Technique : revue industrielle = industrial review, 1 juin 1953, Juin
[" , La lumière polarisée et ses applications Marcel Benoît Much Ado about Nothing J.Whylam Price Construction d'un navire en bois par nos artisans Jean Desgagnés That Second Education Wilfrid W.Werry Projet de construction Etc., etc.Vol.XXVIII MONTREAL (Photo United States Lines) 25¢ Le mat-radar du S.S.United States (voir article, page 399) Vl a a Te Al saocoe TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE INDUSTRIAL REVIEW a publication of Technical Education of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014 DIRECTORS EDOUARD MONTPETIT Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Director of Technical Education JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies ROSARIO BÉLISLE Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School PHILIPPE METHE Ecole Technique de Québec Quebec Technical School J.-F.THÉRIAULT Ecole Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical School MARIE-LOUIS CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School M.L\u2019ABBÉ ALBERT LANDRY Institut Technique de Shawinigan Shawinigan Technical Institute GASTON TANGUAY Ecoles d'Arts et Métiers Arts and Crafts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trots-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par correspondance Correspondence Courses ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, Rimouski Editeur Publisher PAUL DUBUC Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 HA.6181 ABONNEMENT Canada Etranger $2.00 $2.50 Canada Foreign countries SUBSCRIPTION L'IMPRIMERIE DE LAMIRANDE, 2425 RUE HOLT, MONTREAL, (36) INDUSTRIEL INDUSTRIAL REVIEW rl JUN JUNE \u2018hi VOL.XXVIII 1953 No 6 Sommaire * Contents a 363 La lumiére polarisée et ses applications Marcel Benoit Our Cover 368 Essor de la production sidérurgique en Amérique latine 369 Much Ado About Nothing C.-F.Maheu J.Whylam Price Notre couverture 375 Construction d\u2019un navire en bois par nos artisans Jean Desgagnés 383 That Second Education Wilfrid W.Werry 389 Le service international de Radio-Canada 399 Le paquebot S.S.United States J.-Maurice Proulx J.-Murillo Laporte 407 Tuna Fishing 413 La couleur des sons Amable Lemoine 423 The Canadian Industrial Trainers\u2019 Association The stream-lined aluminum radar-mast of the liner SS 425 Les chiffres sont utiles et .amusants J.-P.Rivet United States with its two antennas, electronic eyes and heated look-out which can be 429 Chronique de l\u2019automobile Joseph Carignan reached from inside.The two radar units can be operated .either individually or simul- 430 Projet de construction: taneously on either a long or a short radius of action, so helping the ship sail safely amidst blizzard and darkness.On our cover are seen the two radar screens, the broom symbolizing a peacetime naval victory and the two instru- André Larivière petit buffet pour cuisine Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument ia ments on the upper cross-bar that indicates the direction and speed \u2018of winds.Le mât-radar d\u2019aluminium du S.S.United States est de dimensions assez imposantes pour en permettre l\u2019ascension intérieure.On distingue les deux écrans des radars et la cabine chauffée pour la vigie, Le balai représente une victoire dans la marine marchande et les deux instruments de la traversine supérieure indiquent la direction et la vitesse du vent.responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont la reproduction est autorisée à condition d\u2019en indiquer \u2018a provenance et après en avoir obtenu l\u2019autorisation de TECHNIQUE.\u2014Autorisée comme envoi postal de 2° classe, ministère des postes, Ottawa.x With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingnal scientific review published in Canada.Authors are responsible for the ideas expressed in their articles which may be reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized ms 2nd class mail, Post Office Department, Ottawa. Une expérience de 50 années au service des INDUSTRIELS MARCHANDS ARCHITECTES ENTREPRENEURS COMMUNAUTES Ben Béland, président Jean Béland, Ing.P., s.trés.INCORPORÉE 7152, boulevard Saint-Laurent \u2014 Montréal \u2014 GRavelle 2465* Pour votre M ARION & MARION b ° FONDEE EN 1892 Laboratoire _ pr ; « Appareils | « Verrerie ST RQ « Réactifs 655 A 4 | Adressez-vous à > ail ul Canadian Laboratory RAYMOND A.ROBIC Supplies Lonren J.ALFRED BASTIEN 403 ouest, rue Saint-Paul d Montréal, P.Q.1510, rue Drummon EE Montréal \u2014\u2026 1 2 2 2 Des, La lumière polarisée et ses applications par MARCEL BENOIT, D.Sc.CHEF DE LA SECTION DE PHYSIQUE, i ECOLE DES TEXTILES, ST-HYACINTHE Ei L\u2019axe de polarisation du «polaroid» de droite est horizontal et celui de gauche, E vertical Ls lumiére polarisée donne lieu a des applications nombreuses, utiles, E variées et souvent des plus spectaculaires.Pourtant, ce sujet est rarement abordé, probablement parce que la polarisation de la lumière est peu connue même de ceux qui E possèdent un certain bagage scientifique.1] est difficile de savoir pourquoi ce phé- É nomène est délaissé.On peut le présenter et l\u2019expliquer simplement et ce sujet est très A intéressant, comme le lecteur pourra le constater un peu plus bas.Evidemment, si on veut aller au fond des choses il est possible, en y ajoutant un peu de mauvaise volonté de rendre le sujet inintelligible.Mais laissons les savantes équations et leur discussion aux spécialistes et voyons de quoi il s\u2019agit.Le phénomène Comme on le sait, la lumière agit parfois tout comme une onde longitudinale à trois dimensions ou dans l\u2019espace (Fig.1-a).À la suite de circonstances spéciales, la lumière ordinaire vibrant dans toutes les directions peut être modifiée et ne plus vibrer que dans une seule direction: c\u2019est de la lumière polarisée (Fig.1-b).L\u2019onde représentative est alors une onde à deux dimensions ou plane.Et voilà pour la théorie; p ce n\u2019est pas très malin.Découverte du phénomène L'oeil est un instrument merveilleux, mais comme les autres organes des sens il n\u2019a pas été fait pour mesurer avec précision les phénomènes.Il se contente de les transmettre au cerveau pour a le renseigner sur le milieu | où se trouve l\u2019être vivant.| L'oeil ne différencie pas la lumière polarisée de la lumière ordinaire.Il n\u2019est donc pas surprenant que ce | a phénomène n\u2019ait été décou- coupe aa ore 4-3 vert qu\u2019au XIX° siècle, bien > | que la lumière polarisée : Fig.1-a.\u2014 Onde longitudi- Fig.1-b.\u2014 Onde longitudi- existe en abondance dans la nale dans l\u2019espace nale plane TECHNIQUE, Juin 1953 363 Jar LA jy Tr 364 LUMIERE POLARISEE Fig.2 WORIZONTALEMENT Double réfraction LUMIERE POLARISEE nature.VERTICAL EMENT On connaissait depuis - CRISTAL DE 1 .LUMIERE LS care ongtemps certal- ORDINAIRE nes manifestations de la lumière polarisée mais elles restaient sans explication et pour cause.Entre autres phénomènes, il y avait la double réfraction.Cette propriété est assez rare et se présente chez certains cristaux dont le calcite.Ce phénomène fut découvert pour la première fois en 1670 par le scientiste danois Bar- tholinus.Ce cristal transparent a l\u2019intrigante habitude de transmettre deux images côte à côte d\u2019un seul objet.Il est facile d\u2019expliquer ce comportement troublant à l\u2019aide de la lumière polarisée.La figure 2 montre ce qui se passe.Les molécules du cristal sont agencées de telle sorte que la lumière ordinaire en passant dans le cristal ne peut vibrer que dans deux directions perpendiculaires.Or la vitesse de propagation de la lumière polarisée dans une direction n\u2019est pas la même que dans l\u2019autre.Il en résulte donc que la réfraction (changement de direction du rayon lumineux) n\u2019est pas la même pour les deux rayons qui sont séparés et donnent deux images.C\u2019est à l\u2019aide d\u2019un de ces cristaux que Malus, un scientiste français, découvrit le phénomène en 1808.Malus étudiait la réflexion de la lumière sur les vitraux du palais Luxembourg à Paris, à l\u2019aide d\u2019un cristal de calcite.Il remarqua qu\u2019en faisant subir une rotation au cristal les deux images jouaient à cache-cache, c\u2019est-à-dire que lorsqu\u2019une image apparaissait, l\u2019autre n\u2019était pas visible et vice versa.Ce phénomène fut étudié sérieusement par plusieurs savants et, la plus importante contribution vint du français Arago, qui tint compte de la nature ondulatoire de la lumière récemment mise en valeur par l\u2019Anglais Young, le Hollandais Huyghens et le Français Fresnel.On en vint à la conclusion que la lumière réfléchie devait être polarisée de même que les deux images obtenues avec le cristal.Comme on ne pouvait obtenir ces deux images simultanément mais seulement l\u2019une après l\u2019autre par une rotation de 90°.on en conclut logiquement que les deux images étaient également polarisées mais à angle droit.Cette hypothèse fut développée mathématiquement et vérifiée exacte.Obtention de la lumière polarisée La nature nous donne de la lumière polarisée par trois moyens différents: par réflexion, par diffusion et par double réfraction.Le premier cas a été présenté en discutant la découverte du phénomène et le deuxième procédé n\u2019est pas très important.Mais le troisième retiendra notre attention car c\u2019est à ce sujet que diverses améliorations ont été apportées par l\u2019homme.| Les cristaux biréfringents donnent deux rayons polarisés a angle droit et il est facile de réaliser que si nous avions un seul rayon ce serait beaucoup plus commode.Nicol, un Suisse, réussit a éliminer un des rayons par réflexion totale.Le dispositif qui porte son nom est illustré à la figure 3.Il consiste à couper un cristal de Spath d\u2019Islande selon une diagonale et à recoller les deux morceaux avec du baume du Canada.Ce procédé est très ingénieux mais malheureusement les cristaux clairs et d\u2019une grosseur raisonnable sont rares et très dispendieux, On a donc recherché une autre June 1953, TECHNIQUE fi oe fi 7 Ti iE TECHNIQUE, Juin 1953 façon d\u2019obtenir plus de lumière polarisée et à meilleur compte.En 1815 le scientiste français Biot observa pour la première fois que la tourmaline, une pierre semi-pré- cieuse, avait la propriété très intéressante d\u2019absorber automatiquement un des deux rayons.On obtient donc de la lumière polarisée dans une seule direction sans artifice, mais de couleur bleue seulement.En 1852 un médecin anglais, le docteur Hérapath, découvrit un cristal synthétique, le sulfate d\u2019iodo-quinine, qui a les mêmes propriétés que la tourmaline.Mais cette fois la lumière obtenue est blanche.Un handicap sérieux vient cependant assombrir le tableau.Ce cristal a de si pauvres propriétés mécaniques que le moindre choc le réduit en poudre.La solution du problème revient à un Américain, E.H.Land.Vers 1930 il eut l\u2019idée d\u2019aligner plusieurs de ces petits cristaux, communément appelés hérapathite en l'honneur du découvreur mentionné plus haut, et de les enchasser dans du plastique pour les protéger.Le procédé de fabrication de ces polariseurs est aujourd\u2019hui développé à un tel point, qu\u2019il est possible d\u2019en obtenir «à la verge» et sous toutes les formes imaginables.Ce produit connu sous le nom commercial de «Polaroid» (Cf.photo du début) a permis la majeure partie des applications de la lumière polarisée.D ® ® LUMIÈRE | ORDINAIRE ; | e 1.AUCUNE ee LUMIÈRE .A= I\u201d ho \u2014 POLARISEE | 7 So |e RN N NICOL POLARISEUR NICOL POLARISEUR NICOL POLARISEUR WT BAUME OU CANADA (AXE Paratièie à D) (AXE FAISANT 90°AvEC D) Fig.3.\u2014 Nicol et analogie avec des clôtures et une corde Applications Les applications de la lumière polarisée peuvent se grouper de la façon suivante: 1° Utilisation de la polarisation naturelle.2° Contrôle de l\u2019intensité de la lumière.3° Séparation de la lumière réfléchie par une surface et de la lumière diffusée par cette surface.4° Production de couleurs de polarisation.5° Autres (utilisation du pouvoir rotatif, applications stéréoscopiques, etc.).Chacun des cas suivants est présenté au hasard, sans tenir compte de cette classification, car la majeure partie des exemples appartiennent à deux ou trois divisions.Le lecteur pourra avec profit déterminer la ou les classes appropriées à chaque application.A \u2014 Les lunettes de soleil polarisées Comme nous l\u2019avons vu plus haut, la lumière réfléchie par un objet est au moins partiellement polarisée et c\u2019est cette portion qui est la plus intense.Cette partie aveu- EEE TITRE COTE SEEN CONTINENT 365 dei voit nu Nate ii it Ro itl 4 Halt fil i ; Fig.4.\u2014 Elimination de I\u2019.blouissement des automobilistes glante est polarisée horizontalement.En utilisant des lunettes composées de «Polaroid» dont Paxe de polarisation est vertical, on élimine complétement la lumière aveuglante en plus de diminuer l'intensité de la lumière diffusée non polarisée.Si en plus les verres sont teintés, on obtient une protection et un confort sans égal.B \u2014 Éclairage polarisé Le même phénomène de polarisation par réflexion est très ennuyeux pour une personne qui doit dessiner, écrire ou travailler à la lumière artificielle.La partie aveuglante de la lumière peut être complètement éliminée en plaçant devant la source un polariseur à axe vertical.La diffusion dépolarise la lumière incidente et la vision est aussi parfaite que le permet l\u2019oeil de l\u2019observateur.C \u2014 Éblouissement des automobilistes Tout le monde se rend compte à quel point peut être désastreuse la distraction ou la mauvaise volonté des conducteurs d\u2019automobile qui, lors d\u2019une rencontre.ne changent pas la direction de leurs phares.La lumière polarisée offre une solution élégante à cette cause d'innombrables accidents.La corporation Polaroïd a suggéré de munir les phares et le pare-brise des automobiles de polariseurs dont l\u2019axe est incliné à 45°.De cette façon le conducteur peut voir sa propre lumière mais celle de la voiture de sens opposé ne lui parvient pas car l\u2019axe de polarisation des phares adverses et celui de son pare-brise font 90°.La figure 4 présente ce projet.D \u2014 Photographie Dans le même ordre d\u2019idée, le photographe, professionnel ou amateur, peut améliorer passablement ses instantanés d\u2019extérieur avec un polariseur.En effet, en orientant convenablement l\u2019axe de polarisation, il est possible d\u2019accentuer ou de diminuer la clarté relative de certains objets.Un filtre «polaroïd» est très intéressant pour éliminer la lumière parasite des scènes marines ou encore pour faire ressortir les nuages dans un ciel éblouissant.Lorsque la lumière est artificielle, comme dans la majeure partie des scènes intérieures, on peut obtenir une foule d\u2019effets nouveaux en utilisant également un polariseur sur la source d\u2019éclairage.E \u2014 Fenêtres Une application ingénieuse de la polarisation permet à des voisins ayant des fenêtres vis-à-vis d\u2019avoir à la fois de la lumière solaire et de l\u2019intimité.En effet si une fenêtre a un polariseur à axe horizontal et l\u2019autre à axe vertical, la lumière de l\u2019extérieur pourra pénétrer dans les deux appartements, mais il sera impossible de voir d\u2019une pièce à l\u2019autre.; 366 June 1953, TECHNIQUE Much of our understanding of the history of Rome and Greece comes from \u2026 our studies of the lives of the men of those days.Where would be the fun of history C without reading about Caesar, Mark Anthony, Cleopatra, Alcibiades, Nero and the _ rest of the men of yesterday.Plutarch gave us a rich mine of information in his ; famous \u201cLives\u201d.Nothing will give us such hope and understanding as the process of delving Bo into the lives of others.We find that they had the same kind of troubles we have, and that our little worries were pretty small compared with those of the greatest of our À ancestors.ad It is something to make us think when we read of Beethoven\u2019s deafness in his 5 last years; the master of music unable to hear his own greatest masterpieces.Leonardo ha da Vinci and Michael Angelo were cursed by wars and false patrons and continually ie short of money to carry on their greatest projects.If there is humility to be learned in this life, it can be learned from the lives and often the tragedies of great men of 1 © the past.Few of the men who made their marks on the world had easy or even happy En lives; their reward was in their accomplishments.| To the technician and scientist, a study of the lives of great inventors, he physicists, and chemists will give a background to whatever studies are being taken te up.Even the process of inventing and learning can be learned from these men on the it job.Teachers haven\u2019t a monopoly on teaching, every great book is in itself a teacher, and every great life a pattern for our emulation.| \" I remember reading the life of one great writer and talking about his work \" to another writer.I was lamenting the death of the author at an early age; the other i writer smiled and answered, \u201cBut isn\u2019t it wonderful how much he did in those few years?\u201d Bi It is indeed amazing that some men can accomplish so much in a few years; perhaps reading about such life problems will make us use our own lives more profitably.5 It is an old saying that a man is known by the company he keeps; perhaps | a even more, he is often known by the books he reads or does not read.Fiction is not Cb a waste of time to read; sometimes in the stories of the great characters of fiction wm we can obtain an insight into the values and excitement of life even better than in | 6 386 June 1953, TECHNIQUE Ty tg the lives of those around us.There is a selection possible in fiction that cannot be a obtained in real life.ng = Sh Poetry Ef Poetry, which should be the essence of language and the finest expression of : Thi our noblest thoughts and emotions, is difficult for some people to read.It does make E te the reader do some of the work because of its very compact form.Modern poetry is too frequently difficult to read or to understand; unless you are a student of lan- le guage, better wait till Time has weeded out the chaff before wasting time on it.I do think, however, that some of our modern poets have left us something to read and a make a part of our second education.A combined volume, edited by Louis Untermeyer, called Modern American Poetry, Modern British Poetry, will give you a good cross-section of the best in modern poets.Read some of the poems of Robert Frost to get a feeling of the com- Ty plexness and simplicity of life in New England.\u201cMending Wall\u201d is a poem that every ry statesman should be compelled to read.the In the old days you\u2019ll find Keats, Shakespeare, Tennyson, and if you go to bi the trouble to study early English, Chaucer, will give you many hours of enjoyment -\u2014 if you can enjoy poetry at all.og al How to Write It a An important part of your second education will be learning how to write and express yourself.Public speaking should form part of your education, but this bi i is best learned under a good master or in a group where practice is the basis of i rio learning.There are several such courses and groups in Montreal and other large SA LT centres.# nel I shall mention only two books as a basic writing library.This must be sup- i of plemented by a good dictionary \u2014 there are several now about $6 \u2014 and if possible i i an encyclopaedia.These are the books: i A Complete Course in Freshman English, by Harry Shaw, published by Harper i, Brothers.I suggest this book as it has three sections: the general principles of writing, (en the handbook with rules of grammar and usage, and a collection of essays and articles x to illustrate the close connection between good reading and good writing.#, The Secretary\u2019s Handbook, by Sarah Taintor and Kate Monro, seventh edition, revised, the Macmillan Company, 1952.This is a bargain for those who have to write D letters and reports, and the book avoids the silly expressions of many of the commer- et cial handbooks and textbooks.It is modern and usable.\u201d History and Geography fs Unfortunately, these subjects are treated too often as dead and deadly.I like eu to read my history in the daily newspaper, the current magazines, and a few current books.Geography, especially in its economic aspects, is learned from current periodi- 5 cals.Any economic history of Canada, for example, is out-of-date in major portions | by the events and discoveries of the past ten, or even five years.New mineral dis- a coveries, new waterpower developments, and the discovery of oil in Alberta have ; changed our entire economic picture.The completing of the St.Lawrence Waterways qi TECHNIQUE, Juin 1953 388 projet would be another factor in a changing picture; so would the rapid expansion of the manufacturing industries in Canada.Think how completely the economic geography of Russia has been changed since 1917.And what strange pages have been written in the history of that country since the turn of the present century.Readings in the history of the past will show us that man hasn\u2019t changed much in the centuries.Perhaps the most exciting part of man\u2019s history is his rise from the earliest days to be the man who can use the natural resources of the earth for his delight.The fundamental physical geography has not changed much in our times, but economic and political geography have made text books obsolete at an alarming rate.Magazines.The notes on economic geography suggest that a knowledge of the best magazines is essential to the educated man of today.To my point of view, Fortune, The Financial Post, and the National Geographic will keep you up to date in several of the most interesting phases of modern life.General popular magazines often have articles of importance to the young men \u2014 aged 17 to 70 \u2014 who wishes to keep awake to what is happening in the world about him.Macleans, in Canada, the Saturday Evening Post, and Colliers are among such magazines.Saturday Night, from Toronto, often has provocative articles.New developments in science may be followed in the Scientific American and in the more popular type Science Digest.Factory and other magazines of special interest to plant men should be read carefully.Make a list of the magazines in your specialty; then add to it a list of general magazines.The general reading will often help you more than you think in understanding what is happening in your specialty.Science Science, like economics, is changing so rapidly that the intelligent reader must find most of his information on present-day developments in the scientific and trade magazines or even in the newspapers.But every man interested in technical matters should read at least one good general history of science.This general background will help in orienting the particular knowledge he has acquired.A general science history is rather expensive, but for a start, I suggest reading the different articles on science in the Encyclopaedia Britannica.Then read the articles on the special topics that interest you and note the names of books usually given at the end of the principal articles.A short history of science by Damphier is most readable.Final Note Your after school education will be largely outside of technical matters.It is interesting to note that the reason why young men lose jobs is that they cannot get along with people or are not able to express themselves.Technical knowledge is seldom a reason for dismissal.By wide reading and a better understanding of the ways of the world, the man getting ahead in business will speed the value and importance of his promotions, June 1953, TECHNIQUE 1% | or 0 i fa ë Le ted gi TECHNIQUE, Juin 1953 le service international de Radio-Canada par J.-MURILLO LAPORTE ASSISTANT DE L'INGENIEUR-CHEF, SERVICE INTERNATIONAL J L y a déjà un peu plus de huit ans que le Canada s\u2019est joint aux autres nations pour faire entendre sa voix par ondes courtes.Par le moyen le plus direct et le plus rapide, le monde apprend chaque jour ce que nous pensons, disons et accomplissons.Le Service International de Radio-Canada est peu connu des canadiens parce que ses émissions sont nécessairement dirigées vers les autres pays, dans leurs langues respectives.Le Canada commença à s\u2019intéresser aux ondes courtes en 1932 alors que des représentants canadiens assistaient à la conférence de télécommunications internationales à Madrid où on prépara la répartition des bandes de fréquences pour les différents services radiophoniques sur ondes courtes.En 1934 avec la construction d\u2019un centre d\u2019écoute à Britannia Heights, près d\u2019Ottawa, les premières études des conditions de réceptions par ondes courtes furent entreprises par la Société Radio-Canada.En 1937 il y avait sept émetteurs sur ondes courtes au Canada, la plupart exploités par des postes privés, mais de faible puissance.Cette année-là, le bureau des gouverneurs de Radio-Canada recommanda au gouvernement l'installation d\u2019un poste émetteur puissant sur ondes courtes pour faire connaître le Canada au monde et pour faciliter l'échange de programmes avec les autres pays.Tous les comités parlementaires de la radiodiffusion depuis 1938 avaient aussi étudié et recommandé l\u2019installation de facilités de transmissions internationales sur ondes courtes.La déclaration de la guerre en 1939 a quelque peu retardé l\u2019approbation générale de ce projet mais en 1942, le gouvernement canadien consentait à défrayer le coût de l\u2019érection d\u2019un poste émetteur puissant sur ondes courtes à être construit et administré par la Société Radio-Canada.Des études plus approfondies des circuits radiophoniques entre le Royaume- Uni et le Canada avaient été faites en 1941 à Ottawa et à Halifax dans le but de comparer la qualité de réception à ces deux endroits et de choisir le meilleur emplacement d\u2019un émetteur sur ondes courtes pour desservir l\u2019Europe, l\u2019Afrique et l\u2019Amérique du Sud.Le choix du meilleur emplacement au Canada est très important parce qu\u2019il faut éviter autant que possible la proximité du champ magnétique du pôle nord qui absorbe les ondes et augmente le brouillage et le \u201cfading\u201d, et par conséquent, diminue la puissance du signal délivré à l\u2019appareil récepteur.Ce phénomène peut affecter surtout les émissions dirigées vers l\u2019Europe.Le site du poste émetteur d\u2019ondes moyennes CBA situé à Saskville, au Nouveau-Brunswick, tout près de la frontière de la Nouvelle-Ecosse, sur l\u2019isthme de Chignectou, fut choisi, en raison de sa proximité des lignes téléphoniques sur lesquelles passent les.programmes et à cause de l\u2019accessibilité de l\u2019énergie électrique, du chemin , de fer et de la route.En plus, de ces raisons pratiques, il existait à Sackville un ÿp personnel technique déjà expérimenté dans l\u2019exploitation d\u2019une station radiophonique.Î = C\u2019est en février 1945 qu\u2019a eu lieu l\u2019inauguration officielle du centre à ondes courtes de Sackville.; e À cette occasion, le premier ministre du Canada, Monsieur MacKenzie King, s\u2019adressait aux soldats canadiens postés en Europe: «L'institution du Service International de la radio canadienne a une importance historique.Il servira donc à la fois un but national autant qu\u2019international.Il portera la Voix du Canada à ses fils et à ses filles qui sont à l\u2019étranger; il permettra également des contacts plus étroits entre le Canada et les autres pays.Dans le monde meilleur pour lequel vous combattez, le Canada devra jouer un rôle de premier plan, en resserrant les liens de compréhension mutuelle et de bonne volonté entre les nations dont dépendra la paix future.Par sa contribution dans tous les domaines à la lutte pour la liberté, le Canada a atteint un rang qui lui est particulier dans le monde.L'armée canadienne a montré au monde comment des hommes d\u2019origines, de races et de croyances différentes pouvaient combattre côte à côte dans le respect et la tolérance réciproques pour défendre une nation commune.Des milliers de gens, issus de souches diverses et parlant des langues différentes, ont été admis dans l\u2019association historique de nos deux races, au Canada.Tous, ils ont trouvé ici un pays ou la nationalité signifie liberté et égalité et non pas esclavage et domination.Sans l\u2019idéal d\u2019égalité, sans une compréhension largement étendue de la fraternité humaine, il n\u2019y aurait jamais eu de nation canadienne.«Ce n\u2019est que par l\u2019application, à tous ses citoyens, des principes de tolérance, de coopération entre les races et d\u2019égalité qu\u2019une nation peut servir l\u2019idéal de l\u2019humanité.«Et ce n\u2019est que lorsqu\u2019une nation sert l\u2019humanité, que celle-ci peut substituer l'entente au conflit dans les relations entre les peuples.«Un service international de radiodiffusion comme le nôtre, est un moyen tout puissant d\u2019aider à l\u2019expansion de cet idéal à travers le monde.» née; dis.\u201d Les émissions expérimentales commencées quelques mois auparavant avaient a.| suscité un très vif intérêt parmi les organisations radiophoniques en Europe à cause de la puissance de l\u2019onde porteuse du nouvel émetteur canadien.Les studios furent installés à Montréal, la métropole cosmopolite où on recruta le personnel des émissions internationales.te Les langues au début furent le français, l\u2019anglais, l\u2019allemand et le tchèque, 0: mais aujourd\u2019hui, nos émissions se font régulièrement en quinze langues et nous Is ; sommes en ondes actuellement un peu plus de 105 heures par semaine en utilisant deux émetteurs d\u2019une puissance de 50 kilowatts chacun.Ce sont les compagnies de chemin de fer ou de téléphone qui s\u2019occupent de la transmission de ces programmes radiophoniques par fils entre les studios à Montréal bs et le poste émetteur à 600 milles de distance.Ces mêmes compagnies maintiennent me des relais d\u2019amplification à divers endroits du parcours pour maintenir le niveau de la modulation qui diminue graduellement avec la distance à cause de la perte ohmique ul des fils.L\u2019intensité de la modulation est à peu près la même à l\u2019émetteur de Sackville Pi qu\u2019à la.sortie des studios de Montréal.Lim 390 June 1953, TECHNIQUE [ny a +% = = LS TECHNIQUE, Juin 1953 Au centre de contrôle à Sackville, où se fait la distribution de la modulation, les facilités permettent de brancher six sources différentes de programmes vers les émetteurs, soit des lignes téléphoniques de l\u2019extérieur, soit du petit studio de 20 par 30 pieds situé dans le même édifice.Chaque émetteur a sa propre cabine technique munie de microphones et de tourne-disques.La grande salle des émetteurs a un aspect imposant.Les visiteurs viennent en grand nombre chaque année admirer ce grand bâtiment en stuc blanc qui s\u2019élève à peu près seul sur les marais Trantramar en bordure de la route Trans-Canada entre Sackville, Nouveau-Brunswick, et Amherst, Nouvelle-Ecosse.Les champs qui entourent le centre radiophonique ressemblent à une forêt bizarre faite de pylones et de poteaux d\u2019acier blanc et orange d\u2019une hauteur qui varie (Photo Malak) Le centre radiophonique de Sackville, Nouveau-Brunswick, et les antennes à rideaux pour le service vers l\u2019Europe.L\u2019antenne de 21 mégacycles pour le service vers l\u2019Afrique est à droite, tout près du drapeau entre 90 pieds et 460 pieds, et de quelques milles de lignes de transmissions à haute fréquence qui alimentent les réseaux d\u2019antennes.Il y a à Sackville trois émetteurs de 50 kilowatts qui fonctionnent simultanément.L\u2019émetteur CBA sur ondes moyennes (1070 kilocycles) dessert la population anglaise des provinces maritimes.Les deux émetteurs à ondes courtes sont installés dans des compartiments séparés, l\u2019un en face de l\u2019autre, dans une grande salle qui mesure environ 120 pieds sur 40 pieds.Le pupitre de commande unique est situé entre les deux émetteurs et sert à contrôler les principaux circuits de chacun d\u2019eux.La chambre des commutateurs d\u2019antennes est sur le même étage en arrière d\u2019un des émetteurs à ondes courtes.Pour alimenter ces émetteurs, il y a une sous-station de distribution électrique de trois transformateurs de 333 1/3 KVA chacun qui abaissent le voltage du circuit primaire de 23,000 à 2,300 volts.Les tableaux de distribution et les dispositifs pour mesurer l\u2019énergie électrique utilisée par les différents émetteurs sont assez élaborés parce qu\u2019il faut calculer avec précision le coût de l\u2019exploitation des émetteurs sur ondes courtes et celui du poste à ondes moyennes, «CBA».= Hesse LL PES Fig.1.\u2014 Coupe isomé- Cp trique de l\u2019étage princi- gu pal du bâtiment i Le gouvernement canadien rembourse a la w Société Radio - Canada toutes dépenses occa- sionnées par son Servi- ÿ ce International à même I les fonds votés annuelle- 3 ment par le parlement he canadien.# Le bâtiment de deux i ra étages et demi est cons- bs FN truit en béton armé.vi A Pour la disposition de \u2019 Va l'étage principal, voir la ut figure no 1.i \u2019 Les émetteurs d\u2019une TE puissance de 50 kilo- LA watts peuvent moduler A o a 100% les fréquences audibles de 30 a 10,000 dé périodes par seconde 8 dans les bandes de 49, 31, 25 ,19, 16 et 13 mè- |.tres (6, 9, 11, 15, 17 et | 21 mégacycles).iy La modulation de wr l\u2019onde porteuse naît dans le circuit de plaque de l\u2019étage final à haute fréquence fonctionnant à 10,000 volts avec un courant continu de 7 ampères (figure no 2).4 Les lampes de l\u2019étage final du modulateur et de l\u2019amplificateur à haute frê- 0 quence sont refroidies a l\u2019eau distillée maintenue à un état de pureté correspondant Fb à 60,000 ohms ou plus par centimètre cube.La réserve normale est à peu près de 1,000 gallons d\u2019eau distillée que l\u2019on produit sur place, dans des alambics réchauffés Te à l'électricité.bn Pour desservir avec autant d\u2019efficacité que possible les pays oll nos émissions A sont dirigées et cela avec nos deux seuls émetteurs, il est nécessaire de concentrer A l\u2019énergie hertzienne dans un faisceau plutôt restreint.La plupart de nos émissions i sont nécessairement de courte durée.Nous rendons visite à chaque pays pour ainsi a dire l\u2019un après l\u2019autre, en autant que possible à l\u2019heure propice pour la réception sur i ondes courtes.Le système de commutation d\u2019antenne permet au personnel de brancher l\u2019un x ou l\u2019autre émetteur sur l\u2019une des lignes de transmission qui sont reliées aux antennes directionnelles.© Il est possible avec les trois réseaux d\u2019antenne de concentrer les émissions radio- x phoniques dans six directions différentes, comme on peut le voir sur la vue à vol d'oiseau du centre radiophonique de Sackville (figure no 3).x 392 June 1953, TECHNIQUE Et 2 87 80: er RP i Un réseau d\u2019antennes comprend une paire de rideaux suspendus entre des tours d\u2019acier et séparés par un quart de longueur d\u2019onde a la fréquence utilisée.Les fils aériens sont constitués par des rangs de dipoles horizontaux superposés avec réflecteurs du type HRRS (horizontal, réflecteur réversible et déviable) mis au point par la BBC et modifiés par les ingénieurs de Radio-Canada pour s\u2019adapter au climat du pays (figure no 4).Le réseau d\u2019Europe, réversible pour émissions vers le Pacifique, comprend cinq antennes distinctes pour les bandes 6, 9, 11, 15 et 17 mégacycles (49, 31, 25, 19 et 16 mètres).Grâce à un dispositif de déphasage de courant inséré dans le circuit d\u2019un des rideaux d\u2019antenne, il est possible de faire dévier le faisceau de quelques degrés.Par exemple, pour les émissions dirigées vers l\u2019Europe en général, la France, l\u2019Angleterre, etc, le centre du faisceau est à 60° nord tel qu\u2019on peut le voir sur une carte à projection azimutale.Pour mieux desservir les pays scandinaves et la Russie, le faisceau sera dévié de \u201410°, soit 50° nord.Le tableau suivant donne quelques détails techniques des antennes à rideaux utilisées à Sackville.Bande Direction Nombre Gain Déviation Mc/s d\u2019éléments D.B.du faisceau Europe Hor.Ver.en degrés (réversible pour la Nou- 17,15 N60°E 4 4 21.5 \u2014 10 velle-Zélande 11,9 + 18 L\u2019Amérique Centrale et 6 N60°E 4 3 19.5 \u2014 10 le Mexique) + 18 Afrique 21 N97°E 4 4 21.5 0 Uni direc- tionel (réversible pour le sud- 17 & 15 N97°E 4 2 15.3 + 13 est de l\u2019Australie et la 11 & 9 N97°E 4 2 15.3 +\u2014 13 Nouvelle-Zélande) 6 N97°E 4 2 12.6 + 13 Amérique du Sud 21 N171°E 4 4 21.5 0 Uni direc- tionel (réversible pour le nord 17 & 15 N171°E 4 2 15.3 +\u2014 13 de l\u2019Australie et le 11 & 9 N171°E 4 2 15.3 + 13 nord-ouest canadien) 6 N171°E 4 2 12.6 + 13 Le faisceau a une ouverture de 35° dans tous les cas.Les antennes de 17, 15 et 11, 9 Mc/s de l\u2019Afrique et de l\u2019Amérique du Sud ont un seul groupe de rideaux pour les deux bandes que l\u2019on peut utiliser simultanément, pourvu que la déviation soit la même pour les deux bandes.Ces deux groupes d\u2019antennes sont particulièrement intéressants au point de vue technique, du fait que l\u2019on peut brancher les deux émetteurs fonctionnant dans deux bandes adjacentes sur la même antenne.Le gain de ces antennes est moindre que celui du groupe desservant l\u2019Europe, vu qu\u2019il n\u2019y a que deux rangées verticales au lieu de quatre, mais le coût de chaque groupe de rideaux pour l\u2019Afrique et l\u2019Amérique du Sud est à peu près le quart de celui d\u2019Europe.Les filtres utilisés pour ces antennes à double fréquence sont construits de sections de lignes de transmission et réduisent très efficacement la réaction entre les deux émetteurs.A l\u2019exception des antennes pour la bande de 21 mégacycles, les pylones qui supportent les rideaux sont d\u2019acier et varient en hauteur de 90 pieds à 380 pieds.Les câbles qui maintiennent ces pylones en équilibre varient de 1/4 pouce jusqu\u2019à 2 pouces de diamètre.Le système a été conçu pour résister à des vents de 120 milles à l\u2019heure et à un givrage d\u2019un demi-pouce sur toutes les surfaces.La radiodiffusion sur ondes courtes diffère des transmissions sur ondes moyennes du fait qu\u2019il faut dépendre de la réflexion des ondes de l\u2019ionosphère plutôt que TECHNIQUE, Juin 1953 393 | FINAL AMPLIFIER OSCILLATOR BUFFER I1sT.P.A.anb.P.A.3a0.P.A.CLASS \"C\u201d PLATE MODULATED 802 802 e oc8 2-810 2-827R 2-a80 RADIO FREQUENCY CHANNEL CATHODE FOLLOWER AUDIO AGE AUDIO INPUT FEEDBACK UNIT MODULATION CHOKE AND TRANSFORMER 10,000V.RECTIFIER AUDIO FREQUENCY CHANNEL Fig.2.\u2014Schéma fonctionnel d\u2019un des émetteurs a ondes courtes de type RCA de la propagation a la surface de la terre.Les auditeurs sur ondes courtes ne sont pas à proximité de l\u2019émetteur comme ils le sont pour les postes d\u2019ondes moyennes.Les conditions générales de réception sur ondes courtes varient avec le jour, la nuit, les saisons de l\u2019année et le nombre de taches solaires qui ont un effet très prononcé sur la réflexion des ondes courtes.Le Service International de Radio-Canada ne s\u2019occupe pas de faire des recherches dans le domaine de la propagation des ondes.Les prédictions de fréquences utilisables pour les quelque 30 circuits que nous utilisons entre le Canada et les différents pays sont calculées d\u2019après les informations reçues du \u201cCentral Radio Propagation Laboratory\u201d de Washington et de \u201cNational Physical Laboratory\u201d de Londres.Nous échangeons régulièrement des informations techniques au sujet de la réception sur ondes courtes avec les centres d\u2019écoutes d\u2019Angleterre, de France, d\u2019Afrique du Sud, de l\u2019Australie, de la Nouvelle-Zélande; nous recevons de plus des rapports d'écoutes techniques d\u2019observateurs officiels d\u2019Allemagne, d\u2019Italie, des pays de l\u2019Amérique Latine et autres.Les contacts établis entre le Service International et les organisations étrangères de radiodiffusion facilitent l\u2019échange de renseignements techniques et de rapports d'écoutes qui sont indispensables de nos jours pour le choix de fréquences libres de brouillage et d\u2019interférence.Les services de radiodiffusion se sont développés considérablement depuis quel- \u2019 2 .ques années.L'allocation des fréquences pour tous ces services nouveaux est devenue * ; « 3 .Ye .* à peu près impossible parce qu\u2019il n\u2019y a pas assez de canaux disponibles.Les organisations internationales de radiodiffusion n\u2019ont pas encore réussi à faire accepter un plan définitif pour le partage des canaux réservés à la radiodiffusion sur ondes courtes.Le résultat en est que les interférences se sont tellement multipliées que la réception est parfois intolérable.June 1953, TECHNIQUE Cela veut dire que pour s'assurer une réception adéquate dans les différents pays où nos émissions sont dirigées, il faut choisir avec grande précaution les fréquences qui nous sont assignées par le ministère des Transports du gouvernement canadien et surveiller très étroitement l\u2019usage de ces mêmes fréquences par les autres pays dans le but d\u2019éviter dans la mesure du possible, toute interférence ou brouillage.Nouveau-Brunswick Ÿ po \u2014 or > ~4 © S wn ® = © = a 3] = © = ou = op = a Le © St - = ® = = = = 3 ® « oy = « = \u2014 Cc > 3 © = > pe sp mt Fx La situation s\u2019aggrave pendant quelques années parce qu\u2019il est impossible d\u2019utiliser toutes les bandes à n\u2019importe quel temps de la journée, du mois ou de l\u2019année.La variation du nombre des taches solaires semble se répéter tous les onze ans, et TECHNIQUE, Juin 1953 hey ere AT CGETUS - DSN Os 2 FE as Py A à .Fig.4.\u2014 Antenne à rideaux Ce 006 ; utilisée pour les émissions era % eo >, > > dirigées vers l\u2019Europe.Les | 2 commutateurs pour dévier \u2018 ou renverser la direction du faisceau sont mus par des moteurs électriques contrôlés à distance, de l\u2019édifice.a wy 2 % = > \u201c> 1 \u2014 = pour quelques années, la plupart des organisations de communications radiophoniques se voient forcées d\u2019utiliser les ca- pH naux situés dans les bandes de 25, 31 et 49 mètres (11, 9 et 6 x > mégacycles).lez Les canaux réservés aux gf émissions radiophoniques sur red \u201condes courtes d\u2019après le plan nis d\u2019allocation d\u2019Atlantie City ali oo 1947 pour l\u2019Amérique du Nord \u201c= fegar et du Sud sont comme suit: ix.Bandes Bandes Allocation Canaux espacés isa Metres Mégacycles Kilocycle de 10 kc/s ug 49 6 5950- 6200 26 31 9 9500- 9775 28.5 for 25 11 11700-11975 28.5 He 19 15 15100-15450 -36 ee 16 17 17700-17900 21 om 13 21 21450-21750 31 ag 11 25 25600-26100 51 WB La bande de 41 mètres, 7 mégacycles est utilisée en Europe et dans certains autres pays pour émissions radiophoniques tandis que la même bande est réservée - aux amateurs de l\u2019Amérique du Nord et du Sud.Lan Les émissions du Service International sont transmises sur deux fréquences simultanément qu\u2019il faut choisir parmi les dix-sept canaux suivants: Indicatif Fréquence Longueur d\u2019onde ri d\u2019appel en mégacycles en mètres ph CKNA 5.970 50.25 CKRZ 6.060 49.50 dong CKOB 6.090 49.26 ba CHAC 6.160 48.70 bay CKLP 9.585 31.30 dan CHLS 9.610 31.22 CKLO 9.630 31.15 CKXA 11.705 25.63 ul CHOL 11.720 25.60 CKRA 11.760 25.51 Pei CKEX 11.900 25.21 Hi 396 June 1953, TECHNIQUE Ty (à TECHNIQUE, Juin 1953 Indicatif Fréquencé Longueur d\u2019onde d\u2019appel en mégacycles en mètres CKLX 15.090 19.88 CKCX 15.190 19.75 CKCS 15.320 19.58 CKNC 17.820 16.84 CKRP 21.600 13.89 CHLA 21.710 13.82 L\u2019horaire des fréquences est trés important sur ondes courtes.Pour les émissions dirigées vers l\u2019Europe, par exemple, il peut y avoir cinq ou six changements de fréquence durant une seule journée.L\u2019horaire des émissions et des fréquences du Service International est normalement préparé à peu près 3 mois à l\u2019avance.On détermine le choix de fréquence, en se guidant sur les pronostics de propagation calculés pour les distances entre Sack- ville et les différents pays et sur.les rapports d\u2019écoutes qui nous parviennent des organisations radiophoniques officielles et d\u2019observateurs techniques situés à certains endroits stratégiques.Les rapports qui nous parviennent des radiophiles amateurs nous aident dans l\u2019accomplissement de cette tâche.Ces radiophiles amateurs nous demandent aussi des cartes de vérification «QSL» que nous leur envoyons au rythme de 3000 à 4000 par année.Le nombre des auditeurs qui écrivent au Service International pour réclamer l\u2019horaire, pour commenter les émissions ou pour demander des renseignements s\u2019établit entre 30,000 et 40,000 par année depuis 1948.Lors d\u2019un concours de popularité organisé en 1950 par le club international d\u2019ondes courtes de Londres (International Shortwave Club) pour les émissions étrangères, le Service International s\u2019est classé au quatrième rang après OTC Léopoldville, Radio-Australie et Radio-Suisse, et avant la BBC de Londres.Dans un concours semblable organisé en Suède durant 1949-50 parmi les membres du Radio Club of Stockholm, le service International s\u2019est classé 2° après OTC Léopoldville et avant la BBC de Londres.Il faut considérer que la plupart des auditeurs membres de ces clubs sont des radiophiles amateurs et des collectionneurs de cartes de vérification QSL.Ils sont plus intéressés à capter un poste étranger qu\u2019à écouter les émissions elles-mêmes.Pour tenir nos auditeurs au courant des changements fréquents de longueurs\u201d d'onde, nous leur envoyons mensuellement une petite brochure gratuite, d\u2019une dizaine de pages.En plus des renseignements essentiels, on y trouve des commentaires sur les émissions et de courts articles sur différents aspects de la vie canadienne écrits dans les langues des pays où nos émissions sont dirigées.Il y a une édition en onze ou douze langues pour l\u2019Europe et une édition en quatre langues pour les pays de l\u2019Amérique Latine et les Antilles.La préparation et la distribution de ces horaires demandent une attention toute spéciale.Nous avons au delà de 110,000 noms sur nos listes de demande pour cette publication et le nombre s\u2019accroît toujours d\u2019année en année.a 4% ) i a > Be 2 A ei! \\ à qe in Lt a D AS SR Met art sara aR HR ea hu Personal Air Circulator \u201cNo need of a gale to keep cool\u201d There\u2019s no longer any need to set up an indoor cyclone to remove stale, hot and stuffy air from your immediate area.The new Personal Air Cir- culator \u201cpinpoints\u201d the flow of air where you want it, gently removes stale air and tobacco smoke, and keeps the 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d\u2019acier les industries vitales d\u2019une nation.De ce four \u2014 nommé four \u201cOpen Hearth\u201d par les spécialistes \u2014 coule l\u2019acier, qui éventuellement est laminé ou étiré en feuilles, plaques, barres, baguettes et fils, utilisés sous une forme ou sous une autre dans chaque foyer canadien.sur chaque ferme.dans chaque industrie.en temps de paix comme en temps de guerre.Aujourd\u2019hui, le Canada a de plus en plus besoin d\u2019acier pour faire face aux activités industrielles sans cesse grandissantes.Stelco a consacré récemment plus de $60,000,000 a l\u2019angmentation de ses moyens de production.Cette expansion comprend la construe- tion de quatre nouveaux fours \u201cOpen Hearth\u201d géants.Ces fours produisent 650,000 tonnes additionnelles d\u2019acier par année, contribuant ainsi au progrès industriel.an bien-être.et à la grandeur du Canada.MONTREAL, Québec 398 June 1953, TECHNIQUE Fi Vaisseau amiral de la république voisine et transatlantique le plus rapide et le plus moderne du monde, en service entre New-York, le Havre et Southampton LE PAQUEBOT S.S.UNITED STA par J.-MAURICE PROULX, T.P., M.S.A.N.PHOTOS UNITED STATES LINES PROFESSEUR, ECOLE TECHNIQUE ET DE MARINE DE RIMOUSKI res Depuis quelques mois, aux géants des mers déjà en service est venu s\u2019ajouter un magnifique paquebot.Avec grâce et dignité, le paquebot SS.UNITED STATES porte le nom de son pays et il en portera les couleurs à travers le monde en temps de guerre comme en temps de paix.Il a été conçu et dessiné par une firme new-yorkaise renommée, sous l\u2019oeil vigilant de la marine de guerre américaine.Le tiers du coût de sa construction fut défrayé par la compagnie qui l\u2019opère et le reste par le ministère de la marine.Le coût global s\u2019élève à $78,000,000.Caractéristiques particulières Longueur totale: 9907-07.Largeur maximum: 101\u2019-6\u201d.Nombre de ponts: 12.Déplacement: 53,300 tonnes.Portée-poids: 28,000 tonnes.Capacité de cargaison: 148,000 pieds-cubes.Propulsion: quatre (4) turbines à vapeur, quatre hélices.Le Ruban Bleu va aux États-Unis Le célèbre trophée d\u2019argent pèse 100 livres.Avec sa base d\u2019onyx, il mesure près de quatre pieds.Il fut offert en 1838 par M.Harold K.Kales M.P.pour le TECHNIQUE, Juin 1953 399 ECO RIRE RIRE a NAAR Beh dbo ray OCH OR record de la traversée de l\u2019Atlantique.L\u2019Angleterre, ancienne reine des mers l\u2019a détenu pendant 87 ans; l\u2019Allemagne, 13 ans; la France, 7 ans et l\u2019Italie 2 ans.(Notes prises dans le Marinier, journal mensuel des élèves de l\u2019Ecole de Marine de Rimouski).Le S.S.United States a battu plusieurs records; dans la conception des architectes et les calculs des ingénieurs, les facteurs susceptibles de décrocher le record le plus convoité, celui de la vitesse, n\u2019ont pas été négligés.Cette nouvelle unité de la marine marchande américaine en brisant tous les records de vitesse, a permis à nos voisins de reconquérir le Ruban Bleu qu\u2019ils avaient perdu il y a une centaine d'années et qui était détenu jusqu\u2019en juillet 1952 par l\u2019Angleterre.Le dernier océanique américain à décrocher le Ruban Bleu, fut le Baltic de la ligne Collins en faisant la traversée de l\u2019Atlantique en août 1852 à une vitesse moyenne de 13.34 noeuds.L\u2019Angleterre l\u2019enleva à la France en 1938 en abaissant le record de vitesse du Normandie.La traversée de l\u2019Atlantique ouest-est entre les points traditionnels, c\u2019est-à-dire de la tour d\u2019Ambrose (1) au rocher Bishop, s\u2019est faite exactement en quatre-vingt- deux heures et quarante minutes à une vitesse moyenne de 35-59 noeuds.En 1938, le Queen Mary totalisait quatre-vingt-douze heures et quarante-huit minutes à une vitesse moyenne de 31.69 noeuds.Aucune déclaration officielle n\u2019a encore indiqué la vitesse maximum que le S.S.United States a atteinte ou pourra atteindre.On a déjà écrit qu\u2019aux essais sa vitesse avait dépassé 41 noeuds.Le maximum déclaré du Queen Mary a été 32.84 noeuds et quoique les épreuves de vitesse du Queen Elizabeth n\u2019aient pas été faites, on las sure plus rapide que sa soeur.Le S.S.United States s\u2019est joint au S.S.America qui appartient à la même compagnie maritime.Les départs de New-York pour Southampton et le Havre se font approximativement toutes les deux semaines.Construction dans une cale sèche Le S.S.United States fut construit dans une cale sèche de 960\u2019-0\u201d de longueur par 135\u201d-0\u201d de largeur et à 35\u2019-0\u201d au-dessus du niveau de la mer.D\u2019après les dimensions données de la cale et du bateau, on voit que la poupe et la proue dépassaient le bassin d\u2019une longueur de 307-0\u201d.Dans la cale sèche, pas de lubrifiants, pas d\u2019anguilles glissantes ni de jaillissement dramatique d\u2019eau.On ouvre des portes et des soupapes et l\u2019eau entoure lentement le bateau qui flotte bientôt parmi les blocs et pièces de bois de toutes formes et de toutes dimensions.Après le baptême et la mise à flot, tout bateau construit en cale sèche ou autrement est ensuite amené à un quai où il est complété.Quelques avantages nouveaux Les passagers du nouvel océanique bénéficient de tous les développements de la dernière guerre en construction maritime.Climatisé dans toutes ses parties, le paquebot renferme de grands salons et des cabines spacieuses pourvues de toutes les (1) La tour d\u2019Ambrose est un bateau-phare ancré en permanence à 40° 27\u2019 1\u201d latitude nord et 73° 49' 4\" longitude ouest.La position est à 25 milles de l\u2019extrémité sud de Manhattan et la station existe depuis 1908.Elle fut nommée comme le canal du même nom en l\u2019honneur de John Wolfe d\u2019Ambrose, ingénieur de New-York et grand responsable de l'amélioration et de l\u2019aménagement du port de la métropole américaine.Le bateau est ancré dans 90 pieds d eau et les chaînes de ses ancres lui permettent de tourner dans un rayon de 600 pieds; une chaîne plus longue rendrait la position trop vague pour la navigation.on nj! x no, | quatre Dont June 1953, TECHNIQUE Ry, \"de dm ol Lity à tra, re A Wi an ont \u201cnie ss ell i je ne itt facilités modernes y compris une communication téléphonique possible dans chaque cabine avec n'importe quel point du globe.À l\u2019épreuve du feu Le paquebot est de tous les bateaux le mieux protégé contre l\u2019incendie; on en a recouvert tout l\u2019intérieur d\u2019une peinture qui retarde la combustion.Toutes les cloisons sont en marinite, en acier ou en aluminium recouvertes de marinite.La dé- coration, les tentures, les couvre-lits, les matelas et tous les autres tissus ou matériaux combustibles ont été traités avec un composé de résine pour les rendre hautement résistants au feu.Seuls le grand piano et les blocs du charcutier sont de bois.Ce qui a fait dire à un passager qu\u2019on ne trouverait pas beaucoup «de bois à toucher» pour conjurer la malchance.ee ES A RE SRI pi: Er Fi.Une section de la salle a manger de la premiere classe.Au-dessus du buffet, les quatre sculptures de Gwen Lux qui symbolisent la liberté sous quatre expressions différentes [Imaginons que le feu se déclare dans un des salons du bateau.Immédiatement, un détecteur de fumée avertit la chambre des contrôles qui est pourvu d\u2019un panneau électronique monté de lampes indicatrices.Dans cette chambre située près de la timonerie, l\u2019officier au guet sait qu\u2019il y a un incendie et où il se trouve.De son index et sur un tableau tout près de lui, il pousse de petits interrupteurs.Une cloche d\u2019alarme se met alors en branle dans la partie concernée du bateau et les passagers évacuent la pièce.D\u2019autres interrupteurs contrôlent les portes et les cloisons mobiles dissimulées afin de circonscrire l\u2019incendie.Vient ensuite à l\u2019équipe des sapeurs, le rôle d\u2019empêcher dommages et destruction.Chaloupes de sauvetage Si les passagers étaient forcés de quitter le navire, ils auraient pour les recevoir, les plus grandes chaloupes de sauvetage jamais installées sur un bateau.Vingt- quatre de ces embarcations à l\u2019abri des naufrages sont suspendues au-dessus des ponts de promenade; vingt d\u2019entre elles mesurent quarante pieds de longueur et cha- TECHNIQUE, Juin 1953 cune peut recevoir 140 personnes.Les chaloupes sont propulsées par cinq paires de leviers boulonnés à deux grandes tiges qui sont reliées à deux excentriques et de là à une hélice.Dix marins actionnent les leviers à l\u2019unisson et communiquent ainsi un mouvement de rotation à l\u2019hélice par l\u2019intermédiaire d\u2019une boîte d\u2019engrenages.Conception unique Les lignes très effilées de la coque du S.S.United States favorisent considérablement sa vitesse.Des turbines à vapeur à haute pression et à haute température, mises à point par la compagnie Westinghouse durant et après la guerre, fournissent toute la puissance du bateau qui peut atteindre 158, 500 H.P.Ses bouilloires sont plusieurs fois plus puissantes que celles des plus puissants océaniques américains.Beaucoup des conceptions du super-paquebot sont secrètes et le demeureront.On sait toutefois qu\u2019il peut être converti en transport de troupes en quelques jours.Toute la superstructure, les cloisons des ponts inférieurs, les portes, la grosse et la petite machinerie, les accessoires, les chaloupes de sauvetage, les chaises des ponts de promenade, etc, sont en aluminium ou en alliage d\u2019aluminium.L'emploi ailleurs d\u2019alliages légers et de matériaux spéciaux a fait, avec l\u2019aluminium, baisser le tonnage brut à 53,300 tonnes.Quand on fait la comparaison avec le Queen Mary (longueur 1021 pieds) et le Queen Elizabeth (longueur 1031 pieds) et jaugeant respectivement 81,325 et 83,673 tonnes, on se rend compte de la différence.Les autres caractéristiques dominantes du paquebot sont la force et la résistance de sa coque et sa stabilité extraordinaire due à l\u2019emploi de l\u2019aluminium pour les ponts supérieurs, ce qui abaisse son centre de gravité.Les bouilloires Les bouilloires principales sont plus compactes et donnent un rendement plus élevé que les bouilloires conventionnelles de la marine marchande.Les ingénieurs estiment que si la puissance développée par le S.S.United States était convertie en énergie électrique, elle pourvoirait aux besoins d\u2019une grande cité métropolitaine.L\u2019électricité Pour la première fois sur un paquebot de cette dimension, on a fait usage de courant alternatif pour tous les systèmes majeurs d\u2019électricité.Les navires de guerre modernes ont prouvé qu\u2019un plan produisant du courant alternatif avait ses avantages.Plusieurs tonnes du poids sont ainsi sauvées dans l\u2019emploi des câbles, des moteurs plus petits suffisent et tout l\u2019équipement en général demande moins de réparations.Les pannes d\u2019électricité ne se produiront sans doute jamais et si la chose arrivait, les passagers ne s\u2019en rendraient probablement pas compte.Pour assurer cette sécurité, à part la source spéciale d\u2019urgence et du système de distribution (source fournie par des unités dynamos-Diesel), le bateau est pourvu d\u2019une chambre d\u2019accumulateurs.En plus, quelques auxiliaires à courant continu ont été installés pour des fins particulières.Ces auxiliaires peuvent être branchés sur le circuit alternatif principal du bateau au besoin.Climatisation La construction d\u2019un bateau entièrement climatisé comme le S.S.United States a posé des centaines de nouvelles difficultés techniques qu\u2019il a fallu résoudre avant la pose des conduits et de la machinerie.Parmi ces problèmes il y a toujours ceux de l\u2019espace que l\u2019on cherche et que l\u2019on ne trouve pas facilement.À cela, il faut ajou- se.ww rm = |! Et x ter l\u2019humidité excessive causée par l\u2019océan et les conditions atmosphériques qui varient ei à des intermittences plus fréquentes que sur la terre ferme.au Un total de soixante systèmes individuels d\u2019air climatisé pouvant être opérés 4 indépendamment les uns des autres composent l\u2019unité entière.Des compresseurs géants ayant des capacités de refroidissement de 225 tonnes servent de centrales à toute .l\u2019installation climatisée.iy On a estimé que les travaux des ingénieurs et des dessinateurs sur le projet \u201cty ont nécessité des heures de travail équivalentes a celles exigées par la construction ley de deux cent cinquante demeures familiales moyennes.Quelques lecteurs de Technique Nu savent sans doute par expérience que la préparation des dessins des systèmes de -cli- ea matisation et de ventilation sur un bateau de trois cents pieds de longueur, présente De a son cortège de problèmes et d\u2019heures de travail.\u2018I $ de my bese Yay dt res \u2026 Ey à Tests pit El fi i 7! ls bi Us i ee i Une des suites de la première classe i ae L\u2019accommodation ¥ STE Le navire comprend vingt-six salles publiques: les salons-bars, les salles à i ag manger, les fumoirs, les théâtres, les salles de jeux pour enfants, les salles de lecture eus et de correspondance (un total de 2291 volumes et tout un choix de revues et pério- HL diques composent les trois bibliothèques), les salons d\u2019observation, les restaurants, is les salons de coiffure et de beauté, les ponts de promenade (ouverts et fermés), la rk salle de culture physique et la piscine.amt Les passagers des classes premiére et cabine se partagent une salle de cinéma Ars qui peut recevoir 352 personnes et ont aussi accès à la piscine et au gymnase.La ui classe touriste a son propre théâtre de 200 sièges et elle n\u2019a pas droit à l\u2019usage de la A piscine et du gymnase.La salle à manger de la première classe peut loger 390 personnes, celle de la classe cabine, 290 ou 292 personnes à la fois, et celle de la classe touriste, 340 per- ous | sonnes.ra La décoration de toutes les salles publiques varie avec la classe et la pièce.Les = motifs décoratifs de base sont centralisés autour d\u2019éléments naturels comme la mer, les vents et le firmament.Les débuts de l\u2019histoire des Etats-Unis sont rappelés sous TECHNIQUE, Juin 1953 des formes variées, selon un thème qui leur assurent l\u2019harmonie et l\u2019unité.Comme il n\u2019y a pas de bois toute la décoration est faite sur d'immenses panneaux de verre ciselé et laminé (motifs à feuilles d\u2019or, d\u2019argent, etc.), d\u2019aluminium ciselé, replié ou repoussé et sur d\u2019autres métaux dans des combinaisons et alliages non conventionnels.Les couleurs et motifs des tentures, les tissus de l\u2019ameublement, l\u2019ameublement, le recouvrement des planchers, etc, complètent la décoration de ces intérieurs dont l\u2019élégance et la distinction n\u2019ont rien à envier à celles des plus luxieux hôtels et des demeures les plus fastueuses.Cabines et suites Les 2008 passagers du S.S.United States se partagent 695 cabines.Toutes les cabines des classes première et cabine ont une salle de toilette, un bain-douche et un lavabo.Les cabines de la classe touriste ont un lavabo seulement et les passagers doivent fair usage des salles de toilettes publiques.Tout l\u2019ameublement est de fabrication spéciale en aluminium fini d\u2019émaux cuits.Les rideaux, matelas, couvre-lits, couvertures et tissus des fauteuils sont à l\u2019épreuve du feu ou traités à cette fin.Le paquebot dispose de quatorze suites, dont six sur le pont supérieur et huit sur le pont principal.L\u2019ameublement et les tissus des suites sont d\u2019un autre.type que ceux des cabines ordinaires.Ces suites de trois pièces sont les plus spacieuses de tous les paquebots et renferment trois chambres de bain et un compartiment pour les bagages.Généralités Tous les plafonds des salles publiques sont à l\u2019épreuve du son et la même musique fournie par trois orchestres est distribuée à l\u2019aide de haut-parleurs.Les cabines ont également des plafonds et des murs à l\u2019épreuve du son et leurs occupants n\u2019ont qu\u2019à presser un bouton pour entendre les orchestres ou des disques.À part les escaliers, le super-paquebot dispose de dix-neuf ascenseurs dont dix à l'usage des passagers, trois réservés à l\u2019équipage et six destinés au transport de la nourriture, des bagages, etc.Les cuisines et garde-manger au nombre de vingt-six nécessitent avec le service des salles à manger un total de 700 personnes pour répondre aux goûts et aux besoins des passagers.La batterie des cuisines et garde-manger est d\u2019acier inoxidable ou d\u2019aluminium.Dans les cas urgents une rapide cuisson électronique est assurée grâce à deux poêles Raytheon «Radar».Les cuisiniers ont à leur disposition environ 15,800 pièces et ustensiles individuels pour préparer, à n\u2019importe quel moment, un plat spécial et des mets fins.Pour le premier voyage outre-Atlantique il y avait à bord du S.S.United States, 123,811 livres des meilleures viandes, 59,450 livres de volaille, 2 tonnes de beurre, 5,820 douzaines d\u2019oeufs, 12,468 pintes de lait, 7,935 chopines de crème glacée, 20,000 livres de farine, 41,000 livres de sucre, 24,458 livres de poisson frais et fumé, 48,350 livres de légumes frais, 48,000 livres de pommes de terre, 58,585 livres de fruits, et au delà de 100,000 livres de victuailles diverses.Navigation et opération À bord du S.S.United States, on trouve la collection la plus moderne de tous les instruments de navigation qui servent à l\u2019opération et à la manoeuvre du bateau 404 June 1953, TECHNIQUE J wl il id \u2018 Ei va 1.7 Une cabine de la première classe et ajoutent à la sécurité de ses passagers et de son équipage.La spa- cieuse timonerie (wheelhouse), la chambre des contrôles et la chambre des cartes contiennent tous les instruments re- quis pour fournir à un moment d\u2019avis, la position du bateau, la profondeur d\u2019eau sous sa .Sa coque, etc.Une autre innovation du paquebot est celle de son mât-radar aérodynamique (1) tout en aluminium où sont localisés les deux antennes, des oeils électroniques et une cabine chauffée pour la vigie.Les deux unités de radar peuvent être opérées séparément ou simultanément, sur un long ou court rayon d\u2019action, aidant ainsi le navire à naviguer sans hésitation dans le brouillard comme dans l\u2019obscurité.Les puissants transmetteurs et receveurs opérant alternativement, fournissent aux écrans de la timonerie un diagramme continu de tous les objets compris dans la plus grande surface entourant le bateau.Son équipage peut déterminer avec précision la direction des bateaux naviguant dans son voisinage et le navigateur connaît exactement, à n\u2019importe quel moment, la distance de la terre ferme, d\u2019un autre navire ou de tout objet situé dans le rayon d\u2019opération des radars.Le S.S.United States possède un autre oeil magique, la sonde de profondeur à retour (echo depth sounder).Voici comment il fonctionne.On émet un son qui frappe le fond de l\u2019océan et l\u2019écho revient au bateau.Le temps requis pour le retour plus un simple calcul, et voilà la profondeur de l\u2019eau déterminée.Des informations recueillies, le navigateur peut continuer sa routæ avec sécurité même dans les plus mauvaises mers tout en indiquant sur ses cartes les résultats trouvés.La comparaison avec les cartes nautiques régulières permet alors de vérifier rapidement la position du bateau.En plus des compas magnétiques ordinaires, le S.S.United States possède le gyro-compas le plus nouveau.Ce gyro-compas du type électro-mécanique utilise les principes des vieux gyroscopes.N\u2019étant pas affecté par les forces magnétiques, le gyro a l\u2019avantage d\u2019indiquer constamment le vrai nord plutôt que le nord magnétique.La vitesse du bateau se donne directement en noeuds et la timonerie possède un instrument sur lequel est toujours indiqué l\u2019exacte position du gouvernail.Les ordres concernant la vitesse du bateau se transmettent directement de la timonerie à la chambre des machines et aux différents postes à l\u2019aide d\u2019un autre instrument spécial.Cet instrument transmet les ordres visuellement et audiblement.L\u2019ordre audible continue à se faire entendre jusqu\u2019à ce que les différents postes avertis se rapportent à l\u2019officier commandant.La timonerie dispose aussi d\u2019une batterie de téléphones.Il faut des communications rapides et directes avec les chargés de l\u2019opération du bateau aussi bien qu\u2019avec (1) Voir couverture.TECHNIQUE, Juin 1953 405 3 i = = A A A ARE oe CTIA, TE I TN IRIN RR JAN et oc NSS BRA OR DUA les chefs des différents services.La position ouverte ou fermée de chacune des portes étanches à l\u2019eau ou portes coupe-feu est indiquée sur un panneau dans la chambre des contrôles et l\u2019officier en service peut, si les circonstances l\u2019y obligent, fermer une ou toutes les portes de sécurité du bateau.Communications intérieures Il y a vingt-cinq systèmes différents de communications intérieures à bord du S.S.United States, dont le télégraphe, le système d\u2019alarme générale, le service de téléphones manuels dans toutes les cabines, le téléphone automatique à la disposition des officiers et ingénieurs, les tubes à voix, les cloches d\u2019appel des garçons, l\u2019alarme pour le feu, les portes de sécurité, le système pour l\u2019amarrage, etc.La construction d\u2019un tel navire est une des entreprises les plus complexes que l\u2019homme puisse réaliser.L'industrie américaine a fourni un exemple remarquable de sa puissance en construisant ce paquebot en collaboration avec tous les états.Références Lu Marine Engineering and Shipping Review, juillet, septembre (numéro spécial sur le paquebot) et octobre 1952.The LOG Review, juillet 1952.Ships and the Sea The Society of Naval Architects and Marine Engineers Bulletin NOUS INVITONS les lec teurs de Technique à visiter nos salles d\u2019échantillons et examiner les nombreux produits industriels FIBERGLAS dont nous sommes les distributeurs dans la province de Québec.Notre personnel expérimenté est toujours à votre disposition sans aucunement vous obliger.Le président, BUILDERS SUPPLY LIMITEE 159 ouest, Jean-Talon, Montréal CA.5721 80 avenue Des Erables, Québec SPT TE Tél.3-7697 June 1953, TECHNIQUE BE LE | TUNA FISHING ARMOUTH, N.S.\u2014 Along the quaint French shore of Nova Scotia near this bustling town of 8,000 lie dozens of picturesque fishing villages, all in an idyllic setting through which quantities of this provinces\u2019 harvest of the sea are reaped.In the hearts of big-game fishermen the world over though, one of these villages is set apart.That is Wedgeport, close to the mouth of the Tusket River and even closer to the turbulent, tide-torn waters of Soldiers Rip \u2014 home of the giant bluefin tuna.Just a half-hour\u2019s drive from Lakeside Inn, a Canadian Pacific summer resort at Yarmouth, Wedgeport is the scene each year of the world famous International Tuna Tournament \u2014 mute testimony to the quality of the fishing to be had there.Fourteen of the giant tunas were landed during the three-day 1952 tournament, which saw six teams representing Cuba, the winners for the third time in nine tries, United States, Mexico, the British Commonwealth, Brazil and Venezuela competing for the Alton B.Sharp trophy.The weight of the giant denizens of the deep averaged well over 500 pounds, with the largest one caught in the tournament going well over 700 pounds.Ironically enough, the largest fish landed during the tournament week, and the largest landed during the year was taken by one of the press party who converged on Wedgeport to record the drama of the king-sized fishing derby.Rod Tilt, of Mt.Kisco, New York, editor of Sports Afield, and an avid fisherman himself, hooked and landed an 813V% lb.bluefin the day before the tournament opened.Staying at the Lakeside Inn while he covered the story of Canada\u2019s fabulous piscatorial tourney he decided to try the recently-popularized sport.Catching giant Nova Scotia tuna on rad and reel is actually one of the newer forms of game fishing, starting near Wedgeport in the mid-30\u2019s.Up at 4:30 a.m.and in a boat shortly before sunrise, Rod Tilt had spent upwards of seven hours drifting with the tide over the Rip but the tuna wouldn\u2019t rise to the skilfully sewn herring which baited his hook, a giant-sized No.10, measuring close to five inches in length.\u201cOne more drift\u201d he asked the captain of the tuna boat, a converted 40- foot lobster boat powered with a gasoline engine, \u201cand then we\u2019ll call it a day.\u201d He wasn\u2019t exactly down in the mouth, because he had had a wonderful day of relaxation in the sea breeze and sunlight, but he was disappointed that he hadn\u2019t had a chance to hook into one of the battling \u201chorse mackerel,\u201d as the bluefins often are called in Nova Scotia.Halfway through this last run he thought he felt a slight tug on the 39- strand linen line to which his so-far untouched herring bait was attached.A call to the guide and the crew of three was instantly alert, manning their posts with the alacrity of a naval crew when \u201caction stations\u201d is sounded.A few seconds (1) TECHNIQUE, Juin 1953 Text and photographs from Canadian Pacific Railway. High flying ensign signifies to those shore-side that this tuna boat has enjoyed a i good day.The flag signal means a boated tuna and the pennant flies high at the i end of a Nova Scotia fish- | ing trip.y ko went by and nothing more hap- 0e pened.The guide was just about to haul the line in to see if the ge bait was intact when Z-Z-Z-I-P \u2014water thrashed by a powerful in tail turned white in the wake of \\ the boat and the reel screeched i as a giant tuna felt the barb of f the hook and started his first run + at better than 40 miles per hour.& \u201cThe thrill of that first strike % was something l\u2019Il never forget,\u201d said the Sports Afield editor re- A calling his epic struggle, \u201cbut F the greatest thrill of all, and the greatest feeling of relief I ever experienced, was to see that bluefin come over the ; side an hour and 35 minutes later.The first 45 minutes of the struggle went past in a wink as I played the brute closer to the boat only to have him scoot off again in another direction.There\u2019s nothing you do when he decides to run for it.I doubt if there\u2019s any power on earth that can stop an 800-1b.tuna in the middle of its run.\u201cBut you can deter it if both boat and line are skillfully handled.The captain of that tuna boat seemed to be a mental telepathist tuned in on both my wave-length and that of the fish.Whenever I was just about to holler for him to cut hard to starboard to head off the fish and relax the pull on the line so that I could reel in even when the fish was running, the boat would heel over and 1 would cut the shout down while it was still in my throat.I \u201cThe boat was working in closer to shore so that the hooked tuna couldn\u2019 dive so deep but after an hour of really hard work, I was getting to the point a where | didn\u2019t care too much what happened.I had got back in, by heading him 5 off with the boat and reeling in on the arc of line, and by straight man-sized : pulling on the rod which was attached to the chair, the better part of the 400 yards of line the fish had made away with during his longest run.Then he did it again.More than an hour had gone by and I was no better off than I had been five minutes after we started the man against the beast battle.Furthermore, 3 I was tiring fast.Maybe it was the realization that I couldn't put up with much more of this, or maybe it was the fact that the fish was tiring too, but finally, after what seemed an eternity of reeling and pulling we got him up beside the boat.The crew of three, two-hundred pounders all, couldn\u2019t get him over the side, though, and I had to leave the rod and help with the gaff.It was then I really knew I had been in a fight.Ten feet long and 813V% lbs.in weight \u2014 and a fighter all the way, he didn\u2019t give up for a minute during the 95-minute battle.rrr 15.June 1953, TECHNIQUE They \u201cOnly after we got him in did I realize that during the fight I had shucked off a coat, two sweaters, and a shirt which I'd worn for protection against the cool > morning sea breezes.\u201d During the three-month bluefin tuna season \u2014 they are running from July through September \u2014 many another guest at the Lakeside Inn and at other hostelries in the area has come back from his summer holidays with the same feeling of pride, I\" knowing that he has matched wits and strength with the greatest battler the Atlantic thy Ocean can produce.The 1952 Wedgeport rod and reel bluefin catch totalled 349 ly fish, with the weight average being 426 pounds.Of the total, 114 topped the 500- LI pound mark, 51 the 600-pound figure and 13 over 700 pounds.sa] The habits of the tuna are not quite known \u2014 one thing that is known dei though, is that the largest ones taken on rod and reel are found off the coast of \u201cdei Nova Scotia.They are the same tuna which are thought to spawn off the coast ih of Peru in the Pacific, the 100-pounders that are caught in boatfuls off the U.S.dm West Coast, the tuna from the West Indies and those that are caught off Scandi- ba navia \u2014 but somehow, they are giant sized when they hit Nova Scotia \u2014 possibly tk due to the large schools of herring, their favorite food, to be found there near x the tidal rips and shoals.i.The tuna boats themselves are picturesque craft, usually about 40 feet long and converted from ordinary \u201clobster\u201d boats, so prevalent along the Nova Scotia ip French shore.Masterpieces in the art of building seaworthy small boats, they have a a high flaring bow which knifes through the swell when the boats are under full sa speed ahead at a surprising 14 knots.A cabin is housed in the bow, while the after i half of the boat is an open cockpit which houses the engine, and most important, Je the fisherman\u2019s chair and rod.CS The boats are painted in brilliant colors, blues, reds and greens, and are Ë studies for an artist or photographer in themselves.If the boats are studies, then i A the crews are truly masterful characters.Rugged Nova Scotia fishermen all, they # 3 have the faculty of displaying E; 2° themselves as hard humans, and E cl yet tender-hearted, philosophical 3 and, above all, clean cut men, but with the sea in their veins.They can pilot their boats around in a pea-soup fog and find the place where the tuna are running, or against a brilliant reflexion of sunlight off the tos- J) i sing water they can spot a tuna\u2019s i ul fin breaking surface over a mile oh away.And when their boat has À a strike, they work as hard as pu.wil One of the rituals which A follows the thrill of boating a giant bluefin tuna off the shores of Wedgeport, N.Sis that of carving your initials in the leather-like skin of the trophy.TECHNIQUE, Juin 1953 the fisherman with the rod in his hands trying to land that giant bluefin.They work together with a true team spirit and offer co-operation to their client such as few ul guides ever do in these days of the inflated dollar.fet They have a dexterity in handling ships, lines, and bait, which ranks with F > that of the fabled Ancient Mariner.Full evidence of this can be seen in watching ol them hook a herring.First they bone the herring, taking the spine out of it so that # it will wiggle in the water like a live fish; then the insides are taken out, and they e sew up the belly of the bait-fish with all the savoir faire of an accomplished sur- hd geon.The hook, of course, is inside the herring, ready to trap the first tuna foolish enough to strike at the tempting decoy.And it\u2019s all done in jig time.sui Once the line is out, another string of herring is floated from the stern 1 of the boat to attract the tuna to the surface, and still more temptation is placed he > in the way of the hungry bruites.\u201cChum\u201d, or bits of herring, are cut up and tossed he overboard by one of the crew members during the drift down the Rip, also to indicate to the potential trophy that food is available in the near vicinity of the | due hook.From this point on it\u2019s a matter of drifting with the tide or trolling idly until be?one of the big fellows decides that it\u2019s dinner time \u2014 after that the battle commences.jus Not all the fish, of course, are the size of the one boated by Rod Tilt.After TT all, his is among the ten largest tuna ever caught on rod and reel.However, most A big-game fishermen maintain that the most stirring battle is given by those tuna fe in the \u201cfighting 400\u201d class.That is the fish weighing 400 to 500 pounds.Evidently more agile than their big brothers, they are really able to put up a rip-snorting fight.And, never forget, they still weigh more than twice as much as the angler.Then, of course, in the catching of tuna, there is always the element of hh fisherman\u2019s luck to enter into the sport.Take the case of the Venezuelan team which | competed in the 1952 International Tuna Tournament.During the three days of 1 the match the team didn\u2019t even have a strike; while fish were being landed all around them.This might have been embarrassing enough, but the alternates for their team, who couldn't fish at Soldiers Rip while the tourney was in progress decided to try out the newly-discovered tuna ground at Cape St.Mary, just 20 miles north of Yarmouth.The alternates boated at least one fish every day they went out, and recorded numerous strikes.PAVETTE | P RADIO & TELEVISION || 730, ST-JACQUES Ouest, MONTREAL * June 1953, TECHNIQUE ane The day after the tournament, the team decided that enough was enough and they would go out with the alternates to Cape St.Mary.What happened?All three boats of the fledging tuna fleet recorded strikes, and one boat landed a 780- pound bluefin \u2014 larger than anything caught during the tournament but still not an awful lot of fish when it is remembered that the world\u2019s record tuna, landed off Nova Scotia shores, tipped the scales at 977 pounds.The Cape St.Mary monster was large enough to break one of the davits hoisting it to the warf when the tuna boat came to shore.Tuna have an affinity for the Nova Scotia shoreline and are constantly being spotted in new areas.Even at Wedgeport, acknowledged capital of the bluefin empire, a new fishing hole was discovered at the mouth of the Tusket river during the 1952 tournament.Fishing had been so good over the years that nobody ever bothered to try anywhere else other than Soldiers Rip.There may be nothing new under the sun, but there sure is under the waters of the Atlantic off the shores of picturesque Nova Scotia \u2014 and they are the giant bluefin tuna.The 10th International Tuna Cup Match will be held at Wedgeport, N.S, on September 9, 10 and 11 in 1953.Pour la PRECISION et une longue durée VIENT DE PARAITRE Principes et méthodes d'exploitation des mines © Contrôleur à lampe à mutuelle S88 conductance dynamique par JEAN DE PÉRON Ingénieur civil des Mines © Voltmètres à lampe à vide ® Volt-ohm-milliampéremétres © Contrôleurs de lampes d'émission © Générateurs étalonnés Précieuse documentation Volume de plus de 280 pages illustrées et d\u2019un format commode PRIX: $3.50 © Oscillographes © Compteurs de panneau Depuis plus de vingt ans.les plus grands fabricants d'instruments de mesure de qualité du Canada S\u2019ADRESSER A L\u2019OFFICE DES COURS PAR CORRESPONDANCE STARK ELECTRONIC INSTRUMENTS LIMITED 506 est, rue Sainte-Catherine ° Siège et usines.Ajax, Ontario Bureau de vente.2028 Avenue Road, Toronto, Ontario MONTREAL Division étrangère: 276 West 43rd Street, New York 36, N.Y., E.-U.5306-R2-F \u201cTECHNIQUE, Juin 1953 Les textiles de chlorure de polyvinyle Un groupe de fibres textiles vendues sous les noms de \u201cRHOVYL\u201d, \u201cFIBRAVYL\u201d, et \u201cTHER- MOVYL\u201d, est actuellement produit en France à partir du Chlorure de Polyvinyle.Ces fibres sont ininflammables, n\u2019absorbent pas l\u2019eau et résistent à un grand nombre d\u2019agents chimiques.Le RHOVYL est un filament continu à grande résistance à la rupture.Le FIBRAVYL est la fibre discontinue correspondante.Ces matériaux présentent, comme caractère particulier, un haut degré de retrait à des températures de 158° F.à 212° F.qui peut cependant être contrôlé à une amplitude requise.Le THERMOVYL est une forme modifiée du FIBRAVYL qui n\u2019est pas aussi résistante mais qui ne présente pas ce retrait.On emploie les filés au tissage d\u2019une large gamme de tissus, notamment les tissus d\u2019ameublement, les velours et les peluches.Dans certains cas, ils sont mélangés avec des filés naturels ou synthétiques, en particulier, en vue d\u2019accroître la chaleur et la douceur des tissus.On obtient des effets spéciaux en employant lè RHOVYL avec le FIBRAVYL conjointement avec d\u2019autres filés, de sorte qu\u2019après le retrait les filés non rétractibles ressortent en un dessin distinct.De tels tissus peuvent être tissés soit sur métier uni, soit sur métier Jacquard.Ces fibres peuvent être teintes avec les colorants pour acétates.On peut aussi les trouver sous forme de filés teints dans quelques coloris.(SERVICE D'INFORMATION FRANÇAIS) BIENVENUE AUX TECHNICIENS DIPLÔMÉS CHEZ bee ; SERVICE NY cons 006 En charge du Service Technique: MM.ALBERT CHEVALIER, T.D.PHILIPPE BOURGOIN, T.D.1671, rue Ste-Catherine, Ouest Fitzroy 243 6 MONTREAL L\u2019atelier qui donnera a vos imprimés un caractére de distinction THERIEN FRERES LIMITÉE Imprimeurs \u2014 Lithographes \u2014 Editeurs 8125, St-Laurent DUpont* 5781 Montréal 14 POULIES EN V COURROIES EN V de toutes sortes COURROIES Plates et rondes de toutes sortes ROULETTES (Casters) et ROUES en métal et en caoutchouc MANUFACTURIERS CANADIENS DE COURROIES LTÉE (The Canadian Belting Manufacturers Limited) 1744 rue Williams .WE.6701 Montréal Négociants en gros - Importateurs MATÉRIAUX DE PLOMBERIE ET DE CHAUFFAGE eschènes g fils Less \u2014 FRS.DESCHENES Gérant-technicien 5685, rue Iberville MONTREAL FRontenac 3175-6-7 412 TEL.: MA.2030 CHAMBRE 414 INTERNATIONAL AGENCY Ltd.F, COUILLARD, Gérant Représentant de manufactures Machinerie et Quincaillerie Polisseuses, perceuses, pots à colle et tournevis électriques.Scies à ruban 353 rue Saint-Nicolas Montréal June 1953, TECHNIQUE A \u2014\u2014, - tout à : Me op | line déj b ] in \u2014 ai TECHNIQUE, Juin 1953 LA COULEUR DES SONS par AMABLE LEMOINE DOCTEUR EN PHONETIQUE EXPERIMENTALE PROFESSEUR A L'ECOLE DU MEUBLE D ANS son numéro de mai 1952, La Fie Etudiante relatait les expériences faites à l\u2019Ecole du Meuble de Montréal sur la couleur des sons.L\u2019article, rédigé par un élève, souleva dans les milieux universitaires une certaine curiosité, du scepticisme aussi, de l\u2019enthousiasme surtout.Beaucoup d\u2019opinions erronnées furent émises à ce sujet; aussi je remercie T'echnique de me permettre d\u2019exposer, en toute objectivité, les motifs, les modalités et les résultats de ces expériences.Dans un cours d\u2019histoire comparée sur la poésie symboliste et l\u2019impressionnisme en peinture, j'avais présenté aux élèves de 3e et 4e années Artisanat la théorie des Correspondances de Baudelaire, reprise par Rimbaud et développée par René Ghil.Cette question des correspondances ne semble plus faire de doute, mais les opinions de Rimbaud et de Ghil, qui prétendent attribuer une couleur définie à un son donné, sont loin d\u2019offrir des garanties concluantes, chacun apportant en ce domaine son propre impressionnisme.On se rappelle le fameux passage de Baudelaire: «Comme de longs échos qui de loin se confondent.«Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.Et comme preuve de cette assertion, le poète montrait qu\u2019il est possible de faire passer les épithètes par dessus les compartiments du monde sensible: «Il est des parfums frais comme des chairs d\u2019enfants.«Doux comme les hautbois, verts comme les prairies.Mettant à profit cette suggestion de Baudelaire, le poète symboliste, d\u2019après G.Vanor, «saisira des correspondances inattendues entre des phénomènes hétéroclites d\u2019apparence, par exemple entre le chant du cuivre et l\u2019ardente couleur du géranium : il percevra des affinités entre le lilas frais et la caresse printanière de quelque parfum; et dans son intuition de raffiné, il pourra employer ces expressions dont on s\u2019ébahit trop aisément et qui évoquent le son d\u2019une odeur, la couleur d\u2019une note, le parfum d\u2019une pensée.» Cette constatation d\u2019une affinité entre plusieurs sensations, entre la vue et l\u2019ouïe surtout, n\u2019était pas précisément nouvelle.Jean-Jacques Rousseau avait déjà remarqué que «la musique peint tout, même les objets qui ne sont pas visibles; par un prestige presque inconcevable, elle semble mettre l\u2019oeil dans l\u2019oreille.» Victor Hugo, quand il décrit la symphonie des cloches de Paris, la montre surtout aux yeux du lecteur, «car, dit-il, il semble qu\u2019en certains cas l\u2019oreille aussi a sa vue.» Musset avouait couramment qu\u2019il voyait le Fa jaune, le Sol rouge, une voix de soprano blonde, une voix de contralto brune.D\u2019après lui, la question ne se posait même pas.C\u2019est donc à Baudelaire que revient la première présentation d\u2019une théorie déjà pressentie par d\u2019autres et qui procédait des «synesthésies» dont l\u2019importance avait PRO EE EO TR RTL OR TTR TT ERIN été mise en lumière par l\u2019ésotérisme de la première moitié du siècle.Cette question des correspondances sensorielles avait été abordée par Diderot qui fut impresionné par les efforts ingénieux de P.Castel à construire un simple clavecin oculaire; elle fut précisée plus tard par Hoffman, Fourier, Th.Gauthier.(Cf.Jean Pommier \u2014 La Mystique de Baudelaire.Paris 1932).Pour Baudelaire, il existe une relation mystérieuse entre nos impressions sensorielles auditives, visuelles et olfactives, qui forment dans notre cerveau l\u2019image verbale; instinctivement, nous colorons notre audition; nous voyons dans sa couleur et dans sa forme l\u2019objet que nous présente l\u2019expression phonétique et nous ne lisons pas des vers sans les entendre mentalement.Arthur Rimbaud alla plus loin.Dans son fameux sonnet des Voyelles, il mit une couleur précise sur chaque son vocalique et proclama «4 noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu.» Cette audace ouvrait aux poètes symbolistes une possibilité insoupçonnée et d\u2019une richesse inouïe, pour percevoir une réalité, inconnue des autres hommes, et créer, pour la traduire, une langue nouvelle.Malheureusement, tous ne seront pas d\u2019accord; certains verront À blanc, d\u2019autres EF noir, / bleu, etc.Devant une telle confusion, il parut impossible d\u2019établir une loi, mais la théorie des correspondances ne cessa jamais d\u2019exercer une certaine attirance.Ce fut surtout a la fin du siècle que la question rebondit, quand René Ghil exposa son système d\u2019instrumentation colorée.Après de nombreuses et prétendues observations scientifiques et mentales, dont certaines furent poussées à l\u2019excès et jusqu\u2019à l\u2019absurde, René Ghil décida que les harpes évoquent un sentiment de souveraineté et correspondent à la couleur blanche du son E; les violons traduisent le bleu du son /, évoquant les ferveurs de la passion; les cuivres correspondent au son O et provoquent en notre âme les visions triomphales de leurs clameurs rouges; les flûtes, représentant le son U, modulent la suavité du jaune ou du vert, qui laisse en nous l\u2019impression d\u2019une candeur paradisiaque; enfin l\u2019orgue, résumé de tout l\u2019orchestre, nous impose la noirceur absolue du son À, dont l\u2019incantation ténébreuse nous plonge dans le gouffre des mondes et de la chair.J\u2019exposai toutes ces théories sur un ton sceptique, admettant comme possible, et même probable, une certaine interférence des zones cérébrales sensitives et motrices, surtout des zones de réception auditive et visuelle, assez proches l\u2019une de l\u2019autre et dont les bords sont largement frangés.Mais j\u2019avouai que je ne pouvais prendre au sérieux les conclusions Rimbaud-Ghil, vraiment trop affirmatives et ne pouvant s\u2019imposer de façon aussi absolue.Les élèves ne furent pas de mon avis et me prièrent de tenter l\u2019expérience; leur formation artistique était suffisamment poussée pour que la chose pût se faire avec toutes les garanties de franchise et de sérieux que réclamait un pareil test.On fit donc passer des disques appropriés, dans une salle obscure pour créer une ambiance de recueillement qui permît à chacun de concentrer toute son attention sur les phénomènes recherchés.Chaque élève (ils étaient vingt-cinq) nota ensuite l\u2019impression ressentie sur un papier qu\u2019il ne devait pas signer de son nom; ce dernier détail était très important, car ceux qui ne voyaient rien pouvaient l\u2019avouer franchement sans risque d\u2019être humiliés devant leurs camarades.L\u2019expérience fut répétée plusieurs fois.Je soumis plus tard à la même épreuve trente élèves de lre et 2e Artisanat qui n\u2019avaient aucune notion sur la théorie des correspondances et par conséquent subissaient ce test pour la première fois, sans aucune idée préconçue.La moyenne de e = |S x æ- a \u201ces _ a June 1953, TECHNIQUE} yy os A me re ire nant eur avec creer ation mie! pelt leurs impressions fut la même que celle du premier groupe et, à ma grande surprise, sur cinquante-cinq élèves, les résultats furent les suivants: \u2014 pour les violons, 34 sentirent le bleu; \u2014 pour l\u2019orgue, 42 sentirent le noir; \u2014 pour la harpe, 31 sentirent le blanc; \u2014 pour les cuivres, 39 sentirent le rouge; \u2014 pour les flûtes, 27 sentirent le jaune.Un élève dans chaque groupe n\u2019avait rien vu du tout; par contre, cinq percu- rent une couleur différente au début et à la fin de l\u2019audition musicale, allant, par exemple, de l\u2019orange au rouge ou du vert au jaune.Les autres opinions se partagèrent sur toutes les couleurs de l\u2019arc-en-ciel, mais il fut remarqué que ces différences ne portaient que sur des couleurs aux teintes voisines ou complémentaires, presque jamais contraires.Phénomène physique Il est évident que si l\u2019on se place sur le terrain purement physique, le problème, ainsi posé, paraît insoluble, car il n\u2019y a aucune comparaison possible entre les ondes lumineuses et les ondes sonores; elles ne sont pas de même nature et leur nature est tellement étrangère l\u2019une à l\u2019autre que le son peut traverser la lumière sans l\u2019altérer.et réciproquement.Le son ne peut donc produire de la lumière et la lumière est la source et la condition de la couleur.La couleur, d\u2019après l\u2019école impressionniste, résulterait de «la juxtaposition parallèle des ondes lumineuses qui, suivant l\u2019inclinaison des rayons solaires, nous parviennent selon des degrés variables d\u2019incidence et de rapidité; c\u2019est pour cela que la couleur change constamment suivant l\u2019éclairage.» Claude Monet fut le grand artisan de cette technique nouvelle qui révolutionna la peinture, il y a un siècle; pour les impressionnistes, «à chaque heure du jour une nuance domine dans le paysage; la lumière, qui est la même pour tous les objets du tableau, lui confère son unité.Un tableau prend pour thème le bleu, l\u2019oranger, le blanc.et le peintre, toujours d\u2019après Monet, peint un paysage en vert ou en bleu, comme un musicien compose une sonate en fa ou en ré;» et il ajoute: «les timbres et les tons s\u2019équivalent.» Nous sentons là une allusion aux théories des poètes symbolistes, émises à la même époque, sur les correspondances des sons et des couleurs.Mais peut-on vraiment attacher plus d\u2019importance scientifique à la théorie de Monet qu\u2019à celle de Rimbaud?Si les causes physiques du son nous sont parfaitement connues, celles de la lumière, par contre, restent dans leur nature réelle assez mystérieuses.Les causes physiques du son Les causes physiques du son se ramènent toujours à une vibration matérielle, se transmettant de proche en proche dans un milieu élastique, sous forme d\u2019une succession de compressions et de décompressions appelées ondes sonores.Dans l'air, milieu de transmission qui nous intéresse, la longueur de l\u2019onde sonore (distance entre points de même compression) est un chiffre qui caractérise la hauteur du son; cette longueur est d\u2019autant plus faible que le son est plus aigu; elle est inversement proportionnelle à la fréquence de ces vibrations; quant à l'intensité, elle dépend simplement de \u2019amplitude des ondes sonores.Toutes ces notions sont bien connues et permettent de faire avec précision l\u2019analyse de tout son fondamental, quelque soit le nombre de sons secondaires ou harmo- TECHNIQUE, Juin 1953 PI CEE SC a ME RA 1 Tone RASE ACER 415 AE EE EEE Les = SN + un COURBE I niques musicaux qui donnent au son fondamental cette qualité propre qu\u2019on appelle le timbre.Quand il s\u2019agit de la voix humaine, la chose se complique, car le timbre vocal reste encore une qualité spécifique complexe dont il est délicat d\u2019analyser AMPLITUDE TEMPS | OAz 3 DE SECONDE COURBE II les composantes.Après les expériences d\u2019Adrian sur la conductibilité nerveuse et celles de PE em a = \u2014 WD EE WE Gn ve we = = Lindemann sur le recurrent, qui pendant \u2019acte de phonation se présente sillonné d\u2019on- \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LA3 (435%ec) verrens v\u2026\u2026 LA, (870%) \u2014_-_ Mis (1308 %¢e) SON RESULTANT des électriques a la fréquence de la voix, on a pu prouver et conclure que le timbre, qualité spécifique du son vocalique, se trouve lui-méme fortement influencé par des ondes exercées sur la musculature des cavités supra-laryngiennes et provenant de multiples centres radioactifs (humoral, endocrinien, nasal, gastro-intestinal, etc.).Ces incitations, sans modifier la forme de nos cavités vocales, peuvent renforcer la résonance propre à chacune de celles-ci et donner au son fondamental laryngien, riche en harmoniques supérieurs, une impression auditive de mélodie composée de deux ou trois harmoniques dominants, au milieu d\u2019une quantité d\u2019harmoniques plus faibles.Cette impression est particulièrement ressentie sous l\u2019effet de notes, dites riches, de certaines voix professionnelles bien timbrées.La voyelle, émise dans ces conditions, n\u2019est plus une simple note musicale: c\u2019est un véritable concert.Le Dr Wicart cite le cas de chanteurs italiens dont l\u2019harmonie vocale «produit, non pas un effet d\u2019art, ni un effet intellectuel, mais une sensation physique irrésistible qui tient toute une foule en vibration par le seul organe auditif.» (1) Or, cette sensation n\u2019est autre que l\u2019effet plus ou moins complexe des harmoniques dominants dont la synthèse avec le son fondamental constitue le timbre caractéristique de chaque voyelle.Le timbre vocalique se différencie pourtant nettement de ce que l\u2019on pourrait appeler le timbre physique ou instrumental.Deux instruments, donnant la même note, produisent sur l\u2019oreille des sensations différentes: le La donné par un piano n\u2019offre pas la même impression que le La donné par une flûte.Ceci est dû à ce que les harmoniques ne sont pas les mêmes et possèdent des intensités différentes.(1) Dr A.Wicart, Les Puissances vocales, vol.1, p.277.June 1953, TECHNIQUE PA dons ou pole = [=] 3 xs =.Ti Pour plus de clarté examinons d\u2019abord le cas d\u2019un son simple; un son simple est constitué par une série de vibrations dont l\u2019amplitude, en fonction du temps, est donnée par une sinusoïde régulière (courbe 1).Le nombre de vibrations par seconde, ou autrement dit, la fréquence, détermine la hauteur du son produit et caractérise la note musicale émise.Quel que soit l\u2019instrument, si on a par exemple 435 vibrations par seconde, on entendra le Las.Harmoniques musicaux Généralement, dans un instrument déterminé, au son simple tel que défini ci- dessus, se superposent, en plus ou moins grand nombre suivant la nature de l\u2019instrument, des sons secondaires dont la nature est double, triple, quadruple du son fondamental.La courbe représentative de la variation correspondante est encore une courbe périodique, dont la période est la même que celle du son fondamental; ce sera toujours par exemple un Las.Mais la vibration n\u2019est plus une vibration sinusoïdale simple; sa forme, plus ou moins compliquée, dépend du nombre et de l'intensité des harmoniques et c\u2019est cette forme complexe qui détermine le timbre de l'instrument.Voix humaine donnant un son simple En ce qui concerne la voix humaine, la fréquence des vibrations émises dépend des voyelles prononcées, mais la hauteur du son reste toujours la même pour les différentes voyelles: on peut chanter le La; sur toutes les voyelles.La sinusoïde correspondant au son simple devra alors comporter un certain nombre de hauts et de bas, dont COURBE III le nombre par seconde, ou autrement dit la fréquence, correspondra a ~~ p~o ______ En SA la voyelle émise.Ï f \\ - 1 75 See\u201d 1 La courbe III repré- 1 T [ sente le son correspon- U Vi dant aux voyelles a | _}\\}J_- orld oo LATIN a (1800 vibrations seconde) et i (7200 vibrations seconde), chantées sur la note Las.Ceci est un cas tout à fait théori- BON QESULTANT DE LA su-! - FERPOSITION DU LAs ET | 1 NN / que pour expliquer le |, \\ i \\ LA oa, Hasson paragraphe suivant.Noes Ines J 4 NT ° e ; -\u201d 41 Nes, { Timbre vocalique | | N 1 vo] \\ 0) \\ \u2019 Sa\u201d 4 | pa En réalité on a tou- (\\ jours en plus ou moins | na | \u201dN grand nombre une cer- fo SN .Pa I \\ \\ taine quantité d\u2019harmo- (EN ss 4 .\\ niques qui viennent se TU - - \u2014- + \\ / \\ \u2019 superposer au son fon- \\ 7 \\ a ! / ç damental.La courbe re- \\\\ présentative aura l\u2019allu- 8 (1800 Xec) i (72000 TECHNIQUE, Juin 1953 re générale de la courbe IT; et cette forme dépendra du nombre d\u2019harmoniques, variable suivant les individus.C\u2019est pourquoi, par exemple, la voyelle a, prononcée par deux personnes n\u2019a pas le même timbre.\\ La courbe IV représente le son émis par une personne, donnant la note La, avec les deux harmoniques suivants, en prononçant la voyelle a, puis la voyelle i de } la diphtongue a à (1).Cette étude du son musical et du timbre vocalique montre avec quelle préci- sion on peut analyser la source et la nature d\u2019une émission sonore dont l\u2019action constante ou variable conservera ou modifiera, par le jeu des harmoniques, la sonorité la perçue.i\" (Wl Les causes physiques de la lumiére a Par contre les causes physiques de la lumière restent encore aujourd\u2019hui un mystère que de nombreuses et savantes recherches n\u2019ont pu élucider d\u2019une façon satis- a faisante.Pour expliquer certains phénomènes résultants et directement observables, oz on en est réduit au maintien de deux hypothèses sur la nature de la lumière: l\u2019hypo- fa thèse ondulatoire et l\u2019hypothèse émissive par projection corpusculaire.6 Il est difficile, sinon impossible, de les concilier entre elles et malheureusement certaines expériences ne sont guère explicables que par l\u2019hypothèse ondulatoire, , alors que certaines autres ne peuvent relever que de l\u2019hypothèse émissive.On s\u2019en ka tire quelquefois, et fort habilement, en disant que la lumière est due à une émission be corpusculaire qui «suit certaines lois» des phénomènes oscillatoires! C\u2019est jouer avec i les mots.w Cela nous montre que, dès le début, toute comparaison entre ondes sonores mé et ondes lumineuses reste sujette à caution et demande une certaine complaisance ks d\u2019esprit.Remarquons en passant que, dans l\u2019hypothèse ondulatoire, la transmission oi de la lumière met nécessairement en cause un milieu de support spécial appelé éther a et dont les caractéristiques d\u2019extrême légèreté et de raideur élastique énorme laissent rêveur: beaucoup plus léger que l\u2019hydrogène et plus élastiquement rigide que l\u2019acier.ic.Que n\u2019a-t-il pas fallu supposer! par Néanmoins, dans l\u2019intérêt du problème posé, acceptons la complaisance et sup- fr posons que la nature intime de la lumière soit bien un phénomène ondulatoire.Cette fit hypothése admise, des expériences sur les interférences et sur la décomposition des lumières complexes permettent d\u2019établir des chiffres et de dire qu\u2019à une couleur sim- Phe ple donnée correspond une fréquence de vibration, donc une «longueur d\u2019onde» donnée.a À ce moment, des comparaisons entre l\u2019échelle des longueurs d\u2019ondes des sons et celle des longueurs d\u2019ondes des couleurs permettent de se demander s\u2019il n\u2019y aurait pas là l\u2019explication des analogies qui peuvent s\u2019établir dans l\u2019esprit entre certains sons et certaines couleurs.Hélas, il apparaît bien vite que la solution s\u2019avère fausse, car elle aboutit à comparer une forme avec une longueur.Un exemple fera saisir la difficulté que présente cette solution.Prenons quelques couleurs simples: le bleu, le rouge et le jaune, caractérisées par trois'chiffres de longueurs d\u2019ondes connues; tout ce qu\u2019on peut dire, c\u2019est qu\u2019il puisse y correspondre, dans l\u2019échelle des sons, trois sons ou trois groupes de sons dont les longueurs d\u2019ondes se présentent entre elles dans un rapport compa- (1) Cf.A.M.Lemoine: La Diphtongaison, Essai de Synthèse, pp.20 à 27 (Editi Beauchemin, Montréal, 1944), 8 ?m pp a (Editions 418 June 1953, TECHNIQUE Ty ta, LIN A Graphique d\u2019Adrian.\u2014 Enregistrement du courant d\u2019action dans le nerf sensitif issu d\u2019un muscle.La crois- \u20ac La sance de l\u2019excitation entraîne une aug- ai Temps en centiemes de seconde mentation de fréquence des influx gui Lge alae ay se ralentissent quand excitation ces- 0.0} odo À se de croitre Mi, .\\ rable a celles des couleurs men- - Is .A .~ *« i tionnées; on n\u2019arrive là qu\u2019à un Nie : 0 groupe de trois notes dont les hauteurs puissent correspondre aux couleurs, mais on n\u2019arrive en rien à cet autre caractère du son, le timbre, qui est le seul à quoi l\u2019on reconnaisse une voyelle: a, e ou i, c\u2019est-à-dire les harmoniques ou autrement dit la forme de l\u2019onde et pas du L tout sa longueur.sis Physiquement parlant, on peut dire tout au plus que Do, Fa dièze ou Si bémol bie, ont de l\u2019analogie avec le rouge, le jaune ou le bleu par exemple, mais il paraît vrai- mo ment impossible de voir une analogie de ces couleurs avec les voyelles 0, u ou i que l\u2019on peut chanter sur tous les tons, donc sur une longueur d\u2019ondes absolument quel- A3 conque.i, Et que dire alors, lorsqu\u2019il s\u2019agit, d\u2019une part, d\u2019une couleur complexe comme in le blanc, qui est un mélange d\u2019une infinité de couleurs égales, a longueurs d\u2019ondes 3 bien définies et sans aucun rapport entre elles, et d\u2019autre part d\u2019une voyelle e, carac- ie térisée par une longueur d\u2019ondes de base absolument quelconque, mais combinée avec une série bien définie d\u2019harmoniques de longueurs d\u2019ondes sous-multiples de la pre- 78 mière?Remarquons, en passant, que la couleur blanche a toujours et partout évoqué i le symbole de la pureté; or, cette couleur est la plus mélangée et vraiment la plus a souillée de toutes, puisqu\u2019on y trouve à l\u2019analyse presque tout ce que notre oeil est capable de percevoir.ert On a beau chercher une liaison, une analogie entre les sons et les couleurs, Le aucune loi physique, actuellement connue, ne nous en fournit le moyen; toute comparaison n\u2019est possible qu\u2019entre objets de même nature; on ne peut comparer une > forme avec une longueur.Sur le terrain purement physique, les opposants de la théo- hs rie Rimbaud-Ghil semblent avoir raison.Phénomène psychique Si nous portons la question du terrain physique au domaine psychique, le problème se présente sous un tout autre jour.: Depuis une trentaine d\u2019années, les psychophysiologistes s\u2019acharnent à établir des relations entre excitant et sensation chez l\u2019homme, et pour cela l\u2019enregistrement - Stimulus \u2014 L_\u2026 Temps 1 I 1 1 ; 1 ) 1 ms.° 2 4 6 8 lo 12 14 Graphique de Hartline.\u2014 La fréquence des impulsions sensorielles déterminées par un stimulus lumineux constant diminue en fonction de la durée.En bas, la marque du temps.Au milieu, enregistrement du stimulus.En haut, les «spikes» du courant d\u2019action enregistrés sur le nerf.it | TECHNIQUE, Juin 1953 419 des influx dans le nerf sensitif a fourni des résultats surprenants; les travaux récents a = de Leriche, Piéron, Zotterman, surtout ceux de Penfield sur les projections corticales | peo ; et le cheminement des influx sensitifs et sensoriels ont permis de mesurer, pour cha- } PK que sens, cette sensibilité liminaire dont l\u2019intensité doit être suffisante pour qu\u2019une | ! \u20ac k excitation soit perçue.76 4 Or, si nous ramenons les résultats à la même unité, nous constatons des dif- 1 férences considérables; il faut, par exemple, que la méme source lumineuse débite le a une énergie plusieurs milliers de milliards de fois plus grande pour provoquer une a sensation de chaleur que pour provoquer une sensation visuelle.y Il est done possible aujourd\u2019hui d\u2019établir des relations entre excitant et exci- ' tation, mais quand il s\u2019agit d\u2019observer les relations entre l\u2019intensité de l\u2019excitation et l\u2019intensité de la sensation, les moyens nous échappent, car une sensation est imme- surable.Peut-on rattacher le cas de l\u2019audition colorée à celui de l\u2019hallucination?Il ne semble pas; en psychiâtrie, on définit l\u2019hallucination: «une perception sans objet».«Un homme, écrit Esquirol, qui a la conviction intime d\u2019une sensation actuellement perçue alors que nul autre objet extérieur propre à exciter cette sensation n\u2019est à portée de ses sens, est dans un état d\u2019hallucination: c\u2019est un visionnaire.» af Or, l\u2019audition colorée n\u2019est pas sans objet extérieur puisqu\u2019elle est provoquée par un son perçu; nous sommes là en plein dans le subjectif et donc dans le mystère.mn Et cependant nous ne pouvons nier l'influence physique et psychique que les rt sons et couleurs produisent sur tout notre étre: certaines symphonies provoquent en nous des sensations douloureuses qui nous prennent aux entrailles, tandis que d\u2019autres nous électrisent et nous poussent à l\u2019action au point d\u2019oublier le danger.Quant aux couleurs qui nous entourent, qu\u2019elles soient chaudes ou froides, violentes ou douces, lumineuses ou sombes, elles agissent sur nous à notre insu et reflètent notre per- Là sonnalité, même notre époque.Elles sont nécessaires à notre équilibre et à notre santé; Po comme les sons, elles peuvent être, elles aussi, des sources de joie ou d\u2019anxiété: leur ordonnance nous tonifie, nous repose ou nous fatigue; si bien que, dans nos espaces familiers, nos affinités particulières nous font sympathiser avec certains tons, alors que d\u2019autres nous procurent une sensation de malaise.Lt Mais si les couleurs et les sons provoquent en nous des sensations psychiques ou physiques, comment expliquer leur action concomitante comme c\u2019est le cas dans l\u2019audition colorée?Car le fait est indéniable.In Solution possible Les récentes recherches sur les relations fonctionnelles entre les divers champs du cortex cérébral et en particulier sur le rôle du thalamus (1), ont permis de constater une certaine interaction corticale.Nous savons maintenant que la totalité des voies de sensibilité aboutit au thalamus, que le thalamus n\u2019est qu\u2019un relais entre le cervelet et l\u2019écorce et que sa projection sensorielle se fait à l\u2019écorce occipitale visuelle Prog (1) Le thalamus, composé de deux gros noyaux de substance grise, est situé comme au carrefour de toutes les voies sensicives et sensorielles et semble contrôler la tonalité affective W des sensations.Les récents travaux de Leriche, Boldrey et Penfield dans le but de dissocier ce qui revient au thalamus de ce qui revient à l\u2019écorce, permettent de croire qu\u2019il est non seulement un relais mais qu\u2019il sert aussi à l\u2019intégration consciente de certaines sensibilités.{ Comment l'influx nerveux devient-il pensée et comment la pensée se traduit-elle en action nerveuse?Penfield croit que «nous serons toujours forcés d\u2019imaginer un élément spirituel, d\u2019essence différente, situé entre le complexe sensitif et la machine motrice.et capable de contrôler ce mécanisme» (Penfield, 1949), 420 June 1953, TECHNIQUE Rx et à l\u2018écorce temporale auditive.Nous connaissons les fonctions attribuées aux diffé- In rentes aires corticales, mais on se tromperait en les considérant indépendantes les unes te des autres; elles retentissent au contraire étroitement les unes sur les autres, au point a que les hémisphérectomies ont montré, pour des fonctions simples et considérées com- | me essentiellement localisables, la possibilité de récupérations et de suppléances sur- 4 prenantes.ie L\u2019audition colorée est peut-être un des phénomènes de cette interférence des ve zones psycho-motrices.Il paraît encore prématuré, dans l\u2019état actuel de nos connaissances, de conclure fermement sur l\u2019action du thalamus dans l\u2019intrication corticale Ui pour percer le mystère de audition colorée, phénomène qui échappe actuellement tog a la norme logique de nos méthodes expérimentales objectives.Mais n\u2019oublions pas Rs qu\u2019à côté de la logique, il y a la vie, constamment soumise à des forces mouvantes dont il faut tenir compte, même quand elles refusent de se plier aux conceptions rigi- À des de notre esprit.#, ki Conclusion 3 1) Au point de vue physique, il semble impossible, d\u2019après nos connaissances _ actuelles, d\u2019admettre l\u2019hypothèse de l\u2019audition colorée.; 2) Au point de vue psychique, il est possible et même probable que les phé- ; nomènes résultant des expériences faites à l\u2019Ecole du Meuble et ailleurs reposent sur : une base scientifique sérieuse, dont les données sont encore difficiles a établir.i + a | VIENT DE PARAÎTRE! .| 3 Œ Pour la première fois.° ° ° T TOUT CE QUI CONCERNE À imprimerie oo ow À LA CONSTRUCTION industri est une industrie complexe L'ENCYCLOPÉDIE PRATIQUE are hereon ; DU BATIMENT métiers spécialisés.Il faut ?| 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Association Many of the readers of Technique have, or will have, problems of training for industrial jobs and later for supervisory or executive positions.The Canadian Industrial Trainers\u2019 Association studies and discusses the problems faced by the men in charge of the training in the large industrial plants.With the growth of industry and the meeting of new personnel problems, training is becoming valued as a quicker introduction into proper production than the old- fashioned method of having the other workers or the foremen teach the beginner what they knew, or sometimes, what they thought he should know.Lewis Hearle, who has taken a live interest in this association has prepared the following short history of the group.The Seventh Annual Conference was held at the Mount Royal Hotel on April 23rd and 24th.The Canadian Industrial Trainers\u2019 Association was founded a direct consequence of the D.I.L.Trainers\u2019 Meetings organized by D.L.Guthrie of C.I.L.for the benefit of the trainers of the various D.I.L.Plants.When the momentum of war production slackened, it seemed as if the D.I.L.Meetings would be discontinued (as they were).The problem was discussed by a group of D.I.L.training men, which included D.Guthrie, Al Crossland, H.Filiatrault, F.Clayden and G.Smith.It was finally decided to make an attempt to interest the training men in other industries.À tentative organization was set up and J.M.Clement was asked to sound out the Trainers in other industries in regard to the formation of an Association of Trainers.Following a number of informal meetings a Nominating Committee was appointed which comprised: S.V.Wright, Aluminum Co.\u2014 Chairman A.C.McDonald, C.P.R.R.Elliott, Canadian Vickers F.Clayden, D.I.L., Montreal J.M.Clement, Arts and Crafts Schools On Tuesday, May 30th, 1944, a tentative slate of officers was decided upon and, at a meeting held at Sir George Williams College, on June 16th, 1944, the following slate was adopted on a motion by C.McCool which was seconded by H.Filia- trault.President \u2014 C.Niderost \u2014 C.P.R.V.President \u2014 J.Simard \u2014 Marine Industries Treasurer \u2014 E.Hamilton \u2014 Eaton\u2019s Secretary \u2014 J.M.Clement \u2014 Arts and Crafts Schools Directors: S.V.Wright \u2014 Aluminum Co.C.Banks \u2014 R.C.A.Victor TECHNIQUE, Juin 1953 423 OE GE eH Se TERY, BAe ER STR GS F.Clayden \u2014 D.1.L.A.McDonald \u2014 C.P.R.W.L.Brander \u2014 Dominion Engineering Ltd.While the first name of the Association was \u201cThe Quebec Trainers\u2019 Association\u201d, this was later changed, on September 26th, 1944, to \u201cCanadian Industrial Trainers\u2019 Association\u201d, on a motion by C.Banks which was seconded by V.Wright.From the very beginning, a large amount of help and encouragement was given by Hal Doig, of Canadian Vocational Training, Gabriel Rousseau, of the Arts and Crafts Schools and L.Hearle of the Youth Training Plan.The first annual report was presented on May 17th, 1945, by C.Niderost, the first President of the C.I.T.A.Other Presidents were: C.Banks \u2014 R.C.A.Victor H.Filiatrault \u2014 Youth Training Plan W.Stansfield \u2014 Shawinigan li W.Wilson \u2014 Steel Co.of Canada fe F.Hale \u2014 Dominion Engineering i L.Charlebois \u2014 Dominion Burlington Mills G.Rousseau \u2014 Department of Labor id M.King \u2014 Canada Packers On June 10th, 1948, at a regular Executive meeting, the Executive Committee of the Canadian Industrial Trainers\u2019 Association after due consideration of the many 0 benefits to be gained, decided to affiliate with the American Society of Training Directors.It was understood that the \u201cCanadian Industrial Trainers\u2019 Association\u201d will retain his identity as such, and, that present members of the Canadian Industrial Trainers\u2019 Association may join the American Society of Training Directors on a voluntary basis.Proposer from floor \u2014 P.Tremblay Seconder \u2014 R.Landreville The result of this vote was forwarded to Mr.Russel Packard, President of A.S.T.D.by C.I.T.A.representative H.Filiatrault, Secretary of C.I.A.T.Monthly meetings have been held regularly since the beginning (1944).The first Annual Conference was held in the spring of 1947, under the chairmanship of H.Filiatrault and to date, seven Annual Conferences have been held.Plant visits or tours are also a popular feature.OUR AIM To promote and conduct any research and service activities which will enhance the effectiveness of the training function and the efforts of those actively engaged in personnel development (Art.2, Constitution).ALEX.BREMNER LIMITED MATERIAUX DE CONSTRUCTION © ISOLATION Établie PRODUITS RÉFRACTAIRES en 1872 1040, rue BLEURY \u2014 MONTREAL \u2014 LA 2254* ï ne - yy ALY er, 424 June 1953, TECHNIQUE fi LES CHIFFRES SONT UTILES ET \u2026 AMUSANTS par J.-P.RIVET, B.Sc.PROFESSEUR DE MATHEMATIQUES, ECOLE TECHNIQUE DE MONTREAL Vous connaissez le nombre » (pi) mais.En effet qui n\u2019en a jamais entendu parler?Certainement pas un lecteur de Technique! Vous vous en servez souvent, mais le connaissez-vous bien?Nous allons l\u2019examiner et essayer de jeter un peu de lumière sur ce fameux nombre indispensable aux mathématiciens, aux professeurs, aux élèves, aux industriels.On sait que le rapport constant qui existe entre la longueur d\u2019une circonférence et son diamètre est représenté par la lettre abréviative =.La longueur de la circonférence est représentée par la formule 2=R.Quelques-unes des formules qui utilisent 7 Longueur d\u2019un arc de n degrés: Rn 180 Aire du cercle: =R?2 Aire du secteur: Rn 360 Cylindre circulaire droit: aire latérale: 2xRh aire totale: 2xR (R + h) volume: R°h.Cône circulaire droit: aire latérale: Ra aire totale: #R (a 4 R) volume: } R°h.3 1 Volume du tronc de cone: 3 zh (R?+ r?+ Rr) Sphère: surface: 4R?volume: \u2014 RS 3 surface d\u2019une zone: 2xRh.On pourrait continuer durant des heures à étaler des formules où l\u2019on rencontre le nombre x.On n\u2019aurait qu\u2019à puiser dans la trigonométrie (plane ou sphérique), dans la géométrie analytique (plane ou dans l\u2019espace), et évidemment dans le TECHNIQUE, Juin 1953 ê 0 > i - $ * é calcul infinitésimal.Dans cette derniére branche, on le trouve bien utile pour bâtir nos limites d\u2019intégration, ou encore pour effectuer certaines transformations rapides de calcul opérationnel.L\u2019algèbre moderne ne saurait non plus s\u2019en passer.Historique Mais d\u2019où vient-il donc ce nombre magique qui a eu beaucoup à faire dans l\u2019édification de toutes les inventions que nous connaissons aujourd\u2019hui?Les Babyloniens et les Hébreux croyaient que la longueur de la circonférence valait 3 fois la longueur du diamètre.Les Egyptiens eux, donnaient à = la valeur \\/10 = 3.1623.Archimède se rapprocha davantage de la valeur exacte en trouvant pour = une valeur 10 10 22 comprise entre 3 \u2014 et 3 \u2014 \u2014 7 c\u2019est-à-dire entre 3.1408 et 3.1428.Au Ve siecle, 7l 70 le mathématicien hindou Arjabahr trouva = \u2014 3.1416.Le géomètre hollandais Métius, indiqua au XVI® siècle que = valait qui, en décimales, donne les six premiers 113 chiffres exactement: 3.141592.Enfin, on commençait à toucher au but.(On peut se souvenir très facilement du rapport en écrivant deux fois les trois premiers nom- 113 bres impairs 113355 et en prenant les trois premiers chiffres pour dénominateur et les trois derniers pour numérateur.) Au XVI° siècle, le Français Viete, célèbre pour ses transformations algébriques, calcula avec onze chiffres exacts en évaluant le périmètre d\u2019un polygone régulier de 393,216 côtés (hexagone dont on a doublé 16 fois le nombre des côtés).Finalement, au XIX®° siècle, l\u2019Anglais William Shanks donna la valeur de = avec 707 décimales exactes.En 1937, on écrivait celles-ci le long d\u2019une frise du Palais de la Découverte à l\u2019Exposition de Paris.Vous savez peut-être comment retenir les 31 premiers chiffres de x.Si non, voici le procédé mnémotechnique: le nombre de lettres de chaque mot donne les chiffres successifs de =: Que j'aime à faire connaître un nombre utile aux sages.314 1 5 9 2 6 5 3 5 Immortel Archimède, artiste, ingénieur, 8 9 7 9 Qui, de ton jugement peut priser la valeur?3 2 3 8 4 6 2 6 Pour moi, ton probléme eut de pareils avantages.4 3 3 8 3 2 7 9 d\u2019où: x = 3.141592653589793238462643383279.; Comme le chiffre qui suit, c\u2019est-à-dire le 32°, est un zéro, c\u2019est peut-être pour 8 cela que les vers s\u2019arrétent au 31° mot! Leibniz (un des inventeurs du calcul infinitésimal) a trouvé que la somme des termes à l\u2019infini (Sc) de la série LH} 404 + i! +11 1 3 5 7 9 11 13 15 sta oan ftir 1 .7 .Le + 7 etc.valait \u2014.C\u2019est facile à retenir si on remarque que les différents ter- 7 mes sont les inverses des nombres impairs, les signes alternant (+), (\u2014), (+), 426 June 1953, TECHNIQUE da ss 7 & It, > (\u2014), (+), ete.Pour diviser un nombre par x, on peut le multiplier par \u2014 qui vaut ; T 0.318309%.Le nombre = est transcendant.Que veut dire ce mot?Tout d\u2019abord, qu\u2019est-ce qu'un nombre algébrique?Par exemple, les racines de l\u2019équation 24x2 \u2014 14x \u2014 3 3 1 \u2014 \u2014 \u2014 0, qui sont \u2014 et \u2014 \u2014, sont des nombres algébriques.V2 et \\/3 qui sont les 6 racines de x?\u2014 x (3 + V2) + V6 = 0 (l'équation étant satisfaite par ces valeurs), sont également des nombres algébriques.Pour généraliser, un nombre algébrique est racine d\u2019une équation algébrique de degré n pouvant avoir (n + 1) termes et telle que ax\" + bx\"! + ex\"?+ \u2026 + px + q = 0 et dont les coefficients a, b, ¢, .p sont des nombres naturels.Nous sommes maintenant en mesure de définir «transcendant».On appelle nombre transcendant un nombre tel que , par exemple, qui n\u2019est pas racine d\u2019une équation algébrique.Un nombre transcendant, toutefois, est racine d\u2019une équation transcendante : x = 0.765.(en radians) est racine de l\u2019équation: sin Xx + \u2014 cos x \u2014 x = 0.Quant à =, il est racine de I\u2019équation transcendante: 1 1 x \u2014 (16 tan! \u2014) + (4 tan! \u2014) = 0.5 239 On sait que si l\u2019on effectue la division de deux nombres naturels, on obtient, soit un quotient exact (ex: 18 \u2014 6 = 3), soit un quotient décimal (ex 29 \u2014 7 = 4.14285.), soit une fraction périodique simple (ex: 6 \u2014 7 \u2014 0.857142857142.dont la période a 6 chiffres) ou encore une fraction périodique mixte (ex: \u2014 = 24 0.291666.) Au contraire, la racine carrée d\u2019un nombre qui n\u2019est pas un carré parfait, ?donne une suite de chiffres qui se suivent indéfiniment, sans aucun ordre prévisible.De tels nombres sont appelés «incommensurables» car ils n\u2019ont aucune mesure commune avec l\u2019unité.Ex: V2 = 1.4142135623.v3 = 1.7320508075.Le nombre = est aussi incommensurable.MOGULECTRIC LE NOUVEAU METALLISEUR SIMPLIFIE! 1.Le fil est propulsé par un moteur électrique au lieu d\u2019une turbine à air.Ceci assure une vitesse d'avancement du fil absolument constante.2.La vitesse du fil est réglable de 1.8 à 6 pieds à la minute au moyen d'une mollette.3.Mogulectric prend n'importe quel fil, 11 ga.1/8\" et 8/16\".4.La vitesse du fil peut s'ajuster avant dallumer; pas d\u2019embarras pendant l'opération.6.Mogulectric consomme peu d\u2019air: seulement 16 pi- cu/min à 45 lbs de pression.CONSULTEZ-NOUS POUR UNE DEMONSTRATION! WELDING & SUPPLIES CO.LIMITED 3445, rue Parthenais \u2014 CH.1187 \u2014 Montréal Carré d\u2019un nombre compris entre 40 et 49 Oublions le nombre x pour un moment, et voyons comment l'algèbre nous permet de sauver du temps.Voici un petit truc: Vous voulez trouver par coeur le carré d\u2019un nombre compris entre 40 et 40 inclus.Pour obtenir la réponse, ajoutez le chiffre des unités au nombre fixe 15, obtenant ainsi les deux premiers chiffres du produit.Retranchez ensuite le chiffre des unités du nombre fixe 10, faites le carré de cette différence et vous obtenez ainsi les deux derniers chiffres du produit.(Si ce carré n\u2019a qu\u2019un chiffre, placez un zére à gauche de ce carré.) C\u2019est compliqué?\u2014 Mais non, examinez les exemples qui suivent et vous changerez d\u2019avis.Ex: 472 Ex: 432 On pense a: 7 + 15 = 22 3 + 15 = 18 Ensuite: 10 \u2014 7 = 3 et 32 = 9 10 \u2014 3 \u2014 7 et 7?\u2014 49 Finalement : 472 \u2014 2209 432 \u2014 1840, Il existe une explication évidemment.Pouvez-vous la trouver?Si non, voyez comme c\u2019est simple: Un nombre compris entre 40 et 49 inclus a la forme 40 + x, où 0 < x = 9.Donc: (40 + x)?\u2014 1600 + 80x + x?= (1500 4- 100) + (100x \u2014 20x) + x° = (1500 + 100x) + (100 \u2014 20x + x?) = 100 (15 + x) 4 (10 \u2014 x)2.C\u2019est tout.C\u2019est de là que viennent le 10 et le 15 dont on s\u2019est servi.VISITEZ NOTRE AU 4e ETAGE Metropole Electric Inc.Ouvert jusqu'à 9 hk.le vendredi soir L.-E.Dansereau, président © « Dupuis Srères 865 est, rue Ste-Catherine QUÉBEC \u2014 MONTRÉAL \u2014 OTTAWA Montréal 428 SNNERS CSSSN D KUEVTERS: LARS AS VNR, QA.DEPARTEMENT DES APPAREILS DE MANUTENTION © Convoyeurs portatifs et stationnaires @ Réducteurs et Varlateurs de vitesse @ Commandes par courroies en V @ Engrenages ¢@ Poulies ¢ Chaînes @ Élévateurs @ Concasseurs ¢ Machines -spéclaies.@ ete June 1953, TECHNIQUE ion SRT ESSENCE ES hae CHRONIQUE DE L\u2019AUTOMOBILE AUBAINES J L importe que l\u2019automobiliste soit en garde contre certaines réclames qui lui font un tort considérable ainsi qu\u2019au commerce.Dans cette chronique on vous a fait connaître les opérations que comporte une mise au point véritable qui, si elle est effectuée correctement, peut parfois entraîner une dépense assez considérable.Que penser alors des réclames qui offrent des mises au point pour environ cinq dollars ou toute autre somme très basse?Il est évident que les mises au point offertes à ces prix ne peuvent être que partielles.Ce ne sont donc pas de réelles mises au point.Ce terme, comme bien d\u2019autres, a perdu sa signification et l\u2019automobiliste qui se laisse tenter par ces réclames ne peut obtenir un travail complet.Vous qui avez suivi cette chronique, comprenez facilement qu\u2019un prix ne peut être fixé d\u2019avance pour une mise au point car elle comporte trop d\u2019imprévus.En effet une mise au point signifie la recherche des défectuosités par un examen minutieux des organes et le remplacement ou la réparation des pièces défectueuses.Ce n\u2019est donc qu\u2019après un tel examen que le mécanicien peut déterminer le coût de la réparation.Un automobiliste averti par JOSEPH CARIGNAN, T.D.PROFESSEUR, ECOLE DE L\u2019AUTOMOBILE MONTREAL n\u2019exige pas que le coût de la réparation soit fixé au préalable bien qu\u2019une somme approximative puisse être déterminée après vérification.Un mécanicien compétent peut facilement justifier le coût de la réparation en présentant une facture détaillée au client et surtout en lui donnant entière satisfaction.Les automobilistes sont responsables dans une large mesure de la vogue grandissante des prix d\u2019aubaine en confiant des travaux aux ateliers qui annoncent des mises au point à prix fixe.Votre voiture représente un placement important.Les mises au point bien exécutées lui permettent de donner son plein rendement et représentent en définitive une économie équivalente au coût de la réparation.En outre, seule une mise au point véritable peut procurer ce plaisir de conduire qui se traduit par une souplesse et une réponse immédiate aux contrôles qui font vite oublier à l\u2019automobiliste la facture qu\u2019il a dû acquitter.Le sujet est loin d\u2019être épuisé mais nous croyons avoir fait oeuvre utile en vous faisant mieux connaître cette mécanique merveilleuse qu\u2019est votre automobile.Collet Frères Limitée INGÉNIEURS-CONSTRUCTEURS ET ENTREPRENEURS BUILDING CONTRACTORS AND ENGINEERS OTTAWA - MONTRÉAL - QUÉBEC TECHNIQUE, Juin 1953 429 PROJET DE CONSTRUCTION 2 J VA TEA SERB a FA TGS], ee gas or eat Sf de PLAY GR AY ry [2 Es PEL \\ \\ \\ / P OUR Jl\u2019amateur en menuiserie, voici un meuble de rangement facile à construire.Ce petit meuble destiné spécialement à la cuisine sera utile à la ménagère dans plusieurs cas.Nous recommandons le contre-plaqué à cause de sa rigidité et de son bas prix.Liste de débit Selon le détail B, le bois à employer se trouvera dans une feuille de contre-plaqué (découpage selon le schéma) l\u2014feuille contre-plaquée: 34\u201d X4\"X8\".2\u2014panneaux de masonite: 3/16\u201d X14\u201d\"X 13\u201d.goujon: 14\u201d X4/.12 vis: 114\u201d No 8.FONDÉE EN 1858 ESTABLISHED 1858 T.PRÉFONTAINE & Cie Ltée Paul Préfontaine, président PLANCHERS DH BOIS FRANC BOIS DE CONSTRUCTION © HARDWOOD FLOORING AND LUMBER Wilbank 8788 01417, mee CHARLEVOIX, MONTREAL 430 PETIT BUFFET POUR CUISINE par ANDRE LARIVIERE 4e ANNEE ARTISANAT ECOLE DU MEUBLE Outillage Equerre, égoïne de travers, rabot ou varlope, vilebrequin, mèche 14\u201d et 1\u201d, marteau, ciseau a bois, tournevis, papier-sablé 14, 0, 2/0, 3/0, colle à bois.Construction Découper les morceaux dans le panneau selon le schéma.Une fois cette opération terminée, percer les trous aux endroits désignés.Les rainures qui servent à faire coulisser les portes peuvent être exécutées à la machine, au trusquin ou au ciseau.Finition Polissez-bien avec le papier 15, 0, 2/0, 3/0.Appliquez de préférence un vernis a polir.Quand le vernis est bien sec frotter le meuble au papier no 280 et à l\u2019eau.Annoncez dans TECHNIQUE Revue industrielle bilingue, qui circule dans tous les centres manufacturiers.506 est, rue Ste-Catherine HArbour 6181 |] June 1953, TECHNIQUE HISHeRGLIOH be bob, \u2014 No ~\\ Nl 1h | th oD 0 Ly = I! -\u2014 aly ws dm emp fm wm \u2014\u2014 =» ae jeun ete ee - - SE = i i: ST [9] J DETAIL A | \u2014< w= \\ -\u2014 a du a \\ TT LE = bom fof Hh 0 Ur £ > Cr ull S Zz i! 2 +1 =| itt Hi ih Im i Lil } [Fy ii 1H 1 raz i hile Mth ih D s 2 UT il \\ D ETAIL B Lt a LL hl tly A te i leit i! ih vi Et ' Wi nH } (ii tt I se iM u IN J ps £a 17 \\ nil \u201c1 4 \u2014\u2014 | ne Jd A | (H) ASS Hi te i ul Ml NNN NNN = \\\\J (HR | OÙ i li ASS NN i Nera hi À hy Mie 30 i shi DETAIL D jr wn wn ® Exclusive extended spindle face for added clearance and greater rigidity of cutter support.® 18 Spindle Speeds 40 to 1530 R.P.M.© 18 Feed Rates 15\u201d to 2014\u201d per minute.® Fast Travel Provided For All Table Movements.® Powered by 3 Individual Driving Motors \u2014 spindle; feed and fast travel; THE CANADIAN Q FAIRBANKS-MORSE COMPANY LIMITED 255 blvd des Capucins 980 rue St-Antoine 266 rue Sparks Québec, Qué.Montréal 3, Qué.Ottawa, Ont.ta at i ER A de ne "]
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