Technique : revue industrielle = industrial review, 1 novembre 1955, Novembre
[" ees A PES der es re .tele se pin ees à [Ep ep \u2014\u2014 pr ete en pee Con Lots: Ae = 3 £3 5 % a .E Zs 2 %.= ä 2 Fi 5 a 2 Le az i £1 2 2 i Ë Ti x5 oi 5 2 Ec 7 gs = 6.Fr Se a es nt.i 7 p M OT ; Fe 7 À E 3A S 2 ii 2 ; 7 2 2 2 pi pes # 5 .be fi EAL 2 2 A i a GE i a 7 2 4 i a 3 ; = Fei 3 % Bis i ii Ha 7 5 À 7 Ga A Ze 4 a 7 4 .4 7a 7: 2 2 ; à = bs ee 2 wi \"POPULAR rs a 7 id gt od = 2 = if a a 7% oi qe gf d fit i 2 2e Ri 7 \"A 74 a 5 2 5 = A ss % 7 i hs 2 a P OUR TOUS I 7; ë a 5 3 2 Gé oo à 2 Hi A = ce ; ! ; 7 % As a 5 oe [553% = 2 ; 5 i = = pu = i ad = = i\u201c 5 ; 7 Z 7 = = ce NUE ve = CEH pe i or > =\" es Te 22 Ze ai 2 Hi Ri fi! i 2 .a 22 i i.Xa re Es = = 5 i 1 i x a % i be | 25 4 5 = SE 4 > i i 4 \u201c i ; a HR : i a 75 a = oa = % We] 2 il i i oi X 2 A cs 5 2 d | > 5 Ze i: a = ere = A = ce = Be >.i .= = = i ii cs po 2 A = \u2014 2 > ERTS SEES i i a » it x = Æ 2 = DET = 7 ! Ile Xa = = pe = 2e 3 = th ; £3 5 = E> = = a N Ss = ges 2 2 He: 2e i i a Gl! GE ih, i 7 4 2 HE Men .a bh Hy! 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Chanca, Ile siècle A.D.Cette piece E4 appartient à la collection du Musée La rande assiette oo 11 © ;Ç 10 Es national d\u2019Archéologie et d\u2019Anthropo- « grande yoo \u2019 \u2019 oo Ÿ | logie, Lima, Pérou.(Voir notre article a en page 4) L'Institut Louis Braille par le Père Jean Cypihot, csv.12 The Perils of Obsolescence by Gregory Carr .17 View from a Viscount by Wilfrid W.Werry .19 Les colorants et les textiles par Roger Boucher .21 Jungle Destroyer.oo LL.25 L\u2019architecture au service de 'employé de bureau .26 k Formation professionnelle et rééducation par Lucien Saint-Arneault 30 i Beinn Bhreagh .0 33 hit: FRONT COVER : li ; New Machines and Gadgets .36 Eo Ceremonial tapestry used as mural EL adornment in the temples of the Chan- Sil ka Civilization, 2nd Century A.D.From Nouvelles de I'Enseignement spécialisé .38 i the collection of the National Museum ir ot of Archeology and Anthropology, L\u2019Enseignement spécialisé connaîtra un brillant avenir \u2014 Grâce Hie Lima, Peru.(See our feature on Inca i art on page 4.) aux bourses d\u2019études, de nombreux professeurs ont ajouté à leur fi : A | formation \u2014 Un heureux lauréat \u2014 Télévision et radio apportent bo | leurs concours à l\u2019Enseignement spécialisé \u2014 Le gouverneur général E { Ri i visite l\u2019Ecole de Marine \u2014 Le « Saint-Barnabé » a visité plusieurs fol Sources Credit Lines ports des Maritimes \u2014 Nos professeurs en textiles se perfection- jit Pp.4: E.-L.MacFarlane; pp- 5-9: Do- nent \u2014 Le nouveau blason de l\u2019Ecole de Marine \u2014 M.René .minion-Wide Photographs for the T.| Eaton Co.Ltd; p.10: Steelways, Ame- Perrault, moniteur des sports \u2014 Directeur d\u2019école nommé chanoine ec.rican ervice provincial de Ciué for \u2014 Diplômés de Grenoble à l\u2019Ecole de Papeterie \u2014 Récentes pro- i graphie; p.19: Arnott & Rogers pour motions et permutations \u2014 Intéressantes journées d\u2019études sur il 22\" ct 28: Sebvice provincial ae EE: orientation \u2014 M.Marie-Louis Carrier est rentré d\u2019Europe \u2014 4 Protographic; p 55 0 Going un Fructueuses assises sur la protection de la jeunesse \u2014 M.Lesage, pro ara Ge Lid; pp.35.35 nouveau président \u2014 Chez nos professeurs de Montmagny \u2014 « Les du Canadas PP 1 ot 37: Science Ser- machines a courant alternatif » \u2014 Chez les techniciens profession- , provincial de Ciné-photographie; p.42 nels \u2014 La ligue de hockey compte dix équipes \u2014 M.W.Eykel (haut): Omega Productions, Inc.: p- 42 (bas): Ecole de Marine de la Province de Québec; pp- 44-47: Service provincial de Ciné-photographie; p- 48: studio Michon, Montmagny; p.49: Cor- i poration des techniciens professionnels.quitte « Technique ».\u201cThe only bilingual magazine devoted to the popularization of science and technology\u201d TEI st Le plus ancien planisphere connu, gravé en 1507, mentionnant l'Amérique.d'une Vie et Mort Civilisation par E.L.MacFARLANE L y a quelques années l\u2019Américain Paul Kosock survolant les premiers reliefs des Andes Péruviennes, près de l'antique Nazca, découvrait un important réseau de routes.Une étude plus poussée, avec le secours de photos aériennes à l\u2019infra-rouge, permit de constater que toutes aboutissaient au sommet d'une montagne.Il eut fallu admettre qu\u2019il y avait là un ancien sanctuaire et que ces routes n\u2019existaient qu\u2019en raison d'un pèlerinage très populaire; ce n\u2019était apparemment pas le cas.Depuis, le professeur Kosock nous proposa une autre explication: ce réseau symboliserait les connaissances astronomiques d\u2019un peuple et serait tracé en fonction du mouvement des astres.Conjecture sans doute, qui deviendra peut-être une certitude dans quelques années et fera apparaître les « sauvages » massacrés par les Pizarre, comme les émules des grands astronomes Chaldéens.Il n\u2019est pas besoin, cependant, de ce fait nouveau pour nous convaincre du haut degré de culture des sociétés telles que les ont trouvées les conquérants espagnols.'EsT une erreur assez commune que d\u2019englober sous le vocable « inca » des civilisations aussi diverses que celles trouvées par Pizarre, Almagro, et leurs hommes en 1532.11 y avait un empire Inca, certes! mais qui n'avait réalisé son hégémonie qu\u2019avec la reddition à l\u2019Inca Yupanqui, un siècle avant la venue des envahisseurs blancs, du dernier empereur Chimu: Chimu Capac, dont la dynastie depuis 1000 ans, régnait sur une région or PTE comprise entre le golfe de Guayaquil et Paramonga au nord de Lima; peut-être même son influence s\u2019éten- dait-elle à la ville de Nazca un peu plus au Sud.Organisation sociale, niveau culturel, tant artistique que scientifique ou technique, différenciaient entre eux ces peuples que, pour ne pas déborder du cadre de notre exposé, nous pouvons diviser arbitrairement en deux groupes: Inca-Nazca-Paracas au sud de notre actuelle Lima, et au nord, celui de Chanchan, plus communément appelé empire Chimu ou Mochica.La co-existence de modes de vie, de traditions, de croyances multiples en un même empire s'explique facilement si l\u2019on songe à la diversité géographique de cet immense territoire qui s\u2019étendait de la partie méridionale de la Colombie à la moitié de la Bolivie et du Chili, outre une zone d\u2019influence sur le nord-ouest argentin.D'une région tropicale aux froids intenses de la Cordillère, de la stérilité des sables côtiers à la forêt amazonienne où, aux yeux mêmes des Incas, et elles n\u2019ont guère évolué depuis, vivaient des tribus primitives.On a pu dire, et des auteurs modernes l\u2019ont aussi prétendu, que les conquérants assistèrent impuissants ou passifs à la désagrégation d\u2019un empire miné par les discordes politiques et les luttes d'influence de quelques grandes familles privilégiées.C\u2019est une opinion.On peut aussi admettre que les intrus ne firent rien pour arranger les choses, bien au contraire, et que sans eux, l'esprit de centralisation et la discipline rigoureuse, caractéristiques du régime incasique, eussent triomphé d\u2019un malaise intérieur et atteint une certaine unité politique assez rapidement sans le cataclysme européen, par ailleurs inéluctable.Qu'est-ce en effet qu\u2019un siècle dans la vie politique d\u2019une nation?Mais les Incas?D\u2019où tenaient-ils leur puissance?D'où venaient-ils?À l\u2019origine une simple tribu guerrière du Pérou central, des Hauts Plateaux où subsiste toujours leur capitale: Cuzco; une simple tribu conduite par un roi semi-mythique: Manco Capac, fils du Soleil, qui, les armes à la main, et plus tard ses successeurs, étendit peu à peu son domaine comme l'avait fait une tribu italique, quelques siècles plus tôt en Europe.Quant à la question du peuplement de l'Amérique elle a soulevé depuis la « découverte » des polémiques innombrables.Dès 1492, deux théories s\u2019affrontèrent; au monogénisme doctrinal de I\u2019Eglise s\u2019opposa le polygénisme.Il était urgent de donner canoniquement a ces peuples une origine.Le pape décida qu\u2019ils descendaient d\u2019Adam et Eve.Paracelce fut d\u2019un avis contraire: mal lui en prit! L'inquisiteur espagnol, Gregorio Garcia, mit tout le monde d'accord en décrétant qu\u2019ils étaient Juifs et il n\u2019hésita pas à en administrer la preuve: « Les indi- genes sont poltrons, écrit-il dans son mémoire à la Cour d'Espagne, ne reconnaissent pas Jésus-Christ et ne sont pas reconnaissants du bien qu\u2019on leur fait »! Personne n\u2019osa ou ne songea lui opposer qu\u2019ils ignoraient la circoncision.Dans une étude parue en 1905 (1) le Dr Paul Rivet leur reconnaissait des caractères océaniens et en 1925 (2) situait l\u2019origine de certains en Asie méridionale alors que le professeur A.Hrdlicka voyait plutôt leur berceau en Asie orientale.Ce sont de toute façon, pour une fois les anthropologues sont d'accord, des immigrants.On a cru longtemps qu\u2019une importante migration .région andine: mais, pa- sibéro-asiatique, poussée par des circonstances politiques ou géo-physiques encore inexpliquées, avait franchi le détroit de Bering a une époque relativement récente et a la suite de fragmentations volontaires ou punitives, avait laissé sur son parcours des groupes plus ou moins importants dont les descendants considérés aujourd\u2019hui comme autochtones occupent les différentes régions américaines, ces immigrants jouissant déjà d\u2019un niveau culturel appréciable.Ce niveau se serait développé pour certains et aurait donné naissance aux grandes civilisations amérindiennes, alors que les groupes numériquement plus faibles, eu égard à la précarité de leur existence, seraient retournés peu à peu vers un état des plus primitifs.Cette théorie peut être admise partiellement mais il est actuellement démontré que le peuplement, d\u2019origines diverses, s\u2019est effectué en plusieurs vagues, très éloignées dans le temps les unes des autres, les premières remontant à la période mésolithique, voire même paléolithique, la dernière relativement récente, ne pénétrant pas plus avant que le nord-canadien; il est en tous cas scientifiquement accepté que des invasions plus ou moins massives se firent aussi par d\u2019autres voies.En 1939, Raymond Furon, dans son « Manuel de Préhistoire générale » (3) pose cette question: « des océaniens au sens large du mot (proto-australiens) ayant envahi l'Afrique n\u2019ont-ils pu envahir l\u2019Amérique du Sud en traversant l\u2019Atlantique Sud?Je ne veux certes pas dire qu\u2019ils l\u2019aient fait intentionnellement, mais c\u2019est un accident de navigation qui peut être fréquent, provoqué par le grand courant équatorial qui traverse l'Atlantique de l\u2019Est à l\u2019Ouest, de l\u2019Afrique du Sud au Brésil».Pour étayer son hypothèse, Furon se référait Vase rituel décoré de plantes cultivées dans la tates, coca, quinquina, etc.Civilisation Kollowa Ile A.D.Plaque d\u2019or a figures félines.Travail exécuté en repoussage.Civilisation Chimu Ile s.A.D.CAT rs rms iit eu aux travaux de Junius Bira dont les recherches en Pa- tagonie et à la Terre de Feu venaient d\u2019être publiées.On opposa à ce raisonnement, également soutenu par certains anthropologues éminents, un argument- type: aucun esquif n\u2019était capable de franchir de telles distances.Le jeune ethnologue norvégien Thor Heyerdhal y répondit en 1947 non par une démonstration théorique, mais en franchissant avec quelques compagnons, dignes fils des Vikings, la distance qui sépare Lima des îles Polynésiennes.Personne n\u2019a oublié sans doute la traversée du Kon- Tiki, radeau en troncs de balsa construit selon un modèle indien très ancien auquel les 6 passagers, qui n\u2019étaient même pas des marins, confièrent leur destin; flottant au gré du courant de Humboldt puis poussé par les vents alizés, il toucha terre aux îles Touamotou trois mois plus tard.La démonstration était faite d\u2019une possible migration par le Pacifique d\u2019Est en Ouest.Très honnêtement toutefois, Thor Heyerdhal, ayant étudié les courants lors de cette mémorable traversée, ne croit pas possible une venue d\u2019Ouest en Est.Il reste bien des fouilles à faire, bien des documents à compiler, bien des confrontations nécessaires avant d'aboutir à de quasi-certitudes.DR l\u2019état actuel des recherches, que sait-on exactement sur ces civilisations amérindiennes et plus spécialement andines?Et comment le sait-on?En l'absence de documents écrits \u2014 le paléologue ici n\u2019est d'aucun secours, nulle comparaison n\u2019est possible, \u2014 on a eu recours à cette méthode inductive, devenue chère aux américanistes mais considérée comme dangereuse par les archéologues et les épigraphistes européens.En l\u2019occurrence, il n\u2019y avait pas de choix.Céramique anthropo- C\u2019est en partie par elle qu\u2019on reconstitua l\u2019histoire civile et religieuse de l\u2019empire avec comme éléments de base les monuments, les poteries, les sépultures innombrables, les textiles aussi, que nous ont légués ces nations.La méthode stratigraphique permit d\u2019établir une chronologie relative et plus récemment la réaction au carbone 14 vint la contrôler rigoureusement.D'autre part les contemporains de la conquête ont laissé de nombreuses notes, voire des ouvrages copieux, dont la compilation nous éclaire sur les moeurs et coutumes des indigènes tels qu\u2019ils les ont connus.Ici encore on ne saurait être trop prudent.Avec la meilleure foi du monde certains enregistrent et jugent d'après leur propre éthique un univers sans mesure commune avec le leur; d\u2019autres, tel Garcilaso de la Vega, fils d\u2019un capitaine espagnol et d\u2019Isabel Chimbu Ocllo, princesse royale inca, laissent libre cours à leur imagination (*).Des uns et des autres nous pouvons tirer de précieux renseignements après synthèse, analyse et recoupement.Il faut surtout se méfier du « merveilleux » auquel ils étaient prompts.Que savaient en effet sur le monde, les hommes de la Renaissance?Leurs connaissances reposaient sur les légendes de I'antiquité.L'Inde et le Grand Khan demeuraient encore mystérieux malgré l\u2019extraordinaire voyage de Marco Polo et les explorations africaines des navigateurs portugais.Terra incognita, lisait-cn sur les portulans.Christophe Colomb venait, sans le savoir, de découvrir l\u2019Amérique et dans son sillage, des marins, des soldats s'étaient élancés; toute une légion composite et bigarrée où l\u2019on trouve des bandits, des héros et des saints.Comme toujours ce sont les bandits qui prennent le pas sur les autres.On vole, on pille, on tue; on renie souvent la parole donnée.morphe polychrome.Divinité barbue (Vira- cocha?) Culture Mo- chica nord du Pérou.IVe s.A.D.Céramique représen tant une « mâcheuse » de coca.Civilisation Huaylas.IVe siècle B.C. Tout en tentant de les défendre, de les justifier, Jean Descola leur a consacré un maître livre: « Les conquistadores » (5), dont le décor, du Nouveau-Mexi- que à la Terre de feu, en passant par la Cordillère des Andes, les forêts de l\u2019Amazone et la jungle du Panama est brossé d\u2019un trait vigoureux.L\u2019un après l\u2019autre il les campe tels qu\u2019ils furent; la rapacité du gerfaut, la candeur de l'enfant, parfois la flamme mystique de l'apôtre luisent dans leurs prunelles.En quelques années, les capitaines d'Isabelle et de Ferdinand, plus tard ceux de Charles-Quint vont porter jusqu\u2019à l\u2019Amazone en y semant la mort et la destruction, les frontières de l'Espagne.Fabuleux empire sur lequel, en vérité, « le soleil ne se couchait pas ».Bien des auteurs, sans approuver ces excès, les excusent pour ne voir que l'épopée glorieuse.À l\u2019inverse de leurs saints patrons et prédécesseurs qui amènent les peuples européens à une saine compréhension de la religion révélée, par la bonté, une vie ascétique, un enseignement nuancé, évitant de contrecarrer les usages ancestraux des uns et des autres lorsqu\u2019ils sont compatibles avec la foi nouvelle, les incorporant même quelquefois à la liturgie, certains missionnaires du pape Alexandre VI Borgia, baptisant comme d\u2019autres maniaient le sabre, la lance ou la hache d\u2019abordage, confondant à l\u2019occasion l\u2019eau lustrale et la poudre à canon, veulent inculquer en quelques mois aux habitants d\u2019un monde à part, les rudiments du concept latin que les indigènes sont bien incapables de sentir tant le fossé qui les sépare est grand.Que ces hommes frustres, que ces moines guerriers aient, pour justifier leurs excès, qualifié les Incas « barbares », il n\u2019y a pas à s\u2019en étonner.Barbares?Soit! s\u2019il s\u2019agit du sens que donnaient à ce mot les Romains et plus tard les nouvelles sociétés chrétiennes pour désigner tout groupe ethnique, tout peuple, même parfai- iH iH ROR HIRTHTRHRHS NS RRS é À HXRRKRE CRIS RDC Divinité agricole.Civilisation Nazca.IVe s.A.D.Vase représentation zoomorphe d\u2019une divinité (?) Culture Mochica.IVe tement organisé politiquement et socialement, qui ne relevait pas de leur éthique.Mais le mot barbare, sauf dans la terminologie archéologique, où il n\u2019a aucun sens péjoratif, a évolué pour devenir synonyme de « sauvage »; quiconque veut comprendre l\u2019histoire doit se méfier au premier chef de ce genre d\u2019altérations.Certes! la vie quotidienne n\u2019était sans doute pas particulièrement quiète, même pour les dignitaires, dans ces sociétés à la fois brutales et raffinées; l\u2019était- elle davantage en Europe centrale, même en Europe occidentale avant le XVe siècle?Il serait curieux d\u2019établir un loyal parallèle.Curieux et édifiant! Quoi qu'il en soit, ce ne sont pas des adversaires, loin de là! Tous semblent disposés à accueillir les blancs avec allégresse; mieux, ils les ont attendus depuis des siècles.C\u2019est un fait.Il est confirmé à de nombreuses reprises par certains religieux qui, à l\u2019époque de la conquête, se sont penchés, intrigués, sur ce point extraordinaire.T'héogonie et traditions s\u2019accordaient pour annoncer leur venue.Le dieu créateur de toute chose, Viracocha, \u2014 et c'est par ce nom, en se prosternant, qu\u2019ils reçoivent l\u2019envahisseur, \u2014 est un blanc à longue barbe; il doit revenir un jour, et avec lui la paix, la joie, l'abondance.Les grands événements rapportés par la Bible font partie de leurs traditions: la création du monde, du premier homme, puis de la femme, le déluge, le Messie.On a hâtivement conclu qu\u2019il s'agissait de coïncidences, d\u2019interprétations a posteriori; mais depuis, de nombreuses découvertes sont venues confirmer la présence d\u2019'européens, de scandinaves plus exactement, antérieurement au XIe siècle.Certaines racines indo-européennes et sémitiques présentent d\u2019étranges analogies avec la langue quichua.Bien des raisons qu\u2019il serait trop long d\u2019exposer ici, donnent à penser qu\u2019ils eurent avant notre ère des contacts relativement étroits avec l\u2019Extrême Orient.en céramique : siecle A.D.vis rn RL Tar oye sr res EE mr es A RNA HE A rts = ATA SOT TAAL Jaret vals Say SET Aaa rr Eo AR - EE £3 Fora i GOR rs An, ot yas oar ee free FR A) GE RESTES Pourquoi ont-ils cessé?On l\u2019ignore encore mais chaque jour des spécialistes étudient ces problèmes et il y a à peine quelques semaines, l'explorateur français Bertrand Flornoy annonçait la découverte de ruines remontant à une période pré-inca, dans une région située à 12,500 pieds, région qui était considérée comme n\u2019ayant jamais été habitée.0\" a beaucoup écrit, et le sujet est inépuisable, sur ces bâtisseurs remarquables; on l\u2019a fait moins et c\u2019est dommage sur leurs connaissances scientifiques.Laissons pour cette fois l\u2019astrologie où ils sont maîtres, les mathématiques et le système décimal; venons-en à la médecine et à la chirurgie.On y trouve le plus curieux mélange d\u2019empirisme, de délation, de connaissance des simples, de réelle adresse.Ainsi que chez tout peuple à pneumatologie développée, chaque maladie est rattachée à des forces surnaturelles.Une foule de dieux mineurs existe, que l\u2019on peut comparer aux dieux lares romains, certains responsables des maux, d\u2019autres les guérissant; il s'agit d\u2019apaiser les uns et de se concilier les autres.Seul le médecin qui est aussi prêtre et magicien pourra s\u2019y retrouver dans ce panthéon complexe; appelé pour guérir, les péchés étant étroitement solidaires de tout trouble organique, on devra obligatoirement lui confesser ses fautes.Sans être un fonctionnaire, il se doit de contribuer au maintien strict d\u2019un ordre établi; c\u2019est pourquoi il est tenu de transmettre secrètement les aveux de l\u2019égrotant au cacique, chef de district, ceux-ci étant centralisés à toutes fins utiles.C\u2019est une méthode de gouvernement.Le médecin veille ainsi sur la santé de l'Etat; pour les malades il possède tout un arsenal prophylactique et thérapeutique qui nous apparaît assez efficient; négligeons les petits guérisseurs-sorciers, la profession, comme toute chose au royaume inca, est hiérarchisée, laissons-les à leurs crapauds, rognures d'ongles, araignées; hachés, bouillis, réduits en cendres, ce sont là remèdes universellement connus et employés; aussi valables pour jeter un sort que pour le dénouer; assez puissant pour agir indifféremment sur le moral et le physique.Remèdes dont la valeur est proportionnelle à la bourse des petites gens\u2026 Revenons à nos médecins; ils ont pour guérir, c\u2019est-à-dire pour affirmer leur pouvoir, tout une pharmacopée et d\u2019abord la quinine dont ils usaient depuis longtemps.Les vertus énergétiques ou tonifiantes de la coca sont connues, mais à l\u2019origine, réservées a I'Inca avant de se généraliser jusqu\u2019à déborder largement du Pérou.Le gaïac est employé pour les maladies pulmonaires; ils pratiquent la saignée et administrent le clystère tout comme les médecins de Molière.P.Bernard Cobo dans son « Historia del nuevo mundo » (*) cite plus de cent produits végétaux, dont un extrait du myroxylon appelé aujourd\u2019hui baume de Tolu et le tabac sous diverses formes, utilisés avec plus ou moins de bonheur.Parmi ces herbes, beaucoup sont employées comme anesthésique, la chirurgie étant particulièrement développée.On sait que les trépanations étaient de pratique courante, les fractures causées par la terrible massue dite maccana étant nombreuses.Raoul d\u2019Harcourt, un de nos meilleurs spécialistes de l\u2019Ancien Pérou, cite le cas d'un homme décédé à 65 ans environ qui fut trépané cinq fois à des dates différentes et une seule de ces opérations, sans doute la dernière, laissa derrière elle des traces d\u2019infection (7).La maccana n\u2019était pas la seule coupable.Des chaukallas, sortes d\u2019abris-nécro- poles d\u2019une époque antérieure à la domination inca, le Dr J.Tello exhuma 10,000 crânes ou momies.De son étude sur les trépanations (8) il ressort que 4% des sujets exhumés ont été trépanés, certains deux ou trois fois.I] a pu déterminer quatre principales causes: fractures, traumatismes ayant causé une dénudation du périoste, ostéopériostites d\u2019origine pathologique, lésions d'origine syphilitique.Le pourcentage de guérisons est relativement élevé.M.W.J.MacGee, étudiant 24 orifices de trépanation sur 19 crânes a pu constater 13 réussites; dans 6 ou 7 cas la mort survint rapidement, causée par le traumatisme (°).Ces opérations délicates se faisaient à l\u2019aide de curettes en os, de racloirs et de lancettes en obsidienne et du « tum: » sorte de couteau en forme de T renversé à tranchant incurvé, cet instrument généralement décoré à son sommet d\u2019une scène de trépanation sculptée.Il faudrait pouvoir citer ici tous les actes opératoires auxquels se livraient les chirurgiens pour se faire une idée de leur adresse: ablations multiples et mutilations à caractère pathologique, rituels, punitifs ou simplement esthétiques.Des milliers de poteries nous éclairent parfaitement sur ces pratiques ainsi que sur les façonnages crâniens obtenus dès l\u2019enfance avec divers appareils déformateurs.UE reste-t-il de cette civilisation rigoureuse ?Des villes abandonnées, envahies par la forêt ou le sable: Tiahuanaco, Machu-Pichu, Pisac, Pacha Camac pour ne citer que les plus importantes; une forteresse démantelée: Sacsahuaman; des ruines de temples sur les iles du Lac Titi-Caca; des routes, des sculptures, des poteries qui toutes témoignent de l\u2019habileté des architectes et des artistes (1°).A Cuzco, l\u2019ancienne capitale témoin du riche passé Inca, se sont superposés les édifices religieux ou civils, élevés par les conquérants espagnols, d\u2019un style qui ne plaide pas en faveur du bon goût de l\u2019époque.Types de trépanation Yauyos d\u2019après Tello.Au lieu de sillons une série de petits trous circonscrit la partie à enlever, on incise ensuite les ponts.Ces trous ne sont pas faits avec une drille mais avec des poinçons de cuivre de forme conique, par percussion.Si la partie à opérer est importante, on la divise au moyen de sillons en diagonale et l\u2019on fait sauter les morceaux.(Museum fur Vôlkerkunde.Hambourg.) 2 a EN ee \u2014 t\u2014\u2014\u2014 Hormis ces vestiges rien ne subsiste sinon une langue: le quichua.Peut-étre aussi un art traditionnel indien sauvé in extremis parce qu\u2019il a pu s'exprimer après la conquête grâce à l'intelligence des Pères de la Compagnie de Jésus qui furent aussi les premiers à publier en 1612 une grammaire Aymara.À Juli, siège de la Mission, les ruines témoignent par leur style, de la participation qu\u2019y ont pris les artistes indigènes.Les premiers encore, ces remarquables éducateurs essayèrent une forme de gouvernement local compatible avec le complexe psychique indien jusqu\u2019au jour où leurs ennemis d\u2019Europe, la jalousie et la convoitise des colons provoquèrent en 1767 leur expulsion.Une partie de l\u2019héritage culturel était malgré tout préservée.Agenouillé sur la terre qu\u2019il baptisa San Salvador, chantant un Te Deum le 12 octobre 1492, revêtu de son manteau de pourpre, Christophe Colomb sonnait le glas d\u2019un monde étrange mais prestigieux.Nous ne voulons faire nulle peine aux descendants des compagnons des Pizarre et d\u2019Almagro mais il sera toujours difficile à un archéologue, à un ethnologue de leur pardonner cet anéantissement.Comme le dit le grand historien contemporain Spengler, cité par Céram : « C\u2019est le seul exemple d\u2019une civilisation qui mourut de mort violente » (11).C= à cette fabuleuse histoire que nous songions en visitant l\u2019exposition « Les Arts du Pérou » organisée par les Magasins T.Eaton de Montréal (!?), dont nous ne saurions trop louer la belle initiative, avec le concours de l\u2019Ambassade du Pérou, des Musées péruviens et de quelques collections privées.Chaque poterie portait sa propre histoire; chaque bijou témoignait du raffinement des élites qui l'avaient fait naître; chaque décor révélait une intention.Des nations jadis florissantes étaient sauvées de l\u2019oubli par leur Art.Uine civilisation était morte; une autre s\u2019était superposée, bien vivante celle-là \u2014 c\u2019est une loi natu- 1elle depuis que des hommes se sont groupés pour former la première cellule sociale, \u2014 et nous transmettait le Message, consciente de la richesse de son patrimoine culturel.Vase en céramique mo- « Tumi » nochrome.Civilisation Chimu, VIlle siècle A.D.UMM Lari PCF PAR EEE surmonté d\u2019une scène de trépanation (d\u2019après Antze II.Museum de Ham- Gourde en céramique a double orifice.Civilisation Chimu.IVe siècle A.D.Haut.216 mm.(1) La race de Lagoa-Santa chez les populations pré-colom- biennes de l\u2019Equateur.Soc.Anthrop.Paris 1908.(2) Les origines de l\u2019homme américain.L'anthrop.Paris 1925.(3) Payot Edit.Paris.(4) « Chroniques des rois de Cuzco ».Rédigées 40 ans après avoir quitté le Pérou, elles transcrivent une tradition orale recueillie auprès de l\u2019oncle maternel de Garcilaso.(5) A.Fayard, Edit.Paris (1955).Collection « Les Grandes Etudes Historiques ».(6) Réédition de Séville.1888.(7) La médecine dans l\u2019ancien Pérou.Librairie médicale Maloine, Paris 1939.Auteur également d\u2019un remarquable ouvrage sur: « Les Textiles anciens du Pérou et leurs techniques ».(1936) (8) Tello.Prehistoric Trepanning among the Yauyos of Peru.Londres 1913.(9) MacGee.On some uses of Trepanning in early American Skulls.Toronto 1897.(10) Nous ne saurions trop conseiller le remarquable livre de Siegfried HUBER: « Au royaume des Incas », dans lequel l\u2019auteur a su reconstituer d\u2019une manière vivante, maillon par maillon, la trame des événements.Ce livre, somme des connaissances actuelles sur le sujet a été conçu pour un public non spécialisé mais curieux des choses du passé.Plon Edit.Paris 1954.(11) Des dieux, des savants, des tombeaux.Plon Edit.Paris 1954.(12) à qui nous sommes redevables des photos illustrant cet article, sauf les documents de la page 4 et les schémas appartenant à l\u2019auteur.Vase en céramique.On remarquera la flûte de Pan.Civilisation Chimu.VIe s.A.D.eu rt OER 5378 \u2014 D.un pré sis a proximité du village anglais de Lower With- CT, ~ ese) Bryer ington, non loin du centre indus- LA J \\ 4 N De L 3I EF Fr triel de Manchester, s\u2019achève la construction de l\u2019un des plus puissants instruments scientifiques du Un gigantesque télescope radiophonique monde.S\u2019élancant dans les airs, ; .cette structure ressemble étrange- révélera les secrets interstellaires ment à l\u2019un de ces dessins qui or- \u2019 nent la page de couverture des et sondera les secrets des ouvrages d\u2019anticipation.L\u2019écrivain John Pfeiffer nous espaces interstellaires donnait une description de ce mastodonte dans un récent numéro de Steelways, organe de l'American Iron and Steel Institute.Il s\u2019agit en somme de deux tours jumelles, atteignant chacune une hauteur de quelque dix-huit étages et munies d\u2019ascenseurs rapides.Suspendue par une énorme poutre d'acier qui joint le sommet des deux tours, se trouve une structure parabolique en forme de vaste assiette creuse, ressemblant à Jl\u2019antenne d\u2019un poste de super-radar.L\u2019assiette elle-même a 250 pieds de diamètre, soit deux fois plus que le dôme du Capitole de Washington.Cet appareil est à la veille d\u2019être complété.Il a été érigé par les savants de l\u2019université voisine de Manchester.Il renferme 2,000 tonnes d\u2019acier et, terminé, coûtera la somme d\u2019environ $1,300,000.Ce géant mécanique, qu\u2019on a surnommé la « Grande Assiette », est un télescope radiophonique.Il est destiné à capter les ondes radiophoniques provenant des espaces interstellaires.Ces ondes existent depuis le commencement des temps, mais ce n\u2019est que depuis la dernière Grande guerre qu\u2019on a réussi à les capter, grâce au développement des équipements très sensibles du radar.Ce télescope détectera les « émissions » des immenses nuages gazeux et des constellations, à des distances de milliards d\u2019années-lumière, loin au-delà de la portée du grand télescope optique perché au sommet du mont Palomar, en Californie.Il servira aussi à découvrir des corps dans le système solaire.Car il peut suivre la course d'un météore gros comme un pois, à plus de 600 milles de distance, et calculer sa position jusqu\u2019à la précision d\u2019une verge.Les savants en sont tout enthou- slasmés et c\u2019est avec raison.Ils espèrent découvrir bien des choses au sujet de la statique cosmique.Ils sont justement certains d\u2019en venir à des moyens de navigation beaucoup plus précis.Et s\u2019ils peuvent apprendre à mieux diriger les navires, ils pourront mieux encore tracer une meileure ligne de conduite au sujet des engins aérogui- dés.La « Grande Assiette » constitue encore un exploit dans le domaine de la construction.«Jamais auparavant, nous n\u2019avons été en face d\u2019une telle besogne à accomplir », a déclaré l\u2019ingénieur.-chargé de Ta direction des travaux.« Ce télescope était un canard en incubation.L\u2019assiette est tout naturellement une trappe pour le vent.Suspendue dans les airs, nous avons cru qu\u2019elle susciterait bien des difficultés.Nous savions que nous avions à bâtir quelque chose de nouveau et de sûr.» Exposé à un courant d'air rapide, le télescope était vulnérable aux battements, aux vibrations d\u2019une violence croissante, qui peuvent réduire en pièces les plus solides structures de métal.Les battements ont déjà déchiré les ailes des avions à réaction atteignant la vitesse du son.Ils furent également la cause de la destruction du « Galloping Gertie », pont suspendu du « Tacoma Narrows », dans l\u2019Etat de Washington, qui s\u2019est tordu comme un ruban sous la force du vent avant de s\u2019écraser tout entier.Les recherches ont permis de trouver une protection contre les battements.Les relevés atmosphériques ont démontré qu\u2019à la hauteur du télescope la vitesse du vent s'accroît de 20 milles à l\u2019heure le tiers du temps.Même sous les températures les plus rudes, l\u2019assiette doit rester en place.Elle doit même conserver sa forme jusqu\u2019à une marge de quelques pouces.Autrement, les signaux venant des étoiles subiraient irrémédiablement une distorsion.C\u2019est pourquoi des maquettes de la « Grande Assiette » ont subi des tests dans le tunnel aérodynamique du Laboratoire national de physique de Grande-Bretagne.Elles furent soumises à des vents artificiels ayant la force d\u2019un cyclone, tandis que les effets étaient mesurés dans toutes les positions.Il fut alors décidé de bâtir l\u2019énorme masse aérienne comme une toile d\u2019araignée faite de poutres et de treillis d\u2019acier.Pour l\u2019assiette elle-même, on a choisi de l\u2019acier de qualité supérieure, soit un alliage à basse teneur de carbone combinant la force, la rigidité et la solidité.Chaque coulée fut vérifiée et revérifiée quant à sa résistance aux effets d\u2019extension et aux forces de torsion.Les ingénieurs reçurent ordre de doubler le nombre ordinaire des tests afin d\u2019obtenir des données plus précises au sujet de la composition chimique.Un métallurgiste a expliqué: «S: la teneur en carbone d\u2019une pièce d\u2019acier est moin- dre d\u2019une fraction d\u2019un pour cent, la poutre pourra s'effondrer sous un vent violent comme un morceau de carton.» Les deux minces gratte-ciel qui constituent les supports de l\u2019assiette roulent sur des rails circulaires: ils sont montés sur des roues aussi grosses que celles des locomotives à vapeur.Ainsi, le télescope peut tourner à un angle de 360 degrés.Toute la structure se meut sur un pivot fixé au centre et agissant a la façon d\u2019un joint universel qui permet au télescope de s\u2019incliner légèrement sous les grands vents.L'énorme masse aérienne pivote comme un gigantesque projecteur ou comme le miroir ajustable de votre commode.Elle peut se relever de façon à pointer vers le ciel ou s\u2019abaisser pour viser la ligne d'horizon.Deux moteurs de 100 c.v., installés au sommet de chaque tour servant de laboratoire, actionnent tout le mécanisme par un jeu d\u2019engrenages et de crémaillères.Il est intéressant de noter que le mécanisme a été acheté à la Marine royale.Il fit autrefois partie du vieux navire de guerre « Royal Sovereign », où il servait à faire tourner les tourelles des canons de 15 pouces.Le nouvel instrument sera contrôlé par un calculateur ou cerveau électronique.Il scrutera automatiquement des sections entières du ciel ou suivra individuellement la course des étoiles.Les expériences doivent commencer cette année et l\u2019on est d\u2019avis que le gigantesque instrument pourra servir à trouver la réponse à de nombreux problèmes encore non résolus.La « Grande Assiette» sera le premier d\u2019une longue et impressionnante série de mammouths d'acier.L'astronomie radiophonique connaît présentement un développement considérable et d\u2019autres nations suivront bientôt les traces de l'Angleterre.Un autre instrument de 250 pieds est en voie de construction à Sydney, en Australie, grâce à un octroi de $250,000 accordé par la Carnegie Corporation de New-York.Les astronomes américains songent aussi à bâtir deux télescopes radiophoniques aussi gros ou plus gros encore, l\u2019un sur la côte ouest et l\u2019autre, quelque part à l\u2019est du Mississippi.La science commence donc à explorer les profondeurs de l'univers radiophonique.11 OUT être humain, avant de parvenir à maturité, doit être soumis à l\u2019évolution formatrice de l\u2019instruction et de l'éducation.L\u2019éléve, entre les mains de son maitre éducateur, est un peu comme une friche a la disposition de l\u2019agriculteur.Personne n\u2019affirmera que l'intelligence nécessaire à toute instruction et à toute éducation est strictement attachée au sens de la vue; cependant, on se rend compte de l'utilité des yeux dans le développement de l\u2019être humain.Aussi d'aucun niera que l\u2019aveugle réclame, dans sa formation physique, intellectuelle, morale et sociale, une attention spéciale qui n\u2019est nulle autre chose qu\u2019une adaptation à sa condition d\u2019handicapé.À notre époque où l\u2019on parle beaucoup de spécialisation des milieux, le monde des aveugles offre un intérêt particulier; plus on pénètre ce monde, plus on découvre les fausses notions que l\u2019on en a.Derrière ces yeux éteints, cette face parfois sans vie, on peut supposer que tout s\u2019est assoupi : l'intelligence, la volonté, les sensations, que les facultés de l'âme sont engourdies et comme stupéfiées.Habitués que sont les voyants à ne rien faire sans l\u2019aide de leurs yeux, il leur semble que si la vue venait à leur manquer ils seraient aussitôt incapables de toute activité, que le cours de la pensée s\u2019arrêterait en eux.Ils ne s\u2019imaginent pas aisément que, privés des ressources de la vue, les aveugles trouvent en échange dans les autres sens d\u2019autres ressources, négligées de la plupart des hommes que les largesses de la nature rendent insouciants, mais précieuses à qui sait les faire fructifier.Avant tout, l\u2019aveugle est un être humain et il répond d\u2019abord aux exigences de cette nature : son intelligence est capable de raisonnements, sa volonté a des volitions, son coeur est capable d\u2019aimer et ses sens, en dehors de la vue, ne sont pas pour cela atrophiés.La cécité n\u2019entame pas la personnalité, elle la laisse intacte.L\u2019aveugle a une valeur sociale Il faut s\u2019en occuper au même titre que l\u2019on s'occupe des voyants.Il faut d\u2019abord l\u2019instruire.C\u2019est Aristote qui nous dit que \u201cde toutes les facultés, la plus importante pour les besoins de l'animal est la vue, et pour l'intelligence: l\u2019ouïe.Montaigne, qui s\u2019y entendait, disait: \u201cJe consentirais plutôt à perdre la vue que l\u2019ouie.\u201d Il savait fort bien qu\u2019en général l'oreille alimente et stimule notre pensée propre plus UNE ECOLE D'ADAPTATION L'INSTITUT LOUIS-BRAILLE Par le Père Jean CYPIHOT, c.s.v., Directeur de l\u2019Institut Louis Braille.que l'oeil.L\u2019ouïe est un sens plus intellectuel que la vue.Et il y a un principe de pédagogie qui nous dit que: \u201cl\u2019on apprend dix fois plus par les oreilles que par les yeux\u201d En conséquence, un aveugle qui possède un quotient intellectuel égal à celui d\u2019un voyant peut faire les mêmes études avec quelques difficultés loin d\u2019être insurmontables.L'intelligence de l\u2019aveugle est capable d\u2019un développement complet.Seulement tout l\u2019outillage du travail intellectuel imaginé pour les voyants est un outillage visuel; il fallait y substituer un outillage tactile.Aussi, pour son éducation, on fera appel à des principes généraux en usage dans la formation de tout individu normalement constitué auxquels on ajoutera des normes spéciales afin d\u2019obvier aux difficultés d\u2019informations sensorielles que suscitent l\u2019absence de la vue: premier sens qui fournit l\u2019observation chez l\u2019enfant.Ces exigences d'enseignement nécessitent des écoles spéciales dotées de méthodes éprouvées.Voilà ce qui a justifié la fondation de l\u2019Institut Louis Braille pour jeunes garçons de 12 à 21 ans.Cette oeuvre naissante, qui a ouvert ses portes le 9 novembre 1953, est placée sous le patronage du Ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, qui en assume totalement la responsabilité matérielle.L\u2019Institut Louis Braille n\u2019est évidemment qu\u2019un aspect seulement de l\u2019oeuvre que poursuit le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Le bien-être social touche à tous les paliers de la vie humaine, et de façon particulière à la jeunesse.« Bien-être social » et « jeunesse » sont des termes génériques qui embrassent des horizons sans limites; ce sont là deux domaines qui s\u2019imbriquent et se chevauchent; les services que ces deux termes peuvent requérir s'étendent de l'enfance à la tombe.Le ministère s\u2019est imposé une tâche colossale, puis- qu\u2019il est responsable de l\u2019administration des grandes lois sociales telles que les pensions aux indigents âgés de 65 à 70 ans (exclusivement), les pensions aux aveugles, les allocations aux mères nécessiteuses et les nouvelles pensions aux invalides.C\u2019est encore lui qui a été chargé de la lutte contre la délinquence juvénile, et c\u2019est dans ce but qu\u2019il maintient un réseau d\u2019Ecoles de protection de la jeunesse.On lui a également confié la responsabilité de la distribution de subventions grâce auxquelles des milliers de villes, municipalités, villages et paroisses de la province ont pu organiser les loisirs des jeunes, et les soustraire ainsi à l\u2019influence néfaste du désoeuvrement. Enfin, c\u2019est également le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse qui a développé et qui maintient cet admirable réseau d\u2019écoles de l'Enseignement spécialisé, comprenant une soixantaine d\u2019institutions grâce auxquelles quelque 35,000 jeunes garçons et jeunes filles de la province acquièrent chaque année la maîtrise de métiers et de techniques ou ajoutent aux connaissances qu'ils possèdent déjà.Il serait bien téméraire de vouloir résumer ici l\u2019oeuvre complète du ministère.Il s'impose de souligner de façon particulière, la sollicitude dont il fait preuve à l'égard des aveugles.Comment ne pas rappeler, par exemple, que le Gouvernement de la Province a présidé à la distribution d\u2019environ dix-sept millions de dollars aux aveugles du Québec, depuis qu\u2019a été sanctionnée la première loi provinciale d'assistance aux aveugles.en 1937.Comment aussi ne pas mentionner les généreux octrois que le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse a accordés aux associations et institutions pour aveugles et l\u2019appui financier qu\u2019il a dispensé pour l'impression de manuels scolaires en braille ?Pour ce qui est de l\u2019Institut Louis Braille, que j'ai l'honneur de diriger, il convient de rappeler qu\u2019après avoir dépensé plus de $40,000 pour la réfection de l\u2019édifice actuel de l\u2019avenue Claremont, plus de $30,000 pour l\u2019ameublement scolaire, le ministère assure annuellement un budget de plus de $65,000 pour l'entretien de la maison, le salaire des professeurs religieux et laïcs et la pension des religieux et des élèves.C\u2019est un effort digne de mention de la part d\u2019un ministère que l\u2019on appelle à juste titre « bien-être social ».La direction pédagogique et technique de l\u2019Institut est confiée aux Clercs de St-Viateur et actuellement 8 religieux et 5 laïcs, dont 4 aveugles, y enseignent le cours primaire et le cours supérieur.Bien avant ce jour, la lumière a pénétré dans le monde des aveugles, grâce aux diverses écoles qui leur sont destinées et dont la principale, au Canada, est l\u2019Institut Nazareth, qui, sous la direction des Soeurs Grises, s'occupe de dispenser l\u2019enseignement aux jeunes filles aveugles d\u2019âge scolaire et aux garçons de moins de 12 ans.Les méthodes d'enseignement Le grand véhicule propagateur de la pensée est, chez l\u2019aveugle comme chez le voyant, la lecture qui, ici, on l'imagine, doit être adaptée au sens du toucher.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019avaient reconnu tous les prédécesseurs de Louis Braille, grand pédagogue qui a mis au point le procédé de lecture actuellement universel.En souvenir du centenaire de sa mort en 1952, on ne pouvait donner un plus beau nom à notre maison à l\u2019aurore de sa fondation : Institut Louis Braille.Avant lui, l\u2019aveugle stagnait parce qu'on voulait lui faire lire à tout prix l'écriture noire mise en relief, ce qui offrait trop de difficultés pour une lecture rapide.Louis Braille, assisté de Barbier, a saisi l'aptitude marquée du doigt à détecter des points saillants dans une étendue appropriée aux lobes terminaux des deux index.Braille, qui a légué son nom à son système, a L'Institut Louis-Braille, situé à 500, Avenue Cla- remont, à Outremont, accueille les jeunes aveugles masculins de plus de 12 ans (page de gauche) Un élève s\u2019exerce à l\u2019orgue de la chapelle; construit sur place par deux clercs de St-Viateur, dont l\u2019un attaché à l\u2019école, cet orgue est l\u2019orgueil des dirigeants de l\u2019Institul.AYE, ads ib 10 EE HERE BR A imaginé de faire lire l\u2019aveugle avec un alphabet basé sur six points.Ainsi, une lettre peut contenir : 1, 2, 3, 4, 5, 6 points : c\u2019est leur disposition régulière et conventionnelle dans un rectangle qui détermine les lettres et non une parité avec les lettres d\u2019un système utilisé par les yeux comme on pourrait le croire.Pour écrire cet alphabet, on fait usage d\u2019un appareil fort simple : une tablette de métal sur laquelle court un poinçon activé par la main et dirigé par une ré glette mobile.Deux modèles de fabrication sont actuellement en usage, dont l\u2019un ressemble grandement aux « planchettes en relief » qu\u2019utilisaient nos grand\u2019mères pour faire leur lessive, l\u2019autre contenant autant d\u2019alvéoles qu\u2019il y a de points possibles dans une page Eo d'écriture, cette dernière ayant ceci de particulier : faire E écrire à l'inverse de la lecture, ce qui présente plusieurs E difficultés à l\u2019enfant et aux transcripteurs.C\u2019est à la # disparition de ces difficultés que tendent les machines a écrire braille de Perkins Braillers, de Boston, que nous avons à l\u2019école.À celui qui ne ferme pas souvent les yeux, ce système de lecture ou d\u2019écriture peut sembler ardu.Et a pourtant nos élèves se l\u2019assimilent à peu près comme Er I'enfant des écoles publiques habitue son oeil à recon- naitre les caractéres noirs sur blanc.L\u2019aveugle devient ordinairement bon lecteur parce qu\u2019il aime la lecture et est avide de renseignements.Sa rapidité peut atteindre une vitesse qui lui donne une pleine intelligence de son texte.Ainsi, le jeune qui nous est confié peut aller en classe et s\u2019instruire.A Louis Braille, l\u2019enseignement est modelé sur le programme du Département de l\u2019Instruction publique et nos 50 pensionnaires \u2014 nous ne pouvons hélas en prendre plus à cause de l\u2019exiguïté de notre maison \u2014 y suivent les classes de la 4e jusqu\u2019à la 1le année inclusivement, certains jusqu'au baccalauréat.En juin dernier, grâce à la reconnaissance de notre maison par le Département de l\u2019Instruction pu- EN RE pes 3 me blique, 5 éléves ont passé le diplôme de 7e année dont : 4 avec grande distinction; 2 ont eu leur diplôme de 9e: pi 3 ont passé les examens de 10e année avec une moyenne pin = Déc RE a x purr Ae er Fi re code RA ry a A6: + FREE nelle de 79.4.C\u2019est une preuve que les aveugles peuvent réussir comme les voyants pour autant qu\u2019on leur en fournit les moyens.Les études comportent l\u2019enseignement de la religion.du français, des mathématiques, de l\u2019histoire, de la géographie, des sciences naturelles, de la chimie et de la physique et enfin de l'anglais.Toutes ces matières, placées dans le cadre général de tout enseignement, exigent des techniques particulières : ainsi pour l\u2019étude de la géographie, on fait usage de cartes en relief ou creusées selon qu'il s\u2019agit de représenter une étendue d\u2019eau, une masse de terre ou une montagne.Nos jeunes peuvent avoir une idée de la forme de la terre grâce à une sphère ciselée de 27 pouces de diamètre pivotant sur un axe.L'enseignement des mathématiques requiert égale ment un procédé particulier : la tablette dite Taylor.du nom de son inventeur anglais.Il s\u2019agit pour l'enfant de placer dans de petits octogones fixes et disposés sur un quadrilatère des cubes en plomb qu\u2019il tourne différemment selon qu\u2019il veut avoir l\u2019un des chiffres ] à 0.Dispositions naturelles Les mathématiques, lisons-nous dans une revue ita: lienne du mois d\u2019août 1953 sur les problèmes pédagogiques, concernant les écoles pour aveugles, sont la matière qui se prête le mieux à l\u2019étude et à l'enseignement par les aveugles, parce que la cécité peut être un motif suffisant pour former des mathématiciens: les qualités naturelles d'ouverture d'esprit, la forme de la mentalité sont des éléments dont nous ne pouvons pas nous écarter, et cela à cause d\u2019une plus grande possibilité de concentration et de généralisation.Les mathématiques habituent les jeunes élèves à l\u2019observation.à la réflexion, au raisonnement.Voilà l'expérience des Italiens.Mais parce que l\u2019aveugle doit prendre place dans la société au même titre que son frère voyant, l\u2019Institut Louis Braille doit lui mettre en mains des possibilités de gagner sa vie et cela, il faut le faire concurremment avec l'enseignement que nous venons de décrire.C\u2019est cette intégration à la vie économique et sociale que l'institution s\u2019efforce de promouvoir par ses classes de piano, de violon, d\u2019orgue et de chant, car l'aptitude Les aveugles, tout comme les voyants, pourraient difficilement acquérir une formation académique sans l\u2019aide de manuels, mais encore faut-il que ceux-ci conviennent à leur état.C\u2019est pour leur aporter une aide précieuse en ce domaine que le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse a accordé un appui financier à la Société amicale des aveugles afin de lui permettre d\u2019imprimer des manuels en braille.Ces photos nous présentent trois étapes de ce travail.1.Les mains expertes d\u2019une demi-voyante guident un poinçon sur la feuille de métal qui deviendra une plaque d\u2019impression en relief.2.Au moyen d\u2019une presse dont le tympan exerce une forte pression, le relief de la plaque se transpose sur le papier; en arrière de la plaque se trouve une couche d\u2019amiante qui empêche les caractères burinés au poinçon de s\u2019émousser.3.La petite grammaire «en noir » que l\u2019on voit sur le coin de la table exige quatre volumes de grand format pour sa transcription en braille; M.Henri- A.Meilleur, directeur-administrateur de la Société amicale des aveugles, consulte l\u2019un d'eux. a des aveugles pour la musique est reconnue depuis longtemps.J'ai même fondé, il y a quelques mois, un cercle d'initiation musicale qui permet à quelques-uns d\u2019étudier à fond un auteur et d\u2019en comprendre les sentiments.Ainsi l\u2019année qui vient de se terminer leur a appris que Beethoven a été un des plus sublimes artisans de la beauté sonore, mais aussi que l\u2019art musical est une école de pensées qui peut faire jaillir le feu de l\u2019esprit des hommes, apaiser les douleurs humaines, pénétrer jusqu\u2019au fond du coeur et parler à l\u2019âme at tristée.Aux plus avancés également on enseigne la dactylographie qui devient pour eux une nécessité essentielle puisque c\u2019est par elle qu\u2019ils pourront se mettre en communication avec le monde extérieur.Par là, ils s\u2019épanouissent au point de devenir indépendants dans leurs relations épistolaires (rappelez-vous votre temps de col: lege) si nécessaires a créer un entregent indispensable a leur bien-étre économique.Le commerce est très accessible à l\u2019aveugle; pour peu qu\u2019il sache diriger et qu\u2019il connaisse les effets de commerce, on peut espérer pour lui une place conve nable dans le monde des affaires.Sait-on que le fon: dateur de la maison Lindsay, a Montréal, était un aveu gle?Des cours d\u2019initiation a la comptabilité se donnent a nos éleves et leur permettent d\u2019apprendre a mieux organiser leur vie domestique et sociale.A breve échéance, et cela grace encore au ministere du Bien-Etre social et de la Jeunesse, nous ouvrirons une classe d\u2019accordage de piano et, aprés les fétes, nous organiserons un atelier de réparation pour raquettes de tennis.Cependant, il faut cultiver l\u2019adresse du jeune aveu gle et nous y arrivons par une étroite collaboration entre les professeurs qui parviennent, en utilisant les menus travaux domestiques, à développer chez nos étudiants le sens de l'observation et une habileté vraiment surprenante pour celui qui n\u2019a jamais visité une école pour aveugles.Tout peut concourir à donner la dextérité et la souplesse des doigts, le jeu de meccano, ici, est d\u2019un précieux secours et offre de nombreuses possibilités pour le développement du genie inventif de l\u2019aveugle qui peut rendre concrètes des images qu\u2019on a essayé de lui faire saisir par la parole.Car il ne faut pas oublier que la représentation des choses est pour lui souvent bien différente de celle que nous formons.À chacune des phases de cet enseignement viennent se greffer plusieurs problèmes à la fois généraux et individuels à cette jeunesse.Ainsi il faut cultiver le sens de la direction qui permet aux jeunes aveugles de s'orienter d\u2019abord dans un milieu restreint avant de se lancer ensuite dans le trafic de nos rues avec la canne blanche qu\u2019on lui connaît.Il faut lui donner une idée des distances et lui apprendre à reconnaître les objets par des touchers répétés; il faut faire l\u2019éducation de son odorat.Tout chez lui doit servir à remplacer le sens absent.C\u2019est par l'odeur de la fumée qu\u2019il sera averti s\u2019il passe devant un restaurant ou devant une boutique de forgeron.Rien n\u2019est plus propice au développement des sens externes de l'aveugle que le jeu.Même s\u2019ils sont peu nombreux, ceux qu\u2019ils connaissent et qu\u2019ils peuvent pratiquer, leur sont d\u2019une utilité très marquée; il est incroyable ce qu\u2019une course sur le terrain, par exemple.représente d'activité pour eux.C\u2019est la mise en oeuvre de toutes leurs puissances: audition, observation, mémoire tactile et sens de la direction.Rien ne peut remplacer pour lui I'exercice physique.ert Tee de TT De Parce qu'il ne sait pas observer son voisin, il lui faut un précepteur de jeux assidu a le guider dans tous les détails.C\u2019est pourquoi la tâche du préfet de discipline est, chez nous, à l\u2019égal de la formation intellectuelle.À culture intellectuelle égale, il y a souvent, je crois, plus d'équilibre et de jugement chez l\u2019aveugle bien doué que chez le voyant.La vue est le sens des distractions.Moins on est distrait, moins le rêve intérieur est interrompu par les accidents du dehors; plus on se concentre sur soi-même, plus on prend le temps de mûrir ses réflexions, de peser le pour et le contre de ses délibérations.L\u2019aide efficiente Il n'appartient pas aux hommes de faire des hypothèses en matière de destinée et nous ne savons pas ce qui serait advenu du monde des aveugles, si Louis Braille n\u2019y avait pas été soudain incorporé.Ce qui est certain, c\u2019est que, du jour où il en fit partie, il accepta simplement, courageusement, et avec une joie méritoire, son état.Son intelligence, loin de sombrer, s\u2019approfondit, se perfectionna et sut découvrir les principes d\u2019une méthode tout à la fois simple et géniale.Ainsi, Dieu se servit d\u2019une douleur pour en apaiser beaucoup d\u2019autres; de l\u2019épreuve d\u2019un seul, il a fait le salut d\u2019une multitude.La foi se communique par un enseignement, écrit saint Paul; l\u2019apôtre, sans doute, parlait de cette communication orale de la bonne nouvelle par les messagers de l'Evangile.Mais il est évident qu\u2019il accepterait aussi dans sa définition cet enseignement tactile par où peut se transmettre le message divin.\u2018Il n\u2019est rien dans l\u2019esprit qui ne passe d\u2019abord par les sens\u201d nous dit la philosophie thomiste.Grâce à Louis Braille, le sens du toucher, jusqu\u2019alors mal employé, retrouve sa valeur et se voit investi d\u2019une mission : il devient un véhicule, une voie, un trait d\u2019union sauveur.Comme tous les gens handicapés, l\u2019aveugle est un être sensible et souvent timide : il souffre, à divers degrés, d\u2019un complexe d\u2019infériorité; aussi il faut l\u2019aimer et lui faire confiance pour qu\u2019il prenne goût à la vie, c'est après avoir développé ses facultés sensorielles qu\u2019on fera naître chez lui le goût du beau et de l\u2019idéal.Son Un tel institut réserve toujours des surprises aux voyants.Par le toucher, des élèves prennent ici une leçon d\u2019anatomie sous la conduite d\u2019un professeur attaché à l\u2019école. Lana EIT ee SAA ais ih Se ar ES ERA TEE intelligence aspire aux sphères du haut savoir, sa vo lonté peut atteindre l'idéal et son coeur est capable de vibrer au contact du sublime.Les voyants jugent les aveugles non par ce qu \"ils sont, mais par la crainte que la cécité leur inspire.La psychologie de I'aveugle est beaucoup moins différente de celle du voyant que bien des personnes se l'imaginent.Il en résulte que les enseignements de la pédagogie générale valent pour lui dans une mesure beaucoup plus large qu'on ne le suppose souvent.Depuis peu de temps, le public des voyants s'étonne qu'un aveugle puisse s'aventurer seul en voyage; qu'un autre ait obtenu un diplôme, même un doctorat.Il est bien obligé d'accepter comme vrais ces faits qui retiennent l'attention et dont il ne peut nier l\u2019évidence, puisque ses yeux peuvent en établir l\u2019état ou encore en être le témoin, mais il cherche à en limiter l'importance et la généralisation en pensant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019exceptions.Nous ne sommes plus au temps où l'enfant aveugle était supprimé, où la cécité était considérée comme la conséquence d\u2019une faute; la cécité n\u2019est plus une tare comme au temps ancien; elle est une occasion pour les chrétiens charitables d'acquérir des mérites.La vie de l\u2019aveugle que nous côtoyons aujourd\u2019hui nous invite d\u2019abord à un effort de compréhension.Les aveugles se plaignent à juste titre de ce que nous ne les comprenons pas.C\u2019est sans doute parce que nous les connaissons mal.L\u2019aveugle a des dons que nous n'avons pas; des compensations qui nous échappent.Si nous le connaissions mieux, si nous cherchions à le connaître, nous ne tarderions pas à découvrir que l\u2019aveugle est un homme comme un autre, qui peut simplement, avec un courage plus grand que les autres, vivre la vie des autres.Il y a deux erreurs dont nous devons essayer de nous garder comme d\u2019une injustice : la première, c\u2019est de les classer dans une catégorie à part; la seconde, de les ranger tous en une même catégorie.Or le monde des aveugles est aussi complexe que le monde des voyants.La tendance à la systématisation doit être écartée comme inexacte.Chaque cas est un cas particulier et il est aussi faux de dire qu\u2019un aveugle égale un autre aveugle que de dire : un voyant égale un autre voyant.N'oublions pas que l\u2019homme aveugle possède quatre sens, son intelligence et son coeur.Il peut, s\u2019il est aidé, mener une vie d'homme.Cette vie pourra être belle, très belle même, puisqu'elle sera une victoire personnelle, mais aussi une victoire due à la fraternité humaine et prenons comme mot d\u2019ordre cette belle pensée inscrite au frontispice d'une institution européenne pour les aveugles, en Suisse : il vaut mieux aider les aveugles sans ies plaindre que les plaindre sans les aider.Une leçon de géographie.Elèves et professeur sont aveugles; ce dernier enseigne à l\u2019aide d\u2019une carte en relief avec inscription en braille.Sur l\u2019agrandissement on voit le relief de l'ile de Montréal et au premier plan les ponts Victoria et Jacques-Cartier; au centre, le Mont- -Royal.A HR Eh ie WN 211 aa = y \"ARNsour, or depreciation, is understood by almost everyone, but obsolescence, or the loss of a machine or other object because it is out-of-date and replacable by something better, is not fully comprehended.Let us look at some familiar cases of obsolescence.The horse is almost obsolete as a means of transportation or for power on the farm \u2014 the electric motor or the tractor have taken over.In the house, candles, gaslights, and other sources of illumination have been superseded by the electric bulb, which is now being replaced by fluorescent lamps.There is no question about the older machine, or whatever it may be, not doing the job; it\u2019s a case of a better instrument being found to do the work.OBSOLETE PLANTS Business plants themselves become obsolete; they are still good for many years of use, but it is more profitable or advisable to move to new plants suitable for modern production.\u2019l'o-day, there are hundreds of obsolete plants in operation \u2014 plants poorly laid out for modern assembly lines, poorly lighted and ventilated, and built in several stories so that they are real fire hazards.Buildings become obsolete when they can no longer do the job they are required to do efficiently, and better buildings can be constructed to do the job.Machines in the same way are subject to obsolescence.The forty machines in one department may have ten years to go before they are fully depreciated, but they may be obsolete if one new machine, prob ably electronically controlled, can do the work of the forty and with only one or two men to operate it.The automobile illustrates the point of obsolescence very well, though the manufacturers are careful not to make many radical changes in any one year.People would not go back to running an auto without a self- starter, windshield-wiper, and balloon tires even if the machine was good for another hundred thousand miles \u2014 it\u2019s obsolete.And the man who changes his car almost every year does so not because it\u2019s worn out, necessarily, but because it is out-of-date, or obsolete.NO CAUSE FOR ALARM To some extent this is not any cause for alarm.In autos the change is slight and spread over many years so that depreciation and obsolescence work together, but what if a machine could be put on the market that would cost $2,000 instead or $3,000, go sixty miles to a gallon of gas, and travel smoothly at up to 150 miles an hour.Other autos would be obsolete at once.Who would pay $1,000 more than necessary for a car, especially one that used up three times as much gasoline as the new type auto?Television, the child that has grown into a man In seven years instead of twenty-one, is facing many problems of obsolescence.That lovely set you paid $450 for may be worth only $100 in trade-in value if the new sets come out at $200 and are much more efficient.Or let us say you can get television on a screen PERILS OF OBSOLESCENCE by Gregory CARR three by four feet, with better definition, and no eyestrains.What is your old set worth?Colour television is forcing its way into the pic ture of home entertainment.What will your black and white set be worth if you can get a new colour set for less money or event a little more?There's an excitement in colour which is absent in black and white \u2014 anyone who has taken colour photos knows that very well.The set which can show colour or black-and-white will undoubtedly be the one for the future; even though your old set is perfectly good for another ten years (tubes excepted at present) it\u2019s obsolete or in the slang phrase, it\u2019s a \u201cdead duck\u201d.The shadow of obsolescence is hanging over many materials, factories, machines, and instruments.Much of the impact of sudden obsolescence is the result of science and research.At no time in the history of the world has there been such a wealth of new pro ducts, inventions, and machines of all kinds.And the machines we have are changing with equal speed.Our phone is not merely automatic, it is on the way to becoming automatic for the entire continent on long distance calls.Your car has power seats, power windows, power driving, power steering, and power brakes \u2014 everything is perfect but the driver appar ently; he has always been obsolete.Materials are suffering from the perils of obso lescence.Wool is feeling the competition of the newer materials such as nylon, dacron, etc.Silk stockings have almost disappeared before the newness of nylon with its greater wearing qualities.Plastics are cutting into the world of wood and steel, and aluminium alloys have qualities that make steel look something [rom the stone age.With jet planes, steel and its alloys are obsolete and inefficient both.They must give way to newer products which can stand the terrific heat generated.Piston planes are already obsolete for most purposes though it will take some time to replace them by turbo-props or jets.These in turn may give way to rockets for long distance flight.If this change comes sudenly because of new discoveries and inventions, millions of dollars tied up on old-fashioned piston planes will be lost through obsolescence.Perhaps emphasis should be placed on that point of time.Let us say you bought a new coal furnace when you remodeled your house.The man who sold it to you boasted it would last for 25 years without trouble for the owner.You were very proud, but within five years your neighbours were telling you of the great advantages ot oil furnaces.Within ten years vou listened to your wife and got a new oil-burning furnace.Fifteen years of good service from your old furnace went down the drain of obsolescence.The extent to which obsolescence is operating is astounding.I have three fountain pens \u2014 the ink ones.They lie in my drawer while I use the newer type which doesn\u2019t get ink over my clothes or fingers \u2014 the ball point has taken over, a triumph of advertising and modern production.17 How many of us would go back to the iceman and the old type refrigerator, or use a wood-burning stove for cooking on a hot summer day if an electric range was available?The old refrigerator is still perfectly good; the range would function for many years with an occasional change of grate, but they are obsolete.Much of this obsolescence is of recent growth.It seemed that humanity had hardly grown accustomed to the idea of the atomic bomb when we were told of the H-bomb.Within a few years, even the death- dealing bomb of the last war was obsolete.Hardly a phase of modern life is untouched by obsolescence.An architect recently pointed out that houses were not so much more expensive than they used to be, but the increases in the cost of modern construction was largely due to conveniences not thought of in the boxes inhabited by our ancestors.We must have plumbing unthought of a few years ago, heating of the controlled kind with expensive gadgets, lighting and power outlets which are marvels of factory rather than home efficiency.A glance at the modern kitchen shows how obsolete the old kitchen machinery was.WASTE OF GOOD MATERIAL But the great evils or dangers of obsolescence lie in the waste of good materials and machines, in man\u2019s moving ahead so fast that our economy cannot keep up with our productive know-how.With the use of tiny transistors we can cut size and price for many machines and instruments.Apparently the man of the future will hardly know how to use one machine when he will have to buy another.Houses will be sold at a loss unless they are perfectly climate controlled, dust-proof, etc., etc.While houses are at a premium, old houses still sell at fairly high figures, but if the demand for houses drops, what will the old-fashioned house be worth; its electric wiring is inadequate, its plumbing insufficient, its kitchen a message from the dead, its heating so variable as to be a curse to the owner.There is no garage, and the garbage smells.What am I offered for this obsolete ruin?THE NEWER INDUSTRIES Most interesting problems appear in the newer industries, for in these the problems of obsolescence seem greatest.Millions of dollars worth of machinery used in making synthetic fibres was obsolete in a short time.Even the new materials become obsolete as something a little better is discovered with new and better qualities.Dacron is supposed to be better than nylon, etc.In plastics the list is equally large.One reason \u2018for the need of large industries is that they can stand the losses of obsolete machines and materials better than small firms with limited capital and low surpluses.Only by creating a demand for new products to give sufficient profits to overcome the losses due to obsolescence can net profits be made.HUNTING FOR BETTER PRODUCTS One of the factors in obsolescence is the rapid growth of new products and inventions or whole groups of either from the many new research laboratories.Hundreds of men are hunting for better products which can do jobs more efficiently and more cheaply.Electronic machines eliminate hundreds of labour-hours and turn out better products more steadily.In fact the machines will not only do man out 18 SEE ee of work, but work itself out of a job soon.If demand does not keep up for some products, factories can turn out all the needed production in one month a year.Some of the electrical appliances seem to be hitting that mark already \u2014 only by showing the buyer that his old machine is obsolete can enough new sales be made.For the manufacturer to avoid obsolescence, he must bring out newer and better products.He hires research men to do this.His competitors open rival laboratories and have their men working on better products.In this way a new kind of competition is in sight where not only the price and usefulness of the product is at stake, but the whole make-up of the product.The race is not the old one of quality and price, but of new-usefulness.Paint isn\u2019t paint any more; it\u2019s a rubberized material which is easy to put on, doesn\u2019t run, doesn\u2019t smell, is waterproof, and has a hundred other qualities fresh {rom the laboratories.Several huge plants constructed not many years ago are already obsolete.Ford is taking possession of huge new plants constructed according to the latest plans and embodying the latest ine equipment and comfort.How long before these, too, will be obsolete, and millions of dollars lost in construction while the manufacturing processes are moved to newer buildings?In many ways the story of modern obsolescence is the story of man\u2019s advancement.Ill-lit, unsanitary, grimy school buildings are giving way to modern fireproof schools which are models of comfort and efficiency.In such ways, the measure of obsolescence of the old buildings and conveniences is the rate at which man becomes himself efficient, healthy, and able to produce more with less wear on his mind and body.A MIXED EVIL Perhaps our longer lives are the result of making old things obsolete and running after the latest and best.It is a mixed evil, and the only danger is that with so many new products coming in the loss from scrapping the old might shake our financial and economic structure.Or to bring the matter home more clearly, let us say we start in manufacturing a well-made product.We invest all our earnings in the small factory.In three years our machines cannot turn out the product as fast as the new machines of our competitors.We find that there is a new machine which can outproduce the competitors, we get money from a friend and buy the new machine.By the time we have paid for the machine our factory is obsolete, and the workers want air-conditioning, -automatic coke-dis- pensers, a cafeteria, etc.We're obsolète again and must find more money to keep the workers happy as well as buy new machines to turn out more products against the stiff competition of modern life._ But man is fighting the battle against obsolescence and winning at times.Perhaps the slow moving men at the heads of industry will keep us [rom wasting our money on colour TV until the sets can be both cheap and efficient, and we have had the fun our ot our old sets.Meanwhile let us thing of the machines that do many kinds of work much better than man himself.Let us take care that the greatest evil of all will not be that we, the proudest animals on the earth, will not become obsolete. VIEW FROM À VISCOUNT THERE'S nothing like flying for speed and comfort.Now, by Viscount, it\u2019s only ninety-five minutes to New York from Montreal.Compared with a day\u2019s travel by auto or train, the saving in wear and tear on the human frame is worth considering.Recently I've had two flights on Viscounts and they have both been pleasant.I'll admit luck in hitting good weather, but even the weather is not such a bugbear as it once was.The one bad point of flying \u2014 and this applies to all planes near large cities \u2014 is the need to get to the airport.Flying is now the easy part.Actually the time spent in flying to such cities as New York or Toronto is almost negligible.By the time you get in the plane and adjust your belt you're up in the air, a few moments later you're having breakfast or lunch or a cup of coffee.A look at the daily paper, a look at the pretty stewardess, and you're putting on your belts for coming down.As to speed \u2014 the Viscounts have plenty.It\u2019s difficult to judge speed in the air, but if you'll look at the picture of the plane taken from my window at about 7:30 A.M.on the way to New York, you'll see that it is ahead of the plane I'm in.A moment later it was far behind.I knew we were moving fast.As to comfort, the Viscounts have it.First is the ability to converse without trying to drown out the sound of the older piston engines.Imagine a beautiful girl sitting beside you in one of the old planes.You try to chat gaily at the top of your lungs; you're not sure whether she hears your honeyed words or not.And when she answers in her soft, Southern drawl \u2014 by Wilfrid W.WERRY, M.A., C.A., B.Com.did she agree to come to dinner or not?\u2014 you'll never know.You can carry on a comfortable conversation on a Viscount without any trouble.Sad to say when I was on this flight there was no beauti- {ul girl in the next seat, but Viscounts weren\u2019t to blame for that.Second, in comfort, is the pressurized cabin.When you've landed from a flight at about 8,000 feet your ears usually are cracking for several hours \u2014 but not when you disembark from the pressurized planes.Third, if you're a frightened little land mortal like myself, there's the take-off and the landing.Somehow the Viscounts take ofl so easily and quickly you don\u2019t have that warming-up, taxiing-about period that makes the shivers run down the infrequent flier\u2019s spine.So much for the personal experience side of flying in a Viscount; now let us look at the plane and its motor and glance at the history of the plane.Viscounts are the result of pooling the body experience of the Vickers-Armstrong companies with the long and world-renowned engine know-how of the Rolls-Royce engineers.Vickers selected the Rolls-Royce \u201cDart\u201d engine \u2014 a propeller-turbine engine \u2014 for the power plant.The \u201cturbo-prop\u201d means of propulsion has very definite advantages for medium-range tlights.It is quiet and speedy and not too expensive in operation.Jets are faster, and propeller-piston combi: nations are cheaper to operate, but for 500 to 1,500 miles the turbo-prop is perfect.The principle of the turbo-prop is that of the jet engine, but instead of the thrust being altogether 19 rss actes ve Cons a a from the jet, the force generated is used to drive a propeller and also have a limited power thrust as a jet.As there are no pistons, there is no excessive vibration.Vibration is a demon in aviation; it can be killed, but the rubber, etc.needed to kill it would be too expensive for commercial use.Some dimensions are of interest to the technical reader; the wingspan is almost 94 feet, the length.817 2\u201d, the height, 26\u2019 9\u201d.At take-off the weight is 60,000 pounds, at landing, 54,000.Cruising speed is limited to about 1,700 miles, but it can do that distance at a cruising speed of 320 m.p.h.at 22,000 feet.The engines, and there are four, give 1,400 hp.with a jet thrust in addition of 365 pounds.Forty persons can be comfortably seated in the roomy body, and there are all the comforts necessary for travel.One of the pleasant features of air travel is the habit of serving light snacks during flight.New York- bound at various times I've had breakfast or lunch while on flight.Such service keeps the timid traveller from wondering how far up they are, gives the hearty eater a chance to tuck in a little extra food, and enables the busy man to fill the void in flight so that every moment of his time on the ground may be used profitably.Taking the 7 A.M.flight to N.Y., for example, you have most of the day in the city for business or pleasure.This does mean crawling out of bed early in the morning, but who wouldn\u2019t when adventure and excitement are waiting at the other end?Before the Viscounts were put into Canadian service by TCA, they were subject to severe tests, and many modifications were ordered for planes to be used in Canada.In particular, winter flying conditions in Canada are severe, and many slight but important 7.30 AM.A conventional plane on its way to New York is slightly ahead of our Viscount.A moment later it was far behind.modifications had to be made to ensure perfect flying in severe cold or summer heat.Landing problems had also to be faced.Icing and poor visibility are two dangers for the Canadians flyers \u2014 both ot these were met and overcome in the modified Viscounts.Cold weather starting must also be prepared for, and \u2018his added headaches for the designers and research men Soundproofing, heating, large windows, protection against fire, pure water for drinking \u2014 all these and many other problems were studied and solutions worked out.While experience will probably dictate many more improvements during the next few years of operation, it would scem that most of the major headaches have been overcome.By now, experience in both Canada and the United States has given the makers and operators of the Viscounts a fund of material upon which to base further improvements.But here\u2019s one passenger who feels he got his money's worth from his flight.Planes, however, must be flown by men, as we all know but sometimes forget, so pilots had to be trained to fly the new planes.Take-off and landing are both different from the operations carried out with the slower piston planes, and there are many flight problems as well as the need for understanding what the machines could do most efficiently and economically.Every plane is in charge of a Captain and a First Otficer (Co-Pilot).It is comforting to know that the Captains have flown over a million miles.All the crew of the Viscounts had special training in the aircraft and power plant, including the mechanical, hydraulic, and electrical systems.Flying, planning and conducting flights were also part of the studies.Maintenance crews had to be specially trained in England and in Canada for rapid overhauling of the machines.À day at the overhauling operations of the big planes would give some people more confidence in the comparative safety of flying.Twenty-five Viscounts are at present in flight or on order, and it is likely that the number will be increased as other planes on mediuni-length flights become worn out.TCA is not alone in its approval of the turboprop Viscount.These planes are in service in several countries in Europe, and the United States has suc cumbed to the speed, efficiency, and quietness of the Viscount and ordered a large number for medium flights.The fare on these planes is the same as lor other less speedy planes, and personally I feel they are as safe or safer.Montreal service was only begun in August, but it is already proving popular.Some day, when I'm in the money, I'll take the triangle flight from Montreal to Toronto, Toronto to New York, and back to Montreal \u2014 all by Viscount.Of interest to technicians and others might be the many changes and improvements in the fuel, heating, lighting, etc.of the planes.Instead of the high-octane fuel of the piston-planes a cheaper form of cut kerosene is used, this is the result of much research and experiment.There is hardly a corner of the plane or a trick of comfort and flight which does not reflect the many changes and improvements made during the past three years.I, for one, am looking forward to the perfect plane in about 1990.It will probably be a new Viscount. LES COLORANTS et LES TEXTILES par Roger Boucher M.A., L.Ph., Péd.Dipl.MPCN.Directeur des études de I'\u2019Ecole des Textiles de la Province de Québec Peurraron imaginer un monde qui serait peuplé d\u2019objets sans couleurs?Quelle fadeur et quelle monotonie ! La nature, entre autres bienfaits, nous dispense le spectacle de magnifiques coloris, ceux des fleurs, des insectes, des oiseaux, ceux plus merveilleux encore des jeux de lumière de l\u2019eau, du soleil, des aurores, des crépuscules\u2026.À cette magie de la couleur qu'ont chantée les poètes et glorifiée les artistes, aucun homme, du plus primitif au plus raffiné, n\u2019est insensible.De nos jours, des peuplades encore sauvages sont attirées violemment par les objets teints de couleurs vives dont elles aiment à se parer.Cet amour de la parure, ce désir d\u2019ornementation, on le retrouve au cours des millénaires, dès l\u2019aube de l\u2019'humanité, quand l'homme préhistorique rehaussait d\u2019ocre et de noir animal les dessins dont il ornait les parois des grottes qu\u2019il habitait.L\u2019argile, l\u2019ocre, le charbon pulvérisé ont été les premiers colorants qu\u2019il a utilisés; plus tard, il a cherché à teindre les étoffes et à colorer les objets de la vie courante.Très tôt l\u2019homme différencia les couleurs.Déjà dans la plus haute antiquité on en distinguait sept.Selon Hérodote, la ville d\u2019Hecbatana comportait 7 enceintes.chacune d\u2019une couleur différente, correspondant à la couleur symbolique des 7 planètes, la dernière dorée.l\u2019avant-dernière argentée.Pourtant, parmi ces 7 couleurs, il apparait que les anciens étaient surtout sensibles à la couleur rouge, sans doute parce que les colorants rouges naturels étaient assez faciles à trouver, mais aussi pour des motifs religieux.Le rouge qui « semblait comme un rayon dérobé au soleil» était consacré au culte de cet astre, puis il fut le signe distinctif des rois.A Rome on teintait de rouge avec du cinabre la statue de Jupiter Capitolin et les généraux vainqueurs se teignaient ainsi le visage et les bras le jour de leur triomphe.Selon toute vraisemblance, les Egyptiens furent les premiers à savoir utiliser et même préparer des colorants pour les usages les plus divers: teinture des étoffes, coloration des émaux, des poteries, préparation des fards, ornementation murale.Ces techniques furent répandues peu à peu parmi tous les peuples de la Méditerranée et même chez les Assyriens où elles se mélèrent à celles venues des Indes: la teinture avec l'indigo par exemple.La recherche et la préparation par les Egyptiens de nouveaux produits colorés pour teinter les émaux et le verre, ainsi que la métallurgie, ont été les premiers sujets de chimie que l\u2019homme ait abordés.On retrouve au moyen âge des recettes transmises par les Egyptiens qui ont été à la base de toutes les expériences d\u2019où est sortie la chimie moderne.Plus tard, S 1 les Manufacturiers de sote, laine et fil sont celles qui servent le plus a entretenir et a faire valoir le commerce, la teinture qui leur donne cette belle variété de couleurs qui les fait aimer et imiter ce qu\u2019il y a de plus beau dans la nature, est 'dme sans laquelle ce corps n\u2019aurait que bien peu de vie.\u201d \u2014 L\u2019Instruction générale pour la teinture des laines et Manufactures de laine de toutes couleurs, ouvrage rédigé à la demande de Colbert en 1671.c\u2019est au moment où l\u2019on commence à étudier les matières colorantes minérales comme le cinabre, le minium, la litharge, que naît la loi fondamentale de la chimie: celle des proportions définies.Enfin, c\u2019est la découverte, en 1856, du premier colorant artificiel organique, la « mauvéine » par Perkins d'Angleterre, et l'immense succès qu\u2019il connut à l\u2019époque, qui en déterminant des recherches chaque jour plus fructueuses.imprima par contre-coup, un prodigieux essor à la chimie organique tout entière, essor qui a conduit aux innombrables découvertes dont nous bénéficions au- jourd\u2019hui dans des domaines bien différents.De tout temps, les colorants ont fait l\u2019objet de nombreux échanges commerciaux et ont apporté de grands profits aux pays qui les produisaient.Jusqu'en 1856, les colorants utilisés étaient uniquement des colorants naturels tirés du règne minéral.végétal ou plus rarement animal.La deuxième moitié du XIXe siecle voit la découverte des colorants de synthése préparés a partir des dérivés du goudron de houille.Ces derniers, grace a la vivacité de leurs nuances, a leur solidité, a leur facilité d\u2019application pour la coloration des substances les plus diverses, supplante- rent rapidement les colorants naturels.Leur importance s\u2019est accrue de façon considérable depuis ces dernières quarante années et ne cesse de grandir.D\u2019immenses usines se sont créées qui fabriquent des colorants dont les emplois sont chaque jour plus nombreux et plus variés : coloration des fibres artificielles, du caoutchouc synthétique, des plastiques, etc.Cartes d\u2019échantillons Pour permettre à l\u2019utilisateur de choisir commodément le meilleur colorant pour un but déterminé, les fabricants ont dressé de véritables catalogues de leurs marques groupées par applications: Ciba Co.Ltd: Sandoz (Canada) Ltd; DuPont Co.of Canada Ltd: CIL.Ces catalogues ou cartes d\u2019échantillons, comportent la liste des colorants qu\u2019on doit appliquer suivant un même procédé minutieusement décrit, avec, en regard du nom de chacun d\u2019eux, un échantillon de la matière colorée qu\u2019il permet d'obtenir.Ces cartes sont complétées par des tableaux dans lesquels sont chiffrés.suivant des conventions internationales, les différentes solidités de chaque dérivé.Les industries consommatrices de matières colorantes sont spécialement l'industrie textile (teinture et impression), la papeterie, l\u2019industrie des cuirs, de la fourrure, des peintures et des vernis, des matières grasses, des encres d\u2019imprimerie, du caoutchouc, des matières plastiques, des matières alimentaires et bien d'autres industries traitant les matières premières les plus diverses (corne, plumes, corozo, nacre, ivoire, etc.).21 Par ailleurs les colorants possèdent quelques emplois spéciaux bien qu\u2019assez limités, par exemple pour la coloration des préparations bactériologiques en pharmacopée, comme sensibilisateurs ou désensibilisateurs en photographie, enfin depuis quelques années comme substances anticryptogamiques.Teinture et impression des fibres textiles La teinture et l'impression sont deux techniques différentes permettant de réaliser la coloration des fibres textiles.Pour une même fibre, elles font appel aux mêmes colorants, seul le mode d\u2019application diffère.Dans l\u2019opération de la teinture on immerge la fibre dans le bain de colorant, alors qu\u2019en impression.on dépose localement sur la fibre le colorant délayé ou dissous dans une matière visqueuse et filante qui l'empêche de s\u2019étaler.On procède, selon les effets qu\u2019on veut obtenir, par impression à la main qui est le procédé le plus anciennement connu ou par impression à la machine, en creux et en relief, suivant que les rouleaux servant à déposer le colorant sur la fibre sont un meilleur unisson.L'application des colorants chro- matables consiste à teindre d\u2019abord la laine en bain acide, puis à traiter au bouillon la fibre ainsi teinte dans un bain de bichromate de potassium (chromo- tropes) ou de fluorure de chrome (Friochrome azu- rol BX).Les Néolanes, Palatins Solides, Inochromes, sont des colorants chromatables qu\u2019on a transformés en laques métallifères avant teinture, ce qui permet de les teindre en un seu] bain, à la nuance qu\u2019ils présenteraient après chromatage sur la fibre du colorant non laqué.Les colorants Néolanes sont très appréciés car ils ne virent pas de nuance au cours de la teinture comme les colorants chromatables, ce qui permet d\u2019obtenir exactement la nuance désirée.Les colorants à mordants métalliques proprement dits, teignent la laine préalablement mordancée, c\u2019est-à-dire traitée à la température d\u2019'ébullition par des sels métalliques, avec lesquels ces colorants forment des laques, comme l\u2019Alizarine (laque d'aluminium), le Noir Diamant (laque de chrome), la Cochenille (laque d\u2019étain).Les colorants basiques montent sur laine en bain neutre, souvent en présence d\u2019un peu de savon, en donnant des nuances très vives mais peu solides.Les colorants à cuve, dont le prototype est l\u2019Indigo, sont également très utilisés pour la teinture de la laine.On réduit le colorant à l\u2019état de leucodérivé, en milieu légèrement alcalin par l\u2019hydrosulfite de soude à 50°, = gravés en creux ou en relief.On sèche le tissu une fois imprimé, puis on fixe le colorant sur la fibre en soumettant cette dernière à l\u2019action de la vapeur dans une enceinte fermée, c\u2019est l\u2019opération du vaporisage.Nous n\u2019entrerons pas dans les détails des recettes employées en impression, et qui sont variées à l\u2019infini, mais nous étudierons plus particulièrement les principes mêmes re eee HE som de la coloration de la laine, de la soie, du coton, du lin, du chanvre, de la ramie, du jute, des rayonnes d\u2019acétate et de viscose, au cours de l\u2019opération de la teinture.Teinture de la laine La teinture de la laine au moyen des colorants acides s'effectue en traitant la fibre au bouillon, pendant un temps variable, dans une solution du colorant à laquelle on ajoute un peu de sulfate de soude, d\u2019acide sulfurique dilué, ou dans certains cas, d\u2019acide acétique.Les quantités de colorants utilisés pour la production de nuances claires sont de 2 à 3% du poids de la laine mise en oeuvre, de 4% pour les nuances moyennes, de 6 à 8% pour les nuances foncées.Le volume du bain est égal à 30 ou 50 fois le poids de la laine.L\u2019acide sulfurique sert surtout à libérer l\u2019acide libre du colorant utilisé, qui, à l\u2019état de sel de soude ne teindrait pas la laine; le sulfate de soude intervient pour ralentir la montée du colorant sur la fibre et pour permettre on immerge le tissu dans la cuve, puis on laisse le leuco se réoxyder à l'air en Indigo.Les teintures en Indigo sur laine sont plus solides à la lumière que sur coton.Teinture de la soie La teinture de la soie est pratiquée en principe avec les mêmes colorants que celle de la laine et en suivant les mêmes procédés.On note pourtant quelques variantes, par exemple l\u2019emploi dans le cas de la teinture de la soie avec des colorants acides ou à mordants, de savon de grès rompu qui permet d\u2019obtenir des teintures beaucoup plus unies et plus brillantes.Le savon de grès, obtenu au cours du blanchiment de la soie au moyen d\u2019une solution de savon neutre à 30%, est constitué en majeure partie par un dérivé de séricine.On « rompt » le savon de grès par traitement à l\u2019acide sulfurique dilué, ou à l\u2019acide acétique dilué.Teinture du coton Cette fibre végétale est de la cellulose à peu près pure, tandis que la laine et la soie sont des fibres ani- L\u2019Ecole des Textiles possède des laboratoires parfaitement équipés car la physique et la chimie jouent un rôle important dans la formation des techniciens. Il males dont la constitution présente des analogies avec celle d\u2019autres secrétions épidermiques : cheveux, ongles, kératine.Les propriétés physiques et chimiques du coton et de la laine sont très différentes et, par voie de conséquence, leurs modes de teinture.La teinture « directe » du coton est assez récente et il a fallu la découverte des colorants artificiels pour la pratiquer.Quel est le mécanisme de cette teinture ?C\u2019est sûrement la résultante de phénomènes très complexes, dont on s\u2019accorde a penser a la suite de nombreux travaux, qu'ils sont de nature colloïdale et qu\u2019ils mettent en jeu des forces intermoléculaires.En bref, on a constaté que seuls certains colorants qui présentaient en solution un certain degré de dispersion, pou- valent pénétrer entre les micelles constituant la fibre de cellulose et y rester fixées.Les colorants possédant cette propriété ont été appelés colorants directs.Ils teignent le coton en bain neutre ou faiblement alcalin, en présence de sels minéraux et à des températures variables dont l\u2019effet est de réaliser une dispersion convenable du colorant.Les principaux colorants de ce type sont des colorants azoïques ou stilbéniques.La plupart des autres colorants ne peuvent se fixer sur le coton sans l\u2019aide d'adjuvants appelés mordants; ceux-ci sont de deux sortes: tanin et oxydes métalliques.Le tanin qui possède naturellement une certaine affinité pour le coton est fixé sur ce dernier par passage dans un bain d\u2019émétique qui le transforme en une laque insoluble.Le coton ainsi mordancé peut retenir alors les colorants basiques sous forme de combinaisons complexes avec le tanin et l\u2019émétique.L'exemple type du mordançage du coton avec des oxydes métalliques et de sa teinture avec des colorants à mordants proprement dits, est celui de la formation des laques d\u2019Alizarine.Quant à la teinture du coton avec les colorants à cuve elle est pratiquée en principe suivant les mêmes règles que celles suivies pour la teinture de la laine, à cette différence près, que la préparation de la cuve est moins délicate, le coton n\u2019étant pas sensible aux alcalis.Lin, chanvre, ramie, jute Ces fibres étant des fibres végétales présentent des propriétés tinctoriales à peu près identiques à celles du coton.Pourtant les matières non cellulosiques qu'elles renferment en quantités notables empêchent la pénétration du colorant dans la fibre.Il est alors nécessaire de prolonger la teinture ou d'employer des adjuvants qui facilitent cette pénétration.La présence de la lignine dans la fibre de jute permet sa teinture directe par les colorants basiques sans mordançage préalable au tanin et à l\u2019émétique.Rayonne d\u2019acétate Cette fibre artificielle est fabriquée en forçant à travers une lilière une solution visqueuse d\u2019acétate de cellulose dissous dans un solvant.Après évaporation du solvant on obtient un fil brillant : la rayonne d\u2019acétate.Cette Libre imperméable à l\u2019eau ne subit aucun gonflement en milieu aqueux et comme telle, ne peut pas être teinte avec les colorants solubles utilisés habituellement pour la laine et pour le coton.Les chimistes ont dû chercher et mettre au point des colorants particuliers, présentant de l\u2019affinité pour la rayonne d'acétate.On dispose aujourd\u2019hui d\u2019une gamme complète, ce sont d\u2019abord des azoïdes basiques insolubles comme les Azonines, qui comptent parmi les pre- i: = gs.miers colorants lancés pour rayonne d\u2019acétate, ou des aminoazoïques rendus solubles dans l\u2019eau (Ionamines) par fixation sur le groupe amino d\u2019un radical: \u2014 CH; SO; Na (w \u2014 méthane sulfonique).Ce radical s\u2019élimine en opérant la teinture en milieu légèrement acide à chaud, le dérivé aminoazoïque est régénéré progressivement à l\u2019état très divisé et se fixe sur la rayonne d\u2019acétate.On a trouvé ensuite que certaines substances comme les aminoanthraquinones, à l\u2019état finement dispersé en milieu de savon ou d'acide lignine sulfonique, ou encore salifiées au moyen d\u2019acides gras possèdent une bonne affinité pour la rayonne d\u2019acétate.Ces colorants qui furent lancés sur le marché sous les désignations d\u2019Acétoquinone, de Célatène, de Duranol, de Cel- liton, eurent un gros succès, Depuis, on a préparé de nombreux colorants dispersés, à la suite d\u2019études systématiques qui ont mis en évidence l\u2019influence particulièrement favorable pour la teinture, de la présence de certains groupements dans la molécule, par exemple des groupes oxyaliphatiques: \u2014 CH, CH, OH, \u2014 CHOH \u2014 CH, OH, ou des groupes sulfamidés.Un procédé récent basé sur un principe tout diffé- rent, consiste à incorporer avant filature, dans la masse visqueuse de rayonne d\u2019acétate des pigments très fins, puis à la filer de la façon habituelle, les fils obtenus étant alors colorés dans la masse.On remplace avantageusement les pigments insolubles qui conduisent à des rayonnes mates, par des colorants solubles dans 4 J i # Un appareil, du département de teinture de [Ecole des Textiles de la Province de Québec, grâce auquel les échevaux sont tenus en mouvement dans un bain dont les caractéristiques sont contrôlées scientifiquement. iE CR Ss = l\u2019acétate de cellulose, choisis dans la gamme des colorants pour vernis cellulosiques, qui eux, permettent d'obtenir des rayonnes brillantes et transparentes.Certains colorants azoïques métallifères conviennent parfaitement pour cet usage.La coloration des fibres textiles dans la masse est très ancienne, bien qu\u2019elle ait été réalisée autrefois de façon tout à fait particulière.Ainsi dans l'antiquité, on avait réussi, au moyen de croisements appropriés, à obtenir des moutons dont les laines possédaient des nuances déterminées : brun doré pour les brebis de Cordoue, noire pour celles de Pollentia.De même, en nourrissant les vers à soie avec des feuilles d\u2019Indigotier, on arrivait en Chine à obtenir des fils plus ou moins teintés de bleu.Rayonne viscose Différant complètement de la rayonne d\u2019acétate, cette fibre artificielle est constituée par de la cellulose régénérée.On l\u2019obtient en filant dans un bain acide, une solution visqueuse de Xanthogénate de cellulose, préparée par dissolution de cellulose alcalinisée dans le sulfure de carbone.Au contact du bain acide le Xan- thogénate s\u2019hydrolyse en régénérant la cellulose.La viscose possède donc les propriétés tinctoriales essentielles du coton et se teint avec des colorants identiques, pour lesquels elle présente souvent une affinité accrue.Quelques colorants teignent même la viscose en réservant le coton, tels certains complexes métallifères.La coloration de la viscose dans la masse a fait très récemment l\u2019objet des recherches les plus intéressantes et semble assurée d\u2019un bel avenir, en permettant de réaliser des nuances claires très pures, très vives et d\u2019une excellente solidité.Il est, en effet, presque évident a priori qu\u2019un colorant réparti en profondeur dans toute la masse d\u2019une fibre textile sera beaucoup plus résistant à toutes les interventions, qu\u2019un colorant simplement teint en surface, selon les procédés habituels.La teinture dans la masse est d'autre part très avantageuse, car les irrégularités dans le filage de la viscose sont peu apparentes alors que la teinture en milieu aqueux les accentue considérablement, la fibre présentant à ces endroits une plus grande affinité pour le colorant.Dosne a réalisé le premier cette teinture en incorporant des Indigosols dans le Xanthogénate, puis en développant le colorant par oxydation, après filage.On a préconisé aussi l'emploi de colorants de cuve qui sont réduits dans la solution visqueuse de Xanthogé- nate.Selon certains brevets on peut également incorporer des naphtazols au Xanthogénate et développer ensuite en bain de diazo apres filage.Tous ces procédés sont difficiles a appliquer et ne pourront soutenir la concurrence résultant de I'emploi des pigments dispersés, qui permettent d\u2019obtenir de magnifiques effets colorés sur viscose mate ou transparente, d\u2019une solidité à toute épreuve.Ces pigments qui appartiennent aux types de colorants les plus divers : colorants azoïques pour les jaunes, les orangés, les rouges; phtalocyanines comme le bleu monastral; colorants à cuve difficilement réductibles, sont dispersés, c\u2019est-à-dire très finement divisés, par broyage à l\u2019état humide en présence de dispersants, et incorporés à l\u2019état de pâte dans le Xantho- génate.Propriétés tinctoriales du nylon Cette fibre synthétique, dont l'apparition sur le marché est toute récente, est à base de Superpolya- mides.24 Les propriétés tinctoriales de cette fibre sont étroitement liées à sa constitution chimique et à son mode de préparation que nous indiquerons brièvement.Les Superpolyamides peuvent être obtenues par plusieurs procédés, dont les plus classiques sont:\u2014 la condensation de diacides du type: HOOC \u2014 (CH,), \u2014 COOH, avec des diamides du type : HyN \u2014 (CH,), \u2014 NH,, ou encore, \u2014 la condensation d\u2019aminoacides HOOC \u2014 (CH,), NH.Dans l\u2019un et l\u2019autre cas, il y a condensation, par élimination d\u2019eau aux dépens de groupes COOH et NH», appartenant à des molécules différentes, et l\u2019on obtient alors une très longue chaîne formée par la soudure d\u2019un très grand nombre de restes d\u2019aminoacides caractérisés par les groupes amides CONH, selon les schémas suivants : CO (CH5), CONH (CH;), NHCO (CH), CO CO (CH), NHCO (CH,), NHCO (CH,), \u2014 NH Pour les produits commerciaux courants, les indices x, y, z sont égaux respectivement à 4, 6 et le poids moléculaire est compris entre 3.000 et 20.000.La condensation a lieu en autoclave à haute température.Les Superpolyamides sont des masses cornées, blanchâtres, fusibles, qui peuvent être utilisées pour la fabrication de fils, de crins, ou encore d\u2019objets moulés.Les fils et les crins sont obtenus très simplement en forçant à travers des filières de diamètre approprié, la masse fondue de superpolyamides.Le fil, encore pâteux à la sortie de la filière, se durcit par refroidissement.Il est fortement étiré à froid, ce qui a pour effet, en « orientant » les longues molécules de superpolyamides parallèlement à l\u2019axe de la fibre, de renforcer leur cohésion et ainsi d'augmenter considérablement la résistance à la traction de la fibre, qui devient alors exceptionnellement élevée.Au point de vue tinctorial, le Nylon présente de grandes analogies avec la rayonne d\u2019acétate et peut être teint selon des procédés identiques avec la plupart des colorants préconisés pour cette dernière.T'outefois, il convient de signaler qu\u2019un même colorant utilisé pour acétate et pour nylon peut conduire à des nuances légèrement différentes, ce qui est dû à une certaine basicité du nylon, en rapport avec la présence des groupes CONH.Cette basicité du nylon explique pourquoi cette fibre peut être teinte également avec la gamme des colorants acides, acides à mordants, métallifères, utilisés habituellement pour la laine, bien que l'application en soit assez délicate.Conclusion Malgré le degré de perfection auquel sont arrivés les fabricants, qui présentent aujourd\u2019hui à la clientèle des gammes complètes de colorants possédant des nuances toujours plus vives et plus solides, la recherche de nouvelles matières colorantes s'impose, non seulement au point de vue scientifique mais aussi au point de vue pratique et économique.En effet, les colorants d'une carte d\u2019échantillon, pour la teinture de la rayonne d\u2019acétate par exemple, ne possèdent pas tous au même degré les mêmes propriétés tinctoriales (affinité, unisson), les mêmes solidités, et il est toujours intéressant de trouver dans une nuance déterminée, le colorant possédant les meilleures qualités.Par ailleurs, la recherche de dérivés meilleur marché, ou d\u2019un emploi plus commode ou encore, celle de nouveaux produits pour la coloration de nouvelles matières, justifient pleinement les innombrables travaux entrepris dans ce domaine. JUNGLE A GIANT jungle destroyer, traveling on the largest rubber tires in the world, has been purchased by a Pahokee (Florida) contractor for major land-clearing work along the Florida-Georgia line.Designed to uproot heavy trees and underbrush with push-button ease, the six-wheeled Goliath has three times the wallop of an M-24 tank, yet is so light on its feet that it can roll over a pocket watch without damaging it.Wheels of the machine are spectacles in themselves, each measuring four feet wide and 10 feet tall.That\u2019s half again as wide and as high as the average doorway.The monster, called a \u201cLeTourneau Tree Crasher\u201d, was designed and built by R.G.LeTourneau, Inc., ot Longview, Texas, builder of the world\u2019s largest land- clearing equipment.Handley Construction Co., of Pa- hokee, has just purchased the machine and is having it delivered to the Florida-Georgia coastal area where it will be kept busy for the next six months.Observers say the unit may well cause major changes in current-day land-clearing practices.Magnified \u201cbeetle\u201d In operation the machine looks like a huge, magni- lied beetle searching out trees of all sizes and crashing them to the ground.The operator, perched in a bal- cony-high cab and fingering trigger-sensitive electric switches, maneuvers it directly into a large-size tree with the blade raised about 10 feet in the air.Almost without hesitation the tree bends, strains, then lifts its own roots as it crashes to the ground.For smaller, medium-size trees, the machine goes in with its blade lowered, uprooting and carrying away trees and underbrush in one continuous operation.So powerful is the Crasher that during tests it was made to push, checker-board style, a pile of metal weights equivalent to 75 automobiles.This task, also, was performed quietly, smoothly, almost monotonously.What makes the machine so powerful, yet so light upon its feet?DESTROYER Individual propulsion Instead of receiving power from one central drive, each of the six mammoth wheels has within its rim an individual electric motor and gear reduction.These motors are driven by generators which, in turn, are driven by two giant diesel engines near the center of the unit.Secret of the light \u201cweight\u201d of the 120,000-pound vehicle lies in its tires \u2014 each of which is reported to cost something over $5,000.Because of their gigantic dimensions, and because they can operate with air pressures as low as five pounds, the actual per-square-inch weight of the machine upon the ground is about the same as that of a walking man.Such an extreme degree of \u201cflotation,\u201d and the powerful motors for each wheel, make the unit particularly well suited for work in swampy or sandy areas where other equipment would find it impossible to operate.Another application which probably will develop for the machine is that of transporting heavy loads over rough terrain.The top of the Crasher forms a convenient platform 39 feet long and 11 feet wide which, LeTourneau engineers say, is capable of supporting more than 200,000 pounds.The \u201cTree Crasher\u201d shown on testing grounds.Compare size of the vehicle with operator leaning out of cab.Tires measure len feei tall.Secret of tne light \u201cweight\u201d of the 120,000-pound vehicle lies in them. L'ARCHITECTURE AU SERVICE De L'EMPLOYE DE BUREAU LLE se fait de plus en plus lointaine l\u2019époque où les édifices logeant des bureaux d\u2019affaires offraient le spectacle d\u2019une lourde tristesse.Ce domaine de l\u2019architecture se voit envahi par des tendances modernes assurant des lignes plus artistiques, des murs extérieurs abondamment percés de panneaux de verre, un éclairage artificiel savamment disposé, des ascenseurs rapides et confortables, etc.L'un des plus récents exemples que l'on puisse citer en ce domaine est le nouvel édifice de la Crown Life Insurance Company, sur la rue Bloor, à Toronto.Erigé sur l'emplacement où se dressait autrefois la brasserie de Sam Bloor \u2014 qui donna son nom à la rue à l\u2019époque de William Lyon Mackenzie \u2014 il comporte sept étages au-dessus de la rue, deux planchers en sous-sol et le toit soutient deux étages additionnels en retrait.Inutile de dire que le mobilier et l'équipement de l\u2019édifice est du dernier cri.La comptabilité s'effectuera en majeure partie au moyen des appareils les plus modernes.Un convoyeur recueille le courrier à tous les étages et l\u2019oriente vers un bureau central placé au sous-sol, où s\u2019effectue la mise à la poste.Les employés du bureau des requêtes, au quatrième étage, ont-ils besoin de dossiers?Ils les réclament au moyen d'un système qui transmet automatiquement la requête aux archives situées quatre étages en-dessous.Trois groupes d\u2019ascenseurs Turnbull desservent I'édifice; ils sont mus par les usagers, selon une tendance qui s'affirme de plus en plus.L'ensemble est considéré comme le dernier cri en fait d'édifice à bureaux.L\u2019entrée principale du nouvel édifice « Crown Life », à Toronto.En arrière de deux colonnes de marbre souvrent des panneaux de verre donnant sur le hall.La façade s\u2019orne des armoiries de la compagnie.La rapidité des communications à l'intérieur de Uédifice est assurée au moyen de l\u2019équipement le plus moderne.Tout le courrier à poster s\u2019achemine vers un point de réception au moyen d\u2019un convoyeur.Sur cette photo, la partie supérieure de Uédifice semble jaillir d\u2019un tapis de ramures.Le toit supporte deux étages additionnels, en retrait.À cause de sa stature, l'immeuble sert de point de repère aux Torontois.26 Le ue ea =.ee = Tr AN ci ES pa = 7 a : 7 Bo ox on SE i ses sens se 25 oy 5x Re 5 5: 5 ré Œ 2 2 wr i ol i GE ee i br 2 7 2 2 5 Se a = EE 5 N 7 2 = a 2 i 5 Le pe a 2 z a # se oon oF > oe S ks S e So a 37 2 = i Q a _ # = cor Se > © pe oo = \u20ac 5 @ bec se da i = ise 5 es 5 SE HE : > 5 x Rn 2 iz i 7 2 ie Ge 22 i = 2 2 2 5 or a 2 4 a : pu EE hp oe AN pe ai hr PERE Foils in} = piel =; = ET = re AI i Ref?PEER Rp ls i Co ae Es a is ve rr oN Reo?PRA ny 26 Non seulement l\u2019apparence des édifices, mais celle aussi des ascenseurs a évolué avec l\u2019architecture moderne.On ne se trouve plus en face de ces grilles empoussiérées qui donnaient aux ascenseurs d\u2019antan l\u2019apparence de cellules.Ici, les portes sont d\u2019acier inoxydable, décorées de médaillons de même nature; elles s\u2019encadrent de marbre français, rouge antique, faisant un agréable contraste avec les teintes pâles du hall d\u2019entrée. L\u2019aimable hôtesse s\u2019est soumise de bonne grâce à la curiosité de Gil Christie, qui l\u2019a présentée en entrevue aux téléspectateurs de « Tabloid », émission de Radio-Canada.Iluminés par un éclairage discret, les motifs verticaux de la façade présentent un aspect fort attrayant; on distingue à l\u2019intérieur le lustre du hall d\u2019entrée.« Mademoiselle Turnbull » démontre a une employée de l\u2019édifice combien il est facile d\u2019avoir recours aux ascenseurs automatiques du nouvel édifice.Grâce à ce délicat tableau, il est possible de contrôler individuellement le degré d'humidité et la température dans les différentes sections de l\u2019édifice.« Mademoiselle Turnbull », une hôtesse bien connue dont le nom signifie confort et sécurité en matière d\u2019ascenseurs, était présente lors de l'inauguration du nouvel édifice, afin de s\u2019assurer que les visiteurs n\u2019éprouvaient aucune difficulté à manier les ascenseurs automatiques. et REEDUCATION par Lucien SAINT-ARNEAULT, \"ORGANISATION d\u2019une école d\u2019Arts et Métiers au sein d\u2019une institution de protection de la Jeunesse est une tâche exceptionnellement enrichissante parce qu\u2019elle nous met en contact constant avec un océan de problèmes.Je dis bien « un océan » parce que les jeunes qui fréquentent de telles institutions sont en somme des enfants-problèmes.L'étude de l\u2019organisation des cours de métiers portera d\u2019abord sur les problèmes communs à toutes les institutions à savoir: les élèves.Comme le recrutement se fait plutôt par infusion que par sélection, on conçoit facilement que les différences les plus marquées se rencontrent et se coudoient parmi nos élèves.Cet ensemble disparate de candidats s\u2019introduit comme un flot continu qui complique singulièrement la formation des groupes et l\u2019application d'un programme, si flexible soit-il.De quel genre d\u2019élèves avons-nous à nous occuper?De façon générale, nous savons que toutes les nuances de personnalité constatées par les psychologues trouveront, un jour ou l\u2019autre, leur application parmi nos élèves.Aussi pour que le travail d\u2019éducation soit efficace, il est nécessaire de savoir à qui l\u2019on a affaire.C\u2019est pourquoi, à leur arrivée à l\u2019institution, tous les élèves subissent les tests jugés indispensables par les orienteurs du Service de l'Aide à la Jeunesse ou de la Clinique de l'Aide à l\u2019Enfance.S'il y a lieu, les cas spéciaux sont soumis à des psychiâtres.Les élèves passent également un examen médical complet.Les rapports des travailleurs sociaux complètent ces renseignements qui permettent d\u2019obtenir, avec une précision suffisante, le profil psychologique, les aptitudes et les antécédents des jeunes à réadapter.Muni de ces renseignements, le préposé à l\u2019orientation fait une première sélection en éliminant les élèves trop jeunes, les cas frontières ou les sous-développés physiquement.TABLEAU I Classification des sujets selon leur quotient intellectuel (Wechsler-Bellevue, I.de Psychologie, partie Performance) Quotient | Classification Sujets MSA |% Population intellectuels N % normale 128 ct plus|Très sup.0 0 2.2 120 à 127 Supérieure 3 1.2 6.7 111 à 119 Normale sup.13 5.1 16.1 91 à 110 [Normale 108 42.2 50.79 à 90 Normale inf.72 28.1 16.1 68 à 78 Frontière 43 16.7 6.7 | 67 et moins |Débile 17 6.7 2.2 Moyenne 256 100 100 FORMATION PROFESSIONNELLE directeur de Ecole d\u2019Arts et Métiers du Mont-St-Antoine L'ENSEIGNEMENT DE METIERS S\u2019EST AVERE UNE AIDE PRECIEUSE DANS LA REEDUCATION DE L'ENFANCE MALHEUREUSE.CET ARTICLE SOULIGNE LES BIENFAITS RESULTANT DE L\u2019ENSEIGNEMENT SPECIALISE AU SEIN DES ECOLES DE PROTECTION DE LA JEUNESSE.Il est bon de noter qu\u2019en général la moyenne du quotient intellectuel indique des signes de faiblesse très prononcée (telle qu\u2019illustrée par les tableaux No | et No 2 \u2014 extraits du rapport No 329 du bureau d\u2019orientation de l'Aide à la Jeunesse).L'âge mental peut varier de 7 ou 8 ans à 18 ou 19 ans; cependant l\u2019âge chronologique se situe entre 14 et 18 ans (Voir tableau No 3).Dans le domaine scolaire, nous nous trouvons en face d\u2019un réel problème: l\u2019ensemble de nos élèves sont des retardés pédagogiques.L'expérience nous montre que sur 399 élèves actuellement à l\u2019école, 11% seulement sont normaux au point de vue scolaire.Cependant, il convient de souligner que l'interprétation de ces données doit être faite avec prudence.Voici, par exemple, un élève qui a commencé ses classes à 7 ans et quitte l\u2019école à 12 ans en sixième année.Après avoir travaillé quelques années comme garçon-livreur, il nous arrive à 15 ans; il est encore en sixième année.Si l\u2019on considère sa scolarité par rapport à son âge actuel, nous avons un retardé pédagogique.Si le même élève nous était arrivé à l\u2019âge de douze ans, il aurait été normal.Comment orienter les élèves?La formation professionnelle semble un levier puissant dans l'oeuvre de rééducation.Cependant le choix des métiers à enseigner dans une école de rééducation doit être conditionné par le capital-élèves dont on dispose.Nous devons tenir compte de la capacité physique et intellectuelle de l'élève, de son protil psychologique, de son développement physique et de tout autre facteur important qui pourrait l\u2019handicaper sur le marché du travail.Un de ces facteurs est le domicile des enfants.Ceux-ci nous viennent de tous les coins de la province et autant que possible devront retourner chez eux au terme de leur apprentissage.TABLEAU II Classification des sujets selon leur quotient intellectuel (Epreuve d\u2019habileté mentale de l\u2019Institut St-Georges) Quotients Classification Mont S.A.|% Population Intellectuels N % normale 130 et plus |Très supérieure 1 120 a 129 Supérieure 5 110 a 119 Brillante 9 6.1 14 100 4 109 Au-dessus moy.| 19 12.8 30 90 à 99 Au-dessous moy.38 25.7 30 80 a 89 Intell.lente 31 20.6 14 70 à 79 Cas frontière 26 17.6 5 69 et moins/Débile 25 17 1 Moyenne 85.5 148 100 100 - l\u2019âge mental peut varier de 7 à 8 ans, à 15 ou 16 ans, cependant l\u2019âge chronologique se limite entre T4 et 18 ans.AR RAR RER LL EL CELL L pi PRET CALE D'une part nous avons le marché du travail qui n\u2019est pas le même dans toutes les localités de la province, d\u2019autre part les décrets concernant les exigences de l'apprentissage et la pratique des métiers varient d\u2019une région à l\u2019autre.Il est donc d'importance capitale d\u2019orienter vers un métier donné ceux-là qui au terme de leur cours pourront satisfaire aux exigences de la loi qui réglemente la pratique de leur métier dans la région qu\u2019ils habitent.L'orientation à notre école commence d\u2019une manière pratique par des stages dits d\u2019orientation, qui durent quelques semaines et se font dans les ateliers qui correspondent aux possibilités des intéressés; l\u2019élève qui a 15 ans, par exemple, a terminé sa septième année, est normal au physique et démontre un minimum de 90 Q.I., pourra faire des stages dans la ferblanterie, l\u2019électricité, la mécanique d\u2019ajustage, la menuiserie, et la soudure.S\u2019il a des aptitudes dans ces spécialités, 1l pourra, par la suite, faire le stage de l\u2019automobile, s\u2019il le désire.Dans certains cas également, s'ajoute un stage, soit en coupe et confection, soit en cordonnerie, soit en peinture en bâtiments.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un solide gaillard de seize ans, quatrième année, 5°9\u201d, 89 Q.1., et en très bonne santé, la nature des stages peut varier; on pourra commencer par la soudure ou la peinture en bâtiments.Pour sa part, l\u2019élève qui a quinze ans, 3e année, 48\u201d, 92 livres, 79 Q.I., débute ses stages en cordonnerie.Il ne faudrait pas croire, cependant, que l'élève qu\u2019on oriente en cordonnerie doit nécessairement être un déficient mental éducable ou un retardé pédagogique.Cette fausse opinion, en plus de rendre un mauvais service à l\u2019industrie, jetterait un discrédit sur la profession.Il est bien entendu qu\u2019il y a dans cette spécialité, comme dans bien d\u2019autres d\u2019ailleurs, des opérations simples pour lesquelles une scolarité déterminée n'est pas obligatoire, et où l\u2019habileté intellectuelle demande moins d\u2019effort par la répétition constante des mêmes opérations.Il demeure, cependant, que l\u2019industrie de la chaussure a une quantité de problèmes complexes à résoudre et comporte des tâches difficiles que seuls des hommes de première valeur peuvent remplir.Cette méthode des stages permet à l\u2019élève de prendre contact avec le milieu et surtout dans l\u2019atmosphère du métier.Les stages permettent également aux professeurs d'ateliers de fournir des appréciations sur les élèves: son intérêt, ses aptitudes, sa compréhension du métier et le résultat obtenu dans les exercices de son stage.Lors de son séjour dans l\u2019atelier, l\u2019élève reçoit de la part du professeur qui s'occupe particulièrement des stagiaires, une foule de renseignements sur l\u2019outillage, la matière première, les conditions de travail et les occupations connexes ouvertes à ceux qui ont la formation voulue.Grâce à des films, l\u2019élève complète les renseignements que lui ont fournis ses professeurs et met en parallèle les exigences de la profession, ses aptitudes et ses goûts.Il peut même découvrir des occupations qui, à première vue, semblent ne pas avoir de rapport avec le métier et pourtant reposent sur les mêmes techniques.Deux exemples concrets L'élève qui se spécialise en cordonnerie perçoit que les connaissances qu\u2019il acquiert dans la matière première: cuir, fil, ciment, colle, teinture, etc.et l\u2019usage qu'il fait de l'outillage et de la machinerie dans les différentes opérations de la fabrication de la chaussure le rendent apte à posséder sa propre boutique de Re.re iH Te anil abe :s ts Abb HH HARK N Ages 10 11 9 13 14 15 16 17 18 19 130 \u2018 120 110 100 90 80 ( \" 60 | \\ o THI 40 \\ 30 \\ 20 / 0 / \\ Nombre \\ d\u2019éléves réparations.Selon ses aptitudes et ses capacités, il pourra obtenir du travail dans les emplois suivants: la fabrication des gants, des sacs a main, des valises, des articles de sport; la vente dans les magasins de ces mémes spécialités; la représentation commerciale pour le compte des tanneries, des manufacturiers de machines et d\u2019accessoires.L'élève qui se spécialise en coupe et confection pourra obtenir un emploi dans différentes branches de ce métier.Comme il est jeune, il n\u2019a probablement pas le capital nécessaire pour ouvrir sa propre bou tique de tailleur; il pourra semployer chez un tail leur déjà établi.Enfin, il peut travailler comme dessinateur de patrons, commis-voyageur dans les tissus ou le fil, vendeur dans un magasin de complets pour hon- mes, presseur ou nettoyeur de vêtements.Si les éducateurs s'accordent à reconnaître la nécessité d\u2019un programme d'étude, nombreux pourtant sont ceux qui éprouvent beaucoup de difficultés à adapter soit le programme à l\u2019élève, soit l'élève au programme et ce avec des groupes d\u2019élèves homogènes.L'exposé sommaire que nous venons de [aire sur notre capital-élèves dévoile un aspect psycho-social de l\u2019enfant-problème qui dissipe toutes illusions quant à la facilité d'adaptation d\u2019un programme.Culture générale Le choix de l\u2019apprentissage technique se fait d\u2019une façon relativement facile; nos élèves ont des tendances pratiques que satisfait la manipulation dans les ateliers; la joie de créer comble l\u2019un de ses désirs profonds: son intérêt est activé par le progrès qu'il peut toucher du doigt; sa constance est soutenue par l\u2019ambition de devenir qualifié et par la perspective d\u2019un avenir prometteur; mais il en est tout autrement pour les matières culturelles qui sont tout aussi importantes à la pratique du métier que l'entraînement manuel, sans parler évidemment de la formation qu'elles donnent.31 Dès notre arrivée à l\u2019école, nous avons appris que les expériences tentées en vue de faire étudier les élèves n'avaient pas eu les résultats escomptés.Ce qui avait incité les autorités à supprimer, en grande partie, cette pratique.Les raisons invoquées par les élèves pour ne pas étudier étaient nombreuses et variées.Certains affirmaient que le laps de temps écoulé depuis leur sortie de l\u2019école et leur rentrée en institution était trop long; d\u2019autres affirmaient que leurs études avaient été plutôt écourtées, tandis que quelques- uns avouaient avoir détesté l'étude parce qu'ils n'avaient pas été compris de leurs maîtres ou encore parce qu\u2019ils n\u2019avaient eu aucun encouragement de leurs parents.Les exigences du métier ont eu un effet salutaire.Sentant le caractère indispensable de certaines connaissances théoriques et voyant le champ d\u2019action presque illimité que procure la compétence professionnelle, l'opinion des élèves a évolué; l\u2019ambition et l\u2019intérêt ont triomphé de l\u2019indolence et de la résistance passive.Se rendant compte que dans l\u2019exercice de ses fonctions futures, il aura à rédiger des rapports, à tenir une comptabilité, à faire de la correspondance com merciale, etc.I\u2019éléve acceptera les cours d\u2019anglais, de français, de mathématiques, de dessin, de sciences, etc.qui, en plus d\u2019être indispensables dans l\u2019étude de la technologie et dans l\u2019exercice d\u2019un métier, constituent la base d\u2019une culture générale très appréciable dans la vie de tout bon citoyen.Cette façon de présenter l\u2019étude gagne peu à peu la coopération active et constante de l\u2019élève.C\u2019est par l'acceptation des moyens proposés par le maître que le travail en profondeur se fait chez l\u2019élève et non par soumission irraisonnée et servile.Et puis, il y a la manière\u2026 Plutôt que de faire appel, du haut de notre savoir, à la faiblesse de son ignorance, nous nous sommes placés sur le terrain de l\u2019élève et avec lui nous avons expérimenté les différents exercices proposés par le programme.Ce travail en coopération a eu sa récompense qui s\u2019est manifestée par un intérêt si grand que notre magasin scolaire n\u2019a pu suffire à la demande; à certains moments, les élèves cherchaient des « influences » pour obtenir des volumes.Le tour était joué.la machine était en marche; il s\u2019agissait pour nous de soutenir l'enthousiasme dans le domaine pratique (travaux d'ateliers) et dans le domaine théorique (classe, devoirs, leçons).Pour les travaux d\u2019ateliers, en plus de suivre la progression du programme régulier de l\u2019enseignement spécialisé, nous avons établi des tableaux d\u2019analyses des différentes opérations et des tableaux de contrôle du travail individuel.Ainsi, en plus de savoir comment procéder, l'élève voit l\u2019ensemble du chemin à parcourir, situe sa position à chaque instant par rapport à l\u2019ensemble du programme et constate le progrès et les succès obtenus.Pour la partie théorique, nous avons vite constaté que la formation scolaire déclarée par l\u2019élève à son arrivée ne permettait pas un classement de tout repos.Raymond avait bien fait sa cinquième année à l\u2019âge de douze ans, mais il nous arrive à l\u2019âge de quinze ans.Nous découvrons de la rouille sur ses connaissances de base.Philippe était réellement en septième année mais son «exploit» a eu lieu au mois de novembre, seulement deux mois et demi en septième, une petite septième quoi! André a fini sa septième avec certificat (Q.1.108).Allons-nous le placer avec Philippe?Robert 32 était bien en 4e année à 12 ans, mais c\u2019est plutôt dû à son développement physique qu\u2019à son développement mental qu\u2019il a franchi les quatre premières années.Les tests nous montreront d'ailleurs qu\u2019il est un sous-doué.Nous avons établi une section de triage où tous les élèves sont soumis à un inventaire pour établir leur acquis scolaire.Ce travail se fait sous forme de fiches de travail individuel qui correspond au programme du cours primaire.L'élève a tout le temps et toute l\u2019aide nécessaire pour donner sa pleine mesure.Lorsque le classement est établi, l\u2019élève est assigné à une classe qui correspond à sa capacité.Cependant il arrive qu \u2018après s\u2019être acclimaté, l\u2019élève se révèle supérieur à nos prévisions; il est alors dirigé vers le groupe qui lui convient.Pour les cas nettement exceptionnels, il y a trois classes de récupération où le professeur doit aussi bien apprendre à à l'élève à faire ses prières qu\u2019à compter et à écrire.Il arrive parfois que ce sont des intelligences normales qui furent laissées en friche; il s\u2019agit de remuer la terre pour découvrir un trésor.Grâce à des adaptations, la Direction générale des études nous autorise à décerner le diplôme du cours de métiers, comme les autres écoles de l\u2019Enseignement spécialisé.Quoique l'expérience soit plutôt récente, nous avons eu la première remise de diplômes au mois de juin sous la présidence de M.Jean Delorme, Directeur gé néral des études de I\u2019 Enseignement spécialisé, qui repré sentait à cette occasion, l\u2019Honorable Paul Sauvé, retenu à Ottawa.Ces trois groupes de finissants, en mars, en mai et en juillet représentent quarante et un diplômés.Le groupe de mai qui a subi l\u2019examen standardisé préparé par le département fit classer notre école au sixième rang, sur les 36 écoles de la province qui avaient participé aux examens.Les autres élèves, ceux des cours spéciaux, suivent le même programme, mais adapté à leurs capacités.À leur sortie, la direction de l\u2019école leur remet une attestation indiquant leur temps d'apprentissage dans un métier.Nous n'avons pas la prétention de nous croire rendus au stade du repos dans le domaine de la recherche pour l'amélioration de nos méthodes et nous croyons que des contacts avec d\u2019autres institutions de ce genre peuvent nous être très profitables.Le succès très modeste que nous avons connu, nous le devons d\u2019abord aux largesses du Ministère du Bien- Etre social et de la Jeunesse, à la compréhension toute paternelle de notre Directeur général, M.Jean De- lorme, à l'appui du bureau principal des Ecoles d\u2019Arts et Métiers, à la collaboration sincère et constante des aumôniers et des religieux du Mont-Saint-Antoine, et d\u2019une manière plus particulière à mes collègues, les professeurs qui sont d\u2019une compétence et d\u2019un dévouement nettement exemplaires en plus d\u2019avoir des qua- lifcations de bases nécessaires à leurs fonctions.Presque tous suivent ou ont suivi des cours de perfectionnement à l\u2019Institut St-Georges, les cours d\u2019Initiation à la Pédagogie de l'Office des cours par correspondance, des cours d\u2019extension du B.A., à Montréal ou à Ottawa, des cours par correspondance ou à l'étranger sur différents sujets.C\u2019est dire que le personnel que j'ai l'hon neur de diriger a réellement le souci du perfectionne ment; dans le domaine pratique, ces connaissances éclairent nos réunions pédagogiques mensuelles qui sont indispensables pour résoudre les cas nombreux et variés que nous avons constamment devant nous.Re Le Dr Bell a passé Ja plus grande partie de ses 29 dernières années à Beinn Bhreagh, dans cette maison, près de Baddeck, en Nouvelle-Ecosse, actuellement résidence d\u2019été de Mme Gilbert Grosvenor, \u2014 une des filles du Dr Bell \u2014 et de son mari.L\u2019inventeur au travail dans son cabinet de Beinn Bhreagh.QUELQUE 500 pieds au-dessus des eaux miroitantes des lacs Bras-d\u2019or, dans l\u2019Ile- du-Cap-Breton, se trouve une élévation de terrain qui, il y a bien des années, se nommait « La Tête Rouge ».Aujour- d\u2019hui, les gens de Baddeck, le village le plus proche, l\u2019appellent le « domaine Bell » alors que Vinventeur du téléphone avait jadis donné à cette extrémité de la presqu'île qui lui rappelait sa chère Ecosse un nom gaélique: « Beim Bhreagh » qui signifie « Belle montagne » et se prononce a peu pres « baine buriah ».Le même nom s\u2019appliqua a limposante maison qu\u2019Alexander et son épouse firent construire sur la colline et où ils élurent domicile.C\u2019est au cours d\u2019un voyage d'agrément, en 1885, que le Dr et Mme Bell firent la connaissance de l\u2019Ie-du-Cap-Breton et des lacs Bras-d'Or qui ne sont en réalité, qu\u2019un prolongement de la mer sur une superficie de 400 milles carrés; l\u2019îÎle rugueuse et boisée entoure les Bras-d\u2019Or de presqu\u2019îles irrégulières et innombrables.Quand leur bateau eut relâché quelques heures à Baddeck, les époux Bell, charmés par le site, décidèrent qu\u2019ils viendraient là dans l\u2019avenir pour passer leurs vacances.Is étaient de retour l\u2019année suivante, après avoir demandé à un homme de Baddeck, M.Arthur Mc- Curdy, de leur trouver une maison estivale.Au cours de l\u2019été, ils s\u2019enthousiasmèrent pour la Tête Rouge, dont la pente raide et les falaises rouges dominaient le côté opposé de la baie; ils voulurent acheter la colline, mais durent attendre plusieurs années avant UN HAUT-LIEU DES SCIENCES APPLIQUÉES Beinu Blreagl d'en être propriétaires.En 1892, ils purent enfin construire Beinn Bhreagh, une immense maison de style victorien dotée d\u2019un foyer dans chaque chambre; ils emménagèrent en 1893.C\u2019était bien l\u2019endroit idéal où se reposer après les épuisants procès concernant les brevets du téléphone.Mais le génie inventif de Bell était constamment en éveil; chaque observation engendrait de nouveaux plans.Tard dans la nuit il dictait a M.McCurdy qui lui servait de secrétaire, des notes sur des sujets aussi variés que « la vue par l\u2019électricité », « la lumière des lucioles ».« le soin du cancer », « les fusées » et « l\u2019êle- vage des moutons ».Des ouvriers furent embauchés pour réaliser la masse de projets qui suivit.On construisit un barrage pour l'électricité, puis des quais, des garages pour embarcations, des étables et des routes.Beinn Bhreagh devint une véritable usine pour la matérialisation des idées de Bell.Celui-ci entreprit bientôt les expériences les plus ambitieuses de toutes: le vol d'appareils plus lourds que l'air.À cette époque, la plupart des savants mésestimaient l'aviation et convainquaient tout le monde, sauf les frères Wright, le Dr Bell et quelques autres audacieux, de son caractère utopique.A Beinn Bhreagh, le Dr Bell mit au point son cerf- volant tétraédrique (formé d'objets légers à quatre côtés), qui donnait une plus grande surface de contact, une plus grande stabilité et un poids moindre que tout autre modèle.Ces cerfs-volants de curieuse apparence s\u2019élevèrent majestueusement au-dessus des Bras-d\u2019Or, mais, sans moteur, leur valeur fut réduite à inspirer 33 re Ria: pi LR ® IE SRR re 5 Eee cu JA} Se A Sra ET thriving Laer is A =e : 1 5.Ë Ÿ ST.Le \u201cSilver Dart\u201d, piloté par M.J.A.D.McCurdy, fut le premier avion à voler au Canada, le 23 février 1909.Sur une longueur de trois quarts de mille, il s\u2019éleva à une hauteur de 60 pieds au-dessus de la glace des lacs Bras-d\u2019Or, près de Beinn Bhreagh.Les embarcations supportées par des lames et réalisées par le Dr Bell et M.F.W.Baldwin, furent les plus rapides de leur temps; celle-ci, appelée \u201cH.D.-4\u201d, navigua en 1919 sur la baie de Baddeck à une vitesse de 71 milles à l'heure, mue par un moteur d'avion.Un menuisier de Beinn Bhreagh tire un cerf-volant tétraédrique du Dr Bell (photographie prise en 1902).Ce modèle, solide mais léger, s\u2019élevait bien au-dessus de la terre, mais on constata qu'on ne pouvait le manoeuvrer à l\u2019aide de moteurs. d\u2019autres chercheurs.Toutefois, par son imagination, le Dr Bell contribua grandement au progrès de l'aéronautique.Les frères Wright, qui réussirent la première envolée par avion à Kitty Hawk, en Caroline du Nord, en 1903, se montrèrent plus tard reconnaissants du fait qu\u2019un des plus grands inventeurs du monde avait cru en la possibilité de l'aviation.Les frères Wright pour suivirent leurs expériences dans le secret, mais l\u2019optimisme et les cerfs-volants de Bell attirèrent à Beinn Bhreagh un groupe décidé de jeunes hommes qui devaient entrer dans l\u2019histoire « du plus lourd que l\u2019air »: J-A.-D.McCurdy, fils de l'ami de Bell, F.-W.Baldwin, ingénieur, Glenn Curtis, constructeur de motocyclettes, le lieutenant Thomas Selfridge, représentant de l\u2019Armée américaine.et bientôt Mme Bell suggéra a son mari et à ses amis de former l\u2019Association des expérimentateurs aériens fondée en octobre 1907; on construisit un immense cerf-volant que Selfridge pilota à Beinn Bhreagh plusieurs mois plus tard.Les membres de l'association se rendirent ensuite Hammondsport, N.Y., à l\u2019usine de M.Curtis, où ils construisirent leur premier avion véritable, le Red Wing.Malheureusement, le Dr Bell se trouvait à Washington quand le Red Wing, piloté par M.Baldwin, fut essayé avec succès, le 12 mars 1908.C\u2019était la première envolée publique d\u2019un « aéroplane » en Amérique.Le Dr Bell put voir d\u2019autres décollages à Ham- mondsport un mois plus tard.Un autre avion réalisé par l\u2019association fut envoyé peu après à Beinn Bhreagh aux fins d\u2019essai.Il s'agissait du Silver Dart qui, piloté par le jeune McCurdy, fut le premier avion à voler au Canada, le 23 février 1909.Vue intérieure du musée Alexander- 2.Graham Bell, près de Baddeck, qui sera probablement ouvert au public l\u2019an prochain.Le vas L'architecture du musée a été inspirée par les cerfs-volants tétraédriques du Dr Bell.L'entrée donne sur une baie des splendides lacs Bras-d\u2019Or, tandis que la pointe dirige le regard vers Beinn Bhreagh, de l\u2019autre côté de la baie.A ui cour iid IN Les dernières grandes expériences réalisées a Beinn Bhreagh portèrent sur des embarcations supportées par des lames de métal.Aux grandes vitesses, ces embarcations s\u2019élevaient au-dessus de l\u2019eau, pour n\u2019être plus appuyées que sur les lames de dispositifs semblables à des échelles, installés sous la quille.Le Dr Bell travailla à ces embarcations en compagnie de M.Baldwin et, bien que les deux hommes n\u2019en aient pas été les concepteurs, ils rendirent pratiquement réalisables l\u2019invention.En 1919, une de leurs embarcations glissa sur les Bras-d\u2019Or à une vitesse de 71 milles à l\u2019heure.Ce fut le bateau le plus rapide de son époque.Aujour- d\u2019hui, les embarcations supportées par des lames sont nombreuses et plusieurs marines du monde en poursuivent le perfectionnement.Le Dr Bell mourut à Beinn Bhreagh le 2 août 1922, à l\u2019âge de 75 ans; Mme Bell mourut moins de six mois plus tard, et fut inhumée près de son mari sur le sommet de Beinn Bhreagh, au centre d\u2019un paysage enchanteur, sur les lieux mêmes où furent essayées pendant trente ans les innombrables inventions du célèbre docteur.Au contraire de maint inventeurs, Bell eut l\u2019avantage de voir son génie reconnu de son vivant, et d\u2019en tirer profit; comme il le disait un jour: « J\u2019a: travaillé pour obtenir des résultats, et non pour la gloire ».Comme pour rendre un hommage posthume au génie inventif de Graham Bell, l\u2019imposante Beinn Bhreagh, ainsi que nous l\u2019apprend « Long Lines », la revue des employés du service « Long Lines» de l\u2019« American Telephone and Telegraph Company ».compte maintenant deux nouveaux voisins.A un mille et demi à l\u2019ouest, de l\u2019autre côté d\u2019une baie des lacs Bras-d\u2019Or, le gouvernement fédéral a fait construire le Musée Alexander-Graham Bell, qui abritera une suite chronologique des premiers instruments de téléphonie, des mémoires de recherches et diverses inventions de Bell, tel le cert-volant tétraédrique et plusieurs types d'embarcations à lames de métal.À treize milles à l\u2019est de Beinn Bhreagh se trouve le poste de relais radiotéléphon1- ques de Boisdale, qui fait partie de l\u2019outillage terrestre associé au premier câble de téléphone transatlantique du monde, dont la pose sera réalisée avec la coopération du Système Bell, \u2014 dont le Dr Bell fut un fondateur, \u2014 et qui, du Canada, qui fut sa dernière demeure, aboutira en Ecosse, à moins de 100 milles d\u2019Edimbourg, sa ville natale.SER TRS New Machines and Gadgets Novel Things for Modern Living (For further information on these machines and gadgets, one may write to the manufacturers listed at the bottom of mext page.) TUBE TESTER is a portable gadget for the do-it-yourselfer who wants to test radio and TV tubes, including even the TV set\u2019s main picture tube.Place a tube in the socket of the tester and if the gadget's pilot bulb does not light, the tube filament is bad and the tube should be replaced.The tester, made of aluminum, uses current from built-in pocket Hashlight batteries 1.* * * TARGET RIFLE, 22 caliber, is the first production rifle to have a built-in bedding device, a feature that permits changing the pressure between barrel and stock fore-end.Partially designed by small bore rifle experts, the rifle\u2019s trigger movement and pull are easily adjusted.Ammunition for the rifle has a new rim shape for improved ignition, and was designed for better wind-bucking qualities ?.* Ex ALL-BLACK CAMERA is designed for photographers who want to make candid shots without being conspicuous.The finish, which deadens reflection, 1s treated to resist mildew, fungus and rigorous climatic 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and schools have inter- 3 sacainies or Nm À A HHAHHNH cs it Rai ra changeable parts, thus can be changed into many different units with only a Phillips screw driver.Coated with protective plastic coatings, the wood cabinets are available in several pastel shades with 10 gray 1°.* * * CORK-SCREW PINS, with a twist, lock slip covers, antimacassars, auto seat covers and such onto upholstered furniture or car seats.A back twist releases the pin.Their attractive heads are made of ivory or crystal-like plastic !!, * * * PORTABLE X-RAYS UNIT permits user to load, expose and develop X-ray films in daylight.Made of a tough plastic, the unit is for use with a portable X-ray generator to spot hidden flaws in bridge girders and construction welding.With the processing unit, 24 films can be used and developed on the spot 12, * * * TIE CLASP is actually part of a hidden hearing aid.The tiny instrument is inconspicuously held behind the wearer's shirt by the gold-plated clip.The unit's efficiency and small size are made possible by transitors, used in place of tubes 13, * * * TRANSPARENT FINISH protects wood or linoleum table and sink tops from hot pans, cooking fats, alcohol, detergents, and water.The finish is easily applied with a paint brush, after buffing the surface with steel wool 14, * * * SEWING MACHINE boasts push-button controls that come close to making the machine fully automatic.An estimated 200,000 different types of stitches can be performed by this machine.The machine makes button-holes, it darns, blind stitches and monograms automatically, and features an automatic bobbin winder 15, + %* * ENAMELED ZIPPERS are available in various colors to match dress fabrics.The enamel, based on vinyl resins, protects metal of the zipper from water and cleaning chemicals that sometimes rust zippers and stain garments.Zippers have a new rocking slider that prevents embarrassing jamming and sticking 18.* * * NEW CONTACT LENSES are claimed to be 249% smoother than contact lenses 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life.The aluminum oxide abies Lt aE tyr PENSER I en aviv as.Eh UE HERR RR teen grain mounted wheels are available in standard grits from 24 to 120 and sizes and shapes conforming to standards 27, * * * MAILING KIT contains the fixings for wrapping packages to meet parcel post requirements.A supply of parcel post labels, a convenient cutter box containing 50 feet of heavy wrapping paper, and a 50- foot voll of gummed sealing tape are included in the kit ?8, * * * SNOW SHOVEL on wheels is designed to take the strain out of removing snow from walks and driveways.The 30-inch blade on this manual snow plow can be adjusted easily to push snow to the right or left, or forward.The plow is ol sturdy steel construction and rolls easily on rubber tires 29, 1.Bava Co., 3655 E.Canfield St.Detroit 7, Mich.Remington Arms Co., Inc., Bridgeport, Conn, Nikon Inec., 277 Fifth Ave, New York 16, N.Y.Panoramic Studios, 6122 N.21st St., Philadelphia, Pa.E-Z Loader, Inc., 2037 W, 14th St., Cleveland, Ohio.6.Ayers Laboratories, 22 E.40th St.New York 16, N.Y.7.Imperial Trading Co.111615 N.Western Ave, Los Angeles 29, Calif.8.Dallas Engineers, Inc, Dallas, Pa.9.Flambeau Plastics Corp.501 E.Seventh St., Baraboo, Wis.10.Brunswick - Balke - Collender Co., 623 S.Wabash, Chicago 5, Ill.11.Knobby Krafters, North Main St, Attleboro, Mass.12.Ind-X System, Inc., 115 Belmont Ave.N., Seattle 2, Wash.: 13.Beltone Hearing Aid Co., 2900 W, 36th St, Chicago, II.14.Best Home Finishes, Dept.88, Box 4037, Euclid 23, Ohio.15.Necchi Sewing Machine Sales Corp.\u2026 164 W.25th St, New York, N.Y.> # » = .16.Coats & Clark Inc., 430 Park Ave, New York 22, N.Y.17.Golden Institute of Vision, National Bank Bldg., Detroit, Mich.18.R.S.Stokvis & Zonen Inc, Rotterdam, Holland.19.Dahlberg Co., Golden Valley, Minneapolis, Minn.20.General Electric Co., News Bureau, Schenectady 5, N.Y.21.The Radiac Company Inc, 489 Fifth Avenue, New York 17, N.Y.22.Man-Wel Inc, Red Bluff, Calif.23.Slide-Free Co., Orangeburg, N.Y.24.Dremel Mfg.Co., Racine, Wis.25.Russell Reinforced Plastics Corp., Lindenhurst, N.Y.26.Bausch and Lomb Optical Co., 635 St.Paul St., Rochester, N.Y.27.American Diamond Saw Sales, 120 N.W.Ninth Ave., Portland 9, Ore.28.Tape, Inc.,, Green Bay, Wis.29.Leisure Industries, 96-09 Metropolitan Ave., Forest Hills 75, N.Y.37 MR ETES \u2018ouvelles de | nseignement spécialisé L'enseignement spécialisé connaîtra un brillant avenir \"HONORABLE.PAUL SAUVÉ, cr, ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, était le conférencier invité au déjeuner de clôture du congrés annuel de la Société Richelieu, en l\u2019hôtel Chanteclerc de Ste-Adèle, le dimanche 18 septembre dernier.L\u2019honorable ministre a résumé les progres remarquables que la formation professionnelle a connus au cours des ré centes années, puis il a énuméré les nombreux facteurs qui permettent de croire que les écoles relevant du ministère ont devant elles un aveni fort prometteur.« Parce que notre province a fait un effort considérable pour créer un tel réseau, certains seront peut- être portés à croire qu\u2019il suffit de le maintenir à l\u2019échelle actuelle pour répondre aux besoins de l\u2019ave nir.Ils oublient qu\u2019au moment de la fondation du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, le Qué bec avait un demi-siècle de retard dans le domaine de la formation professionnelle, par rapport au développement industriel; ils ignorent que même avec les facilités actuelles, il n\u2019est pas possible d'accueillir dans les écoles tous les jeunes qui voudraient s\u2019y inscrire.Enfin, il suffit d\u2019examiner divers facteurs pour se convaincre que l\u2019élan des dernières années devra non seulement être maintenu, mais augmenté encore dans l\u2019avenir.Facteur démographique « D'après le plus récent recensement effectué en 1951 par le Gouvernement fédéral, a continué le mi- nistre, la population de la province s\u2019établissait à 1,055,681 âmes.Et selon la progression qui s\u2019est ma nifestée depuis ce recensement, il est logique de prévoir qu'en 1961, la population du Québec sera de quelque 5,000,000 d\u2019âmes et qu\u2019en 1971, elle sera de l\u2019ordre de 6,000,000 ou plus.T1 va de soi que la population augmentant, il faut prévoir une augmentation pro portionnelle des jeunes susceptibles de fréquenter les écoles de l'Enseignement spécialisé.Or, toujours en se basant sur le même recensement, on constate que plus de la moitié de notre population est âgée de moins de 24 ans et que plus de 40% a 19 ans ou moins.L\u2019essor industriel « Mais le facteur démographique n\u2019est pas le seul qui vaut d\u2019être pris en considération; il y a aussi l'essor industriel de la province, qui ne connaît aucun fléchissement.L'exploitation des riches gisements de fer de I'Ungava et du Nouveau-Québec en est un exemple.Trois nouvelles mines sont en pleine exploitation dans la région de Chibougamou et deux ou trois autres viendront s\u2019y ajouter sous peu.La Gaspésie, dont la pêche constituait autrefois la principale source de revenus, grouille maintenant d'activités minières.A Scheafferville, ce centre qui a surgi comme un champignon en pleine brousse, trois ou quatre cents maisons témoignent déjà d\u2019un développement considérable.Or, tous ces progrès se sont manifestés et se manifestent à un rythme proportionnellement plus accéléré que l\u2019accroissement de la population.L\u2019électrification rurale « Et que dire de l\u2019électrification rurale?a continué l\u2019'hon.P.Sauvé.Il a dix ans, seulement 40% des fermes du Québec bénéficiaient des avantages de l'électricité; la proportion atteint aujourd\u2019hui 90%.Il en est résulté un accroissement considérable du nombre des appareils électriques et autres dans les régions rurales.L'ancien forgeron, l'homme à tout faire de jadis, se voit progressivement remplacé par toute une gamme de spécialistes: mécaniciens, électriciens, sou deurs et autres.L\u2019 hon.Paul Sauvé, cr, ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, portant la parole devant les membres de la Société Richelieu réunis en congres annuel, le 18 septembre dernier, a Ste-Adéle.De gauche a droite, M.Jean-Philippe Toupin, gouverneur de la Société, Son Exc.Mgr Emilien Frenette, évêque de St-Jérôme, l\u2019hon.M.Sauvé, Me Lucien Thinel, co-ordonnateur du congrès, le notaire J.-L.Blanchard, député de Terrebonne à l\u2019Assemblée législative, Mgr Roger Larivière, conseiller moral de la Société, et M.Marcel Filion, président du Richelieu-Ste-Adèle.= Soif de perfectionnement « Comment pourrions-nous négliger la soif de per fectionnement qui s'empare des ouvriers et techniciens déjà engagés dans l\u2019industrie?Cette tendance fort bienfaisante est démontrée par la popularité des cours du soir et des cours spéciaux que diffusent les écoles du ministère à ceux qui veulent assurer leur perfectionnement.« De plus, au cours des récentes années, une innovation a également pris forme dans plusieurs collèges et écoles de la province: l\u2019organisation de cours d\u2019initiation aux travaux manuels.Tout en occupant leurs loisirs, les élèves y trouvent l\u2019occasion de découvrir des aptitudes qu\u2019ils ne soupçonnaient pas toujours.Ceci constitue souvent un tremplin vers les écoles de l\u2019Enseignement spécialisé, et celles-ci récupèrent ainsi chaque année de très bons sujets qui, autrement, seraient pour la plupart voués à un avenir minable, puisqu\u2019une très forte proportion des élèves s'inscrivant au cours primaire abandonnent leurs études avant même la huitième année.Moyens de transport « L'amélioration des moyens de transport est un autre facteur qui stimulera le recrutement des élèves, a poursuivi le ministre.Les statistiques démontrent que présentement, 70% de la population du Québec habite à moins de dix milles d\u2019une école de formation Ce fait révèle une mentalité qui pénètre progressivement la jeunesse rurale et qui lui fera désirer de plus en plus de participer à la vie industrielle dont on ne lui cache pas certains avantages.Une fois dans les villes, une partie de cette jeunesse s'oriente vers l'industrie, et il lui faut acquérir la maîtrise de métiers.Tendances nouvelles « Il faut également tenir compte de tendances nouvelles.De plus en plus, l\u2019industrie s\u2019en remet à l'Etat pour la formation de la main-d\u2019oeuvre.Dans beau coup d'usines, la création de cours d\u2019apprentissage s\u2019est avérée un insuccès, et pour deux raisons principales: manque d\u2019un personnel possédant les quali fications pédagogiques nécessaires pour l\u2019enseignement et retard dans la production des ateliers dont le rendement doit être en fonction des sommes investies.L'industrie se préoccupe de moins en moins de former sa main-d\u2019oeuvre; elle fait souvent appel d\u2019ailleurs aux écoles de l\u2019Enseignement spécialisé pour l'institution de cours destinés au perfectionnement de ses employes.Ensuite, il y a l\u2019intérêt que les mouvements ouvriers professionnelle, et ce, malgré l\u2019immensité de la pro vince.Or, il y a dix ou douze ans, les facilités de transport des élèves vers les écoles étaient à peu près nulles.Il s\u2019est fait en ce domaine un progrès marqué.De plus, chaque hiver, le Gouvernement de la province entre tient les routes sur des distances de plus en plus grandes, assurant ainsi des communications plus faciles.Déplacement de la population «Un autre facteur d'importance primordiale est le déplacement de la population.Les changements survenus dans l\u2019économie de notre province, provoqués principalement par l\u2019industrialisation, ont donné lieu population urbaine aux dépens de la population rurale.De 77.18% qu\u2019elle à la croissance progressive de la portent à la spécialisation; ils se montrent de plus en plus exigeants envers les qualifications de leurs membres, et cette attitude ne peut que stimuler les jeunes et leur donner le goût de s\u2019initier aux secrets d\u2019une spécialité particulière.Progrès des découvertes « Enfin, a dit le ministre en terminant, comment pourrait-on songer à bouder le progrès des décou vertes?Au cours des vingt dernières années, les pro cédés industriels n\u2019ont pas cessé de se transformer; des découvertes scientifiques changeant constamment les techniques de production en modifiant les machines, souvent même en introduisant un nouvel outillage.La était en 1871, cette dernière passa à 32.72% en 1951.que.» Grâce aux bourses d'études, de nombreux professeurs ont ajouté à leur formation ANS le dernier numéro de \u201cTechnique pour tous\u201d nous avions signalé qu\u2019un certain nombre de professeurs de nos écoles spécialisées avaient pu, grâce à des bourses d\u2019études attribuées par le ministère du Bien-Ftre social et de la Jeunesse, suivre des cours de perfectionnement; nous sommes heureux de publier ici la liste des bénéficiaires.Les cours spéciaux de soudure de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Montréal ont été suivis par MM.Jean-Noël Boivin de l\u2019Ecole Technique de Chicoutimi, Gaston Fugère de l'Ecole des Arts et Métiers de Grand\u2019Mère, Robert Gaudreau et Roland St-Pierre de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Mont-Joli, Georges-Henri Bour- que et Jean-Marc Houle de l\u2019Ecole Technique de Plessisville (Mégantic), Paul- Eugène Robichaud et Germain Dupont de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de St-Ga- briel-de-Brandon, Claude Venne de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de St-Jérôme, Jean- Marie Fortin de l\u2019Ecole des Arts et Mé- voucanatéétt dis c0tt 0 EGSUN ss 14e ti tiers de Granby, Laurent Gagnon de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Grandes Bergeronnes, Sylvain Marsolais de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Joliette, Rolland Allard et Gaëtan Boisvert de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Mont-Laurier, Yvon Lanneville et Lionel Blouin de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Rivière-du-Loup, Fernand Trempe et Jean-Paul Lagacé de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Montréal (section Nord), Paul-Emile Lafontaine de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Victoriaville, Jacques Duchesneau de l'Ecole des Arts et Métiers de Montréal (section Ouest), Gilles Boucher de l\u2019Ecole des Arts et Métiers d\u2019Amos.Les cours de pédagogie (2ème année et plus) de l\u2019Université Laval ont été suivis par MM.Yves Brunelle et Jean Généreux de l'Ecole Technique de Québec, J-Adalbert Caron de l'Ecole Technique de Shawinigan, Paul Trottier de l\u2019Ecole Technique de Sherbrooke, Rodrigue Caron de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de CITES recherche systématique qu\u2019encourage et soutient la plupart des grandes industries a des répercussions de plus en plus prononcées en ce domaine.« Il résulte de tous ces facteurs que non seulement l\u2019élan actuel de l\u2019Enseignement spécialisé devra se maintenir, mais il faudra qu\u2019il croisse encore, et plus rapidement que l\u2019indice de la progression démographi Cabano; les cours de pédagogie de l\u2019université de Montréal eurent d\u2019autre part pour auditeurs MM.Noël Tremblay de l\u2019Ecole Technique de Chicoutimi, Simon Bournival, Victorin Carpentier, Robert Deschenes et Henri Grenier de l'Ecole Technique de Shawinigan, Gilles Boucher et Georges Leclair de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers d\u2019Amos, Marcel Coutu et Charles DeSerres de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Drummondville, Jean Bois- vert, Denis Perron et Maurice Pelletier de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Joliette, Donat Corriveau de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Montmagny, Philippe Bail- large et Bernard Tanguay de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers du Mont-St-Antoine, Robert Cliche et Henri Tremblay de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers- de Port-Alfred, Roch Rainville et Claude Tremblay de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de St-Gabriel, Bernard Vanasse de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de St-Jean, Jacques Desnoyers de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de St-Jérôme.39 ue I i iH 1 H Léo-Paul Côté, André Gingras et Paul Rivard de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Victoriaville.Les cours de Pédagogie de lère année de l'Université de Montréal ont été suivis par MM.Armand Lestage de l\u2019Ecole de Textiles, Paul-E.Caron de l'Ecole Technique de Shawinigan, Jules Biron et Jean-Claude Lampron de l\u2019Ecole Technique de Trois-Rivières, Maurice Lavoie de l'Ecole d'Arts et Métiers d'Asbestos, Réal Héroux de l\u2019Ecole d'Arts et Métiers du Cap-de-la-Madeleine.Roch Roy de l\u2019Ecole d'Arts et Métiers de Drummond- ville, Simon Gagnon de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Grandes-Bergeronnes, Jean- Marc Houle, Paul Rainville et Roch Tremblay de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Plessisville; les mêmes cours, à l\u2019université Laval, ont été suivis par MM.Adrien Dandurand et Jean-Marie Turcotte de l\u2019Ecole d'Arts et Métiers de St-Jean, Emi- lien Bédard et Gaston Brunet et Claude Lamoureux de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Thetford-Mines et Edmond Dionne de l'Ecole d\u2019Arts et Métiers de Montréal (section Est).Les cours d\u2019anglais de l\u2019Ecole Technique de Trois-Rivières ont été suivis par Jacques Giroux, Josette Tourigny, Roland Decarufel, Maurice Normandin, Léo Bourassa, Henri-Paul Samson, Paul- Emile Ievasseur, Emmanuel Cossette, Lionel Poisson.Denis Lafontaine, André Leduc.Armand Bouchard, Paul-Yvon Côté, Ls-Charles Labissonniére, Jules Corbeil, Jean Bourassa et Marcel Bornais; MM.Lucien L'Heureux et Maurice Jacob de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Trois- Rivières suivirent des cours de Conversation à l'Ecole Technique de Trois- Rivières.Les cours de conversation anglaise, à l'Institut de Conversation anglaise par MM.Jean-Claude Trudeau de l\u2019Ecole de l\u2019Automobile, le Frère Berchmans de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Port-Alfred, Jean-Claude Desaulniers de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Cabano, Maurice Pelletier de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Montréal (section Nord), Georges Pelletier de l'Ecole d\u2019Arts et Métiers de Montmagny, Eugène St-Pierre et Emile Martel de l'Ecole des Arts et Métiers de Drummond- ville, Lucien Monarque de l\u2019Ecole Technique de Montréal, Roland Nantel et Gaëtan Loiselle de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de St-Jean, Raymond Trottier et André Isabelle, Marcel Allaire et Marcel Lacerte de l\u2019Ecole des Arts et Métiers du Mont St-Antoine, Louis-Gilles Comeau de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Montréal (section Est).A l\u2019Université de Montréal les cours de mathématique et physique eurent pour auditeurs MM.Alexandre Migneault et Wilfrid Gariepy de l\u2019Ecole Technique de Sherbrooke, J.-Berthold Ducharme de l'Ecole des Textiles, Louis Caron de l'Ecole d\u2019Arts et Métiers de Grand\u2019Mère, Rémi Trahan de l'Ecole d\u2019Arts et Métiers de Port-Alfred, Jean-Louis Despa- ties de l'Ecole de Papeterie; les cours de mathématiques et physique générale: M.Jean Thémens de l\u2019Ecole d'Arts et Métiers de Montréal (section Nord), Pe- 40 WER Rs 10150 i RSE tL baat beb hci itbblate.coebtirtac.o.cbebdse.cababsene\u2026ais es ter McNabb de l'Ecole Technique de Montréal.Léopold Paradis de l\u2019Ecole Technique de Québec.Gérard Blouin de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Drum- mondville et Robert Lacharité de celle de St-Jérôme.Les Cours spéciaux de lettrage et décoration du Centre d\u2019apprentissage furent suivis par M.Armand Pothier de l\u2019Ecole d'Arts et Métiers du Mont St-Antoine; ceux de radio et télévision de l\u2019Institut Electronique par M.Donat Ferron de l'Ecole d\u2019Arts et Métiers du Cap-de-la- Madeleine et M.Gérard Demers de l\u2019Ecole Technique de Sherbrooke; ceux de perfectionnement automobile de la General Motors de Chicoutimi par M.Paul Lajoie de l'Ecole Technique de Chicoutimi; M.Moise Gosselin de l'Ecole Technique de Rimouski a effectué un stage à la Cie Trane de Québec (chauffage et brûleurs à l'huile); M.Jean Le- roux de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de St- Jean a suivi les cours d\u2019électronique à l'Institut Teccart.En vue de l\u2019obtention du baccalauréat és Arts, MM.André Morneau de l'Ecole d'Arts et Métiers d'Asbestos, P.- Eugène Robichaud et Germain Dupont de l\u2019Erole d\u2019Arts et Métiers de St-Ga- briel, Eugène Gervais de l'Ecole d'Arts et Métiers de Granby et Jean L'Heureux de l'Ecole des Métiers Commerciaux ont suivi les cours de l\u2019Université de Montréal; M.Robert Champagne de l\u2019Ecole des Arts et Métiers de Trois-Rivières ceux du Séminaire de T'rois-Rivières: le Frère Gabriel de l'Ecole d'Arts et Métiers de Port-Alfred, Jacques Galipeau de l'Ecole Technique de Sherbrooke, André Saurio! de l'Ecole Technique de Montréal et Ubald Roy de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Rouyn pour l'obtention du baccalauréat ès Sciences à l\u2019Université de Montréal; M.Hubert Séguin de la Direction générale pour celui du Commerce à \u201cSir George Williams College\u201d; M.Raymond Brodeur de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Montréal (Est) pour le titre de Major in Mathematics à \u201cSir George Williams College\u201d.Enfin, M.Conrad Dion de l\u2019Ecole Technique de Hull a effectué Un stage à l\u2019Ecole Technique de Montréal.UN HEUREUX LAUREAT oY sait que dans la mesure des places disponibles, certains élèves étrangers à la province de Québec et même au Canada sont admis s'ils présentent les qualités requises pour suivre les cours réguliers du jour, ou les cours du soir de nos écoles d\u2019enseignement spécialisé.C\u2019est le cas de Marian Szot qui après deux ans d'études à l'Ecole des Métiers Commerciaux vient de remporter un magnifique palmarès récompensant du même coup ses professeurs et ceux qui lui avaient fait confiance.Né en Pologne en 1933, déporté en Oural par les Russes à l\u2019âge de huit ans, il ne put être évacué en Iran, deux ans plus tard, que grâce à l'intervention d\u2019un général polonais également interné qui promit de mettre son épée au service des Russes en échange de la libération des enfants du camp.D\u2019Iran il fut envoyé en Inde; celle-ci, proclamant son indépendance, Marian Szot fut expédié en Tanganyika (Afrique orientale), de la en Italie, puis en Allemagne où on l\u2019embarqua pour le Canada.Malgré un état de santé précaire, il suivit pendant deux ans les cours du M.Paul-Emile Levesque, directeur de l\u2019E- cole des Métiers Commerciaux, remet à M.Marion Szot, en présence de M.Gérard Nepveu, directeur des études, son diplôme de fin d\u2019études.séminaire de St-Hyacinthe où il apprit le français et se perfectionna en anglais.Elève assidu et consciencieux, il récolta, à la fin de la dernière année scolaire.le fruit de son travail, soit: le premier prix de la section boulangerie- pâtisserie, le prix d\u2019excellence attribué par le ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, et un diplôme de grande distinction.Il se vit décerner d'autre part les premiers prix de sociologie, de français et d'anglais, plus une bourse de l'Association des Chefs de Cuisine et de Pâtisserie.Interrogé par l\u2019un des collaborateurs de \u201cTechnique pour tous\u201d, Marian Szot lui a confié qu\u2019un stage cet été lui ayant permis d'économiser quelque argent, il s\u2019est inscrit aux cours pratiques d\u2019art culinaire pour perfectionner ses connais- Sances.Employé en qualité de pâtissier dans une entreprise de Montréal, ce garçon timide et réservé a exprimé à notre collaborateur son contentement et sa satisfaction d\u2019avoir trouvé enfin au Canada une vie plus paisible que celle de ses premières années et son espoir d\u2019être bientôt admis à la citoyenneté. Télévision et radio apportent leurs concours à l'Enseignement spécialisé S! Enseignement spécialisé s\u2019est développé de façon aussi remarquable, au cours des récentes années, il ne fait pas de doute que l\u2019excellente publicité dont il a bénéficié dans les journaux et sur les ondes des postes de radio et de télévision est l\u2019un des plus importants facteurs qui ont amené ce progrès.Journalistes et commentateurs savent que les écoles du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse n\u2019ont d'autre but que de permettre à la génération montante d'acquérir une précieuse spécialisation et ils considèrent fort justement que c\u2019est rester fidèle à la mission informatrice qu\u2019ils poursuivent que de tenir la population au courant des possibilités que le gouvernement de la province offre aux citoyens dans le domaine de la formation professionnelle.Il n\u2019est évidemment pas possible de présenter ici un tableau complet du travail dont notre Service des relations extérieures s\u2019acquitte; cependant, nous pensons que les lecteurs de Technique pour tous seront heureux d\u2019apprendre qu\u2019il a fourni à de nombreuses personnalités de l\u2019Enseignement spécialisé l\u2019occasion d\u2019occuper la vedette dans de nombreuses émissions radiodiffusées ou télévisées.Nous citerons donc ci-après quelques- uns des programmes grâce auxquels la population de la province a pu s'initier, au cours des six premiers mois de la présente année, à l'importance du travail que poursuit notre ministère.A la mi-janvier se tenait à Montréal la « Semaine de l'imprimerie».À cette occasion, l\u2019hon.Paul Sauvé, cr, ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, était l\u2019invité le 18 janvier, de Madame Michèle Tisseyre, à CBFT où il a exposé le but que poursuit l\u2019Ecole des Arts Graphiques, résumé les services qu\u2019elle a rendus depuis sa fondation et fourni quelques détails sur le spacieux immeuble qu\u2019elle occupera bientôt et dont la construction va bon train, rue Saint-Hubert, près de la rue Emile-Journault, dans la métropole.Le 6 février, Mme Donat Ouellette, directrice de l\u2019Ecole des Métiers Féminins, et quelques-unes de ses élèves ont participé à l\u2019une des émissions passant sous la rubrique « Le Babillard», à CBFT.Mme Ouellette y a trouvé l\u2019occasion de mieux faire connaître l\u2019institution qu\u2019elle dirige; elle a mentionné les différents métiers qui s\u2019y enseignent, la durée des cours, etc.Le lendemain, c\u2019était l\u2019Ecole des Métiers Commerciaux qui occupait la vedette.La Société Radio-Canada avait confié à des cinéastes le soin de tourner un film d\u2019un quart d'heure dans les différents ateliers de l\u2019école.Ce film fut présenté le 7 février, sur les ondes de CBMT, à l'émission intitulée: « Our Town ».Quelques jours plus tard, CBFT présentait une télévision consacrée à la Palestre Nationale, et montrant les différents sports qui s\u2019y pratiquent; deux équipes de ballon au panier, recrutées chez les lle RT ERR IE élèves de nos écoles de la région de Montréal, y ont participé, illustrant ainsi le souci que le ministère apporte à l\u2019organisation d\u2019activités sportives et parascolaires dans ses institutions.Au cours de la saison 1954-55, CBFT a présenté une série hebdomadaire intitulée « Le Club des Seize », dont le réalisateur était M.Pierre Gauvreau.Il s\u2019agissait d\u2019émissions culturelles exposant aux jeunes les particularités de nombreux métiers et professions qu\u2019ils peuvent embrasser.Le 3 mars, M.Joseph Carignan, directeur des études à l\u2019Ecole de l\u2019Automobile de Montréal, y participait et put fournir de nombreux détails sur les spécialités qui s\u2019enseignent à l\u2019institution de l\u2019avenue des Pins.L'émission du 18 mars était consacrée aux métiers du bâtiment, et le directeur du Service des relations extérieures du ministère, M.Robert Pré- vost, prit part à un forum au cours duquel il réeuma les avantages qu\u2019offre le ministère dans les domaines de l\u2019orientation, du placement des diplômés de l\u2019Enseignement spécialisé et des bourses d\u2019études.Le 12 mai, l\u2019Ecole des Textiles occupait la vedette de l\u2019émission; après la présentation d\u2019un film en couleurs réalisé récemment sur cette institution, M.Armand Lestage, professeur à l\u2019école, parla de l'enseignement qui s\u2019y diffuse et des situations Jlucratives qui s\u2019offrent aux nouveaux techniciens dans les filatures du Québec.Le 26 mai, c\u2019était le tour de l\u2019Ecole de Papeterie; là encore fut présenté le film en couleurs que l\u2019Office provincial de publicité a fait réaliser sur cette école, et c\u2019est M.J.-Ernest Fleury, surintendant des ateliers, qui participa au forum.L\u2019Ecole de Marine fut également invitée à l\u2019une des émissions, celle du 9 juin; grâce à des bouts de film qui avaient été tournés par l\u2019abbé Maurice Proulx, cinéaste de Ste-Anne-de-la-Pocatière, les téléspectateurs purent visiter l\u2019école par l\u2019image et admirer le St-Barnabé, qui offre aux élèves l\u2019occasion de mettre en pratique, au cours d\u2019une croisière annuelle, les notions acquises pendant les cours; le capitaine Jacques Gendron, officier de l\u2019école, était l\u2019invité du jour.Enfin, cette série s\u2019est terminée, fin juin, avec la projection du film intitulé Vers la compétence, réalisé pour l'Office provincial de publicité par l\u2019abbé Maurice Proulx, et consacré aux écoles du ministère enseignant des disciplines propres à des industries particulières: meuble, arts graphiques, textiles, marine, automobile, métiers commerciaux, métiers féminins, papeterie, etc.La télévision a trouvé d\u2019autres occasions de mettre l'Enseignement spécialisé en vedette, mais il serait fastidieux de les mentionner toutes.Signalons que des reportages enregistrés sur film ont été présentés aux émissions de nouvelles sur le kiosque occupé par notre ministère lors de l\u2019exposition de la Semaine du Québec, au Palais du Commerce de Montréal, en mars; sur la robe offerte par le ministère à la reine de la radio et de la télévision, à la mi-mai, et qui avait été dessinée et réalisée à l\u2019Ecole des Métiers commerciaux; sur les cérémonies qui ont marqué l\u2019inauguration des nouveaux ateliers de l\u2019Ecole des Textiles et la première remise de certificats à des diplômés de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers du Mont-St-Antoine, en juin, etc.Le poste CKAC maintient depuis plusieurs années déjà une série intitulée Occupons-nous de nos affaires, dont la direction est confiée à l\u2019excellent commentateur qu\u2019est M.Claude-À.Bourgeois.Le 17 juin dernier, l\u2019honorable ministre du Bien-Ftre social et de la Jeunesse a prononcé, sous cette rubrique, une causerie consacrée aux Ecoles de Protection de la Jeunesse, à l\u2019occasion de la première remise de certificats à des diplômés de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers du Mont-St- Antoine; il a présenté un bref tableau des mesures prises par le gouvernement de la province afin de lutter contre la délinquence juvénile et il a souligné l\u2019apport de l\u2019Enseignement spécialisé dans cette oeuvre sociale.M.André Landry, directeur de l\u2019Aide à la Jeunesse, a été invité trois fois au micro par M.Bourgeois et les entretiens ont porté sur l\u2019orientation des jeunes vers des carrières industrielles (20 mai), sur le placement des diplômés de l\u2019Enseignement spécialisé (27 mai) et sur l\u2019octroi des bourses d\u2019études par le ministère (24 juin).MM.Jean Delorme, directeur général des études de l\u2019Enseignement spécialisé, et M.Chené, secrétaire à la Direction générale des études, ont également participé à deux entretiens avec M.Bourgeois, les 10 juin et ler juillet; l\u2019entrevue portait sur la prochaine rentrée des élèves de l\u2019Enseignement spécialisé: façon de s\u2019inscrire aux écoles, qualifications requises, nature et durée des cours, etc.Enfin, le 26 août dernier, Mme Donat Ouellette, directrice de l\u2019Ecole des Métiers Féminins, acceptait à son tour l\u2019aimable invitation de M.Bourgeois et lui accordait une entrevue consacrée à l\u2019institution qu\u2019elle dirige.La radio a fait un accueil sympathique à l'Enseignement spécialisé en plusieurs autres occasions qu\u2019il serait trop long d\u2019énumérer.Signalons que le directeur du Service des relations extérieures du ministère a présenté une chronique, le 21 juin dernier, au sujet de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers du Mont-St-Antoine, sous la rubrique intitulée La revue de l\u2019actualité, diffusée par tous les postes du réseau français de Radio-Canada, et que les postes de radio ont fait largement écho, au moyen de reportages enregistrés aux deux cérémonies qui se sont déroulées en juin à l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers mentionnée précédemment et à l\u2019Ecole des Textiles.Comme on le voit, l'Enseignement spécialisé bénéficie d\u2019une généreuse publicité: les commentateurs de la radio et de la télévision, tout comme les journalistes, n\u2019ignorent pas que les écoles du ministère du Bien-Ftre social et de la Jeunesse sont maintenues au moyen de fonds publics à l'intention de toute la population, et que c\u2019est rendre service à tous les citoyens de les en informer.41 Y CER) XOX LE GOUVERNEUR ORS de sa récente tournée dans la région du Bas-St-Laurent Son Excellence le gouverneur général du Canada, le très honorable Vincent Massey, était de passage à Rimouski, et en a profité pour visiter l\u2019Ecole de Marine de la Province de Québec, école relevant du ministère du GÉNÉRAL VISITE L\u2019ÉCOLE DE MARINE Son Excellence atteignit Rimouski à bord du « HM.C.S.Buckingham », de la Marine royale canadienne.Le navire jeta l\u2019ancre à trois milles au large de la ville, et c\u2019est le « St-Barnabé », navire d\u2019entrai- nement de l\u2019Ecole de Marine, commandé par le capitaine Rodolphe Ouellet, qui se Tous les officiers de l\u2019école avaient pris place à bord du « St-Barnabé », de même qu'une délégation civile dirigée par le maire de Rimouski, M.Elzéar Côté.Le gouverneur général passa de la frégate au navire-école, et celui-ci vint accoster au quai de Rimouski.Il y eut récep- x tion officielle à l\u2019hôtel de ville, puis le distingué invité visita le Séminaire, l\u2019Eco- le de Marine et une institution dirigée par les Soeurs du St-Rosaire.Le gouverneur général ne cacha pas son étonnement devant l\u2019équipement complet que possède l\u2019Ecole de Marine et surtout devant le fait que cette institution est la seule du genre au Canada à posséder son propre vaisseau d\u2019entraînement.Il passa par toutes les sections de l\u2019immeuble et se rendit même jusqu\u2019à la tourelle de ' verre qui, sur le toit de l\u2019édifice, abrite un poste d'observation de la Commission des Eaux courantes du Québec et permet aux élèves de s\u2019exercer à la signalisation avec les vaisseaux circulant sur le fleuve.Son Excellence put ainsi observer l\u2019ensemble de la ville et se rendre compte de l\u2019importance du désastreux incendie qui en rasa une grande superficie, il y a quelques années et du magnifique effort de reconstruction dont les citoyens ont depuis fait preuve.Après avoir parcouru les principales | ! arteres de la ville, le gouverneur général B revint au quai et prit place de nouveau sur le «St-Barnabé» qui le reconduisit a la frégate.Le «St-Barnabé» lui présenta le salut de la Marine marchande, puis le « Buckingham » leva l\u2019ancre vers une nouvelle destination.La visite du gouverneur général à Ri- mouski ne dura que deux heures, mais il ne fait pas de doute que la population en gardera longtemps le souvenir.Bien-Etre social et de la Jeunesse.porta à la rencontre du distingué visiteur.Cette photo a été prise sur le « St-Barnabé » au moment de l\u2019arrivée du gouverneur général.De gauche à droite, le capitaine-abbé Roy, auménier de l\u2019Ecole de Marine, le capitaine Guy Robillard, aide-de-camp du gouverneur, le très honorable Vincent Massey, le capitaine Jacques Gendron, officier commandant de l\u2019Ecole de Marine.et M.Elzéar Côté, maire de Rimouski.Le \u2018 Saint-Barnabé a ETTE année encore, le Saint-Barnabé, navire d\u2019entraînement ii de l\u2019Ecole de Marine de la Province de Québec, située à 3 Rimouski, a effectué sa croisière estivale.Il s\u2019agit là d\u2019une ex- i cellente initiative permettant aux élèves d\u2019appliquer dans la pratique les notions théoriques acquises pendant l'année scolaire.A On se souvient que, l\u2019été dernier, le Saint-Barnabé a visité ) une vingtaine de ports de la région des Grands-Lacs, tant du 3 côté canadien que du côté américain, afin de mieux faire connaître aux armateurs la valeur des cours diffusés par l\u2019école.En plus du cours régulier de navigation, d\u2019une durée de deux ans, l\u2019école a institué l\u2019année dernière un Cours d\u2019un an, dans le même domaine, dans le but de préparer les jeunes en vue de la navigation dans les eaux territoriales et intérieures.La récente croisière s\u2019est effectuée en direction opposée, c\u2019est- a-dire vers les provinces maritimes.Parti de son port d\u2019attache le ler juillet, le Saint-Barnabé a fait escale a Carleton, puis il a visité les ports suivants: Dalhousie, Campbelton, Bathurst, Cha- tam, Newcastle, Richibouctou et Shediac, au Nouveau-Brunswick, ! Summerside et Charlottetown a 1'Ile-du-Prince-Edouard.Au dé- 2 but du mois d'août, il atteignait Gaspé pour y demeurer presque j tout le reste du mois pour les manoeuvres annuelles.Il est rentré à son port d\u2019attache à la fin d\u2019août.La visite du Saint-Barnabé ne manque jamais de soulever l\u2019enthousiasme des jeunes pour qui les carrières de la mer offrent A tant d\u2019attraits.L'Ecole de Marine de la Province de Québec est 3 d\u2019ailleurs la seule institution du: genre au Canada à posséder son propre vaisseau d\u2019entraînement.a visité plusieurs ports des Maritimes | Le « Saint-Barnabé » photographié alors qu\u2019il I croisait au large de son port d\u2019attache.Ancienne unité du type « Fairmile », qui a rendu tant de \u2018 services au cours du récent conflit, il porte le nom d\u2019une île historique située en face de He Rimouski.42 Nos professeurs en textile se perfectionnent PLUSIEURS professeurs de l\u2019Ecole des Textiles de la Province de Québec, située à St-Hyacinthe, ont poursuivi des études complémentaires ou ont effectué des stages de perfectionnement dans les filatures, au cours de la saison estivale.Nous avons souligné, dans Technique pour tous d'octobre 1955, que M.Gérard Ménard, professeur de tissage, avait fait un séjour aux ateliers de Commpton & Knowles Loom Works, à Worcester, Mass., grâce à une bourse qui lui avait été accordée par le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse; or, à son retour, il a passé quatre semaines aux usines de Montmorency de la Dominion Textile Co.Ltd, afin d\u2019y parfaire ses connaissances dans la fabrication des tissus à serviettes.M.Armand Lestage, professeur de chimie-teinture et de technologie des fibres, a fréquenté les cours de l\u2019Institut NOUVEAU BLASON DE L'ECOLE DE MARINE Il nous fait plaisir de présenter à nos lecteurs le nouveau su blason de l\u2019Ecole de Marine de la Province de Québec, située à Rimouski.Il a été conçu et dessiné par un héraldiste de Québec, M.Maurice Brodeur.En voici la description: Armes: D\u2019argent, à l\u2019ancre de gueules, la stangue entortillée d\u2019une gumène d\u2019or, les bras de l\u2019ancre brochant sur la première onde d\u2019une mer de sinople et d'argent; au chef d\u2019azur au demi- soleil non figuré d\u2019or, mouvant du bas du chef, accosté de deux étoiles d\u2019argent.Cimier: une fleur de lis d\u2019or posée entre deux feuilles d\u2019érable franc de sinople nervés d\u2019or, les pétioles umis au même rameau de sinople coupé d\u2019or.Devise: sous l\u2019éceu un listel d\u2019azur liséré d\u2019or portant la devise Vigilentia et Fortitudo du même.Cette devise signifie: \u201cVigilance et force de caractère\u201d ou \u201cVigilance et vaillance\u201d.Ce sont là des vertus inhérentes aux carrières de la mer et que l\u2019école doit inspirer à ses élèves, L\u2019officier de navigation responsable de l'équipage et de la cargaison doit exercer une vigilance constante et posséder la force morale nécessaire à affronter les périls.ERRATUM Emu par une erreur qui s\u2019est glissée dans la transcription du blason de l\u2019Ecole des Textiles, l\u2019auteur, M.Maurice Brodeur, héraldiste, nous demande de bien vouloir rectifier; nous le faisons volontiers.Dans la description il fallait lire: Armes et dans le Cimier: érable franc.de pédagogie St-Georges, et M.J.-B.Du- charme, professeur de physique et microscopie, s\u2019est inscrit à la faculté des sciences de l\u2019Université de Montréal, ainsi que le mentionne une liste insérée dans le présent numéro et groupant les noms des membres du personnel enseignant des écoles de notre ministère qui ont obtenu des bourses de ce dernier pour leur perfectionnement; M.Lestage et cinq autres professeurs de l'Ecole des Textiles ont également continué cette année à suivre les cours de l'International Correspondence School: MM.Lestage, G.-R.Boulé, G.Dion et J.Brodeur en génie textile et MM.P.Bédard et G.Gagnon en dessin mécanique.Trois autres professeurs ont également effectué des stages dans les filatures: M.Adrien Goyette (instructeur au laboratoire de teinture), aux usines de Magog de la Dominion Textile Co.Ltd, division de la teinturerie, où il s\u2019est perfectionné dans la finition des tissus; M.Jean Brodeur (chef de la section « laine»), aux ateliers Paton de Sherbrooke, ou il a étudié les procédés modernes de peignage des laines; et M.Maurice Loranger (professeur d\u2019armure textile), aux usines de Leach Textiles Ltd., a Huntingdon, ou il s'est exercé a la production de différents genres de tissus.M.RENE PERRAULT, MONITEUR DES SPORTS ES autorités du ministère du Bien- Etre social et de la Jeunesse ont récemment annoncé la nomination de M.René Perrault au poste de moniteur des sports dans les écoles de l\u2019Enseignement spécialisé pour la région de Montréal.H succède à M.Nick Malfara qui, à la fin de la dernière année scolaire, a pris la direction du Centre sportif Laval, à St- Vincent-de-Paul.La nomination de M.Perrault a été fort bien accueiilie, et personne ne s\u2019en étonnera puisque le nouveau moniteur est un éducateur de carrière et qu\u2019il s\u2019est occupé d'organisations sportives pendant de nombreuses années à l'intention de la jeunesse.M.Perrault a été à l\u2019emploi de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal pendant 31 ans.Il était professeur à l\u2019école primaire-supérieure \u201cLe Plateau\u201d depuis 1939; il a également détenu le poste d\u2019instructeur en éducation physique, à cette même institution, pendant dix ans.Il a agi, au cours de la saison 1954-55, comme président de la Ligue des Sports des Ecoles supérieures de Montréal, René Perrault M.Perrault n\u2019est pas une nouvelle figure au sein de l'Enseignement spécialisé.Il a donné des cours aux élèves de la section ouest des Ecoles d\u2019Arts et Métiers de Montréal en 1941, aux sections est et nord des mêmes écoles, respectivement de 1941 à 1944 et de 1944 à 1946, puis à l\u2019Ecole des Métiers Commerciaux depuis 1947.Il s\u2019est également occupé d\u2019organiser les sports à la section ouest et à l\u2019Ecole des Métiers Commerciaux.« Technique pour tous» est heureuse de lui souhaiter la plus cordiale bienvenue dans les écoles de l\u2019Enseignement spécialisé de la région de Montréal en sa qualité de moniteur des sports.DIRECTEUR D'ECOLE NOMME CHANOINE LE journaux annonçaient récemment que, lors d\u2019une réunion du Chapître métropolitain de Rimouski, Son Exc.Mgr C.-E.Parent a révélé l\u2019élévation au canonicat de quatre membres de son clergé diocésain.Parmi les quatre prêtres ainsi honorés se trouvait l\u2019abbé Antoine Gagnon, directeur de l\u2019Ecole Technique de Rimouski et de l\u2019Ecole de Marine de la Province de Québec.Les milieux de l\u2019Enseignement spécialisé se sont réjouis d\u2019apprendre cette nouvelle, puisque le nouveau chanoine dirige deux des plus importantes écoles de formation professionnelle relevant du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Fils de Joseph-Etienne Gagnon, notaire, et de Valérie Gauvreau, le chanoine Gagnon est né à Matane le 18 mai 1899.Il fit ses études primaires à l\u2019Académie de Matane et ses études classiques au Séminaire de Rimouski (1913-14).Il s\u2019inscrivit à l\u2019Université de St-Dunstan, Ile- du-Prince-Edouard (1916-21) et obtint son baccalauréat ès-arts.Ayant poursuivi ses études théologiques au Grand Séminaire de Montréal (1921- 22) et au Séminaire de Rimouski (1922-25), il fut ordonné prêtre en la cathédrale de Rimouski le 6 juin 1925 par Son Exc.Mgr Joseph-Romuald Léonard.Pendant son séjour comme professeur au Séminaire de Rimouski (1925-40), il effectua un voyage en Europe (1927) et mérita, en 1934, un diplôme en Sciences sociales à la suite d\u2019une année d\u2019études à l\u2019Université Laval.Il fut propagandiste de l\u2019Aide au Séminaire et secrétaire de l\u2019Association des Amis du Séminaire de 1933 à 1940.En 1940, il fut nommé directeur de l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de Rimouski, devenue plus tard Ecole Technique, et directeur de l'Ecole de Marine de la Province de Québec.Il fut décoré officier de l\u2019Ordre distingué de l\u2019Empire Britannique (O.B.E.) en 1943 et a reçu la Médaille du Couronnement en 1953.C\u2019est le 14 septembre 1955 qu\u2019il a été nommé chanoine titulaire du Chapitre de la cathédrale de Rimouski.« Technique pour tous» lui présente ses félicitations et ses meilleurs voeux.43 ; 5 4 3 Diplômés de Grenoble à l\u2019École de Papeterie UN douzaine de jeunes Français, tous diplômés de l\u2019Ecole française de Papeterie, située à Grenoble et agrégée à l\u2019Institut polytechnique de l\u2019université de cette dernière ville, étaient de passage dans la province de Québec, à la fin d\u2019août, où ils ont visité les plus importantes usines à papier de la vallée du St-Maurice afin de prendre contact avec cette grande industrie canadienne.A Trois-Rivières, où ils ont parcouru les ateliers de deux entreprises importantes, ils ont tenu à examiner de près I\u2019Ecole de Papeterie de la Province de Québec, dont la réputation a depuis longtemps dépassé les frontières de notre pays.La promotion 1955 de l\u2019Ecole française de Papeterie comptait quinze diplômés; douze d\u2019entre eux effectuaient le voyage, mais onze seulement étaient de passage à Trois-Rivières, l'autre ayant été retenu à New-York pour raison de santé.Les onze visiteurs étaient originaires de diverses régions de la France et l\u2019un venait du Maroc: Jacques Silvy, organisateur du voyage, Grenoble; François Jalbert, Grenoble; Jacques Collot, Mandeure (Doubs); Jean Le Bel, Rabat (Maroc); Gabriel Blanchard, La Mure (Isère); Serge Blanchard, Champ-sur-Drac (Isère); Gérard Mangin, Saint-Montant (Ardèche); Jean Rouger, Montpellier (Hérault); Lucien Carrières, Nîmes (Gard); Maurice Brail- lon, Macon (Saône-et-Loire), et Marcel Passot, Limas (Rhône).Les jeunes visiteurs ont examiné de fort près le moderne équipement de notre Ecole de Papeterie, et plusieurs n\u2019ont pas caché leur étonnement d\u2019apprendre qu\u2019il s'agissait là d\u2019une institution maintenue entièrement aux frais de l\u2019Etat.L'Ecole française de Papeterie est un établissement privé reconnu par l\u2019Etat, mais géré ES par une société que le Syndicat des fabricants de papiers a formée en 1928.Après la visite de l\u2019école, l\u2019organisateur du voyage, M.Jacques Silvy, a rappelé que l\u2019institution de Grenoble avait été fondée peu après le début du siècle, soit en 1907 exactement.Celle de Trois-Ri- vières, qui débuta comme section de I\u2019Ecole Technique de cette ville, ne devint une école autonome qu\u2019il y a un peu plus de dix ans, et elle possède sa propre usine depuis 1951.En fait, les deux institutions ont été complétées d\u2019une usine, avec laboratoires annexes, vers le même temps.Devant l\u2019ampleur de l\u2019équipement de notre Ecole de Papeterie, l\u2019un des diplômés de Grenoble a fort justement remarqué: « C\u2019est vraiment là une école à la mesure de la grande industrie qu\u2019elle approvisionne en techniciens ».M.Gaston Francoeur, directeur, explique le fonctionnement de la machine à papier à M.Jacques Silvy.pa Réunis sur un palier, à la tête de la machine à papier, les nouveaux techniciens de Grenoble examinent l\u2019usine de l\u2019Ecole de Papeterie, en compagnie du directeur, M.Gaston Francoeur, et du surintendant des ateliers, M.J.-Ernest Fleury.44 Kécentes promotions et permutations ES autorités du ministère du Bien- Etre social et de la Jeunesse ont annoncé plusieurs promotions et permutations, au cours des récentes semaines, au sein du personnel enseignant des écoles qui en relèvent.C\u2019est ainsi que M.Augustin Robichaud, qui était directeur de l'Ecole d\u2019Arts et Métiers de Plessisville, a été nommé pour succéder a M.Gilles Charbonneau, directeur de l'Ecole d\u2019Arts et Métiers de St-Jean, qui a trouvé une mort tragique dans un accident de la route à la fin du mois d\u2019août.Cette même école a également accueilli deux nouveaux éducateurs: MM.Jérôme Chevron et Luc-Henri Morisset qui ont été promus respectivement chefs de la section d\u2019ajustage et de la section de culture générale; précédemment, M.Chevron était professeur à la section Nord des Ecoles d\u2019Arts et Métiers de Montréal et M.Morisset, à l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers de La Tuque.Enfin, M.Louis-Phi- lippe Sauvageau, professeur à la section Est des Ecoles d\u2019Arts et Métiers de Montréal, a été promu chef de la section de menuiserie à l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers du Mont St-Antoine.Au nombre des récentes permutations, il convient de souligner les suivantes; dans chaque cas figure, entre parenthèses, le nom de l\u2019école où chacun professait précédemment, puis l'institution à laquelle il se trouve attaché désormais: M.Léan- dre Bolduc (Ecole Technique de Sherbrooke), Ecole d\u2019Arts et Métiers de Mont- magny; M.Gilles Boucher (Ecole d\u2019Arts et Métiers d\u2019Amos), Ecole des Textiles de la Province de Québec (St-Hyacinthe); M.Yvon Dumont (Ecole d\u2019Arts et Métiers de Rouyn), Ecole d\u2019Arts et Métiers du Cap-de-la-Madeleine; M.P.-E.Labonté (Ecole d\u2019Arts et Métiers de Lauzon), Ecole d\u2019Arts et Métiers de Grand Mere; M.P.- Eugène Labranche (Ecole d\u2019Arts et Métiers de Lauzon), Ecole Technique de Québec; M.Georges Leclair (Ecole d\u2019Arts et Métiers d\u2019Amos), Ecole d\u2019Arts et Métiers de St-Jérôme; M.Claude Leclerc (Ecole d\u2019Arts et Métiers de Valleyfield), Ecole d\u2019Arts et Métiers de La Tuque; M.Jean Montreuil (Ecole d'Arts et Métiers d\u2019Amos), Ecole d\u2019Arts et Métiers de Mont- Laurier; M.Albert Pinel (Ecole d\u2019Arts et Métiers de Plessisville), Ecole d\u2019Arts et Métiers de Thetford-Mines; M.Odina Plante (Ecole d\u2019Arts et Métiers de Rouyn), Ecole d\u2019Arts et Métiers de Montmagny; M.Gérard Thériault (Ecole d\u2019Arts et Métiers de Rouyn), Ecole Technique de Trois-Rivières, M., Rémi Trahan (Ecole d\u2019Arts et Métiers de Port-Alfred), Ecole Technique de Québec.M.Roland Laliberté, qui était chef de section à l\u2019Ecole d\u2019Arts et Métiers du Mont St-Antoine, remplit maintenant un poste équivalent à l\u2019Ecole Technique de Montréal.\u2014> \u2014 fi Intéressantes journées d'études sur l'orientation IL: Bureau d\u2019Orientation du Service de l\u2019Aide à la Jeunesse avec l\u2019approbation des autorités du Ministère a organisé deux journées d\u2019études à l\u2019intention des directeurs et chargés d'orientation des écoles de l\u2019Enseignement Spécialisé.Cinquante-cinq délégués de toutes les écoles Techniques, d\u2019Arts et Métiers et Spéciales furent convoqués à l\u2019école Technique de Montréal les 25 et 26 août dernier.Depuis la fondation du Bureau d\u2019Orientation en février 1947, 1l n\u2019y avait eu qu\u2019une seule session d\u2019études relatives aux problèmes de l\u2019orientation dans les écoles de l\u2019Enseignement Spécialisé.Les journées de 1955 avaient pour principal but de renseigner le personnel des écoles de tous les changements apportés depuis sept ans dans le choix, la composition, l\u2019expérimentation, l\u2019administration, et la correction des épreuves d'examens qui serviront désormais à l\u2019admission des élèves aux différentes écoles.Les journées furent présidées par M.André Landry, directeur général du Service de l\u2019Aide à la Jeunesse.Dans un mot de cordiale bienvenue, il invita les directeurs et chargés d\u2019orientation à participer pleinement aux journées d\u2019études pour une meilleure compréhension et une maîtrise plus assurée des instruments de mesure objective mis entre leurs mains.Sur l\u2019estrade d'honneur, nous remarquions MM.Rosario Bélisle, directeur de I'Ecole Technique de Montréal, André Chéné, secrétaire a la direction générale des Etudes de l\u2019Enseignement Spécialisé, repre- sentant de M.Jean Delorme, M.Gaston Gauthier, docteur en psychologie, directeur de la Clinique d\u2019Aide à l'Enfance et M.Guy Bour- deau, psychologue, chef du Bureau d\u2019Orientation.Le travail du Bureau d'Orientation effectué jusqu\u2019à ce jour au sein des écoles reçut l'approbation officielle de la direction générale; M.Chéné invita les délégués à faire un effort de compréhension réciproque pour le travail commun dans le but d\u2019aider le plus d\u2019élèves possible.Après un bref exposé historique de M.Bour- deau sur le travail accompli jusqu\u2019à ce jour par le Bureau d'Orientation, le personnel spécialisé du bureau s\u2019occupa de présenter la majorité des travaux, et il y eut place pour une discussion après chaque exposé.M.Jean Courval, psychologue, ex-chef du Bureau d'Orientation, exposa les idées qui ont suscité la composition d\u2019une nouvelle série de tests.Signalons que la proposition faite aux écoles par M.Archambault, conseiller d'orientation, de posséder un questionnaire de « Renseignements Généraux » sur chaque élève admis à l\u2019école fut acceptée d\u2019emblée.M.Boisvert, psychologue, lors de son exposé sur la signification du terme quotient intellectuel et l\u2019emploi du quotient corrigé au test Otis-Ottawa, apporta des précisions d\u2019ordre pratique pour juger des résultats des tests.M.Fortier, conseiller d'orientation, prit la direction d\u2019une séance d\u2019administration et de correction des nouveaux tests dans le but d\u2019initier tous les chargés d'orientation a une procédure uniforme.MM.Grandbois, psychologue, et Archambault exposerent les étapes suivies dans la composition, l\u2019expérimentation et l\u2019unification des nouvelles épreuves d\u2019examens et M.Boisvert expliqua M.EDMOND TANGUAY, CHEF DE LA SECTION DES BOURSES D'ETUDES À L\u2019AIDE À LA JEUNESSE, PHOTOGRAPHIE AU MOMENT OU IL RENSEIGNAIT LES DELEGUES SUR LES REGLES DE PROCEDURE A SUIVRE POUR L'OBTENTION DE L\u2019APPUI FINANCIER DU MINIS- TERE AU BENEFICE DES JEUNES N'AYANT PAS LES MOYENS DE POURSUIVRE LEUR FORMATION.ON REMARQUE À SES COTES M.ANDRE LANDRY, DIRECTEUR DE L'AIDE À LA JEUNESSE, 45 Bg RE in e Rr pop ARE TTS, or Pa en détail le mode de pondération adopté pour juger de la valeur réelle des aptitudes et intéréts des candidats.Le forum du 26 après-midi s\u2019avéra un franc succès si bien que tout le monde fut un peu déçu d'avoir si peu de temps pour discuter les points suivants: les tests servent-ils à la sélection des élèves ou au simple classement; les dates les plus propices aux examens d\u2019admission de même qu\u2019aux visites des spécialistes dans les écoles; le choix M.Marie-Louis Carrier est rentré ARTI vers la fin de janvier 1954, avec sa famille, M.Marie-Louis Carrier, directeur de l'Ecole Technique de Hull, est revenu après un séjour de 18 mois en Europe.Détaché par l\u2019hon.Paul Sauvé, cr, ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, auprès du Comité intergouvernemental pour les migrations européennes, dont les quartiers généraux sont à Genève, M.Carrier fit bénéficier cet organisme de ses connaissances et de son expérience de l\u2019enseignement technique.On sait que ce comité intergouvernemental a pour but d'organiser, sur une base de volontariat, le mouvement des candidats-émigrants habitant dans les pays surpeuplés d'Europe.Ses responsabilités consistent, entre autres, à sélectionner les candidats, à faciliter leur transport et aussi à les assister après leur arrivée dans leur nouveau pays tout en respectant et en appliquant les ententes conclues entre les pays d\u2019émigration et ceux d'immigration qui sont les pays-membres de l'organisme.46 de la spécialité, comment s\u2019opère- t-il?Où vont les élèves qui abandonnent leurs études au cours de l\u2019année ainsi que les candidats rejetés à l\u2019examen d'admission.Soulignons ici la participation particulièrement active des représentants des écoles de Montréal, Trois-Rivières, Rimouski, Shawinigan, Arvida, Amos, Riviére-du- Loup et Victoriaville.Au cours de la derniére séance, les délégués ont eu l\u2019avantage d\u2019entendre M.Edmond Tanguay, Chef Depuis que cette organisation internationale exerce ses responsabilités, quelques catégories de candidats se sont vu refuser leur permis d\u2019émigrer, parce que leurs qualifications professionnelles ne répondaient pas aux normes établies par les pays-membres: entre autres, les ouvriers spécialisés dans un des différents métiers de l'industrie ou de la construction.Or, en égard au nombre grandissant de cette catégorie de candidats, le comité décida d\u2019organiser des cours accélérés de perfectionnement dans les différents pays d\u2019Europe et, pour résoudre ce problème, on fit appel à un spécialiste en retenant les services du directeur de l\u2019Ecole Technique de Hull, honorant ainsi l\u2019Enseignement spécialisé de la province de Québec, dont la réputation était déjà connue par plusieurs dignitaires de l'organisme.Après avoir passé quelques semaines aux quartiers généraux du comité, à Genève, M.Carrier partait pour la Grèce où il devait organiser une première série de cours de perfectionnement à Athènes et à Salonique, avec la collaboration du ministère de l\u2019Instruction publique, du ministère de la Défense nationale et des Ecoles Techniques déja existantes.Lorsque l\u2019organisation de ces cours, en Grèce, fut complétée, il partit, avec une mission semblable, pour le sud de l'Italie, ON VOIT ICI LES DELEGUES DES ECOLES DE L\u2019ENSEIGNEMENT SPECIALISE QUI ONT PARTICIPE AUX JOURNEES D'ETUDES ORGANISEES PAR LE BUREAU D'ORIENTATION DU SERVICE DE L\u2019AIDE A LA JEUNESSE.de la Section des Bourses d\u2019Etudes, leur exposer les règles de procédure à suivre pour les demandes de bourses.M.Tanguay sut répondre à toutes les questions que les délégués ont bien voulu lui poser.Cette portée du programme s\u2019avéra très utile et éminemment pratique.M.Fernand Dostie, sous-ministre adjoint, rehaussa de sa présence les dernières heures de cette fructueuse rencontre et présida le vin d\u2019honneur qui mit une fin aux nombreuses délibérations.Les journées d\u2019études, de l\u2019avis de tous, furent un vrai succès.Sans cu\u2019il y ait eu une demande expresse faite en assemblée plénière, le Bureau d'Orientation a reçu assez de demandes individuelles à ce jour pour espérer l\u2019an prochain, d\u2019autres journées d\u2019études.Guy BOURDEAU, psychologue, Chef du Bureau d\u2019Orientation.d'Europe dans les provinces situées entre Rome et Reggio Calabria; et plus tard, pour l\u2019Autriche, à Salzbourg et à Vienne.Périodiquement, une tournée d\u2019inspection le ramenait en Grèce ainsi qu\u2019en Italie.Très heureux d\u2019avoir pu profiter d\u2019une expérience aussi merveilleuse, tant au point de vue professionnel que culturel, M.Carrier nous dit qu\u2019il était heureux aussi de retrouver à son retour le personnel de son école, ses parents et ses amis.Ce séjour en Europe fut des plus intéressants, mais M.Carrier d\u2019ajouter, comme le dit un vieil adage, \u201crien n\u2019est plus beau que son pays\u201d.Cette rubrique de nouvelles sur l'Enseignement spécialisé est préparée conjointement par le Service des relations extérieures du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse et par la Direction générale des études de l'Enseignement spécialisé, avec la collaboration des di- vecteurs d\u2019école et des chefs de service relevant du ministère. FRUCTUEUSES ASSISES SUR LA PROTECTION DE LA JEUNESSE La dernière semaine de septembre se sont tenues, dans la région de Montréal, les sixièmes assises annuelles du Service des Ecoles de Protection de la Jeunesse, sous l'égide du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Depuis la session de l\u2019automne 1953, la participation à ces trois journées d\u2019études s\u2019est élargie aux organismes judiciaires, municipaux, diocésains et même fédéraux, intéressés au sort de la jeunesse dite « exceptionnelle» (abandonnée, négligée ou délinquante).Les sujets mis à l'étude ont acquis dès lors une portée quasi universelle dans ce domaine de spécialisation, et les cadres d\u2019un compte- rendu comme celui-ci ne nous permettent d\u2019en donner qu\u2019un faible aperçu.Nous nous bornerons à souligner rapidement quelques idées maîtresses émises lors des délibérations, en appuyant davantage sur la journée consacrée à l\u2019enseignement des métiers dans nos Ecoles de Protection, sujet sans doute susceptible d\u2019intéresser particulièrement le lecteur de cette revue.A la première séance, on s\u2019attaqua au problème créé par le passage subit de l\u2019enfant, de sa famille à un milieu institutionnel.Si l\u2019on veut surmonter l\u2019angoisse de l\u2019enfant et ses premières difficultés d\u2019adaptation, il importe de le préparer à ce changement radical de milieu.Avant toutes choses, on peut et doit dire à l\u2019enfant où il ira, et pourquoi; car l'improvisation risque de dépasser de beaucoup sa capacité d\u2019adaptation.Dès son entrée à l\u2019école, l\u2019éducateur doit s\u2019intéresser personnellement à chaque enfant; il doit ensuite s\u2019efforcer d\u2019en faire un être présent, et conscient, dans tout ce qu\u2019on entreprend pour lui.On lui évitera ainsi la maladie de « l\u2019hospitalisme », maladie de l\u2019enfant qui a cessé d\u2019être spontanément lui-même, par suite d\u2019un séjour prolongé en institution.Les séances de la deuxième journée furent inaugurées par l'honorable Ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Dans son allocution d\u2019ouverture, celui-ci a souligné en tant que ministre « fiduciaire », et donc en tant qu\u2019administrateur et «bon père de famille », que l\u2019on devait s'attendre à ce que l'augmentation des crédits disponibles pour l'enfance malheureuse suive le rythme normal de l'accroissement global des budgets de la province.Des circonstances exceptionnelles avaient nécessité un bond, de 1946 à 1954, de 738% dans l\u2019augmentation du budget du Service des Ecoles de Protection.L\u2019honorable Ministre eut ensuite des paroles fort encourageantes à l\u2019égard du Comité interdépartemental constitué par lui en juin 1954, et auquel il voulut bien continuer son mandat.Le président de ce comité de coordination, au niveau gouvernemental, présenta à l\u2019assemblée un rapport des travaux de recherche effectués au cours de cette première année.Nous mentionnerons ici le travail de compilation de statistiques, effectué pour la première fois de façon aussi complète dans ce domaine.Cette compilation révéla aux participants que plus de 100,000 enfants étaient actuellement soutenus par l\u2019Etat provincial, dont quelques milliers dans des foyers d\u2019emprunt.Cette question du placement d'enfants en foyers nourriciers a pris une ampleur nouvelle depuis 4 ou 5 ans, au point de nécessiter une enquête d\u2019envergure.Et nous passons à la troisième journée, consacrée à l\u2019étude de l\u2019enseignement des métiers à nos élèves, tant masculins que féminins.La matinée fut consacrée à un entretien présenté par M.Lucien Saint- Arneault, directeur de l\u2019Ecole d'Arts et Métiers du Mont-St-Antoine, et portant sur l\u2019oeuvre de formation professionnelle poursuivie auprès des jeunes confiés à cette institution.Nous invitons le lecteur à se reporter, sur ce sujet, à Un article de M.Saint-Arnault inclus dans le présent numéro de Technique pour tous et qui résume sa conférence.La mise à exécution de ce programme, dans une institution ou dans une Ecole de Protection où le recrutement se fait plutôt par infusion que par sélection, pose de nombreux problèmes que l\u2019on rencontre peu dans les autres écoles.On en dira sans doute autant sous peu de nos écoles consacrées à la rééducation des adolescentes, lesquelles ont à réorganiser parallèlement leurs programmes, compte tenu de l'importance relative de l'acquisition de métiers féminins pour les jeunes filles.Mme Donat Ouellette, directrice de l\u2019Ecole des Métiers Féminins (Montréal), a assumé un rôle de pionnière dans l\u2019élaboration, de concert avec les religieuses du Bon-Pasteur de Montréal et de Québec, d\u2019un programme pratique de formation occupationnelle de nos jeunes filles en institution.Dans l\u2019exposé très pratique que donnait à l\u2019auditoire, Mme Ouellette, à la séance de clôture, la conférencière soulignait que l\u2019introduction de l\u2019enseignement rationnel des métiers féminins dans nos Ecoles de Protection est l\u2019une des plus heureuses mesures prise dans ce domaine spécialisé de la rééducation.Mais « que cet enseignement ne sera fructueux que s\u2019il est synchronisé avec les besoins de notre temps ».Et elle précisa: « dans nos institutions de protection pour jeunes filles, il faut un enseignement essentiellement moderne et pratique, qui dispensera des connaissances aussi utiles à l\u2019industrie qu\u2019à l\u2019économie du foyer».En d\u2019autres termes, si l\u2019on n\u2019oublie pas de former avant tout la future épouse et mère aux tâches du foyer, on se souviendra également que la plupart des jeunes filles ici en cause auront vraisemblablement à gagner leur vie soit dans l\u2019industrie, soit peut-être en service domestique, avant de fonder leur propre foyer.On saura sûrement gré à Mme Ouellette de cette invitation à préparer nos jeunes filles en plus grand nombre au service domestique, à une époque où l\u2019on sait jusqu\u2019à quel point nos jeunes filles de toutes catégories se détournent de ce service par pur préjugé, Photo prise au moment où l\u2019hon.Paul Sauvé, cr, ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, s\u2019adressait aux délégués réunis à l\u2019occasion des journées d\u2019études des Ecoles de Protection de la Jeunesse.De gauche à droite, M.Edgar Guay, président du Comité interdépartemental de coordination, l\u2019hon.M.Sauvé, M.W.-F.Shepherd, directeur de la « Boys\u2019 Farm & Training School» (Shawbridge), Me Gustave Poisson, cr, sous-ministre du Bien-Etre social et de la Jeunesse, et l\u2019abbé Marc Lecavalier, conseiller \u2019 moral à la Clinique d\u2019Aide à l\u2019Enfance.47 alors qu\u2019elles y trouveraient une occasion de servir autrement plus élevée, et une hE préparation autrement plus pratique aux tâches qui les attendent demain, qu\u2019elles ne trouvent habituellement pas en s\u2019embauchant dans l\u2019industrie, avec la pres- pective d\u2019un salaire immédiat dont il ne leur reste, la plupart du temps, à peu près rien, à leur arrivée au mariage.Comme on a pu le voir, à cet exposé forcément incomplet, les sujets d\u2019ordre pratique ont pris le pas cette année sur les sujets académiques, dans les délibérations proposées aux participants des journées d\u2019études de 1955.PAUL-E.MARQUIS, directeur, Service des Ecoles de Protection de la Jeunesse.CHEZ NOS PROFESSEURS DE MONTMAGNY _\u2014 M.LEON LESAGE NOUVEAU PRESIDENT J ASSOCIATION du personnel de l\u2019Ecole Technique de Trois-Rivières a récemment tenu son assemblée générale et a choisi son nouveau conseil; il se compose des personnes suivantes: prési- i Re À 53 SAE SR ni re ea RR A ae ES Ire me RR | Liat ine mn erie al So ar mena dd ee dent, M.Léon Lesage, chef de l\u2019atelier de fonderie; président sortant, M.Luc Gendron, chef de la section de culture générale et préposé à l'orientation; vice- président, M.Marcel Bornais, chef de l\u2019atelier d\u2019électricité; secrétaire, M.Robert Champagne, professeur d'histoire et de langues; trésorier, M.Jules Corbeil, professeur de mathématiques; directeurs, M.Jacques Giroux, professeur à la section d\u2019horlogerie, et M.Pierre Ménard, comptable adjoint.Avant l'élection, M.Gendron résuma les activités de l\u2019année écoulée: deux soirées de famille groupant les professeurs et leurs épouses, dépouillement d\u2019un arbre de Noël pour les enfants des professeurs, distribution de cadeaux à un groupe d\u2019orphelins, acquisition d\u2019un billard à blouses, etc, etc.M.Gendron avait été pressé d'accepter le renouvellement de son mandat à la présidence, mais ses occupations l\u2019obligèrent à décliner cette invitation.Le nouveau président, M.Léon Le- sage, fait partie du personnel de l\u2019Enseignement spécialisé depuis quinze ans.Né à Ste-Thérèse-de-Blainville le 26 août 1914, il fit ses études primaires dans cette localité et les compléta au St.Anselm\u2019s College, à Rawdon.Diplômé en fonderie à l\u2019Ecole Technique de Montréal en 1936, il travailla successivement pour le compte de la Canadian Ingersoll Rand, à Sherbrooke, et a la maison Darling Bros.à Montréal.Il fit ensuite un stage comme contremaître à la fonderie Viau, à St- Jérôme.C\u2019est en 1940 qu\u2019il entra dans l\u2019Enseignement spécialisé, à l\u2019Ecole Technique de Trois-Rivières, où il dirige l\u2019atelier de fonderie.Il est l\u2019auteur, en collaboration, du volume intitulé \u201cInitiation à la Fonderie\u201d, Un manuel qu\u2019a édité l\u2019Office des Cours par Correspondance.L'assemblée générale, qui avait été ouverte par une allocution du directeur de l\u2019école, M.J.-F.Thériault, s\u2019est terminée par quelques mots prononcés par l\u2019abbé G.-H.Lapointe, professeur de sociologie.48 PRES RE A RETHHHMHHIT.|.À l'Ecole d\u2019Arts et Métiers de Montmagny, chaque fin de semestre marquée par une soirée intime réunissant les membres du personnel enseignant et leurs épouses.Chaque fois, l\u2019un des professeurs présente une courte causerie sur un aspect de l'Enseignement spécialisé.Cette photo a été prise au \u201cManoir St-Louis\u201d, a l\u2019occasion du souper- causerie qui marqua la fin de la dernière année scolaire.De gauche à droite, première rangée, M.et Mme Jules Hébert, M.Georges- Emile Juneau, directeur de l\u2019école, et Mme Juneau, M.Donat Corriveau, conférencier de la soirée, et Mme Corriveau, M.et Mme Wilfrid Bélisle.La soirée avait été organisée par MM.Louis Albert et Joseph Thibault.Vient de paraitre : MACHINES A COURANT ALTERNATIF Ernest BOISVERT, T.D.Professeur et chef de la section d\u2019électricité à l\u2019Ecole Technique de Montréal.Pour répondre aux nombreuses demandes formulées par les professeurs et les diplômés des Ecoles de l'Enseignement spécialisé de même que par les électriciens de la province de Québec, l\u2019Office des cours par correspondance du Ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse vient de publier un ouvrage de monsieur Ernest Boisvert sur les « Machines à courant alternatif ».Ce volume fait suite à « Machines à courant continu » dont la deuxième édition est déj àrépandue dans la province.L'accueil reçu par ce premier volume a encouragé l\u2019auteur à adopter la même formule pour « Machines à courant alternatif».Il a donc visé à simplifier et à vulgariser, faisant ainsi profiter les lecteurs de sa vaste expérience dans l\u2019enseignement technique, tant aux cours du jour que du soir.Les principes de base y sont clairement exposés et les nombreuses illustrations qui y figurent facilitent de beaucoup l'intelligence du texte où sont intercalées ,au besoin, les expressions anglaises courantes au pays.Cet ouvrage couvre 270 pages d\u2019un format de 545 x 814 et traite principalement des alternateurs, des moteurs, des démarreurs, des contrôleurs, du rebobinage et de l\u2019entretien\u2026 Destiné d\u2019abord aux étudiants en électricité, ce volume sera aussi de la plus grande utilité aux électriciens de la province, soucieux pour se perfectionner d\u2019acquérir des connaissances sérieuses leur permettant d\u2019exécuter judicieusement leur travail qu\u2019il s\u2019agisse du choix du montage, de l'essai, de la manoeuvre, de la réparation et de l\u2019entretien des machines à courant alternatif.Nous ne doutons pas que cet ouvrage recevra dans les écoles et dans le public l\u2019accueil qu\u2019il mérite et nous félicitons monsieur Boisvert pour sa collaboration à la formation des électriciens de la province. Chez les Techniciens Professionnels MY premier mot sera pour féliciter, au nom du président général, M.Charles-E.Bréard, les membres de l\u2019Exécutif provincial et tous les membres en général de la Corporation des Techniciens Professionnels de la Province de Québec, la direction de la revue Technique pour les changements apportés a ce périodique depuis le numéro de septembre dernier.Nous n\u2019avons aucun doute que les efforts déployés pour rendre la revue, vis-a-vis ses lecteurs, plus présentable quant a son format et plus intéressante à lire saura mériter l\u2019approbation de tous et lui valoir de nouveaux succès par une distribution encore plus étendue.Si le silence des derniers mois peut avoir laissé croire à une inactivité au sein de la Corporation en général et de ses divers chapitres, tel n\u2019a pas été le cas.Au contraire, après une période d'inactivité dans les chapitres durant les mois d\u2019été, leurs conseils respectifs ont eu un regain d\u2019activité qui s'avère de plus en plus grand, et les événements déjà passés par Léo Charlebois, T.P., secrétaire général ou en voie de préparation laissent présager une autre année bien remplie.L\u2019Exécutif provincial, pour sa part, n\u2019a pas cessé de travailler au cours des derniers mois.Il a tenu plusieurs réunions où ont été tranchées maintes questions d'intérêt tant particulier que général a toute la Corporation, comme en fera preuve dans un avenir rapproché une grande .nouvelle qui sera annoncée à nos membres comme à tous les lecteurs de la présente revue.Nouveau chapitre \u201ccadet\u201d: Sherbrooke Une fois de plus, l\u2019un de nos chapitres, celui de Chicoutimi-Arvida, cédait dernièrement son titre de \u2018chapitre-cadet\u201d à un nouveau-né: le chapitre de Sherbrooke, dont l'ouverture officielle s\u2019effectuera le samedi 8 octobre 1955.L\u2019Exécutif provincial de la Corporation, qu\u2019accompagnaient plusieurs délégués d\u2019autres chapitres, en particulier le président du chapitre français de Montréal, M.Roméo Richard, s'était rendu à Sherbrooke pour officier à l'ouverture du nouveau chapitre et rendre hommage à ses membres fondateurs.La déclaration officielle de la fondation du chapitre de Sherbrooke fut faite par M.Jean Frigon, du chapitre technique de Trois-Rivières, ler vice-président de la Corporation et parrain du nouveau \u2018chapitre cadet\u201d, sur l'invitation du président général de la Corporation et en présence de la majorité des autres membres de l'Exécutif: MM.Wilfrid Beaulac, 2e président ex-officio, Georges Moore, 2e vice- président, Léo Charlebois, secrétaire général et Albert Lapierre, trésorier général.Le président général de la Corporation, M .Chas-E.Bréard, présida à l\u2019élection du premier Conseil appelé à diriger le chapitre: président, M.Paul-E.Fournier; ler vice président.M.Gaston Vachon: Sur cette photo, on remarque de gauche à droite, sur la première rangée: Mme Robert Ricard, Mgr Irénée Pinard, p.d., recteur de l\u2019Université de Sherbrooke, Mme Charles-E.Bréard, l\u2019hon.J.-S.Bour- que, ministre provincial des Terres et Forêts et des Ressources hydrauliques, M.Paul-Emile Fournier, président du nouveau chapitre, M.Chas-E.Bréard, président général de la Corporation, et Mme J.-S.Bourque.Deuxième rangée: M.Claude Talboi, président des élèves de l\u2019Ecole Technique de Sherbrooke, Mlle Huguette Poulin, M.Yvon Lafontaine, président du comité provisoire du chapitre, Mme P.-E.Fournier, l\u2019échevin J.-M.Jeanson, représentant le maire Armand Nadeau, Mme Jeanson, M.Robert Ricard, directeur de l\u2019Ecole Technique de Sherbrooke.Photo du premier Conseil du nouveau chapitre de Sherbrooke, prise lors de l\u2019assermentation à Phôtel de ville de Sherbrooke par M.le maire Armand Nadeau.Le premier à prêter le serment d\u2019usage fut M.Paul-Emile Fournier, T.P., président élu du nouveau chapitre.49 éme ER Ep Ty Reminivianry seagate ges eT oy mm i HI at iH A i i i I ig i IH a Hi A Escape april 2e vice-président, M.Gérard Galipeau; secrétaire, M.Gilles Hénault; trésorier, M.Raymond Cadieux; directeurs, MM.Denis Champagne, Roger Nadeau, Gabriel Royer, Yvon Nadeau, Jean-Guy Gau- vin, Emile Payeur, et Alexandre Mignault.Puis il y eut présentation de certificats à une cinquantaine de nouveaux membres de la Corporation formant le noyau du chapitre de Sherbrooke lors de sa fondation.Une courte allocution fut prononcée par M.Wilfrid Beaulac, incitant les nouveaux membres à donner leur appui le plus complet au Conseil de leur chapitre et à participer ainsi aux succès que lui réserve l\u2019avenir.La cérémonie officielle fut suivie d\u2019une visite à l\u2019hôtel de ville, où une réception fut gracieusement offerte: M.le maire Armand Nadeau présida à l\u2019assermentation du Conseil du nouveau chapitre.Précédé d\u2019un coktail offert par la cité de Sherbrooke et le Comité provisoire du chapitre, un grand banquet, à l'hôtel \u201cNew Sherbrooke\u201d, sous la présidence d'honneur du président général, M.Chas- E.Bréard, et avec, comme conférencier d'honneur, l\u2019hon.J.-S.Bourque, ministre provincial des Terres et Forêts, clôtura les cérémonies.Le banquet était sous la présidence active du président-élu du chapitre, M.Paul Fournier, T.P.On remarquait aussi à la table d\u2019honneur, outre le conférencier et Mme Bourque, Mgr Irénée Pinard, p.d., recteur de l\u2019Université de Sherbrooke et représentant l\u2019archevêque de Sherbrooke, S.Exc.Mgr Georges Cabana, l\u2019échevin J.-M.Jeanson, représentant le maire, et Mme Jeanson, Mme Chas-E.Bréard, M.Robert Ricard, directeur de l\u2019Ecole Technique de Sherbrooke, et Mme Ricard, M.Claude Talbot, président des élèves de l\u2019Ecole Technique de Sherbrooke, Mlle Huguette Pou- lin, Mme P.-E.Fournier, M.Yvon Lafontaine, président du comité provisoire du chapitre.La santé de Sa Sainteté le Pape fut proposée par le professeur de sociologie de l\u2019Ecole Technique de Sherbrooke, tandis que celle de Sa Majesté la Reine fut proposée par M.Jean Frigon, parrain du chapitre.L'hon.M.Bourque, s\u2019adressant particulièrement aux membres du nouveau chapitre, dit d\u2019abord un mot du développement rapide de la ville de Sher- M.WILLIAM EYKEL QUITTE \u201cTECHNIQUE\u201d L y a quelques semaines M.Eykel quittait les rangs du personnel de l\u2019Enseignement spécialisé.Je connais M.Eykel depuis plus de dix ans.En effet, dès 1943, alors que j'étais permuté au bureau de Montréal de l\u2019Aide à la Jeunesse, M.Eykel faisait la publicité de ce service pour la région de Montréal.A ce moment, les élèves des cours accélérés de guerre se faisaient de plus en plus rares.Cependant, les industries de guerre réclamaient toujours de la main-d\u2019oeuvre.M.Eykel réussit, par une publicité efficace, à activer le recrutement pour ces cours de guerre.Très bientôt, les bons offices de M.Eykel furent requis par un autre service de l\u2019Enseignement spécialisé.Pendant plusieurs années, nous avons travaillé dans des sphères différentes.Je retrouvai M.Eykel en 1947: il était alors secrétaire de la rédaction à la revue Technique.M.Eykel et moi-même avons travaillé ensemble à Technique pendant quelques années.Les lecteurs de cette revue ont eu à maintes reprises le plaisir de lire d\u2019intéressants articles du secrétaire de la rédaction.Pour ma part, j'ai été à même d\u2019apprécier les solides qualités de M.Ey- kel.Sa connaissance approfondie de la langue française, son style vivant, ses idées originales, voilà autant d\u2019atouts qui lui permettront de réussir dans le domaine où il exercera dorénavant ses activités.En mon nom personnel et au nom de ses anciens compagnons de la revue Technique, je souhaite plein succès à M.Eykel.Ex-éditeur de Technique.Paul DUBUC, RTE TIRE: 1 fhutata nu LEMO POLAIRE orks Miles, LA LIGUE DE HOCKEY COMPTE DIX EQUIPES ON apprendra sans doute avec plaisir que l'Ecole du Meuble possédera cette année son équipe dans la Ligue de hockey de l'Enseignement spécialisé pour la région de Montréal.Ceci porte à dix le nombre des clubs qui se disputeront les honneurs de la cédule 1955-56.Les entraîneurs sont déjà à l'oeuvre; ils se répartissent comme suit: Section \u201cA\u201d: MM.P.Marc-Aurèle (Technique Montréal), L.-G.Brouillard (section nord des Ecoles d\u2019Arts et Métiers), E.Mayo (section est), B.Délisle (section ouest) et Robert Desrosiers (Arts Graphiques).Section \u201cB\u201d: MM.P.Marc-Aurèle (Technique Montréal), M.Saucier (Automobile), R.De Repentigny (Métiers Commerciaux), W.T'ouchette (Meuble) et R.Lessard (Arts et Métiers, Mont-St-Antoine).Lors d\u2019une assemblée tenue le 29 septembre à l\u2019Ecole des Métiers Commerciaux, sous la présidence de M.Paul-Emile Lévesque, président de la ligue, il a été décidé de former un comité (dont les membres ne font pas partie du personnel enseignant de nos écoles) pour étudier les questions techniques, l\u2019observance des règlements et des protêts relatifs aux activités de la ligue; ce comité sera présidé par M.Omer Desrosiers, statisticien à la Direction générale des Etudes de l\u2019Enseignement spécialisé; les autres membres sont: MM.Ernest Laplante et Gérard Ver- don, respectivement comptable et comptable adjoint à l\u2019Administration des Ecoles d'Arts et Métiers, Hubert Séguin, inspecteur des écoles de l\u2019Enseignement spécialisé et Roger Lafleur, directeur adjoint de l'Office des Cours par Correspondance.L'ouverture de la saison, pour la section \u201cA\u201d a eu lieu le 11 octobre, et pour la section \u201cB\u201d, le 17 du même mois.brooke.Puis, il souligna le rôle que le nouveau chapitre de la Corporation et ses membres seraient appelés a jouer dans l\u2019essor tant de la ville de Sherbrooke, que de toute la province de Québec: celui de faire reconnaître que «les techniciens ne sont pas des ouvriers ordinaires, mais des artisans qui forment le pont entre les ouvriers et les ingénieurs».Le conférencier a fait revivre les différentes évolutions de la Corporation depuis ses débuts, affirmant que «technicien professionnel est la consécration officielle de l\u2019expérience acquise ».« Vos services, souligna-t-il, sont en demande partout, dans tous les genres d\u2019industries.De plus en plus, on reconnaît l'importance de votre compétence pour participer avec nos ingénieurs au développement de nos ressources naturelles et de notre industrie.Aussi, comme tous les autres professionnels, vous pouvez maintenant remplir votre rôle distinct dans notre économie sans avoir à craindre les intrusions des incompétents.« Nous pouvons affirmer aujourd\u2019hui que le Gouvernement a fait sa part, tant pour vous assurer la formation de base que pour reconnaître officiellement votre statut.Il appartient maintenant à votre Corporation, c\u2019est-à-dire qu\u2019il vous appartient à vous-mêmes puisque la Corporation c\u2019est vous, de prendre les mesures nécessaires pour consolider, pour étendre et pour affirmer encore davantage votre compétence individuelle.Votre Corporation sera ce que vous en ferez par votre initiative, par votre dévouement à la cause commune de tous les techniciens et aussi par votre volonté individuelle d'acquérir toujours plus de connaissan- Ces ».Des allocutions furent également prononcées au cours du banquet par Mgr Iréné Pinard, l\u2019échevin J.-M.Jeanson, MM.Chas-E.Bréard, Paul-Fmile Fournier, Robert Ricard, Yvon Lafontaine et Claude Talbot.A Tissue du banquet, M.Paul-Emile Fournier recevait le premier diplôme de technicien professionnel à être décerné à un membre du nouveau chapitre.La soirée se termina par une danse.L\u2019inauguration officielle du nouveau chapitre de Sherbrooke demeurera sans aucun doute mémorable dans l\u2019histoire de la Corporation.Congrès à Trois-Rivières Au moment de terminer le présent communiqué se déroulait à Trois-Rivières, vendredi et samedi les 14 et 15 octobre, le deuxième congrès de notre Corporation, sous les auspices du chapitre technique de Trois-Rivières.L'organisation générale du congrès était sous l\u2019habile direction de M.Jean Frigon, T.P., directeur des études à l\u2019Ecole Technique locale.Le conférencier d'honneur, au banquet de clôture, était l\u2019hon.Maurice-L.Du- plessis, premier ministre de la province.Une nouvelle de dernière heure nous assurait que le congrès remportait un franc succès, dépassant toutes les espérances des organisateurs.ue SANTE MORALE ET PHYSIQUE OUT en formant les techniciens et les ouvriers spécialisés dont a besoin le développement industriel du Québec, le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse se préoccupe activement de la santé morale et physique des élèves qui lui sont confiés.Cette sollicitude ne se limite pas aux cours appropriés de sociologie et de culture générale; elle s'étend en dehors des heures de cours.EN effet, presque tous les centres de l'Enseignement spécialisé relevant du ministère ont à leur disposition un budget permettant l\u2019organisation d'activités parascolaires.I] va de soi que la pratique des sports se place au premier rang de ces activités, car il est reconnu par les éducateurs que les sports ne constituent pas seulement pour les jeunes une source de sain divertissement, mais une précieuse occasion de maintenir leur santé physique et de leur inculquer un esprit de respect mutuel, de collaboration et de solidarité.AJ Montréal \u2014 région de la province où se trouve concentré le plus grand nombre d'écoles, un directeur des sports organise les activités en ce domaine.Le ministère maintient la Ligue de hockey de l'Enseignement spécialisé, un organisme groupant dix équipes recrutées chez les élèves.AU de s'assurer qu'aucun élève ne peut être tenté de négliger ses études pour s'adonner aux sports, l'étudiant doit obtenir une bonne moyenne aux examens s\u2019il veut être accepté comme joueur.La saison se termine par un festival qui soulève toujours un bel enthousiasme.Fs écoles de Montréal possèdent également une ligue de ballon au panier L\u2019hon.Paul Sauvé remeltant au capitaine de l\u2019équipe de l\u2019Ecole des Arts Graphiques le trophée emblématique du championnat de la Tigue de ballon au panier (écoles de Montréal) à la fin de la surent à d\u2019autres de la région.La ligue compte une saison 1954-55.et les équipes, en plus de concourir entre elles, se me- équipe formée d\u2019élèves féminins.LE élèves de la région de Montréal s\u2019'adonnent également aux quilles; chaque école possède une moyenne de quatre équipes et quelques centaines de jeunes pratiquent ce sport.La natation figure aussi au nombre des activités parascolaires.Enfin, le tennis sur table connaît une belle vogue; les élèves jouent entre eux, puis les champions se mesurent dans des éliminatoires pour le choix du grand champion.Là ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse, en mettant à la disposition de la génération montante un réseau complet d'écoles de formation professionnelle, ne s\u2019en tient pas à enseigner la théorie et la pratique des métiers et des techniques; il veille de près sur la santé physique et morale de ses protégés.MINISTERE DU BIEN-ETRE SOCIAL ET DE LA JEUNESSE Huon, PALL SAV VE er GUSTAVE POISSON + ministre.sous-ministre.L'imprimerie de Lamirande, 2425 rue Holt, Montréal (36) - CAlumet 5878 POPULAR rie POUR TOUS vous offre chaque mois des lectures variées: articles de vulgarisation reportages illustrés riche documentation photographique la seule revue bilingue consacrée à la vulgarisation des sciences et de la technologie actualité en technologie sujets scientifiques nouvelles de l\u2019Enseignement spécialisé 25¢ le numéro $2.00 par an (dix numéros) Pays étrangers: $2.50 Pour s\u2019abonner, envoyer un mandat postal comme suit: \u201cTECHNIQUE POUR TOUS\u201d, a/s service du tirage, 506 est, rue Ste-Catherine, Montréal (24), Qué., Canada "]
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