Technique : revue industrielle = industrial review, 1 avril 1954, Avril
[" a A \u2019 / \u201cPREVUEGINDUSTRIELLEMmo@INDUSTRIALSRE VIEW: \u2019 M L\u2019aviation 34] d\u2019aujourd\u2019hui Amable Lemoine 19 Why Hi-Fi?W.W.Werry @ La théorie @ de quanta Roger Boucher Do It Yourself Ralph Steel +8 Etc., etc.Vol.XXIX No 4 MONTREAL vB Avril \u2014 April 1954 Photo Cape Cod Shipbuilding Wareham, Mass.25¢ Voilier de plastique (voir article page 241) TRI OCT bits es moe ECHNIQUE REVUE .INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE INDUSTRIAL REVIEW a publication of Technical Education of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014 DIRECTORS EDOUARD MONTPETIT Directeur de l\u2019enseignement spécialisé Director of Technical Education JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies ROSARIO BÉLISLE Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School DARIE LAFLAMME Ecole Technique de Québec Quebec Technical School J.-F.THÉRIAULT Ecole Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical School MARIE-LOUIS CARRIER Fcole Technique de Hull Hull Technical School ALBERT LANDRY Ecole Technique de Shawinigan Shawinigan Technical School i GASTON TANGUAY Ecoles d\u2019Arts et Métiers Arts and Crafts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par correspondance Correspondence Courses M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, Rimouski Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL Editeur Publisher PAUL DUBUC BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 PL 9476 ao 0 Forcign countries SUBSCRIPTION i, WETS D'AIR \u2014 So, PARTIELLEMENT RECOLLES Fn A SS ro \u2014_\u2014 = \u2014 ee VN, >) ; EMO: = A = = rt a \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 = ss rar A B C Figure 1 A \u2014 Aile à incidence normale, portée par pression sur l\u2019intrados et aspirée par succion sur l\u2019extrados.B \u2014 Aile à incidence trop grande.Le décollement de la couche limite produit remous et perte de vitesse.C \u2014 La fente sur le bord d\u2019attaque rejette les filets d\u2019air sur l\u2019extrados et rétablit la portance aux grandes incidences.La vieille formule du biplan, avec ses cellules haubanées, si en vogue pen- \u2018dant la première guerre, a complètement disparu depuis vingt ans; c\u2019est l\u2019aile monoplane qui supporte aujourd\u2019hui toute la charge de l\u2019avion en vol.Pour calculer la charge alaire, les techniciens établissent un rapport entre la surface de voilure et le poids porté; les premiers avions n\u2019avaient qu\u2019une charge alaire de 3 à 4 livres au pied carré; elle est passée en 1930 à 15 livres, et aujourd\u2019hui, elle dépasse 50 livres au pied carré.Ce relèvement constant de la charge alaire est obtenu moins par l\u2019augmentation de surface de la voilure que par la puissance toujours plus forte du moteur : l\u2019aile supporte sa charge grâce à la vitesse.En accroissant la vitesse, on parvient à faire voler des appareils de plus en plus lourds, sans augmenter l\u2019envergure des ailes.Une aile est d\u2019autant plus porteuse qu\u2019elle est plus rapide, et la vieille boutade « planer comme un fer à repasser» a perdu toute son ironie si l\u2019on songe qu\u2019avec sa charge de 40 livres au pied carré, un fer à repasser de type courant serait aussi mobile en l\u2019air qu\u2019un gros transport Handley-Page « Hermès ».1) Problème aérodynamique de la portance et de la traînée L\u2019aile, pour jouer son rôle de dispositif sustentateur, subit la résultante de e deux forces aérodynamiques : celle de la poussée verticale vers le haut, provoquée = par la vitesse, en fonction de l\u2019incidence, et celle de l\u2019attraction vers le bas, sous Ee l\u2019influence de la pesanteur.Quand ces deux forces s\u2019équilibrent, le problème de la E sustentation semble résolu, et l\u2019adjonction de quelques accessoires (ailerons et volets) ke permet de modifier le coefficient de portance selon les besoins de la manoeuvre.Mais l\u2019équilibre qui résulte de la compensation de ces deux forces antagonistes ne peut être maintenu qu\u2019en raison de la vitesse et cette condition fait naître une autre force, horizontale celle-là, celle de la traînée.Si la portance s\u2019oppose à l\u2019action de la pesanteur en ligne de vol, la traînée tend à s\u2019opposer au déplacement de l\u2019aile volante.(a) La portance Les résultats expérimentaux étudiés en soufflerie prouvent que l\u2019action de Pair sur les \u2018ailes est en tout point comparable à celle d\u2019un violent courant d\u2019eau dont la vitesse, en grandeur et en direction, serait égale et opposée à la vitesse que possède effectivement une coque sous-marine par rapport à la masse liquide dans laquelle elle évolue.TECHNIQUE, Avril 1954 231 232 A 5 = = Figure 2 A \u2014 Aile droite classique.B \u2014 Aile en flèche.C\u2014 Aile triangulaire en delta.D \u2014 Aile volante à double delta.Or, les filets d\u2019air qui heurtent le bord d\u2019attaque se partagent en deux courants : les uns passent sous l\u2019aile et suivent exactement la surface oblique de l\u2019intrados, légèrement concave ou convexe selon le type de l\u2019appareil, et exerce par pression le soulèvement vertical recherché par les premiers constructeurs.Quant aux filets d\u2019air projetés par dessus l\u2019extrados, ils provoquent sur les trois quarts de la surface supérieure et jusqu\u2019au bord de fuite, une dépression qui se transforme en succion et triple la force de poussée verticale subie par l\u2019intrados.De ce fait, sur les 30 livres de charge que supporte un pied carré d\u2019aile en mouvement, & livres seront portées par la pression de l\u2019intrados, tandis que l\u2019extrados prendra la différence, soit 22 livres (figure 1 - A).C\u2019est la combinaison de ces deux forces, pression et dépression, due à l\u2019action du courant d\u2019air sur une aile, prise isolément, que l\u2019on appelle portance.(b) La traînée Sans entrer dans la discussion de la loi de Bernouilli, relative aux pressions et vitesses dans l\u2019écoulement autour de l\u2019aile, qu\u2019il suffise de retenir que, aux faibles incidences et aux vitesses normales, cet écoulement s\u2019effectue par filets superposés contournant le profil de l\u2019extrados et forme une certaine viscosité au contact de la surface de l\u2019aile.Cette viscosité maintient une épaisseur d\u2019air pelliculaire immobile sur laquelle glisse une succession de minces lamelles dont les vitesses croissent très rapidement.Quand, au voisinage du bord de fuite, elles se détachent de cette couche visqueuse, dite couche limite, il se produit à l\u2019arrière de l\u2019aile un sillage de remous dont la traînée est un des plus grands obstacles à l\u2019avancement.Tout le problème consiste donc, tant pour le constructeur que pour le pilote, à régler l\u2019incidence de l\u2019aile de façon à reculer le plus loin possible du bord d\u2019attaque le point de transition qui marque le détachement des filets d\u2019air de la couche limite.Si, pour une raison ou pour une autre, (descente à plat pour allongement du vol vers un terrain de secours, panne de moteur dans une montée en chandelle ou cabrage trop brusque dans une manoeuvre de dégagement en combat) l\u2019angle d'attaque dépasse 14°, le point de transition gagne rapidement vers l\u2019avant, la couche limite décolle du dos de l\u2019aile et l\u2019énergie des filets se dissipe en tourbillons alternés (figure 1 - B); la sustentation.que ces filets d\u2019air assuraient par succion sur l\u2019extrados, décline; les commandes deviennent molles; c\u2019est la perte de vitesse, suivie d\u2019un phénomène d\u2019autorotation ou d\u2019un simple glissement sur l\u2019aile, connu sous le nom de vrille ou d\u2019abatée.| April 1954, TECHNIQUE 2) Augmentation du coefficient de portance Les résultats d\u2019expériences effectuées en soufflerie ont montré qu\u2019il était possible de remédier à cette diminution du coefficient de portance en pratiquant des fentes sur le bord d\u2019attaque (figure 1 - C), en articulant un volet de courbure sur le bord de fuite, en modifiant enfin la forme de l\u2019aile qui tend de plus en plus vers une forme en flèche ou même en delta (figure 2).(a) La fente du bord d\u2019attaque Pour rendre vie à cette couche limite qui se décolle sous l\u2019effet d\u2019un angle d'incidence excessif, les aérotechniciens des grands laboratoires anglais (Lloyd et J 4 Fic.5 Figure 3 A \u2014 Aile a fente Maxwell, avec trappe obturant l\u2019entrée d\u2019air sur le bord d\u2019attaque.B \u2014 Trappe ouverte, livrant passage aux filets d\u2019air qui décollent l\u2019ailette automatiquement.Figure 4 A \u2014 Le stabilisateur, placé dans la traînée de laile, donne un mauvais rendement.B \u2014 L\u2019aile surbaissée permet à l\u2019empennage de travailler hors de la zone de turbulence.Figure 5 A \u2014 La dérive placée en zone neutre n\u2019a qu\u2019un faible rendement.B \u2014 Une double dérive fixée dans le souffle de chaque hélice travaille en meilleures conditions.Griffith) américains (Smith et Roberts) français (Toussaint et Kampé de Fériet) allemands (Schrenk et Pfenniger) ont imaginé l\u2019introduction de fentes le long du TECHNIQUE, Avril 1954 233 v Nationale Co = CF-100, avion à réaction bimoteur, biplace, complètement canadien, fabriqué à Toronto par AVRO «Orenda»>.Le corps d\u2019aviation Royal Canadien, qui reçut les premiers en octobre 1951, fut ainsi la pre- à mière aviation équipée de chasseurs à réaction tous temps.bord d\u2019attaque, parallèlement à l\u2019envergure.Différents modèles présentent la fente soit creusée à l\u2019intérieur de l\u2019aile (système Clark adopté par Lockheed), soit rap- \u2018portée à l\u2019extérieur sous forme de gouttière fixe (bec de sécurité Potez) ou mobile (volet de rabattement Handley-Page).Le dernier genre est celui de l\u2019aile Maxwell (figure 3) variante américaine, munie d\u2019une ailette dont la base, raccordée au bord d'attaque par une petite trappe, ouvre ou obture l\u2019entrée de la fente; quand la trappe se relève, l\u2019ailette décolle automatiquement du profil sous la pression des filets d\u2019air.Quel que soit le dispositif, le principe reste toujours le même : quand la vitesse décline par manque de courant, saisir l\u2019air par la fente du bord d\u2019attaque et le projeter sur l\u2019extrados pour rétablir la portance; on arrive ainsi à gagner facilement 10° d\u2019incidence.(b) Le volet de courbure du bord de fuite L\u2019avion moderne de grande vitesse doit pouvoir ralentir à l'atterrissage tout en conservant le coefficient de sécurité que lui refuse la surface réduite de sa voilure.Pour que l\u2019aile reste porteuse aux faibles vitesses, on l\u2019a dotée, à l\u2019arrière, d\u2019un volet de courbure, articulé sur le bord de fuite qui, de ce fait, se sépare en deux.Le rabattement de ce volet d\u2019intrados produit un double effet : il augmente la portance de 50 à 75% pour les faibles incidences et provoque une forte traînée, donc une résistance considérable à l\u2019avancement.En réglant convenablement le braquage des volets jusqu\u2019à un angle de 60°, le pilote n\u2019a plus besoin, comme jadis, de cabrer son avion pour l\u2019asseoir avant d\u2019aborder le sol; et s\u2019il dispose, comme sur un Handley-Page, de la combinaison des deux dispositifs : fente de bord d\u2019attaque et volet de courbure, il peut augmenter la portance au delà de 100% et freiner son appareil par l\u2019air de sa propre vitesse.(c) L\u2019aile volante D\u2019autres dispositifs hypersustentateurs sont encore au stade expérimental; entre autres celui de l\u2019aile soufflée, qui consiste à augmenter, à l\u2019aide d\u2019un compres- 234 April 1954, TECHNIQUE TRIER ES SE SE STE ME Se ET SEITE dae vo OST TES + SRE ES Cu ui seur, la poussée du courant d\u2019air saisi par les fentes d\u2019extrados; celui aussi des trous i de succion, qui aspirent au travers des fentes dorsales les molécules d\u2019air de la couche limite pour en prévenir le décollement.Mais tous ces travaux sont loin d\u2019étre au point car ils posent des problémes de construction redoutables, surtout dans le cas de fentes multiples alimentées par des compresseurs, dont l\u2019installation et le fonctionnement exigent une opération délicate.En attendant, d\u2019autres techniciens ont dirigé leurs efforts vers une autre formule, celle de l\u2019aile volante.Il y a sept ans (mars 1947), Henry Farman donnait brutalement son opinion : « On veut en Aéronautique imiter la forme de l\u2019oiseau.On se f.dedans.Un avion, c\u2019est une chose mécanique.Ah ! si je trouvais quelqu\u2019un qui eût beaucoup de millions pour construire un 60 tonnes .je ferais porter la surface arrière; voilà la grande idée d\u2019avenir de l\u2019Aviation ».L\u2019idée était en marche et l\u2019on vit bientôt apparaître une nouvelle silhouette d\u2019avion avec une aile en flèche, puis en delta, dont l\u2019emplanture, large et épaisse, se trouve sensiblement à mi-longueur du fuselage; la charge est répartie sur toute l\u2019envergure de l\u2019aile et les engins-moteurs sont logés dans le fuselage (cas des monomoteurs) ou disposés, par groupe de deux, dans une nacelle suspendue à l\u2019aile.Dans l\u2019aile volante du Northrop YB-49, bombardier rapide de 90 tonnes, équipé de huit turbo-réacteurs, fuselage et engins-moteurs sont complètement « noyés» dans l\u2019aile (figure 2 - D).Les avantages de l\u2019aile en flèche et surtout de l\u2019aile en delta se traduisent par une augmentation de la puissance et du rayon d\u2019action à vitesse égale; grâce à la diminution importante du poids à vide, une aile volante possède une charge utile énorme : environ 50% de son poids total.Une importante commande de fabrication en série, qui fut faite par l\u2019armée et la marine américaines, montre tout l\u2019intérêt que présente cette solution d\u2019avenir.Stabilité, puissance motrice et pilotage de l\u2019avion moderne L'action de l\u2019air sur la voilure est donc l\u2019unique force aérodynamique qui assure la possibilité du vol; mais en réalité, dans l\u2019air, l\u2019avion est un solide entièrement libre dont le déplacement n\u2019est pas seulement conditionné par la force de traction; au mouvement de translation se superpose aussi un mouvement de rotation Photo: Défense Nationale ZZ T-33, (Lockheed) fabriqué par Canadair, Montréal.Cet avion biplace, avec un moteur à réaction, sert pour l\u2019entraînement.TECHNIQUE, Avril 1954 235 RLY TE ob dé = x AN re RARER HO DOM à qui peut, en plus des perturbations atmosphériques, compromettre la stabilité de l\u2019ap- 4 pareil.Le problème de la stabilité en vol se ramène à trois opérations élémentaires; 4 le pilote doit assurer l\u2019équilibre de trois axes orthogonaux, issus du centre de gravité : de l\u2019avion et appelés communément : axe de tangage, axe de roulis, axes de lacets.3 (a) Stabilité rice aux calculs de construction, l\u2019ingénieur aérotechnicien doit rechercher le « centrage » de l\u2019avion, autrement dit déterminer la position du centre de gravité de toutes les masses qui constituent la charge alaire.Mais une fois équilibré, l'avion, lancé dans l\u2019espace, doit également posséder les moyens d'assurer sa montée et sa descente, comme aussi de corriger tout mouvement modifiant sa ligne de vol par tangage, roulis, dérive ou lacets.Ces moyens sont, comme autrefois, au nombre de trois: le gouvernail de profondeur assure la stabilité longitudinale (axe de tangage), celui de direction la stabilité de route (axe de lacets), et les ailerons la stabilité latérale (axe de roulis).Jusqu'ici, on n\u2019a pas trouvé mieux; cependant, les études aérodynamiques et les expériences de soufflerie ont apporté un réel progrès dans l\u2019efficacité et la maniabilité des gouvernes.Etant donné les vitesses énormes qu\u2019atteignent les avions modernes, le constructeur doit tenir compte aujourd\u2019hui de l\u2019effet dommageable de la traînée des ailes sur la gouverne de profondeur et profiter au contraire de l\u2019action puissante du souffle des hélices sur celle de direction.C\u2019est pourquoi nous voyons actuellement les chasseurs rapides avec des ailes surbaissées pour éviter que l\u2019empennage soit pris dans une zone de turbulence et permetre au stabilisateur de travailler en dehors des remous du sillage des ailes (figure 4).Quant au plan de dérive, sa verticalité peut recueillir tout le bénéfice du violent courant d\u2019air produit par la rotation des pales.Il y a donc un très grand avantage à placer une double dérive sur les avions bi-moteurs de façon que chacune d\u2019elles soit située directement dans le souffle de la veine d\u2019air refoulé (figure 5).Enfin, pour éviter, par mauvais temps, la fatigue musculaire du pilotage d\u2019avions extra-lourds ou extra-rapides, l\u2019équilibre dynamique peut être réalisé par l\u2019installation, loin de l\u2019axe d\u2019articulation, d\u2019un \u201cflettner\u201d sur les gouvernails et les ailerons.Le fletiner est une petite surface mobile prise dans la surface de la gouverne et actionnée par un jeu de contrepoids; ces petits gouvernails auxiliaires rendent très douce la manoeuvre des commandes en se braquant automatiquement, dans le sens inverse de la gouverne, pour amortir l\u2019action trop violente des filets d\u2019air sur les grandes surfaces de l\u2019empennage.(b) Puissance motrice Pour que l\u2019avion moderne puisse répondre aux nécessités de l\u2019heure, commerciales ou militaires, son rayon d\u2019action doit lui permettre de franchir sans escale des distances supérieures à 8,000 milles.Cela suppose une puissance motrice considérable que le moteur à explosion, malgré ses milliers de chevaux-vapeur et son turbo-compresseur, ne sera bientôt plus capable de pousser davantage.Le rapport puissance poids est un facteur sur lequel se penchent aujourd\u2019hui les ingénieurs du 236 April 1954, TECHNIQUE monde entier.Seul le turbo-réacteur permet d\u2019envisager pour demain la possibilité d\u2019obtenir le maximum pour le rayon d\u2019action et l\u2019endurance, car sa turbine à gaz se passe complètement de l\u2019air indispensable à la cylindrée du moteur à piston.Deux moyens avaient été recherchés jusqu\u2019ici pour augmenter la force motrice d\u2019un avion : diminuer la résistance que sa structure impose à l\u2019avancement et voler dans les hautes sphères où la dépression atmosphérique permet les grandes vitesses.C\u2019est grâce à la résistance de l\u2019air que les ailes d\u2019un avion, ainsi que l\u2019hélice qui n\u2019est qu\u2019une aile tournante, opèrent leur mouvement d\u2019ascension et de translation dans l\u2019atmosphère; cette résistance est dite active.Mais plus la force de pénétration est grande, plus l\u2019air se durcit et plus la traînée qui se forme devient nuisible à la vitesse.Le corps de l\u2019avion lui-même et toutes les saillies externes sont autant d\u2019obstacles à l\u2019avancement à cause des traînées qu\u2019ils provoquent; la résistance qu\u2019ils opposent est dite passive.Depuis vingt ans, l\u2019attention des constructeurs s\u2019est portée sur les moyens de faire disparaître ou d\u2019escamoter tout ce qui, sur le corps de l'avion, devient un parasite « mangeur » de vitesse.On a commencé par éliminer ce qui pouvait l\u2019être sans inconvénient; l\u2019adoption définitive de l\u2019aile monoplane supprimait du coup les haubans et les centaines de pieds de « corde à piano » qui constituaient les cellules des premiers biplans.Puis, on profila le fuselage; au type 1930, avec sa section carrée, on substitua le fuselage arrondi, au nez très pointu, pour aboutir aujourd\u2019hui à la forme ovoide.On escamota le train d\u2019atterrissage en le repliant dans l\u2019aile.Le capotage du moteur, qui s\u2019apparentait jadis au genre armoire avec ses radiateurs carrés, épousa peu à peu une forme fuselée.Aujourd\u2019hui, il se raccorde au nez de l\u2019hélice dont on a caréné largement le moyeu et le pied des pales.Toutes les surfaces métalliques de l\u2019avion moderne, ailes et fuselage, sont devenues parfaitement lisses; les têtes de rivets ont disparu; ces petits parasites absorbaient 200 chevaux sur les 2,500 d\u2019un bimoteur de 10 tonnes, à la vitesse de 350 milles à l\u2019heure.La peinture, dont on badigeonnait les parties entoilées du même avion, produisait, par frottement sur les grandes surfaces, une résistance de près de 100 chevaux-vapeur : le poli du métal réalise cette petite économie.C\u2019est donc en évitant le gaspillage de l\u2019énergie motrice, grâce à sa finesse aérodynamique, que l\u2019avion moderne a pu récupérer une part énorme de sa puissance perdue et augmenter sa vitesse de façon prodigieuse.Pour remédier à la perte de vitesse que provoque la résistance de l\u2019air, on a cherché encore un autre moyen : augmenter le plafond de l\u2019avion en le faisant voler dans les couches supérieures de l\u2019atmosphère où la densité de l\u2019air est moindre et où les courants sont plus réguliers; la vitesse du vent se compose alors avec celle de l\u2019avion qui est soustrait à toutes les perturbations des couches basses.L\u2019exploitation du jet stream dont la vitesse, à 30,000 pieds d'altitude, fait le tour du globe à 400 milles à l\u2019heure, est susceptible de révolutionner la technique future des longues envolées commerciales et militaires.Mais sans aller si haut pour utiliser un courant de largeur limitée.l\u2019avion réalise actuellement une augmentation considérable de vitesse en profitant des couches d\u2019air moins denses que l\u2019on trouve aux altitudes de 15 à 20,000 pieds; à 20,000, la densité de l\u2019air n\u2019est plus que la moitié de ce qu\u2019elle est au niveau du sol : en fonc- TECHNIQUE, Avril 1954 237 238 tion d\u2019une moindre résistance, la vitesse croît donc dans le rapport de la racine carrée de 2 à l\u2019unité et devient 1.414 fois plus grande.À 40,000 pieds, la densité atmosphérique est réduite au quart; la vitesse, multipliée par la racine carrée de 4, c\u2019est-à-dire par 2, sera par conséquent doublée.Il existe cependant une altitude limite, 40 ou 50,000 pieds, que l\u2019avion, muni d\u2019un moteur à explosion, ne peut plus dépasser; si l\u2019air plus léger oppose à l\u2019appareil une résistance moins grande, par contre il porte moins.Le turbo-compresseur réussit bien à fournir aux « poumons » du moteur la quantité d\u2019air nécessaire, mais forcément limitée, qui le maintient en forme tant bien que mal; cependant, il arrive un moment où l\u2019aile devient « tangente », faute de trouver de l\u2019air assez dense pour la soutenir.(c) Résistance du pilote Le problème de la pénétration d\u2019un engin motorisé dans la haute atmosphère, pour gagner les grandes vitesses, est certes capital, mais il n\u2019est pas le seul : nous nous heurtons à des limites physiologiques que le corps humain ne peut dépasser.C\u2019était l\u2019opinion qu\u2019exprimait en 1938 N.R.Curtiss, ingénieur en chef du Laboratoire de la Pan American Airways.« Avec ses 1,000 kilomètres heure, disait-il.et ses 20,000 mètres d\u2019altitude, l\u2019homme ne pourra aller ni plus vite ni plus haut.» Et il démontrait que, même si la puissance de l\u2019avion parvenait à battre les records actuels, le pilote serait incapable de suivre sa machine.Les tests physiologiques qu\u2019il fit dans son laboratoire prouvaient que le système circulatoire empêche l\u2019organisme humain de résister aux grandes vitesses.« Un appareil virant à 45 degrés impose à son passager une force horizontale égale à son propre poids et cette force, en se combinant avec le poids du passager augmente la masse de ce dernier de plus d\u2019une moitié .» Un virage à 50 degrés double encore ce chiffre.Ainsi donc, pour une vitesse cinq fois plus grande que celle de la gravitation, le corps humain est affecté comme si le sang devenait soudainement cinq fois plus lourd.Le cerveau ne reçoit plus sa part de courant sanguin.Telle est la cause du voil noir, trouble optique bien connu de certains acrobates de l\u2019air et des pilotes de bombardement en piqué.On a constaté des troubles prolongés chez les pilotes qui subissent des accélérations supérieures à ce « multiple de 5 de la gravité »; une accélération au multiple de 11 du regretté Willy Post le conduisit à l\u2019hôpital.Au 15, il est probable que le sang ne peut plus circuler dans la partie supérieure du corps.Aux expériences qu\u2019il faisait sur l\u2019organisme humain, N.R.Curtiss ajoutait les conclusions de celles constatées pour le moteur; toutes ces expériences prouvaient que si le manque d\u2019oxygène était un facteur de rapide dégénérescence de l\u2019action vitale chez l\u2019homme, pour le moteur la baisse est encore plus sensible, car lui aussi a besoin d\u2019oxygène; le bon rendement de ses explosions intérieures, une chaleur constante à entretenir, tout cela exige beaucoup.Et Curtiss se demandait « pourquoi soutenir plus longtemps que l\u2019atmosphère raréfiée des hautes altitudes permettra d\u2019atteindre des vitesses vertigineuses.La vitesse de 500 à 600 milles à l\u2019heure, que ce soit au niveau de la mer ou aux hautes altitudes, ne pourra être dépassée avec nos moteurs actuels, même perfectionnés au maximum ».En utilisant pour le pilote un appareil basé sur le même principe que la cloche à plongeur, on réussit à atteindre les 30, puis les 50,000 pieds, mais le moteur ne April 1954, TECHNIQUE trouvait plus à cette altitude qu\u2019un neuvième d\u2019oxygène dont il a besoin: on lui adjoignit alors un chargeur d\u2019oxygène : peine perdue, car plus l\u2019altitude à atteindre était grande, plus le chargeur était lourd et volumineux.Curtiss concluait donc, il y a quinze ans, qu\u2019il était mathématiquement impossible de battre de nouveaux records d\u2019altitude et de vitesse, « a moins d\u2019utiliser un appareil qui ne soit plus un aéroplane .et sans doute, disait-il, devrons nous attendre longtemps avant que les recherches permettent à l\u2019homme de pouvoir satisfaire complètement sa soif de vitesse et sa hantise de l\u2019inconnu planétaire ».Le problème est aujourd\u2019hui partiellement résolu; ce sera l\u2019objet du prochain article : l\u2019aviation de demain.BIBLIOGRAPHIE Histoire de l\u2019Aviation - René Chambe - Flammarion - 1948.Ce au\u2019est un avion moderne - Pierre Dublanc - de Gigord - 1946.L\u2019Aviation - Aujourd\u2019hui - Demain - Pierre Lefort - Hachette - 1950.Le pilotage des avions - Germain Goutaud et Yves Teissier - Collection «Que sais-je» 1919.Les photos furent grâcieusement offertes par le Ministère de la Défense nationale et les les.eins exécutés par Pierre Roux, architecte.CONSTRUCTION PAR UN CHANTIER FRANÇAIS DE DEUX CARGOS À TURBINES DE 9.350 T.DE PORT EN LOURD POUR LE CHILI Les Ateliers et Chantiers de la Loire ont commencé en septembre 1953 la préfabrication des deux cargos à turbines de 9,350 t.de port en lourd qui leur ont été commandés par la société chilienne : Compania Sud Americana de Vapores.Ces deux cargos du type \u2018\u2018full scantling\u201d présentent les caractéristiques principales suivantes : \u2014 longueur h.t.148,95 m.488 ft.8 in.\u2014 longueur entre p.p.138 m.452 ft.9 in.\u2014 largeur au fort 18,30 m.60 ft.2 in.\u2014- creux au pont principal 11,53 m.37 ft.10 in.\u2014- tirant d\u2019eau 8,15 m.26 ft.9 in.\u2014- port en lourd 9,350 t.\u2014 capacité publique 580,000 pieds\u201c (grain) y compris les entreponts à marchandises et frigorifiques \u2014 puissance de la machine 6,000 CV \u2014 soutes à combustible 1,000 t.(environ) Hs auront un arrière croiseur, une étrave inclinée et seront construits selon le système transversal au double-fond cellulaire; le pont principal et le deuxième pont seront des ponts continus.Les cloisons étanches monteront jusqu\u2019au pont principal.Il y aura cinq cales et les entreponts supérieurs 2 et 3 seront aménagés en compartiments frigorifiques.La construction sera partiellement rivetée et soudée.Des « porte- lones » sont prévus pour la manutention du chargement indépendamment des panneaux de cale, qui seront métalliques et sans barrots d\u2019écoutille.Le gouvernail sera du type «aréré et compensé de construction soudée fortement renforcée.(Service d\u2019Information Français) TECHNIQUE, Avril 1954 239 - 1 e ® a April 1954.TECHNIQUE PLU _ > > rd a aN & -= en af ~n US > = NR P?r=) 3 at\u201d (= NE = NS, 29, SN» ve Ny ol & y by} N °* % > \\ PF RIEN DE TROP PETIT.Lu 240 \u2018TECHNIQUE, Avril 1954 BATEAUX DE PLAISANCE CONSTRUITS EN PLASTIQUE par ROLAND PREVOST A U cours du dix-neuvième siècle, la substitution de l\u2019acier au bois dans la construction des navires a eu sur le commerce international une influence aussi marquée que le remplacement de la voile par la vapeur.Une transformation aussi radicale se fait actuellement en faveur des bateaux de plaisance.Il s\u2019agit de la fabrication de coques en plastique renforcé de fibre de verre, méthode qui a largement dépassé le stade expérimental.Dans très peu d'années, dit-on, la plupart des embarcations et des yachts d\u2019un tonnage moyen seront en plastique.Adaptation nécessaire On voit tout de suite les répercussions d\u2019une telle invention.D'abord, les construcieurs de bateaux de plaisance \u2014 dont beaucoup sont d\u2019excellents artisans Ju bois \u2014 devront ou réduire leur production ou adopter les nouveaux procédés.Par contre, il est certain que les avantages des coques en produits synthétiques encourageront beaucoup de gens a se faire yachtsmen, une fois libérés des soins difficiles que requièrent les bateaux en bois.On peut bien ajouter que les architectes navals seront aussi touchés par cette innovation et qu\u2019ils devront reviser leurs connaissances sur la résistance des matériaux et l\u2019équilibre des masses flottantes.Tout cela, d\u2019ailleurs, a été prévu et étudié depuis quelques années aux États- Unis, et même en France où les coques de plastique ont commencé de faire leur apparition sur le marché.Nous sommes donc en pays reconnu et exploré, bien que des découvertes ne cessent de se produire encore.Problème millénaire Depuis les temps les plus reculés, le grand problème des marins a été l\u2019infiltration de l\u2019eau à travers les coques.En haute mer, cela pouvait devenir grave, car l\u2019eau salée causait de terribles dégâts dans la soute aux provisions et dans la cale des marchandises.Cela explique l\u2019importance, parfois presque tyrannique, que s\u2019étaient acquise les calfats dans les chantiers maritimes.Pour le yachtsman, l\u2019étanchéité n\u2019est pas un moindre problème, surtout si l\u2019on tient compte des trop rares loisirs qu\u2019il peut consacrer à son sport, et de ses ressources souvent fort limitées.Ajoutez à cela l\u2019accroissement de poids \u2014 nullement négligeabie chez les régattiers \u2014 causé par l\u2019absorption d\u2019eau dans le bois. vo Tout navigateur connaît les caprices et les imperfections des coques en bois : l\u2019une restera étanche au mouillage et prendra l\u2019eau en marche; ou ce sera l\u2019inverse; ou encore le calfatage sortira lorsque le bateau tapera dans de fortes vagues.En tout cas, pour une raison ou pour une autre, il y a toujours de l\u2019eau dans la cale.Certes, il est possible d\u2019avoir des coques étanches, mais à quel prix, et avec quels soins ! Et même alors, on met de l\u2019eau .dans la cale, pour empêcher la pourriture dite sèche.Et n\u2019oublions pas non plus le peinturage qui, chaque printemps, retarde la mise à l\u2019eau.Si par malheur la température est froide ou pluvieuse pendant plusieurs fins de semaine, que de délais et d\u2019ennuis ! Certains bateaux ne peuvent même flotter avant le mois de juin.Au siècle de la chimie On devine quels espoirs merveilleux ont suscité chez les yachtsmen les expériences faites pendant la guerre, par la Marine des Etats-Unis, avec les embarcations en plastique.Tentatives coûteuses, mais pleinement réussies.L\u2019après-guerre devait cependant, grâce à la concurrence de l\u2019industrie privée, améliorer les procédés, en même temps que réduire considérablement les prix.En fait, ceux-ci n\u2019ont cessé de baisser; aujourd\u2019hui, ils sont encore supérieurs à ceux du bois, mais la différence est comblée par la réduction des frais d\u2019entretien et par l\u2019augmentation de la durée.La construction des bateaux en plastique est, en somme, assez simple, depuis que l\u2019on utilise un catalyseur activant (activator) pour accélérer le durcissement de la matière première.Avec un minimum d\u2019habileté, n\u2019importe qui peut se fabriquer une embarcation ou recouvrir de plastique une coque de bois.La méthode généralement employée \u2014 sauf pour la production en série \u2014 est la suivante.On fabrique un moule en plâtre ou en bois, aux dimensions exactes du bateau, puis, en interposant un liquide spécial ou une pellicule de cellophane, on coule là-dessus une matrice en plâtre.C\u2019est à l\u2019intérieur de celle-ci qu\u2019on étendra un tissu de verre filé que l\u2019on imprégnera de résine polyester.Il faut toutefois presser vigoureusement avec la main ou avec un rouleau pour en faire sortir les bulles d\u2019air.Lorsque cette première couche est durcie \u2014 ce qui prend environ une heure -\u2014 on pose un coussin de Fiberglas (verre filé et non tissé) qu\u2019on imprène aussi de résine.On laisse durcir et on recouvre la surface intérieure du bateau d\u2019un autre tissu de verre imbibé de résine.Il ne restera qu\u2019à polir soigneusement l\u2019intérieur et l\u2019extérieur, après avoir réparé les défauts de fabrication.Couleur permanente La résine polyester est un liquide qui reste translucide en durcissant.Toutefois, si on désire la colorer, rien de plus facile : on ajoute au mélange résine-cataly- seur de la surface la couleur désirée : rouge, jaune, bleu, blanc, brun, noir, etc.Ft on n\u2019a jamais besoin de peinturer, la couleur restant partie intégrante de la résine, sans pâlir à l\u2019eau ou au soleil.Ce seul avantage suffirait à satisfaire bien des yachtsmen .Mais il y en a d\u2019autres qui ne sont pas à dédaigner.Comme le verre est une matière inorganique, le Fiberglas n\u2019est attaqué ni par les insectes marins, ni par les produits chimiques qui peuvent se trouver dans l\u2019eau.Quant à la résine elle-même, April 1954, TECHNIQUE 1 TECHNIQUE, Avril 1954 elle atteint une très grande dureté sans devenir cassante; elle devient tellement lisse que les plantes aquatiques y trouvent difficilement prise.Enfin, la coque de plastique n\u2019absorbe pas l\u2019eau et empêche par le fait même le bateau de s\u2019alourdir.Un tel matériau est donc beaucoup plus durable que le bois, puisqu\u2019il ne pourrit pas et ne peut se détériorer même s\u2019il est longuement exposé au froid ou à la chaleur.D\u2019où économie par la durée, et économie de frais d\u2019entretien : pas de peinture à gratter ou à poser, pas de calfatage, pas de séjours coûteux dans les ateliers de réparation.Plus grande solidité Quant à la solidité, elle est vraiment étonnante.La résine polyester renforcée de verre filé est quatre fois plus forte qu\u2019un contreplaqué de même épaisseur.Or, comme le bateau de plastique est monobloc, il ne s\u2019y produit aucune tension entre les différentes parties de la coque, ce qui ajoute encore à la résistance contre toute pression ou torsion.S\u2019il arrive qu\u2019une fissure s\u2019y produise \u2014 ce qui exigerait un choc très violent \u2014 rien de plus facile que de l\u2019obturer avec de la résine polyester et du Fiberglas.Il y a adhésion parfaite, même si le bateau date de plusieurs années : on n\u2019a qu\u2019à polir la partie réparée et rien n\u2019y paraît.Ces quelques renseignements suffisent à expliquer la vogue croissante des bateaux de plastique.En fait, les règlements admettent maintenant les coques de ce genre dans plusieurs classes de voiliers de course : le Dyer D (10 pieds), le Beverly (11 pieds), le JAF, le Swan et le Tech Dinghy (12 pieds), le Mercury et le Bullseye (15 pieds), le Rebel (16 pieds), le Challenger (18 pieds), le Falcon (22 pieds), le Raven (24 pieds) et d\u2019autres encore.Actuellement, le plus gros voilier de plastique est un ketch de 42 pieds.Incidemment, on l\u2019a construit en trois fois moins de temps qu\u2019il n\u2019eût fallu pour un bateau semblable en bois.On a aussi construit, aux Etats-Unis, des cotres avec moteur auxiliaire, de 32 pieds.Et l\u2019on ne peut passer sous silence le fameux Atlantic, superbe voilier de 30 pieds dont il n\u2019a été construit qu\u2019une centaine avant la dernière guerre; on reprendra la série, mais toutes les coques seront désormais en plastique.Ponts et cabines en plastique On a aussi adopté le plastique dans plusieurs classes de bateaux à moteur, depuis les runabouts d\u2019une douzaine de pieds jusqu\u2019à des yachts de croisières d\u2019une trentaine de pieds.Dans ce dernier cas \u2014 comme pour les voiliers à moteur auxiliaire \u2014 ponts et cabines sont également en plastique et ne forment qu\u2019un seul corps avec le reste du bateau.Pour que le pont ne soit pas glissant, il suffit de laisser le plastique dans son état naturel, c\u2019est-à-dire sans polissage.Quels que soient les plastiques employés \u2014 résines polyester, acétates, Lami- nator X-97, etc.\u2014 il est certain que le bois sera de moins en moins utilisé dans la construction des embarcations et des bateaux de plaisance.On a même fait l\u2019essai de mâts creux en plastique, dont on vante la résistance et la souplesse.Mais l\u2019important c\u2019est que le yachting se développe davantage, puiqu\u2019il est le sport idéal pour les nerfs et les cerveaux surmenés de nos contemporains.C\u2019est aussi le sport qui développe le plus l\u2019initiative, le courage, la prudence, l\u2019esprit d\u2019ordre et de prévoyance.RCI EE ea SHIPBUILDING AND GAMMA RADIOGRAPHY Gamma radiography has found another field of application\u2014in the inspection of welds in ships.Isotope Preducts Limited were recently engaged to radiograph welds on one of the largest lake freighters yet built.The hull of the ship, built in a Lake Erie dry dock, is almost completely fabricated, and radiographic inspection was carried out on the most highly stressed welds.Isotope iridium 192 was used for this work.The freighter was 700 feet long with a 78 foot beam and capacity of 800,000 bushels of grain.The welds examined were all amidships and they were main deck stringer butts and sheer strake butts.The hull was fabricated from 112\u201d steel plate.On the submarine hull previously inspected by iridium radiography (see July 1953 newsletter) the welds were mostly complete circumferential seams.Accordingly, they could be completely radiographed in one exposure from the centre of the vessel, using the \u201cpenstock\u201d type camera and film strip attached all around the seam.No such method was available in the case of these ship welds, thus the seams were radiographed in short sections.Here the portability of the iridium source and its exposure camera was a distinct advantage.The camera for some shots was positioned in the hold of the vessel; for other shots, outside above the deck plates.Some shots were taken from the main passageway against the side of the vessel, while in some cases the radioactive source was suspended outside the hull, beaming inwards.The general purpose isotope camera, specially designed for use in iridium gamma radiography, could be easily positioned by one man for all these exposures.(Isotope Newsletter) VIENT DE PARAITRE CHIMIE VIVANTE DE DES JARDINS Traduction par Gérard Nepveu VOLUME DE 350 PAGES ILLUSTREES (Noir et rouge) PRIX: $2.25 En vente a L\u2019OFFICE DES COURS PAR CORRESPONDANCE 506 est, rue Sainte-Catherine MONTRÉAL April 1954, TECHNIQUE Ty DO IT YOURSELF by RALPH STEEL F EW mass movements have spread so quickly as the \u201cDo It Yourself\u201d habit that is sweeping the country.There are several reasons for the cry to self-effort and the ready response.First, there is more leisure in all walks of life than mankind has ever known.Evenings are longer and weekends are at least two whole days of the seven for most people.Second, there is the feeling that man needs more than a job to be a human being.Radio and television, for all their manifest faults, have brought ideas and music to people who had never been bothered with either before.Third, there is the scarcity or expense of even the poorest labour.Mr.Jones, with a fair salary and a new house in the suburbs needn\u2019t seitle down in his easy chair for the evening.Mrs.Jones points out the sale of carpentry tools at Daley\u2019s Department Store.Experts will be in attendance to show you how to use the tools on display.A week, and two cuts and five bruises later, Mr.Jones has that dinky little birdhouse on a pole in the back yard.Now for the dirty work.Up to this moment, in fact till the tiny house is firmly nailed to the pole and awaiting the feathered visitors, Mr.Jones has been pressured into using the tools, let alone buying them.But as he contemplates his work a new feeling sweeps over him.It isn\u2019t love, for he\u2019s a married man, but it gives him a pleasant warmness about the heart and a feeling of pride.He has created something of his own.His ego isn\u2019t hurt when Mrs.Jones comes out and gurgles that the bird house looks just too, too ducky.By now the tilt of the floor has disappeared; he thinks it\u2019s a pretty darn good job himself.If he doesn\u2019t go in soon for supper, hell be thinking he has just created another Taj Mahal.He\u2019s now a woodworker, a near carpenter.He\u2019s done it himself.Many young homebuilders gaze fondly at plans showing huge fireplaces for those long winter evenings now they don\u2019t go to shows or nightclubs.But fireplaces cost a lot of money.Someone suggests that if Mr.Jones did some of the work the cost might be halved.No sooner said than the Joneses leave their over-heated or under- heated flat and embark on the adventure of making a home.Mr.Jones helps the stone mason on the job (of course Mrs.Jones does most of the heavy work, but we won\u2019t tell that) and the cost of the job is less than expected.The two homelovers even help with many jobs in making the house and soon their own home is finished.Did I say finished?Well, almost finished.But Mrs.Jones frowns till wrinkles show on her charming forehead.Mr.Jones is worried.\u201cWhat\u2019s cooking, cookie?\u201d he asks.\u201cIf we had a big screen before the fireplace and a nice painting over it the room wouldn\u2019t look so bare, darling.Remember how you built the birdhouse?\u201d Johnny Jones remembers.His ego floats merrily up like a balloon.\u201cYou shall have ther:, sugar; as soon as I can learn how to do metal work and how to paint.\u201d TECHNIQUE, Avril 1954 245 246 So Johnny is on the track of two new interests.He'll learn how to make screens and ashtrays and other furniture from metal, and on the weekends he\u2019ll try to capture the beauties of nature for that perfect mantel painting.There is a subtle difference between \u201cDo-it-yourself\u201d and a hobby.A hobby is just for fun and amusement.The \u201cDo-it-yourself\u201d implies that there is a need for something and the man of the house fills that need.An excellent example of the need to be filled is the cabinet for a Hi-Fi loudspeaker.The Johnny Joneses will be much happier if they make the cabinet to the latest specifications and to suit their own system.When the cabinet is finished, Mrs.Jones\u2014it usually starts with the little woman \u2014thinks a nice bit of pottery would look well on the bare cabinet.Now if they had only studied ceramics! They will, and soon both are initiated into the mysteries of clays and potters\u2019 wheels and glazes.If they are reckless they\u2019ll buy a furnace and install it in the cellar and really do a job.They can sit up with the ceramics till the babies begin to arrive.In a year or two the screen is before the fireplace and a new iron gate swings smoothly before their cottage.Smart modern vases and bowls grace the cabinet and adorn the mantel, leaving room for the painting which Mr.Jones has just placed in the homemade frame of natural wood.Mr.Jones\u2019 muscles gained half an inch rubbing the wood, but the result was worth the effort.Besides, and this is no small reward, Mrs.Jones is pleased.This summer the lawn and flowers look well.They had quite a job getting the lawn to come up, and the flowers took several trips to the seed merchant\u2019s for information, but now the Joneses want their friends to come and admire.All they need is some of that lovely garden furniture.So Mr.Jones disappears from sight into his basement workshop for a week or two.When next he appears he carries two heavy wooden chairs and a low table for the ginger ale.Next week he begins on some more chairs for guests.All the chairs are built to stand rain and bad weather, and he knows the stuff that went into them.He even builds a new birdhouse and a \u201cKeep off the grass\u2019 sign to finish up the wood he bought.Now, Mrs.Jones, bring on the guests; you may even bring on some of your relatives, the chairs are made solid enough to stand them.By now the Joneses believe {firmly in doing things themselves.In less time than it would take to get a visit from the neighbouring carpenters, Mr.Jones has built a cabinet in the garage in which he can store the garden tools.After this, there is a discussion about buying a dog or some tropical fish.The fish won.Johnny begins making aquariums instead of a dog house.He makes the metal parts and sets in the glass.After that it\u2019s merely a matter of getting the fish and some water, grass, snails, etc., and arranging a method of getting air for the fish.By now Johnny is quite handy with tools.In a short time he\u2019ll need to have another aquarium to keep the different breeds from fighting, but now he has had experience.Just in case, Johnny made the dog house.He never knew when Mrs.Jones would see a spaniel in a pet shop.He\u2019d learned to be prepared.The carpentry shop was busy, Mrs.Jones wanted a bassinet now and a high chair.Events were moving fast.A crib took some time to build, for a new baby needed the best.At Christmas time the furnace blazed and the new power tools Johnny had bought hummed merrily.The Joneses were giving presents made by the Joneses them- April 1954, TECHNIQUE 4] il È TECHNIQUE, Avril 1954 selves.Mrs.Jones found that the long days of waiting were made shorter by painting and working at the wheel with clay.A large portrait easel makes everything easy for winter painting in the studio Johnny has just fixed up.Then he makes a dark room with plenty of closets for his photography.There must be photographs of the new baby at each stage of its growth.Baby came and began to grow.At first Johnny was busy making toys; then, as the child was a boy, he began making little houses of blocks and small sailing boats and everything a young boy could ask for from a kiddie-car to a miniature auto.When Johnny wasn\u2019t busy making things in the carpentry shop, he was developing or enlarging pictures in the dark room.Soon the sand box was too small, and the Joneses set about making a pool for young Willie.After a while they decided to make a pool large enough for themselves as well.That was fun and they made it themselves after the bulldozer had cleared the ground.A pergola gave notice that Mrs.Jones had found some climbing roses that fascinated her, and Johnny had fun making the pergola to carry them.Willie\u2019s room had to be changed the next year; a boy needed desks and radio cabinet of his own and cabinets to store his precious books and space guns.Daddy was kept busy in order to keep Willie busy but tidy.Both Willie and Daddy (as he must now be called) began building jet planes and space ships.Willie suggested they build a time-machine, but Johnny didn\u2019t follow that one up for the present.Time was going fast enough for him.The next was a girl.Johnny was rather glad.Girls didn\u2019t need so many things as boys.That was what he thought.It wasn\u2019t long before he had built a dressing table (small size), a shoe rack, a hat rack, and a hundred things he hadn\u2019t known little girls wanted.It was even more of a jolt, when she got to be fifteen, to hear her ask for a smooching swing for the back lawn.Girls grow up.From ceramics, Mrs.Jones graduated to leathercraft and for a time the family was fitted out with wallets, purses and small bags of the finest wrought leather.That was before she drifted into bookbinding where her artistic temperament could have full sway in working leather into beautiful modern designs.Willie got started on the job now.He built his chemical laboratory with father\u2019s tools and only ruined six or seven pieces and a dozen tools.That's what we call experience.He\u2019s thinking of building a nuclear reactor at the moment, but Johnay has insisted he can build that in his own home.Johnny let him build a model, however, and that pacified the make-it tendencies of Willie for the moment.So far Johnny had kept away from metals to any extent.Now the lure of lathes and shapers and grinders began to creep up on him.The back room of the basement became a machine shop, and if you mentioned you needed a gear or a spindle Johnny would have it for you before you had made sure you couldn\u2019 repair the old one.And now that Willie was growing up he could help his father with the new heating apparatus that is to revolutionize the world of easy heating.No oil, no coal, no electricity \u2014the machine is a marvel of intricate parts.It\u2019s their major project, and they do not expect quick results.If the truth be known it\u2019s their excuse for working in the machine shop.But Mrs.Jones doesn\u2019t mind, she has her cooking, and her ceramics \u2014when she isn\u2019t painting or doing leatherwork.The Joneses do it themselves\u2014why don\u2019t you? > L énergie électrique produite et distribuée par la Shawinigan a contribué au progrès industriel, commercial et agricole de la province de Québec.La croissance de la Shawinigan a créé, directement et indirectement, des emplois rémunérateurs pour les travailleurs du Québec.L\u2019électricité qu\u2019elle produit aide à transformer les matériaux bruts du Québec en une source d\u2019avantages bien concrets pour le public.Par la mise en valeur des ressources naturelles du Québec, elle favorise, dans la province, l\u2019éta- PRODUITS CHIMIQUES compagnies associ ENTR blissement d\u2019industries et de maisons d'affaires de toutes sortes.Enfin, toute son histoire témoigne de la coopération amicale et féconde que notre civilisation permet d\u2019établir entre le gouvernement, la direction des compagnies et leurs employés.Fidèle à son passé, la Shawinigan\u2014com- pagnie de la province de Québec\u2014 garde pour l\u2019avenir cette même ligne de conduite qui consiste à servir les intérêts de la province et de son peuple aussi activement qu\u2019elle l\u2019a fait dans le passé.GÉNIE: tes el filiales TECHNIQUE, Avril 1954 LA SCIENCE AU SIÈCLE DES LUMIÈRES LES PHYSICIENS HOLLANDAIS par LÉON LORTIE Cest un étrange paradoxe que l\u2019importance de l\u2019école scientifique hollandaise au XVIIIe siècle.De l\u2019aveu même des Hollandais qui, au cours de la guerre, ont écrit un volume entier sur la contribution des Pays-Bas à la culture universelle, on ne rencontre aucun physicien, mathématicien, chimiste ou naturaliste de grande réputation qui ait illustré ce pays au cours de ce siècle.Contraste frappant avec le siècle précédent où des hommes tels que Huyghens, Leuwenhoek, Snell et Swammerdam, pour ne mentionner que les plus célèbres, ont porté au loin la renommée de ce petit pays.Et pourtant, l\u2019influence de la Hollande fut considérable.La raison en est que, tout en ne produisant pas de grands découvreurs de faits nouveaux ou d\u2019auteurs de théories importantes, la Hollande avait de très bonnes universités où enseignaient des physiciens qui se sont intéressés tout particulièrement à étudier la philosophie de la science expérimentale.Ces professeurs adoptèrent dès l\u2019abord la théorie de Newton et, en dehors des querelles qui opposaient en France les cartésiens et les newtoniens, ils firent porter leur effort sur l\u2019organisation de la science expérimentale et sur l\u2019analyse des concepts nouveaux que proposait la théorie de Newton.La Hollande s\u2019était acquis, depuis la Réforme, une réputation de tolérance dont avaient largement profité tous ceux qui, en France tout spécialement, désiraient publier des ouvrages dont ils craignaient que la Sorbonne ou le Parlement s\u2019inquiéteraient au point de leur faire refuser le privilège du roi sans lequel ils ne pouvaient les faire imprimer ou les mettre en vente.C\u2019est ainsi que Descartes publia, en 1637, sans nom d\u2019auteur, son Discours de la Méthode.C\u2019est en Hollande aussi qu\u2019on avait réussi à faire éditer le dernier ouvrage de Galilée, son Dialogue sur deux nouvelles sciences, avec la connivence officieuse du Saint-Siège lui-même qui n\u2019y voyait pas d\u2019objection mais qui ne voulait pas non plus rescinder la défense qu\u2019il avait faite à Galilée de publier d\u2019autres oeuvres.Le climat scientifique et philosophique de la Hollande était relativement calme et c\u2019est pourquoi Descartes alla s\u2019y établir afin d\u2019y jouir de la paix et de la tranquillité dont il avait besoin pour élaborer son oeuvre.Il y eut bien des escarmouches mais elles n\u2019eurent jamais l\u2019ampleur qu\u2019elles auraient prise en France.Conflit cartésien et newtonien chez Huyghens Malgré les quelques difficultés qu\u2019il y rencontra, Descartes mena dans ce pays une vie relativement sereine et c\u2019est là qu\u2019il recruta ses premiers disciples dans la personne de Renneri et de Regius.Très lié avec la famille Huyghens, au sein de laquelle il trouvait une atmosphère propice à ses méditations et à ses discussions philosophiques et scientifiques, l\u2019auteur du Discours eut une profonde influence sur le jeune Christian Huyghens.Celui-ci fut nourri dès l\u2019enfance du cartésianisme scientifique.Mais l\u2019influence de Descartes n\u2019était pas la seule qui fût importante en Hollande.Celles de Francis Bacon et de Galilée y avaient plus que droit de cité.Christian Huyghens comprenait tout ce qu\u2019il y avait de précieux dans la méthode de son maître mais il se rendit bientôt compte de ses limites.Descartes avait bien tenté de détrôner Aristote mais il lui avait substitué une autre doctrine fondée, comme celle du Stagi- rite, sur une métaphysique.L'expérience n\u2019était qu\u2019une servante de la métaphysique.Bacon prétendait au contraire que la science expérimentale était la seule qui pût nous conduire à la certitude.Le tempérament de Huyghens le portait à expérimenter et à calculer.Voilà pourquoi il se détacha peu à peu de Descartes.Il devait se révéler un habile expérimentateur, un bon mathématicien et un théoricien de la science expérimentale.Vers la fin du siècle, l\u2019influence de Descartes avait donc beaucoup diminué en Hollande et on était prêt à recevoir l\u2019enseignement de Newton.Cela était d\u2019autant plus facile que le tempérament pratique des Hollandais s\u2019accommodait fort bien à celui des Anglais et que les savants de Hollande avaient appris le chemin qui conduisait leurs mémoires à la Société Royale de Londres plutôt qu\u2019à l\u2019Académie Royale des Sciences de Paris.Il est normal aussi de supposer que la Révocation de l\u2019Edit de Nantes, qui força Huyghens à quitter Paris, ne fut pas sans faciliter cette orientation vers un pays dont la religion, comme celle de la Hollande, était opposée à celle de l\u2019Eglise de Rome.Ces diverses causes ont fait que les savants et les philosophes hollandais accueillirent très favorablement les théories de Newton, bien que Huyghens ne fût pas toujours complètement d\u2019acord avec elles.Un certain reste de cartésianisme et, sans doute aussi, une fierté qui s\u2019accommodait mal de la venue d\u2019un rival, firent que Huyghens n\u2019accepta pas d\u2019emblée la théorie de l\u2019attraction.Il reste quand même que le but poursuivi par Newton et par Huyghens était essentiellement le même : fonder la science sur l\u2019expérience et la développer par le calcul.Au moment où l\u2019ouvrage de Newton parut, la Hollande possédait des savants tels que Leuwenhoek et Swammerdam qui avaient fondé la micrographie.Huyghens était une des grandes figures de la science et toute une génération de jeunes médecins fort épris de science.expérimentale s\u2019apprêtait à entrer dans la carrière.On comptait parmi eu Boerhaave qui devait illustrer d\u2019abord la chaire de médecine de l\u2019Université de Leyde autour de laquelle vinrent se presser des étudiants venus de toutes les parties de l\u2019Europe.Il y avait aussi Pierre van Musschenbroek, Nieuwentyt et s\u2019Gravesan- de qui, seul peut-être, n\u2019était pas médecin.L\u2019expérimentation à l\u2019honneur Quel sera le rôle de ces nouveaux venus ?Il semble tout d\u2019abord que tous durent être des gens très intelligents, méthodiques, et d\u2019excellents professeurs.Leurs habitudes de travail diffèrent profondément de celles de leurs devanciers.Au lieu de s\u2019enfermer dans leurs cellules et de lire tout ce qu\u2019avaient écrit leurs prédécesseurs, en particulier Aristote et ses commentateurs, ces savants commencent par expérimenter.Mais sur quoi expérimentent-ils ?C\u2019est ici encore qu\u2019ils diffèrent de leurs prédéces- April 1954, TECHNIQUE seurs immédiats : Descartes, Huyghens, Pascal, Boyle et Hooke par exemple.Ces derniers, qui étaient des amateurs, expérimentaient par plaisir, uniquement parce qu\u2019ils étaient curieux de savoir ce qui arriverait s\u2019ils faisaient telle et telle chose.Aucun besoin ne les poussait à procéder avec méthode en poursuivant un but bien défini.La plupart du temps, leurs résultats ne sont que qualitatifs et si, comme dans le cas de Boyle, ils arrivent à des lois quantitatives, ce ne sera tout de même qu\u2019une constatation et non une réduction voulue d\u2019un phénomène à des grandeurs qui en dé- finissent la nature.Pour nos Hollandais c\u2019est tout le contraire.Ils sont d\u2019abord des professeurs et leur tâche est de présenter à leurs élèves une science expérimentale bien ordonnée.Cela signifie qu\u2019ils devront tout d\u2019abord organiser les expériences, répéter méthodiquement toutes celles qu\u2019on a faites avant eux en utilisant un matériel fait expressément pour cela.Nos laboratoires de physique utilisent encore certains appareils imaginés par des physiciens hollandais du XVIIIe siècle et on y trouve le souci de la clarté et de la précision dans la démonstration qui sont les fruits d\u2019une étude approfondie de l\u2019art de faire des expériences.Le second souci de ces professeurs est de mathématiser la physique expérimentale.Alors que les savants français, lancés dans la bagarre qui met aux prises les partisans de Descartes et de Newton, vont d\u2019emblée vers les problèmes les plus difficiles de la mécanique céleste, les professeurs hollandais s'intéressent plus modestement aux phénomènes les plus simples de la physique élémentaire.Leur ambition est de montrer que toute la physique se résume à une question de mouvement, ce en quoi ils se rattachent encore à une notion cartésienne mais en procédant à rebours de ce qu\u2019aurait fait un cartésien de la stricte observance.Valeur de l\u2019hypothèse Mais la science ne saurait être constituée que de faits expérimentaux et de calculs.Un lien est nécessaire entre les faits de différents ordres et l\u2019hypothèse est ce lien.Les physiciens hollandais étudient donc la nature et les lois de l\u2019hypothèse.C'était une question fort discutée, de même que celle de la connaissance par analogie à laquelle nos physiciens consacrèrent aussi des travaux importants.Descartes avait une singulière idée de l\u2019hypothèse.À vrai dire, l\u2019hypothèse cartésienne est un postulat essentiel et qui ne saurait être autrement.Tout son système découle de cette hypothèse que Dieu mit en son esprit comme une idée claire, innée, reflet de sa toute- puissance.Les faits particuliers doivent se déduire de cette hypothèse et l\u2019expérience ne peut que donner raison à ce que l\u2019esprit du philosophe a conçu.Pascal raisonnait différemment, de même que Newton.Pour Pascal, l\u2019hypothèse n\u2019était qu\u2019une supposition commode, sujette à vérification par l\u2019expérience.Quant à Newton, il est catégorique; il ne fabrique pas d\u2019hypothèses et il se borne à énoncer des faits et à exposer les rapports mathématiques qu\u2019ils ont entre eux.L'hypothèse est bien commode, surtout celle dont Pascal nous a donné la définition.Après avoir pris entièrement le parti de Newton, les physiciens hollandais finirent par reconnaître la nécessité des hypothèses.Mais comme ils en connaissaient les dangers, ils seront d\u2019une grande prudence dans leur examen de ce que doit être l\u2019hypothèse, de ses lois et de son application.Ce sont là les grandes lignes de la pensée de ces quelques professeurs.Comment et à quels propos les livrèrent-ils au public?C\u2019est ce qu\u2019il nous reste à voir.Presque tous furent les élèves de Boerhaave et tous subirent son influence et, comme TECHNIQUE, Avril 1954 SE re ai MM lui, enseignèrent à l\u2019université de Leyde.Boerhaave fut d\u2019abord connu comme médecin.On raconte l\u2019anecdote célèbre d\u2019un Chinois qui, de son lointain pays, aurait adressé une lettre : « M.Boerhaave, en Europe », laquelle aurait atteint directement et sans retard son destinataire, tant celui-ci était bien connu.Mais Boerhaave dut, après vingt ans d\u2019enseignement extrêmement fructueux, quitter sa chaire de botanique et de médecine pour ne plus s\u2019occuper que de chimie.En 1702, Boerhaave avait prononcé un grand discours, probablement sa leçon inaugurale, sur le sujet suivant : Du raisonnement mécaniste en médecine.On voit par ce titre la tendance d\u2019esprit du nouveau maître.Le texte est encore plus explicite et, entre autres, on y trouve les affirmations suivantes : « .ce n\u2019est que par l\u2019expérience que l\u2019on parvient à connaître quelque chose; et c\u2019est par la démonstration quasi-géométrique, superposée à l\u2019expérience qu\u2019on arrive à la certitude.» Il est des années où s\u2019accumulent les faits importants.Il semble que, pour ce qui nous occupe, 1715 soit une de ces années.Nieuwentyt fait paraître un ouvrage qui aura, dans toute l\u2019Europe, un grand retentissement et dont le titre français sera : L'existence de Dieu démontrée par les merveilles de la Nature.L'auteur est un philosophe très versé dans les sciences; les phénomènes qu\u2019il a étudiés, c\u2019est par la méthode expérimentale qu\u2019il entend les comprendre.Son livre est rempli de ces expressions bien connues : « l\u2019expérience constate ., l\u2019expérience nous apprend ., il est évident par observation.etc.».La méme année, s\u2019Gravesande est envoyé en mission diplomatique a Londres et il en profite pour fréquenter Newton et la Société Royale et, spécialement, le huguenot français Désaguliers, exilé à Londres a cause de sa religion et qui y mène une vie presque entièrement consacrée à apprendre tout ce qu\u2019il peut de la science de son temps.Mais 1715 est aussi l\u2019année où Boerhaave prononce un autre discours retentissant au cours duquel il insiste de nouveau sur son idée de chercher dans l\u2019expérience le véritable et unique moyen de faire progresser la science.Les théories générales, la physique, les phénomènes de la vie, tout est passé en revue et examiné soigneusement par celui qui est à la veille d\u2019être le Mentor de la science hollandaise.Deux ans plus tard, s\u2019Gravesande, de retour d\u2019Angleterre est nommé professeur d\u2019astronomie et de mathématiques à l\u2019Université de Leyde.Son discours inaugural porte beaucoup plus sur la physique que sur les deux matières de son cours et il annonce carrément qu\u2019il entend consacrer beaucoup de son temps à cette science.Il monte un excellent laboratoire où abondent les instruments et les machines qui sont de son invention.s\u2019Gravensande publie son cours en 1721 et il est presque aussitôt traduit en anglais et en français.L\u2019auteur s\u2019y montre admirateur fervent de Newton et ne ménage pas ses éloges à celui qu\u2019il a eu l\u2019honneur de connaître lors de son séjour à Londres.Professeur d\u2019abord à Utrecht mais appelé bientôt à Leyde, Pierre van Musschen- broek était un élève de Boerhaave tandis que son frère était l\u2019assistant de s\u2019Grave- sande.Il étudia aussi en Angleterre avec Newton.Musschenbroek est un grand lecteur et il cite ses autorités, à la façon des philosophes, mais il se réfère à Newton, Boyle et Galilée plutôt qu\u2019à Augustin, Aristote et Thomas d\u2019Aquin.C\u2019est en 1723 qu\u2019il commença son enseignement à Utrecht.L\u2019année suivante, Boerhaave faisait paraître son grand discours sur l\u2019évidence, qui eut un profond retentissement.C\u2019était là un peu le chant du cygne car Boerhaave quittait alors la charge de recteur magnifique de l\u2019Université de Leyde, poste qu\u2019occuperont successivement aussi s\u2019Gravesande et April 1954, TECHNIQUE Musschenbroek.Boerhaave devait toutefois publier sa grande oeuvre en 1731 en faisant imprimer ses Eléments de Chimie qui furent le livre de chevet de nombreuses générations de médecins et de chimistes jusqu\u2019à la publication du Traité élémentaire de chimie de Lavoisier.Musschenbroek fut le grand théoricien qui s\u2019occupa, dans ses écrits, de questions aussi abstraites que les lois du raisonnement par induction et de la théorie de l\u2019hypothèse, mais il fut aussi un expérimentateur extrêmement habile qui écrivit tout un livre sur L\u2019art de faire des expériences.Dans le domaine expérimental proprement dit, ce fut un des seuls dont le nom survive parce qu\u2019il est attaché à la découverte du phénomène connu sous le nom de l\u2019expérience de la bouteille de Leyde.Il n\u2019est pas le seul découvreur de ce phénomène car le pasteur von Kleist, de Poméranie, en fit aussi l\u2019expérience un peu avant lui.Mais l\u2019activité de Musschenbroek était telle que, sitôt le fait connu, il le communiqua à Réaumur qui le fit connaître à Paris où l\u2019abbé Nollet, qui avait travaillé avec lui, le propagea dans toute l\u2019Europe.Après la retraite de ces trois ou quatre protagonistes, la physique hollandaise ne produisit plus rien de bien intéressant jusqu\u2019à la fin du siècle alors que les frères van Marum firent connaître quelques expériences intéressantes sur la liquéfaction du gaz ammoniac et sur des phénomènes électrostatiques.Les théoriciens furent brillants mais une science trop théorique finit par se dessécher et par se stériliser.C\u2019est ce qu\u2019il advint de la science hollandaise qui ne reprit son essor qu\u2019au cours du siècle suivant.Pour votre PRUDENCE EST MÈRE DE SÛRETÉ Laboratoire - Appareils e Verrerie .Réactifs Adressez-vous à Canadian Laboratory Supplies cowren 403 ouest, rue Saint-Paul Montréal, P.Q.TE TECHNIQUE, Avril 1954 Désirez-vous que vos travaux de chauf- fage-plomberie soient bien faits ?.Adressez-vous à une Maison reconnue pour l\u2019excellence de ses travaux et la compétence de sa main-d\u2019oeuvre.Nous nous honorons de la 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then imbedded on the surface of the sheet.\u201cIn the production of such 200 or 210 pound shingle there is, under normal operating conditions, from one to three pounds\u2019 variation per hundred square feet,\u201d states W.A.McGinnis, superintendent of the roofing plant and paper mill.\u201cIn the first several thousand squares (each 100 square feet) that we produced after the betamatic was installed, the variation was within a quarter pound.In nearly 30 years in this business I have never seen anything that could control production so closely\u201d.Johns-Manville reported that a \u201cvery conservative\u201d estimate of their saving with betamic operation would be approximately four cents on every hundred-foot square.\u201cBut we still have to calculate the reduction in finished scrap, which may run to quite an additional saving in the course of a year\u201d.\u201cNaturally, when a product is produced at such a uniform rate the quality goes up\u201d, Mr.McGinnis said.In the roofing material, uniformity of appearance is also an important factor.The betamatic makes an extremely uniform application of asphalt and this in turn means that each run will have the same surface light reflection.Johns-Manville roofing plant personnel noticed the striking difference in the warehouse since the betamic has been installed.Bundles are stacked 32 high and previously these stacks varied in height three or four inches.In the first week of the betamatic\u2019s introduction, piles of bundles stacked uniformly high; the stack tops varying not more than half an inch.The betamatic, recently tested in controlling production of asbestos paper and board gave \u201cvery good results and very close control,\u201d Mr.McGinnis said.The instrument was installed on mills at Asbestos to control production of both 544 Ib.(per 100 sq.ft.) asbestos paper and one-eighth inch asbestos board.(Isotope Newsletter) = py, % Th oS = Là aL pS 3 es BUREAUX DE VENTES: 340 EDIFICE\u201c CANADA CEMENT-MO Convoyeurs portatifs et statiennaires @ Réductours et Variateurs de vitesse © Commandes par courroies V oo Engrenages © Poules @ Chaines eo Elévatewrs @ Concasseurs ¢ Machines spéciales.@ ote, April 1954, TECHNIQUE fil Br A uf of to Industrial Communications by C.M.SEIFERT COMMUNICATIONS CONSULTANT Ow: first attemps at communication were highly successful; we cried lustily and our parents gave us their undivided attention.As we grew up our communications became less skilful and energetic and the results diminished accordingly.By the time we\u2019re grown-up, most of us are positively tongue-tied.Communication is the art of developing understanding through clear and honest explanations.It follows that the success of a business depends in a large measure on the communications between the different levels of the company.In the early days of business the boss could talk over his intentions and plans with the workers and foremen; today, with huge industries spread over acres of factories and often having branches or plants in many states or countries, management must find other methods of informing the workers whenever necessary.One problem of management is to let the worker see that it isn\u2019t a monster trying to oppose their best interests and thwart their desires.The attitude of many workers must be changed from resentment and suspicion to understanding and valuation.It is a fallacy to believe that large groups work together without frictions, strains, and misunderstandings.These troubles decrease production and work against the best interests of all.Sometimes there is almost an air of conflict between different groups or levels in a large corporation.One of the jobs of industrial communication is to inform the different levels \u2014particularly the worker\u2014about the duties, rights, and opportunities of each, and to integrate all the personnel to attain the maximum production possible.Attitudes are basic in communications.What is the attitude of the worker to the foreman or the superintendent?What is the attitude of the foremen to top management?Correction of wrong attitudes is one of the jobs of good communications.When the worker becomes an interested party in the work of the plant, and not merely someone going through the motions of labour because his livelihood and that of his family depends upon it, he is beginning to attain his correct stature in the structure of the company.A hockey team must have each player integrated with the rest of the players in a common task.They can\u2019t all be forwards or defense, but they can do their part in winning the game.The worker must be shown that his is a part of the team in business and that he has a stake in its success or failure.Giving the worker a knowledge of what makes a business and causes profits will make him a better player on the team.A worker should know something about business in general and of his own business in particular.He should see where his work fits into the whole, and the importance of his job, even if it seems trivial at first.The job of communications is to furnish the worker with proper information in terms which he is able to understand and use for future reference.The worker with a good basic knowledge of what makes TECHNIQUE, Avril 1954 256 business in general, of the operations of his own industry, and the value of his specific job in the overall picture will be a happy, interested and properly integrated individual.The job will give such a man satisfaction instead of resentment.All industries must communicate.What is usually lacking is the willingness of the groups to listen and even the ability to listen and understand.In each industry, or in each plant, there are three groups of people.Each of these groups sees the industry from a totally different point of view.Management, at least top management, sees the industry as a whole and sees it in terms of its economic performance.They know whether the industry is doing well or not; they know about economic conditions which will affect the industry; they see the present and the future possibilities of this and allied industries, but they may not know if a strike is brewing among the workers at the bottom level.Middle, or supervisory level, sees the industry as a rather complicated machine, which they study in its individual parts or departments.Their job is to see that these parts run smoothly and in a certain pattern.Middle management isn\u2019t too much concerned with the possibilities of the enterprise making profits or losses.It is much too busy keeping production functioning and the machinery of business operating smoothly.If they do understand the broader economic set-up, they do not relate it to their job of production and more production.But they will be closer than top management to the real issues in a potential trouble situation.The worker doesn\u2019t see either of these problems.No function of management makes any sense to him.His vision is determined and limited by his job and the jobs of the men working beside him.Even if he knows vaguely what is going on in the rest of the plant, his real interest is in his job and his relationships with those with whom he comes in direct contact.Usually he is only too delighted to ignore any information or communication sent to him from management.If it doesn\u2019t relate to him and his section he ignores it.It isn\u2019t what he wants to be informed about.What Workers Must Be Informed About We have seen that there are three groups of persons with three widely diverging poinis of view; and all three groups think they understand all that is important to them.In industry, however, some little deviations from the usual routine will cause tensions which result in trouble out of all proportion to the motivating force.The average person knows little about his job in its setting, and this lack of knowledge breeds a tremendous fear at times.Not only his security in a material way may be threatened, but his inner security\u2014about which he knows even less than he does of material things\u2014is endangered.To have satisfaction in his job the worker must be shown the importance of his function in the complex business structure.He must understand three things: 1.The importance of what he is doing as related to the whole.2.What the whole consists of and how it is made up.3.That there is no mystery or black magic in business.He must know how simple it is in essence, as well as how complex it may be in operation.Management\u2019s Job Like the facts of life, the worker may get his reports from correct and informed persons, or he may get his information from the human scum that washes about the edges of most industries.April 1954, TECHNIQUE à TECHNIQUE, Avril 1954 Management is in a difficult position.It must effectively coordinate facilities, machines, and people to attain higher and higher production.To obtain this coordination, it must use communication.To show how communication lines may be fouled up, let us glance at the safety programme in Plant X.Labour knows the importance of safety and what it means to the workers.No person wants to get injured or hospitalized.But when a safety programme is put before them, they feel that management is trying to shove something down their throats, and they give it little real support.Perhaps you've walked through some factories where the workers put on their safety goggles in danger areas when they see some of the supervisors coming.Yet all the programme of safety is for the workers themselves.It is almost as though labour thought of management as saying, \u201cWe're going to make our plants safe in spite of the stupidity, laziness, and sloppiness of the workers.\u201d So labour shows management it can\u2019t stuff that down their neck, accidents increase after the safety programme instead of falling off.Labour asserts his right to be wrong; management isn\u2019t going to stuff anything down its throat.Without a common language there can be no communication.Without communication there can be little understanding.But it is an unfortunate habit of management to write for the workers in too literary a language or else they write as though they were talking-down to infants.There must be communication on the proper level so that workers can absorb the information and be interested in it.If the information is conveyed in management or accounting jargon, the worker will look for the nearest waste basket.How Information Becomes Twisted Some of you may remember how a message was given to one end of the line in army manoeuvres to be passed to the other end.The message received at the end of the line seldom bore any resemblance to the message originally sent.Information given out by top management to be transmitted to the workers often degenerates in the same way.When information is given to staff meetings to be handed down to the workers, it ends up by being so garbled that it might better be forgotten.Bulletins are seldom given sufficient attention.Even when the notices must be signed, they are not always correctly read or interpreted.In other words, it is almost as important how a message is said and conveyed to the worker as it is to have a message to give.Workers aren\u2019t accustomed to abstractions; present the ideas in concrete and specific form, especially if the form and matter are familiar, and the workers will grasp the message quickly.Appeal to human emotions and instincts are better than cold logic for many of the rank and file.Thev are not interested in \u201cSafety\u201d, but they are interested in keeping their fingers and toes.Show them how difficult minor job operation can be without a person\u2019s fingers, and the worker will try to keep all his intact.Getting the Message Across Let\u2019s forget management\u2019s old-fashioned manner of getting information and messages to the industrial workers\u2014the company policy basis.Instead, try the human relations basis.This period is one of a tremendous movement towards self- rit aidan improvement.New leisure gives several interesting ways to tie up Management with its know-how and workers with their want-to-do-something.The number of books on \u201cHow to do it\u201d or \u201cDo it yourself\u201d are legion.Not only is the new worker interested in doing things, he is becoming more interested in himself.How about his health, his interests outside the plant, his reading, and his painting?The list of worker interests in a large plant today looks like the list of all the hobby clubs, sports clubs, and culture clubs of a university town.The worker may join an orchestra, learn how to play chess, find out how to build a summer cottage, or how to tie flies for fishing.Most of the problem is to find what interests a man.The worker is usually shy and suspicious, but if he finds that others are interested in hobbies or sports he may prove to be quite a different person.Psychologists will give many cases where such persens, by coming out of their shells, enjoy life more fully and also do better in their work.There has been much said and written about the death rate among executives and top management.They have strains and stresses and overwork and tensions.At least thev can afford psychiatrists; many workers have stresses and tensions, and they may find in after-hour outlets relief from such tensions.Showing workers how to care for their health and their mental health is good business and good commun:ty spirit.One of the ways in which management can help the workers is to arrange, or better still let the workers arrange, some community affairs in which the workers take active part.The worker should feel that he is part of a community as well as the man who runs the lathe in Section D of the huge machine shop.So we can see that making the worker a member of the larger community and by teaching him how to look after himself and his familty is one of the jobs of management.Healthy community life means happy workers, and happy workers means good work and good production.It is obvious, therefore, that promoting good community spirit of human relations within the plant and the community is one of the tasks of top management.If communication is merely giving management\u2019s ideas of what the worker should do, the communication line will soon dry up and any meetings will be attended on a compulsion basis.What Workers Want to Know We have suggested that management should give the workers information of many kinds, for the worker wants to know many things but may not be articulate in voicing his needs.Management must be far-sighted enough to learn his needs and fill them.Let us look at one worker who is wondering how his family will be looked after if he gets sick or dies.Management could give some simple hints on the different kinds of insurance and tell the worker how to talk to an agent about his needs.If the worker knows about insurance, he will judge more readily whether the agent is trying to earn a fat commission or is anxious to give the worker the best possible protection for his money.When management puts in pension or health plans, it must communicate the advantages of such plans to the workers.The skill with which the information is conveyed may mean the difference between contented or unhappy workers.258 April 1954, TECHNIQUE = J =p errs = za ee = Most workers\u2014like most other men\u2014wish to make the best possible will in case of death.Few, however, really do a good job of making a will.The results are sometimes disastrous; relatives may eat up much of the estate although the worker may have intended his wife or son to get all the money.If the worker doesn\u2019t thank the company for giving him information, the widow may.Workers want information about their purchases and how to pay for them.What should they know about buying a car?What insurance should they carry on it?Which television set should they get?What is the final cost of television?What tools should a man get when he wishes to do some carpentry about the house or build some furniture?Today, with income taxes so important in our financial budgets, the worker will want to know how much he should pay, to whom, and when.Financing a new house may also bother the worker.It is wise to have some form of loan company to take care of such matters?And then to show the worker the advantages of the company proposal.Other matters coming into the worker\u2019s daily life, especially his life after work hours, may well be the cause of management sending out information.In the spring the workers want nice lawns about their houses.Perhaps management could give them that information.Some workers want to know the truth about Communism; management may tell them.Freedom is the great boast of the Western world.What is it?How was it obtained?And, more important, how can it be retained?Our own country can be explained to the workers.Tell him about our mining wealth, about our governments and how they function, about the markets for our goods and why they must be protected and kept.Unfortunately, many workers leave school at an early age.Management is not a school, but it should take the burden upon itself of giving the worker many kinds of information\u2014the kind of information that will make the worker a better man and producer.How necessary are strikes in well-managed firms?If the workers know what the firm is doing and what profits are made, there is little likelihood that they will make exorbitant demands for wage increases.It is the ignorant or poorly informed worker that causes trouble, loafs on the job, and demands top wages for bottom work.The principal job of communications is to give the different levels, particularly the workers, the information they need in the language they understand.VENTE et REPARATION \u2014 \u2014ee MOTEURS CS ARTIST) cérenateurs Jesse L 40) SES MED) BOBINES 276 rue SHANNON MONTRÉAL UN 61814 TECHNIQUE, Avril 1954 259 NEW SULPHUR DIOXIDE GAS DETECTOR The new MSA \u201cSulphur Dioxide Gas Detector,\u201d now being announced by Mine Safety Appliances Co.of Canada Limited, is said to be an exceptionally accurate yet easy-to-use portable instrument for quickly determining SO2 concentrations of 0 to 50 ppm in the atmosphere of a working area.Maximum allowable concentration of sulphur dioxide gas for working atmospheres is 10 ppm for an 8-hour exposure, according to the American Conference of Government Hygienists.The user squeezes the aspirator bulb three times for an adequate air sample, then reads the S02 concentration on a graduated scale on the detector tube.The reagent in the tester tube turns from blue to white, and the length of decoloriza- tion is directly proportional to the per cent of SO2 in the sample.Industries in which the new instrument is expected to be valuable include fertilizer, petroleum refining, chemical manufacture and processing, iron and steel, coal mining, paint and pigment, rayon and cellulose, pulp and paper, explosives, textiles, rubber and non-ferrous metals.Power plants and other large-volume users of coal and other fuels will find the sulphur dioxide gas detector useful for periodic checking of smoke stacks, it is believed.Details on the Sulphur Dioxide Gas Detector are available upon request, without obligation, from Mine Safety Appliances Co.of Canada Limited, 500 MacPherson Avenue, Toronto 4, Ontario.A NEW PUBLICATION By U.S.National Bureau of Standards Tables of Circular and Hyperbolic Sines and Cosines for Radian Arguments, National Bureau of Standards Applied Mathematics Series 36, buckram bound, (reissue of Mathematical Table 3), 407 pages, $3.00.(Order from Government Printing Office, Washington 25, D.C.).To meet the continuing demand from scientists and engineers, these tables of circular and hyperbolic sines and cosines are being reissued.These functions are of fundamental importance in pure and applied mathematics.The interval of the argument and the use of radian measure should prove of particular convenience to the user.Specifically these tables contain sin x, cos x, sinh x and cosh x, x = 0 (.0001) 1.9999, 9D; sinh x and cosh x, x=0 (.1) 10, 9D; a conversion table of degrees, minutes, seconds radians and a table of multiples of 7/2.(NOTE: Foreign remittances must be in U.S.exchange and should include an additional one- third of the publication price to cover mailing costs).260 Lo Etablie depuis 1920 JOS.POITRAS & FILS LTÉE Fabricants de machines à bois ATELIER DE MECANIQUE ET FONDERIE DEMANDEZ NOTRE LISTE DE PRIX NF CATALOGUE L\u2019ISLET STATION Téléphone: 63 Metropole Electric Inc.L.-B.Dansereau, président QUEBEC \u2014 MONTREAL \u2014 OTTAWA ° J ° Quand il 3 agut Joe © e d impiimertee Vous serez == LA PATRIE vous consultez SERVICE DES IMPRESSIONS 180 est, rue Ste-Catherine - LA.3121* - Montréal Négociants en gros - Importateurs Matériaux de plomberie et chauffage Tuyaux No-Co-Rode eschènes fils Le \u2014\"\" FRS.DESCHENES Gérant-technicien 5685, rue Iberville MONTREAL FRontenac 3175-6-7 April 1954, TECHNIQUE IL JL Importance actuelle des problèmes d'emballage par JACQUES BOYER JOURNALISTE SCIENTIFIQUE DE PARIS L \u2019ACCROISSEMENT actuel des transactions commerciales à travers le monde, la diversité des marchandises échangées et des moyens de transport utilisés pose de délicats problèmes techniques d\u2019emballages bien adaptés à leurs fins.De multiples essais, contrôlés par une série d\u2019expériences pratiques, permettent seuls de déterminer la nature, la forme et la dimension des enveloppes plus ou moins solides, plus ou moins épaisses, destinées à préserver les produits naturels et manufacturés au cours de leurs pérégrinations aériennes, terrestres, fluviales ou maritimes, Selon l\u2019objet à emballer, on se sert de caisses ou de boîtes en bois, de tonneaux, de barils ou de bidons, de paniers en vannerie ou de sacs en toile, de cartonnages en matières plastiques ou même de simples revêtements en papiers divers.De toutes façons, à la possession parfaite de son métier, « l\u2019emballeur » moderne doit joindre la plus grande circonspection.Parmi les diverses catégories d\u2019emballage, les caisses en bois ou en carton l\u2019emportent sur les autres empaquetages.Elles doivent donc être étudiées avec minutie puisqu\u2019elles sont très répandues.Du reste, de nombreux pays se sont aperçu au cours des dernières années que « la recherche de l\u2019emballage optimum ne relève pas de l\u2019empirisme » comme le constatait récemment un spécialiste autorisé, M.Texte, inspecteur principal à la Direction Commerciale de la S.N.C.F.(Société Nationale des Chemins de Fer Français).Il faut donc fabriquer les caisses en bois ou en carton d\u2019après des données rationnelles, de façon que les marchandises parviennent à destination sans se détériorer et sans trop augmenter les frais d\u2019emballage et partant le prix de vente des marchandises.Des spécialistes ont examiné le problème sous ses différents aspects et lui ont trouvé d\u2019heureuses solutions pratiques.Il y a une trentaine d\u2019années, les Etats-Unis tracèrent la voie en créant le Forest Products Laboratory, à Madison (Wisconsin), que nous avons décrit jadis dans Science et Vie, tome XVII no 48.La, d\u2019habiles expérimentateurs procédérent a de méthodiques essais sur la résistance des caisses d\u2019emballage confectionnées avec divers bois blancs et légers (sapin, pin maritime, peuplier, bouleau, hêtre, ete.) et employées alors sur le territoire de l\u2019Union Américaine.Pour mener à bien leur tâche, ils imaginèrent certains appareils qui leur permirent d\u2019examiner la valeur des diverses catégories de caisses en bois (pleines ou TECHNIQUE, Avril 1954 261 à claire-voie, à tête barrée, clouées, armées de fil de fer ou en bois débité par déroulage).Grâce aux constatations faites dans cette station d\u2019essais, ils donnèrent aux fabricants d\u2019emballages ligneux les directives à observer afin de satisfaire les besoins de la clientèle très variée des expéditeurs industriels ou commerciaux.Nouveau laboratoire français pour emballages Dans ce domaine particulier, la France ne suivit l\u2019Amérique que plus tard.Aujourd\u2019hui, elle comble ce retard.En 1949, la S.N.C.F., avec le concours de certains fabricants francais groupés au sein de la Société Technique des Industries de l\u2019Emballage établirent dans l\u2019ancienne gare de Courcelles-Ceinture, à Paris, un premier laboratoire ayant comme buts principaux la recherche des moyens propres à éviter les avaries des marchandises pendant leur transport, les directives à donner aux usagers, le contrôle de la résistance des emballages qu\u2019on soumettait à son examen, enfin la détermination des types d\u2019emballages les meilleurs et les plus économiques.Bien que doté de moyens modestes, cet organisme trouva un accueil favorable auprès des intéressés et fit preuve d\u2019une grande activité.À la fin de la troisième année de son existence, il avait répondu à plus de 2,000 demandes de renseigne: Salle à atmosphère conditionnée pour l\u2019étude des cartons et papiers ments, dressé plus de 500 procès-verbaux d\u2019essais, publié 14 notices techniques définissant les qualités et les défauts des emballages.Enfin, durant cette période, il avait autorisé 425 entreprises à apposer un « label de garantie » sur les emballages de leur fabrication.Le nombre et l\u2019importance des travaux demandés à ce laboratoire, devenu rapidement trop exigu pour répondre aux besoins actuels, ont décidé ses fondateurs à le transférer dans des locaux plus vastes mis à leur disposition par la S.N.C.F.en gare d\u2019Auteuil, 105, Boulevard Suchet, à Paris.Pour mener à bien une tâche chaque jour plus importante, on a procédé à la réorganisation de cet établissement sur un plan interprofessionnel élargi.Ainsi na- 262 April 1954, TECHNIQUE TAIT La C0 PERSO VST Le ah no TONE IT AMP nT CTE ee Si on superpose deux cageots de fabrication différente, on observe que le premier, pourvu de tasseaux d\u2019angle de seec- tion triangulaire, sort indemne de l\u2019épreuve, tandis que le second, n\u2019ayant aucun tasseau de renforcement, se trouve rapidement déformé puis écrasé quit, le 6 juillet 1953, le Laboratoire Général pour Emballages, association sans but lucratif, déclarée conformément à la loi de 1901.Toutes les professions intéressées aux techniques d\u2019emballage, de conditionnement, de manutention et de transport sont représentées au sein du laboratoire : entreprises de transport ferroviaire, maritime, fluvial, aérien et leurs entreprises connexes, producteurs et transformateurs de tous les matériaux utilisés dans l\u2019emballage (bois, carton, papier, textiles, métaux, matières plastiques, verre, jute, etc.), emballeurs, fabricants de machines, matériel et accessoires destinés à l\u2019emballage, au conditionnement et à la manutention.Les industriels, exploitants agricoles et commerçants utilisant des emballages et leurs organismes représentatifs (chambres de commerce, d\u2019agriculture, etc.) peuvent également faire partie de l\u2019Association.Parallèlement à la création du nouveau Laboratoire Général pour Emballages et après diverses tractations et réunions officielles ou interprofessionnelles, le Ministère de l\u2019Industrie et de l\u2019Energie institua, par un arrêté du 17 juin 1953, une commission centrale consultative des emballages chargée de coordonner les efforts de tous les spécialistes, d\u2019orienter les recherches, d\u2019établir des spécifications particulières à certains emballages, etc.Faisons maintenant un rapide tour d\u2019horizon sur l\u2019équipement technique de ce nouveau laboratoire.Le bâtiment s\u2019élève sur une enclave de la Gare d\u2019Auteuil et couvre 1200 mètres carrés de superficie.L\u2019édifice est desservi par voie ferrée et par route.Il comprend un hall central pour les essais d\u2019emballages montés, des chambres climatisées et à atmosphère conditionnée, un laboratoire, des ateliers de confection des prototypes d\u2019emballage, un magasin d\u2019échantillons, des salles d\u2019expositions et de réunions et des bureaux d\u2019études.Pour vérifier la valeur d\u2019un emballage en bois, par exemple, on utilise la « potence » qui élève la caisse chargée de son contenu habituel, et un déclic de décrochage permet de la laisser tomber de hauteurs différentes sur une surface dure, soit sur un de ses coins, soit sur un de ses côtés, soit à plat.On examine alors la façon dont se sont comportés les assemblages (pointes, agrafes, mortaises, etc.) .Toutefois, les conclusions tirées de telles expériences doivent être complétées par des épreuves de manutention brutale.Alors entre en fonction le « tambour de chocs ».TECHNIQUE, Avril 1954 PEER PRE ECO ER NT berceau Prés rene VRAI al RE te a a Une lampe d\u2019émetteur à télévision exige un dou- le emballage de carton A l\u2019intérieur, on entoure a pièce de dispositifs élastiques pour amortir les chocs et les vibrations \u2018névitables dans tout transport et manutention de marchandises Cet appareil est une sorte de vaste tonneau de 2 m 50 ou de 5 m de diamètre, suivant les dimensions de la caisse à éprouver.Son intérieur, de forme hexagonale, porte, de loin en loin, des lattes d\u2019arrêt dont le rôle consiste à soulever le colis et à le laisser tomber en roulant, de chicane en chicane, pendant que le tambour tourne lentement autour de son axe horizontal.L\u2019observateur sis à proximité du tambour de choc, consigne soigneusement le début des ruptures et suit les avancements progressifs au cours de l\u2019essai jusqu\u2019à ce que la caisse se brise et répande son contenu dans le tambour.Naturellement, les séries d\u2019essais exécutés varient avec chaque genre d\u2019emballage, et on les recommence jusqu\u2019à ce qu\u2019elles fournissent les données indispensables en vue de la fabrication d\u2019emballages parfaitement appropriés à leur destination.Voici maintenant une épreuve de résistance à la compression des cageots de salades au moyen d\u2019une machine spéciale.On pose la caisse à essayer sur le socle inférieur de cet appareil qui n\u2019est autre qu\u2019une bascule à cadran, tandis qu\u2019un solide plateau coulissant entre deux montants verticaux vient la comprimer.Si on superpose deux cageots différemment fabriqués, on observe que le premier, muni de tasseaux d\u2019angle de section triangulaire, sort indemne de l\u2019essai, alors que le second, n\u2019ayant aucun tasseau de renforcement, se trouve rapidement déformé puis écrasé.Dans une salle voisine à atmosphère conditionnée, on éprouve, au moyen d\u2019appareils Mullen, la résistance à l\u2019éclatement des échantillons de carton.Des étuves et des cuves à immersion permettent d\u2019y étudier les propriétés des papiers d\u2019emballage sous les climats marins, tropicaux ou polaires.Il faut, du reste, emballer certains objets d\u2019un prix élevé avec beaucoup de précautions pour qu\u2019ils ne s\u2019abîment pas en cours de route.Ainsi, vu sa fragilité, une lampe d\u2019émetteur à télévision qui coûte DOUCET & DOUCET, Limitée PLOMBERIE ET CHAUFFAGE Consultez-nous, même pour vos réparations 1640, rue North, Montréal \u2014 GRavelle 9365 Jean DOUCET, Ing.P.Auguste DOUCET, Préa.264 April 1954, TECHNIQUE » une centaine de mille francs exige un double emballage de carton.À l\u2019intérieur, on entoure la précieuse pièce de dispositifs élastiques destinés à amortir, non seulement les chocs des manutentions, mais aussi les vibrations inhérentes à tout transport.À côté de ce matériel de laboratoire proprement dit, il convient de citer la voie d\u2019essais qui permettra de réaliser les conditions réelles d\u2019un transport par chemin de fer.Ce simple aperçu, quoique bien incomplet, montre l\u2019importance d\u2019une telle organisation.Grâce à un outillage scientifique très moderne, à d\u2019excellents techniciens, à son organisation rationnelle, à son caractère désintéressé, à son patronage officiel et inter-professionnel, et à l\u2019importance de sa documentation, le Laboratoire Général pour Emballages a déjà rendu de précieux services aux intéressés.Ses adhérents viennent s\u2019y documenter et y poursuivre, au besoin, des essais mécaniques.Il conseille les usagers, les fabricants et les manutentionnaires.Il travaille de concert avec l\u2019Association française de normalisation et contribue à résoudre un grand nombre de problème de transport.En conséquence, reconnaissant la valeur de sa besogne scientifico-technique, les pouvoirs publics lui ont demandé d\u2019établir les cahiers des charges imposées par les administrations françaises à leurs fournisseurs tenus maintenant de livrer les produits dans des emballages définis par ses soins.Enfin, le laboratoire est autorisé à délivrer aux fabricants qui se conforment aux prescriptions de ses spécifications rationnelles l\u2019autorisation d\u2019apposer une estampille sur les caisses ou boîtes sortant de leurs établissements.La mise de ce « label de garantie » sur leurs emballages vaut souvent aux expéditeurs des réductions appréciables sur les prix de transport par voies ferrées, sans compter d\u2019autres avantages substantiels.La Revue TECHNIQUE 506 est, rue Ste-Catherine MONTRÉAL TECHNIQUE, pour une période Veuillez s\u2019il vous plaît abonner à la revue d\u2019un an à compter de \u2014eseres seen nou 00000 au 000010030300 1 000000000000 0000000100 000 SOU NOW MO 8 Gr TU 001000000300 011100000000 2001 Os 2 1U CU 000220020000 00220 nencu 2 noces eue Pets e 0e nue eee 04 118000000000 NU VOUS OU A dE 00000000 004 HU 0001 US OUA AMC 00 191100000400 0A AU TS HI 000000006600 3 600000420000 0 00 500000000000 U 00220008 Adresse Localité Ci-inclus la somme de deux dollars (2.00) en paiement de cet abonnement.S.V.P.Faire remise, sous forme de chèque payable au pair à Montréal ou de bon de poste fait au nom de la revue TECHNIQUE.TECHNIQUE, Avril 1954 265 HISTOIRE DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS PAUL SABATIER\u201d 1854-1941 par LOUIS BOURGOIN L E chimiste Paul Sabatier a joué un grand rôle en chimie, particulièrement par ses beaux travaux sur la catalyse et les actions catalytiques.Sabatier est né à Carcassonne en 1854.Après de bonnes études, il entra à l\u2019Ecole normale supérieure et fut professeur de physique au lycée de Nîmes.Puis il devint préparateur du grand Berthelot au Collège de France.De là, il passa professeur aux facultés des sciences de Bordeaux et de Toulouse où il fut la plus grande partie de sa carrière.C\u2019est en 1897 que Sabatier entreprit ses recherches sur les actions cata- dytiques.En 1900 il ouvrait à la science ce nouveau domaine par l\u2019hydrogénation des huiles et graisses fixes et ses travaux rapidement menés lui valurent le prix Nobel de chimie en 1912.Sabatier s\u2019intéressa avec méthode aux phénomènes de la catalyse et il fut un précurseur très habile qui sut bientôt distinguer l\u2019importance chimique et physique de la question.Il eut la chance de pouvoir s\u2019entourer de collaborateurs de haute valeur comme le chanoine Senderens avec lequel il prépara la publication de son ouvrage fondamental « La catalyse en chimie organique » publié en 1913 et qui eut une autre édition en 1920.Citons aussi parmi les collaborateurs de Sabatier, le chimiste Ca- thala qui lui succéda dans la chaire de l\u2019Université de Toulouse après avoir occupé le poste de directeur de l\u2019Ecole Supérieure de chimie à Québec où nous l\u2019avons connu.Sabatier a fait des travaux en chimie minérale, sur les sulfures alcalins et alcalino-terreux, puis sur les sulfures de bore et de silicium.Le premier, il obtint par distillation un persulfure d\u2019hydrogène.Il isola le chlorhydrate ferrique et un chlorhydrate cuivrique cristallisé.Sabatier prépara aussi l\u2019acide nitro-sodi-sulfonique bleu et son sel ferrique rose.Une étude des spectres d\u2019absorption des chromates alcalins le conduisit à énoncer une loi de partage d\u2019une bore entre deux acides.Il étudia aussi les métaux nitrés, puis la vitesse de transformation de I\u2019acide métaphosphorique; l\u2019action des oxydes insolubles dans les dissolutions salines.Il réussit à faire la synthèse des pétroles en partant des matières grasses fixes.Il fit la synthèse du cuprène et d\u2019autres hydrocarbures.Mais son grand travail demeure les mémoires orginaux qu\u2019il a donnés sur l\u2019hydrogénation des matières grasses permettant, par catalyse, d\u2019hydrogéner les corps gras fixes pour des fins industrielles, ce qui a donné naissance à (1) Article posthume.April 1954, TECHNIQUE TECHNIQUE, Avril 1954 l\u2019industrie active d\u2019hydrogénation des huiles pour les désodoriser et les durcir.Les produits de l\u2019hydrogénation des corps gras ont livré à la consommation des graisses animales comme les huiles de poissons et d\u2019animaux marins qui trouvaient difficilement des emplois.La savonnerie a aussi profité beaucoup de l\u2019hydrogénation des corps gras pour l\u2019obtention d\u2019huiles dont le point de fusion a été augmenté par introduction de molécules d\u2019hydrogène dans la substance grasse pour saturer la molécule.Ce fut une véritable découverte que l\u2019hydrogénation des matières grasses au moyen des catalyseurs à base de nickel.Rappelons que les chimistes avaient remarqué dès le commencement du XIXe siècle l\u2019aptitude que possède le platine divisé de provoquer des oxydations.Puis les chimistes trouvèrent que des corps à l\u2019état de trace, comme la mousse de platine avaient la propriété de fixer l\u2019hydrogène sur des molécules organiques pour engendrer des composés assez difficiles à obtenir.Mais c\u2019est à partir de 1897 que Sabatier et Sende- rens, puis Sabatier et Mailhe de 1904 à 1908 enfin Sabatier et Murat (1912) ont donné une méthode générale d\u2019hydrogénation directe des matières organiques volatiles basée sur l\u2019emploi des métaux divisés catalyseurs, particulièrement le nickel récemment réduit de son oxyde.Définition de la catalyse Il est maintenant utile de définir l\u2019opération de la catalyse dont la première observation scientifique remonte à Kirchhoff en 1811, à propos de la transformation de l\u2019amidon en dextrine et en sucre sous l\u2019action à chaud, des acides dilués.La transformation chimique, laissant intacts les acides en présence, Berzélius rapprocha les phénomènes de ce genre en insistant sur le fait que la présence d\u2019une matière en apparence inutile à la réaction peut cependant la provoquer.Reprenant une dénomination qui avait figuré, avec un sens d\u2019ailleurs différent au 17e siècle dans les oeuvres de Libanius, il les groupa sous le nom de phénomènes catalytiques.Il disait alors: « La force catalytique paraît consister en ceci que les corps, par leur seule présence et non pas par leurs affinités, peuvent éveiller les affinités assoupies à cette température.» Puis l\u2019on se contenta de faire des observations pour s\u2019apercevoir que les phénomènes catalytiques étaient très nombreux.On s\u2019aventura dans des tentatives d\u2019explications.Selon le chimiste Ostwald, la catalyse ne serait que l\u2019accélération d\u2019un phénomène chimique capable de s\u2019accomplir tout seul mais avec lenteur, tandis que sous l'influence d\u2019une substance nommée catalyseur, la réaction est accélérée et s\u2019accomplit dans un temps relativement court, sans que la substance ajoutée entre en réaction chimique avec la matière.Plus tard on a voulu faire intervenir des explications plus mécaniques et même énergétiques en assimilant les catalyseurs à des lubrifiants qui amoindriraient les frottements entre les molécules pour faire disparaître les résistances passives qui peuvent s\u2019opposer à la marche des réactions dans un sens favorable à leur accomplissement total.On cite des cas de combinaisons qui se font plus de 700 fois plus vite avec catalyseur que sans catalyseur.Enfin on a découvert des actions autocatalytiques, puis des catalyseurs négatifs qui ralentissent les vitesses de réaction au lieu de les accélérer et les problèmes de la catalyse forment maintenant un chapitre fort complexe et intéressant de la chimie.D\u2019autant plus que les applications industrielles de la catalyse sont variées et commodes. L\u2019hydrogénation sur le nickel a été une des premières grandes réussites de Sabatier et ses collaborateurs les auteurs ont étudié méthodiquement la question et aussi les modes de préparation de la substance dont l\u2019activité est influencée par des substances toxiques qui contrarient la réaction en diminuant son rendement.Par nécessité, il a fallu mettre au point des méthodes de fabrication et de purification des gaz ainsi que les substances minérales employées, puis déterminer par expérience la température la plus favorable pour chaque hydrogénation ainsi que la durée de contact avec le catalyseur.Le mécanisme des actions catalytiques est encore mal connu, même dans le cas des hydrogénations.De volumineux traités ont été écrits depuis 1912 sur cette question mais on ne paraît pas être parvenu à contenter tout le monde.Surtout pour les appareils industriels, l\u2019emploi des réactions d\u2019hydrogénation catalytique a obligé des sciences comme la métallurgie à étudier des questions spéciales afin de fournir des métaux résistants aux actions des gaz chauds et corrosifs comme l\u2019hydrogène, surtout si l\u2019on doit travailler sous pression ce qui est le cas le plus souvent, afin d\u2019avoir des métaux peu perméables à l\u2019hydrogène.Toute l\u2019industrie chimique a dû faire des progrès importants pour satisfaire aux exigences des industriels de la catalyse.Bref, la catalyse, en particulier l\u2019hydrogénation des substances, a donné un élan nouveau aux industries de synthèse organique.Les réactions analytiques, certes, ont permis de réaliser des combinaisons très audacieuses.Mais il faut mettre les jeunes chimistes en garde contre une exagération qui pourrait les porter à croire, ainsi que je l\u2019ai constaté dans l\u2019enseignement, que l\u2019homme disposait avec les actions catalytiques d\u2019une sorte de panacée applicable dans beaucoup de cas pour effectuer des réactions miraculeuses.Si beaucoup de substances peuvent servir de catalyseurs, depuis la vapeur d\u2019eau jusqu\u2019aux poudres inertes.la catalyse n\u2019est pas possible dans le cas de réactions théoriquement impossibles.On peut toujours chercher à catalyser une réaction, mais on n\u2019obtient jamais aucun succès lorsqu\u2019on s\u2019adresse à des combinaisons théoriquement impossibles.Il ne faut jamais oublier cette grande vérité.À part son séjour à l\u2019Ecole normale supérieure et au Collège de France comme préparateur du grand Berthelot, Sabatier passa la majeure partie de sa vie comme professeur titulaire de chimie à Toulouse.Doyen de la faculté des sciences de Toulouse depuis 1905, ce modeste déclina toujours les offres de venir enseigner à Paris où sa réputation aurait pu l\u2019appeler.Outre ses travaux sur la catalyse, les pétroles synthétiques, puis ses recherches sur les sulfures, le maître nous a laissé un livre sur « les cours élémentaires de chimie agricole », un traité de chimie organique, et des mémoires nombreux.Prix Nobel de chimie en 1912, il entrait à l\u2019Institut de France en 1913.Ce savant professeur et inventeur est mort à Toulouse le 14 août 1941.B & H METAL INDUSTRIES COMPANY LIMITED CHARPENTE D\u2019ACIER Camille R.HEBERT, Ing.Prof.Président et Gérant général 4650 est, rue Notre-Dame MONTREAL (4) CLairval 2851 268 April 1954, TECHNIQUE I % - Turnabout Is Fair Play! Mobile Home-On-Wheels Tows Auto Rather Than Customary Vice-Versa! Picture courtesy Saginaw Mfg.Co; Saginaw.Mich.Twenty-four foot Howard SAFARI \u201cdrive-it-yourself\u201d land yacht, equipment with sportsman\u2019s Aero-Craft aluminum boat on top deck, is shown above with its \u201cin port\u201d dinghy.The tiny car, which seats two adults and weighs but 500 pounds, is the King Midget of Athens, Ohio.The Midget roadster is easily attached to, and towed by the SAFARI on the road .serves as the ideal \u201ctender\u201d when the SAFARI reaches its highway travel destination.(Boat and midget car not included in SAFARI price.) The SAFARI, a completely self-powered home-on-wheels, carries its own compact galley; a bathroom with lavatory, seat and shower; four full-sized bunk beds; a dinette which converts into additional sleeping space; has its own self- contained water supply, hot water heater, septic retention tank, lighting system, and is powered by a General Motors engine with Hydramatic transmission.The SAFARI is built in Saginaw, Michigan, a product of Saginaw Manufacturing Company, and was conceived by Howard J.Doss, one of America\u2019s pioneer trailer coach manufacturers.The SAFARI is priced at $7,050.00, FOB Saginaw, Michigan, plus state and local taxes.The picture above shows the much-headlined Howard SAFARI, the 30 ANNEES D\u2019EXPERIENCE DANS LA FABRICATION D\u2019APPAREILLAGE ELECTRIQUE Consultez- nous! Aucune obligation.Claude Rousseau, prés.MONTMAGNY, P.Q.CANADA TECHNIQUE, Avril 1954 REF EEE ARUBA bins DT CU an an taht HEAR: 269 powered, self-contained land yacht now being built in Saginaw, Michigan, by Saginaw Manufacturing Company.This vehicle, conceived and introduced a year ago, was one of the top award winners at the International Motor Sports Show in New York in 1953.The SAFARI, built on a special General Motors chassis, and powered by a GMC engine equipped with Hydramatic transmission, measures 23 feet in overall length, weighs 8900 pounds at curbside, and cruises at an easy and effortless 60 mph all day long.The vehicle contains a complete and compact galley equipped with gas stove, sink and refrigerator .a bathroom with lavatory, seat and stall shower .a roomy upholstered dinette .sleeping facilities for six .plus two full-sized wardrobe closets and scores of overhead cabinets and storage bins.In the glossy print you see the SAFARI ready for the road .complete with its gleaming aluminum Aero-Craft boat topside, and its one-cylinder two-seater King Midget roadster astern.The King Midget car, weighing but 500 pounds, serves as an ideal tender for the SAFARI land yacht.It is towed with its front wheels off the ground, is easily attached or unattached, and provides additional mobility for the SAFARI adventurers when they reach their destination.FONDÉE EN 1858 ESTABLISHED 1858 , INSTRUMENTS T.PREFONTAINE & Cie Ltée DE MESURES Paul Préfontaine, président ELECTRIQUES PLANCHERS DE BOIS FRANC BOIS DE CONSTRUCTION HARDWOOD FLOORING AND LUMBER Wilbank 8788 01417, rue CHARLEVOIX, MONTRÉAL & TÉLÉ ÉLÉVISIO VENTE ET RÉPARATION PROJEAN METERS REG'D Philippe Projean, T.P.1833 est, rue Craig FAlkirk 6430 MONTREAL N 730, ST-JACQUES Ouest, MONTREAL April 1954, TECHNIQUE Tp [É TECHNIQUE, Avril 1954 NOUS AVONS LU POUR VOUS Eléments de lecture de plans Oous OURS en marche dans la voie du progrès, l\u2019Office des cours par correspondance offrait dernièrement au public un nouveau manuel sur les éléments de lecture de plans.Jamais auparavant dans notre province, une maison d\u2019édition n\u2019a publié dans ce domaine un volume aussi intéressant et surtout aussi nécessaire.La présentation du manuel dénote une originalité digne de mention: elle s\u2019inspire d\u2019ailleurs d\u2019un cahier de \u201cBlue Print Reading\u201d américain, véritable modèle du genre.La couverture d\u2019abord nous plonge directement dans le vif du sujet; nous y voyons des plans portant une armature de signes conventionnels, d\u2019étiquettes, de cotes et de notes.Tournons la couverture et nous apprenons que M.Maurice Prouix, directeur des études à l\u2019Ecole Technique de Rimouski, est l\u2019auteur de l\u2019ouvrage.Une fois de plus, un professeur de l\u2019enseignement spécialisé du Québec a concrétisé dans un volume didactique l\u2019expérience qu\u2019il a acquise dans l\u2019exercice de sa profession.I! mérite sans doute toutes nos félicitations pour son magnifique travail.Dans l\u2019avant-propos du manuel, l\u2019auteur souligne l\u2019importance des plans dans l\u2019industrie moderne.C\u2019est, dit-il, le « langage universel » dans le monde industriel.En effet, les plans servent d\u2019intermédiaires entre l\u2019ingénieur et l\u2019ouvrier.Grâce aux bleus, un ajusteur mécanicien peut par exemple matérialiser les idées d\u2019un inventeur.L'industrie actuelle ne peut en fait se passer de plans; un ouvrier qui en ignore la lecture n\u2019est donc pas à la page.D'ailleurs aucun homme de métier ne pourra ignorer plus longtemps la lecture de plans sinon par sa faute: le manuel d\u2019éléments de lecture de plans que présente l\u2019Office des cours vient combler une grande lacune puisqu\u2019il s\u2019adresse à tous les apprentis.Le jeune ouvrier déjà engagé dans une branche de l\u2019industrie pourra désormais étudier la lecture de plans dans sa propre langue.Il n\u2019aura, s\u2019il veut parfaire ses études, qu\u2019à suivre le cours par correspondance actuellement en préparation et il apprendra facilement à déchiffrer les bleus.Nul doute qu\u2019un tel cours servira à son perfectionnement et peut-être aussi à son avancement.Les éléments de lecture de plans profiteront également aux élèves du cours de métiers dans les écoles d\u2019arts et métiers.Ces jeunes élèves apprennent au début de leurs études spécialisées la lecture de plans.Jusqu\u2019ici aucun manuel français ne convenait à ce cours d\u2019initiation.Le livre de M.Proulx leur rendra maintenant plus facile une matière qu\u2019ils trouvent assez difficile.Un rapide coup d\u2019oeil sur la table des matières nous révèle les grandes lignes du cours.Les premières leçons sont consacrées à l\u2019étude sommaire des rudiments de la géométrie: lignes, surfaces et solides.Viennent ensuite les projections américaines et européennes.Les lignes et les cotes occupent deux leçons.Enfin différents exercices sur la représentation conventionnelle des pièces complètent les 24 leçons du manuel.271 Chaque leçon comprend d\u2019abord un petit: texte: d\u2019explication suivi immédiatement d\u2019illustrations qui viennent concrétiser la théorie.Par exemple, la leçon 10 qui traite des échelles, consacre plus d\u2019espace aux graphiques qu\u2019au texte.Ce qui semble bien logique puisque le rapport entre diverses grandeurs se saisit avant tout par les yeux.La leçon est complétée par un bleu accompagné d\u2019un questionnaire.Ce questionnaire n\u2019exige pas de longues réponses mais la plupart du temps seulement un chiffre ou une lettre.Comme travail d\u2019application, l\u2019élève doit tracer les trois vues d\u2019une pièce aussitôt qu\u2019il les a étudiées, soit après la sixième leçon.Après la dixième, la reproduction des pièces s\u2019exécute à différentes échelles.Comme vous le voyez, les exercices paraissent bien gradués.L\u2019apprenti ou l\u2019élève qui a étudié sérieusement les leçons est vraiment initié à la lecture de plans.Il peut se représenter une pièce à partir des diverses vues qu\u2019en donne le plan; il peut même tracer l\u2019élévation, le plan et le profil d\u2019une pièce quelconque.I! lit correctement les cotes et sait les disposer lui-même sur un dessin, Il connaît les particularités de représentation des pièces cylindriques et coniques.Il sait l\u2019utilité d\u2019une vue de coupe pour représenter l\u2019intérieur d\u2019une pièce, celle des vues auxiliaires pour en figurer les parties obliques.Il comprend enfin la représentation des filets et des trous de toutes sortes.Signalons en passant que le film restera toujours un excellent complément à ces cours de lecture de plans.La théorie des projections par exemple se comprend plus facilement développée sur l\u2019écran que dans un livre.Dans les écoles bien équipées, le professeur pourra donc compléter les démonstrations du livre par un film approprié.Le manuel de M.Proulx a gagné notre sympathie par son grand effort de francisation dans un domaine où l\u2019anglicisme fourmille.Tous les hommes de métier connaissent blue prints, drill, front view, taper, etc., pour avoir lu ces mots sur les plans qu\u2019on leur fournit dans l\u2019industrie.Il faut reconnaître que la majorité des plans utilisés chez nous sont dressés en anglais.Malgré tout nous croyons sincèrement que les jeunes Canadiens français doivent étudier la lecture de plans dans leur langue et tant mieux s\u2019ils apprennent des mots nouveaux.Le professeur reste libre de leur traduire certains termes techniques; le manuel de M.Proulx pourrait même s\u2019enrichir d\u2019un lexique bilingue plutôt que de craintives traductions dans certaines leçons.Toutefois la question de langue ne doit pas nous faire oublier qu\u2019il s\u2019agit avant tout d\u2019un manuel de lecture de plans dont la valeur pédagogique repose sur l\u2019adaptation de la matière aux intéressés.En définitive, les éléments de lecture de plans, publié par L\u2019Office des cours par correspondance, s\u2019adresse à la jeunesse ouvrière de notre province.Les apprentis et les écoliers y trouveront une science indispensable à l\u2019ouvrier compétent.Nous encourageons donc tous ceux qui ignorent encore la lecture de plans à se procurer ce manuel.Ils en tireront certainement un grand profit.LUDGER BEAUREGARD ALEX.BREMNER LIMITED MATERIAUX DE CONSTRUCTION © ISOLATION PRODUITS REFRACTAIRES 1040, rue BLEURY \u2014 MONTREAL LA.2254* April 1954, TECHNIQUE praticien dada AE OS s L\u2019ANNUAIRE STATISTIQUE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC - 1953 a : L\u2019hon.J.-Paul Beaulieu, ministre de l\u2019Industrie et du Commerce, vient de publier l\u2019édition 1953 de l\u2019Annuaire statistique de la province de Québec.Ce recueil * officiel, qui contient une documentation statistique abondante couvrant tous les sec- ! teurs de la vie économique et sociale de Ja province, a pour but de démontrer et d\u2019ana- 5 lyser les éléments primordiaux qui concourent au développement rapide que connaît 5 présentement la province de Québec.¥ L'Annuaire 1953 a été complètement revisé et contient les renseignements disponibles les plus récents, dont plusieurs sont inédits et n'apparaissent pas encore dans les publications officielles.On y trouve les données statistiques se rapportant à la physiographie, à la population, à la santé et au bien-être, à l\u2019éducation, aux finances, à la production, à l\u2019agriculture, aux ressources, au commerce, aux transports et communications, au travail.Plusieurs graphiques illustrent les progrès démontrés par la statistique.Parmi les additions les plus intéressantes que renferme la présente édition, il convient de signaler, en premier lieu, la liste des membres de l\u2019Assemblée législative, par district électoral, depuis 1867.Cette nomenclature, qui obtient toujours la faveur populaire, donne, pour chaque comté de la province, le nom du député, la date de son élection et la majorité obtenue, de même que le parti qu\u2019il représente.De plus, un article spécial consigne l\u2019histoire des conférences fédérales-provinciales sur les statistiques depuis 1918 jusqu\u2019à 1953.Cet article continue et complète l\u2019historique du Bureau des Statistiques de Québec que présentait l\u2019édition précédente de l\u2019Annuaire, à l\u2019occasion du quarantième anniversaire de l\u2019établissement de ce Bureau, le premier à être fondé au Canada.Enfin, une nouvelle rubrique groupe les finances des corporations municipales et scolaires de la province afin de les rendre comparables à celles des autres provinces.La principale caractéristique de cette édition de l\u2019Annuaire est le groupement des chiffres par régions et par comtés.Depuis quelques années, statisticiens, économistes et sociologues cherchent à faire porter leurs études sur les régions économiques plutôt que sur les districts électoraux.Un projet, qui divise la province de Québec en 10 régions économiques et en 66 divisions statistiques, est présentement à l\u2019étude et semble recevoir l\u2019approbation de tous.En attendant l\u2019adoption définitive de ce projet, exposé en Appendice dans l\u2019Annuaire, le Bureau des Statistiques a adopté les régions agricoles pour la présente édition.Plusieurs données ont été ainsi groupées par régions : la population de la province en 1952, la production et les employés dans les manufactures de même que les salaires payés, le nombre de fermes, la superficie en culture, le cheptel, les grandes cultures, la machinerie agricole et le commerce de détail.Ce groupement statistique par régions a pour but de signaler et de démontrer les progrès accomplis dans les différents secteurs de la province, soit dans l\u2019agriculture, soit dans l\u2019industrie, soit dans le commerce.En comparant les statistiques relatives aux diverses régions de la province de Québec, on constate que l\u2019industrie manufacturière est fortement concentrée dans la région de Montréal; la valeur brute de la production atteignait $2.3 billions en 1950, soit 57 pour cent de la valeur totale de la province.De plus, Montréal bénéficie de 60.6 pour cent de tous les salaires payés par l\u2019industrie manufacturière et de 97.9 pour cent du nombre des employés.TECHNIQUE, Avril 1954 Les 16,246 magasins de détail de la région de Montréal ont effectué, au cours de l\u2019année 1951, des ventes se chiffrant à $1.2 billion, soit plus de la moitié de toutes les ventes en détail faites dans la province.Cependant, la région de Québec se classe au premier rang au point de vue agricole.Des 5,790,359 acres en culture dans la province en 1951, Québec en comptait 1,000,747 soit 17.3 pour cent, et la valeur du cheptel atteignait $70.7 millions.La population des diverses régions de la province de Québec, au ler juin 1952, s\u2019établissait ainsi, la population totale étant 4,181,269 : Gaspésie, 171,468 (4.1%); Bas Saint-Laurent, 198,164 (4.8%); Québec, 602,497 (14.4%); Cantons de I'Est, 322,739 (7.7%) ; Richelieu, 325,139 (7.8%) ; Trois-Riviéres, 262,599 (6.3%); Sud de Montréal, 93,740 (2.2%); Montréal, 1,575,261 (37.6%); Outaouais, 201,101 (4.8%) ; Abitibi-Témiscamingue, 147,638 (3.5%); Saguenay, 280,923 (6.8%).NOUS INVITONS les lecteurs de Technique a visiter MARION MARION nos salles d\u2019échantillons et examiner les nombreux produits industriels FIBER- FONDÉE EN 1892 GLAS dont nous sommes les distributeurs dans la provin- 0 i snl sat All ce de Québec.Notre personnel expérimenté est toujours a votre disposition sans aucunement vous obliger.Cette année nous célébrons notre 20e anniversaire.Merci à nos clients et amis.Le président, RAYMOND A.ROBIC J.ALFRED BASTIEN ES rc 8 Ol | pe SUPPLY \u2018LIMIYEE Pl -BUILGERS 159 ouest, Jean-Talon, Montréal CA.5721 80 avenue Des Erables, Québec Tél.MU.3.4906 1510, rue Drummond Montréal L\u2019ébéniste comme le bricoleur.trouve son contreplaqué, coupé sur mesure, à la 140, ouest, rue Port-Royal, MONTREAL 14 - Tél.DUpont 8-8652 Albert CHATELLE, Gérant des ventes ESPECES DE CONTREPLAQUES merisier, bouleau, chêne blanc, chêne rouge, frêne, noyer, acajou EPAISSEURS 1/87 3/16\u201d 1/4\u201d 3/87 1/2\" 3/4\" COTATION SUR DEMANDE ET LIVRAISON IMMEDIATE ie as Nouvelles des techniciens professionels par BERNARD JANELLE Notre nouveau statut professionnel E Bil 233 que présentait notre Corporation à la dernière session de la législature à l\u2019effet de changer le Statut Technicien Diplômé en celui de Technicien Professionnel a été adopté sans modifications par les deux chambres.Connue à l\u2019origine sous le nom de L'Association incorporée des Anciens Elè- ves de Ecole Technique de Montréal, notre Corporation est devenue subséquemment la Corporation des Techniciens de la province de Québec, et plus tard, soit depuis avril 1950, la Corporation des Techniciens diplômés de la province de Québec.Notre Corporation possède maintenant un statut professionnel.Nous réalisons.oui, nous réalisons le travail ardu de nos prédécesseurs qui ont ouvert difficilement le sentier qui nous permet aujourd\u2019hui d\u2019atteindre à la profession.Nous savons jusqu\u2019à quel point nous leur sommes redevables de nos succès, car c\u2019est grâce à leurs efforts, à leur foi persévérante, à leurs sacrifices constants que nous assistons aujourd\u2019hui à un brillant épanouissement : la réalisation d\u2019un grand rêve; car c\u2019est grâce à leur dévouement acharné que le gouvernement provincial reconnaît la valeur professionnelle de notre Corporation et de nos techniciens en nous accordant officiellement un statut professionnel, dont assurément profiteront davantage les jeunes techniciens que les valeureux pionniers qui méritent avec tous ceux à qui nous devons notre nouveau statut, le témoignage de notre très sincère reconnaissance.se XN ase A Ti >, 3 Bee 2 Voici quelques privilèges attribués par notre nouveau statut : le technicien diplômé ou technicien professionnel, membre en règle de la C.T.P.P.Q., pourra agir et pratiquer comme \u201cT.D.\u201d ou \u201cT.P.\u201d sous une raison sociale duement enregistrée.Toute compagnie à fond social régie par les dispositions de la Loi des Compagnies de la province de Québec, dont 51% des actions appartiennent à un ou plusieurs \u201cT.D.\u201d ou \u201cT.P.\u201d, membre en règle de la C.T.P.P.Q., et fournissant habituellement des services professionnels à cette compagnie, peut devenir membre de la C.T.P.P.Q.et jouir des mêmes droits et privilèges qu\u2019un \u201cT.D.\u201d ou \u201cT.P.\u201d aux conditions fixées par la Corporation.Il y aurait beaucoup à dire encore sur ce sujet qui sera expliqué dans tous ces détails au prochain congrès qui aura lieu à Québec les 7 et 8 mai prochain, et auquel nous vous invitons, assuré que dans un geste solidaire vous vous joindrez à nous pour célébrer notre nouveau statut professionnel.Nouveaux conseils de chapitres Voici la constitution de quelques exécutifs de chapitres pour 1954.Nous donnerons la liste des officiers des autres chapitres dans un prochain numéro.TECHNIQUE, Avril 1954 NN QUEBEC Président: Albert Dumas; ler vice-président: Raymond Clavet; 2e vice-président: Chs-Henri Talbot; secrétaire: Albert Châteauneuf; trésorier: Gérard Bélan- ger; assistant secrétaire: Arsène Nadeau; directeurs: Charles-E.Bréard, René Leme- lin, Guy Lachance, Maurice Drolet, Léopold Paradis, promotion 1954.Lors de la première réunion du Conseil exécutif du Chapitre de Québec, le nouveau bureau a procédé à la formation de comités permanents.Outre le comité du congrès, on a formé un comité de recrutement présidé par Guy Lachance, un comité de publicité confié au secrétaire, un comité de placement confié à M.Albert-V.Dumas, e* un comité de réceptions dirigé par Gérard Bélanger.TROIS-RIVIERES, PAPETERIE Président: Robert Bergeron; vice-président: Ulric Doucet; secrétaire-tréso- rier: Gaston Francoeur; directeurs: Roland Lyonnais et Jacques Carignan.SAINT-HYACINTHE Président: Hubert Chatelois; ler vice-président: J.R.Blanchard; 2e vice- président: Guy Cartier; secrétaire: Gabriel G.Dion; trésorier: Georges Moore; directeurs: Jean-Louis Cadorette, Jacques Lamontage, Armand Lestage, Yvon St- Louis.Ciné-Tec remporte des succès constants «Ciné-Tec», le ciné-club du chapitre français de Montréal, créé il y a plus d\u2019un an par l\u2019heureuse initiative de messieurs Rosario Bélisle, T.P., et Roméo Richard, T.P., remporte des succès croissants d\u2019assistance à ses projections mensuelles de cinéma documentaire dont les programmes variés sont des plus intéressants: les films étant très bien choisis parmi les plus récentes productions internationales.Le Comité «Ciné-Tec» est un facteur dynamique dans notre Corporation.Ses réalisations: un excellent moyen d\u2019enrichissement pour les membres du chapitre de Montréal et leurs amis, sont de plus une source rayonnante de publicité pour notre Corporation en général et pour chacun des membres en particulier.Les membres du Comité «Ciné-Tec» méritent de chaleureuses félicitations pour leur très profitable travail.Espérons que d\u2019autres chapitres auront un ciné-club.April 1954, TECHNIQUE TECHNIQUE, Avril 1954 PREMIER CONGRES DE LA CORPORATION DES TECHNICIENS PROFESSIONNELS À QUÉBEC LES 7 ET 8 MAI 1954.3 IDELE à la tradition des années passées, votre corporation organise encore cette année son congrès provincial annuel.Le congrès 1954 revêtira cependant un caractère particulier pour célébrer avec éclat la première année d\u2019existence légale de la Corporation des Techniciens Professionnels.Par son évolution rapide et constante, notre corporation a atteint sa maturité et c\u2019est cette célébration que nous fêterons dignement.Les congrès antérieurs se sont avérés chaque fois des succès marqués pour notre groupement et ont contribué à mieux faire connaître et apprécier la valeur du technicien diplômé, tant dans le monde social que dans sa sphère technique.Cette année, nous voulons faire davantage; il faut que ce soit l\u2019apogée de tous les congrès.Nous fêterons en grand et dans la note professionnelle.Sans entrer dans les détails du programme, disons que ce premier congrès de la Corporation des Techniciens Professionnels sera tenu à Québec, les vendredi et samedi, 7 et 8 mai 1954.Il débutera le vendredi soir par une grande soirée académique publique, avec la remise officielle des nouveaux certificats de techniciens professionnels et une causerie appropriée par un conférencier de marque.Le lendemain, samedi, nous assisterons à la réunion des comités chargés d\u2019étudier les différents problèmes inhérents à notre nouvelle profession, suivie de l\u2019assemblée générale.Nous sommes déjà assurés de la visite, dans l\u2019après-midi, à l\u2019Ecole Technique, de l\u2019hon.Maurice Duplessis, premier ministre.Pour couronner ces assises techniques, l\u2019organisation vous offrira le soir dans la salle principale du Château Frontenac, un grand banquet à un prix très populaire, suivi d\u2019une danse avec orchestre.Les réservations sont faites et les arrangements conclus nous permettent de vous offrir un maximum de divertissements à un minimum de frais.Outre les invités d\u2019honneur, dont l\u2019hon.Maurice Duplessis, les représentants du monde religieux et technique, nous anticipons une assistance record.Les dames n\u2019ont pas été oubliées; elles seront l\u2019objet d\u2019une attention toute particulière.Nous avons aussi songé aux finissants de cette année des différentes écoles d\u2019enseignement spécialisé, futurs diplômés qui nous visiteront ces jours-là; des visites industrielles seront organisées à leur intention en collaboration avec les autorités compétentes.Ce sont là brièvement les grandes lignes de notre congrès.L\u2019organisation ne néglige rien pour obtenir un franc succès.Par ce premier message, elle vous convie d'avance à toutes ces activités techniques et récréatives et vous donne comme mot d'ordre: Participons activement au ler congrès de la Corporation des Techniciens Professionnels.ALBERT CHATEAUNEUF, T.P.Président de l\u2019organisation Rn UC Tie TRARY EEE CUS CNE sod ARI SAONE RES MEAN ARK OF QUA THE M UF Pour tout genre d'assemblage métallique utilisant des attaches filetées.que ce soient les produits les plus compliqués, tels automobiles et machines industrielles, ou que ce soit le plus simple appareil ménager.Stel- co offre une gamme COMPLETE de Vis à Machine, Sems et Ecrous de première qualité.Quatre formes standard de têtes.plate ronde, ovale ou fillister; trois genres de têtes.à rainure, \u2018\u2018Phillips\u201d, ou à mortaise; en acier, laiton ou tout métal disponible; présentées en tous finis réguliers.Stelco accueille toutes demandes de vis spéciales, requises pour fins particulières.plus de 10.000 item différents ont déjà été réalisés par Stelco.Les stocks sont d\u2019une grande variété, la livraison est rapide.À chacun de nos bureaux des représentants spécialisés sont à votre service.THE STEEL COMPANY OF GANADA, LIMITED Montréal, P.Q.STARK INTRODUCES NEW-COST OSCILLOSCOPE Stark Electronic Instruments Limited have recently introduced a new 5\u201d Oscilloscope that incorporates relatively new but proven principles.The design of the Model 115 Oscilloscope is based on \u201cunitized construction\u201d.This unique new construction method enables the manufacturer to eliminate the chassis, remove many of the stray capacities\u2014and extract peak performance from all components.And, because of these internal changes in structure, the Model 115 is able to withstand shock, vibration and temperature hazards better.The result, according to Milton J.Spark, President of the Company, is \u201ca light-weight, highly accurate Oscilloscope that does all the jobs of higher priced models, yet sells for much less.\u201d He further states that the Model 115 has applications in all branches of industry.You can get all the technical data on this new 5\u201d Cathode Ray Oscilloscope by writing to: MJS Electronic Sales Limited, 2028 Avenue Road, Toronto.April 1954, TECHNIQUE er = Je es RR ARASOTIRR LY LA THEORIE DES QUANTA L À plupart des plus récentes découvertes de la physique sont consécutives à des recherches concernant les propriétés des radiations qui se déplacent à travers l\u2019espace vide et, en particulier, à leur rapport avec la matière.Les radiations, dont la lumière visible est un exemple, résultent toujours de quelque minuscule perturbation électrique dans la matière, et leur arrivée sur une substance quelconque est toujours suivie d\u2019effets électriques.Parfois ces effets électriques peuvent être facilement détectés; c\u2019est le cas des effets d\u2019induction des ondes utilisées en radiotéléphonie, qui sont primitivement électriques avant d\u2019être transformées en son, de l\u2019effet 10- nisant des rayons X sur les gaz à travers lesquels ils passent, de l\u2019effet photoélectrique de la lumière ultra-violette.Dans d\u2019autres cas, comme celui du passage de la lumière à travers le verre ou l\u2019eau, il n\u2019y a pas d'effet électrique aussi évident, bien que l\u2019action d\u2019un champ magnétique sur la lumière pendant son passage montre clairement, ce que d\u2019autres considérations nous auraient laissé prévoir, que des forces électriques sont en jeu.Par l'intermédiaire commun, l\u2019électricité, la façon dont se comporte la radiation est inextricablement mêlée avec les propriétés de la matière, et la théorie des quanta, qui est une théorie de radiation imaginée au début du siècle actuel par le professeur Max Plank fait sentir son influence dans toutes les branches de la physique.Pour étudier cette théorie, il nous faut considérer la question de l\u2019énergie de radiation de plus près que nous ne l\u2019avons fait dans notre article intitulé « Lumière et radiations » (Technique de mars) et en particulier, il nous faut faire connaissance de ce que les physi- TECHNIQUE, Avril 1954 par ROGER BOUCHER, B.A., L.Ph., M.A., Dipl.MPCN, L.Péd.DIRECTEUR, ECOLE D'ARTS ET METIERS, AMOS ciens appellent le « corps noir » qui joue un rôle important dans plusieurs problèmes de radiation.Corps noir Les surfaces qui absorbent bien une radiation rayonneront facilement la même radiation elles-mêmes si elles sont chauffées, tandis que les corps qui n\u2019absorbent pas bien rayonnent très peu eux-mêmes.Par exemple, la suie ou toute surface noire absorbe pratiquement toute radiation qui tombe sur elle, comme c\u2019est le cas pour la lumière visible, tandis que l\u2019étain brillant qui réfléchit si bien, ne peut qu\u2019absorber très peu.Or, si on considère deux récipients ayant exactement la même dimension et la même forme, par exemple, des bouillottes, l\u2019une de fer recouvert de suie, l\u2019autre d\u2019étain brillant, et si l\u2019on verse de l\u2019eau bouillante dans chacune, l\u2019eau dans la bouillotte recouverte de suie se refroidira beaucoup plus rapidement que l\u2019eau de l\u2019autre bouillote, car il y a plus d\u2019énergie rayonnée par la surface noire.De même, les meilleures bouteilles isolantes pour conserver chauds ou froids les liquides sont toujours argentées: si la bouteille contient du liquide froid, l\u2019argent réfléchit la radiation qui tombe dessus en venant de l\u2019extérieur.En d\u2019autres termes, l\u2019argent absorbe très peu d\u2019énergie rayonnante.D\u2019autre part, si la bouteille contient du liquide chaud, l\u2019argent chaud rayonne si mal qu\u2019il y a peu de chaleur perdue par radiation.Le « corps noir » idéal du physicien est celui qui absorbe toute espèce de radiation tombant sur lui et qui doit, une fois chauffé, rayonner le plus possible de radiations.Si le corps est peu réfléchissant, peu diffusant et ne laisse rien passer, le corps est parfaitement 279 absorbant pour la radiation considérée.S\u2019il est parfaitement absorbant pour toutes les radiations, on dit qu\u2019il est noir.Par exemple, le noir de fumée est un corps noir, au moins pour les radiations dont la longueur d\u2019onde n\u2019est pas trop grande.Dire qu\u2019un corps est noir signifie qu\u2019il ne réfléchit, ne diffuse et ne transmet pas les radiations qu\u2019il reçoit, mais n\u2019exprime pas du tout qu\u2019il n\u2019est pas lumineux.Certains corps, chauffés au blanc, peuvent être noirs dans le sens que nous venons d\u2019assigner à ce terme; cela veut dire simplement qu\u2019ils ne sont ni réfléchissants, ni diffusants et qu\u2019ils ne transmettent rien.Mais nous verrons qu\u2019ils émettent plus que tous les autres.Relation entre l\u2019émission et l\u2019absorption Des expériences simples montrent que ce sont les corps qui ont le plus grand pouvoir absorbant, c\u2019est-à-dire les corps noirs, qui ont aussi le plus grand pouvoir émissif.C\u2019est ainsi qu\u2019une surface quelconque, recouverte d\u2019une couche de noir de fumée même très mince, a un pouvoir émissif plus grand que la surface de tout autre corps.Au contraire, les métaux polis qui, par suite de leur grand pouvoir réflecteur, renvoient la majeure partie des radiations sans les absorber, ont aussi un faible pouvoir émissif.Il suffit pour s\u2019en convaincre, de placer la main devant un vase noirci au noir de fumée et devant un autre en métal poli, tous deux contenant de l\u2019eau bouillante: la sensation de chaleur sera beaucoup plus intense devant le vase noirci.Il s\u2019ensuit que lorsque l\u2019on fait chauffer de l\u2019eau dans un vase ou dans un récipient, il est préférable qu\u2019il soit noirci, car il absorbera mieux la chaleur; tandis que pour la conserver chaude en dehors du feu, il vaudra mieux placer l\u2019eau dans un vase en métal poli.De même, si l\u2019on saupoudre d\u2019une mince couche de suie la surface de la neige, celle-ci fondra plus vite au soleil, parce qu\u2019elle absorbera plus de chaleur.Rayonnement du corps noir Nous savons qu\u2019à une température donnée et pour une longueur d\u2019onde donnée, comme 280 l\u2019a établi Kirchhoff, le quotient du pouvoir émissif d\u2019un corps par son pouvoir absorbant ne dépend que de la longueur d\u2019onde et de la température et nullement de la nature ou de la forme du corps.C\u2019est 1a une loi trés importante, connue sous le nom de loi de Kirchhoff.À une température donnée, le pouvoir émissif d\u2019un corps quelconque est proportionnel à son pouvoir absorbant.Inversement, plus un corps émet une radiation à une température donnée, plus il l\u2019absorbe à cette température.Le rayonnement du corps noir est indépendant de la nature de la substance dont il est formé.Une enceinte close, à la température uniforme, constitue un corps noir.D\u2019après la loi de Kirchhoff, le rayonnement qui s\u2019établit à l\u2019intérieur de cette enceinte est indépendant de la forme de l\u2019enceinte et de la nature des corps qu'il contient et ne dépend que de la température.C\u2019est ce que confirme l\u2019expérience.Dans un canon de fusil porté à haute température et servant d\u2019enceinte, plaçons divers métaux, du charbon, de la silice, de la chaux, etc.Tous ces corps nous apparaissent à chaque instant comme ayant la même teinte et le même éclat que les parois du canon.En particulier, ils commencent à devenir lumineux à la même température et ont alors tous la teinte rouge sombre.Si, au contraire, on les chauffe à l\u2019air libre, ils deviennent lumineux à des températures différentes.On a étudié les lois du rayonnement du corps noir au moyen d\u2019une enceinte close présentant une ouverture étroite.Le rayonnement qui s'échappe par l\u2019ouverture peut être considéré comme celui qu\u2019émettrait un corps noir porté à la température de l\u2019enceinte et de surface égale à celle de l\u2019ouverture.Le problème de la puissance totale émise par le corps noir fut étudié à l\u2019aide de méthodes qui s\u2019appuyaient principalement sur les principes de la thermodynamique et possédaient de ce fait un caractère de sécurité très grande.On put d\u2019abord démontrer que la densité totale du rayonnement noir (c\u2019est-à-dire que la quantité d\u2019énergie radiante contenue dans l\u2019unité de volume à l\u2019intérieur de l\u2019enceinte en équilibre thermique) est proportionnelle à la quatrième puissance de la température mesurée dans l\u2019échelle absolue.April 1954, TECHNIQUE 0p at dr Stefan a énoncé cette loi de la façon suivante: La puissance totale rayonnée par un corps noir, pour l\u2019ensemble des longueurs d\u2019onde est proportionnelle à la 4° puissance de la température absolue.Hypothèse des quanta Nous avons vu que pour un corps noir les lois de la thermodynamique indiquent, et l\u2019expérience confirme, que la répartition de l\u2019énergie suivant les diverses longueurs d\u2019onde (loi de Wien) du spectre continu qu\u2019il émet est, à une température donnée, rigoureusement la même quelle que soit la nature de ce corps noir.Cette distribution a été déterminée expérimentalement à diverses températures el constitue ce qu\u2019on appelle la loi du rayonnement du corps noir.Or toutes les tentatives faites pour retrouver théoriquement cette distribution à partir des lois de l\u2019électromagnétisme et d\u2019hypothèses acceptables sur la structure des corps solides ont échoué.On a même établi que l\u2019application rigoureuse de ces lois conduit à cette conséquence absurde qu\u2019à n\u2019importe quelle température un corps noir devrait émettre, par seconde, une quantité infinie d\u2019énergie.C\u2019est pour résoudre cette difficulté que le physicien allemand Max Planck a énoncé en 1900, l\u2019hypothèse des quanta.D\u2019aprés lui, il faut admettre, dans les corps solides, l\u2019existence d\u2019un grand nombre d\u2019oscillateurs extre- mement petits, capables chacun d\u2019absorber ou d\u2019émettre un rayonnement d\u2019une fréquence déterminée.Mais, au lieu d\u2019émettre et d\u2019absorber ce rayonnement d\u2019une manière continue, Planck suppose qu\u2019ils ne peuvent l\u2019émettre ou l\u2019absorber que par sauts brusques, par unités discrètes, multiples d\u2019une certaine quantité élémentaire ou quantum.Ce quantum représente l\u2019atome ou grain d\u2019énergie.Il diffère d\u2019ailleurs des atomes de matière et d\u2019électricité en ce qu\u2019il n\u2019a pas une grandeur invariable: il est proportionnel à la fréquence f du rayonnement et a pour valeur: q = hf, h étant une constante universelle, indépendante de la nature des centres lumineux, égale, d\u2019après les déterminations les plus récentes à: 6,62 X 10727 erg par seconde.À partir de cette hypothèse, Planck a pu établir une formule exprimant très exactement comment va- TECHNIQUE, Avril 1954 RRR I ER RT TE A AE IRON NN rie, avec la température et la longueur d\u2019onde, l\u2019intensité du rayonnement émis par un corps noir.Pour chaque oscillateur, on peut donc avec Planck définir un quantum d\u2019énergie » égal au produit de la fréquence de cet oscillateur par la constante h et cela a un sens parfaitement déterminé de dire que lors des échanges d\u2019énergie entre les oscillateurs et le rayonnement, les oscillateurs ne peuvent que gagner ou perdre une quantité finie d\u2019énergie égale à leur quantum.Si étrange que cela paraisse, l\u2019énergie de chaque oscillateur ne peut donc pas varier de façon continue mais par quanta égaux, indépendants de la nature de l\u2019oscillateur et proportionnels à sa fréquence.Effet photoélectrique (*) Si la question de la radiation de corps noir qui a conduit à la théorie des quanta était la seule occasion de cette théorie, celle-ci pourrait être laissée à l\u2019arrière-plan et utilisée sen- lement dans des occasions spéciales.Mais il existe une série entière d\u2019observations importantes dans différentes branches de la physique qui semblent découler naturellement de la théorie des quanta.Nous avons vu que lorsque la lumière ou toute radiation de courte longueur d\u2019onde tombe sur un métal, des électrons sont projetés dont le nombre dépend de l\u2019intensité lumineuse et la vitesse du genre de lumière.Si la radiation est faite de paquets d\u2019énergie, et si l\u2019énergie peut être dépensée à chasser les électrons, nous pouvons nous attendre à ce que chaque atome de lumière ou bien projette un électron avec une vitesse définie, ou bien ne fasse rien, mais en tout cas n\u2019expulse pas un électron avec une vitesse moindre.D\u2019après la théorie des quanta, une courte longueur d\u2019onde \u2014 c\u2019est-à-dire une radiation à haute fréquence \u2014 devra donc projeter des électrons à une vitesse beaucoup plus grande que celle de ceux éjectés par une radiation de grande longueur d\u2019onde.C\u2019est bien là ce que l\u2019on observe: la lumière rouge n\u2019éjecte pas d\u2019électrons, la lumière violette les projette avec une faible vitesse, la lumière ultra-violette donne une plus grande vitesse et les (1) «f.L'oeil électrique, juin/49, revue Technique 281 # pu § hs al & th hE} pt js bh Re : jE: BE: 4 rayons X projettent des électrons très rapides.La lumière rouge, dont les quanta sont très petits à cause de sa faible fréquence, n\u2019a pas d\u2019effet car une certaine énergie minimum est nécessaire pour expulser un électron d\u2019un atome; l\u2019énergie des quanta rouges est moindre que ce minimum.Si on tient compte de la faible énergie strictement nécessaire pour libérer l\u2019électron, l\u2019énergie que l\u2019électron acquiert est exactement proportionnelle à la fréquence de la radiation.Ceci est maintenant bien établi car dans les cas où il est difficile de mesurer la fréquence d\u2019ondes ultra-violettes très courtes par les moyens ordinaires, l\u2019énergie des électrons qu\u2019elles éjectent de la matière a été déterminée et utilisée comme mesure de longueur d\u2019onde.La même méthode a été appliquée aux rayons gamma du radium de fréquence extrêmement élevée.Théorie des photons (*) Einstein a eu, en 1905, l\u2019idée très remarquable que les lois de l\u2019effet photoélectrique indiquent l\u2019existence pour la lumière d\u2019une structure discontinue où les quanta interviennent.L'hypothèse de Planck sous sa première forme consiste à admettre que « l\u2019énergie ra- diante ne peut être absorbée par la matière que par quantités finies proportionnelles à la fréquence »: le succès de la théorie du rayonnement du corps noir de Planck avait montré le bien-fondé de cette hypothèse.Mais si cette hypothèse est exacte, il apparaît comme bien probable que cette structure granulaire de la radiation, si elle se manifeste au moment de l\u2019émission et au moment de l\u2019absorption, doit aussi exister dans la période intermédiaire quand la radiation se prolonge.Einstein a donc admis que toute radiation monochromatique est divisée en grains dont l'énergie a une valeur proportionnelle à la fréquence, la constante de proportionnalité étant, bien entendu, la constante de Planck.Dès lors, les lois de l\u2019effet photoélectrique s\u2019interprètent aisément.« Lorsqu\u2019un électron contenu dans la matière recevra un grain de lumière, il pourra absorber l\u2019énergie de ce grain et sortir de la matière où il était enfermé, à condition toutefois que l\u2019énergie du (2) cf.La structure de la lumière, mars/52, revue Technique 282 grain de lumiére soit supérieur au travail ne- cessaire à l\u2019électron pour sortir.» L\u2019électron ainsi expulsé par l\u2019action de la lumière possédera donc une énergie cinétique égale à l\u2019énergie du grain de lumière absorbée diminuée du travail dépensé pour sortir de la matière: cette énergie cinétique sera donc une fonction linéaire de la fréquence de la radiation incidente, le coefficient angulaire de la droite qui la représente en fonction de la fréquence étant numériquement égal à la constante de Planck.Toutes ces prévisions se sont montrées en parfait accord avec l\u2019expérience.D'abord, si l\u2019on fait varier la fréquence de la lumière incidente, on constate que l\u2019effet photoélectrique se produit seulement quand la fréquence est supérieure à une certaine valeur, le seuil photoélectrique.Dans la nouvelle conception granulaire de la lumière, l\u2019intensité de la lumière incidente mesure le nombre des grains d\u2019énergie qui tombent par seconde sur un centimètre carré de la surface du corps irradié, et par suite, le nombre des effets photoélectriques qui se produisent par seconde à l\u2019intérieur de ce corps doit être bien proportionnel à l\u2019intensité.Telle est l\u2019interprétation des lois de l\u2019effe photoélectrique proposée en 1905 par Einstein.Il l\u2019avait appelée la théorie des quanta de lumière (Lichtquanten).Aujourd\u2019hui, nous l\u2019appelons la théorie des photons, car nous avons donné aux grains de lumière le nom de photons.Toute l\u2019énergie de la lumière est contenue dans ces photons.Effet Compton La découverte d\u2019un autre phénomène appelé effet Compton est venu en 1923 fourrir une nouvelle preuve de l\u2019existence du photon.On sait que « si une radiation vient frapper un corps matériel, une partie de l\u2019énergie de cette radiation est, en général, éparpillée dans toutes les directions sous forme de radiatior diffusée ».La théorie électromagnétique interprète cette diffusion en disant que sous l\u2019influence du champ électrique de l\u2019onde incidente, les électrons contenus dans le corps matériel entrent en vibration forcée et deviennent des sources de petites ondes sphériques secondaires qui diffusent ainsi dans toutes les April 1954, TECHNIQUE directions une partie de l\u2019énergie apportée par l\u2019onde primaire.Pendant longtemps, la théorie électromagnétique de la diffusion s\u2019est montrée adaptée à l\u2019interprétation des phénomènes de diffusion dans le domaine de la lumière d\u2019abord, puis dans celui des rayons X.En étudiant la diffraction des rayons X par les atomes légers d\u2019un fragment de graphite ou de paraffine, Compton a constaté que cette diffraction s\u2019accompagne d\u2019un accroissement de longueur d\u2019onde des rayons X, c\u2019est-à-dire d\u2019une diminution de leur fréquence.C\u2019est là un fait bien difficile à expliquer dans l\u2019hypc- thèse où le rayonnement serait formé par des ondes électromagnétiques.Mais le fait essentiel observé par Compton c\u2019est que « la radiation diffusée avec diminution de fréquence a une fréquence variable avec l\u2019angle de diffusion, mais indépendante de la nature du corps diffuseur ».Compton interpréta son observation en assimilant le faisceau de rayons X incidents à un flux de photons transportant chacun l\u2019énergie hf.Ces photons heurtent les électrons contenus dans la matière et sont renvoyés dans une direction différente, ce qui constitue le phénomène même de la diffusion.Le photon cède à l\u2019électron une partie de son énergie et possède, après le choc, une énergie inférieure à l'énergie qu\u2019il avait avant le choc.La fréquence du photon étant proportionnelle à son énergie, il y a abaissement de la fréquence au moment du choc et par le fait même une augmentation de la longueur d\u2019onde.L'énergie perdue par le photon est cédée à l\u2019électron qui prend une certaine vitesse et se transforme en électron de recul.C\u2019est toujours le photon qui perd de l\u2019énergie au profit de l\u2019électron.Application de l\u2019hypothèse des quanta La théorie des quanta s\u2019applique non seulement à la radiation mais à tout processus atomique ayant des propriétés périodiques, ou, en d\u2019autres termes, qui se répète avec une fréquence d\u2019un certain nombre de périodes par seconde.La rotation d\u2019un atome ou d\u2019une molécule autour d\u2019un axe, comme celle d\u2019une toupie, est une propriété périodique.D\u2019après la théorie des quanta, un corps en état de rotation ne peut tourner qu\u2019à certaines vitesses et, en particulier, ne peut pas tourner très lentement: ou bien il ne tourne pas du tout, ou bien il doit tourner à la première vitesse permise, La théorie des corps solides nous enseigne que dans un corps solide homogène, les atomes ont des positions d\u2019équilibre où ils resteraient immobiles s\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019agitation thermique.Par suite de l\u2019agitation thermique, les atomes oscillent autour de leurs positions d\u2019équilibre avec d\u2019autant plus d\u2019intensité que la température est plus élevée.En effet, les atomes d\u2019un corps solide vibrent autour de leur position d\u2019équilibre avec une fréquence qui dépend de leur masse et de l\u2019intensité de la force de rappel.D\u2019après l\u2019hypothèse des quanta, l\u2019énergie d\u2019oscillation d\u2019un atome doit être égale à au moins un quantum d\u2019énergie correspondant à la fréquence d\u2019oscillation.Si l\u2019agitation thermique ne peut fournir que difficilement à l\u2019atome le quantum dont il a besoin pour vibrer, l\u2019atome restera immobile et Sr mb CONSULTEZ-NOUS POUR UNE DEMONSTRATION! 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la théorie des quanta explique non seulement la façon dont les atomes se comportent sous l'influence de la chaleur, mais aussi de la lumière.La théorie des quanta est caractéristique de la physique moderne, en ce sens que c\u2019est un exemple de mécanique spéciale appliquée aux processus atomiques.La théorie des quanta n\u2019a pas seulement vivifié la physique atomique, c\u2019est-à-dire la branche actuellement la plus vivante et la plus passionnante de la science physique; elle a aussi incontestablement renouvelé nos horizons et introduit un certain nombre de nouvelles manières de penser dont il restera sans aucun doute de profondes traces dans le champ futur de la pensée humaine toujours en progrès.À ce titre la physique des quanta n\u2019intéresse pas seulement les spécialistes: elle mérite de retenir l\u2019attention de tous les hommes cultivés.inutiles.UN BON MOYEN Dans votre budget personnel ou familial, faites la part de l\u2019épargne aussi large que possible.Dès que vous touchez quelque argent, commencez par prélever tout ce que vous pouvez mettre de côté.Déposez-le tout de suite à votre compte en banque.C\u2019est le meilleur moyen d\u2019éviter les dépenses BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $500,000,000 560 bureaux au Canada 284 April 1954, TECHNIQUE Le Polythène à son rang\u201d par JOHN D.GLEN Du gaz naturel est apporté à la nouvelle usine d\u2019Edmonton et en sort matière plastique solide et souple L À plupart des matériaux plastiques que l\u2019on trouve dans le commerce ont des caractéristiques qui les rendent propres à des usages très divers.Celui-ci se prête à la confection de rideaux de douche, celui-là au moulage de la vaisselle; d\u2019autres se transforment en peignes, en appareils de téléphone, ou encore en isolant d\u2019électricité.Mais le polythène, fabriqué à la nouvelle usine de la C-I-L, près d\u2019Edmonton, qui approvisionnera bientôt le marché, est l\u2019une des matières plastiques les plus universelles encore produites.Depuis la dernière guerre, le polythène est d\u2019usage courant dans la vie de tous les jours.Les enveloppes transparentes qui gardent frais légumes et fruits à l\u2019épicerie sont en polythène.De même, dans la cuisine, les récipients flexibles à cubes de glace et les gobelets incassables.L\u2019industrie l\u2019emploie pour les gros câbles de transmission électrique et pour l\u2019embouteillage des acides corrosifs.Mais jusqu\u2019ici il fallait importer des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne la résine de polythène servant à l\u2019industrie canadienne de transformation de ces produits.On a commencé à fabriquer le polythène en Angleterre en 1933.Les chimistes de l\u2019Imperial Chemical Industries qui observaient les effets des hautes pressions sur l\u2019éthylène \u2014 un gaz assez odorant \u2014 notèrent une curieuse substance blanche restée au fond de l\u2019appareil qui servait à l\u2019expérimentation.Ils voulurent connaître les propriétés de cette substance que l\u2019on nomma le polythène.Les énormes pressions nécessaires à sa fabrica- (1) Reproduit de «L\u2019Ovale C.IL.».TECHNIQUE, Avril 1954 tion compliquaient encore le problème.(L\u2019usine d\u2019Edmonton, par exemple, emploiera, pour le produire, quelques-unes des plus hautes pressions connues dans le monde, soit plus de 20,000 livres au pouce carré.) Ce n\u2019est qu\u2019en 1938 qu\u2019une usine d\u2019essai anglaise produisit la première tonne de polythène.Ses premiers usages On commençait la production pour le commerce une année plus tard, le jour même de l\u2019invasion de la Pologne par les Allemands, début de la seconde guerre mondiale.Chaque livre de résine mise à jour dans l\u2019usine devint fonction de la production de guerre.Ce n\u2019est qu\u2019en 1946 que les civils purent bénéficier de la nouvelle découverte.On utilisa beaucoup le polythène pendant la guerre.Grâce à sa valeur incomparable comme isolant dans les câbles de haute fréquence, on put réaliser le radar.En d\u2019autres cas d\u2019isolation, une mince couche de plastique suffit à remplacer un matériau beaucoup plus lourd et permit la réalisation d\u2019appareils de radar compliqués et autres instruments électroniques, de dimensions et de poids convenant aux avions.Toujours aux fins de guerre, le polythène en pellicule prit la voie des airs sous forme de ballons assez résistants pour la stratosphère.Le Haut Commandement Allié jugea la nouvelle substance si importante à la conduite de la guerre qu\u2019une délégation américaine se rendit en Angleterre pour se familiariser avec la complexité de sa fabrication.Les Etats-Unis commencèrent à en produire pour le commerce en 1943.285 SIN AR La guerre finie, ce fut un jeu que de concevoir des usages civils à cette nouveauté de laboratoire.Le manufacturier ingénieux trouva vite le moyen d\u2019exploiter chacune de ses caractéristiques.Le polythène est si léger qu\u2019il flotte; quoique très résistant, il n\u2019éclate, ne déchire ni ne fendille à l\u2019usage ordinaire: il est si souple qu\u2019il ne casse ni ne craquèle à une température sous zéro.Imperméable, il est très résistant aux substances chimiques et se révèle un excellent isolant de l\u2019électricité.De plus, on peut le fabriquer en pellicules, en feuilles flexibles ou en objets solides de toutes formes.L'industrie ne tarda pas a se rendre compte qu\u2019il était tout indiqué comme matériau d\u2019empaquetage.Résistant, humidifuge et souple, il fut mis a contribution pour garder frais fruits et légumes pendant le transport du magasin à la cuisine.Aujourd\u2019hui, les quatre cinquièmes environ du polythène en pellicules servent à fabriquer des sacs d\u2019épicerie.Son usage s'étend cependant à beaucoup d\u2019autres branches du commerce.Depuis les couvertures jusqu\u2019aux boutons, tout se vend dans des sacs ou sous enveloppe de polythène parce qu\u2019il est le matériau le moins dispendieux et qu\u2019il résiste le mieux au maniement.Propriétés Combiné à d\u2019autres matériaux, le polythène a permis de résoudre plus d\u2019un problème d\u2019empaquetage.Enduit mince sur le papier, le polythène le rend imperméable, chimiquement résistant et plus difficile à déchirer.Il entre dans la fabrication de sacs de papier à multiples parois, très en demande pour l'emballage en vrac.Il garde sec le lait en poudre, humide, la tourbe, et conserve parfaitement les engrais chimiques, qui transpercent d'ordinaire les contenants en papier au bout de quelques semaines.En combinaison avec la « Cellophane », il donne un produit qui allie les meilleures qualités des deux substances.La « Cellophane » reçoit mieux l'impression tandis que le polythène apporte la solidité et la résistance à l\u2019humidité.On travaille au contre-placage du polythène à d\u2019autres matériaux, y compris le bois, le carton et le métal.286 Toujours dans le domaine de l\u2019emballage, on utilise les bouteilles en polythène pour tout, depuis les produits chimiques corrosifs jusqu\u2019aux eaux de cologne.Sa résistance aux acides, la légèreté de son poids, son caractère incassable font du polythène le produit rêvé pour la conservation et le transport des substances chimiques et des acides.Mais dans plus des neuf dizièmes des cas, les bouteilles en polythène servent à des produits beaucoup plus inoffensifs comme les articles de toilette, les cosmétiques et les médicaments brevetés.Par sa flexibilité, la bouteille a cet avantage rare de servir à la fois de contenant et de dispensateur \u2014 c\u2019est la familière bouteille à pression.L\u2019industriel qui expédie une dame- jeanne pleine d\u2019acide a tout lieu de craindre de la voir se briser.De méme, Madame qui se sert de sa dispendieuse eau de Cologne; elle sait que si la bouteille tombe sur la tuile de la salle de bain, elle rebondira sans se briser.C\u2019est à cause de l\u2019empaquetage des aliments dans le polythène que la ménagère en a connu l\u2019utilité.Le sac humidifuge, qui garde frai- ches les pommes au magasin, continue de rendre service à la maison.La maîtresse de céans le convertit à plusieurs usages, soit pour garder l\u2019humidité et la fraîcheur des aliments dans le réfrigérateur, soit pour conserver dans le buffet les biscuits secs et croustillants.La bouteille à lotion incassable est si populaire auprès de la maîtresse de maison que celle-ci en recherche les caractéristiques dans les gobelets et récipients de cube de glace.On commence à peine à utiliser le polythène dans les articles de ménage et déjà des douzaines d\u2019objets, des plats à vaisselle aux récipients à pression pour sauces piquantes, apparaissent moulés dans toutes les couleurs de l\u2019arc-en-ciel.Destinations variées Pour la joie des enfants \u2014 et des parents aussi \u2014 il y a de nouveaux jouets en polythène qui ne s\u2019abîment pas sous les durs traitements, flottent dans la baignoire et n\u2019égratignent pas le parquet ou les meubles.Usage moins spectaculaire que les « gobelets qui rebondissent » et les « jouets incassables» mais important davantage à notre April 1954, TECHNIQUE St Sia fi commodité et à nos besoins, le polythène sert de diélectrique de haute fréquence.On l\u2019emploie pour recouvrir le câble coaxial et les câbles de transmission à multiples circuits de la télévision.Le premier câble de haute fréquence isolé au polythène employé en Amérique du Nord a été fabriqué au Canada.Des câbles enduits de polythène tout simplement enfouis sous terre ou placés au fond des rivières assurent un service ininterrompu.L\u2019une des découvertes les plus intéressantes, et qui se propagent le plus vite dans le domaine des plastiques, c\u2019est l\u2019emploi de tuyaux en polythène pour le service de l\u2019eau froide.Des centaines de cultivateurs et de villégiateurs au Canada ont ainsi relié des sources à leurs cuisines et leurs granges et celles-ci aux égouts.Ils ont fait eux-mêmes l\u2019installation, sans autre outil qu\u2019une scie et un tournevis et une charrue ou une pelle pour pratiquer la tranchée.En canalisation En tuyauterie, on dirait le polythène fait sur commande.Non toxique, il est sans danger pour l\u2019eau de consommation.Résistant à la corrosion, la question de la rouille ne se pose pas.Il est si souple qu\u2019on peut le courber autour des arbres et des rochers et le long des crevasses.Il est si léger qu\u2019on peut d\u2019une seule main en soulever des verges.Et un tuyau en polythène rempli d\u2019eau, lorsqu\u2019il gèle, n\u2019éclate pas \u2014 il se dilate.À la fonte de la glace, le tuyau reprend sa forme normale.Il n\u2019y a pas que la légèreté et la flexibilité du tuyau de polythène qui en rendent l\u2019ins- (Suite à la page 288) CHERRIER 1300 CHERRIER 3052 |.NANTEL INC.Bois de construction \u2014 Lumber e CONTRE-PLAQUE e BEAVER BOARD e MASONITE 1717 EST, RUE DE MONTIGNY Coin Papineau MONTREAL L'atelier qui donnera à vos imprimés un caractère de distinction THÉRIEN FRÈRES LIMITÉE Imprimeurs \u2014 Lithographes \u2014 Editeurs 8125, St-Laurent DUpont* 5781 Montréal 14 Advertise in TECHNIQUE The bilingual industrial re view which circulates in leading manufacturing centers.© 506, St.Catherine St.East HArbour 6181 Montreal TEL : MA.2030 CHAMBRE 4i4 INTERNATIONAL AGENCY Ltd.F.COUILLARD, Gérant Représentant de manufactures Machinerie et Quincaillerie Polisseuses, perceuses, pots a colle et tourne-vis électriques.Scies a Ruban 353 rue Saint-Nicolas Montréal POULIES EN V COURROIES EN V de toutes sortes COURROIES Plates et rondes à de toutes sortes oJ) AGRAFFES et LACETS ROULETTES (Casters) et ROUES en métal et en caoutchouc MANUFACTURIERS CANADIENS DE COURROIES LTÉE (The Canadian Belting Manufacturers Limited) TECHNIQUE, Avril 1954 1744 rue Williams - WE.6701 Montréal 287 (Suite de la page 287) tallation facile, mais encore le fait qu\u2019il y faut très peu de raccords: il en suffit d\u2019un à tous les 400 pieds.Parce que le tuyau de polythène ne se corrode pas, l\u2019industrie s\u2019en sert pour le transport des produits chimiques et pour amener l\u2019eau froide.De maniement facile, on le trouve bien commode dans l\u2019aménagement des parcs et des terrains de golf.Demain, peut-être la tuyauterie offrira-t-elle au polythène son meilleur débouché.La clientèle n\u2019a pas été difficile à trouver.Depuis 1946, alors que l\u2019industrie reçut ses premiers flocons de polythène et constata qu\u2019il répondait à une foule d\u2019usages, l\u2019offre n\u2019a jamais suffi à la demande.La nouvelle usine de la C-I-L, à Edmonton, contribuera à modifier la perspective.Pour la première fois, la production répondra aux besoins de l\u2019industrie.Avec la nouvelle année, les Canadiens peuvent s'attendre à des découvertes sensationnelles dans l\u2019emploi de ce matériau si souple, le polythène.ADVERTIZE IN Cechnique 10 issues per \u2018year 506 St.Catherine St.E.Montreal INDEX DES ANNONCEURS ADVERTISER\u2019S INDEX Aspeck Radio ._\u2026 227 Banque Canadienne Nationale \u2026 284 Ben Béland Inc.Alex.Bremner Ltd.= 272 Canadian Laboratory Supplies Ltd.\u2026 FN 253 Consolidated Plywood Corporation 1222 ae 276 Deschénes & Fils Ltée 260 Omer De Serres Ltée .244 Dominion Bridge Co.Ltd.(Dépt des Chaudières) .Couverture 4 Doucet & Doucet Ltée \u2026__\u2026_\u2026 .264 Electrical Mfg.Co.Ltd.\u2026___\u2026 269 Forano Ltée .254 General Manufacturing Co.Ltd.218 International Agency Ltd.287 J.W.Jetté Ltée SU 253 Keuffel & Esser =.227 La Patrie \u2026\u2026 \u2026 LL re 260 LaSalle Builders Supply Ltd.\u2026\u2026 274 Manufacturiers Canadiens de Courroies Ltée .287 Marion & Marion 274 Metropole Electric Inc.260 Mongeau & Robert Cie Ltée .240 Montreal Armature Works Ltd.259 I.Nantel Inc.287 Payette & Cie Ltée .270 Jos Poitras & Fils Ltée .260 T.Préfontaine & Cie Ltée .270 Projean Meters Reg\u2019d.270 Steel Co.of Canada Ltd.278 Shawinigan Water & Power Co.\u2026 248 Thérien Freres Ltée .287 \u2014 tt a ALNVHTANON ALAVAANON J LOAVIANON ALNVHANON CL'E$ : XI4d sofed (oz HALNVHANON ALAVTANON ANATAVIT 43904 LA dZNVd V TAANV ALNVHANON ALNVHTANON anaed awIsiox ALNVHANON FLAVHANON T3IHLSNAGNI ALNVTANON N | GS= Ci 0 J [| AULIVUVS AO LNAIA 43 022% : XIud TILIVIVd 3d LNHIA 1g AULIVHUVS AO LNAIA AULIVAV]S AC LNAIA SATIVA 0\u20acT Ad AWNTOA AULIVUAV]S AC LNAHIA AULIVUV] AO LNAIA XTNONd HDINAVN HUALIVMV] AC LNAIA A nb Seren q AELIVAVE AG LNATA i (onbjuvooux oSejenfe] mod) | 1 yyva AC INAIA AALIVMVA AO LNAIA SUP d 0 TILIVIVd 4d INAIA HALIVAV]S HO LNAIA HALIVUVA AC LNAIA HULIVUVA AC LNAIA oiN}0o| of) TELIVAVS 4d INAIA HALIVAV]d 3d LNAIA TILIVEVd ICO LNAIA AULIVAVA AC LNAIA SJualll 0 0 AULIVAVE AC LNAIA bé», AULIVAVS AC LNAIA AULIVAVS AC LNAIA ALNAHA NA TLNHA NA ALNHA NA HLNHA NA ALNHA NA {ALNAA NA ANTMAHLVD-ALS ANY \u2018LSA 90¢ 9 2 ¥ 6 neareq aouepuocdsaliod Jed san0J $10 191140 JINATIA NA AILNAIA NA ÆAINJA NA AILNAA NA ALNAIA NA AILNAA NA \\ © Z + VU D Q ~~\u2019) application! These compact, simple and efficient boilers are rendering outstanding service in almost every type of industry; for example: Alloy manufacturers Aluminum industry Apartment houses Bakeries Banks Cement manufacturers Clothing manufacturers Cold storage depots Contractors Dairies Dry cleaners Food and drinks manufacturers Foundries Hosiery manufacturers Hotels Laundries Machine shops Office buildings Write for catalogue No.B L -111 to ÿ Dominion Bridge Co.Ltd.Box 280, Montreal DOMINION BRIDGE Packaging industry Pharmaceutical manufacturers Power companies Printers Public institutions Public transportation Schools Steel, iron and titanium industries Tire manufacturers Transport depots Universities SCOTCH DRY BACK BOILERS BR An Divi@ns P MONTREAL BOILER + PLATEWORK « Ey CTURAL « WAREH( LOITAWA®-ÉTORONT \u2018 plants Sat ŸQUEBEC 6° ,SAULTASTY InPthe Maritimes: ROBB ENGINEERINGE WORKS LI REP RER PRET E + MECHANICAL TIX *WWINNIPEG VANCOUVER AMHERST, N.S."]
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