Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin du Cercle juif /
Éditeurs :
  • Montréal :Cercle juif de langue française,1954-1985,
  • Montréal :Congrès juif canadien
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Bulletin du Congrès Juif canadien (Région du Québec)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin du Cercle juif /, 1955-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LLETIN du Cercle Jui} PREMIERE ANNEE MARS 1955 LIRE DANS CE NUMERO : Pour une culture authentique par Charles Wolfson, C.B.La Communauté Juive en Inde par Michel Salomon Le compte rendu de la derniére réunion du Cercle Juif et les commentaires de la presse, Chronique sur le théâtre, la danse, des nouvelles etc.Président d\u2019honneur : CE BULLETIN EST PUBLIE TOUS LES MOIS PAR LE: S.D.COHEN Cercle Huit de Langue Francaise Président: ; M.H.MYERSON 493 OUEST, RUE SHERBROOKE, MONTRÉAL TÉL.: BELAIR 8621 (LocaL 295) Secrétaire: N.KATTAN AR Eh.U3 a> Fae 0 alien ma; ms \u2014 SETTER POUR UNE CULTURE AUTHENTIQUE Pour beaucoup de ceux qui y étaient présents, la dernière ré= EE unien du Cercle Juif de Langue Française (dont on lira un compte ren- E du dans ce bulletin) était pleine d'enseignements et parfois de révé- latiôns même.Pour certaîns, cela a donné lieu à des réflexions qui dépassent le cadre de la réunion et même les limites des activités du Cercle Juif.A leur apogée, les cultures qui semblent être aux antipodes l'une de l'autre, et dans un sens plus large, les civilisations les plus diverses se rejoignent, Au lieu de se découvrir hostiles et de se heurter, les cultures des pays les plus éloignés géographiquement et des groupes ethniques les plus divers, s'enrichissent par de telles rencontres.Les exemples que nous fournit l'histoire sont trop nom= breux pour qu'il y ait besoin de les signaler, La soirée musicale du Cercle Juif nous fait songer 4 deux au moins, Le folklore canadien-français, issu du folklore français, s'est grandement enrichi par la terre canadienne et est devenu différent de EF celui de la Mère Patrie.A son tour il enrichit le folklore français.| Les chants et les danses folkloriques d'Israël sont eux-mêmes les fruits de mélanges multiples 3: musique liturgique, folklore de 1! Europe orientale et enfin folklore arabe.On trouve rarement dans l'histoire de la civilisation humaine une culture qui conserve sa \"pureté\", Cette pureté d'ailleurs, n'est pas l'une des qualités que requiert une culture authentique, car une telle culture n'est pas le résultat d'une naîssance pour ainsi dire, spontanée, mais la synthèse de plusieurs cultures, Et c'est parmi ces cultures authentiques qui conservent leur particularité et leur identité qu'on découvre les ressemblances les plus frappantes avec d'autres cultures non moins authentiques, .Quel rapport peut-il y avoir entre la musique folklorique juive et celle du Canada Français?Pour un observateur superficiel rien ne eut être aussi éloigné et si étranger.Pour ceux qui étaient présents à la réunion du Cercle Juif, la preuve est faite : les ressemblances Sxistent et les influences subies et exercées sont véritables et pro= ondes.On l'a souvent dit et répété : le Canada est un pays à culture multiple.Il faut souhaiter que ces cultures ne vivent pas en vase clos car, de leurs rencontres, des échanges et des influences mutuelles peuvent s'ensuivre, Il faudra s'en réjouir car ce sera, en fin de compte, un grand enrichissement pour le patrimoine culturel du Canada.Charles Wolfson C.R. Une partie de l'assistance à la dernière réunion du Cercle Juif.UNE SUIREE MUSICALE AU CERCLE JUIF \"Une connaissance des chansons populaires canadiennes françaises pourra non seulement nous aider à E mieux connaître ce peuple au milieu duquel nous vivons, mais révéler pour nous une parenté musicale et spirituelle entre les Canadiens français et les Juifs\", a déclaré M, Israel Rabinovitch à la derniëre réunion du Cercle juif de langue française.\"Devant une assistance imposante, M.Rabinoviteh, qui est le rédacteur en chef du quotidien yiddish de Montréal, \"Canada Adler\" et l'auteur d'un livre sur la musique juive, a ensuite fait ressortir les affinités Le Quatuor des Pères Jésuites, dirigé par le R.P, Roger Watier, S.Je entre la musique folklorique canadienne française et la musique juive.Le folklore canadien français a subi l'influence des chants grégoriens qui ont subi, auparavant, l'influence directe de la musique liturgique juive.La parenté musicale se trouve également dans les textes, Juifs et catholiques, en effet, chantent les mêmes psaumes par exemple.Cette réunion du Cercle Juif, organisée à l'occasion de la Semaine de la Fraternité, comportait un programme important de musique juive et canadienne française.Un quatuor de pères jésuites, dirigé par le R.P.Roger Watier, SoJ., a chanté des psaumes, des chants grégoriens et des chansons folkloriques et a été longuement applaudi, Le célêbre pianiste Samuel Levitan a joué des pièces de compositeurs canadiens français et juifs.Le public a également applaudi le groupe choral du Temple Emanuel dirigé par M.Otto Staeren et le cantor Eugéne Goldberger qui se sont fait entendre dans un choix de morceaux de musique litur= gique et folklorique juive.Commentaires de la presse, La dernière réunion du Cercle Juif a attiré un très grand public, Ceux qui n'ont pu venir ont eu l'occasion d'écouter des extraits du programme que deux postes de radio ont retransmis, Il s'agit des postes CKAC et CJMS.L'émission faîte par ce dernier poste comprenait un commentaire sur les activités du Cercle Juif.Plusieurs journaux ont consacré des articles à cette réunion, Signalons, entre autres, \"The Jewish Standard\" de Toronto (i-3-55).Le signataire de l\u2019article est M.Louis Benjamin qui est l'un des membres les plus fidèles et les plus assidus de notre Cercle : \"Deux objectifs ont été atteints par cette grande réunion musicale.Elle est l\u2019un des évènements du Mois de Musique Juive et une grande manifestation qui se place dans le véritable esprit de la Semaine de la Fraternité.Une assistance imposante eût l'occasion d'écouter un choix de ce qu'il y a de mieux en musique juive et des échantillons de la plus haute qualité de la musique canadienne française.C'était une soirée mémorable où le pjatair esthétique s'alliait étroitement à l'esprit fra- ernel.\" De son côté, le Canader Adler (quotidien Yiddish de Montréal) du 22 février, écrit : \"Le concert offert lundi le 14 février par le Cercle Juif était unique en son genre et s'est distingué par son niveau artistique très élevé.La grande foule qui assistait & ce concert s\u2019en souviendra longtemps après.\" LE MAIRE DRAPEAU CITE EN EXEMPLE LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANÇAISE.Le temple Emanuel a organisé le 16 février dernier un grand banquet à l'occasion de la Semaine de la Fraternité.Le maire de Montréal, S.H.Jean Drapeau et le maire de Toronto, S.H.Nathan Philips ont pris la parole.\"De par la composition ethnique de sa population, Montréal fait depuis longtemps l'apprentissage de cette fraternité\", a dit S.H.Jean Drapeau, \"Et si, dans ce domaine, il reste toujours beaucoup à faire, chacun, je pense, conviendra que dans l'ensemble, les rapports entre les divers groupes ethniques dans notre ville, se poursui-= vent sous le signe du respect et de la compréhension mutuelle,\u201d Après avoir évoqué l'importance grandissante de notre ville et son essor dans tous les domaines, il déclara : \"Il me fait plaisir de souligner le magni-= fique travail poursuivi depuis quelques années par le Cercle juif de langue française.L'activité qu'il déploie, avec des moyens pourtant très modestes à dé jà permis de dissiper bien des malentendus et a ouvert de nouvelles possibilités de coopération confiante entre Français et Juifs.Voild un geste concret de fraternité.\" LE CERCLE JUIF A LA SEMAINE DE LA FRATERNITE.En plus de la réunion qu'il a tenue à l'occasion de la Semaine de la Fraternité, le Cercle Juif a participé à plusieurs autres manifestations organisées à l'occasion de cette semaine : Le Forum Protestant Français a tenu une réunion le 24 février dernier à l'Eglise St.James.M.Léon Lortie, directeur de l'Extension de l'enseignement à l'Université de Montréal, donna une conférence sur \"L'Unité dans la Diversité\", Des représentants du Cercle Juif ont participé au programme de la soirée, Le poste CKAC a consacré une émission de 15 minutes le 25 février dernier, à la semaine de la Fraternité.M.Gérard Pelletier ainsi qu'un représentant du Cercle Juif furent interviewé par M.Claude Farnwell. La Congrégation de Young Israel a offert un banquet en l'honneur de M.S.D.Cohen, président d'honneur du Cercle Juif.Cette congrégation organise chaque année un banquet, pendant la Semaine de la Fraternité, pour rendre hommage à la personne qui a le plus contribué pendant l'année à l'idéal de fraternité.Parmi les conférenciers de la soirée, mentionnons MM.Saul Hayes, Directeur Exécutif National du Congrès Canadien Juif, M.Gérard Pelletier, le journaliste célèbre, le rabbin M.Lewittes et le conseiller municipal Harry Kliger qui représentait S.H.le maire Jean Drapeau et qui a lu un message envoyé par celui-ci à l'assemblée.LE CONSUL GENERAL D'ISRAEL, M.YEHUDA GAULAN, CONFERENCIER AU CLUB RICHELIEU À ST.JEROME.Le conférencier invité à la réunion hebdomadaire du Club Richelieu de St.Jérôme, le 8 février dernier, fut M.Yehuda Gaulan, Consul Général d'Israël à Montréal, M.Gaulan a évoqué dans sa conférence, les progrès remarquables du jeune Etat dans tous les domaines.Il a décrit comment, par la patience et la persévérance, les Israéliens ont réussi & absorber des milliers de nouveaux immigrants et à repousser les limites du désert en le reboisant.Le conférencier fut présenté par M.Harry Altner et remercié par M.Joseph Proulx, tous deux de St.Jérôme.MARCEL MARCEAU A CONQUIS LE PUBLIC MONTREALAIS.Le mime donne au premier abord l'impression d'être un art facile, mais c'est peut-être, en vérité, l'une des formes les plus difficiles de l'expression artistique, Il faut un grand talent, du génie presque, pour exprimer les passions les plus violentes et les sentiments les plus dé- licats et les plus nuancés sans faire usage d'aucun accessoire et sans avoir besoin ni de musique, ni de mots, Dans un art d'une telle force d'évocation la marge entre le burlesque, le loufoque, le gag bon marché et la poésie, l'humour, le lyrisme à fleur de peau, le sarcasme, est très ténue, C'est un art dépouillé et pourtant tellement riche en résonances profondes! La grandeur de Marceau c'est d'avoir su atteindre le sommet de la poésie sans grands gestes, avec le simple mouvement de son corps.Il dit lui-même qu'il n'entend pas exprimer des mots par des gestes mais des sentiments par des attitudes, Quand on lui dit qu'il fait souvent penser à Charlot, il se déclare heureux et dit que c'est un hommage qu'on lui rend ainsi, L'émotion qu'il provoque fait toujours appel à la sensibilité la plus raffinée et à l'intelligence la plus vive de ses spectateurs.Pour l'apprécier, il faut se rehausser à son niveau.En quittant la Salle du Gesu les images s'impriment en nous et persistent dans notre esprit.Bip est devenu un de nos personnages familier et on se prend d'amitié pour celui qui, presque simultanément incarne David et Goliath, toujours avec la même force.Il faut remercier le Théâtre du Nouveau Monde et M.Jean de Rigault, qui nous ont donné l'occasion d'assister à ce spectacle unique.Le Cercle Juif a convié plusieurs personnalités de la communauté juive ainsi que des représentants du monde du théâtre à un déjeûner intime, le 24 février dernier, en l\" honneur de Marcel Marceau et Gilles Ségal, Mentionnons parmi ceux qui étaient présents (et cui figurent sur la photo ci-dessous) : MM.A,Zaitlin, S.D.Cohen, Yehuda Gaulan, Consul Général d'Israël à Montréal, Madame Boulesteix, administratrice de Marceau et Ségal, MM.Rupert Caplan, le célêëbre metteur-en-scène montréalais, M.H.Myerson, Jean Gascon, directeur du Théâtre du Nouveau Monde, Jean de Rigault, impresario des deux mimes, sort sr et LA COMMUNAUTE JUIVE EN INDE.Une escale à Bombay ne permet certes pas d'avoir une connaissance exhaustive des problèmes qui préoccupent la petite communauté juive qui vit dans le sous-continent.Mais du fait que Bombay, siêge du consulat israélien et des principales organisations juives pan-indiennes, possède la plus grande partie de la population israélite, 11 y est loisible très rapidement, de \"prendre le pouls\u201d de la vie juive dans l'immense pays qu\u2019 \u2018est l'Inde, Or ce pouls est singulièrement fiévreux, il bat à un rythme extrêmement rapide.Le dynamisme, l'ingéniosité, la santé en un mot, de la communauté juive indienne - par ailleurs en pleine expansion démographique - étonnent et réconfortent le voyageur d'occident.D'après le dernier recensement officiel indien (1951), la population juive du Dominion se monterait à 25.932 âmes.I1 est intéressant de noter que le ncmbre des Juifs résidant à New-Delhi, capitale fédérale, est infime, contrairement à la coutume, Le fait est que Bombay est le centre nerveux économique de l'Inde, et que Delhi, comme Ankara ou Washington est une cité artificielle, peuplée de fonctionnaires, L'élément essentiel dans la communauté indienne est constitué par les \"B'nei-Israel\", qui forment plus de 854 de la population juive.Cette pittoresque communauté aurait pris pied en Inde, un siècle environ avant l'êre chrétienne, La légende prétend que les Bene Israel firent un long et périlleux voyage à travers les mers d'Orient, fuyant Israël pour échapper à l'occupation romaine.Une tempête jeta leurs vaisseaux sur les falaises de la côte occidentale de l'Inde, Sept couples seulement, de ces prédécesseurs sémitiques des pélerins de la \"Mayflower\" survécurent, n'ayant pu préserver, comme seule richesse, que des rouleaux de la Loi, Echoués dans cet étrange et gigantesque pays, parmi des populations idôlatres, les descendants des sept familles resteront fidèles à la Torah.Dans le complexe système des castes-corpora- tions, ils furent des cultivateurs, semant des céréales et plantant des oliviers, comme dans leur Palestine natale, La tradition indienne les connaît sous le nom des \"presseurs d' huile du samedi\", ce qui est une façon assez paradoxale de nous apprendre qu'ils abandonnaient précisément leurs pressoirs le samedi, jour du Seigneur.Durant des siècles, le \"Shema Israel\" fût la seule prière connue des\"Bene Israel\u201d.Au 17ème siècle, un rabbin égyptien en voyage les reconnut pour juifs, par leurs seules pratiques alimentaires, une observance assez grossière d'ailleurs, des règles de la \"cash- rout\", Mais le rabbin fut assassiné par des brigands, avant d'avoir pu éclairer ses exotiques coréligionnaires, Seule, l'arrivée massive d'immigrants juifs d'Irak et d'autres pays du Moyen-Orient, durant le XIXème siècle, sut faire sortir les Juifs de l'Inde de leur isolement culturel. Remarquables paysans et artisans, les B'nai Israels se taillèrent aussi une enviable réputation aux plus beaux jours de\"l'Inde Impériale\" de Kipling par leurs qualités de.soldats.Avec les Gurkas et les Cipayes, les unités juives de Cochin furent parmi les meilleures de l'armée des Indes, Aujourd'hui les B'nai Israel forment au sein de l'immense mosaîque indienne, un groupe homogène par sa religion, mais d'une loyauté sans réserve envers le gouvernement progressiste et tolérant de Nehru.Un grand nombre de B'nai Israel occupent des fonctions importantes dans l'appareil de l'Etat, et plus particulièrement dans l'armée.Venus plus tardivement, les Juifs de Cochin formèrent dès le premier siècle une communauté riche et puissante.Les Juifs d'origine irakienne vinrent en Inde, en vagues successives, à partir de 1796, année où de violentes persécutions anti- juives eurent lieu à Bagdad, Leurs descendants parlent encore un dialecte arabe, et constituent une classe \"moyenne\" ou abondent les commerçants.Les richissimes familles des \"Sasson\" et des \"Kadoories\" en sont originaires., Auprès de ces Juifs d'origine orientale, les quelques 300 familles de Juifs européens ne comptent guère, du moins par le nombre, car un certain nombre d'ex-réfugiés du nazisme ont su par leurs talents et leur énergie, accéder à des positions économiques et sociales de premier plan, La vie sociale juive aux Indes est fort active.Bombay à elle seule compte 26 organisations juives, 8 synagogues, 4 organismes sionistes et 3 mouvements de jeunesse.Durant cing ans, M.F.W.Pollak, premier consul d'Israël fut un incomparable animateur de la vie communautaire.La revue mensuelle qu'il fit paraître \"India and Israel\", était non seulement un magazine de grande qualité, mais aussi un lien vivant entre 1° Inde et le Judatsme.La communauté de Calcutta est la seule à posséder un grand-rabbin, situation d'autant plus étrange que la quasi- totalité de la communauté juive aux Indes est religieuse, pour ne pas dire orthodoxe.Un effort doit être fait par le judaîsme mondial, pour pourvoir l'Inde en ministres du culte.Notes brèves, Escale trop courte, sur mon chemin de voyageur pressé.Je garde l'espoir de revoir l'Inde chatoyante et multiple, où depuis deux millénaires nos frères ont trouvé la quiétude et le bonheur.Salgon.Michel Salomon, LE THEATRE.\"Le Capitaine Smith\"et\"1'Ile des Chévres\"au Théâtre de l'Arcade.Une troupe théâtrale parisienne présente actuellement à Montréal une série de cinq pièces, Nous devons cet évènement & l'initiative d'Eloi de Grandmont et d'André Roche ainsi que de la Compagnie France-Film, La première pièce mise à l'affiche était \"le Capitaine Smith\", comédie bouffe de Jean Blanchon.C'est l'histoire d'un capitaine vaniteux et brutal, qui se laisse pourtant berner par une jeune épouse charmante.Celle-ci trompe son mari presque inconsciemment.Son heureux complice simule la débilité mentale et se fait soigner par un psychiatre co-locataire des Smith.Tout cela donne lieu à des situations très comiques, parfois loufoques.Il faut dire que les acteurs ont bien su mettre en valeur tout ce qu' il y avait de drôle dans les répliques înattendues et les jeux de mots.Mentionnons tout particulièrement M.Alexandre Rignault qui campe avec beaucoup de verve ce personnage de vaniteux et Melle.Anne Carrère en épouse complaisante qui se sert, pour ses propres fins, du défaut cardinal de son mari, Mais il faut ajouter que tous les acteurs ont contribué à nous faire passer une soirée agréable._\u2014 i Ri L'une des pièces présentées par cette même troupe, est l'\"Ile des Chèvres\", écrite par le dramaturge italien Ugo Betti et adaptée par Maurice Clavel, Elle est d'une toute autre veine que la première, C'est un drame intense et grave.Trois femmes vivent dans une maîson de campagne isolée.Ce sont Agata, sa fille Silvia et sa belle-soeur Pia.Un imposteur venu d'on ne sait où, prend place dans ce foyer où elles menaient jusqu'alors une vie monotone et sans but.Cet homme prétend avoir été témoin des derniers instants du mari d'Agata.En peu de temps il détruit le quiétude presque animale de ces trois femmes.Il les séduit l'une après l'autre.Les personnages sont mis aux prises dans une atmosphère de sensualité violente.Le dénouement brutal est dicté par les caractères eux-mêmes.Cette oeuvre fait songer à un long poème âpre et érotique.Alain Cuny interprète d'une façon magistrale le rôle d'Angelo dont le caractère inquiétant, presque inconsistant, est très difficile à saisir.Lila Kedrova incarne une Agata - 10 - NL émouvante, pleine de vie bien que flétrie par les évènements.Yvonne Clech campe une Pia altfæe et sensuelle.Le rôle de Silvia est joué par Josiane Horville, qui nous touche par sa sincérité de jeune fille blessée.H.W.et N.K.Le Printemps de la St.Martin, de No#l Coward, au Studio Anjou.Dans la petite salle située au premier étage du restaurant \"l'Anjou*, Paul Hébert présente un spectacle très divertissant.Le Printemps de la St.Martin, n'est sans doute pas l'une des meilleures oeuvres de Noël Coward.Elle n'en est pas moins une pièce drôle, pleine de malice et d' humour.D'aucuns diront que ce n'est pas l'humour anglais auquel on était en droit de s'attendre.Pourtant même si les deux épouses, amies très intimes, qui étaient sur le point de succomber à la tentation de tromper leurs maris, nous font davantage songer aux hérofnes habituelles et très parisiennes du théâtre du boulevard, qu'à des épouses anglo- saxonnes, elles ne nous font pas moins rire, Il faut dire que Melles.Huguette Oligny et Denise Pelletier jouent à merveille.On doit également signaler parmi les acteurs de cette pièce, Georges Groulx, Lucille Cousineau et Gilles Pelletier.UNE TROUPE CANADIENNE FRANCAISE EXECUTE DES DANSES ISRAELIENNES.La Société d'Assistance aux Immigrants Juifs (Jewish Immigrant Aid Society) a organisé le 24 février dernier une soirée de danses folkloriques internationales, Cette manifestation était organisée en faveur des néo-canadiens juifs qui suivent les côurs de soir de cette organisation.L'un des moyens qu'utilise, en effet, la JIAS pour aider les immigrants juifs à s'adapter à leur nouvelle patrie est de leur permettre de suivre le soir, des cours de français, d'anglais et de citoyenneté.La participation d'une troupe de danse folklorique cana- dienne-française \u201cl'Equipe\"au programme, a donné un cachet tout particulier à cette soirée.Ces jeunes gens ont réellement conquis la salle en exécutant des danses de différents pays et notamment des danses juives et israéliennes.La plus grande partie du programme était composée de danses folkloriques Canadiennes- françaises.Le succès de l'Equipe était si grand qu'en invitant les spectateurs à participer, la moitié de la salle a répondu à l'appel.Pour un grand nombre des membres de l'assistance cette soirée a été une révélation : c'était leur premier contact avec le Canada français et ils se réjouissaient de voir ces jeunes gens et jeunes filles canadiens français exécuter des danses juives et israéliennes. Io = - 2 cs \u2014 2 (Dr wl i >, 5 Us 0% : = 3 / Lo Tog = =, 23 Vad | wn \u2014 (Rn, RE NA EE En aa RSE ER CARRERA or Ce?"]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.