Technique : revue industrielle = industrial review, 1 septembre 1953, Septembre
[" ; es aurores boréales Marcel Benoit Arthur Cramm ; es chemins de fer ançais Jacques Boyer he Long, Long Trailer Jack Gunn W@ frojet de construction ol.XXVIil MONTREAL ptembre \u2014 September 1953 25e Photo Bell Telephone Co.Alarme Robot (voir article page 471) Robot Alarm (see article page 477) ou SÉRIEUSES TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE INDUSTRIAL REVIEW organe de a publication of L\u2019Enseignement Spécialisé Technical Education du of the MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014DIRECTORS EDOUARD MONTPETIT ALBERT LANDRY Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Institut Technique de Shawinigan Director of Technical Education Shawinigan Technical Institute JEAN DELORME GASTON TANGUAY ru .0 > t t Director dint! of die\u201d Aria ana Grats Bohoois ROSARIO BÉLISLE JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole Technique de Montréal Ecole du Meuble, Montréal Montreal Technical School Furniture-Making School, Montreal W.W.WERRY L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole Technique de Montréal Ecole des Arts Graphiques, Montréal Montreal Technical School School of Graphic Arts, Montreal PHILIPPE METHE GASTON FRANCOEUR Ecole Technique de Québec Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Quebec Technical School Paper-Making School, Trois-Rivières J.-F.THERIAULT STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole Technique des Trois-Rivières Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Trois-Rivières Technical School Textile School, St-Hyacinthe MARIE-LOUIS CARRIER SONIO ROBITAILLE Ecole Technique de Hull Office des Cours par correspondance Hull Technical School Correspondence Courses M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, Rimouski Editeur Publisher Secrétaire de Editorial PAUL DUBUC WILLIAM EYKEL BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 HA.6181 ABONNEMENT firangor 3200 Foreign countries SUBSCRIPTION L'IMPRIMERIE DE LAMIRANDE, 2425 RUE HOLT, MONTRÉAL, (36) \u201cUND U-S TRIAL SEPTEMBRE SEPTEMBER VOL.XXVIII 1953 No 7 Our Cover 435 Notre couverture 439 Sommaire * Contents Les aurores boréales Marcel Benoît How\u2019s Your 1.Q.On 3D?Arthur Cramm 443 Un primitif: Jean-Baptiste Roy-Audy Gérard Morisset Louis Bourgoin Jack Gunn | 451 La dynastie des Becquerel 455 The Long, Long Trailer 461 Montréal, métropole industrielle du Québec Ludger Beauregard 471 Le réseau canadien de télévision 477 TV Relay Chain Links Toronto and Montreal Omer Cahan Major This equipment is instru- ° .mental in protecting the im.481 Les chemins de fer francais portant communications channels between Toronto, Ottawa .and Montreal provided by 489 Singers for the World Bell Telephone\u2019s microwave radio relay system.W.J.Craw- 2 .ford, Bell technician, tests one 495 16e congres de la Corporation des techniciens diplômés Jacques Boyer John Rose of the relays which operate the ingenious alarm and control system.Located in Kingston, mid-way along the micro- 498 New Type of Locomotive wave route, this equipment can f E C t or very oun ry Bernard Janelle receive a call for help from any of the relay stations in the chain, identify the trouble, .and, in some instances, issue 502 Projet de construction: an order correcting the diffi- #2 culty.Control panel for the horloge de cuisine system is seen at the bottom of the equipment bay.Benoit Brochu + 0 nn is © Cet outillage électronique assure le service ininterrompu de l\u2019importante nouvelle artère de communications entre Toronto, Ottawa et Montréal, fournie par le réseau de relais radiophoniques à ondes micrométriques de la Cie de Téléphone Bell.Le technicien J.W.Crawford, de la Cie Bell, Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont la reproduction est autorisée à condition d\u2019en indiquer la provenance et après en avoir obtenu l\u2019autorisation de TECHNIQUE.\u2014Autorisée comme envoi postal de 2e classe, ministère des postes, Ottawa.BR ag ac vérifie une pièce de Jl\u2019ingénieux système automatique d\u2019alarme et de contrôle dont le cerveau est situé à Kingston.Cet outillage automatique peut recevoir des signaux de tout relais défectueux, identifier la partie défectueuse et, dans certains cas, émettre des ordres qui corrigent ce défaut.On voit le tableau de contrôle du système automatique d\u2019alarme au bas de la photo.* With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingnal scientific review published in Canada.Authors are responsible for the ideas expressed in their articles which may be reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as 2nd class mail, Post Office Department, Ottawa.* i iti fi He RAA ut h Rl Bil HRA i § ho le But Bite ; ifn.LR lh Une expérience de 50 années au service des INDUSTRIELS MARCHANDS ARCHITECTES ENTREPRENEURS COMMUNAUTES INCORPORÉE Ben Béland, président Jean Béland, Ing.P., s.-trés.7152, boulevard Saint-Laurent \u2014 Montréal \u2014 GRavelle 2465* CORROYEUR GENERAL bh ET 8 DETAILS TECHNIQUES 6\u201d 8\u201d CAPACITE 15 x 67 15 x 8\u201d LONGUEUR DES TABLES 351%\u201d 44\u201d FORCE MOTRICE REQUISE ¥2 H.P.34 H.P.CAPACITÉ DE FEUILLURE 15\u201d 19\u201d HAUTEUR 35\u201d 35\u201d Pour obtenir plus de détails sur nos MACHINES À BOIS écrivez-nous GENERAL MFG.CO.LTD.DRUMMONDVILLE, P.Q.\u2014 CANADA eg 0 \u2014_ 1 LES PHÉNOMÈNES ATMOSPHÉRIQUES Les aurores boréales\u201d par MARCEL BENOÎT, D.Se.CHEF DE LA SECTION DE PHYSIQUE ECOLE DES TEXTILES, S.-HYACINTHE ES phénomènes atmosphériques ont de tout temps attiré l\u2019attention de la foule, soit par leur utilité (pluie et beau temps), leur beauté (arc-en-ciel, aurore boréale), les dangers qu\u2019ils présentent (foudre, grêle) ou simplement par leur étrangeté (halo lunaire, mirage).Ces manifestations de la nature ont aussi intéressé les scientistes qui très tôt en ont entrepris l\u2019étude.Les résultats de ces travaux, en plus d\u2019augmenter les connaissances humaines et de satisfaire une curiosité légitime, ont pu être utilisées dans certains cas à des fins pratiques immédiates comme la protection contre la foudre, la pluie provoquée artificiellement lors d\u2019une sécheresse, la prévision de la température dans de multiples buts, etc.Le mécanisme de la majorité de ces phénomènes est assez connu bien qu\u2019ils ne se prêtent pas facilement à une étude car la plupart d\u2019entre eux ne se reproduisent pas souvent, ni à un endroit ni à un moment déterminé.Quelques-uns ont pu être reproduits artificiellement, comme l\u2019éclair, mais c\u2019est l\u2019exception.Les aurores boréales Les aurores boréales, ou plus généralement les aurores polaires, sont des lueurs, souvent colorées, plus ou moins brillantes, de diverses formes et généralement mobiles qui sont visibles la nuit dans le firmament.Le nom d\u2019aurore provient de la ressemblance de ce phénomène avec la lueur rosée et brillante qui apparaît à \u2019horizon un peu avant le lever du soleil: l\u2019aurore.L\u2019adjectif boréale fut ajouté car on croyait que ce phénomène ne se produisait que dans l\u2019hémisphère septentrional.Lorsque les explorateurs eurent conquis le reste de la terre et rapporté l\u2019existence de manifestations atmosphériques semblables dans l\u2019hémisphère sud, on nomma ces dernières aurores australes et on donna au phénomène général le nom d\u2019aurore polaire puisque ces tableaux féeriques ne sont pas visibles dans les régions méridionales.Au Canada le terme exact à employer est donc aurore boréale.Description physique Les aurores polaires peuvent se diviser en deux groupes plus ou moins distincts: celles qui sont mobiles dans la forme et l\u2019éclat, et celles qui sont fixes; toutes sont susceptibles de se déplacer dans l\u2019espace.(1) Voir aussi «La foudres,Technique, p.381, juin 1949.TECHNIQUE, Septembre 1953 Celles de la première catégorie sont sans contredit les plus spectaculaires.Leur aspect varie beaucoup.On en a vu en forme de tache, de colonne, d\u2019arc, de dôme, de Crit couronne, de ruban, de draperie, d\u2019éventail, etc.Les variations de forme sont généralement assez rapides et quoique les dessins deviennent ordinairement quelconques, il arrive parfois que la forme reste la méme mais change de dimensions ou encore se transforme d\u2019un modèle à un autre comme de la colonne à l\u2019éventail.La forme la plus compliquée, celle de la draperie, est aussi la plus belle.Ce spectacle unique est en tout point semblable à une immense pièce d\u2019étoffe agitée par le vent et qui s\u2019enroule et se replie sur elle-même en forme de sinusoïde.Les aurores polaires fixes se présentent surtout en taches ou fumées qu\u2019on peut prendre assez facilement pour des nuages.Parfois elles formeront des arcs circulaires ou elliptiques concentriques ou autres figures géométriques mais moins bien définies que dans le cas des aurores polaires variables quoique plus homogènes.Ces perturbations atmosphériques peuvent se présenter sous forme d\u2019une lueur blanchâtre ou colorée.Dans ce dernier cas on remarque au plus trois couleurs distinctes: rouge, jaune et bleu-vert.Le rouge se trouve au bas de ce tableau féerique surmonté du jaune puis du vert.Certaines aurores polaires n\u2019ont que deux couleurs ou une seule, surtout le jaune; les rouges sont plutôt rares et on n\u2019a rapporté que deux ou trois spécimens entièrement verts.Explieation du phénomène Le savant français Biot a démontré en 1820 que la lueur des aurores polaires ne pouvait être ni de la lumière réfléchie ni réfractée car aucune trace de polarisation (1) n\u2019est décelable.Il faut donc conclure que ces traits de lumière nocturne sont eux-mêmes des sources lumineuses.Il est assez facile de déterminer la hauteur du phénomène.En effet la méthode de triangulation utilisée avec autant de profit par les arpenteurs-géomètres que par les astronomes permet de mesurer la distance entre les aurores boréales et la terre.Comme on le sait, cette méthode consiste à amener l\u2019objet en question dans le champ d\u2019une lunette ou d\u2019un télescope selon le cas, et de noter les angles formés par l\u2019appareil et le plan horizontal, de se déplacer d\u2019une distance connue puis de déterminer les nouveaux angles.Comme il s\u2019agit présentement d\u2019un objet mobile, les observations se font simultanément par deux personnes.La trigonométrie nous permet d\u2019obtenir le renseignement désiré très facilement.Les résultats indiquent une hauteur de 40 à 600 milles.Or on sait que l\u2019atmosphère est composée d\u2019abord de la troposphère où la majeure partie de l\u2019air est concentré (environ 10 milles d\u2019épais), de la stratosphère où la pression d\u2019air est assez faible (de 10 à 50 milles) puis de l\u2019ionosphère où les quelques molécules sont brisées en ions et électrons qui forment les couches D, E, F1 et F2 si utiles aux amateurs de radio à ondes courtes (de 50 à 500 milles) et enfin de l\u2019exosphère qui ne contient que quelques molécules de gaz (de 500 à 1,000 milles).Le phénomène que nous discutons a donc lieu dans la région d\u2019air raréfié.Enfin on a remarqué que le maximum d\u2019aurores boréales coïncidait avec le maximum de rayonnement du soleil, c\u2019est-à-dire dans la période où les taches solaires sont les plus nombreuses (tous les onze ans et demi).Le physicien suédois Arrhénius, en considérant tous ces faits, a proposé la théorie suivante.Lorsque des éruptions se produisent à la surface du soleil, des par- (1) Voir «La lumière polarisée», Technique, p.363, juin 1953.436 September 1953, TECHNIQUE ticules (probablement de l\u2019hydrogène) sont lancées dans l\u2019espace et un certain nombre d\u2019entre elles atteignent l\u2019atmosphère terrestre.Comme ces particules sont chargées électriquement et que la terre forme un gigantesque aimant, elles se dirigeront vers les pôles à une grande vitesse.Aussitôt qu\u2019un de ces projectiles rencontrera un atome, il l\u2019excitera et ce dernier rendra l\u2019énergie reçue sous forme de luminescence.En somme, i) se passe la même chose que dans le gaz raréfié d\u2019un tube de Crookes ou de Geissler sauf que dans ces derniers les particules excitantes sont des électrons uniquement.| Cette théorie proposée par Arrhénius incita certains expérimentateurs a reproduire artificiellement les aurores polaires.Peu après les spéculations du savant suédois, on réussit à obtenir au laboratoire un phénomène tout à fait analogue à l\u2019aide d\u2019un ballon de verre contenant une sphère aimantée, en faisant un vide progressif dans le ballon et en utilisant des rayons cathodiques.Toutefois on n\u2019a pu obtenir de couleurs caractéristiques.Il est cependant permis de faire un rapprochement entre le fait que l\u2019exosphère contient surtout de l\u2019azote et de l\u2019oxygène qui donnent tous deux des raies situées dans la région bleue du spectre lorsqu\u2019on les excite dans un tube de Geissler, et la couleur supérieure des aurores colorées.L\u2019hydrogène, dont la concentration augmente si on s\u2019approche de la terre, donne justement dans un tube à décharge un beau rouge vif.Ce sont des coïncidences surprenantes.Tous les secrets de cette lumière nocturne, qui existe également en plein jour mais noyée dans la lumière solaire, ne sont pas connus et compris.Cependant, tous les phénomènes atmosphériques, surtout ceux qui se manifestent dans la partie supérieure, font actuellement l\u2019objet d\u2019une recherche intensive et il se peut que d\u2019ici quelque temps on obtienne plus de détails sur ce fait remarquable et sur d\u2019autres.La raison de ce regain d'intérêt réside dans la nécessité de mieux connaître l\u2019espace où se lanceront très bientôt les hommes toujours avides d\u2019aventures et de conquêtes.Un pomiculteur de Rougemont a inventé une machine qui nettoie, polit, classe et enveloppe individuellement les pommes en pellicule cellulosique «Cellophane».Supprimant tout travail manuel sauf la mise en boîtes, cette machine rehausse l\u2019aspect des pommes à l\u2019étalage par l\u2019emploi de «Cellophane» de couleur.Le fruit se trouve en outre protégé contre la manipulation et la souillure.La pellicule est scellée, mais des perforations, d\u2019un côté du sac, permettent l\u2019aération nécessaire.(L\u2019OVALE C-I-L) TECHNIQUE, Septembre 1953 | 437 HUTTE SAVEZ-VOUS.par ROGER BOUCHER B.A., L.Ph., M.A., Dipl.MPCN PROFESSEUR DE SCIENCES ET MATHEMATIQUES ECOLE TECHNIQUE, RIMOUSKI \u2026qui eut le premier l\u2019idée du microphone?C\u2019est un physicien français nommé Bourseul qui, en 1854, soit 22 ans avant la découverte de Graham Bell, écrivait textuellement dans l\u2019« Illustration »: « Les sons, on le sait, sont formés par des vibrations reproduites dans les milieux intermédiaires.Imaginez que l\u2019on parle près d\u2019une plaque mobile assez flexible pour que cette plaque établisse et interrompe alternativement la communication avec une pile, vous pourrez avoir à distance une autre plaque qui exécutera en même temps exactement les mêmes vibrations.L\u2019état actuel de la science de l\u2019acoustique ne permet pas de dire a priori s\u2019il en sera tout à fait de même des syllabes articulées par la voix humaine.Quoi qu\u2019il en soit, il faut bien songer que les syllabes se reproduisent exactement rien que par les vibrations des milieux intermédiaires: reproduisez exactement ces vibrations et vous reproduirez aussi exactement les syllabes.Il est certain que dans un avenir plus ou moins éloigné la parole sera transmise à distance par l\u2019électricité\u2026 » \u2026si les ampoules électriques chauffent nos appartements?Mais parfaitement.Bien que leur rôle soit essentiellement d\u2019éclairer, la fraction d'énergie électrique transformée en énergie lumineuse ne dépasse guère 2 a 3%, tout le reste étant dissipé en chaleur exactement comme dans un radiateur.Par exemple, lorsque dans un appartement sont allumées cinq ampoules de 60 watts (puissance normale, la chaleur dégagée est pratiquement la même que si vous branchiez un petit radiateur parabolique de 300 watts.La seule différence consiste en ce que dans le second cas la chaleur est concentrée selon une direction bien déterminée alors que dans le premier elle est dissipée partout à travers l\u2019appartement.438 @ Comvoyeurs portatifs et stationnalres @ Réducteurs et Variateurs de vitesse @ Commandes par courroies en V © Engrenages © Poulies @ Chaines ¢ Elévateurs @ Concasseurs @ Machines spéciales » etc.September 1953, TECHNIQUE i HOW'S YOUR 1.Q.ON 3D by ARTHUR CRAMM So you're seeing things! The joint\u2019s jumping; at least, animals and people jump from the screen into your lap\u2014now keep Marilyn Monroe out of this: we're writing a technical article.Back in the good old days\u2014when the author was young\u2014a pleasant way to admire your young lady\u2019s golden hair was to get her looking into a Stereoscope.She would usually get quite a thrill from seeing the three-dimensional value of the landscape she was looking at; only in those days they thought of three dimensions only for landscapes and still life.More recently cameras have been made to take pictures with the slight difference in angle that makes it possible to see the pair of pictures as three dimensional.Also a number of pictures have been seen by most of us in those little circles of pairs of pictures looked at through a Viewmaster.And now, Hollywood, suffering heavily in the U.S.from the loss of business to television, brings on not one but several kinds of three-dimensional pictures.And it seems to work.Hollywood discovered the addition of voice to pictures added something to the value of the picture and, even more important to the screen barons, something to the box office.It also got rid of hundreds of ham actors who mugged before the screen but who couldn\u2019t act.Most of them had profiles or other curves which took the place of ability.When the next droop came for the movies, along came colour, and the box office showed more of the long green so admired in Hollywood.This time, television has cut deeply into the movie money.The big men of Hollywood put their heads together and with the aid of sundry inventors and scien- tits who have been given little attention previously, out comes 3 D or three dimensional movies.As with the original movies, the first 3 D\u2019s are rather weak in everything pertaining to the drama, but Mr.Curieus and his wife and all the Curiousses must see the show, and they do.So you sit in your seat in the theatre and lions jump at you and pretty girls nearly kick your hat off\u2014if you happen to be wearing one.And its fun, but is it good theatre?Basically we live in a three-dimensional world and we see most things in three dimensions, but for my part I like the sense of detachment afforded by the movie as it is, or was.I don\u2019t want hands gripping for my throat or arrows speeding in my general direction.But many want to see and feel the thrill of being in the centre of the happenings.TECHNIQUE, Septembre 1953 440 The Elizabethan theatre had the square stage in the centre of the audience.More recently, some theatres have experimented with the theatre-in-the-round or the arena theatre, with the spectators seated in a circle about the actors.The new movies, on the other hand, surround the spectator, or at least curve in front of him, or with the aid of polarized glasses give the illusion of depth.Let us glance at three of these new forms of movie.We should remember, however, that there are many experiments being conducted in England, Europe, and in Canada to get depth in pictures with the minimum of expense in taking and in showing the pictures.Such expense is an important problem at present, as picture taking in 3-D may require several times the equipment and labour of the old techniques.First, and most publicized of the new techniques, is Cinemara.This requires a huge screen for projection, consequently it cannot be used in the hundreds of smaller theatres scattered about the country.Cinemara, first shown last year, uses a huge screen filling the end of the theatre.The screen is wider and higher than the old screens and it must also be curved.Taking the pictures for Cinemara requires three cameras, shooting from different angles.The result is a fair feeling of three-dimensions.When there is a picture of a man running, following the camera will give the spectator the sensation of running.Some of the cartoons have taken this fear idea for a ride, showing the entire audience running in horror from a picture house with the Frankenstein of the picture after them.Of course, like the jokes about the Model T Ford, this is good publicity for the new kinds of pictures.We can all remember putting these polarized glasses on our noses and watching strange things happen, but it took courage to plunge into the expensive game of whole pictures in that medium.Possibly the popularity of the Cinemara is that it gave some of the illusions of three dimensions without the need for polarized glasses.Cinemascope This system, on the slate for 20th Century-Fox, had the advantages of a smaller screen and one camera instead of three.The only problem, at first, is to get enough of the special lenses for projectors in the theatres.One of the needs is a lens that will reduce the size of the picture when it is being taken and a lens in the projector to expand the picture to greater than the ordinary screen size.The cost of using this system is much less than Cinemara, which will probably be a big-city venture for some time.There are several variations of these two systems, and there will probably be many more before the next few years are out.One of the problems is to find the most pleasing size for a screen.From the production angle, and this must be considered as well as the technical aspects, there is a feeling that the wide screens will be difficult to fill except in spectacle types of films.Will the wide screen seem strangely bare when there are two persons in the centre of the film in a clinch of a love scene?This problem, in reverse, is one of the headaches of television.Here most of the action should be confined to a small space if it is to be clearly defined and easy to follow.September 1953, TECHNIQUE Vi i ce the ii qi & + 8 = i It must not be forgotten that television has its eyes on some form of three- dimension.shows.Probably one of these days television will be bumping into some of the major problems that have struck the movie industry during the past few years.É It may well be that new processes and the possibilities of having larger screens and clearer images will make present sets obsolete.Demands for colour and three-dimen- sion are further headaches for television as well as the movies.I don\u2019t think anyone who saw the colour movies of the Coronation of Queen Elizabeth II will think that the televised counterparts are anything but poor, miserable tripe.The fact of timeliness, of course, the feeling of seeing the action going on at the very time it occured is worth something.Unfortunately, there is something to be said for the possibilities of editing in the movie version.Natural Vision There is little new in this kind, but the introduction into long movies is rather daring.It is only necessity that brings it seriously before the public, and the great question\u2014the millions of dollars question\u2014is, will the public go on wearing goggles for long pictures?In this, the various systems under what is called natural vision, are at a disadvantage.Technically, the system requires two cameras taking pictures of the same thing, but the cameras work in such a way that the pictures are a slight distance apart, as though two pictures had been taken on one negative but the camera moved slightly before the second picture was taken.Two projectors are used to show these pictures which slightly overlap on the screen.By the use of polarized lenses, one eye sees one picture and the other eye sees the other.This gives the feeling of depth when the light is passed through the eyes to the brain.Much new research into what happens when we look at things at some distance is being started; already there are questions about the need for distance between our eyes and other surprising results from new studies.One advantage of this kind of 3-D is its comparative simplicity.No new screen En : is needed.Probably no one was more surprised than Hollywood at the rush to the Cine- mara pictures.While people were staying away in large numbers from most kinds of movies, the Cinemara was packed.Hollywood has always based its successes on the one first success.À good picture that grossed well was usually followed by a dozen hoping to cash in on the magic formula.Now the formula seems to be three dimensional pictures.One of these days someone will invent four dimensional pictures and then there will really be fun\u2014pos- sibly the audience will all disappear and never be seen again.Sound Too To increase the idea of depth, sound comes from two or three sound strips.To three-dimensional sight is added the three-dimensional sound.Probably there will be a slew of horror pictures in the not-too-distant future with sounds all around the audience, and murder walking in the midst of it.There should be a limit to this so that a few of us may remain sane in a world that has enough troubles at the moment.TECHNIQUE, Septembre 1953 The Pictures The first pictures to test the possibilities of the new medium have been rated lousy to terrible by the critics, yet they played to full houses.Soon Lloyd Douglas\u2019s \u201cThe Robe,\u201d a religious picture, will be shown, the first of the all-colour movies in Cinemascope.For such movies, where spectacle is the thing, probably the large screen will be a great advantage.This picture will give the public its first taste of the challenge of the new medium.The appearance in one movie in the new pix, \u201cHow to Marry a Millionnaire,\u201d of Marilyn Monroe, Betty Grable, and Laureen Bacall in three dimensions leads us to wonder whether 3-D is not assured of a great future.However if all the married men are forbidden the pictures, there may not be much gain.Hollywood is worried about the vast inventory of old-type films still to be disposed of.It is also in the dark about the possibilities of 3-D for the drive-in movies and the small houses in the country towns, the ones that are having the worst time at present.Somehow the kids get enough kick out of the cowboys as it is\u2014what will happen if the redskins and the space flyers rush madly at them?We may be bringing up a nation of neurotics.For men of inventive mind, there is the hope of inventing a perfect machine for 3-D.Perhaps it will be a technician with a love of pictures and a knowledge of optics who will turn out the perfect machine and win the lawsuits which are bound to grow up around his invention.Will there be something new?Will there be agreement and co-operation between studios as there was between the major TV manufacturers in pooling patents?Read next year\u2019s thrilling installment and find out what happened to the girl who walked out of the picture and came back with a mink coat.You can be sure of one thing, this will be played big.Simla under Snow in India White Simla is one of God\u2019s good sights.And Simla stays white for three months.It snows from December to March.Spread out as the town is on several ridges of a curved mountain, it shows a glorious expanse of white snow and dark green fir and a browner chestnut.The several tiers of white roads interspersed by dark foliage remind one of a clumsily cut cake.The snow comes to Simla almost with Santa Claus.A few falls first which the tree tops catch to decorate themselves and which soon vanish.A little more the next fortnight and then harder and harder at mid-Jan- unary.The town gets whiter and whiter and all other colour is obliterated.Simla is 7,000 feet in height.It is connected with the plains by motor road and by narrow-guage railway.In winter the brave little engine comes puffing, dark and black against the white track sounding so defiant in the snowy stillness.But it never fails.In fact it is a very reliable rail route.But the beauty of Simla is not wasted, for Simla goes gay in winter.Ice-skating with music, dancing, skiing all goes on.Hotels stay open, Xmas shopping is a treat.In fact, Simla under snow is a definite tourist\u2019s attraction.(G.I.I.S.) September 1953, TECHNIQUE QE Un primitif: Jean-Baptiste Roy-Audy SON EXISTENCE par GERARD MORISSET DE LA SOCIETE ROYALE DU CANADA CONSERVATEUR DU MUSEE DE LA PROVINCE Ex l\u2019année 1908, les fervents du Bulletin des recherches historiques ont pu lire, sous la rubrique de Questions, une demande de renseignements qui n\u2019a pas eu alors de réponse; la voici: «Avons-nous eu au Canada un peintre du nom de Audy?J\u2019ai vu une peinture, ces jours derniers, qui porte pour signature le nom «Audy», avec au-dessous le mot Triand (1).Qui pourrait me renseigner sur ce peintre?» Ce n\u2019était pas la première fois qu\u2019on évoquait le nom de cet artiste quasi inconnu.Dans Canada: An Encyclopedia of the Country de Hopkins, ouvrage paru en l\u2019année 1898, le peintre Robert Harris écrivait les phrases suivantes: «The next painter of whom we have any record is Audy, called Jean-Baptiste Roy.He was producing between 1804 and 1830.His work is only noticeable as being better than the average church daubs of the date.» Le chroniqueur n\u2019est pas tendre à l\u2019égard de notre peinture religieuse du début du XIXe siècle.Habituellement renseigné par l\u2019abbé Verreau, principal de l\u2019Ecole normale Jacques-Cartier, il a probablement examiné de près quelques toiles religieuses de François Baillairgé, de François Beaucourt et de Louis Dulongpré \u2014 tout au moins celles qui se trouvent dans la région de Montréal.Cependant il n\u2019en signale aucune, et c\u2019est dommage.Il n\u2019est donc pas facile de se faire une idée du critère dont il a fait usage pour étayer le jugement qu\u2019on vient de lire.Quelques années plus tard, en 1914, le peintre Johnston rédige, pour le douzième volume de Canada and its Provinces, un court chapitre sur la peinture canadienne; voici la phrase qu\u2019il consacre à Roy-Audy: «In the beginning of the XIXth century à man named Roy is named as a painter, but his work seems to have been of a trivial character.» «Barbouillages, croûtes, peinture insignifiante», voilà le jugement sans nuance qu\u2019ont porté nos prédécesseurs sur notre peinture d\u2019église de l\u2019époque 1780-1830 \u2014 et probablement aussi sur le portrait, puisqu\u2019il n\u2019en est pas question d\u2019une façon particulière.Avouons volontiers qu\u2019ils n\u2019ont pas tout à fait tort.Mais constatons aussi que cette peinture décorative, faite pour être vue de loin, est assurément fort éloignée 1.Triand est une erreur de lecture.Il s\u2019agit sans aucun doute du peintre Louis-Hubert Triaud, contemporain de Roy-Audy; il est mort à Québec en 1836.Je me propose de lui consacrer prochainement une chronique.TECHNIQUE, Septembre 1953 443 des oeuvres suaves et proprettes qu\u2019ont fignolées Harris et Johnston; et en leur temps, les artistes arrivés dédaignaient avec superbe les primitifs.Or Jean-Baptiste Audy Be est un primitif authentique et indiscutable \u2014 comme on le verra plus loin.Et si Harris 4 et Johnston avaient pu voir quelques-unes de ses meilleures oeuvres, s\u2019ils avaient été # au courant de son curriculum vitae, s\u2019ils avaient eu connaissance des menus faits que A je vais raconter, surtout s\u2019ils avaient pu examiner à loisir certains portraits qui nous je sont aujourd\u2019hui familiers, ils auraient été moins catégoriques dans leurs affirmations; w peut-être même se seraient-ils penchés sans sourire sur le cas de cet humble menuisier, fils d\u2019artisan, qui, d\u2019échelon en échelon, s\u2019est élevé volontairement jusqu\u2019à la condition d\u2019artiste et qui, tout de même, a laissé quelques belles oeuvres dans une veine réaliste de bon aloi.pet * # # qu Jean-Baptiste Roy-Audy (2) appartient à une lignée d\u2019artisans du bois \u2014 me- ome nuisiers, charrons, charpentiers, ébénistes.Le premier du nom au Canada, le maitre- ge charpentier Siméon Roy dit Audy, a vu le jour dans la commune de Créances, sise don à dix-huit kilomètres au nord de Coutances et à une heure de marche de la mer.qi Débarqué à Québec en 1665 avec le régiment de Carignan-Salières, il est licencié gi: trois ans après; le 3 septembre 1668, il épouse à Québec Claude des Chalets, qui lui qu donne neuf enfants.a En utilisant avec attention le Dictionnaire généalogique de Tanguay, il est po relativement facile d\u2019établir l\u2019ascendance de notre peintre.Au soldat-charpentier Si- | a méon succède Jean Roy-Audy, menuisier de son état; il est en même temps capitaine her de milice à Charlesbourg.Vient ensuite un autre Jean, Charlesbourgeois comme son père, dont le second fils Pierre, né le 2 août 1722, retourne à Québec pour y épouser qe Angélique Normandeau et passe une grande partie de son existence à Charlesbourg; I c\u2019est le grand-père de notre peintre.Le troisième fils de ce dernier, prénommé Jean-Baptiste comme tant de membres de cette famille, quitte Charlesbourg où il est né en 1753, s\u2019établit à Québec et me y épouse, le 20 janvier 1778, Marguerite Gauvreau, fille d\u2019un maître-tanneur; le Ü ménage dure à peine dix-huit mois, puisque Marguerite Gauvreau a été inhumée le Le 15 juillet 1779 dans le cimetière des Picotés.Le père n\u2019a pas tenté un second mariage.mi Le seul rejeton de la famille est notre peintre.Il a vu le jour le 15 novembre I 1778, dans une belle maison de pierre à deux étages, sise rue Saint-Georges \u2014 l\u2019ac- 1 tuelle rue Hébert.On vit là en famille, puisque Jean-Baptiste Audy père habite cette 1 grande maison avec la famille de son frère aîné, Pierre; en 1784, il en fera l\u2019acqui- Ii sition et la léguera a son fils en 1811.L\u2019enfant a été «élevé, logé, nourri et entretenu par son père jusqu\u2019au ler mai 1802», est-il écrit dans le Compte de tutelle que le père rend à son fils unique devant Maître Joseph Planté.Bien élevé, semble-t-il; même éduqué avec beaucoup de soin, \" si l\u2019on s\u2019en rapporte à l\u2019ensemble des documents qui le concernent.A-t-il suivi les - leçons de dessin, d\u2019architecture et de peinture que François Baillairgé donnait vers ° 1790 à un groupe de jeunes amateurs québecois?A-t-il fréquenté le Séminaire pendant l\u2019année 1791-1792, comme le laisse entendre le registre des élèves de cette insti- I tution?Je n\u2019ose rien affirmer.Et pourtant quelques séances de dessin chez Baillairgé, \\ quelques mois de scolarité en Eléments latins, tout cela s\u2019accorde assez bien avec la 2.C\u2019est la graphie du milieu du XIXe siècle.Mais la plus grande fantaisie a régné au siècle précédent: Roi ou Roy tout court, Audy ou Ody, Roi dit Audit, Roy dit Audy, même Ody-Roy.Dans les index, tantôt le patronyme est à Audy, tantôt à Roy.Tant de variantes compliquent les recherches, surtout quand les personnages ont le même prénom composé.444 September 1953, TECHNIQUE uf Portrait de Mme Louis- Re Léandre Lemaître-Auger my (Elisabeth Ranvoyzé, fille Le du notaire Etienne Ranvoy- | zé et de Francoise Filion), Me née à Louiseville en 1812, 0 morte au même endroit en 1878.Tableau de Jean-Bap- ng tiste ROY-AUDY, vers 1835.tu Conservé au Musée des Ç Beaux-Arts de Montréal.3 Cliché Inventaire Ue des oeuvres d\u2019art mentalité paternelle.Le menuisier veut bien que son fils te orne son esprit de connais- = sances diverses et cultive ses = dons manuels, soit; mais ce vi qu\u2019il veut, c\u2019est que le gamin ù ait un métier, qu\u2019il soit menuisier comme son père, = comme ses oncles.L\u2019enfant $ devient donc l\u2019apprenti de ; son père; il travaille à l\u2019ate- | lier de la rue Saint-Georges ao 4 \u201c et s\u2019initie à toutes les techni- esse A , ques du bois, même à celles du métal.Dans un document daté de 1802, le notaire le E ° désigne comme «Maître-Menuisier».4 7; Adolescent, il se révèle tel qu\u2019il sera dans sa maturité: intelligent, éveillé, cu- ; 4 rieux de tout, entreprenant et audacieux, s\u2019essayant a tout, courant d\u2019un chantier à E 2 un autre pour se rendre compte des problèmes du bâtiment, capable d\u2019assimiler les E techniques les plus différentes, fort habile de ses mains, grand travailleur et aussi E 2 grand liseur.Tel nous le montre sa haute signature, magnifiquement dessinée, volon- 4 te taire et fantaisiste à la fois; le J est imbriqué dans le B, dont le trait supérieur déborde ; à gauche comme un bonnet protecteur; le patronyme s\u2019aligne d\u2019une façon martiale; = et parfois le jambage de l\u2019y se transforme en un savant paraphe, où les vides et les pleins s\u2019équilibrent aisément.L'année 1802 marque un tournant dans son existence jusque-là paisible.Le 2 ; juin, il reçoit sa part d\u2019héritage dans la succession de sa mère \u2014 en tout, quelques - centaines de francs.Le 20 juillet, il entre dans une vieille famille d\u2019artisans en pre- = nant pour femme Julie Vézina, fille d\u2019un maître-forgeron.À l\u2019automne, il quitte la 3 maison paternelle et s\u2019établit au faubourg Saint-Jean, ou il loue un atelier.° Ce n\u2019est pas un simple atelier de menuiserie.Quand on parcourt les mémoires de frais qu\u2019il a libellés avec application et qui se trouvent aujourd\u2019hui dans les papiers \u2019 Neilson, à l\u2019Université de Montréal, on acquiert la certitude que l\u2019établissement Audy | est un atelier d\u2019ébéniste et de peintre, auquel est annexée une boutique de charron.L'établissement connaît assez tôt une certaine renommée, puisqu\u2019en 1805 la Fabrique ; de Notre-Dame, à Montréal, lui commande un buffet d\u2019orgue et le charge de l\u2019aména- ?gement d\u2019un jeu de montre à la façade de l\u2019instrument; la dépense atteint la somme \u2019 de trente-huit louis.| TECHNIQUE, Septembre 1953 PERN Ey a OCT CNET EIRE EE ET ; we AE EERE SEHR 446 Cette entreprise achevée, Roy-Audy et sa femme s\u2019attardent à Montréal pendant plusieurs mois; à la fin de l\u2019année 1806, ils sont de retour à Québec.À la lecture d\u2019un entrefilet paru dans la Gazette de Québec du 14 mai 1807, on apprend quelque chose de nouveau sur notre artisan: «Mr Jean Bte Audi Fils remercie ses amis et le public en général de l\u2019encouragement qu\u2019ils lui ont accordé jusqu\u2019à présent et leur en demande la continuation; il prend la liberté de les informer qu\u2019il demeure à présent dans une des maisons de Mr Louis Gauvreau (3), marchand, près de celle où il tient son magasin dans le faubourg St Jean.Il exerce comme à l\u2019ordinaire la menuiserie dans toutes ses branches, et l\u2019art de meublier; il fait des voitures, les peint, vernit et y blasonne des armes, fait et vernit des Enseignes, lambrisse des Bâtiments, etc.Il s\u2019acquittera des ouvrages.» Notre artisan se dit encore menuisier, oui; mais on sent À cette prose bien tournée que la fabrication des voitures et leur ornementation l\u2019intéressent bien davantage.En quoi d\u2019ailleurs il manifeste, en dehors des préférences de métier, un certain flair puisque c\u2019est au début du XIXe siècle que la calèche et le phaéton, à cause de l\u2019amélioration des routes, connaissent une vogue considérable: ce sont des voitures fines comme on en voit sur les aquarelles de Georges Heriot, des voitures peintes soigneusement en tons vifs et décorées d\u2019armoiries.En homme avisé, notre artisan revient sur le sujet dans une réclame publiée le 28 avril 1808 dans le même journal: «Le soussigné informe respectueusement le public qu\u2019il possède le moyen de POLIR le VERNIS, qu\u2019il peint les Voitures aussi bien que celles qui viennent de l\u2019Europe, ainsi que les armoiries, Etc, ce qu\u2019on verra en se donnant la peine d\u2019aller chez lui.Il prie bien tous ceux qui lui voudront faire l\u2019honneur de l\u2019employer de signifier leurs ordres de bonne heure, comme le bon ouvrage demande un peu de temps.Il fait des voitures de toutes sortes et dans le dernier goût, enfin il est Menuisier, Meublier, Carrossier, Peintre, Doreur, etc.» Pendant plusieurs années, la triple boutique de la rue d\u2019Aiguillon fonctionne à plein rendement.Avec hardiesse, le maître en élargit la formule: vers l\u2019année 1810, il prend l\u2019initiative de construire quelques voiliers de dimensions modestes, bâtiments qui se prêtent à la sculpture et aux motifs décoratifs peints et dorés.Voilà pourquoi on le désigne comme architecte dans certaines minutes notariales (4).Bientôt Roy- Audy ne peut suffire à la tâche; le 27 mai 1811, il est contraint de prendre un apprenti; c\u2019est Joseph Goulet, un gars de dix-huit ans qui s'engage «pour cinq années en qualité d\u2019apprenti menuisier, charron et peintre»; comme il arrive parfois dans les brevets de cette époque, l\u2019apprenti voit ses gages monter en progression arithmétique \u2014 ce qui n\u2019est plus du tout de mise aujourd\u2019hui; je cite la clause: «Et pour sallaire et gage, ledit Jean-Baptiste Audi promet et s\u2019oblige lui donner et payer la somme de deux livres Courant la première année, trois livres la seconde année, quatre livres la troisième année, cinq livres la quatrième année et la sixième année la somme de six livres Courant, en outre un habillement complet consistant en souliers, bas, culotte, veste, habit, chemise et chapeau, si pendant les cinq années ledit apprenti veut avoir soin de son cheval comme il a fait jusqu\u2019à présent.(5)» Un mois plus tard, le 28 juin, le maître s\u2019assure les services d\u2019un second apprenti; cette fois, c\u2019est le fils d\u2019un maître de musique, Frédéric Glackmeyer, organiste ; 3.Louis Gauvreau était l\u2019oncle de Roy-Audy; il habitait au numéro 34 de la rue d\u2019Aiguil- on.4.Notamment dans une obligation de Roy-Audy à James Marett, dressée le 29 janvier 1811 par Maître Lelièvre.5.Archives judiciaires de Québec.Greffe de Maître Lelièvre, minute du 27 mai 1811.September 1953, TECHNIQUE 0 Ue à la cathédrale Notre-Dame et compositeur; le brevet, dressé par Maître Planté, est de cinq ans, mais il n\u2019y est pas question de gages.Entre temps, son père est mort; le 11 janvier 1811, il est inhumé «dans la Chapelle Ste Anne du côté de l\u2019Epitre»; et à l\u2019acte de décès signent les sculpteurs et artisans du quartier, François Baillairgé et son frère Pierre-Laurent, Jean-Baptiste Métivier, François Marcoux.\u2026.Le défunt laisse assez peu de biens meubles et pas i L\u2019Adoration des mages, à l\u2019église de Longueil.Tableau de Jean- Baptiste ROY AUDY, d\u2019après une peinture de l\u2019Ecole flamande, 1822.Cliché Inventaire des oeuvres d'art davantage de numéraire.En revanche, il lègue à son fils la belle maison de la rue Saint-Georges, qu\u2019il a d\u2019ailleurs vainement offerte en vente dans les derniers jours de l\u2019année 1810.Cet héritage arrive à point.Non que Roy-Audy ait l\u2019intention de retourner à la maison paternelle; mais il veut l\u2019utiliser comme garantie pour la plus grande expansion de son entreprise de voitures et de bateaux.Trois semaines après la mort de son père, il hypothèque la maison pour une somme de cent louis (6); c\u2019est une 6.Minutier de Me Lelièvre, obligation du 29 janvier 1811.TECHNIQUE, Septembre 1953 sy HI HY IN ah 447 ébauche d\u2019opération financière, grossière ébauche qui doit le laisser insatisfait.L\u2019an- f née suivante, le 31 mars 1812, il effectue un emprunt d\u2019importance: douze mille livres, blr 3 la livre de vingt sols \u2014 soit près de douze mille dollars de notre monnaie actuelle; be 3 le bailleur de fonds est l\u2019abbé Jean-Baptiste Dubord, curé de la paroisse du Cap- In 3 Santé (7).Si Roy-Audy grève sa maison de la rue Saint-Georges d\u2019une hypothèque 3 | aussi onéreuse, c\u2019est d\u2019abord pour acquitter de menues dettes; ensuite pour donner plus d\u2019ampleur à son entreprise de carrosses et de voiliers; enfin pour réduire des concurrents dangereux, car la carrosserie prend alors une telle expansion que le nom- bre d\u2019ateliers s\u2019accroît considérablement entre les années 1800 et 1812.a: Quoi qu\u2019il en soit, notre artisan fait flèche de tout bois.En 1815, il signe un 6 contrat de société avec un nommé Martineau, marchand au quartier du Palais, et un certain Josiah Stiles, pour la fourniture de six mille cordes de bois au gouver- pa nement de la province du Bas-Canada (8).Quelques mois après, il cède sa maison sk de la rue Saint-Georges à l\u2019un des gros marchands de l\u2019époque, William Sheppard; bi le prix de vente s\u2019élève à la somme de deux mille cinq cents louis; dans la compa- we rution du dossier, dressé le 27 décembre 1815 par Maitre Jean Bélanger, Roy-Audy pr est désigné comme «Coach Painter and Varnisher» dans la quittance, signée devant I Maitre Planté le ler avril 1817, il est désigné comme «Peinte» tout simplement.I 1815-1817, c\u2019est la période de la derniére mue de notre artisan.De menui- os sier qu\u2019il était en 1802, il est devenu en quinze ans «peintre d\u2019histoire et de portrait» ; et c\u2019est en cette qualité qu\u2019on le retrouve en l\u2019année 1819: le 4 septembre, il prend 7 un apprenti-peintre, Yves Tessier (9).Il liquide l\u2019atelier de la rue d\u2019Aiguillon et rem- | hu bourse les héritiers Dubord.Quant a ses outils, je présume qu\u2019il n\u2019en conserve que la les pinceaux et les spatules.Désormais il ne fera plus que de la peinture.I Jai écrit au début de cette étude que Roy-Audy s\u2019est fait peintre par amour le de la peinture.Je ne m\u2019en dédis point.Mais je me demande si les événements de l\u2019époque n\u2019ont pas pesé sur sa décision.La guerre de 1812, la grande famine de 1815 th et le blocus continental ont ralenti singulièrement les affaires au début du siècle der- ; nier; et peut-être prévoyait-il des difficultés matérielles inéluctables.Il est vrai que 0 le marasme affectait aussi bien les peintres que les fabricants de carrosses et de voi- kb liers\u2026.Cependant il est une autre raison qui l\u2019a poussé vers la carrière de peintre: i c\u2019est l\u2019exposition, dans la chapelle de l\u2019Hôtel-Dieu, et la vente des tableaux de la col- ë lection Desjardins, en l\u2019année 1817.Il en a été ébloui, comme ses camarades Légaré : et Plamondon.Ces tableaux, qui appartenaient pour la plupart au XVIIIe siècle, il les a longuement examinés à la cathédrale, à la chapelle du Séminaire et à l\u2019église Saint-Roch; il en a peint des copies, autant par goût que par entraînement de métier; ] et l\u2019on verra tout à l\u2019heure qu\u2019il s\u2019en est souvenu dans ses propres compositions.di Ici se place dans son existence une tranche de quelques années obscures.Tout k ce qu\u2019on sait de cette période de quatre ans, c\u2019est que l\u2019artiste quitte Québec vers § 1820 avec son apprenti Tessier et qu\u2019il va de presbytère en presbytère offrir ses ser- t vices aux curés dont les églises ne sont pas encore pourvues de tableaux.Roy-Audy devient un artiste nomade.On connaît quelques-uns de ses ports d\u2019attache: Saint- Augustin (Portneuf), Deschambault, la Riviére-du-Loup-en-Haut, Longueuil.Dans l\u2019église de chacune de ces paroisses, il existe des tableaux de Roy-Audy (10); il y I 7.Minutier de Me F.X.Larue.\u2014 L\u2019abbé Dubord est mort au Cap-Santé en 1814.: 8.Minutier de Me Leliévre, 21 janvier 1815.} 9.Id., brevet d\u2019apprentissage no 10.930.\u2014 Yves Tessier est né à Québec en 1800; il est } mort a Montréal en 1847, 10.Sauf à la Rivière-du-Loup, depuis le sinistre de 1925.448 September 1953, TECHNIQUE I ee GU ek a SE EE 6 Portrait de l'abbé Louis Delaunay, premier curé de St- Léon (Maskinongé).Tableau à l\u2019huile par Jean- Baptiste ROY-AUDY, conservé au Séminaire des Trois-Rivières.Toile signée et datée de 1832.Cliché Inventaire des oeuvres d\u2019art en a parfois dans les églises des paroisses voisines \u2014 par exemple à Lotbiniére, a Boucherville, à l\u2019île-Perrot, à St-Roch-de-l\u2019Achigan.Partout où il découvre des peintures qui le frappent, il en prend des copies; ainsi fait- il à Saint-Augustin (Port- neuf) à l\u2019égard d\u2019une composition de l\u2019époque 1740, une Sainte Famille au rameau d\u2019olivier du peintre français Chautereau; ainsi fait-il à Saint-Antoine-de- Tilly à l\u2019égard d\u2019une toile de Samuel Massé qui représente Jésus au milieu des docteurs.Il n\u2019est pas aisé de suivre le peintre dans ses cheminements à travers le pays.On sait qu\u2019il est à Saint-Augustin en 1819; à Deschambault l\u2019année suivante; à Loui- seville le ler octobre 1820, puisqu\u2019il y donne quittance de la somme de # 3792 pour cinq grands tableaux; à Longueuil le 10 juin 1822, puisqu\u2019il y dirige l\u2019accrochage de ses toiles; à Varennes le 17 juillet suivant, puisqu\u2019il y signe un reçu de vingt- cinq louis pour le tableau de Sainte Anne.Mais son itinéraire est d\u2019une fantaisie déconcertante: il va partout où il y a des tableaux à peindre et des portraits à tirer; et quand le marché de la peinture est saturé, il lui faut bien revenir à Québec.C\u2019est ce qu\u2019on apprend à la lecture d\u2019un entrefilet de la Gazette de Québec du 2 septembre 1824, sous le titre de Peinture: «J.B.R.AUDY, peintre, fait ses plus sincères remercîments à MM.les Curés, Marguilliers et autres qui l\u2019ont honoré de leur encouragement, et prend la liberté de leur annoncer qu\u2019à la sollicitation de plusieurs de ses amis il s\u2019est déterminé à revenir demeurer à Québec, où il sollicite la continuation de leurs faveurs.Il a pris la maison no 16 rue Saint-Georges, au haut de la côte d\u2019Abraham, où il travaillera dans les différentes branches de l\u2019art, comme tableaux, armoiries, enseignes, voitures, etc.» Le 10 juin 183], l\u2019artiste s\u2019adresse de nouveau à sa clientèle par le truchement de la Gazette de Québec: «Le soussigné a l'honneur d\u2019informer le public qu\u2019il est prêt à exécuter tous les ordres dont on voudra l\u2019honorer dans les branches suivantes de son art, savoir: peinture d\u2019histoire, de portrait, d\u2019armoirie sur voiture, transparant sur soie ou batiste, toile vernissée à patente et cirée pour le militaire, toile peinte pour side-board ou table à jeu, suivant leur coupe et leur bordure, suivant le goût des personnes, enseignes de fantaisie et TECHNIQUE, Septembre 1953 449 Teta Hy Te Te Te rr en toutes sortes de caractères, enjolivées ou unies et peintes de la manière la plus élégante et du dernier goût, à l\u2019or ou à l\u2019huile.\u2026.» Ces réclames, et bien d\u2019autres que je passe sous silence, ont un caractère commercial nettement marqué.Elles sont du moins rédigées avec ce respect du public qui était de règle autrefois.Si j'en ai transcrit quelques-unes, c\u2019est qu\u2019elles démontrent que la peinture dépendait alors strictement des besoins du peuple.Elle était en quelque sorte fonctionnelle.Les artistes n\u2019étaient pas des rêveurs qui vivent en vase clos et édifient leur ouvre à l\u2019écart de leur milieu.Au contraire, ils étaient mêlés de près à la vie quotidienne de la nation; ils jouaient franchement leur rôle qui est de mettre de la beauté dans les choses qui nous entourent; même ils se faisaient gloire d\u2019être utiles à la collectivité en lui apportant le sourire des proportions, des formes et des couleurs.À l\u2019été 1833, Roy-Audy quitte une troisième fois Québec pour aller tenter fortune à Montréal.Est-ce la popularité d\u2019Antoine Plamondon, de retour de Paris depuis 1830, qui le force à partir?N'est-ce pas plutôt le sentiment qu\u2019il n\u2019est point de taille à lutter contre celui qui se proclame «peintre de l\u2019Ecole française»?Tl se pourrait bien.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il part sans espoir de retour.À Montréal, il tient d\u2019abord atelier dans une maison de la rue Saint-Gabriel, chez l\u2019imprimeur Perrault; puis il ouvre atelier rue Mc Gill.Pendant plusieurs mois des années 1834-1835, il alimente la Minerve de ses entrefilets publicitaires.Il sollicite sans doute des commandes de tableaux d\u2019église et de portraits; mais il ajoute une corde à son arc: «Il se chargera aussi, annonce-t-il dans la Minerve du 16 octobre 1834, de la réparation de tous tableaux anciens, et spécialement de transporter sur des toiles neuves les anciennes peintures, procédé inconnu dans ce pays mais qui a conservé à l\u2019Europe les chefs- d\u2019oeuvre des grands maîtres.» Qui lui a enseigné l\u2019art extrêmement délicat et périlleux de la transposition des tableaux?Ce n\u2019est probablement pas Antoine Plamondon, bien qu\u2019il connût le procédé.C\u2019est peut-être Louis-Hubert Triaud, cet artiste français avec qui il a entretenu des relations cordiales.La réclame dont on vient de lire un extrait a paru pour la dernière fois dans la Minerve du 9 février 1835.Après cette date, le nom de Jean-Baptiste Roy-Audy disparaît des journaux et des archives judiciaires.Sauf un portrait daté de 1838, dont il sera question dans une étude subséquente, on ne connaît plus rien de sa main.Il ne semble pas qu\u2019il soit revenu à Québec; ni qu\u2019il ait continué de tenir atelier à Montréal.A-t-il fui la ville au cours des troubles de 18372 On l\u2019ignore.Il entre brusquement dans l\u2019obscurité la plus complète, à croire qu\u2019il a été atteint d\u2019une de ces affections, assez communes autrefois, qui interdisent toute activité physique.L\u2019obscurité qui I'enveloppe ne se dissipe même pas autour de sa mort.Les dernières écritures qui le concernent sont de la main de sa veuve: «Madame Veuve de Audy, ci-devant Peintre-artiste, autorise bien par le présent billet M.Joseph Légaré, artiste de Québec, à se défaire de deux toiles peintes par feu son mari, l\u2019une Portrait de Sir James Kempt, l\u2019autre du Lord Wellington.Fait et signé d\u2019autre part devant témoins aux Trois-Rivières, 26 avril 1848.Julie Audy, D.Paradis, Ptre, Jos.W.Bailey, Ptre.» À force de voir peindre des armoiries sur des carrosses, Mme veuve Audy en est venue à prendre la particule, que sans doute elle croyait nobiliaire\u2026 September 1953, TECHNIQUE \u201cri i > eue ar, ira vat uly pve TECHNIQUE, Septembre 1953 La dynastie des Becquerel par LOUIS BOURGOIN N OS connaissances en génétique humaine sont encore trop incertaines pour nous permettre de chercher, même un semblant d\u2019explication, au fait constaté à plusieurs reprises au cours des siècles, que certaines familles se caractérisent par la présence répétée d\u2019individus de génie.Nous ne ferons pas l\u2019histoire de ces familles privilégiées mais on ne peut pas manquer de dire, par exemple, que la famille des Becquerel a été particulièrement favorisée en physiciens ou hommes de science, au XIXe siècle.Le premier des Becquerel à se rendre célèbre fut Antoine-César, né à Châtillon Coligny dans Châtillon sur Loing, le département du Loiret en 1788.Antoine entra à l\u2019Ecole Polytechnique et devint officier du génie.C\u2019est à ce titre qu\u2019it fit les campagnes d\u2019Espagne et de France durant les guerres napoléonniennes où il se distingua à plusieurs reprises pour sa bravoure.Il était chef de bataillon, en 1815, quand il donna sa démission de l\u2019armée, pour raison de santé.Ses infirmités, qui lui firent renoncer à sa carrière à l\u2019âge de 27 ans, ne l\u2019empéchèrent pas, cependant, de vivre 90 ans en s\u2019occupant de travaux de physique.Selon la mode d\u2019alors, il fit des recherches en électricité, sur la théorie des piles, il imagina la pile électrique à deux liquides.Puis il donna une balance électromagnétique et s\u2019engagea dans le champ nouveau de l\u2019électrochimie où il fut un précurseur.Ses travaux portèrent sur la conductibilité dans les métaux, sur les galvanomètres, sur l\u2019électricité atmosphérique.Il inventa un thermomètre électrique et une aiguille thermo-électrique permettant de déterminer la température à l\u2019intérieur des corps chauds.Nous devons à Antoine Becquerel la première théorie convenable de la pile électrique; il montra que le travail chimique est équivalent à la chaleur, à la pression, par électrification des métaux, et au frottement dans la machine de Ramsden.La pile à deux liquides, dite de Daniel, est une invention de Becquerel.Il mit au point des procédés de coloration électrique des métaux sur or, argent, cuivre et travailla à des perfectionnements de l\u2019électrochimie pour la dorure et l\u2019argenture.Par actions électriques il obtint l\u2019aluminium, le silicium, puis le soufre, l\u2019iode en cristaux, des sulfures métalliques et des iodures doubles.Le spath calcaire, la dolomie, les phosphates terreux retinrent son attention.Il fit faire de grands pas à la télégraphie.Nous devons à Becquerel un actinomètre électrochimique permettant de déterminer l\u2019intensité des radiations lumineuses dans les mers profondes.Son galvanomètre différentiel eut quelques succès et sur les dernières années de sa vie laborieuse, Antoine Becquerel étudia les forces électrocapillaires et leur rôle en physiologie et en météorologie.(1) Article posthume. Membre du Conseil Général du Loiret, Becquerel fit profiter son pays de ses lumières.Il contribua beaucoup à l\u2019assainissement des marais de la Sologne.Il entra à l\u2019Académie des sciences en 1829.Depuis 1813, après son mariage, Antoine Becquerel occupait la position, créée pour lui en reconnaissance des services rendus à la nation, d\u2019inspecteur des études à l\u2019École Polytechnique.Entré sur le tard dans la carrière scientifique après avoir été dans l\u2019armée, Becquerel hésita un peu avant de faire son choix.Il avait d\u2019abord pensé à étudier les minéraux.Cette hésitation à se fixer sur l\u2019électricité ne lui a pas mal réussi et on trouve dans ses travaux les marques de la diversité due seulement à la facilité de ses talents.La Société Royale de Londres lui conféra les honneurs dont elle disposait.L\u2019homme de science s\u2019occupa beaucoup de l\u2019éducation de son fils, Alexandre-Raymond, qui lui succéda à sa mort en 1878 comme professeur au Museum d\u2019Histoire naturelle à Paris.Antoine Becquerel nous a laissé un grand nombre de mémoires en plus des ouvrages qu\u2019il a publiés dans lesquels on trouve un «Traité expérimental de l\u2019électricité et du magnétisme (1834-1840) \u2014 des éléments d\u2019électrochimie \u2014 un Traité de physique considérée dans ses rapports avec la chimie et les sciences naturelles \u2014 des Eléments de physique terrestre et météorologique (1847).Un livre sur les Engrais inorganiques, un autre sur «les climats et l\u2019influence qu\u2019exercent les sols boisés et non boisés» ,(1853), un Traité de l\u2019électricité et du magnétisme (1855), un ouvrage traitant «Des forces physico-chimiques et de leur intervention dans la production des phénomènes naturels (1875).Tous ces ouvrages divers et sérieux attestent de la capacité de travail qui a été une caractéristique de la famille Becquerel pendant un siècle.Antoine Becquerel eut deux fils, Louis-Alfred et Alexandre-Edouard.Le premier fut médecin, né à Paris en 1814, il se signala par des recherches sur les affections pulmonaires, des travaux chimiques sur la méningite des enfants (1838), une Sémiotique des urines (1845), des Recherches sur les liquides de l\u2019économie dans l\u2019état pathologique notamment sur le sang.Il publia un «Traité sur le bégayement et les moyens de le guérir» (1844), un autre sur «L\u2019empirisme en médecine» (1849), puis un «Traité élémentaire d\u2019hygiène privée et publique» (1854), un autre sur «Les applications de l\u2019électricité à la thérapeutique médicale» (1853) et un «Traité chimique des maladies de l\u2019utérus (1859), ouvrages qui indiquent encore la diversité des travaux et les préoccupations de cet esprit distingué.Le second fils d\u2019Antoine-César, Alexandre-Edmond est né à Paris en 1820, il y est mort en 1891.Il assista son père dans un grand nombre de ses recherches.En 1878 il fut appelé pour prendre la chaire de physique et de météorologie que l\u2019on venait de fonder à l\u2019Institut agronomique autrefois rattaché au Conservatoire des arts et métiers.En 1878 il succédait à son père comme professeur de physique au Museum MANUFACTURIERS D\u2019APPAREILS ÉLECTRIQUES DEPUIS 30 ANS ~ MONTMAGNY, P.Q.CANADA Claude Rousseau, prés.September 1953, TECHNIQUE y d'histoire naturelle.Dès 1863 il était élu membre de l\u2019Académie des sciences.Ses Uy recherches ont porté sur le magnétisme, optique et \u2019électricité.be Parmi ses travaux il faut citer ses mémoires sur «Le spectre solaire et la cons- Sa titution de la lumière électrique» (1839-40-41), «Les phénomènes magnétiques et dia- J magnétiques» (1845-55), «Les lois qui président a la décomposition électrochimique le des corps» (1849), «Le tracé des lignes isothermes en France», «Recherches sur les effets électriques produits au contact des corps solides et liquides êR mouvement» % (1852-55,, «La conductibilité et les résistances électriques», «La lumière, ses causes tl et ses effets» (1867-68), «Des forces physico-chimiques et leur intervention dans i la production des phénomènes naturels» (1875).Il inaugura un chapitre nouveau de EE la physique avec l\u2019électro-optique et développa l\u2019usage de la photographie pour l\u2019étude = des phénomènes physiques.; Enfin, le plus célèbre représentant de la famille Becquerel fut Antoine-Henri, 4 fils d\u2019Alexandre-Edouard, qui est né à Paris le 15 décembre 1852 et que l\u2019on a sur- i * nommé le «père de la nouvelle alchimie» à cause de sa grande découverte de la radio- P ÿ activité».; h Entré à l\u2019Ecole Polytechnique en 1872, il passa a l\u2019Ecole des ponts et chaussées E ù pour en sortir ingénieur en 1877.| çà Henri Becquerel conserva les traditions de famille en devenant physicien et ; - professeur.Il s\u2019occupa aussi de construction de ponts et fut professeur au Conserva- A k toire des arts et métiers, à l\u2019Ecole Polytechnique depuis 1895 et au Museum d\u2019Histoire a \" naturelle (1892).Il entra à l\u2019Institut en 1889 et obtint le prix Nobel pour la physi- | 5 que avec madame Pierre Curie en 1903.E , Henri Becquerel a publié de nombreux mémoires dans les Comptes rendus de E * I\u2019Académie des sciences de Paris, dans les Annales de chimie et de physique, dans E > le Journal de physique.Ses travaux ont porté sur la polarisation rotatoire magné- : : ?tique \u2014 1a découverte du phénomène dans les gaz (1876-79).La polarisation atmos- gi ä phérique \u2014 l\u2019Action du magnétisme terrestre sur l\u2019atmosphère (1879), «Recherches L 8 sur la phosphorescence» (1882-97), Etude des spectres infra-rouges \u2014 les spectres À ; d\u2019émission des vapeurs métalliques incandescentes (1883-84), l\u2019absorption de la lu- 4 mière dans les cristaux (1886-88), la matière verte chez les phyllies, avec Charles .Brongniart (1895).Enfin et surtout la «découverte des radiations invisibles émises + par uranium et les phénomeénes produits par ces radiations» qui est l\u2019origine de nos connaissances sur la radioactivité puisqu\u2019elle a amené la découverte du radium À avec toutes ses conséquences physiques et philosophiques.b Ce génie authentique aux allures simples et aimables, portant allègrement le ?poids d\u2019une énorme découverte fondamentale: le phénomène de la radio-activité, est = mort alors qu\u2019il prenait des vacances en Bretagne, au Croisic, le 25 août 1908, âgé = seulement de 56 ans.\u2014 mn u » .DOUCET & DOUCET, Limitée Ir PLOMBERIE ET CHAUFFAGE Consultez-nous, méme pour vos réparations 1640, rue North, Montréal \u2014 GRavelle 9365 Jean DOUCET, Ing.P.Auguste DOUCET, Prés.\u2014 TECHNIQUE, Septembre 1953 453 - COMPLETELY NEW BROWN & SHARPE UNIVERSAL GRINDING MACHINES Compare all these features .Completely Universal Wheel Spindle Unit.Removable Unit Type External Grinding Spindle.Greater Flexibility of Grinding Speeds.Instantly Available Internal Grinding Spindle, Independently Driven.Hydraulic Table Drive Maintains Smooth, Constant Table Movement.Variable Speed Headstock.Table Throttle Exact Repetition of Truing and Grinding Speeds, Unique Universal Turret Provides Extra Work Capacity.Faster, More Accurate Sizing.THE CANADIAN Brown & Sharpe now offers a line of completely new Universal Grinding Machines .machines that allow the instant combining of separate manual operations into automatic cycles for many production applications.as well as handling the infinite variety of precision grinding work usually encountered in toolrooms and job shops.Many new and exclusive features provide exceptional grinding flexibility, rigidity, and accuracy.Write for information on these advanced Nos.1, 2, 3, 4 Universal Grinding Machines and their diversified equipment.FAIRBANKS-MORSE 255 blvd des Capucins Québec, Qué.980 rue St-Antoine Montréal 3, Qué.COMPANY LIMITED 266 rue Sparks Ottawa, Ont.rr © = -\u2014 les for swell May rovide di, these versal THE LONG, LONG TRAILER by JACK GUNN 8, EFORE long you won\u2019t be going to your summer home; you\u2019ll be bringing the country to your doorstep.The day of the trailer\u2014or the mobile home is here.Canadians haven't got the bug much as yet, but in the United States the great new 5 trails and trailers are winding.One of these days some bright Canadian is going to i open a huge trailer camp in the Laurentians, not too far from Montreal, and invite the American Trailer-bugs who winter in the South to come North for the Summer.I used to envy a man who had a hotel in Florida where he spent the winter and a summer hotel in the Eastern Townships.Why not have good weather all the year around\u2014even if you have to chase after it.Now, with the new large trailers, A you can follow the sun.E There is little comparison between the rickety little trailers of fifteen or twenty feet tacked precariously behind a car and the modern forty-footer with livingroom, bedroom, kitchen, dining nook, and bathroom.Another advantage of the large trailer EF is that it is mass-produced, with all the attendant economies.Built-in fixtures mean H economy when made for large orders.Certainly the fully furnished trailer of 25\u2019 to A 42\u2019 costing from $2,500 to $6,000 puts any form of building far in the shade.Yes, you can have heating and your own television set.A recent advertisement mentions that the trailer\u2014or mobile home\u2014is equipped with heater, gas range, 7.6-ft frigidaire, full bath in bathroom, underfloor heating ducts, Venetian blinds, large picture È windows in livingroom, storage closets, and double bed with box and inner springs.And all this in a 36-ft.model.Some of the large models have twenty-foot livingrooms.If there isn\u2019t enough room in a single trailer, you may now get a double one.This gives you more room, and you can have separate bedrooms\u2014especially if he snores\u2014or have an office or studio with your home.To the Canadian worried about the cold weather, there is the new kind of trailer with fiberglass insulation combined with reflecting surfaces and the aluminum exterior.Surely this should give insulation for almost any climate.But then many of the trailerites will be on the move when the snows come.The Needs And The Answers The need for reasonable prices in housing is one of the reasons for the rush to trailers.Another need is a mobile home with reasonable comforts for men working on defence jobs of limited duration or on engineering projects.Some huge developments, requiring large numbers of men for only two or three years, have found it more economical to supply trailers than to build houses costing several times as much and then have them left at the end of the job.TECHNIQUE, Septembre 1953 Field engineers have been among the outcasts of the professional world; now they can offer the girl of their dreams a comfortable home of her own instead of rough temporary quarters.\" And if the modern city apartments grow any smaller, the trailer will have more room at a fraction of the cost, and infinitely more comforts.And the people in the next apartment won\u2019t keep you awake by quarreling all during the night through the paper-thin walls.And think of the pleasure of dispensing with the janitor.Another large group of our population, and a growing one, consists of people who have retired because of age or disability and who wish to live as reasonably as possible.Many of them prefer the South because of its more equable temperature; others have to move south for reasons of health.A moderately priced and mobile home will often be the answer for such persons; there is no need to provide for a growing family or extensive entertainment.Others follow their jobs about the country.The picture of the wandering workers in Steinbeck\u2019s «The Grapes of Wrath» would be quite different these days, with the well-paid workers going from job to job in their Cadillacs and trailers.Some professions favour the mobile home.Artists and authors may move about with some ease and still have all their books or equipment with them.Let us now look at some of the answers to the needs.First came the problem of comfort and size; this has been answered by bigger and more efficiently arranged interiors, better windows and interior lighting, better insulation, and all modern con- ven'ences.Forty-foot trailers are little smaller than a modern apartment if all the waste room is eliminated.Second, the problem of safety is being solved by many ingenious inventions.Primary hazards in the early days were the braking, lighting, and hitching.All of these are being solved, much as the problems of the automobiles are being solved, but just as slowly.Today\u2019s automobile is still a crude affair from the point of view of the perfectionist.In the same way, the trailer will improve and become safer along with its motive attendant.Strangely enough, the growth of the aeroplane industry and the extension in the use of aluminum has probably had much to do with the cheapness of the trailers.The methods and the skills needed for mass plane production are transferrable to the trailer industry.Difficulties of making electrical connections may be avoided by the use of propane gas in metal bottles; these bottles are often placed in front of the trailer.Such gas is reasonable in price and very convenient to use\u2014and it\u2019s hot.Many persons use this gas in country homes at present, so it is not an experiment.a om © September 1953, TECHNIQUE | | | | Modern interior finishes in plywood or various types of fireproof materials a4, are common, but the fussy individual may still have his home with paneled walls and Rl any ornemental layout he may wish\u2014at a small additional cost.i de For outdoor living, there are many types of awnings and tent protection arran- he gements that will add a room or two for outdoor dining or loafing.The modern accent : on life in the fresh air is easily accentuated by trailerizing\u2014today a sunning on a seashore, tomorrow the scent of pine needles in a woodland park.With the growing i number of National Parks in Canada and the United States, the trailer addict may i, visit all the parks and enjoy nature in the almost-raw, yet have a warm bath and a i\u201d steak with the minimum of inconvenience.If he\u2019s the hardy type, he may have a tr, plunge in the icy waters of a cool mountain stream, b-r-r-r-r.Al] the lessons of modern construction have made the modern trailer an example for the brick and mud builder to follow.Those little windows near the roof Vi keep the air in circulation where it is most needed\u2014compare this with the hot box vi of an apartment in the city if the top floor is not well insulated.he Who Buys Trailers?en The trailer industry is no longer small business; the production last year ran td into several hundred millions of dollars in trailers and accessories\u2014and the market \u201cti is just opening.Cte Gradually, two main groups of trailerites are appearing.One group moves from a spot to spot to follow the sun, the whim of the moment, or a hobby or interest.Such ni persons are retired or semi-retired men or professional men.Possibly the family has sin grown up and left home; so Mr.and Mrs.Trailer sell the big house and see the \u201cte world they always wanted to see.Now they can bring their dreams to the door of ih their trailers.The man with a hobby or a research bug can take pictures or look for Ame- i ricana to his heart\u2019s content.He can follow folk tales or dances into their native habi- Lin tat, or if his car is bullet proof he can study the habits of the Canadian moose in 2h the mating season.For the man or couple moving about frequently, the smaller trailer is probably x di advisable.Use can then be made, if funds are sufficient, of hotels or motels on the ut, way.This will give the wife a rest and offer some variety.\u201cet The engineers, war workers, construction men, etc., who work in new sections | of the country or far from accommodations tend to the larger semi-permanent homes.\u2014 IR sri 1 \u2014 cs = Drown by Yu Deppar dns I run foot trailer, 25 feet unit IQ TECHNIQUE, Septembre 1953 a AREA 457 ere = st MS GOITER EN EER hr it eb vid ar rat BE tor Sidi CE odd Lis pie SEE Baise iit soca aid SRE RE EH RR RR HE SR i i War brides followed their returned husbands to college campuses in trailers.Frequently these trailers were the only homes the young people knew; and these trailers soon | became the birthplaces of their children.Imagine some future historian trying to find the trailer where a future Lincoln might be born in order to put a plaque on it.Some itinerant workers like to work for a few months in one plant, then pick up tools and pay and move on to another plant.Skilled tool designers and specialty à craftsmen seem to like this kind of work.Older men tend to settle as far as possible ÿ 1 in one place.Strikes sometimes leave a plant idle; a hundred miles away they are 0 asking for workers\u2014yes, let\u2019s go.1 So far the purchase of trailers by settled workers with two weeks holidays in the summer has been small, but a little push and co-operation might see comfortable ! trailer camps set up for such groups.The modern tendency for small suburban settle- 0 ments with their own community and shopping centres would lend itself easily to the trailer camp idea.To appeal to such people the camp must be clean, complete with modern conveniences, and respectable.Some of the tourist camps have been of distinctly doubt- 0 ful character.The prejudice against such ideas must be overcome and counteracted.| 1 There is no reason why some of the congested out-lying sections of some of our large | manufacturing cities should not have trailer camps conveniently located rear the large plants.The enemy of good trailer life is the greedy or filthy camp owner.Soaking 1 the traveller or giving him unclean accommodation will kill trailer life as quickly as | anything.Here, state and provincial legislation can do much to improve conditions bo in this new form of living.| Problems There are still problems to be met in the trailers themselves and in their use.Some of these problems are being met by the large manufacturers; more time and experiment will be spent on such work as the demand for trailers increases and money is available for research.Several of the big problems are the result of the nature of the trailer and its | use on the road.Here are a few: |] 1.The connection between the automobile and the trailer.Here is the chance for a young Westinghouse to find a perfect system of connections between the power plant and the mobile home.! 2.Braking the trailer from the automobile.The larger the trailers, and the heavier, the more important this problem becomes.= CHARPENTE D\u2019ACIER Camille R.HEBERT, Ing.Prof.- Président et Gérant général 4650 est, rue Notre-Dame MONTREAL (4) CLairval 2851 B & H METAL INDUSTRIES COMPANY LIMITED | ; | ~ 458 September 1953, TECHNIQUE JT; lent, Ry ni A iy il are il vit 3.Lighting the trailer on the highways.With such large trailers as the over- - 35\u2019s, care must be taken to see that the proper warning is given to approaching cars from either in front or in the rear.Safety is a must for the true home lover.4.Insurance.How much and how necessary?5.Licenses, permits, restrictions, etc.It is unlikely that all the states will make a simple law for the entire country.The trailerite, therefore, will be cursed with a medley of often conflicting, stupid, and ambiguous laws.However, we're getting ac- .customed to income taxes, sales taxes and a variety of state taxes\u2014here\u2019s just another : mess.6.Weight and size.Size is relative; efficient use of every inch of space will give maximum living space in the smallest cubic content.The use of awnings and other extension aids gives additional living room.Weight will decrease with more efficient engineering.Steel will replace castings, and alloys will replace steel.The decrease of the weight of automobiles and their engines will be reflected in the trailers; possibly some new kinds of plastics will be used for lightness and strength.The use of new materials in the auto industries will be reflected in trailers.The trailer is also indebted to the aeroplane industry for many improvements.In any form of mass production, more products usually mean better products.Better engineering techniques and the services of the best architects will mean the perfecting of the small house.Possibly the family visit to the country will one day mean a fleet of trailers going to the summer camp.Then if Willy wishes to see his girl friend at the seashore, he takes his trailer and moves on.Father may grab E his trailer for two weeks in the fishing country.But the family will gather for some E.of the fine summer weekends, and each be able to enjoy a certain privacy not pos- E sible for most summer cottages.When John decides to learn the bagpipes or the tuba E he can be put in a trailer at some distance from the main ones, and if Mary wants A to chat till three A.M.with her girl friends she can be put far enough away to let Fi the older folks get their eight hours rest.So the trails and the trailers await your coming.Travel and adventure lie along the highways and byways\u2014indeed, as soon as I can scrape enough money together you'll find me moving about the continent, from Mexico to Montreal, from Cape Cod to California.For the reader interested in trailer life, much can be learned from such magazines as Trailer Topics Magazine and Lifetime Living, or from the publications of the Trailer Coach Manufacturers Assn., 20 North Wacker Drive, Chicago 6, Ill, U.S.A.42 ALEX.BREMNER LIMITED % MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION © ISOLATION Etablie PRODUITS RÉFRACTAIRES en 1872 1040, rue BLEURY \u2014 MONTREAL \u2014 LA.2254: TECHNIQUE, Septembre 1953 ; 459 The Seal Beam portable electric Lantern with built-in all weather flasher that flashes continuously for days without changing batteries.Throws a powerful beam for half a mile\u2014Volcano lantern has two completely independent circuits\u2014separate batteries and switches for lantern and flasher.This new type of Lantern has a sealed beam set-up and it is the same type of unit as employed for automobiles.There is a tremendous difference between the ordinary type of reflector and that as used in the Sealed Beam.One second loading feature.Contact device works automatically when cover closes.No wires to connect, battery fits in ANY position.Contains 2 standard 6 volt lantern batteries\u2014 available anywhere in the world.Replaceable Westinghouse Sealed Beam Unit, stays 100% bright for the life of the lamp.So perfect in design and manufacture that it will operate EVEN IF COMPLETELY IMMERSED IN WATER.Further, it will actually double the life of the Battery.Distributors for Canada: Verd-A-Ray Electric Products Ltd., Montreal.460 Une cuisson de 275 tonnes Le four du boulanger alimente les habitants d\u2019un pays.Mais le four ci-dessus afi- mente d\u2019acier les industries vitales d\u2019une nation.De ce four \u2014 nommé four \u201cOpen Hearth\u201d par les spécialistes \u2014 coule l'acier, qui éventuellement est laminé ou étiré en feuilles, plaques, barres, baguettes et fils, utilisés sous une forme ou sous une autre dans chaque foyer canadien.sur chaque ferme.dans chaque industrie.en temps de paix comme en temps de guerre.Aujourd\u2019hui, le Canada a de plus en plus besoin d\u2019acier pour faire face aux activités industrielles sans cesse grandissantes.Stelco a consacré récemment plus de $60,000,000 à l\u2019augmentation de ses moyens de production.Cette expansion comprend la construe- tion de quatre nouveaux fours \u201cOpen Hearth\u201d géants.Ces fours produisent 650,000 tonnes additionnelles d\u2019acier par année, contribuant ainsi au progrès industriel.au bien-être.et à la grandeur du Canada.MONTREAL, Québec September 1953, TECHNIQUE \u2014 + I Photo Service de ciné-photographie Montréal Métropole industrielle du Québec ÈS babi 6 a due The par LUDGER BEAUREGARD, M.A., D.S.E., L.Péd., L.S.P.2 fi PROFESSEUR A L'\u2019ECOLE D'ARTS ET METIERS at DE MONTREAL, SECTION NORD \u2018Hague ae de 2 pi triés CF ONTREAL se révèle une trop grande ville pour que nous essayions d\u2019en uit faire ici une étude géographique compléte.D\u2019ailleurs un maitre de la géographie ur- Wa baine, Raoul Blanchard, a brossé un magnifique tableau de Montréal dans la série il de ses Etudes canadiennes (1).C\u2019est un livre que nous recommandons à tous ceux La qui veulent connaitre la métropole dans son ensemble.Dans le présent article, nous voulons tout simplement décrire et expliquer l\u2019industrie de Montréal.Nous avons remarqué plus d\u2019une fois que les Montréalais même ignorent !a puissance réelle et la grande variété des industries de leur ville.Pourtant des statistiques paraissent régulièrement sur le sujet.C\u2019est donc à l\u2019aide de ces don- I nées que nous entreprendrons la description du Montréal industriel.Les occupations à Montréal Essayons d\u2019abord d\u2019évaluer l\u2019importance relative des ouvriers dans la popula- ; tion active de la ville.À cette fin, nous avons dépouillé une publication officielle sur (1) Blanchard, Raoul: Montréal et sa plaine, Beauchemin, Montréal, 1953.M TECHNIQUE, Septembre 1953 TR TTY PMR RNA - la main-d\u2019oeuvre, préparée avec les données du recensement fédéral de 1951.Voici, | en chiffres ronds, la répartition des travailleurs pour Montréal et onze municipalités suburbaines, a savoir: Jacques-Cartier, Lachine, LaSalle, Longueuil, Montréal-Nord, © Outremont, Saint-Laurent, Saint-Michel, Verdun et Westmount.ol iP TABLEAU I \u2018 La distribution des occupations a Montréal, en 1951.Propriété et administration eee 48.000 Professions .ooooooooo eee e \u2026\u2026 47.500 15517717» AE 88.500 Agriculture \u2026\u2026 PT UVTI 2.000 Fabrication et mécanique .ee, 127.000 Eclairage et énergie électriques et mécaniciens de machines FIRES EE 5.000 Construction .c.cooiiin.A a a a ae 35.000 Transports o.oo eee ee eee 38.000 Communications LL 0er a aae crea ra enr e A 8.000 Commerce Lie eee ee raarree een rene eee eee ee 40.500 Finance 0 000 da ae aa canne rare en ese 4.500 N2153 à 6 LS 57.500 Manoeuvres FO 38.500 AULTES 9.500 Population active .ren aerrs ses creer 550.000 Source: B.F.S., Main-d\u2019 oeuvre, 27-9-52, 80 p.Le tableau I fixe la population active de Montréal et de la plus grande partie de sa banlieue à 550.000 personnes.Or la population totale des douze municipalités concernées atteignait 1.300.000 en 1951; il s\u2019ensuit donc que 42% des habitants de la grande ville remplissent une occupation quelconque.L\u2019armée des ouvriers comprend 127.000 hommes de métier engagés dans la fabrication et le travail mécanique, 35.000, dans la construction et 38.500 manoeuvres Ë qui, pour la plupart, gagnent leur vie dans l\u2019industrie.Au total, nous obtenons 200.000 | * ouvriers sur 550.000 travailleurs, soit une proportion de 36%.Il ne reste aucun doute: 5 la population ouvrière prédomine à Montréal.Au second rang figurent les collets æ blancs au nombre de 88.500 têtes, soit 16% de l\u2019effectif complet.Les services occu- Ë pent le troisième rang avec 57.500 personnes représentant 10% du total.En défini- k tive, Montréal compte plus d\u2019un ouvrier sur trois travailleurs.u Ces chiffres nous fournissent déjà une bonne indication sur importance rela- Ë tive de l\u2019industrie à Montréal.En effet, ce sont les usines, les manufactures, les ateliers nt et les chantiers qui font vivre le plus de Montréalais.Nous croyons méme que le nombre de tous les employés de l\u2019industrie dépasse 200.000.Les établissements indus- fi triels engagent un personnel de bureau assez important; ils retiennent les services i de certains professionnels (comptables, ingénieurs, chimistes) et de vendeurs.Tout k compte fait, nous pouvons estimer que l\u2019industrie paye actuellement plus de 225.000 personnes.Enfin nous savons que les ouvriers élèvent les plus grosses familles; c\u2019est mt dire qu\u2019au moins la moitié de la population totale du grand Montréal dépend des Wr industries pour vivre, ht 462 September 1953, TECHNIQUE Ty Les industries de Montréal Nul doute que Montréal forme avant tout une énorme ruche industrielle, bien que le commerce y soit des plus actif.La cité seulement compte une quinzaine de mille magasins qui occupent plus de 60.000 personnes.Ces chiffres demeurent bien inférieurs à ceux de l\u2019industrie.Mais passons en revue cette activité industrielle à Montréal.TABLEAU 2 Les ouvriers répartis par groupes d\u2019industries à Montréal, en 1951.Contremaîtres LL eréener terra aan er ra an er rranae 7.400 Produits alimentaires eee een ra nan ina 6.700 Spiritueux et boissons .nacre recense 1.000 Produits du tabac era een r eee rare era eenee 2.200 Fourrures et articles en fourrure \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.2.100 Cuir et articles en cuir eee rien en re een rennes 6.200 Textiles La e a eee a area ae 4.600 Tissus et vêtements ere rrren rare rer ie eee 33.000 Produits du bois enr ee 3.800 Pulpe et papier oi 1.500 Imprimerie Le rer eee arraar eee er era ee 5.400 Produits des métaux eee ee rr na enr cernes 45.100 Produits des métaux non-ferreux 2.000 Produits chimiques .c.c.coocoooo nn a 1.400 Divers =.eee Perret rec een A 50e 1000000010 O 100000 NON 000000004001 SO DONS ONU 000 ge 00 see 80 so se au ana non aan 00 M0 Source: B.F.S., Main-d\u2019oeuvre, 27-9-52, 80 p.Le tableau 2 nous fournit l\u2019effectif ouvrier des différentes industries manufacturières.ll nous permettra d\u2019établir des pourcentages intéressants et de classer ces diverses industries selon leur personnel respectif.La prépondérance de la métallurgie et du textile saute aux yeux.Le travail des métaux retient à lui seul 45.100 métallos, soit 35% du total.La métallurgie élabore à Montréal une longue gamme de produits: quincaillerie, coutellerie, appareils électriques, fils et cables métalliques, structures d'acier, machines diverses, moteurs, turbines, matériel de chemin de fer, avions, bateaux, etc.Le second rang revient à l\u2019industrie textile, grâce à la confection.Ce groupe industriel occupe 37.600 personnes (30% du total) mais la confection à elle seule en retient plus de 33.000.Cette industrie fabrique des vêtements de toutes sortes: robes, complets, imperméables, paletots, corsets, sous-vêtements, chapeaux, etc.Derrière la puissante cohorte des métaux et des textiles se présentent la préparation des produits alimentaires avec 6.700 employés et le travail du cuir avec 6.200.Voilà des vieilles spécialités de Montréal: boulangerie, biscuiterie, chaussures.Enfin l\u2019imprimerie, une industrie centenaire, embauche 5.400 travailleurs.Nous venons ainsi d\u2019épuiser un premier rapport statistique sur la main-d\u2019oeuvre.Nous avons pu, avec ces données officielles du dernier recensement, évaluer l\u2019importance relative du monde ouvrier à Montréal et classer en même temps les groupes industriels, selon leur embauche ouvrière.Toutefois ces considérations ne nous révè- TECHNIQUE, Septembre 1953 464 Nuits lent pas l\u2019effectif global de l\u2019industrie, c\u2019est-à-dire le nombre total des employés qu\u2019elle paie.Nous utiliserons un autre rapport statistique pour essayer de fixer cet effectif.Le Ministère fédéral du commerce publie chaque mois une brochure intitulée: Employment and Payrolls, où on indique le nombre des employés par groupes d\u2019industries, dans la région métropolitaine de Montréal.Mais il s\u2019agit d\u2019une statistique basée sur les rapports adressés à Ottawa par les employeurs d\u2019au moins 15 personnes.Ainsi les chiffres fournis ne nous donnent pas la somme totale des employés industriels; néanmoins, il est intéressant de les connaître pour pouvoir ensuite estimer ce nombre global.TABLEAU 3 L\u2019embauchage à Montréal et à Toronto, le ler avril 1953.Montréal Toronto Industrie manufacturiére .Len 220.652 203.218 Tabac 20 eee a eee ea een 5.227 Cuir oo, 9.583 Textiles 12200 Le aa arr n en ee eee 50.833 23.665 Imprimerie ere 9.035 15.862 Métallurgie cesse \u2026 81.887 86.200 Produits chimiques 10.504 11.809 Aliments et boissons .cc.ccooeeeiiiiiiin 20.655 Caoutchouc une eee rene -_ 5.725 Papier cocci 6.787 Construction «ooo e eee, 25.611 16.646 Transports et communications .24.580 21.817 COMINEICE «vee \u2026 57.123 67.937 Finance ee ana nne 22.010 26.426 Services ooo eee 16.389 18.207 Total 370.558 361.963 Source: D.B.S., Employment and Payrolls, April 1953, pp.23-24.Le tableau 3 nous montre que le grand Montréal enregistre 220.652 employés dans ses industries manufacturières de 15 employés et plus.De nouveau, la métallurgie et le textile (y compris la confection) dominent dans le relevé: le premier groupe représente 35% des ouvriers de manufactures, le second, 23%.La comparaison avec Toronto est intéressante: la Ville-Reine possède une industrie métallurgique puissante accompagnée des textiles et de la préparation des aliments et des boissons.Le commerce et la finance absorbent plus de gens à Toronto qu\u2019à Montréal.De toute façon, cette statistique vient confirmer que dans la métropole la métallurgie et le textile occupent plus de la moitié des ouvriers.Bref, nous estimons que Montréal compte actuellement plus de 4.500 établissements manufacturiers avec un contingent dépassant 225.000 ouvriers.Ces chiffres précisent assez la puissance industrielle de la métropole: Montréal constitue sans contredit le plus grand centre industriel du Canada.September 1953, TECHNIQUE I Ugly TECHNIQUE, Septembre 1953 Analyse sommaire des principales industries de Montréal Il nous reste maintenant a examiner les principaux groupes industriels de Montréal (2).D\u2019abord l\u2019industrie des aliments et des boissons, une industrie de base, réunit environ 375 établissements avec un personnel de 25.000 employés.En 1949, Montréal comptait 117 boulangeries avec 3.312 employés.Plusieurs de ces entreprises sont énormes et très mécanisées; elles possèdent des flottes de camionnettes, qui effectuent la livraison du pain et des gâteaux dans toute la ville et souvent à l'extérieur.Une vingtaine d\u2019abattoirs et de salaisons emploient 3.000 hommes.L'industrie de la viande rks Photo courtoisie Dominion Bridge Au ler plan, la voie double du C.N.R.Au centre, les usines et bureaux de The Dominion Bridge.A gauche, le long du canal, une partie des usines de The Steel Co.of Canada.Au sud du canal Lachine, dans la verdure, l\u2019édifice de The Standard Brands.À l\u2019arrière plan, le pont Honoré Mercier et celui du C.P.R.tous deux construits par la Cie Dominion Bridge.se concentre à Montréal qui joue ainsi un rôle primordial dans ce domaine: 21 des 37 salaisons du Québec y fonctionnaient en 1949.Aussi les viandes de Canada Packers, de Swift et de Wilsil sont vendues un peu partout dans la province.Enfin la production des eaux gazeuses et de la bière, sans oublier la vaste distillerie de Ville La- Salle, oceupent plusieurs milliers de personnes.En somme, l\u2019industrie des aliments et des boissons de Montréal étend ses horizons commerciaux sur une bonne partie de la province: le pain Strachan, les biscuits Viau, les viandes précitées, la Molson ou la Dow, voilà autant de produits montréalais vendus sur le marché provincial.Montréal forme incontestablement le grand centre de la transformation du tabac au Canada.Cette industrie fabrique 70% de la production nationale de cigarettes, (2) Nous avons utilisé deux références: D.B.S., The Manufacturing Industries of Canada 1950, section III, Ottawa, 1953; Ministère du Commerce et de I\u2019'Industrie, La province de Québec et ses manufactures, Québec, 1952.TT TT TN NERY eh SEAN RI CV de cigares et de tabac à pipe.Le travail est effectué par 6.000 personnes (70% sont des femmes), qui travaillent dans une trentaine de manufactures dont l\u2019immense Imperial Tobacco, la puissante MacDonald et la moderne Simon.Une dizaine d\u2019établissements transforment le caoutchouc et produisent surtout des claques, des bottes et des pneus.Ils engagent environ 2.000 personnes.Toronto surpasse Montréal dans ce domaine.Les industries du cuir prennent beaucoup plus d\u2019importance.En effet, 80 manufactures de chaussures embauchent 8.000 hommes et plus d\u2019une centaine d\u2019entreprises en occupant 2.000 fabriquent divers objets en cuir tels que des gants, des mitaines, des ceintures, des courroies, des valises, etc.L\u2019indus- \u2018trie du cuir est une vieille spécialité de Montréal et celle de la chaussure est depuis longtemps fixée dans l\u2019Est de la ville.Nous arrivons maintenant à l\u2019industrie textile, une des bases industrielles de Montréal.Les industries primaires du textile, celles qui travaillent le coton, la soie, la laine et les fibres synthétiques, emploient quelque 13.000 ouvriers.Mais les industries du vêtement pèsent beaucoup plus dans la balance.Montréal s\u2019avère en effet le château-fort de la confection et la capitale canadienne de la mode.Près de 1.500 ateliers y produisent 60% des vêtements confectionnés au Canada.Ce groupe imposant d\u2019établissements se répartit comme suit: 600, confectionnent des vêtements féminins, 300, des vêtements masculins, 250, travaillent la fourrure, 10, fabriquent des corsets et 9, des imperméables.Ajoutons-leur 50 bonneteries et 65 chapelleries.Au total, 45.000 personnes gagnent leur vie dans les ateliers de confection, situés surtout sur le boulevard Saint-Laurent et sur la rue Sainte-Catherine.Pendant longtemps la principale industrie de Montréal, le textile occupe le second rang depuis la dernière guerre.L'industrie du bois et du papier à Montréal se résume à 320 entreprises, qui emploient plus de 12.000 hommes.Il convient de signaler quelque 150 manufactures de meubles (4.000 ouvriers) et une trentaine d\u2019usines de boîtes, de paniers et de sacs de papier avec 3.000 employés.Enfin les imprimeries embauchent 10.000 travailleurs dans plus de 350 ateliers.Et voici le plus gros morceau: le travail du fer, de l\u2019acier et des métaux non- ferreux.Nous joindrons à cette catégorie d\u2019industries la production du matériel de transport et celle des appareils électriques.Cet ensemble industriel retient le plus grand nombre d\u2019ouvriers et nous n\u2019hésitons pas à le porter au delà de 80.000 pour le grand Montréal.La métropole constitue donc le plus important centre métallurgique du Québec.Les industries du fer et de l\u2019acier groupent 15.000 ouvriers rien qu\u2019à Montréal; et, dans ce domaine, comment négliger Lachine avec la Dominion Bridge, la Steel of Canada et la Dominion Wire! Plus d\u2019une centaine d\u2019établissements travaillent les métaux non ferreux.Dans ce groupe, nous pouvons souligner l\u2019affinage du cuivre à Montréal-Est, une dizaine d\u2019entreprises qui ouvrent l\u2019aluminium (ustensiles, chaises, stores, fenêtres\u2026), une trentaine d\u2019usines qui transforment le bronze et le cuivre et enfin une soixantaine d\u2019autres qui fabriquent des bagues, des bijoux, des alliages, etc, avec de l\u2019or et de l\u2019argent.Les industries du matériel de transport atteignent à Montréal une ampleur incomparable au Canada.Montréal est depuis longtemps le centre canadien de la construction du matériel roulant des chemins de fer: une dizaine de grosses usines s\u2019y consacrent et, en particulier, la Canadian Car, la Montreal Locomotive et les usines Angus.En tout, quelque 20.000 ouvriers travaillent à la production de locomotives, de wagons, de trams et de pièces de rechange.La construction navale n\u2019est pas négligeable non plus.Cinq chantiers maritimes fonctionnent sur l\u2019île de Montréal dont September 1953, TECHNIQUE nt > l\u2019imposante Vickers, Enfin l\u2019avionnerie, une nouvelle industrie issue de la dernière ty guerre, se développe rapidement chez nous: Montréal devient ainsi le plus grand wg noyau de construction aéronautique du pays.Actuellement six usines fabriquent des avions et des parties d\u2019avions (Canadair, Pratt and Whitney) et emploient 25.000 fu hommes.; Ajoutons maintenant un mot sur l\u2019industrie de l\u2019appareillage électrique.Cette à industrie est encore très concentrée à Montréal : en 1950, 72 des 81 fabriques d\u2019appa- ot reils électriques du Québec se trouvaient dans la métropole et elles engageaient plus de 13.000 ouvriers.On y manufacture des appareils et des fournitures de toutes sor- st tes, des radios, des lessiveuses, des aspirateurs, des appareils de télévision, des réfrigé- ; rateurs, des piles, des batteries d\u2019accumulateurs et de la machinerie lourde.Northern = Electric et RCA Victor occupent un rang honorable dans ce groupe industriel.Ainsi i le travail et la transformation des métaux fournissent aux Montréalais des débouchés CE nombreux et rémunérateurs.Pour clore cette analyse sommaire des industries de Montréal, il nous reste a _ parler du travail des minéraux non-métalliques, de l\u2019élaboration des produits dérivés = du pétrole et du charbon et de l\u2019industrie chimique.D\u2019abord l\u2019industrie du ciment exploite à Montréal-Est une immense carrière et la Canada Cement, qui prépare plus à de 10.000 tonnes de ciment par jour, se déclare la reine de son groupe.Une vingtaine * d\u2019entreprises fabriquent en outre des produits en ciment et engagent 400 personnes.u L'industrie du verre, qui comprend le moulage, le soufflage, l\u2019étirage puis le coupage et le biseautage, compte une vingtaine d\u2019établissements dans la métropole avec plus nu de mille employés.Le groupe complet des industries basées sur le travail des miné- 1 raux non métalliques est formé de 70 entreprises occupant 3.000 personnes.Le raf- i finage du pétrole se pratique sur une haute échelle à Montréal-Est; les raffineries = et les énormes réservoirs qui les accompagnent présentent une concentration considérable.La production des huiles, de l\u2019asphalte, des lubrifiants et des graisses ajoutent a encore de importance a l'industrie du pétrole, qui occupe un poste stratégique à \u20ac Montréal.Enfin une grosse usine fabrique du coke et du gaz à Ville LaSalle.ni Dans le domaine de la production chimique, nous pouvons relever quelque 200 ri établissements et 8.000 ouvriers.Ici la gamme des produits est variée mais les prépa- kb rations médicinales et pharmaceutiques l\u2019emportent à Montréal avec 70 laboratoires ot et 2.300 employés.La préparation des peintures s\u2019élabore dans 26 manufactures avec À 3.000 personnes.La métropole demeure incontestablement un noyau de l\u2019industrie chi- is mique dans la province.# En dernier lieu, nous mentionnerons environ 200 entreprises qui fabriquent 2 des produits variés tels que fleurs artificielles et plumes, boutons, abat-jour, plastiques, * instruments scientifiques, etc.Nous y relevons plusieurs milliers de travailleurs.De # cette avalanche statistique, nous pouvons enfin tirer une double conclusion: l\u2019industrie manufacturière de Montréal s\u2019affirme par sa puissance et sa variété.Sa puissance > nous est soulignée par les 225.000 ouvriers qui en dépendent, sa variété, par la dis- 3 tribution des 4.500 usines de la métropole telle que nous venons de la faire.iF go Les facteurs de l\u2019industrie à Montréal 8 Quelles sont les raisons d\u2019une telle concentration industrielle sur l\u2019île de Montréal?Disons d\u2019abord que l\u2019industrie montréalaise remonte à un siècle, c\u2019est-à-dire au moment de l\u2019aménagement du port de Montréal et de la construction des chemins WW TECHNIQUE, Septembre 1958 467 IRR AN) 468 de fer dans l\u2019Est canadien.Voilà deux événements qui ont sans doute favorisé la destinée industrielle de la métropole.La navigation a fait de Montréal le premier port du Canada depuis au moins 80 ans et nous savons que la ville est à la tête du réseau national des voies ferrées.L'industrie profite ainsi de deux excellents moyens de transport pour se ravitailler puisque la région ne contient aucune ressource naturelle, sauf le calcaire à ciment.Mais le port et les chemins de fer n\u2019expliquent pas seuls le développement industriel de la métropole.Il faut tenir compte de la main- d\u2019oeuvre nombreuse, adroite et laborieuse de Montréal.La chaussure, le textile et le tabac, trois industries de main-d\u2019oeuvre, se classent parmi les plus vieilles ici.L\u2019énorme marché local et la proximité de marchés intéressants ne laissent pas les industriels indifférents quand ils recherchent un site pour leurs établissements.Or Montréal, le plus grand marché de consommation au Canada, communique facilement avec les régions populeuses du Québec, de l\u2019Ontario et des Etats-Unis.Le rail et la route servent admirablement bien la métropole; l\u2019avion favorise en outre les voyages d\u2019affaires rapides.Le problème de l\u2019énergie électrique ne se pose pas à Montréal: les centrales du Saint-Laurent, de la rivière des Prairies et du Saint-Maurice en fournissent amplement.Voilà, sans tous les énumérer, les principaux facteurs du développement industriel de Montréal.Nous en verrons une confirmation en examinant la répartition des établissements manufacturiers dans la ville.La répartition des industries dans Montréal Les industries de Montréal sont distribuées assez normalement d\u2019abord dans la vieille ville et ensuite le long des voies navigables, des voies ferrées et des grandes routes.Les vieux quartiers du coeur de la ville ont attiré depuis longtemps les ateliers de confection, une industrie discrète mais active.Il s\u2019agit d\u2019une poussière d\u2019industries dispersées aujourd\u2019hui et attirées là jadis par la présence d\u2019une abondante population ouvrière.Tout autre se présente l\u2019ensemble des établissements greffés sur la voie d\u2019eau.La traînée commence au canal de Lachine et se poursuit le long du fleuve jusqu\u2019à Montréal-Est, sur une longueur de 17 milles.Et la chaîne des industries est ponctuée de mastodontes: le paysage industriel y est vraiment pittoresque.Toutefois les manufactures ne sont pas toutes campées dans le bas de la ville.Il s\u2019en faut: elles s\u2019accrochent, comme des sangsues, aux voies ferrées qui traversent l\u2019île.Mentionnons en passant le développement extraordinaire de Ville Saint-Laurent en fonction du National Canadien.Enfin, de spacieuses industries et des entrepôts modernes se sont établis récemment le long des grandes routes et, en particulier, sur le boulevard Métropolitain; la Côte-de-Liesse vient justement de s\u2019enrichir d\u2019une grappe d'industries importantes.Ainsi donc, la répartition des industries obéit à des règles géographiques bien simples: les usines sont polarisées vers les grands moyens de transport.Mais, en fait de densité industrielle, rien n\u2019égale à Montréal les rives du canal de Lachine.Malheureusement cette concentration industrielle nécessite de sérieux déplacements de population.Les autobus et les trams doivent transporter plus d\u2019un million de voyageurs par jour: le matin, la marée des travailleurs descend, le soir, elle remonte.September 1953, TECHNIQUE ii fro fat {il d VE Le rayonnement de l\u2019industrie montréalaise Essayons de préciser pour quels marchés travaillent les manufactures de Montréal.D\u2019abord plusieurs produits industriels sont versés sur le marché national: il s\u2019agit, en l\u2019occurrence, de cigarettes, de chaussures, de vêtements, de matériel roulant et d'avions.Mais une plus grande quantité s\u2019écoule sur le marché provincial.Nous pouvons donc affirmer que Montréal est avant tout la métropole industrielle du Québec et que la ville essaie surtout de répondre aux besoins d\u2019une province en pleine expan- sion.Conclusion Nous venons de décrire l\u2019industrie montréalaise et d\u2019en expliquer les raisons d\u2019être.Au Canada, rien n\u2019égale en puissance ce centre industriel basé sur la métal- lurgie et le textile.Le palmarès des entreprises est en outre très long: d\u2019où la grande variété des industries à Montréal, excellent élément de stabilité économique.De nombreux facteurs ont conditionné la prospérité industrielle de la métro- pole: le port, le rail et la route.Mais le pilier de l\u2019industrie repose sur la main-d\u2019oeuvre canadienne-française, une main-d\u2019oeuvre intelligente, laborieuse et abondante.Les in- 3 9 dustriels viennent donc ici pour profiter d\u2019un vaste réservoir d\u2019ouvriers tout en uti- lisant un magnifique réseau de voies de communications qui leur permet d\u2019atteindre facilement tous les grands marchés de l\u2019Est américain.Enfin l\u2019industrie de Montréal s\u2019est rivée aux voies de transport conformément aux lois de la géographie.Le canal de Lachine forme ainsi l\u2019axe industriel de la métropole.Rappelons que cette pléiade d\u2019industries écoulent leurs produits sur le marché national mais avant tout et surtout sur les marchés local et provincial.Montréal est donc la métropole industrielle du Québec.' VIENT DE PARAITRE! y Pour la première fois.J ° .° TOUT CE QUI CONCERNE imprimerie coe LA CONSTRUCTION L\u2019ENCYCLOPÉDIE PRATIQUE est une industrie complexe qui groupe plusieurs DU BÂTIMENT métiers spécialisés.|! faut ET que le client qui transige DES TRAVAUX PUBLICS avec un imprimeur fasse confiance à un grand nombre d'ouvriers.\u2014 Le personnel de nos ateliers est trié 3 volumes reliés - 3,042 pages de texte 51,120 illustrations in-texte 60 hors-texte, plans et abaques UNE AUTRE sur le volet et familier GRANDE REALISATION avec tous les travaux que « QUILLET » nous manipulons.Vous serez Prospectus illustré sur demande: toujours satisfait si vous LA PATRI E MAISON DU LIVRE FRANCAIS consultez DE MONTRÉAL, INC.SERVICE DES IMPRESSIONS «La Maison des Encyclopédies » 1750, rue Saint-Denis 188 est, rue Ste-Catherine - Tél.LA.3121* - Montréal MONTREAL, Qué.TECHNIQUE, Septembre 1953 469 RADIO & TÉLÉVISION 730, ST-JACQUES Ouest, MONTREAL À NAVIRE BRISÉ TOUS LES VENTS SONT CONTRAIRES ] Et si votre systéme de chauffage est défectueux, le prochain hiver, fût-il le plus doux, vous semblera rigoureux.Profitez de la belle saison pour faire reviser ou réparer votre appareil de chauffage ou ( votre plomberie.Construisez-vous ?Confiez à notre main-d\u2019oeuvre spécialisée et à nos techniciens les travaux d\u2019installation.Qu'il s\u2019agisse de travaux de grande ê ou de moindre importance, nos techniciens et ouvriers spécialisés apportent ( le même souci du travail bien fait.Ils allient théorie et pratique.t Pionniers du véritable chauffage par rayennement au Canada Qa Qs iy ; PR 48 = ! MArquette 4107 360 est, rue Rachel \u2014 Montréal MOTEURS ELECTRIQUES GENERATEURS | aw OR KS'LIMITED | BoBmEs | 276 rue SHANNON MONTRÉAL UN 61814 |U Los 1:3 TECHNIQUE, Septembre 1953 Le réseau canadien de télévision L E 5 septembre 1952, la société Radio-Canada introduisait la télévision au pays, dans les deux principales villes canadiennes.8 mois plus tard, le 14 mai 1953, elle inaugurait son premier réseau en reliant Montréal à Toronto par un programme télévisé alternativement de ces deux cités.Le 2 juin, jour du couronnement d\u2019Elizabeth II, Ottawa venait se joindre au réseau qui est également relié à Buffalo pour acheminer les émissions des Etats-Unis au Canada et vice versa.La réalisation d\u2019un progrès de cette envergure a nécessité les efforts conjugués des ingénieurs et des techniciens de Radio-Canada et de la compagnie de Téléphone Bell et a requis un outillage compliqué et des dépenses considérables.Pour le bénéfice de nos lecteurs, nous résumons les notes que nous devons à la courtoisie de ces deux puissants organismes responsables de expansion prodigieuse de nos moyens de communication par la parole et l\u2019image, et ajoutons quelques renseignements puisés à la conférence de presse qui a coïncidé avec l\u2019inauguration du réseau.Ce réseau à ondes micrométriques facilite les appels téléphoniques interurbains entre les centres qui jouissent de la vidéo.En plus de mettre des voies au service de la télévision, il procure en effet 60 circuits téléphoniques supplémentaires entre Toronto et Montréal et 12 entre Toronto et Ottawa.Et ce service téléphonique est appelé à prendre de l\u2019expansion selon les besoins.Cette réalisation est le résultat de moins de deux ans d\u2019expériences.La tâche la plus ardue a consisté à déterminer l\u2019itinéraire.On songe déjà à prolonger ce réseau téléphonique et de télévision au nord et à l\u2019ouest de Toronto, de même qu\u2019à l\u2019ouest de Montréal.Les ingénieurs de la compagnie Bell ont commencé à dresser les plans d\u2019une ligne vers Québec en prévision de l\u2019ouverture prochaine du poste de télévision de Radio-Canada dans cette ville.En attendant, Radio-Canada se propose d\u2019alimenter le poste privé de télévision qui sera bientôt établi dans la capitale provinciale.Le système de relais Le relais radiotéléphonique à ondes micrométriques est le plus récent mode de communication à distance et jouit d\u2019immenses possibilités.Supérieur au système de câbles coaxiaux, dispendieux et compliqué, il est plus flexible surtout en prévision de l'avenir en temps de paix comme en temps de guerre.Le principal avantage des ondes micrométriques sur les câbles coaxiaux se manifeste dans les accidents topographiques.Elles enjambent facilement les rivières et les ravins tandis que les câbles coaxiaux suscitent d\u2019innombrables problèmes d\u2019installation et d\u2019entretien.Ce système de relais, ultra-moderne dans sa réalisation et son adaptation, fait appel à la conception préhistorique des communications à distance qui consistait à transmettre des nouvelles, des ordres, des édits, etc., en relayant le message de distance en distance par des moyens primitifs comme la parole amplifiée par un porte- voix et dirigée dans le sens du vent, les courriers, le roulement des tam-tam, les colonnes de feu ou de fumée, etc.471 Que de chemin parcouru depuis cette époque reculée grâce à l\u2019électronique! Les ondes de transmission micrométriques dont la radio sert de commissionnaire, sont des ondes à fréquence ultra-haute, 4,000,000,000 de cycles à la seconde, soit plus de 4,000 fois la fréquence d\u2019un poste de radio ordinaire.Elles voyagent en ligne directe, comme les ondes lumineuses, et doivent être relayées pour contourner la courbe terrestre ou surmonter des obstacles comme les montagnes et les immeubles.; C\u2019est ce réseau de relais radiotéléphoniques qui transmet des programmes de télévision entre divers endroits le long de l\u2019itinéraire du réseau qui comprend actuel- ¢ lement un poste émetteur à Buffalo, des postes terminus à Toronto, Ottawa et Montréal, puis 12 relais entre ces villes.Le jalon Buffalo-Toronto requiert seulement un J relais érigé à Fonthill, Ontario.Le tronçon Toronto-Montréal comprend huit relais entre Toronto et Ottawa et trois entre Ottawa et Montréal.J Le relais ordinaire comprend un édifice en béton qui renferme loutillage de radio et un pylône surmonté d\u2019antennes.Les relais sont situés sur des élévations le Ir long de P\u2019itinéraire et la hauteur des pylônes varie entre 50 et 225 pides.Les pylônes v sont surmontés de plateformes qui supportent quatre antennes de forme pyramidale ; dont la base est d\u2019environ dix pieds carrés et qui pèsent une tonne chacune.Ces cornets métalliques géants reçoivent les ondes micrométriques et les diri- F.gent vers le guide d\u2019ondes et les instruments amplificateurs placés dans l'édifice au fi pied du pylône.Après avoir été amplifiées un million de fois, les ondes remontent à une autre antenne qui les oriente en un faisceau vers le pylône suivant.Ces antennes agissent comme des lentilles et concentrent si efficacement les ondes qu\u2019il faut seulement un watt d\u2019électricité \u2014 environ la quantité requise pour allumer une lampe de poche \u2014 pour couvrir la distance de 25 à 30 milles qui sépare chaque pylône.Des câbles de vidéo relayent ensuite les signaux des pylônes terminus du réseau aux pos- lé tes émetteurs CBLT et CBFT qui les transmettent ensuite aux appareils de télévision ie! des régions de Toronto et de Montréal.of Les télérécepteurs postés le long de l\u2019itinéraire du réseau à ondes micrométriques ne peuvent capter les programmes de télévision qu\u2019il transmet à cause de tance de Photo Bell Telephone Co.orien Ces instruments sont le centre nerveux d\u2019un ingénieux système Contr automatique d\u2019alarme et de contrôle qui protège le réseau de relais radiotéléphoniques à ondes micrométriques de la compagnie de téléphone Bell, qui relie To- frs » ronto, Ottawa et Montréal.Cet outillage, qui est situé à Kingston, soit à mi-chemin entre Toronto et Montréal, peut recevoir Hn des signaux d\u2019un relais défec- Teen tueux et, dans certains cas, émettre des ordres qui corrigeront au- ir: tomaliquement ce défaut.Si né- NS cessaire, le technicien au contrôle peut dépêcher un autre technicien pour effectuer la réparation, comme le fait ici M.R.D.Gib- Lc) bons, de la compagnie Bell.Des Mii lumières clignotant au tableau or de contrôle révèlent au techni- Tab: cien quelle partie de l\u2019outillage est défectueuse.: Pho Sona + 472 September 1953, TECHNIQUE **: % le TECHNIQUE, Septembre 1953 Photo Bell Telephone Co.Grâce à un signal provenant du système automatique d\u2019alarme et de contrôle du réseau de relais radiotéléphoniques à ondes micrométriques de la compagnie de téléphone Bell, un technicien peut être immédiatement dépêché à un relais pour effectuer toute réparation nécessaire.Le technicien B.H.Burdsall vérifie les instruments amplificateurs du relais érigé à Enterprise, Ont.On aperçoit aussi le tableau de contrôle du système d\u2019alarme, au premier plan.Le réseau à ondes micrométriques de la compagnie Bell, qui relie Toronto, Ottawa et Montréal, a été mis en service le 14 mai.Il transmet des programmes de télévision en réseau pour la Société Radio-Canada.Il peut également acheminer des conversations téléphoniques.l\u2019étroitesse du faisceau et de la haute fréquence des ondes.Mais les ingénieurs prévoient le jour où des centres de relais semblables à ceux de la radio supprimeront cet obstacle.Le pylône terminus de Montréal s\u2019élève sur le Mont-Royal, à une faible distance du poste émetteur et de l\u2019antenne du poste émetteur CBFT.Ses antennes sont dirigées vers l\u2019ouest, face au pylône voisin érigé sur la montagne de Rigaud.On pourra orienter une autre paire d\u2019antennes vers l\u2019est au besoin.Contrôle automatique Un système automatique d\u2019alarme et de contrôle qui peut répondre à des questions, obéir à des ordres et même demander de l\u2019aide, assume la surveillance de certains relais de ce réseau de relais radiotéléphoniques à ondes micrométriques.Outre une extension de Toronto à Buffalo qui le relie aux réseaux de télévision des Etats-Unis et les trois relais principaux de Toronto, Ottawa et Montréal, le réseau canadien comprend 12 autres relais érigés dans les localités suivantes ou leurs environs: Fonthill, Uxbridge, Bethany, Hastings, Stirling, Enterprise, Westport, Smiths Falls, Stanley Corners, Léonard, Maxville et Rigaud.Les distances qui séparent ces 15 relais engendrent un sérieux problème d\u2019entretien.On le résout comme suit: les techniciens en devoir dans quelques-uns des principaux relais peuvent également surveiller les autres relais grâce au système automatique d'alarme et de contrôle précédemment mentionné.Les relais qui sont sous la garde de cet automate sont reliés par lignes téléphoniques spéciales à un centre de contrôle.Si un de ses relais est en désordre, un signal d'avertissement est automatiquement transmis au centre de contrôle.si 7 RON TO oy 473 474 Un technicien posté là peut ainsi savoir à quel relais le dérangement s\u2019est produit, consulter l\u2019automate pour déterminer quelle partie de l\u2019outillage est défectueuse et, dans certains cas, émettre des ordres qui corrigeront le défaut.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un défaut qui ne peut se corriger à l'avance, un technicien sera envoyé du centre le plus près du relais pour effectuer la réparation.Le système automatique d\u2019alarme fonctionne à l\u2019aide d\u2019une gamme de notes musicales.Chaque relais est identifié par une note musicale d\u2019une fréquence spécifique.Tant que tout va bien, la même note est continuellement transmise au centre de contrôle.Dès qu\u2019un détraquement survient, la note est interrompue, ce qui actionne des signaux d\u2019alarme dans le centre de contrôle.Un signal sonore avertit d\u2019abord le technicien en devoir qu\u2019un trouble existe.Des signaux lumineux sur un tableau clignotent ensuite pour indiquer à quel relais le détraquement s\u2019est produit.Pour connaître la source du désordre, le technicien peut ensuite interroger le système d\u2019alarme par l\u2019envoi d\u2019un signal qui prend aussi la forme d\u2019une note musicale et commande au système d\u2019alarme d\u2019inspecter des vérificateurs individuels attachés à diverses parties de l\u2019outillage de chaque relais.Il y a jusqu\u2019à 42 vérificateurs individuels, chacun ayant une surveillance spécifique à accomplir.Le système de contrôle signale au technicien en devoir quel vérificateur a mis l\u2019alarme en branle en même temps qu\u2019il lui indique quel élément de l\u2019outillage fait défaut.La désorganisation peut avoir plusieurs causes, comme une panne d\u2019électricité, un fusible brûlé, une lampe faible, un manque de combustible dans les générateurs d\u2019urgence, le refroidissement ou le surchauffage d\u2019un local ou de l\u2019outillage qu\u2019il renferme, pour en mentionner seulement quelques-unes.Quelle que soit la cause du désordre, le technicien en devoir au centre de contrôle peut le repérer et y remédier, soit par commande à distance, soit en dépêchant un autre technicien sur les lieux.L\u2019alarme peut être donnée, par exemple, à cause d\u2019une panne de l\u2019électricité fournie au relais.Immédiatement, l\u2019alarme avertit le technicien que ce relais est défectueux.Suivant les ordres du technicien, le système d\u2019alarme inspecte successivement tous les vérificateurs individuels et révèle que le trouble est causé par une panne d'électricité.Dès que cette panne se produit, un générateur d\u2019urgence commence à fonctionner.S\u2019il manque, une autre alarme avertit le technicien du contrôle qui peut alors commander au système d\u2019alarme de mettre le générateur en marche.Si le générateur refuse encore de fonctionner, le technicien peut dépêcher un homme au relais, qui continue à fonctionner grâce à un groupe de batteries qui peut fournir l\u2019énergie nécessaire durant au moins huit heures.Depuis que les programmes de télévision et les conversations téléphoniques sont rapidement acheminés dans l\u2019air sous forme d\u2019ondes micrométriques invisibles, l\u2019ingénieux système d\u2019alarme et de contrôle est constamment en alerte pour assurer que le réseau de relais radiophoniques fournit un service ininterrompu.Cet automate, qui peut demander de l\u2019aide, répondre à des questions et obéir à des ordres, permet d\u2019entretenir de façon économique et efficace l\u2019important réseau à ondes micrométriques qui continuera de se développer à mesure qu\u2019un nombre grandissant de circuits téléphoniques et de canaux pour la télévision lui seront ajoutés.La capacité du réseau actuel Toronto-Ottawa-Montréal est de 12 voies à sens unique pour la télévision, l\u2019équivalent de plusieurs milliers de circuits téléphoniques.| (ea September 1953, TECHNIQUE on Toles Per tre 88 FE ea Ea EE\" Lol dors Courtoisie Northern Electric L\u2019HÉLICOPTÈRE DU « COURONNEMENT » Le jour du couronnement, le 2 juin, la Société Radio-Canada a eu recours à l\u2019hélicoptère pour transporter les films de télévision de l\u2019aéroport de S.-Hubert à ses studios de Montréal, et a ainsi évité des retards dans l\u2019expédition de ces pellicules que la circulation dense de la métropole aurait certainement causés.Grâce à I\u2019hélicoptére et a la collaboration de Northern Electric, qui a permis a la machine volante d\u2019atterrir sur le toit de son entrepdt de la rue Guy, à quelques pas du poste CBFT, les téléspectateurs canadiens et américains ont pu assister aux cérémonies de Londres dès 4 heures de l\u2019après-midi.Cette photo montre le premier des quatre atterrissages.Courtesy Northern Electric THE \u201cCORONATION\u201d HELICOPTER When the Canadian Broadcasting Corporation decided to fly the Coronation television films from London to its Montreal studios, it also had to overcome the problem of clogged Montreal streets once the films arrived at the citiy\u2019s St.Hubert airport.The problem was solved, however, by transporting them by helicopter, and Northern Electric co-operated in the matter by permitting the helicopter to land on the roof of its Guy Street warehouse, located only a short distance away from the CBC studios.Shown above is the machine preparing to settle on the roof in the first of the four landings it made there during Corenation day, June the 2nd.Chez EN CHARGE DU SERVICE TECHNIQUE: M.Albert Chevalier, .T.DM.Philippe Bourgoin, BIENVENUE AUX TECHNICIENS DIPLOMES T.D.1671, rue Ste-Catherine Ouest MONTREAL, 25 \u2014 Fltzroy 2436 TELEVISION SERVICE TECHNIQUE, Septembre 1953 475 re RINE IR ne Ie wt voy hh a fo HE dui Wane 3 We in KeE Matériel de Dessinateurs et d\u2019Ingénieurs - Niveaux - Transits Mires - Règles à Calculs Recommandés par les ingénieurs depuis plus de 70 ans KEUFFEL & ESSER °{rsitrep Montréal 679 ouest, rue Saint-Jacques VISITEZ NOTRE RAYON DES OUTILS AU 4e ETAGE Ouvert jusqu'à Ÿ h.le vendredi soir Dupuis Srères 865 est, rue Ste-Catherine Montréal Négociants en gros - Importateurs Matériaux de plomberie et chauffage Tuyaux No-Co-Rode eschènes s fils [rés est ee\u2014 FRS.DESCHENES Gérant-technicien 5685, rue Iberville MONTREAL FRontenac 3175-6-7 Etablie depuis 1920 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TECHNIQUE \u201cNN Ï Ry ltd, | = TV Relay Chain Links Toronto and Montreal by OMER CAHAN MAJOR Mx ALPHONSE OUIMET, General Manager of the CBC, and Mr.Frederick Johnson, President of the Bell Telephone Company of Canada, officially opened the Radio Relay TV Network connecting Toronto and Montreal on May 14th, at 7:30 P.M.Mary of the officials of CBC and the Bell Telephone Company were present.After many months of construction and testing, and after many more months of planning, the relay chain built by the Bell Telephone Company for CBC and their own long distance telephone communication was in operation.This chain of stations will have an initial capacity of several hundred telephone circuits and one TV program channel in each direction.An extension of the chain to include Buffalo has been in operation from that city to Toronto for some months.The advantages of the microwave system over the coaxial cable system are many, and this system was therefore used in opening up the communications between the two cities.Microwave stations are cheaper to construct than the installation of miles of expensive cable, and they are more efficient.In war time, if such a period should occur, it would probably be easier to operate the microwave stations than to see that the cable was not destroyed.Even while the new chain was being opened, work is going ahead on an extension to Quebec City.Further extensions are contemplated for the near future.On the opening night, an hour\u2019s program was sent from the CBC studios in Montreal over the relay system to Toronto.From Toronto, came greetings to Montreal and a full hour\u2019s programme.At the opening, several points of interest were shown in both cities and, in particular, the buildings from which the programmes were being sent.Radio-relay stations such as this carry long distance telephone conversations and deliver television programs to the CBC network.Each tower picks up the microwaves from its neighbour, amplifies them and focuses them at the next tower usually about 30 miles away.The four directional antennas atop the 200-foot steel structure pictured here weigh a ton each TECHNIQUE, Septembre 1953 Mr.Ouimet in his short address at the official opening stressed the linking of the two large cities by vision as well as by sound, simultaneously and instantaneously.He also emphasized this opening as one more victory in Canada\u2019s efforts to become united instead of separated by our tremendous distances.Mention was made of the entrance of Ottawa, Windsor, London, and Hamil ton into such networks, with Winnipeg and Halifax coming in at some later date.Mr.Ouimet paid tribute to the Bell Telephone Company of Canada for its engineering feat of developing, building, and operating such a microwave system.The CBC use this system on lease.The addresses of the heads of the two companies were, of course, televised over the programme.An engineering problem has been met and solved\u2014and in this connection it is only fair to say that there were many problems peculiar to the terrain over which the waves had to be sent.The problem was particularly difficult when it was necessary to send the waves over water on the way from Buffalo to Toronto.But this and other difficulties had been overcome and the system was ready to operate on schedule.Demonstrations of the operation of the system have been given by the Bell Telephone for some months in order to familiarize the public with what was happening.Fifteen stations were required for the four hundred miles of country to be covered between cities; some of these stations have towers 225 feet in height.On Mount Royal, a 100-foot tower receives the microwaves and transmits a microwave beam back to Toronto.Two antennae, each 10 feet square act as receivers and senders.Strangely enough, little power is needed to send microwaves from station to station.They must, of course, be properly beamed to the correct destination.Each tower picks up the microwaves and sends them on to the next station, except in the case of the terminal station which sends messages back over the ether.Special alarm and control systems are in operation at each of the fifteen stations, and trouble is corrected automatically or in a short time.Much of this automatic control and repair would be impossible without the wonderful developments of modern electronics and instrumentation.Pretty soon electronic controls will be trained to correct faults before they happen.One point of interest to many is the possibility of tuning in on the different stations.This is not possible; the message is sent to the main stations at Montreal or Toronto and sent out from there.The stations are an average of thirty miles apart.When trouble occurs, an attendant at the alarm centre is able to determine which station is in trouble, question the alarm system as to what part of the equipment the trouble has developed in, and\u2014in some cases\u2014send orders that will correct it.It it\u2019s a type of trouble that can\u2019t be corrected by remote control, a technician can be dispatched promptly from the nearest maintenance centre to repair it.The basis of the alarm system\u2019s operation is a series of musical tones.Each station has been assigned a tone of a specific frequency.So long as everything is operating smoothly, the steady tone is transmitted over the line to the alarm centre.The moment trouble develops, however, the tone is interrupted, thus tripping off warning signals at the alarm centre.A buzzer sounds to notify the attendant of trouble.Lights on a control panel flash on to show him which station the trouble is at.478 September 1953, TECHNIQUE The attendant is then able to question the alarm system about the source of the trouble.This is done by sending out a signal\u2014again in the form of a musical tone\u2014ordering the control system to examine individual alarms attached to various parts of the equipment.There are as many as 42 of these individual alarms, each associated with a specific part of the radio-relay equipment.The control system reports which of these individual alarms caused the main alarm to go off, thus informing the attendant what part of the equipment the trouble is in.Map showing the 15 radio-microwave-relay stations of the CBC network constructed by the Bell Telephone Company The trouble may stem from a variety of sources\u2014power failure, a blown fuse, a weak tube, low fuel supply for the emergency power engine, overheating or under- heating of the room or equipment, to mention a few.Whatever the source, the attendant miles away at the alarm centre is able to trace and correct it\u2014either by remote control or by dispatching a maintenance man.A typical alarm may be set off by a break in the commercial power supply to the station.Immediately, the alarm would notify the attendant of the main control centre that this particular station was in trouble.At his order, the system would examine the various individual alarms and report back that the trouble was caused by power failure.When the outside power supply fails, an emergency power plant, fed by a gasoline engine, should automatically start operating.It this engine \u2018didn\u2019t start, another alarm signal would inform the attendant of its failure.The attendant could then send another signal ordering the control system to start the engine.If the engine still failed to start, the attendant could dispatch a maintenance man.In the meantime, the station would continue to operate from a battery supply which would provide power for at least eight hours.TECHNIQUE, Septembre 1953 oo 479 As television programs and telephone calls speed across the countryside by means of the invisible microwaves, this ingenious alarm system is constantly on the alert to insure that service over the skyway continues unimpaired.Thus, this robot-like alarm and control system, which can call for help, answer questions and obey orders, makes possible efficient and economical maintenance of 3 the vital microwave network which will continue to grow in importance as more 1 : telephone circuits and possibly more television channels are added to it.The present a Toronto-Ottawa-Montreal network has a capacity of 12 one-way television channels or an equivalent thousands of telephone circuits.Of these only one television channel each way is in operation.Within the year, the opening of an English station in Montreal will require another two way channel.No promises of colour television have been given as yet.All in all, it is the fact of bridging distance that is the main triumph in this first opportunity to see how the rest of Canada lives.Pour la PRÉCISION et une longue durée ANNE LORE 7 ES à VIENT DE PARAÎTRE Principes et méthodes d'exploitation des mines ® Contrôleur à lampe à mutuelle conductance dynamique par JEAN DE PÉRON Ingénieur civil des Mines Voltmètres à lampe à vide Volt-ohm-milliampéremétres Contrôleurs de lampes d'émission Précieuse documentation Volume de plus de 280 pages illustrées et d\u2019un format commode PRIX: $3.50 © Générateurs étalonnés ® Oscillographes © Compteurs de panneau Depuis blus de vingt ans\u2026 les plus grands fabricants d \u2018instruments de mesure de qualité du Canada S\u2019ADRESSER A L\u2019OFFICE DES COURS STARK ELECTRONIC PAR CORRESPONDANCE INSTRUMENTS LIMITED Siège et usines.Ajax, Ontario 506 est.rue Sainte-Catheri , - erin Bureau de vente: 2028 Avenue Road, Toronto, Ontario * , a ¢ Division étrangère: 276 West 43rd Street, MONTREAL New York 36, N.Y., E.-U.5306-R2-F 480 September 1953, TECHNIQUE TR te: i pat, TEA a a pute tac SEL ee en les chemins de fer français Conditions spéciales et résultats actuels du trafic ferroviaire en France par JACQUES BOYER JOURNALISTE SCIENTIFIQUE DE PARIS La S.N.C.F.(Société Nationale des Chemins de fer Français) exploite maintenant toutes les voies ferrées du pays.Avec 73,5 milliards d\u2019unités kilométriques, le trafic commercial de cette importante compagnie atteignit donc, en 1951, un niveau fort élevé, tant pour les voyageurs que pour les marchandises.De tels résultats prouvent que contrairement à l\u2019opinion de divers spécialistes, le rail n\u2019est pas un « outil périmé».Grâce à un matériel qui évolue et se perfectionne sans cesse, les chemins de fer peuvent continuer encore « à vaincre et à dominer la distance » dans la patrie de Marc Seguin! D'ailleurs, une récente exposition organisée dans la Gare de Lyon à Paris (novembre 1952) a mis en évidence quelques-unes des nouveautés ferroviaires dont nous allons montrer la valeur technique et les heureuses applications au réseau français.Pour les voyageurs, la S.N.C.F.dispose d\u2019abord de locomotives et de voitures appropriées à leur destination, ainsi que d\u2019installations suffisamment puissantes à cause du débit des lignes à certains moments.L\u2019affluence des voyageurs varie parfois de 50% entre l\u2019hiver et l\u2019été ou lors des périodes de fêtes.Ainsi durant « les congés payés » de 1952, le chef de gare de Paris à Lyon, expédia, à plusieurs reprises, 42 trains rapides ou express entre 19 h.50 et 23 h.50, certains jours.Quant aux lignes de la banlieue parisienne, elles s\u2019exploitent d\u2019une manière différente et très spéciale, car elles donnent lieu à une circulation massive et précipitée.Par exemple, il faut acheminer quotidiennement de Saint-Germain-en-Laye à Paris, entre 8h.et 9h.du matin, 12,500 voyageurs.A la gare S.-Lazare, 1,000 convois de départs ou d\u2019arrivées se succèdent chaque minute, durant les heures de pointes journalières et on doit veiller à la sécurité de tous ces convois, à la régularité de leur transport, grâce à des équipes d\u2019hommes expérimentés et à des mécanismes nouveaux.Enfin, pour les grandes lignes, l\u2019amélioration du confort des voitures, même de 3e classe, a posé maints problèmes que les ingénieurs de la S.N.C.F.ou de la Compagnie Internationale des Wagons Lits ont su résoudre plus d\u2019une fois avec originalité et souci de l\u2019économie.Pour les marchandises, M.Louis Armand, directeur général de la S.N.C.F., avec l\u2019aide de ses collaborateurs et fabricants « à la page », se sont efforcés de rationaliser les itinéraires, d\u2019accélérer les acheminements, d\u2019unifier le matériel par la construction de nouveaux wagons standardisés, de diminuer les escales, de faciliter les manoeuvres de manutention et de chargement.TECHNIQUE, Septembre 1953 Grâce à tous ces perfectionnements mécaniques et à son organisation méthodique, la compagnie a même pu procéder, malgré un notable accroissement du trafic, à une réduction de son personnel ramené à 425.000 agents \u2014 soit une diminution de 17.600 employés pour 1951.Elle a aussi limité au minimum, par la locomotion à vapeur, la consommation des charbons gras dont la France est exportatrice.Enfin, elle utilise les moteurs diesel sur les lignes à faïble et moyen débit, réservant la traction électrique à celles dont le débit est élevé.Malheureusement, quoique cette dernière puise son énergie (hydraulique ou thermique) à des sources exclusivement nationales, elle nécessite des installations fixes considérables et dont le coût élevé, limite la généralisation de son emploi actuel.La gare parisienne dite « de Lyon», lors de l'inauguration de la ligne électrifiée Paris-Lyon, le 24 juin 1952 Nouvelles locomotives à vapeur Engins de traction ferroviaire les plus utilisés encore dans le monde entier, des locomotives à vapeur de différents modèles remorquaient en 1950 65% des trains français, 90% des trains britanniques et 94% des trains allemands.Elles offrent en effet plusieurs avantages car elles peuvent brûler indifféremment charbon, bois, huile et autres combustibles.À puissance égale, elles reviennent moins cher que les locomotives électriques ou diesel mais, cependant, dans les pays gros producteurs d\u2019énergie hydraulique, comme la France, la Suisse ou l\u2019Italie, la traction électrique tend à les supplanter, tandis qu\u2019aux Etats-Unis et au Canada on construit de plus en plus des locomotives diesel électriques.La moderne Locomotive 141 P, dont la S.N.C.F.possède plusieurs centaines d\u2019unités, compte parmi les plus remarquables du genre dans le monde entier.Le \u201ccompoundage\u201d, le réchauffage de l\u2019eau d\u2019alimentation, la surchauffe de la vapeur, l\u2019augmentation de la pression dans sa chaudière, l\u2019amélioration du tirage par échappement et autres perfectionnements de ses organes accessoires la rendent apte au service des trains de voyageurs ou de marchandises.Sa vitesse, qui atteint au 482 September 1953, TECHNIQUE NE TECHNIQUE, Septembre 1953 Locomotive électrique CC-7101 mise récemment en service sur les lignes de la S.N.C.F.Le poids de ce genre de locomotives varie entre 130 et 140 tonnes besoin 105 kilomètres à l\u2019heure, lui permet de remorquer des express de 600 tonnes.Grâce à sa puissance de 3.000 CH.et au faible diamètre de ses roues (1 m 65), on peut également l\u2019employer au remorquage des trains de marchandises de 1.500 tonnes à 50 kilomètres à l\u2019heure.Les 8 nouvelles unités réparties en 3 séries (232-R, 232-S, 232-U) commencèrent à circuler sur le réseau français en 1949.La locomotive à vapeur 232-U à 3 essieux moteurs encadrés par un bogie à 2 essieux à l\u2019avant, un bissel à 2 essieux arrière et pourvue d\u2019un carénage diminuant la résistance de l\u2019air, développe 3.300 chevaux au crochet de traction du tender.En service actuellement sur la ligne Paris-Lille (258 kilomètres) elle y remorque un train de 600 tonnes à la vitesse de 96 km/h (arrêts déduits).Remarquables améliorations dues aux locomotives électriques françaises Dans le parc électrique de la S.N.C.F., distinguons la 2 D-90101 et la CC-7101.Cette dernière, toute récente, possède 6 essieux moteurs et est à adhérence totale.Ses moteurs développent, en régime continu, 4.370 chevaux à la jante des roues.Elle remorque chaque jour le fameux « Mistral», train de 540 tonnes, entre Paris et Lyon, à la vitesse moyenne de 120 km/h (arrêt à Dijon déduit).L\u2019inauguration de cette ligne eut lieu le 24 juin 1952 et marque une date dans l\u2019histoire des chemins de fer de France.La CC-7101 effectua le parcours de 512 kilomètres séparant ces deux villes en 4h.15 minutes, tandis que les trains à vapeur les plus rapides mettaient auparavant 6h.10 min.Pourtant, l\u2019électrification de la grande artère du sud-est de la France, ne fut pas seulement décidée pour gagner du temps sur les horaires, mais parce que, après la libération, les techniciens se rendirent compte des énormes dépenses nécessaires pour reconstruire les installations détruites par la guerre et reconstituer le parc du matériel roulant.D\u2019après les estimations faites alors, une telle solution aurait coûté plus de 900 milliards de francs.Aussi, la S.N.C.F.décida d\u2019appliquer des méthodes techniques nouvelles afin de limiter le coût des opérations reconstructives tout en améliorant l\u2019exploitation du réseau.Ce programme de modernisation ferroviaire en cours, doit se réaliser d\u2019ici 1955.Il comporte l\u2019abandon progressif de la locomotive à vapeur qu\u2019on remplacera par l\u2019autorail et le tracteur diesel sur les petites lignes, tandis qu\u2019on électrifiera le plus rapidement possible les longs parcours à circulations intensives (Lyon- Nevers, Lyon-Marseille, Lyon-Genève, Macon-Culoz, Bordeaux-Montauban et les diverses sections de la banlieue parisienne).Une fois ces travaux terminés, la lon- Voiture de grandes lignes françaises en acier inoxydable mise en service au cours de 1952 gueur des voies fertées françaises à traction électrique atteindra 5.- 600 kilomètres et procurera une économie de 4.300.000 tonnes de charbon par an.La belle usine de Genissiat et autres stations centrales en cours de réalisation sur le Rhône dispense- ront l\u2019énergie nécessaire à la marche des trains, ainsi qu\u2019aux chantiers des 150 entreprises qui collaboreront à l\u2019établissement de ces installations ultra-modernes.Donnons encore quelques détails sur la nouvelle locomotive électrique CC-7101 mise récemment en service par la S.N.C.F.comme nous le disions plus haut, car elle constitue un progrès technique sur ses devancières.Jusqu\u2019à présent, les prototypes \u201c2 D 2\u201d pour trains rapides, comportaient 4 essieux encadrés de 2 bogies directeurs.Leur poids total, qui varie, suivant les séries, entre 130 et 140 tonnes, ne se trouve utilisé que partiellement par la transmission de l\u2019effort moteur et représente une fraction importante du total: ce « poids mort» prend donc la place d\u2019une charge remorquée équivalente.Les ingénieurs français en réalisant une locomotive à adhérence totale d\u2019une puissance égale à celle des \u201c2 D 2\u201d, mais d\u2019un poids réduit par la suppression des essieux porteurs, sont parvenus à créer une locomotive électrique d\u2019un prix sensiblement plus bas pour des qualités égales à celles des précédentes.Afin de montrer que les techniciens de la S.N.C.F.et les ingénieurs de l\u2019usine de la Société Alsthom, à Belfort, qui construisent ces belles machines, ont le droit de s\u2019enorgueillir de leurs réalisations, consultons le tableau des plus grandes vitesses ferroviaires dans les principaux pays du monde en 1952.(1) TABLEAU DES PLUS GRANDES VITESSES FERROVIAIRES DANS LES PRINCIPAUX PAYS DU MONDE EN 1952 (1) Pays Temps de parcours Vitesse commerciale FRANCE Paris - Lyon (512 Km) .\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026secceeenmenennnnenntençwnes 4 h.15 m.120 km-h.Paris - Marseille (863 km) \u2026\u2026.\u2026.\u2026vscesessencancnnescue 8h 7m.105 km-h.Paris - Bordeaux (581 Km) .\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.cserresessesersencennnen-\u2026- 5 h.35 m.104 km-h.Paris - Strasbourg (503 km) .\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.cvicsescescerennenennnens 5 h.10 m.97 km-h.ETATS-UNIS (Traction diesel électrique) Chicago - Nouvelle-Orléans (Illinois) (1482 km) 15 h.55 m.93 km-h.Chicago - Minneapolis (703 km).6 h.45 m.104 km-h.East-Dubuque a Prairie du Chien (88 km) .139 km-h.ITALIE (Traction électrique) Milan - Florence (316 km) coon 3h.4m.102 km-h.Milan - Rome (632 km) \u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026eeerersssensennseese 6 h.35 m.96 km-h.(1) Pour le Canada voir l\u2019article de notre collaborateur, Onésime Piette (Technique, mai 1951, pp.345-350).September 1953, TECHNIQUE tobe 1 NU La S.N.C.F.poursuit maintenant des essais sur la petite ligne Aix-les-Bains à La Roche-sur-Foron, avec des automotrices doubles pour courants monophasés à 50 périodes capables de surclasser ses locomotives électriques actuelles à courant continu.Leur emploi permettrait des économies importantes sur les installations fixes, mais il s\u2019agit là de problèmes techniques non encore solutionnés.Autorails, voitures et wagons Depuis une vingtaine d\u2019années, circulent sur le réseau français des autorails de différents modèles, maïs tous à moteur diesel.Les « Michelines », d\u2019invention plus récente, sont aussi des autorails légers mais montées sur pneumatique.Conçus pour diminuer le prix de revient des transports, ces engins desservent les petites lignes, ainsi que celles à trafic moyen et facilitent aussi les relations rapides entre les grands centres.Ces derniers engins ont des moteurs de puissance variable et Le salon-bar du « train bleu » marchent à des vitesses moyennes dépassant parfois 140 kilomètres à l\u2019heure.La S.N.C.F.a lancé récemment un autorail de grandes lignes actionné par 2 moteurs diesel de 300 chevaux chacun avec transmission mécanique.Ce véhicule destiné à assurer des services omnibus et directs a été particulièrement étudié en vue d\u2019obtenir une parfaite qualité de roulement, grâce à ses nouveaux bogies.Son aménagement comprend un compartiment de 56 places en 3e classe et un petit compartiment de 12 places en 2e classe avec un fourgon à bagages.Sa vitesse optima est de 120 km h.et on peut l\u2019utiliser seul ou avec 2 ou 3 remorques.Le parc des autorails joue, du reste, un rôle important dans l\u2019exploitation des lignes de la compagnie puisqu\u2019il assure plus de 30% du parcours des trains de voyageurs.En ce qui concerne les voitures la S.N.C.F., ainsi que la Compagnie Internationale des Wagons-Lits ont réalisé d\u2019heureuses trouvailles qui améliorent beaucoup le confort des voyageurs.Voici, par exemple, la voiture-lit grand luxe à 16 places de la « Compagnie Internationale des Wagons-Lits ».Elle est divisée en 10 compartiments pouvant com- TECHNIQUE, Septembre 1953 Rll de muniquer 2 à 2.La décoration due à René Prou comporte des revêtements en lacque synthétique verte avec motifs blancs.Les porte-bagages et les accessoires sont en bronze demi-mat.Elle est munie du chauffage autonome par thermo-siphon avec radiateurs individuels réglables à volonté assurant la climatisation normale de l\u2019ambiance.Chaque compartiment, comprend, en outre, un lavabo avec eau chaude et froide.Des lampes fluorencentes permettent un discret éclairage.Des voitures de ce type circulent, notamment, dans le « Train bleu » et dans le « Rome-Express ».Le « Salon-Bar » de la même compagnie se compose d\u2019un restaurant et d\u2019une sorte de «café ambulant» où les voyageurs peuvent s\u2019asseoir sur des fauteuils mobiles en cuir et disposés ici et là autour de petites tables.Des boiseries décorées de panneaux en verre de Lalique forment le revêtement intérieur des pièces de ces élégantes voitures en service aussi sur le « Train bleu ».La nuit, des lits transforment certains compartiments de ces rames de luxe en confortables couchettes.Des voitures mixtes de lre et de 2e classes, avec ossature en acier inoxydable ont été mises en service entre Paris et Calais depuis le début de 1952.Chacune d\u2019elles comporte 3 compartiments de lre classe, 5 compartiments de 2e classe, une toilette et 2 cabinets avec toilette, ainsi qu\u2019un local de service pour le personnel d\u2019accompagnement.Une voiture de 3e classe, de construction allégée (37 tonnes), en acier de- mi-dur, comprend 10 compartiments et à chacune de ses extrémités, une toilette avec un cabinet.Très appréciée de la clientèle touristique, elle permet à trois voyageurs de trouver place pour la nuit dans des lits superposés.Compartiment d\u2019une voiture de 3e : À classe mise récemment en service par La SN.CF.a pris soin également la « Compagnie internationale des wa- du trafic des marchandises en construi- gons-lits » sur le réseau francais sant des wagons nouveaux dont les alliages légers constituent notamment les panneautages, les tampons, les boites d\u2019essieux et des parties de freins.En particulier, depuis 1951, circulent sur certaines de ses lignes des véhicules spécialement étudiés afin de transporter des charbons et des cokes.Quelques chiffres suffisent à montrer 4 l'importance de la masse que la compagnie a dû acheminer par ses gares frontières à où passèrent, en 1950, 13.482.000 wagons, soit environ 37.000 unités par jour.En b: 1952, le nombre des expéditions de détail atteignit 57.381.000, soit 157.000 colis expédiés ou reçus par les quelque 6.000 gares françaises.Afin de faciliter la manutention et les envois, chaque marchandise est tarifiée selon le régime qui lui convient September 1953, TECHNIQUE TECHNIQUE, Septembre 1953 le mieux: soit régime ordinaire (R.O.) ou petite vitesse, soit régime accéléré (R.A.) ou grande vitesse.D\u2019autre part, pour développer la circulation des wagons de chaque pays sur le réseau des autres nations, la S.N.C.F.s\u2019efforce, avec ses voisins européens, d\u2019unifier son matériel.Le nombre de types des wagons admis par les compagnies du vieux continent se trouve limité à 6, dont les caractéristiques (longueur, largeur, hauteur dimension des portes) sont homologuées maintenant.L\u2019ossature et le châssis sont uniformisés, tandis que les organes de détail doivent être interchangeables, mais non intégralement standardisés.En conséquence, les wagons « Europ » utilisés pour les transports internationaux se trouvent soumis au « Règlement pour l\u2019emploi réciproque des wagons » (R.I.V.), qu\u2019appliquent maintenant la S.N.C.F.ainsi que les compagnies de chemins de fer européens à voie normale.Cet acte administratif oblige chaque réseau à renvoyer sans délai et autant que possible chargés les wagons des autres pays; il impose des parcours à wide, soit pour aller chercher des chargements, soit pour regagner à vide le réseau propriétaire du wagon.Afin de remédier à des pertes importantes en journées-wagon et en frais de traction, la S.N.C.F.et les chemins de fer fédéraux allemands (D.B.) exploitent en commun, depuis le ler mai 1951, 100.000 wagons.Les unités de ce parc portent, en plus de la mention \u201cEurop\u201d, leurs marques nationales respectives (S.N.C.F.ou D.B.), mais on ne leur impose pas le renvoi vers le réseau propriétaire.La S.N.C.F.par exemple, peut donc utiliser un wagon allemand parvenu chargé en France jusqu\u2019au jour où un nouveau chargement lui permettra de le retourner plein en Allemagne.Les wagons \u201cEurop\u201d perdent en quelque sorte leur nationalité au point de vue de leur emploi.Cependant, afin d\u2019éviter que l\u2019importance inégale des échanges ne provoque sur l\u2019un des réseaux un accroissement de l\u2019effectif disponible au détriment de l\u2019autre, on réalise, pour chaque partie de matériel, un équilibre numérique des wagons \u201cEurop\u201d.La compagnie excédentaire expédie du matériel vide en choisissant industriellement ceux de ses wagons qui se trouvent à proximité de la frontière commune pour réduire au minimum les parcours à vide.Aussi, sans nul doute, les administrations de tous les chemins de fer européens ne tarderont pas à utiliser cette méthode logique de rotation de leur matériel et ne construiront plus que des wagons unifiés, afin de réaliser des économies fort substantielles.Après ce court exposé des perfectionnements incessants que les ingénieurs ont apportés à la technique ferroviaire, on ne s\u2019étonnera pas que les chemins de fer français fonctionnent aujourd\u2019hui avec une parfaite régularité, tant pour la sécurité et le confort des voyageurs que pour l\u2019acheminement rapide et économique des marchandises.Au cours de l\u2019été 1952, en particulier, et malgré les difficultés créées par les nombreux déplacements de vacances, 82% des trains rapides ou express circulant sur l\u2019ensemble du réseau national, sont arrivés à l\u2019heure fixée.Ainsi le train automoteur 333 (Paris-Lille) n\u2019a eu qu\u2019un retard moyen journalier de 2 secondes.Pour la banlieue de Paris, au trafic si intense, le pourcentage des trains rigoureusement à l\u2019heure, atteignit même 96%, avec seulement 1% de retard de plus de 5 minutes. 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