Bulletin du Cercle juif /, 1 mars 1968, Mars
[" 1700, Kontreal, P.Q, Bulletin du CERCLE JUIF Bibliotheque St.Sulpice, rue St.Denis, 18 C.Q.Montréal, Mars 1968 No.FRATERNITE JUDEO-CANADIENNE Manifestation judéo-franco-anglo- canadienne Le mercredi, 21 février 1968, une manifestation officielle de fraternité judéo-canadienne eut lieu au Grover Auditorium du Temple Emanu-El, 4100 ouest, rue Sherbrooke, Montréal.Les membres et amis de cette - congrégation juive s\u2019y étaient réunis pour témoigner leur gratitude à deux illustres Montréalais pour l'oeuvre humanitaire accomplie dans leurs fonctions respectives.Mgr Irénée Lussier, ancien Recteur de l\u2019Université de Montréal, fut l\u2019éminent récipiendaire du \u201cRabbi Dr.Stern Award\u201d qui est offert chaque année à celui qui, dans les domaines religieux, académique ou littéraire, a contribué le plus et d\u2019une manière exceptionnelle à une toujours meilleure compréhension entre les peuples.Feu le docteur Alton Goldbloom, professeur émérite de Pédiâtrie à l\u2019Université McGill, représenté à la cérémonie par son fils, le docteur Victor Goldbloom, député provincial à l\u2019Assemblée Législative du Québec, reçut à titre posthume \u201cThe Brotherhood Award of Merit\u201d, en reconnaissance de son distingué ministère en tant que médecin.Parmi d'autres personnalités, ayant précédemment reçu la distinction du \u201cThe Brotherhood Award of Merit\u201d; citons: Monsieur Camilien Houde, ancien maire de Montréal, 1954, Monsieur Hyman Grover, président du Temple Emanu-El, 1956, L'Honorable C.D.Howe, 1958 L\u2019Honorable Ministre de la Justice Sam.Freedman, Cour d\u2019Appel du Manitoba et chancelier de l\u2019Université du Manitoba, 1961 L\u2019Honorable J.G.Diefenbaker, ancien premier Ministre du Canada, 1962, Monsieur William Gittes, fidu- claire du T8emple Emanu-El, 1963, L'Honorable Jérôme Gaspard, consul général des Etats-Unis, 1964, Son Eminence le Cardinal P.-E.Léger, archevêque de Montréal, 1965, L\u2019Honorable Jean Lesage, ancien premier Ministre de la province de Québec, 1966, Monsieur Jean Drapeau, maire de Montréal 1967.Le Trés Honorable J.G.Diefenbaker, rehaussa de sa présence cet événement dont il fut \u201cl\u2019orateur invité\u201d.Cette manifestation, à laquelle contribuèrent des centaines de personnes de toutes nationalités, origines ethniques et religions, tenue dans l\u2019enceinte d\u2019un lieu du culte juif, marqua, au surplus, l\u2019existence d\u2019un désir sincère de compréhension, d\u2019estime et de fraternité réciproques.© Par ailleurs, le dimanche, 3 mars 1968, une cinauantaine de personnes se réunirent à Montréal, hôtes de monsieur et madame Paul Landau de Notre-Dame de Grâces, afin de confirmer que cette fraternité humaine existe et se pratique au Canada, à titre privé aussi.Ainsi que Mgr Irénée Lussier, \u201chôte d'honneur\u201d, le releva dans une allocution hautement inspirée, la nouveauté de cette rencontre résidait dans le lien commun qui unissait tous les invités: la langue et la culture françaises, Des personnalités de Montréal prirent également part à ce dialogue: de Dr.Léon Lortie, historien de l\u2019Université de Montréal, président des Amitiés Culturelles Canada - Français - Israël, le Colonel (Lire la suite en page 4) 130 Quatorziéme Année Agenda vivant de la session pleniere MONTREAL \u2014 Les délégués de la 15ième Session Plénière du Congrès Juif Canadien qui sera tenue à Toronto à l\u2019Hôtel Le Roi Edouard du 16 au 20 mai 1968, participeront à des événements destinés à concentrer leurs pensées et leurs discussions sur des questions prioritaires relatives à la vie actuelle de la communauté juive au Canada.Le théme de la convention, \u201cLes Juifs Canadiens aujourd\u2019hui et demain\u201d, se réflètera dans toutes ses principales séances et les délégués auront la faculté la plus ample de formuler leurs positions futures.Les séances auront trait à des questions telles que \u201cLa communauté juive sur la scène nationale et communale\u201d et les délégués participeront à des discussions au sein d\u2019ateliers, relatives au service communautaire; au role des femmes juives au Congrès ; le yiddish fera également l\u2019objet d\u2019une autre séance ; collecte de fonds et U]JRA: (Agence Juive d\u2019Entraide Canadienne Unifiée) ; affaires religieuses; et le Cercle Juif de langue française.Une séance spéciale sera dédiée à ce \u201cCercle\u201d, au cours de laquelle les délégués principalement francophones, exprimeront leurs points de vue afin de permettre au Cercle Juif de langue française, de rejoindre toujours mieux son but, qui est celui d\u2019établir un dialogue fraternel entre la communauté juive du Canada et tous les LA BANQUE DE MONTREAL BAT LE RECORD Le gouvernement d\u2019Israël a annoncé que le Canada a battu son propre record dans l\u2019achat des médailles célébrant le 20ième anniversaire de la création de l\u2019État d\u2019Israël, Monsieur Joseph Milo, commissaire commercial du gouvernement d'Israël, déclara qu\u2019en travaillant pour la première fois avec la Banque de Montréal, qui distribua très efficacement les collections, dix fois plus de spécimens de celles-ci ont été vendus cette année au Canada, au 20 février 1968, qu\u2019en 1967.Monsieur Milo attribua le succès de cette vente à l\u2019intérêt toujours croissant parmi les collectionneurs Nord-Américains pour la numismatique israélienne, à l\u2019occasion du 20ième anniversaire de la fondation de l\u2019Etat d\u2019Israël.Chaque collection comprend six médailles célébrant ce 20ième anniversaire, ainsi que la réunification de la Ville Sainte de Jérusalem et est vendue au prix de $3.75 CAN.Les personnes s\u2019y intéressant, peuvent s\u2019adresser au commissaire \u2018commercial - adjoint du gouvernement d'Israël, 850, 3iéme Avenue, New York, N.Y.10022.Canadiens francophones du Québec et des autres provinces.Les relations avec l\u2019étranger et celles de la communauté juive canadienne avec les communautés étrangères, y compris la communauté juive soviétique; les juifs dans les pays arabes aussi bien que le Congrès Juif Mondial et COJO: (Conférence des Organisations Juives) ; le néo-nazisme et l\u2019antisémitisme et autres problèmes existant à l\u2019étranger, seront étudiés dans d\u2019autres séances importantes.Israël et la communauté juive canadienne sera le sujet d\u2019une session avec un Orateur invité spécial, ainsi que d\u2019un compte-rendu sur les relations publiques d\u2019Israël.Le Congrès Juif Canadien depuis 1945, par l'entremise de sa délégation à San Francisco à l\u2019occasion de l\u2019institution des Nations- Unies, a joué un rôle directeur dans la promotion des conventions sur les Droits de l'Homme.Il est, en conséquence, à propos, que l\u2019année 1968, étant le 20ième anniversaire de la \u201cDéclaration Universelle des Droits de l\u2019Homme\u201d, la Session Plénière dédie une attention spéciale aux \u201cDroits de l\u2019Homme\u201d, plus particulièrement en ce qui concerne le monde canadien d\u2019aujourd\u2019hui.Les travaux du Congrès en cette matière seront scrupuleusement examinés et les délégués seront invités à exprimer leurs opinions et leurs recommandations.La séance relative à \u201cLa Scène Canadienne\u201d sera du plus haut in- térét pour les Canadiens d\u2019au- jourd\u2019hui.La crise franco-anglai- se; le rapport sur le biculturalisme et le bilinguisme et la Charte des Droits de \"Homme, provoquera sans aucun doute de vives discussions et de précieux échanges de vues, entre les délégués résidant en des centres différents, à travers le pays.La séance sur les relations communautaires, étudiera des rapports sur l\u2019état du néo-nazisme et de l\u2019antisémitisme au Canada et considérera le mémoire présenté par le Congrès, sur la législation contre la propagande haineuse et les mesures futures à adopter. Hs ER es ses ss Le cute aus mr 5s 2 BULLETIN DU CERCLE JUIF FEES AAA AAA AI E = 2 Ce bulletin est publié tous les mois par: Be 2 LE CERCLE JUIF DE LANGUE FRANCAISE .2 493 ouest, rue Sherbrooke, Montréal 2 Bg = Tel.: 844-8621 (local 293) ë = fa] x a Président du comité exécutif.[a] ë PERRY MEYER : = = = \u201cLe Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et x ë l\u2019envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.\u201d 3 = x EDITORIAL LE BILL S-5: CONDAMNATION DU GENOCIDE ET DE LA PROPAGANDE HAINEUSE L\u2019étude et la promulgation subséquente de la loi contre le génocide et la propagande haineuse \u2014 le Bill S-5 \u2014 semblent aborder leur stade ultime.Le Comité Sénatorial chargé de la mise au point du projet du texte définitif de la loi, a tenu une séance décisive le 22 février écoulé, au cours de laquelle furent soumis des rapports et mémoires de plusieurs corps constitués, laïques ou religieux, s\u2019intéressant ou appuyant cette loi.Il est peu de projets législatifs qui aient fait couler autant d\u2019encre, ou soulevé autan de polémiques que celui-ci.Cela est compréhensible, car il touche de près des sentiments humains antagonistes innées en nous tous, fortement liés aux \u201cdroits de l\u2019homme\u201d et qui exigent, d\u2019une part que l\u2019être humain en tant qu\u2019entité, ne soit pas l\u2019objet de menaces de destruction, de diffamations, l\u2019exposant à la haine ou au mépris, du fait de son origine ethnique, sa race, sa couleur ou sa religion, et que d\u2019autre part, la \u201cIiberté d\u2019expression\u201d ne soit pas non plus restreinte.En vue de résoudre ce problème ardu, le gouvernement d\u2019Ottawa désigna un \u201cComité Spécial sur la Propagande haineuse au Canada\u201d qui présenta son rapport le 10 novembre 1965, lequel servit de base de travail aux législateurs, pour discuter et ensuite rédiger le texte actuel du Bill S-5.Ce Comité était composé de personnalités les plus éminentes au Canada en la matière: juristes, sociologues, psychologues, ecclésiastiques, tels que: son président, le Professeur Maxwell Cohen, doyen de la Faculté de Droit de l\u2019Université de McGill, le Dr.J.A.Corry, principal de la Queen\u2019s University de Kingston, professeur en Sciences Politiques et en Droit, l\u2019abbé Gérard Dion, sociologue enseignant à l\u2019Université Laval de Québec; monsieur Saul Hayes, C.R., vice-président exécutif du Congrès Juif Canadien ; le Dr.MacGuigan, professeur à la Faculté de Droit de l\u2019Université de Toronto, conférencier à Osgoode Hall Law School.actuellement doyen de la Faculté de Droit de l\u2019Université de Windsor et ancien président de l\u2019Association Canadienne des Libertés Civiles; monsieur Shane MacKay, ancien rédacteur du Manitoba Press et l\u2019Honorable Pierre-Elliott Trudeau, alors professeur de Droit à l\u2019Université de Montréal et actuellement Ministre de la Justice à Ottawa.Nous avons tenu à citer ces noms, qui représentent, aussi bien les plus hautes compétences au Canada, que les diverses principales origines ethniques et religieuses, afin de relever d\u2019ores et déjà que du fait même de la diversité des membres de ce Comité, devaient résulter des \u201crecommandations\u201d bénéficiant d\u2019une compétence, clairvoyance, indépendance, et impartialité à toute épreuve.© Ainsi que le \u201cRapport du Comité sur la propagande haineuse\u201d et les discussions intervenues au Sénat l\u2019ont établi, le Canada a un besoin pressant d\u2019une législation prohibant et condamnant le \u201cgénocide\u201d et la \u201cpropagande haineuse\u201d qui souvent en est le signe avant-coureur.Déjà, depuis quelques années, des réunions anti-confession- nelles étaient organisées à Toronto dans les parcs publics, prônant la discrimination raciale et incitant à la haine et au mépris contre des \u201cgroupes ethniques identifiables\u201d.Les promoteurs, arborant des \u2018\u201csvastikas\u201d, provoquérent par leurs invectives, la réaction hostile du public; des échauffourées s\u2019en suivirent; la police intervint.Mars 1968 Des pamphlets et méme des ouvrages circulent plus ou moins clandestinement dans ce pays, exposant volontairement et de mauvaise foi, à la haine, au mépris et aux représailles pouvant aller jusqu\u2019au génocide, des groupes ethniques identifiables, et plus spécialement les Juifs.Pareilles incitations ne peuvent plus longtemps bénéficier d\u2019une impunité aussi dangereuse que révoltante, résultant de la carence déplorable actuelle de la loi.Le sang des victimes des massacres nazis est encore chaud et leurs descendants qui ont pu échapper à l\u2019extermination, ainsi que leurs frères ici au Canada, demandent et réclament protection contre une propagande délictuelle, qui ne devrait pas prendre plus d\u2019ampleur qu\u2019elle n\u2019en a déjà.L\u2019Angleterre, pays des libertés individuelles par excellence, a déjà, elle, adopté d\u2019urgence une législation anti-haineuse en vue de supprimer les abus de certains discours qui se débitaient à Hyde Park à Londres.© Certains ont prétendu que les lois canadiennes actuelles sont suffisantes pour freiner la \u201cpropagande haineuse.\u201d Ces lois ne tendent qu\u2019à protéger l'individu spécifiquement et nominativement désigné par la \u201cdiffamation,\u201d mais sont impuissantes à l\u2019encontre du semeur de haine et d'incitation au génocide, dirigées contre un \u201cgroupe identifiable\u201d.La meilleure preuve de la carence de nos lois, résulte du fait que les instigateurs à la haine et au génocide des parcs de Toronto ne purent être condamnés, faute de texte répressif.© D\u2019autres prétendent que le projet de loi, représenté par le Bill S-5 porterait atteinte à la liberté de parole et d\u2019expression ; que ce serait une \u201cloi du baillon\u201d.De prime abord, relevons que nous ne voyons pas pourquoi, qu\u2019alors qu\u2019il est déjà admis que la diffamation dirigée contre un seul individu déterminé constitue une infraction ne portant pas atteinte à la liberté de parole, il y aurait atteinte à cette même liberé de parole lorsque cette diffamation et même l\u2019incitation au génocide sont dirigées contre un groupe ethnique, contre des milliers ou des millions d\u2019êtres humains! Dans ce dernier cas, le délit, le crime, étant plus graves et visant un plus grand nombre de personnes, devraient non pas être minimisés, sous prétexte de la liberté de parole, mais au contraire aggravés et réprimés plus sévèrement, vu leur énormité! © D'ailleurs, et afin de donner tous appaisements et garanties de justice équitable aux accusés de pareils délits ou crimes, le Bill S-5 prévoit des moyens de défense exceptionels que l\u2019on ne retrouve dans aucune autre législation pénale.En effet, celui qui, par la communication de déclarations, incite volontairement la haine ou le mépris contre un \u201cgroupe identifable\u201d, sera retenu coupable, à moins qu\u2019il n\u2019établisse conjointement en vertu des moyens de défense qui sont mis à sa disposition: \u2014que ses déclarations étaient vraies ou que pour des motifs raisonnables, il les croyait vraies.\u2014que ses déclarations se rapportaient à une question d\u2019intérêt public.\u2014dont le débat en public était à l\u2019avantage du public.Ainsi le projet de loi, fait la part et admet la défense résultant de /a bonne foi absolue de l\u2019inculpé, jointe à la qualification de la question d\u2019intérêt public dont le débat public est à l\u2019avantage du public.Il faut reconnaître, que si un inculpé ne parviendrait pas à se défendre efficacement en vertu des moyens que le projet de loi met si magnanimement à sa disposition, il faut retenir, disons- nous, que sans conteste, il a été de mauvaise foi criminelle dans ses motifs et ne peut qu\u2019être condamné.Le contraire aurait été faire crédit et donner une prime à la mauvaise foi.Mais il va sans dire aussi, que l\u2019inculpé qui \u201cpréconise ou favorise le génocide\u201d, ce qui veut dire: qu\u2019il incite à la destruction totale ou partielle d\u2019un groupe de personnes par voie de meurtre et d\u2019assassinat ou par voie d\u2019imposition de conditions de vie propres à entraîner sa destruction physique; \u2014 ou qu\u2019il pré- cenise délibérément des mesures detinées à prévenir les naissances au sein du groupe; \u2014 ou qu\u2019il préconise de graves blessures physiques ou morales à être infligées à ce groupe, ou enfin le transfert forcé d\u2019enfants de ce groupe à un autre groupe; cet inculpé, ce criminel, ne pourra bénéficier des moyens de défense que nous venons de mentionner.En effet, ce criminel aura non seulement incité à la haine ou au mépris, mais à la mort.(Lire la suite en page 4) \u2014 RE al Mars 1968 BULLETIN DU CERCLE JUIF LES ASPIRATIONS DU QUEBEC La conférence fédérale-provin- ciale d\u2019Ottawa de février 1968, initialement prévue pour essayer d\u2019incorporer dans la Constitution Canadienne tant les \u201cDroits de I'Homme\u201d que la reconnaissance constitutionnelle de la culture et de la langue françaises \u201cdans tout le Canada\u201d a pris l\u2019ampleur des problèmes qui s\u2019y sont greffés et qui remettent en jeu l\u2019intégralité de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord Britannique.Ces problèmes, loin d\u2019être nouveaux.se sont accumulés au cours des années, ont fait l\u2019objet de tractations, ont abouti à des contestations judiciaires et à des décisions de la Cour Suprème du Canada et du Conseil Privé et ont fini sur la table \u201cen fer à cheval\u201d \u2014 svmbole de chance \u2014 de la conférence d'Ottawa.Pour mieux illustrer ici ces tiraillements constitutionnels, il nous suffira de rappeler, parmi d\u2019autres, la décision en la cause Procureur général du Canada contre Procureur général de l\u2019Ontario, prononcée par le Comité Judiciaire du Conseil Privé sur appel d\u2019un arrêt rendu par la Cour Suprême du Canada, le 17 juin 1936, SC.C.R.461.Par cette décision, qui a fait jurisprudence, il fut jugé que le gouvernement du Canada avait outrepassé ses pouvoirs, en prétendant rendre exécutoires au Canada, au niveau provincial, des traités conclus par Ottawa, sous les auspices du Bureau International du Travail de Genève, touchant aux droits civils des individus, qui sont de la compétence exclusive des provinces.Nous donnons, en passant, cette référence, afin de constater immédiatement qu\u2019en effet, les autorités fédérales ont parfois empiété sur les prérogatives des provinces et qu\u2019il fallut que la justice intervint pour rétablir des droits ainsi méconnus.Pour que l\u2019interprétation saine de notre Constitution ait nécessité de telies interventions judiciaires, et mesures extrêmes, c\u2019est dire qu\u2019elle est imparfaite ou tout au moins désuète.© Si certaines provinces s\u2019en sont accomodées, apparemment parce qu\u2019elles font partie de la majorité anglophone, le Québec dont le peuple francophone est minoritaire au Canada mais fortement majoritaire dans ses limites territoriales, ne pouvait, lui, s\u2019en ac- comoder.Ainsi sa délégation à la conférence sur la \u201cConfédération de demain\u201d tenue à Toronto et à la \u201cConférence Fédérale - Provinciale\u201d d\u2019Ottawa, a-t-elle dénoncé ces faits et requis la revision de la Constitution.Il faut relever ici que par une action diplomatique avisée, la délégation du Québec s\u2019est gardée de requérir un \u201cstatut particulier\u201d pour le Québec seul et à son unique profit, mais bien une Constitution amendée en faveur de toutes les provinces.Celles-ci pourraient y adhérer ou déléguer leurs nouveaux pouvoirs à Ottawa, selon que leurs intérêts le leur dicteraient.Quant à lui, Québec, fut-il déclaré, 11 y adhérera immédiatement pour des motifs culturels, idéologiques, sociologiques, politiques, particuliers déjà existants qui lui sont propres.La (Commission Royale sur le Bilinguisme et le Biculturalisme n\u2019a-t-elle pas déjà reconnu \u201cqu\u2019il est évident et indiscutable que le Québec n\u2019est pas une province comme les autres?\u201d (Livre I du Rapport \u2014 parag.90) C\u2019est ce qu\u2019en résumé, l\u2019Honorable Daniel Johnson, premier Ministre du Québec, a déclaré dans son allocution d'ouverture à la Conférence d\u2019Ottawa (Texte Officiel \u2014 pages 12 et 13) Ainsi, selon le Québec, ce n'est pas son \u201cstatut futur qui serait particulier\u201d par rapport au statut des autres provinces, puisque toutes auraient accès à la nouvelle Constitution.Mais c\u2019est bien son statut actuel, présent.de province au génie français qui étant d'ores ct déjà particulier, justifie et exige l\u2019amendement de la Constitution.Ce sont donc les motifs actuels particuliers du Québec qui font qu'il posséderait déjà un \u201cstatut particulier\u201d de fait, qui réclame une nouvelle Constitution dans laquelle 11 ne demande pas de \u201cstatut particulier\u201d pour lui-même.puis- qu\u2019elle serait ouverte à toutes les provinces, pour adhésion.\u201cLe statut particulier\u201d du Québec réside donc dans la \u201ccause\u201d actuelle et pas dans les \u201ceffets\u201d futurs.L\u2019on se rend immédiatement compte que la thèse du gouvernement du Québec, ne peut mener à la création d\u2019un Etat particulier.d\u2019un Etat associé, ou d\u2019un Etat autonome indépendant \u201cle QUEBEC\u201d, puisque la Constitution Fédérale Canadienne serait la même pour toutes les provinces et con- tinueraiït à constituer le lien commun égalitaire entre elles.Pour arriver à cet Etat hypothétique autonome, il faudrait que dans l\u2019avenir, le Québec renie cette nouvelle Constiution, que pourtant il aura réclamée et dont il aurait été lui-même l\u2019artisan.L\u2019Honorable Daniel Johnson n\u2019a- til pas déclaré qu\u2019il faut refaire le Canada à deux, ce qui veut dire le Québec d\u2019un côté et les autres AM ETES Le 1 té SON STATUT PARTICULIER \u2014 L\u2019INCIDENT DU GABON par Maître Vittorio M.H.Rodriguez provinces avec le fédéral, de l\u2019autre?Or, si l\u2019intention réelle du gouvernement du Québec, était de créer le Québec autonome, l\u2019occasion actuelle était idéale pour qu\u2019il ne la laissät lui échapper.Au lieu de réclamer une nouvelle Constitution égalitaire, qui lui serait extrêmement difficile, nous le répétons, de répudier par la suite en en ayant été le promoteur, il aurait pu s\u2019empresser dès aujourd\u2019hui d'affirmer et discuter son indépendance immédiate en vertu des principes déjà existants de son statut particulier\u201d actuel.Le Québec ne l\u2019a pas fait alors que, nous ne cesserons de le dire, rien ne l\u2019en empêchait, si telles étaient ses intentions.Certains ont cru ou ont voulu croire, que ce \u201cstatut particulier\u201d mènerait quand même à l\u2019indépendance du Québec, Nous ne le pensons sincèrement pas, pour la bonne raison de gros bon sens, que partagent d'ailleurs tous les bons Québecois qui sont aussi de bons Canadiens et qui, en voulant reviser la Constitution, se lieront pour peut-être un siècle encore.e Entretemps, l\u2019incident du Gabon surgit.Ce fait, loin de constituer un élément inattendu n\u2019est qu\u2019un corollaire qui, au surplus, ne pose pas de problèmes nouveaux.Au contraire, nous nous trouvons toujours en face de la vieille question déjà soumise à la Cour Suprême du Canada ou au Conseil Privé, ainsi que nous l\u2019avons cité plus haut.Qui du fédéral ou du provincial détient le \u201ctreaty making power\u201d international ?Malheureusement, telle que notre Constitution est encore rédigée, la réponse est juridiquement soutenable dans les deux sens.Selon le fédéral, il serait initialement et contextuellement le seul dépositaire de la compétence internationale .le \u201ctreaty making power\u201d: le pouvoir de conclure des traités.Mais le provincial, lui, est aussi le seul compétent, en matière de droits civils dans le sens le plus large, d\u2019éducation, etc.et lui seul, en conséquence, possède l'autorité voulue pour juger de la nécessité l'urgence ou l'opportunité de certaines conventions internationales concernant le territoire de sa province.Et cette autorité provinciale devient encore plue aigue et insistante, lorsque, tel le cas du Québec, elle possède un \u201cstatut particulier\u201d découlant de sa structure franco phone qui exige, selon le gouvernement du Québec, des institutions et des conventions avec d\u2019autres pavs francophones et avec la France elle-même en particulier.Et alors que les autres provinces et le fédéral, sont et demeureront par nature \u2014 si plus officiellement \u2014 anglophones, à qui 1n- combera la charge et le droit de juger et de prondre les initiatives internationales dans ce domaine du \u201cstatut particulier\u201d du Québec?Ne devrait-on pas, raisonnablement, humainement et juridiquement aussi, répondre .\u2014 car la philosophie du droit, veut que le besoin raisonnable aigu et persistant crée le droit et le droit détermine l\u2019action \u2014 que c\u2019est au Québec, qui est le sujet du besoin, du «lroit et de l\u2019action.C\u2019est à lui qu\u2019appartiendrait en définitive le \u201ctreaty making power\u201d, le droit de traiter interna- tionalement dans le cadre de sa compétence territoriale en des matières attribuées à sa compétence constitutionnelle.Certes, la réponse aurait été toute autre si le Québec s\u2019arrogeait de conclure des traités internationaux d\u2019alliances militaires ou relatifs à des matières attribuées à la compétence fédérale.Car, il ne faut pas perdre de vue que lorsqu\u2019en 1867, fut élaborée et promulguée la Constitution Canadienne, et qu\u2019il se fut agi de déterminer le \u201ctreaty making power\u201d international, \u2014 le pouvoir de conclure des traités, \u2014 l\u2019on n\u2019avait, en somme, en vue que les traités de paix, et les alliances militaires offensives ou défensives et encore, dans le cadre restreint \u201cdes intérêts de l\u2019Empire\u201d.Aujourd'hui, une province, une nation, faisant partie d\u2019une Confédération.n\u2019a plus que de tels intérêts internationaux restreints, mais aussi et surtout, des intérêts culturels et sociaux propres, qu\u2019elle doit défendre pour la sauvegarde de son peuple.En réalité, la question qui se pose est de celles qui toujours s\u2019élèvent en ces matières: la \u2018Forme\u201d et le \u201cFond\u201d.Si le fédéral affirme être le détenteur de la \u201cForme\u201d, de la \u201cformalité internationale\u201d, le \u201cFond\u201d qui est le seul et le vrai Droit qui mérite respect et attention, appartiendrait au provincial, en l\u2019espèce .aujourd\u2019hui .au Québec.Car si aujourd'hui il s\u2019agit du Québec, demain 11 pourrait s'agir de la Colombie Britannique au- glophone et ses droits seraient identiques à ceux que le Québec francophone veut exercer au- jourd\u2019hui.© Le Gabon, nous dira-t-on, a rendu des \u201chonneurs officiels d\u2019Etat souverain\u201d à la délégation du Québec.Cela se peut .cela (Lire la suite en page 4) Les mois se ressemblent-ils ?Dans la mesure où le grand objectif de paix d\u2019Israël n\u2019est pas atteint, on peut dire que février n\u2019apporta aucun changement à la situation qui prévaut ici, depuis la Guerre de Six-Jours.Certes, tour à tour, l\u2019optimisme et le pessimisme, se cèdent le pas, dans les milieux où se trame l\u2019avenir des relations judéo-arabes.Au sein de notre Peuple, en tout cas, l\u2019espoir ne s\u2019est jamais éteint de voir se réaliser une entente, ou mieux, une réconciliation devant mettre un terme à un conflit absurde, qui a duré trop longtemps.Le paradoxe est, qu\u2019il s\u2019agit de deux peuples sémites, très proches par la langue et la philosophie religieuse, ayant en commun, par ailleurs, un long passé de respect mutuel, de collaboration fructueuse dans bien des domaines, dont un essentiel: la CULTURE.Les Arabes, de nos jours,n\u2019ont pas encore conscience de la marche de l\u2019Histoire.Ils se font secouer, depuis des semaines, sinon des mois, par l\u2019envoyé d\u2019U-Thant qui ne ménage aucun effort pour les amener à abandonner leur hostilité futile et à faire face, avec plus de réalisme, aux problèmes de notre Région, afin de mieux les résoudre.Le caractère ombrageux de leur mentalité, inspire les crimes et les destructions que perpétrent leurs saboteurs stipendiés à nos frontières.Il ne se passe pas de jour que la presse israélienne ne doive relater quelque acte de terrorisme, çà et là, à la limite du Jourdain ou aux approches de nos kibboutzim.La main qui, avec une patience \u201crésignée\u201d, a noté, surtout les provocations jordaniennes, a finalement appuyé sur la gachette de la répression; au milieu du mois, non sans que des avertissements aient été donnés par MM Echkol et Dayan, nos forces ont dû procéder à une action de nettoyage des nids terroristes.Cette action a failli faire trébucher le petit roi d\u2019Amman tiraillé par les responsabilités d\u2019Etat et, à la fois, désespéré de constater sa faiblesse devant l\u2019hostilité des partisans du Fath.De l\u2019autre côté du Canal de Suez, le désarroi semble s\u2019emparer du régime en place, impuissant dans la guerre, irrationnel dans la défaite et dans son incompréhension qu\u2019inéluctablement, tôt ou tard, il devra entretenir des rapports directs avec Israël.Israël, pour sa part, est un peuple entété a vivre, et veut que se tienne le dialogue qui doit, nécessairement aboutir à la PAIX, à s le respect de la à chaque partie.ces ses SE SR es Es Sx son ee su == drames SSE NEE: BULLETIN DU LETTRE D'ISRAEL par notre correspondant Z.S.PEREZ Le jour où un accord sera enfin signé, on entendra, tel un son de Choffar, répéter à tous les échos du Monde, l\u2019annonce d\u2019une ère nouvelle où le lion se nourrira de paille et laissera l\u2019agneau brouter, tranquillement, l'herbe des champs.Vision biblique?Il faut le croire; .nous en sommes certains.MELANGES Puisque nous évoquons la Bible, signalons que le livre le plus demandé en Israël est, actuellement, le Livre des Livres.Nos concitoyens s\u2019en servent comme guide touristique dans leurs pérégrinations ou leurs promenades à travers les régions \u201clibérées\u201d.Ces régions, Judée, Samarie, où chaque pierre, si elle était nantie de l\u2019usage de la parole, s\u2019exprimerait dans le langage de nos prophètes, ces régions, ne sont plus considérées comme ferritoire ennemi, puisque Israël, en attendant que leur sort soit définitivement fixé, y assure le développement d\u2019une vie normale; enseignement, santé, ravitaillement, sécurité, etc .N\u2019omettons pas, par ailleurs, de souligner que les faits politiques vont de pair, ici, avec les activités sociales, artistiques et intellectuelles.Il a été question, ce mois de février, de la réforme prochaine de l\u2019enseignement primaire et secondaire, de la nécessité d\u2019affermir le mouvement sioniste réalisateur et, de l\u2019importance de la presse juive de la Diaspora qui a envoyé de nombreux délégués à son Congrès Mondial de Jérusalem.Sur le plan du développement urbain: Achdol est devenue la 27ième ville d\u2019Israël.Côté Lettres: des visiteurs de marque: Albert Memmi, auteur de la Libération du Juif, Jacques Méry, etc .Encore un \u201cévénement\u201d: la publication par le journal du soir \u201cMaariv\u201d d'un numéro - anniversaire d\u2019un demi-kilo, poids-record, comprenant 136 pages de format \u201cMonde\u201d.Jamais un tel exploit n\u2019a été réalisé par la presse icraé- lienne.Cette édition a été tirée à 243,000 exemplaires.POST-SCRIPTUM Au moment où nous allions terminer notre letter, nous est parvenu le nouveau numéro du \u201cTésoro de Los Judios Sephardies\u201d annuaire d\u2019études et de recherches historiques dû au travail soutenu de notre ami Isaac Molho, l\u2019écrivain bien connu de Jérusalem.Fraternité .(Suite de la page 1) Dov Sinai, Consul Général d\u2019Israël à Montréal, le Dr.Victor Goldbloom, membre de l\u2019Assemblée Législative du Québec, le Professeur Perry Meyer, de l\u2019Université de McGill, président du Cercle Juif de Langue Française.CERCLE JUIF ASPIRATIONS.(Suite de la page 3) fut.cela fut une erreur, mais cela n\u2019est qu\u2019une question de protocole .\u201cd\u2019irrégularité de protocole\u201d, si l\u2019on veut.Mais cela ne saurait obnubiler la question principale: celles des besoins, des droits d\u2019une province, le Québec.ou de toute autre province se trouvant dans des conditions de \u201cstatut particulier\u201d analogues.© La Constitution Canadienne est désuète, vétuste et tant qu\u2019elle ne sera promptement amendée eu égard aux nécessités actuelles universelles et à l\u2019évolution sociale des peuples qui composent le Canada, elle sera la cause de pareils malentendus regrettables.Nous disons malentendus, car ce ne sont, heureusement, que des malentendus qui dans la chaleur de la discussion du moment, ont pris une ampleur dramatique et ont abouti à des mises en garde démesurées qui constitueraient un vrai \u201cbig deal\u201d, ainsi que l\u2019Hon.D.Johnson les a définies si elles devaient être exécutées.Ce \u201cbig deal\u201d: d\u2019autres ruptures de relations diplomatiques, seraient, sans conteste, des actes démesurés, déplorables, dépassant de loin la portée du problème interne, national, qui se pose au Canada et qui, lui causeraient un préjudice international incalculable.Mars 1968 Cela sera sûrement évité grâce à la bonne volonté des partenaires en présence et à l\u2019amour sincère qu\u2019ils portent au Canada, leur patrie.Le Québec, fort de son \u201cstatut particulier\u201d actuel veut négocier au profit de toutes les provinces égalitaires, lui-même en représentant une.Le gouvernement fédéral le sait bien et les autres provinces aussi.C\u2019est pourquoi également, ils ont accepté de négocier en créant des Commissions et en prévoyant une suite de consultations au niveau des premiers ministres et de leurs conseillers, en vue de reviser la Constitution, que tous reconnaissent être désormais désuète.Faisons confiance au Québec, faisons confiance à Ottawa, faisons confiance aux neuf autres provinces, faisons confiance au Canada et le Canada entier évoluera encore et sans cesse pour le bien de ses peuples et de la Confédération.Nous avons ainsi tenté d\u2019entrevoir qu\u2019elles sont les aspirations du Québec en fonction de son \u201cstatut particulier\u201d actuel et si ses aspirations sont fédéralement et provincialement compatibles.Nous poursuivrons cette recherche dans ce Bulletin, en puisant directement aux sources originales et aux Mémoires Officiels déposés par les gouvernements à la Conférence d'Ottawa.EDITORIAL (Suite de la page 2) Comme tout instigateur au meurtre et à l\u2019assassinat, il ne peut se prévaloir d\u2019une prétendue bonne foi ou d\u2019un prétendu intérêt public! Obéissant a un scrupule d\u2019équité et surtout en vue de donner un surcroît de garanties \u2014 qu\u2019il ne mérite pas \u2014 au propagateur de haine contre un groupe identifiable, il fut suggéré que soit inclue au projet du Bill S-5, une disposition établissant que les poursuites ne pourraient être initiées sans l\u2019assentiment préalable du Procureur Général du Canada.Pareille autorisation préalable est rarement requise, et si elle fut suggérée, c\u2019est précisément pour que tous appaisements soient fournis à ceux qui, n\u2019ayant pas la conscience tranquille, se sentiraient déjà visées par les dispositions du Bill S-5.Nous voudrions enfin ajouter, qu\u2019alors que le Code Criminel Canadien se préoccupe, réprime et condamne, ce que l\u2019on appelle couramment, les enfantins et ridiciules \u201cCrime Comics\u201d où en somme, aucune existence humaine individuelle ou collective \u201cd\u2019un groupe identifiable\u201d n\u2019est menacée ni contestée; il est certainement inadmissible, que certains essaient de soulever des objections de mauvais aloi, contre une loi qui ne tend pas moins qu\u2019à prévenir et sauver des centaines de milliers d\u2019êtres humains de Ja destruction \u2014 le génocide \u2014 ou de la haine malveillante.I! faut aussi ne point perdre de vue que ce Bill S-5 tend à protéger tous groupes identifiables et que son but n\u2019est pas uniquement confessionnel, mais universel.Car en effet, le nazisme, le fascisme, n\u2019ont pas détruit seulement ce qui était juif, mais aussi tous ceux qui n\u2019étaient pas et ne s\u2019identifiaient pas à eux.Les fours crématoires, les fosses communes où les blessés étaient ensevelis vivants, les camps de concentration dans les glaces ou dans les déserts, avaient été crées pour les Juifs principalement, mais ausis pour tous ces autres \u201cgroupes identifiables\u201d qui ont payé, eux aussi, leur tribut à la haine provoquée.C\u2019est ce que le Bill S-5 veut prévenir, veut combattre, et veut punir, dans l\u2019esprit des principes formulés par la \u201cDéclaration Canadienne des Droits\u201d de 1960, la \u201cDéclaration Universelle des Droits de l\u2019Homme\u201d de 1948 et la \u201cDéclaration des Droits de l'Homme\u201d de la Première République Française.AA se be A | i "]
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