Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin du Cercle juif /
Éditeurs :
  • Montréal :Cercle juif de langue française,1954-1985,
  • Montréal :Congrès juif canadien
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Bulletin du Congrès Juif canadien (Région du Québec)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin du Cercle juif /, 1961-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Kulletin du 09 7 Bibliotheque St.Sulpice, 1700, rue St.Denis, Montreal, P.Q.CER O/meternn conrieut Montréal, Avril 1961 Avril 1961 A la dernière réunion du Cercle Juif LA LEGISLATION CONTRE LA DISCRIMINATION RACIALE Causerie de Me CLAUDE-ARMAND SHEPPARD La discrimination raciale est un phénomène social.Elle apparaît dans les sociétés ethniquement hétérogènes sous la poussée d\u2019influences psychologiques, religieuses, économiques et politiques.Mais elle n\u2019est pas un phénomène légal.Cependant, les lois jouent leur rôle.Elles constituent un fait social qui à la fois reflètent d\u2019autres situations et les influencent.À l\u2019égard de la discrimination raciale, comme en face de toute autre situation humaine, leur rôle peut être passif, négatif ou positif.Par définition, la loi n\u2019est que la volonté régulatrice systématissée et promulguée d\u2019une société.Le législateur exprime cette volonté.Dans un sens immédiat \u2014 sous les régimes constitutionnels du moins \u2014 cette volonté n\u2019est que celle de la majorité.Si cette majorité tolère l\u2019argement la discrimination raciale, sa législation consacrera, dans une large mesure, les tendances hostiles aux groupements minoritaires.Par exemple, la volonté des populations de l\u2019Ouest canadien de comprimer l\u2019infiltration chinoise et nippone, fit germer un faisceau de lois dont le but unique était d\u2019étouffer cette immigration par les brimades les plus éhontées.Même dans le silence de la loi, il est à craindre que les tribunaux d\u2019une société discriminatoire entérineront probablement ses pratiques.Ainsi, la magistrature canadienne refuse presque unanimement de sévir contre la discrimination raciale sous le prétexte ahurissant qu\u2019elle n\u2019est pas contraire à l\u2019ordre public! Toutefois, il peut arriver un moment où la société prend conscience de ses devoirs et tente, plus ou moins sincèrement, d\u2019éliminer ses injustices.Ici, le législateur quitte sa fonction traditionnelle de simple régulateur et corrige, réprime, éduque.La loi devient un instrument de justice sociale.Dans ce sens, la loi comporte un indice du niveau de la conscience politique du pays.L'histoire de la législation contre la discrimination raciale au Canada, illustre de façon saisissante l\u2019évolution législative que nous venons de tracer.La législation fédérale contre la discrimination raciale consiste premièrement en une déclaration des droits de l\u2019homme et des libertés fondamentales dont jouit toute personne au Canada quel que soient sa race, sa couleur, son origine ou sa religion, et j'ajouterais en vertu de la loi sur la citoyenneté, quelle que soit sa citoyenneté ; deuxièmement, en l\u2019interdiction par la Loi sur les justes méthodes d'emploi de toute discrimination raciale par les syndicats et les employeurs dans les entreprises qui tombent sous la coupe du Parlement fédéral ; troisièmement, en certaines dispositions du Code criminel pour réprimer les manifestations violentes et mensongères de la haine raciale; et, finalement, dans la reconnaissance de l\u2019égalité du citoyen naturalisé et du citoyen de naissance et en la reconnaissance de certains droits civils des étrangers.Droits de l'homme Tout d\u2019abord, quant aux droits de l\u2019homme à proprement parler, nous ne trouvons qu\u2019une législation embryonnaire.II n\u2019existe qu\u2019une seule déclaration provinciale des droits de l\u2019homme: celle de la Saskatchewan.La Saskatchewan, sous l\u2019impulsion d\u2019un gouvernement socialiste, adoptait en 1947 une déclaration des droits de Phomme affirmant \u201csans discrimination quant 3 la race, la croyance, la religion, la couleur, ou l\u2019origine ethnique ou nationale\u201d les droits de tous à la liberté de conscience, d\u2019opinion et de conviction religieuse, à l\u2019expression libre, à l\u2019association libre et à l\u2019emploi.Les articles 9 et 10 de cette loi protègent le droit absolu (Lire la suite en page 4) LETTRE DE JERUSALEM par MAURICE SAPORTA Présence du passé La grande expédition archéologique partie pour une nouvelle exploration des grottes du désert de Judée est rentrée avec un butin considérable.On se souvient qu\u2019au cours de la dernière expédition dans cette région de la Mer Morte, le professeur Yigal Yadine à la tête d\u2019une importante mission, avait fait la découverte de manuscrits se rapportant à la résistance juive en Judée du temps de Bar Kohba (dont le vrai nom s\u2019est révélé être Bar Kosiba).Organisée sur une plus grande échelle encore, l\u2019expédition comprenait cette fois- ci des centaines d\u2019ouvriers, de volontaires, de chercheurs, d\u2019archéologues professionnels et amateurs et plusieurs unités de l\u2019armée israélienne et notamment le génie qui cette fois encore a rendu de très grands services.À certains endroits il a fallu creuser dans les grottes un mètre et demi de profondeur, pour découvrir les objets d\u2019une inestimable valeur ; des ustensiles de cuisine en cuivre et en fer, des écuelles enveloppées dans une natte en feuille de palmier, un miroir de femme, des sandales de cuir d\u2019un modèle inconnu jusqu\u2019à présent et une quarantaine de squelettes.Certains de ces objets remontent au chalcolithique, d\u2019autres sont bien plus tardifs et témoignent de la résistance farouche des rebelles Juifs à l\u2019envahisseur romain.Les articles de toilette retrouvés semblent avoir été emportés à la hâte par les femmes des guerriers d\u2019Ein Guédi qui fut autrefois une localité florissante et où l\u2019on trouve aujourd\u2019hui un kibouts des jeunes du Nahal (Jeunesse pionniére combattant).Mais la découverte qui frappe le plus imagination est sans aucun doute, celle de nombreux nouveaux manuscrits extraordinairement bien conservés dans des tiges de jonc, et des dizaines de papyrus qui permettront de reconstituer l\u2019histoire de la résistance juive en Judée.Parmi les objets trouvés citons également un trousseau de clés contenant notamment une clé de grandes dimensions que l\u2019on pense être la clé de la forteresse d\u2019Ein Guédi, et un manuscrit écrit par un homme de loi et contenant le texte d\u2019un divorce.Les guerriers juifs avaient ainsi délié leurs épouses de tout lien, matrimonial afin de pouvoir se consacrer entièrement à la défense du pays.Il semble que cette fois-ci tous les trésors cachés dans les grottes de Juda aient été découverts, mais il n\u2019est pas exclu qu\u2019une nouvelle expédition n\u2019entreprenne une fois encore des recherches étendues dans cette région du pays liée à une des pages les plus glorieuses de son histoire.Recherches bibliques Le Congrès des recherches bibli_ ques tient ses assises depuis quelques années déjà durant la demi- féte de Pique.Cette année, le Président du Conseil, M.Ben Gou- rion a non seulement présidé les séances de travail du Congrés mais v a fait une intéressante communication sur Cyrus IT, fondateur de l\u2019Empire Persan.Prenant le parole devant une assistance particulièrement nombreuse et qu\u2019une curiosité bien compréhensible avait amenée dans la salle du grand cinéma Orion à Jérusalem, M.Bern Gourion a fait l\u2019éloge de l\u2019homme d\u2019Etat Persan qui a-t-il dit \u201ca bien mérité l\u2019admiration et la vénération du peuple Juif tout entier\u201d.Tl a décrit la carrière de l\u2019homme et du soldat, auteur de la fameuse proclamation qui donnait aux Juifs en exil dans son pays le droit de rentrer dans leur patrie, en insistant sur les traits humains de son caractère.Le Président du Conseil a terminé son discours en exaltant celui \u201cqui fut assez sage et magnanime pour accorder l\u2019autonomie spirituelle aux peuples conquis\u201d, faisant allusion ainsi à tous les régimes et à tous les chefs d\u2019Etat qui continuent à opprimer leurs minorités juives! Exposition dédiée à un élément de la séduction féminine.La parure on le sait tient une part des plus importantes dans la séduction féminine.Sous forme de bijoux, de coiffure, de robe, de pierres précieuses ou semi-préci- euses, de métaux ou d\u2019autres éléments, la parure a subi plusieurs (Lire la suite en page 4) 2 BULLETIN DU CERCLE JUIF LE THEATRE > Ce bulletin est publié tous les mois par : LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANCAISE 493 rue Sherbrooke Ouest, Montréal Tel.: VIctor 4-8621 (local 293) Président du comité exécutif: S.D.COHEN Secrétaire et rédacteur-en-chef du bulletin: NAIM KATTAN \u201c\u2018Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère de postes, Ottawa.\u201d EDITORIAL LE PROBLEME DE L'ENSEIGNEMENT Dans le dernier numéro du Congress Bulletin, organe du Congrès canadien juif, l\u2019éditorialiste expose le probléme de l\u2019enseignement tel qu\u2019il se pose déjà et tel qu\u2019il se posera, de plus en plus, à la communauté juive de Montréal.D\u2019ailleurs, à la derniére assemblée plénière provinciale du Congrès canadien juif, ce problème fut discuté.On a assisté alors à un débat où des opinions divergentes se sont manifestées.I] existe à Montréal plusieurs écoles confessionnelles juives dont certaines sont rattachées à des synagogues.Dans ces écoles on suit les mêmes programmes que ceux de la Commission scolaire protestante en plus de l\u2019enseignement de la religion juive, des langues hébraïque et yiddish.Ces écoles ne bénéficient d\u2019aucune aide ou subvention de la part de l\u2019Etat.Les taxes que paient les citoyens juifs vont à la Commission scolaire protestante.Les écoles confessionnelles juives doivent subvenir elles-mêmes à leurs besoins.Les juifs participent maté- Triellement au maintien des écoles de la Commission scolaire protestante.Si on suivait à la lettre la loi, les enfants juifs devraient aller à l\u2019école de la majorité et non de la minorité protestante dissidente.Mais si la Commission scolaire protestante dispense son enseignement à la grande majorité des enfants juifs de Montréal, elle semble considérer cela comme une faveur.En effet, cette Commission ne compte dans son conseil aucun juif et selon les règlements l\u2019élection d\u2019un juif à une Commission scolaire protestante pourarit être considérée illégale.Ainsi, les juifs paient des taxes mais n\u2019ont pas droit de parole.Les enfants reçoivent un enseignement mais les parents ne participent pas à l\u2019élaboration des programmes donnés.L\u2019éditorialiste du Congress Bulletin signale deux tendances qui se sont manifestées au sein de la communauté juive.D\u2019une part, il y a les partisans des écoles confessionnelles juives qui demandent que ces écoles soient subventionnées.Certains vont jusqu\u2019à réclamer la création d\u2019une Commission scolaire juive qui prendrait en charge l\u2019enseignement de tous les enfants de la communauté.Des voix hostiles s\u2019élèvent contre une telle solution et une lettre publiée dans ce même numéro du Congress Bulletin en fait foi.Beaucoup de juifs consi- dérent la création d\u2019une commission scolaire exclusivement juive comme un pas vers l\u2019élaboration d\u2019un ghetto scolaire.Les enfants juifs doivent, selon l\u2019auteur de cette lettre, connaître des enfants appartenant à d\u2019autres confessions.L\u2019enseignement religieux est important mais c\u2019est à la synagogue de le donner.Le débat est donc ouvert.Pendant les semaines qui viennent, le Congrés juif tentera de recueillir les points de vue divers qui se manifestent au sein de la communauté.Ceci lui permettra sans doute de présenter un mémoire à la Commission Royale qui reflètera fidèlement l\u2019attitude de l\u2019ensemble des juifs de cette province.Même si les juifs de langue française ne représentant qu\u2019une minorité parmi les juifs canadiens, ils présentent eux aussi un problème particulier.Ils voudront avoir la possibilité d\u2019envoyer leurs enfants à des écoles de langue française.Ce \u201ccas\u201d particu- fier des juifs de langue française s\u2019insère dans le \u201ccas\u201d beaucoup plus considérable mais, lui aussi, particulier de tous les juifs.Toute solution du problème de l\u2019enseignement cependant doit prendre en considération la possibilité que les juifs de langue française devraient avoir pour que cette langue puisse être celle qu\u2019apprennent leurs enfants dans les écoles.Chacun sa Vérité, de Pirandello: le Théâtre du Nouveau Monde à la Comédie Canadienne.Chacun sa Vérité est l\u2019une des belles pièces de Pirandello.L\u2019auteur y mène son investigation sur la réalité qui se présente à l\u2019individu sous des reflets différents, parfois contradictoires.Les personnages de cette pièce n\u2019ont pas de message à délivrer.Ils nous font partager leur déchirement.Le dédoublement des protagonistes ne se traduit pas uniquement dans des spéculations intellectuelles.Mme Frola et M.Ponza donnent chacun sa version de la réalité.Les deux versions sont aussi plausibles l\u2019une que l\u2019autre.Ces personnages 1llus- trent en méme temps ce dédoublement de caractère et apparaissent alternativement forts ou pathétiques, bons ou cruels, logiques jusqu\u2019à l\u2019absurde et victimes de l\u2019illusion la plus gigantesque.La pièce- n\u2019est donc pas faite d\u2019un jeu intellectuel abstrait, Les idées acquièrent une part plus grande de vérité du fait même qu\u2019elles naissent de passions cachées et de sentiments troubles.Dans sa mise en scène, Jean Gascon s\u2019est surtout attaché à la mécanique logique de la pièce négligeant, en quelque sorte, l\u2019épaisseur humaine qui en est inséparable et une dimension de l\u2019oeuvre est perdue.Parmi les interprètes, seule Janine Sutto (Mme Frola) a su donner 4 son personage une unité à la fois logique et affective.Jean-Louis Roux, par contre, n\u2019arrive pas à nous convaincre que M.Ponza est au moins aussi lucide, aussi pathétique et aussi bon que Mme Frola.Ajoutant qu\u2019aucun des autres comédiens n\u2019atteint la sensibilité et la rigueur de Janine Sutto.Citons parmi eux: Jean Gascon, Gisèle Schmidt, Margot Campbell, Lucille Cousineau, Roger Garceau, etc.Tueur sans Gages, d\u2019Eugène Ionesco, par le Centre Théa- tre, au Théâtre Club.C\u2019est grâce aux jeunes troupes que le public montréalais a l\u2019occasion de connaître l\u2019oeuvre de cet auteur d\u2019origine roumaine et d\u2019expression française.Dans \u2018Tueur sans Gages\u201d, lonesco nous donne l'image de ce monde dérisoire qu\u2019est le nôtre.IL\u2019absurdité de notre vie a rendu le théâtre même inutile.Dans cette vacuité, l\u2019artiste qui n\u2019accepte pas la démission fait entendre sa voix.De sa volonté de s\u2019exprimer naît un espoir puisque l\u2019auteur, par sa vocation créatrice oppose son refus, le refus de l\u2019individu à l\u2019oppression totalitaire qui n\u2019est pas celle d\u2019un régime particulier mais de toutes les sociétés qui refusent à l\u2019homme sa part essen- Avril 1961 tielle de liberté.Le Centre Théâtre a très bien servi, dans sa présentation, Eugène Tonesco.Le metteur en scène, Albert Millaire, a su faire meilleur usage de l\u2019excellent décor de Guy Boulet.Il fut secondé par de jeunes comédiens dont le talent est manifeste: Jean Besré, Julien Bessette, Lise Lasalle, Benoit Girard, Jacques Zouvi, etc.Soif d\u2019Amour, pièce d\u2019Eloi de Grandmont et de Louis-Geor- ges Carrier, au théâtre Anjou.Voici une pièce tout à fait \u201cnouvelle vague\u201d.Trois garçons et trois jeunes filles, isolés pendant quinze jours dans un chalet des Lau- rentides, jouent le drame de l\u2019amour, drame fait d\u2019un dosage habile de comique et de tragique.Tous les six sont lancés dans une course frénétique afin d\u2019assouvir la soif d\u2019aimer et afin d\u2019oublier le mal de vivre.Tout, sans doute, ne peut se résorber dans l\u2019alcool ou les coucheries et ces jeunes qui s\u2019étourdissent ne cessent de clamer leur insatisfaction.Images d\u2019une certaine jeunesse, certes, mais MM.de Grandmont et Carrier n\u2019ont sûrement pas écrit là une fresque sociale.C\u2019est, en quelque sorte un jeu, même si les protagonistes, en guise de cartes, alignent leurs sentiments et leurs vies.La pièce est très habilement construite et les mots d'auteur fusent.La mise-en-scène de Paul Alain est excellente.Catherine Bégin est émouvante par moments.Etienne Aubray est un séducteur qui prend parfois des allures tragiques et qui est, sans doute, un peu terne.Gilles Pelletier est excellent et Andrée Lachapelle n\u2019est pas tout-à-fait convaincante.Ombre chère, de Jacques Deval, par le Rideau Vert au théâtre Stella.Ombre chère n\u2019est pas la meilleure pièce de Jacques Deval ni le meilleur spectacle présenté par le Rideau Vert cette année.Jacques Deval introduit le rêve par trop sentimental, nous semble-t-il, afin de donner au trio classique du théâtre de boulevard un semblant de nouveauté.Malgré les efforts méritoires d\u2019André Fouché, d\u2019Yvette Brind\u2019Amour et de Françoise Faucher, les personnages de Jacques Deval ne réussissent qu\u2019à moitié à nous sortir de notre indifférence.L'Ecole des Femmes, au Théâtre Gésu.Jean de Regauet eut la main heureuse l\u2019année dernière en nous présentant le Misanthrope en costumes modernes.Il eut moins de chance cette année avec l\u2019Ecole des Femmes.Les personnages de Mo- lière sont, bien sûr, éternels.Les \\ qu 2 Avril 1961 BULLETIN DU CERCLE JUIF ASPECTS PRESENTS DU JUDAISME FRANCAIS par ARNOLD MANDEL Voici la quatrième et dernière partie d\u2019une étude écrite pous nous par M.Arnold Mandel écrivain et romancier juif français bien connu.IV Ce qui existe Dans aucune de ses structures, à aucun degré, le Judaisme français n\u2019est organique (exception faite pour l\u2019Alsace et la Lorraine, vu que les communautés juive religieuses fonctionnent grosso-modo suivant la coutume traditionelle des anciennes Kehiloth, mais avec des méthodes administratives modernes).Il n\u2019est aucune instance juive centrale, dans aucun domaine.11 n\u2019existe aucun corps représentatif des Juifs de France dans leur ensemble.Il n\u2019y a pas non plus d\u2019autorité religieuse engageant la totalité des fidèles \u2014 par exemple, de proclamer pour les Juifs religieux de France un jour de jeûne \u2014 comme cela s\u2019est fait récemment en Algérie, après la profanation d\u2019une synagogue.Il serait certainement impossible de procéder à une excommunication ayant force de loi d\u2019un hérem, d\u2019abolir ou d\u2019introduire une coutume.Les organisations et les institutions juives n\u2019ont pas, dans ces conditions, la valeur d\u2019indice qui devrait leur être conférée si elles étaient réellement des acquisitions communautaires.Toutefois, bien que souvent leur existence et leur fonctionnement procèdent d\u2019un phénomène qui est un peu l\u2019équivalent juif du \u201cprogramme d\u2019aide aux pays sous-développés\u201d \u2014 et telle est, depuis la fin de la der- costumes qu\u2019ils portent, les coutumes auxquelles ils réfèrent et, jusqu\u2019à un certain point, le langage qu\u2019ils utilisent, constituent une convention que le spectateur est convié d'accepter.Dans le Misanthrope, tel que présenté l\u2019an dernier, la convention fut abolie et les personnages habillés de costumes qu'on pourrait qualifier de neutres, ce qui nous faisait oublier l\u2019importance des costumes.Ce ne fut pas le cas dans l\u2019Ecole des Femmes puisque les costumes portés par les comédiens étaient aussi élaborés, aussi fabriqués que des costumes d\u2019époque.On a remplacé une convention par une autre.La nouvelle convention ne cadre pas avec le texte de Molière.Le résultat est loin d\u2019être heureux.Entreprise hasardeuse, bien sûr, mais qui nous semble surtout vaine.niére guerre, la situation de la vie juive \u2018\u201corganisationelle\u201d dans les pays d'Europe, occidentale: il ne s\u2019agit pas, à cet égard, d\u2019une anomalie spécifiquement française \u2014 il se produit tout de même, en fin de compte, une sorte d\u2019interpénétration entre ces organisations et leur \u201cclientèle\u201d.Si elles ne sont pas en réalité le fover et la domicile du Judaïsme, elle en constituent au moins un carrefour et une \u201caddresse\u201d.Voici donc, dans l\u2019ordre d\u2019une énumération, les principales institutions juives de France, avec leurs attributions ou leurs objectifs.On v verra l\u2019image d\u2019une certaine disproportion, à moins que stimulé par un penchant optimiste, on aperçoive dans ce multiple mobilier la promesse et la préfiguration des murs de l\u2019avenir : Organisations sociales et politiques Fonds Social Juif Unifié, Existe depuis une dizaine d'années, présidé par le Baron Guy de Rothschild.Se charge de la répartition des aides et subventions aux divers groupements et oeuvres.Dispose de 10.000 souscripteurs.Edite le plus important mensuel juif de langue française: \u201cL\u2019Arche\u201d.Alliance Israëlite Universelle: L\u2019une des vieilles organisations juives du Judaïsme émancipé.A fêté récemment le centenaire de sa fondation.Dirige encore des établissements d\u2019enseignement en Afrique du Nord, mais ne peut plus exercer sa mission traditionnelle de diffusion et d'expansion de la culture française en milieu juif oriental, ses écoles étant soumises à l\u2019arabisation.Constitue, en revanche, dans ce même milieu, un facteur de maintien du Judaïsme (dans les écoles nord-africaines de l\u2019\u201cAlliance\u201d, on enseigne le Talmud et l\u2019hébreu).À abandonné son idéologie assimilatrice et est devenue pro-sioniste.Dispose a Paris d\u2019un important service juridique.Intervient parfois politiquement, quand les intérêts juifs sont en jeu, gère 3 Paris \u201cI'Ecole Normale Orientale\u201d, où se forme son personnel enseignant.Posséde la plus importante bibliothèque publique juive de France (\u201cLa Bibliothèque de l\u2019Alliance\u201d), restaurée et reconstituée apès le pillage nazi.Est présidée par René Cas- sin, grand notable, membre du Conseil d\u2019Etat.ORT-France, CSE-France: Exercent en France les mêmes fonctions qu'ailleurs; pour l\u2019un, diffusion des métiers manuals parmi les Juifs, pour l\u2019autre, aide médicale, prophylaxie, hygiène.La vague massive de la nouvelle immigration juive nord-africaine accroît le domaine d\u2019action de ces deux organisations.Les dispensaires de I'O.S.E., aussi bien que les cours et centres d\u2019apprentissage de l'O.R.T., sont fréquentés par une majorité de Juifs d\u2019Afrique du Nord.Fédération des Sociétés Juives de France, groupe un certain nombre de société d\u2019originaires (\u201cLandsmann-schaften) de l\u2019Europe de l\u2019Est, plus quelques associations séphardies.Activités de soutien social, d'assistance juridique et de manifestations culturelles.Université populaire juive, avec des conférences en yiddish et en français.Bibliothèque yiddish.Union des Socibtés Tuives de France, Equivalent communisant de la sionisante \u201cFédération\u201d.Mé- me structure, mais influence moindre.Fédération Sioniste: Groupe les partis sionistes où, à titre individuel, des sionistes sans-parti.Est en constant état de crise.Influence très réduite.Bund: Parti socialiste juif, adhérant collectivement au parti socialiste français, en tant que section de langue yiddish.Activités sociales et culturelles.Très bonne Bibliothèque viddish, la plus fournie de Paris.Edite un quotidien de faible diffusion \u201cUnser Stimme\u201d.Conseil Représentatif des Tuifs de France (C.R.I.F.).En principe, instance représentative du Judaïsme auprès des autorités et devant l\u2019opimion publique.Ne détient cependant sa représentativité que des quelques groupements qui y ont adhéré.Conseil Représentatif du Juda- isme traditionaliste: Même objectif, mais sur le plan de la défense de la religion juive.Congrès Juif Mondial, section française: Commission politique et commission culturelle.Intervient également, le cas échéant, auprès du pouvoir.Activités culturelles (conférences, colloques d\u2019intellectuels).Publie un petit périodique, \u201cLa Vie Juive\u201d.American Jewish Committee, poste d'observation et acte de présence de la grande organisation juive américaine en Europe occidentale.Publie une réplique française de \u201cCommentary\u201d, la revue mensuelle \u201cEvidences\u201d.Institutions et groupements religieux et éducatifs.Consistoire Central et Consistoire de Pairs.Ce \u201cnoyau\u201d original de la communauté juive religieuse française est, depuis 1905, une union de sociétés culturelles ayant comme attribut exclusif la célébration du culte israélite et la satisfaction des besoins religieux de cette méme \u201cconfession\u201d.circoncisions, mariages, bar-mitzvoth, enterrements religieux).Il compte 7.000 membres pour toute la France, non compris l\u2019Alsace et la Lorraine, dont le consistoire est indépendant de celui de Paris.Orthodoxes: deux importantes synagogues orthodoxes (\u201cCadet\u201d et Montevideo\u201d), fonctionnent à Paris avec des rabbins non-consis- toriaux, mais de formation fran- caise.La communauté officielle (consistoriale) de Strasbourg est strictement orthodoxe.Les nombreux oratoires nord-africains de Paris sont également orthodoxes, de même que les synagogues et minianim de rite polonais.La Synagogue consistoriale est conservatrice.Libéraux.Tl existe une synagogue libérale à Paris, ainsi qu\u2019un séminaire libéral d\u2019études juives, avec des professeurs de Talmud ultra-orthodoxes (parce qu\u2019on n\u2019en trouve pas d\u2019autres).Il n\u2019y a pas de \u201clibéraux\u201d en province.Le Séminaire Israélite de France\u201d (Ecole Rabbinique) dépend du Consistoire et forme des rabbins consistoriaux, ainsi que des haza- num.Il y a crise de recrutement.L\u2019élément nord-africain et oriental (égyptien) sera bientôt en majorité dans le corps rabbinique français.Il y a deux vechivoth classiques \u2014 sur le modèle polono-lithuanien \u2014 dans les environs de Paris.L\u2019une est tenue par les hassidim des Louvavich.La plupart des \u201cbahourim\u201d sont de jeunes juifs marocains.Aussi bien l\u2019hébreu se substitue-t-il au yiddish, comme langue d\u2019enseignement de la gué- mara et des commentaires.Le garçon juif du Maroc ex-expagnol, fort amateur de pilpoul, est le \u201clit.vak\u201d de ce temps.Une émission radiophonique juive, d\u2019obédience consistoriale, a lleu à Paris chaque vendredi et dure environ trente minutes.Elle est exclusivement consacrée à des sujets religieux.Il y a en France quatre écoles juives à plein temps, avec un effectif total d\u2019erviron 1.000 élèves : une école primaire juive et deux lycées à Paris, un lycée à Strasbourg.Les cours d\u2019instruction religieuses, très sommaires, donnés dans les synagogues le jeudi et le dimanche, doivent encore englober de 1.500 à 2.000 enfants juifs, dont l\u2019immense majorité ne reçoit aucune éducation juive.L\u2019\u201cUnion des Etudiants Juifs de France\u201d groupe quelques centaines d\u2019élèves des Facultés.L'élément français autochtone en est pres- qu\u2019entièrement absent.L\u2019élément religieux y représente un présence dynamique et expansive.Politiquement, les étudiants juifs croyants se situent presque toujours très à gauche.Il y a pas mal de congénères juifs du type, répandu en France, de \u201cchrétien progressiste\u201d, voire de \u201cchrétien rouge\u201d.Telle se présente, en ses détails, une curieuse fiche signalitique dont l\u2019ensemble re constitue pas un \u201ctout\u201d. Discrimination .(Suite de la page 1) de l\u2019individu sans égard à ses origines ou à ses convictions religieuses ou politiques d\u2019exercer tout métier et d\u2019acquérir de la propriété n\u2019importe où.L'article 12 interdit la discrimination dans les sociétés professionnelles et dans les syndicats.Pour la première infraction, une amende allant d\u2019un minimum de $25 à un maximum de $50 est imposée, et pour chaque infraction subséquente l\u2019amende minimum est de $50 avec un maximum de $200.A défaut, le coupable est passible de 3 mois d\u2019emprisonnement.De plus, le tribunal peut émettre une injonction pour empêcher certaines pratiques interdites.Certaines dispositions de cette déclaration des droits de l\u2019homme réprimant la discrimination raciale dans l'emploi et dans les établissements publics furent abrogées en 1956, lors de la promulgation de lois spéciales à ce sujet.La Saskatchewan est toujours la seule province dotée d\u2019une déclaration des droits de l\u2019homme.L\u2019Ontario C\u2019est la province de l\u2019Ontario qui, la première au Canada, \u2014 c\u2019est-à-dire en 1951 et deux ans avant l\u2019adoption au Parlement fédéral de la loi susmentionnée sur les justes méthodes d\u2019emploi \u2014 vota une loi visant à éliminer la discrimination raciale dans l\u2019emploi.Cette loi ontarienne sur les justes méthodes d\u2019emploi (Fair Employment Practices Act) remplaçait d\u2019ailleurs la loi sur la discrimination raciale de 1944 qui, tout en étant incomplète, avait au moins le mérite d\u2019être la première loi au Canada sur le sujet et d\u2019in- diauer une haute pensée politique.Le préambule de la loi de 1951 sur les justes méthodes d\u2019emploi affirme que la discrimination raciale est contraire à l\u2019ordre public de l\u2019Ontario et qu\u2019une loi la réprimant répond aux obligations du Canada sous la Déclaration universelle des droits de l'homme des Nations Unies.Ce préambule est unique à deux points de vue.Tout d\u2019abord, il rejette expressément la prétention des tribunaux que la discrimination raciale n\u2019est pas contraire à l\u2019ordre public.Ensuite, l\u2019invocation à la Déclaration universelle des droits de l\u2019homme ouvre des perspectives juridiques et sociales extraordinaires.Voici le spectacle d\u2019une province qui se réclame d\u2019une obligation morale et du droit des gens.Loin de se cantonner dans une conception bour- soufflée d\u2019autonomie provinciale, l\u2019Ontario reconnaît ouvertement son obédience au droit international et à la communauté humaine universelle.En affirmant ainsi son allégeance à la moralité internationale, l\u2019Ontario a importé dans son ordre public les principes des droits des gens et a signifié aux BULLETIN DU tribunaux leur obligation d\u2019interpréter les lois dans ce sens.Espérons que cet exemple inédit ne sera pas sans lendemain.Cette loi ontarienne sur les justes méthodes d\u2019emploi, qui est devenue le prototype des textes adoptés subséquemment par le Parlement fédéral et les autres provinces, \u2018interdit de refuser d\u2019employer ou de continuer d\u2019employer quelqu\u2019un en raison de sa race, de sa croyance, de sa couleur, de sa nationalité, de ses ancêtres ou de son pays d\u2019origine.L'article 4 impose aussi aux syndicats le respect de l'égalité raciale.En 1954, le Manitoba faisait suite.Deux ans plus tard, c\u2019était au tour de la Saskatchewan, de la Nouvelle-Ecosse, de la Colombie Britannique et du Nouveau-Bruns- wick.Toutes ces lois se ressemblent.Cependant, seule celle de l\u2019Ontario fait état de l\u2019ordre public et de la Déclaration universelle des droits de l\u2019homme.Seule celle de la Saskatchewan lie aussi la Couronne, et on sait qu\u2019en droit britannique une loi n\u2019oblige la Couronne que si elle le dit expressément.On constate aussi une distinction significative entre la loi fédérale et celles des provinces.Te texte fédéral est restreint spécifiquement aux entreprises qui ressortissent de la juridiction fédérale, tandis que le législateur provincial pose des principes généraux sans stipuler s\u2019ils sont limités à l\u2019une ou l\u2019autre des juridictions.Ceci laisse entrevoir la possibilité d\u2019un chevauchement des deux lois et illustre la conviction provinciale que les droits de l\u2019homme font partie des droits civils dont l\u2019alinéa 13 de l\u2019article 92 de l\u2019Acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord accorde l\u2019exclusivité aux provinces.Au passif de ce bilan, quatre provinces, dont le Québec, n'ont pas adopté de loi pour empécher la discrimination raciale par les employeurs ou les syndicats.Aucune considération, sauf l\u2019indifférence ou la malveillance, ne justifie cet écart.Comme les textes fédéraux et provinciaux sont pratiquement identiques, une fois que toutes les provinces auront adopté une loi sur les justes méthodes d\u2019emploi, pourquoi ne consacrerions-nous pas un jour leurs dispositions par un amendement constitutionnel qui ajouterait à une déclaration des droits de l\u2019homme également introduite dans la Constitution, l\u2019interdiction de discriminer d\u2019aucune facon dans l\u2019embauchage.Etablissements publics Un domaine où la discrimination raciale se manifeste le plus souvent et de la façon la plus visible est celui des établissements publics.Encore aujourd'hui nombreux sont les restaurants, les hôtels et les théâtres qui refusent les nègres et les juifs, ou bien leur étalent une CERCLE JUIF telle hostilité que leur attitude équivaut à une interdiction de fait.Avant la législation sur les justes méthodes d\u2019emploi, rien n\u2019empêchait l\u2019employeur ou le syndicat de discriminer.Il en a été de méme des établissements publics.Mais alors que le refus d\u2019embaucher pour cause de race a donné naissance à peu ou prou de litiges, nos annales judiciaires regorgent de procès en dommages résultant de la discrimination ra- cilale dans les établissements publics.Cette jurisprudence révèle un aveuglement et un rigorisme juridique étonnants.De nouveau, ce fut l\u2019Ontario qui ouvrit la voie.En 1944, une loi sur les pratiques justes dans les établissements publics (Fair Accommodations Practices Act) invoquant de nouveau l\u2019ordre public de l\u2019Ontario ainsi que la Déclaration universelle des droits de l\u2019homme, interdit toute discrimination raciale dans les établissements publics.L\u2019article 2 déclarait: \u201cPersonne ne niera à aucune personne ou classe de personnes les facilités ou les services existant dans tout endroit auquel le public est habituellement admis à cause de la race, de la croyance, de la couleur, de la nationalité, des origines ou du lieu de naissance de telle personne ou classe de personnes\u201d.L'article 3 contient une prohibition de publier de quelque facon que ce soit, soit par signe, soit par annonce ou par voie radiophonique, la moindre intention discriminatoire.De plus, la loi comporte une procédure d\u2019exécution avec amende en cas de contravention et injonction.En 1956, la Saskatchewan était la deuxième province à adopter pareille mesure.Ce texte se distingue surtout par la sévérité des amendes et le fait qu\u2019il oblige également la Couronne.La même année, le Nouveau-Brunswick faisait de même.En 1959, c\u2019était au tour de la Nouvelle-Ecosse.Il y a un an, le Manitoba faisait suite.Et le Premier Ministre Bennett de la Colombie-Britannique a promis que sa province adopterait une telle loi cette année.De nouveau le Québec, l\u2019Alberta et deux provinces maritimes sont les seules à demeurer à l\u2019écart.Responsabilité civile Il est opportun de rappeler ici le rôle que peuvent jouer les règles de responsabilité civile dans la répression de la discrimination raciale.Le professeur Frank Scott a souligné souvent l\u2019importance de l\u2019action en dommages dans la protection des droits civils.T1 est vrai que dans le cas de l'embauchage la preuve de discrimination raciale peut être difficile.Mais plusieurs des lois sur les méthodes justes d\u2019emploi prévoient, non seulement la compensation de toutes pertes occasionnées par la Avril 1961 discrimination raciale, mais la réintégration d\u2019une personne limogée à cause de sa race.Le refus d\u2019un établissement public de servir un Juif ou un Noir constitue un bris de contrat et occasionne une humiliation et des souffrances morales actionnables.Le recours en dommages pour la diffamation raciale pose lui un problème épineux.T1 présunpose l\u2019existence d\u2019un préjudice qui est la conséquence directe de l\u2019acte diffamatoire.Lorsque la diffamation s\u2019adresse à une collectivité, elle met en cause à la fois le groupe et chacun de ses membres.Mais le groupe n\u2019est pas une personne juridiquement définissable.En effet, aui donc poursuivrait et au nom de gui?De plus, il est impossible d\u2019estimer de façon satisfaisante l\u2019étendue des dommages résultant au groupe comme suite directe des agissements incriminés.Les tribunaux, tant en France que dans les pays du common law et au Québec, s\u2019appuient sur ce raisonnement pour nier aux membres ou aux représentants d\u2019une minorité diffamée le recours en dommages.En conclusion, il me reste à dire deux mots de la question de l\u2019ordre public.Les tribunaux ne considèrent pas la discrimination raciale comme contraire à l\u2019ordre public.Au niveau international, le Canada sinon juridiquement est au moins moralement lié par la Déclaration universelle des droits de l\u2019homme.Au niveau national, une déclaration des droits de l\u2019homme vient s\u2019ajouter à trois autres textes de lois.La plupart des provinces, tacitement, et la province de l\u2019Ontario, explicitement, déclarent la discrimination raciale contraire à l\u2019ordre public.Et ceci sans rien dire des principes reconnus de la Constitution et du Droit public canadien.I1 est inconcevable, en fait et en droit.d\u2019affirmer à notre époque que l\u2019ordre public accepte la discrimination raciale.Face à des tribunaux aveugles ou indifférents, il est à souhaiter qu\u2019une législation catégorique les rappelle à l\u2019ordre le plus tôt possible.Lettre de Jérusalem.(Suite de la page 1) évolutions avec cependant de grandes constantes et des retours à des modes et des goûts que l\u2019on crovait disparus.Le club du Théâtre à Tel-Aviv a prêté ses locaux à une exposition de l\u2019art de la bijouterie en Israël et qui en réalité est une exposition d\u2019orfèvrerie.Certaines des parures exposées se rapprochent beaucoup plus de cet art que de la joaillerie, le métal y tenant une très grande place (or, argent ou bronze).L'ingéniosité, le goût et la qualité du travail des artisans du pays ont suscité un grand intérêt parmi le public de la grande ville israélienne."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.