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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1960-09, Collections de BAnQ.

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[" LAVAL MÉDICAL VOL.30 N° 2 SEPTEMBRE 1960 COMMUNICATIONS UN CAS DE GANGRÈNE DE LA MAIN À LA SUITE D\u2019UNE INJECTION INTRAVEINEUSE DE PRÉMAZINE (Sparine) par Pierre GRONDIN,! F.R.C.S.(C), Jean-Luc BELLEMARE,* Georges GROULX 3 et Rosaire SAINT-PIERRE, F.R.C.P, (C) ¢ de Hôpital Saint-Joseph de Trois-Rivières La découverte de la chlorpromazine (largactil) marqua une grande contribution à la pharmacopée ; elle ouvrit l\u2019ère de ces « médicaments- miracles » qu\u2019on surnomme les tranquillisants.Cependant, après quelque temps, des incidents et même des accidents attribuables à leur usage, ne tardèrent pas à être mentionnés dans la littérature.Le plus sérieux de ces accidents est sans contredit cet ictère qui, par ses caractères cliniques, pathologiques et biochimiques, a intrigué internistes et chirurgiens et a conduit plus d\u2019un patient à une exploration chirurgicale inutile des voies biliaires.Des travaux subséquents ont * Travail présente à la Société des hôpitaux universitaires de Laval, le 12 novembre 1959.1.Assistant au département de chirurgie.2.Assistant au département de médecine générale.3.Chef du laboratoire.4.Chef du département de médecine interne.(1) 150 Lavar MÉDicAL Septembre 1960 démontré que la fraction chlore du médicament était responsable de l\u2019effet hépatotoxique.Le radical chlore fut donc éliminé et un composé synthétique nouveau, la promazine (Sparine), fut mis au point.Si l\u2019on excepte l\u2019ictère et les troubles extrapyramidaux, la plupart des effets secondaires de la chlorpromazine sont aussi à craindre de l\u2019usage de la promazine.Les plus importants sont l\u2019hypotension, l\u2019agranulocytose, les crises épileptiformes, l\u2019altération des épreuves biologiques de la grossesse, les fausses hypersérotoninémies et, plus récemment, les thromboses artérielles.Les dérivés de la phénothiazine (chlorpromazine et promazine) sont des hypotenseurs énergiques.II est important de rappeler que la chute de la pression artérielle, non seulement ne réagit pas à l\u2019administration d\u2019épinéphrine, mais peut être accentuée par son usage.En pareilles circonstances cependant, la norépinéphrine demeure l\u2019antidote de choix.L\u2019agranulocytose est aussi une complication désastreuse de ces substances qui, fort heureusement, demeure une rareté.En effet, seulement dix- huit cas ont été rapportés sur quelque trois millions et demi de malades soumis à cette thérapie.Les convulsions ou crises épileptiformes rapportées sont aussi peu fréquentes et sont apparues habituellement chez des alcooliques agités ayant reçu plus d\u2019un gramme du médicament par Jour.Selon certains auteurs, ces accès convulsifs seraient en partie attribuables au sevrage brusque de l\u2019alcool.Récemment, le docteur Gerard H.Hilbert, de Pensacola, en Floride, rapportait (2) des réactions biologiques de la grossesse faussement Fosi- tives chez des patientes recevant des dérivés de la phénothiazine.Sur trente cas étudiés, 43 pour cent ont montré des tests à la grenouille positifs.Toutefois, aucune des épreuves de Friedman, utilisant des lapines, n\u2019a été affectée par la prise de ces médicaments.Depuis quelques mois, la littérature médicale fait mention d\u2019une complication très sérieuse résultant de l\u2019admmistration intraveineuse de promazine.Il s\u2019agit d\u2019une thrombose artérielle rapide avec gangrène du membre supérieur.Onze cas identiques ont déjà été rapportés dont neuf aux États-Unis et deux au Canada.Nous présentons au- Jourd\u2019hui un douzième cas qu\u2019il nous a été permis d\u2019observer dans le département de chirurgie de l\u2019hôpital Samt-Joseph des Trois-Rivières. Septembre 1960 Lavar MEpicaL 151 Il s\u2019agit d\u2019une femme de cinquante-deux ans traitée depuis plusieurs années pour des troubles neuro-émotionnels sévères.A deux heures a.m., dans la nuit du 7 juin 1959, ne pouvant pas dormir, étant anxieuse et agitée, elle demande un médecin.Ce dernier, après questionnaire et examen, conclut à un désordre neuro-végétatif et lui administre un cm3 (50 mg) de promazine (sparine) dans la veine antécubitale du bras droit.Au moment de l\u2019injection, la patiente accuse une douleur vive à l\u2019endroit de la veinopuncture, douleur irradiant à l\u2019avant-bras et à la main.À cinq heures a.m., le médecin constate une main droite pâle, légèrement cyanotique, plus froide que la gauche.Le médecin recommande l\u2019application de serviettes humides tièdes, administre un analgésique et quitte de nouveau la malade.Au cours de l\u2019après-midi, les phénomènes ischémiques persistent et le médecin ordonne l\u2019hospitalisation.A deux heures de l\u2019après-midi, l\u2019examen du membre révèle une pâleur froide, de l\u2019œdème et de la subcyanose de tout l\u2019avant-bras et de la main droite jusqu\u2019à quatre centimètres au-dessus du pli du coude.On note une anesthésie complète de la main ainsi que la présence d\u2019ecchymoses le long du trajet de l\u2019artère humérale à la partie moyenne du bras et sur le trajet de l\u2019artère radiale au niveau du poignet.Les pulsations artérielles et les oscillations sont imperceptibles au coude et au poignet.Le ganglion stellaire droit est immédiatement infiltré avec 20 cm3 de novocaïne.Aucune amélioration circulatoire n\u2019en résulte.À trois heures p.m., une intervention chirurgicale est décidée.L\u2019anesthésiste effectue un bloc au plexus brachial droit.L'\u2019artère humérale est explcrée de son origine axillaire à sa bifurcation à l\u2019avant- bras.Aucun hématome n\u2019est observé.Le site de la ponction veineuse est identifié.L\u2019artére humérale ne montre aucune lésion.Elle est petite, blanche et en spasme sur tout son trajet.Des pulsations sont perceptibles à sa partie supérieure mais cessent à la partie moyenne du bras.Les pulsations ne s\u2019améliorent pas malgré une sympathectomie périartérielle.Une artériotomie de 0,5 cm est effectuée entre deux pinces Bull Dog au niveau de la disparition des pulsations.Un flot sanguin violent apparaît avec l\u2019ablation temporaire de la pince proximale alors qu\u2019un jet sanguin rétrograde énergique se produit si on enlève uniquement la pince distale.L\u2019artériotomie est alors refermée avec de 152 LavaL MÉDICAL Septembre 1960 la soie 00000 et la peau suturée au dermalon.Un pansement non compressif est appliqué.L\u2019ischémie s\u2019aggrave malgré l\u2019administration d\u2019anticoagulants, d\u2019antibiotiques et de vasodilatateurs.Des infiltrations du sympathique cervical droit au six ou huit heures sont effectuées pendant cing jours.La main demeure en griffe, indolore et complètement paralysée.Une momification progressive du pouce, des doigts et de la partie radiale de la main s\u2019imstalle.Une ligne de démarcation se creuse au niveau du poignet respectant l\u2019éminence hypothénar (figure 1).Figure 1.Une amputation transcarpienne avec excision des ellipses de peau nécrosée est effectuée le 20 juin 1959.La malade guérit ses plaies opératoires d\u2019une façon satisfaisante et retourne chez elle vers la mi- juillet.L\u2019étude des pièces pathologiques montre une gangrène sèche par nécrose et thrombose vasculaire, particulièrement importante au niveau des artérioles.Deux mécanismes principaux ont été invoqués pour expliquer ces phénomènes ischémiques.Opinski, Serbin et Rosenfeld, rapportent deux cas similaires et croient à un spasme artériel réflexe dû à l\u2019irritation de l\u2019endoveine ou à l\u2019infiltration de la substance irritante dans les tissus péri-artériels.Il faut admettre l\u2019existence de spasmes artériels assez tenaces pour conduire à la gangrène.Il s\u2019agirait de la « stupeur artériel- Septembre 1960 LAavAL MÉDICAL 153 le » de Leriche.Celle-ci est d\u2019observation courante en traumatologie, spécialement au voisinage des fractures et des luxations du coude et du genou.L\u2019exploration de nombreux cas a démontré que l'artère en spasme est sans lésion macroscopique.La plupart de ces phénomènes spasmodiques cèdent cependant au blocage sympathique et conduisent très rarement à la gangrène.Le cas cité ne présente aucune amélioration circulatoire malgré un blocage sympathique répété par infiltration stellaire et deux blocages du plexus brachial.Par contre, l\u2019injection accidentelle de substances irritantes à pH trop acide ou trop alcalin, directement dans l\u2019artère humérale, à maintes fois causé des gangrènes par thrombose.Forrest et Saunders citent neuf cas de nécrose de la main à la suite de l\u2019administration intra-artérielle de pentothal sodique.De plus, la veine antécubitale au coude chevauche l\u2019artère humérale sur plusieurs centimètres.Si l\u2019on considère enfin que l\u2019administration intraveineuse des dérivés de la phénothiazmne est pratiquée chez des sujets souvent agités, 1l peut arriver que des injections intra-artérielles se produisent accidentalement.Ces Injections intra-artérielles causeraient une thrombose de tout Parbre artériel distal et entraineraient une nécrose qu\u2019aucune sympathec- tomie ou intervention chirurgicale, même immédiate, ne saurait influencer.On pourrait ajouter, en faveur de cette théorie, l\u2019apparition instantanée dans tous les cas rapportés de sensations de brûlure à la main et le fait que ces accidents ne sont jamais apparus lorsqu\u2019une veine autre que l\u2019antécubitale a été utilisée.RÉSUMÉ Nous avons rapporté un cas de gangrène de la main à la suite d\u2019une injection de promazine (sparine) dans la veine antécubitale.Le mécanisme de production de cette nécrose est encore discuté.Elle peut faire suite à des facteurs réflexes veino-artériels, à l\u2019entrée accidentelle de la substance dans l\u2019artère humérale ou à d\u2019autres facteurs jusqu\u2019ici inconnus.Nous nous demandons si les dérivés de la phénothiazine ne devraient pas être administrés dans les veines qu\u2019après dilution et si une autre veine que celle chevauchant l\u2019artère humérale ne devrait pas être choisie. 154 Lavar MépicaL Septembre 1960 BIBLIOGRAPHIE 1.FORRESTER, À.C., et SAUNDERS, R.C., Intra-arterial thiopentone, Brit.J.Anæsth., 27 : 594-596, (déc.) 1955.2.HiLBErT, G.H., False positive pregnancy tests caused by sparine and thorazine, J.Florida M.Ass., 45 : 655-657, (déc.) 1958, analysé in Am.J.Clin.patb., 27 : 594-596, (déc.) 1955.3.HyceL, Urine serotonin determinations, Houston, Texas, Urine Serotonin Set, S.P.Cat.No.53865, 4, 1958.4.MeLrose, À.C., et Roy, J.R., Late prognosis of chlorpromazine jaundice, Brit.Med.J., 1 : 818-819, (28 mars) 1959 ; analysé in : Instantanés médicaux, : 190, 1959.5.Orinsxy, M., SErBIN, F., et RosenFeLD, J.E., Arterial thrombosis with gangrene after use of promazine (sparine) hydrochloride, J.A.M.A., 168 : 1224-1225, 1958.6.Root, B., et HaMELBERG, W., Arterial thrombosis after drug therapy, J.A.M.A., 166 : 746, (14 fév.) 1959.7.ZATUCHNI, J., et MiLLER, G., Jaundice due to chlorpromazine, Modern Med.Can., 10 : 57, (août) 1955.Discussion DocTEUR ROSAIRE SAINT-PIERRE : Cette communication du docteur Grondin nous permet de rappeler la richesse de l\u2019héritage que Ie professeur René Leriche nous a légué.Le professeur Leriche a été le pionnier de la chirurgie vasculaire et je voudrais rappeler quelques-unes des lois qu\u2019il a pu énoncer après de nombreux travaux expérimentaux.Toute excitation pariétale d\u2019une artère, tout contact adventitiel, toute distension de dedans en dehors produit une réaction vasomotrice qui peut être catastrophique.Quand les nerfs sensibles de l\u2019adventice sont violemment excités, Ils peuvent provoquer une violente vasoconstriction des collatérales à la fois en aval et en amont de l\u2019excitation.Il s\u2019agit d\u2019une réaction massive et totale qui crée des conditions destagna- tion favorables à des thromboses extensives secondaires qui, en bloquant les collatérales précipitent l\u2019évolution gangréneuse et la rendent irréversible et irrémédiable.Sans aller jusqu\u2019à prétendre qu\u2019une substance irritante pénètre dans une artère quand elle ne touche que l\u2019adventice, d\u2019après une des lois de Leriche, elle peut provoquer ou, du moins, 1l est raisonnable de penser qu\u2019elle puisse provoquer des réactions mutilantes du type de celle que le docteur Grondin vient d\u2019exposer.Il existe une autre loi qui = E- re Septembre 1960 LavAL MÉDICAL 155 explique peut-être l\u2019hémorragie que le docteur Grondin a observée lorsqu\u2019il a desserré sa pince distale.Quand une artère est oblitérée, que ce soit par spasme, par thrombose ou par embolie, le courant s\u2019inverse dans les collatérales de cette artère : le sang revient par la périphérie à contre courant et reflue à forte pression jusqu\u2019au lieu de l\u2019obstruction.J\u2019ai tenu, à l\u2019occasion de ce travail, à rappeler quelques-unes des lois énoncées par ce pionnier de la chirurgie vasculaire.Puis-je, en terminant, rappeler une clause de son testament que l\u2019on retrouve dans ses leçons au Collège de France : « J\u2019ai fait de bonne heure deux parts de mes activités, l\u2019une réservée à la tâche manuelle de la chirurgie qui soulage les miséres de l\u2019homme, et l\u2019autre consacrée au travail de l\u2019intelligence qui s\u2019active devant les inconnus de la pathologie avec une obéissance totale aux faits.J\u2019aime à opérer et j'aime à chercher à travers les incidences mouvantes de la clinique une vérité, même si elle est passagère.» DocTEur-PAUL DÉCHÊNE : Je pense qu\u2019il y a lieu de retenir deux conclusions, c\u2019est-à-dire d\u2019éviter la voie veineuse en injection unique en utilisant les dérivés de la phénothiazine qui sont des substances très irritantes, et si l\u2019on veut absolument utiliser la voie veineuse, l\u2019employer en dilution, en perfusion, goutte-à-goutte ; deuxièmement éviter la veine cubitale de façon à avoir le moins de chances possible de rencontrer l\u2019artère humérale et d\u2019y faire par erreur, ce qui peut arriver à n\u2019importe qui, une injection intra- artérielle.Je voudrais faire quelques suggestions en ce qui concerne le traitement de ces accidents qui peuvent arriver assez fréquemment, puisque ces dérivés sont employés très souvent.Il m\u2019est arrivé de voir deux accidents à la suite d\u2019injections de dérivés de la phénothiazine qui ont été traités avec succès, parce que nous avons eu la chance de le faire dans la première heure qui a suivi l\u2019injection de ce médicament.Le traitement employé a consisté en l\u2019in- Jection intra-artérielle de novocaïne en association avec une infiltration stellaire et dans le deuxième cas en association avec les anticoagulants dans la deuxième heure qui a suivi l\u2019injection. INJECTION COMPLETE EN TROIS DIMENSIONS, DE LA VASCULARISATION CORONARIENNE A L\u2019AIDE D\u2019UNE SUBSTANCE PLASTIQUE EN COULEUR *t Far Émile BERTHO! et Gérard GAGNON * du Service de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu Sarnt-Vallier de Chicoutimi Ce travail présente une méthode simple, rapide et peu onéreuse pour le moulage des vaisseaux coronariens.La substance employée permet d\u2019opacifier en trois dimensions, les vaisseaux coronariens jusqu'aux artérioles et veinules précapillaires, mais elle ne traverse pas le capillaire normal.La connaissance des plus fines divisions des artères coronaires demeure encore incomplète et controversée.On a prouvé que la substance que nous employons peut pénétrer dans des artérioles jusqu\u2019à un diamètre de 0,03 mm et peut demeurer parfaitement visible à la loupe après la digestion du cœur.Les cœurs ainsi injectés montrent la disposition exacte des différentes sources de vascularisation du myocarde.Dans des expériences en cours * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 25 février 1960.1 Travail effectué grâce à la collaboration des autorités administratives de l\u2019Hôtel- Dieu Saint-Vallier.1.Chef du Service de chirurgie cardio-vasculaire expérimentale et clinique.2.Chef du département de chirurgie. Septembre 1960 LAavaL MÉDICAL 157 portant sur la revascularisation du myocarde, cette technique permettra de démontrer, si elles existent, les nouvelles voies d\u2019apport sanguin au myocarde.Actuellement, en chirurgie coronarienne, à part les effets favorables observables psychologiquement, ce qui demeure important, il est difficile de prouver anatomiquement l\u2019existence de nouvelles sources d\u2019apport sanguin.Seules les artères phréniques ou diaphragmatiques peuvent apporter du sang supplémentaire au myocarde lorsqu\u2019on obtient une symphyse péricardique ; ce fait peut être démontré anatomiquement dans les opérations visant à obtenir une symphyse entre le péricarde et le myocarde.Mais la seule opération logique est la désobstruction de l\u2019arbre coronarien, opération que la circulation extracorporelle permet de réaliser, lorsque cette obstruction a été préalablement localisée par la ciné- angiographie coronarienne.En admettant qu\u2019une opération pour la revascularisation du myocarde stimule les anastomoses intercoronarien- nes, n\u2019est-il pas prouvé que le meilleur stimulant de ces anastomoses intercoronariennes est encore l\u2019anoxie?Cette anoxie peut se produire par l\u2019obstruction lente ou complète d\u2019une artère coronarienne par l\u2019athéro- matose ou par l\u2019anémie, soit dans les maladies pulmonaires, en particulier dans les cas où le facteur de diffusion est altéré, soit dans les maladies cardiaques cyanogènes, ou encore dans une atmosphère pauvre en oxygène, comme en altitude élevée.Aussi après avoir proposé une opération consistant à désaturer le sang artériel (anastomose entre l\u2019artère pulmonaire et l\u2019oreillette gauche), la tendance actuelle est de placer les malades dans une atmosphère pauvre en oxygène.On y arrive à l\u2019aide de chambres hermétiques où le pourcentage d\u2019oxygène est maintenu à un taux réduit.Les différentes méthodes physiologiques qui prétendent trouver à la suite d\u2019opérations pour la revascularisation du myocarde une augmentation du débit sanguin dans un territoire donné, prêtent toutes plus ou moins à caution.I! faudrait mesurer le débit sanguin avant l\u2019opération x y fr ° A A x .et après l\u2019opération au même moment sur une même artère, ce qui est impossible.On sait en effet que les opérations pour revascularisation du myocarde produisent, lorsqu\u2019elles réussissent, de nouveaux vaisseaux 158 Lavar MéDpicaL Septembre 1960 et des anastomoses intercoronariennes en un temps très court, soit en quelques jours.On retrouve dans la littérature de nombreuses études anatomiques sur le système vasculaire tant chez l\u2019animal que chez l'homme.Dans ces études, des colorants injectés sous forme de liquides, d\u2019eau ou d\u2019encre colorés et des imprégnations du système vasculaire par une substance quelconque ont rapidement supplanté la simple dissection ; mais elles sont toutes imparfaites.La technique de Schlesinger consiste à injecter une substance opaque aux rayons X dans les artères coronaires et ensuite à examiner les artères coronaires sur un seul plan, Cette substance a le grand mérite de ne pas franchir le lit capillaire d\u2019un cœur normal et cependant de remplir les plus petites artérioles.Mais elle a le désavantage de demander une préparation longue et d\u2019être très souvent instable.Le désavantage majeur est de montrer le cœur sur un seul plan.La méthode que nous exposons a été utilisée pour la première fois en 1950, par Kazzaz et Shanklin, pour étudier l\u2019anatomie normale des artères coronaires du chien.Stern, en 1954, utilisa cette méthode pour mettre en évidence l\u2019artère septale et démontra l\u2019existence d\u2019anastomoses intercoronariennes.Day en 1957, avec quelques modifications, utilisa la même substance sur le cœur de 50 chiens avec des études comparatives chez l\u2019homme, le singe, le bœuf, le porc et le chat pour étudier l\u2019anatomie des coronaires et des anastomoses intercoronariennes.ÉTUDE EXPÉRIMENTALE La substance utilisée, l\u2019acétate de vinyl, est la même, avec quelques variations techniques, qui fut employée par Kazzaz, Stern et Day.Elle a été injectée dans le système artériel et veineux coronarien du cœur de 15 chiens, apparemment normaux, et sacrifiés soit délibérément, soit au cours d\u2019un prélèvement de sang pour une circulation extracorporelle.Ce qui caractérise cette étude c\u2019est l\u2019absence d\u2019anastomoses intercorona- rienne et surtout la diversité de l\u2019âge des chiens, soit depuis un an Jusqu\u2019à 15 ans.L'étude du système précapillaire de ces chiens permet des conclusions intéressantes. Septembre 1960 LavarL MEbpicaL 159 INSTRUMENTATION L\u2019instrumentation est excessivement simple : trois seringues de 30 cm3 qui peuvent être utilisées, quelles que soient les différentes grosseurs du cœur, trois aiguilles numéro 15 dont le biseau a été coupé et qui s\u2019adaptent parfaitement à l\u2019embout des seringues, de la soie 00, un paquet de compresses, un porte aiguille, une prince à griffes, et un ciseau ordinaire.La substance plastique employée est l\u2019acétate de vinyl, commercialement connu sous le nom de vinylite.Cette substance se dissout dans l\u2019acétone à 12 pour cent.On peut se la procurer en quatre couleurs : rouge, bleue, Jaune, verte.Dans ce travail, le système veineux coronaire a toujours été injecté en bleu et les coronaires gauches et droite ont été injectées en rouge, en jaune ou en vert.Cette substance se conserve à l\u2019état liquide indéfiniment, mais avant de s\u2019en servir il est conseillé de l\u2019agiter vigoureusement car elle a tendance à se déposer au fond du récipient.Par ailleurs, elle se solidifie au contact de l\u2019eau ; aussi, la seringue utilisée doit être enduite d\u2019un peu d\u2019éther ou d\u2019acétone, car autrement elle pourrait être obstruée par la solidification du produit.Méthode utilisée pour injecter l\u2019arbre coronarien : Les cœurs sont injectés le plus tôt possible après la mort de l\u2019animal.Cependant, quatre heures après le prélèvement du cœur nous avons obtenu d\u2019excellents résultats.Immédiatement après la mort de l\u2019animal, le cœur est prélevé et lavé vigoureusement sous un robinet d\u2019eau tiède pour enlever tous les caillots.L\u2019aorte est coupée juste au-dessus de l\u2019insertion des valvules aortiques.Une bourse à la soie 00 est préparée autour de l\u2019ostitum des artères coronaires gauche et droite.Une petite gaze est introduite dans le ventricule gauche pour éviter d\u2019inonder ce ventricule par l\u2019acétate de vinyl.Une seringue est chargée de cinq à 20 cm* d\u2019acétate de vinyl rouge, Jaune ou vert, puis l\u2019aiguille adaptée à la seringue et au biseau coupé est introduite dans l\u2019artère.La bourse est serrée sur l'aiguille et le liquide est injecté jusqu\u2019à résistance et régurgitation du liquide.L\u2019aiguille retirée, le fil de la bourse est ligaturé.Les deux coronaires sont injectées de la même manière. 160 Lavar MÉDicaL Septembre 1960 On prépare une bourse semblable autour du sinus coronaire et injecte la substance plastique bleue suivant la même technique après avoir placé une éponge dans l\u2019oreillette droite.Lorsque l\u2019injection est complétée, on retrouve de l\u2019acétate de vinyl solidifié dans les oreillettes et les ventricules, en particulier dans le ventricule droit et dans l\u2019oreillette droite.Ce plastique qui provient surtout des veines de Thébésius, est enlevé à la pince.Fr\u201d > PASSENT NO TRE du).3 TER ROR Figure 1.\u2014 Cette figure montre l\u2019artère coronaire antérieure descendante injectée en jaune et la richesse au réseau précapillaire.Le cœur est ensuite déposé sur une table pendant quelques heures de façon à permettre la solidification de la substance plastique.Le cœur est alors plongé dans une solution d\u2019hydroxyde de potasse pendant 24 ou 48 heures.Le myocarde, le péricarde et le tissu graisseux seront digérés dans cette solution maintenue à la température de la pièce.Après cette période de digestion il ne reste que les vaisseaux injectés et les graisses saponifiées.Le tout est lavé à l\u2019eau courante, puis plongé dans Septembre 1960 LAvAL MÉDICAL 161 un nouveau récipient rempli d\u2019eau.Après quelques jours, il ne reste que la substance plastique avec le dessin très subtil des vaisseaux coronaires et des ramifications précapillaires.Cette technique d\u2019injection des vaisseaux coronariens présente un autre avantage : l\u2019acétate de vinyl peut en effet devenir radio-opaque en lui ajoutant de l\u2019iodoforme (une partie d\u2019iodoforme pour neuf d'acétate de vinyl).Cette addition ne change nullement la qualité de l\u2019acétate Figure 2.\u2014 L\u2019artére coronaire droite est injectée en rouge : observer la richesse du réseau précapillaire.de vinyl.Ainsi, par cette méthode, il est possible de reproduire les techniques de Gross et de Schlesinger.Résultats : Parmi les quinze cas étudiés, nous avons retenu six spécimens pour illustrer l\u2019anatomie de la vascularisation coronarienne.La figure 1 montre le cœur provenant d\u2019un chien de 90 kg et âgé de trois ans qui avait subi deux prélèvements de sang de 1 500 cm3 162 Lavar MéÉDicaL Septembre 1960 chaque fois et avait été sacrifié.Cette figure montre l\u2019artère coronaire antérieure descendante injectée en jaune et le fin et riche chevelu des vaisseaux précapillaires.La figure 2 montre la région postérieure du même cœur.L\u2019artére coronaire droite est injectée en rouge.Dans la figure 3 1l s\u2019agit d\u2019un chien de cinq ans mort au cours d\u2019une opération qui consistait à introduire une prothèse métallique dans la vus mandir Ent Arte te rs PALI or A.MAI K = rs tes SR bn va en : ace tite are mc ae Figure 3.\u2014 L\u2019artére coronaire circonflexe est injectée en jaune.région infundibulo-pulmonaire.La figure met surtout en évidence l\u2019artère circonflexe en jaune.Les vaisseaux précapillaires sont également très développés.La figure 4 illustre le même cœur vu par sa face postérieure.La coronaire droite est injectée en rouge et l\u2019artère septale apparaît derrière, injectée en jaune.Cette artère septale apparaît au moins aussi volumineuse que l'artère coronaire droite.Sep da Ne or ie de re | Septembre 1960 LavaL\u2026 MÉDicaL 163 On voit dans la figure 5 la face antérieure d\u2019un cœur d\u2019un chien âgé d\u2019au moins quinze ans, pesant 95 livres, sacrifié à la suite d\u2019une pneumonie bilatérale.L'\u2019artère coronaire antérieure descendante et l\u2019artère coronaire circonflexe sont injectées en rouge.Ce qui est apparent surtout \u2019 \u2019 .\u2019 .sur ce cœur c\u2019est la pauvreté des vaisseaux précapillaires.La figure 6 montre la face postérieure du cœur du même chien, l\u2019artère coronaire, Cone 3 Eee réa te 80 move es ven On bmn tn nm Sr - = - .wad Figure 4.\u2014 L\u2019artére septale est injectée en jaune.droite injectée en jaune est tortueuse et le réseau des vaisseaux pré- capillaires est pauvre.L\u2019examen de ces spécimens n\u2019a pas montré de communications entre l\u2019artère coronaire droite et l\u2019artère coronaire gauche.Mais dans un travail qui paraîtra ultérieurement, 1l nous a été possible de démontrer l\u2019existence dans un cœur normal d\u2019anastomoses entre l\u2019artère coronaire antérieure descendante et l\u2019artère coronaire circonflexe lorsque l\u2019une de ces artères est ligaturée immédiatement avant l\u2019injection. LavaL MEbicaL Septembre 1960 Au cours de ce travail, l\u2019injection de l\u2019artère du conus ou troisième artère coronaire, n\u2019a pas été possible.Cette artère a cependant été repérée deux fois sur quinze.Lors de la digestion du cœur, elle s\u2019est détachée du système coronarien et a été perdue dans le bocal rempli de la solution d\u2019hydroxyde de potasse et des produits de la digestion du cœur.Cette artère naît près de l\u2019artère coronaire droite directement de l\u2019aorte.Elle a une importance capitale.Environ un à deux pour cent | PR ; be ROE a AAR LR rs ae ae e0 is Figure 5.\u2014 Les artéres coronaires antérieure descendante et circonflexe sont injectées en rouge : observer la pauvreté du réseau précapillaire.des hommes possédent une artére du conus.On retrouve dans la littérature, observation d\u2019un homme de plus 60 ans mort d\u2019une maladie intercurrente, chez lequel le pathologiste a trouvé une obstruction complète des coronaires droite et gauche mais a pu observer que tout le myocarde était alimenté par une artère du conus très développée.Day, à l\u2019hôpital de l\u2019université de Minneapolis, après avoir ligaturé en Septembre 1960 LavAL MÉDICAL 165 plusieurs stades les artères coronaires de 100 chiens a obtenu une survie de huit pour cent d\u2019entre eux.L\u2019autopsie de ces 100 chiens a démontré ésence d\u2019u è u conus z seuls huit survivants.la présence d\u2019une artère du co chez les seuls huit sur t Discussion Cette étude entraine quelques commentaires sur la vascularisation du myocarde.D\u2019abord les quinze chiens examinés n\u2019ont pas montré & Figure 6.\u2014 L\u2019artére coronaire droite est injectée en jaune.Observer la pauvreté du réseau précapillaire.d\u2019obstruction ni de sténose des artéres coronariennes.Cette observation n\u2019est pas nouvelle : les chiens vivants normalement font exceptionnellement de l\u2019athéromatose coronarienne.Est-ce dû à la brièveté de leur vie, environ quinze ans?au fait que leur système psycho-moteur est moins évolué que celui de l\u2019homme?ou encore à leur alimentation faite de miettes ou de déchets qu\u2019ils reçoivent de l\u2019homme?Les chiens que nous (2) 166 LavaL\u2026 MÉDICAL Septembre 1960 utilisons sont presque tous des chiens bâtards que les propriétaires cédent, car ils ne peuvent plus les nourrir.Nous espérons d\u2019ici quelques années avoir d\u2019autres conclusions.Lechenil denotrehôpital est jeune (un an à peine), mais les chiens y reçoivent une nourriture standard et équilibrée et y mènent une vie plutôt cloitrée.Feront-ils de l\u2019athéromatose ?Si le vieillissement des chiens n\u2019a pas entraîné de réduction des troncs coronariens principaux, il a produit et c\u2019est évident, une réduction nette de la chevelure précapillaire ; autant celle-ci est fournie et riche chez le jeune chien, autant elle est clairsemée ou absente chez le chien âgé.La comparaison entre un arbre printanier, Jeune, branchu et feuillu et un arbre à l\u2019automne, vieux, sans feuilles ni branchioles est frappante.Ces constatations entraînent quelques commentaires.La grande cause de l\u2019insuffisance coronarienne est actuellement l\u2019obstruction progressive des artères coronaires due dans 90 pour cent des cas à l\u2019athérome, provoqué lui-même par la vie sédentaire, une alimentation trop riche combinée au stress.Osler ne disait-il pas : « J\u2019ai peur de l\u2019imbécile qui me mettra en colère ».Il se savait insuffisant coronarien et devait en effet mourir d\u2019infarctus du myocarde, à la suite d\u2019une discussion.Cette insuffisance coronarienne frappe des sujets de plus en plus jeunes, en particulier chez les peuples de l\u2019Occident.Ces jeunes sujets ont la plupart du temps une obstruction localisée à un tronc principal de l\u2019arbre coronarien, et ici les moyens modernes de diagnostic (ciné- angiographie coronarienne) peuvent déceler ces obstructions.La chirurgie dans ces cas est utile (attaque directe de l\u2019obstruction ou opération palliative) car en plus de rétablir le débit sanguin normal dans l\u2019artère, il est encore possible de créer des anastomoses intercoronariennes sur des vaisseaux précapillaires et capillaires richement développés.Mais chez le sujet âgé, en dehors d\u2019un bénétice psychologique douteux, que peuvent les opérations de revascularisation myocardique sur un cœur d\u2019automne où les vaisseaux coronariens sont coupés en doigts de gants?La seule solution logique est la régénération du myocarde et du capillaire.Des implantations myocardiques de cellules embryonnaires ou de cellules jeunes pourraient-elles accomplir cette tâche?Nous avons commencé cette étude. Septembre 1960 LavaL MEbpicaL 167 RESUME 1.Nous avons examiné et injecté quinze cœurs de chiens avec une substance plastique.L'âge de ces chiens variait de un an à quinze ans.2.La technique est simple, rapide, peu onéreuse, et donne un moulage complet de l\u2019arbre coronarien.3.Cette technique permet d\u2019injecter des vaisseaux jusqu\u2019à un calibre de 0,03 mm, cependant cette substance ne franchit pas les capillaires normaux.4.Cette technique permet la démonstration de l\u2019efficacité anatomique des tentatives de revascularisation myocardique.Nous poursuivons nos études sur diverses méthodes de revascularisation du myocarde.5.Enfin, à la suite de ces travaux, deux problèmes se posent à notre attention en ce qui concerne la vascularisation du myocarde : l\u2019obstruction des troncs principaux et la disparition partielle ou totale du réseau précapillaire ou capillaire.Ce dernier est le plus important, car il nourrit la fibre myocardique.REMERCIEMENTS Les photographies illustrant le texte ont été prises par le docteur Anastasiou, résident en chirurgie à l\u2019hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicou- timi.Nous remercions tout le personnel du laboratoire de chirurgie expérimentale et en particulier Monsieur Marcel Gagné et Monsieur Marc Buteau pour leur assistance dans l\u2019injection de ces cœurs.BIBLIOGRAPHIE 1.Day, B., The utilisation of vinylite plastic casts to demonstrate coronary and inter-coronary anastomosic vessels, Surgery, 2 : 220-226, (fév.) 1957.2.Gross, L., The blood supply to the heart, Paul B.Haber, Inc., New-York, 1921.3.Kazzaz, D., et SHANKLIN, W.M.The coronary vessels of the dog demonstrated by coloured plastic (vinyl acetate) injections and corrosion, Anat.Rec., 107 : 43-59, 1950.4.ScHLESINGER, M.J., An injection plus dissection study of coronary artery occlusions and anastomoses, Am Heart J., 15 : 528, 1938.5.SpaLtenorz, W., Die Koronarterien des Herzens, Verbindl.d.Anat.Gesellsch., 21 : 141, 1907. 168 10.Laval MEDICAL Septembre 1960 .STERN, H., et al., Preparation of vinylite casts of the coronary vessels and cardiac chambers, Lab.Invest., 3 : 337-347, 1954.Wear, J.T., Extent of capillary bed of heart, J.Exper.Med., 47 : 274, 1928.WHITTEN, M.B,, A review of the technical methods of demonstrating the circulation of the heart, Arch.Int.Med., 42 : 847, 1928.Zour, P., WEssLER, S., et ScHLESINGER, M.J., Interarterial coronary anastomoses in the human heart with particular reference to anemia and relative cardiac anoxia, Circulation, 4 : 797-815, 1951.Ward\u2019s Natural Science Estab.and Bulletin, Box 24, Beechewood Station, Rochester, New York. QUELQUES BLOCAGES ARTÉRIELS \u2014 LEUR VISUALISATION RADIOLOGIQUE ET LEUR TRAITEMENT CHIRURGICAL * par Joffre-André GRAVEL,! F.R.C.S.(C), M.S., F.R.C.S., Martin LABERGE, M.S., et André LAPOINTE du Service de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec La chirurgie artérielle fut pendant longtemps une chirurgie plutôt indirecte et plus dirigée vers le système nerveux que vers les artères elles-mêmes.Avec l\u2019arrivée de moyens radiologiques plus précis, au cours des quelques dernières années, ce mode chirurgical devint plus direct.Grâce aux travaux gigantesques de groupes tels que celui de De Bakey (1, 2 et 3), la chirurgie des artères est devenue chose courante.L'étude plus approfondie de spécimens pathologiques permit de se rendre compte que les lésions chroniques, par exemple l\u2019obstruction athérosclériotique, sont souvent segmentaires.Les travaux de Zoll (5) en ce qui concerne la distribution segmen- taire des occlusions coronariennes est classique en ce sens.Pour parler simplement, un blocage artériel peut être aigu ou chronique.Mais toute classification en chirurgie est approximative.* Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 25 février 1960.1.1221, place George-V, Québec 4, P.Q. 170 LavAL MÉDicAL Septembre 1960 Le blocage aigu est représenté par l\u2019embol qui se détache habituellement du cœur, va se loger dans une artère, l\u2019obstrue et provoque instantanément des symptômes.Le blocage chronique est représenté par le processus athéroscléro- tique qui graduellement obstrue une artère.Contrairement au processus aigu, ici les collatérales habituellement se développent en parallèle avec l\u2019occlusion.Toutefois, lorsque le flot passe d\u2019une valeur quelconque à zéro, on a l\u2019obstruction complète et le tableau peut être assez aigu.Diverses théories expliquent le développement des collatérales pendant l\u2019obstruction artérielle graduelle.Nous favorisons celle de l\u2019anoxie, puissant vasodilatateur, que nous avons pu mettre en évidence chez les insuffisants coronariens (4).Nous présentons, dans ce travail, quelques blocages artériels choisis au hasard parmi nos cas.Nous parlerons un peu de la technique de visualisation ainsi que du traitement chirurgical.Cependant nous ne présenterons aucune compilation statistique.Premier cas : Thrombose de l\u2019artère illaque primitive droite : Il s\u2019agit d\u2019un missionnaire de 45 ans qui se présente parce qu\u2019il a observé une tuméfaction à la région inguinale droite, en l\u2019occurrence une petite hernie inguinale.Pratiquant un examen minutieux, le chirurgien en chef, le docteur François Roy, note l\u2019absence de pouls fémoral.Le malade admet souffrir de claudication intermittente depuis environ un an.Les pouls sont complètement absents à la jambe et au pied droits.Une aortographie est pratiquée sous anesthésie péridurale.Elle montre (figure 1) un blocage complet de l\u2019iliaque primitive droite, Juste au-dessous de la bifurcation.Une laparotomie est pratiquée ; l\u2019aorte et sa bifurcation sont bien exposées.La palpation de l\u2019artère iliaque primitive confirme l\u2019endroit de la thrombose.Nous décidons de faire un by pass aortico-iliaque à l\u2019aide d\u2019une homogreffe qui nous a été fournie par l\u2019Institut de cardiologie de Montréal.Après une sympathectomie bilatérale, la hernie est réparée et l\u2019abdomen est refermé. Septembre 1960 LAvAL MéÉDicaL 171 Dès le lendemain de l\u2019opération l\u2019artère tibiale postérieure est pulsa- tile.Le patient est revu sept mois plus tard ; nous constatons la présence d\u2019un pouls fémoral, poplité et tibial postérieur droits.Le malade ne connaît plus de limitation dans ses activités.II fait du sport et marche à volonté sans ressentir de crampes à la jambe.Deuxième cas : Blocage de l\u2019artère iliaque par embolie : Il s\u2019agit d\u2019une femme de 52 ans, atteinte d\u2019un rétrécissement mitral et d\u2019une lithiase biliaire.A cause de la fréquence de ses crises lithiasi- Figure 1.ques, la malade est d\u2019abord acceptée pour une cholécystectomie, qui est pratiquée sans incident.Le troisième jour après l\u2019intervention, alors que la malade est ambulante, elle ressent une douleur subite, suivie d\u2019engourdissements à la jambe droite.Dans l\u2019heure qui suit la douleur devient intolérable.L'examen révèle une disparition totale des pouls à la jambe droite.Une aortographie, immédiatement pratiquée montre une aorte inférieure d\u2019apparence normale, mais un blocage de l\u2019artère 1liaque gauche à son tiers supérieur (figure 2). 172 LavAaL MÉDicAL Septembre 1960 L\u2019artère iliaque gauche ainsi que la bifurcation de l\u2019aorte sont exposées par voie rétro-péritonéale gauche.L\u2019artére iliaque n\u2019est pas pulsa- tile.Elle est ouverte et l\u2019embolectomie est pratiquée.Après cette manœuvre, le pouls tibial postérieur gauche n\u2019étant pas palpable, nous exposons cette artère et y introduisons un cathéter en amont.En retirant le cathéter nous injectons une solution d\u2019héparine.L\u2019artère saigne beaucoup plus librement après cette manœuvre.Figure 2.Troisième cas : Double greffe, bifurcation aortique et greffe 1liaque poplitée : Il s\u2019agit d\u2019un homme de 60 ans, présentant des symptômes d\u2019artériosclérose généralisée avec angine et claudication intermittente aux deux Jambes.L\u2019examen montre la disparition des deux pouls fémoraux ainsi que de tous les autres pouls des deux jambes.Nous décidons de faire une aortographie.Celle-ci démontre un blocage complet juste au-dessus de Ia bifurcation avec une circulation collatérale intense.Les fémorales sont opacifiées par cette circulation collatérale.Le malade est accepté pour une greffe à la bifurcation aortique. Septembre 1960 LavaL MEbicaL 173 Nous exposons ['aorte et les iliaques par une laparotomie para- médiane gauche et décidons de faire un bv pass plutôt qu\u2019une résection.L\u2019aorte est clampée juste sous les rénales.L\u2019aorte est ouverte à cet endroit pour l\u2019insertion d\u2019un bout de la greffe ; 1l s\u2019en écoule une bouillie crayeuse.Le bout supérieur de la prothèse est anastomosé.Les bouts inférieurs sont sortis par les canaux inguinaux et anastomosés aux deux artères fémorales.Les pouls fémoraux réapparaissent, mais non les autres.Les Jambes sont réchauffées et améliorées.Le malade est libéré.Trois mois plus tard, le malade nous revient avec la même sympto- malogie.Sans pratiquer d\u2019aortographie, nous portons un diagnostic de thrombose du greffon.II n\u2019existe aucune pulsation dans les deux jambes, si ce n\u2019est à la Jonction iliaque fémorale droite.Comme le patient présente plus de troubles dans la jambe droite, nous décidons de lui faire une greffe iliaque poplitée droite.L\u2019artère poplité est d\u2019abord exposée et examinée.Comme elle est Jugée en état de recevoir une greffe, l\u2019iliaque est exposée.Le greffon y est fixé, puis glissé dans le canal de Hunter jusqu\u2019à la poplité.Une nouvelle anastomose est pratiquée à cet endroit.Immédiatement après l\u2019opération le pouls de la tibiale postérieure droite est bondissant.Trois mois plus tard, le malade se plaint d\u2019une douleur à la jambe et son pied devient froid.Nous croyons que le greffon est thrombosé après avoir donné un bon pouls pendant trois Jours.Sous rachi-anesthésie, la greffe est explorée et trouvée remplie de caillots.Ceux-ci sont évacués et la greffe refermée et héparinée.Dans les suites, le pouls tibial postérieur est de nouveau bondissant et le pied est chaud.Revu trois mois après son opération, le patient conservait toujours son pouls et une bonne circulation dans le membre opéré.Un mois plus tard, soit quatre mois après la mise en place de la greffe, nous le revoyons à la consultation.II nous raconte avoir senti son pied refroidir après un tour en autobus.À l\u2019examen, le pouls tibial 174 LavaL MEbDicAL Septembre 1960 postérieur est disparu et le pied est froid à nouveau.Nous attendons l\u2019admission du malade à l\u2019hôpital.Ce cas 1llustre bien la tendance des greffons longs à se thromboser.Celui-ci mesurait environ 40 centimètres.Quatrième cas : Aorte abdominale tortueuse simulant un anévrysme : Un homme de 59 ans se présente à l\u2019hôpital pour des douleurs abdominales évoluant depuis près d\u2019un an.Il mentionne qu\u2019il vient pour un anévrysme de l\u2019aorte abdominale diagnostiqué un an auparavant.Figure 3.L\u2019examen de l\u2019abdomen révèle une masse pulsatile à gauche et le diagnostic d\u2019anévrysme est de nouveau envisagé.Une aortographie (figure 3) révèle que l\u2019aorte abdominale est très tortueuse et déplacée vers la gauche.Les artères 1liaques sont aussi tortueuses.On ne peut pas démontrer d\u2019anévrysme abdominal.II existe toutefois des calcifications sur la paroi de l\u2019aorte abdominale.L\u2019aortographie a permis d\u2019éliminer l\u2019anévrysme de l\u2019aorte abdominale chez ce malade et nous recherchons une autre cause pour expliquer ses douleurs abdominales. Septembre 1960 LAavaL MEpicaL 175 Cinquième cas : Blocage de l\u2019artère poplitée : Un homme de 68 ans se présente à l\u2019hôpital pour de la claudication intermittente à la jambe droite.Cet état existe depuis à peu près deux mois.L\u2019examen démontre des artères fémorales pulsatiles.À droite il y a disparition de la poplité, de la tibiale postérieure et de la pédieuse.Une artériographie de la jambe droite est recommandée.Celle-ci démontre (figure 4) une opacification complète de l\u2019artère fémorale droite Figure 4.et de ses collatérales.On note la présence d\u2019un rétrécissement filiforme mesurant un cm de longueur au niveau du creux poplité.Le malade est accepté pour une greffe artérielle.Le creux poplité est exploré.L\u2019artère est mise à jour et le blocage est facilement reconnu à l\u2019endroit indiqué par l\u2019artériographie.La pulsation étant bonne en haut de ce blocage, nous posons un by pass.Il y a amélioration de la circulation dans la jambe du malade.Malheureusement nous n\u2019avons pas revu le patient depuis deux ans. 176 Lavar Mépicar Septembre 1960 Sixième cas : Un homme de 64 ans se présente à l\u2019hôpital pour des douleurs continues au pied droit, éprouvées depuis dix jours.Il fait de la claudication intermittente depuis six mois.Le pouls de l\u2019artère pédieuse est faible au pied gauche et disparu au pied droit.Les pouls des artères fémorales sont présents, mais ceux des poplités sont disparus.Une péridurale continue est d\u2019abord installée, puis nous décidons de procéder à une aortographie.Figure 5.L\u2019aorte lombaire et les artères iliaques sont d\u2019aspect normal.On note des phénomènes d\u2019artériosclérose à l\u2019artère fémorale gauche avec un petit rétrécissement au tiers inférieur (figure 5).Il existe des phénomènes d\u2019artériosclérose à l\u2019artère fémorale droite avec blocage au tiers moyen.Sous anesthésie rachidienne, nous exposons l\u2019artère fémorale droite au pli de l\u2019aine et pratiquons une artériographie fémorale.L\u2019artère fémorale profonde droite est opacifiée 4 son tiers supérieur (figure 6).On observe l\u2019irrégularité de ses parois.Le tiers moyen mon- Septembre 1960 Lavar MéDicaL 177 tre un rétrécissement et une irrégularité plus marquée de ses parois- À l\u2019union du tiers moyen et du tiers inférieur, 11 y a blocage complet de l\u2019artère fémorale superficielle et on note une circulation collatérale.Une endartériectomie fémorale est accomplie.Presque toute l\u2019artère est bloquée et il est évident qu\u2019une endartériectomie d\u2019une telle longueur a moins de chances de succès.La tibiale postérieure est exposée en arrière de la malléole, elle est solide et sans lumière.Les pulsations ne reviennent pas dans le pied droit, mais la température monte et les douleurs disparaissent.Figure 6.Libéré'de l\u2019hôpital avec une médication anticoagulante, le patient revient comme malade externe pour des infiltrations du sympathique lombaire, à cause de douleurs à la hanche gauche.Un jour il est réadmis à l\u2019hôpital atteint d\u2019une mfiltration ecchymo- tique à l\u2019ombilic et à la cicatrice de l\u2019aine droite, ce qui signe une hémorragie péritonéale rétropéritonéale et intrapéritonéale.L\u2019hémoglobine est à huit g avec 2 450 000 globules rouges.Le patient est traité en conséquence et tout rentre dans l\u2019ordre. 178 LavaL MEpicaL Septembre 1960 Quelques mois plus tard 1l revient à l\u2019hôpital et subit une double sympathectomie lombaire.Cette Intervention l\u2019aide grandement et permet la disparition de 80 pour cent des douleurs aux membres.Malgré nos efforts, trois mois plus tard, nous devons amputer la jambe.Nous n\u2019avons pas choisi ce cas pour son grand succès chirurgical, mais plutôt parce qu\u2019il 1llustre combien complexe peut être la chirurgie des lésions dégénératives.II nous fait songer à la possibilité du danger des infiltrations sous anticoagulants.II confirme aussi notre préférence pour les greffes, plutôt que l\u2019en- dartériectomie, lorsqu\u2019elles sont possibles.Septième cas : Un homme de 60 ans se présente à l\u2019hôpital pour des troubles circulatoires aux membres inférieurs.Le quatrième orteil droit présente une eschare noirâtre.Le patient fait de la claudication depuis plusieurs années.Les artères fémorales sont pulsatiles, mais à gauche seul Ie pouls poplité est palpable et à droite on ne perçoit aucune pulsation.Une artériographie du membre inférieur droit est pratiquée.À la partie supérieure de la jambe, la fémorale et la poplité sont bien opacifiées.Les parois sont irrégulières, mais il n\u2019y a pas de blocage (figure 7).Après la bifurcation de la poplité (figure 8), les artères présentent une lumière rétrécie.Il s\u2019agit d\u2019artériosclérose disséminée et touchant tout l\u2019arbre artériel de la jambe.II ne peut être question de greffe dans un cas semblable.Le malade subit une sympathectomie bilatérale et une amputation de l\u2019avant-pred droit.Nous aimerions qu\u2019avant de subir une sympathectomie, tous les malades subissent une artériographie.De cette façon le diagnostic du type d\u2019oblitération étant plus précis, le traitement peut être mieux adopté et plus efficace.Huitième cas : Un homme de 51 ans se présente à l\u2019hôpital pour des douleurs intermittentes à la cuisse gauche depuis deux ou trois ans.Il n\u2019est plus capable de marcher sur une distance de plus de 200 pieds. Septembre 1960 Lavar MÉDICAL 179 L'examen ne révèle aucun pouls à la jambe gauche, mais à la jambe droite, tous les pouls sont présents et bien perçus.Une aortographie (figure 9) montre un blocage important à l\u2019iliaque primitive gauche.Le malade est mis au courant de son état et des possibilités de traitement.Toutefois, il préfère rentrer chez lui tel quel.Neuvième cas : Cet homme de 50 ans, qui un an auparavant avait été hospitalisé pour un infarctus du myocarde, avait été traité aux anticoagulants x 3 Figure 7.Figure 8.Jusqu\u2019à deux mois avant son admission.La veille de admission le malade éprouve une douleur subite au mollet gauche.Quelques jours plus tard nous voyons le malade et notons que sa douleur est surtout marquée dans le territoire de la tibiale antérieure, qui n\u2019est pas pulsatile.L\u2019aortographie (figure 10) montre que le segment distal de l\u2019aorte, les artères iliaques et les femorales sont bien opacifiées et d\u2019apparence normale.Cependant aux artéres poplitées la substance opaque est 180 Lavar.MÉDiCAL Septembre}1960 ss 7 a] > = ç + iy! + NF 3 = À EEN y A § ; = Figure 9.3 2 Le Figure 10. Septembre 1960 Lavar MÉDicaL 181 arrêtée brusquement, mais de façon plus soudaine à gauche, indiquant un blocage d\u2019une et peut-être des deux poplités.Les deux creux poplités sont explorés et une embolectomie est pratiquée de chaque côté.Un mois aprés son admission le malade doit subir une amputation gauche.Ce cas 1llustre bien la logique de la médication anticoagulante après l\u2019infarctus du myocarde.Il démontre aussi que plus l\u2019embolectomie est pratiquée tardivement, moins les résultats sont bons.Figure 11.(Courtoisie du docteur Louis Coulonval.) Dixième cas : Il s\u2019agit d\u2019une femme de 46 ans, qui se présente pour de l\u2019hématurie.Dans son histoire on note qu\u2019elle avait reçu un an auparavant de la radiumthérapie, pour un cancer du col.Au cours de l\u2019exploration urologique de cette malade, 1l est décidé de pratiquer une artériographie rénale (figure 11).L\u2019aorte, le tronc 1liaque et les artères rénales sont bien opacifiés.L\u2019artère rénale gauche est de petit calibre et les divisions secondaires (3) 182 LavaL MEbicaL Septembre 1960 sont rares ou petites.Il semble s\u2019agir d\u2019une insuffisance vasculaire du rein gauche.Vue la carcinomatose généralisée chez cette malade, la découverte de cette insuffisance vasculaire rénale gauche demeure sans suite.Onzième cas : I! s\u2019agit d\u2019un homme de 49 ans qui nous consulte parce que, depuis quelques mois, son bras gauche engourdit au travail.Le patient présente aussi des douleurs aux jambes avec des crampes nocturnes.Figure 12.L\u2019examen révèle un bras gauche froid sans pouls, ni au poignet, ni au pli du coude.La carotide gauche semble battre moins fort que la droite.Le patient est admis à l\u2019hôpital pour des examens.Une aortographie (figure 12) est pratiquée.L\u2019aorte ascendante est normale.Le tronc branchiocéphalique droit donne origine aux carotides primitives droite et gauche.La sous-clavière gauche n\u2019est pas opacifiée,.On note une petite projection sur l\u2019aorte, représentant possiblement son origine.II semble Septembre 1960 LavaL.MÉDICAL 183 difficile de dire s\u2019il s\u2019agit d\u2019une absence congénitale de la sous-clavière gauche ou d\u2019un blocage par artériosclérose.Comme les symptômes ne sont pas très marqués et que le bras n\u2019est pas en danger, aucune intervention n\u2019est proposée pour le moment.Nous avons voulu signaler quelques cas de pathologie artérielle.Le radio-diagnostic est d\u2019un grand secours dans l\u2019application du traitement chirurgical.L\u2019embolectomie précoce est sûrement plus désirable que l\u2019embolec- tomie tardive.La distribution segmentaire des lésions d\u2019athérome permet une chirurgie directe dans bon nombre de cas.L\u2019artériographie devrait toujours être pratiquée avant de recourir à un traitement chirurgical, pour toute insuffisance artérielle.La sympathectomie se Joint très bien à la chirurgie artérielle plus directe.L'idéal demeure encore la prévention des lésions artériosclérotiques.Mais pour le moment, ces lésions existent et donnent des symptômes assez précis selon leur localisation.A nous de les reconnaître afin de pouvoir mieux traiter nos malades.BIBLIOGRAPHIE 1.De Baxey, E., et CRawForn, F., Resection and homograft replacement of inno- minate and carotid arteries with use of shunt to maintain circulation, Surg., Gynec.¢# Obst., 105 : 129-135, (août) 1957.2.De Baxey, M.E., Crawrorp, S.E., CooLEy, D.A., et Morris, George C., Jr., Successful resection of fusiform aneurysm of aortic arch with replacement by homograft, Surg., Gynec.er Obst., 105 : 657-664, (déc.) 1957.3.De Baxey, M.E., CrawForp, S.E., Coorey, D.A., et Morris, George C., Jr., Surgical considerations of occlusive disease of innominate, carotide, subclavian and vertebral arteries, Ann.Surg., 149 : 690-710, (mai) 1959.4.GRAVEL, J.-A., Left atrial pulmonary anastomosis in the treatment of coronary insufficiency.(Sous presse.) 5.Zour, P.M., WessLEr, S., et BLUMGART, H.L., Angina pectoris : A clinical and pathological correlation, Am.J.Med., 11 : 331, 1951. BIOCHEMICAL CHANGES DURING ACUTE PHYSIOLOGICAL FAILURL IN THE RAT * I.The coenzyme-A content of the liver (of the rat) during controlled hæmorrhagic shock.by J.-M.LOISELLE t Department of Biochemistry, Faculty of Medicine, Laval University INTRODUCTION The liver is the first organ to suffer irreversible metabolic failure in severe hemorrhagic shock (2and 14).The progressive impairment of its function is the consequence of hypoxia.This results in the gradual fajlure of various enzyme systems mainly through depletion of the coenzymes.Greig and Govier (4), in 1943, observed that cocarboxylase (TPP) in liver tissue of the rat undergoes breadkown (phosphorolysis) during shock.Greig (5) showed also that the diphosphopyridine nu- cleotide (DPN) and flavin-adenine-dinucleotide (FAD) of the liver undergo depletion in severe hemorrhage.Later, LePage (1946, 1947) (7 and * Work submitted to the Faculty of Graduate Studies and Research of McGill University in partial fulfilment of the requirements for the degree of Doctor of Philosophy (1957).t Medical Research Fellow, National Research Council, Canada. Septembre 1960 Lavar MÉDicaAL 185 8) demonstrated that adenosine triphosphate (ATP) and other organic phosphate esters in the liver rapidly become depleted after extensive blood loss.The present communication will show that CoA, like the other coenzymes of the liver, suffers rapid breakdown during the irreversible phase of hemorrhagic shock.EXPERIMENTAL Animals and materials 1.Animals: Adult albino rats of about 200 g.body weight were used in these studies.If recently purchased, the animals were kept for a couple of weeks In roomy cages and on a standard commercial ration to achieve physiological stabilization.After this period they were housed in separate cages for a few days before being used.2.Reagents : The ordinary chemical were Reagent grade.The biochemicals were obtained from Nutritional Biochemicals Corp.3.Enzyme and coenzyme preparations : a) Acetvlating enzyme.Pigeon liver, prepared as an « acetone powder » by a modification of the method of Kaplan and Lipmann (6) was used as the source of the acetylating enzyme.A 109, (W/V) suspension of the powder was prepared with cold isotonic potassium bicarbonate.The extract was dialyzed against an isotonic solution of potassium bicarbonate in the cold (0.4°C.) for ten hours to remove the endogenous CoA then centrifuged in the cold for 5 min.at 20 000 r.p.m.to remove the insoluble tissue residue.Dialysis in the cold was found to be superior to the « aging » treatment used by other workers (keeping the extract at room temperature for several hours) (6) for destroying the coenzyme without inactivating the apoenzyme.One ml.of the supernat- ant solution was used as the enzyme preparation.b) Crude preparation of CoA.The rat liver tissue to be essayed was minced with the aid of scissors and the fragments were homogenized 186 Lavar MépicaL Septembre 1960 with a Potter-Elvehjem homogenizer for 45 seconds in a cold medium containing 100 parts sucrose (0.25 M) and 12 parts sodium phosphate (0.125 M).This gave a 209, (W/V) tissue suspension.The container and material were placed for 3 min.in a hot water bath (100°C.) then cooled down and maintained at 0.4°C.for one hour.Finally, the preparation was centrifuged at 20 000 r.p.m.for 10 min.and 1.0 ml.of the supernatant solution was used for the assay.4.Solution of substrate : The substrate solution contained sodium acetate (9 mg.), trisodium citrate (9 mg.) and sulphanilamide (140 ug.) in 0.2 ml.of water.5.Acetylation system : A quantity (0.2 ml.) of the substrate solution along with 0.2 ml.of a 0.05 M ATP solution were placed in the side bulb of a Warburg vessel while, into the main compartment of the vessel, were added in the following order : 1.0 ml.of the boiled CoA extract (supernatant), 1.0 ml.of the CoA free preparation of pigeon liver extract and sufficient of the following medium (cold) to make the final volume up to 4.0 ml.The medium was composed of 100 parts of sucrose solution (0.25 M), 12 parts sodium phosphate buffered at pH 7.4 (0.125 M), 4 parts potassium chloride (0.154 M) and 1 part magnesium chloride (0.11 M).This medium proved to be the best of several mixtures tested with the specified acetylation system.As all these ingredients were cold when mixed, a 5 min.interval was allowed for temperature equilibration at 37.5°C.in the Warburg bath.Air was used as the gaseous phase.The acetylation reaction was initiated by adding the contents of the side bulb to the solution in the main compartment of the Warburg vessel.One hour later, a 3 ml.sample of the reaction mixture was removed and to it 3 ml.of 3.29 trichloracetic acid (TCA) were added to stop the reaction.The quantity of free (vnacetylated) sulfanilamide was estimated according to the method of Bratton and Marshall (1).The optical den- sitv was measured at 540 mu with an Evelyn photoelectric colorimeter and the quantity of sulphanilamide acetylated was calculated. Septembre 1960 LAvAL MÉDICAL 187 6.Surgical methods : a) Biopsy.The animal was lightly anesthetized with ether and a biopsy of 250-300 mg.of tissue was rapidly removed from the left part of the median lobe of the liver.Any animal that suffered a considerable loss of blood was discarded.The CoA content of the liver biopsy was determined without delay.b) Phlebotomy.The day after the biopsy was taken the animal, lightly anzsthetized with ether, was placed in a perforated screen cylinder about 5 cm.in diameter and 25 cm.long, withone end open.A stopper with a half inch hole in the centre to admit the animal\u2019s tail was shoved into the cylinder (permitting the tail to protude) and thus the animal was immobilized.A pneumatic ring, attached by rubber tubing to a hand-bulb and a mercury manometer, was placed on the tail as close as possible to the stopper and the pressure in the tourniquet was increased to 200 mm.Hg to occlude the circulation.The tail was then washed and amputated at about half length.The stub was immersed in a solution (10 ml) of isotonic (3.29) sodium citrate in a 15 ml.graduated centrifuge tube.The pneumatic ring on the tail served to control the blood pressure and the rate of blood loss.The blood pressure was found to correspond closely with the pressure indicated by the manometer at the time when the sligtest blood flow appeared in the citrate solution.The volume of blood to be removed was calculated on the basis of body surface area according to the formula of Sayers et al.(13) : A=KXW0.60, where A represents the surface area in sq.cm., K, a constant, 12.54, and W, the body weight in grams.Approximately 2 ml.of blood per 100 sq.cm.of body surface were withdrawn from the unanesthetized animal over the period of one hour, the rate of withdrawal being controlled during the first 50 minutes.By the end of this period, the blood pressure usually (in 90% of cases) had fallen to about 30 mm.Hg.During the final 10 min.the bleeding was permitted to continue without control until the state of circulatory collapse was attained.The tail stub was then ligated.As a rule, collapse occurred within an hour of the beginning of the phlebotomy when the ambient temperature was close to 70°F. 188 LavaL MÉDICAL Septembre 1960 c) Criteria of shock.Under the experimental conditions the rate of respiration affords a convenient and reliable index of the physiological state of the animal.The respiratory behaviour at various stages 1s indicated in figure 1.During the initial 50 minutes of the phlebotomy, represented by the Iine AB, the rate of blood loss is controlled and the respiratory rate, apart from periodic small fluctuations, remains virtually unchanged.During the final 10 min.of the period, the bleeding is uncontrolled.rate Respiratory Time Figure 1.Towards the late phase of the phlebotomy (approaching the time B in the figure) the animal usually shows signs of air hunger and suddenly becomes apprehensive and excited.It frequently makes an effort to change its position, but soon resumes its previous posture.At this stage, the rate of respiration usually increases to about 120 per min., as represented by the level CD.The respiratory rhythm is interrupted periodically by a prolonged expiration.The animal then becomes unresponsive to all stimuli except severe pain.In most instances, a slight ptosis of the upper eyelids is evident, the mucous membranes become Septembre 1960 LavAL MÉDICAL 189 cyanotic and the extremities, cold.This stage, indicated by the line CD, is still within the « reversible » phase of shock and usually persists for 45-60 min.If, within this period, the volume of blood removed be restored to the animal it invariably will recover.Recovery can usually be effected also by restoring the blood volume to normal with plasma or a plasma-volume expander (PVP).The termination of the «reversible » phase, as a rule, is accompanied by a pronounced increase in the respiratory rate to 150, 200 or even 300 per min., as indicated by the line DE.This increase in rate usually takes place irregularly over a very short period of 1 to 2 min.When this occurs the animal passes into the state of irreversible shock, indicated by the line E in the figure.When this phase is reached restoration of the blood volume and supportive therapy are without beneficial effect.The irreversible state is characterized by the development of extreme muscular weakness, pronounced hypotonia, complete loss of sensitivity of the tail and loss of responsiveness of the respiratory reflex to pain.The elevated respiratory rate (during interval EF in the diagram) may persist for 15-30 min.The rate then abruptly tends to decrease to about 60 respirations per min.(indicated by G in the figure) with a diminution in the depth of each respiration.Within 2 to 3 min.breathing becomes labored with frequent gasping, the corneal reflex disappears and respiration ceases.Close observation of the respiratory rate during the development of experimental hemorrhagic shock indicated four quite distinct stages of the shock syndrome.These may be designated as the « early and late reversible » and the « early and late irreversible » phases.The « early reversible » phase is considered to extend to the time indicated by C in figure 1.The metabolic status during this stage can be studied by killing the animal approximately 15 min.after the onset of this stage and performing the assay.For a study ofthe «late reversible » stage of shock the animal was killed at the time D at the beginning of the period of irregular increase in the respiratory rate as indicated by the interval DE in the figure.When the biochemical state of an « early irreversible » stage of shock was to be studied, the animals were killed approximately 5 minutes after the respiratory rate has reached the point E in figure 1 or at the time G for the « late irreversible » stage. 190 LavaL MEpicaL Septembre 1960 The general procedure throughout the study was as follows : Each animal in the group was subjected to a liver biopsy in order to obtain the CoA content.In this way, each animal served as its own control.On the days after the operation, shock was induced by subjecting the animal to phlebotomy by the standardized method described in the foregoing paragraphs.At the desired stage of shock the animal was killed by instantaneous decapitation, the liver removed and prepared as previously described.The acetylating capacity of the tissues was determined on the basis of the CoA content.The pigeon liver extract was the source of the acetylase, and the CoA concentration of the rat liver extract was estimated by the capacity of the system to acetylate sulphanilamide.TaBLE | Acetylating capacity of rat liver during the reversible and irreversible stages of bæmorrbagic shock REVERSIBLE SHOCK IRREVERSIBLE SHOCK NORMAL 6 Expr'L b NORMAL ¢ ExPT'L ¢ DECREASE HG SULFANILAMIDE ACETYLATED HG SULFANILAMIDE ACETYLATED % 50.4 53.3 72.0 43.2 60.1 42.8 47.6 40.0 12.3 69.2 64.7 61.9 44 7 29.5 39.0 56.1 51.4 53.3 25.7 51.7 53.3 59.0 50.4 22.8 54.7 62.8 61.9 41.9 16.1 61.5 45.7 47.6 67.4 36.4 54.0 51.4 47.6 61.9 34.1 55.2 63.8 60.0 69,4 39.0 43.8 47.6 47.6 49.2 22.6 46.0 53.84 7.8¢ 53.7+ 6.2 55.0+ 11.6 28,1+ 10.4 53.5+ 8.9 a.¢.Biopsies of liver from normal rats, b.Samples of liver from previously (24 hours) biopsied rats, taken after the onset of reversible shock.d.Samples of liver from previously (24 hours) biopsied rats, taken in state of irreversible shock.e.ug of sulphanilamide acetylated per 200 mg.of wet tissue and standard deviation.Thepresent study deals more particularly with the CoA content of the liver in the rat in the early reversible and late irreversible phases of shock. Septembre 1960 LavaL MÉDICAL 191 ResuLTs One day after the control biopsies were performed, 10 animals were subjected to phlebotomy as described above.During the stage of reversible shock, the animals were sacrificed and the acetylating capacity of the livers promptly estimated.The data shown in Table I afford a comparison of the acetylating capacity of the control biopsies and the livers of the same animals subjected to the stage of reversible shock (at a time corresponding to D in figure 1).As shown in this table, no significant alteration in the acetylating capacity of the liver had occurred in any of the animals.The data in the last three columns in the table refer to another group of 10 animals which were treated in the same manner except that they were killed when in extremis during the irreversible phase of hamorrha- gic shock (at a time corresponding to G in figure 1).In this group there was a decrease of 539, in the mean CoA content and a highly significant decrease in the case of each animal.Since the CoA content of the rat liver extract was the limiting factor in the acetylation system in the assay, it is apparent that it also determines the acetylation capacity of the liver in vivo.However, the observed decrease in the acetylating capacity of the liver of the animals in irreversible shock reflects also severe impairment of the capacity of the liver to replenish the CoA reserve as has been observed by other workers with respect to TPP (4), DPN (5), FAD (5) and ATP (7, 8) of the liver in irreversible shock.Rate of decrease in CoA of the liver in acute anoxia : It is known that as much as 80% of the oxygen supply of the liver may be obtained by the portal route (9, 10, 11, and 12).To ascertain the rate and degree of depletion of CoA in the liver of the rat in vivo under conditions of acute anoxia, the portal vein of the animals was ligated for various periods of time.Four groups of 5 animals each were subjected to a control liver biopsy, and immediately thereafter, the portal vein was ligated for 15, 30, 45 and 60 min.respectively in the various groups.At the end of the period, each animal was killed and the liver promptly assayed for 192 Lavar.MÉDicAL Septembre 1960 content of CoA.A plot of the means of the values is shown in figure 2.Discussion \u2014 CONCLUSIONS The use of a highly inbred strain such as the albino rat as the subject for the study of the metabolic aspect of shock offers numerous advantages.The chief of these is the minimal variation between individuals.By selecting animals of comparable age and body weight, and conditioning them to a standard diet and environment, the magnitude of the difference c 2 2 | D > +\u2014 © C S 8 sa fl \u2014 oE i « 5 © 5 60- vs Oo 5S T Do wu = - 36- o - a 12- 5 1 ï 1 I 2 4 6 8 10 Duration of dialysis ( hours) Figure 2.in the response between individuals can be further reduced.The imposition of blood loss as a mean of producing shock also affords an opportunity for control and standardization not permitted by any other form of stress.The further device of using each animal as its own control affords an additional means of ruling out the variance due to constitutional differences between individuals.The method thus gives a high degree of reproducibility of response and reveals peculiarities of response in individual animals that otherwise might not be detectable. Septembre 1960 LavaL\u2026 MéÉpicaL 193 While it is logical to surmise that the synthesis of CoA, like that of many other co-factors, 1s impaired in the liver during severe hypoxia, little 1s known as to when impairment begins and the rate at which it proceeds.It is apparent that the inability of the liver to replenish and maintain the various co-factors is closely linked with the failure of the energy metabolism of the cell and that these mechanisms fail when oxygen and substrate are lacking.While the liver may be the first organ to suffer irreversible change in hemorrhagic shock, it is obvious that all tissues suffer in a similar manner in hypoxia though the time of onset and the degree of impairment may differ from organ to organ.Govier and Gibbons (3) in 1949 observed that CoA becomes depleted in the ischemic myocardium of the dog.It is of interest to note that the CoA content of the liver was not completely exhausted when acute hypoxia was produced by ligation of the portal vein even when the animals were in state of irreversible shock.Even when the animals were permitted to die the livers were found to contain a considerable concentration of CoA (359 of the normal).Depletion of CoA, therefore, 1s not the key factor in initiating the irreversible state of shock.It is evident that the rate of decrease in the CoA content was not proportional to the duration of hypoxia.About 509, of the decrease occurred within the first 30 min.while only 159, occurred in the subsequent half hour.In other experiments, when the period of hypoxia was prolonged still further, the animals died before the CoA of the liver was completely exhausted.The behaviour of the metabolically strategic acetylase system during the progress of the haemorrhagic shock in the rat is very clear.The system remains fully fonctional until the onset of the irreversible phase of failure.As will be shown in two consecutive papers, the system begins to fail when the energy metabolism of the cell begins to fail irreversibly on depletion of the glycogen reserve and cessation of regeneration of ATP.ABSTRACT This investigation concerns the behaviour of coenzyme A (CoA) of the rat liver during the early reversible and the late irreversible phases 194 LavaL\u2026 MÉDICAL Septembre 1960 of hemorrhagic shock.Each animal was subjected to liver biopsy and the CoA content of the boiled liver specimen was determined to obtain the normal value as a « control ».The day after the operation, shock was induced in the same animals by removal of blood according to a stardardized and controllable procedure.After an appropriate interval to permit development of the desired state of shock, the animal was sacrificed, the liver removed and the CoA content determined.The progressive decrease in the CoA content and in the acetylating capacity of the liver was followed during the period of irreversible shock.The rate of decrease in the CoA content of the liver during acute anoxia, imposed by ligation of the portal vein, also was studied.ACKNOWLEDGMENT The author wishes to express his gratitude to Dr.O.F.Denstedt for the excellent supervision he provided throughout this investigation.REFERENCES .BraTTON, A.C., and Marsuary, E.K., J.Biol.Chem., 128 : 537, 1939.Frank, H.A,, SELIGMAN, A.M., and FinE, J.J., Clin.Invest., 25 : 22, 1946.Govier, W.M., and GiBBons, A.J., Proc.Soc.Exp.Biol.and Med., 72 : 486, 1949.Greig, M.E., and Govier, W.M., J.Pharmacol.and Exp.Therap., 79 : 169, 1943.Greig, M.E., J.Pharmacol.and Exp.Therap., 81 : 164, 1944.KapLAN, N.O., and LiPMANN, F., J.Biol.Chem., 174 : 37, 1948.LEPaGE, G.À., Am.J.Physiol., 146 : 267, 1946.LEpace, G.A, Am.J.J.Physiol., 147 : 446, 1946.McMicHae,, J., J.Physiol., 75 : 241, 1932.McMicHaze,, J., J.Physiol., 77 : 399, 1932.McMicHAEL, J., Quart.J.Exp.Physiol., 118 : 734, 1937.McMicHaEL, J., Quart.J.Exp.Pbysiol., 27 : 73, 1938.Savers, M.A., Savers, M.A., Savers, G., and Long, C.N.H., Am.J.Physiol, 147 : 155, 1946.SELIGMAN, A.M., Frank, H.A., and Fing, J.J., Clin.Invest., 26 : 530, 1947.ra OS 000 NOW» da who HS aa WwW bho = ~~ A LES CANCERS SYMÉTRIQUES * t par Roger GHYS ! assistant au département de biochimie à la Faculté de médecine, université Laval INTRODUCTION Les cancers multiples peuvent être divisés en cancers systématisés et non systématisés.Parmi les cancers systématisés, un groupe intéressant est constitué par les cancers bilatéraux, c\u2019est-à-dire les tumeurs apparaissant dans deux organes symétriques ou en des régions symétriques des épithéliums de revêtement (11).DÉFINITION Les critères de sélection doivent être sévères si l\u2019on désire ne pas A : J : Fr mêler aux vraies tumeurs symétriques des extensions ou des métastases contro-latérales d\u2019une tumeur unique.Le cas idéal est celui de deux tumeurs apparaissant dans des organes pairs à de nombreuses années d\u2019intervalle et ayant une évolution dissemblable (notre cas cité plus loin de tumeurs des testicules en est un exemple).* Travail reçu pour publication Ie 12 avril 1960.{ Travail du Centre anticancéreux de l\u2019université de Liège, Belgique.Directeur : professeur P.Desaive.1.Aspirant au Fonds national de la recherche scientifique de Belgique.Fellow du Conseil national de recherches du Canada. 196 LavaL MÉDICAL Septembre 1960 Cependant, chaque tissu a tendance à produire une majorité de tumeurs d\u2019un même type histologique.Il nous semble qu\u2019une tumeur cliniquement primitive se développant dans un organe plusieurs années après la guérison apparente d\u2019un autre cancer de l\u2019organe symétrique peut entrer dans notre classification, même s1 elle présente les mêmes caractères histologiques que la première.Le «facteur temps ») est d\u2019importance variable.S\u2019il s\u2019agit de tumeurs ayant peu de tendance à métastaser, tels de petits épithéliomas baso-cellulaires de la face, nous pensons que l\u2019on peut considérer comme primitives des lésions symétriques apparues simultanément.Enfin, la notion de «lésions symétriques » doit elle-même être appliquée avec plus ou moins de rigueur.Il nous paraît excessif d\u2019exiger des cancers du sein qu\u2019ils aient leur origine dans le même cadran.Pour les tumeurs de la face, au contraire, nous n\u2019avons accepté que celles qui étaient rigoureusement symétriques (3, 7, 8 et 10).RELEVÉ STATISTIQUE Nous avons sélectionné, parmi 13 300 cas vus au Centre anticancéreux de Liège en 30 ans (de 1925 à 1955) 144 malades atteints de tumeurs symétriques, ce qui représente 1,1 pour cent des cas (12).Leur compilation (tableau I) indique 139 cas de tumeurs des épithéliums de revéte- ment et cinq cas de tumeurs des gonades.TasLEau Î Distribution des cancers symétriques observés ORGANE NOMBRE DE CAS SINS.© vt ee ee 75 Téguments dela faceetducou.55 Téguments des mains et des avant-bras.4 Lèvre inférieure.12002210 000 LL LL LL 3 Langue.1220000 0000 Lada ae a ea a ae 1 Vulve.11201010 LL AA AL AR LL a aa Le 1 Ovaires.1.220220 10 00 LL ALL LL LL 4 Testicules.112100 00001 LL LA LL LL LL 1 Septembre 1960 LavaL MépicaL 197 Nous n\u2019avons aucun cas de tumeurs : \u2014 des cellules osseuses de la face ; \u2014 des reins ou des surrénales ; \u2014 des poumons et des voies respiratoires ; \u2014 de l\u2019encéphale et de l\u2019œil ; \u2014 des os ou du tissu conjonctif.L'absence de tumeur rénale ou rétinienne peut surprendre car leur fréquente bilatéralité chez l\u2019enfant est bien connue, mais ces tumeurs ne représentent cependant qu\u2019une faible proportion des cas vus dans un Centre anticancéreux.Les tumeurs de ce genre dont nous avons revu les dossiers nous ont toutes parues dériver d\u2019une tumeur primitive unique (2, 5, 13 et 14).CANCERS DU SEIN Les tumeurs des seins constituent le groupe le plus important.Nous les avons divisés en trois catégories : 1.L\u2019existence de deux tumeurs malignes indépendantes est pratiquement certaine ; 2.Les deux tumeurs sont bien distinctes mais 1l existe, pour l\u2019une d\u2019elles, une discordance entre l\u2019histologie et la clinique ; 3.L\u2019indépendance des deux tumeurs est simplement probable.Nous ne considérons pas l\u2019histologie décisive pour savoir si une tumeur est primitive ou secondaire, ou pour déterminer la malignité d\u2019une lésion.Par exemple, dans le premier groupe, quatre cas n\u2019avaient montré qu\u2019une structure de fibro-adénome à la biopsie, alors que les signes cliniques plaidaient pour la malignité.Celle-ci fut confirmée par des examens de coupes en série des pièces opératoires (3 et 6).ÉPITHÉLIOMAS DE LA FACE Le deuxième groupe est constitué par 55 cas d\u2019épithéliomas de la face et du cou.Le tableau II résume la plupart des caractères cliniques de ces deux groupes de tumeurs.(4) 198 LavaL MéEpicaL Septembre 1960 TaABLEAU 11 Caractères cliniques des cancers symétriques des seins et de la face Nombre 17\u20ac localisa- Durée d'évolution des cas et sexe Age moyen Durée tion mortels de cancers symétriques au moment entre diagnostic diagnostic + = Depuis Depuis er = .H.| F 1\u20acT cancer des2 C.Dr.| G.|E $ ne m 1\u20acr can- lésion un g \u20ac cer mortelle Cancers du sein : Certains.0 37 46a.\u2014 7 a.5 m.} 17 17 3 25 8a.6m, 2a.8m.Histologie douteuse.! O 8 43 a.9m.5a.11m.| 6 1 1 6 |12a.4m.3a.2m.Probables.1/29 51a \u2014 1 a.9m.15 14 1 27 3a.9m.3a.3m.TOTAL.220000000 1 74 47a.10m.5a.\u2014 37 31 5 58 6a.6m.3a.\u2014 Cancers de la face et ducou.27 28 66 a.3 m.3 a.1 m.19 18 37 (except.oreille) Il faut noter que, pour les cancers des seins, l\u2019âge moyen au moment du diagnostic du premier cancer est nettement inférieur à celui des patients avec un cancer unilatéral, qui est de 54,5 ans.Au contraire, à la face, l\u2019âge moyen est normal pour ce type de tumeurs.Le tableau III donne le pronostic de ces lésions.Le taux des guérisons cinq ans après la deuxième tumeur (12 pour cent pour les seins, 82 pour cent pour la face) nous parait très satisfas- sant, car il correspond en fait à une durée moyenne d\u2019observation de dix ans pour les cancers des seins, de huit ans pour les épithéliomas de la face, chez des patients ayant présenté deux tumeurs malignes ou davantage.Les différents types de tumeurs rencontrés chez ces patients sont résumés dans le tableau IV.Di1vERs Les 14 cas restants représentent sept localisations différentes.Trois hommes ont présenté des tumeurs symétriques des mains et une femme a fait des épithéliomas des avant-bras.Se Septembre 1960 LavarL MEbicaL 199 TasrLeavu III Pronostic des cancers symétriques des seins et de la face CAS DECEDES NOMBRE DE GUERISONS DE 5 ANS A CAUSE D'UNE TUMEUR SYMETRIQUE| Autre cause VANTS .v v 7 .¢ Total = 53 5 o se = = vl se nS ooo 50 v9 88 3 3 se 25 CRE CEE v ve 5 © ss ~5 ag g 2 © =5 |#, AUX a8% 8 S| 8s & H [ +) 4 X Sym.een ac une 1 15 8 7 0 0 : divers.4000100000 00 10 36 20 11 1 4 : \u20ac, peau du dos + c, sein ; \u20ac, col uterin (\u2014> +), c.œsoph (\u2014> +) TOTAL.iii, 55 282 148 116 7 11 * Dansle cas des lésions cutantes, ils agit toujours de cancers indiscutables, et non de dyshératoses ou autres états précancéreux.007 TVOIGFIN TVAVT 096} 21quo1daS oc lusuacue rT RT NN cle «trv 17511 Tas Jerr Zap fae Liat igrrat ga mpuacccceornxalsds Nh Lea trapncla x GEL TS Tran 03 ab ea \u201c.TEE < Septembre 1960 Lavar MEpicaL 201 deux tumeurs macroscopiquement et histologiquement semblables ont été découvertes simultanément a la laparotomie chez 15 malades.Bien que ces cas soulèvent la question passionnante du rôle des facteurs endocriniens dans la cancérisation, il ne nous est pas possible de distinguer ici entre métastase unique et tumeur primitive.Dans quatre cas, l\u2019aspect histologique des deux tumeurs est différent et il s\u2019agit incontestablement de tumeurs distinctes.Une des malades est guérie, les autres moururent en moins de deux ans.Enfin, l\u2019homme qui, à 51 ans, guérit d\u2019un mélanosarcome du testicule gauche présenta, 20 ans plus tard, un séminome du testicule droit qui l\u2019emporta en quelques mois (1).DISCUSSION DES RÉSULTATS ET CONCLUSIONS Cancérogénèse : Pour qu\u2019un tissu donne naïssance à des tumeurs symétriques, 1l faut : \u2014 qu\u2019il ait un haut coefficient de cancérisation (par exemple, le sein et la peau de la face) ; \u2014 que les tumeurs de ce tissu soient, spontanément ou grâce à la thérapeutique, assez bénignes pour permettre une longue survie (4).Fréquence : Si ces conditions sont réalisées, la fréquence observée est alors très supérieure à celle que le calcul de probabilité laisse prévoir.Desaive a établi une formule * permettant de prévoir le nombre de cancers doubles, systématisés ou non, susceptibles d\u2019apparaître par hasard dans un groupe de patients (7, 8 et 15).Si nous appliquons cette formule aux cancers du sein, cing femmes parmi les 1 627 cas diagnostiqués pendant la période étudiée auraient dû présenter deux tumeurs symétriques.Nous n\u2019en avons pas cing, mais 75, * Le nombre probable de cancers doubles dans un groupe de patients est égal au produit de cinq facteurs, soit a X b X c X d X e, où : a = (Nombre total de cas observés) \u2014 (Nombre de cas avec cancers multiples) ; b = Pourcentage de personnes vivant avec un cancer dans la population auquel ce groupe appartient /100 ; = Pourcentage de cancers de la localisation étudiée /100 ; Facteur de correction éventuel tenant compte de la répartition selon le sexe ; Intervalle moyen (en années) entre le diagnostic des deux tumeurs.a, o fl ® i 202 Lavar.MépicaL Septembre 1960 ou au moins 45 si nous ne tenons compte que des patients où la bilaté- ralité n\u2019est pas douteuse, soit neuf à 15 fois plus que le chiffre escompté.Parmi 184 tumeurs de l\u2019ovaire, les quatre cas de tumeurs symétriques certaines, représentent une valeur de huit à 23 fois supérieure au nombre escompté.Pour les tumeurs de la face, les nombres parlent d\u2019eux-mêmes.55 personnes, observées pendant 11,5 ans en moyenne ont présenté 282 tumeurs malignes : près de la moitié des sujets étant encore en vie, 1l est certain que de nouvelles tumeurs se manifesteront de façon à atteindre, ou même dépasser la moyenne de six tumeurs par malade, dont environ la moitié de tumeurs symétriques de la face.Systématisation : La systématisation de ces tumeurs est remarquable (8 et 9).Dans le groupe des cancers du sein, nous avons 142 tumeurs mammaires, deux cancers de l\u2019ovaire et trois épithéliomas de la face.Dans le groupe des tumeurs cutanées, nous comptons 288 cancers des téguments et six tumeurs malignes diverses.Les cas de tumeurs des ovaires et des testicules n\u2019ont présenté aucune autre lésion néoplasique.Pronostic : Cette cancérisation multifocale d\u2019un tissu déterminé s\u2019accompagne- t-elle d\u2019une malignité accrue des lésions ?Nous ne le pensons pas.Les pourcentages de guérisons absolues obtenus sont meilleurs que ceux auxquels on pourrait s\u2019attendre en additionnant les chances de survie pour chaque tumeur et en tenant compte du vieillissement.Cette différence est probablement obtenue grâce à la surveillance médicale des malades à partir du moment où le premier cancer est diagnostiqué.Il n\u2019y a aucune potentialisation et le pronostic final dépend uniquement du pronostic de chaque lésion prise individuellement.RÉSUMÉ Nous avons étudié les dossiers des tumeurs doubles de localisations symétriques diagnostiquées au Centre anticancéreux de Liège (Belgique) Septembre 1960 LavaL MEbpicaL 203 de 1925 à 1955.Cent quarante-quatre cas ont été enregistrés pendant cette période de 30 ans.Ils se subdivisent en 75 cas de tumeurs des deux sens, 64 cas de tumeurs symétriques des épithélrums de revêtement et cinq cas de tumeurs doubles des gonades.Nous définissons les critères permettant d\u2019apprécier l\u2019indépendance des deux tumeurs symétriques et comparons leur fréquence à celle des tumeurs simples et des tumeurs multiples non symétriques.La fréquence des cancers symétriques est souvent plus de dix fois supérieure à celle prévue par le calcul de probabilité.Les facteurs influençant la carcinogénèse dans les cas de tumeurs multiples sont envisagés, ainsi que l\u2019influence de la multiplicité cancéreuse sur le pronostic.BIBLIOGRAPHIE 1.Asesnouse, B.S., Tioncson, A, et GoLpFars M., Bilateral tumors of testicules, J.Urol., 74 : 522-532, 1955.2.Borsx1, À.A, et KimBroucs, J.C., Bilateral carcinoma in polycystic renal disease, J.Urol., 71 : 677-682, 1954.3.CarouL, W.W., et SuieLps, T.W., Bilateral simultaneous breast cancer, Arch.Surg., 70 : 672-679, 1955.4.Catania, V.C, Rilievi statistici e considerazioni sui tumori maligni multipli dei ricoverati nell\u2019 Ist.Naz.Tumori de Milano, Tumori, 37 : 98-115, 1951.5.CRASSWELLER, P.O., Bilateral primary carcinoma of the ureter with use of ileal graft for ureteral replacement, Brit.J.Urol, 30 : 152-160, 1958.Dancor, H., Cancers du sein bilatéraux, Bull.Acad.R.Med.Belg., 11 : 72-89, 1946.DESAIVE, P., Le cancer mammaire bilatéral, J.radiol.electrol., 30 : 335-338, 1949.DesaivE, P., Considérations statistiques et anatomo-cliniques sur 308 cas de cancers multiples, Acta gastro-enterol.belg., 19 : 7-69, 1956.9.DEsAIVvE, P., et MonnoyeRr, E., Considérations cliniques et pathologiques au sujet des cancers recto-coliques multiples, Acta gastro-enterol.belg., 11 : 999-1010, 1950 10.Guiss, L.W., The problem of bilateral independant mammary carcinoma, Am.J.Surg., 88 : 71, 1954.11.Guys, R., et Desaive, P., The symmetrical cancers, Abstracts of the 7% International Cancer Congress, (Londres) p.332, 1958.12.LaAvIGNE, J.C., Considérations cliniques et expérimentales sur 1 627 cas de cancers du sein, Acta chir.belg., 2 : 134-153, 1956.13.Linke, C.A., RosenTHAL, L., et Kierer, J.H., Bilateral pheochromocytoma, J.Urol., 79 : 781-784, 1958.14.THompsow, I.M., SCHNEIDER, J., et Kavan, L.C., Bilateral squamous cell carcinoma of kidneys, J.Urol., 79 : 807-810, 1958.15.WARREN, S., et EHRENREICH, T., Multiple primary malignant tumors and susceptibility to cancer, Cancer Res., 4 : 544, 1944.Co ND VOLUMINEUX DIVERTICULE DE LA VESSIE CHEZ UN JEUNE HOMME * Diverticulotomie.Guérison.par John G.FISHER, Paul-A.POLIQUIN et Louis-Philippe ALLEN de Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus Les diverticules de la vessie sont des malformations qui consistent dans l\u2019existence d\u2019une ou de plusieurs cavités en communication avec la vessie.Le diverticule agit comme réservoir accessoire qui ne se vide pas avec la vessie lors d\u2019une première miction, le malade évacuant sa vessie, puis son diverticule après un temps d\u2019arrêt plus ou moins long.II est admis que les lésions du col, les rétrécissements, les hypertrophies, les barres congénitales, ainsi que les rétrécissements de l\u2019urètre qui gênent la miction sont des causes importantes du développement de cette anomalie.On comprend pourquoi les diverticules sont beaucoup plus fréquents chez l\u2019homme que chez la femme.La paroi du diverticule est constituée par des faisceaux conjonctifs denses et serrés, disposés parallèlement à la surface de la muqueuse, ne différant, en somme, de la vessie que par l\u2019absence de la musculeuse.On a trouvé dans leur intérieur : 1° des calculs, surtout secondaires, résultant des dépôts par stagnation d\u2019une urine infectée ; 2° de la diverticulite ; 3° des polypes et des cancers.* Travail reçu pour publication le 20 décembre 1959. Septembre 1960 LavAaL MÉDICAL 205 Les symptômes les plus constants occasionnés par les diverticules sont une lenteur de la miction, la pollakiurie, l\u2019hématurie et la pyurie, ainsi qu\u2019une sensation de pesanteur et de douleur dans le bas-ventre.Tous les intermédiaires sont possibles entre le grand diverticule unique et les petits diverticules multiples encore appelés cellules vésicales.Dans les diverticules un peu importants, la miction se fait souvent en deux temps : le malade évacuant sa vessie, puis il se produit un arrêt partiel du jet, arrêt suivi d\u2019une reprise de la miction avec évacuation d\u2019une nouvelle quantité appréciable d\u2019urine.Deux moyens peuvent assurer le diagnostic irréfutable d\u2019un diverticule : la cystocopie et la radiographie.La cystoscopie revèle un symptôme précieux qui est un orifice de dimensions et de formes variées, apparaissant sous l\u2019aspect d\u2019un trou noir.La radiographie donnera également des renseignements très précieux lorsqu\u2019on aura rempli la vessie et cet appendice diverti- culaire d\u2019un liquide opaque, à condition toutefois que le diverticule soit assez développé.On y verra la saillie que forme celui-ci à la surface de la vessie.Pronostic.Le pronostic est toujours grave dans les diverticules volumineux, à cause de la possibilité des accidents infectieux.Par suite de l\u2019accumulation dans la poche diverticulaire d\u2019une urine infectée, on peut voir apparaître des accidents graves de péricystite suppurée ou gangréneuse, ou des phénomènes d\u2019infection urineuse.Traitements.Depuis que sont connus les diverticules de la vessie, de nombreux procédés thérapeutiques ont été imaginés ; parmi eux l\u2019ablation chirurgicale était regardée avec beaucoup de méfiance.En présence d\u2019un diverticule digne de ce nom, la diverticulectomie est le traitement de choix.La résection transurétrale pratiquée chez les malades âgés n\u2019est qu\u2019un traitement palliatif pour empêcher les accidents infectieux causés par la sténose du col.A l\u2019heure actuelle, les cas de diverticules vésicaux volumineux opérés et guéris ne se comptent plus.Rappelons un cas que nous avons pu observer, dans le Service de chirurgie de l\u2019hôpital.Un malade de trente-trois ans est admis dans le Service de chirurgie, pour une rétention d\u2019urine.Ses troubles remontent à environ un an, puisque le malade nous raconte que jusqu\u2019alors, sa santé était excellente, 206 Lavar MÉDicaL Septembre 1960 n\u2019ayant eu, à sa connaissance, aucune maladie grave.Au cours de l'automne précédent, 1l avait été victime d\u2019un accident de bicyclette et c\u2019est le périnée qui reçoit le contrecoup du choc.Le patient nous avoue que les douleurs ont été intenses, mais sans toutefois nuire à la miction naturelle.Il n\u2019a pas observé de sang dans ses urines, ni de gonflement au périnée, mais seulement quelques douleurs vagues dans le bas-ventre ainsi que de la pollakyurie nocturne intermittente dans les quelques mois qui ont suivi l\u2019accident.Trois mois avant son entrée à l\u2019hôpital, brusque aggravation des symptômes : pollakiurie allant jusqu\u2019à vingt mictions par nuit, dysurie et douleur vive à l\u2019abdomen.C\u2019est l\u2019ensemble de ces symptômes qui l\u2019engage à se faire hospitaliser.Dès son arrivée à l\u2019hôpital, le malade a l\u2019apparence d\u2019un grand infecté ; l\u2019état général semble, au premier abord, profondément touché ; on observe de la pâleur de la peau et des muqueuses, des sueurs et de l\u2019hyperthermie ; les traits sont tirés.L\u2019abdomen laisse percevoir un globe vésical qui dépasse de plusieurs travers de doigts la hauteur de l\u2019ombilic.Nous voulons sonder cette vessie distendue, mais l\u2019exploration de l\u2019urètre est très difficile.Elle montre qu\u2019un rétrécissement siège très haut au col de la vessie, et ce n\u2019est qu\u2019après plusieurs tentatives de dilatation que nous avons pu passer une sonde et pratiquer l\u2019évacuation de la vessie.Fait important, après évacuation de la vessie, le palper abdominal permet de percevoir une tuméfaction d\u2019allure kystique, dont la compression manuelle détermine le besoin d\u2019uriner.On a pu alors voir s\u2019écouler, d\u2019abord une urine trouble, puis une urine purulente atrocement fétide, laissant déposer une couche de pus qui atteint la moitié du volume total des urines.Donc ici, mictions en deux temps : diverticule probable.Comme les urines ne s\u2019étaient jamais éclaircies malgré les lavages régulièrement pratiqués et que nous pensons à la possibilité d\u2019un diverticule, nous pratiquons une cystoscopie qui nous fait voir une muqueuse vésicale très congestionnée avec un orifice diverticulaire à droite.Une cystographie donna des renseignements très intéressants : la vessie était biloculée, en sablier, présentant un volumineux diverticule. Septembre 1960 LavaL MÉpicaL 207 Le terrain en face duquel nous nous trouvions n\u2019était guère favorable à l\u2019intervention.Au début, nous ne pensions guère à une Intervention chirurgicale, car, à plusieurs reprises, le malade eut des poussées infectieuses violentes avec clochers thermiques, prostration et un état général très mauvais.Pendant plusieurs mois, son état général était tant bien que mal.Pendant toute cette période, on lui faisait des dilatations de l\u2019urètre et des lavages de la vessie.Six mois plus tard, l\u2019état du malade se complique d\u2019une orchi-épididymite qui nécessite l\u2019ablation de la sonde à demeure, et, en face de cette éventualité, le docteur Poliquin décide d\u2019intervenir.L'opération, quoique très difficile, fut plus simple que nous ne l\u2019espérions.Pour cette intervention, nous avons opté pour la technique par voie extrapéritonéale et extravésicale.Décortication de la paroi externe de la vessie jusqu\u2019au collet de Ia poche diverticulaire, isolement complet de cette poche par décollement à la compresse, résection de la totalité du diverticule au ras de son implantation vésical.Cystostomie avec drainage temporaire intravésical par un gros tube Lefur à double courant, drain latéro-vésical sous-péritonéal de sécurité.Un temps opératoire particulièrement délicat, dans les formes inféro- latérales, est la libération de l\u2019uretère.On ne peut parfois pratiquer l\u2019ablation du diverticule sans sectionner ou désinsérer l\u2019urètre ; ce ne fut pas nécessaire dans notre cas.Dans les suites opératoires, aggravation de l\u2019orcht-épididymite nécessita une orchidectomie.A fait suite a cette intervention, une cellulite gangréneuse qui a résisté à la pénicilline et aux sulfamidés pour céder aux injections de sérum antigangreneux.Tout semblait rentrer dans l\u2019ordre lorsque des accidents thermiques et douloureux nous firent soupçonner une pyonéphrose du rein droit, qui fut confirmée par la cystoscopie pratiquée par le docteur Cauchon, cinq mois après l\u2019intervention.En effet, l\u2019uretère droit était bloqué complètement et plusieurs calculs étaient visibles dans la vessie ; ces calculs furent enlevés lors de la cystoscopie.Le chirurgien a profité de l\u2019occasion pour étudier la cicatrice laissée par l\u2019ablation du diverticule et il a été heureux de constater qu\u2019il ne restait qu\u2019une petite cicatrice linéaire 208 Lavar MÉDICAL Septembre 1960 discrète et en excellente condition.Une néphrectomie droite, sans incidents, fut pratiquée sans complication inquiétante.Depuis, le malade va bien.II ne ressent aucune douleur à la vessie et les mictions sont très normales.I] n\u2019y a point de résidu et une cystographie de contrôle montre une vessie dont les contours sont normaux.Le malade part de l\u2019hôpital en bon état.Nous avons cependant l\u2019Intention de suivre ce malade aussi régulièrement que possible. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES LE TRAITEMENT DES ACCIDENTS CÉRÉBRO-VASCULAIRES * par François COUTURE Les accidents cérébro-vasculaires constituent certainement Ies maladies du système nerveux les plus fréquemment rencontrées.Avant de parler du traitement lui-même de ces accidents, 1l a paru utile de faire un bref rappel de leur diagnostic différentiel, le succès du traitement étant assuré en grande part par la précocité d\u2019un diagnostic précis.Nous nous limiterons à l\u2019étude des trois accidents les plus fréquents : la thrombose, l\u2019embolie et hémorragie non traumatique.Examinons, tout d\u2019abord, les principaux critères de diagnostic de chacune de ces affections, critères qui sont assez bien résumés dans le tableau I.Nous étudierons, en premier lieu, les thromboses cérébro-vasculaires, examinant tour à tour la thrombose d\u2019un artère cérébrale, celle de la carotide, puis celle de la vertébrale ou de la basilaire., * Travail présenté le 15 septembre 1959, devant les internes séniors des hôpitaux universitaires de Québec. TABLEAU | Critères de diagnostic différentiel THROMBOSE EMBOLIE HÉMORRAGIE INCIDENCE 70 - 80% 5-22% 8-15% Comme pour l'hémorragie, mais la R.A.A.+ sténose mitrale.Artériosclérose du fond d'œil et des vaisseaux périphériques.HISTOIRE tension artérielle est le plus sou-| Endocardite microbienne.Autres manifestations d'ordre cardio-vasculaire.ET vent normale, parfois élevée.Fibrillation auriculaire.Hypertension artérielle (systolique >200 mm Hg).EXAMEN Infarctus récent.PHYSIQUE Embolies ailleurs (poumons, membres, reins, mésentère).Graduel ou soudain.Très soudain, avec apparition] Lors d'activité ou d'émotion violente.MODE DE Pendant le sommeil ou tôt après le très rapide de signes neuro-| Céphalée, nausées, vomissements fréquemment suivis de coma.DÉBUT lever.logiques.Difficulté à parler ou faiblesse d\u2019un membre.COMA Pas de coma habituellement.Pas habituellement sauf si Coma qui dure plus de 24 heures, Si coma : < 24 hres.l\u2019embolie est considérable.CON VULSIONS T% des patients, au début.Parfois.14% des patients, au début.CHEYNE-STOKES Rare.Rare.Fréquent.DÉVIATION CONJUGUÉE } Rare.Rare.Fréquent.DES YEUX Rare, sauf dans la thrombose de Rare.Rare.QUADRIPLÉGIE { l'artère basilaire.RAIDEUR DE LA NUQUE Rare.Rare.Fréquent.BABINSKI Rare.Rare.Fréquent.LEUCOCYTOSE { Rare.Rare, sauf si embolie septique.| 50 pour cent des patients ont une leucocytose >12,000 souvent Clair.Clair ou xanthochromique.Sanglant.Pression un peu élevée mais 4 ee na F PA wht + Le e à via Re Le F Le $3 Hs wo tot \u201dt£ hs > te ee * ILES \u201cfs > 3 o¥ J .a 2e oe Sn + Le 2%: x - 3 ; >; fer GA a ten : 9» 4 eat + » x .x vf : 51 ie cr Ix a 2 Hyperplasie focale ars SN aN 7s 8 ; \"La ; aC, 2 3 \u2014 J NP) or 8 4 A ne 3 : - + » os > Sed æ ï X ho BS es be ° * y > a SG AR 3 - Epithélium polymorphe .7 £3 ré Phe 5 iy a \u201c why > RAC px *.Le ie > tpt Cd ) 2245 La pt qe a y : + 4» * \u2018 æ yr - wy A, $ 3) a+ .° À a 4 À \u20ac \u20ac à & 2 ° PT: a + ee Fe , = As \u201c aS Ë Jig À y + wa 3, Pot se te + 1 af ki A \u2018 3 by\u2019 l 28 MS, a a - ÿ \"4 ?ù IL Pt [7 SE oi \u20ac - RS ; LA me i a ¢ Figure 1.\u2014 Parathyroide d\u2019Homme (X125) Septembre 1960 Figure 2.\u2014 Parathyroïde de Femme enceinte (X125) 232 Lavar MÉDICAL Septembre 1960 l\u2019abondance relative des cellules claires (water-clear cells), très riches en glycogène (figure 3) car celui-ci peut être mis en évidence malgré une fixation non appropriée (Bouin).Cette présence de glycogène permet même la caractérisation histochimique de ces cellules claires, les distinguant des cellules chromophobes dont le glycogène, s\u2019il était présent, s\u2019est dissout au cours de la fixation.Ces cellules sont réparties dans le parenchyme par petits groupes, confluant parfois en plages relativement étendues, comme 1l arrive chez 3] + ha LO 4 \u2018ye +.* 3 AUR 5 un : EC SL \u201ce, 2.Le 4 -*%- eT» \u201d fw Ca A à vt \u2018 - .\u20ac OA .en ETS Wie .i * > 4% ve e a., Lo a Rs * bay vA 43 « to, « * ë y .+ a wv, \u201c : .i 4 4 a 5 \u2019 3 - SR 2 F - * I.-.F = AP 23 ! Figure 3.\u2014 Parathyroide de Femme enceinte (X125).L\u2019abondance de glycogène permet de localiser les foyers de cellules claires.» l\u2019Homme âgé pour les cellules oxyphiles qui, dans ce cas particulier, restent toujours isolées, bien qu\u2019assez nombreuses.C\u2019est seulement dans ce cas de grossesse que nous avons constaté une telle abondance de cellules claires en ilots disseminés dans le parenchyme (hyperplasie focale à cellules claires de Castleman).Ces cellules sont en effet exceptionnelles dans les autres glandes examinées, sauf dans le cas de spondylose rhizomélique où elles affectent une autre disposition, étant toutes groupées dans un même lieu de la glande, formant une sorte Septembre 1960 LavaL\u2026 MépicaL 233 de micro-adénome tendant à s\u2019isoler du reste du parenchyme par un épaississement fibreux de la trame conjonctive.Malgré que ce cas soit pour l\u2019instant unique, en raison de l\u2019analogie de structure de la parathyroïde avec celle observée chez les juments gravides, décrites plus loin, nous croyons pouvoir dire que dans l\u2019espèce humaine la grossesse, tout du moins dans sa dernière phase, détermine une hypertrophie modérée des parathyroïdes avec différenciation caractéristique des cellules claires (water-clear cells) très riches en glycogène, réparties en ilots et plages disséminées dans le parenchyme.II.INFLUENCE DES FONCTIONS GÉNITALES SUR LES PARATHYROÏDES DU CHEVAL A.Données histologiques \u2014 Variations avec l\u2019âge i.Architecture : La texture des parathyroides chez le Cheval est trés analogue a ce qu\u2019elle est chez l'Homme.De la capsule, généralement mince, partent des septa conjonctifs dont les variations d\u2019abondance et d\u2019épaisseur permettent de distinguer trois types comme chez l\u2019Homme : compact, réticulaire et lobulaire.correspondant respectivement aux types normal, intermédiaire et fasciculé de Bobeau (1911).Les cellules adipeuses, par contre, sont toujours exceptionnelles.Une charpente réticulée, raccordée à celle des petits vaisseaux et des capillaires, ordonne l\u2019épithéllum en nodules arrondis, où les cellules pyramidales présentent fréquemment un agencement en rosette autour d\u2019un capillaire.Ces nodules peuvent avoir de grandes dimensions, les cellules étant disposées sans ordre, ou bien s\u2019aplatir en cordons plus ou moins longs de cellules prismatiques.Il existe également des vésicules qui sont presque exclusivement du type résiduel, parfois de très grande taille, dont le contenu souvent granuleux, ne présente généralement pas l\u2019aspect de colloïde.Selon Bobeau, les parathyroïdes des vieux chevaux seraient caracte- risées par le type fasciculé (lobulaire), le conjonctif augmentant avec l\u2019âge.Nos observations personnelles ne correspondent pas avec celles de cet auteur, un tel aspect pouvant se retrouver chez le fœtus et beaucoup 234 LavaL MÉDicAL Septembre 1960 de glandes de chevaux âgés présentent le type compact.L\u2019aspect architectural peut d\u2019ailleurs varier d\u2019une région à l\u2019autre de la même glande, et 1l est impossible d\u2019attribuer une texture particulière aux vieux chevaux, pas plus que nous n\u2019avons reconnu de variations avec l\u2019âge du nombre des vésicules.2.Epithélium : Les cing types de cellules parathyroidiennes se retrouvent chez le Cheval, avec des caractères très analogues à ceux qu\u2019ils présentent chez Homme.Les cellules oxyphiles montrent cependant plus de polymorphisme et nous avons distingué d\u2019une part des cellules oxyphiles granuleuses et d\u2019autre part des cellules oxyphiles colloides ou le corps cellulaire se montre envahi par une plaque de substance réfringente, homogène, vivement colorable par les colorants acides, ressemblant beaucoup à la colloïde, mais à contour irrégulier, non parfaitement circulaire comme chez l\u2019Homme, et restant toujours intracellulaire.Des aspects intermédiaires représentent tous les degrés de transition entre les cellules oxyphiles granuleuses et les cellules oxyphiles colloïdes.La répartition de ces cellules présente des variations nettes avec l\u2019âge, tout à fait comparables à celles qu\u2019on observe dans l\u2019espèce humaine.Chez le fœtus, de dix mois environ de vie intra-utérine, en dehors de quelques cellules fondamentales et de très rares cellules chromophiles, presque tous les éléments appartiennent au type chromophobe.Les cellules oxyphiles sont absentes, de même que les cellules claires.Sur ce dernier point, il y aurait une différence apparente avec les constatations effectuées chez le fœtus humain, mais il faut noter que les cellules chromo- phobes sont volumineuses (15 microns de diamètre au lieu de 9 à 12 chez l\u2019adulte), sans toutefois atteindre les dimensions gigantesques de vraies cellules claires (jusqu\u2019à 25 microns).Leur noyau est également hypertrophié, mais bien qu\u2019en grande partie vacuolaire, le corps cellulaire montre encore des plages cytoplasmiques assez étendues, qui sont absentes des vraies cellules claires.C\u2019est pour l\u2019ensemble de ces raisons que, bien que les considérant comme une forme assez spéciale des cellules chromo- phobes, nous ne les avons pas assimilées à des cellures claires, dont elles représentent vraisemblablement un équivalent. Septembre 1960 LavaL MEDICAL 235 Chez Ie Cheval jeune, de deux à cinq ans, les cellules chromophobes bien que formant encore une partie importante du parenchyme, sont beaucoup moins nombreuses et ont repris des dimensions plus modestes.Elles s\u2019entremêlent aux cellules fondamentales qui représentent souvent plus de la moitié des éléments parenchymateux, ou bien s\u2019isolent en petits ilots.Les cellules chromophiles s\u2019observent en cordons plus ou moins étendus, parfois d\u2019aspect syncytioïde, dispersés dans le parenchyme.Les cellules oxyphiles sont peu nombreuses, appartenant au type granuleux, exceptionnellement au type colloïde.Les cellules claires sont rares.Chez l\u2019adulte, l\u2019aspect reste fondamentalement le même mais les cellules oxyphiles sont plus nombreuses et prennent plus fréquemment le type colloide.Les cellules claires sont toujours aussi rares.Chez les vieux animaux, les cellules chromophobes sont moins nombreuses, les cellules fondamentales forment la plus grande partie du parenchyme, mêlées à des cellules chromophiles 1solées ou en cordons.Les cellules claires sont toujours exceptionnelles, sauf dans un cas, chez une vieille jument, où elles constituent presque exclusivement un nodule assez volumineux, complètement isolé du reste du parenchyme par du tissu conjonctif, faisant ainsi penser à un micro-adénome.Les cellules oxyphiles sont plus nombreuses, tendant à se grouper, mais le nombre des cellules dans les îlots ainsi formés dépasse rarement trois ou quatre.Le type colloïde devient plus fréquent que le type granuleux.Ainsi l\u2019évolution avec l\u2019âge de l\u2019épithélium parathyroïdien s\u2019effectue de façon parallèle chez le Cheval et chez l\u2019Homme : l\u2019état fœtal et la Jeunesse jusqu\u2019à la puberté sont caractérisés par la prédominance des éléments de la lignée claire, les éléments de la lignée sombre augmentent avec l\u2019âge et l\u2019abondance des cellules oxyphiles caractérise la vieillesse.B.Influence du sexe et de la castration La comparaison des parathyroïdes d\u2019étalons, de jJuments et de hongres ne nous a pas permis d\u2019établir une différence liée au sexe, ni dans le domaine macroscopique, ni dans la structure histologique.Il faut cependant remarquer que la plupart des glandes examinées provenaient d\u2019animaux âgés, de plus de 15 ans.Une différence sexuelle et 236 Lavar MéDpicaL Septembre 1960 surtout une modification due à la castration, analogue à celle que nous avons constatée dans la plupart des autres espèces, pourrait être masquée par la différenciation de l\u2019épithélium parathyroidien en rapport avec la vieillesse, qui, comme nous le verrons plus loin, semble s\u2019effectuer dans le même sens que celle due à la castration.C.Influence de la gestation Par contre l\u2019examen des parathyroïdes de juments pleines, en fin de gestation nous a permis de trouver des modifications nettes.La taille des glandes est nettement augmentée : 8 mm X 6 mm sur coupe transversale au lieu de 6 mm X 5 mm dans une telle coupe correspondant au plus gros exemplaire prélevé sur une jument non gestante.Nous pouvons donc conclure à une hypertrophie macroscopique des parathyroïdes au cours de la gestation chez la jument.Il ne nous est pas possible de dire si cette hypertrophie s\u2019accompagne ou non d\u2019hyperplasie.Nous n\u2019avons pas en effet constaté d\u2019augmentation du nombre des mitoses dans les sections examinées.Mais 1l existe des caractères différentiels nets au niveau de l\u2019épithélium.Celui-ci présente les cinq types cellulaires habituels, avec prédominance de cellules fondamentales et des cellules chromophobes.Les cellules chromophiles sont peu nombreuses, les oxyphiles ne sont pas rares, toujours isolées au milieu des autres, présentant pratiquement le seul type granuleux.Leur nombre ne parait pas plus important que chez les chevaux d\u2019âge voisin.Le seul phénomène notable (figure 5) est l\u2019existence de nombreuses plages, d'extension parfois assez considérable, constituées par des cellules claires, dont les dimensions particulièrement grandes peuvent atteindre jusqu\u2019à 25 microns dans le plus grand diamètre.Elles ont les caractères des vraies cellules claires, avec un corps cellulaire pratiquement dépourvu de cytoplasme, envahi par une énorme vacuole unique dans laquelle le noyau semble flotter.Ces plages de cellules claires, contrairement au nodule que nous avons signalé auparavant ne sont pas limitées du reste du parenchyme par un tissu conjonctif fibreux, elles sont directement entourées par des cellules principales, parfois mêlées de cellules oxyphiles, et tranchent seulement par leur aspect transparent sur le fond épithélial plus ou moins vivement coloré. LavaL MEpicaL 237 Septembre 1960 ee 4 od er ° Ir ay + YVES > $3 t hy te \u201cmets .> >.eles .Lg \u2018 43 es *.e $ ee ur oh.X 8.Le + Mn \u201c40, #1 6 oT 4 IR a : 3 } a ® Le #3 NZ +4 À or ad, 4% Le x\" Sad dns a+ se 3 «+ \"+.e% odo I dé - 008 AX $ : => : eo, e* 7 © « » Sd se Tole oe 3 7, DIAN 2s 25 a we \"32 vod\u2019 2 ve _, Fo col 2 sy os Ar ss; Ly» 2 .- ee.3 ow qe = = * A ; a men dd \u2018a 1 we \u2019 .; Tiger 78 \u20ac : ve A > at f; rol A % ge 4 & $ MS oN ve He bean JC 0 + ç .\u2018à = n ~~ % .e® e he be 1D # - - % sente E .+, Ze.LA 0% ie ped, wy & fA { n\\ : ÿ pou.ep Ty yb æ te + re We ue.A > Ws : * te ; x oe ve ge Me ~~ 0 - : \u201ce °° dd i 2 x vis?oe ee ~ ve ve > eg vi se.: wx «te ae És un » a® x : I v.5 Ke, ; fc Car a ts » è o ea =; 2a nr N + 4 % « 4 0 a Yor} ; pe mA Sw é mu LA 64 FF, 4 * > ¢ a ow off: > a nds Sos 15d oy LIN ae a : 5 ) $ >.+, 23 ee\" Ary of wy Ps o> 32 5 Hi @.we od - jase * vw wd fes : > as - + exn% e pL 33 STE dh Sta ax Figure 4.\u2014 Parathyroïde de Jument (X150).Pad = es RS PP,» PT \u2019 Wo XE # wd ~ ¢° ès Uy ci rk Nes 2 ® ces pi va e* « te, pt! CE Le \u20182 ® x 4 \u2019, 1h a 9.» +, ah Sa 22k \u2018ae # en % mn LA >, a A LS = 5.= n°5 a 4 se Aer 4\u201d s * =f, , ss Le + wr 2% JY © \"ne w te an?2 + hl, a+ ; ZF ce oh - 23 4 n° wear ® | AS 2 => fe.- AN Le ol re # ; ee A % 2 y # 5 i » rH \u201c > Ae wd Va, Fe) [Id .\u201d x a?[1] TOE \u2018a La Fut A A He 4° A we ty 42 die 5 Figure 5.\u2014 Parathyroïde de Jument gravide (X150).Hypertrophie focale à cellules claires. 238 LavaL MEpicaL Septembre 1960 À l\u2019intérieur même des plages se trouvent quelques cellules fondamentales et chromophobes avec toutes les transitions jusqu\u2019aux cellules claires géantes qui en constituent de loin la majeure partie.Cet aspect est caractéristique, nous ne l\u2019avons retrouvé chez aucun Cheval en dehors de la gestation.Nous conclurons donc que chez la Jument la gestation détermine une hypertrophie des parathyroïdes qui s\u2019accompagne de la différenciation très poussée des éléments de la lignée claire.III.INFLUENCE DES FONCTIONS GÉNITALES SUR LES PARATHYROÏDES, DU BŒUF A.Données histologiques \u2014 Variations avec l\u2019âge Dans l\u2019espèce bovine, les caractères généraux des parathyroïdes sont les mêmes que chez l\u2019Homme et le Cheval.Cependant, après Sandstrom (1880), nous avons constaté leur richesse particulière en tissu conjonctif, qui détermine constamment une lobulation de la glande, même chez les animaux relativement jeunes.Il ne semble pas par contre qu\u2019il y ait d\u2019augmentation notable avec l\u2019âge de ce tissu conjonctif déjà abondant, si nous ajoutons nos observations à celle de Levine (1928) qui a eu l\u2019occasion d\u2019examiner des animaux plus âgés que les nôtres.L\u2019étude du parenchyme permet d\u2019y retrouver les cinq types cellu- aires communs aux grands mammifères.Les cellules claires et surtout les cellules oxyphiles présentent des caractères un peu particuliers.Le cytoplasme de ces dernières forme un réseau à trame assez épaisse, sur laquelle reposent les granulations acidophiles, tandis que les mailles sont occupées de fines vacuoles.Parfois les granulations sont fines et rares, moins acidophiles.Toutes les transitions existent entre les types fortement granuleux, montrant parfois de petites boules de colloïde intracellulaire et ces cellules oxyphiles franchement vacuolaires.Ces dernières, cependant, ne peuvent être confondues avec les cellules claires ou chromophobes et les vacuoles qu\u2019elles contiennent nous paraissent devoir représenter des inclusions lipidiques, sous réserve de vérification.Il existe de même que chez l\u2019Homme et le Cheval, et peut être d\u2019une façon plus marquée, des variations selon l\u2019âge dans la répartition des Septembre 1960 LavaL MEbpicaL 239 types cellulaires.Bien que nos observations reposent sur un matériel réduit, en y ajoutant les notions établies par Levine, on peut dire que les cellules oxyphiles sont absentes chez les jeunes animaux, rares chez les adultes où nous-mêmes n\u2019en avons pas aperçu et abondants chez les vieux bovins, où Levine les trouve en plages étendues.Il y a donc là un phénomène tout à fait analogue à celui qui se produit chez l'Homme et le Cheval.B.Influence du sexe et de la castration Le petit nombre de parathyroïdes que nous avons observées ne nous permet pas de discuter une influence possible du sexe sur la structure des parathyroïdes dans l\u2019espèce bovine, bien que nous ayons noté un aspect différent chez la Vache et le Taureau.De même les observations de Levine ne sauraient non plus étayer une telle hypothèse, étant donné l\u2019énorme différence d\u2019âge qu\u2019il y avait entre ses vaches et ses taureaux.Par contre, nous apportons des éléments précis en ce qui concerne Peffet de la castration.Comme Levine, nous n\u2019avons pas vu de cellules oxyphiles chez la Vache et le Taureau (figure 6), jeune ou adulte.C\u2019est seulement dans les parathyroïdes des bœufs (figure 7) que nous avons observé des plages étendues de ces éléments, avec le polymorphisme particulier que nous avons signalé plus haut.Il s\u2019agissait d\u2019animaux élevés pour la boucherie, dont l\u2019âge peut être fixé autour de cing à six ans.Donc il ne s\u2019agit pas d\u2019une différenciation due à la vieillesse, car l\u2019abondance des cellules oxyphiles ne semble se manifester chez la Vache qu\u2019à un âge plus avancé selon Levine.IV.INFLUENCE DES FONCTIONS GÉNITALES SUR LES PARATHYROÏDES DU LAPIN A.Données histologiques Le Lapin possède quatre parathyroïdes régulières : deux externes généralement le long de la carotide, deux internes, en plein cœur du parenchyme thyroïdien. 240 Lavar MÉDicaL Septembre 1960 se SE ze, w ® \u201cvy Ne.& * A ©, ?uw tea, a pes ve te +) ei.Ser eo We fi, AP 2 Er 25 + - © > @ Un ir wld ts Te Pise, 26 : oo ¥ re = & sels A - ; Ry a oe fu * Xe 2° =\u201d 2.0 > ty i ; 4 J - = => cas Sods hy * ks EX, œ oe) # 5.2 em le eA iH ve; + -Y \\ va fy = > We -® 4 2 2 + A! \u201d wd, vv PRS LY ee n# cree\" ty ote 33% ie \u201c, » w\" =» 525 9.7 se =.TAY \u2018yy JX v : + ver @ a *T¢ Yo ed * 2.AR A 5 td ui AD mec x \u2019 > ha, ve A Saat ta Laz.t + Cw FN ' Ve aa 5° X -: A Cellules principales.Figure 6.\u2014 Parathyroide de Taureau (X150).¥ Yrs \u2018 Rg ys i ar § Le ++ ee Ch sek, ty Te £9 3 PL que 4 sony A res Ga END * # ++ 5 Rte pa da > se _ 3 of.PE 4 Pr + E ve Te x = + e RA .re -~ 53 : ce Ar 2 3 ow > x + gat LA He & oy \u201c% se.ty pe a» bog\u201d su sof Fous = me 6 ee x, et 5 4 \u201cid 4 Ww 2 x°> ! oo APS Ene aod Ne ads » \u201cA Py 44 oy & 2 2.2 - a 0: Va à a?=\u2019 f £ 1,5 Ma + RS.: \"ne oi a ë + sv gr .Ÿ Sa x ke.2.; 2 ¥ + a ot se tr ; A ok æ % > %.we mes 0.s : + A ¥ 4 +.8.a viel he a »°U - de 25 os 1 wt & We ge t Figure 7.\u2014 Parathyroïde de Bœuf (X150).Deux foyers de cellules oxyphiles. Septembre 1960 LavaL MEpbicaL 241 La structure en est fondamentalement la méme, mais quelques particularités, surtout dans les réactions expérimentales, les font quelque peu différer.Toutes les glandes que nous avons examinées ont le type compact.I] existe une mince capsule autour des glandes externes, cette capsule fait le plus souvent défaut au niveau des glandes internes et 1l est parfois difficile de délimiter le tissu parathyroïdien du tissu thyroïdien.En dehors de cette capsule, dont partent parfois des septa qui peuvent subdiviser la glande, et de quelques paquets de fibres collagènes autour des principales ramifications vasculaires, la charpente des parathyroïdes chez le Lapin est pratiquement assurée par un réseau de fibres de réticuline.Il ne semble pas y avoir d\u2019augmentation considérable du tissu conjonctif avec l\u2019âge, sI nous nous en tenons aux observations que nous avons pratiquées sur des animaux gardés deux et trois ans au laboratoire.L\u2019Age exact de nos animaux n\u2019a pas pu être fixé, car nous n\u2019avions pas notre propre élevage.L\u2019épithélium est normalement très uniforme d\u2019aspect, constitué par des cellules, du type fondamental, finement granuleuses, finement vacuolaires, pouvant contenir quelques inclusions lipidiques révélées à l\u2019acide osmique.Parfois des vacuoles plus grandes apparaissent, ou bien les granulations sont plus denses.Ces deux aspects, qui tendent respectivement vers les types chromophobe et chromophile, sont exceptionnels dans les conditions normales.Nos constatations concordent avec celles de la plupart des auteurs classiques.Sandstrôm (1880), Kohn (1897), Pepere (1906).Cependant, l\u2019épithéllum parathyroïdien du Lapin présente une très grande sensibilité, 1] suffit probablement de variations dans le régime alimentaire pour faire différencier des types chromophobes et chromophiles que nous avons signalés, et c\u2019est ce qui explique que Lombard, De Boissezon et Pierre (1939) aient pu décrire trois types cellulaires : cellules ampho- philes, cellules chromophobes et syncytium acidophile.Cependant, ces trois types, ou du moins leurs ananogues, n\u2019ont été observés régulièrement par nous que dans des conditions expérimentales et 1l nous semble que les auteurs toulousains aient basé leur classification sur des glandes ayant subi une certaine stimulation d\u2019ordre probablement alimentaire. 242 LavaL MÉDICAL Septembre 1960 B.Influence du sexe D'autre part, il nous faut tout de suite dire que nous avons constaté un dimorphisme sexuel des parathyroïdes du Lapin, discernable seulement après la puberté.Ce dimorphisme porte essentiellement sur l\u2019épithélium.La description que nous avons donnée des parathyroïdes normales repose sur l\u2019aspect qu\u2019elles présentent chez le Lapin mâle (figure 8).Chez la femelle, les inclusions Iipidiques sont plus nombreuses et le polymorphisme des cellules principales plus accentué (figure 9) ; surtout nous avons régulièrement constaté l\u2019existence de grandes cellules à noyau clair vésiculeux ou bien foncé, à chromatine dense sans être vraiment pycnotique, dont le cytoplasme est soit bourré de granulations acidophiles (figure 9, à gauche), soit rempli d\u2019une substance analogue à la colloïde ce qui nous a permis d\u2019assimiler ces éléments aux cellules oxyphiles granuleuses et colloïdes qu\u2019on rencontre en particulier chez le Cheval.II nous faut cependant faire quelques réserves sur cette assimilation.D\u2019une part, ces cellules oxyphiles n\u2019ont été rencontrées que dans les parathyroïdes internes, d\u2019autre part, nous retrouvons dans ces cas des éléments tout à fait semblables dans le parenchyme thyroidien, que représentent les cellules de Langendorff.A l\u2019heure actuelle nous essayons de caractériser plus précisément ces cellules de Langendorff et avec les cellules oxyphiles des autres animaux.I! n\u2019en reste pas moins que, quelle que soit la signification de ces cellules dites oxyphiles, elles sont la règle dans les parathyroïdes des femelles adultes et mexistantes chez les adultes mâles en dehors des conditions expérimentales.C.Influence de la gestation Chez la Lapine en fin de gestation, nous avons constaté une augmentation inconstante des dimensions des parathyroïdes externes.L\u2019examen microscopique ne nous a pas permis de retrouver de modifications aussi nettes que chez la Jument ou la Femme.En rarti- culier, la diversification des types cellulaires n\u2019est pas aussi marquée. Septembre 1960 Lavar.MÉDicaL 243 * oo, Je S 5% Le © Je i x A h ? TT 23 BY oad \u20189 .# Figure 22.Parathyroide de Cobaye castré depuis trois semaines (X1200).Hyperplasie.3 | 0 - + @ ° d $ \u2018a .\u2018; ai > a 3 = Ÿ : 5 * paré + 8\u201d - Q D\u201d Wu 8a % 2 ~ a - i Figure 23.Parathyroide de Cobaye castré depuis six mois (X1200).Différenciation des cellules claires et sombres. LAvaL MEDICAL 261 Septembre 1960 re PS oF À \u2014 > £ % ; a 3 +N 2 Lx, oF + i 3 2\\ \u201cin 2 a ex / 2 5 oft 5 3 Noor Ë a.\u20ac wk + = he i} \u201c2 > cf ; VU x» A.wt A > \u201cei, \u2018 Le ee WE a 2 a NN 6 A Ys oi ; \u201c 5) + Fay & 85.Rog ax iv 3 2 8 as \u201cie > on y {RN + aN 2% i rr SM aE A \u2018+ %.7 MN is © 2 ae a a\" > sp x) ht 0 ® Pon an GL A6 Ce .\u201c « ès # Xr ~ ÿ $ 4 3% 9 N AV le 271 « 4 ; muet êr Figure 24.Parathyroïde de Rat témoin (X500).\"RES; Zi > Arr * ui a ge 80 {we % et va.> \u20ac : ea RH = on.av 2 La Ra, ON ¥.ee ; ¥ a, ok \u201c> 3 2% © D \u201c .JAF iy 8 5 OW +3 tn >; 8 x i G +, A a .+ 5 6 ra Wi Ay * , a Wo Ç TN 5 | és sé @ Pa 4%.Bs À 5 cs A 7 + f, a SES © \u201c36s ÊS.: Q - 26.3 Gy =~ Sar a» Sh ÿ PY of : £2 : sen © > se & Ba æ 2 | A Eu z - \u201c - ee, = © ?.- 3 Figure 25.Parathyroïde de Rat castré (x 500).Hyperplasie nodulaire et dif- use, hypertrophie cellulaire et musculaire arrondissement des noyaux.(8) 262 Lavar MÉDicAL Septembre 1960 Il nous semble que de tels types ne sont pas présents dans des para- thyroïdes normales, mais qu\u2019il soit possible, bien qu\u2019aucune de nos observations actuelles ne nous permettent de prendre parti, qu\u2019une différenciation cellulaire puisse se produire dans certaines conditions expérimentales.Lever (1959) tout récemment montre à l\u2019aide de la microscopie électronique que si toutes les cellules parathyroïdiennes sont du même type chez le Rat normal, la stimulation de ces glandes provoquée par un régime déséquilibré par excès de phosphore entraine la différenciation des deux types, l\u2019un caractérisé par des nombreuses mitochondries, l\u2019autre par un développement considérable du réticulum endoplasmique.Chez les animaux que nous avons étudiés, nous n\u2019avons pas constaté de modifications notables en rapport avec l\u2019âge, même chez un Rat de trois ans.Nous n\u2019avons pratiquement étudié que des rats mâles, et nous n\u2019avons pas trouvé de références indiquant une différence sexuelle des parathyroïdes du Rat.Sinclair (1941) a signalé une hypertrophie due à la gestation atteignant 65 pour cent en moyenne sans modifications apparentes de l\u2019aspect des cellules.B.Influence de la castration Chez les rats mâles castrés nous avons observé une hypertrophie des cellules parathyroïdiennes, avec une modification de l\u2019aspect des noyaux qui abandonnent la forme allongée pour prendre la forme sphérique (figure 25).Cette hypertrophie peut s\u2019accompagner d\u2019hyperplasie avec une grande fréquence des mitoses et des foyers h yperplasiques pseudo-adénomateux.L\u2019aspect des cellules reste uniforme et du type fondamental.Nos méthodes de routine ne permettent pas en effet de distinguer de modifications notables de la constitution du cytoplasme qui reste finement granuleux et ne modifie pas ses affinités tinctoriales.Il existe donc chez le Rat une stimulation des parathyroïdes due à la castration, se manifestant par une hypertrophie et une hyperplasie d'intensité variable, ce qui confirme les constatations antérieures de Bastenie et Zylberszac (1938 et 1939) qui avaient mis en évidence une hyperplasie variable, parfois intense, des parathyroïdes des rats castrés : nos résultats s\u2019opposent à ceux obtenus par Overholster (1929) qui ne de pl my (a 13 ul 2 Septembre 1960 LavaL MEpicaL 263 voyait aucune différence dans les parathyroides des rats castrés par rapport aux témoins.Cette opposition peut sans doute s\u2019expliquer par des différences dans les conditions expérimentales sur lesquelles nous reviendrons plus loin.VII.INFLUENCE DES FONCTIONS GÉNITALES SUR LES PARATHYROÏDES DU CHIEN A.Données histologiques Les parathyroides du Chien sont au nombre de deux de chaque côté, l\u2019une, glande externe logée dans la capsule thyroidienne, Pautre, glande interne, plus ou moins profondément incluse dans le lobe thyroi- dien latéral.L\u2019architecture est généralement du type réticulé, le tissu conjonctif sous forme de travées très fines délimitant des cordons cellulaires allongés et contournés.Les cellules sont souvent plus ou moins prismatiques, avec un cytoplasme finement granuleux et finement vacuolaire.Elles sont toutes semblables et nous les classons dans le type fondamental (figure 26).Nos observations correspondent à celles de Kohn (1895), de Morel (1912) et de Madeira (1945).Aucun de ces auteurs ne décrit une variété des types cellulaires analogue à celle qu\u2019on constate chez l\u2019Homme.Les variations des parathvroïdes avec l\u2019âge ne paraissent pas avoir été suivies chez le Chien.Aucune différence sexuelle n\u2019est signalée.B.Influence de la gestation Madeira (1945) a étudié les parathyroïdes de chiennes gestantes et conclut de ses examens à une hyperactivité marquée par une plus grande extension de l\u2019appareil de Golgi.II signale de plus la différenciation des cellules claires et leur teneur assez forte en glycogène de tous les éléments.Notre observation confirme la notion d\u2019hypertrophie parathyroï- dienne chez la Chienne gestante.Les dimensions des glandes sont plus que doublées, l\u2019architecture est plus nodulaire que cordonnale.Nous n\u2019avons pas observé de différenciation de type cellulaire clair mais nous avons constaté une augmentation considérable de la teneur en 264 LAVAL MÉDICAL Septembre 1960 20e 7 GA 15 2 4 ad AE 2 ee Bo ® $9 2 LAL N © ds % Se 1; & 5» © 3 a ?eo ve Ey oR + Te 4 À #9) a* > TN \u20ac A, ; 49 bog s + Jes 28 vay Fil a 5 ; ¢ \u201c hi w¥ ; &.Figure 27.\u2014 Parathyroï ide de Chien castré depuis un an (X500).et assombrissement des cellules.Hypertrophie Septembre 1960 LavaL MEbicaL 265 glycogéne par rapport aux témoins.L\u2019hypertrophie de la glande nous paraît devoir être due, au moins en grande partie, à un processus hyper- plasique, bien que nous n\u2019ayions pas observé de mitoses, car les dimensions des cellules et des noyaux restent comparables à ce qu\u2019elles sont chez les témoins.C.Influence de la castration La castration influe aussi sur les parathyroïdes du Chien.Au bout d\u2019un an, nous trouvons des glandes dont les dimensions ne paraissent pas considérablement augmentées, mais dont la structure est profondément modifiée.L'architecture est beaucoup moins bien ordonnée et les cellules du parenchyme sont d\u2019un type bien différent de celui qu\u2019elles présentent chez l\u2019animal entier (figure 27).Leurs dimensions sont plus grandes et leur cytoplasme est bourré de granulations acidophiles prenant aussi fortement les colorants acides.Ce type de cellules novs parait devoir être rapproché du type chromophile, les tailles des granulations restant fines et ne correspondant pas à l\u2019aspect des granulations des cellules oxyphiles.Nous pouvons donc conclure que chez le Chien, la castration dêter- mine une réaction parathyroïdienne marquée par la différenciation des cellules principales en cellules chromophiles.(A suivre.) ANALYSES I.H.KUPERSMITH.Value of ephedrine-ethylenediamine as an appetite depressant ; comparison with d-amphetamine sulfate.(Valeur de l\u2019éphédrine-éthylènediamine comme dépres- seur de l\u2019appétit ; comparaison avec le sulfate de d-amphétamine.) Current Therapeutic Research, 2 : 39, 1960.Dans une étude comparée des dépresseurs de l\u2019appétit, employés sans régime, le complexe d\u2019éphédrine-éthylènediamine (Besitex) s\u2019est révélé plus efficace que le sulfate de d-amphétamine ou l\u2019association de sulfate de d-amphétamine et de pentobarbital de sodium.La posologie employée a été de six mg trois fois par jour, une demi-heure avant les repas.La perte de poids mensuelle avec Besitex, sans régime, a été de 11,3 livres en comparaison de 7,7 livres pour le sulfate de d-amphétamine, 3,0 livres avec association de sulfate de d-amphétamine et de pento- barbital de sodium et un gain de 1,2 livres pour les témoins.La perte maximum de poids avec Besitex fut de 39 livres pendant un mois, comparé à 13 livres avec le sulfate de d-amphétamine.L\u2019éphédrine-éthylènediamine a une action stimulante, procure une sensation de bien-être qui permet au patient de réduire son poids de façon agréable.On a observé aucune réaction désagréable en aucun cas.Les réactions secondaires furent assez fréquentes dans Ie groupe des sujets recevant du sulfate de d-amphétamine, à savoir : nervosité, confusion, insomnie, étourdissements et palpitations.La plupart des patients recevant l\u2019association d\u2019amphétamine et de pentobarbital se plaignaient de faim douloureuse et plusieurs de nervosité.Les dépresseurs de l\u2019appétit sont maintenant utilisés de routine dans le traitement de l\u2019obésité.Grâce à l\u2019activité de l\u2019éphédrine et de sa faible toxicité, le complexe d\u2019éphédrine et d\u2019éthylènediamine est le dépresseur de l\u2019appétit le plus efficace étudié jusqu\u2019à présent. Septembre 1960 Lavar MÉDICAL 267 M.BARIÉTY, J.Le MELLETIER et P.CHOUBRAC.Thérapeutique de la tuberculose pulmonaire.FEncycl.méd.-chir., Thérapeutique, 25084 A, 25085 Ato, Clo, C30, C0, E1, G\", J\"9, 25086 A\", 25087 A (1-1960), 39 pages.La mortalité et surtout la morbidité tuberculeuse reste suffisamment élevée pour inquiéter le médecin praticien.Cette situation irritante, malgré la révolution que l\u2019on doit aux traitements et médications modernes, invite les cliniciens à tout mettre en œuvre pour éviter les négligences ou les erreurs commises dans la prophylaxie et la conduite du traitement de la tuberculose.Il n\u2019est point nécessaire d\u2019insister davantage sur l\u2019intérêt toujours actuel de ce groupe de fascicules, présenté dans un style clair et précis.Le lecteur y trouvera successivement exposé : \u2014 Historique.\u2014 Aspect actuel du traitement de la tuberculose.\u2014 Les médications générales.\u2014 Les médications antituberculeuses majeures : isonazide ; streptomycine.\u2014 Acide para-amino-salycylique.\u2014 Les médications adjuvantes.\u2014 La cure hygiéno-diététique.\u2014 Les résultats du traitement médical.M.PERRAULT et J.DRY.Méthodes thérapeutiques visant à modifier la réaction de l\u2019organisme.Encycl.méd.-chir., l'héra- peutique, 25190 A\u201d (1-1960), 8 pages.La connaissance plus précise de la réaction anaphylactique et des produits libérés au cours de cette réaction n\u2019a malheureusement pas encore permis de mettre au point une thérapeutique toujours efficace des accidents allergiques.Pour s\u2019opposer à l\u2019action de l\u2019histamine, un certain nombre de possibilités sont offertes au médecin : \u2014 les antagonistes de l\u2019histamine, dominés par les substances sym- pathomimétiques ; \u2014 les antihistaminiques de synthèse dont les posologies moyennes sont résumées dans un tableau.Le clinicien trouvera dans ce chapitre quelques précisions sur les plus puissants et les plus couramment utilisés, ou les plus récents d\u2019entre eux, avec mention de leurs effets toxiques ou simplement génants.Parmi les moyens non spécifiques, les auteurs insistent sur le rôle des hormones cortico-surrénales et de leurs dérivés.(12) 268 Lavar MÉDICAL Septembre 1960 Grâce à ce fascicule, le thérapeute sera à même de choisir, parmi l\u2019arsenal thérapeutique antihistaminique, celui qui lui paraîtra le plus indiqué.Sont également signalées 1ci, les substances histamino-libératrices qui n\u2019ont pas encore confirmé les espoirs qu\u2019elles avaient soulevés, et les travaux de Benda et Parrot sur les pouvoirs histaminophylaxiques et histamimopexiques du sérum.J.LEREBOULLET et P.BENOÎT.Psychotoniques et neuro- stimulants.Encycl.méd.-chir., Thérapeutique, 25444 A\" (1-1960) 8 pages.Les médications que la pratique courante désigne comme stimulants du système nerveux forment un ensemble assez hétérogène.A côté des drogues électivement « neurostimulantes » et « psycho- toniques » (telles que les amphétamines, les amines hétéro-cycliques et autres dérivés aminés) qui augmentent l\u2019activité globale ou plus élective- ment de certaines structures du système nerveux central, on trouve de nombreux « toniques » et « reconstituants » d\u2019action plus générale (substances végétales comme la caféine, le camphre, l\u2019éphédrine, etc, substances hormonales et vitaminiques).Les indications précises de chacun de ces corps sont envisagées dans ce chapitre où l\u2019auteur met en garde contre la difficulté de diagnostic que représentent les états asthéno-dépressifs, et la possibilité d'accidents causés par des prescriptions imprudentes.A.BRETON et B.GAUDIER.Infections à Candida chez le nourrisson.Encycl.méd,-chir., Pédiatrie, 4013 B\"° (1-1960), 4 pages.Les Candida occasionnent deux types de manifestations : \u2014 une maladie locale : ce sont les candidoses de surface (muguet, œsophagite, rectite et entérite, lésions laryngo-trachéales et broncho- pneumonie, manifestations cutanées) ; \u2014 une maladie générale : la septicémie à Candida dont le diagnostic est particulièrement difficile en l\u2019absence de localisations métastiques (méningo-encéphalitique et urinaires en particulier).Le regain d\u2019intérêt que suscitent actuellement les infections à Candida chez l\u2019enfant répond à deux événements relativement rêcents : \u2014 leur fréquence croissante chez l\u2019enfant ; \u2014 la possibilité de leur opposer un traitement spécifique, ce qui oblige à en mieux connaître les manifestations polymorphes, parfois redoutables. fi i Septembre 1960 LavarL MéEpicaL 269 A.BRETON et B.GAUDIER.Malformations bronchiques de l\u2019enfant.Encycl.méd.-chir., Pédiatrie, 4063 D\" (1-1960), pages, 6 figures.La pédiatrie ne peut plus ignorer les broncho-pneumopathies mal- formatives.II est évident qu\u2019il existe des formes strictement latentes qui jamais ne se dévoileront être des anomalies qui resteront toujours incompatibles avec la vie, telle l\u2019agénésie bilatérale.Mais à côté de ces cas précis, il y a de nombreuses malformations qui autorisent une vie subnormale, sinon normale au début, qui demeurèrent jusqu\u2019à ces dernières années totalement méconnues et qui, par là même et par leurs complications, devinrent la source d\u2019erreurs préjudiciables de diagnostic et de traitement.La multiplicité des consultations et des examens spécialisés permettent de reconnaître à des tableaux symptomatiques pulmonaires, jusqu\u2019ici sous-estimés ou même négligés, une valeur de dépistage et de diagnostic aboutissant à des conclusions thérapeutiques bénéfiques.C\u2019est une véritable revue d\u2019ensemble des connaissances acquises dans ce domaine que va trouver le médecin ici.Il n\u2019est pas besoin d\u2019insister plus sur l\u2019importance et l\u2019intérêt de cet exposé, qui présente en outre, l\u2019avantage d\u2019être rédigé dans un style clair, agréable à Ître.B.OSSIPOVSKI.Purpuras.Encycl.méd.-chir., Dermatologie, 12270 A!° (11-1959), 10 pages, 5 figures.A la classification clinique et étiologique des purpuras, tend à se substituer une classification biologique qui comprend trois chapitres : 1.Les purpuras vasculaires définis par une atteinte du vaisseau sanguin, quelle qu\u2019en soit la cause, et qui englobent : \u2014 les purpuras « anhémopathiques » sans fragilité capillaire aux épreuves (purpuras dermatologiques, rhumatoides, infectieux suraigus) ; \u2014 les purpuras avec fragilité capillaire isolée ; \u2014 les purpuras avec prolongation du temps de saignement (maladie de von Willebrand et Jurgens).2.Les purpuras thrombocytaires qui peuvent être thrombopéniques ou sans thrombopénie, mais avec des anomalies qualitatives des plaquettes.3.Les purpuras dysprotéiniques : hyperprotéiniques (maladies de Waldenstrém) et hypoprotéiniques (dysprothrombinémies, désordres protéiniques complexes)._C\u2019est une étude très complète, minutieuse et clairement exposée qu\u2019illustrent plusieurs tableaux récapitulatifs d\u2019intérêt pratique.(14) 270 Lavar MéDprcaL Septembre 1960 J.COUVREUR.Toxoplasmose congénitale.Encycl.méd.-chir., Pédiatrie, 4002 X# (1-1960), 4 pages.La toxoplasmose congénitale, consécutive à l\u2019infestation maternelle par ce parasite au cours de la grossesse, comporte quatre symptômes majeurs résultant de l\u2019atteinte du tissu nerveux : \u2014 modifications de volume du crâne, \u2014 convulsions, \u2014 calcifications intracrâniennes, \u2014 chorio-rétinite.Mais des manifestations extraneurales peuvent être au premier plan du tableau clinique et égarer le diagnostic : ainsi en est-il de l\u2019ictère, de l\u2019hépatomégalie et des manifestations cutanées.L\u2019auteur envisage successivement l\u2019étude des différentes formes cliniques, le diagnostic, la prophylaxie et le traitement de cette affection congénitale, généralement très grave.C.HURIEZ et P.AGACHE.Psoriasis.Encycl.méd.-chir., Dermatologie, 12310 A*°, A3 (11-1959), 26 pages, 5 figures.Dans ce chapitre consacré au psoriasis, l\u2019auteur envisage successivement : \u2014 la symptomatologie du psoriasis vulgaire, des formes atypiques et des complications du psoriasis, en particulier du rhumatisme psoria- sique ; \u2014 l\u2019étude anatomo-pathologique des lésions dermiques et épidermiques ; \u2014 le problème diagnostique que posent les formes rares, les formes régionales et les formes atypiques ; : \u2014 l\u2019étude analytique des facteurs étiopathogéniques (hérédité, frè- quence, terrain psoriasique).A l\u2019exposé des nombreuses méthodes de traitement local et général fait suite un schéma thérapeutique tenant compte des facteurs infectieux métaboliques, neuro-végétatifs, endocriniens et psycho-somatiques dont un examen clinique et biologique minutieux permet d\u2019apprécier l\u2019existence et l\u2019importance dans chaque cas de psoriasis.J.CRUVEILLER.Besoins alimentaires du nourrisson.Encycl.méd.-chir., Pédiatrie, 4002 K'° (1-1960), 12 pages.Grâce aux progrès de l\u2019hygiène alimentaire et de la diététique infan- .] : ; SAN tile, neuf nourrissons sur dix ont une courbe de croissance régulière quel Septembre 1960 Lavar MÉDICAL 271 que soit le lait qui leur est proposé.Encore convient-il de ne pas faire de grossières erreurs et d\u2019équilibrer la ration non seulement Quantitativement mais aussi qualitativement, surtout dans les cas où des besoins particuliers sont créés par diverses maladies.Dans un but didactique, l\u2019auteur étudie 1c1 séparément la ration calorique suivant l\u2019âge, la taille et le poids, les besoins qualitatifs en protéines, en glucides, en lipides, en eau, en éléments minéraux et en vitamines ainsi que les troubles engendrés par l\u2019excès ou le déficit de chacun de ces constituants, à supposer, cela va sans dire, que les autres solent en proportions convenables.II ne suffit pas en effet d\u2019apporter seulement au nourrisson les divers éléments de sa ration, il convient encore de respecter les rapports des divers éléments entre eux.C\u2019est sur l\u2019étude de cet équilibre alimentaire, par le lait et par les régimes variés, que l\u2019auteur conclut ce chapitre d\u2019intérêt pratique. LIVRES Le réel passe la mesure.J.JOUBLIN.Librairie Maloine, Paris, 1960.Thérapeutique stomatologique.M.DECHAUME et M.Greuret.G.Doin er Cie, Paris, 1960.Fantômes et doubles.Professeur Max Mikorey.G.Doin er Cie, Paris, 1960.Précis de technique radiologique.A.NÈGRE et F.Rouquer.G.Doin e Cie, Paris, 1960.L\u2019obésité.M.PErraULT et J.Dry.J.-B.Baillière e& Fils, Paris, 1960.RECUS Le formulaire Astier.XI®© édition Masson er Cie, Paris, 1960.Territoires pulmonaires \u2014 Bronches et vaisseaux fonctionnels du poumon.G.COrDIER et C.CABROL.Masson & Cie, Paris, 1960.d\u2019ultrastructures et de fonctions nucléaires.C.-A.Baup, A.Fico, H.LENorMANT, P.-P.GRAS- sk, J.-P.FAURE et A.-D.GLinos.Masson & Cie, Paris, 1960.Problèmes La pratique de l\u2019homœopathie.Docteur LÉoN VANNIER.G.Doin & Cie, Paris, 1960. REVUE DES LIVRES Actualités pédiatriques, par le professeur Marcel LELONG, clinique de puériculture de l\u2019Hôpital Saint-Vincent-de-Paul.Première série.Un volume 1n-8° de 326 pages avec 63 figures (1959) : 3900 fr-39 nfr.G.Doin & Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VI).Parmi les diverses branches de la médecine, la pédiatrie occupe une place bien à part.Pour certains, elle ne serait pas une spécialité, mais le dernier bastion de la médecine générale.Pour d\u2019autres, elle reste, à soi seule, une médecine, une autre médecine, parce que son objet, l\u2019enfant, est fondamentalement différent de l\u2019adulte.Le pédiatre est obligé de connaître les techniques modernes d\u2019investigation et de soins applicables à chacun des organes de l\u2019organisme infantile, comme à l\u2019étude de la nutrition générale et des métabolismes.Mais, ces techniques étant très spéciales, 1l est permis de se demander si la pédiatrie n\u2019est pas condamnée à se morceler en sous-spécialités, ou plus exactement en surspécialités telles que pneumo-pédiatrie, cardio-pédiatrie, hématopédiatrie, néphro-uro-pédiatrie, neuro-pédiatrie, psycho-pédiatrie, radio-pédiatrie, auxo-endocrinologie .Le travail en commun (chacune des techniques spécialisées étant représentée par un membre de l\u2019équipe) et, à l\u2019intérieur du groupe de travail, l\u2019enseignement supérieur mutuel, sont deux moyens de résister à cette évolution et de maintenir l\u2019 esprit de synthèse et la coordination obligatoire.C\u2019est à ce but que répondent les « Réunions du mercredi » de la clinique de puériculture de l\u2019Hôpital Saint-Vincent-de-Paul et les 19 conférences d\u2019Actualités pédiatriques réunies dans cette Première série.Chacune d\u2019elles a été demandée à un maître éminent ou à un collaborateur qualifié par ses travaux sur le sujet traité.En voici le sommaire : Le syndrome de défaillance respiratoire aiguë du nouveau-né (A.Rossier et S.Sarrut).\u2014 L\u2019oxygénothérapie (M.Rapin).\u2014 Indications chirurgicales dans la dilatation des bronches de l\u2019enfant et de l\u2019adolescent (18) 274 LavaL MÉDICAL Septembre 1960 (M.Merlier).\u2014 Lymphocytoses et mononucléoses aiguës de l\u2019enfant (J.Bernard).\u2014 Les anémies hémolytiques acquises primitives du jeune enfant (M.Berkman).\u2014 La maladie de Fanconi et les aplasies médullaires congénitales (P.Boivin).\u2014 Rôle du rein dans l\u2019équilibre acidobasique (C.Gentil).\u2014 Traitement des anuries chez l\u2019enfant (J.Dormont).\u2014 Les hyponatrémies de l\u2019enfant et leurs principales causes (J.-C.Job).\u2014 L\u2019hypertension artérielle permanente de l\u2019enfant (E.C.Habib).\u2014 Les spasmes en flexion du nourrisson (J.Aicardi).\u2014 La maladie de Little (J.Vassal).\u2014 Traitement de l\u2019épilepsie chez l\u2019enfant (L.Kreisler).\u2014 Sym- pathomes embryonnaires (L.Bocquet).\u2014 La technique de l\u2019enquête génétique (H.Thiriez).\u2014 Les méthodes cytologiques de détermination du sexe et leurs applications (H.Thiriez).\u2014 Traitement des angiomes chez l\u2019enfant (O.Schwersguth).\u2014 Le problème de la « mort subite » chez l\u2019enfant (J.Couvreur).\u2014 Les vomissements du nourrisson par anomalies de la Jonction œsophago-gastrique.(Incontinence simple du cardia, hernie hiatale, brachy-œsophage) (M.Lelong).Thyroïde et exploration thyroïdienne médullo-surrénale.Rapports de la V° Réunion des endocrinologistes de langue française (Paris, juin-juillet 1959), publiés par les soins du professeur A.SOULAIRAC.Publication des Annales d\u2019endocrinologie.Un volume de 420 pages, avec 129 figures et 1 planche en couleurs (16,525).Cartonné toile.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard, Saint-Germain, Paris (VI°).Ce volume groupe les rapports présentés à la VC réunion des endo- crinologistes de langue française, qui s\u2019est tenue à Paris les 29, 30 juin et 17 juillet 1959.Les deux thèmes retenus pour cette réunion étaient : la thyroïde et l\u2019exploration thyroïdienne, et la médullo-surrénale.Après un exposé des acquisitions les plus récentes sur les hormones thyroïdiennes, sont envisagés et discutés les différents procédés d\u2019exploration clinique de la fonction thyroïdienne.Un ensemble très Important de résultats permet aux différents auteurs de tirer des conclusions sur la valeur des diverses épreuves proposées.Quelques problèmes relatifs à la physio-pathologie thyroïdienne étaient également à l\u2019ordre du jour : les phénomènes d\u2019auto-Immunisation antithyroïde, la thyroïde et le métabolisme calcique et, enfin, Ie problème de l\u2019exophtalmie.La médullo-surrénale est étudiée sur le plan histophysiologique et physiologique d\u2019après les recherches les plus récentes et les auteurs apportent largement leurs contributions personnelles à ces problèmes qui redeviennent d\u2019actualité.Une étude du rôle régulateur de l\u2019adrénaline sur le système nerveux central souligne la fonction homéostasique fondamentale de cette hormone.Enfin les problèmes biologiques cliniques et opératoires des phéo- chromocytomes sont traités d\u2019une manière particulièrement complète avec de nombreux apports originaux des auteurs. \\ it i h ue 5 ul IN ir fe fe Septembre 1960 LavaL\u2026 MÉDICAL 275 Thyroïde et exploration thyroïdienne (227 pages) : Biochimie des hormones thyroïdiennes (J.Roche et R.Michel).\u2014 Le rôle du foie dans la régulation périphérique de la fonction thyroïdienne (A.Vannotti et Th.Béraud).\u2014 Intérêt diagnostique et thérapeutique des courbes de fixation thyroïdienne de I\u2019I131 (Gilbert Dreyfus, M.Zara, J.-B.Savoie, J.Sebaoun et P.Gali).\u2014 L\u2019exploration dynamique de la fonction thyroïdienne en clinique, épreuves de stimulation et de freinage (Jacques Decourt et collaborateurs).\u2014 Les réactions thyroïdiennes aux troubles extra- thyroïdiens du métabolisme de l\u2019iode.Facteurs rénaux dans la genèse de l\u2019hyperplasie réactive du corps thyroïde et des goitres simples (C.Cassano, L.Baschieri, et D.An- dreani).\u2014 Introduction à l\u2019étude des phénomènes d\u2019auto-immunisation antithyroïde en pathologie expérimentale et en clinique (J.Mahaux).\u2014 Aspects particuliers de l\u2019influence de l\u2019hyperthyroïdie sur le métabolisme du calcium (J.Lederer et C.Lopez- Pinto).\u2014 Exophtalmie et thyréostimuline (J.M.Canadell).Médullo-surrénale (188 pages) : Histophysiologie de la médullo-surrénale (D.Picard et G.Vitry).\u2014 Conceptions actuelles sur l\u2019activité médullo-surrénale (J.Malméjac).\u2014 Les phéochromocytomes.Étude clinique et biologique (H.Hermann et R.Mornex).\u2014 Le rôle de l\u2019adrénaline dans la régulation des activités du système nerveux central (A.Soulairac).\u2014 A propos des phéochromocytomes (Ch.Dubost et J.Passelecq).Tuberculose pulmonaire rôle des ganglions lymphatiques, par Ph.SCHWARTZ, directeur de l\u2019Institut pathologique de l\u2019Hôpital d\u2019État à Warren (Pennsylvanie), professeur ord.à l\u2019université de Francfort-sur-le-Main, ancien directeur de l\u2019Institut pathologique de l\u2019université d\u2019Istamboul.Préface de docteur A.Ravina.Un volume de 230 pages, avec 76 figures (46,5 x25,5) : 3000 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI\u20ac).Depuis l\u2019observation initiale de Sauvée en 1802, de très nombreux auteurs ont signalé l\u2019existence de tuberculoses broncho-pulmonaires consécutives à la perforation de ganglions caséeux dans le système trachéo- bronchique.Ces lésions furent étudiées durant tout le x1x® siècle.Puis, l\u2019agent de la tuberculose ayant été découvert, l\u2019intérêt qui s\u2019était attaché à l\u2019adénopathie trachéo-bronchique diminua.L'origine hémato- gène, pratiquement constante, de la tuberculose tertiaire, prit la valeur d\u2019un dogme.Un revirement très net s\u2019est produit à ce sujet au cours des dix dernières années.La fréquence croissante des examens bronchoscopiques a conduit à mettre en évidence de nombreux cas de lésions tuberculeuses d\u2019origine ganglionnaire.Mais c\u2019est tout particulièrement Ie professeur Schwartz qui, par une technique impeccable de dissection broncho-pulmo- naire, a réussi à prouver l\u2019existence d\u2019effractions ganglionnaires dans le système trachéo- bronchique au cours de toutes les formes de tuberculoses pulmonaires, et à montrer que ces lésions entraînent fréquemment le développement d\u2019infiltrations et de ramollissements pulmonaires circonscrits.(20) 276 LavaL.MÉDicaL Septembre 1960 Le professeur Schwartz a rassemblé dans cet ouvrage ses observations sur la présence de lésions lymphadénogènes du système trachéo-bron- chique au cours de la tuberculose primaire et post-primaire, sur leur nature et leur évolution, en s\u2019appuyant sur une iconographie importante et entièrement originale.A propos des lésions lymphadénogènes, il aborde l\u2019étude de syndromes multiples complexes primaires, infiltrat précoce, tuberculose apicale, réactivation des lésions anciennes, et décrit d\u2019autres manifestations, telles que la tuberculose péri-hilaire, ainsi que celle du lobe moyen.Il examine enfin le problème de la bilatéralisation.L'ouvrage, en même temps qu\u2019il introduit beaucoup d\u2019éléments nouveaux dans la routine sémiologique, diagnostique et thérapeutique de la tuberculose pulmonaire, déborde largement le cadre qu\u2019il se donne.Riche en enseignements de toute sorte, il précise certains caractères encore mal connus de la tuberculose pulmonaire et soulève des problèmes dont l'importance paraît avoir été insuffisamment estimée jusqu\u2019à ce jour.Thérapeutique chirurgicale des ictères par rétention, par P.GOINARD, professeur de thérapeutique chirurgicale à la Faculté de médecine d\u2019Alger ; et G.PÉLISSIER, chirurgien-assistant des Hôpitaux d\u2019Alger.Un volume de 210 pages, avec 82 figures (17 X 25) : 3200 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Ger- main, Paris (VI\u20ac).Il n\u2019existait pas de monographie consacrée à la question si importante en pratique, du traitement chirurgical des ictéres par rétention, et cet ouvrage répond à un besoin.Il est centré, en grande partie, sur 'importance du sphincter d\u2019Oddi dans la chirurgie des voies biliaires, et sur 'innocuité, les avantages, les indications de la sphinctéroplastie large par voie duodénale.Lorsque les auteurs ont publié leurs premiers résultats, 1ls ont soulevé une vive controverse : leur conception a été accueillie tout d\u2019abord avec scepticisme, voire même avec réprobation.Mais peu à peu l\u2019idée a fait son chemin, et la vérification de son bien-fondé a aujour- d\u2019hui un recul suffisant pour qu\u2019il soit permis d\u2019en proposer les applications pratiques au public chirurgical, moyennant toutes les réserves d\u2019indications et les précautions de technique, qui sont d\u2019ailleurs minutieusement précisées dans ce texte.On y trouve un exposé synthétique objectif, très didactique et complet, sur l\u2019expérience des auteurs, abondamment 1llustré par leurs propres documents radiographiques reproduits au Logetron.Ils détaillent les techniques innovées par eux en rappelant les autres pour les mettre en parallèle et souligner les avantages des procédés actuels.Toutes les causes des ictères par rétention, même exceptionnelles, sont abordées méthodiquement avec le rappel détaillé de l\u2019étiologie, des lésions, des circonstances cliniques, pour permettre de bien comprendre l\u2019exploration peropératoire et les indications chirurgicales.Dans plus oa > ES mm rw = pm my eee em oe Septembre 1960 Lava\u2026 MéDicAL 277 d\u2019un chapitre, le traitement apparaît renouvelé par l\u2019action chirurgicale sur le sphincter d\u2019Oddi.Bien entendu, c\u2019est la lithiase cholédocienne qui occupe la place prééminente.Les auteurs y montrent d\u2019une part qu\u2019ils ne sont pas exclusifs, puisqu\u2019ils conservent des indications importantes à la cholé- docotomie idéale et à la cholédoco-duodénostomie, et d\u2019autre part qu\u2019ils ont pu, grâce à ces trois interventions, abandonner complètement le drainage biliaire externe.De cette étude une conclusion se dégage : les craintes que l\u2019on pouvait avoir d\u2019une angrocholrte ascendante après suppression de la vanne oddienne étaient vaines ; les suites opératoires sont plus simples qu\u2019avec les autres méthodes, et les résultats éloignés très satisfaisants.Les médecins qui s\u2019occupent de pathologie hépato-biliaire, les étudiants eux-mêmes seront directement intéressés par ce livre qui remet en question bien des notions classiques.Si l\u2019on est préparé en France à son orientation, elle ne manquera pas de surprendre à l\u2019étranger, en particulier en Amérique, où l\u2019on est encore très loin d\u2019une telle conception et d\u2019une telle pratique.Cahiers aide-mémoire de travaux pratiques d\u2019histologie, par D.PICARD, professeur d\u2019histologie, À.STAHL, maître de conférence agrégé d\u2019histologie, et G.VITRY, chef de travaux d\u2019histologie (Faculté de médecine de Marseille), avec la collaboration de G.CHAMBOST, R.SEITE et G.COTTE.Fascicule I (Première année) : 24 pp., 38 figures (21x27): 900 fr.Fascicule II (Deuxième année) : 44 pp., 76 figures (21X27): 1200 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI°).L'enseignement pratique de l\u2019histologie pose des problèmes d\u2019autant plus difficiles à résoudre, qu\u2019il n\u2019est matériellement possible de lui consacrer que peu de temps dans l\u2019ensemble des études médicales.Les travaux pratiques sont pourtant un indispensable complément des cours théoriques et des manuels, fournissant à ceux-ci une illustration concrète et établissant le lien entre le schéma et la réalité.Pour comprendre et retenir, 1l faut manipuler, 11 faut voir.Or, les sciences morphologiques ont cela de particulier, qu\u2019outre la nécessité de voir qu\u2019elles imposent, elles apportent aussi une précieuse occasion d\u2019apprendre à regarder, et cela ne s\u2019apprend que grâce au dessin d\u2019après nature : 1l faut dessiner un schéma à faible grossissement pour être sûr d\u2019avoir bien vu les différentes parties d\u2019une structure complexe, comment elles s\u2019agencent entre elles et quelle est l\u2019architecture générale d\u2019un tissu ou d\u2019un organe ; il faut dessiner un détail à fort grossissement pour être sûr de l\u2019avoir effectivement vu dans sa forme et situé par rapport aux structures dont 1l fait partie ou auxquelles 1l se rattache.Au débutant, tout cela demande du temps, trop de temps, parce qu\u2019il lui faut d\u2019abord se familiariser avec les aspects réels forcément (22) 278 LavaL MEbpicaL Septembre 1960 différents des schémas appris.C\u2019est pour faciliter au maximum cette transposition que les auteurs ont conçu ces deux Cabiers de travaux pratiques, où les pages blanches du cahier de dessin proprement dit alternent avec les reproductions de microphotographies.Celles-ci peuvent porter des renvois qui facilitent le débrouillage d\u2019une image complexe.Un petit texte simplifié résume les caractères essentiels du tissu ou de l\u2019organe étudié et sert de rappel, de guide pour Îire la coupe et la microphotographie.Cette documentation se présente à l\u2019étudiant en face même de la page blanche ou il aura a dessiner ce qu\u2019il voit au microscope.Une fois terminées les séances de travaux pratiques, l\u2019étudiant aura complété par son propre apport, par ses dessins personnels, ce qui, dès lors, sera pour lui un véritable « aide-mémoire d\u2019 histologie ».Le fascicule I correspond à la première année, le fascicule II à la deuxième année des études de médecine.L\u2019âge atomique et notre avenir biologique, par H.V.BRONDSTED.Traduit de l\u2019anglais par Mme GouTIER-BAcQ.Un volume de 90 pages (14,5 x22,5) : 850 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).Pour le grand public, les découvertes de ces quinze dernières années, qui constituent l\u2019accession à l\u2019âge atomique, permettent d\u2019entrevoir une existence plus facile, où l\u2019effort journalier sera réduit, tout en assurant la production et le fonctionnement des matières, des machines, de l\u2019énergre nécessaires à la vie confortable qu\u2019il espère.Mais il sait aussi que l\u2019utilisation des forces de l\u2019atome est, pour lui, source de dangers contre lesquels 1l se croit sans défense parce qu\u2019il n\u2019en comprend pas les effets possibles, Seules hantent son souvenir les images terribles d\u2019Hiroshima.Aussi l\u2019auteur précise-t-il dans sa préface sa position en face des problèmes que pose l\u2019utilisation sans cesse croissante de l'énergie atomique, même dans ses applications pacifiques : « Il me paraît nécessaire que de larges sections de la population soient informées du risque auquel nous exposons l\u2019humanité en faisant appel au pouvoir de l\u2019atome dans notre combat pour l\u2019existence.Chaque être humain, mieux informé, pourra contribuer plus efficacement à amoindrir ce risque et à prendre position vis-à-vis des nombreux problèmes sociaux qui, inévitablement, vont surgir ».Dans ce but, l\u2019ouvrage explique aussi simplement que possible, et avec un minimum de terminologie technique, l\u2019action du rayonnement atomique et les menaces que son utilisation font peser, particulièrement sur l\u2019avenir génétique de la race humaine.L'auteur arrive à décrire des phénomènes souvent très compliqués, d\u2019une façon si imagée que n\u2019importe quel lecteur, si peu averti soit-il, comprendra le mécanisme et le fonctionnement du formidable « Jouet nouveau ».L\u2019âge atomique confronte l\u2019homme contemporain avec un problème moral absolument neuf : sommes-nous responsables des hommes futurs, Septembre 1960 Lavar MépicaL 279 des générations à venir?Très peu de gens accordent une pensée à leur constitution génétique, et seulement dans le cas où existent, dans la famille, de grosses tares héréditaires physiques ou mentales.La nature nous a assigné nos gènes, certains d\u2019entre eux ont l\u2019âge de l\u2019origine de la vie sur cette terre, d\u2019autres sont apparus plus tard, certains enfin, sont de date toute récente.Une nouvelle situation surgit du fait que nous pouvons aujourd\u2019hui augmenter artificiellement la fréquence des mutations et induire de cette façon une constitution génétique nouvelle.L'homme est donc responsable, non pas de la nature de certaines mutations qui marqueront leur empreinte sur la race dans les générations futures, mais bien de la fréquence de leur manifestation.Le caractère nuisible de la grande majorité d\u2019entre elles est prouvé.Donc, en manipulant l\u2019énergie atomique, l\u2019homme risque de provoquer une détérioration des générations futures, même s\u2019il ne voit dans l'immédiat aucun mauvais effet des radiations sur ses propres enfants.Comment éveiller dans les nations du monde le sens de la responsabilité à propos de ces problèmes ?Seulement en instruisant.C\u2019est le propos de ce livre, de montrer pourquoi l\u2019homme de l\u2019ère atomique se trouve devant cette responsabilité.L\u2019auteur, H.V.Brondsted, est professeur de zoologie et spécialiste d\u2019embryologie et de génétique à l\u2019université de Copenhague.II est l\u2019auteur de nombreux livres de biologie et de publications scientifiques, surtout dans le domaine de l\u2019embryologie expérimentale et de la théorie de la régénération.Les cataractes congénitales, par Jules FRANÇOIS, professeur de clinique ophtalmique à l\u2019université de Gand.Rapport présenté à la Société française d\u2019ophtalmologie (mai 1959).Un volume de 854 pages, avec 486 figures et 20 planches en couleurs (16,5 x 25) : 1000 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIe).Cet ouvrage présente un exposé détaillé, concis, clair et systématique de toutes les connaissances actuelles se rapportant aux cataractes congénitales, dont aucune revue d\u2019ensemble n\u2019avait encore été entreprise.Après avoir rappelé les notions indispensables d\u2019embryologie et d\u2019anatomie, et décrit les différentes anomalies congénitales du cristallin, l\u2019auteur donne une description suggestive et abondamment illustrée des différentes variétés de cataractes congénitales, depuis les opacités capsulaires jusqu\u2019aux cataractes totales et régressives.Un chapitre est consacré aux cataractes postnatales précoces et plus particulièrement à la cataracte galactosémique, qui ne doit pas être confondue avec les cataractes congénitales.Les anomalies et les lésions tant oculaires que générales, qui sont sl souvent associées aux cataractes congénitales, sont étudiées d\u2019une façon très détaillée.L\u2019intérét pronostique de l\u2019examen électro-rétino- (24) 280 LavaL MEbpicaL Septembre 1960 graphique est souligné.Les différents syndromes, dont la cataracte congénitale constitue une manifestation essentielle, sont longuement décrits et discutés.Au point de vue étio-pathogénique, les facteurs carentiels, toxiques, endocrinologiques, ionisants et immunologiques sont passés en revue, mais [attention est tout particulièrement attirée sur les embryopathies et les facteurs héréditaires.Dans le chapitre du diagnostic différentiel, les symptômes caractéristiques de la persistance du vitré primitif, de la dysplasie rétinienne de Reese, de la fibroplasie rétrocistallinienne, du pseudogliome inflammatoire et du rétinoblastome sont rappelés.Dans la dernière partie de l\u2019ouvrage une discussion détaillée est consacrée au traitement des cataractes congénitales, à l\u2019anesthésie générale, aux différentes techniques chirurgicales, aux complications opératoires et aux résultats fonctionnels des interventions.Une bibliographie très fournie complète cet important travail, qui intéresse non seulement l\u2019ophtalmologiste, mais aussi le pédiatre, étant donné l\u2019existence fréquente d\u2019une cataracte congénitale dans de nombreuses affections générales de l\u2019enfant, et plus particulièrement dans les embryopathies.Pratique obstétricale, par M.LACOMME, professeur de clinique obstétricale à la Faculté de médecine de Paris, membre de l\u2019Académie nationale de médecine.Deux volumes, 1 720 pages avec 305 figures et 4 planches en couleurs (15,5 X24), cartonnés toile : 23 000 fr \u2014 230 nfr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint- Germain, Paris (VI\u20ac).L\u2019œuvre d\u2019un seul : Le premier caractère de ce livre est son unité, car malgré ses 1 700 pages il est l\u2019œuvre d\u2019un seul.Parfaitement homogène, il est le reflet de l\u2019enseignement clinique quotidien de l\u2019auteur, qui a adopté le ton familier et personnel, particulièrement propre à rendre vivant l\u2019exposé et à établir le contact avec le lecteur.Ce ton \u2014 très inhabituel à ces sortes d\u2019ouvrages \u2014 permet une lecture étonnamment facile, en sorte que les notions les plus ardues se dégagent progressivement sous l\u2019aspect de la simplicité, et se trouvent acquises presque sans effort.Une pratique : Qu\u2019est-ce à dire?Un livre qui réponde aux besoins du praticien ou futur praticien légitimement désireux d\u2019être sérieusement instruit, mais non d\u2019absorber des chapitres de science pure ; désireux donc avant tout que lui soient développés en profondeur les problèmes quotidiens, et traités plus succinctement, mais avec une précision suffisante, les autres.Tous étant envisagés dans un esprit qui ne soit ni celui des gros ouvrages scientifiques, ni celui des simples recueils de conseils empiriques.L\u2019au- Septembre 1960 Lavar MÉpicaL 281 teur a aussi toujours pris soin d\u2019accrocher les règles de la pratique aux notions physiologiques, simplement mais suffisamment exposées, qui les expliquent et les justifient.Connaissance de la grossesse : Un des besoins primordiaux de la pratique est une bonne connaissance de la grossesse.Et pas seulement une connaissance clinique, mais bien aussi une connaissance biologique permettant d\u2019aborder utilement les difficiles problèmes \u2014 pierre d\u2019achoppement de la pratique quotidienne \u2014 des évolutions pathologiques de la gestation : évolutions interrompues par un avortement ou une mort fœtale, évolutions prolongées se termi- mant par un accouchement retardé, évolutions perturbées aboutissant à la naissance d\u2019enfants dystrophiques ou malformés, évolutions complr- quées enfin par un syndrome médico-chirurgical quelconque.Le plus important : l\u2019accouchement banal : La grande dystocie, les techniques d\u2019extraction ont certes encore leur importance, et la « Pratique » leur consacre de longues pages.Mais le plus grand développement (près de 300 pages) a été donné aux accouchements de la pratique quotidienne.Dans une première partie l\u2019auteur en démonte le mécanisme afin d\u2019en bien faire comprendre le fonctionnement et de poser les bases d\u2019une conduite logique, en marche normale et en marche plus ou moins déviée de la norme.Après quoi peut être étudiée la clinique du travail : le diagnostic, l\u2019évolution avec ses formes cliniques diverses, suivant la qualité de la contraction (hypokinétique, hyperkinétique, spasmodique) et suivant les diverses attitudes de la tête (en O.I.G.A., en O.I.D.P., etc.).La conduite à tenir fait ensuite l\u2019objet de longues explications : la conduite traditionnelle, la direction par les méthodes psychophysiques, la direction par les méthodes obstétrico- médicamenteuses, l\u2019analgésie, le tout étant illustré de diagrammes et d\u2019exemples à propos desquels sont discutées de façon concrète les Indications d\u2019intervenir et les modalités de « l\u2019accouchement dirigé ».Le nouveau-né : Il constitue «les suites opératoires de l\u2019accouchement ».Indépendamment du souci primordial qu\u2019il doit avoir des suites de couches de la mère et de l\u2019avenir de sa fonction génitale, l\u2019accoucheur doit observer l\u2019enfant qui est le résultat de son intervention, en collaboration avec le pédiatre.La « Pratique » réserve quelques pages à cette question.Les questions à l\u2019ordre du jour : Tout en se maintenant au plus près de la clinique quotidienne, un tel livre se devait d\u2019envisager avec des détails suffisants, et malgré leur rareté relative, certains problèmes qui sont aujourd\u2019hui à l\u2019ordre du jour, et dont l\u2019étude est encore dispersée dans des articles de journaux ou des comptes rendus de congrès.C\u2019est ainsi qu\u2019est faite une assez large place à la maladie hémolytique par incompatibilité sanguine, aux avortements à répétition par insuffisance cervico-isthmique, au «synéchies» utérines, etc.(26) 282 Lavar MÉDpica\u2026 Septembre 1960 L'aspect social : Le côté social est lui aussi d\u2019actualité.C\u2019est pourquoi un chapitre important, qui sert de conclusion à l\u2019ouvrage, permet de se faire une idée des progrès accomplis depuis quelques dizaines d\u2019années, tant en ce qui concerne la sécurité des mères que la prévention de la mortalité fœto-néo- natale.La pratique : un acte : Tout le livre est imprégné de cette 1dée que la pratique est un acte, et un acte personnel impliquant une décision que l\u2019on ne saurait enfermer en général dans des règles rigides valables pour toutes les patientes et tous les médecins.C\u2019est un des mérites de cet ouvrage de montrer comment se posent les problèmes, de faire vivre les hésitations d\u2019un diagnostic ou d\u2019une décision thérapeutique difficile, et de proposer la solution indiquée par la physiologie et la clinique, confrontées avec les possibilités matérielles et morales des circonstances.Immunologie sanguine et groupes sanguins, par Paul CHEVALIER, professeur honoraire de la Faculté de médecine (clinique de maladies du sang), médecin honoraire des hôpitaux de Paris, Jean MOULINIER, assistant d\u2019hémobiologie des hôpitaux de Paris, médecin chef du poste de transfusion de l\u2019Hôpital Cochm.Un volume in-8° de 172 pages avec 17 figures dans le texte et 2 dépliants hors-texte (1959) : 2000 fr \u2014 20 nfr.G.Doin et Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VI°).Enfin un livre clair, utile d\u2019un bout à l\u2019autre, sur un sujet complexe.Génétique et sérologie sont nécessaires pour comprendre les groupes sanguins ; quelques chapitres initiaux les schématisent et rendent limpide le reste de l\u2019exposé.Après la description de tous les groupes sanguins actuellement connus, toutes leurs conséquences sont clairement exposées, depuis la maladie néonatale et les accidents de transfusion, jusqu\u2019à la recherche de la non- paternité et la question des races.Un livre nécessaire à l\u2019étudiant comme au praticien, qui met de la clarté dans une science nouvelle.Extrait de la table des matières : I.Pour comprendre les groupes sanguins.L\u2019immunité contre les hématies.Réactions in vitro des anticorps antrhématies.L\u2019hérédité des groupes sanguins.II.Les systèmes de groupes sanguins.Le système ABO.Les systèmes Rhésus.Système MN-Ss, système P-Jay, système Lewis.Les systèmes Kell, Duffy, Kid et Lutheran.Les facteurs privés et publics. Septembre 1960 Lava\u2026 MÉDICAL 283 III.Les maladies bémolytiques immunologiques.Accidents périnataux causés par des anticorps maternels.Les maladies hémolytiques avec auto-anticorps.IV.Les transfusions incompatibles.V.Immunologie des leucocytes et des plaquettes.VI.Les groupes sanguins en médecine légale et en etbnologte.Les groupes sanguins en médecine légale.L\u2019exclusion de paternité.Les taches de sang.Les groupes sanguins en ethnologie.Index avec un lexique complémentaire et des addenda incorporés.Livres parus depuis 1956 sur les questions d\u2019immunologie sanguine.Les systèmes de groupes sanguins, tableaux récapitulatifs hors-texte (les systèmes ABO et Rhésus, les autres systèmes de groupes sanguins).Précis de stomatologie, par Michel DECHAUME, membre de l\u2019Académie de médecine, professeur de clinique stomatologique à la Faculté de médecine, stomatologiste des hôpitaux de Paris.Tror- sième édition revue et augmentée.Un volume de 958 pages, avec 279 figures (14X 20,5), broché : 4 600 fr ; cartonné toile 5 600 fr.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI°).Les modifications apportées à la nouvelle édition de ce précis fondamental ne sont pas seulement de simples additions à différents chapitres.C\u2019est une véritable mise à jour qui est présentée.Elle tient compte des dernières acquisitions dans tous les domaines de la stomatologie dont l\u2019énumération ci-dessous montrera l\u2019importance : \u2014 Stomatites dues aux accidents de l\u2019antibiothérapie ; \u2014 Classification nouvelle des aphtes ; \u2014 Chapitre des stomatorragies remanié en fonction de la nouvelle classification des syndromes hémorragiques liés à un trouble de l\u2019hémostase ; \u2014 Maladies des dents présentées en une nouvelle classification inédite : 1° maladies congénitales spécifiquement héréditaires, 2° anomalies dentaires congénitales, 3° maladies acquises durant les derniers mois de la grossesse, 4° maladies des dents après leur évolution sur l\u2019arcade ; \u2014 Description nouvelle des septicémies aiguës d\u2019origine dentaire ; \u2014 Acquisitions récentes sur la parodontose ; \u2014 Conceptions actuelles des malformations des maxillaires et des malformations dentaires ; \u2014 Acquisitions récentes sur les fractures des maxillaires et leur thérapeutique ; (27) 284 Lavar MEDICAL Septembre 1960 \u2014 Additions concernant la pathologie de Iarticulation temporo- maxillaire ; \u2014 Quelques chapitres nouveaux à l\u2019étude des glandes salivaires ont été ajoutés : étude de la salive, hypertrophies parotidiennes bilatérales, sécrétion interne des glandes salivaires ; \u2014 Malformations congénitales de la face revues à la lumière des travaux de Turpin ; \u2014 Maladies des ganglions reconsidérées en tenant compte des nouvelles classifications et des acquisitions récentes sur la maladie de Hodgkin le lymphome giganto-cellulaire.Certains chapitres ont méme été entiérement refondus pour tenir compte des importantes notions récentes : c\u2019est le cas des tumeurs bénignes des maxillaires sans étiologie dentaire, des ostéopathies fibreuses, dystrophies osseuses et tumeurs hyperplasiques des maxillaires, des avitaminoses.Ainsi entièrement modernisé, le Précis de stomatologie répond toujours à ce triple but : 1° instruire le médecin non spécialisé d\u2019une pathologie dont la fréquence et la gravité lui échappent trop souvent ; 2° grouper pour le stomatologiste, à côté de la pathologie courante buccale dentaire, maxillaire, salivaire ., les maladies plus exceptionnelles de la bouche, de la face et du cou, notamment celles qui constituent la localisation primitive, parfois unique, d\u2019une maladie générale ; 3° exposer, pour le chirurgien-dentiste, les questions de pathologie dentaire sous un angle médical. CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES Election à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval À la réunion annuelle de la Société médicale des Hôpitaux universitaire de Laval, tenue à la Faculté de médecine le 21 avril 1960, le docteur Honoré Nadeau a été réélu président de la Société et Ie docteur Charles- A.Martin, vice-président.Les docteurs Rolland Côté, secrétaire général, Georges-A.Bergeron, secrétaire correspondant, et Grégoire Saint- Arnaud, trésorier, ont également été réélus.Les membres de la Société représentant l\u2019École de médecine et les hôpitaux universitaires seront les docteurs Claude Bélanger, réélu, F.-X.Brisson, réélu, Roland Cauchon, réélu, Euclide Dechêne, réélu, Jean-Paul Dechêène, réélu, Émile Gau- mond, réélu, Pierre Grondin, Jean-Marie Lemieux, réélu, Jean-Marie Loiselle, Eustace Morin, réélu, Yves Rouleau, réélu, et René Simard, réélu Il y eut également présentation des rapports du secrétaire et du trésorier de la Société, ainsi que des présidents des différents comités.Faculté de médecine PRIX SPÉCIAUX (juin 1960) Médaille du lieutenant-gouverneur Médaille Gagnon.M.le docteur Harry GRANTHAM (5 année) (28) 286 LavarL MÉDicaL Septembre 1960 Prix du gouvernement de la République française Médaille d\u2019argent.M.le docteur Jean-Marc ST-HILAIRE (5° année) Prix du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec Cinquiéme année.M.le docteur Harry GRANTHAM Deuxiéme année.Monsieur Yvon OUELLET Prix de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada Cinquiéme année.M.le docteur Harry GRANTHAM Prix Morrin Quatrième année.Monsieur Francois JoBIN Monsieur Guy LEMmay Deuxième année.ex aequo Monsieur Max PERLE Prix Lemieux Premiére année.Monsieur Médard BERUBE Prix de internat Quatriéme année.Monsieur François JoBIN Prix Pierre Jobin Premiére année.Monsieur Pierre BEDARD Prix Roland Desmeules Quatriéme année.Monsieur Francois JoBIN Prix Paul-A.Poliquin 1\u20ac prix.M.le docteur Jean-Marc ST-HILAIRE Ci , , et ex aequo M.le docteur Harry inquiéme année.GRANTHAM | 2¢prix.M.le docteur Michel Guay Prix André Simard Première année.M.Jean-Jacques MORISSETTE, et ex aequo M.Roger PELLETIER Prix René Fortier Cinquiéme année.M.le docteur Harry GRANTHAM ess os es rs eet eee LE > es AIRE ay Septembre 1960 Troisiéme année.{ Prix Edmour Perron 2¢ prix.Lavar MEbpicaL Monsieur Yvan-Claude MicHAUD Monsieur André MARCOUX Prix des Services de santé de Québec Quatrième année Cinquième année nouveaux promus : Arsenault, Gatien, a.d.Arsenault, Lorne Arsenault, Théodore, a.d.Aubin, Gervais, a.d., Aubry, André, a.g.d.Audet, Romuald, a.d.Banville, Roch Barry, Antoine, a.d.Beaulieu, Léon Bédard, Pierre, a.d.Bélanger, Jacques, a.d.Bélanger, Marc, a.d.Belle-Isle, Jean, a.d.Belley, Maurice Bergeron, Pierre, a.g.d.Bergeron, Raymond, a.d.Bilodeau, Marcel, a.d.Bisson, Lise, a.d.Blagdon, Georges, a.d.Blanchet, Jean, a.d.Boissonnneault, Yvon, a.d.Bouchard, Joachim, a.d.Bouchard, Maurice, a.d.Boucher, Marcel-F., a.d.Boucher, Marcel-H., a.d.Bujold, Gustave, a.d.(29) Prix Fondation Poulenc, Limitée Nouvelle promotion de médecine Monsieur Fernand PHILIPPON M.le docteur André GUIMONT A la collation des diplômes, tenue à l\u2019École de médecine, le 4 juin 1960, cent quarante nouveaux médecins reçurent leur diplôme de docteur en médecine.Le Laval médical est heureux de publier la Iiste de ces Cadrin, Gilles Cantin, Réal, a.d., Caouette, Suzanne, a.d., Caron, Paul, a.d.Carrier, Robert, a.d.Chabot, Jean-A., a.d.Chaloult, Louis, a.d., Cloutier, Raymond, a.g.d.Coté, Guy Côté, Jean-Marie, a.d.Côté, Raymond, a.d.Couture, Pierre, a.d.Dallaire, Louis, a.d.D\u2019Amours, Marcel, a.g.d., Delauniére, Henri, a.d.Demers, Gaston Demers, Paul-Eugène, a.d.Desharnais, Benoît, a.d.Dion, Claude, a.g.d.Doyon, Maurice, a.d.Drouin, Patrice, a.d.Dugas, Andre, a.d.Duguay, Georges-Henri, a.d.Filiatrault, Claude, a.d.Filion-Laporte, Liliane, a.d.287 288 Fiset, Raymond, a.d.Foley, Marc, a.d.Francœur, Jacques, a.d.Fredette, Jean-Marc, a.d.Gagnon, Jean, a.g.d.Gagnon, Jean-Louis Gagnon, Georges-Henri, a.d.Gagnon, Raymond, a.d.Garon, Jean-Eudes Gaudreau, Noël, a.d.Gervais, Jean-Guy, a.d.Giguère, Jean-Marie, a.d.Girard, Jean-Marie, a.d.Godin, Paul, a.g.d.Grantham, Harry, a.g.d.Grégoire, Charles, a.d.Guay, Michel, a.g.d.Guimont, André, a.g.d.Hébert, Paulin, a.d.Houle, Joseph-A., a.d.Houle, Gaston, a.d.Houle, Normand, a.d.Hunt, T.-Mortan, a.g.d.Jean, Roger, a.d.Jobin, André Jobin, Michel, a.g.d.Juneau, Claude, a.d.Laberge, Pierre, a.d.Labrie, Jacques, a.d.Lacasse, Paul-Henri, a.d.Laforest, Marc, a.d.Lajeunesse, André, a.d.Lamontagne, Albert, a.d.Lamontagne, Jean-Marc, a.d.Landry, Conrad, a.d.Laroche, François Larochelle, Jean, a.d.Larose, Gilles, a.d.Lauzier, Maurice, a.d.Leblanc, Jean, a.g.d.Léger, Huguette, a.d.Lemay, Rodrigue, a.d.Lessard, Guy Lessard, Raymond, a.d.Letendre, Joseph, a.d.Lavar MÉDicaL Septembre 1960 Lévesque, Jean-Marie, a.d.Long, Richard, a.d.Marcotte, Éric Marois, Michel, a.g.d.Martel, Claude, a.d.Martel, Serge-Bourgault Mathieu, Claude, a.g.d.Matte, Roger, a.g.d.Michaud, Mare, a.d.Millette, Lucien, a.d.Montgrain, Pierre, a.g.d.Morin, Raymond Nadeau, André, a.d.Paquet, Léo-Paul, Paquin, Pierre Pellerin, Richard, a.d.Pelletier, Roger Pelletier, Urgel, a.d.Poulin, Jean-Charles, a.d.Pouliot, Marcel-J.-B., a.d.Pouliot, Marcel-R., a.g.d.Prévost, Rémi, a.d.Proulx, Jacques Proulx, Pierre-Yvon, a.d.Rainville, Bernard, a.d.Rancourt, Denis, a.d.Reid, Charles-d\u2019Aubigny, a.d.Rioux, Ernest, a.d.Rioux, Jacques, a.d.Rioux, Pierre, a.d.Riverin, Léopold, a.d.Rouillard, Michel, a.d.Roy, Françoise, a.d.Roy, Gérard, a.d.St-Hillaire, Mare, a.g.d.St-Pierre, Guy, a.d.Sasseville, Réal, a.d.Simard, Camille, a.d.Soucy-Hirtle, Fernande, a.d.Tardif, André Thibault, Henri-Jacques, a.d.Tousignant, André, a.d.Tremblay, Camille, a.d.Watelle, Hubert, a.d.ee my er.1 Septembre 1960 LavaL.MépicaL 289 Médecine et archéologie La Faculté de médecine vient d\u2019avoir la visite du professeur Pierre Vassal, assistant à la Faculté de médecine de Paris.Le docteur Vassal qui s\u2019intéresse à l\u2019archéologie a publié, en collaboration avec le docteur Robert Bernard, rhumatologue exerçant à Dijon, France, une importante étude médicale portant sur les ex-voto des sources de la Seine.A l\u2019occasion de son passage à Québec, le docteur Vassal a prononcé devant les étudiants en anatomie une substantielle conférence sur les rapports de l\u2019anatomie et de l\u2019archéologie.étude médicale des ex-voto des sources de la Seine offre ceci de particulier que les deux auteurs, quand 1ls diffèrent d\u2019avis sur un point, expriment quand même leurs opinions respectives et l\u2019indiquent par un renvoi.Société d\u2019histoire de la médecine La Société canadienne d'Histoire de la médecine vient de terminer l\u2019année académique par une séance particulièrement intéressante, sous la présidence du docteur Emile Gaumond, séance au cours de laquelle le docteur Sylvio LeBlond a fait le récit d\u2019un voyage en Europe et derrière le rideau de fer.M.Michel Gaumond, un jeune géographe, a présenté un excellent travail, intitulé : Les Indiens, la médecine et les blancs.Le professeur Jean Verne, de Paris La Faculté de médecine a reçu récemment la visite du professeur Jean Verne, vice-doyen de la Faculté de médecine de Paris, professeur titulaire d\u2019histologie et membre de l\u2019Académie de médecine.Le savant professeur a défini la place de l\u2019histochimie dans la recherche médicale.Le professeur Verne était accompagné du docteur Simone Hébert, chargée de recherche à l\u2019Institut d'hygiène de France, et du docteur Wegmann, de l\u2019Institut d\u2019histochimie médicale de la Faculte de médecine de Paris.Bourse de l\u2019Allergy Foundation of America L\u2019Allergy Foundation of America a accordé une bourse de six cents dollars pour recherche et entraînement clinique en allergie à un étudiant (1) 290 LavaL MéDicaL Septembre 1960 en troisième année de notre Faculté, monsieur Fernand Côté, de Québec.Monsieur Côté poursuivra son travail expérimental sous la direction du docteur Jacques-A.Leblanc, assistant universitaire au département de physiologie de la Faculté de médecine, et son travail clinique à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange de Québec.Afin d\u2019étudier l\u2019étiologie des allergies, le travail expérimental portera chez des patients mentaux que l\u2019on sait être particulièrement résistants aux allergies.Puisque l\u2019histamine est fréquemment mise en cause dans l\u2019interprétation des réactions allergiques, 1l est suggéré de déterminer le taux de cette substance dans le sang des patients mentaux et aussi d'examiner les mastocytes dans la peau de ces patients, puisque l\u2019on sait que ces cellules contiennent de grandes quantités d\u2019histamine.L\u2019Hôpital du Christ-Roi de Québec reçoit une subvention fédérale Le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social a annoncé aujourd\u2019hui, à Ottawa, qu\u2019une subvention fédérale d\u2019un montant de $38 560, venait d\u2019être accordée à l\u2019hôpital du Christ-Roi, de Québec.Cette subvention servira à l\u2019achat d\u2019un nouvel appareil de radiographie, avec chambre noire et autres accessoires requis.L'hôpital du Christ-Roi est l\u2019ancien hôpital fédéral de la Quarantaine et de l'Immigration.La province de Québec l\u2019a acheté tout dernièrement et en a fait un hôpital général régional à la disposition des résidents de Québec-Ouest.Médecine préventive scolaire et universitaire en France Le ministère français de l\u2019éducation nationale, alerté par Caffiaux, de Lille, à propos des dangers de la multiplication de certains examens radiologiques systématiques et obligatoires, vient de décider la suppression de ces examens obligatoires pour tous les élèves de l'enseignement.Ils seront réservés seulement désormais à certaines catégories d\u2019étudiants ou d\u2019élèves.On en était arrivé à deux radiographies obligatoires par an pour tous les sujets, à cutiréaction positive ou négative. NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES HYGROTON Produits pharmaceutiques Geigy Composition.Hygroton, nouvel agent antihypertensif salurétique oral, est un dérivé phthalimidine plutôt qu\u2019un benzothiazide du groupe des diurétiques sulfamidés.Propriétés.Hygroton se caractérise par son effet soutenu (60 à 72 heures) ce qui le rend idéal pour les patients qui ne peuvent pas s\u2019astreindre à prendre des médicaments fréquemment.Indications.Hygroton est indiqué dans l\u2019hypertension, dans l\u2019insuffisance cardiaque congestive et dans les œdèmes de toute origine.Posologie.Hygroton s\u2019administre trois fois la semaine tel que le lundi, le mercredi et le vendredi et l\u2019effet est soutenu de façon plus égale grâce à son action prolongée.Présentation.Hygroton est disponible sous forme de comprimés blancs rainurés de 100 mg, en flacons de 50 et de 500.COMPRIMÉS DE NALDÉCOL Bristol Laboratories of Canada, Limited Description.Naldécol est un nouveau décongestif nasal administré par voie buccale.Chaque comprimé contient : 10 mg de chlorhydrate de phényléphrine ; 40 mg de chlorhydrate de phénylpropanolamine ; 15 mg de citrate de Bristamine (marque déposée par Bristol pour la phé- nyltoloxamine) et 5 mg de moléate de carlinoxamine.La formule de (33) 292 Lava\u2026 MÉDpicaL Septembre 1960 Naldécol est conçue de telle sorte que la moitié de la formule est contenue dans une enveloppe extérieure produisant un effet immédiat qui dure pendant trois à quatre heures et l\u2019autre moitié dans le noyau dont l\u2019absorption progressive se poursuit pendant une période additionnelle de trois à quatre heures.Indications.Soulagement de la fièvre des foins et autres allergies dues au pollen et traitement immédiat du rhume de cerveau, de la sinusite chronique et des autres troubles des voies respiratoires supérieures., Contre-indications.Hypertension grave, hyperthyroïdisme, maladie organique du cœur, et diabète sucré grave (méliturie).Posologie.Adultes et enfants au-dessus de 12 ans : un comprimé matin, midi et soir.Enfants de 6 à 12 ans : un demi-comprimé matin, midi et soir.Au-dessous de 6 ans : employer le Sirop Naldécol.Pour obtenir un effet soutenu, le comprimé de Naldécol doit être avalé et non croqué.Présentation.Comprimés de Naldécol : bouteilles de 36 comprimés rainurés, à effet soutenu.N° de Liste 602.Sirop Naldécol délicieusement aromatisé, fläcons de 8 0z., pour usage pédiatrique.N° de liste 603.PASTILLES « KRYL)» Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée Composition.La pastille renferme : « Hibrtane » (bichlorhydrate de chlo- rhexidine) .5,0 mg Bacitracine.50 unités Sulfate de polymyxine B.500 unites Tyrothricine.1,0 mg Sulfate de néomycine.0,5 mg Benzocaine.2,5 mg Menthol.0,8 mg Indications.Maux de gorge, infections des gencives, de la gorge, du pharynx et des régions amygdaliennes ; à titre préventif dans l\u2019amygdalectomie et autres opérations de la bouche et de la gorge, y compris la chirurgie et les extractions dentaires.Posologie.Laisser dissoudre lentement une pastille dans la bouche ! S ! pou toutes les deux à quatre heures, ou suivre les instructions du médecin.Présentation.N° 846, par 12 sous bande cellophane.dé dv fl ÿ sut ly Septembre 1960 Lavar.MÉDicAL MEGACILLIN « 500 » Charles E.Frosst & Co.Composition.Un comprimé tamponné de 500 000 unités de pénicilline G potassique permettant une posologie flexible qui assure une thérapie efficace et économique.Indications.Pour le traitement d\u2019infections causées par des micro- organismes pénicillo-sensibles, la prévention d\u2019infections secondaires à l\u2019influenza, la rougeole, la coqueluche, etc, et comme mesure prophylactique après une attaque de rhumatisme articulaire aigu.Posologie.Un comprimé trois ou quatre fois par jour, en raison de l\u2019âge du patient et de la gravité de l\u2019infection.Présentation.Flacons de 12 et 100 comprimés blancs, divisibles.PLÉGINE (Comprimés) Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée Composition.Le comprimé sécable renferme 35 mg de bitartrate de phendimétrazine.Indications.Plégine, produit non amphétaminique, est recommandé pour la suppression de l\u2019appétit chez l\u2019obèse.Posologie.Un comprimé deux ou trois fois par jour, une heure avant les repas.Présentation.N° 755, en flacons de 60 et 500 comprimés.MUREL (Comprimés A-S) Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée orgs my prs Composition.Comprimé N° 315 à action soutenue renfermant 40 mg de bromure de valéthamate.Indications.Ulcère gastro-duodénal (interrompt la réaction en série spasme-douleur) ; spasme des systèmes gastro-intestinal, biliaire et génito-urinaire.ate deu Contre-indications.Obstruction du col de la vessie, sténose du pylore et glaucome. 294 LavaL.MÉDicAL Septembre 1960 Administration.(Dans les cas aigus, le traitement sera entrepris avec Murel injectable.) Posologie moyenne : Un comprimé matin et soir.Entretien : Un comprimé par jour.S\u2019il y a lieu de provoquer la sédation, les comprimés A-S (n° 319) Murel avec phénobarbital contenant 40 mg de bromure de valéthamate et 30 mg de phénobarbital sont recommandés.Présentation.N° 315 et 319, en 100 et 500 comprimés.HYLENTA (Comprimés) Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée Description.Comprimés en cinq concentrations de pénicilline G potassique protégée de l\u2019action destructrice des sucs gastriques soit par une base à désagrégation réglée * (insoluble en milieu acide, soluble en milieu alcalin) soit par un enrobage résistant aux acides**, Dans les deux cas, la désagrégation du comprimé est lente ce qui permet d\u2019atteindre des concentrations sanguines élevées et de prolonger la pénicillimémie.Les comprimés Hylenta sont teintés pour en faciliter l\u2019identification et à l\u2019exception de Hylenta \u2014 10 portent une double coche.Indications.Prévention et traitement de tous états créés par les micro-organismes sensibles à la pénicilline.(La pénicilline orale n\u2019est recommandée n: dans l\u2019endocardite bactérienne subaiguë, la méningite et la septicémie, ni dans les infections à staphylocoque.) Présentation et posologre.« Hylenta » \u2014 2 DR*\u2014 200,000 U.I.(n° 893) \u2014 trois comprimés par jour.« Hylenta » \u2014 4 DR* \u2014 400,000 U.I.(n° 889) \u2014 trois ou quatre comprimés par jour.« Hylenta » \u2014 5 DR* \u2014 500,000 U.I.(n° 888) \u2014 trois comprimés par jour.« Hylenta » \u2014 8 DR* \u2014 800,000 U.I.(n° 892) \u2014 deux ou trois comprimés par Jour.« Hylenta » \u2014 10 RA ** \u2014 1,000,000 U.I.(n° 891) \u2014 deux comprimés par Jour (anciennement Hylenta Fortis)."]
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