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Titre :
Bulletin du Cercle juif /
Éditeurs :
  • Montréal :Cercle juif de langue française,1954-1985,
  • Montréal :Congrès juif canadien
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Bulletin du Congrès Juif canadien (Région du Québec)
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Bulletin du Cercle juif /, 1967-02, Collections de BAnQ.

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[" ulletin du CERCLE JUIF 20 1401957 1700, rue St.Denis, Montreal, P.Q.Bibliotheque St.Sulpice, ed C.Q.HAL) NZ Q 7555925 Montréal, Février 1967 Association Sépharade Francophone Nous avons le plaisir de reproduire ici l\u2019article publié dans le JTAS News et écrit par M.Sealo- mon Benbaruk: Communauté! mot magique.Expression qui n'a son équivalent dans le sens moral que dons Refuge ou Foyer.Pour nous Juifs, il n\u2019existe pas d'autres adjectifs à attribuer à Communauté que le mot \u201cJuive\u201d.C\u2019est devenu naturel et normal de penser et dire: Communauté Juive.Depuis des sectes, depuis ia Dispersion, les Juifs se sont constitués partout où ils se sont installés, en groupes compacts, souvent autonomes, en communautés ayant ses lois, ses règles, ses rites.Le mot \u201ccommunauté\u201d au singulier est un collectif qui groupe une pluralité de personnes, dans une seule collectivité, ayant les mêmes chefs, les mêmes synagogues, les mêmes besoins, le même budget, et oeuvrant pour les mêmes buts sociaux, humains et même d\u2019auto-défense particuliers à tous les groupes ethniques Juifs où qu\u2019ils se trouvent.Depuis toujours, on le sait, les Juifs sont sujets à des déplacements de territoire à territoire, de pays à pays, de ville à ville.Le seul organisme de ralliement auprès duquel un Juif trouve refuge est la \u201cCommunauté\u201d de son nouveau pays.On discutera longtemps pour prouver que tous les Juifs du monde entier ne sont pas de la même race peut-être, ne parlent pas la même langue, ont des différences culturelles, sociales, etc.peut-être! Il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019ils se sont toujours fondus dans leurs communautés d'adoption par le seul fait qu\u2019ils sont simplement Juifs.Chaque communauté a toujours été accueillante à ses frères étrangers don qu\u2019ils viennent.Et ces \u201cfrères étrangers\u201d, reconnaissants, se sont intégrés dans une seule et même communauté.MELANGES No.Toutes ces considérations nous amènent donc à parler de la Communauté Juive du Canada, plus précisément de Montréal.A l\u2019image du Canada, pays dimmigra- tion, la Communauté Juive d\u2019ici est formée d'immigrants en majorité.Nouveaux ou anciens, ils sont une mosdique de représentants de leurs pays d\u2019origine.Chacun est venu avec sa langue, ses traditions, ses rites, ses habitudes culinaires, mais avec une seule étiquette commune: \u201cJuif\u201d.Les immigrants d\u2019Europe dans leur majorité parlent le Yiddish en plus de la langue de leur pays.Les immigrants orientaux parlent quelquefois l\u2019hébreu ,en plus du judéo- arabe.Tout le monde ici tend à parler les langues du pays, l\u2019anglais et actuellement le français aussi.Il se trouve que nombre d'immigrants provenant de pays d\u2019ancienne influence française, tels que le Maroc, I Algérie, la Tunisie, l'Egypte, peuvent constituer des groupes francophones.Mais on ne peut parler ou affirmer l\u2019existence d\u2019une Communauté Juive française, pas plus qu\u2019anglaise, que par exemple russe ou polonaise.Il west pas d'exemple de plusieurs communautés dans une même ville.Il peut exister des associations, des congrégations, même des sectes.Mais une seule communauté.Il y a, et c\u2019est important, les rites sé- pharade, ashkénaze, yéménite, qui ont des synagogues avec quelques différences de rites, sans rien de fondamentalement opposé.Mais une seule Communauté.Quand on parle des Communautés Juives au pluriel, 11 s\u2019agit de Communautés de villes différentes ou d\u2019époques différentes, telles que les communautés de Vilna, d'Alexandrie, de Livourne, de Londres, de Craco- vie, de Prague, d'Amsterdam ou de Casablanca.À l\u2019image de ces glorieuses communautés, celle de Montréal sera le creuset où se fera le \u201cMizoug\u201d de tous ceux qui ne voient leur (Lire la suite en page 2) 120 LETTRE D'ISRAEL Treizième Année par notre correspondant Z.S.PEREZ Les Lettres Comme nous vous le disions dans nos derniers plis, l\u2019actualité littéraire en Israël a été dominée par le triomphe d\u2019Agnon, ce qui fait que nous n\u2019avons pu vous entretenir du Prix Bialik 5727, une des plus hautes récompenses qu\u2019octroie, chaque année, la Municipalité de Tel Aviv.Le choix du jury s\u2019est porté, cette fois, sur le poète Israël Ef- frath, pour les Belles-Lettres, et sur le chercheur et l'historien Chraga Abrahamson, pour la Sagesse d\u2019Israël, L\u2019oeuvre poétique d\u2019Effrath a commencé aux Etats-Unis et s\u2019est poursuivie en Israël.Il y a dix ans qu\u2019il vit, en effet, parmi nous et qu\u2019il taquine la poésie lyrique et la ballade.Surtout cette dernière, qui l\u2019a vu se distinguer plus que tout autre poète hébreu.Ses vers sont groupés en quatre forts volumes et chantent, tour à tour, les multiples facettes du Nouveau Monde et les thèmes tirés de la Bible.Effrath s\u2019est livré, en outre, à des travaux philosophiques, (deux volumes), sur les courants de la pensée juive dans l\u2019antiquité et au Moyen-age, L\u2019autre Prix Bialik, Chraga Abrahamson a été jugé digne de la Sagesse d\u2019Israël, pour ses magistrales études sur Rav Nissim Gaon (5 volumes) sur les centres juifs à l\u2019époque des Gaonim, sur les Hakhamim d\u2019Egypte et d\u2019Afrique du Nord, de Babel (Baghdad) et d\u2019Israël.Abrahamson a puisé abondamment dans les manuscrits de la Gniza du Caire et a réussi même, grâce à son talent, son érudition et sa perspicacité, à reconstituer cing livres de Ray Nissim comme \u201cExplications talmudiques\u201d, \u201cle rouleau des mystères\u201d, etc.Puisque nous parlons de prix littéraires, signalons aussi celui qui porte le nom de Menahem Us- sichkin et que vient de remporter Pécrivain Aharon Applefeld, pour sin \u201cGEL SUR LE PAYS\u201d.L\u2019an dernier, vous vous souvenez, nous avions salué, dans une de nos lettres la parution de ce recueil de contes, un des meilleurs de la saison.Applefeld, continuant sur sa lancée, a eu le mérite d\u2019empocher un second prix (ALYAT HA- NOAR) pour un recueil destiné aux enfants \u201cBEENEIL-YELA- DTM\u201d.On entendra encore parler de ce charmant conteur, captivant à souhait, auquel la revue littéraire \u201cMoznaim\u201d (Bilan) vient de consacrer une flatteuse présentation signée Hillel Barzel.Le Théâtre Jusqu'ici nos producteurs ont emprunté au répertoire international, il semble maintenant que leur préférence va pencher en faveur d\u2019auteurs locaux.On l\u2019a vu avec la montée de pièces aussi diverses que celles de Mossinsohn (Cahsablan), de Chamir (Il est allé aux champs) d\u2019ZJlan Amitzour (le Dibbouk de Nvé Chaanane).Aujourd\u2019hui encore, il est aisé d\u2019en faire la constatation avec la présentation au \u2018\u2019Habimah\u201d d\u2019une nouvelle pièce d\u2019Aharon Mégued, PLEINE SAISON, une oeuvre habilement construite et très bien interprétée par Aharon Meskin dans le personnage de JOB Yé- houda Efroni, dans celui de Lotan, Klatzkin en un Knaz de belle allure, et Laura Sahar, admirablement belle dans le rôle de Yémina.Mégued situe l\u2019action de sa pièce dans un pays de la diaspora auquel il donne le nom de Gotz.Son héros, Job moderne, qui peut être un individu juif ou le Peuple Juif tout entier, a connu la pire des catastrophes mais, vingt ans après, a retrouvé ses biens (allusion aux réparations allemandes) et tente d\u2019oublier les mauvais souvenirs.(Lire la suite en page 4) RE dia NE IR 2 BULLETIN DU CERCLE JUIF Février, 1967 Ce bulletin est publié tous les mois par: LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANCAISE 493 ouest, rue Sherbrooke, Montréal Tel.: 844-8621 (local 293) Président dn comité exécutif: PERRY MEYER Secrétaire et rédacteur-en-chef du bulletin: NAIM KATTAN \u201cLe Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l\u2019envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.\u201d EDITORIAL TERRE DES HOMMES A partir du 28 avril, Montréal sera le grand foyer de la culture et de l\u2019humanisme universels, Il est heureux que l\u2019Expo 67 soit appelée Terre des Hommes.Il est essentiel de rappeler aux hommes des vérités premières, que l\u2019on oublie ou que l\u2019on foule des pieds.Jamais l\u2019humanité n\u2019a été, autant qu\u2019à notre époque, au bord de la destruction et jamais, par conséquent, n\u2019a-t-on eu autant besoin d\u2019affirmer la fraternité des hommes.Tous les pays qui participent à cette grande Exposition universelle déploieront leurs réalisations aussi bien techniques, scientifiques qu\u2019artistiques.Nous espérons que le but poursuivi par les organisateurs de notre Exposition soit atteint et que la démonstration soit faite que l\u2019homme peut encore être le maître des techniques et qu\u2019il ne sera pas l\u2019esclave de ses propres inventions.Le grand humanisme qui animera notre Expo n\u2019aurait pas été complet sans la présence de deux pavillons religieux: le Pavillon Chrétien et le Pavillon Juif.Le premier a été conçu dans un esprit oecuménique et toutes les religions chrétiennes s\u2019uniront pour affirmer non seulement leur solidarité mais la solidarité humaine tout court.Le Pavillon Juif manifestera la présence vivante du peuple juif non seulement au Canada mais dans le monde.Ces deux Pavillons seront sans doute modestes et il serait absurde de les comparer aux Pavillons, grands et petits, des pays participants.Mais n\u2019est-ce pas là l\u2019esprit même de la religion?Ce n\u2019est pas par les manifestations matérielles extérieures que l\u2019Esprit peut s\u2019affirmer dans notre monde actuel.Ainsi, le Pavillon Juif et le Pavillon Chrétien sont plus que de simples symboles à l\u2019Expo 67.Mélanges .(Suite de la page 1) che vivace du bel arbre communautaire.Nous avons volontairement re- force, leur but et la réalisation de leurs aspirations, que dans son .a, .\u2019 \u201d sein unifiée et cimentée par l\u2019apport de tous les éléments de quel- qu'origine qu\u2019ils soient.C\u2019est ce qu'ont parfaitement compris les Juifs d'Afrique du Nord, parlant français ou arabe, et particulièrement les Marocains.Ils n\u2019ont rien abdiqué de leur particularisme, de leur langue française qui leur est si chère, de leurs habitudes.Mais ils se veulent, eux qui ont toujours été structurés dans des Communautés officiellement organisées, ils se veulent membres à part entière de la grande Communauté du Grand Montréal.Les déclarations de nos dirigeants n\u2019ont jamais laissé place à l\u2019équivoque.Ils ont toujours affirmé que nous serons une bran- noncé aux appellations qui portent à confusion, telles que Communauté, Union ou Fédération, pour nous appeler simplement \u201cAssociation\u201d avec tout ce qui nous rattache à notre rite et à notre langue, et nous nous appelonss \u201cASSOCIATION SEPHARA- DE FRANCOPHONE\u201d Ce titre éloquent dit bien que nous sommes et resterons francophones, nous sommes et resterons sépharades, dans le cadre d\u2019une simple Association ethnique et culturelle, mais aussi nous sommes ct resterons Juifs dans le cadre et rattachés indissolublement à notre seule et une Communauté Juive.Salomon Benbaruk LE THEATRE Dona Rosita, de Federico Lor- ca, au Rideau Vert.Pour fêter le dix-huitième anniversaire de sa fondation, la troupe du Rideau Vert a choisi une oeuvre du célèbre poète et dramaturge espagnol Federico Garcia Lorca.Pour cette troupe, il s\u2019agit d\u2019une reprise puisque le Rideau Vert a déjà monté cette pièce il y a quelques années, L\u2019oeuvre, dans la nouvelle mise en scène, garde toujours la même fraîcheur et la même poésie.On sait que Dona Rosita est le drame d\u2019une jeune fille qui attend son fiancé.Celui-ci lui a promis de revenir pour l\u2019épouser mais il n\u2019a jamais donné suite à son projet.La jeune fille vieillit et c\u2019est la décrépitude, la sombre approche de la fin qui éteignent petit à petit les lueurs qui illuminent sa maison.Il y a un aspect sociologique dans cette pièce mais ce n\u2019est que l\u2019anecdote extérieure.L'oeuvre n\u2019aurait pas survécu ni gardé sa vérité autrement.Il s\u2019agit du drame de la durée, du temps qui passe inexorablement.La jeunesse s\u2019engouffre dans l\u2019ombre d\u2019une mort qui approche, qui emporte d\u2019abord les vieux et qui, bientôt, accablera les plus jeunes.Le drame de Dona Rosita c\u2019est de vieillir dans l\u2019attente, sans avoir vécu, sans avoir goûté aux parfums de cette durée, sans avoir épuisé les plaisirs et aussi les souffrance du temps qui s\u2019écoule.Yvette Brind\u2019Amour s\u2019acquitte très bien du rôle dur et varié qui est celui de Dona Rosita.Elle est entourée d'une excellente distribution dont se détachent Lucie de Venne, Marthe Thiéry, Rose Rey Duzil, Marthe Choquette et Gaé- tane Laniel.Les costumes de Francois Barbeau sont admirables.Le décor est signé Renée Capriolo.On n\u2019a pas tué Joe Hill, de Barrie Stavis, adaptation de Jean-Louis Roux, au Théâtre du Nouveau Monde.Est-il nécessaire de présenter une oeuvre dont l\u2019intention est d\u2019exalter le syndicalisme pour attirer les ouvriers au théâtre?Ce serait trop mépriser les ouvriers et trop peu connaître le théâtre que de dire oui.Or, voilà la voie dans lequelle le Théâtre du Nouveau Monde s\u2019est engagé.Malheureusement, la pièce de Barrie Stavis n\u2019est pas bonne.L'auteur raconte l'histoire d\u2019un syndicaliste américain, inspiré par une idée unique : l\u2019organisation syndicale.Pour se débarrasser de lui, le patron met en branle une agence de détective ainsi que la police locale.Ceux-ci lui ont accollé un crime qu\u2019il n\u2019a pas commis.Il est exécuté en dépit de son innocence.L'auteur s\u2019est sans doute inspiré d\u2019un certain réalisme où la naïveté n\u2019a d\u2019égale que les bonnes intentions.Ét l\u2019oeuvre, par conséquent, n\u2019est point convaincante.Le spectateur devine à l\u2019avance le parti pris d\u2019exaltation des bons sentiments syndicalistes.On ne lui réserve aucune surprise.Il existe d\u2019autres moyens plus réels, parce que plus complexes et plus profonds, pour défendre les droits des ouvriers.Il faut cependant louer le travail du metteur en scène, Jean-Louis Roux.Il a su bien diriger les ensembles, faire croire au mouvement des foules.La distribution est très nombreuse.C'est Jean-Louis Roux lui- même qui interprète le premier rôle.Il donne à son personnage une candeur et une bonne conscience souriantes, ce qui le fait paraître d\u2019autant plus irréel.Arpents de neige, à l\u2019Egrégore Décrire la cristallisation de la conscience du peuple canadien- français à travers la poésie, telle est l\u2019intention de Pierre Chatillon qui a choisi les textes et d\u201dYvon Thiboutot qui a conçu la représentation.Il y a beaucoup de rigueur dans ce spectacle, peut-être un peu trop pour le spectateur qui ne connaît pas la poésie canadienne.Sans doute, des enchaînements auraient permis une meilleure compréhension de la démarche des différents auteurs rassemblés dans une suite continue.MM.Chatillon et Thi- boutot ont sans doute voulu éviter tout ce qui aurait pu alourdir le spectacle.Les interprètes ont bien servi les poètes.Il faut tout particulièrement mentionner Diane Pinard qui a beoucoup de flamme et de tempérament, et Luce Guilbeault qui fait preuve d\u2019autant de mesure que de sentibilité.Les Petits-Bourgeois, de Maxime Gorki, par les Apprentis- Sorciers.Avant sa mort, en 1936, Maxime Gorky était l\u2019écrivain le plus honoré de l\u2019Union Soviétique.Cependant, une grande partie de son oeuvre de romancier et de dramaturge appartient à l\u2019époque pré- révolutionnaire.C\u2019est le cas de sa pièce \u201cLes Petits Bourgeois\u201d.De facture réaliste, rappelant dans son atmosphère les pièces de Tché- kov, \u201cLes Petits-Bourgeois\u201d met en scène une famille de commerçants.L\u2019évolution rapide de la société met aux prises parents et enfants.Ces derniers s\u2019instruisent, sont influencés par les idées nouvelles et veulent s\u2019affranchir.Leurs parents ont du mal à accepter les changements rapides auxquels ils assistent et dont ils sont les principales victimes.Même si cette pièce est bien située dans le temps et l\u2019espace, elle garde pour le spectateur d\u2019au- jourd\u2019hui toute sa valeur.Le conflit des générations, le désarroi (Lire la suite en page 4) | | | Février 1967 BULLETIN DU LES LIVRES L\u2019Enfer des Innocents, par Rachel Minc, Editions du Centurion, Paris.Notre collaboratrice, Rachel Minc, enregistre dans ce livre les récits des enfants juifs rescapés des camps de concentration.Elle nous évoque la tragédie de quelques-uns parmi les 1,700,000 enfants juifs victimes des Nazis.Cette histoire se déroule en Pologne, en France et en d\u2019autres pays d\u2019Europe.Tous ces enfants ont une chose en commun: leur innocence.Ils ne peuvent comprendre ni mesurer le drame dans lequel ils sont plongés.Mais une fois qu\u2019ils ont vu la mort de près, pourront- ils jamais l\u2019oublier?Et les autres, les adultes, qui ont assisté à cet assassinat, pourront-ils jamais permettre que d\u2019autres enfants soient martyrisés au nom d\u2019une idéologie?Encore 5 minutes, et Un cri qui vient de loin, par Françoise Loranger, Cercle du Livre de France.Nous avons parlé, dans notre dernier numéro, de la pièce \u201cEncore 5 minutes\u201d.Nous en avons ici le texte.L'ouvrage comporte également le texte d\u2019une autre pièce, présentée à Radio-Canada: Un cri qui vient de loin.Nos écrivains et le français, par Gérard Dagenais, Editions du Jour.M.Dagenais a publié déjà plusieurs ouvrages sur la langue française au Canada.Dans son dernier livre, il réunit certains articles publiés dans un journal sur des problèmes linguistiques soulevés par les livres de certains écrivains canadiens tels que: André Laurendeau, Gabrielle Roy, Madeleine Ferron.M.Dagenais est un partisan convaincu du français universel bien qu\u2019il admette ici et là les canadianismes de bon aloi.Le sentiment lui-même, par Pierre Morhange, Editions Pierre Jean Oswald, Paris.Pierre Morhange a été actif dans le mouvement surréaliste.D\u2019origine juive, il s\u2019est intéressé au drame qui a accablé son peuple au cours de la guerre.Parlant de ses origines, il écrit: \u201cJe suis né d\u2019une famille française juive, de vieille origine française.Je n\u2019ai reçu la moindre éducation juive, sous quelque forme que ce soit.Mais, dès ma jeunesse, j'ai senti et assumé quelque chose en moi de profondément juif: et qui porte un nom extrêmement clair: c\u2019est la sensibilité juive.Celle que l\u2019on trouve chez Henri Heine, chez Frank Kafka, chez Max Jacob.Chez moi donc, aucun judaïsme.Ce qu\u2019il y a et que j'assume, c\u2019est ma judaïcité.Il me semble que dans ma moélle, dans mes nerfs, dans mes méninges, je porte tout ce qui est arrivé aux Juifs depuis les premiers temps, en moi sont les fosses de Troyes, tous les égorgements, tous les malheurs, toutes les précarités.C\u2019est cela qui a fait mes nerfs, c\u2019est cela qui a fait ma sensibilité, et lorsque ma parole sort, elle est porteuse de tout cela qui m\u2019a formé au cours du temps.\u201d Dans son introduction, M.Valentin Nikiprowetzky dit que même si M.Morhange se qualifie lui- même de poète juif, on ne trouve dans son oeuvre \u201caucune prédication judaïque.\u201d La poésie juive de Pierre Morhange est donc universelle.Dans un poème intitulé \u201cTuif\u201d, il écrit: \u201cT\u2019ai vu mon visage L\u2019étoile d\u2019un miroir brisé J'ai serré ma poitrine Dans mes bras solitaires J\u2019ai serré dans mon coeur détesté Le diamant de la justice.\u201d Très émouvante est la \u201cBerceuse à Auschwitz\u201d de Pierre Mor- hange : Je suis l\u2019ancien drap de ton lit Je suis ton mur à la maison Je suis ta poutre et ta chanson J'impose mes paumes la grande fois Jamais geste aussi faible N\u2019a été plus lourd Je recule et je m\u2019en vais Je suis l\u2019étoile que je t\u2019ai donnée Je suis la boue je suis les loups Je suis les dents qui entreront Dans ta chair que j'ai bénie Je suis le vent nazi Et les sobres poteaux du gibet Je suis le poing qui t\u2019assommera Et ton petit sang qui coulera Je suis ton cri aux yeux immenses Et la tiédeur de ton ventre Partie dans le vent des sapins Je recule et je m\u2019en vais Je suis ton drap d\u2019eau glacée Ta sueur et tes glaires Tes intestins tout déchirés Je suis le bois écorché Auprès de tes os arrachés Je suis ta dent Dans un vêtement Je suis l\u2019étoile que je t\u2019ai donnée Je recule et je m\u2019en vais La création romanesque chez Gabrielle Roy, par Monique Genuist, Le Cercle du Livre de France.Une étude sur la vie, la personnalité, les personnages de Gabrielle Roy.L\u2019auteur situe l'oeuvre dans le milieu social et marque la place que Gabrielle Roy occupe dans les lettres canadiennes-fran- çaises, CERCLE JUIF La fin des loups-garous, par Madeleine Ferron, Editions HMH.Premier roman de Madame Madeleine Ferron dont on connaît la nouvelle \u201cCoeur de sucre\u201d.Les Rapides, par Jean F.Som- cynsky, Cercle du Livre de France.Roman dont les protagonistes sont des jeunes: bohémes et séparatistes.Toutes Isles, par Pierre Per- rault, Editions Fides, Mont- réal-Paris.Réédition des récits poétiques dont les héros sont les pécheurs du Québec.Le Canada à I'heure du choix, par Walter Gordon, traduit par Hélène J.Gagnon, Editions HMH, Montréal.Le ministre fédéral Walter Gordon prend position dans ce livre pour une plus grande autonomie économique du Canada.Une révolution tranquille?, par Thomas Sloan, traduit par Michel van Schendel, Editions HMH, Montréal/Paris.Ce livre fait le point de la situation politique du Québec.Destiné aux Canadiens de langue anglaise, il présente autant d\u2019intérêt pour les Canadiens de langue fran- caise.Les Editions T.idec lancent une nouvelle Collection qui a pour but d\u2019étre le pendant de la Collection \u201cQue sais-je\u201d.Cette collection, qui présente des problèmes économiques, s'adresse au grand public, aux écoles supérieures et aux collèges.Signalons les premiers titres parus: Les caisses populaires, Jacques A.Lamarche, Coll.du Cep; Les artisans créateurs, Claude Jasmin, Coll.du Cep; Le dessin, Roger Cardinal, Coll.du Cep; L\u2019ABC de la finance, Jacques A.Lamarche, Coll.du Cep.Théâtre vivant, no.2 \u2014 Le deuxième numéro de cette revue qui présente des nouvelles pièces canadiennes contient les pièces suivantes : Le monde est une machine qui marche bien, de Denys Saint-De- nis, et Les millionnaires, de Roger Dumas.Signalons deux grands ouvrages historiques: Le premier, La Guerre de la Conquête\u201d, de Guy Fré- gault, est une réédition du livre paru en 1955, (Fides) Et le deuxième est une Histoire du Canada, par le Français Robert Lacour- Gayet.(Fayard, Paris).M.Emmanuel Eydoux poursuit dans son livre \u201cKippour\u201d son in- troduction a I'Histoire de la Civilisation d\u2019Israël.Ici, le poète et le pédagogue se donnent la main.Chez l\u2019auteur, Marseille.Mélanges Les écrivains juifs des Etats-Unis Dans le livre qu\u2019il a consacré à l\u2019histoire du roman américain et qui vient de paraître aux Editions du Seuil sous le titre \u201cLa Prairie Perdue\u201d, Jacques Cabau a ceci à dire des romanciers juifs des Etats-Unis: \u201cL\u2019univers de ces romanciers juifs n\u2019est m absurde ni même aussi tragique qu\u2019il le paraît d\u2019abord.La compassion et l\u2019ironie y créent de nouvelles formes du comique et de l\u2019espoir.Et ces ratés, ces \u201cidiots d\u2019abord\u201d, comme dit le titre de Malamud, paraissent enfin pour ce qu\u2019ils sont vraiment: les \u201cinnocents\u201d du roman américain de toujours.Leur candeur se révolte contre la société, tandis que leur charme leur assure l\u2019éternité.Après l\u201cEnfant-Tësus\u201d, après le \u201cBon Sauvage\u201d, le \u201craté\u201d, I'\u201cIdiot d\u2019abord\u201d et le \u201cpetit juif\u201d sont les nouveaux symboles de l'innocence perdue dont l'Américain rêve toujours.Et c\u2019est ainsi par le biais d\u2019une apparente désaffiliation que le roman américain revient à sa tradition la plus profonde: celle du solitaire qui se cherche parmi les signes mystérieux et hostiles qui l'entourent.Mais ce n'est plus dans la Prairie ni dans la Jungle que S'enfonce le solitaire, mais en lui-même \u2014 lui-même divisé, ligué contre lui-même mais qui n'a pas d'autre plaisir que de se détruire pour se trouver, comme les conquérants de l'Ouest détruisaient la Prairie bien-aimée.\u201d La vache fidèle Les membres du kibbouts \u201cNi- rim\u201d déplorent la mort d\u2019une vache qui est morte d\u2019une crise cardiaque et a été inhumée avec des honneurs qu\u2019on rend rarement aux animaux.C\u2019est que cette vache avait été élue \u201cReine de beauté\u201d depuis plusieurs années et qu\u2019en outre elle était très \u201cproductive\u201d et très active.La vache était une \u201colah\u201d des Etats-Unis et arriva en Israël en 1948, alors que sévissait une crise alimentaire grave.Elle donnait 7.000 litres de lait par an.Lorsqu'elle eut atteint un âge vénérable et ne produisit plus de lait, il fut décidé de la conduire à l\u2019abattoir.Mais à peine fut-elle placée dans le camion, que son coeur fidèle cessa de battre, après dix- huit ans de bons et loyaux services. Lettre d\u2019Israël .(Suite de Cette pièce, traitant d\u2019un thème délicat, on ne peut plus allégorique, a été diversement accueillie par le public qui a tendance à croire que Mégued l\u2019invite à faire des analogies invraisemblables.Au \u201cCaméri\u201d\u2019\u201d cest encore une pièce originale, la première de Yosseph Lapid qui fut correspondant de \u201cMaariv\u201d à Londres.\u201cLe nègre a rempli son rôle\u201d, ou encore \u201ca accompli sa tâche\u201d, tel est le titre de ce drame satirique qui s\u2019insère dans les rapports Israël-Afrique.Lapin met l\u2019index sur l\u2019hypocrisie, ce vice qui ronge la bourgeoisie israélienne, à travers Cohen, le marchand de tuyaux ou celle d'Afrique, à travers Omboko, le nègre dont on voulait se servir pour faire prospérer l\u2019affaire dans le marché du continent voisin, mais qui finit par tomber amoureux de la blonde fille du patron.Satire, comédie, on rit franchement à ce spectable d\u2019un auteur débutant mais bon manoeuvrier.Interprétation de qualité: Ré- vah, Mor, Chémer, Nira Adi, etc.Excellente mise-en-scène de Bou- wim.Dans les autres salles, les pièces que nous vous avons signalées récemment, continuent leur carrière, et, au moment où nous composons cette lettre, on annonce la prochaine présentation de DON- QUICHOTTE de Cervantès.C\u2019est donc le retour au répertoire européen.L'art pictural Que voit-on aujourd\u2019hui dans les galeries israéliennes ?Chez \u201cGordon\u201d, à Tel Aviv, des oeuvres de Samuel Back, qui fit ses études à Jérusalem puis s\u2019en est allé se perfectionner à Paris et à Rome.Quarante de ses tableaux (à l\u2019huile) attestent d\u2019une imagination fertile, non dénuée de quelque pessimisme, d\u2019une espèce d\u2019obsession morbide.Le tout élégant quand même.On sent l\u2019influence italienne, le baroque italien, du 17ème siècle.À travers ses pommes soulevant les pierres, les cités agonisantes, les usines délaissées, Back, sans doute, a-t-il voulu souligner les laideurs qui entachent notre temps.Peintre classique, presque surréaliste, tel que Back qui, à 34 ans, a déjà à son actif une participation à 9 expositions internationales.Au Beit Sokolov, encore un peintre entiché de visions morbides: Horovitz qui a mis en couleurs la douleur, la détresse.Mais avec quel talent! Nouveau venu dans nos galeries, il est à suivre.BULLETIN DU CERCLE JUIF la page 1) Par ailleurs, Solly Lévy et S.Cesanna exposent chez Tchimrin- sky, des tableaux surréalistes, tandis qu\u2019à la galerie Ben Yéhouda, c\u2019est John Howley qui nous invite à voir \u201cses\u201d horreurs de la guerre.Au moment où nous écrivons, l'exposition des oeuvres Rodin va s\u2019ouvrir au Musée de Tel Aviv.Elle sera inaugurée par Mme Cécile Goldscheider, conservateur du Musée Rodin de Paris.Nous aurons l\u2019occasion de vous en parler, dans un prochain pli.La musique Un mois de janvier plein de musique.Poursuivant la série de ses festivités, l\u2019Orchestre Philharmonique Israélien a exécuté la \u201cRésurrection\u201d de Malher, sous la direction du maestro Paul Klasky.Au même programme, \u201cPsaume\u201d, de BenHaim, Concerto pour clavecin et orchestre en ré mineur de Bach.Le tout enlevé avec une maîtrise et une majesté dignes des meilleurs interprètes.Par ailleurs, Giulini, le chef d\u2019orchestre italien de réputation internationale, a conduit l\u2019O.P.I.avec une \u201cmagie\u201d dont il est superflu de faire l\u2019éloge.Schubert, Mozart, Rossini, sous la baguette du maître, ont littéralement en- vouté le public.Une mention spéciale pour le pianiste italien Arturo Machelan- geli, artiste de grande valeur qui s\u2019imposa aux auditeurs d\u2019emblée en interprétant le 5ème Concerto de Bethoven.Des doigts en or, c\u2019est ce qu\u2019on peut dire de notre hôte.Les touches du piano, c\u2019est sa vie, c\u2019est son âme.Il donne d\u2019ailleurs cette définition de l\u2019instrument: \u201cLe piano, c\u2019est une aventure métaphysique, son mystère réside en déçà de la vie.\u201d Une définition digne des grands virtuoses.Rubinstein parlait avec la même ferveur, tout récemment encore, et dans le cadre des mêmes festivités, Février 1967 JUIFS ET CANADIENS Deuxième cahier du Cercle Juif de langue française Quelle est la signification du schéma sur les Juifs du Concile œcuménique à la lumière de l\u2019histoire?Quelle est la situation de la communauté juive au Canada?Comment expliquer la présence d'un grand nombre de personnages juifs dans le roman cana- dien-français actuel ?Voilà certaines questions auxquelles les auteurs: Léon Polia- kov, Naim Kattan et Gilles Marcotte tentent de répondre dans le deuxième cahier du Cercle Juif de langue française.Ce cahier a pour titre: \u201cJuifs et Canadiens\u201d.Il réunit des récits, des témoignages et des essais par des écrivains éminents de France et du Canada.Ainsi, un Jésuite canadien raconte sa vie d\u2019étudiant dans un Séminaire rabbinique aux Etats- Unis.Le Père Jean Ouellette, qui est professeur à l\u2019Université Sir George Williams, fait en outre le récit de ses voyages en Israël où il a participé à des fouilles archéologiques.C\u2019est un autre prêtre, Dominicain celui-là, le Père Doucet, qui écrit sur le défi que l\u2019oeucuménisme posé à tous les Canadiens.L\u2019antisémitisme fut-il un facteur dans les péripéties qui ont entouré l\u2019électon de Hart en 1808?L'historien Jean-Pierre Wallot apporte de nouveaux éclaircissements sur cette \u201caffaire\u201d.Trois écrivains juifs de langue française figurent au sommaire de ce remarquable cahier: le célèbre romancier Elie Wiesel, l\u2019essayiste Arnold Handel et le poète et écrivain Michel Salomon.Le premier cahier du Cercle juif, publié l\u2019an dernier, fut accueilli avec enthousiasme par les journaux du Canada et de plusieurs autres pays.Ce deuxième cahier ne manquera pas d\u2019attirer tout autant l\u2019attention des lecteurs.Il est publié sous la direction de Naim Kattan.\u201cLes Juifs et la Communauté francaise\u201d, premier cahier du Cercle juif de langue française, a obtenu un grand succès à sa parution il y a un peu plus d\u2019un an.La presse aussi bien au Canada que dans d\u2019autres pays lui a réservé un accueil des plus favorables.En voici quelques extraits : \u201cUn grand cahier du Cercle juif.C\u2019est un très beau, très grand, très émouvant texte d\u2019Elie Wiesel qui, pour moi constitue la raison d'être même de cette revue\u201d \u2014 (Le Magazine MacLean, Montréal).\u201cCe recueil qui nous vient du Québec contient sur bien des points des données intéressantes\u201d \u2014 (Bulletin critique du livre français, Paris).\u201cThis book, the first of a series, is a positive attempt in creating a better understanding between French Canadians and Jews living in French Canada\u201d (Israel Horizons, New York).I1 s\u2019agit d\u2019une présentation franche, lucide et pénétrante relative à deux groupes qui ont tout avantage à se connaître\u201d \u2014 (Citoyen, Ottawa).\u201cBienvenue à la très belle revue que commence à publier le Cercle juif de langue française .140 pages et quel sommaire! Nous souhaitons au cahier un grand succès.Il le mérite\u201d (L'information d\u2019Israël, Jérusalem).OFFRE SPECIALE Le livre \u201cJuifs et Canadiens\u201d sera vendu en librairie à $2.00.Vous pouvez l'obtenir au prix spécial de $1.50 en vous adressant directement au Cercle juif de langue française, 493 ouest, rue Sherbrooke, Montréal.Veuillez, à cet effet, remplir le coupon ci-dessous et le faire parvenir avec votre chèque ou mandat-poste.Nous disposons encore de quelques exemplaires du premier cahier \u201cLes Juifs et la communauté française\u201d.Ceux qui désirent avoir les deux cahiers peuvent les obtenir au prix spécial de $2.50.Le Théâtre.(Suite de la page 2) devant le changement social, les affres de la solitude, les incertitudes de l\u2019amour n\u2019appartiennent pas à une époque.On les retrouve sous d\u2019autres formes, dans d\u2019autres temps.La troupe des Apprentis-Sor- ciers a fait un travail honnête.La mise en scène exploite à fond les dispositions de la salle.Les comédiens, sauf quelques exceptions, ont la gaucherie des non-profes- sionels mais ils accomplissent leur travail avec toute la rigueur dont ils disposent.\u201cJuifs et Canadiens\u201d [J Ci-joint : Chèque Mandat-poste Veuillez me faire parvenir un exemplaire de: \u201cLes Juifs et la communauté française\u201d Addresse.\u2026.\u2026.\u2026\u2026essers sranceresraceuse auPP.00400000)HOS010unn0sena00 SOU NSE00O0DOCON 000100 "]
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