Laval médical, 1 février 1951, Février
[" VoL.16 \u2014 No 2 Quésec, FÉvVRIER 1951 LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICAL A DES : HOP ITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC a 9 Traitement Pénicilline-Sulfamides COMPRIMÉS DE « CILLENTA\u201d COMPOSE | Sulfamides et Pénicilline per ©$ No 891 __ Comprimés dosés 5,000 U.L de Pénicilline G PRESCRI VEZ Ea | potassique (cristallisée) plus 9,5 grains de sulfamé- \u2018 Ww ss E ue razine, sulfaméthazine el sulfadiazine respective: CILLENT A ment.\u2018Tubes de 12 et flacons de 50.; , po No g92 \u2014 Comprimés dosés à 50,000 U1.de Pénicilline G PRODUITS pENICILLIN ES 20 potassique (cristallisée) plus 9.5 grains de sulfamé- DE CHOIX POUR USAG E razine, sulfaméthazine et sulfadiazine respective: BUCCAL ET TOPIQ UE ment.Tubes de 12 et flacons de 5 et pour les enfants Autres formes: - à , Le ale Pommade Pommade oculaire No 889 \u2014 COMPTE dosés à 25,000 Ul.de Pénicilline G Ae ., potassique (cristallisée) plus 1.25 grain de sulfamé- Comprimé®, Comprimés Solubles, razine, sulfaméthazine et sulfadiazine respective- Pastilles pour la gorge.Pastilles ment.\u2018 ubes de 2.aromatisées au miel.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens ° MONTRÉAL, CANADA «; F729 RH + - a + OIE ET.VITAMINES us \u201c Pour le-traitoment de l\u2019anémie secondaire | par, voie.orale (pas fécommandé pour l\u2019anémie pérnicieuse).va LL.* | VALOR 33 HEPATICO B - Contient par milliitre.: > \u2018Chlorare Thiamine BY ce ea heen wee 0.133 mg.Riboflavine (B2) 42 TT TL Logan Tu 12° 0.053 mg.- Acde Nicotinique.,.:0.0120.120.Vae I Le.522 7 0,666 mgt * Extrait de foie; | eo 15 .: «2 |) * VALOR 329 VITAVAL ET FOIE \u2018 \u201c2 « oo at ee Contient par gramme : \u2018IH Chlorare ferrous citraté A EI 14.8 mig.i || * Sulfate de cuivre.eae 0.2 mg.\u201cA Glycérophosphate de calcium , :.pean Lis 1 05 FBT mg.J - Lactate de calcium AA LL nes.13.25 mg.: AL Vitamine A.Unités internationales.RCA ° PE 200 .{1 Vitamine D Unités internationales.Lea lues de422 2, 200 i\u201d Nitemine.B1>.vue Lena ue ; Bee Ii i 0.16 mg.1 Vitamine B2.:.=.renee iT res mets °0.2 mg.Extrait de\u2019 malt.- Batrait \u2018de ole _ + ©: = \u2019 T z : 1 uomes CHIMIQUES DU CANADA, INC.1338, Lagauchetière est, MONTRÉAL. LAVAL MÉDICAL VOL.16 N° 2 FÉVRIER 1951 COMMUNICATIONS ÉVOLUTION FAVORABLE DE FORMES GRAVES DE TUBERCULOSES * par R.DESMEULES, F.R.C.P.\u2018C) P.RICHARD et R.DION de l\u2019Hôpital Laval Il nous a paru intéressant de rapporter quatre observations de formes graves d\u2019infection tuberculeuse qui ont évolué favorablement malgré un pronostic immédiat qui nous paraissait très inquiétant.Ces observations peuvent nous permettre de considérer le pronostic général de la tuberculose et les modifications apportées dans le pronostic par la nouvelle thérapeutique antibacillaire.Première observation : Tuberculose miliaire aiguë arrêtée par la streptomycine et l\u2019acide para-aminosalicylique.M.-A.(dossier 9322) est une jeune fille de vingt ans qui entre dans notre Service le 21 décembre 1949.IL \u2019histoire familiale révéle le contact, dans l\u2019enfance, avec une tante et des cousines tuberculeuses.C\u2019est en juillet 1949 que la malade s\u2019aperçoit, pour la première fois, que sa santé * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires, le 3 novembre 1950).(5) es ar OF1 % a # Be Pay hes Le 35 PSP a\u201d Ww 2 0s ECE > RA LY AR gy a +5 agé SU wt pw, * oe?Evy, + an fy\u201d ae a 2, ag La i A A > i a + ea Ses ve Fd + À yr : x a af Se x\" x IVIICHIN TY AV] \u201cog #7 # af és #5 AR ae iF À # æ Figures 1 et 2.\u2014 Première observation.Opacités miliaires dans l\u2019ensemble des poumons.1561 1911431 Nettoyage complet des plages pulmonaires.y a wvhhtésnae ré Ran Cryuancité= Février 1951 Lavar MÉDiCAL 147 devient moins bonne.Elle souffre alors de douleurs articulaires qui font penser à la maladie rhumatismale de Bouillaud.Malgré le traitement, les douleurs articulaires persistent, puis elles se localisent au genou droit qui devient gonflé et douloureux.En septembre, la patiente reprend son travail de technicienne de laboratoire.Elle est affaiblie et souffre toujours du genou droit.Le salicylate de soude et les sels d\u2019or n\u2019apportent pas d\u2019amélioration.Au mois d\u2019octobre, la fièvre s\u2019allume et monte jusqu\u2019à 103.°F.Elle s\u2019accompagne de malaises divers qui font penser à la grippe, mais les symptômes infectieux se prolongent et forcent la malade à se mettre au repos complet.C\u2019est en décembre que, à l\u2019occasion de toux et d\u2019expectorations, on prend une radiographie pulmonaire qui montre un aspect granité généralisé.Des bacilles tuberculeux sont constatés dans les crachats.Douze jours plus tard, la patiente entre à l\u2019Hôpital Laval.Le diagnostic que nous portons est celui de tuberculose miliaire des poumons et de synovite tuberculeuse du genou droit.Nous pensons que la malade fit, pendant I\u2019été de 1949, une poussée rhumatismale bacillaire telle que décrite par Poncet et Leriche.L\u2019examen est complété par la ponction lombaire qui donne des renseignements normaux.La sédimentation globulaire est de 34 millimètres après une heure, et l\u2019image d\u2019Arneth est déviée à gauche.L\u2019inoculation au cobaye indique la présence de bacilles de Koch dans le liquide de lavage gastrique.Le traitement consiste en dihydrostreptomycine à la dose d\u2019un gramme, puis de deux grammes par jour.L\u2019acide para-aminosalicylique est ajouté au traitement le 17 janvier, et il nous semble que c\u2019est ce médicament qui déclenche, en quelques semaines, le nettoyage radiologique qui tardait à apparaître.Graduellement, les troubles généraux disparaissent, le poids augmente de douze livres, la sédimentation et l\u2019image d\u2019Arneth deviennent normales.Les bacilles tuberculeux sont absents du liquide gastrique depuis le mois d\u2019avril et il y a environ six mois que les plages pulmonaires nous paraissent normales à l\u2019examen radiographique.Deuxième observation : Broncho-pneumonie tuberculeuse transformée favorablement par les antibiotiques. 148 Lavar MÉDiCaL Février 1931 E.N., quarante et un ans (dossier 9329), est admis à l\u2019Hôpital Laval fe 31 décembre 1949.L'histoire personnelle révèle que, trois mois auparavant, il fit un épisode pseudo-grippal accompagné de température, de toux et d\u2019expectorations, d\u2019asthénie et d\u2019amaigrissement.Devant la persistance de cet état, il consulte, au début de décembre, dans un hôpital de Québec.On radiographie ses poumons, puis on lui conseille l\u2019hospitalisation.À son arrivée, la température est de 102.°F.et la tension artérielle de 100/60.Il tousse beaucoup et expectore des crachats nettement purulents.Il est maigre, très asthénique, cyanosé et oppressé.L\u2019examen stéthacoustique permet d\u2019entendre des râles humides aux deux sommets et à la base postérieure droite.Le laboratoire fournit les renseignements suivants : sédimentation globulaire à 53 millimètres ; recherche positive du bacille de Koch dans les expectorations, à l\u2019examen direct ; formule sanguine qui révèle une légère chloro-anémie et l\u2019image d\u2019Arneth fortement déviée vers la gauche.La radiographie pulmonaire montre, à la plage droite, un aspect tacheté généralisé avec multiples cavités à la région sous-claviculaire et, à la plage gauche, un aspect tacheté et cavitaire à la région sous-claviculaire avec amas de taches diffuses au tiers inférieur.Nous portons le diagnostic de broncho-pneumonie tuberculeuse aiguë.Le malade est soumis à la cure hygiéno-diététique et, dès le 3 janvier, nous instituons la thérapeutique par la dihydrostreptomycine à raison d\u2019un gramme par jour.Le 25 janvier, la température tombe à 99.°F., après avoir oscillé, depuis le début, entre 100.° et 102.°F.Déjà, le patient se sent moins fatigué, mais il tousse et expectore toujours beaucoup.Le 31 janvier, nous ajoutons à la thérapeutique déjà existante l'acide para-aminosalicylique à la dose de 12 grammes par jour.Une radiographie de contrôle, prise le 28 février, montre la diminution des opacités bilatérales.La médication combinée, streptomycine et acide para- aminosalicylique est maintenue jusqu\u2019au 3 avril, date à laquelle nous cessons la dihydrostreptomycine parce que la souche de bacille de Koch est fortement résistante à cet antibiotique.Nous poursuivons la médication para-animosalicylique sans en modifier la posologie.Le 29 juin, un nouveau contrôle radiologique met en évidence un nettoyage marqué ee x iE eR [66] 191A] Ha Bor\u2019 = $ a.EB WR oh.\"a ANS et es #- + se f A À x a & % ap 2 We \u201ci Fe TVOIQIN TVAYT] is bmp mr ee ier ES EP Figures 3 et 4.\u2014 Deuxiéme observation.6¥1 Opacités diffuses de broncho-pneumonie tubercu- Diminution marquée des opacités qui se localisent et prennent des caractéres chroniques.leuse. 150 Lavar MÉDrCAL Février 1931 des deux plages, mais surtout du lobe supérieur droit.Notre patient tousse beaucoup moins et ne crache que trois ou quatre fois par jour des expectorations qui ne sont positives qu\u2019après homogénéisation.La température est normale, la sédimentation globulaire est passée de 33 à 12 millimètres et le poids, de 115 à 142 livres.Le malade continue à prendre de l\u2019acide para-aminosalicylique, toujours à la dose quotidienne de douze grammes.Présentement, il pèse 148 livres et l\u2019état général est très bon.Il tousse très peu et n\u2019expectore presque plus.La température reste normale et la sédimentation est de 6 millimètres.La dernière radiographie montre un changement remarquable : à la plage droite on ne voit plus qu\u2019un aspect finement tacheté du tiers supérieur et quelques taches diffuses à la région moyenne ; à gauche, un aspect tacheté diffus du sommet et de la région sous-claviculaire et un aspect tacheté de la région moyenne.En résumé, ce patient est admis à l\u2019Hôpital Laval, il y a dix mois, atteint de broncho-pneumonie tuberculeuse aiguë dont le pronostic nous parait très défavorable.Grâce aux antibiotiques, les plages pulmonaires se sont nettoyées de façon marquée et nous avons l\u2019impression que notre malade est en bonne voie de guérison.Troisième observation : Malade atteint de mal de Pott, de tuberculose pulmonaire et de nm éningite tuberculeuse.Évolution favorable des diverses localisations.J.-L.M., cultivateur, âgé de quarante-six ans (dossier 9013), jouit d\u2019une excellente santé jusqu\u2019à l\u2019hiver 1948.Il ne présente pas d\u2019antécédents personnels ou familiaux de nature tuberculeuse.A l\u2019occasion d\u2019un travail pénible de bûcheron dans les chantiers, il consulte pour de la fatigabilité marquée, de la toux tenace accompagnée d\u2019expectorations muco-purulentes, de l\u2019amaigrissement progressif d'environ quarante livres et de la douleur dorso-lombaire.Il reçoit le conseil de quitter son travail et de se reposer chez lui.Il retourne à son ouvrage, quelques semaines, après avoir repris plusieurs livres, mais il doit cesser ses activités au cours du mois de février, parce qu\u2019il présente de nouveau les symptômes qui avaient motivé sa première consultation.Il est d\u2019abord ho.wi ICO 191A S ws RS HE WR # Ng A Xe a i PR ce $ ep & # gs È Fe IVOIQA[Y IVAY et Figures 5 et 6.\u2014 Troisième observation.D) Aspect tacheté diffus des plages pulmonaires.Nettoyage presque complet des poumons. 152 LAavaL MÉDICAL Février 1951 hospitalisé à l\u2019Hôpital Saint-François-d\u2019Assise.Six semaines plus tard, soit en avril 1949, 11 est transporté à l\u2019Hôpital Laval.La radiographie de la colonne vertébrale met en évidence un affaissement et une destruction marquée du corps de la dixième dorsale, une érosion du rebord antéro-supérieur de la onzième dorsale et une ombre en fuseau à ce niveau.L\u2019orthopédiste porte le diagnostic de mal de Pott dorsal abcédé.La radiographie pulmonaire, tirée le même jour, extériorise un aspect tacheté diffus des deux plages.La sédimentation atteint 109 millimetres.L\u2019image d\u2019Arneth est nettement déviée vers la gauche.La température est de 100.2°F.L'état général est touché : le malade est fatigué et 1l est d\u2019une pâleur frappante.Les examens bactériologiques ne permettent pas d\u2019affirmer d\u2019emblée la nature bacillaire du processus parenchymateux pulmonaire, à cause de l\u2019absence de bacilles de Koch dans les expectorations et le liquide de lavage gastrique.Toutefois, l\u2019ensemble de la symptomatologie fait porter le diagnostic clinique de tuberculose pulmonaire associée à la tuberculose ostéo-articulaire abcédée.D'ailleurs, le liquide de lavage gastrique inoculé au cobaye provoque, plus tard, une tuberculose du type Villemin.Le malade est soumis précocement à la streptomycinothérapie intramusculaire à la dose quotidienne d\u2019un gramme durant trente-quatre Jours ; 1l est immobilisé sur un lit de Berck.Sous l\u2019influence de la cure hygiéno-diététique et des antibiotiques, il s\u2019ameéliore d\u2019avril à août 1949 ; mais le 8 août, la température atteint 100.°F.; elle persiste les jours suivants et s\u2019élève à 101.°F., au cours de la dernière semaine de ce mois, alors qu\u2019elle s'accompagne de céphalée, de raideur de la nuque et de vomissements faciles.La ponction lombaire révèle une cytologie quantitative de 100 éléments dont 90 pour cent de lymphocytes.L\u2019albuminorachie est de 1 g.52 au litre et la chloruro- métrie de 6 g.70 pour mille.Le liquide céphalo-rachidien donne des macro-colonies de bacilles tuberculeux sur le milieu de Lowenstein.La thérapeutique fait appel à la streptomycinothérapie intrarachi- dienne a raison de 0 g.20, trois fois par semaine, de la fin d\u2019août au 29 novembre, et à la streptomycinothérapie par voie intramusculaire à la dose d\u2019un gramme par jour jusqu\u2019au 27 décembre.Les signes cliniques Février 1951 LLavaL MEDICAL 153 méningés s\u2019amendent rapidement.La température persiste plus longtemps.La sédimentation globulaire est à 19 millimètres, à la fin de novembre.L\u2019albuminorachie s\u2019élève à 4 g.80 pour mille, le 20 novembre, mais décroît ensuite progressivement pour se chiffrer a 0 g.90, en septembre 1950.La cytologie qualitative devient fortement lymphocytaire, dès le mois de novembre et le demeure dans une proportion dépassant 94 pour cent pour une cytologie quantitative de 34 éléments en septembre 1949, et de trois éléments en septembre 1950.De nombreuses recherches bactériologiques, poussées jusqu\u2019à la culture et à l\u2019inoculation au cobaye, prouvent l\u2019absence de bacilles de Koch depuis septembre 1949, et établissent l\u2019évolution clinique et bactériologique favorable de l\u2019affection méningée.L\u2019hyperalbuminorachie persistante nous semble en relation avec l\u2019introduction des antibiotiques dans le canal médullaire.Les lésions ostéo-articulaires donnent des images radiographiques superposables.Par contre, l\u2019abcès pottique a nettement régressé sur le cliché du 18 octobre 1950.La radiographie pulmonaire révèle un nettoyage presque complet des plages.Le liquide gastrique est négatif à la recherche du bacille de Koch.Ces résultats ont été obtenus avec la reprise de la streptomycino- thérapie qui a dépassé la posologie totale de 230 grammes.Au cours des quatre derniers mois, l\u2019acide para-aminosalicylique lui a été associé.En résumé, un adulte de quarante-six ans atteint gravement de localisation pottique dorsale abcédée et d\u2019envahissement pulmonaire bilatéral à forme macronodulaire complique ses localisations bacillaires de méningite de même nature qui rétrocède avec la médication intensive antibiotique intratéchale et parentérale.Les lésions pulmonaires se sont transformées favorablement au point de vue radiographique.Elles ne s\u2019accompagnent plus de bacilles dans le liquide gastrique.Si l\u2019atteinte osseuse ne s\u2019est guère modifiée, vu les lésions définitives qui frappent cette partie du squelette, l\u2019abcès périvertébral a été favorablement influencé par l\u2019action synergique de la dihydrostreptomycine, de l\u2019acide para-aminosalicylique et de l\u2019immobilisation du malade en milieu sana- torial. 154 Lava\u2026 MÉDICAL Février 1951 Quatrième observation : Broncho-pneumonie tuberculeuse compliquée d\u2019entérite de même nature.Modification favorable du pronostic de [a maladie.M.M.(dossier 8446) est un homme de trente-deux ans que nous voyons pour la première fois le 26 décembre 1947.Le malade est atteint, depuis quelques semaines, de tuberculose pulmonaire à évolution galopante.I! souffre, en plus, d\u2019entérite tuberculeuse qui lui cause de vives douleurs abdominales et qui provoque douze à treize selles liquides par jour.Le patient tient à peine debout et 1l donne l\u2019impression de ne pouvoir résister longtemps à sa grave infection bacillaire.Le malade est immédiatement mis au repos absolu, à un régime d\u2019exclusion et au traitement par la streptomycine.En quelques semaines la diarrhée et les douleurs abdominales disparaissent, la température devient normale et l\u2019état général s\u2019améliore.La streptomycine est poursuivie jusqu\u2019à la dose totale de 300 grammes.Elle est ensuite remplacée par l\u2019acide para-aminosalicylique, à cause de l\u2019apparition de la strepto- mycino-résistance.En mai 1949, l\u2019évolution ralentie de la tuberculose pulmonaire nous permet d\u2019installer un pneumo-péritoine qui donne un résultat encourageant : la toux et les expectorations diminuent, les lésions pulmonaires ont une tendance de plus en plus marquée à la localisation.Notons aussi que le poids a augmenté de quarante livres pendant le séjour du malade à l\u2019hôpital et que la sédimentation globulaire est passée de 32 mullimètres à 4 millimètres, après une heure.Les crachats sont cependant encore bacillifères.CONDIDERATIONS Les quatre observations que nous venons de rapporter témoignent des résultats remarquables obtenus par les nouveaux antibiotiques dans le traitement de formes graves de tuberculose.Il y a peu de temps, le diagnostic de méningite bacillaire, de tuberculose miliaire aiguë, de phtisie galopante, d\u2019entérite tuberculeuse, était suIVI presque toujours d\u2019un arrêt de mort à plus ou moins brève échéance.Aujourd\u2019hui, de multiples observations prouvent l\u2019action étonnante et souvent Iinespérée des antibiotiques, lors de lésions interstitielles ou exsu- Février 1951 Lava\u2026.MÉDICAL 155 datives du parenchyme pulmonaire et aussi lorsqu'il y a atteinte des muqueuses par l\u2019infection bacillaire.La tuberculose des méninges demeure moins sensible au pouvoir des antibiotiques.Mais 1l n\u2019en reste pas moins vrai qu\u2019on peut maintenant espérer 20 pour cent de bons résultats avec le traitement nouveau de la méningite tuberculeuse tandis qu\u2019autrefois le diagnostic d\u2019atteinte méningée était suivi de 100 pour cent de mortalité.Nous savons que la thérapeutique actuelle ne maîtrise pas souvent toute la maladie tuberculeuse, mais quel freinage merveilleux dans l\u2019évolution des symptômes et quelles possibilités nouvelles pour la collapso- thérapie et la résection pulmonaire ! Les antibiotiques ont donc modifié favorablement le pronostic immédiat de différentes formes de tuberculose, mais le pronostic éloigné de la maladie tuberculeuse demeure encore une question bien difficile à résoudre.Il est dominé par deux facteurs essentiels : la virulence du bacille et la résistance du terrain.Nous pouvons dire que nous ignorons presque tout de ces deux facteurs.Et tant qu\u2019il en sera ainsi, c\u2019est la clinique qui aura le dernier mot pour apprécier le pronostic éloigné de la tuberculose.Nous savons depuis longtemps que les formes fibreuses sont beaucoup plus favorables que les formes caséeuses et ulcéreuses.Et, parmi ces dernières, tous reconnaissent la gravité des lésions destructives avancées.Nous n\u2019ignorons pas non plus le mauvais pronostic de la fièvre, de la tachycardie, de l\u2019amaigrissement et de l\u2019hypotension qui se prolongent.Il en est de même, d\u2019ailleurs, de la persistance de l\u2019élévation de la sédimentation globulaire, de la polynucléose et de la déviation à gauche de l\u2019image d\u2019Arneth.Mais, en plus de ces éléments, il reste des facteurs impondérables qui font partie du tempérament du malade et qui jouent un grand rôle dans les caractères évolutifs de la tuberculose.Ces facteurs nous échappent le plus souvent.Parfois, ils sont pressentis plus par l\u2019art que par la science du médecin.Ils demeurent cependant tellement difficiles à saisir que c\u2019est toujours avec crainte que le médecin le plus averti ose se prononcer sur le pronostic éloigné de l\u2019infection tuberculeuse. TENTATIVES DE TRAITEMENT DE LA MALADIE DE PARKINSON * par Sylvio LEBLOND et Roland PICHETTE Hôpital Saint-Augustin, Ancienne-Lorelte L\u2019étiologie de la maladie de Parkinson proprement dite reste toujours entourée de mystère, et 1l existe bien des cas où aucun critère ne permet la discrimination entre la maladie décrite par James Parkinson et les syndromes parkinsoniens postencéphalitiques.Certains auteurs, après Souques, Netter, Foix et d\u2019autres, s'appuyant sur ces constatations, soutiennent qu\u2019il existe toujours, à la base de l\u2019affection, une encéphalite plus ou moins latente.Cette théorie uniciste est très discutée.Nombre d\u2019auteurs croient que la maladie de Parkinson vraie ne relève d\u2019aucun facteur infectieux ou vasculaire.Ils se contentent d\u2019y voir une dégénérescence, une sénescence précoce de certains éléments nerveux dont la cause, en dernière analyse, nous échappe.La notion d\u2019hérédité similaire dans la maladie de Parkinson est aussi fort controversée.Scarpalezos, dans un travail richement documenté, a repris cette question en 1948.Sa thèse est appuyée sur une étude statistique de 626 cas de syndromes parkinsoniens.Il conclut * Présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires, le 17 novembre 1950. Février 1951 LAavAaL MÉDICAL 1 VI ~1 que la maladie de Parkinson hérédo-familiale, comme aussi la fragilité constitutionnelle du système nerveux prédisposant à l\u2019apparition d\u2019un syndrome parkinsonien, restent des faits très rares.Il est donc inexact de soutenir que la maladie de Parkinson est une entité hérédo-familiale.Quoi qu\u2019il en soit, en parcourant la littérature médicale sur le sujet, on arrive vite à la conclusion que la thérapeutique curative de ces syndromes n\u2019est guère réalisable.D\u2019autre part, le traitement palliatif des syndromes parkinsoniens est reste assez décevant jusqu\u2019ici.Les alcaloides des solanées vireuses : atropine, scopolamine, hyoscyamine, etc., n\u2019agissent qu\u2019a hautes doses et provoquent souvent des incidents qui obligent a suspendre la thérapeutique.Aussi, les résultats obtenus par quelques expérimentateurs avec certains produits de synthèse ont-ils soulevé un vif intérêt.Le premier en date, le diparcol (2987RP), a été étudié expérimentalement en 1945, par Bovet et Fournel.En 1946, Sigwald en faisait l\u2019expérimentation clinique avec des résultats très favorables.L\u2019année suivante, 1l étudiait un autre antihistaminique, le phénergan, et lui trouvait une action notable sur les symptômes extrapyramidaux.Plus récemment, le même auteur publiait les résultats d\u2019une thérapeutique nouvelle.II avait, depuis un an, administré à 106 malades un autre composé voisin, le parsidol (3356RP).Nous avons eu l\u2019occasion de traiter, à l\u2019Hôpital Saint-Augustin, quelques parkinsoniens avec ces produits ; nous avons utilisé un autre antihistaminique, le bénadryl.Le dernier-né de ces médicaments, l\u2019artane, a été administré à l\u2019un de nos malades.Enfin, un patient a été soumis à l\u2019opération de Klemme.Notre présent travail n\u2019a rien d\u2019original.Nous n\u2019avons pas la prétention d\u2019en tirer des conclusions définitives, nous voulons simplement soumettre l\u2019observation de cinq de nos malades, exposer les associations thérapeutiques mises en œuvre et en discuter les résultats.Première observation : Monsieur T., Amédée, contracteur de bois, père de trois enfants, est âgé de soixante-huit ans lors de son entrée à l\u2019hôpital, le 22 mai 1948. 158 Lavar MÉDiCaL Février 1951 Il n\u2019a aucun antécédent encéphalitique.Depuis 1936, 1l est atteint d\u2019un syndrome parkinsonien qui s\u2019est d\u2019abord manifesté par un tremblement localisé au pied gauche.Sa maladie a progressivement gagné les quatre membres et la tête, il a dû cesser tout travail depuis 1942.À l\u2019examen, le malade a une attitude figée, soudée ; le tronc est incliné en avant.Son facies est sans expression, la parole est explosive, mal articulée.ll marche avec peine ; festination nette, aucun balancement des bras a la marche.Il s\u2019habille encore et il mange seul, mais avec beaucoup de peine.Hypertonie bilatérale et signe de la roue dentée.Tremblement lent et discret des quatre membres et de la tête.Épreuve des marionnettes impossible.Écriture tremblée, à peine visible.Sudation marquée, pas de salivation exagérée.Pas de trouble psychique.Tous les réflexes sont normaux.Le reste de l\u2019examen révèle une petite hernie de la ligne blanche, une incontinence occasionnelle et une hypertension artérielle à 220/120.Jusqu\u2019en décembre 1948, 11 prend du rabellon, mais sans amélioration notable.Son hypertension a toutefois cédé sous l\u2019influence du repos, du régime et des diurétiques.Le 7 décembre 1948, on institue le traitement au diparcol, à la dose initiale de 0.15 gramme par jour.Les résultats se font rapidement sentir : l\u2019hypertonie diminue notablement, le tremblement est moins accusé.Ces bons effets sont cependant de courte durée ; il a bientôt des nausées fréquentes, de l\u2019anorexie puis un véritable dégoût pour le médicament.En février 1949, 1l le refuse définitivement.Il se sent las, déprimé et demande bientôt à garder le lit.Le 16 août suivant, on lui prescrit du bénadryl, à la dose de 60 milligrammes par jour.Cette médication apporte une amélioration subjective marquée.Le patient se sent plus souple, plus fort ; 1l se dit « plus heureux ».Objectivement, les résultats sont moins nets : le tremblement et la rigidité sont à peine influences.La médication est continuée pendant un an, sans signe d\u2019intolérance et les résultats obtenus se maintiennent.Dès qu\u2019on supprime le béna- dryl, le malade voit son appétit diminué, 1l se sent déprimé et réclame son « liquide rouge ». Février 1951 Lavar MÉDICAL 159 Le premier mai, nous institutons le traitement au parsidol.La dose quotidienne est d\u2019abord fixée à 0.10 gramme, puis elle est portée à 0.30 gramme.La parole devient plus gênée.Subjectivement, le patient se dit très bien, ses mouvements sont plus faciles, plus vifs.Le tremblement est nettement diminué aux membres inférieurs et 1l a disparu aux membres supérieurs.Le patient s\u2019habille et mange seul assez facilement, balance les bras, etc.Il accuse de la somnolence après la prise du médicament.Le patient s\u2019est maintenu dans cet état jusqu\u2019au 9 juillet dernier, Jour où il a succombé à une inondation ventriculaire que rien n\u2019avait laissé prévoir.Ici, l\u2019action du parsidol sur les signes extrapyramidaux ne nous a pas paru nettement supérieure à celle du diparcol.Le médicament a paru avoir une action plus importante sur l\u2019hypertonie, 1l est mieux toléré que le diparcol, ce qui est d\u2019importance capitale, puisque la médication doit être indéfiniment continuée.Deuxième observation : Monsieur G., Bruno, ingénieur civil, âgé de cinquante-neuf ans, est admis à l\u2019hôpital en juin 1949.Ses antécédents familiaux et personnels ne présentent pas d\u2019intérêt ; il a eu la typhoïde en bas âge ; il n\u2019a jamais fait d\u2019encéphalite.Depuis 1947, il est affligé d\u2019une grande faiblesse, 1l se sent très fatigable.Ses quatre membres sont atteints d\u2019un tremblement de repos et sont rigides.À l\u2019examen, on constate un tremblement discret des membres supérieurs surtout.Le facies est figé, inexpressif.Il y a hypersalivation.La parole est monotone, rapide et, fréquemment, le patient se perd au milieu de sa phrase.Le phénomène de la roue dentée est ébauché aux membres supérieurs.La motilité volontaire est conservée, la force musculaire est indemne.Rétropulsion nette en position debout.Démarche à petits pas lents, sans balancement des bras.Les réflexes sont normaux.La tension artérielle est à 140/90 ; 1l n\u2019y a pas de signe de sclérose vasculaire.Le patient est un prostatique. 160 Lavar MÉDICAL Février 1951 Depuis un an déjà, 11 prend du diparcol et se dit mieux qu\u2019auparavant.La même médication est donc continuée jusqu\u2019au 16 décembre, mais elle n\u2019apporte guère d\u2019amélioration.A cette date, on Institue le traitement au tolsérol à raison de six grammes par jour.Cette nouvelle thérapeutique diminue rapidement l\u2019hypertonie, mais elle est mal tolérée.Le patient accuse des étourdissements, garde le lit et, après un mois, la médication doit être supprimée.Le malade est alité depuis deux semaines quand on lui prescrit du bénadryl en élixir, 60 milligrammes par jour.Comme chez notre premier malade, il accuse, d\u2019abord, une amélioration subjective, une sorte d\u2019euphorie qui le rend souriant.Cependant, objectivement, nous ne sommes pas aussi heureux.Le tremblement continue ; la faiblesse empêche notre malade de rester longtemps hors du lit, malgré son désir.La raideur musculaire a cependant beaucoup diminué.Le premier mai, il est soumis au traitement par le parsidol.Une semaine plus tard, on note un relâchement considérable de la rigidité musculaire.Tout tremblement a disparu.Le malade peut se lever et s\u2019asseoir rapidement.Sa mimique est expressive, il est souriant, il marche seul et balance ses bras.Seule la salivation n\u2019a pas diminué de façon notable.L'amélioration s\u2019est maintenue jusqu\u2019au début de septembre dernier, sans autre signe d\u2019intolérance qu\u2019une légère somnolence.Le patient souffrait de rétention vésicale depuis quelques mois déjà.On a di installer une sonde à demeure.Le débit urinaire a diminué graduellement, des manifestations urémiques sont apparues et le patient est décédé le 8 septembre 1950.Le succès obtenu dans ce cas avec le parsidol rejoint les meilleurs succès que Sigwald rapportait en 1949.L'action stimulante centrale du bénadryl est frappante.Troisième observation : Monsieur D., Émile, est admis à l\u2019Hôpital Saint-Augustin, le 16 mars 1948.Il a quarante-huit ans.Le début des troubles remonte à 1930.Lors d\u2019un naufrage où périssent huit de ses compagnons, il passe soixante-cinq heures dans une \u2014\u2014 Février 1951 Lavar MÉDICAL 161 chaloupe de sauvetage.Rescapé, 1l est admis à l'Hôpital Royal-Vie- toria où il est plus ou moins lucide pendant un mois.Il rentre chez lui, après six mois d\u2019hospitalisation, porteur d\u2019un syndrome parkinsonien complet.A l\u2019examen, facies figé, pleurnichard.Sialorrhée.Tremblement menu des quatre membres ; signe de la roue dentée.Mouvements lents, difficulté à saisir les objets.Tremblement de la langue.Les réflexes sont normaux.Les examens complémentaires ne révèlent rien d\u2019autre qu\u2019une cataracte traumatique à l\u2019œil droit avec déformation de l\u2019iris.Depuis son arrivée à notre hôpital, le 16 mars 1948, jusqu\u2019en août de la même année, il prend de la belladone, inutilement du reste, et, pendant quatre mois, il ne reçoit aucune médication.En décembre 1948, le traitement au diparcol est institué.On note bientôt une diminution de la rigidité ; le tremblement est aussi moins marqué, la salivation est moins abondante.A la fin d\u2019avril 1949, sans modifier la médication antérieure, on administre concomitamment 60 milligrammes de bénadry! par jour.Ici encore, amélioration subjective importante.Même sensation de mieux- être très considérable.L'\u2019appétit augmente, la déglutition, jusqu\u2019ici laborieuse, devient facile.Le patient se dit « plus heureux », lui aussi.Le 2 août 1949, ont doit cesser le diparcol qui cause maintenant des nausées et des vertiges.Depuis le 17 mai 1950, le patient reçoit 0.10 gramme de parsidol par jour, mais 1l exige toujours son bénadryl.Le tremblement et la rigidité sont presque totalement disparus et, jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, l\u2019amé- Iloration se maintient.ey 0 .Quatrième observation : Monsieur L., Evariste, est admis, le 25 novembre 1947, à l\u2019âge de quarante-quatre ans.II nous apprend qu\u2019il a fait une encéphalite à l\u2019âge de dix-neuf ans, et que, sept ou huit ans plus tard, un syndrome parkinsonien était brusquement apparu, un jour qu\u2019il travaillait dans le bois.Il n\u2019accuse aucune douleur, il mange et s\u2019habille seul sans difficulté.Il a déjà présenté des crises oculo-céphalogyres légères.(6) 162 Lavar MÉDICAL Février 1951 A l\u2019examen, syndrome parkinsonien avec prédominance de la rigidité sur le tremblement.Démarche lente, perte des mouvements automatiques.Larmoiement, salivation extrêmement marquée, transpIration profuse.Parole lente, monotone, incompréhensible à certains moments.Raideur moyenne, tronc incliné en avant.Signe de la roue dentée bilatéral.Réflexes normaux.Le malade est, en outre, porteur d\u2019une hydrocèle gauche ; il a subi une herniotomie gauche.Ce monsieur a un psychisme un peu particulier ; iI n\u2019a jamais accepté de coopérer.Depuis au delà de deux ans qu\u2019il séjourne à l\u2019Hôpital Saint-Augustin, il a fait avorter toutes nos tentatives thérapeutiques.On lui a administré successivement de la belladone, du diparcol, du bénadryl, du diparcol associé a la belladone, de l\u2019atropine seule, du tolsérol, de la génoscopolamine et du parsidol.Il s\u2019est, chaque fois, soumis au traitement quelques jours seulement, toujours contre son gré.Récemment, le 4 septembre 1950, un nouvel essai est tenté ; on lui administre de l\u2019artane, antispasmodique de synthèse récemment mis sur le marché.Il consent à prendre le médicament pendant près d\u2019un mois.La sialorrhée diminue notablement, les mouvements s\u2019assouplissent, l\u2019attitude se transforme peu à peu, mais, le 2 octobre, le malade refuse tout médicament.Nous avons donc un échec complet à enregistrer.Il convient, cependant, de souligner que les médicaments n\u2019ont pas été moins efficaces chez lui.Le manque de coopération du malade est seul responsable de la réapparition de tous ses troubles.Cinquième observation : Monsieur G., Augustin, célibataire, âgé de quarante-neuf ans, lors de son admission à l\u2019hôpital, le 7 octobre 1949, est un bûcheron de la vallée de la Matapédia, au tempérament fruste et ouvert, aux habitudes de vie très rangées.Illettré, il n\u2019a jamais eu d\u2019autre occupation que celle de bûcheron.En 1919, il fait une ménigite qui le retient deux semaines à l\u2019hôpital et l\u2019empêche de travailler pendant deux ans.Il a été opéré pour appendicite en 1928.Il n\u2019a pas souvenance d\u2019aucune autre affection grave. Février 1951 Lavar MÉDICAL ,Ç 163 Depuis 1947, ses membres droits sont atteints d\u2019un tremblement lent, rythmique, apparaissant au repos, cessant aux mouvements.Depuis la même année, il souffre de troubles digestifs : douleurs survenant deux heures après les repas, accompagnées de vomissements pénibles.C\u2019est un constipé chronique.A l\u2019examen, le facies est figé.L\u2019attitude et la démarche sont caractéristiques d\u2019un hémisyndrome extrapyramidal droit.Absence d\u2019oscillation pendulaire du membre supérieur droit à la marche.Rigidité marquée et tremblement discret des membres droits.Signe de la roue dentée, au membre supérieur droit.Démarche lente à petits pas.Les réflexes oculo-moteurs, cutanés et ostéotendineux sont normaux.Le 2 novembre 1949, le patient est transféré à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant- Jésus ou il est opéré par le docteur Sirois (trépanation pariétale gauche, destruction des cellules ganglionnaires de la zone motrice du membre supérieur droit, suivant la technique de Klemme).Le malade nous revient, le 23 décembre, avec une monoplégie brachiale droite.Le membre inférieur gauche tremble discrètement.Le patient ressent une douleur vive dans son bras droit et il affirme que l\u2019humérus est fracturé.Le deltoïde est en voie d\u2019atrophie.Depuis lors, le malade s\u2019est plaint successivement de douleurs épigastriques, de douleurs au siège de la trépanation, de douleurs lombaires, de douleurs aux fausses côtes gauches, à l\u2019oreille droite, etc.Les plaintes sont constamment exposées sans conviction et l\u2019examen clinique reste négatif.Du reste, tous les malaises disparaissent régulièrement, en quelques jours et spontanément.La radiologie, l\u2019électrocardiologie et les examens biologiques n\u2019ont mis en évidence qu\u2019une gastrite hypertrophique.Mais, pendant tout ce temps, le membre supérieur droit a récupéré de ses mouvements et, aujourd\u2019hui, seuls les doigts sont restés impotents.Le tremblement et la rigidité se sont aussi atténués aux membres inférieurs et le malade est maintenant volontiers souriant, 11 marche facilement et il se rend utile à l\u2019hôpital.La transformation dans le caractère du patient est d\u2019autant plus évidente qu\u2019avant l\u2019intervention 1l était constamment grognon, mécontent et toujours irritable. 164 Lavar MÉDICAL Février 1951 Nous avons présenté cinq observations de syndrome parkinsonien, dont deux postencéphalitiques.Les nouveaux antispasmodiques de synthèse ont eu, chez trois de nos malades, une action nettement supérieure à celle du traitement classique.La médication est aussi mieux supportée.Un quatrième malade s\u2019est vu amélioré pour un temps, mais 1l a refusé de prolonger l\u2019emploi de la mécication.Une intervention dans un cas de Parkinson unilatéral a transformé l\u2019existence du malade.La monoplégie résiduelle est minime, le tremblement et la rigidité musculaires sont presque totalement disparus et le caractère du patient s\u2019est grandement amélioré. L\u2019ORGANISATION D\u2019UN SERVICE D\u2019ARTHRITE * par Jean ROUSSEAU Hôpital des Anciens Combattants.Comme le rhumatisme, en ces derniers temps, a semblé attirer l\u2019attention des médecins, nous avons cru qu\u2019il serait Intéressant de parler de l\u2019organisation d\u2019un Service d\u2019arthrite.Avec la découverte de la cortisone et de l\u2019ACTH, on pourrait crôire qu\u2019il n\u2019y a plus lieu de se soucier des rhumatisants.Lorsque ces nouveaux médicaments auront subi l\u2019épreuve du temps, nous croyons que leurs indications seront bien définies et, qu\u2019à ce moment, un Service d\u2019arthrite ne sera pas superflu pour le traitement des arthritiques.Les buts auxquels doit viser un Centre d\u2019arthrite de l\u2019armée, et un Service d\u2019arthrite pour tout rhumatisant peut tendre aux mêmes fins, ont été formulés par Hench et Boland de la façon suivante : 1° Fournir un centre de diagnostic où les cas difficiles soient étudiés par des médecins s\u2019intéressant particulièrement aux maladies rhumatismales ; 2° Pouvoir traiter de façon appropriée les cas graves et progressifs ; * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 1er décembre 1950. 166 Lavar MÉDicaL Février 1951 3° Réduire la période d\u2019hospitalisation par l\u2019emploi de ces traitements; 4° Renvoyer au travail, si possible, le plus grand nombre de sujets guéris ou chez qui l\u2019évolution de la maladie a été enrayée ; 5° Éduquer et réhabiliter ceux que le rhumatisme a rendus inaptes à reprendre leur occupation antérieure.6° Appliquer les nouveaux traitements du rhumatisme ; 7° Faure l\u2019étude clinique des patients soumis à ces traitements ; 8° Réaliser une économie réelle en réduisant le nombre des invalides qui recourront à la charité publique ou à l\u2019état pour leur subsistance.Ces buts sont bien ceux même que se propose tout médecin qui entreprend de traiter un rhumatisant.On nous accordera donc qu\u2019il n\u2019est que très juste que ce soit précisément ceux vers lesquelles tendent un groupe de médecins et de techniciens qui veulent traiter les mêmes malades.L'avantage d\u2019un Service ou d\u2019un Centre d\u2019arthrite semble résider surtout dans les facilités de recherches et de traitements qu\u2019il peut fournir, en un endroit donné et, cela, dans un minimum de temps.Une chose importe, toutefois, c\u2019est que le médecin praticien soit tenu au courant de tous les examens qu\u2019on aura faits et de tous les traitements qui auront été donnés à son patient, puisque c\u2019est à lui que doit revenir le soin de le suivre, lorsqu\u2019il sera libéré d\u2019un Service d\u2019arthrite.Voici, maintenant, le personnel que requiert l\u2019organisation d\u2019un tel Service.Tout d\u2019abord, un chef de Service qui soit un médecin faisant de la médecine interne et qui s\u2019intéresse particulièrement aux maladies rhumatismales.Nombre de patients consultent pour rhumatisme qui n\u2019ont jamais êté des rhumatisants.Ces malades doivent être dirigés vers le consultant qui les suivra.Si le Service d\u2019arthrite est d\u2019une certaine envergure, le chef de Service aura vite besoin d\u2019un assistant.Le Centre d\u2019arthrite, quand il est organisé dans un hôpital universitaire, requiert le travail d\u2019un médecin résident et d\u2019internes qui, dans l\u2019exercice de leurs fonctions, viennent en Février 1951 Lavar MÉDICAL 167 contact avec des cas intéressants de rhumatisme et apprennent à appliquer les traitements les plus récents.Un orthopédiste doit rencontrer fréquemment le rhumatologue, car il peut apporter des suggestions précieuses en ce qui concerne la prévention et le traitement des difformités.Le physiothérapeute trouve le plus grand nombre de ses patients chez les arthritiques et pour leur traitement il est indispensable.Les séances quotidiennes de massages, de mouvements passifs et actifs, de diathermie, d\u2019hydrothérapie, sont mises en branle pour enrayer l\u2019ankylose des articulations malades, et c\u2019est souvent à cause de la persistance des traitements de physiothérapie que le patient peut conserver une liberté de mouvements lui permettant de reprendre, plus tard, une vie à peu près normale.Les traitements d\u2019occupation (occupational therapy) viennent parfaire le travail du physiothérapeute en distrayant le malade de ses douleurs et l\u2019obligent à faire les mouvements qui préviendront l\u2019ankylose, tout en accomplissant un travail qui l\u2019intéresse.Certains travaux de métier, de menuiserie et de poterie fournissent ainsi une distraction qui peut devenir lucrative, tout en servant au traitement du patient qui les accomplit.Le Service d\u2019arthrite doit s\u2019assurer toutes facilités d\u2019obtenir les analyses de laboratoire qui lui sont nécessaires, et il est préférable qu\u2019un technicien de laboratoire, spécialement préposé aux examens du Service, soit employé à faire ces examens qui ne sont pas très spéciaux, mais qui sortent du cadre ordinaire des examens qui sont demandés par le Service de médecine.Lorsque des travaux de recherche se poursuivent dans le Centre d\u2019arthrite, un laboratoire de recherche est toujours utile, mais 1l peut devenir une charge onéreuse pour un petit centre.Certains départements de radiologie choisissent un radiologiste qui fera tout le travail que pourra lui fournir le Service d\u2019arthrite.Cette pratique n\u2019est pas obligatoire, mais il est important que le rhumatologue puisse rencontrer le radiologiste afin d\u2019étudier les clichés radiographiques.Le Service peut recourrir à d\u2019autres consultants : l\u2019oto-rhino- laryngologiste, le dentiste, le gynécologue, l\u2019urologiste, le bactériologiste, l\u2019anatomo-pathologiste et le psychiatre. 168 Lava\u2026.MEDICAL Février 1951 Un Service d\u2019arthritiques, peut rassembler toutes ces exigences dans un hôpital général.Tous les rhumatisants ne requièrent pas l\u2019hospitalisation ; c\u2019est pourquoi il est préférable que le Service ait une consultation externe où les malades seront vus, subiront les examens nécessaires et recevront leurs traitements de la clinique externe.D\u2019autres, par contre, dont la maladie est évolutive et plus grave, sont de vrais invalides et doivent être hospitalisés d\u2019emblée pour traitement.Dans certains Services de médecine, ces patients sont disséminés parmi les autres malades du Service.C\u2019est le cas des hôpitaux universitaires qui veulent offrir aux étudiants une plus grande variété de sujets dans une même salle.Dans d\u2019autres hôpitaux, par ailleurs, tous les rhumatisants sont groupés ensemble dans une salle ou dans une aile, selon l\u2019importance du Service d\u2019arthrite.C\u2019est ainsi qu\u2019est conçu celui de Sunnybrook.Dans cet hôpital de mille et quelques cents lits, quatre-vingt-dix lits placés dans une aile spéciale sont réservés aux arthritiques.Réunis de la sorte, les malades peuvent mieux profiter des traitements spéciaux qui leur sont réservés.Pour la physiothérapie, par exemple, on a trouvé que les patients bénéficiaient mieux des exercices faits en groupe dans les salles.D'autre part, lorsqu\u2019un certain nombre de lits est spécialement réservé aux arthritiques, cela assure un pourcentage de lits bien défini pour les rhumatisants.A Sunnybrook, l\u2019excellence du service fourni a vite suscité l\u2019envie du public et des démarches ont été faites auprès du gouvernement pour qu\u2019un certain nombre de non-anciens combattants puissent profiter des traitements.La requête a été refusée, de crainte que ce laissez-passer ne soit interprété comme une socialisation d\u2019une partie de la médecine.On peut en déduire que notre gouvernement a le souci de laisser aux médecins le soin de gérer les affaires médicales.Et pourtant, il s\u2019agissait de fournir une solution au problème social créé par l\u2019immobilisation de milliers d\u2019individus par la maladie.C\u2019est donc à nous qu\u2019incombera, maintenant, la charge d\u2019organiser plusieurs Services d\u2019arthrite pour suffire à la demande publique. CHRONIQUE PÉDIATRIQUE L\u2019INFECTION TYPHIQUE DE L\u2019ENFANT * par Donat LAPOINTE Chef de Service à la crèche Saint-Vincent-de-Paul HISTORIQUE La première description clinique de la fièvre typhoïde a été faite par Willis, en 1643.Jusqu\u2019en 1839, les cliniciens croyaient que cette infection était exclusivement l\u2019apanage de l\u2019adulte.Ce n\u2019est qu\u2019en 1853 que Rilliet et Barthez, dans leur traité de médecine infantile, nous donnent un exposé complet de la typhoïde chez l\u2019enfant.Cette première description de la maladie typhique de l\u2019enfant fut l\u2019amorce d\u2019une vive discussion opposant, d\u2019une part, ceux qui soutenaient que l\u2019enfant Jouissait d\u2019une immunité naturelle à l\u2019égard de l\u2019infection typhique ; d\u2019autre part, ceux, beaucoup moins nombreux, qui affirmaient que l\u2019enfant était aussi souvent atteint que l\u2019adulte.Il faut rappeler qu\u2019à cette époque on n\u2019avait pas encore identifié le bacille d\u2019Eberth ; c\u2019est ce qui nous permet de comprendre pourquoi, au cours de cette discussion, on exploitait toutes les subtilités cliniques.* Communication faite devant les membres de la Société de Pédiatrie de Québec au mois de novembre 1940. 170 Lavar MÉDICAL Février 1951 La polémique s\u2019êteignit dès que la lumière fut complètement faite sur cette question de l\u2019infection typhique, grâce à la découverte de l\u2019agent microbien spécifique de la typhoïde, grâce aussi aux autres méthodes modernes de diagnostic qui nous furent apportées par le laboratoire.ÉTIOLOGIE C\u2019est au laboratoire encore que nous devons d\u2019avoir appris que le bacille typhique peut contaminer l\u2019être humain par voie transplacentaire, par les eaux de boisson, le lait, le fromage, la crème, la glace, les mouches, les fèces, les urines et les porteurs de germes.Il est évident que l\u2019acquisition successive de toutes ces notions a contribué à la régression constante de la morbidité et de la mortalité par l\u2019infection typhique, dont témoignent toutes les statistiques.FRÉQUENCE DE L\u2019INFECTION TYPHIQUE Toutes les statistiques concordent aussi pour indiquer une augmentation de la fréquence de la maladie lorsque l\u2019enfant avance en âge.Une statistique américaine, établie sur deux cents cas, donne les chiffres suivants : Oalan.I.3 cas lana2ans.2 cas 2anS.7 cas dans.a LL 18 cas 5 ans.1110 111 LL LL LL 16 cas 6ans.1111 111 LL LL 14 cas Tans.LL a LL 12 cas 8 ans à 14 ans.11111 11111122 128 cas Total .LL LL 200 cas Nous savons très bien que tous les enfants ne réagissent pas de la même façon en présence de l\u2019infection typhique.C\u2019est ainsi que, parmi un groupe d\u2019enfants tous soumis à une même infection par un lait Février 1951 Lava\u2026 MÉDICAL 171 contenant des bacilles typhiques, quelques-uns seulement peuvent présenter le tableau complet de l\u2019infection classique.Tous, cependant, après une période plus ou moins longue, devraient réagir positivement à l\u2019ë- preuve de Widal.LA TYPHOÏDE FŒTALE La typhoïde, chez la femme enceinte, provoque l\u2019avortement dans la moitié des cas et l\u2019enfant naît mort.L\u2019avortement serait causé, soit par la température élevée et prolongée de la mère, soit par les toxines qui imondent le sang maternel et celui de l\u2019enfant, soit, enfin, par la mort du fœtus in utero.La typhoïde fœtale est, avant tout, une maladie septicémique.Les autopsies des fœtus morts de typhoïde ont permis de retrouver des bacilles typhiques dans le sang, le foie, la rate et le cœur.Les lésions sur l\u2019intestin sont très minimes, probablement à cause de son inactivité fonctionnelle.Si l\u2019enfant naît contaminé, sa survie peut se prolonger pendant quelques jours sans qu\u2019il ne présente une symptomatologie très précise.Il est aussi possible que le fœtus guérisse après avoir fait une typhoïde in utero et présente, à la naissance, un aspect tout à fait normal.Signalons, enfin, que le fœtus n\u2019est pas toujours nécessairement contaminé au cours de l\u2019évolution d\u2019une typhoïde maternelle.Quand la réaction de Widal est positive chez le nouveau-né, deux éventualités sont à considérer.Premièrement, ou bien l\u2019enfant a fait une typhoïde pendant sa vie Intra-utérine ; deuxièment, ou bien la réaction positive qu\u2019on obtient n\u2019est que l\u2019expression temporaire de la pénétration des aggluti- nines maternelles dans la circulation fœtale.LA TYPHOÏDE DU NOURRISSON Le nourrisson est moins souvent atteint par la typhoïde que l\u2019enfant dans la troisième enfance et que l'adulte ; non pas que le premier soit naturellement immunisé contre cette infection, mais plutôt parce que les conditions de vie du nourrisson sont telles qu\u2019il se trouve plus facilement écarté des sources ordinaires de contagion. 172 Lavar MÉDpicar Février 1951 La typhoïde du nourrisson présente encore très souvent un aspect évolutif septicémique.Sauf exception, plus l\u2019enfant \u2018est jeune, plus la maladie typhique emprunte une symptomatologie peu expressive.Les autopsies pratiquées chez les nourrissons typhiques ont surtout permis de constater une légère augmentation dans le volume des ganglions du mésentère et de la rate.SYMPTOMATOLOGIE GÉNÉRALE Le début est généralement insidieux et marqué, tout au plus, par un changement de caractère, de l\u2019inappétence et un léger état subfébrile.Après quelques Jours de ces vagues prodromes, la température s\u2019élève brusquement, en même temps que peuvent apparaître des vomissements, des convulsions, et, plus rarement, des frissons et de la céphalée.L\u2019épistaxis, si fréquent chez l\u2019adulte, est rare chez l\u2019enfant.Les douleurs abdominales sont très légères ou inexistantes ; 1l y a très peu de tvmpanisme et de ballonnement.La pharyngite, la bronchite et la broncho-pneumonie, s\u2019observent beaucoup moins souvent que chez l\u2019adulte.L\u2019insomnie et l\u2019agitation remplacent souvent la somnolence qui est de règle à l\u2019âge adulte.Parfois, l\u2019accentuation des signes oriente fortement vers la possibilité d\u2019une méningite et incite à pratiquer une ponction lombaire.La température est sans caractère et elle peut se prolonger, dans les cas graves, pendant un mois et plus.Après une période d\u2019apyrexie de plusieurs Jours, la température s\u2019élève souvent de nouveau pendant quelques jours.Le pouls dicrote ne s\u2019observe que très rarement chez le jeune enfant.A l\u2019auscultation du cœur, 1l est assez fréquent d\u2019entendre un souffle systolique à la base du cœur ; celui-ci disparaît généralement en même temps que la température.Ce souffle paraît être l\u2019expression d\u2019une légère atteinte du myocarde.La pression artérielle, généralement basse, s'élève brusquement, dans les cas exceptionnels de perforation intestinale.La constipation est plus fréquente que la diarrhée quoique, dans certains cas, la diarrhée soit le symptôme prédominant. Février 1951 LAava\u2026.MEpicaL 173 Les urines sont acides et contiennent des traces d\u2019albumine et d\u2019acétone.Chez trente pour cent des enfants typhiques, on retrouve le bacille d\u2019Eberth ou le bacille paratyphique dans la deuxième semaine de la maladie.A l\u2019examen du sang, il existe une baisse des globules rouges et de l\u2019hémoglobine.La leucopénie s\u2019observe beaucoup moins fréquemment que chez l\u2019adulte.Sur les téguments, même dans les typhoïdes confirmées par les examens du laboratoire, les taches roses lenticulaires ne se retrouvent pas fréquemment.Les accidents nerveux, à part les convulsions, sont exceptionnels.Un phénomène assez fréquent survient, parfois, au cours de l\u2019évolution d\u2019une typhoïde, chez certains enfants de douze à dix-huit mois qui avaient appris un vocabulaire de quelques mots.Ils cessent complètement de parler et ne retrouvent leur ancien vocabulaire que très tardivement après leur convalescence.Les localisations de l\u2019infection aux articulations, aux os et au périoste sont très rares.Signalons, enfin la possibilité de l\u2019évolution concurrente d\u2019une typhoïde avec une ou plusieurs maladies éruptives ; cette éventualité n\u2019est pas sans compliquer singulièrement et le diagnostic et le pronostic.LE DIAGNOSTIC L'étude détaillée de la symptatologie de la typhoïde de l\u2019enfant nous démontre bien que le diagnostic de cette maladie, surtout à son début et dans ses formes légères, est très difficile à faire par les seules méthodes cliniques.Au début des infections paratyphiques, surtout, la diarrhée, souvent très sérieuse, peut en imposer pour une dysenterie ou une intoxication alimentaire.Si la constipation, les vomissements, les douleurs abdominales et la température, dominent le tableau clinique, les cliniciens s\u2019orienteront vers la possibilité d\u2019une réaction appendiculaire. 174 Lavar MeEbpicaL Février 1951 Les convulsions et le méningisme font penser à une véritable infection des méninges.Certaines formes latentes simulent très bien la fièvre ondulante.La tuberculose miliaire aiguë, la grippe, la pneumonie atypique, le rhumatisme articulaire aigu, la pyélite, l\u2019otite, l\u2019ostéomyélite, la mononucléose, la leucémie, la maladie de Hodgkin, sont autant d\u2019entités cliniques dont 1l faut tenir compte dans le diagnostic différentiel.Même les taches dites rosées lenticulaires ne sont pas toujours un indice très sûr d\u2019une atteinte typhique ; il faut penser aux éruptions comme les tuberculides, aux papules cutanées qui peuvent apparaître à la suite de l\u2019administration de certains médicaments et au cours des infections par le méningocoque.Chez l\u2019enfant très jeune, le diagnostic est presque toujours impossible sans recourir aux examens de laboratoire.Dans la première semaine de la maladie, c\u2019est sur l\u2019hémoculture qu\u2019il faut compter pour identifier le bacille.Le bacille typhique ou le bacille paratyphique pourront être trouvés dans les selles, à la deuxième semaine de la maladie.Dans les urines on le décèlera à la fin de la deuxième semaine.Quant à la réaction de Widal, elle devient généralement positive à la fin de la deuxième semaine de l\u2019évolution de la maladie.Mais, il faut bien se rappeler que cette réaction peut demeurer positive pendant six mois, voire pendant plusieurs années.Ainsi donc, une réaction de Widal positive peut exprimer une atteinte très antérieure.Pour plus de sûreté dans l\u2019établissement d\u2019un diagnostic immédiat, 1l vaut mieux faire une hémoculture précoce et une recherche du bacille dans les selles.Les deux observations qui suivent nous montrent deux formes cliniques très différentes de l\u2019infection typhique de l\u2019enfant.Première observation : M.B., âgée de deux ans et demi, est admise à l\u2019hôpital, le 7 juillet 1949, pour des douleurs abdominales, des vomissements et une température à 103°F.qui dure depuis deux jours.Les antécédents héréditaires et personnels sont sans intérêt particulier.À l\u2019examen, nous trouvons une enfant qui se plaint dans son lit et qui se défend vigoureusement SE 9 x Pa Figure 21 Février 1951 Lava\u2026.MÉDICAL 249 révèle l\u2019existence d\u2019une tuberculose granuleuse importante de la bronche- souche gauche.Une cautérisation au nitrate d\u2019argent à 30 pour cent complète l\u2019examen.Un traitement identique est appliqué le 11 juin, et nous pouvons constater une amélioration radicale de l\u2019état de la bronche gauche.La malade est revue le 8 octobre 1948, par suite de Figure 73 manifestations pathologiques bronchiques évidentes.À la bronchoscopie, nous pouvons, en effet, voir un granulome en voie de caséification sur la paroi latérale externe de la bronche-souche gauche.La malade est alors soumise à la streptomycinothérapie par voie parentérale, à raison d\u2019un gramme par jour.Au cours des endoscopies du 15, du 29 250 Lavar MÉpicaL Février 1951 octobre, du 22 novembre et du 13 décembre 1948, nous pouvons suivre la régression complète du granulome et le retour à la normale de la muqueuse endobronchique.La bacilloscopie est négative depuis le 22 octobre 1948.Observation n° 154 \u2014 (Hôpital Laval, dossier 8813) Sr M.de Ste-S., trente et un ans, arrive à l\u2019hôpital le 7 septembre 1948, porteuse de lésions pulmonaires caséo-fibreuses droites.A l\u2019auscultation, de nombreux râles permettent de penser à l\u2019existence d\u2019une atteinte concomitante des bronches.Le 13 septembre 1948, une bronchoscopie décèle l\u2019existence d\u2019une tuberculose ulcéro-granuleuse très envahissante de tout l\u2019hémi-système bronchique droit qui est également rempli de sécrétions visqueuses.Après broncho-aspiration, nous morcelons à la pince quelques granulations que nous adressons au laboratoire.Le rapport histo-pathologique confirme l\u2019étiologie bacillaire des lésions.La streptomycinothérapie est instituée par voie parentérale le 3 octobre, à raison d\u2019un gramme par jour et réduite à 50 centigrammes par jour le 28 octobre, jusqu\u2019au moment de son départ de l\u2019hôpital, le 3 décembre.Une instillation de 20 centigrammes de streptomycine directement dans les bronches droites est pratiquée à la fin de chaque endoscopie.Lors de la dernière bronchoscopie, le 17 novembre, nous pouvons noter une régression absolument spectaculaire de toutes les lésions tuberculeuses endobronchiques.L\u2019hémi-systéme droit est libre.Il n\u2019y a ni sécrétion, ni granulation, ni ulcération et la bacillo- scopie est négative dans les sécrétions prélevées au niveau des bronches aussi bien que dans les expectorations après homogénéisation en série.Observation n° 155 \u2014 (Hôpital Laval, dossier 6759) Carmen S., âgée de vingt-huit ans, est réadmise à l\u2019Hôpital Laval le 4 mai 1948, pour une tuberculose laryngée secondaire à une tuberculose pulmonaire ulcéro-caséeuse active.Elle avait été hospitalisée au même endroit, du 30 juillet 1944 au 18 mai 1946, pour son affection pulmonaire.La localisation laryngée est traitée, du 4 mai au 14 août 1948, par des cautérisations au nitrate d\u2019argent et des injections endo- trachéales de pénicilline.Elle est, de plus, invitée à garder le silence. ID VI \u2014 Février 1951 Lavar MÉDicaL En face de l\u2019insuccès de la thérapeutique employée jusque-là, la malade est soumise à la streptomycinothérapie le 14 août, et nous pouvons constater une régression complète de la tuberculose du larynx le 28 août, soit quatorze Jours plus tard.Ici, la streptomycine a été employée par la voie intramusculaire seulement.Le traitement a dû être arrêté après 26 jours, par suite d\u2019un état nauséeux et du vertige présentés par la malade.Les résultats favorables obtenus dans ce cas se maintiennent jusqu\u2019au début d\u2019octobre, alors que le traitement à la streptomycine est repris, sans manifestation toxique, mais, cette fois, à cause de l\u2019extension des lésions pulmonaires et de la reprise de la toux.Observation n° 156 \u2014 (Hôpital Laval, dossier 8762) Madame G.T., âgée de trente-six ans, est hospitalisée dans un sanatorium rural depuis 1945 pour une tuberculose pulmonaire caséo- fibreuse active droite.Elle est d\u2019abord soumise à la cure hygiéno- diététique.Des tentatives de pneumothorax se montrent infructueuses et un traitement à la streptomycine est commencé le 5 octobre 1947, et continué jusqu\u2019au 5 juillet 1948, à la dose d\u2019un gramme par Jour, pendant six mois, et de 59 centigrammes par jour, pendant un mois.Des inhalations quotidiennes de 50 centigrammes sont également pratiquées pendant toute cette période.L\u2019état général et pulmonaire n\u2019affiche cependant aucune amélioration.La malade est légérement dyspnéique, tousse et expectore de façon notable.Elle est adressée à l\u2019Hôpital Laval pour observation et traitement endobronchique.À son arrivée, le 10 août 1948, la sédimentation est de 31 et la radiographie pulmonaire fait voir une forte surélévation de l\u2019hémi-diaphragme droit avec attraction du cœur et du médiastin ainsi qu\u2019un aspect tacheté généralisé de la plage pulmonaire droite (cf.fig.24).L\u2019endoscopie bronchique permet d\u2019observer l\u2019existence d\u2019un tubet- culome à l\u2019origine de la bronche-souche droite.De multiples granulations siègent sur tout le réseau bronchique droit qui est rempli de sécrétions purulentes visqueuses.La tumeur est morcelée à la pince et le laboratoire confirme la nature bacillaire de la lésion.Nous procédons a de multiples morcellements et aspirations pour obtenir un nettoyage extraordinaire de l\u2019hémi-système bronchique droit en décembre 1948.La sédimenta- VI ID LavarL MÉDiCAL Février 1951 ¥ > 2% 7 284 PE 19 Figure 25 Gi 2; a NU 9 4 Figure 24 0 Février 1951 LAavAL MÉDICAL 253 tion est de 17 le 10 décembre 1948.L\u2019état général affiche un mieux sensible, la dyspnée est disparue et l\u2019image radiographique laisse voir une disparition des ombres de la plage droite, sans modification de l\u2019attraction définitive de ses bords internes et inférieurs (cf.fig.25).Observation n° 157 \u2014 (Hôpital Laval, dossier 8105) Madame J.-C.T., âgée de trente-deux ans, admise à l\u2019Hôpital Laval le 17 mai 1947, pour une tuberculose pulmonaire ulcéro-caséeuse extensive très avancée, développe une localisation laryngée le 26 septembre 1947.Un pneumothorax et une pneumopéritoine ne semblent pas avoir d\u2019action curative sur la tuberculose du larynx et la malade est soumise à la streptomycine le 28 février 1948, alors que la sédimentation est de soixante-cinq.Celle-ci baisse à 33, le poids augmente de 8 livres ; il v a diminution de la toux et des expectorations et régression totale des signes laryngés le 22 avril 1948, alors que la malade a reçu 90 grammes de streptomycine par la voie parentérale.L'amélioration se maintient après un recul de neuf mois.Observation n° 158 \u2014 (Hôpital Laval, dossier 6073) Jean-Paul T., âgé de vingt-trois ans, qui avait fait un court séjour à l\u2019Hôpital Laval, en 1943, revient, le 13 août 1947, pour une tuberculose pulmonaire ulcéro-caséeuse bilatérale modérément avancée.Sa voix est, en outre, dysphonique et l\u2019examen du larynx au miroir nous permet de constater la présence d\u2019une laryngite tuberculeuse avancée avec l\u2019existence d\u2019un gros tuberculome de la bande ventriculaire gauche.Un traitement à la vitamine D2 est commencé, le 9 décembre 1947, mais doit, bientôt, être abandonné par suite des signes d'intoxication présentés par le malade.La streptomycinothérapie par voie parentérale doit également être arrêtée, après quelques jours, pour les mêmes raisons et le malade reçoit la streptomycine par aérosol depuis le 28 juillet 1948.Le larynx affiche une amélioration lente mais régulière depuis cette date.Le retour de la voix à la normale est complet, les lésions tuberculeuses laryngées ont régressé presque complètement et l\u2019état général du malade affiche un mieux sensible.Le poids a augmenté de 20 livres, la vitesse de sédimentation a baissé de 45 à 13 et la 254 Lava\u2026.MÉDicaL Février 1951 radiographie dessine une amélioration progressive, bien qu\u2019il y ait persistance des images cavitaires.Observation n° 159 \u2014 (Hôpital Laval, dossier 8190) Martine T., âgée de vingt-quatre ans, est admise le 7 juillet 1947 pour une tuberculose pulmonaire ulcéro-caséeuse modérément avancée et pour une tuberculose endobronchique.Elle est bronchoscopiée le 4 juillet 1947, et nous pouvons voir une large ulcération tuberculeuse en bordure de l\u2019ouverture de la bronche lobaire supérieure droite.Traitement : broncho-aspiration et cautérisation au nitrate d\u2019argent.Une deuxième bronchoscopie est pratiquée le 25 juillet, et une troisième le 25 août 1947.Le même traitement est répété chaque fois.Les examens endoscopiques de contrôle subséquents démontrent le retour à la normale de toute l\u2019endobronche droite.Observation n° 160 \u2014 (Hôpital Laval, dossier 8087) ÂAliette V., âgée de vingt-sept ans, admise le 8 mai 1947, pour une tuberculose pulmonaire ulcéro-caséeuse modérément avancée, est soumise, le 7 mai 1948, à une bronchoscopie qui révèle une tuberculose endo- bronchique granuleuse de la bronche lobaire inférieure gauche.Ces lésions sont cautérisées au nitrate d\u2019argent à 30 pour cent.Le pneumothorax, qui a été commencé le 24 mai 1947, et qui n\u2019a pas semblé avoir d\u2019action curative sur la tuberculose de la bronche, est quand même maintenu et des cautérisations au nitrate d\u2019argent sont répétées le 28 mai et le 5 juillet 1948.Les examens bronchoscopiques de contrôle permettent de constater la disparition à peu près complète de toutes les lésions hyper- plasiques de l\u2019arbre\u2019 bronchique droit.La malade quitte l\u2019hôpital, le 24 août 1948, avec une tuberculose pulmonaire et bronchique apparemment arrêtée.BIBLIOGRAPHIE \u2018 1.ALEXANDER, J., SOMMER, G.N.J., et EHLER, A.E., Effect of tho- racoplasty upon pulmonary tuberculosis complicated by stenotic tuberculous bronchitis, J.Thoracic Surgery, 11 : 308, 1942. 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ANALYSES R.B.GREENBLATT, W.E.BARFIELD, S.CLARK et N.BROWN.Physiologic effectiveness of oral progesterone.(Activité physiologique de la progestérone per os.) J.Clin.Endocrin., 10 : 886-897 (aout) 1950.On a longtemps cru à l\u2019inefficacité de la progestérone ingérée en raison de sa destruction partielle par le suc gastrique et de sa conjugaison et désactivation au niveau du foie.Les auteurs vérifient cette affirmation chez 25 patientes de 17 à 37 ans.Ils administrent de 400 à 700 mg.de progestérone per os pendant 5 ou 7 jours avec ou sans préparation cestro- génique selon que le frottis vaginal indique ou non une activité œstrogé- nique.La plupart des patientes avaient une aménorrhée secondaire avec endomètre de type prolifératif ; plusieurs souffraient de ménorragies avec une hyperplasie glandulaire kystique de leur endomètre : l\u2019expérience étant conduite en période d\u2019aménorrhée après contrôle de l\u2019hémorragie.On relève encore quelques cas d\u2019aménorrhée primitive.Pour juger de l\u2019efficacité de la progestérone les auteurs adoptent les critères suivants : 1° L\u2019induction d\u2019une hémorragie à la suite de l\u2019arrêt de la médication à la progestérone, habituellement 2 à 5 jours après l\u2019arrêt du traitement et cela en l\u2019absence d\u2019ovulation spontanée ; 2° L\u2019absence de progestérone endogène (corps jaune) du fait d\u2019un cvele anovulatoire démontrée par l\u2019étude de la température basale ; 3° Les modifications de l\u2019endomètre avant et après la thérapeutique ; 4° En quatre cas, choisis au hasard, la détermination de la pré- gnanediol avant et après la thérapeutique.Les auteurs démontrent l\u2019absorption et l\u2019utilisation certaine de la progestérone ingérée.L\u2019hémorragie consécutive à l\u2019arrêt du traitement est observée dans 90.2 pour cent des cas, habituellement en deça de soixante-douze heures ; 269 Lavar MÉDICAL Février 1951 l\u2019hémorragie se prolonge de trois à cinq jours et est l\u2019équivalent d\u2019une menstruation normale.Les résultats furent les mêmes que la patiente ait reçu ou non une médication œstrogénique préalable.Notons cependant que dans quelques cas où une ovulation s\u2019est produite spontanément, la menstruation n\u2019apparaît qu\u2019environ quatorze jours plus tard.Des seize curettages effectués, les auteurs n\u2019observent qu\u2019une seule fois un endomètre de type sécrétoire prémenstruel.Même des tentatives d\u2019obtenir un tel endomètre par fortes doses de progestérone (200 mg.par jour pendant cinq jours) demeurent inefficaces.Des dosages du prégnanediol avant et après traitement démontrent une importante augmentation de ce catabolyte dans l\u2019urine après administration de progestérone.Comme le prégnanediol apparaît ici plus rapidement qu\u2019aprés injection d\u2019anhydrohydroxyprogestérone, les auteurs imaginent que la progestérone ingérée serait plus facilement absorbée et métabolisée et, dès lors, moins active que l\u2019anhvdrohydroxyprogestérone.G.-A.BERGERON.M.C.WILKINSON.Pregnancy and skeletal tuberculosis.(Grossesse et tuberculose osseuse.) J.Bone ¢= Joint Surg., 32-B : 307-313 (août) 1950.Depuis 1937, à l\u2019hôpital Black Notely, 300 femmes enceintes, tuberculeuses, furent traitées avec résultats très nets.Toute femme enceinte souffrant de tuberculose pulmonaire ne voit aucunement sa maladie s\u2019aggraver en autant qu\u2019elle continue de recevoir un traitement adéquat durant sa grossesse.En résumé, l\u2019auteur rapporte les observations suivantes : 1° Quatorze cas de tuberculose vertébrale.Aucun réveil de la lésion ni aggravation de la difformité, du fait de la grossesse, ni aucune difficulté à l\u2019accouchement.2° Cinq cas de coxalgie.Toute femme enceinte avec une hanche ou les deux hanches ankylosées peut avoir un travail normal.3° Sept cas de tuberculose du genou.On note chez les jeunes femmes une fréquente association de tuberculose osseuse et de tuberculose pulmonaire, cependant l\u2019auteur ne rapporte aucun effet nocif résultant de la grossesse.4° Deux cas de tuberculose sacro-tliague.Aucun effet nocif.5.Quatre cas de tuberculose de l\u2019épaule, du pied ou du poignet.Aucun effet nocif.CONCLUSIONS 1° La majorité des femmes enceintes ne montrent aucune aggravation de leur lésion tuberculeuse et celle-ci ne complique aucunement leur grossesse ; Février 1951 Lavar.MÉDICAL 261 2° La grossesse ne semble pas être la cause déclenchante de la tuberculose osseuse ; 3° La grossesse semblerait augmenter la résistance à la tuberculose, sans doute du fait que la femme enceinte fait une vie plus régulière ; 4° L'augmentation des stérols dans la circulation s\u2019associe à l\u2019augmentation de l\u2019activité réticulo-endothéliale.On a constaté que la prolifération du tissu réticulo-endothélial augmentait dans le traitement du lupus par le calciférol.Et dans la grossesse on note l\u2019augmentation du cholestérol.Donc, la grossesse ne réactive aucunement les lésions bacillaires guéries cliniquement et radiologiquement et, de plus, la tuberculose ne nuit aucunement à la grossesse et au travail.Jean-Louis LAROCHELLE.C.LIAN et A.KURSAT.Un nouveau médicament toni-cardia- que : la thévétine cristallisée.La Presse médicale, 54 : 937 (2 septembre) 1950.Les auteurs font part des résultats de leurs recherches sur un nouveau toni-cardiaque : la thévétine cristallisée.Ce glucoside est le principal actif de la Thevetia nerifolia, plante qui croît aux Antilles.La thévétine est obtenue sous forme cristallisée, très soluble dans l\u2019eau, elle est dissoute dans 120 parties d\u2019eau froide.Grâce à sa grande solubilité, le produit est doué d\u2019une action et d\u2019une élimination rapides.La thévétine possède les principaux avantages de la digitaline du fait qu\u2019elle est très active par voie orale, les principaux avantages de l\u2019ouabaïne : solubilité dans l\u2019eau, action et élimination rapides.L'expérience sur les animaux a montré que la thévétine a, dans l\u2019ensemble, les mêmes actions cardiaques que la digitaline et l\u2019ouabaïne : augmentation du pouvoir contractile du muscle cardiaque (action inotrope positive), action ralentissante (action chronotrope négative), diminution de la conductibilité (action dromotrope négative), augmentation de la tonicité (action tonotrope positive) ; enfin, son action sur les vaisseaux périphériques est identique à celle de la digitaline.I! s\u2019agit donc bien d\u2019un corps digitalique ; elle provoque les mêmes perturbations électrocardio- graphiques que la digitaline.En clinique, dans l\u2019insuffisance cardiaque grave, la thévétine ne parait pas donner de résultats supérieurs à ceux obtenus avec la digitaline et l\u2019ouabaïne.Par contre, dans l\u2019insuffisance cardiaque légère accompagnant les lésions orificielles, où la dyspnée paraît être le symptôme prédominant, elle s\u2019est montrée supérieure à la digitaline cristallisée, une amélioration notable se faisant sentir après trois à quatre jours de traitement.La thévétine peut être administrée par voie intraveineuse et par voie orale.La voie veineuse parait indiquée dans les grandes insuff- sances cardiaques où les désordres hépatiques risquent de gêner son absorption.La thévétine est employée en solution contenant un milligramme par centimètre cube, soit 20 gouttes pour 1 milligramme de 262 | Lavar MÉDicaL Février 1951 produit actif.La dose moyenne est de 1 milligramme par Jour par voie veineuse ; après quelques jours, on pourra donner 1 milligramme, deux fois par jour ; une injection matin et soir.Par voie orale, on commence avec une dose de 10 gouttes, matin et soir ; le troisième jour, 12 gouttes, matin et soir ; le sixième jour, 15 gouttes, matin et soir ; le huitième jour, 20 gouttes, deux fois par jour.La durée de la cure est en moyenne de dix jours, on instituera une période de repos de deux à cinq jours, entre les cures.S\u2019il apparaît de l\u2019intolérance, en particulier, de la diarrhée, le traitement est cessé immédiatement ; 1l sera repris après quelques jours avec des doses moindres.Dans les cas graves, les cures à la thévétine peuvent être beaucoup plus longues : 15 à 20 jours et même plus ; on se basera sur la tolérance digestive et sur l\u2019importance de l\u2019amélioration obtenue.L\u2019indication de choix de la thévétine paraît être l\u2019insuffisance cardiaque dyspnéisante où la voie orale a des chances de l\u2019emporter sur la digitaline et où l\u2019ouabaïne n\u2019est pas indiquée.Dans les grandes insu ffr- sances cardiaques, on pourra encore alterner des cures de thévétine avec des cures de digitaline et d\u2019ouabaïne.Honoré NADEAU.ÉDITORIAL.Intermittent claudication.(Claudication intermittente.) Lancet, 2 : 59, (8 juillet) 1950.On appelle claudication intermittente un boitement qui survient au cours de la marche.Elle est causée par une douleur au mollet allant du simple endolorissement jusqu\u2019à la douleur excruciante.Elle dispa- rait quand le malade s\u2019arrête.Lewis et ses collaborateurs ont démontré que, dans le muscle ischémié qui se contracte, un facteur particulier existe qui excite les nerfs sensitifs et provoquent la douleur.Cette ischémie est produite par un rétrécissement du calibre artériel ou des thromboses locales dans les artères périphériques.Les muscles du mollet sont, le plus souvent, le siège de la contracture douloureuse de la claudication intermittente.La douleur peut, cependant, se localiser parfois à la face antérieure de la jambe, à la cuisse ou au pied.Localisée au pied, elle peut être attribuée à une entorse ou à un pied plat.Une histoire bien précisée de la douleur et de ses caractères, un examen soigneux du membre et la présence d\u2019autres phénomènes vasculaires, permettront de préciser le diagnostic.Le professeur Boyd a publié, dans le Journal of Bone and Joint Surgery (31P : 325 1949) le résultat des observations que lui et ses collaborateurs ont colligées dans la clinique des maladies périphériques du Manchester Royal Infirmary.Il classe les claudicants en trois catégories : Premier groupe.La douleur apparaît à la marche ou à l\u2019effort et elle disparaît sans que l\u2019individu n\u2019ait à s\u2019arrêter ; Février 1951 Lavar MÉDicaL 263 Deuxième groupe.La douleur apparaît et atteint un niveau supportable, même à la marche.Elle ne disparaît cependant que si le sujet s\u2019arrête ; Troisième groupe.La douleur apparaît à la marche et s\u2019exagère progressivement au point que l\u2019individu doit s\u2019arrêter.Boyd croit que la claudication intermittente se rencontre au cours de trois types particuliers de maladie vasculaire périphérique : a) La plus fréquente, c\u2019est l\u2019artérite oblitérante sénile ou artériosclérose.La plupart des maladies artérielles qui se développent après trente- cing ans sont des manifestations d\u2019artério-sclérose.On peut même en rencontrer avant trente ans.Beaucoup de maladies de Buerger sont, en réalité, des athéromatoses.b) La thrombose de l\u2019artère poplitée suit, dans l\u2019ordre de fréquence.Cette thrombose est un phénomène local pas toujours facilement explicable comme étiologie.L\u2019auteur en a retrouvé six cas parmi ses 472 observations.Cette affection aussi est souvent diagnostiquée maladie de Buerger.c) Enfin, la maladie de Buerger (la thrombo-angéite oblitérante) et les artérites juvéniles infectieuses viennent en troisième lieu.Le traitement a deux indications bien précises : calmer la douleur et prévenir la gangrène.Plusieurs facteurs sont à considérer : l\u2019âge du malade, la nature de l\u2019affection causale, les maladies associées, les conditions domestiques et économiques du malade, l\u2019atteinte plus ou moins profonde de la santé générale de l\u2019individu et de la jambe malade.Les malades du premier groupe répondent assez bien au traitement médical et à la réassurance.Chez les malades du deuxième groupe, Boyd a pratiqué la sympathectomie lombaire des trois premiers ganglions.Il a observé 70 pour cent d\u2019amélioration.Ces malades ont pu marcher plus d\u2019un mille sans éprouver de douleurs et l\u2019amélioration est stable.Quand la sympathectomie ne donne pas les résultats attendus, il pratique la ténotomie du tendon d\u2019Achile.Les jumeaux ne servent plus à la marche et la patient apprend vite à marcher sans eux.Chez les malades du troisième groupe la ténotomie est l\u2019opération de choix pour calmer la douleur.L\u2019angine de poitrine, la thrombose coronaire, et l\u2019hypertension artérielle sont des contre-indications à la sympathectomie.Dans l\u2019artérite sénile, le sujet est plus exposé à mourir de sa maladie qu\u2019à perdre la jambe.La chute de pression artérielle favorise la thrombose et la gangrène.La sympathectomie lombaire est une opération bénigne.Boyd n\u2019a eu qu\u2019une seule mort après 600 opérations ; les deux côtés peuvent être faits au cours de la même intervention et l\u2019âge du patient n\u2019est pas une contre-indication.Chez les malades pour qui l\u2019intervention est un risque, on peut tenter la sympathectomie chimique au moyen d\u2019une injection locale d\u2019une solution de phénol à 10 pour cent.La technique en est assez difficile. 264 Lavar.MÉDiCaL Février 1951 x Parmi tous les médicaments utilisés à la Manchester Clinic, le seul qui ait paru donner des résultats encourageants, tant sur les douleurs que sur les phénomènes circulatoire de la jambe malade, c\u2019est la vitamine E à la dose de 400 milligrammes per os et par jour.On observe des résultats appréciables en six à 8 semaines.Svlvio LEBronDp.Warfield T.LONGCOPE et John A.LUETSCHER.The use of BAL in the treatment of the injurious effects of arsenic, mercury and other metallic poisons.(L'emploi du BAL pour le traitement des effets nuisibles de l\u2019arsenic, du mercure et d\u2019autres poisons métalliques.) Am.Int.Med., 31 : 545, (octobre) 1949.L\u2019emploi du BAL (2-3-dimercaptopropanol) dans le traitement des intoxications par certaines substances métalliques est la résultante des expériences tentées par Peters et ses collaborateurs d\u2019Oxford et des travaux de Stocken et Thompson, qui ont démontré que l\u2019arsenic, en présence de BAL, formait un composé stable et non toxique constituant, de ce fait, un antidote au lewi isite.Ultérieurement, Gilman et ses collaborateurs firent connaître qu\u2019on obtenait les mêmes résultats dans l\u2019intoxication ou empoisonnement par le mercure.Eagle a préconisé une préparation à 10 pour cent de BAL dans 20 pour cent de benzoate de benzyle avec l\u2019huile d\u2019arachides comme véhicule.Les injections de cette préparation se font par voie intramusculaire à des doses de trois milligrammes par kilogramme de poids.S1 la dose est de cing milligrammes, des réactions plus ou moins fâcheuses se produisent dans les deux tiers des cas.Eagle et Magnuson, Carleton, Peters et leurs collaborateurs, chez 88 et 74 patients qui souffraient d\u2019intoxication arsenicale au cours du traitement d\u2019une syphilis, eurent, dans la majorité des cas, un résultat très satisfaisant et quelquefois surprenant, dans au moins 70 pour cent des cas.L\u2019effet curatif du BAL fut encore plus impressionnant dans l\u2019intox1- cation par le mercure.Le BAL fut donné à 61 patients souffrant d\u2019empoisonnement par le mercure.Vingt de ceux-ci avaient avalé 0.5 gramme de bichlorure de mercure ; dix-huit, 1 gramme ; douze avaient absorbé 1 g.50 et onze de 2 à 20 grammes de bichlorure.I! v eut seulement deux décès, après un et deux grammes de bichlorure.Le BAL doit être donné dans les quatre heures qui suivent la prise du toxique.Chez 38 patients traités de cette façon qui avaient absorbe d\u2019un à vingt grammes de bichlorure de mercure, il n\u2019y eut aucune mortalité, tandis que, dans un autre groupe de 96 malades ayant absorbé du bichlorure mais n \u2019ayant pas été traités par le BAL, 1l y eut 27 décès.I! semblerait, par ailleurs, que le BAL peut aussi avoir de bons effets dans le traitement de l\u2019intoxication par les sels d\u2019or et par les sels d\u2019antimoine, mais non dans les cas d\u2019intoxication par le cadmium. Février 1951 [Lavar MÉDICAL 265 Dans les intoxications par le plomb, l'effet du BAL est discutable.Le plomb se combinerait bien avec le BAL, mais il formerait un composé qui peut se montrer aussi toxique que le plomb lui-même.Les auteurs concluent en disant que le BAL est utile dans le traitement des intoxications par l\u2019arsenic et l\u2019or, qu\u2019il est remarquablement effectif dans les empoisonnements par le bichlorure, mais qu\u2019il est de valeur douteuse et qu\u2019il peut même être nocif dans certaines autres intoxications par des produits métalliques, le plomb en particulier.Pierre JoBIN.Docteur MARTINY.Les états circulatoires et les troubles vasculaires périphériques selon les biotypes de base.L\u2019auteur décrit les modalités de la circulation sanguine, selon les quatre biotypes de base.Ces modalités expliquent leur tendance majeure à divers troubles vasculaires périphériques, érythromélalgie avec cellulite chez l\u2019entoblastique, œdème angioneurotique chez la méso- blastique, syndrome de Raynaud, chez la chordoblastique, acrocyanose chez l\u2019extoblastique.C\u2019est avec l\u2019ensemble du biotype, que la prédisposition se constitue et divers facteurs y concourent.A l\u2019échelon capillaire, on note, vaso-dilatation de l\u2019anse artérielle pour le groupe antomésoblastique, vaso-constriction pour le groupe chordo- ectoblastique ; chez les mixotypes, l\u2019intrication et l'alternance des symptômes sont fréquents, mais essayer de rattacher leur mécanisme aux dominantes essentielles, est d\u2019un intérêt discriminatoire pratique primorclial.L.GERSON.Docteur GERSON (Louis).Essai sur l\u2019importance et le rôle des anastomoses macroscopiques dans la pathologie veineuse.L\u2019auteur envisage d\u2019abord les insuffisances fonctionnelles et les anomalies anatomiques des anastomoses.Il insiste notamment sur les phénoménes de « captation » au niveau des veines superficielles et, d\u2019autre part, sur les insuffisances des vaisseaux perforants qui exigent la sclérose ou la ligature de la perforante.La sclérose qui n\u2019atteint pas la perforante causale est un acte parfaitement inutile, dit-il.Il montre aussi que la sclérose en position couchée et à début proximal est la seule méthode qui réalise la suppression des perforantes.Il décrit les principales formes cliniques des insuffisances des perforantes.Il aborde ensuite les maladies des anastomoses des organes génito- urinaires : hémorroïdes, varicocèles, varices des bourses, veines péniennes. 266 Lavar MÉDICAL Février 1951 Dans une deuxième partie : il décrit les thromboses des anastomoses: thromboses des veines péniennes superficielles et des corps érectiles, phlébites superficielles limitées ou extensives, phlébites d\u2019effort, coups de fouet, réactions des injections sclérosantes.Il en conclut que les thromboses des perforantes sont toujours associées aux thromboses des veines « liminaires ».Il montre que ces faits s\u2019observent de la même façon dans la septicémie veineuse subaiguë, dans les phlébites vraies, dans la maladie de Mondor, la thrombose hémorroïdaire.Il conclut en montrant que l\u2019étude des insuffisances des anastomoses : permet de mieux examiner et traiter les malades et d\u2019éviter les récidives : d\u2019utiliser au maximum le traitement sclérosant.L\u2019étude des thromboses montre l\u2019unicité du processus dans les phlébites, les péri-phlébites et les réactions sclérosantes.Elle permet d\u2019établir un pronostic précis et des régles thérapeutiques importantes.L.Gerson.Docteur RICHAUD (Ajaccio).Traitement de l\u2019hypertension artérielle par radiothérapie anti-inflammatoire.L'auteur envisage les hypertensions permanentes et les hypertensions paroxystiques.II montre le rôle étiologique des focal-infections.Les causes cliniques (surrénales, thyroïdes, ovaires) sont déclenchées, elles aussi, par la toxi-infection.Pour l\u2019auteur 1l s\u2019agit avant tout d\u2019amygdalite ou de colite.Il les traite par radiothérapie anti-inflammatoire dont il décrit la technique précise.L.GERSON.A.VALORY.Propos sur la cure sclérosante des hémorroïdes.L\u2019auteur donne son expérience de ce traitement.II insiste sur l\u2019examen général indispensable, l\u2019examen du rectum et de l\u2019anus, la technique des injections sclérosantes, la cure des fissures et la cure hémorroïdaire ; 1l montre l\u2019innocuité et le caractère ambulatoire de ce traitement.L.GERSON.Professeurs JAUSION et PFAFF.Thromboses et arthroses.Les auteurs montrent que l\u2019étude des acides muco-polysaccharides polymérisés permet de rapprocher thromboses et arthroses.Ils évoquent les relations chimiques et thérapeutiques qui existent entre l\u2019héparine et les hyaluronidases, les rapports entre les thromboses et les affections systématiques du collagene.L.GERSON. Février 1951 LavaL MEDICAL 267 H.E.SNYDER, de Windfield, Kansas, et J.W.CULBERTSON.Pigmentary nephropathy in war casualties.(Néphropathie pigmentaire dans les accidents de guerre.) Archives of Surgery, 56 : 651-671, (mai) 1949.Les auteurs ont fait ces observations en collaboration avec les hôpitaux d\u2019évacuation de la V® armée.Le développement d\u2019une oligurie progressive et d\u2019une anurie, chez les accidents de guerre qui se relevaient du choc ou qui étaient apparemment sur la voie de la guérison après des opérations chirurgicales graves, a causé la mort d\u2019un grand nombre de soldats grièvement blessés.La mort survenait habituellement entre les quatrième et huitième Jours après la blessure.À l\u2019autopsie, les reins étaient augmentés de volume et l\u2019examen microscopique a montré des traînées pigmentaires dans la partie distale des tubes contournés et des tubes collecteurs.Les tubes étaient dilatés à leur extrémité proximale et en quelque sorte nécrosés en leur partie distale, avec quelques réactions inflammatoires dans le stroma voisin.Quelque fois, on trouvait un léger œdème des cellules de la capsule de Bowman.On a baptisé cette lésion de différents termes, comme la néphropathie pigmentaire, la néphrose hémoglobinurique et la néphrose du néphron Inférieur.Snyder et Culbertson présentent 1ci l\u2019étude de 99 cas reconnus de néphropathie pigmentaire.Tous ces cas, sauf 5, ont montré qu\u2019il avait existé un certain état de choc pendant une certaine période de temps.De ces 5 cas, où il n\u2019y a pas eu évidence de choc, on peut dire que 4 ont présenté un empoisonnement par les sulfamidés, un traumatisme par écrasement et une violente réaction à la transfusion.Le cinquième cas n\u2019avait pas une observation complète.Les auteurs discutent de la gravité des blessures, du nombre des complications, de la quantité du sang et du plasma à utiliser et des autres facteurs de traitement possibles et donnent des références sur les travaux récents de recherches expérimentales.La névropathie pigmentaire se manifeste sous différentes formes.Dans les traumatismes des champs de bataille, les lésions rénales viennent probablement de l\u2019ischémie rénale et de l\u2019excrétion de pigment.L'origine de l\u2019ischémie rénale est la vaso-constriction que l\u2019on rencontre chez les opérés en état de choc ou dans des conditions aussi mauvaises.On n\u2019a pas encore définitivement établi si la vaso-constriction est due aux toxines produites par les tissus traumatisés ou par une stimulation vaso-motrice réflexe.Le pigment ainsi excrété peut être la myoglobine ou l\u2019hémoglobine.L\u2019hémoglobine peut provenir du sang transfusé, de l\u2019hémolyse Intramusculaire et probablement d\u2019autres sources.On n\u2019a pas défini clairement le rôle de l\u2019infection, mais on devrait la rechercher, comme on devrait aussi étudier l\u2019influence des différents agents anesthésiques.On doit instituer d\u2019abord un traitement prophylactique.On doit combattre vigoureusement l\u2019état de choc, en remplaçant rapidement le volume du sang perdu.On doit pour cela choisir le meilleur moyen, qui est, dans la plupart des blessures de guerre, le sang complet.L\u2019oxygéne est utile pour combattre l\u2019anoxie, qui peut résulter de la vaso-constriction 268 Lavar MéÉDicaL Février 1951 dans la sphère de la circulation rénale.On doit éviter l\u2019usage abusif des sulfamidès et cesser leur usage quand on croit qu\u2019on a affaire à des conditions prédisposantes à la néphropathie.Il faudrait éviter également la déshydratation quand c\u2019est possible et, de toutes façons, la corriger promptement.La résection chirurgicale complète de tous les tissus mortifiés, l\u2019ablation des corps étrangers et l\u2019installation d\u2019un bon drainage dans les régions infectées sont des éléments importants.Pierre JOBIN.E.G.GURDJIAN, Détroit, Mich., et J.E.WEBSTER.Low back herniations of the nucleus pulposus.(Hernies lombaires du nucleus pulposus.) American Journal of Surgery, 76 : 235-243 (sept.) 1948.Les auteurs ont travaillé en collaboration avec le Département de chirurgie de la Faculté de médecine de l\u2019université Wayne et le Département de neurochirurgie de l\u2019Hôpital Grace, Détroit, Mich.Gurdjian et Webster revoient les observations de 196 malades qui ont présenté des douleurs lombaires avec irradiation sciatique et qui ont subi des interventions chirurgicales au cours des six dernières années jusqu\u2019à septembre 1946.146 malades ont été opérés pour une hernie simple, 9 présentaient deux disques anormaux, 3 avaient un disque hernié calcifié et 8 présentaient une grosse déchirure.Chez 28 malades, on n\u2019a pas trouvé de hernie du disque : de ces 28 cas, on en a trouvé 12 qui présentaient des varicosités le long des racines des nerfs rachidiens, 7 qui avaient de la compression des racines nerveuses par les tissus voisins et 8 qui ne montraient rien d\u2019anormal.Chez tous, on a pratiqué une ponction lombaire et la majorité a révélé un taux élevé de l\u2019albumine totale dans le liquide céphalo-rachidien.On a fait une myélographie au lipiodol ou au pantopaque a 31 malades.Dans 21 cas, il y eut concordance des découvertes myélographiques et opératoires.Dans les 10 autres cas, les constatations furent négatives ou faussement positives.On a fait à tous les malades une radiographie de la colonne vertébrale et on a observé des anomalies dans 27 cas.Dans 20 cas, il y avait un disque étroit mais c\u2019est seulement dans 7 cas que la lésion correspondait à l\u2019espace intervertébral intéressé, pendant que, chez 13 malades, le rétrécissement existait dans d\u2019autres espaces que celui intéressé.Chez 121 malades, l\u2019opération a consisté en une hémilaminectomie et l\u2019exposition des +\u201c et 5° espaces intervertébraux du côté atteint.On a pratiqué, dans 23 cas, une laminectomie bilatérale et dans 52 cas, une hémilaminectomie combinée aux 4 et 5° espaces du côté atteint avec fusion par ostéosynthèse lombosacrée.Pour cette fusion, on a généralement prélevé un greffon ostéopériosté du tibia ; on a surtout placé la Février 1951 Lavar MÉDicaL 269 greffe du côté non laminectomisé.Chez quelques malades, on a employé la technique de Moore et on a appliqué le greffon, le malade étant en position de flexion pour ouvrir au maximum le bord postérieur des espaces intervertébraux.En deux semaines, la majorité des opérés pouvaient reprendre la marche.Les auteurs publient en un tableau saisissant, les résultats opératoires de 80 malades : les 4 eurent des résultats excellents ou bon, 20 p.100 des résultats convenables et 12 p.100 des résultats nuls.Les auteurs concluent que, la plupart du temps, on peut différer l\u2019opération à la première attaque de douleur lombaire avec sciatique, mais qu\u2019on doit intervenir si le disque a une grosse déchirure et s\u2019il cause des troubles nerveux importants.Ils ont pratiqué la fusion lombo- sacrée dans les cas de spondylolisthésis, d\u2019équilibre instable de la cinquième vertèbre lombaire, d\u2019une longue histoire de douleurs lombaires et chez certains malades qui s\u2019adonnent à des travaux pénibles.En général, les résultats ont été satisfaisants.On a obtenu des résultats semblables dans les cas où l\u2019on a combiné la fusion osseuse et ceux qui ont subi une petite hémilaminectomie.Il est bon également, comme l\u2019a suggéré Dandy, de faire une exploration de routine des 4° et 5\u201c espaces intervertébraux.Pierre JoBIN.Cl.RENAUD.Les embolies pulmonaires.La Presse médicale, 58 : 1241, (8 novembre) 1950.Etiologie.Les embolies pulmonaires sont, d\u2019abord, une complication des phlébites, surtout celles des membres inférieurs : un phlébitique a 25 pour cent de chances de faire une embolie et 6 pour cent d\u2019en mourir.On les rencontre le plus fréquemment dans les accouchements, les opérations gynécologiques, les prostatectomies, les cures de hernie, les cancers du côlon, les enclouages du col du fémur et les ablations de tumeurs cérébrales.Mais il y en a aussi dans les maladies médicales : White, à Boston, trouve 46 embolies pulmonaires, en 1944, contre 26 dans les Services de chirurgie ; les séjours prolongés au lit (cardiopathies) ralentissent la circulation.La phlébite latente mérite d\u2019être recherchée avec soin : un mouvement fébrile, une légère accélération du pouls, une douleur provoquée ou spontanée au mollet, un petit œdème malléolaire avec élévation thermique du même membre.Sumptômes.Il y a trois formes habituelles : 1° mort brusque mais heureusement rare ; 2° syndrome asphyxique avec violent point de côté ou encore un {tat de collapsus cardio-vasculaire intense et prolongé ; 3° Pinfarctus hémoptoïque de Laënnec est le plus typique des trois avec son point de côté suivi de crachats hémoptoïques, au bout de trente- 270 Lavar MÉDiCAL Février 1951 sIx ou quarante-huit heures, fièvre à 38°-39°C., signes de fover pulmonaire et d\u2019épanchement pleural et radiographie positive.D\u2019autres formes plus rares se présentent : 1.Formes angineuses ou pseudo-pneumoniques ; 2.Formes frustes, où Lenègre a constamment retrouvé deux signes : l\u2019élévation thermique au-dessus de 38°C et l\u2019épanchement pleural à formule inflammatoire.Pathogénie.1° Origine du caillot.Le plus souvent, le caillot provient d\u2019une phlébite du membre inférieur, grâce à deux facteurs principaux : la stase et l\u2019hypercoagulabilité sanguine.a) La phlébo-thrombose donne un caillot qui adhère à l\u2019endoveine par un petit pédicule et qui n\u2019oblitère pas la circulation ; b) La thrombo-phlébite donne un caillot qui adhère largement à la paroi et qui obstrue la circulation veineuse ; l\u2019inflammation cause les douleurs et le spasme facilite l\u2019oblitération qui conditionne l\u2019œædème.Le caillot siège presque toujours dans les veines du mollet et du pied ; chez vingt cardiaques ayant eu des embolies pulmonaires, Lenègre a trouvé dix-sept fois une thrombose de ces veines.2° Cause immédiate de la mort.Les réflexes neuro-végétatifs causent la mort, d\u2019après Villaret, Justin-Besançon et Cardin ; c\u2019est l\u2019obstruction mécanique de l\u2019artère pulmonaire, d\u2019après Géry, Fontaine et Kukovec.Prophylaxie.a) Il faut d\u2019abord lutter contre la stase par le lever précoce et la position demi-assise, afin d\u2019éviter les phlébites.Dans les Interventions gynécologiques chez les cardiaques, on peut administrer préventivement de l\u2019héparine ou du dicoumarol ; b) Lorsque la phlébite est constituée, 1l est classique d\u2019immobiliser le membre, malgré que plusieurs auteurs pensent que cette immobilisation est illusoire et néfaste, parfois.C\u2019est le moment d\u2019utiliser les vasodilatateurs ; l\u2019infiltration novocaïnique du sympathique lombaire est des plus efficaces.Les anticoagulants sont encore indiqués, mais 1l est indispensable de leur associer la mobilisation et le lever précoce.Les ligatures veineuses constituent un moyen radical d\u2019empêcher les migrations.Traitement curatif.L\u2019héparine est encore indiquée dans les embolies : doses massives, à raison de 150 milligrammes, toutes les quatre heures, afin de maintenir un minimum de circulation dans l\u2019artère pulmonaire.Contre le choc et l\u2019asphyxie, on emploie l\u2019oxygène, l\u2019éphédrine et les sédatifs nervins.Ainsi, on calme l\u2019angoisse du malade, on supprime le point de côté et l\u2019on réduit l\u2019asphyxie.Dans le cas d\u2019échec ou d\u2019embolie dramatique, on peut pratiquer la délicate opération de Trendelenburg.Pierre JoBIN. REVUE DES LIVRES How to become a doctor, par George R.MOON.The Blakiston Company, Philadelphie.Écrit par un homme possédant vingt ans d\u2019expérience comme examinateur et archiviste à l\u2019université Illinois Colleges of Medicine, Dentistry and Pharmacy, ce livre de 131 pages contient une abondance de renseignements destinés à aider les futurs médecins, dentistes, pharmaciens, vétérinaires, optométristes, pédicures, ainsi que ceux qui s\u2019occupent de cures d\u2019occupation, d\u2019illustration médicale et de science.How to become a Doctor contient un index et un résumé des conditions requises pour l\u2019admission aux principales écoles professionnelles des États-Unis et du Canada, dont la vôtre.Le livre fournit des renser- gnements particuliers à ces écoles et relatifs à plusieurs sujets importants, mais fréquemment oubliés, sur lesquels on peut se baser pour décider si l\u2019on doit accepter ou refuser un candidat.La méthode biométrique pour le diagnostic des états variqueux, par le docteur Léon MABILLE.L'auteur rappelle l\u2019utilité de sa technique d\u2019oscillométrie des membres inférieurs.En comparant les chiffres obtenus pour les tensions maxima et minima, pour la pression différentielle et l\u2019indice oscillo- métrique dans 4 attitudes types (position horizontale, position horizontale Jambe en l\u2019air, position assise, position debout) on obtient des graphiques très clairs qui caractérisent l\u2019état normal et différencient nettement les divers états pathologiques veineux, notamment l\u2019insuffisance valvulaire de la saphène, l\u2019asthénie vasomotrice et les causalgies, les œdèmes et les troubles trophiques d\u2019origine veineuse, les reliquats de phlébite.On peut déceler ainsi l\u2019atteinte artérielle dans les séquelles de phlébite.Ces graphiques constituent un guide très sûr au point de vue thérapeutique, l\u2019opportunité, le choix, la valeur des traitements étant ainsi précisée. 272 Lavar MÉDICAL Février 1951 Essai clinique sur les cellulites et les hypodermites, par les docteurs GLOTZ et GERSON.Les auteurs définissent et décrivent ces entités morbides et les différentes formes cliniques que l\u2019on peut rencontrer : d\u2019abord la cellulite généralisée ou cellulite-maladie, qui revêt des formes multilocalisées ou paucilocalisées.Dans ce dernier cas, les formes sont nombreuses : empâtement symétrique des membres inférieurs, forme rhizométrique, formes localisées périarticulaires, abdominales, pectorales, costales.Ils en rapprochent l\u2019adipocyanose sus-malléolaire et l\u2019adipocellulite périarticulaire.Les hypodermites peuvent être soit aiguës (staphylococcique, streptococcique, postphlébitique ou périphlébitique, avec des variétés suivant l\u2019évolution et le nombre des foyers).Elles peuvent être chroniques et, alors, revêtent soit un type hypertrophique (avec les variétés postphlébi- tique, postlymphangitique, séquelle d\u2019cedéme cardiaque ou rénal, d\u2019origine artérielle) soit un type a tendance scléro-atrophique se manifestant soit par des coulées périveineuses soit sous forme segmentaire.Aux points de vue étiologique et pathogénique, les cellulites se développent sur des terrains endocriniens, colitiques ou bacillaires ; les hypodermites relèvent soit d\u2019un processus infectieux à tendance non supurative, soit de processus artériels ou veineux localisés, soit de processus d\u2019œdème chronique ou à répétition.Contribution au traitement ambulatoire de la fissure anale, par les docteurs Jean VILLAR et HOFFMANN-MARTINOT.Les auteurs décrivent leur technique habituelle et l\u2019emploi d\u2019une solution de scurocaïne-subtosan pénicillée dont l\u2019effet est plus soutenu et plus rapide que celui des solutions huileuses.Elle évite également les accidents suppuratifs secondaires au traitement, ce qui est un avantage considérable.Biochimie médicale, 3° édition revue et corrigée des Éléments de Biochimie médicale, par Michel POLONOVSKI, membre de l\u2019Académie de médecine, P.BOULANGER, M.MACHEBOEUF, J.ROCHE et C.SANNIE, professeurs de chimie biologique des Facultés de médecine.Un volume de 710 pages avec 61 figures.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI).Sous ce titre nouveau paraissent en 3° édition les Éléments de biochimie médicale dont l'intérêt a été consacré par le succès des deux premières éditions.Celle-ci a été complétée et remaniée en plusieurs chapitres, et allégée sur d\u2019autres points.Les auteurs ont rassemblé les éléments indispensables à la formation biologique du médecin.Si leur ouvrage s\u2019adresse principalement aux Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier INDICATIONS : ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit : Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas et un verre le soir.Diabète arthritique VICHY CELESTINg EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE \u2014 PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit : graveleux .Un verre a jeun.Cystites.\u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant ; ; ; le repas du midi.Artério-sclérose au début Un verre le soir.© MÉFIEZ-VOUS DES IMITATIONS \u2014 PRESCRIVEZ « CÉLESTINS » Représentants exclusifs pour le Canada.HERDT & CHARTON, Inc.2027, avenue du Collège McGill, - Montréal, Canada.Laval Médical, Québec, février 1951 \u2014 Vol.16\u2014 No 2 \u2014 31 (13) Cortome MARQUE DÉPOSÉE S'OBTIENT MAINTENANT EN POUR ADMINISTRATION ORALE Aussi bien qu\u2019en suspension saline pour traitement parentéral CORTONE * (Cortisone) peut maintenant s\u2019obtenir sous forme de comprimés pour administration orale, aussi bien qu\u2019en suspension saline pour usage parentéral, par l\u2019entremise de votre fournisseur habituel.Des études cliniques ont démontré que l\u2019activité thérapeutique de la Cortone administrée par voie orale est la même que lorsqu\u2019on l\u2019emploie par voie parentérale.Les doses requises sont à peu près les mêmes, et les deux voies d\u2019administration peuvent être employées d\u2019une façon alternative ou simultanée à toutes les périodes du traitement.Les comprimés CORTONE, de 25 mg.chacun, sont offerts en bouteilles de 40 comprimés, formant un total de 1 gramme, ce qui équivaut en Cortone à 2 fioles de la suspension saline.Le prix d\u2019un gramme des comprimés est offert au médecin pour environ le même que celui de la suspension pour usage parentéral.Documentation sur demande La clef d\u2019une ère nouvelle en science médicale.MARQUE DÉPOSÉE ACETAT E (Acétate de CORTISONE Merck) (Acétate 21 de déhydro 11-hydroxy 17 corticostérone) MERCK & CO.LIMITED Éhonistes- Fabricants Montréal Toronto Valleyfield * Cortone est la marque déposée de Merck ef Co.Limited pour sa préparation de ortisone.32\u2014 Laval Médical, Québec, février 1951 \u2014 Vol.16 - No 2 Février 1951 LAavAaL MÉDICAL 273 étudiants en médecine, dont 1l suit les programmes d\u2019enseignement, les étudiants en pharmacie et les candidats au certificat de chimie biologique en tirent également grand profit.Se modelant sur l\u2019enseignement de la chimie médicale, ce petit traité comporte deux parties, développées en quelques grands chapitres : L\u2019étude des principaux constituants de l\u2019organisme prélude à celle de leur métabolisme et n\u2019est poursuivie qu\u2019en tant qu\u2019elle est indispensable à en pénêtrer le mécanisme.Le problème des réactions diastasiques a été traité dans toute son ampleur, bien que sous une forme accessible au lecteur le moins spécialisé.Un tableau d'ensemble de l\u2019alimentation complète enfin cette œuvre, qui ne vise qu\u2019à donner des vues précises et justes sur la biochimie normale et pathologique, tout en se limitant aux données physiologiques indispensables au diagnostic et à l\u2019art de guérir.Une cause généralement méconnue de la fissure anale, par le docteur WARTER.L\u2019auteur incrimine les fruits acidifiants, surtout les tomates.II recommande la médication alcaline.Le diagnostic du sexe fœtal durant la grossesse (travail du Laboratoire d\u2019anatomie générale et d\u2019histologie de la Faculté de médecine de Bordeaux, professeur G.Dubreuil), par le docteur Pierre KLOTZ.Un vol.in-8° de 156 pages avec figures dans le texte.300 fr.G.Doin et Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VI®).Deux parties essentielles composent cet ouvrages : Dans la première, se trouvent exposées en détail les quelques soixante-dix méthodes proposées depuis quatre mille ans pour reconnaître le sexe d\u2019un fœtus durant la grossesse.On voit ainsi défiler, au fur et à mesure des progrès de la science, les diverses solutions offertes respectivement par l\u2019astrologie, la radiesthésie, l\u2019examen allergiques, enfin l\u2019endocrinologie.La conclusion de cette étude approfondie, qui s\u2019appuie sur de nombreuses publications françaises et étrangères, conduit l\u2019auteur, dans la seconde partie du travail, à mettre à l\u2019épreuve une méthode séduisante, voisine de la réaction de Friedmann-Brouha.Ce contrôle, basé sur une série d\u2019expériences accompagnées chacune d\u2019un protocole opératoire complet, voit sa valeur renforcée par une critique rigoureuse des résultats qui triomphent cependant sans difficulté.Une planche de microphotographies 1llustre l\u2019ouvrage qui se termine par une importante bibliographie. 274 LAavaL MÉDICAL Février 1951 Formulaire gynécologique du praticien, par G.JEANNENEY, professeur de Clinique gynécologique, et Marc ROSSET, assistant du Service de clinique gynécologique, à la Faculté de médecine de Bordeaux.Quatrième édition revue, corrigée et augmentée.Un volume 1n-8° de 318 pages avec 51 figures.245 fr.G.Doin et Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIE).Soucieux, comme dans les précédentes éditions, de faciliter la tâche du médecin et de l\u2019étudiant, les auteurs se sont efforcés de faire œuvre à la fois scientifique et pratique.Dans cette quatrième édition, remaniée et complétée par les dernières acquisitions de la gynécologie, le praticien, grâce à une nouvelle classification des sujets traités, pourra trouver facilement la réponse au problème qui le préoccupe, que celui-ci soit de thérapeutique, de gynécologie courante, de physiothérapie, d\u2019endocrinologie, d\u2019hormonologie, etc.Dans une première partie sont classées les généralités : exploration, diagnostics urgents, thérapeutique générale.La deuxième partie du Formulaire est consacrée au traitement de tous les cas pathologiques de gynécologie ; des chapitres spéciaux et nouveaux sont réservés aux troubles hormonaux, aux complications de la menstruation, à la fécondation et à ses anomalies, aux complications de la grossesse.Enfin, dans deux derniers chapitres sont exposés les traitements de divers syndromes et les notions essentielles de médecine légale en gynécologie.Grâce à sa clarté et à sa documentation, cette quatrième édition ne manquera pas de trouver, auprès du médecin praticien, le succès que connurent ses devancières.Les thyroidectomisés, par R.LEIBOVICI, chirurgien des Hôpitaux de Paris, et GILBERT-DREYFUS, médecin des Hôpitaux, professeur agrégé à la Faculté de Paris.Dans la Collection L\u2019Avenir des opérés, dirigée par R.Leibovici et Gilbert-Dreyfus.Un volume in-8° de 112 pages.140 fr.G.Doin et Cie, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VI°).Ce volume est le premier d\u2019une série de manuels de clinique thérapeutique postopératoire, où l\u2019on voit l\u2019ancien opéré, comparaître à la fois devant son médecin et devant son chirurgien et ceux-ci établir ensemble, pour parachever la guérison, le traitement le mieux approprié.La maladie de Basedow est une maladie de la civilisation, dont la fréquence va en se multipliant et que tous les chirurgiens doivent au- jourd\u2019hui être capables d\u2019opérer.La thyroïdectomie est devenue une COMPAGNIE LIMITE E, Lib CORAMINE-ADÉNOSINE, @ Ditote les coronaires.CS ) [SIN IleINED L'angine de poitrine.Indiquée aussi dans l'insuffisance coronarienne, l'acclusion coronarienne et l'infarctus du myocarde.CORAMINE-ÉPHÉDRINE Exerce une action spécifiquement dilatatrice sur les bronchioles.3 Asthme bronchique, bronchite et bronchiectasie, emphyséme pulmonaire et hypotension, Dd CORAMINE-GLUCOSE RL général.4- ny [Nile NP En Eas de surmenage eof d'épuisement, surtout dans les états de faiblesse pendant la convalescence et la vieillesse.MONTREAL Deux produits Les Comprimés STOLIC et STOLIC FORTE sont composés de vinbarbital De/v/na/, 30 mg.(grain), un sédatif dont l\u2019action est d\u2019une durée modérée, quasi dépourvu d'effets secondaires; de rutine, 20 mg.(% de grain), ayant la propriété de diminuer la fragilité capillaire; et d\u2019hexanitrate de mannitol, 15 mg.(44 de grain), agent hypotenseur remarquablement efficace en raison de son action progressive prolongée.Les Comprimés STOLIC FORTE renferment 30 mg.(4 grain) d'hexanitrate de mannitol.Dans l'hypertension Les Comprimés STOLIC et STOLIC FORTE sont indiqués pour le soulagement de l'hypertension essentielle, l\u2019unedes affections qui se rencontrent le plus fréquemment en pratique médicale, et que l\u2019on considère comme l\u2019une des plus grandes causes de décès.Action therapeutique Les Comprimés STOLIC et STOLIC FORTE abaissent la tension artérielle d'environ 33 mm.de mercure pendant une période de 4 à 6 heures.La chute de la tension artérielle commence à se faire sentir de 15 à 30 minutes après l\u2019administration et atteint son maximum au bout de deux heures et demie à trois heures.En outre, on note une diminution de la fragilité capillaire anormale, souvent associée à l'hypertension; l\u2019appréhension fait place à un calme bienfaisant, égalisant les fluctuations émotives de la pression sanguine.Présentation: flacons de 100 et 1,000 comprimés, enrobés de sucre Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 13, Ontario.> TOLIC et STOLIC FORTE Comprimés d\u2019hexanitrate de mannitol, de rutine et de vinbarbital Delvinal 34 \u2014 Laval Médical, Québec, février 1951 \u2014 Vol.16 - No ? Février 1951 LavaL.MÉDICAL 275 opération courante et une opération bénigne, grâce à une préparation et une technique impeccables.Le basedowien thyroïdectomisé sera tantôt parfaitement guéri, tantôt porteur de séquelles dont une analyse clinique et biologique minutieuse permettra de préciser le substratum physiologique réel.Comment déceler et traiter une hyperthyroïdie résiduelle, des troubles neurotoniques, une exophtalmie persistante?Quelle attitude adopter en cas de rechute ou de récidive, en cas de tétanie ou d\u2019hypo- thyroidie postopératoires ?Tels sont les problèmes que s\u2019efforcent de résoudre les auteurs de cette monographie, conçue et écrite dans un esprit éminemment pratique.Ils étudient ensuite l\u2019avenir des sujets thyroïdectomisés pour une autre affection que l\u2019hyperthyroïdie (goitres non basedowiens, troubles fonctionnels extraglandulaires).La pédagogie du nourrisson et du premier âge, par A.THOORIS, chef du Laboratoire de morphologie et d\u2019anthropotechnie à l\u2019Institut prophylactique.Un volume de 186 pages.270 fr.G.Doin et Cie, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VI®).Devant la chute verticale de nos mœurs, la question pédagogique préoccupe à juste raison nos pensées.L\u2019instruction s\u2019est montrée impuissante à réparer les fautes initiales de l\u2019élevage.L'auteur estime que l\u2019éducation puérile doit remonter à la naissance.Le redressement ne peut rien, le dressage fait tout.Le but est de doter le petit enfant d\u2019un mécanisme de sécurité physique et morale, utile à la personne et à la société.Il ne s\u2019agit pas de créer des automates mais des automatismes ménageant la dépense cérébrale qu\u2019exigeront plus tard les opérations supérieures de l\u2019esprit.Quels seront les éléments de ce mécanisme?Rien que nos réflexes hérités et acquis, les uns tout faits, base solide pour élever l\u2019édifice éducatif, les autres instables, mais susceptibles d\u2019être stabilisés et transformés en bons matériaux de construction.Bâtir demande que ces matériaux soient choisis et fixés.C\u2019est à cette tâche que la mère est conviée, elle seule peut la remplir.Elle élèvera son petit enfant non pour elle mais pour lui.L\u2019élaboration des réflexes utiles est une entreprise longue comme l\u2019enfance et délicate, c\u2019est pourquoi elle requiert la finesse féminine orientée et aiguisée par l\u2019amour maternel.Le choix des réflexes pertinents est facilité par l\u2019ordre de leur apparition qui permet de les élaborer l\u2019un après l\u2019autre.Leur fixation est assurée par l\u2019exploitation élective d\u2019un réflexe fondamental susceptible de leur communiquer sa propre stabilité.Ce réflexe fondamental est précisément le premier apparu, le plus fort et le mieux rythmé, trois conditions favorables au service qu\u2019on en attend.Il s\u2019agit du réflexe nutritif. 276 Lavar.MÉDicaL Février 1951 De sorte qu \u2018élever, éduquer, rythmer, moraliser un petit enfant procèdent d\u2019une même culture, d\u2019une même technique qui marie heureusement l\u2019 hygiène à la pédagogie.On reconnaitra, dans cet ouvrage, d\u2019un style alerte et pittoresque, l\u2019influence du grand physiologiste Pavlov qui appréciait tout particulièrement les travaux de l\u2019auteur.Maladies des nourrissons et des enfants.Traitements, par le docteur Germain BLECHMAN.Cinquième édition revue et complétée, avec la collaboration de M™¢\u20ac [e docteur J.-H.MONTLAUR, ex-assistant de puériculture à la Maternité de Paris (La syphilis), du docteur M.MARTINY, médecin de l\u2019Hôpital Léopold-Bellan (L\u2019Homæothérapie), et de Mlle Suzanne-F.CorpeLIER (L\u2019Orientation professionnelle).Lettre-préface du docteur Paul DURAND (de Cour- ville).Un volume in-8° de 758 pages : 1,035 fr.G.Doin & Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VI®).Il n\u2019est guère besoin d\u2019une très longue présentation pour un ouvrage devenu classique et dont chaque tirage s\u2019épuise en quelques mois.Dans la nouvelle édition, figure un chapitre inédit de neuro-psychia- trie infantile, écrit avec simplicité pour les confrères profanes ou désireux d\u2019une initiation préparatoire.La pénicillinothérapie rendra un jour caduques nombre de nos méthodes médicatrices.On lui a accordé la place qu\u2019elle peut occuper dans l\u2019actuel et le possible.La connaissance des dispositions génétiques, la découverte du facteur Rhésus ont éclairé l\u2019énigme de nombre de dystrophies infantiles.On a souligné leur répercussion sur certains traitements considérés comme classiques.Cette 5° édition voit le jour plus de 20 ans après la première.Aux innombrables amis que notre patrie compte dans le monde, elle apporte la synthèse des travaux que deux générations de médecins français ont poursuivis en pédiatrie.Cancérologie.Étiologie \u2014 Pathogénie \u2014 Diagnostic \u2014 Traitement médical, par le docteur Joseph LERICHE.Un volume de 14 X 22, de 1,080 pages.1,800 fr.Librairie Maloine, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VI\u20ac), France.Par son plan et l\u2019abondance des documents du laboratoire et de la clinique, par la solidité des arguments biologiques et la technique médicale antinéoplasique qui en découle, cet ouvrage marque un tournant PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT DE LA FRAGILITE DES CAPILLAIRES \u201cCERUTIN\"\u201d Marque \u2018Gost\u2019 d'un composé de rutine additionné de vitamine C.Les accidents vasculaires sont au nombre des complications que l\u2019on redoute le plus en présence d'hypertension.On a constaté, dans un grand nombre de cas d'hypertension et de diabète, une augmentation de l'indice de fragilité des capillaires (Gothlin), et l'on conjecture qu\u2019en l'occurence il y a aussi augmentation de la tendance à l\u2019hémorragie cérébrale et rétinienne.Obvier à cette fragilité est conséquemment un problème thérapeutique fort important.L'emploi clinique de la rutine (rham- noglucoside trouvé surtout dans le sarrasin) s'appuie sur cette propriété qu\u2019elle possède de diminuer la fragilité des capillaires dans certains états hémorragiques où l\u2019on est en présence de perméabilité et de fragilité des capillaires.! La propriété qu'a la rutine de remédier à ces états peut être appréciée quantitativement au moyen de la technique Gothlin.% 3 L'administration ininterrompue de la rutine peut rendre aux capillaires leurs propriétés normales et les maintenir dans cet état, et peut aussi prévenir les rechutes.La rutine est beaucoup moins efficace en présence d\u2019une avitaminose \u2018\u201cC\u201d concomitante.Il est donc important de veiller à ce que les patients prennent cette vitamine \u201cC\u2019\u2019 en quantités Laval Médical, Québec, février 1951 \u2014 Vol.16- No 2 suffisantes.\u2018\u201cCérutin\u2019\u2019 est une combinaison bien proportionnée de rutine et de vitamine \u2018\u201cC\u2019\u201d\u2019.SOURCES À CONSULTER: 1.Proc.Soc.Exper.Biol.& Med.55, 228, 1944.2.Am.Heart Journ.26, 759, 1944.8.Act.Med.Scandin.104, 527, 1940., \u201cCERUTIN\u201d C.T.N° 388 \"Sos! Rutine .20mg.Vitamine C .25 mg.\u201d \u201cCÉRUTIN\"\u201dR 60 C.T.No 389 \u2018dust\u2019 Rutine .60 mg.Vitamine C.120 mg.Flacons de 40 et de 100 comprimés DOSE Un comprimé trois fois par jour.Échantillons cliniques envoyés sur demande: Chante &.Froost & Co.MONTRÉAL CANADA : ; INDICATIONS ; $ comprimés a ps pour \u201csoulager les: symptômes sccompagnant es rhumes, le coryza, la grippe, la bronchite, l'asthme .des foins, l'asthme j'a a d dysménonbée, tes maux de tête et les névralgies.* AS we COMPOSITION » rd Acétophénétidine Ce Acide acéthylsalicylique EE is Chlorhydrate d' aminoxide-atropine ÉCHANTILLON MÉD CAL.ET \u2018DOCUMENTATION COMPLETE SUR DEMANDE HERDT a CHARTON, INC - \u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\" \u20182027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL \u2014_ MONTRÉAL Février 1951 Lavar MÉDICAL 277 dans le traitement des cancers, et constitue une innovation par ses qualités pratiques.À l'encontre des traités classiques, où ne sont guère développées que des conceptions théoriques, le praticien y trouvera l\u2019exposé intégral d\u2019une thérapeutique médicale anticancéreuse, ainsi que les bases sur lesquelles repose ce mode de traitement dont la valeur indiscutable est affirmée par les résultats consignés dans les nombreuses observations de malades qui ont été groupées dans la dernière partie.Cet important travail est divisé en cinq parties.La première est consacrée aux facteurs étiologiques des cancers.Elle comprend, entre autres, une étude approfondie des facteurs modernes de la cancérisation qui intéressera non seulement le médecin praticien, mais encore tous ceux qui consacrent leurs efforts à la prophylaxie du fléau.La seconde partie est une description des désordres humoraux des états précancéreux et cancéreux.[\u2019auteur en fait un exposé minutieux et considère que la détection de ces anomalies peut contribuer utilement au diagnostic biologique de la maladie.Le rôle des glandes endocrines et des organes hémo-lympho- poïétiques dans la genèse et le traitement des tumeurs malignes fait l\u2019objet de la troisième partie.On y trouve un nombre considérable de données, tant expérimentales que cliniques, qui permettent de définir la part de chacun de ces organes dans les processus de défense anticancéreuse.L'auteur rapporte toutes les formules polyorganiques qu\u2019il a composées ainsi que leur posologie et leur mode d\u2019emploi.La quatrième partie a trait aux corps chimiques.La part de ces éléments dans le mécanisme de la cancérisation et dans les processus de guérison est présentée sous une forme concise, mais sans aridité.Dans la cinquième partie, les bases et l\u2019ordonnance de la thérapeutique chimio-glandulaire sont exposées avec le maximum de clarté, et l\u2019on peut penser qu\u2019en se conformant aux directives de cette technique médicale anticancéreuse, le médecin praticien sera désormais en mesure de lutter avec efficacité contre de nombreux cas de cancer.Péan, par Robert DIDIER.Un volume de 14 X 23, de 245 pages, plus 20 planches hors-texte.800 fr.Exemplaire de luxe, 1,500 fr.Librairie Maloine, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VI), France Le livre du docteur Didier sur Péan, que vient de publier la Librairie Maloine, est l\u2019étude la plus complète parue jusqu\u2019à ce jour sur le grand chirurgien français.Il lui a paru utile d\u2019y grouper et de conserver pour la postérité tout un ensemble de documents importants pour l\u2019histoire de la chirurgie : c\u2019est un regard jeté sur son évolution de 1860 à 1900 ; la notoriété de Péan, sa réelle et grande valeur chirurgicale, sa forte personnalité font qu\u2019il est un de ceux dont 1l importe de garder le souvenir.Un assez grand nombre de planches ornent le livre, photographies du Maître et évocation de scènes où 1l figure, reproduction, surtout, de tableaux et de dessins de Toulouse Lautrec. 278 Lava\u2026 MÉDicaL Février 1951 Il nous semble que les amoureux du passé se plairont à retrouver leurs souvenirs à travers les pages de cet ouvrage et que les jeunes chirurgiens y découvriront des techniques dont l\u2019archaïsme les fera sourire et des récits opératoires auxquels ils auront peut-être peine à croire.La streptomycine appliquée au traitement de la méningite tuberculeuse et de la tuberculose miliaire chez l\u2019enfant, par Robert DEBRÉ, professeur à la Faculté de médecine de Paris, S.THIEFFRY, médecin des hôpitaux, et H.-E.BRISSAUD, assistant des hôpitaux de Paris.Un volume de 204 pages, avec 56 figures et 4 planches hors-texte en couleurs.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI*), France.A l\u2019Hôpital des Enfants malades, les auteurs ont pu traiter par la streptomycine toutes les infections graves, déterminées chez l\u2019enfant et spécialement chez le nourrisson, par des germes sensibles à la streptomycine.Une des premières places revient aux tuberculoses aiguës et aux méningites tuberculeuses, auxquelles est consacré ce livre.On y trouvera d\u2019abord exposé la nécessité d\u2019un diagnostic précoce, puis une série d\u2019indications qui viennent s\u2019ajouter aux notions connues, les préciser ou les modifier et qui concernent notamment la fréquence et la valeur des symptômes et des signes initiaux révélateurs de la méningite tuberculeuse, la fréquence et la latence des méningites au cours des tuberculoses miliaires, l\u2019intérêt des discussions sur les images radiologiques granuliques et granuloréticulées du poumon, la signification des modifications légères de la cytologie ou de l\u2019albuminose rachidienne, la fréquence et la valeur des altérations choriorétiniennes au cours de l\u2019évolution des tuberculoses aiguës.Les incidents et accidents de la streptomycinothérapie se sont révélés fréquents, parfois graves.Aussi, les auteurs exposent-ils dans un chapitre d\u2019ensemble les accidents qu\u2019ils ont observés, et, dans un autre chapitre, les méthodes de traitement qu\u2019il ont fini par adopter.Le troisième but de cet exposé est de décrire le nouvel aspect clinique des tuberculoses miliaires aiguës de l\u2019enfance.On trouvera, dans le chapitre consacré aux tuberculoses miliaires, ce que l\u2019on peut attendre du traitement par la streptomycine, c\u2019est-à-dire l\u2019effacement et la disparition, dans un délai rapide, de cette image radiologique pulmonaire dont la signification est s1 redoutable.On y verra aussi exprimée la crainte de la méningite concomitante ou secondaire ; les auteurs indiquent comment 1l faut s\u2019efforcer de la dépister pour éviter la terrible échéance trop souvent réservée aux malades qui semblent guéris de leur tuberculose milraire.En prolongeant la vie des petits malades, en modifiant l\u2019évolution locale de la malade, les auteurs ont assisté à la constitution de tableaux morbides nouveaux, dont il est question dans un des derniers chapitres du livre. | RÉALISATION DE LA SYNTHÈSE DE LA VITAMINE A \\ stable et hautement concentré (AROVIT ROCHE \\ Indispensable à un métabolisme normal \\ INDICATIONS @ OPHTALMOLOGIE \\ ® DERMATOLOGIE \\ @ PÉDIATRIE @ GYNÉCOLOGIE \\ @ OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE @ MÉDECINE INTERNE \\ POSOLOGIE | Prophylaxie et cas légers : 1 à 2 dragées par jour \\ Cas graves : 2 dragées, 2 a 3 fois par jour et | a 2 ampoules par \\ semaine par voie intramusculaire.(ROCHE }\u2014 goût agréable \u2014 bien toléré par tous PRÉSENTATION Tablettes dragéifées, 50.000 U.l.(app.17 mg acétate de vitamine A) : flacons de 30 et 200.\\ Ampoules, 1 c.c.contenant chaque 300.000 U.I.(app.165 mg \\ palmitate de vitamine A) : boîtes de 3 et 25.\\ \\ Les gouttes VI-PENTA contiennent à présent la synthèse de la vitamine À HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE - MONTRÉAL Laval Médical, Québec, février 1951 \u2014 Vol.16 \u2014 No 2 \u2014 37 LAB.GENÉVRIER 45, rue Michelis, NEUILLY-PARIS.EDDÉ, Limitée - 1154, Beaver Hall Square, Montréal, Agent général pour le Canada.ARTICHOBYL Extrait de feuilles fraiches d\u2019artichaut Traitement des affections du foie Aucune contre-indication | Pilules RR PLURIGLANDINE Extrait glandulaire total en proportions physiologiques Traitement des déficiences glandulaires Pilules J.EDDE, Limitée - 1154, Beaver Hall Square, Montréal.38 \u2014 Laval Médical, Québec, février 1951 \u2014 Vol.16 - No 2 CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES Amendement aux règlements de la Société médicale des Hôpitaux Comité de nomination : Le Comité de nomination est composé de trois membres, soit le Président sortant de charge et deux anciens présidents.Ce comité est chargé de présenter une liste de candidats pour élection à l\u2019Assemblée générale.D'autre part, chaque groupe de dix membres, en règle avec la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, et comprenant au moins trois membres titulaires, peut également présenter une liste de candidats à être soumise à l\u2019élection, pourvu que cette liste parvienne au Secrétaire, un (1) mois avant la date fixée pour l\u2019assemblée générale de janvier.Deux anciens de Laval au Collège royal des médecins et chirurgiens À sa dernière assemblée annuelle, en décembre dernier, le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada a conféré le titre de membre associé ( fellow) en chirurgie a deux anciens de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, les docteurs Cajetan Gauthier et Charles Guilmette.Le docteur Gauthier reçut son doctorat en médecine de l\u2019Université Laval en 1941 : il fit son entraînement chirurgical dans le Service du docteur J.-L.Petitclere à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et à l\u2019Hôpital des 280 LavaL MEbicaL Février 1951 Anciens Combattants.En 1947, il subissait avec succes les examens du Collège royal pour sa certification de spécialiste en chirurgie ; la même année 1l obtenait également du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec un certificat de spécialiste en chirurgie.Depuis deux ans, il exerce les fonctions de premier chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Joseph d\u2019Edmundston.Le docteur Guilmette obtint son doctorat en médecine en 1943.Enrôlé dans l\u2019armée canadienne, il a servi au Canada et en Europe.Au cours de son service militaire, il eut l\u2019opportunité de faire un stage d\u2019étude à l\u2019université Johns Hopkins, à Baltimore.A son licenciement, il poursuivit ses études en chirurgie à l\u2019Hôpital Notre-Dame, de Montréal, jusqu\u2019en septembre 1949.Dans la suite, il étudia à l\u2019université d\u2019Edimbourg, en Ecosse puis à Paris, auprès des professeurs Quénu, D\u2019Allaines et Leriche.Le docteur Guilmette occupera le poste de premier chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Montmagny, qui ouvrira bientôt ses portes.Pierre JoBIN.Fondation d\u2019un Centre canadien d\u2019influenza On vient d\u2019établir un Centre de recherches canadien d\u2019influenza au Laboratoire d\u2019hygiène du ministère de la Santé.Son but, disent les fonctionnaires de ce ministère, est de coopérer étroitement avec les centres correspondants des Etats-Unis et du Royaume-Uni, afin d\u2019étudier le genre et la méthode de propagation des souches de virus de l\u2019influenza qui peuvent faire leur apparition en quelque lieu du Canada.Ces travaux de recherche s\u2019imposent, ajoutent-ils, si l\u2019on veut trouver les moyens de lutter contre cette affection.Le Centre servira de chambre de compensation pour les renseignements sur l\u2019influenza, à l\u2019usage des laboratoires provinciaux, des centres médicaux universitaires et des ministères de la Santé.Il sera la succursale, au Canada, du Service de renseignements sur l\u2019influenza, de l\u2019Organisation mondiale de la Santé.II est entendu, depuis deux ans, que les laboratoires provinciaux servent de « postes d\u2019observation », en cas d\u2019influenza.On fournit à ces laboratoires des récipients de facture spéciale afin que l\u2019on puisse envoyer en état de congélation au Laboratoire d\u2019Ottawa, pour fins de classification, les prélèvements que l\u2019on soupçonne contenir des virus d\u2019influenza.Le comité qui dirige le nouveau Centre de renseignements sur l\u2019influenza est composé comme suit : docteur C.E.Van Rooyen, Connaught Laboratories, université de Toronto, (président) ; docteur F.R.Nagler, sections des recherches sur les virus, Laboratoire d\u2019hygiène, Ottawa (vice-président) ; le commandeur-chirurgien W.J.Elliott, ministère de la Défense nationale ; docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut d\u2019hygiène et de microbiologie, université de Montréal ; docteur C.A. Naturellement.le produit de choix VIBELAN B.D.H.\u2014LE COMPLEXE VITAMINIQUE B ENTIER Naturel (non renforcé) « Pas essentiellement en raison de la teneur en thiamine, niacine et riboflavine, mais bien plutôt comme source d\u2019autres éléments nutritifs du Complexe Vitaminique B pas encore synthétisés ».\u2014 JOLLIFFE, Norman, J.A.M.A., 129 : 9, 613.Chaque dose quotidienne de trois cuillerées à thé de Vibelan B.D.H.représente des quantités proportionnées de tous les facteurs qui se rencontrent dans les sources naturelles suivantes : \u2014 teneur standardisée : Sonderiz.300 gm.Thiamine naturelle.1.80 mg.Foie frais.15 gm.Riboflavine naturelle .2.25 mg.Levure de bière.3 gm.Nicotinamide naturelle.15.0 mg.POSOLOGIE : Une cuillerée a thé trois fois par jour.Vendu en flacons de 4 et de 16 onces liquides THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA Laval Médical, Québec, février 1951 \u2014 Vol.16 \u2014 No 2 \u2014 39 (14) BIOCALCIUM GLUCONATE DE CALCIUM Composé FORMULE : Gluconate de Chaux.0.08 Chlorhydrate de Choline.0.002 Cacodylate de Soude.cocveeen.0.01 Sérum isotonique, q.s.p.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 | XS PRESENTATION : Boîte de 5 ampoules de 5 c.c.Calcémie Globules rouges Hémoglobine Macrophages + + + + Glycémie Cholestérolémie Lymphocytes INDICATIONS : MEDICATION RECALCIFIANTE \u2014 ANTIHEMORRAGIQUE ET HEMO- STATIQUE \u2014 TÉTANIE \u2014 SPASMOPHILIE \u2014 ANTI-CHOC PARFAIT.AMPOULES RIGOUREUSEMENT INDOLORES Échantillon et documentation complète sur demande.Préparé par les Laboratoires DEHAUSSY \u2014 PARIS, FRANCE.Représentants exclusifs pour le Canada HERDT & CHARTON, Inc., 2027, avenue du Collège McGill, Montréal, Canada.40 \u2014 Laval Médical, Québec, février 1951 \u2014 Vol.16 \u2014 No 2 Février 1951 Lavar MÉDICAL 281 Mitchell, chef du Service de la pathologie animale, ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa ; James Gibbard, chef du Laboratoire d\u2019hygiéne du ministère fédéral de la Santé, et docteur A.F.W.Peart, chef du Service de l\u2019épidémiologie, ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, Ottawa.Aide fédérale aux épileptiques Le Foyer Dieppe, de Saint-Hilaire, comté de Rouville (Qué.), recevra une subvention fédérale qui lui permettra d\u2019étendre son travail pour les épileptiques.C\u2019est ce qu\u2019annonce le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, qui ajoute que cette institution « rend un service signalé » en apprenant aux épileptiques du sexe masculin à pourvoir eux-mêmes à leur subsistance.Le Foyer Dieppe, élevé à la mémoire des Canadiens tués à Dieppe en 1942, fonctionne depuis le mois de février 1947, Il hospitalise environ 70 malades, âgés de 15 à 55 ans.La subvention fédérale pourvoit aux traitements de deux nouvelles infirmières et de deux thérapeutes professionnels à temps continu.Ces derniers poursuivront ce qui a été commencé dans le domaine de la menuiserie, de l\u2019ébénisterie, de la cordonnerie, du travail du cuir, du tissage et d\u2019autres métiers semblables.La subvention se monte, pour l\u2019année financière courante, à plus de $10,500.L'université de Toronto étudie le coût des services d\u2019hygiène mentale L'Université de Toronto entreprend une étude sur ce que coûtent, à la longue, les services canadiens, publics et privés, d\u2019hygiène mentale, et sur les avantages de certaines formes de traitement et de service.Des subventions du ministère fédéral de la Santé financeront cette étude, dont la durée sera de trois ans environ.En premier lieu, on étudiera l\u2019histoire des programmes d\u2019hygiène mentale appliqués au Canada, afin de déterminer l\u2019évolution de la Ié- gislation, de l\u2019organisation administrative et des dépenses, ainsi que le développement des hôpitaux, des asiles, des cliniques et d\u2019autres facilités matérielles pour le traitement des maladies mentales.En deuxième lieu, on fera une analyse détaillée du coût, au cours des récentes années, des Services d'hygiène mentale.Cette analyse englobera les Services publics et privés, et aura pour but de révéler la marche des dépenses, ce que coûtent, par tête, les soins dans les insti- 282 Lavar MéÉDicar Février 1951 tutions, et les dépenses qu\u2019entraîne chaque partie du programme d\u2019hy- giéne mentale \u2014 c\u2019est-à- -dire, les cliniques, les pensions privées, les hôpitaux, etc.En troisième lieu, on essaiera d\u2019évaluer en dollars et en cents les parties du programme d\u2019hygiène mentale qui touchent à la prévention de la maladie et à la réadaptation.On étudiera des Services tels que les cliniques locales d\u2019hygiène mentale, les programmes de thérapeutique professionnelle, les foyers d\u2019adoption et des formes spéciales de soins comme les pavillons pour les débiles séniles, ainsi que la place que peuvent prendre dans la société les malades qui ont subi, en guise de traitement, une opération cérébrale.L\u2019étude de ces trois aspects du problème de l\u2019hygiène mentale soulèvera probablement d\u2019autres questions ayant trait au fardeau économique que la mauvaise santé mentale impose à l\u2019ensemble de la société.Ces travaux de recherche sont sous la surveillance générale du docteur H.M.Cassidy, directeur de l\u2019École de service social.Quant à leur organisation et à leur progrès, le docteur John V.Machell, qui a M.Gifford Price comme adjoint, en sont directement chargés.L\u2019enquête sera étroitement reliée au programme d\u2019études suivi par les travailleurs sociaux en psychiatrie, et on espère que ces étudiants y apporteront une importante contribution.Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, déclare que ces travaux sont « opportuns et importants », que les renseignements recueillis aideront les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux à évaluer la valeur des Services actuels, à en organiser de nouveaux et à élaborer un programme d\u2019information publique sur l\u2019hygiène mentale.On estime le coût de ce projet à $10,000 environ par année."]
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