Laval médical, 1 avril 1951, Avril
[" VoL.16 \u2014 No 4 Quésec, Avrir 1951 LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOC IÉTÉ MÉD ICALE A DES HO PITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC DIRECTION \u2014 F \u2018 » aculté de Médecine, Université Laval, Québ , Québec.es = TS a = .sous forme buccale A P RESEN T et en une capsule acrocytaire tous les spécifiques des anémies M eM ATUREX vu NO 340 Ji amu Capsules dosées à: nee Sulfate Extrait de foie, set microcytaires Vitamine B12 ferreux P.B- (5 grains).320 mg.Estomac desséché\u2026\u2026\u2026 équivalent de 19: - de foie frais Acide ascorbique 50 mg.ion donb Dp paseo Flacons de 100 et 500 capsules a HARRISON LIMITEE MONTREAL, CANADA Biologistes et Pharmaciens ° AYERST, McKENNA VITAMINE Bz INJECTABLE Boîtes de 6 ampoules, 15 microgrammes par c.c.Vials 10 c.c., 30 microgrammes par c.c.USINES CHIMIQUES DU CANADA, INC.1338, Lagauchetière est, MONTRÉAL. LAVAL MÉDICAL VOL.16 N° 4 AVRIL 1951 COMMUNICATIONS UTILITÉ ET LIMITATIONS DE LA PÉRITONÉOSCOPIE * par Jean-Thomas MICHAUD assistant universitaire à l\u2019Hêtel-Dieu L'examen visuel de la cavité péritonéale et de son contenu à l\u2019aide d\u2019un instrument optique n\u2019est pas d\u2019invention récente.Découverte en 1901, par Kelling, de Hambourg, cette endoscopie fut, d\u2019abord, appliquée aux humains par Jacobœus, de Stockholm, qui s\u2019en est vu attribuer tout le mérite, même si son intérêt s\u2019est ensuite surtout porté sur le perfectionnement de la thoracoscopie et de la galvano-cautérisation des adhérences pleurales.C\u2019est cependant Kelling qui, en 1923, devant la Société allemande de chirurgie, décrivit la technique qui s\u2019emploie encore, à peu de modifications près.Malgré les travaux favorables publiés aux États-Unis (Berheim, Orndoff, Nadeau et Kampmeier), au Danemark (Nordentæf), en Autriche (Tedesko), en Russie (Stolkind), en Amérique du sud (Meirelles), en France (Renon et Rosenthal), en Italie (Roccavilla), en Angleterre (Edwards), en Suisse (Zollikofer) et en Allemagne (Unverricht), ce procédé n\u2019a été que d\u2019emploi très restreint jusqu\u2019en 1937, où il a connu * Travail préparé dans le Service du professeur J.-Ls Petitelerc.(5) 428 Lavar MebpicaL Avril 1951 un nouvel essor, apres les publications de Ruddock, de Los Angeles, qui a surtout perfectionné l\u2019outillage employé.La péritonéoscopie est pourtant d\u2019utilité réelle et d\u2019utilisation très simple.Si on la compare à la laparotomie exploratrice, elle permet, comme celle-ci, de voir directement les organes intra-abdominaux, d\u2019en reconnaître les lésions et d\u2019en prélever des fragments.Elle l\u2019emporte sur la laparotomie par des avantages indéniables : elle n\u2019exige que quelques heures d\u2019hospitalisation, évite nombre de pansements postopératoires, ne trouble nullement le fonctionnement intestinal, n\u2019impose aucune restriction alimentaire, n\u2019occasionne qu\u2019une douleur minime, se fait par une très petite ouverture et réduit au minimum les risques de mortalité.Cette méthode s\u2019emploie pour : 1° confirmer un diagnostic ou établir un diagnostic douteur ; 2° différencier la nature d\u2019une tumeur intra- abdominale et en fixer le siège ; 3° préciser l\u2019opérabilité d\u2019une lésion maligne connue.En énumérer les buts, c\u2019est, en même temps, en donner les indications.Et on l\u2019emploiera donc : 1° Pour établir rapidement un diagnostic ou pour le confirmer.Son emploi sera encore plus opportun chez les sujets dont l\u2019âge ou l\u2019état général font d\u2019une laparotomie exploratrice une entreprise de grande envergure.Dans les cas d\u2019ascite, on n\u2019a souvent qu\u2019une présomption sur la nature tuberculeuse, néoplasique ou cirrhotique du processus.Cet examen permettra, en même temps, d\u2019évacuer l\u2019ascite, de voir les lésions causales et d\u2019en prendre un fragment.Pour le foie, par exemple, la péritonéoscopie présente les avantages de choisir l\u2019endroit du prélèvement et de diminuer le danger d\u2019hémorragie, la pince biopsique faisant, en même temps, la coagulation, sans altérer le tissu prélevé.Signalons ici que le procédé offre un intérêt particulier : l\u2019appareil est muni d\u2019un dispositif spécial photographiant en couleurs les organes que l\u2019on examine.D'autre part, dans les grands traumatismes abdomino-pelviens, il est souvent difficile, à cause de la douleur du choc, et même de l\u2019inconscience, de savoir si, en plus des fractures, il y a des lésions internes.Ce fut là la plus grande application de la péritonéoscopie, au cours de la dernière guerre. Avril 1951 Lavar MÉDICAL 479 2° L\u2019endoscopie abdominale permet de différencier les masses intra- péritonéales de celles qui sont, par exemple, d\u2019origine pancréatique ou rénale.Elle permettra de voir le bassin, chez la femme, de renseigner de façon certaine sur l\u2019existence d\u2019une grossesse ectopique, de préciser un sexe indéterminé du côté externe, à la naissance.3° Enfin, une de ses grandes applications consiste, en cas de cancer, à établir l\u2019opérabilité d\u2019une lésion connue à l\u2019avance, soit en précisant ses limites mêmes, soit en établissant l\u2019existence d\u2019une propagation à distance.Il est important de savoir que la péritonéoscopie n\u2019est pas un appareil à faire des diagnostics.Elle respecte les disciplines établies et s\u2019entoure, comme les autres procédés endoscopiques, de tous les moyens de diagnostic judicieusement employés.Surtout, si on ne lui demande pas ce qu\u2019elle ne peut donner, on ne pourra être déçu de ne pas avoir les réponses qu\u2019on n\u2019était pas justifié d\u2019en attendre.On ne l\u2019emploiera donc pas : 1° Pour une lésion anatomique siégeant hors de la portée de l\u2019appareil, qui ne peut montrer l\u2019intérieur d\u2019un organe, ni un viscère situé profondément, comme le duodénum, depuis sa deuxième portion, le cholédoque, le pancréas et les reins ; 2° Dans les affections aiguës, où une laparotomie sera plus indiquée, permettant, en même temps, de guérir la lésion, tout en ne risquant pas de disséminer un processus inflammatoire ; 3° Dans les cas d\u2019adhérences multiples, comme dans la tuberculose péritonéale chronique, à cause du danger de perforer une anse accolée à la paroi abdominale ; 4° S'il n\u2019est pas possible de procéder avec toute l\u2019aseptie d\u2019une salle d\u2019opération, sur une table mobile permettant de donner diverses positions au patient et dans un local où l\u2019on peut faire l\u2019obscuration.Enfin, 11 me reste à dire que ce procédé endoscopique est, comme tout examen analogue, soumis à une part d\u2019interprétation de celui! qui le pratique et que, si le nombre de nos examens endoscopiques n\u2019est pas encore considérable, 1l faut se consoler en se disant que l\u2019inexpérience est un peu comme la jeunesse, un défaut dont on se corrige un peu tous les jours. 430 Lavar MÉDiCaL Avril 1951 Actuellement, nous n\u2019avons que quatre péritonéoscopies.Les deux premières n\u2019ont rien révélé d\u2019anormal, fait qui a été, par la suite, confirmé par la laparotomie exigée par des circonstances particulières.La troisième, où la lésion était située dans la région hépatique, à cru montrer une lésion inflammatoire, la vésicule étant enfouie sous une masse adhérentielle avec présence d\u2019ædème dans le carrefour hépatique.La dernière était pour déceler la présence de métastases, après un cancer de l\u2019estomac.Ces deux derniers examens n\u2019ont pas été confirmés par une laparotomie.TABLEAU Précision comparée des diagnostics cliniques et péritonéoscopiques : (Ruppocx, California Médicine) ERREURS PRÉCISION MALADIES .Périto- .Périto- Cliniques |; -, Cliniques _, .néoscopie néoscopie Péritonite tuberculeuse.47 % 14 % 53 % 85 % Métastases péritonéales .26.3% 6.29, 73.7% 93.89%; Cirthoses.26.59%, 4.4 73.59, 95.89%, Cancerdu foie.44.19, 6.39, 55.89, 93.79%, Grossesse ectopique.50 % Aucune 50 % 100 % Précision totale./ Clinique.Crt 61.4% | Péritonéoscopie.93.6% BIBLIOGRAPHIE 1.Airp, lan, A companion in surgical studies, E.¢= S.Livingstone, Ltd., 1949.2.ANDERSON, J.R., DocxerTz, M.B., et Waugh, J.M., Peritoneo- scopy : an evaluation of 396 examinations, Surg.Clin.N.Am., 1045, (août) 1950.\u2014 Proceedings staff meet.Mayo CI, 25 : 601, (octobre) 1950.3.Beuinc, C.À., Selections of cases for peritoneoscopy, Arch.Surg.42 : 872, 1941.4.BENEDICT, E.B., Peritoneoscopy, New England J.Med., 218 : 713, 1938. 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L\u2019ASPECT MÉDICAL DU RHUMATISME * par Joachim JOBIN Assistant universitaire du Dispensaire de l\u2019Hôtel-Dieu L\u2019aspect médical du rhumatisme, question à l\u2019ordre du jour, est un problème très vaste et qui demanderait de longues heures de discussion si l\u2019on voulait faire la synthèse complète de ses principes essentiels.Loin de moi la pensée de répondre à toutes les questions que soulève cette tranche importante de la pathologie.Je me contenterai de repasser rapidement quelques notions générales qu\u2019il est bon de connaître et de discuter.Jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, les pouvoirs publics se sont appliqués surtout à faire la lutte aux maladies les plus mortelles.Or, le rhumatisme est la maladie qui fait mourir le moins de malades.Aux États-Unis, c\u2019est la maladie qui rend impotents le plus grand nombre de citoyens.En 1938, on y comptait près de sept millions de rhumatisants, formant ainsi un total plus grand que celui de tous les cardiaques, de tous les cancéreux, les tuberculeux et les diabétiques réunis.En effet, sauf pour les maladies mentales et nerveuses, c\u2019est le rhumatisme qui fit perdre, en 1937, le plus grand nombre de jours de travail.Et Hollander va jusqu\u2019a dire que 97 pour cent de toutes les personnes qui dépassent l\u2019âge moyen ont eu, un jour, à se plaindre de quelques manifestations rhumatismales, surtout du rhumatisme à forme dégénérative.Lacapère affirme que, * Travail présente à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le ler décembre 1950. 434 Lavar MÉDICAL Avril 1951 après cinquante ans, 80 pour cent des colonnes vertébrales portent des ostéophytes parfois extrêmement volumineux et cette proportion augmente encore, passé soixante ans.ll ne faudrait pas croire, pour cela, que tous ces ostéophytes donnent de la douleur, non ; cependant, si on veut bien y réfléchir quelques instants, nous devons avouer que nous y avons tous goûté, un jour ou l\u2019autre, sous forme de torticolis, de lumbago, de courbature matinale, d\u2019articulation douloureuse post-traumatique ou a frigore, etc.Mais, à l\u2019oaccasion de toutes ces manifestations passagères, c\u2019est encore l\u2019infirme minorité qui demande les secours de la médecine.Le rhumatisme doit donc être considéré comme une question médicale, économique et sociale de première importance.Et, tout d\u2019abord, est-il possible, non pas de définir le rhumatisme, mais de s\u2019en faire une idée approximative.Tiré du grec pevuariouds, qui signifie fluxion, douleur, le mot rhumatisme doit être conservé encore aujourd\u2019hui, en raison des découvertes récentes de Ragan et Meyer qui ont montré, dans certaines formes de rhumatisme, une altération d\u2019un important constituant du cartillage et de la synovie articulaire : l\u2019acide hvaluronique.L\u2019on sait que, normalement, le liquide articulaire contient de l\u2019acide hyaluronique qui lui donne sa viscosité propre.Cet acide serait la substance fondamentale du tissu conjonctif jeune dont il est le ciment intercellulaire et il serait sécrété par les fibroblastes.II se trouve normalement dans la peau, dans les humeurs aqueuses et vitrées.Mais, dans l\u2019organisme, Il existe un antagoniste de cet acide hyaluronique, l\u2019hyaluronidase, un enzyme sécrété normalement par les testicules, les corps ciliaires et l\u2019iris.Cette diastase ne trouble pas l\u2019organisme, en bas âge du moins, mais le tableau peut changer, par exemple, si l\u2019organisme est envahi par un streptocoque hémolytique qui, lui, sécrète de grandes quantités d\u2019hyaluronidase, produisant alors ce que Selve appelle un Stress.Cet enzyme modifie alors le métabolisme hydrique de la synovie.L\u2019hyaluronidase ou mucinase, en hydrolysant l\u2019acide hyaluronique, permet à l\u2019eau de diffuser hors de l\u2019articulation dans les tissus périarticulaires et produit ainsi de l\u2019ædème : c\u2019est le rhumatisme articulaire aigu, la péri- arthrite rhumatismale. Avril 1951 Lava\u2026 MÉDICAL 435 Par des épreuves biologiques, on a pu faire le dosage de ces hyaluro- nidases et de leur contrôle par les médicaments que vous connaissez tous : le salicylate de soude et, surtout, le gentisate de soude, qui, eux, ont pour effet de développer dans le sang des antihyaluronidases également ti- trables biologiquement.Maladie systémique du collagène, maladie du système musculo-squelettique, variées seront les manifestations rhumatismales, selon la localisation et l\u2019importance du stress.Le rhumatisme articulaire est une réponse à ce stress, mais une réponse non spécifique.En effet, cette même influence, par exemple, celle du streptocoque hémolytique, pourra donner une autre réponse que la lésion articulaire rhumatismale : elle pourra donner tout aussi bien, par hyalinisation diffuse du tissu conjonctif, le nodule d\u2019Aschoff ou celui de Meynet, de la néphro- sclérose (et, secondairement, de l\u2019hypertension), de la périartérite noueuse, de la sclérodermie ou du lupus érythémateux disséminé.Mais Selye est allé encore plus loin.Il a prouvé que le stress pouvant causer ces différentes maladies du collagène était indifférent et non spécifique.À la place de notre exemple de streptocoque hémolytique, ce pouvait être n\u2019importe quel autre microbe, bacille de Koch ou diplocoque de Neisser, ou même encore la toxine de ce microbe, sa réaction immunogène, ce pouvait être une réaction allergique, un déséquilibre hormonal ou biologique (comme dans la maladie sérique).Ce pouvait être enfin un traumatisme, un toxique, les intempéries, et ici on commence à comprendre le rôle du froid humide de nos climats et de nos maisons insalubres, et, au même titre, les influences psycho- géniques, la fatigue, le surmenage.Nous connaissons tous le mécanisme de ces différents stress, spécifiques ou non.Ceux-ci agissent, d\u2019abord, en excitant l\u2019hypophyse antérieure qui réagit ensuite sur la cortico-surrénale en sécrétant une plus grande quantité d\u2019hormone corticotrope ou d\u2019ACTH.La cortico-surrénale va réagir à son tour en déchargeant abondamment dans l\u2019organisme : 1° des produits nocifs : minéralo-corticotropes (dont la désoxy- corticostérone) causant, à la longue, les différentes lésions systémiques du collagène, y compris la lésion rhumatismale ; 436 Lava\u2026 MÉDICAL Avril 1951 2° des produits bienfaisants et réparateurs, glycocorticotropes, dont la cortisone.La lutte entre ces deux groupes desécrétions cortico-surrénaliennes s\u2019appelle le syndrome d\u2019adaptation générale de Selye.La première phase de ce syndrome est celle du choc produisant les différents déséquilibres connus (chute de la pression artérielle, élévation de la glycémie, décharge d\u2019adrénaline, etc).Elle est suivie d\u2019une réaction de résistance, ou de contre-choc, où les substances humorales modifiées tentent de reprendre leur équilibre.C\u2019est là que se joue la partie de la santé et de la maladie : ou bien l\u2019organisme rééquilibre ses organes de défense et n\u2019en souffre pas, ou bien, par persistance prolongée du stress, c\u2019est la troisième période, celle de l\u2019épuisement, et nous avons, comme conséquence, les différentes maladies de mauvaise adaptation.On peut donc définir le rhumatisme comme une réaction inflammatoire non spécifique du collagène en réponse à un stress également non spécifique.Il est bien entendu que le terrain, l\u2019hérédité, certaines affinités microbiennes ou les traumatismes, feront localiser à tel endroit ou sur tel organe, plutôt qu\u2019ailleurs, cette réponse à un stress déterminé.Nous avons vu comment fléchit la défense dans un organisme envahi par un stress qui décharge des hyaluronidases en grande quantité dans le système, avec, comme conséquence, la diffusion de l\u2019eau de l\u2019acide hyaluronique en dehors de son habitat usuel.Mais, comme il fallait s\u2019y attendre, nous aurons une réaction contraire de rééquilibre : formation d\u2019antihyaluronidases.Fait intéressant, la nature peut être aidée, chose facile à connaître par des dosages biologiques, par certains médicaments connus, le salicylate et, surtout, le gentisate de soude.Ces dosages biologiques, d\u2019ailleurs, marchent de pair avec l\u2019amélioration clinique.Voici pour la physiopathologie.Voyons, maintenant, comment classifier les rhumatismes.Comment, en face du malade, doit-on envisager la question?Disons, d\u2019abord, que ce vaste problème de pathologie, interne le plus souvent, demande un interrogatoire soigné et un examen complet du malade, tout autant que pour le diabète, les maladies du cœur, du rein et du foie.Nous Avril 1951 Lavar MÉDICAL 437 aurons besoin, pour ce faire, des secours du laboratoire et de la radiologie et de tous les consultants ordinaires d\u2019un hôpital général.Et le diagnostic précis de la maladie en cause ne peut se faire, souvent, qu\u2019aprés une observation prolongée du malade et avec l\u2019aide de tous les examens combinés.Si le sujet n\u2019entre pas dans les formes rares de rhumatisme, on peut classer mentalement un rhumatisme dans les trois classes suivantes : 1° rhumatisme infectieux, de cause connue ou probable ; 2° rhumatisme traumatique par trauma unique et important ou par microtraumatismes répétés ; 3° enfin, rhumatisme de vieillissement ou de sénescence.Comme dans l\u2019armée, l\u2019expression de rhumatisme traumatique doit être réservée aux seuls traumatismes assez importants pour produire une fracture ou une hémorragie articulaire ; celles-ci, alors, relèvent directement de l\u2019orthopédie.D'autre part, comme l\u2019arthrite chronique causée par les microtrau- matismes répétés ne diffère en rien de la lésion rencontrée dans l\u2019ostéo- arthrite et que ces maladies professionnelles, athlétiques ou de déséquilibre statique ne deviennent habituellement douloureuses qu\u2019après quarante ans, nous les ferons entrer dans le cadre des rhumatismes de vieillissement.Le problème se simplifie donc, du point de vue médical : il ne nous reste plus qu\u2019à faire le diagnostic différentiel entre le rhumatisme infectieux et le rhumatisme de sénéscence.D\u2019abord, qu\u2019avons-nous comme élements de diagnostic du rhumatisme infectieux?En premier lieu, la présentation physique du malade nous oriente de ce côté : fièvre, amaigrissement et anémie nous inciteront, chez un sujet jeune, à demander au [aboratoire une sédimentation globulaire et une leucocytose qui nous éclaireront.En France, les réactions cle Verne-résorcine et d\u2019haptoglobine sont très employées pour le diagnostic différentiel, elles marchent de pair, habituellement, avec la sédimentation globulaire.La recherche du foyer infectieux et du microbe possiblement en cause dans ce rhumatisme infectieux sera parfois longue et difficile. 438 Lavar MÉDICAL Avril 1951 On trouve assez souvent le streptocoque hémolytique dans la fièvre rhumatismale, soit directement par prélèvement des sécrétions pharyngées ou du liquide articulaire, soit par la réaction d\u2019agglutination.Parmi les autres rhumatismes à infection microbienne connue, rappelons l\u2019affinité particulière du bacille de Koch pour la colonne vertébrale, du diplocoque de Neisser pour l\u2019articulation du genou, du pneumocoque pour le poignet et du tréponème de la syphilis pour la hanche.Ce microbe pourra être disparu depuis longtemps du foyer d\u2019infection quand se déclenchera le processus rhumatismal ; c\u2019est pour cela que beaucoup d\u2019auteurs invoquent l\u2019influence plutôt de la toxine ou de la réaction immunogène à ce microbe comme une cause déclenchante du processus inflammatoire articulaire.En fait, dans la majorité des rhumatismes infectieux, nous ne pouvons trouver le microbe en cause, du moins avec certitude, le liquide de ponction articulaire restant stérile à l\u2019examen direct ou après ensemencement.C\u2019est le cas de la fièvre rhumatismale, de l\u2019arthrite rhumatoïde et de la spondylose rhyzomélique.Il semble établi, aujourd\u2019hui, que le microbe ou l\u2019infection causale ne servirait qu\u2019à déclencher la maladie rhumatismale et que, une fois celle-ci mise en marche, le rhumatisme évoluerait pour lui-même et, souvent, avec une gravité disproportionnée à la cause qui l\u2019a fait naître.Dans ce diagnostic différentiel, les rayons X peuvent-ils nous aider à trancher ce problème parfois difficile?Rappelons-nous que, dans l\u2019arthrite rhumatoïde, la lésion débute à l\u2019intérieur de l\u2019articulation, à la synoviale et aux tissus mous périarticulaires.Ensuite, c\u2019est le cartilage qui se prend et, beaucoup plus tard, l\u2019os : on y verra alors des lésions destructrices des surfaces articulaires, des lésions décalcifiantes.La longue évolution aboutit aux atrophies musculaires avec luxations secondaires des articulations phalangiennes, proximales, avec, souvent, une ankylose terminale et des nodosités de Bouchard.Voilà le tableau du rhumatisme infectieux et des moyens d\u2019en faire le diagnostic.Voyons, maintenant, ce qui caractérise le rhumatisme de sénescence.Il y a bien des manières de vieillir.Si, en général, on a l\u2019âge de ses artères, c\u2019est peut-être l\u2019os qui souffre le plus de l\u2019artério-sclérose. 1561 [MAY @ 7 > > Sam a, 5 > à ca T™ = xg Phe\u201d TVOIAI[\\ TYAYT] a ce Figure 2.\u2014 Symphise congénitale de Figure 1.\u2014 Spondylose rhizo- Figure 3.\u2014 Ostéophytose.\u2014 mélique.C2 et C3.Symphise congénitale des VII® et VIIIe vertébres dorsales.6EŸ NS a (0 , 1% OR, \u2018 * ET \u2018 Figure 4.\u2014 Symphise congéni- Figure 5.\u2014 Symphises ou tale des Ve et VIe vertèbres soudures articulaires dorsales.(arthrite).-.9 7 0 CN: NE SA Ws 0e up 7 + a )\\ .4 id = Ë > REA ER À Mn i ae Figure 6.\u2014 Le lipping (des Américains).Figure 7.\u2014 Éversement des bords en collerette. 441 Avril 1951 LavarL Megbicar fr a v, +.of © Ne oan ep rs % A x, FR c / pue A - i.Pv mg Figure 8.\u2014 Coulées osseuses Figure 9.\u2014 Arthrose de C4 et CS.(région cervicale).4 x we AN © AS WE a Br >» 14 = LT 3 \u2014 Déformation du trou de Figure 10.- Déformation du Figure 11.trou de conjugaison.conjugaison. 442 Lavar.Mépicar Avril 1951 Il est facile d\u2019étudier et d\u2019apprécier l\u2019importance d\u2019un trouble circulatoire par artérite, spasme ou phlébite dans les tissus mous d\u2019un membre.Mais il est impossible de les évaluer par des épreuves cliniques à l\u2019intérieur de l'os.Et pourtant, il est sûr que la malnutrition de l\u2019os aura des répercussions sur sa consistance et produira des déformations pathologiques.Et cela est surtout vrai à propos de la vertèbre, à tel point que les départements d'anatomie de Paris comme de Québec doivent chercher longtemps, à la salle de dissection, avant de trouver une colonne normale pour l\u2019enseignement de l\u2019anatomie normale des élèves.La déficience circulatoire entraine des troubles trophiques dont la conséquence est l\u2019ostéoarthrite.Mais, à côté de ce système circulatoire, il y a bien d\u2019autres sénescences qui entrent en ligne de compte.Tous pensent, actuellement, au vieillissement endrocrinien de la ménopause amenant les troubles variés du métabolisme.Sans insister, pensons un moment à la folliculine et à l\u2019hormone thyroïdienne qui diminuent à cette période de la vie.D\u2019autre part, les fonctions rénales et hépatiques, qui, souvent, deviennent insuffisantes, préparent le terrain à la goutte, à l\u2019obésité et à toutes ces carences alimentaires et vitaminiques secondaires aux régimes de restriction qu\u2019elles commandent.Coste prétend que 30 pour cent des syndromes douloureux de la ménopause ont une origine endocrinienne et l\u2019épreuve thérapeutique le prouve.D\u2019autres sont moins affirmatifs.L\u2019obésité cause non seulement des douleurs lombaires d\u2019hyper- lordose, mais aussi des douleurs cervicales de tractions intempestives par déplacement du centre de gravité.Et cela nous amène à parler de l\u2019influence de la statique et de la dynamique dans le développement de ces arthroses ou ostéo-arthrites de vieillissement.Nous savons tous que le cartilage qui subit des microtraumatismes s\u2019use petit à petit et ne se répare pas, n\u2019ayant ni vaisseaux ni nerfs ; après des années, Il finit par être détruit complètement, à l\u2019endroit où agit ce microtraumatisme : l\u2019os sous-jacent réagira alors en proliférant et c\u2019est l\u2019ostéo-arthrite.Toute anomalie de la colonne vertébrale, scoliose, lordose, cyphose, comme tout déséquilibre du bassin par des anomalies congénitales ou des (9) oy #3 .Ne LL Wn.7 Xd go Wi hoi.2 i, >a oe 1 > ; SN ) arn \u2018 pes >, 8.! 33 4 Fr oP.+ N \u201d al \\ 3 LÉ A Sh Figure 12.\u2014 Déformation du trou de Figure 13.\u2014 Ostéophytose Figure 14.\u2014 Ostéophytes et ostéoporose.\u2014 conjugaison.déformant des trous de Eperons.conjugaison. #57 Fe C3 7 $ Ps ¢ : or ik hs Figure 15.\u2014 Déformations acquises, Ve lombaire, par arthrose et ostéoporose.A x.TR sE Ÿ = ini entr Le tube suspene La grande réputation des appareils Keleket n\u2019a jamais été aussi justifiée que par ce versatile tube suspendu.Il matérialise plusieurs idées exprimées par les plus grandes autorités en radiologie sur ce continent.Libération totale du plancher.Utilisation maximum de la table.Course longitudinale limitée que par les dimensions de la pièce.Course transversale de 72 pouces.Course verticale de 45 pouces, 35 à 80 pouces au-dessus du plancher.Déplacement stéréoscopique en position longitudinale et transverse.@ Sécurité électrique dans tous les déplacements : longitudinal, transverse ou horizontal.@ Conçu pour recevoir et contrebalancer complètement n\u2019importe quel tube radiographique à haute puissance ou n\u2019importe quel tube à thérapie.Toute autre information concernant cette dernière création de Keleket vous sera fournie à la plus proche succursale de X-Ray and Radium.261, Davenport Road, Toronto-5.Moncton - Québec - Montréal - Winnipeg Laval Médical, Québec, avril 1951 \u2014 Vol.16 \u2014 No 4 (15) dans le traitement des infections courantes TRI-COMBISUL Trisulfamidés comprimés et liquide.SULAMYD Sulfacétamide dans les infections des voies urinaires.THALAMYD Phthalylsulfacétamide sulfamidé d\u2019élimination rapide.PÉNICOMBISUL Trisulfamidés avec pénicilline.SODIUM SULFACÉTAMI- DE (Sulamyd sodique) solution ophtalmique 30% onguent ophtalmique 10% solution nasales 10%.Scleting CORPORATION LIMITED - MONTREAL.34\u2014 Laval Médical, Québec, avril 1951 - Vol.16 - No 4 Avril 1951 Lavar.MÉDicaL 565 1948.Chez les hommes, le taux de mortalité par cancer est resté comparativement stable pendant la même période \u2014 ce qui est un contraste frappant avec la tendance prononcée à la hausse au cours d\u2019un grand nombre d\u2019années précédentes.N\u2019était, dit-on, le nombre croissant de cas de cancer qui sont déclarés aujourd\u2019hui comme la cause de décès, le taux de mortalité chez les hommes aurait eu aussi une tendance à la baisse.4.Le cancer \u2014 Croissance anarchique : Qu'est-ce que le cancer?Afin d\u2019essayer de comprendre la nature du cancer, nous devons nous reporter aux principes fondamentaux de la croissance humaine.La cellule est l\u2019unité fondamentale de la vie.Dans un organisme sain et normal, la croissance découle de la division des cellules.Les cellules se multiplient en se divisant \u2014 une cellule se divise en deux, ces deux en quatre, ces quatre en huit, et ainsi de suite.Quand l\u2019organisme a atteint sa maturité, cette division générale des cellules prend fin et la croissance est terminée.Alors, seules se forment les nouvelles cellules qui sont nécessaires pour maintenir l\u2019organisme en bon état.Mais il arrive, dans certains cas, qu'une ou plusieurs cellules se rebellent contre cette loi normale de la croissance.Sans aucune raison apparente, les cellules continuent de se diviser et de se multiplier, pour former un amas de cellules \u2014 connu sous le nom de tumeur \u2014 qui n\u2019a aucune utilité.Cette masse incontrôlable de cellules devient maligne et est désignée du nom de cancer lorsqu\u2019elle se met a dépouiller les cellules saines et normales de leur provision de nourriture et de sang.La menace des cellules cancéreuses, c\u2019est qu\u2019elles ne remplissent aucune fonction utile et qu\u2019elles entravent les opérations de celles qui ont un rôle à remplir.A ses débuts, quand le cancer est localisé, il est souvent possible de le traiter avec succès ou de recourir à une intervention chirurgicale.Mais, à mesure que la maladie progresse, les cellules cancéreuses ne cessent jamais de croître, et il arrive que quelques-unes d\u2019entre elles s\u2019échappent de la tumeur et sont portées par le flot sanguin vers d\u2019autres parties de l\u2019organisme.De nouvelles tumeurs peuvent se développer dans tous les endroits où ces tumeurs malignes viennent se loger.Lorsque les cellules cancéreuses se sont répandues dans les diverses parties de l\u2019organisme, 1l est difficile d\u2019essayer d\u2019en faire l\u2019ablation par intervention chirurgicale ; mais on peut les traiter au moyen des rayons X ou du radium, éléments qui ont tendance à détruire la cellule cancéreuse elle-même.En recourant à ces dernières formes de traitement, on prend grand soin d\u2019adapter la puissance de la dose, afin de faire le plus de tort possible aux cellules cancéreuses et le moins possible à celles qui sont saines et normales.Ce n\u2019est que depuis vingt ans que nous avons réalisé une certaine mesure d\u2019unité d\u2019efforts dans nos tentatives- en vue de faire quelque chose pour résoudre le problème du cancer au Canada.A mon avis, il y a six importantes mesures qui font ressortir l\u2019œuvre que nous avons accomplie en vue d\u2019enrayer ce fléau.(16) 566 Lavar MÉDicaL Avril 1951 - 1931 : L\u2019Association médicale canadienne nomme un comité pour l\u2019étude du cancer ; - 1935 : Inauguration de la Caisse anticancéreuse du Jubilé d'argent du roi George V ; - 1938 : Formation de la Société canadienne du cancer ; - 1938 : Formation du département de la lutte anticancéreuse, au sein de l\u2019Association médicale canadienne ; \u2014 1947 : Formation, sur les instances du gouvernement fédéral, de l'Institut national du cancer du Canada ; -\u2014\u2014 1948 : Décision que prend le gouvernement fédéral d\u2019inclure dans le programme national d\u2019 hygiène une subvention annuelle de $3,500,000 pour la lutte anticancéreuse.>.Progrès réalisés sous l\u2019égide du programme national d\u2019hwgiène : Le programme national d\u2019hygiène est en vigueur depuis moins de trois ans et déjà des deniers fédéraux au montant de plus de $3,000,000 ont été engagés par les gouvernements provinciaux dans leur campagne contre le cancer.Comme il s\u2019agit d\u2019une subvention à participation égale, en vertu de laquelle le gouvernement fédéral partage le coût des programmes provinciaux à parts égales avec les provinces, les dépenses globales des gouvernements fédéral et provinciaux, au cours de cette période, ont dépassé de beaucoup les sept millions de dollars.On a utilisé de bien des manières les subventions fédérales à la lutte anticancéreuse.Elles ont permis aux provinces d\u2019étendre leurs services de laboratoire et de pathologie, d\u2019employer et de former un plus grand nombre de spécialistes, d\u2019acheter une plus grande quantité de radium, d\u2019étendre leurs services gratuits de biopsie, d\u2019instituer des registres provinciaux des cas, et d\u2019intensifier leurs programmes d\u2019enseignement de l\u2019hygiène si essentiels au succès dans la lutte contre cette maladie.La plupart des provinces ont également assigné une portion de leur subvention fédérale à l\u2019Institut national du cancer afin d\u2019appuyer son programme intensif de recherche sur le cancer.Ce dernier reçoit, de plus, une contribution importante puisée à même les fonds recueillis chaque année auprès du public par la Société canadienne du cancer.L\u2019année dernière, l\u2019Institut national du cancer a pu consacrer plus de $300,000 à des recherches fondamentales.Permettez-moi de passer rapidement en revue, province par province, quelques-unes des réalisations les plus marquantes rendues possibles par les subventions fédérales en vertu du programme national d'hygiène.1.Terre-Neuve.Des Services provinciaux anticancéreux sont établis à l\u2019hôpital général de Saint-Jean où des traitements radiologiques sont donnés maintenant gratuitement, au moyen du matériel fourni , f ç 3 : par les subventions fédérales.L\u2019an dernier, plus de 1,300 personnes ont reçu gratuitement des soins thérapeutiques.Le laboratoire public du ministère de la Santé effectue aussi l\u2019examen des tissus pour les cancéreux. Les mamans qui 8 donnent de la viande rapportent que 47.470 des médecins disent : Donnez de la viande aux bebes Au cours d\u2019une enquête récente faite parmi les mamans qui donnent de la viande aux bébés, 47.4% dirent que les médecins l\u2019avaient recommandée pour leurs bébés, à 4moisou plus tôt.Ilya quatre ans, quand Swift présenta pour la première fois des viandes spécialement préparées, on commençait à donner de la viande râpée à l\u2019âge de 7 mois.Mais de nos jours, avec les viandes passées au tamis disponibles et les nouvelles preuves cliniques qui indiquent les avantages de l\u2019alimentation carnée précoce, la viande a sa place légitime parmi les premiers aliments solides des bébés.à 4 mois ou plus tot! Once par once, aucun autre aliment pour bébés ne fournit plus de protéines complètes, de vitamines B et de fer naturel dont bébé a besoin que les Viandes Swift\u2019s pour Bébés.La préparation contrôlée dans les laboratoires assure une rétention maximum des éléments nutritifs.Les Viandes Swift\u2019s pour Bébés et pour Enfants sont prêtes à servir pour environ la moitié du prix des Viandes préparées chez soi.Toutes les déclarations concernant l'alimen- Rai.tation qui sont contenues dans cette annonce CIRE ont l'approbation du Comité des Aliments et US de la Nutrition de l'Association Médicale Américaine.È % sh TT DES ÉTUDES CLINIQUES indiquent les avantages de l\u2019alimentation carnée précoce ENFANTS PRÉMATURÉS: Dans certains cas, des Viandes Swift\u2019s pour Bébés furent données une semaine après la naissance.Les éléments nutritifs de la viande étaient bien tolérés, bien utilisés.On remarqua également une rétention significative de fer: Université de Rochester.À SIX SEMAINES: Une augmentation de 25% des protéines absorbées dues à l\u2019addition de Viandes Swift\u2019s pour Bébés à la formule, augmenta la teneur en hémoglobine du sang et fa formation de globules rouges: Leverton et Clark, \u201cMeat in the Diet of Young Infants\u201d J.A.M.A.134 (Août) 1947.DANS LES CAS D'ALLERGIE: Une formule de Viandes Swift\u2019s pour Bébés enrichie de calcium et de phosphore offre un succédané efficace du lait pour les bébés qui sont allergiques aux protéines du lait; \u2018\u201cNutritive Value of Mineral- Enriched Meat and Milk,\u201d McQuarrie et Ziegler, Pediatrics, Vol.5, No.2, (Février) 1950.SWIFT sco BEEF iim B a première marque en fait de viandes prépare, ou Canada, les seules viandes (00% pour Bébés Laval Médical, Québec, avril 1951 \u2014 Vol.16 - No + \u2014 35 Nouveau Traitement Scientifique pour les ULCÈRES GASTRIQUES et DUODENAUX ROBUDEN VOIE BUCCALE et INJECTABLE Société suisse de gastro-entérologie (Genève 22-23 juin 1946) (Voir Médecine et Hygiène, n° 78) Suite des résumés des communications P.-d.Dr H.Kapp (Bâle) 1.Le traitement de l\u2019ulcère gastrique et duodénal par le Robuden L'accroissement, ces dernières années, des ulcères gastriques et duodénaux a contribué au fait que de nombreux cas ont dû être traités ambulatoirement.L'étude de nombreux médicaments dans des conditions graves a été ainsi rendue possible.Rapport sur le traitement avec le Robuden : Sur 30 cas d'ulcères gastriques, la niche, après le traitement, avait disparu dans 21 cas, persisté dans 9 cas et récidivé dans 5 cas.On constate donc un succès temporaire dans les deux tiers des cas et un succès durable dans environ la moitié des cas traités.Sur 34 cas d'ulcères duodénaux, la niche après le traitement avait disparu dans 29 cas, persisté dans 5 cas et récidivé dans 5 cas.Succès temporaire, cinq sixième des cas, et succès durable, deux tiers des cas.On peut conclure sur la base de ces recherches que le traitement ambulatoire avec le Robuden fournit des résultats comparables à ceux du traitement par le repos et la diététique.Documentation et échantillon médical envoyés sur demande.Préparé par LES LABORATOIRES ROBAPHARM SOC.BÂLE, SUISSE.Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL - MONTREAL 36 \u2014 Laval Médical, Québec, avril 1951 - Vol.16 - No 4 Avril 1951 Lavar MÉDICAL 567 2.He du Prince-Édouard.Des subventions fédérales ont permis d\u2019établir deux cliniques de diagnostic et un bureau d\u2019inscription des cas.Pour élever le niveau du diagnostic du cancer, on a aussi amélioré les services de laboratoire des hôpitaux généraux de la province.On forme un médecin pour en faire le directeur du Service de la lutte anticancéreuse, et un autre pour lui confier les services de radiologie.3.Nouvelle-Écosse.En Nouvelle-Écosse, la lutte anticancéreuse se concentre à la clinique de diagnostic de l\u2019hôpital général Victoria de Halifax, qui reçoit des subventions fédérales pour aider à l\u2019hospitalisation des cancéreux.Le travail est sous la direction d\u2019une équipe composée de chirurgiens, de médecins, d\u2019un radiologiste, d\u2019un physicien et d\u2019un pathologiste.On a acheté du matériel radiographique pour la clinique, et une subvention à l\u2019Institut pathologique permet d\u2019améliorer les Services de laboratoire aidant au diagnostic du cancer.+.Nouveau-Brunsunck.Au Nouveau-Brunswick, il y a dix cliniques et hôpitaux de diagnostic, dont plusieurs ont été fondés depuis 1948.L\u2019examen des tissus se fait sans frais pour les malades des cliniques, et l\u2019on projette d\u2019assumer les frais d\u2019hospitalisation pour les malades soumis aux examens de biopsies.On a aussi consacré des fonds fédéraux à l\u2019achat de radium et à la formation de plusieurs médecins destinés à participer au programme poursuivi par le Service de la lutte anticancéreuse, au ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick.5.Québec.Les subventions fédérales ont aidé à établir, à munir de personnel et à outiller des cliniques dans dix hôpitaux et universités du Québec.On a aussi accordé une assistance fédérale à l\u2019Institut du cancer de Montréal et à l\u2019Institut du radium de la même ville.On prépare plus de 35 médecins et techniciens que la province pourra utiliser dans sa lutte contre le cancer ; et le gouvernement fédéral défraie maintenant une partie considérable de l\u2019hospitalisation des cancéreux.6.Ontario.En plus de la subvention fédérale très élevée qui doit être accordée au nouveau centre anticancéreux de l\u2019hôpital Wellesley, à Toronto, on en a aussi octroyé d\u2019autres à l\u2019Ontario Cancer Treatment and Research Foundation qui dirige deux cliniques anticancéreuses et subventionne huit cliniques régionales.7.Manitoba.Des subventions fédérales ont été accordées au Cancer Relief Research Institute qui coordonne toutes les initiatives prises dans la province en matière de cancer.Le programme comprend le diagnostic, le tri, et l\u2019expansion du Service de biopsies gratuites pour tous les médecins et hôpitaux qui ne disposent pas de leur propre service pathologique, l\u2019établissement de cliniques diagnostiques aux hôpitaux généraux de Winnipeg et de Saint-Boniface ; la fourniture gratuite de radiothérapie à tous les résidents de la province en dehors du Grand-Winnipeg ; la fourniture d\u2019un Service de radium en vue de la radiumthérapie gratuite dans les zones rurales ; et la conservation d\u2019un registre de tous les cancéreux. 568 Lava.MÉDicaL Avril 1951 8.Saskatchewan.Depuis l\u2019inauguration du programme national d'hygiène, le gouvernement fédéral a attribué une somme de $700,000 pour venir en aide au programme de lutte anticancéreuse de la Saskatchewan, dirigé par la Commission du cancer de la Saskatchewan.Tous les résidents de cette province ont droit à des soins médicaux et hospitaliers gratuits, ce qui comprend toutes les formes de diagnostic, de traitement, de chirurgie et d\u2019examens posthospitaliers aux deux cliniques provinciales de Regina et de Saskatoon.On conserve un registre des cas, et de temps à autre on fait revenir les malades pour fins de contrôle et d\u2019examen.La Société canadienne du Cancer emploie un travailleur social spécialisé en médecine pour desservir chaque clinique, tandis que le Victorian Order of Nurses fournit les soins à domicile.9.Alberta.En Alberta, le gouvernement fédéral contribue la moitié du coût global du programme provincial de lutte anticancéreuse.Cet argent sert aux soins hospitaliers, à des fins de diagnostic et de traitement médical aux cliniques du gouvernement à Edmonton et à Calgary, à l\u2019hospitalisation des vieillards pensionnés atteints de cancer, et pour des mesures éducatives et autres mesures préventives.10.Colombie Britannique.Depuis deux ans et demi, l\u2019aide fédérale à la British Columbia Cancer Foundation s\u2019est élevée à un quart de million de dollars.Des deniers fédéraux ont permis à la Fondation de fournir un service gratuit de biopsies et de cytologie aux cancéreux.Les principaux hôpitaux généraux ont reçu de l\u2019aide afin d\u2019acheter du matériel pour le diagnostic et le traitement du cancer.Des subventions fédérales ont également été accordées au British Columbia Cancer Institute afin d\u2019aider au fonctionnement d\u2019une maison de soins pour les cancéreux, tandis qu\u2019on assure une formation à deux médecins et à trois techniciens de la radiothérapie.6.Le progrès de la lutte contre le cancer : Le malade atteint de cancer devrait obtenir la meilleure forme de traitement que la science médicale moderne puisse lui fournir ; c\u2019est à cette fin que les subventions fédérales contribuent à combler les lacunes des facilités et des Services actuels.Le défaut principal de nos programmes de lutte contre le cancer n\u2019est plus le manque de connaissances scientifiques suffisantes, ni la pénurie d\u2019appareils spécialisés, ni l\u2019insuffisance de personnel professionnel, mais plutôt le besoin de coordonner les facilités dont on dispose.A l\u2019heure actuelle, 1! est généralement admis qu\u2019il est essentiel de centraliser les Services de traitement afin de procurer aux malades les meilleurs traitements possibles tout en économisant le personnel, l\u2019espace et le matériel.Un centre unique, mais important, de radiothérapie, desservant toute une province ou davantage, tout comme le nouvel Institut de radiothérapie qu\u2019on se propose d\u2019ériger à Toronto, devrait constituer le centre d\u2019un réseau de petites cliniques et de centres de dépistage distribués dans toute la province. RHUME.BRONCHITE.COQUELUCHE.SUPPOSITOIRE TUSSICONE FORMAT ADULTE et ENFANT Suppositoire contenant de l\u2019acétate de gaïacol, les sulfadiazine et mérazine, l\u2019éthoxythéophyl- line et de la codéine.POSOLOGIE PRÉSENTATION Deux ou trois suppositoires par Conditionné en boîte de 12 et en flacon de 100.jour.\u2014 l'ussicône ne peut être vendu que sur ordonnance médicale.\u2014 LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE MONTRÉAL QUÉBEC Laval Médical, Québec, avril 1951 \u2014 Vol.16 \u2014 No 4 \u2014 37 HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval FLACONS - AMPOULES Anémies Convalescences Hémorragies 1 3a 2 ampoules Iz matin 3 jeun dans 1/4 de verre d'eau, par voie buccale.+ SIROP Anémies des enfants 1 cuillerée a potage (enfants une cuillerée Chloro-anémies à café) avant les trois principaux repas.Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada: J.EDDÉ Ltée, 1154, Beaver Hall Square, Montréal.ARTICHOBYL Extrait de feuilles fraîches d\u2019artichaut Traitement des affections du foie Aucune contre-indication Pilules PLURIGLANDINE Extrait glandulaire total en proportions physiologiques Traitement des déficiences glandulaires Pilules J.EDDÉ, Limitée - 1154, Beaver Hall Square, Montréal.38 \u2014 Laval Médical, Québec, avril 1951 \u2014 Vol.16 \u2014 No 4 | Avril 1951 Lava\u2026.MÉDICAL 569 Les experts en lutte anticancéreuse me disent que c\u2019est au moyen du centre anticancéreux ordinaire qui dessert une population d\u2019un million d\u2019âÂmes environ que l\u2019on peut obtenir la plus grande efficacité, tout en économisant sur les frais généraux.Dans un tel centre, il est possible de réunir des équipes de thérapistes et autres spécialistes, de leur fournir un nombre suffisant de cas afin de leur donner de l\u2019expérience et des sujets de recherche, et d\u2019obtenir d\u2019eux le plus haut rendement possible.Comme avantages supplémentaires, cette concentration de thérapistes permet de créer l\u2019Emulation que donne le travail en commun avec des collègues qui font le même travail et de bien former de nouveaux thérapistes.7.Programme en cinq points : Si nous devons continuer à connaître les progrès encourageants cles quelques dernières années, nos programmes de lutte anticancéreuse, le fait est universellement reconnu, doivent comporter cinq éléments : 1.Éducation du public ; Éducation professionnelle ; Diagnostic le plus précoce possible ; Traitement efficace par la radiothérapie ou la chirurgie ; Bons systèmes d\u2019examens posthospitaliers et d\u2019archives.Me WO Permettez-moi d\u2019exposer brièvement chacun de ces points : 1.Education du public.Un programme de lutte contre le cancer n\u2019a de chances de succès que si le public en est informé et y collabore.Il faut enseigner aux gens à reconnaître les symptômes précoces du cancer et à ne pas tarder à consulter leur médecin à ce sujet.La crainte, l'inquiétude, la temporisation ou l\u2019inertie retiennent les gens de consulter leur médecin, bien plus que l\u2019insuffisance de moyens financiers.On m\u2019assure que le cancer n\u2019est pas infailliblement douloureux ; 11 ne faut donc pas, si quelques symptômes de cancer se manifestent, qu\u2019en l\u2019absence cle douleur le malade se laisse envahir par un sentiment de fausse sécurité.Quiconque se croit atteint de cancer aurait profit a suivre le conseil de Marie Curie, qui a découvert le cancer : « On ne doit rien craindre dans la vie - il suffit de comprendre.» La Société canadienne du cancer à déjà beaucoup fait pour renseigner le public sur les symptômes et le traitement du cancer.Cette Société, qui travaille la main dans la main avec tous les groupements intéressés au problème du cancer, subsiste principalement grâce à des dons bénévoles.En 1950, sa campagne annuelle lui a assuré près de $1,000,000.Afin de répondre aux besoins croissants que crée l\u2019expansion de son programme d\u2019envergure nationale, la Société fera de nouveau appel à la générosité du public, le mois prochain.J\u2019ai pleine confiance que, comme dans le passé, les Canadiens lui accorderont leur généreux appui. 570 Lava\u2026 MÉDICAL Avril 1951 2.Éducation professionnelle.Lutte eflicace contre le cancer implique la formation de nombreux spécialistes en chirurgie ; en radiologie, en pathologie et dans les domaines connexes.Par bonheur, il n\u2019y a pas au Canada une grande pénurie de personnel exercé, surtout depuis l\u2019inauguration du programme national d\u2019hygiène.Mais notre personnel nécessite une plus grande spécialisation et un travail d\u2019équipe plus généralise.La formation de nos médecins ordinaires est tout aussi importante que celle des spécialistes.Il faut aider les médecins de famille à déceler le cancer à ses débuts et à le soumettre, au besoin, à un centre de traitement spécialisé.Tout bureau de médecin constitue une clinique virtuelle pour le dépistage du cancer ; et les médecins envoient de plus en plus les personnes se faire traiter, comme ils le font depuis quelques années, pour les tuberculeux.3.Diagnostic le plus précoce possible.Notre grand besoin, c\u2019est non seulement de trouver un remède, mais de déceler le cancer alors qu\u2019on peut le guérir.On me dit que beaucoup de formes de cancer sont guérissables, si on les traite à leurs premières périodes.Avec les années, grâce à la meilleure compréhension du public, aux progrès du diagnostic et à la formation perfectionnée des praticiens, nos chances de diagnostiquer le cancer pendant les phases où la guérison est possible se multiplient sans cesse.La science a déjà produit un grand nombre de méthodes de déceler l\u2019existence du cancer.Si aucune épreuve disponible à l\u2019heure actuelle n\u2019est tout à fait parfaite, chaque test nouveau ajoute à la sécurité des autres.On a mis à point au moins six épreuves différentes pour aider au diagnostic.La plupart des provinces font aujourd\u2019hui l\u2019examen pathologique des tissus, afin de favoriser l\u2019exacte analyse du mal.Au laboratoire fédéral d\u2019 hygiène, nous avons établi un Bureau central d\u2019inscription des tumeurs, lequel assure un service important aux pathologistes provinciaux.Ce Bureau accordera aussi une assistance précieuse au programme de l\u2019Institut national du cancer en classifiant les tumeurs et cancéreuses et bénignes.La question entière du diagnostic précoce repose sur la coopération et l\u2019entente entre le médecin et le malade, le spécialiste et le médecin ordinaire, une province et l\u2019autre, les gouvernements et les organismes bénévoles.4.Traitement efficace par la radiothérapie ou la chirurgie.Plusieurs méthodes efficaces de traitement sont maintenant d\u2019emploi général et vont de pair avec le développement de nos connaissances dans le diagnostic du cancer.On reconnaît actuellement trois de ces méthodes : l\u2019ablation radicale par la chirurgie, l'emploi du radium et le traitement radiologique.Ces traitements peuvent s\u2019employer seuls ou en combinaison.Le traitement par le radium ou les ravons N peuvent le mieux s\u2019effectuer dans les grands centres où l\u2019on peut s\u2019occuper d\u2019un grand nombre de cas.La bonne thérapie par la radiation dépend de la précision et du jugement clinique avec lesquels on l\u2019applique et les thérapistes doivent avoir à leur disposition, dans leur travail, le matériel et le personnel les meilleurs possibles. Gishen ÉLECTROPHOTOMÈTRE appareil standard pour analyse colorimétrique L\u2019Électrophotomètre de Fisher est un appareil colorimétrique qui permet une rapide et précise analyse quantitative de plus des deux-tiers des éléments connus ; c\u2019est un appareil à deux cellules photoélectriques, de type méthode de zéro, qui opère sur le circuit de ville.En raison de ses avantages uniques, cet électrophotomètre de Fisher est maintenant largement employé tant pour un grand nombre d'importantes analyses cliniques que pour la recherche.Des analyses biochimiques, telles que celles de l\u2019albumine, du fer et de l\u2019urée dans le sang, de l\u2019hémoglobine, du cholestérol, de la bilirubine et de l\u2019azote non-protéinique peuvent être complétées en moins d\u2019une minute par opération, même par un opérateur inexpérimenté.Une fois que l'appareil est calibré, les analyses subséquentes peuvent être effectuées aussi rapidement que les simples opérations.Électrophotomètre Fisher, complet, avec galvanomètre, trois filtres, trois cellules d'absorption 23 ml., manuel d'opération, n\u2019opérant que sur courant alternatif 110 volts, 50-60 cycles, pour seulement.21221111 LL LL LL $231.00 FISHER SCIENTIFIC Co., LTD.904, rue SAINT-JACQUES MONTREAL, QUEBEC.Laval Médical, Québec, avril 1951 \u2014 Vol.16 - No 4 \u2014 39 SULPHO-LAC (Pommade ne contenant aucun corps gras) FORMULE : Soufre colloïdal \u2014 Sulfure de calcium Sulfate de zinc \u2014 Glycerine.INDICATIONS : Acné, Séborrhée huileuse, Couperose, Lupus érythémateux, Dermites de cause vénénifique.MODE D\u2019EMPLOI : En application locale le soir au coucher.PRÉSENTATION : Pots de 1 oz.\u2014 2 ozs \u2014 4 ozs et 16 ozs.Pour obtenir des résultats plus rapides, on recommande de faire aussi l'usage du Savon SULPHO-LAC.Documentation et échantillon sur demande.Représentants exclusifs au Canada : HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue du Collége-McGill e Montréal, P.Q.OSMOPAK sine rire FORMULE : OSMOPAK est un pansement osmotique émollient compost de 58\u201c 0 de sulfate de magnésie, de 1 - 2% de benzocaïne et de 1 - 25,000 de vert brillant, dans une base miscible à l\u2019eau.OSMOPAK est recommandé dans tous les cas d\u2019infection en général, clous, furoncles, plaies diabétiques, etc, et dans le traitement d\u2019inflammation ou d\u2019infections locales purulentes des mains, des pieds ou de tout autre tissu sous-cutané.L\u2019OSMOPAK procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.Il est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite.Présentation : Pots de 115 et 577 grammes.Échantillon médical et documentation sur demande.Agents exclusifs au Canada : HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue du Collège-McGill, Montréal, P.Q.40 \u2014 Laval Médical, Québec, avril 1951 \u2014 Vol.16 - No 4 Avril 1951 Lavar MÉDICAL 571 Le traitement du cancer a fait de grands progrès depuis le commencement du siècle.Il faut se rappeler que la chirurgie moderne a à peine plus de 75 ans, tandis que le radium n\u2019a été isolé par les Curie qu\u2019en 1898 \u2014 vers le même temps où Rœntgen découvrait les puissants rayons X.On expérimente actuellement de nouvelles méthodes de traiter le cancer.Ces formes de thérapie, toutefois, sont encore au stade expérimental et ne seront communiquées pour usage clinique que lorsque leur efficacité aura été amplement démontrée.5.Bons systèmes d\u2019examens posthospitaliers et d\u2019archives.Bien que le traitement du cancer ait souvent pour résultat une cure définitive, il faut en suivre les résultats en examinant les malades de temps à autre après leur exéat, afin d\u2019assurer qu\u2019il ne se produise pas de récurrence de la maladie.De fait, on me dit que toute personne qui a déjà été traitée pour un cancer devrait se soumettre à des examens périodiques pour le restant de ses jours.Plusieurs provinces ont déjà établi de bons systèmes d\u2019archives afin que l\u2019on puisse rappeler systématiquement aux cancéreux la nécessité d\u2019un examen posthospitalier.Les Services du Bureau canadien des tumeurs, au Laboratoire d\u2019hygiène fédéral, sont à la disposition des provinces afin d\u2019aider ces dernières à constituer des archives et à classer les tumeurs.8.Importance de la recherche : La victoire ultime sur le cancer doit être gagnée dans le laboratoire, car les secrets du cancer sont les secrets de la cellule tissulaire \u2014- de la vie elle-même.La découverte de la cause et de la cure du cancer est devenue le but des gouvernements, des millionnaires, du commun des hommes et des femmes qui donnent ce qu\u2019ils peuvent donner pour appuyer les campagnes annuelles de souscription.Le Canada est aux premiers rangs de la recherche anticancéreuse dans le monde.Dans les hôpitaux, les universités, les cliniques et les laboratoires du pays tout entier, les savants canadiens cherchent les réponses à ces trois questions vitales : « Quelle est la cause du cancer?Comment peut-on le dépister plus aisément?Comment peut-on le mieux exterminer les tumeurs cancéreuses ?» Parmi tous les projets de recherche actuellement en voie d\u2019exécution avec l\u2019appui des subventions fédérales, sous la direction de l\u2019Institut national du cancer, cinq pour cent peut-être donneront-ils des résultats positifs.Nous ne devons pas oublier, toutefois, que même les constatations négatives ne représentent pas une perte de temps.Il se peut que l\u2019on doive procéder par voie d\u2019élimination, pour découvrir les secrets du cancer.Ce ne sera peut-être qu\u2019après avoir éliminé toute autre possibilité que nous parviendrons enfin à découvrir les faits fondamentaux et la vérité au sujet du cancer.Pendant que nous devons attendre que la science nous fournisse la réponse ou les réponses ultimes au cancer \u2014 en supposant que l\u2019humanité puisse se libérer à jamais de cet esclavage \u2014 nous ne devons pas manquer de profiter des connaissances et des techniques actuelles pour le dépistage et le traitement de cette maladie.Au cours des dernières 572 Lava\u2026 MéÉpicaL Avril 1951 années, le Canada a réalisé de louables progrès dans la campagne contre le cancer.Ces progrès, et les efforts des savants, où qu \"ils soient, font espérer que la génération montante sera mieux protégée que la nôtre contre cette maladie.La campagne annuelle de la Société canadienne du cancer, qui s\u2019ouvre la semaine prochaine, donne à chacun de nous l\u2019occasion de participer à la lutte contre le fléau du cancer.Congrès international de chirurgie à Paris (24-29 septembre 1931) Un Congrès international de chirurgie doit se tenir à Paris en septembre prochain et l\u2019intérêt d\u2019assister à ce congrès, pour ceux qui peuvent le faire, n\u2019échappera certainement pas aux médecins de la province de Québec.D\u2019importantes délégations sont prévues et le Canada se doit d\u2019être à l\u2019honneur, par sa participation nombreuse à ce Congrès.Des manifestations brillantes sont prévues et des contacts seront assurés entre médecins français et canadiens, tant en médecine générale que dans les spécialités, et l\u2019importance de ces rencontres sera un facteur des plus intéressants dans le développement futur des relations médicales franco canadiennes."]
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