Bulletin du Cercle juif /, 1 octobre 1959, Octobre
[" Lulletin 4 CE ol Bibliotheque St.Sulpice, 1700, rue St.Denis, Montreal, P.Q.CLE c.Q.Montréal, Octobre, 1959 No.48 Sixiéme Année LE BICENTENAIRE DES (LETTRE DE JERUSALEM JUIFS CANADIENS De nombreuses manifestations ont marqué, tout ce mois, la célébration du bicentenaire du juda- isme canadien.Le 13 Octobre, Son Excellence le Major-Général Georges P.Vanier, Gouverneur- Général du Canada a reçu la proclamation du 200ème anniversaire de l\u2019établissement des juifs au Canada.Cette proclamation, 1m- primée en quatre langues: français, anglais, hébreu et yiddish fut présentée à Son Excellence le Gouverneur-Général à l\u2019Hôtel du Gouvernement à Ottawa par une délégation qui comprenait M.Samuel Bronfman, Président du Congrès Juif Canadien, M.Lavy Becker, Président du Comité du bicentenaire, M.Saul Hayes, Directeur National du Congrès Juif Canadien et quelques autres personnalités: MM.J.Five et M, Abbey de Montréal, J.Oelbaum.de Toronto et M.Loeb d'Ottawa.M.Samuel Bronfman, président du Congrès canadien juif qui était à la tête de la délégation.En présentant la proclamation au Gou- verneur-Général du Canada, il dit: \u201cDepuis deux siècles, la communauté juive s\u2019est établie dans ce pays.Son Histoire est marquée par des évènements militaires, religieux, civiques et économiques.Notre communauté a eu des difficultés, mais ses réalisations dans tous les domaines de la vie canadienne sont une preuve éclatante du courage de nos pionniers et du dynamisme constant de ses membres.Les juifs ont pu vivre selon leurs traditions et leurs préceptes religieux dans ce pays où le dénominateur commun est une foi ardente dans la dignité humaine et dans le bien-être de tous les hom- 33 mes.* * * Le 22 octobre une plaque commémorative fut dévoilée aux Trois-Rivières.Cette plaque dédiée à la cité de Trois-Rivières rappelle les gestes d\u2019amitié de ses citoyens qui en 1807 élirent Ezé- chiel Hart, un citoyen de foi juive, comme leur représentant à l\u2019assemblée législative du Bas-Canada inspirant ainsi en 1932 l\u2019adoption d\u2019une législation reconnaissant les droits civiques à tous les citoyens.Cette plaque fut présentée par M.Samuel Bronfman au nom du Congrès Juif Canadien dont 1l est le président et dévoilée par l\u2019Honorable Paul Beaulieu, Ministre du Commerce et de l'Industrie de la Province de Québec.Dans une brève allocution, M.Beaulieu a rappelé l\u2019histoire de la famille Hart et les services qu\u2019elle a rendu aux Trois-Rivières.\u201cTI Son Excellence M.Vanier faut souligner\u201d a dit l\u2019Honorable Beaulieu \u201cqu\u2019en 1831, lorsque le Parlement du Bas-Canada adopta une loi qui plaçait les Israélites sur un pied d\u2019égalité avec les Canadiens d\u2019origine française et anglaise, les Canadiens français catholiques y étaient alors en majorité.Les Canadiens français catholiques ont alors donné l\u2019exemple au monde entier.C\u2019est dans cette province de Québec que furent accordés au Juifs pour la première fois les droits politiques dont ils jouissent maintenant dans le Commonwealth Britannique.\u201d Mentionnons également la réception offerte par M.Paradis, maire de Trois-Rivières aux dirigeants du Congrès.Nous publierons dans notre prochain numéro d\u2019autres détails sur les manifestations du bi-cen- tenaire et notamment sur la session plénière du Congrès Juif Canadien pendant laquelle une réunion spéciale sera tenue en français sous les auspices du par Maurice Saporta Orientaux et occidentaux se rencontrent sur les bancs de l\u2019école 1500 enfants de familles originaires d\u2019Orient ont commencé leurs études secondaires.Cet aspect banal de la rentrée des classes, a cependant attiré l\u2019attention de tout le pays, qui le considère, dans la perspective des derniers désordres de Wadi Salib et des problèmes ethniques qu\u2019ils posent.Ces enfants seront-ils d\u2019aussi bons élèves que leurs camarades Sabra ou originaires d'Europe?Devien- dront-ils demain, les médecins, les ingénieurs, les avocats, les architectes dont le pays a besoin?Telles sont les questions que tout le monde a pu se poser en ce début de Septembre.Les journaux en ont fait les gros titres de la une, annonçant avec fierté que 600,000 élèves ont franchi le porche des différents établissements scolaires du pays: écoles primaires, secondaires, écoles professionnelles ou centres d'apprentissage.Le chiffre est impressionnant et si l\u2019on songe qu\u2019Israël compte un peu plus de deux millions d'habitants, on peut affirmer sans gros risque d\u2019erreur qu\u2019un israélien sur trois va à l\u2019école.Mais ce qu\u2019il est important de noter c\u2019est que dans le domaine de l\u2019éducation, le pays a réalisé des progrès immenses en 10 ans, à tel point que ce problème, qui semblait insoluble il y a quelques années sera complètement résolu d'ici trois ou quatre ans.3,400 salles de classe ont été construites durant les quatre années écoulées, dont 1900 dans les centres de développement peuplés de nouveaux immigrants.Ceux-ci ont fait l\u2019objet de l\u2019attention particulière du Ministère de l\u2019Education qui a mis sur pied un vaste programme destiné à mettre l\u2019enseignement post-primaire, secondaire et technique à la portée d\u2019un plus grand nombre possible d'enfants et d\u2019adolescents origi- aires des pays d\u2019Orient.Un trop grand nombre d\u2019entre eux se Cercle Juif de Langue Française en présence de Son Excellence le Lieutenant-Gouverneur de la Province, M.Onésime Gagnon.voient en effet dans l\u2019obligation d'arrêter leurs études à la sortie de l\u2019école trimaire soit par manque de dispositions intellectuelles, soit par manque de moyens pécuniers.Il est possible de remédier à ces deux inconvénients dont le premier est le plus sérieux, et demande notamment une réadaptation des programmes scolaires, le développement de nouvelles méthodes éducatives etc.L\u2019élévation du niveau culturel des jeunes immigrants des communautés orientales est la condition première de leur intégration future dans le circuit économique du pays, sans laquelle on ne peut espérer combler ce fossé qui sépare encore certains éléments de la population israélienne.Le Ministère de l\u2019Education a saisi toute l\u2019ampleur du problème et il aborde ses* solutions avec courage et une largeur de vues de très bon augure.Le cinquantanaire de Tel-Aviv L'exposition du cinquantenaire de Tel-Aviv a ouvert ses portes: et c\u2019est un va et vient de fourmilière du matin jusqu\u2019à la nuit.Des stands commerciaux sans grand intérêt, mais surtout les pavillons des grandes villes d\u2019Europe et d'Amérique.Un beau voyage pour les économiquement faibles.Les autres ne se sont pas privée cette année comme l\u2019atteste les statistiques du Ministère de l\u2019Intérieur.Le soir, dans un bar qui porte le titre de \u201cla petite Tel- Aviv\u201d, les humoristes Dan Ben- Amots et Haim Hefer ont monté une revue satirique sur le Tel- Aviv d\u2019Antan.Pensez-donc.50 ans seulement.Et cependant ils nous amusent fort avec leur sketches en hébreu farci de réparties Yiddish, tel que le parlaient alors nos grands hommes d\u2019au- jourd\u2019hui.La grande attraction est bien entendu la montgolfière, arrivée finalement de Hollande.TI faut un certain courage pour y monter et ceux qui ont le bonheur d\u2019être parmi les 300 gagnants d\u2019une loterie organisée par une banque, regrettent peut-être amèrement d\u2019avoir eu.tellement, de chance.5/55 ne ' te > (Lire la suite.en page 3) : ° ë Pr eee EX } 7 Vi Se i Trek PA 2 BULLETIN DU Ce bulletin est publié tous les mois par: LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANCAISE 493 rue Sherbrooke Ouest, Montréal Tel.: VIctor 4-8621 (local 293) Président du comité exécutif S.D.COHEN Secrétaire et rédacteur-en-chef du bulletts NAIM KATTAN \u201cAutorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des postes, Ottawa.\u201d EDITORIAL ELARGISSEMENT DU ROLE DU CANADA A la dernière assemblée de l\u2019Union Culturelle Française, le Président de cette organisation M.Mark Drouin, Président du Sénat Canadian, faisait remarquer que l\u2019existence de 130 millions de francophones appartenant à toutes les races, toutes les couleurs et demeurant dans les quatre continents est un fait d\u2019une extrême importance que les Canadiens qu\u2019ils soient de langue française ou de langue anglaise ne doivent pas oublier.L\u2019importance des pays de langue française dans le monde est un fait reconnu.Mais depuis quelques années, un facteur nouveau modifie le rôle que joue la langue française dans le monde.Cette langue n\u2019est plus uniquement celle de la France ni même des personnes appartenant à la race blanche, c\u2019est la langue que parle des peuples neufs qu\u2019ils soient africains ou asiatiques, noirs ou jaunes.Les anciennes colonies de la France promues à l'indépendance ou qui s\u2019acheminent vers l\u2019autonomie, même quand elles s\u2019opposent politiquement à la France, gardent la langue et la culture françaises comme un héritage qui leur appartient en propre.Parfois, c\u2019est l\u2019esprit français lui-même qui pousse les peuples qui dépendent de la France à revendiquer leurs droits à l\u2019indépendance.Si cet esprit a pu s'implanter dans de nouveaux pays, c\u2019est qu\u2019il est dans son essence même universel.La France commence elle-même à récolter les fruits des efforts entrepris depuis plusieurs générations pour répandre la civilisation française et le nombre d\u2019écrivains noirs, nord-africains qui s\u2019expriment en français ne cesse de s\u2019accroître.C\u2019est l\u2019un des aspects les plus neufs de la vie culturelle française.Il semble qu\u2019on n\u2019ait pas au Canada, pays où la langue française est l\u2019une des deux langues officielles, pris conscience de l'importance considérable du fait français dans le monde et de l'aspect politique que cela peut revêtir pour notre pays.En effet, le Canada fait partie de plusieurs organisations internationales, il est reconnu partout comme l\u2019une des puissances les plus intéressées à la promotion de la paix dans le monde.Le Canada joue un rôle important à l'ONU, à l'OTAN et au sein du Commonwealth.Les pays afro-asiatiques lui font confiance car il est évident qu\u2019il n\u2019a aucune ambition colonialiste, De plus, c\u2019est un pays nord-américain mais qui n\u2019a ni la puissance, ni la richesse redoutée et enviée à la fois des Etats-Unis.Cette situation unique permet au Canada de jouer un rôle très important dans les affaires internationales.Il y a Un aspect cependant de la vie nationale canadienne qui peut avoir un retentissement international mais qui est à peine exploité, c\u2019est le caractère partiellement français du pays.Plusieurs pays de langue française après s\u2019être libérés de la présence politique de la France redoutent sa présence culturelle.Cependant, ces pays ne peuvent pas se passer de la culture française car toute leur élite a eu une formation française.Ceci crée souvent des dilemmes et plonge certains gouvernements dans des situations uniques et même contradictoires.L\u2019exemple du Maroc et de la Tunisie illustre bien ce que nous voulons dire.Conscient de l\u2019importance du français dans le monde, le Gouvernement de Washington encourage les Américains à apprendre cette langue qui est encore pour certains d\u2019entre eux la langue maternelle.Ce gouvernement sait très bien que l'existence d\u2019Américains de langue française faciliterait les rapports des Etats-Unis avec certains pays.Le Canada n\u2019a même pas à faire tant d\u2019efforts.Il lui suffit d\u2019exploiter, sur le plan international, l\u2019un des éléments essentiels de sa vie nationale.Dans l\u2019opinion publique internationale, le Canada passe pour un pays de langue anglaise appartenant à la famille des nations britanniques et anglo-saxonnes.Il s\u2019agit de faire connaître à cette opinion publique le caractère bi-culturel de notre pays et de lui montrer non seulement son visage anglais mais également son visage français.Ceci ne pourra que renforcer la position du Canada dans le monde.Il pourra être le centre CERCLE JUIF Octobre 1959 LE THEATRE L\u2019Otage de Claudel La troupe du théâtre du Vieux- Colombier de Paris nous a offert au début de la saison une excellente présentation de l\u2019Otage de Claudel.Cette pièce abonde en situations dramatiques très fortes.Comme toujours la langue de Claudel est poétique.Cette poésie du verbe ne colle pas toujours cependant à l\u2019action.Les personnages semblent avoir une double logique, celle des évènements représentant un destin hors de leur contrôle et celle de leur volonté personnelle et de leur soif spirituelle.L'interprétation d\u2019une telle pièce, on l\u2019imagine, est pleine d\u2019embûches.Dans le rôle principal de Sygne de Coûfontaine, Tlélène Sauvaneix n\u2019a pas seulement surmonté le caractère apparemment contradictoire de son personnage, elle l\u2019a exploité.Elle était en même temps d\u2019un grand lyrisme et d\u2019une violente force charnelle.Son âme transparente était, à tous les instants, incarnée dans un corps ayant toutes les exigences de la santé et de la jeunesse.Le personnage de Ture- lure est plus linéaire, Jean Le Poulain a été truculent à souhait.Il avait l\u2019assurance des gens arrivés mais qui savent fléchir au gré des évènements exploitant à leur avantage les changements qui surviennent.Seul Jacques François, dans le rôle du Vicomte de Coûfontaine, n\u2019a pas su traduire toutes les complexités de son personnage.Fort car il s\u2019appuie sur de grandes traditions mais faible car dépassé par les évènements.Le Baladin du Monde Occidental Le Théâtre du Nouveau Monde a inauguré sa saison par une pièce irlandaise \u201cLe Baladin du Monde Occidental\u201d de J.M.Synge.Le décor de Robert Prévost, les costumes de Francois Barbeau et surtout la mise en scéne de Jean Gascon auraient pu créer l\u2019atmosphère irlandaise nécessaire pour nous faire croire à cette pièce.Malheureusement, ils n\u2019ont pas été secondés par les interprètes qui s\u2019efforçaient de dire juste mais qui étaient presque toujours en dehors de la situation.Même Dyne Mousso, dont le talent ne fait pas de doute, n\u2019a pu entrer totalement dans son personnage trop éloigné sans doute de son tempérament.Il faut cependant féliciter le Théâtre du Nouveau Monde d\u2019avoir confié le rôle principal à François Tassé.Ce jeune comédien est plein de promesses.* * * Le Mal Court Le Théâtre Club a eu l\u2019excellente idée de monter \u201cLe Mal Court\u201d de Jacques Audiberti.Cette pièce n\u2019est féerique qu\u2019en apparence.Audiberti est un poète mais sa poésie est faite d'images qui frappent l'esprit et la sensibilité avec la dureté des cailloux.Sa pièce est une une satire d\u2019une société imaginaire qui pourrait pourtant être la nôtre.\u201cLe Mal Court\u201d est généralement bien interprété.Monique Lepage est belle et juste.Albert Millaire donne une nouvelle preuve de son talent.Henri Norbert a beaucoup de présence.La mise en scène de Jacques Létour- neau est excellente.Les décors de Jean-Claude Rinfret et les costumes de Claudette Picard sont beaux.français de l\u2019Amérique du Nord sur lequel des pays de culture française peuvent s\u2019appuyer dans leur développement social et économique sans craindre que son influence se transforme en pénétration colonialiste.T'ous les pays de langue française qui hésitent à demander l\u2019aide technique et culturelle de la France et qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas demander l\u2019aide technique et culturelle de la France et qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas demander celle des Etats-Unis, peuvent avoir recours à cette puissance désintéressée qu\u2019est le Canada.Bien sûr, il peut sembler téméraire et quelque peu irréaliste que le Canada au moment où il ne réussit pas entièrement à faire accepter le fait français à la totalité de sa population, essaie d\u2019en vanter les bienfaits à d\u2019autres peuples.D\u2019autre part, pourra-t-il apporter son appui à d\u2019autres pays d\u2019expression française au moment où la langue française est menacée sur son propre sol par une influence américaine recrudescente?Il ne nous semble pas cependant que ces aspects de la question soient contradictoires car si le Canada peut acquérir un plus grand rayonnement dans le monde en raison de son caractère partiellement français, les Canadiens de langue anglaise pourraient difficilement adopter une attitude hostile à ce qui constituera un élément important de la grandeur de leur payas.D\u2019un autre côté, si les Canadiens français étaient tous convaincus de l\u2019importance internationale de la langue qu\u2019ils parlent, ils résisteraient davantage à la perte d\u2019une richesse qui est encore la leur.Bref, un tel élargissement du rôle du Canada ne peut que resserrer les liens qui unissent tous les Canadiens et promouvoir ainsi l\u2019unité du pays. Octobre 1959 BULLETIN DU CERCLE JUIF L'INSTITUT DE FRANCE ET LES JUIFS LES LIVRES \u201cAgaguk\u201d, roman esquimau par Yves Thériault, Editions Grasset, Paris et Institut Littéraire du Québec.Ce roman qui remporte un grand succès dans de nombreux pays est sans doute le meilleur roman qu\u2019ait écrit Yves Thériault.Il est difficile pour nous de juger de la véracité de tous les détails de la vie des Esquimaux dil v a vingt ans, Ces détails cependant donnent l\u2019impression de la vérité.Il faut dire aussi que Thériault n\u2019a pas voulu comme Farley Mowat, par exemple, prendre la défense des Esquimaux et fustiger les Blancs qui détruisent leur civilisation primitive.La vie des Esquimaux semble l'avoir aitiré par son côté brut et primaire.Ses personnages n\u2019obéissent qu\u2019a leurs instincts, Dans ce monde où tout est ramené à l\u2019essentiel et où les subtilités psychologiques semblent superflues, Yves Thériault se trouve à l'aise et atteint une plus grande force et une plus grande maitrise que dans ses autres romans.+ + * \u201cMalgré tout, la joie\u201d par André Giroux, Institut Littéraire du Québec.I] v a toujours une surprise aux dernières lignes de chacun des contes d\u2019André Giroux.Mais cet élément de surprise, après la lecture de quatre ou cinq contes, est tellement attendu qu\u2019il devient presque un système.L'auteur dévoile toujours un aspect imprévisible de ses personnages mais cette volonté de démystification est tellement négative qu\u2019elle devient presque destructrice.Le style de l\u2019auteur est si dépouillé qu\u2019il en est presque sec.Cette rigidité dans le style ainsi que dans le choix des personnages et des situations empéche Giroux d\u2019atteindre l\u2019ampleur qu\u2019on pouvait attendre de l\u2019auteur d\u2019\u2018\u2019Au delà des visages\u201d.Lettre de Jérusalem.L\u2019orchestre de Haifa S\u2019il était jusqu\u2019à présent le seul ensemble musical de valeur, l\u2019Or- (Suite de la page 1) la Radiodiffusion auxquels, le monopole dont ils jouissent, nuit parfois.Vue aérienne de l\u2019Université hébraïque à Jérusalem chestre Philarmonique d'Israël va avoir bientôt un concurrent sérieux.Après de modestes débuts, l\u2019Orchestre Symphonique de Haifa vient de prendre un vrai départ.Il s\u2019est donné un chef en la personne de Serge Commissiona et a décidé de jouer un peu partout dans le pays, sans le limiter, comme jusqu\u2019à présent à la Gali- lée 80 concerts ont donc été inscrits au programme et il est à prévoir qu\u2019avec ses cinquante musiciens, tous excellents intrumen- tistes, l'Orchestre de Haifa se fera une place de choix aux côtés de l\u2019Orchestre Philarmonique.La saison sera inaugurée à Tel-Aviv, dans la salle du Habima par un concert que dirigera Martin Rist du Metropolitan Opera House de New-York.Comme en toute chose, la concurrence aura sans doute d\u2019heureux effets sur les deux orchestres du pays, l\u2019Orchestre Philarmonique et celui de Christian Jacques tourne un film en Israël Le metteur en scène Christian Jacques vient à peine de terminer le tournage de \u2018Babette s\u2019en va- t-en guerre\u201d qui a obtenu a Moscou le succès que l\u2019on sait, qu\u2019il met activement en chantier un nouveau film.Il s'agira cette fois- ci d\u2019une production franco-israé- lienne, la première du genre.Christian Jacques dont c\u2019est la troisième visite dans le pays a l\u2019intention cette fois-ci, nous a-t-il dit, de faire un film tendre, pacifique sur un sujet qui ne l\u2019a pas toujours été: les relations israélo- égyptiennes.Le film sera tiré du roman de Margalith Banay et Herbert Rascol \u201cKilométre 95\u201d qui fut le point de rencontre des commissions d\u2019armistice israélo- égyptiennes.Le premier coup de manivelle sera donné dans trois mois et à Christian Jacques qui cherche ses héros dans le pays, nous souhaitons bonne chasse.DU MOYEN-AGE Par Sam Lévy L'Académie des inscriptions et belles-lettres de Paris a été fondée, en 1663, par Colbert.A l\u2019instar des autres corps savants qui composent l\u2019Institut de Irance, elle organise des concours dotés de prix en espèces, en médailles d\u2019or, ou en objets d\u2019art.Ces prix sont destinés à encourager l\u2019étude des langues tant anciennes que modernes ; des monuments de toute nature; des antiquités, dans leur rapport avec l\u2019histoire, Ken 1821, dans sa séance publique annuelle qui eut lieu le 27 juillet, l\u2019Académie des inscriptions et belles-lettres mit au concours le sujet suivant :\u201d \u201cExaminer quel fut l\u2019état des Juifs, en France, en Italie et en Espagne, durant tout le Moven- Age, depuis le commencement du cinquième siècle de l\u2019ère vulgaire, jusqu\u2019à la fin du seizième, sous les divers rapports du Droit civil, du commerce et de la littérature en général\u201d.Ce texte fut rédigé et soumis à la docte assemblée, par le secrétaire perpétuel de l\u2019époque.le grand orientaliste Sylvestre-An- toine-Tsaac de Sacy, descendant de Lemestre de Sacy, auteur, en 1666, de la traduction canonique de La Sainte Bible.Disons, en passant, que Sylvestre de Sacv connaissait treize langues étrangères, huit orientales: l\u2019hébreu, l\u2019arabe, le syriaque, le caldéen, le samaritain, le persan, l\u2019éthiopien, le turc: et cinq occidentales : le latin, l\u2019italien, l\u2019espagnol, l\u2019allemand et l\u2019anglais.Six Mémoires anonymes furent reçus par la commission des récompenses.Les concurrents avaient adopté comme épigraphes, des sentences et des maximes empruntées à des écrivains célèbres.Sur les six concurrents, quatre se firent connaître.Ce furent, par ordre alphabétique: Isaac Bedar- ride, ancien bâtonnier de l\u2019ordre des avocats de Montpellier, chevalier de la Légion d'Honneur; le comte Arthur-Auguste Beu- gnot, académicien, pair de France, député à l\u2019Assemblée Législative de 1849; J.-B.Honoré Capefigue, élève à l\u2019Ecole de Chartres ; Geor- ges-Edouard Depping, historien français très érudit, natif de Munster, en Westphalie, mais venu fort jeune en France ou il se fit naturaliser.La séance publique pour le remise des récompenses eut lieu le vendredi, vingt-cing juillet, de l\u2019année 1823.Flle fut solennellement ouverte par le Président en exercice, Monsieur le marquis de Pastouret, procureur-syndic du département de la Seine.C\u2019est lui qui fit rendre le décret qui consacra à la sépulture des Français illustres, l\u2019Église Sainte-Geneviève devenue depuis Le Panthéon qui porte l'inscription en lettres de bronze, de la célèbre devise : Aux grands hommes la patrie reconnaissante qui orne la frise de ce beau monument, le plus vaste de Paris.Le marquis de Pastouret était entouré de soixante académiciens représentant l\u2019élite des lettres, des sciences et des arts.Le secrétaire perpétuel, Sylvestre de Sacy, président de la commission d\u2019examen des envois, donna lecture du Palmarès.La médaille d\u2019or fut décernée à J.-B.Honoré Capefigue, pour son ouvrage: Histoire Philosophique des Juifs, depuis les Wachabées jusqu\u2019en 1800.Pour ne pas être trop prolixe, je citerai un ou deux paragraphes cueillis, au hasard, dans les beaux ouvrages des concurrents qui se sont fait connaître, et ont traité avec noblesse le sujet qui leur avait été soumis par l\u2019académie.De T.Bedarride: \u201cOn se représente en général les Juifs du moyen-âge, vivant au milieu des masses chrétiennes ignorantes et superstitieuses, comme des usuriers méprisables, ou comme des hommes fanatiques et arriérés, L'inverse serait plus près de la vérité.Au milieu même des pires persécutions, les Juifs ont su conquérir des droits à la reconnaissance des nations plongées dans l\u2019abjection.En France, en Italie, en Espagne, en Hollande, et partout ailleurs, les Juifs du moyen-âge ont pris une part très active au mouvement que les Arabes ont imprimé aux sciences et à la littérature.\u201cL\u2019origine de l\u2019antisémitisme est le refus systématique des Juifs d\u2019abjurer leur foi.Ne serait-il pas plus convenable de songer à les laisser être de bons citoyens que de s\u2019obstiner à vouloir en faire de mauvais chrétiens.\u201d De Georges-Bernard Depping- \u201cUne des accusations les plus odieuses qui était lancée contre les Juifs, se rapportait à l\u2019usure.I] y avait en France une foule de chrétiens dont l\u2019unique occupation était le commerce de l\u2019argent.Ces chrétiens rapaces qui exloitaient le peuple, étaient des Lombards, des Toscanes, des Cahorsins et des habitants de Sens.Ni les banquiers ni les Toscans, ni les Lombards, etc.n\u2019étaient des Juifs.Henri IIT dut les expulser.\u201cL\u2019espérance, pour le peuple juif, d\u2019un avenir brilliant que les livres sacrés laissent percer souvent, contribuait à le préserver du désespoir et relevait en lui la dignité de l\u2019homme C\u2019est la princi- (Lire la suite en page 4) Au début du mois de septembre 1738, le bateau St-Michel jetait l\u2019ancre à Québec.Il transportait une cargaison de sucre, de blé et de vêtements ainsi qu\u2019un jeune marin du nom de Jacques La Fargue.Il ne fallut pas longtemps pour découvrir, à la stupeur de tous, que ce beau jeune homme n\u2019était pas en réalité un homme mais bien une femme et que son nom n\u2019était pas Jacques mais Esther \u2014 Esther Brandeau.L\u2019intendant de Québec, un homme de conscience du nom Hac- quart, ordonna l\u2019arrestation d\u2019Esther Brandeau tant comme imposteur que comme Juive.Cependant, comme on ne pouvait de toute évidence incarcérer la jeune femme dans la prison locale qui ne contenait que des hommes, elle fut confiée à l\u2019Hôpital général de Québec sous la stricte surveillance des soeurs qui y servaient.Cet incident, l\u2019un des plus remarquables de l\u2019ancienne histoire du Canada, est rapporté en détail Orchestra da Camera C\u2019est au théâtre Orphéum les 4.6, 10 et 14 décembre qu\u2019auront lieu les premiers concerts de l\u2019Orchestra da Camera, sous la direction du chef réputé Remus Tzin- coca.La saison 1959 débutera par les Concertos Brandebourgeois, un évènement exceptionnel dans les annales de la musique à Montréal.Formé des meilleurs musiciens, l\u2019Orchestra da Camera dont M.Remus Tzincoca vient d\u2019assumer la direction s\u2019adjoindra les solistes les plus réputés.Les premiers invités aux concerts du mois de décembre sont Tean-Pierre Rampal, Æflûtiste, et Robert Veyron-La- croix, claveciniste.Remus Tzincoca, premier prix du Conservatoire \u201cGeorge Enes- co\u201d en sa Roumanie natale, n\u2019a cessé d\u2019émerveiller la critique et d\u2019accumuler les succès.De Roumanie en France, c\u2019est une suite de nominations et de \u201cpremiers prix\u201d qui attirent l\u2019attention sur ce musicien extraordinaire.Chef d\u2019orchestre auprès des plus grandes organisations musicales de son pays, la France l\u2019accueille chaleureusement et il dirige à Paris les Concerts Pasdeloup, Lamoureux, Colonne.Puis, en 1948, il est choisi pour diriger le Concert Symphonique de Gala donné à Paris, Salle Pleyel, en l\u2019honneur des Nations Unies.Ensuite, c\u2019est l\u2019acclamation unanime des Etats- Unis, la fondation de l\u2019Orchestre da Camera de New York et du célèbre festival de Newport, accomplissements qui suscitent l\u2019enthousiasme et l\u2019admiration du public et des connaisseurs.Les mélomanes Montréalais ne voudront [as manquer les concerts donnés en décembre par l\u2019Orchestra da Camera sous la direction experte de Remus Tzincoca.BULLETIN DU CERCLE JUIF LA PREMIERE FEMME JUIVE AU CANADA Par Ruth Wisse dans les archives publiques.Dans sa première communication au ministère des Colonies au sujet du cas d\u2019Esther Brandeau, Hacquart écrit: \u201cDepuis son arrivée à Québec, elle a observé une attitude très réservée et semble désireuse de se convertir au catholicisme, craignant toutefois que ses parents ne viennent ici et ne la découvrent.\u201d L\u2019odyssée d\u2019Esther, racontée par elle-même est des plus étranges, telle que le révèle la déclaration suivante qu\u2019elle fit le 15 septembre 1738: \u201cCe jour, devant le soussigné, commissaire de la Marine, chargé à Québec de la police des gens de mer, a comparu Esther Brandeau, âgée de 20 ans environ.laquelie s\u2019est embarquée à La Rochelle, comme passager, habillée en vêtements masculins.sous le nom de Jacques La Fargue, sur le vaisseau St-Michel commandé par le Sieur de Salaberry.La comparante a déclaré qu\u2019elle s\u2019appelle Esther Brandeau, fille de David Bran- deau, un Juif, marchand à St- Esprit, diocèse de Daxe, près de Bayonne; qu\u2019elle est de religion juive; que cinq ans auparavant, ses père et mère l\u2019ont placée sur un bateau \u2018hollandais Capitaine Geoffroy pour être amenée à Amsterdam auprès d\u2019une de ses tantes et de son frère; que le vaisseau s\u2019étant perdu sur la barre de Bavonne, au mois d\u2019avril ou de mai 1733, elle fut fortuitement ramenée sauve sur la côte avec l\u2019un des membres de l\u2019équipage ; qu\u2019elle fut recue par Catherine Churiau, une veuve vivant à Bia- ris; que deux semaines après elle partit pour Bordeaux vêtue en homme où elle s\u2019engagea comme mousse sous le nom de Pierre Alausiette sur un vaisseau commandé par le capitaine Bernard, en partance pour Nantes; qu\u2019elle revint à Bordeaux sur le même vaisseau et là s\u2019engagea à nouveau comme mousse sur un vaisseau espagnol Capitaine Antonio à destination de Nantes; qu\u2019après avoir atteint Nantes, elle déserta et vint à Rennes, où elle servit comme valet dans la maison d\u2019un certain Augustin, un tailleur, où elle resta six mois; que de Rennes elle vint à Clissoy où elle entra au service des Récollets comme serviteur et porteur de messages; qu\u2019elle resta trois mois dans ce couvent qu\u2019elle quitta sans avertissement pour Saint-Malo où elle trouva abri dans la maison d\u2019un boulanger nommé Seruanne ; qu\u2019elle vint ensuite à Vitré pour y trouver une place et entra au service du sieur de la Chapelle, ex- capitaine d'infanterie: qu\u2019elle quitta cette situation pour le fait que sa Santé la rendait incapable de soigner ledita sieur de la Chapelle, lequel était constamment malade; que s\u2019en retournant à Nantes et se trouvant à une lieue de Noisel, elle fut prise pour un voleur et confinée à la prison du lieu dit ci-dessus; qu\u2019après avoir été mise en liberté vingt-quatre heures après du fait qu\u2019il avait été trouvé qu\u2019une erreur avait été commise, elle vint à La Rochelle, où prenant le nom de Jacques La Fargue, elle prit place comme matelot sur ledit vaisseau St-Michel.Et sur cette déclaration nous avons demandé à la dite Esther Brandeau de dire la raison pour laquelle elle avait aussi caché son sexe durant cinq ans.Sur quoi elle a répondu que lorsqu\u2019elle échappa au naufrage et atteignit Bavonne, elle entra dans la maison de Catherine Churiau, comme il est déclaré ci-dessus, que cette derniére la fit manger du porc et d\u2019autres viandes dont l\u2019usage est interdit parmi les Juifs, et qu\u2019elle résolut là-dessus de ne pas retourner chez ses père et mère afin de pouvoir jouir de la même liberté que les Chrétiens.Sur quoi j'ai indiqué les présentes comme étant notre procès- verbal et ladite Esther Brandeau a signé avec nous le jour et l\u2019an dits ci-dessus.Collationné (S.) Varin (*) Ce document, avec d\u2019autres détails concernant la jeune fille, fut envoyé au ministre des Colonies a Paris qui répondit à l\u2019intendant qu\u2019il accordait peu de crédit au récit de l\u2019intéressée.Il suggéra, cependant, qu\u2019il \u201cserait très heureux d\u2019entendre qu\u2019elle s\u2019est convertie à notre foi\u201d.L\u2019intendant prit cet avis à coeur et il apparaît que d\u2019énergiques efforts furent entrepris pour persuader la jeune fille à se convertir.Tous ces efforts semblent toutefois avoir échoué et finalement il fut décidé de renvoyer Esther en France.Le 27 septembre 1739, l\u2019intendant informe le ministre français : \u201cMonsieur Pélissier, auquel j\u2019ai écrit au sujet de la femme juive Esther Brandeau, m\u2019informe qu\u2019elle doit être la fille illégitime de David Brandeau, un Juif de Bayonne.La fille est si étourdie, qu\u2019elle ne peut s\u2019adapter à aucune place, tant à l'hôpital que dans les maisons privées où on l\u2019a mise en service.Sa conduite n\u2019a pas été tout à fait répréhensible, mais elle est d\u2019un tempérament si inégal, que parfois elle a été docile aux instructions qui lui ont été données par le prêtre, tandis qu\u2019à moments elle a été très obstinée.Je ne peux rien faire d\u2019autre que la renvoyer.Le sieur Lafargue, capitaine du bateau Le Comte de Matignon de La Rochelle, prendra sur lui de la délivrer à Monsieur de Belamy.\u201d La question se posa ensuite de savoir qui supporterait le coût de son rapatriement en France, et il apparaît que le problème devint Octobre 1959 délicat, car le roi Louis XV fut finalement obligé d'intervenir en indemnisant le propriétaire du vaisseau pour les frais de transport en France d\u2019Esther.Dans une lettre adressée à l\u2019Amirauté française, le Roi écrivait de Versailles, le 25 janvier 1740: \u201cMon cousin, le sieur Hac- quart, intendant du Canada, avant suivi mes ordres de renvoyer en France la Juive Esther Brandeau par le bateau Le Comte Matignon de La Rochelle, le sieur La Pointe, s\u2019est adressé à moi pour le paiement des frais de transport.\u201d On ne peut contester qu\u2018Esther Brandeau a ajouté un chapitre inusité à l\u2019histoire des Juifs du Canada.(*) Archives publiques du Canada: Archives Nationales, Archives des Colonies.L\u2019Institut de France et les Juifs du Moyen-Age (Suite de la page 3) pale raison qui l\u2019a empêché de périr.\u201d Du Comte Beugnot : \u201cNous ne refuserons pas notre sympathie ni notre estime à une nation que tous les peuples de l'Europe proscrivaient, et massa- Cralent, non pas pendant quelques années, mais pendant des siècles et des siècles entiers.Nous verserons des larmes amères sur une destinée aussi malheureuse.\u201cLa nation juive a payé à la civilisation un tribut considérable.Le nombre d\u2019écrivains donné par ce petit peuple dépasse ceux qu'ont enfanté la France, l\u2019Italie, l\u2019Allemagne, etc.Oui, les travaux des rabbins aidèrent et guidèrent la marche de l\u2019esprit humain.Nous Savons admirer ces savants qui ont travaillé à assurer le bonheur public.\u201cPour moi qu\u2019aucun lien n\u2019attache aux Juifs, et qui, en explorant, sans haine et sans affection, les annales judaïques, ai peut-être acquis le droit de porter un jugement, je déclare que je n\u2019ai vu les Juifs devenir dignes de mépris et de haines de la part des chrétiens.Que l\u2019indulgence dirige donc notre opinion.Louons le bien qui a été fait malgré nous, et blâmons le mal que nous avons causé.\u201d Arrêtons-nous là.T1 y eut aussi un septième envoi que la commission d\u2019examen des textes écartés d\u2019emblée.Je citerai pourquoi dans une prochaine chronique.Arthur-Auguste (*) Les renseignements contenus dans la présente chronique, j'ai pu me les procurer grâce à l\u2019obligeance de Monsieur Merlin, secrétaire perpétuel de l\u2019Académie des inscriptions et belles-lettres, qui m\u2019a permis de compulser et de consulter les procés-verbaux anciens de la docte assemblée, et un certain nombre d\u2019ouvrages à la bibliothèque privée de l\u2019Institut de France.S.L."]
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