Technique : revue industrielle = industrial review, 1 décembre 1954, Décembre
[" ire LAS oi pit : fi OFF ÿ a dr ur ur PJ IH = IA] pt - 3 T4 Ca ; CON ; i tle pt y {Hg vu fh 3 = > re EVIEW fr gere SATII Ln a REVWUEQINDUSTRIELLE@e@INDUSTRIA L®R = S25 3 h = ni : Et, isi ! | a te! Ce ; a 24 fs fe ZA ls ht Gia VU / MH Two Christmases ih Fa Sag, Rls Chris Daye AR Hh fe ht hs ltl: ih Les Drachens 7 A An MR de Bourjade 4 Amable Lemoine 8 Hh | i À A | From Script it) to Screen in TV te Cat W.W.Werry i Wh 7 th Les recensements 2 es | : iw = et la mécanographie \u201c4 GE A 7 dé i Jacques Boyer js i Fi} 2 i Index de 1954 Index 5 i his a i | où Etc., etc.a Ÿ | 7 7 ' Vol.XXIX No 10 oo fi Es i | e 4 i | MONTREAL ic iy at Lh \u2014_\u2014 Décembre December thi 1954 ZA I i: À i Qu ih HE qu iH ih LE 25c Hl (5 Science + archéologie \u2014 histoire (voir article, page 655) i ht, HY ne fs Co RATT RAT 4 0 \\ Len i on it Hn À 0 ge Luh sui TECHNIQUE REVUE INDUSTRIELLE organe de L\u2019Enseignement Spécialisé du MINISTÈRE DU BIEN-ÊTRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE INDUSTRIAL REVIEW a publication of Technical Education of the DEPARTMENT OF SOCIAL WELFARE AND OF YOUTH DIRECTEURS \u2014 DIRECTORS JEAN DELORME Directeur général des études Director General of Studies ROSARIO BELISLE Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School WwW.W.WERRY Ecole Technique de Montréal Montreal Technical School DARIE LAFLAMME Ecole Technique de Québec Quebec Technical School J.-F.THERIAULT Ecole Technique des Trois-Rivières Trois-Rivières Technical School MARIE-LOUIS CARRIER Ecole Technique de Hull Hull Technical School ALBERT LANDRY Ecole Technique de Shawinigan Shawinigan Technical School GASTON TANGUAY Ecoles d\u2019Arts et Métiers Arts and Crafts Schools JEAN-MARIE GAUVREAU Ecole du Meuble, Montréal Furniture-Making School, Montreal L.-PHILIPPE BEAUDOIN Ecole des Arts Graphiques, Montréal School of Graphic Arts, Montreal GASTON FRANCOEUR Ecole de Papeterie, Trois-Rivières Paper-Making School, Trois-Rivières GEORGES MOORE Ecole des Textiles, S.-Hyacinthe Textile School, St-Hyacinthe SONIO ROBITAILLE Office des Cours par correspondance Correspondence Courses M.L\u2019ABBÉ ANTOINE GAGNON Ecole Technique et de Marine, Rimouski Technical and Marine School, Rimouski Editeur Publisher PAUL DUBUC Secrétaire de Editorial la rédaction Supervisor WILLIAM EYKEL BUREAU \u2014 OFFICE: 506 EST, STE-CATHERINE, MONTREAL \u2014 PL 9476 ABONNEMENT Etranger pp Foreign countries SUBSCRIPTION L\u2019Imprimerie de LAMIRANDE, 2425, rue Holt, Montréal (36) \u2014 CAlumet 5878 \u2014\u2014\" \"INDUSTRIAL REVUE INDUSTRIELLE DECEMBRE DECEMBER Sommaire x Contents VOL.XXIX 1954 No 10 651 Au seuil de la 30e année Gérard Nepveu 653 Two Christmases Chris Daye Our Cover 655 Archéologie + science = histoire Michel Cartier Notre couverture 668 Faites-le ou refaites-le vous-méme William Eykel 669 TV Programs W.W.Werry 675 Les Drachens de Bourjade Amable Lemoine 680 M.Amable Lemoine se classe 2e au concours de l\u2019A.W.A.681 For Christmas and After Rory MacFee 685 Auguste Liessens (in memoriam) Léo Charlebois 689 Pipe-lines et lignes téléphoniques 693 Les recensements et la mécanographie Jacques Boyer 699 John Edward Aldred J.-Lionel Thibeault 701 Bendix Bradley Hall 707 Nouvelles des techniciens professionnels Bernard Janelle 710 Confection d\u2019un chapeau « tambourin » Jeanne Chantron 712 Deux projets pratiques Gérard Parent Photo-montage by Michel 714 Among the New Books W.W.W.Cartier depicting three archae- 715 Index des articles \u2014 Index of articles ological spots: Carnac megalithic stones (menhirs); the 717 Index des collaborateurs \u2014 Index of collaborators Louksor Temple colonnade; (upper left) the Moabite stone which is the oldest known spe- Publiée dix mois par année, TECHNIQUE est la cimen of Phoenician script.seule revue scientifique bilingue du Canada.Les auteurs assument la responsabilité des opinions émises dans leurs articles dont la reproduction est autorisée a condition d\u2019en indiquer la provenance et aprés en © avoir obtenu l\u2019autorisation de TECHNIQUE.\u2014 Autorisée comme envoi postal de 2e classe, ministère des postes, Ottawa.Photo-montage de Michel * Carti i i - .colostomy enone With ten issues per year TECHNIQUE is the only galithiques (menhirs) de Car bilingual scientific review published in Canada.Au- mac: colonnade du temple de thors are responsible for the ideas expressed in their ?p articles which may be reprinted providing full credit L k .° Loner (on pat, 2 gauche) is given TECHNIQUE and authorization is obtained la pierre e le plus an- from the review.\u2014 Authorized as 2nd class mail, pécimen connu d\u2019écriture Post Office Department, Ottawa.phénicienne. Une expérience de 50 années au service des INDUSTRIELS MARCHANDS ARCHITECTES ENTREPRENEURS COMMUNAUTÉS Ben Béland, président Jean Béland, Ing.P., s.-trés.INCORPOREE * 7152, boulevard Saint-Laurent \u2014 Montréal \u2014 GRavelle 2465* CORROYEUR GENERAL 6\" ET 8 DETAILS TECHNIQUES 6\u201d 8\u201d CAPACITÉ 15 x 6\u201d 16 x 8\u201d LONGUEUR DES TABLES 3544\u201d 44\" FORCE MOTRICE REQUISE V2 HP.34 H.P.CAPACITÉ DE FEUILLURE Va\u201d 167 HAUTEUR 35\u201d 35\u201d Pour obtenir plus de détails sur nos MACHINES À BOIS écrivez-nous GENERAL MFG.CO.LTD.DRUMMONDVILLE, P.Q.\u2014 CANADA TI Ta a Au seuil de la trentième année Technique termine sa 29e année.C\u2019est justice de reconnaître qu\u2019elle s\u2019est montrée digne de son long et fructueux passé en continuant de poursuivre la réalisation de la formule qui lui a valu la fidélité de ses lecteurs et qui peut se résumer ainsi: vulgarisation scientifique pour et par l\u2019Enseignement spécialisé dont elle est l\u2019organe officiel.Dans un nombre minimum de pages, elle est parvenue à publier une documentation substantielle.Avec des dimensions plus considérables, cette documentation pourrait être plus abondante encore, mais ses abonnés trouvent aisément les compléments qu\u2019ils peuvent estimer nécessaires dans les numéros des années antérieures qu\u2019ils gardent et classent soigneusement, nous le savons.Comme chaque année, Technique s\u2019est adressée à une équipe de techniciens expérimentés \u2014 les uns enseignant dans nos écoles, les autres se distinguant dans l\u2019industrie \u2014 qui ont voulu apporter à ses abonnés une aide vraiment efficace.Que, dans l\u2019avenir, cette équipe élargisse ses cadres et se recrute davantage au sein de notre personnel enseignant, nous en formons le voeu.Notre revue s\u2019enorgueillit à juste titre d\u2019avoir publié une série d\u2019articles sur l\u2019aviation qui viennent de mériter à leur auteur, M.\u2019abbé Amable Lemoine, de I\u2019Ecole du Meuble, le deuxième prix du concours annuel de l\u2019Association des chroniqueurs de l\u2019aviation.À l\u2019auteur et à la revue, nos sincères félicitations.Nos lecteurs ont sans doute remarqué avec satisfaction l\u2019espace généreux accordé à « La France nous visite ».Viennent parmi nous l\u2019Angleterre ou les Etats-Unis, et Technique, seule revue scientifique bilingue du Canada, ne leur en ouvrira pas moins ses pages.En ouvrant côte à côte les premier et dernier numéros à la deuxième page- couverture, on remarquera les vides que l\u2019année 1954 a faits dans les rangs du personnel de la direction de l\u2019Enseignement spécialisé.À quelques mois d\u2019intervalle, disparaissaient deux figures dominantes de notre enseignement, M.Edouard Montpetit, directeur général, et M.S.-F.Toupin, directeur de l\u2019Ecole des Textiles.Aux parents de ces disparus, nous renouvelons l\u2019expression de nos condoléances.Cruelle, l\u2019année 1954 l\u2019aura été également envers deux autres de nos directeurs, M.Jean Delorme, directeur général des études, et M.Jean-Marie Gauvreau, directeur de l\u2019Ecole du Meuble, que la maladie a momentanément terrassés.Nous nous réjouissons, toutefois, d'apprendre, en écrivant ces lignes, qu\u2019ils seront de retour avec nous très bientôt.À l\u2019occasion de cette dernière livraison de 1954, nous avons l\u2019agréable devoir de remercier nos collaborateurs, nos annonceurs et nos lecteurs de leur attachement et de leur appui à la revue.À tous, nous souhaitons que la nouvelle année leur apporte le succès, la joie et le bonheur.Joyeux Noël! Bonne et heureuse année! Gérard NEPVEU Direction générale des études de l\u2019Enseignement spécialisé TECHNIQUE, Décembre 1954 UN CADEAU DE NOEL APPRECIE: Si vous trouvez dans la revue TECHNIQUE une lecture instructive et une mine de renseignements précieux, pourquoi ne pas faire partager votre plaisir à d\u2019autres?Faites un cadeau qui se renouvellera dix fois au cours de 1955 et simplifiez vos emplettes de Noël en postant la formule ci-jointe remplie au nom d'un parent ou ami UN ABONNEMENT À \u201cTECHNIQUE\u201d La Revue TECHNIQUE \u201d 506 est, rue Ste-Catherine Caveau de Noel MONTREAL Veuillez s\u2019il vous plaît abonner à la revue TECHNIQUE, pour une période d\u2019un an à compter de treersererentnensseves une nou ec sans.an 6 te.000140000104 609 000 NOM 00 24200 190000002000 OD USE NON 000050000201 000000000020 402210000000 2200000000 \"ere ss cesse 0 a 000050000010 0.00 nu 000 01 000000 000000500000 00000008 SVP.Faire remise, sous forme de chèque payable au pair à Montréal ou de bon de poste fait au nom de la revue TECHNIQUE.652 Décembre 1954, TECHNIQUE To Christmases by CHRIS DAYE ECONOMIC ADVISER Cristyas, 1954\u2014 Christmas, 1929.What a difference in the two Christmases.In October, 1929, the stock market crashed and for many persons the world became something grotesque and horrible, Christmas was a myth, and hunger came out of the lanes and hovels to mock millionaires and paupers alike.Men who had been worth millions sold their furniture for money to buy bread, and the executive who had been driving a Cadillac or two was glad to get a hundred dollars for one of them.| The impossible happened too often to provoke comment.Old and respectable E brokerage houses folded like a child\u2019s building of cards.Banks in the United States E closed their doors, some to pay the depositors almost nothing of their savings.A p strong president was needed in the United States, and the country was lucky to get one in Franklin Roosevelt.Jobs seemed to melt away.A hundred men would apply for one position, and skilled machinists were glad to get ten or fifteen dollars a week E to keep a family in food.The housing shortage problem was solved easily.Hundreds E of young families went back to live on parents, if the parents had jobs or homes.A Most pathetic of all were the older people who had invested their life savings 3 in an attempt to increase their incomes.The tide of watered stocks swept away their savings.And the good stocks fell in price with the bad ones.So let us hope that when little Jean or John gets his Christmas presents he will be glad, even if they are not all the wonderful things he desired.Let him think of the grim Christmas days from 1929 to 1935, years when many parents gave little to the youngsters in the way of expensive gifts.Is there likely to be another depression like the one of 297 It doesn\u2019t seem possible, though special lines of business or agriculture may be hit from time to time.Farmers out West are spending less freely this year because of their unsold wheat crops and the poor crops this year; textile workers are on short hours and small payrolls, but the over-all picture is encouraging.Even in the United States where there is a slowing up of production, there is still plenty of work for all.In particular, the stock market will not take the drops it did in 1929, mainly because the margins are much larger at present.At that time, a margin of ten per cent was sufficient to buy stocks.This meant that the buyer put up only ten per cent of the cost of the stocks.By this means the lucky purchaser made money ten times as fast as he could have otherwise, but when the market broke, he lost money ten times as fast as his capital would stand.Many people never had a chance to get out of the market, their stocks dropped too fast for that.Better check on the financial statements of the brokers and of the companies listed on the Stock Exchanges will prevent other calamities of the old days.TECHNIQUE, Décembre 1954 A grim Christmas is not likely to come for some years unless the foreign political events bring near-disaster.The markets of the Western powers are diminishing, and if the entire East and Middle East come under the control of Moscow there may be a tightening of belts in the West, particularly in Canada and the U.S.It may seem strange to bring up such a grim subject at this festive season, but it is well to keep in mind that while enjoying our present prosperity, we should remember the past hard times.If we go back to the early days of Canada, we can see many Christmases of short food and great danger.The pioneers didn\u2019t have the depression lo worry about, but they had Indians and cold and other matters on their minds.So if Christmas is a time of rejoicing, let us be glad we're living in a day when few are hungry in Canada; and if we are sensible, the perils of depressions will never touch us.To glance back at 1929 is to look at a bubble of inflated values in stocks and living.It may be doubted that in the possession of paper wealth there was more real happiness than there is today.People thought more of money and it\u2019s power than they did of work and quiet enjoyment.Perhaps we should be thankful for such modern inventions as TV and radio.These inventions keep people home, and help create an atmosphere of family life.All modern inventions are not necessarily evil as some old-fashioned fuddy-duddies suggest; and there may be more people at home looking at TV shows this year than will be found in night clubs and beer parlours.The pre-depression days were hectic and nerve-wracking.Money was the subject of conversation, and the man who hadn\u2019t made a few thousand dollars the week before was looked upon as a boob.Until the crash came, the suckers didn\u2019t speak of their losses, only of their gains\u2014after the crash, there were few who weren\u2019t suckers.The subject of conversation was then how many millions one had lost and how wealthy one would have been if he had sold out at the high of the year.While we should not worry about depressions, we should learn our lesson from such catastrophes.Some of our younger readers have known nothing but increasing prosperity and higher and higher wages.It might be well to study whether this continual increase might not be a form of inflation which could blow up in our faces.Young people particularly who were not touched by the depression should keep in mind the possibility of bad times and prepare themselves for quiet times as well as for busy times.The story of the seven lean cattle and the seven fat cattle is one to be studied carefully.And the cattle have been fat for many years now, even in the war years.Even with all our economists and thinkers a recession may develop, and we must be prepared for it.In the last depression, some of the wise men studied and prepared for the coming of better days.They were ready to greet prosperity when it came, and they got their rewards.Others spent their time cursing fate and dreaming about their lost jobs or fortunes; they did nothing to improve their knowledge and the coming of prosperity caught them no better than they were in depression days.Twenty-five years is a long time in the life of a person; it is a short time in the life of mankind.In the story of the universe, it is a letter in all the books ever printed.But we are alive and it is Christmas.Let us prepare for the next twenty-five years, and come prosperity or depression, let us remember that Christmas will always be Christmas and the eternal truths do not change for dollars and cents, or the poverty of a depression.654 Décembre 1954, TECHNIQUE archéologie n +-SCIENCGCC \u201chistoire par MICHEL CARTIER DIPLOME DE L'ECOLE DES ARTS GRAPHIQUES, MAQUETTISTE A L'OFFICE DES COURS PAR CORRESPONDANCE Fig.1 \u2014 Bas-relief représentant Cléopâtre, reine d\u2019Egypte, revétue des ornements royaux.L E mot archéologie a tellement de couleur ancienne qu\u2019il produit chez nous un réflexe curieux: celui de voir un amas de poussière devant lequel est assis un monsieur fort respectable, sans doute à barbe, avec de grosses lunettes sur le nez et une loupe à la main.Les journaux annoncent quelquefois qu\u2019un certain savant vient de démontrer un autre fait historique.On se demande comment cet archéologue peut prouver, par exemple, que l\u2019homme rencontrait fréquemment l\u2019hippopotame il y a 10,000 aus, a l\u2019endroit où s\u2019élève aujourd\u2019hui Paris.Sur quoi ce chercheur s\u2019est-il basé pour porter un tel jugement?Où a-t-il puisé ses preuves?se demandent les non- initiés fort incrédules.Tout d\u2019abord, qu\u2019est-ce que l\u2019archéologie?C\u2019est l\u2019étude des activités humaines passées.L\u2019archéologue étudie l\u2019antiquité d\u2019après les productions de l\u2019art ancien, les écrits et autres vestiges des peuples de la civilisation antique; son but est de faire revivre un passé de plusieurs milliers d\u2019années.L\u2019archéologie se divise en plusieurs branches qui en étudient un aspect particulier.Par exemple, du point de vue littéraire, la philologie étudie les textes; la diplomatique, l\u2019authenticité des manuscrits et des documents; la paléographie, les ma- TECHNIQUE, Décembre 1954 655 RISE dar adieu ea co GO OU OUR ACC MACE CM bE nuscrits sur parchemin; l\u2019épigraphie, les textes gravés sur matières dures; et la papyrologie, les documents sur papyrus.Du point de vue artistique, l\u2019archéographie étudie la représentation par la peinture ou la sculpture des scènes antiques; l\u2019iconographie, les portraits des personnages historiques; la sigillographie, les cachets; la numismatique, les monnaies; la céramique, les poteries; la gravure: lo l\u2019art de modeler dans le mou ou la plastique, 20 la gravure sur pierre fine ou la glyptique, 30 la toreutique ou ciselure.On ne peut étudier l\u2019archéologie sans parler de ses sciences connexes: la topographie: description d\u2019un lieu, sa situation, sa répartition; l\u2019onomastique ou toponymie des habitants; l\u2019architecture, l\u2019urbanisme et les édifices; la géologie et la géographie; le milieu naturel où se sont développées ces activités étudiées par l\u2019archéologue; l\u2019anthropologie: l\u2019histoire naturelle de l\u2019homme; la somatique, celle de son corps; la linguistique, celle de sa langue; l\u2019ethnologie: son histoire sociale et raciale (folklore et sociologie).L\u2019archéologue cherche la matière et la classe; le soin de compléter l\u2019étude sur ces fouilles revient à l\u2019historien.Les connaissances de l\u2019activité humaine se font donc en deux étapes: l\u2019archéologie ou description et analyse des sources et l\u2019histoire ou mise en oeuvre de ces sources.C\u2019est le lien entre ces deux phases qui nous intéresse.Comment trouver et prouver ?Pour procéder avec méthode nous verrons l\u2019étude du sol, du sous-sol, des vestiges humains, des vestiges d\u2019animaux, des plantes fossiles, des restes d\u2019objets et des méthodes comparatives.C\u2019est là le domaine de l\u2019archéologie.ÉTUDE DU SOL Depuis des millénaires que l\u2019homme fouille la terre, celle-ci a sûrement gardé ses traces.Mais où?Cherchons des régions anciennement ou présentement habitées par l\u2019homme.Car aujourd\u2019hui comme hier, on construit sur des ruines, c\u2019est-à-dire qu\u2019en certains endroits, lorsqu\u2019il n\u2019y a plus de place, on détruit et on reconstruit pardessus et en plus grand.Les villages de Syrie ou d\u2019Irak sont tous construits sur des collines formées de leurs propres ruines antérieures (fig.2a).Ces « mounds » s\u2019élèvent =] Fig.2.\u2014 a) Village bati b) Coupe du sol de la ¢) Ville de Mésopotamie sur ses propres ruines.Cité de Londres.dont le temple émerge du sol.jusqu\u2019à cent pieds de hauteur.On trouve un autre exemple à Londres.Pour accéder au Temple Church, on doit descendre plusieurs marches.Pourtant, lors de sa construction, au moyen âge, il était au niveau du sol.Plus encore, lors de la dernière guerre les bombardements mirent à jour les mosaïques de la Roman Londinium (fig.2b); ces mosaïques se trouvaient à vingt-cinq pieds sous les rues modernes de la ville.Il s\u2019agit, pour l\u2019archéologue, de repérer ces mounds (en Amérique), tell (en Arabie) ou tépè (en Turquie) en cherchant des indices dans la nature.Les indices 656 Décembre 1954, TECHNIQUE ager Cat gt hd UPS TECHNIQUE, Décembre 1954 varieront avec les pays et la nature.En Egypte, une ville, même de grande étendue, sera invisible sous terre; seul le temple sera indiqué par des fragments de pierre.En Orient, la pierre indique l\u2019édifice de qualité, dédié au dieu; l\u2019argile et le bois sont réservés au peuple.En Palestine et en Syrie, on cherche des formes circulaires avec des brèches, parce que les villes de ces pays, dans l\u2019antiquité, étaient fortifiées de murs; les brèches indiquent les portes.En Mésopotamie, on cherche une colline carrée; les ruines des villes de ce pays, comme celles de l'Egypte, s\u2019étendent sous terre; seul le temple (Zigoura) était construit sur un tertre et sa construction affectait une forme carrée (fig.2c).Pour chercher ces vestiges on a recours à différentes méthodes.Une de ces méthodes consiste à chercher à la lueur de la lumière frisante, grâce aux ombres obtenues, des détails invisibles du sol.Voici comment elle fut découverte.L\u2019archéologue sir Leonard Wolley trouva les vestiges d\u2019un village égyptien sans aucune trace de son cimetière.Un soir, il monte sur une colline avoisinante pour contempler le coucher du soleil et remarque, grâce à la lumière rasante du soleil couchant, une série d\u2019ombres circulaires sur le sol; les tombes étaient découvertes.Voici l\u2019explication: la terre, avec les âges, s\u2019était tassée au-dessus des tombes mais pas suffisamment pour qu\u2019une personne le remarque en le foulant; il fallait de l\u2019altitude et une ombre géométrique pour s\u2019apercevoir qu\u2019il y avait là oeuvre humaine [1].Si.dans les déserts, les formes se remarquent aisément, il n\u2019en est pas ainsi dans la verdure.Aussi cherchera-t-on des lignes géométriques.Grâce à la photographie aérienne, les fouilles du village de Caistor, près de Norwich (Angleterre) furent dirigées à l\u2019aide d\u2019une carte prise du haut des airs.Sur cette carte apparaissaient des lignes foncées et des lignes claires invisibles du sol.Les lignes pâles venaient du fait que le gazon poussait sur le faîte des toits des murs enfouis sous terre; il possédait moins de terre et séchait plus vite par les étés secs.Les lignes foncées sont indiquées sur les brins d\u2019herbe par la rosée du matin.Là où il y a des vestiges humains, les herbes sont plus colorées et la rosée rend cette coloration plus marquée encore; ces herbes sont colorées parce qu\u2019il y a plus de phosphate dans cette terre, C\u2019est par cette variation et par ce degré d\u2019intensité dans la végétation qu\u2019on peut les découvrir et les photographier du haut des airs.Un autre procédé employé est l\u2019analyse du sol.L\u2019aire entourant un habitat humain est toujours plus riche en phosphate que le sol avoisinant.Ces phosphates proviennent d\u2019animaux fossiles.Une analyse permet de déterminer si le sol a été habité d\u2019une façon permanente ou non.Une autre analyse est celle de la conductivité électrique du sol.Sur une carte grillagée représentant un terrain on note, à chaque point du grillage, la valeur de conductivité électrique du sol à l\u2019aide d\u2019un appareil utilisé par les ingénieurs miniers.Une lecture permet ensuite de déceler l\u2019homogénéité ou la non homogénéité de la conductivité du sous-sol.Certains vestiges retenant plus d\u2019humidité que la terre environnante conduisent mieux l\u2019électricité et apparaissent ainsi sur la carte après lecture des chiffres.L'eau est un facteur très important.La mer envahit périodiquement des régions basses par suite de soulèvements ou de dépressions du terrain.Chaque transgression est marquée par des couches sédimentaires non superposées mais déposées à des hauteurs différentes (fig.3a).Le climat, la faune, les périodes de glaciation seront indiqués à chaque terrasse par les vestiges récoltés.Maintenant, si nous regardons à l\u2019intérieur des terres, nous voyons que les fleuves et les rivières déterminent leur âge et leur histoire par leur cours en profil de marche d\u2019escalier (fig.3b).En effet, ils sur- Fig.3.\u2014 a) Invasion de la mer lais- b) Les fleuves surcreusent leur lit in- sant des couches sédimentaires a des diquant ainsi leur histoire, leur âge, hauteurs suffisantes.leurs cours, etc.SENT, yt A a ST css creusent leur lit de façon à rétablir leur profil et ainsi, ils s\u2019enfoncent dans leurs pro- pes alluvions [2].Négligeons l\u2019étude aérienne des cours d\u2019eau et des terrains et penchons-nous sur le microscope.La méthode des varves est toute récente.On y eut recours en Scan- dinavie pour découvrir l\u2019âge et l\u2019époque des terrains.Les varves sont des boues feuilletées qui se sont déposées dans des zones déprimées en fonction des apports d\u2019eau à régime glaciaire.D\u2019une épaisseur de 1 à 3 cm.de couleur claire en été et foncée en hiver la varve indique la valeur d\u2019une année.C\u2019est ainsi qu\u2019on a pu établir une chronologie valable pour les dix millénaires précédant notre ère [2].Grâce à ses recherches l\u2019archéologue a trouvé à date des méthodes pour repérer les villes souterraines, des moyens pour découvrir par analyse les vestiges invisibles dans le sous-sol et se renseigner approximativement sur l\u2019âge, le climat et la faune des terrains où eurent lieu ces découvertes.Ses recherches vont se préciser davantage en étudiant le sous-sol.LE SOUS-SOL I] faut comparer la terre à un livre et ce qui la compose, au texte.Ce livre représente la particularité de ne pouvoir être lu qu\u2019à la condition d\u2019être détruit.La technique de la fouille préhistorique ressemble à la dissection et se nomme en terme savant: méthode stratigraphique, c.-à-d.décapage progressif du terrain jusqu\u2019au sol vierge.On fouille donc chaque endroit par couches auxquelles correspondent des périodes Boutons Temps moderne 27 } ¢ fer 2000 a A oC dain i glaise roc et sable des glaciers Dents et corne de renne {| Epoque Pierre polie 8 [ A EYER Outils Moustérien époque secondaire 20,000,000 av J-C \"WE Fig.4.\u2014 Exemple d\u2019une caverne fouillée par couches.Celles-ci indiquent l\u2019histoire des objets trouvés et vice versa.3 658 Décembre 1954, TECHNIQUE 8 TECHNIQUE, Décembre 1954 m mmf êres Oiseaux Ocêne Teptiles 28.090.000 invertébrés ; Poissons | CREATION EVÉNEMENTS AGES INDUSTRIES EPOQUE HISTORIQUES Fig.5.\u2014 Tableau de l\u2019histoire du monde.De droite à gauche nous voyons les quatre grandes époques de notre histoire puis leurs subdivisions, les âges approximatifs qui y correspondent, et enfin les faits saillants de cette histoire.dont l\u2019archéologue se sert pour classer ses découvertes.Il dira: « Ce silex est de la période paléolithique supérieure, cet os est du Lavoisien, etc » (fig.4).Ces périodes représentent des millions d\u2019années (fig.5).Ce sont ces découvertes qui enchaînent des conclusions intéressantes (fig.4).Par exemple la présence dans la région parisienne de vestiges du laurier des Canaries, du gainier et du figuier sauvage implique un climat plus chaud que le climat actuel.Le profane trouve là une réponse a sa question relative a la présence d\u2019hippopotames a Paris, il y a 10,000 ans, dont nous parlions au début.Mais n\u2019anticipons pas sur les causes et examinons pour le moment ce sous-sol.Celui-ci indique, tout comme le sol, son histoire, son âme et son climat.Comment?Penchez-vous, ramassez une poignée de sable et examinez les grains à la loupe binoculaire.Ces grains arrondis et mats, qui rappellent le verre dépoli, indiquent de grands vents constants.Leur aspect provient des coups répétés subis par les grains entrechoqués.Ces autres, ronds et luisants, ont été façonnés par l\u2019eau.Il ne faut pas croire que les restes des civilisations sont dispersés également sur toute la terre.Non, il y a des endroits qui renferment plus de vestiges humains que d\u2019autres.La nature a tendu des pièges qui révèlent tout un chapitre de l\u2019histoire de l\u2019homme.Il y a les éruptions de volcan comme celle du Vésuve (79 av.J.C.) qui nous conserva intacte la vie des citoyens de Pompéi durant vingt siècles.Que dire de ces cavernes en France ou en Espagne où on voit encore peintes sur leurs murs les cérémonies préhistoriques vieilles de quarante siècles?La nature même aide l\u2019archéologue.Il y à environ cinq ans, on déterra à Racho- La Bréa, près de Los Angeles, toute une nécropole d\u2019animaux préhistoriques.Il y a des siècles, des infiltrations d\u2019huile évaporées el épaissies dans la terre formèrent un goudron gluant.Confondus par l\u2019apparence d\u2019eau, d\u2019innombrables animaux s\u2019y enlisèrent.Grâce à ce truc de la nature, les savants ont déterminé les types vivants qui abondaient sur la côte sud-ouest de l\u2019Amérique du Nord il y a quelque 200,000 ans.Depuis quelques décades, l\u2019archéologue étend le domaine de ses recherches sous l\u2019eau.Aussi voyons-nous ce respectable savant chausser les pattes de grenouille, coiffer le masque à oxygène et partir pour la chasse sous-marine.À Mahdia, en Tunisie, des pêcheurs d\u2019éponges avaient repéré un ensemble de statues.Le vaisseau qui transportait ces statues et les objets trouvés à bord (meubles, monnaies, etc.), permirent de conclure que ce navire venait de Grèce et qu\u2019il se dirigeait vers l\u2019Italie avec son butin emporté par Sylla après la prise d\u2019Athènes en 86 av.J.C.Que dire des récentes découvertes de Cousteau dans le port de Marseille?Il revint de ses chasses sous-marines avec vingt amphores remplies de vin et parties de Rome il y a environ 2,000 ans.Quel butin et surtout quel vin! Les recherches matérielles sont finies, le sol et le sous-sol ont révélé leurs mystères.L'archéologue a maintenant devant lui tous ces trésors.Pour les non initiés que nous sommes, ce mot trésor s'appliquant à des os, silex, tessons et quelques graffitis, nous fait sourire.Mais, pour notre savant, c\u2019est la clé du mystère.Il les a recueillis soigneusement et va les nettoyer et les classer.Suivons-le dans ses opérations, nous verrons quelles leçons il en tire.VESTIGES HUMAINS Il est naturel que l\u2019homme ait d\u2019abord cherché les vestiges de ses ancêtres.Cette étude est malheureusement incomplète puisqu\u2019il faut se borner à l\u2019examen du squelette ou le plus souvent de ses fragments.La tâche est compliquée pour notre savant.Il s\u2019agit, maintenant que l\u2019objet a été repéré et mis à jour, de l\u2019exhumer, de l'envoyer au musée pour le conserver.Le problème est plus difficile qu\u2019on le croit.En voici un exemple: au cours d\u2019une excavation à Ur ( patrie d\u2019Abraham), on trouva des corps humains vieux de 4,500 ans.Ces corps, enterrés à cinquante pieds sous terre, étaient écrasés par la pression terrestre, la terre avait adhéré aux os et les avait décolorés.Voici comment on a réussi à les exhumer.Après avoir coulé de la cire chaude sur les corps, on les a recouverts de coton.Lorsqu'ils furent secs on retira ces cadavres qui n'avaient pas un pouce d\u2019épaisseur.On les expédia ensuite au musée de Londres où on enleva le coton à l\u2019aide de vapeur.On lava les os à la benzine, on les blanchit au peroxyde d'hydrogène, puis on les solidifia avec de la cellulose et de la gomme d\u2019amar.Aux dernières nouvelles, les squelettes se portaient bien.Les crânes, plus précieux encore, sont l\u2019objet de soins plus attentifs, On les exhume dans du linge arrosé de cire liquide, et s\u2019ils sont trop lourds on les enrobe dans une couche de plâtre et on les nettoie avec grand soin.Louis Dupré, par exemple, a mis cinq mois à reconstituer le crâne de l\u2019homme Hotu, vieux de 75,000 ans.Pcurquoi apporter tant de soins à des ossements?Que peuvent-ils nous raconter de si important?Regardons autour de nous et remarquons les distinctions raciales 660 Décembre 1954, TECHNIQUE que révèle la boîte crânienne: tête ronde et chevelure frisée des noirs, tête oblongue et toison blonde des Scandinaves, cheveux noirs des Italiens, appendice nasal des Israélites, etc.On a prouvé qu\u2019au fur et à mesure qu\u2019on pénètre dans le passé, on trouve plus de différences entre les races actuelles.C\u2019est pourquoi l\u2019archéologie classes ses trouvailles par l\u2019indice céphalique, c.à-d.la capacité de la tête, celle-ci variant avec les différents groupes.On calcule la capacité de la tête par le rapport de la plus grande largeur à la plus grande longueur, multiplié par cent.Par exemple, les crânes brachycéphales sont larges et courts: ils ont des indices supérieurs à 83.33 (fig.6).Ils représentent le type alepin venant d\u2019Asie (Allemands, Suisses, Italiens, Français du Nord) qui envahit l\u2019Europe vers 7,500 av.J.C.(fig.6) [3].L\u2019archéologie a donc un largeur x longueur x 100 I Fig.6.\u2014 La capacité crânienne indique la provenance de l'individu.Ainsi le crâne brachycéphale représente un type arrivé d\u2019Asie en Europe vers 75,000 av.J.C.moyen, rudimentaire, il est vrai, de remonter jusqu\u2019aux sources de l\u2019histoire de ces peuples.Mais, direz-vous, que peut nous apprendre l\u2019étude de tout un cimetière?Elle nous donne une idée de l\u2019évolution d\u2019un peuple à une période donnée, car les cimetières servent généralement à plusieurs générations.Nous verrons les migrations, les mélanges raciaux, les maladies comme l\u2019arthrite, les fièvres, les abcès (dans les dents), indiquant les conditions de vie, des détails, comme la trépanation des os révélant des connaissances chirurgicales, etc.Encore une objection: comment distinguer ces générations à 3,000 ans de distance?Réponse: par le calcul de la teneur de fluor que ces os contiennent.Cette teneur augmente avec l\u2019âge; plus elle est élevée plus l\u2019os est vieux.Cette méthode a le désavantage de ne s\u2019appliquer qu\u2019à des os provenant de régions pauvres en fluorine [3].A date, l\u2019archéologue possède assez de détails pour esquisser les grands traits de la vie des hommes préhistoriques.Il connaît leur milieu géographique, leur âge approximatif, le climat, le sol, la faune les environnant à cette époque, l\u2019histoire abrégée de leur clan, la vie, les migrations, maladies, etc.Il en est rendu à compléter ces grandes lignes de détails provenant des vestiges trouvés en même temps que ces ossements.VESTIGES D\u2019ANIMAUX On trouve presque toujours des vestiges d\u2019animaux dans les endroits de recherches archéologiques, quand on ne trouve pas de vestiges humains; souvent ils seront TECHNIQUE, Décembre 1954 côte à côte, résultat de combats ou de chasses ou tout simplement restes de table.Ces ossements indiquent le climat, le régime alimentaire de l\u2019homme, ses coutumes de chasse, ses procédés d\u2019élevage, etc.Par exemple la découverte d\u2019une empreinte d\u2019antilope saïga indique la présence d\u2019une steppe, la découverte de cerf abondant, celle de la forêt avoisinante.Ici encore la nature vient au secours de notre savant.Elle étiquette elle-même les objets.Les dents qui poussent chez l\u2019animal restent intactes après sa mort indiquant ainsi la différence entre l\u2019éléphant antique aux molaires étroites à lames nombreuses et le mammouth aux molaires plus larges avec des rubans émaillés minces et droits sur une face, etc.Souvent ces os porteront des marques faites par les hyènes qui déterrent les déchets pour les manger.Cet indice nous révèle que l\u2019homme devait laisser cette caverne fréquemment, car seuls des os ayant conservé un certain fumet peuvent attirer ces animaux, c\u2019est là l\u2019indice de déplacements saisonniers.Il faut que notre savant compare soigneusement ses recherches; ainsi, s\u2019il ne peut pas reconstituer un squelette complet dans un cimetière, il doit supposer une technique de boucherie ou le découpage sur les lieux et l\u2019abandon d\u2019une partie de la carcasse.Dernièrement, on a découvert, dans une cité lacustre mise à jour, qu\u2019il manquait à chaque squelette de cerf trouvé les jointures des pattes.Conclusion: les chasseurs coupaient les pattes au ras du canon pour se fabriquer des poinçons.L\u2019archéologue fait appel à la chimie pour conserver ces os.L'Institut Califor- nien de Technologie à Pasadena trouva le squelette d\u2019un eohippus (ancêtre du cheval il y a 6,000,000 d\u2019années) de l\u2019ère eocène (fig.5).Après tant d\u2019années sous terre, écrasés par cette masse de roc et de sable, les os étaient effrités.Pour les extraire, on les a durcis avec de la résine synthétique, et un sculpteur les a reconstitués à l\u2019aide de lucite (plastique transparent).La chimie aide encore l\u2019archéologue en lui conser- vant les peaux d\u2019oiseaux, grâce au borax et à l\u2019alcool, et les spécimens à corps mou, comme les poissons et les reptiles, grâce à la formaldéhyde.Après avoir reconstitué le squelette d\u2019un animal, le savant qui veut connaître son aspect antérieur, fait appel au taxidermiste qui empaille ou reconstitue l\u2019animal et lui donne l\u2019allure d\u2019un animal vivant.La chimie lui en fournit les matériaux.Le Musée d\u2019histoire naturelle de Chicago exposa, il y a quelques années, une restauration 2 d\u2019oiseaux anciens fabriqués avec des rognures de crayons mélangées a de la caséine avec de l\u2019amiante broyée et de la filasse hachée.Les plumes étaient reconstituées au moyen de tiges de balsamine et les ongles, sculptés dans du bois de tulipier.Out! Finie cette aventure plutôt funèbre! nous ne parlerons plus d\u2019ossements.Bien que pour notre archéologue, ce soit un point capital.; VESTIGES DE LA NATURE I] convient maintenant de parler des restes végétaux qu\u2019on trouve avec les vestiges animaux.Vous pensez immédiatement aux détails sur la flore, le climat, la nutrition de l\u2019homme (céréales et fruits) etc, que nous avons cités plus haut, mais l\u2019analyse poussée des restes végétaux donne plus que des détails, Présentement, grâce à l\u2019étude pollénique des plantes, on connaît toute l\u2019histoire forestière de l\u2019Europe.Les pollens des plantes offrent une résistance extraordinaire à la destruction.Chaque année, ils se déposent sur le sol.Dans une couche archéolo- 1 gique (Fig.4) ils reflètent toute la flore sauvage ou cultivée du moment et leur en- i semble est un indicateur des conditions climatiques.662 Décembre 1954, TECHNIQUE Puis les vestiges végétaux donnent l\u2019âge sur une période donnée d\u2019une façon très précise.Cette méthode se nomme la dendrochronologie.Elle se base sur le fait qu\u2019à chaque année les arbres ont un cercle de croissance de plus.Non seulement l\u2019arbre indique l\u2019âge des constructions où il est employé, mais il sert de pluviomètre.On a ainsi réussi une courbe climatique remontant jusqu\u2019à 3,000 ans en partant des séquoias de Californie.Cette méthode a permis de donner un âge aux cités lacustres (Suède) et aux pueblos indiens (Etats-Unis).Enfin, cette étude permet de résoudre un des points les plus controversés de l\u2019archéologie: dater un objet.Les Américains ont mis au point tout récemment une méthode appelée (coal fourteen) permettant de dater les restes organiques végétaux are sf.Chéléen Mousterien Aurignacien Soiutréen Magdalénien Néolithique 400, 000 av.J-C 80000 av.JC 50,000 av.J-C.20,000 av.JC.11,000 av.J-C.6,000 av.J.C.Fig.7.\u2014 Les silex indiquent par leur taille et leur forme leur provenance et les industries des âges préhistoriques.(charbon de bois, bois, paille, etc.) par l\u2019étude de la radio-activité du carbone.Celui-ci a la propriété de décroître régulièrement avec les siècles.On peut ainsi dater des objets en remontant jusqu\u2019à 30 ou 40,000 ans.Jusqu\u2019ici notre savant ne s\u2019est intéressé à l\u2019homme préhistorique qu\u2019au point de vue scientifique; il a cherché à savoir comment, où, et quand il a vécu.Maintenant, il va l\u2019étudier au point de vue social: vie familiale, religieuse, artistique.Délaissant les vestiges humains, il va chercher l\u2019empreinte que l\u2019homme a laissée: monnaies, livres, temples, peintures, etc.OBJETS C\u2019est la partie la plus intéressante du travail de l\u2019archéologue que de découvrir les aptitudes artistiques, les conceptions sociales, la linguistique et les théories religieuses des anciens peuples.Pour cela il doit analyser une foule d\u2019éléments trouvés au hasard de ses recherches.Voyons ces éléments dans l\u2019ordre chronologique de leur découverte.SILEX Au commencement de l\u2019époque préhistorique, l\u2019homme employait le silex comme arme et outil.Les silex sont des pierres taillées par éclats, c.-à-d.frappées les unes contre les autres ou polies, c.-à-d.frottées dans du sable.On en a trouvé des milliers TECHNIQUE, Décembre 1954 663 au cours des recherches archéologiques [4].Aussi, est-il possible de les classer selon leurs formes: le perçoir, le grattoir, etc, qui permettent de discerner les industries des ë divers âges (fig.7).ï -De plus, les silex, contenant des micro-organismes et des pollens facilement détectables au microscope, se distinguent les uns des autres à cause de ce micro- organisme variant avec les âges et les régions.Il est donc possible de retrouver leur gisement d\u2019origine et ainsi de connaître les voies anciennes du commerce et de l\u2019industrie.ELE ~\u2014\u2014 Bronze | Bronze II Bronze moyen Bronze supérieur L 2,100 av.JC.2,000 av J-C 1,900 av J-C Vase Mycénien Vase Philistin tv 1300 av.J-C 1,000 av.J.-C.Fig.8.\u2014 La céramique est un art variant avec les localités et les ages.Voici une série de pots palestiniens de la période du Bronze.Toutes les décou- ë vertes fütures seront comparées et cataloguées d\u2019après ces urnes.CERAMIQUE Les tessons de poterie sont, après le silex, des objets qu\u2019on trouve en grande ï quantité et aux dates les plus reculées.Il est heureux que la céramique soit un art local car nous pouvons ainsi suivre l\u2019évolution artistique d\u2019un peuple à une période donnée, | connaitre ses échanges commerciaux et ses mélanges raciaux (fig.8).f Par comparaison avec d\u2019autres poteries, l\u2019archéologue pourra indiquer dans un même site ou dans des sites différents la chronologie relative des couches de ruines (fig.8).Leur étude chimique et microscopique détermine ensuite leur âge, précise et confirme leur origine et indique leur méthode de confection.\" DEBRIS ORGANIQUES J On trouve dans les tourbiéres (surtout au Danemark) ou dans les cités lacustres, des débris organiques (lin, laine, bois, cuir).Leur nature est déterminée par micro-analyse.Notre savant trouve ainsi le tissu dont les anciens tissaient leurs véte- ments et les matériaux qui servaient a leurs constructions, et a la fabrication de divers È objets.3 CONSTRUCTION Les vestiges de temples, maisons et forteresses sont sous terre écrasés et péle- Ë mêle (couverture).Le savant doit donc procéder par déduction: le diamètre d\u2019une colonne et sa longueur donneront approximativement la hauteur de l\u2019édifice.Une pierre sculptée d\u2019une forme spéciale indiquera une arche ou un toit voûté, l\u2019épaisseur des murs révélera l\u2019existence d\u2019un deuxième étage disparu et les passages et portes i donneront l\u2019arrangement de l\u2019édifice.664 Décembre 1954, TECHNIQUE 1, RELL 8 La reconstitution de ces édifices requiert le travail conjoint de l\u2019archéologue et de l\u2019architecte.Cet anastylose (analyse architecturale) permet de retrouver les méthodes anciennes de construction et de mettre certains détails techniques en valeur.En analysant les matériaux, l\u2019archéologue peut classer ces monuments dans des époques connues et savoir leur âge, à quel peuple ils servirent, etc.Ses recherches sont parfois simplifiées comme en Mésopotamie où toutes les constructions sont en briques, celles-ci variant de forme avec les âges.Un simple coup d\u2019oeil à un mur permet de révéler son origine.CIMETIERES Puisque nous revenons en arriére, retournons au cimetiére.Mais rassurez-vous, il ne sera plus question d\u2019ossements mais bien d\u2019objets.Comme on le sait, on enterrait les anciens avec des objets.Les morts devaient entreprendre un long voyage pour aller au paradis céleste.Il est donc naturel de trouver le soldat accompagné de ses armes, le charpentier, de sa scie, etc.Les grands de la terre n\u2019y allaient pas à petits frais.Certains pharaons emmenèrent leurs femmes avec eux, le roi sumérien (Babylonie), se fit inhumer avec ses ministres et le roi Viking avec son drakkar (navire amiral) tout gréé.Superstitieux, les Egyptiens se faisaient enterrer avec le « livre des morts » qui contenait les mots de passe pour entrer au ciel.Les Grecs, en hommes d\u2019affaires déposaient dans la bouche des défunts des pièces de monnaie qui servaient à payer aux dieux le passage au-dessus de la « Rivière de la Mort ».En Mésopotamie un bateau miniature chargé de vivres accompagnait la tombe du défunt.MONUMENTS, STATUES, BAS-RELIEFS, MONNAIES, SCEAUX De découverte plus récente, ils nous renseignent sur la vie, les combats, les jeux, les costumes des peuples d\u2019autrefois.L\u2019archéologue voit évoluer l\u2019homme de l\u2019antiquité à son travail, chez lui, avec sa famille, etc.(fig.1).La glyptique et la sigillographie sont la science des monnaies et des sceaux qui jouèrent dans le passé le même role que le timbre aujourd\u2019hui.La plupart du temps une légende, une scène, un personnage ou un objet sont gravés ensemble et donnent l\u2019idée de la date, de l\u2019endroit et de l\u2019auteur.Fig.9.\u2014 a) C\u2019est la radiographie qui a révélé le mode de fabrication de ces statuettes chinoises.Celle de droite a révélé qu\u2019on avait appliqué l\u2019argile sur une armature métallique.TECHNIQUE, Décembre 1954 b) Les couleurs de ce vase chinois furent incorporées à l\u2019argile servant à la fabrication de ce vase.Si ces couleurs avaient été appliquées en surface, la radiographie aurait révélé deux dessins superposés au lieu d\u2019un, comme on le voit à droite.(Gracieuseté Oval C-I-L) ÉCRITS Au commencement ce n\u2019était qu\u2019une phrase commémorative inscrite sur un mur.Mais si, dans un temple, il y en a une dizaine, toutes écrites par des rois différents, l\u2019archéologue a devant lui tout un chapitre de l\u2019histoire de ce temple.Puis il découvre les annales, inscriptions, listes et chroniques des rois régnants.Celles-ci sont souvent falsifiées, les auteurs ayant tendance à se glorifier et à amplifier leurs faits d\u2019armes.Notre savant doit donc s\u2019efforcer de les comparer à d\u2019autres textes.Ensuite viennent les textes auxquels nous pouvons ajouter foi.La stèle du roi Hammourabi par exemple donne tout le code législatif de son époque.Enfin, il y a les livres, papyrus, cuirs et parchemins.Dans certains livres comme la Bible les renseignements abondent, dans d\u2019autres livres il faut déduire: ainsi quand Thucydide (I, 4) raconte de Minos qu\u2019il est le plus ancien roi qui se soit créé une flotte, qu'il a dominé les Cyclades, qu\u2019il a colonisé la plupart des îles, il note en quelques mots un fait historique d\u2019importance considérable: l\u2019hégémonie maritime exercée par les Crétois.Souvent les déductions deviendront de savants calculs.Par exemple, en Assyrie, une éclipse de soleil ayant été observée en l\u2019an 10 du roi Assur-dân IIT, j la comparaison avec les listes d\u2019éponymes assyriens (qui donnent une suite en dates fixées astronomiquement) permit de fixer pour cette éclipse la date du 15 juin 163 \u2018 av.J.C.Dans beaucoup de recherches, le chimiste a été l\u2019homme de confiance de l\u2019archéologue.Prenons le cas des tablettes cunéiformes assyriennes, morceaux d\u2019argile soumis à la cuisson sur lesquels les anciens écrivaient.Après quatre mille ans sous : terre, elles se sont incorporées à elle.L\u2019archéologue retire donc toutes les mottes de : terre qui ressemblent à des tablettes et les dépose soigneusement dans des boîtes de fer-blanc remplies de sable et fermées hermétiquement.Après avoir chauffé ces boîtes au rouge dans de l\u2019huile brute, il peut recueillir les tablettes sans danger, puisqu'elles sont recuites, grâce à ce procédé [1].Le fer, le bronze et les autres métaux sont corrodés et les détails n\u2019apparaissent presque plus.Aussi, emploiera-t-on la radiographie pour découvrir les structures internes et les détails disparus (fig.9a).Le métal corrodé est nettoyé par un bain électrochimique puis décapé à l\u2019aide d\u2019une molette de dentiste; pour le protéger contre l\u2019oxy- i dation et lui conserver son poli on lui donne une couche de laque ou de cire.On traite FE les argenteries au camphre.La photo est un des médiums les plus employés pour découvrir les détails cachés.Une peinture ou des dessins effacés, repeints ou superposés seront mis à jour + + ra 4 grâce à la photographie infra-rouge et à la lumière monochromatique (fig.Ob).= à La fluographie est une technique française toute récente qui consiste à déposer i une poudre fluorescente ou phosphorescente dans les creux d\u2019une inscription à demi- 2 effacée.L'inscription est photographiée en chambre noire avec la lumière de Wood 4 (lumière ultra-violette filtrée).La photo obtenue donne tous les détails désirés [6].cit ALEX.BREMNER LIMITED > MATERIAUX DE CONSTRUCTION © ISOLATION Etablie PRODUITS REFRACTAIRES en 1872 1040, rue BLEURY \u2014 MONTREAL \u2014 UN.1.2631* y u § \u201c 666 Décembre 1954, TECHNIQUE Ty MÉTHODES COMPARATIVES Il est des civilisations qui ne laissent aucune trace matérielle.L\u2019archéologie ne peut donner de renseignements concrets sur ces peuples.« Point de palais, ou de temples, ou même de maisons pour transmettre à la postérité les faits et gestes de la tribu.Seuls les chantres improvisés ont pu exalter leur courage ou célébrer leurs amours le soir sous la tente, au son d\u2019une lyre monocorde ou d\u2019un tam-tam au bruit sourd », a dit l\u2019archéologue E.Dhorme, des Hébreux nomades de l\u2019antiquité.Une archéologie fermée comme l\u2019étrusque ou l\u2019américaine déconcerte.D\u2019ou la multitude des hypothèses.Comment chercher et où?« Si voir une oeuvre d\u2019art c\u2019est n\u2019en voir aucune; en voir mille c\u2019est en voir une », dit Edward Gerhard, achéologue allemand.Il en est de même pour les civilisations.Les peuples suivent une évolution qui est partout semblable.C\u2019est par comparaison avec les civilisations primitives d\u2019aujourd\u2019hui comme les Esquimaux, les Nègres, etc, que l\u2019on reconstruit l\u2019histoire des anciennes civilisations.En voici un exemple: on trouva au Mas d\u2019Azil, en France, trois boules de silex percées d\u2019environ deux pouces de diamètre, vieilles de 6,000 ans.Quelle était leur utilité?En cherchant parmi les peuples primitifs actuels on s\u2019aperçut que ces boules étaient semblables au bolo que les indigènes de l\u2019Amérique du Sud utilisent pour capturer les boeufs sauvages.Ce bolo, remplaçant le lasso américain, est fabriqué d\u2019une longue corde terminée par trois boules disposées en éventail.L\u2019Indien fait tournoyer ces boules au-dessus de sa tête à l\u2019aide de la corde et les lance dans les jambes de l\u2019animal; grâce à leur mouvement giratoire, les boules entourent les jambes de l\u2019animal et l\u2019immobilisent.Voilà dans leurs grandes lignes les méthodes de travail de l\u2019archéologue.Comme nous l\u2019avons vu, il ne néglige rien pour obtenir un résultat sûr et concret.Malgré tout il existe encore beaucoup de problèmes restés sans solution et que la science devra mettre des années à résoudre.Bibliographie [1] Digging up the past, Sir Leonard Woolley [2] Préhistoriens, Raymond Furon [3] Manuel d'archéologie, Conteneau [4] L\u2019aube de la civilisation européenne, Gordon Childe [5] The archeology of Palestine, Albright [6] Le courrier graphique (mars 1950), Maurice Déribéré VENTE et REPARATION 276 rue SHANNON MOTEURS ELECTRIQUES GENERATEURS BOBINES MONTREAL UN 61814 TECHNIQUE, Décembre 1954 667 pere ct Ge bn Se $e] craie se Cu 4 Faites-le ou refaites-le vous-même |: 0 N ne doit pas confondre un passe- temps ou un dada (violon d\u2019Ingres, « hobby », etc.) avec un travail qu\u2019on s\u2019impose dans un but pratique pour répondre à une nécessité immédiate.Le passe-temps est un plaisir auquel on se livre pour s\u2019évader de la routine quotidienne, oublier ses soucis, tuer le temps intelligemment, explorer et exploiter ses talents dans des nouveaux domaines tout à fait étrangers au sien propre la plupart du temps.Il est toutefois difficile dans certains cas de tirer une ligne de démarcation entre ces deux formes d\u2019activité humaine, entre ces deux moyens d\u2019expression des facultés intellectuelles et physiques, tant il leur arrive de se confondre.Cette confusion existe surtout dans ce que nous pourrions appeler les oeuvres serviles ou simplement matérielles.Si quelqu\u2019un fabrique des objets d\u2019usage courant ou décoratifs, de petits meubles, pour se livrer à son passe- temps favori, il n\u2019a pas à se les procurer chez le marchand ou à les commander à un artisan.Ce cas, assez fréquent, joint donc le plaisir à la nécessité.Mais pas toujours puisque les objets fabriqués ne sont pas nécessairement indispensables et qu\u2019on ne se les procurerait peut-être pas si on ne les fabriquait soi-même.Ce qui distingue surtout le « faites-le vous- même » du bricolage c\u2019est son utilitarisme et son champ d\u2019action qui ne se limite pas aux objets, mais s\u2019étend aux travaux de construction, de réparation, de rénovation, etc.La tendance à faire soi-même n\u2019est pas nouvelle chez l\u2019homme dont la propension à exploiter ses instincts créateurs date de l\u2019époque des cavernes.Mais à la faveur d\u2019un mouvement d\u2019ensemble soutenu par une publicité désintéressée ou intéressée selon le but visé, cette tendance connaît depuis plusieurs années une vogue croissante.Elle répond d\u2019ailleurs à une 668 nécessité urgente et impérieuse de l\u2019époque paradoxale que nous vivons.Alors que la spécialisation et l\u2019instruction se répandent de plus en plus, que les nouveaux matériaux se multiplient, que les procédés de fabrication, de construction et d\u2019usinage s\u2019améliorent, le client et l\u2019amateur se voient souvent dans l\u2019obligation de faire ou de refaire eux-mêmes à cause de la négligence ou de la pénurie des spécialistes, du coût excessif de la main-d\u2019oeuvre, de son absence par suite de grèves épidémiques \u2014 nous allions écrire endémiques \u2014, de la pénurie ou de la mauvaise qualité des matériaux, etc.Ces réflexions nous sont inspirées par la première exposition organisée à Montréal, en octobre dernier, au Palais du Commerce, par la Ligue canadienne du « Faites-le vous-même ».Beaucoup d\u2019idées et de suggestions a cette expo qui n\u2019était, hélas! qu\u2019un amas indigeste de tout ce qu\u2019on a pu rassembler péle- mêle.Fatras indescriptible qui rappelait iéi et là les étalages de certains marchands originaires des bords de la Méditerranée et qui faisait beaucoup trop « magasin de coupons ».Mais l'intention était là et ne manquait pas de mérite, surtout celui de faire oublier un peu l\u2019improvisation qui a présidé à l\u2019organisation de cette foire où chacun voulait satisfaire son désir légitime d\u2019étaler ses oeuvres et ses travaux ou de mousser ses affaires.C\u2019était une première tentative.Nous espérons que la prochaine sera plus dynamique, moins mercantile et plus artistique; que la présentation en sera confiée à un directeur artistique qui saura établir un plan directeur et l\u2019imposer à ceux qui sont en mal de publicité à tout prix et n\u2019importe comment.Exposants et marchands seraient les premiers à bénéficier des conseils d\u2019un expert qui sait joindre les exigences de la réclame au souci esthétique.William EYKEL Décembre 1954, TECHNIQUE +\u2014> rs FROM SCRIPT TO SCREEN ~ TV PROGRAMS by W.W.WERRY, M.A., B.Com., C.A.MONTREAL TECHNICAL SCHOOL ue on 10g: pre Is & ide 01 The Program Problem Before going into the different kinds of programs, it may be useful to see what sf the principal problems of programming are at present and how the big stations or i networks are trying to solve them.Some of the solutions may make this year one of Ie the most important for the viewers, as the big sellers of TV time are going to do their i best\u2014at any cost\u2014to attract the public and through them the TV advertisers.TIME is the problem of the networks.Certain hours are popular with the whole family, even certain hours of certain days.Fathers and children are usually busy from nine in the morning to five or five-thirty from Monday to Friday.Even if the great viewing numbers are women\u2014and they spend most of the money the advertisers are after\u2014viewing is a family affair, and most of the surveys take that into account.At present there is a battle going on for the attention of the public at certain hours of the week.If one network has popular hour or star rating, another network may try to divert the viewers to its network by putting on an even more popular show.NBC, for example, has inaugurated a series of spectaculars, shows with big names and color and all the trimmings to get the attention of the thousands turning on their TV sets Saturdays, Sundays, and Mondays.These will be live shows costing thousands of dollars and will run for 90 minutes.Despite the fanfare and the advertising, the first of these shows with Betty Hutton fell rather flat.Other shows will have such stars as Jeanmarie, Henry Fonda, Ann Sothern, and Frank Sinatra to carry the weight of the show.It is still a question whether even a big name can carry a program of such length if there isn\u2019t a thread of story or interest to hold the attention of the audience.CBS, competing for some of the same audience, stresses good shows rather than the expensive spectacles.These shows may be plays or family situations, but the show plus the story or situation makes a unit.If you have a set, run over the shows you like.Is \u201cToast of the Town\u201d getting a little burnt around the edges?Is the glorified vaudeville show of yesterday\u2014all that some of greatly touted shows can claim for themselves\u2014not a little tiresome?Even \u201cCaesar\u2019s Hour\u201d is generally thought to be a little too much for even Sid Caesar to handle without his former partner.In this hunt for the perfect program, the rating system is of great, though disputed, importance.Some of the greats of radio haven\u2019t got top shows in TV because their rating by one of the agencies who decide how many listeners are following any particular programs is not hig enough to interest the TV sponsors or stations.As the TECHNIQUE, Décembre 1954 sponsors or networks think of the number of listeners as buyers, the star or show attracting the greatest number of persons is the one that will get the highest rating and ù the best remuneration and time.It is likely that some shows will be of universal appeal; the two-hour, four network show, \u201cLIGHT\u2019S DIAMOND JUBILEE,\u201d a tribute to Thomas Edison, is estimated to have been seen by 50,000,000 in the U.S.It will not be seen in Canada.Other shows will be of great appeal to groups of adults and children both.Walt Disney will be showing his full hour show, \u201cDisneyland,\u201d with four types of î show interest, for thirty-six weeks at 7:30 on Wednesdays over ABC-TV.The four types are such as have interested Disney himself in his film experience.All the shows will be televised because of their nature; no stage could contain the many animals, i space ships, etc., which come from the fertile imagination of Disney and his corps of experts.Fantasy-land; Frontier-land; Tomorrowland, and True-Life Adventure- land are the four lands to which the audience are invited.Some of the early frontiersmen will be played to interest young and old, and the science fiction fans will be sure to see Tomorrowland, though Disney says he is interested in fact rather than fiction.Willy Ley, the science writer, will be one of the advisers of this program.Canada will see the show on Saturdays.In general, we can say that TV is gathering together the greatest group of entertainers to place before the screens.The latest reports say that the promises of entertainment this winter have resulted in increased TV sales in black and white.The Colour TV sets still seem to frighten the ordinary men-in-the-street.In three years this condition will probably be rectified, and the price will probably be brought down to that of the present white and black sets.Radio is rapidly falling off in popularity.Perhaps one of these days the tycoons of TV will look to the little shows with à more intcrest.I find that my friends will often pan the big shows with the big names, y but will look with delight at such shows as science in modern life, the adventurous life of people in the far North or in strange occupations, or the documentaries.Pictures behind the scenes will always fascinate the stay-at-homes, and in magazine circles it is well known that personalities rank first in interest value.And while the tycoons test and experiment by pouring out millions of dollars à in providing new programs, the man with a set\u2014or a relative with a set\u2014will get ; more entertainment for his money than was ever considered possible.Indeed, there F is an embarrassment of riches, especially if you want to hear Toscanini on the radio F and there is a play you want to see on TV.Life gets most embarrassing in these days : 3 of plenty.Some people maintain there is little good enough material to warrant so much ; expenditure on TV shows, but unfortunately, there are only so many plays to go { around, and too few real comedians.The fact that TV does pay and reasonably quickly Co will probably bring out some good plays for Broadway.At present there is a scarcity à of playable plays on Broadway; it often takes several years before a play is actually put on, and even playwrights like to live.It would seem that TV may prove a training L ground for playwrights, and it is hoped that the restrictions of theme and medium will not wreck some good plays while they are tried out on film or live TV.| One interesting group of TV writers have banded together to put on TV shows 2 of dramatic interest.They will all get good incomes\u2014about $12,000 a year\u2014and a | } chance to see their plays in production.Some of the TV plays will later appear on Broadway.Meanwhile the writers can eat regularly while practising their trade.The 670 Décembre 1954, TECHNIQUE [M TV medium may not be perfect as a medium for learning to write for the stage, but it is better than washing dishes or acting as a bell hop, and it keeps the writer in touch with producers and actors.Perhaps if you will write down the shows you like the best you will be surprised at those which please you.The \u201cToast of the Town\u201d may prove a second choice to \u201cOur Miss Brooks\u201d or \u201cJunior Science.\u201d One thing is sure, the names and the plans are ready for the biggest entertainment year Canada and the U.S.have ever dreamed of.Not a show once or twice a month, but every night in the week.The TV manufacturers and the networks say they\u2019re not making money, but at least they are spending it, and the people with sets are getting the benefit.In the November issue I mentioned the problems of getting a show on the air for one performance, and the problems of adequate rehearsal; but there are also prob- .lems of budgeting, personnel, and space.The producer, who is first to get the ball rolling for a new show\u2014after it is OK\u2019d by a sponsor\u2014wants almost unlimited money for scenery, actors, and the forty or fifty people needed to get a show on the air from the studio and control room.And in TV, the technical personnel are extremely important.Unfortunately, there\u2019s always someone to say how much money is to be spent.Only on the spectaculars has TV given almost free rein to the producers to steal the audience.And at that, some small science or social program may capture the viewer who is interested in learning or experiencing as well as looking and listening.Types of Programs Some of the newer programs have been mentioned.Colour will play an increasing role, but it will be in the future, especially for Canadian viewers.Meanwhile, we can enjoy the colour shows because they will be represented in black and white to those without colour sets.Non-Dramatic Some of the forms of the programs come directly from the radio shows they have to some extent supplanted.The beauty of the TV shows is that they can use film and other devices to increase the interest of the viewer.The radio listener could hear the British Empire Games being reported, but the person with a television set could see Bannister overtaking his opponent and the excitement of the finish.We may call this the news reports, using the words to cover all events of timely interest.We can see most of the items of interest in the news as well as hear about them.Nothing brought the tragic floods set in motion near Toronto by Hurricane Hazel so clearly to people\u2019s minds as the quickly released TV pictures.For such events of tragedy or comedy, nothing spoken can get the attention like a view of the happenings themselves.All happenings of interest don\u2019t lend themselves to such treatment, but for many events pictures, though often on film and not too well taken, give a vividness not possible with the spoken word.Human interest, or personality sketches and interview programs will always be of interest.Sometimes these programs tie in with the news; sometimes they are put on TV with no news value but of interest because of the personality of the characters.Marilyn Bell, was both human interest and news at the time she swam Lake TECHNIQUE, Décembre 1954 FR ER PRE CNE RERO ECO SEE EDIT EE RE a 7 3.TA Ontario.But for some years she will be of interest to TV audiences, even if there is no immediate news value to her appearance.The Ed Sullivan \u201cToast of the Town\u201d show is largely based on the personality sketch, with the character interviewed telling about himself or herself, and perhaps singing, dancing, or giving a demonstration to the huge TV audience of what it is that makes the personality being honoured really tick.The Quizz program has come directly from the radio, with the added interest of seeing as well as hearing.Perhaps, with some contestants, it would be better if the shows were not visible.But at some times there is more fun seeing as well as hearing.Oddly enough, the natural way, it seems to me, is the television way.It corresponds to the way it would be given in a theatre or a church hall.The people being quizzed were seen and heard.No enterprising advertiser had yet offered pies to be eaten with the programs, or the days of the church concert, with pie and cake, would be complete.Perhaps we haven\u2019t progressed so much after all.For shut-ins, such interviews are doubly valuable.They could never get out to see some of the interesting characters of the day.TV brings them to the home.Among the many Quizzes with a difference is \u201cWhat\u2019s My Line?\u201d Here, in addition to the fun of guessing, is the fun of learning about some of the different kinds of jobs in the world.Another might be the workers in a big city who work underground, or those who work at night.Forum or debate programs.Such programs will probably increase with time.Programs showing the governments or the U.N.in action are really discussion or debate programs.There are many more informal programs, such as the lively \u201cAuthor Meets the Critics.\u201d W eather programs may vary from simple reports on the weather for the next day in a limited area, to reports of weather happenings of interest in different parts of the world.Other weather programs discuss different kinds of weather and natural phenomena, to give the audience an understanding of the reasons why weather is the way it is.Information concerning cloud formations, rainmaking, and the air streams high above the earth may all be as fascinating as that other variable, the women.Programs for the young.These may vary from showing the children or youngsters how to do certain things to others which are strictly for amusement.Puppet shows are common, and western films keep the spirit of adventure alive in the older boys.For the ultra modern boy there are adventures in space, where he can play the part of Space Cadet as valiantly as his father once did the cowboy against the Indians.Some of these programs are like sugar coated pills; they teach the moppet to brush tecth or put on clothes while beguiling him with a story.Even good manners are taught by puppets, and we shall soon see them growing up to listen to programs telling them how to court, marry, and look after the next generation.Such programs are usually given at times when the grown-ups can\u2019t or don\u2019t want to look at TV, but some of them get into the general range of adult programs in the valuable hours.Children will be served, and the only danger is that they are too well served these days.But they will certainly see things their parents studied only in books.The women\u2019s programs.Here come the many programs from soap operas to styles; some a disgrace to the intelligence, others worth being seen by anyone.Probably first in importance after the soap operas or \u201cweeping, wailing, and wishing\u201d programs as one friend called them, are the how-to programs.Here the ad- Décembre 1954, TECHNIQUE \u2014 rr 11 ~~.\u2014] 11 iL Lett Lod vertisers give tips on cooking, sewing, interior decoration, health, fashion, beauty, cleaning methods, prices, parties, and household appliances.Among the other programs of interest to women are, of course, those programs dealing with child psychology and child training.It would appear that women in the home may get many of the ideas and suggestions once only acquired by visiting with neighbours and relatives and trips downtown to the stores.In the long women\u2019s day, with its many dull moments, a program must be interesting as well as informative to get the reaction necessary to propel the girls into their cars and down to the stores to buy the advertised goods.Educational programs at all levels will probably become more and more common, and it would appear that their appeal is much greater than most people had at first expected.Soon you'll be able to learn how to do anything from painting a picture to playing the zither.A program about Shakespeare and his plays was popular in California.Popular teachers may yet show their knowledge and ability to teach on the TV screens of the country.Everything from archaeology to zoology can be shown on TV; only the experimental work cannot be done.It is possible that some tie-up can be made between the TV programs and the schools so that school laboratories may be used for collaborative work.At least we may be sure that the search for better TV programs will miss no chance to give the public what it wants.If travel is broadening, there is every reason to believe that TV can show us other countries much better than any other medium.The travel shorts in the movies are usually excellent, and some of their glamour can be conveyed in the home on TV.With the gradual introduction of colour, we shall be able to see the countries of the world without stirring from our own firesides or radiators.Science is a natural medium for the TV screen.We can hear explanations and follow the experiments as they are performed on the tables or in the test tubes before us.Here is one of the cases where TV can definitely out-distance the one-sense of Radio, the ear.For French Canada a new program is being introduced this year, \u201cScience en Pantoufles,\u201d popular science for the people, or science in slippers.Some of these broadcasts will be on subjects taught in the schools and will give an additional and exciting form of presentation of the subjects.Of the 25 hours of the series will be demonstrations and lectures on botany, chemistry, physics, biology, and mathematics.Industry and commerce can show us how we make our goods and obtain our natural resources.Recently the problems of drilling and marketing oil were explained, and many of the great industries would be brought nearer to the people by showing them how modern industry is carried on.Auto shows and such exhibitions as the recent \u201cFrance in Montreal\u201d show can be televised for those who cannot get to the halls to see the latest exhibitions.What a chance to see the latest in cars when you are not carried away by the excitement of the moment and buy a Cadillac or Rolls Royce instead of a Ford or a Chev.Hobbies and sports will always have their place on any entertainment program.From rugby to fencing the sports lover can have his fill of games; and even when the rain is pouring from the autumn skies, the very old graduate can watch his college fight it out with the rival teams.Wrestling will always be popular with men who have had an argument with their bosses.They can watch the grunt and groan artists suffer on the mats and imagine the groaner with the toe hold on him is the boss getting his.Boxing is equally exciting for the timid soul who find vicarious experience with every TECHNIQUE, Décembre 1954 673 674 blow in the ring.Do you collect mice, stamps, or old transfers, there will probably be an appreciative audience on TV eager to admire another collector.Sundays, the elderly shut-ins can get church service in the home if they are not able to stir out of the house.Probably most young people don\u2019t understand the boon such programs have been to those on the far side of the hill of life.Give-aways shows, vaudeville or variety shows, all-night marathon shows for charity, election results\u2014name it and TV will see you have it.The general types of non-dramatic shows have been roughly sketched in; fill it in for yourself, and see how much TV has added to the gift of radio.And keep your eyes peeled for the shows of tomorrow; if Space Cadet can\u2019t get a show back from Mars to excite the hungry-minded scientists, I'll be greatly mistaken.What kind of shows would you like to see and hear?Some documentaries are on the border line between dramatic and non-drama- tic productions.Some of the police and detective shorts have plenty of dramatic incident in them.They may be on either kind of a program.TV Drama Programs The variety of non-dramatic shows had been suggested; there is almost as much variety and richness in the dramatic productions.Let the soap operas speak for themselves.Above them are some of the family or group dramatic shows, such as \u201cLa Famille Plouffe\u201d which has been so popular that it is now being presented in both French and English.With the shows coming from the United States, there are of course many more high-ranking productions presented on the English stations.Some dramas are shown in a series, Studio One, Ford Theatre, Kraft Theatre, and several others often show plays that have been popular on Broadway or London stages.Westinghouse recently presented an excellent \u201cPicture of Dorian Gray\u201d by Oscar Wilde.The directing, production, and acting were all of high quality, and the speech of the actors was worthy of the story and the play.Escape, Suspense, Romance, and such series are almost self-explanatory.Hali- hour plays present dramatic shows to hold the reader\u2019s attention in suspense or give the sweet experiences of romance.ther series will depict the exploits of famous detectives or detective characters; such shows are the newly famous Dragnet, the twosome of Mr.and Mrs.North, or the adventures of Sherlock Holmes.It is unfortunate that most of the plays must be crushed into the hour-glass of TV timing as half-hour or hour productions.Some of the shows should be forty to fifty minutes and the longer ones might often gain greatly by running for two hours instead of one.The squeezing and pointing-up of scenes gives a jerkiness to most productions that would be lost if time wasn\u2019t costing so many thousands an hour.Almost anything that can be dramatized will before long be shown on TV screens.Biographies, great events in history, and many other dramatic happenings or lives will give the viewer what he or she wants.And if there\u2019s a flying saucer coming to visit you, you may be sure that someone from the TV station will be along to interview the visitors and take pictures of the new craft.TV programs owe much to radio, but before long they will become more individualized and specialized for the medium.Just as Norman Corwin added new stature to sound in radio, some new craftsmen will give added values to the programs on TV.Décembre 1954, TECHNIQUE Re 2 GY == BOF oat = E LES DRACHENS DE BOURJADE par AMABLE LEMOINE Bourjade et l\u2019auteur après leur PILOTE AVIATEUR BREVETE D'ETAT-MAJOR démobilisation, en 1920 PROFESSEUR A L\u2019ECOLE DU MEUBLE P OUR terminer cette année 1954, consacrée dans le monde entier à glorifier le cinquantenaire du premier vol des frères Wright, la direction de Technique me demande de présenter deux grandes figures parmi celles que j'ai connues pendant mes années d'activité dans l\u2019aéronautique.Le choix est délicat et grande la tentation d\u2019offrir à l\u2019admiration des jeunes mes souvenirs de vie commune avec des as comme Guynemer, Fonck, Nungesser, Navarre, Madon, Heurteaux, Marinovitch, ou des traceurs de routes comme Mermoz et Saint-Exupéry, Costes et Bellonte; mais on a tant écrit sur eux, tant chanté leur gloire qu\u2019il m\u2019a paru inutile d'ajouter encore quelques notes personnelles.Je me contenterai donc de crayonner deux silhouettes qui me furent très chères et dont le mérite et la valeur n\u2019ont pas été, à mon avis, suffisamment marqués dans les publications littéraires: Léon Bourjade, le foudroyant tombeur de drachens, l\u2019as aux 28 victoires, dont la biographie, écrite par un de ses confrères de mission, nous présente surtout une âme mystique refoulant toute gloire humaine, et Coli, le malheureux Coli dont j\u2019ai failli partager le sort et qui, pour sa tentative de première traversée de l\u2019Atlantique, me remplaça par Nungesser parce que nous étions en désaccord complet sur une question technique de la plus grave importance; Coli passa outre, prit son envolée mais ne revint jamais.Je lui consacrerai un papier dans la livraison de janvier.Bourjade, l\u2019as aux ailes repliées Une des figures les plus étranges que j'aie connues parmi les as de la première guerre est bien celle de Léon Bourjade.Roland Dorgelès, en préfaçant sa biographie (1), le classe dans la catégorie de ces êtres dont le destin fabuleux, pourtant proche du nôtre, étonne le vulgaire et choque les raisonneurs.En vain cherche-t-on des mobiles plausibles à leurs actes qui, de leur vivant, semblent défier les lois humaines; c\u2019est parce qu\u2019il est impossible de ramener leurs exemples aux mesures ordinaires que ces hommes-là, après leur mort, grandissent démesurément aux yeux des autres hommes, au point que dans les épopées antiques on les nommait les dii minores, les divinités mineures.« Le tombeau n\u2019est en effet pour eux qu\u2019une aube, poursuit Roland Dorge- lès; ils vivaient parmi nous la légende qui devait les immortaliser et, quand la mort arrache le voile, ils apparaissent alors avec ce visage éternel que leurs intimes même n\u2019avaient pas toujours soupçonné.» (1) Bourjade le Papou, par G.Norin M.S.C.Editions Dillen, Issoudun, 1934.TECHNIQUE, Décembre 1954 La double personnalité de Bourjade De fait, il eut été impossible de soupçonner en Bourjade l\u2019ardeur d\u2019une âme aussi bouillante sous cette enveloppe aux couleurs ternes, avec de grands yeux froids et le visage vénérable d\u2019un vieillard prématuré.Dorgelès le dépeint « éloigné, voilé, hors cadre »; je l\u2019ai toujours connu timide, taciturne et gauche, se défiant de tout, marchant à pas comptés, toujours en garde contre les brusqueries; aussi son arrivée à l\u2019escadrille fit-elle sensation, surtout dans le milieu mécano: « Ah, ce qu\u2019il a l\u2019air curé, celui-là! » Bourjade recueillit en souriant cet aparté peu flatteur, car il avait conscience de son complexe d\u2019infériorité.Ce qu\u2019il savait bien, par contre, c\u2019est que, sous les dehors frustes de son allure gênée, battait un coeur trempé par la discipline d\u2019un long noviciat préparatoire à sa future vie missionnaire et soutenu par une confiance sans borne en soeur Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus qu\u2019il appelait son « petit capitaine ».Cette dévotion, parfois naïve, toujours entière, explique tout; sans elle, on ne peut comprendre Bourjade.Pendant toute la guerre et jusqu\u2019à sa mort en Papouasie, il a constamment vécu avec elle; sur un petit calepin noir, commencé dans sa cagna de crapouillot, il lui écrivait ses pensées les plus intimes, lui avouait toutes ses faiblesses et lui attribuait le mérite de toutes ses victoires.Grâce à ces pages jaunies, qu\u2019il écrivait à genoux, préludant chacune d\u2019elles par un signe de croix, nous connaissons les mobiles de ses actes: sa lâcheté comme artilleur, lâcheté qui le fit sembusquer dans l\u2019aviation pour fuir les combats sur terre, lâcheté qui lui rappela constamment, surtout quand il eut touché la gloire, que ses exploits les plus spectaculaires, il les devait à sa Dame dont il n\u2019était que le Chevalier- servant.C\u2019est par elle et pour elle qu\u2019il abattait ses boches \u2014 étrange idée, curieuse prière, digne de l\u2019archevêque Turpin de la Chanson de Roland \u2014 et chaque fois qu\u2019il décrochait une palme, il s\u2019empressait aussitôt, et par écrit, de restituer à sa « Douce Etoile » de Lisieux la médaille qu\u2019elle avait si bien gagnée: le bilan est considérable et constitue un tableau de chasse impressionnant, suspendu en ex-voto au mur de la chapelle du Carmel.Coup d\u2019essai, coup de maître Quelques semaines seulement après son arrivée à l\u2019escadrille N.152 (octobre 1917), Bourjade se révèle comme très fin pilote et d\u2019une sûreté de manoeuvre qui étonne les meilleurs du groupe.Dès janvier 1918, son parti est pris: il se spécialisera dans la chasse aux drachens.A la date du 17, son carnet nous livre ceci: « Ma bien chère Petite Soeur Thérèse, aujourd\u2019hui je viens encore réclamer votre secours pour m\u2019obtenir du Coeur de Jésus la réalisation d\u2019un nouveau désir.je vous demande de me protéger particulièrement dans l\u2019expédition que je veux entreprendre contre le drachen allemand.» Or, rien n\u2019est plus savoureux que la façon dont il raconte sa première victoire, survenue le 11 février, fête de N.D.de Lourdes, coïncidence qui pour lui « semble du meilleur augure » : « Mon escadrille travaillait alors dans les Vosges; le secteur, à ce moment assez calme, était favorable à des débuts.Trois fois en quelques jours, attiré par ce gros gibier, l\u2019inexpérience \u2014 le trac aussi, \u2014 m'\u2019avaient fait échouer; je commençais le tir de trop loin et ma mitrailleuse s'enrayait.Quoique un peu refroidi, je n\u2019attendais qu\u2019une occasion favorable pour recommencer; elle se présenta bientôt.« Ce jour-là, cinq Nieuport patrouillaient de Munster à Thann.Un superbe ballon allemand faisait le guet en bas, assez loin, à 10 kilomètres environ, J'étais en queue Décembre 1954, TECHNIQUE du groupe et ruminais attentivement mon attaque.Sans trop me détacher des autres, je reste à la traîne, j\u2019oblique insensiblement; puis d\u2019un seul coup, je pique, je tombe.droit sur ma proie.C\u2019est une rude minute: je sens de violents chocs dans ma poitrine, je n\u2019entends plus mon moteur mais seul le sifflement de la chute.L'altimètre descend, mais trop lentement à mon gré; à droite et à gauche, j\u2019observe mes ailes; et la saucisse?Elle est bien là, en dessous; j\u2019approche, elle grossit vite: attention.\u2014 Zut! Ma mitrailleuse n\u2019est pas embrayée: vlan, ça y est d\u2019un grand coup de poing.Ta ca ta ca ta ca ta.Sans viser, je tire.Le ventre décoré de sa croix noire, l\u2019énorme peau absorbe ma gerbe à bout portant.Maintenant, demi-tour, et pleine sauce.(Photos Dillen) Bourjade, aviateur, en pleine gloire.\u2014 Lors de son départ pour la Papouasie « Mais restons calme: trop de hâte pourrait tout perdre.De tous mes sens, j\u2019observe ma machine: le moteur ronfle à souhait; sur mes cadrans tout va bien; l\u2019altimètre me tranquillise, je suis à 700 mètres.Et elle?\u2026 Ratée?\u2026 Cependant j\u2019ai failli rentrer dedans.\u2014 Mais non! \u2014 Elle y est! \u2014 Ah! quelle joie! « Un petit point rouge se montre qui, très vite, grandit et tout s'effondre en flammes.À l\u2019atterrissage, mon premier mot se devine: « J\u2019ai brûlé une saucisse.» Aussitôt, comme un écho, mon brave mécano de s\u2019écrier: « Oh! dis donc, il a brûlé une saucisse! » \u2014 « Une saucisse?» dit un autre, « ça c\u2019est épatant », etc.etc.Dame! c\u2019était la première fois à l\u2019escadrille.» Cet exploit met en confiance notre jeune novice; il n\u2019a plus aucun doute sur le soutien miraculeux de Soeur Thérèse.Imperturbable, il mène les jeux rapides des grands oiseaux chasseurs: il plane et semble dormir; puis il fond, frappe, rebondit, tournoie et se dérobe; et il revient se poser au nid, à peine frémissant, toujours placide.Le Journal Officiel lui distribue les palmes, une à une, après chaque victoire; mais il n\u2019en accepte pas le mérite et gentiment les repasse à sa Protectrice; le 21 avril, il écrit sur son carnet: Bien chère Petite Soeur Thérèse, je vous demande pardon de ma trop grande négligence; pourtant que de grâces vous m\u2019avez obtenues depuis le mois de janvier! » Il énumère ses combats et ajoute: « Le 27 mars et le 3 avril, j'avais le plaisir de mettre en feu, coup sur coup pour ainsi dire, deux ballons allemands.C\u2019était votre réponse à la prière que je faisais ici même la dernière fois.Ces deux vic- TECHNIQUE, Décembre 1954 678 toires, bien chère Petite Thérèse, je vous les offre pour que vous les offriez au Sacré- Coeur de Jésus.» Montée en flèche vers la gloire Maintenant les victoires se succèdent; les fleurs rouges tombent en pluie.Le pilote protégé se sent invulnérable: il ose tous les risques.Le 5 juin, il est fait Chevalier de la Légion d\u2019Honneur avec la mention suivante: « Officier d\u2019une bravoure et d\u2019une audace peu communes.Après s\u2019être brillamment conduit dans l\u2019artillerie, a fait preuve des plus belles qualités de courage en attaquant de nombreux drachens ennemis et en a abattu quatre \u2014 Quatre citations.» Des voix flatteuses essaient de le glorifier, mais il les étouffe, comme s\u2019il ressentait un certain remords devant une telle accumulation de lauriers; car les ballons flambent à un rythme tel que, dès juillet, les rapports n\u2019ont plus le temps d\u2019arriver au Grand Quartier Général pour être consignés dans des citations uniques; le haut Commandement semble débordé et doit résumer en deux lignes toute une cascade de victoires.Ecoutez plutôt: \u2014 Ordre no 1,309 du 4 juillet 1918, du Général Commandant la IVe armée.En l\u2019espace de quatre jours, a incendié deux drachens et abattu un avion ennemi (5, 6, Te appareils).L'avion était le gardien du ballon; il l\u2019abattit le premier pour enflammer ensuite le drachen que l\u2019on tirait vers le sol.\u2014 Ordre général no 1,322 du 26 juillet 1918.À incendié en huit jours six dra- chens ennemis (8, 9, 10, 11, 12 et 13e victoires).\u2014 Ordre général no 1,331 du 8 août 1918.Le 17 juillet 1918, a incendié un drachen ennemi (14e victoire).Le 19 juillet 1918, sa mitrailleuse s\u2019étant enrayée au cours d\u2019une nouvelle attaque de drachen, a réussi à la désenrayer pendant que le ballon était ramené vers le sol, l\u2019a attaqué une seconde fois et incendié à moins de 300 mètres.Est rentré blessé par une balle tirée de terre.Pendant son séjour à l\u2019hôpital, quelques semaines seulement, à quoi pense le héros comblé des magnifiques hochets de la gloire humaine?Il reste d\u2019une humeur égale et craint seulement de leur attribuer sur sa propre vie une importance exagérée.Il se réfugie auprès de sa Protectrice, et lui présente à genoux la gerbe qu\u2019il a cueillie.Le 12 septembre 1918, il note sur son calepin: « Bien chère Petite Thérèse, une fois de plus je constate ma négligence à tenir un petit compte de toutes les grâces de protection que je vous dois.À ce jour, j'ai remporté de nombreux succès en incendiant des drachens allemands.A chaque viec- toire, vous m\u2019avez protégé admirablement.Je vous en ai remerciée, il me semble, au cours même de chacun de ces vols, heureux grâce à vous, Aujourd\u2019hui, je vous redis merci, mais ne permettez pas que je retienne rien de cette gloire humaine que ces suc- cés m\u2019attirent.» Peut-être sentait-il par moment la morsure de l\u2019orgueil entamer son coeur car dans un passage il remercie Soeur Thérèse, tout en le regrettant un peu, de n\u2019avoir pas voulu, un jour, qu\u2019il outrepassât la mesure dans ses hauts faits.Par un beau matin été, il découvre un chapelet de vingt drachens se berçant mollement sous un soleil d\u2019or; Bourjade les prend en enfilade, assuré de les avoir tous; il bondit joyeux de l\u2019un sur l\u2019autre, en abat trois coup sur coup, lorsqu\u2019au troisième, sa mitrailleuse s\u2019enraye.C'était le 17 juillet, le jour où la Sainte a prédit « qu\u2019elle passerait son Ciel à faire du bien sur la terre ».« Que voulez-vous, ajoute-t-il, Soeur Thérèse n\u2019a pas voulu !» Il pensait sans doute qu\u2019il n\u2019aurait pas pu résister à un mouvement d\u2019orgueil Décembre 1954, TECHNIQUE démesuré, s\u2019il avait exécuté ce superbe coup-là: vingt drachens flambés en une demi- heure! Humiliante confession d\u2019un grand as Quand sonna le clairon de l\u2019armistice, Bourjade possédait 28 victoires officielles, sans compter les appareils certainement détruits mais non homologués faute de témoins.Si l\u2019on considère le rapport quantité-temps, il se classe le plus grand de tous les as de France, puisque du 11 février au 11 novembre 1918, son activité effective de chasseur aérien fut coupée de deux mois d'hôpital pour blessure.Une fois la guerre finie, qu\u2019allait-il faire?Rester dans le monde, où sa renommée, déjà considérable, lui promettait une fortune certaine?Il l\u2019aurait pu, car Bour- jade, encore simple novice, n\u2019était lié par aucun voeu malgré la légende, due à une confusion avec un autre abbé-pilote dont je tairai le nom, légende qui nous le présente « la main gauche au bowden de sa mitrailleuse et donnant de la main droite l\u2019absolution, en plein ciel, à ses victimes qui tombaient en flammes » (1).Non, Bourjade n\u2019était pas prêtre alors, mais considérant la « foutilité » de la gloire humaine, comme il me le disait dans son jargon d\u2019Auvergnat, il rejoignit son scolasticat de Fribourg, d\u2019où il partait deux ans plus tard comme missionnaire en Papouasie.Il devait bien cela à sa Protectrice de Lisieux, déjà vénérée sous le titre de patronne des missions.C\u2019est précisément à Fribourg qu\u2019il reçut la croix d\u2019officier de la Légion d\u2019Honneur avec le motif suivant, qui résumait ses hauts faits d\u2019armes: « Tableau spécial du 16 juin 19220 \u2014 Officier \u2014 Bourjade (Jean) lieutenant d\u2019artillerie au 35e régiment d\u2019aviation.Officier de la plus haute valeur, pilote de chasse d\u2019une héroïque bravoure, spécialisé dans l\u2019attaque des ballons d\u2019observation ennemis, a rendu d\u2019éclatants services tant par le nombre de ses victoires que par l\u2019exemple magnifique donné personnellement.Quatorze citations.Une blessure.» Or, cette citation fut la cause d\u2019un mouvement de mauvaise humeur qui nous permit de comprendre l'horreur qu\u2019il avait des compliments pour sa « prétendue » bravoure.Même parvenu au sommet de la gloire, il semblait poursuivi par un remords qui perçait entre les lignes de son carnet intime.Quel ver pouvait bien ronger ainsi sa conscience?Une occasion toute fortuite me permit de le savoir.En septembre 1920, nous faisions ensemble une période d\u2019entraînement au 3e de chasse de Châteauroux et comme je le félicitais de sa récente promotion: « Oui, dit-il, on parle d\u2019héroïque bravoure.d\u2019exemple magnifique.de la plus haute valeur.Tiens, lis cela.» Il me tendit son carnet; sur une page datée du 26 septembre, il venait de consigner par écrit l\u2019aveu d\u2019une faute grave, une lâcheté devant l\u2019ennemi, faute dont le souvenir se dressait toujours comme un blâme devant chaque éloge.Dans une lettre à Soeur Thérèse, il commence par lui reprocher « de mettre encore sur ses épaules ce fardeau de renom et de célébrité passagère.» Puis, il raconte comment une nuit de décembre 1916, alors qu\u2019il commandait une patrouille chargée de reconnaître une brèche dans les réseaux ennemis, il eut peur de deux ombres et donna l\u2019ordre de rebrousser chemin.« C\u2019était bel et bien une fuite, dit-il, une fuite devant deux hommes \u2014 je crois bien qu\u2019ils n\u2019étaient pas plus \u2014 et qui eux-mêmes étaient en train de filer vite, parce qu\u2019ils nous avaient vus cinq ou six.» (1) Histoire de l\u2019Aviation, p.240, par René Chambe (Editions Flammarion).N.D.L.R.\u2014 Cet abbé-pilote est l\u2019auteur de l\u2019article.TECHNIQUE, Décembre 1954 RRR 680 Le lendemain, pour se justifier et éviter le conseil de guerre, les fuyards racontèrent qu\u2019ils s\u2019étaient heurtés à un nombre considérable d\u2019Allemands.« Bref, l\u2019affaire passa, dit-il, mais après cela, ma bravoure m\u2019était connue; voilà bien de quoi mon courage était capable.Cette peur terrible, qui m\u2019en était restée, est bien l\u2019un des motifs qui m\u2019ont fait faire cette demande pour l\u2019aviation.» Pauvre ami Bourjade! Cette faute, quoique grave en soi, fut après tout, largement réparée et même contribua grandement au salut de sa patrie et à la gloire de Dieu! Felix culpa! Pendant trois ans, l\u2019as missionnaire se sacrifia corps et âme au service de ses frères papous.Il mourut le 22 octobre 1924 à l\u2019hôpital de Yule-Island, emporté par la fièvre jaune.Dans sa hutte de Maéa-éra, on retrouva, près du petit carnet, une boîte à outils contenant pêle-mêle toutes ses décorations au milieu de bouts de ficelle et de clous rouillés.C\u2019était cela Bourjade.M.Amable Lemoine se classe deuxième au concours de l'Aviation Writers Association Ses cinq articles sur l'aviation, publiés dans Technique de février, mars, avril, mai et juin 1954, ont valu à M.l\u2019abbé Amable Lemoine, professeur à l'Ecole du Meuble, le deuxième prix du concours annuel de l\u2019Association des chroniqueurs de l\u2019aviation.Notre collaborateur se partage les honneurs de la section française avec M.André Saint-Pierre, autrefois de La Presse, qui s\u2019est classé premier.La remise des certificats et des prix, dont le total s\u2019élève à $1,600., a eu lieu au Château Frontenac, de Québec, le 9 novembre, au cours d\u2019un déjeuner organisé conjointement par l\u2019Aviation Writers Association et l\u2019Air Industries & Transport Association of Canada, à l\u2019occasion de son congrès annuel de trois jours.Les travaux soumis au concours de cette année sont supérieurs aux précédents, a souligné le vice maréchal de l\u2019air A.Ferrier, assistant secrétaire général de l\u2019Organisation Internationale de l\u2019Aviation Civile et membre du jury depuis la création du concours, il y a trois ans.Les autres juges, cette année, étaient le Dr J.J.Green, du conseil des recherches pour la défense nationale, MM.J.R.Baldwin, sous-ministre fédéral des transports, I.Masson, directeur-gérant du Soleil, de Québec, et G.W.G.McConachie, président de Canadian Pacific Air Lines, Limited.C\u2019est M.Roméo Richard, un de nos collaborateurs, qui nous avait signalé l\u2019existence de ce concours.M.Lemoine, dont le succès rejaillit sur 7 echnique, est pilote-aviateur breveté d\u2019état-major et a servi dans l\u2019aviation française au cours des deux derniers conflits mondiaux.Les articles qui lui ont valu l\u2019honneur dont nous le félicitons, étaient intitulés: l\u2019aviation transpolaire, l\u2019aviation d'hier, l\u2019aviation d\u2019aujourd\u2019hui, l\u2019aviation de demain, et l\u2019aviation en vol et en voltige.Décembre 1954, TECHNIQUE \u201cJ - 8 a fa bars i TECHNIQUE, Décembre 1954 \u201cDO-IT-YOURSELF\u201d For Christmas - and after by RORY MACFEE To Santa North Pole Dear Santa Claus: Please don\u2019t send me any Christmas presents this year; just send me a set of electrical tools, a power saw and grinder, a small lathe, a kit for a radio and one for a TV set, some plasticine for making sculptures, some clay for making ceramics, an amplifier, a pre-amplifier, a tone arm and pickups, a kit for sailboat, and possibly enough wood, paint, plywood, and incidentals to finish all the jobs I have in mind.Also, I have some records\u2014or do you call them platters\u2014but I could suggest a number of new ones from classic to jive, but I don\u2019t want to ask for too much.The model train you sent last year is still working, but I could use some more track, a tunnel or two, more switches, and all the little things you know about better than II'm.doing oils and painting in water colour this year, but if you\u2019d send me some crayons and pastels l\u2019d be able to work any time anywhere.Incidentally, I could use four or five new brushes and a heavy easel for portrait painting.I'm quite happy with my little reflex, but if you\u2019d send me a minicamera and plenty of film, I'd be pleased to build an enlarger, and do my own printing, developing, and enlarging.With all the tools you are going to send me, I can fix up a dark room to please any young lad my age.It was so nice of you to say you were busy this year, for I intend to help you by doing all my own work and make my presents on my own tools and with my own hands and skill.This should save you plenty of time; but be sure to send on the kits, tools, and wood, etc., so I can get to work at once.I could save you more time and money if you\u2019d send me one of those knockdown antennas for my TV set.A good aerial is half the battle, and I wouldn\u2019t think of asking you for one.I'll fix it up myself, just send me the kit.Mother would like a lamp, but I can save you time on that, too.Just send me some of those aluminum pieces, especially the round ones, and I\u2019ll make them into a lamp.When I was at the Showmart in October last, I saw many things I could use and save you plenty of money and time.I would like to make my own presents and those for my family and especially my girl friend.She is quite musical, and I'd like to arrange an accordian in an old radio cabinet, like a small organ.The pleasant man ve id hg i pe ks pt.0 a 4 682 NIRS Sn Staelin.REN PERLE lO edt ib ag there had one, and he used a cylindrical vacuum cleaner to give the wind to operate the accordian.It was just like an organ then.Jane would like that.Also I would like to be a \u201cHam\u201d and have my own transmitter and receiver.I know several persons who are amateurs in that way, and they have lots of fun, besides serving the community often in times of danger.Just send me the parts, Santa, I'd like the fun of putting it together.It will be handy when I'm not looking at TV or listening to the radio or the new records you are sending for my Hi-Fi set.Enclosed are some pictures I took at the \u201cMake-It-Yourself\u201d show at the Showmart.The first shows some men working on a smart power saw, which can also do other jobs and cut at angles.The other shows a young man making a vase on a potter\u2019s wheel.l\u2019d like to try that, and later you can send me a furnace and clay so that I can bake my own figures and vessels.I'm sure that as I am doing all this you will be delighted to send me some paints and glazes.I told my mother about writing this letter, and she thought I was asking quite a lot.Women are funny that way; I had to show her I wasn\u2019t ; asking for a thing for myself or my friends, not one Christmas present.Of course I do need a few things so that I can get to work, and I'm sure you\u2019 help me with those tools and kits.I'm not asking you for a model aeroplane either.I can build one myself, but if you could spare a small motor, and the plan for a propeller, I\"d be much obliged.About the boat I can build, I can save you even more money; the garage will take only a fourteen-foot boat and you don\u2019t need to send me anything for a larger boat.I may christen it Merry Christmas, so you can see I'm thinking of you and trying to give you lots of publicity and save you work.My sister, Jeanette, was going to ask you for a purse and a book cover, but don\u2019t bother yourself.Just send me one of those embossing sets and some good leather and I'll do the job for you.I almost forgot to ask you for some white paint, lots of it for my oil painting.I want to paint you at the North Pole where there is lots of snow\u2014or white paint.Kindly bring a picture of yourself at work.Décembre 1954, TECHNIQUE Now that I am taking physics and chemistry, I could ask you for a complete chemistry and physics set, but I'll not do that, just send me enough to make a small nuclear reactor.When I really get some power, I'll send some to you.This may mean that I will need a geiger counter so I can find some uranium next summer for my reactor, but that will be a little gift which will bring in great returns.The knife I got two years ago is still good, but I would appreciate a set of carving tools for wood.A knife is all very well for a youngster, but now I'm growing up I'll need something you could be proud of.Now, when I send someone a carved figure or a breadboard with a design cut cunningly in it, I'll tell them you were kind enough to furnish the tools.I almost forgot to ask you for some flash bulbs; but you are sure to have plenty as you do your main work at night and there are many pictures of you.I promise not to take a picture without your permission, I do not believe in taking a man with his bag on his shoulders.Did you see the interior decorating section at the Showmart?You might send me some of those wooden parts which need only to be strung with cord or something to make chairs and tables.I'll do all the work.And those aluminum kits which can be made into chairs, etc.one of those would be handy.I understand they are very cheap this way when you make them yourself.My mother is looking worried at the length of this letter; she thinks I shouldn\u2019t need anything but a bicycle or a football or a book; you know I like working with my hands, and there isn\u2019t a lazy bone in my body.So this year I'm planning on making my presents, and I know this will please you.Also I promised my mother I wouldnt get into any trouble this year, though why she asks such silly questions I can\u2019t say.It wasn\u2019t my fault the cat got into the paint last summer and made designs on the floors and furniture that wouldn\u2019t come out.My father said there were limits to what I could ask for.He said there must be no space stuff.That is why l\u2019m not asking you for anything like a time machine or a teleport set, but if I find them in my stocking, I'll be very grateful to you.I'm sure you know all about these things better than a couple of tired parents or the worn out teachers in chemistry and physics.I'm sure you appreciate boys who are careful about their books, and the bookbinding set you could send me will not only save your time binding my books, but it will make my favourite books look much better and last longer.I won\u2019t waste the gold leaf on my school books because they will soon be worn out or obsolete, but there are many good adventure books that should be preserved for my old age.I know mother and father will object if they know I am asking for another chemical set, but the trouble I got into last year won\u2019t happen again because this year I am studying those subjects at school, and nothing will happen.Of course some women 30 ANNEES D\u2019EXPERIENCE DANS LA FABRICATION D\u2019APPAREILLAGE ELECTRIQUE Consultez- nous! Aucune obligation.Claude Rousseau, prés., MONTMAGNY, P.Q.CANADA TECHNIQUE, Décembre 1954 object to a little smell of H2S04 and such, but they will have to realize we are living ~ in a scientific world, won\u2019t they?You will notice that I am not asking for chess men or checkers or even a set of croquet mallets and balls.These I will make on my own lathes and machines, which should save you many hours of work.I can make them when I am working on the cabinets for my TV set and the Hi-Fi.Now that winter is coming on, I am thinking it is time for my sister to get some new skis and poles, but don\u2019t bother sending them on.I am the man of the hour, and I intend to make some skis for her.Some Norwegians near here have promised to let me into the secrets of making skis, so just send me the necessary tools and some good ash and I'll do the rest.I know sister isn\u2019t paying any attention to my promises, but she doesn\u2019t know how good I am at woodworking, and how I'm going to save you money.You might send on a harness; that is to difficult to make, even for me.I hope there will be enough wood for the drawing table I have designed.It will be wonderful, and next year I won\u2019t need a thing.I'll not only make all my presents, but all those for the family, except those who give silly things like perfumes or gloves.Perhaps I could make the gloves, but that would take time, and I\u2019ve almost enough to do now.I suppose you remember that Shakespeare\u2019s father used to be a glover.I wonder if I began to make gloves if I would pass in English this year.But ; we\u2019ll leave that kind of leather work for next year.I want something to look forward to.i I'm not going to ask for them, but some people, especially those with technical training like me, use coloured inks for painting.If you could get me a complete kit I of such inks, say Higgins, I\u2019d appreciate that very much.I have some India ink now.ky It certainly is nice to know that you are interested in the \u201cDo-it-yourself\u201d idea.And I'd be the last to let you think I was lazy and not willing to do my part.And the screen with the four panels will show I mean business.If the panels could be covered with good canvas I would paint it with snow scenes and make you feel happy if you ever get down this way in the summer.My model of a space station is only begun, but I think it will be finished this winter, especially if I get that electric soldering iron and the pieces for the body.I guess you're glad I don\u2019t bother you about Meccano now I'm grown up, but you could help me out with some tin, aluminum, and galvanized iron for the Mars II, the ship of space.About the paint and such, don\u2019t put yourself out too much.I know you wouldn\u2019t like my work to look shabby or bare, especially if I am doing it to save vou time.And a few brushes will help.There are many small machine tools you could send, but I leave that to you.I do hope that I'll be able to make salad bowls with the tools you send, as they seem to be in demand by aunts and cousins.Thanking you for everything, and wishing you a MERRY CHRISTMAS AND A HAPPY NEW YEAR Yours do-it-yourselfully Johnny Diddit 684 Décembre 1954, TECHNIQUE Hy IN MEMORIAM Auguste Liessens (1894-1954) par LÉO CHARLEBOIS, T.P.D ANS un article publié en avril 1953, sous le titre « La cécité surmontée », nous faisions connaître aux lecteurs de la revue T'echnique l\u2019auteur de dispositifs à l\u2019usage des musiciens aveugles dont l\u2019un, le « musicographe », est aujourd\u2019hui utilisé dans plusieurs pays et atteint une popularité de plus en plus grandissante.\u201c 4 Hélas! Au cours de l\u2019été dernier le Maître du Ciel, ayant sans doute décidé de l\u2019heure, est venu ravir au monde, et particulièrement à ses confrères aveugles, ce grand E bienfaiteur encore en pleine activité et préoccupé au moment de sa mort à perfec- \u201c pu tionner un autre dispositif \u2014 son « Script Writer » \u2014 qui, malheureusement, devra sans doute demeurer inachevé.C\u2019est à la fois un musicien accompli, un excellent professeur, un compositeur et un inventeur qui n\u2019aura pas manqué de laisser sa marque, qui a dû quitter cette terre pour aller, nous en avons la certitude, jouir des gloires du Paradis, lesquelles il a tant fait chanter de son vivant à l\u2019orgue de Saint-Pierre de Sorel, son Eglise paroissiale, où il fut organiste pendant plus de vingt-cinq ans.M.Auguste Liessens et son musicographe (music writer) utilisé au- jourd\u2019hui par les aveugles de plusieurs pays TECHNIQUE, Décembre 1954 Dieu dans sa justice avait cependant permis que ce fils natif de la Belgique aille avant sa mort, revoir son pays natal et les siens.En effet, c\u2019est à l\u2019été 1953 que, fel profitant de vacances bien méritées, il retournait visiter, aprés une absence de quarante ans, son pays natal, et plus précisément Ninove, la ville qui le vit naître.Il était accompagné de son épouse, une Canadienne d\u2019origine anglaise du nom de Frances Giblin qui, avec ses deux fils Gaétan, de Sorel, et Franz, de Ville-de-Tracy, déplore ile resp qu 25 NOUS SOM- MES OES LUT - TEURS VAIL-LANTS AU CORPS RO- NOS BRAS SONT FORTS NOS CŒURS BOUIL ma D! +, PR | B char + .il nous POR- TOMS HauT NO- TRE BAN- N\\E- RE CUANTONS 4.pue de! J sel MIS CHAN- TONS TOU-UOURS [CE BEAU RE- FRALNDE NOS A.tea dhe re MOURS V1- VE VI- VE LE MN.S.ET VI.UE VI-VEM- SR.con ls tom COPLE FAITE PAR UN AVEUBLE | ! LIESSENS MUSEC-WRI T Eh ; i Page de musique écrite à l\u2019aide du musicographe par l\u2019auteur lui-même du de ce dispositif à l\u2019usage des aveugles ; NTI : à , jm la perte d\u2019un époux et d\u2019un père dévoué.Combien fortes ont dû être, après tant d\u2019années de séparation, les émotions d\u2019un vieux père (décédé lui-même peu après le retour \u2014~\u2014 et pendant la visite même de son fils au bercail) et de deux soeurs, Mlle J oséphine Liessens et Mme Jules De Noll (Louise) ainsi que d\u2019un frère M.Raymond Liessens, qui pleurent amèrement sa mort tout en remerciant Dieu de leur avoir permis de le revoir avant une dernière séparation.me Le passage dans leur ville d\u2019un patriote exilé qui, bien que dépourvu de la fa- la culté de voir accordée à la grande majorité des hommes, avait non seulement su faire , son chemin dans le monde mais avait de plus attiré l\u2019attention sur sa personne par \" les services rendus à ses semblables, ne devait pas, pour les citoyens de Ninove, passer u inaperçu.La ville organisa en son honneur une réception à laquelle assistaient quelque ] trois cents invités et nomma M.Liessens concitoyen d\u2019honneur de la ville de Ninove tel que l\u2019atteste un parchemin rédigé en flamand et dont voici la traduction.de SN Décembre 1954, TECHNIQUE Tin & Ville de Ninove Féte de remerciement a 3 M.Auguste Liessens, musicien et compositeur, né à Ninove le 17 août 1894, à l\u2019occasion de sa nomination comme citoyen d\u2019honneur de la ville, en témoignage de respect de la part de la population de Ninove pour les services éminents qu\u2019il a rendus aux aveugles, surtout en rapport avec leur éducation musicale et culturelle.Ninove, le 28 août, 1953 Signé: Le secrétaire, les échevins, le maire È Il convient de relater un petit incident intéressant qui se produisit lors de cette manifestation.À un moment, alors que tous étaient à table, une voix forte entonna un refrain fort familier à M.Liessens qui, tout surpris, se demandait où celui qui le chantait avait bien pu en prendre connaissance.M.Liessens apprit plus tard que ce monsieur avait en main une copie de la revue Technique d\u2019avril 1953 \u2014 c'était apparemment un abonné à la revue \u2014 ouverte à la page où apparaissait la composition gi de M.Liessens, que nous reproduisons de nouveau.E La Commission Royale des Patronages et l\u2019Association « l\u2019Aveugle » de Bruxelles, profitant elles aussi de son passage en Belgique, rendirent un hommage par- jie ticulier à M.Liessens, au cours d\u2019une manifestation intime et lui remirent un diplôme E d'honneur en témoignage de leur reconnaissance pour ses services insignes rendus aux aveugles.C\u2019est dire combien le défunt avait mérité l\u2019estime et l\u2019admiration de tous.Un compatriote flamand, M.Prudent Vyncke, domicilié à Sainte-Anne de Sorel, résumait les qualités artistiques et morales du défunt lorsqu\u2019il disait d\u2019une voix émue sur la tombe de cet ami et bienfaiteur des aveugles, disparu trop tôt et en pleine activité: « La Belgique, petit pays sur le bord de la Mer du Nord, nous a donné un Rubens, un Vandycke, un Pierre Benoit, un Guido Gezelle, un père Boon, et nombre d\u2019autres hommes de réputation mondiale.La Belgique nous donnait aussi le défunt Auguste Liessens dont on déplore aujourd\u2019hui la mort.« Né à Ninove, ville tranquille dans les Ardennes Flamandes, dont il ne verrait jamais la beauté, le jeune aveugle, Auguste Liessens, était déjà, petit garçon, un exem- QUI EPARGNE GAGNE Ce qui compte, ce n\u2019est pas ce que l\u2019on gagne, c\u2019est ce que l\u2019on épargne.Le plus pauvre n\u2019est pas celui qui gagne le moins, c\u2019est celui qui dépense tout ce qu\u2019il gagne.Des petits dépôts qui se succèdent et s\u2019accumulent constituent une somme importante.Mettez de côté régulièrement une partie de votre salaire ou de vos revenus.Vous en prendrez l\u2019habitude en ouvrant un compte d\u2019épargne à la BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $500,000,000 568 bureaux au Canada y TECHNIQUE, Décembre 1954 687 ple de travail, et présentait en même temps un caractère fort, qui devait rester avec lui jusqu\u2019à la dernière minute de sa vie.« Cher Auguste, le monde des aveugles et nous tous pleurons aujourd\u2019hui votre départ.Or ne peut croire à votre disparition, et pourtant ce n\u2019est que trop vrai.Ce- \u2014 pendant, vous laissez quelque chose: votre épouse, ange de bonté et artiste qui comprenait tous vos gestes et tous vos sentiments, ainsi que vos deux fils qui héritent de vos vertus tant artistiques que morales.« Tous ceux qui vous pleurent aujourd\u2019hui profiteront de vos inventions et de vos compositions; tous les jeunes artistes que vous avez formés pendant votre fructueuse carrière n\u2019oublieront jamais leur dévoué professeur.1 ., « Comme Belge, je me ferai un devoir d\u2019avertir le pays natal de la mort d\u2019un + grand patriote exilé.\u2026.; à [ ; pe « Nous vous disions l\u2019année dernière, à l\u2019occasion de votre départ pour la Bel- 47 gique: « Bon voyage, Auguste .» Nous vous disons maintenant la méme chose pour rs votre voyage au royaume des cieux où nous espérons nous revoir un jour pour chanter i tous ensemble les gloires du Paradis.I de « Cher Auguste, nous ne vous disons pas adieu, mais au revoir! tp , « Dormez en paix » we race A son épouse et aux autres membres de sa famille, comme a tous ses amis éplo- lip rés, nous présentons nos plus sincères condoléances.sc mas so ru A fréquenter gens de bien dis on ne perd rien MARIO! N & MARIO! N dat \u2026et, en affaires, on a tout à gagner en - ht s\u2019adressant à des Maisons de bonne ré- FONDÉE EN |892 putation.Ainsi en chauffage-plomberie: i les travaux exécutés par J.-W.JETTE al pour hôpitaux, institutions, établisse- i: I i I ments industriels et commerciaux sont hi HMGLTSIORES ® de sûres garanties de satisfaction.Et ce CaYDRNESIRES qui est mieux, ses spécialistes allient Ii Ri] théorie et pratique, d\u2019où leur collabora- EHERE Tuk iil ut tion avec les architectes et les proprié- tual taires pour élaborer et exécuter les projets.Service d\u2019hydrothérapie, ventilation, la systéme de combustion, etc.ly Pionniers du véritable chauffage par rayonnement au Canada de RAYMOND A.ROBIC a TT J.ALFRED BASTIEN MArquette 4107 1510, rue Drummond 360 est, rue Rachel \u2014 Montréal | be Montréal b 688 : Décembre 1954, TECHNIQUE Tony, 1 Pipe-lines et lignes téléphoniques \u2018 0 N reconnait généralement que le progrés des communications et des transports a été l\u2019un des principaux facteurs de l\u2019expansion contemporaine de l\u2019industrie et, plus généralement, de ce que nous appelons la vie moderne.Cependant, une des réussites les plus frappantes des dernières années a été l\u2019application des communications dans l\u2019intérêt même des transports.Sûrement, dès le début, on a vu l\u2019utilisation de la télégraphie comme moyen de contrôler la circulation des trains.Plus tard, le téléphone a pu être installé à bord de trains, de navires ou de véhicules-moteurs.Mais nous voulons parler ici d\u2019une collaboration encore plus étonnante entre ces deux caractéristiques de notre époque.Il s\u2019agit du contrôle des pipe-lines par lignes téléphoniques.On peut se demander pourquoi c\u2019est l\u2019industrie téléphonique qui s\u2019occupe de ces communications.En effet, dans bien des cas, ce n\u2019est pas le téléphone qui est utilisé, mais bien plutôt le télétype ou même une communication spéciale permettant de lire sur un indicateur les renseignements désirés sur les conditions qui règnent à une grande distance de l\u2019endroit où l\u2019on est.Si l\u2019industrie du téléphone est entrée dans ce domaine, c\u2019est que les différents moyens de communication reposent sur le même principe que la téléphonie, c\u2019est-à-dire sur la transmission d\u2019impulsions électriques capables d\u2019être reproduites en sons, en mots imprimés, en photographies ou en oscillations d\u2019une aiguille.La compagnie de téléphone n\u2019a qu\u2019à appliquer aux nouvelles communications l\u2019expérience qu\u2019elle a acquise dans la transmission ordinaire de la parole.Quels sont les moyens dont l\u2019industrie du téléphone dispose pour contribuer au transport du pétrole?En voici quelques-uns: 1 \u2014 Des lignes téléphoniques privées entre deux endroits ou plus, dans la quantité requise.Les circuits peuvent être des lignes terrestres, des ondes radiophoniques ou des ondes micrométriques.2 \u2014 Des lignes privées de télétype ou de télégraphe comprenant un outillage d\u2019expédition et de commutation réglé à distance suivant les besoins.3 \u2014 Un même circuit fournissant tour à tour le service de téléphone et de télé- type.4 \u2014 Des circuits de télémétrage pour la lecture à distance d\u2019indicateurs mesurant la pression, la vitesse d\u2019écoulement, la température, la capacité, etc.5 \u2014 Des circuits servant à régler à distance des soupapes et des commutateurs.6 \u2014 Des circuits transmettant plusieurs espèces de signaux, pour indiquer le début, la continuation ou l\u2019échec d\u2019un travail à distance.7 \u2014 Des circuits de téléautographe reproduisant des factures échangées entre deux endroits ou plus.Photo et renseignements de la compagnie de Téléphone Bell.TECHNIQUE, Décembre 1954 8 \u2014 Le service de téléphone routier, général ou privé, qui élimine le déplacement inutile des véhicules et les dirige rapidement vers les endroits désirés.9 \u2014 De l\u2019outillage varié comprenant des cabines d\u2019expéditeurs et des appareils téléphoniques spéciaux pour les atmosphères explosives.La liste continue de s\u2019allonger d\u2019année en année à mesure que les travaux de recherches produisent de nouveaux fruits et que les besoins se modifient.Le congrès de la American Gas Association s\u2019est tenu à Montréal cette année.À cette occasion, la compagnie de Téléphone Bell du Canada avait à l\u2019hôtel Mont-Royal un étalage expliquant le contrôle des pipelines à distance, par lignes téléphoniques.M.R.V.Pearse, gérant de la vente aux services spécialisés de la compagnie Bell, indique ici à deux représentants de l\u2019industrie du gaz naturel, le fonctionnement du nouveau système.L'industrie téléphonique, qui loue son service et son outillage, au lieu de le vendre, quand il s\u2019agit de fournir le téléphone ordinaire à un client, garde cette pratique en ce qui concerne le service spécial de télémétrage et de réglage à distance.Cette manière de procéder est avantageuse pour le client, qui n\u2019a pas à débourser de sommes élevées pour monter l\u2019outillage de communications dont il a besoin.C\u2019est la compagnie de téléphone qui s\u2019occupe d\u2019entretenir le réseau et de remplacer les pièces défectueuses ou désuètes.Plusieurs compagnies canadiennes ont eu recours à l\u2019industrie téléphonique pour résoudre leurs problèmes de communications relatifs au transport du pétrole.La Trans Northern Pipe Line Company, qui transporte du pétrole par pipe-line entre Hamilton et Montréal, soit sur une distance de 382 milles, utilise le service de télétype privé et un véhicule à téléphone routier, à Toronto, depuis 1952.Les compagnies de téléphone qui collaborent à ce service sont la compagnie de Téléphone Bell du Canada, le téléphone municipal de Brighton et la compagnie de Téléphone Soulanges Limitée.Pour sa part, la Montreal-Portland Pipe Company, qui entretient un oléoduc long de 236 milles entre Portland (Maine) et Montréal, se sert depuis 1942 de lignes téléphoniques privées pour relier entre eux les différents postes de contrôle de son pipe-line.Dans la partie canadienne de son réseau, entre Toronto et Sarnia, la compagnie Sun Pipe Line se sert du télétype et de cinq véhicules à téléphone routier qui circulent \u2014 e es Décembre 1954, TECHNIQUE Hy TECHNIQUE, Décembre 1954 dans la région de London, Ont.Le télétype est également le genre de service utilisé par la compagnie Interprovincial Pipe Line.Cette compagnie transporte du pétrole depuis Redwater, Alberta, jusqu\u2019à Toronto, soit sur une distance de 1,763 milles.Le centre de surveillance se trouve à Edmonton, Alberta.Aux Etats-Unis, l\u2019industrie du téléphone a résolu des problèmes spéciaux qui se présentaient à certaines entreprises.Le cas de la Mississippi Valley Gas Company est particulièrement intéressant.Une entente conclue entre cette compagnie et l\u2019entreprise qui s\u2019occupe de lui fournir le gaz naturel stipule que la quantité de gaz requise dépassant une limite déterminée devra être payée dix fois plus cher que le taux régulier.En conséquence, la Mississippi Valley Gas Company se réserve le droit de cesser de fournir le gaz à ses principaux clients (usines, surtout) quand le volume total de la consommation publique approche la quantité déterminée par le fournisseur.Puisque tout changement de température modifie la pression du gaz, il est essentiel que l\u2019expéditeur connaisse les conditions qui règnent tout le long du pipe-line à un moment déterminé.Il pourra ainsi éviter deux dangers également coûteux: distribuer plus de gaz que la quantité stipulée, ce qui entraînerait des amendes écrasantes, ou priver de gaz les clients importants et partant la compagnie de revenus élevés.Pour résoudre ce problème particulier, le réseau Bell des Etats-Unis a installé pour la Mississippi Valley Gas Company un réseau de communications basé sur des principes simples de commutation téléphonique et capable d\u2019englober dans une seule voie interurbaine un total de 99 fonctions de télémétrage et de contrôle à distance.Déjà un circuit semblable relie l\u2019expéditeur, posté à Jackson, avec 46 appareils indicateurs disséminés dans sept localités.En signalant les codes appropriés, l\u2019expéditeur obtient les renseignements désirés sur les indicateurs installés dans son propre bureau.Un outillage additionnel permettra plus tard à l\u2019expéditeur d\u2019actionner à distance, toujours en signalant un code sur un cadran téléphonique, les soupapes qui règlent l\u2019écoulement du gaz.Un deuxième circuit, plus complexe, permettra bientôt à l\u2019expéditeur de Jackson de lire 110 indicateurs et d\u2019actionner plusieurs soupapes dans 17 autres localités de l\u2019état de Mississippi.La compagnie affirme qu\u2019au cours d\u2019une vague de froid de 24 heures, l\u2019hiver dernier, elle a épargné environ le double du montant qu\u2019elle verse à l\u2019industrie téléphonique en un an pour la location du service de télémétrage.D\u2019autres compagnies américaines de transport par pipe-line utilisent des circuits téléphoniques pour lire des indications et régler des soupapes à distance.Dans chaque cas, des ingénieurs de la compagnie de téléphone et des laboratoires Bell étudient les besoins particuliers de chaque client et présentent un système adapté à chacun.Une foule de facteurs entrent en jeu: le plan des immeubles, l\u2019arrangement des conduits, l\u2019entrée des câbles, la surface disponible des planchers, l\u2019approvisionnement de énergie, le rôle particulier des appareils de télémétrage et de contrôle à distance.C\u2019est après une étude approfondie de toutes ces conditions qu\u2019un réseau est éventuellement adopté.CO pui LAV.\u2019 L énergie électrique produite et distribuée par la Shawinigan a contribué au progrès industriel, commercial et agricole de la province de Québec.La croissance de la Shawinigan a créé, directement et indirectement, des emplois rémunérateurs pour les travailleurs du Québec.L\u2019électricité qu\u2019elle produit aide à transformer les matériaux bruts du Québec en une source d\u2019avantages bien concrets pour le public.Par la mise en valeur des ressources naturelles du Québec, elle favorise, dans la province, l\u2019éta- NIR blissement d\u2019industries et de maisons d'affaires de toutes sortes.Enfin, toute son histoire témoigne de la coopération amicale et féconde que notre civilisation permet d'établir entre le gouvernement, la direction des compagnies et leurs employés.Fidèle à son passé, la Shawinigan\u2014com- pagnie de la province de Québec\u2014 garde pour l\u2019avenir cette même ligne de conduite qui consiste à servir les intérêts de la province et de son peuple aussi activement qu\u2019elle l\u2019a fait dans le passé.PRODUITS CHIMIQUES GÉNIE compagnies associées et filiales Ta Les recensements et la mécanographie HISTORIQUE DES ANCIENNES OPÉRATIONS DÉMOGRAPHIQUES par JACQUES BOYER JOURNALISTE SCIENTIFIQUE DE PARIS À Chine fait remonter à douze siècles avant notre ère, le recensement inaugural des races qui vivaient alors sur son immense territoire.De leur côté, certains archéologues à l\u2019esprit imaginatif, en interprétant d\u2019antiques vestiges de civilisations disparues depuis des millénaires, avancent que les Babyloniens, les Assyriens et les Egyptiens se livrèrent, au cours des âges, à des opérations démographiques analogues et assez souvent répétées.Mais leurs assertions reposent sur des hypothèses plutôt plausibles qu\u2019historiquement contrôlées.En revanche, la Bible et les Evangiles nous renseignent avec plus de véracité sur le sujet.On y lit, par exemple, que les rois de Juda et d\u2019Israël ordonnèrent, à plusieurs reprises, le dénombrement de leurs peuples, tandis que David chargea son neveu, le général Joab, de recenser ses troupes avant 8 d\u2019aller guerroyer contre les Syriens.Moïse opéra aussi un recensement des Hébreux E dans le désert du Sinaï.E Toutefois, les véritables recensements généraux de populations datent du règne de l\u2019empereur Auguste.Ils eurent lieu en 726, 746 et 767 de la fondation de Rome, i comme les authentifie l\u2019inscription portée sur une plaque de marbre découverte en E Asie Mineure, dans les ruines du célèbre Temple d\u2019Ancyre (aujourd\u2019hui Angora) E puis déchiffrée par Georges Per- rot en 1861.Saint Luc (11.I) parle en ces termes du recensement de 746, lorsqu\u2019il écrit: « En ce temps-là, on publia un édit de César Auguste ordonnant qu\u2019on fit le dénombrement des habitants de toute la terre.» Pour obéir au décret impérial, Saint Joseph se rendit donc à Beth- léem afin d\u2019y présenter son divin fils.Certes, l\u2019officier romain chargé d\u2019inscrire le nom du Sauveur ne se doutait pas que cette simple insertion allait, non seule- La machine à compter Hollerith employée par le \u201cCensus\u201d de Washington au recensement des Etats-Unis en 1894 TECHNIQUE, Décembre 1954 i ent al La poinçonneuse Bull, qui qui perfore sucessive- 4 ment les 80 colonnes fr d\u2019indications que ren- de bé ferme chaque fiche, est utilisée par l\u2019Institut national de la Statistique au recensement de 0 1954 en France pf te pe to comp kba fs ment bouleverser la chronologie mondiale, mais modifier aussi trés profondément le fe b destin de l\u2019humanité! «in Dès le début du christianisme en Europe et jusque vers la fin du moyen âge, tent les recensements généraux ne se pratiquèrent plus.Parfois, des agents royaux ou seigneuriaux dénombraient les habitants des provinces, des villes et des villages en vue teurs de la levée des impôts, tandis que les autorités ecclésiastiques relevaient, de temps fu en temps, sur les registres paroissiaux le nombre des baptémes, des mariages ou des ko décès.On doit remonter, cependant, au règne de saint Louis pour trouver les traces roue d\u2019un recensement général.Vers la fin du XIIIe siècle, la France comptait environ une pi, dizaine de millions d\u2019habitants.Au commencement du XIVe siècle, on dressa encore kl un « Etat des paroisses, feux de bailliages et sénéchaussées de France ».comp Au Canada, Québec procéda, en 1665, à un recensement nominatif d\u2019une im- keV portance modeste, mais d\u2019une certaine précision.Par contre, Louis XIV eut beau ordonner à ses intendants de rédiger des Mémoires comportant des dénombrements, la Had plupart de ces hauts fonctionnaires se contentèrent d\u2019estimer approximativement le nombre de leurs administrés.Vauban, dans sa Dîme Royale (1704) en tira néanmoins, un tableau assez documenté fixant la population du royaume à 19.094.000 ha- ie bitants.Principaux recensements modernes Au cours de l\u2019époque moderne et de la période contemporaine, les recensements généraux s\u2019étendirent peu à peu à l\u2019ensemble de l\u2019univers alors civilisé.L La Finlande commença à dénombrer sa population pour la première fois en 4 1749, suivie de la Suède, en 1750, de la Norvège et du Danemark, en 1769.Mais ei] les Etats-Unis ne se livrérent a des opérations démographiques semblables qu\u2019en 1790, by l\u2019Angleterre et la France, qu\u2019en 1801.Les premiers recensements des autres grandes nations n\u2019eurent lieu que beaucoup plus tard.En particulier, celui de la Belgique date de 1846, celui de l\u2019Italie remonte à 1861 et celui de la Russie, à 1887.Mais jusque vers 1894, les opérations de recensement n\u2019offraient rien de bien particulier, sinon leur extrême lenteur.Une fois les bulletins arrivés au service com- \u201d 7 9 , 2 ° ° .° ~ pétent, une armée d\u2019employés s\u2019en emparaient, passant des mois, voire des années à lire, à classer et à pointer ces monceaux de papier: travail pénible qui exigeait un 694 Décembre 1954, TECHNIQUE Rein) temps énorme et, par suite, une forte dépense.Afin d\u2019abréger ces fastidieuses besognes, l\u2019Américain Hollerith imagina une machine à compter destinée à simplifier Pénorme tâche des statisticiens du Census de Washington.S\u2019inspirant du métier à tisser Jacquard, Hollerith eut l\u2019idée de traduire les données statistiques d\u2019un bulletin sur une carte en perforant les cases correspondantes d\u2019après un code conventionnel préalablement adopté.Grâce aux organes mécaniques de son appareil, un seul coup de balancier suffisait à enregistrer toutes les indications portées sur la fiche cartonnée et à les additionner sur leurs compteurs respectifs.Dès 1901, l\u2019administration française adopta aussi les méthodes mécanographiques pour ses recensements successifs, Elle se servit d\u2019abord du classi-compteur de Lucien March qui réalisait un important progrès.Cette machine statistique se compose d\u2019un clavier de 60 touches réparties en 6 rangées, disposées sur un plateau portant l\u2019indication du renseignement à laquelle chacune d\u2019elle correspond.Le classi- compteur doit en effet reproduire, totaliser et imprimer les indications figurant sur le bulletin individuel (commune de recensement, sexe, date et lieu de naissance, pro- Ë fession, etc.).Le machiniste met donc sur un pupitre, placé à sa gauche, une série EE de bulletins d\u2019une même catégorie et appuie sur les touches correspondant aux ren- Ee seignements portés sur chacun d\u2019eux qu\u2019il déchiffre successivement.Les touches res- gl tent abaissées lorsqu\u2019on n\u2019agit pas sur la manette sise à gauche du classi-compteur.Mais quand on manoeuvre ce levier, on relève les touches abaissées et six compteurs correspondant chacun à une de ces touches, s\u2019avancent d\u2019une unité.On dépouille d\u2019une façon identique un second bulletin et ainsi de suite.Une fois la pile épuisée, le conducteur ou la conductrice abaisse le cadre mobile constitué par une série de rouleaux horizontaux.Les totaux de la tablette chiffrée s\u2019impriment alors sur le pa- E pier.Pour remettre l\u2019appareil à zéro, il suffit de tourner la manivelle placée en arrière gE: de la manette.Enfin, un dispositif permet de vérifier le travail exécuté.Avec le classi- compteur on parvient à dépouiller par heure 1.500 bulletins renfermant une moyenne de 9.000 indications.Machines employées pour le recensement français de 1954 L\u2019Institut National de la Statistique chargé d\u2019effectuer le recensement général de la France, en 1954, emploie des moyens électroniques perfectionnés.Pour dé- La trieuse - compteuse électronique (système Bull) qui passe 700 cartes à la minute au cours du présent recensement français j TECHNIQUE, Décembre 1954 695 RFC EVER RS PR TE NE EE TE EE TE NE À LS NE URL NN HRN ap FE A AER pouiller les millions de bulletins individuels recueillis par les agents recenseurs et que l\u2019on amène soit à son centre parisien, soit dans plusieurs centres régionaux, on applique les principes de la mécanographie à cartes perforées.Cette méthode consiste à relever automatiquement les renseignements portés sur les fiches et qui serviront d\u2019éléments de base pour les opérations ultérieures faites par des spécialistes habiles.Le personnel des établissements de l\u2019Institut National de la Statistique est presque entièrement féminin.Voici d\u2019abord la poinçonneuse Camus qui permet de transcrire sur des cartes, sous forme de perforations, les particularités mentionnées sur les bulletins individuels.Dans la plus simple des poinçonneuses, l\u2019employée place a la main les cartes sur la piste de perforation dans un chariot solidaire d\u2019une crémaillère dont les crans assurent la présentation successive de chacune des 80 colonnes de la carte en regard du mécanisme de poinçonnage.Devant la conductrice se trouve un clavier de 14 touches (plus une touche d\u2019éjection).Grâce à ce clavier, la conductrice peut commander les déplacements de la carte et actionner les poinçons de perforation.Les services du recensement français utilisent également des poinçonneuses électriques « Pelerod » munies de deux claviers de frappe.On dispose à l\u2019avance les cartes vierges dans le magasin d\u2019alimentation situé en tête de la piste de perforation.Quand la machine fonctionne, chaque carte vient se placer automatiquement dans la position initiale voulue, puis chacune de ses colonnes se glisse ensuite à l\u2019endroit indiqué pour recevoir la perforation correspondante.En fin de course, les cartes s\u2019éjectent une à une dans la case de réception.D\u2019autre part, une « carte maîtresse » les suit synchroniquement au cours de leurs déplacements; elle marche sur une piste secondaire sise parallèlement et en arrière de la piste principale de façon à reproduire constamment sur celles-ci les perforations caractéristiques, à la vitesse d\u2019enregistrement de 12 colonnes par seconde.Après quoi, les cartes ainsi perforées d\u2019une façon symbolique passent dans une des machines trieuses qui va les grouper et les classer automatiquement selon l\u2019une ou l\u2019autre des sélections que son conducteur ou sa conductrice doit établir pour le recensement.La trieuse-compteuse D 3 électronique Bull passe 700 cartes à la minute; d\u2019après le problème à résoudre, elle envoie la carte perforée convenablement dans une case correspondante et arbitrairement choisie d\u2019ailleurs.Pour obtenir ce remarquable résultat, le constructeur a muni la piste de circulation des cartes de 2 brosses de lecture à 80 colonnes reliées électriquement à un mécanisme de comparaison électronique sur 12 positions.Cela permet l\u2019enregistrement des perforations pratiquées sur 12 colonnes quelconques de deux séries de fiches à dépouiller.LIFT AY @ Convoyeurs nortatifs et stationnaires © Réducteurs et Variateurs de vitesse © Commandes par courroles enV e Engrenages e Poulies @ Chaines © Élévateurs © Concasseurs © Machines spéciale » ete.696 Décembre 1954, TECHNIQUE l En outre, la trieuse D 3 possède deux compteurs généraux et 13 cases de réception des cartes répertoriées.Elle résout tous les problèmes posés par le « recensement général de la population française », digérant avec une rapidité extraordinaire toutes les cartes, les triant en fonction des perforations qu\u2019elle y rencontre.Même quand elle «lit» et repère les symboles inscrits sur l\u2019une d\u2019elles, cette intelligente machine contrôle automatiquement la colonne précédente et relève, le cas échéant, l\u2019erreur qu\u2019elle renferme! On voit également fonctionner dans l\u2019une des pièces de l'Institut national de la statistique une autre trieuse-compieuse électronique construite aux Etats-Unis.Il n\u2019en existe actuellement que deux autres en Europe.Cette « fée mécanique » américaine aidée de ses 60 compteurs note, à la minute, 27.000 renseignements sur les 450 eartes qu\u2019elle \u201cavale\u201d pendant ce temps.Mais cessons d\u2019admirer l\u2019impeccable marche de ces rouages pour décrire maintenant en peu de mots la tabulatrice qui termine la manipulation des cartes perforées dans le service.Elle a pour objet de traduire en clair les perforations que portent toutes celles-ci.Les poinçonneuses et les trieuses, lui ayant préparé la besogne, elle va imprimer en caractères usuels (chiffres ou lettres) les indications correspondantes sur des feuilles de papier, selon un programme défini au tableau de connexion.Elle répertorie tantôt les ajourages des cartes, tantôt les éléments enregistrés par le totalisateur.Les tabulatrices Bull comprennent trois genres d\u2019organes mécaniques: la tête d\u2019alimentation, le totalisateur et l\u2019appareil d\u2019impression.La personne chargée de la conduite d\u2019une de ces originales machines insère dans le magasin de départ les cartes qui se trouvent entraînées individuellement à chaque cycle d\u2019opérations et défilent devant deux brosses successives.Après leur « exploration » les cartes arrivent, une à une, dans la case de réception.Le totalisateur, constitué par une réunion de 12 roues séparables à volonté, sert à enregistrer les éléments à comptabiliser ou à conserver en mémoire.Quant à l\u2019appareil d\u2019impression, il se compose de roues contiguës portant sur leur pourtour des caractères numériques ou alphabétiques et interchangeables.Les tabulatrices impriment des feuilles sur une largeur utile de 368mm comptant 92 caractères espacés de 4mm, à la vitesse de 150 lignes à la minute.Grâce à ces merveilleux engins, les principaux résultats du recensement français seront connus à la fin de 1954 ou dans les premiers mois de 1955.Mais les 3.000 employés du personnel d\u2019élite de l\u2019Institut National, parmi lesquels figurent beaucoup de femmes, devront besogner pendant plus de 2.500.000 heures.TEL.: MA.2030 CHAMBRE 414 ATELIER INTERNATIONAL AGENCY Ltd DE MÉCANIQUE GÉNÉRALE SOUDURE F.COUILLARD, Gérant Représentant de manufactures Machinerie et Quincaillerie Polisseuses, perceuses, pots à colle et tourne-vis électriques.Scies à Ruban EEO 3 - arc OR a - : EB a LE 8 Ney MONTREAL 1010 St.Alexandre \u2014 UN.6-3076 Saint-Nicol M é .Division Nord 353 rue Saint-Nicolas ontréal 9601 St.Laurent \u2014 DU.8-2100 697 TECHNIQUE, Décembre 1954 at | » 38 i.5 .mises NEW VOLT-OHM-MILLIAMMETER Stark Electronic Instruments Limited announce commercial production of their Model 460, Volt-Ohm-Milliammeter.Approved by the Armed Forces and used by them extensively under the most exacting conditions and climatic changes, the Model 460 is said to be the finest V.O.M.ever designed.It has a sensitivity of 20,000 Ohms per volt.Utility in handling is improved considerably in the Model 460.It is virtually impossible for the user to be handicapped by the lack of test leads, since the mere picking up of the unit by the handle \u201ctelegraphs\u201d to the technician that he has or hasn\u2019t the test leads.Chassis construction carefully and scientifically designed with every component accesi- ble for test and replacement.No complicated mouldings or catacombs to discourage and prevent a temporary or permanent repair in order to keep the unit in use.Despite the simplicity of construction the Model 460 is even more rugged than any previously constructed V.0.M.hence the reason for its wide acceptance by the Armed Services.The STARK Model is completely portable, measuring only 9\u201d x 6\u201d x 31%\u201d and features a 5\u201d plastic, shatterproof, front STARK meter.698 ENREGISTREUSE SUR BANDE MAGNETIQUE RCA e COMMANDE A CLAVIER: permet plus de rapidité pour départ, arrêt et renverse.e DEUX VITESSES avant et arrière (3.75\u201d et 7.5\u201d).Rebobinage rapide dans les deux sense ENREGISTREMENT: micro, phono, radio, etc, en double piste et surimpression.e TONALITE réglable.Durée d\u2019enregistrement: deux heures.e UN PRODUIT RCA.Construction solide à l\u2019épreuve de toute défectuosité, PAYETTE RADIO LTEE 730, rue St-Jacques - Montréal Téléphone: UN 6-6681 Décembre 1954, TECHNIQUE $, nous faisions une enquête à travers la province de Québec, et particulièrement en Mauricie afin de recueillir certains détails concernant ce petit homme génial qui est à la base du développement industriel de cette région, nous ne trouverions probablement pas plus de cinquante personnes capables de nous renseigner convenablement.La plupart des gens n\u2019ont jamais entendu parler ni de l\u2019homme, ni de son histoire.Cet Américain valeureux, travailleur acharné, extrêmement intelligent, d\u2019une bonté et d\u2019une générosité proverbiales, a connu des débuts fort modestes: sans fortune, ni formation universitaire, il a réussi à gravir les plus hauts sommets du domaine financier et a probablement été un des plus grands promoteurs de compagnies hydroélectriques du continent nord américain.Nous ne citerons que quelques entreprises où il a joué un rôle prépondérant: la compagnie Consolidated Gas, l\u2019Electric Light & Power Co.de Baltimore, la Pennsylvania Water & Power Corporation, l\u2019Anglo-Canadian Securities Corporation, l\u2019Al- dred & Company Ltd, l\u2019Aldred Investment TECHNIQUE, Décembre 1954 John Edward Aldred industriel et philanthrope méconnu par J.-LIONEL THIBEAULT, T.P.PROFESSEUR, ECOLE TECHNIQUE TE a Toile de Alphonse Jongers SHAWINIGAN FALLS Trust, l\u2019Aldred Investment Corporation of Canada, l\u2019United Shipyards Inc, l\u2019International Power Securities Corporation, l\u2019Alma & Jonquière Railway Co, l\u2019Eastern Rolling Mill Co., la Gillette Safety Razor Co., la Gillette Safety Razor Co.of Canada, Gladding\u2019s Inc., Graham Inc., Montreal Light Heat & Power Consolidated (aujour- d\u2019hui l\u2019Hydro - Québec), Montreal Trust Co, Saguenay Transmission Co., et en ce qui concerne la vallée du Saint- Maurice il a été le fondateur de la Shawinigan Water & Power Co., laquelle a connu depuis un développement phénoménal et a donné naissance à une nombreuse famille de compagnies affiliées, situées au Canada, aux Etats-Unis, et même en Angleterre.A 15 ans, John Edward Aldred, travaillait dans une filature a Lawrence, Mass.; il permuta ensuite comme caissier dans une banque de Boston.Durant plusieurs années il suivit des cours du soir afin de parfaire son instruction.La production en grande quantité d'énergie électrique par la méthode hydraulique le passionnait particulièrement.À l\u2019automne de 1897 un client lui raconta qu\u2019il existait, quel- 699 Photo Rice que part dans la région des Trois-Rivières, une chute d\u2019une splendeur irrésistible.Dès le lendemain, monsieur Aldred prenait le train pour la province de Québec.Descendu aux Trois-Rivières, il dut voyager pendant toute une journée par des chemins impraticables pour atteindre le site qu\u2019il recherchait.A cette époque, la partie des Laurentides qui s\u2019étend de l\u2019embouchure du Saint-Mau- rice jusqu\u2019a sa source consistait en une vaste solitude riche en bois de construction et de pulpe.Elle n\u2019avait guére été troublée que par l\u2019écho de la hache du bûcheron, les coups de fusil du chasseur et par les fréquentes excursions des pêcheurs.Il se trouvait aussi quelques amateurs assoiffés de paysages grandioses qui risquaient une incursion jusqu\u2019à environ 20 milles en amont des Trois-Rivières afin d\u2019admirer les incomparables chutes Shawinigan.À cet endroit la rivière Saint-Mau- rice est séparée en deux par une île, au bout de laquelle les eaux viennent se précipiter par deux cascades dans un gouffre sans fond, où elles semblent bouillonner avec une intensité diabolique.Bien des gens avaient, avant John Edward Aldred, contemplé cette merveille sans découvrir l'immense potentiel d\u2019énergie que ses chutes étalaient si brillamment aux yeux de tous.Perché sur une haute falaise, alors qu\u2019il admirait cette grandiose manifestation de la nature, il forma le projet de harnacher ces cascades afin de transformer ces forces déchaînées en énergie utile.Ce fut pour la région du Saint-Maurice le début d\u2019une réaction industrielle à chaîne qui devait la placer en tête des régions industrielles du Québec, car les aménagements hydroélectriques de la compagnie Shawinigan Water & Power sur la rivière Saint-Maurice ainsi que ceux de sa filiale, la compagnie Quebec Power, desservent un territoire de 16,000 milles carrés où se trouve une grande partie de la zone industrialisée de la province.John Edward Aldred, par un travail intensif et souvent rebutant, a bâti un petit empire industriel.Son ascension a été d\u2019autant plus pénible qu\u2019au début les connaissances techniques lui faisaient défaut.Cette carence l\u2019a incité à fonder à Shawinigan Falls une école technique pour aider les gens de la région désireux d'acquérir les connaissances techniques qui lui avaient manqué dans sa jeunesse.Il contribua la forte somme de $150,000 à la réalisation de ce rêve.Au mois de septembre 1910 le « Shawinigan Technical Institute » ouvrait ses portes au public et depuis, cette institution n\u2019a cessé de former un flot toujours croissant de techniciens des plus compétents.Elle relève aujourd\u2019hui du Ministère du Bien- Etre social et de la Jeunesse sous le nom d\u2019E- cole Technique de Shawinigan.À l'automne de l\u2019année 1945 la population de Shawinigan et de la région apprenait avec beaucoup de regrets que cette « éminence grise » du développement industriel de la vallée du Saint-Maurice venait de s\u2019éteindre après une carrière bien remplie.Un portrait de ce grand bienfaiteur a été placé dans le hall d\u2019entrée de l\u2019Ecole Technique de Shawinigan afin de rappeler aux générations présentes et futures l\u2019oeuvre philanthropique de ce pionnier industriel de la Mauricie.Metropole Electric Inc.L.-E.Dansereau, président QUEBEC \u2014 MONTREAL \u2014 OTTAWA CHERRIER 1300 CHERRIER 3052 I.NANTEL INC.Bois de construction \u2014 Lumber e CONTRE-PLAQUE e BEAVER BOARD e MASONITE 1717 EST, RUE DE MONTIGNY Coin Papineau MONTREAL 700 Décembre 1954, TECHNIQUE : BENDIX ile |, N 4 1 fe, ogy, cr by BRADLEY HALL lg, pir * Dlg | 0 1h NE might almost ask \u201cWhat is a Bendix?\u201d Every person interested in iol aviation, autos, or mechanics will tell you a different story.One will begin talking l dé of radar, another will speak about carburetors, still another will mention instrumenta- ie | tion.Then the wives will chip in with mention of the Bendix radios and television © I receivers.They're all right; the name Bendix, or Bendix Aviation Corporation means ib 6,000 engineers and 42,000 skilled employees\u2014it also means fifteen research labora- is tories and a full division engaged in advanced research, and twenty-five manufactur- ous ing divisions spread from coast to coast in the United States and Canada.The aim - of Bendix seems to be top engineering facilities and never-ending research combined ie with manufacturing potentials that can give quality products at the lowest possible dE, costs.,Ç Many of the products of the vast system of Bendix are precision jobs.Anyone don familiar with the fine work necessary for navigational instruments in aviation, for ve | gyroscopes and compasses, automatic pilot systems, and servo-mechanisms will under- fe stand that the engineers and workmen of the Bendix companies must be tops in their ee .i fields.Keeping up with their desire for good workmanship plus new inventions, Bendix holds to its position of the largest producer of aviation instruments and accessories Pr in the United States.Currently, 67 per cent (1953) of the company\u2019s products are a for the aviation requirements.Even so, the many auto parts bearing the name Bendix à are enough to give profits and production demands for several subsidiary companies.im | The names of \u201cStromberg\u2019 on carburetors, or of \u201cFriez\u201d on instruments means qual- h ity\u2014but they are parts of the Bendix family.Much of the know-how acquired in the automotive parts industry carries over into the aviation division.Carburetors and brakes and fuel gauges are common to _ both autos and planes.Improvements in one field may be used to advantage in another one.Some idea of the tremendous change in modern war planes can be seen by the increase in the number of electronic devices used in a fast modern jet.In World War Two, 10 to 15% of the devices were electronic, now 50% of the controls and other gadgets and instruments are electronic.Not only that, but it would be impossible to fly at the present speeds without many electronic devices; further electronic | aids are necessary in bringing down the enemy planes\u2014first, in sighting them; second, in aiming at them; and third, in firing to destroy them.Large planes need electronic instruments as well as their smaller and faster brothers.An excellent example of such an instrument is the Autosyn, a device that transmits engine data from remote indicators to the pilot.In the huge modern planes, TECHNIQUE, Décembre 1954 701 such vital data must be available at a glance to the pilot, for he is unable to check the far-away engines and pipes, etc, in person.Another Bendix development, the gyro fluxgate enables the pilot or navigator to take compass readings within 300 miles of the north magnetic pole.(Old-style compasses could only operate accurately to within 1,200 miles of the magnetic north pole.) In an age which looks forwards to flying over the polar regions of the Arctic such instruments are essential.Russia is reported to have most of its air potentiel gathered in airfields along the edge of the Arctic regions.It is over these desert and icebound barrens that fleets of enemy bombers will probably strike at Canada and the United States if war does come.Every instrument, no matter how successful in ordinary ground or air work, must be tested and often re-made for use in the high-flying planes which undergo either terrific heat or cold.Pressures too must be checked.The gauge that was quite satisfactory at 20,000 feet altitude may be useless at 40,000 feet.And the testing must meet more and more difficult requirements, some of them new and unexpected.Even the materials behave peculiarly far above the earth, and metallurgy must be called in to aid in the general picture.This is the highly technical work in which much of the Company\u2019s effort is placed, and it is this slant to production and the view of future needs that caused the name Bendix Aviation to be chosen.Probably not even Vincent Bendix, who masterminded the industrial empire, saw how great would be the need for instruments and accessories in the aviation industries.Some idea of the cost of modern aeroplanes, not a litile of it in electronic controls and instruments, can be seen by comparing the cost of a B-36\u2014about $3,500,000\u2014as compared with the B-29 Superfortress of the recent war which costs $135,000.Even the F-86 Sabre jet runs into a cool $183,000, and the radar equipment on the new interceptors costs more then the old P-51 Mustangs.In passing, it should be noticed that in England, there is a tendency to turn to smaller and less expensive planes with fewer accessories.Vincent Bendix The man who gave his name to the company is little known to the public; even the company itself was little publicized in the early days.It is only recently, when the need for publicity to attract the bright young men of the universities and technical schools to work for the Bendix companies was seen, that Bendix began to tell its story.The man Bendix has let few articles be written about him; one of the few appearing some years ago in one of the popular weeklies.Vincent Bendix, a garage mechanic (like Henry Ford), invented a starter drive for autos.Like many inventors he needed someone to manufacture his drives.Luckily he met John C.Ferguson, manager of the Eclipse Machine Company, and talked him into making the drives.The name Eclipse still appears in roster of Bendix companies.The work of Bendix was to popularize his products and get different companies into his growing industrial empire.He was a publicist, a salesman, and a promoter, and it was his drive that made the name Bendix so well known, althought the man was seldom in the public eye.Succeeding Bendix in 1942 was a financial man trained by General Motors, a company which had once an interest in Bendix stock and is still one of its best customers in the auto divisions.In 1946, Malcolm F erguson, a son of the original manager of the Eclipse Machine Company, took over.He had been trained in the Bendix plants and was primarily interested in turning out the best Décembre 1954, TECHNIQUE _ BB = Development engineer testing precision wave- guide components for Bendix GCA blind landing equipment.(Bendix Radio Division) possible products by using the best available engineering brains.It is through groups of executives that Ferguson exerts control over the different divisions and factories.Each plant or division is responsible for its own product and sales.This engineer is a far cry from the fast-talking Vincent Bendix, but it is probably a sign of the times that expert knowledge should be required at the head of a company manufacturing goods requiring such precision and engineering know-how.Spreading over so many fields of transportation and communication, it is impossible that there should not be some overlapping of research and production.Where are the boundaries between the problems of making TV sets, radar equipment, and the new VHF radio equipment?As Bendix probably saw with his keen eyes for promotion, there is almost a definite saturation point in the auto business, a point which is almost reached at this moment.The saturation point for aviation equipment is much higher, and if there was a new war upon us at any time, the need for such equipment would be almost limitless.Already aviation may be considered to include rockets and guided missiles, and both of these will need research and production of the kind possible to such an organization as the Bendix one.Technicians and Engineers A recent booklet sent out by Bendix Aviation Corporation tells some of the present opportunities for men with engineering knowledge in the vast Bendix empire.Does your interest lead to mechanical engineering in its many phases?There is a spot for you, and for all your mechanically minded friends.If you like hydraulics and hydraulic mechanisms, see Bendix for a job to suit you.The electronics expert will find many openings for his abilities at almost all levels of knowledge.He may find his niche in TV, or in the computers which are manufactured in a relatively new division at Hawthorne, California.Electronic computers need trained men in the use of transistors, input and output devices, magnetic and electrostatic components of storage devices.As to the man with an interest in computer logic and mathematics, he will find welcome mats all the way to California.Computing machines are only one of the newer devices which are only possible in a world where experts in electronics and mathematics work in the production and later in the use of such machines.The use of such machines in science, medicine, in- TECHNIQUE, Décembre 1954 703 REHM ON 112 SHO OCIS Ss NMA HE RM HR 3-0 a) LH SH SAR CL HAMNER Babi ds SR SNE Lt ER RE RN HNMR A A ET De ea D da tre EHH DE CELA ES.Development engineers testing digital computer and magnetic drum storage components.(Bendix Research Laboratories) dustry, and commerce has only _ been touched yet.Some day we shall be able to get a health test in an electronic diagnostician with computing machine attachments.Not only will our diseases be tabulated, but the cures\u2014if any\u2014 will be recorded, and probably the prescriptions will be delivered in sterile packages as the patient leaves the electronic ward of the hospital.Already computing machines are being fed material and statistics which may give us a clue to the cure for cancer and such diseases.In the Bendix Products Divisions, the technician will find work going on in fuel metering devices.These may be used in reciprocating engines, in jets, turboprop engines, or in guided missiles.Supply systems, nozzles, pumps, injection systems, and electronic controls must be studied here.Landing gear of all kinds are made here, and the complexities of a huge landing wheel for large planes must be studied to be understood.Brakes of all kinds are also made here; so are the vacuum power braking systems coming into popular use.Hydraulic controls are made in many sizes and for many different purposes.In this plant engineers and technicians are needed in the electronic, hydraulic, stress, magnetics, and mechanical fields.3 At the Bendix Radio Division there are opportunities in many new and inter- 2 esting developments.In addition to broadcast receivers and television sets, there is work to be done on colour reception.Some men may prefer to get into the VHF communications systems and receivers; others may use their knowledge of Very High Frequency in work with ground directional finders and navigational receivers.In this division may be found work to do on automatic radio compasses, long distance measuring equipment, various kinds of radar, aircraft intercom and audio systems, aircraft antennas, and the G.C.A.radar.The Cincinnati Division is for advanced instrumentation and research and manufacture.Here are the physicists as well as the mathematicians, and much of the work has to do with atomic energy and nuclear technology.One interesting part of the division work is that dealing with the problems of automatic industrial instrumentation.Décembre 1954, TECHNIQUE At the Eclipse Machine Division, Elmira, New York, are made electric fuel pumps, carburetors, fuel metering machines, bicycle coaster brakes and ball bearing hubs, transmissions, and devices for the textile industries.Here again, research is encouraged to get the best products from tiny fuses to huge diesel engine starters.At Teterboro, New Jersey, the Eclipse-pioneer Division makes airplane and engine instruments, flight instruments, servo motors and mechanisms, and foundry products.Here is a combination of mass production with precision work.The plant occupies more than 900,000 square feet and has a complete foundry and an air-conditioned machine shop for high-precision parts within its scope.Here will be solved some of the problems of stratospheric flight and possibly of space flight; and from the problem will come the finished part to do the right job.One of the most important of the divisions is the Friez Instrument division where weather and allied instruments are made.Some of these systems measure wind speed and direction.They are used for many scientific purposes as well as for the meteorological stations.To detail all the work done by the different divisions would be unnecessary in a short article of this kind.It will be sufficient if a short glimpse is had of the hundreds of opportunities for the young man interested and willing to work in some of the mechanical, electrical, and electronic divisions of such a corporation.Other divisions make instruments and devices for use in atomic energy fields, ignition systems, synchronous motors, microwaves, sonar, de-icers, air-borne radar, oscillators, flight instruments, special purpose electronic tubes, klystron tubes, rectifier tubes, motors, magnetos, switches, rocket motors, ceramics, filters, carburetors, etc.Industrial Applications A list of the industrial uses of Bendix products would fill many pages, just as a full list of the products would.Let us give a few of the industries served by Bendix products.Agriculture uses many Bendix products on automobiles, tractors, dairy equipment, filters, thermometers, etc.Some idea of the many uses of such products in the automotive industry has been mentioned.From brakes and carburetors to fuel metering and two-way VHF mobile radio units, the name Bendix is always coming up.In aviation Bendix covers many important types of products, in communications, electrical devices, engine components, instruments of all kinds, landing gear, hydraulic equipment, controls and regulators.Etablie depuis 1920 lL = J0S.POITRAS & FILS LTEE Matériel de Dessinateurs et d\u2019Ingénieurs - Niveaux - Transits - Mires Règles à Calculs ATELIER DE MECANIQUE Recommandés par les ingénieurs ET FONDERIE depuis plus de 70 ans DEMANDEZ NOTRE LISTE DE PRIX PT CATALOGUE KEUFFEL & ESSER °' CAN2P4 L\u2019ISLET STATION Téléphone: 63 679 ouest, rue Saint-Jacques Montréal Fabricants de machines a bois TECHNIQUE, Décembre 1954 705 It seems a long gap between aviation and bicycles, but the Bendix name gets into both industries.Whether it\u2019s a scooter or a coaster brake, Bendix will have it.Present Opportunities for Technicians A study of the different products of the Bendix companies shows the number of opportunities for young men in electricity, electronics, and precision machine shop work.Even electronics is being broken down into many kinds of work and research as it is almost impossible for one man to follow all the new developments in this rapidly changing group of sciences.Not only are there new developments in electronics, but they must be applied in new circumstances.The electronician must understand how transistors and other gadgets work in the laboratory, but he must also know how they will work at 50,000 feet altitude and in temperatures from very hot to 60 degrees below zero Fahrenheit.If ever there were challenges and adventures for young men in the new frontiers of new sciences it is in the field of aviation and flight.With space travel just around the corner\u2014Willy Ley said we would be getting out of our earth shackles in five or six years, less if Russia forces us to build space stations\u2014there will be all the thrills of new discoveries as well as new applications of old principles.Meanwhile, new challenges in other kinds of transportation and communication give the young man in technical training circles opportunities unlimited.Television is going through a period of growing pains, now that the excitement of novelty has passed.And colour is adding new problems and new interest to the whole TV picture.The major automobile companies are also striving for the large markets by turning out better and more appealing cars.Here again are chances for the young men with ideas and imagination.With new advances in many phases of metallurgy, there are also needs for new skills and new techniques.In some major industries, automation is calling on all the qualities needed by men of the highest technical knowledge.Here is where imagination, mechanical know-how, and an understanding of the latest in electronic controls are necessary.Such knowledge cannot be gained in a year or two out of school or college, but with study, night classes, and opportunities in research, the technical background may be acquired.Mention has been made of the opportunities; it might be well to mention that the men who take advantage of such opportunities will be rewarded by increased prestige, confidence, and the very pleasant monetary considerations.Bendix, with its far-spread companies and laboratories, is one example of the kind of corporation which challenges the young man and the man with skill and vision to find his niche and then enjoy it.L\u2019ébéniste comme le bricoleur.trouve son contreplaqué, coupé sur mesure, à la 140, ouest, rue Port-Royal, MONTREAL 14 - Tél.DUpont 8-8652 Albert CHATELLE, Gérant des ventes ESPECES DE CONTREPLAQUES merisier, bouleau, chêne blanc, chêne rouge, frêne, noyer, acajou - EPAISSEURS 1/8\u201d 3/16\u201d 1/4\" 3/8\" 1/2\" 8/4\" COTATION SUR DEMANDE ET LIVRAISON IMMEDIATE Décembre 1954, TECHNIQUE eee.0 e\u2014a Nouvelles des techniciens professionnels L\u2019avenir du Québec au technicien professionnel Au terme d\u2019une année bien remplie, rien n\u2019est plus réjouissant que de considérer un moment le travail accompli et de se rendre compte des résultats qui couronnent un labeur confiant et persévérant.L\u2019année 1954 a vu la réalisation d\u2019un rêve caressé depuis longtemps par nos aînés.Nous avons franchi une des étapes les plus importantes et les plus décisives dans l\u2019évolution progressive de notre corporation.Le statut « professionnel » que la législature provinciale a conféré à notre corporation témoigne de façon éloquente du prestige que nous accordent les autorités et le public en général.Eloquente aussi fut la manifestation de reconnaissance et d'enthousiasme exprimée par les techniciens qui ont participé en nombre record au premier congrès de la Corporation des Techniciens Professionnels, tenu à Québec en mai dernier.Le mot d\u2019ordre: « L\u2019avenir du Québec au technicien professionnel » devait dès cet instant commencer à se réaliser.Mais là encore il y a beaucoup à faire; et il nous faudra travailler avec confiance et persévérance si nous voulons récolter les fruits qui murissent pour nous.Aujourd\u2019hui plus que jamais, la collaboration sincère de tous les techniciens est réclamée afin que vraiment l\u2019avenir du Québec soit au technicien professionnel.Nouveaux certificats de la corporation Nous rappelons à tous les techniciens diplômés et professionnels qui ne l\u2019ont pas encore fait, de bien vouloir retourner leur formule d\u2019inscription que leur chapitre leur a deman- TECHNIQUE, Décembre 1954 par BERNARD JANELLE, T.D.dé de remplir.À la réception de votre inscription à la nouvelle « Corporation des Techniciens Professionnels », un nouveau certificat vous sera remis.Nous rappelons à tous les techniciens que les anciens certificats n\u2019ont plus aucune valeur et qu\u2019ils doivent être retournés à la corporation.Usurpation des titres de technicien Il est un devoir pour tout membre de la corporation d\u2019aviser le bureau de son chapitre dès qu\u2019il est témoin d\u2019un acte d\u2019usurpation du titre de « Technicien » employé par une personne qui n\u2019est pas membre de la corporation.Un comité de protection se saisira de la chose afin de protéger la corporation et ses membres contre les infractions indésirables et nuisibles.Soupers-causeries Le comité des techniciens en affaires du chapitre de Montréal se réunit régulièrement chaque deuxième mardi du mois, poursuivant ainsi la tradition de ses soupers-causeries.Le programme de chaque rencontre est ainsi établi: à sept heures, repas en commun, suivi d\u2019une projection de film par « Ciné-Tech ».À huit heures trente il y a conférence suivie d\u2019un forum.Ainsi les techniciens qui ne peuvent se rendre pour le souper ont le loisir de se joindre au groupe pour la conférence.Tous les techniciens sont invités aux soupers-cause- ries du comité des techniciens en affaires qui ont lieu le deuxième mardi du mois au Sherbrooke Bar-B-Q, rue Sherbrooke, près de Bleu- ry.Cinéma le quatrième mardi Il n\u2019y aura pas de soirée de cinéma en décembre; cependant poursuivant sa formule 707 7 ETES très appréciée, « Ciné-Tech » reprendra ses activités en janvier pour les continuer chaque quatrième mardi du mois.Les séances de projections ont lieu à l\u2019auditorium de l\u2019École Technique de Montréal et comprennent une variété de films documentaires et de courts métrages très intéressants.Nous regrettons de ne pouvoir donner ici que des nouvelles des activités du chapitre de Montréal.Nous savons que d\u2019autres chapitres ont des comités de cinéma, de techniciens en affaires et autres, mais nous n\u2019avons pas de nouvelles récentes à communiquer à leur sujet.Il est cependant assuré que tous les comités de chaque chapitre, après le congé des fêtes, reprendront leurs activités avec beaucoup plus de dynamisme et que nous en entendrons parler sûrement.Notons toutefois que plusieurs chapitres organisent pour le lendemain de la Nativité une fête de Noël pour les enfants.C\u2019est une réalisation louable et à imiter chez tous les chapitres.Joyeux Noël et bonne année Avant de terminer cette année très fructueuse, l\u2019exécutif provincial désire remercier tous ceux qui ont collaboré généreusement au succès de son travail et souhaite à la corporation et à chacun de ses membres une année 1955 riche en nouvelles réalisations et en succès constants.Puisse Noël vous apporter la paix et le bonheur, et la réalisation de vos plus chers désirs.NEW DRILL A new masonry drill designed for faster continuous drilling of concrete, brick and tile, has been introduced by Canadian General Electric Company Limited.Tipped with Carboloy cemented carbide, the fast spiral drills are designed to carry all debris clearly and quickly from the hole.The manufacturers state that the \u201cLive-Spiral\u201d design eliminates the need to remove the drill time after time to clean the hole and bit of packing.Sizes are from 3/16\" through 1\u201d.This new line of drills is available in individual plastic containers and also in three job-designed kits: for light-duty anchoring, heavy-duty anchoring, and a handyman kit.Further information is available from Carboloy and Metals Sales, Canadian General Electric Company Limited, 1025 Lansdowne Avenue, Toronto, Ontario.708 E METIER NOUS AVONS merpe Serres: LA 0251 CITES AIL L'atelier qui donnera à vos imprimés un caractère de distinction THÉRIEN FRÈRES LIMITÉE Imprimeurs \u2014 Lithographes \u2014 Editeurs 8125, St-Laurent Dupont* 8-5781 Montréal 14 Négociants en gros - Importateurs Matériaux de plemberie et chauffage Toyaux No-Co-Rode eschènes & ils be \u2014 FRS.DESCHENES Gérant-technicien 5685, rue Iberville MONTREAL FRontenac 3175-6-7 Décembre 1954, TECHNIQUE NOUVEAU RÉGULATEUR POUR LA SOUDURE Welding & Supplies Company Limited, annonce une nouvelle sorte de régulateur pour la soudure WELDCO, d\u2019une conception tout à fait originale.Soumis à toutes les épreuves possibles en chantiers depuis 2 ans, ces régulateurs présentent les innovations suivantes: 1) Le corps et le bonnet sont un alliage d\u2019aluminium forgé, trempé et anodizé, plus fort que le bronze, léger et résistant à la corrosion.2) Une des nouvelles caractéristiques les plus importantes du régulateur est son filtre fabriqué en acier inoxydable aggloméré semblable aux coussinets Oilite, sauf que ceux-ci sont de bronze aggloméré au lieu d\u2019acier inoxydable.Ceci protège le mécanisme délicat du régulateur de toutes poussières; or comme on estime qu\u2019au moins 80% des réparations aux régulateurs sont dues à des saletés qui atteignent la valve régulatrice et viennent du cylindre, ou sont accumulées par le régulateur pendant un changement de cylindre, ce nouveau filtre réduira les réparations nécessaires à une fraction de ce qu\u2019elles sont aujourd\u2019hui.Welding & Supplies offre de faire la démonstration suivante: on verse une cuillerée de sable fin et propre dans l\u2019entrée du régulateur qu\u2019on installe ensuite sur un cylindre et qu\u2019on met au travail.On a répété cette démonstration des centaines de fois avec le même régulateur sans la moindre défectuosité.3) Un autre avantage important de ce filtre: il élimine presque complètement le danger d\u2019ignition spontanée des régulateurs d\u2019oxygène, puisqu\u2019il absorbe le choc de l\u2019oxygène à haute pression quand la valve du cylindre est ouverte brutalement.TECHNIQUE, Décembre 1954 4) La vis régulatrice est munie d\u2019un arrêt qui limite la pression maximum donnée par le régulateur.Ceci est un facteur de sécurité important surtout avec les régulateurs d\u2019oxygène qui ne devraient pas être réglés à plus de 15 lbs.5) Grande simplicité de construction: la série 80 ne comprend que 23 pièces en tout.6) Les diaphragmes de 3 pouces, en néo- prène et nylon, donnent une pression de débits constants.Ces régulateurs WELDCO sont vendus par Welding & Supplies Company Limited, 3445 rue Parthenais, Montréal, 3535 Dundas West, Toronto, et 85 Henderson, Québec.Annoncez dans TECHNIQUE Revue industrielle bilingue, qui circule dans tous les centres manufac- riers.© 506 est, rue Ste-Catherine Montréal PL 9476 Quand il 3 \u2018agi t J ® e e d'\u2019imorimenie \u2026=;LA PATRIE SERVICE DES IMPRESSIONS 180 est, rue Ste-Catherine - UN.1-2701* - Mentréal POULIES EN V COURROIES EN V de toutes sortes COURROIES Plates et rondes \u2018 de toutes sortes AGRAFFES et LACETS ROULETTES (Casters) et ROUES en métal et en caoutchouc MANUFACTURIERS CANADIENS DE COURROIES LTÉE (The Canadian Belting Manufacturers Limited) 1744 rue Williams - WE.6701 Montréal 709 AB I R RENE OO TE RE ET ; TU Tra Lu M CS DE DE HE rab EE WL EL Confection d'un chapeau \u201ctambourin L E nom de ce chapeau adorable que les dames aiment et coiffent presque toutes, vient de ce jeu désuet qui consistait à faire rebondir une petite balle légère sur un parchemin bien tendu sur un cercle de bois ou de fer.Nous n\u2019en voyons plus de nos jours ailleurs que sur les têtes féminines.Les jouets, comme toutes choses, sont sujets aux caprices de la mode.Les Américains ont appelé le tambourin « Pill Box » à cause de sa ressemblance avec une boîté à pilules.C\u2019est pourquoi on le connaît mieux sous ce nom de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.Le tambourin se prête à une foule de fantaisies, selon la matière avec laquelle il est fait: il sera simple ou habillé; il ira aussi bien avec une robe ou un tailleur classique qu\u2019avec une toilette du soir.À vous, mesdames, de décider à quel usage vous allez le destiner.Fournitures Une demi-feuille de sparterie coupée en biais \u2014 une demi-verge de tissu: velours, satin, taffetas, laine, etc.Confection de la forme Coupez un rond de sparterie de 945\u201d de diamètre et formez un cerceau d\u2019acier de 8\u201d de diamètre.Humectez la sparterie, côté paille, et épinglez-la sur le cerceau en retournant le surplus.Vous pouvez donner au fond une 710 par JEANNE CHANTRON PROFESSEUR DE MODE A L'ECOLE DES METIERS COMMERCIAUX ligne un peu plus large que longue, selon la manière dont vous placerez les épingles.T'aillez un biais de sparterie de 4\u201d de large et épin- glez-le autour du cerceau en prenant pour appui le surplus que vous avez retourné.Fermez à l\u2019arrière en croisant l\u2019un sur l\u2019autre, environ un pouce.Coupez la paille légèrement plus courte afin de rabattre la mousseline dessus; la couture sera ainsi plus propre.Cousez le haut à points de chausson (voir croquis), tirez légèrement le biais vers le bas afin de rétrécir ce qui va être l\u2019entrée de tête, humectez de nouveau du côté paille, si cela est nécessaire.Mesurez maintenant en partant du haut 115\u201d en avant, 2\u201d en arrière, et 3\u201d\u201d sur les côtés, repliez le surplus à l\u2019intérieur sans casser la sparterie; pour vous y aider glissez un petit bourrelet de coton de 1/\u201d\u2019 de diamètre.Maintenir à grands points de bâti pour conserver au bord un mouvement arrondi, ce qui contribuera beaucoup à adoucir la ligne de ce genre de chapeau plutôt sévère.Les mesures varient selon les personnes à coiffer.Faites un essayage, il sera votre meilleur guide.Vous aurez assez d\u2019un pouce de sparterie à l\u2019intérieur.Coupez le surplus et bordez d\u2019un biais de mousseline préalablement étirée qui fixera l\u2019entrée de tête.Donnez un coup de fer en maintenant à l\u2019intérieur de la forme, afin de ne pas vous brû- Décembre 1954, TECHNIQUE = A ge arriere FORME DE SPARTERIE D cerceou d'cier couvert de spor terie monière de poser les perles ler, un petit coussin rembourré de coton qui sera fait en forme de triangle arrondi d\u2019un côté; il facilite le repassage des formes faites sans moule ni patron.Confection Si le tissu est léger, doublez la forme d\u2019une petite doublure intercalaire.Prenez un coin du tissu et placez la pointe en avant sur le fond, épinglez tout autour en rabattant un 44\u201d sur le biais de la sparterie.Cousez à 44\u201d du fond à points arrières, coupez le surplus de tissu presque au ras.Taillez un biais de 444\u201d de large et assez long pour faire le tour de la forme.Fermez-le d\u2019une couture à la machine, repassée ouverte.Ce biais doit être assez tiré pour bien adhérer à la forme.Laissez dépasser en haut un quart de pouce de tissu que vous retournerez en glissant à l\u2019intérieur un laiton fin, cousu au bord de la façon suivante: sortez l\u2019aiguille de l\u2019intérieur du chapeau près du laiton, repiquez en faisant un point d\u2019un quart de pouce de long, juste au ras du laiton, puis un très petit point à l\u2019intérieur et ainsi de suite tout autour.Fermez d\u2019une douille.Le laiton doit donner l\u2019aspect d\u2019un petit liséré fin.Tirez le tissu vers lé bas et cousez-le solidement sur le biais de mousseline à l\u2019intérieur du chapeau.Si vous destinez votre tambourin aux heures habillées voici une façon simple et jolie de le perler.TECHNIQUE, Décembre 1954 / go pes 4 oevant bios du contour poirt de chausson Ayez des perles en forme de tube de 14\u201d de long, sortez l\u2019aiguille de l\u2019intérieur du chapeau, prenez trois perles sur le fil et repiquez de façon à obtenir une petite boucle.Ne tirez pas trop sur le fil; distancez les motifs d\u2019environ 15\u201d l\u2019un de l\u2019autre et placez-les irrégulièrement.Si le tissu est foncé et les perles de verre, l\u2019effet est joli.Doublure (coiffe française) Taillez un biais de taffetas ou de mousseline de soie mince, deux pouces plus long et au moins deux pouces plus large que la hauteur du tambourin.Fermez-le d\u2019une couture que vous placerez juste en arrière.Taillez un rond assez grand pour couvrir toute la surface du rond.Fixez-le par de grands points de bâti à l\u2019intérieur du chapeau.Prenez le chapeau sur vos genoux, l\u2019intérieur vers vous et commencez à coudre le biais à 14\u201d du bord de manière à pouvoir le retourner vers le fond.Prenez garde de ne pas trop le tirer afin qu\u2019il ne rapetisse pas l\u2019entrée de tête.Lorsque vous serez arrivée au milieu du devant, faites un pli d\u2019au moins 14\u201d de profondeur afin de donner l\u2019ampleur nécessaire à la couture; cousez ainsi tout autour.Si cela doit vous faciliter la tâche, épinglez avant de coudre; faites au bord de la doublure un petit ourlet assez large pour y passer un galon ou ruban étroit (comète).Serrez-le suffisamment, mais pas trop, (A suivre à la page 720) 711 uatitétpéetté cat Des DRE LEE DEUX PROJETS PRATIQUES Le porte-revues ou journaux Le porte-revues est très simple de construction, ne demandant qu\u2019une seule pièce de bois aux dimensions indiquées à la figure 1 et agrémentée de tiges de métal (aluminium naturel ou noirci, ou cuivre ou laiton) selon que l\u2019essence de bois choisie et finie est foncée ou pâle.La pièce de bois profilée à la main ou à l\u2019outillage mécanique n\u2019est constituée que de trous de 1/4\u2019 de diamètre; on ne défonce que les quatre qui sont aux extrémités pour livrer passage aux tiges qui servent de pieds après le pliage.Ces quatre tiges ont 1345\u201d de longueur totale et 1/4\u201d de diamètre.Il y a six tiges de 10\u201d\u201d de longueur et les deux autres ont 30\u201d de longueur et servent, après avoir été pliées et fixées, de poignées pour transporter le porte-revues.On fixe les tiges métalliques à l\u2019aide de vis ou de clous de même métal après avoir percé en travers le bois et le métal.Si on emploie des vis à tête ronde ou ovale, on peut très bien les laisser paraître.Les clous sont tout simplement limés à nu au bois.Les sabots des pieds peuvent être de caoutchouc (article commercialisé) ou de bois tourné.par GÉRARD PARENT PROFESSEUR A L'ECOLE DU MEUBLE Les appuis-livres Les appuis-livres (fig.2 et 3) sont fabriqués à peu de chose près de la même manière que le porte-revues.L\u2019appui-livres double sera fait d\u2019une seule pièce de bois qui, séparée en deux, deviendra deux appuis-livres simples.Les deux tiges de métal du centre ont une longueur de 6\u201d; l\u2019autre tige contournant ces deux-là a une longueur de 18\u201d.Les essences de bois à suggérer pour ces deux projets sont le chêne, le frêne, le hêtre, le cerisier, l\u2019érable, le merisier, l\u2019acajou, le noyer noir, etc.Ces bois peuvent être finis au naturel.Il serait avantageux d\u2019employer le contraste du bois et du métal comme par exemple l\u2019acajou, le noyer noir ou le cerisier avec l\u2019aluminium au naturel.Vous trouverez les différents métaux requis chez les marchands de métaux qui vous guideront dans votre choix.Permettez-moi de vous conseiller de relire mon article du mois de novembre concernant le produit à employer contre l\u2019oxydation du métal après polissage au papier de verre ou à la laine d\u2019acier.On pourra se procurer un bleu vraie grandeur détaillé de chacun de ces objets (indiquer clairement l\u2019objet) en communiquant avec l\u2019auteur, 5702, rue Delo- rimier, DO-5483.Décembre 1954, TECHNIQUE [aed 4 Rr J (0 14 = =r) cLou TT vis * 1 = Fla.1 Tr ponte - iVA@S ou sou NAUX rr à\u201d (CENTRE DES TA0UsS li + = Pa + + + + li «Ti fl 1 foun ot: ] © Fig 2 -\u2014 Or oxroncé \u2014\u2014 H | a veu mur ; k a { A NAS A PPUI -LIVRES SIMPLE pal ; qe je fFia.3 - A Ë se 0 ! = | 16°° if APPUI -LIVAUS DOUBLE Dassin § Bonar r cLov oR WiXQN gt Le el 8 TECHNIQUE, Décembre 1954 713 Among the New Books \u201cHelping High-School Students Read Better\u201d by E.A.Simpson.4 Program Manual for Teachers and Administrators.Pub.by Science Research Associates Inc., 57 West Grand Avenue, Chicago 10.& pucationar authorities and businessmen are realizing the vast field of information being built up concerning reading skills and ability.Thousands of hours are wasted by many pupils by their poor reading habits, and until recently, nothing was done to reduce this appalling waste.Strangely enough, the two main tools of educational improvement\u2014reading and thinking\u2014are not studied.The result has been the ludicrously misinformed and ignorant pupils leaving or graduating from our schools.The need for better reading habits is now getting attention; some day we shall find out better methods of using our thinking and organizing.powers.It has been realized for some time that fast reading can be better reading than slow reading, that the slow reader may not understand what he has read as well as the fast reader.Obviously, if a man can read twice as well as his neighbour and understand even one-half as much more what he has read, he is soon able to acquire a vastly greater amount of knowledge in a given time.That is why some students can do their homework in two hours, while other students are poorly prepared after four hours every night.One of the books designed and destined to improve our understanding of better reading requirements and habits is the book mentioned above.Although the greatest need in reading ability is at first the need for increasing rate of reading in most cases, other requirements are better grasp of main ideas, better evaluation, ability to summarize, development of vacabulary, and ability to answer to questions raised.This book poses some of the essential questions and then shows how they can be an- 714 swered.Reading programs are set out, and the need for reading coordinators and reading centres stressed.The use of machines and other devices for improving reading ability is discussed and the different methods evaluated.The second part of the book shows High School Reading Programs at present in use.Much the same programs might be used in applying modern knowledge of the reading process to business problems.In modern business, the executives are confronted by vast masses of books and magazines with information of value.Good reading habits will enable the executives to read, digest, and retain the essential knowledge in the shortest possible time.A bibliography of professional publications concerned with reading is also given.Although the study is for students of High Schools, there is much to be learned about the problems of reading and the methods of improvement which could be utilized by business.TV is beginning to take some of the sting out of learning, but books will probably be necessary and advisable for many years.Certainly any book that brings before the public the need for improved reading is doing a great service, and one of the key points where reading begins to be of more importance is in the high school or technical school.If good reading habits are formed there, they will carry forward into social, business, and college life.Better reading, better comprehension, faster reading, and the retention of important points are needed by all of us.W.W.W.Décembre 1954, TECHNIQUE INDEX DES ARTICLES \u2014 INDEX OF ARTICLES \u2014 1954 \u2014 A ACTUALITE La locomotive atomique de l\u2019avenir, Jacques Boyer, p.499.ALDRED (John Edward) Industriel et philanthrope méconnu, J.-Lio- nel Thibeault, p.699.ALIMENTATION L\u2019alimentation de Montréal, Dr Adélard Groulx, p.13.ALUMINIUM L\u2019aluminium a cent ans, C.-F.Maheu, p.607.AQUEDUC Du robinet au Saint-Laurent, Jean Asse- lin, p.157.ARCHEOLOGIE Archéologie + sience \u2014 histoire, Michel Cartier, p.655.ARCHITECTURE Une heure avec le professeur Gio Ponti, William Eykel, p.467.ARTS GRAPHIQUES Photolithographie (Offset), Arthur Gladu, p.ASTRONOMIE L\u2019éclipse de soleil du 30 juin 1954, Jean Asselin, p.375.ATOM The Atom Underseas, Allan Dale, p.65.AUDIO Why Hi-Fi?W.W.Werry, p.219.AUTOMOBILE Le 40e Salon de l\u2019automobile à Paris, Jean Desgagnés, p.5.Driving without effort, Gerald Dunn, p.10.Auto Bodies, Alex Cross, p.49.Turnabout is Fair Play, p.269.The New Cars, W.W.Werry, p.299.Préfiguration de la voiture de demain, William Eykel, p.363.AVIATION Le chasseur Sabre Jet F-86, Onésime Piet- te, p.71.L'aviation transpolaire, Amable Lemoine, p.95.Fifty Years of Flight, Wilfrid W.Werry, p- .L\u2019hélicoptére, J.-Lionel Thibeault, p.131.L\u2019aviation d\u2019hier, p.175.L\u2019aviation d\u2019aujourd\u2019hui, p.229.L\u2019aviation de demain, p.301.L\u2019aviation en vol et en voltige, p.385, Amable Lemoine.L\u2019aviation de transport long-courrier C-5, Onésime Piette, p.543.The Happy Helicopters, Chris Carson, p.L'aéronautique française au 4e rang, p.TECHNIQUE, Décembre 1954 Les Drachens de Bourjade, p.675, Amable Lemoine.AVIONNERIE ; L\u2019industrie aéronautique québecoise, Oné- sime Piette, p.421.B BENDIX Bradley Hall, p.701.BIBLIOTECHNIE Visite technique de la bibliothèque nationale de Paris, Jacques Boyer, p.507.BICYCLE L\u2019industrie du cycle et du moto-cycle en France, p.431.BOIS La fabrication des contreplaqués canadiens, p.67.; Classification des contreplaqués canadiens, p.483, Pierre Denis.BOOK REVIEW Among the New Books, W.W.Werry, p.714.BUSINESS That Growing Business, W.W.Werry, p.190.C C.I.T.A.Canadian Industrial Trainers\u2019 Conference, John Barnes, p.323.CHEMIN DE FER La locomotive la plus rapide au monde, Jacques Boyer, p.409.CHEMISTRY Food, Flavors and Chemistry, F.H.Knel- man, p.369.CHIMIE 2, Nous avons lu pour vous: \u201cChimie vivante\u201d, Ludger Beauregard, p.137.CLIMATISATION L\u2019air climatisé, Ludger Beauregard, p.183.CORPORATION DES TECHNICIENS PROFESSIONNELS J.-Maurice Proulx, p.59.Congrès.Albert Châteauneuf, p.277.Message de, MM.Jean Delorme, C.-E.Bréard, Raymond-A.Robic, B.Janelle, L.Dussault, W.Beaulac, et des chapitres, p.339, etc._ Bernard Janelle, pp.205, 275, 491, 575, 641, 707.CURRENT TOPIC CNR\u2019s Centre, Richard Church, p.489.D DESIGN NIDC Design Awards for 1955, p.526.DICTATING MACHINES The Ubiquitous Audograph, Clement Dane, p.471.A Sound Investment, R.C.Jones, p.567.715 E ECONOMICS Depression, Recession Or?Clement Marks, p.319.The Right Site, W.W.Werry, p.381.Two Christmases, Chris Daye, p.653.EDITORIAL Dear Diary, W.Day, p.3.Au seuil de la 30e année, Gérard Nepveu, p.651.ELECTRICITY Electricity in the Expanding Economy, H.M.Turner, p.141.The Battle of the Batteries, Raymond Tate, p.310.Tapping the Sun\u2019s Energy,Willan Cove, p.455.Light\u2019s Diamond Jubilee, John Bright, p.5217.ELECTRONICS Going up! p.329.Thermistors, p.513, W.W.Werry.ELECTRONIQUE L\u2019automatisme dans le transport vertical, William Eykel, p.401.L\u2019électronique française, Albert Chevalier, p.595.EMBALLAGE Importance actuelle des problèmes d\u2019emballage, Jacques Boyer, p.261.ENSEIGNEMENT SPECIALISE L\u2019Enseignement spécialisé à l\u2019honneur, p.75.L\u2019oeuvre de M.Pierre Normandeau couronnée a deux reprises, p.102.In memoriam (Louis Croteau), p.115.A la mémoire d\u2019un grand disparu: M.Edouard Montpetit, Jean Delorme, p.291.L\u2019enseignement spécialisé du Québec à l\u2019étranger, William Eykel, p.397.S.-F.Toupin (In memoriam), p.435.M.Emile Puvilland à l\u2019honneur, p.518.Bénédiction apostolique à M.Jean Delor- me et aux directeurs des E.A.M., p.598.M.Amable Lemoine se classe 2e au concours de l\u2019A.W.A., p.680.ESSAI Considérations sur l\u2019art et la technique, Jean Desgagnés, p.457.EXHIBITION Abit of France in Montreal, W.W.Werry, p.593.EXPOSITIONS Ça et là à Paris, p.125.La Foire de Hanovre, p.547, C.-F.Maheu.La France nous visite, William Eykel, p.579.L\u2019art sacré, l\u2019affiche et le timbre, Michel Cartier, p.589.F FUMEE Comment Montréal combat la fumée, Bernard Beaupré, p.77.G GRAPHOLOGIE L\u2019expérience mécanique des écritures, Jacques Boyer, p.163.716 H HISTOIRE DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS Léon Maquenne, p.25.Guillaume Ostwald, p.139.Pierre Termier, p.167.Paul Sabatier, p.266.Pierre Duhem, p.496.Edouard Branly, p.635, Louis Bourgoin.HOBBIES Do it yourself, Ralph Steel, p.245.Faites-le ou refaites-le vous-mémes, William Eykel, p.668.ror Christmas and After, Rory Macfee, p.HOMES Conquest of Space, p.612.I INDUSTRIAL DESIGN (Notes on), p.501.INDUSTRIAL RELATIONS industrial Communications, C.M.Seifert, p.Team Play with the Foreman as Quarterback, Tom H.Miller, p.394.L LEISURE Play as You go, Wilson Dodds, p.405.LIESSENS, AUGUSTE In memoriam, Léo Charlebois, p.685.M MATHEMATICS Check your Maths! J.Wylam Price, p.22.MATHEMATIQUES Les probabilités, Roger Brière, p.449.Quantités imaginaires et nombres complexes, J.-Lionel Thibeault, p.531.Une étrange facon de compter, Marcel Benoit, p.555 MENUISERIE Une nouvelle panneauteuse automatique, C.-F.Maheu, p.335.METALLURGY Something New in Steel,Allan Dale, p.61.Free Machining Steels, p.429.The Iron and Steel Institute of France, Henry A.Mhun, p.443.METEOROLOGIE Le réseau Bélino-Météo du Canada, W.- Roméo Richard, p.293.MODE Le béret, Jeanne Chantron, p.571.Confection d\u2019un chapeau \u201ctambourin\u201d, Jeanne Chantron, p.710.MOTORS Gas Turbine Burns Coal, Wilbur Wynn, p.155.N NAVIGATION Canada Travels and Ships by Water, W.W.Werry, p.28.Bateaux de plaisance construits en plastique, Roland Prévost, p.241.Cunarders for Canada, Allan Dale, p.620.NOISE Coming the Quieter Life, p.631.Décembre 1954, TECHNIQUE \u2014\u2014 OF 0x PE PI PI PI R, NOUS AVONS LU POUR VOUS Lecture de plans, p.271.Dessin industriel, p.359, Ludger Beauregard.Le Chercheur, p.442.Lettrage d\u2019enseignes, Roger Lafleur, p.638.0 ORFEVRERIE L\u2019orfévre Roland Paradis, Gérard Moris- set, p.437.OXYGEN Detecting Oxygen in Industry, John D.Pharr, p.69.P PHARMACIE L\u2019évolution de l\u2019industrie pharmaceutique, Jacques Boyer, p.103.PHOTOGRAPHY Pictures for Pleasure and Profit, Allan Dale, p.87.Don\u2019t Forget your Camera, p.551.PHYSICS A new Kind of Gyroscope, Roland E.Barnaby, p.537.PHYSIQUE Chaleur et énergie, p.53.Son et vibrations, p.117.Lumière et radiation, p.207.La théorie des quanta, p.279, Roger Boucher.PLASTIQUE Le polythène à son rang, John D.Glen, p.285.PRINTING Zerography, Wilfrid Werry, p.479.PROJETS Projet d\u2019ébénisterie (table jardinière), p.644.Deux projets pratiques, p.712, Gérard Parent.R RADIOISOTOPES Les radioisotopes et leurs applications industrielles, Marcel Benoît, p.311.READING Reading and Understanding, Richard Emerson, p.187.A ANDERSON, ALEX Tube under Toronto, p.413.ASSELIN, JEAN Du robinet au Saint-Laurent, p.157.L\u2019éclipse de soleil du 30 juin 1954, p.375.B BARNABY, ROLAND E.A New Kind of Gyroscope, p.537.TECHNIQUE, Décembre 1954 RECENSEMENT Les recensements et la mécanographie, Jacques Boyer, p.693.S SAINT-JEAN Saint-Jean, capitale du Richelieu, Ludger Beauregard, p.35.SAVEZ-VOUS.?Roger Boucher, pp.475, 565, 642.SCIENCE La science au siècle des lumières.L'influence de Voltaire et de l\u2019Encyclopédie, p.193.Les physiciens hollandais, p.249, Léon Lortie.De quelques grands savants de l\u2019antiquité, Roger Brière, p.519.SECURITY Security \u2014 Shadow or Substance?Elton Briggs, p.463.SOUDURE Les soudures en général, René Hamel, p.615.SPORTS Are you a Fisherman?C.M.Seifert, p.419.SUBWAY Tube Under Toronto, Alex Anderson, p.413.T TELEPHONE Théléphonie sous-marine, p.325.Crossbar \u2014 A New Dimension in Telephony, p.411.Pipe-lines et lignes téléphoniques, p.689.TELEVISION Joint International Meeting, George Case, .127.La transmission des signaux de télévision, M.Sauvanet, p.147.Colour is Coming \u2014 Slowly, Jack Ross, p.171.The Script in Television, W.W.Werry, p.599.\u201cEurovision\u201d, Charles Frenette, p.625.TV Programs, W.W.Werry, p.669.TRAVAUX PUBLICS Un demi-siècle de progrès dans les travaux publics et le bâtiment, William Ey- kel, p.63.INDEX DES COLLABORATEURS \u2014 INDEX OF COLLABORATORS BARNES, JOHN Canadian Industrial Trainer\u2019s Conference, p.323.BEAUPRE, BERNARD Comment Montréal combat la fumée, p.77.BEAUREGARD, LUDGER Saint-Jean: capitale du Richelieu, p.35.Nous avons lu pour vous: Chimie vivante, p.137.L\u2019air climatisé, p.183.717 dn SR Nous avons lu pour vous: Eléments de lecture de plans, p.271.Nous avons lu pour vous: Dessin industriel, p.359.BENOIT, MARCEL Les radioisotopes et leurs applications industrielles, p.311.Une étrange facon de compter, p.555.BOUCHER, ROGER Chaleur et énergie, p.53.Son et vibrations, p.117.Lumière et radiation, p.207.La théorie des quanta, p.279.Savez-vous.?pp.475, 565, 642.BOURGOIN, LOUIS Léon Maquenne, p.25.Guillaume Ostwald, p.139.Pierre Termier, p.167.Paul Sabatier, p.266.Pierre Duhem, p.496.Edouard Branly, p.635.BOYER, JACQUES L\u2019évolution de l\u2019industrie pharmaceutique, p.103.expertise mécanique des écritures, p.Importance actuelle des problémes d\u2019emballage, p.261.La locomotive la plus rapide au monde, p.La locomotive atomique de l\u2019avenir, p.499.Visite technique de la Bibliothèque Nationale de Paris, p.507.Les recensements et la mécanographie, p.BRIERE, ROGER Les probabilités, p.449.De quelques grands savants de l\u2019antiquité, p.BRIGGS, ELTON Security, Shadow or Substance?p.463.BRIGHT, JOHN Light\u2019s Diamond Jubilee, p.527.C CARSON, CHRIS The Happy Helicopters, p.561.CARTIER, MICHEL L\u2019art sacré, l\u2019affiche, le timbre, p.589.Archéologie + science = histoire, p.655.CASE, GEORGE Joint International Meeting, p.127.CHANTRON, JEANNE Le béret, p.571.Confection d\u2019un chapeau \u201ctambourin\u201d, p.710.CHARLEBOIS, LEO In memoriam: Auguste Liessens, p.685.CHATEAUNEUF, ALBERT ler congrès de la C.T.P.P.Q., p.277.CHERCHEUR (le) Nous avons lu pour vous, p.442.CHEVALIER, ALBERT L\u2019électronique francaise, p.595.CHURCH, RICHARD CNR\u2019s Centre, p.489.COVE, WILLAN Tapping the Sun\u2019s Energy, p.455.CROSS, ALEX Auto Bodies, p.49.718 D DALE, ALLAN Something New in Steel, p.61.The Atom Underseas, p.65.Pictures for Pleasure and Profit, p.87.Cunarders for Canada, p.620.DANE, CLEMENT The Ubiquitous Audograph, p.471.DAY, W.Dear Diary, p.3.DAYE, CHRIS Two Christmases, p.653.DELORME, JEAN A la mémoire d\u2019un grand disparu \u2014 M.Edouard Montpetit, p.291.DENIS, PIERRE La fabrication des contreplaqués canadiens, p.67.Classification des contreplaqués canadiens, p.483.DESGAGNES, JEAN Le 40e salon de l\u2019automobile à Paris, p.5.Considérations sur l\u2019art et la technique, p.457.DODDS, WILSON Play as you go, p.405.DUNN, GERALD Driving Without Effort, p.10.E EMERSON, RICHARD Reading and Understanding, p.187.EYKEL, WILLIAM Un demi-siècle de progrès dans les travaux publics et le bâtiment, p.63.Préfiguration de la voiture de demain, p.363.L\u2019Enseignement spécialisé du Québec à l\u2019étranger, p.397.L\u2019automatisme dans le transport vertical, .401.Une heure avec le professeur Gio Ponti, p.467.La France nous visite, p.579.Faites-le ou refaites-le vous-même, p.668.F FRENETTE, CHARLES \u201cEurovision\u201d p.625.G GLADU, ARTHUR Photoligraphie (Offset), p.4 GLEN, JOHN D.Le polythène à son rang, p.GROULX, Dr ADELARD L'alimentation de Mont-lal, p.13.H Ha ps SN IN] 0 ot HALL, BRADLEY Bendix, p.701.HAMEL, RENE Les soudures en général, p.615.1 Lu JANELLE, BERNARD Nouvelles des techniciens professionnels, pp.205, 275, 491, 575, 641, 707.JONES, R.C.A Sound Investment, p.567.Décembre 1954, TECHNIQUE Li Tv Ea eh | ï iE K KNELMAN, F.H.Food, Flavors and Chemistry, p.369.L LAFLEUR, ROGER Nous avons lu pour vous, p.638.LEMOINE, AMABLE L\u2019aviation transpolaire, p.95.L\u2019aviation d\u2019hier, p.175.L\u2019aviation d\u2019aujourd\u2019hui, p.229.L\u2019aviation de demain, p.301.L\u2019avion en vol et en voltige, p.385.L\u2019aéronautique française au 4e rang, p.585.Les Drachens de Bourjade, p.675.LORTIE, LEON L'influence -de Voltaire et de l\u2019Encyclopédie, p.193.Les physiciens hollandais, p.249.M MACFEE, RORY For Christmas and After, p.681.MAHEU, C.-F.Ça et là à Paris, p.125.Une Jouvelle panneauteuse automatique, p.336.La Foire de Hanovre, p.547.L\u2019aluminium a cent ans, p.607.MARKS, CLEMENT Dépression, Recession Or?p.319.MHUN, A.HENRY The Iron and Steel Institute of France, p.443.MILLER, TOM H.Team Play with the Foreman as Quarterback, p.394.MORRISSET, GERARD L\u2019orfèvre Roland Paradis, p.437.N NEPVEU, GERARD Au seuil de la 30e année, p.651.P PARENT, GERARD Erojet d\u2019ébénisterie (table jardiniére), p.Deux projets pratiques, p.712.PHARR, JOHN D.Detecting Oxygen in Industry, p.69.PIETTE, ONESIME Le chasseur sabre Jet F-86, p.71.L'industrie aéronautique québecoise, p.TECHNIQUE, Décembre 1954 L\u2019avion de transport long-courrier C-5, p.543.PREVOST, ROLAND Bateaux de plaisance construits en plastique, p.241.PRICE, WYLAM J.Check you Maths! p.22.PROULX, J.-MAURICE M.C.-E.Bréard visite le chapitre de Ri- mouski, p.59.R RICHARD, W.-ROMEO Le réseau bélino-météo du Canada, p.293.ROSS, JACK Colour is Coming \u2014 Slowly, p.171.S SAUVANET, M.La transmission des signaux de télévision, p.147.SEIFERT, C.M.Industrial Communications, p.255.Are you a Fisherman?p.419.STEEL, RALPH Do it Yourself, p.245 T TATE, RAYMOND The Battle of the Batteries, p.310.THIBEAULT, J.-LIONEL L\u2019hélicoptère, p.131.Quantités imaginaires et nombres complexes, p.531.John Edward Aldred, p.699.TURNER, H.M.Electricity in the expanding Economy, p.141.Ww WERRY, WILFRID W.Canada Travels and Ships by Water, p.28.Fifty Years of Flight, p.109.That Growing Business, p.190.Why Hi-Fi?p.219.The New Cars, p.229.Going Up! p.329.The Right Site, p.381.Zerography, p.479.Thermistors, p.513.A Bit of France in Montreal, p.593.The Seript in Television, p.599.TV Programs, p.669.Among the New Books, p.714.WYNN, WILBUR Gas Turbine Burns Coal, p.155.719 | a fe BEY.BY It A PE PRC] 08 3 Bl: h | A CONFECTION D\u2019UN CHAPEAU.(Suite de la page 711) afin de conserver toute la profondeur du chapeau.Terminez par une petite boucle et maintenez la doublure au fond par un ou plusieurs points.Tous les chapeaux français de haute qualité et de grands prix se doublent de cette manière.Rien ne vous empêche de terminer votre petit chef-d\u2019oeuvre en ajoutant une petite voilette à fin réseaux, qui ajoutera un cachet de distinction.Et vous voilà prête pour les réunions des fêtes et du carnaval.Vos amies ne manqueront pas de vous envier.Ce sera alors la récompense de vos efforts.DENSITY GAUGE ON ROCKS AND PERFUME Two recent trials of Isotope\u2019s density gam- magage have illustrated the range of application for this instrument.It has been used in a mineral concentration mill and to measure density of a cosmetic product.Measuring density during ore concentration has been a long-standing problem.The material to be measured is a very heavy slurry of powdered ore\u2014often up to 30 per cent ore is suspended in water.Previous methods failed because sooner or later mineral powder collected on the measuring head of an instrument and stopped its operation.The gamma- gage eliminated this problem because the source, detector and all parts of the instrument are clear of the product stream.The gammagage was mounted on the outside of an eight-inch pipe carrying the ore \u201cpulp and it gave continuous readings which could be adapted to automatic control of the feed from the classifier.The cosmetic application involved stick cologne.After long storage alcohol in the sticks tended to evaporate causing shrinkage which had to be checked by visual inspection.This necessitated opening and closing each stick\u2019s container.But the alcohol evaporation also increased the density, a change that can be readily detected by the density gammagage.Isotope tests showed density changes of as much as four per cent and readily sorted sticks with shrinkage from the rest.720 INDEX DES ANNONCEURS ADVERTISER'S INDEX Banque Canadienne Nationale \u2026 687 Ben Béland Inc.650 Alex.Bremner Ltd.666 Consolidated Plywood Corporation.eee cercer censure 706 Deschénes & Fils Ltée .708 Omer De Serres Ltée .708 Electrical Mfg.Co.Ltd.683 Forano Ltée 696 General Manufacturing Co.Ltd.650 International Agency Ltd.697 J.W.Jetté Ltée occ, 688 Keuffel & Esser .705 La Patrie sc 709 Machine Works Ltd.697 Manufacturiers Canadiens de Courroies Ltée .709 Marion & Marion 688 Metropole Electric Inc.700 Montreal Armature Works Ltd.667 I Nantel Inc.700 Payette & Cie Ltée 698 Jos.Poitras & Fils Ltée \u2026\u2026\u2026 \u2026 705 Shawinigan Water & Power \u2026 \u2026 692 Thérien Frères Ltée .708 Décembre 1954, TECHNIQUE QUELQUES-UNES DES PUBLICATIONS EN VENTE À L'Office des cours par correspondance $2.75 Exploitation des mines (de Pé- YON) .\u2026\u2026oucvvossanmessasssanrenssensansencerercers Cours de menuiserie (Morgenta- ler) _.\u2026.\u2026ovococsossemesserscsmmserersnacececnere Le guide du constructeur \u2014 Tome I et II (Grenier), chacun .L\u2019Equerre de charpente et ses multiples applications (Lafo- TEST) L.\u2026\u2026\u2026oocovrscersenmerenscersensencensernens Les bois du Québec et leur utilisation (Legendre) .\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.eees Utilisation des machines à bois (Rajotte) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026sessrerssssecensares Questions de vie professionnelle (Delorme) \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026crcsessssseserersence Machines à courant continu (Bois- VErt) _.\u2026\u2026.\u2026ccccoovrersenseemssssossessssensences Montages électriques (Robert) .Principes de téléphonie (Brunet) Eléments d\u2019électricité \u2014 tome II (Allard) _.\u2026.\u2026orrsereseressersescoscesse Arithmétique appliquée à l\u2019industrie (Normandeau) cesse Ajustage mécanique (Poirier \u2014 Morgentaler) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026isereserees Dessin industriel (Première partie) \u2014 (Landreau) .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.e Dessin industriel (Deuxième partie) \u2014 (Lefort et Landreau) Dessin industriel (Troisième partie) (Pauzé et Lafleur) .Géométrie descriptive (Landreau) Initiation à la pratique des Affaires (Fortin) rence Initiation à la peinture en bâtiments (Lethiecq) \u2026.\u2026\u2026ccceseces $3.50 $1.90 $2.00 $1.25 $4.50 $2.25 $0.80 $3.50 $2.40 $1.00 $2.25 $1.35 $3.15 $1.60 $1.60 $2.75 $6.50 $1.75 $2.00 La figure humaine (Le Testut) Questions de vie politique (Collaboration) .\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026crseereresssercenseces Série automobile (Carignan) Mise au point des moteurs .La carburation sers Cours d\u2019électricité appliquée à l\u2019automobile Première partie \u2014 Initiation aux circuits électriques .Deuxiéme partie \u2014 La dynamo génératrice de courant \u2026\u2026\u2026 Troisième partie \u2014 La batterie d\u2019accumulateurs .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ces Quatrième partie \u2014 Les régulateurs de la dynamo .Cinquiéme partie \u2014 Les canalisations électriques .\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.Sixième partie \u2014 L\u2019allumage Septième partie \u2014 Recherche des défectuosités.Réglage et réparation cen, Lettrage d\u2019enseignes (Lethiecq) La soudure oxyacétylénique (La- nouette et Gratton) .Matériaux industriels (Barriere, Tanner et Gauvrau) .cee.Organes de machines (Trudeau) Résistance des matériaux (Lan- dreAu) .\u2026.\u2026.rrcorserescecsensensescrcss0se Sciences élémentaires (Brouillard et Colas) tome I, II \u2014 chacun Lexique de mécanique d\u2019ajustage (Normandeau) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026cosesssess Initiation aux métiers de l\u2019imprimerie (Collaboration) .Les prix indiqués comprennent les frais de port Pour une liste complète s\u2019adresser à L'OFFICE DES COURS PAR CORRESPONDANCE 506 est, rue Ste-Catherine, Montréal Tél.: PL 9476 Édifice Langelier - 7° étage $0.95 $0.90 $0.75 $0.45 $0.55 $0.55 $0.55 $0.50 $0.55 $0.75 $2.25 $2.50 $1.60 $1.00 $2.25 $1.40 $1.00 + WX x ; X x X ¥ * + Joyeux, Noël x \u201c+ * mx * + x © >** x + x * x «d+ x A *+ >» + x X x * ¥ > I Xx x ¥ X * tmas Merry Chris * * X ar Happy.New Ye + * x SA a BARRA RO rags sa Ee ae RR "]
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