Laval médical, 1 septembre 1957, Septembre
[" té 4 wo ay Vol.23 \u2014_ N°1 NE \"NY in aT ST QU.E.B.EC W\\ + Fa SEPTEMBRE 1957 wie Le Sc EE EE ENT AV nee it LAV § ; \\ BULLETIN DE LA 4 SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX + UNIVERSITAIRES N 4 DE QUEBEC \\ (9 3 DIRECTION \u2014 FACULTÉ DE MÉDECINE, BNIVERSITE LAVAL QUEBEC i TOA pa Hi os ar Rimi KA = mye LA DONC BATIE * XK En ; foo ; TE GRANDE MAISON DCN AIT Dir 1H i { 14 +2 Y À PAS UNE PIER ET A Cu À à ; seu 10 1 ; ; TN) A | Xo LRN] 5) Ged Hi ; bef nes e æ LR] 4 : 8 + = wi % J ree He # y SE TIS tn 8 4 } Di Ti fs TTE CENCURE VA Tee « A ERIE de wo eh vo\u201d Unive pet de l adect » acte\" villo ou?eat P de 8° to de Ÿ aug?\u2019 .Pocc?® on te NC LAMY post pour toute la famille u TI 5 Ÿ i \u201cie nt | LIQUID CAPSULES fi LLC SSNS.f ~< dû 7s 4 ; = ey es Als 3 i Ii 19 Ite: rat i +1 L Sliemetil PROCLORPÉRAZINE (6140 RP.) an nouveau medicament neurostatique A actif a faible dose exercb une action puissante et rapide ne provoquant ni somnolence ni dépression PRESENTATIONS comprimés a 5 mg.et a 10 mg., flacons de 50, 500, 1000 suppositoires à 10 mg.et à 25 mg., boîtes de 10 et 100 POSOLOGIE variable avec le sujet et l'indication adultes - voie orale: dose usuelle - 5 mg.3 f.par jour; peut être augmentée, si nécessaire, jusqu\u2019à 25-30 mg.par jour, en 5 ou 6 prises.voie rectale: 1 ou 2 suppositoires à 25 mg.par jour.au-dessus de 2 ans - voie rectale enfants - voie orale | 1 mg.par kg.de poids, par jour, en plusieurs prises.1 ou 2 suppositoires a 10 mg.par jour.Documentation et échantillons sur demande 815] @ AL® Limitée 8580 Esplanade, Montréal Vous y fnouverez loujours : \u2026 Au Palmares de VOYAGES CLAUDE MICHEL, Ine.figurent les plus hautes personnalités du monde MEDICAL \u2014 POLITIQUE \u2014 LITTERAIRE Des témoignages écrits de ces personnalités sont A VOTRE DISPOSITION A NOS BUREAUX.DISCRETION \u2014 PROMPTITUDE \u2014 COURTOISIE .résultat tangible d\u2019un effort permanent.LE ROLE DE L\u2019AGENT DE VOYAGE Lorsque vous vous adressez & un AGENT OFFICIEL, représentant des compagnies maritimes ou aériennes, les services de celui-ci sont absoluments gratuits, les titres de transport vous sont fournis AUX TAUX OFFICIELS DES COMPAGNIES ; Yagent perçoit de celles-ci une commission sur ses propres ventes EZ' NE VOUS CHARGE PAS UN SOU.@ ORGANISATION DE VOYAGES INDIVIDUELS OU EN GROUPES @ EMISSION DE BILLETS BLISSEMENT GRATUIT D\u2019ITINÉRAIRES @ LOCATION D\u2019AUTOMOBILE @ RESERVATIONS D HOTELS @ ASSURANCES DE VOYAGES OU BAGAGES @ SERVICE DE GUIDES ET D'ACCUEIL DANS TOUTES LES VILLES DU MONDE ENTIER PAR NOS CORRESPONDANTS.VOYAGES CLAUDE MICHEL, Inc.100, D'YOUVILLE \u2014 QUÉBEC \u2014 Téléphones : LA.5-4877 \u2014 LA.5-4878 Face au Palais Montcalm Stationnement assuré en plein cœur de Québec QUESTIONNAIRE @ Fn me recommandant du «LAVAL MEDICAL» Je sults intéressé à recevoir des informations en vue de faire un voyage : DESTINATION \u2026.\u2026.\u2026.icrcercrererersecesereerrrarrenceerreeeeereeerere area rene ere eee ee PROVINCE. 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UE pression définitive de la couleur pro nificatif erin le champ p NOlOZIQUE SI ré2 tIONS Minime qui pretent a confusion dan hail: clinique corrélation étroite avec les tests quantitatifs Aie AMES COMPANY OF ANADA, LTD TORONTO 10 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 (] Corticotrophine ACTH à action prolongée Il existe des différences bien établies dans les modes d\u2019action de l\u2019ACTH si on le compare à la cortisone et aux autres stéroïdes.EXTRAIT DE LA LITTÉRATURE : Dans une série expérimentale où l\u2019ACTH fut comparé à la cortisone pour le traitement prolongé de l\u2019arthrite rhumatoïde, les meilleurs résultats furent obtenus chez les patients traités à l'ACTH.Alors que l\u2019érosion osseuse continuait chez 59% des patients traités à la cortisone, ce signe radiologique d\u2019évolution ne fut constaté que chez 18% des patients traités à I\u2019ACTH.West, W.F., et NEwns, G.R., « Treatment of rheumatoid arthritis by prolonged stimulation of the adrenal cortex », Lancet, 268 : 578, 1955.Nordic Biochemicals 4324, boulevard Saint-Laurent, 0 8 Montréal 18, P.Q.Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 (4) \u2014 11 \u201cHA BANDE POUR 2 MILLIONS DE CARADIENS BANOUE DE MONTREAL La Première Banque au Canada AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHÈRES DE LA VIE DEPUIS 1817 OVOQUINO | NADEAU | Cône vaginal indiqué dans la leucorrhée et les vaginites Soz15 SF R E C A L D O L (Sirop Calcium \u201c D\u2019) NOM DÉPOSÉ é La VITAMINE D devient le complément naturel du GLUCONATE de CALCIUM en rendant ce dernier beaucoup plus assimilable et en é doublant sa valeur pour prévenir le rachitisme et assurer le développement normal de l\u2019ossature et de la dentition.Durant la grossesse et l\u2019allaitement la décalcification sera tenue en échec ou prévenue.CONTIENT PAR CC Vitamine D.35 U.l.= = | | 0 d (HH | n Calcium Gluconate.\u2026 100 mgm | ONGUENT NASAL pour BEBES Laboratoires ENFANTS et ADULTES Traitement préventif et curatif | \\ A | 2 O I \\ contre la grippe et le coryza L 1 M I T E E Soulagement rapide et efficace SAINT-EUSTACHE 12\u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23\u2014 No 1 Pr TE LAVAL MÉDICAL | BULLETIN DE LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC Rédacteur en chef bi M.le professeur Roméo BLANCHET, 5 Professeur de Physiologie.1 Secrétaire de la rédaction M.le professeur Geo.-Albert BERGERON, Ry Sous-secrétaire à la Faculté de médecine.i Administrateur M.le professeur R.GINGRAs, Secrétaire de la Faculté de médecine.CONDITIONS DE PUBLICATION.Laval médical paraît tous les mois, sauf en RE juillet et août.II est l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant 2 la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS.Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.2 COPIES.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHÉS.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.A \u20ac ABONNEMENT.Le prix de l\u2019abonnement est de cinq dollars par année au Canada ! f et de sept dollars cinquante sous à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale | = des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.4 / el! Direction : Cras FACULTE DE MEDECINE, UNIVERSITE LAVAL, QUEBEC (Tél.: LA.2-6953) Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 \u2014 13 LES TRICHOMONADES TENACES ECLATENT EN MOINS DE 15 SECONDES DE CONTACT AVEC LE LIQUIDE V A G I S E C N EMPLOYANT la méthode Davis t et utilisant le liquide et la gelée V Ac1- SEC *, les récidives de trichomoniase vaginale sont rares.Le Liquide V aGISEC fait éclater les trichomonades en moins de 15 secondes de contact après une douche.! On obtient plus de 90 pour cent de cures apparentes avec ce nouveau trichomonadicide, ?développé sous le nom de « Carlen- dacide » par le docteur Carl Henry Davis, gynécologue et auteur renommé et par C.G.Grand, physiologiste de recherches.* Aucun trichomonade me s\u2019échappe \u2014 L'activité irrésistible de VagIsEC liquide condamne le trichomonade.Une substance chélatante et deux substances tensio-actives s\u2019unissent pour affaiblir la membrane cellulaire, enlever les cires et les lipides et dénaturer la protéine.Quand la membrane cellulaire est détruite, le parasite s\u2019imbibe d\u2019eau, se gonfle et éclate.Il ne reste que des débris épars.Aucun autre agent ou combinaison d\u2019agents ne détruit le trichomonade aussi spécifiquement ou avec la même rapidité que le liquide V AarsEC.* Quand la patiente utilise concurremment la gelée V AcIsec \u2014 la méthode préconisée \u2014 ces résultats salutaires durent indéfiniment.* La Méthode Davis \u2014 Le traitement au bureau avec le liquide VAGISEC est associé avec le traitement à la maison.On recommande à la fois le liquide et la gelée.TRAITEMENT AU BUREAU \u2014 Asséchez les parois du vagin avec des tampons de ouate, puis lavez à fond pendant environ trois minutes avec une solution au 1/100¢ de liquide Vacisec.Enlevez le surplus de liquide avec des tampons ouatés.Le docteur Davis recommande trois traitements pendant la première semaine, deux la seconde et un la troisième.TRAITEMENT A LA /MAISON \u2014 Durant deux périodes menstruellesi la patiente se douche le soir ou chaque matin avec le liquide VAGISEC et insére la gelée VAGISEC sauf les jours de traitement au bureau.La douche n'est pas recommandable aux femmes enceintes.+ f J Principaux ingrédients contenus daxs le liquide VAGISEC : Polyocyéthylène nonyle-phénol, tétra-acétate de sodium éthylène-diamine, sulfo-succinate de sodium dioctyle.La gelée VAGISEC renferme en plus de l'acide borique et de l\u2019alcool 5% en poids.JULIUS SCHMID (canada) Ltd.32 Bermondsey Road, Toronto 10, Canada.{ Brevet en instance.* Marque de fabrique.14 \u2014 De haut en bas : 2 sec.: CONTACT 4 sec.: COMBINAISON 6 sec.: DISSOLUTION 8 sec.: DENATURATION 10 see.: GONGLEMENT 15 sec.: ÉCLATEMENT 16 sec.: DISPERSION 1.Davis, C.H.: J.A.M.A., 157 : 126 (8 jan.) 1955.2.Davis, C.H.: West.J.Surg.63 : 53 (fév.) 1955.3.Davis, C.H., et Granp, C.G.: Am.J.Obst.& Gynec., 68: 559 (août) 1954.4.Davis, C.H.(Ed.), Gynecology and Obstetrics (revision), Hagerstown, Md., W.F.Prior, 1955, vol.3, chap.7, pp.23-33.Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014~ No 1 i PARKE-DAVIS PRESENTE ; ÿ UN PROGRES_ IMPORTANT hi H ; EN HORMONOTHERAPIE FEMININE ; ; i] Ë = 3 Fu IN] i A i 19] 3 Ë i À L'image radiologique de la diffract a a NORLUTIN permet de différencier sa structure cristalline de celle des tre stéroid 1°s progestogènes Ë Hi - Ki ve M Jt! | Ni 7 bo) à i i LE ee 2) J = Ee fr A ( LT ne, Parke-Davis = vs Rony Eo a O oo or TE dL LC.KICK AAS Id EE | if Ii ; i hh nsapareille et\u201d me effica cit ans_egale Li NORLUTIN (17-alpha-ethinyl-19- nortestostérone) D\u2019UNE ACTIVITE SANS PAREILLE dans le traitement oral progestatif NORLUTIN est un exemple \u201cd\u2019un stéroïde dont l\u2019activité biologique est augmentée quand le groupement méthyle du carbone 10 est remplacé par de l\u2019'hydrogène.\u201d! ACTIVITES COMPAREES DE L\u2019ETHISTERONE ET DE NORLUTIN CHEZ LA FEMME.2.3 éfOne; voie orale 2.4 NORLUTIN ; voie orale INDICATIONS DE NORLUTIN: aménorrhée, règles irrégulières, hémorragies utérines fonctionnelles, stérilité, avortement à répétition, menaces d\u2019avortement, tension pré-menstruelle, dysménorrhée.RÉFÉRENCES: (1) Hertz R., Tullner W et Raffelt E.: Endocrinology 54: 228, 1954.(2) Greenblatt R.B.: J.Clin.Endocrinol.16: 869, 1956.(3) Hertz R., Waite J.H.et Thomas L.B.: Proc.Soc.Exper.Biol.& Med.91: 418, 1956.(4) Tyler E.T.: J.Clin.Endocrinol.15: 881, 1955.(5) Greenblatt R.B.et Clark S.L.: M.Clin.North America, Philadelphie, W.B.Saunders Co.Mars 1957, p.587.PRESENTATION: Flacons de 30 comprimés rainurés a 5 mg, D\u2019UNE EFFICACITE SANS EGALE dans les troubles de la menstruation et de la grossesse NORLUTIN: Activité progestogénique sur l\u2019endomètre \u201c.10 mg de [NORLUTIN], administrés deux fois par jour, constituent une dose efficace et renouvelable qui produit chez la femme des modifications progestatives marquées de l\u2019endomètre.\u201d3 Modifications de l'endomètre de la période pré- sécrétoire à la période de sécrétion après un traite- «@ ment de 5 jours.NORLUTIN: Activité thermogène \u201cIl a été con- MARS AVRIL staté que ce produit posséde une activité 262728293031 1 2 3 84 5 6 7B 9101) 321314151617 18192021 22 73 24 15 26 thermogène prononcée ainsi que d\u2019autres pro- priétés physiologiques à des doses relativement faibles.\u201d4 NORLUTIN: Disparition de arborisations de la glaire cervicale NORLUTIN \u201c.empêche la formation des arborisations en feuilles de fougère de la glaire cervicale.\u201d5 od 1.Arborisations en feuilles de fougère.2.Arborisations complètement disparues après emploi de NOLUTIN.NORLUTIN: Production des hémorragies de privation \u201cUne quantité de [NORLUTIN], ne dépassant pas 50 mg, administrée en plusieurs prises pendant 5 jours, suffit à déclancher des hémorragies de privation.\u201d 2 PARKE, DAVIS & CO.- TORONTO, CANADA Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 SBPRELUDINE (marque d\u2018hydrochlorure de phénmetrazine) PRÉLUDINE, un agent co CV, ax tout à fait nouveau, diminue [Tn les risC uceret, lesfmdlais ro Tisserfien Bil anide oS pi a ungrecord\u2019 re arquableg EST ue tery iveet con > A ETS) PS A DE roc iy Gt pit ement different :\\ PRÉLUDIN i omposé tout à fait nouveau du groupe Oxazine.FEED PELE progressive et significative par une réduc- Effort de la ration alimentaire.CREME TS absence I gs e tot 11 3 2 j i z ~ I PELLET tis msi bre ou EC GED Ng Jére py een A od et 0) ni ria, jour une Vire aire hg) OF pr Su C : ig p ln: gelhés its Bags O, y Q 1957, (2) Pat: ae Ty.ppetite Dr Te 0 \"5 3 LA 3) EET) \u2018tude préliminaire Mars TER ERS: an a, gi sie 'diabéte pis og VER le, à 57 LTS 134 (TS ink tré LL et er tion\u201cclinique, Ly) R uvel gent ERE IGA RS L'Union Médicale86 6° 1957.(5) SAIL.DIET INET 456* 1956 (6) Gelvin, E.P., McGevack, T.H., et Ro ther cas ser sd 15518 ty | PRODUITS PHARMACEUTIQUES \u2018 Ae Division de Geigy (Canada) Limited 12626, Bates Road, Du 26, Canada.ST | \u20ac ~~ d puvelle \u2018forme pe Mhérapeutique (BELLADENAL RE Dé ELLY 1G | un Spacetab |b (matin et soir) Suffit pour maintenir NUIT=ET=JOUR un niveau d'action constant.Indications:\u2014Tous les états vagotoniques et spasmodiques, surtout ceux d\u2019origine psychogène accompagnés d'angoisse et d'excitation.Les comprimés BELLADÉNAL SPACETABS sont multicolores (verts, orangés, blancs) et se composent de trois fractions possédant chacune un temps de délitement particulier.Ainsi la désintégration progressive d'un seul comprimé SPACETAB assure un effet thérapeutique constant d'environ 10 heures.Echantillons et littérature sur demande - ] S AN D O 7 Division de Sandoz (Canada) Ltée.ë PHARMACEUTICALS 286 St Paul O.Montréal, P.Q.E SANDOZ Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 - No 1 (6) OPO VEINOGÈNE \u2014Picsedra__ TRAITEMENT PHYSIOLOGIQUE DE LA MALADIE VEINEUSE ET DES TROUBLES DE LA CIRCULATION À BASE DES PIGMENTS ANTHOCYANIQUES DE LA FEUILLE DE VIGNE ROUGE ASSOCIÉS À L\u2019OPOTHERAPIE SURRÉNO.HYPOPHYSO-OVARIENNE 1200 microgrammes de Vitamine P native par c.c.HÉMORROÏDES VARICES - VARICOCELES Phlébites et accidents post-phlébitiques TROUBLES DE LA CIRCULATION DE RETOUR Présentation : Solution de goût agréable.Posologie : 45 gouttes par jour.© Distributeurs exclusifs au Canada : MILLET, ROUX, & CIE, LIMITÉE 1215, rue Saint-Denis, Montréal.20 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 i Pa = I Ju LA 2 err d, © \u2014 a NOM: MEDIN I= JOY I, od USE USAGE EXTERNE CHEz ho eo MERE oy TOILETTE vy any ge NS 5) 2 NS ol 2 MALADES EDIN = [rg : S ET LIE BEBE 2, WN ; > DAT DELI YA Hyamine 10 X 05% +; [Re LE PLAIES NIE Ammonium .TAT PA I = OS FESSIER 0e.ma FRETS RTT C0 td LISI: DESO menthol | DU U X RINES [OV AMMONIACALES DORISANT SANS IT J oz) 3 LRBORATOIRE DEMERS® AY is RUE Geo) \u2018QUEBEC, P.Q% i LL Geel REN PN ÉTOURDISSEMENTS CHEZ L\u2019ARTÉRIOSCLÉREUX AGÉ \u2018 ry ce li y a un groupe un peu plus important, dans lequel la localisation précise (de la cause du vertige) n'est pas possible.Les maladies cardiovasculaires peuvent aussi entraîner cette variété d\u2019étourdissements .Le traitement comprend le repos au lit, la sédation et l'empoi de la Drama- 3», mine.Linpsay, J.R., The practical management of dizziness, California Med., 83 : 193, (sept.) 1955.Pour des résultats dramatiques | Marque de Dimenhydrinate G.D.SEA R L E & CO.OF CANADA LTD., 247 Queen Street, East, Brampton, Ontario.22 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 La Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec Secrétariat : Clinique Roy-Rousseau, Mastaï, P.Québec.MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le professeur René CRUCHET, de Bordeaux.M.le professeur Raoul Kourirsxy, de Paris.M.le professeur Albert JENTZER, de Genève.M.le professeur Henry L.Bocxus, de Philadelphie.M.le professeur Alexander BRUNSCHWIG, de New-York.BUREAU E Président : M.le professeur Maurice Giroux.i Vice-président : M.le professeur Sylvio LEBLOND.iH Secrétaire général : M.le docteur Charles MARTIN.i Trésorier : M.le docteur Grégoire SAINT-ARNAUD.Membres : MM.les professeurs René SIMARD et C.-A.GAUTHIER ; MM.les docteurs J.-M.LEMmIEUX, Arthur BÉpaRD et Alph.PELLETIER.COMITÉ DE LECTURE MM.Émile Gaumonp, Maurice Giroux, Henri Marcoux, Honoré NADEAU, François Roy et Mathieu Samson.MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de médecine et des Hôpitaux universitaires.LAXATIF DOUX (sans accoutumance) comprimés par jour CORONET DRUG COMPANY i 260 Est Rachel, Montréal - Agent Général = L | | Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 \u2014 23 (7) 3 Re 0 0-0 -16- \u20ac ( Un rapport aux médecins au sujet des céréales Pablum Déeuis le jour où, il y a plus de 25 ans, des médecins canadiens ont mis au point le Pablum, Mead Johnson a grandement apprécié l\u2019intérêt et la confiance témoignés à nos produits Pablum par le corps médical canadien.Au cours de ce quart de siècle, et grâce en grande partie à vos recommandations, plus de bébés ont été élevés au Pablum qu\u2019à toutes les autres céréales pour bébés réunies.Nous sommes également fiers du fait qu\u2019une deuxième génération de \u2018bébés Pablum\u201d pousse vigoureusement.Nos recherches nous permettent maintenant de présenter à votre approbation une nouvelle céréale protéinée Pablum.Des protéines assimilables provenant LA CÉLÈBRE FAMILLE DES CÉRÉALES PABLUM POUR BÉBÉS Céréale mixte de la fève de soya, de l\u2019avoine, du blé et de la levure desséchée constituent trente-cinq pour cent de la valeur nutritive de la nouvelle céréale protéinée Pablum, lisse et agréable au goût.Cette teneur remarquable en protéines fournit une énergie durable qui satisfait plus longtemps le nourrisson, assure un généreux supplément de protéines et permet de donner au bébé une alimentation mieux équilibrée.Pour l\u2019alimentation des nourrissons, seules les normes les plus élevées sont satisfaisantes.Vous pouvez compter que Mead Johnson maintiendra en tout temps ces normes élevées .vous pouvez spécifier toutes les cinq céréales Pablum pour bébés en toute confiance.Incontestablement la préférée pour l'alimentation des nourrissons.Céréales d\u2019avoine Céréale d\u2019orge Ces céréales individuelles Pablum ajoutent de la variété au régime du bébé.Céréale de riz Une céréale Pablum hypoallergénique dont toutes les vitamines ajoutées sont sous forme synthétique.Céréale Pablum Cet important nouveau membre de la protéinée famille Pablum est composé de protéines dans une proportion de 35%.MEAD JOHNSON OF CANADA LTD.Laval Médical, Québec, septembre 1957 - Vol.23\u2014- No 1 bts mem \u2014 8 | [ Lats = A i! i I 8 SX TA AL i j i a) Hi wv N Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 - No 1 to D Présentation : En capsules dosées a 125 et 250 mg et en suspension pé- diatrique renfermant 125 mg par cuillerée à café de 5 cm3.pour une guérison rapide -CILLEIN (Pénicilline V, Lilly) une arme thérapeutique puissante Aucun antibiotique seul ou en association ne surpasse le © V-Cillin \u201d dans son action contre la plupart des infections courantes, surtout chez les malades non hospitalisés.Dans les conditions cliniques, son action bactéricide n\u2019est généralement pas surpassée.Se compare favorablement avec la thérapeutique parentérale En se basant sur la pénicillinémie totale, 250 mg de \u2018 V-Cillin \u2019 trois fois par jour équivalent au moins à une injection quotidienne de 600.000 unités de pénicilline G procaïnique par voie intramusculaire.Du point de vue thérapeutique, ces deux régimes sont comparables.Sûr, agréable, bien toléré ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED, © TORONTO, ONTARIO.3] 26 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 \\0 N Fran Poth gL iil fre sree IT CEA NO HER JE TEE prt HOTS HR HR ST LT cette therapeutic tranquillisant rend désuè anciennes co NOUS PRESENTONS LE .NOUVEAU 11 la fo (perphénazine) Le tranquillisant ErFICACE POUR LA complète variété DES TROUBLES PSYCHIQUES.IL POSSÈDE UNE ACTIVITÉ SENSIBLEMENT PLUS ÉLEVÉE ; il est également utile à tous les degrés des cas où une thérapeutique tranquillisante est indiquée.\u2014PSYCHOSÉS HOSPITALISÉS AGITÉS \u2014PSYCHO-NÉVROSÉS AMBULANTS CAS DF BUREAU, HYPERANXIEUX FT SURTENDUS \u2014 insurpassé, aussi, en tant qu\u2019antiémétique des plus puissants.\u2014 indice thérapeutique inégalé.\u2014 extrême rareté de la jaunisse et de l\u2019altération de la fonction hépatique dans les études faites jusqu\u2019à présent.\u2014 absence, en fait, d'hypotension significative.\u2014 aucun rapport d'agranulocytose.\u2014 pas de photosensitivité de la peau.\u2014 congestion nasale très rare.\u2014 activité 5 fois supérieure à celle des anciens agents dérivatifs de phénothiazine.Posologie: Pour obtenir un effet tranquillisant, 4 mg.trois ou quatre fois par jour ou - moins.Certains cas de psychose peuvent exiger jusqu\u2019à 24 mg.par jour.Des doses encore plus fortes peuvent être temporairement nécessaires pour les cas hospitalisés de psychose sévère, surtout au début du traitement.4 mg.deux fois par jour suffisent généralement pour enrayer les nausées et les vomissements.Comprimés TRILAFON: 2, 4 et 8 mg., flacons de 50 et de 500.Pré tin TÉCOMIATION Comprimés TRILAFON: 16 mg., flacons de 500.Ja UN A ¥ (8) RP RAT +1 TED * ae At \u2014 A, TRILAFON, marque de perphénazine.N _ Y x CHE EMOTIVITE.INSOMNIE.; 1 SPASMES .SA ' x.\u2018 | 1 ct Co : \u2018 PHOBIE.ANKETE.Ka.\u2018 Lau NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE @ COMPRIMÉS À 12 CENTIGRAMMES \u2014 Butobarbital S / .0.06 gm.Phénobarbital 0.06gm.OMENAL représente l\u2019effet rapide par comprimé.du butobarbital associé à l\u2019effet plus @ COMPRIMÉS À 15 MILLIGRAMMES \u2014 Butobarbital 714 mg.Phénobarbital 744 mg.par comprimé.prolongé du phénobarbital.* ., ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES 4 « * += TONIQUE ET ALIMENT D\u2019EPARGNE Vitamine «B » Composée PERTES D'ÉNERGIE ET D'APPÉTIT| Principaux composants : { ANEMIE NEURASTHENIE j Vitamine B1 \u2014- Riboflavine \u2014 Pyri- TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX ! doxine \u2014 Acide nicotinique \u2014 Acide DESEQUILIBRE NERVEUX \\ pantothénique \u2014 Lécithine \u2014 Avéni- 4 ne \u2014 Glycérophosphates de Sodium, i Calcium, Potassium.DOSE 3 7.Une cuillerée à dessert quatre fois par SAVEUR TOLERANCE jour avant les repas.AGREABLE PARFAITE I mmm rev ce ue SpA per Am \u2014 == .wu erin | ACTO-CAL LACTATION enrobés | PYROSIS AVEC OU SANS FER | NAUSÉES CALCITHÉRAPIE SANS PHOSPHATE À BASE DE GLUCONATE ET LACTATE DE CALCIUM, VITAMINES C ET D, HYDROXYDE D\u2019ALUMINIUM, CASCARINE.DOSE : @ L'hydroxyde d'aluminium, ajouté à la formule combat le Deux comprimés pyrosis et la cascarine en fait un comprimé légèrement trois fois par jour.laxatif.- « LT x ph ; i 21° 2 » bu rb A E =: amélioré > Association sulfa- AN 0H SV-VAIRTS 337% midée permettant des dosages adéquats .sans danger de SULEADIASINE 33 3 % cristallurie SUMINTATNVARE 335% COMPRIMÉS, ADULTES 0.50 gm.COMPRIMÉS, ENFANTS 0.30 gm.DOSE : SUSPENSION, 0.50 gm.par cuillerée à thé.Selon l'avis du médecin.* Marque déposée.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL UE lle PE N \\\\ NN lug * > N \u20ac., rh S ARS > IN S der CoH) = > .R $ \\ N Q \\ S \\ à NH vs \\ .WN N S S = - _ _ x U S N \\ NS 1 \u2014\u2014\u2014e ons Twa TWAS \u2014eascmacs nana A AE ANA =~ SEIN VOIES NS = Savourez le délicieux yoghourt Laval, son arôme délicat plaît à tous, grands et petits.so $ 3 NN WN Ÿ e S S S $ $ > S $ $ S $ N > $ Ÿ D S Wn $ DN » S S S sr riche en calories très nutritif facilement assimilable LAITERIE AA ENR.875, 4e Avenue, Québec.Téléphone: LA.4-3551 Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 \u2014 29 (9) t16HOBYL À DDE L » a ns MEDICATION HÉPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURETIQUE a base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut e EXTRÊME DOUCEUR DE SON ACTION © PAS DE CONTRE-INDICATION © 4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ, LIMITÉE, 1154 Beaver Hall Sq., MONTRÉAL.30 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23-No 1 L'Encyclopédie Médicale Chirurgicale participe au 272 Congrès de l\u2019Association des médecins de Langue française du Canada qui se tient à la nouvelle Faculté de médecine de l\u2019université Laval, à Québec, les 23, 24, 25, 26 septembre, au Stand 59.Tous les médecins désireux de se documenter pourront trouver à ce Stand tous les renseignements utiles et se rendre compte de la valeur de cet ouvrage universel constamment tenu à jour, grâce à sa reliure mobile.TECHNIQUES FRANÇAISES, Enr.2116, boulevard Saint-Laurent (suite 44), Montréal, P.Q.Téléphone : VI.5-4721 et 568, rue Saint-Jean, Québec, P.Q.Téléphone : LA.4-3711 ARTS GRAPHIQUES \u2014 SYMBOLE CRÉATIONS LIGNE NOUVELLE \u2014 TRAITS INÉDITS jean arcan graphiot e Ly 7 8 7 Z hi Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 \u2014 31 (9a) rafraichit sans alourdir Pour l\u2019inhibition des spasmes de la musculature lisse gastro-intestinale SPASMOLYSINE | ANTISPASMODIQUE ET SEDATIF CLINIQUEMENT EPROUVE INGREDIENTS ACTIFS : phénobarbital, teinture de belladone et teinture de passiflore.PRESENTATION : flacons de 100, 500 et 1,000 comprimés et, sous forme liquide, en bouteilles de 8, 80 et 160 oz.Centrale Pharmaceutique « PLANTE », Enr.993, 11e Rue, Québec-3, - Téléphone: LA.3-1932 32 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 ANALGESIQUE ; GENERAL j pour le soulagement des DOULEURS consécutives au traumatisme OU aux manoeuvres opératoires \\ A arthrite - sciatique - lumbago dysménorrhée - cancer Acétophen.3 gr.Phénacétine.2% gr.\\\\ 1 Citrate de Caféine » gr.LE COMPRIMÉ 222 song 1 /8 de gr Méme formule sous le numéro 262 (gris) phosphate 1/00 a 5282.| DE CODÉINE I! 12 gr LE COMPRIME 0 2820s | 1 : > LE COMPRIMÉ 0292.Ë LE COMPRIMÉ 0294.PE ST en TT Tn Tr eS at NIET POSOLOGIE.Un ou deux comprimés au besoin.ACTION D in : IMMEDIATE em | QC) Prescription de narcotique permise par téléphone.Charles & Frosst &Co.MONTREAL CANADA BIT durant la i > GROSSESSE = et la LACTATION \"FERROGEN\" CARQUE TEED COMPOSE COMPRIME DE FER, CALCIUM, IODE ET VITAMINES L'anémie de grossesse peut être \u201cFERROGEN\u2019/ COMPOSÉ COMPRIMÉ N° 450 \"Trosal\u2019 Chaque comprimé dragéifié renferme: traitée avec succès, OU même prévenue, et les risques qui ac- 325 mg.{5 gr.)\u2014Pour le développement normal des éry- compagnent la maternité peuvent throcytes et la prophylaxie de l\u2018anémie d'origine nutritive.sulfate de fer B.P.\u2026 (fer pur, 60 mg.) être considérablement diminués par un régime approprié.L'ad- vitamine C .30 mg.\u2014Tel que ci-dessus, et pour la formation *farine d\u2019os (comestible) .vitamine D vitamine À (acétate) vitamine Bi.riboflavine .niacinamide _.iodure de sodium .325 mg.{5 gr.) normale de substances intercellulaires et la prophylaxie du scorbut.Pour le développement normal des os et des dents; la prophylaxie et le traitement \u2026 500 U.I.du rachitisme et de l'ostéomalacie.1500 U.l.\u2014Pour le maintien des surfaces épithéliales à leur état normal et pour la croissance.1 mg.) Pour le fonctionnement normal des enzy- .1 mg.mes de l\u2018organisme et la prophylaxie du .5mg./ béribéri et de la pellagre.0.2 mg.{1/325 de gr.)\u2014Pour la prophylaxie du goitre causé par I'hypoiodémie.*Teneur moyenne: 110 mg.de calcium, 50 mg.de phosphore, 0.4 mg.de fluor, et d\u2019autres éléments naturels.POSOLOGIE.Un comprimé trois fois par jour après les repas.Afin de produire la tolérance du fer, graduer la quantité administrée quotidiennement jusqu\u2019à la dose entière; un comprimé après le repas principal durant plusieurs jours; augmenter à deux comprimés, un après le déjeuner et un après le repas du midi durant plusieurs jours, et ministration de Ferrogen Composé, une combinaison bien équilibrée de fer, de calcium, de phosphore, diode et de vitamines, contre-balance l\u2019insuffisance de ces substances dans le régime alimentaire, et contribue à améliorer l\u2019état de santé chez presque tous les patients.æ finalement un comprimé trois fois par jour après les repas.Chartes &.Frosst &Co MONTRÉAL CANADA Présenté en flacons de 100 comprimés. \" MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE + RECHERCHES + ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ + ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE + PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PRÉVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 80% EN MILIEUX TUBERCULEUX* \u2014 Préparé suivant la technique de l\u2019Institut Pasteur.i: \u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.i \u2014 3 voies : BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANSCUTANEE (Scarifications \u2014 Pigûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la province de Québec.\u2014 Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.* J.-A.BAUDOUIN ; Am.Rev.Tuberc., 43 : 581, 1941.R.G.FERGUSON ; Am.Rev.Tuberc., 54 : 325, 1946.INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D\u2019HYGIENE DE L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTREAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) [ES Traitement des Affections gastro-intestinales et de leurs conséquences PEER CES LES PASTILLES COMPRIMÉES GASTRALUMINE Corrigent l\u2019hyperacidité gastrique.Soulagent les spasmes pyloriques.| Utiles dans les affections gastriques et intestinales accompagnées d\u2019hypersécrétion.Préviennent les ULCERES peptiques et duodénaux.COMPOSITION : Aminoacétate d\u2019alumine.Trisillicate de magnésie.Carbonate de calcium.100 mgm.Homatropine methylbrom .!{ mgm.Fabriqué par : LES LABORATOIRES DESAUTELS, Limitée is pd i \"i EN \u201cA il RE Distributeurs exclusifs : MEDICOLAB, Inc, 200 ouest, rue Craig, MONTRÉAL.ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 (10) ad 5 EF : = S ANEMIES SECONDAIRES oO DEGLOBULISATIONS NG THERAPEUTIQUES AMPOULES BUVABLES 10 cc ETATS DÉPRESSIFS BOITES DE 10 ET 100 CONVALESCENCES CANADA LABORATOIRES JEAN OLIVE - 200.RUE VALLÉE - MONTREAL 36 \u2014 NEURO SÉDATIF ENFANTS SIROP AGRÉABLE A PRENDRE THÉRAPEUTIQUE DES CHLORURES DE CALCIUM 5% .MAGNESIUM 1°, MANGANESE 1°% LABORATOIRES JEAN OLIVE - 200, RUE VALLÉE - MONTRÉAL Laval Médical, Québec, septembre 1957 - Vol .23 - No71 Finds inbetiues gowt Aelamassés do Hike R PAR VOIE BUCCALE ORINASE Sans ennuis, une dose quotidienne de 1 à 3 comprimés maintient l\u2019équilibre dans les cas de diabète apparaissant à la maturité, chez nombre de patients de plus de 20 ans.Le régime alimentaire doit être poursuivi parallèlement au traitement à l\u2019ORINASE.En présence d\u2019infection, de blessure ou d\u2019autre affaiblissement, l\u2019insuline peut devenir nécessaire.Documentation sur demande.*Marque déposée & HOECHST PHARMACEUTICALS OF CANADA LIMITED, MONTREAL Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 \u2014 37 (11) quand le problème clinique est l'infection \u201ccommune Efficace par voie orale \u2014 concentrations sanguines considérablement plus élevées que celles obtenues avec d\u2019autres antibiotiques: maintenues dans l\u2019organisme pendant 24 heures dans certains cas.Largement bactéricide \u2014 efficace contre les germes pathogènes cliniquement les plus répandus (Gram-positifs et certains Gram- négatifs) englobant de nombreux organismes résistants aux autres antibiotiques.Cliniquement pratique \u2014réponse rapide dans la majorité des infections communes; tolérance gastro-intestinale exceptionnelle ; » GENERALE, DES TISSUS MOUS, DE L\u2019OREILLE, DE L\u2019INTESTIN, DE L\u2019APPAREIL URINAIRE OU DES VOIES RESPIRATOIRES aucun risque de résistance croisée avec les antibiotiques couramment employés.Adultes: 500 mg toutes les 12 heures.Enfants: 15 mg par kg de poids corporel par jour, en doses divisées toutes les 6 ou 12 heures.Présentation: Capsules d\u2019Albamycin de 250 mg, en flacons de 16 capsules.Sirop d\u2019Albamycin (125 mg par cuillerée à thé de 5 cc), en flacons de 2 onces liquides.MARQUE DE LA NOVOBIOCINE D\u2019UPJOHN Produits pharmaceutiques supérieurs depuis 1886 Upjohn THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 865 York Mills Road Don Mills (Toronto), Ontario 38 \u2014 Laval Médical, Québec, septembre 1957 \u2014 Vol.23 \u2014 No 1 le sf] 8 moitie @ ormule Thérapeutique SRE wd A A TN Hy x, sa, \u201cfx x Tans at > 28 wy a Le rs auveé Petit & 2 = des.A RS * aa Hm | \u2014> Vitamine A.25000 Ul (synthétique) Vitamine D.1000 U.I.Mononitrate de Thiamine.10 mg.J Riboflavine.5 mg.awddl rete Niacinamide.150 mg.> Vitamine B,».6 meg.Sol RASE Acide Ascorbique.150 mg.pa SEE, ets act 3 SONS La Yo - LP Ep 75, Co Sa z ver, eke op 2 2 # VE 2 0 4 ft f j 5 aussi rÉc % Un comprimé dur: pas de goût, = $ a £ > d'odeur, d'éructations ou d'allergies A 2 i dûs aux huiles de poissons ; a \u201c4 Hp, sos Sa see dan 5 ee x pe By gol or Yet A 24 a SX Ls .35 a.| ie 2623 & est OPTILETS *Nom Déposé (Multivitamines de Formule Thérapeutique, Abbott) + en BJ.gms LABORATOIRES ABBOTT LTEE, MONTREAL 9, QUE.Rs BRITT RN DCE DR Il vous faudra regarder de près pour trouver l\u2019AEROHALOR dont se sert cette malade.Il est si petit que sa main le recouvre presque complètement.Porté dans la poche ou la bourse, il est prêt à servir instantanément dès le premier indice de bronchospasme.Et ce n\u2019est pas le moindrement gênant pour le malade.On peut s\u2019administrer de la NORISODRINE avec l\u2019AEROHALOR sans attirer plus d\u2019attention que si on étouffait une baillement.Il suffit de quelques inhalations pour procurer un soulagement rapide et satisfaisant\u2014 presque aussi vite que par une injection intraveineuse ou intramuseulaire.Et, contrairement à l\u2019épinéphrine et autres broncho-dilatateurs d'usage courant, la NORISODRINE n\u2019inhibe pas les sécrétions des muqueuses.Les effets secondaires sont minimes parce que la NORISODRINE n\u2019exerce pas d\u2019action pressive d\u2019ordre général.Pourquoi ne pas garder quelques unités de ce traitement unique à votre bureau.Vous pourriez alors démontrer la façon dont on doit se servir de l\u2019AEROHALOR, ajuster la dose d\u2019après la tolérance individuelle des malades, et leur faire commencer le traitement sans tarder.Ce n\u2019est pas plus difficile que ça! Abbett fs Ent Pouvez-vous trouver l\u2019asthmatique, Docteur?POUDRE DE SULFATE DE NORISODRINE® (Sulfate d'lsopropylartérénol, Abbott) dans l\u2019Aerohalor\u201d {Inhalateur de Poudre Abbott) * om Déposé LABORATOIRES ABBOTT LTÉE, MONTRÉAL 9, QUÉ. a pù FRS yao a sex ari = fans: pu a Co ea ae a rec TaeeeS ces coule cx Cr ies cer: Ei ote ge Gr ess este pid Rp asia Sh T5 >) a pag SE pese Rss ~ Fe Bs CE a A = rm \u2014 ee = Te PRES \u2014 Le Loon .- 2 oy Bass i oo sers ca 00-2) %: iad TT ae en ot _ oa iH ans it ee tance gl sur \u201d Eee BELA fry vat \u2014\u2014 > - pe Be Ag ni cs oh ERE ou 3 Jean SP pes ERE vies EYE if ET 1 Per ri 2 4 x a mn Rex = 22 Rh Re I SAT hy IT E a vid Eu 7 fs ri ii SITE iy he: Hgts Lo EROS 20 er I i fet it gr 7 pe 2 = a.PE: Eg, \u2014 2 tt LAVAL MEDICAL ee ;f « Materiam superabat opus.» (OVIDE) aay = acts cr Te pic cy ca ext = ET Q es = oe i > greens dis i \u201d \u2014 ee ass a RTE a, sis =r Athen i Ea a cé [oie 24 eta] i baad] it Gases gi i EX IN 4 ee À gt I 3 FL: K Ë a ARE 3 Vol.23 \u2014 N°1 QUÉ BEC SEPTEMBRE 1957 wat BULLETIN DE LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC DIRECTION \u2014 FACULTE DE MEDECINE, UNIVERSITE LAVAL, QUEBEC TABLE DES MATIERES.Propos liminaires.Cent ans aprés.Roméo BLANCHET Présence et témoignage de solidarité.|.RAS Aa WiLBrop BONIN 7 La tradition maintenue.L i A ee A J.-JacqQues LUSSIER 3 ; | Les doyens de la Faculté de médecine.ET LL LL ArTHUR MAHEUX i ° L\u2019enseignement de la médecine à Québec.NS ee JEAN-BAPTISTE JOBIN : Le Quelques horizons de la médecine.A LL AL La 101 Renaup LEMIEUX La réalisation physique et fonctionnelle du nouveau pavillon.113 LUCIEN MAINGUY ET ROSAIRE GINGRAS Le Laval médical.LL ALL LA LL LA AL 119 CHARLES-MARIE BOISSONNAULT Cent ans d\u2019anatomie.LA LA LL AA A A aa 123 PIERRE JOBIN La biochimie a Laval.LA AL LA LL LL LL 141 ROSsAIRE GINGRAS Le département d\u2019embryologie.ALL LL LL LL LL LL 169 MAURICE GIROUX Le département d\u2019histologie.LL LA LL 173 A -R.POTVIN De la « microbie » à la microbiologie.1111110011 LL LL LL 181 J.-Epouarp MORIN Le département de pathologie.ALL LL LL LL 213 CarLTON AUGER La physiologie & Laval.LL AL ALL LL LL LA 225 Romfo BLANCHET L\u2019évolution de \u2019anesthésiologie.253 FERNANDO HUDON RER EEE ETS 6 Lavar MÉDicaL Septembre 1957 Ce que pouvait être la chirurgie à Québec il y a 65 ans FRANÇOIS ROY La chirurgiedu coeur .ALL LA AL LAN LA aa 263 JorrreE-A.GRAVEL L\u2019histoire de [a chirurgie pulmonaire 4 Québec.269 JEaN-MariE LEMIEUX La dermatologie 4 Québec.ALL LL AL LA 275 ÉMILE GAUMOND L\u2019hygiène, une attitude dans I\u2019enseignement de la médecine .281 Paur CLAVEAU Le Service d\u2019hygiène maternelle et infantile de Laval.111111110111 00000 291 .MarceL LANGLOIS Les laboratoires cliniques des hdpitaux universitaires .295 HENRI MARCOUX L\u2019obstétrique et la gynécologie à Laval.1121211 11000 LL ALL LL 317 RENÉ SIMARD L\u2019ophtalmologie d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui ad Laval .331 JEAN LACERTE L'évolution de l\u2019oto-laryngologie.339 Francois LETARTE L\u2019enseignement clinique en pédiatrie.347 MARCEL LANGLOIS L\u2019enseignement de la phtisiologie 1101001100 LL LL 351 RoLanD DESMEULES L'institution d\u2019un département de psychiatrie.111111111111 L 00 353 LUCIEN LARUE Æ La banque destissus.LL A LL AAA LA ALL 363 a GiLLes MARCEAU La banquedes yeux .LL LL A LL LL LL .369 A Marc PLAMONDON 3 L\u2019Ecole de technologie médicale .375 3 PAUL-AÀ.BOIVIN La bibliothèque de la Faculté.LL LL LL ALL LA 379 PIERRE JOBIN Le Service de santé des étudiants .381 PIERRE JOBIN La Société médicale des Hôpitaux universitaires .383 CHARLES-Â.MARTIN La lutte aux maladies vénériennes .399 : Emre GAUMOND 1 La Ligue antituberculeuse de Québec.407 4 CAMILLE LESSARD j « Non contra alienos sed prodomo » .LL A an 415 5 JEAN-THOMAS MICHAUD 1 Une correspondance médicale historique : Blake & Davidson .419 PauL-A.FISET A Une visite a exposition médicale .A LL 449 3 PAUL-M, GAGNON 3 Anciens professeurs de la Faculté de médecine décédés (1852-1957) .453 Collaborateurs au présent numéro Propos liminatres médical, en exprimant l'actualité scientifique et académique de son milieu, se présente, ce mois-ci, sous des dehors inusités; en fait, il participe en splendeur aux réalisations que cent ans de labeurs, parfois obscurs et souvent bénévoles, ont accomplies.L\u2019achèvement et l'inauguration du nouveau pavillon de médecine dans la cité universitaire feront époque dans la vie de notreinstitution centenaire.Cet édifice, conçu et réalisé pour satisfaire aux exigences de la médecine d\u2019aujourd\u2019hui et de demain, exprime dans le concret l\u2019expérience vécue et la pensée méthodologique de chacun de nos collègues dans le domaine de sa compétence; c\u2019est aussi par la convergence de leurs desseins longtemps frustrés, et par leur admirable solidarité académique, que ce vaste assemblage, d\u2019une souplesse fonctionnelle remarquable, a été érigé.À l\u2019occasion de ce moment historique décisif, lourd de conséquences lointaines, où toutes les 8 LavaL MEbicaL Septembre 1957 énergies disponibles furent concentrées sur la conception et l'exécution du projet du nouveau pavillon de médecine, les chefs de file, avec le concours de leurs coéquipiers, durent faire une prise de conscience lucide et compréhensive des exigences didactiques et expérimentales de leur département respectif.Chacun a voulu relater les faits saillants qui ont marqué l'évolution de sa discipline, à Laval, en la situant dans ses cadres historiques et, aussi, rappeler la mémoire des hommes vaillants qui l'ont précédé dans la chaire qu\u2019il occupe ou les fonctions qu\u2019il exerce : ce qui, à un examen superficiel, peut paraître une révolution n\u2019est, le plus souvent, que l'expression d'une longue évolution à terme précipité.Puis, par un inventaire des ressources matérielles et humaines dont dispose la Faculté dans l\u2019un ou l\u2019autre des départements cliniques et précliniques, en se fondant aussi sur les accomplissements actuels, tant dans l\u2019enseignement que dans la recherche fondamentale ou appliquée à la clinique, chacun formule les projets réalisables dont 1l entrevoit l'exécution dans l'immédiat.C\u2019est la somme de ces travaux, et les études de quelques collaborateurs profanes, que le Laval médical publie dans la présente édition de luxe, pour rendre un hommage approprié à la mémoire Septembre 1957 Lavar MÉDprcaL 9 de ceux, \u2014 dont certains au nom prestigieux, \u2014 qui ont fondé, maintenu et amplifié une œuvre essen- tielle.Dans des conditions économiques précaires qui lui imposent, comme à tous les organismes universitaires, «un régime d\u2019austérité» pénible, la Faculté de médecine de Laval, ainsi qu\u2019en témoigne son essor actuel, demeure à la hau- teur du rôle éducationnel et social qu\u2019elle assume, et entrevoit, dans la poursuite de sa mission inté- grale, un accroissement notable et très prochain de sa productivité dans le domaine de l\u2019expéri- mentation.Le Laval médical a cru devoir consigner et diffuser les idées-force des maîtres qui ont présidé à l'installation de la Faculté dansson nouveau pavillon pour faire le point, et pour permettre à ceux qui prendront la relève d'exploiter à loisir la pensée de leurs aînés et d\u2019en épuiser toutes les virtualités.* * * Aux collaborateurs nombreux et distingués qui lui ont consenti une contribution formelle, et à tous ceux dont le dévouement discret a as- suré la réalisation de son dessein, la Direc- tion du Laval médical désire exprimer sa vive gratitude.Elle apprécie également l\u2019excellente coopéra- tion des annonceurs qui ont accepté de bonne à N 10 Lavar MéDicaL Septembre 1957 | grâce de satisfaire aux exigences de la mise en pages.Enfin, elle veut aussi louer le concours généreux et la qualité des services techniques des ateliers d'imprimerie Charrier & Dugal, Inc.Docteur Roméo BLANCHET, rédacteur en chef. ENCE ET TÉMOIGNAGE pIDARI TÉ.j titre de doyen de la Faculté de médecine de l'université de Montréal, il m'est particulièrement agréable de présenter mes meilleurs vœux à la Facullé-sœur de Québec, à l'occasion de son installation dans de nouveaux locaux.C'est célébrer magnifiquement un premier cente- natre.Je participe d'autant plus à son bonheur que Je l'at moi-même vécu, en 1942, lors du déménagement de notre école sur le campus universitaire du Hont- Royal.Les paroles que Pasteur avait prononcées à l'inauguration de l'Institut qui porte son nom, paroles qui étatent revenues alors à ma mémoire, je suis sûr que tous les professeurs de Laval les répéteront, comme mot en 1942: « La voilà donc bâtie, cette grande maison dont on pourrait dire qu'il n y a pas une pierre qui ne soit le signe matériel d'une généreuse pensée.Toutes les vertus se sont cotusées pour élever cette demeure du travail.» Lavaln\u2019a pas déçu et ne s\u2019est jamais soustraite aux devoirs de la maturité.Mais dans le cadre enchan- 12 LavAL MÉpicaAL Septembre 1957 teur de Sainte-Foy, tout baigné de lumière et de verdure, il sera plus lousible, je crois, à nos collègues de la Faculté de médecine de Laval de donner la pleine mesure de leurs talents et de leur dévouement.Une homogénéité de coutumes, de langue et de religion distingue nos écoles sur le plan national.Dans le contexte médical canadien c'est à elle qu'il revient de témoigner de la conscience française et catholique; lourde responsabilité que nous sommes fiers de partager avec vous.Que la Divine Providence, qui a élargi vos horizons, vous achemine vers de nouveaux sommets.Deo fa- vente haud pluribus impar! Wilbrod Bonin, #4.D. \u201cSUVJ] 2P U015VI00} \u201csNOU 23YI Quo 977 \u2018172 GUOÏ IP 12 22gN() Ip sag4snos xnv 21VIIP2U UOI7DUIIO) INI] 251d juo \u201cjv105s2fosd sds09 sugou ap u12$ NV sUO]dUIOI smou anb asiv3uvsf uo1ss214dxa p suaippuvI saT XNVIGNOU SUOZ1J0Y S2P JUIJONO INb sQUAIZ LP s7M]VPOU Sap UOJ2S 9949X3,8 \u2018ID4O 759 77 2752p0U EMA \u2018UO779V 2470 N7 \u20182SNVI 27729 2P 2910428 NV S27]NIV,] XNIp 929 V 24PUIOl 25 3p DA PHOP IMSI26TUN ] V QUUOP 2472 71V03P 71 \u201cSIQUUD SIIQIU Ip SI) \"]POVT7 V 72 dUIDAPEUI 2P 270977 2UUIIQUV ] V Juajuousas sourbrio £3] JUOp jv?HUO ap 2p184201UN J Ip FUIIIPIUWI IP Z7]NIV4] VI 9200 UOISSTUI 27729 2ÜDIIVA 183 8 INH \u20182s1vÏuvIfaurdapaus 17 ap UOIMPPVII V1 INDIJISUE P 2443] UD JISNYIP V JUIWIIGUSSVIUI agnbijddo 152 £ 2712 \u2018sup 7u29 2p snjd sindap \u201canb gy427f 9209 suojaddrs snou sNON \"sa]gnawuun xnvacnou sas ap UOIVINENDUI | IP UOISDIVO] DV JPOVT 2MSI20TUN) IP JNDE-FPNIV 1] 24JOU D DNDY() p 2NSJIOUUN ] 2P 2UIIIPIU IP NOV] D] 3p XNDa £IN3)J12W $3) 32 SUV] soSNIINI] Yd smpd £3] aRuasgad ap ns1vjd puvslb nvf au 7 \"UIÂOP-JUVISISSV YUTISSATT Saonbav rr \u20182717024 2UN 3772 unod \u201cJUIIGIP PSS24VI sdusz76u0] 2024 UN NO JUIWOW ND 23431 VS V 79 210/ DS D 121908$V SOU JUOP SUO]NOG SNON SJUVIPMPZ P 24GUIOU puvsl smd un p snodsa xnv 79 saabsaug xND Nb 15U1V jr4ossafosd sduo9 uos ap suoimiquim saumpiba] xNv 79 SUID XD JUIWIVNDIPD $N)d juapuodsa4sog INb j1VOV47 op sanmonf sap SIVWLIOSFP JUDPISsod U2 $1)d1pNMW u077 0D p SUAOW sas 4106 2P ]VOVT IP JUIIZPIUI IP IF]NOV 4] v] V Jousad inb xmasnay JUIWIUIAY | Ip 4Nol24 sNOU dos] suorsnvs au snou 10nbynod 792,9 \u2018SANDS-S27/NI -D,J XNIP SOU IP UOT7IV ] 27408 aNbjanb ua 42Duojosd ap \u2018uo3vf 27729 2p \u201csTWJsId 152 SNOUIT \u2018JUIUMAPIINPp JOSMNA fi quarvsnvs au \u2018Ëyvdmd vy snod \u2018inb asiv)buv anbuvy ap sjuvIpm?sou v 2JPDUU0I 2410) VI 2P 188ND SIDW N \u2018asivduvsf anbuvj IP 5202772 SOU DV 2INIINI PID JIA = 1661 °1qua1d2G TVOICF]N TVAVT] FI] su Sgn CERI Lugo ra a 2 ro 22 x \u2014 Pate.pak Cy es SRE pr se Ha races ve re EE Et 5 a acces NES ECR i A asser ere zd EE J Care \u2014 - \u2014 EL \u2014 _ EX ps ne > = tr tH si + £5! i 4 re by g U 1% # ) D \u20ac ie =) Lou ui EN @ D 5 \u2018= E279 oxy. LES DOYENS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE.ARTHUR MAHEUX La charte royale de 1852 créait quatre Facultés : théologie, droit, médecine, arts.La charte et les premiers règlements généraux dêter- minèrent la représentation de chacune des Facultés dans le Conseil général de l\u2019université : trois professeurs, les trois plus anciens, siégeraient au Conseil général ; le plus ancien des trois serait le doyen.Ce règlement fut appliqué dès le début et jusqu\u2019à la nomination du docteur Arthur Rousseau, en 1921.Le Conseil général de l\u2019université n\u2019avait aucune responsabilité financière ; celle-ci était dévolue exclusivement au Conseil du Séminaire de Québec ; les Facultés n\u2019avaient aucun droit de participer à la vie administrative de l\u2019université.D'autre part, la vie morale et religieuse, la discipline, la bonne conduite des étudiants étaient confiées au modérateur, qui fut toujours un prêtre du Séminaire.Il restait aux Facultés le domaine des études : les programmes des cours, le nombre des cours, les méthodes d\u2019enseignement.Même sur ce point la liberté d\u2019action était conditionnée par l\u2019argent nécessité, et de ce côté le Conseil du Séminaire était seul à décider.Limités aussi furent les droits de la Faculté en ce qui regarde la nomination des professeurs.Aucune d\u2019elle, comme corps, ne pouvait proposer telle nomination.La procédure était la suivante : le recteur et le doyen se consultaient, chacun pouvant prendre l\u2019Intitiative ; le 16 LavaL MEbpicaL Septembre 1957 doyen pouvait consulter ses collégues, soit chacun en particulier, soit réunis au Conseil de la Faculté ; mais il n\u2019était pas strictement tenu de le faire.Le recteur pouvait nommer les chargés de cours, premier échelon du professorat, et les assistants, sans proposer le cas au Conseil général ; mais il consultait le Conseil du Séminaire, qu\u2019il présidait en qualité de Supérieur de l\u2019institution ; il consultait aussi le doyen de la Faculté intéressée, et même d\u2019autres membres de la Faculté.Les nominations de chargés de cours ne figuraient pas au procès-verbal du Conseil général.Il en allait autrement pour les nominations de professeurs agrégés et titulaires, respectivement deuxième et troisième échelons.Mêmes tractations que ci-dessus, d\u2019abord.Lorsque le recteur et le doyen s\u2019étaient entendus sur tel candidat à promouvoir de chargé de cours à agrégé, et d\u2019agrégé à titulaire, leur décision était d\u2019abord soumise au Conseil du Séminaire pour approbation, de là au Conseil général pour proposition ; celle-ci était renvoyée au Conseil de la Faculté en cause, pour approbation ou rejet \u2014 pour avis, disait le règlement \u2014 ; la réponse de la Faculté, favorable ou défavorable, retournait au Conseil général ; celui-ci n\u2019était pas tenu de se conformer à l\u2019« avis» de la Faculté et pouvait ou passer outre à son opposition ou même ne pas accepter son approbation et remettre à plus tard sa décision finale.Les règlements d\u2019études, approuvés et proposés par la Faculté étaient soumis d\u2019abord au Conseil du Séminaire, parce que, d\u2019ordinaire, Ils compor- talent une dépense d\u2019argent ; approuvés là ils passaient ensuite au Conseil général de l\u2019université, qui pouvait les accepter tels quels, ou bien deman- .be = .der des éclaircissements, des précisions, des modifications, que le Conseil de la Faculté étudiait à son tour, jusqu\u2019à décision finale par le Conserl général.Cet exposé est nécessaire pour interprétér le rôle joué par le doyen de Faculté; le champ de son action était restreint ; sa responsabilité était [imitée.Le premier texte concernant le doyen de Faculté est de 1853, et se Iit comme suit : « Le doyen préside le Conseil et les assemblées de Faculté, à moins que le recteur ne le fasse lui-même.I! fait aussi partie de droit de toutes les commissions et de tous les jurys sans en être nécessairement le président.II exerce sa surveillance sur tout ce qui a rapport x > s x : I à l\u2019enseignement et à la doctrine dans la Faculté.» Septembre 1957 LavaL MÉDICAL 17 Quant'au Conseil de Faculté « il délibère sur tout ce qui regarde l\u2019enseignement de la Faculté, il formule les projets de règlements qui y ont rapport et les présente au Conseil de l\u2019université pour les faire approuver.II est parmi le Conseil de l\u2019université un comité permanent auquel sont régulièrement renvoyées, pour avis, toutes les affaires qui intéressent la Faculté en général.Il n\u2019est pas de sa compétence de nommer les professeurs ou d\u2019en proposer la nomination ; il ne fait qu\u2019étudier les recommandations proposées par le Conseil universitaire, pour les _Tecommander ou non, mais sans engager la liberté du Conseil universitaire, » Telles sont les limites dans lesquelles Ie doyen et sa Faculté devaient se tenir.Il est difficile de préciser ce que fut l\u2019action des doyens ; s\u2019ils ont pris l'initiative de telle réforme, de tel progrès, on peut le savoir par une ou plusieurs lettres échangées entre doyen et recteur, si ces lettres ont été conservées ; si les tractations se sont faites de vive voix, on ne le saurait que par des notes, si l\u2019un des deux offrfciers les à gardées.Le mérite, ainsi, est presque impossible à départager, que ce soit initiative, acceptation, opposition.Nous ne pouvons donc offrir de chaque doyen un portrait en pied et en couleur, mais seulement un fusain, une grisaille.L\u2019important, c\u2019est que la Faculté ait prospéré.La galerie des doyens de médecine se partage en deux périodes, soit, avant Rousseau \u2014 de 1853 à 1921 \u2014 et après Rousseau \u2014 1921 à nos jours ; on verra pourquoi plus loin.LE DOCTEUR JEAN BLANCHET | Premier doyen 1795-1857 \u2014 1853-1856 Deux habitants de Saint-Pierre de la Rivière-du-Sud, nommés Blanchet, devaient fournir aux Canadiens français deux médecins remarquables, François Blanchet (1776-1830) et son neveu, Jean Blanchet (1795- 1.Ce texte est, à peu de changements près, celui qui a paru dans le Laval médical en 1944.Pour plus de détails on consultera avantageusement l\u2019Histoire de la Faculté de i de Laval, par C.-M.BoissoNNAULT.(Presses universitaires de Laval, 1953, 438 p. A JEAN BLANCHET DOYEN DE 1853 A 1856 > 2 eee Nr oo ry _ as am goes Sevan rary ae ss Spree oo étais Ear ris CR a rece RE ra Cle ae Ee pers Es = ne Fa ses me ate Ea i \u2014 ES an mm eo Rats = as I Er on pis fr \u2014 a ee \u2014 5 =._ 4 = eu = = 5x se $3 = = 2 SENS SS 2 SEN PRE Sa So a TR es Te SSPE RR a = SN = =.x ER = SE S se = = is 55 RE s pus = Le > 4 = Es 8 + 3 3 a St = a > a in = = ay = 2 X = se = Ne = 5 = = ses + Teal ze > ss, ee = a s a = = = = = = = 5 = = = = à A 5 = = = es Re i © 4 = Ras _- = 5.i ey oy x > = ie = = Fine 4 = ss $ 5 p i 5 GS 5 = = oh nS #* oR 2.Wp 2 Se # Ge se : A + A Ë i f = 3 te eS + \u2018 { iF A > 4 Pubs tn : = = ss 2 fesse =.5 Sa = se = = = oi BN = = = 5 = 2 = = iS es = = = A = = = # # RR = = ES 5 = BR = = > Le = = je sr ax 5 a S = ses a 0 = « = ; a SN = = È æ = ; oF = i \u2026 se à 13 = Nw = = À 5 = a x xn i a = SR: = © 4 Re 2 TR Go 3e > Sa = = a Rp \u201crat & 2 Re sx oh # IR 5 se i se SA fo ; Nh Se i hi = SE $ 5 > = = = FRE 4 = = x 2 % sx i Lo i ne ss \u201ci = see +, & = se ae 5 gi = à SE = 7 = ss A En & i ie 2 i fy 3 Bs se = Li i § = Le = i = da = = 5 si 5 & i = SH 5 5 3 = i i SE # i = f i i a 2 GR i Gi = Fi di cs sd xe ne æ = bi 7 li i 7 i > Le - = 5 5 ei SS Sh Si as se se se = CLA hii iki San > SS = ve i vend _ = = ja Tee Pa rs =p Sr gee a.= 2 Ra Na 2 5 its _ gis eps oo -.BI ts or Soin 7 SR Eu ee CoE Ch RE peste Bs AS So 5 po TE EAE pAsART.A = = a pp ERE TT Xe nés x So TILT) = es 2 ot LE Bas FRS el des a z Sry pa 3s rn dy ; E pt ig Ait) pe AFS jt Lt A Frei re NE kd ity A W È $ En Es à A res = = = -\u2014 Septembre 1957 Lavar.MépicaL 21 1857).Tous deux firent une partie de leurs études classiques au Séminaire de Québec, François de 1790 à 1794 ; Jean, de 1810 à 1813.François étudia la médecine à New-York, où 1l obtint le doctorat, publiant une thèse, en français, sur les applications de la chimie à la médecine.Jean, après un stage de 3 années au Séminaire de Québec, choisit son oncle François comme patron pour étudier la médecine ; il avait alors dix-sept ans, et il employa cinq années à étudier et pratiquer sous la conduite de son oncle.Le jeune homme, toutefois, n\u2019était pas satisfait ; Il voulait mieux.Agé de vingt-deux ans il partit avec les docteurs Joseph Parent et Xavier Mercier, de Québec, pour aller parfaire ses études à Londres et à Paris.À Paris, 1l fut l\u2019élève de Dupuytren à l\u2019Hôtel-Dieu, et du chirurgien Larrey à l\u2019Hospice du Gros-Caillou.A Londres, il fut le disciple de Sir Astley Cooper, de Sir Wm.Blizard, de Curry et de Blundell.Après deux années de travail, il obtenait, en 1820, le diplôme du Royal College of Surgeons, de Londres.A Québec, 11 devint un chirurgien remarquable.Lorsque son oncle mourut, Jean recueillit sa succession et acquit fortune et gloire.Charitable, il employa toutes ses ressources à soulager les victimes des deux épidémies de choléra qui sévirent à cette époque.Il fut nommé médecin de l\u2019Hôpital de la Marine à Québec, fit partie de diverses associations médicales et il fut membre du Bureau des examinateurs pour l\u2019admission à l\u2019exercice de la profession médicale.Membre de la Société médicale de Québec, fondée en \u20181826 \u2014 son oncle François avait été l\u2019un des fondateurs de cette Société \u2014 il y présenta des travaux, en 1828, sur les effets de l\u2019iode dans le bronchocèle, et sur les blessures de l\u2019épine dorsale.Le docteur F.-X.Tessier avait fondé, en 1825, le Journal de médecine de Québec.On y trouve des notes sur le bronchocèle, qui semblent bien être de la veine du docteur Jean Blanchet.Les médecins de Québec avaient songé, dès 1798, à se grouper en asso- clation et à fonder une école de médecine.Ce projet ne devait se réaliser qu'en 1847.Jean Blanchet était tout désigné pour un poste de professeur dans cette école, l\u2019École de médecine, ( incorporée), de Québec.PRE ESS 22 LavaL MEbicaL Septembre 1957 \u2018Mais l\u2019école devait bientôt être absorbée par la Faculté de médecine que le Séminaire de Québec établissait comme partie intégrante de l\u2019université Laval.La date officielle de la fondation de l\u2019université est celle de la signature de la charte royale, le 8 décembre 1852 ; mais le travail d\u2019organisation datait d\u2019auparavant ; le Séminaire de Québec se préparait de maintes façons au grand événement et cela dès 1848.Le 15 octobre 1852, deux mois avant la charte, le Séminaire invite les professeurs de l\u2019École de médecine de Québec à constituer la nouvelle Faculté de médecine ; Jean Blanchet est du nombre.Au début de mars 1853, le travail d'organisation est assez avancé pour que le groupe des cinq professeurs annonce au Conseil du Séminaire qu\u2019il est prêt à fonctionner et le Conseil demande quels sont les déboursés à faire (7 mars).Entre l\u2019obtention de la charte et l\u2019inauguration officielle de l\u2019université, il s\u2019écoula une année et demie.C\u2019est en septembre 1854 qu\u2019eut lieu la cérémonie d\u2019ouverture.Le gouverneur général, Lord Elgin, était présent.Avec ses collègues, le docteur Blanchet reçut le diplôme de docteur en médecine ; il avait obtenu la licence à Londres.Jean Blanchet était le plus âgé de ses collègues ; il avait obtenu sa licence avant eux ; c\u2019est lui qui fut désigné doyen de la Faculté.Il avait alors 59 ans.Déjà, il souffrait d\u2019une maladie sérieuse, la gravelle, qui le conduisit au tombeau en 1857.Cette circonstance, entre autres, explique la brièveté de son service comme doyen, qui ne dura que deux années.Il fut professeur de pathologie générale et des instituts de médecine, ce qui comprenait la physiologie.Il est heureux que l\u2019Université Laval ait trouvé un homme de grand mérite pour mettre sur pied son École de médecine.LE DOCTEUR CHARLES-JACQUES FRÉMONT Deuxième doyen 1806-1862 \u2014 1856-1862 Charles-Jacques Frémont naquit à Québec, le 17 octobre 1806, du mariage du lieutenant-colonel Charles-Pierre Frémont et de Charlotte- Félicité Voyer.II était le quatrième d\u2019une famille de six enfants. Septembre 1957 LavaL MEbicaL 23 Lorsqu\u2019il résolut d\u2019étudier la médecine, il opta pour ['usage, alors commun, d\u2019un patron et il se rendit & Montréal pour se faire l\u2019élève du docteur Stevenson.Il n\u2019eut pas, comme Jean Blanchet, l\u2019avantage d\u2019aller faire des études en Europe.Dès qu\u2019il eut obtenu le permis de pratiquer la médecine, 1l s\u2019établit à la Pointe-Lévis.Apres quelques années, il revint à Québec.Sa réputation l\u2019y avait précédé et 1l connut, là aussi, le succès.Le docteur James Sewell, faisant son éloge à l\u2019université, dit de lui : « SI J\u2019étais appelé à spécifier un point qui, plus que tout autre, caractérisait notre ami (Frémont), je dirais que c\u2019est un vif sentiment de l'honneur.S\u2019élevant au-dessus des misérables jalousies qui ravalent si souvent la profession médicale, jamais on ne le vit faire, jamais on ne le suspecta d\u2019avoir fait une action mesquine, et, conséquemment, Il commanda toujours le respect et l\u2019estime de ses confrères.» Lorsque s\u2019ouvrit l\u2019École de médecine, (incorporée), de Québec, Ie docteur Frémont fut appelé à y enseigner.II ne fut pas parmi les premiers professeurs de l\u2019école de l\u2019Université, mais il y vint de bonne heure et fut chargé de l\u2019enseignement de la chirurgie.Au décès, prématuré, de Jean Blanchet, Charles Frémont se trouvait le plus ancien de ses collègues pour l\u2019âge et pour les années de pratique médicale, 1l devint doyen et 1l exerca sa charge de 1856 à 1863.On peut dire qu\u2019il fit progresser tous les départements de l\u2019école de médecine.Pour les cours il donna une attention spéciale à la botanique, à la chimie générale, à la médecine opératoire, à l\u2019anatomie générale, à l\u2019anatomie et physiologie comparées, à l\u2019anatomie descriptive.Pour les cliniques 1l améliora celle de l\u2019Hôtel-Dieu, il en ouvrit une à l\u2019Hôpital de la Marine, et méme un cours d\u2019été en clinique à cet hôpital.II fit créer un cours de manipulations cliniques, et un cours d\u2019anatomie microscopique.On vit aussi l\u2019ouverture de cours publics en physique et en chimie.Il fit enrichir la bibliothèque par achat et reliure de livres, par abonnement à des revues médicales : la Revue de médecine française et étrangère, les Annales d\u2019bygiène publique et de médecine légale, le Lancet, I'Edinburgh Medical Review, le Dublin Quarterly Journal of Medical Science ; au décès du docteur Forgues, la bibliothèque de ce médecin passa au docteur Stuart, qui en fit don à la Faculté de médecine.Frémont fit compléter LA i) ft EN \\ \\ ù Ww N H CHARLES-JACQUES FREMONT DOYEN DE 1856 A 1862 se mao ASS Les = = a \u2014 a iar gaara Cryer a Ey er Cartan) rao) Ea Korte Cu SN 2a 3 precis Gr GEER eta ny 8 2 re poversevyema\u2014 Sn \u2014 er.M CR \u2014_ Te a, #4 = SEL = PS + CS - £ La J RCC EIN YT a.=\u201d LA ES = = = = = $ 8 obs oN x Cw EA oe 7 (CNR A = oF : Ÿ & Ÿ a, & + fp * 23 Le se OY La + es 6 = = + A, = = u + * co ot \u2018= 26 = : = +, + Puls Fo» _ i of =a > \"a.Le = re x \u201c & = ES = \u20ac Fe += EE EM , 20) 3 = = § ® LE # ERR = SE x £2 = = = RE sx , RANT x \u201c> x 3 LE» = EF &F & = SEE Fe LME * x AY oH # a od + = ER = E À = LAE = \u20ac F4 5 > pe = ; su x EF 3 + Tes wR Sn tt A & &.Sota BEEN FW So & BE Faw BE rE HE + Es 2 \u201ciy XH = = = FoR ag y.+ A EE SE 42e La #.= HE + = = \u20ac 7 = su + LE er \u201c a > $ pe + \u20ac à & vz Pas = oi LS = à $ 3 = = + = \"RS 5 Fl Ba oy + = SR S$ eo.ES hy \u20ac s#, s = = = ee i] a oy È Te & S| = x Ww SE 5 A 5 a.ee & EE BW = + $ 265 Ge #* Ck # 2 % + à £ > ge = EAA 4 o£ Ly * + 5 = \u20ac + æ ve « x # > Ë + 2 & = > de * \u2014 Rise En BW ES = = dé xx STW HX» = ue \u201c.2 \u201c LE # as a .a Se x : ue.Bo LPT Eg a.¥ ity al re Te Pa sre es RÉ æ & on Z Ze = > .oo Wa .8.» # = « 2 .= A a FT, = A ; 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1l envoya des Jeunes pour études à l\u2019étranger, notamment Hubert Larue à Harvard et Alfred Simard en Europe.On vit même paraître en 1860 un feuillet tiré à mille exemplaires, précurseur des annuaires futurs.Ce décanat fut donc fécond.Il l\u2019eût été davantage si la mort n\u2019était venue subitement couper une carrière déjà bien remplie.Médecin visiteur de l\u2019Hôtel-Dieu, médecin de la prison de Québec, 1l était aussi co-propriétaire de l\u2019Asile des alrénés à Beauport.En 1850, il était délégué à Rome pour porter une adresse des catholiques de Québec et reçut du pape la croix de l\u2019ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.Devenu malade, 1l s\u2019établit d\u2019abord à la campagne, puis voyagea dans le Haut-Canada, et ensuite en Europe.II partit en octobre 1862, consulta des médecins à Londres, se rendit en Égypte cherchant un climat chaud.Au retour, à Malte, il se sentit plus mal et se mit en route pour le Canada.Il décéda sur le navire, le 20 décembre 1862, et ses restes furent ramenés à Québec.Le docteur Sewell écrivait de lui en 1863 : « L\u2019Université a perdu un professeur savant, la profession un ami honorable, droit et honnête, ses enfants un père bon et indulgent, et son épouse un époux dévoué et affectionné.» LE DOCTEUR JAMES SEWELL Troisième doyen 1810-1883 \u2014 1863-1883 James Sewell naquit d\u2019une famille loyaliste, à Québec, en 1810.Son père, Jonathan Sewell, joua un rôle important dans notre province ; il fut le juge en chef du Bas-Canada.James, après avoir suivi les écoles privées, à Québec, choisit la médecine comme carrière ; il commença ses études médicales à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec et alla les terminer à Édimbourg.Il obtint là son grade et reçut, du Royal College of Surgeons, le permis de pratiquer la médecine en 1833. B A + 8 ry À 5 3 ff Wg % i pr i 3 3 of} i pi # ï ; JAMES SEWELL Si DOYEN DE 1863 A 1883 i) 3 A A i ses PRIT oe Cae secs = as a ex oo Seco) on _.et ee sas a ARS PISE EEE, eve Fe ES Pt desde a crane ce dre PS usa ORE ero Cree mp mn mae iat eaviai ano ames rinkn foams ava ee monn nt vs = bats les = # >.5% Pa ¥ i \u201c4 2\u201d Pe jo ait Te hoy Fi a a Ss 4 æ - = * cs f = x So 5 + % 5 Ie $ a sa.- 7 soie\u201d OTH RTH ee ages hi A RE, EA Ge Wy, ; 4 7 a 0 5 = 4 de ng 2 i; By 4 i i ih By Hy 7 i a E .Le, Bn ET OR TR oy il A) A i ii.JL ® Cl \u2014 gp pro = = oe 2 ole ri A ti Es 0 +, JEP HR ie = > nu Ls N 2 2a me oy = Cae EY 3 23 oui ee > Septembre 1957 LavaL MEbpicaL 31 La méme année, il ouvrait son bureau à Québec.En 1853, il fut parmi les premiers médecins appelés à former la nouvelle Faculté de médecine et on lui confra la chaire de pathologie générale.Le docteur Sewell a été médecin à l\u2019Hôtel-Dieu et à l\u2019Hôprtal de la marine.Il participa à la vie publique comme membre du Conseil de ville à Québec.| II aimait écrire et on trouve de ses articles dans les revues médicales du Canada et de l\u2019Europe, en particulier dans le Dublin Medical Journal.Lorsque Charles Frémont mourut, Sewell se trouvait l\u2019aîné de ses collègues et 1] devint doyen de la Faculté, le 13 février 1863.Il avait alors 53 ans et il exerca sa charge pendant vingt années, Jusqu\u2019à sa mort en 1883.Pendant cette période la Faculté de médecine fit des progrès.Elle acheta de nouveaux livres et de nouvelles revues, acquit la bibliothèque du docteur Zéphirm Naud, décédé, une collection complète de la Revue de physiologie et de l\u2019Encyclopædia of Practice of Medicine.Le musée s\u2019augmenta de squelettes, d\u2019yeux artificiels, de microscopes, d\u2019instruments de chirurgie, mannequin et plusieurs appareils orthopédiques, préparations anatomiques.Le docteur Joseph Morrin, un des médecins les plus en vue de Québec, avait été professeur de l\u2019ancienne École de médecine, (incorporée), mais n\u2019avait pas été choisi pour la nouvelle Faculté de médecine de Laval.II avait formé le projet de fonder un collège qui éventuellement serait devenu l\u2019université anglaise de Québec ; de fait, il légua une somme qui permit la fondation du Morrin College, encore existant ; mais 1l n\u2019oublia pas la Faculté de Laval ; 1l lui légua une somme destinée à l\u2019institution d\u2019un prix qui porte son nom et qui se donne encore de nos jours.On commença de l\u2019attribuer à l\u2019avènement de Sewell au décanat.Par ailleurs, on mit à la disposition des étudiants qui logeaient au pensionnat une bibliothèque médicale.De plus, l\u2019École donna régulièrement l'hospitalité à la Société médicale de Québec qui tenait alors des réunions régulières aussi fréquentes que fécondes.Sewell s\u2019occupa aussi des relations de l\u2019École avec l\u2019étranger.Elle fut reconnue par l\u2019université d\u2019Édimbourg.On pressentit même à cet égard Londres et Paris.Laval participa en outre aux réunions du - = ae = > 7 G 2 a os = cs pe = ee co PA eo os = oo = meme ty = 5 Ec - i * 5 i = = 2 4, i er ; = #5; i: it 4 a = A 5 A s fu i 3 Ts ret i HE Cy Eee + IN 6 = ÿ 4 EE = Sh is as Te het | ne i = as - SL == Ve patie ie 7 Be Ser Tonds p A # 2 x .5 ie: = 5 i; mie Pho ayer i Li re LL i eo \u201c i i = ee LÉ ét ere à i = we a je Gi Cm ie Mh 2 _- Rte EE pee + i i fy a, ny Bx PA un eee ji a ras __ ex = ÿ .i = pe a ks dé ree 5 i i i i 5 3 oF bi vs H iz i i , 3 2 TH Ha k ji: iy RH iv fi i \u201c4 re! 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il facilita la formation en Europe de jeunes professeurs qui, ensuite, le remplacérent à ces divers postes.Le plus grand mérite peut-être du docteur Lemieux, fut de participer à l\u2019organisation d\u2019un Service permanent d'hygiène publique.Ce fut en 1884 que le gouvernement provincial prit l\u2019initiative de grouper des Services épars de santé, et de créer un Conseil d\u2019hygiène.Le docteur Lemieux en fut membre actif jJusqu\u2019aux dernières années de sa vie.Il a fondé un prix qui porte encore son nom.LE DOCTEUR LouUIs-JOSEPH-ALFRED SIMARD Sixième doyen 1837-1905 \u2014 1899-1905 Alfred Simard venait de la région de Montréal, où son père était habitant.Il naquit à Sainte-Anne-des-Plaines, dans le comté de Terre- bonne, le 28 mars 1837.Le Séminaire de Sainte-Thérèse n\u2019était pas loin et c\u2019est là que le jeune homme fit son cours classique, avec des succès très remarquables ; il sortit du collège âgé de dix-huit ans, en 1855.II choisit d\u2019abord comme patron le docteur J.-E.Prévost, de Samnt-Jérôme.Après deux années de ce régime, 1l résolut de suivre un cours régulier et s\u2019inscrivit à l\u2019université Laval de Québec.En 1859, il obtenait le baccalauréat en médecine, et, en 1860, la maîtrise ou licence en médecine.C\u2019était alors le grade marquant la fin des études médicales, le doctorat ne se donnant qu\u2019à ceux qui soutenaient une thèse.Ses maîtres avaient en Simard une telle confiance qu\u2019ils décidaient de l\u2019envoyer en Europe, et cela, en juillet 1860, trois mois avant l\u2019obtention de la licence.Le Séminaire résolut d\u2019aider le jeune homme pour ce voyage d\u2019études.On lui désigna la clinique comme matière principale d\u2019études 44 Lavar MéDpicaL Septembre 1957 et le futur professeur consacra trois années à se perfectionner dans les sciences médicales.| A Paris, pendant deux années, il se fit le disciple de Claude Bernard, de Paul Bert, de Dastre, de Trousseau, le grand clinicien, de Nélaton, de Velpeau, de Maisonneuve, de Chassagnac, de Malgaine et méme de Pasteur.La troisième année se passa à l\u2019université catholique de Louvain et à l\u2019université de Giessen, en Prusse.De retour à Québec, en 1863, il commença tout de suite à Jouer un rôle important : il fut professeur d'anatomie descriptive et topographique dès 1863, et secrétaire de la Faculté et directeur du musée médical.En 1865, il devenait professeur titulaire, après avoir obtenu le doctorat en médecine, en juillet.Pendant son séjour en Europe, le jeune Simard avait constaté l\u2019existence d\u2019une spécialité, celle des yeux et des oreilles, ce qui était mconnu comme tel en notre pays.II résolut de se faire une clientèle en ce domaine.C\u2019était une initiative hardie pour ce temps.Simard alla plus loin : il persuada ses collègues de la nécessité de donner un cours régulier en cette matière.Il en fut naturellement le titulaire.Par ses soins, l\u2019université Laval fut la première au pays à créer une chaire d\u2019ophtalmologie et d\u2019otologie ; Simard commença ce cours en 1866, tout en gardant la chaire d\u2019anatomie.En 1867, il échangeait, avec le docteur Lemieux, l\u2019anatomie pour la pathologie générale.En 1869, il ajoutait à ses fonctions celles de professeur de clinique des maladies des yeux et des oreilles au dispensaire.En 1871, il prenait, en plus, le cours de physiologie.En 1873, il reprenait la charge de secrétaire de la Faculté, qu\u2019il avait abandonnée, et conservait ce poste jusqu\u2019en 1878.En 1870, il acceptait, en plus de ces besognes déjà accablantes, un cours à la Faculté des arts, en zoologie, anatomie et physiologie comparées.Il garda longtemps ces enseignements et vécut assez vieux pour voir un de ses fils son collègue à la Faculté de médecine et un autre, son collègue à la Faculté des arts.En 1865, il entrait au Conseil universitaire.En 1903, il ajoutait à ses cours ceux d'histoire de la médecine et de déontologie médicale.Il fut le premier professeur de Laval à être élu président du Collège i des médecins et chirurgiens de la province de Québec.RRR i ?IRRTITRRE A REP ID RR PP TV Septembre 1957 .LavaL MéDicaL 45 Il contribua efficacement à la renaissance de la Société médicale de Québec ; 1l en fut le président de 1900 à 1902.Le docteur Simard a beaucoup contribué, par son esprit d\u2019initiative, à élever le niveau de l\u2019École de médecine de Québec.En 1900 commencèrent des cours de chimie médicale.Comme le doyen Lemieux avait préparé Arthur Rousseau, ainsi Simard prépare Calixte Dagneau, qui tous deux deviendraient à leur tour doyens.LE DOCTEUR LAURENT CATELLIER Septième doyen 1839-1918 \u2014 1905-1910 Laurent Catellier naquit à Saint-Vallier de Bellechasse en 1839.Sa famille se transporta bientôt à Saint-Simon.Le curé de l\u2019endroit, M.Marceau, remarqua les talents de l\u2019enfant et lui aida à faire ses études au Séminaire de Québec, ou il fut de 1852 3 1859.À vingt ans, il obtenait le grade de bachelier ès arts.II entrait ensuite à l\u2019École de médecine, devenait bachelier en 1862 et docteur en 1865.Ses succès le désignèrent à l\u2019attention des autorités universitaires, qui résolurent de l\u2019envoyer à Paris.En France, ses maîtres furent Trousseau, Nélaton, Devilliers, Gosselin, et 1l s\u2019intéressa particulièrement à la chirurgie où il devait plus tard briller.De retour au Canada, 1l entra à la Faculté en 1870 comme professeur agrégé chargé du cours d\u2019anatomie pratique, et -comme secrétaire de l\u2019École de médecine ; il n\u2019occupa ce dernier poste que deux années.En 1873, on lui confie l\u2019enseignement de la clinique externe à Hopital de la marine, ou il avait sa résidence.En 1881, il abandonne l\u2019anatomie pour prendre la chaire de pathologie externe, et on le charge du cours théorique de médecine opératoire.En 1889, il continue l\u2019enseignement de la clinique externe, cette fois, à l\u2019Hôtel-Dieu.Doyen, il conduisit les destinées de la Faculté avec beaucoup de tact, au milieu de grandes difficultés pécuniaires, parmi des attaques méchantes contre l\u2019orthodoxie de l\u2019enseignement médical.DPR EE LE on A 3 à i : 2 ; | + 8 if ii ; j 1 i id) f i | A ' Ra mM 0 A 5 if 4 LAURENT CATELLIER DOYEN DE 1905 A 1910 3 il 4 3 A D oY Sh Ro EA A wi von ARR DER RA wr ee ; Le ; 1B HH I er 7 i va Es ot: Ae i jo wr # 4 : Sn J : D res 5 i pa ; A À i oe : 1 a Es 72 ; li pe = VA LA I ki >.i ih 0: 7 i ; gs | oy = | A a i | H a i oi A \u2018 ; 5 # Si 7 \u2018 N a ES i = 14 | iv j 2 b a #7 & # | ; cd ji 7 i =.5 ha £ wn # 1 I hs 0 AT a rs i il a = eu 7 7 4 ee i RT Gi i ly : G à i 9 % 3 j ri 5 £7 i 5 ih i i is # i 7 +3 i 2 Ww i i 2 a à ; 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il aimait la poésie ; lorsqu\u2019il voulait se reposer, Il prenait un recueil de vers et s\u2019en allait par le tramway à Saimnte-Anne-de-Beaupré, lisant en route les poètes qu\u2019il préférait.Il avait d\u2019autres « violons d\u2019Ingres », la géologie et la botanique.Dans sa pratique chirurgicale, il s\u2019inspira des grands travaux de Pasteur et promut l\u2019antisepsie et l\u2019asepsie.II reconnut de bonne heure l\u2019importance du rôle de l\u2019infirmière et, par ses leçons, ses conseils, ses DEEE EEE SC = § | i 1 Wf ol We TR hi 4 i 13 iH i \"2 i H a 8 A EDWIN TURCOT DOYEN DE 1914 A 1921 Re A ge on ATR 2 La oo a eu ee ee me = EXT .=.ces 2 ex) Sts sie RR fi =, Sabre a y= Tt Appt rey Prius 2 et mi PR SA a \u2014 sorb RES rr Fo core eve a a er, ra aa te rpg et pes mt a HERE oma > = coca, RE Pritt as ns cs Late a see ee fe, ss ee 3 _ = RN = NS S o SEEN 5 ae a a Nn = = SS = \u2014 = .= XT = = = > >.a.A sn 3 = = = ce = = So EN A Fe [oy rg i + ENN = gs Se + 8 = ee = = ES oy = 3 => 3 = a > Le = = .3 = 5 = = se >, + Ti Si = SE 3 = = SER \u201ci À ss = a = = = i on = FAN = = se = a se $ = SS A SE = = = se =ss Le = = = : = ; 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réélu, il démissionna bientôt.II fut doyen de la Faculté pendant sept ans, de 1914 à 1921.II résigna cette charge pour se consacrer entièrement à sa clientèle et à son enseignement.Il mourut le 2 décembre 1930.Deux mesures importantes furent prises sous sa direction : la création d\u2019une clinique de physiothérapie et l\u2019établissement d\u2019une chaire de propédeutique.LE DOCTEUR ARTHUR ROUSSEAU Dixième doyen 1871-1934 \u2014 1921-1934 Arthur Rousseau, né en 1871, à Saint-Casimir de Portneuf, suivit les classes de son village natal et les leçons du clergé paroissial.Il entra au Séminaire de Québec en septembre 1885, en Quatrième.Ses six années au Séminaire furent pleines de succès ; facilement premier de classe, 1l remporta des prix dans les matières les plus variées.Devenu étudiant en médecine en 1891, ses succès ne furent pas moindres.II obtenait le doctorat en 1895.II alla chercher à Paris un supplément de science et d\u2019initiative.En 1898, 1l entrait à la Faculté de médecine, à titre d\u2019agrégé et comme directeur du laboratoire de bactériologie pratique.En 1900, il prenait aussi le cours de bactériologie pratique.En 1903, il devenait, en outre, professeur de clinique interne à l\u2019Hôtel-Dieu.En 1904, il passait à la pathologie générale tout en gardant la clinique interne ; il devait conserver ces deux enseignements jusqu\u2019à la fin de sa vie.II occupa treize années le poste de doyen de la Faculté, et ce fut une période féconde, grâce à son dynamisme exceptionnel et à des avantages que ses prédécesseurs n\u2019avaient pas connus.D'abord, il y eut la souscription du public et celle du gouvernement de Québec, en 1920, ce qui mit dans les coffres des sommes d\u2019argent qui avaient trop manqué jusque-là.Ensuite, il y avait, autour du doyen, une équipe d\u2019hommes de progrès, bien préparés par de solides études, et aussi deux hommes supérieurs, le recteur Camille Roy, et son frère Mgr Paul- SE N = DOYEN DE 1934 A 1940 CALIXTE DAGNEAU Shona I AAI TRI A 0 RRR a.tl es x z RSS oe Le =.A 2.a Le 5 is Hs rire a ESS Lo ERE a a ie 225 Ps per Zoey aca: \u2014 pas ey = Pac EX Eh GQ 2e a wt > a 2; 0 =o Q ox = 4e \u20ac MEET ue N ès see is = = aa Orr reat ar oe oe as TE rena.ar pre ona re \u2014 Pres Poa = A Srey femme aa ar a oo ee ep Ces pe cr ue Lay x EE OS co set ec: EX rc ce crc CEE = Ex ae Ce > el Pm te CS ak Tea es Ces Er > a peer ne rim ges Fret RX 5 EE ari = == Re Eh RE a rm mn \u2014 \u2014= SN = i = ex = = So = = = S = = = = x SS 3 = so = = = = S = = = 3X = = = = se.= 3 = = = = = .> > = = a & Se = x = > = > > of == = = we = i = ss 5 i = 5 i 2 = 5 SRE es = fs = a = £5 = LE = ee i $ pe = = = gt = = i .ss SS se = x sé i = i = = FS ER = = 5 = 5 a 5 = = = ve x = = - SR = E = = = S S = = = > 3 = = = a = & Si & = SR = ss s > = = > = So = x 5 a S = ES > = = SN 5 se se BH 5 = = = RE = = sais on & ss gs = = a = Z Fees Kl as = = ie © 8 = = = 5 x 1 = oi a\" SE Se = = 5 Ss Sis + À este 3 si = RS aot = = = = = 55, = = = ge es ne cree SRE ER \u2026 ss = = = = = per se = = he 55 es 3 = = = 25 a = = 2% ses = = & = = i SE = Sa = = = 5 i = = se = 28 Si Sn = 2 = > So \u20ac = = Sel 5 pn es wo es = se: ss Æ 5 = = a > 53 Se = oe p>) x, & = = = ne = > i Es = = i = = = = SENS = > = : = = = = = : jhe i 2 Sx = = = 3 .= > Te = et = + + kes = = = > = = > = = Sin - = = = : ss = = x = = se =.= = = = = = Te se a = i SURES = an = = Sa = = = su = a = BE Ses = a = se = Ro ma 2 seu = TEER Se a Fest Sg = = = = 3 N os > = = = ss NE i = = es = = as 7 = 5 = = 2 SE Sa = = 8 SE = = = = & x i i > À Es = 5 = SR A ss is Say i & Sei = i = = & a = : es SX + = 3 > = S ® Les SES = se Se x: sait = Sa i = 2 &s SS = 2 Te = = 3 \u201c di oo = .= = Se & æ + i i 5 sit oe x = wy R ark s LS ex = 5 a a = = STE EE = = cs ne Nu = = = = &.= = x$ = = = = si se sa = = es = SESE = woe a = = 5 SE = © es = ol = = x = =.= = SN © = .ve 5 > es es SOS 5 > A es = HE i = ve i HR = = Sa RED Si Sa = \u2014 = = = FY = sie = css = TS os = \u2018 oe = RE ce ax = Ss = = RE = Siw = = = i = Ÿ = ae 23 = vs = Ses = a ray = = SE = 2x S se se I.3 = = Es = = = = = = ze = = Ta = i = oS = = = E38 py = = 2 oe = = = = Sl = = = 5 = HLS = 5 2e = & 3 = i = A xe = = ; 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d\u2019importantes sommes furent affectées à l\u2019établissement ou au développement des laboratoires ; le département d\u2019anatomie fut réorganisé ; on adopta de nouveaux règlements pour l\u2019internat ; de nouveaux enseignements furent créés.Des bourses d\u2019études plus nombreuses et plus riches permirent à plusieurs jeunes médecins d\u2019aller à l\u2019étranger se perfectionner.On établit un Institut de biologie, un Institut de cancer, un Institut d\u2019anatomie pathologique, un Service de diététique, et de nouveaux hôpitaux : Saint-Sacrement, Laval, Clinique Roy-Rousseau.L\u2019École de médecine fut reconnue, en 1929, par l\u2019État de New-York et par l\u2019American Medical Association et les étudiants étrangers affluèrent à Québec, preuve du rayonnement qu\u2019exerçait l\u2019enseignement médical.Le doyen Rousseau fut particulièrement remarquable dans l\u2019amélioration des hôpitaux attachés à l\u2019université et dans les progrès des Services cliniques.L\u2019influence française s\u2019exerça avec énergie par la venue de professeurs célèbres.L\u2019une des réformes les plus caractéristiques fut l\u2019institution des professeurs de carrière.Une mort prématurée, survenue le 14 janvier 1934, emporta le doyen alors qu\u2019il méditait de plus grands projets.LE DOCTEUR CALIXTE DAGNEAU Onziéme doyen 1877-1940 \u2014 1934-1940 Pierre-Calixte Dagneau, né à Québec en 1877, fit ses études classiques au Séminaire de Québec de 1899 à 1897.Comme son prédécesseur \"Rousseau, il est grand premier parmi ses camarades.En médecine il brille également, obtient des prix, et le doctorat avec grande distinction en 1901, asic ui 39 i di ; 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le résultat fut très bon : Ie classement « À ) fut maintenu ; le principe et la pratique de la formation française furent reconnus.Le doyen s\u2019occupa avec cœur du problème des absences aux clmiques et Il fit adopter un règlement à ce sujet.Il fit commencer l\u2019externat en deuxième année.Le cours de chimie fut amélioré.La bibliothèque fut réorganisée.Le cours de phtisiothérapie devint obli- gatoire.On adopta une nouvelle distribution des cours d\u2019anatomie et de physiologie, les premiers devant se donner au complet en première-année et les seconds au complet en deuxième année.On mit sur pied un Comité de promotion pour juger de la valeur des élèves passant de la première à la deuxième année et de la deuxième année à la troisième.Le docteur Dagneau passa les dernières années de sa vie à l\u2019hôpital, atteint d\u2019une grave maladie qu\u2019il porta avec sa philosophie et sa bon- homie accoutumées.Il mourut le 28 juin 1940.En peu d\u2019années, il consolida l\u2019œuvre du docteur Rousseau.LE DOCTEUR CHARLES VÉZINA Douzième doyen 1888-1954 \u2014 1940-1954 Le docteur François Roy, dans le Laval médical, et Braine, dans La Presse médicale (Paris), ont présenté chacun une excellente notice biographique de Charles Vézina.Né à Québec le 6 avril 1888, Charles Vézina fit ses études classiques au Séminaire de Québec et ses études direction du Service des maladies vénériennes.] 68 LavarL MÉpicaL Septembre 1957 médicales à l\u2019université Laval.Muni du doctorat en médecine (1913), il passe à Paris en 1916 et y suit avec ardeur tous les cours possibles et les cliniques.Il y retourne en 1923 et à titre d\u2019assistant étranger il bénéficie de la science du chirurgien Pierre Duval ; Il se fait aussi le disciple d\u2019Étienne Sorrel.Braine écrit : « J\u2019ai connu Vézina en 1913, à Berck, auprès d\u2019Étienne Sorrel, dont l\u2019enseignement, très vivant et très pratique, sur les tuberculoses ostéo-articulaires, attirait à l\u2019Hôpital maritime de nombreux disciples, venus de tous les points du monde.Ma connaissance du Canada et mon amitié pour de nombreux habitants de ce pays d\u2019outre-mer, nous avaient aussitôt unis Vëézina et moi, indissolublement.Très attaché à l\u2019enseignement chirurgical parisien, ancien assistant dans les Services de Legueu, d\u2019Hartmann, de Monclaire, en 1916, durant la première guerre et de Pierre Duval en 1923, il vint me revoir à plusieurs reprises quand j'étais prosecteur à l\u2019Amphithéâtre des hôpitaux, puis chef de clinique à la Faculté, chef de Service et directeur de Clamart.Je l\u2019ai revu enfin il y a deux ans (1953) lors de son ultime voyage en France, où il était venu se reposer à Evian : la maladie qui devait I\u2019 emporter avait déjà marqué de son empreinte la physionomie de notre ami, toute de douceur, de loyauté, de bonté.» Cette citation donne la note dominante de la carrière de Vézina : l\u2019estime, l\u2019amour, le culte de la France.Nos premiers médecins, jadis sous le régime anglais, allaient de préférence à Édimbourg pour parfaire leurs études médicales.Puis l\u2019usage changea, et Paris devint le centre médical préféré de nos jeunes médecins.Ce fut une tradition particulièrement chère à l\u2019université Laval, depuis Landry et Hubert Larue, dès après 1852, jusqu\u2019à Arthur Rousseau et une pléiade d\u2019autres ; Vézina est bien dans cette tradition, et comme Rousseau il désirait la présence, à Québec, de nombreux professeurs français.Tout ce qui venait de France était pour lui de premier choix : professeurs, enseignement, organisation hospitalière.A Québec, Charles Vézina fut chirurgien, d\u2019abord avec Arthur Simard, fils d\u2019un professeur et doyen, puis comme chef de Service a l\u2019Hôtel-Dieu.Lorsque le doyen Dagneau tomba malade en 1939 et fut condamné à un lit d\u2019hôpital, Vézina était tout désigné pour présider aux réunions de la Faculté et il le fit pendant une année ; au décès de Dagneau 1l devint doyen, en 1940, et le fut jusqu\u2019à sa démission en 1954. Septembre 1957 LavAaL.MÉDICAL 69 Comme doyen; Vézina put bénéficier de nombreux avantages qui n\u2019avaient pas été donnés, dans la même mesure au moins, à ses prédécesseurs.Il disposait d\u2019une équipe de professeurs plus nombreux, mieux formés tant à Québec qu\u2019à l\u2019étranger, plus spécialisés et, déjà, plusieurs étaient professeurs de carrière.Le corps professoral était très actif ; les réunions de Faculté, très nombreuses \u2014 les procès-verbaux pour cette époque forment environ cing cents pages.Des organismes précieux s\u2019étaient constitués, tels la Société des Hôpitaux universitaires, et la revue le Laval médical ; la bibliothèque avait été remodelée, réorganisée, enrichie ; les laboratoires étaient mieux outillés.Un tel milieu était bien de nature à favoriser l\u2019action d\u2019un doyen.Les initiatives fusaient de tous côtés, et Vëzina était homme à bien accueillir et à favoriser leur exécution.Les problèmes, d\u2019ailleurs, ne manquaient pas ; la deuxième grande guerre survint avec complications pour le service universitaire : cours accélérés, puis soin des démobilisés ; nombre croissant d\u2019élèves et exiguïté des locaux ; nouveaux besoins publics.La Faculté fut à la hauteur de la situation et n\u2019hésita pas à rompre avec la routine et à faire du nouveau pour satisfaire aux exigences de la science et de la santé publique.Aux hôpitaux universitaires déjà existants, elle ajouta, dans Québec, ceux de l\u2019Enfant-Jésus et de Saint-François-d\u2019Assise ; elle osa même sortir de la ville et s\u2019affilier les hôpitaux Saint-Vallier à Chicoutimi et Saint-Joseph aux Trois-Rivières.On vit même entrer dans le giron universitaire l\u2019Hôpital des vétérans.Le nombre des écoles d\u2019infirmières augmenta ; on alla plus loin, en organisant le baccalauréat en sciences hospitalières et hygiène publique; on vit même naître'une école d\u2019infirmiers.Le travail de laboratoire dans l\u2019université et dans les hôpitaux nécessita un personnel mieux préparé, et on créa les cours pour techniciennes de laboratoire ; une école surgit pour préparer les assistantes maternelles.On voulut donner aux élèves des Écoles normales des cours d\u2019êté en hygiène, et des leçons sur les accidents du travail.Pendant quelques années fonctionna un Institut d'hygiène et de médecine préventive.L\u2019Institut du cancer est de cette Re attics Het i ils + : a | y Ri.+ i : 5 i pe 3 hi i { i \u201c => = Sad en hi: 3 À 15 Es JEAN-BAPTISTE JOBIN is i A DOYEN DEPUIS 1954 ts a LL ny La LL pe es oo ae ~\u2014 x memo = 5 35 re 2 soie eos a j= a és = Te PS a me ae ce Date es as pax 2e ecran mes ere mars ee = ces oo Loop To Eraser cao raz a etn i opera se ERs ani Aromas Eins ak ER fogs: GX nca te foes 3 fai pian py pate] = Ere i RRR EE ROG ree = rope FE se Tux 2 Sy hess ne 7 RE sen < = Sa he = = 2 2 giv au Ces y 7 a \u201c se Sei es ST i Fu 3 LS x ca sé = i & 2e = a 3 x Ex ie is À Six iy a ES Fées 7 ie 5 ee ne i im i iid = A5 i) ER 5 Rs ÈS = # i, #5 sois, > B ar Lo né 7 SR 7; 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déjà reconnue par l\u2019American Medical Association, et par l\u2019État de New-York, elle le devient aussi par l\u2019État du Massachusetts.Cependant, le travail principal se fait à l\u2019intérieur de l\u2019école.On met sur pied l\u2019enseignement prémédical ; on ouvre un département de psychiatrie ; on établit une chaire d\u2019anesthésie, une d\u2019histoire de la médecine, une d\u2019économie médicale, un Centre de dosage endocrinologique, un enseignement postscolaire reconnu par l\u2019École des gradués, on compose des cahiers de travaux pratiques.On remanie les.règlements de l\u2019internat, et les cliniques de propédeutique ; on procède à la refonte des programmes de façon à éviter la duplication des matières enseignées.L'une des réformes les plus importantes est le concours pour accéder au poste de professeur agrégé, concours incluant la composition d\u2019une thèse.Autre nouveauté, la poursuite des recherches, favorisée par bon nombre de bourses.Enfin, la Faculté eut à mettre au point le projet de construction d\u2019une nouvelle École de médecine sur les nouveaux terrains à Sainte-Foy.Ces notes suffisent à montrer le travail accompli pendant le décanat du docteur Charles Vëzina.Il n\u2019est pas étonnant qu\u2019il ait reçu beaucoup de marques d\u2019estime.«Il y a peu de médecins canadiens, écrit François Roy, qui ont été aussi souvent et hautement honorés.» Il fut membre de plusieurs sociétés savantes, il en fut officier et président, celles du Canada et de France et des États-Unis.II recut des titres et décorations de France, d\u2019Angleterre, du Canada, du Vatican.Et avec tout cela, aucun snobisme, aucune affectation, mais une bonne simplicité de langage, de vêtement, de coutumes.Il fut vraiment un gentleman tout en demeurant Canadien de cœur.Septembre 1957 LavarL MEbicaL 73 eee EN EC es is.ot rs Ta ae 35 PR x es => Eco Eu == ss = ee i = cs ro 2m PR mm = me = yee =, pes = Soiree pe ~ ce or _-, T4 oo oe es 0 SE BR DE = 25e = 5 BE ne Fit a, Las EEE eS = = et = I, 5 ARS EE = i rate: res ie x BR are oH SS NaS SE = ve BX 17e A j 3 S PS A ro pe I= pa i.J, p\u2014 iN un ne je 3, pp, EN IRS x co tx Gs Les iocers Pise oo ais Sait his Ee 3 kt) ish Ea Les pe AE ES DS a =r trs 2e are ER fo pr pepo a, se pr - pa te meer PE marc cs FCS Ceres AT Gah =r a Xa \u2014\u2014 ao pracapint \u2014 pipet croi er en Eta Saari Boi pry 258 cos Rie Ered Bs US È obs fh Fa = Lr TT ae Ee =\u201c Fri = ol = a 0 ï G : : K 2 = % A Ladi : ha .a tn Ni Hi a k .A = i sisi tt sisi ie , TR iH x5 - - N = ~ A - 3 Se oe ee beta 2 pe re Sas S a == as =e = al x PRE ve 3 ie nS de } 4 +.RS = USE 27 y of 5 Gi es 3 Pn i 3 = f on TE 155 54 7 2% ve hata & TH TRIN 3 etui NE i Con iF pes ios = af oy i, if iY 7 pr 4 i: ih 4 de roo 5 oy y + 1, à so 20 Rg \u201c41 Cons Pavé ptet AES oe gr | Be ae 5 IS ft iE BET 2 gp\" i a E Ei Bi i 1 Li # wil PAN Btn Ni ron 34 we 1 G2 6 » 2 SF ot yu 4 à >} hg mn 5 4 ; 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il faut au contraire s\u2019efforcer d\u2019enseigner les principes et d\u2019inculquer à l\u2019élève une méthode de travail qui lui permettra plus tard de s\u2019adapter à la spécialité qu\u2019il aura choisie et de suivre l\u2019évolution de la médecine.Il en est d\u2019ailleurs ainsi de toute ancienne discipline, telle la théologie, le droit, etc.Cela se fera en créant des habitudes de travail, tant dans le domaine des sciences fondamentales que dans celui de la clinique ; armé de ces habitudes l\u2019élève pourra développer des facultés intellectuelles et des qualités morales qui le rendront capable de capter et de retenir la confiance des patients, Ie respect de ses compagnons de travail et la collaboration du public et des pouvoirs publics.Il est aussi un autre principe qui commande toute l\u2019éducation médicale, c\u2019est celui de la participation active de l\u2019étudiant à sa propre formation.L'étudiant doit en effet comprendre que le professeur ne sait pas tout et qu\u2019il ne peut pas tout lui enseigner, mais qu\u2019il lur appartient, à lui l\u2019étudiant, de compléter sa formation par des études personnelles.La médecine, autrefois empirique, est devenue anatomo-cImique ; puis elle a eu tendance à cesser d\u2019être un art pour devenir une science à la faveur des nombreuses découvertes scientifiques modernes.Au- jourd\u2019hui, cependant, il faut tendre à la ramener à un humanisme mieux compris qui inculque à l\u2019élève la conviction que dans ce domaine ce n\u2019est pas la maladie qui est importante mais le malade lui-même. Septembre 1957 LAvaL MEbicAL 77 C\u2019est pourquoi l\u2019étudiant d\u2019aujourd\u2019hui ne peut pas se contenter d\u2019étudier la médecine comme une science isolée ; il faut que ses préoccupations le portent plus loin et lui fassent acquérir des connaissances indispensables tant dans le domaine de la psychologie que dans celui de la socio- logre, car l\u2019on reconnaît que les perturbations sociales et les désordres psychologiques ont une répercussion sur le fonctionnement de nos organes pour entraîner la maladie, de même que la maladie entraîne des perturbations psychologiques et des troubles pécuniaires, familiaux et sociaux, qui deviennent partie intégrante du problème médical.SI, donc, l\u2019étude de la médecine ne peut pas se concevoir aujourd\u2019hui sans une étude approfondie des sciences de base qui permettent de comprendre les perturbations biochimiques et physio-pathologiques qui se produisent dans l\u2019intrmité même des cellules à l\u2019occasion de la maladie, sa pratique ne peut pas se faire sans un contact intime avec le patient et sans une connaissance nette des principes de sociologie : réhabilitation, réadaptation, assurances sociales, médecine préventive, etc.Par ailleurs on exige que le nombre des cours théoriques soit réduit et que celui des heures consacrées aux travaux de laboratoire, à Ia clmique et aux études personnelles soit augmenté.Cela crée pour nous une nécessité absolue de revoir nos programmes d\u2019études en fonction de ces principes directeurs nouveaux.Et c\u2019est notre intention bien arrêtée de donner suite à ces propositions théoriques.Comment y arriverons-nous?C\u2019est là Ie problème actuel, auquel nous avons l\u2019obligation de trouver une solution dans un avenir très rapproché.Cela nécessitera un plus grand nombre de professeurs, des professeurs à plein temps non seulement dans les laboratoires de [a Faculté où l\u2019on enseigne les sciences de base mais aussi dans les hôpitaux où se fait l\u2019enseignement, et malheureusement une mise de fonds plus considérable.Aussi je saisis l\u2019occasion qui m\u2019est offerte aujourd\u2019hui pour demander à tous ceux qui contribuent à l\u2019enseignement, professeurs, administrateurs d'hôpital, autorités universitaires et même représentants du gouvernement, de bien vouloir nous prêter leur concours pour que l\u2019on puisse réaliser ces modifications qui s\u2019imposent.Ce programme que je viens d\u2019esquisser dans ses grandes lignes n\u2019est pas complété dans ses 78 Lava\u2026 MÉDICAL Septembre 1957 détails, mais, déjà, nous avons nommé un comité d\u2019études pour les deux premières années du cours de médecine et ce comité a commencé son travail.Les admissions Le premier problème qui se pose à l\u2019éducateur est celui de l\u2019admission des candidats à l\u2019étude de la médecine.Ce problème est toujours d\u2019actualité, car un peu partout le nombre toujours grandissant des inscriptions en est arrivé à un point de saturation.A Québec il nous est Impossible d\u2019admettre tous ceux qui désirent entreprendre des études médicales à cause du nombre limité de lits d\u2019hôpital dont nous disposons pour l\u2019enseignement clinique.Les études médicales sont longues et difficiles mais elles doivent raisonnablement être réussies par un homme de bon sens et qui a subi avec succès l\u2019épreuve du cours classique, et notre choix doit s\u2019arrêter sur ceux que nous croyons qualifiés pour conduire leurs études à bonne fin.Il est en effet inadmissible d\u2019inscrire des candidats inaptes aux études médicales si nous disposons de moyens qui nous permettent de prévoir que leurs chances de succès ne sont pas bonnes, de même qu\u2019il ne serait pas honnête de notre part d\u2019admettre un nombre illimité d\u2019élèves quand l\u2019on sait fort bien à l\u2019avance que nous ne disposons pas des facilités cliniques indispensables à la formation d\u2019un tel nombre d\u2019étudiants.Nous devons donc forcément limiter l\u2019admission des candidats à l\u2019étude de la médecine.Sur quoi pouvons-nous nous baser pour arrêter notre choix?Quels sont les barèmes qui permettent de juger les meilleurs candidats qui se présentent à nous?Théoriquement le meilleur candidat serait celui qui aurait toutes les qualités physiques, intellectuelles et morales d\u2019un homme parfait.On comprend évidemment que ce candidat idéal est une chimère et que notre choix doit s\u2019arrêter sur ceux que nous jugeons aptes non pas nécessairement à être de bons élèves, mais à devenir plus tard de bons médecins et de bons citoyens.Leur sélection doit se faire en fonction de leur personnalité, de leur intelligence, de leur sens moral, de leur esprit civique et de leur capacité à prendre des responsabilités.S\u2019il y a pour cela des moyens d\u2019exception qui en sont encore au stage de 79 Septembre 1957 Lava\u2026 MÉDICAL l\u2019expérimentation, il en est cependant d\u2019autres qui sont généralement utilisés et dont la valeur est universellement reconnue.C\u2019est à ces derniers que je m\u2019arrêteral un Instant.II est reconnu que l\u2019admission des candidats doit être confiée non pas à un individu mais à un comité dont la valeur dépend de la qualité des membres qui le composent bien plus que du système utilisé.Résultats académiques : Le premier critère utilisé et sûrement un des plus Importants, est l\u2019étude des résultats académiques que le candidat a obtenus au collège.À ce sujet l\u2019on s\u2019est souvent demandé si nos collèges classiques donnaient à leurs élèves une formation qui les prépare convenablement aux études médicales, et même on s\u2019est plu à répêter dans certains milieux que nos étudiants ont une préparation scientifique insuffisante.Est-ce bien vrai?Je ne le crois pas, car lorsque nos élèves ont loccasion de se comparer à d\u2019autres, comme par exemple au cours de leurs études postscolaires, non seulement 1ls font très bonne figure, mais souvent même 1ls se classent parmi les meilleurs : leurs études classiques les avaient donc bien préparés aux études spécialisées.D\u2019autre part, aux Etats-Unis, certains éducateurs ont affirmé que \u2019 q les collèges dont le programme est plus classique (libéral) que scientifique procurent à leurs élèves une meilleure discipline intellectuelle et une meilleure méthode de travail.Certams même sont allés jusqu\u2019à pré- coniser un retour à l\u2019étude du grec et du latin.Pour nous, nous considérons que s\u2019il est indispensable au candidat à l\u2019étude de la médecine d\u2019avoir une bonne formation en physique, en chimie, en mathématique et en sciences biologiques, ce qui est indis- pensable à la compréhension de l\u2019aspect scientifique de la médecine, Il est pour le moins aussi important que l\u2019étude attentive des humanités, de l\u2019histoire, des langues et de la philosophie l\u2019ait convenablement préparé à envisager tous les problèmes concrets qui se présenteront à lui plus tard avec un esprit capable d\u2019idées générales et de synthèse.Certificat du directeur des études : Il est évident qu\u2019il est indispensable de tenir compte des résultats académiques du candidat et qu\u2019il lui faut avoir subi avec succès l\u2019épreuve 80 Lavar MÉDicaL Septembre 1957 du baccalauréat mais il faut bien se garder d\u2019accorder une valeur trop absolue à son rang car 1l n\u2019est pas dit que celui qui arrive le premier au collège sera le premier en médecine, ni plus tard le meilleur médecin.Il ne faut donc pas juger uniquement sur le dossier académique du sujet mais aussi essayer d'apprécier sa personnalité tout entière : ses qualités d\u2019intelligence, de moralité, de santé physique et psychique, etc, et, à ce sujet, l\u2019un des renseignements les plus utiles que nous puissions obtenir est celui qui viendra du directeur du collège où a étudié l\u2019élève et qui a eu l\u2019occasion de l\u2019observer pendant des années.Il pourra nous dire si, à son avis, ce candidat peut devenir un bon étudiant, et il faut accorder une grande valeur à son témoignage.Dans certains milieux on accorde une valeur relative à la réputation du collège d\u2019où l\u2019élève sort.Il y a là danger car, même si le collège n\u2019est pas haut coté, même si son programme n\u2019est pas parfait, le résultat sera excellent si les professeurs sont bons et si les élèves sont studieux.Aussi faut-il apprécier ces informations avec beaucoup de circonspection et de jugement et en dernière analyse le jugement que portera le comité d\u2019admission sera un peu superposable à celui que tout médecin doit faire dans sa pratique médicale en face d\u2019un cas clmique à résoudre : c\u2019est-à-dire qu\u2019il devra souvent prendre des décisions importantes en se basant sur des renseignements incomplets et en appréciant des impondérables.Certificat médical : Il va sans dire que le candidat devra faire accompagner sa demande d\u2019admission d\u2019un certificat de santé dans lequel le médecin, et de préférence le médecin de famille, déterminera si son patient est exempt de maladies organiques et s\u2019il a la résistance physique et psychique qu\u2019il faut pour entreprendre des études médicales sans danger pour lui ni pour ses futurs patients.Entrevue Un autre moyen d\u2019appréciation également indispensable au comité d'admission est celui de l\u2019entrevue avec le candidat : elle permet de se faire une impression globale de l\u2019intelligence et de la personnalité du sujet et parfois d\u2019informer plus complètement le candidat sur la RR PY RI Septembre 1957 Lavar MÉprcaL 81 profession qu\u2019il vient de choisir ou de lui faire comprendre les raisons du refus qui l\u2019attend.Mais il en est de l\u2019entrevue comme des autres moyens, il ne faut pas lui accorder une valeur absolue, car le candidat qui attend sa réponse du comité d\u2019admission est parfois dans un état de tension qui ne lui permet pas d\u2019être lui-même, et il paraîtra meilleur qu\u2019il n\u2019est en réalité s\u2019il est frondeur, et moins bon s\u2019il est timide.Elle ne permet pas non plus de prévoir ses succès futurs ni de juger de son intégrité, de sa moralité et de son aptitude à devenir plus tard un chef ; mais elle a quand même une valeur indiscutée et nous avons conscience qu\u2019elle doit, avec les résultats académiques, le certificat du préfet des études et le certificat médical, constituer les quatre moyens que nous jugerons indispensables au choix des candidats.Il en existe d\u2019autres qui peuvent être utilisés à l\u2019occasion ; en particulier les tests d\u2019aptitude et d\u2019orientation, dont le Medical College Admission Test des Américains.Nous les réservons aux cas Iimites et à certains étudiants en médecine qui subissent des échecs inquiétants.Ces tests sont de plus en plus utilisés de nos jours et avant longtemps l\u2019on pourra détermmer leur valeur réelle d\u2019une façon plus précise.Si, pour le moment, il ne nous est pas permis de leur accorder une valeur absolue, il n\u2019en reste pas moins qu\u2019il ne faut pas mésestimer les services qu\u2019ils peuvent nous rendre, et qu\u2019il faut savoir les utiliser à bon escient.Enfin nous n\u2019utilisons pas et n\u2019avons pas l\u2019intention d\u2019utiliser Pexamen d\u2019admission, ni l\u2019expertise psychiatrique.Ainsi donc Ie comité d\u2019admission s\u2019efforcera de choisir ceux qui ont de bonnes qualifications académiques, une bonne santé physique et morale et un bon équilibre psychologique.Les candidats conduiront sûrement leurs études à bonne fin s\u2019ils arrivent à l\u2019École de médecine avec Ia ferme résolution de réussir à tout prix.Prise de contact avec le monde universitaire En arrivant à l\u2019université le nouveau venu subit très souvent un changement de vie radical, il cesse d\u2019être sous la tutelle ou sous la pro- ji NE > 82 Lavar MépicaL Septembre 1957 tection de l\u2019autorité familiale ou de l\u2019autorité du collège pour devenir un adulte qui doit acquérir le sens de ses responsabilités et prendre une part active à sa propre formation.I devient libre de disposer de son temps et de décider de ses actes : il doit prendre des habitudes d\u2019adulte et si, à son arrivée à l\u2019université, on constate parfois qu\u2019il a encore une certaine puérilité d\u2019esprit et de conduite, il n\u2019en est plus de même un an plus tard.Dès son arrivée il prend contact avec les autorités universitaires et avec les professeurs qui doivent s\u2019efforcer de lui faire comprendre et aimer ses études et le milieu universitaire.Le professeur doit tâcher de faire disparaître chez l\u2019élève l\u2019anxiété et la tension nerveuse qui résultent de son entrée dans un monde nouveau et de sa réaction en face du professeur.Celui-ci doit s\u2019être préparé à jouer son rôle par des études spécialisées, mais il doit aussi s\u2019efforcer d\u2019acquérir une personnalité attrayante qui lui permette d\u2019exercer une influence heureuse non seulement sur ses élèves mais aussi sur ses confrères et ses concitoyens.Il doit avoir toutes les qualités du gentilhomme et celles du savant.Que d\u2019exigences | II faut faire disparaitre ces fossés qui existaient entre le professeur qui dispensait un enseignement doctrinal du haut de sa tribune et \u2018étudiant condamné au silence sur son banc d\u2019écolier.Il faut rapprocher étudiants et professeurs aux cours théoriques et aux travaux pratiques dans les laboratoires et à l\u2019hôprtal et leur fournir ainsi de multiples occasions de se rencontrer, d'échanger des idées, et de se mieux comprendre et apprécier.II existe à l\u2019école de médecine de l\u2019université d\u2019Alberta une habitude qui me semble digne de mention : les deux premières journées de l\u2019année académique sont consacrées à des cours théoriques et cliniques, à l\u2019école et à l\u2019hôpital, sur les principales matières qu\u2019on enseignera pendant le cours ; le tout se termine par une réception sociale où les étudiants ont l\u2019occasion de rencontrer les professeurs et leurs épouses.L\u2019élève a ainsi une vue panoramique des études qu\u2019il entreprend ; il sent déjà qu\u2019il fait partie de la famille universitaire et il s\u2019habitue à voir dans ses professeurs des humains auxquels il peut s\u2019adresser en toute confiance et en toute occasion. Septembre 1957 LAavaL MÉDicaL 83 En arrivant à l\u2019université il doit également apprendre à vivre avec ses camarades et à savoir accepter les avantages et les inconvénients de cette vie en commun.C\u2019est là qu\u2019il apprendra à se faire des amis qui lui seront plus tard d\u2019une très grande utilité.À ce point de vue, la Maison des étudiants, qui vient d\u2019être érigée sur les terrains de la cité universitaire, peut jouer un rôle considérable en habituant les étudiants à vivre ensemble la vie universitaire, à prendre contact avec ceux des autres Facultés et même avec les étudiants étrangers de passage dans nos murs.Cette vie dans la cité universitaire rendra plus facile la participation de chacun aux activités parascientifiques des étudiants qui, sans gêner leurs études, peuvent cependant leur procurer l\u2019occasion de prendre des initiatives et de participer à des activités sociales qui les habitueront à mieux jouer plus tard leur rôle de citoyen.L'étudiant également doit apprendre à vivre dans les hôpitaux où il recevra une grande partie de sa formation médicale.II doit savoir que ces hôpitaux sont la propriété de corporations qui acceptent volontiers de les recevoir et de leur fournir les moyens de parfaire leur éducation médicale, mais par contre l\u2019étudiant doit savoir qu\u2019il s\u2019introduit dans un milieu qui a ses habitudes et ses traditions qu\u2019il doit respecter et que, quand il entre dans un hôpital, il devient en quelque sorte un membre actif du personnel de cet hôpital et il doit se conduire en conséquence.Enfin l\u2019étudiant doit prendre contact avec les citoyens de la ville dans laquelle se trouve son école de médecine.Si la vie sociale ne doit pas absorber trop de son temps, elle ne doit pas cependant le laisser indifférent, car il faut comprendre que le médecin qu\u2019il sera plus tard sera tout probablement un chef de famille et un citoyen qui devra payer son tribut aux activités civiques de sa communauté.Cette vie en société lui apprendra à se conduire comme un parfait gentilhomme en toutes circonstances et les familles de Ia ville qui ouvrent leurs portes aux étudiants venus de l\u2019extérieur contribuent à leur éducation tout en leur procurant un moment de détente qui est souvent bien mérité.Le conseiller En arrivant à l\u2019université, et tout le long de son cours de médecine, l\u2019étudiant sentira souvent le besoin de demander conseil à quelqu\u2019un (acaba ot te Lavar.MÉpicaL 84 Septembre 1957 d\u2019expérimenté et 1l faut que ce conseiller avec lequel il désire parler d\u2019homme à homme 1l le trouve parmi ses professeurs.Il n\u2019y a chez nous aucun professeur d\u2019affecté spécialement à cette fonction de con- seiller, chacun peut le devenir à l\u2019occasion.L\u2019étudiant doit comprendre qu\u2019il trouvera dans le professeur de son choix un ami auquel il peut Ç se confier entièrement et qui mettra à sa disposition non seulement son expérience de professeur mais aussi son expérience d\u2019homme.Pour jouer ce rôle de conseiller 1Ïl n\u2019est pas nécessaire d\u2019être un p psychologue ou un orienteur de carrière, il suffit d\u2019avoir une certaine expérience de la vie et du bon vouloir ; mais surtout il faut qu\u2019il y ait entre ce conseiller et l\u2019étudiant cette confiance indispensable aux confidences, car souvent l\u2019élève qui ira voir un professeur sera en réalité préoccupé par un problème tout différent de celui qu\u2019il vient lui exposer au premier abord : difficultés dans les études résultant d\u2019un défaut de méthode, échec aux examens résultant d\u2019une émotivité trop grande ou d\u2019une crainte excessive ou non fondée du professeur, un problème personnel de santé, de finance, de famille, des préoccupations sentimentales ou d'orientation vers une spécialité.Si le professeur comprend bien le rôle de conseiller qu\u2019il peut jouer dans ces circonstances il sera certainement appelé à rendre des services inappréciables à l\u2019élève et en même temps il aura contribué à faire disparaître ces fossés qui existent malheureusement encore trop souvent entre professeurs et élèves.Années précliniques Ces années précliniques sont celles où on étudie la constitution et le fonctionnement de l\u2019homme normal par le truchement des sciences de base, qui sont l\u2019anatomie, l\u2019histologie, la physiologie, la biochimie, la bactériologie puis l\u2019anatomie pathologique.Ces sciences de base ont pris depuis quelques années une importance considérable et elles ont permis à la médecine de faire un pas de plus vers la compréhension plus complète des problèmes de santé.Si autrefois il suffisait d\u2019apprendre les symptômes pour en arriver à connaître la maladie et que plus tard on est arrivé à comprendre mieux les processus morbides en observant sur les organes les lésions causées par la maladie, on doit aujourd\u2019hui Septembre 1957 Lavar MÉDICAL 85 s\u2019efforcer de comprendre les phénomènes physico-chimiques qui se produisent au sein des organes de l\u2019homme normal, car la maladie résulte d\u2019un dérèglement de ces phénomènes.La complexité des connaissances relatives à ces questions est tellement grande qu\u2019il est impossible d\u2019imaginer que l\u2019on peut tout enseigner à l'élève.C\u2019est physiquement impossible.Il faut faire un enseignement sélectif et lui montrer comment apprendre ! Il faut lui enseigner la méthode et Iles grands principes de la médecine en s\u2019inspirant des leçons que l\u2019on peut tirer de l\u2019étude de la vie des grands maîtres.C\u2019est dès le début de ses études que l\u2019étudiant doit être saisi de l\u2019importance de prendre une part active à sa formation personnelle.On doit lui enseigner comment lire un livre, comment suivre un cours, comment prendre des notes, comment faire des travaux de laboratoire, comment utiliser la bibliothéque et les manuels pour compléter 'enseignement qui lui est donné par le professeur du haut de sa chaire et qui, encore une fois, est volontairement incomplet.On l\u2019entraînera aussi à deve- lopper son initiative et son esprit d\u2019observation par son travail au laboratoire où les démonstrations doivent être conduites comme de véritables expériences scientifiques.Il doit de plus être entraîné à discuter de problèmes médicaux ; cela se fait au cours des réunions spéciales auxquelles l\u2019élève lui-même doit prendre une part active en présentant un travail ou en discutant celui d\u2019un confrère sous la direction d\u2019un professeur plus expérimenté.Les examens La capacité d'apprendre de l\u2019élève et ses chances de succès peuvent être appréciées suivant des techniques différentes, mais la plus généralement employée est sûrement celle des examens dont on dit toujours beaucoup de mal.Il nous semble que c\u2019est un mal inévitable, en particulier dans notre milieu où nous devons avoir recours aux examens, soit semestriels, soit finals, soit périodiques.De plus en plus, dans les différents milieux médicaux des États-Unis et du Canada, on a recours à ces examens périodiques qui permettent à l\u2019étudiant de suivre plus régulièrement son cours, d\u2019éviter le chauffage à blanc à la veille de 86 Lavar MÉpicAL Septembre 1957 l\u2019examen final et de constater par lui-même le résultat de ses efforts.Par ailleurs ces examens périodiques permettent aux professeurs de dépister les déficiences qui peuvent exister chez les étudiants et parfois d\u2019y remédier par un enseignement plus approprié ou par une entrevue qui permet d\u2019enseigner à l\u2019étudiant une méthode d\u2019apprendre.Intégration et coordination des cours Partout dans le monde médical on parle d\u2019intégration des matières enseignées et même dans certaines Écoles comme celle de Western Reserve, à Cleveland, l\u2019intégration est poussée à un tel point qu\u2019il ne s\u2019y donne que deux cours, l\u2019un pendant les deux premières années et l\u2019autre pendant les années cliniques alors que les professeurs des différentes matières sont appelés successivement à dispenser leur enseignement non plus par départements mais par sujets.Ainsi, quand on parle de pneumonie, l\u2019anatomiste, l\u2019histologiste, le physiologiste, l\u2019ana- tomo-pathologiste, le clinicien et le thérapeute sont appelés successivement à parler de la pneumonie devant le même groupe d\u2019élèves.Cette méthode, en quelque sorte poussée à l\u2019état d\u2019expérience, donne d\u2019excellents résultats dans le milieu où elle est utilisée grâce à un nombre considérable de professeurs et à une dépense d\u2019argent énorme et aussi grâce à un choix exceptionnel des élèves que l\u2019on accepte pour ce cours.Cependant bien des observateurs sont d\u2019avis que ce n\u2019est pas la formule idéale, parce qu\u2019elle empêche l\u2019élève de faire lui-même l\u2019intégration qui doit se pratiquer d\u2019un département à l\u2019autre, par exemple entre l\u2019anatomie et l\u2019histologie, entre la physiologie et la biochimie et, enfin, entre les sciences de base et la clinique.L\u2019élève, alors, n\u2019a pas l\u2019opportunité de prendre une part suffisamment active à sa formation.II nous semble qu\u2019au lieu de parler d\u2019intégration il vaut mieux parler de juxtaposition et de coordination de matières voisines comme par exemple enseigner en même temps, mais dans des départements différents, l\u2019anatomie, l\u2019histologie et l\u2019embryologie du même organe ou du même système ou encore la physiologie et la biochimie de la même fonction.L\u2019élève pourra ainsi voir lui-même les relations qui existent entre la structure anatomique d\u2019un organe, son fonctionnement et les réactions physico- chimiques que celui-ci entraîne. Septembre 1957 LavaL\u2026 MépicaL 87 D\u2019un autre côté l\u2019évolution de la médecine exige que les programmes d\u2019enseignement changent avec cette évolution.C\u2019est ainsi qu\u2019autrefois la bactériologie requérait une attention spéciale dans notre enseignement à cause de l'importance des maladies causées par les bactéries, alors qu'aujourd'hui, les antibiotiques et la médecine préventive ayant permis de vaincre en grande partie ces maladies bactériennes, l\u2019enseignement doit accorder moins d\u2019importance à la bactériologie elle-même pour insister davantage sur l\u2019étude des virus qui causent tous les jours des dégats impressionnants et sur les phénomènes d\u2019immunité qui conduisent parfois à la découverte de vaccins qui suppriment la maladie d\u2019une façon spectaculaire, comme c\u2019est arrivé pour la diphtérie et comme c\u2019est en voie de se produire pour Ia poliomyélite.II en est ainsi de la chimie médicale à propos de laquelle il est strictement inutile d\u2019enseigner à l\u2019élève des techniques qu\u2019il n\u2019aura jamais à exécuter ni à l\u2019hôpital ni dans sa pratique privée, mais 1l faut au contraire lui apprendre d\u2019une façon claire et nette quelle est l'interprétation qu\u2019il doit faire des résultats des examens de laboratoire qu\u2019il demande et quel profit il peut en tirer pour ses malades.II suffira de quelques jours ou de quelques semaines à peine d\u2019entraînement pour l'élève vers les dernières années de son cours, pour apprendre les techniques courantes d\u2019examens d\u2019urine, de sang et autres qu\u2019il devra exécuter lui-même pendant son internat dans les hôpitaux et plus tard dans son cabinet de consultation.L'enseignement de ces sciences de base ne peut se donner sans des laboratoires pour y faire les démonstrations pratiques et heureusement nous disposerons maintenant, dans notre nouveau pavillon, de laboratoires outillés d\u2019une façon parfaite et qui permettront à ceux qui y travaillent de donner leur plein rendement.Il faudra cependant compléter nos équipes quoique la plupart soient déjà pratiquement au complet.Il est également indispensable que chacun de ces départements ait à sa tête un professeur à plein temps dont la préoccupation principale soit l\u2019enseignement.Cela ne veut pas dire que ces professeurs, en particulier dans le domaine de la physiologie, de la biochimie, de Ia bactériologie et de l\u2019anatomie pathologique, ne doivent pas participer 88 Lavar MÉpicaL Septembre 1957 au travail clinique.Au contraire cette participation à la pratique médicale alimente leur enseignement et leur permet d\u2019établir pour eux- mêmes et pour l\u2019élève les rapprochements constants et indispensables entre l\u2019enseignement théorique et l\u2019enseignement pratique qui se fait à l'hôpital qui, s\u2019il est au voismage immédiat de l\u2019école de médecine, permet aux professeurs de servir également dans ces deux domaines avec des avantages réciproques indiscutables.Dans ces laboratoires dont nous venons de parler, il est indispensable que les professeurs poursuivent des travaux de recherche.Que ce soit de la recherche fondamentale ou de la recherche clinique, celle-ci est également indispensable pour maintenir les professeurs en alerte et leur permettre de faire un enseignement qui se maintienne constamment à la page et aussi pour grandir le prestige de notre Faculté, car c\u2019est par le nombre et la valeur de ses publications que s\u2019établit le prestige d\u2019une école.L'on serait étonné d\u2019apprendre l\u2019importance des travaux de recherche qui se poursuivent déjà dans nos laboratoires et qui se multiplieront encore j'en suis sûr dans un avenir rapproché.Mais qu\u2019on ne s'inquiète pas, ces travaux sont rendus possibles par des octrois de recherche qui dégrèvent le budget de la Faculté et que nous obtiendrons d'autant plus facilement que nos équipes seront plus complètes, mieux qualifiées et dirigées par des professeurs à plein temps.En résumé on peut dire que ces années précliniques, au cours desquelles on enseigne les sciences de base, sont des années essentielles à la formation de Pélève.Si, d\u2019une façon générale, on recommande de diminuer sensiblement le nombre des cours théoriques pour augmenter les heures consacrées aux travaux pratiques, il n\u2019en reste pas moins dans mon esprit que cette diminution ne doit pas être trop sévère, car il est important de donner à l\u2019élève un minimum d\u2019enseignement théorique qui lui permet de s\u2019orienter plus facilement dans ses études personnelles.Pour mettre en application les principes dont je viens de parler : méthode d\u2019enseignement, importance relative des matières, leur intégration et leur juxtaposition, travaux de laboratoire et de recherche, nous avons constitué une commission des études précliniques qui, à la lumière de ce qui se fait dans les grands centres médicaux, décidera Septembre 1957 Lavar MéprcaL 89 des meilleures méthodes à prendre dans notre milieu pour obtenir le maximum de rendement.Cette commission sera permanente car, avec les progrès constants de la médecine et de ses méthodes d\u2019enseignement, son utilité et sa nécessité ne peuvent cesser de se faire sentir.C\u2019est donc avec un certain optimisme que nous avons le droit d\u2019envisager l\u2019avenir immédiat de notre École de médecine dans ce domaine des années précliniques.Années cliniques : Troisième et Quatrième années Au cours de ces années l\u2019élève apprendra à connaître l\u2019homme malade en étudiant les maladies, leurs causes, leurs symptômes, Ia manière de porter un diagnostic et d\u2019établir un traitement.Pour cela 1l recevra des cours théoriques à l\u2019école et de l\u2019enseignement clinique dans les hôpitaux, et disons immédiatement que pour nous conformer aux exigences modernes de l\u2019enseignement de la médecine, il faut mettre l\u2019accent sur l\u2019enseignement clinique aux dépens de l\u2019enseignement théorique.Cet enseignement commence par celui de la pathologie générale alors que l\u2019élève apprend les grands processus pathologiques qui peuvent affecter l\u2019organisme humain, inflammation, tumeur, etc, et simultanément, dans le domaine de la clinique, on doit lui enseigner la propédeutique : c\u2019est-à-dire la manière d\u2019examiner un malade, de découvrir les symptômes ou signes de maladies, de grouper ces symptômes entr\u2019eux pour en faire des ensembles qui conduisent au diagnostic et au traitement.Dans ce domaine des sciences cliniques, il en est comme dans celui des sciences basales : la somme des connaissances médicales qu\u2019un étudiant peut acquérir est tellement grande qu\u2019il lui est impossible de la posséder toute.Il faut qu\u2019il se limite, et le professeur doit s\u2019efforcer d'enseigner à fond, d\u2019une part, les maladies courantes auxquelles le futur médecin aura à faire face tous les jours dans sa pratique future et, d\u2019autre part, les maladies qui s\u2019imposent à notre attention par leur fréquence ou par leur nouveauté, car les maladies comme les individus, naissent, vivent et meurent.C\u2019est ainsi que la pneumonie franche, la diphtérie, la typhoïde, pour ne parler que de quelques-unes, ont pratiquement disparu pour 90 LavarL MÉpicaL Septembre 1957 céder la place aux maladies dites de dégénérescence, à l\u2019artério-sclérose, aux maladies du vieil Âge, au cancer, aux névroses, aux maladies mentales, aux maladies professionnelles et aux accidents du travail ov de la route.On a par là une 1dée de l\u2019évolution générale de la médecine et des changements que l\u2019on doit apporter constamment dans son enseignement.Par ailleurs il ne suffit pas d\u2019enseigner à l\u2019étudiant quels sont les causes, les symptômes et les traitements d\u2019une maladie, il faut en plus lui montrer à comprendre les perturbations anatomiques ou bio- chimiques qui se produisent au sein de l\u2019organisme humain alors qu\u2019un facteur bactériologique, physique, chimique ou psychique vient en dérégler Ie fonctionnement.L\u2019élève apprendra alors quelle est la relation qu\u2019il doit établir entre les sciences de base qu\u2019il a apprises au cours de ses premières années d\u2019étude et les phénomènes qu\u2019il observe en clinique.Cet aspect scientifique de la médecine ne doit pas lui faire oublier l\u2019aspect humain qu\u2019elle doit toujours garder.L'on a assisté au cours de ces dernières décennies à une exagération de cet aspect scientifique de la médecine et à un excès dans l\u2019utilisation des techniques et des procédés savants.Tous les éducateurs sont d\u2019accord aujourd\u2019hui pour revenir à l\u2019enseignement d\u2019une médecme plus humame qui, sans négliger les moyens que la science met à sa disposition, n\u2019oublie cependant pas de s\u2019occuper des répercussions que la maladie peut avoir sur l\u2019équilibre budgétaire, sur la réadaptation au travail et au foyer et sur l\u2019équilibre émotionnel du malade.Au cours de ces années cliniques l\u2019éducation médicale doit aussi accorder une Importance capitale à l\u2019enseignement de la psychiatrie.Il ne s\u2019agit pas de faire de nos étudiants des spécialistes en la matière mais de leur donner les notions essentielles à la compréhension de ces problèmes.Ils doivent savoir dépister les signes précurseurs d\u2019une maladie mentale et orienter en temps opportun leur patient vers un milieu spécialisé où on pourra souvent le guérir et toujours le mettre à l\u2019abri des accidents dont 1l peut être la cause pour lui-même ou pour autrui.Cette éducation médicale doit aussi porter sur les maladies non- psychosiques, c\u2019est-à-dire les névroses qui sont extrêmement répandues Septembre 1957 LavaL MepicaL 91 de nos jours et qui se manifestent sous forme d\u2019anxiété, de phobie et de déséquilibre émotionnel qui troublent le fonctionnement de la personnalité humaine dans ses réactions personnelles et sociales.Ces maladies constituent une très grande proportion des troubles que le médecin rencontre tous les jours dans sa pratique privée et il doit apprendre à les connaître et à les traiter.Cet enseignement ne doit pas se faire, on le comprendra facilement, dans les hôpitaux spécialisés, mais dans les hôpitaux généraux et plus particulièrement dans les consultations externes de ces hôpitaux où l\u2019on rencontre plus souvent ces patients qui ne sont pas assez malades pour être hospitalisés.Et au sujet des consultations externes et des dispensaires, qu\u2019il me soit permis de dire que nous devons en faire un usage plus grand pour l\u2019enseignement, car le malade qu\u2019on y voit, n\u2019étant pas hospitalisé, se présente plus au naturel et laisse mieux voir sa personnalité et son problème.Il y a aussi autre chose : c\u2019est que le malade hospitalisé présente habituellement un problème plus compliqué et surtout plus rare, et l\u2019étudiant qui ne recevrait sa formation clinique qu\u2019auprès de malades hospitalisés risquerait fort d\u2019avoir au départ une mauvaise conception de la médecine car, en clientèle, il rencontrera rarement ces cas d\u2019exception tandis qu\u2019il sera confronté à longueur de jour avec tous les cas ordinaires de la pratique médicale.II faut donc s\u2019efforcer de faire son éducation dans ce domaine et à cette fin le dispensaire nous offre des avantages que nous n\u2019avons pas suffisamment exploités.Voilà donc certains aspects nouveaux que doit prendre l\u2019éducation médicale de nos jours sans préjudice pour l\u2019enseignement clinique au lit du malade qui ne doit rien perdre de ce qu\u2019on lui a connu dans notre milieu depuis des années et qui, à mon sens, a été excellent grâce à cette méthode anatomo-clinique inspirée de Laënnec et qui nous a été transmise par l\u2019école française.On a peut-être eu trop tendance à s\u2019en éloigner ces derniers temps.Cet enseignement clinique est confronté aujourd\u2019hui dans notre milieu avec un problème qui ne manque pas d\u2019être inquiétant : celui de la diminution des malades dits de salle qui servent habituellement à l\u2019enseignement.Cette diminution est due au fait qu\u2019un grand nombre de patients bénéficient d\u2019un plan quel- 92 Lavar MEbicaL Septembre 1957 conque d\u2019assurance-hospitalisation ou qu\u2019ils peuvent eux-mêmes payer leurs comptes de médecin et d\u2019hôpital et l\u2019on peut imaginer que cette situation ne s\u2019améliorera pas le jour où nous aurons une assurance- hospitalisation organisée par l\u2019État.Pour remédier à cet état de choses les médecins de nos hôpitaux ont fait de grands efforts pour convaincre leurs malades privés de se prêter aux exigences de l\u2019enseignement clinique et je dois reconnaître que ces patients s\u2019y sont prêtés avec une grande générosité, mais le nombre des malades auxquels nous pouvons avoir accès est encore nettement insuffisant.Cet état de choses ne peut pas durer.Pour y remédier nous avons affilié de nouveaux hôpitaux : Samt-François- d'Assise, l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi, Saint-Joseph des Trois-Rivières, Saint-Vincent-de-Paul et l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke et même nous avons quelques élèves qui font leur internat junior dans des hôpitaux de Montréal.Mais cela ne suffit pas.Il faudra en plus trouver le moyen de reconstituer nos Services cliniques et de protéger ceux qui existent encore surtout si le projet de loi d\u2019assurance-santé se réalise dans un avenir prochain.Il y a là un danger réel qu\u2019il ne faut pas méconnaître et qu\u2019il faut tâcher de prévenir.Pour cela il faudra obtenir que les autorités hospitalières acceptent l\u2019idée qu\u2019un nombre déterminé de lits, de préférence groupés dans une même salle ou sur un même étage, constituent le domaine d\u2019un Service déterminé, et que les malades occupant ces lits sachent et acceptent qu\u2019ils seront traités non pas par un médecin privé, mais par les médecins de ce Service et qu\u2019ils serviront à l\u2019enseignement même s\u2019ils paient eux-mêmes leur compte d\u2019hôpital ou s\u2019ils bénéficient d\u2019une assurance-hospitalisation.Cela me paraît indispensable de même que la présence de médecins à plein temps dans ces Services, surtout si l\u2019on considère que nous avons l\u2019impérieuse obligation de diminuer les cours théoriques à l\u2019École et d\u2019augmenter sensiblement le temps consacré à l\u2019enseignement clinique à l\u2019hôpital.Ces médecins à plein temps auront comme premier devoir celui de faire de l\u2019enseignement clinique.Cela ne veut pas dire qu\u2019ils ne traiteront pas leurs malades, ni qu\u2019ils les traiteront moins bien ; bien au Septembre 1957 Lavar MÉpicaL 93 contraire, cela veut dire que leur devoir primordial sera l\u2019enseignement et que le soin qu\u2019ils pourront donner à leurs malades sera en fonction de l\u2019enseignement qui peut s\u2019ensuivre pour les élèves.Et par [3 même, l\u2019enseignement sera mieux fait, les malades seront pour le moins aussi bien soignés puisque le professeur devra prêcher d\u2019exemple, et même la réputation de l\u2019hôpital y gagnera sans que les autres médecins de l\u2019hôpital, ni même les médecins praticiens y perdent rien.L\u2019expé- rience a été faite ailleurs, et, malgré les appréhensions que l\u2019on avait au début, elle s\u2019est avérée avantageuse pour tous.Il ne s\u2019ensuit pas que l\u2019enseignement de la médecine doit être confié uniquement à des médecins à plein temps.Bien au contraire, car je suis intimement convaincu que la pratique journalière de la médecine est une chose indispensable aux enseigneurs et que la participation des professeurs à plein temps à l\u2019enseignement est une chose indispensable.L'introduction de professeurs à plein temps dans l\u2019enseignement clinique n\u2019est pas une chose facile, nous le savons, mais déjà nous en avons une certaine expérience avec les moniteurs d\u2019internes qui existent dans nos hôpitaux affiliés depuis quelques années, qui sont en réalité des professeurs à plein temps comme nous l\u2019entendons et qui ont donné un excellent rendement de l\u2019avis de tous.Il s'agira de trouver une formule qui soit acceptable pour les patients, pour les élèves, pour l\u2019université, pour les administrations hospitalières et également pour les médecins qui voudront bien accepter de telles fonctions.Mais même avec la nomination de professeurs à plein temps dans les hôpitaux affiliés à la Faculté de médecine, je ne crois pas que le problème soit définitivement réglé.Il ne le sera, à mon avis, qu\u2019avec la fondation d\u2019un hôpital universitaire.Et ce n\u2019est pas là une opinion personnelle.C\u2019est celle de tous ceux qui s'occupent d'éducation médicale et qui ont compris, après avoir visité de nombreuses écoles de médecine, que le problème de l\u2019enseignement clinique ne pouvait pas se résoudre autrement.Pour Québec il nous paraît que la nécessité d\u2019un tel hôpital s\u2019impose du fait que nous n\u2019avons pas et que nous n\u2019aurons pas de sitôt un nombre suffisant de lits, et que l\u2019introduction de professeurs à plein temps en Cha pha LALA baa att be i daa af ERM DAE Li FL Ach a AL 14 a 94 Lavar MépicaL Septembre 1957 clinique se conçoit difficlement en dehors d\u2019un hôpital universitaire, et que la proximité de l\u2019École et de l\u2019hôpital est nécessaire pour réaliser l\u2019intégration de l\u2019enseignement théorique et de l\u2019enseignement clinique.Nous pourrions recevoir dans cet hôpital les élèves de deuxième et de troisième année, laissant ainsi aux hôpitaux actuellement affiliés à l\u2019université le soin de recevoir les élèves de quatrième et de cinquième année.Ces derniers, mieux préparés, y arriveraient en état de rendre de meilleurs services et d\u2019y recevoir une meilleure formation en ayant accès à un plus grand nombre de malades.Cette réalisation est cependant encore trop éloignée de nous pour que nous puissions compter sur ses rendements immédiats.Mais 1l n\u2019est pas utopique de penser qu\u2019elle peut se matérialiser encore assez rapidement si ceux qui ont en main les destinées de l\u2019université et celles de l\u2019État acceptent notre point de vue et veulent bien nous prêter leur concours.En attendant cette réalisation et pour faire face à un état d'urgence, la Faculté de médecine a décidé récemment d'organiser des départements cliniques, par exemple ceux de médecine et de chirurgie.Dans un tel département les professeurs des cours théoriques, intéressés à une même discipline, joindront leurs efforts pour élaborer un programme d\u2019enseignement qui soit véritablement à la page, pour établir une corrélation entre l\u2019enseignement théorique et l\u2019enseignement clinique, et pour trouver les moyens de réaliser les modifications qui s'imposent en conformité avec les exigences de l\u2019enseignement et avec nos conditions locales de travail.Si ces départements veulent bien comprendre le rôle qui leur est dévolu ils peuvent rendre des services inappréciables à la cause de l\u2019enseignement de la médecine à Québec.Internat jumior L\u2019internat junior, qui est la cinquième année de notre cours de médecine, représente un des temps les plus importants de la formation de l\u2019étudiant car, pendant ces douze mois qu\u2019il passera entièrement à l\u2019hôpital, il aura l\u2019avantage d\u2019acquérir une très grande expérience pratique, l\u2019hôpital devenant pour lui comme un grand laboratoire pour l'étude des maladies. Septembre 1957 Lavar MépicaL 95 L\u2019interne s\u2019y voit confier des fonctions importantes proportionnées à sa compétence : comme la rédaction de l\u2019observation et l\u2019examen physique d\u2019un nouveau patient, la présentation des nouveaux patients au médecin traitant et la discussion du diagnostic avec ce dernier, l\u2019application des traitements prescrits et les prescriptions d\u2019urgence, la contrevisite de l\u2019après-midi et l\u2019Inscription des notes d\u2019évolution, l\u2019interprétation des rapports des laboratoires, la participation aux conférences départementales et interdépartementales auxquelles il doit prendre une part active en présentant des observations et en participant aux discussions.Il peut suivre le patient de son entrée & sa sortie ou à sa mort et il s\u2019habitue ainsi au commerce des patients, des confrères et des professeurs qui doivent le traiter comme un confrère responsable et non pas comme un Importun.Grâce à une heureuse initiative des autorités universitaires, les internes peuvent bénéficier depuis quelques années, dans la plupart de nos hôpitaux universitaires, des services d\u2019un moniteur des internes qui est un médecin qui a quelques années de pratique et qui, en général, a passé ses concours de la spécialisation.Il a donc déjà une bonne | SA : su 7 expérience en plus d\u2019être en possession des dernières données de Ia médecine.Ce moniteur, engagé à plein temps, a la responsabilité de surveiller le travail pratique des internes et de diriger leurs études au cours de l\u2019après-midi.C\u2019est pendant cette année que l\u2019élève complétera véritablement sa formation dans tous les domaines de la pathologie et également par un retour à l\u2019étude des sciences de base.Il apprendra aussi à utiliser la bibliothèque, à suivre les revues médicales, à parler en public, à rédiger une observation et, parfois, à participer à certains travaux de recherches cliniques.Notre expérience dans ce domaine a assez duré pour qu\u2019il me soit permis d\u2019affrrmer que le rendement de ces moniteurs est excellent et qu\u2019il est fonction de la qualité du moniteur, de son sens de sa responsabilité à l\u2019égard de l\u2019enseignement et de son dévouement pour ses internes.Ce système d\u2019internat que nous avons en cinquième année, avant la graduation, est particulier à quelques écoles de médecine seulement, les autres donnant le diplôme universitaire après la quatrième année putdé De A Ht INN HA tite a oi 96 LavarL Mépicar Septembre 1957 et laissant leurs graduës libres d\u2019aller faire leur internat où ils jugent à propos de le faire.Cela ne va pas sans entraîner quelques inconvénients et nous subissons des pressions pour nous conformer à cette dernière manière de faire.Il me semble cependant que cette année d\u2019internat-junior est si importante que la Faculté de médecine ne doit pas se départir de sa responsabilité de la surveiller et de Ia contrôler en exigeant qu\u2019elle se fasse dans des hôpitaux affiliés à elle pour cette fin.Autrement les élèves choisiraient, pour y faire leur internat, les hôpitaux qui offrent de gros salaires et non pas ceux où ils peuvent acquérir la meilleure formation.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui est arrivé dans bien des milieux où l\u2019on a agi autrement.Nous n\u2019avons donc pas, à ce sujet, l\u2019intention de changer notre manière de faire.En conclusion nous considérons que cette année d\u2019internat junior est une année capitale pour la formation de l\u2019élève, qu\u2019elle doit rester sous notre contrôle et qu\u2019elle ne doit pas cesser d\u2019être l\u2019objet de notre surveillance et de nos préoccupations.La résidence et la spécialisation SI les devoirs officiels de la Faculté s\u2019arrêtent à la fin du cours de médecine, la Faculté ne peut cependant pas se désintéresser de ceux qui font de la résidence dans les hôpitaux, de ceux qui poursuivent des cours de spécialisation et même des médecins praticiens qui veulent rafraîchir leurs connaissances par des cours spéciaux.Pour en arriver à un développement professionnel et scientifique complet le nouveau médecin doit se soumettre à un programme élaboré d'enseignement postscolaire dans les hôpitaux, les laboratoires, et même à la Faculté.Ces programmes varient beaucoup d\u2019un pays à l\u2019autre.En France, cet enseignement est réservé à un nombre limité d\u2019internes qui accèdent à ces fonctions à la suite de concours extrêmement difficiles mais qui, une fois rendus en place, jouissent d\u2019avantages exceptionnels et constituent une pépinière qui fournit à la France une élite médicale dont la compétence est universellement reconnue.Depuis l\u2019an dernier, à la suite de pourparlers poursuivis depuis des années et grâce au dévouement d\u2019un certain nombre de Canadiens Septembre 1957 Lavar MÉDICAL 97 et de Français dont notre excellent ami de toujours le professeur agrégé Raoul Kourilsky, de Paris, nous avons l\u2019avantage de disposer d\u2019un certain nombre de postes de résident dans les hôpitaux de Paris pour nos jeunes médecins qui veulent parfaire leurs études médicales.Ces postes sont officiellement reconnus tant en France qu\u2019au Canada et l\u2019on imagine facilement quels avantages ils représentent.Nous avons des candidats qui sont en place depuis octobre dernier et le résultat est tel que le professeur Jean Lenègre pouvait écrire récemment à ce sujet : « Ce n\u2019est pas un succès c\u2019est un triomphe.» Nous comptons beaucoup sur ceux qui auront acquis une telle formation pour imprimer à la médecine canadienne-française un caractère d\u2019originalité.Toutefois, pendant qu\u2019en France on restait fidèle à la méthode clinique, en Allemagne on s\u2019orientait davantage vers une méthode plus scientifique et l\u2019utilisation plus grande des laboratoires.Mais c\u2019est véritablement aux États-Unis, sous l\u2019inspiration de certains médecins comme les docteurs Halstead et Lyon, que cette résidence a été organisée d\u2019une façon systématique et qu\u2019elle a pris la forme qu\u2019on lui connaît aujourd\u2019hui.Pour aboutir aux concours de la spécialisation du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec ou pour le concours de Fellow du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, il faut que les candidats qui veulent obtenir ces titres aient subi un entrai- nement bien déterminé qui comporte obligatoirement au moins une année d\u2019internat junior, une année d\u2019internat senior et trois années de résidence dont une peut être consacrée à des travaux de recherche dans un laboratoire ou à l\u2019étude à l\u2019étranger.J\u2019ai le plaisir de vous dire que dans tous nos hôpitaux la résidence est organisée et que dans certains il se donne des cours complets qui conduisent leurs élèves jusqu\u2019au concours de la spécialisation.Cependant l\u2019évolution exige que nous renouvelions constamment nos méthodes en ce qui concerne ces résidences et ces cours spécialisés et j\u2019entretiens l\u2019espoir que dans un avenir rapproché, sous l\u2019égide de la Faculté et avec le concours de tous les groupements hospitaliers de Québec nous en arriverons à avoir un programme d'enseignement postscolaire complet avec des cours avancés sur les sciences de base qui complêteront avantageusement 1 ia i o A 98 LavaL MEpicaL Septembre 1957 l\u2019entraînement clinique excellent que les jeunes médecins reçoivent déjà dans nos hôpitaux.La reprise de l\u2019étude des sciences de base au cours des années de spécialisation est une chose qui s'impose aux yeux de tous mais que l\u2019on conçoit d\u2019une façon différente d\u2019un milieu à l\u2019autre.Les uns veulent que ces sciences de base s\u2019étudient dans une année consacrée uniquement à ces études, tandis que, pour d\u2019autres, il paraît préférable de dispenser cet enseignement au cours de toutes ces années de formation postuniversitaires.Laissons à d\u2019autres le soin de régler ce conflit, mais si l\u2019on peut en juger par ce qui se passe dans notre milieu, il semble que la formation en sciences de base que nos élèves reçoivent et qui est dispensée au cours de plusieurs années soit excellente, puisqu\u2019elle leur permet de se classer parmi les meilleurs au concours de la spécialisation.Enfin me serait-il permis d\u2019ajouter que pour que la formation de l\u2019un des nôtres soit complète, je suis d\u2019avis qu\u2019il lui est indispensable d\u2019aller passer au moins une année complète dans un milieu anglais et de préférence dans un milieu canadien-anglais, de manière à pouvoir apprendre parfaitement la langue anglaise, ce qui lui permettra plus tard de collaborer d\u2019une façon plus agréable et plus efficace avec ses collègues d\u2019expression anglaise.C\u2019est parmi ces jeunes hautement qualifiés que l\u2019on trouvera plus tard les chefs de ligne, les professeurs et les chercheurs, qui s\u2019imposeront à l\u2019attention du monde médical et constitueront une élite qui contribuera largement à faire rayonner la réputation toujours grandissante de Laval.Certains de nos groupements hospitaliers ont déjà eu l\u2019heureuse initiative d\u2019organiser des cours spéciaux pour nos médecins praticiens et je pense que cet exemple devrait être suivi par les autres car c\u2019est véritablement un devoir de donner notre entière collaboration à ces médecins qui veulent périodiquement faire un stage dans nos hôpitaux ou à l\u2019école de médecine pour rafraîchir leurs connaissances médicales.Tous les ans, en grand nombre, nos médecins praticiens prennent quelques semaines de vacances pour aller aux États-Unis ou ailleurs suivre des cours spécialisés et je ne vois pas pourquoi nous ne leur offririons pas les mêmes services puisque nous en avons les moyens.am = \u2014 Septembre 1957 LavaL MEpicaL 99 Cela leur éviterait des déplacements et leur donnerait l\u2019avantage de recevoir un enseignement dans leur langue maternelle.Dans une publication toute récente, juin 1957, le Council on Medical Education and Hospitals of the American Medical Association faisait connaître les conclusions d\u2019un comité d\u2019étude sur l\u2019enseignement post- gradué.On peut les résumer ainsi : « Tout praticien doit constamment compléter ses connaissances par des lectures, des consultations avec ses confrères, la participation aux activités scientifiques d\u2019un hôpital, l\u2019assistance aux réunions des sociétés médicales et en suivant des cours organisés pendant lesquels 1l sera initié aux connaissances modernes en sciences de base et en clinique.«Et c\u2019est le devoir des autorités universitaires et hospitalières d\u2019organiser de tels cours sous la direction d\u2019un homme compétent, avec la collaboration des professeurs et des cliniciens, et selon un pro- gramme muri longtemps à l\u2019avance et auquel les médecins inscrits à de telles leçons devront prendre une part active en particulier au cours des tournées de salle et des séminars.» Nous nous emploierons de notre mieux à susciter l\u2019organisation de tels cours à Québec.Ceci termine l\u2019exposé de la conception que nous avons de l\u2019en- seignement de la médecine à Laval et nous nous excusons d\u2019avoir êté un peu long, mais 1l nous a semblé que cette prise de position s\u2019imposait à l\u2019occasion de l\u2019inauguration de notre nouvelle école de médecine et dans un moment où notre université en plein essor exige que chacune de ses Facultés et de ses Ecoles donne son plein rendement.En perfectionnant son programme d\u2019éducation médicale et de recherches scientifiques sous l\u2019impulsion des autorités universitaires et à la faveur des moyens matériels mis à sa disposition par des hommes d\u2019état conscients de leurs responsabilités à l\u2019égard de la nation, Ia Faculté de médecine de Laval a le sentiment de remplir pleinement son rôle en s\u2019efforçant de procurer à ses étudiants une culture professionnelle qui contribuera pour sa part à l\u2019édification de la culture générale de notre pays, et en fournissant à la société des professionnels compétents et des citoyens intègres qui prendront rang parmi cette élite qui fait la prospérité d\u2019une nation. Lo .Le es jo ro omet; SIO 3 3 IE NY HERE RI x iN = = Se a 5 = - = 24 ane SRE Hi EE = es ER {5 rs per =e xa] pega TER Ts x rer fo Sar ares Crary ea pe, mo ge pd acc _ de a Ger Se = xy tat Ce RR ca) B i 53 Pa te Hk i hn 7 es Ce ER BER = AES pe Here > erg EAA 3 I at I.Ft ER ne i PAR A 2.I RS Pitt rill ARETE i= Hs a - PE = 12 pe i.a = I 4 K; i a oN _ _- = pe Lo \u2014 EE = .a 3 3 1 Gea a A Ré.Ca.\"2 ; 5 iin es 7 mea 3 ih 7 Es 1 he { 2 \u2019 ie ae ES) 7, ks + p ret GX So PU 1 = = ve D, - | rés ne, À ES Xe £4.#5 SN b- 2 8 SA a # 2176 gx pe Eo EB 2 , ess x & > A: 3 3 oh Se ey i 3 & = > æ i 23 = ak = % D.A Rei file & i 2 x i, i E = 2e § SR a sr $ +9 Roe = x | 4 | Ë $ ie \u20ac a ; ee jo / À 7 2 # So 3 Hi fi sso Le eH ey ¥ 5 = ss NT 4 St # : > pd fe % 7 = 4e Pa 7 4 Bh Fi i ud a Se a Re 3 Fig £ re Re ET nts Ge by ze ee = i 5e ry > = \u2026 A eo .ps a.Es cn A rs ~ A = be pi Ct Fz Pise.7 ges = Ne Ast iss Sad ; PE a foo ni £3 ky 2 À 5 A pe SE pe PL Cx pr i Li EE.(2h + { i pe nee ros sh 2 7 a ee, at \u20ac Es * pe % 5 2 Ee de Lx 4 be Yi 9 ps ue, i fi fas = 5 i WE on Ge A 5 Bp 228 k : se se = ; En ce 53 =} + 3 Ga FS = ce 3 in ie PA Cre 3 he Te.ve A 5 BRR Wi, ne PE, i 3 ; ! \u2018 x | Ver > g Rp Æ St 5 te = | on Rs x re Sh i 5 oo HA 7 GE A A CPT + Le fi \u2014\u2014ime ad Hem re me, = A \"rer Ea wet = = sg Lo PS ER = sn = En QUELQUES HORIZONS DE LA MÉDECINE.RENAUD LEMIEUX Les horizons de la médecine s\u2019élargissent de plus en plus ; quelques- uns se dégagent de l\u2019atmosphère brumeuse et indécise qu\u2019elle pouvait avoir pour nous, il y à vingt ans ; d\u2019autres demeurent très lointains, à peine perceptibles, et qui sont encore du domaine de l\u2019hypothèse et de la spéculation.Il ne fait pas de doute que, pendant le prochain quart de siècle, quelques points aujourd\u2019hui obscurs, se dégageront pleinement et que le halo qui les entoure se dissipera.La médecine est un art, un art que sont venus enrichir, pour le soulagement des souffrances et des misères des hommes, des siècles de dévouement et de travail généreux ; cet art s\u2019est ennobli avec les générations.L\u2019empirisme qui l\u2019a caractérisé pendant si longtemps fait maintenant place à une science froide et logique ; cet art n\u2019en est pas moins demeuré plein de sagesse et, depuis Hippocrate, il n\u2019a pas cessé de s'intéresser aux mystères de la vie, comme si ceux qui le pratiquent étaient les espions de Dieu, toujours préoccupés par une constante enquête dont le but principal et Ja tâche ultime sont l\u2019enquête elle-même et le devoir.L'art de la médecine, la vraie, c\u2019est celui qui ne s\u2019est pas départi, à travers les siècles, de cette spiritualité qu\u2019il partage avec la religion ; c\u2019est celui qui a toujours su accepter et comprendre la valeur et la grandeur de l\u2019être humain ; c\u2019est celui qui n\u2019a pas oublié qu\u2019en face de 102 LavaL MéDpricaL Septembre 1957 léternité, nous sommes tous égaux ; qui est demeuré humble et libre de tout égoisme ; qui s\u2019est souvenu de la naissance et de cet héritage, commun à tous, qu\u2019est la mort, et qui n\u2019a jamais perdu de vue l'isolement fondamental de l\u2019homme en ce monde.Avec l\u2019aide de Dieu, cet art de la médecine, c\u2019est celui qui a Ie plus contribué à sortir l\u2019homme des ténèbres, en même temps qu\u2019il l\u2019a aidé à se distinguer de la brute, parce qu\u2019entre tous les arts, il est demeuré celui qui a toujours été le plus intimement lié à la civilisation.La médecine que l\u2019on étudie aujourd\u2019hui, et que l\u2019on pratiquera demain, n\u2019est pas tout à fait la médecine d\u2019hier, celle qu\u2019ont étudiée et pratiquée nos pères.On peut d\u2019ailleurs s\u2019en rendre parfaitement compte en feuilletant les bouquins couverts de poussière, qui ont trouvé, depuis des années, des étagères où dormir dans les pièces où l\u2019on relègue des souvenirs de famille, ou dans celles que l\u2019on destine à ce que l\u2019on considère comme de vieilles choses.Cette médecine contemporaine, elle s\u2019est considérablement transformée au cours du siècle dernier.Il y à cent ans à peine, avant 1858, il n\u2019avait pas encore été possible d\u2019isoler les microbes, et l\u2019on ignorait tout, ou à peu près tout, de l\u2019infection et de sa prévention.Qui a eu l\u2019occasion de lire The Cry and the Covenant de Morton Thompson, a parfaitement bien compris \"opposition qu\u2019offrait alors, il y a 100 ans, même la profession médicale, à tout développement nouveau, à toute méthode révolutionnaire qu\u2019on pouvait tenter d\u2019introduire dans le domaine de la bactériologie ; celui-là à pu imaginer aussi quel charnier pouvait être l\u2019hôpital d\u2019hier et dans quel marasme était plongée la pratique hospitalière.Lister en était encore à cette phase de l\u2019antisepsie en chirurgie, cette phase qui devait précéder l\u2019ère de l\u2019asepsie moderne, et pourtant, le chloroforme et l\u2019éther et leurs usages, en anesthésie, étaient connus depuis dix ans déjà ! A l\u2019époque de Lister et de ses contemporains, on connaissait peu de chose de la chirurgie abdominale et seuls les médecins des armées pouvaient se permettre d\u2019ajouter à ce qu\u2019avait déjà commencé la mitraille ennemie .Les fractures compliquées étaient, en général, traitées par l\u2019amputation, parce qu\u2019on craignait l\u2019infection et encore faut-il ajouter que la moitié des amputés mouraient de gangrène et de septicémie. Septembre 1957 Lavar MéDpicaL 103 Par contre, c\u2019est au cours des vingt dernières années que s\u2019est accomplie la véritable révolution dans la science médicale.On a vu se transformer les méthodes anesthésiques, pendant que naissaient l\u2019insuline, les sulfamidés, les antibiotiques et ACTH.L\u2019anesthésie moderne, qui fait l\u2019orgueil et le plaisir des anesthésistes, certainement un plaisir douteux pour les patients, a donné un essor considérable à la chirurgie.Avec les sulfamidés et les antibiotiques, les nouvelles méthodes d\u2019anesthésie permettent aux chirurgiens d\u2019aujourd\u2019hui de n\u2019avoir plus la moindre hésitation de s\u2019attaquer à la crosse de l\u2019aorte, aux valves mitrales, aux lobes frontaux, aux poumons, \u2014 dont ils ont la générosité de ne laisser aux malades que quelques parcimonieux souvenirs, \u2014 et à tous les viscères à la fois que l\u2019on peut rencontrer, de l\u2019æsophage au releveur de Panus! Et les maladies infectieuses, qui donnaient autrefois à nos salles un aspect tout autre que celui qu\u2019elles ont aujourd\u2019hui, sont à peu près disparues ; quelques-unes d\u2019entre elles ne sont plus que des raretés cliniques, et des souvenirs.Aujourd\u2019hui, c\u2019est avec un généreux abandon et une hardiesse tou- Jours grandissante que les radiothérapeutes, avec leurs machines de plus en plus étonnantes et compliquées, arrosent de rayons la peau et les viscères des patients qui leur tombent sous la main ; leurs statistiques sont en train de devenir ce qu\u2019il y a de plus incompréhensible.A l\u2019horizon, et tout près, la découverte des isotopes radio-actifs a ouvert un champ nouveau à la médecine et ce champ s\u2019étend au-delà des horizons ! La biochimie, dans ses applications cliniques, est devenue une idéologie et nous en sommes arrivés presque à l\u2019apogée des milli-équivalents.Demain, sans doute, tout professeur de médecine refusera de dormir son dernier sommeil à l\u2019ombre d\u2019une épitaphe sur laquelle on aura omis de graver, au lieu du In Pace traditionnel, ces mots qui stigmatiseront une ère nouvelle : In osmotic equilibrium.Certains des horizons de la biochimie sont encore trop lointains, pour que nous puissions en distinguer et en évaluer toutes les possibilités ; par exemple : quelle sera sa réponse aux problèmes toujours grandissants de la schizophrénie?Qui sait si la médecine de demain, avec tous les éléments dont elle disposera, n\u2019apportera pas le dernier mot dans cette of ib ki Ki hl Rl i A Ri Ri + 104 LavaL MépicaL Septembre 1957 lutte déconcertante que livre l\u2019humanité depuis tant d\u2019années au cancer et aux maladies des coronaires ?Mais ce firmament de la médecine moderne, si brillant qu\u2019il soit, n\u2019est tout de même pas sans nuages.Le déploiement technique que Pon utilise aujourd\u2019hui pour l\u2019examen des malades, contribue, et d\u2019une façon appréciable et croissante, à la disparition de cette admirable finesse clinique dans laquelle excellaient nos pères.La spécialisation à outrance, qui est un des caractères de la médecine de nos jours, permet déjà que l\u2019on cesse de considérer le malade comme un être humain et qu\u2019on le remplace par un numéro.Pour bon nombre de spécialistes Ie malade est devenu un réservoir à électrolytes, comme il est devenu aussi une pile dont on s\u2019efforce de mesurer le potentiel électrique, en se servant d\u2019appareils infrniment compliqués que l\u2019on nomme électro-cardiographe et électro-encéphalographe.Le spécialiste est aujourd\u2019hui le médecin à Ia mode ; il a élu domicile dans le monde médical, il y est pour de bon et il ne considère certainement pas avoir atteint les limites de sa science.Pour faire écho à une boutade, on peut se demander si, par hasard, demain, il ne sera pas difficile à un cardiologue d\u2019être cardiologue et de comprendre en même temps l\u2019électrocardiographie ! Pendant longtemps, on a ignoré les dangers que pouvait présenter la spécialisation trop poussée.Si, dans bien des circonstances, elle a une valeur, réelle, 1l arrive trop souvent que le spécialiste, \u2014 qu\u2019il soit radiologue, cardiologue, ou psychiatre, \u2014 s\u2019en tienne à ne considérer, chez son malade, que cette toute petite partie qui l\u2019intéresse et à l\u2019exclusion de l\u2019ensemble qu\u2019il s\u2019est entraîné à ne pas voir.On a tenté, ces dernières années, de donner à la pratique générale et à l\u2019omnipraticien, l\u2019importance qu\u2019ils ont perdue : ce revirement d\u2019opinion, je l\u2019espère, finira par porter des fruits et l\u2019on verra renaître le médecin de famille qui reprendra sa place de confiance et commandera l\u2019affection qu\u2019on lui accordait autrefois.La vie laborieuse, exténuante et souvent sans gloire de nos pères, n\u2019avait indiscutablement pas l\u2019attrait ni le brillant, ni la facilité de celle des spécialistes d\u2019aujourd\u2019hur.Ils n\u2019en ont pas moins mérité la reconnaissance de l\u2019humanité pour ce travail magnifique qui a contribué à garder à notre art ce qui, pendant tant de siècles, lui a mérité Ia reconnaissance des hommes.| Septembre 1957 Lavar MépicaL 105 Je voudrais m\u2019arrêter, probablement à cause d\u2019une déformation professionnelle qui trouve son origine dans un enseignement clinique vieux de trente ans, sur quelques points qui, à mon avis, sont de toute première importance, au maintien d\u2019une saine médecine clinique.Dans nos salles d'hôpital, j'ai souvent constaté, et avec regret, la négligence et l\u2019apathie de bon nombre de jeunes internes, à rédiger les observations des malades et pourtant, la rédaction d\u2019une observation est un art, un art aussi délicat que celui de prendre une truite à la mouche ! Écouter l\u2019histoire que raconte un malade c\u2019est recueillir très souvent, de ses lèvres même, le diagnostic clinique qu\u2019on aurait tenté d\u2019établir par des méthodes beaucoup plus compliquées.L\u2019examen doit être complet et non pas limité au système dont les troubles paraissent avoir déterminé le malade à consulter.Tous les facteurs, autant ceux qui sont d'ordre psychique que ceux qui sont d\u2019ordre physique, doivent être analysés avec une égale attention.Un Sherlock Holmes qui a fait les délices de nos lectures d\u2019enfance, il ne faut pas oublier que, très souvent, il en dort un dans l\u2019esprit et le cerveau de tout bon diagnosticien .Il faut savoir apprécier et aimer les quelques instruments très simples qui nous serviront tous les jours, et fidèlement, pendant notre vie de médecin : le stéthoscope, le marteau à réflexes et l\u2019ophtalmoscope, Si on sait leur demeurer fidèles, ils nous rendront de grands et précieux services.Choisissons le genre et la forme de stéthoscope qui nous plaira, il y en a pour tous les goûts, mais n\u2019oublions pas que ce qu\u2019il y a de plus Important, c\u2019est de savoir s\u2019en servir et que la substance cérébrale qui sépare les deux écoutes peut avoir, elle aussi, son importance ! Le malade que nous examinons nous observe et nos relations futures avec lui seront d\u2019autant meilleures que notre examen aura été plus attentif et plus délicat.Certains se souviennent d\u2019avoir vu, dans le cabinet de consultation de leur père, avant qu\u2019elle n\u2019ait été remplacée par un Matisse ou un Picasso, cette peinture de Sir Luke Fildes : elle tenait une place d\u2019honneur entre le diplôme de l\u2019École de médecine et la licence du collège.En psychologue admirable, Fildes raconte, avec son pinceau, un drame familial : dans un milieu où l\u2019on devine la pauvreté, un père et une mère regardent dormir, sur un lit improvisé de deux chaises, leur 106 Lavar.MÉpicaL Septembre 1957 jeune enfant dont la figure aux traits tirés est à peine éclairée par la flames me vacillante d\u2019une lampe placée sur le coin de la table.Assis tout près, le menton dans la main et l\u2019air soucieux, un homme d'âge mûr et dont le visage reflète la bonté, observe avec attention les transformations dans l\u2019état du jeune malade, et qu\u2019il est seul à pouvoir apprécier.Cette peinture, toute saisissante qu\u2019elle soit, dépasse, à mon avis, ce que l\u2019auteur a voulu exprimer .C\u2019est que le médecin auprès du malade, est le seul lien qui existe entre cet être qui souffre et les vastes connaissances accumulées par des générations de chercheurs et d\u2019observateurs, qui, grâce à leur intelligence et à leur patience, ont mis au service de l\u2019humanité, tant de moyens pour lutter contre la maladie et la mort.Elle signifie aussi que le médecin, saisi d\u2019un problème qui dépasse son expérience, est le seul lien qui existe entre son patient, le consultant averti et le centre hospitalier où on a accumulé tous les moyens de diagnostic et de traitement.| Une science médicale bien comprise et un sens clinique éclairé sont | à la base même du diagnostic.La science de la médecine, son applica- | tion clinique ne sont pas seulement matière d\u2019intelligence : le bon sens | du clinicien dépend d\u2019une parfaite intégration de son cortex cérébral et de son hypothalamus.| De ce que l\u2019on aura accumulé dans son esprit, pendant nos années d\u2019études, de nos réactions émotives, peut signifier dans l\u2019avenir, et pour beaucoup de nos concitoyens, toute cette différence qui existe entre la | santé et la maladie, entre la vie et la mort.C\u2019est souvent en rendant | le dernier soupir que bien des mourants murmurent un remerciement | à Poreille du médecin, dont l\u2019ignorance et l\u2019incurie les à tués ! | | Il y a vingt ans, Alexis Carrel publiait sous le titre L\u2019 Homme, cet tn- | | connu, une étude fascinante sur la science de l\u2019homme.Comme je présu- | me que cette ceuvre de Carrel fait partie des livres de chevet de tout médecin, je ne veux pas m\u2019y attarder, mais tenter de résumer en quelques mots la thèse qu\u2019il a développée avec une clarté étonnante.L'étude scientifique de la matière est relativement facile parce que intelligence humaine peut, sous ses différentes formes et ses différents aspects, en faire une analyse complète, et c\u2019est pourquoi les sciences comme la chimie, la physique, la métallurgie, l\u2019astronomie et la méca- Lavar.MépicaL 107 Septembre 1957 nique ont fait, et si rapidement, des progrès qui nous étonnent.La science des êtres vivants, celle de l'homme en particulier, s\u2019est avérée pleine de difficultés insurmontables, parce qu\u2019en voulant les scruter, on doit infailliblement avoir recours à une multitude de techniques et à un nombre considérable de sciences.Il est logique que toutes ces sciences qui ont des caractères et des buts différents, en arrivent aussi à des conceptions différentes d\u2019un même objet.En joignant tous leurs efforts, l\u2019anatomie, la biochimie, Ia psychologie, l\u2019histoire et la sociologie, n\u2019ont pas réussi, en étudiant l\u2019homme, à nous le faire mieux connaître.L\u2019homme n\u2019en demeure pas moins un corps que dissèque l\u2019anatomiste, une intelligence que tente de déchiffrer le psychologue, un ensemble de cellules et de masses liquides qu\u2019étudie le physiologiste.Son intelligence et sa sensibilité en font tantôt un économiste, tantôt un poète, tantôt un héros ou un saint, Et plusieurs aspects de l\u2019être demeurent autant de mystéres.La science de l\u2019homme est, de toutes les sciences, la plus impénétrable.La contribution qu\u2019apportera la médecine à la solution des énigmes que serute cette science sera d\u2019autant plus importante qu\u2019elle s\u2019appliquera à étudier l\u2019homme pour lui-même, tout autant que les maladies dont il souffre.Au siècle dernier, la science médicale ne voyait, dans les êtres humains, que des machines physiques, sur le bon fonctionnement desquelles la pensée et les réactions émotives ne pouvaient avoir qu\u2019une influence douteuse.La notion du subconscient a contribué à changer certains de nos concepts de l\u2019homme, en mettant en lumière l\u2019influence que pouvait avoir sur la santé générale, l\u2019équilibre à la fois physique et mental.Aujourd\u2019hui, l\u2019image de l\u2019homme, c\u2019est cet ensemble d\u2019un corps physique et mental, et les limites sont encore mal définies qui établissent l\u2019influence heureuse ou défavorable du corps mental sur le corps physique.Le stress, dont 1l est question depuis quelques années, est devenu un phénomène à la mode et qui fait souvent le sujet de conversation dans des milieux extramédicaux.L'article du dernier numéro du Readers\u2019 Digest que par hasard vous n\u2019aurez pas lu, peut pour vous, médecin, devenir une cause d\u2019embarras en face du client un peu curieux qui désire éclairer certains points que l\u2019auteur n\u2019a pas nettement définis. 108 Lavar MEbicaL Septembre 1957 Il y a quelques années à peine, les physiciens tentaient de tout expliquer en termes de matière ; ils sont devenus des métaphysiciens en face de découvertes jusque-là insoupçonnées où les avaient conduites leurs recherches.C\u2019est sensiblement de la même façon que cette conception qu\u2019on s\u2019était faite de l\u2019homme est en train de se modifier à la suite des études d\u2019où émergent nombre de faits nouveaux.II faut avouer que le concept de l\u2019homme diffère aussi, suivant qu\u2019on veut lui appliquer tel ou tel système philosophique ; c\u2019est ainsi qu\u2019on peut voir l\u2019homme comme un tout, fait de matière et d\u2019intelligence, qu\u2019habite une âme.Pour les matérialistes, c\u2019est un animal, un animal d\u2019autant plus parfait que son corps n\u2019a pas été miné par la maladie ou les infirmités et que son intelligence est saine ; un animal qui est emporté par la mort et qui disparaît avec elle.Pour d\u2019autres, l\u2019homme possède en lui quelque chose de Dieu, et son séjour dans ce monde étrange qu\u2019est le nôtre, séjour si bref soit-il, remplit une destinée voulue par Dieu lui-même.La santé, la santé complète et entière, sera Ie résultat non seulement d\u2019un équilibre physique auquel s\u2019ajoute une intelligence saine, mais aussi des qualités morales supérieures.Et, comme il existe des infirmités, des maladies physiques, des maladies de l\u2019esprit, il existe aussi des maladies de l\u2019âme, comme l\u2019orgueil et la haine, l\u2019envie et la cupidité et la trop grande pitié de soi-même, Il est indiscutable que le corps et l\u2019esprit peuvent subir l\u2019influence des maladies de l\u2019âme, compromettre ou détruire chez l\u2019homme le parfait équilibre de la santé.La preuve scientifique de tout ceci n\u2019est pas facile à faire, parce que la science, telle que nous la concevons, s\u2019arrête à ce que l\u2019on peut mesurer, doser d\u2019une façon précise et que la mesure de la haine, de la peur et de Porgueil nous échappe.La médecine psychosomatique a pris, ces dernières années, un essor remarquable ; elle constitue un des horizons encore incertains de la science médicale.Il est une chose certaine, c\u2019est qu\u2019on ne peut prétendre être un médecin authentique à moins que l\u2019on ne tente de comprendre les choses de l\u2019âme.Une bonne partie des malaises et des désordres physiques dont se plaignent nombre de patients, trouvent leur source dans les Septembre 1957 LavaL MépicaL 109 conflits de la conscience ou dans la frustration.C\u2019est d\u2019ailleurs Il un terrain où le médecin et le prêtre se rencontrent.La médecine d\u2019ausourd\u2019hui, comme l\u2019avenir de celle de demain, est intimement liée 3 l\u2019honnêteté et à la probité de chaque étudiant et de chaque médecin.A-t-on pensé quel danger il peut y avoir à remettre à certains individus un diplôme de docteur en médecine et la licence d\u2019exercice ?Pourtant, il n\u2019en est pas un d\u2019entre vos confrères qui ne soit prêt à en accepter le risque ! A l\u2019École, les qualifications du futur médecin dépendent directement de son pouvoir de résistance au stress que comportent les examens.La science pour lui devient une puissance, et il n\u2019est pas plus dangereux de mettre entre les mains d\u2019un enfant, ou celles d\u2019un adulte qui a des dispositions criminelles, une arme chargée, que de donner à un jeune médecin, dont l\u2019équilibre intellectuel et moral n\u2019est pas assuré, le droit d\u2019exercer.Cet équilibre que doit avoir l\u2019homme de science, le médecin en particulier, n\u2019échappait pas à Platon.Malheureusement, le système démocratique, dégénéré à certains moments, dans lequel nous vivons, a mis les connaissances et la science indistinctement à Ia portée de tous, pour remplacer cette coutume ancienne qui voulait que bon nombre de disciples ne soient acceptés à l\u2019étude des sciences qu\u2019après avoir prouvé leurs hautes qualités morales.Il n\u2019existe qu\u2019un vague barème pour permettre de juger le futur médecin et de l\u2019apprécier en dehors des aptitudes qu\u2019il peut avoir pour jongler avec les milli-équivalents et le marteau à réflexes.S\u2019il existait des tests rigides pour définir et pour apprécier le caractère et les vertus que doit posséder le vrai médecin, bon nombre de vos confrères en seraient restés au stade de gardiens de morgue.Après ce tour sur quelques horizons de la médecine, on peut se demander quelle relation ils peuvent avoir avec demain, ce qu\u2019ils peuvent signifier pour le futur médecin.Pour moi, leur nombre et leur étendue signifient que l\u2019étudiant devra s\u2019adonner de plus en plus à l\u2019étude des sciences qui sont la base même de la médecine, et à celles qui développeront chez lui des connaissances profondes et une habileté clinique.Ceci veut dire que l\u2019étudiant devra éviter d\u2019être un individualiste fagoté, rempli d\u2019idées et de théories minables comme il y en a tant, tout simple- 110 LavaL MépicaL Septembre 1957 ment parce que la nouvelle médecine est une médecine d\u2019équipe et que cette médecine d\u2019équipe est la meilleure garantie contre cet individualisme trop souvent néfaste.Cela veut aussi dire, que, de plus en plus, on devra jeter un regard au-dessus du proche horizon : il n\u2019est pas suffisant d\u2019être un habile clinicien ; comme médecin, nous avons un devoir à remplir, non seulement envers l\u2019individu, mais un devoir plus grand encore envers l\u2019avenir de l'humanité.La science de l\u2019homme est devenue d\u2019autant plus importante qu\u2019au cours de notre ère, le monde s\u2019est rétréci, grâce à la télégraphie sans fil, & la propulsion a jet.et & la fission atomique.Cela veut dire aussi que l\u2019on ne doit pas ignorer ce dont l\u2019humanité a besoin : qu\u2019il nous faut regarder en face nos obligations et les sacrifices et l\u2019abnégation que notre profession comporte.La première fonction, le premier devoir du médecin, est de soulager l\u2019humanité des maux dont elle souffre et de la libérer de cet esclavage qu\u2019est la maladie.L\u2019arthrite, les maladies des coronaires, le cancer et, dans un autre ordre d\u2019idées, Ia schizophrénie, les psychoses dépressives, sont autant de chaînes dont les hommes nous demandent de les délivrer.Si c\u2019est par la connaissance de la vérité scientifique que la médecine a réussi à guérir les hommes d\u2019un grand nombre de maladies physiques et mentales, c\u2019est aussi par l\u2019analyse des hautes qualités morales qu\u2019elle réussira peut-être à guérir ou à soulager les maladies de l\u2019âÂme.Des recherches avancées permettent de lever un coin du voile sur les idées de Dieu et sur les lois qu\u2019ll a formulées et qui régissent l\u2019interrelation de la matière.Il ne fait pas de doute que des études plus poussées jetteront aussi une plus rayonnante lumière sur les vérités qui rapprochent l\u2019homme de Dieu.Depuis vingt ans, l\u2019avancement rapide de nos connaissances dans le domaine scientifique a créé pour l\u2019humanité un problème aigu, parce que cet avancement même a contribué à détourner l\u2019attention des hommes des grandes vérités morales et spirituelles.I] est en effet relativement facile de découvrir, par un effort d\u2019intelligence, ce que la science peut mettre à notre portée, mais il ne semble pas que ce soit là ce dont le monde, à l\u2019heure présente, ait Ie plus besoin.L'intelligence est toujours un excellent lieutenant, mais souvent un mauvais capitaine.Un renouveau dans la pratique des grandes vérités Septembre 1957 Lavar MépicaL 111 qu\u2019enseigne l\u2019Évangile pourra seul libérer l\u2019humanité de l\u2019esclavage dans lequel l\u2019ont plongée les guerres froides et la crainte incessante des engins nucléaires ; les pensées et les actions des hommes ne contribueront à sauver les individus, comme les nations, que si elles sont motivées par l\u2019amour et la charité.Ce dont l\u2019humanité a surtout besoin, c\u2019est d\u2019une élite ; une élite en quête, non seulement de la vérité scientifique, maïs aussi des grandes vérités morales.Sur ce point, les médecins peuvent, à cause du caractère même de leur art et beaucoup plus que tout autre groupe, être des chefs de file.Sans quoi, nous devrons, parce que nous n\u2019aurons pas d\u2019autre alternative, nous en tenir à une routine dangereuse et stérile : celle de distribuer, contre rémunération, nos pilules et notre pénicilline, et nous nous contenterons de barboter dans l\u2019eau stagnante des bas- fonds plutôt que de gagner la haute mer.Il faut ne pas oublier que la médecine peut aussi avoir ses pionniers dans le domaine moral et spirituel ! Le docteur Schweitzer en est un vivant exemple.Ceux qui sont à préparer leur avenir sont plongés dans des études qui retiennent leur attention, mais qui, parfois, leur laissent quelques loisirs, Ils ne sauraient mieux les utiliser, pour former leur caractère et élargir l\u2019horizon de leurs connaissances, qu\u2019en relisant les classiques, en se familiarisant avec les auteurs contemporains, en écoutant de la musique.Ils trouveront dans la fréquentation des arts un dérivatif qui, pendant toute leur vie professionnelle, leur deviendra un besoin.Chaque fois qu\u2019un Beethoven écrit une symphonie, c\u2019est sa pensée la plus profonde, son sentiment le plus intime, qu\u2019il exprime dans un langage dont il a la maîtrise.Cette technique peut nous échapper : elle ne nous permet pas moins de saisir la profondeur de cette pensée, la noblesse de ce sentiment, qui ne sauraient que nous ennoblir et nous élever.Des œuvres merveilleuses d\u2019intelligence et de grandeur ont été laissées par des saints et des sages ; ces œuvres ornent très souvent de leur reliure ancienne, les rayons de nos bibliothèques ; souvent aussi, 112 Lavar MépicaL Septembre 1957 elles sont en quête d\u2019un lecteur.Il fait bon d\u2019en Îire et d\u2019en méditer quelques pages, parce que les vérités qu\u2019on y trouve, et qu\u2019on est tenté d\u2019oublier, peuvent avoir, sur la vie, une influence tout aussi salutaire et utile, que ce qu\u2019on peut apprendre dans un traité scientifique.Chacun dans sa famille et pendant ses études au collège, a reçu une éducation supérieure ; nos parents et nos maîtres se sont efforcés de nous Inculquer les principes de loyauté, de probité, d\u2019honnêteté, qui font les vrais citoyens.Ces principes, on ne devrait jamais les perdre de vue, et ne jamais consentir à les prostituer pour les honneurs, la popularité, le succès ou la fortune.Aujourd\u2019hui, avec l\u2019avènement de l\u2019ère atomique, pour la première fois dans l\u2019histoire, plus d\u2019un tiers de l\u2019humanité s\u2019est laissé entraîner dans un matérialisme dont l\u2019organisation est parfaite.En face de cet horizon annonciateur de tempêtes, une foi vide de toute idéologie reli- gleuse n\u2019est qu\u2019un luxe personnel.La médecine elle-même a un besoin pressant d\u2019une philosophie dynamique, fortement ancrée aux racines mêmes des vérités immuables.Sans cette philosophie qui lui servira d\u2019arme dans la lutte contre le ma- térialisme des temps présents, l\u2019homme s\u2019expose à être emporté dans la nuit de l\u2019anéantissement : avec elle, il peut, en toute confiance, marcher vers la lumière. 2 se Pare Se a.aes eae oe ea ess et phn Ea Een eco tart _ ua z = en \u2014 BE.== pa PE eu re i ee A ee ali\" LR!) Sn spies I pets me CRE re tn 1 gsm om Tit em - areas mri Ps orme La me rosa se Re ve °F 2e ph memes ts cu \u2014 IE ed ne SEE H LA aE HE | ! = = a a I mes =.= ets | = = & foi 2 a J Tk 2; É = Ë =, a) i go Ÿ 5 y i , A Ve oh \\ Ÿ + \u201cA Sg wa = = | te EE 0 ox oe i - 63 prenne: | on pe DORE A RON go a 3 Bo ES BF TATION AFS LA RÉALISATION PHYSIQUE ET FONCTIONNELLE DU NOUVEAU PAVILLON.( Vv | | w LUCIEN MAINGUY (= ver 7 j ET ROSAIRE GINGRA to 1 \\ ao poLLoO à 6 8 * °° tranglé dans Tes murs du Vieux-Québec, d'accès par le dédale des rues étroites et encombrées du Quartier Latin, l\u2019ancien pavillon de médecine, malgré les réadaptations périodiques assez heureuses qu\u2019on lui a fait subir, ne peut plus satisfaire à l\u2019afluence grandissante des candidats à l\u2019étude de la médecine.Il ne répond pas davantage aux exigences techniques de l\u2019enseignement et de la recherche.Sous l\u2019impulsion des autorités compétentes, on a entrepris dès 1944, l'élaboration d\u2019un vaste projet à long terme, dont la réalisation, par étapes, devait pourvoir d\u2019abord aux besoins les plus urgents.Un Comité de construction formé à cette fin eut d\u2019abord à effectuer sur place des études comparatives des cités universitaires médico-hospitalières les plus modernes et de notoriété mondiale.Ainsi donc, à l\u2019occasion d\u2019une enquête à travers le Canada, les États- Unis et l\u2019Europe, des membres de ce Comité ont eu l\u2019avantage de rencontrer monsieur Louis Madeline, architecte en chef honoraire des Bâtiments civils et des palais nationaux de France, l\u2019auteur des plans de la nouvelle 114 Lavar.MÉpicaL Septembre 1957 Faculté de médecine de Paris.Cet homme éminent leur affrrma « qu\u2019une École de médecine se construit avec une clef anglaise ».Cette sentence lapidaire, conforme à la réalité technique, les a ancrés dans la conception qu\u2019ils s\u2019étaient faite : donner beaucoup de souplesse matérielle à la bâtisse ; elle a continué d\u2019inspirer la formule directrice du plan précon- nisé.Les esquisses en furent arrêtées en 1952.Le Centre médical projeté comprendra donc l\u2019édifice de la médeerne, un hôpital-école, un institut médico-légal, les pavillons de pharmacie et d\u2019art dentaire, une école universitaire d\u2019infirmières et une école de technologie médicale.La réalisation du nouveau pavillon de médecine dans la cité universitaire \u2014 sur les hauteurs de Sainte-Foy \u2014 fut entreprise en 1954.Ce pavillon sera inauguré et mis à la disposition des étudiants en septembre 1957.L'édifice, de trois étages seulement, se déploie en étendue (cinq cents cinquante pieds) pour faciliter les déplacements massifs des étudiants et pour permettre aussi une articulation plus facile de ce batiment-noyau avec les nombreuses annexes entrevues dans le plan général de ce Centre médical.En autant que possible, deux disciplines connexes (1.e.la phy- Siologie et la biochimie) occupent chacun des étages.Le personnel aura ainsi accès à des facilités communes, situées au centre de l\u2019édifice, en particulier à un Service administratif, à une bibliothèque interdépartementale, à une salle de conférence pour colloques d\u2019étude, à des laboratoires et à des appareillages spéciaux.Cette condensation, en plus d\u2019éviter la multiplication des Services, assurera dans les meilleures des conditions les contacts nécessaires entre les équipes des disciplmes diverses.AR Septembre 1957 Lava.MÉDICAL 115 | La section de l\u2019enseignement : La Faculté de médecine, qui peut éventuellement accommoder | mille étudants, en reçoit cette année sept cent cinquante.Outre les 3 Services administratifs, les vestiaires et les salles de loisirs des étudiants, ] 7, i | 1 | C0 a - | & Hu ; { A _., _ Lae ee TE À | \u2014 l\u2019édifice comporte un grand amphithéâtre de cinq cents sièges, \u2014 une cloison mobile permet à l\u2019occasion, d\u2019en réduire la capacité à deux cent ST \u2014\u2014\u2014\u2014 cinquante sièges, \u2014 deux amphithéâtres de deux cents sièges, une salle A de conférences de deux cent dix sièges et deux petits amphithéâtres \u2018 de vivisection et de démonstration d\u2019une capacité de soixante-dix sièges chacun.A l\u2019exception de ces deux derniers, les amphithéâtres serviront très peu à la démonstration ; aussi, la pente des gradins y est peu accentuée pour le plus grand confort des professeurs et des étudiants._\u2014\u2014 Lx.; II va sans dire que ces salles de cours sont pourvues de tout l\u2019outillage audiovisuel désirable., Le laboratoire est le pivot de l\u2019enseignement scientifique : aussi, sept grandes salles (cinq de cinquante pieds par quatre-vingt-dix pieds et deux de soixante-trois pieds par trente-cinq pieds) ont été aménagées et outillées en fonction des cours pratiques auxquels elles sont affectées.Chaque étudiant dispose d\u2019un appareillage ultramoderne dont il a l\u2019usage exclusif.II peut le conserver dans des armoires spécialement aménagées à cette fin.Dans le secteur de l\u2019enseignement, les salles de travaux pratiques, les amphithéâtres, etc, sont pourvus d\u2019un système de climatisation.Partout, l\u2019éclairage est assuré au moyen de lampes à fluorescence, excepté dans les amphithéâtres où l\u2019incandescence est utilisée avec 116 LavaL MEbicaL Septembre 1957 une variété d\u2019intensité contrôlée par un rhéostat, selon les besoins des cours.Les corridors de dégagement qui donnent accès aux amphithéâtres et aux salles de travaux pratiques ont l\u2019aspect, en plus modeste, et aussi l\u2019utilité, de véritables petites « salles des pas-perdus ».Ils assurent une circulation facile pour les étudiants, et préviennent l\u2019invasion de la section dévolue à la recherche.La section de la recherche : Cette section occupe, avec les Services administratifs, Ie corps central du bâtiment principal et comprend aussi une annexe de cinquante pieds par cent pieds, qui le reliera au futur hôpital-école.C\u2019est 1ci que l\u2019aménagement est Ie plus mobile afin de répondre aux exigences de l\u2019évolution des techniques et de l\u2019orientation de la recherche.Les cloisons mobiles et les utilisations (eau, gaz, électricité) disposées sous les planchers selon un module de 4\u2019-0\" permettent de faire en quarante- huit heures le démontage complet et la réorganisation d\u2019un laboratoire en utilisant les mêmes matériaux.On a tenté d\u2019éviter les duplications onéreuses qui résultent du morcellement des disciplines scientifiques de base, quand elles s\u2019expriment par une constellation de petits fiefs départementaux et par autant d\u2019enseignements fractionnaires autonomes.A cette fin, on a réalisé de très vastes départements traditionnels, comme les départements d\u2019anatomie.d\u2019histologie, d\u2019embryologie, d\u2019anatomie pathologique, de bactériologie, de biochimie, et de physiologie.Les disciplines convergentes viendront s\u2019y intégrer sans perdre pour cela leur identité.RR Septembre 1957 Lavar MÉDICAL Les Services administratifs : Les Services administratifs, situés à l\u2019entrée, ont prévu toutes les facilités requises au rouage général d\u2019une organisation du genre : cabinet du doyen et des officiers de la Faculté ; secrétariat général et archives ; salle de réunions du conseil ; quartiers généraux pour l\u2019administration des départements sans mur ; ateliers de photographie, d\u2019impression, de moulage, de dessin et de tous les Services généralement classés sous le vocable d\u2019« arts médicaux ».La façade du bâtiment, qui s\u2019inscrit dans un grand rectangle, reste sobre malgré l\u2019utilisation d\u2019éléments en béton vernissés vert, encadrés de menuiserie métallique formant la dominante, et les saillies arrondies des amphithéâtres qui viennent animer la masse.Comme pour le plan, le module 4\u2019-0\u201d a réglé Ie rythme des lignes.Il donne à l\u2019ensemble l\u2019aspect monumental exigé par la situation de l\u2019édifice dans la cité universitaire, L\u2019intégration des arts dans la facade n\u2019a pas fait défaut.Ils se manifestent par des bas-reliefs exprimant la misère et la santé ; par une mosaïque figurative racontant les sept étapes de la médecine et, enfin, par une murale du vieux Québec médical. 118 Lavar.MépicaL Septembre 1957 Ces œuvres admirables, composées et exécutées par Lacroix, Garant et Lemieux, contribuent à donner à l\u2019ensemble architectural un caractère spirituel.La mosaïque de soixante pieds de longueur par six pieds de hauteur occupe la frise de l\u2019entrée principale.La vivacité de ses couleurs donne un accent vibrant à la polychromie discrète de l\u2019édifice dont le matériau de base est le calcaire gris pâle avec lequel le vert du béton vernissé s\u2019harmonise.Fonctionnel dans son plan, le pavillon de médecine a une façade qui formule ce dessein avec sincérité, sans artifice ou pastiche.II veut se révéler une ceuvre d\u2019utilité, de vérité et de beauté.L\u2019Université Laval, malgré ses modestes ressources, a pu, grâce à la coopération de l\u2019État, bâtir un édifice ultra-moderne, harmonieux dans ses lignes, très souple dans son fonctionnement, de rendement économr- que et conforme aux exigences de la médecine d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.) ii d 1 TLE PR, IRIE PARDON OPROO RER PURE PE = = or J = =.fe -3 IRR AA ne ER PN Lu _ Li py .po ra re a Le ERIN a oo Lo EE AS Cl ae A » _ Le ee ès a oe Eh Ti i IN La FA TE.=: Pi a 5 = 2% a a ! 3 ye bo Fig ® > 3 S| 5 i 3 at % Se Ta pe, 7 \u20ac { J a ne AS Lop Rs 7e Es KE 45 Es i Pr 252 5% 5) 7% Fi = A ey ao ay x = a PP a xs vs CE a 29 yo Ga 2 § 3 4 ro Ah ve pe ss 2, 5 oe foe wW3IIai Be MA > ol a es fa TVAVI pr SA a Te 5 oc = ; i \u2014 ets wf Bh RAN A : dite A ERR his LE = a Tv > = i wr | | BRMPEHEY I i & ; me Pet i mé 5 Rf : i ; SE | À sortir 2g Fi | pr FR 5 er 4 è = per ee EE | 37 3 i.wits i = 4 [ra : pr 2e A ri RNR Sn : 2 = > £ = FAO mm I =S ! Ry 7 me 4 x 5 PE 1 À pat Ai «à oF 3 te 3 _- =.rene a HAE ci >.ges que SH dati pe i pT AEA Jo pe JR EP BR po J rer LE « LAVAL MÉDICAL».CHARLES-M.BOISSONNAULT Destiné à devenir le baromètre de la vie médicale à Québec, le registre des progrès scientifiques de notre temps et l\u2019agent de liaison efficace entre le spécialiste et le praticien général, le Laval médical, organe officiel de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, paraît depuis mars 1936.La première année comprenait 344 pages de texte.Au- jourd\u2019hui ses dix livraisons annuelles dépassent un total de quinze cents pages de littérature médicale.Voilà certes un premier signe du progrès matériel de ce périodique scientifique qui, lors de sa fondation, succédait au Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux universitaires, dont la dernière édition parut en février 1936.Les signataires de la demande d\u2019incorporation, c\u2019est-à-dire les fondateurs, étaient les docteurs Arthur Vallée, A.-Rosario Potvin, J.-Édouard Morin, Roméo Blanchet et Rosaire Gingras.Le docteur Blanchet dirige le Laval médical depuis les débuts.La tâche de recueillir les articles, d\u2019en surveiller l\u2019impression et la présentation, il l\u2019accomplit avec une compétence sûre, un esprit scientifique remarquable, un goût parfait.Le docteur Rosaire Gingras assume l\u2019administration de la revue.Il a su la développer dans une large mesure, en augmenter le volume et lui assurer la vaste diffusion qu\u2019elle mérite.La première Irvraison s\u2019ouvre sur un In Memoriam consacré à la mémoire du docteur Joseph Guérard, décédé le dix mars 1936, après avoir voué quarante-six ans de sa vie à l\u2019exercice de la médecine.L\u2019ar- 120 Lavar.MÉpicaL Septembre 1957 ticle porte la signature du docteur A.-R.Potvin.Le deuxième s\u2019intitule Étude comparée des courbes de sédimentation globulaire et du poids dans la tuberculose pulmonaire.Il a pour auteur le docteur Henri Marcoux.Charles Vézina et Louis-Philippe Roy examinent ensuite l\u2019usage de la novocaine dans le traitement des entorses ; les docteurs Edouard Morin, Renaud Lemieux et Sylvio Leblond étudient le Syndrome leucémique au cours d\u2019un lympho-sarcome du médiastin.Il s\u2019agit ici d\u2019un travail du laboratoire et de la clinique médicale de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.Le dernier article porte sur le Traitement des népbrites aiguës.II est signé par le docteur Richard Lessard.Des notes bibliographiques complètent cette première édition.Il n\u2019entre pas dans le cadre de cette étude de dresser une liste des articles publiés par le Laval médical depuis sa fondation.Cette revue conserve pendant plusieurs années à peu près le même nombre de pages.Chacun des collaborateurs y rapporte ses observations.On peut dire que chaque livraison répond au programme que s\u2019étaient imposé les fondateurs de la revue.L\u2019historien y trouve non seulement les grandes étapes de l\u2019évolution des sciences médicales telles qu\u2019elles se reflètent dans notre milieu, mais il y rencontre fréquemment un écho de l\u2019œuvre accomplie dans les autres milieux médicaux et thérapeutiques.D'autre part, en feuilletant les pages de la revue, on prend connaissance des deuils qui ont assombri la vie universitaire de Laval.La biographie des médecins et professeurs décédés en fait une source précieuse de renser- gnements pour celui qui veut connaître la petite histoire de notre monde médical.Le premier tome contient également les règlements de la Société des Hôpitaux universitaires, et le code moral des hôpitaux, tel qu\u2019adopté par la Conférence de Québec de l\u2019Association catholique des hôpitaux.Signalons aux futurs historiens que le numéro de septembre 1944 contient un historique de la Faculté de médecine de Laval, la biographie des anciens doyens, une notice des hôpitaux universitaires et un résumé de l\u2019œuvre de la Société médicale des hôpitaux universitaires.Ce numéro avait près de deux cents pages.A Avec l\u2019année 1946, les dix livraisons du Laval médical atteignent Ie total de onze cents pages.En septembre 1947, la revue publie un nuts ST IARRAREROT a a ge da Septembre 1957 Lavar Mépicar 121 méro commémoratif en l\u2019honneur du Collège des Médecins et chirurgiens de la province de Québec à l\u2019occasion du centenaire de cette Institution.« Les collaborateurs de la revue en profitent pour mettre en lumière les hommes et les événements qui ont le plus contribué & Pessor de la profession médicale chez nous.» Outre les études scientifiques et les résultats des observations médicales ou chirurgicales des médecins de notre temps, le Laval médical publie presque régulièrement des notes historiques touchant les grands médecins, les &vênements médicaux, les découvertes scientifiques relatives à l\u2019art de soigner.Il a aussi publié à compter d\u2019avril 1952 une histoire de la Faculté de médecine par Charles-Marie Boissonnault.II serait trop long d\u2019énumérer les autres auteurs et dangereux d\u2019en oublier, Croyons-nous.En conséquence, qu\u2019on nous permette d\u2019arrêter ici cet aperçu de l\u2019œuvre du Laval médical.II répond à la volonté expresse de ses fondateurs.Il fait une large part à la science et à la recherche, mais ne diminue pas la portée de son écho en se limitant aux données purement concrètes.Les exposés d\u2019ensemble alternent avec les analyses détaillées des problèmes médicaux et thérapeutiques.Les médecins qui habitent loin de l\u2019université peuvent, grâce au Laval médical, se tenir au courant des observations cliniques et des constatations de laboratoire.Les directeurs du Laval médical s\u2019efforcent d\u2019en faire une revue scientifique qui porte, non seulement aux médecins du Canada français, mais à tous les médecins canadiens et même à ceux des autres pays un tableau aussi fidèle que possible de la situation de Ia médecine à Laval, de son orientation et de ses progrès.Les travaux qu\u2019il reproduit indiquent bien l\u2019œuvre qui s\u2019accomplit ici à Québec.Le numéro consacré à l\u2019inauguration du nouveau pavillon de la Faculté témoignera de l\u2019avancement des sciences médicales en notre Faculté et donnera une idée des projets d'avenir.Il a été conçu dans cette intention. \u2014\u2014 ~ pa pen 0 \u2014 sun me mm === = \u2014 pope rs A PR .Pe 3 A A a nr Qitikates pe 5 PAIR Ly ee hy Cis PAREN es ze = a > EN en = ry a =.hI a er = us _ rio \u2014 PSS oe =) ces sr A pas Cra ok 1 = a ace eco ee cr Ee 2 ne = aor pier ce pi 12 4 N A À 8 A J] tests A 3 = 3 a A 1 A \u2014 \u2014\u2014 _\u2014 Ren, tl J io a A 4x mn \u201c4 pr a Wl sæ ex Am a ge, - = a À 4) Vv sh vs, À # i Em, x 4 à.) x na sacre & 2 >» Ë 4 Î : ¥ = EAS 72 g 4 f uh ç * B : se Pd 3 2 Term wi ë 7, a A AE So > si) 3 je 4, hi i § + x a 5 i # 2 LA Led malt | Ë 7 ps 3 ) 2 Ÿ 3 i Ë La < 2 6 5 or f - 154 i 3 % nh Ÿ 2 4 ss oh à ww] ; ky ; 0 SN 4 gere 3 sen 4 a Os.\u2014 » # Id = 4 UE, \u2018 o pe } 4 £ ¥ ni % 3 A Int : 1 if wt aN 355 FEIN PETER EE a ERERS se PRE ERC Ss 2004 D EDS ne pas ESRICIRERIESES CENT ANS D\u2019ANATOMIE.PIERRE JOBIN À l\u2019occasion de l\u2019inauguration du nouveau pavillon de la Faculté de médecine dans la cité universitaire il nous est fort agréable de rééditer ! quelques notes historiques sur le département d\u2019anatomie dont la fondation remonte à 1853.Notre travail comporte deux parties : 1° les hommes qui ont illustré Ia chaire d\u2019anatomie ; et, 2° l\u2019évolution qu\u2019a subie l\u2019enseignement de l\u2019Anatomie.I.\u2014 LES HOMMES 1853.\u2014 Jean-Étienne Landry.L\u2019un des principaux organisateurs de la Faculté de médecine, il est envoyé en Europe : France, Angleterre et Belgique, avec « carte blanche » pour rapporter des pièces de musée, des instruments de chirurgie et des livres pour la bibliothèque ainsi que pour y recueillir « tous les renseignements dont la dite Faculté pourrait retirer quelque utilité».Monsieur Casault, le recteur, l\u2019a autorisé à employer la somme de $8,000.pour l\u2019achat de ces divers objets.Quant aux articles de musée, il hésite dans son choix entre les pièces en plâtre et celles en papier mâché.1863 \u2014 Louis-Josepb-Alfred Simard.Il étudie l\u2019anatomie pendant deux ans en Allemagne, sous la direction du professeur Lenekart, à 1.Cf.Laval médical, 18 : 536, (avril) 1953. 124 LavaL MépicaL Septembre 1957 Grissen.À Laval, 1l modifie les cadres de l\u2019enseignement en dissociant l\u2019anatomie de l\u2019histologie et de l\u2019embryologie.Il ajoute à l\u2019anatomie du cadavre les applications chirurgicales.Il a aussi rapporté d\u2019Europe quantité de volumes pour la bibliothèque de la Faculté.Après quatre ans d\u2019enseignement de l\u2019anatomie, 1l devient professeur de pathologie générale puis doyen de la Faculté de médecine.1867 \u2014 Charles-Eusèbe Lemieux fut professeur d\u2019anatomie pendant 32 ans.Il est simultanément professeur de clinique externe à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec.Sous le doyen Sewell, la Faculté se réorganise et prend une impulsion nouvelle.Olivier-Alphonse Hébert devient prosecteur d\u2019anatomie ; puis, après deux années d\u2019études à Paris, aux frais du Séminaire, il organise si bien la dissection que les médecins de l\u2019université McGill recommandent aux étudiants de venir à Laval pour faire leurs deux premières années de médecine.Il s\u2019approvisionne de cadavres auprès de l\u2019inspecteur d\u2019anatomie, ce qui est légal, mais, comme ce matériel est insuffisant, il court la nuit à ses risques et périls piller le cimetière du Gros-Pin où sont inhumés les immigrants de l\u2019Hôpital de la Marine.Pendant ce temps, Lemieux portait le nouveau titre de « professeur titulaire d\u2019anatomie descriptive et topographique » et on lui demandait de conformer son enseignement « aux principales applications chirurgicales qui découlent de la conformation et de la structure des tissus et des organes ».Lemieux était un homme minutieux qui, après avoir été interne pendant dix ans à l\u2019Hôpital de la marine, a enseigné l\u2019anatomie pendant plus de trente ans.Je tiens de mon père, qui fut son élève, l\u2019opinion qu\u2019il était précis, ponctuel, toujours digne et qu\u2019il donnait ses cours en toge, gardant ses yeux fermés afin qu\u2019aucun détail ne lui échappe.C\u2019est lui, du reste, qui a institué un prix qui commémore son nom ; chaque année nos étudiants participent à un concours écrit en anatomie pour obtenir le prix Lemieux.Le docteur Hébert meurt prématurément et c\u2019est le grand Laurent Catellier qui le remplace à la dissection ; celui-ci sera plus tard professeur de pathologie externe et de médecine opératoire puis médecin municipal où il fit époque.En 1870, il augmente la durée de la dissection jusqu\u2019à 600 heures, à raison de 200 heures par année pendant trois ans ; cette PTE PT eZ - a.pu gait RE Le pia 3 ps pre es ee Eee a ao Gero crc = free EN co en BE = sert oo 7) SOR TEES 7% os se ss tm pa cs a ze SE es Ard a 2 a 5 Hew LE i 7 AE pd Ze A 3 PROFESSEUR DE 1867 A 1889 ee so # ss CHARLES-EUSEBE LEMIEUX = 5 3 20 ; # 7 A Fax by # = pr a > \u201cap i i ne i ue hy ei) 4 4 Ke i A 27 fc wi i ir ES sa i on => = x wh pr a 5 HN oe ee 00 \u2014_ _ PVO .nm as ss ; oN PASE Sr AS En N a 0.> a RIRE Ep ~ >= o a ~~ ray co = rs So oc ecran, sr ee, Bere \u2014 ass mo LL A eee oo tac = ces Gero Ect RE MR TL AHERN .a on RE: ig Ti 5 Ë fs 27 MICHÆL J + LOI w.À PROFESSEUR DE 1889 A 1914 ; \"ve > ÿ gg a bh a i a Ÿ it be 7 2 2 2 an i Ü M, % F kK RAM 4 0 Wen, , i Le i 7 - _ \u2014\u2014 re Em ; On sist dixie A A ] I, È we Je si a To x Te Ca x _ No = > EE, EA a FN DES E Septembre 1957 Lavar MÉprcaL 129 dissection couvre également la matière de la médecine opératoire et des autopsies, car on amène les étudiants à la morgue.L'enseignement théorique reste le même, 120 heures par année pendant deux ans.Mais les 600 heures de dissection sont vite ramenées à des normes moins emphatiques, autour de 400 heures en deux ans, puis 350 heures, ce qui restera en permanence jusqu\u2019à nos jours.L'enseignement théorique de l\u2019anatomie a été pendant longtemps de 240 heures ; il est revenu à 150 heures.En 1881, Catellier est remplacé à la dissection par Michæl J.Ahern ; c\u2019est lui qui a réédité sur ses vieux Jours les fameuses Notes pour servir à l\u2019histoire de la médecine au Bas-Canada, ouvrage rare et très recherché.1889.Après avoir été prosecteur pendant huit ans, Ahern devient professeur titulaire d\u2019anatomie théorique ; il enseigne en même temps la médecine opératoire et il inaugure à l\u2019Hôpital Sainte-Brigitte des cliniques sur les maladies des vieillards.Il a participé, à la demande de l\u2019Université, à l\u2019organisation d\u2019un bureau central d\u2019examens pour octroyer la licence provinciale aux médecins.Son prosecteur d\u2019anatomie fut pendant quinze ans Arthur Simard, chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu, fils d\u2019Alfred et père d\u2019André ; il fut le patron de notre ancien doyen, feu le professeur Charles Vézina.Homme très cultivé et fin causeur, il a longtemps enseigné l\u2019anatomie pratique ; nous l\u2019avons surtout connu comme professeur de pathologie externe avec une verve claire et précise qui lui permettait de brosser des tableaux si vivants que ses élèves se rappellent encore aujourd\u2019hui, comme si elles étaient d'hier, ses leçons magistrales toujours dignes et parfois agrémentées d\u2019anecdotes amusantes.1914.C\u2019est le professeur P.-Calixte Dagneau qui remplace Ahern à la chaire d\u2019anatomie théorique en 1914.Enseigneur disert, il nous présente l\u2019anatomie sous une forme allégorique car il prétendait, comme le pensent certains universitaires américains très haut cotés, que l\u2019anatomie ne s\u2019enseigne pas mais s\u2019apprend.Dagneau fut un chirurgien de grande valeur : essentiellement conservateur en chirurgie, sa science n\u2019avait d\u2019égale que sa libéralité lorsqu\u2019il s\u2019agissait de se dévouer aux choses universitaires d\u2019intérêt supérieur et de bien commun.Dans ses 130 Lavar MÉprcaL Septembre 1957 discours toujours moralisateurs aux banquets annuels d\u2019étudiants, il ne manquait Jamais de prêcher le dévouement et le désintéressement afin d\u2019éviter l\u2019étatisation de la médecine.La campagne de l\u2019aide à Laval en 1920, l\u2019enseignement et l\u2019organisation de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement en 1927 furent les trois grandes œuvres de sa vie.Son esprit irlandais lui faisait manier le calembour avec aisance et il prenait un plaisir tou- Jours renouvelé à raconter des histoires.II fut en anatomie le premier à être nommé chef administrateur du département et on lui donna un adjoint, le docteur Albert Paquet ; celui-ci s\u2019occupait des travaux pratiques.1932.Paul Garneau, qui revient d\u2019Europe après avoir étudié avec Rouvière, à Paris, réorganise l\u2019enseignement en tentant d\u2019y appliquer Ie block-system.Chaque jour on consacre trois heures à l\u2019anatomie, dont une heure de théorie et deux heures de travaux pratiques, pendant toute la première année et seulement en première année : au total 150 heures de théorie et 300 heures de travaux pratiques.Paul Garneau fait son enseignement à la française et dessine avec méthode.Je suis embauché parmi ses aides d\u2019anatomie à ce moment et c\u2019est là que j'ai appris à connaître cet homme de cœur et ce parfait gentilhomme dont la droiture et la fidélité ne le cédaient qu\u2019à la rigueur technique.Paul Garneau fut pour moi un chef modèle et sa mort prématurée nous a privés de ses leçons quotidiennes d\u2019ordre et de discipline.L'Université lui avait demandé de consacrer la moitié de sa journée au département d\u2019anatomie de sorte que, pendant les 6 ans qu\u2019il occupa la chaire, il s\u2019employa à monter des pièces de musée et une salle de dissection des plus modernes.Il construit l\u2019amphithéâtre d\u2019anatomie, améliore la technique d\u2019embaumement, conserve ses sujets immergés 1 dans l\u2019huile et met ainsi fin à l\u2019ère nauséabonde et incommode de l\u2019ana- tomie de tous les temps et de tous les pays.A sa mort, en 1941, il fut remplacé par l\u2019auteur de cette esquisse historique ; celui-ci était alors chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu et il ne désirait : nullement abandonner une carrière qu\u2019il aimait, qu\u2019il avait préparée 4 avec soin par cinq années d\u2019études postscolaires et où il réussissait.C\u2019est le doyen Vëzina, lui-même un ancien aide d\u2019anatomie de 1918 à 1931, qui a Institué une carrière à plein temps en anatomie pour prendre, PE 5 Ba EB mp: desire) ET So Roa es rer, A brats eg Eyer rer = es ea = pese cs: Lo ra es ve er A = I x Eh ep, 3 pe pere A TEST Sr EN At RCCL us REO a Se : 3 Bo 7e ay SL = on A Te = ee = gh: & & 5 = pe = i 2 gs SE = = 5 IR > « 5% $ 5 Be = 58 a Ei Err = ë ist STE HY ses hy; = se : = a = cos x Ey = >.= 4 pt 2e me pa = Ele = Ten a Bis = A & ven 2 3 Se Fol % i 2 Tr He 5 SE sr = ss = > CALIXTE DAGNEAU ET A - Heh bi .LS dé ot % a = se \u20ac 5 P 4 i = is Sb Las PROFESSEUR DE 1914 A 1932 or To = = Be 3 4 x + = se 5 se Éd ps Ga nk SE i se on a i so = se a i i i see i = = = es LE A sa i SH on 2 = Jr es ifs = 7 te ss i; 4 oh Su .GE .Cy sr 2 i, æ Gs i ok = + + = 7 5 i ie AL LR Je À i a\" i 55, 3 # i 2 Yi A 7 1 pale hd a: d than = So be i Wy 4 \u201c8 2 i i 5 ne Ca 2 3 AL fii i ji i i irs st a i i a === = = pr = pe _ 8 3 3; 33 3 = Go ue COR Fm TAINS Ta Sala NL 0 3 5 Eira ye RCNA Fe i CEE SC OREENS 2 a = EEE = BE FAR ERS A PERT 5 ws = \u2018a rap va il 7 À whi É; / jt Ww ht bi 74 ee i i hi: 7 7 Gy Pl iy ES Bre Te Un 7 i: pos 7% 7 7 se ea 4 es fa pi a.Ke = 3 = Li 0, pe 7 i irl 0 be 5 , io > e A = os EERE - io inion Sab = sie SR a.ea 3 PROFESSEUR DE 1932 A 1941 PAUL GARNEAU __\u2026 5 A DS pu PP = SR LL PE Er Te PRP ESN Lo ee Ee PPR Pres RON PC Sapp) a os peu ET ut ee Cy Se ae oe Lei ; 2 TES = 23 Les = = es = = = re wo Poa eT eT ots Fp oe Pi en tit pe sn 2 5 5% ie = ne .nu) A Ran my A rm \u2014_\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 =; a =.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 > w= = Septembre 1957 Lava\u2026 Mépica\u2026 135 m\u2019a-t-il dit alors, intérêt aux élèves, aux études médicales et, possiblement plus tard, a la recherche.Je vous l\u2019avouerai franchement, si j\u2019ai accepté la carrière c\u2019est par le triple attrait de l\u2019élève, des études et de la recherche.De notre temps, nous avons tous déploré l\u2019absence de direction pédagogique pendant nos études médicales.Je me suis d\u2019abord attaché à analyser, chez l\u2019élève, la méthode de travail, à lui montrer comment lire un livre, suivre un cours et faire des travaux pratiques.Ensuite je me suis profondément intéressé à la direction des études, d\u2019abord en anatomie puis dans tout le cours de médecine ; les études postscolaires ont vite attiré notre attention et c\u2019est ainsi qu\u2019aujourd\u2019hui nous nous réjouissons d\u2019avoir une section d\u2019anatomie expérimentale où des chirurgiens viennent prouver des hypothèses tirées du malade.II, \u2014 L\u2019ENSEIGNEMENT Dans la seconde partie de ce travail, je veux relater l\u2019évolution qu\u2019a subie l\u2019enseignement de l\u2019anatomie dans notre Faculté depuis cent ans.En relevant dans les annuaires le nombre d\u2019heures consacrées à l\u2019étude de l\u2019anatomie, on retrouve une double constante : d\u2019une part dans la proportion de l\u2019enseignement théorique et de la dissection, où le rapport est de 1 sur 2.D'autre part, tous les professeurs sauf un ont accordé un nombre total d'heures qui se retrouve autour de 500.Seul le professeur Simard, qui a étudié en Allemagne, a dérogé à cette moyenne et a imposé aux élèves plus de 800 heures d\u2019anatomie.Tous les autres, Landry, Lemieux, Ahern, Dagneau et Garneau, ont étudi* en France.Peut-être est-ce là l\u2019indice de la différence de conception dans l\u2019étude et l\u2019enseignement de cette matière.L'on sait en effet qu\u2019il y a deux méthodes opposées, l\u2019une inductive, qui passe du particulier au général et c\u2019est la méthode allemande ou anglo- saxonne, l\u2019autre déductive, qui passe du général au particulier et c\u2019est la française.Dans les deux méthodes, l\u2019élève utilise les mêmes éléments : un cadavre, un livre et un professeur.Dans la méthode allemande, c\u2019est TT I, 136 LavaL MEbicar Septembre 1957 le cadavre qui prime ; on donne à I\u2019éléve un livre pour l\u2019aider à comprendre le cadavre et, lorsque l\u2019élève a beaucoup travaillé par lui-même, le professeur vient et Jette sur la matière une lumière empruntée à la physiologie, à l\u2019embryologie et à la pathologie.Dans la méthode française, au contraire, Ie professeur vient d\u2019abord expliquer de façon analytique quels sont les appareils et systèmes que l\u2019on peut considérer dans l\u2019organisme complet ; l\u2019élève étudie dans son livre et acquiert une connaissance théorique du sujet ; en dernier lieu il cherche et retrouve dans chacune des régions du cadavre les articles anatomiques qu\u2019il a connus dans les systèmes ; cette dernière méthode a permis à de grands professeurs de faire montre de leur savoir, comme Rouvière à Paris, Testut et Latarjet à Lyon, mais l\u2019élève y trouve un enseignement plus théorique que pratique ; en effet, on enseigne d\u2019abord une anatomie de cadavre et en second lieu on est forcé, du point de vue didactique, de séparer des matières qui, normalement, forment un tout unique, comme l\u2019histologie, l\u2019embryologie et l\u2019anatomie.Dans l\u2019étude historique que nous avons faite, nous sentons constamment chez nos prédécesseurs le besoin de corriger ces inconvénients mais sans y parvenir complètement.Celui qui a le mieux appliqué la méthode à la française chez nous c\u2019est Paul Garneau, élève de Rouvière.Aussi lorsque nous avons pris sa succession, avons-nous eu la tâche facile car l\u2019ensergnement y était bien systématisé et l\u2019organisation matérielle proff- table ; le département fonctionnait très bien et le musée était déjà en bonne voie de montage.Notre part dans l\u2019évolution de l\u2019anatomie à Laval fut d\u2019enseigner une anatomie dynamique, 1.e.l\u2019anatomie du vivant plutôt qu\u2019une anatomie de cadavre et de spécialiste.Évidemment la dissection du cadavre reste le moyen indiscutable de voir les organes profonds, d\u2019en connaître la situation et les rapports.Mais l\u2019anatomie de surface chez le vivant donne à l\u2019étudiant une connaissance vraie en trois dimensions : les travaux pratiques de tout le premier terme montrent à l\u2019étudiant à découvrir sur son voisin et à y inscrire la projection en surface des organes profonds, le trajet des vaisseaux et des nerfs, les interlignes articulaires et les reliefs osseux.Travaillant deux par deux, les étudiants s\u2019éduquent et dans la recherche précise d\u2019un repère à l\u2019aide d\u2019un crayon gras, de la radio- Septembre 1957 Lavar MÉpicar 137 graphie et du mouvement Ils arrivent ainsi à acquérir l\u2019habitude de sortir l\u2019anatomie du volume pour la comprendre dans ses trois dimensions et | dans son mouvement chez le vivant.§ Notre système d\u2019enseignement de l\u2019anatomie dynamique compte sur le préceptorat ; je confie à un jeune médecin un groupe d\u2019environ 15 élèves qu\u2019il suivra toute l\u2019année en des séances de travaux pratiques ; dans ces séances on offre à l\u2019élève : a) la chance de voir des démonstrations bien faites : b) l\u2019occasion de répéter lui-même la recherche anatomique ; et, Ë c) d\u2019évaluer chaque semaine ses connaissances dans le « colloque d'anatomie » en se soumettant aux questions du moniteur et en ayant par : ce Jeune médecin l\u2019occasion d\u2019élargir et d\u2019appliquer ses connaissances.D'un autre côté, nous avons joui de très grandes facilités de la part des autorités universitaires pour augmenter et perfectionner l\u2019aménage- ; ment matériel du département, améliorer la technique d\u2019embaumement k: qui nous permet de conserver les sujets souples jusqu\u2019à la fin de Ia dissection tout en les empêchant de se dessécher et de se corrompre : pour augmenter les collections du musée ; mettre au point des techniques nouvelles (bronches dans le plastique) ; au lieu des anciennes tables d\u2019ardoise gi a ciel ouvert nous avons maintenant des tables fermées à fonds mobile où ; le sujet trempe dans l\u2019huile entre deux séances de dissection ; nous avons un département propre qui ne sent plus le cadavre, parce qu\u2019il est facile à entretenir, que les sujets sont mieux embaumés et que nous avons installé des appareils électriques qui oxydent les odeurs organiques, sans compter que les ventilateurs renouvellent constamment l\u2019air des salles de cours.Enfin, chance inoute, en 1950, nous avons installé dans notre ih département un appareil à rayons X complet, graphie et scopie, don d\u2019un | de nos collègues de la Faculté, Ie professeur Paul-A.Poliquin et complété par le département de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Nous avons aussitôt offert aux autres départements l\u2019usage de cet appareil qui sert, non seulement dans l\u2019enseignement en anatomie et physiologie, mais aussi en recherches de médecine expérimentale pour tous ceux qui veulent s\u2019en servir. 138 Lavar MÉDicAL Septembre 1957 Nous pouvons constater avec nos voisins américains et nos collègues canadiens, de Vancouver, de Toronto ou de Dalhousie, que nous avons un département d\u2019anatomie qui fait envie car l\u2019éguipement matériel est des plus complets et des plus modernes, constituant un climat idéal pour les étudiants.Aussi nous amusons-nous à ramener de temps à autre au département un confrère qui nous a quittés depuis 20 ans et qui ne peut s\u2019empêcher d\u2019envier le sort des étudiants actuels.Mais, avons-nous dit, notre principale contribution ne fut pas d\u2019ordre matériel ; elle fut d\u2019enseigner une anatomie dynamique, l\u2019anatomie du vivant, à la française dans son allure générale, avec leçons magistrales sur les divers appareils, comme nous l\u2019avons vu pratiquer à Lyon chez le professeur Latarjet, le successeur de Testut.Cette étude systématise la matière et constitue une approche, logique pour des latins, à l\u2019anatomie et à Ia dissection.Par ailleurs, considérant la formation médicale de nos étudiants dans son ensemble, nous avons choisi d\u2019animer le cadavre par des considérations d\u2019ordre physiologique et pathologique.Puis ce sont les internes qui, se rappelant les directives pédagogiques qu\u2019ils avaient reçues en première année, sont venus demander au chef du département de rajeunir leurs bases anatomiques.Enfin ce sont les chirurgiens qui nous ont demandé aide et assistance pour une formation complémentaire.Comprenant depuis longtemps l\u2019importance de l\u2019anatomie pour les chirurgiens, nous avons largement ouvert les portes du département et les réserves de cadavres à tous les candidats sérieux qui désiraient parfaire leur entraînement technique, le tout sous notre direction et responsabilité.Et c\u2019est ainsi que nous avons reçu avec plaisir les médecins suivants pour la recherche mdiquée : Le docteur Louis-Philippe Roy : côtes cervicales ; Le docteur Jos.-Louis Petitclerc et Gustave Auger : plexus cardiaque pré-aortique ; Le docteur François Roy : sympathectomies lombaires ; Le docteur Antonio Martel : infiltrations sympathiques ; Le docteur Fernando Hudon : blocage du plexus brachial ; Le docteur Henri de St-Victor : 20 périnées de femmes ; Le docteur Joffre-A.Gravel : gros vaisseaux du thorax ; Septembre 1957 LavaL MEbicaL 139 Le docteur Paul Fugère : 20 fenestrations ; Le docteur Louis Royer, avec ses élèves : bronchoscopie \u2014 sinus\u2014 mastoïdes, etc.Les demandes étant devenues trop nombreuses, il nous a fallu y apporter quelque systématisation et nous avons organisé un cours de technique chirurgicale à l\u2019usage des jeunes médecins qui se destinent à Ia chirurgie.Depuis 1947, chaque année un groupe maximum de douze Jeunes chirurgiens suivent les leçons de chirurgie, non seulement dans sa technique mais dans sa pathologie, assistent à des démonstrations et exécutent eux-mêmes des opérations d\u2019abord sur le cadavre puis sur [animal vivant.Mais ce ne sont là que des travaux d\u2019entrainement technique, et j\u2019en oublie de très nombreux.Nous avons cependant tenté d\u2019autres essais à l\u2019allure expérimentale et plus scientifique, dont voici quelques exemples : Greffes tendineuses, par Amyot Jolicœur, chez le chien ; Greffes d\u2019uretère, par Louis Coulonval, chez le chien ; Greffes de cholédoque, par Guy Tardif, chez le chien ; Greffes veineuses et artérielles, etc.; Wilfrid Caron et Jacques Turcot : réactions péritonéales à l\u2019éponge de gélatine (35 chats) ; publié à Philadelphie, en 1949, et commenté devant l\u2019American Association of Anatomists ; Joachim Jobin : 200 colonnes \u2014 rbumatologie ; Dominique Gaudry : vésicule biliaire (24 chiens) ; Jacques Turcot : circulation lymphatique chez le chien : Jean-Louis Larochelle : 198 dissections de l\u2019innervation sensitive de la hanche ; il a créé une technique chirurgicale contre la douleur dans l\u2019arthrite chronique.Jacques T'urcot : le thiouracil et la glande thyroïde ; Gilles Marceau : greffes artérielles ; conservation des greffons et allergie ; Joffre-A.Gravel : la chirurgie cardiaque en bypothermie ; la défibrillation cardiaque et la circulation extracorporéale.Tout cela nous a été demandé, d\u2019abord par les étudiants qui avaient 7 été initiés à l\u2019anatomie dynamique et qui désiraient parfaire leur for- 140 Lavar MÉpicaL Septembre 1957 mation médicale, puis par les chirurgiens qui souhaitaient s\u2019entrainer à de nouvelles exigences techniques et qui cherchaient le moyen de satisfaire leur curiosité scientifique.Mais cette conception dynamique de l\u2019enseignement a créé au département d\u2019anatomie une vie intense où les élèves, les internes, les chirurgiens, les chercheurs et les enseigneurs travaillent selon un horaire déjà très chargé.La recherche doit être un stimulant à l\u2019enseignement ; il ne s\u2019agit pas nécessairement de grands travaux de recherche mais les conditions d\u2019installation matérielle dorvent permettre d\u2019aborder quelque problème que ce soit car le meilleur enseigneur est encore celui dont la curiosité intellectuelle constamment en éveil sait poser à l\u2019homme des problèmes sur l\u2019homme ; puisque « enseigner c\u2019est faire aimer la matière » il faut que le professeur ait à sa disposition une source d\u2019alimentation et de rajeunissement qui apporte à ses leçons l\u2019intérêt et que l\u2019élève sente l\u2019aiguillon de la curiosité intellectuelle l\u2019entraîner et le pousser vers \"étude.BIBLIOGRAPHIE .Tous les Annuaires de la Faculté.BorssoNNAULT, Charles-Marie, Laval médical (sept., oct.et nov.) 1952.LEBLOND, Sylvio, Le Saguenay médical, 1952.VALLÉE, Arthur, Bulletin médical de Québec, 1914.Ww D 'M TR PR Ie on AIP A RRRPPC EEE IIER | 1 ! aa 7 eames eae oe re - cr a ace _ PrN ea Co = 29 eo ~ ro psa ina en Ee oa ji rar À a a 5 = \u2014 _ ne 2 pa ENP a 20m « = RET = i rat mi 3 7a Tb k + ry es hemanse: 3 2 po; pe 53 wd EZ oi a CA A in % / 1 a % ip He g A Ë fes \u2018 ts © AE ¥ A 3 MIT a a = 4 ] I 74073 en ot Rh or Te a P 0 Wy 9 ar: 8; 3 @ AO ow\u2019 7 3 4 | p oy A ji À oe i.2 ne ar = jo 7 ; a A 2s.dil 2 7 ii TH JA LES: re ses sn ua Hise \"aa poSigemammihet as Pa Ay \u201c4 EB po Zi, i 24 Ë 1 AE A mi Va 707 \\} we ee re B or nd 5 He he git 4 Le i 4; a HL EL wo - % yi R \u2026 x ig Pen ac i so A das > os 2, TE y a 2 I Pat 5 A 3 ue tn rpm ces 3 By a KS x 7 pe Hi 4 of # ou & RE 5 74 aan - == mr nn te oe 0e mE Soon EE \u2014 AE ie me = = TET cs apr iad BE mm SEE 2e 3° = = SEO = St TT Tele RAT SA ce > A ee as Res EEE > ty) MERS A = op rt LA BIOCHIMIE À LAVAL.ROSAIRE GINGRAS INTRODUCTION \u2018étude des phénomènes chimiques de la vie est l\u2019objet de Ia biochimie.Issue de l\u2019union des deux catégories de connaissances fondamentales dont elle porte le nom, cette science moderne est d\u2019une importance primordiale en médecine.Bien connaître l\u2019aspect chimique des phénomènes biologiques normaux permet À l\u2019étudiant en médecine de mieux saisir leurs déviations pathologiques.Aussi, toutes les Facultés de médecine de quelque importance comprennent un département de biochimie qui, au même titre que les autres départements des sciences de base, contribue à la formation du médecin de demain.Née d\u2019hier, Ia biochimie a évolué plus rapidement que les sciences dont elle est issue : la chimie et la biologie.Depuis quarante ans, ses progrès sont si rapides et si nombreux qu\u2019elle exige, dans une Faculté de médecine bien organisée, autant de cours et d\u2019heures de travail que les autres disciplines fondamentales.S'appuyant de plus en plus sur des concepts scientifiques, la médecine peut aujourd\u2019hui résoudre un nombre croissant de cas pathologiques par des explications purement biochimiques.Le diabète en est un exemple classique.Science qui doit être enseignée selon une méthodologie rigoureusement expérimentale, et dont l\u2019évolution ne s\u2019arrête jamais, la biochimie 142 Lavar MépicarL Septembre 1957 doit se renouveler continuellement par Ia recherche scientifique.Un département de biochimie doit pouvoir associer étroitement la recherche et l\u2019enseignement.C\u2019est une condition universellement reconnue pour former l\u2019étudiant, de même qu\u2019une excellente façon de l\u2019intéresser davantage à son travail et à la science en général.C\u2019est en vue de répondre à cette double exigence que le département de biochimie de l\u2019université Laval s\u2019est attaché à la fois des docteurs en médecine et des docteurs en science qui consacrent tout leur temps à la recherche et à l\u2019enseignement.Au courant des dernières découvertes de la science biochimique, ils en font bénéficier leurs élèves.Ils sont en mesure d\u2019assurer l\u2019unité de l\u2019enseignement grâce à la direction immédiate du chef du département.Comment la Faculté de médecine a-t-elle résolu le problème de l\u2019enseignement de la biochimie?Comment le département, outre ses deux missions principales, a-t-il rempli ses fonctions paradépartementales ?Comment participe-t-il aux œuvres universitaires et quelle en a été \u2019évolution historique ?L\u2019ÉVOLUTION HISTORIQUE L'enseignement de la chimie à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval a suivi une courbe parallèle à l\u2019évolution de cette science.Jusqu\u2019en 1935, le cours de chimie portait sur la chimie morganique.On y avait ajouté un bref aperçu des principales notions de chimie organique.On complétait en outre cet enseignement théorique par des exercices pratiques où les étudiants se familiarisaïient avec l\u2019étude et l\u2019analyse des sels d\u2019après les Tableaux d\u2019analyses quantitatives de Tread- well.! Della sorte, il était possible de suppléer aux déficiences dont pouvaient souffrir les débutants.On avait également institué un cours de chimie physio-pathologique qui, avec les années et le progrès des sciences, devint un cours de chimie clinique grâce auquel les futurs médecins s\u2019initiaient à l\u2019étude des processus chimiques de la matière vivante.Encore ne s\u2019agissait-il que d\u2019une application de ces processus à l\u2019emploi de certaines méthodes techniques de laboratoire pouvant aider aux diagnostics cliniques.1.Cf.Annuaires de la Faculté de médecine, 1928-40. Septembre 1957 LavaL MéDpicaL 143 À partir de 1935, le docteur Rosaire Gingras fut chargé du cours de chimie et l\u2019enseignement s\u2019orienta vers l\u2019étude des opérations chimiques de la matière vivante.Cette initiative s\u2019avéra féconde et, en 1939, Ia Faculté de médecine créa un département de biochimie sous la direction du docteur Gingras.Peu après la formation du nouveau département, le docteur Henri Marcoux, chef de laboratoire à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, qui enseignait la chimie clinique, devint titulaire d\u2019une chaire de ce nom (1942).II était en effet d\u2019importance primordiale de continuer à assurer aux futurs médecins les connaissances indispensables que la biochimie apporte au diagnostic clinique.Depuis deux ans déjà, M.Roger Gaudry, docteur ès sciences, boursier Rhodes de retour d\u2019Oxford, faisait partie de la jeune équipe de biochimistes.Dès sa fondation, le nouveau département se trouva ainsi en mesure de fournir aux étudiants en médecine un enseignement approfondi non seulement en ce qui a trait à la chimie organique des constituants de la cellule et des aliments, mais aussi en ce qui regarde la chimie des processus vitaux : digestion, respiration, enzymologie, métabolismes Intermédiaires, vitamines, hormones, etc.En 1944, le département s\u2019assura la collaboration d\u2019un autre chercheur, le docteur Édouard Pagé, ph.d., spécialisé en nutrition à l\u2019université de Cornell, qui assuma la direction d\u2019une partie des travaux pratiques en biochimie.Le recrutement d\u2019un personnel hautement qualifié et l\u2019établissement de laboratoires modernes et bien outillés où tous travaillent, selon l\u2019expression consacrée, à plein temps, transforma le département en un véritable centre de recherche médicale, que, dès 1946, à cause des progrès réalisés, les autorités décidèrent d'utiliser en vue de l\u2019enseignement aux gradués.Deux bacheliers de la Faculté des sciences vinrent au département de biochimie poursuivre des études et des recherches en vue de l\u2019obtention du doctorat ès sciences.MM.Fernand Martel et Guy Nadeau, y préparèrent leur thèse de doctorat, le premier, en biologie, sous la direction du docteur Pagé, le second en chimie, sous celle du docteur Gaudry.Un an plus tard, le docteur Gaudry acceptait un autre bachelier comme candidat au doctorat, M.Louis Berlinguet, 144 Lavar\u2026 MÉDpica\u2026 Septembre 1957 chimiste qui venait de recevoir ses diplômes de l\u2019université de Montréal.Par conséquent, dès 1946, le département de biochimie de la Faculté de médecine de Laval pouvait se réclamer, non seulement d\u2019un enseignement régulrer et approprié de la chimie et de la biochimie théoriques et pratiques, mars également d\u2019une participation effective à la recherche médicale et à l\u2019enseignement aux gradués.?On peut se rendre compte de l\u2019importance de la production scientifique qui marque cette période en parcourant la liste des publications de l\u2019équipe départementale.3 À l\u2019origine, les laboratoires de recherche du département ne compre- nalent du point de vue matériel que les appareils et instruments strictement indispensables.Grice à ces travaux le département ne tarda pas à s\u2019attirer des sympathies, ce qui permit assez rapidement d\u2019obtenir des subventions.Ainsi, sans déboursés supplémentaires prohibitifs, l\u2019université vit grandir son œuvre.Le Conseil national des Recherches et certains fabricants de produits pharmaceutiques versèrent de généreux octrois et le département prit un essor considérable.Aujourd\u2019hui, 1l compte, outre deux titulaires, deux professeurs agrégés et six réguliers : les docteurs Martel, Berlinguet, Belleau, Lemonde, Babineau, Loiselle, Dufour et Boivin.Une telle augmentation du personnel a permis au département de mieux répartir l\u2019enseignement et de fournir à l\u2019étudiant une vue plus complète de la biochimie.Le contact si enrichissant du professeur et de l\u2019étudiant tant à la salle de cours qu\u2019au laboratoire en a largement bénéficié.Quant à la production scientifique, elle a augmenté parallèlement, suscitant l\u2019octroi de nouvelles subventions et l\u2019inscription d\u2019étudiants gradués venus de quelques autres universités : Montréal, Saskatoon, Dalhousie, Bishop, Shanghai, Rome.De nombreux étudiants étrangers ont ainsi obtenu, après un stage de recherches médicales et paramédicales, un diplôme supérieur de Laval ce qui ajoute d'son rayonnement.2.Cf.Appendice A.Étudiants qui ont préparé un doctorat ou une maîtrise au département de biochimie.3.Cf.Appendice B. atni tie CLIN Septembre 1957 Lavar MÉDICAL 145 L\u2019École des graduës, celle des sciences domestiques, celle de la technologie médicale dirigent aussi leurs élèves vers le département de biochimie dont elles reconnaissent ainsi la qualité.PERSONNEL DU DÉPARTEMENT DE BIOCHIMIE Le personnel actuel du département de biochimie se compose de deux professeurs titulaires, de deux professeurs agrégés et de six assistants universitaires, Tous, sauf un, sont des professeurs de carrière dispensant, à plein temps, l\u2019enseignement théorique et pratique de la biochimie et participant au travail commun de la recherche scientifique.Le département compte en outre quatre moniteurs additionnels préposés aux laboratoires de biochimie pratique, une secrétaire-biblio- théconome, sept techniciens dont six détiennent des diplômes de l\u2019École de technologie médicale de l\u2019université Laval, deux aides de laboratoire.LES COURS L\u2019ensergnement de la biochimie a souffert, par bien des côtés, du peu d\u2019espace et de matériel que l\u2019on pouvait mettre à la disposition des étudiants dans les anciens locaux.Cette carence affectait en particulier les conditions dans lesquelles s\u2019exécutaient les travaux pratiques, carence qui n\u2019était pas particulière à Laval puisque les biochimistes des Facultés ou Écoles de médecine des États-Unis l\u2019ont encore tout récemment déplorée pour elles-mêmes.Reconnaissons toutefois que les lacunes et l\u2019expérience des quinze dernières années ont servi de guide à l\u2019organisation des salles et laboratoires mis à la disposition du département dans le nouveau pavillon.Les programmes eux-mêmes en ont profité.On a revisé le cours théorique d\u2019après des conceptions plus scientifiques, plus souples et plus efficaces.L\u2019enseirgnement de la biochimie s\u2019inspire maintenant de la méthode historique, ce qui permet d\u2019initier l\u2019élève aux différentes étapes de son , 4 Cf.Appendice E.Notices biographiques des membres du département de biochimie.5.Journal of Medical Education, p.31, 1957. 146 LavarL MÉDicAL Septembre 1957 évolution comme aux découvertes clefs qui ont donné naissance aux concepts actuels.On ne se contente plus d\u2019informer l\u2019étudiant des grands principes qui régissent cette science.On les illustre par une bonne quantité d\u2019exemples concrets tirés de la littérature scientifique, c\u2019est-à-dire de l\u2019histoire de la biochimie.Pour ce faire, il ne faut pas se confiner à l\u2019être humain car il serait impossible alors de confirmer par des exemples cliniques toutes les données de Ia biochimie.La méthode comparative est la meilleure, puisque les principes généraux s\u2019étendent à tout le règne animal.Elle permet de mieux déterminer les phénomènes fondamentaux et de les expliquer.La physiologie et la pharmacologie sont d\u2019un grand secours dans ce domaine.Une collaboration étroite entre ces trois disciplines est essentielle.Le physiologiste doit laisser au biochimiste le soin de traiter dans son cours ce qui relève de la compétence du biochimiste.De même, le pharmacologiste doit adapter une partie de ses cours aux besoins du physiologiste ou du biochimiste.En d\u2019autres termes, ni le physiologiste, ni le pharmacologiste ne doivent se substituer au biochimiste et inversement.Une telle collaboration empêche que les cours ne fassent double emploi et prévient toute contradiction dans l\u2019exposé de chacune des trois disciplines.L'installation du département dans le nouveau pavillon de la Faculté de médecine facilitera dans une large mesure l\u2019emploi des méthodes audio-visuelles d\u2019enseignement (films, projections, expériences télévisées, etc.).Elle permettra également de favoriser la tenue de seminars groupant les élèves désireux de discuter tel ou tel problème de biochimie.De telles discussions auront évidemment lieu sous la direction large et compréhensive d\u2019un professeur.Mais c\u2019est surtout dans le domaine de l\u2019enseignement pratique que le cours de biochimie profitera Ie plus des nouvelles salles de Ia Faculté de médecine.Chaque étudiant, dans le laboratoire général de biochimie, à accès aux instruments et aux appareils les plus modernes, ce qui constitue une amélioration considérable.II dispose d\u2019une armoire individuelle dont il est seul responsable, ce qui facilite la poursuite d\u2019expériences à long terme, c\u2019est-à-dire de ces expériences où l\u2019étudiant peut d\u2019une séance à l\u2019autre conserver des produits de réaction, les étudier plus à son aise et plus à fond.REE PR I ele, Septembre 1957 Lavar.MépicaL 147 L'accès à un véritable laboratoire d\u2019expérimentation animale accroit d'autant pour l\u2019étudijant le profit qu\u2019il peut tirer de l\u2019enseignement pratique de la biochimie.Dans notre laboratoire, les chercheurs peuvent expérimenter dans une foule de domaines et particulièrement dans les suivants : carences alimentaires, (vitamines, acides aminés, acides gras, etc.), opothérapie (surrénales, testicules, ovaires, hypophyse, etc.), réactions enzymatiques (foie, rein, intestin, etc.), analyses chimiques des tissus (sang, muscles, urines, etc.).Là également il s\u2019agit d\u2019expériences à long terme où, en plus de toucher de près aux phénomènes biochimiques, les étudiants sont initiés aux techniques de la recherche moderne.Le but de cette orientation nouvelle de l\u2019enseignement pratique de la biochimie est de réduire au minimum les expériences du type recette de cuisine où l\u2019étudiant ne pratique que des réactions chimiques isolées qui restent éloignées de l\u2019endroit où ces mêmes réactions se font normalement dans l\u2019organisme.Ce qui importe avant tout, c\u2019est de faire comprendre à l\u2019étudiant les principes qui gouvernent les réactions biochimiques et ceci au moyen d\u2019expériences qu\u2019il fait lui-même.Ceci stimule l\u2019intérêt du chercheur novice.En soi, la technique améliore l\u2019observation scientifique et perfectionne la dextérité de celui qui s\u2019y livre.Compte tenu de ce fait, on peut affirmer qu\u2019elle n\u2019est pas de prime importance pour l\u2019étudiant en médecine.Elle doit au contraire s\u2019effacer devant le principe qu\u2019elle sert à 1llustrer.Cette conception présidera dorénavant à l\u2019exécution des travaux pratiques.6 LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Durant les dix-sept années qui ont marqué le premier essor du département de biochimie dans le domaine de la recherche scientifique, soit de 1941 à 1957, les recherches ont porté sur Ia synthèse d\u2019acides aminés par les chimistes et sur l\u2019étude des propriétés biologiques de ces substances par les biologistes.Plusieurs études parues dans divers périodiques scientifiques 7 relatent les résultats des recherches touchant Ia synthèse d\u2019acides 6.Cf.Appendice C.Le nouveau programme théorique et pratique de biochimie.7.Cf.Appendice B.Liste des publications du département de biochimie, nos 19, 25, 47, 49, 55, 56 et 62. 148 Lavar MépicaL Septembre 1957 aminés naturels ou de certains de leurs homologues.II faut souligner, dans ce domaine, l\u2019intérêt particulier que présentent les synthèses nouvelles de la valine par la méthode de Stretcher, de la lysine et de Ia méthionine ainsi que des amino-alcools et de l\u2019hydroxyproline.La mise au point de ces procédés nouveaux constituait, au moment où elle a été réalisée, un apport fondamental aux lois de la chimie moderne de synthèse.Elle permettait, ce qui est plus important, l\u2019accès à de nouvelles substances comportant un intérêt biochimique indéniable.Par ailleurs, l\u2019étude des propriétés biologiques de plusieurs de ces composés nouveaux a fait l\u2019objet de maints travaux utiles.Dans ce domaine, il est particulièrement Intéressant de noter que l\u2019hexasérine se comporte dans l\u2019organisme animal comme un antagoniste de la lysine et possède, comme tel, des propriétés anémiantes marquées.S D\u2019autre part, un homologue de cet acide aminé, la pentasérine, peut, chez certains animaux, remplacer l\u2019arginine.\u201d Ces résultats et d\u2019autres 10 mettent en évidence des relations biochimiques fondamentales entre certains groupements chimiques et des fonctions physiologiques.Tous ces travaux faisaient alors partie d\u2019un projet d\u2019ensemble visant à étudier le métabolisme des acides aminés.Il faut aussi souligner Ies travaux portant sur la toxicité de la glycine chez le rat et ceux qui ont trait à l\u2019action utile de l\u2019acide folique contre cette intoxication.Pendant cette période, on fit également une étude approfondie des fonctions rénales chez le rat.En 1952, lors d\u2019une réunion de la Medical Research Conference, à Cleveland, les résultats des recherches du département dans ce domaine firent l\u2019obiet d\u2019une longue et intéressante discussion.TRAVAUX ACTUELS À compter de 1956, par suite de l\u2019arrivée de nouveaux chercheurs, les docteurs Belleau, Lemonde, Babineau, Loiselle, Dufour et Boivin, 1l devint urgent de coordonner davantage les recherches et d\u2019utiliser le maximum de compétence à la solution de tel ou tel problème scientifique.8.Cf.Appendice B, n° 15.9.Ibid, n° 11.10.Ibid., nos 38, 39, 40 et 41. Septembre 1957 Lavar MépicaL 149 Le département se compose maintenant de quatre sections jouissant chacune d\u2019un certain degré d\u2019autonomie dans leurs recherches.Chacune est sous la juridiction d\u2019un assistant possédant plusieurs années d\u2019expérience dans la direction des travaux.Les quatre sections relèvent du chef du département qui assure l\u2019unité de direction, en demeure le fi guide et le stimulant.E L\u2019expérience scientifique des chercheurs s\u2019étend à des domaines assez vastes pour qu\u2019il y ait possibilité de compénétration des sections et possibilité également de former une équipe ayant un but commun.Ainsi la section qui se spécialise en chimie organique, travaille en colla- i boration avec une section analytique qui suit les méthodes modernes uti- Ë Iisées dans l\u2019isolement des métabolites et dans la manipulation des isotopes.Une troisième section est responsable des études biochimiques générales aux niveaux clinique et paraclinique.L\u2019aspect chimique et analytique de ce travail dépend des deux premières sections qui, elles- : mêmes, participent à de nouveaux projets à mesure qu\u2019il s\u2019en présente.En dernier lieu, une quatrième section se consacre à l\u2019enzymologie.Elle est responsable de l\u2019étude des réactions biochimiques au niveau enzymatique comme son nom l\u2019indique.Cette section s\u2019imbrique donc dans les trois autres ; l\u2019échange continuel de suggestions et d\u2019informations qui en résulte élargit les horizons du travail de chacun.On trouvera en appendice un apercu du programme de recherches du département de biochimie.11 Le département se propose d\u2019organiser sous peu des réunions scientifiques genre seminars où des personnalités reconnues du monde médical i et scientifique exposeront, devant des spécialistes réunis ici à cette occa- } sion, les plus récentes découvertes de la biochimie.Ces délibérations 8 contribueront à stimuler la recherche dans notre institution et fourni- È ront à ceux qui y prendront part l\u2019avantage de nouer de précieuses relations tant au point de vue scientifique que social.PUBLICATIONS Le résultat des recherches effectuées par Ie personnel du département paraît dans des revues spécialisées qui atteignent les centres scientifiques zg 11.Cf.Appendice D. Eabatitaratal 150 LavaL MÉpicaL Septembre 1957 les plus importants des divers continents.Elles font aussi l\u2019objet de communications à l\u2019occasion de congrès scientifiques ou médicaux.OcTROIS Ces recherches sont toutes subventionnées par des octrois provenant du National Cancer Institute, de la Canadian Life Insurance Co., du Conseil national des Recherches, de l\u2019Office agricole de la province de Québec et de quelques-unes de nos plus importantes maisons de produits pharmaceutiques.Les sommes ainsi versées à l\u2019université servent à défrayer une partie des salaires des assistants, la presque totalité des salaires des techniciens et une grande partie de l\u2019appareillage et des produits utilisés pour fins de recherche.Grâce à ces sommes, la recherche fondamentale se poursuit activement au département, ce qui contribue indirectement, mais très sûrement à la qualité de l\u2019enseignement et au rayonnement de l\u2019université à l\u2019étranger.CONSULTATIONS PROFESSIONNELLES Les hôpitaux ont fréquemment recours au département de biochimie pour effectuer certains tests cliniques élaborés ou trop spécialisés.Les dosages hormonaux, les tests de grossesse, les dosages de plomb, d\u2019arsenic, d\u2019alcool, les électrophorèses, etc., constituent une partie des examens faits aux laboratoires de biochimie.Certains hôpitaux emploient aussi des spécialistes de notre département à titre de consultants.L\u2019ORGANISATION MATÉRIELLE Un département comme celui de la biochimie, dans une université, a deux fonctions.Il doit répondre à Ia fois aux besoins des élèves et aux exigences de la recherche expérimentale.L'aménagement des locaux réservés à la biochimie au nouveau pavillon de la Faculté de médecine satisfait à cette double fonction.La section consacrée aux étudiants se subdivise comme suit : a) Une salle de laboratoire pouvant accommoder 200 étudiants.Elle est munie d\u2019armoires individuelles, de gaz, du vide, de l\u2019électricité, de Septembre 1957 Lavar MépicaL 151 l\u2019eau, de douches de sûreté, de tableaux, d\u2019un écran, d\u2019appareils à pro- Jection, etc.; b) Un amphithéâtre également pourvu d\u2019appareils à projection, d\u2019écrans, de tableaux, de microphones, etc.; c) De services connexes: salle de préparation, locaux pour les moniteurs, techniciens et appariteurs, ascenseur pour le matériel, etc.La section réservée à la recherche comprend : a) Plusieurs laboratoires individuels destinés aux assistants et aux chercheurs.Les tables et les murs en sont amovibles et peuvent être déplacés pour changer les dispositions ou la superficie d\u2019un laboratoire, Je cas échéant ; b) Plusieurs salles affectées à des fins spéciales : chambre des isotopes, chambre à photographie, chambre à chromatographie, laboratoire des insectes, etc.; c) L\u2019appareillage mis à la disposition du département est très moderne et comprend tout ce qu\u2019on peut attendre d\u2019un département de biochimie bien organisé : appareil de Warbourg, Van Slyke, électrophorèse, polarimètre de précision, électro-photomètre de Beckman, collecteur de fraction chromatographique, balances de très grande précision, appareil à spectres infrarouge, pH métres de plusieurs modèles, enregistreur de radioactivité, etc.: d) Le département bénéficie aussi largement des autres Services communs, comme l'atelier, Ie chenil, le studio de photographie, l\u2019appareil pour le lavage de la verrerie, etc.; e) En ce qui concerne les livres et les revues, le département s\u2019est efforcé depuis sa fondation d\u2019acquérir les volumes les plus valables et les plus récents dans les diverses spécialités dont se réclame la biochimie.On a fait de même pour les périodiques.La bibliothèque strictement départementale comprend donc la plupart des revues indispensables au biochimiste moderne, qu\u2019elles soient à tendance chimique, ou à tendance purement biochimique. et 152 Lavar MEeEbicaL Septembre 1957 Le rouage complexe d\u2019un département de biochimie en pleine vitalité et à fonctions multiples, implique, de toute évidence une collaboration étroite entre médecins, chimistes organiciens, chimistes analystes, biologistes et enzymologistes.Nous avons tenté, dans la reconnaissance de la compétence, de la personnalité et de la liberté académique de chacun de nos collaborateurs, de leur distribuer Iles tâches de façon rationnelle et équitable, de susciter chez eux une compétition de bon alor, de leur inculquer « esprit d\u2019équipe », cette solidarité quotidiennement vêcue, gage de féconds lendemains.PA IFPI FTN IIIT FT A APPENDICE «A» ÉTUDIANTS QUI ONT PRÉPARÉ UN DOCTORAT OU UNE MAÎTRISE ÈS SCIENCES AU DÉPARTEMENT DE BIOCHIMIE NOM GRADE ANNÉE TITRE DE LA THÈSE FONCTIONS ACTUELLES NADEAU, GUY M.Sc.1948 Contribution à l'étude de la synthèse de quelques acides Biochimiste à l'Hôpital du Saint-Sacrement aminés.et à l'Hôpital Saint-Michel-Archange.Chargé D.Sc.1949 Contribution à l'étude de la synthèse de la méthionine, de la de cours à la Faculté des sciences, sérine et de la cystine, MARTEL, FERNAND D.Sc.1949 Contribution à l'étude du métabolisme de la créatine.Professeur agrégé en biochimie, BERLINGUET, LOUIS D.Sc.1950 Contribution à l'étude de la synthèse de la proline.Professeur agrégé en biochimie.KEIRSTEAD, CARL F.D.Sc.1949 Contribution to the study of amino acids.dl-serine, dl- Directeur du laboratoire de recherches de Li- béia-hydrosyvaline, and dl-bé/a-hydroxynorvaline.gnosol Co., subsidiaire de l'Anglo Pulp.McIVOR, ROBERT D.Sc.1951 The synthesis of amino acids from rhodanine.Laboratoires de la Défense Nationale, Ottawa.LANGIS, ANDRE D.Sc.1953 Contribution à l'étude de la synthèse de la DL-hydroxypro- Laboratoires de recherches Cie Ayerst, Mc- line.Kenna & Harrison.GODIN, CLAUDE D.Sc.1953 Synthèse de l'hydroxyproline.Professeur de biochimie, université d'Ottawa.PARIS, GÉRARD D.Sc.1956 Étude sur les synthèses d'acides aminés.Laboratoires de recherches Monsanto Chemicals, Montréal.TALBOT, GUY D.Sc.1956 Contribution à la synthèse de quelques acides aminés, Bourse post-doctorale du Conseil national des recherches.Zurich, Suisse.VILLENEUVE, JEAN-LOUIS| D.Sc.1957 Étude biochimique de la métamorphose chez Tribolium Laboratoires d'Entomologie, Belleville, Onta- confusum.rio.HUOT, LUCIEN D.Sc.1957 Aspects nutritifs et biochimiques de quelques minéraux au Études post-doctorales à Liège (Boursier du cours de la croissance chez Tribolium confusum.Conseil national des Recherches).WANG, MADELEINE M.Sc.1951 Renal function studies in the rat.GAIZUTYTE, ANNE M.Sc.1953 Mechanism of action of aminopterin in conjunction with ex- Attachée à un laboratoire clinique, trone, BELANGER, MAURICE M.Se.1955 Le prégnandiol dans les grossesses pathologiques.Biochimiste à l'hôpital de Chicoutimi, ANCIENS PROFESSEURS AU DÉPARTEMENT DE BIOCHIMIE GAUDRY, ROGER PAGÉ, ÉDOUARD Ancien professeur titulaire Ancien professeur titulaire Montréal.Directeur des recherches chez Ayerst, McKenna et Harrison, Directeur du département de biochimie, Faculté des sciences, Université de LE6] s1GU°1d9S TVOIAT TVAYT] Est 154 LavaL MeEpicaL Septembre 1957 APPENDICE «B» PUBLICATIONS DU DÉPARTEMENT DE BIOCHIMIE 1.GAGNon, Paul-E., GAuprY, Roger, et Krnc, F.E., The synthesis of amino acids from substituted cyanoacetic esters, Jour.Chem.Soc., (Janvier) 1944, pp.13-14.2.Gaupry, Roger, Méthode simplifiée pour Ie dosage rapide de l\u2019alcool éthylique dans le sang au moyen du spectrophotomètre, Rev.Can.Brol., 3 : 328, 1944, 3.Marcoux, Henri, Le diagnostic direct de quelques parasitoses intestinales, Laval médical, 9 : 334-341, (mai) 1944.4.Gaupry, Roger, La synthèse des acides alpha-aminés par la dégradation de Hofmann des amides, Can.Jour.Res., B23 : 234-237, 1945, 5.Marcoux, Henri, Le liquide gastrique, Laval médical, 10 : 376-373, (mai) 1945.6.Marcoux, Henri, Les idées modernes sur l\u2019amibiase, Laval médical, 10 : 656-664, (novembre) 1945.7.GauprYy, Roger, À synthesis of phenylalanine and tyrosine, Can.Jour.Res., B23 : 88-90, 1945 (prix Casgrain et Charbonneau, 1945).8, Marcoux, Henri, La chimie biologique et le cancer, Laval médical, 11 : 622-648, (juin) 1946.9.Gaupry, Roger, Study on the synthesis of valine by the Strecker method, Can.Jour.Res., B24, 301-307, 1946.10.Pack, Edouard, et GinGras, Rosaire, Etude sur les régimes alimentaires durant l\u2019manition chez le rat, Laval médical, 11 : 964, 1946.11, PaGÉ, Edouard, et GiNGRAs, Rosaire, Glycine toxicity and pyridoxine requirements in the white rat.Trans.Royal Soc.of Can., 40 : 119, 1946 (prix Casgrain et Charbonneau, D\" Pagë, 1946).12.Pack, Edouard, et Gingras, Rosaire, Effet du glycocolle sur Iles besoins du rat en pyridoxine et en biotine, Rev.Can.Biol., 6 : 373, 1947.13.Pack, Edouard, Gaupry, Roger et GrNGRAs, Rosaire, The nonavailability of Iysin from the corresponding hydantoin in the rat, Can.Jour.Res., B25, 107, 1947.14.GiNGRas, Rosaire, Pact, Edouard, et Gaupry, Roger, a-amino-e- hydroxycaproic acid in the rat, Science, 105 : 621, 1947, (prix Casgrain et Charbonneau, 1948).15.GiNGras, Rosaire, et Pact, Édouard, L\u2019action anémiante de l\u2019acide ¢-amino-e-hydroxycaprofque chez le rat, Rev.Can.Biol., 6 : 801, 47.16.Pack, Édouard, Gaupry, R., et GrnGRras, Rosaire, The anæmia- producing properties of a-amino-e-hydroxycaproic acid, J.Biol.Chem., 171 : 831, 1947.17.GAGNON, Paul-E., SAvARD, Kenneth, Gaupry, Roger, et RICHARD- soN, Edwin M., Synthesis of amino-acids from substituted Septembre 1957 LavaL.MépicaL 155 18.19.20.21.22.23.24, 25, 26.27.28 29.30.31.32.33.cyanoacetic.e-alkyl-3-aminopyrazolones, Can.Jour.Res., B25 : 28-36, 1947.GiNGRras, R., PAGE, E., et MARTEL, F., Effets toxiques du glycocolle chez le rat : leucophénie et créatinurie.Rôle de l\u2019acide folique, Rev.Can.Biol., 6 : 802, 1947.GrNGRras, R., et Pack, E., Effet du glycocolle sur Ies besoins du rat en pyridoxine et en biotine, Rev.Can.Biol, 6 : 373, 1947, MaArcoux, Henri, Le laboratoire de chimie clinique et de bactériologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, Les Cahiers de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, p.401, 1947.Pacé, E., et GINGRAs, R., Glycosuria in phlorizinized rats depleted of pyridoxine, Can.Jour.of Res., E26 : 206, 211, 1948.Mertz, E.T., BEEsoN, W.M., Warrz, R.H,, jr., and Gaupry, R,, Effect of the aminoacid hexahomoserine on growth and hemato- polesis in swine, Proc.Soc.Exp.Biol.and Med., 69 : 609-611, 948.Gaupry, Roger, The synthesis of D, L-alanine and D, L-pheny- lalanine by way of the corresponding hydantoins, Can.Jour.Res.B26 : 773-776, 1948.Gaupry, Roger, The synthesis of D,L-alpha amino-e-hydroxycaproic acid and a new synthesis of D,L-lysine, Can.Jour.Res, B26 : 387-392, 1948.Gaupry, Roger, et NApEAU, Guy, Une synthèse de la dl-méthionine, Can.Jour.Res., B26 : 226-229, 1948.Pack, E., et GrNGRAs, R., L\u2019action bactériostatique du glycocolle et les besoins du rat en pyridoxine, Mémoire de la Société royale du Canada, 43 : 11-20, 1949.PacÉ, E., GINGRAs, R., et Gaupry, R., L'action anémiante de deux antagonistes de la lysine : l\u2019hexahomosérine et l\u2019acide a-amino- adipique, Can.Jour.Res., E27 : 264-273, 1949.Guay, Marcel et Marcoux, Henri, Considérations sur le diagnostic et le traitement médical de Phyperparathyroidie, Laval médical, 14 : 395-402, (avril) 1949.Pack, E., GiNGRAs, R., et Gaupry, R., L\u2019hexahomosérine, un antagoniste de la lysine, Ann.Acfas, 15 : 81-83, 1949.Gaubry, Roger, et KeirsTeap, Karl F., The reduction of certain chloronitrobenzenes by dextrose and by sodium arsenite, Can.Jour.Res., B27 : 890-896, 1949.Marcoux, Henri, Le traitement des parasitoses intestinales, Laval médical, 14 : 1018-1034, (octobre) 1949 ; 1174-1191, (novembre) 949.Gaupry, Roger, Une nouvelle synthèse de l\u2019acide aminoadipique, Can.Jour.Res, B27 : 21-24, 1949.Gaupry, Roger, et BERLINGUET, Louis, Étude de la synthèse de Ia prolme par cyclisation d\u2019un acide valérianique dihalogéné, Can.Jour.Res., B27 : 282, 1949, .Pacé, E., MARTEL, F., et GiNGRas, R., Changements biochimiques au cours de l\u2019intoxication par le glycocolle.I.Effets de l\u2019acide folique, Rev.Can.Biol, 8 : 298-309, 1949, .Gaupry, Roger, Synthèses d\u2019acides aminés par l\u2019intermédiaire des 36.37.38.39.40.41.42.43.44.45.46.47.48.49.50.51.52.EIR REMI ANE LavarL MeEbicaL Septembre 1957 hydantoines, dl-sérine et dl-cystine, Can.Jour.Res., B27 : 421- 427, 1949, Gaupry, Roger, et KEIRsTEAD, Karl F., The identification of azoxy compounds, Can.Jour.Res, B27 : 897-901, 1949.Gaupry, Roger, et BERLINGUET, Louis, Synthèse de la DL-proline à partir de l\u2019a-pipéridone, Can.Jour.Res, B28 : 245-255, 1950.(Prix du Concours scientifique de la province de Québec, 1950.) MARTEL, F., et GinGras, R., Effets de l\u2019hexahomosérine sur les taux de la créatine et de l\u2019azote aminé dans le sang et l\u2019urine, Ann.Acfas, 16 : 105-108, 1950.MARTEL, F., et GINGRAs, R., Effets de la pentahomosérine sur les taux d\u2019excrétion urinaire de la créatinine et de l\u2019urée, Ann.Acfas, 16 : 111-114, 1950.MARTEL, F., et GiNGRAs, R., Inefficacité du cobalt à produire la polycythémie chez des rats recevant un traitement préventif à l\u2019hexahomosérine, Ann.Acfas, 16 : 109-111, 1950.MARTEL, F., et GINGRAs, R., Ineffrcacité du cobalt à produire la polycythémie chez des rats traités à l\u2019hexahomosérine, Rev.Can.Brol., 9 : 199-202, 1950.MARTEL, Fernand, L\u2019absorption des graisses, Laval médical, 15 : 1950.MARTEL, Fernand, Contribution à l\u2019étude du métabolisme de la créatine, Laval médical, 15 : 1950, Québec.GauprYy, Roger, et McIvor, Robert A., Synthèse des acides aminés à partir de la rhodanine, Can.Jour.Chem, 29 : 427-438, 1951.MARTEL, Fernand, Gaupry, Roger, et GINGRAs, Rosaire, Remplacement partiel de l\u2019arginine par la pentahomosérine, dans la ration du poulet, Rev.Can.Biol, 10 : 246-249, 1951.MARTEL, Fernand, Wanc, Madeleine, et GincrAs, Rosaire, Renal function studies in the rat, Les Presses universitaires Laval, Québec, 1951 (76 pp.).Gaupry, Roger, The synthesis of amino acids from 2, 3-dihydrofuran.dl-ornithine, dl-proline, and dl-alpha-amino-§-hydroxyvaleric acid, Can.Jour.Chem., 29 : 544-551, 1951.GauprY, Roger, BERLINGUET, Louis, GINGRAS, Rosaire, et MARTEL, Fernand, Nouvelles synthèses et essais biologiques d\u2019homologues de la méthionine et de la cystine, Rev.Can.Biol, 11 : 132-146, 1952.BEerRLINGUET, Louis et GaubpRy, Roger, Enzymatic resolution of DL-a-amino-e-hydroxy, n-caproic acid and DL-a-amino-6-hydroxy n-valeric acid, Jour.Biol.Chem, 198 : 765-769, 1952.BELLEAU, Bernard, A new approach to the morphine ring system, J.Am.Chem.Soc., 75 : 1159, 1953.(Prix du Concours scientifique de la province de Quégec, 1955).BEeLLEAU, Bernard, The synthesis of erythrinane, J.Am.Chem.Soc., 75 : 5765, 1953, Gaupry, Roger, À convenient synthesis of dl-ornithine, Can.Jour.Chem, 31 : 1060-1063, 1953. Septembre 1957 LavAL MépicAL 157 53.54.55.56.57.58.59.60.61.62.63.64.65.66.67.68.69.70.B 71.Gaupry, Roger, et MARTEL, Fernand, Notes sur le métabolisme de quelques homologues supérieurs d\u2019acides aminés naturels chez le rat, C.R.Soc.Brol., 148 : 472, 1954, MARTEL, Fernand, et Rioux, J.-P., Two-dimensional paper chro- matographic determination of blood and urine a-keto acids, Proc.Can.Physrol.Soc, 51 : 1954.BERLINGUET, Louis, À new general synthesis of 2-amino alcohols, Can.Jour.Chem, 32 : 31-39, 1954, Gaupry, Roger, et GopiN, Claude, New synthesis of hydroxyproline Jour.Am.Chem.Soc, 76 : 139, 1954.BERLINGUET, Louis, À new synthesis of DL-serine and related compounds, Can.Jour.Chem, 33 : 1119-1130, 1955.Paris, G., GAuprYy, R., et BERLINGUET, Louis, Nouvelles synthèses de l\u2019acide glutarique, de la glutarimide et de l\u2019acide glutamique, Can.Jour.Chem, 33 : 1724-2728, 1955.LEMONDE, André et BERNARD, Richard, Importance de la choline et de certaines substances analogues dans la nutrition des larves de Tribolium Confusum Duval, Rev.Can.Biol, 14 : 8, 1955._ GauprYy, R., BeruincueT, L., LanGis, A, et Paris, G., Etudes sur la synthèse de l\u2019hydroxyproline à partir de dérivés de l\u2019acide 2-amino-4-pentènoïque, Can.Jour.Chem, 34 : 502-514, 1956.Marcoux, Henri, L\u2019aspect biochimique de l\u2019ictère, Union médicale du Canada, 85 : 259, (mars) 1956.TALBOT, G., GAUDRY, R., et BERLINGUET, Louis, A new synthesis of DL-y-hydroxy-ornithine, Can.Jour.Chem, 34 : 911-914, 4956.TALBOT, G., Gaupry, R., et BERLINGUET, Louis, A convenient synthesis of DL-glutamic acid from B-propiolactone, Can.Jour.Chem., 34 : 1440-1443, 1956.BErLEAU, Bernard, The synthesis of DL-hexahydroapoerysotrine, Chemistry & Industry, p.410, 1956.GAYZUTITE, Ann, et MARTEL, Fernand, Mechanism of action of aminopterin in conjunction with estrone, (Unpublished).MarTEL, Fernand, et Rioux, J.-P., Two-dimensional paper chromato- graphic determination of blood and urine a-keto acids, (to appear in Can.Jour.Biochem., Physiol.).FILrEAU, Georges, et MARTEL, Fernand, Analyse quantitative des acides aminés libres du sérum sanguin par chromatographie bidimensionnelle sur papier-filtre, Rev.Can.Biol, 15 : 212-230, 1956.MARTEL, Fernand, Blood aminoacids in cancerous patients and animals, (presented before the Montreal Cancer Club, March, 1956), to be published soon.MARTEL, Fernand, Les acides alpha-cétoniques et leur signification biologique, (avril) 1956 (sous presse), (prix du Concours scientifique de la province de Québec, 1956).ERLINGUET, Louis, Acides aminés et protéines.Synthèses et analyses, Laval médical, 22 : 83-135, 1957.TALBOT, G., BERLINGUET, Louis, et Gaupry, R., Synthèse de l\u2019acide 4-aminobutyrique et 2,4-diaminobutyrique à partir de la B-pro- piolactine, Ann.de l\u2019Acfas, (nov.) 1956.AT + Ri Bi At Rit: BS A Ha 8 Tt a \u201c8 BS I I i a: Tt Bl ts Pa LA Hi BS Mi: Le à Dai Un ln Eu AD i 158 72.73.74.75.76.77.78.79.PARASITES RISER utile iets taco aE sac Es renee putin Fear Lavar MépicaL Septembre 1957 TALBOT, G., BERLINGUET, Louis et GaUpry, R., Synthèse de l\u2019acide 4,5-dihydroxy-2-amino-valérianique et 2-amino-4-hydroxy-valé- rianique, Ann.Acfas.(nov.) 1956.BeLLEAU, Bernard, Synthesis in the field of the erythrina alkaloids, part I, Can.Jour.Chem.(in press).BELLEAU, Bernard, Synthesis m the field of the erythrina alkaloids, part II, Can.Jour.Chem (in press).BerrEau, B., The prins reaction with B,y-unsaturated acids, Can.Jour.Chem.(in press).Huor, L., VILLENEUVE, J.-L, BERNARD, R., et LEMONDE, A.Etude biochimique de la métamorphose de Tribolium confusum fouval (coléoptére Tenebrionidæ), Can.Jour.Zool., 34, 603-613, 56.Huor, L., BERNARD, R., et LEMONDE, A., Aspects quantitatifs des besoins en minéraux des larves de Tribolium confusum, Can.J.Zool.BaABINEAU, L.-M,, et Pack, Edouard, Influence de l\u2019alimentation et de la température sur quelques constantes biologiques du rat blanc, Laval médical, 21 : 112, 1956 (prix du Concours scientifique de la province de Québec, 1956).ALLEN, L.-Ph., GrNGRAs, R., et MarTE., F., Les 17-cétostéroides chez des ménopausées à manifestations vasomotrices prédominantes, Laval médical, 21 : 70, 1956. Septembre 1957 Lavar MÉDICAL 159 APPENDICE «C» CURRICULUM DE BIOCHIMIE (IT\u20ac année) THÉORIE (90 beures) I.INTRODUCTION : les constituants de Ia cellule et des aliments.a) Chimie des groupes fonctionnels.b) Chimie aliphatique : propriétés chimiques qui ont une analogie en biochimie.Exemples : avec les hydrates de carbone, les lipides, Ies protéines.c) Énergétique chimique : liaisons chimiques importantes au point de vue énergie.Exemples : Les phénomènes de combustions.Énergie des liens C - C, C - O, PO3H, - COOR, etc.d) La catalyse : et introduction & la biocatalyse.Les expériences de Wieland, Warburg, etc.Notions d\u2019enzymologie.II.NUTRITION : Historique : la nutrition est à l\u2019origine de Ia biochimie.a) Les grandes étapes de la biochimie de la combustion et la valeur énergétique des aliments.Équilibre calorifique.b) Comment les aliments sont assimilés : digestion et absorption.Métabolisme général ; produits d\u2019excrétion, etc.c) Travaux de Schœnheimer : état dynamique des constituants de l\u2019organisme.b) Les facteurs essentiels de la diète : a) les vitamines : historique et rôle général : b) les acides aminés essentiels : Mendel, Rose ; c) acides gras essentiels ; d) les sels minéraux ; e) nutrition comparée (succinct) ; ; f) la respiration.III.MÉTABOLISME INTERMÉDIAIRE : a) Enzymologie : Nomenclature et classification brute.Spécificité.Nature du processus.Activateurs et groupes prosthétiques.Hydrolases et phosphorylases.Peptidases.b) Les oxydations biologiques : Désydrogénation.Expérience de Thunberg, oxydases, cyto- chrome, etc.Cofacteurs.Flavoprotéines.c) Méthodes générales d\u2019études.i» \u201cÀ sf 160 d) g) h) IV.VI.b) c) LavaL MÉDpicaL Septembre 1957 Métabolisme anaérobique des sucres : La fermentation alcoolique.Rôle des liens phosphates.Métabolisme dans le muscle et Ie foie.Energétique.Métabolisme aérobique : Cycle de Krebs.Energétique.Chimie de la contraction musculaire.Métabolisme des lipides : Transport et storage.Catabolisme et anabolisme.La cétogénèse.Métabolisme des stéroïdes : Anabolisme et catabolisme.Métabolisme des protéines : Structure.Etat dynamique.Métabolisme général.Les acides aminés non-essentiels et essentiels.Métabolisme des purines et pyrimidines : Notions générales.CHIMIE DES ALIMENTS.LA BIOCHIMIE DES HORMONES : Nature, rôle, mécanisme d\u2019action.NOTIONS DE BIOPHYSIQUE : Notions de chimie et de physique générales concernant les phénomènes de diffusion, d\u2019osmose, etc.Applications aux électrolytes.Physicochimie des colloïdes et protéines ; électrophorèse, etc.TRAVAUX PRATIQUES (180 beures) Premier semestre Les expériences de nutrition sont agencées avec le cours théorique de nutrition.17\u20ac expérience : Courbes de croissance chez le rat à l\u2019aide de diètes synthétiques.Faire varier la composition de la diète en lipides, sucres et protéines de façon à ce que l'étudiant détermine la meilleure composition pour une croissance optimum.Durée de 2 à 4 semaines. Septembre 1957 Lavar MÉpicaL 161 2° expérience : Effets de certaines avitaminoses sur la croissance du rat.Symptômes.3° expérience : Les acides aminés essentiels dans la diète ; méthode d\u2019établissement des balances azotées chez le rat ou l\u2019étudiant ; celui-ci étudie lui-même les méthodes d'analyses qui sont simples.4° expérience : Effet d\u2019un stress sur l\u2019excrétion de certains métabolites ou de la composition de la diète sur la résistance et la croissance du rat.Ou encore effet de \"absence d\u2019iode ou du thiouracil sur la croissance.Deuxiéme semestre 17\u20ac expérience : Enzymologie.Les tubes de Thunberg et bleu de méthylène.Courbes d'évolution de CO?par rapport à la consommation de phosphates dans la levure.2° expérience : Préparation de muscle de Meyerhoff.Intégré avec la Physiologie : effet de fatigue musculaire sur le rapport glycogène-acide lactique.Courbe de production d\u2019acide lactique sanguin pendant l\u2019exercice musculaire chez l\u2019étudiant.3° expérience : Préparation d\u2019un extrait soluble et mesure du quotient respiratoire ; effet de l\u2019addition de différents substrats.4\u20ac expérience : Expérience sur la glyconéogénèse : animal phloriziné et mesure du glycogène hépatique et du glucose urinaire.Addition de glucoforma- teurs.5° expérience : Animal diabétique à l\u2019alloxane et effet de l\u2019insuline.6° expérience : Effet de la thyroxine sur le métabolisme de base et métabolisme général.| | | Effet de la désoxycorticostérone sur l\u2019excrétion du sodium et de la cortisone sur le glycogène.Les 17-cétostéroides.7\u20ac expérience : Biophysique.Séparation par dialyse et diffusion d\u2019une protéine ou =f ; , hormone dont l\u2019activité est ensuite mesurée.Étude expérimentale du jeu des chlorures.\u2014 Séparation des protéines du sang par électrophorèse et effet de certains agents sur leur distribution.Le Bi: \u20ac Er if Ua 2j | Mi H Hi i [34 7 Ii di i i + Ni 162 LavaL MEbpicaL Septembre 1957 APPENDICE «D» PROGRAMME GÉNÉRAL DE RECHERCHES LE MÉTABOLISME INTERMÉDIAIRE ET LES MALADIES MÉTABOLIQUES Le corps humain est un laboratoire où s\u2019effectue une multitude de réactions chimiques qui ont pour objet la transformation des aliments ingérés en énergie, tissus et métabolites nécessaires à la vie.La biochimie étudie ces réactions complexes.Le département de biochimie de la Faculté s\u2019est efforcé, depuis quelques mois, d\u2019étudier le matabolisme intermédiaire.Ce vaste chapitre de biochimie est en relation étroite avec une foule de maladies, dites métaboliques, parce qu\u2019elles procèdent d\u2019un trouble purement biochimique.C\u2019est en étu- drant le mécanisme de ces réactions importantes qu\u2019on peut espérer découvrir les moyens qui guériront éventuellement ces maladies.A.\u2014 TRAVAUX RÉCENTS DU DÉPARTEMENT DANS LA BIOCHIMIE DES ANTIMÉTABOLITES 1.Mécanisme de la formation biochimique de l\u2019urée : L\u2019urée est une substance chimique qui est le point d\u2019aboutissement du métabolisme des protéines en général.Cette production de l\u2019urée se fait en plusieurs étapes par un mécanisme complexe portant le nom de cycle de Krebs.SI, au cours de ces transformations, on introduit dans Ie milieu une substance chimique apparentée à une substance qu\u2019on trouve normalement, le cycle peut être bloqué par cet antimétabolite.On a pu ainsi démontrer qu\u2019un acide aminé non-naturel, synthétisé dans nos laboratoires, la pentabomosérine peut bloquer la production de l\u2019urée.En situant le lieu d\u2019inhibition de cette substance, on pourra obtenir des renseignements précieux sur le mécanisme détaillé du cycle de Krebs.Certaines données préliminaires indiquent que la pentabomosérine, interfère avec un acide aminé clef qu\u2019on nomme glutamique.Il est aussi possible que cette substance de synthèse.se retrouve à l\u2019état de trace dans l\u2019 organisme et qu\u2019elle puisse être ainsi naturelle.Quoi qu\u2019il en soit, il devient nécessaire, pour éclaircir ce point, d'utiliser des molécules de cet acide qui seront étiquetées à l\u2019aide d\u2019isotopes radio-actifs.Tous ces résultats obtenus sur des coupes de tissus ont suggéré une étude de nutrition sur l\u2019animal entier.Fait remarquable, la pentabomo- sérine remplace l\u2019argmnine, un acide aminé essentiel pour la croissance du poulet.Ceci pourrait s\u2019expliquer par la présence, Jusqu\u2019alors insoupçonnée, d\u2019une enzyme, l\u2019arginase chez le poulet.Des travaux sont actuellement en cours pour élucider ce problème.Cette relation pentahomosérine-urée dans l'organisme est extrêmement intéressante si on se rappelle que l\u2019accumulation d\u2019urée est responsable de plusieurs états pathologiques.L\u2019utilisation d\u2019un antimétabo- mn Septembre 1957 LavaL MEpicaL 163 lite, genre pentabomosérine pourrait éventuellement conduire à une meilleure compréhension de ces maladies.2.Recherche systématique de nouveaux antimétabolites : Ces résultats intéressants ont eu pour corollaire l\u2019établissement d\u2019un programme de recherche visant à préparer et à étudier d\u2019autres antiméta- bolrtes, lesquels pourraient être utilisés dans l\u2019étude du mécanisme d\u2019autres réactions biochimiques.Le travail dans ce domaine n\u2019est qu\u2019à ses débuts, mais quelques observations préliminaires intéressantes ont pu être faites.Ainsi on a trouvé qu\u2019une substance chimiquement très voisine d\u2019un acide aminé important, la phénylalanine, pouvait agir comme inhibiteur de compétition chez le rat.Il semblerait que cette substance le phénylalaninol est un antagoniste de la phénylalanine.Comme on connait peu de choses sur le processus par lequel la phény- lalanimne est oxydée en tyrosine, il serait d\u2019un intérêt fondamental d\u2019étudier plus en détail cet aspect du métabolisme de la phénylalanine.D\u2019autant plus que des défauts du métabolisme de ces deux acides aminés sont responsables de certains troubles mentaux.La méthode de choix pour ces études est sans doute l\u2019utilisation de molécules synthétiques étiquetées avec des isotopes.Une fois le mécanisme de ces transformations élucidé, on pourrait éventuellement, à l\u2019aide de produits synthétiques ayant une similitude de structure, arriver à bloquer sélectivement une des transformations de ces acides aminés si importants.3.Antimétabolites et cancer : Les résultats obtenus avec l\u2019emploi des antimétabolites justifient amplement l\u2019utilisation de cette approche comme méthode d\u2019investigation du mécanisme des réactions biochimiques cancéreuses.On sait que le cancer est une prolifération cellulaire exagérée et hors contrôle.Cet accroissement requiert un approvisionnement considérable en matières premières composant les cellules : acides aminés, glucides, lipides.En fait, les acides aminés qui entrent dans la fabrication des protéines sont utilisés à un rythme effréné dans les tissus cancéreux.a) Acide aminé.Il devient intéressant de postuler que le remplacement d\u2019un chaînon essentiel (acide aminé, par exemple) par une substance similaire mais non identique pourrait ainsi arrêter la synthèse protéique.À cet égard, la glutamine, jouit d\u2019une position clef.En effet, plusieurs raisons justifient ce choix d\u2019un antagoniste potentiel de la glutamine.La principale est le fait que de récentes études avec le nouvel agent anti- tumoral, l\u2019azasérine, ont indiqué que ses effets biochimiques seraient de bloquer l\u2019utilisation, soit de la glutamine, soit d\u2019une substance s\u2019y rapprochant.L\u2019hypothèse de travail prévoit la synthèse des analogues sulfurés de la glutamine lesquels pourraient éventuellement agir comme antiméta- bolites.Dans le même champ d\u2019activité, d\u2019autres nouveaux antimétabo- lites d\u2019acides aminés apparentés à l\u2019allyl-glycmne sont soumis à l\u2019expérimentation afin d\u2019obtenir des formations sur le mécanisme d\u2019action de l\u2019allyl-glycine en tant qu\u2019inhibiteur de la respiration bactérienne.A \u2018 164 LavaL MépicaL Septembre 1957 Il s\u2019agit de savoir à quel endroit s\u2019opère le blocage enzymatique provoqué par cette substance ou par des substances analogues.Ceci nous renseignerait sur la synthèse future de substances encore plus actives pouvant assurer un blocage de la croissance des tumeurs et d\u2019autres perturbations métaboliques.b) Antimitotiques.Une famille de substances qui sont utilisées dans la chimiothérapie du cancer portent le nom d\u2019agents antimitotiques.Ce sont des substances qui suppriment la mitose (division) des cellules.Récemment, on a découvert une substance naturelle nouvelle portant le nom de cryptopleurine ayant des propriétés antimitotiques très marquées.Notre département se propose de synthétiser cette substance et d\u2019autres homologues pour études sur des cultures de tissus cancéreux.B.\u2014 MÉCANISME D\u2019ACTION DE SUBSTANCES ANTIVITAMINIQUES : AMINOPTÉRINE Étant donné Peffet inhibiteur de aminoptérine (antimétabolite de l\u2019acide folique, laquelle est une composante de ce qu\u2019on appelle les vitamines B) sur Ie cycle menstruel, il devient important de rechercher le mécanisme d\u2019action d\u2019une telle substance.Au cours de cette recherche, nous avons pu établir que cet effet marqué peut être supprimé par l\u2019ablation des glandes surrénales.De cette manière, nous pouvons tirer la conclusion que cette antivitamine produit son effet inhibiteur par l\u2019intermédiaire des glandes surrénales.II pourrait être intéressant de rechercher si cet effet est produit par une augmentation de l\u2019hormone mâle, ce qu\u2019on s\u2019efforce de trouver présentement.C.\u2014 MÉCANISME D\u2019ACTION DE L\u2019ACIDE FOLIQUE On connaît le rôle fondamental de l\u2019acide folique dans le métabolisme.Cependant le mécanisme détaillé de son action est encore obscur.Il semblerait qu\u2019une substance apparentée à cette vitamine (l\u2019acide dihydro-folique) serait le facteur réellement actif, ceci à cause de la plus grande facilité avec laquelle ce dérivé peut subir la réduction et l\u2019oxydation chimique qui est impliquée à un stage de transformation.Les propriétés chimiques de cette substance n\u2019étant à peu près pas connues, il devenait nécessaire de les étudier plus à fond.D.\u2014 PROJETS IMMÉDIATS À L\u2019ÉTUDE 1.Métabolisme dans l\u2019hydroxyproline : On sait que dans le rhumatisme ou l\u2019arthrite, le collagène, partie intégrante de la jointure osseuse, joue un rôle clef dans l\u2019évolution de la maladie.Si on se rappelle que I'acide aminé hydroxy-proline ne se retrouve que dans les tissus conjonctifs (collagéneux), il est donc d\u2019un grand intérêt de rechercher le mécanisme de production de cet acide aminé dans l\u2019organisme, cecI pour mieux comprendre l\u2019évolution de l\u2019arthrite. LENA ALANLI SEE Septembre 1957 LavaL MEbpicAL 165 On songe à étiqueter des molécules de proline et d\u2019hydroxy-proline, pour mieux suivre ensuite leurs transformations au sein de ces tissus.2.Chimie spéciale des protéines : Les protéines sont des molécules complexes qui n\u2019ont pu être étudiées très en détail par manque de méthodes analytiques appropriées.Leur structure fait actuellement l\u2019objet de nombreux travaux, et on commence à pouvoir attribuer à quelques molécules une configuration chimique exacte.Si on se rappelle que les réactions enzymatiques se font à des endroits bien spécifiques le long de la molécule protéique, il est important de comprendre pourquoi tel point est attaqué plutôt que tel autre.Ce n\u2019est que de cette façon qu\u2019on pourra éventuellement changer Ie cours de certaines réactions biochimiques.Or, 1l existe des produits chimiques dits alkylants, qui attaquent certains points ou certaines fonctions chimiques bien particulières Ie long des chaines protéiques.Un des projets du département consiste à synthétiser certains agents alkylants étiquetés d\u2019Isotopes, pour étudier ensuite leur attaque en des endroits spécifiques des enzymes ou des protéines, 166 LavAaL MÉDICAL Septembre 1957 APPENDICE «E» NOTICES BIOGRAPHIQUES DES MEMBRES DU DEPARTEMENT DE BIOCHIMIE Le professeur Rosaire Gingras Le directeur du département, Ie docteur Rosaire Gingras, est bachelier ès arts (1928) et docteur en médecine de l\u2019université Laval (1933).Assistant au laboratoire de l\u2019Hôtel-Dieu (1933- 34), il a poursuivi des études (post-graduées) en biochimie à l\u2019université de Paris (1934-35) ;et à l\u2019université Western Reserve, de Cleveland (1940).D\u2019abord chargé de cours en physiologie et chimie (1934), 1l devint successivement professeur agrégé (1937) directeur du département de biochimie (1940), professeur titulaire de biochimie (1942), secrétaire adjoint de la Faculté de médecine (1948), secrétaire de Ia Faculté (1949) et directeur de l\u2019École de technologie médicale (1951).Le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec lui a décerné un certificat de pathologiste et de biochimiste (1955).Il fut également bibliothécaire de la Faculté (1936-47).Le professeur Henri Marcoux B.A.(1924) et M.D.(1929) de Laval.Études post-graduées à l\u2019Institut Pasteur de Paris (1930-33).Récipiendaire d\u2019un certificat en pathologie et en bactériologie du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (1945).Chef des laboratoires à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, depuis 1939.Professeur titulaire de chimie clinique depuis 1942.Le docteur Fernand Martel B.A.et B.Ph.(philosophie, 1942), B.Sc.(biologie, 1946) et D.Sc.(biologie, 1949) de 'université Laval.Etudes post-graduées en biochimie à l\u2019université de Cornell (1951) et en spécialisation sur les méthodes modernes de recherche en biologie et en médecine du Massachusetts Institute of Technology (1956).Nommé assistant-professeur au département de biochimie en 1949 et professeur agrégé au même département, en 1956.Le docteur Louis Berlinguet B.Sc.(chimie, 1947) de l\u2019université de Montréal et D.Sc.(chimie, 1950) de l\u2019université Laval.Études post- -graduées, en chimie organique, à l\u2019université de Chicago (1950) ; sur la résolution des acides aminés, à l\u2019Institut national du cancer de Bethesda (1951) ; sur la structure des protéines, au National Institute for Medical Research, a Londres (1952).Nommé assistant-professeur au département de biochimie (1950) et professeur agrégé, au même département, (1956). Septembre 1957 LavaL\u2026 MépicaL 167 Le docteur Bernard Belleau B.Sc.(chimie 1947) de l\u2019université de Montréal et Ph.D.(biochimie, 1950), de l\u2019université McGill.Etudes post-graduées, en qualité d\u2019assistant de recherche au Sloan- Kettering Institute for Cancer Research (1950-51) et & la Cleveland Clinic (1952) ; assistant professeur au département de biochimie (1952) ; boursier post-doctoral au Case Institute of Technology, de Cleveland (1953); assistant de recherche à Reed and Carnick Co., New Jersey (1954-55).Champ d\u2019études : chimie et biochimie des corticostéroïdes ; chimiothérapie de l\u2019hypertension ; chimie des alcaloides et chimie médicale.Assistant-professeur au département de biochimie (1955).Le docteur André Lemonde B.A.(1942) université de Montréal, B.Sc.(biologie, 1947) université Laval, et D.Sc.(biologie, 1951) université Laval.Etudes post-graduées sur la physiologie et la nutrition des insectes, à l\u2019université de Cornell (1951-52).Assistant-professeur au département de biochimie (1952).Nommé associé de recherche au Conseil national des recherches (1956).Le docteur Louis-Marie Babineau B.A.(1940) université Laval, B.Sc.(chimie, 1945) et D.Sc.(biologie, 1956) université Laval.Assistant de recherche au département de nutrition et de physiologie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval (1946-51).Nommé assistant au département de biochimie (1956).Etudes post-doctorales sur la structure des protéines à l\u2019université de Columbia, de New-York (1956-57).Le docteur Jean-Marie Loniselle B.A.(1946) université Laval, M.D.(1951) université Laval, M.Sc.(biochimie, 1954), université McGill, et Ph.D.(biochimie, 1956) université McGill.Etudes post-graduées à l\u2019Hôpital Saint-Francois-d\u2019Assise de Québec (1951-52), en chimie à Ia Faculté des sciences de l\u2019université Laval (1952- 53) et sur la biologie des radiations à Londres (1956-57).Le docteur Didier Dufour B.A.(1947) université Laval, D.M.V.(1952) université de Montréal, et D.Sc.(biologie, 1956), université Laval.Stages d\u2019études graduées à l\u2019Institut de médecine et de chirurgie expérimentales de l\u2019université de Montréal, à l\u2019Institut de microbiologie de l\u2019université de Montréal, à l\u2019Institut de physiologie expérimentale de l\u2019université Laval, et au 168 Lavar MéDpicAL Septembre 1957 département de biologie de la Faculté des sciences de l\u2019université d\u2019Ottawa.Zoopathologiste du ministère de la santé de la province de Québec.Assistant au département de biochimie (1957).Le docteur P.-A.Boivin B.A.(1944), B.Sc.(chimie, 1948) et D.Sc.(chimie, 1950) de I'université Laval.Nommé assistant professeur de chimie à l\u2019université d\u2019Ottawa (1950) et professeur agrégé de la même université (1954).Officier de Recherches à C.A.R.D.F.(Défense nationale du Canada 1954-57), assistant au département de biochimie (1957). = pe na = sey ae A ps = Coca Es Co os Bocce Cae ere apte peau antic = Et ia ER Ç tapas) pone, EEE i a .Ian 2 A 3 _ \u2014 all a JI mm a J J PU _ a \u2014 JE \u2014 J i * - A i >4, Fr + ; ac é & + es R.A Tn Ah EY VAS By 3] \u201c x Ë 5 + 4 i cn % a LE lh S55 Te Pr Ni i iS sv b a EF va a Le LN B NJ + a 52 Hm hi wp a re 4e êst a ul : ak Fe ie i cor i 734 ai Ps s 5 + 5 + hen 4 > Fe LE & Ton # 4 ; deo et a a La Ref 2.il ou = x As À »- my de NE es.( & $ Ps 5 ) $ \"> : § .A > 4 Nd su an 5 + last qu # i = 5 wma Lid 5; LS EE Y 2: y sr 7 fed I te 22 se i Je he i He Se ks of A 5 i LH i > AA = + 45 fallen\u201d % Ë > PA hr = à su a $ ok 5 ! ru i AS i.5 § oy | Bs pL ne wv À rt \u201ct gi To Ter # 2 3 or ».Res # Vs 22 D er æ RB ~ me ï y J A Es 5 es \u2014 + EE we A \\ | bis, nr és pe ™ A DO 0 Py Sel po Pram «© 3 IN à; A ve [dts \u2018 A 3256 > 24% 7> il wr ga | 2 oF 3 ! ; + e és 3 A 4 : - on + RT « i ih à Ry i i 2 i p \"8 # oR i ÿ > Ê 7 740 1 33 ES od hy à $ i 23 { As var a 5 ; ?WH 5 ; x pe oies i Ta B23 A jo Rss Bs Po 5, Lng eR SET oY ool a = PSS ais LE DÉPARTEMENT D\u2019EMBRYOLOGIE.MAURICE GIROUX « Ex ovo omnia.» \u2014 (HARVEY) Quoique l\u2019embryologie, science du développement de l\u2019être vivant, ne soit pas essentiellement une science médicale, puisqu\u2019elle touche également le règne végétal, et surtout tous les échelons du règne animal, Il est indiscutable que l\u2019embryogénèse de l\u2019être humain doit être bien connue du futur médecin.Si l\u2019enseignement de cette science est relativement plus récent que celui d\u2019autres disciplines, comme par exemple l\u2019anatomie macroscopique et microscopique, ceci provient du fait de sa difficulté inhérente, propre, laquelle a retardé pendant longtemps sa connaissance suffisante à un enseignement adéquat.A l\u2019École de médecine de l\u2019université Laval, l\u2019embryologie est enseignée depuis quelque quarante années.Pendant dix ans, le professeur P.-C.Dagneau, ancien doyen de la Faculté de médecine, a fait l\u2019enseignement de l\u2019embryologie avec la compétence, le brio, et.l\u2019humour que chacun lui reconnaissait.Ensuite le professeur A.-R.Potvin, titulaire d\u2019histologie, a assumé pendant au delà de vingt ans, l\u2019enseignement de l\u2019embryologie, l\u2019intercalant entre la biologie générale et l\u2019histologie, en une suite logique, très profitable pour les étudiants, lesquels, \u2014 nous avons êté un de ceux-là, \u2014 repassalent ainsi la vie depuis son origine, ses modalités, ses phénomènes 170 LavaL MEbicaL Septembre 1957 intimes, pour voir successivement se former l\u2019être humain, lequel est ensuite scruté au microscope dans ses détails cellulaires et tissulaires.En 1947, fut créée une chaire d\u2019embryologie dont nous avons été le premier titulaire, avec mission de continuer l\u2019œuvre déjà accomplie et de la développer, quand les conditions matérielles permettront un personnel plus nombreux, et un outillage approprié.Depuis longtemps, l\u2019ontogénèse a suscité l\u2019intérêt, au début, des penseurs, puis avec l\u2019apparition des techniques appropriées, des chercheurs.S\u20191l est vrai qu\u2019Aristote, Galien, Fabricius d\u2019Aquapendente, Spal- lanzani, Harvey, Wolff, von Bar, Hertwig, Remak, Haeckel et Speman ont apporté les notions de base de l\u2019embryologie, ce n\u2019est que depuis la théorie cellulaire de Schleiden-Schwann, suivant Putilisation du micro- scope, que les premiers stades de l\u2019embryon purent être bien observés, \u2019 P yon p jetant ainsi la base de l\u2019embryologre moderne.Dans un cours de médecine, l\u2019étude de l\u2019embryologie ajoute non seulement à Ia formation basique de l\u2019étudiant, mais également à sa culture générale.En effet, pour bien comprendre les premiers stades du développement de l\u2019être humain, il faut connaître la valeur des cellules sexuelles devant former le zygote ou œuf, tout premier stade d\u2019un embryon.Et ceci amène nécessairement un résumé assez développé des notions de sexualité, de génétique, nous faisant repasser bien des notions de biologie générale et particulière.De plus comme le fait remarquer avec beaucoup de justesse Céles- tino da Costa les documents sur les premiers stades du développement de l\u2019être humain étant rares, sinon pratiquement inexistants, il faut faire appel aux stades initiaux du développement des animaux inférieurs, qui seuls peuvent nous éclairer suffisamment, par comparaison.Ceci veut dire que même dans un cours de médecine, s\u2019adressant à des étudiants orientés vers l\u2019étude de l\u2019humain, l\u2019étude de l\u2019embryologre j sera nécessairement, du moins au début, comparative, et ceci avec grand ä profit pour l\u2019élève.Il y a 4 \u2019heure actuelle, plusieurs variétés d\u2019embryologie, si on peut s\u2019exprimer ainsi.REI PIERRE PE Septembre 1957 LavarL MéEpbicaL 171 À côté de l\u2019embryologie « descriptive », dont le but est de décrire les divers stades du développement, la science moderne a ajouté l\u2019embryologie « causale », recherchant la cause, le mécanisme initial de l\u2019embryo- génèse, par exemple de la chorde dorsale du tube nerveux, de l\u2019œil.etc, par des inductions primaires, secondaires, en partant de l\u2019Organisateur de Speman.Nous avons également l\u2019embryologie « physiologique », laquelle étudie les fonctionnements précoces, hormonaux en particulier, pouvant exister chez l\u2019embryon.Sans oublier l\u2019embryologie « chimique » qui cherche à expliquer, et réussit parfois, les facteurs physico-chimiques entrant en jeu dans la formation de tel feuillet, tissu ou organe de l\u2019embryon.Mais surtout cette variété d\u2019embryologie a mis en lumière la ou les causes de plusieurs malformations, ou anomalies, pour ne pas dire monstruosités, en les reproduisant expérimentalement presque à volonté.Ces recherches ont créé un nouveau chapitre excessivement Intéressant et riche en promesses de « chimiotératogénèse ».II devient évident après ces quelques considérations que, pour un étudiant en médecine, un cours d\u2019embryologie humaine ne doit pas avoir comme but unique la simple description des phénomènes généraux et particuliers du développement de l\u2019œuf, des feuillets, des tissus et organes, mais doit comprendre également des notions précises et pratiques sur les vestiges embryonnaires susceptibles d\u2019être le point de départ de certaines tumeurs, sur les malformations congénitales, compatibles ou non avec la vie de l\u2019embryon, et également sur les monstruosités plus ou moins complexes, formant une des sciences les mieux connues, la tératologie.Les notions théoriques d\u2019embryologie, doivent, à notre avis, être toujours suivies de travaux pratiques, lesquels consistent en projections de dessins illustrant les stades du développement, en planches murales, en l\u2019observation d\u2019embryons vivants ou morts, puis en coupes histologiques sériées d\u2019embryons animaux et humains montrant en place les divers tissus et organes embryonnaires.Nous croyons fermement, peut-être par déformation professionnelle, que l\u2019embryologie est un chaînon important, sinon essentiel, des études médicales précliniques. AN \u2014 A pe 3 DER ER RSI LAS a es ee ve re = vi CE 26: sa my o oo pe as ces 22 ce presses Ee Ey ES sc caca as tress eee ae es \u2014 ce = 2 gi] pen AE ee a 1 LA = cs ES REAR SEC) ak A.A ek Gers SI od a re = PERN rs : À ce \u2014 = = Can = = Zo > PS me = tte ct po +: IO Em 55 A bd À oH a or z wg mé i a a apte ne ce mai & A 7 So = * i eee amon ça god yi as LY 22 Ve 1 $ x or y Sa » 1A # Ÿ 2 + 7 Si) A # _ oh 1 oi % 3 Zn wd = a iA os # pt = al ir ll Sg GR 85) FO A ut 54 \\ 7 ?air es ne À = = cu 7 7 Fy * _\u201c# a ci » 2 \u20ac £ Ei a 4 \u201c& 2 4 Lr 4 UE A Pose.bag en ian Alig pry a i é i ; ue 0e gi \\ ; Ge Ÿ / Ÿ Qa 7 di = ® # perfil 4 i \u2014 LE DÉPARTEMENT D\u2019HISTOLOGIE .A.-R.POTVIN De 1860 à 1910 : En ce pays d\u2019Amérique, un siècle d\u2019existence prend la signification relative d\u2019un millénaire européen.Car, suivant la remarque d\u2019un biologiste-penseur, il se produit plus d\u2019événements, et de plus décisifs, dans un organisme en croissance que dans un corps déjà arrivé.Cette remarque de Carrel garde tout son sens, lorsqu\u2019appliquée à un organisme universitaire qui, après une période forcée de latence, est devenu gros d\u2019espoirs et de possibilités.Aussi l\u2019université Laval et son École de médecine peuvent-elles à bon droit se féliciter d\u2019avoir célébré récemment leur premier centenaire.La construction et l\u2019inauguration du nouveau pavillon de l\u2019École de médecine, dans un cadre universitaire élargi et modernisé, marquent la fin d\u2019une étape ; elles posent un jalon mémorable et prennent un sens historique, dans le domaine ethnique, culturel et scientifique.La mensuration d\u2019un progrès n\u2019a de sens qu\u2019en fonction des points de départ et d\u2019arrivée, ainsi que des obstacles qu\u2019il a dû surmonter.Et c\u2019est pourquoi serait fallacieuse et injuste une appréciation par comparaison simpliste et qui ne tiendrait pas compte des facteurs accidentels, temporels et locaux.Partis de rien, notre École de médecine et ses départements ont dû subir comme tout organisme en croissance les tâtonnements initiaux, franchir des étapes difficiles et ingrates, évoluer dans des conditions a PR AE PAR 174 Lava.MépicaL Septembre 1957 souvent pénibles.L\u2019isolement des centres culturels, la pénurie de moyens matériels et de personnel n\u2019ont pas été les moindres.Le visiteur et l\u2019observateur doivent donc en stricte équité se placer dans la perspective historique et ethnique indispensable à une honnête appréciation.Fondée en 1860, la chaire d\u2019histologie, comme toutes les autres, ne prétendait qu\u2019à l\u2019initiation des étudiants en médecine et à une formation pratique du futur médecin de cette époque.Les pionniers qui y dispensèrent l\u2019enseignement jusqu\u2019à la fin du siècle ne pouvaient être que ce qu\u2019étaient alors les professeurs : des médecins-cliniciens, pour qui le microscope et les techniques de laboratoire n\u2019étaient qu\u2019instruments et adjuvants accessoires a la clinique.L\u2019ére pastorienne ne faisait que poindre ; la bactériologie n\u2019était qu\u2019une curiosité prometteuse ; l\u2019anatomie pathologique microscopique n\u2019était pas devenue l\u2019histopathologre d\u2019aujourd\u2019hul.Aussi, pendant plusieurs décennies, l\u2019histologie n\u2019a pu que marquer le pas et même s\u2019effacer devant la dernière-née des sciences microscopiques : la bactériologie, si pleme de promesses médicales qu\u2019elle a d\u2019ailleurs tenues.Les titulaires d\u2019histologie enseignaient en méme temps et l\u2019histologie normale et la pathologique ainsi que la bactériologie : en fait, toutes les disciplines groupées sous le signe du microscope.À un siècle de distance, la critique d\u2019un tel amalgame est trop facile pour être sérieuse et surtout probante.Mentionnons, par ordre chronologique, les noms des professeurs Hubert Larue, Edwin Turcot, Auguste Hamel, Arthur Rousseau, Robert Myrand et Arthur Vallée qui se sont succédé ou relayés à l\u2019une ou aux autres de ces trois chaires.Faute de laboratoire, de microscopes, de personnel, le département d\u2019histologie, au sens d\u2019aujourd\u2019hui, n\u2019était, peut-on dire, que virtuel.Il serait oiseux et du reste injuste de ne pas juger au mérite cette période de gestation.Encore une fois, il faut savoir apprécier les hommes qui s\u2019y sont dévoués, à la lumière des circonstances où évoluaient l\u2019ensergne- ment et la médecine du temps.A ces pionniers, à ces précurseurs disparus et même oubliés, nous devons la reconnaissance d\u2019avoir préparé le terrain, ouvert les horizons et indiqué les directions.RS RN PPS IRA RPT A Septembre 1957 Lava\u2026.MépicAL De 1910 à 1925 : La guerre de 1914 a retardé encore l\u2019éclosion d\u2019un progrès dont les bourgeons étaient préparés, gonflés par l\u2019éveil scientifique et médical.Au début du xx° siècle, le Canada francais devait y correspondre avec un décalage, somme toute normal, par rapport au mouvement européen.Mais malgré la guerre,\u2014 et même grâce à elle, car elle a renoué et avivé les contacts avec la mère-patrie et ses savants \u2014, la percée s\u2019est faite.À la fin du décanat du docteur Edwin T'urcot et de la carrière du docteur Hamel, tous deux anciens professeurs d\u2019histologie, les disciplines de laboratoire avaient commencé à s\u2019individualiser et à rompre les cadres trop étroits qui les étouffaient.La bactériologie était devenue autonome et évoluait dans sa direction spécifique ; l\u2019histo- pathologie s\u2019était aussi séparée des autres disciplines, laissant le champ libre a l\u2019histologie normale.L\u2019enseignement de cette dernière avait été rajeuni, le laboratoire unique et le matériel mis à la page.Ne perdons pas de vue que jusqu\u2019à 1920, une seule pièce de l\u2019école avec ses rares microscopes devait servir 3 à ces trois enseignements et aux démonstrations pratiques.Plusieurs générations de médecins ont connu l\u2019exiguité de ces locaux et leurs limitations, la gêne de l\u2019enseignement et l\u2019impossibilité de toute recherche.C\u2019est alors que, sous l\u2019impulsion du grand doyen que fut Rousseau, et de Vallée, secrétaire de la Faculté, celle-ci s\u2019est éveillée à l\u2019urgence d\u2019une réorganisation de ses cadres et de son personnel, particulièrement de ses laboratoires.La réfection de l\u2019ancienne école de médecine, en 1923, a marqué le point tournant.Le département proprement dit d\u2019histologie date de cette époque.La Faculté choisit alors le docteur A.-R.Potvin pour succéder au docteur Hamel à la chaire d\u2019histologie et le chargea d\u2019en organiser le département.Le nouveau titulaire fut le premier en date des « professeurs dits de carrière».Mais l\u2019Université ne pouvait que rémunérer partiellement ses professeurs ; cependant, cette inauguration d\u2019une équipe de carrière à demi-temps témoignait de son souci d\u2019aider, au maximum alors possible, la cause de l\u2019enseignement médical.Pour sa préparation, le docteur Potvin fut envoyé à Strasbourg, de 1923 à 1926.Sous la direction de maîtres et chefs d\u2019école tels que Bouin 176 Lavar MÉDICAL Septembre 1957 et Ancel, il s\u2019y prépara à l\u2019enseignement de l\u2019histologie et de l\u2019embryologie.A son retour, le nouveau professeur fut en outre chargé de l\u2019enseignement de la biologie médicale.Cette dernière discipline, organisée en 1920, était devenue impérieuse, en regard de l\u2019insuffisance de préparation des élèves entrant en médecine.Chacun de nous se souvient avec modestie de ce qui manquait alors à la formation de base en zoologie, génétique, hérédité, etc.Tous ces cours théoriques et pratiques purent se donner dans le nouveau laboratoire muni de microscopes et de l\u2019appareillage nécessaire.Prévu pour un maximum de 50 élèves, 1l était bientôt insuffisant et l\u2019afffuence des élèves le rendit rapidement d\u2019une pénible exiguité.De 1925 à 1955 : C\u2019est dans ces difficiles circonstances, avec un nombre croissant d\u2019élèves (ayant atteint une année le chiffre record de 196 inscriptions), avec un personnel notoirement insuffisant, qu\u2019a dû se faire l\u2019enseignement de l\u2019histologie, de l\u2019embryologie et de la biologie.Plusieurs générations d\u2019étudiants les ont connues et subies depuis 25 ans ; sans doute n\u2019ont-ils pas oublié ni les locaux ni les professeurs.Ils peuvent témoigner que ceux-ci ont tenté l\u2019impossible avec des moyens limités et dans des conditions qui étaient parfois une gageure.La construction d\u2019une nouvelle École, l\u2019aménagement d\u2019un département modernisé, l\u2019augmentation du personnel s\u2019imposaient donc de nouveau et, cette fois, avec une urgence extrême.L\u2019enseignement de l\u2019embryologie fut longtemps intégré dans celui de l\u2019histologie, pour laquelle elle préparait une meilleure compréhension des organes, et avec laquelle elle formait un tout homogène.Une chaire d\u2019embryologie fut d\u2019abord créée et confiée au docteur Maurice Giroux.Puis la biologie générale et médicale fut transférée à l\u2019année prémédicale.I! restait au professeur d\u2019histologie, trop longtemps surchargé de trois disciplines, à pourvoir à l\u2019enseignement exclusif de l\u2019histologie, théorique et pratique, à une moyenne de 150 étudiants.L'Université prit donc la décision longuement murie d\u2019aménager dans la nouvelle école un département et un laboratoire adéquat.L\u2019histologie y est logée dans un espace quintuple de l\u2019ancien et pourvue de matériel rénové et d\u2019un personnel suffisant en formation. A = Septembre 1957 Lavar MéDpicaL 177 1957 \u2014 PERSPECTIVES Enseignement et recherche : voilà aujourd\u2019hui sous quelle étiquette doivent fonctionner et évoluer tous les départements.Notre école va enfm permettre au département d\u2019histologie de faire siens ces ambitions et ces devoirs.Jusqu\u2019ici, seul l\u2019enseignement y a été possible, encore que très pénible à cause de l\u2019encombrement et de la limitation des moyens.Maintenant la recherche peut et doit s\u2019y installer et se greffer à l\u2019enseignement.Ces deux activités vont s\u2019inspirer mutuellement et se fusionner dans une féconde symbiose.Enseignement : L\u2019histologie moderne reconnaitrait à peine, sans la renier, celle des Duval, des Ranvier et des autres précurseurs ; elle en est la fille évoluée.À la lumière des acquisitions des diverses disciplines scientifiques, elle a renouvelé ses méthodes et rajeuni ses concepts.Sans cesser d\u2019être morphologique (car c\u2019est toujours la base), elle est devenue histo- physiologie ; déjà en 1925, Bouin la comprenait sous cet angle et préparait par ses travaux sur les glandes génitales les Importants développements de l\u2019endocrinologie sexuelle.Les progrès de l\u2019histo-chimie lui ont fait réaliser de nouveaux gains, en attendant ceux que lui promet l\u2019histo-physique.Et encore, que ne doit-elle espérer des découvertes de la chimie organique, de la physique atomique, du microscope électronique, des isotopes, etc.?La carapace rigide de la morphologie est franchie ; c\u2019est dorénavant dans l\u2019infrastructure cellulaire qu\u2019il faudra chercher les secrets de la fonction, de l\u2019hérédité et même de la vie.Les futures générations d\u2019étudiants auront à comprendre l\u2019histologie sous un angle extraordinairement plus ouvert que l\u2019ancien.L'enseignement devra prévoir pour eux les répercussions médicales, physiologiques et cliniques que ces découvertes ont déjà et auront de plus en plus sur les phénomènes physiologiques et pathologiques, sur le mécanisme des infections, de l\u2019immunité, des néoplasies, sur la thérapeutique.Le microscope à contraste de phase, le microscope électronique, la microradiographie, l\u2019autoradiographie par isotopes, la micro-incinération, etc., marquent un progrès considérable dans l\u2019exploration de la cellule, qui reste toujours l\u2019unité vitale.Sans prétendre fabriquer des spé- f \u2018 [ 1 J i Bi H [be 3 Bl 4 ON E = a va D tl i 178 Lavar MÉDICAL Septembre 1957 cialistes, le professeur devra ouvrir pour ses élèves de multiples horizons jusqu\u2019iei fermés.Grâce aux locaux, amphithéâtres, laboratoire et instrumentation modernisée, le département d\u2019histologie est en mesure de faire face à ces exigences.L'Université a enfin les moyens matériels d\u2019assurer à l\u2019enseignement, ce qui, jusqu'ici, était réduit à un insuffisant minimum.Et c\u2019est une consolation pour l\u2019ainë des professeurs de carrière et directeur depuis plus de trente ans du département d\u2019histologie de voir que l\u2019enseignement de cette science de base pourra s\u2019y faire de façon plus adéquate aux exigences modernes, et à celles de l\u2019avenir.Recherche : Il apparaît de mieux en mieux que la recherche en histologie, pour intimement liée qu\u2019elle soit à l\u2019enseignement, doit le devancer de toutes ses hypothèses de travail.À cette fin, elle a besoin d\u2019une certaine autonomie ; elle doit être à l\u2019occasion de la recherche pure et s\u2019écrire avec une majuscule ; c\u2019est là une des conditions de sa fécondité.Elle est une grande mangeuse de temps, de personnel et d\u2019argent.Suivant l\u2019expression de Pierre Teilhard de Chardin, la recherche doit tout entreprendre pour tout réussir, tout chercher pour tout trouver.C\u2019est dire qu\u2019elle ne prétend pas à des résultats tangibles d\u2019emblée, ni à des applications immédiates.Les laboratoires de recherche de nos riches voisins, et ceux de nos maîtres européens, s\u2019ils nous invitent à la modestie, nous montrent néanmoins la voie : celle du travail d\u2019équipe.Les Pic de la Mirandole sont aujourd\u2019hui impossibles ; pour aboutir, les efforts des chercheurs doivent être d\u2019abord fragmentés dans une recherche individuelle, puis conjugués dans une finale synthèse.Ce programme ambitieux est celui de tous les éléments de notre équipe.Il est évident qu\u2019il exigera un personnel nombreux et spécialisé.Mais il lui faudra aussi et surtout un apport extérieur, des transfusions et même des greffes.Sous l\u2019égide d\u2019un département unique d'anatomie, fusionnant en un tout homogène et fécond, anatomie macroscopique, histologie et embryologie, il ouvre toutes grandes les portes du progrès.à L'Université nous commande d\u2019aller de l\u2019avant, et nous offre l\u2019occasion opportune d\u2019entreprendre ce programme à long terme.RRR RR PIR PR TU Tr IE Septembre 1957 Lava\u2026 MÉDICAL 179 Le département d\u2019histologie, fidèle à cette consigne, aura donc à assurer à quelque 125 étudiants de première année un enseignement modernisé et qui prépare le futur médecin aux problèmes proprement médicaux : physiologie normale et pathologique, infections, tumeurs, dégénérescence, etc.Pour atteindre ce but, l\u2019enseignement tiendra forcément compte des acquisitions scientifiques de tous ordres : physique, chimique, atomique ; utilisera les techniques les mieux éprouvées, les méthodes qui ont permis aux chercheurs de violer l\u2019intimité de la cellule et de lui ravir quelques secrets jusqu\u2019ici gardés par la barrière morphologique.Et, d\u2019autre part, le département d\u2019histologie n\u2019aura garde d\u2019oublier que sans recherche toute discipline devient vite statique.La recherche est un phare qui éclaire l\u2019Inconnu et celui-ci est de dimensions indéfinies.Les hypothèses de travail sont comme autant d\u2019antennes que la recherche promène sur les problèmes biologiques.Ceux-ci sont innombrables.Pour nous, ces problèmes sont spécifiquement médicaux : maladies, hérédité, tumeurs, infections, immunité, hygiène somatique et mentale.Ainsi qu\u2019il sied à tout précurseur, l\u2019ancien département d\u2019histologie de l\u2019université Laval s\u2019efface donc devant le nouveau.Puisse celui-ci contribuer au renom de notre École par la formation d\u2019une élite médicale, son premier et actuel devoir ; puisse-t-il aussi par son apport au progrès de la recherche, justifier dans sa modeste section la devise de notre université : Haud Pluribus Impar. pe .ze prc rosa ee ee ce = cen EN PA PA __ ~~ A OT \u2014 \u2014 = ES LENORE e ety a = a = = Go =: [RISEN Fa.eae _ PRN \u201cx go AT ex Zo REA = es Je ra = PP = oss 2p cand a ER pe pat pts Ent ée pe pray ces pt ERE rs i Tn ras (Ss TS rs ere se pese ces re ets cos te 2 & 5 = Ai Snes case ae = ER ass A pa eats in E 5 3 Re: a Cea tee zr ning _ zee i.Fi Ye i i, \"=, à i 24 vs + ti Fee fa wy i ÿ x ef {2 Bar | \u2014_\u2014 bu © ; 7 Hi Te 53 i 4 9 A | peer tc item Gh Em PL es ee ».4 4 % Vk SL] 2 5: À \u20ac A ;; 2 .an\" A A Es © ak [2 x i Ya pu =\u201c NN à; rm 2 ¥ fi y % ei J | 4 IQ q at à 43 vy i ood 29 ¥ { # a\u201d >= ÿ Jon / 1 ; + PE ÿ 4 i = gh : 9 Si ds Ol Ÿ A § hi ä iB on | J P pe ; Ws ner).ae à LA Li es ant 4 00 wn BE : RA =i 5% 1A ; Er Sum sé 4 5 11 a $ Gans m1 1 \u201cfp 4 mor rd Wy | SAME + cnn weil | | aÙ IL \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 te ag wv DE LA « MICROBIE » A LA MICROBIOLOGIE.J.-ÉDOUARD MORIN sont pas ce qu\u2019elles seront demain ».! (Charles NicoLLE) Nous avons été invité, à l\u2019occasion de l\u2019inauguration du nouveau pavillon de la Faculté de médecine, d\u2019une part, de faire un bref historique de l\u2019enseignement de la microbiologie à l\u2019université Laval depuis 1889 jusqu\u2019à nos jours, d\u2019autre part, d\u2019en exposer dans ses grandes lignes, l\u2019orientation future.Cette science née de Pasteur et enrichie par lui et par tous les chercheurs du monde, loin d\u2019être stérile, continue de donner à la clinique des diagnostics étiologiques précis des maladies à virus, et d\u2019apporter aux malades une thérapeutique adéquate : tels les antibiotiques et les sérums découverts par des microbiologrstes et, enfin, de fournir des vaccins : a) immunisants, contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la typhoïde et la poliomyélite, etc.; b) prémunisants contre la tuberculose (B.C.G.).Toutes ces importantes découvertes, œuvre, non de pathologistes mais de microbiologistes contemporains, ont reçu l\u2019assentiment et les 1.NicouLe, Charles, Naissance, vie et mort des maladtes infectieuses, page 31, 1930.« Les maladies infectieuses comme tous les phénomènes vivants ne sont pas au- jourd\u2019hui ce qu\u2019elles étaient hier et ne OR rs Haat ace déni aa tie tante ds pa a D babi Ly 4 182 Lavar MépicaL Septembre 1957 plus grands témoignages de reconnaissance des Services de santé de tous les pays.À la fin du siècle dernier, nos prédécesseurs immédiats, les docteurs Auguste Hamel, Michel-D.Brochu, Coote, Arthur Rousseau, Arthur Simard, P.-C.Dagneau, Mayrand et Arthur Vallée assistèrent aux trois plus grandes découvertes du temps : deux françaises, l\u2019autre allemande.Toutes trois bouleversèrent de fond en comble la médecine.La première apportait l\u2019étiologie, l\u2019épidémiologie, la prévention et la guérison de plusieurs maladies infectieuses humaines et animales.La deuxième portait sur la découverte des rayons X par Rœntgen, le 8 novembre 1895,2 et la troisième avait trait au radium, découvert en 1898 par Marie Skodowska et son mari Pierre Curie.En effet, Pasteur, ce génie incontesté, venait, à la suite et comme déduction de ses recherches sur la cristallographie et les fermentations lactique et alcoolique, de prospecter et de définir le rôle des microbes dans la chaîne des êtres vivants.Ceci portait le coup de grâce au mythe de la génération spontanée (7 avril 1854).L\u2019étude de la maladie du ver à soie (pébrine, 1865) fut le trait d\u2019union entre ses recherches sur les fermentations, qui avaient duré huit années, et celles sur les maladies infectieuses.\u201d C\u2019est à ce moment qu\u2019il énonce ce grand principe de biologie : « Les maladies sont le résultat de l\u2019action fermentescible de la matière organique vivante par les microbes.» Ces prémices, appuyées par une expérimentation rigoureuse, allaient permettre à Pasteur « d\u2019entrer dans la grotte enchantée et pleine de trésors des maladies infectieuses humaines et animales ».4 À partir de 1877, la qualité et la diversité tout autant que la richesse et l\u2019abondance des découvertes se succèdent à un rythme précipité et révolutionnent à tel point les concepts de la médecine que l\u2019on a pu dire, avec raison, que l\u2019histoire de la médecine comprend deux grands chapitres, «la médecine avant Pasteur et la médecine après Pasteur ».Toutes ces découvertes avaient non seulement un but théorique mais 2.PERRON, docteur Edmour, La merveilleuse découverte des rayons X et son écho au Canada Français, Annales de l\u2019ACFAS, 1940.3.PASTEUR-VALLERY-RApoT, Les Médecins célèbres.Pasteur, page 189.Éditions d\u2019Art.Lucien Mazenod, 1947.4.DucLaux, Émile, Histoire d\u2019un Esprit, page 347, 1896.Librairie Clarraire. Septembre 1957 LavaL MEbpicaL 183 aussi pratique.C\u2019est pourquoi, quand i] avait isolé un microbe, Pasteur ne cessait de répéter & M.Roux : « II faut atténuer le germe pour vacciner », voulant par là appliquer à ses travaux la découverte de Jenner, sur la vaccination antivariolique.Parmi ces découvertes de Pasteur, citons : le choléra des poules, le charbon (1876-1879) que le défi de l\u2019expérience de Puilly-le-Fort a rendu célèbre, les infections à staphylocoque : furoncle, ostéomyélite (1880), le streptocoque (1879), cause de la fièvre puerpérale, en pratique, disparue de nos hôpitaux.Par ces deux derniers types d\u2019infection, Pasteur prend contact avec la profession médicale qui, pendant un certain temps, va faire échec à ce « chimiâtre » qui braconnait sur un domaine réservé, 5 Même le combattif Jules Guérin s\u2019était vanté de «tomber Pasteur ».Heureusement, 1l avait comme voisin Claude Bernard qui savait, au moment difficile et parfois tragique, apaiser ce clinicien trop éloquent.Peut-on dire que les choses ont changé ?La rigueur et la puissance des expériences de Pasteur triomphèrent peu à peu de tous les nids de résistance.Aussitôt la valeur de la vaccination charbonneuse démontrée, Pasteur s\u2019adonna (1881-1885) avec une ardeur redoublée au problème de la rage.Cette étude fut celle dans laquelle se manifeste au plus haut degré son génie.En effet, il s\u2019attaquait à une infection toujours mortelle due à un virus.Celui-ci, contrairement aux bactéries étudiées antérieurement, n\u2019est pas visible au microscope et à ce moment ne pouvait être cultivé.Ses collaborateurs : MM.Roux, Duclaux, Yersin, Grancher, Metchnikoff et Chantemesse, « ces héros de la grande Armée scientifique » combattaient sans jamais défaillir à côté de leur chef avec qui ils gagnèrent toutes les batailles.Le prix et l\u2019éclat de la victoire étaient fonction non d\u2019une vaste hécatombe et d\u2019un immense butin, mais au contraire, du nombre de vies humaines soustraites à l\u2019étreinte de la mort ou de la maladie.Lorsqu\u2019on survole l\u2019épopée pastorienne, comme l\u2019a fait Émile Du- claux dans l\u2019Histoire d\u2019un Esprit, on constate avec étonnement et admiration que Pasteur domine seul la scène de 1854 à 1879.Ses travaux sont connus dans toute l\u2019Europe et leurs applications fleurissent en Écosse, sous l\u2019égide du grand chirurgien Lister.L\u2019Allemagne venue fureter en 5.RENE-VALLERY-RADOT, La vie de Pasteur, page 325, 1901. 184 LavaL MEbicaL Septembre 1957 France, en 1870, avait, suivant des habitudes qui lui sont propres, chargé sans doute quelques-uns de ses savants \u2014 la chose a été pratiquée durant la dernière guerre \u2014 d\u2019aller humer l\u2019air scientifique de la rue d\u2019Ulm.Heureusement, la Commune avait prié Pasteur de rester hors de Paris.C\u2019est pourquoi 1l gagna Clermont pour y travailler avec Duclaux.En 1876, six ans après le retour des troupes allemandes dans leur pays, l\u2019Ocerdent entend pour la première fois « un son de cloche scientifique ) venu d\u2019une petite ville de Prusse orientale, Wallstein.C\u2019est la voix de Robert Koch, médecin solitaire qui consacre une grande partie de son temps à des recherches sur le bacille du charbon, sur lequel d\u2019ailleurs Pasteur travaille depuis plusieurs mois.Koch communique ses premiers résultats, dans une conférence prononcée à l\u2019université de Breslau en 1876.Six ans plus tard, 1882, il découvre et cultive Ie bacille tuberculeux.Son nom est dans toutes les bouches.Un groupe de collaborateurs se joignent à lui.Leeffler et Klebs fixent leurs noms au bacille diphtérique, mais c\u2019est Roux et Yersin qui en démontrent la toxicité et mettent au point la sérothérapie que Behring avait découverte.Eberth isole le bacille de la typhoïde qui portera son nom.En 1886, Weichelbaum fait ses travaux sur un microbe très répandu et dangereux, le méningocoque, agent de la méningite cérébro-spinale.Neisser découvre le gonocoque en 1879.De toutes les découvertes faites du vivant de Pasteur, il en est une qui mérite notre attention, c\u2019est celle de l\u2019illustre chirurgien anglais Lister qui avait été amené comme chirurgien à s\u2019intéresser à la « gangrène d'hôpital ».En 1865, onze ans après les travaux de Pasteur sur la fermentation et la génération spontanée 6\u2014 et l\u2019année même de ses travaux sur la pébrine \u2014 un chimiste de renom, Thomas Anderson, professeur à Glasgow, fait connaître à Lister les travaux de Pasteur sur la fermentation et la putréfaction qui démontraient l\u2019action d\u2019agents microscopiques.Lister fait immédiatement le joint entre les travaux de Pasteur et les constatations qu\u2019il fait, chaque jour, chez les malades qui suppurent.Il s\u2019ingénie alors à trouver les moyens pour prévenir ou guérir ces suppu- 6.Jones, Howard, Les Médecins célèbres, page 268.Édition d\u2019Art.Lucien Mazenod.Ce ok Septembre 1957 Lavar MéDicaL 185 rations.Ses recherches le conduisent à la découverte et à l\u2019application de la méthode antiseptique, méthode qui a permis à la chirurgie d\u2019acquérir le merveilleux développement qu\u2019elle connaît aujourd\u2019hui.En 1874, Lister se hasarda avec timidité à écrire à M.Pasteur pour attirer son attention sur la chirurgie antiseptique.« Permettez-moi, disait-il, de saisir cette occasion de vous adresser mes plus cordiaux remerciements pour m\u2019avoir, par vos brillantes recherches, démontré la vérité de la théorie des germes de putréfaction et m\u2019avoir ainsi donné le seul principe qui pût mener à bonne fin le système antiseptique.» Dès ce moment, s\u2019établit entre ces deux grands hommes une amitié qui ne connut jamais de nuage.Chose étrange, on vit des chirurgiens français aller étudier sur place à Glasgow les méthodes dont les principes avaient été établis par un compatriote, mais que certains esprits retardataires et obstinés ne voulaient point reconnaître.La Scandinavie, la Russie, Ie Brésil et les États-Unis s\u2019associèrent peu à peu à cette montée scientifique.L\u2019on vit alors surgir des centres de recherches qui fourmillaient de jeunes et nombreux travailleurs.La plupart se rendirent d\u2019abord en France et, plus tard, en Allemagne, s\u2019initier aux techniques pasteuriennes et à celles de Koch.En effet, dès l\u2019inauguration de l\u2019Institut Pasteur, le 14 novembre 1888, M.Pasteur créait pour les membres de son équipe les Services suivants : A.Le Service de la rage dirigé par le professeur Grancher avec la collaboration des docteurs Chantemesse, Charrin et Terillon.B.Un cours de chimie biologique sous la direction de M.Duclaux.C.II confie & Chamberland « La Microbie » dans ses rapports avec l\u2019hygiène.D.Roux est chargé d\u2019enseigner les méthodes microbiennes dans leurs applications à la médecine.E.Metchnikoff et Gamaleia ont la tâche de poursuivre leurs travaux sur la morphologie des organismes inférieurs et la « Microbie comparée ».7 Le premier découvrira la phagocytose et sa fonction dans l\u2019immunité.Ce préambule bien incomplet de tout le travail de M.Pasteur et des adeptes de cette science, permet tout de même d\u2019entrevoir l\u2019orienta- 7.L\u2019Institut Pasteur : Monographie préparée à l\u2019occasion du cinquantenaire de l\u2019inauguration de l\u2019Institut. 186 LavaL MÉDicaL Septembre 1957 tion future de la médecine vers l\u2019étiologie, la prévention et la thérapeutique nouvelle des maladies infectieuses.L\u2019ENSEIGNEMENT DE LA ( MICROBIE» A L'UNIVERSITE LAVAL Dans les premières années qui suivirent la fondation de l\u2019École de médecine (1853), l\u2019Université, qui était généreusement financée par le Séminaire de Québec, se rendit de bonne grâce aux demandes du Conseil de la Faculté, pour l\u2019organisation des départements de base, à savoir : la pathologie interne et chirurgicale, la thérapeutique et l\u2019anatomie.Vint ensuite l\u2019enseignement clinique dans les hôpitaux de la Marine et de l\u2019Hôtel-Dieu ; la clinique d'accouchement maugurée à l\u2019Hôpital de la Marine fut plus tard confiée à l\u2019Hôpital de la Miséricorde.Enfin le tout est complété avec la chaire d\u2019histologie, d\u2019anatomie pathologique et de médecine opératoire.C\u2019est à ce moment que se pose le problème de l\u2019enseignement de cette science nouvelle, la microbre dont les revues et les journaux du temps, soit de Paris, soit du continent, suivent les développements avec le plus grand intérêt.On fit grand êtat de l\u2019inauguration de l\u2019Institut Pasteur, le 14 novembre 1888.Période de 1889-1913 : docteur Auguste Hamel : La Faculté, composée d\u2019hommes très cultivés, avides de haut savoir et qui pour la plupart étaient déjà allés en France, fit écho aux découvertes de M.Pasteur en priant le docteur Auguste Hamel de se rendre à Paris, pour s\u2019enquérir, à l\u2019Institut Pasteur même, des méthodes pratiques de cette discipline.Le journal L\u2019Événement du 14 novembre 1888, nous signale le fait de la manière suivante : « Le docteur Auguste Hamel part aujourd\u2019hui pour New-York, où 1l prendra passage à bord de la Gascogne, pour le Havre.Notre distingué et laborieux concitoyen va passer une couple de mois à Paris, pour y faire des études spéciales, sous la direction des maîtres en son art : l\u2019histologie et la bactériologie.Le docteur Hamel fait le voyage en compagnie de M.l\u2019abbé Laflamme, le savant secrétaire de l\u2019université Laval.» ER Nain.144 à thane ey ce se Se _ _\u2014\u2014 .= Ee) Loo va a oo = Lo ces me Ex psy es EE Sor se ae, = = Es = cerises ses 2 ces Soo SE = see 0 Crd LXer R= _\u2014 es ce ESAS rests es ST te ete au ap Bo pr se ECR ee PEAK 0 ea se AT Loerie: EE Re re ps Eee REE rs Brera t SARAT 2 HiRes ol a py ERs + Fell 2 = a A Eo oo Pres 8 RR - Rr EL Ce Ep A rrr = Ed Bh = ce À = 3 5 Es 7 ; = 5 ne a.= = ae Gia 5 x SES ke is ER i e & st ee i £2 = St io = a a 2 DE 1889 A 1913 ESS ai ES = Le E É 2 5 or AUGUSTE HAMEL - So se iy = fa es ss E = 5 bid Bits os Gé + ve a = ven fi LS AS 25 3 5 En 2 pit Sek .en 2 PROFESSEUR DE MICROBIE THEÉORIQUE = A RE Ss = = > f / 4 a 5 i Se 5 ss % 5 RE = figs 3 % + e = et A ; oti = # & i = = > = % = > ê 3 = a wt i ap va ; ji rad = 3X $ \u201c ore A pe 0 fo = Sd DE So i GE Shs i iN JO & Sa.A cy +0 fe ~ st i es si Ea 5 wo = > bare, : #2 x a 5 5 - = i i EX = id he dE cs i Js i = = Gs 2 3 si CR a dos i 5 5 Ye = a 5 i 4 zone qu 5 Sods 3 = Si 2 su 0 5e Hi 5 SA a oh is a Sh Si 3 £5 \u2014 Jp 2 eee me = > a a : Se a pes en J PP x a Seite = eR Goon = ra os oe es x ee ES cr 3 _ APR TEE \\ has ann Youd?a Gin in Yi FW.Pr Hama A .de /'EVroedtron ce Hier sigertse\u201d Rae Dust, 25 Not?)- Vangie WG-14, 45, Rove A Un Lidl RO EE 5 : ans Cette carte a été remise par Pasteur, lors d\u2019une visite que lui rendit le docteur Auguste Hamel en décembre 1888.Pasteur était toujours au 45, rue d\u2019Ulm.Ce n\u2019est que plus tard qu\u2019il occupa ses appartements à l\u2019Institut, 25, rue Dutot. on, ST T= = z= \u2014_ _ = = Gd Coie = es pe en ae are Su is is, 2 0 a 5 _ DE 8 8 3 = PE = des ESS ae pan ee 27 Sa Septembre 1957 Lavar.MÉDICAL 191 L\u2019abbé Clovis-Kenner Laflamme, savant géologue, fut plus tard recteur de l\u2019université en 1893.IÏ est assez singulier que la date du départ de nos deux voyageurs coincide avec celle de l\u2019inauguration de l\u2019Institut Pasteur.La compagnie de M.l\u2019abbé Laflamme devait être pour Ie docteur Hamel le plus grand stimulant scientifique.En effet, à ce moment là, l\u2019abbë Laflamme est déjà connu par ses connaissances scientifiques.II est encore considéré de nos jours comme la plus haute personnalité scientifique qu\u2019ait formée le Séminaire de Québec.II se rend également à Paris, pour établir des contacts avec les grands physiciens de la capitale,8 dont M.Gay, trésorier de la Société française de physique avec qui, pendant plusieurs années, 1l échangea une correspondance scientifique suivie.Dès son arrivée À Paris, Hamel, comme en fait foi la carte ci-jointe,?rend visite à M.Pasteur qui lui remet un laisser-passer pour visiter l\u2019Institut « premier temple de la microbiologie ».Malheureusement, il nous a été impossible de retrouver, dans les dossiers de la famille Hamel, ses impressions sur son entrevue avec M.Pasteur, et celles sur les leçons de M.Roux qui portaient sur les Méthodes maicrobrennes dans leur application à la médecine.En effet, ces leçons ont débuté entre Ie 15 et Ie 20 décembre.Il semble bien d\u2019après le panégyrique que fit de lui le docteur Saluste Roy, à la séance académique de fin d\u2019année 1923-24, que notre distingué prédécesseur a suivi une partie des cours de M.Roux.C'était, en vérité, le but de son voyage, d\u2019apprendre les méthodes pasteuriennes.Comme l\u2019écrit le docteur Saluste Roy, «il avait accueilli avec empressement les découvertes microbio- logiques et il ne s\u2019était épargné aucune peine pour en connaître tous les développements, afin de pouvoir faire profiter les médecins, les étudiants et les malades des diverses applications bienfaisantes qu\u2019elles comportaient.Ce goût des sciences nouvelles, le docteur Hamel le devait en grande partie à la connaissance qu\u2019il fit de M.Pasteur, A ce voyage ».10 8.Le docteur J.-Edmour Perron.9.Carte et document de la famille du docteur Auguste Hamel.Nous tenons à remercier le docteur Jules Hamel et madame Gabrielle Hamel pour nous avoir permis de consulter ces documents.10.Roy, Saluste, « Panégyrique du docteur Auguste Hamel».Extrait de l\u2019Annuaire de l\u2019université Laval, 1923-1924. 192 Lavar MépicaL Septembre 1957 À son retour à Québec, à la mi-février 1889, il fait aussitôt rapport à Monseigneur le recteur et à la Faculté de ses activités à Paris, où il a séjourné deux mois.C\u2019est à ce moment, semble-t-il, qu\u2019il inaugure ses leçons théoriques de microbie.Captivé par cette science nouvelle, il suit avec le plus grand intérêt les travaux de l\u2019école pasteurienne et ceux des savants des autres pays : Allemagne, Scandinavie, États-Unis et Brésil.Après huit ans de cet enseignement général des processus bactériologiques, le docteur Hamel effectue, en 1895, un second voyage à Paris dont la durée nous est inconnue.Il est un fait qui situe assez bien son retour, c\u2019est qu\u2019il est promu cette même année (1896) professeur titulaire d\u2019un cours de bactériologie théorique et d\u2019histologie pratique dont il assuma la responsabilité au début de l\u2019année académique.Notre ami, le docteur Edgar Couillard qui a suivi les cours du docteur Hamel, nous rapporte que ses leçons au nombre d\u2019une douzaine, exposées en fonction des lésions pathologiques, portaient en particulier sur les agents des suppurations : le staphylocoque, le gonocoque et le méningocoque.De plus on y étudiait Ie bacille de la typhoïde, l\u2019infection charbonneuse, le bacille tuberculeux.Ses leçons étaient remarquables, données de façon entraînante et avec le plus grand | scrupule scientifique.II les agrémentait même de planches murales, qu\u2019il avait dessinées lui-même.Dans tout l\u2019enseignement du docteur Hamel, il n\u2019est nullement question de travaux pratiques de bactériologie ; ils seront plus tard confiés au docteur Rousseau.Période du docteur Arthur Rousseau, 1899-1913 : Cette même année 1895, Ie docteur Rousseau qui vient de terminer ses études de médecine, part pour Paris, le 18 février, en vue d\u2019y poursuivre des études de médecine interne dans les grands hôpitaux.Comme le docteur Rousseau est libre dans l\u2019après-midi, il s\u2019inscrit au cours de | bactériologie de l\u2019Institut Pasteur, que donnent M.Roux, M.Duclaux [ et M.Metchnikoff.II en informe Monseigneur Laflamme qui en est très heureux. ea aon proven on ate cay Paya ess eee 2 225 ape CE Pre ee res SERA masses Pme CRETE ces a otre ec Re CREER DE 1899 A 1913 on ~ ~~ 21 os TE 2 wy ARTHUR ROUSSEAU = Are i x REN nial Le cae ir ce RARES a: Sa ESS, 5 a = 7 = cs Septembre 1957 Lavar MÉpicaL 195 Dans son allocution à la séance de clôture de l\u2019année académique 1897-98, Monseigneur Laflamme, le recteur de l\u2019université, savant dont la réputation grandit dans tout le pays, annonce une nouvelle très importante pour la Faculté de médecine.Laissons-lui la parole : « Dans la Faculté de médecine, je dois signaler en particulier l\u2019installation pratique de bactériologie à l\u2019usage des élèves.Les microbes, tout menus qu\u2019ils sont, deviennent des personnages SI Importants, J\u2019allais dire si encombrants, que l\u2019Université a jugé à propos de mettre les élèves à même \u2018de faire plus ample connaissance avec eux.» Il continue son exposé en indiquant la structure de ces travaux pratiques : « Les travaux que nos étudiants feront dans ce nouveau laboratoire leur montreront ces microscopiques mais innombrables ennemis.A eux de trouver comment nous en débarrasser.Ce laboratoire est mis sous la direction personnelle de Monsieur le docteur Rousseau.Des études sérieuses faites à l\u2019Institut Pasteur, un vif amour du travail et des talents plus qu\u2019ordrnaires désignent d\u2019avance le Jeune docteur au choix de l\u2019Université.» Or, le docteur Rousseau, pour des raisons que nous ignorons, reviendra au cours de l\u2019été 1899, pour prendre la direction de son enser- gnement.Citons de nouveau un extrait de l\u2019allocution de Monseigneur Laflamme en date du 19 juin 1899.« Notre laboratoire de bactériologie attend le retour de M.le docteur Rousseau maintenant à Paris, pour être mis définitivement à la disposition des élèves.Ce professeur reviendra dans quelques Jours, avec toute une armée de microbes choisis parmi les plus étranges et les plus meurtriers.Nous espérons que le Conseil d'hygiène de Québec, à la tête duquel est un de nos professeurs ne confisquera pas la première caisse à la descente du bateau.Ce serait une grande perte pour la science, ces microbes font tellement parler d\u2019eux malgré Pexiguité de leur taille.On leur attribue en médecine un rôle tellement important qu\u2019il est de toute nécessité que les futurs médecins se familiarisent avec leurs apparences.D'ailleurs cette invasion pestilentielle sera confinée dans des tubes parfaitement scellés et nos professeurs y auront seuls accès à l\u2019exclusion de tout autre.En voilà assez pour rassurer les plus nerveux.» Ces deux citations nous semblent préciser de façon parfaite comment l\u2019enseignement de la bactériologie sera dorénavant fait à la Faculté de médecine.RENONCE \u201cA IR A 38 RE ME pH I LavaL MEbicaL Septembre 1957 Les leçons du docteur Rousseau ainsi que les travaux pratiques étaient faits de trois à cinq heures, dans les laboratoires de M.l\u2019abbë Philéas Filion.Les leçons théoriques étaient suivies immédiatement d\u2019une démonstration technique à laquelle les élèves participaient.Ceux- ci devaient préparer les milieux de culture, ensemencer les microbes et, même, pratiquer quelques inoculations.Les leçons du docteur Rousseau complétaient celles du docteur Hamel, qui continuait à faire de la bactériologie en fonction, comme nous le disions plus haut, des lésions anatomo-pathologiques.C\u2019est encore ce qui se fait aujour- d\u2019hur dans les leçons du cours de pathologie.Le nombre des leçons que donnait le docteur Rousseau se chiffrait aux environs de vingt-cinq.Nous devons cependant signaler que les élèves n\u2019avaient à leur disposition qu\u2019un seul microscope, devant lequel ils stationnaient à tour de rôle pour y voir soit le bacille du charbon coloré d\u2019après les méthodes ordinaires, soit le bacille tuberculeux, etc, etc.Je tiens ce renseignement de ceux de mes amis plus âgés, les docteurs Edgar Couillard et Willie Verge, qui ont suivi les cours du docteur Rousseau.En 1904, Ie Conseil universitaire nomme le docteur Robert Mayrand comme assistant du docteur Rousseau au cours de bactériologie pratique.L\u2019enseignement du docteur Rousseau en microbiologie était imbu d\u2019une science extrêmement profonde, bien assimilée, comme celle de la clinique médicale dont un grand nombre d\u2019entre nous ont pu admirer le magnifique exposé.Période du docteur Arthur Vallée, 1913-1939 : A l\u2019automne de 1913, le docteur Arthur Vallée, qui a séjourné plusieurs années en Europe pour y étudier la médecine et à fond les méthodes pasteuriennes ainsi que l\u2019anatomie pathologique, est nommé professeur de ces deux disciplines.On met alors à sa disposition un grand laboratoire, bien aménagé, dans lequel se donnent les leçons de bactériologre et d\u2019anatomie pathologique.Les cours pratiques de bactériologie se sont considérablement développés \u2014 et le docteur doit y consacrer tous ses après-midi, de deux heures à six heures.A ce moment, nous pouvons dire que la bactériologie a atteint dans le monde entier une place prépondérante PROS PIRE x 2 ee ores me Cae = = Seat \u2014 Eaves _ créer a ces oe ELE a Pen = = ny Bie 5 és == be Ero EE pel Ee ao ei ~ : DE 1913 A 1939 Sig oS NS 2 = Jo RY = 2 = SR ARTHUR VALLEE gx os ES Pa A | ~ ë = 3 PROFESSFUR DE MICROBIOLOGIE 2 A 3 hit = a hi i he = i : 5 æ: = se ~ = i 5 SOR bal OF = de = = wt = 5 3 5 = en 7 RE oF sa, E = ss «a & \u201cxm EX & \u20ac = = $ ER i + cn 2 se Le > 5 S & = = = = ; 2 = 4 RY, i sa a We i on a =, Les ps a és ns je Fac 4 3 ss Se & = es EE us 5 spas er = ce oe eee a Se se Ex 3 a parc re SE tetes SE = ~ = 5 es 3 = 3 = cie N 3 3 \u2018 pp \u2014 oo a =.* = Septembre 1957 LavaL MEpicAL 199 dans l\u2019enseignement de la médecine du fait, que non seulement les organismes pathogénes sont identifiés d\u2019une façon parfaite, mais que de plus, le médecin, par suite de ces découvertes, possède des moyens préventifs et curatifs pour un très grand nombre de maladies infectieuses.La diphtérie commence à perdre du terrain grâce à l\u2019application du sérum antidiphtérique de M.Roux.Les cliniciens surveillent la contamination de l\u2019infection tuberculeuse dont Robert Koch a précisé l\u2019agent et Laënnec cristallisé les grands syndromes cliniques.Vers 1921-23, nos universités de Montréal et de Québec sollicitèrent de l\u2019honorable M.Taschereau premier ministre, et du secrétaire provincial, l\u2019honorable Athanase David, Foctroi de bourses d\u2019études à l\u2019étranger pour nos étudiants de toutes les Facultés : arts, sciences, droit, médecine.Le but principal de ces bourses était de venir en aide aux étudiants qui souhaitaient embrasser la carrière universitaire.Notre génération universitaire a profité de cette générosité gouvernementale qui continue encore très largement à distribuer ces bourses.Parmi Ies Québécois qui fréquentèrent l\u2019Institut Pasteur signalons : le docteur Wilfrid LeBlond, directeur des laboratoires de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le docteur Henri Marcoux et le docteur Émile Gaumond, de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, les docteurs J.-Édouard Morin, Charles- Auguste Pamnchaud, directeur des laboratoires de l\u2019Hôprtal Saint-Michel- Archange, !! Léo Gauvreau, Hector Turcotte, André Potvin et Paul Fiset.Le docteur J.-Édouard Morin fut invité par les docteurs Rousseau et Vallée à étudier de front, pendant trois ans, et 'anatomie pathologique et la microbiologie.Notre premier stage de deux ans, chez le professeur Masson, à Strasbourg, nous permit de nous initier, auprès de ce grand maître, à l\u2019histo-pathologie.Dès la fn de décembre 1926, nous entrions à l\u2019Institut Pasteur, de Paris, pour v suivre le cours du 22 décembre à la mi-juin, et complêter notre travail sous la direction du docteur Dumas, jusqu\u2019à la mi-octobre 1927, À notre retour à Québec, les autorités de l\u2019Hôpital du Saint-Sacre- ment nous confialent la direction des laboratoires.Ce travail hospita- 11.Le docteur Charles-Auguste Painchaud est diplômé de l\u2019École de sérologie de l\u2019université de Paris, LavarL MÉpicaL Septembre 1957 200 lier occupait notre matinée.Par suite d\u2019une entente avec les autorités de la maison, nous pouvions consacrer nos après-midi au département de bactériologie de l\u2019université Laval, à titre d\u2019assistant du docteur Vallée.Dès ce moment, le docteur Vallée a été pour moi un véritable père spirituel dont la générosité ne s\u2019est jamais démentie.Sous sa direction, J\u2019ai pu compléter et parfaire mes connaissances dans ce domaine.\u2018Très tôt, il me confia la charge des travaux pratiques.Ensemble nous nous sommes appliqués, jusqu\u2019en 1939, à donner à l\u2019enseignement de la micro- biologie une orientation essentiellement médicale.En effet, nos labora- toires hospitaliers avaient besoin de notre concours pour les diagnostics des maladies courantes : diphtérie, typhoide, qui étaient nombreuses à ce moment, infections streptococciques diverses, etc, etc.SI l\u2019enseignement théorique répondait aux besoins de l\u2019heure, par contre, nous avons dû travailler énormément pour organiser de façon adéquate les leçons pratiques.Elles furent enfin portées à vingt-cinq leçons de deux heures consécutives, permettant ainsi à l\u2019étudiant d\u2019effec- tuer les techniques de façon convenable et sans danger d\u2019infection.Les microbes étudiés à la leçon théorique précédente, faisaient le sujet du cours pratique suivant avec comme complément l\u2019étude morphologique, biologique et les caractères de l\u2019infection expérimentale chez l\u2019animal sensible.Le 8 Janvier 1939, le docteur Vallée décédait subitement.La Faculté, tous ses amis et ses anciens élèves furent profondément affectés de cette disparition soudaine d\u2019un de leurs plus dévoués professeurs.p Pp Période 1939-1957 : docteur J.-Edouard Morin : Dans les semaines qui suivirent ce deuil si douloureux pour nous, Monseigneur le recteur me faisait l\u2019insigne honneur de m\u2019inviter à prendre la direction du cours de microbiologie.Le docteur Louis Berger héritait de la chaire d\u2019anatomo-pathologie dont le professeur Vallée était également titulaire.La succession du docteur Vallée fut extrêmement lourde pour nous, car nous avions tracé ensemble un programme d\u2019enseignement hautement supérieur, enseignement dont je devenais seul à supporter le fardeau tant pour les leçons théoriques que pour les leçons pratiques.Au cours de l\u2019année 1942, nous avons été obligé de répéter les leçons pendant toute Septembre 1957 LavaL MÉpicaL 201 la période des vacances, afin de répondre au désir de la Défense nationale qui demandait des médecins.À ce moment, l\u2019Université permit au docteur Turcotte de nous prêter main forte pour la préparation de nos travaux pratiques.Ce choix était heureux.Le docteur Turcotte est un technicien instruit, habile, consciencieux et très discipliné.Nous étions en ce moment en pleine guerre, il était par conséquent impossible de se documenter dans les livres francais.À la demande de quelques étudiants, nous avons confié à la « Documentation universitaire ) l\u2019impression d\u2019un résumé assez complet de notre cours de bactériologie.Ces notes étaient serties de planches en couleur, dont M.l\u2019abbé Oscar Bergeron, procureur du Séminaire, avait défrayé le coût.Elles comprenaient, d\u2019une part, une partie théorique de 360 pages et, d\u2019autre part, un fascicule de techniques de travaux pratiques d'environ 70 pages.Ces cahiers rendirent un grand service à nos étudiants et à plusieurs laboratoires hospitaliers.C\u2019est pourquoi nous en avons fait une seconde édition en 1952, qui, cette fois-ci, fut publiée par les « Presses universitaires ».En 1947, l\u2019Université nous accordait un second assistant dans Ia personne du docteur Léo Gauvreau.Celui-ci, après un an et demi d\u2019entrainement avec nous, alla passer une année chez Ie professeur Murray, à l\u2019université McGill, puis une année à Philadelphie, où 1l étudia particulièrement les questions d\u2019immunité et, enfin, une année à l\u2019institut Pasteur de Paris.À son retour, après quatre années d\u2019un travail sérieux, il devenait notre assistant tant à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement qu\u2019à l\u2019université.A ce moment, nous étoffions notre laboratoire de deux techniciens dont le travail était surtout centré sur les travaux pratiques.Enfin en ces toutes dernières années, en 1953, c\u2019était le retour d\u2019Europe du docteur André Potvin qui lui aussi, avait travaillé pendant deux ans à l\u2019institut Pasteur dont une année consacrée à l\u2019étude des anaérobies, sous la direction du professeur Prévost.Une partie de sa dernière année fut passée à Londres, chez le professeur Morgan.Il y a un an et demi, nous avions la joie de voir revenir de Paris et de Cambridge, le docteur Paul Fiset qui avait pris son doctorat (ph.d.) à Cambridge, avec soutenance de thèse sur le sujet suivant : Antigenic pi RS 7] i 202 Lavar MÉpicaL Septembre 1957 variations of virus and « Rickettsiæ » with particular reference to « Ricket- tsia burnett ».Le docteur Fiset s\u2019est adonné d\u2019une façon très approfondie à l\u2019étude des virus, et vient ainsi ouvrir à notre culture et à notre enseignement « les horizons d'avenir » de la microbiologie.Enfin, depuis cinq ans, un chimiste de grand talent, le docteur Raymond Côté, étudie la chimie microbienne.M.Côté a fait un stage de deux ans à l\u2019institut Pasteur, dans le Service de notre ami le docteur Grabbar.Depuis trois ans, il est à Londres, chez le professeur Morgan.M.Côté a déjà à son crédit des travaux de grande importance sur la constitution antigénique des bactéries.Ainsi, actuellement, notre département de microbiologie est constitué de cinq unités, à savoir : 1° une unité de bactériologie générale à orientation essentiellement médicale ; 2° une unité d\u2019immunologie bactérienne dont Ie docteur Gauvreau a la direction ; l\u2019immunologie hématologique est confiée au docteur Jean- Marie Delâge,12 3° une unité pour l\u2019étude des anaérobies confiée au docteur André Potvin qui s\u2019occupera en plus, de parasitologie.4° une unité de mycologie dont le docteur Turcotte a la direction ; 13 5° une unité de virologie confiée au docteur Fiset comme nous le disions plus haut.Une autre unité verra le jour l\u2019an prochain, celle de la « chimie microbienne » dont nous préparons les locaux pour le docteur Côté.La constitution d\u2019une équipe aussi homogène et bien préparé nous a coûté quinze années d\u2019efforts.Nous croyons qu\u2019il serait à propos de remercier ici les autorités gouvernementales fédérale et provinciale qui ont accordé des bourses d\u2019études à chacun de nos collègues pour leur permettre de se spécialiser dans ces différentes sphères de la microbiologie.12.Le docteur J.-M.Delâge est membre du Collège royal du Canada.II est en charge du laboratoire d\u2019hématologie à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.13.Le docteur Turcotte est allé faire un stage de dix mois dans le Service de mycologie de l\u2019institut Pasteur.RIT Le aia RE Septembre 1957 Lava\u2026 MépicaL 203 Telle est présentement la situation du département de microbiologie de notre université qui doit prendre incessamment possession de ses nouveaux locaux.Plusieurs de nos collègues ont signalé dans quelles conditions misérables nous avons été obligés de travailler, conditions de locaux trop exigus ou insuffisants, conditions lamentables au point de vue monétaire et, enfin, insuffisance de collaborateurs et de techniciens.Souhaitons que cette ère soit à jamais révolue.Maintenant avant d\u2019édifier l\u2019armature de ce que sera l\u2019avenir de la microbiologie, signalons que pendant près d\u2019un siècle cette science (1853 à 1957) «créée par Pasteur est venue apporter la lumière dans nos ténèbres, l\u2019ordre dans Ie chaos », écrit Duclaux.Le bilan des découvertes du Maître, des pastoriens, et de celles de tous les microbiologistes du monde, démontre que cette poignée infrme de chercheurs a combattu et vaincu les pires ennemis de l\u2019homme \u2014 « les microbes, plus difficiles à éviter qu\u2019à rencontrer », dit Roux.Ce bilan révèle de plus que le trio de la science médicale \u2014 Pasteur, Rœntgen et les Curie \u2014 a sauvé des millions de vies humaines tandis que les fomentateurs des guerres de 1870, 1914 et 1939, s\u2019acharnaient à tout massacrer.ORIENTATION FUTURE Nous avons vu dans la première partie de cet exposé que Pasteur, au cours de ses recherches, s\u2019était attaqué à une maladie dont il n\u2019a Jamais vu l\u2019agent causal ni pu le cultiver, la rage.Or, depuis une dizaine d\u2019années, la microbiologie dont un grand nombre de chapitres ont été bien étudiés avec une thérapeutique et une prévention adéquates, s\u2019oriente maintenant vers l\u2019étude d\u2019un très grand nombre de maladies dont les agents étiologiques relèvent des « inframicrobes », c\u2019est-à-dire les virus.Ces agents sont des êtres microscopiques que nos moyens d\u2019optique ordinaires ne peuvent mettre en évidence.Par contre, depuis la découverte du microscope électronique, plusieurs d\u2019entre eux, dont ceux de la vaccine et de la variole et le dernier venu, celui de la poliomyélite, ont pu être photographiés par ce système spécial qui nous permet d\u2019obtenir des grossissements de 45, 60 et 100 000 fois.Le nombre des maladies à virus est considérable tant chez l\u2019homme que chez les mammifères, les végétaux, les insectes, les oiseaux, etc.À i 5 RN I a « 18 I: \\ ; 204 Lavar Mépicar Septembre 1957 C\u2019est dans ce domaine que se poursuivent actuellement la plupart des recherches dans tous les pays.Signalons en particulier les oreillons, l\u2019herpès, la rougeole, la rubéole, la varicelle, la mononucléose et l\u2019hépatite infectieuses, l\u2019encéphalite léthargique, la fièvre jaune et, chez nous tout particulièrement, les pneumonies et les péripneumonies à virus 14 et enfin, la toute dernière, dont on parle avec inquiétude : la grippe.L'étude des maladies à virus est extrêmement difficile et compliquée ; signalons cependant que la culture de quelques-uns de ces agents peut être maintenant réalisée par l\u2019inoculation de l\u2019œuf de poule fécondé.Les cultures ainsi obtenues permettent des inoculations en série chez les animaux réceptifs : la souris, le singe, etc.Sr le microscope électronique et la culture permettent un premier pas dans l\u2019identification du germe en cause, les examens sérologiques par contre sont très précieux pour détecter dans l\u2019organisme les conséquences de infection.C\u2019est ainsi qu\u2019il est courant, aujourd\u2019hui, en particulier dans la poliomyélite et les rickettsies, de rechercher dans Ie sang des individus la présence des anticorps.Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ces expressions Immunologiques, disons que les anticorps sont la signature d\u2019une contamination antérieure par un microbe, quel qu\u2019il soit.Ce sont des moyens de défense produits par l\u2019organisme au cours de la dite infection.Ainsi, l\u2019individu qui a été en contact avec le virus de la poliomyélite possède dans son sang, après un certain temps, cette substance nouvelle, spécifique, attestant que le virus de la poliomyélite a habité l\u2019organisme.Il en est de même pour la typhoïde et une foule d\u2019autres maladies dont les microbes sont facilement identifiables par les moyens ordinaires : microscope, culture, inoculation, etc.L'étude des maladies à virus demande à celui qui s\u2019y consacre, une très longue et très sérieuse préparation, par suite des difficultés nombreuses que chaque jour il rencontre.L'organisation matérielle d\u2019un tel département comporte un outillage coûteux : microscope électronique, sérums expérimentaux et matériel de culture, inoculations aux animaux, tel le singe, pour ce qui a trait à la poliomyélite, etc.Enfin, un personnel de techniciens cultivés, habiles, ingénieux et consciencieux, est de rigueur.14.À l\u2019occasion de l\u2019inauguration du pavillon de [a Faculté de médecine, la compagnie Philipps veut bien mettre à notre disposition un de ses microscopes électroniques. Septembre 1957 Lava\u2026 MÉDICAL 205 Le champ des virus auquel nous faisions allusion tout à l\u2019heure est très étendu tant chez l\u2019homme que chez les animaux et Ies plantes.II arrive que l\u2019infection humaine provienne de l\u2019extérieur, surtout des animaux supérieurs mais parfois également des insectes, etc.C\u2019est dire que son étude est plus compliquée que celle des éléments microbiens.Dans ce domaine, comme dans celui de la rage pour Pasteur, il s\u2019agit non pas tant de voir le virus au microscope électronique ou d\u2019en obtenir une culture dans l\u2019allantoïde de l\u2019œuf, mais de pouvoir prévenir ou guérir la maladie.Dans la polio comme dans la rage, nous n\u2019avons aucun moyen de guérir l\u2019infection mais par ailleurs nous avons des armes pour vacciner le sujet avant qu\u2019il ne soit infecté ou que la maladie n\u2019ait eu le temps de prendre pied.De plus, et nous y avons fait allusion plus haut, il nous est possible, actuellement, de faire un diagnostic rétrospectif d\u2019une infection à virus par les moyens sérologiques.Ces diagnostics sont cependant extrêmement coûteux.C\u2019est par ces méthodes séro- logiques qu\u2019il est possible de savoir si une population donnée à été contaminée par le virus de la poliomyélite.Si la section virologique prend une importance primordiale dans les recherches à venir, 1l ne faut cependant pas sous-estimer et négliger tout un groupe de microbes, les anaérobies, qui font des ravages considérables chez les humains.Peu d\u2019écoles se sont appliquées aux recherches sur les anaérobies.A l\u2019institut Pasteur, il existe une section, confiée au docteur A.-R.Prévost, qui y consacre tout son temps depuis une vingtaine d\u2019années.Ces études nous ont révélé une quantité importante de maladies graves dues à ces anaérobies qui, parce qu\u2019ils fuient l\u2019oxygène pour se développer, demandent pour leur identification une technique extrêmement laborieuse, longue et difficile.C\u2019est pour cette raison que nous avons cru nécessaire de créer dans notre département une section pour l\u2019« étude des anaérobies ».Ce travail sera poursuivi par le docteur André Potvin.Ce ne sera pas exclusivement un travail de recherches mais aussi un travail pratique, puisque nos hôpitaux universitaires pourront bénéficier de ce service.En effet, aucun laboratoire hospitalier ne peut entreprendre de telles recherches, car le travail porte principalement sur les diagnostics bactériologiques. 206 Lava\u2026 MépicaL Septembre 1957 Outre ces deux disciplines qui demandent un travail immédiat nous devons en plus envisager une science presque nouvelle et également des plus mystérieuses et des plus diffrciles, « l\u2019immunologie ».Née de Metchnikoff, développée par Bordet, enrichie par Landsteiner, l\u2019immunologie a connu ces dernières années une extension remarquable du côté de l\u2019hématologie.Sans compter les travaux devenus classiques de l\u2019École de Landsteiner, Bernstein et autres sur les groupes sanguins, la pathologie du facteur Rh a apporté de nouvelles lumières sur la composi- tion et la variété sous lesquelles se présentaient les différentes formes d'anticorps, et permis d\u2019explorer, grâce à des réactions sérologiques, telles que la réaction de Coombs à l\u2019antiglobuline, des syndromes hémo- os Iytiques dont la nature commence 3 étre plus clairement connue.En a même temps, la description des agranulocytoses et des thrombopénies I par auto-agglutinémie est venue compléter le cycle des maladies par a auto-anticorps.Tout un chapitre nouveau de l\u2019hématologie et de À lrmmunologie vient à peine de s\u2019ébaucher.VISION LOINTAINE Lorsque nos successeurs auront pu découvrir les moyens préventifs et curatifs des maladies à virus, nous croyons que la troisième étape de la microbiologie \u2014 vision d\u2019avenir \u2014 sera vraisemblablement l\u2019étude du cancer.Plus que jamais, il semble que certains cancers relèvent des virus.Le professeur Charles Oberling, bien connu à Québec, travaille depuis plusieurs années sur cette question.Ces programmes d\u2019avenir peuvent être entrepris dès maintenant dans nos milieux.En effet, l\u2019Université vient de réaliser le programme tracé par le pape dans les articles 44 et 46 des instructions de la Sacrée Congrégation des séminaires et des universités, articles que j\u2019extrais de la conférence de Son Éminence le cardinal Villeneuve, conférence qui traitait de l\u2019université, École de haut savoir et source de directives sociales, 15 « Art.44.\u2014 Les salles de cours seront spacieuses, ornées, bien aérées, et conformes aux règles d\u2019hygiène et aux usages reçus dans les maisons d\u2019enseignement des divers pays.15.VILLENEUVE, cardinal J.-M.Rodrigue, Quelques pierres de doctrine, conférence donnée au Cercle universitaire de Montréal, Ie 13 janvier 1934, page 89.RCE a PP TE Septembre 1957 LavaL MebicaL 207 «Art.46.\u2014Que les instituts divers et les laboratoires scienti- frques (de ces universités pontificales) soient munis de tous les outillages requis selon la nature des choses et les nécessités de notre temps.» SI cette réalisation matérielle fait l\u2019admiration de tous, nous devons espérer que l\u2019élite médicale s\u2019attaquera maintenant à une réalisation plus importante et beaucoup plus grande, celle de former des hommes de science qui, par l\u2019enseignement et la recherche, feront rayonner le nom de notre université afin qu\u2019elle demeure « avec la grâce de Dieu, à nulle autre inférieure».Ce travail, il faut le reconnaître, sera difficile et de longue durée.La première chose qui importe dans une discipline comme celle dont nous avons la direction, c\u2019est un personnel hautement qualifié, instruit, cultivé, enthousiaste et aimant son travail.Ces qualités l\u2019amèneront nécessairement à être pris d\u2019envoûtement pour la recherche, car chaque jour créera des problèmes dont souvent la solution exigera des semaines, des mois et même des années de travail.De plus, il faut à ce personnel supérieur, des laborantains voués au travail technique tant pour l\u2019enseignement que pour la recherche.Aujourd\u2019hui, un individu ne peut entreprendre seul un travail de recherche, il faut de toute nécessité du personnel compétent pour effectuer le travail technique.N\u2019oublions pas que la science, depuis 50 ans, a tellement évolué qu\u2019il est nécessaire d\u2019emboîter le pas lorsqu\u2019on veut s\u2019y consacrer.Pour me permettre une comparaison, il n\u2019est plus possible dans notre siècle de gagner une bataille avec des arcs ou des arquebuses, il faut des avions, des canons et même des bombes atomiques.Je voudrais de plus signaler l\u2019importance de la stabilité de tout Ie personnel.Il est regrettable en effet, que les jeunes qui se sont préparés pendant quatre ou cing ans, émigrent dans une autre université.Pour les garder, il faut les rémunérer honorablement, car si notre sang est généreux, il n\u2019est pas encore assez abondant pour permettre périodiquement des transfusions.En outre, il ne faudrait pas que les aînés soient ombrageux du succès et de l\u2019avancement de leur fils spirituels.D'ailleurs, c\u2019est une loi générale et universellement admise que le greffon d\u2019un rosier sélectionné donnera toujours des roses plus belles et d\u2019un arôme 208 LavaL MépicaL Septembre 1957 plus fin et plus odorant que celui du sauvageon dont il a reçu la sève.Enfin, c\u2019est une grave erreur de croire que leur départ, \u2014 souvent teinté de déboires et d\u2019une pointe d\u2019amertume, \u2014 contribuera à faire rayonner le nom de l\u2019université.Au contraire, ils seront malgré eux enclms à comparer le passé et le présent, celui-là le plus souvent en notre défaveur.Ce que nous souhaitons c\u2019est que nous mettions en pratique cette grande pensée de Pasteur : «La science doit être la plus haute personnification de la patrie parce que de tous les peuples celui-là sera toujours le premier qui marchera le premier par les travaux de la pensée et de l\u2019intelligence.» Lorsque dans trente ou cinquante ans, nous aurons conquis le prestige d\u2019une grande université au sens si bien défini par le cardinal Villeneuve, nos fils et nos petits-fils pourront avec fierté en faire visiter les multiples pavillons centrés sur les édifices de la Chapelle et du Grand Séminaire.Les visiteurs pourront alors lire sur Ia porte d\u2019entrée de chacun des pavillons les noms de ceux qui auront fait réellement ce centre universitaire.Comme les autres universités, nous aurons des noms célèbres comme les Laflamme, les Banting, les Best, les Osler, les Masson, les Oberling, les Fleming, les Pasteur-Vallery-Radot, les Penfield, les Ramon, les Waksman, les Tréfouel.Voilà le vœu qu\u2019à titre de directeur des départements de microbiologie nous formulons pour l\u2019avenir de notre université.Note.\u2014 Comme ceci est notre testament spirituel, nous espérons que personne ne sera offusqué des choses qu\u2019il fallait dire et graver dans la mémoire de ceux qui vont prendre notre place.Après trente ans de travail pour l\u2019université, nous croyons sincèrement que c\u2019est notre devoir d\u2019énoncer des directives fondamentales pour conduire à bonne fin cette discipline, la microbiologie, qui a fait tant de bien à l\u2019humanité. Septembre 1957 LavAaL MÉDiCAL 209 PUBLICATIONS DU DÉPARTEMENT DE MICROBIOLOGIE Travaux du docteur J.-Édouard Morin .VALLÉE, Arthur, et Morin, J.-Édouard, Complications à streptocoque dans la dernière épidémie de grippe, Bull.méd.de Qué., p.333, 1929, 2.VALLÉE, Arthur, et Morin, J.-Édouard, Les milieux sucrés au sucre d\u2019érable en bactériologie, Premier Congrès international de microbiologie de Paris, 1930.3.Morin, J.-Edouard, Un cas de dysenterie & bacille de Hiss, Bull.Soc.méd.Hop.unw., p.139, 1933.4.Lancrois, M., et Morin, J.-Édouard, Pleurésie séro-fibrineuse d\u2019origine sérique au cours d\u2019une poliomyélite, Soc.méd.Hép.univ., p.105, (avril) 1935.5.Morin, J.-Edouard, LEmieux, R., et LEBLonp, S., Fièvre ondulante Laval médical, p.143, juillet 1936.6.Morin, J.-Edouard, Le lait cru vu par le bactériologiste, Laval méd., p.143, (juin) 1943.7.Lemieux, R., Morin, J.-Edouard, et Napeau, H., Infection méningée tuberculeuse et méningococcique, Laval méd., p.225, (mai) 1944.8.KeLLEy, H.G,, et Morin, J.-Edouard, La mononucléose infectieuse, Laval méd., p.647, (oct.) 1944.9.Lemieux, R., Morin, J.-Edouard, et NapEau, H., A propos de deux cas de suppuration pleuro-pulmonaire traités par la pénicilline, Laval méd., p.23, (janvier) 1945.10.Morin, J.-Edouard, L\u2019aspect bactériologique des salmonelloses, Laval méd., p.179, (mars) 1945.11.Morin, J.-Edouard, et Turcotte, Hector, Purification biologique de la [ymphe vaccinale par la pénicilline, Laval méd., p.431, (avril) 1947 ; Annales de l\u2019Institut Pasteur, t.73, p.591, (juin) 1947 ; Revue canadienne de biologie, vol.5, n° 5, 1946 ; Can.Journal of Research, E, 24, p.149-154, (décembre) 1946, 12.Morin, J.-Édouard, et TURCOTTE, Hector, Infection tuberculeuse humaine à bacille aviaire (chromogène), Laval méd., p.93, (janvier) 1948.(Communication présentée au Quatrième Congrès international de microbiologie à Copenhague, 25 juillet 1947.) Mit REEL SRI AQU RODEN 210 Lavar MépicaL Septembre 1957 13.GAuvrEAU, Léo, et Morin, J.-Édouard, Purulent meningitis due to Bacterium paratypbosum B, Type 3a, in a newborn, The Can.Med.Ass.Journal, 60 : 169-71, 1949.14.Morin, J.-Édouard, Notes de bactériologie et de travaux pratiques avec planches polychromes des principaux microbes, pour les étudiants en médecine de deuxième année (500 pages, format 1014 x 815) 1942, 15.Morin, J.-Édouard, et TURCOTTE, Hector, Influence de la pénicilline sur les spores de certains anaérobies, bacilles Welchii et Fallax, Comptes rendus de la Société royale, (26 mai) 1947, 16.Morin, J.-Edouard, et PETITCLERC, J.-L., Action curative spécifique de la chloromycétine dans une infection & Pasteurelia, type Félix, par morsure de chat.(Première observation chez l\u2019homme de l\u2019action dela chloromyécétine dans les pasteurelloses), Laval médical, Annales de I Institut Pasteur, Treatment S.Bulletin, 1951.17.Potvin, André, et Morin, J.-Edouard, Pleurésie putride & Ristella.Laval médical, 1950 ; Annales de l\u2019Institut Pasteur, 1950.18.Morin, J.-Édouard, LEBLonp, Sylvio, FrseT, Paul, Bronchopul- monary Candidosis (Moniliasis), The Canadian Medical Association Journal, (août) 1951.19.GauvrEAU, Léo, Morin, J.-Édouard, et Rocer, J.-Paul, Serological study of a case of « Primary » typhoid osteomyelitis treated with chloramphenicol, Can.Med.Ass.Journal.20.Porvin, André, et Morin, J.-Edouard, Thirthy-five cases of human anaerobic infections, Can.Jour of Public Health, july 1957.21.Porvin, André, et Morin, J.-Edouard, Infections à petits anaérobies, Laval méd., juillet 1957.22.Potvin, André, et Morin, J.-Édouard, La fréquence des infections à anaérobies dêcelés dans nos hôpitaux, sous presse.Travaux du docteur Lëo Gauvreau : 1.GauvREAU, Léo, et Morin, J.-Édouard, Purulent meningitis due to 1 Bacterium paratyphosum, B, type 3a, in a newborn, 1950.2.GauvrEAU, Léo, Les bacilles Paracoli dans les entérites de la première enfance, 1952.PO TO ON Septembre 1957 LavaL MEbicaL 211 3.GauvrEaU, L., Morin, J.-Édouard, et Rocer, J.-P., « Primary » typhoid osteomyelitis treated with chloramphenicol, 1953.4.GAUVREAU, L., et Moreau, Alph., Action de la polymyxine sur les infections 3 Pseudomonas aeruginosa, 1953.5.GAUVREAU, L., et GRANDBOIS, Jean, Un cas de mycose cutané causé par un champignon de l\u2019ordre des arthospores, 1954.6.GAUVREAU, L., LAPOINTE, Donat, et Jacos, David, Etude clinique d\u2019un nouvel antibiotique : le Magnamycin dans les staphylococcies de enfant, 1954.7, GAUVREAU, L., Lapointe, D., et Jaco, D., Les infections à staphylocoques à la Crèche Saint-Vincent-de-Paul, 1955.8 GauvrEaU, L., Thèse d\u2019agrégation 1956, Contribution à l\u2019étude des anticorps incomplets.Travaux en cours de préparation .Study on the nature of incomplete antibodies by the immuno- electrophoretic method.Travaux du docteur Paul Fiset .Morin, J.-Edouard, LeBLonD, Sylvio, et Fiser, Paul, Broncho- pulmonary Candidosis (Moniliasis), Canadian Medical Association Journal, 65 : 115-118, 1951.2.Fiser, Paul, et DonaLp, Heather B., A method for influenza antibody absorption, British Journal of Experimental Pathology, 34 : 616-620, 1953.3.Isaacs, A, DEroux, R,, et Fisker, P., The viruses of the 1952-1953 influenza epidemic, Bull.Wid.Hlth Org., 11 : 967-979, 1954, 4.Deroux, R., et Fiser, P., Serological behaviour of influenza viruses : 1.The effect of different fowl erythrocytes of the results of serological tests, Bull.Wid.Hlth Org., 11 : 981-986, 1954.5.Fiser, P.,, and DEeroux, R., Serological behaviour of influenza viruses : 2.Patterns of antigenic relationship, Bull.Wid Hlth Org, 11. 212 LAvaL MÉprcaL Septembre 1957 6.STOKER, M.G.P., et FiseT, P., Phase variation of the nine mile and other strains of Rickettsia burneti, Can.M.Microbiol., 1956, vol.2, pp.310-321.7.Ph.D.Thesis, Cambridge University, England, « Antigenic variations of viruses and rickettsiæ, with particular- reference to Rickettsia burneti, 1956.S.FiseT, P., Phase variation of Rickettsia (Coxiella) burneti : Study of the antibody response in guinea pigs and rabbits, Can J.Microbiol.(in press).9.SMITH, K., Stoker, M.G.P., et Fiser, P., Electron-microscopic studies of Rickettsia burneti, J.Gen.Microbiol.(London), (in press).Travaux du docteur H.Turcotte 1.Morin, J.-Edouard, et TURCOTTE, Hector, Purification biologique de la lymphe vaccinale par la pénicilline, Laval méd., p.431, (avril) i 1947 ; Annales de I Institut Pasteur, t.73, p.591, (juin) 1947 ; a Revue Canadienne de biologie, vol.5, n° 5, 1946 ; Can.Journal of Research E, 24, p.149-154, (décembre), 1946.2.Morin, J.-Edouard, et TurcoTTE, Hector, Infection tuberculeuse humaine à bacille aviaire (chromogène), Laval méd., p.93, (jan- vier) 1948.(Communication présentée au Quatrième Congrès 1 international de microbiologie à Copenhague, le 25 juillet 1947.) aon = ETT rs pi rc ces Rares cs pu es street, ou mets us Eu =r si a Ses mr ert: Ere er iL ESS aad EC TART NE pose PETE) 2, pecs Soo.TT ES) ORES ESN OO It] 2 per TL ors Aaa ace Es ace = Free _ Bega a a RS Eo Rs ro ES TX x ACK 23 bee By = FR = PEN tee ph Eb logs batch eh Eig Eri Prt Bk oi PA PR PRON GCSE RCRA ALT ENTE AC A ERX; po = Nt A 2 A 3 = és ie 3 au 5 ; LE A, \u20ac IY oa SE © A ME so ol ASC ny 7458 ¥ & £0 i pe \u201ca, nt 5e + sh A \\ Js f \u201cà = wk à À &3 s xX ta à ; 2 js as cast 25 ER 3 /) aN \u20ac ÿ a V7, ras i B Ek * dy 34, fs, 4 oe 20 5 wlll watt ve On bn borin Se it ne 2 + a ri Ë a > 2 Yon \u201d AT asd dis « 43 oy rots ig Sa 4 4 o ts Lt ily et 4 i sen \u20ac raies en wr 3 A ani Ci 5 rte $y \u2014 ace ETAL.22 4 > 3 Ae Th Aux Fe] » Ff \u201c> + re FE 5 FE = Ck : 24 », { 27 DA = Ak Je © PE ig NC ca 1 sf % « 4 * bis A By A mgs 5 oS.Wn 5 \u2018a bp Vo Su re Fe x.§ var AR ee Sa Tes 19 it en se TRIAS ~~ je DRE Do En DR DOIN CE A ey oo LE DÉPARTEMENT DE PATHOLOGIE.CARLTON AUGER Son évolution En France et en Angleterre, au cours des premières quarante années du xix® siècle, la pathologie a pris forme.À cette période, elle n\u2019était pas une science bien définie, mais une partie adjuvante des sciences cliniques.Le premier professeur de pathologie fut Lobstein, nommé à la chaire de pathologie de Strasbourg en 1819, mais c\u2019est seulement avec la première édition de Pathologie cellulaire, de Rudolf Virchow, parue en 1846, que la pathologie est véritablement née.Depuis ce temps, en un siècle et plus, cette science est passée de l\u2019enfance à l\u2019adolescence et à la maturité.Au début simplement morphologique et confinée à la salle d\u2019autopsie, c\u2019était 'anatomie pathologique pure.Appelée par la suite, avec l\u2019avancement de la chirurgie et des autres sciences cliniques, à prendre une part active et souvent décisive dans la pratique médicale quotidienne, elle est devenue plus dynamique, c\u2019est la pathologie clinique.Prêtée aux hôpitaux, la pathologie tend à réintégrer de nos jours ses locaux universitaires.La pathologie académique renait, toujours profondément morphologique, mais avec une tournure physio-pathologique et plus expérimentale.Le département de pathologie de l\u2019université Laval a forcément suivi l\u2019évoluion des temps.C\u2019est le 3 janvier 1907 que le Conseil de la Faculté demanda la formation d\u2019un laboratoire d\u2019anatomie pathologique 214 Lavar MEbicaL Septembre 1957 A Tautomne 1913, le docteur Arhtur Vallée fut chargé de la direction de ces nouveaux laboratoires, dont l\u2019ouverture et de bactériologie.officielle eut lieu le printemps suivant.Ce département, ou suivant la coutume de l\u2019époque la pathologie était mariée à la bactériologie, était P g pourvu d\u2019une salle d\u2019autopsie, laquelle avait été aménagée grâce à la bienveillance des dames Hospitalières dans le sous-sol de l\u2019Hôtel-Dieu.Vers 1928, le département étendit Ie champ de son activité et avec la fondation de l\u2019Institut du Cancer entreprit de fournir un Service d\u2019histo- diagnostic pour les indigents de la région.Le docteur Arthur Vallée, responsable du diagnostic pathologique à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, était maintenant assisté du docteur Louis Berger, directeur des laboratoires d\u2019anatomie pathologique de la Clinique Roy-Rousseau et, par la suite, de i] i i PHépital de l\u2019Enfant-Jésus.Ce dernier devait succéder au docteur Vallée en 1939 et occuper la chaire de pathologie, devenue distincte de celle de la bactériologie, jusqu\u2019en 1948.L'orientation très sage de ces deux éminents médecins et professeurs est encore très manifeste aujour- d\u2019hui dans tous les domaines d\u2019activité du département de pathologie.Les cadres : Depuis le début, le département a occupé avec celui de bactério- logie, le deuxième étage de la vieille école de médecine.C\u2019est là qu\u2019à côté d\u2019une grande pièce servant à la fois de salle de cours et de salle de travaux pratiques, se sont développés progressivement les laboratoires des professeurs, les salles de technique histo-pathologique, le musée et la bibliothèque départementale.Tout dernièrement et pour les fins de l\u2019enseignement seulement, les laboratoires de pathologie des hôpitaux universitaires de la ville ont été intégrés au département central.Ainsi les laboratoires hospitaliers de pathologie de l\u2019Hôtel-Dieu, du Saint- Sacrement, de l\u2019Enfant-Jésus, de Saint-François-d\u2019Assise et de l\u2019hôpital Sainte-Foy sont maintenant reconnus officiellement comme des sections du département d\u2019anatomie pathologique de l\u2019école.En plus du directeur, le département comprend actuellement cinq assistants réguliers : Le professeur Carlton Auger, professeur titulaire et directeur du département, b.a., m.d., s.c.p.q., f.a.c.p., pathologiste consultant à Septembre 1957 LavAL MépicaL 215 l\u2019Hôtel-Dieu, à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, à Hôpital Saint-François- d\u2019Assise, à l\u2019Hôpital Sainte-Foy, à l\u2019Hôpital Jeffery-Hale, à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis et à l\u2019Hôtel-Dieu de Montmagny.Le docteur Jean-Louis Bonenfant, professeur agrégé, b.a., m.d., b.ph., Lm.c.c., f.r.c.p.(c), s.c.p.q., pathologiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Le docteur François Gagné, assistant universitaire, b.a., m.d., Im.c.c., f.r.c.p.(c), s.c.p.q., directeur des laboratoires de pathologie à l\u2019Hôpirtal de l\u2019Enfant-Jésus.Le docteur Clément Jean, assistant universitaire, b.a., m.d., I.m.c.c., f.r.c.p.(c).s.c.p.q., directeur des laboratoires de pathologie à l\u2019Hôpital Saint-François d\u2019Assise.Le docteur Robert Garneau, assistant universitaire, b.a., m.d., L.m.c.c., f.r.c.p.(c), s.c.p.q., pathologiste à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.Le docteur Paul Gagnon, assistant universitaire, b.a., m.d., ph.d., Im.c.c.L'enseignement : Depuis quelques années, les étudiants en médecine reçoivent leur entraînement en pathologie au cours de leurs deuxième et troisième années.Cent cinquante heures sont consacrées aux leçons théoriques et aux démonstrations, et de soixante-quinze à cent heures aux travaux pratiques.L'enseignement porte sur les modifications tissulaires causées par les maladies, en insistant sur l\u2019étiologie et la pathogénie de ces lésions et les corrélations anatomo-cliniques.Une collection d\u2019environ 2,500 transparents et opaques en couleurs, une centaine de planches murales et un musée d\u2019au delà de 2,000 spécimens montés facilitent énormément cet enseignement.L'élève, en plus d\u2019avoir à sa disposition des exemples macroscopiques de toutes les lésions courantes, est appelé à étudier au microscope une série de deux cents coupes histologiques.Des autopsies complètes, avec observation clinique, pièces macroscopiques et préparations microscopiques servent également comme matériel d\u2019étude et de discussion.Le département avec les laboratoires hospitaliers a aidé à Ia formation postscolaire en pathologie de plusieurs jeunes médecins.Parmi ceux qui ont passé de un à deux ans dans ses laboratoires depuis 1948 on remarque les docteurs en médecine 216 LavaL MépicaL Septembre 1957 Léonard Bernier, Georges Groulx, Elisabeth Lautsch, Marc Poulin, Roger Roy, Jean-Pierre Tremblay, René Vanasse.Un enseignement particulier se donne également à l\u2019intention des internes et des médecins des hôpitaux ; il comprend, chaque année, un cours de perfectionnement de 12 à 20 leçons magistrales et une collection histo-pathologique de plus de 800 coupes choisies.Plusieurs se sont prévalu de ces avantages pour se préparer aux examens conduisant au titre d\u2019Associé du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.Le diagnostic : Grâce à un octroi fédéral-provinceial qui couvre les frais de technique, le département offre un Service d\u2019histo-diagnostic aux médecins praticiens et aux petits hôpitaux de la région.Ce Service, dont le but est d\u2019aider au dépistage précoce du cancer, comprend l\u2019examen des biopsies de tissus suspects de malignité et des prélèvements chirurgicaux de lésions tu- morales.Par l\u2019entremise du Service d\u2019histo-diagnostic de l\u2019Association des anatomo-pathologistes de Québec, quelques hôpitaux de l\u2019extérieur font examiner tout leur matériel chirurgical au département.De 2500 à 3 000 examens sont ainsi faits annuellement, ce qui fournit un matériel régulier, très Intéressant pour l\u2019enseignement.Le département sert aussi de centre de consultation anatomo- pathologique.Plusieurs pathologistes y apportent leurs problèmes de diagnostic et leurs cas d\u2019un intérêt particulier.Ce matériel constitue le sujet d\u2019un séminar hedbomadaire, auquel assistent tout le personnel et les médecins en stage d\u2019étude.Les travaux originaux : Chaque année les membres du département ont préparé plusieurs publications, rapportant les résultats de leurs travaux, contributions réelles dans bien des domaines de la pathologie, en particulier de celui de l\u2019oncologie.Voici la liste de ces travaux : 1.VaLLEE, A., De l\u2019influence de la bactériologre sur les développements de l\u2019hygiène moderne, Can.Public Health Ass.& Canadian Club, Québec, 1917.RR APIA) EON RTA) a lg AE Septembre 1957 Lavar.MéÉprcaAL 217 2.10.11.12.13.14.15.16.17.VALLÉE, A., Le poison dans l\u2019Histoire et les grandes empoisonneuses, Soc.méd.de Québec, 1917.VALLÉE, À, Multiple infarctus in the spleen in malignant endo- carditis, rupture of the spleen and peritonitis, Can.M.A.J., (déc.) 1919.VALLÉE, A, Nouvelles méthodes d\u2019homogénéisation pour la recherche du bacille tuberculeux dans les crachats, Mém.Soc.R.du C., (mai) 1920.VALLÉE, À, À case of endothelioma of the pleura with multiple metastases, Can.M.A.J., (mars) 1920.VALLÉE, À, et Porvin, R., Les vaccins en thérapeutique, VII® Congrés des médecins de langue francaise, (sept.) 1922.VALLÉE, À., La Médecine canadienne-française, VIII° Congrès des médecins de langue fr, (sept.) 1924.BERGER, L., et Coutarp, H., L\u2019esthésioneurocytome olfactif, Bull.de l\u2019Ass.fr.pr.l\u2019étude du cancer, 15 : 8, 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l\u2019anatomiste, de l\u2019histologiste, du chimiste et du physiologiste, son champ d\u2019action est sans limite. Bn: Cie Ra Eo a A = oo mit, Pos La ne cree Ca acer 63 Ta tare = = nes ces ig pose iiss NN =.À os JR sl _- \u2014 pa = Eo vai TERRY oy rm im.ie = er eo ee ii, ERD pe S32 pe rétine = x po aT as > \u2018a 33 x x se + Es 4 ct a es La ort Teg, = Xeni \u201cge = a erly gr > J A i 5 7 a $ 3 ce gold J h + = 5 wt i = Ji Ye mgd PP A AS por 00° FE Ww ad ae mo sé par es 5 2 J EY > La = 2 EP ik vy iN Lo Pe { 4 ip! vi = Cod! Ea, 4 A 3 : a 7 lf 29 eh AE à A 4 & Ym & na Yd A oa re a yo id } : ul sm ; 4 J or mm À = ; hi 8 3 2 aN % mm a 15 ou So me Te C FA, tn Se 2 4 il 23 = = cs = ; : iy 75 3 gs > SRT ia B io he A \\ Po À > FE ee # i.ef aa ame 2 esd ta i ER « ut ui Te ~~ + ar ne ax + Ma = = a Ps x, + = Les er el ng 6 2 > te: he % % * & RS \u20185 TY x Éd 14 æ, rame à A 2 ny on x LA ik 58 mt SEE 3 ala 2» iad se 200 2% 2% Ey rm Rp ins iw EE ian, oa > ie, 3 Es ed re et RS es 2e = WE ete tL y SERRE = is NE _\u2014_ RS oy t= a pa LA PHYSIOLOGIE À LAVAL.Roméo BLANCHET I.LEs DÉBUTS L'enseignement théorique : 1858-1924 Un siècle sera révolu l\u2019an prochain depuis qu\u2019il a été fait mention de physiologie, pour la première fois, à la Faculté de médecine de Laval.Dix ans après la fondation de l\u2019institution, en 1858, on confiait à Charles- Eusèbe Lemieux l\u2019enseignement de la physiologie et de la pathologie générale.Deux ans après, la chaire de physiologie fut fondée et attribuée à son premier titulaire (1860-1894), Joseph-Charles Tachë.Et, si invraisemblable que cela puisse paraître, celui-ci, homme fort distingué par ailleurs et qui avait de nombreux « titres à la vive et perpétuelle reconnaissance de l\u2019Université »,! « bien qu\u2019il n\u2019ait pas enseigné de facto» 2 a occupé la chaire de physiologie à partir de 1860, jusqu\u2019à sa mort, survenue en 1894, à Ottawa où il avait élu domicile depuis trente ans.« Mais, écrit son biographe, M®' J.-C.-K.Laflamme, si Messieurs les étu- dtants n\u2019ont pas connu le docteur Taché professeur, tous ont connu et lu le docteur Taché archéologue et écrivain.»3 Homme racé, de caractère impétueux mais au cœur généreux, journaliste, polémiste, 1.et 2.Cf.Annuaire de l\u2019université Laval, n° 38, 1894-1895, p.98.3.Loc.cit, p.95. Lavar MÉpicaL 226 Septembre 1957 historien, ethnologue, numismate, député et haut fonctionnaire dans l\u2019administration du Canada, Taché a bien servi son pays et l\u2019Université, .sauf en physiologie.Le professeur Taché demeurant en disponibilité permanente, la des suppléances.Ont successivement assumé les fonctions de suppléants Charles-Eusébe Lemieux (1858-1871), et Louis-Joseph-Alfred Simard ) (1871-1894).i i physiologie débute à Laval par ce que nous suggérons de nommer l\u2019ère Charles-Eusèbe Lemieux fut professeur d\u2019anatomie pendant 32 ans, en même temps que professeur de clinique externe à l\u2019Hôtel-Dieu.II cumula aussi l\u2019enseignement de la médecine légale, de la pathologie générale et de la physiologie.On lira ailleurs % des notices biographiques de cet universitaire distingué qui a été effectivement le pionnier de l\u2019enseignement de la physiologie à Laval.Louis-Joseph-Alfred Simard succéda à Lemieux (1871) dans la suppléance en physiologie, puis, à la mort de Taché, 1l devient, en 1894, professeur titulaire de physiologie et de pathologie générale.Au cours de ses études en France, 1l avait fréquenté Claude Bernard, Paul Bert et Dastre ; aussi, l\u2019université saisit-elle l\u2019avantage exceptionnel qui lui était offert, de prolonger à Québec l\u2019enseignement des physiologistes les plus réputés de l\u2019époque.Comme tous ses collègues des temps héroïques, Simard dut acquérir un savoir encyclopédique pour satisfaire à la tâche que se partageaient alors (1894) les membres de la mince équipe de quinze professeurs (dix titulaires et cing agrégés).En plus de dispenser son enseignement régulier en physiologie et en pathologie générale, Simard contribua aux cours d\u2019anatomie, des maladies des yeux et des oreilles, d\u2019histoire de la médecine et de déontologie médicale.\u2019 4.Cf.Cent ans d\u2019anatomie, par le docteur Pierre JoBIN, et Les doyens de la Faculté de médecine de Laval, par l\u2019abbé Arthur M Aneux dans le présent numéro du Laval médical.q 5.Pour plus de détails, lire dans le présent numéro Les doyens de la Faculté de médecine de Laval, par Pabbé Arthur M AEuUx.i stg Septembre 1957 Lavar MépicAL 227 Au déclin de Simard (1903) Eugène Mathieu, agrégé depuis 1901, est E nommé suppléant au cours de physiologie.Il lui succède en titre deux a ans plus tard.g Depuis les débuts, la physiologie avait été aux mains de chirurgiens.i Mathieu, lui, avait reçu sa formation en clinique médicale dont il assuma tôt l\u2019enseignement à l\u2019Hôtel-Dieu.On le qualifie de solitaire studieux : « Homme, écrit son biogra- ; phe,6 dont on a souvent entendu parler, mais que l\u2019on a peu vu.» : Disert et excellent vulgarisateur, « sa parole facile et claire démocratise les merveilles de la nature ».7 Délicat de santé, « il tenait plus du roseau que du chêne »,8 ses réserves vitales s\u2019épuisèrent rapidement à la tâche onéreuse qui lui incombait : il y succomba prématurément à âge de 46 ans.Odtlon Leclerc accède à la chaire de physiologie théorique et pratique : en 1915.Pour la première fois depuis les débuts, il est fait mention de E physiologie pratique à la Faculté.Leclerc qui, sous la direction de i Rousseau, est déjà engagé à fond dans la lutte antituberculeuse accepte fi de servir et se rend à Harvard d\u2019où, le 8 septembre 1915, il adresse au secrétaire de la Faculté « une liste des instruments utiles à l\u2019installation du laboratoire de physiologie ».9 En effet, « un laboratoire grâce auquel ces leçons (de physiologie) seront désormais aussi pratiques que théoriques, a été mis à la disposition du professeur et des élèves »,10 En fait, ce laboratoire a servi occasionnellement de salle de démonstrations, et l\u2019enthousiasme du début paraît avoir été éphémère.Pour i notre part, nous avons suivi les cours de physiologie du professeur Leclerc ] pendant deux ans (les deux derniéres années de son professorat), et les i seules démonstrations verbales dont il les illustrait furent assez décisives pour susciter notre vocation : le professeur mettait toute son intelligence et tout son cœur au service de ses élèves et son dynamisme authentique était des plus communicatifs.6.Cf.Annuaire de l\u2019université Laval, n° 60, 1916-1917, p.264.7.Loc.cit, p.265.8.Loc.cit., p.267.9.Notes inédites de M.Charles-Marie Boissonnault.10.Cf.Annuaire de l\u2019université Laval, n° 60, 1916-1917.Allocution de Mer Je 73 recteur, le 18 juin 1916, p.253.; 228 Lava.MépicaL Septembre 1957 Leclerc résigna ses fonctions, en 1924, en faveur de Jean-Baptiste Lacroix et succéda à Rousseau dans la chaire de pathologie générale ou il n\u2019enseigna que péniblement pendant quelques mois : 1l percevait dès lors les douloureux prodromes du mal qui devait le foudroyer en juillet 1925.Au cours de cette longue période statique (1858-1924), les professeurs n\u2019eurent d\u2019autre ressource que la démonstration graphique pour illustrer leur enseignement oral.Toutefois, avec l\u2019avènement de Leclerc, on tente d\u2019introduire au laboratoire l\u2019animal vivant pour mformer l\u2019étu- diant des phénomènes manifestes de la vie.Les démonstrations, tentées dans des conditions Incertaines, avec un outillage fruste et sans l\u2019aide de techniciens compétents contrarient trop souvent les intentions du professeur, et l\u2019on ne réussit pas de façon utile à produire cet émerveillement dont est saisi tout débutant encore sujet à étonnement, devant la fidélité de la préparation biologique à réagir conformément au déterminisme expérimental présumé établi.Ces essais marquent cependant une tendance.Il font la transition entre une époque révolue et une ère de progrès auxquels ils ont indiqué et préparé la voie.II.LA MODERNISATION L'enseignement théorique et pratique : 1924-1943 Dès son accession au décanat (1921), Rousseau donna à la Faculté une impulsion énergique qui se concrétisa, dans le secteur précImique, par la reconstruction et l\u2019aménagement de l\u2019École de médecine (1924), et aussi par le recrutement de professeurs de carrière afin de rehausser Ie niveau de l\u2019enseignement et d\u2019instaurer la recherche.C\u2019est de cette époque que date la création de départements constituant des unités physiques et fonctionnelles autonomes.Jean-Baptiste Lacroix (1924-1930), dont la maladie avait interrompu la carrière chirurgicale fut appelé, après qu\u2019il eut recouvré la santé, à Septembre 1957 LavarL MEpicaL 229 acquérir une formation appropriée en vue de l\u2019organisation du département de physiologie et de chimie médicale.Il s\u2019y appliqua auprès de son maître Arthus, de Lausanne.Ayant été muni des crédits nécessaires à la réalisation matérielle de l\u2019organisme à pouvoir, il inaugura, en septembre 1924, avec ses cours de physiologie et de chimie médicale, des laboratoires modernes, bien outillés et conformes aux exigences de la formation, \u2014 en nombre et en qualité, \u2014 des étudiants d\u2019avant l\u2019ère biochimique.Un laboratoire de travaux pratiques, \u2014 innovation qui a le sens d\u2019un événement considérable, \u2014 est mis à la disposition des étudiants, où ceux-ci ont l\u2019avantage de faire des exercices individuels.Lacroix, entre autres priorités, réussit à procurer à son département un électrocardiographe de la Maison Boulitte, de Paris, le premier numéro de la série des appareils cliniques produits par ces ateliers de réputation internationale.En 1933, les hôpitaux universitaires, nous pouvons en témoigner personnellement, se disputaient encore l\u2019usage de l\u2019unique électrocardiographe dont était pourvu la ville de Québec.Lacroix, dont, en plus, la santé demeurait précaire, ne pouvait suffire seul à la tâche accablante qu\u2019il avait assumée.Dès 1925, Georges Racine, chargé du cours de propédeutique à l\u2019Hôtel-Dieu, devint son chef de laboratoire.Puis, en janvier 1929, il fut allégé de l\u2019enseignement de la chimie médicale.Cette disciplme ayant été dissociée de la physiologie, la chaire de chimie médicale fut fondée et attribuée à André Paulin.Lacroix, après bien des rechutes douloureuses et des reprises opiniâtres, de guerre lasse, s\u2019en fut mourir à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées, en 1930.Son biographe, le docteur Rosario Potvin, loue certains de ses mérites en ces termes : «.pour ses successeurs dans la carrière il (le professeur Lacroix) aura été le pionnier d\u2019une organisation qu\u2019ils recevront toute faite, le semeur auquel les moissons futures devront toujours un imprescriptible tribut.» 11 Roméo Blanchet (1928-1957).Le 12 mars 1928, celui-ci, interne à l\u2019Hôtel-Dieu (section radiologique), est nommé assistant de Racine qui supplée à Lacroix en congé de maladie.Il quitte pour Strasbourg et 11.Cf.Annuaire de l\u2019université Laval, n° 75, 1931-1932, p.273. 230 LavaL MépicaL Septembre 1957 Paris (1928-1931) où, auprès de Schæffer, Terroine et VIès, de Roger et Binet, de Lapicque et Bourguignon, de Gautrelet, de Piéron et Lahy, il s\u2019initie à la physiologie organicienne et à la psycho-physiologie.Afin de ne pas compromettre la formation du docteur Blanchet, après la disparition de Lacroix (1930), l\u2019enseignement de la physiologie est assuré par interim, par les docteurs André Paulin, professeur titulaire de chimie médicale et Gustave Desrochers (neuro-physiologie).A son retour & Laval, en septembre 1931, le docteur Blanchet dut dispenser seul (à quelques cours près, confiés au docteur Paulin) l\u2019ensei- gnement théorique et pratique de la physiologie à environ 125 étudiants de 1'° et de 2° année.Le docteur Rosaire Gingras, chargé du cours de chimie générale vint l\u2019assister aux travaux pratiques en 1934.Malgré les restrictions budgétaires imposées par la crise économique qui sévissait alors (1929-1937) et dont le redressement était à peine entrevu, l\u2019Université, en prévision de reconstructions éventuelles, confia, en 1938, une mission académique à l\u2019abbé Arthur Maheux, secrétaire 4 1 val 1 K: Î général, et au docteur Blanchet auprès des Facultés de médecine des Etats-Unis, pour s\u2019enquérir sur place des programmes de l\u2019enseignement >» préclinique, de l\u2019intégration des diverses disciplines dans le curriculum et des exigences matérielles requises pour assurer aux rares équipes dispo- nibles à la Faculté, le rendement désirable sans surcharges excessives.À cette époque, qui n\u2019est pas si lointaine, c\u2019était, pour certains, commettre une Impertinence que de s\u2019inspirer des réalisations techniques américaines pour accélérer Ie progrès matériel ; il était surtout aventu- 4 iñ ; iH fi i A reux de préconiser, dans le contexte géographique nord-américain, cer- taines modifications des structures organiques, pourtant commandées par les exigences des équivalences interuniversitaires et les normes requises par les organismes de classement.L\u2019opinion prévalut toutefois que ce n\u2019est pas tant les cadres, qu\u2019il faut sauvegarder, que l\u2019esprit.Et cette mission ne fut pas sans lendemain ; elle se concrétisa dès Pannée suivante (1939) : 1.Par une réforme radicale dans la distribution des matières de l\u2019enseignement préclinique ; et, 2.Par la réfection et l\u2019aménagement des laboratoires de physiologie, d\u2019anatomie, d'anatomie pathologique et de biologie. Septembre 1957 LavaL MéDpicaAL 1.La réforme de l\u2019enseignement.L'enseignement de la physiologie était alors donné conjointement 1\" et de 2°année.Ce dispositif entraînait une pléthore aux étudiants de monstrueuse des locaux.Le cours, distribué sur un cycle de deux ans, ne pouvait être progressif, comme l\u2019exige une saine méthodologie.Il a donc paru désirable de redistribuer les matières du programme de façon qu\u2019elles soient enseignées d\u2019après un « système bloc » relatif, dans un ordre chronologique plus rationnel, en conformité du principe que l\u2019étude des sciences statiques doit précéder, dans la mesure du possible, celle des sciences dynamiques.Dès lors, l\u2019anatomie devient une discipline de 1\"° année et Ia physiologie, une matière de 2° année.2.La réfection et l\u2019aménagement des laboratoires de physiologie : Elles permirent à l\u2019étudiant d\u2019exécuter deux fois plus de travaux pratiques qu\u2019auparavant, sans que cet accroissement de rendement n\u2019impose des heures supplémentaires de travail au personnel du département.Les transformations matérielles qui ont été effectuées au département de physiologie, en 1939, pour satisfaire aux besoins créés par l\u2019augmentation incessante du nombre des étudiants, en ont profondément modifié la physionomie de même que l\u2019économie.1° Un laboratoire moderne de travaux pratiques, pouvant accommoder 80 élèves, a été construit et aménagé.Les principales caractéristiques de ce grand laboratoire sont les suivantes : Toutes les alimentations (gaz, air et électricité) sont placées dans Ie plancher, ce qui laisse les tables libres et permet de les ranger de façon systématique pour les travaux de physiologie générale ou de les concentrer pour les travaux spéciaux de groupe.Ce laboratoire général peut être transformé instantanément en laboratoire des mammifères en jetant entre les tables régulières des ponts constitués par des tables d\u2019opération.Aux tables murales sont fixés six panneaux-lits robustes qu\u2019on utilise à l\u2019occasion de la mesure des échanges respiratoires.Ces particularités ont permis de réaliser un laboratoire du type trois dans un avec un minimum d\u2019encombrement.Celui-ci est encore réduit grâce à l\u2019existence d\u2019un balcon à projection.re a LIAN AL Mh ata RL a tate a0 X 232 LavaL MEbicaL Septembre 1957 Le luminaire de ce laboratoire a été soigneusement étudié, particulièrement celui des tableaux, pour assurer un éclairage suffisant et homogène.Ce laboratoire est outill& avec l\u2019appareillage standard (Boulitte, Paris) permettant à l\u2019élève d\u2019effectuer tous les travaux pratiques, en qualité et en volume, qui sont requis pour sa formation intégrale.2° Une salle d\u2019enfumage de même qu\u2019un laboratoire de préparations ont été installés à proximité du grand laboratoire.3° En plus de ces laboratoires immédiatement affectés à l\u2019enseignement, le laboratoire du professeur et un laboratoire d\u2019électro-physio- logie ont été aménagés et outillés pour les travaux de recherches.4° On a également pourvu le département de Services annexes comprenant un laboratoire de photographie, un atelier et le cabinet particulier du directeur.A La guerre (1939-45) vint assombrir nos perspectives immédiates : 2 l\u2019accélération des cours commandée par l\u2019urgence des besoins médicaux des forces armées, et les restrictions, imposées par le service sélectif, au » recrutement du personnel facultaire taxèrent lourdement aussi ceux qui 8 n\u2019étaient pas formellement engagés dans l\u2019action militaire.à Dès 1938, cependant, sous l\u2019égide de ce qui deviendra l\u2019année suivante le département de physiologie et de biochimie dont le docteur Blanchet assume la direction, et sous la responsabilité immédiate du docteur Gingras, un cours de biochimie est inauguré.Trois ans après, 4 en 1942, les progres justifiant cette émancipation précoce, le département est scindé et la biochimie, recouvrant son autonomie, se forme en département distinct.III.A LA « RECHERCHE DU TEMPS PERDU ) L\u2019inauguration de l\u2019ère expérimentale : 1943 La venue du docteur Georges-A.Bergeron (1943-1957) au département de physiologie, marque le début de l\u2019ère expérimentale dans nos laboratoires.Par une convention tacite, on s\u2019emploie, et avec quelle Septembre 1957 Lavar MÉDICAL 233 vigilance, à écarter cette recrue de choix, provisoirement du moins, des fonctions administratives qui ont trop souvent accaparé le meilleur des énergies de ses aînés.En février 1943, Ie docteur Bergeron est nommé assistant en physiologie, et, par sa contribution aux travaux pratiques, il s\u2019initie à l\u2019art didactique.Bien au fait des exigences de l\u2019enseignement, tant du point de vue documentaire que méthodologique ; après avoir fait l\u2019inventaire de l\u2019outillage dont dispose Ie département pour illustrer les lecons de physiologie et pour les fins de la recherche, Ie docteur Bergeron quitte à Cleveland en janvier 1944.Il participe pendant un an, à la Western Reserve University, aux travaux de Wiggers et Green sur l\u2019hémodynamique.Il contribue depuis, de façon intensive, à l\u2019enseignement oral et pratique de la physiologie, de même qu\u2019aux travaux expérimentaux du département.Les recherches du docteur Bergeron ont, depuis quelques années, porté sur l'hypertension artérielle expérimentale et les interrelations bormo- males susceptibles de Paffecter.L\u2019hypertension expérimentale fut induite chez le rat soit par la désoxycorticostérone, soit encore par ligature en huit des rems.L\u2019étude de l\u2019influence de la vitamine C sur l\u2019hypertension expérimentale tout en infirmant l\u2019hypothèse qui voulait que cette hormone puisse avoir une action inhibitrice sur l\u2019hypertension artérielle, vraisemblablement par une intervention cortico-surrénalienne, démontra une potentialisation de la désoxycorticostérone par l\u2019acide ascorbique, potentialisation qui se traduit par une aggravation de la perturbation du métabolisme des électrolytes, une morbidité et une mortalité accrues.Cette observation rejoignait les travaux de Booker 12 qui suggérait une potentialisation de la cortisone par l\u2019acide ascorbique et ceux du Dufour 13 qui démontrait une diminution de la résistance au froid par addition d\u2019acide ascorbique a la somatotrophine comme à la désoxycortico- stérone.(On lira, en appendice A, la liste des publications des membres du département de physiologie.) 12.Booker, W.M., et al., Endocrinology, 56 : 416, 1955.13.Durour, D., Thèse de doctorat, université Laval, 1956. A [ I 234 LavaL MéeEpicaL Septembre 1957 L\u2019 Institut de physiologie Cet organisme, fondé en 1951, est né de la fusion du département de physiologie et de l\u2019Institut de biologie humaine, dont les débuts remontent à l\u2019année 1944.L\u2019Institut est constitué de deux sections : dans l\u2019une, on s\u2019occupe principalement d\u2019enseirgnement et dans l\u2019autre, la recherche prévaut.Le professeur Roméo Blanchet et son adjoint, le professeur Georges-A.Bergeron dirigent la section d\u2019enseignement, tandis que la direction de la section recherche est confiée au professeur Louis-Paul Dugal et à son adjoint, Ie professeur Édouard Pagé.Il comprend les départements de physiologie humaine, de physiologie expérimentale et de physiologie de la nutrition, dirigés respectivement par les professeurs Blanchet, Dugal et Pagé assistés, le premier, par les docteurs Georges-À.Bergeron et Gustave Bourbeau : le deuxième, par les docteurs André DesMarais, Guy Fortier et Mercédès Thérien ; le troisième par M.Louis-Marie Babineau.L\u2019équipe de l\u2019Institut fonctionna normalement, chacun de ses membres s\u2019intégrant dans l\u2019ensemble, sans préjudice pour son identité ou ses prérogatives.L\u2019Institut atteignit d\u2019emblée I'objectif que s\u2019étaient proposé ses fondateurs, i.e.la coordination de l\u2019enseignement et de la recherche pour un rendement meilleur.Les travaux effectués en 1952 par chacun des trois départements de cet organisme témoignent de l\u2019efficacité de la division et de la répartition rationnelle des tâches.Nous reproduisons les textes où sont sommairement décrits ces travaux,14 « Le département de physiologie bumaine, avec la collaboration des autres départements de l\u2019Institut, assume la tâche de l\u2019enseignement théorique et pratique de la physiologie.On y poursuit également des recherches sur le métabolisme et la pharmacodynamie d\u2019acides aminés synthétiques et tout spécialement de l\u2019hexahomosérine.» « Les recherches en cours au département de physiologie expérimentale, portent principalement sur l\u2019acclimatation au froid et le rôle qu\u2019y joue l\u2019acide 14.Cf.Annuaire de la Faculté de médecine, 1952-1953, pp.137-138. Septembre 1957 LavaL.MépicaL 235 ascorbique.On étudie, en particulier, les lésions produites par le froid, les variations des électrolytes, des éléments figurés du sang, de la pression artérielle, etc, etsurtout les relations entre l\u2019acide ascorbique et la fonction surrénalienne (médullaire et cortex).Ces recherches sont exécutées sur des animaux de laboratoire (singe, cobaye, rat blanc).« Dans une autre série de recherches, on étudie, chez l\u2019homme, le rôle de l\u2019oxygène dans les états d\u2019anoxie légère.» « Les recherches en cours au département de physiologie de la nutrition, portent principalement sur la physiologie des lipides : effets du régime alimentaire et des diverses modifications du milieu sur l\u2019absorption des lipides, sur la lipémie, sur la nature et la distribution des dépôts graisseux et sur le rôle fonctionnel du tissu adipeux brun.D\u2019autres travaux portent sur le métabolisme de l\u2019acide nicotinique et sur certaines carences vitaminiques.Trois étudiants gradués travaillent présentement dans le département.» De plus, les professeurs Dugal et Pagé ont contribué respectivement à l\u2019enseignement de la physiologie de l\u2019aviation et à celle du foie.L\u2019Institut de physiologie a assuré dans ses laboratoires de recherches la formation scientifique de bon nombre d\u2019étudiants.Certains, sous Ia direction de nos collègues Dugal ou Pagé, ont préparé et rédigé des thèses sanctionnées par le doctorat.Nous citons, de mémoire, MM.Didier, Dufour, Paul-M.Gagnon, Jean-Yves McCraw et Yves Leblanc.Parmi ces jeunes docteurs ès sciences, trois ont été recrutés par l\u2019un ou l\u2019autre des départements de la Faculté ; c\u2019est Ià une contribution valable à l\u2019essor scientifique de l\u2019université.Nous reproduisons en appendice B la liste des travaux du personnel des départements de physiologie expérimentale et de physiologie de la nutrition, qui, à partir de l\u2019année 1951, ont été effectués sous les auspices de l\u2019Institut de physiologie.Un tel bilan s\u2019impose à l\u2019attention du monde scientifique, et son analyse ne saurait qu\u2019ajouter au regret que nous avons formulé, en 1955, lors de la dissociation des équipes et du départ de nos excellents collègues les professeurs Dugal et Pagé, pour de nouvelles missions scientifiques auprès des Facultés-sœurs d\u2019Ottawa et de Montréal. Lava\u2026 MépicaL Septembre 1957 IV.LE DÉPARTEMENT DE PHYSIOLOGIE État actuel et perspectives : 1957 1.Les membres du département (1957) : Le professeur Roméo Blanchet, b.a., m.d., docteur en droit honoris causa (Ottawa).Professeur titulaire de physiologie et directeur du département.Professeur auxiliaire à la Faculté de philosophie et à l\u2019École de pédagogie et d\u2019orientation.Le professeur Georges-A.Bergeron, b.a., m.d., Lm.c.c., fr.c.p.(c).Professeur titulaire de physiologie pratique.Professeur auxiliaire à l\u2019École de pédagogie et d\u2019orientation et à l\u2019École des sciences domestiques.Le docteur Gustave Bourbeau, b.a., b.pharm., I.sc., d.sc., professeur agrégé à la Faculté des sciences, assistant universitaire.Le docteur André Gagnon, b.sc., d.sc., (ph.d.université de Pennsylvanie), assistant universitaire.Le docteur Louis Bourgoin, b.a., m.d., chargé d\u2019un cours de physiologie (psychologie médicale).Assistant universitaire à la clinique Roy- Rousseau.Le docteur Pierre Potvin, b.a., m.d., assistant.Le docteur Guy Lamarche, b.a., m.d., assistant.2.L'enseignement : programme, procédés, objectifs et méthodologre : a) LE PROGRAMME.L'enseignement de la physiologie est théorique et pratique.Le cours théorique comprend quarante-cinq leçons d\u2019une heure de physiologie générale, quinze leçons d\u2019une heure de psychologie médicale, données aux étudiants de première année et quatre-vingt-dix leçons d\u2019une heure de physiologie systématique données en deuxième année.L\u2019enseignement pratique comprend trente séances de travaux de trois heures chacune, en première année, trente séances de trois heures chacune et trente leçons-démonstrations d\u2019une heure, en deuxième année.Le laboratoire est outillé pour permettre à chacun de s\u2019initier à la méthode graphique et de répéter individuellement les expériences classiques de physiologie sur l\u2019animal.Cn a Septembre 1957 LavaL MÉDpicaAL 237 Par l\u2019exploration des organes et des fonctions chez l\u2019homme, l\u2019élève prend contact avec la technique clinique, en même temps qu\u2019il vérifie les notions de physiologie humaine qu\u2019il a acquises.b) LEs Procépés.Dans l\u2019élaboration du programme, on tente d\u2019établir un équilibre convenable entre la physiologie science autonome, et la physiologie clinique.\u2019Tout en faisant grand état de l\u2019expérimentation sur l'animal, on argumente de préférence, dans les cas favorables, à partir de l\u2019expérimentation clinique ; et considérant ici la physiologie comme la science Initiatrice à la médecine, on fait pressentir les applications pratiques qui découlent de la déviation des phénomènes normaux.En autant que le sujet s\u2019y prête, chaque leçon est illustrée par des démonstrations sur l\u2019animal ou sur l\u2019homme, ou par des projections cmématographiques.L'accent est mis sur les travaux pratiques, considérant que ceux-ci sont à la physiologie ce qu\u2019est la clinique à la pathologie.Ils l\u2019emportent, en intérêt et en valeur éducative, sur la partie didactique du travail de Iétudiant.En science expérimentale, rien ne remplace l\u2019observation des phénomènes provoqués ou spontanés : il ne suffit pas d\u2019écouter, d\u2019entendre, il faut voir et manipuler.Nul truisme n\u2019a de fondement lus certain, malgré qu\u2019on incline communément à accorder plus d\u2019im- , gre q portance aux mots qu\u2019aux faits.Au laboratoire, on apprend à observer correctement les phénomènes fondamentaux par lesquels la matière organisée manifeste son activité.Certamns phénomènes sont peu apparents parce que trop menus ; d\u2019au- tres sont difficiles à saisir parce que trop rapides ; d\u2019autres enfin doivent être sollicités pour se produire.C\u2019est pourquoi on utilise une technique instrumentale propre à capter et souvent à fixer des faits qui, autrement, auraient échappé à nos sens ou défié l\u2019analyse.Les faits, si intéressants qu\u2019ils soient comme tels, ne sont utilisables qu\u2019à la condition d\u2019être situés dans leur cadre et proprement interprétés.Aussi, un exercice pratique, même techniquement réussi, n\u2019a que la valeur d\u2019une activité physique, si l\u2019étudiant ne saisit pas et ne peut formuler la signification précise et la portée générale des phénomènes qu\u2019il a observés.c) OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE.1.L\u2019étudiant.11 importe que l'étudiant, compétent par ailleurs, mais qui n\u2019a pas été, le plus communé- 238 LavaL MéEbicaL Septembre 1957 ment, formé d\u2019après la méthode active, qui a mème reçu parfois un enseignement par trop doctrinal, ne poursuive pas sa carrière de « collégien modèle » à l\u2019université.Passant à une vie intellectuelle nouvelle où 1l devient plus responsable de ses actes et de son orientation mentale, 1l sera appelé à contribuer davantage à sa propre formation.L\u2019humain, situé au centre de nos préoccupations éducationnelles, l\u2019emporte en importance sur la matière du cours qui fait l\u2019objet de notre enseignement.Celui-ci, bien que fondamental par la documentation qu\u2019il comporte, tend surtout, par la pratique de la méthodologie propre aux sciences expérimentales, à assurer la formation mentale de l\u2019étudiant.On sollicite moins la mémoire de celui-ci que son jugement ; on lui apprend à penser physiologie, plutôt que la physiologie, en l\u2019initiant aussi à ce qui, du point de vue méthodologique, distingue l\u2019expérimentateur du clinicien.Aussi, est-ce avec une vive satisfaction, qu\u2019après avoir pratiqué nos étudiants suivant cette conception éducationnelle depuis près de 30 ans, nous constatons que, lors de la tenue du First Teaching Institute de The Association of American Colleges, l\u2019accent a été mis sur la formation des étudiants plutôt que sur l\u2019enseignement des disciplines.(Teaching of students rather than teaching of subjects.) « Cette attitude, d\u2019après le docteur Berry, président de l\u2019Institut, tend à assurer le meilleur enseignement, de la même façon que les médecins qui traitent des malades plutôt que des maladies, pratiquent la meilleure médecine.» 15 L\u2019exercice de la médecine, d\u2019après les tendances psychosomatiques actuelles, est essentiellement centré sur le malade (client centered).De même, l\u2019enseignement, à moins de faillir à son intention éducationelle première, doit-il conserver ou recouvrer son caractère originel : il doit être, dirions-nous dans des termes analogues, student centered.C\u2019est là, croyons-nous, une position pédagogique très saine qu\u2019on aurait tort de confondre avec ce que l\u2019on a péjorativement qualifié de « culte de l\u2019étudiant ».Cette dernière attitude n\u2019est en effet qu\u2019une contrefaçon de l\u2019autre, et elle procède, à notre connaissance, plutôt de la pusillanimité que d\u2019un désir authentique de servir.2.La physiologie médicale.La physiologie et les disciplines subdivisionnaires (biochimie et pharmacodynamie) auxquelles elle a donné 15.Cf.Report of the A.A.M.C.Teaching Institute, 1953, p.4.ERT Septembre 1957 Lavar MÉDICAL 239 naissance, constitue, on le sait, un prérequis à l\u2019étude de la physiopathologie et de la pathologie.Elle a aussi pour objet d\u2019informer le futur médecin des constantes fonctionnelles en deçà ou au delà desquelles il y a maladie, et de l\u2019initier aux techniques manuelles et instrumentales de l\u2019exploration clinique usuelle.Médical dans son intention dernière, l\u2019enseignement de [a physiologie est effectué d\u2019après un programme le plus adéquat possible au but à atteindre.Cet objectif impose d\u2019abord des limitations.« Je suis fortement convaincu, écrit Huxley »,16 que quiconque ajoute à l\u2019éducation médicale un tota de choses qui ne sont pas nécessaires, est coupable d\u2019un grand délit.» Si la commission d\u2019un tel délit, \u2014 non encore inscrit au code criminel | \u2014 rendait le coupable passible d\u2019éviction, bien des chaires deviendraient vacantes dans certaines institutions contemporaines, où le sujet du cours éclipse trop souvent son objet.S'il importe que l\u2019enseignement ne soit pas encyclopédique, de même, Il est essentiel qu\u2019une sélection appropriée des données scientifiques soit faite parmi celles qui peuvent contribuer le mieux à former l\u2019esprit des étudiants dans le sens des nécessités du raisonnement clinique.3.La recherche.Dans son rapport,!7 le docteur George Parker Berry, président du First Institute de l\u2019A.A.M.C.souligne le fait saillant qui se dégage de cette première réunion, à savoir qu\u2019un bon professeur est hautement estimé dans son milieu.Chacun des rapporteurs et des délégués a eu l\u2019occasion de définir ou de repenser ses devoirs académiques.On a reconnu que l\u2019enseignement représente la fonction primordiale assumée par les membres de la Faculté, et on a regretté que trop souvent les circonstances imposent aux professeurs de subordonner leur enseignement aux exigences de leurs recherches.Lors du Second Teaching Institute de The Association of American Medical Colleges, « on a défini le bon professeur comme un gentihomme et un savant, qui, par sa conduite et son enseignement, exerce une influence eureuse et manifeste sur ses élèves, ses confrères et la communauté en général et qui, en plus, démontre la capacité de pouvoir subsister 16.HuxLEY, Sciences naturelles et éducation, p.197.17.Cf.Report of the A.A.M.C.Teaching Institute, 1953, p.4. 240 LavaL MÉDICAL Septembre 1957 avec un traitement modeste.II est de toute Importance qu\u2019il soit doué d\u2019une curiosité scientifique marquée, sans qu\u2019il soit nécessaire qu\u2019il mette cette curiosité à l\u2019épreuve en faisant de la recherche au sens moderne du mot.Chez lui doit exister un amour cultivé de l\u2019étude sous toutes ses formes.Pour l\u2019anatomie pathologique et la microbiologie, 1l est important qu\u2019il pratique activement ces sciences pour lui permettre de reconnaître continuellement les problèmes nouveaux et d'assurer son progrès personnel.» 18 Il va de soi que la recherche formelle au laboratoire ou, à défaut de celle-ci, la participation à la discussion des hypothèses de travail dont on projette de faire la vérification expérimentale maintient l\u2019esprit en alerte et féconde l\u2019enseignement.De même, l\u2019enseignement sert la recherche par la documentation qu\u2019il exige et le commerce enrichissant qu\u2019il entretient entre le professeur et l\u2019étudiant encore libre de préjugés scientifiques.Nous estimons toutefois que lorsque les exigences de l\u2019enseignement et de la recherche sont conflictuelles, c\u2019est le premier qui doit avoir priorité sur la seconde : à vouloir tout entreprendre, on risque de tout compromettre dans l\u2019approximation et la médiocrité.Or ni l\u2019enseignement ni la recherche ne sont passibles d\u2019un tel traitement.Ce problème, dont l\u2019aspect économique est considérable, a été partiellement résolu au département de physiologie, grâce à la coopération de l\u2019Université et par le concours des organismes qui ont consenti des octrois de recherche à nos collaborateurs.Trois séries de travaux de recherches sont actuellement en cours d\u2019exécution dans le département.1.Le docteur Georges-A.Bergeron fait des études sur l\u2019acide ascor- bique en tant que potentialisateur d\u2019hormones.\u2014 Voici comment il formule son projet : « De plus en plus, il semble que l\u2019action de la vitamine C serait multiple et qu\u2019elle pourrait potentialiser un grand nombre d\u2019hormones et, éventuellement, entraîner des déséquilibres hormonaux plus .x ou moins sérieux.La vérification de cette hypothèse est actuelle- 18.Cf.Rapport du professeur Carlton Auger, in Laval médical, 20 : 284, (fév.) 1955.RT 1 PRIE PP PP OC RE Septembre 1957 Lavar MÉDICAL 241 ment en cours par l\u2019observation de l\u2019action de l\u2019acide ascorbique dans des stress non hormonaux, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019inanition simple, d\u2019anémie obtenue par l\u2019hexahomosérine qui bloque l\u2019utilisation de la sérine, de stimulants du système nerveux central comme l\u2019amphétamine ou encore d\u2019hypothermie pharmacodynamique par inhibrtion du système organo-végétatif.Ces observations sont faites en regard de l\u2019action des hormones de la cortico- surrénale qui sont vraisemblablement susceptibles de participer à cette réaction.La morbidité et la mortalité des animaux, l\u2019étude de Ia formule sanguine, l\u2019autopsie et l\u2019étude microscopique des pièces prélevées à l\u2019autopsie et, éventuellement, des dosages hormonaux sont les principaux critères de cette étude.» 2.Le docteur André Gagnon expose l\u2019objet de ses recherches en cours et ses projets, dans les termes suivants : « Nos travaux portent actuellement sur l\u2019absorption intestinale des acides aminés chez la grenouille Rana catesbrana.D\u2019autres chercheurs ont étudié ce phénomène.physiologique chez certains mammifères, chez le poulet et chez certains types de cellules en culture.Notre étude présente donc un certain intérêt du point de vue de la physiologie comparée.De fait, tout en prévoyant l\u2019existence de similitues entre les divers organismes étudiés, peut-être pourrons-nous y déceler quelques dissemblances ; du moins, il en existe du point de vue structure histologique.Nous avons commencé l\u2019étude histologique de l\u2019intestin in toto, et nous la poursuivrons sur tous les segments utilisés dans nos expériences.Enfin, il nous semble que l\u2019emploi d\u2019un tissu provenant d\u2019un animal poïkilotherme se prête mieux que tout autre à l\u2019étude de l\u2019influence des variations de la température sur l\u2019absorption intestinale.Ceci reste à faire.Nous étudierons donc l\u2019absorption intestinale d\u2019un certain nombre d\u2019acides aminés, la compétition qui existe entre eux lorsque plusieurs sont présents dans l\u2019intestin et, enfin, nous espérons en arriver à l\u2019étude du mécanisme du transport actif de ces acides.À ce problème de la perméabilité de la muqueuse intestinale, nous avons l\u2019intention de greffer celui de la perméabilité du placenta chez les mammifères.» t t R: fg \"à ¢ D 3.Le docteur Guy Lamarche s\u2019intéresse tout spécialement à l\u2019ana- tomo-physiologie du cervelet, sous tous ses aspects.« Son intérêt, ainsi qu\u2019il le définit, se concentre actuellement sur l\u2019olive inférieure, \u2014 une des grandes é énigmes de la physiologie cérébelleuse, \u2014 qui semble si étroitement liée au cervelet dans son développement comme dans sa fonction.La multiplicité des afférents du cervelet, et la part d'inconnu qui subsiste encore sur les fibres grimpantes sont autant de facteurs qui ajoutent aux diffrcultés de la solution du problème.» cdédéthelatacact Macs 242 Lava\u2026 MépicaL Septembre 1957 Le docteur Lamarche a déjà enregistré, avec Ie docteur F.Morin, (à Wayne State University), des potentiels cérébelleux et olivaires (publication sous presse: American Journal of Physiology).II prépare actuellement une étude comparative de ces potentiels.Ces travaux n\u2019ont pas jeté beaucoup de lumière sur les fonctions de l\u2019olive inférieure dont l\u2019étude devra être abordée par d\u2019autres méthodes.Elles comporteront : a) une série de destructions complétées de l\u2019olive inférieure par electrocoagulation, alcoolisation, section des afférents, et étude histologique de la dégénérescence par les méthodes de Nanta et de Nissl ; b) des préparations de Golgi du cervelet et de l\u2019olive ; c) la stimulation de l\u2019olive inférieure, de ses afférents et la stimulation du cervelet seul ou conjointement.x ¥ x On aura sans doute observé que les divers travaux expérimentaux du département de physiologie ont un caractére commun : dans tous les cas il s\u2019agit de recherche pure ou fondamentale, et non de ce que l\u2019on nomme recherche appliquée.Ce fait n\u2019est pas, comme il pourrait paraître, l\u2019expression d\u2019une intention délibérée ; il n\u2019autorise pas non plus à nous prêter des dessemns isolationistes irréductibles ! La recherche appliquée (comme par exemple, des études pharmacodynamiques systématiques ou encore, des épreuves fonctionnelles chez l\u2019homme soumis à des stress divers), aurait ajouté à l\u2019encombrement des locaux et surtout, engagé des énergies précieuses et requises ailleurs, dans l\u2019exécution de tâches moins essentielles.Notre soumission aux impératifs de la situation qui a prévalu à la Faculté, ces dix dernières années, dans le secteur de la recherche en physiologie, s\u2019est soldée, il y a deux ans, au préjudice de notre département.On a dû y reprendre à pied d\u2019œuvre le recrutement qui y avait été suspendu, à toutes fins pratiques, il y a dix ans, pour le bénéfice de la section recherches de l\u2019Institut de physiologie.La situation se redresse rapidement, les cadres se reconstituent en se rajeunissant, et le département assumera bientôt, dans des conditions matérielles exceptionnellement favorables, la plénitude de ses fonctions. Septembre 1957 LavAL\u2026 MÉDicaL 243 V.PERSPECTIVES 1.Dans l\u2019extension du département : La physiologie n\u2019est pas tracassière ; elle est même volontiers accueillante, et ce ne sera pas pour la première fois qu\u2019elle acceptera de partager ses avantages quand, dans un avenir prochain, la pharmacologie viendra lui apporter Ie concours de ses techniques en échange de son hospitalité.2.Dans l\u2019enseignement pratique et théorique : a) Les traits matériels et fonctionnels caractéristiques de la « section enseignement » du nouveau département de physiologie reproduisent, à vingt ans d\u2019intervalle, ceux qui identifient nos laboratoires de 1939 (voir leur description plus haut).Il y a ici filiation flagrante ; et en termes architecturaux, on pourrait affirmer, mutatis mutandis, que , ces derniers ont servi d\u2019épure pour l\u2019exécution agrandie et améliorée de l\u2019œuvre, \u2014 nous le rappelons sans fausse modestie, \u2014 à laquelle nous nous sommes identifié.Bien sûr, il y aura plus d\u2019espace, plus de lumière, plus d\u2019air climatisé et plus de toutes ces choses qui procurent le confort moderne.Il y aura surtout, \u2014 boc erat in votis ! \u2014 une salle de démonstration sécuritaire pour le professeur et les étudiants.L\u2019appareillage dont nous disposerons déclassera, par sa souplesse et sa sensibilité, l\u2019ancien que nous ne finissons plus d\u2019user depuis trente ans, et le reléguera au grenier ou dans quelque musée d\u2019antiquités.Toutes ces facilités nous permettront, quand sera résolu le problème du recrutement des moniteurs, de réintégrer la physiologie dans son habitat naturel : le laboratoire.C\u2019est là qu\u2019elle est née et qu\u2019elle a grandi, et c\u2019est là seulement que l\u2019étudiant pourra la rencontrer, la connaître et s\u2019en éprendre.Un pas décisif sera alors accompli, qui donnera une préséance effective à la pratique sur la théorie.b) La diffusion rapide du procédé nommé project teaching, préconisé par les américains ces dernières années, témoigne favorablement de sa valeur.Ce procédé consiste à proposer à un groupe de 3 ou 4 étudiants 244 Lava\u2026 Mépica\u2026 Septembre 1957 de petits projets de recherches qu\u2019ils exécutent sous la direction immédiate de leurs professeurs.Chacun de ces projets impose le choix d\u2019un protocole expérimental, la mise au point des techniques d\u2019investigation appropriées, l\u2019exécution d\u2019un nombre suffisant d\u2019expériences pour l\u2019obtention de données statistiques valables, et enfin, la rédaction d\u2019un rapport.Ces travaux pratiques effectués, en partie, suivant cette méthode des projets constituent une Initiation formelle à l\u2019expérimentation.lls ont pour objet premier de susciter chez l\u2019étudiant l\u2019intérêt pour la recherche ; et, par la documentation nombreuse et variée qu\u2019ils exigent, ils procurent à l\u2019expérimentateur débutant l\u2019occasion d\u2019accroître ses connaissances et, aussi, de les mieux Intégrer.Cette méthode, qui jouit d\u2019une faveur exceptionnelle chez les étudiants, sera introduite très prochainement, de façon facultative et progressive, dans notre enseignement pratique.c) L'enseignement pratique de la physiologie à des étudiants en médecine comporte des particularités que l\u2019on ne saurait méconnaître.1° Il est désirable, \u2014 la construction de l\u2019hôpital-école entrevu favorisera l\u2019exploitation extensive du procédé, \u2014 de présenter occasionnellement à l\u2019étudiant des malades dont l\u2019affection bien caractérisée a la valeur démonstrative d\u2019une expérience spontanée : certaines syndromes endocriniens ou neurologiques purs, des perturbations fonctionnelles électives du foie, des altérations des fonctions respiratoires, des lésions cardiaques, l\u2019état de shock, etc.C\u2019est le clinicien lui-même qui fera un rappel des fonctions qui ont été altérées par l\u2019action de l\u2019agent morbide, ou encore, par une collaboration de bon aloi, c\u2019est le physiologiste qui sera invité expressément à utiliser le matériel clinique sélectionné par le chef de Service, pour fins de démonstration.2° Une autre implication de l\u2019enseignement de la physiologie mé- dicale pratique, consiste dans l\u2019exploration des fonctions chez l\u2019homme ] (chez l\u2019étudiant lui-même) plutôt que chez l\u2019animal, toutes les fois que le ; procédé peut être utilisé sans causer de préjudice au sujet.d) En réaction contre la surcharge des programmes, conséquence du morcellement des disciplines, on tend actuellement à réduire de façon drastique le nombre des cours formels pour leur substituer des conférences d\u2019élèves ou des séminaires.L\u2019étudiant est appelé à élaborer sur un sujet VTT pv ats M RIRE ONE POPP dre gaa PRE RD POPE Septembre 1957 LavaL\u2026 MépicaL 245 de son choix devant un groupe de confrères, et sous la direction d\u2019un chargé de cours.Cet enseignemeut oral exige, pour que chacun puisse participer effectivement à la discussion, que le groupe idéal soit restreint à dix étudiants ; il implique, pour ne pas surcharger abusivement ses membres, le concours d\u2019une équipe nombreuse et compétente, car on ne saurait, sans compromettre leur efficacité, confier la direction des séminaires à des moniteurs ; enfin, le manuel à consulter doit être l\u2019objet d\u2019un choix judicieux, comportant la documentation exigible sans atteindre à des développements encombrants.3.Dans la recherche : La « section recherches » du nouveau département de physiologie est, dans son expression matérielle, une innovation intégrale.Parties de laboratoires de fortune, nos équipes s\u2019installent dans des locaux et des Services annexes dont l\u2019aménagement et l\u2019outillage ne laissent rien à désirer.On ne saurait faire des coniectures valables sur l\u2019orientation lointame de la recherche dans notre département.Celle-ci est opportuniste et fonction des intérêts scientifiques variables des chefs d\u2019équipe.Mais, avec la consolidation de l\u2019équipe actuelle et par un recrutement rationnel, nous pouvons entrevoir avec assurance le début d\u2019une ère de progrès appréciables dans la production scientifique. 246 Lavar MépicaL Septembre 1957 APPENDICE «A» PUBLICATIONS DES MEMBRES DU DEPARTEMENT DE PHYSIOLOGIE 1.BLANCHET, Roméo, Le métabolisme de base, Laval médical, 4 : 407, 1939, 2.BLANCHET, Roméo, Le rôle de l\u2019éducateur, Comptes rendus du Congrès des Educateurs, Québec, 1942.3.GREEN, Harold D, DworkIN, Robert M, AnTos, Robert J., et BERGERON, Georges-A., Ischemic compression shock, with an analysis of local fluid loss, Am.J.Physiol., 142 : 494-507, (nov.) 44.4.OppykE David F., et BERGERON, Georges-A., Muscle tonus as a factor in hemorrhage and shock in dogs under barbital anesthesia, Am.J.Physiol., 143 : 119-121, (janv.) 1945.5.GREEN, Harold, D., et BERGERON, Georges-A., Effects of environmental temperature on the traumatic shock produced by ischemic compression of the extremities, Surgery, 17 : 404-412, (mars) 945.6.GREEN, Harold D., BERGERON Georges-A.(by invitation), et Gus- TAPHSON G.À.(by Invitation), À toxic factor in ischæmic compression shock, Federation Proceedings, 4 : 26, (mars) 1945.7.BLANCHET, Roméo, La formation scientifique de l\u2019infirmière, Comptes rendus du Congrès de l\u2019Association des hôpitaux, Québec, 1945.8.GREEN, Harold D., BERGERON, Georges-A., LITTLE, J.Maxwell, et Hawkins, J.E., Jr, Evidence, from crosstransfusion experiments, that no toxic factor is present in ischemic compression shock capai ble of inducing a shock state in normal dogs, Am.J.Physiol., 149 : 1 112-123, (avril) 1947.1 9.BERGERON, Georges-A., et BLANCHET, Roméo, Effets pharmacodyna- a miques de la d-désoxyéphédrine sur Ie cœur perfusé du chat, A Revue canadienne de biologie, 6 : 372, 1947, \u2019 10.BERGERON, Georges-A., et BLANCHET, Roméo, Effets pharmaco- À dynamiques de la d-désoxyéphédrine sur le cœur perfusé du chat, fe Laval médical, 12 : 1209-1221, (déc.) 1947.11.BERGERON, Georges-A., La croissance physique de l\u2019enfant, Pédagogie et Orientation, 1 : 66-67 (avril) 1947.12.BERGERON, Georges-A., Le pouvoir analeptique de la d-désoxyéphé- drine, I.Revue générale, Laval médical, 15 : 226-255, (fév.) 1950.: 13.BERGERON, Georges-A., Le pouvoir analeptique de la d-désoxyéphé- j drine.II.Étude expérimentale, Laval médical, 15 : 244-390, (mars) 1950.14.GAGNON, André, The action of heparin on fertilization and cleavage in some marine eggs, Biological Bulletin, 99 : 341, 1950.15.BLANCHET, R., Brouxa, L., et Josin, P., Notes historiques sur la Faculté de médecine de Québec.\u2014 A l\u2019occasion de Ia souscription de 1950. 24.25.26.27.28.29.30.31.32.33.17.18.19.20.21.22.B 23.Septembre 1957 LavaL MkpicaL 247 16.BLANCHET Roméo, et Samson, Henri, Chronique de psychothérapie ct d\u2019hygiéne mentale \u2014 Introduction, Laval médical, 15 : 948, 950.BLANCHET, Roméo, et SAmson, Henri, La personnalité du psychothérapeute, Laval médical, 15 : 1092, 1950.BLANCHET, Roméo, et Samson, Henri, La relation thérapeutique, Laval médical, 15 : 1389, 1950.BERGERON, Georges-A., Quelques propriétés de la d-désoxyéphédrine, Laval médical, 16 : 344-361, (mars) 1951.BERGERON, Georges-A., Le réle du médecin dans l\u2019orientation professionnelle, Pédagogie et Orientation, 5 : 108-125, 1951, et Laval médical, 16 : 1063 (oct.) 1951.BERGERON, Georges-A., et BOURBEAU, Gustave, Toxicité chronique de l\u2019hexahomosérine chez le chien, Revue canad.de biologie, 10 : 272, (août) 1951.ERGERON, Georges-A., et BourBEAU, Gustave, Observations on chronic toxicity of hexahomoserine in the dog, Proc.Can.Phys.Soc, (oct.) 1951.BERGERON, Georges-À., BOURBEAU, Gustave, et Ducar, L.-Paul, The effect of ascorbic acid on hypophysectomized hypertensive rats, Proc.Can.Phys.Soc., (oct.) 1952.BERGERON, Georges-A., BOURBEAU Gustave, et Ducar, L.-Paul, Acide ascorbique et hypertension expérimentale chez des rats hypophysectomisés, Revue canad.de biologie, 11 : 484-491, (mars) 1953.BERGERON, Georges-A., La physiologie du travail et la fatigue industrielle, Laval médical, 19 : 75-92, (janv.) 1954.BERGERON, Georges-A., BoURBEAU, Gustave, et LAMARRE, Jules, Effets de l\u2019acide ascorbique de Ia cortisone et de la surrénalecto- mie sur [hypertension expérimentale & Ja DCA, Revue canad.biologie, 13 : 106-114, (juin) 1954.BERGERON, Georges-A., The physiology of work and industrial fatigue, Occupational Health Review, 5 : 5-11, (mars) 1954.BERGERON, Georges-A., Quelques aspects de la physiopathologie et du traitement du choc, Union méd.Canada, 84 : 1382, (déc.) 1955.BERGERON, Georges-A., et BourBEaU, Gustave, Effets de la cortisone, de PACTH et de la vitamine C sur l\u2019hypertension expérimentale à la DCA, Laval méd., 20 : 465, (avril) 1955.BLANCHET, Roméo, et BERGERON, Georges-A., Notes de physiologie, Les Presses Universitaires, Québec, 1956.Morin, F., et LAMARCHE, G., Distribution and latency of evoked potentials in the paramedian lobules, Anat.Record, 124 : 2, (février) 1956.LAMARCHE, G., et Morin, F., On oscillographic studies of the lateral spinothalamic tract in the monkey : Abstract : Canadian Physiological Society, (6 oct.) 1956.LAMARCHE, G., et Morin, F., Latencies and pathways for cutaneous projections to posterior cerebellar lobe, J.Neuro-physiol., 20 : 275-285, 1957. 248 Lavar MÉDpicAL Septembre 1957 34.Morin, F., CATALANO, J.V., et LAMARCHE, G., Wave form of cerebellar evolved potentials, Am.J.Physiol., 188 : 2, (février) 1957.35.CATALANO, J.V., et LAMARCHE, G., Central pathway for cutaneous impulses, Am.J.Phys., 189 : 1, (avril) 1957.36.LAMARCHE, G., OSTROWSHI, A., et Morin, F., Comparative study of inferior olive and cerebellar activity, Proceed.Am.Ass.of Anato- masts, Baltimore (avril) 1957.37.MORIN, F., et LAMARCHE, G., Afferent and evolved activity of the inferior olive, Am.J.Physiol., (sous presse).38.Morin, F., LAMARCHE, G., et Osuinsxy, S., Cerebro-cerebellar relations, Proceed.Am.Ass.of Anatomists, Baltimore, (avril) 1957.39.Osrrowsw1, A, LAMARCHE, G., et Morin, F., Ascending fibers in the brain stew reticular formation, Proceed.Am.Ass.of Anatomists, Baltimore, (avril) 1957.40.GAGNON, André, La toxicité du DDT pour le saumon de l\u2019Atlantique, Salmo salar Linné, et les alevins de truite, Salvelinu fontinalis Mitchill, à paraître prochainement dans le Canadian Journal of Zoology. Septembre 1957 LAavaL\u2026 MÉDicAL 249 APPENDICE « B» TRAVAUX DU PERSONNEL DES DEPARTEMENTS DE PHYSIOLOGIE EXPERIMENTALE ET DE PHYSIOLOGIE DE LA NUTRITION (SECTION RECHERCHE DE L\u2019INSTITUT DE PHYSIOLOGIE) 1951 DESMARAIS, A, et Ducar, L.-P., Circulation périphérique et teneur des surrénales en adrénaline et en artérénol (noradrénaline) chez le rat blanc exposé au froid, Can.J.Med.Sci, 29 : 90, 1951.\u2014 Influence de l\u2019administration d\u2019adrénaline et d\u2019artérénol sur l\u2019hypertrophie de la surrénale au froid, Can.J.Med.Sci, 29 : 104, 1951.Ducat, L.-P., Effects of cold.age and ascorbic acid on formaldehyde- induced arthritis, Can.J.Medical Sciences, 29 : 35, 1951, \u2014 Variations de la teneur en adrénaline et artérénol chez le rat blanc exposé au froid, Can.J.of Med.Sciences, 29 : 104, 1951.\u2014 Variations de la circulation périphérique chez le rat blanc adapté ou non au froid, Can.J.of Med.Sciences, 29 : 90, 1951.\u2014 Effets de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension provoquée par désoxycorticostérone (D.C.A.), Rev.canad.Biol, 10 : 123, 1951.\u2014 Effets de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019hypertension expérimentale, Can., J.of Med.Sc., 29 : 164, 1951.\u2014 et ForTiER, G., Ascorbic acid and acclimatization to cold in monkeys, Proc.Can.Phys.Soc., 1951, Rev.Can.Biol, 11 : 59, 1951.Pacé, E., et MicHaup, L., The titrimetric determination of plasma fatty acids, Can.J.Med.Sci., 29 : 239, 1951.THÉRIEN, M., Effets de l\u2019acide ascorbique sur l\u2019éosinophilie observée au cours de longues expositions au froid, Annales de \u2019ACFAS, 17 : 1951.\u2014 et Duca., L.-P., Studies on the relations between ascorbic acid and adrenal function, Proc.Can.Physiol.Soc., 1951 ; Rev.Can.Brol., 11 : 59, 1951.1952 Ducal, L.-P., Résistance et acclimatation au froid chez Ie singe, Gazette médicale de France, 1952.\u2014 et ForTIER, G., Nécessité de l\u2019acide ascorbique pour l\u2019acclimatation du singe (Rhesus) au froid, Comptes rendus Acad.Sci.(Paris), 234 : 138-140, 1952.\u2014 Ascorbic acid and acclimatization to cold in monkeys, Proc.Can.Physiol.Soc.; Rev.Can.Biol, 11 : 59, 1952.\u2014 Ascorbic acid and acclimatization to cold in monkeys, Journal of Apld.Physiol., 5 : 143-146, 1952. A IRA SEL tN Pr A RR IRE 250 Lavar MeEbicaL Septembre 1957 Ducat, L.-P., Prevention by thiamine chloride of the ill effects of alcool in monkeys submitted to anoxia, Proc.Can.Physiol.; Rev.Can.Biol, 11 : 185, 1952.\u2014 et THÉRIEN, M., Effets de l\u2019acide glutamique et d\u2019extraits de foie sur la résistance du rat blanc à un froid intense, Rev.Can.Biol.11 : 180, 1952.\u2014 L'\u2019acide ascorbique et l\u2019activité de la surrénale chez Ie rat hypo- physectomisé, Comptes rendus Acad.Sci., (Paris), 234, 245, 1952, \u2014 L\u2019acide ascorbique et l\u2019activité de la surrénale chez le rat normal et chez le rat hypophysectomisé, Annales d\u2019Endocrinologie, 1952.\u2014 Studies on the relations between ascorbic acid and adrenal function, Proc.Can Physiol.Soc.; Rev.Can Biol., 11 : 86, 1952.\u2014 Effects of ascorbic acid on the adrenal weight of normal and hypophysectomized rats, Sci, 115 : 598, 1952, 1953 Desmarais, A., Circulation périphérique et adaptation au froid, Rev.canad.biol., 12 : 96-99, 1953.Ducaz., L.-P., Les glandes endocrines et le froid, Arch.hosp.de Paris, 12 : 393, 1953.\u2014 Resistance and acclimatization to cold.Transactions of the second conference on cold injury, Josiah Foundation, New-York, 1953.\u2014 Ascorbic acid and acclimatization to cold in Symposium on nutrition and climatic stress, Washington, 1953.\u2014 et ForTIER, G., Résistance et acclimatation au froid chez le singe, Gazette méd.de France, 60 : (janv.) 1953.\u2014 Prévention des gelures par l\u2019acide ascorbique chez le singe, Rev.Canad.biol., 12 : 97, 1953.LAcHANCE, J.-P., Quelques aspects de la biochimie du tissu adipeux brun interscapulaire chez le rat blanc, Laval méd., 18 : 1258, 1402, (nov.et déc.) 1953.\u2014 et Pack, E., Hormonal factors influencing fat deposition in the interscapular brown adipose tissue of the white rat, Endocrinology, 52 : 57-64, 1953.Pack, E., et BaBinEau, L.-M., The effects of diet and cold on body composition and fat distribution in the white rat, Canad.J.M.Se, : 22-40, 1953.\u2014 et Entre, L.-P., Effects of diet and cold environment on the respiratory quotient of the white rat, Rev.canad.biol., 12 : 530- 541, 1953.1954 DEsMARAIS, Â., Fatigue expérimentale, Laval méd., 19 : 231, (fév.) 1954, Ducat, L.-P., Acclimatization to cold environment, in nutrition under climatic stress, p.70, Advisory Board on Quartermaster Research, National Research Council, 1954.To TU RR RT rN A Septembre 1957 Lavar MépicaL 251 Ducaz, L.-P., et Durour, D., Maintien, par l\u2019hormone somatrope, de la croissance normale du rat exposé au froid, Compt.rend.Soc.biol., 148 : 1521 (août, sept.) 1954.1955 BariNeau, L.-M.,, et Pact, E., On body fat and body water in rate, Canad.J.Biochem.& Phys, 33 : 970-979, (nov.) 1955.Desmarais, A., et GAGNON, P.-M., Influence de exposition au froid sur l\u2019activité thyroidienne et sur le poids et la teneur en acide ascor- bique des surrénales chez le cobaye carencé ou non en acide ascor- bique, Compt.rend.Soc.biol., 149 : 1714-1718, (août-sept.) 1955.\u2014 et McCraw, J.-Y., Influence des vitamines À et D sur la croissance et la résistance capillaire du cobaye carencé ou non en acide ascorbique, Compt.rend.Soc.biol., 149 : 17 ; 8, (août-sept.) 1955.\u2014 [Influence des vitamines À et D sur les temps de saignement et de coagulation chez le cobaye carencé ou non en acide ascorbique, Compt.rend.Soc.biol., 149 : 2064, (nov.) 1955.\u2014 Etude de la crase sanguine chez le cobaye carencé ou non acide ascorbique, Compt.rend.Soc.biol., 149 : 2064, (nov.) 1955.Ducaz, L.-P., DESMARAIS, A, et GAGNON, P.-M., Influence of exposure to cold and ascorbic acid administration of the weight and the metabolic activity of the adrenal gland of hypophysectomized rats given ACTH, Canad.J.Biochem.& Phys, 33 : 677, (juil.) 1955.\u2014 Effets de l\u2019hypophysectomie, de l\u2019administration d\u2019ACTH et de l\u2019ACTH endogène sur le poids et l\u2019activité métabolique de la surrénale du rat blanc, Rev.can.biol., 14 : 108, (sept.) 1955.\u2014 et Durour, D., Effets de l\u2019hormone somatotrope sur la résistance au froid du rat blanc, Compt.rend.Soc.biol., 149 : 2056, (nov.) 955.Durour, D., et DEsmaRratls, A., Effets de \"hormone somatotrope chez le rat surrénalectomisé exposé au froid, Compt.rend.Soc.biol., 149 : 1722, (août-sept.) 1955.GAGNON, P.-M., et DEsMARAIS, A., Conditionnement, par l\u2019exposition au froid, de la réponse thyroidienne à la thyrotrophine chez le rat hypophysectomisé, Compt.rend.Soc.biol., 149 : 1728, (août- sept.) 1955. 2 = __ TL pre re Ë : PP Dn nn on , Ë on : ek =: Sx RL x SEIS Snip A SE Pan ics ets ess RARES Es php mn cs £2 sx \u20ac _ ne Lo.PT Co = FN Le Po PR EE LLL PR MAIS pee FP i.oo pen - FEN JE RR PP os es ds pe i.- SR pe EE, \u2014_\u2014\u2014\u2014 hy A EL ri ot 3% He À ph se us rR Ne À y wh AAA a Æ A Ë ge, ze # 4 uf # A IR di: fa 2 \u201c Lex Yh A aR dry | % | oe va og gp is % wd Hoe Last = > ba) ae oy : a A tsi \u2018 he io wg 5 @ 4 i, \u201ca à atl Lh Tid 4 \u2014\u2026.ia Vie (x al ay, hist *> À J 3 wi ir % wood wi \u201c Dar AI FL LEE = ui LA 0d TT = a i 3 ay oh 2 4 4 i Ré most pr og Be 4 Su EY MERET Au Spo SESS 0 oh ee ir dal MAR Wgh Ey.x nant Ad F d | pre 4 | # $ A { 4 in CF pa © = = oo wt: > as a En CIETY PR ERNE i.A L\u2019EVOLUTION DE L\u2019ANESTHÉSIOLOGIE .FERNANDO HUDON Les découvertes du siècle dernier marquent le vrai début de l\u2019anesthésie par inhalation.Auparavant, les Chinois, les Arabes, les Européens utilisaient diverses plantes, telles : Ile haschich, l\u2019opium, le houblon, la jJusquiame, qu\u2019on faisait brûler pour en inhaler les fumées.C\u2019est à Boston, en 1846, que Morton fit la première démonstration clinique de l\u2019anesthésie à l\u2019êther.Pendant les quatre-vingts années qui ont suivi cette grande découverte, l\u2019anesthésie fut considérée comme peu importante, bien qu\u2019elle se serve des drogues les plus puissantes et les plus dangereuses employées en médecine.À Québec comme partout ailleurs on employait l\u2019êther, Ie chloroforme, le chlorure d\u2019éthyle et moins souvent le protoxide d\u2019azote et l\u2019anesthésie locale.Dans la plupart de nos hôpitaux, l\u2019interne junior donnait l\u2019anesthésie sous la surveillance et la responsabilité du chirurgien.Il avait reçu son entraînement de son prédécesseur.C\u2019était la partie non désirée de son entraînement et il abandonnait souvent l\u2019anesthésie dès qu\u2019il pouvait faire partie d\u2019une équipe chirurgicale.À l\u2019occasion de nouvelles découvertes anesthésiques, certains médecins et chirurgiens acquirent un intérêt particulier et une habileté spéciale pour l\u2019anesthésie, qui était considérée comme le mal nécessaire de la chirurgie.Cesont ces pionniers qui ont fait avancer cette science pour 254 LavaL.MépicaL Septembre 1957 en faire profiter l\u2019humanité souffrante.Les archives de l\u2019Hôtel-Dieu relatent pour le mois de janvier 1901 quatre cas d\u2019anesthésie rachidienne à la cocaïne, pratiqués par le docteur Albert Marois, chirurgien à l\u2019Hôtel- Dieu, soit un an après la première application de la rachianesthésie en Allemagne et en France par Bier et Tuffier.Les meilleures mémoires se rappellent que le docteur Saluste Roy avait rapporté de France les aiguilles à ponction lombaire qui ont servi aux premières réussites.Le masque d\u2019Ombredanne, imaginé en 1907 par cet illustre chirurgien français, a conquis rapidement la presque unanime approbation de nos médecins québécois.Grâce à cet appareil ingénieux, l\u2019administration de l\u2019éther, rendue plus facile, fut confiée le plus souvent aux internes.Cette routine a pu nous empêcher de découvrir les avantages des autres méthodes.II ne fallait pas refuser à l\u2019anesthésie le droit de se perfectionner et de s\u2019adapter aux besoins nouveaux, car l\u2019anesthésie vaut avant tout ce que vaut l\u2019anesthésiste.C\u2019est alors que le docteur Charles Vëzina, ancien doyen de la Faculté de médecine et chirurgien à l\u2019Hôtel- Dieu, a pris l\u2019initiative de développer l\u2019anesthésie en fondant un Service d\u2019anesthésie à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec en 1932.L\u2019Hôpital confie en 1933 ce Service au docteur Fernando Hudon.L'Université reconnut les anesthésistes dans les cadres hospitaliers.Les autres hôpitaux universitaires suivirent l\u2019exemple de l\u2019Hôtel-Dieu et créèrent des Services d\u2019anesthésie.L'Université, à l\u2019instigation du docteur Vézina, fonda une chaire d\u2019anesthésie en 1946 (la première au Canada) et nomma, le docteur Hudon en 1947, premier professeur titulaire.Elle nomma aussi en 1949, deux professeurs agrégés, après présentation de thèse, les docteurs André Jacques à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et Adrien Paquet à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, de même que de nombreux assistants universitaires et hospitaliers.Grâce au dévouement des anesthésistes de nos hôpitaux et à l\u2019intérêt qu\u2019ils ont porté à l\u2019évolution de cette discipline, l\u2019Université, à l\u2019instigation du doyen de la Faculté de médecine, Ie docteur Jean-Baptiste Jobin, vient de créer, en juin 1957, un département d\u2019anesthésie pour mieux servir les intérêts des étudiants. Septembre 1957 Lavar MépicaL 255 Aujourd\u2019hui, l\u2019anesthésiste doit veiller à l\u2019administration des drogues anesthésiques, à la réanimation, à la clinique de la douleur et aux soins pré- et postopératoires.C\u2019est par l\u2019étude de la physique, de la biochimie, de l\u2019anatomie, de la physiologie et de la pharmacologie que l\u2019anesthésiste apprendra les principes généraux de cette discipline pour le bon soin des patients.fx L'université Laval a toujours été à l\u2019avant-garde du progrès dans le domaine de l\u2019anesthésiologie. a EE ES Daca 5 = res = papa Lo baad = oo = ia ee _\u2014 = 2 me) tease os ren = = ct.ln as KG ey 3 3 iE j A A 3 De ee ee _ ee me \u2014 pen ps ses = pass aC PTT pcs oe 3 = oo moe acces ec ec er ee Cao or RSE ecg Crary css tes Les pis is pen i \u2014\u2014 7 PRIN RN > rase _ PS pe rns or AT = ne pom rons, af es & : \\ pu pd 4 = os nrc go Seg on HEL Sr et à on Sy, 0 YT : wy [4 = aff \u20ac Hh a #4 3 Ÿ Hp + ete 4 iar oo i iz ES 3 pe pert pe x 5 ie Ts x ail, a) 3 = geen oe 3 À ely 5 5 ssh a 457 ese cran # a 2 SET és a 2, ~ ci «XJ A So Gas ee £3 43 | | pA ely 4 ema 72m Ti Pz 3 4 ER a a A La | as SE da 7) nese.ih | ; i 1 = % { $ Pa LA, = ti \u20ac 2 = Te 2% | 1 re, ed 2 # Fr a gy Ÿ voies ve St La So pe 0 3 LE: 7 its Pr | 4 Hn x SL op we?ne Æ he\u2019 NY M 2 § i c 52 \\ vi memes yy { _\u2014 : am, ae ms = x Ee TE aa po \u2014\u2014\u2014 Sy Sys en \u201c3 eich SET Tele = TRI \u2014 su AN CoS ne DS TT CE QUE POUVAIT ÊTRE LA CHIRURGIE A QUEBEC IL Y A 65 ANS.FRANÇOIS ROY A la fin du xix° siècle et au commencement du xx®, les connaissances médicales et les possibilités de traitement étaient très Iimitées.La lecture des journaux de l\u2019époque, des notes et Mémoires des anciennes Mères de l\u2019Hôtel-Dieu et des cahiers d\u2019observation de malades des docteurs Michæl J.Ahern et Albert Marois, nous donne une idée assez Juste de ce qu\u2019était la chirurgie de ce temps.Le 7 septembre 1892, lors de la construction de l\u2019aile d\u2019Aiguillon de l\u2019Hôtel-Dieu, laquelle aile sera bientôt soumise au pic du démolisseur, un journal de Québec, l\u2019Électeur, publiait les lignes suivantes : « Avant longtemps, Québec pourra se flatter de posséder un hôpital modèle, pourvu de tous les raffrnements de la construction moderne.« Une autre innovation qui va faire les délices des médecins : la salle d\u2019opération, un vrai amphithéâtre cette fois : quelque chose de classique, comme on n\u2019en voit que dans les grands hôpitaux des capitales européennes.« Ahern, cet artiste du scalpel, va-t-il jouir un peu de se trouver dans les conditions réglementaires pour tenter l\u2019une de ces merveilleuses opérations qui l\u2019ont déjà rendu célèbre.» ! 1.Annuaire de l\u2019université Laval, 1892-93. Reese = + i} ia Hid 258 LavAL MÉDicaL Septembre 1957 La Révérende Mère Samnte-Cécile nous fait une description fort intéressante de l'aménagement de la salle d\u2019opération de l\u2019Hôtel-Dieu, dont fait de grandes louanges un journal de l\u2019époque : « La table d'opération était en bois, avec drainage et coussins recouverts de toile cirée noire, « II n\u2019y avait pas d\u2019eau courante mais deux tables profondes, en demi-cercle, dans lesquelles on plaçait deux grandes cuvettes en agate, savonniers en pierre et serviettes, ceci pour le lavage des mains .« Deux grandes chaudières avec robinet, déposées sur un banc, servaient à l\u2019approvisionnement de l\u2019eau, bouillie à la cuisine et transportée par 'infirmier.« Vis-à-vis la fenêtre du centre, il y avait une table, plus profonde en arrière, dans laquelle étaient placés quatre flocons de deux litres contenant une solution d\u2019acide borique, d\u2019acide phénique, solution de bichlorure \u2018/000e \u20act une autre \u2018/soge, celle-ci était légèrement teintée en rouge.Sur la partie d\u2019en avant étaient placés deux casseaux d\u2019écorce dans lesquels il y avait des bandages de grandeurs variées, des bandes abdominales, ouate, compresses, pelote à épingle recouverte de serge rouge montée sur un pied de lampe en verre.« Il n\u2019y avait alors ni gaz, ni vapeur pour le service mais un poêle à deux foyers alimentés par l\u2019huile de pétrole, placé sur un banc.Sur l\u2019un on faisait bouillir les instruments dans une grande poissonnière : sur l\u2019autre un stérilisateur en cuivre, à double paroi, muni d\u2019un réceptacle contenant de l'eau en ébullition dont la vapeur pénétrait par des ouvertures, les compresses, éponges, pansements devant être stérilisés.« Avant 1898, la veille de l\u2019intervention, on flambait un grand plateau en agate dans lequel on déposait les instruments préalablement passés à la flamme d\u2019une lampe à alcool et on y versait une solution d\u2019acide phénique, qui assurait ainsi leur stérilité avant l\u2019opération.« L\u2019année suivante, on a commencé à les faire bouillir dans une grande poissonnière en ajoutant à l\u2019eau du bicarbonate de soude qui a pour propriété d\u2019ëlever d\u2019un degré la température de l\u2019eau bouillante.« Avant 1898, le chirurgien revêtait pour opérer une blouse de serge rouge, avec pli plat en avant, boutons d\u2019écaille et ceinture. a \u2018 ; / T lars .bate 7 tent let MTG \u2014\u2014 / Disenentir ( Lenten Fre lurooen on - 4 ha 1 Num Lerae pa Ay oat Fre ; Zr NM XN 7 fue ne toe 3 bode.ératere BZ Gun Doieihe \u2014 Las Pr Meili om The pT fe, Lac ¥ bros las (57 Jar Peux 3 Breicamninn iA, Fax Blgmonbrencs 455 V7 C0 dén Qatar ner \u2018nu Romine.Munn de thre 0 - 7 Braces cag Feat Uccence oC Ld Eterna - 7 Pauls 2 2.0 lotus i 17 \u2014 sommeil 34e \u2014 a À ax User cept LPP 2 Je es / ce Corda ee Gry eue LE em Legros ort.\u2014 ~ Loneorrhdn pres man Le, Se Fispaurenrie De \u2014 HISTOIRE DE LA MALADIE Apputit Trcseuen eo.\u2014 \u2019 ~ Etat actuet.\"fa fe > deg var \u201cEtencé (9157 Digestion fetceuece ass -A 4 ¥ Ae hk re Pot\u2019 ~~ de © rade cry Fore Frode\u201d et \u20ac cstipation feras Leu us (TT ores Jeera force des c CAT ES _ \u2014 L \u20ac _ iarrhée lad reo * Ia wort + Jes & Gott à Hee races © Olt \u2014 A .toy, & - lt tang Can leery Loa A Jos cm > Mictione Whiare Coe lef ede gre Horie lon - 7 Az.vit Arenas ~ Fond Lenatis / ce ZL fr Jw Briand ew nts Atom Fem lw, a hoe 4 A é enrterat era 17 Hz Tr rita + eee HISTOIRE DU DEVELOPPEMENT DE L'ETAT ACTUEL Analyse des Urines 3 alec oly.vir Un 4d ~ /%9 4 Floren « Vessie ; to Se ak olen pot ftom lieve lox = Rect # | 5 \u2019 ~ > ; J pepe : ÿ v {2 la tn Luc WA ES Lan puny M cren Ÿ Peco forste.a rente + 5 x 5 ; Af lp Arguing sn lime 19 barre Letcesoc.tot drnle T 4 4 Asrnlnf sos free .Gann't rs 75 \u2014 : L Propestie 4/7 nine + Trintemwent Med Lt hu ; : ?\u2019 eT ee ce ou By tt = x a = cu = cm rem Ea a = jose = = ES Bae AE BS ot ges + EES ane es is = à Es 5 di Re es pa oo == $m HY 7 : PA A PPR 3 ] 3 A ps 5 _ Septembre 1957 LavaL MEbicaL 261 « Après ce temps, les blouses étaient en toile, manches courtes.Un bonnet et couvre bouche très simples.Les chirurgiens portaient des gants pour les cas d\u2019infection d\u2019abord puis, graduellement, pour tous les cas.« Près de la table d\u2019opération, il y avait deux paires de sabots de bois qu\u2019ils enfilaient pour protéger leur chaussure car on faisait le lavage du champ opératoire à grande eau.» 2 Selon les histoires et les observations des malades de ce temps, la clinique était le seul moyen de diagnostic.Les examens de laboratoire se limitaient très souvent à la recherche du sucre et de l\u2019albumine dans les urines.Il n\u2019était pas question de rayons X ou autres procédés savants que nous ont apportés les sciences de base : Ia chimie, Ia physique, la biochimie, la physio-pathologie et le reste.On connaissait un peu la bactériologie mais on restait presque désarmé devant les microbes.L\u2019opéré intoxiqué par l\u2019anesthésie mourait d\u2019anémie, de déshydratation et de déséquilibre électrolytique.Les connaissances médicales et les possibilités thérapeutiques sont aujourd\u2019hui considérables.Ce grand progrès, qui est pour le plus grand bien de l\u2019humanité, amène cependant des problèmes nouveaux.Les spécialités se sont multipliées et l\u2019enseignement médical s\u2019en est compliqué d\u2019autant.C\u2019est pourquoi le comité exécutif de la Faculté de médecine a cru bon de créer des départements afin que chaque discipline médicale puisse coordonner et perfectionner son enseignement en vue de donner à l\u2019élève une meilleure formation générale.2.Notes et Mémoires des Anciennes Mères de l\u2019Hôtel-Dieu. Teds ie a oR Gg ced = Snes en TPA pb Cora om an st \u2014 POC, iE re xe Rye STE £2 és guette 2x a RS i 3 : 3 f .Croat 3 0 VER .are A DOS Re : a = = = Te pips 0 san HH = ere ares oo Sy Gia py res a ec) peer se a Fras > dont peurs ces races Pr tse es pik = & = z assé \u2014 = \u2014_\u2014\u2014 Er ee = = tacotatati 8 tially A Pa He i\" hi: his jie 4 Hl i i: 4 os re cs ga ë qe ÿ $ à 5, ae pret i 7 Te ee ws Si bi 3 4; i 5 Le Ay AEN + fi So 5 TH ps mw oran | «om i oy or LE ihe {et ew ha, Esq, 4 dE > a ji ory pe A { à 5 su i LS Le Li AW.# RÉ 2 o> La A AY, 4 pa pe ve i zi at mesa RS Ba b 0 Es LO ie san Ten \\ di ye EF + 5 fi Fu B Bal ¥ i ze sa on | ! H ot À a aN 7 Le er tes a RY Be 1 5 pet 1 nn M ets toy 2 Ji M Ai + $ Assy rH \u2014 8 > # il / ¥ ro wo ere boners ate sre.ME RE, Zhi e nse vt tam SRE): wns fo \u201cin pare iP vm à @ 7, a ns.tn i 494 «RSA Ge.I kik A A & w sn GaN & ¥ [a EH |S os ar 2 _ wk vote La Es a i R J 3 ARE eh dum 5 $ pan i sc 5 J & P < es fr?4 a # ES om AI eA raison RN TY, st pe i =r 2 ff.the | y Ent A ES pren \u2014érrstrige\u201d iH | A it i e, fy os pe EE en Li LE EE nh wh LA CHIRURGIE DU COEUR.JOFFRE-A.GRAVEL Dès 1947, le regretté doyen Vëzina songeait déjà à établir à Québec un Centre de chirurgie thoracique qui comprendrait aussi la chirurgie cardiaque.II avait déjà visité à ce moment les illustres cliniques de d\u2019Allaires à Paris, de Crafoord à Stockholm, de Blalock et Taussig au Johns Hopkins, à Baltimore, les cliniques de Denver, de Rochester et plusieurs autres.Il rêvait de donner à Québec un Centre thoracique qui pourrait rendre à la population les services dont elle a besoin.Ce Centre fut réalisé par un de ses fidèles amis, Ie docteur Alphonse L\u2019Espérance, de l\u2019Hôpital Laval.En 1949, alors que nous venions de terminer le cours de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, organisé par Ie doyen Vézina, il nous demanda d'aller étudier cette spécialité.II désirait que, par la suite, nous prenions charge d\u2019un département universitaire de chirurgie endo-thoracique.II nous obtint immédiatement une bourse d\u2019études ainsi qu\u2019un poste chez le déjà fameux professeur Crafoord, à StockhoIm.Jusqu\u2019a cette date, il s'était fait peu de chirurgie cardiaque à Québec, mais nous ne devons tout de même pas passer sous silence les quelques cas traités par des pionniers.En 1949, à l\u2019Hôpital des Anciens-Combattants, les docteurs J.-L.Petitclerc et Gustave Auger pratiquèrent une sympathectomie pré-aortique chez un angineux.Ce monsieur, aujourd\u2019hui, est encore en vie, se porte bien et gagne sa subsistance. 264 Lavar MÉpicaL Septembre 1957 En août 1951, nous eûmes l\u2019immense avantage de nous associer à un groupe d\u2019hommes déjà engagés dans la chirurgie thoracique en général; je veux dire, l\u2019équipe de l\u2019Hôpital Laval.Le Service de chirurgie auquel nous füûmes attaché était et est encore dirigé par le docteur J.-P.Roger, assisté des docteurs J.-M.Lemieux et M.Beaulieu.Le docteur Fernando Hudon, secondé par le docteur J.-P.Déchène, prit alors la direction du Service d\u2019anesthésie.Durant les quelques mois qui suivirent, par un effort commun, le succès fut atteint en chirurgie pulmonaire.En septembre 1951, il nous fut donné d\u2019opêrer à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, notre premier cas de tétralogie de Fallot.Depuis ce temps, nous en avons opéré plusieurs et continuons à éprouver une grande satisfaction professionnelle à voir ces petits enfants débiles, cyanosés, reprendre une couleur rosée, se développer normalement et suivre les autres enfants dans leurs jeux.Le 3 janvier 1953, à l\u2019Hôtel-Dieu, nous avons eu l\u2019occasion de pratiquer notre première commissurotomie mitrale chez un monsieur qui, à cause de son état cardiaque, avait déjà perdu une jambe.Cette intervention se pratique maintenant couramment et nombreux sont les gens qui sont retournés à une vie normale après l\u2019avoir subie.Deux mois plus tard, nous avions l\u2019occasion de pratiquer la première de ces opérations à l\u2019Hôpital des Anciens-Combattants.En mai 1953, nous opérions une jeune femme pour insuffisance mitrale.Cette condition acquise demeure encore l\u2019une des plus difii- ciles à corriger chirurgicalement.Notre malade obtint quelques années de vie relativement normales et heureuses.Avant son opération elle était hospitalisée, en œdème aiguë, au moins une fois par mois.En juillet 1954, nous pratiquions la première intervention pour insuffisance aortique.Pour la première fois aussi, l\u2019hypothermie nous rendait service en chirurgie cardiaque.Par une thoracotomie gauche, l\u2019aorte est sectionnée en bas de la sous-clavière gauche et la valve du docteur Hufnagel est insérée.Notre malade parvint à obtenir un emploi et à gagner honorablement sa vie.La cliquetis de sa valve était devenu un bruit familier dans les murs séculaires de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec. Septembre 1957 Lavar MépicaL 265 Les interventions pour péricardite constrictive commencèrent à être exécutées à Québec vers 1953.En septembre de cette année-là, nous opérions notre premier cas à l\u2019Hôpital des Anciens-Combattants.Depuis, cette Intervention très satisfaisante s\u2019est pratiquée bien des fois.Les angineux et les cas d\u2019infarctus ne nous parvinrent qu\u2019en 1954.En mars 1954, nous pratiquions notre première opération de Beck, c\u2019est- à-dire, grattage et poudrage des surfaces cardiaques et péricardiques, ainsi que ligature partielle du sinus coronaire.Cette intervention ne jouit pas, croyons-nous, de la popularité qu\u2019elle mérite, et tant que l\u2019artériosclérose demeurera un problème de santé nationale, nous croyons qu\u2019elle rendra d\u2019immenses services.En juillet 1957, nous avions l\u2019occasion de pratiquer notre première ligature bilatérale de l\u2019artère mammaire interne chez un monsieur ayant déjà fait deux infarctus du myocarde.Si cette intervention très simple donne les résultats qu\u2019on semble attendre d\u2019elle, elle devrait connaître un avenir brillant.Sa valeur est à l\u2019étude.La résection de l\u2019aorte pour coarctation fut pratiquée par nous à l\u2019Hôtel-Dieu en septembre 1953 et à peu près en même temps, à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jësus, par le docteur Hector Beaudet.S\u2019il a été possible de vivre ces heures angoissantes, nous le devons, et nos malades eux doivent leur survie à la valeur humaine et scientifique du professeur d\u2019anesthésie, Ie docteur Fernando Hudon, dont la réputation n\u2019est plus à faire.Les cardiologues de l\u2019Hôtel-Dieu nous apportèrent bientôt leur collaboration et pour le plus grand bien de nos malades, nous travaillons la main dans Ia main.Durant les six derniéres années, le progrés de la chirurgie cardiaque dans nos murs n\u2019a pas été dramatique, mais il a été constant et progressif.Grâce à la bonne compréhension de nos médecins, un nombre de plus en plus grand de cardiaques sont dirigés vers la chirurgie dans les hôpitaux de la ville.Afin de mieux servir la population, le ministère de la santé reconnut en septembre 1956, l\u2019Hôpital Laval comme Centre de cardiologie.Ceci permit à cet hôpital, sous la direction discrète mais dynamique de son directeur médical et des Révérendes Sœurs de la Charité, d\u2019établir des laboratoires diagnostiques, tant physiologique, hémodynamique que RTI AR 266 Lavar Mépicaz Septembre 1957 radiologique.Nous eûmes l\u2019avantage d\u2019y pratiquer, avec le concours du Service de radiologie et de physiologie, le premier cathétérisme car- diaque le 12 avril 1957.C\u2019est à peu près à cette date que l\u2019Institut de cardiologie de Québec fut incorporé.A l\u2019heure actuelle, des pavillons sont en préparation pour y recevoir des malades.Le laboratoire de physiologie cardio-respiratoire y est très bien outillé et l\u2019hôpital vient de s\u2019annexer un centre de réhabilitation.Un cas de coarctation de l\u2019aorte y fut opéré en octobre 1954.Depuis, on y pratiqua la commissurotomie mitrale et l\u2019opération de Beck.Il était impossible de songer à développer la chirurgie cardiaque à Québec sans pouvoir expérimenter certains procédés de laboratoire.C\u2019est le professeur Pierre Jobin qui nous ouvrit grandes les portes de son département.À la fin de l\u2019année 1953, il nous fut possible de commencer à l\u2019université, au département d\u2019anatomie, la chirurgie cardiaque expé- rimentale.Depuis, nous y avons opéré au moins 150 chiens.Nous y avons fait des travaux sur les artères coronaires, sur l\u2019hypothermie, et plus récemment sur le cœur artificiel.Ces longues sessions du début nous permirent de nous familiariser surtout avec l\u2019arrêt cardiaque, la fibrillation, le massage cardiaque et la ressuscitation.Dès que nous l\u2019avons pu, nous avons communiqué ces données pratiques aux chirurgiens des hôpitaux avec conseils, travaux, démonstrations et aide au besoin.Si bien qu\u2019aujourd\u2019hui sont sortis et de l\u2019Hôpital Laval et de l\u2019Hôtel- Dieu de Québec (pour n\u2019en mentionner que deux), plusieurs malades victimes d\u2019un arrêt cardiaque Inattendu en cours d\u2019intervention et qui, aujourd\u2019hui, ne s\u2019en portent pas plus mal.Dernièrement, nous nous sommes intéressé davantage au cœur artificiel qui permettra des inter- ventions Intracardiaques exsangues.Avec son secours, il sera possible de pratiquer la fermeture des communications interauriculaires, des ' communications interventriculaires ainsi que la correction de plusieurs autres lésions jusqu\u2019ici inopérables ou corrigées par des interventions peu satisfaisantes.Le 13 octobre 1956, nous pouvions enfin mettre en marche ce cœur artificiel au département d\u2019anatomie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Ce domaine fascinant comporte encore bien des problèmes que nous tentons de résoudre patiemment. Septembre 1957 Lavar Méprcar 267 La direction de l\u2019Hôpital Laval (et nous croyons que ce fut la première à Québec), comprit bientôt qu\u2019il était avantageux d\u2019avoir un département de chirurgie expérimentale annexé à Phôpital.Ceci nous permit d\u2019arrêter, avec la collaboration de nos confrères, un programme de recherches dès le mois d\u2019août 1954.Durant les premiers mois, les recherches furent poussées en hypothermie alors sujet d\u2019actualité ; un cœur artificiel y était installé vers le mois de novembre 1956.La recherche dans plusieurs secteurs de la chirurgie cardio-vasculaire y occupe une place prépondérante et les travaux s\u2019y poursuivent quotidiennement ou à peu près.Le mois d\u2019octobre 1957 doit voir se réaliser un projet cher à tous les médecins de cet hôpital, l\u2019ouverture d\u2019un bloc neuf affecté exclusivement aux recherches.Nous devons à la direction de l\u2019Hôpital Laval et à la générosité de quelques bienfaiteurs cette réalisation qui marque un progrès énorme dans le champ de l\u2019expérimentation.En somme, un effort marqué a été accompli en chirurgie cardiaque a Québec au cours des six dernières années.Nous espérons, sous peu, offrir à la population et à ses médecins, en plus des services de chirurgie cardiaque courante, déjà à leur disposition, des laboratoires d\u2019une haute valeur scientifique, et une chirurgie aussi moderne et précise que celle de n\u2019importe quel autre centre du monde. ea en en = B ; chiites x.I en an eh > = = SE = = PEER En ESL: on ines rn AT TS 3 pai De en Soo So EF ky oe 5 se rr en PS FEES Dirge Pat co Ci Bein ren noces py cree crac) TI A des ss sn ry a ce == cc) Ir ce a i rs suai ig is Te gs à Ey = = 6 i a ROCK .E: 3 - \u2014 Poy _- Epttéatabiëres ty hob IEEE SHIR fo pa y | À 0) 19 - me a S a +, (fr 9, a xl et a EE i 2e A Ne je $ na\u201d y v f ARN À 4.moe ME.BEER Hi ; if ide a ds 6 MW (5 LA (3 a de TY 2 CY) # /4 hd i ¥ SENT, mers, ; us 3 Ey E À # ¢ 7 / es % ¥ 4, N Ï [4 qe SNS À | ols ol * = a: Lai ie me pre w La 2?, 74 ns ; A pi == Je -r J 2) mi AI Ÿ en i oy | # sa Fo.~~ 2 ES 5 sa | ve \\ v £ gd de Fd 4 © i es A pe FE et\u201d NL ; aise a7 bp £45 » ie ; prey of ES 4 ji LE = ve.ex Vo hd pa 3 ai bh 7 5 i, \u201cà \u2018 BN # = \u2018 7 Ne de v 2 z on AA a 8: 3% \u2019 3 A Id ll Rh BOTA a OS Ar ARR PAP nn 24 Ou CRT RS nes my Ce IER L\u2019HISTOIRE DE LA CHIRURGIE PULMONAIRE A QUÉBEC.JEAN-MARIE LEMIEUX La chirurgie pulmonaire à Québec eut pour berceau l\u2019Hôpital Laval, et son développement fut intimement lié à celui du traitement de Ia tuberculose.On ne saurait écrire son histoire sans résumer les grandes phases d'évolution du traitement chirurgical de la tuberculose et sans parler de la thoracoplastie qui a précédé l\u2019exérèse et a préparé la voie aux grands développements actuels de la chirurgie thoracique.C\u2019est pourquoi on nous permettra d'intégrer dans ces notes historiques, un aperçu général de toute cette évolution.L'histoire de la chirurgie thoracique pour tuberculose comprend deux chapitres, celui de la chirurgie de collapsothérapie et celui de la chirurgie d\u2019exérése.La collapsothérapie chirurgicale étant le pendant chirurgical de la collapsothérapie médicale, elle doit aux mêmes principes son origine et ses succès.La première tentative de collapsothérapie chirurgicale fut faite en 1885 par Céranville, à Lausanne.Les grands noms qui jalonnent par la suite l\u2019histoire de Ia thoracoplastie sont : Brauer et Wilms, Sauerbruck et Alexander.La technique de la thoracoplastie était au point en 1913, grâce aux principes énoncés par ces pionniers chirurgicaux et, en 1927, environ 800 cas de thoracoplastie avaient été rapportés. 270 Lavar MépicaL Septembre 1957 La première thoracoplastie à Québec fut faite à Hôpital du Saint- Sacrement en 1931 et un grand chirurgien canadien, pionnier dans ce domaine, y apporta son aide ; nous voulons parler du professeur Archibald.Ceux qui l\u2019entouraient et mirent ensuite en pratique l\u2019exemple, étaient Dagneau, Roger et Trempe.On avait choisi l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement pour ces premières interventions, parce que l\u2019Hôpital Laval ne possédait pas alors toute l\u2019organisation matérielle voulue ; mais peu de temps après, le siège chirurgical de la thoracoplastie fut ramené à l\u2019Hôpital Laval et, de 1931 à 1951, soit pendant 20 ans, cette intervention fut faite de façon routinière à cette institution, redonnant à plusieurs centaines de malades, une guérison inespérée.Cette intervention, au point de vue technique, se perfectionna et se modifia conformément aux nouvelles techniques préconisées dans les autres grands centres chirurgicaux et, avant de rentrer dans l\u2019ombre, elle se faisait sous forme de plombage extrapériosté avec conservation des côtes.Ces modifications techniques avaient grandement influencé les pourcentages de bons résultats qui atteignirent des taux de guérisons de 80 pour cent.Cependant, malgré son apogée et ses succès, la thoracoplastie devait céder la place à la résection pulmonaire qui était une méthode de traitement plus efficace et plus parfaite.Aussi, en 1951, quand la résection pulmonaire prit un essor à l\u2019Hôpital Laval, on assista à une chute brutale des cas de thoracoplastie.Actuellement, cette intervention n\u2019est plus qu\u2019exceptionnelle, et préconisée lorsque la résection pulmonaire est contre-Indiquée.L'histoire de la chirurgie d\u2019exérèse du poumon peut se diviser en deux parties ; une période qu\u2019on peut appeler celle des précurseurs, dont le début remonte À 1882 et qui se termine en 1931.A l\u2019aurore de cette période, on voit d\u2019abord naître des études théoriques faites par Biondi, Gluck, Schmidt, Karewski et Williard, etc, études qui laissent entrevoir la possibilité d\u2019ablation chirurgicale des lésions tuberculeuses.Quelques chirurgiens passent de la pensée à l\u2019action et l\u2019on voit Block, en 1882, publier une observation d\u2019amputation des deux sommets pulmonaires pour tuberculose.Des cas subséquents sont rapportés par Septembre 1957 Lavar MépicaL 271 Ruggi en 1885, Lowson en 1893, Tuffier en 1897, Stretton en 1906.Ces interventions ne sont en réalité que des exéréses partielles et des amputations non systématisées d\u2019une portion du poumon.Sauf de rares exceptions, elles furent lourdement grevées d\u2019insuccès dont l\u2019anesthésie et les soins pré- et postopératoires furent en grande partie responsables.Aussi cette chirurgie fut-elle regardée de façon hostile, non seulement par les médecins, mais même par les chirurgiens.Ce n\u2019est qu\u2019en 1931 qu\u2019on peut réellement faire débuter la chirurgie d\u2019exérèse systématisée.Elle devait prendre l\u2019essor qui l\u2019a menée aux résultats que nous connaissons aujourd\u2019hui La première pneumo- nectomie totale fut faite en 1931 par Nissen.Peu de temps après, soit en 1933, Graham et Singer rapportent la même prouesse chirurgicale.En 1935, Friedlander revendique la première résection pulmonaire pour tuberculose.Ces exemples sont bientôt suivis un peu partout, et des publications portant sur des cas de plus en plus nombreux affluent dans les revues médicales.Les mêmes causes qui faisaient avancer à pas de géant la chirurgie générale permirent le développement rapide de la chirurgie pulmonaire d\u2019exérèse.La technique se perfectionna considérablement lorsque la ligature en masse du pédicule et l\u2019usage du serre- nœud cédèrent Ie pas à la ligature séparée.La limite des possibilités chirurgicales recule avec la pleuro-pneumonectomie et les résections segmentaires.De grands noms assurent une plus grande sécurité opératoire, tel Overholt, qui vulgarise sa méthode d\u2019opérer en position ventrale ; Carlens, qui donne aux anesthésistes son tube à double canalisation.Les complications sont étudiées et leur nombre est ramené à des chiffres de plus en plus bas.Il faut aussi tenir largement compte des antibiotiques qui réduisirent les risques d\u2019activation de la maladie tuberculeuse et contribuèrent au succès de cette chirurgie.À l\u2019Hôpital Laval, la première résection fut faite en 1943 par Roger et Lemieux, soit douze ans après la première pneumonectomie mondiale.Les progrès de la chirurgie d\u2019exérèse avaient été suivis par le groupe médical de l\u2019Hôpital Laval et la Direction de l\u2019hôpital était désireuse de 272 Lavar MÉpicAL Septembre 1957 mettre à la portée des patients, des succès thérapeutiques rapportés dans les autres milieux à l\u2019aide de cette chirurgie.Cependant, si la première résection fut faite à l\u2019Hôpital Laval en 1943, l\u2019activité dans ce domaine pendant plusieurs années resta minime, car après les premiers essais, on réalisa que l\u2019hôpital ne possédait pas l\u2019organisation suffisante pour permettre ces opérations en grand nombre et avec succès.Aussi, durant cette période, on limita la résection aux lésions non tuberculeuses.Ce n\u2019est qu\u2019en 1951 que le signal fut donné pour cette longue série de résections pulmonaires qui, depuis lors, ont apporté aux malades tant de guérisons inespérées.Cette ère nouvelle avait été préparée par plusieurs facteurs ; le personnel médical avait accueilli dans ses rangs des talents et des énergies nouvelles, des voyages d\u2019études avaient enrichi les connaissances, les différents Services avaient été réorganisés et un édifice moderne, qui devait abriter le Service de chirurgie, était en construction.Cet édifice fut terminé en 1955 et il suffit de visiter le nouveau Service de chirurgie pour être convaincu que l\u2019Hôpital Laval possède une organisation matérielle vaste et conforme à tous les progrès techniques.Cependant, si l\u2019Hôpital Laval peut être considéré comme le berceau de la chirurgie pulmonaire à Québec, 1l ne faudrait pas ignorer tout l\u2019intérêt qu\u2019ont manifesté dès le début, les autres centres chirurgicaux de Québec pour cette chirurgie nouvelle.C\u2019est ainsi qu\u2019à l\u2019Hôtel-Dieu, les opérations de Schede sont faites par le docteur Petitclerc dès 1932, les résections pulmonaires par le docteur François Roy à partir de 1947 ; ce même chirurgien utilise depuis 1943 la voie transthoracique.A l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le docteur Beaudet a également à son crédit de nombreuses résections pulmonaires.A P Hôpital des Anciens-Combattants, la première résection pulmonaire fut faite en juin 1951 par le docteur Joffre Gravel.La chirurgie d\u2019exérèse pour la tuberculose pulmonaire n\u2019est pas encore devenue une chirurgie de tout repos, mais si elle comporte un risque Important, ce risque est actuellement circonscrit avec une mortalité opératoire d\u2019environ 2 pour cent et un pourcentage de fistules bronchiques qu\u2019on pourrait évaluer à 3 pour cent. Septembre 1957 Lavar MÉpicaL 273 En 1956, lors du Congrès de l\u2019Association médicale canadienne, tenu à Québec, l\u2019équipe chirurgicale de l\u2019Hôpital Laval, soit Roger, Lemieux, Beaulieu, Gravel et Lou présentait une importante étude statistique portant sur 500 cas de résections pulmonaires pour tuberculose.Le Service d\u2019anesthésie a contribué fortement au succès actuel de la chirurgie pulmonaire à l\u2019Hôpital Laval, de même que la consultation médico-chirurgicale qui, tous les mercredis matin, apporte ses riches connaissances à la décision des indications opératoires.Il se fait actuellement à l\u2019Hôpital Laval, environ 5 résections pulmonaires par semaine et l\u2019hôpital possède une équipe chirurgicale bien entraînée, un matériel moderne et abondant ainsi qu\u2019un personnel hospitalier de première valeur.Pour toutes ces raisons, il offre aux malades tuberculeux de cette institution, un traitement chirurgical complet et comparable à celui des grands centres américains.La chirurgie pulmonaire a maintenant atteint son équilibre et peut même être considérée comme partie de la chirurgie générale, aussi se pratique-t-elle également avec les mêmes résultats dans les autres centres chirurgicaux de Québec, l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, l\u2019Hôtel-Dieu et l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.On ne peut avoir vécu tous ces développements chirurgicaux sans regretter une certaine expérience inhérente à ces jours de début, expérience que l\u2019évolution et la systématisation emporteront dans l\u2019oubli.Les premières interventions, parfois dramatiques, ont cédé la place à une routine faite d\u2019une technique rigide où il n\u2019y a plus de place pour l'initiative et l\u2019ingéniosité qui étaient requises des pionniers.Mais, peut-on regretter quelque chose lorsque l\u2019on voit ce qui était difficile devenu facile, ce qui était extraordinaire devenu ordinaire ; n\u2019est-ce pas là l\u2019évolution normale d\u2019une histoire chirurgicale ? HY A | | ÿ Ù i Ha i À fe A j A A I.Er J i a 3 dd 0) fi: d 3 A 0s OCR ARAN i nas oir Ci RAEN RARITY Ce _ = a A 5 = x ~ _ = se re ES Seeder ca Pye Cries \u2014 Braise) 2 = a.hic 2 bé etes es gion ot ect = pese = rr acts Ly ot sta id Rist rot ayer Ri ES ba or Rt eT os Se = eu ps tee EACH - es baa = = Ge x i HE BIC 25 A Se BN N A 3 j 3 À 3 A = = Es \u2014- us _ = Ze _ 2e ~ = 2 actes Mes\u201d Fv fi & = À / 2 Le \\ + at 4 =; me PI id i Po Lf ess eu od = cri * Ë vi.5 =: i 3 5 =: 4 a A 2 i A # A I - = \u201cme if Sy ; 4 P= Lars 20 5 J i =, ?& A A : Ë te oo a retrace raie fie ma (0e Va = ew wns, A RESTE, Po ES sa Ed A A we + ag XL = ro ¥ Rr is A = MAY We oF LV.Gage hs SA Es \u201c4; prams or ¥ er, ~~ se = es can ae Passi = il.\u2026\u2026 5 & Nes as, § ps: E +; * RER ys rE wT ee pi ols rsa one ae D = st + E su = ~ ot 7 3 eee Es era a pes = TR Cas en Zo = = Sa, Ee pm | ES LA DERMATOLOGIE A QUEBEC.EMILE GAUMOND La dermatologie, spécialité trés ancienne, est de date assez récente à la Faculté de médecine de Laval.A Paris, par exemple, l\u2019Hôpital Saint-Louis qui date de plus de quatre cents ans, a été institué pour le traitement de la peste et autres affections cutanées.Par la suite sont venus se greffer sur ce centre dermatologique des départements secondaires : de médecine, de chirurgie, d\u2019oto-rhino-laryngologie et autres spécialités.L\u2019Hôpirtal Saint-Louis est encore reconnu aujourd\u2019hui comme le centre dermatologique non seulement de Paris mais de la France tout entière après avoir été, avec Vienne, le centre dermatologique européen par excellence.Dans cet hôpital il y a six chefs de Service indépendants les uns des autres, avec assistants, internes, stagiaires, en même temps que des laboratoires particuliers sont affectés à chaque Service avec tout le personnel requis.A Québec, ol Ja Faculté de médecine ne date que de cent ans, les conditions faites à la dermatologie sont différentes puisque non seulement il n\u2019existe pas de centre dermatologique mais que la Faculté de médecine, par une décision récente, a hésité puis refusé de reconnaître à la dermatologie son autonomie.L'histoire de la dermatologie à la Faculté de Québec commence en 1903 après l\u2019arrivée d\u2019Europe du professeur Robert Mayrand.Le professeur Mayrand était né à Grondines, le 1°\" octobre 1877.Fils et petits-fils de médecin, le professeur Mayrand revenait d\u2019un séjour 276 Lava\u2026 MÉDICAL Septembre 1957 de deux années d\u2019études à Paris où il avait fréquenté le célèbre Hôpital Saint-Louis et y avait étudié la spécialité sous des maîtres comme Jacquet et Alfred Fournier.Dès son arrivée à Québec, le professeur Mayrand entre à l\u2019Hôtel- Dieu où Il dispensera pendant trente-huit ans ses soins et ses connaissances aux malades, aux médecins et aux étudiants.Il est nommé aussitôt professeur, non pas de dermatologie comme on pourrait s\u2019y attendre, mais de Dbactériologie ; ce n\u2019est qu\u2019un peu plus tard qu\u2019il deviendra professeur de dermatologie.La dermatologie, en 1903, était vue avec à peu près les mêmes yeux qu\u2019aujourd\u2019hui.Tous les médecins qui pratiquaient la Médecine avec un grand M croyaient tout savoir sur cette spécialité.Le professeur Mayrand m\u2019a raconté à plusieurs reprises ses difficultés du début avec les médecins ; celui-ci portait-iIl un diagnostic d\u2019épithélioma ou d\u2019ulcération syphilitique que ceux-là s\u2019empressaient de le contredire en lui faisant comprendre que la médecine avait tout autant de connaissances que lui sur le sujet.C\u2019était et pour quelques-uns cela est encore une partie de la médecine qui leur est venue par science Infuse.Et pourtant.Pour comprendre toute l\u2019importance et toute la valeur qu\u2019avait le point de vue clinique en syphiligraphie et en dermatologie, dans le temps, il est bon de se rappeler qu\u2019au début du xx° siècle on ne connaissait pas encore l\u2019agent étiologique de la syphilis ; les réactions sérologiques étaient aussi du domaine de l\u2019inconnu et les médicaments actifs dont nous disposons aujourd\u2019hui n\u2019étaient pas encore utilisés.En plus les investigations histo-pathologiques étaient moins pratiquées et moins connues.De ce fait la morphologie des lésions était et demeure de la plus haute importance, demandait et demande encore une étude des plus approfondies et un esprit d\u2019observation que seule une étude sérieuse de Ja dermato-syphiligraphie peut apporter.Vint ensuite la guerre de 1914-19.Le professeur Mayrand qui était célibataire offrit ses services à l\u2019armée, pour que, m\u2019a-t-il dit, le corps professoral de Laval soit représenté dans les forces armées.Revenu au pays en 1919 1l continua son enseignement à la Faculté.En 1920-21 il prit part à l\u2019organisation des dispensaires antivénériens, dispensaires où RYT RPI Septembre 1957 LavaL MéEbicaL 277 l\u2019on traitait bien des malades qui s\u2019y présentaient mais qui ne consti- tualent pas de véritables organismes de prévention.En 1931 lui est adjoint un assistant qu\u2019une année de résidence à Québec et deux années d\u2019études à Strasbourg et Paris avaient bien préparé à occuper les fonctions qu\u2019on lui décernait.À ce moment s\u2019ouvre à l\u2019Hôtel-Dieu un Service spécialement attribué au traitement des maladies de la peau, jusque-là les malades étaient dispersés partout dans l\u2019hôpital ; les salles Samnt-Ignace et Sainte-Catherine sont réservées aux spécialités et la dermatologie en occupe une moitié \u2014 soit douze lits chez les hommes et douze lits chez les femmes.Cette centralisation se montre propice au traitement des malades à l\u2019aide d\u2019un personnel spécialisé de même qu\u2019à l\u2019enseignement aux étudiants.En effet depuis dix ans passés les stagiaires, par groupe, fréquentent le Service de dermatologie ; ils sont distribués également à la consultation externe où on leur apprend les rudiments de la spécialité de même que les affections dermatologiques les plus courantes.En 1936 une clinique avec présentation de malades est donnée chaque lundi matin à tous les stagiaires de l\u2019hôpital.En 1939 les cours de dermato-syphiligraphie donnés à la Faculté de médecine et qui sont au nombre de vingt sont portés sur ma demande à trente.Chaque cours est accompagné de projections de plaques photographiques, faites à l\u2019Hôtel-Dieu, illustrant la leçon donnée.En 1941, le 7 octobre, le professeur Mayrand décédait.Avec lui disparaissait le premier professeur de dermatologie à Laval.Esprit brillant et de haute culture 1l laissera après fui le souvenir de sa haute compétence et de sa bienveillance.Pendant les dix ans que j\u2019ai passés à côté de lui, je fus à même d\u2019apprécier cette bienveillance, cadeau des dieux \u2014 qu\u2019il montrait à l\u2019égard de son assistant, de ses confrères et de ses malades.En 1941 je fus donc désigné pour occuper le poste de professeur de clinique dermatologique.Au même moment commençait avec une organisation nouvelle la lutte antivénérienne, lutte de prévention surtout et qui fera le sujet d\u2019un autre article.La dermatologie était bien jusque-là enseignée à la Faculté et à Phopital, elle était mise à la portée du médecin praticien par la publica- fe: Wl Le.ji.\u2018 W 4 + D 278 Lavar MÉpicaL Septembre 1957 tion de nombreux travaux et la présence aux différents congrès provinciaux ; elle fut enfin « exportée » par la présentation de travaux ou par l\u2019assistance à des congrès au Canada : Montréal, Toronto, Niagara, Vancouver, London, etc., et même à l'étranger : États-Unis, Paris, Londres, etc.Les dermatologistes de Québec ont fait connaître Ia Faculté de médecine de Laval partout et ils s\u2019en glorifient même si la Faculté a semblé ignorer ce point de vue.La dermatologie québécoise a donné à l\u2019Association canadienne de dermatologie, qui groupe tous les dermatologistes du Canada et qui ne compte que onze ans d'existence, deux présidents depuis sa fondation, le docteur Jean Grandbois et moi-même.La dermatologie est donc une spécialité et une spécialité bien vivante qui s\u2019affrrme encore tous les jours.Un hôpital se sentiraït mal À l'aise s\u2019il ne disposait pas des services, ne serait-ce qu\u2019à titre de consultant, d\u2019un dermatologiste compétent certifié par Ie Collège royal et par le Collège des médecins de la province.En 1946 un premier assistant vient s\u2019ajouter au Service de dermatologie, le docteur Jean Grandbois et, en 1949, un second assistant dans la personne du docteur Richard Therrien.Tous deux sont bien préparés à occuper le poste qui leur est destiné à l\u2019Hôtel-Dieu et dans les autres hôpitaux de la ville.Le dermatologiste sait très bien qu\u2019il pratique une spécialité intéressante voire même attachante.II a ses petits ennuis, inhérents À toute pratique médicale active.Il ne guérit pas tous les malades aussi rapidement que ceux-ci le voudraient.Il en soulage un grand nombre et a l\u2019occasion de revoir certains d\u2019entre eux qui se montrent reconnaissants des traitements suivis.La dermatologie à Québec continue avec vigueur son ascension.Depuis troïs ans un cours d\u2019entraînement postuniversitaire a été organisé à l\u2019Hôtel-Dieu.Le premier gradué passera ses examens du Collège royal et du Collège des médecins à l\u2019automne et nous ne doutons pas qu'il fera honneur à l\u2019école qui l\u2019a formé.La Faculté de médecine a refusé, jusqu\u2019à maintenant, d\u2019accorder à la dermatologie son autonomie et son indépendance \u2014 ceci n\u2019empêchera pas les différents dermatologues de Québec de poursuivre leur enseigne- Septembre 1957 Lavar MEbIcAL 279 ment de la spécialité aux étudiants intéressés, pas plus qu\u2019elle ne sera un obstacle à l\u2019avancement d\u2019une science particulière dont la connaissance, même rudimentaire, se montre si utile aux médecins de pratique générale qui, chaque jour, sont appelés à donner leurs soins & de nombreux malades atteints de dermatoses diverses.La dermatologie est bien vivante.La blessure qu\u2019on vient de lui infliger prendra du temps à se cicatriser, mais cette blessure n\u2019est pas mortelle.Elle stimulera seulement le travail des dermatologues dans les hôpitaux où l\u2019on laisse libre cours à leurs aspirations.ES > > Eas oo.ex = oo mee rials po ee Pei J Ca sa pee 5 > =a x = 5 es Sem Sain oe ry 2 es ots fas io rs = x \u20ac.Es H 8 ol § R 3 3 : N 3 N 2 ; 3 : 8 Ro a = 3 kK 3 A A DOC 8 i a À Ro i RAR es yh DIOR N aE - ii ; A _ oo TRE a Ey ss = ts o r= os Stes trs = Cra rec crane Carr cond oo at re - mo Sr Gi STII en Prat < te Era Pas GEE eee ax ERs Ts 8 E: 5 Es; Hai : titi = oy 2 h ui 72 ES 2 46 » 5 7 \"25 TA ne tv Ae Lu es Ra 2 À iE x.es N me 5 Si Pi se ST : i 4 = Ein + ea re # = i\u201d nn a = sax ki fai fis Ck E sobs M Zeb oF À N x La Yio) ge ; bE | #- ss pe gy: A id ex Viv: hat ne a > À a pas 5 a i 7 ! a f of dl À a ase Récits A - ; Sa D os i bé, A ve 3, ww 3 Ne 23 ë # press TE \"a a 5 se 3 55 2 As Âge pi Ee 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de l\u2019ensemble, de même que, graduellement, d\u2019opérer une certaine réforme visant à mieux adapter aux besoins de l\u2019heure la distribution aux étudiants en médecine des connaissances indispensables en santé publique.Autrement dit on ne voulait pas que le nouveau-venu se contente de dispenser l\u2019enseignement des divers chapitres (hygiène générale, génie sanitaire, hygiène scolaire, hygiène mentale, législation sanitaire) laissés « orphelins ») pour l\u2019une ou l\u2019autre des raisons déjà signalées ; on s\u2019attendait que le nouveau titulaire fournisse un effort un peu spécial de coordination et de refonte de toute la matière dans le but manifeste d\u2019arriver à la longue à une meilleure intégration de son sujet dans le grand tout de l\u2019enseignement médical et à sa meilleure « acceptation » par le futur médecin.AR US Bi 4 on I f h LavaL MEbpicaL Septembre 1957 Le projet était pour le moins ambitieux.On était tenté d\u2019y voir peut-être plus un défi qu\u2019une offre.Partout, dans toutes les universités de tous les pays, semble-t-il, l\u2019hygiène n\u2019a pas bonne presse.Des confrères français, anglo-canadiens, américains, porto-ricains, syriens, etc., que des congrès, visites ou voyages nous ont amenés à coudoyer, nous ont exprimé des points de vue analogues quant à la situation faite chez eux à l\u2019hygiène.Tout le monde a soif de prévention, de protection, de notions susceptibles d\u2019affermir la santé ; de recettes et de garanties contre la maladie, tout le monde, sauf le médecin ou celui qui est sur le point de le devenir.Remarquez qu\u2019il n\u2019y a à cela rien d\u2019irrationnel, ou du moins rien d\u2019incompréhensible.La simple succession des faits fournit une explication logique à cette situation.La maladie, en effet, a bel et bien précédé le médecin.C\u2019est le désir de guérir qui a donné naissance à ce dernier.Et c\u2019est à l\u2019importance de l\u2019enseu (défense de la vie humaine) que le médecin doit l\u2019insigne prestige qui s\u2019attache à son art.Jusqu\u2019à ces toutes dernières années le concept de la santé n\u2019existait pour ainsi dire pas, du point de vue pratique.La santé, bien positif, c\u2019est Ià quelque chose de tout nouveau.Un peu comme d\u2019autres ont déjà défini la vie le contraire de la mort, de même s\u2019est-on longtemps contenté de ne voir dans la santé que l\u2019absence de maladies.On soigne depuis toujours des gens qui ont perdu la santé, on ne fait que commencer à penser en fonction de l\u2019individu sain ayant droit de le rester c\u2019est-à-dire de l\u2019individu possédant un bien dont la société a le devoir d\u2019assurer la protection.On voit donc que c\u2019est par une sorte d\u2019atavisme professionnel, s\u2019alimentant à l\u2019histoire même de la vie humaine et à celle des maladies qui s\u2019y accrochèrent constamment, que le médecin s\u2019est toujours considéré et voulu celui qui soigne des malades.Ne lui apparaissent par conséquent dignes d'intérêt que les connaissances et les techniques devant l\u2019amener à découvrir une maladie (la plus rare ne manquant pas d\u2019être la plus digne d\u2019intérêt), à en faire le Septembre 1957 LavaL MEgbicaL 283 diagnostic avec le plus de précision possible (les moyens d\u2019investigation modernes ont encore ajouté au plaisir de cette recherche), à la traiter et, même, à la guérir.Et aussi longtemps qu\u2019on n\u2019aura pas trouvé les moyens de tout prévenir et aussi longtemps qu\u2019on n\u2019aura pas su mettre ces moyens à la portée de tous, on ne pourra s\u2019étonner de voir subsister une telle attitude plutôt orientée vers l\u2019identification et la correction du singulier que vers la prévention du pluriel.Aussi bien est-ce se bercer d\u2019illusions que d\u2019espérer voir naître du jour au lendemain chez le praticien et chez l\u2019étudiant en médecine l\u2019attitude préventive vers laquelle une évolution logique conduit inéluctablement la médecine.Ne nous restait-il plus alors, face au défi de 1950, qu\u2019à nous croiser stoïquement les bras et à laisser le temps suivre son cours et faire son œuvre ?Tel ne fut pas notre avis.Évidemment est-ce à d\u2019autres et non plus à nous qu\u2019il appartient de porter ici un jugement et de décider s\u2019il fut sage à ce moment-là de rejeter d\u2019emblée l\u2019attitude passive et d\u2019opter, sans hésitation, pour l\u2019action, sous la forme d\u2019une tentative de renouvellement.Une dizaine d\u2019années de travail directement orienté vers la protection de la santé publique, ayant développé en nous certains réflexes dont nous croyons pouvoir tirer parti, nous nous sommes donc mis à penser un cours d'hygiène dont les chapitres et surtout la façon de les exposer tendraient bien plus à doter l\u2019étudiant d\u2019une tournure d\u2019esprit, d\u2019une mentalité préventives qu\u2019à le saturer de connaissances précises, techniques, somme toute beaucoup plus le lot de l\u2019ingénieur sanitaire, de l\u2019architecte, du physicien ou du médecin-hygiéniste que du médecin en clientèle.Par exemple, qu\u2019importait, à notre avis, que l\u2019étudiant ou le médecin connussent ou ne connussent pas les épaisseurs réglementaires respectives de sable et gravier dans les bassins de filtration de nos usines d\u2019épuration d\u2019eau, le rendement horaire de tel ou tel type de filtre ou pompe, le temps requis pour la coagulation et la sédimentation, voire même le pourcentage obligatoire du chlore résiduel d\u2019une eau traitée ? 284 Lavar MépicAL Septembre 1957 Non pas que d\u2019avance nous ayons jugé que l\u2019étudiant en médecine doive se contenter de connaissances superficielles, ne poussant aucune racine dans les disciplines du génie sanitaire, de la chimie sanitaire, etc.Nullement.D'ailleurs, là où ils sont de quelque intérêt pour l'intelligence du sujet traité, on ne manque pas de communiquer à l\u2019étudiant tous les développements qui s\u2019imposent.Mais, ce que nous voulons répéter avec insistance, c\u2019est que, venu le moment d'apprécier sa formation et d\u2019inventorier ses connaissances, tout ce que nous exigerons véritablement de lui (mettons, encore, sur le sujet de l\u2019eau) ce sera un exposé nous montrant qu\u2019il a bien saisi que la plus grande menace qui guette toujours l\u2019eau potable est celle représentée par la pollution fécale humaine et que tous les procédés d\u2019épuration de l\u2019eau mis au point par le génie sanitaire se résument en somme à la disposition ingénieuse sur le parcours de l\u2019eau à traiter d\u2019obstacles de diverses natures dont le but est d\u2019intercepter les bactéries, virus et parasites dont fourmille toute eau souillée et au recours, pour finir, à un agent quelconque (le chlore par exemple) qui, aux doses suffisantes, complétera, grâce à son action germicide certaine, le travail commencé, i.e.détruira à coup sûr, dans une eau maintenant bien clarifiée, tous les germes qui auraient franchi les barrières que nous venons de signaler.Ainsi avons-nous raisonné à propos de toutes les autres disciplines, surtout celles qui tombaient immédiatement sous notre responsabilité.D'ailleurs le seul examen des titres qui nous sont venus à l\u2019esprit lorsque nous avons commencé à décrire les sujets qui devaient retenir notre attention marque cette intention très nette de notre part de replacer toute l'hygiène destinée aux étudiants en médecine dans une optique véritablement médicale.C\u2019est ainsi que nous parlons de la Protection des eaux d\u2019alimentation bien plus en fonction de Ia prévention des maladies d\u2019origine hydrique que dans le but de décrire des installations d\u2019usines ou des types de puits.De même nous gardons-nous de nous complaire dans les longs développements techniques qu\u2019exige la description des différentes méthodes d'épuration des eaux d\u2019égout.II nous suffit bien de signaler au passage, lorsque nous en sommes à ce chapitre, les principaux phénomènes d\u2019anaérobiose, puis d\u2019aérobiose TAR Septembre 1957 LavaL MéEpicaL 285 sur lesquels repose cette épuration, sans nous gargariser des hautes complexités techniques de ses successives étapes.Ce qui intéresse particulièrement notre futur confrère c\u2019est la justification de ce traitement et le but à atteindre, c\u2019est la compréhension des bases sur lesquelles 1l repose, c\u2019est son efficacité au sens de la protection de la santé publique, c\u2019est, enfin, son aptitude à éliminer les incommodités de plus en plus sérieuses que nous valent les déversements d\u2019égout de ces agglomérations de plus en plus monstrueuses que deviennent nos grandes villes.Pareillement, si J\u2019en viens au chapitre du lait, jJ\u2019écarterai volontairement tout ce qui, dans l\u2019exposé des techniques de pasteurisation, n\u2019a d\u2019intérêt que pour le spécialiste (ingénieur, chimiste ou technicien sanitaires) et considérerai suffisamment informé sur le sujet tout médecin que J\u2019aurai convaincu des quelques vérités primordiales suivantes, à savoir : \u2014 que, dans les présentes conditions de concentration de nos populations urbaines, tous les grands mélanges de lait cru sont une éventuelle menace à la santé de ceux qui consomment cet aliment à \u2019état cru ; \u2014 que la pasteurisation bien surveillée est l\u2019une des meilleures garanties à laguelle on puisse recourir pour protéger la santé publique ; \u2014 qu\u2019elle écarte à coup sûr, quelle que soit la méthode employée, la menace de la tuberculose bovine, de la brucellose, de l\u2019amygdalite streptococcique, de la scarlatine, de la typhoide, de la diphtérie, de la polio, de la fièvre Q, etc., tous ces germes empruntant fréquemment pour parvenir jusqu\u2019à nous, on le sait, ce véhicule et milieu de culture idéals que constitue le lait ; \u2014 qu\u2019un lait pasteurisé est un lait qui se conserve mieux par suite de l\u2019importante réduction (résultat du chauffage) de sa population bactérienne acidifrante (et quand on sait importance du lait dans l\u2019apport alimentaire des jeunes, on comprend comme il importe de lui conserver toutes les qualités de sapidité qui lui assureront la faveur des usagers) ; \u2014 que l\u2019observance rigoureuse de normes maintenant bien établies a depuis longtemps réhabilité le procédé même chez les rares objecteurs scientifiquement aptes à le juger ; 286 Lavar MeEpicaL Septembre 1957 \u2014 que la pasteurisation ne porte aucune atteinte à la valeur nutritive du lait puisqu\u2019elle ne modifie à bien dire aucun de ses éléments constitutifs ; \u2014 qu\u2019enfin nous avons, dans nos Services d\u2019inspection et, surtout, dans nos laboratoires d\u2019hygiène publique, tous les moyens de surveillance et de contrôle nécessaires au maintien, à son plus haut niveau possible, de la qualité de cet aliment essentiel et universel (à cet article se rattache la description des examens et analyses ayant pour objet d\u2019assurer un contrôle effrcace et constant tout au long du parcours que doit suivre le lait depuis la ferme d\u2019origine jusqu\u2019à la table du consommateur).Nous avons traité dans le même esprit le chapitre des viandes et aliments divers en envisageant notre sujet sous l\u2019angle des précautions qui doivent être familières au médecin aux fins d\u2019écarter les dangers d\u2019infection et d\u2019intoxication dont les aliments protéinés peuvent devenir l\u2019objet.Nous n\u2019avons retenu des facteurs principaux de l\u2019environnement général : air, température, humidité, pression atmosphérique, vents, radiation, poussières etc., que les retentissements imévitables qu\u2019ils avaient sur la santé dans certaines conditions bien observées et bien déterminées.La définition des normes de l\u2019habitation salubre ne nous a été, somme toute, que prétexte à la revue des conditions sanitaires déjà étudiées tout au long de l\u2019hygiène générale, conditions dont le respect s\u2019avère obligatoire pour assurer la protection et l\u2019épanouissement de la santé, puisque l\u2019habitation, la demeure familiale constitue, dans une certaine mesure, le cadre physique et psychologique de ces conditions.Lorsqu\u2019est venu le moment d\u2019aborder le sujet de l\u2019hygiène mentale nous l\u2019avons fait, là encore, sous l\u2019angle préventif en coiffant bien du titre de Principes de prophylaxie mentale les divers développements et réflexions faits dans ce domaine.II nous a paru surtout important, à ce propos, de signaler les principales perturbations (morales et physiologiques) auxquelles peuvent donner lieu les comportements respectifs des parents et instituteurs vis-à- RER PT gg gh PRE I PIE ae Septembre 1957 Lavar MEbicaL 287 vis de leurs enfants et élèves afin qu\u2019on n\u2019aille pas s\u2019attarder inutilement à vouloir corriger par des moyens inadéquats des troubles organiques qui ne sont que la répercussion physique de désordres émotionnels.L\u2019enseignement de l\u2019hygiène scolaire, dont nous avons également assumé la responsabilité, s\u2019est alimenté à la même source inspiratrice.Au sortir de la serre chaude familiale, au moment d\u2019entrer dans la collectivité scolaire, où il est exposé à des menaces autrement plus nombreuses, l\u2019enfant a besoin d\u2019être prémunt contre diverses maladies conta- gleuses graves (vaccinations ou revaccinations diverses pour parer à ces dangers) ; son système émotif est soumis à une tension parfois inquiétante et reçoit des chocs dont quelques-uns peuvent dépasser les limites: de sa résistance ; tout son être physiologique est mis à rude épreuve du fait des nouvelles exigences auxquelles 1l doit faire face.De son adaptation à ces nouvelles conditions, de la tenue qu\u2019il affichera dès le début et tout au long des années suivantes en face des assauts physiques, psychologiques, etc., inhérentes à ce milieu différent et, dans un sens, quelque peu hostile dépendra souvent son évolution vers un épanouissement et une maturité véritables, but fixé à tout être humain quel que doive être Ie champ d\u2019activité de son existence future.Convaincu de 'importance de mettre du côté de l\u2019enfant toutes les chances possibles afin de lui permettre de surmonter tous les obstacles et tous les dangers de la jungle scolaire, nous essayons de persuader le médecin de demain que c\u2019est sur sa compréhension du problème de la santé de l\u2019écolier que reposent surtout nos espoirs de réussite dans ce domaine primordial de la santé de la nation.Or, la santé de l\u2019écolier présuppose la protection adéquate de ce dernier contre les infections qui le menacent particulièrement ; l\u2019examen médical périodique destiné à contrôler sa croissance et à dépister précocement toute anomalie ; la surveillance de son comportement émotif ; l\u2019enseignement, à ce sujet éminemment éducable, des notions d\u2019hygiène dont il encadrera sa vie le plus tôt possible ; le dosage adéquat des exercices physiques qu\u2019il sera amené à pratiquer ; l\u2019adoption de saines habitudes intellectuelles à cet âge où tout est à apprendre, surtout la technique de l\u2019étude ; la mise à sa disposition de conditions de salubrité EAs PO IL i+ J.ii KE: An f pt I pit \u20ac Re Hi BH + RO 288 Lavar MépicaL Septembre 1957 exemplaires dans le milieu que l\u2019on a créé aux fins de l\u2019instruire et de Ie former en tout.C\u2019est pourquoi nous avons fait de ces divers objectifs la substance de notre exposé sur l\u2019hygiène scolaire.Enfin, au risque d\u2019être accusés de viol de frontière, nous nous sommes aventurés à traiter, depuis deux ou trois ans, avec une certaine complaisance quelques aspects préventifs de toutes ces maladies dont la description n\u2019a pas fini de faire les délices de nos prestigieux confrères de l\u2019interne ou de l\u2019externe, je songe ici tout particulièrement aux maladies de Pappareil cardio-vasculaire, au cancer et au diabète, ce qui, on en conviendra, fait incontestablement médical.Et, pour finir le cycle de ces leçons, nous exposons ce qui s\u2019est fait au cours des dernières années au chapitre de la prophylaxie internationale, initiatives qui se sont concrétisées dans la création de l\u2019Organisation mondrale de santé (O.M.S.) dont nous rappelons les buts et les principales fonctions.Puis nous passons à la description de l\u2019organisation sanitaire nationale et provinciale (ministère de la santé nationale et ministère provincial de la santé) qui servent de cadre à toutes nos activités sanitaires depuis l\u2019échelon national jusqu\u2019à celui du comté, idéalement couvert par ce résumé de notre ministère de la santé : l\u2019unité sanitaire.Nous esquissons le programme de travail de cette dernière ; nous soulignons la formule de ce travail ; nous signalons tous les domaines de son action et de son influence.Nous faisons une revue complète, dans une arrière-pensée vraiment utilitaire, de tous les examens de laboratoire mis gratuitement au service du médecin pour l\u2019aider à identifier rapidement et complètement les maladies contagieuses dont seul un résultat d\u2019examen bactériologique ou sérologique peut signer la nature.Nous passons en revue les principaux points de législation sanitaire qui nous régissent au Canada et surtout au Québec (loi de l\u2019hygiène publique, loi de l\u2019Assistance publique, loi des maladies vénériennes, etc.,) ne mettant vraiment en relief que ceux de leurs aspects qui comportent des applications médicales.Et c\u2019est ainsi que, nous reposant sur des collègues hautement spécialisés du soin d\u2019indiquer les grandes lignes de la démographie, les Septembre 1957 Lavar.MépicaL 289 grands principes de l\u2019épidémiologie, les notions d'hygiène alimentaire les plus indiscutables et les moyens modernes de la médecine du travail, nous croyons arriver (en moins de soixante-dix [70] heures) à exposer de façon suffisamment complète et dans un éclairage exclusivement médical, cette matière traditionnellement pleine d\u2019embûches.Non pas que notre but, en suivant une ligne médicale stricte, soit la seule conquête de la faveur médicale ; mais bien plutôt, en définitive, parce que nous sommes de plus en plus convaincus que le terme prévention, qui réfléchit tout le programme de l\u2019hygiène, est vraiment devenu la clé devant ouvrir finalement toutes les portes de la médecine de l\u2019avenir.Dëjà d\u2019ailleurs la prévention a non seulement le premier mais aussi le dernier mot.Si vous n\u2019avez pu prévenir la maladie (grâce à une santé inébranlable ou grâce à des vaccins), vous tenterez de prévenir ses complications ; à un stage plus avancé vous préviendrez l\u2019aggravation de l\u2019incapacité qui l\u2019a suivie ; en face de dommages encore plus sérieux, plus définitifs, vous vous acharnerez à prévenir une fin prématurée, vous chercherez à prolonger une existence malgré tout encore précieuse.Hygiène, médecine préventive, ce sont là de purs synonymes.Dans le contexte actuel de la santé on ne peut plus ignorer l\u2019aspect préventif, le paragraphe prophylactique de la pathologie.La société, en définissant les devoirs des citoyens, ne manque pas de rappeler qu\u2019en vertu du concept de la solidarité sociale l\u2019individu a le devoir de protéger sa santé et celle de sa famille.À plus forte raison le médecin est-il lié ici par l\u2019obligation d\u2019aider l\u2019Individu à remplir ce devoir.Peut-être sur le plan collectif conviendrons-nous que c\u2019est à l\u2019hygiéniste qu\u2019on peut s\u2019en remettre du devoir de distribuer les grandes mesures préventives.Mais 1l reste que, sur le plan individuel, c\u2019est au médecin praticien, au médecin de famille de faire de son art un art complet.Il n\u2019a pas donné le meilleur de lui-même, il n\u2019a même pas rempli tout son devoir lorsqu\u2019il a limité son geste à l\u2019administration d\u2019une thérapeutique, lorsqu\u2019il n\u2019a pas dit tout ce qu\u2019il fallait dire, lorsqu\u2019il n\u2019a pas fait tout ce qu\u2019il fallait PSE La FE ERE Er SER ar SH AO ea RS RE ES Mes Sos re 290 LavaL MEbicaL Septembre 1957 faire pour garantir les autres membres de la famille du mal (évitable) pour lequel on vient précisément de recourir à sa science.C\u2019est ainsi croirions-nous qu\u2019il aura failli à sa tâche en se contentant de traiter une maladie rhumatismale sans se soucier d\u2019analyser les circonstances qui l\u2019entourent (recherche des causes d\u2019insalubrité de l\u2019habitation, histoires d\u2019amygdalites à répétition chez les autres membres de la famille) c\u2019est-à-dire sans vérifier si l\u2019existence de causes similaires n\u2019ira pas éventuellement produire des effets identiques dans le même milieu.Encore une fois, et c\u2019est par là que nous terminons, nous avons voulu que tout notre cours d\u2019hygiène gravite autour de cet objectif premier : enrôler le médecin dans l\u2019armée de ceux qui ne font pas que chercher des malades, mais qui croient à la grandeur du geste visant à la protection de ceux qui ne le sont pas.Nous saurons demain si nous avons atteint notre but. se .a us oN Er oery Po RC) > ae ae a es es dos Cr Ci en oo i 2 ni a AE Es RS bie ox ATE Be ES hp STIs feng go sas a Raley sacs 2 Ler oon Nt Ean a co ces a et Ha B Hh RY 5 TE a RR SE EN js : i pes LA BE; = : È A 3 Ë = k A E RX Te oe oo 2 ee ol ee * 4 De uF Hy its = ) x sd 1 & a Ligh 4 5000 of i 2 ] 3 i ey 7 Fr > à FE = Ln: ee SE i # EMA = Rina i VITE i) SE ae | mt S = ia EERE SHES ped we CHER ETE EEE : = 3m RIP 4 IR ER RT, | a LE) HR Bo HSE 3% DUR EER 1 Maan Rae a aa 1ED/8 1H Hm Eee } WE 2 % wl ie HBA HRS pan wa ets TH su game ae KE Een an 1B i uiREmgmy i his \\ à È on Swi yew eS F TIAL: 0 hl 2 i > J =» t % Ê Pa paws \u201d ne tie] ag TES 2 - em ea RE PRICE REE LE SERVICE D\u2019HYGIÈNE MATERNELLE ET INFANTILE DE LAVAL.MARCEL LANGLOIS « Monseigneur le recteur ouvre la séance en informant les membres de l\u2019Exécutif, récemment constitué, des motifs qui ont amené la création de cet organisme.Puis il soumet à la discussion l\u2019opportunité du patronage par la Faculté de médecine, d\u2019un Service d\u2019hygiène maternelle et infantile, « Ce projet amorcé il y a plusieurs mois, requiert une solution Immédiate et les membres de l\u2019Exécutif approuvent à l\u2019unanimité son acceptation.Il recommande également que l\u2019on offre Ia direction de ce Service au docteur Marcel Langlois, titulaire de pédiatrie.» C\u2019est en ces termes que l\u2019Exécutif de la Faculté de médecine de Laval, en date du 22 mars 1951, lors d\u2019une réunion tenue à la résidence du docteur Charles Vézina,! acceptait I'offre de « I\u2019Assistance maternelle ».Celle-ci proposait à la Faculté de mettre à la disposition de nos étudiants en médecine ses Services pré- et postnatal.Depuis mars 1948, nos étudiants fréquentaient les consultations prénatales et participaient aux accouchements à domicile sous Ia surveillance immédiate de l\u2019un ou l\u2019autre des médecins suivants : les docteurs Louis Grégoire, Raymond Laberge et René Marchand.Par le truchement de ce Service, l\u2019étudiant en médecine retrouve des circonstances identiques à celles où il sera appelé à 1.Extrait des procès-verbaux de l\u2019Exécutif de la Faculté de médecine. 292 Lavar Mépicar Septembre 1957 exercer son art, privé du secours hospitalier et livré à ses propres ressources.A Poccasion des consultations prénatales 1l se familiarise avcc le milieu social et familial de la mère, difficilement dissociables de son comportement pendant sa grossesse.En outre, 1Il apprend à faire le lien entre la santé de l\u2019enfant à naître et les facteurs qui entourent l\u2019évo- Iution de la période gravide.C\u2019est ainsi que du 1\u201c avril 1950 au 31 décembre 1956, les promotions correspondantes d'étudiants en médecine ont pu assister à 19 972 consultations.Le secteur postnatal a apporté une contribution plus spécifique à l\u2019enseignement clinique de la pédiatrie préventive ou puériculture.La première séance de consultation postnatale, destinée aux seuls enfants de zéro à sept ans et nés des mères déjà inscrites au secteur prénatal, eut lieu le 12 septembre 1951.Depuis cette date au 31 décembre 1956, 13 829 enfants sont venus consulter et continuent de se présenter à la clinique externe.Les étudiants en médecine qui assistent à ces cliniques sont Intimement liés aux problèmes quotidiens rencontrés par la mère de famille.Le titulaire de la consultation, aidé du docteur Maurice Richard, souligne en passant les anomalies de croissance et de développement lorsqu\u2019elles existent, et discute avce les étudiants des voies et moyens d\u2019y remédier.A chaque visite au centre de consultation, l\u2019enfant est examiné au complet et c\u2019est ainsi que sont relevés les insuffisances contrôlables ou certains prodromes pathologiques qui exigent que l\u2019enfant soit dirigé vers un autre Service.Grâce au Service d\u2019hygiène maternelle et infantile, nos futurs mêde- cins apprennent à apprécier l\u2019enfant dans son contexte global, même si l\u2019enfant malade n\u2019est pas traité sur place.Le milieu social, économique et familial de l\u2019enfant font partie du tableau et ils aident à mieux saisir les causes des déficiences d\u2019hygiène observées.Ils servent aussi a déterminer Jusqu\u2019où ils peuvent être responsables d\u2019une croissance ou d\u2019un développement partiellement retardé ou momentanément suspendu.Ce sont des cliniques de ce genre qui préparent le mieux à l\u2019étude de la pathologie infantile et de ses particularismes souvent imputables aux influences des milieux dans lesquels l\u2019enfant est appelé à se développer. J EEE EERE.\u2014\u2014\u2014= pr pai Septembre 1957 Lavar MéprcaL 293 Le Service postnatal vient compléter le cycle amorcé par le Service prénatal.Le développement de l\u2019enfant, jusqu\u2019à l\u2019AÂge de 7 à 8 ans, est surveillé en regard des incidents ou accidents qui sont survenus chez sa mère pendant qu\u2019elle était gravide.Le Service d'hygiène maternelle et infantile est une acquisition dans le champ de l\u2019enseignement clinique de la pédiatrie, et l\u2019Assistance maternelle a droit d\u2019être fière d\u2019y avoir apporté une contribution aussi valable, Ë P 1] NG I pe \u2014 a .Ey A Cg Fon pL 4 \u201cve SE = PSE) 2 Q >.EC A : Zc RENEE TRE _ = => PSE ES cs pre TR Sr Rr eR a RE ox six 2.> a or + vase su Te RE = QE Erk = poe as Zh FETA Bs ps Rare ire ES I craie a in 5 eg i em peep ey gary eo 2e = oc Eo Erte de \u2014 Ei OL co un = ex cs 2 Re SEES CEO Ctr exe ECCI Re = 8 e jit = FON RIN oH SO PR KAT res _ PAS pe de ETES FAST LCHT Er rel LER ah Rt rider & Rr iid i Io 5 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compétence et l\u2019habileté, acquises à l\u2019hôpital et à l\u2019université, sont reconnues par les certificats des sociétés américaines et canadiennes des techniciens de laboratoire ou par un diplôme universitaire.Se dévouent également dans les laboratoires de nos hôpitaux des laïques, hommes et femmes, bien entraînés à toutes les besognes de leur métier et à l\u2019exécution des procédés d\u2019exploration qui sont nécessaires aux soins des malades.Eux aussi, ils sont dévoués à leur tâche et ils possèdent des certificats des associations offrcielles des techniciens médicaux ou des diplômes universitaires, particulièrement celui de l\u2019École de technologie médicale de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Tout ce monde, médecins, religieuses, techniciennes et techniciens, travaille en équipe dans chacune des sections de nos laboratoires d\u2019hôpitaux et fournissent, sauf l\u2019erreur inhérente à toute œuvre humaine, des résultats qui sont dignes de la confiance des médecins et des malades.Dans nos hôpitaux, les recherches de laboratoire se font dans tous les domaines médicaux : chimie clinique, bactériologie, hématologie, anatomie pathologique, sérologie, parasitologie, cytologie.Un bon nombre des médecins qui se sont spécialisés dans les travaux du laboratoire médical, après des études postuniversitaires en Europe \u2014 en France et en Angleterre surtout \u2014 et aux États-Unis, ont vu leur com- pêtence reconnue officiellement par deux organismes qui régissent au Canada la pratique de la médecine, le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, qui les ont acceptés comme des spécialistes dûment qualifiés en pathologie clinique (chimie clinique), en bactériologie, en anatomie pathologique ou en biochimie médicale.L\u2019Hôtel-Dieu de Québec Ce vieil hôpital bâti sur le rocher de Québec par les Augustines Hospitalières de la Miséricorde de Jésus et dont les murs gardent encore des pierres marquées par le temps et par les méfaits de la guerre a toujours 3 b pp n R 6 4 302 Lavar Mépicar Septembre 1957 su donner aux malades qui se sont confiés au dévouement de pure charité des religieuses tous les avantages de ses laboratoires médicaux.D\u2019une extrême simplicité à leur début, puisqu\u2019on s\u2019est servi, tout d\u2019abord, de l\u2019appui d\u2019une fenêtre, :ces laboratoires se sont déplacés, agrandis, modifiés et améliorés au fur et à mesure que l\u2019ont demandé les avancements de la clinique médicale et le nombre des malades hospitalisés.C\u2019est, en vérité, le docteur Arthur Vallée qui, dans les premières années de 1900, a aménagé les premiers laboratoires de l\u2019Hôtel-Dieu et ceux où nous travaillons actuellement et qui, très bientôt, seront encore agrandis et parfaitement adaptés aux multiples exigences de la médecine actuelle et de ses diverses spécialrtés.La section de chimie clinique et de bactériologie (docteurs Henri Marcoux et André Potvin) s\u2019occupe de tous les examens de pratique courante, comme ceux de l\u2019urine, du sang, du liquide céphalo-rachidien, des liquides d\u2019épanchement, des liquides gastriques et duodénaux, etc., des explorations fonctionnelles \u2014 foie et rein, en particulier \u2014 et de toutes les recherches bactériologiques, sérologiques et parasitologiques.On y a, depuis dix-huit ans, porté une attention toute spéciale au dépistage des parasitoses Intestinales.La section d\u2019anatomie pathologique et d\u2019hématologie (docteurs Carlton Auger et Jean-Louis Bonenfant) fournit, chaque année, une somme très considérable de travail parce qu\u2019on s\u2019y astreint à faire le diagnostic histologique de tous les tissus d\u2019exérèse provenant des malades opérés dans l\u2019hôprtal et des organes qui sont prélevés à la salle d\u2019autopsie.On y interprète les biopsies, y compris les biopsies extemporanées, et on y fait des milliers de formules sanguines.Le personnel de ce Service s\u2019occupe aussi de la préparation des séances anatomo- cliniques de l\u2019hôpital.Enfin, tout le personnel des laboratoires contribue à l\u2019enseignement universitaire aux étudiants en médecine et aux étudiants en technologie médicale.L\u2019Hépital du Saint-Sacrement L\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, fondé en 1927, grâce au dévouement de deux médecins de l\u2019Hôtel-Dieu, les docteurs Arthur Rousseau et Ca- oo oo AAR axe psi roe Sao = avery So rss a es ee Loy a rc J pics x mn Er a er ae ui à Rat esse = = Et ick oy cag ia Rd os ; ESarax >: i hi pe as i pic 7 A uk oh go (0 \u201c3 7 se PT # a is ia shining ten \u20ac RE) 4 £3 7 7 i Le 05 on 7 di os pi sc is pe a i a = wu i = 5 # 5 i se 4, pa Sacrement.- i fs 7 HE ë ceci rs 2 EN ea A evesaid ve iis sh \u201c 2 3 % La an Te hey A Fos ea ir \u201d 5 à oi Le es A PS à ; 3 oi.% le de Hôpital du Saint * a 08 3a = pe ; .ca 1 foi ; y de Ÿ ch b éd i 3 3 SS Wr a de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec en 1930.vs 2 .shit je .2h iv .re i / ue .ime m ol i bi i ie i ÿ ie & f ot its ue TA = 5 : 0 a i i) i : ÿ i Bi 3 i ee ; ani ÿ Le laborato » = To si re eid 5.Zs = jrs % lo Ryesionc sn ; ; æ La 7 4 Tine Le laboratotre de ch vl 4 y 5 4 or 10 = 5 on 47 fais A / i 1 i aha on, i FE RRA 4 La / 4 A ay bs 3 i (id 2 4 7 his Sin, A / ei 7 hi A 2 \u2014\u2014 ec pay \u2014 RG we ah TINY Pen x 5 Es Ka = Co Rt J = > Fa ce Septembre 1957 Lavar MÉDpicaL 305 lixte Dagneau, et confié à l\u2019inlassable activité des Sœurs de la Charité de Québec, a joui, dès le jour de son ouverture, du travail de laboratoires cliniques bien organisés et dirigés par le docteur J.-Édouard Morin, un élève de l\u2019Institut Pasteur de Paris et du professeur Pierre Masson, de Strasbourg.Aujourd\u2019hui ces laboratoires, sous l\u2019impulsion du docteur Morin, accomplissent un travail considérable dont bénéficie toute l\u2019équipe médicale de l\u2019hôpital.Toute la besogne y est confiée à des personnes instruites, bien entraînées et entièrement dévouées aux malades.Le docteur Léo Gauvreau, un professeur agrégé de la Faculté de médecine, s'occupe tout spécialement des travaux de bactériologie médicale et de la sérologie.La chimie clinique y est faite par M.Guy Nadeau, docteur ès sciences physiques.C\u2019est le docteur Robert Garneau qui apporte son aide à la section d\u2019anatomie pathologique.Toute l\u2019hématologie, la partie de la clinique comme celle des examens de laboratoire, revient au docteur Jean-Marie Delàäge, un médecin très cultivé qui a reçu en Europe et aux États-Unis une instruction hématologique complète.L\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange et la Clinique Roy-Rousseau Si je suis bien informé, les laboratoires cliniques utilisés conjointement avec la Clinique Roy-Rousseau par l\u2019Hôpital Samt-Michel- Archange se sont mis au travail en 1925 et ils furent, à ce moment-là, dirigés par les docteurs Louis Berger et André Paulin.Aujourd\u2019hui, on y exécute principalement tous les examens, qu\u2019ils soient de pratique courante ou de nature spéciale, qui peuvent aider à faire le diagnostic précis des maladies du système nerveux et qui sont capables de rendre service à la psychiatrie et à la psychothérapie.Cela ne veut pas dire qu\u2019on y néglige les recherches de chimie médicale, de bactériologie, d\u2019hématologie et d\u2019histologie que l\u2019on s\u2019attend de voir exécuter dans un hôpital général.Le docteur Charles-Auguste Painchaud, professeur agrégé et assistant au département de bactériologie de la Faculté de médecine, est le 3.BOISSONNAULT, Charles-M., Histoire de la Faculté de médecine de Laval, Les Presses universitaires Laval, Québec, 1953. 306 LavaL MEDICAL Septembre 1957 responsable de tous les travaux de bactériologie, de chimie médicale \u2014 il faut ici souligner l\u2019importance et la multiplicité des analyses du liquide céphalo-rachidien \u2014, de sérologie et d\u2019hématologie.Le laboratoire de biochimie a été confié, depuis qu\u2019on l\u2019a installé, à M.Guy Nadeau, docteur en sciences.Cette maison d\u2019hospitalisation a la chance d\u2019avoir à son service un médecin fort bien préparé en neuro-pathologie, le docteur Lionel Le- mieux, qui met un soin particulier à l\u2019étude anatomo-pathologique des lésions que l\u2019on observe au cours des maladies nerveuses ou mentales.L\u2019Hôpital Laval Fondé en 1915 et destiné au traitement des maladies tuberculeuses, l\u2019Hôpital Laval, confié au dévouement des Sœurs de la Charité de Québec, a, dès le début, été muni d\u2019un laboratoire, certes peu compliqué, mais pouvant assumer de faire les examens de laboratoire absolument nêces- saires pour le diagnostic de la tuberculose.Ce petit laboratoire a fonctionné, dans les commencements, grâce au dévouement des différents médecins de l\u2019établissement.Réorganisés en 1933, les laboratoires de l\u2019Hôpital Laval purent alors s\u2019occuper de pratiquer tous les examens de chimie clinique, de bactériologie, de sérologie et d\u2019hématologie qui étaient indispensables à la bonne marche de l\u2019hôpital et qui permettaient d\u2019entreprendre et de mener à bien le traitement médical aussi bien que chirurgical des différentes affections causées par le bacille de Koch.C\u2019était le temps où le docteur Jean-Paul Roger, un élève du professeur Archibald, faisait œuvre de pionnier en s\u2019attaquant à la cure chirurgicale de la tuberculose pulmonaire, notamment par la thoracoplastie et par l\u2019opération de Jacobæus.Pour que les diagnostics bactériologiques soient mieux vérifiés, l\u2019hôpital, à cette même époque, a établi un chenil où l\u2019on s\u2019est mis à garder des centaines de cobayes et un assez bon nombre de lapins.Au cours des deux dernières années, les laboratoires de l\u2019Hôpital Laval, dirigés depuis 1939 par le docteur Maurice Giroux, ont été considérablement agrandis, conçus et aménagés de la façon la plus moderne possible et ils servent actuellement, non plus seulement aux examens de Ek A ; i # À NR x ; S Hi = Ws SE: x w e ve SO LR f i \u201c aus 53 CE = iad js vs Si) = xg rs Ps : me SAP rm re wv = = pr ee J 3 oS = SE od Le ni i a, ir 5 I SAT 5 La Clinique Roy-Rousseau et l\u2019Hôpital Saint-M ichel-Archange.Le laboratoire général .p qe ABE i at ran #11) [a Y (2 # od x M i i gn = \u2018À li.Z 7 I, : La aa oa 45 rl i ad ™ ay pear = \u2014 f ir Sa, am Hl Lt re, im, * 5 Hôpital Laval.Le laboratoire de chimie clinique.+ A a 3 # 4 LE A ji: ; a 3 ! Hi ji A Ë A A À À a A A 3 À La Septembre 1957 LavaL MEbpicaL 309 routine exigés par les nombreuses activités médicales de l\u2019hôpital, mais aussi à des recherches très bien menées sur des points de chirurgie cardio- pulmonaire et sur l\u2019anesthésie des malades qui, dans ces Services de chirurgie très spécialisée, doivent subir des opérations compliquées et excessivement délicates.Il y a à l'Hôpital Laval toute une équipe de chercheurs comprenant des médecins, des chirurgiens et des anesthésistes qui donne l\u2019exemple du travail bien ordonné et consciencieux et qui a besoin de Ia collaboration des travailleurs du laboratoire médical.L\u2019Hôpatal de la Miséricorde et la Crèche Saint-Vincent-de-Paul Dans ces deux maisons religieuses vouées, l\u2019une à l\u2019obstétrique et l\u2019autre à la pédiatrie et à la puériculture, ét appartenant aux Sœurs du Bon-Pasteur, on a organisé un laboratoire médical qui, répondant aux besoins particuliers de cette médecine spécialisée, s\u2019efforce de faire, surtout en bactériologie et en sérologie, toutes les recherches courantes et même des examens assez élaborés pour servir utilement dans des travaux médicaux d\u2019allure nettement scientifique.C\u2019est un professeur agrégé de Ia Faculté de médecine, le docteur Léo Gauvreau, assistant au département de bactériologie, qui a installé ce laboratoire et qui en dirige le travail.L\u2019Hépital Sainte-Foy C\u2019est un très bel hôpital que l\u2019Hôpital Sainte-Foy, du ministère des anciens combattants.II est situé tout près du fleuve Saint-Laurent, en plein air et au grand soleil.On y reçoit toutes les personnes qui ont fait partie de l\u2019armée canadienne.Le Service des laboratoires cliniques, vieux de quelques années seulement, jourssant d\u2019une installation moderne, répond amplement aux désirs des médecins qui travaillent dans cette institution et suffit aux besoins des clients de l\u2019hôpital et de la recherche médicale.La direction du Service a été confiée au docteur Paul Fiset, qui a fait, en Angleterre et en France, des études très élaborées de bactériologie. 310 LavaL MeEbicaL Septembre 1957 C\u2019est M.Georges Filteau, docteur en sciences, qui est chargé des travaux de chimie médicale.L\u2019Hôpital s\u2019est aussi assuré les services de divers consultants dans quelques-unes des disciplines du laboratoire clinique, le docteur J.- Édouard Morin en bactériologie et le docteur Carlton Auger en anatomie pathologique.L\u2019Hépital de l\u2019Enfant-Jésus Cette très vaste maison d\u2019hospitalisation dirigée par les Sœurs Dominicaines de l\u2019Enfant-Jésus a toujours été au premier rang des institutions religieuses qui se dévouent au soin des malades.Elle possède des laboratoires cliniques bien organisés, améliorant sans cesse leurs méthodes de travail, à l\u2019affût des progrès de la science médicale et ayant à leur tête des médecins bien préparés à leur tâche.Le docteur Wilfrid Leblond, chef du Service de biologie, de bactériologie et de chimie médicale, est un ancien élève des meilleures écoles médicales et scientifiques de France.On le compte parmi les travailleurs qui, dès les premières heures de la fondation de l\u2019hôpital, se sont consacrés à l\u2019œuvre de miséricorde poursuivie par l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Le docteur François Gagné, assistant en anatomie pathologique à la Faculté de médecine, s\u2019occupe, dans le laboratoire de pathologie, de tout ce qui se rapporte aux diagnostics histologiques et cytologiques.L\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Vallier de Chicoutimi Sur les bords de la rivière Saguenay, s\u2019est édifié, il y a de nombreuses années, un hôpital dont les religieuses fondatrices, des Augustines Hosp1- talières de la Miséricorde de Jésus, sont parties de l\u2019Hôpital Général de Québec.Aujourd\u2019hui, on y reçoit au delà de neuf cents malades, et, naturellement, l\u2019institution s\u2019est enrichie de très belles traditions médicales et d\u2019un personnel médical et infirmier dont la réputation est solidement P Pp assise.Également renommés sont les laboratoires cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi.Leur chef de Service, le docteur Wilfrid Lachance, ses ms 20 0 \u2014 J \u2014 - _ 0 tt on wl) i sh 7.if Hits 7 2 my i Yi i 7 4 2% A 7 i i: % Ji 7 ou isi 2% in i oad i 7 i Ë pt 7 i 7 A se 4 aA wh 7 % 2 A i wt i ig 7 Ÿ hs 74 % a he's 6 0 Aah Va ne un pf i A Hôpital Sai bo: i Py bo! 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Lava.MépicaL Septembre 1957 Les religieuses ont installé dans leur hôpital des laboratoires très modernes, munis de tous les appareils scientifiques nécessaires.Comme dans tous les autres hôpitaux, le travail fait dans ce Service technique est d\u2019excellente qualité et aussi diversifié qu\u2019on le peut souhaiter.Le docteur Hector Turcotte, assistant au département de bactériologie de la Faculté de médecine, est le chef du Service des laboratoires cliniques et 1l s\u2019occupe principalement, à l\u2019hôpital, des examens de bactériologie et de chimie médicale.La direction de la section d\u2019anatomie pathologique a été confiée à un anatomo-pathologiste de carrière, le docteur Clément Jean, qui travaille aussi dans le département d\u2019anatomie pathologique de l\u2019École de médecine.Cëdant probablement à un penchant qui est devenu pour moi presque une seconde nature, j'ai parlé de la chimie clinique et de l\u2019exploration fonctionnelle beaucoup plus que des autres sciences que l\u2019on voit pratiquer dans les laboratoires des hôpitaux.Ce n\u2019est pas par snobisme ni pour minimiser l\u2019importance en médecine de la bactériologie ou de l\u2019anatomie pathologique ou de n\u2019importe quelle des autres branches de la microbiologie.On m\u2019excusera de n\u2019en pas parler plus longuement : la cause est gagnée d\u2019avance et je ne veux pas rallonger indûment cet article. its cr ce ee a 2 pr open nik] = se ex 2a con mm oi Sm Eat pecan Bis ces rares CE pete Cpa A Cay pS.a.ee Bae IN = Li \u2018 , A = \u2014_ \u2014 ss \u2014 2 eee po \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 Lo % fr wo vy ps he = < In._ a % $4 fu fi a ¥ SA # ee i J LY By ioe By £7 A A = i 4 + {f ££ i er ce E 58,0 4 > 4 iat us 5 # 35 A / RE re = £3 ve 4 i 2% #4.5 2% ih Ta 2e sor = § #4 fy i me sa er CR ai po £0 Sr # 7% 4 Wi % He he 5 ; 5 é ee at sais i i23 a 5 2 oe .#7 eds x 2 i as qu i + 7 27 a = M ne oF + ê # EE y # s i 4 7 a a 4 A # Hy ey i) # =a i ¥ 7 des eo + 4 doe Fug = 1.IA ré, aire = _- > OS PIN MES EN he pa L\u2019OBSTÉTRIQUE ET LA GYNÉCOLOGIE A LAVAL.RENÉ SIMARD Le premier professeur officiel d\u2019obstétrique et gynécologie à Québec - fut Joseph Painchaud, membre fondateur de l\u2019École de médecine de Québec.Joseph Morrin, le président de cette Corporation lui attribue dans son discours d\u2019inauguration de l\u2019École de médecine de Québec (15 mai 1848) l\u2019enseignement de l\u2019« art obstétrique et maladies des femmes et des enfants ».Quand, à l\u2019automne 1853, s\u2019organisa la Faculté de médecine de la Jeune université Laval, les docteurs Jean Blanchet (premier doyen), Charles Frémont, James Sewell, Zéphirin Nault et Étienne Landry\u2018 écrivirent une lettre collective au recteur.Ils y déclaraient : « En supposant que chacun de nous doive occuper dans l\u2019université la même chaire qu\u2019à l\u2019École de médecine de Québec, les chaires de tocologie et de jurisprudence médicale restent vacantes.Le docteur Painchaud en remplit avec zèle la première depuis que nous existons comme institution.Nous croirions nous rendre coupables de désertion si nous n\u2019élevions pas la voix pour réclamer en sa faveur une place dans l\u2019université, Iibre à lui d\u2019en refuser l\u2019honneur s\u2019il voit que l\u2019heure de se reposer est enfin venue pour lui.» Pour la chaire de jurisprudence médicale, ils suggèrent le docteur Alfred Jackson, en disant de lui : « Nous sommes intimement convaincus que personne à Québec ne pourrait y faire plus d'honneur que notre collègue.» = ee a Se TS ten Stem am LE 318 Lavar MépicaL Septembre 1957 Le docteur Pamnchaud dut, comme le disalent ses confrères, voir que l\u2019heure de se reposer était enfin venue pour lui et c\u2019est Alfred Jackson qui fut adjoint à l\u2019équipe et devint le premier professeur de tocologie à la Faculté de médecine de Laval, poste qu\u2019il devait occuper durant 31 ans.Admis à la pratique en 1833, il était né à Samnt-André près de Montréal, avait étudié à \"Trois-Rivières et fait sa médecine à Édimbourg.| Il ne faut pas s\u2019étonner que, recommandé pour la jurisprudence médicale, Jackson soit devenu professeur d\u2019obstétrique, car à cette époque la spécialisation n\u2019existait guère et l\u2019on pouvait cumuler les chaires et même passer de l\u2019une à l\u2019autre.D\u2019ailleurs, la description du cours de tocologie (que l\u2019on trouve dans l\u2019annuaire de 1858-59) nous étonne un peu aujourd\u2019hui : «il renferme, » y est-il dit, « tout ce que les élèves doivent savoir touchant les maladies des femmes et des enfants ».C\u2019est donc l\u2019obstétrique, la gynécologie et la pédiatrie.Ce cours se complète en 120 leçons et il est d\u2019obligation pour les élèves de 2°, 3° et 4° année.Il existe aussi dès 1858 (du moins sur papier) un cours de clinique des accouchements qui « se donne aux élèves de 4° année à l\u2019Hôpital de la marine ou à la Maternité (Hospice \u2018Saint-Joseph pour la maternité fondée en 1852 et dirigée par Mlle Marie Métivier), conformément à ce qui est réglé chaque année par le recteur, après qu\u2019il a pris l\u2019avis du doyen de la Faculté et du professeur ».En 1866, Jackson devient professeur de clinique externe à l\u2019Hôtel-Dieu, tout en demeurant professeur de tocologre et de clinique des accouchements.Ces cliniques qui ne se font plus, apparemment, qu\u2019à l\u2019Hôpital de la marine, sur avertissement spécial chaque fois, sont « en nombre suffisant amplement à lui (l'élève) donner les notions pratiques requises ».En 1871, Jackson, qui habite alors 13 petite rue Sainte-Anne, avant d\u2019habiter 14, rue Saint-André, porte le titre de professeur titulaire de tocologie.Ce cours comprend maintenant 140 leçons, tout comme la pathologie externe, la pathologie interne, et la matière médicale, et à la clinique des accouchements « chaque élève doit assister à au moins 6 cas ».Le 14 mars 1874, le Séminaire achète la propriété du docteur Wells angle Saint-Flavien et Saint-Joachim (aujourd\u2019hui rue Couillard) qu\u2019il cède aux Révérendes Sœurs du\u2018Bon-Pasteur pour qu\u2019elles y établrssent Septembre 1957 Lavar MÉpicaL 319 une maternité « qui remplacera l\u2019Hôpital de la marine qui sera laissé à sa destination ».Les conditions comportent, entre autres, d\u2019y recevoir à des cliniques de tocologie, les élèves étudiants en médecine de l\u2019université Laval.Pour comble de confort, le 2 octobre suivant, le Séminaire décide que l\u2019« on fera relier par fil télégraphique le pensionnat et le nouvel Hospice de la maternité afin de faciliter l\u2019assistance des élèves aux cliniques de tocologie ».C\u2019est ce nouvel Hospice qui prendra bientôt le nom d\u2019Hospice de la Miséricorde.Après la mort du docteur Sewell, Jackson qui a toujours gardé toutes ses charges est élu, le 13 octobre 1883, doyen de la Faculté de médecine.II devait cependant le demeurer moins de deux ans, car miné par la maladie, iI mourait durant l\u2019été 1885, sans se convertir au catholicisme, malgré les « ouvertures ») que M& Benjamin Paquet dit [ui avoir faites.Cependant, il n\u2019était point fanatique, puisqu\u2019il invitait l\u2019aumônier catholique à faire adjurer ses patients protestants à leur dernière heure.A l\u2019ouverture des cours le 1°\" octobre 1885, le recteur fait un éloge plutôt bref de Jackson, mais il parle de «trente ans de services dévoués, de rapports bienveillants, d\u2019amabilité constante auxquels là mort venait mettre un terme ».Celur qui devait succéder à ce fondateur était Arthur Vallée, habitant comme plus tard son fils du même nom, à 22, rue Sainte-Anne.Vallée, né à Québec en 1848, est docteur en médecine de Laval (promotion 1876).Il a fait subséquemment deux années d\u2019études à Paris et en 1878 il devient secrétaire de la Faculté de médecine et médecin visiteur à l\u2019Asile de Beauport (dont 1l devait, 9 ans plus tard, devenir directeur).Avant d\u2019apparaître en 1885 parmi les professeurs titulaires comme professeur \u2018de tocologie et de clinique de tocologie, il était professeur de médecine légale et toxicologie, et il demeure, malgré sa nouvelle charge, professeur de clinique interne à l\u2019Hôtel-Dieu et de la Clinique des enfants à l\u2019Hospice des Sœurs de la Charité.Cette nouvelle charge doit cependant être assez lourde puisqu\u2019elle comporte encore 240 leçons de tocologie, gynéco- logre et maladies des enfants.Il est vrai que la journée commence tôt : ; 5 + K- i: I f+: i i 320 LavaL MeEbicaL Septembre 1957 les cours de tocologie se donnent à 7 h.55 a.m.tous les jours et quand cette matière est épuisée, Vallée continue ses leçons, toujours à la même heure, traitant cette fois des maladies mentales.Il devra être à son poste à 9 heures à l\u2019Hôtel-Dieu pour la clinique interne, donner les cliniques de tocologie à la Miséricorde et les cliniques des maladies mentales à l\u2019Asile de Beauport, et ne pas oublier les cours d\u2019histoire de la médecine et de déontologie, non plus que ses fonctions de secrétaire de la Faculté de médecine qu\u2019il gardera jusqu\u2019en 1892.Quand on songe à la clientèle privée à courir en plus \u2014 l\u2019hospitalisation n\u2019est pas encore à la mode \u2014 qu'on se souvient de la lenteur des communications à l\u2019époque, on ne peut que rester ébahi de la somme de travail que cela comporte.Il n\u2019est pas étonnant que Vallée ait eu des assistants bénévoles ou officiels.Dans le premier cahier des accouchements de l\u2019Hospice de la Miséricorde datant de 1888, on retrouve, environ ce temps, le plus souvent les initiales d\u2019Edwin Turcot, très souvent celles d\u2019A.-C.Hamel, et même quelquefois celles d'Albert Marois.Quant aux cliniques gynécologiques, augmentées encore de 60 en septembre 1887, Ies docteurs Philippe Wells, Charles Verge et Charles-Fusèbe Lemieux semblent y avoir participé à l\u2019Hôtel- Dieu.D\u2019ailleurs & partir de 1894, la gynécologie devenait une matière distincte et confiée à un autre et le nombre de leçons de « tocologie et pathologie de la première enfance » n\u2019est plus déterminé que comme suit : «les nombres des leçons sont fixés de temps en temps par le Conseil universitaire suivant les nécessités et les progrès de la science ».Il n\u2019en reste pas moins que la somme de travail qu\u2019on demande à Arthur Vallée est écrasante et l\u2019on n\u2019est pas surpris de le voir disparaître en 1902, à 54 ans, emporté par une maladie de quelques mois.C\u2019est une perte considérable pour la Faculté de médecine et Arthur Rousseau fait un long éloge du disparu que reproduit l\u2019annuaire de 1903.Relisons au moins ensemble les titres et mentions qu\u2019on retrouve à son nom dans l\u2019Annuaire de l\u2019université pour l\u2019année 1896-97 : « ARTHUR VALLÉE : Écuyer, professeur titulaire, docteur en médecine, membre de la Société médico-psychologique de Paris, membre de la Société de médecine mentale de Belgique, professeur de tocologie, de clinique de tocologie, de maladies mentales, d\u2019histoire de la médecine et de déontologie médicale, de clinique interne à l\u2019Hôtel-Dieu, et de la clinique des enfants à l\u2019Hospice des Sœurs de la Charité, » Septembre 1957 Lavar MEbicaL 321 Sur les épaules de Siméon-E.Grondin retombait la tâche de l\u2019enseignement de la tocologie.C\u2019est lui qui d\u2019ailleurs, en 1894, avait commencé à soulager Vallée en acceptant le cours de gynécologie.Grondin, né à Québec le 17 janvier 1862, avait fait ses études classiques au Séminaire de Québec et au collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière, pour entrer ensuite à la Faculté de médecine de Laval, d\u2019où il sortait docteur en juin 1885.Après deux ans d\u2019études post-universitaires à Paris et à Dublin, Laval le nommait professeur agrégé en août 1888, et dix ans plus tard il devient professeur titulaire de gynécologie.Cette scission entre la gynécologie et l\u2019obstétrique disparaît avec Vallée, et le même homme, Grondin, occupera les deux chaires, puisque le 30 janvier 1903 le Conseil universitaire nomme le docteur Grondin à la chaire de tocologie théorique et clinique.II fait acheter dès 1904, un mannequin pour les leçons de tocologie.L'enseignement clinique de l\u2019obstétrique se fera encore longtemps exclusivement à l\u2019Hospice de Ia Miséricorde, rue Couillard.Un concours pour l\u2019internat à la Maternité \u2014 c\u2019est ainsi qu\u2019on appelle parfois l\u2019Hospice de la rue Couillard \u2014 a lieu le 22 avril 1903 à la demande du nouveau professeur.« La note morale des candidats compte pour une large valeur » dit l\u2019extrait du procès-verbal du Conseil.Jetons un coup d\u2019œil sur cette Maternité.Née en juin 1876 de la réunion de l\u2019Hospice Saint-Joseph de la Maternité de Mlle Métivier avec la Maison de la Miséricorde, et par la fusion des deux noms devenant Hospice de la Miséricorde, cette nouvelle institution restera dirigée par les Sœurs du Bon Pasteur mais sera toujours soutenue par le Séminaire.En 1878 un premier agrandissement permet d\u2019y donner désormais les cliniques d\u2019obstétrique et la Miséricorde devenait ce qu\u2019on appellerait aujourd\u2019hui hôpital universitaire.Vers 1890, les locaux sont, de nouveau, insuffisants et l\u2019on construit l\u2019Hospice de la Miséricorde que tous connaissent, du moins extérieurement, et qui est devenu en 1929 la Maison de Béthanie, lorsque l\u2019Hôpital de la Miséricorde actuel, chemin Sainte-Foy, ouvrit ses portes.Cet hospice ou se déroulent, en moyenne, 160 accouchements par année est encore éclairé au gaz.Ce n\u2019est que le 4 septembre 1916 que la lumière électrique y sera installée par faveur du Séminaire.Il y a bien un interne mais on ne lui accorde 322 Lavar MÉpicaL Septembre 1957 pas sa pension à l\u2019institution avant 1913.La garde-malade ou matrone de 1899 à 1907 est Mme G.Costrove, née Alpaide Alain.Mais en novembre 1905, une jeune dame venait lui prêter main forte : il s'agissait de Mme Hermance Bouchard-Simard.Mme Simard sera durant au-delà de 35 ans la collaboratrice dévouée et infatigable de tous les médecins internes et étudiants qui passeront par la Maternité et qui [ui manifesteront toujours un grand respect et une confiance absolue.On fe peut taire ici le nom d\u2019une aide obscure mais si active, si humble et désintéressée, Mlle Amanda Talbot qui fut de 1921 à 1942 l\u2019assistante de Mme Simard.Grondin apparemment ne fréquente pas trop régulièrement la Miséricorde et c\u2019est l\u2019interne qui fait la plupart des accouchements et initie les étudiants à la pratique de l\u2019obstétrique.II y a cependant des cliniques obstétricales trois fois par semaine.Elles ont lieu l\u2019après-midi.En 1916, le nombre des leçons est de nouveau déterminé à l\u2019annuaire : gynécologie 40 leçons ; tocologie 90 leçons ; clinique obstétricale 80 leçons ; clinique gynécologique 30 leçons.C\u2019est au sujet de ces cliniques gynécologiques à l\u2019Hôtel-Dieu qu\u2019il y eut de graves dissensions entre Grondin d\u2019une part et l\u2019équipe de l\u2019Hôtel-Dieu représentée par Alfred Marois, Arthur Simard et Calixte Dagneau.Les Archives de l\u2019époque y font souvent écho et M.Charles-Marie Boissonnault les a très bien racontées dans son Histoire de la Faculté de médecine.Pour une raison ou une autre, on jugea bon de demander au professeur d\u2019obstétrique et de gynécologie, en décembre 1916, de se choisir un assistant pour l\u2019Hospice de la Miséricorde, et on lui suggéra le nom de Joseph Caouette jeune médecin de la promotion 1911, alors âgé de 31 ans et qui travaillait sous la direction du docteur Eugène Mathieu, chef du Service de médecine à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.L'installation de cet assistant fut apparemment progressive et ce n\u2019est qu\u2019en 1918 que son nom commence à figurer dans les cahiers de la Miséricorde et dans l\u2019annuaire de la Faculté de médecine (n° 1) où 1l apparaît comme assistant du service de gynécologie à l\u2019Hôtel-Dieu et du Service d\u2019accouchements à la Maternité, alors que Siméon Grondin, maintenant officier de l\u2019Instruction publique, Chevalier de la Légion d\u2019honneur, reste professeur titulaire de tocologie et de gynécologie, de clinique obstétricale et de clinique gynéco- Septembre 1957 LavaL MEbpicaL 323 logique.Mais graduellement le docteur Grondin semble se retirer après avoir abandonné la clinique obstétricale, il laisse en 1924 le cours d\u2019obstétrique, puis la clinique gynécologique, pour ne garder que le titre de professeur de gynécologie.Nous disons bien le titre, car cette même année 1924 on le trouve à Paris directeur des étudiants boursiers de la province de Québec.Il n\u2019enseignera plus à Laval.En 1934, 1l devient professeur émérite et il s\u2019éteint paisiblement le 17 août 1943 à l\u2019âge de 81 ans et quelques mois.Il avait été membre de l\u2019Académie de chirurgie de Paris, et président de l\u2019Association médicale canadienne.C\u2019est la fin d\u2019une époque.Il Le docteur Caouette qui, après sa nomination comme assistant, avait été se perfectionner à Paris (1919), peu à peu héritait de toutes les fonctions de son prédécesseur.D\u2019abord agrégé (12 juin 1923) puis titulaire (11 juin 1929) Il eut la sagesse de ne pas cumuler longtemps les charges.Dès 1926, Fabien Gagnon \u2014 son assistant depuis deux ans à l\u2019Hôtel- Dieu \u2014 était chargé du cours d\u2019obstétrique normale pour les élèves de troisième année et devenait son assistant officiel au Service d\u2019obstétrique de la Miséricorde.Ce Service, Caouette le laissait définitivement à Gagnon (agrégé 12 décembre 1930) en 1931 alors que lui-même devenait titulaire de la clinique gynécologique de l\u2019Hôtel-Dieu et l\u2019année suivante la division définitive entre la gynécologie et l\u2019obstétrique était consommée.Caouette se cantonnait à la gynécologie théorique et pratique et Gagnon prenait toute l\u2019obstétrique, se retirant peu après de l\u2019Hôtel-Dieu où Oscar Garant devenait le 5 juin 1933 assistant du docteur Caouette.L\u2019OBSTETRIQUE La Maternité était devenue une Institution progressive, et lourde à diriger.Ce n\u2019était plus l\u2019Hospice mais l\u2019Hôpirtal de la Miséricorde depuis octobre 1929 où on l\u2019avait aménagé dans un nouveau corps de logis annexé à la Crèche Saint-Vincent-de-Paul.Les cas s\u2019y multipliaient : d\u2019une moyenne de 250 par an en 1922, ils passaient bientôt à 375 pour atteindre 520 en 1934.C\u2019est à la direction éclairée du docteur Fabien Gagnon, à son esprit progressif, à sa compréhension des besoins de l\u2019ensei- 324 Lavar.MÉDicAL Septembre 1957 gnement que la Miséricorde doit la plus grande partie de son organisation actuelle.Voyons un peu en quoi elle consiste.C\u2019est à l\u2019Hôprtal de la Miséricorde que l\u2019étudiant en médecine de l\u2019université Laval vient chercher sa première formation pratique dans l\u2019art des accouchements.Les élèves de 4° année y font tous un stage d\u2019un demi-semestre, 1.e.sept semaines.On les y reçoit trois matinées par semaine, en groupe de 30 élèves environ.lls examinent des femmes enceintes, assistent à des cliniques au lit des malades, à des démonstrations pratiques de manœuvres obstétricales ou à des accouchements.À ces stagiaires, Il faut ajouter les 32 internes de l\u2019Hôtel-Dieu et de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement qui viennent par groupe de 5 ou 6 tous les jours à l\u2019Hôpital.Ces Internes suivent les mêmes leçons que les stagiaires, et comme eux ils se renouvellent tous les deux mois ce qui rend plus incessant le travail d\u2019initiation et de surveillance.A chacun de ces internes on confie un groupe de 10 à 15 patientes.Ils doivent les examiner régulièrement durant leur grossesse, le moment venu, les accoucher eux- mêmes, puis surveiller leurs suites de couches.C\u2019est ainsi qu\u2019ils peuvent développer leur initiative et faire passer dans la pratique leurs connaissances théoriques.Ce premier exercice de gestes qu\u2019ils devront bientôt poser seuls, ils peuvent ici l\u2019accomplir sans danger pour les patientes, puisque tous leurs actes sont surveillés et corrigés au besoin, par un interne-médecin résidant en permanence à l\u2019Hôpital, bien entraîné et dirigé par l\u2019assistant ou le chef de Service.C\u2019est sur ce dernier que retombe toute la responsabilité médicale de l\u2019Hôpital et c\u2019est à lui qu\u2019il incombe de régler tous les cas difficiles.Depuis cinq ans, chaque année, en moyenne 805 patientes y séjournent et 665 y accouchent.A part un petit nombre de privilégiées ayant chambre privée et médecin de leur choix, toutes les autres servent à l\u2019enseignement.Alarmé par l\u2019insuffrsance du nombre de cas relativement au nombre croissant d\u2019élèves, on a, en 1947, aménagé d\u2019autres locaux et consenti à de nouveaux sacrifices pour recevoir des cas de maternité légitime, principalement pour des patientes soutenues par l\u2019Assistance maternelle.Il faut, à la Miséricorde, diviser les patientes en deux catégories bien distinctes : les expectantes et les accouchées.Les expectantes constituent la plus grande partie des patientes qu\u2019abrite mie Tg l\u2019Hôpital.Elles sont exammées deux fois par mois si elles se portent bien et deux ou trois fois par semaine si tout n\u2019est pas absolument normal dans leur état de santé ; c\u2019est ainsi qu\u2019elles deviennent pour leur plus grand bien, les sujets d\u2019une magnifique consultation pré-natale pour les étudiants.Les accouchées sont visitées tous les jours, jusqu\u2019à leur libération et servent également à l\u2019enseignement clinique.Tout un étage de l\u2019Hôpital est consacré à l\u2019œuvre d\u2019enseignement : chambres de médecins et internes, dortoir des stagiaires, salle de jeux et salle à manger des élèves ; salle de consultation et salles d\u2019accouchement dont l\u2019une est en amphithéâtre.C\u2019est dans cette institution qu\u2019ont évolué depuis 1929 tant de personnes intéressées à la formation obstétricale des 28 dernières promotions de médecins de l\u2019université Laval.Nous ne pouvons parler longuement de chacun mais nous tenterons d\u2019en mentionner quelques-uns.En premier lieu, il faut nommer la Révérende Sœur Marie de Sainte- Foy, directrice de l\u2019Hôpital depuis 1932, soit 25 ans.Elle est l\u2019âme même de la Maison.Tous l\u2019ont connue.Nul ne saurait trop louer son Initiative, son dévouement, sa largeur de vue, sa sagesse et sa compréhension des multiples problèmes moraux, sociaux, médicaux et universitaires qui se rencontrent chaque jour dans les exercices de sa charge.Qu\u2019elle accepte pour elle-même, pour la communauté qu\u2019elle représente, pour toutes les infrrmières laïques ou religieuses qui l\u2019ont secondée et ont si bien compris l\u2019esprit de l\u2019œuvre qu\u2019elles servent, un sincère hommage de gratitude.De 1929 à 1939, ce sont des étudiants de 5° année qui assurèrent à la Miséricorde les fonctions de médecins résidents.Nous trouvons ainsi successivement en 1929 : Viateur Bolduc et Gérard Pellêtier ; 1930 : Alphonse Giguère et Onésime Ménard ; 1931 : Fernando Hudon et Camille Michaud ; 1932 : Maurice Lafontaine et Benoît Fortin ; 1933 : Jean Bouchard et Henri Vaillancourt ; 1934 : Rodolphe Maheux et Albert Ouellet ; 1935 : Gérard Gagné et Henri Roy ; 1936 : Jean Pigeon et Roméo Gagnon ; Septembre 1957 Lavar.MÉpicaL 325 326 Lavar Mépicar Septembre 1957 1937 : Georges Letendre et Gérard Noël ; 1938 : Arthur Blais et Flavien Mélançon.En 1939, un nouveau programme universitaire rendait l\u2019internat obligatoire pour tous les élèves de 5° année ; l\u2019Université désignait alors, pour deux ou quatre mois en service rotatoire, un groupe variant de 8 à 16 internes, en plus des stagiaires habituels de 4 année.Pour prendre la direction immédiate des élèves en stage, la présence constante d\u2019un médecin résident s\u2019imposait et l\u2019Université, le 24 mai, en accepta les frais.On voit alors se succéder à ce poste toute une pléiade de jeunes médecins qui illustrent actuellement leur spécialité.Chez les assistants on voit passer le docteur F.-X.Demers de 1934 à 1937 ; René Simard 1937 à 1941 ; Jean de St-Victor 1938 à 1945 ; Yvon Paradis 1943 à 1948.En février 1940, le docteur Fabien Gagnon obtient la création à l\u2019 Hôpital du Saint-Sacrement d\u2019un Service universitaire d\u2019obstétrique qui se transforme rapidement en Service de gynécologie.II doit bientôt s\u2019y cantonner et, en octobre 1941, le docteur René Simard, chargé depuis peu du cours d\u2019obstétrique normale, devient chef du Service d\u2019obstétrique à la Miséricorde.Pendant cinq ans encore le docteur Gagnon va conserver le cours d\u2019obstétrique pathologique.En 1946, il abandonne tout enseignement théorique, et s\u2019adonne par la suite à des recherches sur le cancer qui lui valent de grands honneurs.La mort vient hélas de ravir prématurément cet homme pour qui nulle entreprise n\u2019était trop difficile et à qui tout réussissait.; Depuis quelques années, l\u2019enseignement de la clinique obstétricale du moins chez les internes de 5° année n\u2019appartient plus exclusivement à la Miséricorde.En 1947 à la demande même du professeur secondé par le doyen Charles Vézina, on s\u2019entendait avec l\u2019œuvre de l\u2019Assistance maternelle pour .que les internes puissent profiter des accouchements a domicile, et à l\u2019hôpital, des patientes secourues par cette œuvre.À deux reprises, en 1929 et en 1933, des tractations infructueuses avaient eu lieu entre l\u2019Hôpital Saint-François-d\u2019Assise et l\u2019Université au sujet de l\u2019opportunité d\u2019étendre l\u2019enseignement clinique d\u2019obstétrique à cet hôpital.Mais les mentalités et les besoins ont changé et, en juillet 1945, le Service d\u2019obstétrique de l\u2019Hôpital Saint-François-d\u2019Assise était affilié Septembre 1957 Lavar MÉDpicaL 327 à l\u2019université.D\u2019autre Hôpitaux le seront, les années suivantes.Au- jourd\u2019hui l\u2019Hôpital Saint-François-d\u2019Assise forme 8 internes en obstétrique ; l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus 18 ; l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi 30 ; l\u2019Hôpital Saint-Joseph de \"Trois-Rivières 12 ; l\u2019Hôpital Saint-Luc et l\u2019Hôpital de Maisonneuve de Montréal en forment chacun 6, de même que l\u2019Hôtel-Dieu et l\u2019Hôpital Saint-Vincent-de-Paul de Sherbrooke.Le cours d\u2019obstétrique se donne maintenant en 65 leçons : 35 leçons d\u2019obstétrique pathologique par le docteur René Simard aux élèves de 4\u201c année, et 30 leçons d\u2019obstétrique normale par le docteur Jean de St-Victor aux élèves de 2° année.Comme on est loin des 240 leçons de Jackson ! Il est vrai que l\u2019obstétrique s\u2019est élaguée de la pédiatrie et de la gynécologie mais 1l n\u2019en reste pas moins qu\u2019elle a dû se condenser fortement sous la poussée des envahissantes disciplines nouvelles de la médecine contemporaine.L'enseignement n\u2019est plus exclusivement d\u2019inspiration française ; un éclectisme de bon aloi, devenu nêcessaire, oblige à puiser abondamment chez les Américains.LA GYNÉCOLOGIE Nous savons déjà que le docteur Joseph Caouette se Iimitait en 1932 à l\u2019ensergnement de la gynécologie et prenait pour assistant Oscar Garant l\u2019année suivante.Le 20 août 1937 MË' Camille Roy, à la demande du docteur Caouette, priait le docteur Garant de se charger du cours de gynécologie ; et, le 19 septembre 1944, le nouveau chargé de cours devenait professeur titulaire de gynécologie, son patron ne conservant que la chaire de clinique gynécologique.Caouette se savait déjà profondément atteint du mal qui devait l\u2019emporter le 23 janvier 1945, en laissant de profonds regrets chez tous ceux qui l\u2019avaient connu, car tous l\u2019avaient armé.Le docteur Garant opta alors pour la chaire de clinique gynécologique devenue vacante et resta chargé du cours de gynécologie dont une partie dite médicale ou endocrinienne était, depuis 1942 déjà, confiée au docteur Antonio Martel.Le docteur F.-X.Demers, nommé professeur agrégé en 1949, est chargé depuis décembre 1951 du cours de gynécologie qui se donne maintenant aux élèves de 3° année en 20 leçons.L\u2019Hôtel-Dieu de Québec fut longtemps pour la gynécologie, comme on a pu le voir, ce que fut la Miséricorde pour l\u2019obstétrique, ie.l\u2019unique 328 Lavar MEpicaL Septembre 1957 centre d\u2019enseignement clinique.Actuellement cette tâche est partagée avec l'Hôpital du Samt-Sacrement.C\u2019est à l\u2019un ou l\u2019autre de ces deux hôpitaux que tous les élèves de 4° année doivent passer cinq semaines dans un stage consacré à la fois à la gynécologie et à la dermatologie.C\u2019est dire que c\u2019est aux équipes gynécologiques de ces deux hôpitaux, la première dirigée par le docteur Garant et la seconde par le docteur Jean de St-Victor, \u2014 depuis la récente disparition du docteur Gagnon \u2014 qu'incombe l\u2019initiation à la gynécologie pratique de tous les étudiants en médecine de Laval.Le 7 décembre 1955, le Conseil de la Faculté de médecine formait le département d\u2019obstétrique et de gynécologie afin d\u2019assurer une certaine unité et une coordination dans l\u2019enseignement.C\u2019est une mesure qui avait l\u2019avantage de réunir deux sciences trop connexes pour qu\u2019elles demeurent complètement séparées et qui, de plus, s'imposait devant la multiplication et la dispersion des foyers d\u2019enseignement et des professeurs.III Puisque la tendance moderne dans l\u2019éducation médicale se tourne nettement vers la nécessité de donner aux étudiants un contact plus étroit avec les malades, et qu\u2019elle appuie beaucoup plus sur la formation clinique que théorique, il deviendra sans doute nécessaire d\u2019augmenter encore le nombre de lits servant à l\u2019enseignement de l\u2019obstétrique et de la gynécologie par l\u2019agrandissement de nos hôpitaux, et par de nouvelles affiliations.Mais comme il importe d\u2019encadrer nos éléves de professeurs bien formés, et qu\u2019il devient urgent de fournir à ceux qui désirent se spécialiser la possibilité de le faire sans s\u2019expatrier, il faudra organiser des cours de perfectionnement de quelques semaines et des cours complets de spécialisation.On peut prévoir l\u2019apparition de professeurs de carrière à plein temps et l\u2019avènement de pratiques en équipes permettant à leurs membres de consacrer chaque année quelques semaines à leur perfectionnement.L'enseignement par la télévision en circuit fermé deviendra d\u2019ailleurs, avant longtemps, un merveilleux facteur de progrès.Le mode d\u2019enseignement théorique évoluera aussi, s\u2019adressant de plus en plus à l\u2019æil et de moins en moins à l\u2019oreille ; tableaux, projec- Septembre 1957 Lavar MEbicaL 329 \u2018tions, films constitueront une grande partie du cours, l\u2019art graphique l\u2019emportant de plus en plus sur l\u2019art oratoire.L\u2019Hôpital de la Miséricorde projette la construction d\u2019un nouvel hôpital de 300 lits à proximité de la cité universitaire.Cette construction, devenue nécessaire, comprendra deux corps de logis : 1° L\u2019Hôpital proprement dit, comprenant les Services d\u2019obstétrique, gynécologie et pouponnière, organisé comme un grand hôpital moderne, mettra 240 lits à la disposition des femmes de toute catégorie, mais en particulier, des mères quel que soit leur état ou leur condition.Il servira de centre d\u2019enseignement universitaire pour les.étudiants en médecine et les étudiantes infirmières, et de centre de formation ou de perfectionnement pour les diplômés.2° Le bome pour filles-mères, séparé de l\u2019Hôpital, et où les expec- tantes jouiraient d\u2019un climat plutôt familral, profrteraient d\u2019un programme nouveau de formation et d\u2019éducation et bénéficieraient d\u2019un service social plus développé.| C\u2019est ainsi que cette vieille institution qui depuis 83 ans est, comme nous l\u2019avons vu, si intimement liée à l\u2019enseignement de l\u2019obstétrique à Laval, entend pour sa part marcher avec son temps.Bientôt nous passerons aux mains qui se tendent le flambeau que Jackson, Vallée, Grondin et leurs successeurs nous ont transmis.Qu\u2019ils le portent toujours bien haut et qu\u2019ils en avrvent la flamme afin que resplendisse encore davantage le Haud pluribus impar de Laval ! La documentation de cet article provient des anciens annuaires de l\u2019université, des fichiers des archives du Séminaire, des cahiers médicaux de la Miséricorde, d\u2019un Mémoire sur l\u2019histoire de la Miséricorde par la Révérende Sœur Marie-Lætitia et de Histoire de la Faculté de médecine de Laval, de monsieur Charles-Marie Boissonnault à qui nous devons des remerciements pour sa bienveillante collaboration.RAR TR It: ig: Ri RB a I f ¥ KE fi p i A b rT Tas 2m Te Er \u2014 \u2014\u2014 me DOC (kan os Ë 7e An Le A 5 = Te pis uid Ligh EE La ee La co: o en _ ci A oo o ae £2 cz cos ac, ere en snr 2 - xa Lo fea rise re = acces see ex zen et ia ES 7 REEL ie men see PEAR Ein oo on a rads Es = osmmecs ERE.iris ws praia EERE Ee es Car ny xa ects EE er 75 th ER Cen < 5 Ets Es i 3h a\u201c 3 3 = 3 ot -3 a A is 3) baa = \u2014\u2014 = = sr = vias iia en co D hl sé.vs .4 : = \u2014\u2014 2 Ai Jane \\ À \\ à ri A.3 Sar A aoe.| Ës > A RE, Hh i @ TE ~~ _ LA) Sn, 45 aga.ha \u201c4 > fi re | Por 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pas, toutefois, de continuer son travail sur l\u2019ophtalmologie et de publier plus d\u2019une douzaine de volumes sur l\u2019anatomie, la physiologie et la thérapeu- \u2018tique de l\u2019œil.Dante, dans sa Dimne Comédie, lui fait l\u2019honneur de le placer dans la Constellation des médecins.Les traités sur l\u2019ophtalmologie se multiplient au xvi12 et xviiie siècles.C\u2019est à cette époque que Daviel transforme de façon radicale le traitement chirurgical de la cataracte.Mais les x1x®© et xx° siècles seront ceux des grandes découvertes qui révolutionneront l\u2019ophtalmologre.L\u2019ophtalmoscope de Helmholtz (1850) et la lampe à fente de Gull- strand (1911) permettront, l\u2019un de préciser les caractères de toutes les lésions du fond d\u2019œil, et l\u2019autre de rendre possible l\u2019examen microscopique de l\u2019œil vivant, qu\u2019on a si bien nommé «la bio-microscopie ».À côté 332 LavaL MéDicaL Septembre 1957 de ces appareils, qui ont révolutionné l\u2019ophtalmologie, on peut en citer bon nombre d\u2019autres, tels que le périmètre, le tonomètre et l\u2019ophtalmomètre.Par ailleurs, on a appris à mieux connaître les rapports des maladies des yeux avec les maladies générales et avec les maladies du système nerveux.De son côté, la thérapeutique oculaire tant médicale que chirurgicale n\u2019est pas restée en arrière.Les progrès qu\u2019elle a réalisés ont été rapides et merveilleux surtout en France et en Allemagne.Les centres d\u2019enseignement se multiplient et de nombreux et importants Services d\u2019ophtalmologie dans les hôpitaux contribuent à faciliter la diffusion des études ophtalmologiques.Laval fut une des premières universités du Canada à donner l\u2019enseignement de l\u2019ophtalmologie aux étudiants en médecine.En 1866, le docteur Louis Joseph-Alfred Simard, après trois années de brillantes études en Europe, revient à Québec pour enseigner la pathologie générale, l\u2019anatomie et la physiologie.Il réussit à convaincre les autorités de l\u2019université de l'importance d\u2019une spécialité médicale inexistante au Canada mais très importante en Europe qu\u2019il a étudiée tout particulièrement : l\u2019ophtalmologie.On lui confie l\u2019enseignement de cette matière et il en devient donc le premier professeur titulaire.Pendant plusieurs années le docteur Simard sera le seul ophtalmologiste à Québec.II se dévouera au service de ses élèves et de ses patients tant à l\u2019université qu\u2019à l\u2019Hôtel-Dieu durant plus de 46 ans.En 1896, Simard s\u2019était adjoint un assistant dans la personne du docteur Patrick Coote : celui-ci avait étudié l\u2019ophtalmologie en Allemagne et en Irlande.En 1903, Coote succède à Simard comme professeur titulaire d\u2019ophtalmologie et comme chef de Service à l\u2019Hôtel-Dieu.L'année suivante, à la demande du docteur Coote, l\u2019Université nomme N.-A.Dussault professeur agrégé et assistant de Coote à l\u2019Hôtel-Dieu.Comme témoignage de la compétence et de la valeur du docteur Coote, M8\" Mathieu recteur de l\u2019université à cette époque mentionne : « L\u2019organisation du département du docteur Coote est tellement parfaite, le nombre des pauvres qui vont y chercher des consultations gratuites et les remèdes nécessaires, est devenu tellement considérable qu\u2019il a fallu donner un assistant à M.le docteur Coote.» N.-A.Dussault, l\u2019assistant en question, déclare à son tour « n\u2019avoir jamais encore visité de dispensaire mieux coordonné et mieux a = =F rr Septembre 1957 Lavar MépicaL 333 aménagé ».Par la suite, Dussault orienta de plus en plus l\u2019enseignement de l\u2019ophtalmologre vers la clinique.Le conseil de la Faculté de médecine décida, dès 1914, que les cours d\u2019ophtalmologie doivent se donner en V° année et à l\u2019hôpital.Le seul hôpital universitaire était alors l\u2019Hôtel-Dteu.Nous nous souvenons des leçons cliniques, de la présentation de plusieurs malades que nous donnait Dussault.C\u2019était dans la grande salle du dispensaire, à 8 heures du matin.Ces leçons étaient vraiment intéressantes et très pratiques pour le futur médecin.Nous étions une vingtaine d\u2019élèves.Tous pouvaient très bien constater, par l\u2019examen, les maladies du segment antérieur du globe oculaire.Il n\u2019y avait pas encore l\u2019instrumentation d\u2019aujourd\u2019hui, mais un sens clinique très averti, des méthodes précises d\u2019examens de la part de notre professeur rendaient ces cours très vivants.Le docteur Dussault prodigua son enseignement jusqu\u2019en 1939.II s\u2019était adjoint en 1921, un assistant distingué et savant dans la personne du docteur Henri Pichette qui fut son successeur immédiat comme professeur d\u2019ophtalmologie à Laval.Le nombre des étudiants augmentant de façon considérable, l\u2019établissement de nouveaux hôpitaux universitaires, l\u2019arrivée de plusieurs Jeunes ophtalmologistes ayant terminé leurs études à Paris, tout cela incite les autorités de l\u2019université, à fragmenter l\u2019enseignement dans ces différents hôpitaux.C\u2019est ainsi que le cours théorique d\u2019ophtalmologie se donne aux élèves de III\u201c année de médecine.Les élèves de IV\u201c année comme stagiaires, et les élèves de V° année comme internes, sont répartis dans les différents hôpitaux universitaires.~ Cette méthode d\u2019enseignement, telle qu\u2019elle se fait encore aujour- : d\u2019hui présente de grands avantages surtout au point de vue clinique.L'étudiant peut examiner son malade plus facilement à l\u2019aide des instruments tel que l\u2019ophtalmoscope, la lampe à fente, le périmètre et le tono- mètre.Dans chaque hopital universitaire, il y a un département d\u2019ophtalmologie à la tête duquel se trouve sort un professeur agrégé ou un des assistants très qualifiés.Le docteur Prchette contribua fortement à cette réforme de l\u2019enseignement clinique de l\u2019ophtalmologie.II avait une très belle formation médicale, ayant été l\u2019élève du docteur Arthur Rousseau en médecine interne avant de s\u2019orienter vers l\u2019ophtalmologie.C\u2019est 334 LavaL\u2026 MÉDicaL Septembre 1957 ainsi qu\u2019il suivit son maître lors de la fondation de l\u2019Hôpital du Saint- Sacrement en 1927 où il prit charge du Service d\u2019ophtalmologie de cet hôpital.À la retraite du docteur Dussault, en 1939, Henri Pichette est nommé professeur titulaire d\u2019ophtalmologie et chargé du cours d\u2019ophtalmologie.Nous avons été l\u2019élève de Pichette et nous gardons de lui un souvenir impérissable.C\u2019était un homme de grande classe.Possédant une vaste culture générale avec une formation ophtalmologique de premier ordre, on peut dire qu\u2019il a fait école à Laval et à l\u2019étranger.C\u2019était un polyglotte parfait pouvant présenter un travail de mémoire aussi bien en anglais, en espagnol, en portugais qu\u2019en français.Pichette a donné un essor considérable à l\u2019avancement de l\u2019ophtalmologie à Laval.II a formé plusieurs élèves et il a réalisé un projet qui lui était cher, celui de la Clinique du glaucome à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.En 1939, nous sommes appelé par l\u2019Université à donner les cours théoriques d\u2019ophtalmologie aux élèves de 3° année.Ces leçons précédant de quelques mois leur stage clinique leur aideront à mieux profiter de leur passage à l\u2019Hôpital dans un de nos Services.C\u2019est une orientation, une entrée en matière vers la clinique.Nous nous rendons compte que la formation clmique ophtalmologique est de première importance et, continuant l\u2019œuvre de nos devanciers, nous nous efforçons d\u2019enseigner à nos élèves les meilleures méthodes d\u2019examen, le maniement des instruments modernes d\u2019ophtalmologie pouvant servir même en pratique générale.Un médecin doit pouvoir examiner un fond d\u2019œil à l\u2019ophtalmoscope, Il doit savoir faire un champ visuel et, de plus, il trouvera bien utile d\u2019avoir les connaissances nécessaires pour donner au moins les premiers soins convenables dans les traumatismes oculaires ou encore dans les affections oculaires telles que le glaucome.Nous ne perdons pas de vue que le premier but d\u2019une école de médecine est de former d\u2019abord de bons médecins et par surcroît des spécialistes.Nos étudiants en médecine sont bien partagés.Dans chaque hôpital universitaire existe aujour- d\u2019hui un Service d\u2019ophtalmologie bien organisé ayant à sa tête des hommes compétents.C\u2019est ainsi qu\u2019à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec nous partageons notre travail clinique avec nos assistants le docteur Émile Pellétier, professeur agrégé (thèse d\u2019agrégation, 1948 : La périmétrie en clinique), EE POTERIE PE PET Septembre 1957 LavaL.MÉDICAL 335 qui a fait ses études aux États-Unis, à New-York et à Pittsburg, et le docteur Marc Plamondon qui a étudié à Londres, et à Lyon en France, où nous avons pu lui obtenir un poste d\u2019interne en ophtalmologie.A l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, le docteur Jacques Audet, professeur agrégé (thèse d\u2019agrégation, 1949 : Strabisme), est le continuateur de l\u2019œuvre de Pichette, ayant été son élève immédiat.II est aidé des docteur Lefebvre et Dugré.Des professeurs et assistants universitaires prodiguent l\u2019enseignement clinique chaque matin aux stagiaires et aux Internes.À l'Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, l\u2019un des plus considérables à Québec, l\u2019ensergnement ophtalmologique est fait par les docteurs Paul Larochelle, professeur agrégé, et les assistants Émilien Maranda et Côté, tous les trois anciens élèves des Quinze-Vingts à Paris.A l\u2019Hôpital Saint-François-d\u2019Assise, le docteur François Letarte, (Paris) professeur titulaire d\u2019oto-rhino-laryngologie est aidé par deux brillants ophtalmologistes, Jacques Boulanger (Paris et Toronto) et R.Lavoie (Boston et Détroit).Deux nouveaux hôpitaux universitaires situés en dehors de Québec, l\u2019un à Chicoutimi, l\u2019autre aux Trois-Rivières procurent l\u2019enseignement ophtalmologique aux étudiants en stage à ces endroits.Aux Trois- Rivières l\u2019on trouve les docteurs Auguste Panneton, un médecin des plus estimés dans la profession, aidé de son fils André, élève des Quinze- Vingts de Paris.A Chicoutimi, Ie docteur William Tremblay, aidé du docteur G.-Thomas Gauthier, a charge de la clinique ophtalmologique et tous deux se montrent toujours très dévoués pour nos étudiants.Ces médecins ophtalmologistes ont, les uns une formation européenne, les autres une formation américaine.Cette diversité de formation contribue à donner un enseignement des plus modernes.Les plus vieux tiennent sans doute, grâce à leur éducation médicale plutôt française, à conserver une note française dans leur enseignement.Nous croyons tout de même, grâce à un restant de nationalisme plus ou moins à la mode aujourd\u2019hui, que l\u2019université Laval est l\u2019université canadienne-française de notre pays.Nous continuons à croire qu\u2019il s\u2019est fait de grandes choses en France et qu\u2019il s\u2019en fait encore et par de grands maîtres.C\u2019est ainsi que depuis 1945 nous avons favorisé parmi nous la visite de grands memitieuatesaitiir ii I 336 Lavar MéDpicarL Septembre 1957 ophtalmologistes tels que Paul Bailliart, des Quinze-Vingts à Paris, qui, au lendemain de la guerre, est venu passer 15 jours à Québec pour nous donner une série de cours et de conférences.Nous avons eu par la suite, la visite d\u2019autres ophtalmologistes français distingués lesquels ont fait un séjour plus ou moins prolongé ici ; entre autres le professeur Velter, de Paris, Sourdille, de Nantes, Schiff, de Paris.Leurs leçons cliniques ont énormément profité aussi bien aux professeurs qu\u2019à leurs élèvés.Nous entrevoyons la possiblrté d\u2019avoir chaque année la visite d\u2019un professeur étranger pour donner une série de cours en ophtalmologie.Nous ne croyons pas qu\u2019il faille s\u2019en tenir à un nationalisme étroit.Notre ophtalmologie, comme toute science médicale, peut et doit être universelle.Nous tenons à conserver nos amitiés et à nous en faire de nouvelles.C\u2019est ainsi que nous continuerons des relations très cordiales avec l\u2019uni- versité de Toronto où nous avons eu l\u2019avantage d\u2019envoyer pour des cours postuniversitaires plusieurs futurs ophtalmologistes.Depuis 1939, nous avons aidé à la formation d\u2019une vingtaine de jeunes ophtalmologistes lesquels ont fait leurs premières années de post graduate dans l\u2019un ou l\u2019autre des hôpitaux de Laval, et qui, aujourd\u2019hui, pratiquent leur spécialité dans tout le Canada et font honneur à leur 1 alma mater.Nous avons actuellement deux de nos élèves boursiers de l\u2019université de Toronto ; le docteur Michel Neveu, des Trois-Rivières, et le docteur Jean Dumas, de Québec.Un de nos élèves qui a gagné la bourse Rhodes est actuellement étudiant en ophtalmologie à Oxford, Angleterre.Il s\u2019agit du docteur Jean de Margerie.En outre, mentionnons les docteurs : ; Paul Julien, de Shawinigan-Falls et des Quinze-Vingts, Paris.à Victor Lepage, de Rimouski, élève de Pichette et des Quinze-Vingts à Paris.André Gagnon, de Grand\u2019Mère, élève à l\u2019Hôtel-Dreu de Québec et à Paris.Marcellin Rochette, de La-Malbaie, élève de l\u2019Hôtel-Dieu et cours postuniversitaire du Montreal General Hospital.1 Bruno Doré, de Val-d\u2019Or, élève de l\u2019Hôtel-Dieu et des Quinze-Vingts.4 Claude Dubé, Valleyfield, éléve de l\u2019Hôtel-Dieu et du cours post- universitaire du Mass.Eye Infirmary, Boston.a i te PE EP PO EC TE REP RTC PRIE RE PRINCES PS PR PU Gérard Létienne, Winnipeg, élève de l\u2019Hôtel-Dieu et des cours post- universitaires de Harvard et de Toronto.Claude Monfette, Montréal, élève de l\u2019Hôtel-Dieu et des Quinze- Vingts.Camille Gélinas, Lévis, élève de l\u2019Hôpital du Samt-Sacrement et de New-York.Jacques Dugré, élève de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement et de New- York Eve Infirmary.Yves Gadbois, Sherbrooke, élève de l\u2019Hôtel-Dieu et de Paris.Paul Fortier, Sherbrooke, élève de l\u2019Hôtel-Dieu et des Quinze- Vingts.J.Plante, Roberval, élève de l\u2019Hôtel-Dieu et de New-York.Plusieurs ont profité de la courtoisie de nos confrères et amis de Toronto.Une dizaine de nos élèves sont gradués de cette école.Pour être admis à passer l\u2019examen pour l\u2019obtention du certificat en ophtalmologie, ces élèves doivent faire une année d\u2019internat senior et trois années de spécialité dans un milieu ophtalmologique reconnu par le Collège royal et par le Collège des médecins de la province de Québec.Nos principaux services d\u2019ophtalmologie de Laval sont agréés par le Collège royal et par le Collège des médecins comme centre d\u2019enseignement postuniversitaire en ophtalmologie.Nous nous excusons de cette longue et fastidieuse énumération.Nous tenions à la donner au compte du travail universitaire de l\u2019ophtalmologie à Laval.Ce travail, nous tenons à l\u2019améliorer dans l\u2019avenir pour que notre spécialité, la plus ancienne à Laval, comme ailleurs, se montre digne de ses prédécesseurs.BIBLIOGRAPHIE Archives de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Archives de l\u2019université Laval.Abbé A.Maheux, « Louis-Joseph-Alfred Simard », in Information médicale et para-médicale.Charles-M.BoissonNAULT, Histoire de la Faculté de médecine de Laval, 1952.Traité d\u2019ophtalmologie, Masson, éditeur, 1939.Septembre 1957 LavaL MEbpicaL 337 pe SC > en aa Ë on oo Rts A n Paks hn EN a = EE sas 2 3 Sn æ = co = Ea\u2014_ NNER oo ee = = ATRIA ass Re Le NS Ao A Gas De see Se 22 ur RES oy ra - Pag Gass ae = are 79 tes pop Era czzes = = 1e ci = ces Tr or SpE cc are nes = CR ~ \u2014 ere Pi = asc = Cacia oa ars ess ea I we EX Rt = a À 5: ] A ery pe eS = = = ae Pa eee co = _ re tr EPS.AE EEE ~~~ \u2014 Zins 09 A an Me or bn IN pe gr de So + » 3 ! i i i se 5 i So, id LiF 4 557%, } Bo ide 5 i i 7 # i.wy ih $4 ~ - Ÿ D En i 7; 4 J pr = 4.i # \"A 2 Wei 5 BORD coût pd 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l\u2019oreille et une belle description de l\u2019otite traumatique chez la fille de Nérios.Aristote mentionne la cochlée et décrit la trachée.Celse semble avoir reconnu les fonctions de l\u2019olfaction et de la respiration nasale.Arétaéus fait allusion à la trachotomie dans les cas d\u2019asphyxie.Galien a aussi décrit avec une précision étonnante l\u2019anatomie du larynx et formulé des prescriptions inconnues jusqu\u2019alors dans les cas d\u2019otite.Il faut rejoindre la Renaissance, soit l\u2019École de Bologne, chez de Vinci et Vésalius, pour trouver des renseignements sur les sinus maxillaires et frontaux, et sur 'oreille moyenne.Epistola de Auditus Organis, publié en 1562, serait le premier écrit sur l\u2019oreille.Fallope, de Padoue, 340 Lavar Méprcar Septembre 1957 a précisé plusieurs trajets nerveux qui portent son nom et décrit la polypectomie.Vers 1600, un livre de Fabricius, maître de William Harvey, est intitulé De Visione, Voce et Auditu.Au xvii: siècle, Willis, après avoir reconnu le rôle des septième et huitième paires crâniennes, énonce la première théorie de l\u2019audition et décrit la paracousie.En 1683, apparaît le Traité de l\u2019organe de l\u2019ouïe, par Duverney, le premier publié en français.L\u2019anatomie de l\u2019oreille moyenne s\u2019enrichit de précisions basées sur la dissection.Quatorze ans plus tard, Valsalva divise l\u2019oreille en trois parties et décrit le rôle de la fenêtre ovale.Son élève, Morgagni, complète les notions du labyrinthe au point de présager la théorie d\u2019Helmholtz.Scarpa, de la même École, reconnaît le labyrinthe membraneux.Vers 1724, Guyot découvre le rôle principal de la trompe d\u2019Eustache et Cleland utilise le cathétérisme.La première mastoïdectomie est rapportée par Jean-Louis Petit.Quelques années aprés, Sir Astley Cooper pratique une myringotomie.La fin du siècle est illustrée par les découvertes vestibulaires de Flourens et celles de Breuer.En- 1821, Itard publie son fameux Traité des maladies de l\u2019orerlle et de l'audition.Les allemands Weber et Rinne fournissent les épreuves .qui sont demeurées dans la routine des examens.L\u2019amygdalectomie avec dissection est préconisée par Yearsley.C\u2019est à cette génération qu\u2019appartient l\u2019un des premiers grands spécialistes, Joseph Toynbee, qui léguera au Musée du Collège royal des chirurgiens une collection de deux mille os temporaux.Son enseignement est basé sur l\u2019anatomie pathologique, science nouvelle, guidée par Virchow.Dorénavant, on examine l\u2019oreille avec le spéculum de Toynbee et on l\u2019éclaire par le miroir concave de von Troltsch.L'histologie des amygdales et des adénoïdes est décrite par Kolliker et celle des polypes du nez par Billroth, en 1852.Deux ans plus tard, la découverte du miroir laryngé par Garcia, professeur de chant, est le point de départ d\u2019études précises qui vont progresser sans cesse sous l\u2019impulsion de MacKenzie, Czermak et Semon.Vers la même période, apparaît à Vienne l\u2019un des plus célèbres spécialistes, j'ai nommé Politzer qui influencera les otologistes du monde Septembre 1957 Lavar MépicaL 341 et fondera, en Autriche, une École qui va rester fameuse jusqu\u2019à sa destruction par le nazisme.Dans cette dernière moitié du x1x® siècle, l\u2019œsophagoscopie naît des travaux de Désormeaux et devient pratique dans les mains de Küssmaul et de Muller.Killian développe ensuite la bronchoscopie qui sera vulgarisée par les Américains et surtout par l\u2019École de Philadelphie.Le premier spécialiste en Amérique à publier un traité sur les maladies des voies respiratoires est Green; il est aussi le fondateur du Collège médical de New-York, en 1850.O'Dwyer, de Cleveland, nous est plus connu par ses travaux sur le croup.Cette décennie nous reporte à la fondation de l\u2019université Laval, en 1852.Il faut se rappeler qu\u2019au début les hôpitaux de Québec et de Montréal ne servaient pas aux fins de l\u2019enseignement médical.Quelques rares professeurs privés enseignaient à Québec ; François Blanchet et Whitelaw possédaient un diplôme américain.Les premiers cours réguliers en ophtalmologie et otologie furent professés par Louis-Joseph-Alfred Simard, dès 1866.Avant la spécialité, il enseigna presque toutes les disciplines et il occupa de nombreuses fonctions administratives.II fut probablement le premier Canadien à pratiquer la spécialité avant Frank Bullet et G.Major, de Montréal.Vers 1885, PHétel-Dieu lui accorde trois lits pour ses malades.Onze ans plus tard, le docteur Patrick Coote est accepté par l\u2019hôpital à titre de collaborateur du docteur Simard.Les conditions matérielles semblent très médiocres puisque le nouveau spécialiste fait souscrire au public deux cent soixante-quinze dollars pour l\u2019achat d\u2019instruments indispensables.En 1904, tous les patients dirigés en oto-rhino-laryngo- ophtalmologie sont traités par le docteur Coote.Les dossiers médicaux de l\u2019époque sont très rares ; j'ai en vain recherché l\u2019influence des confrères anglais de Montréal qui connaissent l\u2019âge d\u2019or avec le prestige d\u2019Osler et de ses associés.Les spécialistes de ce groupe anglo-saxon ont été formés en Angleterre par Sinclair Thomson, Ballance et Turner ; a Vienne, par Turck et Stork; en France, par Moore, Lermoyez et Sébileau.En avril 1904, Ie docteur Dussault fut invité à soigner les malades durant six mois de l\u2019année dans le Service du docteur Coote.L\u2019éloge 342 LAvaAL MÉDICAL Septembre 1957 du département nous est transmis par le recteur, M8\" Mathieu, déclarant : « qu\u2019il n\u2019a Jamais visité de Service mieux coordonné, c\u2019est le mieux organisé .» Le 10 janvier 1928, le docteur Dussault dévoile ses statistiques couvrant trois cent quinze cas de mastoïdites traités dans son Service avec six mortalités seulement.C\u2019est la technique de Schwartze qu\u2019on pratique alors ; par contre, les groupements cellulaires de Mouret ne connaissent pas la même vogue.L\u2019enseignement des spécialités oto- rhino-laryngologie-ophtalmologie se donne à l\u2019Hôtel-Dieu par le docteur Dussault, sort à l\u2019amphithéâtre ou dans son Service.Les démonstrations cliniques sont souvent imposantes par le physique du professeur et l\u2019Emotion des auditeurs.Les traditions conservatrices planent au-dessus des assistants Vaillancourt et Pichette.Le docteur Pain- chaud profrtera de l\u2019après-midi pour se servir de son bronchoscope ; le docteur Lacerte devra pacifiquement anesthésier les opérés du patron.Les cadres deviennent trop restreints pour le dynanisme du docteur Vaillancourt qui, aprés un séjour en France et un cours à Philadelphie, chez Chevalier Jackson, quitte la côte du Palais pour fonder les Services d\u2019oto-rhino-laryngologie-ophtalmologie à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et à Saint-Michel-Archange.Je crois qu\u2019il fut le premier endoscopiste à extraire les corps étrangers.La puissance de travail, les méthodes d'organisation et les succès professionnels ont mérité au docteur Vail- lancourt la présidence de la Société nationale d\u2019ophtalmologie et un poste important dans la Société oto-rhino-laryngologique pan-améri- caine.II serait trop long d\u2019énumérer ici toutes les fonctions qu\u2019il a accomplies avec succès et de décrire le rayonnement de ses missions chez nos compatriotes de langue anglaise.Quant au docteur Pichette, je rappellerai seulement qu\u2019il fut intéressé aussi à l\u2019otologie.Sa culture universelle et son penchant pour les théories du collagène l\u2019ont rendu célèbre dans nos congrès de la spé- clalité.Je souligne parmi ses nombreuses publications : La mastoïdite latente et je profite de l\u2019occasion pour reconnaître le soin qu\u2019il apportait à ses cliniques pratiques.Le docteur Painchaud succède au patron Dussault ; il sera nommé professeur titulaire des cliniques oto-rhino-laryngologie-ophtalmologie Septembre 1957 Lavar MéDpicaL 343 à l\u2019Hôtel-Dieu en 1941.Bien avant sa nomination, il animait cette clinique qui ne tarderait pas à briller parmi les plus importantes chez les Canadiens français.Technicien très habile, toujours sincère avec ses assistants et les débutants, il développa le travail commun dans l'harmonie.Cette influence favorisa la fondation de la Société oph- talmo-oto-rhino-laryngologique canadienne-française et à plusieurs occasions il sut résoudre les dissensions des confrères de la métropole.Le Collège royal dont il est membre bénéficia toujours de ses services.II n\u2019est pas étonnant d\u2019affirmer que plusieurs étudiants ont découvert leur vocation de spécialiste après avoir fréquenté ce milieu et après avoir été judicieusement orientés.Vers 1940, le docteur Léo Côté est chargé du cours d\u2019oto-laryngologie à l\u2019université.II desservait déjà la clinique de l\u2019Hôpital civique où il maîtrisait l\u2019'intubation d\u2019O\u2019Dwyer dans les nombreux cas de croup hospitalisés d\u2019urgence.Il fonde ensuite la clinique de bronchoscopie à l'Hôpital Laval.Son enseignement reflète la science du professeur Laurens, de Paris, et la précision de son travail clinique reste empreinte du séjour auprès du maître Chevalier-Jackson.Il présente plusieurs communications sur la tuberculose des voies respiratoires supé- Tieures et un «cas de sarcome primitif du poumon » ; cette dernière contribution lui méritera l\u2019éloge.de l\u2019American Journal of Tuberculosis.Son activité scientifique et ses succès furent malheureusement brisés en pleine évolution, mais il a légué des résultats qui survivent.Nommé successeur du docteur Côté auprès des élèves de troisième année, avec un programme de vmgt heures pour couvrir l\u2019oto-laryngo- logie, 11 m\u2019a fallu considérer les notions les plus utiles puisées dans l\u2019enseignement du professeur Portmann, de Bordeaux, et des auteurs anglo-saxons Turner, Négus, Jackson et Ballenger.La connaissance théorique se prolonge par les confrères des hôpitaux universitaires, qui prononcent des conférences et, en plus, présentent des cas pratiques aux stagiaires et internes obligatoirement groupés.Le contact des patients et la manipulation des instruments permettent aux étudiants de compléter une observation et d\u2019examiner tympans, sinus, larynx avec processus de routine. 344 Lavar MÉDprcaL Septembre 1957 Ce travail d\u2019équipe dans les hôpitaux est assuré par un personnel spécialisé dont les membres sont certifiés par le Collège royal, quelques- uns par l\u2019American College et les autres par des institutions européennes.Qu'il suffise de consulter l\u2019annuaire de la Faculté pour apprécier l\u2019organisation des Services d\u2019oto-rhino-laryngologie dans les hôpitaux suivants : HôTEer-Diev.\u2014 Les docteurs Painchaud, Royer et Fugère composent le Service : les assistants possèdent un curriculum américain.La micro-chirurgie de l\u2019oreille y est spécialement étudiée.HôÔPITAL DU SAINT-SACREMENT.\u2014 Le docteur Fiset, premier auriste, fonda le Service en 1927 et, en 1936, lui succéda le chef actuel, le professeur O.Frénette, assisté du docteur Jules Hallé, agrégé avec thèse.Les assistants Caux et Moreau complètent la direction actuelle.HôPITAL DE L\u2019ENFANT-J£sus.\u2014 Le docteur Paul Larochelle continue l\u2019œuvre du docteur Vaillancourt, assisté des docteurs Maranda, Côté et Lavoie ; ce dernier est gradué de l\u2019American Board of Oto- Laryngology.\u2018 HôpITAL SAINT-FRANÇOIS-D'AssisE.\u2014 Le chef de Service est assisté du docteur J.Boulanger et de l\u2019endoscopiste consultant, le docteur L.Montminy.HôrrraL Lavar.\u2014 La clinique de bronchoscopie est dirigée par le docteur Jules Hallé avec le concours des docteurs Montminy et Paradis.Cette clinique est l\u2019une des mieux organisées du Canada et sa section de photographie endoscopique mérite le premier rang.Les hôpitaux Saint-Michel-Archange, Sainte-Foy, la Crèche Saint- Vincent-de-Paul et l\u2019Hôpital civique diffusent aussi l\u2019enseignement spécialisé.HôTEer-Dieu SAINT-VALLIER, de Chicoutimi.\u2014 Le Service du docteur William Tremblay est renommé dans le Saguenay par sa compétence qui draine un flot de consultations.Son assistant, le docteur Lavoie, possède un curriculum américain.HôPITAL SAINT-JosEPH, des Trois-Rivières.\u2014 Le docteur Auguste Panneton est connu par sa culture et sa science médicale.Il travaille avec les spécialistes Hébert, Lamoureux et Bellemare. Septembre 1957 Lavar MépicaL 345 Cette énumération peut paraître fastidieuse, mais elle démontre clairement que les étudiants jouissent des avantages d\u2019un enseignement pratique et varié, propre à les diriger dans l\u2019exercice quotidien de leur carrière.De plus, la reconnaissance scientifique des Services par les Collèges d\u2019accréditation a permis à plusieurs médecins de recevoir leur premier entraînement à Québec et d\u2019être ensuite admis dans les Institutions américaines comme celle de Boston, New-York, Philadelphie et Rochester (Mayo), pour citer les postes actuels.Puissent ces paragraphes écrits à la hâte et forcément superficiels rendre justice à tous les confrères qui se dévouent au même devoir, celui de traiter des malades et aussi celui d\u2019aider les étudiants à mieux assimiler l\u2019oto-laryngologie.BIBLIOGRAPHIE History of Oto-Laryngology, par R.Scott Stevenson & Douglas Guthrie, E.& S.Livingstone, Ltd., Edinburgh, 1949.Les Archives de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Les Archives du Séminaire de Québec.Les procès-verbaux de l\u2019université Laval. pre 3 a B= ae x 5 x > > Sm re ze: \"Sy Beker =: -om ers \u201c.gode Fe ne te rn SE.5 2e I: SE == = = H É DEES She bss cree is Ix SR et ln ai gts Ce \u2014\u2014 re == a \u2014 = EE mm ES = mére es pee Be ae a ta Le on aa se Foret AT a I EEE a mE eS SE SEE ESS ee a = x Ze es TY) Ti ane EE ci Cert ef = Rd Ra ge ei Sf = pe max) ; 4e } NL # = oS tia aii A STE ; } xn es sf + Bi 3 po it : 3 f wit 4 mn oy bri A Te Ï ee +.A ak Ë Ÿ Ë 4 vai û ; Ad om 34 # fy bo E le ¥ | ay a : OS Tn a, i Ai iM 8 ; 3 \u20ac ; UF J \u2018Pe 2 Ÿ « NB AR us vof = i LN Æ.29 pi pull hi RS ê FA Ji : iE.7 BE A A ae ME barre > pred = » ER ; i 4 F i ¥ 3 Le © va iL x gr ï 5 ¥ 3) Ty ht + AN tie i \\! G } DR ra | mer sé 1 à pr u Co?ly adh.A i an X XO 4 F3 5 et 5 \u201crt \u2014 L\u2019ENSEIGNEMENT CLINIQUE EN PÉDIATRIE.MARCEL LANGLOIS L'enseignement des « maladies des enfants » a débuté à Ia Faculté de médecine de Laval, bien avant que la « pédiatrie » ait acquis droit de cité au rang d\u2019une discipline spéciale.Même si la documentation accessible est relativement rare et silencieuse à ce propos, elle nous fournit certains témoignages suffisamment contributoires.On retrouve cette préoccupation dès la « phase pré-universitaire »,! dans le texte juridique même de la Constitution de « L\u2019Ecole de médecine de Québec ».2 La loi qui constitue l\u2019École de médecine de Québec précise Ie nombre de cours et les sujets dont les professeurs traiteront : «la dite corporation fera donner annuellement et chaque année, par des personnes compétentes, en quelque place dans la cité de Québec, au moins cent vingt lectures publiques en langue anglaise et autant en langue française, d\u2019au moins une heure chaque, sur les branches suivantes de la science médicale, à savoir : l\u2019anatomie et la physiologie, la chimie et la pharmacie, materia medica, la théorie et la pratique de médecine, les principes et la pratique de la chirurgie et de l\u2019art obstétrique, et les maladies des femmes et des enfants, et ce entre le premier jour d\u2019octobre et Ie premier Jour d\u2019avril.» Une mention analogue figure dans la circulaire suivante, datant de 1851, publiée à l\u2019occasion de la fermeture de « L\u2019École de médecine 1.BorssoNN AULT, Charles-M., Histoire de la Faculté de médecine de Laval, page 137.2.Loco citato, page 137. 348 LavaL\u2026 MépicaL Septembre 1957 de Québec » cédant la place à l\u2019École de médecine de l\u2019université Laval.3 Les professeurs sont Painchaud, Art obstétrique, et maladies des femmes et des enfants ; Sewell, théorie et pratique de la médecine ; Landry, anatomie générale et descriptive, physiologie ; Jackson, chimie générale et médicale ; Nault, matière médicale et thérapeutique : Bardy, jurisprudence médicale.Painchaud, Jackson et Bardy donnaient en outre, des cours d\u2019été, portant sur la médecine clinique, la chirurgie clinique et la botanique.Malgré leur authenticité indiscutable, ces textes ne sauraient révéler tout le contenu de la science pédiatrique diffusée à l\u2019époque.Ce n\u2019était pas là leur rôle.D'ailleurs comment auraient-ils pu le faire à une époque où la discipline pédiatrique, comme telle, était à peine entrevue même à l\u2019étranger.Ceci se passait en 1854.En 1883, sous le décanat de Sewell, le cadre professoral s\u2019est élargi et c\u2019est la première fois qu\u2019il est question spécifiquement de la « clinique des maladies des enfants ».Cet enseignement devait être dispensé à l\u2019Hospice des Sœurs de la Charité par le docteur Arthur Vallée.* Ce n\u2019est qu\u2019en 1907 qu\u2019une première mention du programme détaillé de l\u2019enseignement est présentée.Elle apparaît dans les Statuts de Québec (233 : 7 Éd.VII, chap.43, p.87, 1907).5 « Le candidat devra avoir suivi.un cours de six mois ou deux de trois mois de .pathologie de la première enfance.» Ce texte se complète lorsqu\u2019en 1910 le « Bureau provincial de médecine » dresse Ie tableau des matières obligatoirement requises.Parmi celles-ci, 11 mentionne « Pédiatrie théorique et clinique ».6 Le 26 mai 1911, le Conseil universitaire allonge cette liste par l\u2019addition des maladies contagieuses, l\u2019hygiène infantile et la puériculture.\u201d Il est facile de le constater, l\u2019évolution de l\u2019enseignement clinique de la pédiatrie est intimement liée à celle de la spécialité pédiatrique elle- même.C\u2019est un témoignage qu\u2019il faut rendre aux membres de [a Faculté de médecine de l\u2019époque, même si aucun d\u2019eux n\u2019était vraiment pédiâtre.BorssonN AULT, Charles-M., Histoire de la Faculté de médecine de Laval, page 141.Loco citato, page 231.Loco citato, page 302-303.Loco citato, page 304.Loco citato, page 320.SOS RT HEI SE Septembre 1957 LavaL MeEpbicaL 349 Par leur largeur de vue et par leur compréhension de la médecine, ils ont permis à la pédiatrie d\u2019occuper en temps et lieu la place qui lui revenait nécessairement dans la formation du médecin.L'histoire de l\u2019enseignement clinique de la pédiatrie à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval commence véritablement au moment où le docteur René Fortier revient d\u2019Europe.Par sa formation spéciale auprès des plus grands maîtres de l\u2019heure et par son sens aigu des particularités aussi complexes que multiples du phénomène de l\u2019enfance, le docteur Fortier a su imprimer à l\u2019enseignement de la pédiatrie le caractère qu\u2019il devait prendre et qu\u2019il conserve encore de nos jours.Aucun domaine de la matière ne restait inexploré.Son insistance sur une connaissance profonde de l\u2019enfant normal n\u2019avait d\u2019égale que son souci d\u2019inculquer à ses élèves la pathologie proprement infantile.Ses cliniques, commencées à la Crèche Saint-Vincent-de-Paul Ie 30 mars 1905, se sont toujours continuées depuis, et celle-ci demeure encore le centre hospitalier principal de l\u2019enseignement clinique pour nos étudiants en médecine.En 1929, le docteur Fortier fut remplacé par Ie docteur Albert Jobin à qui succéda en 1934, Ie docteur Donat Lapointe.Celui-ci est assisté des docteurs Euclide Déchêne et Antoine Larue.La Crèche Saint-Vincent-de-Paul, à elle seule, ne pouvait plus suffire à assurer l\u2019enseignement pour un nombre sans cesse croissant d\u2019étudiants, aussi la Faculté de médecine dut-elle avoir recours à d\u2019autres hôpitaux.La première adhésion fut celle de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jësus en 1947.Sous la direction du docteur de Ia Broquerie Fortier les cliniques ont lieu trois fois la semaine.Il est assisté par les docteurs Roland Turcot et Célestin Guimont.Le docteur de la B.Fortier ne le cède en rien à son père et il a su faire de son Service un centre d\u2019enseignement hautement recherché.Celui-ci est reconnu officiellement par le Collège royal et le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Non seulement les étudiants en médecine, mais même les médecins qui désirent se spécialiser peuvent y compléter leur entraînement.La deuxième adhésion fut celle de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement en 1948, où l\u2019enseignement est distribuë trois fois par semaine, sous la direction du docteur Roland Thibaudeau assisté du docteur Marie Rousseau.Avant cette date, l\u2019enseignement de la pédiatrie était Iimité FAIR Aca LIA Lt AaB dt de ea add ici ot ch a i adc da a 350 Lava\u2026 MÉprcaAL Septembre 1957 à une séance clinique par semaine en alternance avec les cliniques de médecine et de chirurgie.En 1953, l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, dont le Service de pédiatrie est sous la direction du docteur Maurice Richard, offrit son concours.En 1954, ce fut au tour de l\u2019Hôpital Saint-François-d\u2019Assise, sous la direction du docteur Euclide Déchène.Les étudiants en médecine des promotions récentes jouissent donc d\u2019un enseignement clinique diversifié.\"Tous les professeurs sont hautement qualifiés et, à cause de cela, les élèves sont certains d\u2019être tenus au courant des exigences fondamentales de la pédiatrie contemporaine.Celles-ci sont multiples et 1l ne faut pas perdre de vue qu\u2019elles ne se Iimi- tent pas à la pathologie spéciale de l\u2019enfant.Elles englobent le vaste domaine d\u2019une physiologie et d\u2019une diététique tout aussi particulières.De plus en plus l\u2019équipe clinique de pédiatrie cherche à initier le médecin aux secrets de l\u2019art de la croissance et du développement de l\u2019enfant.La puériculture est devenue inséparable de la pathologie infantile, et il est à souhaiter qu\u2019avant longtemps nos étudiants en médecine puissent se familiariser davantage avec le nouveau-né.Il ne s\u2019agit pas ici d\u2019une lacune de l\u2019enseignement clinique lui-même, mais plutôt de la difficulté de trouver un milieu qui se prête à cette formation.Dans nos hôpitaux le séjour des nouveau-nés est trop court et les conditions de leur admission limitent singulièrement Ile nombre de cas cliniques disponibles.Cet aspect de l\u2019enseignement clinique de la pédiatrie est devenu une exigence de l\u2019heure afin de permettre aux médecins non spécialisés de rendre les services appropriés aux besoins de la collectivité qu\u2019ils déservent.Si l\u2019enseignement clinique de la pédiatrie à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval comporte quelques faiblesses ou quelques lacunes, elles sont l\u2019objet constant de l\u2019attention des responsables et de toute la Faculté, en vue de trouver les moyens d\u2019y remédier.Cette préoccupation s\u2019est manifestée tout récemment par la fondation d\u2019un département de pédiatrie dont les cadres seront bientôt constitués. > .PR D Tr SE Baio 2) pros) = ee Qu Eo) a = Pepa a a pe ris x aa ec ca ax IE pe 20 ges ne Bed cry Lo eit G Zt pv.ar 2 us a x a Re A x SL cL ES A 5 = nées es Ned a pie Cèees pe = = 3 3 pa ST ERR = = op - c 8 = x Le 0 or 5 = 5 5 Ls a PRT i - ce e 3 a 2 3 wt.pe 5 2 = oh HH IH ñ th AN 4 Hi Hi si bi] AR fe 3 =< we a ee 3 | + ?= | | yl tf A | th | à 4 Bis _ i ES 2 ! 4 sh 8 % yy Po Lo 7 1 ph él fl i A Hl oan pA re À ay w di a i ' P i 4 pr) in Ra Ps i > Wile > ¢ ry i! 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cette chaire fut confiée au docteur Louis Rousseau.La maladie de ce dernier m\u2019obligea à prendre la direction de cet enseignement théorique en plus de l\u2019enseignement clinique qui m\u2019était attribué.Vingt leçons théoriques sont données aux étudiants de 4° année à la Faculté de médecine.Des stages de six semaines a l\u2019Hôpital Laval sont obligatoires pour tous les étudiants de 4° année.Ces étudiants bénéficient des avantages de la fréquentation d\u2019un hôpital qui dispose de plus de 500 Irts attribués à l\u2019enseignement.L\u2019Hôpital Laval, nouvellement transformé, offre toutes les possibilités d\u2019examens, de traitements médicaux et chirurgicaux pour les malades atteints de tuberculose ou d\u2019autres maladies thoraciques.Notre milieu hospitalier offre des facilités remarquables d\u2019études pour les stagiaires de 4° année et les étudiants de 5° année qui y poursuivent leur internat.Avec l\u2019appui si généreux de mes collaborateurs de l\u2019Hôpital Laval jai la ferme intention de faire évoluer constamment l\u2019enseignement de la phtisiologie en suivant le plus près possible Ies acquisitions nouvelles, particulièrement riches dans le domaine de la thérapeutique. = = ss ot oa py 2 pas ry Eco Tes Toi Err pe, ca ~~ Loramie er x ca oa Sd 5 ce cos pcan 3 cs CES ae pean = = ss votes Rr RENCE EE ores i ES At I ve oh A Pada pn TERR CETL Teen Rap ERTS R RET EEE KS AEE RÉ EE RSS gga REE toe Rs RS x8 me.Sp ts da BAK ee PR RTE ci = 2 ie oo SL fas 2 BC da pret cross ENS : A ; Ë Ë ge : x het K .- E = 3 3 3 à mn Cee Ee ee \u2014 a oe i _ J on Tl Er - 5 be LE x es TERE a, rpg AP Po i% 2 = x | rue an ri CE 5 ve ya 1 lo L b mat 24 N Ma oo rk Hi a RL BZ Ÿ % » 4 a 4 #, O i 4 \u201cOh \"+ Xr.Fi % }, it, oy i + $ % CIS = a 2 4 gis oo Ç 3 À S 55 kd V » Fe 7 Ja ky 5 Hh x Zz 5% A Hf SEA, ns ce A ; vof nt ; ae wh 4 Es 5 3 te à , Ë 2%: È vey 4 Hedy a Ÿ fii Ha | CR ë TT.wy x {a 5 a \u201cema a M ME tte race tes a, \u201carr ASSIS £3 i EE HWE ex TM = 3 Be H = ARBRE A Bl : BRERA vit as ©) 5 1] [EER 14 ns WEL a3S i.sen use son ol BE = 248 à PT Pan en w \"mw a asus EE 2 + i = =, é LEE fi & [SU L\u2019INSTITUTION D'UN DÉPARTEMENT DE PSYCHIATRIE.LUCIEN LARUE Le département de psychiatrie de l\u2019Université Laval a été fondé en 1948 par le Conseil universitaire.Cette initiative était devenue nécessaire à la suite de l\u2019entente fédérale-provinciale dans le domaine de l\u2019hygiène mentale, entente conclue entre les deux gouvernements fédéral et provincial, le 13 octobre 1948.Le département de psychiatrie comprend des membres honoraires.Ce sont le recteur de l\u2019université, le doyen de la Faculté de médecine ; cinq membres actifs, tous médecins psychiatres.Ce sont les docteurs Sylvio Caron, Gustave Desrochers, Charles-Auguste Gauthier et Lucien LaRue.Le docteur Jean-Charles Miller, qui en faisait également partie, est décédé subitement en avril 1952 après une carrière fructueuse entièrement consacrée à la psychiatrie.Travailleur émérite, doué comme pas un, il était parfaitement au courant des techniques modernes et avait publié d\u2019importantes études médico-scientifiques.Le rôle du département de psychiatrie a consisté à faire une étude d\u2019ensemble des besoins du district de Québec dans le domaine de l\u2019hygiène mentale et à faire les suggestions nécessaires aux deux gouvernements.Le département de psychiatrie a donc étudié la nécessité d\u2019augmenter et de compléter l\u2019équipement des hôpitaux déjà existants.De plus, Il a pris l\u2019initiative de suggérer la création de cliniques neuro-psychiatriques dans les hôpitaux généraux et de subventionner les centres déjà existants 354 LavaL MépicaL Septembre 1957 partiellement engagés dans la lutte contre les maladies mentales, tels le Centre de réadaptation et Ie Centre médico-social de Québec.Il a étudié aussi le problème de formation de nouveaux médecins psychiatres afin de répondre aux exigences que pose l\u2019augmentation du nombre des malades mentaux dans la province.Sur proposition du département de psychiatrie, l\u2019Université Laval à créé un cours spécial de psychiatrie pour les infirmières.À l\u2019issue de ce cours, elles reçoivent un diplôme qui leur donne droit au titre d\u2019infirmières psychiatriques.Par ailleurs, le département de psychiatrie a engagé des pourparlers avec la direction des hôpitaux généraux et obtenu la création de cliniques neuro-psychiatriques dans tous les grands hôpitaux de Québec.Ainsi, des hôpitaux comme l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, l\u2019Hôpital Saint-François- d\u2019Assise, l\u2019Hôpital Sainte-Foy, et l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis sont pourvus de cliniques neuro-psychiatriques qui fonctionnent sous la juridiction d\u2019un médecin psychiatre remplissant la fonction de directeur de la clinique.Il travaille avec la collaboration d\u2019un assistant, d\u2019une ou deux infirmières psychiatriques, et, le cas échéant, d\u2019une travailleuse sociale.Les activités du département de psychiatrie se sont étendues en dehors de Québec et ont contribué à la création de cliniques neuro- psychiatriques à l\u2019Hôpital de Chicoutimi, à l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke, et à l\u2019Hôprtal Saint-Joseph des Trois-Rivières.Ces cliniques sont, elles aussi, dirigées par des médecins psychiatres qui sont assistés d\u2019in- firmiéres psychiatriques.Enfin, le département de psychiatrie s\u2019est occupé spécialement de l\u2019Hôtel-Dieu-du-Sacré-Cœur à Québec devenu un hôpital spécialisé dans le traitement des épileptiques.Un certain nombre de ces malades sont traités dans l\u2019hôpital même.Les autres bénéficient des services d\u2019une consultation externe, où les indigents reçoivent leur médication anticonvulsivante gratuitement.Grâce à l\u2019institution du département de psychiatrie, des bourses ont été accordées pour la formation de médecins-psychiatres, d\u2019infirmières psychiatriques, de psychologues et de travailleurs sociaux des deux sexes. Septembre 1957 Lavar MépicaL 355 LA MÉDECINE PSYCHIATRI QUE C\u2019est grâce à cette entente dans le domaine de la santé mentale que la médecine psychiatrique a pris son véritable essor.Les grands hôpitaux psychiatriques sont pourvus de laboratoires et de moyens d\u2019exploration plus modernes et plus appropriés.Cette entente fédérale-provinciale est venue combler les nombreuses lacunes que nous avions, tant du côté de l\u2019équipement que du côté du personnel.Elle a permis la création d\u2019organismes nombreux tels les cliniques neuro-psychiatriques et les centres d\u2019examens pour enfants anormaux à Québec, à Trois-Rivières et à Sherbrooke.La médecine psychiatrique a donc agrandi son champ d\u2019action et, ainsi, par l\u2019intermédiaire de l\u2019hôpital ouvert et des cliniques des grands hôpitaux, elle a contribué à guérir les malades au début, leur évitant l\u2019internement que l\u2019on considère comme une véritable tragédie.Les malades traités dans les Cliniques neuro-psychiatriques des hôpitaux généraux se chiffraient par 18 887 au 31 décembre 1956, et les consultations, à 67 828, ce qui constitue un aperçu éloquent des grandes activités de la médecine psychiatrique dans les hôpitaux généraux.Ceci fera comprendre l\u2019importance, de plus en plus grande, des connaissances que devraient acquérir dans ce domaine tous les médecins.La Faculté a l\u2019Intention d\u2019élargir son enseignement afin que tous les étudiants en médecine aient une connaissance plus complète de l\u2019hygiène mentale.À cette fin, les cours seront plus nombreux et plus complets.On y ajoutera des cliniques dans les hôpitaux généraux.En conséquence, le médecin, même le praticien, sera plus averti, mieux renseigné, plus conscient de l\u2019importance des anomalies psychiques, de leurs conséquences et des moyens à mettre en œuvre pour y remédier dans la mesure du possible.LA PSYCHIATRIE D\u2019HIER ET D\u2019AUJOURD\u2019HUI | On ne saurait décrire l\u2019œuvre accomplie par le département de psychiatrie de la Faculté de médecine sans y ajouter un aperçu de 1.Ce travail a d\u2019abord paru dans le Canadian Psychiatric Association Journal, vol.1, n° 4, (octobre) 1956.Nous en donnons ici Ia traduction.CI nr 356 LavaL MÉDICAL Septembre 1957 l\u2019évolution de cette science si utile à l'humanité.II convient, en effet, d\u2019exposer les notions fondamentales qui en régissent l\u2019application dans Ie concret.Les aliénistes du x1x® siècle avaient réalisé un admirable travail de description et de classification des maladies mentales.Celles-ci portaient la marque de l\u2019influence des doctrines constitutionnalistes et, si le mot de guérison était prononcé dans le cas d\u2019une maladie mentale comme J'ai eu l\u2019occasion de le Iiïre dernièrement dans un rapport fait au ministère de la santé de Québec en 1900 par le surintendant de l\u2019asile de Beauport, il semble qu\u2019à ce moment-là, on s\u2019attachait davantage à prévoir le cours d\u2019une maladie qu\u2019à essayer de le modifier, car avec la seule et unique psychothérapie qui, depuis, paraît avoir des effets qu\u2019elle n\u2019avait pas, l\u2019on mettait plutôt sa confiance dans le temps, en espérant que les choses s\u2019arrangeraient.Quelquefois le miracle se produisait.C'était à peu près les mêmes 1dées qui avaient cours au moment où j\u2019ai commencé à étudier les maladies mentales en 1924, et j\u2019ai eu l\u2019occasion de voir guérir de ces malades qui, avec le temps et nos pauvres moyens psychothérapiques d\u2019alors, retrouvalent leur équilibre psychique.C\u2019est vers le même temps que, pour la première fois, J\u2019ai eu l\u2019occasion de voir une grande dame, âgée d'une cinquantaine d\u2019années et atteinte d\u2019hypothyroïdie avec les troubles psychiques et physiques inhérents à cette affection, guérir avec des extraits thyroïdiens.Elle continue de vivre, à l\u2019Âge de 82 ans, avec toute sa lucidité d\u2019esprit, en continuant de prendre bien fidèlement sa médication.Plus tard la malariathérapie de Wagner von Jauregg est venue modifier le pronostic d\u2019une démence considérée comme incurable ; elle marquait une ère nouvelle.Vers cette époque la médecine psychiatrique a pris son véritable tournant.Les grands hôpitaux psychiatriques se sont pourvus de laboratoires de bactériologie, de sérologie, d\u2019anatomopathologre.La radiologie y est entrée elle aussi.Québec a construit son hôpital psychiatrique ouvert, la clinique Roy-Rousseau en 1926.La ponction lombaire, l\u2019une des premières techniques d\u2019exploration des centres nerveux est devenue d\u2019application courante ; elle permettait de suivre Septembre 1957 LavaL MeEpicaL 357 l\u2019évolution biologique des maladies infectieuses de l\u2019encéphale et des méninges.Puis Dandy nous apporta ses techniques d\u2019injection de gaz, de liquide opaque qui permirent de radiographier le cerveau.A la malariathérapie est venu s\u2019ajouter le choc insulinique de Sakel, puis le choc cardiozélique de Meduna et l\u2019électrochoc de Cerletti ; Meniz nous a apporté la lobotomie préfrontale.Pendant ce temps, la psychologie subissait une évolution considérable et l\u2019on a connu les applications cliniques de la psychométrie ; les tests constituent pour nous des auxiliaires précieux de diagnostic et de pronostic et sont utilisées dans tous les grands hôpitaux psychiatriques du monde.L\u2019on constate de plus en plus, que ceux qui font avancer la médecine psychiatrique sont réellement ceux qui n\u2019ont pas oublié leurs connaissances médicales, neurologiques et biologiques.Au milieu de tout ce monde scientifique, les faiseurs de phrases ont continué de pérorer et continuent encore.Ils confondent toujours la véritable recherche avec les applications d\u2019une découverte qui ne leur appartient pas.Et permettez-moi de revenir à l\u2019entente fédérale-provmciale dans le domaine de la santé mentale pour vous dire ce qu\u2019elle a permis, à Québec, d\u2019ajouter.Québec avait son hépital psychiatrique ouvert depuis 1926 ; on avait organisé en 1938 un hôpital pour épileptiques avec une consultation externe pour permettre aux épileptiques de continuer, autant que possible, à vivre chez eux avec leurs médicaments et à un certam nombre d\u2019entre eux, de gagner leur vie.Cette entente fédérale-provinciale est venue combler les nombreuses lacunes que nous avions, tant du côté de l\u2019équipement que du côté du personnel qui était réellement insuffisant et elle nous a permis de créer des organismes nouveaux, tels les cliniques neuro-psychiatriques et les centres d\u2019examen pour enfants anormaux.Les appareils découlant des travaux de Hans Berger nous permettent, aujourd\u2019hui, d\u2019éclaireir bien des problèmes de comportement et évitent de nombreuses erreurs de diagnostic.La biochimie avec ses différentes catégories de spécialistes est entrée dans l\u2019hôprtal psychiatrique.La médecine mentale peut espérer beaucoup de ces psychiatres, et en cela, je le dis sans prétention, je m\u2019accorde avec ce qu\u2019a dit Freud et je suis en parfait accord avec les opinions émises récem- 358 Lavar.MéprcaL Septembre 1957 ment par MM.Bailey et William Mayer Gross, ce dernier dans son livre intitulé Clinical psychiatry.MALADIES MENTALES ET LONGÉVITÉ L\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange qui comptait, en 1924, des dizaines de cas de tabès, n\u2019en a plus un seul.C\u2019est une maladie qui appartient pratiquement à l\u2019histoire.Le paralytique général, tel que je l\u2019ai connu avant et après la malariathérapie, n\u2019existe plus.Cependant toute médaille a deux côtés et nous devons constater que les équilibres naturels sont rompus ; que la sélection naturelle n\u2019est plus sur le même plan qu\u2019elle était et qu\u2019à cause de toutes ces médications biologiques, des quantités d\u2019arriérés mentaux et de séniles continuent de vivre.Ce sont des facteurs qui jouent un rôle important dans le nombre plus élevé des malades mentaux et, à titre d\u2019exemple, l\u2019âge moyen des décès en 1955 à l\u2019Hôpital Samnt-Michel-Archange a été de 70 ans alors qu\u2019il était de 52 ans en 1924.La génétique dans certains milieux est une science qui est complètement ignorée ; on ne veut pas en parler, ou nous ne sommes pas capables d\u2019en parler et les cas classiques étudiés comme ceux des familles Kalikak et Jukes par des biologistes, des généticiens, des psychiatres qui ont amené les États- Unis à passer les premières mesures législatives pour empêcher la propagation de certaines tares héréditaires et familiales, ne préoccupent plus nos grands psychothérapeutes modernes qui voient dans le milieu même, la source de tous les maux.La société n\u2019a plus, pour se protéger, que la défense des mariages consanguins édictée par l\u2019Église catholique.Par ailleurs, rappelons que la biologie pendant ce temps continuait de faire son chemin.Le docteur Flemming nous a apporté les antibiotiques qui sont en train de régler définitivement le problème de la syphilis nerveuse.Les neuroplégiques nous sont venus eux aussi de gens qui n\u2019ont pas cessé de penser sans tenir compte des faits biologiques.N\u2019insistons pas sur les transformations qu\u2019ils ont apportées dans le champ d\u2019action de la médecine psychiatrique, dans la société soi- disant normale comme chez les hospitalisés des grands hôpitaux psychiatriques dont ils ont transformé complètement la physionomie.Je Septembre 1957 Lavar MépicaL 359 crois que, depuis, la lobotomie a vécu ; elle a rendu des services, mais l\u2019utilisation des neuroplégiques a posé, surtout pour les maladies de longue durée, des problèmes nouveaux.Les hôpitaux qui veulent la tranquillité Pont avec un déséquilibre budgétaire que la société aura à combler.Un certain nombre de nos malades dont on est certain qu\u2019ils continueront, comme les épileptiques, à prendre leur médication, peuvent sortir à condition qu\u2019ils puissent en assumer les frais, ce qui n\u2019est pas le cas pour la majorité.Nous devrons songer maintenant à fonder des cliniques externes qui devront fournir gratuitement les médicaments aux malades incapables d\u2019être suivis adéquatement par leur entourage.La libération de ces malades doit être faite après étude sérieuse, et l\u2019appréciation de leur potentiel antisocial devient la responsabilité de tous les médecins d\u2019un hôpital psychiatrique dont les connaissances doivent dépasser la naïveté de ceux qui ont annoncé que les grands hôpitaux psychiatriques deviendraient prochainement inutiles et périmés.Nous connaissons tous le rôle que joue, dans la prévention des délits et des crimes, le grand hôpital psychiatrique.Nous gardons des quantités de sujets qui, dans la vie libre, étaient plus ou moins dangereux pour autrui et l\u2019ordre public, et qui, par ailleurs, étaient aussi malmenés, raillés et maltraités, ce qui aggravait fréquemment leur nocivité et leurs inaptitudes.A Thépital, Ils vivent heureux et leurs aptitudes sont utilisées.Une institution psychiatrique recoit nombre de malades qui ne relèvent pas de la formule de l\u2019hôpital ouvert et si celui-ci élargit trop son champ d\u2019action, il s\u2019expose à des accidents de toutes sortes.On pourrait en citer de nombreux cas.Il en est de même pour les cliniques des hôpitaux généraux qui doivent traiter des malades selon leur formule, avec, comme but primordial, de les traiter de la façon la plus discrète possible sans leur faire courir le risque d\u2019accident et Je considère comme une erreur, du moins pour les petites villes, qu\u2019on ait créé dans les hôpitaux généraux, des sections distinctes pour les malades de l\u2019esprit.Il est extrêmement dangereux qu\u2019on voie s\u2019édifrer de petits asiles au sein de ces hôpitaux où les malades ne veulent plus aller car ils se disent spontanément qu\u2019on les considère comme des malades mentaux. 360 Lavar MépicaL Septembre 1957 FORMATION DU PSYCHIATRE Avant de terminer, je voudrais dire un mot de la formation du médecin psychiatre qui doit, à mon avis, garder d\u2019abord, toutes ses connaissances médicales et dont l\u2019entraînement doit être organisé de telle sorte qu\u2019il doit, pour être complet, faire des stages dans un hôpital psychiatrique où la loi des hôpitaux psychiatriques de sa province est en vigueur, II connaîtra ainsi des variétés de malades que l\u2019hôpital psychiatrique ouvert ne peut recevoir et ne peut garder.Il doit aussi connaître les malades de l\u2019hôpital psychiatrique ouvert, enfin, étudier les malades des cliniques des hôpitaux généraux, les sujets des centres médico-sociaux et les délinquants.Le psychiatre doit avoir suffisamment de connaissances neurologiques pour départager les maladies psychiques qu\u2019il sera appelé à constater et qui ont une étiologie nerveuse proprement dite.II doit connaître la thérapeutique sérieuse scientifique qui met en œuvre les connaissances biologiques et se méfier de cette thérapeutique littéraire à l\u2019usage des journaux illustrés et des grands quotidiens.Le psychiatre ne doit pas faire de sa pratique un commerce ; le bien-être de ses malades sera fonction de son instruction, de sa conscience, de son humanité, de son intelligence ; il devra se rappeler, principalement aujourd\u2019hui, le rôle immense qu\u2019il est appelé à jouer dans la sécurité publique, dans la prophylaxie des délits et même des crimes, en dehors des services thérapeutiques qu\u2019il rendra quotidiennement aux malades qui ont mis leur confiance en lui.Ses connaissances et son contact avec les médecins de toutes spécialités l\u2019amèneront 3 jouer un rôle éducationnel auprès de ses confrères.De plus en plus, à cause de lui, s\u2019élimineront certaines interventions chirurgicales, inopportunes et à répétition, pratiquées chez des personnes dont la cénesthésie est perturbée.Il serait à propos que nous nous préoccupions de nouveau de l\u2019enfant qui vient au monde, pour rappeler à certains obstétriciens que l\u2019accouchement est un acte physiologique qui doit se dérouler de la façon la plus naturelle possible car s\u2019il faut penser à la mère, il ne faut pas oublier que l\u2019enfant a un cerveau et je crois que l\u2019on abuse aujourd\u2019hui des anesthésiques dont les uns ne sont pas sans nocivité.Certains arriérés, certains épileptiques, peut- Septembre 1957 Lavar MÉDicaL 361 être aussi certains délinquents, le sont devenus parce que leur cerveau a été lésé au moment de leur naissance.On parle beaucoup de l\u2019éducation des arriérés mentaux, j\u2019en suis.À ceux qui espèrent trop de leur éducation, je demanderais ce que le monde moderne en fera lorsqu\u2019ils seront parvenus à l\u2019âge de travailler et à moins que l\u2019on ne prévoie des institutions qui pourront les recueillir et utiliser leur potentiel de travail loin des machines en mouvement, Je me demande comment la société pourra régler ce problème depuis qu\u2019existe notre manière syndicale de travailler.Il importe avant tout de se préoccuper de l\u2019être humain et de lui assurer les services indispensables à sa santé physique et mentale.La psychiatrie répond à ce besoin.TABLEAU Cliniques neuro-psychiatriques \u2014 juillet 1949 au 31 décembre 1956 MALADES Inscrits.oo LL Le LL ae Aa Ra ee a a ae 18 897 Consultations.oii i ae ee eee La ae 67 828 Entrevues avec Pinfirmiére.40 474 Transférés à la Clinique Roy-Rousseau.739 Internls.oo ee ee aa ee ee a aa a ea ea 141 Médecins ayant bénéficié de bourses.31 34 \u2014 3 = 31 Infirmiéres.121 + 36 à leurs dépens = 154 en tout MONTANT GLOBAL MONTANT RECU REÇU AU 31 DÉCEMBRE 1955 1949.$307 189 20 1050.349 657 25 1051.LL A Na ee a a eee 355 019 00 10952.LL LL La aa a en een ane 423 455 72 1953.LL LL LL LL La a a aa ae 413 474 84 1954.453 634 03 1955.LL LL La Lena ae 536 996 40 $2 839 426 44 k Ny: i i 7 4 4 PE sr a, ai isda 4 Fae _ 7 en iy a we > nn, as re ee = a a nosy in 5 nd ie a ean La + SEIT ga ee or ee po ES Cid 3 ER .a wa 3 x ptet .Re PTS \u2014 _ __ I a I er \u2014 Cpe J.pr Re ee À + Le CREE] Co ae Ea EL CTS roc = x; sac ces pags Era Toa cual RE sou es 3, css vu ITS Cer ss ces pacte ee AT Chae ray = eee pri me = SIR aE cs Ah AOL Ee Carrera at EX pe een cotes de TES oc Be ge = hr \u201ca = HS ce Prick pel Cah = py PR > E Land = a ER H x Hii] 5 : pu rev usa | > F ne + æ> Tage ee À neue iO ov =.1 Farms Fil.+ i a.; ?us Sa $i £5 3% + à Li GF ad Li pH XR 2H # i =, ya Ÿ PACH d id À y + | Se 4 50, #5 7 at Ë Ï i ba 2 y dé.SN \"4 », * pe Se Es NOV X Neal de 5 Pirée br ra oh of \u201ci @ vi # __ 3 i.À A FR Root LA BANQUE DES TISSUS.GILLES MARCEAU _ L'historique des greffes ou plutôt des transplantations des tissus est un bel exemple de la valeur de notre médecine locale et de l\u2019intérêt que vaut la recherche.L\u2019idée de transplanter des cellules vivantes est peut-être vieille comme le monde, cependant son application réservait et réserve encore bien des surprises.Aujourd\u2019hui, une fois toutes les difficultés techniques surmontées, la spécificité cellulaire nous apparaît si marquante qu\u2019elle ne permet pas à un tissu de vivre ailleurs que sur son propre organisme.Malgré cette réalité décevante, il y a beaucoup d\u2019avantages pratiques dans les transplantations de tissus.C\u2019est ce qui explique leur valeur populaire.Oubliant le problème scientifique, voyons chez nous quelle a été l\u2019application pratique des greffes, depuis leur début Jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, et ce que sont les banques de tissus de nos hôpitaux.Le premier tissu transporté fut le sang.\u2018Il se prélevait facilement, pouvait être introduit dans la circulation sans beaucoup de manipulations et trouvait de multiples Indications dans les grandes hémorragies.Il ne faut pas croire, toutefois, que la chose était sans conséquence ; au contraire, plusieurs morts par transfusions avaient inspiré des lois qui interdisaient cette méthode dans la plupart des pays, et ce n\u2019est qu\u2019après les découvertes de Lansteiner sur les groupements sanguins: que le problème de la transfusion reprit l\u2019actualité aux États-Unis.Dans les mêmes années, un des nôtres, le docteur Willie Verge, arrivait de Paris où il venait de poursuivre un stage en physiologie. 364 LavarL MEbicaL Septembre 1957 II se rendit & New-York chez le professeur Hunger apprendre les techniques expérimentales des transfusions et, sitôt revenu à Québec, se joignit à un de ses amis, le professeur Jean-Baptiste Lacroix, du département de physiologie de l\u2019université Laval, pour continuer ses expériences sur les chiens.Le 6 janvier 1926, il donne comme traitement à l\u2019hôpital Saint- François-d\u2019Assise la première transfusion sanguine à Québec et probablement au Canada.Une demoiselle J.Isabelle, des Trois-Rivières, reçoit du sergent Raphaël Gonthier, de la citadelle de Québec, environ 300 c.c.de sang, de veine à veine.Le donneur est du groupe IV et tout se passe sans incident.Un mois plus tard, le docteur Jean-Baptiste Lacroix, avec qui Willie Verge avait travaillé, donne à un monsieur À.Bourget, de l\u2019Hôtel- Dieu, la première transfusion de sang citraté.Le docteur Verge, la même année, réussit une transfusion de veine à sinus à travers la fontanelle chez un nourrisson de la crèche Saint-Vincent-de-Paul, et, dès 1928, publie un travail d'importance sur la question, au congrès canadien des médecins de langue française, sous le titre Urgence de la transfusion sanguine en chirurgie et sa nécessité en médecine.L\u2019on peut dire qu\u2019à cette date les transfusions de sang frais ou citraté se donnaient dans tous les hôpitaux de la ville, et principalement à la Crèche Saint-Vincent-de- Paul où un système de prélèvement à la Maternité permettait de donner rapidement du sang citraté, et quelquefois même du sang conservé, à des nourrissons malades.Jusqu'ici, il s\u2019agissait surtout de sang frais.L\u2019on ne savait pas grand\u2019chose des méthodes de conservation, et trouver du sang frais pour les besoins d\u2019alors ne posait pas de probléme.Cependant, les indications croissantes, la connaissance de tous les groupes, sous-groupes et Rh, la difficulté d\u2019avoir un donneur du groupe désiré ont créé la nécessité des banques de sang.C\u2019est pendant la dernière guerre qu\u2019ont été découverts et perfectionnés les différents procédés de conservation du sang.Ce sont les anesthésistes chez nous qui organisèrent les premiers les banques de sang de nos hôpitaux.AR HAA Septembre 1957 LavaL Mépicar 365 Une banque de sang est un endroit où l\u2019on conserve à température constante dans des contenants spéciaux du sang de tous les groupes en quantité suffisante pour les besoins normaux.Tout sang conservé doit être groupé, certifié stérile et gardë pas plus d\u2019un mois à une température constante de 4° centigrade.x Vers 1945, chaque hôpital possédait un réfrigérateur utilisé à cet effet qui permettait de conserver du sang de n\u2019importe quel groupe pour usage en tout temps.Dans plusieurs hôpitaux, il en coûte une bagatelle pour une transfusion, pourvu que l\u2019on remplace le sang reçu par celui d\u2019un donneur de n\u2019importe quel groupe.Ce système ne pouvait être adopté sans l\u2019établissement d\u2019une banque pour garder la provision de sang reçu afin de le transfuser les Jours suivants à un malade du groupe correspondant.Vers la même année, l\u2019idée d\u2019une banque d\u2019os vint aux orthopédistes qui souvent doivent prélever des greffons osseux pour consolider une fracture.Cependant, ces tissus présentaient beaucoup moins d\u2019intérêt.Il est rare en orthopédie que l\u2019on ait besoin d\u2019un greffon conservé, car la transplantation fraîche d\u2019un fragment d\u2019os d\u2019un endroit à un autre chez le même individu reste la méthode de choix.Toutefois, il est pratique de prélever une greffe chez un nourrisson ou encore chez un enfant en pleine croissance.En prévision de toute éventualité, des banques d\u2019os ont existé et existent encore dans nos hôpitaux.Leur fonctionnement est assez compliqué.Alors qu\u2019il est facile et peu coûteux de prélever une pinte de sang chez quelqu\u2019un, il est plus difficile et non sans conséquence de lui prendre un bout d\u2019os, de cartilage, d\u2019artere ou un fragment de peau.Toutefois, une source de matériel fut vite trouvée.Dans la plupart de nos milieux hospitaliers, l\u2019on garde en banque les os ou cartilages que l\u2019on a dû réséquer au cours d\u2019interventions chirurgicales courantes, ainsi une côte enlevée au cours d\u2019une thoracotomie sera conservée si elle satisfait aux conditions requises d\u2019un greffon, 366 LavaL MEbicaL Septembre 1957 Certains prélèvent leurs greffes sur des cadavres, mais cela pose un Ra Es Ee A grave problème, celui de la stérilité.Plusieurs méthodes de prélèvement et de stérilisation sont employées.Chaque milieu a sa façon et contrôle par des épreuves de laboratoire répétées la stérilité la plus complète de ses pièces.Le problème des artères a suivi celui des os et du cartilage.La ë chirurgie des artères, créée en France, 1l y a à peine dix ans, fait l\u2019objet de recherches depuis plus de quatre ans à l\u2019université Laval et à l\u2019Hôpital Tous les tissus, tels l\u2019os, le cartilage, la peau et le tissu artériel ne se prêtent pas indifféremment à une même méthode de conservation et l\u2019idée de trouver la méthode idéale pour tout tissu a fait préconiser trois procédés de mérites divers : Laval ; quelques essais cliniques ont été tentés.\u2014 D'abord la méthode de Gross, la plus vieille de toutes.Elle n\u2019est autre que celle de Carrel modifiée, qui utilise un milieu nutritif.Elle | est très compliquée et serait particulièrement indiquée pour la peau.| Elle est la seule méthode permettant à coup sûr la survie cellulaire.\u2014 La méthode par congélation plus ou moins rapide.Elle est fort d simple et convient à presque tous les tissus sauf la peau.Elle est encombrante et ne permet pas de transporter les greffes.\u2014 Enfin, depuis environ dix ans, à Bethesda (Maryland), une mêé- thode de dessication par le vide après congélation rapide a été mise au point.Elle protège indéfiniment presque tous les tissus, sauf la peau.La pièce est conservée dans un tube scellé et peut être transportée facilement.Toutes ces méthodes sont bien connues chez nous ; elles font l\u2019objet de recherches à l\u2019École de médecine et se pratiquent dans nos hôpitaux.Des congélateurs pour conserver os et cartilage sont utilisés tout près des salles d\u2019opérations.Tous nos milieux hospitaliers gardent les principaux spécimens d\u2019artères conservées par congélation-dessication dont on a le plus souvent besoin et peuvent se procurer à vingt-quatre heures d\u2019avis n\u2019importe quel autre segment artériel.Quant au procédé de Gross, il est courant en expérimentation à l\u2019université Laval, mais son utilité en pratique pour les greffes de peau Septembre 1957 LavaL MEbicaL 367 est devenue négligeable, étant donné le besoin rarissime de greffe de peau.Toutefois les greffes fraîches de cornée sont d\u2019usage courant.Ainsi, depuis plus de trente ans, se donnent à Québec des transfusions de n\u2019importe quel groupe : 1 593 à l\u2019Hôtel-Dieu en 1956.Depuis plus de dix ans, se pratique la greffe d\u2019os conservés : une douzaine par année au seul Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus ; et quiconque profiterait d\u2019une greffe d\u2019artère peut la trouver n\u2019importe où.Quant aux greffes d\u2019organes, elles font beaucoup parler d\u2019elles, mais ne sont vraiment pas pratiques sous aucune forme actuellement.Leur étude se poursuit dans les laboratoires de notre École de médecine.Il est bon, quelquefois, de se rappeler que la médecine est aussi avancée chez nous qu\u2019ailleurs.Cela donne du même coup l\u2019occasion de rendre hommage à certains des nôtres.Ce ne sont pas toujours ceux qui remplissent la grande presse de nouvelles médicales qui ont le plus de mérite, ce sont aussi les autres qui ont travaillé souvent sans bruit ; de ceux-ci, il s\u2019en trouve chez nous comme ailleurs.Le préjugé le plus stérilisant que l\u2019on puisse avoir est celui de croire que la recherche est au-dessus de nos moyens, car il nous empêche d\u2019apprendre même comment la faire.Il n\u2019existe pas de métier, de profession ou de rôle qui soit au-dessus des ressources de n\u2019importe quel homme intelligent s\u2019il s\u2019y prépare. Ces > Te ats Sy ea Sa Lavon = ss oo = er Ca J Jy Lo x pu.zis a __ ue ia ees Ba Dey Sig wn oo = = a es So 22 cs a OR Et Sa g oy a Sk ee = i = i : = = JE; ! 3 N = 3 3 ~~ - \u2014 a \u2014 À = Apa Bi So es us Lo ao pro ob ps Rds Des io oa a er eee ces Pr te = ga 5 ey == 53 A cca A ee Ca aa a a ae Ed eo 7 seras Ea 5 po Soon pis RS SNS ce ie ie Be i = + 23 = = op 3 = e nn je 2 5 a Xd = 5 a a 5 x 3 3 A be 3 (laaialahd Bhaatatit: A til Nt hy { % hy NE IR pee sen 1 12 + ry Rel 1 SET WW, A AR etre 68 3 dit rés Se sr TES RSS v Eh à LR Ses Rs = senior, hae] = SG Toh chin, Sa pus 2 ÿ i te # x spt & # ë \u201c4 SR ps > WE & = ee oh Ze + , AF 2, | 3 Aw TYRE Cd se 2 P the \u20ac va a =z a æ # È$ & v rt R 4 % pe EE A qe ¥/ A ad > ES N\\ æ FINE + Ars te.Ë «| bd Ea PRE i 3, Vas x Hat GA La ÿ; x $ qu = ae ve\u201d in ue = 3 re ESS ES ond\u201d # ae a S cf 1 2 dass Le eu 34 À \u201cDames i 55 x x \u20ac i ie, x TE \u201cEER NES i Pe Ld Î 1 i i # # i 2 Bs a ee té 3 i Sit Sd rie, y HE RY x 5 i i) ; 1 7 À A 3 5A ER a, p nT RY al, Sl A EI RTS Gli Rn 9 LA BANQUE DES YEUX.Marc PLAMONDON La première organisation du genre fut fondée à New-York en 1945.Incorporée légalement, et appuyée par de nombreuses organisations bénévoles, son but unique et primordial, était d\u2019obtenir le matériel nécessaire à la pratique de la transplantation cornéenne.À l\u2019heure actuelle, on obtient aux Etats-Unis, par son intermédiaire, la majorité des tissus cornéens servant à la transplantation.La pratique moderne de cette intervention chirurgicale sortait enfin de son stade expérimental et du succès clinique isolé, pour connaître une diffusion rapide grâce à l\u2019apport de techniques précises, à la mise au point d\u2019instruments impeccables et à l\u2019arrivée des bactériostatiques et des antibiotiques.Pourtant, l\u2019idée de remplacer le parenchyme cornéen malade, devenu opaque, responsable de tant de cas de cécité, n\u2019était pas une nouveauté, et surtout avant l\u2019ère médico-chirurgicale du xx° siècle, nombreux de- valent être les patients souffrant d\u2019ulcères cornéens les rendant aveugles.Pellier de Quengsy, en 1771, eut l\u2019idée, le premier, de placer, dans une cornée opaque, une substance transparente permettant aux rayons lumineux d\u2019atteindre la rétine.II ne put mettre son idée en exécution.Ce n\u2019est qu\u2019un siècle plus tard que Nusbaum, soit en 1856, réussit à placer de petites plaques de verre dans une cornée de lapin.Nombreux furent les expérimentateurs qui, jusqu\u2019en 1900, tentèrent divers moyens pour redonner à la cornée sa transparence perdue.On tenta par exem- 370 Lavar.MÉDpicaL Septembre 1957 ple d\u2019y introduire des cristaux, des celluloïdes, des membranes d\u2019œuf.D\u2019autres expérimentateurs essayèrent même sur l\u2019humain de transplanter des cornées de cochon, de mouton, de chat et de lapin.Les succès obtenus furent bien éphémères.Le matériel implanté était rejeté ou devenait plus ou moins opaque à brève échéance.On rapporte qu\u2019en 1888, von Hippel réussit une greffe de cornée en se servant d\u2019un implant venant d\u2019un œil humamn énucléé.Magitot en 1911 publie un important mémoire, fruit d\u2019une expérimentation élaborée où 1l fait ressortir l\u2019importance capitale de l\u2019homogreffe par rapport à l\u2019hétérogreffe (bomogreffe : implant venant d\u2019un humain ; bétérogreffe : implant venant d\u2019une autre espèce).Dans ce même travail, Il précise que la cornée transplantée conserve son individualité biologique vivante et peut même être conservée durant plusieurs jours au froid avant d\u2019être greffée.En 1930 et 1934, Filatov préconise l\u2019emploi de cornées de défunts et apporte ainsi une solution magnifique à la pénurie de matériel.Survient la guerre 1939-45, la plupart des chercheurs sont confinés, isolés.Plusieurs suspendent même complètement leurs travaux.Il en reste tout de même des premières statistiques encourageantes accumulées dans les périodes 1930-39.Toutefois, l\u2019idée de la diffusion de cette technique chirurgicale fermente toujours dans les esprits ; des pionniers se préparent à la période et à l\u2019action d\u2019après-guerre.Selon l\u2019expérience acquise, on sait : 1° Quela greffe de cornée pour réussir a besoin premièrement de transplant humain (homogreffe) et ne peut réussir en se servant d\u2019un transplant d\u2019autres espèces (hétérogreffe), et encore moins d\u2019appareils transparents ; 2° Que des transplants humains, venant de personnes décédées, peuvent servir efficacement s\u2019ils sont prélevés dans les deux à huit heures qui suivent le décès ; 3° Que la greffe peut être pratiquée dans les vingt-quatre à quarante- huit heures qui suivent le prélèvement, si les yeux ont été conservés au point de congélation (4°C.).De ces principes de base naîtront les initiatives pour obtenir le matériel nécessaire au succès de l\u2019intervention.Aux États-Unis, on met en branle l\u2019esprit d\u2019humanisme et de générosité proverbiale de ce grand peuple, en organisant en 1945 la Eye Bank for Sight Restoration.Sou- Septembre 1957 Lava.MÉpicaL 371 tenue par une publicité généreuse, on s\u2019adressa au public, non seulement pour faire connaître l\u2019intervention, mais aussi pour obtenir des yeux et indirectement encore pour obtenir les fonds nécessaires à l\u2019administration d\u2019une grande organisation.Au personnel médical, on demanda de collaborer en lui faisant parvenir les yeux pathologiques énucléés, dont la cornée était encore saine et greffable.Aux vivants, porteurs \u2018d\u2019un œil définitrvement aveugle mais dont la cornée était saine, on demanda de la sacrifier pour un aveugle à cornée opaque, aux voyants vivants, le don de leurs yeux après leur décès.De cette initiative hautement humanitaire, il ne fallait regretter que deux choses : l\u2019impossibilrté pour les centres éloignés de la métropole américaine de pouvoir collaborer efficacement à cette organisation, et ceci dans les deux sens : donner, mais recevoir aussi ; et de l\u2019abus publicitaire : photos de vivants ayant deux yeux à vendre à l\u2019encan ($5,000.et plus).Il est vrai que la nécessité d\u2019un flot constant de sang vivant pour les transfusions sanguines avait lancé la mode de la rénumération pécuniaire du donneur, mais l\u2019idée d\u2019une telle rétribution pour une mutilation définitive, non nécessaire et condamnable, est absurde, d\u2019autant plus que les yeux sains d\u2019une personne décédée sont aussi bons, sinon meilleurs que les yeux d\u2019un vivant.Lepoint de vue moral de l\u2019acte, greffe de cornée avec des yeux de défunt, longtemps discuté, fut enfin approuvé et hautement loué par le Saint-Père lui-même dans un discours aux ophtalmologistes en avril 1956.L'initiative française différa sensiblement de l\u2019américaine.Dès le début, on mit à profit les connaissances apportées par Magitot et Filatov en se servant de yeux de décédés que l\u2019on pouvait conserver.Dès 1941, cette méthode était déjà très répandue, mais elle n\u2019était pas reconnue légalement, car tout prélèvement même autorisé ne pouvait être fait qu'après un délai de vingt-quatre heures.Les ophtalmologistes pratiquant l\u2019Intervention étaient done hors la loi et constamment menacés par la «justice ».La réglementation de l\u2019intervention fut une entreprise audacieuse, codifiée en France par le décret n° 47,2057, daté du 20 octobre 1947, permettant aux médecins de prélever dans les heures immédiates suivant le décès les yeux nécessaires, dans certains établissements hospitaliers désignés, même en l\u2019absence de l\u2019autorisation de la famille.Pour prévenir les abus, des conditions rigoureuses sont posées 372 LAvarL MÉpicaL Septembre 1957 pour s\u2019assurer de la réalité de la mort.Un procès-verbal décrivant les motifs et les circonstances de l'opération doit être dressé.Il est évident que la promulgation d\u2019un tel décret n\u2019était pas de permettre aux oculistes de pratiquer l\u2019intervention à l\u2019insu des parents du donneur, mais de les protéger contre les revendications possibles après un don, toujours négociable parce que sans protection légale.A ce décret premier s\u2019ajouta une législation officielle en 1952 et 1953, puis on créa une « Banque d\u2019yeux » sur le modèle américain, durant la période 1948 4 1953.Ce premier décret avait permis à l\u2019école française d\u2019ophtalmologie de prendre les devants dans le domarne de la greffe cornéenne et de donner au monde le stimulus nécessaire à sa diffusion, et ceci grâce à ses succès et à la magnifique publication de la Société française d\u2019ophtalmologie par les docteurs Paufique, Sourdille et Offret en 1948.En Angleterre, toutefois, les progrès n\u2019étaient pas rapides.Un vieil Act datant de 1832, ne permettait le prélèvement des yeux de défunts qu\u2019après de trop longues procédures légales.En 1952 enfin, les barrières légales furent enlevées, les yeux pouvant être prélevés chez le défunt s\u2019il n'existait pas d\u2019objections de l'individu avant son décès ou des membres de sa famille après.D\u2019autre part, le ministére de la santé désigna dans cette loi plusieurs centres régionaux où des « Banque d\u2019yeux » pouvarent être organisées.On trouve dans ces centres des médecins entraînés à la pratique de la greffe et les malades y sont dirigés.La Tunisie, le Maroc, les États-Unis, l\u2019Alaska, l\u2019Afrique du sud et la Syrie sont autant de pays où 1l existe une législation favorisant le prélèvement des yeux de cadavres pour fins de greffes.D\u2019autres pays, tels la Suède, la Grèce, l\u2019Égypte, l\u2019Italie, les Indes et le Vénézuéla sont en voie d\u2019obtenir cette législation.Par contre, on en trouve qui n\u2019ont pas de législation spécifique, soit parce que la loi ne s\u2019y oppose pas, soit parce que le matériel cornéen peut être obtenu des corps non réclamés aban- dants dans certains pays, soit encore parce qu\u2019il existe une forme d\u2019entente tacite humanitaire favorisant un apport convenable.Au CANADA Notre pays ne compte pas parmi ceux qui prirent l'initiative dans ce domaine.Longtemps on se contenta d\u2019en entendre parler, puis A \u2014\u2014\u2014 Septembre 1957 Lavar.MÉpicaL 373 apparurent ici et là quelques tentatives de greffes, sur l\u2019animal d\u2019abord, puis sur l'humain.Cependant, l\u2019enthousiasme fut quelque peu refroidi par une publicité par trop personnelle, décourageant la collaboration efficace des confrères.Grâce au stimulus des succès étrangers, quelques- uns se lancèrent enfin, mais seulement après avoir réussi à en maîtriser les techniques lors de stages d\u2019études dans les centres spécialisés.Nos oculistes, malgré leur bonne volonté et leurs succès dans ce domaine, ne faisaient pas bonne figure.Beaucoup manquaient du feu sacré, gênés, non par le manque d\u2019initiative personnelle, mais plutôt par l\u2019héroïsme à déployer pour vaincre les difficultés.C\u2019était par exemple un fait acquis dans notre public que la greffe de cornée était une opération spectaculaire, destinée à rendre la vue à un certain nombre d\u2019aveugles, mais elle restait dans l\u2019esprit une chose chimérique, impossi- À ble à produire localement.Elle devait, pour être vraie, venir de loin et être accompagnée, pour y croire, d\u2019un faste et d\u2019une pompe publicitaire x nécessaire.C\u2019était une norme auquel l\u2019américanisme avait habitué le public à se soumettre, nécessaire pour vendre une marchandise et même sa médecine.La presse étant à l\u2019affût, 11 y eut des victimes.Elles payèrent l\u2019indiscrétion des uns ou souffrirent de leur imprudence personnelle.i C\u2019est un fait reconnu qu\u2019il n\u2019existe pas de législation spéciale dans la province de Québec, comme dans nombre de pays, favorisant spécifiquement les prélèvements de cornées chez les défunts.Il faut reconnai- tre d\u2019autre part que son absence n\u2019a jamais été un handicap insurmontable parce que la loi actuelle concernant l\u2019autopsie permettait l\u2019examen et les prélèvements d\u2019organes dans un délai raisonnable.Ce délai légal | post mortem pour faire ces prélévements en vue.d\u2019examens est de deux fg heures, et l\u2019on sait que dans les conditions idéales, les yeux peuvent être prélevés pour greffe de cornée jusqu\u2019à quatre à six heures après la i mort.II convient de rappeler, toutefois, que les chances d\u2019interven- 1 tion sont d\u2019autant meilleures que les yeux ont été prélevés tôt après le [ décès.8 Une législation modifiant la loi des autopsies serait infiniment sou- Eg haitable dans notre province pour favoriser et codifier la transplantation cornéenne dans les.centres médicaux et universitaires. 374 Lavar MépicaL Septembre 1957 Une condition sine qua non est l\u2019autorisation d\u2019un responsable immédiat, telle que définie par le Saint Père.Jusqu\u2019ici, afin d\u2019éviter le retrait de consentement après le prélèvement et l\u2019exploitation honteuse du chirurgien par des menaces de recours en justice (l\u2019affaire s\u2019est déjà pro- durite à Québec même), une formule signée par les responsables du donneur Immédiatement après son décès est exigée, même s\u2019il existe un testament spécifiant le don volontaire des yeux pour fins de greffes.En 1954, les autorités provinciales, par la personne du Procureur général, furent approchées et informées de la nécessité d\u2019une législation appropriée sur le sujet.Après quelques démarches personnelles, tout tomba dans l\u2019oubli, même si les entrevues s\u2019étaient déroulées dans une atmosphère cordiale.La raison de l\u2019oubli volontaire était simple : le refus de certams hommes de loi à reconnaître l\u2019existence de législations semblables dans d\u2019autres pays pouvant motiver 1c1 de telles mitiatives, et l\u2019incertitude où l\u2019on se trouvait quant à la valeur morale d\u2019une telle intervention.Ces objections sont enfin disparues, car la plupart des pays ont adopté leur décret ou leur législation et la sanction morale nous vient de Ia plus haute Autorité.Il existe à l\u2019heure actuelle au pays deux banques d\u2019yeux ayant un caractère officiel comme telles.La première, fondée en novembre 1955, est celle dépendant de l\u2019Institut d\u2019ophtalmologie de Toronto, patronnée par l\u2019Institut national canadien pour les aveugles.La seconde est celle de Montréal qui fut lancée officiellement à Ia fin de 1956.Elle est encore patronnée par l\u2019Institut national canadien pour les aveugles de cette région.A Québec, nous avons la nôtre, bien qu\u2019elle n\u2019ait jamais été lancée offrciellement dans le public comme telle.Elle existe en somme sous forme embryonnaire depuis six ans.Malgré sa modestie, elle nous a quand même permis de produire une première statistique canadienne en 1956.Depuis six ans donc, tout près d\u2019une cinquantaine de greffes cornéennes ont pu être pratiquées, les yeux ayant été obtenus après le .consentement légal des parents du défunt.C\u2019est un nombre restreint si on le compare aux statistiques de l\u2019extérieur, un nombre limité nêces- sairement par le débit d\u2019yeux obtenus dans des conditions pas tellement favorables, dans un pays où il ne devrait pas y avoir de contrainte humanitaire et où les initiatives devraient être heureuses. Le 333 Teer = vx 205 Pres ae a Ia _ a pee bé ges = ss ar Be ca ane £1 he Lt reo puts 2e pay EIT ui Lz pe a ges AE Fes CARNET Frise hr = os iy a en estate: ral] \u2018 ce OSA CDE = a res Ll ey ER Be i 8 ai aR __- = ___ = = = PA x si i on En oh iia ça sde 2 FREES er Figs 3 ES + re a i 0) A ir È A Ë MM io) = ë - tres Na a spa F C2 etre x £a: FRR = ue 4, C\u2014O rh a.x 4] 2 * Tem: WHEE i Ti a Ha AIRY TRE i M SN ARTY ble psig * 3 ies SS Wo Le voir a 5e 54 ve gr E FA S43 on \u2014 ne nn 3 : = = en 7 NE 4 i ani SR gd TROP (55 WE hE 1% \u2018\u201c Ha pe Jey To Ye > E CENT 5 vis.ame A 4 5 \u201c i mg\" y= A | RS oi Set nn he =s ES 2 of a ec À Se EN i \\ Ni mall nny Bey ls 222 Tam en re oar rome = 24 ; ES i h 2 £ + Des 7 TS ; SAH Etam TT \u2018a -w i £ A ee a % is = 4 Le: Es.5 I y éme ES SE re iH: = % NEw: Ji =.a us ¢ _ ont SES mi © HEY 8 - = aad x - di A o oN { HARRI: ae i LÉ ao Es \u201c A AGT; 3 a u he sy 5 0 ns ô à ni at er SEY Hi En LS = messe S » 8 = iI qe vs ès ra \u201ca maf WN = __ me I ah L\u2019ECOLE DE TECHNOLOGIE MÉDICALE.PAUL-A.BOIVIN Dans la médecine moderne, les sciences prennent une part de plus en plus importante tant pour le diagnostic des maladies que pour la surveillance de la thérapeutique et même de l\u2019établissement du pronostic.Aujourd\u2019hui, le médecin se sert de plus en plus de toutes les ressources d\u2019une technique rigoureusement établie.Divers instruments très perfectionnés aidant, des analyses de laboratoire plus nombreuses sont rendues indispensables pour orienter et affermir le diagnostic.Tant et si bien qu\u2019une nouvelle carrière s\u2019offre aux jeunes gens : la Technologie médicale.Les techniciens de laboratoire sont devenus des aides nécessaires au médecin qui doit recourir de plus en plus aux analyses chimiques, bactériologiques et pathologiques.C\u2019est pour répondre au besoin urgent d\u2019un personnel qualifié dans les laboratoires d\u2019hôpitaux que les autorités \u2018universitaires de l\u2019université Laval, en mars 1951, décidèrent de fonder l\u2019École de technologie médicale.Elles en confiaient l\u2019organisation au docteur Rosaire Gingras, secrétaire de la Faculté de médecine et directeur du département de biochimie.Grâce à la collaboration de l\u2019université Laval et du gouvernement fédéral, la nouvelle École de technologie médicale était inaugurée en septembre de la même année et, dès le mois d\u2019octobre suivant, elle était officiellement affiliée à la Faculté de médecine. 376 Lavar MÉpicaL Septembre 1957 Le bureau de direction est formé de Monseigneur Robert Dolbec, vice-recteur, du docteur Rosaire Gingras, directeur de l\u2019École, du docteur Georges-A.Bergeron, secrétaire, et du docteur Henri Marcoux, professeur de chimie clinique.Comme les techniciens de laboratoire doivent assumer de grandes responsabilités, 1l leur faut acquérir une très bonne formation.C\u2019est pourquoi l\u2019École de technologie médicale n\u2019a rien négligé pour donner à ses étudiants des connaissances scientifiques et médicales qui leur permettront de mieux comprendre leur travail et d\u2019en interpréter correctement les résultats.Ainsi, 1ls deviendront, pour les directeurs de labora- torres, des collaborateurs intelligents et avertis.Une section de la nouvelle Faculté de médecine est réservée à l\u2019École de technologre médicale et, chaque année, une quarantaine de techniciens et techniciennes iront enrichir le personnel de nos hôpitaux.Pour donner une Idée de la carence de ces techniciens dans notre milieu, il suffit de signaler que nos Institutions hospitalières pourraient absorber des centaines de ces spécialistes auxquels on accorderait des situations lucratives.| De plus, ces spécialistes sont très recherchés par les laboratoires de recherches, les laboratoires gouvernementaux et industriels.| L\u2019étudrant obtient, dans ce cours universitaire, un diplôme en technologie médicale après deux années entières : l\u2019une comprend l\u2019en- sergnement didactique et les travaux pratiques ; l\u2019autre, internat dans les laboratoires hospitaliers.De plus, les techniciens diplômés, désireux de se perfectionner en l\u2019une ou l\u2019autre discipline (v.g., hématologie, bactériologie, histopathologie, etc.), peuvent obtenir un certificat de spécialisation après deux années additionnelles d\u2019études théoriques et pratiques et la présentation d\u2019un mémoire.Les diplômés en technologie médicale, grâce à l\u2019enseignement dis- 3 pensé par les professeurs de la Faculté de médecine, de même que par les | directeurs et le personnel des laboratoires hospitaliers affiliés, ont réussi a à s\u2019imposer un peu partout.Et l\u2019École est heureuse d\u2019accueillir les | demandes de techniciens de Laval qui lui parviennent de tous les coins i de la province et même de l\u2019extérieur du pays.1 Devant le succès de ces diplômés, l\u2019Université songe sérieusement à Instituer un baccalauréat en technologie médicale, cours qui implique- Septembre 1957 Lavar MépicaL 377 rait quatre années d\u2019études et, éventuellement, une maîtrise pour ceux qui voudraient se perfectionner davantage.L\u2019École de technologie médicale n\u2019est plus à l\u2019état embryonnaire, elle est née et son développement est déjà des plus prometteurs.Mais si nous lui voulons tout le succès que nous sommes en droit d\u2019espérer, 1l faut que les Jeunes s\u2019y intéressent : une telle carrière est sûrement capable de répondre à leur enthousiasme. ra oa ses, a oN = 5 = Lo per i.eae gr.er oe otis a 2 I PIRE Hide axe a = EEE rack Ean en, ris papa as 3 3 = {A : 3 = 3 3 Za \u2014 = = J.ae sep i oo = er re wags beg hn os Sass oy = CEL fd RS Gash i: Rohs pasp cho = Ce ALS Lo 8 tarpon caer rés Po RE pores ca arr a a oe tre riasit cs tii 1 His > ES = Er (LCS ME Ear a pad RS acer crade \u2014\u2014 = 2 A À I = À = ee = 2 gS À Le E = me = ____ >, 2 on on en Pp at, ce as arte ce CS Sa ÉTÉ re fes EE ve a, = veu Cory ss po oo : = E Ir ia Zo A À # pou hh uN os % ih In # ar Lx À + nt: ee A J st 3 TA ui a is gil Shar va Ze 7 A | iy bi Rs We on 0 a) ul ; 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le samedi, de 9 heures à midi.On doit y observer le silence et 1l y est défendu de fumer. ie 380 LavaL MébicaL Septembre 1957 On peut emprunter certains livres pour un maximum de 15 jours ; après quoi on impose une amende de 0.02 cents par volume par jour de retard.L\u2019usager consulte d\u2019abord le catalogue, y note la cote, va chercher son volume sur les rayons, remplit la fiche d\u2019emprunt et la remet au surveillant.S\u2019il désire consulter un volume sur place, 1l le prend lui-même mais Il ne doit pas le replacer sur l\u2019étagère ; c\u2019est le personnel qui s\u2019en charge.L\u2019emprunteur est responsable des livres qu\u2019il apporte.Il est interdit de corner les pages des volumes, de les annoter ou de les endommager en aucune façon ; celui qui détériore ou perd un volume doit fournir à ses frais un autre exemplaire du même volume.Le lecteur devra laisser vérifier à la sortie le contenu de sa serviette ou de ses effets.Les employés de la bibliothèque sont chargés de faire respecter les règlements. on 5 Lo Pa ca Ge - ar po = Co roast ces cran pe a= Liao IRE 2 7 i Sa Ra ès accu pis me Sar PEA Rapti] = \u2014\u2014 di Qu cig py 8 8 pe : : 8 A a 3 4 E Lan 5 a = -_ ass CEE TEEZ = Ean) Lo.= _ on 3H a ee = Tt, ik cr tn pres a.\u2014 ee i ve ES 4 5 a FRIC iH GE er sr SET tatin 288 PU \u2014\u2014\u2014\u2014 ; re pus ais oF SN 2s iol rmernd en a cr rans = Tas Ee TE woe Wo = rss cessent AE ÉTANG > ee, æ mes i J sas = DST \u2014\u2014 es +8 gi EEE 4 PRES ver, re Ps Fis ex Stormy - ep ESTOS.Tove Serena RL scan.ANITA.=2 es SRT EIN Ara.perme 3 Ï = oa J Te rk SR # = ¥ à pact AN à A =X, eee ete cac Spies = 2.co ; père : : pra © ç.hb y 7 ¥ al +4, Sr + jte se > 0.a 31 24 Eu Ÿ i 4 ; Ë A oF 234 5, st wy i ki ps : % = 2 i ! 7 i it ; PY ! 4 $ La = 3 ?x 14 & A 7 Ret 2 3 = A $ re ib i § 4 i i id 8 mc.#37 LE SERVICE DE SANTE DES ÉTUDIANTS.PIERRE JOBIN Le Service de santé des étudiants en médecine a été fondé en 1941, et organisé par le docteur Roméo Blanchet, alors secrétaire-adjoint à la Faculté, qui en fut le premier directeur médical.Dès la troisième année de son existence, il comprenait déjà les étudiants de toutes les Facultés de l\u2019université.Actuellement, Monsieur l\u2019abbë Jean-Charles Racine en est l\u2019administrateur ; le docteur Pierre Jobin, le directeur médical, et les docteurs Marcel Guay et Roger Lesage, les médecins traitants.Tous les étudiants de l\u2019université subissent obligatoirement au cours de leur première année un examen médical complet.Les étudiants chez qui on a constaté lésion, une maladie ou une anomalie peuvent être convoqués en tout temps pour un nouvel examen.L\u2019étudiant qui le désire pourra subir un nouvel examen n\u2019importe quand au cours de ses études.| Le docteur Marcel Guay est le médecin des étudiants du quartier latin, et le docteur Roger Lesage, est à la disposition des étudiants du quartier Saint-Sacrement.Le Service est à la disposition des étudiants douze mois par année.Une assurance couvre les frais des accidents qui surviennent au cours de l\u2019année académique.Cependant, durant les vacances, le 382 Lavar MÉpicar Septembre 1957 Service ne couvre pas les accidents d\u2019automobile, d\u2019avion ou de bateau, ni les accidents survenus durant les travaux de vacances.II paie les frais du médecin jusqu\u2019à concurrence de trente dollars par an et les frais d\u2019hospitalisation jusqu\u2019à concurrence de cinquante dollars par an, mais ne pale pas les médicaments, sous quelque forme que ce soit.Le Service paie l\u2019examen de la vue, mais non les lunettes.L\u2019EXAMEN MÉDICAL L'examen médical comprend : Examen somatique complet.Examen dentaire.Analyse d\u2019urine.Réaction Bordet-Wassermann.Cette réaction est faite chez tous les étudiants mais le rapport n\u2019en est pas inscrit au dossier.Si ce rapport revenait positif, le directeur du Service en avertirait personnellement l\u2019intéressé.Test à la tuberculine.La vaccination des réacteurs négatifs n\u2019est obligatoire que pour les étudiants de la Faculté de médecine.Test de Schick.Vaccination contre la variole.Radiographie pulmonaire annuelle, grâce aux services de la Ligue antituberculeuse de Québec.PIE CPI PR I OT REP co So Le Le, = a es NS ee PS see ex cac cas par rats sta a es troc Ride.TT pace To ee Be a ce ire pra TL ST cepre 3 a 4 5 - 2 À cn = = | A = ts Te ea Ly acte Lt thine 7 rires i.bi 4 ] COR akbar a iy Di p + 14 Rs 3 2 a 4e, Tata si ro Ss 5 ef ba) on +5 ES yy Re 20 \u201d u, x} pr T5 sa 9 n x.7 bd ek 3 a > NS ii, 24; \"WL Eigen.Li ei + 3 aN 52 2 ui iy Ua 2 Sd A \u2018 te: 4 ake 3%: i G =.er + 5 Ÿ 5 qe 25 AY; ad 4 A e's x i ve Le wy 5 RÉ i Ea > La : x, 3, AY APE ak Ë = 4.45 3 id ce i 2% Ar i « AIRE Pen 3 ag + oe > ¥ 5 i 44 a 25 as ; rs asm, «at à, Pres bare, iB a a of rs re Les ES 6 Weg LL] fi.row! : kal 4 se 3 ee it 2 = RG # fe > fl: = Min A ods SE À ww La al Ww à.\u201cNT Se see NL SL 7 As Sr Jor?ree SE ESHA AF ps a Vp » =X kal vu mam Free Snr Le dose ats mors ne fre dde Sp id Lii dt Sa sex pe ri SX 2 iG FL I \u2014\u2014 - ey itd TR = Pa vas ES ns == & cn 1 hi f re Se gS A Fk MEET es = 5 ha ar 4: = se.Sars.gts wr ws » ve TEE Ta \u2014\u2014 f Les vingt-cinq premières années de\u2026 LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES.CHARLES-A.MARTIN La Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec a été fondée à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, lors d\u2019une séance convoquée et présidée par le doyen Arthur Rousseau, le 28 décembre 1931.Trente-neuf membres du personnel de la Faculté de médecine étaient présents : 12 professeurs titulaires et 27 professeurs agrégés.La Société a donc complété sa 25° année d\u2019existence à la fin de décembre 1956.Pour célébrer cet anniversaire, on a préféré attendre l\u2019occasion prochaine-de l\u2019inauguration du nouveau pavillon de médecine.Les archives de la Société sont modestes, l\u2019essentiel étant la collection des procès-verbaux de toutes les séances tenues depuis le début, en 1 019 pages.La majorité des travaux scientifiques présentés a paru au début dans le Bulletin médical et ensuite dans le Laval médical.Ces Journaux contiennent donc le compte rendu des travaux les plus importants de ses membres.Le docteur Richard Lessard, alors secrétaire de la Société, a publié l\u2019histoire de ses débuts dans le numéro de septembre 1944 du Laval médical.Fondation : La Société médicale des Hôpitaux universitaires fut, croyons-nous, la dernière fondation importante du docteur Arthur Rousseau.Après avoir contribué à la création ou à l\u2019amélioration des hôpitaux univer- 384 LavaL.MÉépicaL Septembre 1957 sitaires de Québec, 1l voulut, par cet organisme, les grouper, leur imprimer l\u2019émulation la plus salutaire, pour l\u2019amélioration constante de leur travail, de leurs recherches, de leur enseignement clinique.Le but de la Société fut exprimé clairement : collaboration dans l\u2019étude et la pratique scientifique de la médecine.Le nom même proposé et adopté pour la nouvelle association indique bien que c\u2019est à Paris que le doyen avait pris son inspiration.Pour la première réunion, les règlements étaient prêts et furent adoptés tels quels.À la séance suivante, le président donnait lecture d\u2019une lettre de M.Rivet, secrétaire de la Société médicale des Hôpitaux de Paris, où ce dernier signalait certains points importants au sujet du programme des séances et où 1l appuyait sur la nécessité de présenter des travaux courts et d\u2019en remettre le texte le jour même ou le lendemain.Le docteur Rousseau communiquait en même temps une copie du contrat de la Société médicale des hôpitaux de Paris avec un éditeur du bulletin de la Société.L\u2019intention était claire: présenter des observations cliniques courtes, les discuter en groupe, lors de séances tenues à dates prévues, dans un hôpital universitaire ou à la Faculté, et publier le texte du travail dans un bulletin médical.Dans l\u2019esprit de.Rousseau, cette société pourrait grouper non seulement les hôpitaux universitaires de Québec, mais également ceux de toute la province.II fit part de cet espoir, dès la séance de fondation, dans un projet de rattacher la nouvelle association à une société médicale des hôpitaux universitaires de la province de Québec.ll y aurait aussi une section de l\u2019université de Montréal et une autre de l\u2019université McGill.Les réunions générales auraient eu lieu au moins trois fois l\u2019an : 2 fois à Montréal, une fois à Québec.L\u2019une de ces réunions aurait coïncidé avec la réunion annuelle de la Société médicale provinciale à fonder.Dès le 15 janvier 1932, lors de la deuxième réunion et de la première séance clinique tenue à l\u2019Hôtel-Dieu, le président Rousseau pouvait\u201d [ire la réponse du docteur Martin, doyen de la Faculté de médecine de l\u2019université McGill qui se montrait en faveur du projet et qui suggérait une réunion des délégués des trois universités. Septembre 1957 .LavaL\u2026 MéDpicaL 385 A l\u2019assemblée générale du 3 février 1933, Rousseau répétait qu\u2019il ne fallait cependant pas oublier « que l'un des buts principaux de la fondation de la Société médicale des hôpitaux universitaires est d\u2019établir des liens étroits avec les universités de Montréal et de McGill.Ceci contribuera à augmenter le prestige et l\u2019influence bienfaisante de la médecine canadienne ».Ce beau projet fit naufrage, mais on ne sait en quelles circonstances.Rousseau, \u2018élu président à la séance inaugurale, le 28 décembre 1931, fut réélu le 3 février 1933.Il mourut à l\u2019expiration de son mandat en Janvier 1934.Les bôpitaux : Lors de la fondation, les hôpitaux universitaires étaient les suivants : l\u2019Hôtel-Dieu du Précieux-Sang, l\u2019Hôpital du Samnt-Sacrement, l\u2019Hôprtal Laval, l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange et a Clinique Roy-Rousseau, la Crèche Saint-Vincent-de-Paul et l\u2019Hôpital de la Miséricorde.Ce dernier hôpital donna sa première séance le 20 avril 1934.L\u2019hôpital des Anciens-Combattants, maintenant Hôpital Sainte-Foy, fut affilié à l\u2019université en 1946 et donna sa première séance le 6 décembre de la même année.L\u2019année suivante, l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus entra dans le giron universitaire et organisa sa première réunion le 19 décembre 1947.Il en fut ainsi de l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi, en 1952, où la première séance eut lieu le 11 septembre 1953.Deux autres hôpitaux ayant été affiliés à l\u2019université Laval, une séance inaugurale fut tenue à l\u2019Hôpital Saint-Joseph des Trois- Rivières, le 12 octobre 1956 et une autre à l\u2019Hôpital Saint-François- d\u2019Assise, le 16 novembre 1956.Membres : Les premiers règlements prévoyailent trois catégories de membres : Membres titulaires.Les professeurs titulaires et agrégés de la Faculté de médecine et les chefs de Service dans les hôpitaux universitaires.Membres adhérents.Les assistants dans les Services hospitaliers et dans les laboratoires universitaires. 7 RTE ERNIE pe, 386 LavaL MEbicaL Septembre 1957 Membres correspondants.Élus parmi les notabilités médicales canadiennes et parmi les médecins et savants étrangers qui peuvent apporter à la Société une contribution utile ou qui ont des titres à sa reconnaissance.Par la suite, sont venues s\u2019ajouter deux autres catégories : membres émérites, quand l\u2019Université institua une limite d\u2019âge, et membres associés pour grouper des membres de la Faculté de médecine qui ne sont pas médecins.Les membres actifs, titulaires et adhérents, étaient au nombre de 39 lors de la fondation.Ils étaient 240 à la fin de l\u2019année 1956.C\u2019est à une réunion du conseil exécutif, le 4 mars 1938, qu\u2019on décida d\u2019inviter les premiers membres correspondants et, le 29 avril suivant, on élisait les professeurs Sergent, Sorrel, Lemierre, Arloing, Desfosses.Les professeurs Clerc et Cruchet ont dû être élus peu de temps après.En 1946, on ajoutait les noms de Braine et Fiessinger.Le 5 novembre 1948, le docteur R.Kourilsky fut élu à une séance, où il venait de présenter un travail.A l\u2019assemblée générale du 13 Janvier 1950, 1l fut proposé de s\u2019ad- Joindre des correspondants hors de France et le 15 décembre, on élisait le docteur Albert Jentzer, de Genève, et le docteur Henry L.Bockers, de Philadelphie.Le docteur Alexander Brunschwig, de New-York, fut nommé le 2 avril 1954.Les cinq survivants sont les professeurs Cruchet, Kourilsky, Jentzer, Bockers et Brunschwig.| Le premier membre non médecin, le dentiste Philippe Hamel, fut élu le 17 octobre 1947, les règlements ne s\u2019y opposant pas.A partir du 16 novembre 1951 plusieurs autres, non médecins, attachés à l\u2019École de médecine ou aux hôpitaux universitaires, furent admis régulièrement dans nos rangs et en 1955, une classe spéciale leur fut assignée.Officiers : Durant ces 25 ans, 14 présidents se sont succédé : Arthur Rousseau.élu en décembre 1931 Joseph Guérard.\u2026.élu en janvier 1934 P.-Calixte Dagneau.«\u20ac « « 1936 Arthur Vallée.\u20ac \u20ac « 1938 Edmour Perron.« « « 1939 | Septembre 1957 Lavar MéprcaL | Joseph Caouette élu en janvier Roland Desmeules « « « Sylvio Caron « « « Renaud Lemieux « « « J.-L.Petitclerec.\u20ac « « Donat Lapointe.«\u20ac « « P.-A.Poliquin « « « Emile Gaumond « « « Maurice Giroux.« « « Les vice-présidents furent : Joseph Guérard élu en décembre 1931 P.-Calixte Dagneau élu en janvier 1934 Saluste Roy « « « 1936 Edmour Perron « « « 1938 Joseph Caouette « « « 1939 Roland Desmeules « « « 1941 Sylvio Caron « « « 1942 Renaud Lemieux « « « 1944 J.-L.Petitclerc « « « 1946 Donat Lapointe.\u20ac x « 1948 P.-A.Poliquin « « « 1950 Emile Gaumond « « « 1952 Maurice Giroux.© « « 1954 Sylvio Leblond « « « 1956 Cinq secrétaires ont prêté leur concours : Roland Desmeules élu en décembre 1931 Richard Lessard élu en janvier 1941 Philippe Richard « « « 1946 Maurice Giroux « « « 1949 C.-A.Martin « « « 1954 Depuis septembre 1947, le secrétaire recoit une allocation de quinze dollars par séance.Pour les assister dans leur besogne, les secrétaires ont utilisé successivement les services rétribués des demoiselles survantes : 388 Lavar MéÉpicaL Septembre 1957 Jeanne Côté, Marie-Paule Bédard, Lucienne Deschamps, Madeleine Tessier, Bernadette Côté et garde Anita Gendron.Le conseil d\u2019admmnistration est souvent appelé bureau de direction.En plus des officiers, 11 comptait au début trois membres directeurs.Ce nombre fut augmenté à cinq en 1949.Le terme d\u2019office est de trois ans.Il a souvent été interrompu par l\u2019élection à un autre office et des directeurs ont été réélus pour plusieurs termes.Ont été élus : 1931 \u2014 C.Dagneau, A.Vallée, R.Potvin.1934 \u2014 C.-S.Roy.| 1936 \u2014 C.Vézina.1938 \u2014 S.Caron.1942 \u2014 R.Lemieux.1944 \u2014 L.LaRue, L.Rousseau, D.Lapointe.1947 \u2014 J.-E.Morin, E.Gaumond, C.-A.Martin.1949 \u2014 P.-A.Poliquin, Eustace Morin.1950 \u2014 S.Leblond, Francois Roy, H.Beaudet, H.Marcoux.1952 \u2014 E.Déchéne.1953 \u2014 H.Nadeau, G.Auger, Eustace Morin, G.-H.LaRue.1955 \u2014 S.Leblond.1956 \u2014 A.Bédard, C.-A.Gauthier, J.-M.Lemieux, A.Pelletier, R.Simard.Les quatre trésoriers furent : Gustave Desrochers, élu en décembre 1931, Marçel Langlois, élu en janvier 1941.Sylvio Leblond, élu en janvier 1946.Grégoire St-Arnaud, élu en janvier 1950.Conseil d\u2019administration : Pendant longtemps les mises en nomination furent laissées au hasard des derniers moments.Heureusement, il semble qu\u2019il était tacitement convenu que le vice-président était appelé à devenir président ; que celui-ci devait être un personnage des plus représentatifs de son hôpital ; que chaque hôpital devait être honoré à tour de rôle ; qu\u2019un Septembre 1957 LavaL MÉDicAL 389 second terme était possible, à moins que l\u2019intéressé s\u2019y refuse ou que la mort s\u2019en mêle.Seulement des personnages en autorité devaient faire les propositions et ils se pressaient de le faire afin d\u2019éviter une surprise.La surprise ne s\u2019est pas présentée et tous les officiers furent toujours élus par acclamation.Les règlements ne prévoient d\u2019ailleurs pas de mode de votation.Plusieurs fois, à partir du 31 décembre 1945, le docteur Richard Lessard proposa la création d\u2019un comité de nomination constitué d\u2019anciens présidents ; ce plan ne fut pas jugé démocratique, mais enfin il fut adopté le 12 janvier 1951, avec une clause un peu compliquée pour faire échec à des candidats encore inconnus.Réumions : Depuis sa fondation jusqu\u2019à la fin de l\u2019année 1956, la Société a tenu 352 réunions dont 25 assemblées générales à Ia Faculté de médecine et 327 séances régulières dans les hôpitaux ou à l\u2019université au cours desquelles 1 465 travaux ont été présentés.Le nombre des réunions a varié de 12 à 16 par année et Ie nombre des travaux de 47 à 83.Il est à noter que le nombre record de présentations est celui de la première année.Le tableau suivant (p.391) donne une répartition détaillée des séances et des travaux, année par année, pour chacun des hôpitaux, en même temps que les chiffres rapportés au sujet du nombre des membres, de l'assistance moyenne aux séances et des surplus d\u2019opération avec balance en banque.- Séances spéciales : À l\u2019assemblée générale du 15 janvier 1937, Ie docteur J ean-Baptiste Jobin avait lancé l\u2019idée de faire, une ou deux fois par année, des séances portant sur un sujet unique.On n\u2019admit pas tout de suite que ce genre de séances pouvait s\u2019accorder avec l\u2019esprit de la Société.Le premier de ces symposia, sur le goitre, eut lieu à l\u2019École de médecine, le 24 mars 1939.\u2019 II fut si bien accueilli qu\u2019on en fit un autre, sur les sulfamides, le 15 décembre de la même année, avec Walter de M.Scriver de l\u2019université McGill comme invité d'honneur.On garda l'habitude d\u2019une séance spéciale de cet ordre à la Faculté de médecine 390 Lava\u2026 MépicaL Septembre 1957 chaque année (excepté en 1946).Le sujet était choisi à l\u2019assemblée générale précédente.On traita encore de l\u2019angine avec le concours du docteur Mercier Fauteux comme invité ; de la syphilis avec le docteur Émile Gaumond, conférencier du Collège royal ; des anémies, de la pénicilline ; de la médecine psychosomatique avec un travail du père H.Samson, m.d., invité d\u2019honneur ; des brucelloses, le docteur J.-U.Veilleux étant invité et du rbumatisme.En 1951, le sujet proposé était cortisone et ACTH.Cette séance, se révélant encore plus difficile à organiser que les autres, fut confiée au personnel du département de physiologie expérimentale de l\u2019université et eut bon succès.Dès 1935, le docteur Desmeules avait proposé de confier une séance au personnel des divers départements de la Faculté ; mais le projet avait été jugé étranger à l\u2019esprit de la Société.En 1945, la même proposition du docteur Desmeules fut approuvée, mais probablement oubliée.Depuis 1951, la séance spéciale annuelle est demeurée Ia séance des départements de l\u2019École de médecine.| Une séance plutôt spéciale fut l\u2019assemblée générale de janvier 1949 après laquelle le docteur Fabien Gagnon fut autorisé à présenter un travail sur la cervicite et le cancer du col ultérin dont le Soleil vola malheureusement la primeur au Laval médical.Journées médicales : L\u2019année 1943 se signale par l\u2019organisation d\u2019une journée médicale pour les médecins de la région de Québec, par le président Desmeules secondé par le personnel du Laval médical.Le 8 septembre, 350 médecins s\u2019inscrivirent pour assister à la présentation de huit travaux aux deux séances de la Faculté de médecine.Au vin d\u2019honneur et au grand diner, on reçut 525 convives au Château-Frontenac.II fallut attendre le 4 décembre 1954, sous la présidence du docteur Gaumond pour revoir une journée pareille, organisée avec le concours financier de la maison Lederle.Tous les médecins de la province furent invités au Château-Frontenac pour entendre la présentation de cinq travaux en deux séances séparées par un déjeuner-causerie.Tous les conférenciers étaient des personnalités de New-York et de Toronto.374 médecins se sont inscrits et 635 personnes ont été servies au déjeuner. = w oa le v Faculté eg = ga a > 5 |E£ EE, a Membres v \u201c 3 @®|.=> 2 ä = = > < © \u201c.= 0 = 2+\u2026 a nn ÿ |SE| E |Lx |T>| 3 |\" [53 25 |-< ; su a g \u20ac L = : 410% 55 3 =, om |=] = oc = g 3 Ss vel Q |=5 231 85 = [222] 2.22% 2 ol all £¢ = £ Année 5 28) 2 (22 3 [E8859] à | 25/26) SEL] 3 |e |2lglsef B 582 s |-SE Q an æ SK ge EER EAA EE ET © \u2018= 5/1 21283 = Z 3 © 122] © |S+ a.:|2 ZG |e wg [TH = © = A\u201d m [4] gs - TE © Le = a - es .2 = < & S aE : \u2018= N= © - = = < |e 3 TZ 0 Of vw |I A 1931 Fy » w w = 1932 24 28 19 22 1933 1934 1935 1936 1937 1938 1939 1940 1941 1942 1943 1944 2265.59 1945 313.84 1946 347.01 1947 479.13 1948 495.72 1949 46.11 541.83 1950 3.69 545.52 1951 1 4 10 8 3 3 4 7 5 \u201c0 166 1 7 36 ||142.03 687.55 [1 2 72 2 2 1 2 2 15 45 1952 137.52 825.07 A; - 0 .8 1953 1 4 9 9 8 a 3 7 9 4 61 210| 2|7 53 295.20 1,120.35 2 1954 1 3 10 3 10 8 4 3 9 % oh 213 4 |7 A 109.40 1,229.75 41 19 1 7 .59 .55 4 3 7 3 9 5 9 9 4 63 212] 3 7 8 20.59 1,250.34 1 2 2 2 1 1 1 2 1 M 1 16 1956 1 } 9 4 4 8 4 4 4 61 240 3 |6 56 76.68 1,327.02 19 64 69 |/312 66 55 297 |/254 /250 23 20 19 Totaux 25 93 85 81 16 4 4 1465 Le triangle supérieur gauche indique le nombre de séances.Le triangle inférieur droit indique le nombre de travaux.Dans la colonne des présences, le chiffre supérieur gauche représente le nombre des membres comme aux années précédentes, l\u2019autre représente le nombre total des assistants.A PS = es oo oe in men ann oo a one ne = eue cree pe a ds 5 SET LN = Fa 23 he 2 = eis res 7 pais = feist eae = = + JR - iy % + = i J i D; \u2014\u2014\u2014 it Ah ne A Sy | lr iH 3 A A i fi i 4 | a : 3 Le va Indiscrétions de l'histoire du Canada UNE CORRESPONDANCE MÉDICALE HISTORIQUE : .BLAKE A DAVIDSON.PAUL-À.FISET Le 14 juin 1787 décédait à Québec, après une longue maladie, à l\u2019âge de 47 ans, le lieutenant-colonel Christopher Carleton du 29° Régiment (29% Regiment of Foot, Worcestershire).Il avait servi au Canada avec le 29°, en qualité de major, au moment de la révolution américaine.Après quelques années de service au Canada il était retourné en Angleterre, probablement en 1781.Sa carrière militaire au Canada ne semble pas avoir été particulièrement brillante et ses exploits semblent s\u2019être Iimités à quelques engagements de frontière avec les troupes révolutionnaires américaines en 1779-1780 (1).II n\u2019a donc jamais atteint la notoriété qu\u2019il faut pour écrire une page d\u2019histoire du Canada et son seul titre de gloire semble d\u2019avoir été le neveu de deux 1llustres Carleton, Guy Carleton, Lord Dorchester, premier gouverneur général du Canada et le général Thomas Carleton, premier gouverneur de la province du Nouveau-Brunswick (2).Quoi qu\u2019il en soit, Christopher Carleton, sous-produit de la grande famille Carleton, fut promu lieutenant-colonel au 29° Régiment en 1783.Il s\u2019embarqua de nouveau pour le Canada en 1786 et arriva à Québec au mois d\u2019octobre avec son épouse, lady Anne.Ce nouveau séjour au Canada aurait peut-être fait de lui un personnage historique si une maladie grave ne l\u2019avait frappé peu de temps après son arrivée. 420 LavaL MEbpicaL Septembre 1957 L'auteur a en sa possession un certain nombre de documents (quelques- uns sont reproduits plus bas) relatifs à la longue maladie qui a précédé la mort du colonel Carleton.Ces documents sont particulièrement intéressants du point de vue de l\u2019histoire de la médecine au Canada, non seulement par leur teneur, mais encore par les personnages Importants qui en sont les signataires ou les destinataires.Les noms de plusieurs médecins célèbres sont signés au bas de ces documents, parmi lesquels nous citerons James Davidson, James Fisher et Charles Blake.Avant de présenter les documents qui feront le sujet de cette communication, Il n\u2019est peut-être pas superflu de situer ces personnages dans leur cadre historique.James Davidson était chirurgien au deuxième bataillon du Regiment of Royal Highland Emigrants et, en 1787, il fut nommé, par lord Dorches- ter, chirurgien de la British Militia pour la ville et la banlieue de Québec.Davidson a fait partie du premier comité d\u2019exammnateurs en médecine pour le district de Québec, nommé en 1788 par Lord Dorchester à la suite de la promulgation du Licensing Act.II était un des examinateurs, avec Fisher, Foote, Lajus et Oliva, et Pierre de Salles Laterrière (3).James Fisher succéda à Adam Mabane en 1783 comme chirurgien de la Garnison de Québec.En 1789 il fut nommé médecin de \"Hopital Général et, quelques années plus tard, médecin des Ursulines.En 1784, il adressa un long mémoire à un comité créé par lord Dorchester pour étudier l\u2019état de l\u2019agriculture et de la population au Canada.Dans ce mémoire Fisher déplore l\u2019état lamentable de la pratique médicale au pays et le nombre extraordinaire des charlatans.Entre autres choses il dit : «.I shall now mention what appears to me the most effectual means to prevent Quakery, and to give respect to the regularly bred and well informed Practitionners in this Art.I would, with deference, recommend that a Society or Corporation be appointed by Government in the Cities of Quebec and Montreal, from the most respectable of the Faculty of each place, and that every person wishing to practice should be obliged by an Ordinance to submit to an examination by the Board above mentioned, in the district where he meant to reside ; that the examiners should give Certificates of the Candidates\u2019 Medical merit, which might be presented to the Governor, who, if he finds the Petitionners\u2019 character in every PRET TTY Septembre 1957 Lavar MépicaL 421 respect good and loyal, may be pleased to authorize him by Commission to follow his Profession, during good behaviour.« If the above may appear too troublesome, what I would next propose is that a Physical Corporation should be constituted, by authority, in each of the Towns, as in the other scheme, and that a Law might be passed whereby every person, who intended to gain his living by Medicine, should previously submit to an examination, and become a membre thereof, before he could practice in the District.« Either plan would have the great advantage over the present indiscriminate permission to all persons to practice without any other check but their conscience, which in general is too hardened to be awakened by the mischief they do to the Public.» (3) Ce mémoire, et les démarches d\u2019autres médecins éminents, entre autres celles de Charles Blake, eurent pour effet la proclamation du Licensing Act par lord Dorchester Ie 30 avril 1788.Charles Blake vint au Canada avec l\u2019armée anglaise en 1776.Après quelques années, il quitta l\u2019armée et s\u2019établit à Montréal où il exerca sa profession jusqu\u2019à sa mort, aux environs de 1814.Pendant qu\u2019il était encore dans l\u2019armée 1l s\u2019était intéressé à la maladie de la Baie-Saint-Paul qui s'était manifestée en 1773 et qui prit bientôt une allure quasi épidémique.Il semble qu\u2019il ait maintenu cet intérêt le reste de sa vie et qu\u2019il soit devenu, en quelque sorte, le syphilologue reconnu de son temps.En 1786 il adressa une lettre au Comité de la police et de la population du Conseil exécutif où il exposa ses vues sur la maladie de la Baie-Saint- Paul et comment, à son avis, on devait attaquer le problème, «.Mais quelle que soit son origine, tout ce qu\u2019il importe de savoir, c\u2019est que cette affection est très répandue dans tout le Canada, depuis la Baie-Saint-Paul jusqu\u2019à Michilimakinac.Etant la syphilis elle ne cède à rien autre chose que le mercure.Quelles que soient Ies raisons qu\u2019on donne pour vouloir faire croire au public que c\u2019est une maladie sui generis et quel que soit le mystère dont on entoure le mal et son traitement, j\u2019affirme qu\u2019il n\u2019y a que le mercure qui puisse le guérir.Comme ce remède produit un certain degré d\u2019inflammation, il n\u2019est pas possible que les malades puissent sans danger se l\u2019administrer, en surveiller les effets et le chasser du système après la guérison.» (3) Blake s\u2019était donc créé une réputation d\u2019expert de la syphilis et de son traitement par les sels de mercure. 422 LavAaL MÉDicAL Septembre 1957 Peu de temps après son arrivée à Québec le colonel Carleton tombe malade et le docteur Fisher est demandé en consultation.A la demande du colonel et de lady Anne, le docteur Davidson est convoqué et c\u2019est lui qui, à partir du 15 novembre 1786, fut chargé du traitement et fournit tous les médicaments.La maladie était sûrement très grave et le patient très agité puisque, de la mi-novembre 1786 au 14 juin 1787, les docteurs Davidson et Fisher veillèrent chacun au delà de trente nuits à son chevet.Nous possédons peu de renseignements sur la nature exacte de la maladie sauf qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une affection nerveuse.Elle se manifesta par des périodes de délire, des crises convulsives, des engourdissements, de l\u2019hyperesthésie cutanée et, au mois de février 1787, un état paralytique.Il semble bien cependant que Davidson fut d\u2019avis qu\u2019il s\u2019agissait de la maladie de la Baie-Saint-Paul car dès la fin de novembre 1786, 1l écrivait à Charles Blake à Montréal pour lui demander son opinion.Sans beaucoup de commentaires, Blake recommande fortement un traitement mercuriel.Les lettres reproduites ci-dessous sont signées par Charles Blake et sont des réponses à des lettres de Davidson concernant le colonel Carle- ton.En plus d\u2019y donner son opinion médicale sur Ie cas de Carleton, Blake expose ses vues sur le contrôle de la pratique de la médecine au Canada.C\u2019est d\u2019ailleurs grâce surtout aux efforts de Fisher et de Blake que le Licensing Act de 1788 fut promulgé.Montreal Dec.7th, 1786 Dear Sir I am favoured by yours dated Dec 4th and in answer beg to inform you the letter had been opened previous to my receiving it \u2014 that whoever 1s so inquisitive might imagine we are carrying on treasonable correspondencies.I find the Bark bas been tryed, and it does not answer.Under these circumstances I am sure the Liver is loaded with Bile ; and if so, the Fever as well as the remitting Pain in the Head may be occasioned entirely from it.I am clearly of Opinion the following Bolus and Draught may be given without the least Risque and with advantage \u2014 Rx.Calomel: gn.iiiv Merc; Alkohzat : St Comp : Cardiac Si.f.Bolus : 1111 capiat hora somna.The following morning the same opening draught be took before.I hope this will meet your approbation, as I am confident the Disease itself will weaken him more than the Remedy.I am under no appre- bension about bis case, and hope soon to bear of bis further Recovery. Septembre 1957 Lava\u2026 MéprcaL 423 I am exceedingly obliged to you for your letters and hope you will continue them, until we Pilot our Friend from bis Painful situation.My best wishes attend bim, believe me Dr.Davidson Your Sincere Friend and bumble Servant : (Signed) Chas.Blake Montreal Dec.14th, 1786 Dear Davidson Enclosed I send you the Col\u2019s case which I have transmitted to England agreeable to the desire of lady Anne and the Colonel.I hope you will give it immediately to the Colonel.I am sorry to bear of the col\u2019s accident of catching cold, by leaving the chamber door open when asleep, but hope be 1s perfectly recovered from that cause.If the bark fails, you see my plan is to introduce a little of the mercurial pills into bis blood but bope I shall bave good acct\u2019s from vou by the next post.Out of four letters I bave received from you two of them bave been opened \u2014 that if we were carrying on a treasonable correspondence, we shou\u2019d soon be found out.My best wishes attend your success with the Col.and pray send me good acct\u2019s.| I am dear Davidson Yours sincerely (Signed) Chas.Blake | P.S.By Mr M Beatie that\u2019s going to Quebec I will send you my propo- | sals for licensing the Faculty.Montreal Dec.18th 1786 Dear Davidson By the last post, I sent you a Copy of Col.Carleton\u2019s Case, which was transmitted to England (agreeable to the orders I received) by the courier.I hope it met with Col\u2019s approbation.I think as the Bark bas bad fair Trials and not with the wished Jor success : \u2014 you bad better begin immediately with the Mercurials, by introducing it in a mild, easy & leisurely manner into the blood.The pills I mentioned to you in a former letter, are not violent in their Effects, & think vou bad better begin them immediately.Gum Arabic may either be sucked now and then, or taken dissolved in Barley water.This drink will diminish the Effects of the Mercury.Give the pills a good rubbing, they cannot have too much, that the globules may entirely be extinguished ; but I bave no occasion to give you this caution.Hi ne Ps i i Wy ny RE BE pr Prat di Rene APE Lavar MÉDpicaL Septembre 1956 I am certain this method of treating bim will render essential service \u2014 bis situation is truly deplorable, to have been lingering on such a length of time, with such little advantage of cure.Lose no time \u2014 but begin the pills.My best wishes and respects attend him.Believe me Dear Davidson Yours sincerely (Signed) Chas.Blake.Montreal Dec.21st 1786.Dear Davidson I am heartily glad you have begun the Mercurials ; it is striking I am sure at the root of the stimulus.When the Mercury first acts upon the stomach, in the Col\u2019s weak state, it may occasion some commotion there, but any symptom attending it, you must endeavour to palliate.The Gum Arabic by suspending the globules of Mercury is not a bad medicine for this purpose.The action of the Mercury when first it gets into the blood, 1s to inflame it a little \u2014 and by dividing the humours it rarefys it.You must guard against Cold, and in some degree against inflammation.It will only be in the beginning that these circumstances may attend.You will desire the Col.to shew his gums in the under jaw, and as you see a red streak round the body of the fore teeth, so you will be a judge of the quantity of the Mercury received into his blood, and will act accordingly.The blysters you may dry up and hope you will bave no occasion to open them.Pray continue the pills \u2014 they are an innocent preparation.My best wishes attend you am Dr.Davidson Yours sincerely (Signed) Chas.Blake Montreal Dec 28th 1786 Dear Davidson I am happy to find our friend is recovering.I think it will be proper to continue on the present plan, but to give the decoction I mentioned in a former letter.The nervous affection baving in some measure quitted him, shews the method now pursuing is perfectly right.I differ entirely with Mr Jones with respect to the Saint Pauls Bay disease.The very first opportunity I shall send it to you.Do inform me 1f more blood comes from the Col\u2019s nose, and if the pain in the head 1s entirely gone or diminishing.A Merry Christmas to you, am Dr Davidson Yours sincerely (Signed) Chas.Blake. Septembre 1957 LavaL MépicaL (Non datée) Dear Sir I am sorry to bear our Friend Col.Carleton bas been worse, so much, that be bas been obliged to go back to his old pills; but am happy to find they in some measure relieved bim.I am as anxious as anyone that some plan is adopted to recover bis strength, and hope not withstanding bis late indisposition that some strengthener may be tryed for this purpose \u2014 you may make use of the pulv.de Columbo gr X11 every day about twelve o\u2019clock as a tonical deobstruent \u2014 or the bark as ordered before to be given twice a day with some deobstruent at night \u2014 but in case the above fails, I wou\u2019d recommend the pillul.mercurial pharm.Lond.1 to be made into twelve pills one of which may be taken night and morn or as you find circumstances \u2014 they will act as an anti- spasmodick, and is as safe a preparation of mercury as can be given, and am afraid before a cure is compleated some such preparation must be used.You may likewise try electricity by insulation and draw the sparks from that part of bis head mostly affected ; once a day is sufficient.I hope before this reaches you that be 1s getting better, and if so, continue on any plan that most benefit is derived.I have finished my business for the Council and when I get a fair copy will send you one.I am dear Davidson Yours sincerely (Signed) Chas.Blake Montreal Jan.29th 1787 Dear Davidson I am favoured with your letter respecting the health of Col Carleton by last post, mentioning bis baving bad two convulsive fits.I do apprebend it proceeded from something wrong in bis stomach or bowels \u2014 and daresay before this time you have cleaned both.I shou\u2019d think if it wou\u2019d not relax bis stomach and bowels too much that a strong decoction of sarsaparilla with a little (illisible) Root boiled therein wou\u2019d render him a service \u2014 I wou\u2019d not wish to deluge bis stomach but now and then when thirsty to take a teacup of it.I am anxious till I bear again about him, and wou\u2019d be much obliged if you wou\u2019d inform me about bis urine \u2014 and likewise examine the pupil of bis eve, and see if it 1s dilated \u2014 or 1f the pain continues in the head and in what part.I am much obliged to you for your confidence about my proposals ; I wish they may pass as I can assure you I had nothing but ye good of ye community at heart \u2014 and whatever Mr Bowman may think of my treating him malevolently, it 1s Ul grounded \u2014 I like my profession and likewise every worthy member of it and dare say Mr Bowman has done as much as any one man cou\u2019d bave done in ye professional line \u2014 but the care of the Saint Paul\u2019s Bay Disease depends upon the division of labor of the Physical Tribe in this country \u2014 and requires a 426 LavaL MEpbicaL Septembre 1957 constant attention, which is out of the power of the (illisible) to give, or the Physical Tribe without being paid.If my presence is necessary when it comes to be discussed in Council I will with pleasure attend them.As of producing certificates of having been regularly bred \u2014 it's liable to imposition \u2014 for the first question to be asked a person who wants to pass his examination, is where be was bred and if certain certificates can be shown of bis Physical Studies, you certainly wou\u2019d not trouble him about many questions \u2014 but suppose a man ignorant of Physic forges certificates, a License must be granted him, and who is to oppose it.With respect to the fees and prices of medicines it will more naturally come under the inspection of the board at Quebec and Montreal after they are established and can then direct ye Council accordingly.Will you be kind enough to ask Fisher for a copy of the proposals he sent in, with my compliments.I hope I shall hear good accounts from you of the Colonel by next post, to whom I beg my best respects believe me Dear Davidson Yours Sincerely (Signed) Chas.Blake Montreal Feb 5th 1787 Dear Davidson I am favoured with vour two letters, the one by Capt.McClean, and the other by Post.I wou\u2019d wish him to discontinue the pills for the present, and in their place give the following Deobstruent \u2014 Rx.(ordonnance illisible) \u2014 these I wou\u2019d wish the Col.to continue for some little time, but if the pain in the bead shou\u2019d return, you may try half a grain of the Mercur.Calcinat every night going to bed.I hope the Colonel rides out when the weather permits and as to food he may take anything that be thinks bis stomach will digest.The warmth of the Season now coming on will, I hope, contribute to bis perfect recovery.We are agreably informed that His Lordship (Dorchester) intends paying us a Visit \u2014 I hope it 15 true.Believe me Dear Davidson Yours sincerely (Signed) C.Blake Montreal, Feb 8th 1787 Dear Davidson, Your last letter respecting Col.Carleton informs me that you are going to try the effects of sulpbur with a decoction of sarsaparilla, I hope be will find good from the use of it, and I have an opinion be will.Let \u2014\u2014\u2014 > » D Dvir C Horn bora £5 .Ly \u201cre, \u201c37 Su on frie > cor Hé yeux \u2018 Go NA iene FELCH rn, 5 5 TR A0 oy r XL fom 2 Deion Hrrwre AE ED 56e >\" F4 Frere AAP ri Her Ah cu FA.hy Z A, ~ cod] Faint \u2014 Creme LP von Froérme Cat M6 3 02» Las 20 g : EK an RDS ALES dan 54 Ze.Aa fo IT AC Fond X27 48 50 Fra ne EA gr \u2014 I.Ti © Ale Dome ~\u2014 Lu GE A, PY A ra Busi re Fran, ; fa Sr Ar Ze Aas \u201ca groves TE \u2018, ot HAS Coroner Kedlriad eriry cap - Grong & \u2014 Vn Af \u2018i one lo e he, AA \u2018 EN Jr \u201ca Ans SDK Drag A any Hp i Aad LE Tom ae i Carl Safer A 2 ze 2 lars an comer on and TH Aric i AL HA Égtecceng- | Han A reece ~~ 4 Grom 7.Hae 7 as Aa KE 1 Fer dy 917 vez à Fate la He Fe \u2014 =.cé p Leer asd A \u2014\u2014 __ \u2014_\u2014 \u2014 on go 3 _ oo ni [ey Le 7 es 51% To Shi Leben 52 5s PS 2% ps ES a = 108 TOR A PI Te eX 3 LE ho SENS a er ses en at => as AA ss = Tee ex oz oy ho = a Za, = =: a = = EEE = à, Si 5 ca eR vr Septembre 1957 LavaL MeEbicaL 429 bim take plenty of nourishment, and try the effects of electricity by insulation and draw the sparks from bis head or any part of bis body affected with numbness.\u2014 My last letter sent you a prescription for deobstruent pills.\u2014 But let him take the sulphur and sarsaparilla first.I have some faith that electricity may relieve him, and wish it tried.In case be finds ease by electricity I will give you my opinion what is further to be done for bim.My best respects to him and Lady Ann.Believe me dear Davidson Your sincere friend & most bumble servant, (Signed) Chas.Blake P.S.When my proposals go before ye council who knows but they will want to see me at Quebec ; if so I wou\u2019d not go with reluctance.Montreal Feb 12th 1787 Dear Davidson, I am sorry to bear such bad accounts of our mutual friend Col.Carleton \u2014 I wou\u2019d not wish to push the Mercury to too great lengths but this is easily seen by observing his gums, and when you find a red ridge around the body of the fore teeth, it will be necessary to desist with the mercurial ; and take some of the decoction made.strong ; and if you can centrive any thing in it to make it more palatable, and to warm it a little ; so much ye better.In my last letter I mentioned electricity to be tried \u2014 pray has any one a proper machine for that purpose at Quebec.I think be wou\u2019d find relief from being insulated and drawing the sparks gently from him.1 perceive by Dr.Mabane\u2019s prescription, that he imagines the Col.has worms \u2014 and that he has joined the vermifuge with warm stomachicks for the purpose of killing them \u2014 I think even the mild mercurials made use of wou\u2019d have eradicated any such reptiles.Even in paralytic affections mercurials are often used with advantage \u2014 I don\u2019t mean by this that you are to push them too far \u2014 nor vet be intimidated by them \u2014 Watch circumstances, and apply your remedies accordingly.10.If vou add a few drops of Huxham\u2019s essence of antimony, 1t will direct the decoction towards bis skin.I have wrote to Sir John Johnson, wherein I mentioned that when the business of incorporating the Faculty came to be discussed before the Council, if it was necessary I wou\u2019d go to Quebec on purpose to attend this business.My best respects to the Col.and Lady Ann.Believe me dear Davidson, : Yours sincerely, (Signed) Cbs.Blake 430 Lavar.MEDICAL Septembre 1957 Montreal May 21st 1787.Dear Davidson, I am happy to bear the Col.is getting better, the alteration of the season will be of more service than all the Doctors and Medicines in Canada \u2014 Don\u2019t be surprised, if you see me stalking into your shop in a litle time, 1t will certainly be me and not my apparition.Last Saturday only the March packett arrived and brought the two enclosed letters from Dr.Kennedy, one of them is entirely the joint opinions of Drs Turton and Kennedy about our mutual friend Col.Carleton \u2014 the other a friendly one for myself.Don\u2019tshowitto Fisher least be shou\u2019d be agitated about the garrison of Quebec \u2014 God bless bis Lordship, I shall bave reasons as long as I live to revere the name of Carleton, never, no never shou\u2019d I have got anything, except thro bis goodness.I am so much bis bondsman in gratitude, that the debt I shall not be able to discharge in this world.Write me all your news, for we have none bere.May God bless you and believe me your sincere friend.(Signed) Chas.Blake Les deux lettres suivantes sont du docteur Arthur Kennedy, de Londres, en réponse à une lettre du docteur Blake.La première contient l\u2019opinion médicale des docteurs Turton et Kennedy sur le cas du colonel \u2018Carleton, tandis que la seconde est une lettre personnelle où l\u2019on voit que Blake faisait des démarches pour obtenir un poste de médecin du gouvernement au Canada, Dear sir, In consequence of your statement of the case of Lt.Col.Carleton dated the 14th of Dec.1786, Dr.Turton and I met in consultations at the request of Dr.Courtenay (?) who seemed desirous of conveying to you our united opinions by the Packet which is to sail on Wednesday the 7th.We immediately referred to your narrative as the only one then arrived, and bave with care and attention collected from it every information which a description of that nature is capable of supplying, and are of opinion that the symptoms are truly nervous, and tho they may be of duration and troublesome, we bave no reason to look upon them as dangerous nor shall we be surprised if bis bealth is established before the arrival of this letter ; the only symptoms which alarm us (not as tending to disolution, but to permanency of disease) are the alternate \u2018muscular contractions, and that excessive sensation under the skin, which I bave more than ten times in my life observed to precede Epileptic attacks.The mercurial boulus, and the probibition of the Cortex at the instant we think was judicious, but in a great state of debility mercurials must be cautiously persued and as circumstances call about for their use, the Cortex with bitters may at some future period be assisting in giving strength to the weak and unnatural state of the nerves of the stomach, Septembre 1957 LavaL MéEpicaL 431 which give rise to that multiplicity of symptoms in themselves inexplic- à able except from universal sympathy.As we have said that these symptoms are truly nervous, we are of opinion they originate from some morbid matter retained in the habit, which by its acrimony, and its deposition upon various parts of the nervous system, produced these various symptoms under which the Colonel bas for some time laboured ; whether this acrimony is arthritis, rbumatic, or scorbutic, or solely owing to the weakened nerves of the sto- i mach, you must endeavor to investigate, as their cure must differ accord- Ë ing to the variety of the causes from whence they proceed ; in circum- BR stances similar to what we have mentioned the secretions will be both : imperfect in quantity and in quality by which the whole nervous system | wll be rendered more moveable, and lable to be affected by the slightest E cause, either within the body, or by impressions from without.The R judicious Sydenbam, 1f our memory serves us right, says that the colours 3 of the Chameleon or the shapes of Proteus are not more numerous or i inconsistant than the variations of nervous diseases, we bave therefore avoided recapitulating the symptoms of the narrative, and laid aside any speculative explanations, merely adhering to the indications of cure which rise out of the case ; well knowing that at the distance of 3000 males, we can recommend no other than a general plan, leaving the specific treatment for you and bis other medical attendants, under whose eves he 1s ; diseases change so often their type, and so much is to be : collected from the patient himself, that a prudent physician will be i deterred from giving an absolute opinion, in stated cases from numbers, É except induced from particular circumstances of friendship and affection as in the present one before us ; the aparent disagreement in the i medical gentleman upon the spot with Col.Carleton sufficiently evinces i the force of what I have said.i His diet must be always mild and nourishing, the quantity to be regulated by bis medical friends, the drink not disposed to heat nor add i to already existing acrimony, this with the same precaution as above Ei existing acrimony, fatigue and above all frictions, and if possible warm bathing twice a week.Vomaits now and then to lassen the quantity of it acid Saburra or glutinous or bilious matter.The body to be kept free by gentle means.The different nervous symptoms must be obviated by all the various nervous medicines, which we have no occasion to enumerate here.We would recommend the following diet drink : Half a pint of which should be drank tepid going to bed each night, and another half pint before be arises in the morning either with fresh milk or without it, as you may find agrees best with him.The flowers of zinc may be tried as a tonic to the amount of from two gr.to ten twice a day ; È if you bave good extract of Cicuta that may likewise be called in when > these anomalous pains come on, and if at any time the Cortex 1s called in, let it be in the.following manner, Atma CE ee Sebati Diet drink - Rx Rad.Sarsaparill.Ju.Cort.Sassasfr: Lign.guaic.Glycyriz.santal.Rubr.\u2014 Alb.aa 374$.(illisible) Radic Zit aqua pura lb V. LavaL MEbicaL Septembre 1957 masera levi calore per horas sex, dein coque ad lb ii KA et cola bibat nocte maneque lb 4.The Bitters Rx :\u2014 Cort.Peruv 143 \u2014 Aur.Hisp.Sicc:.\u2014 Limon: vel : \u2014 rad.Gentian: Camph.arom.aadi Ag.menthi piper Simp : 2 lb; macera sine calore per horas XXIV et cola \u2014 (Signed) J.T.(Signed ) A.K.(James Turton) (Arthur Kennedy) Feb 6th 1787, Rathbone place Dr Blake Dr Turton and myself by the return of the Packet the 7th of last month sent to you our opinion of Lt.Col.Carleton\u2019s case, and the treatment necessary to be pursued for the recovery of bis health, but purposely avoided entering upon any speculative reasoning, solely prescribing to the symptoms as related by you, flattering ourselves, that long before the arrival in Canada of our opinions, bis health wou \u2019d be in a progressive state towards being reestablished, seeing more trouble than danger in the case.Since that time another account from some other Medical Gentlemen bas been submitted to our inspection but we bave(?) no reason to alter the opinion you bave rec\u2019d from us.The time allowed for this busyness was so short, and the difficulty of meeting Mr Adair without some previous appointment, compell\u2019d me to postpone writing to you upon the subject of vour letter which accompanied the case, till I cou\u2019d write something satisfactory.About the middle of last month very opportunely Mr Adair requested to speak to me upon some Canada Hosp\u2019l busyness, in the course of this interview, I proposed to bim your pretensions to an Hospital establishment, and with that degree of justice, which mv knowledge of your abilitys and services, and my own conscience warranted me to urge, he met my argument in your favor, in the manner your warmest wishes can paint, and promised me before be left town be wou\u2019d lay before the Secretary of War the conversation which took place between us, and said be had no doubt that your claims to some Medical apointment would be attended to, of which you will probably very shortly receive information.I read that part of your letter which relates to Mr Fisher being put over your head, but Mr Adair said the Establishment as it stands now in Canada by the War Office Regulations does not acknowledge anyone but Mr Foote, who is here called Surgeon to the Garrison of Quebec, and I think it is not improbable from what I could collect from Mr Adair, that if it meets with Lord Dorchester\u2019s approbation Montreal may be conferred upon vou, or some other mode adopted by which your services may be gratified.I mean to write to Lord Dorchester and Col.Carleton by the next ship which sails for Quebec, which is expected to go the latter end of this Septembre 1957, LavaL MépicaL 433 month.Mr Dunn bas been extremely ill but is now much better, and will, I think, sail in that time.You wish to know what you can send me from your part of the world ; 1 will tell you, send me as much medical news as you can and particularly the state of la Maladie de l\u2019Abbaye de St.Paul, whether its progress is still marked with malignity, what parts of the country are most infected with it, and what the numbers are as near as you can collect, and among what ages it seems to make the greatest havoc.If you can procure me a savage Canoe from Three Rivers, the (illisible) there are remarkable for making them.Let the savages be in their proper dresses, with their war implements, bunting materials etc.Present my best compliments to all my friends and especially to the Col.and Lady Ann.Tell them Lady Dorchester and the children are well and have been inoculated, Lady Eloi C.(?) and that famally are well.Dont forget me, I request, to all my friends, I love them and shall always think of that part of the world with pleasure, adieu and believe me, Dr Blake Yours sincerely (Signed) Art.Kennedy March 6, 1787 My familly are out of your knowledge, my Eldest boy goes to the University of Oxford at Easter from Westminster school, and my second goes into college at Westminster at Whitsuntide, my third boy is preparing to go to India.My Eldest Daughter and the three other girls are now at home with me, the two eldest of them are perfectly well educated and make me very comfortable.Malgré les consultations de plusieurs médecins de Québec, Montréal et Londres, le colonel décéda le 14 juin 1787.Son décés ne semble pas avoir fait une grande impression à l\u2019époque puisque les seules mentions qu\u2019on en retrouve sont une petite note dans la Gazette de Québec du 21 juin 1787 (4) et les deux lignes suivantes dans le registre de la cathédrale anglicane de Québec : «1787 June 17th.Buried in ye new burying ground, Christopher ~ Carleton, Colonel in the Army.47 years old.» (5) Si Carleton n\u2019a pas fait grande figure historique, il a quand méme laissé sa marque dans les archives judiciaires de Québec.A sa mort il a été révélé qu\u2019il était littéralement cousu de dettes.Ses dettes, au total, tant au Canada qu\u2019en Angleterre, dépassaient £3000.Pour l\u2019époque ceci représentait une fortune assez imposante.Ses nombreux créanciers, entre autres le docteur Davidson, présentèrent leurs griefs à la Cour de Québec.; En i Os A Be É ci i i 434 LavarL MépicaL Septembre 1957 Davidson soumit à la Cour un compte détaillé des traitements et médicaments prodigués au colonel Carleton du 18 novembre 1786 au 14 juin 1787.Ce compte, dont des extraits photographiés sont reproduits ci-dessous, est authentiqué par le docteur James Fisher et se chiffre au montant total de £110-10-6.(Figure 2.) « I have examined the above acc\u2019t, and do certify that I am well acquainted with the nature of the charges therein contained, having in every circumstance been present and employed from the beginning of the Colonel\u2019s illness : and am positively of opinion that it is entirely impossible to charge less considering the severity and the risk of health which was incurred during the lingering and melancholy disease under which the patient laboured.» (Signed) James Fisher.A l\u2019appui de ses revendications Davidson fit défiler devant la Cour plusieurs témoins dont les témoignages, déposés en Cour et authentiqués par le juge Thomas Dunn, sont reproduits ci-dessous : « The Honorable John Collins being duly sworn says that he remembers and knows that the plaintiff attended the late Colonel Carleton in his last illness, furnished him with Medicines and sat up with him several nights, that he began his attendance about the fifteenth day of November in the year Eighty six and continued to attend the deceased at his the deponant\u2019s house to the fifteenth of May following, that he often seen the Plaintiff afterwards at Col.Carleton\u2019s house and he the deponent always understood that he attended him until the time of his death, that he believes the Plaintiff sat up with the deceased during three months at least every other night and frequently several nights running.Says he knows that Doct.Blake was sent for to Montreal and he thinks it was by Lady Ann\u2019s desire, he never heard that the deceased paid any money to Plaintiff, knows that be was not in a state to do it.» Cross examined « Says that the deceased was frequently delirious when in his the deponent\u2019s house, says that the deceased was in his proper senses the fifteenth of May Eighty seven when he left deponent\u2019s house.Says that the Plaintiff when he sat up with the deceased spent the whole night with him.» (signed) John Collins Sworn the 14 July 1789 in open Court.Thomas Dunn. al 3 x 1 | Sn A 24 A À, la.cals) Cen See {te % 7 ute Vo?Bonin Sl rrr.Vin Pe A A des DCE NAS TH détectée usant 7 T1- Sa.mL ee B= ell ernie enor Bur Brewin.) A, 23|Æ ds 4.7} ZG N\\A.Hox CITE - ess À 5 So; a ee Ss ler VT - ss EE 21% (5 4 siti Fh Bris.| Iti | 2 \u2014\u2014 en mn._ AS > he 29444 a, méme rires \u2014 \u2014 \u2014- - to py Z Be EL Fam œ \u2018 AED |~, Dé \u201cIZ Mn PE Am ren 4 A LA, A AU i | oA Les t / 272 Moe aS ro \u2014 pen 1) \u201cpng me stove Arathi > - (= LA 4+ Did À J\u201d EE 2 > 64.| ! Foitys fren sud Æ p- LS 1 ibe M owns Zod SDH PRE Py Le rd A 3 + SV iy Member 7A J yg he Le 3 ii As Zz 2%, ee Cu BE pp x = ia ee = in as a+ os oe ne, iain, à Le = = Jo xg = Ses NE imei 2: 5 Ries 2 Eiri AEE = B ais hi = ki H HR A .en ccs = thea ARR < __ re 7 re\" \u2014\u2014\u2014\u2014\" = \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 meme xx 0 _ SE TT mph ey er = TA mépris) PS EX Rt?ER oY Cr AEs ani es se dan ax toed 2x = ints pee CZ 250% a Sasi ER ps ras a = SR a ET TTR I SANS Tex = ERE TEE 3 ERE In BOE as an ec poy So orm rw ES Page: eee, Cs 28 SN pe #5 rp | N Z à N ; me ~~ passera 3 ! ma { WN Ato 97 idson.A - 7 À I, Prey 7 ve, + À À * A x 5 i * .* ex.+ A mie corses rt smart as te nr a Ale a, » È æ ae kd À, WH ay ° | > W 3 \\ Eg be a5 Fou 1e N° va À.Lo cri os \\ Yl ; a By + J = a jg: ER cn As Fh, WN IX : 5x + ; i di 3 \\ +?Figure 2.\u2014 Extraits du compte soumis par Dav À J \\ N.3 ® hp SR Wa NS 3 Pw on a i 4 Pi A The, Ÿ NAR J 3 À R 3 sa, 7 i i 4 _ RER rie \" 3 Ë Re iL B en (2 pes in een PPI) SHIITES ais { tips FEIN SEN £151 NITES sb Hy oe PRE A 3 TA TE Te pas Et ET CAPE PR TS ES FN TIRE 5 EY sx Fe = Te Te ect Ee Epos rs CIEE gaia x as Ja xt Septembre 1957 Lavar MÉpicaL 439 « James Fisher of Quebec Esq.Garrison Surgeon, being duly sworn says that the Plaintiff was employed in cunjunction with deponent in attending the late Lieutenant Colonel Carleton from November Eighty Six to the middle of June Eighty Seven or thereabouts, the Plaintiff sat up several nights, at least thirty three at \u201cdifferent periods with the late Lieutenant Col.Carleton, that previous to Doct.Davidson\u2019s being employed deponent furnished the Medicines for the deceased and Plaintiff furnished all the rest during the remainder of his illness, two or three trifling articles excepted which deponent furnished when Plaintiff was not to be found at home ; says that Plaintiff assisted deponent every day in doing what was necessary for the deceased and dressed his blisters and that the deceased frequently had occasion for Injections which were given by deponent or Plaintiff as it happened to be their tour of attending, the deceased had occasion for great quantitys of Medicines, and he believes that Plaintiff furnished the several Medicines charged in an account certified by deponant, does know that the Plaintiff has received any payment for his Medicines or attendance upon the late Lieut Colonel Carleton, on the contrary he believes that he has received nothing an account thereof.» Cross examined.« Says that when the deponent attended the deceased he was and yet is Surgeon to the Garrison of Quebec ; that he believes the deceased had a fit in November Eighty Six and was for some time after it in a delirium, says that he does not know by whom Plaintiff was called in but that deponent consulted with Plaintiff and Dr Blake by the express desire of the deceased, that he always considered the Plaintiff as concerned with deponent in attending the deceased and that by the wish and desire of both the deceased and Lady Ann and for the reason that the labour and attendance was too hard for deponent and very laborious for them both that Mr Mabane frequently attended the deceased towards the beginning of his complaint, and deponent always reported to him the state and situation of the deceased, that Mr Blake attended and joined with deponent and Plaintiff in prescribing for the deceased but ordered nothing of his own accord without the aid of the Plaintiff and deponent, that the deponent had no medicines proper for the deceased in his custody belonging to the Garrison except a little bark and of that not a sufficiency for the deceased and further that such bark could not be used by the deceased unless prepared with other articles taken from deponent\u2019s private store which he did not chuse to supply any longer.Deponent thinks himself obliged to take care of every Military Servant of Government whether of the Garrison or not, that the deponent had Mr Badelard under him as mate to the Garrison, that deponent neither required Mr Badelart or Plaintiff to attend the deceased » (figure 3).(Signed) James Fisher Sworn in Court the 14th July 1789 Thomas Dunn JCP 440 Lavar MÉpicAL Septembre 1957 «Jean Bezeau ayant prêté serment de dire vérité dépose que le défunt Colonel Carleton l\u2019a envoyé chercher par un nommé Louison petit-Cler le jour du mardy gras mil sept cent quatre vingt sept qu\u2019il se rendit chez le dit Colonel et parla à lui-même lequel lui proposa d\u2019aller à Montréal pour aller chercher le Dr.Blake et qu\u2019il [ui dit d\u2019aller avindre les lettres chez le Dr.Davidson et de faire diligence et qu\u2019aussitôt Ie déposant fut chercher les lettres chez le Dr.Davidson, qu\u2019il lui remit une lettre pour le Dr.Blake et partit toute suitte pour Montréal et que le Dr.lui donna quatre Louis en avance du voyage qu\u2019il a descendu en poste de Montréal avec le Dr.Blake dans une carriolle que le dit défunt colonel avait à Montréal, que deux ou trois jours après son arrivée il fut demandé de l\u2019argent au dit défunt Colonel Carleton pour ses frais de voyage, qui lui dit qu\u2019il n\u2019était pas en état d\u2019arranger ce compte là, mais d\u2019aller chez le Dr.Davidson et qu\u2019il le palerait qu\u2019il a été cing Jours à monter et descendre pour lesquels le docteur Davidson lui à payé dix piastres qu\u2019il a fait sa marque au bas d\u2019un compte en présence de monsieur Sketch- ley comme témoin qu\u2019il a employé les deux portugaises à lui donner par le Dr.Davidson a payé les postes en montant à peu de chose pret ; qu\u2019en descendant le Dr.Blake lui a prêté de l\u2019argent pour payer les postes et qu\u2019 au Cap Rouge 1l a arrangé le compte avec le dit Dr.Blake et qu\u2019il n\u2019a recu de Mr.Davidson que les deux portugaises cy dessus dit et les dix piastres.Le déposant a déclaré ne savoir signer.» Affirmé en cour le 14 juillet 1789 Thomas Dunn, JCP.« Thomas Sketchley of Quebec being duly sworn says that he was present at Docteur Davidson\u2019s at the settlement of an account between said Davidson and John Bezeau respecting this Bezeau\u2019s journey to Montreal as an express for Dr.Blake who was sent after to the late Lt.Col.Carleton and he did then see the said Bezeau make his mark thereto that he seen money but does not recollect how much tho he believes it was the full balance of the said account.» Cross examined.(illisible) « of his remembrance he read the account and he believes he observed that he was accurate as to the charge for each post, he did not read the account or explained the article charged in the account in the french language to Bezeau.» (Signed) Thomas Sketchley Sworn in Court \u2018 14 July 1789 Thomas Dunn JCP. we SERRE STRESS Sess us pete fh] «Las UE SR rape Aw PR Ale Orin Lig Ses Sms for Do Arron 1 Ii est Ha an Anh, Calor [pe / nn ed Z xP nl cKans A AG hI ECTS 4 da cave oF Hey \u2014 IK on 22 0 dan era 3-77 By EP red A, ZE me A A rrr oor She\u2019 TS Zgecmne) 4773 Din FU MA Form et Avy Lo 4 Figure 3.\u2014 Témoignage en Cour de James Fisher OPTS) SE pune meme ma me em 3 à A TOR Soo Be 0 RER a cE = hE) TET Re Tt ip 5 = PRIS A Zi a J.ae es Rie ï au Late À.ie f pit hig 4.z Mo date Liisi éatinel\u201d Carlton, val at Hbc Jéniat deg fondo 7 wn pra a, CZ 14 Zits.4.Char \u201cet He ne ia 5 > [Hoar erties 4 feck - _ 3 Levers -\u2014 _\u2014 - ~ - 478 ?a = oN & Berlin Susi por LL.4 Cle) eyes ofits ley Apc Sir Se \u2014 wt y 2 27 rps e pis \u20ac ser Sse Spr Camp Sd so.g \u20ac cm de mn ba be) chi 25.J.J dic 4 zr elorng FUnh be ke {+ Soh Foner.a Gag44 tee tt Crores oped Lunde LÉ gare JH.\u201cFaisons Figure 4.\u2014 Acte de vente des effets du colonel Carleton ee = = | x A = Jo TE iy EN EN se A Lit nx a ES a ES eu RRA = SE Ry + sai Le EF es oo = 2 ti ie ex 5 ps = 8 CUA IE Pr Perey Tr I3rT: Def TA 01272) 8 CREE LE Tes: Er TY AN = Sa =o CERT ae a TRO a SEE as a PRESSE RSR PRE BUT ter > & a et 5 À \u2014\u2014 -\u2014 : 2 \" ç ce EN 4 Lo : x aq vy 7 \u20184 : 7, NS [48 .Q Id - ; * v : 2 3 Yo 2 î 5 ; ! ist 3 Sv 15 J \u2018 ÿ è = ; ceci 3 - iY ; > [BA] x AZ AY » Pd eS : ON i 1, ANR\" + J px = 7 + 4 < ; 3% 9% À d'a : PAY qe, ; ; ra : > HA + he : : a wa ws Ver, 2, ~.ANT «\u20ac 7 = ° : :3 in > ee , ; fa { : >.Wy > x YA » Le + : I a ve eu i 4 6 0 bye ; 3 < i 2 + vos 47 Re 22 + A à Le E Ve far IN y Vi } « v AN 1 CSN vy ) a SAS ya Te ++ ; 4 \u201c + p \u201c LP ca nm ! Sept na {y ; ; 3 T S $3 _e + 2e Rot Fe ç 3 CT EN ; ka A : 19 ÿ ç ) : } Ya le J ye - .rN ww 4 > i307 V 1s ti ; re, Vt 2,0 UT \u2018e = = ÿ oe : nu 2 > 4 = Pot > A 23 Ç * GS : 4 + { SUNNY a v hi \u201c4 Pk \u20ac x Lo.= se + Os 3 J i a 4 ye WC \u201ca : : \u20ac , 3 3 5 4 ae 2 : -0 te x = X Soy ATOM (1 la i AY Ye ; \u201ci.1 ; at \u20ac.ei > : : 1 1.0 : a J Ye ta} Chart ; : a of oe?rt A 7 He + a >.Ë Ja ; | E Sm 2 A : Hl i % i - > nr A 2.y >, AS is ¢ : AN > ; A q y « , a ; AN da sa LS : ; ads 3 CN X \u2018 3 i 4} o % .: 2.ya) 4 ; : ok 4) ob Le as a °, : : 3 Yh ND LS 3° : i ; 7 ; lr Rs >» ve 0 D fy 4% : «i ! 4 > ve?y 15 3 7 nl ar 4, ~ £ 5 ; 2% \u201c.5 L v > : 1.qu Lf SS 2 ei 7 rs 4 ' : eu a Vv, ; > ï >,\" Post on o> ir AS y .Pr « ; Vi hh : ; NS \u2014 G ; : see wh (RJ : i Vii J < ; ; ; : : sp Yy : ve 0S a \u2019.TY \u2018A Te is LCR er ve 3 of ; LA) \u201c5 9.5%.See 3 ; =, ; et, ; ; Ww PS a.ty x Ca > 7 fe rE.a Fav >! we hi ds fat = Sok 8 3 + JY, 3 dt ve W 5 qs 2 rs as ON : ; \u20ac a.~ A5 a : ï DES ct wr « ; i 43 #; 24 Ase = \u201ca \u201c4 7 Ne is > A se 63 \u201d - - 7, o- > DA LR i \\ 5 ci { 3 5 4 = ! 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