Laval médical, 1 avril 1953, Avril
[" Vol.18 \u2014 No4 LAVAL RIL Ss AVRIL 1953 BULLETIN DE LA 22 SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES meer DE QUÉBEC DIRECTION \u2014 FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC, SOMMAIRE COMMUNICATIONS Jean-M.LEMIEUX, Yves LEMAY et Robert COTÉ.a.SOINS TOC OPÉRATOIRES EN CHIRURGIE THO- Lane ea 0 ane 0000 senc eue sn caca 00000000 page 437 R.DESMEULES, 1055 DORVAL C.LESSARD, L MONTMINY R.DION et P.-E.GAREAU.! CONSIDERATIONS SUR L'ISONIAZIDE DANS LE TRAITEMENT DE SOIXANTE-DOUZE CAS DE TUBERCULOSE PULMONAIRE .0.000000000 page 445 Fernando HUD et TÉANIPAUR DÉCHÊNE.CONTRIBUTION DE L'ANESTHÉSIE A LA CHIRURGIE THORACIQUE EN TUBERCULOSE.page 463 Lucien LARUE et Guy NADEAU.CONTRIBUTION A L'ETUDE DE LA PSYCHOBIOLOGIE : VARIABILITE METABOLIQUE ET DY- SHAR MONIE ENDOCRINIENNE U SCHIZO- PHRENE.co0.teverane RER \u2026\u2026\u2026.Page 479 e e © Jacques BOULANGER.A PROPOS DES TUMEURS PIGMENTEES DE L'UVEE.esrsnneusesc ann san urcaccocuoccu00 PGRE 497 THÉRAPEUTIQUE EXPÉRIMENTALE Jean GRANDBOIS.LA, VITAMINE D2 (calciférol) DANS LE TRAITE- ENT DES TUBERCULOSES CUTANEES, CUTA- NEO.OSSEUSES ET DE DIVERSES DERMATOSES page 502 La plus grande amélioration de la pénicilline depuis sa découverte \\ u ~N fi nm aA PE NE Benzéthacil (Dibenzyl-éthylènediamine Bipénicilline G) Seulement deux comprimés par jour ou une injection toutes les deux semaines maintiennent une conceniration adéquate.COMPRIMES \u201cDuapéne\u201d - 200 A-P* NO 773 \u2014 200,000 U.l.au comprimé Flacons de 12 et 100 INJECTABLE \u201cDuapéne\u201d - 600 A-P* No 954 \u2014 600,000 U.l au ce.\u201cCartrex\u201d de 1 cc.avec aiguille stérilisée SUSPENSION \u2014 VOIE BUCCALE (anciennement Suspension \u201cCillenta\") \u201cDuapéne\u201d - 50, Suspension N° 915 \u2014 50,000 U.I.par cuillerée à thé \u201cDuapène\u201d - 100, Suspension N° 916 \u2014 100,000 U.l.par cuillerée à thé \u201cDuapène\u201d - 300, Suspension N° 917 \u2014 300,000 UJl.par cuillerée à thé Flacons de 2 onces *A-P, action prolongée AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens + MONTREAL, CANADA F-829 SIROP VALOR end EJ AS \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 USINES CHIMIQUES DU CANADA, INC.1338, LAGAUCHETIERE EST, MONTREAL. LAVAL MÉDICAL VOL.18 N° 4 AVRIL 1953 COMMUNICATIONS SOINS POSTOPÉRATOIRES EN CHIRURGIE THORACIQUE * par Jean-Marie LEMIEUX, Yves LEMAY et Robert CÔTÉ de l\u2019Hôpital Laval Parmi les nombreuses difficultés qui retardèrent l\u2019avènement des grandes réalisations de la chirurgie thoracique et assombrirent ses débuts, 1l faut mettre au premier plan l\u2019absence de soins postopératoires appropriés.Lorsque les chirurgiens s\u2019attaquèrent au contenu de la cage thoracique, 1ls eurent sans doute à affronter de l\u2019anatomie et des techniques nouvelles, mais aussi des phénomènes postopératoires nouveaux.Et ils s\u2019aperçurent bientôt du rôle important de leurs traitements dans le succès de cette chirurgie.En effet, si, en chirurgie abdomimale, la perfection de l\u2019acte opératoire prime, dans le thorax, une technique non alliée à une anesthésie et à des soins postopératoires hautement spécialisés est vouée à l\u2019échec.* Présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 7 novembre 1952.(4) 438 Lavar MÉDicCAL Avril 1953 La raison en est que, dans le premier cas, on touche principalement à la fonction digestive, fonction qui peut être suspendue totalement pendant plusieurs jours et à laquelle on peut remédier, dans une certaine mesure, et que, par contre, en chirurgie pulmonaire, on touche à une fonction indispensable a la vie de chaque minute et pour laquelle il n\u2019existe pas de substitut acceptable.Pour juger de \"importance vitale de la fonction respiratoire, il faut sans cesse avoir a l\u2019esprit que, s1 on obstrue la trachée d'un chien, il suffit de sept minutes pour amener la mort de l\u2019animal.Sans aller à cet extrême, 1l ne faut pas croire que l\u2019anoxémie et la cyanose soient sans effet nocif, car 1l a été prouvé que leur action prolongée amène des lésions multiples dans les viscères.Cela doit nous faire réfléchir sur la gravité des interventions sur le poumon, qui touchent plus ou moins, mais toujours, à la fonction respiratoire, et sur la nécessité d\u2019assurer à travers toute cette aventure chirurgicale, une respiration mmimum suffisante.La connaissance parfaite de la maladie postopératoire thoracique ne peut être tirée que d\u2019une connaissance profonde de la physiologie respiratoire normale et les études faites dans ce domaine depuis quelques années nous ont grandement servis.Il n\u2019est pas dans les cadres de ce travail de faire un long exposé de la respiration, mais on nous permettra d\u2019insister sur un point.On limite souvent, et à tort, le mot respiration aux phénomènes qui se passent au niveau du poumon.On oublie trop facilement que la respiration, comme l\u2019a montré Lavoisier en 1777, est une fonction cellulaire.C\u2019est la cellule qui absorbe de l\u2019oxygène et rejette de l\u2019acide carbonique.Tout le reste n\u2019est qu\u2019un long préambule.Si on envisage la respiration sous cet angle, on s\u2019aperçoit que cette fonction comporte plus d\u2019étapes qu\u2019on n\u2019en énumère habituellement.Pour avoir une respiration cellulaire normale, 1l faut : de l\u2019oxygène, une mécanique respiratoire intacte, des voies aériennes libres, des cavités pleurales vides, un parenchyme pulmonaire sain, du sang de volume normal et de constitution normale, une circulation efficiente.Cette façon d\u2019approcher la respiration nous permet d\u2019analyser plus facilement les phénomènes postopératoires, car, pour arriver à cette Avril 1953 LLavar MEpbicaL 439 fm, 1l suffit d\u2019étudier les atteintes produites par l\u2019acte chirurgical sur chacun de ces processus.Et on peut les résumer dans le schéma suivant : L\u2019atteinte de la mécanique respiratoire est représentée par la blessure pariétale et les douleurs postopératoires.L\u2019atteinte des voies aériennes commence par l\u2019introduction des tubes endobronchiques ; elle se continue par l\u2019inondation qui peut se produire au cours de l\u2019intervention et, dans les suites opératoires, par l\u2019encombrement dù aux sécrétions visqueuses.L\u2019atteinte de la cavité pleurale remplace cet espace virtuel par de l\u2019air, du sang et des liquides d\u2019exsudation.L\u2019atteinte du parenchyme pulmonaire comporte la suppression des parties malades, suppression plus ou moins importante suivant la quantité de tissu enlevé et sa valeur fonctionnelle antérieure.Il faut aussi y ajouter les parties collabées par l\u2019épanchement et le pneumothorax, les zones atélectasiées ; enfin, le territoire congestionné et inflammé.L\u2019atteinte humorale comprend l\u2019hémorragie immédiate, le suintement sanguin qui suit et la perte plasmatique que représente l\u2019exsudation pleurale.L\u2019atteinte cardio-circulatoire se traduit par la répercussion sur le cœur et la tension artérielle des facteurs déjà énumérés et des réflexes d\u2019irritation qui peuvent aller jusqu\u2019à donner des arrêts cardiaques.Telles sont, à la lumière de la physiologie respiratoire, les principales résultantes de l\u2019acte chirurgical et on peut affirmer que tout opéré thoracique doit être considéré comme un sujet en état d\u2019insuffisance respiratoire plus ou moins aiguë et c\u2019est là la clef des soms postopératoires.Pour diriger convenablement ces soins, il faut connaître, à chaque minute, l\u2019état précis dans lequel se trouve le patient.Quels moyens avons-nous pour détecter les phénomènes postopératoires, les suivre dans leur progression ou dans leur régression ?Avant de répondre à cette question, un mot s\u2019impose au sujet du personnel sur qui retombe la lourde responsabilité des soms postopératoires.Leur tâche ne se borne pas à l\u2019exécution des prescriptions écrites à l\u2019avance.Les soins postopératoires, en chirurgie thoracique, ne sont 440 LAava.MÉDICAL Avril 1953 pas des formules codifiées applicables à chaque malade, mais 1ls consistent dans l\u2019observation assidue de phénomènes variables et l\u2019application opportune de traitements hâtifs comportant, parfois, des techniques délicater.Par conséquent, il est indispensable d\u2019avoir auprès du malade, vingt-quatre heures par Jour, un personnel expérimenté, capable d\u2019inter- prêter et d\u2019exécuter.Nous devons rendre ici un hommage à notre personnel qui nous fournit une aide qui lui donne droit de revendiquer une large part de la réussite de nos interventions.Voici, maintenant, un schéma qui nous montre les moyens de détection qui permettent de se renseigner, à tout instant, sur l\u2019état du patient.MOYENS DE DETECTION DE CES PHÉNOMÈNES MECANIQUE RESPIRATOIRE Amplitude, rythme et nombre des mouvements respiratoires.VOIES AÉRIENNES Présence de râles et de tirage.Facilité ou diff- culté de l\u2019expectoration.CAVITÉ PLEURALE Vérification fréquente du drainage ou Recherche de signes de compression médiastinale : déviation de la trachée, déplacement du cœur, hypertension intrathoracique.PARENCHYME PULMONAIRE Percussion, Auscultation.Rayons X.SANG Coloration de la peau.Formule sanguine.Fluid balance.CŒUR ET CIRCULATION Auscultation.Graphique du pouls, toutes les quinze minutes.Graphique de la pression artérielle, toutes les quinze minutes.RESPIRATION CELLULAIRE Coloration des lèvres et des ongles. Avril 1953 Lavar MÉDICAL 441 Nous en arrivons maintenant au traitement de ces phénomènes.Le principe général des soins postopératoires est le suivant : remettre le sujet, le plus vite possible, dans son état respiratoire normal.Pour arriver à cette fin, il y a des moyens dont dispose le malade et des moyens dont dispose le médecin.Pour le patient, ils sont limités mais excessivement Importants : il s\u2019agit pour lui de bien respirer, tousser et expectorer.Pour obtenir un meilleur rendement, de ce côté, nous avons mis sur pied des exercices pré-opératoires.Cela a contribué énormément à l\u2019amélioration des résultats.Les moyens dont dispose le médecin sont beaucoup plus considérables.Pour les grouper, nous allons reprendre le schéma des phénomènes postopératoires et allons voir par quels moyens on peut remédier à ces différentes atteintes.Non moins importantes que le traitement, sont les mesures préventives pré- ou peropératoires qui évitent ou rendent plus faciles les soins postopératoires et nous leur donnerons une large place.Mécanique respiratoire : Les délabrements ostéo-musculaires doivent être réduits au minimum et la fonction diaphragmatique doit être respectée.Les douleurs postopératoires doivent être calmées pour permettre au sujet de bien respirer et de tousser.Avant de refermer la cage thoracique, on peut injecter à l\u2019entour des nerfs intercostaux des substances anesthésiques à effet prolongé (éphocaïne).Après l\u2019intervention, nous utilisons des petites doses d\u2019héroine et de démerol et profitons de leur effet pour faire tousser l\u2019opéré.Voies aériennes : Le problème de garder les voies aériennes libres comporte des mesures préventives que réalise un bon choix de procédés endobronchi- ques, l\u2019utilisation du face down position et la technique de bronche première dans les lésions très sécrétantes.Les mesures postopératoires sont, d\u2019abord, les moyens physiologiques de la toux et de l\u2019expectoration, puis les manœuvres d\u2019aspiration 442 Lavar MÉDicAL Avril 1953 bronchique par cathéter nasal ou bronchoscopie et, enfin, la trachéotomie.On doit utiliser, de préférence, les moyens physiologiques et garder les autres pour les cas où on a la main forcée, surtout pour la trachéotomie.Cavité pleurale : Par suite de l\u2019imterventron, la cavité pleurale, comme nous l\u2019avons vu, est ouverte et peut contenir de l\u2019air, du sang et du liquide d\u2019exsudation.Dans les cas de résection partielle du poumon, il n\u2019y a aucun doute qu\u2019on doit tout faire pour vider cette cavité pleurale et ramener, le plus rapidement possible, le reste du poumon à la paroi.On prévient amsi, dans une certaine mesure, les fistules bronchiques, les empyèmes, les collections et les cavités résiduelles.On redonne au patient plus de champ pour l\u2019hématose et plus de facilité pour se débarrasser de ses sécrétions et on empêche l\u2019épaississement pleural et la perte fonctionnelle du poumon qui en résulte.| Pour aider à l\u2019expansion maximum du poumon restant, Il faut libérer ce dernier complètement de ses adhérences et, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un lobe inférieur, sectionner le ligament pulmonaire.Les moyens dont on dispose pour évacuer le contenu de la cavité pleurale sont l\u2019aspiration continue et les ponctions.Pour réaliser l\u2019aspiration continue, on peut se servir d\u2019un simple drainage sous eau ou d\u2019un aspirateur mécanique.Nous utilisons actuellement un système de succion calqué sur celui de l\u2019Hôpital Sea-View.L'avantage de ce système est de mettre en évidence l\u2019aspiration d\u2019air.Comme pour les autres systèmes, il permet egalement de mesurer les liquides drainés.La force de succion s\u2019établit par la longueur d\u2019un tube ouvert à l\u2019extérieur et se mesure en centimètres, à partir de la surface de l\u2019eau.Cette succion est laissée en place, quelques jours, et, après son ablation, on complète, si nécessaire, par des ponctions hermétiques.Quelle que soit la perfection de l\u2019aspiration, on reste parfois avec des cavités résiduelles. Avril 1953 Lavar MÉDicaL 443 S\u2019il s\u2019agit de cavités résiduelles contenant du sang coagulé et épaissi, il faut craindre la fistulisation.Quant aux épanchements séro-fibrineux, lorsqu\u2019ils sont minimes, règle générale, ils se résorbent seuls.Il en est de même pour les pneumothorax localisés.[I faut chercher à éviter à tout prix ces cavités résiduelles, parce qu\u2019elles sont une porte ouverte aux complications et nécessitent souvent une thoracoplastie ultérieure.Pour ce qui est des pneumectomies, le comblement de la cavité se fait par l\u2019ascension du diaphragme, le tassement costal, le déplacement du médiastim et suivant l\u2019organisation de l\u2019épanchement.Aussi, doit-on chercher à conserver le liquide d\u2019exsudation postopératoire, riche en fibrine, et se contenter d\u2019aspirer l\u2019air et le surplus de liquide en ponctionnant à la partie supérieure du thorax.L\u2019opportunité de ces ponctions est indiquée par la pression intrathoracique, la dyspnée, le déplacement du cœur et la tachycardie.Parenchyme pulmonaire : La suppression d\u2019un territoire pulmonaire est inévitable, car c\u2019est la raison d\u2019être d\u2019une intervention ; mais elle doit être limitée, autant que possible, à la région malade.Comme l\u2019écrit Robert Monod : « La grande chirurgie ne se mesure pas a I\u2019étendue de la mutilation ; tout au contraire, à mesure qu\u2019elle progresse, la chirurgie tend à devenir plus physiologique et plus ménagère de la fonction.» La limitation de l\u2019exérèse uniquement aux segments malades est la tendance actuelle de la chirurgie en tuberculose pulmonaire.Les indications des résections segmentaires sont de plus en plus étendues et, s\u2019il est permis de faire des prévisions, c\u2019est cette considération fonctionnelle qui donnera l\u2019avantage aux résections sur la thoracoplastie, malgré les bons résultats prouvés et la gravité moindre de cette dernière.Sang : Nous n\u2019insisterons pas sur l\u2019importance et la nécessité d\u2019avoir à sa disposition tout le sang nécessaire et de qualité voulue pour remplacer 444 Lavar MéÉDpicaAL Avril 1953 chaque goutte de sang que le malade peut perdre au cours de cette intervention.Non moins importante est son administration hâtive qui fait ignorer au malade son hémorragie.Circulation : Pour assurer une bonne circulation, on veillera sur le cœur, le stimulant, au besom, et corrigeant les compressions ou déplacement de cet organe.Quant à la chute de la tension artérielle, elle trouve habituellement son traitement dans des transfusions, du plasma ou du sérum, si elle est due à des pertes humorales ou dans des tonicardiaques ou hypertenseurs, s\u2019il s\u2019agit de phénomènes hypotoniques.Telles sont les grandes lignes de cette question des soins postopératoires.Nous laissons, évidemment, de côté les complications et leurs traitements ; cela, heureusement, n\u2019étant pas la routine postopératoire.En terminant, nous voudrions rappeler un grand principe qui s\u2019applique ici tout particulièrement : c\u2019est qu\u2019un bon traitement ne doit pas être symptomatique mais causal.Si un patient respire mal ou est cyanosé, sans doute, il lui faut de l\u2019oxygène, mais, avant tout, 1l faut chercher pourquoi 1l respire mal et pourquoi il est cyanosé.C\u2019est le seul moyen de faire œuvre intelligente et d\u2019obtenir tout le succès qu\u2019on peut espérer dans cette chirurgie. CONSIDÉRATIONS SUR L\u2019ISONIAZIDE DANS LE TRAITEMENT DE SOIXANTE-DOUZE CAS DE TUBERCULOSE PULMONAIRE * par R.DESMEULES, C.-H.DORVAL, C.LESSARD, L.MONTMINY, R.DION, P.-E.GAREAU de Hopital Laval Lorsqu\u2019on eut démontré in vitro l\u2019activité antituberculeuse de l\u2019hy- drazide de l\u2019acide isonicotinique, Grunberg et Schnitzer établirent son action favorable chez la souris.Zieper et Lewis eurent les mêmes résultats chez le singe.Les travaux de ces auteurs permirent aussi de connaître la bonne tolérance à l\u2019isoniazide et la faible toxicité de ce produit.Après avoir pris connaissance de ces recherches encourageantes, Robitzek et Selikoff firent les premiers essais de l\u2019hydrazide de l\u2019acide isonicotinique chez l\u2019homme.Les résultats furent publiés dans un numéro spécial du Bulletin de l\u2019Hôpital Sea View.Les conclusions reflétèrent un enthousiasme assez extraordinaire : « Arrêt rapide de l\u2019évolution de la tuberculose ; disparition des phénomènes toxiques ; retour de la température à la normale ; augmentation remarquable de l\u2019appetit et du poids.» Tout cela, à un degré jamais observé antérieurement chez des malades traités par la streptomycine et l\u2019acide para-amino- salicylique.Robitzek et Selikoff firent cependant certaines réserves * Présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 7 novembre 1952. 146 LavaL MEDicAL Avril 1953 a propos des modifications favorables des signes radiologiques et bactériologiques.De nombreuses communications firent suite aux travaux que nous venons de mentionner.Certains auteurs corroborérent les recherches de Robitzek et Selikoff ; d\u2019autres soulignèrent des résultats moins remarquables et msistèrent sur les reprises évolutives de la maladie, après l\u2019arrêt de l\u2019isoniazide.Notons aussi que des médecins de Saranac Lake publièrent des observations de résistance acquise après l\u2019emploi de ce nouveau médicament.Nous pouvons dire, en conclusion, de ce court historique que l\u2019ensemble des travaux établit que l\u2019hydrazide de l\u2019acide isonicotmique enrichit considérablement notre thérapeutique antituberculeuse.Nous en trouvons, entre autres preuves, cette communication de Clark et de ses collaborateurs publiée dans le numéro d\u2019octobre de l\u2019American Review of Tuberculosis sur l\u2019action remarquable de l\u2019isoniazide chez quatorze malades attemts de tuberculose miliaire, dont quatre étaient, de plus, porteurs de complication méningée.Clark et ses collaborateurs croient que l\u2019isoniazide a probablement une action antituberculeuse supérieure à celle de la streptomycine.C\u2019est en avril de cette année que nous avons commencé à utiliser ce nouveau médicament et nous faisons connaître le résultat de nos observations.Le recul du temps n\u2019est pas suffisant pour que nous puissions donner des directives complètes.Nous ne savons pas encore ce qu\u2019il adviendra de nos malades, plusieurs mois après l\u2019arrêt du traitement.Les constatations présentes nous ont semblé toutefois dignes d\u2019être exposées comme renseignements préliminaires.CLASSIFICATION DES MALADES AU DÉBUT DU TRAITEMENT Comme nous disposions déjà d\u2019une thérapeutique prouvée efficace pour les cas minimes, nous n\u2019avons pas cru bon d\u2019administrer ce médicament aux malades de cette catégorie.De même, les formes fibro- fr f r r .r , : caséeuses ont été placées ou bien avec les formes ulcéro-caséeuses ou bien avec les lésions ulcéro-fibreuses, selon la prédominance des apparences cliniques et radiologiques.En effet, nous retrouvons des excavations petites ou grandes mème dans les formes fibreuses. Avril 1953 Lava.MÉDiCAL TABLEAU 1 Selon la forme et la gravité 447 CLASSIFICATION NOMBRE DE CAS Tuberculose ulcéro-caséeuse modérément avancée sans compli- CAtIONS .©.ttt AAA AAAA A 22 Tuberculose ulcéro-caséeuse modérément avancée avec laryngite bacillaire .LL AA LA A A A La 1 Tuberculose ulcéro-caséeuse modérément avancée avec bronchite tuberculeuse.LL LL LL LL 1 24 Tuberculose ulcéro-caséeuse très avancée sans complications.16 Tuberculose ulcéro-caséeuse très avancée avec laryngite bacil- ES RAR 3 Tuberculose ulcéro-caséeuse très avancée avec bronchite tuberculeuse.La La La 2 Tuberculose ulcéro-caséeuse très avancée avec laryngite et bronchite tuberculeuse.0222000 000010 L aa aa 2 23 Tuberculose ulcéro-fibreuse modérément avancée sans compli- CAtIONS.LL 1.221 LL LL LR ALL AAA AA A LL LL 15 Tuberculose ulcéro-fibreuse modérément avancée avec laryngite bacillaire .ALL ALL LL 1 Tuberculose ulcéro-fibreuse modérément avancée avec bronchite tuberculeuse.1.111112 0 0012 A LL LL AL LA a LL eee 2 18 Tuberculose ulcéro-fibreuse très avancée sans complications.\u2026 .7 Tuberculose ulcéro-fibreuse très avancée avec laryngite tuberculeuse.LR a 0 Tuberculose ulcéro-fibreuse trés avancée avec bronchite tuberculeuse.LL 0 Tuberculose ulcéro-fibreuse trés avancée avec laryngite et bronchite bacillaire.LL LL LL LL LL 0 7 72 448 Lavar.MÉDicaL Avril 1953 La laryngite ou la bronchite bacillaire dont il est ici question s\u2019entendent de foyers ulcéreux ou hypertrophiques bien définis confirmés par des examens répétés, et non pas simplement d\u2019une rougeur secondaire à lirritation d\u2019une muqueuse par la toux et les expectorations.Il faut aussi faire une restriction en autant que la bacilloscopie est concernée.Sur les 72 patients, 58 étaient régulièrement positifs, avant le traitement, 7 parmi les fibreux étaient négatifs de façon intermittente et les autres étaient toujours négatifs depuis au moins quatre mois.Si nous les avons inclus quand même dans le travail, c\u2019est que l\u2019état radiologique ou l\u2019état clinique nous faisaient croire à des processus exclus ou en accalmie temporaire.La grande majorité des malades ont bénéficié de l\u2019isoniazide, à l\u2019exclusion de toute autre thérapeutique ou après faillite apparente d\u2019un autre traitement.\u2014\u2014\u2014 S1 nous classifions nos malades d\u2019après leur âge, dans un deuxième tableau, nous pouvons former les catégories suivantes : TABLEAU 2 A NOMRES DE Pour- GES CAS CENTAGE Enbasdevingtans.3 \\ 4.259, De vingt Atrenteans.26 or De trente 4 cinquante ans.37 | 87.25% De cinquante a soixanteans.3 4.25%, Plus de soixante ans.3 4.259, 72 MODALITE D INVESTIGATION L'isoniazide appelé aussi hydrazide de l\u2019acide isonicotinique, fut administré à la dose de quatre milligrammes par kilogramme de poids Avril 1953 Lava\u2026.MÉDICAL 449 corporel pour vingt-quatre heures ; les comprimés de 50 milligrammes étant absorbés aux repas et avant le coucher.Comme nous savions, d\u2019après les travaux de l\u2019Hopital Sea View, que les dérives de l\u2019acide isonicotinique ont une action stimulante sur les différents métabolismes, nous avons cru bon d\u2019étudier, en détail, les fonctions d\u2019élimination rénale et hépatique, en même temps que le retentissement thyroïdien, avant, pendant et après l\u2019administration de ce médicament.Les formules sanguines et les examens d\u2019urime ont été faits toutes les semaines pour le premier mois, puis tous les mois, ensuite, en même temps qu\u2019on surveillait quotidiennement le pouls et la température.Pour ne pas surcharger le laboratoire, nous n\u2019avons fait contrôler la glycémie et la cholestérolémie que chez quinze patients, au début et à la fm du traitement alors que vingt-huit ont eu un métabolisme basal initial et de contrôle.Les épreuves à bromosulfaléine, à la phénolsulfonephtaléme et l\u2019azotémie ont été choisies pour apprécier la rétention et l\u2019élimination.Voici, ce que nous avons pu constater : 1° La glycémie, qui était sensiblement normale, c\u2019est-à-dire entre 0,80 g et 1,20 g pour mille chez tous nos malades, sauf un, s\u2019est abaissée, d\u2019une façon générale, pour tomber en bas de la normale dans neuf cas et d\u2019au moins 0,12 g pour mille dans quatre autres cas.2° La cholestérolémie, par contre, s\u2019est élevée d\u2019une moyenne de 0,29 g pour mille chez les malades choisis.Une seule malade a vu sa cholestérolémie baisser de 3,81 g pour mille à 2,81 g pour mille après qu\u2019on lui eût conseillé de dimmuer l\u2019ingestion de graisses animales.3° La protidémie n\u2019a pas varié d\u2019une façon très marquée.Elle s\u2019est élevée ou abaissée de quelques grammes avec une augmentation moyenne de 4 g 20 pour mille.L\u2019azotémie s\u2019est élevée légèrement dans une proportion équivalente et d\u2019une moyenne de 0,29 g pour mille, elle est montée à 0,34 g pour mille.4° Le métabolisme basal fut étudié chez 28 de nos 72 malades.Treize, soit 46 pour cent, gardèrent un chiffre normal assez stationnaire ; 9, soit 32 pour cent, virent leur chiffre s\u2019abaisser et 6, soit 22 pour cent, présen- 450 LAavar MÉDicaL Avril 1952 tèrent une élévation.Les modifications ont été très peu marquées, si Pon compare les concentrations observées à la fm à celles du début du traitement.Environ quimze jours après le commencement du traitement il y avait une phase de grande stimulation, le pouls et la respiration s\u2019étant élevés avant que l\u2019augmentation pondérale y corresponde.5° La formule sanguine a été, dans l\u2019ensemble, heureusement influencée.En effet, l\u2019hémoglobine a augmenté dans 64 pour cent des cas, soit chez 46 malades, alors que les globules rouges s\u2019élevaient dans 53 pour cent des cas.La diminution de l\u2019hémoglobine fut observée chez vingt-quatre malades et celle des globules rouges, chez vingt-sept.Fait intéressant à noter, dans un cas où les plaquettes sanguines étaient insuffisantes avant le début du traitement, elles demeurèrent inchangées.Dans quelques cas, nous avons observé, dès le début, une anémie légère qui s\u2019est corrigée sans médication spéciale.TABLEAU 3 ExAMENS MOYENNE MOYENNE AUGMEN- DE AVANT APRÈS DIMINUTION TATION LABORATOIRE TRAITEMENT TRAITEMENT Glycémie.1,05 g %o 0,76 g %o 0,29 g %o Cholestérolémie.\u2026.2,04 g %o 2,33 g %o 0,29 g %o Protidémie.\\ 85,1 g %o 89,3 g %o 4,2 g %o Métabolisme basal.|+10.6 +9,5 1.1 Hémoglobine.| 87% 91% 4% Globules rouges.4,320,000 4,550,000 230,000 Si nous étudions, maintenant, les fonctions hépatiques et rénales par les examens de laboratoire déjà mdiqués, nous trouvons que la bromo- sulfonephtaléine est passée d\u2019une moyenne de 8,71 mg à 11,55 mg pour cent.Par ailleurs, le P.S.P.a montré une diminution légère dans l\u2019excrétion urinaire et, d\u2019une moyenne de 64,5 pour cent, au début, nous n\u2019avons retrouvé que 60,8 pour cent, à la fin. Avril 1952 Lavar.MÉDicaL 451 TABLEAU 4 ExAMENS POURCENTAGE POURCENTAGE AUGNEM- Dimi.DE AVANT APRES TATION NUTION LABOR ATOIRF TRAITEMENT TRAITEMENT Bromosulfaléine .8,71 mg % 11,55 mg 9; 2,84 mg % Phénolsulfonephtaléine| 64,5% 60,8% 3,7% Azotémie.0,29 g %o 0,34 g %o 0,05 g %o Il est évident que, la plupart de ces épreuves étant à base de réaction colorimétrique, nous devrons continuer ces examens chez un plus grand nombre de patients pour garder une rigueur scientifique.Toutefois, au point de vue alimentation, une conclusion s\u2019impose.Pour brûler l\u2019excès des lipides et diminuer la rétention cholestérinique chez des sujets dont l\u2019appétit est souvent considérable, 1l faudra augmenter l\u2019apport alimentaires des hydrates de carbone, ce qui améliorera la glycémie et favorisera la diurèse.TOLERANCE ET REACTION TOXIQUE A la dose prescrite, l\u2019isoniazide ne s\u2019est pas avéré doué de la toxicité contre laquelle les premiers expérimentateurs nous avaient mis en garde.Il n\u2019y a pas eu d\u2019intolérance gastrique par irritation locale immédiate.Cependant, quatre malades ont présenté des nausées.Il s\u2019agissait de personnes dont le fonctionnement hépatique était défectueux (cholécystec- tomie antérieure ou atonie vésiculaire), chez lesquelles le surmenage du foie était accentué à cause d\u2019un appétit augmenté.La céphalée observée chez trois de ces patients nous a paru relever de la mème cause.Iln\u2019ya eu ni constipation ni diarrhée.Nous n\u2019avons observé qu\u2019un seul cas de dyspnée chez une personne porteuse d\u2019une fibrose pulmonaire étendue après une thoracoplastie de 452 Lavar MÉDicaL Avril 1953 six côtes.La dyspnée s\u2019est accentuée au cours du premier mois de traitement.Celui-ci fut interrompu pendant une semaine et il put, ensuite, être continué à demi-dose, sans inconvénient pour la malade.Le médicament n\u2019a pas paru responsable des rares hémoptysies observées au cours du traitement.Celles-ci sont survenues chez des sujets présentant des expectorations sanguinolentes intermittentes.Contrairement à ce qui s\u2019est produit ailleurs, nous n\u2019avons enregistré aucun trouble urinaire.D'autre part, il y a eu un retour cyclique des menstruations chez des patientes aménorrhéiques depuis plusieurs mois.Deux personnes ont présenté des phénomènes d\u2019idiosyncrasie, au début du traitement, sous forme de réaction eczémateuse, pour l\u2019une, et d\u2019élévation thermique, pour l\u2019autre.Dans les deux cas, il s\u2019agissait de patientes ayant montré un comportement semblable, lors de l\u2019institution de chaque nouvelle médication antituberculeuse.La thérapeutique fut supprimée et reprise graduellement.Aucun trouble sensoriel grave n\u2019a été observé.Trois cas d\u2019msomnie ont été signalés.Chaque fois, 1l a suffi de ne pas donner le médicament après trois heures de l\u2019après-midi pour voir le sommeil redevenir normal.À la suite de certaines constatations cliniques rapportées par l\u2019anesthésiste, nous avons dû cesser l\u2019isoniazide environ un mois avant toute intervention.Les malades qui avaient reçu de fortes doses de ce médicament durant la période précédant immédiatement l\u2019anesthésie ont tous présenté des troubles de l\u2019hématose, au cours de l\u2019intervention, et quelques-uns ont même fait des convulsions, à la période de réveil.Un cas de nervosisme léger a été noté, cependant qu\u2019une autre patiente a présenté de l\u2019hypertonicité des membres inférieurs avec insomnie et soubresauts nocturnes.Cette dernière est la seule chez qui nous ayons noté de l\u2019hyperréflectivité.Les deux malades ont pu continuer de recevoir la médication, grâce à l\u2019adjonction de barbituriques.Il est difficile d\u2019attribuer à l\u2019isoniazide la responsabilité de trois cas d\u2019anémie qui ont nécessité des transfusions, attendu que nous avions affaire à des formes fibro-caséeuses très avancées, s\u2019accompagnant de mauvais état général. Avril 1953 LavAL MÉDICAL 453 TABLEAU 5 Résumé des réactions aux différents systémes RÉACTIONS NATURE Cas PU .nausées 4 Réactions digestives.; ; céphalés 3 Réaction pulmonaire.1.222002000 0000000.dyspnée 1 Réaction urinaire.aucune \u2014 2 Le .eczémateuse 1 Réactions allergiques.[ 0 \\ fébrile 1 Réactions sanguines.anémies 3 g Réaction sensorielle.aucune \u2014 Réaction nerveuse.111011000001 insomnie 2 MODIFICATIONS DANS LES SIGNES DE LABORATOIRE Bactériologie : Le premier but recherché était certes de modifier la bacilloscopie chez les 58 malades positifs au début du traitement.Il faut avouer que nous n\u2019avons pas obtenu le résultat désiré, ni même un effet superposable à celui qu\u2019on a rapporté dans d\u2019autres centres.Dix-sept malades seulement ont vu leurs expectorations devenir négatives alors que les qua- TABLEAU 6 ÉTAT DES EXPECTORATIONS Cas Pas d\u2019expectorations, au début et à la fin du traitement.11 Expectorations non améliorés au cours du traitement.15 Expectorations améliorées du début à la fin du traitement.42 Expectorations augmentées au cours ou a la fin du traitement.4 72 (5) 454 LavAaL.MÉDICAL Avril 1953 torze sujets qui étaient négatifs antérieurement sont demeurés négatifs.Il est vrai, toutefois, que beaucoup de malades étaient, auparavant, positifs, à l\u2019examen direct, et qu\u2019il a fallu avoir recours au tubage gastrique ou au lavage bronchique pour retrouver des bacilles de Koch, à la fin du traitement.Environ 58 pour cent des malades ont vu la quantité et la qualité des expectorations se modifier favorablement.Le fait que nous avons surtout choisi des sujets présentant de grosses excavations en milieu fibreux ou caséeux explique le faible pourcentage des modifications dans les résultats de l\u2019examen bactériologique.La sédimentation globulaire après une heure s\u2019est abaissée dans 66 pour cent des cas, soit chez 48 malades, et, très souvent, dans des proportions considérables, comme par exemple de 80 à 5 et de 50 à 3.Chez un quart des malades, elle a augmenté de quelques unités et six sont demeurés stationnaires.L'ensemble des sédimentations totalisait 2,305, au début, soit une moyenne de 32, alors qu\u2019à la fin on ne trouvait que 1,405 soit une moyenne de 19,5.Nous avons observé quelques cas où l\u2019indice de sédimentation s\u2019est élevé après quinze ou trente Jours de traitement, pour redescendre, ensuite, d\u2019une façon marquée.La formule d\u2019Arneth et l\u2019indice nucléaire, qui avaient l\u2019habitude de nous donner une idée assez juste de l\u2019évolution des processus bacillaires TABLEAU 6a ExAMENS AVANT APRÈS DE TRAITE- TRAITE- Dimr- STATION- AUGMEN- LABORATOIRE MENT MENT NUES NAIRES TES Bactériologie.58+ 41+ 17 55 0 14\u2014 31 \u2014 Sédimentation globulaire.32 19.5 48 6 18 Indice nucléaire.\u2026.262 241 41 12 19 Avril 1953 LAvaL.MÉDICAL 455 ne s\u2019est pas modifié dans les proportions qu\u2019on s\u2019attendait d\u2019obtenir.Cinquante-huit pour cent seulement ont présenté un changement favorable alors que quinze pour cent demeuraient inchangés et vingt-sept pour cent montraient plutôt une déviation défavorable.L\u2019indice moyen s\u2019est abaissé de 262 à 241.MODIFICATIONS DANS LES SIGNES CLINIQUES Température : Nous pouvons dire, tout d\u2019abord, que les douze patients fébriles au début du traitement ont vu leur courbe thermique revenir à la normale dans les seize premiers jours.Chez tous les autres patients, sauf une allergique à la médication, la température est demeurée normale pendant toute la durée du traitement.Appétit : L\u2019appétit a été nettement influencé, chez la grande majorité de nos malades, au point que nous considérons ce médicament comme stimulant spécifique de ce réflexe neuro-végétatif.Vingt malades ont présenté une grande amélioration, non seulement dans leur appétit mais dans leurs fonctions digestives ; très probablement, par modification des sécrétions gastriques.On sait qu\u2019en général les tuberculeux sont des hypochlorhydriques et que l\u2019isoniazide, agissant un peu comme un sympathico-mimétique, excite localement la muqueuse gastrique.Trente-six autres malades ont présenté une amélioration sensible dans leur appétit alors que seize n\u2019ont pas montré de changements appréciables ou durables.Parmi ces derniers, nous avons placé ceux qui, avant le traitement, conservaient déjà un appétit satisfaisant.Le poids : Ce facteur s\u2019est modifié dans des proportions encore plus intéressantes mais un peu parallèles à l\u2019augmentation de l\u2019appétit.En tout, 66 malades ont eu une augmentation pondérale. 456 Lava\u2026 MÉDICAL Avril 1953 TABLEAU 7 Variations pondérales AUGMENTATION DE POIDS DIMINUTION DE POIDS NoMBRE NOMBRE DE CAS VALEUR MOYENNE DE CAS VALEUR 36 0 à 10 Ibs 6 Ibs 22 10 à 20 Ibs 16.5 Ibs 8 + 20 Ibs 25 Ibs 1 38 Ibs \u2014 5 1 à 5 Ibs | La toux : Il y a certainement eu une amélioration appréciable dans les caractères de la toux, un peu comparable à celle des expectorations.On peut dire que tous les malades ont vu ces signes fonctionnels s\u2019amender de façon au moins temporaire, dès le début ; mais, au cours du traitement, plusieurs ont présenté une reprise de la toux.Dans l\u2019ensemble, seize patients qui ne toussaient pas sont restés dans le même état.Pour ce qui est des 56 autres, voici les résultats : TABLEAU 8 NOMBRE DE Pour- MODIFICATIONS DE LA TOUX oO CAS CENTAGE | Toux non améliorée.| 10 36% Toux légèrement améliorée .\u2026.LL 36 50% Toux très améliorée.111111100000 2210 | 8 11.2% Toux aggravée.| 2 2.8% Avril 1953 LlavAaL MÉDICAL Vitalité ou état général : Comme 1l y a discordance entre les signes radiologiques que nous verrons plus loin, les résultats généraux et certaines sensations d\u2019euphorie, de bien-être, d\u2019augmentation de force et d\u2019énergie, nous avons groupé ces facteurs sous l\u2019étiquette ritalité, car nous croyons qu\u2019ils méritent d\u2019être considérés, surtout pour un certain groupe de très grands malades qui doivent leur survie jusqu\u2019à maintenant aux bons effets de ce médicament.Une contre-preuve statistique peut être avancée tout de suite et nous montrera que, dans un département de tuberculeux tertiaires très évolutifs, nous avions eu, dans les six mois correspondants de l\u2019année précédente, quinze mortalités alors que cette année, nous n\u2019avons déploré que deux décès.Il est indiscutable qu\u2019il faut attribuer à ce médicament une prolongation ou une survie inconnue jusqu\u2019alors pour les formes évolutives graves.Dans l\u2019ensemble de nos patients choisis pour l\u2019étude, on peut dire que l\u2019amélioration subjective suivante a été obtenue quant à l\u2019état général des malades.TABLEAU 9 MODIFICATIONS DE LA VITALITÉ Vitalité augmentée.aa LL a eee Vitalité non modifiée.1111011 000000 LL aa LA La 12 Vitalité diminuée.MODIFICATIONS RADIOLOGIQUES Il est malheureux que les changements radiologiques objectifs n\u2019aillent pas de pair avec l\u2019amélioration de l\u2019état général.Nous nous sommes servis des critères suivants pour apprécier les modifications montrées par les radiographies antéro-postérieures ou les tomographies.Disparition ou nettoyage dans les foyers congestifs pour les deux formes caséeuses ou fibreuses ; diminution dans le calibre des excavations; assèchement des niveaux liquides intracavitaires ou amincissement des parois cavitaires. 458 LavarL MEbpicaL Avril 1953 TABLEAU 10 MODIFICATIONS RADIOLOGIQUES Cas Radiographies pulmonaires trés améliorées.6 Radiographies pulmonaires améliorées.32 Radiographies pulmonaires non améliorées.30 Radiographies pulmonaires aggravées.4 RESULTATS GENERAUX En dépit des impondérables que comporte une telle classification, nous pensons avoir fait preuve d\u2019objectivité en subdivisant l\u2019ensemble des résultats obtenus en quatre groupes.Pour considérer qu\u2019un patient était très amélioré, 1l fallait une concordance dans la modification favorable des signes climiques, radiologiques et de laboratoire.Pour cette catégorie, nous n\u2019avons pas toujours exigé la dispariton complète du bacille de Koch, vu qu\u2019il s\u2019agissait, dans la plupart des cas, de modifier un état présumé irréversible et d\u2019obtenir une possibilité de guérison.Parmi les cas simplement améliorés, il y a ceux où la médication a heureusement modifié les signes physiques et fonctionnels et nous a fait croire à la probabilité d\u2019une guérison avec les méthodes actuelles ou en continuant la même thérapeutique.Les malades stationnaires peuvent avoir une augmentation de poids et un état général plus satisfaisant, mais pas assez de modifications dans les signes fonctionnels, bactériologiques ou radiologiques pour qu\u2019on établisse une relation de cause à effet entre l\u2019état actuel et [a thérapeutique appliquée.Première observation (état stationnaire) : Le patient F.H., quarante-six ans, présentait une forme ulcéro- caséeuse, active et bacillaire très avancée.Après quatre mois de Avril 1953 Lava\u2026 MÉDICAL 459 traitement, on a noté un gain pondéral de vingt et une livres.La température qui oscillait entre 99° et 100°F., au début, est passée à la normale vers la seizième journée pour y demeurer.Expectorant, auparavant, deux onces par jour de crachats purulents et bacillifères, il ne crachait plus, récemment, qu\u2019une demi-once par Jour de sécrétions négatives, après homogénéisation.La sédimentation globulaire est passée de 88 mm à 62 millimètres.De médiocre, l\u2019appétit est devenu excellent et son état général s\u2019est grandement amélioré.Mais l\u2019étude comparative des clichés radiologiques ne démontrant aucune amélioration, nous l\u2019avons classé parmi les stationnaires.Deuxième observation (légère amélioration) : Le patient H.P., cinquante-huit ans, présentait une forme ulcéro- caséeuse, très avancée, active et bacillaire.Après quatre mois de traitement, le poids a augmenté de trente-six livres.Sa température, de 99°F., en moyenne, au début, devient normale vers la qumzième journée et reste normale.Les deux onces d\u2019expectorations muco- purulentes et positives ont diminué à un sixième d\u2019once et sont devenues négatives.La sédimentation globulaire est tombé de 61 à 18, en même temps que la formule sanguine s\u2019améliorait.L\u2019appétit et l\u2019état général se sont modifiés très favorablement, mais l\u2019étude comparative des clichés ne montre qu\u2019une légère amélioration.Troisième observation (amélioration très marquée des images ulcéro- fibreuses) : Le patient C.L., trente-huit ans, présentait une forme ulcéro- fibreuse cavitaire bilatérale, très avancée, active et bacillaire.Après quatre mois de traitement, on note un gain pondéral de dix livres.Expectorant auparavant trois à dix onces par jour de substances muco- purulentes et positives, il ne crache plus, maintenant, qu\u2019une demi-once par jour de sécrétions négatives, même après lavage bronchique.La sédimentation globulaire est passée de 16,5 mm à un millimètre et demi.Son appétit s\u2019est nettement amélioré, ainsi que son état général.L\u2019étude comparative des clichés radiologiques démontre une amélioration très marquée pour la première fois, depuis quatre ans. 460 Lavar MÉDpicaL Avril 1953 Quatrième observation (amélioration marquée des images ulcéro-cavi- iaires) : La patiente E.T., quarante-sept ans, présentait une forme ulcéro- caséeuse très avancée, active et bacillaire avec laryngite.Après quatre mois de traitement, on note un gain pondéral de trente-deux livres.Sa température est toujours demeurée normale.Les 10 cm* d\u2019expectorations journalières positives sont pratiquement taries, et sont, de temps à autre, négatives.La sédimentation globulaire, de 81 mm, est passée à 30 millimètres.L\u2019appétit, autrefois médiocre, est devenu très bon et elle jouit actuellement d\u2019un état général très satisfaisant.L\u2019étude comparative des clichés radiologiques démontre une amélioration des images cavitaires.Cinquième observation (aggravation) : Le patient H.R., cinquante et un ans, présentait une forme ulcéro- caséeuse bilatérale, très avancée, active et bacillaire.Après quatre mois de traitement, on note un gain pondéral de cinq livres.Sa température est demeurée normale.Expectorant deux onces et demi, au début, des substances muco-purulentes, il ne crachait qu\u2019une demi-once, à la fin, mais les expectorations étaient toujours positives et de même nature.Sa sédimentation globulaire, de 53 mm, est passée à 28 millimètres.On ne note rien de particulier, tant du côté urinaire que du côté de l\u2019hématologie.Le malade jJouissait d\u2019un meilleur appétit et son état général en fut légèrement amélioré.\u2019étude des clichés radiologiques, à la suite du traitement, démontre une aggravation.Si, maintenant, nous revoyons les formes très graves étudiées au début, nous constatons que, parmi les 30 malades présentant une tuberculose très avancée, il y en avait 16 de pratiquement désespérés, dont 6 ont été amenés à une intervention ; 6 qui sont maintenant considérés comme présentant des lésions réversibles et 5 qui ont été prolongés tout au moins.Dix malades en convalescence d\u2019interventions chirurgicales diverses ont présenté une amélioration remarquable dans les signes fonctionnels Avril 1953 Lava\u2026 MÉDICAL 461 généraux, alors qu\u2019auparavant, Ils accusaient un état de langueur défa- vorable.TaBLEAU 11 NOMBRE DE Pour- ETAT DES PATIENTS i CAS CENTAGE Patients très améliorés.111111111001 0 1000 22 30.59%, Patients simplement améliorés.111210000000 29 40.1% Patients stationnalres ou non ameéliorés.16 22.29, Patients aggravés o.oo 5 7% RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS 1.L\u2019isoniazide, à la dose de 4 milligrammes par kilogramme de poids, est facilement toléré par l\u2019organisme humain qui réagit par une amélioration importante dans l\u2019état général et par un regain de vitalité sous forme d\u2019euphorie et de bien-être, dans la grande majorité des cas ; 2.Sous l\u2019effet de cette médication, le tuberculeux pulmonaire ca- séeux ou fibreux peut présenter une modification importante dans ses signes physiques et fonctionnels, sans correspondance exacte avec les mutations bactériologiques et radiologiques ; 3.Des processus évolutifs, jugés fatals malgré l\u2019action des antibiotiques antérieurs, peuvent devenir réversibles et bénéficier, ensuite, d\u2019autres traitements médicaux ou chirurgicaux ; 4.Cet apport nouveau, apparemment plus tuberculostatique que tuberculicide, laisse entrevoir, dans un avenir prochain, la découverte du médicament rêvé depuis Robert Koch et qui sera vraiment efficace dans toutes les formes de tuberculose.BIBLIOGRAPHIE 1.BERNSTEIN, J., Lorr, W.A., STEINBERG, B.A., et Yarg, H.L., Chemotherapy of experimental tuberculosis : V.Isonicotinic acid 462 LavAL MÉDICAL Avril 1953 hydrazide (Nydrazid) and related compounds, Am.Rev.Tuberc., 65 : 357, 1952.2.CLarx, Charles M., ELMENDORF, DuMont F., Jr, CawTHoN, William U., MUSCHENHEIM, Carl, et McDermotT, Walsh, Isoniazid (Isonicotinic acid hydrazide) in the treatment of miliary and meningeal tuberculosis, Am.Rev.Tuberc., 66 : 391, 1952.3.KaArLsoN, Alfred G., et FELpman, William, Isoniazid in experimental tuberculosis of guinea pigs infected with tubercle bacilli resistant to streptomycin and to para-aminosalicylic acid, Am.Rev.Tuberc., 66 : 477, 1952.4.McDermott, W., MUSCHENHEIM, C., CLARK, C., ELMENDORF, DuM , et CAwTHON, W.U., Isonicotinic acid hydrazide mn tuberculosis in man, Tr.A.Am.Physicians, (mai) 1952.5.Robirzexk, E.H,, et SeLIxorr, I.J., Hydrazine derivatives of isoni- cotinic acid (Rimifon, Marsilid) in the treatment of active progressive caseous-pneumonic tuberculosis : À preliminary report, Am.Rev.Tuberc., 65 : 402, 1952.6.SeLikoFF, I.J., et RoBitzek, E.H., Tuberculosis chemotherapy with hydrazine derivatives of isonicotinic acid, Dis.of Chest, 21 : 385, 1952. CONTRIBUTION DE L\u2019ANESTHÉSIE A LA CHIRURGIE THORACIQUE EN TUBERCULOSE * par Fernando HUDON et Jean-Paul DECHENE à l\u2019Hôpital Laval Les succès actuels de la chirurgie thoracique en tuberculose sont, dans une grande mesure, dus au progrès de l\u2019anesthésie thoracique moderne.Dès 1896, Tuffter et Hallion, en France, et Milton, en Angleterre, recommandaient l\u2019usage de l\u2019insufflation trachéale pour entretenir l\u2019expansion pulmonaire en présence de pneumothorax.Mais, malgré bien des efforts individuels, allemands, américamns et suédois, 1l fallut attendre Guedel et Waters, en 1928, pour la réintroduction de la technique endo- trachéale en circuit fermé et, ultérieurement, son adoption universelle.Green, le premier, se servit de cette technique pour des interventions thoraciques chez l\u2019animal, tandis que James et Dorance en faisaient autant chez l\u2019humain.La méthode d\u2019anesthésie unilatérale par la technique endo-bronchique fut, d\u2019abord, décrite par Jane et Waters, en 1932 ; puis Magill, Malton, Moody, Rovenstein, Crafoord, Nosworthy, Woodbridge, McCuskey, Ruth-Bailey, Thompson, Carlens, donnérent tour à tour leur nom à différents bloqueurs ou tubes endobronchiques et introduisirent autant de méthodes d\u2019intubation employées dans tous les pays en anesthésie thoracique.* Présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 7 novembre 1952. 464 LavarL MÉDICAL Avril 1953 En utilisant quelques-unes de ces méthodes, nous avons introduit à l\u2019Hôpital Laval les progrès de l\u2019anesthésie thoracique moderne.Cela nous a conduits à parler de la contribution de l\u2019anesthésie à la chirurgie thoracique en tuberculose et, plus spécialement, des problèmes de l\u2019anesthésiste relatifs à la préparation du malade, à l\u2019anesthésie elle-même et à la réanimation postopératoire.L\u2019opération étant décidée au bureau médical, l\u2019anesthésiste doit jouer le rôle de trait d\u2019union entre l\u2019interniste et le chirurgien.Le malade lui étant présenté dans les meilleures conditions possibles, il devient, au point de vue pharmaco-physiologique, le guide de ce patient.Il est donc chargé de maintenir ce malade dans un état homéostatique pendant toute la durée de cette transition médico-chirurgicale.À cette fin, l\u2019anesthésiste doit connaître parfaitement l\u2019état du sujet et doit en étudier la physiologie à fond, afin de pouvoir l\u2019améliorer pharmacolo- giquement, avant l\u2019intervention.Il doit porter un grand intérêt aux examens pré-opératoires routiniers des fonctions sanguines, rénales, TaBLEAU 1 SERVICE D\u2019ANESTHÉSIOLOGIE EN TUBERCULOSE PULMONAIRE Examens routiniers pré-opératoires 1.REINS : 2.SANG : EXAMENS D\u2019URINES FORMULE SANGUINE AZOTÉMIE GROUPEMENT SANGUIN P.S.P.CROISEMENT SANGUIN FACTEUR RH PROTIDÉMIE 3.FOIE : 4.CŒUR : B.S.P.ÉLECTROCARDIOGRAMME 5.POUMONS : RADIOGRAPHIES Avril 1953 LavaL MEpbicaL 465 TaBLEAUX 2 et 3 DEPARTEMENT DE PHYSIOLOGIE RESPIRATOIRE 2 3 a) Épreuves simples de physiologie respi-|| b) Etude radioscopique des diaphragmes : ratoire : Consommation d\u2019oxygène par BRON CHO-SPIROMETRIE minute ; Capacité vitale ; Consommation totale d\u2019oxygène ; Réserve inspiratoire ; Consommation différentielle Réserve expiratoire ; d\u2019oxygéne ; Ventilation par minute ; Air courant total ; Ventilation par minute après effort ; Air courant différentiel ; Capacité respiratoire maximum, 30 Équivalence de ventilation ; secondes ; Capacité vitale.Cap.resp.maximum 30 secondes après vaponefrin ; Équivalence de ventilation par 100 cm3 d\u2019oxygène ; Index de Moot ; Index d\u2019énergie ; Respiration retenue d\u2019Henderson.hépatiques et, surtout, cardio-respiratoires.Suivant les renseignements que lui ont fournis ces investigations, il doit décider, de concert avec les chirurgiens, de la technique anesthésique à employer chez ce malade et des traitements pré-opératoires à instituer : transfusion, aérosolthérapie, drainage postural et physiothérapie.La vieille de l\u2019opération, il visite une dernière fois son patient, gagne sa confiance, complète l\u2019examen pré-opératoire et ordonne la prémédication.Nous voici rendus à la période anesthésique proprement dite.D'abord, un mot des problèmes communs de l\u2019anesthésie thoracique en général.Nous parlerons, ensuite, de ceux qui sont particuliers à l\u2019anesthésie thoracique en tuberculose.Le patient, malade du thorax, a, la plupart du temps, une capacité vitale réduite et une oxygération insufli- sante du sang artériel ; souvent, son arbre bronchique est rempli de sécrétions, diminuant ainsi les échanges respiratoires.Il est aussi cachectique, anémique, et toutes ces conditions de toxémie chronique en 466 Lavar MÉDicAaL Avril 1953 font un mauvais risque anesthésique.De plus, la position latérale, la plus communément employée en chirurgie thoracique, favorise l\u2019essaimage de l\u2019infection.La création d\u2019un pneumothorax à ciel ouvert produit un certain degré de respiration paradoxale et de ballottement médiastmal ; d\u2019où réduction de l\u2019air courant et de la ventilation pulmonaire chez un patient dont les réserves respiratoires sont déjà diminuées.Les opérations thoraciques sont longues et occasionnent souvent des pertes sanguines considérables ; de là, danger de choc et nécessité de bien maintenir l\u2019équilibre liquidien.Il y a grand danger de voir apparaître des phénomènes réflexes, car l\u2019opération est faite dans une des zones les plus réflexogènes de l\u2019organisme, la zone cardio-pulmonaire.L\u2019absence de pression négative mtrathoracique retarde le retour veineux au cœur et dimmue le débit cardiaque.Pour sa part, le ballottement médiastinal peut, par intermittences, causer l\u2019obstruction des veines caves et donner de la tachycardie et de l\u2019hypotension.Ajoutons, comme autre facteur de choc, la perte de chaleur accompagnant toute intervention thoracique.En tuberculose, les problèmes ne font que s\u2019aggraver.Le plus important de tous est celui de la dissémination de la maladie, du côté malade au côté sain.D\u2019après la majorité des auteurs, l\u2019agent anesthésique en lui-même ne jouerait aucun rôle ; par contre, les techniques d\u2019intubation en seraient responsables, pour une bonne part, de même que l\u2019état de résistance du malade qui peut être touché par une narcose trop prolongée, trop profonde, trop toxique.L\u2019anesthésiste en tuberculose doit donc éviter à tout prix la contamination des voies bronchiques et des territoires pulmonaires sains.Tout le temps de l\u2019intervention, il doit assurer une bonne hématose, malgré la suppression, parfois, de près de la moitié de la surface respiratoire.Dans cette chirurgie spéciale, qui comprend, non seulement des pleuro-pneumectomies et des pneumectomies, mais aussi des lobectomies et surtout des segmentectomies, Il appartient à l\u2019anesthésiste d\u2019assurer, d\u2019une part, la ventilation et l\u2019oxygénation optimum du poumon sain, l\u2019intégrité fonctionnelle des territoires restants, du côté opposé, et le confort chirurgical en immobilisant le plus possible les segments d\u2019organe à enlever.D'autre part, il doit s\u2019efforcer d\u2019empêcher la dissémination bronchogène centro-latérale, l\u2019obstruction des Avril 1953 Lavar.MÉDICAL 467 voies respiratoires par les sécrétions, le pus, les débris pulmonaires et le sang.Or l\u2019imtubation endotrachéale ne permet pas la réalisation de ces conditions opératoires de façon satisfaisante.En effet, la ventilation du poumon sain sera imparfaite si le poumon malade n\u2019est pas immobilisé, l\u2019aspiration endobronchique, bien que demeurant possible, risque de compromettre sérieusement l\u2019oxygénation du poumon sain en obstruant les bronches et le danger de dissémination n\u2019est pas écarté.De plus, en cas d\u2019empyème tuberculeux, c\u2019est l\u2019inondation bronchique et la mort, à brève échéance, par axphyxie.Enfin, l\u2019intubation endotrachéale simple prive Figure 1.le chirurgien de facilités opératoires souvent très appréciées.Pour toutes ces raisons, nous n\u2019employons pas cette technique à l\u2019Hôpital Laval, sauf chez les enfants, où l\u2019anatomie trachéo-bronchique ne nous permet pas l\u2019usage d\u2019une autre méthode, et alors ces sujets sont placés dans la position d\u2019Overholt (face en-dessous) qui facilite la descente des sécrétions et le maintien du médiastin.Si l\u2019imtubation endotrachéale seule n\u2019est pas désirable en anesthésie tuberculeuse, elle peut être associée facilement au blocage de la bronche- souche du côté malade et rendre de précieux services.Ce blocage est 468 Lavac.MÉDicaL Avril 1953 réalisé dans notre milieu à l\u2019aide du bloqueur, type Thompson.Nous avons surtout employé cette technique dans les cas de pleuro-pneumec- tomies et de pneumectomies gauches ; cependant, il faut dire qu\u2019elle demeure un second choix.Le bloqueur de Thompson peut glisser, se dégonfler n\u2019isolant plus alors la partie malade.Surtout, il nous empêche de gonfler le poumon à la demande du chirurgien, spécialement dans les résections segmentaires.De plus, l\u2019aspiration des sécrétions du côté malade n\u2019est pas aussi facilement réalisable qu\u2019avecun tube Carlens (figures 1 et 2).Figure 2.Dans les débuts, à l\u2019Hôpital Laval, nous avons employé l\u2019anesthésie endobronchique, faute de tube Carlens et de bloqueur Thompson.C\u2019est une technique que tout anesthésiste doit savoir et qui est encore employée par certains grands maîtres.Cependant, elle présente des désavantages sérieux.Cette méthode a, en effet, l\u2019inconvénient de tenir un poumon affaissé qu\u2019on ne peut gonfler à volonté, le tube endobronchique peut glisser par suite d\u2019un déplacement médiastmal, d\u2019une traction sur le hile ou sur le tube lui-même ; il n\u2019offre pas, non plus, de protection contre I'essaimage.Associer au bloqueur de Thompson l\u2019endobronchique demeure un second choix (figures 3 et 4). Avril 1953 LavAL MÉDICAL 469 En anesthésie thoracique tuberculeuse, nos préférences actuelles vont au tube Carlens, comme technique d\u2019intubation.Il s\u2019agit d\u2019un tube à double lumière dont la surface est de 39 millimètres carrés pour les hommes et de 25 millimètres carrés pour les femmes, et dont la partie gauche pénètre dans la bronche-souche gauche tandis que l\u2019ouverture de la lumière droite vient se placer automatiquement devant l\u2019orifice de la bronche-souche droite, grâce à un ergot venant buter contre la carène.Ce tube marque un très grand progrès en chirurgie pulmonaire d\u2019exérèse et, particulièrement, en tuberculose.Non seulement le tube Figure 3.Carlens protège contre les disséminations bronchiques en évitant le passage des sécrétions du poumon malade au poumon sain, mais il permet à l\u2019anesthésiste d\u2019exercer un contrôle parfait de la situation.Ce dernier peut gonfler le poumon malade à volonté, aspirer les sécrétions de façon continue, tout en ventilant bien le poumon sain.Au dire du docteur, Carlens lui-même, lors d\u2019une récente visite à l\u2019Hôpital Laval, ce tube a été employé en Suède pour plus de 5,000 cas, sans aucun incident sérieux.A l\u2019Hôpital Laval, nous l\u2019avons utilisé dans plus de 50 cas de résections pulmonaires et plus de 60 cas de thoracoplasties, et cela sans incident (6) 470 Lavar\u2026 MÉDICAL Avril 1953 et avec de nombreux avantages.Nous nous servons également de ce tube pour la bronchospirométrie ou technique d\u2019exploration fonctionnelle des poumons séparés.Son introduction est un acte relativement simple et, afin de la mieux parfaire, nous recommandons qu\u2019on fasse, immédiatement avant, une bronchoscopie qui nous renseigne sur l\u2019état anatomique de l\u2019arbre trachéo-bronchique.== D == \u201cI Figure 4.Reproduit d\u2019après Eric CARLENS, M.D., in The Journal of Thoracic Surgery, 18 : 5 ; 743, (octobre) 1949.Notre technique d\u2019intubation pour anesthésie thoracique en tuberculose est maintenant connue.Quant aux substances anesthésiques, nous sommes assez limités sur ce point, nos chirurgiens utilisant le thermo- .cautére.Nous nous limitons donc aux substances intraveineuses : barbituriques, curares, protoxyde d\u2019azote et oxygène.Les gaz sont administrés sous respiration contrôlée.Parfois, cependant, quand 1l s\u2019agit d\u2019mdi- vidus fragiles, les chirurgiens à notre demande, s\u2019abstiennent volontiers du thermocautère et nous utilisons alors, soit le cyclopropane ou l\u2019êther Avril 1953 LAvAL MÉDICAL 471 TABLEAU 4 SERVICE D\u2019ANESTHESIOLOGIE EN TUBERCULOSE PULMONAIRE (du 8 septembre 1951 au 15 octobre 1952) Intubations Sonpe THOMPSON (BLOQUEUR) AVEC TUBE TUBE ENDOBRONCHIQUE CARLENS ENDOBRONCHIQUE OU TUBE SEUL ENDOTRACHÉAL DU COTÉ OPPOSÉ Pleuro-pneumectomie.\u2026.ty Oo Pneumectomie.5 7 6 Lobectomie.6 16 26 Segmentectomie.1 17 4 combiné à l\u2019oxygène.Nos tendances actuelles s\u2019en vont de plus en plus vers l\u2019anesthésie potentialisée en chirurgie thoracique, préconisée par Laborit.Au cours de l\u2019opération, les devoirs de l\u2019anesthésiste ne se limitent pas au choix d\u2019une méthode anesthésique ni à l\u2019administration parfaite d\u2019agents anesthésiques appropriés, mais ils comprennent surtout la surveillance de l\u2019état de l\u2019opéré, en tenant compte de tous les signes cliniques et grâce au précieux concours d\u2019appareils spéciaux, tels que l\u2019oxymètre et le cardiothacoscope.Dans notre milieu, nous ne possédons pas encore ces instruments, mais nous souhaitons ardemment les employer parce que nous avons pu apprécier, à l\u2019étranger, les précieux services de l\u2019oxymètre et de l\u2019électrocardiogramme continu.L\u2019anesthésiste doit surveiller, en particulier, l\u2019oxygénation et les phénomènes circulatoires et cardiaques de son patient.Ici encore, des appareils spécialisés pour le dosage de l\u2019anhydride carbonique et de l\u2019oxygène artériel et veineux peuvent l\u2019aider.Quand à l\u2019arrêt cardiaque, l\u2019anesthésiste doit le prévenir en combattant la plus petite hypoxie, en bloquant les réflexes de stimulation cardiaque, 472 Lavar MÉDicaL Avril 1953 en choisissant des substances anesthésiques non toxiques pour le cœur, en empêchant l\u2019obstruction respiratoire, le choc et l\u2019accumulation d\u2019anhydride carbonique susceptible de produire la fibrillation cardiaque.Le spiropulsateur aidera à combattre l\u2019hypoxie et le degré suffisant d\u2019anesthésie, l\u2019mjection médicamenteuse de novocaïne-atropine-curare ou l\u2019infiltration neuveuse contrôlera les réflexes de stimulation cardiaque.En présence de cas difficiles, 1l est indispensable de prévoir les accidents susceptibles de se produire et d\u2019organiser un plan de défense où chacun des membres de la salle d\u2019opération aura une fonction à remplir.La lutte contre les accidents mortels de la table d\u2019opération ne s\u2019improvise pas, elle se prépare.En présence d\u2019arrêt cardiaque, l\u2019anesthésiste doit en avertir immédiatement le chirurgien, pourvoir à l\u2019oxygénation du malade pendant les trente secondes qui suivent, demander le massage cardiaque ou l\u2019usage du défibrillateur et diriger, de concert avec le chirurgien, la thérapeuthique médicamenteuse.Il faut se servir, à cette fin, d\u2019une petite pharmacie d'urgence installée dans la salle d\u2019opération.Enfin, une autre fonction de l\u2019anesthésiste est le contrôle de la perte sanguine.Ce n\u2019est pas un secret pour personne, la chirurgie d\u2019exérèse pulmonaire est des plus sanglantes.Aussi, est-il Important d\u2019évaluer la perte de sang au fur et à mesure de sa production, afin de pouvoir mieux la compenser quantitativement et chronologiquement.Les causes d'erreur sont nombreuses : l\u2019imprégnation des champs opératoires, la stagnation au fond de la cage thoracique, le contenu des tubes de succion, l\u2019évaporation et les erreurs de la pesée.Toutefois, en notre milieu, cette méthode peu compliquée nous donne des résultats intéressants et nous permet de constater de plus près la valeur réelle de l\u2019hémorragie.Nous préconisons, ici, la mesure du volume sanguin pré- et postopératoire et, surtout, les signes clmiques, comme guide de la perte sanguine.En plus d\u2019évaluer cette perte sangume l\u2019anesthésiste doit la réduire, d\u2019abord par une bonne anesthésie ; ensuite, par l\u2019usage d\u2019anesthésiques locaux associés à l\u2019anesthésie générale : mfiltration continue du sympathique ; enfin, par les hypotenseurs, tels que [es méthoniums.Dans notre milieu, nous avons utilisé le bromure d\u2019hexaméthonium chez certains malades et nous avons certarnement réduit la perte sanguine. Avril 1953 Lavar MÉDICAL 473 Cependant, nous en avons cessé l\u2019emploi routimier, à cause des dangers que présente cette drogue.Pour diminuer l\u2019hémorragie de façon satisfaisante, il faut maintenir la tension artérielle maxima à 75 ou 80.Il faut alors considérer que, lorsqu\u2019un malade est maintenu en hypotension, s\u2019il survient une hémorragie subite ou un trouble de l\u2019hématose, l\u2019organisme déjà en anoxie stagnante offre moms de résistance et les dernières expériences chirurgicales mettent en évidence qu\u2019une baisse de la tension systémique donne proportionnellement une baisse de la tension coronarienne.On a aussi rapporté certaines dégénérescences par anoxie stagnante.Pour toutes ces raisons, nous ne préconisons pas d\u2019une façon systématique l\u2019usage de l\u2019hexaméthonium en chirurgie thoracique, pas plus que les blocages du sympathique, car avec leur emploi nous privons l\u2019organisme de ses moyens de défense.Toutefois, bien qu\u2019étant un médicament dangereux, l\u2019hexaméthonium peut rendre de grands services dans certains cas.TABLEAU 5 SERVICE D\u2019ANESTHESIOLOGIE EN TUBERCULOSE PULMONAIRE (du 8 septembre 1951 au 15 octobre 1952) Moyenne du sang donné et perdu au cours de l\u2019intervention avec usage d\u2019hexaméthonium SANG DONNÉ.1,800 cm3 PLEURO-PNEUMECTOMIE (75 mgms).\u2014\u2014 PERDU.1,700 cm3 DONNE.1,860 cm3 PNEUMECTOMIE (80 mgms) PERDU.1,550 cm3 DONNÉ.1,100 em3 LOBECTOMIE (90 mgms) LL \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PERDU .880 cm3 DONNE .675 cm3 SEGMENTECTOMIE (90 mgms) .os \u2014\u2014 -\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PERDU.585 cm3 474 Lavar.MÉDICAL Avril 1953 TABLEAU 6 SERVICE D\u2019ANESTHÉSIOLOGIE EN TUBERCULOSE PULMONAIRE (du 8 septembre 1951 au 15 octobre 1952) Moyenne du sang donnë et perdu au cours de l\u2019intervention sans usage d\u2019hexamétbonium SANG DONNE .2,290 cm3 PLEURO-PNEUMECTOMIE.\u2026\u2026 \u2014_\u2014 | \u2014\u2014\u2014 _\u2014 PERDU .1,700 em3 DONNÉ.1,590 cm3 PNEUMECTOMIE.||-\u2014\u2014\u2014 \u2014_\u2014\u2014\u2014 | \u2014+\u2014\u2014\u2014\u2014_ PERDU .1,420 cm3 DONNE.1,175 cm3 LOBECTOMIE.\u2014\u2014\u2014\u2014 fe + \u2014-_ PERDU.1,365 cm3 DONNE .1,440 cm3 SEGMENTECTOMIE.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PERDU .1,660 cm3 La contribution de l\u2019anesthésiste en chirurgie thoracique tuberculeuse se continue apres la période chirurgicale proprement dite.Immédiatement après l\u2019intervention, l\u2019anesthésiste réanime son malade et demeure auprès de lui aussi longtemps que son état l\u2019exige ; de là, nécessité de la salle de réanimation.Dans les premières vingt-quatre heures, il maintient son patient dans un état homéostatique tout au moins semblable à celui des premières heures de la réanimation.Dans les jours qui suivent en collaboration avec le chirurgien, 1l surveille Ie patient de près, prend charge de l\u2019admmistration de l\u2019oxygène, du Service de transfusion, de la sédation postopératoire et de l\u2019équilibre liquidien.La coloration de l\u2019opéré et l\u2019état de sa fonction respiratoire servent de barème à la durée de l\u2019oxygénation.La tension artérielle, l\u2019état de choc, le contenu de la bouteille de dramage et la formule sanguine de contréle, justifieront la transfusion.La sédation nécessite l\u2019emploi des calmants les moms dépressifs, d\u2019infiltrations musculaires ou nerveuses à l\u2019aide d\u2019anesthé- Avril 1953 Lavar MÉDicaL 475 siques locaux à action prolongée et aussi de substances Intraveineuses, telles que l\u2019alcool et la novocaïne.La grande complication anesthésique en chirurgie thoracique tuberculeuse, nous voulons parler des sécrétions bronchiques postopératoires, peut être jugulée à l\u2019aide d\u2019aérosolthérapie et d\u2019aspirations bronchiques répétées au besoin.De plus, l\u2019anesthésiste pourra favoriser les bons effets de la physiothérapie en rendant les exercices nécessaires de ventilation le moins douloureux possible par des infiltrations.En conclusion, nous présentons nos résultats : 118 anesthésies générales pour résections pulmonaires.Aucun opéré n\u2019est décédé sur la table d\u2019opération : un est mort deux jours après l\u2019intervention ; un autre après quatre Jours ; un troisième au bout de quinze jours ; un qua- triéme seize jours après avoir été opéré, et un dernier après vingt-trois Jours.Donc, cinq décès sur cent-dix-buit anesthésies générales.TABLEAU 7 SERVICE D\u2019ANESTHESIOLOGIE EN TUBERCULOSE PULMONAIRE (du 8 septembre 1951 au 15 octobre 1952) Malades opérés.LL LL LL LL 88 Opérations.119 Anesthésies générales.LL LL 118 Opérations Pleuro-pneumonectomies._.9 Pneumonectomies.Co 18 Lobectomies.LL LL LL LL 48 Segmentectomies.11111111 L LLLLALL LLLLLLLLLL 22 476 Lavar MÉDICAL Avril 1953 TABLEAU 8 SERVICE D\u2019ANESTHESIOLOGIE EN TUBERCULOSE PULMONAIRE (du 8 septembre 1951 au 15 octobre 1952) Décès ANESTHÉSIES GÉNÉRALES.118 Décès.111111101110 5 426-A SEGMENTECTOMIE décédé 2 jours après l\u2019intervention.= 1 EEE Cause : INFARCTUS CARDIAQUE PROBABLE 8832 PNEUMECTOMIE décédé 4 jours après l\u2019intervention.nt ; MIE.,.Æ Cause: ÉVOLUTION BRON CHO-PNEUMONIQUE 9744 LOBE CTOMIE décédé 15 jours aprés intervention.Cause : BRONCHO-PNEUMONIE 8105 LOBE CTOMIE f décédé 16 jours apres intervention \\ Cause : BRONCHO-PNEUMONIE 5773 PNEUMECTOMIE décédé 23 jours après l\u2019intervention.\u2019 Cause : INSUFFISANCE CARDIO-PULMON AIRE Ces résultats sont le fruit d\u2019une collaboration étroite entre médecins, chirurgiens et infirmières de cette maison et nous profitons de l\u2019occasion pour les en remercier.En préparant bien nos malades et les suivant avec soin pendant et après l\u2019intervention, nous croyons avoir rempli notre fonction de gardien pharmaco-physiologique des fonctions vitales de nos anesthésiés.BIBLIOGRAPHIE 1.ALBERT, Solomon N., Anæsthesia for pulmonary partial resection, Current Researches in Anæsthesia and Analgesia, 31 : 1952.2.BEECHER, Some problems of acid-base equilibrium during anæsthesia with particular reference to thoracic surgery, Anesthésie et Analgésie, 9 : 1952, supplément au n° 2.3.Bonica, John, Transtracheal anæsthesia for endotracheal intubation, Anæsthesiology, 10 : 1940. Avril 1953 Lavar MÉDicCAL 477 Vi 6.10.11.12.13.14.16.Bonica, John, Role of anæsthesiologist in management of cardiac arrest, Current Researches in Anæsthesia and Analgesia, 31 : 1952.Bonica, John J., et Harr, William M., Endobronchial anæsthesia for mtrathoracic surgery, Anæsthesiology, 12 : 1951.Brapy, William Preoperative treatment and premedication for thoracic operation, Current Researches in Anaesthesia and Analgesia, 29 : 1950.CARLENS, Eric, À new flexible double lumen catheter for broncho- spirometry, The Journal of Thoracic Surgery, 18 : (octobre) 1949.Coorer, Betty Marguerite, Locum, Harvey, C.S., et ALLEN, Charles R., The control of respiration in anæsthesia, Anæsthesio- logy, 2 : 1950.CruEnwoup, Charles, et Sworp, Brian C., A review of anaesthetic procedures employed in 1,016 major thoracic operations for pulmonary tuberculosis.Complications and sequalæ, Anæsthesio- logy, 10 : 1949.DiTTRICH, Howard, Team work in cardiac arrest (Editorial), Current Researches in Anasthesia and Analgesia, 31 : 1952.EncuisH, I.C.W., Selective bronchial intubation in anæsthesia for thoracic surgery, Current Researches in Anasthesia and Analgesia, 31 : 1952.FisHER, Katherine, et Winsor, Trovis, Contributions of electrocardiography to anæsthesia for chest surgery, Anæsthesiology, 13 : 1952.GRAHAM, Jones, Tracheobronchial aspiration, The Journal of the American Association of Nurse Anæstbetists, 20 : 1952.GuiLp, Carl H., Problems of anæsthesia in thoracic surgery, Anæsthe- siology, 12 : 1951.Heruisos, Carl S., CARDER, V.Woodord MAURER, Robert, et Kay, Richard, Preoperative and post-operative respiratory studies, Anasthesiology, 13 : 1952.HerBeau, M., et CHesNeEAU, G., Technique d\u2019anesthésie endo- bronchique dans les lobectomies et segmentectomies pulmonaires, Anesthésie et Analgésie, 9 : 1952. 478 Lavar.MÉDicaL Avril 1953 17.HIMMELSTEIN, Aoron, et SCHEINER, Martin, The cardiotachoscope, Anaesthesiology, 13 : 1952.18.HosLER, Robert M., Emergency treatment of cardiac arrest, The Journal of Association of Nurse Anesthetists, 20 : 1952.19.MANNI, C., L\u2019anesthésie dans les opérations pour kystes hydratiques du poumon, Anesthésie et Analgésie, 9 : 1952.20.Mocxepsie, W.G., Anæsthesia for thoracic surgery, The Journal of the American Association of Nurse Anæsthetists, 19 : 1951.21.ORToN, R.H., Carbon Dioxide accumulation, Anæsthesia, 4 : (octobre) 1952.22.OrroLENGHI, Roberto, et Mozzoni, Piero, A new short-acting cura- rismg agent, Current Researches in Anæsthesia and Analgesia, 31 : 1952.23.OucLow, F.C., Les problèmes d\u2019anesthésie en chirurgie pulmonaire, Anesthésie et Analgésie, 9 : 1952.24, PALOMERA, Enrique Sanchez, Cardiac resuscitation, Surgery, Gynacology ¢» Obstetrics, International Abstracts, 95 : (octobre) 1952.25.Pinson, K.B., Constant suction in lung surgery, Anaesthesia, 7 : (octobre) 1952.26.SAUNDERS, Peter, Management of positive pressure in endotracheal anæsthesia, Anæsthesiology, 10 : 1949.27.Scurr, C.F., Regional analgesia for thoracoplasty with special references to the use of xylocaine, Current Researches in Anæsthesia and Analgesia, 31 : 1952, 28.StepHEN, C.R., SLATER, H.M., Joxunson, A.L., et SExEL, J.P,, Theoximeter.À technical aid for the anæsthesiologist, An æsthesio- logy, 12 : 1951.29.StePHEN, Elizabeth, D.S., Problem of blocking in upper lobectomies, Current Researches in Anasthesia and Analgesia, 31 : 1952. CONTRIBUTION A L\u2019ETUDE DE LA PSYCHOBIOLOGIE : VARIABILITE METABOLIQUE ET DYSHARMONIE ENDOCRINIENNE DU SCHIZOPHRENE * par Lucien LARUE, M.D.et Guy NADEAU, D.sc.de l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange La psychobiologie est une science relativement nouvelle.Cette partie de la biologie (ou de la psychiatrie) s\u2019intéresse tout particulièrement aux facteurs physiologiques et biochimiques pouvant participer à l\u2019étiologie de certames psychoses.Depuis une quinzaine d\u2019années, l\u2019étude de la schizophrénie, en particulier, a permis de recueillir un nombre imposant de données biologiques qui pourront vraisemblablement permettre d\u2019en arriver bientôt à une meilleure interprétation de sa pathogénie.Après que les premiers chercheurs (1) eurent exploité l\u2019analyse des multiples constituants chimiques de l\u2019organisme dans le but d\u2019y déceler des écarts significatifs de la normale, il est ressorti un fait évident que McFarland et Goldstein (2 et 3) ont été parmi les premiers à signaler en 1938.Il semble bien, en effet, que ce ne soit pas tant l\u2019écart de la normale qui caractérise les métabolites du schizophrène que leur grande variabilité.* Présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 6 février 1953. 480 Lavar MÉDICAL Avril 1953 Cette variabilité, mise en évidence d\u2019abord chez les constituants sanguins et étendue aujourd\u2019hui à un grand nombre de métabolites intermédiaires, dépasse constamment celle qu\u2019on peut rencontrer chez les sujets mentalement normaux.«'Tandis que le sujet normal peut afficher une légère variabilité quotidienne dans ses constituants biochimiques, le schizophrène la révèle à un plus haut degré : Le schizophrène ne possède pas de mécanisme d\u2019adaptation et il oscille comme un pendule physiologique d\u2019un extrême à l\u2019autre, tandis que l\u2019osrillation de l\u2019individu normal a beaucoup moins d\u2019amplitude » (3).On a d\u2019abord tenté d\u2019expliquer cette variabilité par les facteurs émotifs qui peuvent influer sur le système organique, par le changement dans les habitudes, dans le régime ou dans l\u2019activité physique (1), en attendant qu\u2019apparaissent les hypothèses endocrmiennes.Cette mstabilité biologique du schizophrène est particulièrement évidente dans le métabolisme des lipides.Les observations de Randall et Jellinak (4), de Randall, Cameron et Looney (5) et de Gerundo et Corwin (6) au cours de l\u2019insulinothérapie furent à ce sujet convamcantes.Nous avons publié en 1950 et en 1952 une double investigation (7 et 8) sur les variations du cholestérol sanguin (pris comme indice du métabolisme des lipides) chez un groupe de déments précoces pendant de longues périodes (de 2 à 3 mois).Nous avons pu ainsi mettre en évidence que le pourcentage de variation du cholestérol total est très sensiblement plus élevé chez le schizophrène que chez le sujet normal.La fraction estérifiée du cholestérol total semble être particulièrement responsable de cette variabilité.Dans le but d\u2019élimmer chez nos sujets l\u2019influence des habitudes de vie et de régime identiques, le travail fut repris l\u2019année suivante avec le même groupe, soumis cette fois à une activité physique régulière.Il serait peut-être opportun de rendre ici hommage au rôle obscur du personnel qui, durant une période ininterrompue de douze semaines, dut occuper physiquement un groupe de déments précoces dont la plupart étaient catatoniques.Les résultats furent cette fois encore plus convaincants (8).Le groupe des déments précoces démontrait durant la période d\u2019activité physique une variabilité et une dysharmonie considérablement accrues de leurs constituants sanguins, indiquant nettement un défaut d\u2019adap- Avril 1953 Lavar MÉDICAL 481 tation chimique par comparaison au groupe normal (chois: évidemment parmi des sujets en état d\u2019activité régulière).La dysharmonie, caractéristique mentale de la schizophrénie, se retrouve donc aussi dans sa physiologie.On pourrait aller jusau\u2019a dire que les courbes illustrées (figure 1) ont une allure littéralement schizoïde.Un autre aspect du problème ne tarda pas à attirer notre attention.Qu\u2019advenait-il de cette variabilité au cours des thérapies de chocs?S\u2019atténuait-elle avec l\u2019amélioration du sujet?Nous entreprimes alors une série de cholestérolémies chez un groupe de patients soumis à l\u2019msulinothérapie et à l\u2019électrochoc.Randall et Jellinak (4) avaient déjà noté l\u2019effet drastique du choc insulinique sur les niveaux lipidiques des schizophrènes, mais malheureusement leurs observations se limitaient aux périodes précédant ou suivant immédiatement le traitement.Nous nous Intéressâmes plutôt au sort du cholestérol durant le cours du traitement.Nos observations à ce sujet paraitront sous peu (9).Notons seulement (figure 1) l\u2019accord entre l\u2019image clinique et les graphiques illustrant les fluctuations de la cholestérinémie.À la suite de nos travaux, le comportement de la cholestérolémie chez le schizopbréne a été repris par Goodman et Kanter (28) du Veterans\u2019 Administration Hospital, Long-Beach, Californie.Les auteurs confirment la grande variabilité que nous y avions trouvée.Ce travail sur le cholestérol, amorcé chez nous dans un intérét purement théorique, prend une signification plus grande depuis les travaux de Conn et al.(29), qui accordent à la molécule de cholestérol le rôle de précurseur probable des hormones corticosurrénaliennes, hormones dont nous verrons plus loin l\u2019importance dans le métabolisme neuro-endocrinien.Les résultats obtenus semblent indiquer, en effet, que le sang constitue une source importante de cholestérol pour le cortex surrénalien, quand ce dernier, sous l\u2019effet d\u2019une stimulation quelconque, doit fournir des quantités importantes de corticostéroïdes durant de longues périodes.Il est intéressant de noter que c\u2019est la fraction estérifiée du cholestérol qui est particulièrement mobilisée à cette fin.Rappelons que nous avons justement trouvé que c\u2019est cette fraction qui est particulièrement responsable de la grande variabilité de la cholestérolémie du schizo- VARIABILITE METABOLIQUE NORMALE Amélioration | clinique | a at, \u201c \u20ac \u2014 Le professeur Louis-Joseph-Alfred Simard (1863-1867). x SOP em eee So A æ.\u201cbin 3 f i & a.+ vu (1867-1889).3 #< rE # Ly 2% $y = Fi & Le professeur Charles-Eusébe Lemieux re Ca ns on GG EE AAG is Avril 1953 Lava\u2026.MÉDicaL 543 Le docteur Hébert meurt prématurément et c\u2019est le grand Laurent Catellier qui le remplace à la dissection ; celui-ci sera plus tard professeur de pathologie externe et de médecme opératoire puis médecin munrcipal où il fit époque.En 1870, il augmente la durée de la dissection jusqu\u2019à 600 heures, à raison de 200 heures par année pendant trois ans ; cette dissection couvre également la matière de la médecine opératoire et des autopsies car on amène les étudiants à la morgue.L\u2019enseignement théorique reste le même, 120 heures par année pendant deux ans.Mais les 600 heures de dissection sont vite ramenées à des normes moins emphatiques, autour de 400 heures en deux ans, puis 350 heures, ce qui restera en permanence jusqu\u2019à nos jours.L\u2019enseignement théorique de l\u2019anatomie a été pendant longtemps de 240 heures ; il est revenu à 150 heures.En 1881, Catellier est remplacé à la dissection par Michael-Joseph Abern ; c\u2019est lui qui a rédigé sur ses vieux jours les fameuses Notes pour servir à l\u2019histoire de la médecine au Bas-Canada, ouvrage rare et très recherché.1889.\u2014 Après avoir été prosecteur pendant huit ans, Ahern devient professeur titulaire d\u2019anatomie théorique ; il enseigne en même temps la médecine opératoire et il inaugure à l\u2019Hôpital Sainte-Brigitte des cliniques sur les maladies des vieillards.Il a participé, à la demande de l\u2019université, à l\u2019organisation d\u2019un bureau central d\u2019examens pour octroyer la licence provinciale aux médecins.Son prosecteur d\u2019anatomie fut pendant quinze ans Arthur Simard, chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu, fils d\u2019Alfred et père d\u2019André ; 1l fut le patron de notre distingué doyen, le professeur Charles Vézima.Homme très cultivé et fm causeur, il a longtemps enseigné l\u2019anatomie pratique ; nous l\u2019avons surtout connu comme professeur de pathologie externe avec une verve claire et précise qui lui permettait de brosser des tableaux si vivants que ses élèves se rappellent encore aujourd\u2019hui, comme si elles étaient d\u2019hier, ses leçons magistrales toujours dignes et parfois agrémentées d\u2019anecdotes amusantes.1914.\u2014 C\u2019est le professeur P.-Calixte Dagneau qui remplace Ahern à la chaire d\u2019anatomie théorique en 1914.Enseigneur disert, il nous +.ê, ; Pg A + ! Le professeur Michael-Joseph Ahern (1889-1914). %; cd \\ Sail, : 1 $ \u2014% > Le professeur P.-Calixte Dagneau (1914-1932). 546 Llavar.MÉDicaL Avril 1953 présente l\u2019anatomie sous une forme allégorique car il prétendait, comme le pensent certamns universitaires américains très haut cotés, que l\u2019anatomie ne s\u2019enseigne pas mais s\u2019apprend.Dagneau fut un chirurgien de grande valeur : essentiellement conservateur en chirurgie, sa science n\u2019avait d\u2019égale que sa libéralité lorsqu\u2019il s\u2019agissait de se dévouer aux choses universitaires d\u2019intérêt supérieur et de bien commun.Dans ses discours toujours moralisateurs aux banquets annuels d\u2019étudiants, il ne manquait jamais de prêcher le dévouement et le désintéressement afin d\u2019éviter l\u2019étatisation de la médecine.La campagne de l\u2019aide à Laval en 1920, l\u2019enseignement et l\u2019organisation de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement en 1927 furent les trois grandes œuvres de sa vie.Son esprit irlandais lui faisait manier le calembour avec aisance et il prenait un plaisir toujours renouvelé à raconter des histoires.Il fut en anatomie le premier à être nommé chef admmistrateur du département et on lui donna un adjoint, le docteur Albert Paquet, celui-ci s\u2019occupant des travaux pratiques.1932.\u2014 Paul Garneau, qui revient d\u2019Europe après avoir étudié avec Rouvière, à Paris, réorganise l\u2019enseignement en tentant d\u2019y appliquer le block-system.Chaque jour on consacre trois heures à l\u2019anatomie, dont une heure de théorie et deux heures de travaux pratiques, pendant toute la première année et seulement en première année : au total 150 heures de théorie et 300 heures de travaux pratiques.Paul Garneau fait son enseignement à la française et dessine avec méthode.Je suis embauché parmi ses aides d\u2019anatomie à ce moment et c\u2019est là que j'ai appris à connaître cet bomme de cœur et ce parfait gentilhomme dont la droiture et la fidélité ne le cédaient qu\u2019à la rigueur technique.Paul Garneau fut pour moi un chef et un modèle et sa mort prématurée nous a privés de ses leçons quotidiennes d\u2019ordre et de discipline.L'Université lui avait demandé de consacrer la moitié de sa journée au département d\u2019anatomie de sorte que, pendant les 6 ans qu\u2019il occupa la chaire, il s\u2019emplova à monter des pièces de musée et une salle de dissection des plus modernes.Il construit l\u2019amphithéâtre d\u2019anatomie, améliore la technique d\u2019embaumement, conserve ses sujets immergés dans l\u2019huile et met ainsi fin à l\u2019ère nauséabonde et mcommode de l\u2019anatomie de tous les temps et de tous les pays. pme # Si, ovens Armin a - $ 2 > Le professeur Paul Garneau (1932-1941). 548 Lavar MÉDicaL Avril 1953 A sa mort, en 1941, il fut remplacé par l\u2019auteur de cette esquisse historique ; celui-ci était alors chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu et il ne désirait nullement abandonner une carrière qu\u2019il aimait, qu\u2019il avait préparée avec som par cinq années d\u2019études postscolaires et où il réussissait.C\u2019est le doyen Vézma, lui-même un ancien aide d\u2019anatomie de 1918 à 1931, qui a institué une carrière à plein temps en anatomie pour prendre, m\u2019a-t-il dit alors, intérêt aux élèves, aux études médicales et possiblement plus tard à la recherche.Je vous l\u2019avouerai franchement, si j'ai accepté la carrière c\u2019est par le triple attrait de l\u2019élève, des études et de la recherche.De notre temps, nous avons tous déploré l\u2019absence de direction pédagogique pendant nos études médicales.x Je me suis d\u2019abord attaché à analyser, chez l\u2019élève, la méthode de travail, à lui montrer comment lire un livre, suivre un cours et faire des travaux pratiques.Ensuite je me suis profondément intéressé à la direction des études, d\u2019abord en anatomie puis dans tout le cours de médecine ; les études postscolaires ont vite attiré notre attention et c\u2019est amsi qu\u2019aujourd\u2019hui nous nous réjouissons d\u2019avoir en médecine une École de gradués ; l\u2019année de base qui vient de commencer en est une preuve éclatante.2° L\u2019Enseignement Dans la seconde partie de ce travail, je veux relater l\u2019évolution qu\u2019a subie l\u2019enseignement de l\u2019anatomie dans notre Faculté depuis cent ans.En relevant dans les annuaires le nombre d\u2019heures consacrées à l\u2019étude de l\u2019anatomie, on retrouve une double constante : d\u2019une part dans la proportion de l\u2019enseignement théorique et de la dissection, où le rapport est de 1 sur 2.D'\u2019autre part, tous les professeurs sauf un ont accordé un nombre total d\u2019heures qui se retrouve autour de 500.Seul le professeur Simard, qui a étudié en Allemagne, a dérogé à cette moyenne et a imposé aux élèves plus de 800 heures d\u2019anatomie.Tous les autres, Landry, Lemieux, Ahern, Dagneau et Garneau, ont étudié en France.Peut-être est-ce là l\u2019mdice de la différence de conception dans l\u2019étude et l\u2019enseignement de cette matière. Avril 1953 Lavar MÉDICAL 549 L\u2019on sait en effet qu\u2019il y a deux méthodes opposées, l\u2019une inductive qui passe du particulier au général et c\u2019est la méthode allemande ou anglo-saxonne, l\u2019autre déductive, qui passe du général au particulier et c\u2019est la française.Dans les deux méthodes, l\u2019élève utilise les mêmes éléments : un cadavre, un livre et un professeur.Dans la méthode allemande, c\u2019est le cadavre qui prime : on donne à l\u2019élève un livre pour l\u2019aider à com- > p prendre le cadavre et, lorsque l\u2019élève a beaucoup travaillé par lui-même, \u2018 Hémi-bassin.\u2014 Pièce en cire, datée de 1853, commandée à Paris par le docteur Jean-Etienne Landry.(Musée d\u2019anatomie.) le professeur vient et jette sur la matière une lumière empruntée à la physiologie, à l\u2019embryologre et à la pathologie.Dans la méthode française, au contraire, le professeur vient d\u2019abord expliquer de façon analytique quels sont les appareils et systèmes que l\u2019on peut considérer dans l\u2019organisme complet ; l\u2019élève étudie dans son livre et acquiert une connaissance théorique du sujet ; en dernier lieu il cherche et retrouve dans chacune des régions du cadavre les articles anatomiques qu\u2019il a connus dans les systèmes ; cette dernière méthode a permis à de grands professeurs de faire montre de leur savoir, comme (11) 350 L[Aava\u2026 MÉDICAL Avril 1953 Rouvière à Paris, Testut et Letarjet à Lyon, mais l\u2019élève y trouve un enseignement plus théorique que pratique ; en effet, on enseigne d\u2019abord une anatomie de cadavre et en second lieu on est forcé, du point de vue ere mr La main.\u2014 Montage, sur squelette osseux, de tous les tissus mous de la main en diverses substances : plâtre pour le poignet, cuir pour les tendons, broche d\u2019acier pour les vaisseaux.(Musée d\u2019anatomie, 1850.) didactique, de séparer des matières qui, normalement, forment un tout unique, comme l\u2019histologie, l\u2019embryologie et l\u2019anatomie. Avril 1953 Llavar MÉDICAL 551 Dans l\u2019étude historique que nous avons faite, nous sentons constamment chez nos prédécesseurs le besoin de corriger ces inconvénients mais sans y parvenir complètement.Celui qui a le mieux appliqué la méthode à la française chez nous c\u2019est Paul Garneau, élève de Rou- vière.Aussi, lorsque nous avons pris sa succession, avons-nous eu la tâche facile car l\u2019enseignement y était bien systématisé et l\u2019organisation matérielle profitable ; le département fonctionnait très bien et le musée était déjà en bonne voie de montage.Notre part dans l\u2019évolution de l\u2019anatomie à Laval fut d\u2019enseigner une anatomie dynamique, 1e.l\u2019anatomie du vivant plutôt qu\u2019une anatomie de cadavre et de spécialiste.D\u2019un autre côté nous avons Jour de très grandes facilités de la part des autorités universitaires pour Les vaisseaux du membre supérieur.\u2014 Pièce en cuir, datant de 200 ans, ayant appartenue au docteur Pierre de Sales Laterrière ; elle fait partie d\u2019une collec= tion de 12 planches semblables illustrant la découverte des artères de tout l\u2019organisme.(Musée d\u2019anatomie.) augmenter et perfectionner l\u2019aménagement matériel du département, améliorer la technique d\u2019embaumement qui nous permet de conserver les sujets souples jusqu\u2019à la fin de la dissection tout en les empêchant de se dessécher et de se corrompre ; pour augmenter les collections du musée ; mettre au point des techniques nouvelles (bronches dans le plastique) ; au lieu des anciennes tables d\u2019ardoise à ciel ouvert nous avons maintenant des tables fermées à fonds mobile où Ie sujet trempe dans l\u2019huile entre deux séances de dissection ; nous avons un département propre qui ne sent plus le cadavre, parce qu\u2019il est facile à entretenir, que les sujets sont mieux embaumés et que nous avons installé des appareils électriques qui oxydent les odeurs organiques, sans compter que les ventilateurs renouvellent constamment l\u2019air des salles de cours. 552 Lavar MÉDicaL Avril 1953 Enfin, chance inouïe, il y a deux ans, nous avons installé dans notre département un appareil à rayons X complet, graphie et scopie, don d\u2019un de nos collègues de la Faculté, le professeur Paul-A.Poliquin et complété par le département de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Nous avons aussitôt offert aux autres départements l\u2019usage de cet appareil qui sert, non seulement dans l\u2019enseignement en anatomie et en ! 5 A > 3 > B A : or oy ES.I, « i ; : 3 8 5 L À > ¥ Eh Es : 2 A NG Sh 2 ; | | Arbre bronchique.\u2014 Pièce naturelle, préparée récemment, comprenant les voies aériennes depuis le larynx jusqu\u2019aux bronchioles, le tout enduit d\u2019une substance plastique transparente et souple.(Musée d\u2019anatomie, 1950.) | physiologie, mais aussi en recherches de médecine expérimentale pour tous ceux qui veulent s\u2019en servir.Nous pouvons constater avec nos visiteurs américains et nos collègues canadiens, de Vancouver, de Toronto ou de Dalhousie, que nous avons un département d\u2019anatomie qui fait envie car nous avons un équipement matériel des plus complets et des plus modernes, consti- Avril 1953 LAVAL MÉDICAL 553 tuant un climat idéal pour les étudiants.Aussi nous amusons-nous a ramener de temps à autre au département un confrère qui nous a quittés depuis 20 ans et qui ne peut s\u2019empêcher d\u2019envier le sort des étudiants actuels.Mais, avons-nous dit, notre principale contribution ne fut pas d\u2019ordre matériel ; elle fut d\u2019enseigner une anatomie dynamique, l\u2019anatomie du vivant, à la française dans son allure générale, avec leçons magistrales sur les divers appareils, comme nous l\u2019avons vu pratiquer à Lyon chez le professeur Latarjet, le successeur de Testut.Cette étude systématise la matière et constitue une approche, logique pour des latins, à l\u2019anatomie régionale et à la dissection.Par ailleurs, considérant la formation médicale de nos étudiants dans son ensemble, nous avons choisi d\u2019animer le cadavre par des considérations d\u2019ordre physiologique et pathologique.Puis cê sont les internes qui, se rappelant les directives pédagogiques qu\u2019ils avaient reçues en première année, sont venus demander au chef du département de rajeunir leurs bases anatomiques.Enfin ce sont les chirurgiens qui nous ont demandé aide et assistance pour une formation complémentaire.Comprenant depuis longtemps l\u2019importance de l\u2019anatomie pour les chirurgiens, nous avons largement ouvert les portes du département et les réserves de cadavres à tous les candidats sérieux qui désiraient parfaire leur entraînement technique, le tout sous notre direction et responsabilité.Et c\u2019est ainsi que nous avons reçu avec plaisir les médecins suivants pour la recherche indiquée : Le D' L.-P.Roy : côtes cervicales ; Les D'° J.-L.PEriTCLERC et Gustave AUGER : plexus cardiaque pré-aortique ; Le D' François Roy : sympathectomies lombaires ; Le D' Antonio MARTEL : infiltrations sympathiques ; Le D' Fernando Hupon : blocages du plexus brachial ; Le D' Henri de ST-VicTOR : 20 périnées de femmes ; Le D Joffre GRAVEL : gros vaisseaux du thorax ; Le D' Paul FUGÈRE : 20 fenestrations ; Le D' Louis ROYER, avec ses élèves : bronchoscopie \u2014 sinus \u2014 mastoïdes, etc. 554 Lavar MÉDICAL Avril 1953 Les demandes étant devenues trop nombreuses, il nous a fallu y apporter quelque systématisation et nous avons organisé un cours de technique chirurgicale à l\u2019usage des jeunes médecins qui se destinent à la chirurgie.Le cours existe depuis cinq ans déjà et cinquante jeunes chirurgiens se prévalent aujourd\u2019hui d\u2019une solide formation de médecine opératoire à la Farabœuf.Mais ce ne sont là que des travaux d\u2019entrainement technique, et J\u2019en oublie de très nombreux.Nous avons cependant tenté d\u2019autres essais à l\u2019allure expérimentale et plus scientifique, dont voici quelques exemples : Greffes tendineuses, par Amyot JoLICŒUR chez le chien ; Greffes d\u2019uretères, par Louis CouLonvaL chez le chien ; Greffes de cholédoque, par Guy TARDIF chez le chien ; Greffes veineuses et artérielles, etc.; Wiltrid CARON et Jacques T'uRrcor : Réactions péritonéales à l\u2019éponge de gélatine (35 chats).Publié à Philadelphie, en 1949, et commenté devant l\u2019American Association of Anatomaists ; Joachim JoBIN : 200 colonnes \u2014 rbumatologie ; Dominique GAUDRY : Vésicule biliaire, 24 chiens ; Jacques Turcot : Circulation lymphatique chez le chien ; Jean-Louis LAROCHELLE : 108 dissections de [innervation sensitive de la hanche; il a créé une technique chirurgicale contre la douleur dans l\u2019arthrite chronique.Tout cela nous a été demandé d\u2019abord par les étudiants qui avaient été mitiés à l\u2019anatomie dynamique et qui désiraient parfaire leur formation médicale, puis par les chirurgiens qui souhaitaient s\u2019entraîner à de nouvelles exigences techniques et qui cherchaient le moyen de satisfaire leur curiosité scientifique.| La conception dynamique de l\u2019anatomie enchaîne la macroscopie des organes à leur constitution histologique ; les cellules vivantes entraînent la connaissance de la physiologie et celle-ci la pathologie ; évidemment nous sommes en plein dans le domaine de la recherche.Enfin, c\u2019est encore une exigence du milieu qui nous a forcé d\u2019organiser une année de base scientifique pour les jeunes qui désirent se spécialiser V1 Di Ul Avril 1953 Lavar MÉDICAL en médecine ; pour les débuts, nous comprenons la chirurgie et l\u2019anesthésie mais bientôt nous aurons la radiologie, la médecine interne, l\u2019oto- rhmo-laryngologie, l\u2019obstétrique et possiblement la psychiatrie.C\u2019est l\u2019évolution d\u2019avenir.Mais cette conception dynamique de l\u2019enseignement a créé au département d\u2019anatomie une vie intense où les élèves, les internes, les chirurgiens, les chercheurs et les enseigneurs travaillent selon un horaire déjà très chargé.Et nous songeons avec bonheur au jour enfin prochain ou nous pourrons Installer dans le département d\u2019anatomie des jeunes qui soient à la hauteur des exigences scientifiques modernes : en plus d\u2019une solide formation médicale, une instruction complète dans le domame des sciences de base avant de se spécialiser soit dans le champ de la médecine soit dans le domaine de la recherche pure.De telle sorte que le M.D.sera complété du D.sc.et la science pure illuminera alors la médecine.Mais cette vie intense et cette haute conception de l\u2019anatomie n\u2019ont été permises que parce que depuis les dix dernières années un médecin, un grand universitaire et altruiste renommé, le doyen Vëzma, a su créer une atmosphère nouvelle où la recherche est venue compléter l\u2019enseignement de la médecme, grâce à la coopération de tous les chefs de département.Messieurs, l\u2019anatomie a légèrement progressé depuis 100 ans, et, vous en conviendrez avec moi, elle mène loin : à l\u2019mstar du Journalisme, l\u2019anatomie mène à tout pourvu que l\u2019on en sorte.BIBLIOGRAPHIE 1.Tous les annuaires de la Faculté.2.BorssoNNEAULT, Charles-Marie, Laval médical, (sept, oct.et nov.) 1952.3.LepLoNp, Sylvio, Le Saguenay médical, 1952.4.VALLÉE, Arthur, Bulletin médical de Québec, 1914. ANALYSES J.TURIAF et J.CHABOT.Efficacité de la cortisone administrée par voie buccale, a titre de traitement ambulatoire, en particulier dans l\u2019asthme et les maladies rhumatismales.Revue du Praticien, 21 décembre 1952.L\u2019action du médicament pris par la bouche est plus active que quand el'e est administrée par voie intramusculaire et il y a, en plus, l\u2019absence de danger d\u2019abcès staphyloccocique.Il faut cependant prendre bien soin de déterminer si le malade n\u2019est pas porteur d\u2019un ulcère du duodénum, car l\u2019administration de la cortisone par la bouche peut entraîner une perforation, sans, parfois, d\u2019accident prémonitoire.Contre la maladie asthmatique, l\u2019administration de la cortisone par voie buccale serait particulièrement indiquée dans l\u2019état de mal et contre l\u2019asthme permanenta) L\u2019état de mal: Six à huit comprimés de 25 milligrammes pendant les premières vingt-quatre heures, puis trois à quatre comprimés, pendant une semaine.L'amélioration est souvent rapide et d\u2019autant plus marquée qu\u2019on aura fait précéder le début du traitement d\u2019une saignée de 200 cm3 et qu\u2019on aura évité les opiacés.L'amélioration est presque toujours rapide et marquée.S\u2019il semble y avoir résistance, dans les premiers jours, cela ne tient qu\u2019à une question de dose.L\u2019état de mal étant conjuré, le malade peut avoir un répit qui durera quelques semaines, et parfois même quelques mois, et pendant lequel on devra instituer, après les huit jours de traitement par la cortisone, un traitement anti-asthmatique habituel par les antihistaminiques, la théophyline, les vaccins, les désensibilisations, etc.b) Traitement de l\u2019asthbme à tvpe continu : C\u2019est la forme la plus rebelle au traitement ; c\u2019est un asthme constant, sans grand paroxysme, mais qui se manifeste aussi bien à l\u2019effort qu\u2019au décubitus et qui gêne le sommeil, toutes les nuits pendant Avril 1953 Lavar MÉDICAL 557 longtemps.Cette variété résiste habituellement au traitement usuel de l\u2019asthme, mais les auteurs prétendent que la cortisone par la bouche a radicalement transformé le pronostic de ces maladies, mais 1l faut établir un traitement à long terme : ils prescrivent 4 comprimés par jour, cinq jours par semaine.Si la dyspnée est supprimée pendant les cinq jours et ne réapparaît pas pendant les deux jours de repos, on peut continuer ainsi, en reduisant progressivement la dose journalière à 3, 3, 24 et même 2 comprimés par jour, à condition, bien entendu, que Pamélioration se maintienne ; ; puis, après un certain nombre de semaines, on augmente les Jours de repos, à savoir quatre jours sur sept, et même pour en arriver à deux jours sur quatre.Si l\u2019asthme réapparaît pendant les jours de repos, on donne alors de la cortisone, tous les jours de la semaine.Si l\u2019administration de quatre comprimés, cinq jours par semaine, a abouti à un échec, on essaye cinq et même six comprimés avant d\u2019 abandonner la partie.Cet asthme ayant une terrible tendance à rechuter, il faut, en pratique, continuer la thérapeutique en permanence : certains de leurs sujets ont ainsi été traités pendant cinq ou six mois consécutifs.LA CORTISONE BUCCALE EN RHUMATOLOGIE Les doses sont à peu près superposables à celles que l\u2019on emploie par voie intramusculaire et 1l faut varier la dose avec les individus, en moyenne trois à quatre comprimés de 25 milligrammes par jour.a) Rbumatisme articulaire aigu : Dans le rhumatisme articulaire aigu de l\u2019enfant, la cortisone est particulièrement indiquée parce qu\u2019elle peut prévenir les complications et qu\u2019elle peut avoir même une action sur les actions cardiaques préexistantes, à condition que les lésions ne soient pas trop intenses et que les dommages ne soient pas trop grands.Comme la cortisone agit plus rapidement par la bouche, 1l est préférable d\u2019utiliser cette voie dans le rhumatisme articulaire aigu ; l\u2019on doit utiliser de six à huit comprimés par Jour dans la période d\u2019attaque, puis continuer à quatre pendant un mois et diminuer progressivement les doses pendant huit à quinze Jours, avant de cesser définitivement ; si le test de Thorn indiquait un épuisement des cortico-surrénales, il faudrait alors substituer l'ACTH à la cortisone, à raison de 25 à 50 milligrammes par jour.S'il y a une rechute du rhumatisme, on peut reprendre la dose d\u2019attaque initiale.Chez l\u2019adulte, la cortisone agit d\u2019une façon moins spectaculaire et, d\u2019ailleurs, les lésions cardiaques sont plus rares.GOUTTE AIGUE : Si, parfois, elle résiste à la colchicine, elle cède presque instantanément a la cortisone ou a ACTH.La cortisone, a raison de six a huit comprimés par jour, pendant trois à dix jours : pour terminer la cure en diminuant progressivement la dose en en remplaçant par de la colchicine, à raison d\u2019un à trois milligrammes par jour. 558 Lavar MéÉDicaL Avril 1953 GOUTTE CHRONIQUE : Dans la goutte chronique, son action est beaucoup moins constante.SCIATIQUE RADICULAIRE : Qu'elle soit infectieuse ou secondaire à une compression discale, elle cède rapidement à la cortisone, à raison de six à huit comprimés par jour pendant une ou deux semaines.Dans la périartérite noueuse, un traitement de trois à quatre semaines, dès le début des manifestations, peut enrayer l\u2019évolution de la maladie ; dans les formes chroniques, les résultats sont médiocres.DANS LES DIFFÉRENTES ALGIES : Comme les épicondylites, les névralgies faciales ou cervico-brachiales, la cortisone donne parfois d\u2019excellents résultats.b) Les affections rhumatismales chroniques : La cortisone n\u2019agissant que sur le seul élément inflammatoire, n\u2019a qu\u2019un effet suspensif et la maladie reprend son cours dès qu\u2019on cesse le traitement ; mais, cependant, dans la phase aiguë et surtout au début, la thérapeutique permet de gagner du temps et d\u2019instituer un autre traitement antirhumatismal.Dans d\u2019autres cas, c\u2019est l\u2019échec des autres traitements qui peut poser l\u2019indication d\u2019un traitement par la cortisone à titre simplement de soulagement.Si Pon fait un traitement d\u2019attaque, on donne 300, 200, puis 100 milligrammes par jour pendant trois 4 quatre semaines, mais, parfois, il faut monter a cinq ou six comprimés par jour pour obtenir la sédation recherchée.Dans le traitement d\u2019entretien, il est essentiel de rechercher la dose minimum efficace en ne diminuant la dose initiale que par paliers de cinq à six Jours, à raison d\u2019un demi-comprimé avec deux ou trois comprimés par vingt-quatre heures que l\u2019on peut et doit parfois continuer d\u2019une façon continue ; mais Il faut alors surveiller la vitesse de sédimentation et répéter les tests de Thorn.Si celui-ci diminue, il faut faire des cures intercallaires \u2019ACTH ou donner 25 milligrammes de propio- nate de testostérone deux fois par semaine ou ACTH a raison de 25 a 75 milligrammes pendant quatre a huit jours.L\u2019arrêt du traitement reste encore un problème non résolu, de toute façon, si l\u2019on décide d\u2019interrompre le traitement, il faudra le faire graduellement et très lentement et terminer par une petite cure d\u2019ACTH ou de testostérone.Les rhumatismes chroniques dégé ératifs ou les ostéo-arthrites, les arthroses, réagissent beaucoup moins bien a la cortisone ; cependant, on peut l\u2019essayer avec des résultats, dans certains cas, surprenants.DANGERS DE CETTE THÉRAPEUTIQUE a) L\u2019infection : Si l\u2019on s\u2019abstient de faire de la cortisone chez les malades porteurs de foyers infectieux en activité, tuberculeux ou à microbes pyogènes, les accidents sont rares. Avril 1953 LAavar MÉDicAL 559 b) Atrophie surrénalienne : L\u2019action inhibitrice de la cortisone sur les sécrétions hypophysaires provoque l\u2019atrophie du cortex surrénal, ce phénomène a déjà été vérifié à l\u2019autopsie et c\u2019est pourquoi, chez ceux qui prennent de la cortisone pendant longtemps, il faut répéter les tests de Thorn, la pratique des cures intercallaires d\u2019'ACTH ou un complément de traitement par le propionate de testostérone préviendront cette atrophie du cortex surré- nal.Le testostérone inhibe en effet l\u2019action atrophiante de la cortisone sur le cortex surrénal, sans modifier son action sur le tissu [ymphoide.J.-B.JoBIN.P.A.O'LEARY, L.A.BRUNSTING, A.H.BAGGENSTOSS, M.A.HARGRAVES, F.E.ZIMMER et H.E.MICHELSON.Symposium on systemic lupus erythematosus.(Symposium sur le lupus érythémateux.) Proceedings of the Staff meetings of the Mayo Clinic, 27 : (22 octobre) 1952.Le lupus érythémateux peut se manifester sous forme aiguë, subaiguë ou chronique, cette dernière variété étant de beaucoup la plus fréquente.Il y a des formes de passage, surtout de lupus érythémateux chronique en lupus érythémateux aigu, mais cela est plutôt rarement.Durant ces dernières années, les études faites ont surtout porté sur la forme aiguë disséminée.Les personnes les plus atteintes sont les femmes Jeunes, surtout celles qui sont rousses, qui font facilement des taches de rousseur et ne pigmentent pas facilement leur peau lorsqu\u2019elle est exposée aux rayons solaires.Occasionnellement, la maladie prend un caractère familial.La patiente souffrant de lupus érythémateux a souvent un passé rhumatismal, a souffert d\u2019angine, de scarlatine, etc.On note aussi assez souvent une sensibilité accrue au soleil, des réactions exagérées aux médicaments, aux vaccinations et aux transfusions.L\u2019évolution du lupus érythémateux est très variable ; la mort peut survenir rapidement, mais la patiente peut aussi, après un temps plus ou moins long, se rétablir complètement.Le diagnostic, assez facile habituellement, surtout quand les phénomènes cutanés sont présents, est confirmé par la présence des cellules lupiques érythémateuses, soit dans la moelle sternale, soit dans le sang circulant.On parle avec assez de détails des dernières techniques concernant cet examen et Hargraves et Zimmer en sont arrivés aux conclusions suivantes : trois facteurs sont nécessaires et essentiels à la production de la réaction dite lupus erythematosus reaction : a) La présence dans le sang ou la moelle sternale d\u2019un facteur lytique ou facteur L.E.; b) La présence de protéine nucléaire qui réagit avec ce facteur lytique ; 560 [AvAL MÉDICAL Avril 1953 c) Des leucocytes qui englobent la substance lysée.Ces deux auteurs préconisent actuellement la technique du sang coagulé pendant deux heures.Cette technique s\u2019est montrée plus sensible que toutes les autres, même celle qui utilise la moelle sternale avec héparine.L\u2019étiologie reste encore obscure.On a pensé expliquer la maladie en la classant dans le groupe des maladies du collagène (Klemperer), mais on se rend compte à l\u2019autopsie, par exemple, qu\u2019il y a presque constamment des lésions rénales, lésions qui portent sur la cellule plutôt que sur le collagène.Quant au traitement, les résultats fournis par la thérapeutique sont difficiles d\u2019interprétation.La cortisone fait bien disparaître les symptômes, mais l\u2019on connaît des lupus érythémateux aigus disséminés qui ont guéri sans cortisone, avant qu\u2019elle ne soit découverte.Le lupus érythémateux aigu disséminé constitue encore un problème.Michelson, en conclusion de ce symposium, dit : « J\u2019espère que l\u2019importance d\u2019un diagnostic dermatologique ne sera pas diminuée par les découvertes récentes, car il y a encore des cas où un diagnostic ne peut être fait qu\u2019à l\u2019aide de connaissances dermatologiques appropriées.» Note.\u2014 Nous faisons nôtre cette conception de Michelson et ajoutons que le lupus érythémateux n\u2019est pas la seule dermatose disséminée où l\u2019opinion d\u2019un dermatologiste entraîné doit être recherchée.Émile GAUMOND.J.H.MULLANE.Varicose veins of pregnancy.(Les varices de la grossesse.) Am.J.Obst.¢» Gynec., 63 : 620-626, 1952.L\u2019on peut soulager et maîtriser presque tous les cas de varices de la grossesse par l\u2019injection de substances sclérosantes dans les veines dilatées.Le traitement ambulatoire pratiqué avec prudence prévient l\u2019établissement de varices permanentes, mais est incapable de guérir les grosses varices préexistantes et ne remplace par le traitement chirurgical des grosses dilatations variqueuses.Mullane rapporte qu\u2019il a pratiqué sans ennuis plus de dix mille injections chez 405 parturientes.On doit débuter de bonne heure, dès la première dilatation veineuse et surtout avant l\u2019apparition des troubles ; on peut poursuivre le traitement jusqu\u2019au septième mois.On injecte à la partie proximale de la veine, d\u2019abord.La malade se tient debout pendant l\u2019injection pour que le liquide descende dans la veine.On fait les autres injections en descendant vers l\u2019extrémité du membre.On emploie du monolate de soude ; si la malade est allergique, on emploiera du chlorure de sodium hypertonique.On fait les injections, une fois la semaine, à la dose d\u2019un demi à deux centimètres cubes.On place un pansement compressif pendant vingt- quatre heures sur la veine injectée et l\u2019on demande à la malade de marcher le plus possible pendant ce temps pour prévenir les douleurs ou la gêne. Avril 1953 Lavar MÉDICAL 561 L\u2019auteur traite de la mème façon les varices vulvaires et remplace le bandage compressif par un coussin périnéal.Sur les 405 cas étudiés, l\u2019auteur a obtenu 87 pour cent de bons résultats ; 13 pour cent ont eu besoin d\u2019un traitement chirurgical après l\u2019accouchement.Il n\u2019a constaté aucune thrombophlébite superficielle et un seul cas de thrombose profonde post partum.Pierre JoBIN.P.DUCROQUET et B.JAULMES.Traitement des périarthrites de l\u2019épaule par application locale de glace.La Presse médicale, 60 : 1553, (15 novembre) 1952.On connaît depuis très longtemps les effets sédatifs et anti-inflammatoires du froid dans le traitement des affections articulaires.Pendant longtemps, on a considéré Ie froid comme « le plus puissant antiphlogistique et le seul sédatif direct ».Ce mode de traitement est de nouveau proposé dans la périarthrite de l\u2019épaule.Ces manifestations articulaires de l\u2019épaule peuvent revêtir certains aspects anatomo-cliniques qui sont ordinairement à la base de leur classifrcation : périarthrite ankylosante aiguë ou chronique, périarthrite simple non ankylosante, etc.Quelle que soit sa forme clinique, la péri- arthrite de l\u2019épaule semble bénéficier de l\u2019application de glace, méthode de traitement simple et efficace.Dans la forme ankylosante aiguë et la forme simple hyperaiguë, le traitement doit combiner l\u2019application de glace et l\u2019immobilisation de l\u2019articulation.L\u2019immobilisation peut être réalisée à l\u2019aide de l\u2019appareil de Pouliquen ou à l\u2019aide d\u2019un appareil plâtré ; elle sera faite en position adductive fonctionnelle du bras (80 à 90°) d\u2019emblée, ou progressivement sous l\u2019effet sédatif du froid.L\u2019application de glace doit être continue au moyen d\u2019une vessie remplie de glace pilée, non salée.Comme la douleur cède rapidement au froid, la mobilisation peut débuter au troisième ou au quatrième jour, l\u2019application de froid doit être maintenue pendant huit à dix jours.Dans la périarthrite ankylosante chronique fixée, le traitement comprend la mobilisation de l\u2019épaule, chaque séance étant précédée et suivie d\u2019application de froid.L'application de glace n\u2019est discontinuée que pendant les séances de mobilisation.Le gain obtenu après chaque séance de mobilisation est fixé par l\u2019appareil de Pouliquen à la fonction extrême obtenue.La mobilisation active pourra débuter dès que les mouvements passifs seront suffisants pour permettre une activité sociale raisonnable.L\u2019application discontinue de glace (au cours de la nuit) parait suffisante dans la périarthrite simple, la mobilisation passive ne paraît pas nécessaire dans ce cas.Les résultats de ce mode de traitement paraissent des plus satisfa1- sants dans la grande majorité des cas.Les douleurs disparaissent rapidement sous l\u2019influence du froid ; ce symptôme est souvent rebelle aux traitements anti-algiques usuels.Les mouvements de l\u2019articulation intéressée se font plus amples et la récupération fonctionnelle est plus 562 Lavar MÉDICAL Avril 1953 rapide.Dans certains cas, on a pu remarquer la disparition de calcifications, soit dans la bourse séreuse, soit dans le tendon du sous-épineux ; celles-ci peuvent s\u2019effacer parfois rapidement, en huit à dix jours.L\u2019application de froid paraît avoir les avantages suivants : simplicité d\u2019application, innocuité, action efficace et rapide sur les principaux symptômes, sur la douleur, la mobilité de l\u2019articulation, sur les calcifications.De plus, la réfrigération peut être un précieux adjuvant au traitement chirurgical.Enfin, 1l est logique de recourir à l\u2019application de froid au début du traitement des cas rebelles et anciens avant d\u2019entreprendre des traitements plus coûteux et plus compliqués, en particulier le traitement à la cortisone.Honoré NADEAU P.L.HARRIS et W.F.KUJAWSKI.Annotated bibliography of vitamin E.(Bibliographie annotée sur la vitamine E.) Vol.II.1950-51.Distribué par: The National Vitamin Foundation, Inc., 150, Broadway, N.-Y.-7.C\u2019est le deuxième volume consacré à la bibliographie sur la vitamine E.Tout comme le premier, il facilitera grandement le travail de ceux qu\u2019intéresse le sujet.Cette bibliographie est présentée sous huit chefs afin d\u2019en faciliter la classification et la consultation : Habitat et distribution de la vitamine E ; .Recherche et dosage ; .Aspects chimiques ; Rôle en physiologie et en pathologie ; Pharmacologie ; Rôle en nutrition et sur le métabolisme ; Rôle en thérapeutique ; Rôle en médecine vétérinaire.00 NOVY oR Wt Cette abondante source d\u2019information est complétée par un index : ) des noms d\u2019auteurs.Ce volume est appelé à rendre service tant aux cliniciens qu\u2019aux chercheurs.M.LANGLOIS. REVUE DES LIVRES Les ultrasons appliqués à la médecine, par le docteur DÉNIER (de la Tour-du-Pin).2° édition.Un volume sous toile (14 X 19) de 216 pp.avec 23 figures : 1.400 fr.(15% en sus pour frais d\u2019envoi).L\u2019Expansion scientifique française, 23, rue du Cherche- Midi, Paris (VI\u20ac), France.La 17¢ édition parue en 1951 a été épuisée rapidement.Cette 2° édition n\u2019est pas une simple réimpression.Tous les chapitres ont été revus et de nombreuses additions ont été faites en tenant compte des derniers travaux parus en France et à l\u2019étranger.390 numéros sont ajoutés à la bibliographie qui comprend maintenant 1,100 numéros ; elle est à jour jusqu\u2019au 1°\" avril 1952.C\u2019est le premier volume de langue française publié sur les applications des ultrasons à la médecine.Il a paru en langue allemande Die Ultraschalle Therapie, par R.Pohlman et ses collaborateurs qui en différents chapitres confiés a des spécialistes différents apportent un compendium sur les ultrasons.Le volume de Dénier est une synthèse de tous les travaux parus et de ses travaux personnels.Dans les cas où il n\u2019a pas expérimenté lui-même, il le dit.Voici les tétes des différents chapitres : L\u2019historique apporte l\u2019évolution de cette technique qui ne remonte pas à plus de 35 ans.Un chapitre est consacré à la physique des ultrasons qu\u2019il faut connaître, ainsi que les principes des réalisations d\u2019appareils.Les actions chimiques et physico-chimiques sont exposées, car grâce à elles le domaine des ultrasons s\u2019avère très vaste dans le domaine industriel.L\u2019action biologique permet d\u2019y voir un peu clair dans le domaine des êtres vivants.L\u2019ultrasonoscopie est débutante, c\u2019est par elle qu\u2019on arrivera à faire le diagnostic de certaines lésions ; déjà en métallurgie l\u2019ultrasonoscopie remplace la radiographie des métaux.Les chapitres suivants sont consacrés à l\u2019ultrasonoscopie, condition d\u2019applications, doses, techniques particulières sont décrites.Système nerveux, digestif, respiratoire, circulatoire, la traumatologie, la 564 Lava\u2026.MÉDicaL Avril 1953 dermatologie, la rhumatologie, l\u2019oto-rhino-laryngologie, etc.tour à tour abordés.Les meilleures indications sont développées, citons-en quelques- unes : l\u2019asthme, les névralgies occipitales, le syndrome sympathique cervical postérieur, les discarthroses, la névralgie du trijumeau, l\u2019ulcère duodénal, la cholécystatonie, l\u2019artérite oblitérante, la spondylarthrite, l\u2019épicondylite, la coccydynie, la maladie de Depuytren, les abcès tubéreux de l\u2019aiscelle, les surdités par oto-sclérose pour citer quelques indications majeures.Comment agissent les ultrasons, terminent le volume avec un tableau récapitulatif des indications.Devant le développement de l\u2019ultrasonothérapie, comme l\u2019auteur appelle le traitement par les ultrasons, ce volume devient indispensable aussi bien pour le médecin qui veut utiliser cette nouvelle technique à la guérison de ses malades que pour celui qui veut connaître le domaine médical où les ultrasons permettent de soulager certains états rebelles Jusqu\u2019à ce jour.L\u2019auteur précise que l\u2019ultrasonothérapie a des indications très précises, doit être appliquée d\u2019une manière minutieuse, sinon les échecs ont lieu ; on accuse les ultrasons alors que c\u2019est la technique qui est défectueuse.D\u2019où la nécessité d\u2019approfondir l\u2019étude de ce domaine nouveau pour avoir toutes les chances de succès thérapeutiques., sont Nouvelle pratique chirurgicale illustrée, fascicule VI, par Jean QUÉNU, directeur.Un volume grand in-8° de 270 pages, avec 249 figures dessinées d\u2019après nature par S.Duprer (1952) : 2.250 fr.G.Doin et Cie, éditeurs, 8 place de l\u2019Odéon, Paris (VI\u20ac), France.Sommaire du fascicule VI : (Esophagectomie pour cancer de l\u2019œæsophage thoracique situé au-dessus de la crosse aortique, avec anastomose æsophago-gastrique cervicale (G.THOMERET).\u2014 Œsophago-gastronomie par voie thoracique pour méga- æsophage (J.PERROTIN).\u2014 Gastropexie pariétale comme traitement d\u2019une éventration diaphragmatique (J.QUENU).\u2014 Gastrectomie totale par vote abdomino-thoracique pour cancer de l\u2019estomac (J.PERROTIN).\u2014 Opération de Noble (G.THOMERET).Rappel : Fascicule 1 : 274 pages, 239 figures.1947.1.200 fr.Fascicule 2 : 272 pages, 235 figures.1948.1.400 fr.Fascicule 3 : 290 pages, 252 figures.1949.1.500 fr.Fascicule 4 : 288 pages, 255 figures.1950.1.500 fr.Fascicule 5 : 254 pages, 228 figures.1951.1.650 fr. Avril 1953 Lavar MÉpicar 565 Journées thérapeutiques de Paris \u2014 1951, sous la présidence du professeur LŒPER et du docteur R.BERNIER.(1.La résistance aux antibiotiques d\u2019origine fongique ou bactérienne ; 2.Les traitements nouveaux des néphrites.) Un volume in-8° de 354 pages avec figures et dépliants (1952) : 2.000 fr.G.Doin et Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VI°), France.SOMMAIRE.\u2014 La résistance aux antibiotiques d\u2019origine fongique ou bactérienne : Résistance aux médicaments (Prof.TREFOUEL).\u2014 De la résistance aux antibiotiques (streptomycine exclue, surtout au point de vue clinique) (Prof.G.C.DocLiorT1).\u2014 Développement de la résistance et persistance de la sensibilité à la streptomycine chez les bacilles tuberculeux et dans la tuberculose (R.Linz).\u2014 Laboratoire clinique et antibiothérapie (René MARTIN et Y.CHABBERT).\u2014 Le traitement des maladies infectieuses \u2014 tuberculose exceptée \u2014 par les associations d\u2019antibiotiques (R.TURPIN et P.CHAssA- GNE).\u2014 Les nouveaux antibiotiques (Prof.G.A.BUTTLE).\u2014 La synergie clinique et biologique des antibiotiques fungiques associés (Ed.BENHAMOU et A.SORREL).\u2014 Associations medicamenteuses dans la résistance des antibiotiques (G.d\u2019ANTUONO).\u2014 Sensibilité actuelle du gonocoque vis-à-vis du sulfathiazole.Etude de quelques cas (P.BureL, V.Boiron et J.-L.BOREL).\u2014 Méthode de dosage de l\u2019auréomycine dans le sang.Taux obtenus (R.MAraL et MM® MAILLARD).\u2014 Recherches micro-respiromé- triques sur la possible résistance du saccharomyces elypsoidæus à la morphine (P.MAscHERPA et M.CITRONI).Les traitements nouveaux des néphrites : L'équilibre électrolytique dans l\u2019insuffisance rénale et ses incidences thérapeutiques (Prof.J.HAMBURGER).\u2014 La dyalise péritonéale dans le traitement de l\u2019insuffisance rénale (P.TANRET).\u2014 Les perfusions du tube digestif dans le traitement de l\u2019urémie (Prof.A.Frescur).\u2014 Le traitement des méphrites anuriques par les exsanguino-transfusions répétées (A.Tzanck et J.DaussET).\u2014 Traitement de l\u2019urémie expérimentale par la transplantation rénale (L.LEFEBVRE).\u2014 Le traitemenl chirurgical des népbrites (néphro-omentopexie) en particulier (J.-C.RUDLER et J.COTTET).\u2014 L\u2019action des hormones sur le rein malade (G.BrckEL).\u2014 Pathogénie et traitement des néphropathies allergiques expérimentales (B.-N.HALPERN et BENACERRAF).\u2014 L'action des antibiotiques dans les néphrites infectieuses aiguës (A.LEMIERRE et Marcer Morin).\u2014 Réflexions sur le rôle des protides alimentaires dans l\u2019évolution des néphrites chroniques (Prof.A.LEMAIRE et P.BERTHAUX).\u2014 Recherches expérimentales sur la brûlure.Capsule rénale, système nerveux, et mécanisme de l\u2019oligurie aiguë du chien brûlé (G.BARAC).\u2014 Guérison par la cortisone d\u2019un nourrisson atteint de brûlures étendues et en anurie depuis trois jours (J.LEDE- RER).\u2014 A propos des greffes rénales humaines (P.MILLIEZ).\u2014 À propos des greffes rénales, animales et bumaines (N.ŒcoNnomos).(12) 566 LAavAa\u2026 MÉDicaL Avril 1953 Études chimiques sur la tuberculose, par MM.Jean PARAF, Jean DESBORDES, André GIRARD, Sam LEWI, Alphonse ABAZA et Madeleine PARAF.Un volume in-8° carré de 130 pages.L\u2019Expansion scientifique française, éditeurs, 23, rue du Cherche-Midi, Parie (VI\u20ac), France.Depuis une dizaine d\u2019années environ, les progrès de la biochimie ont orienté les conceptions et les recherches sur la maladie tuberculeuse vers une voie nouvelle particulièrement riche en promesse d\u2019avenir.Une meilleure connaissance des composants glucidiques, proto- diques et lipidiques du bacille de Koch permettra sans nul doute de préciser leur part respective dans l\u2019agressivité du bacille et les symptômes de l\u2019affection.C\u2019est ainsi que les auteurs soulignent d\u2019abord qu\u2019on a pu déterminer avec les acides gras polysubstitués purement synthétiques, mais qui paraissent semblables à ceux qui entrent dans la composition du bacille, les phénomènes allergiques et immunitaires si particuliers à l\u2019infection tuberculeuse.Dans un second chapitre ils font le bilan enzymatique et vitaminique du malade montrant l\u2019importance de la rupture de l\u2019équilibre des propriétés oxydo-réductrices.Puis, dans les autres spécialement consacrés à l\u2019étude de la valeur des agents possédant une action contre le bacille, leur toxicité par rapport à leur pouvoir actif et la parenté de certains d\u2019entre eux, les auteurs étudient plus spécialement les sulfones, la streptomycine et, enfin, le dernier-né des antibiotiques : l\u2019acide para-amino- salycilique.On a l\u2019impression de vivre la période qui précède immédiatement la réussite ; c\u2019est ce qui souligne l\u2019intérêt d\u2019avoir dressé un bilan actuel de nos connaissances en la matière.Manuel technique de l\u2019infirmier des établissements psychiatriques à l\u2019usage des candidats aux diplômes d\u2019infirmier de ces établissements.5° édition revue, corrigée et augmentée, par L.MARCHAND, et R.et H.MIGNOT, médecins des hôpitaux psychiatriques.Un volume in-8° de 416 pages avec 107 figures (1952) : 1.700 fr.G.Doin et Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VI°), France.Depuis sa première édition, ce manuel a toujours eu deux buts: servir à l\u2019enseignement et à la formation technique des infirmiers des hôpitaux psychiatriques ; permettre aux élèves des Ecoles d\u2019infirmiers de reviser leurs cours en vue de la préparation aux examens dont les épreuves deviennent de plus en plus complexes. Avril 1953 Lava\u2026 MÉDICAL 567 Depuis quarante ans d\u2019immenses progrès ont été accomplis dans la formation professionnelle des infirmiers, dans l\u2019organisation des hôpitaux psychiatriques, dans les nouvelles méthodes thérapeutiques des affections mentales, dans la création de certains services spéciaux en vue de la récupération sociale des malades.Le contact infirmier-malades est donc devenu dans les hôpitaux psychiatriques de plus en plus important.Outre ses connaissances concernant les soins courants médicaux et chirurgicaux, outre son rôle de surveillance, l\u2019infirmier psychiatrique doit savoir adapter ses capacités aux différentes catégories de malades.Par exemple, son rôle au cours de la malariathérapie, de la convulsivothérapie, des cures de sommeil, de la psychothérapie de groupe, a nécessité la création d\u2019équipes spéciales, composées d\u2019un personnel expérimenté.Sa collaboration avec les médecins, comme agent de traitement, est devenu indispensable et très étroite.Cette cinquième édition, qui suit de près la quatrième, a été complétée sur de nombreux points.Après chaque session d\u2019examens, les auteurs se sont renseignés sur les questions posées par les examinateurs et ont développé les textes qui étaient trop succincts.Ils espèrent que lui sera réservé le même accueil qu\u2019aux précédentes.Séquelles et complications tardives locales de la primo-infection tuberculeuse \u2014 « La maladie du hile d\u2019origine ganglionnaire », par P.GALY et L.PÉROL.Un volume in-8° de 120 pages avec 31 figures (1952) : 850 fr.G.Doin et Cie, éditeurs, 8 place de l\u2019Odéon, Paris (VI), France.Les conséquences pathologiques locales de la primo-infection tuberculeuse ne se limitent pas aux quelques mois qui en suivent l\u2019établissement, mais se prolongent chez l\u2019adulte, parfois pendant toute l\u2019existence.Les séquelles bronchiques et médiastinales des adénopathies caséeuses hilaires envahissantes peuvent ne se révéler parfois que plusieurs dizaines d\u2019années après leur constitution.Les altérations anatomiques ou les troubles cliniques alors décélés sont trop souvent considérés comme primitifs sans lien avec une primo-infection ancienne inapparente ou inaperçue que, seule, une calcification ganglionnaire vient signer de sa marque.L\u2019étude clinique de nombreux malades, les constatations faites au cours d\u2019exérèses pulmonaires montrent que le rôle de cette adénite hilaire et de ses complications que nous savons si souvent latentes (péribronchite, fistules, sténoses) est considérable dans la genèse ou la localisation des maintes affections bronchiques ou parenchymateuses rencontrées plus ou moins tardivement chez l\u2019adulte.Nous retrouvons dans les manifestations ou les épisodes révélateurs de cette « maladie du hile d\u2019origine ganglionnaire séquellaire » beaucoup de syndromes de la pathologie pulmonaire ou médiastinale dite inflammatoire : bronchectasies, hémoptysies, abcès, condensations rétractiles 568 Lavar MÉDicaAL Avril 1953 ou non, bronchites circonscrites, maladies du lobe moyen, diverticules et fistules œsophagiens .La place étiologique ou le rôle de ces séquelles de primo-infection dans chacun de ces divers syndromes est plus ou moins important et plus ou moins facile à déceler.Cette monographie illustrée de nombreuses reproductions radiologiques et microphotographiques envisage, dans leur ensemble, ces conséquences tardives locales de l\u2019adénopathie primaire tuberculeuse.Elle montre leur fréquence et leur variété.Elle apporte des documents permettant d\u2019en discuter le diagnostic clinique avec d\u2019autres maladies bronchiques hilaires et d\u2019envisager dans la pathogénie le rôle primordial de la bronchite et de la péribronchite séquellaire.Elle apporte par la mise en évidence d\u2019une étiologre précisée un démembrement de divers syndromes bronchopulmonaires qui gardaient encore le mystére de leur genése.La mise en évidence d\u2019une telle étiologie n\u2019a pas qu\u2019un intérêt didactique et spéculatif.Elle est parfois à l\u2019origine de précisions d\u2019ordre pronostique et thérapeutique.Éléments d\u2019électrocardiographie théorique, par G.DUBOUCHER.Travail de la Clinique thérapeutique médicale du professeur J.Leon (Alger).Un volume de 126 pages (16.5 X 23), avec 50 figures : 900 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120 boulevard Saint- Germain, Paris (VI®), France.Ce nouvel ouvrage d\u2019électrocardiographie ne vient pas proposer une initiation, un guide pratique ou une mise au point.Il s\u2019agit, comme le précise l\u2019auteur, « d\u2019un essai pour ordonner les concepts fondamentaux de la morphogenèse, dégager les liens qui les unissent entre eux, découvrir ainsi une perspective générale des problèmes théoriques relatifs à l\u2019interprétation des tracés ».L\u2019étude du docteur Dubouchet revêt de plus un aspect critique et une tournure personnelle qui la fera apprécier des spécialistes de cette science particulièrement « ardue » qu\u2019est l\u2019électrocardiographie.Pendant longtemps, les physiologistes se sont bornés à étudier l\u2019activité du myocarde sur des préparations de ce tissu, isolées de l\u2019organisme et de tout autre milieu conducteur.Ainsi ont commencé à s\u2019édifier les bases électrophysiologiques de l\u2019électrocardiogramme.Elles font l\u2019objet du chapitre I.Cependant, la transposition en clinique de ces données de laboratoire, relatives à la fibre nue, se subordonne à deux problèmes bien différents : Le premier concerne l\u2019interposition d\u2019un milieu conducteur à trois dimensions entre l\u2019électrode exploratrice et le tissu exploré.Il constitue les bases physiques de l\u2019électrocardiogramme et est envisagé au chapitre II.Le second problème a trait aux caractères particuliers (volumétriques, structuraux et positionnels) du cœur humain.Il forme les Avril 1953 L[Aavar MÉDICAL 569 bases anatomo-cliniques de l\u2019électrocardiogramme et fait l\u2019objet du chapitre III.Ainsi se trouvent groupées, sous trois chefs distincts les notions d\u2019essence différente : a) électrophysiologiques, relevant du processus cellulaire d\u2019électrogenèse ; b) physiques, ne dépendant que des lois d\u2019électricité générale ; c) anatomo-cliniques, fonction de l\u2019espèce et de Pindividualité du sujet.Enfin, dans un dernier chapitre, les données théoriques, ainsi dégagées, sont appliquées à une brève analyse de certains tracés pathologiques.L\u2019auteur a limité le nombre de formules mathématiques et rejeté en notes certaines considérations théoriques d\u2019intérêt secondaire.Une bibliographie, classée par paragraphes, suit chaque chapitre et renvoie pour développements, aux publications techniques.De nombreux schémas très clairs illustrent l\u2019exposé.Les cancériniques et leur traitement homœopatique \u2014 Étude clinique et thérapeutique, par le docteur Léon VANNIER.Un volume 1n-16° de 325 pages avec figures (1952) : 1.350 fr.G.Doin et Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VI), France.Le cancer est une véritable maladie dont l\u2019évolution présente trois stades : un état préparatoire que l\u2019auteur appelle cancérinique, une formation tumorale, des métastases.L\u2019état cancérinique précède toujours l\u2019apparition de la tumeur.Il se traduit par des signes cliniques qui se manifestent pendant des années et qui sont évidents pour le praticien averti.La thérapeutique est simple : remèdes de fond, remèdes de drainage, nosodes et auto-isothérapie sanguine.Ainsi la médecine homæœopa- thique judicieusement appliquée permet non seulement d\u2019empêcher la production d\u2019une évolution fatale mais aussi d\u2019obtenir le rétablissement définitif du sujet.Définir cliniquement un état cancérinique, c\u2019est prévoir la possibilité d\u2019une formation tumorale.Guérir un état cancérinique, c\u2019est empécher la production d\u2019un cancer.Déjà l\u2019auteur nous avait minutieusement décrit l\u2019état tuberculinique dont la guérison empêche l\u2019éclosion de la tuberculose.L\u2019interdépendance auriculaire, par René MAYOUX, professeur agrégé, et Henri MARTIN, chef de clinique, a la Faculté de médecine de Lyon.Préface du professeur ResarTu.Un volume de 77 pages (16,5 X 24), avec 60 figures : 600 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI*), France.À l\u2019origine des expériences et des observations qui ont amené les auteurs à publier cette monographie, il y a la constatation de faits 570 Lavar MÉDICAL Avril 1953 nouveaux et assez singuliers : dans certaines surdités strictement unilatérales, où l\u2019audition paraît normale du côté opposé, l\u2019étude audiométrique permet de déceler du côté sain des troubles fonctionnels nets jusqu\u2019icr inconnus.En inscrivant Ja conduction osseuse du côté sain, les auteurs ont eu la surprise de la voir souvent profondément altérée et parfois presque exactement semblable à celle du côté malade.L\u2019étude de la conduction aérienne leur a permis dans certaines surdités de transmission unilatérales d\u2019observer du côté sain une atteinte importante et élective des sons aigus.Tout se passe comme si la lésion d\u2019une oreille modiftait profondément le fonctionnement de l\u2019oreille opposée.Les essais thérapeutiques corroborent ces constatations : certains gestes unilatéraux (une opération, mais aussi un massage de la trompe ou un cathétérisme) améliorent l\u2019audition des deux oreilles ou l\u2019amoindrissent des deux côtés.Ainsi s\u2019impose la notion de la répercussion d\u2019une oreille sur l\u2019autre oreille, de l\u2019interdépendance auriculaire.C\u2019est cette notion qu\u2019à l\u2019aide de faits cliniques bien observés et des constatations thérapeutiques qui en découlent, les auteurs étudient dans cet ouvrage.Ils donnent de nombreuses courbes audiométriques à l\u2019appui de leurs conclusions ou de leurs hypothèses, et « exposent leur théorie de l\u2019interdépendance des oreilles et de leur synergie fonctionnelle d\u2019une façon très claire, rendant parfaitement compréhensibles des faits nouveaux et d\u2019une interprétation parfois un peu délicate » (J.Rebattu).En présence de ces faits indiscutables et d\u2019observation facile, les auteurs se sont demandé en outre si, ainsi que l\u2019a montré Leriche, des troubles fonctionnels ne peuvent pas aussi créer la lésion.Dans certaines affections auriculaires bilatérales, la lésion siégerait au début d\u2019un seul côté et c\u2019est cette lésion primaire qui, souvent, tiendrait sous sa dépendance l\u2019évolution de la lésion dans l\u2019autre oreille, et qui en serait seule responsable.On voit donc que le sujet dépasse le cadre de l\u2019intérêt purement oto-rhino-laryngologique.II touche aux problèmes de physiologie et de pathologie générale.DIVISION DE L\u2019OUVRAGE I.Faits d\u2019observations.\u2014 II.Faits thérapeutiques.\u2014 II.Généralisation.\u2014 IV.Rapport de l\u2019interdépendance auriculaire avec la syner- gle vestibulaire et avec d\u2019autres faits d\u2019interdépendance concernant d\u2019autres organes.\u2014 V.Hypothèses pathogéniques.\u2014 VI.L\u2019interdépendance auriculaire, son intérêt pratique. CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES Nouveau périodique Sous le titre de Journal de génétique humaine, vient de paraître le premier périodique en langue française, consacré à la connaissance de cette science.Il s\u2019adresse à tous les médecins, biologistes, anthropologues, statisticiens et autres, susceptibles de s\u2019intéresser aux problèmes traitant de l\u2019hérédité de l\u2019homme.La création d\u2019un Journal de génétique humaine, en francais, était depuis longtemps désirable ; 1l contribuera à la propagation, dans les pays de langue française, de cette science fondamentale dont l\u2019importance dans le domame de la médecine et de la biologie s\u2019est révélée considérable.Le Comité de rédaction de ce journal est composé de trois médecins, généticiens éminents, les professeurs À.Franceschetti, directeur de la Clinique ophtalmologique universitaire de Genéve, L.van Bogert, directeur du Département de neuropathologie de l\u2019Institut Bunge, d\u2019 Anvers, et Maurice Lamy, titulaire de la chaire de génétique humaine a la Faculté de médecine de Paris.En outre, le Comité de rédaction s\u2019est assuré la collaboration d\u2019un grand nombre de savants de différents pays.Le Journal paraîtra trimestriellement aux Editions Médecine & Hygiène, à Genève (Suisse).Exposition d\u2019œuvres d\u2019art pour les médecins P P ARTISTES ET PHOTOGRAPHES SONT INVITÉS A PRENDRE PART AU 9\u20ac ( PHYSICIANS ART SALON) Tous les médecins canadiens ainsi que les étudiants en médecine qui occupent leurs loisirs à la pratique des beaux-arts et de la photogra- 572 LavaL MEpicaL Avril 1953 phie sont cordialement invités à exposer leurs œuvres à la neuvième exposition annuelle du Physicians\u2019 Art Salon.L\u2019exposition se tiendra cette année à l\u2019Hôtel Royal-Alexandra, Winnipeg, du 15 au 19 juin, conjointement avec l\u2019assemblée annuelle de la Canadian Medical Association.Toutes les pièces soumises et acceptées, section des beaux-arts, photographie monochrome et transparents, seront exposées à l\u2019étage du congrès et présentées à l\u2019étude d\u2019un jury composé d'artistes canadiens de haute réputation.Les membres de ce jury sont Messieurs J.-M.Duncan, Alvin-C.Eastman et Bert Hunter.À la demande générale, il y aura un léger changement dans le choix des pièces présentées.Nous jugerons d\u2019une part les œuvres d\u2019art « classique », et d\u2019autre part celles d\u2019art « moderne » ; on accordera des prix dans chacune de ces deux catégories.Le Salon, commandité de nouveau par la maison Frank W.Horner, Limited, semble encore une fois susciter l\u2019intérêt de nombreux enthousiastes dans les différentes catégories.Tout d\u2019abord innové dans le but de fournir une distraction bienfaisante aux membres de la profession médicale, le Physicians\u2019 Art Salon s\u2019est tout de suite acquis l\u2019adhésion d\u2019un grand nombre de médecins canadiens de sorte que cet événement annuel est devenu pour eux un moyen inusité de faire valoir leurs talents devant un auditoire sympathique composé de leurs propres confrères.En plus d'accorder des prix aux gagnants, la maison Horner reproduira les photos primées dans son calendrier Physicians\u2019 Art Salon de 1954.Vous pourrez obtenir un exemplaire de cet intéressant calendrier polychrome, modèle du bureau, en écrivant à Frank W°.Horner, Limited.POUR CONCOURIR Toute personne éligible et intéressée à prendre part au Salon, est priée d\u2019en avertir le commanditaire, Casier postal 6139, Montréal, lequel fournira aux requérants les renseignements désirés en leur adressant la formule d\u2019inscription d\u2019usage.Quelques mots seulement sur une carte postale vous vaudront d\u2019être placé sur la liste des exposants probables.Tous les frais du Salon, y compris le transport des pièces à exposer, aller et retour, seront assumés par la maison Horner.LIMITE DE TEMPS Les formules d\u2019inscription devront être complétées et retournées avant le 25 mai afin d\u2019assurer une nomenclature complète des travaux.On demande aussi aux participants d\u2019expédier leurs œuvres assez tôt pour prévenir le retard de livraison, qu\u2019il s\u2019agisse de livraison par express ou par colis postal.Le procédé à suivre pour l\u2019expédition sera clairement imdiqué dans la formule d\u2019inscription. Avril 1953 Lavar.MÉDicaL 573 Deuil pour le Collège royal des médecins Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada a été plongé récemment dans un deuil cruel par la mort soudaine de son secrétaire général honoraire, le docteur John A.Plunkett, F.r.c.P.(c), ancien fellow de la clinique Mayo, professeur à l\u2019université Queen, de Kingston, et médecin de l\u2019Hôpital civique d\u2019Ottawa.Tous les membres du collège et les candidats aux examens de celui-ci s\u2019accordent à proclamer la manière digne et sympathique du docteur Plunkett dans l\u2019exercice de ses fonctions officielles, et chacun déplore le départ prématuré d\u2019un homme qui a beaucoup fait pour faire mieux connaître les activités du Collège royal.Nomination Le docteur Paul-A.Poliquin, professeur titulaire à la Faculté de médecine et chef du Service de chirurgie de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, vient d\u2019être nommé membre de l\u2019Académie de chirurgie de Paris, à titre d\u2019associé-étranger.Le professeur Poliquin est déjà membre de l\u2019Amer:- can College of Surgeons et de la Canadian Association of Clinical Surgeons ; il est de plus, à Québec, président, pour un second terme, de la Société médicale des Hôpitaux universitaires.Pierre JoBIN Examen d\u2019admission au Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada Nous publions en détail les résultats de l\u2019examen d\u2019admission au Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada dans les deux sections de fellow et de spécialiste.En premier lieu, apparaît la liste (A) des diplômés de Laval.En second lieu, nous publions (B) un tableau de répartition provinciale par disciplines et, enfin (C) une répartition totale par province.A.\u2014 Dipromés DE LAvaL I.« FELLOWS » OU ASSOCIÉS : 1° En médecine interne : Joseph-Marcel Guay, assistant universitaire dans le Service de médecine de l\u2019Hôtel-Dieu ; chargé du cours de séméiologie, médecin du Service de santé des étudiants de Laval, Québec. 574 Lava\u2026.Mépicar Avril 1953 2° En chirurgie générale : Gérard Girard, mscrit à l\u2019Ecole des gradués ; prépare une maîtrise en chirurgie, Québec.J.-Emile Simard, assistant universitaire dans le Service de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Vallier, Chicoutimi.Jean-Paul Thibault, cours de chirurgie à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, Saint-Jérôme.3° En chirurgie (section obstétrique et gynécologie) : Maurice Caouette, assistant hospitalier dans le Service de gynécologie de l\u2019Hôtel-Dieu, Québec.4° En chirurgie (section orthopédie) : Jean-Marc Lessard, assistant hospitalier dans les Services d\u2019orthopédie et de neuro-chirurgie de l\u2019Hôprtal de l\u2019Enfant-Jésus et dans le Service de neuro-chirurgie de l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange, Québec.5° En chirurgie (section urologie) : Louis-Philippe Simard, assistant universitaire dans le Service de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu Samt-Vallier de Chicoutimi.I.CERTIFICAT DE SPÉCIALISTES : 1° En anesthésie : Louis-E.Bélanger, Edmundston, N.-B.Marcel Clavet, assistant hospitalier dans le Service d\u2019anesthésie de l\u2019Hôtel-Dieu, Québec.Jean-Paul Dechêne, assistant hospitalier dans le Service d\u2019anesthésie de l\u2019Hôtel-Dieu, Québec.Paul Galibois, assistant hospitalier dans le Service d\u2019anesthésie de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec.2° En médecine interne : Benoît Angers, du Service de médecine de l\u2019Hôtel-Dieu Samt-Vallier, Chicoutimi.1 3° En pédiatrie : Maurice Richard, assistant hospitalier dans le Service de pédiatrie de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, Québec.4° En radiologie : Luc Audet, du Service de radiologie de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, Québec.Gustave Gauthier, du Service de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Saint- Vallier, Chicoutimi. Avril 1953 LavaL MegpicaL 575 Guy Jacques, du Service de radiologie de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant- Jésus, Québec.André Lapointe, du Service de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu, Québec.5° En chirurgie orthopédique : Jean-André Leclerc, assistant hospitalier dans le Service d\u2019orthopédie de l\u2019Hôtel-Dieu, Québec.B.\u2014 RÉPARTITION PROVINCIALE PAR DISCIPLINE I.« FELLOWS ) OU ASSOCIÉS : 1° En médecine interne : Nombre de candidats.33 Ontario.12 Québec.LL LL LL LL 11 E.-U.d\u2019A.111111110 LL LL 2 Manitoba.Saskatchewan.1 Colombie canadienne.1 Nouvelle-Ecosse.1 Terre-Neuve.11111111 11111110 1 2° En médecine (section anesthésiologie) : Nombre de candidats.2 Québec.LL 2 3° En médecine (section dermatologie et syphiligraphie) : Nombre de candidats.2 Ontario.2 4° En médecine (section neurologie) : Nombre de candidats.1 Ontario Jn 5° En médecine (section de pédiatrie) : Nombre de candidats \u2014 NW DN 6° En médecine (section thérapeutique radiologique) : Nombre de candidats .1 Ontario.1 576 LlavAaL\u2026 MÉDicCAL 7° Chirurgie générale : Nombre de candidats.32 Ontario.LL LL LL LL LL 9 Québec.0 0001 LL LL 10 E-U.dA.11111111 3 Colombie canadienne.4 Saskatchewan.3 Alberta.LL 3 8° Chirurgie (section neuro-chirurgie) : Nombre de candidats.3 Québec.LL LL Lan 2 Alberta.LL LL Lean 1 9° Chirurgie (section obstétrique et gynécologique) : Nombre de candidats.10 Ontario.LL 4 Québec.LL LL LL La 3 Alberta.LL LL LL 1 Saskatchewan.1 Colombie canadienne.1 10° Chirurgie (section orthopédie) : Nombre de candidats.4 Québec.LL LL La 3 Ontario.120111111 111111111111 1 11° Chirurgie (section oto-laryngologie) : Nombre de candidats.2 Québec.1 E-U dA.1111111 1 12° Chirurgie (section urologie) : Nombre de candidats.4 Québec.3 Ontario.LL 1 II.CERTIFICAT DE SPÉCIALISTES : 1° Anesthésie : Nombre de candidats.25 Québec.0 00 LL LL 11 Colombie canadienne.4 Ontario.5 Avril 1953 Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier INDICATIONS : Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit : Goutte un verre à jeun, un verre à chaque Diabète arthritique repas et un verre le soir.VILNT CELESEINO EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE \u2014 PROPRIÉTÉ DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour : soit : graveleux .Un verre à jeun Cystites.\u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Ap.A » Artério-sclérose au début Un verre le soir © MÉFIEZ-VOUS DES IMITATIONS \u2014 PRESCRIVEZ « CÉLESTINS » Représentants exclusifs pour le Canada.HERDT & CHARTON, Inc.2027, avenue du Collège McGill, - Montréal, Canada.Laval Médical, Québec, avril 1953 \u2014 Vol.18 \u2014- No 4 \u2014 31 SULFARLEM NOUVEAU TRAITEMENT DES AFFECTIONS HÉPATHIQUES à base de trithioparaméthoxy-phénylpropène INDICATIONS : Insuffisance hépatique \u2014 Allergies digestives \u2014 Cirrhoses Cholécystites \u2014 Insuffisance hépato-rénale \u2014 Foie cardiaque POSOLOGIE : Ampoules : Une injection tous les deux jours.GRANULES : Une à deux granules avant chaque repas.PRÉSENTATION : Boîte de 6 ampoules de 1 c.c.\u2014 Boîte de 40 granules.Échantillon et documentation envoyé à Messieurs les Médecins sur demande.HERDT & CHARTON, Inc.2027, avenue du Collège McGill, - - Montréal.OSMOPAK .citiiin FORMULE : OSMOPAK est un pansement osmotique émollient composé de 58% de sulfate de magnésie, de 1 - 2% de benzocaïne et de 1 - 25,000 de vert brillant, dans une base miscible à l\u2019eau.OSMOPAK est recommandé dans tous les cas d\u2019infection en général, clous, furoncles, plaies diabétiques, etc., et dans le traitement d\u2019inflammation ou d\u2019infections locales purulentes des mains, des pieds ou de tout autre tissu sous-cutané.L'OSMOPAK procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.Il est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite.Présentation : Pots de 115 et 577 grammes.Échantillon médical et documentation sur demande.Agents exclusifs au Canada : HERDT & CHARTON, INC., 2027, avenue du Collége-McGill, Montréal, P.Q.32\u2014 Laval Médical, Québec, avril 1953 \u2014 Vol.18 \u2014 No 4 Avril 1953 2° En 3° En 4° En 5° En 6° En LavarL MÉDICAL Alberta.La anna dermatologie : Nombre de candidats.Ontario.co 01111111 Colombie canadienne.Ca médecine interne : Nombre de candidats.Manitoba.Québec.LL Lane Ontario.Colombie canadienne.Alberta.aa LL Le Saskatchewan.Nouveau-Brunswick.Terre-Neuve.neurologie : Nombre de candidats.pédiatrie : Nombre de candidats.Colombie canadienne.Manitoba.a Lane Québec.LL LL Lane Ontario.120201111 00011 LL LL Nouveau-Brunswick.Nouvelle-Ecosse.Alberta.E-U dA.LL AL a a ae pathologie : Nombre de candidats.Alberta.aa LL Manitoba.Colombie canadienne.Ontario.LL LL LL \u2014_ a FA IN 577 578 LavaL MEbicaL Avril 1953 7° En psychiatrie : Nombre de candidats.23 Québec.LL LL LL 4 Manitoba.11110 2 Saskatchewan.5 Nouvelle-Ecosse.3 Colombie canadienne.2 Ontario.6 E-U dA.LL 1 8° En médecine physique : Nombre de candidats.2 Ontario.2 9° En médecine publique : Nombre de candidats.3 Ontario.2 Colombie canadienne.1 10° En radiologie : Nombre de candidats.33 Nouveau-Brunswick.1 Québec.LL LL ae 11 Saskatchewan.1 Ontario.oo 1 LL LL 10 Colombie canadienne.4 Manitoba.1 Alberta.ee 2 Ile-du-Prince-Edouard.1 Nouvelle-Ecosse.1 E.-U.A.LL 1 11° En radiologie thérapeutique : Nombre de candidats.18 Nouveau-Brunswick.1 Québec.LL ae oo 7 Colombie canadienne.3 Ontario.aa ann 6 É.-U.d\u2019A.120101111 111 aan 1 12° En chirurgie générale : Nombre de candidats.00002< 34 Saskatchewan.4 Ontario.ooo LL Le 11 Québec.L La 6 , ° ° .FORMULE Meédication de choix lodoforme Menthol lodures Camphre ° .Ampoule de 1 cc.dans les cas de dinudiled, laryngiled el (En solution huileuse de faible acidité.) dand led infections ded ucied redpiraloired PRESENTATION : Boîtes de 6, 25 et 100 ampoules.Documentation compléte et échantillon sur demande REPRÉSENTANTS EXCLUSIFS POUR LE CANADA : HERDT & CHARTON, INC.\u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\u2019 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL, MONTREAL.ous avons le plaisir de vous informer que le prix de ces ampoules a été réduit récemment de 25%.Laval Médical, Québec, avril 1953 \u2014 Vol.18 \u2014 No 4 \u2014 33 (13) GOUTTE - RHUMATISME - SCIATIQUE GRANULÉ EFFERVESCENT Hexaméthylènetétramine, Benzoate de Lithine, PIPÉRAZINE, Bicarbonate de Soude, SOUFRE COLLOÏDAL SPÉCIALEMENT RECOMMANDÉE DANS LES CAS DE : CYSTITE, PYÉLITE, GRAVELLE URIQUE ET DANS LES AFFECTIONS DES VOIES URINAIRES Échantillon médical envoyé sur demande.LES LABORATOIRES SPARTOL Paris - Montréal.Représentants exclusifs paur le Canada HERDT & CHARTON, Inc., 2027, avenue du Collége McGill, Montréal, Canada.34 \u2014 Laval Médical, Québec, avril 1953 \u2014 Vol.18 \u2014 No 4 Avril 1953 Colombie canadienne 13° En obstétrique : Nombre de candidats Ontario.Le Nouveau-Brunswiek Nouvelle-Ecosse 14° En obstétrique : Nombre de candidats Ontario 15° En ophtalmologie : Nombre de candidats Alberta Ontario Saskatchewan Lavar.MÉDICAL Nouvelle-Ecosse.Manitoba.LL LL France.LL LL LL LL Cr ee ee ee se 40 0 4 0 4 4 4 4 00 0 Saskatchewan.Colombie canadienne Ile-du-Prince-Edouard Manitoba.= + + +.6 +» 6 + + = 4 + 6 a + + + 5 6 © 4 \u20ac + .+ + + + + + + + + + à + » + + + + + + + + +6 + # +.» + + +» + + 4 + + + + 3 + + + + + + + + + + + +» + 5 4 1 4 4 5 Colombie canadienne Nouveau-Brunswick \u201c+48 + 8 + 4 4 6 4 + + = 6 6 4 1 6 + à + 0 6 6 0 6 = Québec.LL ae 16° En chirurgie orthopédique : Nombre de candidats Québec Saskatchewan Alberta 17° En oto-laryngologie : Nombre de candidats Québec \u2014 «+ + + + 6 5 2 8 +6 4 + + 6 0 0 1 6 3 + + + + + + + #8 + + 5 0 + + + » 6 + + + + + 6 + + + + + + + 6 + * \u2026 0e #8 6 #8 = + 2 6 + 4 + + + + + + + + + + + + + + + + + » + à \" + + + \u20ac \u20ac \u20ac + 1 » + + + +6 + u + + + = à «ee + » + + + + + + » + + +.+ + » » + + + \u20ac + + + + + .\"#0 + + + + + + + 6 0 +: + + + + + 6 8 6 + + + 4 + + 2 0000 0 6 8 ee a 2 8 6 + 0 \u201c .»\u2026 .Alberta.Ce Ce Nouveau-Brunswick > A FA FA DN) 579 580 [.AvarL MEDICAL 18° En urologie : Nombre decandidats.6 Québec.1 Ontario.ov ote eee ee ee 2 Alberta.aa nana aa 2 Colombie canadienne.1 C.\u2014 RÉPARTITION TOTALE PAR PROVINCE Titre de « fellow » : Ontario.oot aa ana 34 Québec.37 Manitoba.a a aa a aa aa ae 4 Alberta.LL a aa a aa 5 Saskatchewan.5 Colombie canadienne.6 Nouvelle-Ecosse.1 Terre-Neuve.1 E-U.dA.LL LL aa 7 Certificat de spécialiste : Québec.LL LL a aa ne 66 Ontario.111121 01000 La La ea a a aa ana ae 90 Manitoba.aa annee 15 Alberta.LL La a aa aa» 22 Saskatchewan.22 Colombie canadienne.31 Nouvelle-Ecosse.15 Nouveau-Brunswick.12 Ile-du-Prince-Edouard.2 Terre-Neuve.conn.1 E-U QA aa aa a aa nan aan 0 6 France.cnn.1 Avril 1953 "]
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