Technique : revue industrielle = industrial review, 1 juin 1954, Juin
[" L\u2019éclipse de soleil du 30 juin 1954 Jean Asselin Food, Flavors and Chemistry F.H.Knelman L\u2019avion en vol et en voltige Amable Lemoine The Right Site Wilfrid W.Werry Etc, etc.Vol.XXIX MONTREAL Courtoisie General Motors of Canada Avion-fusée ou voiture de promenade?(voir article, page 363) TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE INDUSTRIAL REVIEW a publication of Technical Education of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014 DIRECTORS JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies ROSARIO BÉLISLE Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School W.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School DARIE LAFLAMME Ecole Technique de Québec Quebec Technical School J.-F.THERIAULT Ecole Technique des Trois-Riviéres Trois-Riviéres Technical School MARIE-LOUIS CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School ALBERT LANDRY Ecole Technique de Shawinigan Shawinigan Technical School GASTON TANGUAY Ecoles d'Arts et Métiers Arts and Crafts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trois-Riviéres Paper-Making School, Trois-Rivières STÉPHANE-F.TOUPIN Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par correspondance Correspondence Courses M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, Rimouski Editeur Publisher PAUL DUBUC ABONNEMENT Etranger i200 Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 PL 9476 Foreign countries SUBSCRIPTION L\u2019Imprimerie de LAMIRANDE, 2425, rue Holt, Montréal (36) \u2014 CAlumet 5878 PRO PRIT AIRE mr - + Ce \u2014_\u2014 REVUE \u2018INDUSTRIELLE INDUSTRIAUL REVIEW Contents JUIN S } x VOL.XXIX 1954 363 Préfiguration de la voiture de demain William Eykel Our Cover 369 Food, Flavors and Chemistry F.H.Knelman 375 L\u2019écplise de soleil du 30 juin 1954 Jean Asselin 381 The Right Site Wilfrid W.Werry 385 L\u2019avion en vol et en voltige Amable Lemoine 394 Team Play with the Foreman as Quarterback Notre couverture Tom H.Miller 397 L\u2019Enseignement spécialisé du Québec à l\u2019étranger W.E.401 L\u2019automatisme dans le transport vertical 405 Play As You Go 409 La locomotive la plus rapide au monde Jacques Boyer William Eykel Wilson Dodds 411 Crossbar \u2014 A New \u2018Dimension in Telephony 413 Tube Under Toronto 415 Photolithographie (Offset) 419 Are You A Fisherman?Even the ordinarily so con- > .\u201d + servative Cadillac breaks with 421 L industrie aéronautique tradition to adopt the feminine ébécol new look of most modern cars.québécoise Note the jet exhaust where 429 the round jet-type of the dual exhaust system combines with .the special rear fender treat- 431 L'industrie du cycle et du moto-cycle en France ment of the Eldorado convertible for exceptionally bold styling effect.Alex Anderson Arthur Gladu C.M.Seiffert Onésime Piette Free Machining Steels Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la seule revue scientifique bilingue du Canada.Les au- e teurs assument la responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont la reproduction est autorisée Même la Cadillac ordinairement si conservatrice abandonne les lignes conventionnelles et se démocratise \u2014 nous allions dire se dévergonde \u2014 pour suivre le mouvement d\u2019émancipation des voitures modernes de plus en plus féminines et surréalistes.À remarquer l\u2019échappement à réaction où les orifices ronds de type avion-fusée du double système d\u2019échappement s'allient à la ligne nouvelle de l\u2019aile arrière de l\u2019Eldorado décapotable pour produire un effet d\u2019une grande hardiesse.à condition d\u2019en indiquer la provenance et après en avoir obtenu l\u2019autorisation de TECHNIQUE.\u2014 Autorisée comme envoi postal de 2° classe, ministère des postes, Ottawa.* With ten issues per year TECHNIQUE is the only bilingual scientific review published in Canada.Authors are responsible for the ideas expressed in their articles which may be reprinted providing full credit is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as 2nd class mail, Post Office Department, Ottawa. Une expérience de 50 années au service des INDUSTRIELS MARCHANDS ARCHITECTES ENTREPRENEURS COMMUNAUTÉS OR \u201cINCORPORÉE * Ben Béland, président Jean Béland, Ing.P., s.-trés.7152, boulevard Saint-Laurent \u2014 Montréal \u2014 GRavelle 2465* Les premières rondelles à ressort fabriquées au Canada le furent par Stelco.L\u2019enthousiasme des clients de plus en plus nombreux a forcé Stelco à augmenter considérablement sa production.7 Aujourd\u2019hui, grâce à une production - record, les rondelles à ressort J sont produites en quantité suffisante.Placez votre commande sans tarder pour la recevoir au plus tot.A A MONTREAL - QUEBEC 5205.F(R) Irés, TECHNIQUE, Juin 1954 au Salon national de l'automobile Préfiguration de la voiture de demain par William Eykel D ES 140,000 personnes qui ont visité le Salon national de l'automobile au Palais du Commerce de Montréal, du 13 au 20 mars, les deux tiers ne possèdent pas de voiture, paraît-il.C\u2019est \u2018dire la fascination qu\u2019exerce aujourd\u2019hui ce véhicule même sur ceux qui utilisent contre leur gré d\u2019autres moyens de locomotion.Quand on a eu l\u2019avantage d\u2019assister à l\u2019avant-première réservée aux représentants de la presse, de la radio et de la télévision et qu\u2019on a pu circuler librement parmi les quelque deux cents modèles exposés par huit compagnies canadiennes, on s\u2019explique l\u2019engouement de tant de piétons pour un bien mobilier qu\u2019ils ne posséderont peut-être jamais qu\u2019en rêve.Car les dessinateurs rivalisent avec les techniciens pour faire de la voiture moderne et surtout futuriste un objet de luxe autant que pratique.Dans certains cas on pousse le souci du luxe jusqu\u2019à l\u2019exagération, sans toujours, hélas, satisfaire aux règles de l\u2019esthétique.La plupart des modèles de l\u2019avenir sont d\u2019inspiration américaine, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils manquent de goût et d\u2019orginalité même dans leur audace trop uniforme.En général, on vise plus au spectaculaire et au sensationnel qu\u2019à la sobriété et à la personnalité.Nous avons dit personnalité à dessein à cause de la tendance marquée à féminiser les voitures de promenade.Ce qui donnait presque au Salon de l\u2019automobile le caractère d\u2019une parade de mode \u2014 n\u2019y avait-il pas jusqu\u2019à des mannequins affriolants au volant des modèles les plus spectaculaires?Le « new look » à son paroxysme, quoi! Cette féminité de l\u2019automobile de demain ne se limite pas au confort, aux progrès techniques qui facilitent la conduite et aux lignes fuyantes et provocantes, mais iis A La Ford X-100, prototype le plus spectaculaire du Salon des voitures futuristes PR EEE EN A EE OR RS CUS RAA PIE CONTE 363 CE La Chevrolet Bel Air offre une visibilité incomparable à tous ses occupants y compris ceux du siège arrière se manifeste jusque dans la forme et les couleurs des accessoires et de la décoration ae E intérieure.Souci de logique, dira-t-on?Peut-être.Mais qui fait sourire.On croirait 4 voir des voitures-jouets avec volant, bras de vitesse, tableau de bord, etc, aux couleurs les plus vives ou les plus pastel.Certains intérieurs nous donnent l'illusion étrange de rouler dans une pouponnière, une cuisine ou une salle de bain.Mais il faut rouler avec son époque et les créateurs et fabricants d\u2019automobiles, en gens pratiques, n\u2019oublient pas que le nombre de conductrices se multiplie, que la femme influence souvent le choix du mari et que notre époque est de plus en plus efféminée.Même la Cadillac, dont nous présentons un profil en couverture, s\u2019est affranchie du style conservateur qui l\u2019a toujours caractérisée pour s\u2019engager dans le mouvement d\u2019avant-garde! Voiture expérimentale Le prototype le plus populaire du Salon parmi les modèles futuristes était sans contredit la X-100, fameuse voiture expérimentale que la compagnie Ford exposait pour la première fois dans la province de Québec.Conçue et construite par les dessinateurs et ingénieurs des laboratoires de la compagnie Ford à Dearborn, ce véhicule de l\u2019avenir est un véritable laboratoire ambulant servant à éprouver la valeur des projets ingénieux des constructeurs, et pourvu de plus de cinquante nouveaux dispositifs et mécanismes susceptibles d\u2019être adaptés aux automobiles de demain.La X-100 est un cabriolet deux-portières, cing-places, d\u2019un empattement de 123 pouces et d\u2019un poids total de 5,900 livres.Ses appareils électriques pèsent à eux seuls 665 livres et leurs raccordements ont nécessité l\u2019emploi de plus de huit milles de fil.Sa longueur hors-tout est de 220.9 pouces, sa hauteur 56.9 et sa largeur maxima 81.25 pouces.La carrosserie d\u2019acier noir et d\u2019aluminium est surmontée d\u2019une toit révolutionnaire dont la partie antérieure, formée d\u2019un panneau de matière plastique, athermique, non-éblouissante et transparente, est mobile et s\u2019escamote sous la partie postérieure fixe, soit par une commande du tableau de bord, soit par une pression sur le bouton d\u2019ouverture des portes.Les glaces et le toit se ferment automatiquement sous l\u2019action des premières gouttes de pluie qui influencent une cellule électrique! 364 June 1954, TECHNIQUE 4 La Pontiac « Pari- 3 sienne » est un mo- A déle de sobriété et : d\u2019originalité.Cette E voiture futuriste crée un lien entre le passé et l\u2019avenir Le moteur spécial à haute compression et à soupapes en tête est muni d\u2019un système d\u2019alimentation entièrement nouveau avec carburateur à tubulures d'admission intégrées dont l\u2019action correspond à celle de 12 carburateurs à venturi unique.Aux basses allures, seule la partie centrale à quatre venturi du carburateur gr sert à alimenter le moteur.À des vitesses moyennes, deux autres venturi entrent en E action alors qu\u2019aux vives allures, toutes les tubulures entrent en jeu pour donner au moteur une puissance de 300 chevaux.La boîte de vitesses automatique de la X-100 est à commandes électriques.La voiture est munie en outre de tous les dispositifs modernes indispensables à l\u2019automobiliste de demain: suspension AV et AR indépendantes, servo-direction, servofreins et même frein à main à commande électrique.Ajoutons que le refroidissement des tambours de freins AV est assuré par des turbines à contrôle thermique dès que leur température dépasse 150 degrés.E Le siège avant est à six réglages automatiques: d\u2019avant en arrière, de haut en bas et d\u2019angle d\u2019inclinaison.Chacun des sièges a sa ceinture de sûreté en tissu de nylon, qui disparaît automatiquement dans le dossier quand elle ne sert pas.Les sièges sont capitonnés d\u2019épais et riche cuir noir et blanc et sont chauffés individuellement en hiver.Chaque roue est pourvue d\u2019un cric indépendant à commande électrique; l\u2019ouverture et la fermeture du capot et du coffre arrière sont commandées électriquement du tableau de bord et des boutons-pressoirs remplacent les poignées de portes.i Les accessoires à bord comprennent un dictaphone, un radio-téléphone, un rasoir électrique, un poste de radio à dix lampes à repérage automatique des postes émetteurs et à commandes séparées dans les compartiments AV et AR, un klaxon fai- i ih: h te E A 3 ble pour la ville et un klaxon puissant pour la grand-route.Il y a longtemps qu\u2019on aurait dû y penser.Espérons que ces klaxons feront bientôt leur apparition sur toutes pe les voitures.pi Le pare-brise galbé est muni de quatre essuie-glace dont l\u2019interaction couvre toute la surface du pare-brise.Le pare-chocs massif incorpore la grille du radiateur ge et sert également de boîtier aux phares.À l\u2019arrière un pare-chocs de même style con- 2 tient les bouches d\u2019un double système d\u2019échappement.qu La Oldsmobile «Starfire>, une des voitures expérimentales les plus excentriques TECHNIQUE, Juin 1954 365 PO RATE ESS NE RE EE RO EEE SI IY : : RAR SERGE T SERA LA RAIN HEME IAEA I ny Ça A 5: = = 366 Le système électrique de la voiture, sous tension de 12 volts, comprend 24 moteurs électriques, 44 tubes électroniques, 50 lampes d\u2019éclairage, 92 commutateurs, 29 résistances, 53 relais, 23 coupe-circuits et 10 fusibles, un chargeur de batterie qui sert à maintenir la charge de la batterie à un niveau suffisant pour que ses innombrables appareils et accessoires puissent être utilisés même si la voiture n\u2019est pas en marche.Le châssis de conception nouvelle avec montures de type également nouveau assure un maximum de rigidité.L\u2019emploi de l\u2019aluminium dans de nombreux éléments de la carrosserie \u2014 plus de 300 pièces sont faites d\u2019aluminium et d\u2019autres métaux légers \u2014- a permis de réduire le poids inutile de la voiture de 250 livres.Toutes les Buick 1954 possèdent un nouveau tringlage de direction en parallélogramme.La disposition nouvelle des pièces assure que le pivotement demeure presque nul par toute la gamme de roulement et de détente de la suspension avant; elle fournit plus de stabilité à la direction et supprime les réactions au volant sur les routes inégales.La nouvelle suspension avant a permis de réduire de 1.23 à 1.13 à 1 le rapport de tringlage.L\u2019engrenage de la servo-direction a donc pu être réduit, dans son ensemble, de 26 à 24.1 à 1.Le rapport de l\u2019engrenage de la direction manuelle reste le même, soit 26.7 à 1.Les engrenages de direction manuelle et de servo-direction utilisent le même trin- glage de direction Triomphe du modernisme C\u2019est le triomphe du modernisme sous toutes ses formes appliquées à l\u2019automobile.On en trouve des exemples chez tous les modèles de toutes les marques qui présentent les caractéristiques techniques et décoratives les plus révolutionnaires depuis la guerre.Plusieurs voitures bénéficient déjà de certaines innovations de la X-100 en plus de celles qui leur appartiennent en propre: portes à coulisse, toits transparents, « sièges anatomiques » qui épousent les formes du corps, portes qui empiètent de 14 pouces dans le toit pour faciliter l\u2019entrée dans les voitures basses, moteur de 90 CV à carburateur unique capable d\u2019atteindre une vitesse de 100 milles à l\u2019heure, sièges convertibles en lits jumeaux, moustiquaires aux fenêtres, tissus de garniture des sièges June 1954, TECHNIQUE et parois faciles à harmoniser avec les vêtements féminins, visibilité panoramique, téléphone, dictaphone, glace de toilette ou plutôt de beauté, rasoir électrique, air climatisé, etc, etc.Il ne manque plus que la douche.Il n\u2019est pas encore question d\u2019appareil de télévision, mais ça viendra, à con: dition qu\u2019on éloigne l\u2019écran du conducteur dont toutes ces innovations sont appelées à éliminer 80 pour cent d\u2019effort, selon un manufacturier.Et dire que ces palaces ambulants peuvent devenir en quelques secondes un amas de ferraille télescopée et leurs occupants, passagers d\u2019ambulance ou.du fourgon de la morgue! Mais ne terminons pas sur cette note lugubre.Pensons plutôt avec ironie au prestige que sa voiture confère à l\u2019homme moderne, comme à l'importance que donnaient à l\u2019homme d\u2019autrefois ses chevaux et son carrosse, et continuons à nous prélasser en tramway en attendant patiemment le métro.M.Fernand Dostie décoré L\u2019honorable Gaspard Fauteux, lieutenant-gouverneur de la province de Québec, a récemment décoré M.Fernand Dostie, assistant sous-ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse de la province de Québec, en reconnaissance de services rendus à la Légion canadienne, à titre de président-fondateur de la filiale « Je me souviens » (no 211), qui groupe les anciens combattants à l\u2019emploi de la province.Le major Dostie, qui a fait la dernière guerre avec les Fusiliers Mont-Royal, est coordonnateur adjoint de la défense civile pour la province de Québec et a fait un stage d\u2019études en Angleterre, il y a quelques années, en rapport avec ses fonctions, TECHNIQUE, Juin 1954 367 titre, ès TAUGHT EASIER, FASTER on the Brown & Sharpe No.2 Universal Milling Machine Help your students get the feel of craftsmanship, train them on a milling machine that offers a broad range of potential job applications.Here is a milling machine capable of being handled very easily and rapidly \u2014 yet insures the high degree of accuracy expected of a milling machine for general purpose use.Write for complete information on either the No.2 Universal 3 or 5 Horsepower Machine.THE CANADIAN AIRBANKS-MORSE COMPANY LIMITED 255 blvd des Capucins 980 rue St-Antoine 266 rue Sparks Québec, Qué.Montréal 3, Qué.Ottawa, Ont. Ii } > \u2014_ 2.ml FOOD, FLAVORS AND CHEMISTRY by F.H.KNELMAN, B.A.Se., M.Eng., D.I.C., Ph.D.CHIEF OF RESEARCH AND DEVELOPMENT, STUART BROS.CO.F OOD is such a basic commodity that we tend to take its finished form for granted and not to realize the engineering skill, the ingenuity of craftsmanship and the scientific knowledge that lies behind its creation.The majority of food products we use are processed to one degree or another.Fruits and vegetables may be washed, peeled, cored, bleached and graded.They may then be processed further, i.e.diced, sterilized and canned, or made into juices or pickles.Milk is pasteurized and homogenized, or it may be spray dried to form milk powders, or processed into cheese, butter, chocolate milk, etc.The technique of processing these foods involves the most modern use of engineering principles and equipment.Besides this, modern technology has made it possible for large scale production of the most ordinary food articles.We live in an age where hygiene and sanitation are governed by legislation, and modern technology enters every phase of our complex existence.We live in an age of scientific eaters who approach the dinner table with lists of calories and types of vitamins.But the zest for good food, full of taste and attractively prepared is still a prime concern and a major pleasure.Moreoever, the introduction of medical and chemical science into food production has unquestionably increased resistance to disease as well as reducing the prevalence of certain diseases.But part of learning to eat more wisely has included the lesson of not eating too well.We share with the past our love of good food, but we could not and would not attempt to absorb it in the quantities which served our ancestors.For example in the book \u201cParliament, Past and Present\u201d by Arnold Wright and Philip Smith, the following list of food was used for the Coronation banquet of George IV to serve 341 guests: Beef, 7742 1b, Veal, 7133 1b, Mutton, 2474 1b, House lamb 20 quarters, Saddles of Lamb, 5, Grass Lamb, 55 Quarters, Lambs\u2019 sweet breads, 160, Cows\u2019 heels, 389, Calves feet, 400, Suet, 250 1b, Butter, 912 lb, Lard, 550 1b.And history relates that most of it was consumed! One of the main contributors toward the improvement of flavor in foods has been the large-scale introduction of synthetics as food adjuncts.Flavors, as such, have been used as long as recorded history.They were used both to add zest to food, as well as to preserve it or to mask bad flavors, very much as perfumes were used excessively by the Roman nobility to counteract the smell of the dye which colored their robes.During biblical times two materials of resinous gummy origin and containing essential oils were known: myrrh and frankincense.They were both highly regarded as perfumes and unguents.The history of the essential oils and the technical basis of their production \u2014 distillation \u2014 was conceived in the Orient.TECHNIQUE, Juin 1954 369 An extensive trade in odoriferous oils and ointments was carried on in the ancient countries of the Orient and in ancient Greece and Rome.Oil of turpentine is mentioned by the early Greek historian Herodotus (484 - 425 B.C.) and the Roman historian of natural history, Pliny (23 - 79) as well as his contemporary, Discorides, the author of the famous treatise: \u201cDe Materia Medica\u201d.With the immense development in food technology during and since World War II, the number of chemical additives, \u2014 flavors, vitamins, preservatives, anti- oxidents, emulsifiers etc, entering our food has increased proportionally.Almost every food item sold in a modern groceteria has had some chemical used in or upon it at some stage of its processing.Some social historians quite rightfully fear the coming day when our steak dinner may be taken in the form of a tablet or injection.In Canada, as in other countries, the public is protected from the indiscriminate use of chemical additives by a Food and Drug Act.In essence, this Act is a consumers\u2019 one and is designed to protect the consumer from health hazards, to prevent the concealment of damage and inferiority and to demand adequate label declaration of food contents.These points are designed to protect the consumer against \u201cadulteration\u201d and \u2018sophistication\u2019 of food products.Adulteration is the addition of ingredients not clearly designated by the apparent contents and sophistication is a treatment designed to conceal damage or inferiority.Thus the idiomatic phrase \u2018polishing the apple\u2019 in its literal sense may be a form of sophistication.The Food and Drug Act makes regulations prescribing standards of quality, fixing limits of variability, prohibiting the sale or defining conditions of sale any food additive which may be injurious to the health.It also places the responsibility on the food manufacturer to assure himself of the non-poisonous qualities of chemical additives to food products.In some cases the Act will actually prohibit certain materials as existing or potential additives to food, while in other cases it will simply specify the limits in which certain additives may be utilized.Up until now we have been discussing the negative aspects of food adjuncts.But these additives have a very positive role to play in our food products.While the function of food is to provide a fuel for the body, a building material for growth and repair and act as a regulator of body functions, it can do this most efficiently by creating a feeling of well-being.It is a well known fact that the keen desire to eat is in itself an aid to digestion.Thus, synthetic additives to foods, by improving their flavor, color and odor, can serve this very valuable function.However, the use of synthetics in foods is not limited by the above function.The role of synthetics in foods it actually fourfold.1.\u2014 To add nutritive value or health properties: Vitamins and other important chemicals may be added to food products to improve them as far as their health- bringing properties are concerned.Dietetic foods, i.e.those in which sugar has been replaced by a synthetic sweetening agent, are in common use.Wheat germ and as- corbic acid (Vitamin C) are commonly used additives.Iodine is added to common table salt in order to help prevent goiter.2\u2014 To prevent spoilage by micro-organisms, physical or chemical causes: Common additivés or preservatives are benzoic acid, (usually added as sodium benzoate to acid solutions, such as fruit juices, cider, etc.) sulphur dioxide and carbon dioxide.The proprionates are also mold inhibitors.These substances are toxic to molds and yeast and destroy the micro-organisms that cause spoilage.The amount of preservative added must be declared on the label as for example \u201ccontains 370 June 1954, TECHNIQUE e _ en ie TT - = at, =.oe aay a, pe Xo ÈS > ES pe IES 23: 3 es 5 = FETC > Les > = 5 = Ex ; = 1 23 7 3 NN = = = aN 3 RN = RN Soe ER + = NR e ue aa = A SR S NN Ta fe re ss = Sa ss sn AR AR Xe 2 2 SE i = 5 = = = \\ 3 y a = XN RR À S = = ue - = we A, S = cs Ake NN ah SE 8 Sd = = [ A = $ $ vas S N = S NE X i SE + RX ANY = Nn id a - : S .; ne S > sn any S ss SE = NE 3 ® .= = is ts & 2 2 se La SN Sa SEE a RAN RA te Re $ > = R Sey se $ =} ho) S SN SE S ve S = EN SR +.] À $ RN \u2026 SNS = = RNR EX = ad TRS.A DN SRY = NN > + Se a x wy aN 5 + S Montreal .S + oF i WN x D a .= se = S st S = = Se = SN DN a Sy SN = 4 ze S %.ro N = S x NN ms ss S ca = No S ; SE see 2 RN a = 3 & se = .\u2026 = ES = 5 HY RN NN NS sa Se ss > Na + SHER 3 = nN SNS i NN ai RN = Distilling room at Stuart Bros, Montreal ê 3 A $ aa 3 N & un NN , i S S .RN RE RD SR S NN HE À SR $ A a Hi = oom at Stuart B S aN S .SN 3X > NR \u2026 > a ss nN TN DN .RD IR ing r RD S .a TRH = + HR = sen S = = SRE \\ A ~ BN Sa + Percolat A) 5 % 2e Ra se TECHNIQUE, Juin 1954 it 2 0.1 of 1% of Sodium Benzoate\u201d.Moreover, the amounts of these preservatives À which may be added are limited by the Food and Drug Act.$ It is a well known fact that oil and water do not mix.However, many com- 5 mon food products are stable mixtures of oils and water \u2014 an example being mayon- = naise.This contains vegetable oils, egg yolk, vinegar, sugar, mustard, salt, pepper ; and water.In this product it is the egg yolk which acts as a stabilizer or emulsifying agent, and enables the mixture to stand as a stable emulsion.Other stabilizers, thickeners and emulsifying agents used in food stuffs are the natural gums: karaya, tragacanth and arabic.Sodium alginate is used extensively as a stabilizer for whipped cream.; Other foodstuffs deteriorate due to oxidation arising from exposure to the 3 atmosphere or water.This tends to impart an off-odor or rancid taste.Fatty food preparations, like peanut butter, potato chips, nuts, dried milk, etc., are most prone to this type of deterioration.Some well known edible anti-oxidants are catechol, pyrogallol, gallic acid and the tocopherols.Still another form of deterioration is the dehydration or drying-out of foods.This is overcome by the use of moistening or hygroscopic agents.Commonly used moistening agents are glycerine, proplene glycol and sorbitol.The latter is especially useful in chocolate soft centers since it also has a sweetening effect.3.\u2014 To improve the appearance of food preparations without deceit or sophistication: An obvious example of the use of synthetics to serve this purpose are food colors.The use of color as well as the type of color are now specified by government decree, and termed \u2018certified\u2019 food colors.These are mainly coal-tar synthetics and consist of the primary colors.Secondary and tertiary colors can be made easily by proper blending of the primary colors.Certain vegetable and animal colors are also used, the common ones being chlorophyll-green, tincture of tumeric \u2014 yellow, caramel \u2014 (burnt sugar) brown, tincture of annatto \u2014 orange, etc.Tincture of chlorophyll may be made by extracting green spinach with dilute alcohol and evaporating to a paste.4.\u2014 To improve the taste: As mentioned earlier, the present stage of food technology is characterized by a great use synthetic flavors.Flavor is actually a complex of sensations involving taste, smell and tactile sensations.Taste and smell are considered to be chemical senses, i.e.aroused by chemical stimuli.Taste is a response of the taste buds located in the tongue and smell a response of the olfactory receptors in the nose.The substance we are tasting and smelling must either be in solution or dissolved by the saliva or fluid bathing the olfactory hairs.Taste is definitely related to the chemical structure of the flavoring material and there are considered to be four fundamental tastes: sweet, bitter, salty and sour or acid.Sweet and bitter tastes are associated with non-ionized chemical types, while salty and sour are related to ionized materials i.e.salts and acids.Other possible categories are the metallic or alkaline and the pungent.Actually pungency, a characteristic taste of spices, ginger etc.is an independent taste sensation arising from a combined reaction of the taste buds in the tongue and the mucous membrane of the mouth.The various taste buds capable of response are located in different parts of the tongue: sweet at the tip, salty at the sides and tip, bitter at the rear, and acidic or sour at the sides.One of the most common tastes, the salty, is associated with anions of inorganic salts, i.e.chlorides as in sodium chloride (common table salt).Meatiness is another independent taste sensation like pungency and is property of 372 June 1954, TECHNIQUE certain chemical bodies \u2014 amino acids and their salts such as sodium glutamate.The acid or sour taste is a function of the hydrogen ion found in all acids.The sweet taste is associated with a chemical structure known as a \u2018gluco- phore\u2019.This sweet taste is not an exclusive property of sugars.There are other E chemicals which are not sugars and yet possess great sweetening power.The following list gives the sweetening power of a number of substances compared to ordinary sugar, sucrose, which is arbitrarily assigned a value of 100: Sucrose 100 3 Honey 75 E Golden Syrup 90 ; Malt Syrup 20 E Maple Syrup 87 E Standard Saccharin 55,000 : Dulcin 20,000 Lactose 16 Important characteristics of flavors are perceptability and persistence.Vanil- lin, a compound of vanilla, can be detected by the human when present to the extent of 1 part in 5,000,000.Similarly with certain odors, isoamyl isovalerate for example, 5 is humany detectable when present as 1.7 parts per million.Persistence is probably E due to low volatility i.e.to slowness of evaporation.A remarkable case in point was i the discovery of the tomb of the Egyptian Pharaoh, Tutankhamen (1358 BC).Vases 3 found in his burial chamber contained a thick resinous substance which still possessed a perceptible odor.It is sometimes necessary to \u2018fix\u2019 a flavor ie.to retard its volatility.This may be accomplished by using a synthetic which has a similar flavor and odor but a much higher boiling point and therefore lower volatility.ET SILI, Commercial flavors are never simple mixtures of a few substances but usually complex and containing many components.The art of flavor compounding lies in modifying and blending components until the desired end is achieved.The final flavor is not simply the mechanical sum of its parts but completely new in quality.Some components merely play the role of intensifying or highlighting other flavors.È Common table salt usually has this function.5 Until recently, the flavor industry was based mainly on historically derived arts and crafts, on trade secrets and jealously guarded formulae.While this aspect E still remains, scientific analysis is playing an increasingly important role in flavor design.The more Nature is studied the closer we can copy it.The first scientific E endeavors lay in the attempt to discover those fundamental essences or isolates | which gave natural products their flavor characteristic.Then science proceeded to synthesize these materials, producing them from basic chemicals in the factory.Latterly, scientific enquiry has led us to understand that the complex of flavor in a natural product is often due to an interaction of components, impurities often providing marginal qualities.Thus, the difference between butter and margarine is that butter is impure margarine and its ultimate superiority in flavor is a function of those impurities.But science can even copy impurities and so the struggle continues.Not all flavoring compounds are in the class of chemical synthetics.Actually there are four groups of flavors: 1.\u2014 Natural occurring substances.An example is oil of lemon.This is a complex of chemical compounds including the terpenes and sesquiterpenes, citral, etc.TECHNIQUE, Juin 1954 373 California lemon oils are produced by cold-pressing lemon rind.Other materials like vanilla beans are extracted by percolation with a solvent.The first picture shows the percolating room at Stuart Bros.of Montreal.The percolators are charged with the various botanicals used in the manufacture of natural flavors.Alcohol or other solvents are used to extract the essences.2.\u2014 Isolates produced from natural substances: Examples are citral from lemon oil or lemongrass oil and eugenol from clove or cinnamon oil.These isolates are usually produced by fractional distillation under high vacuum of the oils in which they occur.The second photograph shows such a modern battery of stills made of stainless steel and nickel to prevent any off-flavor caused by metallic contamination.res es ss Here essential oils are fractionated under near perfect vacuum conditions at low temperatures.3.\u2014 Synthetics derived from isolates: Examples of this type of material are vanillin which can be synthesized from eugenol and terpineol which can be made from turpentine or lemon oil fractions.Vanillin, of course, also occurs naturally as a component of vanilla bean extract.Jo 4.\u2014 Synthetics which do not occur naturally.Examples of these are the acetates C-10, C-11, C-12, alcohol C-11 and the aldehydes C-14, C-16 and C-18.These are only a small fraction of the synthetics used in flavor bases.The three aldehydes mentioned above may be used in the preparation of synthetic peach, strawberry and coconut respectively.Many of these synthetics which are not reported as occurring in È nature are members of the same chemical family which do occur as part of natural | substances.Flavoring extracts may be made entirely from synthetics, science is discovering, analysing and recording more and more isolates and synthetics.Vanilla flavor may be based on vanillin or ethyl vanillin, lemon flavor on citral etc.The following is a list of synthetics and the flavors for which they are used: Amyl benzoate \u2014 plum, prune.Amyl formate \u2014 apricot, peach.: Amyl propionate \u2014 apple, pineapple, strawberry.Amyl valerate \u2014 peach, pineapple.Butyl acetate \u2014 pear, raspberry, pineapple.Butyl butyrate \u2014 banana, pear, butter.01 Ethlyl anthranilate \u2014 grape, winelike flavor.Ethyl benzoate \u2014 strawberry, cherry.Ethyl oxyhydrate \u2014 rum flavor.Ethyl-methyl anthranilate \u2014 grape flavor.Methyl salicylate \u2014 wintergreen, root beer.Oenanthic ether \u2014 cognac flavor.Nonyl alcohol \u2014 lemon, lime orange flavor.BB Octyl aldehyde \u2014 rose jamine.| Undecyl Aldehyde \u2014 lily, violet.Diacetyl \u2014 butter.pa The involvement of science in food manufacture extends beyond national | boundaries.It has become a major concern of U.N., with its technical assistance 3 programs, health organizations etc.While the fear that population growth will out- : strip food production still persists, hope lies in the fact that science develops at a greater rate than population.374 June 1954, TECHNIQUE Te L\u2019ÉCLIPSE DE SOLEIL DU 30 JUIN 1354 par JEAN ASSELIN, ing.p.DE LA SOCIETE ROYALE D'ASTRONOMIE Josué arrêta le Soleil.L E 30 juin 1954, le Soleil sera caché pendant quelques minutes pour un certain nombre de privilégiés situés sur une lisière étroite de l\u2019Amérique, de l\u2019Europe et de l\u2019Asie.Ceux-là vivront en plein jour une nuit de deux minutes et demie au plus.Cette courte nuit sera précédée d\u2019un crépuscule et suivie d\u2019une aurore qui dureront une heure.De chaque côté de cette bande étroite, il n\u2019y aura pas la nuit mais seulement un crépuscule qui se transformera en aurore.L\u2019humanité a longtemps vu le Soleil caché par la Lune sans autre réaction que la crainte ou l\u2019indifférence, suivant ce que lui enseignaient ses sorciers.Les Anciens, sans savoir encore que la Terre était ronde, sans pouvoir par conséquent expliquer le phénomène, ont cependant constaté que les éclipses se reproduisaient à des intervalles de plusieurs années, dans des conditions à peu près identiques.Ils sont même parvenus à prédire les éclipses avec une certaine précision.Josué et Colomb ont eu recours aux services des astrologues, non seulement pour guider leur vie et prendre leurs décisions, mais aussi pour exploiter la terreur des foules.Il a fallu attendre jusqu\u2019au XVIIe siècle pour commencer à comprendre le phénomène des éclipses.Copernic, Galilée, Kepler et Newton, en expliquant le mouvement de la Terre et des autres planètes, ont fait franchir à la civilisation le pas qui l\u2019a portée de l\u2019astrologie à l\u2019astronomie.Ombre et pénombre L\u2019ombre projetée par la Lune sur la Terre est une petite tache ronde dépassant à peine 150 milles dans les circonstances les plus favorables (Fig.2).Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019intérieur de ce petit cercle noir qu\u2019un observateur peut voir la Lune passer «en plein» sur le Soleil.Pour un observateur en dehors du trajet de l\u2019ombre, sur la surface de notre globe, la Lune ne réussira pas à cacher entièrement le Soleil.Même lorsque la Lune sera vis-à-vis le Soleil, elle sera trop haute ou trop basse, pour le recouvrir totalement (Fig.5).Un petit croissant du Soleil restera visible au plus fort de l\u2019éclipse.5 TECHNIQUE, Juin 1954 375 RS 376 Si nous ne voyons alors qu\u2019une partie du Soleil, il ne peut pas nous éclairer avec toute la force qu\u2019il avait avant que la Lune l\u2019éclipse.Nous sommes dans une lumière moins forte que le jour mais plus faible que l\u2019ombre.Nous sommes dans la pénombre, qui entoure l\u2019ombre de la Lune (Fig.2).La pénombre précède l\u2019ombre puis la suit.La lumière baisse graduellement à mesure que la Lune obscurcit le Soleil, pour augmenter graduellement jusqu\u2019au retour de la lumière totale.Le Soleil se couche littéralement derrière la Lune comme il se couche tous les jours derrière la Terre.Seulement, la Lune étant petite, il ne peut pas se coucher en entier pour toute la surface de la Terre.L\u2019ombre se déplace La Lune fait le tour de la Terre en un peu moins d\u2019un mois.Elle décrit une trajectoire légèrement inclinée par rapport au Soleil.Sa distance de la Terre équivaut à trente fois le diamètre de notre globe.Quoiqu\u2019elle soit un grain de sable en proportion du Soleil, elle est si près de nous qu\u2019elle peut cacher le Soleil à une petite partie des terriens (Fig.3).Lorsqu'elle passe devant le Soleil alors qu\u2019elle est le plus rapprochée de la Terre, elle peut recouvrir totalement le disque solaire, mais pour ceux-là seulement qui sont dans l\u2019ombre qu\u2019elle projette sur notre globe.Comme la Lune se déplace dans le Ciel de la droite vers la gauche, son ombre sur la Terre se déplacera donc toujours de l\u2019ouest vers l\u2019est.Notons que c\u2019est dans ce même sens, inverse des aiguilles d\u2019une montre, que notre Terre accomplit sa rotation quotidienne, pour nous ramener le Soleil au levant.Eclipse totale ou partielle Les gens qui voient pendant une, deux ou même sept minutes au plus la Lune cacher entièrement le Soleil, assistent à une « éclipse totale ».Ceux qui sont placés trop haut ou trop bas sur la Terre pour être en ligne avec la Lune lorsqu\u2019elle passe devant le Soleil, voient la Lune recouvrir graduellement le Soleil et prendre jusqu\u2019à trois heures pour le dégager.Ceux-là assistent à une « éclipse partielle » (Fig.2 et 5).Eclipse de Lune Si la Lune peut nous cacher totalement ou partiellement le Soleil, en revanche la Terre peut cacher le Soleil à la Lune.Ce genre d\u2019éclipse, visible simultanément par les habitants de la moitié de la Terre, est connu.Nous le mentionnons pour éviter la confusion entre l\u2019éclipse de Soleil et l\u2019éclipse de Lune.Durée des éclipses de Soleil à l\u2019équateur et aux pôles La Lune se déplace autour de la Terre à la vitesse de 2,300 milles à l\u2019heure.Son ombre à l\u2019équateur de la Terre devrait donc se déplacer de l\u2019ouest vers l\u2019est à cette vitesse, mais la Terre tourne sur elle-même à la vitesse de 1,200 milles à l\u2019heure et dans le même sens que l\u2019ombre de la Lune.Par conséquent, à l\u2019équateur l\u2019éclipse totale peut se déplacer à 1,100 milles à l\u2019heure.Dans les circonstances les plus favorables l'ombre de la Lune, qui peut couvrir au maximum un cercle de 167 milles, passe donc en un point de I\u2019équateur en 7 minutes et demie à cette vitesse.C\u2019est la durée maximum possible d\u2019une éclipse totale.Lorsque l\u2019éclipse se produit près d\u2019un pôle, l\u2019ombre peut voyager à la vitesse de 5,000 milles.La grandeur de l\u2019ombre par ailleurs peut se réduire à un point.C\u2019est June 1954, TECHNIQUE f qi PÉNOMBRE ÉCLIPSE TOTALE ÉCLIPSE PARTIELLE Fig.2.\u2014 L\u2019ombre de la Lune est noire.Sa pénombre qui résulte de la lumière du Soleil qui passe encore à côté de la Lune, varie suivant les phases de l\u2019éclipse SOLEIL Lune TERRE Fig.3.\u2014 Lorsque la Lune SOLEIL passe entre le Soleil et la > \\, A Terre, son ombre, comme nt HOUVELLL teat un pinceau pointu, vient ommae \u2014 brosser notre globe dans le ÉCLIPSE TOTALE sens de sa rotation dire que généralement l\u2019éclipse totale ne dure pas longtemps.L\u2019éclipse du 30 juin sera intermédiaire entre ces deux cas extrêmes.Les trente éclipses totales qui se produiront d\u2019ici l\u2019an 2,000 dureront en moyenne 3 minutes et demie chacune à l\u2019endroit le plus favorable et beaucoup moins longtemps ailleurs.Plusieurs de ces éclipses passent sur les océans ou près des pôles.De celles qu\u2019on pourra observer en des points accessibles facilement, il faut déduire encore ceiles que les nuages déroberont aux observateurs.Fréquence des éclipses totales de Soleil Les éclipses reviennent à des intervalles connus, d\u2019un peu plus de 18 ans.Cependant, l\u2019éclipse n\u2019a pas lieu pour les mêmes latitudes ni pour les mêmes longitudes.Si une éclipse revient après 18 ans, l\u2019ombre de la Lune passera quelque part ailleurs sur la Terre et ce sont d\u2019autres gens qui la verront.Par curiosité, nous avons compté les éclipses totales de Soleil visibles dans le Québec depuis Jacques-Cartier.Quatre éclipses totales du Soleil ont été visibles entre Montréal et Rimouski: la première en 1569, la deuxième en 1659, la troisième en 1672 et la quatrième le 31 août 1932.S\u2019il y a eu 13 ans d\u2019intervalle entre la deuxième et la troisième éclipse, il a par contre fallu attendre 260 ans pour qu\u2019il se produise une autre éclipse totale du Soleil.C\u2019est dire qu\u2019à moins de se déplacer pour aller voir une éclipse totale du Soleil, il y a très peu de chance d\u2019en voir une dans une vie d\u2019homme.Quoiqu\u2019il puisse se produire 66 éclipses totales du Soleil en un siècle, en un point particulier du globe ,il s\u2019écoule en moyenne 360 ans entre deux éclipses totales.Quoiqu\u2019il se produise au cours de l\u2019année pour toute la Terre plus d\u2019éclipses de Soleil que de Lune, nous avons tous plus de chance de voir une éclipse de Lune TECHNIQUE, Juin 1954 377 wl AN By Ha Re. 378 qu\u2019une éclipse de Soleil, parce que l\u2019éclipse de Lune est visible pour toute la moitié de la Terre plongée dans la nuit qui enveloppe également la Lune.Léclipse du 30 juin au Canada } Le 30 juin 1954, au lever du Soleil, l'ombre de la Lune commencera à toucher la Terre dans le Minnesota et traversera la baie Georgienne sur le lac Supérieur.Elle va ensuite couper le nord de l\u2019Ontario à la hauteur de Kapuskasing; elle va entrer dans la province de Québec, pour passer au bas de la baie James, traverser L\u2019Ungava et le Labrador, toucher la pointe du Groenland, passer au sud de l\u2019Islande, à travers la péninsule Scandinave, entrer derrière le rideau de fer pour traverser la Pologne, l\u2019Ukraine et la Georgie, sortir par l\u2019Iran, traverser le Pakistan et disparaître .en Inde au coucher du Soleil (Fig.1 et 4).[ À moins de se rendre au voisinage de Hearst ou de Kapuskasing, il sera im- \u2018possible à Montréal de voir le Soleil entièrement caché par la Lune dont l\u2019ombre à ce moment-là aura à peine 80 milles de large.Tous ceux qui habitent, à partir de la baie Georgienne jusqu\u2019en Inde, sur le trajet de cette ombre lunaire qui va parcourir :8,000 milles, soit le tiers de la circonférence terrestre, pourront voir le Soleil entière- \u2018ment caché.LTATS - UNIS Fig.4 \u2014 Le 30 juin 1954, l\u2019éclipse ne sera totale au Canada que pour les gens situés sur une ligne partant de la baie Georgienne, touchant à la baie James et coupant le Labrador.L\u2019ombre de la Lune passera au nord de Montréal et de Québec Pour nous de la province de Québec, l\u2019éclipse ne sera que partielle.La pénombre large de plusieurs centaines de milles va balayer ce territoire à la vitesse de 3,000 milles à l\u2019heure.La petite tache de 80 milles de large va passer en un point particulier de la Terre en un temps très court, soit une minute et demie à la baie James, mais la pénombre à la hauteur de Québec va prendre deux heures à passer.La Lune va obscurcir 86 pour cent de la surface du Soleil.Nous ne verrons qu\u2019un croissant au bas du \u2018disque solaire lorsque l\u2019éclipse sera dans son plein, quelques minutes après 7 heures du matin (heure avancée) (Fig.6).June 1954, TECHNIQUE = re © pw ery _ ts Fig.5.\u2014 Au-dessus du tra- = Qc ,- jet de l\u2019ombre sur la Terre, l\u2019éclipse du Soleil se pro- ; \u2018 _ duit comme en « À ».Sur le 9, * -(B b trajet de l\u2019ombre lunaire, on tog.peut suivre ses phases com- \u2014& \u20148 \u2014® \u201cCC me en « B».A une latitude lt, inférieure, comme ce sera le en.cas dans le Québec le 30 .__».>, * \u2019 « \u2018 Th juin 1954, l\u2019éclipse aura l\u2019al- ÉCLIPSE DE SOLEIL A TROIS LATITUDES DIFFÉRENTES lure « Cs.Léclipse mest totale qu'en \u201d T ® 83 D tte i Fig.6.\u2014 Le 30 juin 1954, dans la plus grande partie \" E fr du Québec, on verra (en se LUNL soieiL SOLLIL LUNE 3 2 3 protégeant la vue) le disque Se - 3 | de la Lune toucher celui du me E à Soleil, le recouvrir graduel- E ir lement, passer devant celui- MILIEU COMMENCEMENT ge ci, mais un peu trop haut Th am.éhon @ A le pour le cacher entièrement.(heure avancée ) 4 Ce que les mortels verront.Quant à l\u2019heure exacte du phénomène, elle sera donnée à la minute pour cha- E que endroit important.Les journaux publieront les détails la veille.L'heure précise, sauf pour ceux qui seront sur le parcours de l\u2019éclipse totale à la baie James, dans ; l\u2019Ungava ou au Groenland, n\u2019a pas grande importance parce que le phénomène de E Péclipse partielle, dans la province de Québec, va durer deux heures en tout.Le disque lunaire va toucher au disque solaire à 6 heures du matin, heure avancée, pour E passer juste devant à 7 heures et le quitter à 8 heures (Fig.6).R Personne ne devrait regarder le Soleil en face avec des verres fumés ordinaires.Cela est non seulement insuffisant, mais même dangereux pour la vue.On se mu- E nira d\u2019une pellicule photographique exposée ou de lunettes spéciales qui se vendront gr pour l\u2019occasion.8 La plupart seront surpris de voir combien petit est le disque solaire lorsqu\u2019il | cesse de nous éblouir.Plusieurs qui croient voir le disque lunaire très grand les soirs de pleine lune, le trouveront petit lui aussi, puisqu\u2019il sera égal à celui du Soleil.Les photographes amateurs qui adapteront un bon filtre à leur objectif, pourront vérifier sur la pellicule développée l\u2019importance réelle des deux objets du Ciel que la presque totalité des hommes voient plus grands qu\u2019ils ne sont en réalité.Les photos que publieront les journaux seront prises au télescope ou seront des agrandissements de la photo naturelle.Tous cependant finiront par s\u2019apercevoir, le matin du 30 juin, entre 6 et 7 heures à leur montre, que la lumière va diminuer comme si le Soleil se couchait.L\u2019obs- a curité va jeter les animaux dans le doute, au point que certains vont s\u2019appréter a prendre le repos quotidien.Au plus fort de l\u2019éclipse, vers 7 heures à nos montres, les hommes les plus absorbés et les plus distraits, qui seront levés bien entendu, croiront le temps bien couvert comme à l\u2019approche d\u2019un violent orage.S\u2019il fait chaud le 30 juin à sept heures, heure avancée (car le Soleil sera levé depuis deux heures déjà lorsque l\u2019éclipse sera dans son « plein »), on percevra une baisse appréciable de la température lors du passage de la pénombre.Dans l\u2019ombre, qui ne nous affectera pas, le froid sera plus prononcé.TECHNIQUE, Juin 1954 en 3 foe A te ra de ee td ae a aa a Utilité des observations Pourquoi organiser des expéditions coûteuses pour aller dans les endroits les plus éloignés de la Terre observer des éclipses qui ne durent que quelques minutes tout au plus, au risque que le moindre petit nuage vienne tout gâter ?Au cours d\u2019une éclipse de Soleil, on peut voir ce qu\u2019il y a sur le pourtour immédiat du Soleil.Le disque lunaire, cachant alors le disque éblouissant du Soleil, sert d\u2019écran pour protéger la vue.C\u2019est ainsi qu\u2019on peut observer les grandes flammes qui jaillissent à des hauteurs de cent mille milles et qui constituent la couronne solaire, l\u2019un des plus beaux spectacles de la Création.Ces flammes sont en réalité des gaz chauds projetés par le Soleil dans le vide qui l\u2019entoure.La lumière émise par ces gaz raréfiés est identique à celle qu\u2019on produit artificiellement dans les tubes lumineux de toutes couleurs qui ont envahi notre civilisation.Les savants, surtout depuis un siècle, ont appris à démêler cette lumière composite de notre Soleil qui à lui seul nous a fourni plus de renseignements sur la nature de notre univers que toute autre étoile.Chaque corps, porté à l\u2019incandescence, émet une lumière d\u2019une couleur particulière qui permet d\u2019identifier ce corps.Par conséquent, en examinant la lumière qui déborde le disque de la Lune lors d\u2019une éclipse, les astronomes peuvent trouver de quoi se compose la couche extérieure du Soleil (chromosphère) et la nature de ces corps projetés sous forme de gaz très chauds dans la couronne.C\u2019est ainsi qu\u2019en observant le Soleil lors des éclipses, pendant une centaine de minutes depuis cent ans, on a pu trouver des corps que jamais l\u2019analyse chimique ne nous aurait révélés sur la Terre.Ce sont précisément ces recherches, qui paraissent inutiles et superflues, qui ont donné à l\u2019humanité la physique nucléaire, cette science de l\u2019atome qui peut faire du monde un paradis terrestre.ou un enfer.Déjà le Soleil est levé .Il est certain que des gens comme nous qui ont vu au cinéma, à la télévision ou même sur place l\u2019explosion d\u2019une bombe atomique, ne se laisseront pas émouvoir par un phénomène aussi banal qu\u2019une éclipse du Soleil.On n\u2019en est plus à l\u2019âge où les peuples primitifs se jetaient en prière devant ce qu\u2019ils croyaient être une manifestation de la colère divine.Le monde a bien changé puisque ce sont maintenant surtout les savants et les simples, qui voient dans les phénomènes célestes la manifestation de la sagesse et de la bonté divine.© Moulins à scie portatifs ou stationnaires @ Mécanisme de scie ronde @Scles à ruban ¢ Chariots @ Déll- gnouses @ Planeurs à haute vitesse ¢ Sableuses @ Tranches à veneer @ Convoyeurs e Chaînes e Moteurs ¢ Etc.June 1954, TECHNIQUE IC ey i Ww rq 9 THE RIGHT SITE by WILFRID W.WERRY, M.A., B.Com.MONTREAL TECHNICAL SCHOOL Z\u2014 are you going to place your new factory?Don\u2019t rush to the nearest Real Estate office and pick out a site unseen.The prosperity or failure of the new plant may be the direct result of the site chosen.You should show all the care and attention to detail in picking out your site for your business that your wife does in picking a new hat, your son does in picking out the best chocolate in a box, or your elder boy does in borrowing a tie from your limited array.Let us look at some of the points to remember in chosing a site, and in them we can see the general principles that govern successful planning in business.Markets A location convenient to good markets for the manufactured goods is essential.Where competition is keen, a matter of a few cents a unit extra in freight or storage may mean the difference between a sale and a \u201csorry.\u201d A manufacturer does not need the immediate markets the wholesaler or retailer needs, but he should be within reasonable distance of his market\u2014other things being equal.An important point about some manufacturing processes is that a close proximity to markets means the ability to make small sales on rush orders.If your markets are abroad, you must see that you are conveniently situated on railways or water by which you can reach your customers.Some customers may like to deal with a nearby firm so that they do not need to have such large inventories.First, therefore, you must look at the markets.And in looking at the markets, see whether they are growing or dwindling markets.Recently a young man said he didn\u2019t want to get into the purchasing or the selling department of a large concern.He was afraid the selling or the purchasing departments of the company might later be trimmed if business fell off.He forgot that if there are no sales, there is also no manufacturing, and the machines lie idle, Labour A fundamental problem in any new factory, especially in one away from large centres of population, is the labour problem.And we are talking not so much of one kind of labour, but of all kinds necessary to operate the plant successfully.Where plants perform special operations, or work on difficult and secret products, other problems arise.A factory doing fine work and needing experienced jewellers should have a mind to this problem before a sod is turned for the building.To do with labour indirectly are the problems of rates of pay, housing, town spirit, etc.It is now considered certain that a workman does better work when be is happy and TECHNIQUE, Juin 1954 381 ; iH Pr: ; Be: ig es Du Ri pe bt \u2018 \u2018 ral pleased.Before a huge amount is earmarked for buildings, enough should be available to get adequate and skilled labour.If you are sure of your labour force, it is well to look at the problems of obtaining raw materials.Can you find a site where you can get your materials easily va 2 and cheaply?For example, it would be foolish to open a large plant away from one of the most important factors in business, the raw materials.The plant need not always be near the raw materials, but there should be a carefully chosen reason for placing the factory in a certain place.In the making of aluminum, power becomes almost a raw material, and as it is the most expensive part of the production, the other raw materials are brought to it.If you buy goods to be delivered much later, see to it that the materials will come at the required time; otherwise production may wi be slowed up.The policy of the company has much to do with the spirit of the workers, and = a fair policy is good business.A good maker of policy should see that the hours À of labour, the pay, and the general living conditions of the workers are satisfactory.ht 4 If special labour is brought from outside or from other countries, be sure that the aa 4 newcomers mix freely without feeling out of the picture.» 3 i 4 Materials ä Power is What kind of power do you need, what kind of heat, what kinds of steam for i several different uses?Be sure there is abundant power available, even in the case Le of war.If the plant is to be in operation in another twenty years, it may be useful pr to investigate the possibilities of nuclear energy.Also be sure the power is available i at the times you need it and at reduced prices for the peak loads if you can arrange ih it.You may find it best to use several kinds of power; if so, be sure all kinds are a available.If power is one of the most important parts of the manufacturing process, hs it may be wise to sacrifice some of the other considerations to obtain cheap and In plentiful power.Ta Climate In some types of manufacture climate is an important factor.The woollen and other textile mills may need a moist climate.Great chemical factories or some of * the metallurgical refineries should get a place where the prevailing winds do not we carry noxious odours towards heavily settled communities or cities.The plant may be even have to close if the air pollution is sufficient to become a public menace or a nuisance.Teg Where great heat is generated, a factory in a cool country may find that ¢ there will be fewer casualties or absences during the warm seasons.Packing and Da 3 other food processing may also consider the climate, even in these days of air- 3 conditioning and refrigeration.3 The labour problem is also affected by climate.Cooler climates usually mean À better workers.The heat of the southern States operates against great efficiency in some kinds of work.{ & ~ 382 June 1954, TECHNIQUE Ty i Transportation What kind of transportation do you need, and how much do you need now u and in the future?Perhaps your product will be able to use air freight in the near E i future.In such a case it might be wise to locate near an airport.Does your factory E i; have good roads, rails, and water transport available.Then you must see which are | b necessary and which may be dispensed with if necessary.A study of the cost of transportation in relation to the total cost of the product may lead to some interesting figures.Not only must you consider availability of the different kinds of transportation, but the traffic costs for long hauls, and the possibility of using the quickest or cheapest methods at special times.Water With the chemical and many other industries, available water is essential, : b sometimes water of some degree of purity.Does the plant use water and in what E quantities?Is there a likelihood of the water supply ever being cut down?Is the ; water too hard for the uses you wish to put it to?Is there danger of water pollution by your factory or others in the vicinity?What steps might be taken to prevent this?Will Labour Be Happy?You can hire a man, but will he stay?A low turnover of labour is worth cash in the company till.What are the living conditions of the people working for you in : this new plant?Is the rent reasonable and the average home comfortable?Are there E opportunities for sport and recreation near by?Will the company have to provide = facilities for fun, or are there many innocent opportunities for spending the new i leisure profitably and healthily?Even the presence of bars and race courses might ie prove more of a liability than a blessing.But take a few days off and see where your x labour force will spend their time and money \u2014 and what they will get for their x expenditures.It may be necessary, if the plant is at a distance from other communities, 3 to spend part of the plant money for recreational facilities .At least, look into the problem.Taxes Taxes are of several kinds, and it is the wise planner who can look ahead far enough to estimate the taxes to be paid in the future.First, there is the property tax, a tax sometimes waived by small towns to obtain a large plant with many E workers.One of the reasons given for the rush of some industries to the country is rE the low tax rate away from city centres.EL Company taxes and individual taxes must also be considered.Not so many vears ago, the tax question would not have needed more than a mention, but today the tax bill is too great to be ignored.B & H METAL INDUSTRIES COMPANY LIMITED CHARPENTE D\u2019ACIER ; Camille R.HEBERT, Ing.Prof.Président et Gérant général 1 4650 est, rue Notre-Dame MONTREAL (4) CLairval 2851 TECHNIQUE, Juin 1954 383 RE EEE TE RIT OCR ra GUN Conclusion Probably there is no perfect site for a factory, but with the present high cost of building it would be foolish to spend thousands or millions of dollars for a site and a building that cannot meet the requirements of getting the product cheaply to the purchasers.Even the size and shape of the site may be important.Will the layout of the factory be square or long-shaped, or would it be wise to have a number of smaller, joined buildings.There has been a tendency to huge buildings of one story with few upright columns.Such buildings are highly suitable for large assembly plants such as auto or plane fabrication.And in the anxiety to get the plant doing, don\u2019t forget to think of the future.Is there room for expansion if necessary?Is there a possibility of more power if that is needed?Will the airport be built soon at a convenient distance from your factory?There is no one series of rules for site buying.The product, the kind of labour, the needs for power and transportation\u2014all these make every choice of a site a new problem and a new solution.Particularly look to the law of the land.Will your wonderful new plant be expropriated for a new railway shortly after it gets into production?Are the titles clear, or is this land where a continual series of lawsuits make the buyers\u2019 lawyers rich and the businessman poor?What depreciation is allowed on the building?In one country you may get greater allowances than in others.Choice of a site is, therefore, a matter to be determined not by the real estate men, but by the accountants, traffic managers, sales managers, purchasing agents, production men, research and development engineers, and labour leaders: then you may get the right site.PAYEE TIE RADIO & TELEVISION 730, ST-JACQUES Ouestt MONTREAL June 1954, TECHNIQUE \u2018 \u2018avion en vol et en voltige Île ih be ; by par AMABLE LEMOINE 1 fey PILOTE-AVIATEUR BREVETE D'ETAT-MAJOR A PROFESSEUR A L\u2019ECOLE DU MEUBLE rh it À ba Ky! En avril 1952, le chef de l\u2019état-major de l\u2019Air, le maréchal W.-A.Curtis.u, préfaçait ainsi le manuel officiel à l\u2019usage du COT (Corps d\u2019Observateurs Terres- Ca tres) : « De temps immémorial, le Canada a largement compté pour sa défense sur l\u2019étroite et franche collaboration de la population aux mesures défensives de carac- i ® tére militaire » ; puis, souhaitant la bienvenue aux membres civils volontaires du COT É 3 il ajoutait : « Les frontiéres que nous devons maintenant défendre sont trop éten- & i dues pour pouvoir compter uniquement sur n\u2019importe quel réseau de radar pro- : jeté.Votre participation aux responsabilités du corps d\u2019observateurs terrestres ren- E a forcera un chaînon de première importance du système d\u2019alerte aérienne .En vérité, ; i ce n\u2019est qu\u2019avec votre aide qu\u2019une surveillance, à la fois complète et efficace, peut 5; is étre organisée.» È 3, Il semble inutile d\u2019attirer l\u2019attention sur l\u2019importance d\u2019une telle organisa- BE tion défensive; parmi les nombreuses expériences faites sur le plan de la défense E civile, il a été démontré que « des veilleurs avertis et spécialement formés, chargés EF d\u2019un réseau de postes de vigie, peuvent repérer des avions dont l\u2019image ne se re- b fléterait pas sur l\u2019écran du radar panoramique ».i Qu\u2019il me soit permis d\u2019ajouter qu\u2019en dehors de l\u2019immense service que le COT i apporte au Corps d\u2019Aviation royal canadien, les exercices auxquels sont soumis ses J Photo Défense Nationale Comet DE HAVILAND, transport a réaction, 4 moteurs, fabriqué en An- - gleterre; en service au CARC gi] TECHNIQUE, Juin 1954 385 386 membres, l'instruction et l'entraînement qu\u2019ils reçoivent, offrent, aux jeunes surtout, un intérêt captivant.(1) L\u2019aviation reste pour la masse des gens une sorte de « chasse gardée », d\u2019où s\u2019échappent des oiseaux d\u2019espèces inconnues, que l\u2019on voit effectuer en l\u2019air des envolées étranges; celles-ci ressemblent, surtout aux abords des centres d\u2019entraînement aérien, à des acrobaties spectaculaires auxquelles la plupart des gens ne comprennent rien.Cet article va donner aux lecteurs de Technique le moyen de reconnaître les différents types d\u2019avions qui passent au-dessus de leurs têtes et de s\u2019intéresser aux exercices de combat qu\u2019exige l\u2019entraînement des futurs pilotes de chasse.Comment identifier un avion a) REMARQUES GENERALES Le premier conseil que l\u2019on donne aux jeunes observateurs terrestres est de considérer d\u2019abord l\u2019apparence générale d\u2019un avion, tel qu\u2019il se présente en son entier; chaque type offre des caractéristiques de construction (dièdre des ailes, dérives de l\u2019empennage) qui permettent de l\u2019identifier de loin, bien avant de pouvoir distinguer les indicatifs de couleurs, dont sont marqués les plans, le fuselage et les gouvernes.Ce n\u2019est qu\u2019au bout d\u2019un certain temps, mais l\u2019expérience s\u2019acquiert très vite, que l\u2019on arrive à se familiariser avec la forme type d\u2019un appareil qui, vu du sol, présente toujours plusieurs parties qui se confondent.Encore faut-il que son altitude ne soit pas trop élevée; à moins de 2,000 pieds, les caracté- ¢ ristiques de détails et les marques de couleurs Fic.1 sont trés visibles; entre 2,000 et 6,000 pieds, les marques ne sont plus perceptibles; seules les caractéristiques générales sont reconnaissables; au-dessus de 6,000, toute caractéristique disparaît à l\u2019oeil nub) CARACTERISTIQUES DE CONSTRUCTION La consigne que donne le COT pour reconnaître avec certitude un aéronef, c\u2019est de ne Fig.1.\u2014 Types d\u2019avions monoplans: À, ailes surélevées \u2014 B, ailes mi-surélevées \u2014 C, ailes surbaissées.Fig.2.\u2014 Formes d\u2019ailes: A, dièdre positif \u2014 B, aile de goéland \u2014 C, dièdre négatif (1) Pour tous renseignements concernant le COT, s\u2019adresser aux différents centres de recrute- Fic.2 ment du CARC.June 1954, TECHNIQUE They KE ; Fig.3.\u2014 Types de décalage: A, plan ; 3 inférieur avant \u2014 B, plan inférieur d arriére Fig.4.\u2014 Types de gouvernails: A, gouvernail simple \u2014 B, double dérive sur empennage simple \u2014 C, double dérive sur empennage jumelé Fic.3 > pas le quitter des yeux «car un virage momentané ou un changement de direction peuvent révéler des caractéristiques qui établiront son identité ».Un avion en plein vol se présente en effet aux regards de l\u2019observateur terrestre sous trois positions différentes selon qu\u2019il l\u2019aperçoit de face, de côté ou juste A au-dessus de lui.Il importe donc de saisir rapidement, au premier coup d\u2019oeil, les parties essentielles d\u2019un avion qui distinguent un type d\u2019un autre.1) Vue de face: noter \u2014 l\u2019apparence générale, monoplan ou biplan; \u2014 le nombre et la position des moteurs, placés dans ou contre le fuselage, B ou dans une nacelle indépendante du fuselage; la coupe circulaire de leur capot, à simple ou a double couronne, selon le nombre de cylindres en étoile: une couronne pour 7 à 9 cylindres, une double couronne pour 14 à 18 cylindres; \u2014 la forme des ailes, avec ou sans diè- Cc dre, et la position de leur emplanture sur la coque, surélevée, misurélevée, surbais- Fic 4 sée ou, dans certains cas, en parasol (fig.1-A-B-C); I\u2019angle diédre latéral est celu: que forme la ligne du bord d\u2019attaque avec une ligne horizontale imaginaire partant de l\u2019emplanture, lorsque le bec d\u2019aile (extrémité carrée, arrondie ou demi elliptique) se présente surélevé au-dessus de cette dernière (fig.2-A).C\u2019est le cas des ailes dites de goéland; quand les premières travées partent vers le haut, l\u2019angle dièdre est positif (fig.2-B) ; si elles commencent par se diriger vers le bas (ailes de goéland renversées), on dit alors que l\u2019angle dièdre est négatif (fig.2-C) : \u2014 le train d\u2019atterrissage, fixe ou escamotable.2) Vue de côté: remarquer \u2014 la forme générale du fuselage, allongé en tube (De Havilland Comet), ramassé en oval (Mig russe) ou de profilement ovoïde, avec nez plus ou moins pointu (Handley Page, Avro Canada) ; \u2014 le décalage des ailes, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un biplan, quand la position d\u2019une aile se trouve placée plus en avant ou plus en arrière que l\u2019autre (fig.3-A-B); \u2014 le bâti de l\u2019empennage : fuselage unique avec gouvernail simple (fig.4-A) ou double (fig.4-B), fuselage jumelé, avec deux plans de dérive et deux gouvernails de direction (fig.4-C); TECHNIQUE, Juin 1954 ARINC NAN] 387 Fig.5.\u2014 Marques distinctives fl des nationalités canadienne, américaine et russe: A, plans vus ROUGE d\u2019en haut \u2014 B, plans vus d\u2019en dessous \u2014 C, extrémités des fuselages et plans fixes verticaux ble por \u2014 enfin, détail intéressant, la position et la grandeur des parties vitrées, cabines avant pour le pilotage, tourelles arrière pour les postes de tir.fl 3) Vue de bas en haut: considérer i= \u2014 la forme du fuselage et la lon- US AF B= =) gueur de la partie saillante en avant ¥ UTTER .> .J $ de l\u2019aile; éventuellement, noter si le po \u2014\" fuselage fait saillie à l\u2019arrière; \u2014 le nombre et le type des moteurs, avec ou sans hélice, et la lon- = \u2014 gueur de leur partie saillante, par rapport au fuselage et aux ailes; ETATS-UNIS C \u2014 la forme des ailes, trés faciles a distinguer, vues d\u2019en bas (droites, en flèche ou en delta); la dimension de leur envergure, c\u2019est-à-dire la longueur totale de l\u2019aile principale, d\u2019un bec à l\u2019autre; l\u2019importance de leur corde ou la distance entre le bord d\u2019aitaque et le bord de fuite, mesu- \u2014 * rée en ligne droite, sans considération de la courbure, inférieure ou su- RUSSIE périeure; la jonction des ailes au fuselage, s\u2019il y a revêtement caréné ou re sur le contour régulier, pour agrandir le champ visuel du pilote; \u2014 noter aussi les marques distinctives de la nationalité de l\u2019avion, signes de couleur qui se distinguent toujours fortement sur la surface de l\u2019intrados.4) Marques distinctives des avions de l\u2019Amérique du Nord Tout avion survolant notre territoire, qu\u2019il soit américain ou canadien, doit porter sur ses plans et sur l\u2019empennage (fuselage et plan fixe de dérive) des marques de couleur qui indiquent sa nationalité, a) CARC \u2014 sur la partie supérieure de l\u2019aile, un cercle bleu, entourant une feuille d\u2019érable rouge, est peint au centre du plan; le reste de la surface, s'étendant jusqu\u2019au bec, est peint en rouge (fig.5-A); \u2014 sur la partie inférieure, la seconde moitié externe est peinte en rouge.Les lettres sont toujours placées pour êtres lues dans le sens de marche, c\u2019est-à-dire : partant du bord d\u2019attaque (fig.5-B) ; L \u2014 à l\u2019extrémité du fuselage, le même cercle bleu avec sa feuille d\u2019érable; ! 388 June 1954, TECHNIQUE |\" oO hy \u2014 sur le plan fixe de la dérive, un pavillon bleu et rouge avec, au centre, un filet vertical blanc (fig.5-C).b) ETATS-UNIS \u2014 le plan supérieur ne porte qu\u2019un gros lettrage en noir, USAF (fig.5-A); \u2014 la partie inférieure de l\u2019aile montre une étoile blanche peinte sur un cercle bleu, le tout placé au centre d\u2019un rectangle aux côtés bleus, encadrant une ligne hori- 5 zontale rouge (fig.5-B) ; 4 \u2014 le fuselage porte la méme marque a son extrémité (fig.5-C).ë c) AERONEFS RUSSES À simple titre de renseignement, les avions russes sont marqués d\u2019une étoile rouge sur les plans, le fuselage et la dérive (fig.5-A et B).5) Indices de détresse Quand un avion en vol se trouve en difficulté, qu\u2019il soit perdu ou en risque 2 it + r .\u201d .\u2019 ; de panne, il décrit des cercles ou lance des fusées, comme signe de détresse.Aucun avion ne doit voler à moins de 500 pieds au-dessus des villes, villages ou maisons.0 F-86 SABER F-84 THUNDERJET VAMPIRE 3 ) | \u2014 \u2014 o\u2014_P\u2014o0 if] fri os JL B-36 C-82 PACKET C-121 CONSTELLATION Fig.6.\u2014 Silhouettes d\u2019avions du ciel canadien, vues de face, en plan et de profil \u2014 lre rangée, avions légers \u2014 2e rangée, avions lourds de transport Quelques silhouettes d\u2019avions du ciel canadien Parmi les principaux avions que l\u2019on voit survoler notre territoire, les silhouettes de la figure 6 présentent, vus de face, en plan et de profil, trois types d\u2019avions légers (lre rangée) et trois types de transport lourds (2e rangée).Le Vampire 3 est de fabrication anglaise, les autres de construction américaine, dont le Constellation, trés utilisé par les grandes compagnies transocéaniques; mais l'avion d\u2019avenir, que toutes les compagnies de transport vont mettre prochainement en ligne, malgré les deux catastrophes récentes, c\u2019est le De Havilland Comet, TECHNIQUE, Juin 1954 390 avec son fuselage allongé portant 58 passagers en lre classe et 76 en classe touriste, et ses quatre turboréacteurs Rolls-Royce Avon de 4,000 kg de poussée et de très faible consommation.Le CARC en possède déjà deux (voir photo, page 385); de nombreuses commandes du Comet 3, livrables en 1957, ont été passées par la BOAC, Air France, l\u2019Union Aéronautique de Transport, les Canadian Pacific Airlines, les Pan American Airways et la Royal Canadian Air Force; ce qui veut dire que, dans un avenir très rapproché, le ciel canadien sera sillonné de ces beaux et puissants appareils.Enfin, deux autres types très amid.cooler connus survolent constamment , nos régions; ce sont le CF 100 caf \u2014\u2014\u2014 bimoteur, fabriqué à Toronto e Pos A par Avro Orenda, et le T 33 > % aa monomoteur, fabriqué par Ca- \u201c_ nadair à Montréal, tous les ce deux avec moteurs à réaction Fro.7 Te et dont les photos ont paru dans \u20ac mél \u2014\u2014 Technique d\u2019avril 1954 - pp.234 et 235.re Voltige aérienne de combat Il arrive que dans les régions avoisinant une base d\u2019entraîne- Fro.8 ] ment, comme nous en avons une près de Montréal, les profanes assistent à des évolutions spectaculaires, qu\u2019ils croient destinées à «épater la galerie».aux fins de propagande militaire.Rien n\u2019est plus faux; les acrobaties, auxquelles se livrent ces «fous volants», sont méticu- Fic.9 leusement contrôlées par l\u2019oeil, NL non des badauds, mais d\u2019un Aan chef de piste qui, muni d\u2019une lorgnette, surveille certaines a \u2014 A manoeuvres dont l\u2019exécution Fig.7.\u2014 Manoeuvres d\u2019attaque a I\u2019abordage: correcte necessite un entraine- A, tir direct \u2014 B, tir sous la queue \u2014 C, tir ment particulier.de trois quarts avant ; | Chaque manoeuvre est un si- Fig.8, \u2014 Dégagement par looping pour atta- > ° r que directe consécutive mulacre d\u2019attaque, exécuté par ., de jeunes éléve .Fig.9.\u2014 Dégagement par renversement pour JS .© .S contre un en rompre le combat et fuir Padversaire nemi imaginaire, vulgairement appelé «mouton» mais piloté par un vieil as qui connaît toutes les ruses de la défense; les mitrailleuses des futurs chasseurs claquent; les balles ne sont que du carton mais la culasse contient un appareil photographique qui, pour chaque coup, prend un cliché: après le développement de la pellicule, une note, bonne ou mauvaise, est accordée à l\u2019élève selon la qualité de son tir.June 1954, TECHNIQUE ii physique, et des avions dont la structure offre toutes garanties de solidité.La voltige aérienne n\u2019est pas un luxe; elle assure au pilote une souplesse et une précision de manoeuvre qui le préparent aux coups durs, sans aucune appréhension ni gêne, dans toutes les positions possibles: vol sur le dos, sur la tranche, en vrille, en piqué ou cabré à la verticale, etc.Les méthodes de combat sont Ag nombreuses; chaque pilote finit par avoir la sienne propre; cependant, les écoles de chasse ramènent à quelques cas devenus classiques ces acrobaties aériennes que les profanes admirent sans en comprendre Professionnellement, la voltige aérienne n\u2019est pas requise pour la conduite des gros avions de transport, ; mais elle est indispensable aux pilotes militaires de chasse qui peuvent être appelés à utiliser ces évolutions en combat aérien.En raison des fortes accélérations auxquelles sont soumis l\u2019homme et sa machine, = la voltige requiert des pilotes jeunes, en parfait état Fic.10 toute la portée.a) IMPORTANCE DE LA THEORIE JOINTE A LA PRATIQUE , construit dans les ateliers de l\u2019avionnerie Canadair à Montréal.Cet avion du C.A.R.C.est le détenteur de la vitesse record mondiale avec chargement de combat.Son rayon d\u2019action est de 500 milles.Il peut voler à une altitude de 40,000 pieds.TECHNIQUE, Juin 1954 Br Qui donc reconnaîtrait, après un demi-siècle à peine, le pays de vie pastorale où les fils fidèles à la foi des aïeux défrichaient le sol et mettaient en lui leurs espoirs de vie sereine?Ce peuple de conquistadores de terres nouvelles, de bâtisseurs de pays et d\u2019artisans laborieux, édifie au bout de ses champs des usines immenses où s\u2019édifient la puissance industrielle de notre province.À cette harmonieuse symphonie du travail est venu s\u2019ajouter le dernier-né de la grande industrie québécoise: l\u2019industrie aéronautique.Au début de 1939, l\u2019industrie aéronautique existait à peine.Aujourd\u2019hui de puissantes avionneries alimentent les besoins domestiques et étrangers.Dans la province de Québec 9 sociétés sont en opération.Elles ont donné du travail à 8,950 employés, payé des salaires pour un montant de $27,125,000.00 et fabriqué des produits pour une valeur brute de $53,426,000.00.(Renseignements obtenus du Bureau Provincial des Statistiques 1951).Voici le nom de ces sociétés et leur adresse: AIRCRAFT INDUSTRIES OF CANADA LIMITED, Aéroport municipal de S.-Jean.AVIATION ELECTRIC LIMITED, Montréal.BRISTOL AEROPLANE ENcGINES (Eastern) LiMmrTED, Montréal.CANADIAN CAR & Founpry ComPANy LiMITED, Montréal.CANADIAN PRATT & WHITNEY AIRCRAFT Co.LTD, Longueuil.CANADAIR LIiMITED, Ville S.-Laurent.Currtiss-REID MANUFACTURING Co.Ltp., Ville S.-Laurent.GODFREY ENGINEERING Co.Ltp., Lachine.HEroux MacHINE Parts LiMiTED, Longueuil.Canadair Nous avons tous entendu parler de North Stars, Canadair Four, Argonauts, Sabre jets T-86, T-33, et Beech T-36.Les performances de certains de ces avions nous sont accessibles, certaines du Sabre jet, toutefois, qui s\u2019enfonce dans l\u2019air solidifié par la vitesse, sont tenues secrètes.S\u2019il ne nous est pas permis de connaître toutes les lois qui régissent cette vie intense, essayons tout de même de connaître les lieux de son enfantement.Cette vie trépidante naît dans l\u2019immense avionnerie Canadair où des techniciens d\u2019une habileté consommée et à l\u2019aide d\u2019un outillage des plus modernes réalisent cette merveille du génie humain qu\u2019est un avion.C\u2019est dans la coquette ville Saint-Laurent, en bordure d\u2019un magnifique boulevard, que l\u2019avionnerie aligne ses impressionnants édifices.Les usines ont une superficie de 40 acres.60 acres sont réservés pour de futures agrandissements.Selon une déclaration faite aux journaux le 14 janvier 1953 par un porte-parole du service des relations extérieures de la compagnie, l\u2019avionnerie employait 13,000 hommes en janvier 1953 et devait en compter 16,000 en mars suivant.40 appareils par mois quittent les lignes de montage, 9 avions réactés sont terminés chaque semaine (Sabre jet F-86-3).Depuis que la construction du F-86-3 a été entreprise en octobre 1950, 400 de ces appareils ont été fabriqués (février 1953).L\u2019immense avionnerie Canadair, bâtie en 1942, était alors une société de la Couronne.Son but: fabriquer des avions militaires Canso (P.B.Y.Catalina) et des aéronefs de 4% moteurs à grand rayon d\u2019action adaptés au service des transports du Corps d\u2019Aviation Royal Canadien et des Lignes Aériennes Trans-Canada.June 1954, TECHNIQUE et (Canadair) Une autre réalisation de Canadair, le «Silver Star, T-33>.C\u2019est un appareil d\u2019entraînement à réaction biplace.Cet avion est une modification du Lockheed Shooting Star F-80.Sa vitesse maximum se situe au delà de 500 milles à l\u2019heure.En 1947 Canadair devient la propriété de Electric Boat Company of New York, fameux constructeur de sous-marins.Cet apport de capital nouveau et de techniciens chevronnés dans le métier donnent une impulsion nouvelle à cette jeune industrie.Canadair est devenu aujourd\u2019hui une puissante avionnerie dont les milliers d\u2019ouvriers, de contremaîtres, de techniciens, de dessinateurs et d\u2019ingénieurs voient leur labeur, leur science et leur savoir se transformer en centaines d\u2019avions civils ou militaires.Dans de vastes ateliers bien outillés les ouvriers ont à leur disposition des centaines de machines-outils: tours, fraiseuses, rectifieuses, perceuses, etc.La machinerie est moderne et variée.Très souple, elle peut indifféremment s\u2019adapter à la grande et à la petite production.Cette grande souplesse, jointe à une haute efficacité dans la production, permet d\u2019atteindre un potentiel pratiquement illimité.La production couvre toutes les phases de la construction d\u2019un avion.La société possède deux usines couvrant une superficie de 1,700,000 pieds carrés et 110 acres de terrain, 5,000 pieds carrés de hangar, 2 milles et demi de chaîne d\u2019assemblage.Le champ d\u2019aviation possède trois pistes d'atterrissage de 150 pieds de largeur et de 6,250 pieds de longueur.La machinerie de l\u2019atelier de mécanique d\u2019ajustage est impressionnante tant par le nombre que par la variété des machines-outils mises à la disposition du personnel.a) 35 tours, la majorité ayant une capacité de 10\u201d de diamètre et une distance de centre en centre de 20\u201d.1\u2014Un tour spécial Bertram ayant une capacité de 36\u201d de diamètre qui peut être portée à 48\u201d.La distance de centre en centre est de 108\u201d.2\u2014 Plusieurs tours Monarch, les plus nouveaux de la série no 60, ayant une capacité de 20\u201d de diamètre.La distance de centre en centre est de 120\u201d.b) 29 tours revolvers dont le diamétre intérieur de la brèche mesure 1214\u201d.c) Des machines à aléser et des tours revolver verticaux.1\u2014Un tour revolver vertical Bullard ayant une table de 34\u201d de diamètre et dont la capacité est de 38\u201d de diamètre.TECHNIQUE, Juin 1954 423 > SR pe d) e) a) b) c) d) a) b) c) d) Le célèbre « CA- NADAIR - FOUR » réalisé dans les ateliers de Canadair.Nous voyons ici au dela des nuages l\u2019Empress of Hong Kong du Pacifique Canadien.La vitesse maximum de cet avion est de 240 milles à l\u2019heure.(Canadair) 2\u2014Une aléseuse verticale Bertam dont le diamètre de la table est de 10 pieds.La distance maximum de la table au porte-outil est de 66\u201d.Un tour revolver McDougall d\u2019un diamètre de 46\u201d au-dessus du bâti et de 70\u201d dans l\u2019entrefer (largeur de l\u2019entrefer 20\u201d).La distance de centre en centre est de 120\u201d.7 tours automatiques Brown & Sharpe.Un assortiment de tous les genres de fraiseuses: universelles, verticales, horizontales, permet l\u2019exécution de travaux délicats et variés.Deux Hydrotel muis d\u2019unités de profilage, comportant un contrôle automatique de profondeur.La table a un champ d\u2019action de 96\u201d.Trois raboteuses Cincinati à double carter type fraiseuse (les seules au Canada) utilisées dans la fabrication des avions à réaction et possédant une table de 68\u201d x 24\u201d Deux Ingersoll ayant approximativement 80 pieds de longueur.24 fraiseuses horizontales comprenant deux Kearney & Trecker no 4CK munis de fraises en «Carbide».15 fraiseuses verticales dont la plus imposante est une Kearney & Trecker no 4CK dont les fraises sont en «Carbide».La table mesure 82\u201d x 18\u201d.8 fraiseuses universelles comprenant 7 Sundstrand Simplex Rigidmils.Ces machines opèrent à une vitesse de 3,600 rpm.Les dimensions des tables sont de 78\u201d x 18\u201d et 108\u201d x 24\u201d, Le département de mécanique d\u2019ajustage serait incomplet sans rectifieuses, ces machines qui donnent aux pièces la précision et le fini requis.Une rectifieuse plane Mattison, 36\u201d x 144\u201d.3 machines a rectifier ordinaires.2 machines a rectifier sans pointe Cincinati.Les piéces pouvant étre rectifiées varient de 1/16\u201d à 314\u201d de diamètre.3 «Ex-cell-o», machines à rectifier les filets.La plus grande ayant une distance de centre en centre de 115\u201d.Le diamètre maximum des pièces pouvant être rectifiées est de 8\u201d.BE ER TITY 34 a LE June 1954, TECHNIQUE Un «Cap grinder» ayant un diamètre de 26\u201d au-dessus de la table et de 80\u201d dans l\u2019entrefer.La largeur de l\u2019entrefer est de 264\u201d.La distance entre les centres est de 72\u201d.f) 4 rectifieuses d\u2019intérieur.Dans une avionnerie, le département du métal en feuilles intéresse d\u2019une fa- çon particulière les ingénieurs en aéronautique.En effet, c\u2019est là que la carlingue de l\u2019avion prend forme.Aussi les machines de cet atelier sont dispendieuses et puissantes.La variété de l\u2019outillage impressionne.Nous nous bornerons à énumérer le plus spectaculaire.a) Une presse hydraulique de 5,000 tonnes et une autre presse de 3,500 tonnes.b) Une presse munie d\u2019un coussin d\u2019air de 1,000 tonnes et dont le socle a 14 pieds de longueur et 8 pieds de largeur.Une autre presse ayant un coussin d\u2019air de 500 tonnes et dont le socle mesure 84\u201d x 60\u201d.(Canadair) Vue aérienne de l'immense avionnerie Canadair a ville Saint-Laurent, dans la banlieue de Montréal.c) Une machine à former et à étirer le métal Erco and Sheridan.Une machine Huf- ford no 46 de 150 tonnes capable de manoeuvrer des feuilles de 66\u201d x 144\u201d.d) une presse a emboutir.e) 16 cisailles guillotine de 16\u201d a 18\u201d capables de couper une pièce d\u2019acier doux de 3/8\u201d d\u2019épaisseur.Le département d\u2019outillage voit à la fabrication de l\u2019outillage des divers départements de l\u2019avionnerie Canadair.C\u2019est un facteur indispensable du haut degré d\u2019efficacité d\u2019une aussi vaste entreprise.Rappelons brièvement le nom de certaines machines- outils qui rendent possible le travail des différents départements de l\u2019avionnerie.a) Une raboteuse Bertram «open-side».Sa capacité maximum au-dessous de la tête est de 74\u201d.La machine a une base de 40 pieds et une table de 20 pieds de longueur sur 66 pouces de largeur.b) Des aléseuses de grande précision 3B Pratt &Whitney ayant des tables de 24\u201d x 54\u201d.TECHNIQUE, Juin 1954 425 c) Des aléseuses horizontales du type Sellers ayant des broches de 5\u201d de diamètre et une portée de 120\u201d.Le département des traitements thermiques comprend une grande variété de fours pouvant traiter le dural, l\u2019acier et le cuivre.Un four de 50 K.W.permet la brazure du cuivre.Un four de 150 K.W.attire particulièrement l\u2019attention par ses dimensions, il a une profondeur intérieure de 96\u201d et un diamètre intérieur de 46\u201d.Les deux fours sont pourvus d\u2019appareils permettant à un gaz neutre au débit de 1,000 pi.cu.à l\u2019heure de prévenir l\u2019oxydation des pièces traitées.Le département de soudure a un outillage des plus variés et fort moderne permettant la soudure de toutes les pièces très compliquées que l\u2019on rencontre parfois dans une avionnerie.On recourt à tous les genres de soudure électrique: la soudure par étincelles, la soudure par points, la soudure continue, la soudure par pointage des pièces.a) La soudure par points comprend des machines de 800 K.V.A.ayant une force de 270,000 livres.Une pièce de 10 pouces de diamètre peut être soudée.b) La soudure continue est réalisée par 8 unités qui peuvent souder tous les alliages d\u2019aluminium.L\u2019épaisseur des pièces à souder peut varier de .030\u201d à .102\u201d.c) Une machine de 100 K.V.A.est employée pour la soudure continue.Des pièces d\u2019alliage ayant .040\u201d d\u2019épaisseur peuvent être soudées.d) La soudure par pointage des pièces se fait à l\u2019aide d\u2019un appareil de 50 K.V.A.Cette soudeuse a une gorge de 48\u201d et peut souder des toles d\u2019acier d\u2019une épaisseur de .102\u201d.Elle possède un attachement qui permet une rotation de 360 degrés.Chaque pièce manufacturée est soumise à un contrôle rigide et l\u2019inspection se fait suivant les normes du Ministère des Transports, du C.A.R.C.et du U.S.A.F.La précision dans la fabrication de ces pièces assure leur interchangeabilité.Toutes les pièces de rechange sont maintenues en assez grande quantité pour répondre aux besoins variés des clients.L\u2019emballage de pièces aussi volumineuses présente un problème.Il faut leur assurer une protection complète pendant la manipulation.Grâce au savoir de ses ingénieurs, à la compétence de ses techniciens et à l\u2019habileté de ses ouvriers Canadair s\u2019est acquis une réputation internationale.Ses puissants North Stars se rencontrent sur les routes aériennes nationales (Air-Canada), sur l\u2019Atlantique nord, sur l\u2019Atlantique sud, sur la mer des Caraïbes et sur les routes aériennes de l\u2019Amérique du Sud.Les luxueux Argonauts des British Overseas Airways Corporation survolent l\u2019Europe, l\u2019Afrique, le Moyen-Orient et l\u2019Extrême-Orient.Ces avions étendent les voies aériennes de cette puissante société britannique au delà de l\u2019immense Brésil, jusqu\u2019au Chili.Les avions Canadair Fours des lignes aériennes du Pacifique Canadien s\u2019élancent du tremplin de Vancouver au-dessus de l\u2019océan pour atteindre les villes de l\u2019Orient 30 ANNEES D\u2019EXPERIENCE DANS LA FABRICATION D\u2019APPAREILLAGE ELECTRIQUE Consultez- Les) |] 3 (sel I nous! RE 4 : Aucune I obligation.Claude Rousseau, prés.MONTMAGNY, P.Q.CANADA 426 June 1954, TECHNIQUE { { \u2014 et de l\u2019Australie.Les North Stars forment l\u2019épine dorsale du service des transports du Corps d\u2019Aviation Royal Canadien.Au début de 1950, l\u2019avionnerie construisait un Canadair Five qui est une version du Canadair Four.Le moteur de cet avion est un Pratt & Whitney R 2800.Cet aéroplane est un appareil d\u2019entraînement à grand rayon d\u2019action.Il est fréquemment affecté au déplacement des hauts dignitaires du gouvernement canadien.Canadair est le pourvoyeur de pièces de C-47 et de DC-3 de 100 sociétés différentes situées dans 45 pays.Voici quelques-uns de ses clients: les lignes aériennes Air-Canada, le Pacifique Canadien, le Corps d\u2019Aviation Royal Canadien, le United States Air Force, Air-France, British European Airways, Iberia, K.L.M.Lan Chile, Malayan Airways, Sabina, Swissair, Turkish State Airlines, Varig et Aer Lingus.Par le travail de ses experts, par ses recherches et ses réalisations dans le domaine aéronautique, Canadair, né durant le dernier conflit, réalise maintenant des oeuvres de paix et de prospérité et contribue grandement au progrès du Québec et à son bon renom industriel.BIBLIOGRAPHIE Le Service des Relations Extérieures de Canadair et le C.A.R.C.Documentation sur les machines à souder: même source et M.Lucien Beauchemin, directeur.QUEBEC \u2014 MONTREAL \u2014 OTTAWA Paul Préfontaine, président Metropole Electric Inc.L.-E.Dansereau, président PLANCHERS DE BOIS FRANC BOIS DE CONSTRUCTION e HARDWOOD FLOORING AND LUMBER FONDÉE EN 1858 ESTABLISHED 1858 T.PREFONTAINE & Cie Ltée WIlbank 8738 01417, rue CHARLEVOIX, MONTREAL Collet Fréres Limitée INGENIEURS-CONSTRUCTEURS ET ENTREPRENEURS BUILDING CONTRACTORS AND ENGINEERS OTTAWA - MONTRÉAL - QUEBEC TECHNIQUE, Juin 1954 427 Un abonnement a TECHNIQUE équivaut a une part dans une mine de renseignements précieux sur tous les sujets d\u2019actualité scientifique et technique tm mm te vit SS Say Gu FNS Gy Sm Wa Sv Tits SRY MY SEG bah ML Sd Se MRS wm Ene SE Ss prie nte Wer A FA el SDN MAS Sam Sih mf AGE bem Ft A SE FE FORE A Pu GM IS jE SY GE SM gy SEE GU QE COL QUE GES Ge La Revue TECHNIQUE 506 est, rue Ste-Catherine MONTRÉAL Veuillez s\u2019il vous plaît m\u2019abonner à la revue TECHNIQUE, pour une période d\u2019un an à partir de Ci-inclus la somme de deux dollars (2.00) en paiement de cet abonnement.Adresse Localité SVP.Faire remise, sous forme de chèque payable au pair à Montréal ou de bon de poste fait au nom de la revue TECHNIQUE.d | FREE MACHINING STEELS Stelco produces \u201c1200\u201d Series to speed up machining operations Stelco free machining steel, produced in open hearth furnaces, is another of a long line of Stelco quality products, developed by Stelco metallurgists.The new \u201c1200\u201d series steels are recommended for every application where superior machinability and uniformity are important.Extensive tests made by Stelco, and production trial by manufacturers of machine parts, prove that performance of \u201c1200\u201d steels in most cases is definitely superior to that of conventional free-cutting steels.Development of a free cutting open hearth steel was made inevitable by the demand of the machining trade for improved quality of product, and for greater cutting speeds.The open hearth process, with its close control of analysis and temperature, and its large heats, promised considerably greater uniformity from one heat to another.Certain problems had to be solved however, before a satisfactory free machining open hearth steel could be produced.Stelco metallurgists solved these problems by developing methods of controlling certain critical factors in the steel making process.Ranges of the chemical composition of Stel- co \u201c1200\u201d steels are identical with the standard AISI and SAE series.The analyses of these steels are compared in the following table: Stelco AISI SAE C Mn P Si 1211 C1211 1111 0.13 max.60/.90 07/12 .08/.15 1212 C1212 1112 013 max.70/1.00 .07/.12 16/23 1213 C1213 1113 013 max.70/1.00 .07.12 .24/.33 Stelco \u201c1200\u201d steels were thoroughly tested in the laboratory and in the field before being offered for sale.The first heats were made in small open hearth furnaces, experiments beginning as far back as 1944.Steels produced from these trial heats proved to have good rolling characteristics, high surface quality, satisfactory response to cold drawing, and excellent machi- nability.Mechanical properties and cold workability were quite similar to bessemer steels of like analysis, with encouraging evidence that equal machinability would be obtained.The steels were distributed to large users of free machining steel for test runs on many parts of varied types.The vast majority of the users co-operating in these tests reported that the new steels were not only satisfactory, but in most cases were actually better, in terms of production speed TECHNIQUE, Juin 1954 and finish, than the free machining stock previously used.Like conventional bessemer screw stock, Stelco \u201c1200\u201d steels are not recommended for carburizing or cyaniding.Some Typical Reports Valve Cage, produced in 1-1/4\u201d Acme six spindle machine, with rough form, spot drill, finish form drill, counter bore, drill and ream, finish form and cut off.Time: 6.93 seconds.Report\u2014When 11/16\u201d round Stelco 1213 was used, got longer drill life, improved finish.Socket, produced in 1-1/4\u201d Acme six spindle machine, with centre drill, rough form drill, ream and finish form, and cut-off.Speed: 5.34 seconds.Milled on Milwaukee Miller in 2.09 seconds.Report\u2014Stelco 1213 machined very good.Finish obtained was excellent.Rated it equivalent to best material received.429 Cylinder End, produced in 1-1/4\u201d Acme six spindle machine, with rough form and drill, finish form front diameter, drill and trepan, ream and shave finish form, and cutoff.Speed: 8.52 seconds.Report\u2014Stelco 1213 entirely satisfactory.Excellent machining steel.Pivot Nut, requiring centre drill, rough form, drill, ream and finish form, tap and cut-off.Speed 11.79 seconds.Milled in Milwaukee Miller in 2.11 seconds.Report\u2014Using Stelco 1213, longer tool life was experienced and finish was improved.Further particulars may be obtained by contacting The Steel Company of Canada, Limited, General Sales Office, Wilcox Street, Hamilton, Ontario, or any Stelco Sales Office coast to coast.Rendons à César.Les conseils ménagers de Louise Lamothe, publiés à la page 318 de notre livraison de mai, étaient reproduits de l\u2019excellente revue l\u2019Ovale de la compagnie C.I.L.Nous prions notre confrère de croire que c\u2019est par inadvertance que nous n\u2019avons pas indiqué la provenance de cette reproduction.Vu le coût élevé de l\u2019électricité à Belgrade, Yougoslavie, on a depuis longtemps adopté la coutume d\u2019équiper les ascenseurs automatiques de fentes perceptrices.Moyennant un dinar (l\u2019équivalent d\u2019un tiers de cent), vous pouvez monter.La descente ne coûte rien.En réalité, vous ne pouvez pas utiliser l\u2019ascenseur pour descendre.Il faut se résigner à marcher.Négociants en gros - Importateurs Matériaux de plomberie et chauffage Tuyaux No-Co-Rode eschènes & ils be \u2014 FRS.DESCHENES Gérant-technicien 5685, rue Iberville MONTREAL FRontenac 3175-6-7 Keg Matériel de Dessinateurs et d\u2019Ingénieurs - Niveaux - Transits - Mires Régles a Calculs Recommandés par les ingénieurs depuis plus de 70 ans OF CAN KEUFFEL & ESSER fitrep- 679 ouest, rue Saint-Jacques Montréal Quand il s\u2019agit J ° e e d tmp mette Vous serez ii * LA PATRIE vous consultez SERVICE DES IMPRESSIONS 180 est, rue Ste-Catherine - LA.3121* - Montréal Etablie depuis 1920 J0S.POITRAS & FILS LTÉE Fabricants de machines à bois ATELIER DE MECANIQUE ET FONDERIE DEMANDEZ NOTRE LISTE DE PRIX ET CATALOGUE L\u2019ISLET STATION Téléphone: 63 INSTRUMENTS DE MESURES ELECTRIQUES VENTE ET RÉPARATION PROJEAN METERS REG'D Philippe Projean, T.P.833 est, rue Craig FAlkirk 6430 MONTREAL 430 June 1954, TECHNIQUE =» eo = B3- (8 _\u2014 rs L'industrie du cycle et du moto-cycle en France Aroccasion du Salon du Cycle et du Moto-Cycle qui s\u2019est ouvert en octobre à Paris, il est intéressant d\u2019apporter quelques renseignements sur ces deux industries qui marquent une incontestable vitalité.Il existe en France un parc de 15 millions de bicyclettes.63% des foyers français possèdent au moins une bicyclette et ce pourcentage s\u2019élève à 72% dans les campagnes et les bourgades.La bicyclette est essentiellement un outil de travail qui est d\u2019ailleurs utilisé par ses possesseurs pour la promenade et les loisirs.Elle exerce aussi un très vif attrait sur les enfants et les jeunes, aussi bien dans les milieux populaires que dans les classes aisées.A quoi est due cette énorme diffusion ?Uniquement au fait que le prix de revient au kilomètre de la bicyclette est presque nul.Son entretien est très faible et son amortissement s'étale sur plusieurs années.La bicyclette est incontestablement l\u2019engin de transport spécifiquement démocratique.Une récente enquête indique que les ventes de bicyclettes se sont élevées dans chacune des trois dernières années a 1,500,000 machines.Citons quelques chiffres.Les exportations de cycles aux colonies ont été pour l\u2019année 1952 de 85,997 unités et pour le ler semestre 1953 de 38,700.Les exportations sur les marchés étrangers se sont élevées en 1952 à 33,660 et au ler semestre de 1953 à 19,468.Les pays de l\u2019Union Française sont de plus en plus demandeurs de bicyclettes.L\u2019industrie du moto-cycle, sous ses diverses formes, connaît depuis quelques années un essor remarquable.Il est permis d\u2019escompter pour l\u2019année 1953 la sortie d\u2019environ 700,000 machines.Il suffit de mettre en parallèle la production complète de 1938 (40,000 machines environ) pour situer exactement l\u2019effort des constructeurs français.Voici les chiffres de production des 7 premiers mois : 1952 1953 Différence Cyclomoteurs .260,234 307,085 + 18% Vélomoteurs .100,043 83,138 126,091 139,292 + 10% Scooters.26,048 56,154 Motocyclettes \u2026._.\u2026 25,579 25,574 411,904 471,951 + 14% Le parc des moto-cycles en circulation est de : Cyclomoteurs .1,200,000 Vélomoteurs 1222 800,000 Scooters.150,000 Motocyclettes 1122 350,000 MOTOCYCLES 2,500,000 Il convient d\u2019observer que le cyclomoteur est devenu, en quelque 6 ans, l\u2019engin motorisé à deux roues le plus diffusé : pour le seul mois de juillet 1953, sa production a dépassé 60,000 engins (contre 37,142 voitures tourisme).TECHNIQUE, Juin 1954 En présence d\u2019une progression aussi spectaculaire du cyclomoteur, qui constitue l\u2019engin motorisé à deux roues le plus économique et le plus diffusé, on a pu parler de révolution à la fois sociale et économique, la bicyclette à moteur ayant véritablement transformé les 431 EMPIRE conditions d\u2019existence de milliers de travailleurs des villes et des campagnes.En suivant la gamme des cylindrées, nous rencontrons successivement les vélo-moteurs, les scooters et les motocyclettes.Le scooter, machine jeune, propre et dotée d\u2019un confort réel, attire une large clientèle et est en pleine progression.Quant à la motocyclette, elle a fait preuve d\u2019une stabilité mathématique, accusant pour 1953, à quelques unités près, le même total qu\u2019en 1952.(Service d\u2019information français) TEAM PLAY.(From page 396) they gave him as a Passer de luxe.What happened when he started in our Canadian game?The opposition invariably made him swallow the ball, which means his line couldn\u2019t hold, and he was not able to get his spot passes away.Again, his own receivers were deceptive or fast enough to get into the clear, so what passes he did get away were grounded or intercepted.Ratterman was a good Quarterback, when he had a line that could hold out the opposition and receivers that could catch his passes BUT unfortunately he didn\u2019t have either so he was a $10,000.00 flop.Ratterman apparently, had only one weapon: the Forward Pass, but most Quarterbacks are versatile to the extent that if they can\u2019t spot a Pass Receiver, they will sneak through centre, run the ends or use their position to advance the ball through other players.Sam Etchevery was just such a Quarterback, and how he got out of jams his faulter- ing line, at times put him in, was almost unbelievable.The Quarterback must have the confidence of his team, and they must co-operate with him to the fullest extent.No matter how good a Quarterback might be, if his team doesn\u2019t work with him he is sunk.I could capitalize on the part individual members on the team play in the game, and how each is used by the Quarterback in developing his plays, but I will have to leave them for you to figure out for yourself.It is a most interesting study, that of making the most effective use of the material at hand, and coordinating it into Team Play.432 INDEX DES ANNONCEURS ADVERTISER\u2019S INDEX Ben Béland Inc.B & H Metal Industries Co.Ltd.383 Alex.Bremner Ltd.112 413 Canadian Fairbanks-Morse \u2026 368 Canadian Laboratory Supplies Lt.414 Collet & Frères Ltée .427 Consolidated Plywood Corporation Le 420 Deschènes & Fils Ltée 1.430 Omer De Serres Ltée .\u2026.\u2026 408 Dominion Bridge Co.Ltd.(Division des Structures) Couverture 4 Doucet & Doucet Ltée .403 Electrical Mfg.Co.Ltd.426 Forano Ltée.380 International Agency Lid.\u2026 396 J.W.Jetté Ltée 1.1.404 Keuffel & Esser ~~.430 La Patrie .430 Manufacturiers Canadiens de Courroies Ltée .420 Marion & Marion 1212200000 408 Metropole Electric Inc.427 Montreal Armature Works Ltd.392 Mongeau & Robert Cie Ltée .400 I.Nantel Inc.396 Payette & Cie Ltée .Le 334 Jos Poitras & Fils Ltée .430 T.Préfontaine & Cie Ltée \u2026\u2026 \u2026 427 Projean Meters Reg\u2019d.430 Steel Co.of Canada Lid.\u2026.\u2026 362 Thérien Frères Ltée .\u2026.\u2026 420 June 1954, TECHNIQUE TAA I SCO este I ares ait nit ote of I eo EL) étre to de en EC ORS ae EN VENTE | EN VENTE EN VENTE EN VENTE EN VENTE EN VENTE ar correspondance :: x EIl VENTE EN VENTE PLateau 9476 EN VENTE 506 EST, RUE STE-CATHERINE | EN VENTE EN VENTE VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE 21 L VIENT DE PARAITRE g ements VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE de lecture VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE de dil S VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE (pour l\u2019ajustage mécanique) VIENT DE PARAITRE MAURICE PROULX VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE , ; VIENT DE PARAITRE VOLUME DE 130 PAGES | VIENT DE PARAITRE VIENT DE PARAITRE PRIX : $2.70 A E VIENT DE PARAITRE E NOUVEAUTE E NOUVEAUTE NOUVEAUTE bi NOUVEAUTE E NOUVEAUTE E NOUVEAUTE ; DESSIN INDUSTRIEL Troisième partie NOUVEAUTE i NOUVEAUTE ; NOUVEAUTE i NOUVEAUTE i NOUVEAUTE A NOUVEAUTE A ANDRÉ A.PAUZE ET ROGER LAFLEUR 200 pages PRIX : $2.75 TR I PL Rt RRR Ri + Vue de la charpente de l'Eglise de la Résurrection de Notre-Seigneur à Lachine.Vue de l'Eglise parachevée.Cette Eglise magnifique peut contenir environ 700 personnes.elon les meilleures traditions Les meilleures traditions d\u2019un pays prennent racine dans le caractère religieux de ses habitants.Dans la construction, les meilleures traditions se trouvent dans la force et la durabilité de l\u2019acier.La construction de charpentes en acier est devenue par elle-même une tradition pour la Cie.Dominion Bridge qui, depuis 1882 fabrique et monte des charpentes en acier pour tous les genres de constructions \u2014 petites ou grandes.Architecte: Franco Consiglio.Entrepreneurs: Damien Boileau Ltée.RT à CS Q | } Fy EE St, \u201c2 NA Hc GR EE CLIN DAC 0L 3 INIT Ler Oy LIN Compagnies associéés a: Amherst, QuébecPsauit Ste-Marie,! Edmonton "]
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