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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1961-04, Collections de BAnQ.

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[" LAVAL MÉDICAL VOL.31 N° 4 AVRIL 1961 COMMUNICATIONS DIAGNOSTIC PRECOCE DU CANCER DU POUMON * par Jofire-A.GRAVEL, F.R.C.S.(C)., M.S., F.A.C.Set Jean-Louis BONENFANT, F.R.C.P.(C) de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec Le cancer du poumon qui était une maladie rare Il y a cinquante ans, est maintenant le cancer le plus fréquent chez l\u2019homme.En 1956 aux États-Unis, il fut responsable de 29 000 morts dont 25 000 hommes.Il n\u2019entre pas dans le cadre de ce travail de discuter cette augmentation réelle et non apparente, ni non plus d\u2019exposer les diverses théories sur l\u2019étiologie du cancer bronchogénique.Mentionnons toutefois qu\u2019à la conférence internationale tenue à Louvain en 1952, on en vint à la conclusion qu\u2019il existait une association entre la cigarette et le cancer du poumon.Le premier succès d\u2019une exérèse chirurgicale pour le cancer du poumon fut rapporté dans la littérature américaine en 1933 par Graham et Singer.Le malade était lui-même un médecin de 48 ans.Il ressen- * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 15 décembre 1960.(1) 442 Lavar.MÉDicar Avril 1961 tait de la toux, de la fièvre et de la douleur depuis sept mois.Vingt- cinq ans après cette opération le malade vivait encore et sa santé était bonne.En passant il est très Intéressant de noter, pour ceux qui s\u2019Intéressent à la chimiothérapie du cancer, que ce monsieur fit un empyème postopératoire.L\u2019ironie voulut que, pendant ce temps, le chirurgien qui l\u2019avait opéré décédât d\u2019un cancer du poumon.Le premier cas de cancer du poumon opéré fut donc un succès, et un succès reconnu de par le monde.Il y aura bientôt 30 ans de cet événement historique.Combien la technique chirurgicale et les soins pré-opératoires et postopératoires se sont améliorés depuis.Et pourtant, n\u2019est-1l pas devenu courant de dire, dans certains milieux médicaux, que la chirurgie du cancer du poumon ne vaut pas la peine d\u2019être subie ?Comment ont été les résultats depuis ce premier succès du docteur Graham ?Possiblement meilleurs qu\u2019on ne le croit.Les cas de cancers inopérables qui furent soumis à la chirurgie influencèrent mal l\u2019attitude chirurgicale.Des statistiques récentes et fiables montrent que de tous les malades admis à l\u2019hôpital avec un diagnostic de cancer du poumon, seulement cinq à dix pour cent d\u2019entre eux seront en vie après cinq ans.Mais de ceux qui subiront une résection, 25 pour cent seront en vie après cinq ans.Et chez les sujets atteints de néoplasies périphériques dont le diamètre n\u2019excède pas un ou deux cm, la survie après cinq ans peut se rapprocher de 70 pour cent.Deux méthodes d\u2019améliorer le taux de survie après cinq ans chez les cancéreux pulmonaires se présentent donc à l\u2019esprit du chirurgien : 1.Un diagnostic plus précoce afin que la plupart des malades soient opérés alors que la tumeur est apparemment limitée au poumon ; 2.Une attitude plus radicale envers l\u2019exérèse chirurgicale dans l\u2019espoir d\u2019enlever tout tissu cancéreux.Ce travail ne portera que sur la première méthode, c\u2019est-à-dire le diagnostic précoce du cancer du poumon.Dans le diagnostic du cancer du poumon, 1l existe trois périodes de temps plus ou moins bien délimitées. Avril 1961 Lavar MÉDicaL 1.La première période : Le malade ressent les premiers symptômes mais ne consulte pas son médecin.2.La deuxième période : Le malade consulte son médecin qui le traite symptomatiquement.Ces deux périodes qui souvent se confondent plus ou moins sont encore d\u2019une durée de six à huit mois aux États-Unis et en Angleterre.Dans notre milieu elles semblent varier de huit à douze mois, en général.3.La troisième période : Le malade est référé à l\u2019hôpital pour diagnostic et traitement.L\u2019ensemble du traitement devrait viser à raccourcir ces périodes.La première période appartient aux organismes de vulgarisation, et la Société canadienne du cancer fait un travail excellent dans ce sens.La deuxième période appartient à tous les médecins qui doivent, devant l\u2019incidence croissante du cancer du poumon, s\u2019armer de principes qui dicteront leur conduite.Citons-en quelques-uns : Tout patient adulte se plaignant de son thorax sans cause visible, devrait être considéré comme ayant potentiellement un cancer pulmonaire.Ajoutons que tout adulte présentant un foyer de pneumonite ou de pleurésie sans cause visible doit être considéré comme atteint d\u2019un cancer pulmonaire, jusqu\u2019à preuve du contraire.Au cours des derniers mois, nous avons eu l\u2019occasion d\u2019opérer trois malades atteints de cancers pulmonaires peu ou modérément avancés.Nous en rapporterons les histoires cliniques et discuterons de leurs radiographies.Nous verrons que dans bien des cas il existe une histoire assez caractéristique du cancer du poumon au début.Chacun pourra juger de l\u2019importance des radiographies pulmonaires annuelles ou encore mieux semi-annuelles.Premier cas : Monsieur L., 57 ans Raison de consultation : Le patient est référé par son médecin, en Juin 1959, à cause d\u2019un état postgrippal languissant, d\u2019une toux persistante, et d\u2019une radiographie pulmonaire anormale. Lava\u2026 MEÉpicaL Avril 1961 Histoire : L'histoire est sans particularité Jusqu\u2019à janvier 1959.Il s\u2019agit d\u2019un fumeur modéré (moins d\u2019un paquet par jour).En janvier, il fit une mauvaise grippe et 1l tousse depuis.Il y a une semaine il présenta un point de côté à la base droite.Depuis Janvier 1l n\u2019a pu reprendre son état de santé normal.Figure 1.\u2014 Radiographie pulmonaire (premier cas).Noter le triangle d\u2019opacité à la base antérieure du lobe supérieur droit, et l\u2019épanchement pleural à la base droite.Examen : Le patient jouit d\u2019un bon état général.Il ne présente rien de particulier si ce n\u2019est une matité et une diminution de la respiration à la base droite.Il est admis à l\u2019hôpital.Son cliché d\u2019admission (figure 1) est interprété comme suit : Avril 1961 Lavar MÉDICAL 445 I! existe un triangle d\u2019opacité à la base antérieure du lobe supérieur droit.Présence d\u2019un épanchement pleural à la base droite.Congestion pulmonaire avec réaction pleurale.I] peut s\u2019agir d\u2019une lésion néoplasique avec métastases pleurales.Le patch test est positif.Une ponction pleurale rapporte 20 cm* de liquide sérosanguinolent, dont la bactériologie et la cytologie sont négatives.La sédimentation est à 67,5 mm.La bronchoscopie est normale.Une nouvelle radiographie neuf jours après la première ne montre pas de changement.Une urographie intraveineuse est normale.L\u2019étude planigraphique du malade (figure 2) met en évidence un fover d\u2019atélectasie ou de consolidation au segment antérieur du Iobe supérieur droit.Il s\u2019agit en grande partie d\u2019une bande d\u2019opacité triangulaire absolue, s\u2019étendant de la plèvre pariétale antérieure à une large base hilaire et médiastinale.Aucune image cavitaire n\u2019est visible.La bronche lobaire est visualisée, mais non la segmentaire antérieure.Un lipiodolage sélectif du lobe supérieur droit est fait, en voici le rapport : « Toutes les bronches segmentaires sont bien opacifiées et perméables.On note une déformation extrinsèque probablement d\u2019origine tumorale sur le côté droit de la trachée et sur la surface inférieure de la bronche lobaire supérieure.» Impression.Tumeur pleuro-pulmonaire extrabronchique probable.Après discussion avec les radiologistes, 11 semble bien qu\u2019une thoraco- tomie exploratrice soit indiquée.La même journée le malade est libéré de l\u2019hôpital avec avis de revenir dans trois semaines pour une radiographie pulmonaire et une sédimentation de contrôle.Trois semaines plus tard le malade se présente pour ces examens.La sédimentation est tombée à 26 mm.Le rapport d\u2019une nouvelle radiographie (figure 3) se lit comme suit : « L\u2019opacité puimonaire de forme triangulaire décrite au hile droit est encore visible.Elle a cependant diminué de volume.» 446 Lavar MÉDICAL Avril 1961 Le malade se sent un peu mieux.Le docteur G.Saulnier à qui le malade avait été référé recommande une thoracotomie exploratrice malgré l\u2019amélioration apparente.Quant à nous, nous devons l\u2019admettre, nous sommes hésitants mais le malade lui-même nous force la main en disant qu\u2019il ne veut pas tolérer de doute dans notre esprit.Une thoracotomie droite est pratiquée.Voici un extrait du protocole opératoire : « L\u2019inspection de l\u2019intérieur du thorax révèle un CL aw SL kde A } ; | My Figure 2.\u2014 Etude planigraphique (premier cas).épaisissement pleural fibreux avec un peu de liquide, un accollement des lobes par ce qui semble étre un processus récent et, dans le segment antérieur du lobe supérieur, un épaississement, témoin d\u2019une pneumonite.Quelques ganglions sont prélevés au hile et une résection cunéiforme est pratiquée au segment antérieur pour examen histo-pathologique.Au moment où nous tranchons ce coin de poumon il s\u2019écoule du pus.L\u2019exa- Avril 1961 Lavar MÉDiIcaL 447 men histo-pathologique révèle qu\u2019il ne s\u2019agit en effet que d\u2019un foyer de pneumonite.Et à ce moment nous avons été tentés de refermer.Toutefois nous décidons de pousser plus loin la dissection.Toutes les structures sont isolées.Nous pouvons palper à travers les tissus un léger épaisissement à la division de la bronche segmentaire antérieure.Nous parvenons à disséquer suffisamment pour 1soler cette région.Figure 3.\u2014 Radiographie pulmonaire de contrôle (premier cas).Noter la persistance de l\u2019opacité triangulaire du hile droit.« Nous y trouvons un petit ganglion dur, il est sectionné et semble bien® néoplasique.L\u2019examen par congélation révèle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un épithélioma bronchique.Nous procédons à la lobectomie supérieure et, moyenne droite, le lobe inférieur semblant normal.Nous ne trouvons aucun autre envahissement ganglionnaire.» Les suites opératoires furent normales. 448 LAvAL MÉDICAL Avril 1961 Une radiographie récente ne démontre pas de récidive (figure 4).L'examen de la pièce révèle dans la bronche segmentaire antérieure, à deux mm de son origine, une tuméfaction d\u2019environ 1,0x0,5 em.Vers la périphérie la bronche contient une substance épaisse et blanchâtre.Le parenchyme est ferme et donne, à la pression, une substance crémeuse.La tumeur ci-haut décrite consiste en un épithélioma pavimenteux stra- Figure 4.\u2014 Radiographie récente (premier cas).tifié qui infiltre la paroi bronchique et s\u2019étend un peu dans le tissu pulmonaire de voisinage.Le tissu pulmonaire présente un infiltrat inflammatoire chronique.Cinq ganglions sur 16 sont envahis par la tumeur.Commentaires et discussions : Ce malade prit six mois avant de se rendre à la thoracotomie.Peut- être en aurait-il pris davantage s\u2019il n\u2019avait manifesté le désir de dissiper Avril 1961 LAavAaL MÉDICAL 449 tout doute dans nos esprits.Ce cas illustre bien l\u2019importance des radiographies pulmonaires.Une tumeur qui pousse à l\u2019intérieur d\u2019une bronche segmentaire finit par l\u2019obstruer, et à ce moment il se développe un foyer de pneumonite de l\u2019autre côté de l\u2019obstruction.Les antibiotiques peuvent faire régresser ce foyer, ce qui constitue en soi un danger de manquer le diagnostic.En somme tout foyer de pneumonite qui ne disparait pas définitivement après quelques semaines de traitement approprié, doit être considéré comme dû à un cancer intrabronchique jusqu\u2019à preuve du contraire.La bronchoscopie négative ne doit pas exclure la possibilité d\u2019une néoplasie devant une histoire telle de pneumonite récidivante.Nous n\u2019avons pas parlé d\u2019amaigrissement, parce que les symptômes terminaux ou avancés du cancer ne nous intéressent pas dans ce travail.Ce qu\u2019il y a de plus caractéristique dans l\u2019histoire de ce malade, c\u2019est qu\u2019il ne se remet pas d\u2019une simple grippe.Lorsqu'il croit aller mieux, un autre épisode grippal survient.Ces grippes récidivantes doivent être considérées comme très suspectes.Nous avons failli refermer ce malade sans trouver son cancer.Cette pensée nous fait frémir, mais nous a convaincu de l\u2019importance d\u2019une dissection minutieuse, qui en l\u2019occurrence dura près de deux heures avant que nous ne trouvions la lésion.Deuxième cas : Monsieur L., 34 ans Raison de consultation : Ce patient est référé, en mars 1960 au docteur M.Thibeault, du département de radiothérapie pour traitement d\u2019un cancer du poumon diagnostiqué climiquement et radiologiquement à l\u2019extérieur, comme oat cell.Histoire : Le sujet, fume beaucoup depuis 20 ans.Depuis novembre 1959, il se plaint de grippes à répétition avec température, toux et expectorations.En même temps que ses grippes 1l présente des points de côtés. 450 Lavar MeEbpicaL Avril 1961 Depuis 15 Jours ces points ne le quittent pas.II n\u2019a jamais craché de sang.Dernièrement 1l présente de la dyspnée et de l\u2019anorexie.Examen physique : \u2018état général est bon et l\u2019examen ne révèle rien de particulier.La sédimentation est à 63 mm.Figure 5.\u2014 Radiographie pulmonaire prise en décembre (deuxième cas:.A noter une image un peu anormale au hile gauche.Les radiographies apportées par le malade montrent, en décembre (figure 5), une image un peu anormale au hile gauche et, en janvier (figure 6) une légére augmentation de cette image.La bronchoscopie ne révèle aucun processus tumoral.II existe toutefois à gauche beaucoup de sécrétions adhérentes.Une biopsie est pratiquée à la carène secondaire après aspiration.La cytologie des Avril 1961 LavaL MEDICAL 451 sécrétions prélevées démontre la présence de trois cellules néoplasiques.La biopsie bronchique est négative.Une nouvelle radiographie, en mars, soit trois mois après le début, montre une image de pneumonite obstructive au lobe supérieur gauche (figure 7).Une thoracotomie est décidée.à ~ | PL 0 : , Yiae FE LL.PE VE ss So ea SEE Figure 6.\u2014 Radiographie pulmonaire prise en janvier (deuxiéme cas).A noter une légère accentuation de l\u2019image précédente.Nous trouvons à l\u2019intérieur du thorax une masse dans le lobe supérieur.Plusieurs ganglions sont prélevés autour de la bronche, mais ils ne semblent pas pathologiques.Le tissu pulmonaire est sectionné, il s\u2019en écoule du pus.Bien que nous hésitions entre le diagnostic de : : LA 7 \\ pneumonite et celui de cancer, nous décidons de procéder à une lobectomie supérieure gauche. 452 Lava\u2026.MÉDICAI.Avril 1961 Dans ce lobe enlevé le pathologiste confirme la présence d\u2019une néoplasie.Parce que nous avons l\u2019impression que ce cas est plus avancé que le précédent, nous procédons à une pneumonectomie ainsi qu\u2019à une dissection radicale du médiastin.Les suites opératoires furent normales.Le rapport de l\u2019examen histo-pathologique se lit comme suit : Figure 7.\u2014 Radiographie pulmonaire de trois mois montrant une pneumonite obstructive au lobe supérieur gauche (deuxième cas).«Le segment antérieur du lobe supérieur contient un nodule de consistance mollasse et de quatre cm de diamètre.Dans la bronche segmentaire antérieure, immédiatement après sa division, la muqueuse bronchique est ulcérée sur une distance de un em, et à ce niveau la paroi est modérément épaissie.La pression fait soudre du nodule décrit ci- haut un liquide purulent. Avril 1961 LavaL MEpicaL 453 « L\u2019ulcération décrite ci-haut est de nature néoplasique.La muqueuse à ce niveau est détruite par un épithélioma pavimenteux stratifié.« Le néoplasme est généralement superficiel, mais sur l\u2019un des deux prélèvements il infiltre toute la paroi bronchique, et on retrouve quelques boyaux dans le tissu scléreux juxtabronchique.Il existe un exsudat purulent.Figure 8.\u2014 Radiographie pulmonaire récente (deuxiéme cas).« Un des ganglions prélevés a la région paratrachéale contient un nodule métastatique de quatre mm.» Vu l\u2019envahissement ganglionnaire, il est décidé de soumettre le patient à un traitement par cobalthérapie.Trois semaines après sa libération de l\u2019hôpital Il reçoit, comme malade externe, 5000 r au médiastin.Actuellement, le patient se porte bien (figure 8). 454 Lava\u2026 MÉpicaL Avril 1961 Commentaires et discussion : Ce malade eut une radiographie très tôt dans le cours de sa maladie, mais ce qui est incroyable c\u2019est qu\u2019un diagnostic histo-pathologique de carcinome oat cell fut porté après inspection de la radiographie.De plus, comme séquelle logique on portait aussi un diagnostic d\u2019inopéra- bilité, et ce Jeune homme de 34 ans se voyait condamné à n\u2019avoir comme traitement que la palliation offerte par le cobalt.Grâce à la bonne entente qui existe avec notre département de radiothérapie, ce malade put recevoir un traitement que nous croyons plus riche en chance de survie.Figure 9.\u2014 Radiographie pulmonaire montrant un nodule arrondi dans le lobe inférieur droit (troisième cas).Troisième cas : Monsieur W., âgé de 55 ans Raison de consultation : Une radiographie pulmonaire prise à l\u2019usine a révèlé la présence d\u2019un nodule dans le lobe inférieur droit. Avril 1961 Lavar MÉDICAL Histoire : L'histoire est sans particularité.Il s\u2019agit d\u2019un fumeur moyen.Les radiographies (figures 9 et 10) révèlent la présence d\u2019un nodule arrondi de 4,0 X2,5 em dans le lobe inférieur droit.Il peut donc s\u2019agir d\u2019une lésion néoplasique primitive ou secondaire ou, encore, d\u2019une séquestration intrapulmonaire.Figure 10.\u2014 Radiographie en position latérale (troisième cas).Ce patient nous est référé par son médecin pour une thoraco- tomie.A l\u2019opération, nous trouvons en périphérie du lobe inférieur une masse un peu plus grosse qu\u2019un œuf et très dure.Un prélèvement est fait pour examen extemporané.Il s\u2019agit d\u2019un épithélioma pavimenteux stratifié compatible avec un point de départ broncho-pulmonarre. 456 Lava\u2026 MÉDicaL Avril 1961 Comme aucun ganglion ne semble envahi et que la lésion est très périphérique nous nous contentons d\u2019une lobectomie inférieure droite.Les suites opératoires furent normales.Le lobe inférieur droit contient une masse de 5X4X4 em.Cette tumeur est formée de très nombreuses plages et foyers de cellules tumorales, qui sont composés de cellules pavimenteuses stratifiées différentiées.Sur un prélèvement 1l y a une petite bronche dont l\u2019épithélium est en partie remplacée par de la tumeur.Les ganglions prélevés sont indemnes de tumeur.Commentaires et discussion : Ce cas illustre bien la grande utilité des radiographies en série dans les usines.Il montre aussi qu\u2019une lésion pulmonaire peut être assez grosse et ne donner aucun symptôme.Il semble plus logique d\u2019avoir une ou deux radiographies pulmonaires par année alors qu\u2019on se sent bien, que d\u2019attendre des symptômes.Et pourtant quel pourcentage de la population est poussé par les médecins vers ces examens ?Il serait même très intéressant de savoir le faible pourcentage des médecins qui subissent une radiographie pulmonaire par année.Conclusions Après avoir vu et étudié ces malades, ainsi que bien d\u2019autres plus avancés, certaines conclusions se présentent à notre esprit : 1.Tous les adultes devraient avoir une radiographie pulmonaire au moins une fois l\u2019an ; 2.La population doit être mise davantage au courant de l\u2019incidence et des premières manifestations du cancer pulmonaire, afin que chacun puisse se présenter plus tôt chez son médecin ; 3.Toute infection pleurale ou pulmonaire chez l\u2019adulte, et particulièrement chez celui qui fume, doit être considérée comme suspecte ; 4, L\u2019emploi de la thoracotomie exploratrice devrait être plus fréquent. À Avril 1961 LavaL MEepicaL 457 Discussion Docteur Robert Caouette : En marge de l\u2019excellent travail du docteur Gravel, Je me permets de rappeler l\u2019histoire d\u2019un cas que le docteur Gravel connaît bien.Il s\u2019agit d\u2019un monsieur de 46 ans, fumeur imvétéré (50 à 60 cigarettes par jour), qui travaillait comme chauffeur de fournaise au charbon, soit dans des conditions tout à fait particulières.Ce monsieur avait toussé un peu toute sa vie.Comme il avait éprouvé une douleur dorsale, le 19 Janvier 1959, 1l avait subi une radiographie pulmonaire qui semblait tout à fait normale, malgré une étude très attentive.Cependant, en dépit de cette radiographie pulmonaire normale le 19 janvier, ce patient décédait le 23 octobre de la même année, soit neuf mois plus tard, d\u2019un cancer généralisé.Ce cas confirme encore le travail du docteur Gravel.Naturellement, quand on obtient une radiographie pulmonaire normale, on est porté à se reposer en toute sécurité, mais je me demande s1 on ne devrait pas répéter les radiographies plus souvent, lorsque la douleur persiste, de même que chez les adultes qui font une pneumopathie quelconque.La reprise de la radiographie après un mois semble désirable, car si on attend deux ou trois mois, il peut déjà être trop tard.Docteur Robert Garneau : Le docteur Gravel a beaucoup insisté sur la radiographie pulmonaire dans le diagnostic précoce du cancer du poumon.Il faudrait peut-être également signaler l\u2019importance de la cytologie des expectorations dans le diagnostic précoce du cancer du poumon.A ce sujet, J'aimerais rappeler que nous avons maintenant à la Faculté de médecine, dans le département d\u2019anatomie pathologique, un cytologiste qui est prêt à faire gratuitement des examens pour n\u2019importe quel médecin qui voudrait envoyer des expectorations, ou n\u2019importe quel produit de sécrétion.Je crois que l\u2019examen cytologique des sécrétions bronchiques ou des expectorations par un cytologiste est très utile dans le diagnostic précoce du cancer du poumon.2) CARDIOTOMIE POUR ABLATION D\u2019UN CATHÉTER INTRAVEINEUX * par Maurice BEAULIEU et J.-A.GRAVEL Institut de cardiologie, Hôpital Laval Les corps étrangers du coeur peuvent être paracardiaques, intra- muraux ou Intracavitaires.La plupart des corps étrangers intra- cavitaires sont des projectiles (balles, éclats d\u2019obus ou de grenade, etc.) qui, à bout de course sont demeurés libres dans l\u2019une des cavités cardiaques.Dans la littérature (1) on rapporte aussi quelques cas isolés où un fragment de projectile, après pénétration distante, par exemple à un membre, est parvenu aux cavités du coeur droit par le système veineux à la façon d\u2019une embolie.En 1954, Turner et Sommers (3) rapportèrent le passage accidentel d\u2019un cathêter veineux d\u2019une longueur de 22 cm de la veine cubitale droite à l\u2019oreillette droite.II s\u2019agissait d\u2019une femme de 54 ans dont la sévérité de la maladie imposait une thérapeutique intraveineuse prolongée.Au cours d\u2019une période d\u2019agitation, le cathéter disparut.Deux Jours plus tard, la malade décédait.A l\u2019examen postmortem, on retrouva le cathéter dans l\u2019oreillette droite.En 1958, Mustard et Trusler (2) rapportèrent le passage d\u2019un cathéter veineux d\u2019une longueur de 18 cm de la veine cubitale gauche à l\u2019oreillette droite.Il s\u2019agissait d\u2019une jeune fille de dix ans qui a \u2018ait subi une simple appendicectomie.Un petit tube de polyéthylène avait * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 26 janvier 1961. Avril 1961 LAvAL MÉDICAL 459 été introduit dans la veine à la phase préanesthésique.Dès son retour à sa chambre, la malade présenta une période d\u2019agitation.L\u2019aiguille d\u2019adaptation se sépara du cathéter veineux et ce dernier disparut.L\u2019exploration des veines humérale et axillaire gauches s\u2019avéra négative.On procéda à une thoracotomie droite 25 jours après l\u2019appendicectomie.Le cathéter veineux fut trouvé dans l\u2019oreillette droite, d\u2019où 1l fut retiré.A l\u2019exception d\u2019une distension jugulaire bilatérale observée au cours des quelques Jours suivants, les suites opératoires furent normales.Notre malade est une femme de 48 ans qui fut hospitalisée pour hypertension paroxystique.Le 14 novembre 1958, on procédait a ablation d\u2019un phéochromocytome.A la phase préanesthésique, un cathéter veineux avait été introduit par méthode percutanée dans une veine du coude droit.Le lendemain matin, soit le 15 novembre 1958, on décidait de procéder à un bilan électrolytique.Au moment de la prise du sang, on constatait la disparition du cathêter intraveineux.En ce même Jour, on procéda à une exploration des veines du bras droit.Le cathéter ne fut pas retrouvé.Demandés en consultation, nous avons émis l\u2019opinion d\u2019une migration du cathéter vers les vaisseaux centraux ou plus probablement vers les cavités du coeur droit.Le 23 novembre 1958, la malade est admise à l\u2019Institut de cardiologie.L\u2019état général est bon.La température est normale.Le pouls est régulier à 88 à la minute.La tension artérielle est un peu élevée avec une systolique à 160 mm de Hg et une diastolique à 100 mm de Hg.La fréquence respiratoire est de 28 à la minute.L\u2019auscultation cardiaque ne révèle rien d\u2019anormal.Une investigation radiologique incluant une tomographie ne parvient pas à localiser le cathéter.Le 29 novembre 1958, sous anesthésie générale, on expose la veine axillaire droite.A la suite de cette exploration infructueuse, on procède immédiatement à une thoracotomie droite.On entre dans la cavité thoracique par le lit périosté de la cinquième côte.Après avoir reclmé le poumon, on incise le péricarde immédiatement en avant et parallèlement au phrénique droit.Extérieurement, le coeur apparaît normal.Le rapprochement l\u2019une sur l\u2019autre des parois de la veine cave supé- ricure (ou de la région attenante de l'oreillette droite) entre le pouce et l\u2019index permet de facilement percevoir le cathéter.On glisse le 460 Lavar.MÉDICAL Avril 1961 cathêter contre la paroi externe et on place un clamp vasculaire en latéralité de façon à exclure simultanément une portion de la paroi et un segment du tube.Après incision, le tube est saisi à l\u2019aide d\u2019une pince.Un simple relichement temporaire du clamp vasculaire permet de retirer le tube en entier.L\u2019incision à la jonction atriocave est ensuite fermée par un surjet a la soie 00000.Après fermeture partielle du péricarde, on insère un drain thoracique et on ferme la paroi.Les Figure 1.\u2014 Localisation du cathéter veineux.suites opératoires sont normales.La malade n\u2019a présenté aucune autre difficulté résultant de cet incident fâcheux.Actuellement, son état général est excellent.L\u2019indication de l\u2019ablation d\u2019un corps étranger du coeur varie avec sa nature, ses dimensions et sa localisation.En ce qui concerne les corps étrangers intracavitaires, on sait que certains peuvent être assez bien tolérés.Cependant, cette localisation comporte habituellement Avril 1961 Lavar MEpicaL 461 le danger de complications comme la migration, la thrombose, l\u2019embolie, l\u2019ulcération des parois myocardiques et l\u2019endocardite bactérienne.Aussi, la grande majorité des cas de corps étrangers cardiaques intra- cavitaires doivent être enlevés dans le plus bref délai.Dans le cas de Turner et Sommers (2), le bout proximal auriculaire du cathêter avait causé une nécrose de la paroi (avec thrombose murale) de deux cm de diamètre.Dans le cas de Mustard et Trusler (3), on a constaté à la Jonction atrio-cave un épaississement de la paroi avec œdème.Chez notre malade, on n\u2019a relevé aucune lésion.Figure 2.\u2014 Cathéter veineux retiré du coeur droit.L\u2019insertion de cathéter intraveineux par une technique percutanée est devenue récemment populaire.Cette méthode a de nombreux avantages.Cependant, notre observation souligne bien un de ses dangers.L\u2019embolisation est d\u2019autant plus à craindre que le cathéter est petit et que la veine est de gros calibre.II semble superflu d\u2019insister sur la nécessité de bien fixer le cathéter à la peau.Préalablement à cette fixation, 1l est sage d\u2019enrouler le tube a la façon d\u2019une boucle ou, mieux encore, de pratiquer un noeud lâche dans le tube.BIBLIOGRAPHIE 1.Ganz, P., Zentralbl Chir., 79 : 1560, 1954.2.TRUSLER, G.A., et MusTARD, G.A., Canad.M.A.J., 79 : 558, 1958.3.Turner, D.D.et Sommers, S.C., New England J.Med., 251 : 744, 1954. CONSIDÉRATIONS SUR LA MOBILISATION DE L\u2019ÉTRIER par Majella CAUX assistant au département d\u2019oto-rbino-larvngologie de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement L\u2019otosclérose a toujours intrigué les otologistes.Les multiples théories apportées à l\u2019explication de son étiologie et l\u2019échec de la thérapeutique née de ces diverses hypothèses, établissent hors de tout doute que dans ce domaine aussi la lumière n\u2019est pas complète et qu\u2019il reste encore beaucoup à faire.Conscients de leur impuissance à toucher du doigt la cause de l\u2019oto- sclérose, les chercheurs se sont attaqués à son symptôme le plus manifeste : la surdité.Les diverses médications locales et générales, les manœuvres directes sur l\u2019appareil auditif (tels les insufllations tubaires, les massages du tympan, etc.), l\u2019électricité médicale et les diètes n\u2019ont pas donné les résultats anticipés quand 1l s\u2019est agi de l\u2019otosclérose vraie.Les interventionnistes, eux, révalent depuis longtemps d\u2019agir chi- rurgicalement sur la lésion.La petitesse des osselets, la profondeur anatomique de l\u2019oreille moyenne, et les infections secondaires les forçaient, les uns après les autres, à abandonner la chirurgie.L\u2019apparition des antibiotiques et l\u2019utilisation du microscope chirurgical spécialement construit pour les interventions auriculaires permirent la re- Avril 1961 Lava\u2026.MÉDiCAL 463 prise de la copho-chirurgie.Les techniques chirurgicales abondèrent.De la mobilisation simple de l\u2019étrier avec toutes ses modifications, on s\u2019est rendu à l\u2019ablation de l\u2019osselet, remplacé par une greffe muqueuse, veineuse ou adipeuse, associée à une prothèse métallique ou plastique.De tous ces travaux sont sorties d\u2019abondantes précisions sur la technique chirurgicale et sur ses résultats immédiats ou lointains.Mais A il reste encore du chemin à parcourir et l\u2019unité de pensée est loin d\u2019être faite sur cette question.La difficulté première réside dans le fait qu\u2019il nous est impossible de bien savoir à l\u2019avance et de façon exacte, ce que nous trouverons en ouvrant l\u2019oreille.Évidemment l\u2019anamnèse et un examen méticuleux nous permettront de préciser certaines lésions différentes de l\u2019otosclérose, à l\u2019origine elles aussi de la surdité.Nous pouvons par exemple diagnostiquer une obstruction tubaire, une perforation du tympan, une otite chronique, ou d\u2019autres entités pathologiques qui demandent telle thérapeutique ou sollicitent telle technique chirurgicale.Mais quand 1l s\u2019agit d\u2019otosclérose, il est pratiquement impossible de définir à l\u2019avance la position de la lésion, son étendue, son état d\u2019évolution, et son action sur les régions anatomiques voisines.L'histoire de la surdité, sa durée, l\u2019âge du malade, la courbe audiométrique sont des jalons qui servent à édifier dans notre esprit le type de lésion auquel nous semblons avoir affaire.Mais cette représentation mentale est souvent Infirmée par l\u2019examen à ciel ouvert et, sous l\u2019œil vigilant du microscope chirurgical, nous pourrons préciser l\u2019état de la lésion et, à ce moment surtout, la technique à employer.L\u2019entrevue que nous avons avec notre patient avant l\u2019opération, l\u2019exposé de l\u2019importance de sa maladie et des résultats à espérer sont un \u2018I: r r f complexe de probabilités basé sur ce que nous présumons trouver.A l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, où nos premières mobilisations de l\u2019étrier remontent de juillet 1958, nous avons fait fluctuer notre technique au rythme de l\u2019évolution générale de ces procédés opératoires.Nos premiers essais furent conduits d\u2019après la méthode de Rosen en appliquant les instruments au niveau de la tête ou du col de l\u2019étrier.Puis rapidement nous sommes intervenus directement sur la platine en utilisant Jes diverses techniques de mobilisation, de fracture, de fenestra- 464 Lavar MÉDICAL Avril 1961 tion de la platine, d\u2019ablation de l\u2019osselet, ce dernier remplacé par une greffe et un tube de polyéthylène, ete.Nous n\u2019avons pas spécialement sélectionné nos cas et l\u2019opération était proposée quand, à notre avis, elle pouvait être de quelque secours au malade.À la suite de beaucoup d\u2019auteurs, nous avons noté la prédominance du foyer sclérotique à la commissure antérieure de la fenêtre ovale.Mais nous avons aussi noté que ce processus s\u2019étend de la périphérie vers le centre de la platine qu\u2019il n\u2019atteint que plus tard.Lorsque la lésion est plus avancée, la platine s\u2019épaissit et la fenêtre ovale commence elle-même parfois à se combler.Parmi nos cas opérés, nous avons pu ainsi observer un malade dont la fenêtre ovale était complètement remplie par l\u2019os pathologique.Seule la tête de l\u2019étrier émergeait légèrement entre le promontoire et le facial.Nous avons de même été surpris du grand nombre de branches de l\u2019étrier adhérentes au promontoire alors même que l\u2019otospongiose n\u2019avait par l\u2019air tellement avancée.En général, la libération de ces branches est facile.Ce qui nous a frappé aussi, ce sont les nombreux cas qui rappor- talent dans les années précédentes, des réactions inflammatoires de leur oreille moyenne.Nous avons trouvé des bandes ou des voiles adhéren- tiels unissant les osselets entre eux et au promontoire.Dans d\u2019autres cas, l\u2019oreille moyenne était remplie d\u2019un tissu fibreux très dense et très adhérent, au milieu duquel il nous était difficile de retrouver les osselets et de les isoler.Presque tout le temps, cette fibrose est associée à l\u2019otosclérose.Mais il est arrivé qu\u2019après avoir libéré l\u2019oreille moyenne, la fenêtre ronde, la trompe d\u2019Eustache et les osselets, nous avons trouvé un étrier parfaitement mobile, sans aucune évidence d\u2019otospongiose.L\u2019ablation du tissu fibreux entraine une amélioration nette de l\u2019audition.Par malheur, surtout quand 1l est très abondant, 1l a tendance à se reformer avec le temps, en dépit de l\u2019utilisation locale ou générale de toute thérapeutique, v compris les stéroïdes (figure 1).Nous avons trouvé aussi des anomalies congénitales importantes.C\u2019est ainsi que chez une jeune fille de 18 ans, dont l\u2019oreille gauche présentait une importante surdité de conduction avec courbes audiomeé- Avril 1961 465 LavaL MÉDICAL triques d\u2019otosclérose, nous avons eu la surprise d\u2019observer une anomalie anatomique prépondérante.Le tympan et le marteau étaient normaux.Mais la longue branche de l\u2019enclume était réduite à un long filament fibreux et élastique, qui s\u2019articulait à un étrier très petit dont les branches étaient filiformes et mollasses au niveau d\u2019une fenêtre ovale beaucoup plus petite que normalement.L'autre oreille entendait parfaitement bien.AUDIOGRAMME Maico NOM NM.J.Fr DATE PAR 250 1000 4000 OREILLE t GAUCHE | DROITE BLEU ROUGE 10 x O 0 face] O 2 GAUCHE DROITE 80 S.R.T.OSSEUX \u2014 30 MASQUÉ < > (à MASQUE [LP = a |INTENS.om | MASQUE .oO , .uw AMA % DE PERTE o G D_: | coms ___ = | OREILLE w + œ w a 90 = a 100 T.D.FRÉQUENCES 750 1500 3000 6000 12.000 Figure 1.\u2014 Audiogramme : Oreille moyenne remplie de tissu adhérentiel très dense, sans otosclérose.Ablation totale du tissu fibreux et libération des osselets.Cortisone.Légende : Les triangles représentant la conduction osseuse, le trait plein, la conduction aérienne avant l\u2019opération et le trait pointillé, la conduction aérienne quatre mois après l\u2019opération.L\u2019anomalie peut étre aussi posttraumatique.Nous avons opéré une femme qui se plaignait de surdité progressive gauche depuis plusieurs années, avec aggravation à la suite d\u2019un accident de voiture.Il existait bien un foyer d\u2019otospongiose, mais l\u2019enclume était luxée en avant et reposait sur la branche antérieure de l\u2019étrier où elle se trouvait soudée par un bourrelet d\u2019adhérences fibreuses.Par contre la tête de l\u2019étrier et sa surface articulaire étaient recouvertes d\u2019une muqueuse parfaitement saine, preuve qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un traumatisme ancien, probablement souffert lors de l\u2019accident d\u2019automobile.Nous avons avivé la 466 Lava\u2026 MÉDICAL Avril 1961 surface articulaire normale de la tète stapédienne, nous avons libéré l\u2019enclume de son attache artificielle, nous avons replacé l\u2019osselet dans sa position régulière et nous avons complété en attaquant le foyer oto- scléreux (figure 2).La difficulté de préciser avant l\u2019opération les modifications anatomiques susceptibles d\u2019être rencontrées se confirme par les trouvailles faites au cours des interventions bilatérales chez le même individu.AUDIOGRAMME Maico NOM MmE.P.L.DATE PAR 125 250 500 1000 2000 4000 8000 \u201410 OREILLE GAUCHE | DROITE NOR- BLEU ROUGE MAL 0 x O AIR + weve D |A ossEUX| \u2014\u2014\u20141T\u2014\u2014\u2014 30 MASQUE Fig.4 ! 0.5 1.0 Concentration en ninhydrine en g/100 Figure 4.\u2014 Effet de la concentration de la ninhydrine sur la coloration d\u2019un mélange de 22 acides aminés.réfrigérateur rejoint presque celle de la coloration faite à la température de la chambre.Pour obtenir ces résultats, des taches contenant dix meg d\u2019acide aminé furent imprégnées dans deux papiers à chromatographie.L\u2019un fut placé au frigorifique (10°C.) et l\u2019autre dans une hotte à la température de la chambre (24°C.).Cinq minutes après l\u2019application de la ninhydrine, la couleur commençait à apparaître sur le papier placé dans la hotte, Avril 1961 tandis qu\u2019au froid la coloration ne commençait qu\u2019au bout d\u2019une heure et demie.Si on élève trop la température, comme lorsqu\u2019on chauffe le chromatogramme avec une lampe à rayons infrarouges, le fond du papier à chro- LavaL.MÉDICAL TasLeau VIII Effet de la lumière sur la coloration des acides aminés ACIDES AMINÉS DENSITÉ OPTIQUE (TRIPLICATA) FOURNIE PAR DES COLORATIONS D\u2019ÉGALES DURÉES SUR DES ÉCHANTILLONS IDENTIQUES Ornithine.Proline.Phénylalanine.Cystine.Acide glutamique.Histidine.Tryptophane.Glutamine.Citrulline.Valine.Tyrosine.Taurine.Acide aspartique.Arginine.Méthionine.Lysine.Glucosamine.A la lumière A la noirceur 0,055 0,055 0,008 0,005 0,060 0,030 0,018 0,020 0,060 0,060 0,050 0,050 0,015 0,015 0.100 0,100 0,055 0,045 0.100 0,090 0,100 0,100 0,075 0,065 0,110 0,105 0,020 0,005 0,060 0,062 0,040 0,040 0,040 0,035 0,075 0,080 0,090 0,090 0,050 0,050 0.030 0.030 matographie devient coloré avec une intensité variable suivant la durée du chauffage et les régions du papier chauffées.rature de la chambre a l\u2019avantage de n\u2019exiger aucun travail technique et de donner un chromatogramme dont le fond n\u2019est pratiquement pas coloré.La coloration a la tempé- 0.3 OPTIQUE O N DENSITE o 0.3 OPTIQUE 0.2 DENSITE 0.1 Lavar MegébpicaL Avril 1961 [ i SERINE | L N e-t-*-8-2-0-0-0\u20140 © yy T-24°C ./ \\o-e-0-0-o \"°° T=10°C e\u201d 1 A toad ra ead vara by va a bee aad 10 20 30 40 hrs.DUREE DE LA COLORATION THREONINE rrr rrr rT TTTTT T=28°C _\u2014-0\u2014- 0-9-0-0-0-0-8 » o-0-0-0-¢ oo\" T =10°C ~~ TT ° ev dv vr un La un ni Lars 1 L'an nn 8 10 20 30 40 hrs.DUREE DE LA COLORATION Figure 5.\u2014 Effet de la température ambiante sur la coloration des acides animés. Avril 1961 LAvAL MÉDicaL 547 L\u2019humidité affaiblit la coloration et retarde son apparition, probablement parce qu\u2019elle empêche les gaz dégagés par la réaction de se libérer.Il est à noter que la solution de ninhydrine dans l\u2019acétone est relativement stable, car elle donne les mêmes résultats au bout de deux mois et plus (tableau X): Après huit semaines elle commence à colorer moins fortement.On doit cependant s\u2019assurer qu\u2019elle ne change pas de couleur, ce qui indique un changement de PH.La ninhydrine est jaune en milieu légèrement acide et devient de plus en plus brune lorsque le pH s\u2019élève.TaBLEAU IX Effet de la température sur la coloration des acides aminés COLORATION FAITE a 24°C.COLORATION A 10°C.DURÉE DE La LECTURE EN TRIPLICATA LECTURE EN TRIPLICATA COLORATION (D.0.) (D.0.) 1 h.0,055 0,065 0,070 0,000 0,000 | 0,000 2h.0,085 0,075 0,095 0,010 0,015 0,010 3h.0,095 0,090 0,095 0,018 0,018 0,018 4 h.0,098 0,110 0,115 0,025 0,030 0,030 5h.0,110 0,120 0,112 0,050 0,040 | 0,040 24 h.0,130 0,110 0,110 0,090 0,080 0,070 48 h.0,105 0,130 0,095 0,110 0,118 0,110 Des taches contenant dix mcg de valine furent imprégnées dans deux papiers a chromatographie.L\u2019un fut placé au frigorifique (10°C.) et l\u2019autre dans une hotte à la température de la chambre (24°C.).Cinq minutes après l\u2019application de la ninhydrine, la couleur commençait à apparaître sur le papier placé dans la hotte, tandis qu\u2019au froid, la coloration ne commençait qu\u2019au bout d\u2019une heure et demie.4.Elution des acides aminés colorés: L\u2019élution des taches d\u2019acides aminés révélés semble avoir rebuté ceux qui utilisent la chromatographie sur papier, parce qu\u2019on craignait des pertes et parce qu\u2019elle prolonge l\u2019analyse.Le densitomètre a été utilisé la plupart du temps pour cette opération parce qu\u2019il est beaucoup plus rapide.Comme l\u2019exactitude de cet intrument est fort aléatoire, étant donné que l'intensité de la coloration varie suivant la forme, la grandeur, la résolution et la disposition des taches, et que les résultats 548 Lavar MepicaL Avril 1961 obtenus sont par suite peu consistants, les procédés d\u2019élution ont paru plus sûrs et leur utilisation a donné des résultats d\u2019une précision très satisfaisante comme le démontrent les résultats du tableau XI obtenus avec trois échantillons d\u2019un même patient.Les acides aminés colorés par la ninhydrine sont solubles dans l\u2019eau, l\u2019alcool à 95 pour cent et l\u2019acétone à 50 pour cent.Les intensités de colo- TABLEAU X Stabilité de la solution de ninbydrine DENSITÉ OPTIQUE DE LEUR CONCENTRATION A LA NINHYDRINE (MOYENNE DE 3 ESSAIS) ACIDES AMINÉS (10 mcgm) Solution Après Après fraîche 30 jours 60 jours Proline.CL 0,0088 0.0088 0,0044 Cystine.0,0177 0.02C0 0,0177 Histidine.111111111101 0,0505 0,0500 0.0505 Glutamine.0,1024 0.1000 0,0942 Leucine.0,1024 0.099 0,0915 Citrulline.0,0808 0.080 0,0808 Tyrosime.1101111111 0,0132 0,0140 0,0132 Sérine.11111111 LL 0,041 0,0410 0,041 Arginine.0 00e 0,0757 0,0760 0,0757 Phénylalanine.0,0655 0,0660 0,0315 Acide glutamique.0,0605 0,0600 0.0605 Tryptophane.0,0177 0,0180 0,0177 Glycine.1112 2111111202 0,0555 0,0600 0,0475 Alanine.0,0969 0.0900 | 0,0915 | ration et, du même coup, le pouvoir dissolvant obtenu en éluant des quantités égales d\u2019acides aminés au moyen de volumes égaux de ces trois solvants, ont été comparées.En répétant ces comparaisons il fut constaté que les intensités obtenues en éluant avec l\u2019eau des taches 1den- ques donnaient des lectures très variables.Ces variations furent attribuées au pH de cet éluant.L\u2019élution d\u2019une série de taches identiques de valine avec de l\u2019eau à des pH variables a permis de constater qu\u2019un Avril 1961 Lavar.MÉDICAL 549 TABLEAU XI Accord de chromatogrammes préparés en triplicata DENSITÉ OPTIQUE ACIDES AMINÉS Premier Deuxième Troisième échantillon échantillon échantillon Acide aspartique.0,009 0,009 0,009 Cystine.0,027 0,027 0,025 Ornithine.0,007 0,005 0,010 Acide glutamique.0,043 0,050 0,045 Glycine.Ce 0,022 0,022 0,024 Sérine.Ce 0,022 0,018 0,018 Taurine.0,013 0,011 0,010 Acide cystéique.LL.0,004 0,004 0,004 Glucosamine.112121120000 0,004 0,004 0,004 Glutamine.0,081 0,061 0,075 Alanine.0,081 0,081 0,081 Valine.0,032 0,036 0,030 Phénylalanine.0,046 0,048 0,046 Taurine.0,004 0,004 0,004 Tyrosine.0,009 0,009 0,009 Thréonine.0,007 0,004 0,007 pH acide ou trop alcalin fait disparaitre la coloration.Cette coloration passe du bleu violet au jaune lorsque le pH varie entre une faible acidité et une faible alcalinité.Il en résulte une courbe présentant un maximum d\u2019intensité entre un pH de 6,5 à 7,5 comme l\u2019indique la courbe de la figure 6.Dans ces conditions, l\u2019eau fut tamponnée avec 0,5 pour cent d\u2019acétate de sodium pour donner un pH final entre 6,5 et 7,5.Cette solution fut comparée avec l\u2019alcool à 95 pour cent et l\u2019acétone à 50 pour cent au point de vue de la valeur élutive.Les colorations fournies par 20 mcg de glutamine et lues à une longueur d\u2019onde de 550 millimicrons après une heure d\u2019élution par ces trois solutions n\u2019ont pas montré de différence significative comme le démontre le tableau XII.Dans l\u2019alcool, la teinte de l\u2019acide aminé passait au rouge cramoisi, dans l\u2019acétone elle devenait Lavar MÉDicaL Avril 1961 3 eo 9-0 = / eee.° / © 2 / \u2018nn c 005 r © © [0 © n 2 = > \u2014_\u2014e\u2014e-e-\u2014e 1 2 4 6 8 10 12 pH Figure 6.\u2014 Effet du pH sur la coloration des acides aminés.bleu-violet, tandis que dans la solution tampon elle restait la même que sur le papier élué.II est donc préférable d\u2019employer l\u2019eau tamponnée.La concentration de l\u2019acétate de sodium ne doit pas dépasser 0,5 pour cent car à des concentrations supérieures, l\u2019acétate de sodium produit un pH alcalin qui modifie la teinte de certains acides aminés et les fait devenir jaunes.TABLEAU XII Colorations des éluats obtenus avec différents solvants DENSITE OPTIQUE DES ELUATS DtREE D ELUTION | Eau Alcool | Acétone tamponnée a 95¢ | a 509% 15 minutes.0,16 0.17 0,17 30 minutes.211111111200 0,17 0,17 0,17 45 minutes.1 221112001000 0,17 0.18 | 0,17 60 minutes.Ce 0,17 0.18 ; 0.17 90 minutes.0,17 0.18 0,17 120 minutes.LL LL LL LL 0,17 0.17 0.17 150 minutes.0,17 0.17 0.17 VI VI a Avril 1961 Lavar MÉDICAL 5.Longueur d\u2019onde optimum : Les courbes d\u2019absorption ont été établies au moyen d\u2019un: appareil à enregistrement continue, Beckman DK2, Elles varient peu dans leur allure générale pour les différents acides aminés étudiés bien que l\u2019absorption soit quantitativement différente.A l\u2019exception de la proline ces courbes exhibent un maximum d\u2019absorption pour une longueur d\u2019onde ACIDES AMINES DU SERUM ror wo, dL ORNITHINE 1 vor VALINE m LYSINE 20 70 sol PROLINE 70 so ror so 30 50 3 1 À 4 10 1 1 4 Jo À A 1 100 PHENYLALANINE 100.LEUCINE neo.TAURINE 3 60 60 70 70 4 1 A 1 40 su 50 1 1 + so L + GLYCINE l-ARGININE ACIDE-GLUTAMIQUE _ACIDE-ASAARTIQUE 100 100 100 100 80 80 a 6 6 £0 +0 40 40 1 1 40 400 800 e uen HISTIDINE 20 TYROSINE eo \u2014\u2014\u2014 0° \u20142\u2014e-e-\u2014e-\u2014 RIN \u2014e\u201400e\u2014\" PHENYLALANINE AC.ASPARTIQUE TAURINE ARGININE SIN GLUTAMINE THREONINE nuls sstsasthtsuntisuhrrnthtiratrnn di nn den ntirata nn ta nn ha ss dis {TTT TTT TTT TTT TTY PT TT vr Trot Figure 9.\u2014 Effet du temps sur la coloration des acides aminés élués.vas TVIICQHIN TVAYT] 1961 [HAV Avril 1961 LavaL MEbpicaL 555 réaction de coloration entre les acides aminés et la ninhydrine.Pour ces raisons, il est impossible d\u2019employer du plasma provenant du sang citraté ou oxalaté.On peut toutefois employer du plasma provenant d\u2019un sang contenant de l\u2019héparine en poudre.Comme les acides aminés augmentent lorsque le sérum n\u2019est pas frais ou s\u2019il est prélevé après un repas, il faut employer du sérum ou du plasma frais et prélevé à jeun.Cependant, le sérum séparé des globules peut Être conservé au réfrigérateur pendant 24 heurs sans changement 1m- portant de la teneur en acides aminés, comme le prouve le tableau XIII.TABLEAU XIII Stabilité des acides aminés du sérum sanguin DENSITÉ OPTIQUE FOURNIE PAR LE CHROMATOGRAMME ACIDES AMINÉS Sérum frais Sérum après 48 h.à la glacière Acide aspartique.0,013 0,013 Cystine.0,012 0,010 Ornithine.0,011 0,020 Acide glutamique.0,044 0,036 Glycine.0,024 0,028 Taurine.0,019 0,018 Glucosamine.0,016 0,018 Acide cystéique.0,022 0,030 Glutamine.0,041 0,048 Alanine.0,140 0,130 Tyrosine.0,025 0,020 Valine.0,044 0,046 Phénylalanine.0,054 0,065 Proline.0,010 0,009 Sérine.0,015 0,015 Thréonine.0,011 0,010 Arginine.0,005 0,005 Citrulline.0,012 0,008 Histidine.0,015 0,012 Néthionine-SO.0,003 0,005 556 LavarL MEbicaL Avril 1961 Les méthodes classiques de déprotéinisation à l\u2019acide tungstique ne sont pas utilisables pour la chromatographie sur papier, car elles introduisent des quantités considérables d\u2019électrolytes qui nuisent au développement du chromatogramme et produisent une trop grande dilution pour permettre de récupérer la plupart des acides aminés.Boulanger et Bizerte ont réussi à obtenir les acides aminés sériques à l\u2019état suffr- samment pur en les extrayant du sérum au moyen de l\u2019alcool, puis en dessalant au moyen de l\u2019acétone chlorhydrique (5).Braun effectua le dessalage au moyen de l\u2019appareil électrique de Consden (18) et Boulanger a par la suite modifié sa méthode pour dessaler au moyen des échangeurs de bases (6).Blass (12) utilise l\u2019acétone chlorhydrique pour extraire les acides aminés de l\u2019urine, tandis qu\u2019Albanese et ses collaborateurs (114) utilisent l\u2019acétone seul.Après avoir obtenu des résultats encourageants avec la méthode de Boulanger, utilisant l\u2019alcool suivi de l\u2019acétone chlorhydrique, nous avons constaté une amélioration sensible en combinant la déprotéinisation, l\u2019extraction et le dessalage en une seule opération.À l\u2019extraction du sérum par l\u2019alcool suivie d\u2019une extraction du résidu d\u2019évaporation de cet extrait par l\u2019acétone chlorhydrique nous avons substitué une seule extraction déprotéinisante à l\u2019acétone contenant juste assez d\u2019acide chlorhydrique pour dissoudre les acides aminés sans entraîner une quantité trop considérable d\u2019électrolytes.Des tentatives effectuées avec de l\u2019acétone contenant des proportions variables d\u2019acide chlorhydrique ont démontré que l\u2019acétone contenant 0,8 ml d\u2019acide chlorhydrique concentré par 100 ml donnait les meilleurs chromatogrammes et était préférable à l\u2019acétone seul.La présence d\u2019acide chlorhydrique donne à l\u2019acétone un pouvoir extracteur supérieur à celui de l\u2019alcool seul ou de l\u2019acétone seul, car certains acides aminés ne sont pas dissous suffisamment par ces deux solvants organiques à l\u2019état pur à moins d\u2019employer des quantités considérables de sérum.Il en résulte alors une diminution de la résolution des taches.Le tableau XIV fait voir la supériorité de l\u2019acétone chlorhydrique sur l\u2019acool seul et l\u2019acétone seul lorsqu\u2019on les utilise pour extraire les acides aminés dans des quantités égales de sérum.Il est impossible d\u2019obtenir avec l\u2019alcool et l\u2019acétone pur une solution aqueuse claire après filtration, tandis que l\u2019acétone chlorhydrique donne un filtrat aqueux parfaitement clair et qui filtre beaucoup plus rapidement que les deux autres. Avril 1961 LavaL MÉDICAL TABLEAU XIV Chromatogrammes fournis par différents solvants extracteurs avec le même sérum DENSITÉS OPTIQUES OBTENUES ACIDES AMINÉS Acétone-NCI Acétone Alcool a 9597 Acide aspartique.0,013 0,000 0,009 Cystine.0,012 0,000 0,000 Ornithine.0,011 0,0C0 0,000 Acide glutamique.0,044 0,007 0,017 Glycine.0,024 0,012 0,020 Taurine.0,019 0,000 0,014 Glucosamine.0,016 0,000 0,018 Acide cystéique.0,022 0,000 0,000 Glutamine.0,041 0,000 0,033 Alanine.0,140 0,010 0,084 Tyrosine.0,025 0,000 0,015 Valine.0,044 0,015 0,040 Phénylalanine.0,054 0,020 0,056 Proline.0,010 0,000 0,014 Sérine.0,015 0,000 0,008 Thréonine.0,011 0,000 0,000 Arginine.0,005 0,000 0,004 Citrulline.0,012 0,000 0,000 Les chromatogrammes fournis par l\u2019extraction à l\u2019alcool et à l\u2019acétone pur manquent de plusieurs acides aminés.Le chromatogramme alcoolique ne contient pas de citrulline, de thréonine, d\u2019ornithine, de cystine et d\u2019acide cystéique, tandis que le chromatogramme fourni par l\u2019acétone pur ne contient que la phénylalanine, la valine, l\u2019alanine, la glycine et acide glutamique, en quantités très faibles.L'alcool dissout aussi plus de sels et de graisses que l\u2019acétone chlorhydrique, car on trouve dans le chromatogramme de son extrait, deux fortes taches jaunes superposées à côté de l\u2019acide aspartique et de la cystine.On note que l\u2019alcool extrait moins d\u2019acides aminés sériques que l\u2019acétone chlorhydrique car les résultats sont plus faibles avec le premier solvant qu\u2019avec le second.Le mélange acétone-HCI doit, de préférence, être frais, car il se polymérise à la longue et rend la filtration et l\u2019évaporation à sec plus difficile, g p p 558 Lavar.MÉDicaL Avril 1961 mais extraction n\u2019est pas très affectée ni la déprotéinisation, comme le démontre le tableau XV.Toutefois on note une tendance de l\u2019acétone vieux à donner des résultats plus faibles.TABLEAU XV Stabilité de l\u2019acétone-HCI comme solvant extracteur COLORATIONS FOURNIES PAR L\u2019EXTRAIT ACETONIQUE AcCIDES AMINES À l\u2019état frais Après 12 jours Acide aspartique.0,009 0,010 Cystine.0,013 0,013 Ornithine.0,018 0,022 Acide glutamique.0,041 0,041 Glycine.0,031 0,036 Serine.i.0,018 0,013 Taurine.0,027 0,022 Acide cystéique.0,046 0,027 Glucosamine.0,036 0,041 Glutamine.0,091 0,018 Alanine.0,078 0,091 Histidine.0,013 0,018 Citrulline.0,018 0,018 Valine.0,060 0,065 Phénylalanine.0,097 0,076 Proline.0,009 0,013 Tyrosine.0,022 0,025 Thréonine.0,013 0,018 D\u2019autre part, la présence d\u2019acide chlorhydrique a cette concentration n\u2019effectue pas d\u2019hydrolyse appréciable des protéines totales.Les extractions faites sur des sérums qu\u2019on a laissé digérer par l\u2019acétone chlorhydrique pendant des périodes de plus en plus longues ne montrent pas l\u2019augmentation des acides aminés qu\u2019on devrait obtenir si les protéines étaient hydrolysées lorsque l\u2019action de l\u2019acide chlorhydrique se prolonge.Le tableau XVI en rend compte. Vi Jl \\O Avril 1961 Lavar MEbpicaL TABLEAU XVI Colorations fournies par des portions de 0,5 ml de sérum extraites pendant des temps variables DENSITÉ OPTIQUE DURÉE D\u2019EXTRACTION APRÈS COLORATION A LA NINHYDRINE ILminute.LL LL a A a a na 0,75 15 minutes.121111 1111 LL LL LL a 0,70 30 minutes.112101 LL LL LL LL ALL 0,70 60 minutes.112100 141 LL LL LA AL aa LL 0,68 120 minutes.11202 0020 L LL La LA Re 0,70 Cependant, certains acides aminés, tels que la glutamine et l\u2019histidine, peuvent être affectés par l\u2019action prolongée de l\u2019acétone chlorhydrique et le tableau XVII en rend compte.On voit que lorsque l\u2019extraction se poursuit plus qu\u2019une minute ou que l\u2019évaporation est prolongée outre mesure, une partie de la glutamine est transformée en acide glutamique tandis que l\u2019histidine peut se transformer ou être déplacée de telle sorte qu\u2019elle se localise tout près de la glycine en donnant une coloration à peu près semblable.L\u2019arginine est aussi affectée par l\u2019acide chlorhydrique et se rapproche alors de la glycine tout en présentant un changement de teinte du rouge-violet au gris-jaunâtre.Ces modifications chromato- graphiques sont illustrées dans la figure 10.Il est donc important de ne pas laisser les acides aminés trop longtemps en contact avec l\u2019acide chlorhydrique.Les tableau XVI et XVII suggèrent de ne pas dépasser une minute pour la durée d\u2019extraction à l\u2019acétone chlorhydrique sans crainte d\u2019une dissolution incomplète.D\u2019après le tableau XVI, l\u2019absence de variations dans les colorations obtenues avec des extractions qui ont duré 1, 15, 30, 60, et 120 minutes démontre qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019hydrolyse des protéines dans ces conditions et que l\u2019extraction des acides aminés par l\u2019acétone chlorhydrique se fait dès la première minute.II n\u2019y a donc pas d\u2019intérêt à la prolonger.En tenant compte de la technique de Boulanger, qui emploie une extraction à l\u2019alcool suivie d\u2019une extraction de l\u2019extrait sec par l\u2019acétone Avril 1961 560 Lavar MÉDicaL I.cms \u2014 20 \u2014I5 -> \u20141j10 - - \\UTAMIQUE Sn EE a | i 1 | 1 | 1 1 1 1 | 1 1 1 TRAJET DU PHENOL cms |5 10 5 TRAJET DU MELANGE LULIDINE\u2014-COLLIDINE Figure 10.\u2014 Effet de HCI sur la localisation de certains acides aminés. Avril 1961 LavaL MÉDicar.561 TABLEAU XVII Effet de la durée de digestion du sérum par l\u2019acétone chlorbydrique DENSITE OPTIQUE MOYENNE ACIDES AMINES PE TROIS SERUMS Digestion Digestion [Deux digestions 1 minute 30 minutes 1 minute Acide aspartique.0,012 0,015 0,010 Cystine.couviniun.0,005 0,003 0,008 Ornithine.0,009 0,002 0,002 Acide glutamique.0,020 0,028 0,018 Sérine.0,025 0,028 0,018 Glycine.0,021 0,018 0,019 Taurine.0,018 0,019 0,010 Glutamine.0,048 0,043 0,045 Alanine.0,075 0,065 0,065 Valine.0,055 0,050 0,050 Phénylalanine.0,045 0,043 0,046 Proline.0,018 0,027 0,015 Tyrosine.0,020 0,017 0,020 Thréonine.0,005 0,008 0,002 chlorhydrique, deux extractions à l\u2019acétone chlorhydrique séparées par une évaporation à sec ne donnent pas de meilleurs résultats qu\u2019une seule.Au contraire, une seule extraction ne cause aucun changement dans la séparation et entraîne une amélioration dans la récupération.Pour plus de sûreté, on élimine tout danger d\u2019erreur dû à un déplacement inusité des taches, en faisant un chromatogramme de contrôle contenant des acides aminés ajoutés.Le tableau XVII compare les résultats obtenus en utilisant deux extractions et ceux obtenus en utilisant une seule extraction.L'efficacité de l\u2019acétone chlorhydrique dans l\u2019élimination des sels est démontrée par le fait que les Rf obtenus avec les acides aminés du sérum sont constants et que la faible quantité de sels non éliminés se concentre en un spot jaune peu intense ayant un Rf qui le place immédiatement à gauche de l\u2019acide aspartique.(À suivre.) (10) ANALYSES Erik CARLSSON, Sumner HOLTZ et Alfred I.SHERMAN.Demonstration of lymph node metastases by pelvic venography.(Mise en évidence de métastases ganglionnaires par la venographie pelvienne.) Am.J.Rænt., 85 : 21-28, (jan.) 1961.Le pronostic dans le cancer du col dépend surtout de l\u2019envahissement des ganglions pelviens.Dans une série de cas traités chirurgicale- ment, on rapporte 65 pour cent de cing ans de survie, si les ganglions sont normaux et 21 pour cent de survie s\u2019il y a envahissement ganglionnaire.L\u2019incidence des métastases ganglionnaires est de 15 pour cent au stage I, 27 pour cent au stage II et de 66 pour cent au stage III.Il n\u2019y a pas de doute que l\u2019irradiation de ces ganglions pelviens peut détruire les métastases qui les ont envahis.Cependant s\u2019il n\u2019existe pas de métastases, l\u2019Irradiation n\u2019est pas nécessaire.S1 les ganglions para- aortiques sont envahis, l\u2019intervention chirurgicale ne peut plus être de grande utilité.Les principaux groupes ganglionnaires envahis par les métastases sont accolés aux vaisseaux pelviens.Ces vaisseaux à paroi mince, dont la pression interne est basse peuvent aisément être déformées et comprimés par des metastases.Les auteurs ont pensé qu\u2019en opacifiant ces structures veineuses, ils obtiendraient des renseignements intéressants dans les cas de métastases ganglionnaires.Pour opacifier ces vaisseaux, on a préconisé l\u2019injection d\u2019une substance opaque au niveau de la moelle osseuse du bassin, cette méthode indirecte ne peut remplacer la méthode directe.Aussi elle a causé des embolies pulmonaires, de l\u2019ostéomyélite.La technique directe employée par les auteurs est la suivante.Par ponction cutanée, dans les veines fémorales, on introduit des cathéters de polyéthylène jusque dans les veines iliaques externes.Le bout du cathéter se trouve à environ dix cm de la jonction des veines 1liaques interne et externe.Vingt-cinq cm3 d\u2019hypaque à 25 pour cent sont simultanément injectés dans les cathêéters introduits de chaque côté et des radiographies en série sont prises.Cet examen se fait en deux stages, un sans compression de la veine cave inférieure et l\u2019autre avec compression.II est facile, se fait sans encombre et les auteurs ne rapportent pas de complication.Sans compression on obtient un tracé des veines iliaques externes, de l\u2019iliaque commune et de la veine cave inférieure.Avec compression, ily a reflux dans les iliaques internes jusqu\u2019au niveau des valvules compétentes. Avril 1961 Lavar MÉDICAL 563 Les signes pathologiques de métastases sont : 1.Une empreinte et une encoche au niveau de la paroi veineuse, ordinairement à la jonction de l\u2019iliïaque interne et externe et dans la région postérieure et latérale de l\u2019iliaque commune ; 2.Le défaut de remplissage d\u2019une veine dû à un flot déficient en direction normale ou à un manque de remplissage rétrograde.L\u2019absence de reflux dans une iliaque interne du côté opposé ou une asymétrie sans démonstration de valve et sans évidence de thrombus est un signe de tumeur ; 3.Le déplacement d\u2019une veine ; 4.Le remplissage d\u2019anastomoses anormales suggère une obstruction veineuse par compression modulaire métastatique.Cet examen est pratiqué par les auteurs avant le début de la thérapie.Dans 23 cas prouvés, 14 n\u2019avaient pas de lésion veineuse visible.Chez 13 sujets, on n\u2019a retrouvé aucune métastase macroscopique ni microscopique.Dans un cas, on a décelé un petit foyer microscopique.Chez les neuf cas dont le vénogramme était anormal, il v avait évidence macroscopique et microscopique d\u2019envahissement ganglionnaire.En conclusion, la vénographie pelvienne est un procédé sans danger et efficace pour l\u2019étude de l\u2019envahissement des ganglions pelviens et le contrôle du traitement radiothérapique.De plus ce procédé permet de donner des doses mieux appropriées et mieux centrées.Robert LEssARD L.R.BARAN.La revanche du traitement plastique aplanissant (T.P.A.).Bull.Soc.franç.dermat.et syphyl., 67 : 565-566, (juin- Juil.) 1960.L\u2019auteur débute en disant que depuis quelque temps déjà il pense à cette communication et qu\u2019un article de Johnson lui a fourni l\u2019occasion d\u2019en parler.Depuis 1955, l\u2019auteur a traité par le traitement plastique aplanissant des angiomes plans, des taches café au lait, une toxinide pigmentaire fixe, des cicatrices d\u2019acné, des cicatrices chéloïdiennes, des mélanoses du dos des mains et des onychomycoses.Des déboires ne lui sont pas venus des onychomycoses faciles à traiter.Quant aux angiomes plans, il prétend avoir eu bien des ennuis, même au cours d'intervention.Il existe, après le traitement, deux complications particulièrement fâcheuses par leur fréquence et leur importance possible.D\u2019abord, l\u2019hyperpigmentation.Le traitement se faisant surtout à la face, l\u2019hyperpigmentation a un effet déplorable.Ensuite, les chéloïdes, qui sont gênantes et même vexantes selon auteur, surtout si par le traitement aplanissant on a voulu traiter une cicatrice chéloïdienne.Même les préparations cortisoniques n\u2019ont pas empêché l\u2019apparition de chéloïde.(12) 564 LavarL MEbicaL Avril 1961 À côté de ces deux complications majeures, deux incidents particuliers peuvent survenir.Le premier, c\u2019est l\u2019apparition de placards cyanotiques à l\u2019occasion du traitement plastique de mélanoses de la face dorsale des mains.Ces placards disparaissent à la pression ou s\u2019atténuent dans la position commode des mains en l\u2019air.Le second fut l\u2019apparition d\u2019une zone sclérodermique après traitement d\u2019une pigmentation brunâtre du front.Voici la conclusion de l\u2019auteur : « Au total nous n\u2019hésitons pas à dire que plus on a réalisé de T.P.A.moins on est tenté d\u2019en faire ; c\u2019est là une façon de rejoindre la prudence courageuse de Johnson posant une question qui nous servira de conclusion pouvant nous mettre à l\u2019abri de bien des ennuis : « L'opération était-elle nécessaire ?» _ Émile GAUMOND Hypothermia.British Medical Bulletin, 17 : 1, (jan.) 1961.Le numéro de janvier du British Medical Bulletin traite d\u2019un sujet fascinant et d\u2019importance capitale pour les physiologistes, les biochimistes, les biologistes, les chirurgiens cardio-vasculaires et thoraciques, les anesthésistes, les endocrinologistes, les entomologistes, les pharmaco- logistes et les zoologistes.Tout le numéro est consacré à l\u2019hypothermie.Il comprend quatorze contributions de chercheurs activement engagés dans la recherche en ce domaine.En plus de leur propre contribution originale, ces auteurs font une mise au point des importants travaux qui ont été accomplis par les autres chercheurs dans une période de temps relativement courte, en révélant le mystère de l\u2019hibernation naturelle des mammifères, en indiquant l\u2019importance du champ de l\u2019hypothermie chez l\u2019homme et en présentant les données physiologiques sur les effets de la basse température sur l\u2019organisme.Les auteurs canadiens ont pris une part particulièrement active à ce numéro puisqu \u2018ils ont signé sept des seize communications présentées.Ceci indique bien l'importance du travail expérimental poursuivi au Canada sur les problèmes du froid.Le docteur A.S.Parkes, f.r.s., fut l\u2019éditeur scientifique et le président du comité qui a préparé le numéro.Le docteur O.G.Edholm en a préparé l\u2019introduction.Salt discute le sujet de la résistance des poïkilothermes au froid de façon générale et traite des principes qui ont été établis dans le domaine de l\u2019acclimatation au froid, de la prévention des accidents et de la tolérance au froid.Les plus récents travaux sur l\u2019hibernation des mammifères et des oiseaux ont été revus par Harrison Matthews qui s\u2019intéresse particulièrement à l\u2019induction de l\u2019hibernation, à ses manifestations et aux perturbations physiologiques qu\u2019elle entraîne.Le travail de Fox est consacré aux effets locaux du refroidissement chez l\u2019homme, particulièrement en ce qui concerne le flot sanguin, les muscles, les articulations, les tendons et les nerfs. Avril 1961 LavaL MEbpicaL 565 Le travail de Hart sur les effets physiologiques du froid continu chez l\u2019homme et les animaux prend une importance particulière en ce sens qu\u2019il essaie de clarifier la terminologie actuellement utilisée.II présente un schéma clair pour les diverses expériences concernant les variations de température, particulièrement en ce qui regarde les effets provoqués par la température (acclimatation au froid), les effets climatériques (acclimatisation) et l\u2019adaptation climatérique.Depoca présente les travaux des biochimistes qui ont étudié les perturbations bio- chimiques de l\u2019exposition et de l\u2019acclimatation au froid.En particulier, on a pu démontrer que la production accrue de chaleur chez l\u2019animal maintenu au froid origine surtout de ses muscles, mais qu\u2019il existe cependant de nombreuses modifications de systèmes enzymatiques non nécessairement limitées aux muscles.On observe également des perturbations métaboliques d\u2019importance qualitative et quantitative.Le but du travail de McMillan et Machell est de discuter les techniques habituellement utilisées en hypothermie, que ce soit aux fins cliniques ou pour étude physiologique.Une technique, le refroidissement en surface, est décrite en détails et les avantages et inconvénients des autres méthodes sont exposés.Les chirurgiens cardio-vasculaires et thoraciques apprécieront le travail de Drew sur l\u2019hypothermie profonde en chirurgie cardiaque, dans lequel 1l décrit l\u2019outillage utilisé, les techniques de refroidissement et de réchauffement, les techniques de canulation et de perfusion, les complications postopératoires, etc.Les méthodes satisfaisantes pour la production de l\u2019hypothermie profonde chez les animaux non hibernants sont exposées par Kenyon.Ces méthodes ont prévenu le danger de l\u2019hypothermie ventriculaire irréversible et ont également permis un arrêt circulatoire avec exsanguination complète qui, chez le chien, a pu être prolongé jusqu\u2019à 45 minutes.Cooper fait un plaidoyer pour une certaine uniformité dans le domaine de l\u2019anesthésie, des médicaments et de l\u2019importance de la ventilation artificielle dans sa communication sur la circulation dans l\u2019hypothermie.C\u2019est en s\u2019appuyant sur sa vaste expérience et sur ses études que Fairley cherche à répondre à la question survante : « Dans quelle mesure les activités métaboliques sont-elles perturbées par l\u2019hypothermie ?» Après avoir suggéré une classification de l\u2019hypothermie, Bigelow et Sidlofsky font la revision de nos connaissances actuelles sur les facteurs endocriniens impliqués dans l\u2019hypothermie.Lougheed fait la revision des effets de l\u2019hypothermie sur le système nerveux central et Burn discute de l\u2019influence de la température sur les médicaments, surtout en ce qui concerne le muscle cardiaque.Enfin, la revue de Weiss concerne les effets de l\u2019hypothermie sur la radiosensibilité des mammifères, de même que de leurs cellules et de leurs tissus.Ces revues contribuent à fondre en un seul tout les différents aspects du sujet de l\u2019hypothermie et c\u2019est pourquoi ce numéro du British Medical Journal constitue une source de référence indispensable pour les physiologistes, les anesthésistes, les chirurgiens, les pharmacologistes et les (14) 566 Lavar.MÉDICAL Avril 1961 zoologistes qui travaillent dans ce domaine ; il attire également l\u2019attention sur l\u2019importance du travail qui reste à faire si on veut bien comprendre tous les effets de l\u2019abaissement de la température corporelle chez l\u2019homme.R.BILLY.Traitement chirurgical des tumeurs de la région rolandique.Encycl.méd.-chir., Neurologie, 17315 A\" (1960), 7 pages.Sous la dénomination de tumeurs de la région rolandique, on entend celles qui s'appuient sur le sillon rolandique, c\u2019est-à-dire les tumeurs de la région motrice, certaines tumeurs pariétales, certaines tumeurs frontales mais aussi les tumeurs de l\u2019opercule rolandique et certaines tumeurs proches de la ligne médiane s\u2019étendant sur la région du lobule paracentral.Toutes ces tumeurs ont en commun une série de particularités cliniques, électro-encéphalographiques, anatomo-pathologiques, mais aussi chirurgicales qui tiennent aux rapports existant entre ces tumeurs d\u2019une part et, d\u2019autre part, le gyrus moteur encadré par l\u2019artère pré- motrice et l\u2019artère du sillon rolandique, croisé souvent par les veines rolandiques.D\u2019où les risques particuliers que comporte le traitement chirurgical des tumeurs de cette région, dont le lecteur trouvera une étude détaillée dans ce fascicule de R.Billet C.KOUPERNIK et I.KOROTHOFF.Troubles du développement psychologique et moteur.Encycl.méd.-chir., Pédiatrie, 4101 G# (12-1960), 9 pages.Après un rappel des conceptions générales sur le comportement et ses troubles, en égard à la maturation et au milieu dans lequel se déroule l\u2019enfance, les auteurs décrivent les principaux aspects du développement de l\u2019enfant de 2 à 15 ans : \u2014 développement somatique, \u2014 aspects électro-encéphalographiques, \u2014 évolution de la motricité, \u2014 développement intellectuel, \u2014 évolution du caractère, de la personnalité et de l\u2019affectivité.Puis, ils étudient les trois grandes périodes : âge préscolaire, âge scolaire, adolescence, avec les comportements qui les caractérisent et les aspects psychiatriques propres à ces différents âges.Enfin, à titre illustratif, ils indiquent quelques modes évolutifs en psychiatrie infantile (Evolutions favorables ou défavorables d\u2019états organiques, évolutions conflictuelles, névrotiques, psychotiques, etc.) Avril 1961 LavaL MEpicaL 567 J.HEWITT.Histologie et histochimie de la peau normale.Encycl.méd.-chir., Dermatologie, 12220 A (12-1960), 8 pages.Encore une étude dont l\u2019intérêt ne manquera pas de retenir l\u2019attention de tous les médecins, spécialistes ou non des affections dermato- logiques, aussi bien que des biologistes.Une connaissance des données essentielles de l\u2019histologie de la peau, qui ne peut elle-même se concevoir sans la connaissance des techniques histologiques de préparation et de coloration, est nécessaire pour comprendre l\u2019anatomie pathologique et les mécanismes des lésions cutanées.Cette remarquable étude comprend deux parties distinctes : \u2014 une partie purement histologique, descriptive et topographique ; \u2014 une partie d\u2019histochimie étudiant d\u2019une part les constituants cliniques de la peau, d\u2019autre part les enzymes et leur topographie.F.WORINGER et P.LAUGIER.Dyschromies.Encycl.méd.- chir, Dermatologie, 12280 A'° (12-1960), 16 pages, 9 figures.On entend par dyschromies les modifications pathologiques de la teinte de la peau par des pigments figurés, avant tout la mélanine.Sont envisagés successivement dans ce chapitre : 1° les mélanodermies (généralisées mélaniques, ou d\u2019autres origines) ; 2° les pigmentations régionales ou circonscrites (chloasma, mélanose de Richi, éphélides, etc.) ; 3° les leuco-mélanodermies (vitiligo, leuco-mélanodermies lésionnelles, post-lésionnelles ou artificielles) ; 4° les hypochromies (albinisme, oligophrénie phényl-pyruvique, achromies parasitaires, etc.).__ De brèves indications concernant l\u2019étio-pathogénie, le diagnostic différentiel ainsi que le traitement viennent compléter fort utilement la description clinique de chacune de ces dyschromies.R.BARANDE, R.DIATKINE, S.LEBOVICI, E.KESTENBERG et J.SIMON.Psychothérapies de groupe.Encycl.méd.- chir., Psychiatrie, 37817 A'° (11-1960), 11 pages.La psychothérapie de groupe constitue une innovation dans l\u2019art psychothérapique.Toutes les techniques actuelles de psychothérapie de groupe s\u2019inspirent d\u2019un certain nombre de principes communs d\u2019élaboration récente.(16) 568 Lavar MÉDicaL Avril 1961 L'aspect le plus fondamental de ces techniques est la valorisation particulière de la mise en forme, par l\u2019appartenance à un groupe, de la vie relationnelle de l\u2019individu.Toute psychothérapie de groupe part de l\u2019espoir d\u2019une action élective sur ces éléments relationnels, soit pour modifier suffisamment les relations du malade avec autrui, soit pour obtenir plus profondément un remaniement de sa propre structure.L\u2019étude ici publiée montre les intéressants résultats qui peuvent être obtenus par ces techniques nouvelles.R.BAYET.Psycho-somatique et problèmes chirurgicaux.Encycl.méd.-chir., Psychiatrie, 37490 A'° (11-1960), 8 pages.De multiples affections justiciables actuellement de la chirurgie présentent une composante étiologique affective ou sont liées a des troubles émotionnels dont l\u2019appréciation est indispensable pour une formulation correcte du diagnostic et de l\u2019indication opératoire.En outre, les conséquences de l\u2019intervention, même réussie, débordent parfois son lien d\u2019 application, se répercutent sur l\u2019état mortel et assombrissent le pronostic, même chez des patients paraissant superficiellement indemnes de troubles psychiques.D\u2019où l\u2019intérêt mis en lumière par R.Bayet, de faire procéder quasi- systématiquement à un examen psychodynamique préopératoire et de mettre sur pied, si besoin est, une préparation psychodynamique dans le cas où l\u2019indication d\u2019opération est confirmée, compte tenu des incidences psychiques et somatiques.C, BRISSET.Anthropologie culturelle et psychiatrie.Encycl.méd.-chir., Psychiatrie, 37715 A\" (11-1960), 9 pages.Divers termes ont été proposés pour désigner l\u2019étude des cultures, née de l\u2019évolution des études ethnographiques.Leterme d\u2019 anthropologie culturelle paraît consacré par l\u2019existence d\u2019une École qui a produit d'importants travaux.L\u2019intéressant exposé de Ch.Brisset est centré sur la notion de culture et du rapport nature-culture qui intéresse directement la psychiatrie par ses relations avec le rapport être-milieu, dans les déterminations pathologiques.Ainsi l\u2019anthropologie culturelle, qui s\u2019attache à pénétrer la structure et l\u2019histoire des coutumes, étudie des problèmes essentiellement psycho-sociaux, mais dont d\u2019importantes conclusions peuvent être tirées concernant la pathologie mentale. REVUE DES LIVRES Votre médecin vous parle, par Roméo BOUCHER.Librairie Beauchemin, 1961.Beauchemin vient de publier un recueil des chroniques médicales du docteur Roméo Boucher.Tous ceux et toutes celles qui les ont lues voudront sans doute se procurer ce volume écrit avec autant d'élégance que de science.Le docteur Roméo Boucher, membre de l\u2019Académie canadienne-française, est l\u2019un des intellectuels canadiens les plus en vue.Ses réflexions sur la recherche médicale, sur les couleurs de la peau, sur l\u2019anémie, sur « de petites taches pas comme les autres », sur la migraine, sur certaines tumeurs, sur le problème de la surdité, sur le rhumatisme, sont très au point et les confrères du docteur Boucher auraient intérêt à lire ce qu\u2019il dit du doigt électrique, des doigts en baguette de tambour, des fourmillements dans les mains, des sensations anormales, du syndrome des jambes sans repos.Le drame de l\u2019infarctus du myocarde, la détermination de l\u2019hypertension artérielle, la maladie des directeurs lui fournissent l\u2019occasion de réflexions intelligentes et instructives.Ce qu\u2019il faut savoir des syncopes, du pouls, de l\u2019essoufflement, du crachement de sang, de l\u2019embolire pulmonaire, des troubles du cycle périodique chez l\u2019adolescente, des troubles gynécologiques dus à l\u2019âge des brûlures, de l\u2019obésité et de la maigreur, forment autant de chapitres courts, bien écrits, pleins d\u2019enseignements précieux.Dans la préface de Votre médecin vous parle, le ministre de la Santé de la province de Québec, l\u2019honorable Alphonse Couturier, m.d., felicite le docteur Boucher : « Comme médecin, écrit-Il, je suis convaincu que le public ne saura jamais assez ce que la médecine fait pour lui.Comme chirurgien, ajoute plus loin le docteur Couturier, je suis certain que ce livre va rassurer le malade, qu\u2019il va se sentir mille fois mieux protégé qu\u2019autrefois par les progrès que la chirur- gile a réalisés, depuis deux décennies en particulier.L'intervention chirurgicale qu\u2019il va subir est souvent pour lui une aventure qui va marquer sa vie et son sentiment.S\u2019il faut qu\u2019il la subisse, que ce soit avec confiance et sérénité.Comme ministre de la Santé, conclut le docteur Couturier, je ne peux que remercier les journaux de notre pays qui renseignent le public par la plume de nos meilleurs écrivains, qui savent ce dont notre population a besoin, la façon de tout lui expliquer avec des termes qui lui conviennent et des mots qu\u2019elle comprend.» Charles-Marie BoissoNNAULT (18) 570 Lavar MÉpicaL Avril 1961 De la diagno-thérapie médicale pratique du cancer du rectum, par le docteur Max FILIPPI.Un volume 13X24, de 72 pages, 2 figures, 1960 : 9 nf.Vigot Frères, éditeurs, 23, rue de l\u2019École- de-Médecine, Paris (VI®).À la fonctionnalité classique du cancer du rectum correspond un état organique avancé et l\u2019absence de signe spécifique ne permet pas un diagnostic plus précoce.Il existe néanmoins certains signes non spécifiques, d\u2019allure banale, que le médecin doit discerner dans les doléances du malade et qui comportent une présomption forte d\u2019organicité.L'auteur souligne l\u2019importance de certaines modiffcations de la pneumokinèse des côlons permettant un diagnostic d\u2019alarme.La chimiothérapie du cancer du rectum, malgré qu\u2019elle soit précaire et discutée, comprend, entre autres, la médication arsenicale qui, possédant un effet spécifique, comme le démontre l\u2019auteur, régressif ou suspensif vis-à-vis des petits polypes bénins du rectum, présente une incidence utile dans le néo opéré ou dérivé.La même médication peut être adoptée pour la prophylaxie des néo-formations de l\u2019intestin terminal.La discussion de la genèse de l\u2019épithélioma du rectum est amplement développée et est en faveur de la primauté d\u2019urgence de la thérapie locale.Les Cahiers de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, 1958-1959.Depuis 1946, chaque année, paraissent Les Cahiers de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, un recueil de chroniques médico-hospitalières qui constitue un témoignage Impressionnant de l\u2019activité intellectuelle et médicale qui se manifeste à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.La médecine générale, la chirurgie générale, la gynécologie, l\u2019orthopédie, la dermato-syphili- graphie, la pédiatrie, l\u2019anesthésie, l\u2019oto-rhinolaryngologie, l\u2019ophtalmologie, la radiologie diagnostique et thérapeutique, la chimie clinique et la bactériologie, l\u2019anatomie pathologique y tiennent la plus grande place.Suit un chapitre consacré aux relations et documents paramédicaux.On y relève un bel hommage au docteur Jean-Thomas Michaud, l\u2019un des médecins les plus intelligents et les plus cultivés de sa génération, dont la mort, au matin du 14 février 1959, jetait dans la consternation les médecins et les hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu.Chirurgien habile et compétent, professeur savant, d\u2019une assiduité scrupuleuse aux devoirs de l\u2019enseignement universitaire et hospitalier, collaborateur émérite, 1l laisse le souvenir d\u2019un grand médecin et d\u2019un « ami loyal, toujours disponible, religieusement attaché aux traditions de disciplines et à l\u2019esprit de la vieille institution hospitalière ».Ontrouve également dans le nouveau Cabier de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec trois articles du docteur Emile Gaumond dont le récit d\u2019une opération chirurgicale faite à l\u2019Hôtel-Dieu en 1700 par Michel Sarrazin sur la personne d\u2019une religieuse, Marie Barbier de l\u2019Assomption, première Cana- Avril 1961 Lavar.MÉpicaL 571 dienne à entrer dans la Congrégation.Elle souffrait d\u2019un cancer et le docteur Gaumond raconte en détails l\u2019intervention chirurgicale dont elle fut l\u2019objet.Dans le deuxième article, le docteur Gaumond brosse le compte-rendu d\u2019un congrès de dermatologistes tenu à Alger les 25, 26 et 27 mai 1959.Dans le troisième, intitulé Vues sur Alger et l\u2019Algérie, il nous apporte des renseignements captivants sur ce pays qui tient la manchette dans les dépêches depuis quelques années.Les profanes liront avec profit l\u2019étude du docteur J.-.Pelletier sur La sécurité routière et les déficiences et maladies de l\u2019œil et de l\u2019oreille Ce Cahier contient, en outre, un tableau très complet de la situation actuelle de l\u2019hôpital (l\u2019Hôtel-Dieu) au point de vue administratif, clinique et scientifique.Comme le note à la fin de sa préface, l\u2019honorable Arthur Leclerc, m.d., « Tant qu\u2019il y aura dans la province de Québec des institutions qui s\u2019efforceront d\u2019enrichir notre documentation scientifique, nous pouvons avoir la certitude que la médecine et ses disciplines auxiliaires feront des progrès ».C.-M.BorssoNNAULT Guide pratique d\u2019interprétation radiologique, par R.TRIAL, ancien professeur au Val-de-Grâce, radiologiste au C.M.P.Foch, et A.RESCANIÈRES, professeur au Val-de-Grâce.Publié en trois tomes illustrés de nombreux schémas.I.\u2014 Appareils respiratoire \u2014 Appareil cardio-vasculaire: Un volume (15X24) de VIII-296 pages, 2° édition, 1957, avec 127 figures, cartonné : 18nf.; II.\u2014 Appareil digestif \u2014 Abdomen \u2014 Appareil uro-génital : Un volume (15X24) de VIII-480 pages, 2\u20ac édition, 1960, avec 181 figures, cartonné : 46 nf.; III.\u2014 Os et articulations : Un volume (15X24), illustré, 2° édition, 1960, cartonné : 47 nf.Éditions entièrement refondues, comprenant des compléments, une mise à jour et des chapitres nouveaux.Chaque tome se vend séparément.Vigot Frères, éditeurs, 13, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VI®).Rédigé suivant un plan résolument pratique, le Guide d\u2019interprétation radiologique n\u2019est ni un traité ni un manuel de radio-diagnostic.Tandis que ces ouvrages exposent, à propos de chaque maladie, les Images radiologiques, parfois fort dissemblables, qui la caractérisent, le Guide d\u2019Interprétation adopte la formule inverse : à partir d\u2019une image ou d\u2019un groupe d'images élémentaires, on s\u2019efforce d\u2019arriver au diagnostic de l\u2019affection causale, en s\u2019inspirant du contexte clinique et biologique.Aller « de l\u2019image à la maladie », c\u2019est le souci quotidien du radiologiste devant le négatoscope.Le but essentiel du Guide est donc d\u2019aider le médecin dans l\u2019exploitation rationnelle d\u2019un cliché en lui indiquant ce qu\u2019il faut voir, ce qu\u2019il faut discuter, et ce qu\u2019il faut conclure.(20) 572 Lavar MEeEpicaL Avril 1961 Pour cela, les auteurs décrivent, à propos de chaque organe ou de chaque région, les aspects radiologiques normaux.Ils définissent ensuite les caractères des images élémentaires pathologiques et en discutent la signification pratique.L\u2019analyse minutieuse de ces images, de leurs particularités morphologiques et évolutives, de leur localisation élective, de leur groupement n\u2019entraine que rarement une certitude diagnostique, mais elle suggère un certain nombre d\u2019hypothéses étiologiques que les auteurs précisent.Ils rappellent en même temps les arguments cliniques et statistiques, les examens de laboratoire et les explorations complémentaires, qui orienteront le choix du médecin vers le diagnostic exact.Des tableaux mémotechniques résument les principales discussions diagnostiques posées par chaque image ou par chaque groupe d'images, et la radiopathologie générale propre à chaque organe est rappelée dans une vue d\u2019ensemble.La partie descriptive est illustrée de nombreux schémas, calqués sur des radiographies.L'ouvrage est divisé en trois volumes indépendants : 1.Appareil respiratoire et appareil cardio-vasculaire ; 2.Appareil digestif, abdomen et appareil uro-génital ; 3.Os et articulations.« Vade-Mecum » de thérapeutique infantile \u2014 Formulaire \u2014 Thérapeutique \u2014 Examens de laboratoire \u2014 Alimentation \u2014 Régimes \u2014 Croissance \u2014 Diagnostic et médications thérapeutiques, par G.MOU- RIQUAND), professeur de clinique médicale infantile à la Faculté de Lyon, et D.DECHAVANNE, chef de clinique médicale infantile.Un volume (12X18) de 592 pages, 4° édition, 1960 ; cartonné : 32 nf.Vigot Frères, éditeurs, 23, rue de l\u2019École-de- Médecine, Paris (VI®).L\u2019apparition de nouvelles substances thérapeutiques, la mise en pratique de nouveaux examens de laboratoire nous ont incité à présenter une Quatrième édition de ce vade-mecum dans laquelle nous avons mis à jour quelques chapitres, complété le formulaire par l\u2019ad- Jonction de nouveaux médicaments : antibiotiques, sulfamides, corti- coïdes, anticonvulsivants, etc.Le traitement de quelques affections a été ajouté : muco-visci.dose, maladie des spasmes en flexion, malpositions cardio-tubérosi- taires.La prétention de cette quatrième édition se borne à procurer au médecin des renseignements précis susceptibles de faciliter diagnostic et traitement, interprétation des résultats fournis par le laboratoire et de préciser la technique de divers prélèvements et interventions simples. Avril 1961 Lavar Méprcar 573 L\u2019infirmière, la puéricultrice, la mère de famille trouveront des notions capables, nous l\u2019espérons, de les aider dans la surveillance de l\u2019alimentation, de la croissance des enfants du premier Âge.Les névroses, par Pierre LOO, avec la collaboration de Jean-Pierre DurLor, Geneviève ELoy et André FADEUILHE.Un volume 16X24 de 216 pages, 1960 ; 20 nf.Vigot Frères, éditeurs, 23, rue de l\u2019École de Médecine, Paris (VI®).Les névroses, nouveau mal du siécle, occupent un large secteur de la médecine et justifient cette mise au point, condensée dans un petit traité didactique.Ainsi, le médecin les identiftera parmi les « chroniques » de sa clientèle.L'étudiant trouvera des cadres précis dégagés des terminologies obscures et des conceptions périmées.Psychiatres et neurologues pourront encore contester certaines lisiéres, mais tous tireront profit de les voir évoquées, Les psychologues et tous ceux qu \u2018Intéressent les comportements humains aimeront à découvrir le sens des névroses, leurs conditionnements et leur destin.Le dernier chapitre, consacré aux traitements biologiques, physiques, chimiques et psychologiques, comporte une étude de la psychothérapie, non comme notion abstraite, mais dans ses méthodes et ses cheminements.La concision de l\u2019exposé ne nuit ni à la clarté du texte, ni à l\u2019élégance de la forme qui en rendent la lecture aisée et agréable.(22) CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval Séance du jeudi 16 février 1961, à la Faculté de médecine 1.Yvon PÉricNy : Trois cas de mégadolichocôlons congénitaux ; en discussion : Jean-Marie LEMIEUX ; 2.Jean BEAUDOIN et Yves MORIN : Étude de certaines altérations non spécifiques de l\u2019électrocardiogramme ; en discussion : Michel SAMSON ; 3.Jean COUTURE et Camille GossELIN : Un cas d\u2019anévrisme de l\u2019artère splénique ; en discussion : Robert GARNEAU ; 4.Alexandre MEISELS : La cytologie des épanchements ; en discussion : Carlton AUGER ; 5.Jean-Charles CLAvEau et Maurice BoucHARD : Hyperostose corticale infantile (maladie de Coffey) ; en discussion : Roland THIBAUDEAU Séance du jeudi 2 mars 1961, à la Faculté de médecine Conférencier invité : le docteur Paul CARTIER de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal : Aspects nouveaux de la chirurgie vasculaire. Avril 1961 LavAL MÉpicaL 575 Avis Assemblée générale spéciale du Bureau provincial de médecine, Jeudi, le 11 mai 1961, à 10 heures a.m., à 1896 ouest, rue Dorchester, Montréal.Jean PAQUIN, M.D., registraire, Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Réunion de la Société canadienne de chimie clinique La cinquième assemblée générale de Ia Société canadienne de chimie Clinique tiendra ses assises les 2 et 3 juin prochains, à l\u2019Ontario Veterinary College, Guelph, Ont.Tous ceux que la chimie clinique intéresse y sont cordialement Invités.On peut obtenir de plus amples informations sur cette réunion ou sur la Société en s\u2019adressant au docteur D.B.Tonks, secrétaire, Hospital for Sick Children, Toronto 2, ou au docteur Guy Nadeau, vice-président, Hôpital du Saint-Sacrement, Québec 6.Subvention à l\u2019hôpital Saint-Michel Une subvention fédérale de plus d\u2019un demi-million de dollars contribuera à augmenter de 68 à 318 lits la capacité de l\u2019Hôpital Saint- Michel, cité Saint-Michel, Québec, a annoncé aujourd\u2019hui l\u2019honorable J.Waldo Monteith, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.La subvention, d\u2019un montant de $591 000 permettra aussi d\u2019installer 67 berceaux de pouponnière et d\u2019augmenter les services ainsi que les installations du centre de santé.On se propose d\u2019achever la nouvelle construction en mai 1962.Cours de perfectionnement sur la néphrologie La Faculté de médecine de l\u2019université de Paris annonce un cours de perfectionnement sur la néphrologie les lundi 15, mardi 16 et mer- (23) 576 LavaL MEbpicAL Avril 1961 credi 17 mai 1961, sous la direction du professeur J.Hamburger, titulaire de la chaire de clinique des maladies métaboliques, Hopital Necker.Lundi, 15 mai 1961 : LES NÉPHROPATHIES GLOMÉRULAIRES Matin 9.15 \u2014 Introduction.M.J.HAMBURGER.9.30 \u2014 Rappel sur la structure et la physiologie normales du glomérule.M.P.MICHIELSEN.Discussion.M.H.LATTA.10.00 \u2014 Principaux aspects morphologiques des néphropathies glomérulaires.Me H.de MONTERa et M.P.GALLE.11.00 \u2014 Les glomérulo-népbrites : données expérimentales et conceptions patbo- géniques.M.B.ANTOINE.11.45 \u2014 La glomérulo-népbrite aiguë : problèmes étiologiques et pronostic.M.P.MILLIEzZ.Discussion.M.P.Royer.DÉJEUNER Après-midi 14.00 \u2014 Les glomérulo-néphrites malignes.M.R.SLAMA et M.J.-P.MAURAT.14.30 \u2014 Les glomérulo-népbrites avec bématuries récidivantes.M.G.RICHET.15.00 \u2014 Localisations glomérulaires des maladies générales.M.J.L.Funck- BRENTANO et M.J.VANTELON.16.00 \u2014 Indications et limites des traitements anti-infectieux dans les néphropathies glomérulaires.M.H.MATHIEU.16.30 \u2014 Indications et limites de la corticothérapie dans les népbropathies glomé- rulaires.M.J.-Ph.MEry et M.F.Josso.17.30 \u2014 RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ DE NÉPHROLOGIE : L\u2019exploration fonctionnelle rénale : techniques et interprétation.Rapport du professeur F.REuBL Mardi, 16 mai 1961 : Matin Physiologie 9.15 \u2014 Comment le népbrologue peut-il se représenter aujourd\u2019bui les mécanismes d\u2019excrétion rénale de l\u2019eau et du sel?M.M.LEGRAIN.10.00 \u2014 L\u2019érythropoïétine rénale: Colloque.MM.G.RicHET, R.ARDAILLOU, P.Boivin, G.LAGRUE, J.-P.NAETs et Y.NAJEAN. Avril 1961 Lavar MÉDICAL 577 11.00 \u2014 Données récentes sur l\u2019hypertension expérimentale d\u2019origine rénale.M.H.Ducror.DEJEUNER Après-midi Sémiologie 14.00 \u2014 L\u2019exploration fonctionnelle des acidoses rénales.M.P.Royer.14.45 \u2014 Examens biologiques permettant de rattacher une néphropathie au lupus érythémateux disséminé.M.M.SELIGMANN.15.30 \u2014 La biopsie rénale dans l\u2019hypertension artérielle dite essentielle, M.P.SAMARCQ.Les maladies 16.15 \u2014 L\u2019byperaldostéronisme primaire.M.R.Mach.Mercredi, 17 mai 1961 : Matin Les maladies (suite) 9.15 \u2014 La protéinurie orthostatique.MM.J.CRosniER, J.-Ph.M ERY, J.BERGER, et À.MILHAUD.10.00 \u2014 L\u2019insuffisance rénale des pancréatites aiguës.M.G.Richer et M.J.DorMONT.10.30 \u2014 Les accidents aigus de la maladie polykystique du rein : indications chirurgicales dans cette affection.M.R.COUVELAIRE.Les traitements 11.30 \u2014 Traitement médical de la tuberculose rénale.M.R.WoLFROMM.DÉJEUNER Après-midi 14.00 \u2014 Conduite du traitement dans la goutte avec lithiase rénale.M.J.CoTTET.14.45 \u2014 Conduite générale du traitement médicamenteux dans l\u2019bypertension artérielle permanente.M.J.TRÆGER.15.45 \u2014 État actuel des indications et techniques de l\u2019épuration extra-rénale.MM.B.ANTOINE, J.Crosnier, J.Dormont, H.Ducror, J.L.Funck- BRENTANO, M.LEGRAIN, G.RicHET et M.WE1ss.16.45 \u2014 Conclusions.Il est recommandé de s\u2019inscrire assez à l\u2019avance, le nombre des participants étant limité.Pour tous renseignements s'adresser au docteur J.Crosnier, Hôpital Necker, 149, rue de Sèvres, Paris (XV°).(25) 578 LAavAL MÉDICAL Avril 1961 Troisième congrès mondial de psychiatrie Le vaste programme du troisième congrès mondial de psychiatrie qui aura lreu, pour la première fois dans l\u2019hémisphère occidental, à a Montréal, du 4 au 10 juin 1961, intéressera non seulement les psychiatres, mais également tous ceux qui s\u2019intéressent à la thérapeutique d\u2019occupation, au nursing, à la psychologie clinique et au travail social.Parmi les activités du congrès, signalons une conférence qui sera présidée par le docteur Robert H.Felix, à laquelle participeront les autorités des pays dont les programmes nationaux de psychiatrie sont particulièrement bien développés.Cette conférence traitera des principaux problèmes psychiatriques, tels que l\u2019organisation des hôpitaux mentaux, les divisions psychiatriques dans un hôpital général, les départements de psychiatrie dans les universités, de même qu\u2019elle portera une attention spéciale aux Services de santé mentale communautaires, aux cliniques d'orientation de l\u2019enfance et d\u2019orientation scolaire, aux cliniques de santé mentale industrielle, aux recherches de laboratoire et autres activités.Il y aura également une conférence sur l\u2019activité scientifique au cours de laquelle des conférenciers de renom discuteront du développement de l\u2019enfant, des problèmes familiaux et particulièrement des nouveaux produits psycho-pharmacologiques.Une série de sessions sur les derniers développements de la psychiatrie sera présidée par le professeur Jean Delay, de Paris.Le troisième congrès mondial de psychiatrie, patronné par l\u2019Association de psychiatrie canadienne et l\u2019Université McGill, fournira pour la première fois depuis 1950, alors que le premier congrès se tenait à Paris, l\u2019occasion à tous les psychiatres du monde de se réunir pour discuter de l\u2019avancement considérable qui s\u2019est manifesté dans le domaine de la psychiatrie depuis la dernière décennie.Les organisateurs du congrès attendent plus de 3 000 \u2018psychiatres de 62 nations couvrant tous les domaines de la psychiatrie dans une série de neuf séances plénières et de 31 conférences distribuées au cours de la semaine, qui fourniront aux psychiatres l\u2019occasion de discuter de leurs découvertes avec leurs confrères et de faire le bilan de tous les problèmes qui demeurent encore insolubles.Il y aura traduction simultanée des conférences dans les quatre langues officielles du congrès : l\u2019anglais, le français, l\u2019allemand et l\u2019espagnol.Il y aura également des conférences scientifiques qui concerneront des sujets d\u2019importance, tels que la psychiatrie légale, la délinquance juvénile, les études transculturales, la gériatrie, la psychiatrie infantile, la génétique, l'alcoolisme et la thérapeutique communautaire.Les sujets couverts par plus de 400 communications scientifiques comprennent les toxicomanies, la communication, l\u2019épilepsie, le comportement en groupe, l\u2019hypnose, les névroses et les psychoses, la psycho- endocrinologie, la psychosomatique, la thérapeutique, la religion et la psychiatrie. Lr RESORTS Avril 1961 LavAaL\u2026 MÉDICAL 579 Pour toute information concernant le congrès, s\u2019adresser à Troisième congrès de psychiatrie, Allan Memorial Institute, 1025, avenue Pine ouest, Montréal 2, Canada.Réunion de l\u2019American College of Chest Physicians L\u2019American College of Chest Physicians tiendra une réunion conjointe avec l\u2019Association médicale américaine à l\u2019Hôtel Commodore, de New-York, du 22 au 26 juin 1961.Les sessions scientifiques commenceront samedi et se continueront jusqu\u2019au lundi.La réunion conjointe avec la section des maladies du thorax de l\u2019Association médicale américaine aura lieu au Colisée, le lundi 26 juin.Les populaires Conférences « au coin du feu ) qui sont aussi une activité conjointe du Collège et de l\u2019Association médicale américaine, auront lieu à l\u2019Hôtel Commodore, le lundi soir 26 juin.Conférence internationale en électronique médicale La quatrième conférence internationale en électronique médicale et la quatorzième conférence annuelle sur les techniques électriques appliquées à la médecine et à la biologie auront lieu conjointement à New-York, au Waldorf-Astoria, du 16 au 21 juillet 1961.Le thème du congrès couvre un vaste champ de données scientifiques d'intérêt commun aux ingénieurs, aux médecins et aux biologistes.Parmi les nombreux sujets qui seront portés au programme, mentionnons des modèles de systèmes biologiques, des moniteurs physiologiques, des systèmes d\u2019analyse, des études sur la stimulation électrique et par radiations, l\u2019automation, les méthodes diagnostiques instrumentales, les techniques d\u2019analyse des données expérimentales, les procédés physico- chimiques, etc.Pour toute information additionnelle, s\u2019adresser à Quatrième conférence internationale, Institute of Radio Engineers, 1 East 79th Street, New York, U.S.A.Troisième congrès international de Proctologica latina Le troisième congrès international de Proctologica latina, consacré à la chirurgie recto-colique et anale, aura lieu à Tanger, Maroc, du 18 au 20 mai 1961.En plus de nombreux rapports et conférences, le 580 LavaL MEbicaL Avril 1961 programme offre trois symposiums portant respectivement sur le cancer du rectum, les polypes et les lésions précancéreuses du côlon et du rectum et la fistule ano-rectale.Le congrès sera également marqué par un colloque sur les clubs d\u2019iléostomie.Les langues officielles du congrès sont le français, l\u2019italien, l\u2019espagnol, le portugais et l\u2019anglais.Il y aura traduction simultanée par un Collège de médecins polyglottes de Tanger.Pour inscription et informations additionnelles, s\u2019adresser au docteur G.B.E.Simonetti, via San Raffæle, 3, Milan, Italie.XVIe Conférence internationale de la tuberculose Cette XVI¢ Conférence, sous l\u2019égide de l\u2019Union internationale contre la tuberculose et de l\u2019Association canadienne antituberculeuse, se déroulera à l'hôtel Royal York, à Toronto, du 10 au 14 septembre 1961, sous la présidence du docteur G.J.WHERRETT.PROGRAMME SCIENTIFIQUE Lundi 11 septembre : La résistance d\u2019emblée du bacille tuberculeux aux médicaments (aspects bactériologique, thérapeutique et épidémiologique).Président : professeur B.KrE1s (France).Rapporteur : docteur Gertrud MEISSNER (Allemagne).\u2014 Comment faire comprendre au public que la tuberculose n\u2019est pas encore une maladie maîtrisée.Président: docteur G.J.WHERRETT (Canada).Rapporteur: docteur Margaret Nix (Canada).\u2014 La résistance d\u2019emblée du bacille tuberculeux aux médicaments (aspects bactériologique, thérapeutique et épidémiologique).Communications sur ce thème.Mardi 12 septembre : La tuberculose pulmonaire chez les sujets âgés de plus de 50 ans (aspects épidémiologique, clinique et thérapeutique).Président : professeur A.OMODE1 ZORIN1 (Italie).Rapporteur: professeur Ph.V.CHE- BANOV (U.R.S.S.).\u2014 Programme futur des Associations bénévoles antituberculeuses dans les différents pays du monde.Président : docteur T.GEDDE-DAHL (Norvège).Rapporteur : docteur J.MEusEr (Pays-Bas).\u2014 La tuberculose pulmonaire chez les sujets âgés de plus de 50 ans (aspects épidémiologique, clinique et thérapeutique).Communications sur ce thème \u2014 Mesures pour améliorer et contrôler la prise des médicaments prescrits aux malades tuberculeux (étude du problème en fonction des diverses conditions sociologiques et économiques).Président : docteur P.V.BENJAMIN (Inde).Rapporteur : docteur W.Fox (Grande-Bretagne). Avril 1961 LavaL MÉDicAL 581 Mercredi 13 septembre : Nouvelles conceptions concernant la signification de la sensibilité tuberculinique.Le problème de la sensibilité tuberculinique faible.Président: docteur Sven Nissen MEYER (Norvège).Rapporteur : docteur Carroll E.PALMER (E.U.d\u2019A.).\u2014 L\u2019insuffisance respiratoire chez les tuberculeux pulmonaires.Président : professeur J.K.KRAAN (Pays-Bas).Rapporteur : professeur Paul SapouL (France).\u2014 Le pro- bléme de inactivation rapide de l\u2019isoniazide.Président : docteur A.R.ARMSTRONG (Canada).Rapporteur: docteur L.H.ScumipT (É.U.d\u2019A.).\u2014 Le problème des rapports entre la sarcoïdose et la tuberculose.Président : docteur Sven LôFGREN (Suède).Rapporteur : docteur J.G.SCADDING (Grande-Bretagne).Jeudi 14 septembre : L\u2019éradication de la tuberculose dans les différents pays, compte tenu des conditions existantes (problème théorique et solutions pratiques).Président : docteur W.McDERMOTT (É.U.d\u2019A.).Rapporteur: docteur G.CANETTI (France).Séance de clôture et Assemblée générale de l\u2019Union internationale contre la tuberculose.Les langues officielles de la Conférence seront l\u2019anglais et le français, mais 1l y aura également, pour les principales séances scientifiques, traduction simultanée avec l'allemand, l'espagnol et le russe.Pour chacun des sujets principaux, la présidence sera confiée à un président qui sera responsable de l\u2019organisation préalable de la discussion.Discussion.Les Congressistes désireux de présenter une communication sur l\u2019un des thèmes majeurs discutés (La résistance d\u2019emblée du bacille tuberculeux aux médicaments ; la tuberculose pulmonaire chez les sujets âgés de plus de 50 ans ; l\u2019éradication de la tuberculose dans les différents pays, compte tenu des conditions existantes) sont priés d\u2019envoyer un résumé de leurs communications au Secrétariat, à Paris, avant le 1\u20ac mai 1961.Trois séances d'après-midi seront entièrement réservées à la présentation de communications libres.Les participants et les Congressistes qui désirent exposer des documents scientifiques sont priés de s\u2019adresser, avant le 1°\" mars 1961, au docteur C.W.L.JEANES, afin d\u2019obtenir les renseignements concernant l\u2019espace disponible.Secrétaire général : docteur C.W.L.JEANES.Secrétariat de la Conférence pour le Continent américain : Association canadienne antituberculeuse, 265, Elgin Street, Ottawa 4 (Canada).Secrétariat de la Conférence pour tous les autres pays : Union internationale contre la Tuberculose, 15, rue Pomereu, Paris (XVI).(26) 582 Lavar MÉDpicaL Avril 1961 VIIe Congrès de l\u2019Union internationale de thérapeutique Le septième Congrès de l\u2019Union internationale de thérapeutique aura lieu à Genève, les 6, 7 et 8 octobre 1961, à l\u2019Aula de l\u2019Université sous la présidence du professeur G.Bickel, directeur de la clinique médicale universitaire de Genève.Ce congrès sera uniquement consacré aux sujets suivants : Les ferments en thérapeutique : Trypsine et chymotrypsine ; Enzymes fibrinolytiques ; Inhibiteurs de Ia monoamino oxydase ; Inhibiteurs de l\u2019anhydrase carbonique ; Inhibiteurs d\u2019hormones.Renseignements et inscriptions auprès du Secrétaire général du Comité d\u2019organisation : Docteur P.RENTCHNICK, Case postale 229 Genève 4, Suisse. NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES MARSANYL J.-M.Marsan & Cie Limitée Composition.Le Marsanyl (nom déposé par J.-M.Marsan & Cie Ltée) est une association de mandélate de Méthénamme et de chlorhydrate de phénylazodiaminopyridine.Indications.Marsanyl présente un champ d\u2019actrvité antibacté- rienne étendu dans le traitement des diverses infections urinaires, telles la pyélonéphrite, la cystite, la prostatite, la pyélite, et dans les infections associées aux manifestations neurogéniques de la vessie.Posologie.Deux comprimés, t.1.d.Présentation.Flacons de 50, 100 et 500 dragées.Avantages.Marsanyl permet d\u2019utiliser la synergie chimiothérapique de ces deux agents, donc de bénéficier d\u2019une action anti-infectieuse efficace avec une posologie diminuée, en plus de l\u2019action analgésique de la phénylazodiammopyridine.ALMACARB The British Drug Houses (Canada) Ltd.Composition.Le nouvel antiacide Almacarb, sous forme de comprimés aromatisés à la menthe, contient 375 mg d\u2019un gel desséché d\u2019hydroxyde d\u2019aluminium et de carbonate de magnésium préparé par un (28) 584 LavaL MÉDICAL Avril 1961 procédé entièrement nouveau et combiné avec 60 mg d\u2019hydroxyde de magnésium.Indications.Almacarb présente sous une forme stable un anti- acide à action prolongée, particulièrement indiqué lorsque la thérapeutique demande un apport régulier d\u2019un agent antiacide pour le soulagement des troubles digestifs et l\u2019hyperacidité stomacale.Almacarb peut être administré simultanément avec d\u2019autres agents chimiothéra- peutiques, comme les anticholinergiques, les antispasmodiques ou les sédatifs.Almacarb n\u2019a habituellement pas d\u2019effets constipant ni laxatif, n\u2019entraîne pas de réaction acide secondaire et n\u2019entraine pas d\u2019activité peptique.En suçant des comprimés d\u2019Almacarb à intervalles réguliers, le contenu stomacal peut être maintenu dans un équilibre acido-basique satisfaisant.Présentation.Carton de 40 comprimés enveloppés individuellement et bouteilles de cent comprimés.DÉCASERPYL Anglo-French Drug Cie Ltée Manufacturier.Roussel (Canada) Ltée.Distributeur.Anglo-French Drug Cie Ltée.Composition.Chaque comprimé renferme 10 mg de 10-méthoxy- déserpidine.Indication.Hypertension essentielle non compliquée, ou avec complications cardiaques ; hypertension d\u2019origine rénale ; hypertension pendant la grossesse.g Posologie.Traitement initial : un comprimé trois fois par jour.Selon les résultats obtenus, diminuer progressivement sans Jamais descendre au-dessous de 15 mg par jour, ou augmenter par palier de 10 ou 15 mg pour atteindre 40 à 60 mg par Jour.La dose quotidienne doit être fractionnée en trois prises régulièrement espacées, absorbée une demi-heure avant les repas.Présentation.Flacons de 20 et de 100 comprimés. NOUVELLES PHARMACEUTIQUES Expansion de la compagnie Merck Le 31 décembre 1960, la société Merck & Co.Limited, au service de la médecine depuis de nombreuses années, est devenue la société Merck, Sharp & Dobme of Canada Limited.M.D.H.Crombe, président de cette société au Canada, fit remarquer à cette occasion que le nom Merck, Sharp & Dohme étant déjà avantageusement connu des médecins et des pharmaciens à travers le pays, « son extension à la division des produits chimiques permet de fondre en un seul, deux noms bien connus et d\u2019éviter la confusion que pourrait causer l\u2019emploi de deux noms différents pour désigner une seule et même société ».Ces deux firmes ont fait leurs preuves comme pionniers et chefs de file des industries pharmaceutique et chimique.Toutes deux ont tracé la voie dans la mise au point des sulfamidés pour le traitement des infections chez l\u2019homme.Merck & Co.Limited a également fait œuvre de pionnier pour ce qui est de l\u2019utilisation de la vitamine B12, tant dans l\u2019alimentation de l\u2019homme que dans celle des animaux, ainsi que de certains micro-aliments pour animaux et volailles.La sulfaquinoxaline, un autre produit de la société Merck, fut le premier coccidiostatique dont la mise sur le marché a été couronnée de succes.Plus récemment encore, la mise au point d\u2019Amprol (amprolium) a beaucoup amélioré le traitement de la coccidiose.La carriére de la société Merck au Canada est marquée de nombreux jalons, entre autres, la production, pour la première fois au Canada, de la pénicilline par le procédé de la fermentation en profondeur, ainsi que celle de la streptomycine, de la dihydrostreptomycine et de la cortisone.Merck, Sharp & Dohme a mis l\u2019an dernier sur le marché un produit entièrement nouveau, la Thrombolysin (fibrinolysine humaine) destiné à lyser les thrombi et qui a fait ses preuves en clinique pour ce qui est 586 Lavar MÉDicAL Avril 1961 du traitement de la thrombophlébite et de l\u2019embolie pulmonaire.Ce produit a également fait le sujet d\u2019expériences quant au traitement d\u2019affections plus graves telles que la thrombose coronaire.En 1956, à la suite de la fusion de ses opérations, Merck, Sharp & Dohme établit, en vue de la vente de ses produits pharmaceutiques, une division indépendante à laquelle elle donna le nom de Merck, Sharp & Dohme, Division de Merck & Co.Limited.L\u2019adoption d\u2019un seul nom reliant les diverses divisions fait partie du programme de consolidation de ses opérations que s\u2019est tracé la société Merck, dont ce sera cette année le cinquantième anniversaire au Canada."]
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