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Titre :
Bulletin du Cercle juif /
Éditeurs :
  • Montréal :Cercle juif de langue française,1954-1985,
  • Montréal :Congrès juif canadien
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Bulletin du Congrès Juif canadien (Région du Québec)
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Bulletin du Cercle juif /, 1959-12, Collections de BAnQ.

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[" Kulletin du CE Montréal, Décembre 1959 Bibliotheque St.Sulpice, 1700, rue St.Denis, Montreal, P.Q.No.50 148812 CLE JUIF ~ La wv 0.Sixiéme Année A la dernière réunion du Cercle Juif LES PEINTRES DU QUEBEC Extraits de la causerie de monsieur Guy Viau C\u2019est dans l'Ecole Française que notre peinture prend sa source.Paris est le centre spirituel de l\u2019art contemporain.Il eut été anormal que les Canadiens Français n\u2019y trouvent pas un point d\u2019appui, un M.Guy Viau tremplin alors que les artistes de tous les pays d\u2019Occident et du monde entier y puisent raison et sensibilité.Les peintres canadiens de langue anglaise ont découvert leur voie grâce à Paris.Paradoxe, ce sont certains d\u2019entre eux qui, les premiers, ont apporté ici l\u2019air de Paris: d\u2019abord et surtout Morrice et puis Lyman.Ainsi, dans le domaine de la peinture, les Canadiens de langue anglaise et ceux de langue française du Québec té- moignent-ils, à quelques nuances près, d\u2019un même esprit.Je vous fais grâce du palmarès de tous les professeurs, les marchands de calendriers, les arrangeurs, les copieurs, les distraits aussi bien que les abstraits qui se sont illustrés dans cette héroique phalange.Les traditions mortes ont la vie dure.Cependant, d\u2019autres se mirent à peindre.Il y eût d\u2019abord ceux qu\u2019on pourrait appeler les poètes du réel\u201d.L'oeuvre d\u2019Ozias Leduc se situe hors du temps comme son existence elle-même.Passé 80 ans, ce vieillard anachronique entreprenait encore des travaux de décoration d\u2019églises qui devaient durer plusieurs années et échelonnait sur une décade certaines réparations à sa cuisine ou la confection d\u2019un faux judas, a sa porte d\u2019entrée.Essentiellement dessinateur, John Lyman, qui fut quelque temps l\u2019élève de Matisse, a le don de la précision, l\u2019aptitude à toucher juste.Son dessin est intelligent et sensible, capable d\u2019extraire des êtres et des choses le signe clair, évocateur, vivant.Peintre-né, Goodridge Roberts s\u2019exprime par instinct.Son unique souci est de faire une oeuvre où il met tout son coeur.Figures, natures-mortes, paysages sont pétris dans une matière ingrate qui respire une sourde poésie terrienne, avec quelque chose de ténébreux, de recueilli, de solitaire.Jean-Paul Lemieux, peintre consciencieux, illustre assez bien, me semble-t-il, une inhibition proprement canadienne-française qui fait régner dans ce pays un étrange silence.De peine et de misère, Lemieux émerge.De nombreux tableaux récents sont la figuration même de ce silence: vastes espaces désolés, presque vides, des formes simplifiées à l\u2019extrême, une expression étonnamment contenue.Jacques de Tonancourt ramène ce qu\u2019il voit à un schéma qu\u2019il exprime avec des annotations rapides, une sténographie dégénérant parfois en brio superficiel.Ghitta Caiserman possède de la vitalité, de la fraîcheur populaire, de la bravoure et ne doute de rien.Stanley Cosgrove peint des figures stéréotypées, personnages asexués, aussi désindividualisés que ses arbres, très extérieurement classiques, avec un relent mexicain qui y ajoute un brin de piquant.Tobie Steinhouse ne peint rien d'autre que l\u2019agréable pêle-mêle de son atelier ou le paysage qui s\u2019offre à elle à travers la fenêtre.Peintre intimiste, elle inscrit ses compositions dans une délicate structure linéaire qui rappelle celle du vitrail.Mais ce qui lie encore davantage les objets entre eux, (Lire la suite en page 4) SCHWARZ-BART PARLE DE SES PROJETS Une interview exclusive par Anne-Marie Gentily et Paul Giniewski \u2019 Un café banal.Plastique jaune et néon violent.Schwarz-Bart parle à voix basse et parfois nous avons peine à l\u2019entendre, dans le fracas du \u201cjuke-box\u201d qui débite du jazz- hot.Il semble impossible que jaillisse ici, dans cette clarté froide, dans ce cadre sans âme, le moindre courant de sympathie.Nous nous sentons un peu les bourreaux de ce garçon épuisé, écrasé, par la soudaineté de sa gloire, qui est là, devant nous, avec ses yeux d\u2019enfant, son sourire intimidé, son envie polie, mais impérieuse de nous planter là et de s\u2019en aller, dans les rues où on ne le recon- naitra pas; tout seul, avec ses souvenirs et toute la douleur du monde sur ses épaules.Tout à coup, l\u2019étincelle a jailli.Un Juif parle à des Juifs et nous nous comprenons presque sans phrases.Il dit ce que nous souhaitions qu\u2019il dise, sans oser y croire.Avec ce visage humble et ce ton de voix doux et modéré qu\u2019on subit, soudain, comme une leçon d'humanité, et dont on sent, tout à coup, qu\u2019on en avait besoin depuis des mois (des années peut- être?).C\u2019est l'Homme Juif, qui a franchi des millénaires, intact, qui parle: avec sa pureté, sa soif de la justice pour tous les hommes, et la conscience de sa responsabilité personnelle, permanente, en tant que Juif, parce que Juif, dans l\u2019avènement de cette justice, la conscience de sa coopération avec Dieu dans la constante création du monde.Question: Vous serez peut-être étonné de ce que je ne vais pas vous poser de questions sur votre livre.Vous êtes tout à coup devenu célèbre.Votre nom est sur toutes les lèvres et la rançon de la célébrité est que l\u2019on s'intéresse aux gens dont le nom a franchi le seuil de l\u2019actualité d\u2019une façon indiscrète.Quand on s'appelle Francoise Sagan ou Schwarz-Bart, quand on fait intrusion, soudain, dans la vie personnelle de centaines de milliers de gens, ils vous posent des questions personnelles.Peut-être vos lecteurs, Schwarz- Bart, sont-ils en train de se demander ce que vous pensez des voyages dans la lune.Toute proportion gardée, je veux vous poser des questions simplistes.La première question est celle que chacun de vos lecteurs vous poserait, s\u2019il vous voyait, et que je vous pose en leur noms qu\u2019avez- vous envie de faire maintenant?Réponse: L\u2019évènement littéraire de ces dernières semaines ne modifie en rien mes projets et ma façon de les envisager.J\u2019ai un programme de travail depuis des années.Le livre que je viens de terminer est tm premier livre, qui en principe aurait dû déjà être suivi d\u2019un deuxième.J'en ai un troisième et un quatrième à écrire.Jai donc un plan de travail de plus de dix ans devant moi.La différence, c\u2019est qu\u2019autrefois ces projets dépendaient des conditions de travail que je trouverais et que maintenant, ils ne dépendent plus que de moi.Q Quel est le thème de votre prochain livre?R\u2014Le prochain livre et le suivant ne sont pas à thème juif.Pour moi, le fait d\u2019être un écrivain juif ne réside pas dans le thème choisi, mais dans la manière de le traiter.Q\u2014 En quoi se définit pour vous un écrivain dont l\u2019angle de vison est juif?R.\u2014Te ne veux pas faire de généralités.Je peux seulement parler de moi.Et c\u2019est très délicat, parce que vous avez vu que même à propos de ce livre, on m\u2019a reproché de ne pas être un écrivain juif.Pour moi, être un écrivain juif, cela signifie presque la même chose qu\u2019être Juif ; c\u2019est-à-dire que tout d\u2019abord, sur un certain plan, cela m\u2019oblige a participer directement ou indirectement à la vie d\u2019êtres qui ne sont pas nécessairement juifs.Il n\u2019y a pas de justes que chez les Juifs.Le Talmud dit que les Justes seront choisis parmi toutes les nations.Je crois qu\u2019il n\u2019y a pas de monopole de l\u2019huma- (Lire la suite en page 3) 2 BULLETIN DU CERCLE JUIF Ce bulletin est publié tous les mois par: LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANCAISE 493 rue Sherbrooke Ouest, Montréal Tel.: VIctor 4-8621 (local 293) Président du comité exécutif: S.D.COHEN Secrétaire et rédacteur-en-chef du bulletin: NAIM KATTAN \u201c\u2018Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des postes, Ottawa.\u201d \u2014 L\u2019AVENIR DU THEATRE Depuis plusieurs semaines les journaux consacrent enquêtes et articles à la crise que traverserait le théâtre à Montréal.On assiste en effet depuis le début de cette saison théâtrale à une certaine désaffection du public.Sans vouloir minimiser la portée de cette crise, il serait utile de la ramener à ses proportions réelles et ce en la replaçant dans une perspective plus large: celle de la vie culturelle de notre ville.La première constatation qu\u2019on peut faire c\u2019est qu\u2019à Montréal il n\u2019existe pas un public régulier et constant sur la ferveur, l\u2019enthousiasme et l\u2019appui duquel les directeurs des troupes puissent compter.Avant le règne de la télévision des troupes servaient à un public populaire un répertoire de mélos et de pièces faciles.Ce public fut happé et englouti par le petit écran.On a chez soi la masse impressionnante des romans-savons qu\u2019on a tout le loisir de regarder sans avoir à se déplacer ou à ouvrir son porte-monnaie.Du coup des comédiens qui végétaient sont devenus du jour au lendemain des idoles d\u2019un public qui ne fiit jamais aussi nombreux.Et quand ces nouvelles étoiles se produisaient en chair et en os sur les tréteaux, des foules qui ne fréquentaient pas les théâtres accouraient pour applaudir leurs acteurs préférés.La télévision a fait naître un public nouveau mais c\u2019était un public sporadique, peu fidèle mû plus par la curiosité passagère que par un intérêt véritable pour le théâtre.Il faut dire que depuis quelque temps l\u2019intérêt de ce public pour la télévision elle-même s\u2019est en quelque sorte assagi.Il ne s\u2019est pas transformé en indfiférence mais cet intérêt est devenu plus exigeant.Certains visages, hier adulés, fatiguent et agacent aujourd\u2019hui.La médiocrité est de moins en moins acceptée.À la longue ce public qui se raffine sentira le besoin de fréquenter des salles de théâtre.Ce ne sera plus à ce moment là pour voir de près des comédiens populaires mais pour participer à cette expérience, à cette authentique communion artistique que représente le grand théâtre.Les troupes théâtrales de Montréal doivent surmonter un autre obstacle, et il est majeur.Certes, Montréal est la métropole culturelle du Canada; dans aucune autre ville canadienne il n\u2019existe un aussi grand dynamisme intellectuel et autant d\u2019activités culturelles.Malheureusement, cette activité est fractionnée car il y a un public canadien français, un public canadien anglais, un public juif, un public cosmopolite formé de tous les groupes d\u2019immigrants.Ce qui fait le succès d\u2019un grand nombre de concerts, de spectacles de ballets ou de danses folkloriques, c\u2019est que les mélomanes se recrutent dans toutes les fractions de ce public épars.Le même phénomène se produit quand une troupe étrangère, que se soit le Old Vic ou la Comédie Française, visite Montréal, et dont le prestige attire tous les groupes.Les troupes canadiennes par contre, qu\u2019elles soient de langue française ou de langue anglaise, n\u2019attirent des amateurs, à quelques exceptions près, que dans leurs propres groupes.Il semble donc évident que l\u2019un des moyens les plus efficaces dont disposent encore les troupes montréalaises pour élargir leur public c\u2019est de présenter des spectacles qui ont assez de prestige pour attirer non seulement des canadiens français, des canadiens anglais ou des néo-cana- diens mais tous à la fois.Il est nécessaire aussi que le canadien de langue anglaise ou le néo-canadien qui assiste à une pièce présentée par une troupe canadienne française, ne le fasse pas comme un étranger ou un intrus invité à une représentation exotique.Il est beaucoup plus difficile de donner une continuité à la ferveur et à l\u2019enthousiasme que de persévérer à ranimer une curiosité éteinte.Il faut ajouter que parmi chaque groupe les amateurs de théâtre représentent une minorité qui demeure elle- même très souvent flottante.On peut discuter à l\u2019infini sur les moyens les plus efficaces d\u2019attirer le public: le prix des places, la publicité etc.Bien sûr les subventions sont importantes mais même si les troupes peuvent présenter, à longueur d\u2019année, des pièces qui leur plaisent, sans avoir aucun souci financier, cela ne signifie pas automatiquement que les Montréalais vont se précipiter pour remplir les salles de théâtre.L'avenir du théâtre au Canada français est lié à Décembre 1959 LES LIVRES Les vivants, les morts et les autres par Pierre Gélinas.Edition du Cercle du Livre de France, Montréal.Pierre Gélinas est le dernier lauréat du prix du Cercle du Livre de France.Le Livre couronné n\u2019est pas à proprement parler un roman mais plutôt un témoignage, un document.Ce jeune auteur a connu une expérience qui est peu commune dans cette province.Ex- militant du parti communiste canadien, il raconte dans ce premier livre les circonstances qui l\u2019ont poussé dans les rangs de ce parti ainsi que les raisons de ses désillusions.Ce genre de témoignage est devenu assez courant depuis une dizaine d'années dans de nombreux pays.Pierre Gélinas décrit le cheminement d\u2019un fils de bourgeois que le sentiment de culpabilité jette dans la lutte syndicale.Ce n\u2019était qu\u2019un point de départ; après un stage dans le mouvement des Partisans de la Paix, il devient membre du parti communiste lui- même.Ce livre contient de nombreuses pages de bon reportage.Que se soit la grève des tisserands ou celle de Depuis Frères, que ce soit les manifestations au Forum ou le congrès des Partisans de la Paix à Toronto, Pierre Gélinas nous offre une description vivante faite avec détachement et parfois avec une petite pointe sarcastique, L\u2019auteur ne réussi pas toujours cependant à relier ces évènements à la vie de ses personnages ou à en donner plus qu\u2019une description.Pour la majorité des lecteurs, Pierre Gé- Minas dévoile un côté peu connu de Montréal: la vie d\u2019un petit groupe marginal, sans aucune prise sur les évènements et dont l\u2019isolement va de pair avec une activité fébrile dont la trame est faite de petites intrigues personnelles.Les Juifs que décrit l\u2019auteur sont eux-mêmes marginaux.L\u2019explication qu\u2019il donne de leur ralliement au communisme semble abstraite.Du reste, c\u2019est le défaut du héros du livre et de la majorité des personnages qui, quoique décrits avec une lucidité toute dialectique, manquent de vie.* * * Les Anges dans la Ville par Wilfrid Lemoine.Editions d\u2019Orphée, Montréal.Wilfrid Lemoine, que nous connaissions comme poéte et comme critique littéraire, publie maintenant un court roman suivi de deux nouvelles.Ce roman se passe dans une ville indéfinie, occupée par des troupes étrangères.La ville est en proie à une épidémie et les soins du héros du roman qui est médecin deviennent indispensables.Or, ce médecin est honni et persécuté par une société qui réprouve sa vie amoureuse.On ne connait la passion secrète de ce héros qu\u2019à la dernière page du roman.Il s\u2019agit d\u2019inceste.Ce roman ne manque pas de densité, mais le drame n\u2019est pas toujours saisissant car les personnages baignent dans une atmosphère d\u2019irréalité et les évènements qui agissent sur eux sont tellement imaginaires qu\u2019on n\u2019arrive ças à v croire totalement.Concours du Congrès juif et du B\u2019nai B\u2019rith Le Congrés juif canadien et l\u2019organisation des B\u2019nai B\u2019rith lancent de concert un concours d\u2019essais à l\u2019occasion du bicentenaire de l\u2019arrivée des Juifs au Canada.Ce concours est ouvert aux garçons et filles des High schools et des collèges classiques.Des prix en argent seront accordés aux gagnants.Premier prix, $500, deuxième prix, $300, troisième prix, $200 et cinq autres prix de $100 chacun.Les thèmes proposés aux concurrents : 1\u2014Le rôle de l\u2019immigrant dans le développement du Canada.2\u2014 Définition de la citoyenneté canadienne.3\u2014Les minorités au Canada.4\u2014Le Canada est-il un pays ou dix provinces différentes ?Les règlements du concours sont les suivants: a) chaque essai doit être dactylographié, à double interligne: b) la longueur, entre 2,000 et 3,000 mots; c) l\u2019essai ne doit jamais avoir été primé: d) tous les essais présentés deviendront la propriété e l\u2019organisation des B\u2019nai B\u2019rith; e) le concours prendra fin le ler mars 1960.Trois juges choisiront les meilleurs textes présentés.Les critères : le style, la recherche, la documentation, l\u2019originalité et le caractère constructif des idées présentées.Pour des renseignements supplémentaires, on peut communiquer avec le Comité du bicentenaire du Congrès juif canadien, 493 rue Sherbrooke ouest, ou avec le président national du concours, M.Julius Briskin, 1450 City Councillors, suite 950, Montréal.l\u2019avenir de toute la vie culturelle.Quand la culture dans toutes ses expressions, du chant folklorique à la poésie hermétique, aura son droit de cité dans la société au même titre que les tavernes, les clubs de nuit et les sports, le théâtre aura à ce moment là un caractère de nécessité et ne paraîtra plus comme une activité de luxe et par conséquent secondaire.Il ne suffit pa sd\u2019assurer la vie matérielle des troupes théâtrales sans redonner au théâtre sa fonction dans la société. Décembre 1959 BULLETIN DU CERCLE JUIF LETTRE DE JERUSALEM par Maurice Saporta Après les élections Grande surprise, comme prévu, nous a déclaré un militant du parti Mapai à l\u2019annonce des résultats des élections où on le sait le parti de M.Ben Gourion a réalisé des gains considérables.En fait, les leaders travaillistes israéliens n\u2019en espéraient pas tant.Au pire des cas, conserver leurs 40 sièges au parlement et tout au mieux, obtenir deux ou trois mandats supplémentaires.Le pays leur en a confier huit.Le Mapai, ainsi renforcé, continuera, comme il le fait depuis 11 ans déjà, à diriger les affaires de l\u2019Etat et ses ministres détiendront les portefeuilles les plus importants d\u2019une coalition gouvernementale stable.Ce vote conservateur que l\u2019on peut considé- rere comme une victoire personnelle de M.Ben Gourion sur son rival M.Bégin du patti Hérouth, est une manifestation certaine de la maturité politique des TIsraé- liens.Les foules qui sont allées applaudir M.Bégin, n\u2019ont pas voté pour lui.Pourquoi l\u2019auraient- elles fait alors que depuis la campagne du Sinaï un calme relatif règne aux frontières, l\u2019abondance a remplacé l\u2019austérité, le niveau de vie est en fausse, le secteur privé et le secteur coopératif, coexistent pacifiquement.Dans les zones de dévelopment et les centres peuplés de nouveaux immigrants de gros efforts ont été déployés pour faire disparaître les camps de transit, remplacer les chantiers de secours par des travaux productifs et ces efforts ont porté leurs fruits.Autre signe productifs et ces efforts ont porté leur fruits.Autre signe encourageants: aucune des onze listes communautaires (séphardim, yé- ménites, originaires d\u2019Afrique du Nord, d\u2019Trak, Bund, anciens déportés etc.) qui avaient porté à 24 le nombre des partis en présence dans la campagne électorale, n\u2019a obtenu un seul mandat, preuve évidente d\u2019une certaine unité de la nation qui ne s\u2019est pas laissée entraîner par des politiciens sans envergure.Le concours biblique Dans le cadre majestueux du Palais de la Culture à Tel-Aviv, épreuves finales du concours national de la Bible.Sur la scène 48 concurents ayant passé il y a trois mois toute une série d\u2019éliminatoires.Aux côtés d\u2019écrivains, d\u2019avocats, de professeurs, des garçons de courses et de simples ouvriers.Les questions se succèdent de 9 heures du soir à 1 heure du matin.Les deux dernières sont posées par M.Ben Zvi, Président de I'Etat et M.Ben Gurion, Président du Conseil pour départager les deux derniers concurrents.C\u2019est finalement le Dr.Yéwine qui emporte le titre de champion à .68 ans.En dépit de quelques grands moments de \u201csuspense biblique\u201d cette manifestation a été un peu terne en comparaison de l\u2019année dernière.Il semble que la perso- nalité des vainqueurs était moins dramatique, moins riche qu\u2019alors où l\u2019on découvrit un infirme génial un poète fougueux et un vieux rabbin yéménite à l\u2019érudition inépuisable.L\u2019affaire Renault Officiellement \u201crien n\u2019est changé\u201d, mais au fond de lui-même l\u2019Israélien se demande ce que signifie exactement l\u2019affaire Renault.S'agit-il d'un petit cumulus blanc, comme on en voit souvent les jours de beau temps?Nous voulons bien l\u2019espérer.Quoi qu\u2019il en soit, tout est mis en oeuvre ici pour ne pas donner aux partisans d\u2019une nouvelle orientation de la politique française à l\u2019égard d\u2019Is- raél l\u2019argument facile de prétendues représailles économiques israéliennes.Le navire commandé à un chantier naval français par la ZIM sera construit et livré, des entreprises et un personnel technique français participeront à la construction du port d\u2019Achdoth.Deux jours après les révélations sensationnelles du directeur de Kaizer-Frazer sur l\u2019arrêt de l\u2019assemblage des Dauphines à Haifa, on inaugure dans la même ville le fameux métro-funiculaire en présence d\u2019une délégation française de 60 membres.Le \u201cCarmélite\u201d au nom austère, apporte une solution originale à certains problèmes de transport et contribuera au développement de la ville, mais par dessus tout il a donné l\u2019occasion aux Français et aux Israéliens de faire remonter de quelques degrés le baromètre de l\u2019amitié franco-is- raélienne, qui au goût de certains, serait resté trop longtemps au \u201cbeau-fixe\u201d.Archéologie La côte méditerranéenne, désignée dans le livre d\u2019Ezechiel par l\u2019expression \u2018les accès de la mer\u201d a constitué le thème central du Congrès d\u2019archéologie qui s\u2019est tenu cette année à Tel-Aviv.Le Professeur Sékélis, M.Jean Per- rot chef de la Mission Archéologique Française en Israël, le Professeur Biniamine Mazar, recteur de \"Université Hébraique, le Professeur américain Delou- gatch ont fait d\u2019intéressantes communications sur leurs découvertes et leurs travaux, l\u2019ancien Général en Chef, le professeur Yigael Ya- dine a attiré une foule nombreuse par l\u2019exposé de ses théories sur les \u201cglacis\u201d que comportaient de nombreuses fortifications au Moyen-Orient.Mais la conférence la plus passionnante a été tenue par M.Chemouel Tolkovski, ancien Ministre d\u2019Israël en Suis- SCHWARZ-BART PARLE DE SES PROJETS (Suite de la page 1) nité, et qu\u2019être Juif, c\u2019est d\u2019abord participer à la vie des hommes, à leur souffrance, y adhérer intérieurement et cela signifie aussi essayer d\u2019apporter une lumière dans cette obscurité, essayer d\u2019entrevoir des possibilités de justice réelle et vivante, Sur le plan de mon travail, je crois que je ne pourrai mieux m\u2019exprimer qu\u2019en répétant encore une fois ce qui est pour moi le credo de l\u2019écrivain, cette phrase de Rabbi Nahman de Bratislava : \u201cLa fonction première et dernière de l\u2019écriture, c\u2019est d\u2019établir un lien entre les hommes; s\u2019il n\u2019est rien dans tes écrits qui soit un tel lien, il ne s\u2019y trouve pas de quoi faire un livre\u201d.Je crois qu\u2019en tentant de me conformer à cette formule, j\u2019essayerai d\u2019être un écrivain juif.Q C\u2019est un très belle définition, car c\u2019est celle d\u2019un Judaïsme vivant, et intégré au monde sans conflit avec le monde.Pouvez- vous parler du livre pour lequel vous envisager un thème juif et non pas seulement le point de vue juif?R\u2014S'il vient en dernière position, c\u2019est parce que je sais que je n\u2019ai pas encore ni la maturité d\u2019écrivain, ni l\u2019expérience d\u2019homme, ni le savoir proprement juif pour le traiter correctement.C\u2019est un sujet qui embrasse les thèmes des communautés des survivants, de leurs rapports avec l\u2019Allemagne d\u2019une part et de leurs rapports avec Israël d\u2019autre part.Q C\u2019est un sujet très vivant, mais c\u2019est très globalement le sujet de toute la condition juive actuelle la survivance, les rapports avec le passé récent et la présence d'Israël.Presque toute la chose juive se ramène à cette équation à trois \u201cconnues\u201d.Vous voyez qu\u2019en partant de notre propos initial de vous poser des ques- tons simplistes, nous voilà en plein dans la matière vivante du Judaisme.Comment situez-vous le pôle \u201cIsraël\u201d de la trilogie juive?R\u2014 Je n\u2019ai pas encore été en Israël.J\u2019y vais maintenant, pour très peu de temps, mais j'y retournerai.Q Que voudriez-vous y voir?Vous allez me répondres tout! Mais y a-t-il une chose dans l'Etat se, sur la culture des agrumes dans l\u2019Israël antique.D\u2019après lui, le cédrat, l\u2019un des symboles de la fête de Souccoth, n\u2019a été importé qu\u2019assez tard en Terre Sainte.Le \u201cFruit de Splendeur\u201d dont parle le Lévitique ne serait donc, toujours selon lui que la pomme de pin.D\u2019un intérêt égale aux précédents, ce 15ième Congrès d\u2019Archéologie a montré une fois de plus que le public se passionne pour l\u2019étude du passé juif et de ses richesses culturelles, sur la terre qui leur a donné naissance.d'Israël qui soit pour vous plus particulièrement une \u2018inconnue, une interrogation, une soif précise que vous voudriez étancher?KR \u2014Je vais en Israël pour faire connaissance avec une tante que je viens de retrouver d\u2019une manière assez extraordinaire.Après la guerre, j'avais fait faire enquête sur les Schwarz-Bart, qui étaient tous restés en Pologne, sauf mon père.On m'\u2019a dit qu\u2019il n\u2019y avait aucun survivant.Il y a huit jours, j'ai reçu une lettre d\u2019une personne qui habite Paris qui avait elle-même reçu une lettre d\u2019une amie Israélienne, lui disant que d\u2019après la notice biographique parue sur moi, elle pensait que j'étais le fils de son frère.Elle aussi se croyait seule au monde.Je ne sais pas du tout quel va être mon contact avec Israël.C\u2019est d\u2019abord ma tante que je vais voir, mais il est dans mon intention d\u2019y retourner pour plusieurs mois au moins, et pas en visiteur, pas en touriste.Q Je vous interromps.Vous avez dit ni en visiteur ni en touriste.Par conséquent, comment vous définissez-vous par rapport à Israël?R\u2014Simplement comme un Juif qui vient comprendre, sympathiser et participer.Participer.C\u2019est le meilleur moyen, le moyen nécessaire pour comprendre; participer à la vie des Israéliens.Cela signifie au moins trois mois en kibboutz.QO\u2014 Pourquoi en particulier le kibboutz?Ce west pas tout Israël, Quand on dit Israël actuellement, certains pensent à l\u2019armée, au Né- guev.R.\u2014On peut aussi penser à l\u2019Université.Une personne m\u2019a dit récemment: \u201cLe problème No.1 en Israël, c\u2019est l\u2019industrie, la création d\u2019une énergie atomique pour les besoins pacifiques et cela signifie d\u2019abord l\u2019Université\u201d.Si je pense, moi au kibboutz, c\u2019est qu\u2019il est peut-être la cellule mère de l\u2019Etat d\u2019Israël et même s\u2019il est au- jourd\u2019hui pris dans un effort plus vaste que lui-même, je pense qu\u2019il reste une cellule et que c\u2019est par la conviction des gens qui travaillent dans les kibboutzim que je pourrai le mieux comprendre l\u2019esprit des Israéliens.Q\u2014Nous sommes très curieux de lire ce que sera ce premier contact.R\u2014 Je préfère ne pas parler d\u2019une expérience de huit jours, car ie serai incapable de me faire une idée sérieuse en si peu de temps et je ne pourrai donc rien écrire de sérieux.Je pense que la vie au kibboutz m\u2019attire parce qu\u2019elle me mettra en état de grande proximité avec les Israéliens mieux que dans les villes.C\u2019est peut-être une réaction de romancier.QTsraël est donc l\u2019un des trois pôles de cet ensemble juif auquel vous voulez consacrer, en (Lire la suite en page 4) BULLETIN DU CERCLE JUIF LES PEINTRES DU QUEBEC (Suite de la page 1) c\u2019est l\u2019exiguité de l\u2019espace et la douceur de l\u2019atmosphère.Alfred Pellan, dont la majeure partie de l\u2019oeuvre donne dans l'imaginaire, vaut surtout par ses incursions au pays du réel.La première grande exposition Pellan à Montréal, qui remonte à 1940, devait entrainer la déroute de l\u2019académisme officiel alors tout puissant au pays et la montée en flèche de l\u2019art dit vivant.Le climat Mais le climat nord-américain est dur aux artistes.De surcroît, la douce quiétude canadienne-fran- çaise, cette espèce de somnolence bienheureuse qui passe parfois pour de la vertu, la vie ambiante qui bat au ralenti, en serre-chaude, ne favorise guère les aventures de l\u2019esprit.Faute d\u2019un milieu lucide et entraînant, les plus doués de nos artistes sont souvent condam- iés à piétiner sur place.La vitalité, l\u2019énergie extraordinaire de Pellan ne trouvent plus maintenant à s\u2019exprimer que dans de grandes machines, d\u2019immenses morceaux de bravoure d\u2019une invention intarissable, il est vrai, et d\u2019une facture méticuleuse mais qui ne palpitent plus de la profonde respiration des oeuvres de jadis.Le dynamisme de Pellan se résoud en fracas d\u2019éléments irréconciliables, en crudité de couleurs, en dureté d\u2019écriture, en violence à froid, savamment calculée.Borduas et Riopelle Paul-Emile Borduas est le plus tourmenté, le plus \u201caventuré\u201d de nos peintres, sans cesse à la recherche d\u2019un \u201cnouveau sens de la réalité\u201d comme il le dit lui-même.C\u2019est d\u2019abord l\u2019écriture automatique qui le libère des recherches de facture et de composition qu\u2019il poursuivait dans le sillage de Renoir, des Fauves et de Braque.Jean-Paul Riopelle, qui fut l\u2019élève de Borduas, s\u2019en sépare bientôt par une démarche plus aveugle et plus positive.Pour Borduas, la peinture est à la fois signe et solution d\u2019un tourment intérieur.Riopelle ne s\u2019embarrase pas de délicatesse de langage ni de sentiment.C\u2019est un \u201clumberjack\u201d qui a du flair et de la vitalité, qui fonce lourdement dans une forêt inextricable et la défriche à coups de hache et d\u2019éclats de rire retentissants.Riopelle possède maintenant une renommée internationale et il est considéré, en France mème, comme un des peintres les plus marquants de la génération actuelle.Jean Dallaire est un imagier.C\u2019est le nom qu\u2019au Moyen-Age, l\u2019on donnait aux peintres et aux sculpteurs.Et c\u2019est bien ainsi que je l\u2019entends de Jean Dallaire qui participe du Moyen-Âge par l\u2019esprit d\u2019enfance, le sens du merveilleux et le goût de la farce.Tout ga d\u2019ailleurs, imprégné d\u2019un vague arrière-goût de surréalisme sur lequel il ne faut pas se méprendre.Roland Giguère a déjà produit, en plus de son oeuvre littéraire, une importante oeuvre graphique, un répertoire d\u2019images qui sont autant de visions de poète.Il a le don d'inventer des êtres nés d\u2019une secrète correspondance entre la matière dont il use et ses dispositions intérieures.C\u2019est aussi le mystère des profondeurs qu\u2019évoque Léon Belle- fleur.Non seulement par le sujet, (si Ton peut parler de sujet): flore et faune sous-marines, organismes intra-utérins aux membranes flottantes et enchevétrées, mais surtout par l\u2019atmosphère, la lumiére phosphorescente d\u2019un aquarium.Jean-Paul Mousseau allie à une finesse native une robustesse paysanne et le sens du concret.André Jasmin se livre en toute sagesse à la contemplation.Avec une matière qui paraît lourde, laborieuse, ingrate, des modulations de couleurs parfois aigres-douces, des mouvements discontinus, brisés, des accents heurtés, 11 suscite pourtant des équilibres secrets, des atmosphères calmes, des lieux étrangement statiques et recueillis.Les tableaux de Jasmin sont émouvants justement par l\u2019absence de brio, de pathos, de spectaculaire.D'origine hongroise, Ewa Lan- dori vint au Canada en 1950 après avoir étudié la peinture à Paris, sous la férule d\u2019André Lhote.Elle affirme avoir été profondément marquée par le payasage canadien, spécialement par la couleur et la lumière de nos automnes et c\u2019est sous l'influence des peintre d\u2019ici qu\u2019elle prétend avoir trouvé sa voie, Le Québec donne le ton Au total, la peinture en cette province représente une des activités créatrices les plus vivantes.Influencée par l\u2019Ecole de Paris, elle parle cependant un langage qui lui est propre, elle exprime une vitalité immédiate, une simplicité fougueuse, le goût de l\u2019élémentaire et de l\u2019authentique, un curieux mélange de brutalité et de tendresse qui, malgré tout, nous rapproche de la peinture faite par des Canadiens des autres parties du pays.Je ne voudraits pas tom ber dans le chauvinisme, même inconscient, mais j\u2019ajouterais même que dans toute la peinture canadienne, c\u2019est la province de Québec qui donne le ton.Notre peinture, il faut bien le dire, c\u2019est développée en marge et souvent à l\u2019encontre des corps officiels et des institutions québécoises lesquels cristallisaient et érigeaient en système l'ignorance et la grossièreté ambiantes.Depuis quelques années, ces institutions se font manifestement plus accueillantes.Il faut qu\u2019elles se convainquent de plus en plus que tous, tant que nous sommes, nous avons absolument besoin des artistes, plus encore qu\u2019ils n\u2019ont besoin de nous.Nous avons besoin d\u2019eux pour créer ici, jour après jour, un air respirable, un climat de civilisation, Nous devrions vivre dans un commerce quotidien, intime avec leurs oeuvres.Que non seulement nos musées possèdent des collections complètes de ce que nos artistes d\u2019hier et d\u2019au- jourd\u2019hui ont produit de meilleur, que non seulement on leur consacre des rétrospectives, des expositions itinérantes dans tous les principaux centres de la province, des albums d\u2019art, des films, des cours dans nos universités et nos collèges, mais que les plus qualifiés d\u2019entre eux soient invités à décorer nos édifices publics, nos églises, nos maisons d\u2019éducation, nos places et nos parcs, dans une collaboration étroite avec les architectes, les urbanistes, les sculpteurs, les décorateurs et les artisans! Schwarz-Bart parle.(Suite de la page 3) partie, votre oeuvre future.Dans cette étude que vous allez entreprendre comment se placent les relations entre le Judaïsme survivant et I Allemagne?R\u2014Si je pouvais répondre à cette question, je pourrais demain écrire mon livre! Si je remets cela à huit ans, c\u2019est que je sais que jai beaucoup à apprendre.Répondre intelligemment à votre question, on peut le faire, si le ciel vous inspire! Mais y répondre en relation avec les faits, cela nécessite de les connaître.Il faut beaucoup payer pour être écrivain, et vous voyez que pour mon premier livre, je n\u2019ai pas assez payé, puisqu\u2019on m\u2019a reproché tant d\u2019erreurs.Q.\u2014Vous avez une belle humilité, Schwarz-Bart.Je vous souhaite de la garder, pour votre gloire, toujours.Allocution de M.M.-H.Myerson A la session spéciale du 30 octobre dernier qui eut lieu dans le cadre de la session plénière du Congrès Canadien Juif et dont l\u2019invité d\u2019honneur était Son Excellence Monsieur Onésime Gagnon, Lieutenant Gouverneur de la Province de Québec, Monsieur M.H.Myerson, membre du comité exécutif du Congrès Canadien Juif, a prononcé une allocution dont le thème était l\u2019amitié entre les différents groupes ethniques au Canada.Monsieur Myerson a souligné l\u2019accroissement de la compréhension et de la bonne entente entre les personnes appartenant aux différentes religions et origines dans toutes les parties du Canada, il a conclu en disant que la célébration du bicentenaire du judaisme canadien est un évènement dont la signification n\u2019est pas réservée uniquement aux Juifs mais qui a également un sens pour tous les Canadiens.Décembre 1959 \u201cSemaine du film français\u201d M.Jo Oupcher, président et directeur général de la compagnie Atlas Films, qui distribue des films français de grand calibre dans quelque 150 théâtres de la Province, annonce que la deuxième \u201cSemaine du Film Français\u201d, lancée pour la première fois l\u2019année dernière, aura lieu cette saison du mercredi 13 janvier au mercredi 20 janvier prochain au théâtre Français, rue Ste-Catherine.Encore une fois, et durant huit soirées consécutives, chacune suivie d\u2019une matinée au cours de laquelle on reprendra le grand film dont la première canadienne aura eu lieu la veille, les cinéphiles de la Province pourront voir huit grandes productions du cinéma français.La deuxième \u201cSemaine du Film Français\u201d sera présentée sous le haut patronage de Son Excellence M.Francis Lacoste, ambassadeur de France au Canada.Cet évène- ment sera également rehaussé par la présence de vedettes françaises qui viendront spécialement de Paris.En annonçant cette deuxième \u201cSemaine du Film Français\u201d, M.Oupcher a aussi révélé la liste des huit films qui seront présentés en grande première au Canada au cours de cette semaine: \u201cLe Clochard\u201d de Gilles Grangier, avec Jean Gabin, Darry Cowl et Bernard Blier ; \u201cLa Nuit des Espions\u201d de Robert Hossein, avec Robert Hossein et Marina Vlady ; \u201cCette nuit la.\u201d de Maurice Cazeneuve, avec Mylène Demongeot, Jean Servais et Maurice Ronet; \u201cRue des Prairies\u201d de Denys de la Pa- tellière, avec Jean Gabin, Claude Brasseur et Marie-José Nat; \u201cLe Bossu\u201d d\u2019André Hunebelle, avec Jean Marais, Sabina Selman et Bourvil; \u201cLa Fièvre monte à El Pao\u201d dernier film de Gérard Philippe qui sera présenté à Montréal en première mondiale; \u201cLa sentence\u201d de Jean Valère, avec Marina Vlady, Robert Hossein et Roger Hanin ; \u201cLes Yeux de l\u2019Amour\u201d de Denys de la Patelliére, avec Danielle Darrieux, Bernard Blier, Francoise Rosay et Jean- Claude Brialy.Les amis de l\u2019Alliance Israélite Universelle Les amis Canadiens de l\u2019Alliance Israélite Universelle se sont réunis en assemblée générale le 14 décembre à la Synagogue Shaar- Hashomayim, à Montréal.Monsieur Jules Braunschvig était venu spécialement de Paris pour participer à cette réunion.La réunion était tenue sous la présidence conjointe de messieurs S.D.Cohen et Sam Levy."]
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