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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Références

Laval médical, 1951-11, Collections de BAnQ.

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[" LAVAL MÉDICAL VOL.16 N° 9 NOVEMBRE 1951 NÉCROLOGIE ANDRE SIMARD 1900-1951 Au cours de l\u2019année 1951, le 11 février, l\u2019un des nôtres, le docteur André Simard, décédait prématurément, à l\u2019âge de 51 ans.Déjà ralenti dans son élan vital par une affection angoissante, dont il savait le pronostic fatal, 11 s\u2019est écroulé en pleine lucidité.II est mort, comme il en avait souvent formulé le désir, dans la chaude intimité de son foyer, en conversant familièrement avec les siens.Issu d\u2019une lignée médicale où l\u2019on a brillé en servant la profession, la Faculté et la société, André devait prolonger et clore la théorie des Simard en ajoutant, par un apport singulier, aux réalisations de ses prédécesseurs.Avec lui, \u2014 nul n\u2019assurera plus la relève \u2014, passe désormais à l\u2019Histoire une famille qui s\u2019est identifiée aux événements médicaux d\u2019une époque héroïque et les a marqués, en relief, du sceau de son originalité.Sur le plan professionnel, le docteur André Simard a correspondu à ses innéités et aux exemples paternels.Il réussit avec brio ses études médicales à Laval, en 1927.Puis ce fut l\u2019orientation vers l\u2019art chirurgical.Son choix porta sur l\u2019urologie ; et, sous la direction des maîtres de l\u2019heure, les professeurs Marion et Chevassu, il reçut, à Paris (1928- 1930), une formation de choix. 1162 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 Dans les Services de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, ou il exerca sa spécialité (1930-1951), 11 demeura attentif aux innovations préconisées dans son champ d'action, la routine et la stagnation ayant pour lui valeur de négation de la vie.Par des stages périodiques de perfectionnement dans les centres chirurgicaux réputés de New-York, Boston et Rochester, il adapta sa technique aux remarquables progrès qui ont été réalisés dans la science urologique au cours du dernier quart de siècle.Il vulgarisa, pour l\u2019avantage des patients et l\u2019instruction des étudiants, les procédés modernes de prostatectomie et particulièrement la résection transuréthrale.Imaginatif et ingénieux, il apporta sa contribution personnelle à la chirurgie de la prostate par des modifications heureuses des techniques originales.Les résultats appréciables de ses initiatives furent consignés dans une série d\u2019articles que le Laval médical a eu la bonne fortune de publier.En reconnaissance de ses travaux, l\u2019Académie de chirurgie de Paris l\u2019a élu parmi ses membres correspondants.Dans le domaine académique, André s\u2019imposa, dès ses débuts, à l\u2019attention des étudiants et de ses collègues.1! contribua généreusement à l\u2019enseignement facultaire à titre de prosecteur d\u2019anatomie (1930-1937), de chef de clinique chirurgicale à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec (1933-1951) et de chargé de cours en pathologie chirurgicale (1937-1951).Exposant avec aisance et bonhomie, la densité de sa pensée s\u2019extériorisait par un débit rapide et claironnant, occasionnellement embarrassé comme par la poussée et l\u2019interférence d\u2019idées multiples qui tendaient à s\u2019achever ensemble.Mais le fil de son argumentation, parfois tendu, ne se rompait pas et la synthèse surgissait, rigoureusement inductive et cohérente.André avait le culte des vérités premières, parfois approximatives.Il ne s\u2019égarait pas, pour la sécurité de ses élèves, dans les dédales des hypothèses laborieuses.Essentiellement orienté vers l\u2019action, bien que favorable au progrès doctrinal, prolongeant en cela l\u2019attitude de son illustre père, le docteur Arthur Simard, qui fut le professeur par excellence de son temps, il écartait impitoyablement les théories encore en gestation pour retenir et exploiter l\u2019essentiel et le certain.Le détail n\u2019avait pour Novembre 1951 Lava\u2026 MÉpicaL 1163 lui que l\u2019intérêt qu\u2019il pouvait comporter dans ses applications climiques.Il savait colorer ses leçons d\u2019anecdotes savoureuses, relater des cas en en faisant ressortir la dominante caractéristique, et frapper vivement l\u2019esprit de ses auditeurs par un mot drôlatique, parfois sarcastique, communément bienveillant et toujours fin et nuancé, car André avait une distinction native qui le prémunissait contre la vulgarité facile.Les cours et les leçons cliniques du docteur Simard jouirent de la faveur unanime des étudiants.La monotonie y était systématiquement bannie ; on y recevait sans contrainte et on retenait sans céphalée ce qui, proprement métabolisé, \u2014 indice de la maîtrise de l\u2019art \u2014, était au niveau de l\u2019entendement des élèves.Il avait à cœur de maintenir la brillante tradition familiale dans l\u2019enseignement et 1l appréciait vivement le témoignage des étudiants qui affluaient avec exactitude et toujours enthousiastes à ses cliniques.L\u2019Université reconnut, dès 1938, les talents didactiques et le dévouement du docteur Simard en lui conférant le titre de professeur agrégé.Malgré les responsabilités onéreuses de la clientèle, du service hospitalier et de l\u2019enseignement, André se remit vaillamment à l\u2019étude, Il réussit, en 1943, les examens d\u2019admission à notre académie canadienne de médecine, et devint membre du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (section chirurgicale).André avait voué un culte admiratif fervant à la France.Lors de son premier séjour outre-mer, il y rencontra Marthe Caillaud qui, devenue son épouse, devait partager sa vie avec une rare Intelligence et un indéfectible dévouement.Elle contribua aussi à amplifier son rayonnement social.Après le printemps tragique de 1940, alors que la France avait fléchi sous le choc d\u2019acier, que, dans le désarroi ou la stupéfaction, chacun cherchait la formule idéale de redressement national, au numéro 59, rue d\u2019Auteuil, on arbora la Croix de Lorraine.Marthe et André s\u2019identifièrent au mouvement de France libre, et leur foyer devint comme le quartier général de la Résistance à Québec.Il appartiendra à l\u2019Histoire de porter un jugement définitif sur ce mouvement qui eut des partisans fanatiques et des adversaires irréductibles ; mais 1l demeure avéré que, chez les adhérents de la rue d\u2019Auteuil, il fut l\u2019occasion de l\u2019expression d\u2019un patriotisme ardent et agissant. 1164 Lavar.MÉDicaL Novembre 1951 En reconnaissance des services rendus, André reçut, en 1947, la médaille commémorative des Services volontaires dans la France libre, et fut créé Chevalier de la Légion d\u2019honneur, en 1950.Sa collaboration bénévole aux travaux de la Croix-Rouge canadienne dont 1l organisa, au cours de la dernière guerre, le Service technique de transfusion à Québec, illustre aussi l\u2019À-propos et l\u2019efficacité de sa modeste contribution à l\u2019effort commun qui assura la victoire de nos armes.Son dévouement à la chose publique le désignait à l\u2019attention du pouvoir civil, et, en 1949, 1l fut nommé commissaire à |a Commission des Champs de bataille nationaux.André fit peu de choses sans excès, et surtout, pas la politique.Héritier des Marchand, des Dandurand et aussi fils politique de son propre père, il affichait, comme une cocarde, les couleurs rutilantes et agressives du libéralisme.Les modérés étaient enclins à suspecter la valeur obvie des jugements qu\u2019il portait sur ceux qui avaient tenté l\u2019aventure dans le camp de l\u2019adversaire.Bon lutteur, il participa activement aux compétitions électorales, et faillit entrer en lice.Dans le succès comme dans l\u2019adversité, il demeura fidèle à ses amis, la loyauté étant l\u2019un des traits dominants de son caractère moral.André s\u2019éveilla tôt à des intérêts multiples : ses dons natifs exceptionnellement riches et des motivations nombreuses l\u2019inclinèrent précocement à une activité diversifiée.Combatif sans rudesse, solidaire de ses coéquipiers, 1l s\u2019adonna aux sports compétitifs avec ardeur et succès.Dès l\u2019adolescence, un fâcheux accident cardiaque lui imposa une restriction pénible ; l\u2019effort violent [ui fut interdit, mais 1! demeura toujours un fervent du sport sous toutes ses modalités.Très tôt aussi, les arts le retinrent : le chant, la musique, le théâtre, le dessin et la peinture furent, au degré de l\u2019amateurisme, l\u2019expression de ses dispositions esthétiques.Ces violons d\u2019Ingres, tout en satisfaisant aux exigences d\u2019une vitalité exubérante, ajoutaient au charme irrésistible de son intimité et au rayonnement de sa personnalité.André était séduisant : affable et empressé, communicatif et enjoué, son dynamisme verbal et moteur traduisait de façon incoercible la Novembre 1951 LavaL MÉDICAL 1165 surabondance de ses qualités de cœur et d\u2019esprit, et aussi une inquiétude latente.Souvent primesautier, une telle vivacité étant le propre de ceux qui sont tourmentés par des besoins sans cesse renouvelés de connaître et de conquérir, André eut l\u2019occasion de provoquer l\u2019adversaire, mais 1l ne l\u2019a jamais confirmé dans l\u2019animosité.Certains, dont la personnalité est faible, ou qui ont réussi un équilibre stabilisé au niveau de la monotonie moyenne et conformiste, ne sont jamais discutés.André, lui, savait prendre parti.Audacieux sans témérité, impulsif sans malice, enclin parfois à étonner par des jugements excessifs, il se ralliait volontiers et acceptait de bonne grâce qu\u2019un compétiteur n\u2019est pas toujours mi par des desseins malveillants.Serviable à sa famille, à ses collègues, aux étudiants et à ses amis ; secourable aux infortunés et aux malheureux, tous, ses patients en particulier, appréciaient la spontanéité de son accueil et la haute qualité de ses services.Un témoignage exceptionnel d\u2019estime lui a été rendu par un hommage unanime et innombrable à l\u2019occasion de l\u2019au-revoir, qui prit les proportions d\u2019un événement considérable et combien émouvant ! Vue à travers le prisme de l\u2019amitié qui nous liait, la figure d\u2019André peut paraître irisée.J\u2019ai toutefois la certitude de n\u2019avoir pas été subjectivé par la qualité des sentiments qui m\u2019animent ; et cette esquisse biographique n\u2019est qu\u2019une pâle et incomplète projection de son attachante personnalité.André a vécu intensivement.On eut dit que, conscient de la précarité de la vie, il avait aussi l\u2019intuition certaine de sa brièveté.À cause de la diversité et de l\u2019ampleur des intérêts profanes qui sollicitèrent son activité, 11 a paru a ses intimes le paradoxe émouvant du mystique qui s\u2019ignore.Constamment travaillé en profondeur par lPhéritage spirituel que lui avait légué son admirable mère, aux heures d\u2019angoisse où la terre devient inhospitalière, alors qu\u2019il exprimait le désir de rejoindre les siens dans l\u2019Au-delà, 1l a atteint à la hauteur sublime du renoncement intégral.Que Dieu ait André ! Roméo BLANCHET COMMUNICATIONS L\u2019OLIGOPHRÉNIE PHÉNYLPYRUVIQUE * par C.-A.MARTIN et G.NADEAU de la Clinique Rov-Rousseau L\u2019oligophrénie phénylpyruvique est une variété très spéciale et très précise d\u2019arriération mentale qui existe certainement depuis des siècles, mais qui n\u2019a été isolée et décrite qu\u2019en 1934.Elle possède en propre des caractéristiques diverses et bien définies, qui ont été reconnues les unes après les autres seulement après qu\u2019une surprise de [laboratoire eut retenu l\u2019attention d\u2019un chercheur suédois curieux et tenace nommé Asbjorn Félling.L\u2019histoire de cette découverte commence à l\u2019occasion de la recherche de l\u2019acétone dans les urines d\u2019un idiot par l\u2019addition de perchlorure de fer.Folling eut la surprise d\u2019obtenir une coloration vert émeraude, au lieu du rouge porto de la réaction de Gerhardt.Curieux d\u2019attribuer ce résultat inusité à autre chose qu\u2019à un caprice de la nature, il identifia la présence de l\u2019acide phénylpyruvique comme responsable du virage au vert.L'usage de ce test simple a permis de retrouver de nouveaux cas de phénylcétonurie dans tous les coins du monde.Il apparut nettement * Présenté à [a Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 28 septembre 1951. Novembre 1951 Lavar.MÉDICAL 1167 que ces cas spéciaux, une fois sortis de la foule des oligophrènes, avaient en commun bien d\u2019autres caractéristiques qui n\u2019avaient pas permis de les grouper auparavant, parce qu\u2019elles n\u2019étalient pas assez frappantes ni pathognomoniques pour retenir l\u2019attention des cliniciens.La réaction de Fôlling devint donc l\u2019indicateur spécifique d\u2019une maladie autonome composée de plusieurs syndromes associés : psychique, neurologique, morphologique et biochimique.Voici brièvement résumés les éléments positifs de ces syndromes.Mentalement, tous les individus qui éliminent dans leurs urines assez d\u2019acide phénylpyruvique pour donner une réponse positive au test de Fälling sont des arriérés de naissance.Folling présenta ses dix premiers cas sous le nom d\u2019imbecillitas phenylpyruvica.Cette désignation n\u2019a pas été maintenue parce que la majorité de ces sujets étaient des idiots.Le terme d\u2019amentia phenylpyruvica employé par Penrose n\u2019a pas été retenu non plus, parce que le mot amentia a été employé pour désigner des conditions psycho- pathologiques si diverses qu\u2019il n\u2019a plus de signification précise.Le vocable d\u2019oligophrénie a été proposé par Jervis et adopté, parce que c\u2019est le terme officiel employé dans la classification de l\u2019Association médico-psychologique royale pour désigner globalement toutes les formes d\u2019insuffisance cérébrale congénitale.Il a la même acception que le vocable français d\u2019arriération mentale et est accepté en France comme son synonyme.Cette question de terminologie est plus importante qu\u2019on pense pour le confort intellectuel.La psychiatrie est une science encore trop imprécise et ce n\u2019est certainement pas par l\u2019imprécision du langage qu\u2019on la sortira de sa confusion.Il existe malheureusement de réputés spécialistes, et même des spécialistes réputés, pour qui l\u2019essentiel du travail psychiatrique consiste dans l\u2019enfilage fantaisiste et asémantique des termes du métier.Alors, l\u2019imprécision de néologismes vagues mérite aux ignorants la réputation d\u2019un grand savoir.Cette confusion est d\u2019autant plus regrettable qu\u2019elle peut aboutir à des diagnostics incompréhensibles, comme celui de détérioration ou de régression oligophrénique ayant débuté à quinze ou vingt ans, diagnostics complétés par la recherche ridicule de la forme phénylpyruvique 1168 Lava\u2026 MÉDICAL Novembre 1951 de l\u2019oligophrénie chez des sujets qui ne peuvent être soupçonnés de la moindre arriération mentale.L\u2019oligophrénie phénylpyruvique est toujours une arriération profonde.Le quotient intellectuel des sujets examinés n\u2019a jamais dépassé cinquante.Des malades de Jervis, 71 pour cent étaient des idiots et 29 pour cent des imbéciles ; de ceux de Josephy, 88 pour cent étaient des idiots et 12 pour cent des imbéciles.À part son intensité, cette oligophrénie n\u2019a pas de caractère distinctif.L\u2019atteinte cérébrale se manifeste encore par des troubles neurologiques moteurs tombant dans la série extrapyramidale qui sont d\u2019autant plus importants que l\u2019arriération est plus profonde.Chez les moins atteints, les réflexes myototiques sont toujours exagérés, même jusqu\u2019au clonus.Dans la majorité des cas, cependant, il s\u2019ajoute de l\u2019hypertonie du type extrapyramidal avec modification de la posture en flexion réalisant une attitude pithécoïde.Il s\u2019y ajoute souvent des tremblements ou des mouvements choréoathétosiques, surtout aux mains.En gros, la majorité de ces sujets sont des idiots qui se présentent comme des singes qui jouent continuellement avec leurs mains.Aux manifestations neuro-psychiatriques, s\u2019ajoute encore un syndrome morphologique réalisant un type constitutionnel assez bien défini.Il est caractéristique surtout à la peau et aux phanères.Suivant les statistiques, 86 à 90 pour cent de ces singes qui jouent avec leurs mains sont blonds et plus des deux tiers ont les yeux bleus.On a même proposé d\u2019appeler la maladie de Fälling l\u2019idiotie blonde.Le plus grand nombre ont la peau sèche, photosensible et prédisposée aux dermatoses surtout eczématiformes.Plusieurs présentent de l\u2019acrocyanose.Leur croissance se fait normalement.Ils sont bien proportionnés, souvent Jolis, malgré une légère microcéphalie.Fôlling a signalé une accentuation de la largeur des épaules.La puberté tarde un peu mais se fait bien, et au moins une malade de Jervis a pu donner naissance à un petit singe blond 1llégrtime.Ce qui fait l\u2019imtérêt de l\u2019oligophrénie phénylpyruvique, ce qui a motivé de nombreuses recherches et l\u2019a mise en vedette dans les publications, tant biochimiques et génétiques que psychiatriques, durant ces Novembre 1951 LavaL MÉDICAL 1169 dernières années, c\u2019est le syndrome biochimique qui est à son origine et qui a soulevé des problèmes nouveaux en pathologie générale.C\u2019est la découverte fortuite de l\u2019élément le plus apparent de ce syndrome, la phénylcétonurie, qui a permis d\u2019identifier la maladie et lui a donné son nom.La présence d\u2019acide phénylpyruvique dans les urines est certainement une rareté, puisque les multiples additions de perchlorure de fer aux urines de toutes sortes de malades et de gens normaux dans tous les laboratoires de chimie médicale du monde n\u2019ont pas fourni de virage au vert avant 1934.Depuis, la phénylcétonurie recherchée systématiquement n\u2019a été décelée que chez des oligophrènes profonds spéciaux, mais jamais chez les sujets normaux et jamais dans aucune autre maladie.\u2018élimination ne se fait que par les urines.La quantité excrétée varie avec le régime et aussi avec les individus soumis à un régime uniforme entre 0 g.50 et 3 grammes par vingt-quatre heures, en chiffres ronds.L\u2019acide phénylpyruvique est le résultat de la désamination de la phénylalanine, un acide aminé cyclique constituant de l\u2019alimentation normale et, dès le début, Fälling rattacha la phénvlcétonurie à une viciation du métabolisme de la phénylalanine.De multiples expériences de jeûne et de diète élective contrôlée, dont nous nous contenterons de résumer les conclusions, ont démontré ce qui suit.Chez les sujets normaux, soumis à une alimentation usuelle, la phénylalanine ne se retrouve dans le sang qu\u2019à l\u2019état de traces indosables, parce qu\u2019elle est métabolisée à mesure dans le foie, en présence de la thiamine et de ses esters, en tyrosine.Celle-ci est transformée ensuite, entre autres choses, en dihydrophénylalanine ou Dopa, laquelle est en partie transformée en mélanine dans les mélanoblastes et en partie éliminée sous forme d\u2019acide diacétique.S1 l\u2019on fait absorber à un sujet normal quelconque, rat, lapin ou homme, de fortes doses de phénylalanine, le taux de celle-ci augmente dans le sang circulant et, alors, apparait une phénylcétonurie provoquée, passagère, expérimentale.Le gavage de tyrosine ne produit rien de semblable. 1170 Lavar MeEpbicaL Novembre 1951 Cela indique bien que I\u2019élimination d\u2019acide phénylpyruvique par les urines est bien un indice d\u2019hyperconcentration de phénylalanine dans le sang.Chez les sujets atteints d\u2019oligophrénie phénylpyruvique, et chez eux seulement, le dosage de la phénylalanine dans le sang a donné à Jervis des chiffres variant entre 15 et 41 milligrammes par 100 centimètres cubes.On en retrouve encore dans les autres humeurs et, en particulier, dans le liquide céphalo-rachidien.Cette concentration sangume et rachidienne augmente nettement après l\u2019ingestion de protéines, de phénylalanine, d\u2019acide phénylpyruvique et d\u2019acide phé- nyllactique.Elle décroit lors du jeûne ou s1 l\u2019alimentation est carencée en phénylalanine.La phénylcétonurie suit les variations de la phénylalanine dans le sang.Même après un jeûne prolongé, elle ne disparaît pas tout à fait, ce qui semble indiquer que la phénylalaninémie de ces sujets est en partie endogène par catabolisation des albumines corporelles.On a pensé, tout d\u2019abord, que l\u2019acide phénylpyruvique était un produit intermédiaire de la dégradation normale de la phénylalanine et que la maladie résultait de l\u2019impuissance de l\u2019organisme à compléter le métabolisme.Mais, chez les phénylcétonuriques, on ne retrouve pas de traces d\u2019acide phénylpyruvique ni dans le sang, ni dans le liquide céphalo- rachidien, ni dans les autres humeurs, même s\u2019ils sont suralimentés en phénylalanine ou en acide phénylpyruvique.L\u2019ingestion d\u2019acide phénylpyruvique fait augmenter la teneur du sang en phénylalanine et c\u2019est par là qu\u2019elle augmente l\u2019excrétion urinaire d\u2019acide phénylpyruvique.On est forcé d\u2019admettre que l\u2019acide phénylpyruvique n\u2019est pas un produit intermédiaire du métabolisme normal de la phénylalanine, mais qu\u2019il est formé dans le rein qui n\u2019a pas d\u2019autre moyen d\u2019éliminer la phénylalanine inutilisée que celui de la désaminer en acide phénvl- pyruvique.La maladie résulterait donc plutôt de l\u2019impuissance de l\u2019organisme à utiliser la phénylalanine en l\u2019oxydant en tyrosine, à cause de l\u2019absence d\u2019un enzyme spécifique.Comme cette dernière substance est nécessaire Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1171 à la fabrication de la mélanine, on comprend pourquoi, cette source étant coupée, la mélanogénèse est perturbée.Si les porteurs d\u2019oligophrénie phénylpyruvique sont blonds, ce n\u2019est pas à cause d\u2019un facteur racial, comme certains l\u2019avaient suggéré, mais à cause d\u2019un trouble biochimique qui fait partie intégrante de la maladie.En effet, certains de ces malades sont les seuls blonds de la famille.Le pigment roux n\u2019est pas affecté comme la mélanine par le trouble du métabolisme de la phénylalanine.Jervis et Delay ont signalé chacun un cas d\u2019oligophrénie phénylpyruvique avec cheveux roux.La pathogénie des troubles mentaux dans l\u2019oligophrénie phényl- pyruvique ou, autrement dit, les rapports de la phénylcétonurie avec l\u2019oligophrénie ont été expliqués de différentes manières.Certains ont soutenu qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une pure coïncidence, la phénylcétonurie étant considérée comme une variété de plus des nombreux stigmates qu\u2019on rencontre chez les arriérés.Mais, comme nous l\u2019avons déjà dit, la coïncidence est absolue et exclusive ; elle n\u2019englobe pas seulement l\u2019oligophrénie et la phénylcétonurie, mais encore des troubles neurologiques, cutanés et circulatoires définis.Jervis a proposé une hypothèse qui rend compte de cette coïncidence absolue, sans faire dépendre l\u2019altération cérébrale du trouble métabolique, en attribuant les deux à des effets indépendants et parallèles de l\u2019altération d\u2019un seul et même gène.Certains ont fait dépendre le syndrome biologique d\u2019une atteinte cérébrale primitive comportant la lésion du centre du métabolisme protidique de Richet et Dublineau, lui-même pas mal hypothétique.D\u2019autres ont prétendu que les troubles neuropsychiatriques résultaient d\u2019une intoxication du cerveau par l\u2019acide phénylpyruvique.On a deux bonnes raisons pour ne pas le croire.D'abord, l\u2019acide phényl- pyruvique n\u2019existe que dans l\u2019urine et ne circule Jamais, ni dans le sang, ni dans le liquide céphalo-rachidien.Deuxièmement, l\u2019injection de fortes doses de cet acide aux animaux de laboratoire s\u2019est montrée tout à fait dépourvue de toxicité pour le tissu nerveux.L'hypothèse qui, actuellement, semble la plus satisfaisante considère le syndrome biochimique comme primitif et rattache les signes neuro- psychiatriques de la souffrance cérébrale à une carence spéciale de la 1172 Lavar.MÉDICAL Novembre 1951 nutrition des cellules nerveuses découlant du défaut d\u2019oxydation de la phénylalanimne.Himwich a constaté, en effet, au cours de cette maladie, un déficit dans l\u2019utilisation de l\u2019oxygène et du sucre par le cerveau.On ne sait pas sûrement encore si ce trouble de nutrition peut -déterminer la production de lésions cérébrales.Le liquide céphalo- rachidien est toujours normal.La pneumo-encéphalographie a fourni aux uns des images normales et à d\u2019autres des images indiquant une atrophie cérébrale prédominant aux lobes frontaux.L\u2019électroencéphalographie a fourni des tracés difficiles d\u2019interprétation, jugés normaux par les uns et atypiques par les autres, mais sans caractéristique spéciale.Les autopsies sont rares et peu significatives, elles aussi.Les quatre premières, une de Penrose en 1939, une de Myle en 1944, deux de Josephy en 1948, n\u2019ont rien révélé de défini.Alvord, en 1950, en a rapporté cinq autres, signalant chez tous de la gliose avec manchons graisseux autour des vaisseaux ; chez trois, une myélinisation défectueuse, deux fois dans les systèmes optiques, cortico-ponto-cérébelleux et cortico-spinal, une fois, au chiasma optique seulement ; chez deux, une diminution des cellules de Purkinge du cervelet ; enfin, dans un cas, une augmentation marquée des astrocytes et encore plus de la microglie.L\u2019oligophrénie phénylpyruvique se présente donc comme une maladie cérébrale dysmétabolique, une dysprotidose, la seule identifiée, actuellement.On connaissait déjà une autre forme d\u2019oligophrénie dysmé- tabolique, mais celle-là est une dyslipidose : l\u2019idiotie amaurotique de Tay-Sochs.L'attribution de ces deux maladies à des troubles du métabolisme d\u2019origine génétique est d\u2019un intérêt considérable, en pathologie générale.Il ne nous reste plus qu\u2019à ajouter quelques considérations au sujet de l\u2019étiologie de cette affection.C\u2019est une maladie rare.Fôlling a découvert ses dix cas dans un lot de 430 oligophrénes, dont six en trois fratries.L\u2019enquéte la plus importante est celle de Jervis, aux Etats-Unis, qui a découvert 161 cas chez 20,300 examinés, soit une moyenne de 0.8 pour cent.Munro, cn Angleterre, a collectionné 30 cas chez 2,411 arriérés, soit 1.2 pour cent. Novembre 1951 Lava\u2026 MÉDICAL 1173 Mais Bates n\u2019en a trouvé que 3 sur 2,300 arriérés de Stone Park Colony, soit 0.13 pour cent.Brugger, en Suisse, n\u2019a retrouvé qu\u2019un seul oligo- phrène phénylpyruvique sur 1,639 arriérés.Gomirato, en Italie, n\u2019a isolé qu\u2019un cas.Delay et Pichot, à Paris, au cours d\u2019une enquête étendue ont collectionné cinq cas.Giossan, sur 500 arriérés roumains, n\u2019en a pas trouvé un seul.Ce dernier pense qu\u2019un facteur racial doit jouer dans la distribution de cette maladie qui semble plus fréquente chez les nordiques.On voit très bien aussi la fréquence varier, entre 0.5 et 1 pour cent avec la composition du groupe examiné, le pourcentage s\u2019élevant quand ce groupe ne contient que des arriérés profonds.Rapporté à la population globale, le rapport ne dépasse certainement pas Î sur 20,000 habitants, dans les régions où on en a trouvé le plus.En 1948, nous avons recherché l\u2019acide phénylpyruvique chez 264 arriérés de tous grades, sans retrouver une seule réaction positive.Les examens faits depuis, ici et à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, ont tous été négatifs.Aucune cause exogène n\u2019a pu être reconnue responsable de cette maladie et tout plaide en faveur de son origine héréditaire.Le début est congénital.Soixante-dix pour cent des cas environ, dans les longues statistiques, sont d\u2019incidence familiale, et dans ces familles, la démarcation est nette entre les sujets affectés oligophrènes phénylcétonuriques et les normaux dont les urines sont toujours négatives.La consanguinité des parents encourage la multiplication des cas.Nous vous ferons grâce de l\u2019analyse génétique probante, et sur laquelle tous les auteurs s\u2019accordent, qui démontre que l\u2019oligophrénie phénylpyruvique se transmet suivant une hérédité récessive monomé- rique, par anomalie d\u2019un seul gène non lié au sexe, ni à l\u2019œil.Pour résumer, l\u2019anomalie génétique déterminerait l\u2019absence d\u2019un enzyme nécessaire à l\u2019oxydation de la phénylalanine.Le défaut de cette oxydase rend l\u2019organisme incapable d\u2019utiliser la phénylalanine indispensable à la nutrition cérébrale normale et à la fabrication suffisante de la mélanine.La phénylalanine inutilisée s\u2019accumule dans le sang et le rein seul réussit à l\u2019éliminer sous sa forme désaminée, l\u2019acide phényl- pyruvique.La liaison absolue qui existe entre le trouble métabolique 1174 Lava\u2026.MéDpicar Novembre 1951 et l\u2019oligophrénie constitue l\u2019intérêt pathogénique exceptionnel de cette maladie.La thérapeutique de cette affection est encore inexistante.L\u2019eugénisme ne peut intervenir que lorsqu\u2019un cas positif est venu indiquer la présence du gène responsable.Il ne peut éviter que les séries familiales.Le traitement rationnel serait de fournir artificiellement aux sujets atteints l\u2019enzyme qui leur manque.Mais, où le trouver?Il n\u2019existe pas dans le sang des sujets normaux, puisque l\u2019exanguino-transfusion se montre inefficace.Certaines anomalies hépatiques ont fait croire au siège hépatique de cet enzyme, mais aucune démonstration n\u2019en a été faite.Si, réellement, la phénylalanine est normalement transformée en tyrosine, 1l est légitime de penser que l\u2019augmentation de la tyrosine dans l\u2019alimentation pourrait être secourable.Nous ne connaissons pas d\u2019étude entreprise à ce sujet.Delay et Pichot ont rapporté des progrès considérables chez une patiente traitée par l\u2019acide glutamique, résultats superposables à ceux qu\u2019ils ont obtenus dans les arriérations d\u2019origine diverse avec la même médication et aussi à ceux qu\u2019ont rapportés quelques américains enthousiastes.Seulement, ces succès sont contredits par un plus grand nombre, tels Loeb, Kerr, qui n\u2019ont enregistré que des déboires-en utilisant exactement les mêmes techniques.Il est assez difficile de se faire une opinion sur la valeur de l\u2019acide glutamique dans le traitement des oligophrénies.Les résultats semblent varier surtout avec l\u2019optimisme du psychologue qui fait la psychométrie, optimisme qui, dans certains rapports, monte jusqu\u2019à l\u2019invraisemblance.Objectivement, ces progrès considérables sont presque toujours inutilisables, l\u2019amélioration du rendement dans les tests ne permettant pas au sujet de quitter l\u2019institution à laquelle on a dû le confier.Généralement, quand le psychologue n\u2019est pas informé du traitement reçu, il ne rapporte pas d\u2019amélioration notable.Nous avons eu personnellement l\u2019occasion de prescrire l\u2019acide glutamique, en l\u2019absence de thérapeutique efficace, à de nombreux arriérés amenés à la consultation, et cela, pour donner aux parents l\u2019occasion de s\u2019habituer à la patience et le temps de se résigner à l\u2019iné- Novembre 1951 Lavar MéDpicaL 1175 vitable.Nous avons pu vérifier que des auteurs qui ont souvent publié de grands progrès utilisaient routinièrement l\u2019acide glutamique dans le même esprit, avec le même objectif et avec le même résultat.Le test de Fôlling étant d\u2019une grande simplicité et pleinement caractéristique, les malades atteints de maladie de Fälling étant de beaux sujets d\u2019expérimentation, il vaut la peine de continuer à rechercher l\u2019acide phénylpyruvique dans les urines, à condition de ne pas perdre son temps à le rechercher chez des gens qui ont complété leurs cours d\u2019études.Le fait de décorer arbitrairement du titre d\u2019oligophrène un malade qui vient de passer ses examens de douzième année n\u2019augmente aucunement les chances de retrouver de l\u2019acide phénylpyruvique dans ses urines, pas plus que de découvrir dans son fond d\u2019œil la tache rouge de l\u2019idiotie amaurotique.En notre siècle de vulgarisation psychiatrique.pareil examen risque de devenir une grave insulte pour le client.BIBLIOGRAPHIE 1.ALvorp, E.C., Neuropathologic findings in phenylpyruvic oligo- phrenia 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dans la manie et la mélancolie, elle est parfois efficace, mais on lui préfère l\u2019électroplexie qui est d'application plus facile et moins dangereuse, car, avec l\u2019insulinothérapie, malgré toutes les précautions prises et un personnel entraîné, il se produit quand même certains incidents et accidents parfois mortels.C\u2019est pourquoi, dans les cliniques des hôpitaux généraux, nous ne recommandons pas l\u2019insulinothérapie, préférant diriger les cas où elle est indiquée vers la Clinique Roy-Rousseau où l\u2019on possède un département spécialisé.L\u2019expérience de ce traitement chez les malades disséminés dans les Services de chirurgie et de médecine a été essayée avec * Présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 28 septembre 1951. 1180 Lavar.MÉDICAL Novembre 1951 un certain succès par Sargent et Slater, mais ceux-ci préfèrent quand même traiter leurs malades dans les cliniques spéciales.Le but de ce travail est de souligner et d\u2019attirer l\u2019attention sur les divers incidents et accidents que nous rencontrons en cours de traitement.Auparavant, nous voulons signaler certains avantages de la cure faite en milieu spécialisé.D\u2019abord, tous les patients sont groupés dans un même local permettant aux médecins et aux infirmières d\u2019exercer une surveillance constante et de faire la notation de la marche du coma et des incidents rencontrés.La température de la chambre est maintenue à un degré uniforme, afin d\u2019éviter le refroidissement chez ces malades qui transpirent énormément et qui doivent être changés de vêtements en cours de traitement.En plus, il est souvent nécessaire d\u2019employer des moyens de contention, afin de prévenir des chutes et des blessures chez les malades, car il se produit souvent des réactions motrices inconscientes.Enfin, la médication d\u2019urgence est à la portée de la main.EXAMENS PRÉLIMINAIRES Dans certains milieux, l\u2019on procède comme dans les Services de chirurgie en expliquant à la famille les dangers de cette thérapie ; ici, nous ne le faisons pas de façon systématique.Les malades sont soumis à un examen physique complet, afin de bien connaître leur état de santé, car il se rencontre plusieurs contre- indications : les états fébriles, les affections cardiaques, la tuberculose pulmonaire, les maladies du foie, du rein, du pancréas, de la thyroïde et des surrénales.De plus, les patients dépassant la cinquantaine sont considérés comme de moins bons risques.Ces patients ont aussi une radiographie pulmonaire et un électrocardiogramme, lorsque nécessaire, et une série d\u2019examens biochimiques est pratiquée : azotémie, formule sanguine, sédimentation globulaire, cholestérolémie, épreuves des fonctions hépatiques, hyperglycémie provoquée et l\u2019épreuve de tolérance à l\u2019insulme, afin de déterminer l\u2019hypersensibilité ou la résistance a l\u2019insuline.A ce sujet, il semble que, chez les schizophrènes, les courbes soient légèrement différentes de celles des gens normaux, fait d\u2019ailleurs observé pour les variations du cholestérol, les mécanismes d\u2019adaptation semblant fonctionner au ralenti.En plus, une ponction lombaire est Novembre 1951 LavarL MÉDICAL 1181 pratiquée avant l\u2019institution du traitement, afin d\u2019éliminer certains processus organiques qui pourraient passer inaperçus et, surtout, pour vérifier l\u2019existence de certaines modifications albumino-cytologiques que nous avons remarquées en fin de traitement.Enfin, un grand nombre de malades subissent les épreuves psychologiques de Weschler et Rorschach.Cependant, malgré toutes les précautions prises, il se produit parfois certains incidents et accidents.LES INCIDENTS C\u2019est d\u2019abord l\u2019allergie à l\u2019insuline.Nous rencontrons surtout des manifestations locales : érythème, démangeaisons, placards indurés à l\u2019endroit d\u2019injection ; quelquefois, ces réactions se produisent sous forme d\u2019urticaire généralisé.Elles cèdent à l\u2019épinéphrine ou à un antihistaminique.Cette allergie n\u2019est pas très fréquente et est habituellement décelée avec une petite dose d\u2019insuline.Plus sérieuse est l\u2019hypersensibilité à l\u2019insuline.Certains malades tombent dans un coma profond avec des doses aussi minimes que dix unités d\u2019insuline et l\u2019on voit même quelques cas de mortalité avec des doses légères.Plusieurs observations sont signalées : Rosendahl signale une mortalité avec des doses de huit unités durant quatre jours.N.Malamud a observé deux mortalités, l\u2019une avec une première dose de 55 unités, à six heures du matin, suivie d\u2019une dose de 60 unités, à une heure de l\u2019après-midi.La mort est survenue, quelques heures après, dans un coma prolongé accompagné de convulsions ; l\u2019autre, avec 50 unités qui amenèrent un coma de 75 heures avec hyperthermie à 107 degrés.L\u2019autopsie démontra des lésions dégénératives de la substance grise dans les deux cas.Nous avons rencontré une mortalité semblable avec une dose de dix unités, le matin, suivie d\u2019une autre de dix unités, le soir.Le coma prolongé fut aussi la voie d\u2019exitus.Trois patients avec dix unités présentèrent deux comas prolongés.Un autre patient présenta de fortes crises convulsives avec dix unités.Cette sensibilité à l\u2019Mmsuline est parfois décelée par le test de tolérance à l\u2019insuline.L\u2019on rencontre aussi l\u2019inverse, c\u2019est-à-dire la résistance à l\u2019insuline ou il faut des doses considérables avant d\u2019obtenir le choc hypo- glycémique, jusqu\u2019à 1,000 unités dans un cas de de Kalinowsky, quand 1182 LLavaL MEbpicaL Novembre 1951 la dose comateuse moyenne varie entre 100 et 150 unités.Personnellement, nous avons rencontré des résistances avec 330 unités et 280 unités.Plusieurs hypothèses ont été émises à ce sujet : troubles endocriniens au niveau de la pituitaire ou de la thyroïde ; elles ne sont pas confirmées par la plupart des auteurs.D'ailleurs, la résistance et la sensibilité à l\u2019insuline varient souvent en cours de traitement ; très souvent, Il nous arrive de baisser considérablement les doses et d\u2019obtenir quand même le coma hypoglycémique ; c\u2019est pourquoi il faut exercer une surveillance constante.En cours.de traitement, si le pouls et la respiration deviennent irréguliers, 1l est d\u2019usage d\u2019attendre dix à quinze minutes, et si cet état persiste, que le pouls ralentit aux environs de 55 ou augmente à 140, il est préférable de terminer le coma.De même, si la pression systolique baisse en bas de 90.Souvent, 1l apparaît un embarras respiratoire amenant une respiration rapide et stertoreuse ; le passage du tube nasal rétablit souvent la situation de même que la succion des sécrétions.Au moment de la termmaison du coma, le gavage n\u2019est pas toujours facile chez ces patients et peut même se compliquer, les réflexes nauséeux et de la toux étant abolis, 1l arrive qu\u2019on pénètre dans les voies aériennes, ce qui produit des complications pulmonaires.Nous n\u2019en avons rencontré qu\u2019un cas qui présenta un abcès pulmonaire consécutif à un gavage Aussi, après plusieurs tentatives, nous avons adopté l\u2019injection intraveineuse de soluté glucosé à 33 pour cent, terminant par une liqueur sucrée dès que le patient est suffisamment éveillé pour avaler sans danger.Au réveil, apparaissent souvent des vomissements qui ne sont pas désirables, car les hydrates de carbone doivent être conservés dans l\u2019organisme.Ils sont habituellement contrôlés par l\u2019atropine ou un antihistaminique donné avant le coma.Cette complication est assez fréquente ; nous l\u2019avons rencontrée au delà de soixante fois.Après le réveil, il peut se présenter une rechute du coma dans les quatre à cinq heures qui suivent.Cet incident assez fréquent, nous l\u2019avons constaté plus de trente fois, arrive chez des malades qui ont vomi ou qui n\u2019ont pas mangé suffisamment.Deux patients présentèrent des rechutes graves ; coma prolongé quatre heures après le réveil. Novembre 1951 Lavar.MÉDicaL 1183 C\u2019est pourquoi l\u2019on donne un jus de fruit sucré, quatre heures après la fin du coma.Avant de terminer l\u2019exposé de ces incidents, nous voulons signaler un fait que nous avons rencontré quelquefois.L\u2019apparition d\u2019emblée, après huit ou dix jours, d\u2019un coma survenant chez des patients soumis à l\u2019insuline à doses simplement stimulantes de 10 unités avant les repas.Il s\u2019agissait de sujets dépassant la cinquantaine.Ces comas sont probablement dus à une accumulation d\u2019insuline ou encore à une baisse de la résistance.ACCIDENTS La plupart des accidents que nous allons mentionner peuvent être maitrisés.Cependant, 1l arrive parfois des mortalités.Le taux de mortalité varie de .85 à 1.29.À Saint-Michel-Archange, sur près de 500 patients traités, on relève cinq décès.Les principales complications sont cardio-vasculaires, pulmonaires, convulsives, neurologiques, mentales et le coma prolongé.Complications cardio-vasculaires : Ce sont l\u2019insuffisance cardiaque aiguë et le collapsus vaso-moteur.Dans le premier cas, pendant le coma, le malade devient très dyspnéique avec une turgescence des veines du cou et un bruit de galop.On applique le traitement à la ouabaïne ou à la caféine.Dans le collapsus vaso-moteur, le sujet devient très pâle, le pouls est faible, la tension artérielle est basse ; 1l est important de redonner du tonus aux vaisseaux.Les drogues usuelles sont employées.Il va sans dire que le coma est arrêté immédiatement.Ce collapsus cardio-vasculaire est plus fréquent que l'insuffisance cardiaque aiguë.Cependant, il est préférable, comme nous l\u2019avons dit plus haut, d\u2019interrompre le coma dès que le pouls devient très rapide et filiforme.Complications pulmonaires : Dans les débuts de l\u2019insulinothérapie, l\u2019abcès du poumon était assez fréquent, à cause du gavage et de l\u2019aspiration de la salive.Actuel- 1184 Lavar MébDicaL Novembre 1951 lement, on écarte cette complication avec l\u2019injection intraveineuse de sucre au réveil et la succion.Nous avons aussi rencontré, en deux circonstances, l\u2019œdème aigu du poumon consécutif à l\u2019insuffisance cardiaque.Heureusement, tout est rentré dans l\u2019ordre, grâce à l\u2019application du traitement classique.Crises convulsives : Actuellement, on considère les crises convulsives, surtout tardives, comme des accidents à éviter, à cause des conséquences qu\u2019elles entrai- nent.Sur nos 500 patients, 110 en ont présenté.Ces convulsions sont indépendantes de l\u2019âge du malade, n\u2019ont aucune relation avec la dose d\u2019insulme injectée ni avec le taux de la glycémie ; elles sont imprévisibles, pouvant se manifester au début ou à la fin de traitement, dans les toutes premières ou dans les dernières heures d\u2019un coma ; c\u2019est pourquoi, 1l est impossible de les empêcher de survenir par une médication anticonvulsive.Elles amènent assez souvent des fractures vertébrales, car les patients ne sont pas protégés comme dans l\u2019électrochoc.Ici, nous avons même rencontré une fracture isolée du trochiter chez un malade qui, au réveil d\u2019une forte crise convulsive, s\u2019est plaint d\u2019une douleur vive au bras.Lorsque les convulsions se manifestent au début du coma, que la circulation générale demeure bonne, l\u2019on continue le traitement.Si les convulsions se répètent, il faut faire cesser le coma, afin de prévenir un état de mal.Les convulsions tardives sont toujours dangereuses et le patient doit être réveillé immédiatement, afin d\u2019éviter le collapsus, le coma prolongé.La plupart de nos malades qui firent un coma prolongé présentèrent antérieurement des crises convulsives tardives.Complications neurologiques : De nombreuses complications neurologiques ont été signalées, telles que des hémiparésies, des hémianopsies, manifestations qui, habituellement, rentrent dans l\u2019ordre après quelque temps.Efles semblent sous la dépendance de troubles qui ne sont pas irréversibles.Certaines lésions furent parfois définitives.Nous avons rencontré un cas où, après un coma prolongé d\u2019une durée de quarante-huit heures, la malade demeura Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1185 dans un état de négativisme avec des contractures généralisées, syndrome extrapyramidal se rapprochant de la dégénérescence hépato-lenticulaire décrite par Wilson.Habituellement, nous terminons le coma quand les patients présentent des spasmes toniques et cloniques qui durent plus d\u2019une demi-heure.Complications mentales : L\u2019on rapporte des exacerbations et des aggravations de psychoses en cours d\u2019insulinothérapie.Dans certains cas, nous avons eu l\u2019impression, sinon d\u2019aggravation, du moins d\u2019accélération de l\u2019évolution de la démence précoce, certains patients se présentant après le traitement avec une désagrégation marquée comme celle que l\u2019on rencontre après quelques années d\u2019évolution.L\u2019appréciation de ces observations est très subjective, car l\u2019on voit des schizophrènes non traités évoluer de la même façon.Coma prolongé : C\u2019est la complication la plus sérieuse.Sur près de 8,000 comas, nous l\u2019avons rencontré 32 fois avec quatre décès.Cet état est souvent précédé de crises convulsives ; d\u2019autres fois, rien ne le laisse prévoir.Les patients ne répondent pas à l\u2019imjection intraveineuse de glucose, mais ils continuent à sommeiller, la respiration est bruyante et le pouls rapide.Lorsqu\u2019il s\u2019avère réversible, c\u2019est habituellement un coma tranquille, sans agitation inconsciente.Le taux de la glycémie ne peut servir de guide pour la thérapie et pour le pronostic, car il n\u2019existe plus de relation, en ce moment, entre le sucre injecté et la glycémie.La plupart des patients décédés ont une glycémie normale.Sa durée varie de quelques heures à une semaine ; nous en avons rencontré un d\u2019une durée de huit jours.Durant ces comas, les malades requièrent une attention spéciale ; il faut éviter la déshydratation au moyen des solutés physiologiques, surveiller l\u2019appareil circulatoire et pulmonaire et veiller aux émonctoires.Lorsque le coma s\u2019avère irréversible, la respiration devient très rapide et il s\u2019installe une élévation thermique progressive ; nous avons rencontré jusqu\u2019à 107 degrés.La sudation devient abondante et, la 1186 Lavar.MÉDICAL Novembre 1951 plupart du temps, apparaissent des mouvements du type choréo- athétosique, des spasmes cloniques et toniques et de torsion.La mort survient en état de collapsus vasculaire après une durée variable de vingt-quatre heures à quatre ou cinq jours.Tel est le tableau d\u2019ensemble présenté par les patients qui sont décédés.De nombreuses thérapies ont été essayées que l\u2019on avait basées sur des hypothèses pathogéniques dont la plupart ne sont pas prouvées.Ainsi, Godman, croyant à un déficit aigu de la cortico-surrénale, a proposé d\u2019utiliser l\u2019extrait du cortex.Georg: attribue le coma prolongé à un épuisement de la cellule nerveuse et à une incapacité d\u2019utiliser le sucre, même quand la glycémie est normale.D\u2019autres ont suggéré la vitamine B, le calcium, 'adrénaline.Cleckley et Templeton ont essayé l\u2019acide nicotinique, croyant à une perturbation de l\u2019oxydation.Wortis et Lambert utilisent une transfusion sanguine de 500 centimètres cubes.Toutes ces méthodes ont plus ou moins de valeur, sauf la transfusion sanguine qui nous a valu quelques succès.Il semble que, en plus des troubles métaboliques et de la glycogénèse, il se produit des perturbations au niveau des centres nerveux.En effet, les symptômes observés, au cours du coma prolongé, laissent croire à des lésions diencéphaliques.On peut rattacher à des troubles siégeant au niveau de l\u2019hypothalamus, l\u2019hyperthermie, la tachycardie, la polypnée, de même que l\u2019agitation, les spasmes toniques et cloniques, les spasmes de torsion, les mouvements choréo-athétosiques indiquent des phénomènes se passant au niveau des noyaux gris centraux, les corps striés, le noyau rouge, le corps de Luys.De plus, l\u2019autopsie démontre, soit des lésions dégénératives, soit des hémorragies disséminées dans les noyaux gris centraux, l\u2019hypothalamus et le cortex.Ces lésions et ces hémorragies seraient la conséquence de la production d\u2019un cedéme cérébral dont le mécanisme de production n\u2019est pas clairement élucidé.Lafond a proposé l\u2019injection de sulfate de magnésie glacé dans le but de combattre cet œdème et 1l rapporte de nombreux succès.Quoi qu\u2019il en soit, il semble que ce coma prolongé devient parfois irréversible, en raison de lésions anatomiques et que, alors, toute thérapeutique est vaine.Cependant, nous devons essayer tout ce qui est possible chez ces malades et nous appliquons le protocole thérapeutique Novembre 1951 Lava\u2026 MÉDicaL 1187 suivant : lorsqu\u2019après la première injection de glucose, le patient ne s\u2019éveille pas, nous injectons de nouveau jusqu\u2019à 200 centimètres cubes de soluté glucose à 33 pour cent, tout en donnant les médications cardiaques et respiratoires, si cela est nécessaire.Après une heure, nous donnons du sulfate de magnésie que nous répétons au besoin ; si le coma continue, nous procédons à une transfusion de 500 centimètres cubes.Si tout échoue, il ne reste qu\u2019à attendre en soutenant le cœur et la respiration.Lorsque la température s\u2019élève et que de nombreux signes neurologiques se manifestent, le coma est souvent irréversible.La pratique de l\u2019insulmothérapie, près de 8,000 comas, nous a appris que ce traitement est préférable dans un milieu entraîné, que de nombreuses précautions doivent être prises, avant et pendant le traitement, et que, malgré tout, Il se produit, quand même, certains accidents imprévisibles et irréversibles devant lesquels nous sommes impuissants.BIBLIOGRAPHIE !.BerLacK, Leopold, Dementia præcox.2.BiLrET, J., PAGIN, P., et LaFronp, R., Accidents et incidents de la cure de Sakel, Archives méd.-psvcho., janvier 1951.3.CANTAROW, Clinical biochemestry.4.CLeckLEY, H., et TEMPLETON, Prolonged coma in insulin therapy of psychoses, Am.J.Psychiat., 97 : 844, 1941.DeLay, J., Thérapeutiques biologiques en psychiatric.HeNDERsON et GiLLEsPIE, Textbook of psychiatry.NEN KaLinowsky, et HocH, Shock treatments, Zo LESTER, D., Study of prolonged coma following insulin shock, Am.J.Psychiat., 95 : 1083, 1939.9.Maramup, N., Fatalities resulting from treatment with subschock doses of insulin, American J.Psychiat., (novembre) 1948.10.WorTtHING, H.J, BicerLow, N., BinzLEY et BriLL, The organization and administration of a state hospital insulin \u2014 metrazol \u2014 electric shock therapy unit, Am J.Psychiat., 99 : 692, 1943.11.WorTis, J., et LAMBERT, R.H., Irreversible or hypoglycemic insulin coma : its causes and its response to blood transfusion, Am.J.Psychiat., 96 : 335, 1939. LA VALEUR DES CURES INSULINIQUES * par Laurent PATRY et Louis BOURGOIN Hépital Saint-Michel-Archange En octobre 1947, nous avions publié un rapport préliminaire des résultats obtenus par l\u2019insulinothérapie à l\u2019hôpital Saint-Michel-Archange et à la Clinique Roy-Rousseau.Notre expérience se limitait alors à un nombre de cas relativement restreint et à peu près tous les malades soumis au traitement étaient des schizophrènes.On saut, d\u2019ailleurs, que, selon Sakel, l\u2019auteur de la cure qui porte son nom, c\u2019est dans la schizophrénie que l\u2019on obtient les meilleurs résultats et la principale indication du traitement se trouve dans cette affection.Depuis notre première publication, nous avons poursuivi le traitement chez plusieurs autres malades souffrant d\u2019affections diverses et dans un nombre de cas suffisant pour nous permettre de tirer des conclusions sur la valeur du traitement.Le tableau ci-contre résume nos résultats.Un nombre à peu près égal d\u2019hommes et de femmes ont été soumis au traitement.Leur âge variait entre quinze et cinquante ans.Plus de la moitié ont fait vingt comas et plus.La plupart de nos malades * Présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 28 septembre 1951. Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1189 MarLaDIES GuUÉRIS ÂME- STATION- Torar LIORÉS NAIRES Schizophrénie : [ paranoide.0 32 59 91 chizophrenie - | autre forme.9 51 81 141 Tora.9 83 140 232 .{ mé i = 3 Psychose maniaque | mélancolie.- 18 4 5 27 dépressive oo 3 manie.18 4 4 26 { mixte.7 2 8 17 Toran.22120 53 10 17 70 Etats dipressifs mineurs.9 2 0 1 Etats paranoides.Co 0 5 6 11 Psychose toxt-infectieuse.\u2026 0 1 1 2 Psychonévroses.Co 0 5 12 17 ont été choisis parmi ceux qui n\u2019avaient pas répondu favorablement à la convulsivothérapie, soit dans notre hôpital, soit ailleurs.Nous avons traité 232 schizophrènes, dont 91 étaient des paranoides.Nous n\u2019avons obtenu que neuf guérisons cliniques (3.9 pour cent).Contrairement à l\u2019opinion des pionniers de l\u2019insulinothérapie voulant que ce soient les formes paranoïdes qui répondent le mieux au traitement, nous n\u2019avons observé aucune guérison parmi nos schizophrènes paranoïdes.Environ le tiers de ces derniers ont cependant été améliorés à des degrés divers.Dans deux de nos cas guéris, le diagnostic de schizophrénie n\u2019était que probable et un troisième de ces cas a présenté une rechute, quelques mois après sa sortie, et a du être interné de nouveau.Parmi nos 83 schizophrènes améliorés, environ la moitié ont pu être mis en congé.Enfin, 140 schizophrènes n\u2019ont aucunement bénéficié de la thérapeutique, soit 64.6 pour cent, et quelques-uns d\u2019entre eux ont paru sombrer plus rapidement dans leur maladie, à l\u2019occasion du traitement.Comme le montre notre tableau, c\u2019est dans la psychose maniaque dépressive et ses équivalents mineurs que nous avons observé les plus 1190 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 beaux succès, alors que la majorité des auteurs croient à l\u2019inefficacité du traitement dans ces affections.Il faut avouer ici que ces maladies, dont l\u2019évolution est généralement cyclique, ont une tendance naturelle vers la guérison spontanée.Mais, pour la majorité de nos succès dans ces cas, nous préférons accorder le crédit à l\u2019msulinothérapie plutôt qu\u2019au caprice de la maladie.Quant aux psychonévroses, aux états paranoïdes et aux psychoses toxi-infectieuses, nos résultats ont été relativement pauvres et nous sommes d\u2019avis que l\u2019insulinothérapie est à peu près sans effet dans ces affections.Deux conditions sont généralement considérées comme essentielles pour que le traitement soit efficace : premièrement, un nombre suffisant de comas ; deuxièmement, un choix de malades dont le début des troubles est relativement récent.On estime que vingt comas au moins sont nécessaires et que, dans certains cas, il faut continuer le traitement jusqu\u2019à cinquante ou soixante comas, avant d'obtenir des résultats satisfaisants.Aussi, le pronostic serait d\u2019autant plus favorable que la maladie remonte à moins de six mois et deviendrait plutôt sombre quand la maladie évolue depuis trois ans et plus.Nous devons reconnaître n\u2019avoir pas toujours réalisé ces deux conditions.Nous tenons à souligner toutefois que les mêmes difficultés doivent se rencontrer partout où l\u2019on fait de l\u2019insulimothérapie.Pour ce qui concerne notamment la durée de la cure insulinique, 1l n\u2019est pas facile de donner systématiquement un grand nombre de comas à tous les malades.On rencontre des difficultés de toutes sortes durant la poursuite du traitement et on est souvent forcé de l\u2019interrompre prématurément.Des dangers sérieux peuvent survenir, absolument imprévisibles et malgré les plus grandes précautions.Nous ne sommes pas convaincus, d\u2019ailleurs, qu\u2019un très grand nombre de comas soit une condition nécessaire à la réussite du traitement.Certains de nos malades qui ont bénéficié de l\u2019insulinothérapie n\u2019avaient fait que quelques comas ; d\u2019autres, au contraire, n\u2019ont présenté aucun changement après une quarantaine de comas.On dit aussi que ce sont les cas récents de schizophrénie qui ont le meilleur pronostic et, en particulier, les cas aigus.On comprend mieux Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1191 alors les résultats spectaculaires de certamns auteurs.Mais il nous est permis de douter sérieusement du diagnostic de schizophrénie dans ces cas.L\u2019insulinothérapie a été l\u2019objet d\u2019un nombre énorme de publications depuis l\u2019époque des premiers travaux de Sakel et 1l est à peu près impossible, aujourd\u2019hui, de parcourir toute la littérature à ce sujet.Mais, tous les manuels de psychiatrie et, en général, les ouvrages récents qui ont étudié la question soulignent les divergences d\u2019opinions quant à la valeur de l\u2019msulinothérapie dans la schizophrénie.Les premières publications furent très encourageantes.Celle de Dussik et Sakel, en 1936, rapportait des résultats de 104 cas de schizophrénie.La moitié de leurs malades présentaient leurs troubles depuis moins que six mois.Ces auteurs avaient obtenu des guérisons dans 88 pour cent de leurs cas récents et 47 pour cent dans les autres cas.L\u2019année suivante, Muller prétendait également avoir observé des rémissions complètes dans 70 pour cent à 80 pour cent de ses cas de schizophrénie.Mais tous ces résultats ont été accueillis avec scepticisme et on a reproché aux rapporteurs d\u2019avoir trop hâtivement posé le diagnostic de schizophrénie dans leurs cas récents et surtout dans les formes dites aiguës.Quelques années plus tard, Ross et Malzberg publièrent des résultats beaucoup moins impressionnants.Leurs statistiques comprenaient 1,039 cas.Douze et neuf dixièmes pour cent étaient considérés comme cliniquement guéris, 27 pour cent très améliorés et 25.3 pour cent améliorés.Environ 60 pour cent de ces malades avaient pu être mis en congé, mais près des deux tiers d\u2019entre eux ont dù être réadmis à l\u2019hôpital, dans les douze mois qui ont suivi leur traitement.Plus récemment, Gottlieb et Huston se sont montrés encore plus pessimistes.Ils ont rapporté les résultats de 198 cas de schizophrénie dont 66 traités à l\u2019insulme et 132 par des méthodes conservatrices.Tous leurs cas avaient été soigneusement choisis.Les auteurs avaient pris la précaution d\u2019utiliser des critères identiques dans le choix et l\u2019observation des deux groupes de malades.La plupart de leurs malades ont été sous observation durant une période de quatre ans, à tous les six mois.Les résultats des deux groupes comparatifs ont été absolument super- (7) 1192 Lavar MÉpicaL Novembre 1951 posables.Les conclusions de ces auteurs sont catégoriques : l\u2019insulinothérapie n\u2019a pas plus de valeur que les méthodes conservatrices dans les cas de schizophrénie.D\u2019autres auteurs ont aussi exprimé leurs désappointements.Henri Ey, Colomb et Bernard déplorent la pauvreté du traitement.Baruk, tout en reconnaissant l\u2019action parfois bienfaisante de l\u2019insuline dans la schizophrénie, lui refuse cependant toute valeur curative.Aussi, dans un récent ouvrage de Delay traitant des méthodes biologiques en psychiatrie, nous avons été étonnés de ne trouver aucun chapitre consacré à l\u2019étude de l\u2019insulmothérapie.Il existe également deux autres formes d\u2019insulinothérapie dont nous dirons quelques mots.Nous sommes d\u2019avis que leur valeur est encore plus douteuse que celle de l\u2019insulinothérapie classique, telle que préconisée par Sakel.La première forme consiste à donner l\u2019insuline à des doses sub- comateuses et ne diffère de la grande insulinothérapie que par l\u2019absence de coma.Elle serait particulièrement indiquée dans les états anxieux.Nous l\u2019avons fréquemment utilisée, surtout à la Clinique Roy-Rousseau.Nos résultats ont été décevants et nous n\u2019avons pas jugé bon d\u2019en établir des statistiques.La deuxième forme d\u2019insulinothérapie, due à Kraulis, consiste, au contraire, à provoquer des comas de longue durée, soit de douze à vingt- quatre heures.Plusieurs auteurs avaient observé qu\u2019un certain nombre de malades soumis à la cure de Sakel s\u2019étaient améliorés à la suite de comas prolongés accidentellement.Kraulis eut alors l\u2019idée d\u2019utiliser le coma prolongé comme thérapeutique.Il a prétendu avoir guéri près du tiers d\u2019une série de 32 cas de schizophrénie.Wortis signala, par la suite, l\u2019inconstance des résultats constatés par différents auteurs.Kant et Frostig s\u2019opposent à l\u2019utilisation du traitement dont le taux de mortalité est élevé et qui ne serait pas sans déterminer des lésions cérébrales importantes.En résumé, nous sommes forcés d\u2019admettre que l\u2019insulinothérapie pratiquée dans nos Services ne nous a pas récompensés d\u2019un haut pourcentage de guérisons dans nos cas de schizophrénie.Nous sommes même en droit de nous demander s\u2019il y a eu guérison véritable dans ces cas. Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1193 Nous faisons cependant confiance à l\u2019insulinothérapie dans les états dépressifs, à condition, toutefois, d\u2019avoir préalablement tenté la convul- sivothérapie.BIBLIOGRAPHIE !.BARBE, Précis de psychiatrie.to BARUK, Précis de psychiatrie.BerLacxk, Leopold, Dementia præcox, 1948.ow GOTTLIEB, Jacques S.et Houston, Paul E., Archives of Neurology é Psychiatrv, 1943, pp.266.HENDERSON et GiLLES+HIE, Text-Book of Psychiatry, 7° édition, 1950.> > KALINOWSKI, Shock treatments and other somatic procedures in psvchiatry, 1946. HISTOIRE DE LA MÉDECINE LES BAINS DE MER DANS L\u2019ANTIQUITÉ par Dr Gecrges BARRAUD membre de la Société française d\u2019Historre de la médecine de Châtillon Introduction Les sociétés savantes de la région de la Charente et du Poitou tenaient leur 5° congrès à La Rochelle les 21, 22 et 23 mai 1949.J'avais l\u2019honneur d\u2019y représenter l\u2019université Laval et d\u2019y lire un travail sur la Médecine française au Canada.Ces Sociétés groupent des sections diverses dont la Section médicale n\u2019est pas la moindre ni la moins active.Les Journées médicales de La Rochelle étaient présidées par le docteur Velluet, directeur de l\u2019École de médecine de Poitiers.La première journée fut dévolue à la climato-météréo-pathologie et des travaux forts intéressants furent présentés, notamment par les docteurs Robert et Jean-Claude Dubois.Ceux-ci dirigent à Saujon, à 60 kilomètres de La Rochelle, un centre de médecine psychosomatique et leurs observations concernant les influences météorologiques sur le système nerveux wvégétatif sont dignes de mention. Novembre 1951 LAavAL MÉDICAL 1195 La 2° journée avait au programme l\u2019Histoire de la médecine.Les séances, que j'avais l\u2019honneur de présider, se tenaient à Hopital de la Marine de Rochefort, vieil édifice datant du xvirre siècle et qui rappelle par plusieurs côtés notre ancien Hôpital de Marine, aujourd\u2019hui l\u2019Hôpital des Anciens Combattants.Des travaux variés furent présentés en particulier par les docteurs Barraud, Wickersheimer, Grenoilleau et d\u2019autres.Les docteurs Barraud et Wickersheimer, deux bistoriens reconnus dont les publications sont déjà nombreuses, ont bien voulu accepter d\u2019être-membres honoraires de notre Société canadienne d\u2019Histoire de la médecine.Le docteur Georges Barraud, que je vous présenterai une prochaine fois, a bien voulu écrire pour notre Section historique, une série d\u2019artieles dont vous lirez le premier aujourd\u2019hui.Dr Sylvio LEBLOND.« La mer guérit les maladies des hommes » (EURIPIDE).« Pour me purifier, je commence par me baigner dans la mer ; et sept fois Je plonge ma tête sous les flots ; ce nombre étant, selon le divin Pythagore, le plus convenable en matière de cérémonie religieuse.» Ainsi s\u2019exprime Apulée, et cette vertu purificatrice de l\u2019eau de mer était admise par tous les habitants de l\u2019Hellade, ainsi qu\u2019on le constate dans les poèmes homériques.; Les Atrides se plongeaient dans l\u2019onde amère dans un but de purifr- cation et Nausicaa jouait à la balle avec ses suivantes avant de se jeter dans les flots.Homère, d\u2019ailleurs, a chanté l\u2019utilité des bains contre les douleurs et les lassitudes.De même qu\u2019Europe et ses compagnes se baignaient dans les eaux de l\u2019Amaurus, la belle Hélène nageait dans l\u2019Eurotas, et les compagnons de Jason trouvaient Circé lavant sa tête d\u2019eau froide.N\u2019était-ce pas dans la mer Égée que résidait Neptune, frère de Zeus, et dont la sœur Téthys engendra les nymphes marines et les naïades ou nymphes d\u2019eau douce honorées dans toute la Grèce et l\u2019Italie au voisinage des sources. 1196 Lavar MÉDiCaL Novembre 1951 Si Aristote, fils du médecin Nicomaque, élève de Platon, fût l\u2019un des premiers à exalter la salubrité de l\u2019air de la mer, Hipocrate, qui, pourtant, fût le père de la médecine naturiste, ne semble pas avoir beaucoup préconisé les bains de mer, alors qu\u2019il recommandait les affusions et les humectations.Il faut arriver à l\u2019un des médecins les plus célèbres de l\u2019École des éclectiques, un certain Hérodote, qui a laissé un travail important sur les maladies de peau, pour trouver une esquisse de la physiopathologie des bains de mer.« Ces bains, dit-il, sont doués de propriétés médicamenteuses et ils sont utiles dans plusieurs maladies, car les malades y éprouvent des picotements dans la chair et leur peau y est en même temps irritée et resserrée, attendu que la sécheresse radicale de cette eau absorbe l\u2019humidité superflue qui se forme dans les corps ; c\u2019est pourquoi ils doivent être fortement attiédis afin que les malades puissent y séjourner longtemps, car une température qui dépasse le degré convenable est propre à abattre les forces.On aura recours à la natation dans cette eau pour obtenir les effets utiles dont nous avons parlé plus haut.Ces bains qui sont utiles en cas de fluxion aux articulations ou d\u2019affections du tissu nerveux, ne conviennent pas dans les affections ou les ulcères de la vessie, ni en cas d\u2019efflorescences qui se forment à la peau.Ce qu\u2019il y a de mieux, c\u2019est de prendre un bain ordinaire après celui d\u2019eau de mer, et, si cela ne se peut pas, on fera du moins pour le remplacer, des affusions d\u2019eau douce, car l\u2019eau de mer qui reste sur la peau s\u2019épaissit et s\u2019oppose, en causant du malaise, à la transpiration qui se développerait.Ceux qui prennent les bains d\u2019eau de mer à froid, aussi bien que ceux qui les prennent à chaud, doivent nager dans cette eau, après quoi on leur fait des onctions avec de l\u2019huile et on leur gratte la peau avec des grattoirs pour enlever complètement l\u2019humidité qui s\u2019y est appliquée.» Ainsi certaines des contr\u2019indications des bains froids sont-elles connues et posées judicieusement.Une ébauche de technique thalassothérapique apparait dès cette époque lointaine.Mais c\u2019est Antyllus (330) qui est l\u2019un des premiers à décrire les modalités de la vieille physiothérapie et en particulier de la thalassothérapie.Il précise les indications de la natation qui doit être très surveillée médicalement : « La natation ne convient que rarement et dans un nombre restreint de maladies chroniques.On n\u2019y a recours Novembre 1951 Lava\u2026 MÉDICAL 1197 qu\u2019en été ; elle peut amaigrir, favoriser la perspiration, renforcer, réchauffer, atténuer et donner la faculté de résister aux causes morbifi- ques.Si elle se fait dans la mer, elle convient aussi aux malades affectés d\u2019éléphantiasis et à ceux qui ont des fluxions aux Jambes ou à quelqu\u2019autre partie du corps : elle est également favorable aux individus émaciés et à ceux qui ont de l\u2019enflure à la suite d\u2019une maladie.Mais la natation est nuisible à la tête, qu\u2019elle se fasse dans la mer ou partout ailleurs.La natation dans l\u2019eau douce produit les mêmes effets à un degré faible et peu intense ; voilà pourquoi il faut la défendre ordinairement, car elle est nuisible au tissu nerveux à cause du froid et de l\u2019humidité qu\u2019elle produit chez ceux qui restent longtemps dans l\u2019eau.Que l\u2019on nage dans la mer ou dans quelqu\u2019autre cau, on doit toujours s\u2019oindre modérément, réchauffer le corps par la friction et ensuite se précipiter dans l\u2019eau.» Tous les sports étaient recommandés par Antyllus depuis l\u2019équitation, le saut, les haltères, les armes jusqu\u2019à l\u2019exercice de la pile (balle).Il préconisait les promenades sous les arbres par un ciel serein.La promenade du matin est un remède contre la constipation, alors que celle du soir favorise le sommeil.Il vantait surtout les promenades soit en litière, soit sur une chaise, soit en bateau à voiles ou à rames, car cette gestation avait pour effet d\u2019augmenter la chaleur naturelle, d\u2019empé- cher la plénitude, de raffermir les chairs, d\u2019activer les différentes fonctions, de chasser la torpeur et de calmer les perturbations du corps en donnant le sommeil aux agités et l\u2019activité aux endormis.Enfin, 1l obtenait le développement de la cage thoracique par des exercices de la voix (vociférations) qui se pratiquaient le matin à jeun après avoir êté à la selle et après une friction sèche et douce sur les parties inférieures du corps et un lavage de la face avec une éponge.Mais c\u2019est Agathius de Sparte qui, vivant sous Trajan (90), a le mieux décrit les bienfaits des bains de mer qu\u2019il préférait nettement aux bains chauds.« Ceux qui prennent des bains froids même quand ils sont tout à fait vieux, ont le corps compact et ferme, présentent une couleur florissante et ont, en général, une apparence très virile et très robuste.Ils ont un appétit vigoureux et une digestion rapide ; chez eux, les opérations des sens et, pour le dire en un mot, toutes leurs fonc- 1198 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 tions naturelles s\u2019accomplissent en général avec précision.Ce qui est vrai des adultes, l\u2019est tout autant des enfants et la balnéothérapie chaude, si elle a ses indications, ne remplace pas la pratique des bains en lames pour les tout jeunes sujets.« D\u2019après ce qu\u2019on m\u2019apprend, dit Agathinus, les Barbares ont l\u2019habitude de plonger fréquemment leurs petits enfants dans l\u2019eau froide, tandis que nous macérons les nôtres par la répétition des bains chauds ; nous nous en rapportons en cela aux nourrices qui, se réjouissant de l\u2019assoupissement qu\u2019amène l\u2019abattement des forces produit par le bain, croient qu\u2019on a tout ce qu\u2019on peut désirer d\u2019elles, pourvu qu\u2019elles ne soient pas trop souvent dérangées ; elles prétendent aussi que les enfants qui ne sont pas presque complètement cuits par l\u2019emploi répété des bains chauds, dorment mal la nuit ; pour cette raison, J\u2019habitue mon fils et un grand nombre appartenant à d\u2019autres familles, à se contenter le plus souvent des onctions, et cette méthode me réussit à souhait.Pour moi, je suis d\u2019avis que le bain froid n\u2019a rien de contraire aux enfants qui ont dépassé la première période de l\u2019enfance, attendu qu\u2019ils ne sont pas d\u2019une nature particulière et qu\u2019ils n\u2019ont pas de répulsion non plus pour les autres choses utiles, car on fait beaucoup de ces histoires-là.» Amsi, ce puériculteur était un fervent de l\u2019hydrothérapie marine froide et peut être considéré comme un précurseur au point de vue des cures marines infantiles.Il considérait d\u2019autre part que, pour la pratique des bains de lames «on peut généralement, sans inconvénient, se livrer pour la première fois à cette habitude en quelque saison que ce soit ; on pourra donc commencer les bains froids en tout temps, sans qu\u2019il en résulte aucun effet nuisible.Si, cependant, il faut admettre quelque différence, Je préférerais le printemps à toute autre saison.» Pour ce qui est de l\u2019heure favorable au bain de mer, Agathinus estime qu\u2019il ne faut le prendre « ni avant l\u2019heure habituelle du déjeuner, si cela est possible, ni beaucoup après, car ni l\u2019une ni l\u2019autre de ces deux époques du jour ne conviennent.On se déshabille, si la saison le permet, au soleil, ou du moins, toujours dans un endroit à l\u2019abri du vent.Souvent si on a affaire à des individus sensibles au froid, lorsqu\u2019ils se déshabillent, il faudra quand ils ont encore leurs vêtements sur le corps, leur donner du mouvement soit à l\u2019aide d\u2019une promenade plus ou moins forte Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1199 dans laquelle on aura soin de leur faire tendre assez vigoureusement le jarret, soit à l\u2019aide de la course.» Alors on devra tantôt procéder à des frictions rudes à main nue ou avec des linges rudes tantôt faire des onctions avec un peu d\u2019huile pour réchauffer le corps en vue du bain froid.L\u2019Entrée dans l\u2019eau froide doit se faire sans hésiter et tout d\u2019un coup, ou ce qui est plus facile à supporter, on se fera des affusions avec cette eau-là qui, si nous avons la faculté de choisir nous-mêmes, ne devra être ni glaciale ni trop peu froide, ») mais on doit préférer l\u2019entrée dans le bain aux affusions.On devra faire des efforts en nageant ou de quelque autre façon que ce soit, afin de pouvoir demeurer longtemps dans l\u2019eau.Cependant, on ne prolongera pas le bain jusqu\u2019au point de sentir de nouveau le besoin d\u2019huile ou de frictions.Alors, on se fera faire des affusions avec plusieurs seaux d\u2019eau, ce qui sert en outre à prévenir les sensations désagréables, puis on aura recours à des frictions modérées.Seulement on aura soin de ne pas détruire par ces frictions le resserrement que le corps a éprouvé à la fin du bain.Après cela on se rougira le corps en le raclant fortement avec des strigiles qui ne devraient pas être trop dures ; de cette façon on renforce et on lisse la surface du corps.» Que peut-on ajouter vraiment à cette description magistrale de la technique du bain de lames?Il semble que, dès ce moment, la thalassothérapie était complètement et définitivement codifiée, 1 Quant à la question de la digestion susceptible de déterminer une congestion mortelle après le bain, le thalassothérapeute de Trajan déclarait déjà que «si, par hasard, on a déjà mangé, ce n\u2019est pas une raison pour s\u2019abstenir du bain froid.Quant à moi, ajoute-t-il, j\u2019ai l\u2019habitude d\u2019entrer souvent dans l\u2019eau froide même après le diner, quand la chaleur m\u2019empéche de dormir, et il est vraiment étonnant combien après cela, je passe agréablement la nuit.» Tandis que Agathinus préférait les bains froids d\u2019eau de mer, Galien préconisait plutôt les bains d\u2019eau douce.D'autre part, 1l était opposé à la thalassothérapie des jeunes sujets au-dessous de 14 ans, sous le prétexte qu\u2019ils entravaient la croissance.La seule remarque judicieuse que le médecin de Pergame fit au sujet des bains de lames, c\u2019est la constatation du critérium de durée du bain froid.« Le temps qu\u2019il faudra 1.G.BARrauUD, « Nos enfants à la mer », Expansion scientifique française, 1917. 1200 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 rester dans l\u2019eau se déduit, d\u2019après lui, de l\u2019expérience journalière ; en effet, si, après être sorti du bain, le jeune homme prend rapidement par l\u2019effet des frictions, une bonne couleur, :l y est resté pendant un espace de temps convenable.Au contraire, s\u2019il se réchauffe diff:cilement, s\u2019il reste longtemps pâle, il a fait un usage trop prolongé de l\u2019eau froide.» Le plus grand médecin de la Rome antique, dont l\u2019œuvre a été écrite sous le règne de Tibère entre les années 25 et 35 après Jésus-Christ, Celse, a traité très minutieusement de la climatothérapie, de la diététique, de la gymnastique et de l\u2019hydrothérapie proprement dite.Il s\u2019est contenté de recommander « dans toutes sortes de toux, de voyager, de faire de longues navigations, d\u2019habiter les bords de la mer, de nager » ainsi que de recommander la lecture à haute voix, pour développer la poitrine.Certes, il a esquissé l\u2019étude de l\u2019action physiopathologique des vents et recommandé aux phtisiques le changement de climat en passant d\u2019Italie à Alexandrie, mais il n\u2019a jamais donné aucun détail sur la technique des bains de lames comme Agathinus qui est, en réalité, le grand précurseur des thalassothérapeutes modernes.Reconnaissons en toute modestie que la technique des bains de lames n\u2019a que peu varié depuis ce temps lointain.Les résultats obtenus par l\u2019emploi judicieux des bains de mer froids constituent toujours un précieux encouragement pour les médecins des plages sans qu\u2019ils arrivent d\u2019ailleurs à expliquer complètement les mystérieux secrets des cures marines qu\u2019ils pratiquent avec succes.2 C\u2019est pourquoi, ainsi que le disait Celse en parlant de ses prédêces- seurs, «ils soutiennent que la recherche des causes obscures et des actions naturelles est tout à fait superflue parce que la nature est incompréhensible .Pour eux, la médecine doit être rationnelle et s\u2019inspirer non de la méditation de l\u2019homme de l\u2019art, mais de la pratique de cet art.» 2.G.BarrauD, « Action physiologique et thérapeutique des bains de mer », le Progrès médical, (19 août) 1933. MÉDECINE EXPÉRIMENTALE INFLUENCE DE L\u2019ACIDE ASCORBIQUE SUR LA PRESSION ARTÉRIELLE EN FONCTION DU CORTEX SURRÉNALIEN * par Olivier HÉROUX bachelier ès arts et bachelier ès sciences appliquées de l\u2019Université Laval Première partie LE PROBLÈME (revue) POSITION DU PROBLÈME Au cours ce travaux antérieurs poursuivis au laboratoire où nous travaillions, il fut démontré pour la première fois, qu\u2019une substance autre qu'une hormone corticale, la vitamine C, pouvait augmenter la résistance des animaux au froid tout en empêchant plusieurs des manifestations habituelles de l\u2019état de choc, entre autres l\u2019hypertrophie de la surrénale et certains phénomènes physiologiques normalement associés à cette hypertrophie.* Thèse présentée à l\u2019École des gradués de l\u2019université Laval pour obtenir le grade de docteur ès sciences biologiques. 1202 Lavar MÉDicar Novembre 1951 Un de ces phénomènes, l\u2019hypotension, fit l\u2019objet de nos premières recherches.C\u2019est alors que débuta notre étude de l\u2019effet de l\u2019acide ascor- bique sur la pression artérielle en fonction des surrénales.Avant de faire l\u2019exposé de notre travail expérimental, nous passerons en revue les principaux travaux qui nous ont permis d\u2019édifier nos hypothèses de travail.RELATION ENTRE LES SURRÉNALES ET LA PRESSION ARTÉRIELLE L'organisme possède plusieurs organes qui lui permettent de se maintenir en équilibre dans un milieu à évolution rapide.Depuis quelques années, on sait que le cortex de la surrénale, par son action sur les différents métabolismes, occupe une position clef dans le maintien de cet équilibre.Une des réactions les plus importantes qui assurent l\u2019homéostase physiologique est celle de l\u2019ajustement normal de la pression artérielle.A ce point de vue encore, l\u2019action régulatrice du cortex surrénalien apparaît de plus en plus évidente et on peut accumuler de nombreuses observations qui le démontrent.A.INSUFFISANCE SURRÉNALIENNE ET HYPOTENSION : La littérature scientifique rapporte un grand nombre de cas d\u2019insufli-_ sances surrénaliennes accompagnées d\u2019hypotension ; en clinique, chez les addisoniens, l\u2019hypotension est habituelle (175) ; expérimentalement chez l\u2019animal surrénalectomisé, on note toujours une baisse anormale de la pression artérielle ; on sait enfin que tous les états de choc, qui affectent ordimairement la surrénale, s\u2019accompagnent d\u2019hypotension.B.HYPERFONCTIONNEMENT DES SURRENALES ET HYPERTENSION : Les observations cliniques ont été les premiéres a indiquer une corrélation entre l\u2019hypertrophie des surrénales et \"hypertension.Plusieurs observateurs ont remarqué, d\u2019une part, une hypertrophie surrénalienne chez les hypertendus (152, 161 et 174) et, d\u2019autre part, de l\u2019hypertension dans la plupart des cas de surrénales hyperplasiques, Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1203 adénomateuses ou carcinomateuses (15, 51, 74, 88, 92, 93, 96, 106, 118, 127, 129, 152, 153, 157, 174, 190 et 201).Le cas particulier du syndrome de Cushing (basophilisme de la pituitaire) est bien connu sous ce rapport (26).Il est intéressant de noter ici, en se souvenant que le cortex surrénalien est une glande cible du lobe antérieur de l\u2019hypophyse, que l\u2019hypertension accompagne habituellement l\u2019hypersécrétion de l\u2019hypophyse tandis que l\u2019hypotension peut être observée dans certains cas d\u2019hypofonctionnement de cette même glande (42).De plus, au cours d\u2019observations expérimentales, Selye (170) observe une hypertrophie des surrénales chez des rats rendus hypertendus par néphrectomie unilatérale et exposition au froid ; on à aussi noté des modifications biochimiques impliquant indirectement les surrénales dans Ia maladie hypertensive, et Dontigny (36), dans une revue détaillée, rapporte les constatations suivantes : a) En 1910, Neubauer (126) a montré, chez les hypertendus : une hyperglycémie habituellement sans glucosurie.Depuis, d\u2019autres chercheurs ont confirmé cette observation (24 et 206).Cette hyperglycémie laisse supposer une hyperproduction de glucocorticoïdes.b) En 1940, Weil et Browne (200) ont trouvé une augmentation dans l\u2019excrétion urinaire de la cortine chez les patients souffrant d\u2019hypertension, du syndrome de Cushing ou du syndrome adréno-génital et noté son absence dans l\u2019urine normale.Selye observe la même chose en 1947 (172).Bruger (22), Jayle (90) et, récemment, Deltour (34) ont trouvé, pour leur part, une diminution dans l\u2019élimination des androgènes cortico- surrénaux (17-cétostéroïdes) dans la plupart des cas d\u2019hypertension, chez l\u2019homme comme chez l\u2019animal.Selye (173) pense que cette diminution est due à ce que l\u2019activité de la cortico-surrénale est orientée presque uniquement vers l\u2019élaboration des corticoïdes.c) Deux des grands symptômes d\u2019un hyperfonctionnement du cortex de la surrénale ou plus précisément d\u2019une hypersécrétion de minéralocorticoïdes sont une baisse du potassium et une augmentation du sodium dans le sang.Or, Wissalow et Thompson (207) ont observé chez les hypertendus une kaliémie beaucoup plus basse que chez les sujets normaux.Et Selye (169) en 1947 a montré que chez les hypertendus, le rapport Na/CI augmente d\u2019une façon significative. 1204 Lava\u2026 MÉDiCAL Novembre 1951 C.INFLUENCE DES HORMONES CORTICOTROPES ET SURRENA- LIENNES SUR LA PRESSION ARTÉRIELLE : On a aussi fait de nombreuses expériences afin d\u2019établir une relation directe de cause à effet entre les hormones corticales de la surrénale et la pression artérielle.Dans ce but on a injecté, à des animaux intacts ou privés de leurs surrénales, des hormones hypophysaires à action cortico- trope, des extraits ou des hormones purifiées du cortex surrénalien et on a observé l\u2019effet de ce traitement sur la pression artérielle.a) Injection d\u2019hormones corticotropes : Selye (172), par injection d\u2019un extrait pituitaire, obtint de l\u2019hypertension en même temps qu\u2019un hyperfonctionnement des surrénales.Anderson, Page et Ogden (5) ont prouvé qu\u2019après avoir abaissé la pression par hypophysectomie chez les rats rendus hypertendus (par ligature partielle de l\u2019artère rénale gauche) il suffisait d\u2019injecter l\u2019hormone adrénocorticotrope pour relever la pression à sa valeur initiale.Handler (81) démontrait la même chose dernièrement en observant que l\u2019administration d\u2019hormone adrénocorticotrope (A.C.T.H.) élève la pression des animaux hypertendus dont la pression avait préalablement été ramenée à la normale par une diète pauvre en protéines.Ses travaux (82) suggèrent même qu\u2019une telle diète réussit à diminuer l\u2019hypertension rénale en bloquant la synthèse de l\u2019A.C.T.H.Récemment quelques observations de Perera (138) et de Selye (178) ont laissé entendre que l\u2019A.C.T.H.élevait la pression chez l\u2019homme.Mais dans un travail publié cette année, Selye (177) attribue à la somatrophine hypophysaire (hormone de croissance) plutôt qu\u2019à l\u2019A.C.T.H.(hormone glucocorticotrophique) l\u2019effet hypertensif que peut avoir l\u2019extrait pitur- taire ; à son avis la somatrophine hypophysaire stimule le cortex surré- nalien à produire des substances minéralocorticoïdes telles que la D.C.A.(171).Mais le même auteur (176) a aussi trouvé que la surrénalectomie, chez des rats traités simultanément à la L.A.P.(lyophilised anterior pituitary) et à la cortisone, prévient les effets cardiovasculaires rénaux mais non l\u2019hypertension.La L.A.P.ne cause donc pas ici l\u2019hypertension en provoquant une plus grande production de D.C.A.par la surrénale. Novembre 1951 Lava\u2026.MéÉpicaL 1205 Deane et Masson (30) obtiennent le même résultat chez des rats recevant du NaCl à 1% comme boisson et traités par des injections de poudre de la pituitaire antérieure.Cette hormone stimule la zone fasciculée mais non la zone glomérulée de la surrénale et pourtant 1l y a apparition d\u2019hypertension.Cette hypertension ne peut donc pas être attribuée à une surproduction de minéralocorticoïdes, qui sont, comme on le sait, sécrétés dans la zone glomérulée.b) Injections d\u2019extraits corticaux : En 1937, Hoskins et Fierman (84) remarquérent qu'un extrait glycériné du cortex surrénalien provoquait parfois des phénomènes hyper- tensifs chez l\u2019homme.Mais en 1941, Swingle, Parkins et Remington (186) n\u2019obtiennent, avec des extraits corticaux, aucune variation de la pression chez les chiens normaux ou surrénalectomisés.De méme en 1946, Knowlton (94) observe qu\u2019à la dose employée, leurs extraits corticaux ne réussissent pas à produire de l\u2019hypertension chez des rats normaux ou néphritiques.Cependant Perera (138) a trouvé que l\u2019injection d\u2019extraits corticaux à des hypertendus essentiels baisse leur pression.c) Injections de désoxycorticostérone : 1.Chez l\u2019étrenormal.L\u2019injection de D.C.A.produit de l\u2019hypertension chez l\u2019homme (140 et 158).Plusieurs auteurs ont obtenu le même phénomène chez le rat (20, 58, 78, 179, 180 et 181) et le chien (149 et 154).2.Chez l\u2019animal surrénalectomisé.La surrénalectomie provoque une hypotension, mais l\u2019injection de D.C.A.à des chiens et des rats surré- nalectomisés ramène la pression à son niveau normal (99 et 186).3.Chez l\u2019addisonien.L\u2019injection de D.C.A.à des patients souffrant de la maladie d\u2019Addison ramène leur pression sanguine à la normale (13, 45, 184 et 193).Læb et ses collaborateurs (111) rapportent même deux cas de maladie d\u2019Addison où l\u2019administration de D.C.A.a provoqué de l\u2019hypertension.Plusieurs auteurs ont, par la suite, confirmé ce phénomène (41, 62, 110 et 192).Perera (67) eut même l\u2019occasion de rencontrer un cas d\u2019hypertension essentielle chez un patient qui, par la suite, a développé une maladie d\u2019Addison.Sa pression alors baissa en bas de la normale.L'administration de D.C.A.provoqua de nouveau l\u2019hypertension. 1206 Lavar MÉDicau Novembre 1951 d) Injections de cortisone : Récemment Friedman, (57) a démontré que si l\u2019on injectait d\u2019assez fortes doses de cortisone à des animaux traités en même temps par de la D.C.A,, l\u2019action hypertensive de cette dernière substance était inhibée, tandis que l\u2019administration du composé S (17 hydroxy-11 désoxycortico- stérone) n\u2019a aucun effet inhibiteur (Masson, 114).Perera (138 et 139) et Pies (144) soulignent que chez des patients hypertendus, la pression artérielle diminue après l\u2019injection de cortisone ou d\u2019extraits corticaux.Tout dernièrement Wilkins et ses collaborateurs (203), en étudiant l\u2019effet de la cortisone chez des patients souffrant d\u2019hyperplasie surréna- lienne congénitale, entraînant un pseudohermaphrodisme chez la femme et une macrogénétosomie précoce chez l\u2019homme, ont découvert que chez un de ces patients l\u2019hypertension dont il souffrait disparut à la suite de ce traitement.Ces auteurs suggèrent que l\u2019hypertension dans ce cas pouvait être due à la sécrétion surrénalienne d\u2019hormones anormales, sécrétion que la cortisone aurait inhibée.e) Antagonisme entre les minérolo- et les glucocorticoïdes : Friedman (57) a démontré que l\u2019élévation de pression qui suit ordinairement l\u2019administration de D.C.A.(minéralocorticoïde) n\u2019appara*t pas en présence d\u2019un glucocorticoïde du type de la cortisone.Perera (138) et Pines (144) soulignent que, chez des patients hypertendus, la pression artérielle diminue après l\u2019injection de cortisone ou d\u2019extraits corticaux.Swingle (186), Green (75) et Friedman (54) constatent que l\u2019élévation de pression provoquée par l\u2019administration de D.C.A.est plus élevée chez les animaux surrénalectomisés que chez les normaux.Tous ces résultats suggèrent fortement que les surrénales produisent normalement deux facteurs à action antagoniste sur la pression artérielle.Cette différence d\u2019action entre les deux types d\u2019hormones corticales expliquerait pourquoi les chercheurs cités précédemment ont obtenu des résultats contradictoires avec les extraits totaux de la surrénale.Résumé.Les travaux précédents peuvent se résumer ainsi : 1° quand la sécrétion surrénalienne est insuffisante (maladie d\u2019Addison, état de choc, surrénalectomie) la pression artérielle baisse ; 2° quand, par contre elle est excessive (surrénales hyperplasiques, syndrome de Novembre 1951 LavaL MEbicaL 1207 Cushing, stress prolongé) la pression artérielle monte ; 3° par stimulation expérimentale du cortex au moyen d\u2019hormones corticotropes ou par administration d\u2019hormones corticales, on a réussi à modifier la pression artérielle.D.ROLE DES SURRÉNALES DANS L\u2019HYPERTENSION RÉNALE EXPÉRIMENTALE : Les preuves apportées précédemment suggèrent fortement l\u2019intervention du cortex de la surrénale dans le mécanisme humoral régulateur de la pression artérielle.Au cours des travaux sur l\u2019hypertension rénale expérimentale des preuves additionnelles de cette intervention ont été apportées.a) Théorie de l\u2019hypertension rénale expérimentale : Avant d\u2019attaquer ce sujet nous rappellerons brièvement la théorie émise par H.Goldblatt pour expliquer l\u2019hypertension rénale expérimentale.L\u2019hypertrophie du ventricule gauche du cœur, l\u2019augmentation du volume sanguin et l\u2019augmentation de la viscosité du sang furent rapidement éliminés comme cause primaire de l\u2019hypertension rénale expérimentale.La seule cause reconnue aujourd\u2019hui est la résistance accrue du système vasculaire périphérique qui s\u2019expliquerait, d\u2019après Goldblatt par un vasospasme périphérique occasionné par un mécanisme humoral.Goldblatt, par son travail original sur la constriction partielle de l\u2019artère rénale (71), et par plusieurs autres travaux subséquents, a prouvé que ce mécanisme humoral était d\u2019origine rénale.Ce mécanisme est aujourd\u2019hui bien connu.On peut le trouver exposé dans plusieurs excellentes revues (18, 47, 68, 72 et 131).En résumé, il se traduit de la façon suivante : la rénine, une enzyme élaborée dans le rein, passe dans la circulation par la veine rénale et agit sur l\u2019hypertensinogène (pré-hypertensine, renin-substrate), une a2 globuline (145) circulant dans le sang (produite par le foie) (18, 37 et 135) pour former l\u2019hypertensine (angiotonine) (17 et 96), un polypeptide qui représente la substance active vaso-constrictive et qui peut être inactivé par un enzyme que l\u2019on trouve dans le sang et les extraits de plusieurs organes : l\u2019hypertensinase (angiotonase 44 et 134).(8) 1208 Lavar MÉDicarL Novembre 1951 b) Effet de la surrénalectomie : Dès les premiers travaux sur l\u2019hypertension expérimentale, on contrôla l'influence des différentes glandes endocrines.La thyroïdectomie, la gonadectomie et la pancréatectomie n\u2019eurent aucun effet dans la prévention ou l\u2019abaissement de l\u2019hypertension rénale expérimentale chez le chien.Mais, par contre, on démontra que la seule glande endocrine capable de jouer un rôle, même si ce rôle était secondaire, est la surrénale, et plus précisément la zone corticale, la médullaire ne jouant aucun rôle (Goldblatt 1934), (71).D\u2019après Goldblatt (67), chez des chiens surrénalectomisés, la constriction partielle des artères rénales ne produit pas d\u2019hypertension.De plus, si l\u2019hypertension existe préalablement, une surrénalectomie totale amène une chute de pression tandis qu\u2019une surrénaleetomie partielle ne le fait pas.Finalement le même auteur a montré que chez des chiens surréna- lectomisés, l\u2019injection d\u2019un extrait cortical total provoquait une légère élévation de la pression, si l\u2019on pratiquait la constriction partielle des artères rénales.Les mêmes résultats ont été obtenus chez le rat par Diaz et Levy (35), Dell\u2019Oro (32 et 33), Caudino (61) et Braun-Menéndez et Foglia (19).Ces derniers ont aussi remarqué que chez le rat hypertendu, surréna- lectomisé, administration de D.C.A.provoquait de nouveau [\u2019hypertension.Anderson (5 et 128) obtint les mémes résultats par hypophysectomie chez des rats hypertendus.Après avoir provoqué une chute de la pression par hypophysectomie, il provoquait de nouveau un état d\u2019hypertension par administration d\u2019hormone adrénocorticotrope.Deux groupes de chercheurs (27, 71, 85 et 105) ont montré que le changement le plus significatif observé aprés surrénalectomie totale est la diminution d\u2019hypertensinogéne dans le sang.Un traitement avec des extraits corticaux ramène la quantité d\u2019hypertensinogène à son niveau normal chez les animaux surrénalectomisés.Ce phénomène a été étudié de plus près par Gaudino (61) chez le rat.Il a trouvé que la surrénalectomie chez le rat normal était suivie d\u2019une diminution d\u2019hypertensinogène et d\u2019une diminution parallèle dans la Novembre 1951 Lavar MÉDpicAL 1209 pression artérielle.Et si, à ce moment, les reins sont enlevés, la quantité d\u2019hypertensinogéne augmente lentement sans atteindre le niveau trouve chez les rats néphrectomisés mais possédant leurs surrénales.Cette dernière découverte a permis de comprendre un peu mieux comment les surrénales pouvaient intervenir dans le mécanisme humoral d\u2019origine rénale responsable de l\u2019hypertension.À ce fait qu\u2019une surrénalectomie totale s\u2019accompagne d\u2019une baisse de l\u2019hypertensinogène du sang, il est intéressant de rattacher l\u2019observation de Huidrobro et de Braun-Menéndez (89) qu\u2019une baisse profonde de la pression artérielle par hémorraghie (4% du poids du corps) ou par choc provoque une libération de rénine par le rein intact du chien normal anesthésié au nembutal.On peut aussi rattacher l\u2019observation de Sapirstein, Southard et Ogden (160), à avoir que l\u2019injection d\u2019une préparation d\u2019hypertensinogène restore la pression à son niveau normal chez le chien rendu hypotendu par hémorragie.c) Effet de la D.C.À.: Les surrénales dans l\u2019hypertension rénale expérimentale n\u2019agiraient pas seulement sur la production d\u2019hypertensinogène mais aussi sur celle de la rénine.Guillemin et Selye (80) ont en effet récemment démontré que l\u2019effet hypertensif de la D.C.A.était dû à ce que cette hormone inhibait la destruction de la rénine par le rein.Vanden-Bossche (196) apporta une confirmation à cette conclusion en pratiquant une néphrectomie bilatérale qui prévenait l\u2019hypertension provoquée par l\u2019administration de fortes doses de D.C.A.Ces deux observations expliquent davantage comment les hormones corticales de la surrénale interviennent dans l\u2019hypertension rénale expérimentale.d) Effet de \u2019'A.C.T.H.et de la cortisone : N\u2019ayant obtenu qu\u2019une baisse de pression très légère à la suite de l\u2019administration quotidienne d\u2019A.C.T.H.ou de cortisone chez des animaux souffrant d\u2019hypertension rénale expérimentale, Grollman (79) prétend 1210 Lavar MÉDICAL Novembre.1951 que l\u2019hypertension ne peut être causée par un déséquilibre fonctionnel surrénalien ou hypophysaire apparaissant à la suite d\u2019un stress.Résumé.La présence des surrénales est requise et semble indispensable à l\u2019établissement et au maintien de l'hypertension rénale expérimentale.Le rôle du cortex surrénalien dans cette maladie semble être de contrôler la production d\u2019hypertensinogène et de la rénine.E ROLE DES SURRÉNALES DANS L\u2019HYPERTENSION ESSENTIELLE: a) Hypertension essentielle et bypertension rénale expérimentale : Dès ses premiers travaux sur l\u2019élévation de la pression, Goldblatt prétendit avoir reproduit chez l\u2019animal l\u2019hypertension essentielle humai- né.\u201c Plusieurs chercheurs après lui appuyèrent sa théorie (10, 46 et 122).« L\u2019existence de plusieurs similitudes entre deux procédés ou entre deux substances ne prouve pas nécessairement leur identité, mais je crois, avec Braun-Menéndez et ses collaborateurs (18) que l\u2019hypertension rénale expérimentale reproduit fidèlement, sous bien des rapports, l\u2019hypertension essentielle humaine et que, pour le présent du moins, 1l est bon d\u2019entretenir l\u2019idée que l\u2019hypertension essentielle chez l\u2019homme peut être d\u2019origine rénale.» (Goldblatt).Parmi ces similitudes, dont parle Goldblatt, nous allons retenir les plus importantes : a) la puissance du cœur est augmentée mais non son rythme ou sa décharge ; le volume, la viscosité et le flot périphérique du sang de même que la pression veineuse ne changent pas ; b) on y voit une même hypertrophie du ventricule gauche et des artères et les mêmes Ié- sions vasculaires au cours de la phase maligne ; c) la réponse à une grande variété de médicaments est la même ; la fréquente chute de pression au cours de la.grossesse chez les patientes hypertendues se reproduit chez les animaux gravides souffrant d\u2019hypertension rénale expérimentale ; d) enfin, dans les deux cas encore, contrairement à la surrénalectomie, la thyroïdectomie n\u2019a aucun effet sur l\u2019hypertension (31, 68 et 76).Concluons donc avec Goldblatt que toutes ces similitudes entre l\u2019hypertension essentielle humaine associée à une maladie vasculaire rénale expérimentale suggèrent fortement sans le prouver que l\u2019hvper- tension essentielle est aussi d\u2019origine rénale. Novembre 1951 Lavar.MÉDICAL 1211 b) Rôle du cortex surrénalien dans l\u2019bypertension essentielle : Si I\u2019hypertension expérimentale doit s\u2019identifier à l\u2019hypertension essentielle, on devrait pouvoir observer plusieurs indices de l\u2019intervention du cortex de la surrénale chez les humains comme chez les animaux.Effectivement Sapeika (159) rapporte plusieurs cas d\u2019hypertendus ayant une hyperplasie du cortex de la surrénale.Laragh (98) pour sa part, rapporte les cas de plusieurs sujets hypertendus chez lesquels l\u2019in- Jection d\u2019insuline ou d\u2019épinéphrine provoque une éosinopénie exagérée, signe d\u2019une hyperactivité du cortex surrénalien.Quelques chercheurs, dont Thompsett (191) et F.Selye (169) ont observé une plus grande excrétion urinaire de stéroïdes chez quelques-uns de leurs sujets hypertendus ; à ce sujet rappelons 1ci les observations de Bruger (22), Jayle (90) et Kologlu (34) que nous avons rapportées précédemment : ces chercheurs ont trouvé une diminution dans l\u2019élimination urinaire des androgènes cortico-surrénaux (17-cétostéroïdes) dans la plupart des cas d\u2019hypertension essentielle.On sait ce que pense Selye (173) à ce sujet ; d\u2019après lui cette diminution serait due à ce que l\u2019activité de la cortico- surrénale est orientée dans la maladie hypertensive, presque uniquement vers l\u2019élaboration des corticoïdes.Fisher (48), pour sa part, a remarqué une augmentation significative des lipides du cortex surrénalien autant dans les cas d\u2019hypertension essentielle que rénale.Enfin chez des sujets hypertendus, la surrénalectomie totale ramène la pression artérielle à un niveau normal (31, 67 et 76).Mais, par ailleurs, il arrive de rencontrer des hypertendus chez qui on observe plutôt des indices d\u2019une sécrétion normale et même d\u2019une hyposécrétion du cortex ; ainsi, on a trouvé une concentration élevée en cholestérol surrénalien chez les hypertendus (2 et 155) ce qui indique un état d\u2019inactivité relative des surrénales, et chez d\u2019autres patients on a observé un taux normal du sodium dans le sérum, ce qui n\u2019est pas en faveur d\u2019une \u2019 f * fr * ° , : r * » sécrétion surrénalienne excessive d\u2019hormones minéralo-corticoides.En somme 1l n\u2019existe pas de preuves convaincantes que la surrénale corticale est directement responsable de l\u2019hypertension essentielle mais tout de même on admet que le cortex joue le même role essentiel dans 1212 Lavar MÉDicaL Novembre 1951 l\u2019hypertension humaine que dans l\u2019hypertension rénale expérimentale (67 et 132).Résumé.Plusieurs chercheurs dont Shorr (182), Sayers (162), Sapeika (158) et Perera (141) en sont venus à la même conclusion : le cortex surrénalien est essentiel au maintien de l\u2019hypertension mais il n\u2019en est pas la cause première, son rôle n\u2019est que secondaire ; il peut être requis pour le maintien du tonus vasculaire, la production rénale de V.E.M.(substance vasopressive) (208 et 210) et de rénine (80), ou, enfin, la production d\u2019hypertensinogène par le foie (61 et 86).En l\u2019absence de preuves bien définies dans le cas de l\u2019hypertension essentielle, on peut émettre l\u2019hypothèse suivante, comme le suggère Sayers (162) : les tissus artériolaires de sujets hypertendus peuvent être hypersensibles aux hormones corticales et se contracter anormalement même en présence de quantités normales d\u2019hormones corticales.Mais on peut aussi penser à une autre hypothèse aussi attrayante : dans la maladie hypertensive, la sécrétion hormonale du cortex surréna- lien peut être déséquilibrée : les glucocorticoïdes pourraient être sécrétés en quantité insuffisante pour contrebalancer l\u2019effet presseur des minéralo- corticoïdes dont la sécrétion demeurerait normale.Les expériences de Farnsworth (43) suggèrent fortement cette hypothèse ; celui-ci a en effet trouvé que l\u2019hypertension, associée à la phase active de la glomérulo- néphrite, peut être favorablement modifiée et même disparaître par l\u2019activation du cortex surrénalien par l\u2019A.C.T.HI INFLUENCE DE L'ACIDE ASCORBIQUE SUR L\u2019ACTIVITE DES SURRENALES Des 1928, Szent-Gyorgii observait que les surrénales contenaient de trés grandes quantités d\u2019acide ascorbique (187).Ces dernières années, un critère courant pour juger de l\u2019activité du cortex de la surrénale a été sa concentration an acide ascorbique.En général une plus grande activité du cortex surrénalien s'accompagne d\u2019une chute de sa concentration en acide ascorbique.L\u2019admmistration d\u2019hor- Novembre 1951 Lavar MÉDicaL 1213 mone adrénocorticotrope fait rapidement disparaître l\u2019acide ascorbique des surrénales chez le rat et le cobaye (162 et 164), et le même résultat s\u2019obtient avec un très grand nombre d\u2019agents endommageants capables de provoquer un choc.Sayers (163) a fait une revue très complète de tous ces résultats.Chez l\u2019homme, à la suite de brûlures ou de fractures (6, 9 et 113), conditions généralement associées à une activité accrue du cortex de la surrénale, on note une augmentation marquée dans le degré d\u2019utilisation (fou de destruction) de l\u2019acide ascorbique.D\u2019autres faits expérimentaux ont, de plus, indiqué que la carence en acide ascorbique réduit l\u2019acitivté surrénalienne et qu\u2019une excès de vitamine l\u2019accroit.Nous en citons quelques-uns des plus démonstratifs.A.SCORBUT ET SURRÉNALES : Dès 1933, Lockwood et Hartman (108 et 109) furent impressionnés par la similitude des symptômes du scorbut d\u2019une part et d\u2019une insuff- sance surrénalienne d\u2019autre part.Ces chercheurs ont même observé que des extraits corticaux retardaient l\u2019apparition des signes du scorbut et réduisaient la perte de poids.Après que Giroud (63, 64, 65 et 66) eût démontre l\u2019absence d\u2019hormones corticales chez les scorbutiques, Ratsimananga (148) observa au cours de l\u2019avitaminose CÇ, une série de modifications : chute du glycogène, œdèmes, diminution de l\u2019activité musculaire et de la résistance qu\u2019il croit pouvoir attribuer à une déficience surrénalienne ; la prolongation de la survie de ses cobayes scorbutiques par la cortine lui confirme par ailleurs son hypothèse.Récemment, le même auteur (146) apportait une preuve plus directe de cette déficience surrénalienne au cours du scorbut en constatant une baisse des 11 corticostéroïdes dans la surrénale chez des animaux carencés en vitamine C.Comme chez l\u2019animal surrénalectomisé, le cobaye scorbutique est hypersensible au stress (136) et a une résistance naturelle très réduite aux infections (142 et 143).II faut aussi noter le fait que le scorbut s\u2019accompagne toujours d\u2019une hypertrophie des surrénales (11, 97, 116, 120 et 121), signe d\u2019une déficience du cortex. 1214 Lava\u2026 MÉDrcaL Novembre 1951 Masson et ses collaborateurs (166) viennent de démontrer que, par injection quotidienne de cortisone, on prévient complètement l\u2019hypertrophie des surrénales chez les cobayes maintenus à un régime scorbutique.Au cours de la même expérience, ils ont constaté que la cortisone prévenait tous les symptômes du scorbut et que les animaux croissaient normalement, mais la D.C.À.au contraire, aggravait toutes les manifestations du scorbut et surtout l\u2019arthrite.Hyman et ses collaborateurs (89) ont obtenu les mêmes résultats bienfaisants avec l\u2019A.C.T.H.B.ACTION SIMILAIRE DE L\u2019ACIDE ASCORBIQUE ET'\"DES HORMONES CORTICALES SUR LE GLYCOGÈNE DU FOIE : Plusieurs auteurs ont voulu apporter une preuve indirecte de l\u2019influence de l\u2019acide ascorbique sur la sécrétion surrénalienne en démontrant que l\u2019acide ascorbique tout comme les hormones corticales augmente la glyconéogénèse au foie (7, 119, 185 et 188).Le contraire s\u2019observe chez les cobaves scorbutiques (125).C.ACIDE ASCORBIQUE ET ACTIVITÉ SURRÉNALIENNE AU COURS DU CHOC : Dugal et ses collaborateurs (38 et 39) ont montré que l\u2019acide ascor- bique, à doses massives, augmente la résistance et facilite l\u2019acclimatation du rat et du cobaye au froid ; de plus, ils ont montré que l\u2019action bienfaisante de l\u2019acide ascorbique est fonction de la concentration de cette substance dans les surrénales.Plus tard, les mêmes auteurs (40 et 189) démontrèrent que l\u2019acide ascorbique, à fortes doses, tout en protégeant l\u2019organisme contre les effets nocifs du froid attribués à une insuffisance relative des surrénales, empéchait tout de même l\u2019hypertrophie des surrénales.Les résultats précédents suggèrent fortement que l\u2019acide ascorbique influence directement ou indirectement la sécrétion hormonale du cortex de la surrénale.Par contre, il existe une liste impressionnante d\u2019observations suggérant que l'acide ascorbique ne joue pas un rôle essentiel dans l\u2019activité fonctionnelle des surrénales.Voici d\u2019après Sayers (162) les plus importantes : 1° des extraits corticaux n\u2019augmentent pas la déposition du Novembre 1951 Lavar.MÉDICAL 1215 glycogène dans le foie des animaux scorbutiques et ne corrigent pas le défaut du métabolisme des hydrates de carbone caractéristique du scorbut (117 et 124) ; 2° les patients scorbutiques excrètent les corti- coides à un taux normal (28) ; 3° ni l\u2019épinéphrine, ni l\u2019A.C.T.H.n\u2019influencent la concentration d\u2019acide ascorbique dans les surrénales de poules (14) ; 4° l\u2019A.C.T.H.produit la chute habituelle du cholestérol surrénalien, de même qu\u2019une lymphopénie, chez les cobayes dont la concentration en acide ascorbique des surrénales a été réduite pratiquement à zéro par une diète scorbutique (112).Le même résultat fut obtenu chez les humains (195).L'administration d\u2019A.C.T.H.à des patients scorbutiques provoqua en effet une réponse normale des éosinophiles ; le glutathion, le sodium et le potassium du sérum étaient à des concentrations normales ; 1l est vrai que ce résultat peut être dû à ce que l\u2019acide ascorbique n\u2019est pas nécessaire pour ces fonctions particulières du cortex, mais 1l reste la possibilité qu\u2019au stage du scorbut où ces patients ont été étudiés, il y ait eu encore dans la surrénale suffisamment d\u2019acide ascorbique pour permettre des réactions.Ces quelques preuves ne peuvent tout de même pas faire oublier les nombreuses observations mentionnées plus haut, qui nous permettent de croire que l\u2019acide ascorbique, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, influence l\u2019activité sécrétrice du cortex de la surrénale.III CONNAISSANCES ACTUELLES DE L\u2019ACTION DE L\u2019ACIDE ASCORBIQUE SUR LA PRESSION ARTÉRIELLE A.ACIDE ASCORBIQUE ET SYSTÈME CIRCULATOIRE : Dans son livre, intitulé : Vitamines et carences alimentaires, G.Mouriquant (123) mentionne que l\u2019acide ascorbique a un effet vagotonique, qu\u2019il produit de la bradycardie et de l\u2019hypotension artérielle.Cette confirmation n\u2019est cependant appuyée d\u2019aucune preuve expérimentale.On relève dans la littérature scientifique des observations, dont certaines sont contradictoires, indiquant que l\u2019acide ascorbique joue un rôle sur le système circulatoire. 1216 LavAa\u2026 MÉDICAL Novembre 1951 En 1936, Tislowitz (194) annonce qu\u2019une injection intraveineuse de 10 mgs/kg.d\u2019acide ascorbique augmente le tonus musculaire et a un effet vagotonique sur la circulation.La même année, Bruch (21) trouve que l\u2019injection de vitamine C (Cebiane) chez l\u2019humain produit de la bradycardie et de la vasodilatation probablement d\u2019origine vagale.En 1937, Daoud (27) trouve que de larges doses d\u2019acide ascorbique ont un effet dépresseur chez le chat.Schade (165) en 1935, observe des symptômes vagotoniques chez des enfants en croissance saturés d\u2019acide ascorbique (fatigue, épuisement, pouls ralenti, péristaltisme intestinal augmenté).Widenbauer (202) remarque, l\u2019année suivante, chez les enfants saturés en acide ascorbique, les symptômes vagotoniques suivants : de la dermographie, de l\u2019hyperémie, de l\u2019érythème, un péristaltisme élevé et de la bradycardie.Par contre, en 1935, Billing (12) annonçait que l\u2019acide ascorbique à une concentration de 1 par million augmentait la capacité de travail d\u2019un cœur isolé de grenouille ; à une concentration dépassant 1 par 100,000 l\u2019acide ascorbique produisait de l\u2019arythmie.Et Hoyos en 1939 (87) trouvait qu\u2019à la concentration de 1 : 10,000, l'acide ascorbique augmentait la fréquence et l\u2019amplitude des battements du cœur de grenouille.Quelques auteurs ont étudié l\u2019effet de l\u2019acide ascorbique sur le cœur isolé ou sur les vaisseaux périphériques.Gantenbein (59 et 60) en 1940, Linstead, B.P.(107) en 1942, et Rothlin en 1941 (156) ont tous trois démontré que l\u2019acide ascorbique à la dose moyenne de 1 : 20,000 avait, sur le cœur isolé de grenouille, une action inotrope et chronotrope positive.Vegter (197 et 198) a noté, lui, une contraction des vaisseaux périphériques de la grenouille à la suite d\u2019injections d\u2019acide ascorbique à différentes doses.En 1947, Richard, E., et Lee, N.S.(151), ont démontré que la première condition pathologique dans le système vasculaire périphérique des animaux scorbutiques est une hyper-réactivité des vaisseaux contractiles accompagnée de dilatation et un ralentissement du courant Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1217 sanguin.Cet état était marqué surtout au niveau des petites veinules terminales.Ces auteurs n\u2019attribuent pas cette hypotonie à une perte de l\u2019habileté contractile inhérente à ces vaisseaux, mais 1ls sont portés à croire plutôt que la déficience en acide ascorbique influencerait indirectement un des mécanismes vagotoniques : celui de la surrénale, par exemple.Il est assez difficile de tirer de ces observations une conclusion définitive, les expériences ayant été faites sur des animaux de genres différents ou étant rapportées souvent de façon incomplète.Il faut tout de même admettre que, dans tous ces cas, on a obtenu, avec l\u2019acide ascor- bique, un effet sur le système circulatoire.B.ACIDE ASCORBIQUE ET PRESSION ARTÉRIELLE : Malgré toutes ces observations concernant l\u2019action de l\u2019acide ascorbique sur le sytème circulatoire, très peu de travaux ont été entrepris afin de connaître son action sur la pression artérielle elle-même.Kasahara en 1937 (91) prétendait que, chez des cobayes anesthésiés à l\u2019uréthane, l\u2019injection de 100 mgs/kg.d\u2019acide ascorbique neutralisé augmentait la pression de 4 à 7 mm.Hg.pendant 2 à 4 min.; alors qu\u2019une injection de 200 mgs/kg,.l\u2019élevait de 10 mm.Hg.La pression des singes, avec 100 à 200 mgs/kg.augmentait de 10 à 18 mm.pendant 10 à 15 minet celle des lapins ne changeait pas.Rothlin, cependant (151), note que, chez les cobayes, lapins et chats, une injection intraveineuse de 5 à 200 mgs de vit.C/kg.n\u2019a aucun effet sur la pression.Grandon, Lund et Dill (73) ont observé l\u2019apparition d\u2019hypotension chez des patients maintenus à un régime scorbutique pendant 5 mois, l\u2019administration d\u2019acide ascorbique ramena leur pression à la normale.Davis et Poser (29) ont été les premiers à étudier l\u2019effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension ; après avoir administré quotidiennement 1 gramme d\u2019acide ascorbique à un petit nombre de leurs patients souffrant d\u2019hypertension, ils ont observé une amélioration clinique objective ou subjective et même les deux chez la plupart d\u2019entre eux.Mais Wakerlin (199) rapporta en 1944 qu\u2019il n\u2019observa aucun effet bienfaisant chez un chien hypertendu qu'il traita avec de fortes doses d\u2019acide ascorbique. 1218 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 Au moment d\u2019entreprendre nos propres expériences ces travaux étaient les seuls, rapportés dans la littérature, concernant l\u2019action de l\u2019acide ascorbique sur la pression artérielle.Mais depuis, d\u2019autres chercheurs ont remarqué que l\u2019acide ascorbique associé à l\u2019histidine améliorait l\u2019hypertension provoquée par injection de D.C.A.quand cette hypertension était d\u2019origine récente ; mais dans les cas où l\u2019hypertension était bien établie depuis longtemps, l\u2019acide ascor- bique n\u2019avait plus d\u2019effet hypotenseur (3 et 4).C.ACIDE ASCORBIQUE ET AMINES PRESSIVES : Depuis longtemps on soupçonne que la vasoconstriction périphérique responsable de l\u2019hypertension essentielle est due à l\u2019accumulation ou à l\u2019action plus marquée de certaines amines pressives.Après les travaux de Goldblatt, l\u2019hypertensine prit à ce sujet beaucoup d\u2019importance, et, dernièrement, on s\u2019intéressa vivement à la tyra- mine, produit de dégradation de la phénylalanine et de la tyrosine.Cet intérêt vient des travaux d\u2019Abel et Page (1) qui montrèrent que l\u2019action de la tyramine sur la circulation ressemble à celle de l\u2019hyper- tensine, en cecr qu\u2019elle élève la pression sans réduire la circulation sanguine.De plus Schrœder et Adams (167) ont réduit la pression sanguine des animaux et des patients hypertendus par injection de tyrosinase, ce qui est un résultat fort significatif.La phénylalanine et la tyrosine, au cours de leurs métabolisme, peuvent donner naissance à plusieurs substances, dont la thyroxine, la tyramme, l\u2019épinéphrine, la mélanine, etc.Par décarboxylation anaérobique, la phénylalanine et la tyrosine donnent naissance à la tyra- mine qui est une amine pressive.Mais si ces acides aminés sont oxydés ils se transforment en acide parahydroxyphénylpyruvique ou en 3-4 dihydroxyphénylalanine, substances n\u2019ayant aucune action pressive.II semble, d\u2019après les expériences de Raska (147) que les systèmes de décarboxylation anaérobique l\u2019emportent sur les systèmes d\u2019oxydations dans le rein ischémié, ce qui expliquerait, dans de telles conditions, la plus grande formation de substances pressives.Bien plus, le rein ischémié semble incapable de métaboliser davantage par oxydation subséquente les amines pressives provenant des acides aminés. Novembre 1951 Lava\u2026 MÉDicaL 1219 Or, Sealock et Lan (168), dans une étude sur le rôle de l\u2019acide ascor- bique dans le métabolisme des précurseurs de la mélanine : la phény- lalanine et la tyrosine, ont démontré qu'en absence d\u2019acide ascorbique la dégradation de ces substances arrêtait aux amines pressives, l\u2019oxydation subséquente devenant impossible.Mais l\u2019effet est réversible par addition d\u2019acide ascorbique.Ces expériences furent faites in vitro sur des tranches de rein provenant de cobayes scorbutiques ; les mêmes résultats furent obtenus chez l\u2019animal in vivo ainsi que chez des enfants prématurés (102, 103 et 104).+ 02 < > CH2 -HC-NH2 - COOH \u2014\u2014\u2014> OH ( > CH?- CH - NH2 - COOH phénylalanine tyrosine - CO: yr OH < > CHC=O-COOH x acide parabydroxyphénylpyruvique OH N > CH2 -CH2 - NH2 tyramine ou OH < > CH?-CHNH?- COOFI 3-4 dibydroxyphenylalanine Cette action de l\u2019acide ascorbique sur une amine pressive susceptible d\u2019être responsable de certaines hypertensions, est un indice de plus en faveur de notre hypothèse de travail voulant démontrer que l\u2019acide ascorbique influence la pression artérielle.Résumé.En somme ce relevé de la littérature scientifique n\u2019apporte aucune preuve définitive de l\u2019action de l\u2019acide ascorbique sur la pression artérielle.Tout ce qu\u2019on peut en tirer est l\u2019impression que l\u2019acide as- corbique a une certaine action hypotensive. 1220 Lavar MéÉpicaL Novembre 1951 Les observations rapportées nous autorisaient, croyons-nous, à entreprendre une étude plus approfondie de cette action de l\u2019acide ascor- bique.FEV CONCLUSIONS Cette revue de la littérature nous conduit donc à trois conclusions : 1° le cortex de la surrénale a un rôle certain à jouer dans la régulation de la pression artérielle ; 2° l\u2019acide ascorbique influence l\u2019activité sécrétrice du cortex de la surrénale ; 3° l\u2019acide ascorbique semble avoir une certaine action sur le système circulatoire.Puisque l\u2019acide ascorbique influence l\u2019activité sécrétrice du cortex de la surrénale et que ce dernier contrôle par ses hormones la pression artérielle, on est justifié de croire que l\u2019acide ascorbique exerce une certaine action sur cette pression artérielle, d\u2019autant plus que plusieurs travaux ont indiqué que l\u2019acide ascorbique produit des effets vagotoniques.Partant de ce raisonnement, nous avons recherché si l\u2019acide ascor- bique, dans des conditions déterminées, influence la pression artérielle normale, l\u2019hypertension expérimentale et l\u2019hypotension produite par un choc et, de plus, si cette action était fonction des surrénales.Afin de préciser quelque peu l\u2019effet de l\u2019acide ascorbique sur la pression artérielle, nous avons aussi étudié le scorbut en relation avec la pression artérielle.Et, enfin, dans une dernière expérience, nous avons cherché à savoir si l\u2019acide ascorbique, par son action sur la surrénale, influençait la production de l\u2019hypertensinogène.Nous avons, pour doser l\u2019hypertensino- gène, employé le test biologique de la sensibilité à la rénme. Novembre 1951 LavaL MEpicaL 1221 Deuxiéme partie TRAVAIL EXPERIMENTAL EFFET DE L\u2019ACIDE ASCORBIQUE SUR LA PRESSION ARTÉRIELLE NORMALE A.CHEZ L\u2019ANIMAL NON SURRÉNALECTOMISÉ : \\ Nos premières expériences ont eu pour but de préciser les conditions expérimentales nécessaires afin d\u2019obtenir avec l\u2019acide ascorbique une action quelconque sur la pression artérielle d\u2019un animal normal.Pour cela nous avons étudié l\u2019influence de différentes doses d\u2019acide ascor- bique ou d\u2019ascorbate de Na admmnistré par voie orale ou intrapéritonéale.1.TECHNIQUE : a) Soin des animaux : Pour toutes ces expériences, nous nous sommes servis de rats blancs mâles Wistar.Chaque rat était gardé à la température normale du laboratoire dans une cage individuelle et était nourri au Purina Fox chow et à l\u2019eau du robinet.b) Appareil utilisé pour les mesures de la pression artérielle : La pression artérielle chez nos animaux fut mesurée indirectement à l\u2019aide de la méthode pléthysmographique imaginée par Byrom et Wilson en 1938 (23), transformée et modifiée successivement par plusieurs chercheurs dont William, Harrison, Grollman (205) et Friedman (53).L'appareil tel que modifié par Friedman (53) nous a semblé s\u2019adapter le mieux au travail sur des rats non-anesthésiés, raison pour laquelle nous l\u2019avons utilisé.Nous y avons toutefois apporté quelques changements mineurs.Description de l\u2019appareil (figure 1).La première partie de cet appareil consiste en une boîte de bois de 8.5\"\u2019 de long par 3\u201d de largeur (444! \u201c cm mm == - R32 Nu ema 7 A 7 0 e- _\u2014- \u2026 ï K a - LE ia -e bw = m : : = \u2014 : = wm ae am = a= TM LU / TYOIGFJN TVAVT] lère partie 2ème partle 3ème partie Figure 1.\u2014 Schéma montrant les principales parties de l\u2019appareil pléthysmographique employé pour mesurer la pression artérielle chez le rat.1661 >1GuasoN Novembre 1951 [avar MÉDICAL 1223 et 2\u2019 de hauteur, dont les parois sont trouées de nombreuses ouvertures.Cette boîte est fermée en « a » par un bloc à coulisse qui permet de réduire la longueur de la boîte suivant la taille du rat ; ce bloc est percé d\u2019une ouverture en forme d\u2019entonnoir qui sert à immobiliser la tête de l\u2019animal tout en lui permettant de respirer librement.La boîte est fermée en « b » par une pièce qui s\u2019emboîte et dont le centre est percé d\u2019une ouverture circulaire de 34'\"\" de diamètre afin de permettre le passage de la queue de l\u2019animal.Cette boîte sert à maintenir l\u2019animal immobile le plus possible.La deuxième partie est un manchon métallique à tubulure latérale ; ce manchon est doublé intérieurement d\u2019un tube de caoutchouc rabattu et cimenté sur la paroi extérieure.La longueur du manchon est de 144'\u2019 et son diamètre, de 14\u2019.La tubulure latérale se relie à une poire en caoutchouc avec laquelle on insuffle l\u2019air qui permet de dilater l\u2019intérieur du manchon.La pression exercée ainsi se trasmet à un manomètre à mercure.Cette partie 2 de l\u2019appareil s'adapte a la racine de la queue de l\u2019animal entre la boîte et le pléthysmographe lui-même.La troisième partie est un cylindre en verre « d » de 714\" de long et de 15 à 16\u2019 de diamètre à tubulure latérale de 5 à 16\u201d\u2019 de diamètre.L\u2019extrémité «e » est fermée par un bouchon de caoutchouc percé dans son centre d\u2019une ouverture de 15\u2019 de dimètre.Une bague métallique maintient dans cette ouverture l\u2019extrémité d\u2019un tube de caoutchouc très mince « f», traversant tout le cylindre pour se replier à l\u2019autre extrémité à l\u2019extérieur du tube de verre.La tubulure latérale est reliée par un tube à deux embranchements, d\u2019une part à un tube capillaire gradué et, d\u2019autre part, à un réservoir contenant de l\u2019alcoo! coloré en rouge.Le tube capillaire et l\u2019espace «e » compris entre le tube de caoutchouc et les parois du cylindre en verre sont remplis de ce liquide.La figure 2 illustre l\u2019agencement des différentes parties de cet appareil.Utilisation de l\u2019appareil.L\u2019animal est introduit dans la boîte et y est immobilisé en ajustant les deux parties mobiles « a » et « b », en ayant soin de passer la queue de l\u2019animal par l\u2019ouverture centrale de la pièce «br».La queue est successivement introduite dans le manchon puis (9) 1224 Lavar MÉDicAL Novembre 1951 dans le cylindre pléthysmographique.A ce moment on ouvre le réservoir pour remplir d\u2019alcool la chambre du cylindre et le tube capillaire.En soufflant dans un tube de caoutchouc ajusté à l\u2019extrémité du tube capillaire, on exerce une pression positive destinée à assurer une distribution complète du liquide dans le pléthysmographe, puis on laisse le liquide s\u2019équilibrer à la pression atmosphérique.Figure 2.\u2014 Photo du montage complet de l\u2019appareil pléthysmographique.Au moyen de la poire à valve, on fait goniler le manchon pour comprimer la queue et créer un arrêt temporaire de la circulation sanguine.En relâchant graduellement la pression du manchon, 1l arrive un moment où cette pression extérieure est équilibrée par celle du sang artériel, lequel peut alors pénétrer dans la queue ; la pression veineuse est cependant trop laible pour permettre un retour du sang ; celui-ci, en s\u2019accumulant, dilate la queue et l\u2019augmentation de volume ainsi produite dans le cy- RY Novembre 1951 LavaL MEpicaL 1225 lindre se manifeste par une élévation du liquide dans le tube capillaire: Au moment où le liquide commence à monter, on lit la pression artérielle moyenne sur le manomètre à mercure.Cette pression moyenne est une valeur intermédiaire entre la pression diastolique et systolique.2.ÉTUDE DE L\u2019ACTION DE DIFFÉRENTES DOSES D\u2019ACIDE ASCOR- BIQUE SUR LA PRESSION ARTÉRIELLE DE RATS NORMAUX : a) Action de 25 mgs d\u2019acide ascorbique administrés par vote orale: La première dose étudiée fut celle de 25 mgs.Nous avons constitué deux groupes de rats d\u2019un poids moyen de 310 grammes.A un premier groupe de 19 rats, nous avons donné pendant une semaine 25 mgs d\u2019acide ascorbique par jour par voie orale.Une première dose de 12.5 mgs était administrée à 9 heures le matin et une deuxième à 2 heures de l\u2019après- midi.| Le deuxième groupe, de 20 rats, servait de témoin.| Résultats.Les résultats obtenus sont exposés dans le tableau I.L\u2019acide ascorbique À cette dose, n\u2019affecte pas la pression artérielle de façon significative.TapLEAU | Influence, sur la pression artérielle, de administration orale de 25 mgs d'acide ascorbique (pendant une semaine) Poips Poips PRESSION PRESSION DiFFÉ- t TRAITE- | INITIAL FINAL INITIALE FINALE RENCE MENTS 317.4 326.3 98.1 + 3.7 94,2 + 5.1 \u2014 3.9 0.6 Acide (19)* (18) ascorbique 309.0 3244 | 102.9 +28 106.5 + 2.0 + 3.6 1.3 Témoins (20) (20) * Nombre de rats.b) Action de 100 mgs d\u2019acide ascorbique, sous forme d\u2019ascorbate de sodium, administrés par voie intrapéritonéale.Protocole.A 25 rats mâles d\u2019un poids moyen de 210 grammes de pression initiale normale, nous avons injecté par voie intrapéritonéale, 1226 Lavar MeEbpicac Novembre 1951 pendant 4 jours, 100 mgs d\u2019acide ascorbique.Trois fois par jour, 4 9 heures a.m., à 2 heures p.m.et 4 5 heures p.m., ils recevaient une injection de 0.5 c.c.d\u2019une solution contenant 66.6 mgs d\u2019acide ascorbique par c.C.Chaque jour nous avons mesuré leur pression artérielle.Résultats.Comme le démontrent les résultats rapportés dans le tableau 2, ce traitement n\u2019eut aucun effet significatif sur la pression.TABLEAU 2 DiFFÉ- DiFFE- INITIALE APRÈS APRÈS APRÈS RENCE RENCE NOMBRE I 1 JOUR |2 JOURS|3 JOURS| ENTRE t ENTRE t D\u2019ANI- II III IV I er ler MAUX III IV Pression.| 104.5 103.0 103.1 102.2 \u2014 1.4 0.5 \u2014 2,3 0.0 +19 +02|+19 +17 mm.Hg.+ \u2014 25 Poids.{ 211.1 211.6 209.0 214.5 grs ¢) Action de 150 mgs d\u2019acide ascorbique, sous forme d\u2019ascorbate de sodium administrés par voie intrapéritonéale : 1.1re expérience Protocole.Afin d\u2019obtenir la pression moyenne normale d\u2019un rat de 200 grammes, nous avons mesuré la pression artérielle de 131 rats au moment où ils avaient atteint ce poids.Nous avons alors obtenu une valeur moyenne de 107.6 + 1.0 mm.Hg., qui se compare favorablement avec celles rapportées par Friedman pour des rats normaux (55).Puis à un groupe de 22 autres rats de même poids nous avons injecté» par voie intrapéritonéale, 150 mgs d\u2019acide ascorbique par jour, sous forme de 3 mjections de 0.5 c.c.d\u2019une solution d\u2019ascorbate de sodium contenant 100 mgs d\u2019acide ascorbique par c.c. Novembre 1951 Lavar MépicaL 1227 A un deuxième groupe de 21 rats, nous avons injecté de la même façon trois fois par jour 0.5 c.c.d\u2019une solution de NaHCO*, contenant le même pourcentage de sodium que la solution d\u2019ascorbate de sodium.Le but de ces injections était de contrôler l\u2019effet de l\u2019injection elle-même ainsi que l\u2019effet du sodium contenu dans l\u2019ascorbate.Enfin, un troisième groupe de 16 rats ne reçut aucun traitement et servit de témoin.Après 48 heures, nous avons mesuré la pression de tous ces animaux.Résultats.feste.L\u2019effet hypotenseur de l\u2019acide ascorbique est ici mani- TABLEAU 3 Influence, sur la pression artérielle, de l\u2019injection intrapéritonéale de 150 mgs d\u2019acide ascorbique (sous forme d\u2019ascorbate de Na).Poins Poips PRESSION PRESSION , INITIAL FINAL INITIALE FINALE Dirré- t Tnarre- (grs) (grs) (mm.Hg.) APRES RENCE MENTS 48 HEURES 202.5 203.3 107.6 + 1.0 87.9 + 1.9 \u2014 19.7 9.3 Ascorbate (131) * (22) 199.3 200.8 107.6 + 1.0 104.0 + 3.5 \u2014 3.6 0.7 Bicarbonate (131) (21) 192.6 191.0 107.6 + 1.0 107.1 + 1.9 \u2014 0,5 0.0 Témoins (131) (16) * Nombre de rats.Alors que la pression des témoins et celle des traités au bicarbonate de soude ne varient presque pas, celle des traités à l\u2019acide ascorbique subit une chute de 19.7 mm.de Hg.(tableau 3).2.2e expérience Protocole.Nous avons répété l\u2019expérience précédente sur un nouveau groupe de rats pesant en moyenne 190 grammes.Mais cette fois-ci nous avons prolongé l\u2019expérience jusqu\u2019à quatre jours, en mesurant la pression de nos animaux tous les jours.De plus, 1228 Lavar.MÉDICAL Novembre 1951 la pression initiale était celle des animaux eux-mêmes et non pas une pression moyenne comme dans l\u2019expérience précédente.Le traitement donné est exactement le même.Pendant quatre jours consécutifs, les rats du 1°\" groupe ont reçu quotidiennement par vole intrapéritonéale 150 mgs d\u2019acide ascorbique, sous forme d\u2019ascorbate de sodium, ceux du 2° groupe : 0.5 c.c.de NaHGO* et ceux du 3° groupe ont servi de témoins.mm J Heo 4?Injections 120 110 Tre Témoins 100 .\u2014\" Ascorbate 0 1 2 3 5 jours T T r T Figure 3.\u2014 Effet de l\u2019injection de 150 mgs d\u2019acide ascorbique sur la pression artérielle.Résultats.Par nos mesures quotidiennes de la pression nous avons pu nous rendre compte au cours de cette expérience-ci que la chute de pression provoquée par l\u2019ascorbate de sodium se manifeste dès les premières vingt-quatre heures, pour se maintenir basse jusqu\u2019au quatrième jour (tableau 4 et figure 3).La différence de pression observée respectivement après 1, 2, 3 et 4 jours est très significative chez les traités à l\u2019acide ascorbique, tandis qu\u2019elle ne l\u2019est pas chez les autres groupes. Novembre 1951 Lava\u2026.MÉDICAL 1220 d) Action de 150 mgs d\u2019acide ascorbique, administrés par roie intra- péritonéale : En employant toujours les mêmes conditions expérimentales, nous avons entrepris cette expérience-c1 afin de savoir si l\u2019injection intra- péritonéale de 150 mgs d\u2019acide ascorbique aurait le même effet hypo- tenseur que le sel de Na de ce même acide.Tous les jours nous préparions une nouvelle solution avec de l\u2019eau bidistillée afin d\u2019éviter une oxydation rapide toujours possible de l\u2019acide ascorbique.Au cours de la journée nous conservions notre solution à la glacière.Résultats (tableau 5).Les deux premiers jours, la chute de pression apparaissant à la suite de ce traitement est hautement significative, mais le troisième Jour, l\u2019action hypotensive de l\u2019acide ascorbique est beaucoup moindre ; au point de vue statistique, la chute de pression n\u2019est pas significative dans le dernier cas.Nous noterons en passant qu\u2019au cours de notre expérience nous nous sommes rendu compte que les animaux traités à l\u2019acide ascorbique maigrissaient sensiblement alors qu\u2019ils maintiennent leur poids quand ils reçoivent la même dose d\u2019acide ascorbique sous forme d\u2019ascorbate de sodium.e) Action de 150 mes d\u2019acide ascorbique sous forme d\u2019ascorbate de so- 8 q ; dium administrés par vote orale : Les deux dernières expériences démontrent donc que par injection intrapéritonéale, l\u2019acide ascorbique comme l\u2019ascorbate de sodium, à la dose de 150 mgs par jour, a un effet hypotenseur marqué.Afin de savoir si le mode d\u2019administration pouvait influencer de quelque façon cette action hypotensive de l\u2019acide ascorbique, nous avons étudié dans cette dernière expérience l\u2019effet de 150 mgs d\u2019ascorbate de sodium administrés par voie orale.Protocole.A 20 rats blancs, d\u2019un poids moyen de 335 grammes, nous avons donné, tous les jours par la bouche, 150 mgs d\u2019acide ascorbique Influence, sur la pression artérielle, de l\u2019injection intrapéritonéale TABL EAU 4 de 150 mgs d\u2019acide ascorbique (sous forme d\u2019ascorbate).Poips Porps PRESSION PRESSION PRESSION PRESSION PRESSION D1FFÉ- INITIAL FINAL INITIALE 1 JOUR 2 Jours 3 JOURS 4 JOURS RENCE t TRAITE- (grs) (grs) I Il IH IV V ENTRE MENTS ler V 189.7 193.0 117 + 3.2 96 + 3.4 98 + 3.4 98 + 5.1 100 + 4.4 \u2014 17 3.1 Ascorbate (8)* (8) (8) (8) (8) 188.2 185.5 111 + 4.1 113 + 3.5 110 + 3.1 114 + 2.0 115 + 5,5 + 4 0.5 Bicarbonate (8) (8) (8) (8) (8) 191.6 200.0 106.7 + 2.4 109 + 5,3 108.9 + 3.8 11! + 44 106.6 + 4.9 \u2014 0.1 0.0 Témoins (11) (11) (11) (rn (10) * Nombre d\u2019animaux.TABLEAU 5 I APRÈS APRÈS APRÈS Dirré- Dirr£- DiFrÉ- NOMBRE NITIAL 1 JOUR 2 Jours 3 Jours RENCE t RENCE t RENCE t D\u2019ANI- I Il II IV ENTRE ENTRE ENTRE maux Ier ll I eT III l er IV \u2018 Pression.102.9 90.7 90.2 96.8 \u2014 12.2 3.8 \u2014 12.7 4.2 \u2014 6.1 1.8 (mm.Hg.).\u2026.+ 1.9 + 2.6 + 2.4 + 2,8 25 Poids (gr.).203.6 193.0 188.5 186.2 OECT TVOIQA[\\ TVAYT 1661 2IqUIdAON] Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1231 sous forme d\u2019ascorbate de sodium ; trois fois par jour ils recevaient 0.5 c.c.d\u2019une solution contenant 100 mgs d\u2019acide ascorbique par c.c.Un groupe de 19 rats servit de témoin.Le 1°\", le 3° et le 7° jour, nous avons mesuré leur pression.Résultats (tableau 6).TABLEAU 6 Influence, sur la pression artérielle, de l\u2019administration orale de 150 mgs d\u2019acide ascorbique (sous forme d\u2019ascorbate de Na).p | PRES- PRESSION DiFFE- Poips Porns RESSION SION APRÈS RENCE TRAITE- INI- APRÈS INITIALE APRÈS { sEM.ENTRE t MENTS TIAL 1 SEM.I 48 HRES Il ITI ler IH 329 320 110.9 + 4.6 98.1 89.2 + 3.8 \u2014 218 3.7 Ascorbate (20) * (20) 337 335 111.0 + 4.6 108.3 + 3.4 \u2014 2.7 0.58 Témoins (19) (19) * Nombre de rats.Ce résultat nous montre que l\u2019acide ascorbique à forte dose a le même effet hypotenseur par voie orale que par voie Intrapéritonéale.Résumé.Afin de synthétiser tous les résultats obtenus au cours des cinq expériences précédentes, nous les avons condensés graphiquement ; la figure 4 exprime donc, en pourcentage de diminution ou d\u2019augmentation suivant le cas, les variations de pressions obtenues.Nos résultats démontrent donc que l\u2019acide ascorbique à forte dose (150 mgs/jr) a une action hypotensive marquée et soutenue sur la pression artérielle normale.Administré par voie orale ou par voie intrapéritonéale, son action est la même.Mais donné sous forme d\u2019un sel de sodium, son effet hypotenseur est plus marqué et de plus longue durée. CECI 4 mm.Hg es -.- - = - e Témoins 6 -X-x-X-x-x-X-e Bicarbonate de Na, i.p.e-0-o-o-0-e Acide ascorbique, 25 mgs oral +20 e eAscorbate de Na, 100 mgs 1l.p.»-a-a-a-a-e Ascorbate de Na, 150 mgs oral e e Acide ascorbique, 150 mgs 1.p.+10 s AVVW«WN* Ascorbate de Na, 150 mgs 1.p.e-.- \u201c3 * Sa \u201c_ 4e Xe X~ Kom er TVOIAd[\\ IVAVT] mR R= 9 Sag eo 99 Om Om 0=0=0=0=m papal wm -10 \\ Dee © serres \u2014\u2014 2 A-a-a AAR oe NANA 0 ~~ -20 1 2 3 4 5 7 Jours [C6] 21GWU3A0N Figure 4.\u2014 Variations de la pression artérielle, exprimées en pourcentage, sous l\u2019effet de différentes doses d\u2019acide ascorbique. Novembre 1951 LavaL MEbpicaL 1233 B.CHEZ L\u2019ANIMAL SURRENALECTOMISE : De nombreuses expériences ont démontré, d\u2019une part, l\u2019importance du cortex de la surrénale dans le mécanisme hormonal régulateur de la pression artérielle et, d\u2019autre part, l\u2019influence de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019activité sécrétrice de cette même glande.Comme nos propres résultats ont déjà attribué à l\u2019acide ascorbique une action hypotensive marquée, il était logique de songer à un rôle intermédiaire de la surrénale dans cette action de l\u2019acide ascorbique sur la pression artérielle.L\u2019étude de l\u2019effet de l\u2019acide ascorbique sur la pression d\u2019un animal surrénalectomisé devait nous indiquer si, oui ou non, la présence des surrénales est essentielle à cette action hypotensive de l\u2019acide ascorbique.Protocole : Technique opératoire.Sur un groupe de +1 rats blancs d\u2019un poids moyen de 210 grs, dont la pression était normale, nous avons pratiqué une surrénalectomie bilatérale suivant la technique opératoire suivante : sous anesthésie à l\u2019éther, nous pratiquons une incision médiane d\u2019une longueur d\u2019environ trois centimètres sur le dos de l\u2019animal, à peu près au niveau des dernières côtes.De chaque côté de cette ouverture, nous dégagerons à l\u2019aide d\u2019un scalpel la peau du plan musculaire sous-jacent.Une nouvelle incision est ensuite pratiquée dans le tissu musculaire, parallèlement à la dernière côte.A l\u2019aide d\u2019une pince recourbée, les surrénales sont alors excisées en avant soin de ligaturer les vaisseaux du pédoncule.Traitement.Quatre jours après l\u2019opération, nous mesurons de nouveau la pression artérielle de chaque rat.Nos animaux sont alors divisés en quatre groupes : le groupe I reçoit, par voie intrapéritonéale, à trois reprises différentes au cours de la journée, 50 mgs d\u2019acide ascorbique sous forme d\u2019ascorbate de sodium dans un volume de 0.5 c.c.; le groupe I! reçoit 0.5 c.c.de NaHCO?d\u2019une solution à 47.5% ; le groupe III (témoin) ne reçoit aucun traitement ; enfin le dernier groupe IV reçoit la même quantité d\u2019acide ascorbique que le groupe I sauf qu\u2019ici les rats ont accès à une solution de NaCI à 1% au lieu d\u2019eau du robinet. pedi an Hg.e=0=0=0-\u2014¢ Ascorbate de sodium (Boisson: NaCl: 1%).®~ = = =~ ~0¢ Témolins > 110 e e Ascorbate de sodium (Boisson: eau).& + \u2014\u2014 NaHCO3.100 La S S e=0=\u2014 = 5e \u2014-90=-0\u2014 90e vo 0 90 te 0 - 0 0 s-0-0., 07° NX, UE / Se 80 o \u2014 TVOIGF]N TVAYT T 70 Injections 2 3 y 5 A 7 8 9 10 Jours Figure 5.\u2014 Effet de l\u2019acide ascorbique sur la pression des rats surrénalectomisés.[56] 21quaA0N Novembre 1951 Lavar MEDICAL 1235 Tous les animaux sont traités ainsi pendant trois jours consécutifs et chaque matin, nous mesurons leur pression.Résultats.Comme le montre le tableau 7 et la figure 5, tous les groupes ont réagi de la même façon.L\u2019acide ascorbique n\u2019a aucun effet sur [a pression artérielle, en absence des surrénales.TABLEAU 7 Effet de l\u2019acide ascorbique sur la pression artérielle des rats surrénalectomisés PRESSION Nom- PRESSION 4 JOURS TRAITEMENT PRESSION PRESSION PRESSION Grou- BRE INITIALE APRES ° 1 Jour 2 JOURS 3 JouRrs PES D\u2019ANI- (mm.Hg.) SURÉN A- 4e LE APRÈS APRÈS APRÈS MAUX LECTOMIE JOUR (mm.Hg.)|(mm.Hg.)|(mm.Hg.) (mm.Hg.) | 13 104 84 Ascorbate 85 85 82 de Na 150 mg./jr TI 9 103 82 Bicarbonate 88 81 82 de Na 0.5 c.c./jr 111 10 104 86 Témoins 81 85 82 IV 9 104 93 Ascorbate a3 20 7 de Na 150 mg./jr surré le, par l\u2019abaisseme essi u\u2019elle uit, ne La surrénalectomie, par l\u2019aba nt de pression Ile produit permet donc pas d\u2019observer l\u2019effet hypotenseur de l\u2019acide ascorbique.On pourrait objecter que la surrénalectomie ayant elle-même abaissé la pression artérielle, 1l devient impossible à l\u2019acide ascorbique de l\u2019abaisser davantage ; en d\u2019autres mots, nous ne serions plus ici dans les mêmes conditions que dans nos expériences précédentes ; nous étudierions, dans le cas présent, l\u2019effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypotension et non sur la pression normale. 1236 Lava\u2026.MÉDICAL Novembre 1951 Cette objection tombe, croyons-nous, devant le fait que même sur le groupe IV, l\u2019acide ascorbique n\u2019a aucun effet ; la pression moyenne de ce groupe, bien qu\u2019ayant baissé quelque peu à la suite de la surrénalec- tomie, est très légèrement en dehors des variations limites ordinairement observées chez les rats normaux de ce poids (comme pression normale moyenne mesurée sur 131 rats du même poids nous avons trouvé 107.6 mm.de Hg.soit une moyenne comprise entre 96.2 et 119.0 mm.Hg., or, chez le groupe IV, l\u2019essai à l\u2019acide ascorbique fut fait le 4° Jour après la surrénalectomie et, à ce moment, la pression moyenne du groupe était de 93 mm.Hg.alors qu\u2019au début elle était de 104 mm.Hg.Conclusion : Dans cette première partie de notre travail expérimental, nous de- montrons donc que l\u2019acide ascorbique à forte dose (150 mgs/jr) a un effet hypotenseur marqué et soutenu sur la pression artérielle chez le rat intact.Administré par voie orale ou intrapéritonéale, son action sur la pression est la même, mais donné sous forme d\u2019ascorbate de sodium son effet hypo- tenseur est pius marqué et de plus longue durée.De plus, nos expériences démontrent que la présence des surrénales est nécessaire pour que l\u2019action hypotensive de l\u2019acide ascorbique se manifeste.On verra aussi plus loin que l\u2019acide ascorbique n\u2019a pas non plus d\u2019effet hypotenseur chez l\u2019animal hypertendu auquel on a préalablement enlevé les surrénales.Il EFFET DE L\u2019ACIDE ASCORBIQUE SUR L\u2019HYPERTENSION EXPÉRIMENTALE Ces premiers résultats nous ont encouragé à poursuivre notre étude et à entreprendre une nouvelle série d\u2019expériences dans le but d\u2019étudier l\u2019effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension.Comme au point de vue pratique, l\u2019intérêt d\u2019une substance à action hypotensive réside surtout dans son emploi clinique pour abaisser une pression trop élevée plutôt qu\u2019une pression normale, nous nous devions dorénavant de diriger nos efforts vers cette étude. Novembre 1951 Lava\u2026.MÉDICAL 1237 Au fait, d\u2019autres raison aussi importantes nous poussaient à entreprendre cette recherche : l\u2019emploi d\u2019une nouvelle substance hypotensive est toujours susceptible en recherche d\u2019éclairer le problème si complexe de l\u2019hypertension.De plus, comme on admet généralement que le cortex des surrénales joue dans l\u2019hypertension un rôle des plus Importants, et comme plusieurs des résultats rapportés dans la première partie de notre travail nous portaient à croire que l\u2019acide ascorbique influençait l\u2019activité sécrétrice de ce même cortex, nous avions toutes les raisons de supposer que l\u2019action hypotensive de l\u2019acide ascorbique s'exercerait encore davantage dans les cas d\u2019hypertension.D'ailleurs quelques auteurs, dont Davis et Poser (29) avaient déjà observé que l\u2019administration d\u2019acide ascorbique à des patients souffrant d\u2019hypertension, amenait chez ceux-ci une amélioration clinique objective ou subjective.Pour toutes ces raisons, nous avons étudié l\u2019effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension produite par les quatre façons suivantes : a) une longue exposition à un stress (170) ; b) un excès de NaCI dans l\u2019eau de boisson (16 et 159) ; c) compression rénale (77) ; d) mjection de désoxy- corticostérone (58 et 137).C\u2019est l\u2019importance généralement reconnue au cortex surrénalien dans ces différentes hypertensions qui nous ont incité à les choisir pour notre étude.De plus, au point de vue pratique, ces méthodes expérimentales avaient des avantages techniques indiscutables.A.CHEZ L\u2019ANIMAL NON SURRÉNALECTOMISÉ : 1.HYPERTENSION DUE A UNE LONGUE EXPOSITION AU FROID : a) Effet de injection d\u2019acide ascorbique : 1.1re expérience Protocole.En 1943 Selye (170) rapportait pour la première fois qu\u2019une longue exposition au froid provoquait de l\u2019hypertension.Il attribuaut alors cette élévation de pression à une plus grande production surrénalienne de désoxycorticostérone.Cette hypertension convenait parfaitement bien a notre étude de l\u2019effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019élévation de la pression. 1238 Lavar.MÉDicaL Novembre 1951 Dans une chambre froide (\u20142°C.a 0°C.) nous avons donc placé 32 rats pesant en moyenne 295 grammes.Seize de ces rats recevaient comme boisson une solution de NaCl à 1% et les 16 autres l\u2019eau du robinet.Des témoins de ces deux groupes étaient gardés à la température normale.Résultats.La pression normale des 64 rats était avant la répartition des groupes de 87.7 mm.de Hg.en moyenne.Après un mois, voici quelle était la pression moyenne de chaque groupe (tableau 8).TABLEAU 8 TEMPÉRATURE NORMALE Froip 1 DIFFE- : RAITEMENT Pression Pression Pression Pression RENCE initiale |aprés 1 mois| initiale |aprés 1 mois Eau.88.7 + 3,3 85 + 3.4 90.6 + 2.2 108 + 6.6 + 17,4 2.5 (16) * (16) (16) (16) NaCI 1°.| 86.3 + 3.1 84.4 + 3.0 85.8 + 5,5 117 + 7.7 + 292 2.2 (16) (16) (16) (16) * Nombre d\u2019animaux.Au froid parmi les seize qui ne consommaient que de l\u2019eau, quatre ont manifesté une augmentation de pression d\u2019environ 58%, tandis que parmi les seize buvant du NaCl à 1%, six montraient une augmentation de pression d\u2019environ 54%.Nous avons divisé les 10 rats devenus hypertendus en deux groupes de 5.Au premier groupe nous avons donné 150 mgs d\u2019acide ascorbique en trois injections intrapéritonéales de 50 mgs chacune, à toutes les quatre heures.Au deuxième groupe nous avons injecté du bicarbonate de sodium suivant le même protocole.Comme le montre la figure 6, dès une heure après la première injection, la pression moyenne des cinq rats ayant reçu de l\u2019acide ascor- bique baisse de 130 mm.de Hg.à 103 mm.Hg., soit une chute de 26%, mmHg (01) h 130 oe 120 1S61 2IqUISAON eo\u201d \u2014\" 110 - | LT {ss 100 IN IVAYT] \u2018 TVIIO3 90 oma a = e Bicarbonate e e Ascorbate TTT 80 Injections 30 jours 01 5 18 2h 8 65 heures 6ECI Figure 6.\u2014 Effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension due à une longue exposition au froid. 1240 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 tandis que celle des animaux traités au bicarbonate passe de 124 à 132 mm.de Hg., soit une élévation non significative de 7%.65 heures après la première injection on peut voir que l\u2019effet des 150 mgs d\u2019acide ascorbique dure encore, alors que la pression des témoins ayant reçu du bicarbonate se maintient toujours élevée.2.2e expérience Afin de confirmer sur un plus grand nombre d\u2019animaux les résultats précédents, nous avons refait l\u2019expérience sur un nouveau groupe de rats.Protocole.Nous avons placé dans une chambre froide (\u20144°C.à +1°C.), 126 rats mâles pesant en moyenne 300 grammes.Ils étaient gardés dans des cages séparées et nourris au Purina Fox chow et à l\u2019eau du robinet.Toutes les semaines nous avons mesuré leur pression sans les endormir, en nous servant de la méthode pléthysmographique.Dès qu\u2019un animal manifestait une élévation de pression d\u2019au moins 40 mm.Hg, nous nous en servions pour faire notre expérience.Des 126 rats du début, 1l nous en est resté 27 dont la queue n\u2019était pas nécrosée et qui étaient devenus hypertendus.Parmi ces vingt-sept rats, cinq ont reçu tous les jours par voie orale, durant leur exposition au froid, 150 mg.d\u2019acide ascorbique sous forme d\u2019ascorbate de sodium ; ces cinq rats forment le groupe III.Les vingt-deux autres ont été divisés en deux groupes : le groupe I en comprend 16 et le groupe 11, 6.Nous avons donné au groupe I, 50 mgs d\u2019acide ascorbique (0.5 c.c.) sous forme d\u2019ascorbate de sodium, par injection mtrapéritonéale ; au groupe II, 0.5 c.c.d\u2019une solution de NaHCO* contenant autant de sodium que les 0.5 c.c.d\u2019ascorbate de sodium ; et au groupe III, 150 mgs d\u2019acide ascorbique, sous forme d\u2019ascorbate de sodium, toujours par injection intrapéritonéale.La pression fut mesurée immédiatement avant l\u2019injection et une heure après.A la fin de l\u2019expérience, quelques-uns des animaux furent sacrifiés pour en prélever les reins et en faire l\u2019examen histologique après les avoir fixés au Bouin, sectionnés à 5 u et colorés à l\u2019hémalun-érythrosine-sa- fran. mn Hg, (I): acide ascorbique: 50 mgs Oem === * (III): acide ascorbique: 150 mg (Rats _gavés en acide ascorbique pendant 2 5 mois) 1606 0 \u2014 (II): NaHCO3: 0.5 cc 1,0 (II) 120 100 e (I, Injections 80 Exposition au froid 1 hr.après l'injection Temps Figure 7.\u2014 Effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension provoquée par une longue exposition au froid.1661 2.1(] WIAON] TVDIGA}N IVAVT] vl 1242 Lavar MÉDrcaL Novembre 1951 Résultats.Nous avons constaté que la pression artérielle baissait de 27% en moyenne chez les rats traités à l\u2019acide ascorbique mais qu\u2019elle demeurait invariable chez ceux traités au NaHCO?*, comme d\u2019ailleurs chez ceux qui avaient reçu 150 mgs d\u2019acide ascorbique par la bouche tout le temps de leur exposition au froid (figure 7).Ces nouveaux résultats confirment donc l\u2019action hypotensive de l\u2019acide ascorbique observée au cours de notre première expérience.Quant aux coupes histologiques des reins des animaux hypertendus examinés, elles ne nous ont révélé aucune lésion.Ce fait porte à croire que l\u2019hypertension provoquée par une exposition prolongée à un stress tel que le froid, est plus physiologique que pathologique.Pour sa part Selye (170) l\u2019avait attribué à une hypersécrétion du cortex surrénalien.b) Nature de l\u2019hypertension obtenue au froid : Si réellement l\u2019hypertension provoquée par une résistance prolongée au froid était due à une hypersécrétion glandulaire sans lésions rénales, elle devrait disparaître avec la cause responsable du stress, c\u2019est-à-dire avec le retour des rats à la température normale.~ Protocole.Pour réaliser cette expérience, nous avons exposé 54 rats d\u2019un poids moyen de 300 grammes à un froid de \u2014 2°C.pendant deux mois.Ces animaux étaient gardés dans des cages individuelles, et étaient maintenus au Purina Fox chow et recevaient l\u2019eau du robinet ad libitum.Après deux mois d\u2019expérimentation, trente avaient survéeu.À ce moment nous en avons sacrifié onze et nous avons pesé leurs surrénales.Les dix-neuf autres furent ramenés à la température normale et un mois plus tard nous pesions leurs surrénales après les avoir sacrifiés.Les modifications de la pression ont été étudiées sur huit seulement des 19 rats ramenés à la température normale.Tous les autres avaient une queue trop nécrosée pour permettre une étude complète.Résultats.On trouvera, résumés dans la figure 8 et le tableau 9, les résultats obtenus concernant le poids des surrénales et la pression des hypertendus.Les résultats obtenus sont donc les suivants : 1° retour à une pression normale des animaux hypertendus ramenés à [a température de la mm Hg.T : Ramenés à la température normale 146] °IGU9A0N 150 140 130 TVOICA]N TVAYT 120 110 \u20ac\u2014\u2014 2 mois à -2°c.v 100 10 20 30 Lo 50 60 70 80 90 jours EFCI Figure 8.\u2014 Influence d\u2019un retour à la température normale sur l\u2019hypertension causée par une exposition de 2 mois à \u2014 2°C. 1244 LavaL MEbicaL Novembre 1951 TABLEAU O Surrénales : Nossre Poips Poips SURRENALES DIFFE- TRAITEMENT D\u2019ANI- .t INITIAL FINAL (mgm.) RENCE MAUX Rats exposés 2 mois 4d \u20142°C.11 294 265 44.43 + 3.5 \u2014 J 10.6 2.8 Rats exposés 2 mois à \u2014 2°C.et ensuite 1 mois à la la température ; normale.19 301.0 333.8 33.8 + 1.4 Pressions : | Dare PRESSIONS DIFFÉRENCE t Entrée au froid : 29/6 110 + 5.0 + 38.7 5.3 20/8 142 +/4.0 | f Sortie du froid : 29/8 148.7 + 5.4 1 sem.après.5/9 124 + IY 2 sem.aprés.13/9 117 + > 322 2.4 3 sem.après.19/9 107 + 6.7 / 4 sem.après.27/9 117.5 + 10.8 yd / chambre ; 2° régression dans l\u2019hypertrophie des surrénales sous les mêmes conditions.Ce retour à une pression normale accompagnant une régression concomitante dans l\u2019hypertrophie des surrénales à la suite de la disparition de la cause responsable du stress, de même que l\u2019absence de lésions rénales, sont autant d\u2019observations qui nous portent à croire que l\u2019hypertension obtenue au froid était due à l\u2019hypersécrétion des hormones corticales.Cette hypothèse n\u2019exclut pas cependant l\u2019imtervention du mécanisme rénal (rénine) car, il peut très bien exister dans cette hypertension un déséquilibre quelconque dans l\u2019activité ou le métabolisme des Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1245 tissus rénaux sans qu\u2019aucune lésion n\u2019apparaisse encore au microscope, c\u2019est-à-dire sans qu\u2019aucun changement dans la forme des cellules ne soit encore visible.2.HYPERTENSION DUE A UN EXCÈS DE NACI DANS L\u2019EAU DE BOISson : Protocole.Nous avons donné pendant 31, mois du NaCl a 19, comme eau de boisson à 16 rats mâles d\u2019un poids moyen de 300 grammes et nous avons observé que six d\u2019entre eux manifestaient une élévation de pression moyenne de 65 mm.de Hg.au bout de ce laps de temps.Après avoir vérifié, pendant quelques jours, que cette haute pression se maintenait définitivement à un niveau très élevé au-dessus de la normale, nous avons donné à ces animaux, par injection intrapéritonéale, 150 mgs d\u2019acide ascorbique sous forme d\u2019ascorbate de Na.Immédiatement avant l\u2019injection, de même qu\u2019une heure et 19 heures plus tard, nous avons mesuré leur pression.Résultats.Voici, résumés dans la figure 9 et le tableau 10, les résultats de cette expérience.On y voit que l\u2019acide ascorbique abaisse sensiblement cette hypertension et que dix-neuf heures apres son administration, son effet hypotenseur se fait encore sentir.Quelle que soit l\u2019étiologie de cette hypertension, notons pour le moment que l\u2019acide ascorbique abaisse sensiblement cette élévation de pression.3.HYPERTENSION DUE A UNE COMPRESSION RÉNALE : Protocole.Nous avons provoqué cette hypertension en nous servant de la méthode décrite par Grollman (77).Cette méthode consiste à comprimer un rein au cours d\u2019une première opération ; après avoir dégagé le rein de sa capsule, on l\u2019entoure d\u2019un fil de coton n° 10 en faisant une figure de huit et on serre suffisamment pour comprimer le rein sans que le fil pénètre dans le tissu rénal ; au cours d\u2019une deuxième opération, effectuée 12 Jours après la première, on enlève l\u2019autre rein.Les opérations ont été faites sans asepsie si ce n'est qu\u2019avant de coudre la plaie nous y avons saupoudré du sulfathiazole. 74! mmHg 160 140 120 100 Tt) TVOICA}N 1VAV] Injection 80 &\u2014 3: moi s \u2014> 1 19 heures Figure 9.\u2014 Effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension causée par un excés de NaCl dans I\u2019eau de boisson.1661 °1quaaoN ee os = TaBLEAU 10 Influence de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019bypertension causée par du NaCl à 1% pris comme boisson.1661 a1quranoN Poips PRESSION INJECTION PRESSION PRESSION Poips APRÈS PRESSION APRÈS 1 HEURE N° INITIAL INITIALE DE 150 MGs 19 HEURES 314 mois 314 mois Ac.asc.APRES APRES (grs) (grs) (mm.Hg.) (mm.Hg.) (c.c.) (mm.Hg.) (mm.Hg.) 325 408 72 132 0.6 102 132 321 398 66 160 0.6 108 150 287 413 98 130 0.6 66 86 TVIIGAHN TVAYT] 264 395 98 140 0.6 80 J 275 422 82 150 0.6 132 134 299 428 76 172 0.6 90 120 Moyenne eee ea 295 411 82 147 96 119 LYT1 1248 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 Nous avons employé des rats mâles d\u2019un poids moyen de 200 grammes.Le reste du protocole est identique à celui des deux expériences précédentes.Dès qu\u2019un animal manifestait de l\u2019hypertension soutenue pendant quelques jours, nous lui injections par voie intrapéritonéale 50 mgs d\u2019acide ascorbique sous forme d\u2019ascorbate de Na, et 1 heure après nous mesurions de nouveau sa pression.Nous avons ensuite sacrifié tous les animaux et prélevé les organes qui, 4 I\u2019examen macroscopique, paraissaient anormaux ; nous les avons fixés au Bouin et colorés à l\u2019hématoxyline-éosine-bleu de méthylène et au Mallory.Résultats : Examens microscopique.Chez 8 de ces rats hypertendus opérés 5 ou 6 mois auparavant, nous avons observé les mêmes lésions rénales et vasculaires déjà décrites par Selye (179) et Masson (115).Ces lésions consistaient surtout en une dilatation modérée des tubules, avec un épithélium aplati, des cellules atrophiées et des magmas albumineux, des glomérules élargis où l\u2019on observe un début d\u2019hyali- nisation de l\u2019artériole afférente s\u2019étendant parfois jusqu\u2019entre les anses vasculaires.Chez quelques-uns nous avons observé une panartérite au sein du mésentère.Effets de l\u2019acide ascorbique.On peut voir, par le tableau 11, que dès le douzième jour après la première opération (compression d\u2019un rein) les rats 2, 264 et 262 étaient déjà hypertendus.L\u2019injection intrapéri- tonéale de 50 mgs d\u2019acide ascorbique, sous forme d\u2019ascorbate de sodium, eut pour effet de provoquer au bout d\u2019une heure une chute de pression très marquée chez ces animaux.Mais dès 8 heures après l\u2019injection, ceux-ci étaient de nouveau hypertendus (figure 10).Le lendemain, l\u2019injection de 0.5 c.c.de NaNCO3, n\u2019eut aucun effet sur la pression de ces mêmes rats.| Comme en rend compte le tableau 12, l\u2019acide ascorbique eut le même effet sur les rats : 257, 254, 249, 200 et 258, chez qui l\u2019hypertension n\u2019est apparue qu\u2019après néphrectomie du rein droit, opération entreprise 12 jours après la compression du rein gauche.Quelques-uns reçurent du TABLEAU 11 Influence de l'acide ascorbique sur la pression des rats rendus bypertendus par compression rénale unilatérale 1 2 4 8 24 1 24 N° 3/11 15/11 17/11 17/1 HEURE HEURES HEURES HEURES HEURES 18/11 HEURE HEURES, PRESSION|PRESSION|PRESSION /11 APRES APRES APRES APRES APRES /1 APRES APRES PRESSION |PRESSION|PRESSION|PRESSION {PRESSION PRESSION|PRESSION 2 126 160 164 92 136 142 166 170 170 174 264 110 178 150 Inj.intra- 06 90 110 134 150 Inj.intra- 152 164 péritonéale péritonéale \u2014\u2014\u2014| de 50 mgs [\u2014\u2014\u2014\u2014 de 0.5 c.c.Ac.asc.de NaHCO?262 124 160 168 138 124 122 148 170 172 164 Moy.120 166 160 108 117 124 149 163 164 167 N.B.\u2014 Les rats ont été opérés le 3/11.156] dIqWaAoN TFDIGFJV TVAYT 6tCl 1250 Lava\u2026 MÉDICAL Novembre 1951 NaCl à 1% comme eau de boisson, afin de précipiter l\u2019apparition de l\u2019hypertension (Cf.tableau 12).L\u2019injection de NaHCO3 aux n° 9 et 267 n\u2019eut aucun effet sur leur pression.Enfin, 614 à 7 mois après le début de l\u2019expérience, l\u2019injection de 50 mgs d\u2019acide ascorbique aux 5 derniers rats traités de la façon indiquée dans le tableau 12, n\u2019eut aucun effet sur [eur pression.On remarquera que les trois derniers sont les mêmes que les n°° 2, 254, et 200 du début mm 1 1 e 2 e 270 ] | © commen eo\u201d 160 / 150 ° 140 130 ° 120 e 110 = / 190 a 4 2 a8 A 38 2 a x 124 8 2425 48 heures ler 12ème 138me 148me 153me 16ème jour Figure 10.\u2014 Effet de l\u2019acide ascorbique sur la pression des rats rendus hypertendus par compression rénale unilatérale.1.Injection : Acide ascorbique 2.Injection : NaHCO3.chez qui l\u2019acide ascorbique avait diminé la pression alors qu\u2019ils n\u2019avaient été opérés que depuis peu.Nous avons constaté, chez ces cinq derniers animaux, des lésions assez avancées.Les signes + dans le tableau 12 rendent compte d\u2019une façon arbitraire et grossière de la sévérité des lésions chez chaque animal étudié. TABLEAU 12 PRES- Pres- ° SION SION INJEC- 1 DIFFE- , N TRAITEMENTS INI APRES TION HEURE RENCE LÉsions quape TRAITE- APRÈS MENT 2 126 164 Asc.Na 92 \u2014 72 264 110 150 » 96 \u2014 54 262 124 168 » 138 \u2014 30 257 + Néphreet.(1 mois).114 196 » 128 \u2014 68 254 » D ON LL LL 1111120 98 156 » 136 \u2014 20 9 » NN LL 111110 122 160 NaHCO3 164 + 4 267 Compression » YoY 118 156 » 150 \u2014 6 249 d\u2019un rein : 4 » » » + NaCl (15 jrs).82 168 Asc.Na 130 \u2014 38 ++ 200 12 jours » » » » yo 104 142 » 106 \u2014 36 \u2014 258 » (315 mois) » (24 m.).88 182 » 136 \u2014 46 \u2014 266 » » » » » 80 130 » 130 0 +++ 245 » » » » (3 mois) 92 146 » 138 \u2014- 8 + 254 » (bmois).98 162 » 156 \u2014 6 ++++ 200 » (34 m.) + NaCI (3 mois).104 160 » 162 + 2 ++++ 2 » 6mois).126 140 » 150 + 10 + 156] ?1qUI3A0N TVOICFJV TVAYT] 1252 Lavar MéEbpicaL Novembre 1951 L\u2019effet de l\u2019acide ascorbique sur la pression des différents groupes de rats est résumé dans la figure 11.D\u2019après ces résultats on peut voir que l\u2019acide ascorbique exerce encore 1c1 son effet hypotenseur sauf dans les cas où les lésions rénales et vasculaires sont trop avancées.4.HYPERTENSION DUE A L\u2019INJECTION DE DÉSOXYCORTICOSTÉRONE (D.C.A.) : * a) Effet de l\u2019injection d\u2019acide ascorbique : Dans le but toujours d\u2019établir une relation étroite entre l\u2019action hypotensive de l\u2019acide ascorbique et le cortex surrénalien, nous avons dans cette dernière expérience étudié l\u2019effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension produite par injections d\u2019une hormone du cortex surre- nalien, la désoxycorticostérone.Cette hypertension, que l\u2019on qualifie d\u2019hormonale, reproduit d\u2019après Selye et d\u2019autres auteurs, celle qu: appa- rait lorsqu\u2019il y a hypersécrétion du cortex de la surrénale.Protocole.Nous avons suivi pour cette expérience, le même protocole que celui décrit par Selve (179) et employé par Masson (115).Nous avons en effet néphrectomisé unilatéralement 70 rats femelles de 135 grammes.Comme eau de boisson, ils ont reçu du NaCI à 1% durant toute la durée de l\u2019expérience.Ils ont été nourris au Purina et gardés dans des cages séparées.Pendant quatorze jours, tous ces animaux reçurent quotidiennement 2.5 mgs de D.C.A.en suspension dans l\u2019eau, par injection sous-cutanée (volume 0.1 c.c.).Au moyen d\u2019un pléthysmographe, nous avons mesuré la pression de tous nos animaux, sans les endormir, le 1\u201c, le 7° et le 14° jour de l\u2019expérience, de même qu\u2019une heure après les injections d\u2019acide ascorbique et de NaHCO3 données le dernier jour à différents groupes.Nos animaux furent divisés en trois groupes ; ceux du 1°\u201d groupe reçurent le 14° jour de l\u2019expérience une injection intrapéritonéale de 50 mgs d\u2019acide ascorbique sous forme d\u2019ascorbate de Na, ceux du 2° groupe une injection intrapéritonéale de 130 mgs d\u2019acide ascorbique * Cette substance nous a été gracieusement fournie par [a Maison Ciba, de Montreal. © cover e NaHCO5: 0.5 cc.am Hg.¢ =m © Acide ascorbique: 50 mes: rats opérés depuis 1 ou 2 mois.e-\u2014- \u2014 e Acide ascorvique: 50 mgs: rats opérés depuis 6 mois, [S61 IGUIDAON] 150 ° \u2014\u2014\" 0 = = (6) 140 120 TVOIGAN TYAYT 9 100 T e (7) Injections 80 Eee 0 1 heure TA Figure 11.\u2014 Effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension rénale expérimentale.nombre d\u2019animaux.Entre parenthèses 1254 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 sous la même forme d\u2019ascorbate de Na et finalement à ceux du 3° groupe qui servaient de témoins nous avons donné par la même voie : 0.5 c.c.d\u2019une solution de NaHCO%, afin de contrôler l\u2019effet de la piqure et du Na contenu dans l\u2019ascorbate de Na.Résultats.Nos résultats démontrent (tableau 13 et figure 12) que administration de 130 mgs de même que de 50 mgs d\u2019acide ascorbique provoque au bout d\u2019un heure une chute marquée de l\u2019hypertension provoquée par la D.C.A., alors que l\u2019administration contrôle de NaHCO® n\u2019a, elle, aucun effet sur cette hypertension.b) Inbibition de l\u2019action hypertensive de l\u2019acétate de désoxycortico- stérone : Jusqu\u2019ic1 dans nos expériences sur l\u2019hypertension, nous n\u2019avions étudié que l\u2019effet immédiat de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension lorsque celle-c1 est bien établie.II était naturellement important de savoir si l\u2019acide ascorbique pouvait aussi prévenir l\u2019hypertension.Nous avons alors recherché si l\u2019apparition de l\u2019élévation de la pression qui suit un traitement hormonal comme celui de la D.C.A.est retardée ou même abolie par l\u2019administration quotidienne simultanée d\u2019acide ascorbique.Protocole.Afin de réaliser cette expérience, nous avons néphrec- tomisé unilatéralement 104 rats femelles d\u2019un poids moyen de 135 grammes.Ces animaux, durant toute la durée de l\u2019expérience, ont été nourris au Purina, et ont bu du NaCI à 1%.Au début de notre expérience, comme après 7 jours et 14 jours, nous nous sommes servis d\u2019un pléthysmographe pour mesurer la pression de tous nos animaux.Un certain nombre de ces animaux furent totalement surrénalecto- misés ; le premier jour de l\u2019expérience, au moment de la néphrectomie, une surrénale fut enlevée et l\u2019aute, 10 Jours plus tard, en suivant la technique opératoire décrite plus haut.Les animaux furent divisés en quatre groupes : Groupe I.Témoins traités de la façon décrite plus haut.(Néphrectomie et NaCI).Groupe II.Méme traitement que le groupe I.De plus, ces animaux ont reçu quotidiennement 2.5 mgs de D.C.A.en suspension dans l\u2019eau, par injection sous-cutanée (volume 0.1 c.c.).Groupe III.Mêmes traitements que le (T1) TABLEAU 13 Effet de l\u2019injection d'acide ascorbique à des animaux rendus bypertendus par l\u2019administration sous-cutanée de D.C.A.pendant 14 jours PRESSION PRESSION PRESSION PRESSION , ; INJECTIONS DiFFÉ- Grou- TRAITEMENTS INITIALE J Lane LE 14° 1 HEURE RENCE t PES JOURS JOURS APRÈS .Hg.Hg.(mm.He.) (mm.Hg.) (mm.Hg.) JOUR (mm.Hg.) (mm.He.) I Bo phrecome unilatérale 90.4 106.3 125.0 50 mags 109.6 \u2014 15,4 2.6 15 OIsson : a HE + 4.6 * Ac.; + 36 (15) D.C.A.: 2.5 mg./jr s.c.- 6.ase - Il .phrectomie por 104.0 121.5 137.6 130.0 mgs 114.0 \u2014 23.6 17 orsson = vat ld: vo + 4.2 Ac.asc.+ 4.2 4.0 (7) D.CA.: 25 mg./jrs.c - © ase T HI D NT LE 106.1 125.6 137.0 0.5 ce.137.5 +05 15 OTSSOR VAR = 170 + 5.2 NaHCO?+ 6.0 0.06 (15) D.C.À.: 2.5 mg./jr s.c.= a \u2014 Néphrectomie unilatérale Iv Surrénalectomie bilatérale 100.0 121.2 144.8 130.0 mg.139.0 \u2014 5.8 (23) D.C.A.: 2.5 mg./jr s.c.+ 2.7 As.asc.+ 3.9 1.2 Boisson : NaCI : 1% Entre parenthèses : nombre d\u2019animaux.* Erreur standard.1661 SIQUIAON] TVOIGFJA] TVAVT] SSCI = = == Acide ascorbique, 50 mgs Acide ascorbigue, 130 mgs ec mm Hg Acide ascorbique, 130 mes (Rats surrénalectomisés) 150ÿ CC 1\u2014 Xe 10 NaHC03, 0.5 ce = of ~~ (iv) -x-x=-x-x-0 (III) 130 F7 + 120 A + ® (II) IVOIMF JV IVAY] + 110 p= er (I) + or Î Injections 90 A 4 4 7 14 (1 hr.après) fours 161 PIqUIdAON Figure 12.Effet de acide ascorbique sur l\u2019hypertension due à l\u2019acétate de désoxycorticostérone pr 2222 tv VI SI Novembre 1951 Lava\u2026 MÉDICAL 1 groupe II.Mais en plus des injections de D.C.A., ces animaux ont reçu par la bouche 160 mgs d\u2019acide ascorbique sous forme d\u2019ascorbate de sodium ; 4 fois par jour, on les gavait de 0.2 c.c.d\u2019une solution d\u2019acide ascorbique a 209%.Groupe IV.Mêmes traitements que le groupe II.Mais en plus, ces animaux avaient subi une surrénalectomie bilatérale.Résultats.Après une semaine, comme le fait voir le tableau 14, l\u2019injection de D.C.A.provoque dans les groupes Il et IV une élévation de pression comparable.Par contre, chez le groupe III où les rats reçoivent en plus de l\u2019acide ascorbique, comme chez le groupe témoin, la pression ne varie pas.L\u2019acide ascorbique mhibe donc complètement l\u2019action hvpertensive de la D.C.A.TABLEAU 14 Effet de l\u2019acide ascorbique et de la surrénalectomie unilatérale sur l\u2019bypertension provoquée par injection de D.C.A.pendant 7 jours PRESSION PRESSION ÉLÉVATION DIFFÉRENCE Grou TRAITEMENTS INITIALE APRÈS DE D\u2019ÉLÉVATION t PES (mm.Hg.) 7 JOURS PRESSION DE PRESSION \u201cI(mm.Hg.)| (mm.Hg.) I Témoins 100.0 104.8 + 48 (29) * | t = 0.7 II D.C.A.102.6 120.7 + 18.1 (20) t =55 \\ I D.C.A.\\ + 102.5 104.8 + 2.3 1.0 29 3.1 (29) Acide ascorbique t = 0,5 / + _ \u2014 / D.C.A./ IV + 100.0 121.2 + 21.2 (23) Surrénalextomie t = 6.5 unilatérale * Nombre d'animaux.Différence Jess @ 1258 Lava\u2026 MéDicaL Novembre 1951 Mais après deux semaines (tableau 15), on observe chez le groupe 111 qui reçoit à la fois de l\u2019acide ascorbique et de la D.C.A., une élévation de pression de 16.6 mm.Hg.qui est très significative.Cette élévation de pression est cependant de beaucoup inférieure à celles des groupes II et IV traités seulement à la D.C.A.Comme le démontre l\u2019analyse statistique, les différences entre ces élévations de pression sont très significatives.TasLeau 15 Effet de l\u2019acide ascorbique et de la surrénalectomie sur l\u2019bypertension provoquée par injection de D.C.A.pendant 14 jours PRESSION Pression ÉLÉVATION Grou- TRAITEMENTS INITIALE LA JOUR DE DIFFÉRENCES t PES JOURS PRESSION .Hg.(mm.He.) (mm.Hg.)| (mm.Hg.) I Témoins 100.0 103.3 + 3.3 (29) * i II D.C.A.104.4 134.9 + 30.5 (29) 0 3.0 D.C.A./ 111 + 101.4 118.0 + 16.6 + 14.3 2.9 (25) Acide t = 3.0 ascorbique N Î \u2014 + 23.2 5.8 D.C.A.pd IV + 100.0 144.8 + 44.8 (23) Surrénalectomie bilatérale * Nombre d\u2019animaux.De plus on remarque, comme l\u2019a déjà observé Friedman (54), que les animaux surrénalectomisés sont plus sensibles à l\u2019action hypertensive dela D.C.A.On observe en effet contre les animaux normaux et les surré- nalectomisés traités par la même quantité de D.C.À., une différence d\u2019élévation de pression de 14 mm.Hg.qui est statistiquement significative.La figure 13 résume tous les résultats que nous venons de rapporter. mm Hg.Le (IV) DCA + surrénalectomie 140 Surrénalectomie Id totale TCG] 21GU0AO0N # (II) DCA 130 p= 120 = ® (III) DCA + ac, ascorbique 110 p= A0 © TVOIAI[N TYAYT - }4° \u201cEFA Km X= X= X= X= ® (1) Témoins 100 = = r= Rr *T 90 0 7 10 1 Jours Figure 13.\u2014 Effet de l\u2019acide ascorbique et de la surrénalectomie totale sur l\u2019hypertension provoquée par injection de 6SCI 1260 Lavar MEDICAL Novembre 1951 c) Action de l\u2019acide ascorbique sur les effets vasculaires, cardiaques et rénaux de l\u2019acétate de désoxvcorticostérone : Friedman (56 et 57) a démontré que chez les rats traités à l\u2019acétate de désoxycorticostérone (D.C.A.), des extraits lipidiques du cortex de la surrénale, donnés en fortes doses, préviennent les effets vasculaires, cardiaques et rénaux mais non l\u2019hypertension, tandis que la cortisone produit l\u2019effet contraire : elle inhibe l\u2019action hypertensive de la D.C.A.sans prévenir ses effets sur le rein, le cœur et les vaisseaux.Ayant déjà constaté que l\u2019acide ascorbique reproduisait l\u2019effet inhibiteur de la cortisone sur l\u2019hypertension produite par injection de la D.C.A., nous avons voulu savoir si le même phénomène se répéterait dans le cas des effets sur le rein, le cœur et les vaisseaux.Chez les animaux employés au cours des expériences précédentes, nous avons à cet effet tracé des courbes de croissance, pesé le rein et les surrénales et finalement fait l\u2019examen histologique du rein, du cœur et du pancréas.Protocole.Aux quatre groupes de l\u2019expérience précédente nous en avons ajouté un cinquième.Les animaux de ce groupe néphrectomisés unilatéralement et ayant du NaCI à 1% comme eau de boisson, reçurent pendant 14 jours : 160 mgs d\u2019acide ascorbique sous forme d\u2019ascorbate de Na par voie orale, tout comme ceux du deuxième groupe, mais contrairement à ces derniers ils n\u2019ont pas été traités à la D.C.A.Dix sept jours après le début de l\u2019expérience, tous les animaux ont été sacrifiés par asphyxie à l\u2019éther.Pour l\u2019examen histologique, le rein, le cœur et le pancréas ont été fixés dans le Bouin, sectionnés à 5 u et colorés à l\u2019hémalun-érythrosine-safran.Résultats : Poids du corps.Les 7 premiers jours, l\u2019acide ascorbique seul ou administré simultanément avec la D.C.A.inhibe sensiblement la croissance (tableau 16 et figure 14).Mais entre le septième et le quatorzième jour, les animaux ne recevant que de l\u2019acide ascorbique reprennent leur croissance, et le 14° jour ils manifestent une augmentation de poids semblable à celle des autres groupes traités._ Ir % 15 , ® (V) Témoins o° 0° 156] 2IqWIAON »© 207 10 eo (I) DCA e (IV) Ac.ascorbique &® (III) DCA + surrénalectomie -} - XK -% / x» -* - ex\" TVOICGFJV TVAYT] Sk a ® (II) DCA + ac.ascorbique A ry 4s O 46 -_\u2014° \u2014 2\" à 14 jours 1921 Figure 14.\u2014 Effet de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019augmentation du poids exprimé en pourcentage. 1262 Lavar MÉDicaL Novembre 1951 TABLEAU 16 Effet de l\u2019acide ascorbique sur la croissance des animaux traités à la D.C.A.Poips Poips AUGMEN- Poips \\ \\ TATION G APRES APRES ROU-| TRAITEMENTS INT 7 14 DE POIDS DIFFÉRENCE t PES TIAL ; ; APRÈS (ers) JOURS JOURS 14 fours eS) (gre) (ars) 14} (grs) I DCA.131.6 142.5 144.3 + 12.7 (41) * \\ + 7.7 2.2 Il D.C.A.+ Acide / (31) ascorbique.| 136.0 142.8 141.0 + 5.0 III D.C.A.+ Surré- (19) nalectomie.| 141.1 150.4 153.0 + 11.9 IV Acide ascorbi- (21) que.133.7 135.1 145.5 + 11.8 Vv Témoins.| 139.5 153.8 157.9 + 18.4 (31) * Nombre d\u2019animaux.Poids des organes : .Reins.L\u2019acide ascorbique n\u2019inhibe pas l\u2019hypertrophie rénale causée par la D.C.A.; administré seul, il n\u2019a aucun effet sur le poids du rein, puisque chez les animaux recevant ce traitement le rein est du même poids que chez les témoins.On peut noter aussi que chez le groupe III, en l\u2019absence de toutes autres hormones surrénaliennes, les animaux de ce groupe ayant été totalement surrénalectomisés, la D.C.AÀ.provoque une hypertrophie rénale beaucoup moins grande.Surrénales.Dans tous les groupes, le poids des surrénales exprimé en mg.par 100 gr.de poids corporel, est le même (tableaux 17 et 18). Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1263 TABLEAU 17 Effet de l\u2019acide ascorbique sur le poids du rein el des surrénales chez les animaux traités à la D.C.A.GROUPES TRAITEMENTS Reis SURRÉNALES mg./100 gr.mg./100 gr.I DCA.1.020 30.2 (15) * + 0.03 II D.C.A.+ Acide ascorbique.0.980 29.1 (19) + 0.10 HI D.C.A.+ surrénalectomie.0.890 \u2014 (19) + 0.03 IV Acide ascorbique.0.660 29.2 (21) + 0.02 V Témoins.0 LL LL LL 0.660 29.1 (31) + 0.02 * Nombre d\u2019animaux.Histologie : Reins.Chez les animaux surrénalectomisés traités à la D.C.A.(groupe III) comme chez ceux traités à l\u2019acide ascorbique seul (groupe IV), le rein est aussi normal que chez le groupe témoin (V), aucune lésion rénale n\u2019y est observée.Dans le premier groupe, le rein des animaux, traités à la D.C.A.seul, manifeste les premières lésions apparaissant habituellement à la suite de l\u2019administration de ce stéroïde.Ces lésions consistent surtout en une légère hyalinisation de la paroi de quelques artérioles préglomérulaires (voir photo 1, figure 15) ; dans un seul cas on a pu observer, dans un glomérule, la capsule de Bowman recouverte d\u2019un liséré hyalin.Parmi tous les animaux examinés, une proportion de 15.8% seulement manifestaient ces lésions artériolaires. 1264 Lavar.MÉDICAL TABLEAU 18 Novembre 1951 Analyse statistique des résultats du tableau précédent GROUPES TRAITEMENTS Rem DIFFERENCES t mg./100 gr.I DCA.1.020 + 0.03 + 0.040 0.4 Il D.C.A.+ Acide ascorbi- que.Ce eee 0.980 + 0.10 I DCA.1.020 + 0.03 + 0.130 4.3 II D.C.A.+ Surrénalectomie 0.890 + 0.03 II D.C.A.+ Acide ascorbi- QUE.oie 0.980 + 0.03 + 0.320 3.1 1V Acide ascorbique.0.660 + 0.02 IV Acide ascorbique.0.660 + 0.02 0.0 0.0 V Témoins.0.660 + 0.02 I D.CA 111112000000, 1.020 + 0.03 + 0.380 10.5 V Témoins.0.660 + 0.02 On a retrouvé la même proportion dans le groupe II recevant en même temps de la D.C.A.et de l\u2019acide ascorbique ; de plus les lésions étaient au même stage de développement, i.e., à leur tout début (voir tableau 19). Novembre 1951 Figure 15.\u2014 Photo 1.\u2014 Rein ; groupe I traité a la D.C.A.seulement.Lavar.MÉDicaL Coupe histologique montrant l\u2019hyalinisation de la paroi d\u2019une artériole préglomé- rulaire.X 525.TaBLEAU 19 Proportion dans chaque groupe des animaux manifestant les lésions rénales et vasculaires D.CA.+ D.CA.+ A D.C.A ACIDE SURRÉNA- CIDE TEMOINS ORGANES Sei oe ASCORBIQUE EE I ASCORBIQUE LECTOMIE IV Vv Il 111 Rein (19) *.15.8%, 15.8%, 0; 0% 0¢; Coeur (19).52.69, 58.39% 0°, 09%, 0% Pancréas (10).0.%% 33.34; 0 \u2014 07 * Nombre d\u2019animaux. 1266 Lavar MEbpicaL Novembre 1951 Cœur.Dans les trois derniers groupes, le cœur est parfaitement intact.Chez les animaux traités à la D.C.A., c\u2019est à ce niveau que nous observons les lésions les plus nombreuses et les plus avancées.Dans ce groupe, une proportion de 52.6% parmi les 19 animaux examinés manifestent les lésions intramyocardiques suivantes : manchon fibreux autour de quelques artérioles et ilots de dégénérescence fibrinoïde avec réaction fibroblastique (voir photos 3 et 4, figure 15).Dans le groupe des animaux recevant en même temps de la D.C.A.et de l\u2019acide ascorbique, une proportion équivalente soit : 58.39, manifestent les mêmes lésions, mais il semble ici que ces lésions sont à un stage plus avancé.Pancréas.Cet organe est intact dans tous les groupes excepté dans le 2e (D.C.A.et acide ascorbique) où on peut noter dans un tiers des cas, une dégénérescence de la paroi de quelques artérioles, une réaction fibroblastique périvasculaire et assez souvent une infiltration lymphocytaire (voir photo 2, figure 15).TABLE 20 Proportion dans chaque groupe des animaux manifestant des lésions infectieuses | D.C.A.+ D.C.A.+ | D.CA UT, ACIDE Tt ORG ANE | CA.ACIDE SURRÉNA- ASCORBIQUE ÉMOINS I ASCORBIQUE LECTOMIE IV V Il III I i Pancrias.| 16.6\u201c « 0\u201c.30°, \u2014 0% (10) * (10) (10) (10) * Nombre d\u2019ansmaux.De plus, nous avons relevé un fait assez intéressant en étudiant cet organe.Chez les animaux traités à la D.C.A.seule, dans 16.6% des cas on peut observer une pancréatite interstitielle se manifestant par une infiltration polynucléaire et plasmocytaire ; chez les animaux surréna- lectomisés traités à la D.C.A.cette réaction inflammatoire apparaît dans Novembre 1951 LavarL MÉDicaL 1267 50% des cas alors qu\u2019elle est tout à fait absente chez les animaux non surrénalectomisés traités simultanément à la D.C.A.et à l\u2019acide ascorbique (voir tableau 20).Discussion : Bien que l\u2019acide ascorbique seul inhibe assez fortement la croissance durant les premirs jours de traitement, cet effet semble transitoire car au 14° jour, les animaux ainsi traités gagnent autant de poids que Figure 15.\u2014 Photo 2.\u2014 Pancréas ; groupe Il traité à la D.C.A.et à l\u2019acide ascorbique.Coupe histologique montrant une dégénérescence d\u2019une paroi artériolaire avec réaction fibrinoblastique périvasculaire et infiltration lymphocytaire.X 260.ceux des autres groupes traités à la D.C.A.De plus l\u2019acide ascorbique seul n\u2019a aucune influence sur le poids du rein et des surrénales et ne cause aucune lésion rénale ou vasculaire.x Par contre, associé à la D.C.A,, l\u2019acide ascorbique semble avoir le même effet que la cortisone, puisqu\u2019il inhibe la croissance méme au 14¢ jour, n\u2019empêche pas l\u2019hypertrophie rénale, ni les lésions au rein, au 1268 LAavar MÉDICAL Novembre 1951 Figure 15.\u2014 Photo 3.\u2014 Coeur; groupe II : D.C.A.et acide ascorbique.Coupe histologique montrant un foyer intermyocardique de dégénérescence fibrinoide avec réaction fibrinoblastique.X 130.>.s = _ ; » \u201c+ - « be 5 - po a.PE Figure 15.\u2014 Photo 4.\u2014 Coeur ; groupe I: D.C.A.Coupe histologique montrant une réaction fibrinoblastique péricapillaire.X 525. Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1269 cœur et au pancréas ; chez les animaux traités à la D.C.A.seule, comme chez ceux traités simultanément à la D.C.A.et à l\u2019acide ascorbique, l\u2019hypertrophie rénale est du même ordre, les lésions rénales sont aussi avancées et se présentent chez autant de sujets, de même pour les lésions arté- riolaires au niveau du cœur ; au pancréas, cependant, la situation est un peu différente, l\u2019acide ascorbique semble ici favoriser l\u2019apparition plus hâtive des lésions artériolaires ; en effet, 33.3% des animaux traités à la D.C.AÀ.et à l\u2019acide ascorbique présentent des lésions pancréatiques et aucun n\u2019en manifeste chez ceux traités seulement à la D.C.A.Chez les animaux surrénalectomisés une forte proportion présente au pancréas des réactions inflammatoires, que l\u2019on peut apercevoir aussi chez un certain nombre des animaux 1Intacts traités à la D.C.A.seulement, mais l\u2019administration d\u2019acide ascorbique chez des animaux recevant de la D.C.A.prévient ces infections.On a pu noter aussi plusieurs points intéressants chez les animaux surrénalectomisés et traités à la D.C.A.; l\u2019absence de toutes autres hormones surrénaliennes chez ceux-ci, diminue sensiblement dans plusieurs cas l\u2019action de la D.C.A.; le rein est en effet moins hypertrophié (tableaux 17 et 18, p.65 et 66) et aucune des lésions apparaissant habituellement à la suite de l\u2019administration de la D.C.A., ne se développent au niveau du rein, du cœur et du pancréas (tableau 19).L\u2019acide ascorbique a, chez les animaux traités à la D.C.A., le même effet que la cortisone, le poids du rein, les lésions au rein, au cour et au pancréas.Nos résultats précédents nous ont déjà montré, en effet, que l\u2019acide ascorbique inhibe l\u2019action hypertensive de la D.C.À., et par l\u2019expérience que nous venons de décrire, nous avons vu que l\u2019acide ascorbique associé à la D.C.A.bloque la croissance, ne prévient pas l\u2019hypertrophie rénale ni les lésions rénales et vasculaires.Au cours de leurs expériences sur la D.C.A., c\u2019est au niveau du rein, que Masson (115) et Friedman (57) observent l\u2019apparition des premières lésions vasculaires ; après une vingtaine de jours de traitement à la D.C.A., ces auteurs ne remarquent aucune lésion au cœur des animaux ainsi traités.Or, au cours de notre expérience, après 17 Jours de traitement seulement, nous avons noté au cœur des lésions beaucoup plus avancées qu\u2019au rein ; les lésions rénales étaient très minimes et n\u2019appa- 1270 Lava\u2026.MÉDICAL Novembre 1951 rurent que dans 16.89, des cas tandis que les lésions cardiaques beaucoup plus graves apparurent dans plus de la moitité des cas, dans les deux groupes traités respectivement à la D.C.A.et à la D.C.A.plus acide ascorbique.B.CHEZ L\u2019ANIMAL SURRÉNALECTOMISÉ : Comme étape suivante dans l\u2019étude des relations entre l\u2019acide ascorbique et le cortex surrénalien dans l\u2019hypertension, nous avons recherché quel effet l\u2019acide ascorbique pouvait avoir sur les animaux hypertendus privés de leurs surrénales.Protocole.Pour réaliser cette expérience nous nous sommes servis des mêmes animaux que dans l\u2019expérience décrite à la page 1252.Au comportement des trois groupes employés alors, nous avons comparé celui d\u2019un quatrième groupe formé également de rats néphrec- tomisés unilatéralement et buvant du NaCI à 1%, mais en plus le premier jour de l\u2019expérience, ces animaux furent privés d\u2019une de leurs surrénales, et le 10° jour l\u2019autre leur fut enlevée.Tous les rats des 4 groupes devinrent hypertendus après avoir reçu quotidiennement 2.5 mgs de D.C.A.par injection sous-cutanée.Le 14° jour, nous avons donné à un premier groupe une injection intrapéritoncale de 50 mgs d\u2019acide ascorbique sous forme d\u2019ascorbate de sodium, à un deuxième groupe, 130 mgs d\u2019acide ascorbique de même qu\u2019au 4° groupe qui était formé des rats surrénalectomisés, enfin au 3° groupe servant de témoin, nous avons donné une injection de NaHCO®.À l\u2019aide du pléthysmographe, nous avons mesuré leur pression avant et après l\u2019injection d\u2019acide ascorbique ou de bicarbonate de soude suivant le cas.Résultats.Nos résultats démontrent que l\u2019administration de l\u2019acide ascorbique provoque au bout d\u2019une heure une chute de l\u2019hypertension causée par D.C.A., mais seulement chez les animaux possédant leurs surrénales (voir figure 12).Conclusions.Chez l\u2019animal non surrénalectomisé, l\u2019acide ascor- bique, sous forme d\u2019ascorbate de sodium, administré à forte dose par injection intrapéritonéale, a un effet hypotenseur immédiat sur l\u2019hyper- Novembre 1951 LavAa\u2026 MÉDICAL 1271 tension expérimentale provoquée soit par une longue exposition au froid, soit par un excès de NaCI dans l\u2019eau de boisson, par compression rénale ou encore par injection d\u2019acétate de désoxycorticostérone.En présence des surrénales, l\u2019acide ascorbique a donc le même effet hypotenseur sur l\u2019hypertension que sur la pression normale.Mais l\u2019acide ascorbique n\u2019a pas qu\u2019une action subite et transitoire ; administré simultanément avec la D.C.À.il inhibe complètement pendant plusieurs jours son action hypertensive.Nous avons vu aussi par une expérience subséquente que l\u2019acide ascorbique dans cette condition ne prévient nullement les effets cardiovasculaires rénaux de la D.C.AÀ.; en tout ceci l\u2019acide ascorbique reproduit fidèlement l\u2019action de la cortisone, puisque cette substance inhibe elle aussi l\u2019action hypertensive de la D.C.À.sans prévenir ses effets cardiovasculaires rénaux.En dernier lieu, nos expériences nous ont montré qu\u2019en l\u2019absence des surrénales, l\u2019acide ascorbique n\u2019avait pas d\u2019effet sur l\u2019hypertension produite par la D.C.A.Au cours de nos expériences sur l\u2019hvpertension due au froid, nous avons pu constater, qu\u2019en ramenant à la température normale les animaux devenus hypertendus au froid, la pression redevenait normale et l\u2019hypertrophie des surrénales disparaissait.De plus à la sortie du froid, les rats hypertendus ne souffraient d\u2019aucune lésion rénale.Nous avons alors interprété ces résultats comme indiquant que l\u2019hypertension obtenue par le foird était bien due, comme le croit Selye, à une hypersécrétion des hormones corticales de la surrénale.Enfin dans l\u2019hypertension rénale expérimentale, nous avons vu que l\u2019acide ascorbique n\u2019abaisse la pression qu\u2019au stage où le cortex surréna- lien joue un rôle essentiel, i.e.au stage initial.I11 EFFET DE L\u2019ACIDE ASCORBIQUE SUR L\u2019HYPOTENSION DUE AU CHOC Par leurs premiers travaux sur la résistance au froid, Dugal et ses collaborateurs (38 et 39) ont montré que l\u2019acide ascorbique, à doses (12) 1272 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 massives, augmente la résistance et facilite l\u2019acclimatation du rat et du cobaye au froid.De plus l\u2019action bienfaisante de l\u2019acide ascorbique est fonction de la concentration de cette substance dans les surrénales (38 et 39).Plus tard, les mêmes auteurs trouvaient que l\u2019acide ascorbique empêche l\u2019hypertrophie de la surrénale tout en augmentant la résistance de ces animaux au froid (40).À ce stage, logiquement 1l fallait se demander si la plupart des effets pathologiques ou physiologiques, normalement associés à l\u2019hyperactivité de la surrénale, étaient aussi abolis par l\u2019action de l\u2019acide ascorbique dans les cas d\u2019exposition au froid.Effectivement, il faut trouvé que l\u2019acide ascorbique : 1° inhibe partiellement l\u2019atrophie du thymus qui est habituellement très marquée chez les animaux soumis au froid ; 2° accélère l\u2019apparition de l\u2019hypertrophie de la thyroïde ; 3° cause une diminution plus rapide du cholestérol des surrénales (signe d\u2019une plus grande sécrétion hormonale) ; 4° diminue la concentration d\u2019histamine dans les surrénales et les reins ; et, finalement, 5° cause une augmentation du poids de la rate.Comme on l\u2019a déjà démontré, l\u2019hypotension est un autre phénomène produit par l\u2019exposition au froid et associé à la fonction surrénalienne.Nous nous sommes proposé de rechercher s1 l\u2019acide ascorbique préviendrait cet autre signe d\u2019un déséquilibre hormonal du cortex surrénalien.Protocole.Pour cette expérience, nous avons exposé trois groupes de rats mâles, pesant en moyenne 200 grammes, à une température de \u20142°C.Le 1°\" groupe recevait 150 mgs par jour d\u2019acide ascorbique, sous forme d\u2019ascorbate de sodium, par injections intrapéritonéales (3 injections de 0.5 c.c.par jour) ; le second recevait par la méme voie, la méme quantité de bicarbonate de soude, ajustée de façon à ce que la quantité de sodium admmistrée à ce groupe soit exactement la même que celle donnée au premier groupe ; le troisième groupe ne recevait rien.Des groupes correspondants étaient gardés à la température normale.Après 48 heures, nous avons mesuré la pression de nos animaux avec le pléthysmographe.Nous avons considéré la pression intiale de ces animaux comme étant 107.6 mm.Hg., valeur que nous avions préalablement obtenue sur 131 rats en bonne santé. Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 12ÿ3 Résultats.L'\u2019acide ascorbique provoque chez les rats du 1°\" groupe gardés à la température normale, une chute de pression hautement signi- cative de 19.7 mm.Hg.Chez les animaux du même groupe, exposés au froid pendant les deux Jours de traitement, la pression subit une.baisse équivalente encore hautement significative (voir tableau 21).TABLEAU 21 Expérience de 48 beures Poips Porps PRESSION PrEssION Dirrk- INITIAL FINAL INITIALE FINALE RENCE t TRAITEMENTS (grs) (grs) (mm.Hg.) (mm.Hg.) 202.5 203.3 (87) 108 + 40 (22) 88 + 1.7 \u2014 20 4.6 Ascorbate Temp.normale 198.6 188.8 (78) 108 + 4.0 (17) 85 + 3.7 \u2014 23 4.2 Ascorbate Froid Différence entre ascorbate T.N.et ascorbate froid : \u2014 3 avec t : 0.73 199.3 200.8 (78) 108 + 40 (21)104 + 35 \u2014 2 0.3 Bicarbonate Temp.normale 203.7 192.6 (78) 107 + 40 |(17) 81 +58 \u2014 27 3.8 Bicarbonate Froid Diff.entre bicarbonate temp.N.et bicarbonate froid : \u2014 23 avec t : 3.4 192.5 191.0 (78) 108 + 4.0 (10)107 + 43 \u2014 1 0.2 Témoins Temp.normale 196.4 181.0 (78) 108 + 4.0 (9) 71 +87 \u2014 37 3.8 Témoins Froid Diff.entre Témoins Temp.N.et Témoins froid : \u2014 36 avec t : 3.7 N.B.G m calculé sur (n-1).Entre parenthèses : nombre d\u2019animaux. 1274 Lavar MEDICAL Novembre 1951 Par contre, chez les rats traités au bicarbonate de sodium pendant le même temps, la pression artérielle qui ne diminue que de 4.4 mm.Hg.à température normale, subit une chute très marquée lorsque ces animaux sont exposés au froid.On observe le même phénomène chez les témoins ne recevant aucune Injection : la pression demeure à son niveau normal à température ordinaire, tandis qu\u2019au froid elle baisse de façon dramatique.En somme l\u2019hypotension due au froid, observée chez les rats témoins non traités ainsi que chez les animaux recevant des injections de bicarbonate de sodium, ne semble pas se produire chez les rats traités à l\u2019aicde ascorbique, puisque la baisse de pression obtenue chez les rats recevant de l\u2019ascorbate de sodium au froid n\u2019est pas plus prononcée que celle obtenue chez les rats traités de la même façon mais gardés à température normale.La différence entre la pression des rats recevant de l\u2019ascorbate au froid et celle des animaux du même groupe gardés à température ordinaire n\u2019est pas significative, tandis qu\u2019elle l\u2019est chez [es témoins non traités et les témoins recevant du bicarbonate.Sur six autres groupes d\u2019animaux de mème poids, nous avons répété la même expérience, mais en la prolongeant d\u2019une journée (voir tableau 22).S1 l\u2019on compare les groupes au froid par rapport à leurs témoins à la température normale, on constate que chez les traités à l\u2019ascorbate, la pression ne baisse que de 8 mm.de Hg., baisse peu significative par rapport à celles observées chez les traités au bicarbonate : 17.7 mm.de Hg.et chez les témoins : 26 mm.Hg.En résumé comme en fait foi la figure 16 ; l\u2019ascorbate de sodium semble prévenir l\u2019hypotension caractéristique du choc.En effet si l\u2019on exprime en pourcentage les variations de la pression systolique chez les rats exposés au froid par rapport à celles des témoins gardés à température normale, on constate que, chez les traités à l\u2019ascor- bate, la pression artérielle varie très peu tandis que chez les traités au bicarbonate et chez les témoins non traités il se produit une baisse de pression marquée.Conclusions.L\u2019acide ascorbique diminue de façon très significative l\u2019hypotension caractéristique des premières heures d\u2019exposition au froid, Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1275 TapLEau 22 Expérience de 48 beures Poips Poips PRESSION PRESSION Dirré- INITIAL FINAL INITIALE FINALE RENCE t TRAITEMENTS (grs) (grs) (mm.Hg.) (mm.Hg.) 213 215 (78) 108 + 4.0 |(11)101 +28 \u2014 7 1.4 Ascorbate (sur N-2) Temp.normale 212 202 (78) 108 + 4.0 |(11)102 +32} \u2014 6 1.1 Ascorbate (sur N-2) Froid Diff.entre ascorbate T.N.et ascorbate froid : 1 avec t : 0.2 214 213 (78) 108 + 4.0 (10) 108 + 2.9 0 0 Bicarbonate (sur N-3) Temp.normale 213 199 (78) 108 + 40 (8) 92+5.6 \u2014 16 2.3 Bicarbonate (sur N-3) Froid Diff.entre bicarbonate T.N.et bicarbonate froid : \u2014 16 avec t : 2.51 214 215 (78) 108 + 4.0 (12)114 + 1.9 + 6 1.3 Témoins (sur N-2) Temp.normale 211 201 (78) 108 + 4.0 (10) 93 + 2.9 \u2014 15 3.0 Témoins (sur N-3) Froid Diff.entre témoins temp.N.et témoins froid : \u2014 21 avec : 6.01 Entre parenthèses : nombre d\u2019animaux.hypotension généralement attribuée à x mones pressives du cortex de la surrénale.une insuffisance relative des hor- Ce résultat est croyons-nous, une autre preuve de l\u2019influence de l\u2019acide ascorbique sur le mécanisme régulateur de la pression artérielle relevant du cortex de la surrénale. 1276 Lavar MÉDicaL Novembre 1951 IV INSUFFISANCE D\u2019ACIDE ASCORBIQUE (SCORBUT) ET PRESSION ARTÉRIELLE Comme nos résultats nous démontraient que l\u2019acide ascorbique, à fortes doses, avait un effet hypotenseur marqué aussi bien chez l\u2019animal normal que chez l\u2019animal souffrant d\u2019hypertension expérimentale, et que % mm.Hg.° e Ascorbate * es Bicarbonate +5 e\u2026- e Témoins ° -35 A à.2 0 1 2 3 jrs Figure 16.\u2014 Variations, en pourcentage, de la pression artérielle chez des rats exposés au froid par rapport à leurs témoins à la température normale.la présence des surrénales était essentielle à l\u2019apparition de ce phénomène, et comme de plus il semblait très probable que l\u2019acide ascorbique abaissait la pression en favorisant une plus grande production surrénalienne d\u2019hormones'antipressives du type-de la cortisone, on pouvait se demander quel effet une insuffisance d\u2019acide ascorbique aurait sur la pression artérielle, sachant qu\u2019une insuffisance d\u2019acide ascorbique semble entraîner une Novembre 1951 Lavar.MÉDicaL 1277 hypoactivité des surrénales.Les preuves de cette concomitance sont assez convaincantes : au cours du scorbut on observe en effet une hypertrophie de la surrénale, une diminution dans la sécrétion des hormones corticales (65 et 146) et plusieurs symptômes caractéristiques de l\u2019insuffr- sance surrénalienne tels que : chute du glycogène du foie, une hypersensibilité au stress, une résistance réduite aux infections (136, 142, 143 et 148), enfin, preuve encore plus importante, les extraits corticaux et surtout la cortisone font disparaître tous ces symptômes et permettent aux animaux maintenus à un régime scorbutique de croître normalement.Comme l\u2019hypotension accompagne toujours l\u2019insuffisance surréna- lienne de la maladie d\u2019Addison autant que celle produite par surréna- lectomie, on pouvait donc s\u2019attendre à observer la même chute de pression au cours du scorbut.Dans notre relevé bibliographique nous n\u2019avons pu trouver qu\u2019une seule référence où 1l est fait mention qu\u2019une déficience en acide ascorbique peut provoquer une hypotension chez l\u2019homme (73).Aussi, afin de vérifier notre hypothèse, nous avons soumis des cobayes à un régime scorbutique puis nous avons mesuré leur pression à l\u2019apparition des symptômes d\u2019une insuffisance d\u2019acide ascorbique.Protocole.Nous avons employé pour cette expérience 17 cobayes mâles d\u2019un poids moyen de 513 grs.Soumis à un régime scorbutique, en l\u2019occurrence du Purina Fox chow sans légumes verts ou supplément d\u2019acide ascorbique, ils commençaient à maigrir le 22° jour après le début de l\u2019expérience.Au 33° jour, ayant en moyenne maigri de 119 grs, nous en avons sacrifié neuf.Comme ils étaient très faibles, maigrissaient régulièrement et que leurs jointures antérieures étaient quelque peu enflées, nous les avons considérés comme scorbutiques même si nous ne pouvions observer d\u2019autres symptômes.Mais 1l faut dire qu\u2019en plus à l\u2019autopsie, quelques- uns avaient des hémorragies au niveau du duodénum et des muscles intercostaux.Avant de les sacrifier, nous avons mesuré leur pression à l\u2019aide d\u2019une canule carotidienne, sous anesthésie locale à la novocaïne 2%.L\u2019enregistrement a été fait sur un kymographe. 1278 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 Nous avions auparavant mesuré de la même façon la pression de 17 cobayes normaux d\u2019un poids moyen de 608.5 grs.Résultats : Cobayes normaux (17).84.8 mm.Hg.+ 2.9 Cobayes scorbustiques (9).83.5 mm.Hg.+ 4.2 Différence.Co 1.3 mm.Hg.t = 0.2 Ce résultat montre que la pression des animaux scorbutiques demeure normale.Alors qu\u2019un défaut complet de sécrétion d\u2019hormones corticales, au cours de la mladie d\u2019Addison ou à la suite de la surrénalec- tomie, conduit à de l\u2019hypotension, il se peut que dans le scorbut, seule la production d\u2019hormones dépressives soit insuffisante et que la sécrétion d\u2019hormones pressives demeure normale ou du moins ne diminue que légèrement.On comprend alors que la pression demeurât normale.Cette explication serait en accord avec notre hypothèse qu\u2019un excès d\u2019acide ascorbique produit de l\u2019hypotension en favorisant une plus grande sécrétion d\u2019hormones antipressives du type de la cortisone.En d\u2019autres mots l\u2019acide ascorbique affecterait la production des glucocorticoïdes (hormones antipressives) mais non celle des minéralocorticoïdes (hormones pressives).Giroud (63) ayant déjà démontré que la carence en vitamine C provoque une activation de la fonction médullo-surrénale, on peut supposer que le maintien de la pression artérielle dans le scorbut est dû à une plus grande sécrétion d\u2019adrénaline.Effectivement d\u2019ailleurs, Banerjee (8) a déjà rapporté avoir trouvé chez les cobayes scorbutiques une plus grande concentration en adrénaline dans la médullo-surrénale que chez les normaux.Mais une autre hypothèse pourrait expliquer notre résultat.On sait depuis les travaux de Sealock et Lan (168) que chez les animaux scorbutiques, l\u2019absence d\u2019acide ascorbique entraîne un métabolisme 1n- complet de la phénylalanine et de la tyrosine conduisant à la production , .: ., .d\u2019amines pressives comme la tyramine.Peut-étre qu\u2019alors ces amines Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1279 pressives, apparaissant en plus grande quantité au cours de scorbut, réussissent à maintenir normale une pression qui, autrement, baisserait a la suite de l\u2019insuffisance surrénalienne.Conclusions.Quoiqu\u2019il en soit, dans les conditions expérimentales où nous avons procédé, une insuffisance d\u2019acide ascorbique n\u2019entraîna aucune chute de pression chez les animaux où le scorbut est censé conduire à une insuffisance surrénalienne.Nous avons pu trouver dernièrement une confirmation à ce résultat dans un travail publié par Lee (100).V SENSIBILITÉ A LA RÉNINE DES ANIMAUX TRAITÉS A L\u2019ACIDE ASCORBIQUE Deux groupes de chercheurs (25, 71, 85 et 105) ont montré que le changement le plus significatif observé après surrénalectomie totale est la diminution d\u2019hypertensinogéne dans le sang.Un traitement alors avec des extraits corticaux ramène la quantité d\u2019hypertensinogène à son niveau normal.Ce phénomène a êté étudié par Gaudino (61) chez le rat.Ila trouvé que la surrénalectomie chez le rat normal était suvie d\u2019une diminution d\u2019hypertensinogène et d\u2019une diminution parallèle dans la pression artérielle.De plus on sait par les travaux de Williams, Burch et Harrison (204) chez le rat et de Friedman (52) chez le chien, qu\u2019après surrénalectomie, les animaux sont beaucoup moins sensibles à l\u2019injection de rénine que les témoins.Remington et al.(150) et Houssay et Dexter (85) retrouvent sensiblement les mêmes résultats.Il semble donc qu\u2019une diminution à la réaction de la rénine coïncide habituellement avec une baisse de l\u2019hyper- tensinogène sanguin, faisant suite à une hypoactivité surrénalienne.Soage-Echague (183) s\u2019est servi de la sensibilité à la rénine pour doser l\u2019hypertensinogène sanguine.Au cours de l\u2019hypertension le phénomène est inversé.L\u2019injection de rénine produit une plus grande élévation de pression chez les ani- 1280 LavarL MEpicaL Novembre 1951 maux hypertendus : Leiter et Eichelberger (101), Page et Helmer (133) et Page (130).La sensibilité à la rénine varie donc avec la quantité d\u2019hypertensino- gène dans le sang, substance dont la production semble étroitement reliée à l\u2019acitivté surrénalienne.S1 réellement l\u2019acide ascorbique abaisse la pression artérielle en influençant la sécrétion surrénalienne, comme l\u2019indiquent nos résultats précédents, 11 semble logique de penser que nous pourrions observer chez les animaux traités à l\u2019acide ascorbique, une variation dans la concentration sanguine de l\u2019hypertensinogène.Afin de vérifier cette hypothèse, nous avons employé le test de la sensibilité à la rénine, test qui consiste à comparer l\u2019action hypertensive d\u2019une dose standard de rénine chez [es animaux traités à l\u2019acide ascorbique à celle produite chez des témoins par la mème dose.Protocole.Dans cette expérience, nous avons employé 42 rats mâles pesant en moyenne 200 grammes.Vingt et un de ces rats ont suivi de témoins, les autres ont reçu pendant deux Jours 150 mgs d\u2019acide ascor- bique (trois injections intrapéritonéales quotidiennes de 0.5 c.c.chacune d\u2019une solution d\u2019ascorbate de sodium contenant 100 mgs d\u2019acide ascor- bique par c.c.).Après deux Jours de traitement, tous les animaux des deux groupes ont été anesthésiés au Nembutal (injection intrapéritonéale de 0.09 grain par 100 grs de poids torporel) afin de permettre l\u2019injection intraveineuse de la rénine.Habituellement l\u2019animal dormait au bout de 10 à 15 minutes.A ce moment, nous mesurions sa pression à l\u2019aide de notre appareil pléthys- mographique.Puis nous injections dans la veine fémorale 0.1 c.c.de rénine correspondant à 0.01 G.U.(unités Goldblatt) ; l\u2019élévation de pression était immédiatement notée.Résultats : Avant l\u2019injection de la rénine, comme le montre le tableau 23, les rats traités à l\u2019acide ascorbique avaient une pression indirecte inférieure à celle des normaux d\u2019une valeur de 11.7 mm.de Hg.- Novembre 1951 Lava\u2026.MÉDICAL 1281 TaBLEAU 23 Sensibilité à la rénine des rats traités à l\u2019acide ascorbique ACIDE DIFFÉ- TRAITEMENTS NORMAL t ASCORBIQUE REN CE Pression initiale (indirecte) mm.Hg.85.3 + 2,3 73.6 + 2.1 \u2014 11.7 3.8 Pression après injection de rénine (indirecte) mm.Hg.| 114.3 + 2,5 97.6 + 2.1 Différences.+ 29.0 + 24.0 \u2014 5.0 2.0 Ces animaux traités préalablement à l\u2019acide ascorbique se sont montrés moins sensibles à la rénine que les normaux : la rénine provoqua en effet chez eux une élévation de pression de 5.0 mm.Hg.moins élevée que chez les noamaux.Conclusion.La conclusion suivante s\u2019impose donc : les animaux dont la pression est abaissée par un traitement de deux jours à l\u2019acide ascorbique se montrent un peu moins sensibles à la rénine que leurs témoins.En suivant alors notre raisonnement du début, ceci indiquerait une diminution d\u2019hypertensinogène chez ces animaux, et, par conséquent, une perturbation dans l\u2019activité surrénalienne.-Ce résultat est à notre avis, une indication de plus, mais non la plus importante parce que trop indirecte, du rôle intermédiaire Joué par le cortex surrénalien dans l\u2019action hypotensive de l\u2019acide ascorbique.VI RÉSUMÉ ET CONCLUSION GÉNÉRALES Notre revue de la littérature scientifique nous avait conduit au raisonnement suivant : puisque l\u2019acide ascorbique semble influencer l\u2019activité sécrétrice du cortex surrénalien et que ce dernier, par ses diffé- 1282 Lavar.MÉDiCAL Novembre 1951 rentes hormones, affecte la pression artérielle, il est logique de penser que l'acide ascorbique peut exercer une certaine action sur cette pression artérielle, d\u2019autant plus que plusieurs travaux attribuent dejà à l\u2019acide ascorbique des effets vagotoniques.Par nos expériences nous avons pu vérifier l\u2019exactitude de cette hypothèse.Nos résultats nous ont en effet démontré que l\u2019acide ascor- bique était une substance hypotensive, et que fort probablement 1l exerçait son action sur la pression artérielle par l\u2019intermédiaire du cortex surrénalien.Chez l\u2019animal normal, nous avons pu constater qu\u2019à la dose assez forte de 150 mgs par jour, l\u2019acide ascorbique avait un effet hypotenseur marqué.Cet effet cependant n\u2019a lieu qu\u2019en présence des surrénales ; chez l\u2019animal surrénalectomisé, l\u2019acide ascorbique n\u2019abaisse plus la pression.La présence essentielle des surrénales pour l\u2019action de l\u2019acide ascor- bique sur la pression normale était déjà un indice important pour nous indiquer à quel niveau l\u2019acide ascorbique agissait.La deuxième indice nous fut fourni dans notre expérience sur l\u2019hypertension provoquée par une longue exposition au froid ; en effet nous avons vu que l\u2019action hypotensive de l\u2019acide ascorbique s\u2019exerçait alors sur une hypertension hormonale probablement d\u2019origine surréna- nalienne, puisque en faisant disparaître le stress responsable de l\u2019hypersécrétion corticale, en ramenant les animaux à la température normale, la pression revenait à son niveau normal en même temps que disparaissait l\u2019hypertrophie des surrénales.De plus, à la sortie du froid, les rats hypertendus ne souffraient d\u2019aucune lésion rénale, ce qui nous encourageait davantage à croire à une étiologie d\u2019origine physiologique plutôt que pathologique.Ces résultats étaient de nature à suggérer fortement que l\u2019acide ascorbique abaisse la pression artérielle par l\u2019intermédiaire du cortex de la surrénale.La chute de pression obtenue avec l\u2019acide ascorbique dans l\u2019hypertension produite par excès de NaCI dans l\u2019alimentation, s\u2019explique un peu moins facilement, car tout dernièrement Sapirstein (159) montrait que la surrénalectomie tout comme la néphrectomie n\u2019ont aucun effet sur cette hypertension.En attendant que ce résultat soit confirmé et que ks td Novembre 1951 Lavar MEbpicaL 1283 l\u2019étiologie de cette hypertension soit mieux comprise, nous réservons l\u2019interprétation de notre résultat.Dans le cas de l\u2019hypertension rénale expérimentale nous avons vu que l\u2019acide ascorbique n\u2019abaisse la pression que chez les animaux ne souffrant d\u2019hypertension que depuis peu ; chez ceux dont l'élévation de pression n\u2019est apparue qu\u2019après plusieurs mois et chez lesquels on peut observer de nombreuses lésions rénales et vasculaires, l'acide ascorbique n\u2019a plus d\u2019effet hypotenseur.Or on n\u2019admet généralement l'intervention du cortex surrénalien que dans la phase initiale de cette hypertension ; dans les derniers stages le mécanisme responsable est, croit-on, d\u2019origine tout à fait différente ; c\u2019est du moins l\u2019avis de plusieurs chercheurs dont entre autres, Goldblatt (76) Haynes et Dexter (83), Masson (115), Zweifach (209) et Flasher (49 et 50).Ce fait que l\u2019acide ascorbique n\u2019abaisse la pression qu\u2019au stage où le cortex surrénalien joue un rôle essentiel est une indication de plus du rôle intermédiaire joué par cette glande dans l\u2019action hypotensive de l\u2019acide ascorbique.Ce rôle du cortex surrénalien devait être démontré de façon encore plus convaincante par nos expériences suivantes sur l\u2019hypertension provoquée par injection de D.C.A , hvpertension hormonale qui, d\u2019après Selye et bien d\u2019autres, reproduit fidèlement l\u2019hypertension apparaissant dans tous les cas d\u2019hypersécrétion ou de sécrétion déséquilibrée du cortex de la surrénale.Comme nous l\u2019avons vu dans la première partie de notre travail (revue de la littérature scientifique), plusieurs expériences ont déjà suggéré qu\u2019une ou plusieurs substances capables d\u2019inhiber l\u2019action hypertensive de la D.C.A.sont probablement présentes dans le cortex surré- nalien.La chute de pression obtenue chez les hypertendus avec la cortisone et des extraits corticaux, l\u2019hypertension plus considérable obtenue avec la D.C.A.chez les animaux surrénalectomisés que chez les normaux et finalement l\u2019inhibition par la cortisone de l\u2019action hypertensive de D.C.A., sont parmi les preuves les plus démonstratives de l\u2019existence de deux espèces d\u2019hormones surrénaliennes à action antagonistes sur la pression artérielle. 1284 Lavar MÉDICAL Novembre 1951 Or nos résultats démontrent que l\u2019acide ascorbique prévient l\u2019action hypertensive de la D.C.A.mais non ses effets cardiovasculaires rénaux, reproduisant ainsi l\u2019effet de la cortisone dans les mémes conditions ; et de plus, l\u2019acide ascorbique ramène à la normale l\u2019hypertension provoquée par la D.C.A.et cela seulement en présence des surrénales.En tenant compte de tous nos résultæts obtenus sur les différentes hypertensions étudiées, nous croyons pourvoir prétendre que l\u2019acide ascorbique à forte dose s\u2019oppose chez les hypertendus à l\u2019action hypertensive des hormones corticales du type de la désoxycorticostérone et provoque de l\u2019hypotension chez l\u2019animaÏ normal en favorisant une plus grande production surrénalienne d\u2019hormones antipressives.Des indices additionnels du rôle intermédiaire joué par le cortex surrénalien dans cette action hypotensive de l\u2019acide ascorbique nous furent fournis par nos expériences suivantes.Nous avons vu en effet que l\u2019acide ascorbique prévient l\u2019hypotension caractéristique des premières heures d\u2019exposition au froid, hypotension généralement attribuée à une insuffisance relative des hormones pressives du cortex de la surrénale.Ce résultat est, croyons-nous, une autre preuve de l\u2019influence de l\u2019acide ascorbique sur le mécanisme régulateur de la pression artérielle relevant du cortex de la surrénale.Notre expérience sur le scorbut n\u2019a donné lieu malheureusement qu\u2019à des hypothèses, susceptibles tout de même d\u2019appuyer notre thèse.Enfin l\u2019observation d\u2019une moins grande susceptibilité à la rénine de nos animaux traités à l\u2019acide ascorbique a complété notre travail expérimental.Comme apparemment une moins grande sensibilité à la rénine rend compte d\u2019une chute de l\u2019hypertensinogène sanguin et comme la production de cette dernière substance semble être contrôlée par le cortex surrénalien, il apparaît fort probable que si les animaux traités à l\u2019acide ascorbique sont moins sensibles à la rénine, c\u2019est parce que l\u2019hypertensinogène sanguin a diminué à la suite d\u2019une perturbation quelconque dans l\u2019activité surrénalienne.En somme, par nos différentes expériences, nous nous sommes efforcés de vérifier l\u2019hypothèse à laquelle notre revue de la littérature scientifique nous avait conduit, à savoir que l\u2019acide ascorbique : 1° abaissait Novembre 1951 Lavar MÉDICAL 1285 la pression artérielle ; et, 2° que cet effet hypotenseur s\u2019exerçait par 18.19.Vi 17.l\u2019intermédiaire des surrénales.BIBLIOGRAPHIE .ABeL, R.G,, et Pace, I.H., J.Exptl.Med., 75 : 305, 1942.2.Apams, E., et BAXTER, M., Arch.Path., 48 : 13, 1949.ALLARDYCE, J., Fitch, F., et SEmpPLE, R., Tr.Roy.Soc.Canada, 42 : 25, 1948.ALLARDYCE, J., SALTER, J., et RixoN, R., Am.J.Pbhysiol., 164 : 68, 1951.ANDERSON, E., Pace, E.W., Li, C.H., et OGDEN, E., Am.J.Physiol., 141 : 393, 1944.ANDRÆ, W.A., et BRowne, J.S.T., Can.Med.Assoc.J., 55 : 425, 1946.ATTENBURGER, E., Klin.Webnscbr., 15 : 1129, 1936.BANERJEE, S., et GuosH, N.C., J.Biol.Chem, 166 : 25, 1946.BeaTTiE, J., Brit.M.J., 2 : 813, 1947.Berr, E.T., et CLawson, B.J., Arch.Path, 5 : 939, 1928.Bessey, O.A., 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ANALYSES The case of cepharantin.(Le cépharantin.) Lancet, Annotations, 2 : (8 septembre) 1951.Le cépharantin est un alcaloïde extrait du Stephania cepharanta, plante de la famille des Menispermacae vivant à Formose.Il fut isolé par le chimiste japonais H.Kondo, aux environs de 1935.Hasegawa, de l\u2019Institut des maladies infectieuses de Tokio, et ses collaborateurs l\u2019étudièrent particulièrement.D\u2019après eux, 1l présentait une toxicité réduite, une action destructive sur [a bacille tuberculeux in vitro; il arrêtait l\u2019évolution des lésions tuberculeuses expérimentales et, parfois, en favorisait la guérison avec résolution complète des lésions.Il semblait avoir une action a Ja fois anti-allergique et bactériostatique ; Il stimulait le tissu réticulo-endothélial.En 1937 et dans les années qui suivirent, de nombreux rapports cliniques apparurent au Japon.Des doses de 0.01 à 1.0 milligramme données par la bouche, tous les jours, ou dans les veines, deux fois par semaine, amenèrent des améliorations considérables chez des patients souffrant de tuberculose.L\u2019administration de la drogue demandait des soins particuliers, surtout lorsqu\u2019il s\u2019agissait de malades porteurs de cavernes pulmonaires.Dans un sanatorium, on rapporta une mortalité réduite de 50 pour cent et un taux de guérison quatre fois supérieur à celui qu\u2019on avait constaté habituellement.Des résultats appréciables ont été obtenus dans le lupus et les tuberculoses oculaires, laryngées ou chirurgicales.La drogue fut administrée quotidiennement par la bouche aux enfants, dans les écoles, et aux ouvriers de certaines usines.Un rapport paru en 1940 démontrait que ces enfants et ces ouvriers n\u2019avaient pas contracté la tuberculose.De plus, la réaction de Mantoux était négative et ceux qui présentaient, auparavant, un Mantoux fortement positif en présentaient un très atténué après l\u2019administration du cépharantin.Le cépharantin fut associé au B.C.G., à titre préventif, avec des résultats meilleurs qu\u2019avec le B.C.G.seul.Pendant la guerre, les Japonais distribuèrent largement le cépharan- tin au sein des forces armées et chez les ouvriers en munition, avec, d\u2019après eux, des résultats remarquables, tant au point de vue prophylactique que curatif de la tuberculose. 1296 LAvAL MÉDICAL Novembre 1951 En 1942, on découvrit qu\u2019il pouvait guérir la lèpre et, en 1944, on rapporta qu\u2019il avait aussi une action favorable dans la coqueluche, l\u2019asthme et les morsures de serpents.À la fin de la guerre, ce médicament était utilisé largement à travers tout le pays.Après la guerre, le cépharanthin fut le sujet d\u2019études particulières, hors du Japon.Plusieurs chercheurs travaillant indépendamment ne lu: trouvèrent aucune action contre la tuberculose expérimentale du cobave.Dans certains cas même, l\u2019administration prolongée du médicament provoqua une aggravation de la maladie.Une observation clinique poussée faite & 'université Tohoku, de Sendai, démontra son inutilité dans la tuberculose humaine.Actuellement, le personnel médical des forces américaines d\u2019occupation poursuit ses travaux de recherche sur le cépharantin.II vaut mieux attendre avant de l\u2019enterrer, comme on a fait dans certains milieux scientifiques américains.Svylvio LEBLOND.M.RISER, Mlle LAVITRY, M.N.GLEIZE et PASCAL.La mé- dullo-sclérose surrénale.(Traitement de l\u2019hypertension artérielle humaine).La Presse médicale, 42 : 869, (20 juin) 1951.Les auteurs se demandent avec raison s\u2019il est possible de préciser l\u2019action hypertensive de la surrénale.Cette action est-elle due à la portion médullaire ou corticale de la glande ou à une synergie de ces deux parties si différentes à tous égards ?La corticale surrénale paraît bien avoir, soit un rôle permanent hypertenseur, soit le pouvoir de maintenir un chiffre tensionnel normal suffisant.C\u2019est ainsi que la plupart des adénomes endocriniennes de la cortico- surrénale entraînent habituellement une hypertension permanente.Mais ceci n\u2019est pas une règle absolue et nombre de syndromes d\u2019hyper- fonctionnement cortico-surrénal ne modifient pas les chiffres tensionnels.L'action tensive de la médullaire surrénale a été envisagée à propos du maintien d\u2019une pression permanente normale, d\u2019hypertension continue ou paroxystique.Ici encore, les faits expérimentaux et anatomiques sont contradictoires.D\u2019une part, on connaît bien les poussées d\u2019hypertension paroxystique des médullo-surrénalomes ; d\u2019autre part, la ligature des grosses veines capsulaires, le curettage de la médullaire surrénale n\u2019apportent pas d\u2019éléments définitifs.Les auteurs ont tenté de faire une destruction chimique de la portion médullaire (médullo-sclérose) de la glande surrénale chez des patients atteints d\u2019hypertension artérielle maligne.Ils utilisent une solution d\u2019acide salicylique à 30 pour cent dans le Subtosan-retard à 20 pour cent ; 4 à 5 c.c.de ce produit sclérosant sont injectés en plusieurs points de la médullaire surrénale, de chaque côté, après abord direct et après ablation habituelle de la chaîne sympathique, selon la technique de Smithwick. Novembre 1951 Lava\u2026 MÉDICAL 1297 On détermine une chute importante et durable de la tension arte- rielle.On n\u2019a pas observé d\u2019insuffisance surrénale aiguë ou subaiguêë, mais seulement une inhibition fonctionnelle temporaire de la corticale surrénale qu\u2019il faut mesurer par le dosage des 17-cétostéroïdes et combattre avec précision.La médullo-sclérose surrénale à certainement de l\u2019intérêt, mais la disposition anatomique variable de la médullaire rend encore incomplète l\u2019injection sclérosante et nécessite une nouvelle mise au point.Antonio MARTEL.B.SHAFFER, C.F.BURGOON et J.H.GOSMAN.Acute glomerulo- nephritis following administration of Rhus Toxin.(Glo- merulo-néphrite consécutive à l\u2019administration de toxine de Rbus toxicodendron).J.A.M.A., 146 : (25 août) 1951.L'emploi d\u2019extraits de Rbus toxicodendron (herbe à la puce) pour le traitement de la dermite aiguë causée par le contact avec cette plante est très répandu.Dans ce travail, les auteurs rapportent deux cas de glomé- rulonéphrite, l\u2019un mortel, l\u2019autre très grave, et qui a failli entraîner la mort.L\u2019extrait de Rbus toxicodendron s'emploie, soit par la bouche, soit en injections intramusculaires, comme traitement curatif ou comme traitement prophylactique.Dans les deux cas, cette thérapeutique peut causer des réactions locales et des réactions générales : choc, convulsions hyperthermie, etc.Dans plusieurs cas, la dermite (herbe à la puce) s\u2019en est trouvée exagérée, a été prolongée et on a vu quelquefois survenir des phénomènes hémorragiques.Des accidents rénaux ont déjà été rapportés par Rytand chez sept patients, dont trois sont morts.Les auteurs signalent que le Comité de chimie et de pharmacie de l\u2019A.M.A.met en garde ceux qui veulent employer ces extraits dans le traitement de l\u2019herbe à la puce et souligne, de plus, leur inutilité.En effet, aucune étude sérieuse n\u2019a pu établir d\u2019une façon certaine l\u2019efficacité de ces préparations.Une observation d\u2019un cas mortel est rapportée ; nous le résumons brièvement.Un malade, âgé de soixante et un ans, contracte l\u2019herbe à la puce.[| avait déjà souffert de la même maladie, dix ans auparavant.Il reçoit quatre injections d\u2019 un extrait de Rbus toxicodendron (poison wy extract).La dermite s\u2019exagére, une érythrodermie généralisée apparait ; les bulles deviennent, les unes hémorragiques, les autres purulentes et le malade est admis à l\u2019hôpital, le 17 septembre.Un traitement anodin de son herbe à la puce est appliqué, le malade s\u2019améliore de sa peau mais un œdème apparait aux Jambes, la pression artérielle monte à 221/118, l\u2019azotémie à 1 g.05 pour mille, le patient fait de l\u2019anurie et meurt, le 21 1298 LAVAL MEDICAL Novembre 1951 octobre, soit vingt-six Jours après son admission.L\u2019autopsie n\u2019a révélé comme seule lésion qu\u2019une glomérulonéphrite aiguë.Quant à l\u2019autre malade, il a évolué sensiblement de la même façon, mais, plus heureux, il a survécu.Les conclusions de ce travail sont les suivantes : Deux cas de glomérulonéphrite aiguë survenues chez deux malades traités par un extrait de Rbus toxicodendron sont rapportés.Chez le malade qui est décédé, l\u2019éosinophilie, l\u2019urticaire et les modifications histologiques au niveau des reins sont l\u2019indice et le résultat d\u2019une réaction allergique.L\u2019extrait de Rbus toxicodendron est éventuellement un allergène qui peut provoquer des réactions générales.Il n\u2019est nullement démontré que l\u2019extrait de Rbus toxicodendron (poison ivy extract) ait une valeur quelconque dans le traitement de l\u2019herbe à la puce.A cause de ces dangers possibles, l\u2019extrait ne doit pas être employé.] Emile GAUMOND.C.R.FREEBLE et J.F.DONOHUE.Syphilis and gonorrhea as causes of blindness.(La syphilis et la blennorragie, causes de cécité.) J.A.M.A., 146 : (18 août) 1951.Pendant une période de dix ans (1939- 1949), les auteurs ont fait dans l\u2019État de l\u2019Ohio, un relevé des causes de cécité, telles qu\u2019on les avait déclarées à l\u2019État.Parmi les causes de cécité, 852 cas ont été attribués à une origne infectieuse sur 6,442.Sur les 852 cas de cécité par infection, 307 avaient comme origine la syphilis, soit 59.5 pour cent.Les 507 personnes aveugles à cause de la syphilis représentaient 7.9 pour cent de tous les aveugles déclarés en Ohio pendant ces dix années.Durant ces mêmes années de 1939-49, une campagne sérieuse fut menée contre les maladies vénériennes dans cet Etat, mais le nombre d\u2019aveugles syphilitiques n\u2019a pas change ou à varié très peu.La gonorrhée est une cause de cécité presque négligeable ; en effet, seulement 0.4 pour cent de tous les cas de cécité, pendant cette période, rapportés comme conséquence d\u2019ophtalmie gonococcique.En ce qui concerne le sexe, les auteurs ont trouvé que ce sont les hommes surtout, et dans la proportion de plus de deux pour un par rapport aux femmes, qui souffrent de cécité.Ils ajoutent, toutefois, que cette différence peut s\u2019expliquer par le fait que, l\u2019homme étant le gagne-pain de la famille, il est plus porté à demander assistance à l\u2019Etat.La proportion des noirs qui deviennent aveugles à cause de la syphilis par rapport aux blancs est au même taux que la svphilis elle-même dans les deux races. Novembre 1951 Lava\u2026 MÉDICAL 1299 Les statistiques de l\u2019Ohio démontrent que l\u2019âge moyen où on contracte la syphilis est de 25 ans et que l\u2019âge moyen où cette maladie cause la cécité est de 42 ans, et il semble que la cécité due à la syphilis apparai- trait, en moyenne, 17 ans après la période primo-secondaire de la maladie.La raison la plus fréquente de cécité chez les syphilitiques a été l\u2019atrophie optique dans 67.7 pour cent des cas.Quant à la kératite interstitielle, elle en fut responsable dans 10.4 pour cent des cas.Les auteurs terminent leur travail en insistant sur le fait que des diagnostics précis doivent être faits et des statistiques bien tenues, si on veut fournir une idée juste de la cécité en rapport avec la syphilis ou la gonorrhée.Emile GAUMOND.J.J.HERBERT.Homografts and the bone bank.(Grefles humaines et la banque d\u2019os.) The Journal of Bone & Joint Surgery, 33 : 316, (août) 1951.L\u2019idée de conserver de l\u2019os pour s\u2019en servir n\u2019est pas nouvelle en chirurgie.Dès 1912, Carrel faisait des travaux à ce sujet et, en 1920, réalisait aussi une greffe.Aux Etats-Unis, Wilson, de New-York, a le premier, en 1947, entrevu les avantages de l\u2019os conservé au froid.On sait aujourd\u2019hui qu\u2019il y a peu de différence pour une greffe osseuse entre une greffe prélevée sur le même sujet, sur un autre humain ou même une greffe d\u2019os d\u2019une autre espèce.I] faut viser, dans la conservation de l\u2019os, à assurer l\u2019intégrité cellulaire, ce qui est assuré par une congélation rapide.Si la congélation se fait lentement, l\u2019eau et les sels se dispersent et les cellules sont détruites par de larges cristaux de glace.Il faut aussi que la congélation se fasse très rapidement ; par exemple, quand l\u2019os est gelé en l\u2019espace d\u2019une demi-heure, les cellules resteront à peu près intactes : s\u2019il faut une heure, beaucoup de cellules seront détruites.C\u2019est entre 30° et 40° centigrades sous zéro que le procédé de congélation atteint le mieux son but.Quant aux microbes, malheureusement, le froid ne les tue pas tous ; \"c\u2019est pourquoi il faut travailler avec une aseptie rigoureuse.Que devient le greffon conservé au froid?A ce sujet, on a émis beaucoup d\u2019opinions.Celle de l\u2019auteur est que : 1° Parfois, le greffon meurt et il est entièrement remplacé par de l\u2019os nouveau ; 2° Parfois, il meurt partiellement et 1l est remplacé partiellement ; 3° Il peut mourir complètement et être remplacé partiellement ; 4° Il peut mourir et ne pas être remplacé.Ces greffons proviennent surtout de membres amputés ou de cadavres chez qui l\u2019os est prélevé aussitôt après la mort.Le groupement sanguin n\u2019a pas d\u2019importance.(16) 1300 Lavar MÉDicaL Novembre 1951 Ces greffes sont placées dans des tubes stériles qui sont scellés dans des bouteilles stériles.Ils peuvent être conservés pendant des mois.L\u2019auteur décrit ensuite l\u2019appareil dont 1l se sert pour conserver ses greffes.Jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, 1l à fait quatre-vingt-deux interventions.Louis-Philippe Roy.Wesley W.SPINK, Frederick HOFFBAUER, W.WALKER et Robert GREEN.Histopathology of the liver inhuman brucellosis.(L\u2019histopathologie du foie dans la brucellose humaine.) J.Lab.& Clin.Med., 34 : 40-58, (janvier) 1949.Spink et ses assistants rapportent l\u2019étude de dix biopsies du foie qui ont été faites chez des malades qui souffraient de brucellose aiguë.Ils décrivent aussi l\u2019aspect histologique des tissus du onzième malade qui fut autopsié.Ce qui frappe le plus, c\u2019est que, dans chaque cas, on a trouvé des lésions hépatiques.Dans dix cas, on a pratiqué une grande quantité d\u2019épreuves, afin d\u2019évaluer la fonction hépatique, en même temps qu\u2019on a fait des biopsies.Ce que l\u2019on a trouvé comme lésions fondamentales dans le foie, ce sont des granulomes dans les lobules et dans les espaces portes, de même qu\u2019une infiltration cellulaire dans les espaces portes.Le granulome n\u2019est pas spécifique de la brucellose et on ne peut pas le distinguer de la sarcoïdose et, dans certains cas, de la tuberculose ni de la syphilis.Bien des fois, on n\u2019a pas trouvé de réponses anormales aux épreuves de la fonction hépatique, bien que la lésion histologique soit importante.Bien qu\u2019il n\u2019y ait pas de relation directe définitivement établie entre Ja brucellose et la cirrhose hépatique, il devient de plus en plus évident que la brucellose doit jouer un rôle secondaire important dans la production de la cirrhose.Les auteurs croient que, dans les cas douteux, la prise d\u2019un spécimen convenable de foie par le moyen d\u2019une aiguille à biopsie peut être un moyen de diagnostic très utile.Pierre JOBIN. CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES UN GRAND HONNEUR AU DOYEN VÉZINA Doctorat de l\u2019université de Paris au docteur Charles Vézina Le doyen de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval vient de recevoir une nouvelle particulièrement honorifique : le recteur de l\u2019université de Paris, monsieur Jean Sarrailh, décernera un doctorat d\u2019honneur au docteur Charles Vézina à la séance solennelle de la rentrée de l\u2019université de Paris, qui aura lieu le 1°\" décembre en la Sorbonne devant tout le corps diplomatique et universitaire.C\u2019est un honneur rare et de haute portée qui vient couronner une vie entièrement orientée vers la science médicale et simultanément vers la culture française en médecine canadienne.Le docteur Vëzina s\u2019est en effet toujours consacré à cette tâche méritoire et parfois ingrate sans Jamais y voir autre chose que le bien de son milieu universitaire, médical et québécois.Bien plus, cet honneur vient couronner une série impressionnante de titres qui lui ont été décernés au cours de sa brillante carrière : membre ; Le .du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, F.R.c.s.; docteur en droit de l\u2019université d\u2019Ottawa ; chevalier de la Légion d\u2019honneur; commandeur de l\u2019Ordre de l\u2019Empire britannique (C.B.E.) ; membre de l\u2019Académie de chirurgie de Paris et de l\u2019American Surgical Association.A Québec, 1l dirige, depuis de longues années, un Service de chirurgie à l\u2019Hôtel-Dieu et, tout récemment, il a fondé le Centre anticancéreux de l\u2019université Laval dont 1l est le directeur.Nous nous plaisons du reste à reproduire 1ci la lettre de monsieur Sarrailh.Université de Paris en Sorbonne, le 12 octobre 1951.Monsieur le doyen et honoré collègue, Il m\u2019est particulièrement agréable de vous informer que, sur la proposition de notre Faculté de médecine, le Conseil de 1302 Lava\u2026 MépicaL Novembre 1951 l\u2019université de Paris a décidé de vous conférer le grade de docteur « Honoris causa ».Le diplôme et les insignes de votre grade doivent vous être remis au cours de la séance solennelle de Rentrée de l\u2019université qui se déroulera à la Sorbonne le samedi 1° décembre prochain.L'université de Paris sera heureuse de vous avoir comme invité pendant quelques jours.En outre, un diner officiel réunira dans les Salons de l\u2019université, le soir de la séance, les nouveaux docteurs « Honoris causa ), les représentants diplomatiques des divers pays et les personnalités universitaires françaises.Veuillez agréer, Monsieur le doyen et bonoré collègue, l\u2019expression de mes sentiments de haute et dévouée considération.LE RECTEUR, (signé) Jean Sarrailh Monsieur CHARLES VÉZINA, Doyen de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval de Québec.C\u2019est un honneur qui couronne à juste titre une carrière fructueuse toute vouée à la culture française et médicale en terre canadienne et qui mérite à son récipiendaire les félicitations de tous ses collègues.Médecins canadiens en France A la 1'© réunion de l\u2019Association des médecins canadiens en France (A.M.C.F.), le professeur Raoul Kourilsky a annoncé la nouvelle qu\u2019après entente avec le directeur de l\u2019Assistance publique, la Faculté de médecine de Paris, l\u2019Association des médecins des hôpitaux et le Comité d\u2019orientation franço-canadien, on remettra aux canadiens qui étudient en France, tout particulièrement à Paris, un diplôme attestant les différents stages dans les Services ; ceci tentera d\u2019établir l\u2019équivalence avec les études faites dans les hôpitaux américains pour l\u2019obtention du certificat de spécialiste à Québec et au Canada.C\u2019est là une amélioration notable qui diminuera les difficultés qu\u2019ont les organismes canadiens et américains avec les milieux européens.Les nouveaux officiers de l\u2019A.M.C.F.élus à cette réunion du 16 octobre dernier sont les Messieurs suivants : Président : le docteur Flavien Mélançon, Montréal ; Vice-président : le docteur Jean Delage, Québec ; Secrétaire-trésorier : le docteur Jean Laframboise, Ottawa ; _ Consetllers : les docteurs André Gagné, P.-P.Julien et Marcel Cloutier. ennai.Novembre 1951 LavAL MÉDICAL 1303 Cours de technologie médicale LUNIVERSITE LAVAL INAUGURE UN NOUVEAU COURS D HYGIENE La Faculté de médecine de l\u2019université Laval à Quebec vient d\u2019organiser un nouveau cours qui aura pour but de former des techniciens pour les hôpitaux, les sanatoriums et d\u2019autres établissements d\u2019hygiène publique.Le cours entier, qui devrait remédier à la pénurie de techniciens compétents, exige deux années de formation avec expérience pratique dans les laboratoires de l\u2019université et des hôpitaux pour compléter les conférences théoriques.Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, a dit que le nouveau cours répondait à un grand besoin et serait très utile pour les hôpitaux de la province de Québec.«Des relevés ont démontré, a-t-il dit, qu\u2019il faudrait au moms un millier de techniciens dans les hôpitaux déjà existants ct qu\u2019il en faudra encore plus à mesure que les hôpitaux et les Services d\u2019hygiène publique croitront en nombre et en importance.» Le gouvernement fédéral appuie le nouveau projet au moyen d\u2019une subvention de plus de $54,000.Cette somme, a ajouté le ministre, permettra d\u2019obtenir une certaine quantité d\u2019appareils scientifiques que l\u2019on mettra à la disposition des nouveaux étudiants, et de payer une partie des appointements du directeur du cours, du directeur adjoint et du personnel enseignant.L\u2019année académique sera de 50 semaines dont 30 seront consacrées aux conférences et à la pratique de laboratoire à l\u2019université et 20 au travail avec des techniciens déjà employés dans les hôpitaux.Le docteur Louis-Paul Dugal, président de la Société canadienne de physiologie A la 15@ réunion annuelle de la Société canadienne de physiologie, tenue à l\u2019université Queen\u2019s, de Kingston, Ontario, quelque deux cents membres se sont choisi comme président le docteur Louis-Paul Dugal, directeur de l\u2019Institut de physiologie humaine à la Faculté de médecine, en remplacement du docteur J.K.W.Ferguson, de Toronto.Les autres officiers sont : le docteur J.B.Collip, vice-président, le docteur A.C.Burton, secrétaire et le docteur Léonard Bélanger, trésorier.Les autres directeurs sont : les docteurs C.H.Best, M.Brown, H.B.Coelier, S.M.Friedman et Eugène Robillard.Membre de la Société canadienne de physiologie depuis seize ans, le docteur Dugal y a toujours présenté ses travaux de médecine expéri- 1304 Lava\u2026 MÉDICAL Novembre 1951 mentale avec beaucoup d\u2019assiduité et d\u2019intérét.11 y a publié entre autres ses recherches sur l\u2019acclimatation au froid chez les rats et chez les singes.À cette dernière réunion, les membres de son département ont présenté avec lui quatre travaux scientifiques portant sur le froid et l\u2019acide ascorbique.L\u2019on sait que le docteur Dugal, o.b.e., en plus d\u2019être professeur titulaire de physiologie de l\u2019acclimatation est un des directeurs du Conseil national de recherches et qu\u2019il est commandant du Corps d\u2019aviation canadien à la section des recherches.Délégation de Laval à la Société canadienne de physiologie Au dernier congrès de la Société canadienne de physiologie, tenu à l\u2019université Queen\u2019s les 26 et 27 octobre dernier, notre Faculté de médecine était représentée par huit de ses chercheurs qui y ont présenté cinq travaux scientifiques.Ce sont : le professeur Louis-Paul Dugal, o.b.e., le nouveau président de la Société, le docteur Georges-A.Bergeron, le docteur Edouard Pagé, le docteur André Desmarais, le docteur Mercédès Thérien, le docteur Gustave Bourbeau, le docteur J.-P.Lachance et le docteur Fernand Martel.Les délégués de Laval ont présenté les communications suivantes : \u2014 G.-A.Bergeron and Gustave Bourbeau (by invitation).Observations on chronic toxicity of bexabomoserine (alpha-amino- epsilon-bydroxvcaproic acid) in the dog.\u2014 Louis-Paul Dugal and Guy Fortier (by invitation).Ascorbic acid and acclimatization to cold in monkeys.\u2014 M.Thérien and L.-P.Dugal.Studies on the relations between ascorbic acid and adrenal function.\u2014 Edouard Pagé and Louis-Marie Babineau (by invitation).Influence of diet on metabolic response to cold in the rat.\u2014 Guy Fortier (by invitation) and Louis-Paul Dugal.Prevention, by thiamine chloride, of the ill-effects of alchool in monkevs submatted to anoxia.Les docteurs Guy Fortier et Fernand Martel furent élus membres de la société.Le prochain congrès aura lieu à Québec, à l'automne 1952, année du centenaire de Laval, sous la présidence du docteur Louis-Paul Dugal. Novembre 1951 LavaL MEbpicaL 1305 Le docteur Dugal a Saint-Louis, Missouri Au II¢ Congres international de gérontologie tenu a Saint-Louis, Missouri, en septembre dernier, le docteur Louis-Paul Dugal et son assistant, Monsieur O.Héroux, ont présenté un travail, intitulé : The effect of ascorbic acid on blood pressure in relation to the adrenal cortex.De plus, le docteur Dugal s\u2019est vu confier l\u2019honneur de présider une séance sur le problème du vieillissement où l\u2019on a traité de recherches en gérontologie.Société d\u2019histoire de la médecine OFFICIERS ET MEMBRES Président d\u2019honneur : le docteur Charles Vézina.Président : le docteur Charles-A.Gauthier.Premier vice-président : M.l\u2019abbé Arthur Maheux.Deuxième vice-président : le docteur Emile Gaumond.Secrétaire : le docteur Jean-Ths Michaud.Assistant-secrétaire : le docteur Benoît Boucher.MEMBRES CORRESPONDANTS MM.les docteurs : Roméo Boucher, .Philippe Panneton, Albert Lesage, L.-F.Dubé, Roma Amyot, Laignel-Lavastine, Roger Dufresne, Louis-Joseph Gobeil, William Francis, Georges Barraud, Wicker Sheimer.MEMBRES ACTIFS Messieurs : Antoine Roy, Docteur Rosaire Gingras, Jean-Charles Bonenfant, Luc Lacoursière, Docteur Jean-Louis Bonenfant, Docteur Emile Gaumond, LavarL MÉDiCcaL Novembre 1951 Charles-Marie Boissonnault, M8\" Félix-Antoine Savard, Antonio Drolet, Docteur Henri Marcoux, Docteur Richard Lessard, Docteur C.-A.Martin.A la Société internationale d\u2019histoire de la médecine Lors de la réunion d\u2019août du Comité permanent de la Société internationale d\u2019histoire de la médecine, le professeur Pierre Jobin a été élu membre correspondant de cet organisme.R.B.La Revue du Praticien C\u2019est un Journal d'enseignement postscolaire dirigé par le professeur audoi édité chez Baillière, à Paris.C\u2019est la fusion de deux péri Baudoin et édité chez Baillière, à Paris.est la lusion de deux périodiques en un seul, le Paris médical et le Journal des praticiens.Le premier numéro vient de paraître en septembre.Jury du Concours d\u2019agrégation A la dernière séance de la Faculté de médecine, le Conseil a procédé à la nomination des examinateurs pour le concours d\u2019agrégation de 1952.Le jury se compose de 6 membres dont trois professeurs titulaires, deux agrégés et un suppléant.Voici le choix de la Faculté : En chirurgie : les docteurs Florian Trempe, président, François Roy, Jean-Louis Petitclere, Paul Poliquin, Gustave Auger et Wilfrid Caron, suppléant._ En dermatologie : les docteurs Emile Gaumond, président, Carleton Auger, Antonio Martel, Maurice Beaudry, Honoré Nadeau et Eustace Morin, suppléant.Pierre JOBIN."]
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