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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1953-05, Collections de BAnQ.

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[" BULLETIN DE LA 2 SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC DIRECTION \u2014 FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC.COMMUNICATIONS Jean ROUSSEAU.ASSOCIATION DE CORTISONE ET D'ACIDE AS- UE DANS L'ARTHRITE À FORME RHU- MAYO E.sscssccnaen esse 0e 0000000000 0000000 page 581 Francois GAGNE.MALADIE DE WHIPPLE.\u2014 PRESENTATION D'UN CAS ASSOCIÉ A UNE LESION HYPOPHYSAIRE.page 588 Antoine LARUE.SYNTHÈSE DE LA MALADIE GLYCOGÉNIQUE DU FOIE .se0sencaa san 000000 0e sacs us 00000 page 601 e ee Henri BÉNARD, A, CHUZ-HORN et P.RAMBERT.SYNDROMES ET HYPERFONCTIONNEMENT CORTICO-SURRENAL.\u2014 APERCU CLINIQUE ET PHYSIO-PATHOLOGIQUE .2000000 cereus page 607 Herman GAUTHIER.OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES SUR QUARANTE-SIX_ TRAITEMENTS AU RIMIFON AU SANATORIUM SAINT-GEORGES DE MONT-JOLI.page 639 THÉRAPEUTIQUE EXPÉRIMENTALE Jean GRANDBOIS.LA VITAMINE D: (CALCIFÉROL) DANS LE TRAITEMENT DES OSES CUTANEES, CUTAN É0.QSSBUSES 1 ET De DIVERSES DERMATOSES (susle).\u2026.0000sso see ne0noua06 000000 page 652 \u201cPrémarine\u201d maintenant sous forme injectable \"PRÉMARINE\u201d\u201c INTRAVEINEUSE + Outre sa valeur dans les cas justiciables d\u2019une puissante préparation oestrogène, on a constaté que la \u201cPrémarine\u201d Chaque nécessaire : 9d .on .contient 20 mg de Intraveineuse s\u2019avère particulièrement utile pour enrayer substances oestro- : nN.2 .,.gènes conjuguées rapidement l\u2019hémorragie utérine fonctionnelle et pour soulager Squines) tS cc.do ]a douleur dans les cas de carcinome de la prostate ou du sein.5 pour cent de phénol PROVENANCE NATURELLE « QUASI-EXEMPTE DE REACTIONS SECONDAIRES AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE Biologistes et pharmaciens - MONTRÉAL, CANADA F851 SIROP VALOR ASM \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 USINES CHIMIQUES DU CANADA, INC.1338, LAGAUCHETIERE EST, MONTREAL. LAVAL MÉDICAL VOL.18 N° 5 MAI 1953 COMMUNICATIONS ASSOCIATION DE CORTISONE ET D\u2019ACIDE ASCORBIQUE DANS L\u2019ARTHRITE A FORME RHUMATOÏDE * par Jean ROUSSEAU de l\u2019Hôpital des Anciens Combattants Dans le Service d\u2019arthrite de l\u2019Hôpital des Anciens Combattants de Québec, nous avons, depuis septembre 1951, poursuivi un travail expérimental qui nous avait été suggéré par le docteur Louis-Paul Dugal.Ce projet avait pour but de rechercher s1 l\u2019adjonction de l\u2019acide ascorbique, à haute dose, à la cortisone ne permettrait pas de réduire le dosage de cette dernière, sans en atténuer les bons effets.Nous nous étions donc proposé d\u2019administrer la cortisone à raison de 100 mg.par Jour, comme dose d\u2019attaque, et de la réduire à 50 ou 25 mg.quotidiennement selon que les bons effets se feraient tout de même sentir avec l\u2019adjonction d\u2019acide ascorbique à la dose d\u2019un gramme par jour.Notre premier patient, ayant reçu par erreur 50 mg.de cortisone au lieu de 100 mg, comme dose d\u2019attaque, nous a montré une amélioration * Présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 21 novembre 1952.(4) 582 Lavar.MÉDICAL Mai 1953 telle que nous avons par la suite baissé la dose d\u2019attaque à 25 mg.par jour et avons contioué à employer ce dosage chez nos autres patients.Les patients dont il sera question dans cette série souffraient d\u2019arthrite rhumatoïde ou de spondylite ankylosante.Le même patient a servi de témoin et de sujet d\u2019expérience alternativement ; nous alternions la médication vitaminique simple avec la médication combinée, acide ascorbique et cortisone.La cortisone a été administrée indifféremment par voie intramusculaire ou per os en une seule dose chaque jour.Quand il s\u2019est agi de la voie intravemeuse, l\u2019acide ascorbique fut donné en deux injections ; lorsque nous l\u2019avons donné per os, l\u2019administration du médicament s\u2019est faite en cinq doses de 200 mg.chacune.Nos critères d\u2019amélioration ont été : 1.Une modification de l\u2019état général et un gain de poids ; 2.La dimmution de la raideur tendineuse ; 3.La disparition des douleurs musculaires et articulaires ; 4.L\u2019augmentation de l\u2019amplitude des mouvements ; 5.La disparition du liquide dans les articulations ; ce symptôme n\u2019a pu être apprécié que très rarement, car il s\u2019agissait en majorité de cas de spondylite ankylosante ; 6.La chute de la sédimentation.L'expérience fut poursuivie sur huit patients de cet hôpital et voici un bref aperçu des constatations que nous avons faites.Première observation : Monsieur J.D., âgé de cinquante ans, souffre de spondylite ankylo- sante depuis vingt-quatre ans.Ses sacro-iliaques sont oblitérées et il existe une calcification des ligaments antérieurs et latéraux aux colonnes dorsale et lombaire.La maladie, toutefois, est encore évolutive.Avant le début du traitement sa sédimentation était de 47 mm après une heure (Westergreen).Son poids était de cent vingt-huit livres.Pendant trente-neuf jours, il reçoit quotidiennement un gramme de vitamine C par vole intraveineuse.Il se sent plus alerte et note une légère amélioration de sa douleur cervicale ; son poids augmente à cent trente-quatre livres et demie, mais sa sédimentation ne bouge pas. Mai 1953 Lavar MÉDicaL 583 Nous associons alors la cortisone à la vitamme C à raison de 50 rg par jour et, par la suite, de 25 mg par Jour.Après trois jours d\u2019association de cortisone et de vitamine C, le patient nous dit que ses douleurs cervicales sont disparues et qu\u2019il peut, pour la première fois depuis trois ans, se coucher sur son côté gauche.C\u2019est alors que la cortisone est réduite à 25 mg.par jour.Les douleurs cervicales ne sont pas plus marquées, les raideurs tendineuses diminuent graduellement et son état général s\u2019améliore.Après treize jours de ce régime, il gagne deux livres et demie et sa sédimentation ne baisse que de 5 mm seulement.Les neuf jours suivants, la vitamine C est discontmuée ; le patient ne reçoit que 25 mg de cortisone par jour.Le septième Jour, les douleurs cervicales réapparaissent sans que les raideurs tendmeuses ou l\u2019état général ne soient affectés.Il a gagné trois livres de poids, mais sa sédimentation est montée de 13 mm.De nouveau pendant un mois, nous reprenons l\u2019association de vitamine C et de cortisone.Ses douleurs cervicales disparaissent, l\u2019état général demeure le même, son poids augmente de quatre livres et la sédimentation baisse de 13 mm.Les trois mois qui suivent, il ne reçoit qu\u2019un gramme de vitamine C par jour et ce n\u2019est qu\u2019après deux mois que les douleurs cervicales réapparaissent.La raideur tendineuse et les douleurs se réinstallent elles aussi vers la méme époque sans que son état général ne soit modifié ; et sa sédimentation baisse graduellement jusqu\u2019a 18 mm aprés une heure.Conclusion.Il semble bien que chez ce patient l\u2019association d\u2019acide ascorbique et de cortisone ait apporté de meilleurs résultats que l\u2019un ou l\u2019autre médicament seul.Il est aussi permis de conclure qu\u2019à la fin du traitement combiné, l\u2019acide ascorbique seul a prolongé le bon effet plus longtemps que prévu.Deuxième observation : Monsieur À.P., âgé de quarante-quatre ans, est un patient qui a souffert d\u2019arthrite rhumatoïde depuis sept ans et dont la maladie est très évolutive.La sédimentation, au moment de l\u2019institution du traitement, est de 112 mm après une heure et ce patient ne peut faire que quelques pas à l\u2019aide de béquilles. 584 LavaL MEbicaL Mai 1953 Nous lui donnons 300 mg de cortisone le premier jour et 100 mg les treize Jours suivants.À ce moment, notre malade peut marcher sans béquille pendant vingt minutes, ses articulations sont dégonflées et les douleurs disparues.La sédimentation passe de 112 à 74 mm après une heure, Nous lui donnons, par la suite, de la vitamine C à raison de deux grammes par jour et le bon effet de la cortisone semble être prolongé pendant quatre mois.Troisième observation : Monsieur A.E., âgé de quarante-quatre ans, souffre d\u2019arthrite rhumatoïde depuis six ans.Sa sédimentation est de 74 mm après une heure.Ses atteintes articulaires ne sont pas très marquées toutefois, quoique nous ayons un noyau rhumatoïde.Nous lui donnons en association 25 mg de cortisone et un gramme d\u2019acide ascorbique pendant quatorze jours.Ce traitement ne lui apporte aucun bienfait ; il se plamt alors d\u2019une céphalée supra-orbitaire intense ; malgré une ponction lombaire normale, nous retirons ce sujet de l\u2019expérience.Quatrième observation : Monsieur J.-F.L., âgé de vingt-huit ans, souffre de spondylite ankylosante évolutive.Sa sédimentation est de 37 mm après une heure.Nous lui donnons d\u2019abord la combinaison de 25 mg de cortisone et de un gramme d\u2019acide ascorbique.Deux jours après le début du traitement, il accuse un état de bien-être maccoutumé, et une disparition de ses douleurs ; l\u2019amplitude des mouvements de sa colonne est augmentée.Après neuf jours, la cortisone est discontinuée parce qu\u2019il se plaint de céphalée, mais nous continuons la vitamine C et les douleurs réapparaissent.Neuf jours après, nous reprenons la cortisone seule à dose de 25 mg ; cette fois, la vitamine ne produit aucun effet secondaire, mais ne donne pas l\u2019amélioration obtenue avec ['association de vitamime C et de cortisone.Nous reprenons donc après huit jours cette association et son action favorable se manifeste par \"augmentation de \"amplitude des mouvements, une diminution de la fatigue matutinale ainsi que des douleurs. Mai 1953 Lavar MÉDICAL 585 De nouveau pendant une semaine, nous reprenons la vitamine C seule et les douleurs réapparaissent.La semaine suivante, nous lui admmistrons la cortisone seule a raison de 50 mg par jour et nous obtenons les mêmes résultats qu\u2019avec l\u2019association de vitamme C (un gramme) et de cortisone (25 mg).La sédimentation qui, au début, était de 28 mm après une heure, a graduellement baissé jusqu\u2019à 12 mm à la fin de tout traitement.Conclusion.Dans ce cas, la vitamine C et la cortisone seule à raison de 25 mg par jour, n\u2019ont pas le même effet que l\u2019association des deux ; la cortisone à raison de 50 mg par jour, nous donne le même effet que la combinaison.Cinquième observation : Monsieur J.M., âgé de vingt-sept ans, souffre de spondylite ankylo- sante depuis neuf ans ; sa sédimentation au début du traitement est de 40 mm après une heure.Nous lui donnons 25 mg de cortisone par jour pendant quinze jours, ce qui améliore légèrement son état général sans modifier ses douleurs.Nous le soumettons alors à l\u2019association de un gramme de vitamine C et de 25 mg de cortisone les neuf jours suivants et n\u2019obtenons aucun changement.La cortisone discontinuée, nous lui donnons pendant deux mois de la vitamme C à la dose de un gramme par jour et l\u2019état demeure le même.La sédimentation, qui était de 40 mm après une heure au début du traitement, n\u2019a pas bougé.Ce cas semble indifférent à tout traitement.Sixième observation : Monsieur H.R., âgé de cinquante-neuf ans, souffre de spondylite ankylosante avec atteinte des articulations périphériques depuis 1919.La sédimentation au début du traitement est de 69 mm après une heure.Nous lui donnons 300 mg de cortisone le premier jour, 200 mg, le second et 100 mg quotidiennement les jours suivants.Les raideurs tendineuses, ainsi que ses douleurs diminuent ; son état général s\u2019améliore.Il est alors traité à la vitamine C (un gramme par jour) et ses douleurs réapparaissent, ainsi que les raideurs tendineuses. 586 Lavar.MÉDicaAL Mai 1953 Nous lui donnons donc en association à la vitamine C, 100 mg de cortisone aux quatre jours.Ce traitement réussit à faire disparaître les douleurs et la raideur tendineuse.Nous n'avons jamais pu donner moins de 100 mg de cortisone à ce patient pour maintenir ces bons effets.Sa sédimentation n\u2019a pas varié, ni son poids.Septième observation : Monsieur J.-A.C., âgé de soixante-six ans, souffre d\u2019arthrite rhumatoïde depuis deux ans ; il s\u2019agit d\u2019une arthrite rhumatoïde d\u2019intensité moyenne.Sa sédimentation, avant le traitement, est de 29 mm après une heure.Nous lui donnons un gramme de vitamine C pendant un mois.Son état général s\u2019améliore, mais ce n\u2019est que lorsque nous lui administrons 25 mg de cortisone que son arthrite commence à être réellement 1n- fluencée ; 1l ressent moins de douleurs articulaires et de raideur, ses mouvements deviennent plus souples.Toutefois, sa sédimentation ne bouge pas.Nous lui donnons alors 25 mg de cortisone et un gramme de vitamine C sans amélioration de son arthrite, mais 1l note que son état général est meilleur.Après dix jours de l\u2019association médicamenteuse, nous donnons la vitamine C seule et ses symptômes articulaires réapparaissent.Conclusion.De ce cas, nous pouvons conclure que 25 mg de cortisone sont suffisants pour juguler les symptômes arthritiques, mais l\u2019association de vitamine C n\u2019apporte pas d\u2019amélioration réelle à cette arthrite ; tout au plus, rend-elle le patient plus alerte.Huitième observation : Monsieur R.P., âgé de trente-six ans, souffre d\u2019arthrite rhumatoïde depuis un an.Sa sédimentation est de 50 mm après une heure.Nous lui donnons un gramme de vitamme C par jour pendant un mois.Il n\u2019observe aucun résultat.Nous discontinuons la vitamine C et lui administrons 25 mg de cortisone par jour ; son état demeure à peu près le même.Par la suite, l\u2019association de vitamine C et de cortisone donnée pendant seize jours n\u2019apporte aucun eflet supplémentaire. Mai 1953 Lavar.MÉDICAL 587 Pendant les huit jours suivants, nous essayons de nouveau la vitamine C seule et l\u2019état du patient demeure le même.Nous lui donnons alors 50 mg de cortisone par jour avec un gramme de vitamine C.A ce moment, son arthrite s\u2019améliore et sa sédimentation tombe à 25 mm après une heure.Dans ce cas, il nous semble que l\u2019association de vitamine C et de cortisone n\u2019a aucun effet, que la cortisone a la dose de 25 mg par jour est mefficace et que ce n\u2019est qu\u2019à la dose de 50 mg que la cortisone commence à améliorer l\u2019état du patient.RÉSUMÉ Des huit cas qui ont été soumis à l\u2019expérience, deux cas ont réagi de façon satisfaisante à l\u2019association de vitamme C (un gramme) et de cortisone (25 mg).Quatre cas n\u2019ont éprouvé aucun effet avantageux de cette association.Un patient qui avait reçu un traitement de cortisone à la dose usuelle a observé que le bon effet de la cortisone se prolongeait pendant quatre mois avec la vitamine C à haute dose.Un patient a dû être retiré de l\u2019expérimentation parce qu\u2019il présentait des effets secondaires au traitement et que l\u2019association médicamenteuse n\u2019apportait chez lui aucune amélioration.De ce travail expérimental, il ne semble pas que nous puissions conclure que l\u2019association de vitamine C à haute dose et de cortisone puisse permettre de réduire le dosage de la cortisone sans en atténuer les bons effets.Toutefois, cet essai est assez intéressant puisqu\u2019il nous a donné deux résultats favorables sur huit.De plus, en cours d\u2019expérience, nous avons noté que la vitamine C à haute dose prolonge parfois les bons effets de la cortisone.Et, fait qui actuellement semble universellement admis, la cortisone peut être admmistrée à des doses moindres que celles suggérées au moment où cette médication a été préconisée. MALADIE DE WHIPPLE Présentation d\u2019un cas associé à une lésion hypophysaire * 1 par François GAGNÉ Assistant au Département d\u2019anatomre pathologique La maladie de Whipple ou lipodystrophie intestinale est caractérisée anatomiquement par une accumulation de graisses dans les smus des ganglions lymphatiques du mésentère et par la présence dans ces mêmes ganglions et aussi dans le chorion de la muqueuse du petit intestin de macrophages chargés d\u2019une substance de l\u2019ordre des glycoprotémes.Cliniquement, cette maladie atteint presque toujours des sujets de sexe masculin, d\u2019âÂge voisin de la cinquantaine.Elle se manifeste par un syndrome intestinal tout à fait superposable à celui de la sprue non- tropicale avec habituellement une histoire de polysérite, une anémie secondaire et des symptômes généraux d\u2019épuisement surrénalien.L\u2019évolution se fait vers la cachexie, et la mort survient souvent assez brusquement après quelques épisodes d\u2019excitation ou de confusion mentale.Depuis la description origmale de Whipple (1), en 1907, un peu plus de 50 nouvelles observations ont été rapportées dans la littérature, quelquefois sous d\u2019autres nomenclatures, telles que chyladénectasie mésentérique ou granulomatose lipophagique.Plusieurs, cependant, de * Nous tenons à remercier le docteur Jean Fortier qui a traité le patient et nous a aimablement permis de présenter cette observation.1.Présenté a la Société médicale des Hopitaux universitaires de Québec, le 19 décembre 1952. Mai 1953 Lavar MÉDicaL 589 ces observations ne sont pas universellement acceptées comme d\u2019authentiques maladies de Whipple.Cette littérature un peu disparate a été revue et bien étudiée dans des publications récentes, dont celles de Plummer et ses collaborateurs (2), Hendrix et ses collègues (3) et Russo (4).Hendrix, en particulier, rapporte quatre nouveaux cas et définit plus nettement les critères anatomiques de la maladie, éliminant plusieurs cas correspondant plus probablement à des xanthomatoses, à des granulomatoses lipophagiques du mésentère ou à des ascites chyleuses.OBSERVATION Lors de sa première admission à l\u2019Hôpital Saint-François-d\u2019Assise, le 29 juin 1950, M.J.-D.B., âgé de 52 ans, consultait pour asthénie et troubles digestifs dont les premiers symptômes remontaient à environ cinq ans.Les antécédents éloignés n\u2019étaient pas révélateurs et ne comportaient pas d\u2019histoire rhumatismale.Il s\u2019agissait d\u2019un fonctionnaire célibataire, qui faisait un usage modéré de tabac et d\u2019alcool.Plusieurs membres de sa famille auraient présenté des cardiopathies.Vers 1945, à l\u2019occasion de changements dans ses habitudes de vie, alimentation et repos, le patient s\u2019était mis à souffrir d\u2019asthénie, d\u2019inappé- tence et de constipation ; il maigrit légèrement.Cet état persista jusqu\u2019en 1949, alors que serait survenu un épisode douloureux abdominal accompagné de ballonnement.Un traitement appliqué à domicile rétablit l\u2019ordre en quarante-huit heures, mais la constipation persista quelque temps pour être bientôt interrompue par des épisodes diarrhéiques prolongés.En même temps, l\u2019asthénie et l\u2019amaigrissement allaient s\u2019accentuant et se succédèrent des phases de boulimie et d\u2019anorexie profonde.A l\u2019examen, 1l s\u2019agissait d\u2019un patient pâle, amaigri, hypotendu, qui présentait un œdème malléolaire modéré.Le reste de l\u2019examen physique n'avait rien de révélateur.Durant les 43 jours que dura l\u2019hospitalisation, la température resta normale.Il y eut émission de 2 à 3 selles par Jour.Le Kline fut négatif, la protéimémie était de 6.4 g.par c.c.Les selles ne contenaient pas de bacilles de Koch, mais on nota une légère 590 Lavar.MÉDicaL Mai 1953 albummurie.L'examen radiographique cardio-pulmonaire et l\u2019électrocardiogramme ont donné des résultats normaux.L\u2019hémogramme révéla une anémie à 1,500,000 globules rouges avec une valeur globulaire de 0.4.Il y avait 15,350 leucocytes par mm3, dont 92 pour cent étaient des polynucléaires.Sous l\u2019action d\u2019une médication intensive, à base de streptomycine, de vitamine du complexe B, y compris la vitamine B12, de fer et de stimulants cardiaques, l\u2019état général s\u2019améliora, l\u2019appétit augmenta, le poids s\u2019accrût un peu, la formule sangume s\u2019éleva jusqu\u2019à 3,300,000 et la valeur globulaire se stabilisa à 1.0.Il persistait cependant 13,500 globules blancs dont 82 pour cent de polynucléaires.Après le départ de l\u2019hôpital, l\u2019état du malade redevint progressivement le même et bientôt s\u2019aggrava.Après un an, en 1951, son médecin dut le réadmettre au même hôpital où il séjourna du 15 au 31 août.A ce moment, la protéinémie s\u2019était abaissée 4 2.1 gr.pour 100 c.c., dont seulement 0.4 gr.d\u2019albumine.Le sang périphérique contenait 2,680,000 globules rouges par mm3, la valeur globulaire était de 1.08 et la leucocytose de 9,600 éléments par mm3 avec forte prédominance des polynucléaires.Le patient reçut de la vitamine B, des acides aminés, de l\u2019opium et deux transfusions.Cette médication lui permit de quitter de nouveau l\u2019hôpital.Cependant, en octobre de la même année 1951, les mêmes troubles persistaient et s\u2019étaient même aggravés : la diarrhée ne cédait pas, l\u2019anorexie était profonde et le malade sombrait dans la cachexie.Le 20 octobre donc, il entrait à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (dossier 103249) ou il décédait le 22, après un épisode de confusion mentale.L\u2019autopsie (H.E.-J., n° 1712) fut pratiquée six heures après la mort.Nous sommes alors en présence d\u2019un homme adulte, de petite taille (5.4\u201d\u201d), dans un état de dénutrition extrême : le poids n\u2019est que de 84 livres.Les téguments sont pâles avec une pigmentation brunâtre discrète du visage et des membres supérieurs.Le système pileux est très peu développé et 1l y a quelques petites ulcérations atrophiques aux membres inférieurs.Le cerveau ne présente pas de lésion appréciable, mais l\u2019hypophyse est petite et déprimée dans la selle turcique : à sa partie inférieure, 11 y a une plaque indurée et calcifiée indépendante de la paroi crânienne. Mai 1953 Lavar MÉDicaL 591 Les deux feuillets du péricarde sont unis par des adhérences fibreuses assez tenaces.La cavité pleurale droite contient environ 600 c.c.de liquide citrin légèrement trouble.Du côté gauche, on remarque quelques adhérences fibreuses surtout localisées à la base postérieure.Les poumons présentent quelques foyers périphériques postérieurs de condensation nodulaire.Au sommet gauche, il y a un petit nodule ferme, calcifié (foyer de Ghon).La cavité péritonéale contient environ 2,000 c.c.de liquide citrin assez limpide.Les parois du petit imtestm sont légèrement épaissies et les villosités de la muqueuse donnent une impression d\u2019œdème.Le mésentère est farci de ganglions fermes, élastiques, à surface de coupe jaunâtre.Quelques-uns semblent contenir des formations microkystiques.A la pression, 11 en sourd un liquide jaune, visqueux.Ces ganglions mesurent en moyenne de 1 a 2 cm, mais quelques-uns atteignent 3 cm dans leur plus grand diamètre.Le foie pèse 1,520 g ; le parenchyme est friable et d\u2019une teinte jaune indicative d\u2019une métamorphose graisseuse avancée.L'aspect macroscopique des autres viscères n\u2019a rien de particulier.Malheureusement, le canal thoracique n\u2019a pas été exploré.Examen histologique : Des fragments viscéraux sont fixés dans les solutions de Bouin et de Regaud, inclus à la paraffine et colorés par l\u2019hémalum-érythrosme- safran pour étude histologique.L\u2019hypophyse présente une lésion imtéressante et assez complexe (figure 1).La glande est atrophique et les amas cellulaires sont disséqués par de fines traînées de collagène sillonnées de nombreux capillaires.A la partie postéro-inférieure du lobe glandulaire, et s\u2019étendant à toute la base, il y a un assez large foyer formé de tissu scléreux et hyalin, parsemé de corps concentriques calcifiés et d\u2019amas d\u2019une substance homogène amorphe, aussi chargée de sels calcaires ; plusieurs travées osseuses sont dispersées dans cette région.En un pomt, cependant, il y a une cavité en partie collabée (figure 2) dont on peut par endroits reconnaître le revêtement épithélial pavimenteux stratifié.Toute cette lésion est bien comprise à l\u2019intérieur de la capsule fibreuse de la glande et indépendante de la paroi osseuse sphénoïdienne.Ces formations sont 2 ve vw A + i En lun- 4 + 8 RE us +\" 2m Hs + qs » \\ & \\ +., 4 A 3 od La # > \u201d 423 ema fe Sp st Présence =\u201c + ie » ereux avec 4 +4 A AG Nie oe 2 J ; ; on\u2019 (H % A ; se Ÿ 4 lun-érythro- Lad = A à À v \\ X : LX 5 - ; > 1 4 ; % re +=} + à > x % * ta a ¥ EY * Ye.4, LE + \u201cs oy a % ; Vy v ! thy 5 ; \u2018à LÉ; 9 Wa (Héma \u2018> ha FLY fa Nodule scl °4 a 4 ÿ idermoide.Ï % A+ \u201cheh osseuses.Mes Ne 5% i ew, \u20ac os \u201c.\u201d ep Wh # Ye $y EEE.La .; te x } i .ire.\u201d ees 6 + yb $ \u201ces, .ke à 7 £ ° + 4 + ¥ i SA .8 ja , eaires.+ ut #5 +g, .ique & x 18.) a s Yi We ri $.od Jig LY /§: 2 ab \\.= \u201c à + M La \u2018tr 7 i - >» % ta yr ; ypophysa Li] X 255.) de *r b né < * 1 of te d # ts pa % & ¢ 4) } EN ; y ; wg * A 3 A ifiée et des trav 4 * Ve pe skis t de polynucl A er ÿ te ésion h nt À fran.4 tr k de paroi kyst » ee #, °F > 2, 0 54 3 ¢ $ es Y 4 4.ion AH 5 pu A a .4 oR es i$ throsine-safran.7 sine sa 4 { ar 4 da 1 de la 1 & o% 4 oF ps, , ery port f uf x i ¥, WwW .wi i ow we hs Bo?PA era : ; = + # « # ; £55 % 3 Là # en 2 / A J J 3
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