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Titre :
Technique : revue industrielle = industrial review
Éditeur :
  • Montréal :[Revue Technique],1926-1955
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Popular technique
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Technique : revue industrielle = industrial review, 1953-11, Collections de BAnQ.

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[" 4.(ZA ff IEE EEE XX TEE IRIE) ind a Du Saint-Laurent au robinet Jean Asselin Canadians Choose Cement Wilfrid-W.Werry Comment protéger vos créations Raymond-A.Robic Our Atomic Clock Eden Carr Etc, etc.Vol.XX VIII No 9 MONTRÉAL Novembre \u2014 November 1953 Photo Henri Paul 25e USINE DE FILTRATION (voir article page 579) TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE EDOUARD MONTPETIT Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Director of Technical Education JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies ROSARIO BÉLISLE Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School DARIE LAFLAMME Ecole Technique de Québec Quebec Technical School J.-F.THÉRIAULT Ecole Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical School MARIE-LOUIS CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School INDUSTRIAL REVIEW a publication of Technical Education of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014 DIRECTORS M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON ALBERT LANDRY Institut Technique de Shawinigan Shawinigan Technical Institute GASTON TANGUAY Ecoles d\u2019Arts et Métiers Arts and Crafts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par correspondance Correspondence Courses Ecole Technique et de Marine, Rimouski Editeur Publisher PAUL DUBUC BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 HA.6181 Canada $2.00 ABONNEMENT Etranger $2.50 Technical and Marine School, Rimouski Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL Lame EE countries SUBSCRIPTION L\u2019Imprimerie de LAMIRANDE, 2425, rue Holt, Montréal (36) \u2014 CAlumet 5878 REVUE INDUSTRIELLE INDUSTRIAL NOVEMBRE NOVEMBER Somma ire + Con tents VOL.XXVIII 1953 No 9 579 Du Saint-Laurent au robinet Jean Asselin 586 J.-E.Gamache Philippe Gibeau Our Cover 587 Canadians Choose Cement Wilfrid W.Werry Notre couverture 595 Le raffinage du pétrole Roger Boucher 605 Our Atomic Clock Eden Carr 609 Comment protéger vos créations Raymond-A.Robic 617 The Origin of Cinemascope 619 Le service de renseignements techniques du Conseil national de Recherches CE.Béland 624 Better Breakfasts Alvin Todd 625 Nous avons lu pour vous Ludger Beauregard 630 Indian Handicrafts Krishna Chaitanya 635 Emile Fischer Louis Bourgoin 639 Video Views 641 La construction navale Inside view of the Montreal en Angleterre J.-Maurice Proulx filtration works located on + 1° : Atwater street, in Verdun.645 Industrialisation One of the pumps that lift dans les profondeurs crude water coming from the de la forét africaine C.-F.Maheu aqueduct canal above filters .through which water flows 647 Selsyn Generators for 3-D Movies next by means of gravity.Each pump provides consumers of Montreal and of four- teen suburban communities Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue with two million gallons per scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la hour.responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont la reproduction est autorisée à condition d\u2019en indiquer la rovenance et après en avoir obtenu l\u2019autorisation de © ECHNIQUE \u2014Autorisée comme envoi postal de 2° classe, ministère des postes, Ottawa.A l'usine de filtration de * é ES With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingnal provenant du canal de l\u2019aque- scientific review published in Canada.Authors are respon- duc au-dessus des filtres à sible for the ideas expressed in their articles which may be travers desquels l\u2019eau passe reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as ensuite par gravité.Cette pom- ; a: : pe débite deux millions de gal.2nd class mail, Post Office Department, Ottawa.lons à l'heure.VC ECS RER EE NEA PE OP ET PRE EEE OA ER EE EE OT Une expérience de 50 années au service des INDUSTRIELS MARCHANDS ARCHITECTES ENTREPRENEURS COMMUNAUTES ELAND{ INCORPORÉE Ben Béland, président Jean Béland, Ing.P., s.-trés.7152, boulevard Saint-Laurent \u2014 Montréal \u2014 GRavelle 2465* QUI JOIE SÈME PLAISIR RÉCOLTE Et celui qui se chauffe par rayonnement e récolte du bien-être et de la santé.Nul b f autre mode de chauffage n\u2019est plus hy- La ola outre giénique.Une chaleur douce émane des murs sans soulever de poussière.vous enveloppe délicieusement.Venez vous .convaincre de ces merveilleux avantages A areils en visitant notre édifice chauffé par © rayonnement, ou demandez notre brochure explicative.Tous travaux de chauffage-plomberie © Verrer IC Bquipe de techniciens , n et d\u2019ouvriers spécialisés R t f Théorie alliée a la pratique © Cac $ Adressez-vous à Wi lite Canadian Laboratory IEEE Supplies waren MArquette 4107 403 ouest, rue Saint-Paul 360 est, rue Rachel \u2014 Montréal Montréal, P.Q.E.______________________________________|] Pour votre =- ul LA VIE DUNE GRANDE VILLE Du Saint-Laurent au robinet par JEAN ASSELIN INGENIEUR DE LA SECTION HYDRAULIQUE, VILLE DE MONTREAL Photos Henri Paul L \"HOMME moderne, par suite de son mode d\u2019existence et d\u2019éducation, acquiert un grand nombre de réflexes.C\u2019est ainsi qu\u2019il tourne le commutateur lorsque le jour tombe, qu\u2019il ajuste le thermostat si le froid de janvier devient trop agressif, qu\u2019il décroche le téléphone pour faire venir l\u2019épicier ou le pharmacien, qu\u2019il fait démarrer son auto en deux temps et même pas trois mouvements.De ces gestes quasi automatiques, celui de tourner le robinet de la cuisine ou de la salle de bain est bien l\u2019un des plus fréquents et des plus inconscients.A-t-on jamais pensé comment cette eau nous vient du ciel, c\u2019est le cas de le dire, s'écoule si facilement dans la baignoire ou dans la cafetière?Comment fait-on pour amener dans chaque maison, en quantité et à une pression raisonnable, une eau qui soit toujours saine et le plus souvent agréable au goût?Voyons comment cela se fait dans une grande ville comme Montréal.Sous nos climats, sauf quelques variantes qui tiennent compte du caractère industriel ou résidentiel de l\u2019agglomération, de la qualité de l\u2019eau à sa source, des difficultés de construction et de la capacité économique de la municipalité, le problème se ressemble d\u2019une ville à l\u2019autre.C\u2019est l\u2019importance de tel ou tel ouvrage qui varie.Dans une ville le traitement de l\u2019eau peut être difficile et coûteux; dans une autre le pompage prend une importance considérable; ailleurs la distribution constitue le grand obstacle à cause du roc ou du risque de gel.En Amérique du Nord on alloue généralement 100 à 200 gallons par habitant par 24 heures.A Montréal, la consommation moyenne est d\u2019environ 120 gallons.En Europe elle est inférieure à 60 gallons par jour et par habitant; dans les autres continents elle est encore bien au-dessous de ce chiffre.Pour ce qui est de Montréal, il s\u2019agit d\u2019alimenter une population de 1,500,000, y compris 300,000 environ dans la banlieue.Par une simple multiplication, on calcule qu\u2019il faut fournir chaque jour un peu moins de 200 millions de gallons.Ce chiffre, qui paraît considérable au profane, est cependant infime en comparaison de l\u2019eau qui passe dans le Saint-Laurent, d\u2019où Montréal tire exclusivement son approvisionnement.La consommation d\u2019une journée passe dans le fleuve en dix secondes.Si on pouvait emmagasiner l\u2019eau qui passe dans le Saint-Laurent pendant deux heures, il y en aurait suffisamment pour alimenter Montréal et sa banlieue pendant toute une année.Nous sommes donc assurés de trouver à la porte même de Montréal toute l\u2019eau que celle-ci pourrait exiger, même si toute la population du pays s\u2019y trouvait concentrée.TECHNIQUE, Novembre 1953 579 280 Deux des quatre conduites de 7 pieds de diamètre qui constituent la prise d\u2019eau.Elles reposent sur une fondation de bé- ton visible en haut, à droite.Le dessus de cette masse de béton est de niveau avec le lit du fleuve Limpidité et salubrité La qualité de l\u2019eau ne dépend pas uniquement de sa limpidité.Une eau polluée, remplie de microbes, peut être limpide comme une eau brouillée peut être absolument saine.Son goût résulte des sels minéraux qu\u2019elle renferme en solution.Ces minéraux, tels que le calcium, le sodium, le magnésium et le fer, qu\u2019on trouve aussi dans les aliments, doivent être présents dans l\u2019eau si on ne veut pas qu\u2019elle soit fade.Ils ne doivent pas non plus dépasser une proportion raisonnable si on ne veut pas que l\u2019eau soit trop dure.Certaines eaux de l\u2019Ontario, par exemple, sont tellement dures qu\u2019elles doivent être adoucies à l\u2019usine même de filtration pour les rendre ulilisables pour la cuisson, dans les industries chimiques et dans les bouilloires à vapeur.Dans le cas de Montréal, la dureté de l\u2019eau, ou sa richesse en sels minéraux, est idéale, justement à cause de la grande diversité des sols lavés par les eaux de pluie qui ruissellent vers les Grands Lacs, à partir du Wisconsin, pour former le Saint-Laurent.La source et la qualité de l\u2019eau étant assurées, voyons maintenant ce qu\u2019il faut faire à partir de la source, pour l\u2019amener potable, c\u2019est-à-dire buvable, jusque dans nos maisons.La nature au service du génie Montréal prend son eau dans le grand courant à la tête des rapides de Lachine, à la hauteur de Ville La Salle.Quatre conduites circulaires de 7 pieds de diamètre (lre photo), posées dans le lit du fleuve, amènent l\u2019eau au canal de l\u2019aqueduc qui à son tour transporte l\u2019eau, sur une distance de cinq milles, jusqu\u2019à l\u2019usine de filtration (2e photo), rue Atwater.Cette usine, constituée de quatre galeries de seize filtres chacune, est capable de filtrer quelque 200 millions de gallons d\u2019eau par jour, l\u2019équivalent de la consommation actuelle.Ces filtres sont des bassins de 50 pieds sur 25, qui contiennent du gravier et du sable sur une épaisseur de quatre pieds.Le passage de l\u2019eau à travers cette couche est tout simplement une imitation du procédé naturel par lequel les eaux de pluie sont filtrées à travers des sols poreux pour remplir les puits, tels qu\u2019on en trouve encore dans les campagnes et dans presque toutes les parties du monde.Soit dit en passant, l\u2019ingénieur peut difficilement faire mieux que le Créateur, et dans la plupart de ces travaux il ne fait qu\u2019imiter la nature.On définit souvent le génie l\u2019art d\u2019utiliser les forces et les recettes de la nature.En sortant des filtres, avant d\u2019être emmagasinée dans des réservoirs où elle séjournera quelques heures, l\u2019eau reçoit un traitement au chlore, traitement qui au- November 1953, TECHNIQUE jourd\u2019hui est plus une mesure de précaution qu\u2019une nécessité.Ce n\u2019est qu\u2019en certaines périodes de l\u2019année, ou lorsque l\u2019eau atteint une certaine température, que la vie bactérienne est plus active.Normalement l\u2019eau du Saint-Laurent est déjà dans un grand état de pureté, à cause de son séjour de plusieurs années dans les Grands Lacs et de son agitation dans les rapides, en présence de l\u2019oxygène atmosphérique qui agit de la même façon que le peroxyde, bien connu dans nos maisons.Les bassins d\u2019eau filtrée de la rue Atwater, qui ne contiennent que 20 millions de gallons, ne constituent pas des réserves considérables, mais ils servent à régulariser le débit des filtres qui à certains moments peut dépasser la consommation et à d\u2019autres, ne pas la rattraper.Ces réservoirs d\u2019eau filtrée sont donc le point de départ pour la distribution dans Montréal et la banlieue.De puissantes pompes prennent l\u2019eau filtrée de ces bassins pour la refouler dans de grosses conduites qui alimentent le réseau de distribution divisé en zones avec chacune leurs réservoirs.Distribution par zones La distribution de l\u2019eau, après son traitement, dépend surtout de la topographie.Si une ville est construite dans la plaine toute au même niveau, il s\u2019agit tout simplement de pousser l\u2019eau pour vaincre le frottement dans les conduites qui seront évidemment d\u2019un diamètre décroissant à partir de la source jusqu\u2019aux extrémités.En pra- tique, on envisage le problème d\u2019une façon plus simple en prévoyant des conduites de gros diamètre qui ne font que transporter l\u2019eau jusqu\u2019à certaines zones ou districts, pour alimenter les conduites qu\u2019on appelle communément locales parce que ce sont celles-là qui distribuent l\u2019eau de porte en porte dans chaque rue.Si la ville s\u2019échelonne sur un terrain accidenté comme Montréal, la distribution se complique du fait qu\u2019on ne pourrait pas pousser l\u2019eau jusqu\u2019au sommet du Mont Royal, car alors les pressions dans le réseau deviendraient trop grandes dans les niveaux inférieurs.C\u2019est pourquoi on divise par zones le terrain à alimenter.La plus récente galerie de filtres, terminée en 1947.C\u2019est la quatrième d\u2019une série de six galeries qui sera complétée sous peu.Chacune de ces galeries peut filtrer au delà de cinquante millions de gallons par jour TECHNIQUE, Novembre 1953 Des ingénieurs et des chimistes vérifient constamment la qualité de l\u2019eau brute et de l\u2019eau filtrée.Des échantillons sont prélevés chaque jour aux robinets dans toutes les parties de la ville et de la banlieue Dans le cas de Montréal, il y a une zone inférieure qui part du fleuve et qui va jusqu\u2019à environ 145 pieds au-dessus du niveau de la mer.C\u2019est le ré- servoir McTavish, situé avenue des Pins, qui maintient une pression constante dans cette zone, laquelle comprend Ville S.-Pierre, Verdun, la Longue- Pointe, Montréal-Est et Pointe- aux-Trembles, en plus d\u2019une grande partie de Montréal.La deuxième zone distribue l\u2019eau entre 145 pieds et 285 pieds au-dessus du niveau de la mer.Elle comprend Montréal-Ouest, Ville S.-Pierre, Westmount, S.-Laurent, Ville Mont-Royal, Hamstead, Outremont, Ville S.-Michel, S.-Léonard, Montréal-Nord et une autre partie de Montréal.C\u2019est au moyen du réservoir Bellingham, situé à Outremont, que la pression est régularisée dans cette zone.Si nous continuons dans la troisième zone, qui s\u2019étend de 285 pieds à 385 pieds au-dessus de la mer, on a une zone beaucoup plus restreinte, qui comprend Wesmount, une partie d\u2019Outremont et une partie des quartiers Mont-Royal et Notre- Dame-de-Grâce.La pression régulière dans cette zone est maintenue par le réservoir Côte-des-Neiges.Finalement, un autre niveau de Wesmount et de Montréal est alimenté par un réservoir situé sur le sommet ouest de la montagne, dans Westmount.Comme la consommation dans le parc Mont-Royal est faible, il existe une petite station intermédiaire sur le flanc de la montagne pour rendre l\u2019eau jusqu\u2019à 750 pieds au-dessus du niveau de la mer, à la base du poste émetteur de Radio-Canada construit récemment.Conduites primaires et secondaires Les conduites principales ou primaires qui ne servent qu\u2019au transport de l\u2019eau, sont aujourd\u2019hui construites en béton armé.Pendant longtemps on a utilisé l\u2019acier et surtout la fonte, considérée plus durable que l\u2019acier.Pour la distribution locale, depuis que les tuyaux de bois ont été abandonnés il y a un siècle, on a utilisé presque exclusivement la fonte.Notons que sous notre climat rigoureux, le tuyau métallique est nécessaire pour la distribution locale parce que le dégel des conduites, particulièrement des branchements qui désservent les maisons et les hydrants, doit être fait à l\u2019électrité.On doit toujours prévoir le dégel des conduites même si on les pose à des profondeurs de six pieds et plus, car la gelée dans les grandes villes pénètre aujourd\u2019hui beaucoup plus profondément qu\u2019autrefois depuis qu\u2019on enlève toute la neige et que le mouvement des véhicules enlève le reste au-dessus précisément des conduites qui passent sous le pavage.November 1953, TECHNIQUE La plupart des consommateurs de Montréal sont donc branchés sur une conduite locale en fonte de 8 à 12 pouces, qui passe à six pieds de profondeur sous le pavé plutôt d\u2019un côté de la rue qu\u2019au centre.C\u2019est par un tuyau de petit diamètre, raccordé en face de la maison et rentrant par la cave, que chaque contribuable peut compter sur un approvisionnement à la pression moyenne d\u2019environ 40 livres par pouce carré, 24 heures par jour et 365 jours par année.Il est évident que la pression varie en différents secteurs de la ville suivant les niveaux, comme elle varie au cours de la journée suivant la consommation plus ou moins forte.La superficie de Montréal est de 50 milles carrés et la longueur de ses rues de 850 milles.Comme il est admis au- jourd\u2019hui que tous les habitants d\u2019une ville consomment exclusivement l\u2019eau fournie par la municipalité, il en découle que la municipalité a dû installer plus de 850 milles de tuyauterie pour desservir toutes les rues.Il va sans dire que le réseau d\u2019égouts est de même longueur, puisqu\u2019il faut se débarrasser des eaux utilisées de façon sanitaire.Es De A 8 2 bx! I \u201cà Bs.Consommation accrue La consommation, malgré l\u2019étanchéité de plus en plus grande des conduites, malgré l\u2019efficacité de plus en plus grande des appareils utilisés dans nos maisons, dans les hôtels et dans l\u2019industrie, a une tendance à augmenter constamment avec les multiples usages qu\u2019on trouve chaque jour à l\u2019eau.Ainsi, nous avons vu apparaître dans les hôtels, dans les restaurants et dans les cinémas, la climatisation de l\u2019air qui exige de l\u2019eau pour fonctionner.Les villes américaines, depuis quelques années, ont commencé de restreindre la consommation dans ces appareils.La même eau peut être ulilisée presque indéfiniment pour refroidir l\u2019air, comme nous le faisons dans nos automobiles où c\u2019est toujours la même eau dans le radiateur qui sert au refroidissement du moteur.Le développement de l\u2019urbanisme dans nos quartiers résidentiels a eu pour conséquence une augmentation de la consommation d\u2019eau nécessaire à l\u2019arrosage artificiel des pelouses et plates-bandes qu\u2019il faut tout de même maintenir dans des bornes raisonnables.La végétation ne croît pas nécessairement à force d\u2019eau.On devine donc facilement que la consommation varie assez fidèlement selon la température.En fin de semaine, on note habituellement une baisse due au ralentissement de l\u2019industrie et du commerce, et pour une part aussi à la fuite des citadins vers la campagne.Pour parer à cette augmentation du volume d\u2019eau consommée et pour diminuer L'intérieur d\u2019un réservoir d\u2019eau filtrée.Ces réservoirs sont généralement sous terre.Les nouveaux que la ville fait construire ne comptent pas tant de colonnes ni de poutres.Il s\u2019agit ici d\u2019anciens filtres convertis en réservoirs TECHNIQUE, Novembre 1953 les fluctuations dans la pression, il faut que la ville développe tous les organes, toutes les parties de l\u2019aqueduc, suivant un programme équilibré.Équilibre de distribution Les réservoirs de Montréal contiennent quelque 80 millions de gallons, soit théoriquement huit heures de réserve.La ville exécute actuellement un programme de travaux qui a pour but d\u2019augmenter le nombre des réservoirs et la capacité des réservoirs actuels.Ceci nous amène à l\u2019augmentation de la capacité de filtration.On peut comparer la croissance d\u2019une ville à la croissance d\u2019un arbre; plus le nombre de feuilles est grand, plus les branches sont nombreuses, plus le tronc est important et plus les racines se multiplient pour aller chercher dans le sol les aliments.Les feuilles sont les consommateurs, les branches sont le système de distribution, le tronc est formé des conduites principales et des réservoirs, les racines constitutent la prise d\u2019eau qui plonge dans le fleuve.Les pompes font monter la sève des racines aux branches, jusque dans les feuilles.Cette comparaison explique que le travail des ingénieurs pré- posés à l\u2019aqueduc n\u2019est jamais x 2 > ; oo Pendant qu\u2019on agrandissait l\u2019usine de pompage terminé.Pendant qu une divi McTavish, en 1950, on ajouta une nouvelle con- sion du service des travaux pu- duite de 4 pieds de diamètre pour augmenter ., le débit entre l\u2019usine principale de la rue At- blics de la ville de Montréal pose water et le réservoir McTavish.Cette conduite des conduites dans les rues nou- est visible dans l'angle gauche inférieur de velles, installe des branchements individuels pour chaque nouvelle famille, chaque conciergerie, chaque restaurant, hôtel, magasin ou usine qui se construit.une autre division du même service élabore des plans pour filtrer plus d\u2019eau, pour en pomper un plus grand volume, pour en distribuer davantage dans toutes les directions.En prévision de l\u2019avenir L'usine actuelle de la rue Atwater, à Verdun, sera bientôt utilisée à sa pleine capacité, grâce à deux galeries de filtres additionnels, un immense réservoir d\u2019eau filtrée et tous les accessoires que ces améliorations comportent.La ville devra bientôt entrer dans une nouvelle étape du développement de son aqueduc.L'administration songe déjà à une seconde prise d\u2019eau pour desservir une nouvelle usine de filtration, November 1953, TECHNIQUE TECHNIQUE, Novembre 1953 probablement située en-dehors des limites actuelles de Montréal.Pour le moment ce site peut paraître éloigné, mais il est logique si réellement on croit que gouverner c\u2019est prévoir.La population de Montréal, en trente ans, a passé du demi-million à près d\u2019un million et demi.Il faut déjà prévoir le jour où elle atteindra trois millions ou plus.New-York, dont la population se contera bientôt avec huit chiffres, recherche constamment des moyens d\u2019augmenter ses sources d\u2019eau potable.Chicago est en voie de résoudre un problème analogue pour une population de cinq millions.Il n\u2019y a donc rien d\u2019étonnant à ce que la métropole du pays ait à résoudre des problèmes comparables à ceux des plus grandes villes du monde.Ces études jamais terminées s\u2019échelonneront sur des années.La solution de ces problèmes et l\u2019exécution des travaux à cette échelle exigent un personnel d\u2019ingénieurs, de techniciens, de dessinateurs, qui travaillent en collaboration avec des arpenteurs, des avocats, des chimistes et des médecins.Vue d\u2019ensemble du réservoir Bellingham, à Outremont, qui alimente actuellement le versant nord de la métropole jusqu\u2019à la rivière des Prairies.Photo prise sur le flanc du Mont-Royal, près de l\u2019Université de Montréal Les satellites \u2014 les villes qui naissent à la périphérie d\u2019une grande ville \u2014 dépendent presque toujours de celle-ci pour leur alimentation en eau.Cela est d\u2019autant plus vrai à Montréal qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une île et que la source qui convient pour la grande ville serait celle que choisiraient les petites villes; avec cette différence qu\u2019il leur faudrait construire, souvent à travers le territoire de municipalités voisines, de très longues conduites en plus d\u2019usines de filtration et de pompage qui exigent des capitaux considérables, presque toujours disproportionnés aux revenus d\u2019une ville naissante.Il est vrai que pendant longtemps l\u2019approvisionnement de l\u2019eau dépendait de l\u2019entreprise privée, et que l\u2019Etat a laissé longtemps aux particuliers le soin de fournir ce service au public.L'entreprise privée s\u2019est graduellement désintéressée de ce genre d\u2019affaires, à cause du temps considérable qu\u2019il faut pour récupérer la mise de fonds et aussi parce que la concurrence ne pouvait qu\u2019être ruineuse.Depuis la première grande guerre, la pratique s\u2019est généralisée de laisser aux gouvernements municipaux cette responsabilité de fournir l\u2019eau potable à leurs administrés.Le législateur a donc voté des lois qui placent certaines municipalités dans l\u2019obligation de construire des travaux d\u2019utilité publique destinés à desservir plusieurs localités à la fois.C\u2019est ainsi que Montréal fournit l\u2019eau à quatorze agglomérations, villes, villages ou paroisses.Elle doit donc prévoir l\u2019expansion de son réseau pour alimenter aussi les nouvelles agglomérations qui naissent à sa périphérie. L'administration de Montréal a déjà élaboré un programme pour porter à sa pleine capacité son aqueduc actuel.De gigantesques travaux sont mis en marche graduellement, pour pouvoir répondre dans les prochaines années à la demande croissante.En même temps que ces travaux sont exécutés, les ingénieurs de la ville ont recu instruction de dresser un autre programme qui sera un nouveau point de départ, comportant une nouvelle prise d\u2019eau, de nouveaux filtres et de nouvelles conduites.En un mot, il s\u2019agit de commencer à mettre les oeufs de Concordia dans un second panier.Ces plans mis en oeuvre aujourd\u2019hui ont été mûris par nos législateurs depuis plusieurs années.On comprend, dans un domaine aussi essentiel que l\u2019aqueduc, toute la portée de l\u2019adage: «gouverner c\u2019est prévoir».In memoriam J.-E.GAMACHE M ERCREDI, le 9 septembre, l\u2019Ecole Technique de Montréal perdait un de ses chefs de sections dans la personne de M.J.-E.Gamache.Professeur de menuiserie depuis 20 ans, M.Gamache avait, ces dernières années, subit plusieurs attaques cardiaques, et malgré tous les conseils de se reposer, il resta sur la brèche jusqu\u2019au dernier moment, avec toute la fougue que ses confrères lui ont toujours connue.M.Gamache avait 60 ans et enseignait à l\u2019Ecole Technique de Montréal depuis le 5 mars 1933.En 1937 il devenait chef de la section de menuiserie.Son ardeur au travail, il l\u2019avait employée à faire progresser son atelier et à multiplier les contacts avec les chefs de l\u2019industrie du bois.Il fit un réel succès de son enseignement, aux cours du soir et du jour.Son départ cause un vide difficile à combler.Ses confrères se souviendront longtemps de sa riche personnalité et désirent offrir à son épouse et à sa famille l\u2019assurance de leur sincère sympathie.PHILIPPE GIBEAU Ecole Technique de Montréal 586 November 1953, TECHNIQUE 1 CANADIANS CHOOSE CEMENT Illustrations and information by WILFRID W.WERRY, courtesy Canada Cement M.A., B.Com., C.A.MONTREAL TECHNICAL SCHOOL Wey are many of the new homes in and about Montreal built in whole or in part of cement?The Canadian climate puts severe demands on any building materials, and the fact that many new homes are built of this versatile building product speaks well for its dependability.What does the modern homelover think of when the great day comes for which he has been saving\u2014the day he decides he can begin to build his own home?Here are some of the things he demands: 1.A home that will be comfortable in all weathers.A home that will look well.A home that will be safe, especially from fire hazards.A home that will wear well for years.A home that will be easy and cheap to keep up, especially for insurance, repairs, and painting.6.A home that will be easy to plan, with conveniently placed rooms, picture windows, etc.7.A home that will fit into the community planning and be easy to landscape.8.A home that can be built quickly.9.A home that will be easy to finance.10.A home that will be easy to sell when a larger or smaller house is desired.How far does the concrete home fulfill the demands of most Canadians?And how far do economic and other exigencies make building with concrete advisable?The housing shortage is still a burning problem in most of Canada.How can concrete fill the needs of builders at such a time?Briefly, there are two good reasons for using concrete: as 1.Using concrete is one of the quickest known methods of erecting a building.2.A properly designed concrete home will fulfill the requirements of most institutions, etc.which finance housing.How modern is concrete?Concrete is one of the oldest of materials used in building, but it is also perfect for modern homes.The simple lines and lack of gimcracks are easy to secure with some form of concrete materials.Also, as may be seen in the house in Fig.1, cement blends well with most other kinds of building materials where variety is to be secured.In this picture, the cut stone chimney and trimmings point up the precast wall slabs of concrete.Indeed, the modern picture TECHNIQUE, Novembre 1953 windows, large chimneys, and metal trimmings find their aesthetic match in the simple concrete structures.A properly built concrete home is cool in summer and warm in winter.Either the monolithic construction or the masonry construction can easily give the required airspace for comfort.The house in Fig.2, for example, has reinforced walls eight inches thick.These walls are then finished on the outside with two coats of cement paint, and lined on the inside with tarred paper over which two by two furring strips are placed.Reflective insulation, and lath and plaster are then applied.This gives the maximum insulation in a country where the weather varies from twenty below zero to a hundred above.There are many types of insulation, all easily applied to concrete construction.The four principal types are flexible, loose-fill, rigid board, and reflective insulation.Flexible insulation consists of loosely quilted materials such as hair felt, rock wool, mineral wool, glass wool, and other processed vegetal and animal fibres.These are generally mounted on a quilt or batt or blanket, and are placed between the studs and joists during construction.Loose-fill insulation consists of rock-wool, mineral wool, glass wool, vermiculite, shavings, sawdust or other light fluffy material.This material is used extensively to fill the hollow cores in concrete masonry walls.Rigid board insulation consists of wood or cane fibres, or cork compressed into a sheet.It may be used as interior finish surfacing or as a plaster base for cast- in-place concrete on masonry walls.Reflective insulation consists of a metallic foil (generally aluminum) either applied in crumpled sheet form or on corrugated board in the spaces between the joists and studs.With such a variety of insulating material, together with natural large areas of dead air space between outer and inner wall surfaces, concrete masonry walls provide cosy comfort in the winter and cool livability in the summer.Town, Suburb, Country The rather severe lines and two or three stories of the town house can be fitted easily into the plan in concrete construction.It is easy to have a sun porch over the garage in many cases if that is desirable.Suburban houses with either bungalow or ranch types of buildings also can be carried out in concrete.For such houses the placing of the windows and doors, the arrangement of the chimney, and the kind of roofing used are most important.The architect or builder will find that careful planning will do much to create an individual and pleasing house.In the country, it will often be found that a soft colour of stucco, and green or rust shingles, will blend gently and satisfyingly with the surroundings.In winter, the white cement and white snow make a picture of almost fairyland beauty.Two winters ago when there was deep snow at Ste.Agathe, I took some pictures for their beauty in colour\u2014oddly enough, some of the best were those of the concrete houses against the blue skies and nestling in the deep, white snow.Little touches of evergreen here and there point up the whiteness and at night the lights cut white shadows that sparkle like lanes of diamonds.288 November 1953, TECHNIQUE i 4 Owners: Mr.and Mrs.H.Martin, Merton Crescent Road, Hamp- stead, P.Q.Architect: Franco Consiglio, Montreal, P.Q.Builders: Clairvale Construction Co.Ltd.Construction: Precast wall slabs, cut stone chimney and trimming Reinforced concrete floors.TECHNIQUE, Novembre 1953 Owners: Mr.and Mrs.J.-B.Fellowes, Willow Avenue, Westmount, P.Q.Architect: Norton A.Fellowes.Builder: J.-B.Fellowes.Construction: Reinforced con- 6 crete throughout.589 590 It is this ability of concrete to fit into any section of the country that makes it so versatile and useful.À few notes will be made later in the article on the various uses of concrete in landscaping and completing the conveniences of modern outdoor living in the new manner.Soundproof, Verminproof, Decay Proof One of the complaints of present day inhabitants of jerry built or quickly run up houses is that they are noisy.Adults in the living room are harrassed by the screams and cries of playing children in the playroom, or worse, in the apartment houses the noises and even talk of one apartment filters through into the next one.It\u2019s getting so that a man and his wife can hardly have a friendly quarrel without it getting known to all the neighbours.Concrete may be the answer in either floors or walls.Exposed, open-textured concrete masonry units for interior livingroom or study walls absorb sound much like the acoustical plasters do.Rots, mice, and termites find little digestible in the well-built concrete house.And when properly prepared, there is no danger of decay in concrete.Of the many little amenities of living, there are few pleasanter than ratless, chillless, safe living.To anyone who has seen a village of wooden houses go up in flames\u2014at least down to the concrete foundations, or heard the ripping sound of rats gnawing in the little hours of the night, or seen a house leaning over as termites ate their merry way through piles and rafters, the knowledge that concrete is free from such headaches will make its use advisable or necessary.Stucco Finish Of the different kinds of finish to be applied to concrete houses, stucco is one of the most effective and pleasing.Several patterns may be used to suit the period in which the house is designed or the mood of the builder.There is a wide selection of colours now in stucce, from a soft pastel to blend with a country setting to a bright, gay yellow or red to point up a house of Moorish or Italian architecture.And the modern stucco, if properly applied will last as long as the house itself.Period or Place You can now find concrete houses representing almost every period and every country or locality in the world.Study them and talk them over with your architect.You may like a stately Colonial mansion or an Italian villa, a simple Cape Cod cottage or a rambling Midwestern ranch house; whatever the period or place an architect skilled in the use of concrete will be able to give you what you want.But to the modern eye, the clean lines of the concrete building and the cleverly placed windows and doors run towards modern design.Good lighting, good insulation, and good layout are three signs of modern home building, and all these can be obtained in concrete houses.And not to be forgotten is the fact that even the smallest concrete house can be made a thing of beauty by careful planning.The day of the concrete box is long past; experience shows that concrete houses can be beautiful as well as providing the greatest possible safety and comfort.November 1953, TECHNIQUE \u2014\u2014\u2014\u2014 For Your Protection With roof, floors, and walls of concrete you need not worry about fires or vermin, and the flame in the night that has roused so many Canadians, especially in the cold winter months when the furnace is pushed a little harder than usual, will never cause you to dash out in 10 degrees below zero to watch your house go up in flames.Here are some suggestions for safety: FIRESAFE ROOF\u2014that protects against sparks and flames, that resists the wear of sun, rain and snow.Pitched roofs are made firesafe with a covering of ce- ment-asbestos shingles or concrete tile.The underside of rafters is fire-protected with metal lathe and portland cement plaster.For flat roofs, any type of standard reinforced concrete construction is firesafe.CONCRETE FLOORS\u2014the greatest factor in limiting the spread of flames originating within a house.These floors are rigid, sagproof, comfortable, with the strength of floors in modern hotels and large apartments.They are warm and dry.For floor finish, select any floor covering desired\u2014hardwood, carpeting, linoleum, rubber tile, terrazzo or coloured concrete marked off in patterns\u2014and place it on firesafe concrete subfloors.CONCRETE WALLS\u2014durable, substantial, attractive walls of concrete masonry units, reinforced concrete or prefabricated concrete.For charm and individuality, there are scores of different concrete wall finishes\u2014 patterned masonry, textured portland cement stucco, coloured cement paint and molded detail.Concrete walls are strong, wear proof, firesafe\u2014and they can be fashioned to fit any architectural style desired.Floors and Walls Here are a few notes on the construction of floors and walls an the different finishes: Owners: Mr.and Mrs.G.A.Russell, Finchley Road, Hampstead, P.Q.Designed and built by: F.Wilkinson, Montreal, P.Q.Construction: Concrete masonry with stucco finish.TECHNIQUE, Novembre 1953 591 CONCRETE MASONRY WALLS \u2014 Probably the most popular type of concrete masonry wall in present use is the regular coursed masonry wall, suitable to both period and modern styles of architecture.Here the insulation is furred out from the inside wall face to make familiar plaster walls.The exterior may be overcoated with any of a number of portland cement stucco textures, or given a finish of portland cement paint in a choice of colours.For variation, some people prefer random ashlar patterns in concrete masonry.These are produced by laying up various sizes of units in patterns.Paint on the exterior produces a charming finish.When double walls of masonry are used, with the hollow space for insulation as on the opposite page, both the exterior and interior faces of the wall may be exposed concrete.REINFORCED CONCRETE WALLS \u2014 Reinforced concrete construction\u2014 reinforced concrete walls and floors\u2014 presents a somewhat different group of wall types.The solid wall, of proper thickness, is built up in forms made of metal or wood.The exterior surface, generally smooth, becomes the finished wall surface after application of cement paint or treatment of stucco\u2014dash or tooled surface.Insulation is applied to the interior and becomes the base for plaster finish.PRECAST CONCRETE SLAB WALLS \u2014 A recently developed style of wall construction in which a single precast slab is used.Another type is a double slab wall bolted together and sandwiched with cast-in-place concrete forming a solid wall.The precast slab wall is usually finished with portland cement paint on the outside and rigid insulation and plaster on the inside.In some types of slabs, the insulating material is incorporated into the concrete slab itself by means of various admixtures.FLOORS There are several types of concrete floors which may be economically used in home construction.The solid slab floor is generally about four to six inches thick and is built of reinforced concrete.It provides a flat ceiling which may be plastered directly or decorated by painting.The tile and joist floor is among other methods of building concrete floors.Any kind of floor finish may be applied over these floors.A rapidly developing type of concrete floor is made by placing a reinforced concrete slab over precast reinforced concrete joists.The joists may be exposed, for a beamed ceiling effect or painted in attractive colours.It is hoped that the three illustrations will give a glimpse of some of the types of homes constructed of cement.They range from a comfortable home in the suburbs to a city home and to a more rambling one that would make living comfortable wherever there was sufficient room to put it.Those interested seriously in building may obtain more ideas and illustrations of Canadian homes in the booklet of the Canada Cement Company Limited called \u201cYour Concrete Home.\u201d Additional Uses of Concrete So far we have dealt only with the home itself, but there are many possible uses of concrete in the grounds, drives, and walks about the house itself.Concrete walks and driveways are so common we are apt to forget them.Yet, at times, their proper construction and desing may improve the value and appear- 992 November 1953, TECHNIQUE Lotte ance of a home.For those who like flagstone walks there are as many designs of flagstones as there are people to use them.The person who likes colour may have the stones mixed with mineral colour pigments to blend with or contrast with the home.Many of the modern homes stressing the outdoor living idea have terraces or patios with concrete in some form or other.Grass is lovely, and there is no need to forget to have part of the sitting out section planted with grass, flowers, and trees, but for damp and rainy days\u2014give me concrete.For some purposes, the walls about the house or separating the front from the back gardens may be an integral part of the architectural picture.Here again, concrete may be used in several forms to give the required effects.Gateways, summer houses, and retaining walls may all form part of the estate and add to its charm and beauty.The man who has become cement conscious, will find other ways to use con- i crete to beautify his home or his surroundings.Concrete lawn benches, bird baths, and flower containers may all add to the charm of the lawn if judiciously used and artistically made.To the man returning from Hollywood, there must be a place for a pool on his lot.Cement has been used for many garden or swimming pools, and the newer E methods of using it make both the building and the upkeep of the pool much easier : and safer.; A final touch is found in the use of concrete for outdoor fireplaces and barbecue pits.Most men talk a lot about sizzling steaks and how they should be cooked.: A good outdoor fireplace will tempt him to make his promises good or forever hold E his peace.3 This short article has touched on only a few of the main points of concrete E construction in Canada.Look at the newer housing going up around the city.How many houses are built of concrete and how well do they seem to stand up under our rigorous climate?Next time you build, think of concrete and ask your architect or builder whether it will suit your purpose.And above all think of yourself the owner and occupier of the house.Think of the matter of safety first, and then compare costs.In writing, it is necessary to be concrete.In building, it isn\u2019t such a bad idea to use concrete.See how much concrete you can see in one day, from the time you dash down the concrete steps of your house on the way to the office or school, to FE the moment you drag your weary dogs along the concrete sidewalks towards your 3 home and supper.gt.FONDEE EN 1858 ESTABLISHED 1858 Annoncez dans TECHNIQUE |T-PRÉFONTAINE & Cie Ltée 3 ._ Paul Préfontaine, président BE Revue industrielle bilin- : gue, qui circule dans PLANCHERS DE BOIS FRANC E tous les centres manufac- BOIS DE CONSTRUCTION 54 riers.e A HARDWOOD FLOORING AND ° LUMBER Bu Wilbank 8788 EP 506 est, rue Ste-Catherine HArbour 6181 5 \u2019 01417, rue CHARLEVOIX, MONTREAL | TECHNIQUE, Novembre 1953 293 THE NEW DOWNFLOW OIL FURNACE A new oil downflow furnace especially designed for use in bäsementless houses has been announced by Canadian General Electric Company\u2019s Air Conditioning Department.The new furnace is factory-wired and assembled, and is completely enclosed in a light gray steel jacket that blends with any interior.It will pass through a 28-inch doorway and is easily installed.Compactness is one of the outstanding features of the new model.It can be installed in a closet off the living quarters or in a utility room.It requires only one inch of clearance on the side and two inches in the front and back for closet installation.Convenient servicing is provided for by easy- access through the front panel which lifts off.The new furnace is equipped with a flame detector safety device that shuts down unit in seconds if the oil flame fails.The blower and motor are rubber-cushioned to counteract vibration and the unit is completely insulated with heat-holding and sound absorbing material.The heat transfer section is the famous G-E \u201cSpira-Flow\u201d heat exchanger which features a baffled surface to give quick heat.The motor compressor is of single shaft construction and is self-lubricating.The new downflow furnace has been designed for use with the G-E Air-Wall System of heating or with conventional ducts and registers.It also has been designed to work in conjunction with the G-E home cooling unit to provide year-round air conditioning.The home cooling unit can be installed at the same time or added later at the eonvenience of the home owner.The ductwork used with the furnace can be installed in the concrete slab or in the crawl space of a basementless home.The new downflow model is currently available in two sizes of 60,000 and 85,000 BTU per hour output.The smaller furnace has been designated the LB-15JD and the larger LB-20JD.The LB-15JD is 21 inches wide, 30 1/8 inches deep and 55 inches high.The larger LB-20JD is 25 inches wide, 30 1/8 inches deep and 55 inches high.Matériel de Dessinateurs et d\u2019Ingénieurs - Niveaux - Transits Mires - Règles à Calculs Recommandés par les ingénieurs depuis plus de 70 ans KEUFFEL & ESSER OF CANADA Montréal | 679 ouest, rue Saint-Jacques Une cuisson de 275 tonnes Le four du boulanger alimente les habitants d\u2019un pays.Mais le four ci-dessus alimente d\u2019acier les industries vitales d\u2019une nation.De ce four \u2014 nommé four \u201cOpen Hearth\u201d par les spécialistes \u2014 coule l\u2019acier, qui éventuellement est laminé ou étiré en feuilles, plaques, barres, baguettes et fils, utilisés sous une forme ou sous une autre dans chaque foyer canadien.sur chaque ferme.dans chaque industrie.en temps de paix comme en temps de guerre.Aujourd\u2019hui, le Canada a de plus en plus besoin d\u2019acier pour faire face aux activités industrielles sans cesse grandissantes.Stelco a consacré récemment plus de $60,000,000 a Paugmentation de ses moyens de produe- tion.Cette expansion comprend la construe- tion de quatre nouveaux fours \u201cOpen Hearth\u201d géants.Ces fours produisent 650,000 tonnes additionnelles d\u2019acier par année, contribuant ainsi au progrès industriel\u2026 au bien-être.et à la grandeur du Canada.«or Map he d Eo 3 MONTREAL, Québec 594 November 1953, TECHNIQUE mm Le raffinage du pétrole par ROGER BOUCHER, Photos Imperial Oil M.A., L.Ph., L.Péd., Dipl.MPCN DIRECTEUR, ECOLE D'ARTS ET METIERS D'AMOS Ls pétrole est un produit dont on parle beaucoup, mais que peu de personnes ont vu, Sa carrière se déroule dans des tuyauteries interminables, des puits, des pipes-lines, des réservoirs, etc.C\u2019est pourtant de ce «brut» que, par le raffinage, seront extraits des produits aussi variés que les essences, les fuels, les paraffines, les asphaltes et les huiles de graissage.Nous examinerons dans ce court article les techniques utilisées à cette fin.Qu'est-ce que le «brut»?; Pour l\u2019ingénieur, le pétrole brut est un liquide noir, aux reflets variés, fluorescent et plus léger que l\u2019eau.Chimiquement, c\u2019est toujours un mélange, en propor- E tions très variable, d\u2019hydro-carbures très différents, c\u2019est-à-dire de composés de carbone et d\u2019hydrogène.; Les plus utilisés et en même temps les plus connus parmi ces hydro-carbures 4 constituent ce que l\u2019on appelle la série saturée, dont la formule générale est C,Hon + 2.: Les premiers termes de cette famille (méthane, éthane, propane et butane) sont i gazeux a la température ordinaire tandis que les termes suivants représentent géné- A ralement le plus clair de la substance des pétroles.Ce sont respectivement le pentane (dont le point d\u2019ébullition E est de 36.2 degrés seulement), l\u2019hexane (E = 69 degrés), l\u2019heptane (E = 98.4 degrés), \u2019octane (E = 125 degrés), etc.Il s\u2019agit ainsi d\u2019une longue théorie de liquides allant jusqu\u2019au seizième terme de la famille: pour l\u2019hexa- décane en effet (E \u2014 28.5 degrés) le point de fusion est de 20 degrés et, à la température ordinaire, les termes suivants seront tous des solides, Mais ne commettons pas l\u2019erreur d\u2019imaginer à travers cette série que les choses a sont aussi simples qu\u2019elles le paraissent; ne croyons pas qu\u2019il n\u2019y ait qu\u2019un seul pen- BE tane, qu'un seul hexane, etc.Certes la formule du pentane, par exemple, est C;H;2 et elle ne prête à aucune contestation possible.Mais il y a les isomères.On sait que E l\u2019on donne ce nom à deux ou plusieurs substances dont la molécule contient les mêmes È atomes, mais groupés de façon différente, de sorte que l\u2019on peut se trouver en pré- 5 sence de corps qui ont la même formule chimique mais possèdent des propriétés nette- ; ment différentes.kr Ainsi à côté du pentane «normal» dont la formule développée s\u2019écrit CHz-CHz- CHz-CHz-CHz, il y a un autre pentane (CHj3),-CH-CH,-CH; appelé encore méthyl % TECHNIQUE, Novembre 1953 595 Ce catalyseur d\u2019essence est en opération à la raffinerie Imperial d\u2019Edmonton depuis le début de décembre 1952.Des catalyseurs semblables sont destinés aux raffineries de loco, Régina et Sarnia.D\u2019une capacité de 10,000 barils par jour, ce catalyseur va alimenter l\u2019industrie pétrolifère grandissante d\u2019Edmonton et l\u2019usine d\u2019alkylation où l\u2019Imperial Oil fabrique de l\u2019essence à indice d\u2019octane élevé pour avions.Parmi les autres améliorations apportées à la raffinerie: d\u2019Edmonton on relève une usine auxiliaire de récupération d\u2019essence et un nouvel exhausteur de distillation.La raffinerie va continuer à produire 22,600 barils par jour (2)-butane, et un troisième pentane répondant à la formule développée C-(CHz) 4 appelé diméthyl (2) (2)-propane, dont le point d\u2019ébullition n\u2019est que de 9.5 degrés.On entrevoit dès lors quelles difficultés attendent le chimiste puisque dès le cinquième terme de la série saturée (le premier liquide à intervenir dans la compo- 4 sition des pétroles) il y a trois isomères possibles.Puis pour n = 6, il y a 5 isomeres, \u2018 savoir, respectivement l\u2019hexane normal, le méthyl (2) -pentane, le méthyl (3) -pentane, le diméthyl (2) (2)-butane et le diméthyl (2) (3)-butane.Ce nombre d\u2019isomères est de 9 pour n = 7 (heptanes), de 18 pour n = 8, de 35 pour n = 9, etc.Autrement dit, à ne considérer que les 5 premiers carbures liquides saturés de nos pétroles, on trouve déjà un total de 67 substances différentes.Et ce n\u2019est encore rien si l\u2019on songe, par exemple, que pour n \u2014 15 le nombre des isomères atteint 4,347, qu\u2019il est de 60,525 pour n = 18, de 36,797,588 pour n = 25 et de 62,491,178,805,831 pour n = 40.Or ne croyons pas a priori que des molécules contenant 40 atomes de carbone soient une exception dans les produits pétroliers; on rencontre même couramment des termes beaucoup plus lourds.De plus, la série des carbures saturés ne représente encore qu\u2019une famille d\u2019hydrocarbures entre beaucoup d\u2019autres dont certaines ne sont encore qu\u2019à peine connues.Citons ainsi: 1.\u2014 La série de l\u2019éthylène (oléfines) comprenant des termes de formule générale (C,Han), les premiers ayant respectivement pour nom: éthylène, propène, butène, etc.3 2.\u2014 La série des naphtènes, dont la formule générale est comme précédem- 3 ment CnHon, mais dont les termes sont chimiquement très différents car il s\u2019agit de carbures cycliques (c\u2019est-à-dire dont la molécule a l\u2019aspect non plus d\u2019une série alignée, mais d\u2019une chaîne fermée).3.\u2014 La série aromatique CH, qui n\u2019est autre que la famille bien connue du benzène.Les carbures concernés sont particulièrement propices aux oxydations avec formation d\u2019acides organiques.596 November 1953, TECHNIQUE 4, \u2014 La série des dioléfines, répondant à la formule générale C,Han-2; elles ont surtout tendance à se polymériser ou à se combiner avec d\u2019autres carbures pour donner naissance à des molécules très lourdes.\u2018 En outre il faut mentionner plusieurs séries qui, voici quinze ans seulement, étaient encore pratiquement ignorées dans les manuels de chimie.Ce sont par exemple des séries cycliques de types excessivement complexes: des carbures CgaoHzao ont récemment été mis en évidence dans les pétroles de Californie.Cette énumération peut apparaître effarante.Mais ce qui est le plus déconcertant c\u2019est le fait que le pétrole brut est un mélange de tous ces liquides dans les proportions les plus variables.Par exemple, les pétroles de Pennsylvanie sont surtout riches en carbures saturés tandis que les pétroles de Bornéo contiennent beaucoup de termes benzéniques et que les pétroles de Java ou de Bakou sont riches en naph- tènes.Forêt de réservoirs à la raffinerie Imperial Oil de Montréal-Est Le voyage du pétrole dans une raffinerie moderne Devant ces foules immenses de liquides chimiquement différents, on comprend tout de suite qu\u2019il ne saurait être question d'isoler telle substance déterminée.On n\u2019imagine pas une raffinerie qui, à l\u2019entrée, recevrait le pétrole brut et qui, à la sortie, se proposerait de donner, intégralement séparés, ces dizaines de milliers de corps différents qui composaient le pétrole.Ce serait peut-être théoriquement possible, mais ce serait en fait un travail de Titans et, au surplus, complètement inutile.À quoi ser- virait-il en effet de chercher à isoler tous ces corps?TECHNIQUE, Novembre 1953 597 Il est beaucoup plus intéressant de considérer le problème sur le plan physique, c\u2019est-à-dire de chercher à rassembler les liquides selon leurs points d\u2019ébullition.Dans la pratique en effet les produits pétroliers sont surtout employés comme carburants et comme combustibles et dans ces conditions leur formule chimique exacte importe peu.Si nous avons affaire à des liquides différents, mais dont le point d\u2019ébullition est le même, ils se comporteront sensiblement de la même manière (à condition d\u2019omettre la question de «l\u2019indice d\u2019octane»).Autrement dit, on cherchera essentiellement à opérer cette séparation physique, sélectionnant les divers éléments du pétrole en fonction de leur température d\u2019ébullition, obtenant des liquides très volatils, des liquides moins volatils, etc.Se proposant uniquement ce but, le raffineur doit encore isoler et préparer de 700 à 800 produits différents; songeons que les Américains, pendant la guerre, en réclamaient 23 pour le seul bombardier B-29.Ainsi le raffinage du pétrole consiste-t-il d\u2019abord en une vaste opération de distillation fractionnée.On en connaît le principe thermique.Le mélange de liquides que l\u2019on veut distiller traverse, par exemple, une série de colonnes où les températures vont en décroissant; dans les dernières de ces colonnes parviennent les termes les plus volatils, ceux dont le point d\u2019ébullition est précisément le plus bas, tandis que les moins volatils restent dans les premières, En fait l\u2019opération s\u2019effectue d\u2019ailleurs en plusieurs étapes.Après avoir été déshydraté, le liquide brut connaît une distillation initiale dont le but est de séparer d\u2019une part les produits qui sont nettement volatils et d'autre part ceux qui le sont très peu.Puis les uns et les autres sont ensuite soumis à des distillations approfondies, de sorte qu\u2019à l\u2019issue de l\u2019opération, on obtient une vaste gamme de produits dûment rangés par catégories d\u2019utilisation selon leurs températures d\u2019ébullition.À titre de détail technique, indiquons que le traitement en lui-même exige une énorme masse d\u2019eau.Il faut en effet de l\u2019eau pour les appareils de réfrigération et ensuite pour les lavages, et il faut également de grandes quantités d\u2019eau pour l\u2019alimentation des génératrices de vapeur.Comme ordre de grandeur, on peut tabler sur une moyenne de 15 à 18 tonnes pour le traitement intégral d\u2019une tonne de matière première.Ainsi s\u2019explique-t-on que les raffineries se trouvent très rarement près des gisements de pétrole mais à proximité de la mer et de préférence à l\u2019embouchure d\u2019un fleuve.Examinons rapidement les opérations physiques et chimiques successives auxquelles est soumis le pétrole au cours du raffinage.Arrivé par pipe-line, il est emmagasiné (stocké) dans de grands réservoirs à toit flottant où, sous l\u2019effet de la pesanteur, les sables et graviers d\u2019une part, l\u2019eau d\u2019autre part (éléments qui sont tous plus lourds que le pétrole), s'accumulent au fond de la cuve tandis que le liquide s\u2019écoule par un trop-plein.Une purification assez grossière est ainsi réalisée.Le brut arrive alors dans une «unité de première distillation».Après avoir été chauffé dans des fours spéciaux, où il circule à l\u2019intérieur de serpentins, le pétrole passe dans une tour de distillation à la pression atmosphérique, puis dans une tour de distillation sous vide; dans ces deux tours à vapeur il monte jusqu\u2019à une hauteur donnée, puis se condense en un liquide qui redescend vers le bas de la tour; la vapeur, en s\u2019élevant, se charge de ces éléments les plus volatils tandis que le liquide, en refluant, se charge des éléments les moins volatils.Les différents liquides sont prélevés latéralement et un résidu, liquide aussi, s\u2019écoule au bas de la tour.November 1953, TECHNIQUE Purificateur d\u2019huile brute de la raffinerie ; Imperial Oil de Montréal-Est Dans la tour atmosphérique distillent des produits légers qui sont \u2014 entre 50° et 205° | C les essences: | \u2014 entre 205° et 255° C.le lampant; \u2014 entre 255° et 360° À C.le gas-oil.Le résidu liquide, qui est le fuel-oil atmosphérique ou mazout est en- voyé ensuite à la tour sous vide où sont recueillis des produits qui distillent au-dessus de | 360°C.notamment: E \u2014 du gas-oil \u2014 des huiles légères \u2014 des huiles moyennes \u2014 des huiles lourdes > \u2014 des résidus semi-liquides, les bitumes qui sortent au bas de la tour.Examinons d\u2019un peu plus prés ces divers produits afin d\u2019en connaitre les usages.p Les produits du raffinage i: Si nous rangeons alors les produits obtenus par ordre des points d\u2019ébullition E croissants en mettant à part les gaz éventuels, nous pourrons adopter la classification gE suivante: % L.Les éthers de pétrole et essences spéciales.\u2014 Il s\u2019agit des substances distillées vers 50° ou 60°C.Elles sont si volatiles qu\u2019on ne saurait les utiliser comme combustibles quoique du point de vue pratique elles seraient évidemment les meilleurs combustibles imaginables; voyez les vendeurs d\u2019une automobile d\u2019occasion qui, pour redonner une éphémère jeunesse à leur voiture, l\u2019alimentent subrepticement avec de \u2018éther.En fait ces éthers de pétrole servent essentiellement de solvants, par exemple, pour l'industrie du vernis ou pour le nettoyage des fibres animales et végétales.2.L\u2019essence.\u2014 On donne ce nom aux produits qui distillent au-dessous de 200°C et il est superflu d\u2019insister sur leur importance pratique éminemment prépondérante.Or, à moins de faire appel à des procédés de conversion (voir plus loin: cracking), sachons que l\u2019essence ne représente en elle-même que 15 à 20% du total des produits pétroliers.Et bien entendu, il existe non pas une mais plusieurs essences; un carburant étant d'autant plus recherché qu\u2019il est plus volatil, il est évident que les essences seront if TECHNIQUE, Novembre 1953 classées selon leur point d\u2019ébullition.Hormis ces éthers auxquels nous avons fait allusion et qui, eux, ont précisément le défaut d\u2019être trop volatils, on peut classer les divers produits constituant l\u2019essence dans les catégories suivantes: a) l\u2019essence d\u2019aviation, correspondant aux produits distillant au-dessous de 120°C b) l\u2019essence légère, distillant entre 120°C et 150°C, que l\u2019on peut encore à la rigueur employer en aviation c) l\u2019essence dite ordinaire.Le liquide que l\u2019on vend aux automobilistes concerne les produits distillant entre 135 et 200°C, la qualité de l\u2019essence étant d\u2019autant meilleure que l\u2019on est plus près du premier chiffre d) l\u2019essence des poids lourds, distillant au-dessus de 200 degrés.Il est amusant de remarquer qu\u2019avant l\u2019invention des moteurs à explosion, l\u2019essence était considérée comme un produit gênant qu\u2019on jetait clandestinement dans les rivières; à cette époque, entre 1860 et 1900, seul était intéressant le pétrole utilisé pour l\u2019éclairage, d\u2019où son nom de pétrole lampant, dont nous allons maintenant parler.3.Le kérosène ou lampant.\u2014 On range pratiquement sous cette appellation l\u2019ensemble des produits qui distillent entre 200 et 300 degrés.On en isole, par la distillation, le carbu-réacteur qui sera de plus en plus utilisé par l\u2019aviation, dans les moteurs à réaction; le white-spirit qui; après traitement chimique, sert aux industries des peintures et vernis; le lampant raffiné, enfin ou pétrole lampant proprement dit, utilisé pour l\u2019éclairage.Le lampant sert aussi à l\u2019alimentation des moteurs agricoles.4.Le gas-oil.\u2014 Puis, entre 300 et 350 degrés, on a le gas-oil, essentiellement utilisé comme carburant dans les moteurs diesel et comme combustible pour le chauffage domestique sous le nom de fuel domestique.Le gas-oil peut encore servir d\u2019absorbant pour les hydrocarbures gazeux.5.Le fuel-oil ou mazout.\u2014 Enfin, on donne le nom de fuel-oil ou mazout, à l\u2019ensemble des produits qui distillent au-dessus de 350 degrés et on conçoit à nouveau combien ce seul terme peut englober de substances différentes.Nous sommes là dans le domaine des molécules lourdes, comprenant un grand nombre d\u2019atomes de carbone, \u2018et les brèves indications que nous avons données sont bien là pour nous apprendre la variété des produits escomptables: il faudrait en effet des volumes entiers rien que pour parler en détail des fuel-oils et de leurs dérivés.Tel qu\u2019on l\u2019utilise couramment, le mazout représente le résidu de la première distillation des produits pétroliers.C\u2019est un excellent combustible, capable de remplacer presque partout la houille et, d\u2019ailleurs, on sait toute l\u2019expansion qu\u2019a connue l\u2019emploi du mazout depuis quinze ans.D\u2019abord à poids égal, le mazout dégage plus de chaleur que le charbon et surtout il se transporte plus facilement; il est susceptible de s\u2019acheminer de lui-même vers le moteur puisqu\u2019il s\u2019agit précisément d\u2019un liquide (bien que parfois très épais), alors que le charbon est loin de pouvoir se manipuler aussi aisément.C\u2019est ainsi que l\u2019usage du mazout se répand de plus en plus dans la marine.Quant aux nombreux sous-produits que l\u2019on tire des produits pétroliers lourds, on ne saurait même les énumérer.Citons seulement la série de ces huiles de graissage (avec toute une gamme de viscosités pour correspondre à toutes les vitesses mécaniques selon les divers emplois), huiles de machines, huiles à moteur, etc, puis les substances telles que la paraffine, la vaseline, les huiles spéciales, les graisses, etc.November 1953, TECHNIQUE ( TECHNIQUE, Novembre 1953 6.Les bitumes.\u2014 Restent enfin les bitumes: la consistance des bitumes varie de celle du fuel-oil très épais à celle d\u2019un charbon très dur dont la cassure est brillante.Leur couleur est noire.Très souvent, maintenant, on confond les termes «bitumes» et «brais».Le terme «bitume» désigne spécialement toute substance hydrocar- burée noirâtre, dérivée du pétrole, naturelle ou non, ayant les propriétés agglomérantes et qui est presque entièrement soluble (dans le sulfure de carbone).Le mot «asphalte» sert à désigner plus particulièrement une roche calcaire imprégnée par un complexe hydro-carboné (également soluble).Le «brai» est la partie résiduelle d\u2019une distillation et doit être suivi de l\u2019indication du produit distillé.Les bitumes se distinguent par les intéressantes qualités suivantes: adhésivité, imperméabilité, stabilité; de plus, ce sont des isolants recherchés contre le courant électrique, le bruit, le froid.Les bitumes sont surtout utilisés pour le revêtement des routes, pour la conservation du bois, pour assurer l\u2019étanchéité des papiers, des feutres, des cartons, etc.Le principe du cracking Nous savons l\u2019importance qu\u2019a prise, après la première guerre mondiale, le moteur à explosion.Afin de satisfaire une demande toujours croissante, les raffineurs pour qui l\u2019essence ne représente que 15 à 20% des produits de la distillation simple, eurent la tentation d\u2019en «fabriquer» à partir des produits lourds.Cette opération est devenue aujourd\u2019hui monnaie courante.Elle constitue ce que l\u2019on appelle le «cracking»; son importance est immense sur le plan pratique puis- qu\u2019à l\u2019heure actuelle on arrive ainsi à transformer en essence plus de 50% des produits pétroliers.Trop de personnes ignorent que la plus grande partie de l\u2019essence consommée s'obtient non pas lors des distillations directes, mais par le cracking des produits pétroliers lourds.Il existe de très nombreux procédés de cracking, les plus anciens ayant tout simplement cherché à faire appel à des décompositions thermiques.C\u2019est ainsi que dans le procédé Cross (le plus fréquemment utilisé), on comprime le produit lourd sous une pression de quelque 50 atmosphères et on le chauffe à une température de l\u2019ordre de 350°C.En détendant alors le liquide, on obtient dans les colonnes d\u2019une part des produits lourds que l\u2019on s\u2019emploiera à reprendre ensuite et d\u2019autre part les produits cherchés; essence et gas-oil.Les réactions propres au cracking sont évidemment fort complexes et il serait illusoire de vouloir analyser ici en quelques lignes le phénomène de façon précise.Sachons seulement du point de vue chimique qu\u2019il y a généralement rupture des molécules, soil au niveau des doubles liaisons, soit à la naissance de branches latérales de la molécule.Un autre procédé du cracking, mis au point en 1936, par le Français Houdry, fait appel à des agents catalytiques.Les catalyseurs de cracking sont nombreux et leur composition n\u2019est nullement secrète.Seulement le point important n\u2019est pas tellement sur le pan industriel de trouver des substances favorisant le cracking que de mettre bien au point les catalyseurs qui ne corrodent pas les appareils et permettent ainsi un long fonctionnement continu des installations.On semble aujourd\u2019hui choisir surtout des alumino-silicates naturels ou synthétiques auxquels on incorpore parfois du bore, du zirconium ou du magnésium.Mais il ne faut alors opérer à une température trop élevée car les alumino-silicates concernés semblent perdre leurs propriétés catalytiques au-dessus de 600 degrés.601 ex asia or LCA Les procédés de cracking catalytique ont été sans cesse perfectionnés depuis l\u2019éclatement du dernier conflit mondial, car il était alors nécessaire d\u2019obtenir des essences d\u2019aviation permettant d\u2019augmenter le rendement du moteur et de diminuer en même temps la consommation de carburant.Les qualités de ces essences sont liées à la notion «d\u2019indice d\u2019octane» qu\u2019il nous faut rapidement expliquer.L\u2019indice d\u2019octane On sait que les produits pétroliers, qui distillent entre 150 et 200 degrés et constituent l\u2019essence, sont aujourd\u2019hui très employés dans les moteurs à explosion.Or en fait les modalités de l\u2019explosion d\u2019un mélange d\u2019air et de carburant ne sont pas aussi simples qu\u2019on le croit communément.Certes le fonctionnement schématique du moteur à explosion est trop connu pour qu\u2019il soit nécessaire de le rappeler.Mais attirons quand même l\u2019attention sur un phénomène important susceptible de survenir à la fin du second temps.À ce moment, la combustion s\u2019est pratiquement étendue à la masse du cylindre mais il peut très bien arriver que certaines portions du volume gazeux, par suite d\u2019une température et d\u2019une pression localement trop élevées, se mettent à exploser tout d\u2019un coup.Ainsi, si la combustion théorique prévoit normalement pour le bon fonctionnement du moteur une propagation progressive de l\u2019explosion, comprenant qu\u2019une partie du gaz peut se trouver momentanément portée à une température très élevée sous l\u2019effet de sa propre explosion, cette température peut facilement atteindre jusqu\u2019à 2,000 degrés.Il en résulte qu\u2019à l\u2019intérieur du cylindre la région affectée devient ipso facto le centre de propagation d\u2019une onde de choc animée d\u2019une vitesse élevée (environ 6,300 pieds/seconde) laquelle vient heurter le piston en produisant un «cognement» extrêmement caractéristique.Or le cognement est néfaste pour le moteur qu\u2019il fatigue intensément et il importe de combattre un tel phénomène.Des études approfondies ont été faites à son sujet.On a analysé les relations qui existent entre le cognement et le régime de fonctionnement du moteur, le cognement étant en toute occurrence d\u2019autant plus important que le taux de compression est plus élevé.On conçoit dès lors les préoccupations qu\u2019il peut causer dans le domaine de l\u2019aviation où précisément on a coutume de rechercher des taux de compression élevés.On a alors mis en évidence que le cognement est imputable à la formation momentanée au sein du mélange de corps intermédiaires appelés peroxydes; ils sont en effet très oxydants et se comportent littéralement comme des explosifs.Malheureusement, on n\u2019est pas encore en mesure, à partir de la seule analyse chimique d\u2019un carbure, de déterminer son pouvoir antidétonant.Il faut donc procéder par empirisme, et pour mesurer la propriété anti-déto- nante d\u2019une essence, il n\u2019est qu\u2019une solution; c\u2019est de la comparer à un mélange de B & H METAL INDUSTRIES COMPANY LIMITED CHARPENTE D\u2019ACIER Camille R.HEBERT, Ing.Prof.Président et Gérant général 4650 est, rue Notre-Dame MONTREAL (4) CLairval 2851 602 November 1953, TECHNIQUE I référence.On choisit à cette fin un mélange d\u2019isooctane et d\u2019heptane dont on règle les proportions jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019un carburant ayant approximativement (lors des essais dans un moteur-type dûment défini) le même pouvoir antidétonant que l\u2019essence que l\u2019on se propose de caractériser.C\u2019est ainsi qu\u2019on peut obtenir par comparaison l\u2019«indice d\u2019octane» de cette dernière.Sachons en effet que l\u2019isooctane représente un hydrocarbure très détonant, alors qu\u2019au contraire l\u2019heptane l\u2019est particulièrement peu, et on a la chance qu\u2019il s\u2019agisse là de liquides pratiquement miscibles en toutes proportions.Du point de vue du comportement quant au cognement, il est ainsi possible d\u2019obtenir, en modifiant les pourcentages respectifs d\u2019heptane et d\u2019octane, une essence de référence pour tous les hydrocarbures liquides courants.Ainsi une gazoline à indice d\u2019octane 70 a les mêmes propriétés anti-détonantes qu\u2019un mélange de 70% d\u2019isooctane et de 30% de n-heptane.La qualité d\u2019une gasoline est donc proportionnelle à son indice d\u2019octane.La gazoline qu\u2019on destine aux automobiles a un indice moyen de 75, tandis que celle qu\u2019utilisent les avions doit avoir un indice supérieur, c\u2019est-à-dire compris entre 90 et 100.La loi exige qu\u2019on indique l\u2019indice d\u2019octane dans la vente de la gazoline.) ! e e ° imprimerie coo est une industrie complexe qui groupe plusieurs métiers spécialisés.Il faut que le client qui transige avec un imprimeur fasse confiance à un grand nombre d\u2019ouvriers \u2014 Le personnel de nos ateliers est trié sur le volet et familier avec tous les travaux que nous manipulons.Vous serez toujours EE LA PATRIE vous consultez SERVICE DES IMPRESSIONS 180 est, rue Ste-Catherine - Tél.LA.3121* - Montréal er Ies| = Te APF LITT i | TECHNIQUE, Novembre 1953 603 RETO EP ae réa Eres RIEN DE TROP GROS.\u2014 EA 09 A\" o> ez - pp) S W000 MONGEAU a FT & ROBERT.LTÉE 1600\" EST,.\u201cRUE.LS ANNE: nu UNL AN du, 604 November 1953, TECHNIQUE OUR ATOMIC CLOCK by EDEN CARR HW OW old are the pyramids of Egypt?When did the great ice field flow over North America?When did the first man come to the Americas?How did different races move from one part of the globe to new homes?How old are yesterday\u2019s civilizations ?These and many other problems are being gradually solved by studying the new atomic clock.Nuclear studies have given us destructive weapons, but they have also given us many new tools for the betterment of industry and science.We need only mention the use of radio-active cobalt in the field of cancer therapy to see that the peacetime value of atomic studies is worth the effort and expense.Like many other discoveries, the atomic clock or calendar is the result of primary research in pure science; from those studies came the application to the determination of time by the use of other modern research instruments.Oscilloscopes and Geiger counters play their part in determining the age of any piece of material submitted to examination.The clock is only useful for some twenty-five or thirty thousand years, but as most of our interest in the history of man is within this period, the clock will be of great value.Most spectacular of the immediate discoveries have been the re-dating of the Ice Age in America and the discovery that some of the Stonehenge remains are much older than previously thought.The retreat of the great glaciers in the American Mid- West is now thought to be about 12,000 years ago rather than the previously estimated 20,000 years.Stonehenge is now believed to be much older\u2014in part at least \u2014-than shown by earlier estimates.The new clock, which has changed several fundamental figures or estimates widely used by geologists and archaeologists, was first reported in 1947 by Dr.W.F.Libby, professor of chemistry in the Institute for Nuclear Studies of the University of Chicago.As far back as 1945, Dr.Libby began to see the possibilities of using radiocarbon to determine the age of many materials.At the time, he and a number of other scientists were studying the effects of cosmic rays, those powerful rays that bombard us from outer space.At the heart of his discovery was the gradually forming picture of cosmic rays setting free neutrons which converted the nitrogen in the atmosphere into radiocarbon.From here Dr.Libby made a study of the amount of carbon dioxide and radiocarbon dioxide normally in the air; both kinds of carbon joining freely with oxygen.It is known that plants and animals absorb both kinds of carbon dioxide; it was then a matter of finding whether the amount of heavy or radiocarbon remaining in a piece of material could be measured.The symbol of carbon is (C12) of radio or heavy carbon (C14).TECHNIQUE, Novembre 1953 PN (TCI LAN EA TT It was known that the life of radioactive atoms of carbon was limited; after approximately 5,568 years half of the atoms would be disintegrated.Each 5,568 years only half of the remaining atoms would remain.After 25,000 years only a small amount of the original radiocarbon would remain, and as this was small to begin with, measurement beyond that number of years must wait for more accurate instruments and better research methods.As the rate of disintegration of radiocarbon is known, therefore, and none is absorbed after the tree or plant or animal died, we have a means of determining the time since the thing to be examined died.With trees, we need only add the number of annual rings to the atomic age and we have the time at which the tree was first growing.So important has the study of the age of early discoveries become that there: are now laboratories at Chicago, Yale, Columbia, Michigan, Pennsylvania, Cambridge, Copenhagen, and New Zealand.If you have the sandal of an ancient Egyptian Queen taken from some newly-discovered tomb, send it to one of the laboratories where the tests are made, and they will tell you how old the lady was when she died and, more important, how many hundreds of years ago she died.Egypt, of course, with its long history gives us a chance to test the accuracy\u2014within a few years\u2014of the age of well-known objects.Not only has the new clock told us when the ice cap moved over North America, crushing trees in its path, but it also shows us when the ice cap retreated and how the pine trees moved north as some terrific heat melted the great glaciers.The kind of vegetation and trees tells us something of the kind of life that followed.But even more exciting is the dating of the remains of bison bone found in Mexico and New Mexico, showing that men hunted the bison at that time, or about 10,000 years ago.Then it was discovered that beneath the layers of Folsom spear points and bison bones was a layer of greater depth and age.Here were found the bones of elephants of that early age, probably mammoths or mastodons.This new clock may tell us some day what happened to the great beasts that lived half a million years ago and continued until some 11,000 years ago to be battled by man.What happened to the elephants, camels, giant sloths, superbison, giant beavers, great wolves, sabre-toothed tigers and other fearsome beasts that were battled by early man?What disease or change of climate wiped out most of these beasts, leaving smaller and less terrible animals to succeed them?Perhaps we shall find that some storm of cosmic rays burst through the blanket of air and did its destruction upon living things; it is unlikely that there were men in those days with atomic bombs to do such destruction.Study of the past may help us to prepare for the future.It seems probable that the earth is becoming more cool and moist; a few degrees drop in the average temperature and the great icecaps of the Antarctic might spread north to cover much of the southern hemisphere or with more heat melt and cause the oceans to rise and flood many of the great cities which lie along the edge of the ocean.A rise of fifty feet in the level of the ocean\u2014and such a rise probably existed many years ago\u2014 and many of our great cities would cease to exist.At present archaeologists and anthropologists are studying the fires of early settlements, seeking in the carbon of such extinguished fires a clue to the age of 606 November 1953, TECHNIQUE ï the times, and if the bones of animals are in the fire, some idea of their existence with man.When did man turn from hunting and the nomadic life to settle and begin an agricultural form of life?When did certain early implements and tools first appear?A charred piece of wood may show us the first use of the plow or the rake.The latest types of sensitive Geiger-type counters are used that can detect slight traces of radioactivity, and this after careful chemical separation.It will be seen that there is much careful work to be done to read the clock, but scientists must think the rewards are rich, for they can now give us dates for events previously hidden or roughly timed by the discovery of arrow heads and weapons or pottery.The new clock is wound up and ticks along merrily to tell the generations of today about the past.Once more we can give credit to studies in nuclear physics or the study of that wonder of nature, the infinitesimal atom.We not only find it the possible giant which will give us energy but it has many other uses such as telling time and curing cancer.Trois constructeurs de modèles d\u2019aéroglisseurs de Pointe-Claire (Stephen Reid, son frère et son père) ont récemment découvert que le tricot de nylon de denier 15 constitue un excellent recouvrement pour les ailes, l\u2019empennage et le fuselage.Une seule épaisseur de nylon remplace l\u2019ancien papier.Un enduit chimique sert à obturer les interstices du nylon et à resserrer le tissu.Le nylon est d\u2019une élasticité précieuse: il ne fait pas onduler le bois délicat de la charpente.C\u2019est un avantage sur le papier.Il ne déchire pas aussi aisément quand le glisseur atterrit mal.Enfin, il suffit d\u2019une épaisseur de tissu, alors qu\u2019on devait superposer plusieurs couches de papier pour le fuselage.Une fois le nylon enduit et collé, on coupe simplement les extrémités qui dépassent la charpente.Il est un peu plus lourd que le papier, mais 75 pour cent du poids de la couverture réside dans les irois couches d\u2019enduit.(L\u2019OVALE C-I-L) TECHNIQUE, Novembre 1953 607 POINTERS FOR PAINTERS Chemistry has made painting easier and more pleasant in the home\u2014but it\u2019s still important to follow these basic rules for best results.1.Use a good quality paint.If the job is worth spending time on, it deserves a paint that will give best results.2.Stir the paint thoroughly before using.Everybody knows this should be done, but plenty of people still are inclined to skimp on the stirring.3.Be sure that the surface to be painted is absolutely free from dirt, oil or grease\u2014and of course make sure it is dry.4.Follow the directions on the can.The manufacturer really knows best how his product should be used\u2014he has spent a lot of time and money to find out.5.When paint needs thinning, thin it sparingly in the way recommended on the can.6.Use a good quality brush\u2014it pays off in a better paint job.Nylon-bristled brushes paint well and last longer.If a roller is used, follow instructions carefully.7.Twirl the bristles of a new brush around in your fingers and remove any loose bristles.8.Use a brush of sensible size for the job.Don\u2019t try to do a wall with a little brush, or to paint a narrow pipe with a big brush.9.Allow plenty of time hetween coats.Not just enough time so that the paint is no longer tacky, but enough time so that is has dried hard and irm.10.Do your painting when the air is warm and dry.In interior painting, make sure that there is plenty of air circulating.11.If the surface hasn\u2019t been painted before, use a good primer sealer undercoating for the first coat.12.Don\u2019t apply paint in heavy coats.Two thin coats are always better than one thick one.13.In choosing paint colours from colour chips, remember that the colour of the finished job will be somewhat more concentrated than that of the colour chip because it has been applied to a greater area.14.Remember the simple rules of colour\u2014that blues, greens and allied tints are \u201ccool\u201d colours and that yellow and orange shades are \u201cwarm;\u201d that light colours in a room give an impression of greater spaciousness and darker shades do the opposite.15.Ask your paint dealer for advice on any particular problems.(Courtesy C.IL.\u201cOval\u201d) Advertise in TECHNIQUE The bilingual industrial re view which circulates in leading manufacturing centers.© 506, St.Catherine St.East Montreal PE HArbour 6181 MARION & MARION FONDEE EN 1892 | re A M | \u201chu RAYMOND A.ROBIC J.ALFRED BASTIEN 1510, rue Drummond Montréal VIENT DE PARAITRE! Pour la premiére fois.TOUT CE QUI CONCERNE LA CONSTRUCTION L\u2019ENCYCLOPEDIE PRATIQUE DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS 8 volumes reliés - 3,042 pages de texte 51,120 illustrations in-texte 60 hors-texte, plans et abaques UNE AUTRE GRANDE REALISATION « QUILLET » Prospectus illustré sur demande: MAISON DU LIVRE FRANÇAIS DE MONTRÉAL, INC.«La Maison des Encyclopédies » 1750, rue Saint-Denis MONTREAL, Qué.TK Comment protéger vos créations par RAYMOND-A.ROBIC, T.P.CONSEIL EN PROPRIETE INDUSTRIELLE, DIRECTEUR DE MARION ET MARION Rappelons à nos lecteurs que l\u2019auteur est un ancien président du Patent Institute of Canada, à Ottawa, un des fondateurs de la Corporation des Techniciens diplômés de la province de Québec dont il fut secrétaire général pendant vingt-cinq ans, et qu\u2019à titre de E coordonnateur ou de conseiller technique, il a occupé divers postes E a importants dans plusieurs services des gouvernements fédéral et pro- Er vinctal.: L ORSQU\u2019ON réalise que sans le système des brevets d\u2019invention, notre standard de vie serait loin de ce qu\u2019il est, \u2014 standard de vie qui surtout de la part des Etats-Unis fait l\u2019envie du monde entier \u2014 on est en droit de se demander, si l\u2019industriel canadien et surtout celui du Québec se rend bien compte de l\u2019importance 3 de notre bureau des brevets dans l\u2019économie nationale et de ses répercussions même sur notre vie sociale.1 Le 18 août 1953, la Gazette Officielle du Bureau des Brevets des Etats-Unis # révélait que le nombre de brevets d\u2019invention émis atteignait le chiffre imposant de 2,649,581, tandis qu\u2019au Canada, à la même date, le Bureau des brevets d\u2019Ottawa avait E enregistré 495,428 brevets d\u2019invention.A Chaque semaine on compte au moins 1,000 inventions qui viennent s\u2019ajouter A à toutes les autres et qui, le plus souvent, modifient insensiblement notre mode de vie, 8 mais qui parfois aussi entraînent dans un secteur de notre économie, un changement pi: rapide autant que radical.Eu.L\u2019industriel, soucieux du progrès de son entreprise, ne peut plus ignorer l\u2019exis- Be tence de notre bureau des brevets, ni méconnaitre la loi qui vise a la protection des E.inventions et de leurs auteurs et désignée comme la loi protégeant la propriété indus- pr trielle et commerciale, qui protège également les marques de commerce.Bi: L\u2019industriel qui voudrait tourner le dos aux inventeurs, serait voué en quelques années a la faillite, car inévitablement, il serait dépassé et supplanté par ses concur- .rents plus avertis.Sur le nombre de brevets émis aux Etats-Unis, deux millions étaient périmés l\u2019année dernière, tandis qu\u2019au Canada, 350,000 inventions connaissaient le même sort.Comme en ces deux pays, le brevet, après dix-sept ans, n\u2019est pas renouvelable autrement que par des perfectionnements apportés à l\u2019idée originale, ce sont au delà de deux millions d\u2019inventions dont le public, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, a pu bénéficier de la libre exploitation, et qui \u2014 nous sommes trop portés à l\u2019oublier \u2014 ont contribué à la puissance de notre pays, tant dans le domaine industriel que dans celui des sciences, des arts et du commerce.C\u2019est grâce à l\u2019encouragement donné aux inventeurs que de modestes artisans comme Ford, Edison, Bell et une phalange d\u2019autres, ont pu améliorer le sort de l\u2019hu- TECHNIQUE, Novembre 1953 609 manité et créer des industries qui aujourd\u2019hui donnent du travail à des millions de personnes.\u2018 Nous sommes témoins de notre développement, nous sommes fiers de nos succès, nous nous en félicitons.Nous nous félicitons de notre haut niveau de vie, mais nous nous arrêtons rarement à penser quelle fut la cause de notre prospérité.La vérité est que nous vivons dans une atmosphère d\u2019inventions qui nous environne comme la lumière et l\u2019air: comme l\u2019air et la lumière, ce sont les plus grands bienfaits de la Providence.Il est faux de croire que les inventions se font au détriment de l\u2019ouvrier.Lorsqu\u2019une machine remplace l\u2019énergie humaine, on procède à une redistribution de la main-d\u2019œuvre, mais on ne l\u2019élimine pas.Par la machine, notre travail manuel n\u2019a subi aucune déchéance, mais a été rendu plus digne de l\u2019homme, plus intelligent.L\u2019invention ouvre constamment de nouveaux champs d\u2019activité à notre classe ouvrière.Il doit en être ainsi pour occuper tous les bras de la population mondiale qui augmente constamment.Pour créer l\u2019emploi, il faut plus que satisfaire à nos besoins essentiels de la nourriture et du vêtement, il faut constamment créer de nouveaux besoins et fonder de nouvelles industries, deux choses irréalisables sans les brevets d'invention qui sont les vrais créateurs d'emplois.Le nombre des demandes de brevets croît sans cesse, car chaque fois qu\u2019une invention importante est mise sur le marché, des milliers d\u2019autres inventeurs cherchent à l\u2019améliorer.En effet, une invention peut rarement atteindre la perfection dès le début.Rappelons que lorsque Bell inventa le téléphone, des milliers d\u2019inventeurs cherchèrent à le perfectionner.La compagnie Bell possède maintenant des terrains, des immeubles et de l\u2019outillage représentant un placement de plus de quatre-vingt millions de dollars.Et que dire de la radio, de la télévision, de l\u2019aviation, de l\u2019énergie atomique?Toutes des inventions qui, avec des milliers d\u2019autres, sont créatrices d\u2019emplois et de prospérité.En somme, la part des inventeurs et des industriels qui en dépendent, ou vice versa, fut beaucoup plus importante pour notre économie et notre niveau de vie qui en découle, que celle de nos guerriers, voire même de nos législateurs; et l\u2019on peut dire sans crainte de se tromper, que le Bureau des Brevets d\u2019inventions est sur le plan économique d\u2019une nation ce que l\u2019état-major est sur le plan militaire.Et encore le premier est-il plus important, puisqu\u2019il assure la conquête de tous les marchés du monde, .2 * .: 7 tandis que l\u2019autre n\u2019assure que la possession parfois illusoire de quelques milles carrés de territoire.Inventions créatrices d\u2019emplois Examinons quelques industries et voyons de quelle façon les inventions ont créé l\u2019emploi tant au Canada qu\u2019aux Etats-Unis.Dans l\u2019industrie du papier, cent cinq ans avant notre ère, le Chinois Sailun inventa le papier qui remplaça le papyrus.En 1690, le premier moulin à papier fut mis en opération à Germantown, Pensylvanie, et, en 1792, la première machine Four- drinier fit son apparition, tandis qu\u2019en 1840, un nommé Keller inventait le défibreur à meule, et qu\u2019en 1867, la pulpe chimique devint une réalité et abaissa considérablement le coût de la production.Aujourd\u2019hui, on produit des milliers de variétés de papier, et l\u2019Amérique du Nord consomme au delà de quinze millions de tonnes de papiers chaque année.Le November 1953, TECHNIQUE | * capital investi dans cette industrie excède #2,500,000,000 et plus de 250,000 personnes y trouvent de l\u2019emploi.Comme résultat, plus de 10,500 hebdomadaires, 300 bi-mensuels et 2,000 quotidiens sont publiés, avec un tirage qui dépasse 50,751,493 exemplaires, et constituent le gagne-pain de milliers de personnes.Grâce au progrès de la chimie, la compagnie Dupont qui, en 1802, n\u2019avait qu\u2019une usine de poudre évaluée à $36,000, voyait en 1952, son actif atteindre $1,000,553,361 et comptait 70 usines, 38 laboratoires el employait 100,000 personnes.M.Robic étudie les pièces d\u2019une nouvelle invention et prépare les documents nécessaires à l\u2019obtention du brevet Dans l\u2019industrie du verre, grâce à l\u2019invention du souffleur automatique, d\u2019une méthode de production continue de verre en feuille, de la machine Corning, produisant 500 ampoules électriques à la minute, le capital investi dans cette industrie excède $900,000,000 et fournit le gagne-pain à 112,000 personnes.Dans la poterie, pourtant un art très ancien, les découvertes des cent cinquante dernières années ont créé une industrie de $75,000,000 donnant du travail à près de 50,000 personnes.Dans l\u2019industrie du caoutchouc, grâce à Charles Goodyear qui prit plus de deux cents brevets d\u2019invention, dont le plus important est probablement celui de la vulcanisation du caoutchouc, cette industrie procure maintenant du travail à plus de 285,000 personnes.TECHNIQUE, Novembre 1953 L\u2019industrie du pétrole, vieille d\u2019environ quatre-vingt-dix ans, a pu, grâce aux nombreuses découvertes dont elle fut l\u2019objet, révolutionner notre industrie du transport, de l\u2019agriculture et nombre d\u2019autres, en même temps que procurer de l\u2019emploi à deux millions de personnes.Par suite de la découverte d\u2019un procédé électrolytique de séparation de l\u2019aluminium de son oxyde, l\u2019industrie de l\u2019aluminium est évaluée à un milliard de dollars, et procure de l\u2019ouvrage à des millions d\u2019individus.En 1940, l\u2019industrie du magnésium était insignifiante et à la faveur de la dernière guerre des chercheurs se mirent à l\u2019œuvre pour découvrir de nouveaux procédés d\u2019extraction de ce métal de l\u2019eau de mer.En trois ans la production a augmenté 80 fois et aujourd\u2019hui cette industrie retient les services de millions d\u2019ouvriers et de spécialistes.Dans le domaine de l\u2019automobile, de 1893 à 1949, 800,000 brevets d\u2019invention ont contribué à rendre possible l\u2019automobile d\u2019aujourd\u2019hui dont la production tient occupées des millions de personnes.Le transport par chemin de fer, grâce aux très nombreuses inventions qui l\u2019ont rendu possible, emploie directement plus de 1,500,000 hommes, et plusieurs autres millions indirectement.Les salaires payés dépassent cinq milliards de dollars par année.Dans le domaine de l\u2019alimentation, la boîte en fer blanc, rendue possible par les machines automatiques découlant de nombreuses inventions, a créé du travail à au delà de 60,000 personnes dans plus de 250 usines.Il y a quatre mille ans, les Egyptiens se servaient de sandales en papyrus.Grâce à quelques 8,000 brevets d'invention d\u2019au moins 3,000 inventeurs, il se fabrique au- jourd\u2019hui plus de 500,000,000 de paires de chaussures par année, procurant ainsi du travail à une force ouvrière excédant 200,000.De nouveaux procédés de fabrication du savon et la découverte des détergents ont contribué à répandre la propreté et l\u2019hygiène.Aujourd\u2019hui, 250 usines emploient plus de 15,000 hommes gagnant plus de $20,000,000 par année, et leur production annuelle dépasse $350,000,000.L'invention du phonographe en 1877 a été le point de départ d\u2019une considérable industrie qui procure du travail à des milliers de personnes qui produisent actuellement 500,000,000 de disques par année.Grâce au progrès de l\u2019hygiène et aux découvertes scientifiques, une nouvelle science est née, celle de la gérontologie \u2014 mot qu\u2019il fallut inventer \u2014 qui étudie tous les moyens physiques, chimiques et biologiques de prévenir la sénescence, c\u2019est-à-dire le vieillissement prématuré.Vivre jusqu\u2019à cent ans ne semble plus une chimère.Une évolution de notre structure sociale en est la suite logique, et même si la progression constante du nombre de retraités inquiète les compagnies d\u2019assurance, la diminution de la mortalité et la prolongation de la durée de la vie sont des conquêtes précieuses dont notre civilisation peut s\u2019enorgueillir.De nouveaux horizons s\u2019ouvrent a nous dans le domaine de l\u2019électronique, de la télévision, de I'aviation qui est loin d\u2019avoir dit son dernier mot, sans compter l\u2019énergie nucléaire, encore dans son enfance.À nos financiers et industriels d\u2019en profiter, afin que la voix de notre pays, déjà forte dans le concert des nations, soit de plus en plus respectée et que nous conservions notre indépendance de tout autre pays, que ce soit l\u2019Angleterre ou les November 1953, TECHNIQUE Etats-Unis, en maintenant notre rang de bon troisième parmi les nations commerçantes du monde.Les brevets d\u2019invention nous y aideront, et puisqu\u2019il en est ainsi, disons maintenant quelques mots sur les moyens mis à la disposition des inventeurs, industriels, commerçants et auteurs pour assurer la protection de leurs œuvres et créations.Brevets d\u2019invention La loi des brevets de 1935, donne au breveté le droit exclusif de fabriquer, vendre et même utiliser l\u2019invention brevetée.La durée du brevet, comme aux Etats-Unis d\u2019ailleurs, est de dix-sept ans, mais dans d\u2019autres pays, elle peut varier entre quinze et vingt ans.Les brevets sont délivrés, non pas seulement dans le but d\u2019encourager les inventeurs, mais aussi pour assurer que l\u2019invention sera a exploitée commercialement au Canada, dans un temps raisonnable.Si un brevet n\u2019est pas exploité au Canada dans les trois ans de son émission, ou s\u2019il est prouvé que l\u2019article breveté n\u2019est pas vendu à un prix raisonnable, et qu\u2019il y a par conséquent abus des pouvoirs conférés à l\u2019inventeur ou à ses ayants droit, le commissaire des brevets, sur présentation d\u2019une pétition à cet effet, a le droit de dé- crêter qu\u2019une licence obligatoire soit donnée à des tiers intéressés à manufacturer l\u2019ar- ticle breveté au Canada.Le Canada adhère à l\u2019Union internationale de la protection de la propriété in- dustrielle, ce qui donne à l\u2019inventeur canadien tous les privilèges qui découlent de cette convention, et en particulier, le droit de priorité à tout inventeur qui le premier a déposé une demande dans un pays quelconque de l\u2019Union.Une demande de brevet doit, en notre pays, être déposée de préférence par l'inventeur mais un ayant droit peut également le faire, s\u2019il est muni d\u2019une autorisation écrite appelée cession de droits, laquelle doit être présentée au commissaire des brevets en même temps que la demande d\u2019enregistrement.Le Canada est un pays qu\u2019il est convenu d\u2019appeler un pays à examen préalable, ce qui veut dire que toutes demandes d\u2019enregistrement font l\u2019objet de recherches très sérieuses de la part de spécialistes appelés examinateurs et qui refusent catégoriquement d\u2019accorder un brevet si l\u2019invention est anticipée, c\u2019est-à-dire si on découvre qu\u2019elle est déjà connue en quelque pays que ce soit.Chaque demande de brevet doit être accompagnée d\u2019une taxe de dépôt qui s\u2019élève au Canada à $25 et aux Etats-Unis à 835.Puis si la demande est accordée, \\ une autre taxe, finale celle-ci, doit être versée dans les six mois de l\u2019avis officiel d\u2019accord du brevet.Cette taxe est de $25 au Canada et de $35 aux Etats-Unis.C\u2019est après ce dernier versement que le titre du brevet est délivré, exempt de toute autre taxe, pour une durée totale de dix-sept ans.Il va sans dire que la préparation et l\u2019enregistrement d\u2019une demande de brevet doivent être confiés à des spécialistes honnêtes et compétents.L'art de préparer une demande de brevet est en effet complexe et d\u2019autant plus important que la valeur d\u2019un brevet, une fois émis, dépend directement de la compétence du mandataire chargé de préparer la demande originale.Les honoraires de ces spécialistes, dont l\u2019exercice de la profession est contrôlé par le gouvernement, sont généralement très raisonnables.Ainsi, pour la préparation et l\u2019enregistrement d\u2019une demande de brevet au Canada, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une invention simple, l\u2019inventeur peut s\u2019en tirer avec une somme d\u2019environ $225.00 y compris la taxe de dépôt au gouvernement.TECHNIQUE, Novembre 1953 613 Toutefois, avant d\u2019engager son client à faire de tels frais, tout procureur consciencieux recommande à son client de l\u2019autoriser à faire des recherches préliminaires parmi les brevets déjà émis, de préférence aux Etats-Unis, parce que c\u2019est à Washington que l\u2019on trouve, adéquatement classifié, le plus grand nombre de brevets au monde.Si l\u2019invention s\u2019y révèle nouvelle, il y a donc d\u2019excellentes chances qu\u2019elle le soit partout ailleurs, et conséquemment brevetable au sens de la loi.Si par contre l\u2019invention se révèle anticipée, il devient alors inutile de faire d\u2019autres frais pour solliciter un brevet qui sera subséquemment refusé par l\u2019examinateur.Les frais de ces recherches préliminaires peuvent s\u2019élever à environ $35.00 y compris les frais d\u2019entrevue avec l\u2019inventeur, copies des brevets se rapprochant le plus du projet soumis, étude des revendications contenues dans chaque brevet et un rapport écrit de nouveauté, de même qu\u2019une opinion quant à la brevetabilité de l'invention.Ces recherches ne peuvent permettre encore de garantir l\u2019émission du brevet, car s\u2019il est possible de prouver qu\u2019une invention existe par production d\u2019une copie d\u2019un brevet antérieur l\u2019anticipant, ce qui devient alors une preuve positive.II est impossible de faire une preuve négative, en prouvant hors de tout doute que l\u2019invention n\u2019a pas encore fait l\u2019objet d\u2019une demande de brevet, encore secrète, parce que pas encore examinée ni accordée, ou qu\u2019elle n\u2019a pas fait l\u2019objet d\u2019une simple publication dans un autre pays.Néanmoins les recherches s\u2019avèrent très recommandables, sinon essentielles, comme préliminaires au dépôt d\u2019une demande de brevet.Dessins de fabrique Lorsqu\u2019un fabricant se borne à soigner l\u2019esthétique d\u2019un article, il ne peut évidemment se prévaloir d\u2019un brevet d\u2019invention, réservé aux combinaisons d\u2019éléments qui permettent d\u2019obtenir un résultat nouveau d\u2019ordre pratique, sans égard à l\u2019aspect de l\u2019objet fini.Mais il peut, si l\u2019aspect de l\u2019article est suffisamment original, protéger le fruit de son labeur, ou celui de ses dessinateurs industriels, en enregistrant cet article comme modèle ou dessin de fabrique.Une telle demande d\u2019enregistrement doit se faire dans l\u2019année qui suit la publication ou la divulgation du modèle.Le terme d\u2019une telle protection est de cinq ans et peut être prolongé d\u2019un autre terme de cinq ans moyennant versement d\u2019une taxe additionnelle.Aux Etats-Unis, les dessins de fabrique peuvent être enregistrés pour trois ans et demi, sept ans ou quatorze ans.S$ RX COURROIES EN V DE LA FORMATION > AAR de toutes sortes PROFESSIONNELLE =) ih N° COURROIES Plates et rondes i i 3; 0 o//) iF \"o 4 de toutes sortes Traitement jusqu\u2019a $6,240 \\ HE AGRAFPES et LACETS SURVEILLANT ~ NX POULIES EN V selon la competence 2 2 ©, ROULETTES (Casters) pour le Nail?et ROUES ~ = en métal et 3 x en caoutchouc MINISTÈRE DU TRAVAIL MANUFACTURIERS CANADIENS à Ottawa DE COURROIES Détails pertinents et formules de demande au LTÉE plus proche bureau de la Commission du ser- : : so vice civil, du Service national de placement (The Canadian Belting Manufacturers Limited) ou des Postes.1744 rue Williams - WE.6701 Montréal 614 November 1953, TECHNIQUE Les dessins de fabrique bénéficient, comme les brevets d\u2019invention, des arrangements internationaux conclus sous l\u2019égide de l\u2019Union internationale pour la protection de la prospérité industrielle.Les droits conférés par les enregistrements de dessins de fabrique, peuvent faire l\u2019objet de cession à des tiers, comme les brevets d\u2019invention.Marques de commerce L\u2019enregistrement des marques de commerce fait l\u2019objet d\u2019une nouvelle loi qui doit entrer en vigueur le ler janvier 1954, et qui remplacera la loi actuelle dite des marques de commerce et de la concurrence déloyale.La nouvelle loi semble être une amélioration marquée sur l\u2019ancienne, et les diverses modifications qu\u2019elle renferme représentent un renversement complet de certaines politiques et philosophies établies au pays, en rapport avec les marques de commerce.Voici les principales modifications : 1 \u2014 La pratique de diviser les marques en mot-marque et dessin-marque a été abolie; la nouvelle loi reconnaîtra des marques, comprenant indifféremment des mots ou des dessins, ou les deux dans un seul enregistrement.2 \u2014 Concurremment avec ce qui précède, un mot qui ne représente que le nom ou le prénom d\u2019un individu vivant ou décédé dans les trente ans précédents, ne peut être enregistré.3 \u2014 Contrairement aux prescriptions de la loi actuelle, une marque pourra être cédée à une tierce partie, indépendamment de l\u2019achalandage associé à ladite marque.4 \u2014 De plus, les licences d\u2019exploitation d\u2019une marque enregistrée conformément à la nouvelle loi, pourront être concédées; le licencié pourra ensuite voir son nom apparaître au registre, sous la rubrique « Usager enregistré ».Conformément aux dispositions de cette nouvelle loi, il pourra être possible de faire reconnaître et valider dans certains cas des contrats de licences accordés avant l\u2019entrée en force de la loi.5 \u2014 Des marques, dites de service, pourront être enregistrées sous la nouvelle loi et pourront englober certaines pratiques commerciales ou services qui ne sont pas reconnus sous la loi actuelle), ces services ou pratiques ne concernant pas la fabrication d\u2019objets concrets ou autre marchandise.CT DIETS EE Se 6 \u2014 Dans certains cas, des marques proposées ou réservées pourront être déposées, quoique l\u2019enregistrement éventuel n\u2019aura lieu que si en deçà des six mois de l\u2019acceptation du dépôt, le déposant remet au registraire une déclaration formelle d\u2019usage de la marque.7 \u2014 Selon la nouvelle loi, les vieilles marques déjà enregistrées ne nécessiteront pas d\u2019être redéposées.8 \u2014 Les demandes d\u2019enregistrement de marques seront publiées, et dans un délai d\u2019un mois, il deviendra possible à des tiers de s\u2019y opposer pour des raisons valides.Dans ce cas une audience sera accordée au déposant et à l\u2019opposant devant le registraire.ca 9 \u2014 Toutes les marques renouvelées après le ler janvier 1954, deviendront par la suite renouvelables dans les quinze ans, que ces marques aient été accordées avant ou apres le ler septembre 1932.TECHNIQUE, Novembre 1953 Al | ÉEr | Droits d\u2019auteur Au Canada un droit d\u2019auteur peut être accordé en vertu de la loi des droits d\u2019auteur, sur toute œuvre littéraire, dramatique, musicale et artistique, pourvu que l\u2019auteur, au moment de la demande, soit sujet canadien ou d\u2019un pays membre de la Convention internationale des droits d\u2019auteur.Un droit d\u2019auteur au Canada est ordinairement valide durant toute la vie de l\u2019auteur et cinquante ans après sa mort, sauf s\u2019il s\u2019agit de disques, de reproductions mécaniques ou de photographies dont le terme est fixé à cinquante ans, peu importe le nombre d\u2019années que vit l\u2019auteur.Au Canada, l\u2019enregistrement d\u2019un droit d\u2019auteur est facultatif, mais il a l\u2019avantage de conférer à l\u2019auteur d\u2019une œuvre une preuve prima facie de propriété.Deux sortes d\u2019enregistrements sont possibles, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une œuvre publiée ou d\u2019une œuvre non publiée.Une œuvre publiée est celle dont des exemplaires sont accessibles au public.Le bureau des droits d\u2019auteur ne requiert et n\u2019accepte aucune copie de l\u2019œuvre, mais lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une œuvre publiée, l\u2019auteur ou ses ayants droit doit, dans les trois mois de !a première publication, en faire parvenir deux exemplaires au bibliothécaire du parlement, à Ottawa.ADVERTIZE IN Philippe Projean, T.P.ANNONCE AUX TECHNICIENS et à tous les lecteurs de Technique, qu\u2019il ° occupe maintenant de spacieux locaux, Cechnique au coin des rues Craig et Cartier.VENTE ET RÉPARATION D\u2019INSTRUMENTS DE MESURES ÉLECTRIQUES Projean Meters Reg'd.10 issues per year 1833 est, rue Craig FA.6430 Montréal 906 St.Catherine St.E.Montreal November 1953, TECHNIQUE THE ORIGIN OF CINEMASCOPE Frenchman 25 Years before his Time O N September 16, at New York\u2019s Roxy Theatre, U.S.moviegoers have had their first glimpse of Cinemascope with the world premiere of Twentieth Century- Fox\u2019s \u201cThe Robe.\u201d What most of the audience may have not realized is that this revolutionary 3-D process was invented by a Frenchman, Dr.Henri Chrétien, some 25 years ago.The story of Dr.Chrétien\u2019s invention, the long years throughout which it was ignored and its dramatic re-discovery by Twentieth Century-Fox would itself make a good Hollywood script.Not that the inventor would care very much.A former professor at the Sorbonne (where the first chair in optics was established for him), Henri Chrétien at 74 is a modest, retiring soul who shuffles around his home near Nice in slippers.Although a successful inventor, he never worried much about money, even forgot to take out patents on several of his inventions.He did patent the Cinemascope process, but his rights expired in 1948.Thus the invention was in the public domain when picked up by Twentieth Century-Fox.But President Spyros Skouras offered Chrétien a partnership arrangement nonetheless.Delayed Reaction Ironically, when Dr.Chrétien patented in 1926 the panoramic and color process which he then called \u201cHypergonar,\u201d the movie industry had yet to abandon silent films for talkies.No one showed any interest in \u201cHypergonar.\u201d In 1937, at the Paris Film Exposition, the inventor demonstrated his process on a 6,500-square-foot screen, which he first tried to mount on the Eiffel Tower.Again no takers.But last year, as Hollywood worried about the competition from television and the drastic decline in box-office receipts, producers turned to three-dimension to revive the public\u2019s flagging interest in movies.The race was on to find the best technical process for filming and projecting movies with depth perspective.Several techniques had been adopted by other studios when a Fox engineer spotted an article written in 1939 by Chrétien, describing his system.President Skou- ras personally flew to Nice to see Chrétien and to bring back his invention for tests.- DOUCET & DOUCET, Limitée PLOMBERIE ET CHAUFFAGE Consultez-nous, même pour vos réparations \u20181640, rue North, Montréal \u2014 GRavelle 9365 - Jean DOUCET, Ing.P.Auguste DOUCET, Prés.TECHNIQUE, Novembre 1953 Within a few weeks, Skouras was back in France with a contract, giving Chrétien exclusive manufacturing rights in France and the French Union, while Fox retained world distribution rights, all for ten years.The process now called Cinemascope (renamed over the inventor\u2019s objections) is essentially simple and relatively cheap to install.It consists of three parts: 1.The \u201cHypergonar,\u201d a double-lens device attached both to the camera and the projector.The lens on the camera distorts the image by squeezing it together, while the lens on the projector removes the distortion.9 A wide-screen, two and one-half times as wide as it is high, mounted in a concave fashion.Shown on an ordinary screen, a Cinemascope film would appear dilated, but on the special screen it creates the illusion of depth.Screen widths may vary somewhat; that of the Roxy is 80 feet.3.A stereophonic sound system, whereby three loudspeakers placed at different points behind the screen help to reinforce the visual illusion.Dr.Chrétien points out that Cinemascope is actually a panoramic rather than three-dimensional process.True 3-D requires either the use of special glasses by the audience or multiple projectors.One is a nuisance and the other expensive.The great virtue of Cinemascope is that it gives the illusion of depth but costs a theater-owner only about $5,000 as against $75,000 for some other systems.Fox Takes Big Gamble Adoption of Cinemascope represents a considerable gamble on the part of Twentieth Century-Fox, since the studio holds some $50 million worth of \u201cflat\u201d movies ready for distribution which may never find a market.The studio has so far scheduled 20 Cinemascope productions, of which eight, including \u201cThe Robe,\u201d have been completed.Theater owners have shown great enthusiasm for the process, and the studio expects that 94 per cent of all first-run houses will be equipped with lenses and screens before long.Production of the lenses is going forward at top speed.Fox is also prepared to lease the process to other studios for $25,000 per film.Meanwhile, in his home on the Mediterranean shore, Dr.Chrétien moves between a blackboard covered with geometric figures and a small workbench, testing new theories, happily unconcerned with the minor revolution which his invention helped to bring about.(France Actuelle through «France Technique») Collet Frères Limitée INGÉNIEURS-CONSTRUCTEURS ET ENTREPRENEURS BUILDING CONTRACTORS AND ENGINEERS OTTAWA - MONTRÉAL - QUÉBEC November 1953, TECHNIQUE JT or 0 TECHNIQUE, Novembre 1953 619 LE SERVICE DE RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES DU CONSEIL NATIONAL DE RECHERCHES par C.-E.BELAND, F.C.I.C.CHIMISTE AU SERVICE DE RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES DU CONSEIL NATIONAL DE RECHERCHES Origine et but Le Canada qui, au début du siècle, était essentiellement agricole passa au stage industriel vers 1913.Depuis cette date, grâce à l\u2019exploitation graduelle de ses nombreuses ressources naturelles, il s\u2019est développé dans ce domaine d\u2019une manière continue et quasi phénoménale (exception faite des quelques années qui suivirent 1930, alors que sévit la dépression bien connue).L\u2019essor économique et commercial du Canada s\u2019accentua particulièrement lors de la dernière guerre, par suite des besoins urgents de la défense qui firent naître nombre d\u2019industries secondaires, lesquelles contribuèrent largement à son expansion.En 1945, le gouvernement canadien, comprenant que les multiples industries éprouveraient des difficultés nombreuses et variées dans la période de transition de la guerre à la paix et sachant qu\u2019un grand nombre de celles-ci n\u2019avaient pas à leur disposition les moyens et le personnel nécessaires pour les surmonter, établit, pour les aider à survivre et à se développer davantage, un organisme formé d\u2019ingénieurs et d'hommes de science spécialisés auxquels elles pourraient s\u2019adresser pour obtenir l\u2019assistance requise.Il s\u2019agit du Service de Renseignements Techniques: attaché d\u2019abord au Ministère de la Reconstruction et des Approvisionnements, il devint en 1947, après deux années d\u2019expérience fructueuse, partie intégrante du Conseil Natio- nad de Recherches.) Organisation et fonctionnement Ce Service est formé essentiellement de représentants régionaux (dont la plupart son des ingénieurs) placés dans les principaux centres du pays et couvrant un territoire environnant bien défini, ainsi que d\u2019un groupe de spécialistes (ingénieurs et hommes de science) dont les quartiers généraux sont à Ottawa.Les fonctions des représentants consistent à visiter occasionnellement chaque industrie de leur district respectif, à faire connaître le Service et à prendre note des problèmes d\u2019ordre technique qui leur sont soumis.Il est souvent possible pour eux d\u2019en résoudre plusieurs sur les lieux; quant aux autres, ils les transmettent aux spécialistes d'Ottawa en les accompagnant de détails sur les industries concernées.Comme le Service de Renseignements Techniques est maintenant bien connu dans les cercles industriels et commerciaux, ces représentants sont remplacés graduellement là où se ROCQUIN trouvent des organisations provinciales de recherches pourvues de laboratoires et exerçant les mêmes fonctions.; Les spécialistes du Service à Ottawa, actuellement au nombre de dix, comprennent des ingénieurs, chimistes et physiciens.Leur rôle est de répondre aux questions techniques qui leur parviennent, directement ou indirectement (par l\u2019entremise des représeniants régionaux, de certains ministères, d'agence du gouvernement, etc.).Disons en passant que ces questions sont considérées strictement confidentielles: le nom du requérant n\u2019est jamais révélé à d\u2019autres, à moins que nous n\u2019ayons à cette iN 3 ko ed fin une autorisation écrite de celui-ci.Environ 98% des demandes de renseignements nous parviennent du Canda, le reste provient surtout des Etats-Unis et de pays étrangers; environ 20% d\u2019entre elles sont en français.Approximativement 85% de ces demandes nous parviennent d\u2019industriels et de corps publics.Il convient de souligner que même les grosses compagnies ont souvent recours à notre Service pour obtenir des précisions en rapport avec des problèmes qui ne sont pas très familiers à leur personnel, ou dont la solution ne se trouve pas dans leur bibliothèque.Les questions qui sont posées sont de nature très variée, mais nombre d\u2019entre elles ont trait aux sujets généraux suivants: A od 1.\u2014 Renseignements de base; y 2.\u2014 Procédé et outillage de fabrication; 1 3.\u2014 Aide a surmonter des difficultés spécifiques; 4.\u2014 Entretien (nettoyage, application de couches protectrices, etc.) ; 5.\u2014 Matériaux de fabrication et de construction (matières premières, sources d\u2019approvisionnement, succédanés).Sous ces termes généraux viennent se grouper de multiples produits tels que cuir, caoutchouc, plastiques, peintures, adhésifs, textiles naturels et synthétiques, savons et détersifs, encaustiques, agents de blanchiment, etc.Bien que le Service ait été établi pour aider à résoudre les problèmes industriels, nous recevons un cértain nombre de questions d\u2019individus de toutes classes et professions (architectes, avocats, médecins, dentistes, hommes d\u2019affaires et de métier, etc.) sur les sujets techniques les plus divers.Il nous arrive parfois, mais rarement heureusement, de recevoir des questions de caractère non technique ou trivial, auxquelles nous pouvons répondre facilement et qui ont quelquefois comme avantage de nous dérider un peu.Pour obtenir une réponse satisfaisante, une question doit être claire, précise et complète; si elle ne possède pas ces caractéristiques, nous cherchons à les obtenir de qui de droit par correspondance ou contact personnel.Nous donnons aux problèmes un ordre de priorité basé sur leur importance, le degré de connaissance de l\u2019interlocuteur, la possibilité d\u2019utilisation des renseignements et l\u2019ordre chronologique de réception.Pour répondre aux questions soumises, les spécialistes du Service à Otttawa utilisent les sources suivantes de renseignements: a) Leur expérience personnelle qui embrasse souvent plusieurs champs d\u2019acti- vité; b) La bibliothèque du Conseil National de Recherches qui est l\u2019une des meilleures d'Amérique.Elle occupe neuf étages et on y trouve 150,000 livres, magazines et revues, dont 2,000 périodiques et 24 annuaires de références.Il serait peut-être opportun de faire une digression ici.Dès 1830, l\u2019Allemagne commença l'édition d\u2019extraits d\u2019articles et d\u2019annuaires de références relatifs à la lit- 620 November 1953, TECHNIQUE JT térature chimique du monde entier.Depuis près de 60 ans, des sociétés techniques d\u2019Angleterre, de France, des Etats-Unis et d\u2019autres pays ont entrepris un travail semblable dans diverses branches des sciences et du génie.Aussi la bibliothèque du Conseil National de Recherches contient-elle maintenant d\u2019excellents annuaires ou index de références qui donnent rapidement accès à la littérature mondiale en chimie, biologie, physique, génie, arts industriels, médecine et un grand nombre de domaines spécialisés; on y trouve aussi des extraits d\u2019un grand nombre d\u2019articles.Grâce à ces sources précieuses, il est facile de retracer en quelques minutes tout article important dans n\u2019importe quelle branche des sciences ou du génie et dans toutes les langues.On rencontre aussi à la bibliothèque du Conseil de Recherches une liste de tous les périodiques qui se trouvent dans les principales bibliothèques ainsi que de presque tous les livres publiés en anglais.Certaines librairies canadiennes et françaises nous ont aussi soumis une nomenclature de leurs publications.Aussi, pouvons-nous dire que la littérature technique et scientifique du monde entier est mise rapidement à la disposition du personnel de notre Service et, par extension, des industriels canadiens et des Canadiens en général.c) Les services de spécialistes.I] arrive souvent que les connaissances personnelles et les ressources imposantes de la bibliothèque du Conseil National de Recherches s'avèrent insuffisantes pour résoudre un problème ou pour répondre à une question d\u2019une manière adéquate.Nous discutons alors les sujets épineux avec des spécialistes du Conseil National de Recherches et d\u2019autres départements du gouvernement ou encore avec des autorités en la matière au Canada, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en France.Cette discussion se fait souvent par l\u2019entremise d\u2019une association technique ou commerciale, ou par contact direct avec les directeurs techniques de laboratoires industriels de recherches ou de grosses compagnies (dont nous possédons heureusement une liste quasi complète et au point).Nous obtenons une excellente coopération de toutes ces sources de renseignements et cet heureux résultat est dû en grande partie au prestige très enviable du Conseil National de Recherches non seulement au Canada, mais encore aux Etats-Unis et dans le monde entier.d) Le Service de Liaison du Conseil National de Recherches.Ce Service a des agents à Washington et à Londres et ils sont particulièrement utiles lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019obtenir des précisions que nous ne pourrions nous procurer par correspondance.e) Transmission des demandes à d\u2019autres organisations.Nous transmettons à d\u2019autres départements ou organismes du gouvernement plusieurs problèmes qui nous sont soumis et relèvent directement de leur domaine respectif comme les statistiques et les produits agricoles.Les réponses aux questions soumises se font sous forme de lettres personnelles, en anglais ou en français selon la langue du correspondant.Ces lettres sont souvent accompagnées d\u2019un ou plusieurs des documents suivants: I) Reproductions photographiques ou tirés-à-part d'articles pertinents et, de préférence, récents.IT) Publications du Conseil National de Recherches ou d\u2019autres ministères du gouvernement.III) Rapports préparés par nos spécialistes sur des sujets d\u2019intérêt général.IV) Livres qui traitent en détail de sujets trop longs pour être discutés dans une lettre ou dans des photocopies d\u2019articles.Ces livres sont généralement prêtés aux personnes intéressées pour une période de deux ou trois semaines.ï TECHNIQUE, Novembre 1953 621 V) Extraits ou traductions de courts articles écrits dans une langue étrangère.Ajoutons que nous transmettons souvent, plusieurs mois après qu\u2019une demande de renseignements a été soumise à notre attention et qu\u2019on y a répondu, des renseignements additionnels et récents dont nous prenons connnaissance.Si le problème en est un dont la solution ne peut être apportée que sur les lieux, nous suggérons alors à notre correspondant de consulter un ingénieur ou chi- miste-conseil et lui fournissons les renseignements de base qui lui aideront à discuter la question d\u2019une manière plus intelligente et plus technique.Dans le cas d\u2019inventeurs qui nous paraissent sérieux et prometteurs, nous leur indiquons comment protéger leurs droits et quel procédé général ils doivent suivre pour obtenir un brevet.Nous soulignons qu\u2019ils devraient recourir aux services de procureurs de brevets consciencieux et compétents.Enfin, il nous faut parfois recommander à certains de ne pas se lancer, pour des raisons techniques et économiques, dans une entreprise où les chances de succès sont minces et où un fiasco très probable les attend.Résultats Depuis le début du Service de Renseignements Techniques, plus de 16,000 industries canadiennes ont reçu la visite de nos représentants et nous avons répondu à plus de 24,000 questions, sans compter environ 1,800 problèmes par année que nos représentants ont pu résoudre sur les lieux et nombre de sujets de moindre importance traités au téléphone.En 1952 seulement, 3,275 questions ont reçu une réponse de notre bureau-chef.Dans la grande majorité des cas, grâce à nos sources intarissables de renseignements, nous pouvons trouver la solution aux problèmes qui nous sont soumis par des industriels ou des individus.Comme témoignage de l\u2019efficacité de notre Service et de l\u2019accueil qu\u2019il reçoit, nous avons constitué un dossier important formé de lettres d\u2019appréciation qui proviennent d\u2019industries variées et de représentants de toutes les professions à travers le Canada.Dans plusieurs cas, on souligne que les renseignements fournis ont permis l\u2019établissement d\u2019une industrie prospère, l\u2019utilisation économique d\u2019un produit de rebut ou la solution d\u2019un problème spécifique.Nombre d\u2019industriels et d\u2019individus manifestent leur satisfaction autrement en recourant de nouveau à notre Service.Coût Les renseignements que nous fournissons sont gratuits.À ceux qui sont portés à croire que notre Service peut nuire aux ingénieurs et chimistes-conseils, je dirai que dans nombre de cas les questions que nous avons reçues ne leur auraient jamais été adressées.Je rappelle que nous suggérons souvent à nos correspondants de recourir aux services d\u2019un ingénieur ou chimiste-conseil et il arrive parfois que ces spécialistes nous soumettent les questions posées par leurs clients pour que nous les aidions à trouver les réponses ou au moins à fournir des renseignements de base.ALEX.BREMNER LIMITED es, \u2019 He MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION @ ISOLATION Etabli PRODUITS REFRACTAIRES 1040.rue BLEURY MONTREAL \u2014 LA.2254* November 1953, TECHNIQUE Le Canada a été l\u2019un des pionniers dans l\u2019établissement du Service de Renseignements Techniques et nous avons eu le plaisir d\u2019accueillir des visiteurs venus des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l\u2019Afrique du Sud, de l\u2019Australie, de la Nouvelle-Zélande et de la Hollande pour s\u2019enquérir de son fonctionnement et de ses ressources.Si on considère les ressources naturelles immenses du Canada, nul ne peut prévoir où s\u2019arrêtera son évolution industrielle.Pour ne mentionner que quelques exemples récents dans son expansion, considérons les projets de l\u2019Ungava et du Labrador et l\u2019exploilation pétrolifère de l\u2019Alberta.Le Service de Renseignements Techniques a certainement joué un rôle, si modeste soit-il, dans l\u2019essor prodigieux de la petite industrie au Canada; il est encore à la disposition des industriels canadiens pour leur prêter toute l\u2019assistance possible dans la solution des problèmes techniques auxquels ils feront face et contribuer ainsi à faire du Canada un pays de plus en plus grand et prospère.Pour la PRÉCISION et une longue durée VIENT DE PARAÎTRE MÉCANIQUE D'AJUSTAGE par EMILE POIRIER et ROBERT MORGENTALER ® Contrôleur à lampe à mutuelle conductance dynamique © Voltmètres à lampe à vide © Volt-ohm-milliampèremètres L\u2019indispensable de tout apprenti-ajusteur Pratique, moderne, en francais Un ouvrage abondamment illustré de 392 pages D\u2019un format commode Relié $3.15 © Contrôleurs de lampes d'émission e Générateurs étalonnés © Oscillographes © Compteurs de panneau Depuis blus de vingt ans\u2026 les plus grands fabricants d'instruments de mesure de qualité du Canada S\u2019ADRESSER A L\u2019OFFICE DES COURS PAR CORRESPONDANCE STARK ELECTRONIC INSTRUMENTS LIMITED Siège et usines.Ajax, Ontario 506 est, rue Ste-Catherine Bureau de vente.2028 Avenue Road, Toronto, Ontario A MONTREAL Division étrangère: 276 West 43rd Street, New York 36, N.Y., E.-U.5306-R2-F TECHNIQUE, Novembre 1953 Better Breakfasts by ALVIN TODD J F you asked the average man to go for a three hour\u2019s drive in his car with only a hundred drops of gasoline in his tank he would laugh at you.A car needs fuel.But the same man will rush out of the house in the morning with only a cup of coffee and a piece of toast and expect to keep his complicated machinery going until lunch time.No wonder he keeps looking at the clock or slipping out for coffee and doughnuts in the middle of the morning\u2014his tank is empty and his carburetor is complaining; and the spark plugs won\u2019t spark without fuel.Mr.Cup-of-Coffee feels fine for half an hour after his morning drink.If it is loaded with sugar and cream he will have an energy shot that will carry him for half an hour or more.But by eleven o\u2019clock, the energy is gone and errors begin to creep in.Decisions made on an empty stomach are likely to be made with part of the brain wondering when the stomach will stop yelling for food.And when he does get to the lunch room he eats more than he should, with the result that he\u2019s dopey and stuffed for an hour after he gets back to work.Even the latest diets suggest more food in the morning and less at the other meals.An engine doesn\u2019t want to be flooded with gas one minute and coughing for something to use the next.Eggs are excellent providers of proteins, so is ham or bacon.They will re-build the tissues used in the morning\u2019s work.Fruit juice and cereals from which the minerals have not been taken will give the busy man or boy the vitamins and minerals needed for modern competition.Milk, also, is valuable for its many health-giving and health-preserving properties.Science has proved that the body must be fed to function properly.Industry has shown that the workers\u2019 fatigue in the middle of the morning or afternoon is the result of a slowing down of the bodily machine and the consequent sleepiness or tendency to error.The midmorning apple or piece of fruit is recommended.There was a time when most Americans laughed at the Englishman\u2019s afternoon cup of tea.Now we can see that a pick-up at four o\u2019clock means good work for the rest of the afternoon.Schoolboys have a tendency to rush from the house, leaving the smallest possible time for eating.The result is the sleepy lad in the back rows, trying to keep his mind functioning when the whole body is complaining for lack of fuel.A big dinner at noon, especially the sandwiches and coke of too many students means a loss of time in the afternoon while the horrible white bread and the carbonated drinks fret and fume in the unhappy stomachs.Perhaps a better breakfast is the answer to some of your work or study problems.At least science is giving you its opinion; why not give science a chance?In industry, most accidents happen to men who have had little or nothing for breakfast.Such surveys tell the story better than any number of medical suggestions, Do you want to lose your arm or break a leg?Go without your breakfast and you may get your wish.624 November 1953, TECHNIQUE TECHNIQUE, Novembre 1953 Nous avons lu pour vous Photo-montage du Service de Ciné-Photographie L ES journalistes, les conférenciers et les politiciens répètent que la province de Québec a accompli de grands progrès industriels depuis une quinzaine d\u2019années.Personne n\u2019en doute.Mais les esprits pratiques demandent plus que des paroles: ils exigent des faits.Aussi le Ministère du Commerce et de l\u2019Industrie de la province vient de publier un document de valeur sur l\u2019état actuel de notre industrie manufacturière.La province de Québec et ses manufactures se divise en neuf brochures ci-haut reproduites, qui traitent des sujets suivants: (l) aliments et boissons, tabac; (2) caoutchouc, cuir; (3) textiles, vêtements; (4) bois, papier, imprimerie; (5) fer et acier, métaux non ferreux; (6) matériel de transport, appareils électriques; (7) minéraux non métalliques, pétrole et charbon; (8) produits chimiques; (9) vue d\u2019ensemble de la situation économique.Nous avons tiré de ces publications bilingues, les faits les plus saillants qui marquent notre progrès industriel dans tous les domaines.Aliments et boissons Dans le secteur des aliments et boissons, les abattoirs et les salaisons occupent le premier rang: leur nombre a quadruplé depuis le début du siècle.En 1949, 37 établissements engageaient 3.673 personnes et payaient $9.000.000 en salaires.Montréal comptait 21 industries et Québec, 6.Contrairement aux autres provinces, les abattoirs du Québec tuent beaucoup de veaux et peu de boeufs.Le Québec est au deuxième rang des provinces canadiennes dans l\u2019industrie du beurre et du fromage, l\u2019Ontario venant en tête.Cette dernière industrie a subi de grandes transformations au cours du siècle: autrefois entreprise familiale, elle est maintenant une industrie moderne.Huit cents beurreries et fromageries engagent 6.000 hommes quand il y a trente ans, on comptait 1.800 entreprises et 2.000 employés.La boulangerie, une autre industrie fortement mécanisée, groupe actuellement plus de 1.000 établissements et 10.000 employés.Les 117 boulangeries de Montréal emploient le tiers de cette main-d\u2019oeuvre 625 et fournissent 40% de la production.Enfin les brasseries du Québec ne le cèdent en importance qu\u2019à celles de l\u2019Ontario.Tabac Le Québec et l\u2019Ontario se partagent l\u2019industrie du tabac.La province voisine domine dans la production et la préparation tandis que le Québec transforme 90% des tabacs canadiens.En 1949, nos manufactures ont fabriqué 16 milliards de cigarettes et 20 millions de livres de tabac à cigarette.Montréal est responsable de 70% de la production canadienne.Dans le champ de la préparation du tabac, cinq établissements québécois dont trois coopératives groupant 1.200 producteurs, absorbent la production du tabac cultivé dans la région de Joliette et ailleurs dans la province.Caoutchouc Voilà un produit indispensable à la civilisation moderne, soit à l\u2019état naturel, soit à l\u2019état synthétique.Le Québec fournit environ 20% de la production d\u2019articles de caoutchouc au Canada, dépassé largement par l\u2019Ontario.Il s\u2019agit de 24 établissements situés en majeure partie à Montréal et dans les Cantons de l\u2019Est.Grâce à la recherche scientifique qui lui trouve tous les jours de nouveaux débouchés, cette industrie est sur la voie du progrès.Cuir L'industrie du cuir est typiquement québécoise.Au début de la Nouvelle- France, la cordonnerie s\u2019attira l\u2019encouragement royal.Depuis cette époque reculée, le Québec a toujours dominé dans ce domaine.La statistique de 1949 révèle que six paires sur dix des chaussures fabriquées au Canada viennent des manufactures du Québec.Avec ses 180 fabriques, notre province possède 65% des établissements de cette industrie et emploie entre 60 et 70% des ouvriers de la chaussure au Canada, soit quelque 15.000 personnes.Montréal et Québec produisent ensemble 50% des chaussures canadiennes.Textiles Le textile apparaît avant tout comme une industrie de main-d\u2019oeuvre et c\u2019est pourquoi on la rencontre dans le Québec dépourvu de la matière première.Le coton importé du Brésil et des Etats-Unis est filé et tissé dans une vingtaine de manufactures embauchant 16.262 ouvriers en 1949.Le Québec est devenu le grand producteur de tissus de coton au Canada et fournit maintenant 70% de toute la production.Le développement de l\u2019industrie des fibres synthétiques est spectaculaire: de 3 établissements (650 employés) en 1910, elle est passée à 36 (12.400 employés) en 1949.Cette branche du textile progresse tous les jours grâce aux miracles de la chimie moderne.L'industrie de la laine est représentée par 35 établissements qui engagent 3.260 personnes.Celle de la teinture et de l\u2019apprêtage des textiles figure avec 32 manufactures et 1.918 employés: cette dernière se révèle une spécialité du Québec.En somme, le textile constitue une des bases de l\u2019industrie québécoise: plusieurs villes de la province lui doivent leur prospérité.Vêtements et fourrures Dans la confection des vêtements, le Québec occupe une place de choix au Canada.Rappelons que notre province fournit 66% des vêtements féminins, 60% 626 November 1953, TECHNIQUE LE TECHNIQUE, Novembre 1953 des vêtements masculins, 49% des fourrures, 41% de la bonneterie et 63% de la corseterie.Plus de 60.000 personnes travaillent dans les manufactures de vêtements et reçoivent $100.000.000 en salaires.Montréal est incontestablement la capitale de la confection et de la mode avec 1.515 ateliers qui produisent 60% de la confection canadienne.La métropole domine aussi dans l\u2019industrie de la fourrure avec 255 ateliers fournissant 45% de la production canadienne.Ainsi le textile et la confection emploient ensemble plus de 100.000 personnes et représentent les premiers employeurs de la province.Produits du bois C\u2019est le bois et ses produits que nous trouvons en première place dans la production manufacturière du Québec avec $737 millions en 1948.Cette industrie embauche 78.000 hommes occupés à la coupe, au transport et à la transformation de 1.147.000.000 de pieds cubes de bois.Le sciage du bois s\u2019opère dans 1.951 scieries qui emploient de 5 à 10 travailleurs en moyenne.L'industrie du meuble s\u2019est raffermie depuis une décennie et occupe maintenant quelque 9.000 ouvriers.Les manufactures de portes et châssis au nombre de 633 il y a cinq ans, fournissent du travail a 5.400 hommes.Une vingtaine d\u2019établissements de placage en engagent 2.200.Au total, nos ressources forestières demeurent au service d\u2019une industrie du bois en plein essor.Pulpe et papier Deux chiffres préciseront l\u2019importance de la pulpe et du papier chez nous: 45% de la pâte et du papier du Canada provient des papeteries du Québec de même que 52% du papier-journal.C\u2019est l\u2019industrie qui a le plus contribué à l\u2019expansion économique de la province par les capitaux investis et par l\u2019exportation du papier- journal aux Etats-Unis.Plus de 50.000 hommes travaillent dans nos papeteries et pulperies.Trois-Rivières, à la bouche du Saint-Maurice, mérite en fait le titre de reine du papier dans le monde.Le Québec sait donc tirer un magnifique parti de ses vastes forêts et de son énergie hydro-électrique.Imprimerie et édition Le Québec est déclassé par l\u2019Ontario dans le champ de l\u2019imprimerie: ses 600 établissements ne fournissent que le quart de la production canadienne.Montréal avec 350 entreprises vient immédiatement après Toronto dans ce domaine.Fer et acier La récente découverte des mines de fer dans le Nouveau-Québec nous laisse croire à un développement formidable de l\u2019industrie des métaux.Notre province pourra désormais se lancer dans la grande sidérurgie.Elle a d\u2019ailleurs fait le premier pas et une usine de titane fonctionne à Sorel transformant le minerai du lac Allard.Grâce à nos importations de fer et d\u2019acier, 528 usines engageant 38.000 ouvriers transforment ce métal en machineries, en tôles, en poutres et charpentes, en quincaillerie, etc.Montréal joue un rôle prépondérant dans cette branche avec 263 établissements et 15.000 employés.È \u201cee Équipement de transport Les usines de matériel de transport du Québec sont les plus importantes au Canada.Elles fournissent la moitié des locomotives et wagons fabriqués au pays et la plupart des avions.Notre province compte 12 ateliers de matériel roulant dont 11 situés à Montréal.Les chantiers maritimes du Québec demeurent les plus grands au Canada: une douzaine de chantiers emploient 9.000 ouvriers.Enfin l\u2019avionnerie développée au cours de la dernière guerre, est représentée par cinq énormes fabriques à Montréal.Ainsi la métropole s\u2019avère la capitale du matériel de transport au Canada.Métaux non ferreux En 1949, le groupe des métaux non ferreux comptait dans le Québec 164 établissements qui employaient 14.714 ouvriers.C\u2019est en partie à cette industrie que les grandes régions du Nord doivent leur activité économique et leur prospérité industrielle.Dans ce domaine, l\u2019aluminium, le cuivre et l\u2019or ont donné naissance à nombre d\u2019entreprises installées dans le Bouclier canadien.Cinq usines réduisent 500.000 tonnes métriques d\u2019aluminium dans le Saguenay et la Mauricie, grâce à l\u2019abondance de l\u2019énergie électrique dans ces régions.La province possède plusieurs mines de cuivre mais la réduction de ce minerai ne se poursuit qu\u2019à Noranda tandis que tout l\u2019affinage s\u2019opère à Montréal-Est.Le Québec produit 67.000 tonnes de cuivre, plus d\u2019un million d\u2019onces d\u2019or et plus de 4 millions d\u2019onces d\u2019argent.Appareils électriques Le Québec groupe 81 manufactures d\u2019appareils et de fournitures électriques employant 16.507 employés.La concentration géographique de ces entreprises à Montréal et dans sa banlieue est remarquable: on y relève 72 établissements et 13.000 ouvriers.Ils fabriquent des radios, des vidéos, divers appareils domestiques, de la machinerie lourde, des piles et des batteries.Minéraux non métalliques Parmi la foule des minéraux non métalliques, le gypse, le sel, le souffre, le feldspath, le graphite, le mica., seul l\u2019amiante a valu à la province une renommée mondiale.En fait, ce groupe industriel ne tient pas un rôle primordial dans l\u2019économie québécoise.Actuellement quelque 8.000 ouvriers sont employés dans les industries du ciment, du verre, de l\u2019argile et de l\u2019amiante.Dans ce secteur, Montréal domine encore avec 69 industries et plus de 2.800 employés.MANUFACTURIERS D\u2019APPAREILS ÉLECTRIQUES DEPUIS 30 ANS MONTMAGNY, P.Q.CANADA Claude Rousseau, prés.628 November 1953, TECHNIQUE Pétrole et charbon Le pétrole, comme l\u2019électricité, est un élément indispensable de notre vie moderne.Le Canada pour sa part en tire 760 produits et bien d\u2019autres suivront.Malheureusement les sources d\u2019approvisionnement du Québec restent les pays étrangers, principalement le Vénézuéla qui nous expédiait plus de 30 millions de barils de pétrole brut en 1949.Montréal-Est concentre les raffineries qui produisent 124.000 barils par jour, soit le plus fort débit au Canada.Ajoutons qu\u2019il existe une vaste usine de coke à Ville LaSalle et 4 usines de gaz localisées à Shawinigan, à Québec, aux Trois- Rivières et à Sherbrooke.Produits chimiques 334 industries chimiques embauchent 15.500 hommes dans le Québec.Ces établissements sont distribués dans 56 villes mais Montréal en retient plus de 200 avec 8.000 employés.Cette branche industrielle s\u2019occupe des préparations médicinales et .pharmaceutiques, des acides, alcalis et sels, des peintures et vernis, des plastiques et des engrais chimiques.L\u2019industrie des produits chimiques reste 'une des plus captivantes et l\u2019une des plus progressives de la province grâce aux découvertes de la chimie moderne.Conclusion Nous avons repassé 16 groupes industriels du Québec en essayant de caracté- E riser leur état actuel à l\u2019aide des dernières statistiques.Il est évident que notre pro- E vince à cause de ses richesses naturelles, de son énergie hydro-électrique abondante et de sa main-d\u2019oeuvre laborieuse, est devenue une puissance industrielle intéressante fi dans un pays en pleine expansion.De rural et agricole qu\u2019il était, le Québec est maintenant urbain et industriel.Voilà le trait le plus caractéristique de son évolution au Bp XX° siècle.E LuDGER BEAUREGARD E.ed 3 = y - - ) A à BUREAUX DE VENTES: 340 EDIFICE CANADA CEMENT.MONTREAL - MA.4296 @ Convoyeurs portatifs et stationnaires ¢@ Réducteurs et Varlateurs de vitesse @ Commandes par courretes en V @ Engrenages ¢ Poulies @ Chaînes @ Élévateurs @ Concasseurs ¢ Machines \u2018spéciales 9 ote TECHNIQUE, Novembre 1953 629 Indian Handicrafts\u201d REVIVAL OF A CENTURIES-OLD TRADITION by KRISHNA CHAITANYA P LINY, the Roman writer, once voiced a strong protest against the extravagance of his fellow citizens which sent the equivalent of 5,000,000 dollars yearly from Rome to India for her silks, brocades, muslins and cloths of gold\u2014a reluctant testimony to the antiquity as well an excellence of Indian handicrafts.In the Ramayana we read that among the citizens who went out into the forest with Bharata in search of Rama were gem-cutters, potters, weavers, ivory makers and famous goldsmiths.Bana\u2019s Harsha Charita indicates the respect commanded by these artisans.\u201cCarpenters, presented with white flowers, unguents and cloth, planned out the marriage altar.\u201d And in the description of the preparations for a journey in Hari- vamsa, we get an idea of their prosperity.\u201cThe pavilions of the different companies and corporations, vast as mountains, were decorated with banners, bearing upon them the implements and emblems of the several crafts.\u201d In the past, the Indian craftsmen were organised on a democratic basis in guilds whose affairs were managed by a court of aldermen or mahajans.consisting of the workers of the group.Political vicissitudes of the nineteenth and the early twentieth century weakened this organisation, which is being revived today by State action for the development of cottage industries.Most of these products still come from individual homes where the skill, handed down from father to son, has matured through the slow generations.It is a common sight in the Indian village to see the handloom weaver preparing the warp of his fabric under the cool shade of the spreading tree, his wife clad in home-woven sari, assisting him in his odd requirements and his gay, lisping children fetching him now a little sizing, now a little water and often the refreshing smoke.There are no fixed hours and no consequent tedium.And as his shuttles fly, the village sings with the rhythm of their sound\u2014the rhythm of an art which has managed to reconcile the creativity of individual effort with the enduring qualities of traditional patterns.Textiles \u201cCertain wild trees there bear wool instead of fruit,\u201d wrote a mystified Herodotus nearly twenty-five centuries ago, \u201cwhich in beauty and quality excels that of sheep and the Indians make their clothing from these tress.\u201d In spite of the phenomenal growth of the Indian textile industry, there are still 2.5 million handlooms (1) From \u201cCaravan of India.\u201d November 1953, TECHNIQUE in the country, employing 10 million weavers and providing a third of India\u2019s population with clothing, the colourful designs of which vary from region to region.Many of these textiles have a rich local colour which is irreproducible elsewhere and which, therefore, enhances their unique quality.The famous chintz of 3 Sanganer, a village eight miles from Jaipur, is, for example, washed in the river Saras- wati whose waters give it a light rosy shade.Dipping in a coloured solution is repeated as many as fifteen times and the printing ink is a typically indigenous preparation, certain flowers, turmeric and the dust of rusty iron being some of the constituents.a EE Another elaborate process is the hand-painting of Tanjore saris.The dyers use Kalamdar, an instrument composed of a series of fine, soft steel wires fastened brush- like at the end of a pencil.Heated beeswax acts as ink to this brush.The textile is spread evenly and the painter inscribes the pattern in wax.Then it is dipped in red colour and washed in hot water to remove the wax.The process is repeated several times to get a complex pattern in various colours.\u201c0 Beloved,\u201d pleads an old folk song of Gujarat, \u201cdye me a chunari that is vermilion in colour.\u201d This is not a request to be light-heartedly agreed to, for the chunari and the patola, the wedding scarf and sari of Kathiawar, are coloured by the bandhana or the tie-dyeing process, one of the most difficult techniques of India.: The silk warp is first dyed in the lightest colour and the dyer marks it with pencil i at measured distances according to the desired pattern.The marked spaces are tied E with cotton thread through which the dye cannot penetrate.The yarn is then dyed in the next bright colour and the process repeated till the darkest colour is reached.: The weft is treated in the same manner being so tie-dyed that in the loom when it 0 crosses the warp each of its colours comes in contact with the same colour in the 4 warp.3 Embroidery and Brocade A Cotton and wollen fabrics are often enhanced in beauty by embroidery.Speak- 3 ing of Gujarat in 1293, Marco Polo said: \u201cEmbroidery is here performed with more pi delicacy than in any other part of the world.\u201d Embroidery consists in decorating a he woven fabric with coloured threads of silk or wool applied by means of a needle.i; Kashmiri shawls of the superior type carry beautiful embroidered patterns.The fe Phulkari or flower work embroidery, popular among the peasants of the Punjab, is E characterised by the stitch, which is purely and simply a darning stitch done entirely from the back.The richly decorated kerchiefs of Chamba in the Himalayas are a gE special class of embroidery work, their motifs sometimes duplicating those of Pahari ke: Rajput painting.Brocade has a long tradition in India.Seven inch bars of silver, thickly coated E with gold are passed through a series of holes drilled in a steel plate until they are stretched several hundred yards long.This material is used for brocade work on Kam- khab, a silk cloth used for veils, head dresses, bridal robes and saris.Borders with designs from Ajanta are now being made in Hyderabad.These sari borders have also been adapted as attractive centre pieces for tables.Carpets and Rugs Carpet and rug making is another old Indian handicraft tradition.Akbar\u2019s patronage established it on a firm footing and there was a great export trade in car- TECHNIQUE, Novembre 1953 631 pets to Europe through the port of Cambay in the time of Elizabeth of England.À carpet from Mirzapur has behind it a tradition which goes back to these days.Quality wool is washed, teased, carded and then spun by hand.The skeins of wool are usually dyed in vegetable colours.The carpet loom has a vertical warp of cotton thread to which knots of wollen yarn are tied in a particular design.After a row of knots has been tied, the uneven pile is clipped with a pair of scissors to give it uniformity and a smooth touch.Thrashers, pressers and embroiderers in Kashmir co-operale to produce the namda, a rug of felt.Kashmir also produces the gabba, where tattered woollens are thrashed, dyed and sewn on to the base with a chain stitch.The Kanthas of Bengal are really quilts made of discarded fragments of cloth but the final effect with decorative motifs of trees, fish, birds and representations of episodes from the myths never betrays the humble origin.Clay and Metal Work Clay pottery in India shows a wide variety.The finer ones are elegantly shaped with surface ornamentations, either embossed or in relief, usually stamped on the vessels with the help of blocks or moulds, when still wet and in some cases brilliantly coloured.A highly finished black pottery\u2014the superior quality of which is called kagazi, because it is as thin and delicate as paper\u2014is produced in several parts of the country by the technique of over-smoking in the firing process.While semi-dry, an ornamentation is etched on the surface with a hard, fine point and silver powder rubbed in.The exacting demand for flawless work in the idols and vessels needed for temple service conferred a high standard on metal casting in India.In repousse work, designs are hammered out from the reverse side.In the silver encrusted ware from Tirupati, patches of fine silver leaf, blocked out in charming designs with the help of dies are soldered on brass or copper pots.The Bidri ware of Hyderabad is made of a specific alloy of zinc and copper which turns ebony black when treated with a certain kind of earth found in Bidar.The surface is engraved according to the design required and flat pieces of silver cut to the pattern are hammered in.Enamelling of metal is practised in Moradabad, Jaipur, Banaras and many other places.There are three forms of enamelling.In the first, the enamel is simply applied to the metal as paint is applied to canvas, and in the second, translucent enamels are laid over the design, which has been either etched into or hammered (re- A = a ES RADIO & TÉLÉVISION 730, ST-JACQUES Ouest, MONTREAL November 1953, TECHNIQUE pousse) out of the metal.The third method, by encrustation is known in two varieties.In the cloisonne, the pattern is raised on the surface of the metal by means of strips of metal or wire welded on to it.In the champleve, the pattern is dug out of the metal itself.In both varieties, the pattern is filled with enamel powders, of many colours, which melt in the furnace into a smooth glaze.Other Crafts The crafts of a country like India with its great variety of regional cultures cannot be exhaustively described in an article.From Agra, the visitor can take away with him something more concrete than memories of the Taj by moonlight\u2014a lovely soapstone replica of the mausoleum itself.Soapstone work in Orissa presents us with models of the temples of Bhuvaneswar and feminine figures whose imaginative conception can be traced back to the early literature on Nayikas or idealized feminine tvpes.Marble statuettes, most of them highly coloured and gilt, from Jaipur represent the deities of popular worship and also types like the peasant, the artisan, the dancing girl.The woodwork of Kashmir is of infinite variety ranging from huge all-wood edifices like the Khan Kah-i-Moulla mosque and the neat little chalets tucked away in the sylvan surroundings of Gulmarg and Pahalgam to drawing room and dining room furniture and innumerable articles of daily use.The South excels in rosewood and sandalwood work.In the Sankheda furniture of Gujarat, the wood receives decorative colouring by means of water colour, Kalai, a shining aluminum colour and sticks of lac in various colours.Shellac coated papier mache articles like vases, trays, table lamps, boxes and screens are given exquisite decorations in colour by Kash- miri workmen, the motifs being often of Persian and Mongol origin.Ivory from the tusks of the elephants of Mysore and Travancore is fashioned into exquisite little statuettes by the artisans of these regions.Orissa is famous for its silver filigree work.Artistic leatherwork has been recently developed as a handicraft in West Bengal.The articles produced are distinguished by a keen sense of beauty and adapt themselves to the changing currents of taste.Mats, tea cosies, ladies\u2019 bags, etc.from various plant fibres are produced all over India.Lastly, there are the toys of India, recreating in an exquisite miniature scale all the colourful variety of the racial types of the land.They are made in clay, wood, metal or cloth.The small village of Nirmal in Hyderabad fashions toys from a light wood which is given a gold effect by herbal juices.Intelligent patronages has fostered a regular renaissance in Nirmal, which is only one instance of the general revival of handicraft traditions in India today.(G.I.I.S.) TECHNIQUE, Novembre 1953 Lacs mm age p- >
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