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Titre :
Bulletin du Cercle juif /
Éditeurs :
  • Montréal :Cercle juif de langue française,1954-1985,
  • Montréal :Congrès juif canadien
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Bulletin du Congrès Juif canadien (Région du Québec)
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Bulletin du Cercle juif /, 1965-01, Collections de BAnQ.

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[" et Bibliotheque St.Sulpiee, 1700, rue St.Denis, Montreal 3 P.Q.Bulletin du CERCLE JUIF comisa ix8S!2 Montréal Janvier 1965 No.99 Onzième Année Une délégation du Congrès juif canadien rend visite à Son Eminence le Cardinal Léger Une délégation a rendu visite, le 14 janvier, à Son Eminence le Cardinal Paul-Emile Léger, Ar- chevéque de Montréal, pour lui exprimer les sentiments de la communauté juive sur l\u2019attitude qu\u2019il a prise au Concile oecuménique.M.Michael Garber, c.r., président du Congrès juif canadien, a lu devant Son Eminence le message suivant : \u201cDans l\u2019une de vos interventions au Concile oecuménique, vous avez souligné l'importance de la déclaration consacrée aux Juifs et aux non-chrétiens dans le schéma sur l\u2019oecuménisme.Vous aviez dit alors: \u201cCette déclaration apparaît comme Jl\u2019acte nécessaire d\u2019une Eglise renouvelée qui veut se tourner vers le monde non-chré- tien et entreprendre avec lui un dialogue fraternel.\u201cLes juifs du monde entier ont accueilli avec une vive satisfaction l\u2019importante déclaration des Pères conciliaires.Les juifs de Montréal ont été particulièrement touchés par les interventions de Votre Eminence.Ils sont fiers de voir l\u2019Archevêque de Montréal prendre une position aussi fraternelle.L'esprit qui vous anime et qui anime actuellement toute l\u2019Eglise catholique ne pourra qu\u2019avoir les plus heureux effets sur les rapports entre chrétients et juifs au Canada.Grâce à vous, Eminence, notre ville est désormais à l\u2019avant- garde de l\u2019oecuménisme.\u201cC\u2019est au nom du Congrès juif canadien, que j'ai l'honneur de présider, et au nom de la communauté juive toute entière, que je tiens à saluer en vous l\u2019apôtre de la fraternité et à exprimer à Votre Eminence l\u2019appréciation de toute la communauté juive du Canada pour vos interventions ou Concile oecuménique.\u201d La délégation du Congrès juif canadien comprenait les personnes suivantes : M.Michael Garber, c.r., Président du Congrès juif canadien ; M.Saul Hayes, c.r., Vice-président de l\u2019exécutif ; M.Lavy Becker, Membre du comité exécutif ; M.Harold Lande, cr, Vice- président ; Rabbin Isaac Teicher, Président du Comité du Bien-Etre religieux.Chapitre de langue française à la Hadassah L'organisation Hadassah-Wizo de Montréal qui compte 83 chapitres de langue anglaise vient de fonder un nouveau chapitre qui est de langue française.Depuis quelques semaines, un nombre important de dames venues de France, de Suisse et d'Afrique du Nord se réunissent régulièrement.Elles ont donné à leur chapitre le nom de \u201cTuliette Stern\u201d, figure héroïque de la Hadassah, et grande bienfaitrice juive qui a consacré trente années de sa vie à la Hadassah-Wizo en France.Le chapitre Juliette Stern a élu un comité provisoire chargé de l\u2019organisation des prochaines rencontres, un comité permanent devant être choisi ultérieurement.La présidente du comité actuel est Mme Buzelan.Elle est entourée de Mmes Abitbol, Perez, Lorber, Kravitz et de Milles Lasry et Amiel.REUNION DU CERCLE JUIF Présentation du film \u201cLe Chat dans le Sac\u201d Le long métrage canadien \u201cLe Chat dans le Sac\u201d a obtenu, l\u2019été dernier, le premier prix au Festival du Film de Montréal.Adoptant la technique du cinéma-Vé- rité, le réalisateur du film, M.Gilles Groulx, présente deux jeunes gens, les affronte et les laisse parler.Le garcon est canadien- français, nationaliste, il se cherche.La jeune fille est juive en révolte contre son milieu.L'amour n\u2019offre de solution ni à l\u2019un ni à l\u2019autre et, à la fin du film, ils reprennent des chemins parallèles.Le réalisateur, M.Gilles Groulx, et le directeur de production, M.Jacques Bobet, ont présenté \u201cLe Chat dans le Sac\u201d aux membres du Cercle Juif.A la fin de la projection, M, Gilles Groulx a répondu aux questions que le public lui a posées.MELANGES Comité pour étudier le problème de la littérature haineuse L\u2019honorable Guy Favreau, mui- nistre de la Justice, à annoncé au- jourd\u2019 hui la formation d'un comité spécial d'experts indépendants pour étudier le problème de la littérature haineuse.Ce comité, composé de sept éminents spécialistes représentant plusieurs disciplines et points de vue, fera dans un proche avenir des recommandations au ministre quant à l'action éventuelle que le gouvernement pourrait prendre dans ce domaine.Le ministre a rappelé qu\u2019il avait promis de former un tel comité dans un discours qu\u2019il a prononcé récemment devant des membres du B'nai B'rith de Montreal.Le comité sera présidé par le docteur Maxwell COHEN, Doyen de la Faculté de Droit de l'Université McGill, à Montréal, et ancien président de la section canadienne de I Association de droit international.Le comité comprendra en outre: \u2014le docteur James A.CORRY, principal de l\u2019Université Queen's, à Kingston, et ancien membre de la Société Radio-Canada; \u2014\u2019abbé Gérard DION, professeur titulaire au département des relations industrielles à la Faculté des Sciences Sociales de l\u2019Université Laval, à Québec, et directeur de la revue \u201cPerspectives sociales\u201d; \u2014monsieur Saul HAYES, de Montréal, vice-président exécutif du Congrès juif canadien, et membre du Conseil J Administration du Conseil canadien du bien-être; \u2014le docteur Mark MacGUI- GAN, professeur agrégé à la Fa- cutlé de Droit, Université de Toronto, et membre du Barreau de Toronto; \u2014monsieur Shane MacK AY, rédacteur exécutif du \u201cWinnipeg Free Press\u201d, et délégué canadien à la conférence de 1961 de la Commonwealth Press Union; \u2014 le professeur Pierre-Elliott TRUDEAU, de la Faculté de Droit, Université de Montréal, agrégé de recherches à l\u2019Institut de Recherches en droit public, à Montréal.Une synagogue de langue française A l\u2019occasion du jour de l\u2019an, la CONGREGATION SEPHARA- DE NORD AFRICAINE DE LANGUE FRANCAISE DE MONTREAL a organisé son diner dansant traditionnel dont le but était la convocation officielle de tous ses membres afin d\u2019une élection future d\u2019un Comité Directeur de la Congrégation.Cette soirée, au cours de laquelle un discours a été prononcé par un membre de la Commission, a eu une affluence qui a un peu surpris ses organisateurs, mais a quand même remporté un succès inespéré dû à la collaboration de toutes les personnes présentes qui a été remarquable et très appréciée par les organisateurs.Nous rappelons que l'élection du Comité Directeur de la Congrégation se déroulera le 7 février 1965 de 3 h.à 6 h.P.M.à la Synagogue BETH MOISHE, 6019 Durocher Ave.Les Membres désireux de déposer leur candidature sont invités à le faire par écrit avant le 30 janvier 1965 à: Mme D.ELOFER 3285 Goyer #4.Tel.738-1343.Le présent avis tient lieu de convocation pour tous les Juifs Nord-Africains de langue française de Montréal.Réunion du Club de l\u2019Age d\u2019Or Les membres du club de langue française de l\u2019Age d'Or, fondé récemment par le Conseil des femmes juives, ont participé pour la première fois aux cours de céramique, de peinture, etc, offerts dans le cadre du programme de l\u2019Age d'Or.Les clubs de PAge d'Or, au nombre de huit, se réunissent dans les synagogues de Montréal.Ils sont rattachés à la Fédération des oeuvres juives.Leurs activités comprennent, outre les cours d'art, des chorales, des groupes de danse, de théâtre, etc.(Lire la suite en page 2) 2 BULLÉTIN DU CERCLE JUIF : Janvier 1965 Ce bulletin est publié tous les mois par: LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANÇAISE | 493 ouest, rue Sherbrooke, Montréal Tel.: VIctor 4-8621 (local 293) Président du comité exécutif: S.D.COHEN Secrétaire et rédacteur-en-chef du bulletin: NAIM KATTAN \u201cLe Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et l\u2019envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.\u201d EDITORIAL L\u2019ANTISEMITISME N\u2019EST PAS UN SUJET DE DIVERTISSEMENT Les postes de télévision et de radio privés et publics rivalisent de plus en plus pour accroître l'importance de leur public.Cette concurrence les places face à un dilemme.Peut-on \u2019susciter l\u2019intérêt d\u2019un grand nombre d\u2019auditeurs sans nuire à la qualité des programmes présentés ?Il y a quelques années encore, la Société Radio-Canada, dans ses réseaux anglais et français, donnait le ton.Les postes privés considéraient ces programmes comme un barème de qualité, que ce soit dans le domaine des émissions dites sérieuses: politique, affaires publiques, éducation, litéraire, théâtre et musique, ou dans le domaine du pur divertissement.Or, la multiplication des postes privés et l\u2019établissement d\u2019un réseau de télévision non étatisé ont considérablement réduit l\u2019audience de la Société Radio-Canada.Celle-ci aurait pu opter pour la qualité et l\u2019exigence même au risque de perdre momentanément des milliers d\u2019auditeurs.Mais comme les postes d\u2019Etat sont partiellement financés par les commanditaires, Radio-Canada ne peut se permettre d\u2019ignorer les lois de la popularité et des nombres.Les émissions culturelles, sociales ou politiques qui faisaient J\u2019honneur de Radio-Canada furent examinées dans cette perspective de concurrence et de popularité: trop sérieuses, trop ennuyeuses, Elles étaient délaissées par des milliers d\u2019auditeurs qui leur pré- feraient les programmes des postes privés.Persister dans la qualité était devenu synonyme de s\u2019entêter à dispenser l\u2019ennui.Aussi a-t-on décidé de supprimer ou de réduire la fréquence de ces programmes de qualité.On en conserve quelques-uns pour le prestige et pour que la Société d\u2019Etat puisse, malgré tout, continuer à remplir la tâche pour laquelle elle fut créée.Puis, insidieusement, une nouvelle tendance gagnait du terrain: il est possible d\u2019offrir des programmes à la fois sérieux et populaires.Ce qui, en soit, n\u2019a rien d\u2019aberrant à condition de ne pas confondre popularité et divertissement.Ainsi, pour faire la concurrence aux postes privés, on a été amené imperceptiblement à rendre divertissants les problèmes sérieux.Bien sûr, on n\u2019a pas poussé l\u2019audace jusqu\u2019à provoquer le public.On évite souvent, par exemple, de parler de la crise que traverse actuellement le Canada et l\u2019on passe sous silence certaines opinions.Mais il existe d\u2019autres problèmes, qui ne concernent qu\u2019une minorité, qui peuvent susciter un intérêt momentané dans le grand public, par exemple: l\u2019antisémitisme.Un programme de langue anglaise en a fait un usage immodéré, C\u2019est l\u2019exemple type d\u2019une tentative de susciter de l'intérêt pour un programme en exagérant l\u2019importance de certains personnages au détriment d\u2019un groupe minoritaire, en l\u2019occurrence: les Juifs.Heureusement que le réseau français, à une exception près, ne tente pas de mousser la popularité de certains programmes en réduisant des problèmes sérieux au niveau d\u2019un banal divertissement.Il est temps que Radio-Canada se ressaisisse car la Société d'Etat doit donner l\u2019exemple à tous les autres postes de radio et de télévision.LE JHEATRE Victor ou les enfants du pouvoir, de Roger Vitrac, a I\u2019Egrégore, La pièce que Roger Vitrac écrivit il y a un quart de siècle et que fait revivre la troupe de l\u2019Egré- gore garde toute sa vitalité.Ces feux d'artifice dont les victimes sont les représentants patentés de la société bourgeoise conservent tout leur éclat.Un enfant de neuf ans, Victor, a le franc-parler que les adultes ont perdu.Il met à nu leur hypocrisie, leur mesquinerie, leur pusillanimité.C\u2019est un enfant qui refuse le monde des adultes.Aux yeux de ses aînés il est un monstre.La pièce est d\u2019une grande drôlerie.Certains gestes qu\u2019on n\u2019a pas l'habitude de voir se déployer sur la scène peuvent paraître vulgaires.La mise en scène d\u2019Yvan Canuel est excellente.Il a su donner a l\u2019oeuvre de Vitrac le ton débridé et loufoque.Les acteurs défendent bien leurs rôles.Signalons surtout Janine Sutto dans le rôle de la mère ; Hélène Loiselle dans celui de Thérèse Magneau ; Lucil Papineau, Andrée St-Laurent, François T'assé, etc.Le système Fabrizzi, une comédie d\u2019Albert Husson, au théâtre du Nouveau Monde, L'auteur de la Cuisine des anges ne nous fait pas tellement rire dans sa dernière pièce.Il a pris le parti de nous attendrir et de nous faire entrevoir des horizons d\u2019une vague poésie.Nous voudrions tous que la candeur et l\u2019innocence triomphent des basses exigences matérialistes de la société où la police et la banque ont le dernier mot.Mais Antonio Fabrizzi qui mène cet admirable combat n\u2019est pas de ce monde bien qu\u2019à la scène Albert Millaire lui prête un certain charme.Albert Husson a sans doute voulu renouveler le genre et au lieu des quiproquos et des mots d\u2019esprit éculés du théâtre du boulevard nous offre un peu de rêve.Malheureusement, tout cela est quelque peu artificiel Mentionnons parmi les interprètes: Isabelle Jan dans le rôle d\u2019Amélia, fille du peuple, pleine de santé et de soif de bonheur.Kim Yaro- shevskaya fait une composition et Georges Carrère joue le rôle de l\u2019inspecteur de police.La répétition ou l'amour puni de Jean Anouilh, au théâtre du Rideau Vert.Voici une excellente pièce d\u2019Anouilh.On y voit à peu de choses près les mêmes personnages, les mêmes situations que dans d\u2019autres œuvres du dramaturge.L'auteur de La Sauvage oppose toujours la jeune fille pure qui vient du peu- ple à la haute société corrompue et usée.Bien que les classes qu\u2019Anouilh décrit appartiennent à l\u2019histoire, le drame de l\u2019adolescente qui défend son rêve d\u2019honnêteté devant les assauts du cynisme d\u2019une haute société est éternel.Cette jeune fille qui paiera sa pureté comme prix d'entrée dans le monde des adultes est Geneviève Bu- jold, qui incarne parfaitement le rôle.Elle est entourée d\u2019Yvette Brind\u2019Amour, de Gérard Poirier, de Benoit Girard, de Gaétan La- brèche et d\u2019André Cailloux.Mélanges .(Suite de la page 1) Pour les membres de langue française de ces clubs, ces réunions comportent un intérêt supplémentaire puisqu'elles leur permettent de se familiariser avec la vie canadienne et les services sociaux et culturels de la communauté juive qui sont mis à leur disposition.Radio Canada et l\u2019antisémitisme M.Wille Chevalier, rédacteur en chef du quotidien Le Droit, d'Ottawa, a écrit récemment un éditorial sur les programmes présentés à Radio-Canada au sujet de l'antisémitisme.En voici quelques extraits: Quelle mouche pique depuis quelque temps le réseau français de Radio-Canada?Un hurluberlu publiait récemment à Montréal un livre sur les Juifs, et voici que l\u2019on consacre au moins deux émissions à l\u2019inexistant antisémitisme chez les Canadiens français, comme pour faire connaitre ce livre et mousser l'antisémitisme.L'une de ces émissions était présentée vendredi soir dernier.Heureusement, dans son inconscience, Radio-Ca- nada a eu l\u2019idée d\u2019interroger plusieurs Canadiens français à la sor- He de la messe, et presque tous ont spontanément déclaré qu'ils considéraient les Juifs \u201ccomme du bon monde\u201d, \u201ccomme nous autres\u201d, \u201ccomme des êtres humains comme vous et moi\u201d.Les Canadiens français ne sont pas des racistes; laissés à eux- mêmes ils ne songent au prochain qu'avec générosité pour la plupart.Mais pourquoi leur faire penser qu\u2019ils pourraient bien choisir les Juifs comme souffre-douleur, comme boucs émissaires, s'ils en voulaient tout à coup à tout prix?L'un des rôles de Radio-Cana- da, si l\u2019on y tient, c\u2019est de renseigner le public sur les courants d'idées; ce n\u2019est pas de monter en épingle les idées les plus dangereuses dès qu\u2019il se trouve un excité pour les exprimer.Nos impôts ne doivent pas servir à payer un pauvre illuminé pour qu\u2019il essaie de nous faire partager ses lubies. pin pi wr oi Janvier 1965 Visages du Québec \u2014 Photos de Marcel Cognac, texte de Jean-Charles Harvey, Cercle du Livre de France, Montréal.Cet album répond à un besoin.Depuis quelque temps, on parle beaucoup du Canada, pour de bonnes et de moins bonnes raisons.L'intérêt que notre pays suscite à l\u2019étranger est en effet une consequence de nos conflits politiques internes mais aussi de notre dynamisme et de notre expansion.Il est heureux que des albums photographiques, tel que celui-ci, soient publiés surtout à l\u2019approche de l\u2019Expo 67, Nombreux seront les étrangers qui voudront avoir Un avant-goût du Québec à quelques semaines ou à quelques mois de leur arrivée.Le texte de M.Harvey est précis, vif.Sa documentation abondante et sûre.Marcel Cognac a réussi à saisir, dans ses aspects multiples, les battements de la vie Québecoise.Faut-il ajouter que les Québecois eux-mêmes voudront posséder cet album, le feuul- leter et contempler le spectacle des paysages qui les environment.Dis-moi que je vis, par Michèle Mailhot, Le Cercle du Livre de France, Montréal ; La femme mystifiée, par Betty Friedan, Editions Gonthier, Genève.Le livre de Madame Friedan, qui est devenu le manifeste de milliers de femmes américaines, vient de paraître en traduction française.À la fin de son premier chapitre, cet écrivain américain dit: \u201cNous ne pouvons plus refuser d'entendre cette voix intérieure qui, dans chaque femme, répète : Un mari, des enfants et une maison ne me suffisent pas.J'ai besoin d'autre chose.\u201d Mme Friedan s\u2019en prend aux réalités de la féminité dont le résultat est d\u2019enfermer la femme dans son foyer.Elle lance un appel à la libération de la femme.Il ne s\u2019agit plus cette fois, tel qu\u2019à l\u2019époque des suffragettes, de réclamer le droit de vote.Ce que Mme Friedan demande, au nom de milliers d\u2019américaines, c\u2019est le droit de quitter le foyer, de poursuivre une carrière sans pour cela négliger la famille et les enfants.Etre mère et épouse ne devrait plus être, selon l\u2019auteur, l\u2019unique vocation de la femme.Elle termine son ouvrage en disant : \u201cQui sait de quoi seront capables les femmes, une fois libres de devenir elles-mêmes?Qui sait ce que pourra l'intelligence féminine quand elle n\u2019aura plus à refuser l\u2019amour pour s\u2019épanouir?Qui peut prévoir ce qu\u2019apportera l\u2019amour BULLETIN DU CERCLE JUIF LES LIVRES quand hommes et femmes auront en commun quelque chose de plus que des enfants, un foyer, un jardin, quelque chose de plus que l\u2019accomplissement de leur rôle biologique?Ils partageront alors les responsabilités et les enthousiasmes de ceux qui oeuvrent pour façonner l\u2019avenir de l'humanité, pour parvenir à se connaître vraiment pour ce qu\u2019ils sont.Elle n\u2019en est qu\u2019à ses débuts, cette quête de la femme.Mais les temps sont proches où les voix de la mystique féminine se tairont devant cette voix intérieure qui guide la femme vers l\u2019accomplissement de soi.\u201d Le reproche qu\u2019on peut faire au livre de Mme Friedan c\u2019est de LETTRE DE BELGIQUE us Hs se In A ER LA PRESSE JUIVE EN BELGIQUE par notre correspondant SYLVAIN BRACHFELD Il n\u2019y a aucun quotidien juif en Belgique, ce qui peut étonner pour un pays où 35,000 Israélites ont une vie communautaire très développée et active.Seulement à An- vers, on compte quarante organisations et institutions en plus des mouvements de Jeunesse dont les activités sont tellement nombreuses que l\u2019on ne parvient pas à les coordonner.La Belgique, avec ses deux langues nationales, le flamand et le français, pose des problèmes linguistiques à une presse juive d\u2019envergure nationale, Le yiddish est parlé couramment à Anvers et par les plus de trente ans dans le reste du pays, mais il n\u2019est lu que par la vieille génération.Belgisch Israelietisch W eekblad Cet hebdomadaire de langue flamande parait à Anvers.Il publie des nouvelles locales, des lettres de l'étranger, quelques rares articles sur le judaïsme et une rubrique littéraire en langue française (la seule) dans laquelle on ne mentionne que peu de livres d'auteurs juifs et de la publicité de cinéma sur presque deux des huit pages sans compter les autres annonces.La ligne générale est de promouvoir les rapports judéo-catholiques et à cet effet on y trouve toutes les nouvelles chrétiennes ayant directement ou indirectement un rapport avec les Juifs.Bien que l\u2019hebdomadaire fait fonction de bulletin des communautés, en publiant les informations sociales, il n\u2019en est pas le porte-parole.La Tribune sioniste Ce bi-mensuel de langue française paraît à Bruxelles.Il est l\u2019organe de la Fédération Sioniste de Belgique.TI publie de bons et longs articles sur la politique et l\u2019économie israéliennes.On trouve également des informations politiques du monde juif et très peu de nouvelles locales.Israël Aujourd\u2019hui Parait à Bruxelles en français, toutes les quinzaines, bien qu\u2019il porte la mention \u201chebdomadaire\u201d.Il est édité depuis environ deux ans.C\u2019est un cahier d\u2019une vingtaine de pages dans lequel on trouve surtout des nouvelles courtes sur la vie économique d'Israël.Revue Centrale Mensuel de la Centrale des Oeuvres Sociales Juives de Bruxelles.Au sommaire il y a, en plus des articles d\u2019actualité politique, des reportages divers sur le judaïsme, un billet d'Israël, quelques nouvelles locales, une chronique an- versoise, et parfois une rubrique des arts et des spectacles.Cette revue, qui paraît en français, est actuellement l\u2019élément le plus complet de la presse juive de Belgique.La rédaction fait des efforts pour l\u2019améliorer suivant les exigences des lecteurs.Centrale La publication bimestrielle de la Centrale des Oeuvres de Bienfaisance Juive d\u2019Anvers, deviendra mensuelle au début de 1965.Un grand changement rédactionnel est envisagé et il est encore trop tôt pour dire ce qu\u2019elle deviendra.Jusqu\u2019à ce jour, les articles consacrés à l\u2019organisation interne de la Centrale des Oeuvres, aux problèmes sociaux, aux nouvelles du Joint, etc.paraissaient en flamand, français et parfois en yiddish.Mentionnons encore le bulletin mensuel du Centre des Jeunes et celui de la Communauté Israélite de Bruxelles, édités à l\u2019intention de leurs membres.Les Juifs de Belgique sont cependant bien informés de tout ce qui se passe dans le monde juif.Il y a en effet des quotidiens et hebdomadaires d\u2019Israël qui arrivent deux à trois jours après leur publication et sont en vente en ville.De même pour le quotidien yiddish UNZER WORT et l\u2019hebdomadaire UNZER WEG de Paris.La revue l\u2019Arche a de nombreux abonnés et, de Londres, le Jewish Chronicle et le Jewish Observer arrivent régulièrement.Le Nieuw Israelietisch Weekblad d'Amsterdam est lu chaque vendredi dans beaucoup de foyers.Et à moi il ne reste plus qu\u2019à attendre avec impatience ce numéro du Bulletin du Cercle Juif pour connaître les nouvelles du Canada.3 ne poser le problème que dans les termes d'une opposition entre les deux sexes.En quittant le fover, la femme serait libre mais elle n\u2019aurait pas une liberté supérieure à celle dont jouit son adversaire : l\u2019homme.Or, les possibilités que le monde du travail offre aux personnes insatisfaites, de se réaliser, d\u2019être elles-mêmes, sont extrême- nient restreintes, Ce monde n'est point peuplé uniquement d\u2019artis tes, de médecins, de psychiatres, de grands voyageurs qui se réalisent et qui ont une vie intéressante.Il est surtout peuplé d\u2019employés de bureaux, d'ouvriers dont la vie est au moins aussi monotone que celle de la ménagère.Mme Friedan serait sans doute heureuse de lire le premier livre de Michèle Mailhot.Voilà, sous une forme littéraire, un témoignage qui donne une éclatante démonstration aux idées prônées par l\u2019auteur américain.C\u2019est l\u2019histoire de l\u2019une de ces victimes de la féminité mystifiée.Josée a tout ce qu'il lui faut: un homme, une voiture, de l\u2019argent mais elle est insatisfaite.Son mari est installé dans sa réussite, sa richesse et son confort moral.Il ne la comprend pas.Se comprend-elle elle-même?Non assurément.Son insatisfaction la met dans un état de fébrilité continuelle et, à la première occasion, elle s\u2019offre un amant.Elle rêve de recommencement, de sincérité, d'authenticité, Aucun amant ne peut satisfaire ce besoin de dépassement.Si le thème est assez nouveau dans la littérature canadienne, il l\u2019est moins dans la littérature américaine.Les hommes et les femmes qui s\u2019ennuient dans les prisons dorées des banlieues et qui s\u2019adonnent aux jeux les moins innocents pour tromper leur désarroi fourmillent dans les oeuvres de John O\u2019Hara.Le même ennui pèse sur les banlieues canadiennes.D\u2019où l'intérêt de \u201cDis-moi que je vis\u201d.Voici la longue confidence d\u2019une femme de trente ans qui nous fait part, page après page, non seulement de ses sentiments mais aussi de ses réflexions sur la société, le monde, la politique.Comme des chiens abandonnés, par Anna Feigenbaum Kra- kowski, Librarie Académique Perrin, Paris.Varsovie, suite tragique en trois actes, par Rabi, Editions Ophrys.Cette chronique du ghetto de Varsovie ressemble davantage a un cauchemar qu\u2019à un récit véridique et pourtant ce sont les témoignages des victimes de la tragédie que Mme Anna Feigenbaum Krakowski nous présente.Elle a compilé les archives de Varsovie, de Cracovie et de Posnan et nous relate le récit quotidien de cette tragédie.Voici le compte-rendu (Lire la suite en page 4) MAX BILEN BULLETIN DU CERCLE JUIF LES ECRIVAINS FRANCAIS EN ISRAEL Qu'est-ce qu\u2019être Israélien?\u201cJe pense.dit Lavi, que c\u2019est moins un carac ère distinctif, une physiono- mic.un type, dans le présent du moins, qu\u2019un état très particulier, une condition mi-artificielle, mi- naturelle\u201d.Face à cette mutation, l'homme \u201chésite devant sa transformation\u201d (Lavi) car \u201ctoute transformation est hasardeuse\u201d.Mais le Juif sait que donner un visage a cette identité nouvelle signifie salut individuel en méme temps que rédemption nationale.Cette inlassable quête, dont le poète est, plus que tout autre, le théâtre parce qu\u2019il en est conscient, puisqu\u2019elle ne peut pas ne pas s\u2019accompagner de mots, donc de lucidité, dominera l\u2019oeuvre de chacun de ces écrivains imprégnés de la rigueur de la pensée française.Aussi aborderont-ils plus aisément l'essai: Chouraqui, Catane, Cata- rivas apporteront une importante contribution à la connaissance de l\u2019histoire de l\u2019édification de l\u2019Etat, Thémanlys évoquera le récit de la manifestation du grand initié Kab- baliste Israël Baal Chem Tob et égrénera des souvenirs enrichis de réflexions philosophiques.Ils feront, également, appel aux ressources suggestives de la poésie (Milbauer, Vigée, Chouraqui, Y.Szczupak-Thomas, Myriam Ku- bovy, Naman, Ben Ezra) ou avanceront, comme Lavi, à pas prudents, dans des sentiers \u201cfrontaliers\u201d.On compte, parmi eux, peu de romanciers ou d'auteurs dramatiques, à l\u2019exception, toutefois, de Naman et de Politi.Dans un long et poignant récit, Naman évoque que la tragique expérience qu\u2019il a vécue à bord d\u2019un voilier, le \u201cNeguev\u201d, sur lequel il s\u2019était embarqué avec sa femme pour atteindre clandestinement, à l\u2019époque du Mandat, les côtes de la Palestine.Les Livres.(Suite de la page 3) clinique de la barbarie nazie.Mais il n\u2019y a pas que cela dans le livre.Nous y trouvons le témoignage d'actes de courage et d\u2019héroisme.Les victimes des nazis n\u2019ont pas voulu se laisser égorger, ne se sont pas résignés à leur détresse.Leur soulèvement demeure l\u2019un des chapitres les plus admirables de la persistance de la noblesse de l\u2019homme alors que la noirceur s\u2019abat et couvre de ses voiles tout Un univers.Rabi, célèbre écrivain et critique juif français, avait consacré au soulèvement de Varsovie une pièce admirable qui fut jouée en France et en Afrique du Nord.Le texte, épuisé depuis longtemps, vient d\u2019être réédité.Cette oeuvre conserve toute sa force et toute son éloquence.Survivre \u2014 par Alice Parizeau, Le Cercle du Livre de France, Montréal.C'est une fresque historique que nous présente Alice Parizeau dans son dernier roman.Le peuple polonais fut victime d\u2019occupations successsives.Chaque envahisseur lui promettait la paix et le bonheur sous l\u2019égide des maîtres étrangers.Après les Russes, ce furent les Allemands puis, encore une fois, les Russes.Alice Parizeau évoque pour nous la détermination des patriotes polonais dont la loyauté envers leur terre natale demeure indéfectible malgré la présence des armées d'occupation.Elle ne les idéalise pas pour autant.Ils ont leurs faiblesses et il se trouve parmi eux des profiteurs, des dévoyés, des lâches autant que de héros.\u201cRoland était le chef du clan adverse, qu\u2019une luite sourde opposait à celui d'Yves.L'objet du différend, un petit garçon chétif qui portait le nom ridicule de Diament, était le prétexte rêvé pour amorcer des batailles.Invariablement, elles se terminaient par des retenues et des mauvaises notes de conduite; ce qui n'arrangeait rien.Moïse Diament passait justement tout près, en faisant semblant de ne pas les entendre, Il tenait ses \u2018yeux obstinément baissés et donnait constamment l'impression de frôler les murs, de crainte de déranger quel- qu\u2019un, \u2014Hé! Moïse, l\u2019interpella Roland Goepert, j'ai un mot à te dire.Le garçon s'arrêta, comme rivé au sol.Roland fit une pause et lui envoya une gifle sonore.\u2014Salaud! \u2014 Yves se plaça de manière à protéger Diament.Pourquoi l\u2019insultes-tu?\u2014Parce qu\u2019il est moche, parce qu\u2019il ne vient pas au cours de religion et ne dit pas la prière du matin, parce qu\u2019il a peur de son ombre, parce que c\u2019est une poule mouillée et une fille, parce qu'il mange de la viande le vendredi et ne vas pas à l\u2019église le dimanche.\u2014I est juif.C\u2019est son droit! \u2014C\u2019est mon droit de le battre.\u2014Et le mien, de Pen empêcher.Yves remonta les manches de sa chemise\u201d Alice Parizeau \u2014 Survivre Ce récit est suivi d\u2019un autre, qui est une aventure spirituelle telle que l\u2019auteur \u2018aurait aimé qu\u2019elle soit\u201d, récit d\u2019une petite communauté qui s\u2019épanouit pleinement, en Israël, dans sa foi.Maurice Politi s\u2019est, d'autre part, penché sur la vie dans le kibboutz et en a tiré un roman: \u201dLes Evadés du Paradis\u201d.Le \u2018\u2018Paradis\u201d, c\u2019est le kibboutz, c\u2019est-à-dire un \u201cfaisceau de volontés réunies\u201d, mais qui reste un \u2018\u201cfaisceau de solitudes\u201d, un lieu ou les gens sont \u201cmatés et apprivoisés par les réalités quotidiennes\u201d, dont sont cependant exclus ceux doués d\u2019une analyse dissolvante, qui ont une \u201ccuriosité passive et passionnée\u201d, ceux enfin qui \u201cpeuvent être Israélien, Juif assimilé, ou intellectuel français\u201d, mais pour quitter Israël serait \u201cfuir\u201d, alors que, pour les vrais Israéliens, ce serait simplement \u201cs\u2019évader pour un temps\u201d.L\u2019effort donc, de ces écrivains, en général, tend vers la recherche d\u2019une vérité qui est moins l\u2019analyse d\u2019un destin en voie de réalisation que celle de l\u2019acheminement vers ce destin.Certes, la plupart de ces auteurs occupent des fonctions importantes dans lesquelles leur attention est quotidiennement sollicitée pour la solution de problèmes tels que l\u2019absorption des immigrants, la direction d\u2019un quotidien, pour l\u2019accomplissement de missions diplomatiques ou pour de vastes travaux culturels Mais, tendue vers le Hassidisme (Thé- manlys), vers la métaphysique (Lavi), vers le mysticisme (Chou- raqui et Naman) ou vers le symbolisme poétique (Vigée), cette littérature reste, en grande partie, hermétique.Leur oeuvre, ils la créent, selon l'expression de Lavi, \u201cà la manière d\u2019un physicien qui continue d\u2019aller de découvertes en découvertes dans son laboratoire sans se soucier de savoir s\u2019il est seul au monde ou si on lui sait gré de ses inventions\u201d.Ces oeuvres n\u2019épousent pas, en effet, l\u2019existence de leurs auteurs\u201d, car \u201caction ou engagement et oeuvre de pensée ou d'art sont, chez certains, deux fonctions parallèles et distinctes\u201d.Il v a bien une tentative de Ben Ezra d'introduire dans ce domaine les hauts lieux de l\u2019action (Stances à la France), afin de \u201ccesser de se livrer à l\u2019autc-ana- lyse et sortir de son étui\u201d, mais les vers de ce poète contrastent, surtout, avec la gravité et l\u2019austérité de ses pairs par leur fraîcheur et leur naïveté.* * * En fait, considérée dans son ensemble, l\u2019oeuvre des écrivains de langue française en Israël est une véritable épopée psychologique de l'immigrant.C\u2019est le drame du déracinement et de la volonté de s\u2019identifier à ce sol, à sa lumière, à son passé, tout en souhaitant, comme Thémanyls, \u201cconserver, au mi- Janvier 1965 lieu du rassemblement des dispersés, les qualités caractéristiques de chaque nation\u201d, afin que ne soient pas perdues \u2018\u201cles capacités acquises dans la condition minoritaire\u201d.Après une rupture avec la culture au sein de laquelle ils ont grandi et dont ils ont conservé le moyen d\u2019expression, mais dont ils ne suivent pas cependant l\u2019évolution naturelle, nantis comme ils le sont, selon l\u2019heureuse expression de Lavi, d\u2019un \u201cpatrimoine mixte\u201d, engagés, artistiquement parlant, moins dans l\u2019action que dans l\u2019expérience de leur propre aventure, qui est initiation à une existence sur un sol qu\u2019ils appelaient de leurs voeux, ces écrivains vivent intensément cette mutation qui, pour être féconde, doit être totalement vécue, et elle les contraint alors à un repliement sur eux-mêmes, dans une nécessaire et inévitable solitude, parmi un public naturel de langue française qui, lui, vit empiriquement une telle mutation.Ils ne témoignent pas moins, cependant, de cette \u201cquête d\u2019une raison d\u2019être dont parle Moché Catane, qui dépasse la sécurité journalière\u201d, en un pays qui, selon l\u2019expression heureuse du méme auteur, \u201cne consent pas à n\u2019être qu\u2019une nation comme les autres.\u201d Après la prise de conscience individuelle, peut-être s\u2019ouvrira l\u2019ère d\u2019une prise de contact féconde grâce à laquelle pourrait s\u2019établir un réel pont entre ces écrivains et leur public d\u2019une part, entre la pensée juive (ou, si on préfère, hébraïque) et la pensée française de l\u2019autre.Une nouvelle mission, conforme d\u2019ailleurs à la tradition littéraire juive, apparaîtra: la recherche d\u2019une synthèse entre l'Orient et l\u2019Occident, puisque, comme le souligne Chouraqui: \u201cLes Juifs (et les Arabes) ont historiquement assumé un même rôle de médiation spirituelle entre l\u2019Occident et l\u2019Orient\u201d.De nombreux congrès tenus en Israël, de multiples articles et, surtout, d\u2019admirables traductions d'auteurs hébreux de Joseph Milbauer, de Moché Catane, d\u2019Yvette Szezupak-Tho- mas, de Fanny Pinès, de Mochè Lazar et de Ben Ezra, illustrent déjà un tel effort.Mais tant qu'une certaine unité de recherches n\u2019aura pas été atteinte, tant qu\u2019ils n\u2019auront pas le sentiment exaltant de compagnonnage avec les hommes engagés dans un même destin, les écrivains de langue française en Israël risquent de rester isolés, chacun cherchant seul sa voie, sans la certitude, pourtant si nécessaire au créateur, d'une réelle audience.(Ariel) "]
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