Laval médical, 1 janvier 1962, Janvier
[" aoe 2A EE EEE 2 3 cr, a er GÉREZ Er oie) Ë = S = av _ wt UE \u2018 GE 1 CE Volume 33 \u2014 1962 i Ji 77 2 |! JOURNAL DE CLINIQUE ET DE BIOLOGIE MEDICALE pt tr da OL ORME ER A SHA a SARS A 4 att i ss i 4 28 Re Rédacteur en chef M.le professeur Roméo BLANCHET, Professeur de Physiologie.Rédacteur adjoint M.le professeur Geo.-Albert BERGERON, Secrétaire de la Faculté de médecine.Administrateur M.le professeur R.GINGRAS, Vice-doyen de la Faculté de médecine.Secrétaires à la rédaction MM.les docteurs Guy LLAMARCHE et Jean BEAUDOIN.3 CONDITIONS Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est à DE l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpilaux universitaires de PUBLICATION Laval, et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.COPIES Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHÉS Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.ABONNEMENT Le prix de l'abonnement est de dix dollars par année au Canada et de quinze dollars à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.Direction : FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC.(Tél.: 681-4631 - local 244) bulletin de la société médicale des hôpitaux universitaires de laval AN ea médical 3 NUMÉRO 1 JANVIER 1962 _ su a 7 J a pm VOLU = m w INTRODUCTION TEMOIGNAGE 7\" fur et à mesure qu\u2019elles croissent, les institutions commandent aux organismes auxiliaires qui les prolongent une adaptation parallèle à leur évolution.Ces dernières années, l\u2019essor accéléré imprimé à la Faculté de médecine de Laval, tant dans les sciences fondamentales que cliniques, s\u2019est traduit par la cons- Ê truction et l\u2019aménagement d\u2019un Pavillon de médecine ultramoderne dans ses lignes architecturales et dans son ordonnance fonctionnelle, de même que par l\u2019expansion de ses hôpitaux affiliés et l\u2019organisation, dans ceux-ci, d\u2019unités de recherches cliniques.A la faveur de l\u2019affiliation d'institutions hospitalières situées en dehors du Québec métropolitain, \u2014 Chicoutimi et Trois-Rivières \u2014, la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, dont le Laval médical a été dès l'origine le moyen d\u2019expression, est devenue la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval.Dans des cadres matériels agrandis, un personnel médical et scientifique afflue de plus en plus nombreux, dont la productivité appelle une revision des techniques de diffusion.1 A Laval Médical TÉMOIGNAGE Vol.33\u2014 Janv.1962 La Direction du Laval médical, soucieuse de satisfaire aux exigences de notre temps et de notre milieu, a retenu les services de graphistes réputés pour offrir aux collaborateurs et aux lecteurs du Laval médical une revue qui, dans sa facture moderne, continuera d\u2019apporter en l\u2019amplifiant une contribution valable au progrès des institutions, académique, professionnelle et hospitalières, qu\u2019elle a l\u2019honneur de servir.LA RÉDACTION Pres Tien we See Trésor Dirt el {or \"mn Par LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 1961 MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le prof.Raoul KOURILSKY, de Paris.M.le prof.Albert JENTZER, de Genève.M.le prof.Henry L.Bockus, de Philadelphie.M.le prof.Alexander BRUNSCHWIG, de New-York.M.le prof.Charles H.BEST, de Toronto.M.le prof.Jean MARCHE, de Paris.COMPOSITION DU BUREAU Président : M.le prof.Charles-A.MARTIN.Vice-prés.: M.le D' J.-Avila DENONCOURT.Sec.général : M.le Dr Rolland COTE.Sec.corresp.: M.le prof.Georges-A.BERGERON.Trésorier : M.le D' Grégoire SAINT-ARNAUD.Directeurs : MM.les prof.Emile GAUMOND, Eustace MORIN et René SIMARD ; MM.les Drs Claude BELANGER, F.-X.BRISSON, Roland CAUCHON, Euclide DÉCHÊNE, Jean-Paul DÉ- CHÊNE, Pierre GRONDIN, Jean- Marie LEMIEUX, Jean-Marie Lom- SELLE et Yves ROULEAU.MEMBRES ÉMÉRITES Messieurs : PETITCLERC, J.-L., H.D.Q.PorviN, A.-R, F.M.LISTE DES MEMBRES TITULAIRES ET ADHÉRENTS Messieurs : COUILLARD, Edgar, F.M.* FORTIER, J.-É.F.M.PAQUET, Albert, F.M.Messieurs : ALLARD, Eugène, H.E.J.ALLEN, Marc, H.S.J.ANGERS, Benoit, H.D.C.* LÉGENDE : C.R.R.=Clinique Roy-Rousseau ; F.M.= Faculté de médecine ; H.C.= Hôpital de la Crèche Saint- Vincent-de-Paul ; H.D.C.=Hôtel-Dieu de Chicoutimi ; H.D.Q.=Hôtel-Dieu de Québec ; H.E.J.= Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus ; H.L.= Hôpital Laval ; H.M.= Hôpital de la Miséricorde ; H.S.F.= Hôpital Sainte-Foy ; H.S.F.A.= Hôpital Saint-François-d\u2019Assise ; H.S.J.= Hôpital Saint- Joseph, Trois-Rivières ; H.S.S.= Hôpital du Saint-Sacre- ment ; S.M.À.= Hôpital Saint-Michel-Archange.Messieurs : AUDET, Jacques, H.S.S.AUDET, Luc, H.S.S.AUGER, Carlton, H.D.Q.AUGER, Gustave, H.D.Q.AUGER, Paul, H.S.S BABINEAU, Louis-Marie, F.M BEAUDET, Jean-Paul, H.S.BEAUDET, Hector, HE Ha RIT 4 LA SOCIETE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 1961 Messieurs : BEAUDOIN, Jean-Luc, BEAUDRY, Édouard, BEAUDRY, Maurice, BEAULIEU, Émile BEAULIEU, Maurice, BEAUREGARD, Léon, BÉDARD, Arthur, BÉDARD, Dominique, BÉDARD, Lucien, BÉLANGER, Claude, BÉLANGER, Jean-Marie, BÉLANGER, Maurice, BELCOURT, Roger, BERGERON, Georges-A., BERGERON, Jacques, BERLINGUET, Louis, BERNIER, Jean-Pierre, BERNIER, Léonard, BERTHO, Émile, BERTRAND, Guy, BISSONNETTE, Jean-Paul, BLANCHET, Roméo, BOILARD, Charles, Boivin, Paul-A., Boivin, Roch, BONENFANT, J.-Ls, BOUCHARD, Marcel, BOUDREAULT, Gérard, BOULANGER, Jacques, BouLaY, Jacques, BOURGOIN, Louis, Brisson, F.-X., BrocHy, Paul, Brosseau, Claude, BRUNEAU, Joseph, BRUNET, Claude, BRUNET, Jacques, CAMPBELL, Maurice, CAOUETTE, Maurice, CAOUETTE, Robert, CARBOTTE, Marcel, CARON, Sylvio, CARON, Wilfrid, CARRIER, Henri, DPEPFTOUPFOHUO OC po OP =m P = mT scnzn y = mmOnnze nropngronnn S.S.D.C.Messieurs : CAUCHON, Roland, CAUX, Magella, CAYER, Lomer, CHAREST, André, CHÉNARD, Jacques, CHOUINARD, Lévi, CLAVEAU, Charles, CLAVEAU, Cléophas, CLAVEAU, Paul, CLAVEAU, Robert, CLAVET, Marcel, COMTOIS, Gaston, CÔTÉ, Égide, CÔTÉ, Jacques, COTE.Jean-Robert, COTE, Paul-Emile, COTE, Rolland, COULOMBE, Maurice, COULONVAL, Louis, COUTURE, Jean, DÉCHÊNE, Euclide, DECHENE, Jean-Paul, DELAGE, Jean, DELAGE, Jean-Marie, DELAGE, Maurice, DEMERS, F.-X., DEMERS, Marc-André, DEMERS, Pierre-Paul, DENONCOURT, J.-Avila, DESMEULES, Roland, DESPRES, Jean-Paul, DESROCHERS, Gustave, DE ST-VICTOR, Jean, DE VARENNES, Paul, Dion, Claude, DioN, Robert, Dorval, Chs-Henri, DROLET, Conrad, DROUIN, Georges, DROUIN, Guy, DROUIN, René, DUCHAINE, Prime, Durour, Didier, Laval Médical Vol.33- Janv.1962 HD OD EE TET VÉPOVVHEHOU WoO DY; ot HP PO>PTPUHQO .S.F.À.LOE Dm DEE EO mE ts \u2014 Lard! ws Vise Dur pres pre Dr en Mes Ta Dena HIE Fret FISHE For Fon Form Fonr fon Fray Fra Gi Gi igi Fa i Laval Médical Vol.33 \u2014 Janv.1962 Messieurs : DUFRESNE, Jean-Paul, DUGAL, Jean-Paul, DUGRE, Jacques, DUMOULIN, Pierre, DUNNE, Roger, Madame : DUPUIS-LADOUCEUR, Paule, Messieurs : Dupuis, Pierre, DURAND, Henri, FILTEAU, Georges, FIsET, P.-Émile, FISHER, J.-G., FOLEY, Roger, FORTIER, Claude, FORTIER, de la B., FORTIER, Jean, FORTIN, Paul-Emile, FRANCŒUR, Jean, FUGERE, Paul, GAGNÉ, François, GAGNON, André, GAGNON, Gérard, GAGNON, Jean-Baptiste, GAGNON, Paul-M., GALIBOIS, Paul, GARANT, Oscar, GAREAU, Paul-Émile, GARNEAU, Jean-Jacques, GARNEAU, Robert, GAUMOND, Émile, GAUTHIER, Chs-Auguste, GAUTHIER, G.-Thomas, GAUTHIER, Vincent, GAUVREAU, Léo, GÉLINAS, Guy, GENDRON, Philippe, Ghrys, Roger, GIGUÈRE, Alphonse, GINGRAS, Rosaire, LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 1961 HT a\u201d mn peus ww» wg LODE DEO: SEU IEEE ELESETEEIEE S = .E.- SOEPOPPVUHUOEPTUBÉOORE UPZPUEEHPO J.\u2014 mo = \u2014 or Êe- HHPHQHO Oo > © Messieurs : GIROUX, Maurice, GOBEIL, Ls-Joseph, GOSSELIN, Jean-Yves, GOUIN, Jacques, GOULET, Léo, (GOURDEAU, Yves, GRANDBOIS, Jean, GRANTHAM, Harry, GRAVEL, Joffre-A., GREGOIRE, Claude, GREGOIRE, Jean, GRENIER, Jacques, GRONDIN, Pierre, GROULX, Georges, Guay, Marcel, GUIMOND, Vincent, HALLE, Jules, HEBERT, Claude, HEON, Maurice, HoupE, Jacques, HourDp, Fernand, HUDON, Fernando, Jacob, David, JACQUES, André, JACQUES, Guy, JEAN, Clément, JOBIN, Jean-Baptiste, JoBIN, Joachim, JOBIN, Pierre, JOHNSON, Gérard, JOLICŒUR, Amyot, JOURDAIN, Camille, JULIEN, Marc, L ABERGE, Martin, LABRIE, Gérard, L ACERTE, Jean, LLACHANCE, P.-A., LACHANCE, Wilfrid, LALIBERTÉ, Charles, LALIBERTÉ, Henri, LAMARCHE, Guy, LAMBERT, Jules, Poro\u2014?\" rn TIE OY ED OOK ETE Om DUPPESOPUEDHOPVE UT OT TE pm p © © .TT TT Mg ey Cy D.Q H.D.Q.Fon Eg O7 Po Po .S.S.wn wm Eo \u2014 ~~ Nn © SE > ju | 6 LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 1961 V&\"%4_Jans 1962 fs Messieurs : Messieurs : Mes LAMONTAGNE, A., H.S.F.A.M ADORE, Fernand, H.D.C.Pa LAMOUREUX, Chs-Edouard, H.S.J.MAGNAN, Antonio, S.M.A.PL LANGLOIS, Marcel, H.S.F.A.MARANDA, Émilien, H.E.J.pat LAPERRIÈRE, Vincent, H.D.C.MARCEAU, Gilles, H.D.Q.Pal LAPOINTE, André, H.D.Q.MARCHAND, René, H.M.Pore LAPOINTE, Donat, H.C.MARCOUX, Gendron, H.E.J.Ju L APOINTE, Gaston, H.D.C MARCOUX, Henri, H.D.Q.Pour LAPOINTE, Henri, H.E.J MAROIX, André, H.E.J.Peri L APOINTE, Marcel, H.D.C.MARQUIS, André-B., H.E.J.J LAROCHELLE, Jean-Louis, H.D.Q.MARTEL, Antonio, H.S.S.Portis L AROCHELLE, Napoléon, H.D.Q.MARTEL, Fernand, F.M.Poco L AROCHELLE, Paul, H.E.J.MARTIN, Charles-A.C.R.R.Bort LAROUCHE, Dollard, H.D.C.MATTEAU, René, H.S.J.LARUE, Antoine, H.C.MAYRAND, Gérald, H.S.J.Ric LARUE, G.-H,, S.M.A.MERCIER, Arthur, H.S.S.Rem] LARUE, Lucien, S.M.À.MoisaN, Fernand, H.L.Re LAVERGNE, J.-Nérée, H.S.S.MONTMINY, Lionel, H.L.Ricks LAVOIE, Jean-Charles, H.D.C.MORE AU, Alphonse, H.S.S.ic LAVOIE, René, H.E.J.MORIN, Benoit, H.S.F.A Tn LAVOIE, Roland, H.E.J.MOoRrIN, Eustace, H.S.F.No LEBLANC, Jacques, F.M.Morin, J.-Édouard, H.S.S.Rec LEBLANC, Jean-Baptiste, H.S.J.MORIN, Yves, H.D.Ve LEBLOND, Sylvio, H.D.C.Na LEBLOND, Wilfrid, H.E.J NADEAU, Guy SMA Rit LECLERC, Jules, H.S.S.NADEAU, Honoré, H.S.S vos LECLERC, Ls-Philippe, H.S.S.NAUD, Robert, HE.J] LEMIEUX, Hector, H.D.C.NORMAND, Georges, H.S.J i LEMIEUX, Jean-Marie, H.S.S LEMIEUX, Jean-R., H.S.S.PAGE, Robert, H.E.J.Fs LEMIEUX, Lionel, C.R.R PAINCHAUD, C.-À., C.R.R.LEMIEUX, Renaud, H.S.S.PAINCHAUD, Paul, H.D.Q.pe LEMONDE, André, F.M.PANNETON, André, H.S.J.; LESAGE, Roger, H.S.S.PAQUET, Berchmans, H.D.Q.\u201cA L'EsPÉRANCE, Alphonse, H.L.PARADIS, Bernard, H.D.Q.In, L'ESPÉRANCE, Paul, H.D.Q.PARADIS, Gérard, H.L.i LESSARD, Camille H.L.PARADIS, Guy, S.M.A.ly LESSARD, Jean-Marc, H.E.J.PARENT, Roger, S.M.À.He LESSARD, Richard, H.D.Q.PATRY, Laurent, C.R.R.He LESSARD, Robert, H.D.Q.PAYEUR, Léo, H.D.Q.LESSARD, Yvon, H.D.C.PELLETIER, Alphonse, S.M.À.LETARTE, François, H.S.F.A.PELLETIER, Émile, H.D.Q.LÉTIENNE, Louis, H.S.J.PETICLERC, Roland, S.M.À.LEVASSEUR, Louis, H.S.F.À.PETTIGREW, Antoine, F.M.LOISELLE, Jean-Marie, F.M.PION, René, C.R.R Lou, Wu, H.L.PLAMONDON, Charles, H.E.J | Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 Messieurs : PLAMONDON, Marc, PLAMONDON, Marcel, PLANTE, Normand, PLANTE, Robert, PLOURDE, Camille, POLIQUIN, Paul, POMERLE AU, Pierre, POTVIN, André, POTVIN, A.-R,, PoTviN, Pierre, PoULIOT, Louis, PrOULX, Geo.-H., RACINE, Gérard, REID, Léonide, REINHARDT, Georges, RicHARD, Maurice, RICHARD, Philippe, RINFRET, Lucien, ROBERGE, Raoul, ROCHETTE, Paul, ROGER, Jean-Paul, ROULEAU, Yves, RoussEaU, Jean, Rousseau, Louis, Mademoiselle : Rousseau, Marie, Messieurs : Roy, François, Roy, Ls-Ph., Roy, Marcel, ROYER, Louis, RUCART, Gilbert, RUELLAND, Raymond, H.D.Q.H.E.J.S.M.À.H.S.F.AS.M.A.H.E.J.H.S.F.A.H.D.Q.F.M.H.S.F.A.H HT ET I i wn wn HDT CEUOU O00 F.M.LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 1961 Messieurs : SAINT-ARNAUD, Grégoire, SAINT-PIERRE, Rosaire, SAMSON, Euchariste, SAMSON, Mathieu, SAMSON, Maurice, SAUCIER, Roland, SAULNIER, Georges, SAVARD, Lucien, SCHERRER, Roland, SIMARD, Émile SIMARD, Ls-Ph., SIMARD, René, Srrois, Jean, SORMANY, Yvon, SYLVESTRE, Ernest, TANGUAY, Léo, TÉTREAULT, Adélard, THERRIEN, Richard, THIBAUDEAU, Roland, THIBEAULT, Maurice, THIVIERGE, Marcel, TREMBLAY, Gilles, TREMBLAY, G.-W., TREMBLAY, Jean-Louis, TREMBLAY, Léonidas, TREMBLAY, Maurice, TREMPE, Florian, TURCOT, Jacques, TURCOT, Roland, TURCOTTE, Hector, TURCOTTE, Maurice, TURMEL, Jacques, V ACHON, Malcolm, VALLIÈRES, Guy, VANDAL, Léo, VERREAULT, J.-E., TELE ONJIOIEDIEEIEIEIEIEEED PTT TON TI SoPpp FUÉVOPOT\"TTOOUUPUPO FOBZ oO OOD6E767 0 \u201coon a oY = a LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL STATUTS ET RÈGLEMENTS I.STATUTS Nom 1.Cette association est connue sous le nom de « SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL ».Burts 2.La Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval a pour buts : a) De promouvoir l\u2019amitié et la bonne entente entre les membres du personnel de chacun des hôpitaux affiliés à l\u2019université Laval et des départements de l\u2019École de médecine et de réunir en un seul groupement tout le personnel de la Faculté de médecine ; b) Par la présentation de communications scientifiques, de tenir les membres au courant du travail et des observations cliniques, des améliorations techniques et des travaux de recherche exécutés dans chacun des hôpitaux universitaires ou à l\u2019École de médecine ; c) De fournir aux jeunes médecins, pendant leur période de formation, l\u2019occasion de prépare: et de présenter des travaux scientifiques ; d) D'appuyer de son autorité, en matières scientifiques, les recommandations concernant l\u2019amélioration de la santé publique, les Services médicaux, l\u2019enseignement médical et la formation des médecins.JOURNAL 3.Le Laval médical est l\u2019organe officiel de la Société.MEMBRES 4, La Société comprend cinq catégories de membres : les membres titulaires, les membres adhérents, les membres associés, les membres émérites et les membres correspondants.Les membres titulaires sont les membres actifs de la Société.5.Peuvent devenir membres titulaires les médecins détenant l\u2019un des titres suivants : a) Professeur titulaire à la Faculté de médecine; b) Professeur agrégé à la Faculté de médecine ; c) Chef de Service dans un hôpital universitaire : d) Chef d\u2019un département de l\u2019École de médecine ; e) Assistant universitaire.6.Peuvent devenir membres adhérents, les autres médecins admis à pratiquer dans les hôpitaux universitaires.7.Peuvent devenir membres associés, les scientifiques, etc, attachés aux laboratoires et aux centres de recherche des hôpitaux universitaires ou à l\u2019École de médecine.8.Deviernent membres émérites, les anciens membres nommés professeurs émérites à la Faculté de médecine.9.Les membres correspondants sont choisis parmi les personnalités médicales canadiennes et étrangères, qui peuvent apporter à la Société une contribution utile ou qui ont des titres à sa reconnaissance.Leur nombre ne doit pas dépasser cinq pour cent de celui des membres titulaires.10.Les membres adhérents, associés, émérites et correspondants jouissent des mêmes privilèges que les membres titulaires, sauf qu\u2019ils n\u2019ont pas droit de vote à l\u2019assemblée générale et qu\u2019ils ne peuvent remplir aucune charge.OFFICIERS 11.Les officiers de la Société sont au nombre de cing: un président, un vice-président, un Ls: Ya.Ii il Hk TEs Li édecne deu Été ALES Flt hos its ol Sele Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 secrétaire général, un secrétaire correspondant et un trésorier.12.Les officiers sont élus chaque année, à l\u2019assemblée générale, pour un an, par scrutin uninominal secret et ballottage.13.Le président et le vice-président ne sont rééligibles qu\u2019une fois.Les autres officiers sont indéfiniment rééligibles.14.Un Comité de nomination, composé de trois anciens présidents, est chargé de présenter une liste comportant un candidat pour chacun des postes d\u2019officier et de la soumettre, pour élection, à l'assemblée générale.BUREAU DE DIRECTION 15.On élit chaque année, parmi les membres titulaires de la Société, un directeur représentant les membres de chacun des hôpitaux universitaires et de l\u2019École de médecine.Les directeurs et les officiers constituent le Bureau de direction, chargé de conduire les affaires et les activités de la Société.16.Chaque directeur est élu pour un an et indéfiniment rééligible.17.Au moins une semaine avant l\u2019assemblée générale, les membres titulaires de chaque hôpital universitaire et de l\u2019École de médecine choisissent dans leur groupe un candidat au poste de directeur et soumettent son nom au Comité de nomination, pour être proposé à l\u2019élection.18.Les vacances se produisant parmi les membres du Bureau de direction dans l\u2019intervalle des assemblées générales sont comblées par le Bureau de direction.Les officiers ou directeurs ainsi choisis ne sont en fonction que jusqu\u2019à la prochaine assemblée générale.Cependant, le vice-président succède automatiquement au président.RÉUNIONS 19.La Société tient séance régulièrement le deuxième et le quatrième jeudi soir de chaque mois, de septembre à avril inclusivement, excepté la quatrième semaine de décembre, à l\u2019École de (2) LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 9 médecine, ou à l\u2019un ou l\u2019autre hôpital universitaire et, exceptionnellement, à tout autre endroit désigné par le président.20.La deuxième réunion d\u2019avril est l\u2019assemblée générale annuelle.Au cours de cette réunion on entend les rapports des officiers et des comités permanents et l\u2019on procède aux élections.Cette assemblée clôture l\u2019année d\u2019exercice et se tient toujours à l\u2019École de médecine.21.Le Bureau de direction, quand il le juge à propos, peut convoquer des assemblées spéciales.Seule la question spécifiée dans l\u2019avis de convocation peut y être discutée.Une assemblée spéciale ne doit pas remplacer une réunion régulière, mais elle peut être combinée avec une réunion régulière.AMENDEMENTS « 22.Tout amendement proposé à ces Statuts doit être soumis par écrit à une réunion régulière de la Société, porter la signature de trois membres titulaires et être lu à l\u2019assemblée par le Secrétaire.Après cet avis de motion, l\u2019amendement est soumis au vote de l\u2019assemblée générale annuelle.Pour être accepté, tout amendement doit recueillir au moins les deux tiers des votes des membres titulaires présents à la dite assemblée annuelle.II.RÈGLEMENTS ADMISSION 1.Pour être admis, tout nouveau membre doit être proposé par écrit par le directeur représentant l\u2019institution à laquelle il appartient.Il incombe à ce directeur de vérifier l\u2019éligibilité du candidat, ses titres et la catégorie de membre à laquelle 1l doit appartenir.Le candidat doit contresigner le bulletin de présentation, pour signifier qu\u2019il accepte d\u2019être proposé.2.Cette proposition est soumise à la prochaine réunion régulière et si elle obtient la majorité des suffrages des voteurs présents, le candidat est accepté comme membre de la Société.Si le vote est demandé, il doit se faire par scrutin secret. 10 LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL DURÉE DE L\u2019AFFILIATION 3.Les membres titulaires, adhérents et associés, ne font partie de la Société que pendant la durée de leur fonction universitaire ou hospitalière.4.Dans le cas où l\u2019un des membres désire démissionner, il doit en aviser le Bureau de direction qui en donne avis à l\u2019assemblée lors de la prochaine réunion régulière.COTISATION 3.Les ressources de la Société proviennent des cotisations et souscriptions de ses membres, de dons, de legs et des subventions qui lui sont accordés.6.La cotisation annuelle est de dix dollars, pour les membres titulaires et adhérents.Elle n\u2019est pas exigée des membres correspondants, émérites et associés.Des nouveaux membres admis après le premier janvier on n\u2019exige que la moitié de la cotisation annuelle.7.Sont temporairement exemptés de la cotisation annuelle pour l\u2019année courante les membres absents, pendant une période d\u2019au moins six mois, pour un voyage d\u2019étude en dehors de nos milieux universitaires tout autre voyage commandé.8.Le coût de la cotisation comprend le prix de l'abonnement au Laval médical.9.L\u2019année fiscale s\u2019étend d\u2019une assemblée générale à la suivante.La cotisation annuelle est payable depuis le début de l\u2019année fiscale jusqu\u2019au premier janvier suivant.10.Les membres qui ne se sont pas acquittés de leur cotisation dans les délais prévus perdent leur droit de voter.11.Tout membre qui n\u2019a pas payé sa cotisation pendant deux années consécutives, après avis du trésorier par lettre enregistrée, peut être exclu des cadres de la Société, par un vote majoritaire à l\u2019assemblée générale.12.Tout membre qui a été rayé des cadres de la Société pour refus de payer sa cotisation ne peut être réinstallé avant d\u2019avoir été réélu suivant la ou pour Laval Médical Vol.33- Janv.1962 procédure régulière et avant de s'être acquitté de ses redevances vis-à-vis de la Société.13.Aucun remboursement n\u2019est accordé au membre de la Société, résiliant son adhésion avant la fin de l\u2019année fiscale.DEVOIRS DES OFFICIERS 14.Le président préside toutes les réunions ; il exerce une surveillance générale sur les affaires et les activités de la Société ; il est membre ex officio de tous les comités permanents, à l\u2019exception du Comité de nomination.15.Le vice-président doit assumer les devoirs du président durant son absence.16.Le secrétaire général doit préparer l\u2019ordo des séances de l\u2019année, faire le décompte des membres présents à chaque séance, prendre note des discussions et en fournir un résumé substantiel pour publication dans le Laval médical à la suite du travail correspondant et préparer le procès- verbal de chaque séance.Il doit conserver les documents qui appartiennent à la Société.Il est membre ex officio de tous les comités permanents.17.Le secrétaire correspondant remplace le Secrétaire en son absence ; il voit à se procurer en temps opportun le programme définitif de la prochaine séance ; il fait parvenir à chaque membre, au cours de la semaine qui précède la réunion, un avis de convocation et le programme qui sera présenté.Il fait la correspondance pour la Société.18.Le trésorier reçoit tous les fonds de la Société et les garde en dépôt à la banque.Il paye les comptes et tient à jour les livres de la Société.19.Deux membres titulaires sont élus à l\u2019assemblée générale comme auditeurs.Il doivent faire la vérification des comptes avant la fin de l\u2019année fiscale et certifier de leur exactitude à l\u2019assemblée générale suivante.DEVOIRS DU BUREAU DE DIRECTION 20.Le Bureau de direction, constitué des officiers et des directeurs de la Société, doit étudier, promouvoir et conduire les affaires de la Société 1 de (dé cé Laval Médical Vol.33 - Janv, 1962 LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX en accord avec les Statuts et règlements, selon les instructions qui lui sont données lors des assemblées régulières.Ses décisions sont soumises à l\u2019approbation des membres, lors d\u2019une assemblée subséquente.Il agit comme comité des programmes.Il nomme les membres des comités permanents.21.Chaque directeur sert d\u2019intermédiaire entre la société et les membres appartenant au groupe qu\u2019il représente.Il s\u2019occupe du recrutement des nouveaux membres de son institution.Il tient à jour la liste complète des membres de son groupe.Il voit à ce que les membres de son institution préparent en temps opportun des travaux et des communications en accord avec les règlements et les besoins du comité des programmes, de façon à ce que chaque institution fournisse sa contribution aux programmes des séances régulières, Il est responsable de la collection des travaux aux fins de publication.COMITÉ 22.La Société peut, au besoin, constituer des comités permanents et des comités spéciaux.Les membres de chaque comité sont choisis par le Bureau de direction et nommés par le président.Les membres d\u2019un comité choisissent eux-mêmes leur président.23.Les comités permanents sont au nombre de trois : \u2014 le Comité de nomination ; \u2014 le Comité des prix ; \u2014 le Comité des relations extérieures.24.Le Comité de nomination est constitué de trois membres ayant déjà rempli la charge de président de la Société.Avant l\u2019assemblée générale, il requiert de chaque institution affiliée le nom d\u2019un ou de deux de leurs membres, qu\u2019ils proposent comme directeur pour les représenter.Le président du Comité fournit à l\u2019assemblée générale une liste de candidats aux divers postes d'officiers et de directeurs.Cette liste peut comporter un ou plusieurs noms à chaque poste.UNIVERSITAIRES DE LAVAL 11 25.Le Comité des prix est composé d\u2019au moins trois membres titulaires, dont un représentant du Laval médical, pour apprécier la valeur des travaux présentés au cours de l\u2019année et soumettre au Bureau de direction des suggestions quant aux récipiendaires des prix.26.Le Comité des relations extérieures est composé de trois membres titulaires, qui serviront d'agent de liaison avec l\u2019ACFAS et toute autre société.Ils sont chargés de trouver un ou plusieurs rapporteurs, pour représenter notre Société au congrès annuel de l\u2019'ACFAS.D'accord avec le Comité des programmes du Bureau de direction, ils s'intéressent à obtenir, à l\u2019occasion, un conférencier de l\u2019'ACFAS ou de toute autre société.SÉANCES RÉGULIÈRES 27.A moins d\u2019avis contraire, les séances régulières sont tenues au grand amphithéâtre de l\u2019École de médecine, à la cité universitaire.Elles débutent à 8 h.30 du soir et ne doivent pas durer plus de deux heures.28.Au cours de la semaine qui précède la réunion, un avis de convocation et le programme de la séance sont adressés par la poste à chaque .membre.29.Tous les médecins de la région et les étudiants en médecine sont invités à assister aux séances d\u2019étude, par voie d\u2019affichage ou par les journaux.Le programme des séances doit être adressé, chaque année, avec une nouvelle invitation, aux directeurs médicaux des hôpitaux non universitaires et aux présidents des autres sociétés médicales de Québec et de la banlieue.30.Les séances se déroulent dans l\u2019ordre suivant : 1.Ouverture de la séance ; 2.Lecture et adoption du procès-verbal de la séance précédente ; 3.Élection des nouveaux membres ; 4.Correspondance ; 5.Communications et avis divers : 6.Présentation des travaux et discussion ; 7.Convocation de la prochaine séance ; 8.Clôture. 12 LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL PRÉPARATION DU PROGRAMME 31.La préparation du programme des séances relève du Bureau de direction qui, par l\u2019intermédiaire des directeurs, prend contact avec chaque groupe de membres, pour dresser la liste des communications.32.Le Bureau de direction peut choisir trois de ses membres pour former un sous-comité du programme, chargé de répartir et de distribuer les travaux à présenter à chaque séance particulière.33.Pour équilibrer le programme et en assurer la variété, pour mieux répartir le travail de préparation, chacun des rapporteurs au programme d\u2019une même réunion doit appartenir, de préférence, à des institutions différentes.34.Le programme complet de chaque semestre doit être préparé avant le début de celui-ci et chaque directeur, par voie d\u2019affichage ou autre, en informe les membres de son institution.35.Le Bureau de direction peut réserver un maximum de deux séances régulières par année pour présenter des conférenciers étrangers invités.36.Le Bureau de direction peut, une fois par année, organiser le programme d\u2019une séance d\u2019étude spéciale ou d\u2019une journée médicale à l\u2019intention de la profession médicale en général.PRÉSENTATION ET DISCUSSION DES TRAVAUX 37.Choix des travaux : A La nature des travaux à présenter doit être conforme aux buts que poursuit la Société, tels qu\u2019énoncés à l\u2019article 2 des Statuts.Les cours et les revues générales sont à éliminer au profit d\u2019observations et de travaux originaux et personnels, choisis pour intéresser le plus grand nombre de membres possible.38.Préparation : Chaque travail présenté doit être accompagné d\u2019un texte pour publication.Ce texte peut être élaboré suivant le jugement de l\u2019auteur.39.Durée : A moins d\u2019une autorisation préalable et exceptionnelle du président, un maximum de vingt Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 minutes est alloué à la présentation et à la discussion de chaque travail et le temps attribué à chaque rapporteur est indiqué sur le programme.40.Présentation : Vu le temps limité, il est suggéré au rapporteur de présenter un résumé substantiel de son travail, exprimé d\u2019un point de vue et en des termes qui soient à la portée de la majorité des auditeurs, surtout quand il s\u2019agit de travaux très spécialisés.Ce résumé peut être écrit et lu, quand il est impossible de le présenter de mémoire.41.Discussion : La discussion constructive de chaque travail est fortement encouragée.Les directeurs sont chargés de désigner un membre pour ouvrir la discussion sur les travaux présentés par les membres de leur institution et d\u2019en fournir le nom au secrétaire correspondant, pour qu\u2019il soit porté au programme, sur l\u2019avis de convocation.Le secrétaire général doit prendre note des discussions et en fournir un compte rendu substantiel pour publication dans le Laval médical.PUBLICATIONS 42.Aucune communication ne peut être publiée au nom de la Société, sans l\u2019approbation du Bureau de direction.43.Le Laval médical publie régulièrement, dans le plus bref délai possible, un compte rendu de chacune des séances.44.En principe, le texte des travaux présentés aux séances de la Société doit être livré le plus tôt possible, par l'intermédiaire du secrétaire correspondant pour publication dans le Laval médical.45, Le Bureau de direction peut autoriser un auteur à publier ailleurs, si celui-ci en fait la demande immédiatement et s\u2019il a de bonnes raisons à faire valoir, surtout quand il s\u2019agit de travaux très spécialisés qui ont plus de chances d\u2019être lus dans des revues spécialisées.En pareil cas, un résumé substantiel du travail sera ajouté au compte rendu de la séance et publié dans le Laval médical.Lordi (ike # pret Qi ¢ aval men aval SES DA Hans ks fl Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 LA SOCIÉTÉ DES HÔPITAUX BOURSE C.-J.-BERGERON 46.Chaque année, à l'assemblée générale, un premier prix de $200.et un deuxième prix de $100.sont décernés aux auteurs des deux meilleurs travaux présentés au cours de l\u2019année par des membres âgés de quarante ans ou moins.Ces travaux doivent être livrés pour publication.PRIX DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL 47.Chaque année, la Société médicale des hôpitaux universitaires attribue un prix à l\u2019au- UNIVERSITAIRES DE LAVAL 13 A teur dont le travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires et publié sera jugé le meilleur tant pour le fond que pour la forme.AMENDEMENTS ET ADDITIONS 48.Tout amendement ou addition à ces règlements peut être proposé à n\u2019importe quelle réunion régulière, pour être adopté à la majorité des votes à la réunion suivante, si dans l\u2019intervalle, l\u2019amendement ou l\u2019addition proposé reçoit l\u2019approbation du Bureau de direction. COMMUNICATIONS LE SYNDROME DE L'ÉPAULE DOULOUREUSE EN PRATIQUE RHUMATOLOGIQUE * De toutes les arthralgies, celle de l'épaule nous paraît la plus fréquente en pratique rhumatologique.La polyarthrite rhumatoïde constitue l\u2019affection la plus grave à cause de ses dégâts éventuels ; et les malades, mieux renseignés, consultent maintenant plus tôt qu\u2019autrefois, et en plus grand nombre.Néanmoins, depuis six ans, sur dix patients venus consulter pour une articulation douloureuses, au moins le tiers se plaignait d\u2019une épaule douloureuses, immobilisée ou non.Si l\u2019on se rappelle l\u2019importance de la mobilité de l\u2019articulation scapulo-humérale et la prépondérance marquée des mouvements du bras dans la vie quotidienne, on conçoit sans peine les ennuis suscités par les épaules douloureuses et l\u2019importance de leur redonner leur intégrité fonctionnelle le plus rapidement possible.Les femmes surtout, dans leurs travaux ménagers et dans le cérémonial de leur toilette, ont besoin d\u2019épaules souples et indolores ; les frustrations que leur apporte une arthralgie de l\u2019épaule sont multiples et parfois inimaginables.Malgré tout cela, elles viennent souvent consulter trop tard, à la phase de l\u2019ankylose scapulo-humérale.Le comportement de trop de ces malades est en effet aussi pitoyable que celui des sujets atteints d\u2019une pollakiurie, d\u2019une hémorragie rectale, d\u2019une dyspepsie prolongée ou d\u2019une toux, dite de cigarettes.Ils découvrent vite que l\u2019immobilisation du bras neutralise la douleur, mais ne pressentent * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 2 novembre 1961.POS RTE REP EE CO PEER EE EEE EPS EPS CO PRE EE EEE SUBS EB EE BS Ur CRESS SES LIB OS Maurice CAMPBELL chef du Service de médecine a U Hopital Saint- Joseph de Trois-Riviéres pas l\u2019ankylose qui les guette Ici, comme dans les autres secteurs de la médecine, la thérapeutique populaire exerce son influence, souvent au détriment du malade.L'\u2019épaule douloureuse s\u2019extériorise sous trois formes principales : 1.L\u2019arthralgie simple sans ankylose importante du bras : Dans cette forme, il n\u2019y a pas d\u2019immobilisation franche, mais une diminution variable de l\u2019amplitude des différents mouvements du membre supérieur.Cette épaule douloureuse a une origine habituellement tendineuse et est de nature inflammatoire.En l\u2019absence de calcifications bursales ou tendineuses, ces lésions sont probablement secondaires aux réactions dégénératives qui affectent les tendons de la coiffe musculo-tendineuse des muscles rotateurs de l\u2019épaule, en particulier le sus-épineux et le long biceps.On la rencontre chez les sujets de plus de quarante ans, avec une fréquence maximum entre cinquante et soixante ans.2.L\u2019épaule immobilisée, avec ou sans douleur, selon la durée du processus : L'origine de ce syndrome est capsulaire ; il est le résultat d\u2019un processus d\u2019épaississement et de rétraction de la capsule.De Sèze l\u2019appelle la capsulite rétractile.Les causes les plus fréquentes sont l\u2019infarctus du myocarde (20 pour cent) et les maladies intra- thoraciques ou de la colonne cervicale.La qu pi wt i Nous.1% pre nila cheval lip fous: quelques Leta Féquem pet (.\u2014_\u2014 = brin Whom ih em fii Sy, Ms, 133), ig) #7, Hag - bi, Cae rude : ~\u2014 \u2014 5 C Shay Flt iy Ug | ia LS S i Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 pathogénie est très complexe et encore mal comprise.3.Le syndrome main-épaule de Steinbrocker : Dans ce cas, il s\u2019agit d\u2019une épaule immobilisée avec phénomènes réflexes à la main comme complication.L'origine réflexe de ce syndrome, par perturbation du sympathique est la plus acceptée ; sa pathogénie est très complexe.ÉTUDE CLINIQUE DE 125 CAS D\u2019ÉPAULE DOULOUREUSE Nous avons entrepris de reviser les fiches des 125 premiers cas d\u2019épaule douloureuse vus en consultation depuis six ans pour en dégager les observations pertinentes concernant le sexe, l\u2019âge, l\u2019épaule touchée et le diagnostic posé.Il est toujours révélateur et instructif de contrôler après quelques années nos constatations cliniques.Le tableau I indique que les femmes sont plus fréquemment touchées que les hommes, dans une proportion de trois contre deux.TABLEAU 1 Compilation de 125 cas d\u2019épaule douloureuse A.Incidence selon le sexe : soit 39,2% soit 60,89, 49 hommes.76 femmes.B.Incidence selon l\u2019âge : 202a30ans.5 cas, soit 4,0% 30a40ans.12 cas, soit 9,69, 40a50ans.28 cas, soit 22,4% 50a60ans.A 42 cas, soit 33,6% 60a70ans.29 cas, soit 23,29, 70ansetplus.9 cas, soit 7,2% C.Épaule atteinte : Epaule droite.Epaule gauche.66 cas, soit 52,8% 59 cas, soit 47,2% En ce qui concerne l\u2019âge, on voit que le tiers des épaules douloureuses sont observées chez des patients de 50 à 60 ans et que 80 pour cent des cas surviennent chez des sujets de 40 à 70 ans.Enfin l\u2019_épaule droite semble touchée un peu plus fréquemment que l\u2019épaule gauche.Les LE SYNDROME DE L\u2019ÉPAULE DOULOUREUSE 15 principaux rhumatologues observent la même différence.Le tableau II compile les diagnostics établis.On voit que près de la moitié des épaules douloureuses sont des épaules immobilisées.TABLEAU II Diagnostic posé dans 125 cas d\u2019épaules douloureuses A.Epaules immobilisées : 1.Capsulite rétractile (péri-arthrite).2.Syndrome main-épaule franc, .51 cas, soit 40,8% 8 cas, soit 64% B.Épaules douloureuses : 1.Bursite, calcifiante ou non (dont 13 cas avec calcification) .\\.n PARA 34 cas, soit 27,2% 2, Tendinite et téno-synovite.24 cas, soit 19,2% 3.Ostéo-arthrose dégénérative (localisation d'après la radiographie : Cervicale.,.1.00104 cha sea Lan eee tee ae 5 cas acromio-claviculaire.\u2026.\u2026.0000000.2 cas humérale.1.212402 0 001 eee ee aa eee 1 cas Total, .8 cas, soit 6,4% 4, Néoplasmes : Cancer bronchogénique.2 cas Tumeur de Pancoast.1 cas Total.3 cas, soit 2,4% 5.Maladie de Parkinson : Cause primaire.002000000 0e ec ea 2 cas Facteur aggravant une tendinite ou une bursite.4220081 20100 e a ea au eee 2 cas Total, o.oo iii 4 cas, soit 3,2% Les bursites (sous-acromiales et sous-deltoi- diennes) et les tendinites forment également un groupe aussi imposant en ce qui concerne les épaules non immobilisées, mais dont les mouvements sont cependant limités.L\u2019ostéo-arthrose put être diagnostiquée dans 6,4 pour cent des cas, alors que l\u2019aspect clinique suggérait une tendinite ou une bursite.Il est probable que par des radiographies plus nombreuses on aurait pu en dépister davantage dans les autres groupes.Enfin l\u2019origine cancéreuse, pulmonaire surtout et, plus rarement osseuse, doit être retenue si la clinique nous y oriente.LES TRAITEMENTS DE L\u2019ÉPAULE DOULOUREUSE 1° Le traitement actif ou curatif qu\u2019il s\u2019agisse de la phase aiguë ou de la phase chronique, ou d\u2019ankylose est résumé au tableau III. Maurice CAMPBELL TABLEAU III Le traitement de l\u2019épaule douloureuse A.Phase aiguë : 1.Calmer la douleur : Morphine parfois, injection locale de procaïne ; Hydeltrasol ou hydrocortisone ; 2.Immobilisalion de l\u2019articulation, pendant deux ou trois jours ; 3.Agents physiques, dont les ultra-sons ou la radiothérapie ; 4.Les antiphlogistiques : phénylbutazone : 600 - 300 mg par jour ; corticostéroïdes parfois.B).Phase chronique ou d\u2019ankylose : 1.Mobilisation active et graduée (poulie) ; 2.Agents physiques : microthermie et diathermie ; 3.Injections intra-articulaires ou tendineuses de cortico- stéroïdes ; À.Prednisone per os : 15 mg par jour, puis doses décroissantes après la première semaine.5.Intervention chirurgicale dans certains cas rebelles, plutôt rares.2° Le traitement préventif est surtout dirigé contre l\u2019ankylose de l\u2019épaule.Il faut donc mobiliser, passivement d\u2019abord, puis activement, le plus tôt possible les membres supérieurs chez tout opéré de la partie diaphragmatique de l\u2019abdomen et également chez tous les sujets atteints d\u2019infarctus du myocarde.Laval Médical Vol.33- Janv.1962 CONCLUSION La conduite à tenir dans un cas d\u2019épaule douloureuse peut être résumée de la façon suivante : 1° Il faut porter un diagnostic précis dès le début, ce qui implique un interrogatoire serré et un examen minutieux, y compris des radiographies de l'épaule et de la colonne cervicale.Une uricémie et un latex peuvent être parfois indiqué.2° Ne jamais temporiser, mais utiliser tous les procédés thérapeutiques pour prévenir et combattre l\u2019ankylose.3° Persévérer et demeurer optimiste car il faut souvent des mois pour gagner la bataille et redonner à l\u2019épaule son intégrité fonctionnelle.4° Songer au cancer devant un échec apparent des mesures thérapeutiques appliquées intens!- vement.BIBLIOGRAPHIE 1.DE SÈzE, S., HUBAULT, T., et coll, L\u2019épaule douloureuse et l\u2019épaule bloquée ; une étude anatomique et arthro- graphique, Union méd.Canada, 90 : 351, (avril) 1961.2.DE SÈZE, S., RYCKWÆRT, A, et MAÎTRE, M., L\u2019épaule en pratique rhumatologique, Masson & Cie, 1959.3.MAYFIELD, F.H., et NEwquisT, R.E., The shoulder-hand syndrome, Ohio State Med.J., 55 : 1373, (oct.) 1959, 4.MoseLEYy, H.F., Disorders of the shoulder, Clinical Symposia (Ciba) : 12 : n°1.ah en men vir BITE Xd 1 mt digeu das | i co ng Bp sons de de TIRE apf don sis: fla i | ly a ldo res {mp} np log lan Ui By vi Hn His ~ a Ÿ sl, 19 phies Le Ques les Lou gion.LA VENTILATION MECANIQUE EN CHIRURGIE GENERALE (200 CAS) * INTRODUCTION Comme le role de la médecine est le maintien et la prolongation de la vie dans le meilleur état de santé possible, les médecins cherchent continuelle- lement à perfectionner leurs connaissances, a vérifier de nouvelles hypothèses et à mettre en œuvre des thérapeutiques mieux appropriées.Nul n\u2019ignore que les quinze dernières années comptent parmi les plus fertiles en réalisations prodigieuses.Le chirurgien, pour sa part, s\u2019est lancé dans l\u2019exploration de presque toutes les régions du corps humain, exécutant son travail sur des organismes tantôt très jeunes, tantôt âgés et usés par la vie et chaque fois handicapés par des lésions sérieuses.Les progrès spectaculaires dans des domaines aussi délicats que le cœur et les vaisseaux, le cerveau ou les poumons, ont exigé un approfondissement méticuleux de la physiologie et conséquemment une application de ces connaissances physiologiques par les anesthésistes chargés de la survie et de la sécurité du malade.Chaque jour le chirurgien exige de l\u2019anesthésiste non seulement que le patient soit dans un état de tranquillité ou de sommeil et qu\u2019il soit à l\u2019abri de la douleur mais aussi qu\u2019i) soit protégé contre des réflexes nocifs, grâce à une détente musculaire complète ; de plus, le champ opératoire doit être exsangue et souvent le métabolisme cellulaire en hypo-activité.Pour satisfaire à ces exigences, l\u2019anesthésiste moderne a étudié de nouvelles substances, perfectionné des techniques audacieuses et mis au point un appareillage de plus en plus spécialisé.Mais la mise en application de ces techniques anesthésiques pour satisfaire aux exigences chirurgicales entraîne chez le patient une * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 2 novembre 1961.B) Marc ALLEN Philippe GENDRON Paul HAMELIN Service d\u2019anesthésie, Hôpital Saint-Joseph Trois-Rivières atteinte de ses fonctions vitales et tout particulièrement de ses échanges gazeux pulmonaires.BREF RAPPEL PHYSIOLOGIQUE Les échanges gazeux pulmonaires ayant pour but l\u2019apport d\u2019oxygène et l\u2019élimination de l\u2019anhydride carbonique comportent trois composantes : la ventilation, la diffusion des gaz et le flot sanguin dans les capillaires pulmonaires.Seule la ventilation fera l\u2019objet de cette étude.La ventilation consiste en un mouvement cyclique d\u2019inspiration et d\u2019expiration par lequel de l\u2019air frais pénètre dans l'arbre respiratoire et un volume égal de gaz pulmonaire en est exhalé.Comme les échanges en O2 et en CO2 se font à l\u2019alvéole, il n\u2019existe de ventilation efficace que lorsqu\u2019un volume-minute de gaz est apporté aux alvéoles pulmonaires et en est retiré de façon satisfaisante.Trois facteurs déterminent l\u2019importance de la ventilation alvéolaire : l\u2019air courant, la fréquence de la respiration et l\u2019espace mort respiratoire.On peutttonc calculer la ventilation alvéolaire-minute efficace en multipliant l\u2019air courant, moins l\u2019espace mort physiologique, par la fréquence respiratoire.La ventilation alvéolaire est assurée par les mouvements respiratoires dont les principaux facteurs sont la musculature inspiratoire et l\u2019élasticité pulmonaire.En inspiration les muscles doivent vaincre la résistance des fibres élastiques et des tissus non élastiques de même que vaincre la résistance à la progression de l\u2019air dans l\u2019arbre trachéo-bronchique.La force s\u2019opposant à la résistance offerte par les tissus élastiques entraîne un changement de volume dans les alvéoles et ce changement de volume par unité de force appliquée s'appelle la compliance pulmonaire.Cette 18 Marc ALLEN - Philippe GENDRON - Paul HAMELIN relation entre la force appliquée et la distension de l\u2019alvéole ou entre la pression exercée et le volume ne dépend que du seul changement de volume et non de la vitesse avec laquelle ce changement s\u2019opère ; par contre la force exercée pour vaincre la résistance offerte par la friction des tissus non élastiques et la résistance des voies trachéo-bron- chiques est fonction de la vitesse du courant d\u2019air ou du débit-minute.En expiration, phénomène habituellement passif, l\u2019énergie ou la force ou la pression accumulée par la distension des fibres élastiques agit comme un ressort pour chasser l\u2019air.Ce ressort subit l\u2019opposition du tonus des muscles inspiratoires, la résistance des tissus non élastiques et la résistance des voies aériennes.En résumé, disons que la ventilation alvéolaire dépend de deux facteurs physiologiques importants : la compliance pulmonaire, fonction du changement de volume, et la résistance des voies trachéo-bronchiques, fonction de la vitesse du déplacement de l\u2019air, soit du débit-minute.PHYSIO-PATHOLOGIE 1.Hypoventilation : Toute cause modifiant l\u2019air courant, l\u2019espace mort, la fréquence, la compliance pulmonaire, et la résistance des voies aériennes entraînera nécessairement de l\u2019hypoventilation alvéolaire.Ainsi la médication préopératoire, les dépresseurs du système nerveux, les relaxants musculaires, la position du malade sur la table d\u2019opération, la nature de l\u2019intervention chirurgicale, la pression exercée par les assistants sur le thorax, les écarteurs, les compresses abdominales, l\u2019accumulation des sécrétions ou l\u2019assèchement de ces sécrétions formant un bouchon ou une croûte dans les voies aériennes, la présence de tubes endotrachéaux coudés de trop petit calibre ou encore obstrués par un ballonnet trop soufflé ou un corps étranger, sont autant de facteurs susceptibles d\u2019entraîner de l\u2019hypoventilation au cours de l\u2019anesthésie.Cette hypoventilation conduit souvent à l\u2019anoxémie et toujours à la rétention du CO2.Cliniquement elle se manifeste par une élévation de la Laval Médical Vol.33- Janv.1962 tension artérielle, de la tachycardie, de la diaphorèse et du suintement capillaire.2.Hyperventilation : L\u2019hyperventilation est habituellement observée lors de la respiration contrôlée lorsque l\u2019air courant est augmenté et l\u2019espace mort réduit.Elle conduit à l\u2019alcalose respiratoire et au déplacement de la courbe de dissociation de l\u2019oxygène vers la gauche (effet Bohr) marquée, théoriquement, par une diminution de la libération de l\u2019oxygène aux cellules.Cliniquement elle se manifeste par de la pâleur à cause de la vasoconstriction périphérique, une chute de la tension artérielle qui peut atteindre des niveaux dangereux surtout sous anesthésie, une période d\u2019apnée qui peut se prolonger pendant quelque temps à Ja fin de l\u2019intervention chirurgicale.On parle aussi de tétanie due à l\u2019alcalose et de vasoconstriction cérébrale, complication qui, cependant, peut s\u2019avérer utile en neuro-chirurgie.LA DÉTERMINATION DE L\u2019AIR COURANT Le meilleur moyen de contrôler l\u2019efficacité de la ventilation est de déterminer à plusieurs reprises le CO2 expiré, les bicarbonates plasmatiques et le pH.Comme ces tests ne peuvent s\u2019exécuter de routine il existe des tables pour déterminer l\u2019air courant en tenant compte du sexe, du poids, de la taille et de la surface corporelle.Ce sont les nomogrammes de Radford, de Herzoz et d'Engstrôm.Ces nomogrammes indiquent également des facteurs de corrections, tels par exemple l\u2019augmentation de cinq pour cent de l\u2019air courant pour chaque degré de température au-dessus de 99°F.Une fois l\u2019air courant déterminé en fonction de la fréquence respiratoire, il est important de pouvoir vérifier si un tel volume est administré au patient.Des fuites dans l'appareil peuvent en- trainer de l\u2019hypoventilation, des valves non compétentes peuvent entraîner une augmentation de l\u2019espace mort et une accumulation de CO.On a donc construit des ventimètres qui, placés le plus près possible de la bouche, y mesurent l\u2019air courant et le volume-minute.Ce sont les venti- métre de Wright, de Bennett et de Drager.Lotti Td (an és ca su din qe : prit ni droit, quent (her débit UE | cher hd 2m Int ¢ dig; i.14) he \\ Laval Médical Vol.33- Janv.1962 LA RESPIRATION CONTRÔLÉE Dans les conditions normales de la vie, la respiration spontanée assure une ventilation efficace.Sous anesthésie, pour éviter l\u2019hypoventilation, l\u2019anesthésiste doit recourir à la ventilation assistée et souvent, pour obtenir une meilleure anesthésie chirurgicale, employer la ventilation contrôlée, Cette technique qui s\u2019est avérée très efficace et très sûre, n\u2019en bouleverse pas moins la physiologie cardio-respiratoire.Il y a inversion du jeu de succion du sang vers le cœur, ce qui entraîne une diminution du retour veineux en inspiration et une augmentation en expiration.La pression positive intrapulmonaire et intrapleurale exercée en inspiration gênant le retour veineux au cœur droit, diminue le débit cardiaque et par conséquent entraîne une chute de la tension artérielle.Chez l\u2019homme normal, Gibbon rapporte que le débit cardiaque est diminué de 12 pour cent avec une pression positive intermittente tandis que chez le patient en état de choc ou hypovolémique la diminution du débit cardiaque peut atteindre 42 pour cent.Ce déséquilibre est compensé par une augmentation de la tension veineuse pour maintenir un gradient de pression satisfaisant.Cette même pression positive inspiratoire crée un tamponnement des cavités cardiaques ce qui contribue encore à la diminution du débit cardiaque.La pression positive intra-alvéolaire gêne aussi la circulation dans les capillaires pulmonaires, augmente la surcharge du cœur droit, et peut devenir une cause d\u2019insuffisance ventriculaire droite chez un malade atteint d\u2019un cœur pulmonaire.Enfin, une rupture alvéolaire quoique inhabituelle peut arriver dans certains cas d\u2019emphysème bulleux.En résumé les complications cardio-vasculaires de la ventilation contrôlée résultent de l\u2019augmentation de la pression intrapulmonaire trop élevée.On peut donc conclure que les complications circulatoires seront d\u2019autant moins marquées que la pression moyenne intratrachéale sera maintenue plus basse.Par pression moyenne intrapulmonaire on entend la moyenne des pressions intrapulmonaires variables observées au cours d\u2019un cycle respira- LA VENTILATION MÉCANIQUE EN CHIRURGIE GÉNÉRALE 19 toire.Pratiquement, cette pression sera mesurée par la différence entre la surface délimitée par la courbe de pression au-dessus de la ligne O et la surface de la courbe de pression sous la ligne 0 divisée par l\u2019unité de temps.Quels sont donc les moyens de maintenir cette pression moyenne la plus basse possible ?1.La pression positive ne doit pas être maintenue plus longtemps qu\u2019il ne le faut pour assurer un air courant efficace et une distribution égale de gaz aux alvéoles pulmonaires.2.L\u2019inspiration doit être plus courte que l\u2019expiration.En fait elle doit être un peu moins de la moitié du cycle total de la respiration, soit dans les rapports de 1 à 1,5.3.Les poumons doivent être gonflés par un afflux rapide de gaz tout en s\u2019assurant de ne pas rupturer les alvéoles surtout lorsque la distribution des gaz est inégale comme on le rencontre du fait de la position spéciale du patient dans les cas de lombotomie.4.La résistance à l\u2019expiration doit être minime afin que la pression positive ne soit pas maintenue trop longtemps dans l\u2019arbre respiratoire.5.L\u2019espace mort doit être réduit par un tube endotrachéal.On doit aussi s\u2019assurer de la compétence des valves du circuit.6.L\u2019emploi de la pression négative dans la phase expiratoire assure une baisse de la pression moyenne de deux façons : a) En accélérant la chute de la pression dans les poumons à la phase expiratoire ; b) En abaissant le sommet de la pression positive à la phase inspiratoire.Cette même pression négative agira aussi en améliorant le retour du sang veineux.Cependant elle sera inutile dans la chirurgie à thorax ouvert et elle pourra être nocive dans certaines maladies où il y a lésion de la paroi bronchique.Cette pression pourra collaber les bronchioles et entrai- ner une rétention d\u2019air (air trapping).TECHNIQUES DE RESPIRATION CONTRÔLÉE Cette respiration contrôlée peut être obtenue manuellement par compression du ballon, ou 20 Marc ALLEN - Philippe GENDRON \u2014 Paul HAMELIN mécaniquement grâce à des appareils qui assurent la ventilation automatique des poumons.On a construit plusieurs types d\u2019appareils réglables quant à la fréquence du cycle respiratoire, quant au volume débité et quant à la pression.Ces appareils sont divisés en deux groupes : 1.Les appareils à volume constant et à pression variable ; 2.Les appareils à pression constante et à volume variable.Ces ventilateurs mécaniques fonctionnent au gaz comprimé ou à l'électricité.Le respirateur mécanique utilisé pour la ventilation du malade au cours d\u2019une intervention chirurgicale doit offrir certaines qualités : 1.Il doit pouvoir s\u2019adapter facilement à un circuit d\u2019anesthésie et ce par un tube aussi rigide que possible.2.Il doit pouvoir assurer une ventilation efficace avec de petits débits, c\u2019est-à-dire être très flexible aux variations de débits fournis par l\u2019appareil d\u2019anesthésie.3.Il doit pouvoir se substituer facilement à une ventilation manuelle.4.Il doit être aussi silencieux que possible.5.S'il est mu à l\u2019électricité, il doit être à l\u2019épreuve des explosions.6.Il doit posséder certaines qualités physiques : = a) Il doit pouvoir fonctionner à une pression Laval Médical Vol.33- Janv.1962 positive variant de 0 à 60 cm d\u2019eau et une pression négative de 0 à \u201420 cm d\u2019eau ; b) Il doit débiter un volume d\u2019au moins dix litres par minute ; c) Il doit fournir un débit-minute de 60 litres ; d) Il doit posséder un dispositif pour fixer le rapport de l\u2019inspiration à l\u2019expiration.On recommande que ce rapport soit de 1 à 1 ou de 1 à 1,5 lorsqu\u2019on emploie la phase négative.3.On doit pouvoir y incorporer un ventimêtre pour mesurer l\u2019air courant et le volume-minute réel à la bouche.En résumé, ces appareils doivent étre de manipulation facile, être capables d\u2019assurer une ventilation efficace en tenant compte de la compliance et de la résistance des voies respiratoires et aussi être très flexibles de telle sorte qu\u2019ils puissent s\u2019adapter à tous les malades et dans toutes les interventions chirurgicales de quelque nature qu\u2019elles soient.EXPÉRIENCE CLINIQUE Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019employer la ventilation contrôlée au cours de 203 interventions chirurgicales (tableau I).Les principales indications de l\u2019emploi de la ventilation mécanique furent la durée anticipée de l\u2019opération, la position du patient sur la table d\u2019opération ou encore son état avant l\u2019intervention chirurgicale.TABLEAU 1 Intervention chirurgicale au cours desquelles la ventilation mécanique ful employée (203 cas) Mastectomie simple 1 Discoidectomie.6 Ulcére perforé.1 Mastectomie radicale.6 Plastie périnéale - 2 Endartériectomie.1 Iléocolostomie Lo.3 Hernie diaphragmatique.5 Cholécystectomiie et cholédochotomie .1 Opération de Wertheim.| 12 Hémorragie traumatique abdominale.1 Splénectomie.1 Gastrectomie.56 Plastie.0.5 Pneumonectomie.2 Hémicolectomie.=.Cee 12 Sympathectomie et greffe.] Dissection radicale du cou.1 Résection intestinale.10 Craniotomie.1 Laryngostomie.1 Stripping.0 17 Néphrectomie.1 Thyroidectonuie.1 Hystérectomie vaginale.4 Cholécystectomie.3 Opération de Commando.1 Hystérectomie abdominale.3 Laparotomie.2 Greffe cutanée.1 Iléocystoplastie.LL 5 Parotidectomie.1 Iléo-entrectopie.1 Intervention abdomino-périnéale.14 Hernie étranglée.1 Thoracotomie.1 Cystostomie .RS 1 Opération de Swanson.1 Pancréatectomie.1 Cystectomie.FE L ae L ne 1 Greffe d'Albee.3 Débridement de plaies.1 Cholécystojéjunostomie.2 Vagotomie et pyloroplastie.1 Thrombo-endartériectomie.1 Greffe artérielle.1 Gastro-entérostomie.3 Greffe aorto-iliaque.1 Lord vf Joga ole lp timgé Noi récent dim Vip seu seu Fig all \u201can am Hey ih ci er Tr q \u201cra ly ly \u201cng lity lg LT Bi ig | Map Sug leg Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 La durée des opérations a varié de une heure a six heures et demie avec une moyenne de deux heures et cinquante-cing minutes.L'âge des opérés allait de sept ans à 83 ans avec une moyenne de 52 ans et demi.Dans l'appréciation du risque opératoire, on avait estimé que le risque opératoire était excellent dans 75 cas, bon dans 102 cas, médiocre dans 25 cas et mauvais dans un cas.Après une prémédication par une association de démérol, de phénergan et d\u2019atropine, et une induction au pentothal tous les patients furent curarisés a la succinylcholine et reçurent de l'oxygène à cent pour cent.Durant la période de maintien de l\u2019anesthésie on employa soit le cyclo- propane en triade avec une perfusion de succinyl- choline ou du démérol intraveineux au besoin.Les pertes sanguines furent appréciées à la pesée et corrigées par des transfusions.Nous avons habituellement relié le ventilateur mécanique à l'appareil d\u2019anesthésie après la période d\u2019induction.Le ventilateur mécanique Jefferson permet d'employer une pression constante avec un volume variable ou un volume constant avec une pression variable.Nous avons généralement opté pour cette dernière.Pour un adulte de taille moyenne, nous réglons notre ventilateur mécanique à un débit de 500 ou 600 cm$, un rapport inspiration-expiration de 1:1 et une fréquence respiratoire de 14 à 16 par minute.Un tel volume d\u2019air courant peut paraître exagéré, mais il faut compenser la perte de volume due à l\u2019extension des tubes ondulés.L\u2019emploi du venti- mètre de Wright nous a montré que cette perte s\u2019élevait approximativement à 100 cms.Il est à noter que la ventilation ainsi obtenue était supérieure aux valeurs indiquées par le nomogramme de Radford.D\u2019après les travaux de John H.Gibbon nous croyons que les dangers de l\u2019acidose respiratoire par hypoventilation sont plus à craindre qu\u2019une alcalose légère.Dès le début de cette série d'interventions nous avons remarqué la stabilité des signes vitaux, pouls, tension artérielle, absence de diaphorèse, chez les opérés ventilés mécaniquement.C\u2019est ainsi que dans cette série, 168 malades n\u2019ont pas subi LA VENTILATION MÉCANIQUE EN CHIRURGIE GÉNÉRALE 21 de modifications de leur pression artérielle de plus de 15 mm de Hg pendant la période opératoire.En étudiant la fiche d\u2019anesthésie des 35 autres patients, les modifications de la pression artérielle ont pu être attribuées à de nombreuses causes indépendantes de la ventilation mécanique.Au cours de onze opérations, le chirurgien employa des compresses imbibées de néo-synéphrine ; cette technique provoquait à chaque fois des hausses de la tension artérielle.Chez les 15 autres opérés on remarqua des pertes sanguines brusques corrigées par des transfusions.Lors de trois autres opérations nous avons remarqué des hausses de la tension dues à l\u2019épuisement de la chaux sodée de l'appareil d\u2019anesthésie : le simple fait de changer la chaux sodée ramena la tension artérielle à un niveau normal.Deux autres opérés ont présenté des modifications de la tension artérielle par gêne du retour veineux dues à la compression de la veine cave par des compresses abdominales.La stabilité du pouls fut tout aussi remarquable.C\u2019est ainsi que seulement 31 opérés ont subi des variations de la fréquence du pouls de 12 pulsations à la minute.Seulement deux malades ont fait de la diaphorèse au cours de l'intervention et cela à la fin d\u2019une opération très longue, c\u2019est-à-dire de cinq heures et quart et de six heures.De nombreux anesthésistes ont également rapporté la stabilité de ces signes qu\u2019ils ont attribuée à la régularité et au volume constant de la ventilation mécanique.Il faut encore observer que dans un petit nombre de cas le ventilateur mécanique ne fut relié à l\u2019appareil d\u2019anesthésie qu\u2019après une période de ventilation manuelle ; dans ces cas on observe une plus grande stabilité des signes vitaux lorsque le malade est ventilé mécaniquement.Huguenard note aussi une diminution du saignement au cours de l\u2019intervention, diminution qu\u2019il attribue à une meilleure élimination de l\u2019anhydride carbonique et à un meilleur retour veineux si l\u2019assistance expiratoire est satisfaisante.Malheureusement 11 nous fut impossible de comparer la perte sanguine lors d\u2019opérations semblables au cours desquelles la ventilation fut manuelle. 22 Marc ALLEN - Philippe GENDRON - Paul HAMELIN La ventilation mécanique au cours de l'intervention réduit appréciablement la quantité de substances curarisantes et \u2014anesthésiantes.Comme pour la perte sanguine il est malheureux que nous ne puissions donner de chiffres précis, faute de pouvoir comparer avec des opérations semblables mais au cours desquelles la ventilation manuelle aurait été utilisée.La ventilation mécanique permet à l\u2019anesthésiste de remplir d\u2019autres devoirs envers le malade tout en le libérant d\u2019une tâche monotone, celle de comprimer régulièrement le ballon de l\u2019appareil anesthésique.Aucun anesthésiste pourrait remplir cette tâche avec autant de constance el de régularité qu\u2019un ventilateur mécanique surtout lorsque l\u2019opération se prolonge deux, trois ou quatre heures.D\u2019après plusieurs auteurs nous aurions là une des causes des bons résultats obtenus avec la ventilation mécanique.La reprise de la respiration spontanée n\u2019a jamais posé de difficultés.En effet, il suffisait de réduire quelque.peu la ventilation-minute ou de retrancher momentanément la chaux sodée du circuit anesthésique pour que le malade reprenne sa respiration spontanément au bout de quelques minutes.Tous les opérés ventilés mécaniquement ne furent conduits à la salle de réveil qu\u2019après une vérification de leur ventilation-minu- te avec le ventimètre de Wright.La durée moyenne entre la fin de l\u2019opération et la rentrée à la salle de réveil s\u2019est élevée à 15 minutes.Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 Au cours de cette série nous n\u2019avons pas à déplorer de décès ni au cours de l\u2019anesthésie ni dans la période postopératoire.Les suites postopératoires furent trés satisfaisantes.Nous avons maintenant une cinquantaine d\u2019opérations additionnelles faites sous ventilation mécanique et les résultats furent aussi encourageants.Même si le ventilateur mécanique n\u2019est pas un appareil indispensable, nous croyons qu\u2019il constitue une a acquisition appelée a rendre de grands services aux opérés.BIBLIOGRAPHIE 1.COMROE et coll, The lungs, clinical physiology and pulmonary fonction test, Year Book Publishers, Chicago, 1957.2.DOBKIN, A.B., Evaluation of a ventilator with fixed volume control and variable regulated pressure, Canad.Aneæst.Soc.J., 5 : 288, (juil.) 1958.3.Fairtey, H.B., The selection of a mechanical ventilator, Canad.Anæst.Soc, J., 6 : 219, (juil.) 1959.4.GIBBON J.H., et HAUPT, C.J., The need for adequate ventilation during surgical operations, Surg.Clin.North Amer., 35 : 1553, (déc.) 1955.5.G1BBON, J.H., et NEALON, T.F., Physiological effects of pulmonary ventilation during operations under general anaesthesia, Surg.Clin.North Amer., 40 : 1491, (déc.) 1960.6.HUGUENARD, P., GORAGUER, F., DAvID, M., GAILLE- MAIN, J., et GODARD, H., Résultats de trois ans d\u2019utilisation du respirateur mécanique « RPR » en chirurgie générale, Anest.el analg., 17 : 34, (jan.-fév.) 1960.7.LaBoRriT, G., KIND, A., et MONDRAIN, Y., Utilisation de l\u2019appareil d\u2019Engstrôm en chirurgie générale, Amest.ef analg., 17 : 16, (jan.-fév.) 1960.8.MUSHIN et Coll.Automatic ventilation of the lungs, Blackwell Scientific Publication, Oxford, 1959.9.RoBsoN, J.G., Artificial respiration and respirators, Canad.Anast.Soc.J., 6 : 215, (juil.) 1959.Na sgh fide mm Pra J firs d clean 1 dol ele jill.fn fi 12 jan dit piri Le né PGK tft sng dim, clarté k MH bu eat fe our due lite in gg NÉPHROLITHIASE PAR HYPERCALCIURIE * Nous avons observé récemment trois cas de néphrolithiase qui nous ont frappés par leur similitude au point de vue clinique et leur exploration sommaire.Premier cas : P.S., 30 ans, présente en 1950 des manifestations d\u2019une lithiase rénale et subit l\u2019ablation d\u2019un calcul migrateur.De nouveau en 1961 un syndrome douloureux révèle un calcul au tiers supérieur de l\u2019uretère gauche dont l\u2019ablation est pratiquée en juillet.L\u2019analyse chimique révèle une composition homogène d\u2019oxalate de calcium.Le patient n\u2019a jamais fait abus de lait ni de fromage et sa diète est bien équilibrée.Ses antécédents sont importants : son père a fait pendant 15 à 20 ans une néphrolithiase récidivante et subit une néphrectomie à l\u2019âge de 58 ans.Son frère également a fait une néphrolithiase à l\u2019âge de 26 ans et l\u2019analyse de son calcul n\u2019a pas révélé la présence de magnésium.L\u2019exploration de ce patient est sans particularité au point de vue de la culture des urines ; le pH urinaire est de 6,0, on y retrouve des leucocytes (++) et des cellules rénales (+) et identifie de l\u2019Escherichia coli.Une calcémie est de 10,4 mg pour cent avec une diète fibre et on retrouve 5,6 pour cent d\u2019unités de phosphatase alcaline.Une calciurie, après trois jours d\u2019une diète de 125 mg de calcium, montre une concentration de 292 mg de calcium par 24 heures.La texture osseuse est normale.L\u2019exploration de l\u2019arbre urinaire ne montre pas d\u2019anomalie congénitale ni de dilatation des bassinets ou des calices.Le patient est revu deux mois après l\u2019interven- * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, le 30 novembre 1961.1.Chef du Service d\u2019endocrinologie et de métabolisme.2.Interne sénior dans le Département de médecine.Léo GOSSELIN André BERGERON?de l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi tion.Il se porte bien, a pris du poids mais ses urines montrent des cristaux d\u2019oxalate de calcium, un pH urinaire acide et un test de Sulkowitch fortement positif malgré une diète restreinte en apport de calcium.Deuxième cas : G.G., 36 ans, fait à 28 ans une colique rénale gauche et on peut démontrer la présence d\u2019un calcul qui est laissé en place.En 1958, le patient est examiné pour des douleurs récidivantes ; on note la présence de calculs à chacun des deux reins.Le patient n\u2019éprouve pas de symptômes jusqu\u2019en 1959, mais alors il doit subir une urétéro- lithotomie droite.Trois mois plus tard il souffre des calculs migrateurs de chaque côté et on procède à l\u2019extraction d\u2019un calcul urétéral gauche.Les antécédents familiaux du patient révèlent que sa mère a fait une néphrolithiase récidivante et que son frère également a subi l\u2019extraction de calculs migrateurs.L'état général du patient est très bon à son admission, en février 1961, sauf pour une colique rénale et l\u2019expulsion d\u2019un calcul dont l\u2019analyse révèle qu\u2019il est formé de carbonate de calcium mais ne contient pas de magnésium.La calcémie et la phosphorémie sont alors normales et une diète libre montre une hypercalciurie.On ne peut retrouver de cristaux de cystine danses urines.La figure 1 illustre l\u2019évolution de son métabolisme calcique au cours de son hospitalisation en février 1961 de même qu\u2019en juillet de la même année.Le tissu osseux du squelette est normal et ne laisse soupçonner aucune atteinte d\u2019hyperpara- thyroïdie.Le patient est libéré avec une diète restreinte en calcium et une dose filée de phytate de sodium contrôlée par des tests de Sulkowitch. Laval Médical Troisième cas : R.L., 43 ans, se présente en octobre 1961 pour des douleurs lombaires gauches.Ses antécédents familiaux montrent que son frère souffre de néphrolithiase.Quant à lui, il a fait de la polyurie et de la polydipsie transitoire en 1950, une colique néphritique en 1954 et une hyperplasie prostatique, de grade I, en 1958.Le patient présente un syndrome douloureux caractéristique de colique rénale depuis juin 1961.Avant son admission, le patient expulse spontanément un calcul migrateur.Le patient est admis pour examens et traitement.A l\u2019examen des urines on trouve une densité de 1015, des leucocytes (++ ++) des érythrocytes (+) et des cellules épithéliales (+).Le pH urinaire est acide.Les radiographies du squelette ne montrent pas de lésion caractéristique d\u2019hyperparathyroïdie.24 Léo GOSSELIN - André BERGERON Vol.33- Janv.1962 6.6.23 ars DOSS.35315 wo se 52 » \u2014o\u2014 = ss = 6 25 LA.\u2014\u2014 a 3 | 25 | 14 [15 Je |27 [18 11 qua is sa Jus | 16 [>> |re 19 [20 he piete Diete libre ~~ Dietellibre | Diete Diete 125 MGS i cs.! CALGIU/A CALE uM PE libre : 1.2 GAs JY.cocks I 1 ST ! 1000 | [47 900 | OS 800 | a -350 700 = wy 976 = CO = 600 PO re = = = = 5 5 soo za hé) Shem: ane, EB => lz] C= 2 400 CO or] Late 5 Zaz 2 Cncesime Divan [] = 500 A \u2014 F\u2014-73 OE 22 < STS PE - snp cm mpeg aches |-\u2014-|-447 ê Pr 200 GO 336] 300 71° [son Gnccluaie Noerumme @ 100 144 125 2 13 14 15 je 17 } 11 12 ja ji5 jé 17 18 {5 Zo FEYAIER 198) JUILLET 198 Figure 1.Une radiographie simple de l\u2019abdomen révèle des concrétions calculeuses au rein gauche et au niveau du bassin droit.Les résultats de calcémies et de phosphorémies sériées avec des phosphatuties et des calciuries concomitantes sont illustrés à la figure 2.Au cours de cette période d\u2019observation le patient fut d\u2019abord soumis à une diète libre puis à une diète restreinte à 125 mg de calcium.DISCUSSION Ces trois cas de néphrolithiase nous permettent certaines observations.L\u2019incidence familiale est élevée et le sexe masculin prédomine.Dans le premier cas et chez son frère, de même que dans le deuxième cas, la composition des calculs semble indiquer que le processus initial CALCEMIT Coan Conn > PHU EIA CALCIUANE dital 1 BER le de peal il is h i il pte Laval Médical = Lara! Ia idica) NÉPHROLITHIASE PAR HYPERCALCIURIE 25 A 1.+3 amg = DOSS.57743 = 1 45 S SE œ S Cacemie \u2014\u2014 3 3.5 = = 43 = ; \u2018 += Phospiomeme \u2014o\u2014 \u2014 2 3 ; \u2018 ; Zz 8 1 2 = Diète | libre : Diète 125 mss O Cheon : Calcium 1200 12 ges LV 1100, 1000 A 3 900 {59 ! À soo x0?gs Cun = 700)\u201d | 2° = goo Ul = = ol C0 I Caceivaie Dune | w 26 S 400} 3 0 | nye O41 (AAC Sw Care ae Noetuane = 200 Puospuatune Divane =\" 100 350 | Puospuorume Nocruane [I OCTOBRE 103) Figure 2.fut de nature métabolique.Aucun calcul, en effet, ne contient de magnésium, élément que l\u2019on retrouve lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un processus d\u2019infection urinaire chronique : dans ces cas les calculs sont formés de phosphates tricalciques ammoniaco- magnésiens.Dans tous les cas, le dosage du calcium urinaire indique une hypercalciurie qui persiste avec une diète de 125 mg de calcium chez le premier cas.Elle est constante dans les deuxième et troisième cas; dans ce troisième cas nous avons obtenu un plus grand nombre de dosages et procédé à une infusion de calcium (figures 1 et 2).Les calcémies et les phosphorémies avant et après l'injection intraveineuse de calcium sont demeurées à un niveau normal.Le deuxième cas (figure 1) montre un abaissement rapide de la phosphorémie consécutivement à l\u2019infusion de calcium ; cette réaction est significative d\u2019une phosphaturie compensatrice.(4) Dans le troisième cas (figure 2), on observe cette phosphaturie compensatrice par rebound après l\u2019infusion intraveineuse de calcium.Selon F.Bartter, ce phénomène indique des fonctions parathyroidiennes normales.D'ailleurs le taux constamment normal des calcémies et des phosphorémies renforce l\u2019exclusion d\u2019hyperpara- thyroïdie chez ces patients.Leur étude clinique nous permet d\u2019éliminer avec assez de certitude tout processus néoplasique, la sarcoidose, le syndrome de Cushing ou l\u2019acidose tubulaire.Aucun des patients ne faisait abus de lait ou d\u2019alcalis lors de leur hospitalisation et ils présentaient une hypercalciurie prononcée même lorsqu\u2019ils étaient soumis à une diète restreinte à 125 mg de calcium.La quantité de calcium urinaire varie avec l\u2019apport quotidien et chez les sujets soumis à une diète libre elle varie avec la quantité de créatinine urinaire suggérant que la calciurie est fonction de 26 Léo GOSSELIN - André BERGERON la stature d\u2019un sujet ou peut-être de la masse du squelette.On sait par des études métaboliques que la diète normale de l\u2019adulte contient 800 mg de calcium.Cette quantité se mélange à environ 200 mg de calcium sécrétés par les sucs digestifs.Environ 400 mg sont absorbés et 600 mg sont excrétés par les matières fécales.Une étude faite chez 50 sujets normaux soumis à une diète libre indique une excrétion urinaire de 250 mg comme moyenne maximum.Afin d\u2019étudier l\u2019influence des périodes prandiales sur la calciurie des cas observés, nous avons dissocié la diurèse nocturne de la diurèse diurne chez deux sujets.Elle nous permet de constater la prédominance diurne de la calciurie mais l\u2019apport prandial de calcium et son absorption intestinale ne semble pas jouer un rôle prédominant pour expliquer l\u2019hypercalciurie ; ce fait est surtout évident dans le troisième cas.Il est donc permis d\u2019attribuer à un trouble du mécanisme rénal de l\u2019excrétion du calcium, cette incidence d\u2019hypercalciurie.Le mode d\u2019excrétion rénale du calcium est encore fort peu connu.Des études récentes de Nordin nous apportent un peu de lumière.Seul le calcium ionique du plasma et les complexes de calcium liés aux phosphates, oxalates et surtout aux citrates, traversent la membrane glomérulaire.Le calcium ionique arrive au glomérule dans une proportion de 90 pour cent par rapport à dix pour cent de calcium lié, surtout aux citrates.Parvenu au tubule collecteur, le calcium ionique n\u2019y est plus que dans une proportion de 25 pour cent.Cette étude suggère que le tubule rénal réabsorbe le calcium ionique en exclusivité et que la calciurie représenterait la proportion de complexes calciques sous forme de phosphates, d\u2019oxalates ou de citrates.L\u2019étude de nos trois patients suggère qu\u2019il existe dans ces cas d\u2019hypercalciurie une plus forte Laval Médical Vol.33- Janv.1962 tendance à la formation de complexes calciques non réabsorbables au tubule rénal.Il peut s\u2019agir d\u2019un trouble d\u2019ordre génétique et l\u2019incidence familiale élevée dans ces trois cas favorise cette hypothèse.La nction du rôle des mucoprotéines dans la lumière tubulaire, mise de l\u2019avant par le docteur Howard peut jouer dans la génèse de ce trouble.La présence de quantités excessives de complexes calciques pourrait conjointement faciliter la formation de calculs, d\u2019où cette néphrolithiase récidivante bilatérale chez trois patients.RÉSUMÉ Nous avons présenté trois cas de néphrolithiase récidivante avec incidence familiale élevée, prédominance chez le sexe masculin, hypercalciurie sans hypercalcémie, hypercalciurie même en dehors des périodes prandiales.Nous formulons l\u2019hypothèse d\u2019un trouble d\u2019ordre génétique dans le mécanisme de réabsorption tubulaire du calcium.REMERCIEMENTS Nous remercions les docteurs Louis-Philippe Simard, Lauréat Tremblay et André Couture qui nous ont facilité l\u2019étude de ces trois patients ainsi que mademoiselle Paule Gagnon pour son assistance technique.BIBLIOGRAPHIE 1.HENNEMAN, P.H., BENEDICT, P.H., FoRBES, A.P., et Dubrey, H.R., Idiopathic hypercalciurie, New Engl.J.Med, 259 : 802-807, (23 oct.) 1958.2.Howarp, J.E., Hopkins, T.R., et CONNOR, T.B., On certain physiologic responses to intravenous injection of calcium salts into normal, hyperparathyroid and hypo- parathyroid persons, J.Clin.Endocr., 13 : 1, 1953.3.NorDIN, B.E.G., Clinical endocrinology, t.I, p.233, Greene & Stration, 1960.4.THOMPSON, D.D., Renal excretion of calcium and phosphorus, Arch.Int.Med., 103 : 172, 1959.5.WALSER, M., et BROWDER, A., Effect of sulfate on physical state and renal excretion of divalent cations, J.Clin.Invest., 37 : 940, 1958.DA La dé à mené fh, a He 113 pe pen, 8 525 SU et alt qu'une L'esnph \u201ctcompe ele pa i 0 dent tid hn fs dom rape d {5 ify [ley Te, li pha Ve der \u201caction tation de i fis si fl] i fig Hi \u201clige mg sy fine De Let él > Tg, ha - Sig DÉCOMPRESSION ORBITAIRE DANS L'EXOPHTALMIE MALIGNE DE LA THYROTOXICOSE * L\u2019exophtalmie est l\u2019une des complications difficiles à contrôler dans l\u2019hyperthyroïdie.Récemment dans le livre de Sydney C.Werner (8), The thyroid, Naffziger, un neuro-chirurgien, résume son expérience des complications oculaires de cette maladie.Sur 1500 cas d\u2019hyperthyroidie, 115 présentaient de l\u2019exophtalmie.James Pop- pen, en 1950, note, à la suite de Cattell, qu\u2019un cas sur 1000 patients atteints d\u2019hyperthyroïdie est affecté d\u2019une exophtalmie progressive telle qu\u2019une décompression orbitaire devient nécessaire.L'exophtalmie associée à l\u2019hyperthyroïdie peut accompagner les autres signes du syndrome mais elle peut précéder ou suivre la majorité de ces signes ou encore s\u2019accentuer lorsqu\u2019un stage d\u2019enthyroïdisme est atteint.Le traitement de cette exophtalmie peut donc varier non seulement selon les modalités mais aussi selon les stages du syndrome thyrotoxique, c\u2019est pourquoi un bref rappel de la pathogénie peut expliquer la raison des différentes thérapeutiques.Il existe deux types pathologiques d'exophtalmie, l\u2019ophtalmopathie bénigne non infiltrante et l\u2019ophtalmopathie sévère infiltrante laquelle révèle une destruction des fibres musculaires par une réaction inflammatoire, caractérisée par une infiltration de cellules géantes [(8), p.474] ; de plus, les tissus conjonctifs et graisseux sont hyper- plasiés et il y a progression vers la fibrose de tous les tissus orbitaires et péri-orbitaires, avec une diminution appréciable du tissu graisseux.C\u2019est ce stage de fibrose qui est le plus sévère et qui arrive surtout lorsque la thyrotoxicose a été guérie.De tous les mécanismes invoqués, celui de l\u2019action de la substance exophtalmique de Dobyns, * Travail reçu pour publication le 14 décembre 1961.1.Assistant dans le Service de neuro-chirurgie.2.Assistant dans le Service de médecine.Maurice HÉON,! FRCS.(C), FACS.Charles PLAMONDON,?2 FRCP.(C) de Hôpital de I\u2019 Enfani- Jésus E.P.S.(exophtalmic producing substance) d\u2019origine antéhypophysaire semble être le plus intéressant (3).Puisqu\u2019il est maintenant accepté de relier l\u2019exophtalmie à une cause antéhypophysaire et non directement à une hypersécrétion de l\u2019hormone thyroïdienne, on peut recourir à plusieurs méthodes pour fremer l\u2019hypophyse, ainsi plusieurs médicaments ont été considérés comme anti- thyrotrophine et peut-être anti-E.P.S., soit : les œstrcgènes, le dinitrophénol, les corticostéroïdes.Leur usage peut être difficilement apprécié puis- qu\u2019une rémission partielle et spontanée de l\u2019exophtalmie est assez fréquente.La radiothérapie hypophysaire telle que pratiquée avec succès par Bierwaltes (2) n\u2019est pas acceptée de tous puisque les résultats de cet auteur n\u2019ont pu être reproduits.Dans le traitement du goitre exophtalmique, il faut insister sur la thérapeutique du syndrome thyrotoxique lui-même et celle des désordres oculaires par une méthode systémique.1.Le traitement de I'hyperthyroidie avec exophtalmie maligne doit être des plus lents afin d'empêcher une hypersécrétion exagérée et brusque de la substance exophtalmique et de causer une disparition trop rapide de l\u2019hormone thyroïdienne.La façon idéale d\u2019y arriver est de traiter l\u2019hyperthyroïdie par les antithyroïdiens de synthèse ou encore mieux par le radioiode.2.Puisqu\u2019il faut éviter à tout prix le myx- œdème, il est coutume de donner à ces patients de l\u2019hormone thyroïdienne, antagoniste de la T.S.H., et peut-être, de la substance E.P.S.de Dobyns.Le traitement chirurgical devient indiqué lorsqu\u2019une exophtalmie sévère ne répondant pas aux mesures thérapeutiques décrites plus haut, expose aux ulcères de la cornée, produit de la douleur, de l\u2019œdème papillaire et une ophtalmoplégie responsable de la diplopie ; plus encore, elle devient impérative lorsqu'elle entraîne de la lagophtalmie. tunis Mt ae 28 Maurice HÉON - Charles PLAMONDON Ce terme s'applique à une exophtalmie si marquée que les paupières ne peuvent se fermer sur les yeux ; parfois même les paupières en arrivent à se fermer en arrière des yeux.La décompression orbitaire facilite la résorption de l\u2019œdème orbitaire, permet souvent de sauver la vision mais elle ne met pas toujours à l\u2019abri des ulcères cornéens Figure 1.récidivants.Le traitement chirurgical est l\u2019aboutissement de plusieurs développements techniques depuis la première intervention faite par Kronlein pour une exploration latérale intra-orbitaire utilisée surtout dans les néoplasies.Dolliger, en 1911, employa une autre incision dans le méme but.En 1931, Naffziger décrivit son approche intracrânienne pour lJ\u2019exploration orbitaire.Dandy avait préconisé cette voie intracrânienne pour toutes les tumeurs orbitaires à cause de la fréquence de leur extension intracrânienne ce qui souleva une polémique avec certains ophtalmologistes dont Berke qui, recommandait plutôt une modification de la technique de Kronlein, mais soulignait dans les contre-indications, la présence d\u2019une exophtalmie secondaire à une maladie systémique tel que le dysfonctionnement thyroi- dien.Poppen, en 1944, publia (4) sa technique intracrânienne modifiant l\u2019approche de Naffziger Laval Médical Vol.33- Janv.1962 et M.R.Welti, en 1950, discuta ses résultats de décompression orbitaire, avec une technique chirurgicale assez semblable à celle décrite par Rowbotham en 1956 (5).Ce dernier, Rowbotham (5), fait une incision (figure 1) d\u2019un demi-pouce en arrière du bord osseux externe de l\u2019orbite qui se dirige en haut vers la partie externe du sourcil, se prolonge ensuite le long de l\u2019insertion de l\u2019aponévrose temporale sur une distance de trois pouces (figure 2).L\u2019apo- TE A SALES À Pro, 57 Figure 2.névrose et le muscle sont incisés dans la même direction, puis il faut une trépanation dans l'orbite à travers la plaque orbitaire du sphénoïde et du zygoma.Cette ouverture est agrandie pour que la paroi supérieure de l'orbite et le mur latéral soient enlevés ; les bords de la fente sphénoïdale ainsi que l\u2019anneau du Zinn sont Le fascia péri-orbitaire est largement On recommande le drainage pendant 24 évités.incisé.mw a le ee fd épron val tan TA ire Tran En TE n ado ts Bar in tiie] Ba lege iy ie; la gy Titi Têtes à ihe Mi mif ly lity | Me Hey Ue Uni CR igi Laval Médical Vol.33- Janv.1962 heures et la compression oculaire avec fermeture des paupières.Ce fut le procédé adopté pour un patient (R.L.), âgé de 49 ans, admis à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus la première fois en novembre 1955 avec tous les signes d\u2019une thyrotoxicose sévère et surtout une exophtalmie maligne accompagnée de plusieurs ulcérations cornéennes.En plus des mesures thérapeutiques locales usuelles, le traitement de l\u2019hyperthyroïdie est entrepris avec 600 miili- grammes de prophylthiouracil et 100 milligrammes d\u2019extraits thyroidiens par jour.A ce moment, l\u2019exophtalmométrie avec l'appareil de Hertel, avec base à 104, donne 32 millimètres à l\u2019œil droit et 30 millimètres à l\u2019œil gauche.Le patient éprouve une diminution marquée de son acuité visuelle et présente des ulcérations aux deux cornées.L\u2019exophtalmie fluctue de jour en jour mais est si maligne qu\u2019on craint d\u2019avoir à en arriver à une énucléation bilatérale.Une blépha- rographie droite devient nécessaire.En janvier 1956, la thyrotoxicose étant améliorée, nous décidons alors d\u2019administrer de la radiothérapie à l\u2019hypophyse pendant une période de sept semaines, avec dose totale de 6 640 r.En avril, le patient reçoit une première dose de radioiode soit quatre millicuries d\u2019iodel3l.Il quitte 'hopital en mai 1956 avec du Tapazole et des extraits thyroidiens.Le patient est revu deux fois dans les mois qui suivirent.En août alors qu\u2019il est toujours thyro- toxique avec une captation de 53 pour cent d\u2019iode radioactif après 24 heures.A cette période son oculopathie est amélicrée puisque l\u2019exophtalmo- métrie montrait une diminution de quatre millimètres à l\u2019œil droit et de trois millimètres à l\u2019œil gauche.Il reçoit en août une deuxième dose de trois millicuries d\u2019iode!31 et une troisième de six millicuries en octobre.Il est réadmis le 24 janvier 1957.À ce moment, il présente une exophtalmie sévère (figure 3), qui est de 32 millimètres à droite et de 30 à gauche, une diminution marquée de l\u2019acuité visuelle, une limitation de tous les mouvements oculaires avec diplopie et surtout des douleurs oculaires, une incapacité de fermer les paupières exposant ses DÉCOMPRESSION ORBITAIRE 29 yeux à des ulcères cornéens, de plus, fait à souligner, il montre une résistance oculaire nette à la dépression.C\u2019est alors qu\u2019on décide de recourir au traitement chirurgical et de faire une décompression orbitaire.Le 14 février 1957, la première intervention est faite à droite par le procédé de Rowbotham et dès le lendemain le patient est nettement amélioré, il constate que sa vision est meilleure Cependant la compression oculaire est négligée à cause d\u2019une ulcération cornéenne non complètement guérie.Le 26 février 1957, l\u2019autre décompression orbitaire est faite de la même façon.Cette fois on applique Figure 3.un bandage compressif mais le patient s\u2019en plaint Malgré les soins usuels, on note l\u2019apparition d\u2019un ulcère cornéen gauche qui oblige à cesser cette compression.Au départ du patient, l\u2019exophtalmométrie démontre à droite une amélioration de sept millimètres et à gauche de cing millimètres.Le patient est revu le 15 novembre 1958, alors qu\u2019un autre test au radioiode a montré une absorption de 47 pour cent après 24 heures.De nouveau considéré comme thyrotoxique, il reçoit une autre dose d\u2019iode radioactif : soit six milli- curies.Le patient est revu un peu plus tard dans le même mois et à ce moment on note que la amèrement. diplopie est très diminuée, la vision est améliorée, elle est à 20/60,\u20141, à droite, de 20/30,\u20142, à gauche, le patient peut maintenant fermer les paupières sans aucune difficulté, protégeant ainsi beaucoup mieux ses yeux.L'amélioration intéresse aussi les mouvements oculaires : en effet, il n\u2019y a maintenant aucune limitation en haut, elle est minime en bas et modérée latéralement.Au fond d\u2019œil, on note une légère atrophie optique mais il n\u2019y a pas d\u2019œdème papillaire.Fait important pour ce patient, il n\u2019y a aucune douleur oculaire ; à l\u2019exophtalmométrie on note qu\u2019il y a Figure 4.une diminution de l\u2019exophtalmie de cing millimètres à gauche et de sept millimètres à droite selon le même observateur.La conjonctive reste injectée et on aperçoit un résidu d\u2019un ulcère cornéen droit (figure 4).DISCUSSION La technique préconisée, contrairement au procédé de Kronlein, ne laisse pas de déformation décelable.À peine peut-on remarquer une minime ligne soulignant les incisions à la partie antérieure.Cette technique évite les volets intracrâniens plus longs exposant à des pertes sanguines plus importantes, mais surtout elle permet 30 Maurice HÉON - Charles PLAMONDON Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 approche plus facile de la paroi latérale de l'orbite en plus de sa paroi supérieure, ce qui serait peut-être un avantage sur la technique de Naffziger modifiée par Poppen et plus tard par Scoville.Quant à l\u2019indication chirurgicale, elle s\u2019étaie sur plusieurs observations.Nous citons celle de Russell Brain, neurologue, qui en 1952 revit 150 cas et conclut que 45 pour cent demeurent inchangés par le traitement médical et 15 pour cent sont même aggravés par cette thérapeutique.Naffziger a opéré 40 patients atteints d\u2019exophtalmie maligne due à une thyrotoxicose.Trente de ces patients avaient des affections oculaires après la thyroïdectomie et chez sept patients, l\u2019auteur avait rapporté de l\u2019œdème papillaire.Ses mesures ont démontré une diminution de l\u2019exophtalmie d\u2019environ quatre à cing millimètres après une décompression orbitaire.Les changements dépendant directement du degré des perturbations irréversibles qui se sont faites dans les tissus orbitaires et de l\u2019étendue de la décompression osseuse chirurgicale.Il faut noter aussi que la tension rétrobulbaire demeure toujours diminuée comme on l\u2019a souvent noté chez les cas que nous présentons.Selon les critères thérapeutiques établis l'intervention a certes aidé le patient et la technique de Rowbotham a semblé satisfaisante.Est-elle infiniment supérieure à celle de Scoville?Probablement pas, mais toutes les deux ont Jeurs mérites.Sion a soin dans le procédé de Scoville de faire les trépanations trés latéralement en bas de l\u2019insertion antérieure de l\u2019aponévrose temporale, il est possible d\u2019avoir aussi accès à la paroi orbitaire latérale.Son avantage majeur réside dans le fait qu\u2019on peut faire la décompression bilatérale au cours de la même intervention.Cependant dans les cas de lagophtalmie, peut- être serait-il préférable d'employer une voie d\u2019approche strictement latérale comme celle de Rowbotham afin d\u2019obtenir une décompression osseuse maximale.RÉSUMÉ Les auteurs ont présenté un cas de thyrotoxicose avec exophtalmie maligne excessivement marquée Ja tea 3 qu Dr jeu fal sde co qu Laval Médical Vol.33- Janv.1962 allant même jusqu\u2019à lagophtalmie, surtout en vue du traitement chirurgical qui dut être institué pour décomprimer les orbites.Ils soulignent l\u2019approche médicale de ce problème de l\u2019exophtalmie maligne dans les goitres toxiques et discutent de sa pathogénie.Enfin ils revisent les techniques d'intervention orbitaire proposées pour ces affections et discutent de leurs mérites respectifs.BIBLIOGRAPHIE 1.BERKE, R.N., A modified Kronlein operation, Arch.Ophthal., 51 : 609, 1954.DÉCOMPRESSION Lo ORBITAIRE 31 BIERWALTES, W.H., X-ray treatment of malignant exophtalmos, J.Clin.Endocrinol., 13 : 1090, 1953.DoBYNS, B.M., et Wizson, L.A., An exophtalmie producing substance in the serum of patients suffering from progressing exophtalmos, J/.Clin.Endocrinol., 14 : 1393, 1954.POPPEN, J.L., Surgical treatment of progressive exophtal- mos, J.Clin.Endocrinol., 10 : 1230, 1950.ROWBOTHAM, G.F., et CLARKE, P.R.R., Progressive exophtalmos treated by orbital decompression, Lancet, 1 : 403, 1956.WALKER, E., À history of neurological surgery, 1951.WELTI, M.H,, Résultats éloignés de dix trépanations décompressives de l\u2019orbite pour exophtalmie maligne, Revue neurol., 83 : 388, 1950.WERNER, S.C., The thyroid, a fundamental and clinical text, Heber, Horper, New-York, 1955. CAS 33-32 La patiente, âgée de 54 ans, était connue depuis 1957, alors qu\u2019un diagnostic de leucémie lymphoïde chronique avait été établi.Les symptômes principaux à ce moment-là étaient de la fatigue, de l\u2019asthénie et de l\u2019amaigrissement ; à l\u2019examen physique, l\u2019attention était attirée par une hypertrophie ganglionnaire généralisée, plus marquée aux chaînes cervicales ; la formule sanguine était venue confirmer le diagnostic de leucémie lymphoïde avec ses 90000 globules blancs dont 90 pour cent étaient des lymphocytes ; l\u2019hémoglobine était à 12,5g.La patiente fut traitée par télérœntgenthérapie (250 r) ; les globules blancs s\u2019abaissèrent à 13 550 et les lymphocytes à 67 pour cent.Dans les années qui suivirent, la patiente fut hospitalisée à quelques reprises pour de la radiothérapie, puis pour de la radiothérapie et des transfusions.Jusqu'à sa dernière hospitalisation, en mai 1961, elle demeure modérément active, n\u2019accusant aucun autre symptôme que ceux énumérés plus haut.La dernière hospitalisation fut motivée par la réapparition de la fatigue, de l\u2019hyperthrophie ganglionnaire, et de certains malaises à l\u2019hypocondre gauche.L\u2019examen physique pouvait se résumer ainsi : 1.Pouls : 90 ; T° : 98,3°F.; T.A.: 130/80 ; 2.Pâleur du visage et des conjonctives ; 3.Hypertrophie ganglionnaire diffuse ; 4.Hépatomégalie (2,5 cm en dessous des fausses côtes) ; 5.Splénomégalie importante.Laboratoire : 1.Hémoglobine .cc.5,2 g Globules blancs.113 000 SEANCE ANATOMO-CLINIQUE DE L'HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC Jean-Louis BONENFANT Jean BEAUDOIN rédacteurs Lymphocytes.100% CGMH.31,5 Fer sérique.464 mg 2.Ponction sternale : Lymphocytes.95,3% Lymphoblastes 0,6% Mégacaryocytes .présents Normoblastes basophiles 1,39, Normoblastes polychromatophiles.2,09, Normoblastes orthochromatiques.0,3% Normoblastes en mitose.0,3% Nombre de cellules comptées.300 Densité des étalements.forte Remarques : Les lymphocytes prédominent dans cette moelle très riche.Il persiste çà et là des cellules des trois lignées hémopoiétiques.3.L\u2019examen des urines et l\u2019azotémie étaient normaux.Radiologie : Poumons : on note la présence d\u2019une petite opacité au-dessus du diaphragme droit reliée au hile par des traînées.Évolution : La patiente reçut des transfusions, des corti- coïdes, et fut traitée par cobalthérapie (600 r, à raison de 200 r par séance).L'état clinique devint plus satisfaisant et dix jours après le début du traitement, l\u2019hémoglobine était à dix grammes et les leucocytes à 15 440 avec 97 pour cent de lymphocytes.Dans la nuit qui précède la journée où la patiente devait quitter l\u2019hôpital, elle accuse une toux sèche, des malaises thoraciques, de la température à 101°F.L'examen physique est refait, et n\u2019apporte rien de nouveau sauf la présence d\u2019une rougeur et d\u2019une induration sur le bout du nez, ayant tous les caractères d\u2019un furoncle.La han LR Mati LA À Ty à Ca ij 4h Tee I le, \u201cMa \u201cal or Laval Médical Vol.33- Janv.1962 radiographie pulmonaire montre que les traînées déjà décrites à la base droite, sont encore présentes, et qu\u2019elles sont accompagnées d\u2019un voile de cette même région.La patiente est traitée à ce moment-là, avec de la pénicilline (600 000 unités par jour) et de la streptomycine (un gramme par jour) ; les cor- ticoïdes sont continués.Durant les dix jours suivants, occasionnellement la patiente présente un frisson suivi d\u2019un clocher de température.Cependant, par la suite, les symptômes s\u2019exagèrent.Les frissons sont quotidiens, la température s\u2019élève à 104° à tous les matins, pour se retrouver le soir à 100°.Subjectivement : 1.Toux sèche ; 2.Malaises thoraciques généralisés ; 3.Asthénie, anorexie.Objectivement : 1.État de conscience excellent : pas de raideur de la nuque ; 2.Furoncle de l\u2019aile du nez guéri, aucune infection cutanée ailleurs ; 3.Hypertrophie ganglionnaire généralisée ; 4.Poumons : pas de signes physiques anormaux ; 5.Cœur : tachycardie, aucun souffle, aucune modification significative des bruits ; 6.Abdomen : pas de point douloureux, pas de masse palpable dans lee fosses lombaires ou ailleurs, sauf l\u2019hépatomégalie et la splénomégalie ; 7.Membres : circulation et réflexivité normales.Médication : 1.Triamcynolone : 30 & 40 mg par jour ; 2.Antibiotiques : pénicilline : un à dix millions, par jour ; streptomycine : un g par jour.Laboratoire : 1.Hémoculture : six hémocultures sont négatives (contaminant probable) ; 2.Prélèvement de la bouche : absence de Candida albicans ; 3.Expectorations (3) : pas de B.K., présence de pneumocoque ; (5) ANATOMO-CLINIQUE - CAS 33-32 33 4.Urines : a) Compte d\u2019Addis » Quantité de l\u2019urine de neuf heures : 690 cm?; Protéines : 0,10 g %2 ; Cylindres : 530 000 (2 000 hyalins) par 24 h.: Cylindres hyalins : 30 000 par 24 heures ; Cylindres granuleux : 500 000 par 24 heures ; Globules rouges : 115 666 666 (130 000) par 24 heures ; Globules blancs: 4 666 666 par 24 heures ; Cellules rénales : 5 666 666 par 24 heures.(650 000 globules blancs et cellules rénales) Entre parenthèses, les valeurs normales.b) Présence d\u2019entérobactéries non identifiées.Radiologie : 1.Poumons : apparition d\u2019un foyer de condensation vaguement triangulaire dans le sommet droit avec rétraction discrète du lobe.Trainées de condensation dans la base droite.2.Abdomen simple : sans particularité.La patiente décède en hyperthermie, trente- cinq jours après le début de son hospitalisation.DOCTEUR FERNAND LABRIE Nous avons ici le cas d\u2019une patiente dont la maladie évolue dans les cadres habituels d\u2019une leucémie lymphoïde chronique.Cependant, lors de sa dernière hospitalisation, les signes d'infiltration leucémiques sont très marqués et laissent entrevoir un stade terminal prochain, si l\u2019on en juge par l\u2019hypertrophie ganglionnaire diffuse, la splénomégalie, l\u2019hépatomégalie et surtout l\u2019hémoglobinémie à 5,2 g, avec une moelle osseuse presque complètement remplacée par les éléments de la lignée lymphocytaire.Nous nous proposons d\u2019étudier d\u2019abord les causes habituelles de décès chez les leucémiques, Leach, à l\u2019Hôpital Général de Vancouver, a fait un relevé de 157 cas et propose de les classer en quatre groupes. 34 Jean-Louis BONENFANT - Jean BEAUDOIN Les hémorragies, l'infection et l\u2019ulcération gastro-intestinale sont les trois groupes principaux constituant la cause de 75 pour cent des décès.A.L\u2019HÉMORRAGIE : L\u2019hémorragie, généralisée ou localisée, est la cause première de décès dans 27 pour cent des cas et cause accessoire dans 49 pour cent des cas.Par ordre de fréquence on rencontre : les hémorragies intracrâniennes, généralisées, pulmonaires, génito-urinaires et gastro-intestinales.Dans le cas a l'étude, I'hémorragie n\u2019attire pas notre attention, car aucn symptôme ni examen de laboratoire n\u2019indique une diathèse hémorragique.B.L\u2019ULCÉRATION AIGUË GASTRO-INTESTINALE : Des ulcères aigus localisés à l\u2019œsophage, à l\u2019estomac, à l\u2019iléon et au côlon sont responsables de 12 pour cent des décès.Ces ulcérations sont multiples, parfois confluentes et habituellement multiloculaires.Ici, pas d\u2019hématémèse, de méléna, de douleurs abdominales ni aucun signe susceptible de se rattacher à une affection digestive.C.L'INFECTION : Les infections variées, tant généralisées que localisées, bactériennes ou mycosiques sont des causes communes de décès chez les leucémiques.Les statistiques sont assez variables selon les auteurs, mais dans la série que nous étudions présentement, 35 pour cent sont morts d'infection.La diminution des anticorps circulants, l\u2019hypo- gammaglobulinémie et la diminution de la capacité phagocytaire des polynucléaires dans la leucémie lymphoide chronique, sont largement responsables de cette susceptibilité particulière aux infections.Vu l\u2019état leucémique avancé de la patiente avec défaillance de la moelle osseuse par envahissement lymphocytaire, elle reçoit de la Triamcynalone, ce qui, malgré son effet bienfaisant sur la leucémie, augmente la fréquence et la sévérité des infections et voile les signes physiques en diminuant la réponse inflammatoire.Nous allons étudier successivement les trois affections pathologiques possiblement infectieuses SUSHI IR, au 0 18 NT SR TEE Laval Médicai Vol.33- Janv.1962 présentées par la patiente soient le furoncle, la lésion pulmonaire et les troubles rénaux.1.Le furoncle de l\u2019aile du nez : Ce furoncle qui apparut en même temps qu\u2019une température à 101°F.mérite quelque considération et aurait pu donner deux complications, soit la thrombose du sinus caverneux et la septicémie.a) La thrombose du sinus caverneux donne : 1° une céphalée frontale ; 2° une douleur faciale tenace ; 3° de l\u2019exophtalmie ; 4° de l\u2019œdème des paupières et, éventuellement, de la paralysie des oculomoteurs.Dans notre cas, ces symptômes sont tous absents et l\u2019on note plutôt une guérison obtenue avec la pénicilline et la streptomycine.b) La septicémie est l\u2019autre complication a craindre et nous l\u2019étudierons plus loin, en rapport avec les lésions pulmonaires et rénales.2.La lésion pulmonaire : En ce qui concerne la lésion pulmonaire, lors de l\u2019entrée de la patiente, on notait à la radiographie une petite opacité au-dessus du diaphragme droit, reliée au hile par des traînées sans aucun symptôme ni signe physique.Lors de l\u2019apparition de la toux sèche, des malaises thoraciques vagues et de la température à 101°F., les trainées s\u2019accompagnent alors d\u2019un voile de la région.Seule la radiographie nous montre l'existence d\u2019un foyer de condensation dans le sommet droit avec rétraction discrète du lobe, toujours sans signe physique.Étudions donc les différents agents pathogènes susceptibles d\u2019être responsables de cette lésion pulmonaire.a) Le staphylocoque.La pneumonie à staphylocoque est devenue une complication relativement fréquente chez les leucémiques hospitalisés.Ici, en plus, nous avons le furoncle de l'aile du nez qui retient notre attention.La pneumonie à staphylocoque débute rapidement avec des frissons répétés, une température élevée, de la dyspnée progressive, de la cyanose, de la toux et une douleur pleurale.Le syndrome présenté par notre patiente est moins dramatique : il n\u2019y a pas d\u2019abcès pulmo- La fl al si qui ie oo TH] i | dime ip i) Ta i fp \u201cimp iil 1 Hh | Sly SE phe oi.wine Laval Médical Vol.33 \u2014 Janv.1962 naire, pas d\u2019empyème, pas de staphylocoques dans les expectorations et l\u2019hémoculture est négative.b) Le pneumocoque.On a noté la présence de pneumocoque dans les expectorations.La pneumonie à pneumocoque a des caractères bien particuliers : frisson unique et solennel, point de côté, toux, dyspnée marquée, expectoration rouillée, fièvre qui se maintient élevée sans rémissions pendant plusieurs jours et délire fréquent.Les signes physiques et la radiographie pulmonaire seraient caractéristiques.Ici, nous n\u2019avons que la toux sèche, des malaises thoraciques et une température à 101°F., ce qui n\u2019entre pas dans les cadres d\u2019une pneumonie à pneumocoque et implique que les pneumocoques découverts à l\u2019examen des expectorations sont très probablement des saprophytes des voies respiratoires supérieures.c) La pneumonie atypique.Cette affection donne une image radiologique compatible avec les opacités pulmonaires constatées chez notre patiente.Toutefois, le début aurait été moins rapide, sans fièvre, et la toux sèche du début se serait accompagnée d\u2019expectorations purulentes et muco- purulentes, ce que nous n\u2019avons pas ici.d) Le « Candida albicans ».Les mycoses, soit pulmonaires ou généralisées, sont une complication à craindre chez les leucémiques au stade terminal de la leucémie alors que la résistance du patient est très affaiblie.Plus de 25 espèces du genre Candida ont été isolées mais le Candida albicans est la principale espèce, et est reconnue par la plupart comme pathogène pour l\u2019homme.Il habite normalement dans la bouche et le tube digestif.Bien que donnant surtout des lésions cutano-muqueuses, il donne occasionnellement des lésions profondes telles que des broncho-pneumonies, des méningites, des septicémies, des pyélo- néphrites et des endocardites.Le cas que nous étudions actuellement n\u2019est pas incompatible avec une moniliase pulmonaire, même s\u2019il y a absence de monilia dans la cavité buccale.L'absence de réponse aux antibiotiques ANATOMO-CLINIQUE - CAS 33-32 35 et la débilité de la patiente sont encore des arguments pour un tel diagnostic.La présence de monilia aurait pu être démontrée par culture sur milieu de Sabouraud où 1l pousse en colonies après une semaine, mais comme c\u2019est un habitant normal des voies respiratoires, on ne peut être certain du diagnostic que par culture des lésions pulmonaires elles-mêmes, soit après une intervention chirurgicale ou à l\u2019autopsie.Par ailleurs, l\u2019image radiologique n\u2019est pas incompatible, car les lésions s\u2019accompagnent d\u2019atélectasie et d\u2019cedéme mais de peu de réactions inflammatoires.e) Une poussée tuberculeuse.1 état de notre patiente aurait pu être provoqué par une poussée aiguë de tuberculose et l\u2019image pulmonaire est d\u2019ailleurs compatible avec cette affection.Toutefois, l\u2019absence du bacille de Koch bien qu\u2019on l\u2019ait recherché à trois reprises dans les expectorations, élimine cette hypothèse.f) Inclusions cytomégaliques.Cette maladie se rencontre parfois chez des patients débilités.Le tableau en aurait cependant été moins dramatique et serait survenu seulement comme cause accessoire et non comme cause principale de décès.3.Les troubles rénaux : Le compte d\u2019Addis montre une augmentation marquée des cylindres hyalins et granuleux avec albuminurie légère, ce qui signe un diagnostic de néphrite aiguë.Les cylindres granuleux apparaissent strictement dans les inflammations aiguës.On trouve par ailleurs, un nombre considérable de globules rouges et de globules blancs, sans présence de pus.Il y a donc augmentation de la perméabilité glomérulaire avec dégénérescence tubulaire, ce qui peut expliquer la quantité exceptionnelle de cellules rénales.Nous sommes donc en présence d\u2019une néphrite aiguë et non d\u2019une pyélonéphrite à cause de l\u2019absence de pus dans les urines.On note, par ailleurs, la présence d\u2019entéro- bactéries non identifiées dans les urines, ce qui nous entraîne à discuter de leur rôle possible dans cette néphrite, même si cette discussion est assez, difficile sans culture. 36 Jean-Louis BONENFANT - Jean BEAUDOIN a) Le colibacille et l\u2019Aerobacter aerogenes sont les plus fréquemment rencontrés, mais la pénicilline à hautes doses et la streptomycine auraient dû normalement en avoir raison.b) Le Proteus et le pyocyanique sont fréquemment rencontrés chez des gens débilités et ils ont un tropisme particulier pour des reins ischémiques comme ceux qu\u2019on observe dans l\u2019anémie leucémique.Certaines souches sont particulièrement résistantes à la pénicilline et à la streptomycine.c) Il reste le staphylocoque qui aurait dû donner des abcès avec périnéphrite ainsi que le Candida qui aurait dû normalement donner des spores dans les urines.d) La cobalthérapie, si elle fut appliquée sur le rein, a pu aussi donner une néphrite aiguë qui expliquerait les symptômes actuels.Luxton a rapporté 27 cas et les syndromes observés furent ceux d\u2019une néphrite aiguë ou d\u2019une néphrite chronique avec hypertension.Toutefois, l\u2019intervalle entre le traitement et l'apparition des signes urinaires est court ; les symptômes se manifestent habituellement de cing a six mois après la radiothérapie ; toutefois, la possibilité d\u2019une nécrose glomérulaire et tubulaire aiguë avec signes immédiats demeure.e) Les dépôts d\u2019acide urique aux tubes collecteurs avec foyers d'infection localisés sont aussi bien connus.Cette élévation du taux d\u2019acide urique est due à une destruction massive des noyaux cellulaires entraînant un excès de nucléoprotéines métabolisées en acide urique.f) La néphrite franchement leucémique est rare.Elle se traduit habituellement par une albuminurie avec insuffisance rénale aiguë.L\u2019hématurie est exceptionnelle et l\u2019anurie est fréquente, ce qui n\u2019est pas le cas ici.L\u2019infiltration leucémique rénale est ici probable, mais nous ne croyons pas qu\u2019il existe une relation directe avec le syndrome actuel.g) La néphrite interstitielle focale, et la glomé- rulo-néphrite focale, d\u2019origine embolique, nous paraissent deux hypothèses attrayantes.Leur association avec des septicémies est de règle et elles peuvent jusqu\u2019à un certain point être la « porte de sortie » du diagnostic.Laval Médical Vol.33- Janv.1962 CONCLUSION : Nous avons donc ici un tableau classique de leucémie lymphoide chronique sur lequel se greffent trois complications que l\u2019on doit tenir séparées l\u2019une de l\u2019autre, ou que l\u2019on doit rattacher sous une entité unique.Le furoncle a guéri sans complication apparente.La lésion pulmonaire semble évoluer de façon progressive, s\u2019associant à une néphrite aiguë, le tout s\u2019extériorisant par des frissons et des poussées de température pendant une période de vingt jours.Les frissons et clochers de température s\u2019expliquent difficilement si l\u2019on n\u2019accepte pas la présence d\u2019une septicémie, soit bactérienne, soit mycosique.Les hémocultures négatives et l\u2019échec thérapeutique des antibiotiques nous permettent tout au plus d\u2019éliminer les infections usuelles.L\u2019apparition de l\u2019infection en milieu hospitalier suggère un microbe résistant ou un saprophyte devenu pathogène à cause de l\u2019état de la patiente.Nous proposons donc la septicémie à staphylocoque comme processus pathologique de base qui aurait entraîné le décès de cette patiente ; l\u2019association d\u2019une moniliase généralisée est probable.DIAGNOSTIC CLINIQUE : Septicémie à staphylocoque ; Infiltration leucémique généralisée.DIAGNOSTIC DU DOCTEUR FERNAND LABRIE : Septicémie à staphylocoque ; Glomérulo-néphrite focale d\u2019origne embolique ; Moniliase généralisée.DOCTEUR JEAN-LOUIS BONENFANT A T'autopsie, nous constatons un petit épanchement pleural bilatéral d'environ 100 cm3 d\u2019un liquide jaune citrin.Le médiastin est farci de masses ganglionnaires comprimant la trachée et les bronches souches.La surface de coupe de ces ganglions a une coloration grisâtre avec, ici et là, des zones plus blanches.Le cœur est légèrement atrophique (290 grammes) et le poumon droit présente une condensation du lobe inférieur.dre le gl Wd ir nl iil we lk.ok pe foe al af fi Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 La muqueuse gastrique est par endroits exulcérée.Le foie (1925 grammes) et la rate (215 grammes) sont légèrement hypertrophiés et un examen attentif nous permet de déceler, ici et là des structures micronodulaires.Les autres viscères ne présentent aucune particularité importante à signaler, si ce n\u2019est la présence à l\u2019utérus de plusieurs lélomyomes de quatre à dix cm de diamètre.Le cerveau n\u2019est pas examiné.Au microscope, on constate que l\u2019architecture ganglionnaire normale est complètement effacée par suite d\u2019un infiltrat de cellules lymphocytoïdes Figure 2.ANATOMO-CLINIQUE - CAS 33-32 qui se propagent également à la capsule et au tissu juxtaganglionnaire.On retrouve cet infiltrat cellulaire aux espaces portes hépatiques (infiltrat leucémique).Les ganglions lymphatiques, le foie et la rate contiennent en plus de multiples micronodules (figure 1) entièrement constitués de corpuscules ronds dont le centre basophile est entouré d\u2019un halo clair, mucoïde (P.A.S.positif) (figure 2).Ces éléments ne sont pratiquement accompagnés d\u2019aucune réaction inflammatoire.L'aspect morphologique de ces corps correspond a celui du Cryptococcus neoformans.Ces levures sont également présentes aux poumons, aux reins (dans les glomérules), à la thyroïde et à la moelle osseuse.L\u2019exsudat qui recouvre les exulcérations gastriques et les foyers d\u2019alvéolite purulente pulmonaire contiennent en plus plusieurs colonies de petites levures accompagnées d\u2019éléments mycéliens dont l\u2019aspect est celui du Candida albicans (figure 3).DIAGNOSTIC ANATOMIQUE : Leucémie lymphide chronique avec infiltration viscérale discrète : Cryptococcose viscérale généralisée (septicémie) ; Moniliase gastrique et pulmonaire ; Léiomyomes utérins. LA BIBLIOTHÈQUE MÉDICALE HISTOIRE DE LA MÉDECINE DE L'HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC (1600 à 1900) * J'ai accepté avec un grand plaisir l\u2019invitation de votre président, le docteur Jean Beaudoin, de vous parler de la bibliothèque médicale de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec de 1600 à 1900.Il est assez difficile de situer pareille causerie au sein d\u2019un hôpital moderne : mieux vaudrait retourner aux anciennes salles de malades, à l\u2019Apo- thicairerie et à sa Courvaline (3 b), aux salles d\u2019opérations sans eau courante, aux chirurgiens en blouse de serge rouge (3 c), ou seulement à l\u2019admission où le malade arrivait à la dernière extrémité et après quel voyage ! Pareille rétrospective pourrait assurément consoler le patient rétif qui trouve le temps trop long et la note trop salée ! Mais songeons à nos volumes.D'où nous viennent ces bouquins?Les plus anciens sont la propriété de l\u2019hôpital ; on y voit en page-titre la menticn écrite à la plume « Apo- thicairerie de l\u2019Hôtel-Dieu ».A partir de 1782, nous retrouvons dans les volumes, les noms des donateurs : Le docteur C.-N.Perreault, professeur en pratique médicale, au Dispensaire de Québec, en 1819 (lai; Le docteur P.-Martial Bardy, médecin du quartier Saint-Roch pendant quarante ans et fondateur de la société Saint-Jean-Baptiste de Québec, en 1842 (2) ; Le docteur Alfred Jackson, chef de Service en chirurgie, doyen de la Faculté de médecine 1863 (3 a) ; Le docteur W.L.Langley (1833) ; Le docteur Charles Frémont, chef de Service en chirurgie, 1847 (3 a) ; + Causerie prononcée au Club des Sans-Nom, Hôte!-Dieu de Québec, le 29 novembre 1961.Marguerite LANGLOIS bibliothécaire à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec Le docteur Joseph Morrin, médecin à l\u2019Hôpital depuis 1825, médecin accoucheur attaché au Dispensaire de Québec, puis à l\u2019Hépital de la marine et des émigrés, et, plus tard, premier président de la Société médicale de Québec, en 1826 et 1827 (1 b) : Les opérateurs Lemieux, Boulanger, Paradis, Duval et Paré ; Le docteur James J.Wolff, 1886 ; Le docteur John Farley, 1860 ; Le docteur Jules Paradis ; Le docteur C.-E.Lemieux, chef de Service en chirurgie, 1860 (3 a) ; Les docteurs Arthur Simard, Joseph Caouette et J.-M.Guérard, trop connus pour nécessiter une présentation ; Un volume reçu par l'entremise de M.L.-A.Catellier, scus-secrétaire d\u2019État à Ottawa, avec un hommage de l\u2019auteur ; ce dignitaire était, sans dcute, apparenté au docteur Laurent Catellier, chef du troisième Service de chirurgie, en 1890 (3 a) ; Le docteur Émile-H.Dion, b.m., Lévis ; Le docteur S.Grondin, Paris, 1902, premier chef de Service en gynécologie, 1898, (3 a) ; Le docteur P.-H.Bédard ; Le docteur Michael J.Ahern, chargé du Service de chirurgie, en 1885, « promoteur des théories modernes », qui inaugura, en janvier 1904, le cours d\u2019infirmières donné aux religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu (3); Nous avonsaussile manuel Roret qui fut acheté à la librairie des frères Crémazie, 12 rue de la Fabrique.Quel est l\u2019aspect « physique » de nos vieux volumes?Au XVII et au XVIII siècles, ils sont presque tous reliés en cuir brun clair, écrits en Ar lu \u201crs 20 Se Ei Jim Teng dr an fl Eu Ti fy, Mie hy ly n i, ign - Tie ict tr Laval Médical Vol.33- Janv.1962 \u2014- et Si Ae PHARMACOPEE ROY A LE reese GALENIQUE A= ET Co Par SMOTSE CHARAS, Aponicatre Arif du Roy en fon Jardin Royal des Plantes.A PARIS Chez L\u2019AVTEVR, au Faux-bourg faint Germain > rué des Boucheries , aux Viperes d'Or.M DC.LX XVI Avec Privilege de fa eMayefré.Figure 1.\u2014 Couverture de la Pharmacopée royale galénique et chymique, de Moïse Charas.vieux français dans un style diffus et qui sent souvent l\u2019emphase.L'illustration n\u2019est pas encore à la mode ; nous trouvons quelques gravures en taille-douce et c\u2019est l\u2019exception.Les planches en couleurs arrivent seulement à la fin du xIX® siècle.Notre collection couvrant la période 1600-1900, comprend environ 180 volumes répartis en cent douze séries ; le plus ancien remonte à 1645, Les œuvres médicales de l\u2019herboriste d'Attigna, il ne ressemble guère aux ouvrages modernes ; consultons ensemble la table des matières : 1.Table des incommoditez : abcez, appetit abattu, boiau avalé, brûleures, cerveau pesant froid et humide, douleurs du corps, entrailles trop échauffées, estomac détraqué, foible et refroidi, faim canine, mal d\u2019aventure, ratte opilée et chargée, reproches de l\u2019estomac, etc.2.Table des remèdes : abcynthe, acier préparé, LA BIBLIOTHÈQUE MÉDICALE DE L\u2019HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC 39 arrête bœuf, barbebouc, belette, brebis, chardon bénit, chat, cheval, chèvre, couleuvres, émeraude, ongles, sangsues, toiles d\u2019aragnée, vers de terre, vomitoires, etc.Ce volume, et plusieurs autres de la même période, s'adressent aux gens de la classe moins privilégiée, qui ne peuvent se payer une médecine coûteuse.Nos vieux bouquins ont aussi une intérêt historique : la Pharmacopée royale galénique et chymi- que, de Moïse Charas (figure 1), apothicaire artiste du roi en son Jardin Royal des Plantes, est dédiée à Monseigneur Colbert (figure 2), et avec quelle emphase ! Le Traité des Fièvres continues est dédié à madame de Pompadour.Au lieu du copyright, les volumes vortent la mention : Avec approbation et privilège du roy.Les bibliothèques personnelles du XVII siècle MONSEIGNEVR COLBERT, HEVALIER MARQVIS DE SEIGNELAY, § ARON DE SEAVX ET AVES LIEVX con\u201d RD DV ROY EN TOVS SES CONSEILS DV ONSEIL ROYAL, COMANDEVR ET GRAND] RESO DE SES ORDRES, SEC.DESTAT SIDES COMANDEMENS DE SA MAIESTYS CONTROLEVR GENERAL DES FINANCES Les Arts ne py\u2014\u2014 pas moins que les Armes a immortalifer le nom de [Invincible Prince a qui-Vous Figure 2.\u2014 Dédicace de la Pharmacopée royale galénique et chymique, de Moise Charas. CE FIERA I Cra A NS Te i 8 40 Marguerite LANGLOIS étaient moins pourvues que celles d\u2019aujourd\u2019hui : le savant qui possédait une collection de trois cents volumes était un cas rare : les méthodes de classification moderne étant encore inconnues, amateur de livres avait recours à un système d\u2019identification fort simple, mais qui fait, aujour- d\u2019hui, les délices des collectionneurs : l\u2019ex libris.A elle seule, la bibliothèque médicale de l\u2019Hôtel- Dieu en possède, sept ; ils viennent tous de la bibliothèque du docteur C.-N.Perrault.Nous avons aussi quelques dictionnaires médicaux et des pharmacopées.Les formulaires nous offrent le secret des sirops, onguents et pommades.En cas de fluxion, essayez : « Huile de camomille, d\u2019amandes douces, de vers de terre et de sureau ; mêler avec de l\u2019huile rosat et du blanc d\u2019œuf pour rafraîchir et repousser ; et si la douleur est extrême, ajoutez de l'huile de pavot pour hébéter le sentiment de la partie.(Le chirurgien François charitable, p.155.) Contre les panaris, « l\u2019oreille d\u2019un chat vivant refout le panaris et en empêche le progrès, si l\u2019on met le doigt malade plusieurs fois le jour dans cette oreille et qu\u2019on lui laisse un quart d\u2019heure chaque fois.» « Un chat ouvert vivant et appliqué, soulage les douleurs de côté» (Charas, Trailé universel des drogues simples, p.341).Criconia, en françois : cicogne.aquatique de groffeur médiocre .On dit qu\u2019elle injecte avec son bec, de l\u2019eau de la mer à ses petits, quand ils sont incommodez et l\u2019on suppose que c\u2019eft de là qu\u2019eft venue aux hommes l'invention des lavements ; je ne suis pas affuré que le fait foit bien vrai» (CHARAS, Traité universel des drogues simples, p.232).Le traité de chirurgie, suivant le système des modernes, nous apprend qu\u2019une opération en chirurgie : «c\u2019est l\u2019application méthodique de quelque instrument et de la main du chirurgien sur le corps humain » (p.4.).I nous décrit aussi l\u2019amputation de la jambe, sans anesthésie, l\u2019opération du cancer de la lèvre, l\u2019ablation des amygdales, au bureau du médecin, sans apparat ni asepsie.Parmi les drogues simples conseillées : pain de pourceau.La racine purge haut et bas.On en Eft un oiseau Laval Médical Vol.33- Janv.1962 fait l\u2019onguent Arthanita, qui, lorsqu\u2019on en frotte le bas-ventre, purge par bas, et fait vomirlorsqu\u2019on en frotte l'estomac » (p.492).Pour les maladies vénériennes, les purgations énergiques, plus dix-huit ou vingt bains préparent le patient syphilitique à recevoir le traitement mercuriel, traitement renouvelé jusqu\u2019à ce que la bouche s\u2019échauffe et se gonfle.L'emploi de la pierre d\u2019aimant pour enlever de l\u2019œil une parcelle d\u2019acier ; la pratique de réanimation des asphyxiés par la méthode du bouche à bouche ; l\u2019usage de la couveuse, ancêtre de celle d\u2019aujourd\u2019hui, sont autant de techniques qui démontrent l\u2019esprit ingénieux des médecins d\u2019alors.Le Manuel des Dames de Charité (anonyme) offre des médicaments peu coûteux : ils sont presque tous à base de plantes ; dans les opiats on retrouve, en plus, la craie, les yeux d\u2019écrevisses, les coquillages d\u2019huîtres et quelques produits minéraux.Le Dictionnaire portatif de chirurgie ou Dictionnaire de santé de M.Sue la jeune, nous offre avec des vers de Virgile, une épitre dédicatoire fort bien tournée.Sa préface nous met en garde contre l\u2019usage du dictionnaire : « Les dictionnaires et les loteries qu\u2019on voit se multiplier de jour en jour, sont pour le siècle, une marque sûre d\u2019ignorance et de gueulerie.» Quelques dictionnaires ont trouvé grâce devant la critique, et celui de chirurgie est du nombre.L\u2019unedesespréparations : Onguent des apostres.Le nom lui vient du nombre de drogues qui entrent dans sa composition, et qui, sans compter l\u2019huile et le vinaigre, sont au nombre de douze » (p.151).Peu de médecins ont parlé des maladies nerveuses : elles étaient rares et les médecins avaient de la difficulté à les reconnaître.ÜUn volume qui connut une vogue sans précédent pour l\u2019époque, fut Avis au peuble sur sa santé, par M.Tissot, volume qui fut traduit en hollandais, en flamand, en italien, en suédois, en danois, en allemand, en russe, en espagnol et en polonais.Les charlatans et les maîges se font reprocher d\u2019abuser de la crédulité du peuple et de mettre sa vie en danger.Un Traité sur Uinutilité de I amputation des membres, nous montre le bilan tragique des amputés : ri i \"phe Sat Hae mp fi pl i de fat pl : Mg lig Eis TE i 17 bo Tit iggy El i al Tm py 5 \u201ceh \u201cné â fing 0 Fi bg \u201cig i Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 deux décès sur trois amputations, ou la guérison après six à dix mois d hospitalisation.Un autre volume de M.Tissot attire notre attention : Observations et dissertations de médecine pratique.Il est publié sous forme de lettres, mais la forme épistolaire se prête assez mal à un énoncé de diagnostic et de traitement.Ses idées sur l\u2019inoculation sont d\u2019après un syllogisme du temps : « Le sang, avant la petite vérole est très mauvais et contraire à la santé, mais la petite vérole lui donne la salubrité, donc il faut procurer cette maladie le plus tôt possible » (t.1, p- 6).Le Traité de l\u2019épilepsie, de M.Tissot, conseille pour cette maladie, outre les saignées et les sangsues, des potions à base de valériane, de racine de pivoine ou d\u2019extraits de crâne humain.S'adressant aux gens de lettres, ce même auteur déclare : « Quand l\u2019âme trop longtemps occupée a imprimé une trop forte action au cerveau, elle n\u2019est plus maîtresse de la réprimer.Quand les gens de lettres modéreront leurs études, et prendront plus d\u2019exercice, 1ls éviteront la plupart des maux qu\u2019ils se procurent » (p.153).Les coups de sang au cerveau peuvent être prévenus en portant « jour et nuit, sous la plante des pieds, des emplâtres légèrement stimulantes » (p.207).DIX-NEUVIÈME SIÈCLE Parmi la collection du xIXx° siècle, l\u2019un des ouvrages les plus intéressants est l\u2019Edinburgh Neu Dispensatory.Le Manuel des Dames de Charité, par Capuron, nous entretient de la vaccination bras à bras, comme préservatif de la petite vérole.Contre les engelures ulcérées, employez : Poudre de rat calciné, appliquez deux fois par jour, jusqu\u2019à guérison qui sera prompte (p.441).Fallait-il préparer une tisane ou une potion ?Le temps d\u2019ébullition se mesurait alors sur la durée de récitation d\u2019un ou plusieurs Miserere (Médecine el chirurgie des pauvres).Dans le cas d\u2019une chute de haut avec sang caillé dans le corps : « Écorchez promptement un ou deux moutons, enveloppez le patient dans LA BIBLIOTHÈQUE MÉDICALE DE L'HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC 41 leurs peaux toutes chaudes, et dans vingt-quatre heures, il sera remis (p.81).Contre la jaunisse, rien ne vaut la poudre de souris séchées au four, servie dans des œufs fricassés (p.218).Contre le cancer ulcéré : « Appliquer un crapaud vivant, l\u2019y laisser 24 heures, si le chancre est vivant, le crapaud sera mangé » (p.337).Contre les écrouelles : « Application de la main d\u2019un mort sur les tumeurs, jusqu\u2019à ce que le froid pénètre, et que la main du mort s\u2019échauffe un peu » (p.351).Morsures d\u2019un chien non enragé : « Mêlez un blanc d\u2019œuf avec du poil du chien qui a mordu ou d\u2019un autre, il faut que le poil soit haché menu, appliquez-le étendu sur des étoupes (p.386).The Pupil\u2019s Pharmacopeia est un volume assez étrange : tout au long des chapitres, les deux langues alternent : un ou deux mots latins sont suivis de leur traduction en anglais et en italique, et le texte se continue de même, imposant au lecteur une gymnastique exaspérante.Le Frère Hilarion, dans son Manuel de l\u2019hospitalier ei de l\u2019infirmier explique la manière de baigner un malade : « La baignoire sera placée dans un endroit commode : elle sera mieux près du lit que partout ailleurs.On la garnira intérieurement d\u2019un drap ou d\u2019un linge fait exprès.On mettra à son extrémité la plus large un coussin rempli de paille d\u2019avoine, de foin ou de crin ; ensuite on y versera plusieurs seaux d\u2019eau froide, à laquelle on ajoutera de l\u2019eau bouillante.Lorsqu\u2019on aura le degré de chaleur convenable, on fera descendre le patient dans la baignoire ; on le fera asseoir sur son coussin, et si l\u2019eau ne lui parvenait pas jusqu\u2019au cou, on en ajouterait de la froide et de la chaude.« On couvrira la baignoire avec son couvercle ou un drap, et l\u2019on s\u2019asseoira auprès du malade.Si le malade voulait dormir, on l\u2019en empêcherait \u2026.on pourrait lui faire quelque lecture de piété qui le récrée, comme la vie des saints ; on aura l\u2019attention d\u2019entretenir la température de l\u2019eau du bain, etc.(p.82).» Munaret nous présente des statistiques assez déconcertantes : « Peu d\u2019étudiants en médecine 42 Marguerite LANGLOIS aiment l\u2019art pour lui-même, soit 20 sur 4 000, les autres pourraient tout aussi bien devenir notaires ou commerçants.» Notre premier volume de chirurgie ophtalmique date de 1834.Il est dû à la plume du docteur John Malker, et il est rédigé en anglais.Un traité de médecine légale, par Orfila, date de 1836 : 1l y avait aussi à cette époque des maladies simulées et des maladies dissimulées ; des maladies au moment de l'acquisition d\u2019une rente viagère.Les erreurs judiciaires existaient aussi : « au rapport de M.Vigné, l'infortuné Millet fut condamné a mort comme coupable d\u2019assassinat envers sa femme, que l\u2019on trouva presque entièrement consumée dans sa cuisine, à un pied et demi du foyer ; il fut pourtant prouvé que cette femme faisait un grand abus de liqueurs spiritueuses, et qu\u2019elle avait été victime d\u2019une combustion spontanée (VIGNE, Médecine légale, p.148).D\u2019après le Formulaire pratique des hôpitaux, Paris possédait, en 1841, quatorze hôpitaux et douze hospices.Le plus important était l\u2019Hôtel- Dieu de Paris, rénové et modernisé.Au siècle précédent, les conditions étaient déplorables : ies malades étaient entassés au nombre de quatre et six dans le même lit ; dans les cas extraordinaires, on plaçait d\u2019autres patients sur l\u2019impériale du lit.En 1833, le pourcentage de décès fut de 10 pour cent (notice, p.xii et xiii).En médecine opératoire, Malgaigne nous parle des bouchons mécaniques : introduisait dans l\u2019artère, des cônes d\u2019alun, de sulfate de fer, mais on ne comptait guère que sur leur action cathérétique.Depuis longtemps, on avait conseillé la cire pour oblitérer les artères des dents.On a essayé divers procédés analogues sur les artères des parties molles (p.41).» L\u2019excision des amygdales se pratiquait au bureau du médecin, le patient assis en face du jour, la bouche maintenue ouverte par un bouchon taillé en forme de coin (p.479).« Nous avons vu qu\u2019on Le Guide auprès des malades a aussi une excellente recette contre l\u2019asphyxie par la foudre : Après les premières tentatives de réanimation, «on fait creuser une fosse en terre (autant que possible dans un terrain meuble).Cette fosse Laval Médical Vol.33- Janv.1962 doit être assez longue et assez large pour que l\u2019on puisse y déposer le corps dans toute sa longueur.Elle aura plusieurs centimètres de profondeur en sus de l'épaisseur du corps.On y étend l\u2019asphyxié nu, couché sur le dos, de manière pourtant que la tête soit plus élevée que les extrémités inférieures ; et on recouvre le corps (à l\u2019exception de la face), avec quelques centimètres de terre extraite de la fosse.On le laisse ainsi pendant deux à trois heures, en lui faisant de fréquentes affusions d\u2019eau froide au visage.Ce moyen, quelque bizarre qu\u2019il paraisse, a été depuis longtemps employé avec un succès marqué en Pologne, en Silésie, en Prusse, et en Russie » (p.399).Notre premier volume de dermatologie date de 1850 : ilest du docteur Jahr.En 1853, Malgaigne parle d\u2019anesthésie.« L\u2019éther placé dans une vessie- genre blague à tabac dont l\u2019ouvertureétait fermée, était approché des lèvres et des narines (p.57).» Pour le chloroforme « M.Simpson se sert plus communément d\u2019une éponge creuse dans laquelle il verse quelques gouttes de chloroforme et qu\u2019il applique sur la bouche et sur les narines (p.57).» Un volume sur le traitement des maladies mentales, un second sur la magie naturelle, un dictionnaire, quelques traités généraux de médecine et de chirurgie forment la collection de la dernière moitié du XIx¢ siécle.Le livre a déjà évolué, il est partagé en chapitres, agrémenté de gravures en couleurs, et ressemble au volume d\u2019aujourd hui.Les progrés géants accomplis en médecine depuis vingt-cing ans, nous font paraitre encore plus désuéte, cette documentation vieille de trois siècles et plus.Mais, le volume le plus ancien, comme le traité le plus moderne, témoigne toujours du même souci : vaincre la maladie et alléger la souffrance humaine ! BIBLIOGRAPHIE 1.BOISSONNAULT, C.-M., Histoire de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, Les Presses universitaires Laval, 1953, («) p.88 ; (bi p.123.2.LEBLOND, S., Pierre-Martial Bardy, Laval méd., 27 : 513- 520, (avril) 1959.3.SŒUR SAINTE-CÉCILE, Mémoires, Bibliothèque de l'Hôtel- Dieu de Québec, (a) p.6 ; (b) p.34 ; \u2018c) p.35.1 Ld = hon af hp pert it (| comme | JT [Thm niguen \u2018ga Chg su sie le Sa ur les cher = Maitre =, que ss pi Wig: Talades = prop [= gl = DS te Elle gy vid, I ge a, Uy \u201cmg He gy, li gy \u201clip pg Mle Hog i To le iy IR \"pif ils bo PROBLEMES PSYCHIATRIQUES ETATS PATHOLOGIQUES ET VIE SPIRITUELLE La doctrine que le Christ est venu apporter aux hommes s\u2019adressait a chacun.Dans le Nouveau Testament il n\u2019y a pas d\u2019exclusivisme.Le salut, promis aux âmes de bonne volonté, n\u2019est pas réservé à une petite élite ou a un groupe d\u2019initiés.Chacun est invité à répondre à l\u2019appel car, comme l\u2019écrivait saint Paul à l\u2019évêque Timothée, « Jésus s\u2019est donné lui-même en rançon pour tous » (I Tün., 11, 6).La Rédemption n\u2019a pas eu lieu uniquement pour les fidèles très vertueux : 1l s\u2019agissait des pécheurs au moment de la mort du Christ sur la Croix.Et tout l\u2019Évangile répète que le Sauveur est venu pour les malades et non pour les bien portants (MT., 1X, 12) et que c\u2019est à la recherche des brebis perdues (MT., Xv, 24) que le Maitre est parti avec une telle sollicitude et, enfin, que Jésus est venu appeler non pas les justes mais les pécheurs (MT., 1X, 13).Le terme qui se trouve en saint Matthieu, et en saint Luc (v, 31), « malades », peut être également considéré en son sens propre, sans faire un accroc aux dogmes.Les malades ont besoin du médecin et ce dernier n\u2019est pas toujours un praticien habile ou un psychiatre perspicace.Il est très souvent le bon Dieu qui, par la grâce, aide un être fatigué par le poids de quelque souffrance physiologique ou mentale.Chacun sait combien nombreux sont sur terre actuellement les gens qui doivent faire face à quelque anomalie, sexuelle ou autre, à quelque névrose ou à quelque trouble psychique rendant la vie pesante et amère.Souvent on n\u2019ose même pas trop parler de ce fardeau car on craint, si pas les moqueries, du moins l\u2019incompréhension ou, ce qui est pire, le doigt accusateur : le doigt des gens dits «normaux » qui montre le prochain atteint de quelque anomalie comme un personnage douteux Abbé Jean-Pierre SCHALLER, S.T.D dont 11 faut à tout prix éviter le contact.Cette attitude est odieuse et fait preuve, non pas d\u2019un christianisme étroit, mais d\u2019un christianisme erroné.Le Sauveur mourant sur le Calvaire attirait « tous les hommes à lui » (J0., XII, 32) ; tous : cela cela veut dire également les malheureux qui, pour des raisons actuellement encore très obscures, traînent après eux un lot d\u2019humiliations et de révoltes parce qu\u2019ils se découvrent des attitudes qui ne sont pas celles de « tout le monde ».Nous entendrons donc ici par « pathologique » ce que les medecins ont coutume de nommer « état anormal, morbide, du corps ou d\u2019une fonction ».Nous nous arrêterons à ces états qui frappent les humains par leur caractère spécialement « a-nor- mal ».Et nous verrons si la médecine n\u2019aide pas le prêtre à diriger vers Dieu ces êtres souffrant, à entretenir en eux, au fond de leur misère, ce que nous désignons par la « vie spirituelle », à savoir celle d\u2019un chrétien qui sait que la morale est une science objective qui a ses légitimes exigences, mais que l\u2019amour de Dieu aide les fidèles à se relever chaque fois qu\u2019il y a eu la chute, parce qu\u2019on a cédé aux invitations d\u2019une passion parfois exacerbée.Le mystère de l'homosexualité On est frappé, en consultant la littérature médicale qui traite des inversions sexuelles, de découvrir de fréquentes contradictions entre les opinions présentées.L'attitude la plus sage est sans doute celle de divers médecins qui laissent les interrogations sans réponse lorsqu\u2019il s'agit de déterminer 1'étiologie de I\u2019homosexualité.On a beaucoup publié cependant sur ce sujet et méme parfois l'on pourrail dire que les médecins pa- 44 Jean-Pierre SCHALLER raissent plus soucieux de remédier à cette anomalie gue les moralistes d\u2019en donner une éthique adéquate.Clest qu\u2019il est très difficile de dégager nettement, en ces matières, la part de responsabilité du malade qui est en même temps un pécheur.Le théologien, risquant d\u2019être ou trop large, ou trop sévère, ne peut que s\u2019en tenir à des principes généraux.Au point de vue pastoral il est souhaitable d\u2019avoir des solutions précises : mais c\u2019est une tâche ardue, comme nous le verrons, car biologiquement déjà le phénomène demeure mystérieux.Dans un ouvrage consacré aux homosexuels 1 \u2014 vus par eux-mêmes et par leurs médecins \u2014 plusieurs textes provenant de diverses origines (américaine, anglaise, allemande, suisse, danoise, hongroise, etc.) ont révélé une double tendance chez les sexologues ou les psychiatres : les uns affirment que l\u2019homosexualité est constitutionnelle et les autres le nient.Les premiers, actuellement, semblent être en plus grand nombre alors que, jadis, on aurait infirmé leur opinion.Le docteur Magnus Hirschfeld, médecin allemand éminent, parle de l\u2019homosexualité comme étant innée et ayant ses racines dans la constitution même de l\u2019individu avec une prédisposition latente en profondeur.L'auteur, plaidant pour le caractère congénital de cette anomalie, écrit : « L'apparition de l\u2019homosexualité a été attribuée a au moins cent causes.Pas une de ces causes, cependant, n\u2019a résisté à un sondage approfondi, de sorte que l\u2019examen objectif de ces faits, soi-disant frappants, ne peut conduire qu\u2019à une conclusion, à savoir que la véritable homosexualité ne peut être acquise par le truchement d\u2019influences extérieures, mais que c\u2019est un trait inhérent enraciné dans l\u2019individu à sa naissance et inséparablement et à jamais lié à sa personnalité.» (Ob.cit., pp.154-155.) Le docteur Hirschfeld estime que puisque on peut « créer à volonté des types physiques males, femelles et intermédiaires, en implantant chez diverses espèces animales certaines glandes sexuelles » c\u2019est que « comme les types sexuels mâle et femelle, le type intermédiaire, sous ces diverses formes, dépend des gonades » (p.163).Le doc- 1.Les homosexuels.Textes recueillis par A.M.Krich.Paris, Corrêa, 1955, traduction de Pierre Martet.Laval Médical Vol.33\u2014 Janv.1962 teur Benjamin Glover, de l\u2019université de Wisconsin, partage l\u2019avis du sexologue allemand puis- qu\u2019il écrit : « On discute depuis les temps les plus anciens pour savoir si c\u2019est l\u2019hérédité ou le milieu qui engendre les caractéristiques de l\u2019homosexualité.Durant le siècle dernier, on admettait communément que l\u2019homosexualité était acquise et on essaya divers traitements psychothérapiques destinés à contrôler les instincts de ces gens.Cette conception s\u2019est avérée nettement insuffisante.À l'heure actuelle, on croit plutôt à une anomalie congénitale ou à des tendances héréditaires.» (Op.cit., p.180.) Cet auteur admet donc aussi le caractère congénital de l\u2019inversion sexuelle, ce qui est confirmé par un grand nombre d'expériences cliniques : on peut parler d\u2019anomalie héréditée.Et le docteur George S.Sprague, de Philadelphie, est également persuadé qu\u2019on trouve Jes premiers indices homosexuels dans la constitution de l\u2019individu (cf.p.203).D\u2019autres médecins, comme nous l\u2019avons dit, sont d\u2019un avis contraire.Ils cherchent les causes de l\u2019homosexualité dans une multitude de facteurs d\u2019ordre psychique, dans des raisons de fausse éducation, des premières expériences malheureuses, des entraînements dus à des compagnons vicieux, etc.Le docteur S.W.Hartwell affirme que ses nombreuses observations cliniques l\u2019ont conduit à penser « qu\u2019il y a peu de raisons de croire à l\u2019existence d\u2019un élément ou d\u2019une base congénitale provoquant l\u2019homosexualité chez les enfants ou les adolescents.Ces patients ne présentent pas d\u2019anomalies dans le fonctionnement glandulaire cliniquement démontrables, ni de caractéristiques physiques du sexe opposé ».(Op.'cit., p.202.) Le docteur Isador H.Coriat estime que « l'expérience psychanalytique a montré que l\u2019homosexualité était plus instinctive que physiologique ; il ne s\u2019agit pas d\u2019une différence dans la sexualité, mais dans le choix de l\u2019objet » (p.199).Enfin le docteur E.Bergler, de New-York, prétend que «les véritables cas hormonaux, en admettant qu\u2019il en existe, sont extrêmement rares » (p.233, note 17).cal Lin va qu iG cons ml eue ci i puce por0- TU 9 de th pil UE if sree hil ¢ pp el a ae! Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 La diversité des opinions révèle combien la question est encore peu claire.Il va de soi qu'ici nous ne parlons pas des cas isolés d\u2019homosexualité, qui sont en somme des « accidents », comme on en rencontre à l\u2019armée, dans la marine, dans des internats, dans des prisons, des asiles, bref dans des conditions où un homme, habitué à des relations hétérosexuelles, choisit un partenaire du même sexe par mode de « compensation ».C\u2019est un phénomène passager qui s'arrête aussitôt que la vie reprend un cours normal.Ici nous songeons aux cas d\u2019homosexualité persistante et constante, qu\u2019il s'agisse de l\u2019homme ou de la femme (lesbisme).Et ce sont ces cas-là qui demeurent encore obscurs pour la médecine.On a écrit avec raison : « L\u2019homosexualité est l\u2019une de ces nombreuses questions gênantes qui restent en suspens.Le commencement de la sagesse, c\u2019est d\u2019avoir conscience de ce que nous ne savons pas.» (A, M.KRICH, op.cil., p.12.) Si la psychiatrie et la psychanalyse ne donnent pas une réponse définitive aux questions posées, l\u2019endocrinologie, elle aussi, si l\u2019on en croit le docteur E.Bergler, «n\u2019a aucune théiapeutique à offrir pour l\u2019homosexualité » (p.228).Et le docteur B.Glover écrit que « parmi les diverses méthodes actuellement utilisées pour corriger l\u2019homosexualité, l\u2019endocrinothérapie ne s\u2019est pas avérée efficace »2 La thérapeutique est difficile précisément parce qu\u2019on ignore jusqu\u2019où cette anomalie est congénitale ou acquise, jusqu'où elle est due à des causes extérieures ou est le résultat d\u2019une prédisposition constitutionnelle, jusqu'où, enfin, elle a son origine dans le psychisme ou dans les glandes endocrines.Le docteur P.Le Moal émet un jugement très réservé qui souligne parfaitement que le médecin ne doit aider le patient qu\u2019avec une extrême prudence, car la 2.Les homosexuels, op.cil., p.182, L'auteur poursuit : « Meyerson et Neustad en utilisant la méthyltestostérone par voie buccale, à raison de 10 mg deux fois par jour pendant une période de deux mois alternés avec une periode de repos de deux mois.ont prouvé que leur traitement pouvait modifier l\u2019homosexualité, en supprimant la force du désir homosexuel, mais qu\u2019il ne changeait pas la direction de la satisfaction sexuelle à la base.Ce sont là les résultats essentiels obtenus par tous ceux qui ont cherché à résoudre le problème par l\u2019endocrinologie.» ÉTATS PATHOLOGIQUES ET VIE SPIRITUELLE 45 thérapeutique travaille ici encore dans un domaine vague : « L\u2019homosexualité constitutionnelle est théoriquement admissible, mais son existence n\u2019est pas démontrée.Ce qu\u2019on doit se contenter de dire c\u2019est que, dans certains cas, tout se passe comme si l'homosexualité était constitutionnelle en raison de la précocité de l\u2019apparition de l\u2019anomalie, de l\u2019existence de signes somatiques d\u2019intersexualité, de l\u2019irréversibilité de fait de cette perversion, de sa résistance a la thérapeutique ».3 C\u2019est dans un Cahier Laënnec que ce médecin fait cette observation et l\u2019auteur remarquait aussi le peu de preuves existant pour favoriser l\u2019hormonothérapie soit sous forme d\u2019extraits, soit d\u2019inclusion, soit de greffes : « Une médication intensive risquerait bien plutôt d\u2019apporter une modification quantitative que qualitative de l\u2019instinct et, sans en modi- z fier orientation, d\u2019exacerber l\u2019érotisation qui rendrait en fait le sujet plus entreprenant dans le sens de la perversion.» (Ibidem, p.42.) Il s\u2019agit donc vraiment d\u2019un mystère lorsqu'on voudrait ou expliquer ou guérir les diverses anomalies sexuelles.Et ce qui est vrai de la sodomie, de la pédérastie ou du lesbisme l\u2019est également pour d\u2019autres cas pathologiques comme par exemple l\u2019éonisme (travestisme) au sujet duquel plusieurs médecins danois assuraient qu'aucun moyen certain et connu de guérison n\u2019existait : « Tous les efforts du praticien doivent donc consister à rendre la vie plus supportable à ceux qui en sont affligés.»4 Ce que proposent ces médecins de Copenhague est en somme tout le programme imposé non seulement au psychiatre ou à l\u2019endocrinologue mais aussi au directeur d\u2019âÂme, au prêtre qui, à plus d\u2019une reprise, au confessionnal ou au parloir, doit redonner courage à des êtres déprimés parce qu\u2019ils se sentent en marge de la société.Ici, plus encore qu'ailleurs, la collaboration du ministère pastoral et de la thérapeutique, de la morale et de la médecine, s'avère indispensable pour se- 3, Docteur Paul LE Moai, «Le psychiatre devant l\u2019homosexuel ».Cahiers Leënnec, « Les états intersexuels », I, 1947, n° 2, p.35.4.Les homosexuels, ob.cit, p.307.Ces médecins du Danemark sont le docteur Christian Hamburger, endocrino- logue, le docteur George K.Sturup, psychiatre, et le docteur E.Dahl-Iversen, chirurgien. 46 Jean-Pierre SCHALLER courir des individus atteints de si pénibles dispositions.Rendre la vie supportable Ce qui cause un tel pessismisme chez les homosexuels désireux de ne point pactiser avec leur mal est sans doute ce mépris que les gens « sains et équilibrés » leur témoignent.D'ailleurs la sainte Écriture a déjà fait preuve d\u2019une telle sévérité que le courage de certains homosexuels s\u2019en trouverait ébranlé s\u2019ils ne comprenaient le sens profond du texte sacré.On sait que Dieu fit pleuvoir le souffre et le feu sur Sodome et Gomorrhe tant les péchés contre nature entre autres s\u2019y multipliaient (Gén, xIX, 24).Les lois morales du Lévitique défendent l'homosexualité comme une abomination (Xvii11, 22) et la pénalité prévue pour une pareille action est la mort des deux sujets : leur sang est sur eux (xx, 13).Au livre des Juges il est dit qu\u2019à Gabaa se passaient des mœurs infâmes du même genre (XiX, 24).Dans le Nouveau Testament saint Paul déplore la honte et l\u2019égarement des rapports homosexuels pratiqués dans le monde païen : passions infâmantes, dit l\u2019Apôtre, qui se rencontrent tant chez les femmes que chez les hommes (Rom., 1, 26-27).Bref la Bible emploie des adjectifs trés forts pour condamner des procédés qui ne sont pas autorisés par Dieu.Et dans les catéchismes, et dans certains manuels de Morale, on parle de la sodomie comme d\u2019un vice qui crie vengeance vers le Ciel (peccatum cujus malitia in celum clamal).Saint Thomas d\u2019Aquin reléve surtout la gravité de tels péchés du fait qu\u2019ils répugnent à l\u2019ordre naturel (Sum.Th., 11/11, q.104, a.11, c.et a.12, ad 3).Au total le tableau présenté par la Morale, en ce qui regarde les anomalies sexuelles, suscitera en n\u2019importe quel inverti la pensée qu\u2019il vit sous le coup d\u2019une abominable condamnation et qu\u2019il doit se débattre entre la promesse certaine de l\u2019enfer ou une lutte ici-bas troublant considérablement sa santé mentale et somatique .Une crise de désespoir risque parfois de se déclarer : la solution sera ou bien de relâcher complètement les rênes et de s'abandonner au vice, ou bien de tenter de mettre fin à ses jours.Voilà pourquoi une grande Laval Médical Vol.33\u2014 Janv.1962 délicatesse et une patience éprouvée s'imposent lorsqu\u2019il s\u2019agit de « relever le moral » d\u2019un être souffrant d\u2019homosexualité.Nous disons : souffrant, car même ceux qui cherchent à justifier leur anomalie demeurent des malheureux.Il importe de saisir le sens profond de la remarque du docteur E.Bergler : «Il n\u2019y a pas d\u2019homosexuels heureux ; et il n\u2019y en aurait pas, même si le monde extérieur les laissait en paix.» (Les homosexuels, p.218.) Dès lors le premier devoir est de créer dans ces êtres et autour d\u2019eux un climat de confiance.Les menaces de l\u2019Écriture et de la Morale ne méritent certes pas le mépris : mais elles doivent être comprises exactement.Lorsque le R.P.Charles Larere, s.j., parle de l\u2019homosexualité 1l fait allusion à l\u2019« effort de libération du péché qui ne cesse qu\u2019avec notre existence terrestre » et à «la lutte douloureuse et jamais terminée » (Cahiers Laénnec, 1947, n° 3, pp.42-43).C\u2019est dans cet esprit qu\u2019il faudra veiller à ne pas assurer naïvement l\u2019homosexuel qu\u2019il guérira sans tarder de son mal s\u2019il le veut.Encore moins faudra-t-il commettre l\u2019énormité de lui conseiller le mariage : tous les médecins s\u2019accordent pour relever que cette solution est à l\u2019origine de drames cruels qu'il importe à tout prix d\u2019éviter.Ce qui est indispensable c\u2019est de rappeler à ces êtres que leur titre d\u2019enfant de Dieu ne dépend pas essentiellement du corps, des hormones ou du psychisme que l\u2019âme informe.On peut aimer Dieu même au sein des plus grandes difficultés causées par une sexualité disharmonieuse.Et les homosexuels semblent parfois oublier que le combat pour la pureté est également le fait des hétérosexuels .Ce qui navre les invertis désireux de rester honnêtes est cette nécessité de dissimuler leurs tendances pour pouvoir vivre en société.Aussi le devoir des gens qui ignorent cette anomalie est d\u2019éviter le mépris à l\u2019égard des « autres », de ceux qui en sont atteints.Une femme homosexuelle écrivait, non sans amertume : « Pour ceux dont la vie est basée sur des relations hétérosexuelles, l\u2019homosexuel est un être grotesque, louche, et dont on ne parle qu'avec mépris, pitié, ou d\u2019un ton piaillard.» (Les homosexuels, p.15.) \"re > Lol ve.Fret Ï dling binels ges pie lg Al our cris don saivre, pe Jas Un B01 I mica {ny 98 trè Hels TEI ( ad sae Tor pi diner cs sentent die er \u201cIRSC ver Ea qu CE, dis \u201c3 cle gdh iF Se] de \u201cTen tion Je ~ BH de \u201cTing q lig fie Yr Die Wifey Eu il Th Laval Médical Vol.33- Janv.1962 Et cette même femme dira plus loin : «Il y aura moins d\u2019homosexuelles dans les cliniques de maladies mentales et dans les cabinets des psychiatres quand on verra en nous des êtres humains et non la matière d\u2019un chapitre dans un livre sur les anomalies psychologiques.» (P.25.) Ainsi l\u2019attitude chrétienne est celle d\u2019un accueil secourable à l'endroit de ces «malades».La croix dont parle le Christ, indispensable pour Le suivre, peut aussi être une anomalie sexuelle : or jamais une croix ne mérite le mépris puisqu'elle est un instrument de sanctification.Des auteurs américains ont écrit : « On peut dire qu\u2019en général la société n\u2019est pas très équitable envers les homosexuels.Elle les considère le plus souvent avec suspicion, mépris ou hostilité.C\u2019est surtout chez les gens les moins éduqués qu\u2019ils sont en butte aux sarcasmes et aux moqueries.» 5 Tout pédagogue usera de son influence pour écarter ces réactions injustes chez des gens qui entendent parler d\u2019anomalies sexuelles.Les psychiatres et les médecins habitueront le patient à ne pas se considérer comme sans valeur parce qu\u2019il est un inverti.Les confesseurs et les prêtres rappelleront que chacun est attendu au Royaume des cieux, pour autant qu\u2019on ne s\u2019installe pas sur terre dans des passions répréhensibles, qu\u2019il faut le plus calmement possible maîtriser, sans perdre courage à la première ou à la deuxième chute.Ce souci de rendre la vie supportable à ceux que l'homosexualité tourmente est assez urgent, si l\u2019on en croit les statistiques.Nous citons d\u2019abord un aperçu donné par un médecin allemand : ce sont des chiffres établis « avec un soin extrême » et il montre qu\u2019un fort pourcentage de l\u2019humanité doit faire face à cette anomalie sexuelle.« Sur 1000 personnes, 15 se sont déclarées entièrement homosexuelles : 40 bisexuelles ; huit de préférence homosexuelles.Ces chiffres montrent que un sur 66 d\u2019entre nous est entièrement homosexuel, un sur 45 ou bien entièrement ou 5.R.Père VANDERVELDT et docteur ODENWALD, « Psychiatrie et catholicisme, » Mame, Tours, 1954, p.564.Traduit de l\u2019américain par Marcelle Loutrel-Tschirret.Le Père VanderVeldt, o.f.m.(docteur agrégé de Louvain) est philosophe et le docteur Robert Odenwald est médecin : ils enseignent à l\u2019université catholique d\u2019Amérique (Washington).ÉTATS PATHOLOGIQUES ET VIE SPIRITUELLE 47 bien de préférence homosexuel ; un sur 25 penche vers les deux sexes ; un sur 18 tend à dévier de la normale ; ces calculs, par exemple, indiqueraient qu\u2019il y a 1 437 500 (2,3 pour cent de 62 000 5000) homosexuels en Allemagne ; 10 - 327 000 (2,3 pour cent de 339 millions) en Europe ; et 41 883 000 (2,3 pour cent de 1 821 millions) d\u2019hommes et de femmes sur terre dont la constitution les prédispose en grande partie ou totalement à l\u2019homosexualité.» (Docteur M.HIRSCHFELD, Les homosexuels, op.cit, p.154.) Le rapport connu d'Alfred C.Kinsev est tout aussi pessimiste.Ce professeur de zoologie à l\u2019université d\u2019Indiana a écrit : «La preuve établie de l'incidence et de la fréquence de l\u2019activité homosexuelle indique qu\u2019un tiers au moins de la population mâle devrait être isolée du reste de la communauté, s\u2019il fallait traiter ainsi tous ceux qui ont quelque penchant à l'homosexualité.C\u2019est dire qu\u2019au moins 13 pour cent de la population mâle devraient être isolés et hospitalisés, si l\u2019on devait traiter ainsi toutes les personnes à prédominance homosexuelle.» © On voit ainsi qu\u2019il serait sot de prétendre simplement exclure les homosexuels de la vie sociale, sans chercher à se pencher sur leurs difficultés, à les aider.Théologiquement parlant, tout en condamnant une activité sexuelle qui n\u2019est pas dans l\u2019ordre habituel de la nature, on ne saurait négliger le secours moral et l\u2019aide pastorale qu\u2019il faut apporter à des êtres ayant, comme chacun, un droit à l\u2019héritage du Père (Rom, VIII, 17).Les médecins danois cités plus haut, après avoir lu certaines lettres provenant de sujets atteints d\u2019anomalies sexuelles, relevaient combien cette lecture était déprimante, car elle montrait «à quel point ces gens souffrent d\u2019être abandonnés par le corps médical et décriés par leur entourage.C\u2019est généralement dans la misère et la solitude qu'ils sont obligés de lutter contre leur sort tragique ».(Les homosexuels, p.306.) 6.Alfred C.KINSEY, « Le comportement sexuel de l\u2019homme », Paris, Rayonnement de la Pensée, 1948.Traduction sous contrôle du docteur Pierre Desclaux, p.833.Auparavant l\u2019auteur avait écrit : « L\u2019activité homosexuelle chez l\u2019homme est beaucoup plus fréquente au\u2019on ne s\u2019en rend généralement compte.Dans le groupe des très jeunes célibataires, plus d\u2019un quart de mâles (27,3 pour cent) ont une activité homosexuelle suivie d\u2019orgasme.L\u2019incidence chez ces célibataires s\u2019élève pour les groupes d\u2019âges successifs, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle atteigne le maximum de 38,7 pour cent, entre la trente sixième et la quarantième année », p.349.Soulignons que même si ces chiffres sont élevés \u2014 mais aucune statistique n\u2019est infaillible \u2014 jamais pareille pratique ne sera moralement licite. 48 Jean-Pierre SCHALLER Un corps médical, digne de sa vocation, sait parfaitement qu\u2019on ne doit abandonner aucun patient.Et le prêtre à son tour n\u2019oubliera pas que derrière les séquelles du péché originel il y a une grande espérance à entretenir : et sans elle la vie ne serait plus supportable en de multiples cas.Éviter la panique Le docteur George S.Sprague, déjà nommé, rapporte le cas bouleversant d\u2019une jeune garçon qui se scia une oreille afin de prouver qu\u2019il était trop courageux pour être homosexuel.Cette énergie, si mal employée, fait preuve d\u2019une véritable panique, d\u2019un refus obstiné d\u2019accepter son sort.Et ce n\u2019est pas une solution chrétienne.Il serait beaucoup plus sage de regarder la vie en face, de reconnaître que dans les étranges dispositions providentielles Dieu a permis une longue épreuve d\u2019un ordre très particulier.Dans chaque vie il y a une croix singulière qui n\u2019est celle d\u2019aucun autre.Une anomalie sexuelle n\u2019est certes pas légère à supporter : mais il n\u2019en faut pas non plus exagérer le poids et oublier que Dieu assiste toutes ses créatures dans n\u2019importe quel combat que lui-même d\u2019ailleurs, en définitive, a autorisé.À l\u2019origine de cette panique chez les homosexuels le docteur découvre plusieurs mobiles : «Il y a la très forte peur d\u2019être découvert, d\u2019être nettement différent des autres, ou la peur qui prend lentement des proportions déprimantes de ne jamais pouvoir être comme les autres, de ne pas pouvoir se marier et fonder une famille qui sera la consolation ce la vieillesse.Cette peur d\u2019une vieillesse solitaire est plus importante chez la plupart de ces sujets que la menace d\u2019être mis au ban de la société dans l'immédiat s\u2019ils étaient découverts.» (Les homosexuels, p.172.) Même si quelqu\u2019un n\u2019est pas « comme les autres » il peut fort bien mener une vie spirituelle très intense et fervente.Biologiquement déjà il y a dans chaque vie quelque chose qui fait qu\u2019un individu ne sera jamais identique au voisin.En outre dans le ministère chaque prêtre sait bien qu'aucune âme ne ressemble à une autre et que la joie, comme la souffrance, revêtent des formes toujours nouvelles en chaque fidèle.Le calme Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 s\u2019impose pour améliorer ou du moins accepter une situation grave, voire pour éventuellement guérir l\u2019anomalie s\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019un « malentendu psychologique ».Mais le calme est précisément à l'opposé de la panique.Et qu\u2019on ne s\u2019imagine pas que de laisser libre cours à ses passions procurera ce calme souhaitable.C\u2019est encore le docteur B.Glover qui écrit au sujet des homosexuels se livrant sans réserve à leurs dispositions pathologiques : «Ces gens représentent une parodie et un paradoxe émotionnels ; dans un sens ils parodient l\u2019amour tel que le voit l\u2019hétérosexuel et pourtant ils sont l\u2019image d\u2019un échec continuel et tragique, car ils ne peuvent trouver ni la satisfaction sexuelle totale ni l\u2019être qui leur permettra de jouir de façon permanente de la part de satisfaction sexuelle qu\u2019ils obtiennent.» (Tbidem, p.179.) Plutôt que de poursuivre cet « échec tragique » il serait plus opportun de dire oui à la vie, même si elle réserve un programme qui diffère de celui qu\u2019on aurait désiré.Certes la vigilance sera indispensable car « nous sommes marqués par notre caractère masculin ou féminin jusque dans nos profondeurs spirituelles » (Père Larere).Mais une fois que l\u2019on connaît clairement son état, on aventure sa vie, comme aurait dit sainte Thérèse d\u2019Avila, en fonction des difficultés éventuelles ou effectives.Rien n\u2019empêche un être atteint d\u2019anomalie sexuelle d\u2019arriver à de très beaux résult- tats : on sait que de nombreux érudits et des gens fort doués furent sujets à de pareilles préoccupations.Il faudra savoir se dépenser, s\u2019enthousiasmer pour quelque idéal, les psychiatres disent volontiers « sublimiser ses tendances y».La religion sera d\u2019un puissant secours, car, comme on l\u2019a justement observé : l\u2019Église ne rejette personne.Et dans un ouvrage, écrit par un prêtre et un médecin, on peut lire ces lignes qui désignent le respect que méritent les homosexuels à l'instar de tous les humains : « Rien ne justifie qu\u2019on les considère comme faisant partie d\u2019une catégorie de dépravés ou de dégénérés.De même que tous les malades, ils méritent d\u2019être compris et de recevoir la même sympathie secourable qu\u2019on offrirait à toute autre personne.Le mépris, vne sévérité + ni [ D i Dive Hi TT, \u201cisa 1%, ati ic Te #1 wel \u201cml J in iy Tal Ba Ta It ig 1 [ar id et ig] nh | leur de la el.Laval Médical Vol.33- Janv.1962 imméritée ne feront qu\u2019augmenter le sentiment d\u2019infériorité qui prédomine chez beaucoup d\u2019homosexuels, malgré leurs attitudes d\u2019insouciance ou même de défi.Naturellement, bonté ne signifie pas faiblesse, et il faudra tenir strictement à ce que le sujet abandonne toute pratique homosexuelle.» (Psychiatrie et catholicisme, ob.cil., p.559.) L\u2019allusion que font ces auteurs à la possibilité d\u2019une confusion entre bonté et faiblesse n\u2019est pas sans fondement.Car beaucoup de médecins modernes, afin précisément d\u2019écarter la panique de leurs malades, les invitent à s\u2019abandonner discrètement mais sans scrupule à leur homosexualité.Divers auteurs, non médecins, ne font que favoriser cette attitude en la justifiant dans leurs œu- vres.Enfin certains invertis se déclarent partisans acharnés de la libre pratique de leurs tendances.Divers pays, d\u2019ailleurs, ne prévoient aucune sanction pour la cohabitation d\u2019homosexuels notoires, pour autant qu\u2019ils ne causent aucun scandale et qu\u2019aucun mineur ne soit mis en danger par eux.Un auteur, désireux de garder l\u2019anonymat parce qu\u2019il est un inverti, a écrit : « J'ai depuis longtemps reconnu le fait que cet instinct en soi n\u2019est ni morbide ni coupable, car une divergence de la norme n\u2019est pas une maladie, et la satisfaction d\u2019un instinct qui, sous aucune forme et pour aucun être humain, n\u2019a des conséquences mauvaises, ne peut pas Être considéré comme répréhensible.» (Les homosexuels, p.90.) Cette affirmation oublie que « divergence de la norme » signifie donc que le sujet se doit de ramener le plus possible sa vie aux normes qui ont leur origine en Dieu.Si c\u2019est presque irréalisable pour des raisons pathologiques l\u2019individu doit veiller à trouver de quoi éclairer sa destinée en recourant par exemple, selon ses convictions, à la philanthropie ou a la charité.Sortir de soi pour secourir autrui est souvent une heureuse solution.Chacun admettra qu\u2019on ne peut permettre à un kleptomane de voler impunément et non seulement parce qu\u2019il nuirait ainsi à la société mais aussi parce que ce n\u2019est pas dans la nature d\u2019un homme équilibré que de s\u2019abandonner a une tendance si lamentable.D\u2019assurer qu\u2019une divergence de la norme n\u2019est pas une maladie est une (6) ÉTATS PATHOLOGIQUES ET VIE SPIRITUELLE 49 prétention discutable.Le docteur Pierre Mauriac écrivait : «La santé est l\u2019état d\u2019équilibre physico- chimique de nos humeurs et de nos tissus permettant le plein fonctionnement des organes et le développement naturel de l\u2019individu.La rupture de cet équilibre par une cause physique, chimique ou vivante crée la maladie ».7 Mais le développement naturel de l\u2019homme consiste aussi à utiliser ses organes génitaux pour permettre à la race de se propager.Il peut librement renoncer à cet usage.Il peut être contraint à ce refus par diverses circonstances, Il peut enfin y être obligé par suite d\u2019une absence d\u2019équilibre biologique \u2014 endocrinologique ou psychique \u2014 qui est une maladie.La définition même du pathologique s'accorde avec les exigences de la morale.Et cela n\u2019empéche pas de reconnaître combien l\u2019effort de l\u2019'homosexuel continent est lourd de mérites aux yeux de Dieu, plus encore sans doute que celui de l\u2019hétérosexuel qui a résolu.« normalement » ses difficultés dans ou hors de l\u2019état du mariage.Le docteur M.W.Brody, rangeant sans aucun mépris les homosexuels des deux sexes dans la catégorie des « névropathes souffrant de désordres profondément enracinés » constatait que ces êtres «ne se porteralent pas mieux dans une société où l\u2019homosexualité serait tolérée » (Les homosexuels, p.327).Ainsi, pour éviter la panique, une attitude indispensable a prendre face à l'homosexualité est de la regarder comme une épreuve, parfois cruci- fiante sans doute, mais qui ne conduira ni au dolorisme ni au fatalisme.La société se gardera de favoriser cette panique en portant des jugements téméraires et peu fondés.Le docteur E.Bergler parle de « cette 1dée fausse tellement répandue qui veut que tout homme « efféminé » soit un homosexuel » (ibidem, p.211).On a souvent trop vite estimé que tel homme se livre à la sodomie ou que telle femme est un cas de lesbisme parce que certains signes extérieurs, certaines circonstances, pourraient le laisser supposer.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on a Ju quelque ouvrage de psychologie cli- 7.Docteur Pierre MAURIAC : « Aux confins de la méêde- cine ».Paris, Grasset, 1926, p.101. 50 nique ou de psychanalyse qu\u2019on doit se prendre bientôt pour un psychologue infaillible.Ou encore il arrive que si, par une indiscrétion, on apprend que tel sujet a commis un acte homosexuel on assure à l\u2019instant que c\u2019est un inverti permanent ! Ce raisonnement déplorable fait précisément écrire au docteur E.Bergler : « Partout dans notre société on a tendance à considérer un individu comme « homosexuel », quand on sait qu\u2019il a eu vne seule expérience avec un individu de son propre sexe.Selon la loi un individu peut être puni de la même façon pour une seule expérience homosexuelle que pour une suite ininterrompue d'expériences.» (Ibidem, p.206.) Qu\u2019on évite donc les conclusions trop hâtives comme les conseils aussi sots qu\u2019imprudents.Ils aboutiraient à un échec ainsi que le feraient cles mesures disciplinaires, l\u2019hypnothérapie, la narco- suggestion » et surtout « la recommandation faite au patient d\u2019avoir des relations homosexuelles ».Tout cela serait vain, si l\u2019on en croit la médecine, et ne donnerait aucun résultat concluant.La société devrait plutôt témoigner de la compréhension à tout homosexuel, homme ou femme, qui fait de grands efforts pour maîtriser ses passions.C\u2019est aider ces malades dans leur zèle que de leur éviter tout sentiment de panique ou d\u2019infériorité.Ils ne doivent pas devenir des fuyards ou des traqués, car comme le constatait une femme invertie : « On ne peut pas rester saine d\u2019esprit quand on est très seule.» (Les homosexuels, p.16.) Anomalie et moralité Lorsqu\u2019un moraliste fait face à quelque déséquilibre dans l\u2019ordre naturel \u2014 masochisme, homosexualité, bestialité, etc.\u2014 il ne doit pas, ainsi que nous l\u2019avons déjà observé, jeter de hauts cris et manifester son indignation.Il ne faut jamais oublier qu\u2019il y a une partie animale chez l\u2019homme et que le péché originel a désorganisé l\u2019harmonie de la création.Certes, pour autant que faire se peut, le moraliste se doit de poser le problème de la responsabilité : l\u2019homme diffère de la bête et, de ce fait, on peut être plus sévère à son égard.Le docteur À.Jung remarquait très Jean-Pierre SCHALLER Laval Médical Vol.33- Janv.1962 opportunément que nous ne savons jamais si nous avons un corps ou si nous sommes un corps ; chez l\u2019animal la situation est claire : il est un corps tandis que l\u2019homme peut faire abstraction de son corps, le négliger ou en mésuser.8 Donc, pour l\u2019homosexuel comme pour n\u2019importe quel être humain, le devoir consiste à exiger beaucoup de sa nature spirituelle tout en n\u2019étant pas surpris des échecs ou des trahisons possibles, dus aux influences du substrat animal dans lequel l'âme est incarnée.En traitant d\u2019anomalies sexuelles des médecins ont écrit : «La morale médicale exige que, lorsqu\u2019une maladie est incurable, il faille au moins s\u2019efforcer d\u2019en diminuer les inconvénients et de rendre la vie au patient aussi tolérable que possible sans, toutefois, nuire aux intérêts de la société.» (Les homosexuels, p.303.) Le moraliste chrétien souhaite encore plus que cela : il veut rendre la vie du patient non seulement tolérable mais il désire en faire aussi un chemin qui conduise au Ciel.Et pour cela, s\u2019il ne faut pas «nuire aux intérêts de la société », il ne faut pas nuire non plus aux intérêts de Dieu.Peut- être même que seul ce plan-là, cet idéal, est capable de permettre au malade d'accepter patiemment son sort.Avant de considérer la saine attitude du moraliste jugeant de l\u2019homosexuel un mot s'impose concernant le devoir plus subtil encore de ce moraliste face aux parents.Car la médecine rappelle que l'éducation reçue dans la tendre enfance et le climat créé au foyer sont des causes importantes de l\u2019éveil ou de développement de l\u2019anomalie sexuelle.Le docteur C.Berg écrit : «L'homosexualité, comme tous les autres rapports entre individus, a sa source dans les rapports existant à l\u2019origine entre enfants et parents.» (Les homosexuels, p.51.) Sans revenir à la controverse entre homosexualité congénitale ou acquise il faut admettre que 8.Docteur Alb.JUNG : Grunsätzliches zur psychosomati- schen Medizin im Lichte der Komplexen Psychologie von C.G.Jung.Dans Studien zur analitischen Psychologie C.G.Jungs, Zurich, Rascher-Verlag, 1955 : « Wir wissen nie, ob wir einen Korper haben oder ein Korper sind.Beim Tier ist dies klar, es ist ein Korper.Der Mensch kann aber von seinem Korper abstrahieren, ihn vernachlassigen oder missbrauchen », p, 173.| | | let find fie br pr Hl lat D té mg Tnt fr Jak Tig ly Tie x Ti ne Yn Eig gy ay Mg bir \u2018lp fe eg 1 In a I, bi qu Es fi fil ial: Tp fii por l'ange ale ps i Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 l\u2019influence des parents est manifeste.Les médecins estiment qu\u2019un enfant unique, ayant des parents trop indulgents, risque de souffrir de cette anomalie surtout s\u2019il est coupé de tout contact avec les garçons et s\u2019il doit demeurer constamment auprès d\u2019une mère « émotionnellement instable ».Le docteur Le Moal constatait : « Proportion tragique : 80 pour cent d\u2019homosexuels a-t-on pu dire, doivent leur inversion à leur mère.Ce sont ceux qui nous aiment le plus qui sont capables de nous faire le plus de mal.» (Cahiers Laënnec, ob.cit, p.37.) C\u2019est donc un problème pédagogique qui est soulevé et le moraliste sait bien qu\u2019une éducation équilibrée est à la base d\u2019une saine morale.Des auteurs américains ont écrit de leur côté : « Il est bien vrai que certains parents, à cause de leur propre immaturité et la sollicitude excessive dont ils entourent leurs enfants, peuvent faire naître en eux des tendances à l\u2019homosexualité.On doit les en prévenir si l\u2019on veut leur épargner bien des souffrances, ainsi qu\u2019à ceux qu\u2019ils ont mission de former.» (Psychiatrie et catholicisme, op.cit, p.52.) La tendance enveloppante de certains parents, loin d\u2019être une vertu, peut faire preuve parfois d\u2019une complaisance égoïste car ils recherchent leur propre joie, en n\u2019acceptant pas que peu à peu l\u2019enfant « vole de ses propres ailes ».La tâche la plus ardue du moraliste, comme nous le disions, est de déterminer la part de responsabilité d\u2019un individu sujet à des faiblesses d\u2019ordre homosexuel, Souvent seul Dieu saura exactement fixer le degré de culpabilité de ce pécheur.Mais il faut prêter attention a ce qu\u2019enseigne le professeur A.Niedermeyer \u2014 médecin viennois, philosophe et juriste, dont la réputation en médecine pastorale n\u2019est plus à faire \u2014 lorsqu'il établit une nette distinction entre disposition anormale maladive (krankhafte Triebanomalie) et une activité homosexuelle coupable (schuldhafte homosexuelle Beläligung).Dans le premier cas l\u2019auteur, assure que le combat de pareils individus, conscients de leur anomalie, peut aller jusqu\u2019à l\u2019héroïsme.Dans le second cas la sodomie consentie n\u2019exclut pas la responsabilité.Et le professeur A.Niedermeyer écrit clairement qu\u2019il ETATS PATHOLOGIQUES ET VIE SPIRITUELLE 51 n\u2019est soutenable d\u2019aucune manière que chaque cas d\u2019homosexualité soit à juger uniquement comme maladif et n\u2019entraînant donc pas la responsabilité du sujet.Il nous plait d\u2019entendre ce médecin, qui fait autorité en ces matières, préparer si objectivement le terrain au moraliste.Dans un ouvrage que nous avons déjà cité, et qui fut jugé très sévèrement par certaines critiques, nous trouvons un passage demandant des explications pour être bien compris, surtout des profanes : «Il existe des cas où l\u2019homosexualité est comme une force astreignante qui pousse aveuglément l\u2019individu à satisfaire sa passion, voire à rechercher les occasions de le faire.Dans ce cas, l\u2019acte peut être dit « volontaire », mais il n\u2019est plus librement volontaire ; c\u2019est pourquoi la gravité absolue de la faute peut alors être mise en doute.Néanmoins, tout comme dans des circonstances similaires, une responsabilité réduite ne donne pas au pénitent « carte blanche » pour donner libre cours à ses habitudes ; en d\u2019autres termes, la question la plus importante pour se prononcer sur la faute objective de l\u2019homosexuel, est de savoir s\u2019il s\u2019efforce sincèrement de retenir ses mauvais désirs » (Psychiatrie et catholicisme, pp.560-561).Pour le commun des mortels l\u2019expression « pas librement volontaire » introduit une notion peu usuelle qui risque de devenir la source d\u2019excuses faciles.Ce qui est volontaire procède d\u2019un principe intrinsèque (faculté appétitive) et suppose une fin connue comme telle.Ce qui est libre suppose le choix.Il n\u2019y a pas rapport de nécessité, dans ce dernier cas, entre l'impulsion venue de l\u2019objet attirant et le mouvement volontaire.Aussi semble-t-il opportun, lorsqu\u2019on traite des homosexuels, de revenir à la vieille doctrine de la passion.Si celle-ci \u2014 au sens d\u2019attrait vers le bien 9.Prof.docteur A.NIEDERMEYER : Anomalien des Ges- chlechtstriebes : « Keinesfalls ist es vertretbar, jeden Fall von Homosexualität rær als krankhafi und daher als nicht verantwortlich zu beurteilen ».Ce texte du médecin autrichien se trouve (p.88) dans un excellent ouvrage intitulé : Gesundes Geschlechtsleben.T1 s\u2019agit d\u2019un manuel des questions matrimoniales (Walter-Verlag, Olten und Freiburg im Breis- gau, zweite Auflage, 1955), composé par de nombreux théologiens, médecins, juristes et pédagogues.Cette œuvre fut dirigée par Mer X.de Hornstein et le docteur À.Faller, deux professeurs de l\u2019université de Fribourg (Suisse).La vie sexuelle y est considérée sous ses aspects les plus divers : aucun point n\u2019est laissé dans l\u2019obscurité et aucune interrogation ne demeure sans réponse.Cet ouvrage ne saurait être assez recommandé.Quant au professeur A.Niedermeyer il faut encore citer, en français, son Précis de médecine pastorale paru aux Éditions Salvator (Mulhouse, France), en 1955.a 52 Jean-Pierre SCHALLER sensible \u2014 est antécédente, elle diminue certes la liberté en rendant la volonté plus active.Si cette passion est conséquente elle ne diminue pas la liberté et ajoute à l\u2019intensité de la volonté.Ainsi la « concupiscence homosexuelle » doit être considérée sous son aspect antécédent et conséquent pour être exactement mesurée.Mais le sujet a la mission de tout mettre en œuvre pour gouverner sa passion : 11 s\u2019aidera de la grâce mais aussi des moyens naturels, I! veillera à ne pas confondre le secours surnaturel avec celui de la psychologie.C\u2019est pourquoi le R.Père Larere donnait ce conseil à ceux qui dirigent les homosexuels : « Écartons d'eux systématiquement toutes les conceptions fausses, enfantines, d\u2019une « puissance magique » de la grâce ; sinon les fautes qui continuent encore un certain temps à alourdir leur vie engendreront le doute en face d\u2019une aide spirituelle conçue trop comme un «remède psychologique » (Cahiers Laënnec, ob.cit, n° 3, p.39).De nombreux médecins assurent qu\u2019il y a des tendances homosexuelles chez tous les humains.Se basant sur la notion d\u2019« ambisexualité », de même que sur la distinction entre homosexualité consciente et inconsciente, le docteur K.A.Men- ninger disait : « Nous estimons que chacun a dans sa personnalité une très grande part de désirs homosexuels, en même temps que de désirs hétérosexuels.» 10 Le moraliste, lui, n\u2019a pas à poser le problème de la fréquence ou de l\u2019étiologie : il n\u2019a qu\u2019à diriger, éclairer et secourir les êtres qui s'adressent à lui.Il saura qu\u2019il ne s\u2019agit pas ici uniquement d'une question de sixième commandement mais 10.Les homosexuels, p.198.L\u2019auteur ajoute : « Chaque individu a en lui l\u2019amour narcissique, l\u2019amour homosexuel et l\u2019amour hétérosexuel.Donc, si je vais déjeuner aujourd\u2019hui avec trois ou quatre de mes amis, je satisfais sans aucun doute, à des impulsions homosexuelles inconscientes, bien que je n\u2019aie conscience d\u2019aucune sensation d\u2019ordre sexuel.Je ne vais certainement pas déjeuner avec mes amis hommes parce que j'aime leurs femmes, ou leurs mères ; j'y vais parce que je les aime, eux, qu\u2019il me plait d\u2019être avec eux.Me livrer avec eux à des actes génitaux serait de l\u2019homosexualité évidente et consciente, c\u2019est-à-dire tout à fait autre chose.La distinction entre l\u2019homosexualité consciente et inconsciente est importante, parce que beaucoup de gens, quand vous parlez d\u2019homosexualité, pensent que vous faites allusion à des actes génitaux commis avec quelqu\u2019un du même sexe » (p.198 et p.199).Laval Médical Vol.33- Janv.1962 que toute la conception des choses et de la vie est un peu atteinte par cette anomalie chez celui qui en souffre.Dans les limites du possible il faudra se rendre compte jusqu\u2019où le malade est soumis à sa passion.Des moralistes autorisés affirment qu\u2019en pareil cas la plupart du temps la responsabilité demeure (Père D.Prümmer, o.p.: rarissime mens lotaliter perturbatur hac passione sexuali).Le confesseur et le directeur d\u2019ame devront s\u2019assurer du degré de « liberté » et de « volontaire » subsistant.Avec l\u2019aide de Dieu il faudra secourir les dirigés en usant de I'indulgence souhaitable pour que ces malades ne perdent pas courage, et en conservant la sévérité voulue pour qu\u2019ils n\u2019entretiennent pas un commerce amical avec leurs faiblesses.Mais il est important pour le moraliste de savoir « que l\u2019homosexualité peut être considérée comme un élément qui colore de façon changeante la vie de l\u2019individu, qui s'exprime dans les habitudes, dans la personnalité et le caractère, dans le comportement sexuel, qu\u2019elle introduit un conflit et une psychose, et qu\u2019elle constitue un domaine extrêmement controversé de la psychiatrie.» (Les homosexuels, p.196.) Les ouvrages de psychologie pratique se plaisent à conseiller aux homosexuels de « sublimiser » leurs tendances.Pour y arriver on énumère toutes les activités intellectuelles, sociales, artistiques, charitables et enfin religieuses favorables.Certes en théorie ces recommandations sont faci- ciles à faire mais dans la réalité il faudra user d\u2019une grande circonspection pour déterminer ce qui semble le plus indiqué pour le sujet.Avec un brin d\u2019ironie sans doute le docteur E.M.Poate a dit : « Dans le temps, chaque fois que quelqu'un dans un groupe parlait d\u2019homosexualité, tout le monde se taisait et semblait avoir honte.Au- jourd\u2019hui, quand on parle d\u2019homosexualité, tout le monde veut dire son mot.» (Les homosexuels, p.201.) Ce mot peut devenir efficace comme aussi être maladroit.Une vague direction spirituelle ne serait pas suffisante.La plus extrême patience s'impose pour secourir les homosexuels.Le prêtre n\u2019aura pas non plus à jouer au psychanalys- Cr ey ee en 00 =s es \u2014 i Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 te en recherchant d\u2019éventuels complexes, quelque inhibition ou quelque phénomène d\u2019auto-punition, voire en interprétant les rêves des dirigés.C\u2019est de Dieu qu\u2019il faut parler aux pénitents en se rappelant que la grâce œuvre dans une nature tourmentée par l\u2019inversion sexuelle.Mais on doit ici redire ce qu\u2019enseignait le R.Père Beirnært : « La personne a une vocation qui ne se réalise et ne s\u2019accomplit que par la prise de position libre et par l\u2019engagement.Il lui est essentiel d\u2019être inquiète, de chercher, de traverser des conflits.Toute destinée personnelle est un mystère dramatique dont les protagonistes sont irréductibles aux instances psychiques de la psychologie analytique.L\u2019anthropologie chrétienne place l'homme dans une sphère pneumatique qui n\u2019est pas la sphère psychique : l\u2019agape n\u2019est pas l\u2019éros ; le Père céleste n\u2019est pas une simple sublimation de l\u2019image paternelle ; la « chair » paulinienne n\u2019est pas le «ça» de Freud ; la nouvelle créature née de Dieu n\u2019est pas le « Soi » de Jung, etc.Le drame de la personne dans le christianisme, avec ses crises et son dénouement, se joue à une profondeur que ne peut atteindre l\u2019intervention psychologique.» 11 Et c\u2019est parce qu\u2019il est malaisé, même impossible, d\u2019aller jusqu\u2019à cette profondeur de l\u2019âme que le médecin chrétien et le prêtre auront toujours un respect sincère pour le malade ou le pécheur.Il faudra les maintenir dans un climat de confiance et de piété : mais aussi longtemps que le sujet offre son accueil à cette atmosphère on ne devra jamais douter que Dieu vit dans cette âme et dans ce corps.Le Seigneur aime peut-être ce « fidèle » d\u2019autant plus tant Il découvre de mérites dans les efforts continuellement recommencés après des chutes qui, dans certains cas très graves, sont non moins continuelles.Troubles mentaux et dignité humaïne Plus encore que sur les anomalies sexuelles on a écrit de multiples essais sur les maladies mentales.Le sujet est plus « facile » à traiter en ce sens qu\u2019on emploie d\u2019ordinaire moins de réserves pour parler d\u2019un «fou » que d\u2019un inverti sexuel.Pour autant la réserve s\u2019impose aussi, et le respect, et la a Esprit, mars 1950, « Médecine, quatrième pouvoir ?», p.528.(7) ÉTATS PATHOLOGIQUES ET VIE SPIRITUELLE 53 considération, lorsqu\u2019on approfondit le malheur de ceux dont le psychisme est déséquilibré.On doit donc se garder d\u2019aborder des aliénés comme s'ils étaient des êtres abjects dont la présence signifie un perpétuel danger.Le docteur F.Tos- quelles a écrit : « Les maladies nerveuses d\u2019expression psychique sont considérées encore bien souvent comme des maladies honteuses et secrètes.Cette opinion populaire doit être combattue de façon acharnée à cause des préjudices qu\u2019elle cause aux malades.» Ces mots se trouvent dans un numéro de Présences, intitulé : « Le malade mental.Qu\u2019 en avons- nous fait?»12 Ce cahier, contenant des textes d'origines diverses, fait un peu penser au numéro de la revue Esprit consacré à la Misère de la Psychiatrie (décembre 1952).Il y a un effort général, tant de la part des médecins que des théologiens, pour supprimer des préjugés néfastes et pour rappeler à chacun que «le malade mental est un malade comme un autre ».Volontiers aussi aujourd\u2019hui on relève l\u2019influence du prêtre et du confesseur auprès de ces malades : écarter d\u2019eux la révolte, développer en leur cœur la patience et surtout une grande charité au sens exact d\u2019amour de Dieu.C\u2019est un rôle difficile à remplir et pour qu\u2019il soit utile il faudra veiller également aux qualités morales du médecin qui soigne le patient.On devra connaître des adresses de psychiatres recommandables.Le R.Père A.Plé, o.p., remarque, dans le numéro de Présences déjà cité, que «le prêtre, comme tel, n\u2019est pas un psychiatre ; ce serait une double erreur (pastorale et psychiatrique) que de mélanger ces deux fonctions » (p.153).Certains principes que nous avons rappelés plus haut, concernant la responsabilité de sujets souffrant de tares pathologiques, peuvent aussi être utilisés ici, tout en songeant qu\u2019il y a des cas où cn découvre une absence alors totale du gouvernement de soi-même.Le prêtre travaillera à retirer du mot « fou » toute nuance méprisante ou accablante.On doit s\u2019habituer, surtout en un siècle nerveux tel que le 12.Présences.Revue trimestrielle du « Monde des malades » (Prieuré Saint-Jean, Champrosay, France), n° 54, ler trimestre 1956. = 3 4 h = A hi 54 Jean-Pierre SCHALLER nôtre, à traiter un aliéné avec bonté et compréhension, comme on s\u2019apitoye sur le sort de n\u2019importe quel autre malade.Certes l\u2019affection mentale complique les rapports sociaux.Mais cela n\u2019empêche pas les « asiles psychiatriques » de rester des maisons où la dignité humaine sera profondément respectée, Souvent ces malades jouissent de longues périodes de lucidité et ils se rendent parfaitement compte alors de leurs épreuves.À pareil moment il est indispensable qu\u2019ils sentent qu\u2019on ne les range pas dans une catégorie d\u2019individus douteux, mis au ban de la communauté humaine.D\u2019aucuns ont jugé sévèrement le livre du docteur A.Soubiran se nommant L'île aux fous où le médecin dresse un réquisitoire contre certaines façons cruelles et indignes dont divers malades sont traités dans des maisons d\u2019aliénés.Même si l\u2019auteur des Hommes en blanc a parfois généralisé des situations qui n\u2019étaient que particulières, même si, avec quelque complaisance, il a insisté sur des scènes écœurantes et révoltantes, il semble cependant que son plaidoyer était mené avec une intention droite et courageuse.Le romancier rappelle, par exemple, qu\u2019il y a des gens a qui il ne vient pas à l\u2019idée « que les fous pussent être, comme tous les hommes, sensibles à la justice et et à la bonté ».13 Un pareil oubli conduit alors à des abus lamentables car le malade est traité comme un vulgaire numéro, un prisonnier ou un coupable.Souvent ces patients furent les auteurs de crimes ou de délits sadiques ; mais si ce sont des malades, soignés comme tels, on doit d\u2019abord songer à leur guérison éventuelle.Et ce n\u2019est pas une saine thérapeutique que celle qui néglige l\u2019influence d\u2019un climat de confiance et d'amitié.Être sur ses gardes à l\u2019égard des aliénés ne signifie pas faire abstraction de tous leurs besoins humains.Et il y a quelque chose de bouleversant dans cette remarque que le docteur A.Soubiran exprime par son héros : « Les fous, pas plus que les autres hommes ne peuvent se passer d\u2019espérance » (p.223).Or cette vertu, pour être entretenue, demande une atmosphère d\u2019épanouissement.Et 13.André SOUBIRAN, L'île aux fous, Paris, SEGEP, 1955, .158.Laval Médical Vol.33- Janv.1962 les insuffisances de certains hôpitaux psychiatriques, le manque de personnel capable, l\u2019équipement rudimentaire, l\u2019encombrement des Services, représentent des problèmes ayant une influence directe sur la dignité du malade reconnue ou non, et indirectement sur sa vie spirituelle.Il faut donc prendre à cœur ces questions si l\u2019on veut qu\u2019un patient conserve la faculté de faire valoir, lui aussi, les talents dont parle l\u2019Évangile, même s\u2019il en a fort peu reçu et même s\u2019il est peu aisé de les rendre fructueux.Le malade a également la mission de « gérer son bien y, malgré le caractère fragile et versatile de ce maigre lot.Aux yeux de Dieu ce « bien » a une infinie valeur qui peut dépasser celui d\u2019un individu extrêmement doué, réalisant tout ce qu\u2019il souhaite sans grande peine.D'ailleurs il est sage d\u2019en revenir à l\u2019observation de ce personnage du livre de Soubiran confiant à un compagnon d\u2019infortune : « Vous en connaissez tant que ça, des gens absolument normaux ! Et vous pourriez dire exactement où commence la folie ! » (p.323).Les « spécialistes » ont coutume de déplorer aujourd\u2019hui le travail de vulgarisation fait dans de multiples domaines : en médecine, en biologie, en droit, en économie, etc.On a raison de craindre cette tendance qui permet parfois à des esprits peu avertis de se prendre pour des gens très cultivés et connaissant à fond la question dont ils parlent.Il y a là un péril non seulement pour la science même, mais aussi pour les profanes qui se livrent à des applications pratiques hasardeuses d\u2019une théorie qu\u2019ils ne possèdent que fort imparfaitement, ce qui est pire que de n\u2019en rien savoir | Mais si, dans cet effort de vulgarisation, on voulait découvrir un résultat positif il faudrait mentionner une certaine bonté, un plus grand respect manifestés par ceux qui rencontrent des névrosés.Cette littérature, si goûtée actuellement, qui traite de cas pathologiques a le don, au moins en de multiples cas, de faire considérer comme morbide ce que trop promptement jadis on aurait nommé criminel.Encore faut-il éviter ici un excès contraire qui, comme nous l\u2019avons dit, supprimerait pour des raisons d'hormones ou de nerfs Sie ie Nn A 0 lit i die jooge.pui sg gi jo IE pour i que ree on i an TE ratio fu! pol dE 1 pee ao i [ où ut Laval Médical Vol, 33- Janv.1962 toute responsabilité.Mais cette attention à l\u2019égard du « malade » révèle qu\u2019une charité intelligente \u2014 pas inconsidérée, selon le mot de saint Paul \u2014 peut découler d\u2019une connaissance plus perspicace de n\u2019importe quelle anomalie.Kinsey écrivait, par exemple : «Il est certain que bien des représentants des anciennes générations ignoraient à quel point l'homosexualité était fréquente durant leurs années de jeunesse.Il est fort possible que les libres discussions qui s\u2019exercent de nos jours sur I'homosexualité, aient fait prendre conscience au public d\u2019une activité sexuelle qui a toujours été dans les habitudes de l'animal humain.» (Le comportement sexuel de l\u2019homme, op.cil., p.535.) Nous avons tenté de souligner que cette « conscience » résultant de libres discussions devait toujours demeurer aussi objective qu\u2019éclairée.Elle ne doit pas non plus diminuer la haute considération que le chrétien voue au surnatvrel.Le secours de Dieu, ses promesses, sont peut-être en divers cas l\u2019unique ressort capable d\u2019aider un malade à ne pas sombrer ou dans le pessimisme ou dans le vice.Et, à ce propos, il y a dans la Somme théologique une remarque de saint Thomas qui fait preuve d\u2019une étonnante psychologie apte à surprendre ceux qui s\u2019imaginent que seule l\u2019ac- ÉTATS PATHOLOGIQUES ET VIE SPIRITUELLE 55 tuelle psychologie clinique a été capable de comprendre l\u2019homme : « La crainte naît de amour.Toute vertu qui diminue l\u2019amour de certains biens doit donc diminuer la crainte des maux contraires.» (II/ II, q.123, a.4, ad 2.) C\u2019est en traitant de la vertu de force que le Docteur Angélique parlait ainsi.Dieu, en donnant la force nécessaire pour affaiblir l\u2019amour de satisfactions charnelles coupables, accorde de ce fait une paix toujours plus grande, parce que les « maux contraires » se font moins menaçants.Et parmi ces maux le plus effrayant est sans doute de perdre l\u2019amitié de Dieu : ceci parce qu\u2019on n\u2019a pas utilisé la mesure, peut-être très faible et très réduite, qui permettait d\u2019introduire dans l\u2019action une part de consentement ou de refus à telle démarche ou à telle entreprise.La vertu alors tant naturelle que surnaturelle, la vertu, qui n\u2019est pas une vieille notion démodée, sera cet état qui incline a bien agir, afin d'arriver un jour auprès de Dieu.Et là seulement le « malade » comprendra le rôle que joua, dans le plan de la Providence, telle anomalie ou tel penchant morbide qui le firent tant souffrir durant son passage ici-bas.(9) attlidan i addin) CHIRURGIE EXPERIMENTALE VALEUR DE LA RECTOPEXIE TRANSABDOMINALE PAR BANDELETTE APONEVROTIQUE PEDICULEE Une premiére expérience nous avait révélé l\u2019efficacité du rôle suspenseur d\u2019une bandelette prélevée à même l\u2019aponévrose de revêtement du muscle grand droit de l'abdomen comme moyen artificiel de support actif pour le rectum (5).Or tel n\u2019était pas notre but, en décrivant et éprouvant pareille technique opératoire, ou simplement de reconnaître le rôle suspenseur de cette bandelette d\u2019aponévrose, ou encore de montrer son efficacité.Une revue bibliographique du sujet fait d\u2019ailleurs découvrir qu\u2019un type de suspension aponévrotique du rectum, bien que procédant d\u2019une technique totalement différente et utilisant en outre des bandes de fascia lala, fut en effet primitivement décrit par Orr (8) et appliqué avec succès à la cure du prolapsus rectal.A une époque beaucoup plus récente, et bien que destinée à l\u2019utérus, une nouvelle technique de suspension aponévrotique, également très différente cependant et comportant du reste un segment d\u2019aponévrose du grand oblique, fut encore proposée et utilisée par Stœsser (9), suivie apparemment de très bons résultats.La description de l'opération discutée ici, résultant en réalité d\u2019une conception nouvelle de la pathologie même du prolapsus (4), s\u2019est plutôt et uniquement proposée d'apporter à la cure du prolapsus rectal une méthode thérapeutique rationnelle et durable, mais à la fois simple et bénigne.L'originalité de sa technique, ainsi basée sur une compréhension sûre du mécanisme même de production du prolapsus (3), réside précisément dans l\u2019atteinte de ce double but, également important mais jusqu'ici négligé, et qui concerne la restauration à la fois de la conformation anatomique et de la fonction physiologique du segment rectal prolabé (2).J-Y.McGRAW Telles sont donc les seules raisons qui ont motivé la description de cette nouvelle technique comme d'ailleurs la réalisation des nombreuses épreuves expérimentales auxquelles elle devait nécessairement être soumise au préalable.Une telle directive aurait évidemment pu, toutefois, être suscitée par le constant échec ou le résultat éphémère des divers modes de traitement déjà décrits, qui justifient d\u2019ailleurs pleinement son intronisation, mais il nous apparaît peu vraisemblable que, sans ajouter aux considérations morphologiques le rôle de la fonction physiologique, la technique que nous préconisons aurait pu supposer des bases aussi solides, ou encore se prévaloir de principes aussi rationnels que ceux traduits par son exécution, ou enfin, affecter autant d\u2019efficacité en dépit de l\u2019absolue simplicité ou bénignité de sa réalisation : bien au contraire, fondée sur d\u2019uniques concepts anatomiques comme la grande majorité des interventions antérieures, elle se serait davantage rapprochée de leurs procédés, presque toujours radicaux et le plus souvent inexpliqués, dont en particulier la résection du rectum avec ses différentes modalités, et aurait très probablement connu éventuellement le même sort, soit le même échec et la même incompétence, suivi rapidement de son rejet et de son oubli (1).C\u2019est donc précisément parce qu\u2019elle représente véritablement le résultat d\u2019une analyse compréhensive des divers mécanismes physio-patho- logiques fondamentaux en cause (3) que l\u2019opération préconisée ici nous apparaît comme un progrès indéniable dans le traitement du prolapsus rectal en assurant, par sa rationalité, un succès durable de sa cure chirurgicale, et qu\u2019en conséquence elle doit être considérée comme telle.Or, malgré la fui a TET il nr Laval Médical Vol.33- Janv.1962 confirmation de l\u2019efficacité du rôle suspenseur de la bandelette, et dans l\u2019unique but de corroborer l\u2019entière compatibilité de l\u2019intervention, la rendant ainsi à l\u2019abri de tout doute sur sa technique même, il nous a semblé préférable d\u2019éprouver, non plus cette fois la valeur fondamentale de la technique, mais bien la valeur même de la bandelette, soit en lui prêtant diverses foimes et en l\u2019utilisant de manières différentes.L\u2019expérience actuelle comporte donc une appréciation de la valeur de la suspension aponévrotique artificielle du rectum, référant en réalité à la valeur même de la bandelette aponévrotique.PROTOCOLE EXPÉRIMENTAL Le protocole expérimental, dans son ensemble, s\u2019est montré pratiquement le même que celui de l\u2019expérience précédente (5) : seuls ont différé, en effet, le sexe et les groupes des animaux, d\u2019une part, et le prélèvement et la fixation de la bandelette aponévrotique, d\u2019autre part.L\u2019expérience a en effet été effectuée chez des chiens femelles de souches différentes, d\u2019un poids moyen de 11,4 kilogrammes (9,1 à 13,7 kg).Les animaux furent répartis, dès le début de l'expérience, en deux groupes principaux représentant respectivement un groupe témoin de cing animaux et un groupe expérimental au nombre de huit animaux.Le premier de ces groupes comprenait en réalité trois variétés bien distinctes de témoins : des témoins absolus d\u2019abord, au nombre de deux, non opérés et uniquement soumis, comme contrôle nécessaire, à l'un ou l\u2019autre des régimes constipant ou cathartique ; un témoin chirurgical ensuite, réduit à un seul animal par suite du peu de répercussion de l\u2019acte opératoire et qui, opéré et soumis exactement à la même intervention que les animaux mis en expérience, exception faite évidemment du temps de la suspension rectale, a représenté le témoin du stress chirurgical ; des témoins expérimentaux, enfin, où, en opposition suivants, une seule bandelette aponévrotique disposée soit longitudinalement, (11) aux groupes VALEUR DE LA RECTOPEXIE TRANSABDOMINALE 57 soir circulairement fut utilisée dans la suspension du rectum.Les animaux du groupe expérimental furent eux-mêmes subdivisés en quatre sous-groupes de deux chiennes chacun, où furent prélevés non plus une mais deux bandelettes aponévrotiques dont l\u2019agencement convergent, parallèle, divergent ou enfin circulaire a d\u2019ailleurs servi à marquer les groupes.Chacun des animaux de ces divers groupes reçut également, suivant le cas, soit un traitement constipant, soit un traitement cathartique, par ailleurs administré de la même façon qu\u2019au cours de l'expérience précédente (5).Quant aux autres éléments du protocole, ils se sont avérés identiques et les mêmes qu\u2019antérieurement, impliquant à la fois la composition et la distribution de la diète ; l\u2019aspect chirurgical de l\u2019expérience (prémédication et anesthésie proportionnées au poids, technique chirurgicale foncièrement la même, soins postopératoires inchangés) ; l\u2019imposition d\u2019exercices postopératoires violents ; la nature, l\u2019administration et la durée de Ja thérapeutique constipante ou cathartique, tant immédiate qu'\u2019éloignée ; les conditions purement physiques de l\u2019expérience et, enfin, le protocole général des critères macroscopiques et histologiques habituels.RÉSULTATS Comportement général : L'évolution du comportement général des animaux du groupe expérimental s\u2019est révélée identique et sans particularités, en tous points superposable aux observations relevées au cours de la première expérience.D'ailleurs, l\u2019étude attentive de ses différents facteurs constituants ne permet même aucune comparaison préjudiciable entre le comportement des animaux expérimentaux et témoins, tellement l'identité des conditions est commune.Épreuves fonctionnelles : La reprise des mêmes épreuves fonctionnelles appliquées antérieurement révèle, une fois de plus, que la présence d\u2019une unique bandelette 58 Jean-Yves McGRAW longitudinale ne peut en aucune façon modifier ou perturber le fonctionnement normal des appareils urinaires ou digestifs, principalement dans leur fonction vésicale ou rectale respective.Semblables constatations s'appliquent d\u2019ailleurs aussi bien à la double bandelette convergente ou encore divergente.Il ne peut en être de même, par contre, de la double bandelette de type parallèle ou circulaire qui, sans interférer dans le mécanisme vésical, peut toutefois entraver sérieusement le processus physiologique de la fonction rectale en constituant, suivant le cas, un véritable cylindre ou encore un véritable anneau d\u2019étranglement d\u2019où, évidemment, peut éventuellement résulter la production d\u2019une obstruction intestinale mécanique ou encore, en raison même du péristaltisme, d\u2019une nouvelle invagination intestinale.Un tel danger peut d'ailleurs être prévu dès les constatations de l\u2019examen endoscopique qui, dans un cas, révèle la relative immobilité du segment de la paroi rectale antérieure comprise entre les deux bandeletles et sa non-participation au péristaltisme intestinal, alors que dans l\u2019autre 1l laisse voir un anneau constricteur ou sténosant plus ou moins marqué et correspondant à l\u2019insertion périrectale de la bandelette.Constatations anatomiques : De l\u2019examen x silu des organes, et malgré le stress continu imposé à la fonction rectale, il s\u2019avère véritablement impossible de conclure à la prédominance d\u2019un procédé sur l\u2019autre, de sorte qu\u2019il s\u2019ensuit, au point de vue macroscopique du moins, qu\u2019aucun agencement structural de la bandelette elle-même ne peut effectivement être considéré supérieur à un autre et, qu\u2019en ce sens, la méthode la plus simple devient, en pratique, la meilleure.D\u2019autre part, l'application des techniques histologiques utilisées antérieurement dans l\u2019étude du comportement de la structure intime de la bandelette confirme totalement les résultats obtenus, avec cette réserve évidente cependant que les réactions de la séreuse péritonéale y apparaissent généralement plus importantes.Laval Médical Vol.33- Janv.1962 DISCUSSION Il ne peut donc persister de doute que, dans la suspension artificielle procurée au rectum par une bandelette aponévrotique du grand droit, le nombre, la forme ou l'agencement même de la bandelette fixée à la paroi rectale antérieure ne possèdent en eux-mêmes aucune valeur propre ou même contributive à la fonction première de la bandelette et, en conséquence, ne peuvent évidemment modifier la valeur de son rôle.Il appert même que deux de ces types de conformation, soit les variétés parallèle et circulaire, sont d\u2019ailleurs susceptibles, par suite précisément de leur disposition particulière, de déterminer de sérieuses complications d\u2019ordre mécanique, sous forme plus précisément d\u2019une obstruction ou même d\u2019une nouvelle invagination intestinale.Or de telles constatations entraînent nécessairement à leur suite le rejet ou du moins la modification des opérations dont le principe même est ainsi impliqué, soit en particulier la fixation de bandes parallèles et médianes suivant la technique de Orr (8), ou encore la confection d\u2019un manchon aponévrotique récemment décrite par Nigro (7\\.D\u2019autre part, bien que la critique même des opérations sera présentée et discutée au cours d\u2019un travail ultérieur (6), il convient de faire remarquer ici que la totalité des techniques de plastie reconstructive utilisant comme ligaments suspenseurs du rectum les propriétés de bandes aponévrotiques n\u2019ont jamais recouru qu\u2019à des segments dévitalisés d\u2019aponévrose, constituant de la sorte beaucoup plus une transplantation d\u2019aponévrose qu\u2019une véritable greffe tissulaire.Or la technique que nous proposons ici, sans aucun doute préférable, permet l\u2019utilisation d\u2019une greffe aponévrotique pédiculée par le maintien de ses attaches pubiennes, qui assurent ainsi au nouveau ligament une conservation de ses caractères structuraux primitifs, dont dépend en partie d\u2019ailleurs l\u2019opportunité de son rôle.D\u2019autre part, par la préservation de son insertion pubienne qui lui garde un certain contact avec la terminaison tendineuse du muscle qu\u2019elle recouvre, la bandelette, qui, normalement, KI Fande dép dima iil Lud Laval Médical Vol.33 \u2014 Janv.1962 accentue l\u2019angulation du coude ano-rectal, peut fort bien de plus, au moment de l\u2019effort, par suite précisément de la relative dépendance de l\u2019action du muscle grand droit qui par sa contraction participe à ce phénomène de l\u2019effort, faciliter ou favoriser la position rectale de défécation, rendant ainsi au mécanisme de l\u2019évacuation intestinale sa physiologie normale.C\u2019est cependant la première fois qu\u2019on utilise pour la suspension artificielle du rectum une bandelette de l\u2019aponévrose du grand droit, en dépit de son accès facile immédiat qui aurait dû normalement la faire préférer à tous les autres artifices utilisés avec plus ou moins de succès.L'étude histologique échelonnée de l\u2019évolution de la bandelette, par la constance de ses constatations, est d\u2019ailleurs garante de la stabilité de ses caractères structuraux qui la prédisposent d\u2019ailleurs parfaitement ainsi à son nouveau rôle de tendon ou ligament suspenseur.CONCLUSION À la confirmation de l\u2019efficacité de son rôle nous avons tenu à corroborer la valeur de la suspension aponévrotique artificielle du rectum par l\u2019appréciation directe de la valeur de son élément suspenseur.Or cette valeur se trouve (13) VALEUR DE LA RECTOPEXIE TRANSABDOMINALE 09 effectivement confirmée et, en conséquence, assure une simplicité accrue de la technique avec cependant la même efficacité.Enfin, après critique des principaux procédés de suspension aponévrotique proposés, et après comparaison des matériaux mêmes utilisés, il nous apparaît encore davantage justifié de préconiser au plus haut point l\u2019adoption de l\u2019opération dont les principes et la technique ont été antérieurement décrits.BIBLIOGRAPHIE !.McGRaw, J.-Y., Le problème du prolapsus des organes intrapelviens, Laval méd., 31 : 473, 1961.2.McGraw, J.-Y., Le prolapsus des organes intrapelviens.Rappels anatomiques et physiologiques, Laval méd., 32 : 32, 1961.3.McGraw, J.-Y., La pathologie du prolapsus des organes intrapelviens, Laval méd., 32 : 223, 1961.4.McGraw, J.-Y., Étude expérimentale du prolapsus rectal.Considérations préliminaires, Laval méd.32 : 481, 1961.McGraw, J.-Y., Efficacité de la rectopexie transabdomi- nale par bandelette aponévrotique pédiculée.Laval méd., 32 : 618, 1961.6.McGraw, J.-Ÿ., Confrontation clinique d\u2019une étude expérimentale du prolapsus rectal, Laval méd., à paraître prochainement.Nicro, N.D., et WALKER, G.L., An evolution of the mechanism and treatment of complete rectal prolapse.Am.J.Med.Sc., 234: 213, 1957.8.ORR, T.G., A suspension operation for prolapse of the rectum, Ann.Surg., 126 : 833, 1947.9.STŒssER, F.G., Construction of a sacrocervical ligament for uterine suspension, Surg, Gynec.& Obst., 101 : 638, 1955.Q ~1 Brian E.HEARD et Roger WILLIAMS.The pathology of asbestosis with reference to lung function.(Les lésions pathologiques de l\u2019asbestose en relation avec la fonction pulmonaire.) Thorax, 16 : 264-281, (sept.) 1961.Les auteurs rapportent les cas de six patients atteints d\u2019asbestose qu\u2019ils purent examiner cliniquement et pathologiquement particulièrement en relation avec leur emphysème.Chez cing de ces patients dont I'asbestose était particulièrement diffuse, fonctionnellement, il n\u2019y avait que peu ou pas d\u2019emphysème.On retrouve des adhésions pleurales denses, parfois avec des plaques épaisses de type cartilagineux et une fibrose pulmonaire de degré variable, spécialement dans les lobes inférieurs, dans les régions sous-pleurales.Dans un cas, cependant, il y avait des signes fonctionnels évidents d\u2019emphysème, on retrouve des lésions pathologiques d\u2019emphysème centri- lobulaire étendu, accompagné d\u2019une fine fibrose.Les signes fonctionnels de l\u2019emphysème sont rares dans l\u2019asbestose ; l\u2019évolution clinique de ce patient atteint de bronchite purulente récurrente diffère de celle des autres et les auteurs croient que l\u2019emphysème était associé à une infection plutôt qu\u2019à l\u2019asbestose.Les lésions pulmonaires responsables de la diminution de la capacité inspiratoire et du volume pulmonaire étaient vraisemblablement les adhérences pleurales, les plaques et la rétraction due a la fibrose pulmonaire.Les légers signes d\u2019emphysème diffus et centrilobulaire rencontrés chez les cing autres patients ont été fréquemment observés par les auteurs dans la population générale et ne doivent pas être considérés comme provoqués par l\u2019asbestose.Les corps d\u2019asbestose furent fréquemment observés dans les régions fibreuses et non fibreuses des poumons.Des corps d\u2019asbestose atteignant jusqu\u2019à 60u de longueur furent trouvés en petit nombre dans les glandes hilaires.Aucun ne fut trouvé dans les plaques pleurales, ni dans les autres organes.Des adhésions pleurales denses furent trouvées dans les six cas et des plaques épaisses de type cartilagineux, chez trois d\u2019entre eux.Ces plaques ANALYSES ressemblaient parfois à des surfaces articulaires et les auteurs suggèrent qu\u2019il peut s\u2019agir de dépôts de fibrine organisée polis par les mouvements pulmonaires.Dans un cas, la fibrose était considérable et donna l\u2019apparence des cellules d\u2019une ruche avec des cavités allant jusqu\u2019à 1,1 cm de diamètre.B.T.LE ROUX.An analysis of 700 cases of carcinoma of the hypopharynx, the ceso- phagus, and the proximal stomach.(Analyse de 700 cas de cancer de l\u2019hypopharynx, de l\u2019œsophage et de la partie proximale de l\u2019estomac.) Thorax, 16 : 226-255, (sept.) 1961.L'auteur, du département de chirurgie clinique de l\u2019université d\u2019Édimbourg, présente la compilation de 1 200 patients qui, au cours d\u2019une période de 12 ans, furent examinés pour dysphagie a l\u2019unité de chirurgie thoracique d\u2019Édimbourg.Parmi ces malades on retrouva 700 cas de cancer de l\u2019hypopharynx, de l\u2019œsophage et de la partie supérieure de l\u2019estomac.Puisque tous ces malades avaient consulté en raison de leur dysphagie, c\u2019est donc ce symptôme qui constitue le lien entre tous ces cas.Des 20 cas de cancer squameux impliquant l\u2019hypopharynx, 19 étaient des femmes.Neuf cas avaient des métastases au premier examen et ces patients succombèrent dans un délai moyen de sept mois après le début de la dysphagie.Onze cas furent soumis à une intervention chirurgicale et quatre d\u2019entre eux ont maintenant une survie de plus de cing ans.Sept des 20 patients avaient de la dysphagie intermittente depuis de nombreuses années et tous ces patients succombèrent rapidement lorsqu\u2019une modification dans le caractère de leur dysphagie précipita leur admission à l\u2019hôpital.Trois cent quatre-vingt-deux patients atteints de cancer squameux de l\u2019œsophage furent examinés et 62 pour cent d\u2019entre eux, soumis à une intervention chirurgicale.L\u2019invasion de la trachée et des bronches fut la contre-indication la plus fréquente à l\u2019intervention chirurgicale.Parmi les patients soumis à l'intervention, 34 pour cent décédèrent de l'opération et dix pour den ÿ cou Lo ate #5 fg Ds; Tp 2 18 uw me Lg \u201cmon Amp Thi, bs 2 ii ; Wie c lg 2 Ye; A om sn dés tog, Maly don, py, fi ty I lg i: Bg yy \u201cay % tay 1S \u2014\u2014 Maires iis eens ble £ HE Te, ases oË ¢ (080.An vx, de [te hl, clique mpi période lag à mg a 3 pate Fa lige, en elle guard Neuf CS 18 oven de ; (he gee ure val andrek been poi as i 1! eye 5 à U fl té cat H ik mn, # on de Ee Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 cent sont encore vivants après cinq ans.Dans 60 pour cent des cas soumis à l\u2019intervention chirurgicale, l\u2019évolution naturelle de la maladie, tel qu'on peut en juger par le comportement des patients qui furent jugés inaptes à l\u2019intervention chirurgicale, ne fut pas modifiée.Le pronostic fut particulièrement mauvais dans les cas où la tumeur était située à la partie supérieure de l\u2019œsophage.Vingt-six patients atteints de cancers non différenciés furent examinés ; douze d\u2019entre eux subirent une intervention chirurgicale et un seul survécut plus de cing ans.Deux cent soixante-douze patients atteints d\u2019adénocarcinomes de l\u2019œsophage ou de la partie supérieure de l\u2019estomac furent examinés et 62 pour cent d\u2019entre eux subirent une intervention chirurgicale.Les métastases hépatiques et glandulaires furent les causes les plus fréquentes de contre-indication d'intervention chirurgicale.Des 40 patients atteints de tumeur du fondus gastrique qui subirent une intervention chirurgicale, six étaient encore vivants cing ans après l\u2019intervention et onze avaient succombé des suites de l'opération.L'opération fut entreprise chez 130 patients atteints d\u2019un adénocarcinome visible de l\u2019œsopha- ge : 25 d\u2019entre eux succombèrent de l\u2019opération et cing pour cent survivaient cing ans plus tard.Dans 56 pour cent des adénocarcinomes visibles réséqués, l\u2019évolution naturelle de la maladie ne fut pas modifiée.De tous les patients opérés pour un adénocarcinome, huit pour cent survivaient cing ans après leur intervention.L'auteur exécuta 418 œsophago-gastrectomie.La mortalité opératoire fut de 30 pour cent et l\u2019incompétence de l\u2019anastomose fut en cause dans près du tiers de ces décès.Des 418 résections, 220 furent faites il y a plus de cing ans et de ces 220 patients, 60 succombèrent de l\u2019intervention.L'incidence de la survie de cinq ans parmi les patients soumis à l'opération fut de 17 pour cent et de 23 pour cent pour ceux qui survécurent à l\u2019opération.Vingt-neuf pour cent des 418 patients soumis à une intervention chirurgicale ou 37 pour cent de ceux qui survécurent à l\u2019intervention, succombèrent de métastases au cours de la première année après l'intervention.Une palliation efficace fut obtenue chez 33 pour cent des patients soumis à l\u2019opération et 43 pour cent de ceux qui y survécurent.Quarante pour cent des patients soumis à l'intervention en tirèrent un bénéfice appréciable, ce qui ne fut pas le cas pour 60 pour cent d\u2019entre eux.La dyspha- gie réapparut chez 14 pour cent des patients (15) ANALYSES 61 soumis a l'intervention ou 19 pour cent de ceux qui survécurent.William A.BLANC.Pathways of fetal and early neonatal infection.Viril placentis, bacterial and fungal chorioamnionitis.(Voies d\u2019infection fcetale et néo-natale précoce.Placentite virale et chorioamnionite bactérienne et fongique.) J.Pedial., 59 : 473-496, (oct.) 1961.L'infection demeure encore un important facteur de la mort périnatale.Des infections hématogènes transplacentaires peuvent être causées par un grand nombre de virus, bactéries ou protozoaires et entraîner diverses lésions fœtales et néo-natales.La connaissance des lésions pathologiques du placenta et l\u2019évolution de ces lésions sont loin d'être connues.Les infections transplacentaires semblent cependant jouer un rôle limité dans la mort périnatale.Par ailleurs, l'infection ascendante placento-feetale ne semble pas non plus importante, si ce n\u2019est dans l\u2019avortement et dans les cas compliqués d\u2019infection amnictique.Le syndrome de l'infection amniotique est bien connu et est habituellement observé, mais non pas toujours chez les enfants nés après un travail prolongé et une rupture prématurée des membranes.Il est dû aux bactéries rencontrées dans les voies génitales et son incidence est d\u2019environ dix pour cent.La plupart des fœtus et des enfants nouveau-nés exposés à une contamination intra- utérine ne font pas d\u2019infection prénatale ni postnatale.Dans ces cas, la seule preuve d\u2019une infection du liquide amniotique est la présence d\u2019une choriosamnionite ou d\u2019une infection du cordon ombilical.Les infections congénitales ou néo-natales, et particulièrement la pneumonie associée à une infection amniotique, sont reconnues comme la cause primaire ou contributoire de la mortalité périnatale dans environ dix pour cent des enfants autopsiés.On ne s\u2019entend pas encore sur les meilleurs moyens à employer pour prévenir ou traiter de telles infections.Le diagnostic des infections congénitales ou néo-natales précoces est difficile et l\u2019administration systématique à titre prophylactique d\u2019antibiotiques est potentiellement dangereuse.Il faudrait soupeser ces dangers en relation avec le risque d'infection.Un tel risque d\u2019infection paraît beaucoup plus important dans les cas où une infection de l\u2019amnios peut être observée. 62 ANALYSES L'exposition à une infection au cours de la délivrance est un des points qu\u2019il faut considérer dans une étude rationnelle de la prophylaxie et de la thérapeutique des infections néo-natales.La preuve d\u2019une telle exposition peut être rapidement obtenue à la naissance par l\u2019emploi de tests simples et fiables basés sur la démonstration d\u2019une réaction inflammatoire dans le cordon ombilical ou dans le placenta.L'identification rapide des bactéries en cause doit alors être entreprise.Idéalement, on devrait entreprendre des tests de routine, ou au moins les exiger dans les cas de prématurité, en raison de l\u2019incidence élevée des infections de l\u2019amnios chez ces enfants.L\u2019auteur suggère que les études sur la valeur des moyens prophylactiques ou thérapeutiques employés soient basées sur des critères objectifs de l\u2019inflammation de l\u2019amnios.Parmi les tests morphologiques de diagnostic, il y aurait lieu de signaler la section congelée du cordon ombilical et le montage de l\u2019amnios.Pour ce dernier, on prélève habituellement un pouce carré d\u2019amnios sur le placenta dans une région qui recouvre les vaisseaux chorioniques.Ce préléve- ment est fixé dans de l\u2019alcool à 95 pour cent pendant une minute, lavé à l\u2019eau et coloré pendant une minute dans une solution aqueuse à un pour cent de violet de crésyl, rincé à l\u2019eau et monté sur une lame comme une section congelée.Un des aspects étonnants du syndrome d\u2019infection amniotique est la rareté des infections des enfants qui furent certainement contaminés in utero.On ignore encore si la différence d\u2019évolution clinique dépend des mécanismes de défense naturels, du degré de contamination, des voies de contamination ou de la variété des bactéries en cause.Comme illustration des voies d\u2019infection fœtale et de la valeur de l\u2019examen du placenta, l\u2019auteur décrit des exemples exceptionnels d\u2019infection trans- placentaire et amniotique, tel un cas de maladie à inclusion cytomégalique associée à une placen- tite virale et un syndrome d'infection amniotique due au Candida albicans associé à des bactéries entériques.L'auteur rappelle quelques critères d\u2019infection amniotique : 1.Chez la mère: L\u2019infection peut être suspectée chaque fois que l\u2019on retrouve des facteurs favorables à une infection ascendante chez la mère ou encore de l\u2019hyperthermie.Il faut cependant observer que la corrélation clinique entre les facteurs de suspicion et la placentite n\u2019est pas toujours constante.Laval Médical Vol.33- Janv.1962 2.Chez le fœtus : Certains auteurs ont suggéré qu\u2019une tachycardie persistante au-delà de 160 à la minute serait une indication d'infection amniotique.3.Chez le nouveau-né : Le diagnostic d\u2019infection reliée à une infection amniotique est difficile et les symptômes ne sont pas toujours précis.La meilleure politique consistera donc à retenir les cas pour lesquels une telle infection est suspectée et faire une recherche bactérienne systématique.D.SCHWARTZ, G.ANGUERA et J.LENE- GRE.Tabac et athérosclérose coronarienne.Etude de 956 cas et de 956 témoins.Rev.frang.études clin.biol., 6 : 645-656, (août- sept.) 1961.L'étude comparative des auteurs est basée sur 956 malades venus consulter ou hospitalisés pour de l\u2019angine de poitrine ou un infarctus du myocarde comparés à 956 témoins non malades appariés par sexe, âge et enquêteur.Les malades de sexe masculin surpassent les témoins, de façon hautement significative, pour la quantité fumée et la tendance à inhaler la fumée de cigarette.De ces deux facteurs, le second seul a un rôle propre important : le risque des fumeurs n\u2019inhalant pas est pratiquement égal à celui des non-fumeurs, et si le risque augmente avec la quantité fumée, c\u2019est surtout parce que les grands fumeurs ont davantage tendance à inhaler.L\u2019effet de l'inhalation est plus visible encore si les malades présentent, en outre, de l\u2019athérosclérose oblitérante des membres inférieurs ; par contre, il n'apparaît pas chez les sujets qui présentent de l'hypertension, ou du moins pour une catégorie particulière de sujets hypertendus.En discussion, les auteurs insistent beaucoup sur le facteur inhalation et avancent que si, dans certaines enquêtes, les taux de mortalité par infarctus du myocarde chez les fumeurs et les non-fumeurs ne diffèrent pas significativement, c\u2019est sans doute parce qu\u2019on a négligé de tenir compte de ce facteur important.En conclusion, les auteurs signalent les points suivants : 1.L'association ne porte pas sur l\u2019usage du tabac en général, mais essentiellement sur l\u2019habitude d\u2019inhaler la fumée.2.L\u2019habitude d\u2019inhaler la fumée est associée non seulement à l\u2019athérosclérose coronarienne, mais à quelques autres affections, notamment Lai va.rép ca il il ate mel [fh 3 ol fo fu (rv li ma i 8 nti se 8 H Pi nose I'd hr la { ode sector iy nid Next it sel sl ç \u201cpart de i Ming Tgp al tim leis Hie fit} q 4 ont \u201chig \u201cTête à \u201cne ele Lit il lin leg \u201ché & ENE: rona- ols, aout EU Jl cr pars RE haute cela De es propre a pS EI, funk, irs 0 cae her od pres oie UE UN coup af 5 das fit PX sa 6 ren, ge a Lg w I fi so pe PL Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 respiratoires ou artérielles, ainsi qu\u2019a certains cancers : les cancers des bronches, du larynx et même de la vessie, mais pas aux autres.De même, parmi les malades de leurs enquêtes, les auteurs ont observé une association particulièrement forte, lorsqu\u2019ils présentent, en outre, de l\u2019athérosclérose des membres inférieurs.3.On sait en particulier que la quantité de nicotine absorbée est plus grande quand on inhale la fumée : sept à dix fois plus grande d\u2019après divers auteurs.Sans doute, le rôle possible de la nicotine dans la genèse de l\u2019athérosclérose reste-t-il un sujet très controversé.4, Pour le sexe féminin, le nombre de cas est moins élevé et, bien qu\u2019on n\u2019ait pas trouvé d\u2019association avec l\u2019usage du tabac, le rôle de celui-ci ne peut être exclu.H.MATHIEU, R.HABIB, P.CUISINIER, P.MULLER et P.ROYER.Néphrocalci- nose du rat éthyroidé a la naissance par l\u2019iodel31, Rep.frang.études clin.biol., 6: 657-669, (août-sept.) 1961.Les auteurs ont pratiqué sur 20 rats une thyroïdectomie à la naissance par injection intra- péritonéale d\u2019iode!31, La thyroïdectomie ainsi obtenue est complète et n\u2019a pas lésé les para- thyroïdes.Il existe un intervalle libre de 20 à 30 jours entre l\u2019injection d\u2019iodel3l et les premières manifestations cliniques de thyroïdectomie.La maturation osseuse continue pendant 10 à 30 jours après l\u2019apparition de ces manifestations.Une néphrocalcinose atteignant surtout la jonction cortico-médullaire et la médullaire a été trouvée chez 15 des 20 rats ainsi traités, alors que les 14 témoins étaient normaux.Il existe chez ces rats une hypercalciurie de la treizième et de la dix-huitième semaine, qui dispa- rait a la quarantième semaine.Les bilans calciques montrent une absorption calcique normale de la treizième à la dix-huitième semaine qui demeure anormalement élevée à la quarantième semaine.Trois rats avaient en outre une calcémie élevée.La clearance glomérulaire et la tension artérielle sont diminuées.Le taux de calctum de l\u2019os par rapport au résidu minéral est augmenté, mais le taux du résidu ANALYSES 63 minéral par rapport à l\u2019os sec est diminué.Les raisons de ce fait mériteraient d\u2019être analysées.La néphrocalcinose est de constitution lente et progressive.Une hypersensibilité à la vitamine D, qui n\u2019a pas été prouvée, expliquerait de façon satisfaisante la néphrocalcinose, les anomalies du bilan calcique, l\u2019hypercalciurie.Cette dernière a pu jouer un rôle dans l\u2019apparition de la néphro- calcinose, sans doute à côté d\u2019autres facteurs non analysés.S.GELLER.Courbe thermique du cycle et durée du corps jaune menstruel.Étude statistique.Déductions physiopathologi- ques.Rev.franc.études clin.biol., 6 : 706-708, (août-sept.) 1961.Les auteurs ont fait une étude statistique de la durée du corps Jaune menstruel en prenant comme critère la durée du plateau thermique prémenstruel.L'étude a porté sur 590 cycles diphasiques où la morphologie de la courbe thermique permettait de préciser sans ambiguïté la durée du plateau thermique.Elle a permis de définir une zone de durée habituelle comprise entre neuf et 13 jours.Cette zone groupe environ 80 pour cent des cas étudiés : on peut donc la considérer comme la zone de durée normale du plateau thermique, pour laquelle on peut adopter la valeur de 11 plus ou moins deux jours.Le plateau thermique peut déplacer de quelques jours sa limite supérieure de durée habituelle, mais en tout état de cause, cette extension ne peut aller au-delà de 17 jours.Cette limite de 17 jours exprime un caractère impérativement limité du corps jaune en l'absence de grossesse.On peut donc conclure que, à partir d\u2019une durée de 18 jours, le plateau thermique doit être considéré comme prolongé et faire penser à un diagnostic de grossesse.Par ailleurs, le plateau thermique peut durer moins de neuf jours, définissant ainsi une entité physiopathologique particulière, la brièveté pathologique du corps jaune.Il s'agit là d\u2019une forme particulière d\u2019insuffisance lutéale dans laquelle les éliminations hormonales peuvent être parfaitement normales, l\u2019anomalie fonctionnelle résidant dans l'incapacité où se trouve le corps jaune de maintenir cette activité sécrétoire pendant toute la durée physiologique.17) Précis d\u2019obstétrique, par Robert MERGER, professeur à la Faculté de médecine de Paris, Jean LÉVY et Jean MELCHIOR.Deuxième édition entièrement refondue.Un volume de 914 pages, avec 397 figures (17,5x22).Broché : 56 nf ; cartonné toile : 65 nf ; Masson & Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).Le succès sans précédent du précis d\u2019obstétrigue de R.Merger, J.Lévy et J.Melchior n\u2019a surpris personne.Médecins comme étudiants ont apprécié la clarté de l\u2019exposé, la précision du style, la facilité de la lecture de cet ouvrage, qui réunit l\u2019ensemble des connaissances se rapportant à la grossesse.Deux ans après sa parution, la première édition a été épuisée.La seconde édition conserve le même plan d\u2019ensemble et demeure fidèle aux qualités qui ont fait le succès de la première.Certains chapitres ont été remaniés et enrichis des nouvelles acquisitions intervenues.La contribution de la microphotographie, de la micro- cinématographie, du microscope électronique, apporte des éléments nouveaux à l\u2019étude des gametes, de 'embryon, du chorio-épithéliome .Les dosages hormonaux dans les avortements spontanés, les frottis vaginaux des grossesses prolongées, ont été l\u2019objet de toutes récentes mises à jour.Il en est de même pour les rapports qui unissent l\u2019obstétrique à certains aspects de la pathologie générale : anémie, ictère, maladies infectieuses, cancers .Parmi les matières des nouveaux chapitres, une étude précise de la béance de l\u2019isthme et de sa correction chirurgicale retient spécialement l\u2019attention.De même les indications et la technique des spatules et des ventouses sont tour à tour détaillées.Des chapitres d\u2019obstétrique classique dont la teneur semblait devoir rester immuable, ont été modifiés.Il n\u2019est en effet de domaines où l\u2019expérience clinique des auteurs ne se soit perfectionnée, à la faveur de conditions de travail exceptionnelles.Dans la seconde édition de leur précis d\u2019obstétrique, les auteurs font donc le point des connaissances indispensables à l\u2019accoucheur moderne.REVUE DES LIVRES PLAN DE L\u2019OUVRAGE I.Anatomie, physiologie et pathologie obstétricales (445 pages) : Anatomie et physiologie.\u2014 Grossesse normale.\u2014 Accouchement normal.\u2014 Suites de couches physiologiques.\u2014 Les présentations.\u2014 Anomalies de la grossesse.\u2014 Pathologie des annexes du fœtus.\u2014 Pathologie propres au travail.\u2014 Complications traumatiques de l\u2019accouchement.\u2014 Complications de la délivrance.\u2014 Pathologie des suites de couches.IT.Rapports de l\u2019obstétrique avec la pathologie générale (222 pages) : Pathologie gynécologique.\u2014 Pathologie médico-chirurgi- cale.Maladie gravidique précoce.Syndromes vasculo-rénaux et pathologie rénale en cours de grossesse.Syndromes cardio- vasculaires et maladies du sang.Le choc en obstétrique.Embolie amniotique.Infections générales.Pneumopathies au cours de la grossesse.Syndromes digestifs chez la femme enceinte.Maladies du système nerveux.Endocrinologie et maladie de la nutrition.Pathologie osseuse, articulaire et musculaire.Dermatologie de la grossesse.Affections diverses.Rayons X et grossesse.Ophtalmologie, oto-rhino- laryngologie, stomatologie.Mortalité maternelle.III.Les interventions obstétricales (111 pages).TV.Le nouveau-né (92 pages) : Le nouveau-né normal.\u2014 Le prématuré.\u2014 Pathologie du nouveau-né.\u2014 Mortalité périnatale.V.Motions juridiques et sociales (14 pages).Index des matières.Les affections de la macula, par Jean-Pierre BAILLART.Préface de L.GUILLAUMAT.Un volume de 208 pages, avec 61 figures (16,5 X 25) : 35 nf.Masson & Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).L\u2019atteinte de la macula par un processus pathologique est toujours un drame pour celui qui est touché.Centre de la vision précise, la macula est le point d\u2019appui sensoriel le plus important dans la vie intellectuelle, scientifique, artisanale.Par l'incapacité considérable qu\u2019elles entraînent, les lésions maculaires ne passent jamais inaperçues et sont en général aisément reconnues.Mais, malgré leur fréquence et leur modalité évolutive éminemment variables, la difficulté commence dans la recherche de l'étiquette précise à donner aux lésions observées.Malgré la situation privilégiée de l\u2019ophtalmologiste qui observe directe- f {agp rep ey Teal lé ré dr i Ji rg; Eg i, gf Le dé Tey ty dar Mi Ae i Hing \u201cème \u2018 \u201cTee Tay lig lig 2 Whig ify Lay \u201cne I ; Ce Li gy y \u201cvo n fs Lam.Laval Médical Vol.33 \u2014 Janv.1962 ment, et fortement grossies, les lésions qu\u2019il étudie, l\u2019aspect objectif ne permet généralement pas de porter un diagnostic précis, ni même de dire s\u2019il s\u2019agit d\u2019une lésion infectieuse, vasculaire ou dégénérative.C\u2019est dire la difficulté de l\u2019élaboration d\u2019un diagnostic, base essentielle d\u2019une thérapeutique rationnelle.L'extension des explorations fonctionnelles, et leur confrontation avec les signes objectifs, apportent dans bien des cas des informations importantes.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019a été conçu ce livre.S'il n\u2019apporte pas de grandes nouveautés dans la pathologie maculaire, il réunit des notions éparses, dispersées dans bien des traités et des revues.Cette synthèse n\u2019avait pratiquement jamais été réalisée.Après un rappel anatomique sur la constitution de la macula et de ses connections intercellulaires, l\u2019auteur étudie les particularités physiologiques de la rétine ; mais ces études anatomiques et physiologiques sont volontairement incomplètes, cherchant seulement les bases qui seront le point d'appui de l\u2019exploration fonctionnelle de la région.Une place prépondérante est donnée à celle-ci, et particulièrement à des faits peu connus ou nouveaux comme l\u2019étude des réactions maculaires à l\u2019éblouissement, l\u2019examen entoscopique, l\u2019électro- rétinographie « dynamique » de Jayle.Après un chapitre sur les caractères généraux des lésions maculaires commence l\u2019étude de la nosographie ; successivement sont passés en revue les traumatismes mécaniques, lumineux, électriques, et même atomiques.Les manifestations infectieuses sont ensuite étudiées : celles dont l\u2019étiologie est connue, avec une place particulière à la syphilis, Ja tuberculose, la toxoplasmose ; celles aussi, très nombreuses, où la recherche étiologique échappe aux investigations les plus précises.Après une étude des affections vasculaires, la participation de la macula dans les maladies de système est envisagée : dyslipoïdose, maladie du système élastique, collagénose, sont ainsi passées en revue dans la mesure où elles intéressent la macula.Une extension beaucoup plus importante est donnée aux affections dégénératives, tant séniles qu\u2019hérédo-familiales.Une tentative nouvelle de classification est faite pour ces derniéres.L\u2019aspect médico-légal et surtout social des lésions maculaires est enfin envisagé.Ce livre donnera aux médecins en général, une notion assez précise des causes les plus importantes des troubles de la vision centrale.À l\u2019ophtalmo- a9) REVUE DES LIVRES 65 logiste praticien, il apporte, sous une forme pratique, la synthèse des notions principales concernant des problèmes qui sont sa préoccupation presque quotidienne.GRANDES DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE 1, Remarques anatomiques sur la macula.\u2014 II.Examen ophtalmoscopique de la région maculaire.\u2014 III.Aspect entoptique de la macula.\u2014 IV.Particularités physiologiques de la région maculaire.\u2014 V.L\u2019exploration de la fonction maculaire.\u2014 VI.Caractères généraux des lésions maculaires.\u2014 VII.Lésions élémentaires des affections maculaires.\u2014 VTIIL.Signes et symptômes des principales lésions élémentaires de la macula.\u2014 IX.La macula et les agressions physiques.\u2014 X.Lésions maculaires d'origine infectieuse.\u2014 XI.Macula et lésions vasculaires.\u2014 XII.Macula et rétinopathies hémorragiques.\u2014 XIII.La choroïdite séreuse centrale.\u2014 XIV.Les malformations congénitales.\u2014 XV.Dégénérescences maculaires héréditaires et familiales.\u2014 XVI.La macula et maladies de système.\u2014 XVII.Dégénérescences maculaires séniles.\u2014 XVIII.Macula et myopie.\u2014 XIX.Macula et décollement rétinien.\u2014 XX.Incidence sociale des lésions maculaires.\u2014 Bibliographie.Abdomen : parois et tube digestif, par J.SENÈQUE, professeur à la Faculté de médecine de Paris, chirurgien des hôpitaux, et Ch.CHA- TELIN, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, chirurgien des hôpitaux.Tome III du Traité de thérapeutique chirurgicale, publié sous la direction du professeur J.SENÈ- QUE, par J.-P.BINET, Ch.CHATELIN, CI.DUBOST, J.JUDET, R.JUDET, M.MERCADIER, L.QUÉNU, H.-G.RUBERT, et J.SENEQUE.Un volume de 632 pages, avec 223 figures (20x20).Broché : 90 nf ; Cartonné toile : 102 nf.Masson & Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).Ce nouveau Traité comprendra en tout cing tomes qui paraîtront dans des délais rapprochés.Il s'adresse à tous les chirurgiens, et en particulier à ceux qui à leurs débuts peuvent hésiter devant la meilleure solution thérapeutique chirurgicale à adopter, alors qu\u2019ils possèdent une technique chirurgicale mise au point pendant leurs années d\u2019internat.L\u2019ouvrage ne comporte pas de descriptions minutieuses de la technique méme, ni la description des temps opératoires (c\u2019est l\u2019objet d\u2019autres traités et en particulier du Traité de technique chirurgicale).Cependant, certains détails d\u2019une technique ou d\u2019une méthode chirurgicale sont précisés, lorsqu'ils sont dictés par des indications thérapeutiques particulières. 66 REVUE DES LIVRES Chaque chapitre comporte donc les notions indispensables pour établir avec précision les indications de la thérapeutique chirurgicale.Pour chaque question ont été rappelées : les notions essentielles du diagnostic ; les lésions anatomo- pathologiques telles qu\u2019elles sont susceptibles de se présenter aux divers stades de l\u2019évolution de la maladie, et telles que le chirurgien peut les découvrir au cours de l'intervention ; enfin, les différentes interventions qui peuvent être pratiquées.Celles-ci ne sont pas présentées dans un ordre technique systématique, mais au fur et à mesure que telle ou telle forme clinique ou lésion anatomo- pathologique particulière d\u2019une maladie en pose l\u2019indication.Les différentes maladies chirurgicales sont exposées suivant un ordre conventionnel, par région, puis par organe.Les auteurs n\u2019ont pas donné un grand développement à certaines affections bénignes ou d\u2019indications opératoires simples.En revanche, ils se sont attachés à préciser les indications thérapeutiques de certaines formes particulières de maladies connues ou de certaines complications qui peuvent poser des indications thérapeutiques spéciales.De même les complications opératoires et postopératoires de certaines affections ont été étudiées avec plus d\u2019attention.Ces indications particulières, que l\u2019on ne trouve en général que dans les articles isolés, épars dans la littérature chirurgicale ou dans les comptes rendus de congrès, ou même qui ne sont que le fruit de l\u2019expérience de très nombreuses années de fonctions hospitalières, seront d\u2019un secours précieux à beaucoup de chirurgiens.Le troisième tome du traité, qui paraît pour commencer est consacré à la pathologie de l\u2019abdomen.Les indications thérapeutiques dans les affections des parois et du diaphragme sont d\u2019abord exposées ; puis les différentes maladies du tube digestif sont traitées successivement.La maladie ulcéreuse gastroduodénale est envisagée dans ses deux aspects, chez le malade non opéré, ou déjà opéré de l\u2019estomac.Il en est de même des affections tumorales.Certaines affections plus rares mais d\u2019indications thérapeutiques difficiles sont exposées plus complètement parfois que des lésions connues ou d\u2019indications opératoires plus faciles.Les complications postopératoires propres à chaque intervention sont envisagées lorsqu'elles peuvent poser des indications thérapeutiques particulières.C\u2019est ainsi que les complications occlusives après gastrectomie, les fistules duo- Ritlatiaiis nisin Laval Médical Vol.33- Janv.1962 dénales ou jéjunales postopératoires, les complications postopératoires des appendicites, les occlusions postopératoires font l\u2019objet de chapitres détaillés.Dans le même but, les auteurs ont étudié les affections inflammatoires ou tumorales du gros intestin, même dans leurs aspects très rares, et les indications thérapeutiques sont précisées suivant chaque forme particulière.C\u2019est ainsi que pour le problème thérapeutique des tumeurs du gros intestin, des formes multiples récidivantes sont envisagées dans des paragraphes particuliers.L\u2019iléostomie abdominale et les indications de la colectomie totale figurent parmi ces chapitres.C\u2019est un ouvrage d\u2019un emploi journalier, essentiellement pratique, qui facilitera au chirurgien la décision de l'indication thérapeutique la meilleure.GRANDES DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Pathologie des parois de l\u2019abdomen (43 pages).\u2014 Pathologie du diaphragme (41 pages).\u2014 Traumatismes de l\u2019abdomen (16 pages).\u2014 Péritonites (27 pages).\u2014 Affections chirurgicales des épiploons (5 pages).\u2014 Pathologie du mésentère (28 pages).\u2014 Pathologie de l\u2019estomac (145 pages).\u2014 Pathologie de l\u2019intestin grêle (79 pages).\u2014 Pathologie de l\u2019appendice (29 pages).\u2014 Pathologie de la valvule de Bauhin (4 pages).\u2014 Pathologie du gros intestin (154 pages).\u2014 Pathologie du rectum et de l\u2019anus (45 pages).\u2014 Index alphabétique des matières.Physiologie humaine, cellulaire et organique, par Henri LABORIT, maître de recherches du Service de santé des armées.Un volume de 586 pages, avec 136 figures (17X25).Broché : 60 nf ; cartonné toile : 68 nf.Masson & Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint- Germain, Paris (VIe).Dans l\u2019esprit de ses précédents travaux, H.Laborit a voulu rédiger une « physiologie d\u2019organisme », et non une succession de chapitres traitant du fonctionnement séparé de systèmes ou d\u2019organes.Les faits et les données classiques s\u2019y intègrent dans une synthèse à la fois didactique et originale.\u2018Trois concepts essentiels ont orienté l\u2019ensemble de l\u2019exposé : Le premier est que la matière vivante est faite de matière inanimée et que le fonctionnement d\u2019un organisme humain ne peut être envisagé sans parcourir rapidement les paliers de complexification de la matière dont il est constitué.D'où un chapitre très court de physique atomique et le Lui va.op chi Le lio a du ak oh kyo HEE lire I ie fire ait op! Ten {ep - tilt (et ; va barat Ht [lor Be er Jie} tli.étais blac i té tars fed ! in nny ey \u201cmile Latyy ing | Mat 3 iid nfo adap a Mn M ad bien ge pe hog pendre pages pe Qu as gall qe ] oll XD.Mes Sa juge stat a js que fl ie { fate ene it os ja pa pik Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 rappel des lois essentielles de la physique et de la chimie moléculaire.Le second est que la vie apparaît comme l\u2019ionisation dans la cellule de la molécule d\u2019hydrogène apportée par les substrats.Comment cette molécule parvient à la cellule, par quels processus elle est lonisée, et comment lion H+ est ensuite mobilisé puis rejeté en dehors de l\u2019organisme, est le problème que l\u2019auteur vise à résoudre à chaque page.C\u2019est la notion clef qui oriente tout ce livre.Le troisième consiste surtout en un mode de représentation indispensable selon l\u2019auteur pour décrire des réactions d\u2019équilibre et des systèmes autorégulés.Il s'agit d\u2019un mode de représentation emprunté à la cybernétique.L\u2019auteur a également appliqué le plus souvent possible, les concepts et la méthodologie cybernétiques aux régulations physiologiques.Ces trois « lignes de force » donnent à l\u2019exposé un caractère cohérent, dans lequel chaque élément travaille pour l\u2019ensemble tout en conservant sa régulation propre.Il convient d\u2019ajouter que malgré la nouveauté de certaines synthèses, l\u2019auteur n\u2019a fait dans l\u2019ensemble appel qu\u2019à des faits classiques et bien établis.Si certaines conceptions personnelles, ou certaines notions ont paru apporter quelque clarté à la compréhension de certains phénomènes, elles ont été exposées en « appendices » à la fin des chapitres.De cette façon le lecteur peut faire la part du certain et de l\u2019incertain, sans être privé d\u2019un moyen de cohérence et de compréhension, même si l\u2019intérêt de celui-ci ne devait être que mnémotechnique.L'auteur a simplifié ou même négligé les descriptions techniques de laboratoire ou d\u2019enregistrement.Il n\u2019a envisagé qu\u2019exceptionnellement les incidences physio-pathologiques, mais toutes les notions exposées sont indispensables au médecin et à l\u2019étudiant, pour lesquels l\u2019ouvrage a été écrit en première ligne.GRANDES DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Préface.\u2014 Principes généraux ; éléments de physique biologique ; de chimie organique ; de chimie biologique.\u2014 Physiologie cellulaire.\u2014 De la cellule à l\u2019organisme.Plan général.\u2014 Le milieu extracellulaire ou milieu intérieur.\u2014 La circulation sanguine.\u2014 La ventilation.\u2014 Physiologie du rein.\u2014 L\u2019approvisionnement en substrats : la digestion.\u2014 La physiologie hépatique.\u2014 Les sécrétions endocrines.\u2014 Le système nerveux.\u2014 Rapports entre l\u2019individu et le milieu.\u2014 La circulation de la matière dans l\u2019organisme et sa régulation : Les métabolismes.\u2014 Index alphabétique des matières.REVUE DES LIVRES 67 Agression et réanimation en neuro-psychia- trie, par R.COIRAULT, professeur agrégé du Val-de-Grâce, médecin chef de la clinique neuropsychiatrique du Val-de-Grâce.Dans la collection Agressologie \u2014 Réanimation \u2014 Hiberno- thérapie, publiée sous la direction de H.LaBo- RIT.Avant-propos de H.LABORIT.Un volume de 382 pages, avec 47 figures (16,3 x 24,2) : 52 nf.Masson & Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).Deuxième volume de la collection Agressologie- Réanimation-Hibernothérapie, cet ouvrage s'éloigne volontairement de la ligne des traités de neuropsychiatrie classique.Il s\u2019est donné pour but de montrer que l'homme malade est atteint dans Ja totalité de son corps et de son esprit.Aussi un tel ouvrage s'adresse-t-il aux médecins de toute discipline.Il est rédigé dans un langage compréhensible pour tous, le vocabulaire psychiatrique en étant volontairement éliminé.Partant de la vie cellulaire et de ses difficultés d'adaptation, l\u2019homme est considéré comme une unité conceptuelle en conflit avec son environnement et en perpétuelle adaptation, tant sur le plan métabolique que sur le plan psychique.Chaque fois qu'il y a difficulté d\u2019adaptation, il y a le problème du choix d\u2019une solution, et finalement une mobilisation de toutes les ressources de l\u2019organisme.L'\u2019atteinte psychique retentit sur le métabolisme général.Pour aborder ces problèmes, il a paru nécessaire de préciser les données actuellement acquises concernant le métabolisme cérébral et les médiateurs chimiques, acétylcholine, noradrénaline, adrénaline, sérotonine.Il s\u2019agit d\u2019un travail fondé essentiellement sur des travaux personnels.Les électrolytes et l\u2019excitabilité neuro-musculaire ont été les explorations de base de tous les états pathologiques analysés.Cette étude révèle l'importance des rythmes en biologie et conduit, en psychopathologie, à la notion de réactions oscillantes exagérées ou de perte de réponse oscillante, ces faits intéressant l\u2019homme dans son unité psycho-somato-biologique.Dans cette perspective, le rôle des glandes endocrines est capital.Mais il s\u2019agit de troubles fonctionnels endocriniens à point de départ hypothalamo-hypophysaire.Pour l\u2019auteur, le centre de la pathologie mentale est basé sur une tétrade syndromique fondamentale : perte de conscience claire \u2014 anxiété \u2014 in- somnie\u2014 fatigue.Chacun de ces symptômes présente une importance qui n\u2019échappera à personne, 68 REVUE DES LIVRES A partir de cet ensemble syndromique apparaissent des conséquences psycho-biologiques importantes.Elles vont conduire à une difficulté croissante d\u2019adaptation avec l\u2019environnement.Cette adaptation anormale à l\u2019environnement aboutira à des manifestations qui ont été synthétisées en quatre grands chapitres : états d\u2019exita- tion, états d\u2019inhibition, syndromes schizophréni- ques, involution progressive.Dans tous ces cas, une recherche psycho-métabolique a été toujours le fil directeur de ces approches cliniques.Rejetant toute étude analytique, l'ouvrage aborde de grands syndromes : crises excito-motri- ces, épisodes confuso-oniriques aigus, épisodes délirants subaigus, états maniaques, états dépressifs et mélancoliques, schizophrénie, démences.A chaque moment, une étude bio-électrique personnelle apporte des arguments qui se veulent démonstratifs pour justifier la notion de réponses psycho-pathologiques post-agressives.Le problème thérapeutique des états psycho- pathologiques représente un effort particulier.Au moment où la chimiothérapie prend une importance considérable, il était nécessaire d\u2019en justifier la motivation et d\u2019en limiter les indications.Cet abord thérapeutique s'oriente selon trois axes.C\u2019est d\u2019abord une base métabolique destinée à montrer que toute réanimation psychique est obligée de tenir compte de facteurs métaboliques.Il s\u2019agit en définitive de problèmes de réanimation cellulaire.C\u2019est ensuite la justification de thérapeutiques dites réoscillantes : malariathérapie, sismothérapie, cure de Sakel.Ces thérapeutiques classiques semblent devoir être complétées sinon supplantées par une chimiothérapie nouvelle (7843 RP et halopéridol).C\u2019est enfin le vaste domaine de la psycho- chimiothérapie utilisée non seulement par les psychiatres, mais aussi chaque jour par les médecins de discipline générale : Laval Médical Vol.33- Janv.1962 \u2014 Les neuroleptiques, avec la chlorpromazine et la réserpine comme chefs de file, ont donné lieu à une étude détaillée sur le plan biologique.\u2014 Les tranquillisants ont été abordés beaucoup plus selon la notion de « tranquillisation » que suivant une étude analytique de chaque drogue employée.\u2014 Les anxiolytiques font l\u2019objet d\u2019une étude particulière.\u2014 Les psychotoniques ont été divisés en psycho- toniques vrais, en neuro-stimulants et en réani- mateurs métaboliques.Parmi ces derniers, une catégorie nouvelle apparaît.Elle se caractérise par une action psychologique originale conduisant au groupe des « dédramatisants ».Une conclusion générale résume les conceptions qui ont conduit à l\u2019élaboration de cet ouvrage.Si la biologie en psychiatrie n\u2019est pas toute la psychiatrie, c\u2019est un élément dont l\u2019importance croît avec les progrès de la chimiothérapie.Ce sont aussi des perspectives nouvelles en neuropsychiatrie et en pathologie générale.GRANDES DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Préambule.Méthodes bio-électriques en psychiatrie.Le métabolisme cérébral.Le syndrome perte de conscience claire \u2014 anxiété \u2014 insomnie \u2014 fatigues.\u2014 Les épisodes de décompensation endocrino-métaboliques.Conduites de soif.Conduites de faim.Métabolisme des hydrates de carbone.Thyroïde.Cortico-surrénales.Parathyroïdes.Gonades.\u2014 Les épisodes de décompensation psychique à type d\u2019excitation.Crises excito-motrices.Épisodes confuso-oniriques.Delirium tremens.Délire aigu azotémique.Syndromes de Korsakoff et de Gayet-Vernicke.Épisodes maniaques.\u2014 Les épisodes de décompensation psychique à type d\u2019inhibition.États dépressifs et mélancoliques.\u2014 Les états schizophréni- ques.Les états d\u2019involution.\u2014 Thérapeutique.Thérapeutiques métaboliques.Thérapeutiques de réanimation.Ma- lariathérapie.Sismothérapie.7843 RP.Sakel.\u2014 Chimiothérapies.\u2014 Les neuroleptiques.Les anxiolytiques.Les neuro-stimulants et psychotoniques.\u2014 Conclusions.\u2014 Bibliographie.\u2014 Index.Hig dico fe Wine Ë leu ly que True COLE 50h réa UE er lig EO TA, i fiance , le Xl 5 Le RTE de dé de il.ize.uds- EE ges mes de que ~ sion ph Eel 1, Ma (im A le SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL Séance du 30 novembre 1961, à l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi 1.Vincent LAPERRIÈRE et Joseph BRUNEAU : Myosite ossifiante (forme rare) ; en discussion : docteur Jean-Marie LESSARD ; 2.Léo GOSSELIN et André BERGERON : Nébhro- lithiase par hypercalciurie ; 3.Raoul ROBERGE et François JOBIN : Un cas d'artérite lemporale ; 4.Pierre-Paul GAGNON : Emploi de greffons pédiculés.Séance du 14 décembre 1961, à la Faculté de médecine 1.François GAGNÉ et Guy BERTRAND : La maladie de Chiari ; Marcel BILODEAU et Joseph Roy : Évaluation fonctionnelle et chirurgie thoracique ; 3.Rosaire GINGRAS : Impressions d\u2019un voyage derrière le rideau de fer ; 4.Claude Roy : Les méningites du nouveau-né.Quatre cas.no MEDAILLE DE LA VILLE DE PARIS AU PROFESSEUR PIERRE JOBIN Lors du Congrès de l\u2019Association des médecins de langue française et de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada qu\u2019il présidait avec le professeur Pasteur Vallery-Radot, le professeur Pierre Jobin a reçu des mains du président du Conseil municipal, la médaille d\u2019argent de la ville de Paris.LE DOCTEUR A.MEISELS NOMMÉ ASSISTANT UNIVERSITAIRE Le docteur Alexandre Meisels, de la Faculté de médecine de Laval, vient d\u2019être nommé par le recteur de l\u2019université, M£' Louis-Albert Vachon, assistant universitaire au département de pathologie de cette Faculté.Né à Berlin, le docteur Meisels a fait ses études primaires et quatre années de lycée en France.Il a ensuite obtenu son baccalauréat ès sciences et plus tard son doctorat en médecine de l\u2019université nationale de Mexico.Il a poursuivi des études postuniversitaires de NOUVELLES cytologie exfoliatrice à l\u2019Institut national du cancer de Mexico, sous la direction du docteur Julieta C.de Laguna, pendant quatre années, et a été en charge du laboratoire de cytodiagnostic de cet Institut pendant cinq ans.Depuis plus d'un an (automne 1960) il dirige le laboratoire de cytodiagnostic du département de pathologie de la Faculté de médecine de Laval.Le docteur Meisels est membre de l\u2019Académie internationale de cytologie, de la Société américaine de cytologie, de l'Association mexicaine de cytologie et du Conseil canadien de cytologie, entre autres sociétés savantes.LE DOCTEUR JEAN-C.LAFONTAINE NOMME ASSISTANT UNIVERSITAIRE Le recteur de l\u2019université Laval, M8' Louis- Albert Vachon, vient d\u2019annoncer la nomination du docteur Jean-C.Lafontaine au poste d\u2019assistant universitaire au département de pathologie de la Faculté de médecine.Le docteur Lafontaine est un biologiste spécialisé en microscopie électronique.Outre une licence en biologie de Laval, il détient une maîtrise et un doctorat en zoologie (Ph.D.) de l\u2019université du Wisconsin et il a fait des stages d\u2019études en microscopie électronique aux instituts Sloan-Kettering et Rockefeller, de New-York.PRÉSIDENT DE THE ASSOCIATION OF LIFE INSURANCE MEDICAL DIRECTORS OF AMERICA Le docteur Gerald R.Collyer, directeur médical de la London Life Insurance Company, de London, Canada, a été élu président de The Association of Life Insurance Medical Direciors of America, lors de sa 702 réunion annuelle, tenue le 18 octobre, à New-York.Le docteur Collyer succède au docteur James R.Gudger, directeur médical de la Mutual Life Insurance Company, de New-York.LE DOCTEUR FRANÇOIS JOBIN BOURSIER RHODES Le docteur François Jobin, diplômé en juin dernier de notre Faculté de médecine et actuellement interne senior à l'Hôpital du Saint-Sacre- ment vient d'obtenir une bourse Rhodes.Le docteur Jobin s\u2019inscrira à l\u2019université d\u2019Oxford en 70 NOUVELLES juin prochain pour y poursuivre des études en hématologie.LA MÉDECINE ET LA LONGÉVITÉ Les progrès constants de la médecine en vue de l\u2019abaissement du taux de la mortalité due aux maladies dégénératives furent discutés par trois médecins qui exposèrent les conséquences probables des découvertes médicales sur la longévité, à une réunion annuelle de la Société des actuaires, tenue à White Sulphur Springs, W.Va.Au cours de cette conférence, les docteurs Norvin C.Kiefer, directeur médical en chef de UVEquitable Life Assurance Society, William A.Jeffers, directeur scientifique de la Life Insurance Medical Research Fund, et Frank L.Hors- fall, Jr, président et directeur de la Sloane- Kettering Institute for Cancer Research, insistèrent sur le fait que la conquête des maladies dégénératives, telles que certaines maladies du cœur et le cancer, ne se produit pas du jour au lendemain et qu\u2019il faut des années de recherches laborieuses et de vérifications pour obtenir des résultats.Le docteur Norvin C.Kiefer, président de la conférence, déclara à un auditoire de plus de 600 membres de la Société, que puisqu\u2019à l\u2019avenir les progrès de la santé dépendront dans une large mesure de notre succès dans la lutte contre les maladies dégénératives, il s\u2019ensuit que la recherche en ce domaine doit recevoir la plus haute priorité au cours de la prochaine décennie.Tout en reconnaissant que de tels progrès sont de plus en plus coûteux et en argent et surtout en travail de la part des chercheurs médicaux, il ajouta que ce serait méconnaître la nature de telles recherches que d\u2019espérer obtenir rapidement des résultats appréciables.« Nous connaîtrons encore des progrès dramatiques dans le traitement et ferons des pas de géant dans le domaine de la connaissance des causes en jeu, mais le problème de l\u2019incidence des maladies dégénératives sera loin d\u2019être réglé au cours de la prochaine décennie.» Le docteur Kiefer attira l\u2019attention sur les problèmes de la santé causés par le milieu environnant, problèmes dont nous aurons à nous occuper de plus en plus.Parmi les facteurs les plus importants à étudier, il signale les accidents, la pollution des eaux, la contamination de l\u2019atmosphère des milieux urbains et les radiations ionisantes.Signalant qu\u2019il semble y avoir une certaine augmentation de la mortalité de sujets plus jeunes Laval Médical Vol.33 \u2014 Janv.1962 à la suite de maladies cardiaques dégénératives, A.Jeffers déclara que les trente dernières années n\u2019ont apporté qu\u2019une augmentation graduelle de la longévité et une augmentation relative de la mortalité à la suite de maladies cardiaques.Lorsque les sciences médicales auront permis la découverte de traitements vraisemblablement efficaces susceptibles d\u2019abaisser la mortalité à la suite de maladies dégénératives, le docteur Jeffers signala qu\u2019une période d\u2019essai d\u2019environ 20 ans sera normalement nécessaire avant qu\u2019on puisse démontrer leur influence sur le taux de la mortalité.Il indiqua que « avant qu\u2019une découverte dans les sciences de base soit appliquée en vue de l\u2019étude de ses effets favorables dans le traitement des malades, nous devons employer des tests de laboratoire additionnels qui se prolongent pendant environ cinq ans.Une autre période de cinq ans est habituellement nécessaire pour généraliser son application.Enfin, personne ne voudra se compromettre à tirer des conclusions définitives concernant l'efficacité de cette découverte avant une période de dix ans d\u2019emploi clinique ».«Il y a là un terrain commun d'intérêt entre vous et la profession médicale, déclara-t-il aux actuaires.Si nous pouvions ensemble trouver des voies et moyens qui permettent d'améliorer le traitement dans le public, comme l\u2019emploi de plans d\u2019assurance-santé, on pourrait prévoir que la démonstration de l\u2019amélioration de la morbidité et de la mortalité pourrait se faire plus rapidement.» Il y a dix ans, un cancéreux sur quatre pouvait être traité et considéré comme guéri, alors qu\u2019au- jourd\u2019hui l\u2019amélioration des techniques permet une telle cure d\u2019un patient cancéreux sur trois, rapporta le docteur Frank IL.Horsfall, Jr.Discutant des progrès réalisés dans la recherche sur le cancer au cours des dernières années, le président et directeur de l\u2019Institut Sloane-Kette- ring pour la recherche sur le cancer déclara que ces progrès ont été substantiels, mais laborieux.Il déclara que les radiations et quelques substances chimiques organiques, y compris les goudrons, peuvent causer la maladie, mais que les virus constituent une cause vraisemblablement plus importante, actuellement soumise à une étude extensive.Comme on a pu établir que quelque 20 virus différents peuvent causer le cancer chez l\u2019animal, le docteur Horsfall déclara que s\u2019il nous est possible de prouver que les virus peuvent causer le cancer chez l\u2019homme, le diagnostic et le traitement de la maladie en seront grandement facilités.la pant fend hea isa donut nica Hire) sid Ke \u20ac bain Tse let it of Wt ii i gi bt eg Re dh Bey Tol { fig dt | Ven , Cig Hig, ig) vl li, és le de Gh mi er ih teur 0% se tal, ang Udede Jad, atore win ST ran mp (0 Eu: fli | an over éjorer Jo de ir que nor > ls anal gut alld i | Jr perche ge le heule a Qt el sub ® I js QU pk pie à fir gue ar le flo S firs jo Oi el | TROISIEME CONGRES DE L\u2019ASSOCIATION MEDICALE INTERNATIONALE POUR L\u2019ETUDE DES CONDITIONS DE VIE ET DE LA SANTE (Saint-Vincent, Val-d\u2019Aoste, 29 septembre \u2014 1\u20ac\" octobre 1961) sur CONDITIONS DE VIE, ET DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE Bref rapport La haute qualité et le grand nombre des participants et des adhésions à ce troisième congrès tenu à Saint-Vincent, Val-d\u2019Aoste, du 29 septembre au ler octobre 1961, témoignent de l\u2019intérêt croissant accordé aux buts et aux méthodes d\u2019enquête et de discussion propres à l\u2019Association médicale internationale : l\u2019élévation des rapports entre conditions de vie et la santé.Les problèmes liés à de tels rapports se compliquent en même temps du fait du développement historique et économique des collectivités et se mêlent dans une mesure toujours plus grande et toujours plus inéluctablement aux problèmes particuliers que doit affronter chaque médecin dans la pratique quotidienne.Ces problèmes, sous l\u2019aspect de l'influence des conditions de vie sur la santé, s'imposent donc en premier lieu au médecin et à l\u2019hygiéniste.Mais sous l\u2019aspect de l\u2019influence de la santé sur les conditions de vie, ils se placent en même temps au centre de l\u2019attention du sociologue, de l\u2019_économiste, de l\u2019homme politique.De là l\u2019abondante moisson d\u2019adhésions, recueillie par le congrès de Saint-Vincent : sociologues, économistes, écologues, urbanistes, psychologues aux côtés de médecins de différentes spécialités composérent en grand nombre le large Comité d'honneur présidé par les ministres de l\u2019Instruction publique, du Travail, de l\u2019Industrie et de la Santé de la République italienne, par le président de la Junte régionale et du Conseil régional de la région autonome de la Val-d\u2019Aoste.Plus de 160 congressistes (représentant 27 pays) prirent part aux débats ; plus de 85 titres furent nommés dans la liste des communications scientifiques.Le Comité préparatoire italien (présidé par G.Mottura, Turin) a disposé ces nombreux rapports en trois thèmes : CONGRÈS 1.La santé comme facteur du développement économique ; 2.L'influence du développement économique sur la santé ; 3.Les problèmes de la santé et la planification du développement économique.En outre, quelques thèmes spéciaux ont été approfondis au cours de trois symposiums parallèles : 1.Radiations ionisantes ; 2.La pollution de l'air et des eaux ; 3.Questions actuelles d\u2019hygiène sociale.Le premier thème introduit par un préambule de J.Parisot (Nancy) a été illustré par de nombreuses communications sur deux arguments centraux : Les endémies rurales et la productivité agricole, et L\u2019organisation de l\u2019assistance médicale dans les campagnes et le développement économique.Des parasitologues et des internistes mirent à nu, à la lumière de résultats rigoureux de laboratoire, les conditions de vie des populations des plus diverses régions du monde ; des hygiénistes, des dirigeants d\u2019administrations, des fonctionnaires syndicaux décrivirent comment les Services d\u2019assistance affrontent les problèmes sanitaires dans les campagnes des différents pays, sous différents systèmes économiques, sous divers climats géographiques et sociaux.Le second thème fut illustré par un discours d'introduction de À.Seppilli (Pérouse) : les répercussions négatives du développement économique sur la santé ne sont pas par nature liées à l\u2019évolution en soi, mais en représentent une conséquence qu\u2019on peut presque toujours prévenir dans une large part là où sont appliquées toutes les mesures de prévoyances capables d\u2019empêcher les effets préjudiciables des conditions économiques et techniques nouvelles et du progrès.Cette thèse fut confirmée par de nombreuses communications qui démontrérent en outre très clairement, par des comparaisons fréquentes entre les différentes structures économiques, que les effets de l\u2019évolution économique et technique sur la santé sont comme l\u2019évolution même, en fonction des rapports de production et ne sont au fond compréhensibles que si l\u2019on tient compte de ces rapports.Les communications traitèrent en par- 72 CONGRÈS tie du développement de l\u2019économie agricole et des endémies rurales et principalement du dévelobpe- ment de l\u2019économie industrielle et de ses dangers pour la santé.Le débat sur le troisième thème du Congrès aboutit à l\u2019adoption à l'unanimité, de deux résolutions jointes en appendice à ce compte rendu.Au cours du symposium sur les Radiations ionisantes ont été discutés sous la présidence de S.Akimoto (Yokohama) des rapports de À.Kozlova et collaborateurs (Moscou) et de L.Luria (Aoste) ainsi qu\u2019une Revue des récents rapports sur les effets à distance de la bombe atomique à Hiroshima et Nagasaki élaborée par A.Akimoto, Y.Sumita (Tokio) et d\u2019autres savants japonais.Dans le symposium sur la Contamination de l\u2019air et des eaux, présidé et magistralement introduit par P.J.Lawther (Londres), ont été débattus des essais de P.C.Barbero (Aoste), P.Macuch (Bratislava) et Thofern (Gottingen) et aussi de S.Akimoto (Yokohama).Le symposium sur les Questions actuelles d'hygiène sociale aussi nombreux qu\u2019un petit congrès, présidé par E.Palermo (Buenos-Aires) et introduit par Boario (Ivrea) se compose d\u2019une trentaine d\u2019interventions : sur des questions méthodologiques d\u2019hygiène sociale ; sur des études d hygiene sociale de nature descriptive menées, dans des régions industrielles évoluées, dans des régions en voie d\u2019évolution industrielle, et dans des régions rétrogrades et de dépression du monde ; et enfin sur différents aspects des normes d'hygiène sociale.En terminant ce congrès très réussi, l\u2019Assemblée générale de l'Association médicale internationale a décidé de confier en tour de rôle à une commission italienne le Secrétariat permanent de l\u2019Association.Son siège sera à l\u2019Institut d'hygiène de l\u2019université, Piazzale delle scienze, Rome.Résolution finale La Société médicale internationale pour l\u2019étude des conditions de vie et de la santé a tenu son troisième congrès les 29, 30 septembre et 1\u20acr octobre à Saint-Vincent.Des savants de 27 pays d\u2019Europe, d\u2019Asie et d\u2019Amérique y participaient.La discussion portait sur les problèmes de la santé sous le double aspect de la santé comme facteur du développement économique et de l\u2019influence du développement économique sur la santé.Les travaux du congrès ont fait le point du caractère complexe de ces problèmes ; ils ont mis au jour les graves contradictions découlant parfois de conditions différentes.Une grande partie de Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 l\u2019humanité, et surtout les hommes vivant dans les pays dits sous-développés, ne jouit pas encore des avantages du développement rapide de la science et de la technique ; malheureusement on trouve fréquemment au commencement de l\u2019industrialisation dans un pays des « quartiers de misère » où n\u2019existe aucune condition nécessaire à assurer la santé et la dignité humaines.Même dans d\u2019autres pays où l\u2019économie a atteint en général un niveau élevé, les conditions de vie de certains groupes de la population ne se sont pasaméliorées, mais ont au contraire empiré du fait que certains facteurs empêchent l\u2019amélioration du bien-être et de la santé publique d\u2019emboîter le pas au développement de la production.Les travaux du congrès ont abouti aux considérations suivantes : 1.La santé est une condition nécessaire au développement économique ; 2.Des conditions hygiéniques insuffisantes peuvent freiner le développement économique en créant un cercle vicieux entre la maladie, la misère et les conditions économiques rétrogrades ; 3.La technique sanitaire moderne \u2014 si elle est bien appliquée \u2014 s\u2019est avérée très efficace ; grâce à elle, les épidémies de masses peuvent être refoulées ou réduites et les problèmes liés à l\u2019augmentation ou à la concentration de la population peuvent être résolus.Il faut donc que le développement économique et l\u2019amélioration des conditions hygiéniques aillent de pair ; autrement les résultats ne sont pas permanents et peuvent provoquer des situations d\u2019un trouble d\u2019équilibre grave.L'étude de tels problèmes et l\u2019application des solutions trouvées selon les besoins des différents pays nécessitent une coopération internationale large et pacifique.En conclusion, le congrès a formulé les propositions suivantes : 1.Une coordination internationale des recherches et des moyens de combattre les dangers liés au développement économique et industriel est nécessaire ; de même la coordination des mesures hygiéniques empêchant que le développement économique ne devienne une source de maladies.A ce propos, il faut souligner que le processus d\u2019industrialisation doit être lié à une amélioration de l\u2019économie agraire qui liquide la misère des paysans.Le congrès considère que c\u2019est la tâche primordiale de la Société médicale Lot dic av |) 10 les 0% ds ieee toe ge To) er a 5 da él mn tang dorée, tang être e Fey consdé- de el sane ne ald, 5 fête à de fe peuvent 5 ls à den wi EE ge sol 5 3 ton 88 iférets alias le J de ® anges id jon OF p it que tt eh pu que I op 8 pk Laval Médical Vol.33- Janv.1962 internationale pour l\u2019étude des conditions de vie et de la santé, d\u2019attirer l\u2019attention des services publics de tous les pays sur cette nécessité impérieuse.2.Il est nécessaire d\u2019insister auprès de tous les gouvernements pour qu\u2019ils adoptent des lois garantissant l\u2019application stricte des mesures nécessaires à préserver la santé.3.Tout comme il existe une législation internationale pour la lutte contre certaines maladies épidémiques, il faut encourager également une législation internationale pour la solution des problèmes sus-mentionnés.Il est nécessaire, afin que le développement économique puisse agir en faveur du bien-être de l\u2019humanité, que les énormes ressources dans les différents pays employées pour l\u2019armement et la conduite de guerres coloniales, soient appliquées à l\u2019amélioration de la santé et du niveau de vie de la population ; qu\u2019elles servent à garantir à tous une instruction adéquate indispensable à une vie normale.La médecine peut contribuer largement à la santé et au bonheur de l\u2019humanité ; mais cela n\u2019est possible que dans un monde de paix et d'amitié entre les peuples.Le troisième congrès de la Société médicale internationale pour l\u2019étude des conditions de vie et de la santé souligne solennellement le fait que la médecine est en état de garantir avec un succès croissant la santé de l\u2019homme et l\u2019amélioration des conditions de la vie humaine.Dans ce but, les gouvernements doivent être prêts à une collaboration politique.Celle-ci sera d\u2019autant plus efficace qu\u2019elle exprime et interprète une opinion publique demandant que dans l\u2019esprit des lois morales les intérêts individuels s\u2019effacent devant l'intérêt général.Appel a tous les médecins Nous, les représentants de 27 pays, participants au troisième Congrès international pour l\u2019étude des conditions de vie et de la santé, sommes d\u2019avis que parmi tous les facteurs portant préjudice à la santé de la population, la menace d\u2019une troisième guerre mondiale et la continuation des expériences d\u2019armes atomiques en constituent les facteurs les plus dangereux, parce qu\u2019ils menacent l\u2019humanité tout entière.Nous avons fait appel aux médecins du monde entier afin qu\u2019ils fassent tout leur possible pour obtenir un désarmement total et général qui délivrera l\u2019humanité de la menace d\u2019une guerre atomique.(20) CONGRÈS 73 Toutes les sommes utilisées pour l\u2019armement devraient être employées pour la protection de la santé et l\u2019amélioration des conditions de vie des hommes.Laissons-nous inspirer par les paroles du grand humaniste Louis Pasteur : « Je pense sérieusement que la science et la paix vaincront l\u2019ignorance et la guerre, que les peuples s\u2019allieront non pas dans un but de destruction, mais d\u2019édification ; l'avenir appartiendra à ceux qui auront tout fait pour l\u2019humanité souffrante.» Unissons nos efforts pour lutter en vue du bonheur, de la paix et de la victoire de la sagesse.QUATRIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DE CARDIOLOGIE Le quatrième congrès international de cardiologie aura lieu du 7 au 13 octobre 1962, à l\u2019Institut de la sécurité sociale, à Mexico.Les langues officielles du congrès seront l\u2019espagnol, le français et l\u2019anglais et tous les documents officiels seront publiés dans ces trois langues.Les principaux sujets discutés au congrès seront groupés selon les 28 sections suivantes : 1.Biochimie de la défaillance cardiaque ; 2.Les électrolytes chez le cardiaque ; 3.La valeur diagnostique des courbes de dilution des colorants ; 4.L\u2019aldostéronisme et l\u2019hypertension artérielle ; 5.Les inhibiteurs de la monoaminoxidase ; 6.La fibrinolyse et la coagulation ; 7.Perturbations de la conduction intracardiaque : 8.Nouveaux développements et électrocardiographie expérimentale ; 9.Bloc auriculo-ventriculaire et pace-makers artificiels ; 10.La phonocardiographie et ses contributions à l\u2019hémodynamique ; 11.L\u2019anatomie et l\u2019étiologie des maladies cardiaques congénitales ; 12.L\u2019angiocardiographie sélective ; 13.Dernières découvertes en circulation pulmonaire ; 14.Les cardiopathies dans les maladies du tissu conjonctif ; 15.La médecine de l\u2019aviation dans le domaine cardio- vasculaire ; 16.Le stress dans les maladies cardio-vasculaires ; 17.L\u2019anoxie cérébrale chez le cardiaque ; 18.La chirurgie dans les cavités cardiaques ; 19.Les complications neurologiques en chirurgie cardio- vasculaire ; 20.Les résultats à long terme de la commissurotomie mitrale ; 21.La réanimation cardiaque ; 22, Nouveaux aspects des arythmies cardiaques ; 23.Le cholestérol et l\u2019athérosclérose ; 24.Nouvelles données en hypertension artérielle ; 25, Les difficultés du diagnostic de l\u2019infarctus du myocarde ; Laval Médical 74 CONGRES Vol.33- Janv.1962 26.Les myocardites d\u2019origine incertaine : SEIZIÈME SYMPOSIUM ANNUEL | 27, Nouvelle physionomie des endocardites bactériennes : SUR LA RECHERCHE FONDAMENTALE 28.Le diagnostic des tumeurs cardiaques.DANS LE CANCER Le comité d'organisation s\u2019est mis en relation Le Seizième symposium annuel sur la recherche avec les savants les mieux habilités pour traiter fondamentale dans le cancer aura lieu au M.D.de ces sujets pour le plus grand avantage des Anderson Hospital and Tumor Institute, à Hous- membres du congrès.Cependant, on invite tous ton, Texas.Il portera sur les nouveaux concepts et chacun à participer aux symposiums ou à la en immunologie et en oncologie.Li discussion.Les diverses séances du symposium porteront du Ca sur les sujets suivants : diverses théories sur la ces, XXIes ASSISES FRANÇAISES DE GYNÉCOLOGIE production des anticorps ; la régulation des con mécanismes de synthèses des anticorps ; la na- ten Les XXI®S assises françaises de gynécologie, ture de la réaction antigène-anticorps ; la trans- ti, organisées par la Société française de gynécologie, plantation et la tolérance immunologique ; les id auront lieu à Clermont-Ferrand du 31 mai au 3 antigènes spécifiques dans le cancer.Le tra juin 1962, sous la présidence d\u2019honneur du pro- fr fesseur E.Ostergaard, de Copenhague.Le pro- yvINGT.DEUXIEME CONGRÈS INTERNATIONAL hl fesseur J.Baudon, de Clermont-Ferrand, sera le DES SCIENCES PHYSIOLOGIQUES président des assises et le docteur Claude Bé- Le vinet-deuxiê nerès international des adi clère, de Paris, en sera le rapporteur général.ymgt-Ceuxiéme congrès 1 atio ; .: 20S ; LL sciences physiologiques aura lieu à Leiden, Pays- dr La question du jour est : Bas, du 10 au 17 septembre 1962.Le point wae: saillant du programme sera un symposium spé- 0 LES GONADOTROPHINES EN GYNÉCOLOGIE cial, organisé par le docteur R.W.Gerard, de = Les rapports suivants seront présentés : Ann Arbor, sur le processus de l\u2019information dans 5 dm 1.Faustolonie d dotrophines chez 1 \u2019 | le système nerveux.Ce symposium spécial grou- dg J professeur H.SIMoNNer (Paris) nes chez a femme, par le pera des neurophysiologistes, des ingénieurs en du 2.Actions physiologique et pharmaco-dynamique des pré- communications, des théoriciens de l\u2019informa- et Pparations thérapeutiques de gonadotrophines, par le professeur tion, des cybernéticiens, des experts en calcula- Li THIÉBLOT (Clermont-Ferrand) ; teurs électroniques, etc. .\u2019 8.La thermorégulation ; a 9.Les gonadotrophines dans le traitement de l\u2019aménorrée 9.Le phénomène d'éveil : _ Tg secondaire à l'accouchement, par M.Claude BÉCLÈRE (Paris) ; 10.La physiologie de la rétine .a Ga 10.Les gonadotrophines dans le traitement de la stérilité, 11.Les facteurs optiques et vestibulaires de la coordina- mont par M, R.PALMER (Paris) ; | tion motrice : À Sigg 11.Les gonadotrophines dans le diagnostic des grossesses 12.Les mécanismes de l\u2019anesthésie : hy lubaires et dans le traitement des débuts de grossesses à anté- 13.La biophysique des nerfs périphériques ; Fig cédents pathologiques, par M.Claude BÉCLÈRE (P aris) ; 14.Les relations entre le cerveau et les gonades ; .i.12.Les gonadotrophines en dermatologie féminine, par M.15.La régulation de l\u2019apport alimentaire ; : Rey A.PECKER (Paris).16.La prolactine ; Ra CONCLUSIONS : M.Claude BÉCLÈRE.17.L'activité synchrone des cellules ; = hig 18.Les foyers biologiquement réactifs ; & \u20ac Pour tous renseignements s\u2019adresser au docteur iy 1a physiologie au puces \u2018 in 2 .soz 2,5 .e.= G.Fayolle, secrétaire général de la Société ¢ metabolisme de Uhistarmin Kp, francaise de gynécologie, 23, rue des Martyrs, En plus des symposiums réguliers, il y aura 18 i, Paris (IXe\u20ac).conférences sur invitation.Cig XN Hi, [ i id ita] ax 5 there LMD, à Hose os iE; ur mn à hm à Vas els INA, mal de 1, Pars- £ point Um ip fard, de in dons al gro jeus el fom: calle sg furl od pod # FILMS MEDICAUX FRANCAIS L\u2019Association des médecins de langue francaise du Canada met a la disposition des sociétés médicales, des université et des hôpitaux un grand nombre de films médicaux français.Pour les obtenir, il suffit d\u2019écrire au secrétariat de l\u2019Association, 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal 14, indiquant un choix de deux ou trois sujets.Le transport des films est aux frais du demandeur.Voici une liste de films actuellement disponibles : ANATOMIE : 1, Le péritoine, anatomie ei embryologie, 30°, professeurs DUROUX et LACOSTE, Lyon.Kodachrome- 16 m/m- son optique : 2.Os lemporal, 50\u2019, DELMAS et EYRIBS, Paris.Noir et blanc \u2014 16 m/m - son optique : 3.Anatomie de la hanche, docteur LACOSTE.Kodachrome \u2014 16 m/m - son optique ; 4.Anatomie de l'épaule, 25', docteur LACOSTE.Kodachrome - 16 m/m - son optique ; 5.Anatomie du genou, 30\u2019, docteur LACOSTE.Kodachrome \u2014 16 m/m - son optique.BIOLOGIE: 6.Mort cellulaire, 15\u2019, M.BESSIN, Paris, directeur des recherches au Centre national de transfusion sanguine.Noir et blanc - 16 m/m - son optique ; 7.Cytophysiologie des phagocytes, 15\u2019, M.ROBINAUX, Paris.Noir et blanc \u2014 muet - 16 m/m ; 8.Globules blancs au microscope électronique, 18\u2019, M.BEssis, Paris.Noir et blanc \u2014- 16 m/m - son optique.CARDIOLOGIE ET CHIRURGIE CARDIO-VASCULAIRE: 9.Traitement chirurgical du rétrécissement mitral, 30°, professeur GAUDARD d\u2019ALLAINES, Paris, Kodachrome - 16 m/m \u2014 son optique.10.Nouveau cœur-poumon à membrane pulmonaire artificielle, 30°, professeurs J.-A.THOMAS, GAUDARD d\u2019ALLAINES, Paris.Kodachrome \u2014 16 m/m - son optique.11.Traitement chirurgical de la péricardtie consirictive, 25\u2019, professeur de VERNEJOUL-HENRY, Marseille.Kodachrome - 16 m/m - son optique.12.Intérieur du cœur en activité sponianée, 15\u2019, M.RYBAK, Caen.ENDOSCOPIE : UROLOGIE : 13.Cystoscopie cinématographigue, 20\u2019, M.JAUPITRE, Paris.Kodachrome - 16 m/m -son optique.COMMUNIQUES 14.Uréthroscopie a lair par l'étude cinématographique, 15, M.JAUPITRE, Paris, Kodachrome-16 m/m-son optique.15.Résection de la prostate sous contrôle endoscopique, 20\u2019, L.MIcHon, M.JAUPITRE, À.DUFOUR.Kodachrome - 16 m/m - son optique.BRONCHOSCOPIE : 16.Pathologie bronchique non tumorale, 15\u2019, R.BOUCHER, Paris.Kodachrome - 16 m/m - son optique.GASTRO-ENTÉROLOGIE : 17.Œsophagoscopie cinématographique, 18\u2019, S.SEGAL, J.-M.DUBoIS DE MONTREYNAUD, F.PETTE.Kodachrome \u2014 16 m/m - son optique.18.Laparoscopie cinématographique, 15\u2019, F.PERGOLA, Paris.Kodachrome - 16 m/m - son optique.MÉDECINE: 19.La polyarthrite chronique évolutive, 50\u2019, professeur SERRES, Montpellier.Don des laboratoires Latéma.NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE: 20.Électrocoagulation du cerveau préfrontal, 25', M.Bu- CAILLE, Paris.Kodachrome - 16 m/m - son optique.21.Rééducation fonctionnelle en psychiatrie, 25°, docteur SIVADON, Ville Evrard, Paris.Kodachrome ~ 16 m/m - son optique.22.Les épilepsies, 30, M.GASTAUT, Marseille.chrome - 16 m/m \u2014 son optique.Koda- OBSTETRIQUE : 23.Accouchement sans crainte, 25\u2019, docteur LEPAGE- LANGEVIN.Kodachrome \u2014 16 m/m - son optique.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE : 24.Cancer du larynx, 45\u2019, LEROUX-ROBERT.Kodachrome \u2014 16 m/m \u2014 son optique.PHYSIOLOGIE: 25.Action des nerfs extrinsèques sur le cœur, 15'.Kodachrome - 16 m/m.DIVERS: 26.Cycle du fer, 16 m/m - sonore.27.Chirurgie correctrice du syndrome gasirectomie, 16 m/m \u2014 sonore.28.Traitement du glaucome primitif chez l\u2019enfant, 16 m/m \u2014 sonore.29, Réhydratation du nourrisson, 16 m/m - sonore.30.Celioscopie, 16 m/m \u2014 sonore.31.Chirurgie de la surdité, 16 m/m - sonore.32.Vertiges et leurs traitements, 16 m/m - sonore. 76 33.Hystéro-salpingographie, 16 m/m - sonore.34.Discision du cristallin chez l\u2019enfant, 16 m/m \u2014 sonore.35.Larynx normal et pathologique, 16 m/m - sonore.36.Cathétérisme du cœur, 16 m/m \u2014 sonore.37.Actualités médicales filmées, n° 5 (en deux bobines) ; Traitement de la syphilis ; Nouveaux aspects du Delirium tremens ; La toxoplasmose ; L\u2019adénome de la prostate.SUBVENTION FEDERALE POUR LES SOINS ORGANISES A DOMICILE Une subvention de $14 200.a été attribuée à l'Hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc, de Montréal, pour couvrir une partie des frais de son programme de COMMUNIQUÉS Laval Médical Vol.33 - Janv.1962 soins organisés à domicile.L'attribution de la subvention fédérale a été annoncée par le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.Cette somme servira à couvrir une partie des frais de transport du personnel, de médicaments, d'entretien ménager et d\u2019aide familiale.L\u2019argent aidera aussi à payer les salaires du personnel professionnel et technique.Le plan de soins organisés à domicile de l\u2019Hôpital Sainte-Jeanne- d\u2019Arc est essentiellement un programme « basé sur l\u2019hôpital », mais permet d\u2019assurer des traitements convenables au foyer à un coût plus bas que celui de l\u2019hôpital.Dex jorme ph BPC rl me.| roi les énvelpe ela sion get a | 7m, Lefet i es Jeera dia ET ite Thi | enmaion Eb, (len de Hise pg Ey Hog, = 0, Pia ms, icy; Jy Diy : fgg ° Cg \u201cen lé \u201ci i tyr | lig Sant de Ju ta Hig) 1.19 Ch mi.| seal It i Ments, La some] sois cage hast frie Is bag INTRABUTAZONE (Pr.) Intra Medical Products Description.L\u2019intrabutazone est présenté sous forme de comprimés a enrobement entérique spécial contenant 100 mg de phénylbutazone B.P.C.Ce comprimé a été spécialement préparé pour lutter contre la dyspepsie a la phénylbuta- zone.L\u2019enrobement entérique plastique entourant les ingrédients actifs est protégé par une enveloppe de sucre solide pour prévenir les modifications de I'enrobement entérique.L\u2019absorption de la médication active se fait principalement au petit intestin, aussi bien qu\u2019au gros intestin.L\u2019effet de la phénylbutazone, particulièrement dans les affections chroniques, est palliatif plutôt que curatif.Indications.La goutte, les états rhumatismaux et arthritique, la bursite, la fibrosite, l'épaule douloureuse aussi bien que les autres maladies inflammatoires depuis les réactions inflammatoires de la chambre antérieure de l\u2019œil jusqu\u2019aux hémorroïdes aiguës.Contre-indications.(Edéme d'origine systémique, histoire d\u2019allergie aux médicaments, dyscrasie sanguine, ulcère peptique, lésion cardiaque ou hépatique, hypertension.Posologie.Un ou deux comprimés trois fois par jour.Présentation.Flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.ENICOL PALMITATE SUSPENSION (Pr.) Intra Medical Products Description.T1 s\u2019agit d\u2019une nouvelle forme de chloramphénicol (Enicol Intra) à large spectre antibiotique et préparée pour administration per os.Chaque dose de 5 cm3 (une cuillérée à thé) contient l\u2019équivalent de 125 mg de chloramphénicol.Indications.Les infections causées par la plupart des bactéries pathogènes, qu\u2019elles soient Gram-positif ou Gram-négatif.Les rickettsioses, la brucellose, le typhus et la typhoïde, de même (22) NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES que quelques-uns des virus de grande dimension, répondent de façon satisfaisante à cette médication.Les infections mixtes du tractus génito- urinaire sont fréquemment plus susceptibles de réagir à l\u2019Enicol qu\u2019aux autres antibiotiques à large spectre.Les méningites, la coqueluche sont deux indications importantes dans lesquelles le médicament donne particulièrement de bons résultats.Les maladies vénériennes, lorsqu\u2019elles sont causées par des micro-organismes résistant à la pénicilline, répondront particulièrement bien à l\u2019Enicol per cs ou en injections.Aujourd\u2019hui, parmi les plus importantes indications se trouvent les états fébriles causés par des souches bactériennes qui sont devenues résistantes à d\u2019autres antibiotiques, mais qui répondent à l\u2019Enicol.Administration.Adultes : dose quotidienne de l\u2019ordre de 25 à 75 mg par kilogramme de poids corporel (équivalent de une à trois capsules par 20 livres de poids ou de 10 à 30 cm?de suspension par 20 livres de poids) à continuer jusqu\u2019à 48 heures après la disparition des symptômes.Enfants : jusqu\u2019à trois fois la dose adulte par rapport au poids corporel.Les doses rectales (capsules perforées aux deux extrémités) sont les mêmes.Présentation.Flacons de 75 cm3.SPARTASE (en Comprimés) John Wyeth & Brother (Canada), Limited Formule.Le comprimé de Spartase renferme 250 mg d\u2019aspartate de potassium et 250 mg d\u2019aspartate de magnésium.Indications.Le Spartase couvre une vaste gamme d'indications cliniques dans le traitement du syndrome de la fatigue.On peut y recourir dans tous les cas de fatigue, que celle-ci soit ou non la conséquence d\u2019une maladie organique ou fonctionnelle.Le Spartase est particulièrement utile pour traiter le fatigué qui ne présente aucun signe de trouble organique.Le Spartase comme traitement de la fatigue, n\u2019a pas pour but de supplanter le traitement spécifique de la maladie organique concomitante ni de remplacer le potassium dans ses indications spécifiques. 78 NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES Mode d\u2019administration.La dose suggérée de Spartase chez l\u2019adulte est de deux comprimés deux fois par jour, après le repas du matin et du soir.Il faut environ quatre jours de traitement pour pouvoir noter une amélioration subjective.On conseille donc de donner le Spartase pendant au moins deux semaines avant de revoir le malade.Présentation.En flacon de 60 comprimés \u2014 traitement de 15 jours.Laval Médical Vol.33- Janv.1962 ORTHO PREGNANCY TEST Ortho Pharmaceutical (Canada), Limited Description.Un nouveau test immunologique en tube, pour le diagnostic de la grossesse, consiste en un antisérum aux gonadostimulines chorioni- ques antihumaines et un antigéne enrobé de chorionique humaine purifiée.Les résultats sont obtenus dans moins de quatre heures avec une précision de l\u2019ordre de 97 pour cent.Présentation.Dix ml d\u2019antigéne, cing ml d\u2019antisérum, 10 tubes de plastique, le tout suffisant pour dix tests."]
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