Technique : revue industrielle = industrial review, 1 novembre 1954, Novembre
[" Co.ere rare ee RES VAE cole me ee ee a France nous visite rance in Montreal Gérard Le Testut William Eykel Amable Lemoine Michel Cartier Wilfrid Werry Albert Chevalier = y tunarders br Canada Allan Dale Eurovision\u201d Charles Frenette La soudure René Ltc, etc.XXIX No 9 MONTREAL lovembre \u2014 November 1954 MAR N At TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE INDUSTRIAL REVIEW organe de à publication of L\u2019Enseignement Spécialisé Technical Education du of the MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE DEPARTMENT OF SOCIAL SOCIAL ET DE LA JEUNESSE WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014 DIRECTORS JEAN DELORME GASTON TANGUAY Directeur général des études Ecoles d\u2019Arts et Métiers Director General of Studies Arts and Crafts Schools ROSARIO BELISLE JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole Technique de Montréal Ecole du Meuble, Montréal Montreal Technical School Furniture-Making School, Montreal W.W.WERRY L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole Technique de Montréal Ecole des Arts Graphiques, Montréal Montreal Technical School School of Graphic Arts, Montreal DARIE LAFLAMME GASTON FRANCOEUR Ecole Technique de Québec Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Quebec Technical School Paper-Making School, \u2018 Trois-Rivières ; ; J.-F.THERIAULT GEORGES MOORE Ecole Technique des Trois-Riviéres Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Trois-Riviéres Technical School Textile School, St-Hyacinthe MARIE-LOUIS CARRIER SONIO ROBITAILLE Ecole Technique de Hull Office des Cours par correspondance Hull Technical School Correspondence Courses ALBERT LANDRY M.L\u2019ABBE ANTOINE GAGNON Ecole Technique de Shawinigan Ecole Technique et de Marine, Rimouski Shawinigan Technical School Technical and Marine School, Rimouski Editeur Publisher Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor PAUL DUBUC WILLIAM EYKEL BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 PL 9476 ABONNEMENT Eiranger 25 Foreign countries SUBSCRIPTION L\u2019Imprimerie de LAMIRANDE, 2425, rue Holt, Montréal (36) \u2014 CAlumet 5878 eee ets chit ie REV UE INDUSTRIELLE INDUSTRIAL REVIEW NOVEMBRE NOVEMBER S 7 x C Z y VOL.XXIX 1954 No 9 579 La France nous visite William Eykel | 585 L\u2019aéronautique francaise | Our Cover au 4e rang Amable Lemoine 589 L'art sacré, l\u2019affiche, le timbre Michel Cartier Notre couverture 593 A Bit of France in Montreal Wilfrid Werry 595 L\u2019électronique francaise Albert Chevalier 598 Bénédiction apostolique a M.Jean Delorme et aux directeurs des E.A.M.599 The Script in Television W.W.Werry 607 L\u2019aluminium a cent ans C.-F.Maheu 612 Conquest of Space j 615 Les soudures en général René Hamel 620 Cunarders for Canada Allan Dale 625 \u201cEurovision\u201d Charles Frenette Among the 57 newly-devel- 631 Coming the Quieter Life broek a nPorating 635 Edouard Branly Louis Bourgoin i clans since the last war, thls 638 Nous avons lu pour vous Roger Lafleur rovolutionary surgical room 641 Nouvelles des techniciens display at the Montreal French professionnels Bernard Janelle are equipped with electric scal- 642 Savez-vous.Roger Boucher pels, respirators and cauteriz- ing apparatus on a displace- 644 Projet d\u2019ébénisterie mote control Er doniens ent (table jardinière) Gérard P arent | ing, operating table adaptable | ee I ao, Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la il much jncreased floor is avail- seule revue scientifique bilingue du Canada.Les au- ote appear tue ons nev oe teurs assument la responsabilité des opinions émises : outstanding features is the dans leurs articles dont la reproduction est autorisée | glass dome which separates à condition d\u2019en indiquer la provenance et après en i the operating area from in- avoir obtenu l\u2019autorisation de TECHNIQUE.\u2014 Au- training who wateh the oper- torisée comme envoi postal de 2° classe, ministère ation from above without dis- des postes, Ottawa.turbing the surgeon.The latter descrites his work to spec- * in a rough With ten issues per year TECHNIQUE is the only tem.Still or movie or TV ca- bilingual scientific review published in Canada.Au- mera can be annie to the thors are responsible for the ideas expressed in their 8 above centre).articles which may be reprinted providing full credit ° is given TECHNIQUE and authorization is obtained from the review.\u2014 Authorized as 2nd class mail, peDeseription française, cf.pa- Post Office Department, Ottawa. REIL Loy voy v AER Pat 0 cal tp = nr NER pry HEA EAE, Abra FA NACHT IN aie EE LE IHD CPE SE NE REA RE SES NE Or Une expérience de 50 années au service des INDUSTRIELS | MARCHANDS ç ARCHITECTES s ENTREPRENEURS § COMMUNAUTES .4 n Ben Béland, président Jean Béland, Ing.P., s.-trés.7152, boulevard Saint-Laurent \u2014 Montréal \u2014 GRavelle 2465* Les premières rondelles à ressort fabriquées au Canada le furent par Stelco.L\u2019enthousiasme des clients de plus en plus nombreux a forcé Stelco a augmenter considérablement sa production.Aujourd\u2019hui, grâce à une production - record, les rondelles à ressort sont produites en quan- uv tité suffisante.Placez LA PRODUCTION > ns votre commande sans « tarder pour la recevoir | DE RONDELLES À RESSORT BUREAUX AL > MA.4290\".® Couvayeurs portatifs et stationnaires @ Réducteurs et Variateurs de vitesse © Commandes par courroies en V @ Engrenages ¢ Poulies @ Chaines @ Élévateurs ¢ Concasseurs © Machines spéciales © ete.623 eer a, SHE) huile a chauffage Il NN) NN \u201cA )) À I ) | TA (4 = \\ Les 3 Wi / (Op, XN JA DD) 2 ~\u2014y / brûleurs à J'huile \u2014\\ 4 M LN \\| h ATC « (ON \u201c4 = 4 > 2) - Ed 8 od de MONGEAU \" CIE Nd CHAS IXY 60% & ROBER LTEE 1600 EST RUE MARIE-ANNE \u2014 MONTRÉAL \u2014 AM 2131% 624 Novembre 1954, TECHNIQUE 1 EUROVISION par CHARLES FRENETTE DIRECTEUR DES SERVICES TECHNIQUES DE LA TV A RADIO-CANADA, MONTREAL L À première expérience d\u2019échanges en direct de programmes de télévision en Europe occidentale eut lieu du 6 juin au 4 juillet 1954.On a nommé « Eurovision » cette première série d\u2019échanges de programmes organisée par l\u2019Union Européenne de Radiodiffusion, et les services nationaux de télévision des huit pays suivants: République fédérale Allemande, Belgique, Danemark, France, Italie, Pays-Bas, Royaume- Uni et Suisse.À la suite du succès du relais dans le Nord-Ouest de l\u2019Europe des cérémonies du couronnement en juin 1953, une conférence eut lieu à Londres à la fin de juillet 1953 pour étudier les leçons techniques à retirer de cette expérience et pour étudier en générai les problèmes liés à l\u2019établissement d\u2019un réseau permanent de télévision en Europe.Participaient aux travaux de cette conférence les experts techniques des organismes de radiodiffusion de Belgique, d\u2019Allemagne, de Hollande, du Royaume-Uni, de la France et de l\u2019Union européeene de Radiodiffusion.Avant de songer à l\u2019établissement d\u2019un réseau permanent, il fallait d\u2019abord déterminer de façon pratique quels seraient les problèmes d\u2019exploitation résultant de l\u2019interconnexion des services nationaux existants.La première saison d\u2019été d\u2019échanges européens fut préparée dans ce but.Le premier problème posé par les essais de juin-juillet fut celui des liaisons provisoires d\u2019interconnexion pour les signaux-image.Le second concernait la partie sonore.Le troisième, le contrôle des relais en exploitation.Ceci nécessita un réseau complexe de circuits téléphoniques de commande pour les services techniques et de programmes en plus des circuits de contrôle technique déjà en usage pour les échanges internationaux de programmes de radio.De nombreuses réunions des spécialistes des programmes, de la technique et des télécommunications des divers pays furent nécessaires pour préparer minutieusement le projet.Un travail intense fut fait non seulement par les organismes de télévision et les administrations nationales des télécommunications mais aussi par les ERE Se SR 7 firmes industrielles auxquelles étaient confiées la fourniture et la mise en service des installations nécessaires.L'industrie britannique de l\u2019électronique a pour sa part fourni pour six millions de dollars d\u2019appareils comprenant des cameras, des cars de reportage, des relais micro-ondes et des émetteurs.Problèmes complexes à résoudre Les nomibreux problèmes d\u2019ordre technique auraient bien suffi pour donner un caractère hasardeux à l\u2019entreprise mais il devait y en avoir bien d\u2019autres dans plusieurs domaines.Les difficultés provenant de l\u2019élément humain contribuèrent dans TECHNIQUE, Novembre 1954 625 une large mesure à compliquer la tâche.Il y eut d\u2019abord la question de la langue du commentaire.La solution de ce problème fut d\u2019autant plus ardue que l\u2019ensemble des téléspectateurs susceptibles de recevoir simultanément le même programme se partageait en huit communautés linguistiques distinctes (Allemands, Anglais, Danois, Flamands, Français, Italiens, Néerlandais et Suisses-Allemands).Q HAMBURG BERLIN BONN COBLENZ ARNSTAOT TRIER BARNS IWEIDRUCKEN STUTTGART BADEN-BADEN / Skreisunc BASLE Ss ZURICH SHASSEAM (oenuet Pp O EMET]EUR DE JELEVIS ION © : CONVERTISSEUR DE STANDARDS MESETS PER TANENT ee ITRONCONS NECESS/ITANT DES INS, 7.4L P4 ATIONS SIPPLENMENTAIRES LIAISONS PROV/SOIR ES p : (CENTRE NATION GL DE CONTROLE : DES PROGRAMMES (CENTRE NATIONAL DE CONTROLE py FLORENCE TECHNIQUE \u2019 ; 1 (CENTRE INTERNATIONAL : DE COORDINATION QM.PEGLIA Il y eut ensuite les problèmes résultant des soupçons habituels au sujet de toute nouveauté.Dans cette catégorie, mentionnons les différends entre les douanes britanniques et françaises au sujet de l\u2019importation temporaire d\u2019équipement français et le refus des fédérations internationales de musiciens et d'artistes de permettre à leurs membres de participer à l\u2019expérience de télévision internationale.À cause de cette attitude de la part des fédérations, on a dû apporter à la dernière heure, d\u2019importantes modifications dans la structure de certains programmes.C\u2019est ainsi que le programme régulier de la BBC: « Café Continental », spectacle de music-hall, où figurent les prin- 626 Novembre 1954, TECHNIQUE Ine RE RTE TTT CE Rr FE TH OR M eRtaag us WHI cipaux artistes d\u2019Europe de passage à Londres, n\u2019a pu passer le 12 juin tel que prévu sur le réseau européen.Il a fallu se contenter de faire interviewer les artistes par huit speakerines de télévisions européennes au moment du programme international.Le programme régulier fut présenté au réseau britannique seulement.Projet audacieux L\u2019objectif des essais de juin-juillet était fort ambitieux.En effet, il prévoyait l\u2019alimentation de 44 émetteurs au moyen de 80 stations de relais couvrant un réseau de quelque 4,000 milles.À première vue cela peut sembler ne pas être plus compliqué que ce qui se fait régulièrement en Amérique.Cependant, on peut imaginer les problèmes si l\u2019on considère que les postes du réseau se répartissaient sur huit réseaux, utilisant trois standards de définition différents, que l\u2019équipement technique utilisé appartient à au moins vingt autorités différentes responsables de son exploitation, de sorte que l\u2019on rencontra une grande diversité d\u2019appareils et de méthodes.De plus, dans plusieurs des pays intéressés, le service de télévision n\u2019avait que récemment été inauguré et le personnel d\u2019exploitation n\u2019avait encore que peu d\u2019expérience pratique.Certains de ces réseaux n\u2019avaient jamais été reliés auparavant et l\u2019installation des liaisons provisoires d\u2019interconnexion pour la transmission dans les deux sens des signaux-images posa de grandes difficultés.Ainsi pour traverser les Alpes et relier l\u2019Italie et la Suisse il fut nécessaire d\u2019installer une liaison micro-onde entre le sommet de 5,000 pieds du mont Chasseral et une station de relais située à 60 milles plus loin à une altitude de 12,000 pieds sur le mont Jungfrau.Les circuits de télévision existant en Europe occidentale peuvent être divisés en trois chaînes distinctes: l \u2014 vers l\u2019ouest, le réseau de la BBC au Royaume-Uni qui compte neuf stations: 2 \u2014 vers l\u2019est une chaîne comprenant le réseau d\u2019Allemagne oc- cidental® de quinze stations, une station danoise, le réseau suisse de deux stations et le réseau italien de neuf stations; 3 \u2014 située entre les deux premières, la chaîne centrale comprenant deux stations hollandaises, deux stations belges et quatre stations françaises.La première chaîne est homogène, puisque toutes les stations utilisent le même standard d\u2019émission, soit 405 lignes.La seconde chaîne aussi est homogène et utilise le standard à 625 lignes.La chaîne centrale est hétérogène: les Pays-Bas utilisent le système à 625 lignes, la France, celui à 819 lignes et la Belgique, un système mixte utilisant à la fois 625 et 819 lignes.Victoire des liaisons hertziennes L\u2019interconnexion entre le Royaume-Uni et la France ne présentait aucun problème nouveau, des relais ayant été organisés par la BBC de Calais en 1950 et celle de Paris en 1952 et dans la direction opposée pour les cérémonies du couronnement, le 2 juin 1953.Mais comme aucun relais permanent n\u2019existait à travers la Manche, la BBC et la RTF ont dû installer des liaisons hertziennes provisoires entre Londres et Lille pour la période des essais.Le principe fut établi que chaque liaison hertzienne provisoire serait installée et exploitée comme un tout, c\u2019est-à-dire que la même organisation installerait et exploiterait chaque liaison jusqu\u2019à ses extrémités, même si la liaison devait traverser une frontière nationale.En général, ce serait la station de réception qui serait en dehors du territoire de l\u2019organisme exploitant; ainsi la BBC fut responsable du circuit Londres-Cassel et la RTF du circuit Lille-Douvres.La BBC TECHNIQUE, Novembre 1954 627 recevait à Douvres les signaux aux divers standards européens et les appliquait immédiatement à un convertisseur de standards afin de les transformer à 405 lignes avant de les transmettre à Londres.Pour les programmes venant du Royaume-Uni, les signaux à 405 lignes furent amenés à Paris en passant par Lille avant d\u2019être convertis à 819 lignes et simultanément vers le Nord, de Lille à travers la Belgique jusqu\u2019à Breda pour y être convertis en signaux à 625 lignes.Ce signal fut ensuite passé à l\u2019Allemagne, au Danemark, à la Suisse et à l\u2019Italie et aussi renvoyé de Breda à Bruxelles pour le service belge en langue flamande.Le service belge en langue française recevait de Lille les signaux de Paris à 819 lignes.Le tout a été conçu de façon qu\u2019un signal ne passe jamais à travers deux convertisseurs en série.Deux interconnexions avaient été prévues entre la chaîne centrale et la chaîne orientale.La liaison principale se fit entre Schimmert en Hollande et Rôtgen en Allemagne.Elle consistait en un circuit réversible installé et exploité par les Postes Fédérales Allemandes.Les Pays-Bas et l\u2019Allemagne occidentale utilisent le même standard de définition.Aucune conversion de standards ne fut donc nécessaire.L'autre liaison entre Dabo près de Strasbourg et Baden-Baden fut installée et exploitée par les PTT français.Le circuit de télévision de Strasbourg à Paris n\u2019étant pas encore installé, cette dernière liaison n\u2019était qu\u2019unidirectionnelle, allant vers l\u2019est seulement.La différence des standards nécessita cette fois l\u2019installation d\u2019un convertisseur à Baden- Baden entre la liaison et le réseau allemand.L\u2019unique station de télévision danoise située à Copenhague fut reliée au réseau allemand par une liaison hertzienne réversible entre Hambourg et Fehmarn installée par les Postes Fédérales Allemandes.Cette liaison fut prolongée à travers le Danemark par les PTT danois.L\u2019interconnexion entre le réseau allemand et la Suisse était déjà réalisée de façon provisoire depuis quelques mois au moment des essais.C\u2019est une liaison hertzienne réversible installée et exploitée par les Postes Fédérales Allemandes entre Wein- biet et le Chasseral avec une station de relais à Hornisgrinde.Les PTT suisses installèrent une liaison réversible du Chasseral au mont Ge- neroso, près de Lugano pour le raccordement avec l\u2019Italie.La Radiotélévision Italienne installa entre ce point et Milan une liaison réversible.La Suisse et l\u2019Italie utilisent le même standard à 625 lignes.Donc, aucune conversion de standards, cette fois.Les réseaux nationaux et les interconnexions mis en service lors de l\u2019expérience « Eurovision » sont indiqués sur la carte.Le problème posé par la partie sonore du signal fut très différent de celui de la partie image.Il n\u2019était pas possible d\u2019appliquer la même solution pour tous les programmes ou tous les pays participants parce que le son accompagnant le programme tel que produit dans le pays d\u2019origine ne pouvait, en général, être transmis dans les autres pays.Plusieurs solutions différentes étaient possibles et il a fallu étudier séparément chacun des programmes afin de décider pour chaque pays en particulier quelles étaient les installations nécessaires en tenant compte des installations existant entre les endroits considérés.Une fois les prises de vues réalisées par le service de télévision du pays de l\u2019événement, il aurait peut-être suffi, pour résoudre le problème des langues, que chacun des autres services envoyât sur place son reporter pour fournir le commentaire dans la forme convenant à son auditoire et dans la langue de ce dernier.Mais cette solution aurait été impossible dans la plupart des cas et pour la plupart des services, non seulement parce que trop coûteuse, mais aussi parce qu\u2019il n\u2019y aurait pas toujours 628 Novembre 1954, TECHNIQUE vogooconeocu nc eu un nombre suffisant de circuits téléphoniques de haute qualité.De plus, une telle solution dans tous les cas aurait modifié profondément l\u2019esprit même de l\u2019ensemble de l\u2019entreprise, car alors il n\u2019y aurait pas eu d\u2019échanges mais plutôt des productions réalisées en commun à l\u2019étranger.Ceci aurait risqué de faire perdre à certains programmes leur charme et leur valeur pour le téléspectateur lointain qui recherche dans les échanges autre chose qu\u2019une extension de son service national.Le commentaire « synthétique » La solution la plus couramment adoptée consiste à émettre dans les pays de réception ce qu\u2019on pourrait appeler un commentaire « synthétique ».Le reporter, après s\u2019être soigneusement documenté sur le programme à commenter, donnait dans son propre pays son commentaire tout en suivant les images sur un écran de contrôle.Pour aider les commentateurs, le service du point d\u2019origine avait établi à l\u2019avance à l\u2019intention des autres services un « script » très précis accompagné de photos et de plans permettant de situer le décor de l\u2019événement.Ce script donnait le découpage du reportage en plus du texte.Le commentateur du point de réception était aussi aidé par un « commentaire-guide » venant du pays d\u2019origine et écouté au casque par un assistant assis à côté de lui.Le commentaire-guide fut fourni simultanément à tous les pays produisant leurs propres commentaires synthétiques.Il était rédigé de façon à tenir le commentateur informé de ce qui se passait spécialement en dehors du champ des caméras, nommait les personnalités qui apparaissaient sur l\u2019écran et faisait état de tout événement imprévu.Ce commentaire était donné lentement en français pour les émissions en provenance du continent et en anglais pour les programmes d\u2019origine britannique.Evi- demment, les téléspectateurs ne l\u2019entendaient pas.En plus des circuits transportant ces commentaires et les circuits habituels de contrôle technique des relais, d\u2019autres circuits téléphoniques de haute qualité transportaient le « son d\u2019ambiance » du lieu de l\u2019événement à chacun des pays participants.Pour exercer un contrôle général des opérations tant pour les aspects techniques que pour les programmes, on créa spécialement un Centre International de Coordination à Lille.À cet endroit, dans le seul grand studio de la Radiotélévision Française, au cinquième étage de l\u2019Hôtel de Ville, on installa des écrans de contrôle pour les trois standards de définition, des oscillographes et tous les appareils requis pour le contrôle des images.On installa aussi des lignes téléphoniques directes de Lille aux centres de contrôle technique de chacun des \u2018huit pays, ainsi qu\u2019un service direct de téléscripteurs pour échanges de rapports techniques et autres informations.En fournissant son unique grand studio de Lille, la RTF devait renoncer à ses programmes de télévision en studio depuis cet endroit pour une période d\u2019au moins deux mois.Au moment où nous écrivons, plusieurs détails manquent au sujet de l\u2019ensemble de cette opération.Un des aspects les plus décevants aura probablement été l\u2019instabilité du réseau et la faiblesse des convertisseurs de standards.Il semble cependant que dans l\u2019ensemble les résultats obtenus aient dépassé les espoirs de la plupart des techniciens directement intéressés à l\u2019expérience.Ils correspondaient tout de même à ce qu\u2019on pouvait attendre d\u2019installations temporaires presque dépourvues d\u2019équipement de réserve.TECHNIQUE, Novembre 1954 NEW NAIL MAKING DEVELOPMENT by Stelco \u201c A new process for the manufacture of threaded, or spiral nails, which may make them the common wood fasteners of the future was announced recently by The Steel Company of Canda, Limited.This process is applied to the wire from which the mail is later made as a continuous mass production operation as distinct from the costly method which has previously been in general use of threading each individual nail.The trade name \u201cARDOX\u201d has been registered by Stelco to be applied to this new spiral nail which is now being marketed.The \u201cARDOX\u201d nail is threaded to the head following the well known and widely accepted principle of obtaining greater nail holding power through the use of a threaded shank.Threaded nails have been recognized for the last several years as a great improvement over the common nail, but the high cost of production has made their universal application prohibitive.The newly developed process reduces this cost very substantially and places the new nail in the price range of the common nail.This development is the result of research and tests extending over the last year and a half, v- dertaken by The Steel Company of Canada, Lim ited because of a recognition that the straight shank nail presently used, relying for its holding power on the friction of its smooth shank against the sides of a hole punched in the wood, is a very primitive fastener.The \u201cARDOX\u201d nail is the most recent in a chain of developments on common wood fasteners going back to Biblical times.These began as leather thongs and wooden pins, followed by hand made nails, the first machine made nail being produced in 1777 as a cut nail, replaced in 1835 by the much cheaper wire nail which was developed in France.The threaded nail itself is not new, but the ability to place it in the consumer\u2019s hands at a price in range of the common straight 630 \u201d STI RER \u2014 Lite, BL RUHR 1R7 cu cites 1 RS shank nail is what will make it possible to supplant this latter nail in large measure.To the user of mails this new development can bring a reduction in costs because the greater bond which the \u201cARDOX\u201d nail has with the wood produces a greater holding power and strong joint.This enables the user of \u201cARDOX\u201d nails to obtain a much stronger joint at a slight increase in cost, or if a stronger joint is not necessary he may: 1.Space \u201cARDOX?\u201d mails further apart and save both nail costs and labour costs while retaining or increasing the strength of the joint.2.Use a shorter \u201cARDOX\u201d nail and save on nail cost by getting more nails per keg while still retaining or increasing the strength of the joint.3 Use a lighter gauge \u201cARDOX\u201d nail, getting more nails per keg while retaining or increasing the strength of the joint.4.Use both a shorter and lighter \u201cARDOX?\u201d nail.Other desirable characteristics of the \u201cARDOX\u201d ns ure: 1.Because it threads its way into the wood with ninimum damage to the fibres, it greatly reduces wood splitting.2.Despite its much greater holding power, it requires much less force to drive and makes for speedier construction.3.The increased number of nails per keg result in lower freight, storage and handling costs per nail or per job.Distribution of these nails to jobbers is under way across Canada.Complete information is being made available in a booklet entitled, \u201cStelco Presents the \u201cARDOX\u201d Spiral Nail,\u201d which will be issued shortly, copies of which will be available at any of the offices of The Steel Company of Canada, Limited, or from the Company\u2019s Canada Works, 334 Wellington Street North, Hamilton, Ontario.Novembre 1954, TECHNIQUE =r et ee pp ps =\u2014- Coming: the Quieter Life\" What\u2019s Being Done In The War On Needless Noise fg Sone years ago a popular song sentimentally maintained that it\u2019s like Ek heaven to hear a baby cry.This may be debatable, depending a lot on whose baby\u2019s A is kicking up a ruckus.It may be music to mother, father and grandparents, but sheer br noise to the neighbors.E Perhaps squalling babies are symbolical of one of today\u2019s major problems\u2014 i noise.As the post war crop of babies has increased by leaps and bounds, to coin a : phrase, so has their cumulative noise.Similarly, as our population grows and our civilization becomes more mechanized, so grows our noise problem.Noise is ever present.We live in a sea of noise.It surrounds us daily\u2014even nightly.People make a lot of noise.Traffic density increases and with it the cacophony of horns, exhausts, squealing tires and giant trucks.Typewriters, telephones, billing and duplicating machines, mailing devices make the modern office a noisy nightmare.* Factories grind, toot and pound.Even the home with its radios, TV sets, crashing a pots and pans and clatter of children is no longer man\u2019s quiet refuge.The nights should i be filled with music, but they\u2019re more likely to be laced with automobile horns, blar- \" ing radio and TV noises and the sound of parties through clouds of spiritus frumenti * and tobacco smoke.E Tr: Yes, it\u2019s a noisy world i E it and growing noisier, and i nj .Pui few will dispute the fact Bi il that we should do some- E.; thing about it.È oy Well, several national A ï organizations have been .trying to do something A about noise for several ih years and a number of a healthy industries whose à sole job is to manufac- it ture noise abating de- .vices and noise absorb- gt ing materials are now | in existence.The first is y constantly trying to educate people to make ; less noise.The second i * Courtesy Acousti- ot, cal Materials Association.ECHNIQUE, Novembre 1954 631 RATIO: Qu ta a D ES a dent ARAN SI Svs Loy at A ME NE MO ed pe Sil) seeks to reduce the noise after it has been made.This newest and most agreeable of the applied sciences \u2014sound conditioning \u2014has burgeoned from a comparative novelty since the end of World War IL into a cradle-to-the-grave necessity of every day life, in industry, business and the home.For in this tense mechanized age noise has become a national problem, a recognized contributing cause of nervousness, fatigue, inefficiency and general discomfort.\u201cShhhh!\u201d has become a national watchword, with many cities waging year- round noise abatement campaigns.And as a corollary, the sound-absorbent acoustical tile, that increasingly familiar but still somewhat mysterious noise blotterupper, seems on the way to becoming a national symbol.It hovers overhead like a guardian appeal.Most anywhere you go\u2014in stores, offices, hotels, restaurants, schools, bowling alleys, hospitals (the kitchens and dining rooms as well as nurseries and corridors), auditoriums of all kinds, public buildings, factories and clubs,\u2014from Coast to Coast, wherever people gather for business or relaxation, you can find an acoustical ceiling putting a soothing quietus on the hubub below.In Cleveland, acoustical engineers accomplished the miracle of making the train announcer\u2019s words intelligible by covering a large skylight with acoustical tile.In New York, open telephone booths lined with a similar material have been set up in the middle of subway platforms, islets of quiet in a sea of noise.In little Marion, Pa., the authorities even sound-conditioned the dog pound to mute the yapping of the canine inmates and silence the protesting citizens living nearby.Now the home too is coming in for acoustical attention, particularly in such spots as the kitchen, utility room, laundry, children\u2019s playroom and rumpus room.In the living room, carpeting, upholstered furniture and draperies usually provide enough scund-absorption to eliminate excessive reverberation, the gremlin that makes noise noisy.But a room like the compact modern kitchen can be a compact bedlam.Built-in sinks and cabinets, plastic sink and table-tops, porcelain enameled ranges and refrigerators, painted walls and waxed linoleum\u2014these are all hard, smooth surfaces that reflect sound as a mirror reflects light.They intensify the clatter of pots and pans, electric mixers, automatic dishwashers, garbage disposal units and other such labor-saving equipment.As a result, such prized gadgets may defeat their own purpose and leave the bewildered housewife frazzled from the impact of all the racket.Residential builders have started sound-conditioning the potential noise areas in new homes and apartments and are experiencing an eager response form the home- buying and renting public.This in turn has further stimulated the demand for sound- conditioning in older buildings and the boom has reached the point where even the mail order houses are offering their customers acoustical tile.The chief reason for this mushroom growth of mass-produced quiet is of course that sound-conditioning does prove effective.The noise level of a clattery office, for example, can be cut by 35% or more by covering the ceiling with acoustical tile of the correct efficiency.A large insurance company found its office force made an average of 25% less errors after the place was sound-conditioned.Sound-conditioning is also one of the least expensive operations in either the erection of a new building or the modernization of an old one.The post-war boom has accelerated itself by bringing down costs as production multiplied, so that the acoustical material prices are lower now than they were before Pearl Harbor. ce a has 20 an dint rons en OLAS tr TE A eu te OA AE À recent bulletin of the Acoustical Materials Association, which represents the % 14 largest manufacturers, lists and describes no less than 79 products, but the most 3 common types are the familiar perforated 12\u201d x 12\u201d squares of wood or cellulose fi- | bers, usually painted white, and the fissured tile of mineral wool or glass fibers which ® looks like a piece of flawed marble.The secret of their success\u2014and of the various ol other materials as well\u2014is their porous consistency, although like Marconi with the « radio, most people don\u2019t fully understand the process by which sound looses itself d in them.75 But in general, this is how it goes: 5 Sound is energy, traveling in concentric waves like the ripples spreading out 3 from a pebble you drop in a quiet pool.Only it travels in all directions and it travels 3 fast, at about 1,120 feet per second.Out of doors it is quickly dispersed, but in an x enclosed space such as the kitchen the waves bounce off plaster, wood, masonry, glass th and comparable surfaces like a hail of rubber balls.à hey reverberate from wall to wall, to floor to ceiling, up and down, across e , À and out until their energy finally dies out, which in a large room with little sound- absorption may take several seconds.This reinforces and prolongs the original sound and can magnify what may have been originally a tolerable sound into an insufferable din.if But when sound strikes an acoustical material, instead of bouncing, it penet- i rates\u2014through the perforations or fissures\u2014and as it struggles through the porous : 1 maze of fibers it literally wears itself out.Only a fraction of the original sound sur- i & vives and emerges.So although there is no reduction of the noise at its source, the i: x sound-conditioned room is quieter because of the elimination of reflected noise.ge ; The same sort of reverberation that makes for a noisy room is what causes 4 i} the trouble in an auditorium with poor acoustics, where the sound of music or the .speaker\u2019s voice is turned into an excruciating jumble of echoes.It was in such an 5 auditorium that the practical science of sound-conditioning was born at the turn of 4 the Century, although nobody could foresee its implications at the time.a + The auditorium was the new lecture hall in the Fogg Art Museum at Harvard 5 University.It had been copied in every architectural detail from the previously built » Sanders Theatre, which had an excellent acoustics, on the reasonable assumption that 4 the lecture hall would likewise have excellent acoustics.But the lecture hall\u2019s acoustics i Négoclants en gros - Importateurs TEL.: MA.2030 CHAMBRE 414 Matériaux de plomberie et chauffage + Tuyaux No-Oo-Rode of INTERNATIONAL AGENCY Ltd.ie f F.COUILLARD, Gérant C genes 8 | 5 [vie | Représentant de manufactures es 1 Machinerie et Quincaillerie \u2014 { Polisseuses, perceuses, pots à ! colle et tourne-vis électriques.FRS.DESCHENES 3 Scies à Ruban Gérant-technicien bé .A 353 rue Saint-Nicolas Montréal $685, rue Iberville MONTREAL | FRontenac 3175-6-7 Si TECHNIQUE, Novembre 1954 633 turned out to be very bad.The perplexed Harvard authorities finally called in one of their physics professor, the late Wallace S.Sabine, to find out what the matter was.Prof.Sabine compared the two rooms inch by inch and found them indeed identical except in one respect: the theatre had seat cushions, the lecture hall had none.Could the seat cushions make so much difference?They could and did.When he removed them from the one room to the other he transferred the good acoustics with them.They were just sound-absorbent enough to eliminate the excess reverberations.Professor Sabine continued his investigation and soon became intensely interested in the science of sound and what could be done to control it.Although such early physicists as Sir Francis Bacon knew something about sound, little serious study had been made of its behavior, and practically none on how to control it.Hence, Professor Sabine was really a pioneer in this field, and from his early studies grew the new science of acoustics and methods for controlling sound.Now comes the $64 sound conditioned question.What can the individual do about noise.First, he can make less noise, personally and with whatever machine, appliance or device he is using.He can\u2014and should\u2014make sure that these wonders of the mechanical age are in good working condition.Next, in the case of machines, they should be isolated by a sound barrier or placed in a remote part of the building.Resilient mountings under heavy machines also will eliminate noise and vibration.In the home, or office, much noise can be absorbed by upholstered furniture, drapes, and rugs.Outside noise can be prevented from causing discomfort indoors by sealing windows and doors.Last, but by no means least, sound can be absorbed by the installation of acoustical materials on the ceiling or walls.This is very effective in office space, lobbies, auditoriums, restaurants, churches and other places where people gather to work, enjoy themselves or meditate.It also has become a popular feature of modern homes when modern people want the benefits of serene surroundings.Modern science might one day disprove Mark Twain\u2019s wry observation that everybody talks about the weather but nobody does anything about it.People, still talk a lot about noise, but, on the other hand, scientists and engineers have done some very definite things about that nuisance._\u2014 a.Collet Freres Limitée INGENIEURS-CONSTRUCTEURS ET ENTREPRENEURS BUILDING CONTRACTORS AND ENGINEERS OTTAWA - MONTRÉAL - QUÉBEC 634 Novembre 1954, TECHNIQUE TH eof Ya HISTOIRE DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS had te : Edouard Branly Article posthume uly par LOUIS BOURGOIN E vovarp BRANLY est pour moi le prototype du savant moderne, celui x qui s\u2019est attaché à une oeuvre unique, aboutissant à une découverte simple, fonda- les mentale et sensationnelle comme ce fut le cas autrefois avec les principes fondamen- 2 ns, taux de la science qui ont vu le jour à propos de recherches simples ne réclamant pas E 2 des instruments compliqués.1 4 Edouard Branly est né le 23 octobre 1844 dans la ville d\u2019Amiens.Son père E 5 était professeur de littérature et de langues anciennes au lycée de Saint-Quentin ou ; 2 le jeune Branly obtint ses baccalauréats en lettres et en sciences.Puis il vint à Paris 1 x pour suivre les cours de mathématiques au lycée Henry IV et préparer le concours i 0 de l\u2019Ecole Normale supérieure où il fut admis en 1865.Licencié ès sciences mathéma- gE tiques et ès sciences physiques, au grand regret de son père qui rêvait pour son fils É une carrière littéraire, Branly quitta avec distinction l\u2019Ecole Normale et fut reçu en 8 1868 au concours d\u2019agrégation des sciences physiquees et naturelles, ce qui lui ouvrit É la porte de l\u2019enseignement au lycée de Bourges.En 1869 il devenait chef des travaux du laboratoire d\u2019enseignement de la physique à la Sorbonne, puis, en 1873, il était nommé directeur adjoint.La même année, en mars, il soutenait sa thèse pour le doctorat ès sciences physiques sur « les phénomènes électro-statiques dans les piles ».Après une déconvenue d\u2019ordre sentimental, Branly abandonna la Sorbonne et ses maîtres pour accepter de devenir professeur de physique générale à l\u2019Institut catholique de Paris qui venait d\u2019ouvrir ses portes.Tout en travaillant la physique et pour éviter d\u2019avoir à donner des répétitions de physique pour arrondir ses émoluments, Branly entreprit de faire sa médecine et \u2014 il passa une thèse brillante en 1882 sur « le dosage de l\u2019hémoglobine dans le sang par les procédés optiques».Entre temps, installé dans un très modeste laboratoire à l\u2019Institut catholique, rue de Vaugirard, Branly s\u2019occupait activement d\u2019étudier la déperdition de l\u2019électricité et les contacts imparfaits.Principes de la T.S.F.Avec le génie de l\u2019acharnement des inventeurs, Branly fut amené à communiquer à l\u2019Académie des sciences en 1890, une note sur la conductibilité intermittente des radio-conducteurs et de la fermeture à distance d\u2019un circuit de piles sous l\u2019influence d'un rayonnement électromagnétique.Les principes de la télégraphie sans fil étaient découverts, grâce à ces quelques dispositifs simples, conçus et expérimentés dans le laboratoire de Branly à l\u2019Institut ~~ IE TECHNIQUE, Novembre 1954.635 636 catholique de Paris.Les années de labeur qui suivirent apportèrent peu de modifications aux dispositifs qui devaient permettre, en 1899, à Marconi la réalisation pratique de la télégraphie sans fil, devenue simplement la radio de nos jours.Par des recherches ultérieures, Branly, toujours avec de modestes moyens, rassembla les principes de la télémécanique sans fil et, le 30 juin 1905, le savant révélait au public les premières manifestations sensationnelles de la nouvelle science.Les radio-conducteurs Revenons un peu sur les expériences de Branly et la découverte des radio-con- ducteurs dont la limaille métallique est le type le plus connu.Quand on réunit les deux pôles d\u2019un élément métallique par une limaille métallique comprise dans un tube de verre entre 2 tiges conductrices, le courant de la pile est arrêté par la limaille; un galvanomètre disposé dans le circuit reste à Zéro.Si une étincelle d\u2019une bouteille de Leyde vient à éclater à quelques mètres, le galvanomètre est fortement dévié et reste dévié.La limaille est devenue conductrice et cette conductibilité persiste.Un choc sur le tube à limaille ou sur son support fait ouvrir le circuit et la conductibilité de la limaille disparaît.Une nouvelle étincelle à distance ferme le circuit que l\u2019on peut ouvrir par un nouveau choc et ainsi de suite.L'action a été constatée à des distances de plus de 20 mètres et les appareils séparés par plusieurs pièces, le bruit des étincelles n'étant pas perçu par les opérateurs.De 1890 à 1895 Branly a fixé tous les détails concernant les phénomènes et il a signalé une grande variété de radio-conducteurs, substances discontinues dont les intervalles sont occupés par des diélectriques tels que les limailles métalliques, les oxydes, les sulfures, les huiles, les résines, etc.Puis le savant fixa les conditions de sensibilité et montra que les effets peuvent être accrus par des antennes au poste transmetteur; il étudie l\u2019influence des obstacles; il indique la cause du phénomène en disant que « les courants oscillatoires très rapides, produits dans la décharge des condensateurs, donnent lieu, à distance, à des effets d\u2019induction de grande puissance, des courants induits très actifs traversent alors la poudre métallique.Continuant ses explications aux phénomènes, Branly admet qu\u2019il se produit une modification physique des couches minces isolantes et assimile l\u2019état sensible aux états résiduels du magnétisme et de la polarisation électrolytique.L'esprit ouvert par ses études antérieures, Branly épuise rapidement toute la question en donnant des réponses ou des explications à toutes les objections.L'oeuvre se perfectionne et s\u2019agrandit, Branly s\u2019occupe alors de la télémécanique sans fil car la TSF n\u2019est pas la seule application possible de la conductibilité intermittente des radio-conducteurs.L'émission d\u2019une étincelle unique peut suffire pour actionner des dispositifs où les actions se suivent en cascades et à des intervalles réglables si l\u2019on veut.Par les expériences présentées au Trocadéro, à Paris, le 30 juin 1905, Branly réussit en public, à actionner à distance un groupe de lampes électriques, \u2014 un ventilateur à ailettes \u2014 un électro-aimant pouvant soulever ou abandonner un boulet de canon \u2014 un pistolet faisant feu au commandement.Ses appareils envoient à chaque opération, une dépêche de contrôle qui donne la certitude que la commande a obéi.On s\u2019est demandé comment Edouard Branly, avec des moyens presque rudimentaires, était parvenu à tant de réalisations! Certes il faut compter avec la belle formation intellectuelle du savant, mais il faut ajouter la force de son caractère, ses habitudes de travail sévères et, comme il l\u2019a confié lui-même à quelques intimes qui voulurent savoir comment il travaillait, « en y pensant toujours », leur répondit-il.bala a Abas EE TPE RER IEEE CE EIRE A D Blé RÉSILIER WL OIRO RY Novembre 1954, TECHNIQUE Io %i Ti Branly, médecin des pauvres \"Tue Ce savant qui pensait toujours à son travail éprouva le besoin pour assurer I l\u2019avenir de sa famille, de se faire recevoir docteur en médecine en 1882 avec une i thèse sur « le dosage de l\u2019hémoglobine dans le sang par les procédés optiques ».Au cours de ce travail, Branly montra l\u2019identité spectrale de l\u2019hémoglobine chez les divers vertébrés \u2014 depuis le cheval jusqu\u2019à la carpe! Puis il se lança dans les études des maladies nerveuses et les applications médicales de l\u2019électricité.Il ouvrit même ie un bureau de consultations générales dans l\u2019espoir de gagner un peu d\u2019argent.Mais en ce qui devait arriver arriva: Branly, trop bon, s\u2019intéressa surtout à soulager les mi- de sères humaines: il avait l\u2019habitude de donner de l\u2019argent aux malades nécessiteux i plutét que de réclamer le prix de ses services! On ne dira jamais trop que la vie du savant Branly a été une admirable legon 2 d\u2019énergie.Vie de labeur et de recherches ininterrompues pendant plus de 50 ans! Te A 79 ans, il entrait encore tous les matins vers 7 heures 30 dans son labora- hi toire de l\u2019Institut catholique pour y travailler jusqu\u2019à midi.De retour vers 2 heures 3 il en repartait vers 7 heures pour prendre un véhicule public qui le ramenait chez ie lui ou il passait ses soirées a d\u2019autres travaux de rédaction ou de corrections d\u2019épreu- iu] ves et d\u2019examens.Car le savant attachait beaucoup de soins à la rédaction de ses livres de physique, méme élémentaire.J Les gens ont cru expliquer le secret d\u2019une vie si réguliére en disant que Branly ks devait sa puissance de travail à une poudre magique qu\u2019il avait inventée et dont il ls faisait un usage fréquent! Il suffit plutôt de connaître les moeurs des savants tels que Branly, de connaître leur famille et leur goût pour trouver la vérité toute simple.at Edouard Branly fut tout de même apprécié à sa valeur durant son vivant.Lau- 8 réat de l\u2019Académie des sciences en 1898 avec le prix Houllevigne; grand prix de l\u2019Ex- is, position Universelle de 1900; titulaire avec Madame Curie du prix Osiris en 1903; i lauréat de la Société d\u2019Encouragement à l\u2019industrie nationale en 1910.Membre as- Le socié de l\u2019Académie Royale de Belgique, Branly fut élu le 23 janvier 1911 membre de l\u2019Institut de France dans la section de physique.Il était fait chevalier de la légion 2 d\u2019honneur le 16 août 1910, officier le 30 septembre 1920 et commandeur de l\u2019ordre, i dans la promotion Pasteur, le ler octobre 1923.Branly aura vécu assez longtemps pour ne pas \u20actre méconnu de son siécle car = ñ sa popularité fut très grande dans le monde.Il a pu voir se développer magnifique- o> ment les idées nées de son génie et, par la perfection scientifique de son oeuvre, il je a gagné l\u2019immortalité.Ce grand savant mérite aussi le titre rare de bienfaiteur de » l\u2019humanité.28 ATELIER of 2 = 5 DE MÉCANIQUE GÉNÉRALE Quand il 3 agit A J e e © ; SOUDURE d'imprimerie \u2019 | ACHINE = Vous serez FEE] ==: LA PATRIE i A vous consultez # 1010 St.Alexandre \u2014 UN.6-3076 SERVICE DES IMPRESSIONS @ ts \u2019 D N q 9601 St.Laurent iy rd DU.8-2100 180 est, rue Ste-Catherine - UN.1-2701* - Montréal | TECHNIQUE, Novembre 1954 637 DIFFÉRENTES PHASES DE LA CONSTRUCTION DE LA LETTRE ROMAINE av J-C.REIMAL PRÉLIMINAIRE, CONSTRUCTION, FINITION, LIGNES GUIDES, LETTRE GRAVÉE ET FINALEMENT PEINTE NOUS AVONS LU POUR VOUS LETTRAGE D'ENSEIGNES par ROGER LAFLEUR, T.P., B.A.DIRECTEUR ADJOINT DE L'OFFICE DES COURS PAR CORRESPONDANCE \"OFFICE des cours par correspondance de l\u2019Enseignement Spécialisé, service du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, vient de publier un nouveau manuel technique français intitulé Lettrage d\u2019enseignes.L'auteur de cet ouvrage, M.Paul Lethiecq, chef instructeur en peinture au Centre d\u2019apprentissage des Métiers du bâtiment, de Montréal, a réussi, à l\u2019aide d\u2019une méthode attrayante, à expliquer les éléments essentiels pour devenir peintre d\u2019enseignes.Cet ouvrage, illustré de 81 figures et de 22 planches dont quatre hors-texte en couleurs, se divise en deux parties.La deuxième comprend un cours abrégé de géométrie appliquée, science indispensable au peintre d\u2019enseignes compétent et capable de tracer correctement sans tâtonner les nombreux dessins des enseignes modernes.La première partie constitue une initiation indispensable aux apprentis et un ouvrage de référence fort utile aux compagnons allant de l\u2019évolution de l\u2019écriture à la dorure sur bois, sur métal et sur verre.L'auteur illustre différents genres de lettrages: l\u2019ensemble des lettres bâtons et romaines, les lettres égyptiennes, les lettres gothiques, les lettres de modèles français.À titre d\u2019exemple, nous reproduisons au début de cet article une figure qui illustre bien les différentes phases de la construction de la lettre romaine.638 Novembre 1954, TECHNIQUE 1 Tandis que les autres artisans ne peuvent s'établir sans une mise de fonds considérable en outillage et en matériel, le peintre d\u2019enseignes peut facilement se lancer seul et à peu de frais dans une carrière intéressante et profitable, où la compétence et la bonne volonté sont largement rémunérées.Ce volume devra donc être lu et consulté par tous ceux qui s\u2019intéressent de près ou de loin au lettrage d\u2019enseignes, car l\u2019auteur s\u2019est efforcé non seulement de résoudre de nombreux problèmes relatifs au métier de lettreur, mais aussi de signaler des méthodes et des techniques de nature à simplifier le travail.La reproduction suivante d\u2019un extrait du volume sur la façon de tenir les pinceaux permettra au lecteur de se rendre compte de la façon dont l\u2019auteur a illustré son texte, en se basant sur le principe suivant qu\u2019une illustration vaut mille mots.« La façon de tenir les pinceaux: « Un pinceau plat à soies courtes pour couleurs à l\u2019eau se tient les doigts près de la douille (fig.19).La paume de la main ou le petit doigt s\u2019appuie sur le papier ou sur le carton pour soutenir la main.» ae Fig.19.\u2014 Soies courtes, doigts près des soies « La figure 20 montre une façon particulièrement utile de tenir un pinceau pour le lettrage des pancartes à écritures cursives (script).» « Le pinceau pour la couleur à l\u2019huile est rond, avec soies longues.On tient le manche par le bout comme l\u2019illustre la figure 20.» « Pour le lettrage à main levée, on appuie une main sur l\u2019autre ou bien on se sert d\u2019un appui-main (fig.2la) en ayant soin de poser les soies bien à plat sur le carton (fig.21b).» Fig.21b.\u2014 Soies bien à plat TECHNIQUE, Novembre 1954 [ED ea a Ey a a FHS TRIN REECE TE a rab En | Ss ©: fi CPE 4 ® N Sx Ÿ > ÿ / =~» 5% \\) < mt (A \\ > Fig.20.\u2014 Soies longues, pinceau tenu par le bout du manche Fig.2la.\u2014 Appuie-main recommandé pour lettrage sur le verre On peut se procurer le volume Lettrage d\u2019enseignes à l\u2019Office des cours par correspondance, 506 est, rue Sainte-Catherine, Montréal, au prix de $2.25.De plus, du même auteur et chez le même éditeur, on peut se procurer le volume Initiation à la peinture en bâtiments, ouvrage de 284 pages, illustré et pratique couvrant l\u2019essentiel du métier de peintre et décorateur en bâtiments, au prix de $2.00.640 Novembre 1954, TECHNIQUE ERA PERTE EE RE EE EE EE EE EEE SET CE RTE ARR AE NT EN TE ETRE In ves Co A LAS TEES 1 NE TE PAS THT TER IR hy CII WR BT ON ES tN TUTTI Toe RENE ESC RED Ne thn Tene str PC RENE da à long à i Nouvelles des techniciens professionnels Les Comités actifs Les activités ont repris avec dynamisme dans chacun des chapitre et les projets se multiplient.Remarquons entre autres: les comités de recrutement qui ont déjà à leur crédit plusieurs nouveaux membres dont bon nombre sont des diplômés des récentes promotions dont on avait perdu trace; les comités de placement qui font un magnifique travail malgré les difficultés d\u2019organisation.Soulignons particulièrement les projets en rapport avec les célébrations de caractère social comme la Sainte-Catherine ou la Sainte-Cécile, qui tombent ce mois-ci, et la Fête des Enfants, le lendemain de Noël.Chacun peut participer pleinement à ces activités sociales et la part de chacun concourt au succès général et aux relations amicales toujours avantageuses.Les réalisations sociales au sein de notre corporation sont des activités très importantes pour tous les membres T.D.et T.P.Un projet qui procurerait un avantage de plus aux membres de la C.T.P.P.Q.Le Conseil central de notre corporation étudie présentement la possibilité d\u2019adopter une assurance-groupe dont pourraient bénéficier tous les membres.Un plan d\u2019assurance-vie a déjà été soumis à la dernière assemblée du par BERNARD JANELLE, T.D.SECRETAIRE GENERAL Conseil central qui le favorise et est disposé à l\u2019étudier sérieusement.La loi des techniciens professionnels Nous nous proposions de vous donner quelques détails concernant notre nouvelle loi qui, en particulier, nous ouvre tout un horizon tout en protégeant davantage nos titres et abréviations et en nous permettant d\u2019opérer sous une raison sociale: avantages très importants dont notre corporation est seule à bénéficier.Considérant que notre bureau général distribuera dans quelque temps des copies de notre nouvelle loi, nous lui laissons le soin de vous renseigner.Réinscription et nouveau certificat Nous faisons appel a tous les T.D.et T.P.qui n\u2019ont pas encore retourné leur formule d\u2019inscription à la Corporation de bien vouloir le faire immédiatement.Nous leur rappelons que tous les membres doivent renouveler leur inscription et que les T.D.et T.P.dont les contributions sont en règle pour l\u2019année en cours, n\u2019ont pas d\u2019honoraires d\u2019inscription à payer.Ils recevront aussi gratuitement leur nouveau certificat, sur réception de leur inscription dûment remplie.Les nouveaux membres auront à payer les tarifs réguliers pour leur inscription et leur certificat de membres.CH) TECHNIQUE, Novembre 1954 641 < Un arrêt dans l\u2019évolution scientifique signifierait non pas que la science est achevée et la réalité atteinte, mais bien que l\u2019esprit humain déchoit.» Paul Couderc dans l\u2019Architecture de l\u2019Univers SAVEZ-VOUS.par ROGER BOUCHER, M.A., L.Ph., L.Péd., Dipl.MPCN DIRECTEUR DES ETUDES, ECOLE DES TEXTILES \u2026ce qu\u2019est l\u2019électrochimie?L\u2019électrochimie a pour objet l\u2019étude de toutes les transformations de la matière où le concours de l\u2019énergie électrique ne se borne point à un simple rôle de producteur de chaleur ou de force motrice.En fermentation à la fin du XVIIIe siècle, lorsque vers 1780, Priestley et Cavendish se demandaient quels pouvaient être les effets de l\u2019étincelle électrique sur l\u2019air, l\u2019électrochimie apparaît au début du XIXe siècle dans une succession rapide de découvertes fondamentales: Volta découvre la pile en 1800; peu après Carlisle et Nicholson vérifient que le courant électrique décompose l\u2019eau; en 1808, Davy découvre le potassium et le sodium par décomposition de la potasse et de la soude, mais l\u2019étude systématique des actions chimiques du courant électrique ne fut faite que plus tard par Faraday à qui revient le mérite d\u2019avoir découvert les lois quantitatives et qualitatives de ces phénomènes.Puis de longues années s\u2019écoulent; ces découvertes n\u2019ont pas encore porté leurs fruits: l\u2019énergie électrique n\u2019est pas pratiquement utilisable; la pile est une source de courant incommode et coûteuse.Enfin apparaît, avec la dynamo, la création de l\u2019industrie hydroélectrique.C\u2019est alors un essor prodigieux: l\u2019électrochimie pénètre rapidement dans toutes les branches de l\u2019industrie chimique.La fabrication de l\u2019hydrogène et de l\u2019oxygène, la préparation du chlore, du brome, des chlorures, bromures, iodures, hypochlorites, chlorates, perchlorates; celles du fer pur, du zinc, du nickel, du plomb, de l\u2019étain, du cadmium, du sodium, du calcium, du cérium, du magnésium, de l\u2019aluminium, le raffinage du cuivre, ne représentent que les applications principales des procédés électrochimiques.Aussi est-il facile de comprendre le rôle essentiel que l\u2019électrochimie est appelée à jouer dans le développement de l\u2019industrie chimique moderne.\u2026ce qu\u2019est l\u2019ionisation ?Lors de la dissolution d\u2019un électrolyte, chaque molécule se partage en 2 tronçons auxquels on donne le nom d\u2019ions.Chacun de ces ions est constitué par les constituants de la molécule considérée, atomes ou groupes d\u2019atomes, mais chargé d\u2019électricité; l\u2019un des ions est chargé d\u2019électricité négative, c\u2019est l\u2019anion, l\u2019autre est chargé d\u2019électricité positive, c\u2019est le cation.Cette dislocation est antérieure à toute action du courant électrique et est une 642 Novembre 1954, TECHNIQUE NÉ conséquence même de la dissolution des électrolytes.Par exemple: C1 Na en solution donne par dissociation des ions C1\u201d et Na* C1 NH, 7?Cl- et NH,* .ce qu\u2019est la cellulose?La cellulose est une matiére extrémement abondante dans la nature; elle constitue la plus grande partie de la substance solide des plantes, mais elle n\u2019y est pas généralement à l\u2019état de pureté et contient des matières ligneuses et pectiques, avec lesquelles elle est souvent liée chimiquement.La cellulose la plus pure est celle du coton, mais on utilise aussi en grande partie celle du bois après un traitement chimique convenable de purification et d\u2019hydratation.Malgré la complexité chimique de la cellulose on peut en parler au point de vue colloïdal, comme d\u2019un corps de constitution relativement simple, dont la formule CeH;,005 est généralement admise.Elle existe dans la nature sous une forme hautement polymérisée qui peut être dégradée par hydratation, en donnant des composés (CeH1005) n, HsO, appelés hydrocelluloses, par l\u2019action des acides chlorhydrique ou sulfurique.Le terme ultime de la dégradation est le glucose CeH,206.Le coton est une hydrocellulose; par traitement au moyen de solutions alcalines de soude ou de potasse, elle fournit des alcalis-celluloses, (CeH1005)n, K2O qui, dans l\u2019eau pure régénèrent la cellulose.Les alcalis caustiques agissent sur la cellulose, pour la dépolymériser d\u2019autant plus profondément que la concentration des alcalis est plus grande et la température plus élevée; mais, de cette manière, on peut pousser la dépolymérisation aussi loin qu\u2019avec les acides.Pour votre Laboratoire UEL QUE SOIT « Appareils E METIER .Verrerie NOUS AVONS .Réactifs | Adressez-vous à Canadian Laboratory Supplies cowrren 403 ouest, rue Saint-Paul Montréal, P.Q.pT Ud SHAS N.S Fd] | ES TECHNIQUE, Novembre 1954 643 PROJET D\u2019ÉBÉNISTERIE N OUS proposons aux amateurs menuisiers et ébénistes un dessin d\u2019une petite table jardinière de forme simple et sans prétention, qui égaiera leur foyer par sa destination.Elle sera en même temps très utile, soit comme porte-lampe ou bibelots, soit comme console près d\u2019une fenêtre, ou centre dans une pièce où elle sera le mieux adaptée comme meuble utilitaire ou décoratif.Ceux qui trouveraient trop astreignant l\u2019entretien d\u2019une jardinière à plantes vivantes pourraient fort bien remplacer celles-ci par des plantes artificielles.Cette petite table peut se fabriquer facilement de diverses essences de bois: soit de con- treplaqué industriel de 3/4\u201d d\u2019épaisseur (7 plis), soit de bois solide de même épaisseur ou mieux de 7/8\u201d.Le bois massif peut être choisi de préférence.Nous vous conseillons, si cela vous est possible de tracer en vraie grandeur sur papier fort, le profil de la table.Vous obtiendrez le calibrage des pièces de débitage, les faux angles des côtés et des pieds, en vous servant, bien entendu, du plan quadrillé qui en est la clef.Ce même plan quadrillé servira également aux angles de la boîte à fleurs.Nous suggérons comme variante du premier projet une combinaison de bois et d\u2019aluminium qui, en plus de sa valeur décorative, est très solide et malléable à la fois.Comme l\u2019indique le profil (fig.4) de la table, le piètement est tiré de deux barres d\u2019alu- 644 TT TC CE TT ag Tr IT Ty FTI eon ETI] Ras: 3 f : 5 A: ahr RRQ \"A E is 20 e + EE, FU SUN.NRA ES Pe em RE Table jardiniere par GERARD PARENT PROFESSEUR, ECOLE DU MEUBLE minium longues de 36\u201d x 3/4\u201d de largeur et de 1/4\u201d d\u2019épaisseur.Le pliage peut se faire sur un plateau de bois que l\u2019on a quadrillé au préalable de 14\u201d x 10\u201d servant de gabarit et où six (6) boulons de bonne grosseur solidement vissés aux endroits déterminés sur ce gabarit aideront nécessairement au pliage du métal tel que voulu.Ensuite, on percera les quatre trous qui serviront au fixage par des vis de même métal, à tête ronde ou plate.Ces dernières demanderont un fraisage à nu.Une série de dessins indiquent clairement le procédé à suivre (figs 6, 7, 8).Les six barres décorant l\u2019ouverture des côtés peuvent être des tiges de bois rond ou d\u2019aluminium de 10\u201d de longueur sur 1/4\u201d de diamètre.Elles pourraient indifféremment servir aux deux types de tables.L\u2019aluminium pourrait être employé à l\u2019état naturel après polissage ou laqué en noir mat.Une laque industrielle très transparente (clear metal lacquer) spécialement vendue par les marchands de peinture, servira à protéger de l\u2019oxidation du métal au naturel.Le plateau servant de dessus peut être un contreplaqué 3/4\u201d (7 plis) industriel en pleine surface ou simplement un cadre de bois massif assemblé à tourillons dans lequel on pourra encastrer un verre.(Voir la vue de plan du géométral, fig.2.) Des tourillons bien collés de 1\u201d\u201d de longueur par 3/8\u201d de diamètre feront de cette petite table un assemblage solide et rapide n\u2019employant que les outils essentiels comme le vi- Novembre 1954, TECHNIQUE \u2014\u2014\"\"\u2014\u2014\u20147_2\"\u2014=p@gggp\u2014, s@ \u2014\u20142c> ee æ.\u201cposes G-914 \u201cva uw DO INF EL Pid SINVIU VA \\ \\ IL 645 | / 2-914 | A CES \u2014\u2014 re\" =) | \\ 4; _ \u2014\u2014 \u2014 | umne Mu V HO MYLOVON NS Û fo ol Li TU EU | ENA \u2014
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