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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1962-02, Collections de BAnQ.

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[" Wiis a bogie Comte rig.0 ge 1 sont © nl I uf x 2 2 5e - VOLUME 33 UN CAS D'ARTÉRITE TEMPORALE * Observation du cas (dossier n° 1012-H) : J.L., mâle, âgé de 69 ans nous consulte le 17 août 1961 et il est admis à l\u2019Hôpital avec les diagnostics provisoires de discarthrose cervicale et d\u2019artérite temporale.La discarthrose cervicale est confirmée radio- logiquement et traitée dans le département de médecine physique avec succès.Toutefois, dès l\u2019admission, ce problème semble être de seconde importance.En effet, la raison majeure de l\u2019hospitalisation, chez cet homme sans antécédent pathologique est une céphalée qui se manifeste depuis trois semaines.Selon l\u2019expression même du malade, il a « mal aux cheveux ».Voici, en résumé le caractère de cette céphalée.Ayant commencé trois semaines avant l\u2019admission du patient, la céphalée est d\u2019abord localisée à la région temporale gauche avec irradiation pariétale et occipitale du même côté, sous forme d\u2019élancement ; dix ou douze jours après son appa- * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 30 novembre 1961.4) médical NUMÉRO 2 COMMUNICATIONS Raoul ROBERGE, F.RC.P.(C) François JOBIN du Service de médecine de Hopital du Saini-Sacrement rition, elle se double d\u2019une céphalée droite aux mêmes caractères et à la même localisation mais d\u2019intensité plus grande.L\u2019examen physique montre des artéres temporales dures, cedématiées, tortueuses, avec une légère réaction érythémateuse, des deux côtés.La compression d\u2019une artère temporale de l\u2019un ou l\u2019autre côté amène un soulagement passager du malaise dans le cuir chevelu correspondant.Comme syndrome constitutionnel on ne note qu\u2019une sudation nocturne, un amaigrissement de quelques livres et une température buccale à 99°F., les quatre ou cinq premiers jours de l\u2019hospitalisation.Face à ce syndrome clinique à composantes céphalique majeure et constitutionnelle mineure, nous retrouvons le syndrome biologique positif suivant : 1.Une sédimentation globulaire à 133 mm après une heure ; 2.Une formule sanguine démontrant : a) Une anémie hypochrome modérée (11,3 g et 4 0CO 000 de globules rouges), FÉVRIER 1962 80 Raoul ROBERGE - François JOBIN b) Une leucocytose modérée à 12 400, avec légère polynucléose à 73 pour cent et lymphopénie relative à 16 pour cent, c) Une hyperplaquettose à 520 000 ; 3.Une électrophorèse des protéines sériques : à) Protéinémie : 5,7 g %, b) Hypoalbuminémie : 31,7% (normal : 55- 65%), c) Globulines : a} 9,6%, (normal : 2-5%), a2 18,0% (normal : 8-10%), 8 16,8%, (normal : 10-12%), y 23,9% (normal : 14-16%).En résumé, une hypoalbuminémie et une hyper- globulinémie totale surtout marquée aux dépens des globulines a° et y.Quatre jours après l\u2019admission de ce malade une biopsie de l\u2019artère temporale gauche superficielle est pratiquée.L'examen au microscope de la pièce opératoire (H.S.S., n° 2221-61) montre des lésions inflammatoires importantes de la paroi Figure 1.\u2014 Artérite temporale vue à un faible grossissement.(Hémalun-Érythrosine-Safran.) (X200) Laval Médical Vol.33 - Fév.1962 Figure 2.\u2014 Artérite temporale : cellules géantes mul- tinucléées dans l\u2019infiltrat inflammatoire.(Hémalun-Érythrosine-Safran.) (x 1200) artérielle et du tissu conjonctif périartériel.La lumière est rétrécie par suite d\u2019un œdème et d\u2019une fibrose jeune de l\u2019intima (figure 1).Celui-ciest infiltré par quelques lymphocytes et polynucléaires.La couche interne de la media et la zone intimale adjacente à la limitante élastique interne présentent une infiltration inflammatoire assez marquée.Il y a à ce niveau des traînées fibrinoïdes et une réaction histiocytaire assez marquée.Quelques histiocytes deviennent plurinucléés (cellules géantes) (figure 2).L\u2019adventice est fibreux et présente une légère infiltration lymphocytaire et polynucléaire.L\u2019aspect histologique est celui d\u2019une « artérite temporale » (docteur Robert Garneau).Le fond d\u2019œil montre une artériosclérose de grade I, et la baisse progressive de l\u2019acuité auditive depuis quelques années, après un audiogramme, est attribuée à une presbyacousie normale pour l\u2019âge du patient.i \u201ceg hy Tent ; Météo \u201ci, iy wl Lo gfe est géare, tina pe pau 1 UE ele sell pent «pi ji qi oe ie i ul Laval Médical Vol.33 - Fév.1962 Traité aux stéroides, malgré l\u2019absence de signes oculaires, ce malade s'améliore grandement au double point de vue clinique et biologique alors que vingt jours après son admésion il présente le tableau clinique et biologique classique d\u2019un infarctus du myocarde (antérieur étendu).Traité aux stéroides et aux anticoagulants (héparine, phénylindanedione), le malade décède subitement en quelques secondes, 16 jours après son infarctus et 37 jours après son admission.Une autopsie donne les conclusions suivantes : 1.Infarctus antérieur étendu ; 2.Rupture ventriculaire gauche : 3.Hémopéricarde ; 4.Athéromatose coronarienne sans signes histologiques coronariens d\u2019artérite.En résumé, 1l s\u2019agit d\u2019un cas d\u2019artérite temporale dont le décès est attribuable à un infarctus du myocarde sans signes de « coronarite temporale » ou coronarite à cellules géantes.DISCUSSION 1.Historique : La première description clinique de l\u2019artérite temporale est attribuée au chirurgien anglais Jonathan Hutchinson, lequel en 1890 rapporta le cas d\u2019un octogénaire qui le consulta en raison de l'apparition de raies rouges, surélevées et très sensibles au toucher, sises aux régions temporales, qui rendaient intolérable le port du chapeau.En 1932, Horton Magath et Brown décrivent l\u2019affection, et la dénomment « artérite temporale ».Cependant, Gilmour en 1941 devait élargir le concept de cette affection et proposer le nom moins restrictif d\u2019« artérite a cellules géantes », maladie artérielle systémique, pouvant toucher les artéres du système carotidien, voire l\u2019aorte, les iliaques, les sous-clavières et les coronaires.Bientôt, on veut la classer parmi les colla- génoses, comme la petite cousine de la périartérite noueuse.En 1951, Cardell et Hanley apportent un argument anatomopathologique à la thèse de Gilmour UN CAS D\u2019ARTERITE TEMPORALE 81 en rapportant les constatations autopsiques de 12 cas d\u2019artérite a cellules géantes.Celles-ci démontrent bien que l\u2019affection est systémique, atteignant électivement les branches du système carotidien, telles l\u2019ophtalmique et la temporale, mais également l\u2019arc aortique, les fémorales, etc.2.Description anatomo-pathologique : L\u2019artérite à cellules géantes atteint surtout les artères de moyen calibre.Le processus inflammatoire granulomateux qui la caractérise évolue spontanément vers la cicatrisation en deux à dix mois.La media et l\u2019intima de l\u2019artère sont les plus touchés.On retrouve au niveau de la media une prolifération cellulaire inflammatoire avec des histiocytes et des cellules géantes, de type à corps étranger ; il y a destruction plus ou moins étendue des fibres élastiques, de la limitante interne.On peut observer de la nécrose fibrinoïde à ce niveau.L\u2019intima est très épaissi, ce qui peut amener une occlusion complète de la lumière.On y distingue une couche basale pauvre en cellules, recouverte d\u2019une couche superficielle très cellulaire, riche en fibroblastes.3.Entité nosologique : L\u2019artérite temporale de Horton-Gilmour est rarement diagnostiquée, mais sa fréquence est peut-être en réalité plus élevée.La moyenne d'âge des patients est de 68 ans environ et rarissimes sont les observations rapportées chez des sujets de moins de cinquante ans.L\u2019affection atteint aussi souvent l\u2019homme que la femme.Si l\u2019histopathologie démontre des lésions disséminées aux divers troncs artériels majeurs, 1l reste que dans la majorité des cas, la symptomatologie clinique est, de façon dominante ou exclusive, carotidienne.La céphalée domine la plupart du temps le tableau subjectif.D'intensité variable, elle siège à la région temporale, est unilatérale ou bilatérale, parfois pulsatile, plus souvent lancinante.Plus rarement, elle sera occipitale ou temporo-occipi- tale, mais toujours elle sera localisée très superficiellement et accompagnée d\u2019une sensibilité épi- 82 Raoul ROBERGE - François JOBIN crânienne parfois exquise.Ces patients remisent leur chapeau, et ont horreur du peigne.La nuit, l\u2019appui de la tête sur l\u2019oreiller leur est pénible : ils en viennent parfois à dormir au fauteuil.La céphalée est souvent de début brusque et fréquemment sévère d\u2019emblée.Dans la majorité des cas, les artères temporales montrent des signes nets d\u2019inflammation : elles sont saillantes, rouges, douloureuses, tortueuses, de pulsatilité affaiblie ou abolie.Un symptôme accessoire est présent dans environ la moitié des cas, et peut constituer le motif de consultation : celui de la claudication intermittente de la mâchoire à la mastication, attribuable en toute apparence à de l\u2019ischémie des muscles masticateurs.La céphalée constitue donc le symptôme classique de l'affection : il faut garder en mémoire cependant que des signes variables mais constants d\u2019atteinte de l\u2019état général précèdent la céphalée de deux semaines à quelques mois.Une fébricule inexpliquée, mais persistante accompagnant de l\u2019anorexie, une perte pondérale légère ou modérée, des myalgies ou arthralgies diffuses non caractéristiques : tout ceci signe la nature systémique de l'affection.Ces prodromes accapareront parfois la scène clinique par leur intensité inaccoutumée.Complications oculaires : Si la céphalée et l\u2019atteinte de l\u2019état général sont constantes dans l\u2019artérite à cellules géantes, 1l demeure non moins vrai que dans bon nombre de cas, ces malaises sont supportés tant bien que mal sans demander avis médical.Aussi un pourcentage élevé de patients se présentent au stade des complications oculaires.Celles-ci méritent par leur fréquence, leur gravité, leur précocité d'apparition une attention toute spéciale.La fréquence de l\u2019atteinte oculaire dans l\u2019artérite à cellules géantes est admise par tous les auteurs, et leurs statistiques donnent des incidences variant de 33 à 58 pour cent des cas.Cependant, il est probable que la statistique ne tienne compte que des cas graves de l\u2019artérite Laval Médical Vol.33 \u2014 Fév.1962 temporale, bon nombre de patients ne consultant qu\u2019à la phase des complications oculaires, ou bien le diagnostic n\u2019étant posé qu\u2019au moment de la survenue de ce nouvel indice.Les complications oculaires se développent précocement : elles apparaissent en dedans de deux mois des premiers signes cliniques (tableau I).TABLEAU Î Complications oculaires IIT° paire A.Ophtalmoplégie : Diplopie | e.VI° paire B.Lésions vasculaires ecclusives : 1° Nerf optique : « Névrite optique ischémique » 2° Rétine : Rétinopathie ischémique Artère centrale de la rétine.C.Atrophie optique et séquelles rétiniennes, L\u2019ophtalmoplégie par parésie de la troisième ou de la quatrième paire est rare et d\u2019ordinaire transitoire.Cependant, plus fréquentes et de pire pronostic sont les lésions vasculaires occlusives provoquant de l\u2019ischémie du nerf optique ou de la rétine.Ces lésions ischémiques secondaires à des occlusions de l\u2019artère ophtalmique ou rétinienne, causent de la cécité unilatérale ou bilatérale, seg- mentaire ou totale, épargnant parfois la macula.Ces lésions, comme toute atteinte nerveuse, sont malheureusement souvent irréversibles ; le fond d\u2019œil révélera de l\u2019atrophie optique ou des séquelles d\u2019infarctus rétiniens.Heureusement, l\u2019occlusion n\u2019est pas toujours définitive ; un certain nombre de sujets ne présentent qu\u2019une amaurose transitoire.Hollenhorst, Brown, Wagener et Shick, de la Clinique Mayo, publient en 1960 une étude clinique de 175 cas d\u2019artérite à cellules géantes, le tableau II résumant la fréquence des diverses complications oculaires de leur série.Autres formes cliniques : Reprenant la thèse de Gilmour, les anglais Paulley et Hugues présentent une série d\u2019observa- iil \u2014 Lp Liki \u201cFr li Uy Ol Big JE prés CE dy au |.REE cate sel de Jiu tique oi Ju ge, ci je ale evel, bls qu dé semé un CT par ; de h ude el gan\u2019 divers él peer Laval Médical Vol.33 - Fév.1962 TABLEAU II Atleintes oculaires dans 175 cas (Mayo) ATTEINT NOMBRE DE INTE OCULAIRE PATIENTS | 1.Aucune atteinte.68 2.Déficits visuels.73 soiré Bilatérale.\u2026.21 Cécité : .©) { Unilatérale.25 b) Perte partielle de la vision : Bilatérale.13 Unilatérale.14 3.Amaurosts Fugax .34 Déficit visuel permanent subséquent.LLL 17 4, Diplopie.22 5.Exsudats rétiniens asymptoma- tiques.6 tions cliniques atypiques et soutiennent la fréquence insoupconnée des formes non « temporales y de l\u2019artérite à cellules géantes.A côté des formes oculaires ci-haut décrites, ils relient à cette entité histopathologique des névralgies faciales, des troubles mentaux, des symptômes labyrinthiques ou auditifs, des ictus, ainsi que des syndromes rhumatismaux non articulaires.Ils vont jusqu\u2019à prétendre qu\u2019il faudra suspecter l\u2019artérite à cellules géantes en présence d\u2019un infarctus du myocarde chez un patient âgé, lorsque la sédimentation est anormalement élevée et que la fièvre persiste sans raison au bout de sept a dix jours.Enfin, on parle de syndrome de l'arc aortique parfois compliqué d\u2019anévrisme disséquant, et de fièvre d\u2019origine indéterminée.Il semble exister dans la littérature quelques cas authentiques, très peu nombreux, de coronarite à cellules géantes.4.Examens de laboratoire : Il est fréquent à la période d\u2019état, de retrouver une légère anémie normochrome ou hypochrome chez ces gens.La formule blanche oscille de la normale à des taux excédant rarement 15 000.UN CAS D\u2019ARTERITE TEMPORALE 83 Cependant, la vitesse de sédimentation globulaire dans un fort pourcentage de cas est trés accélérée.L'équipe de Mayo, dans la même étude ci-haut relatée, indique (figure 3) que la sédimentation fut plus élevée que 70 mm après une heure dans 130 cas sur 154, et plus accélérée que 50 mm après une heure dans 149 cas.5.Diagnostic : Le diagnostic clinique de l\u2019affection repose surtout : 1° sur l\u2019âge du malade, qui dépasse presque toujours la soixantaine : 2° la céphalée temporale avec atteinte de l\u2019état général ; et, 3° sur les complications ci-haut énumérées.Biologiquement la sédimentation globulaire est toujours fortement accélérée.La biopsie de l\u2019artère temporale constitue un argument histopathologique décisif, mais pas toujours nécessaire, 6.Évolution : Rarement fatale, « lartérite des gens âgés », lorsque non compliquée, évolue spontanément vers la guérison en deux à dix mois.Cependant, on a insisté ci-haut sur la fréquence et la gravité des complications nerveuses oculaires, souvent irréversibles.On a décrit en outre de rares cas de syndrome de l\u2019arc aortique, voire d\u2019anévrisme disséquant, d\u2019occlusion mésentérique ou coronarienne, d\u2019ictus, de surdité.Localement, on a observé quelques gangrènes de la langue ou du cuir chevelu.7.Traitement : L\u2019artérite temporale non compliquée est donc une affection incommodante mais relativement bénigne.Toutefois, l'importance d\u2019un diagnostic précoce naît de la prévention possible de ses complications graves, grâce à une thérapeutique appropriée.En effet, l'expérience accumulée au cours des dix dernières années a démontré la valeur prophylactique incontestable de l\u2019emploi précoce et à forte 84 Raoul ROBERGE - François JOBIN SEDIMENTATION (154 cas) 40 30 20 10 cas het : I.INAS MD Laval Médical Vol.33 \u2014 Fév.1962 GLOBULAIRE (Westergreen) fe ToT.veo ° o] o ose ol 000 oes a un o wn 80-89 90-99 100-109 F: 10-19 Ein: Figure 3.\u2014 Sédimentation globulaire dans 154 cas, d\u2019aprés Westergreen.dose des stéroides chez ces patients, avant méme tout prodrome oculaire.Lorsque la lésion oculaire s\u2019est déjà manifestée cliniquement on associera les anticoagulants aux stéroïdes ; cependant la thérapeutique s\u2019avère alors beaucoup moins efficace.RÉSUMÉ Nous avons présenté un cas d\u2019artérite terrpo- rale, suivi d\u2019un bref rappel de cette entité noso- logique, de ses complications et de son traitement moderne.BIBLIOGRAPHIE 1.A case of temporal arteritis, Brit.Med.J., 5194 : 287, (23 juil.) 1960.2, CAMERON, A., Temporal arteritis in general practice, Brit.Med.J., 5162 : 1291, (12 déc.) 1959.10.11.12.13.CARDELL, B.S., et HANLEY, T., Fatal case of giant-cell or temporal arteritis, J.Path.Bact., 53 : 587, 1951.CROMPTON, M.R., The visual changes in temporal ar- teritis, Brain, 82 : 377, (sept.) 1959.FLeiscHL, P., et OLDHAM, B.E., Temporal (giant-cell) arteritis associated with gangrene of scalp, Brit.Med.J.5196 : 439, (6 août) 1960.GILMOUR.J.R., J.Path.Baci., 53 : 263, 1951.HOLLENHORST, R.W., BROWN, J.R., WAGENER, H.P., et SHICK, R.M., Neurologic aspects of temporal ar- teritis, Neurology (Minneap.), 10 : 490, (mai) 1960.Horton, B.T., NAGATH, T.B., et BROWN, G.E., Proc Mayo Clinic, 7 : 700, 1932.HuTcHison, J., Diseases of arteries, Arch.Surg.(London), 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soumis à une dose d\u2019hydrate de chloral.Puis, en 1926, des auteurs soulignérent que ce produit amenait de l\u2019insomnie chez l\u2019homme.On l\u2019utilisa alors avec succès dans le traitement de la narcolepsie (2).De 1933 à 1938, de nombreuses publications, surtout américaines, ont démontré l\u2019action hypertensive de l\u2019amphétamine et son action excitante sur le système nerveux central (4).Par la suite, les études psychométriques de sujets normaux et malades mentalement soumis à l\u2019effet d\u2019un dérivé de ce groupe se multiplièrent.Il en est d\u2019ailleurs de même du nombre de composés synthétiques et deleurs indications cliniques.L'usage en est maintenant tellement répandu qu\u2019il n\u2019est plus rare d\u2019en rencontrer des signes d'intoxication.Nous voulons tout d\u2019abord illustrer par quelques observations cliniques les effets toxiques psychiatriques, indiquer sommairement leur fréquence puis les discuter en s\u2019aidant de quelques notions de la psychopharmacologie.* Travail présenté à la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval, le 25 janvier 1962.Harry GRANTHAM et Charles-A.MARTIN Service des femmes, clinique Roy-Rousseau el département de psychiatrie de l\u2019université Laval Yves ROULEAU Service des hommes, Hopital Saint-Michel-Archange et département de psychiatrie de l\u2019université Laval OBSERVATIONS CLINIQUES Premier cas : Madame X, 37 ans, dossier n° 27082.Cette patiente fut admise d\u2019urgence parce que confuse et somnolente, ayant abusé, disait-on, de chlorpromazine et de barbituriques prescrits ailleurs en traitement de son état anxieux chronique.Les antécédents personnels ne sont pas contri- butoires à l\u2019aspect que nous désirons mettre en évidence dans sa maladie actuelle ; toutefois, il est intéressant de souligner qu\u2019elle était l\u2019épouse d\u2019un médecin.L'histoire du début se résumait à des réactions anxieuses et dépressives sur un fond névrotique de vieille date, avec accentuation depuis qu\u2019elle avait été invitée à collaborer à une psychothérapie à sa fillette hystérique.La thérapeutique usuelle donnait un résultat à peine satisfaisant quand sa collaboration déficiente obligea à permettre un départ prématuré.Mais elle devait revenir rapidement, assaillie d\u2019idées impressionnantes, tremblotante, ayant des peurs apparemment non motivées.La première entrevue après cette réadmission met en évidence un état de tension avec aggressivité reliée à un syndrome d\u2019influence, des troubles cénesthésiques de la sphère génitale avec doutes sur son propre sexe, des hallucinations auditives de courte durée.Insomnique, elle se sentait influencée par la télévision et même sa cigarette nuisait, à son avis, à sa santé mentale.Elle reçut de l\u2019insulinothérapie pour réaction dépressive atypique et ce n\u2019est qu'après une amé- 86 Harry GRANTHAM - Charles-A.MARTIN - Yves ROULEAU lioration valable qu\u2019elle avoua utiliser depuis quelques mois de l\u2019amphétamine, sans pouvoir en préciser la quantité.Deuxième cas : Madame X, 28 ans, dossier n° 23878.L'histoire de cette patiente est plus simple car elle fut admise pour toxicomanie amphétami- nique.Nous évitons de nous attarder sur sa personnalité antérieure et son histoire sociale pour simplement exposer la symptomatologie présentée lors de ses deux admissions pour le même motif.Progressivement insomnique, irritable, tremblotante, elle en vint à présenter un délire d\u2019abord mal systématisé puis à thème paranoïde.Elle se sentait suivie par des vendeurs de drogues ; les cyclistes signalaient les automobilistes à son sujet.Sur ce syndrome d\u2019influence, à chacune des hospitalisations, se greffèrent des hallucinations auditives et visuelles fréquentes mais de courte durée (comme l\u2019éclairage du rayon d\u2019un phare qui tourne sur une île ; comme un avion qui passe rapidement).Dès son admission, nous savions qu\u2019elle prenait de la dexédrine, 60 à 80 mg par jour, d\u2019ailleurs cet allégué fut confirmé par une réaction appropriée dans ses urines (réaction de Marquis).Troisième cas : Monsieur X, 40 ans, dossier externe.Il s\u2019agit d\u2019un homme d\u2019affaires de 40 ans, ayant déjà présenté, dix ans auparavant, un syndrome d\u2019excitation maniaque qui a nécessité l\u2019hospitalisation à Montréal avec traitements d\u2019électroplexie.C\u2019est un individu hyperactif qui, en plus de sa profession, doit s'occuper de nombreuses activités sociales.Pour combattre la fatigue et perdre simultanément du poids, il s\u2019est mis à prendre un produit composé d\u2019amphétamines et d'extraits thyroïdiens.Progressivement, il en est venu à augmenter la dose jusqu\u2019à quinze ou seize comprimés par jour.Son tableau clinique fut le suivant : un état d\u2019hyperactivité et d\u2019insomnie lui permettant de travailler toute la nuit et de continuer le lendemain frais et dispos.Il s\u2019est mis à faire des voya- Laval Médical Vol.33 - Fév.1962 ges ici et là ; son comportement a changé vis-à-vis de sa famille.Il est devenu progressivement soupçonneux, méfiant, croyant que son père et épouse étaient ligués contre lui.Contrairement à ses habitudes, 1l fit usage d\u2019alcool et eut quelques aventures extramaritales.Disparu durant quelques jours, sa famille dut effectuer des recherches pour le retrouver.A l\u2019examen, le patient était survolté, très excité, parlait très fort ; le contact se faisait toutefois assez bien et 1l déchargeait une très forte agressivité vis-à-vis des membres de son entourage.Traité par une cure de sommeil associée au 7843 R.P.(Majeptil), il a repris son sens critique, est redevenu calme et pouvait analyser la marche progressive des symptômes depuis le début de la prise de la médication.Le tout est rentré dans l\u2019ordre au bout d\u2019une semaine.Quatrième cas : Monsieur X, 25 ans, dossier externe.Il s\u2019agit cette fois d\u2019un individu qui travaille dans les produits pharmaceutiques.Malgré sa personnalité d\u2019un émotif, obsessif-compulsif, ce qu\u2019on appelait classiquement autrefois le psychas- thénique, il doit faire de la sollicitation et de la vente et, progressivement, pour se donner l\u2019élan voulu, il s\u2019est mis à prendre de la dexédrine, cinq mg trois fois par jour et, à la fin, en quantité incalculable ; il en prenait à peu près comme des bonbons.Il est devenu impatient, coléreux, irritable.Il se fâche, blasphème, donne des coups de poing sur son bureau, brise même sa machine à écrire dans un mouvement de colère.Puis apparaît une jalousie interprétante au sujet de la jeune fille qu\u2019il fréquentait.Il s\u2019autorise à lui téléphoner en pleine nuit « pour voir ce qu'elle fait », a surveiller les alentours de la maison.Cette idée s\u2019impose tellement à lui, qu\u2019il néglige son travail.Il n\u2019accorde sa confiance à personne, croit qu\u2019on veut l\u2019empoisonner et refuse le café que sa mère lui prépare le matin.Il croit que ou il va, on rit de lui et qu\u2019on le traite de fou ; c\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019il aurait vu écrit sur le bas d\u2019un monument : «Il est fou ».1% in ras i gel {hom dèlre [' Li ding fl ote sm} gn tele lps iL fai or ap Si ane lt koe th ally a ine ln fr | li, sh bg it Un iy 21 rt, the del dans pouf are Laval Médical Vol.33 - Fév.1962 Amélioré, il n\u2019abusa pas de cette médication durant quatre ans et, récemment, à l\u2019occasion de difficultés nouvelles, il a recommencé cet abus avec une symptomatologie similaire et des signes d\u2019homosexualité latente, manifestés dans son délire et ses hallucinations.USAGE CLINIQUE ET EFFETS SECONDAIRES D'ORDRE PSYCHIATRIQUE L\u2019obésité constitue certainement l\u2019indication clinique la plus fréquente de l\u2019usage des dérivés de l\u2019amphétamine.incitent à rappeler d\u2019autres indications : l\u2019asthénie simple ou accompagnée d\u2019anxiété, les états dépressifs névrotiques, l\u2019hypotension, la lenteur intellectuelle et, enfin, certaines formes d\u2019épilepsie (narcolepsie).D\u2019autre part, il y a aussi le toxicomane qui utilise l\u2019amphétamine en alternant avec les barbituriques dont il cherche à annihiler le pouvoir narcotique tout en augmentant une douce euphorie.S'il est moins discutable d\u2019utiliser le pouvoir anorexigène de l\u2019amphétamine dans le traitement de l\u2019obésité bien constituée, 11 l\u2019est davantage de le prescrire comme stimulant des états névrotiques et psychasthéniques.Il faut tenir compte, par ailleurs, du psychisme particulier des femmes craignant plus de devenir obèses qu\u2019elles ne souffrent d\u2019une obésité réelle.De plus, le fait de présenter a un patient une médication qui doit le faire maigrir l\u2019incite dans plusieurs cas à augmenter la dose, croyant augmenter le résultat.Il nous semble s'imposer d\u2019expliquer les inconvénients de la médication et d'inciter à consulter lors d\u2019irritabilité ou de sommeil perturbé.Mais les cas présentés nous L\u2019usage de plus en plus répandu de ces composés nous semble conduire, si on omet les autres effets secondaires usuels (tachycardie, tremblements, etc.) à deux types d\u2019effets secondaires d\u2019ordre psychiatrique : a) L\u2019accentuation de traits névrotiques auparavant bien compensés et laissant maintenant apparaître de l\u2019anxiété, de l\u2019irritabilité avec des difficultés d\u2019adaptation créées par l\u2019aggressivité @) SYNDROMES PSYCHIATRIQUES ET EMPLOI DES AMPHÉTAMINES 87 et l\u2019insomnie.Cette insomnie est très rebelle et résistante aux médicaments usuels.dire que ces effets secondaires mineurs sont très fréquents et, pour notre part, nous croyons qu\u2019il suffisent pour faire cesser cette médication chez les patients qui les présentent.b) Des effets secondaires pyschiatriques graves d\u2019ordre psychotique résultant d\u2019intoxication sé- Le tableau usuel décrit dans la littérature correspond aux trois cas présentés : sur le syndrome névrotique décrit plus haut se greffent progressivement des troubles de perception, du schéma corporel, et de l\u2019idéation avec, le plus souvent, un syndrome d'influence et un délire à thème paranoïde.Pour le psychiatre, ce tableau se rapproche étrangement de celui d\u2019une schizophrénie au début (3).Ces inconvénients ont été décrits après usage de tous les dérivés, même les plus récents (tella phenmétrazine).Et les doses suffisantes pour les produire sont parfois légères, reliées à une susceptibilité individuelle et à la personnalité antérieure.Il va sans rieuse.FRÉQUENCE DES EFFETS SECONDAIRES PSYCHIATRIQUES GRAVES S\u2019il est difficile d'évaluer la fréquence que nous croyons très grande des inconvénients mineurs et de préciser la fréquence relative des intoxications amphétaminiques par rapport au nombre de patients en faisant usage, nous voulons par contre tenter de vous indiquer le nombre de syndromes graves qui se sont présentés à la Clinique Roy- Rousseau pour une période de cing ans, soit de 1956 a 1960 (tableau I).A l\u2019étude du tableau I, il est intéressant de noter les faits suivants : 1° La plus grande fréquence de l'alcoolisme traité chez l\u2019homme (2 245 cas en comparaison de 256 chez la femme) ; 2° La plus grande fréquence des intoxications médicamenteuses traitées chez les femmes par rapport aux hommes (106 cas sur 164).3° Sur 164 cas d\u2019intoxication médicamenteuse simple ou mixte, il y a eu en cinq ans 24 cas d'intoxication amphétaminique parmi lesquels on Harry GRANTHAM - Charles-A.MARTIN - Yves ROULEAU TABLEAU 1 Fréquence relative des intoxications à la Clinique Roy-Rousseau de 1956 à 1960 Laval Médical Vol.33 \u2014- Fév.1962 HOMMES FEMMES Total des Intoxi- 200 intoxications Nombre Intoxications cations Nombre Intoxications Intoxica tions médica- d\u2019admissions alcooliques médica- d\u2019admissions alcooliques médica- menteuses a menteuses menteuses 1956.1215 373 10 871 39 14 24 1957.1307 416 9 998 66 26 35 Ce 1280 478 12 1010 64 ee 1230 465 8 970 51 1341 19 810 Ce .6 373 58 4 659 retrouve 21 femmes et trois hommes.Il nous semble toutefois que les états psychotiques reliés à l\u2019usage des amphétaminiques doivent être en réalité plus fréquents.Pour sa part, l\u2019un de nous (Y.R.), en service dans une Clinique psychiatrique d\u2019un hôpital général, a pu en noter 11 cas en cing ans.MÉCANISME DE PRODUCTION Depuis longtemps, on avait noté que les dérivés amphétaminiques pouvaient accroître temporairement le rendement intellectuel et faire ressortir les traits de la personnalité antérieure.Chez l\u2019animal, on a noté de façon régulière un meilleur apprentissage de réflexes conditionnés et CHOH-CH,\u2014NHCH3 i ADRENALINE CH, \u2014 CH, \u2014 NH, MESCALINE Figure 1.\u2014 Formules comparées de l\u2019adrénaline, de la mescaline et de l\u2019amphétamine, d\u2019après Delay (2).chez l\u2019homme, certains auteurs ont utilisé ces dérivés pour activer la symptomatologie en psychologie clinique (1).L\u2019explication actuellement fournie est celle d\u2019une réaction d'éveil produite, semble-t-il, par action au niveau de la formation réticulaire.Il en résulte un état de vigilance accrue et, puisque les stimuli sont davantage perçus de façon consciente en quantité et en qualité, le sujet réagit à leur perception consciente.C\u2019est pourquoi il devient tendu, interprétant et agressif au besoin.Il est par ailleurs intéressant, puisque les intoxications amphétaminiques graves produisent des hallucinations, de comparer avec les restric- CH, \u2014 CH \u2014CHj | NH» OCH3 OH OCH3 AMPHÉTAMINE Mig; Fe, Mal icons edie.lig ENS 5 tele el, par ie, | PUISQUE mn con 1 gi Or: si a a dust ret Hike Laval Médical Vol.33 - Fév.1962 tions qui s'imposent, les formules chimiques de l\u2019amphétamine et de la mescaline, hallucinogène utilisé dans les psychoses expérimentales (figure 1).Nous pouvons alors peut-être nous demander si cette parenté chimique n\u2019offre pas une part de l\u2019explication des effets produits.RÉSUMÉ Nous avons tenté dans cette communication d'illustrer par quelques cas cliniques les effets toxiques d\u2019ordre psychiatrique résultant de l\u2019usage des amphétamines et de les expliquer par une brève note sur la psychopharmacologie.Nous croyons utile de rapporter ces inconvénients fréquents et de rappeler que la personnalité SYNDROMES PSYCHIATRIQUES ET EMPLOI DES AMPHÉTAMINES 89 antérieure du sujet peut constituer une contre- indication à leur emploi.BIBLIOGRAPHIE 1.BUFFARDI, R., On the problem of activation in clinical psychology, Acta Neurol., 16 : 320-328, 1961.2.DELAY, J., Méthodes biologiques en clinique psychiatrique, pp.390 et seq., Masson & Cie, 1950.3.McConNNELL, W.B., et MCLLWAINE, P.J., Amphetamines substances and mental illness in northern Ireland, Ulster Med.J., 30 : 31-34, 1961.4.PRINTZMETAL, M., et ALLES, G.A., The central nervous system stimulant effects of dextroamphetamine sulphate, Am.J.Med.Sc, 200 : 665-673, 1940.REMERCIEMENTS Les auteurs remercient garde Monique Dubuc, i.l., archiviste à la Clinique Roy-Rousseau, pour sa collaboration dans la préparation du tableau I. béuoéd HH RH LE FA se ae) TROUBLES OCULAIRES DES AVITAMINOSES DE HONG-KONG * Jacques BOULANGER assistant dans le Service d'oto-rhino-laryngologie el d ophialmologie de I Hopital Saint-François-d' Assise I.HISTORIQUE La deuxième guerre mondiale était vieille de deux ans.Le vingt-sept octobre mil neuf cent quarante et un, mille neuf cent soixante-quinze soldats canadiens quittaient leur pays à destination de Hong-Kong.Ils y arrivaient le seize novembre de la même année.On comptait trois régiments complets, à savoir les Winnipeg Grenadiers, de Winnipeg, les Royal Rifles, de Québec, et le Headquarter Regiment (2 et 5).L\u2019effectif médical de cette petite armée était dirigé par le médecin militaire J.N.Crawford (11).On se souvient avec quelle rage hypocrite les Japonais attaquèrent, le ou vers le huit décembre.Le jour de Noël, après une lutte désespérée de dix-sept jours, deux cent quatre-vingt-dix soldats et officiers restaient sur les champs de bataille.Les survivants furent faits prisonniers par les Japonais.Nos infortunés concitoyens furent soumis, par la suite, à une série de mauvais traitements par la garnison japonaise.Le manque de nourriture convenable, tant en quantité qu\u2019en qualité, a certainement été l\u2019épreuve la plus pénible de ceux qui devaient rester en captivité jusqu\u2019en mil neuf cent quarante-cing (35).En effet, la valeur de la ration alimentaire quotidienne de chaque homme varia en moyenne entre 1 700 et 2 300 calories.On eut a déplorer, non seulement la quantité nettement insuffisante de nourriture, mais encore la mauvaise qualité des denrées, ce qui réduisait, parfois, la valeur calorique a 1 500 et méme 1 200 calories (1).Deux graves épidémies de dysenterie infectieuse et amibienne ont dangereusement compliqué la situation : une première en mil neuf cent quarante-deux et une seconde en mil neuf cent quarante- quatre (31).* Travail reçu pour publication le 2 février 1961.Résumons le menu : du riz décortiqué ; des fèves soya ; deux fois par semaine, du poisson ou de la viande souvent altérés ; un peu de farine et de sucre ; une quantité relativement généreuse de légumes variés ; de l\u2019eau en abondance.Le marché noir de la nourriture était difficile, peu producteur et, par conséquent, négligeable.Les colis de la Croix-Rouge canadienne n\u2019arrivaient pas à destination.C\u2019est ainsi, qu\u2019avec une diète basse en protéines, en lipides et en vitamines, nos concentrationnaires ont commencé à souffrir de déficiences physiques vers le mois d\u2019avril mil neuf cent quarante- deux.Dès cette date, on a soumis les prisonniers, par une chaleur intense, à divers travaux forcés : travail épuisant dans les usines ; travaux de nivellement par mains d\u2019hommes ; travail dans les mines de charbon.Plusieurs n\u2019ont pu survivre à ces conditions inhumaines.Au cours de l'internement, il y eut deux cent soixante-sept victimes.La guerre elle-même, si courte fût-elle, porta ce nombre à cing cent cinquante-sept.Le seul régiment des Royal Rifles compte sur cette liste des morts, cent vingt-trois soldats et sept officiers.En mil neuf cent quarante-cing, sonne l\u2019heure de la victoire et de la libération.Les équipes de secours vont au plus pressé : on alimente les victimes et on dispense des médicaments.La joie du retour au pays et les bons repas redonnent la gaieté et un peu de poids aux rapatriés.Chacun regagne son patelin.Québec accueille les vétérans du Royal Rifles.II.TROUBLES RÉSIDUELS OCULAIRES DES AVITAMINOSES DE HONG-KONG Durant les quatre années d\u2019internement, 96 pour cent des prisonniers ont souffert de déficien- Ld el AE {sn ñ Le 5 is A ES Es 3 J iit itl ULAkGEp Higa Holy IQUË* des 00 oy aie Éteus de Lem: TEL De La aman DOE: Lonnares physiques quarante TOES, x fons us den | dans ls ried je lier Tics para de ll 1 Laval Médical Vol, 33 - Fév.1962 ces alimentaires, d'infections morbides et d\u2019épuisement physique.Au retour, les manifestations aiguës étaient presque disparues, mais les ex- prisonniers sont hospitalisés et soumis à des examens médicaux mettant en évidence les incapacités résiduelles dont ils souffrent.Les examens répétés annuellement, ont permis d\u2019établir, avec le temps, une classification séméiologique utilitaire de sorte que l\u2019on peut dire que chaque vétéran a souffert ou souffre encore d\u2019un ou de plusieurs des malaises suivants (11) : Inchnation a la fatigue ; Transpiration profuse ; Paresthésies ; Troubles oculaires ; .Œdèmes ; Troubles cardio-vasculaires ; \u2018Troubles gastro-intestinaux ; Nervosité.= © NZ oe Dès 1950 (11), soit cinq ans après la libération, il était intéressant de noter que le docteur J.N.Crawford, médecin-chef à Ottawa, bien au fait du problème par ses fonctions antérieures et actuelles, constate une amélioration grâce aux bons soins, à l'alimentation appropriée et au repos.En effet, il publie que la fatigue, constatée chez près de 45 pour cent des malades, a régressé dans la proportion de 15 pour cent.Le pourcentage de ceux qui ont accusé une transpiration profuse, a baissé de 35 pour cent à dix pour cent.Vingt-cinq pour cent des malades accusent encore des paresthésies, alors qu\u2019au début, 50 pour cent en souffraient.Les œdèmes ont régressé assez bien.Les troubles cardio-vasculaires ont aussi diminué ; huit pour cent s\u2019en plaignent encore.Dix pour cent ont encore des troubles gastro- intestinaux.Il y a encore cinq pour cent de nerveux.Les troubles oculaires, cependant, n\u2019ont pas régressé.Un nombre imposant de vétérans se plaignent de troubles oculaires.Il semble bien que leur maladie soit incurable.En janvier 1947, les docteurs Adamson, Bereton, Tisdale et Gard, de Winnipeg, ont étudié 654 TROUBLES OCULAIRES DES AVITAMINOSÉS DE HONG-KONG 91 dossiers médicaux et constatent 48 pour cent de troubles oculaires.En 1955, le major James T.Baird et l\u2019ophtalmologiste D\u2019Arcy Macdonald, de Toronto, étudient les dossiers des différents districts militaires du Canada.Ils concluent que les lésions oculaires acquises lors de l\u2019internement persistent et au même degré (2 et 5).Nous avons nous-même, depuis quelques années, et plus intensément depuis quelques mois, sélectionné pour étude, 172 dossiers de vétérans ex-prisonniers de guerre de Hong-Kong.De ce total, 82, soit 43 pour cent, ont encore des troubles oculaires.Soixante-huit pour cent des malades examinés ont souffert, pendant leur internement, de béribéri et ou de pellagre à divers degrés ; 70 pour cent de ceux qui en furent atteints, ont fait des troubles oculaires.Subjectivement, nos malades se plaignent de baisse de l\u2019acuité visuelle, d\u2019asthénopie et de céphalée ; objectivement, on constate une pâleur des papilles et des déficits du champ visuel.Ce sont ces symptômes visuels, reliquats permanents de l\u2019avitaminose et de la malnutrition, que nous nous proposons d'étudier pour en arriver à un diagnostic aussi précis que possible ; à la lumière de certains faits expérimentaux, cliniques et anatomiques, nous tenterons d'établir une théorie pathogénique (25).A.ANTÉCÉDENTS PERSONNELS : Les antécédents héréditaires et familiaux de nos malades sont mal connus et leur passé ophtalmologique n\u2019a pas été étudié dans les détails.Néanmoins, ils avaient tous subi, avec succès, examen médical d\u2019admission dans les forces armées.Une acuité visuelle défectueuse, non améliorable avec des verres, ou une maladie oculaire évolutive était, alors, une cause de refus.Dès les trois premiers mois d\u2019internement, les malaises oculaires débutent, et approximativement 70 pour cent de l\u2019effectif auront à se plaindre de leurs yeux à un moment ou l\u2019autre de leur captivité.Chez un petit nombre, les symptômes seront légers, fugaces et transitoires ; chez la 92 Jacques BOULANGER majorité, ils seront sévères, tenaces et permanents.On se plaint de douleurs et de malaises sous forme de chaleur, de piquement, de larmoiement, de photophobie, de névralgie faciale et frontale et d\u2019asthénopie.L\u2019acuité visuelle fléchit.On enregistre tous les degrés de déficience jusqu\u2019à la cécité complète (5 et 25).Quelques-uns accusent de la diplopie par paralysie oculaire.Les variations subjectives, en mieux ou en pis, épousent les caprices des rations quotidiennes.Objectivement, les médecins, prisonniers eux aussi, notent la rougeur et l\u2019œdème des paupières.Les cils tombent.Les conjonctives sont sèches, friables et hyperhémiées.C\u2019est le xérosis conjonctival.Des ulcères de comée apparaissent.La maladie de Bitot, avec sa triade classique de xérophtalmie, d\u2019éméralopie et de taches ne semble pas s'être manifestée dans toute sa splendeur.Qu'est-ce qui s\u2019est passé au fond d\u2019œil de nos malades pendant l\u2019intenement (15 et 21)?On ne peut le décrire avec la certitude physique de l\u2019ophtalmoscopie, étant donné que les médecins n\u2019avaient pas le matériel nécessaire.Cependant, le docteur Talbot, médecin britannique attaché à la population civile de Hong-Kong, a noté de l\u2019œdème rétinien et une papillite chez les malades internés dans les mêmes conditions que les nôtres.Chez ses malades, l\u2019atrophie optique s\u2019est, par la suite, installée.Il semble logique de supposer un passé pathologique analogue puisque nos malades présentent, depuis leur retour, une atrophie optique mise en évidence par : 1.La baisse de l\u2019acuité visuelle ; 2.L'aspect de la papille ; 3.Les anomalies du champ visuel.B.SYMPTOMATOLOGIE ACTUELLE : 1.Les modifications de l\u2019acuité visuelle : Nos malades voient mal de près et de loin.Il est impossible d\u2019améliorer la vision avec des lunettes.Suivant l\u2019intensité des dommages, les chiffres a de l\u2019acuité visuelle s\u2019échelonnent de 20/40 à Laval Médical Vol.33 - Fév.1962 20/400, et même à 5/400 dans quelques cas particuliers.A une distance de trois ou quatre pieds, un de nos malades ne peut faire plus que de distinguer et compter les doigts de la main.Plusieurs malades prétendent avoir une acuité visuelle satisfaisante, mais le malaise qu\u2019ils éprouvent nous permet de supposer, par l\u2019interrogatoire, un trouble de la vision centrale.De loin, l\u2019objet fixé est amputé et paraît instable.En présence d\u2019un tableau d\u2019optotype (15), ils ne peuvent pas lire toutes les lettres en même temps ; certaines sont absentes ou déformées.De près, ils ne peuvent pas lire un mot entier ; il y a une lettre amputée.C\u2019est le signe de la lettre nasale de Traquair.Le malade est obligé de fixer l\u2019objet ou le caractère en vision paramaculaire ; il désire ardemment une vision plus précise et, instinctivement, il dirige sa macula vers l\u2019objet entrevu ; il ne peut le voir et la danse des objets fixés débute.De près, ce symptôme est plus gênant.La plupart des malades traduisent ce malaise en disant que «ca scintille ».L\u2019expression fait bien image, parce qu\u2019en vision photopique ces malades souffrent d\u2019un certain degré d\u2019éblouissement.Le soleil les fatigue.Les couleurs paraissent sales et grisatres.C\u2019est pour cette raison qu\u2019ils ne peuvent pas assister sans fatigue à une représentation cinématographique ou à un spectacle de télévision.2.L'aspect de la papille : Le fond d\u2019œil de nos malades est caractéristique.On rencontre, en effet, l\u2019image classique de l\u2019atrophie optique postnévritique.Normalement, la papille a une coloration blanc- rosée, couleur fleur de pêcher, selon Brégeat (6).Cette coloration est due à la superposition de trois plans, à savoir, d'avant en arrière : a) Les fibres optiques presque grises ; b) La lame criblée, marbrée de gris et de rose ; c) Les fibres optiques myélinisées de couleur blanche (6).Le segment nasal est plus foncé, parce que la couche des fibres optiques y est plus épaisse.Le segment temporal est plus clair et plus pâle.Les bords de la papille ne sont pas uniformes : ct 0 val ny \u201cEn tidy Mig den UE i) Yip, i, CAS pag.pi de de FO Soi] Loe Tie Deve CE le hire sale de Tubs [die If ich débute La ol dent i dla \u20ac ne pi nation Laval Médical Vol, 33 - Fév.1962 le contour nasal est ordinairement flou, à cause de la vascularisation plus intense ; le contour temporal est plus clair (7).Ces particularités anatomiques sont sujettes à des variantes suivant le vice de réfraction et l\u2019âge du sujet ; elles doivent être reconnues avant d\u2019affirmer la présence d\u2019une modification pathologique.On peut dire que chacun de nos malades présente une image papillaire particulière.Cependant, on peut grouper l\u2019aspect ophtalmoscopique en trois catégories : a) Décoloration uniforme de la papille ; b) Pâleur localisée au segment temporal ; c) Papille de coloration normale.a) Décoloration uniforme de la papille.11 existe une décoloration, variable en intensité, mais généralisée à toute la papille.Le versant temporal est plus blanc que le reste.Le flou nasal a disparu.Le blanc-rosé est remplacé par un blanc ivoire de nacre ou de porcelaine.Quelques malades offrent une papille blanc miroitant, tirant sur le vert.Dans certains cas, nous avons noté un élargissement de la dépression physiologique, laissant voir l\u2019épanouissement de la lame criblée.Ailleurs, la dépression physiologique est comblée de tissu glial blanchâtre.b) Pâleur localisée au segment temporal.L\u2019aspect ophtalmoscopique le plus fréquemment rencontré, c\u2019est la pâleur localisée au segment temporal de la papille.Le plus souvent, la décoloration est bien évidente entre les méridiens de huit heures et de dix heures : on a l\u2019impression d\u2019une enclave cunéiforme à cet endroit.C\u2019est là que passe le faisceau maculaire.On y perçoit très bien la lame criblée d'aspect blanc-ivoire.Ici aussi la dépression physiologique est souvent comblée par du tissu glial (7).c) Papille de coloration normale.Quelques malades, en dépit de symptdmes subjectifs parti- culiérement génants, ont une papille de coloration normale.Cependant, on y décèle quelques TROUBLES OCULAIRES DES AVITAMINOSÉS DE HONG-KONG 93 modifications : le flou nasal semble faire le tour de la papille ; la pâleur physiologique du segment temporal a disparu pour fournir un aspect d\u2019hy- perhémie.Ici, il ne semble pas y avoir de modification de la dépression physiologique.I] ne semble pas y avoir de relation directe entre l\u2019intensité des changements ophtalmoscopiques et le degré de l\u2019acuité visuelle : tel malade, par exemple, avec une papille normale sera très gêné avec une acuité visuelle de 20/80 ou moins ; tel autre mènera une existence heureuse avec une papille blanche et une vision de 20/30.Les vaisseaux, artères et veines rétiniennes, ont le calibre et le trajet habituels.Chez certains malades, nous avons noté une certaine pâleur (21) rétinienne généralisée : cette constatation ne permet pas de tirer des conclusions objectives valables et spécifiques.Nous avons isolé un ou deux cas de dégénérescence choriorétinienne maculaire unilatérale (5).Douze ou quinze pour cent présentent des lésions d\u2019atrophie choridienne péripapillaire ou juxtapapillaire.L\u2019aspect pigmenté de ces lésions tranche sur la pâleur restante de la rétine.3.Les modifications du champ visuel : Les anomalies du champ visuel sont fréquentes et variées (35).Nous en retrouvons chez presque tous nos malades.Nous avons été à même de constater la diversité des localisations et l\u2019intensité des déficits Nous nous sommes servi du périmètre à coupole de Goldmann et de l\u2019écran tangent de Bjerrum (figure 1).Le périmètre de Goldmann est très perfectionné.Il est muni d\u2019un dispositif permettant l\u2019emploi des index lumineux.Le rapport entre I\u2019éclairage du fond et celui des index est constant.De plus, il permet l\u2019étude des sommations spatiales dans toute l\u2019étendue du champ grâce aux deux variables.Nous pouvons nous en servir pour l\u2019exploration centrale, ce qui évite le changement d'appareil, Cependant, dans les cas où il faut plus de précision, nous passons à l\u2019écran tangent de Bjerrum dont le maniement est connu. intensité de l'objet CIEE wn 012] © Ls grandeur de l'obje Figure 1.\u2014 Champ visuel sensiblement normal.Les études périmétriques nous ont permis de mettre en évidence chez nos malades, les déficits suivants (21) : a) Des rétrécissements périphériques ; b) Des scotomes.a) Les rétrécissements périphériques.Les rétrécissements concentriques périphériques du champ visuel sont difficiles à interpréter (15).Beaucoup d\u2019auteurs les rapportent à une manifestation fonctionnelle.Pour cette raison, nous avons dû mettre de côté un certain nombre de graphiques.Cependant, nous avons mis ce déficit en évidence trop souvent (figures 2, 3 et 4) pour croire à une manifestation purement fonctionnelle.Figure 2.\u2014 Rétrécissement périphérique du champ visuel.Scotome central et centrocæcal.Jacques BOULANGER Laval Médical Vol, 33 \u2014 Fév.1962 D'ailleurs, le docteur Talbot mentionne un rétrécissement concentrique pour le blanc dans 82 pour cent des cas chez les malades souffrant d\u2019avitaminoses multiples (15).intensité de l'objet i ela 3T201 / «E = \u20ac _ 7 A B15 z Tf (20006 | Le 2 GNT © sil Lk 3403 | zeo 55 210 285 3007 os.(@) Elam ee Er \u2014 gel langer pot cs : | ' Figure 3.\u2014 Élargissement de la tache aveugle avec scotome central.Sloan a constaté un rétrécissement concentrique (4) du champ visuel à la quarante-deuxième journée de carence expérimentale, alors que les courbes adaptométriques étaient encore normales.\u2014 +0 - ge 5 : 5 ora er A, 330 intensité de l'objet ea 2 3 Pi Ne our changer de Coté foire posser Fonaes par se Figure 4.\u2014 Rétrécissement concentrique avec scotome central et élargissement de la tache aveugle.Nous avons constaté chez plusieurs de nos malades, des rétrécissements concentriques du champ sans altérations de sa forme habituelle (4).Il ne s\u2019agit pas, cependant, d\u2019une restriction vraie et absolue des limites du champ.Avec des ere ae mee fir - 5! em du à lcd Be il \u20ac ste ht STE à du an NTS Mn \u2019 fl 77 «dote ar ry ee 3 gma.On ea + ps cer tre a.æ Les consultations journalières en gastro- entérologie, par R.DUPUIS, médecin des Hôpitaux de Paris.Dans la collection Les Consultations journalières, publiée sous la direction de M.ALBEAUX-FERNET.Un volume de 182 pages, avec 29 figures (17x22).Cartonné : 20 nf.Masson & Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).Un malade consulte ; il expose les troubles qu\u2019il ressent.D\u2019après les symptômes qu\u2019il a recueillis et groupés, le médecin examine le sujet, puis il fait appel à ses souvenirs livresques, aux associations d\u2019idées provenant de cas analogues.Il pose un diagnostic ; il le complète, si besoin, par des examens biologiques choisis avec discernement : partant des signes, il est parvenu à la maladie et 1l peut lui donner un nom.Cette succession indispensable d'opérations mentales est décrite dans les volumes des Consultations journalières.A l'inverse des arides et schématiques exposés des « questions » de concours ou des articles de traités, le lecteur ne se trouve pas devant des maladies, mais devant des malades, c\u2019est-à-dire, non pas en face de l\u2019abstrait, mais de la réalité.Ce second ouvrage de la collection, écrit par Raymond Dupuy, est consacré aux consultations journalières en gastro-entérologie.Sont envisagés successivement les problèmes posés par les dyspeptiques, les diarrhéiques, les constipés, les parasités, les dysphagiques, les épi-gastralgiques, les opérés de l\u2019estomac qui souffrent, les malades qui saignent, les douloureux de la fosse iliaque droite, les dysentériques, etc.À l\u2019aide de ces descriptions et des prescriptions thérapeutiques correspondantes, l'essentiel de la gastro-entérologie courante est passé en revue, selon les procédés de la clinique la plus orthodoxe, aidée par les méthodes d\u2019investigation les plus modernes placées dans une perspective toujours dominée par la clinique.À cette règle générale échappent certains chapitres dont l'interprétation moderne n\u2019est possible que grâce à la radiologie ou à l\u2019endoscopie, en particulier les chapitres consacrés au cancer de l'estomac ou au diagnostic de recto-sigmoido- scopie.(22) RRR STR IR RRR REVUE DES LIVRES Cet ouvrage, comme ceux qui le suivront prochainement, rendra les plus grands services aux praticiens dans l\u2019exercice quotidien de leur tâche.GRANDES DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Introduction.\u2014 Les dyspeptiques.\u2014 Les diarrhéiques.\u2014 Les constipés.\u2014 Les urgences médicales en gastro-entérologie.\u2014 Les parasités.\u2014 Les dysphagiques.\u2014 Le syndrome de posture (reflux œsophagien).\u2014 Le cancer de l\u2019estomac.\u2014 Les douleurs épigastriques.\u2014 Les opérés de l\u2019estomac qui souffrent.\u2014 Les hémorragies.\u2014 Les douleurs de la fosse iliaque droite.\u2014 Les troubles du transit.\u2014 Le syndrome dysentérique.\u2014 Les diagnostics de rectosigmoidoscopie.\u2014 Index alphabétique des matiéres.Les consultations journalières en endocrinologie, par M.ALBEAUX-FERNET, médecin des Hôpitaux de Paris.Dans la collection Les Consultations journalières, publiée sous la direction de M.ALBEAUX-FERNET.Un volume de 136 pages, avec 3 figures, tableaux (17X22).Cartonné : 18 nf.Masson & Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI\u20ac).Un malade consulte ; il expose les troubles qu\u2019il ressent.D\u2019après les symptômes qu\u2019il a recueillis et groupés, le médecin examine le sujet, puis 1l fait appel à ses souvenirs livresques, aux associations d\u2019idées provenant de cas analogues.Il pose un diagnostic ; il le complète, si besoïn, par des examens biologiques choisis avec discernement : partant des signes, il est parvenu à la maladie et il peut lui donner un nom.Cette succession indispensable d\u2019opérations mentales est décrite dans les volumes des Consul- lations journalières.A l'inverse des arides et schématiques exposés des « questions » de concours ou des articles de traités, le lecteur ne se trouve pas devant des maladies, mais devant des malades, c\u2019est-à-dire, non pas en face de l\u2019abstrait, mais de la réalité.Le premier de ces ouvrages écrit par M.Albeaux Fernet, est consacré aux consultations journalières en endocrinologie.Il concerne des fatigués, des agités, des obèses, des ménages préoccupés de ne pas avoir d\u2019enfants, des jeunes filles sans règles, des enfants qui ne grandissent pas et, aussi, des femmes attristées par l\u2019approche de la vieillesse. 144 À l\u2019aide de ces descriptions, et des prescriptions thérapeutiques adaptées à chacune, toute l\u2019Endocrinologie courante est passée en revue selon les procédés de la clinique la plus orthodoxe, aidée par les méthodes de la biologie la plus actuelle.Cet ouvrage, comme ceux qui le suivront prochainement, rendra les plus grands services aux praticiens dans l\u2019exercice quotidien de leur tâche.GRANDES DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE 1.L\u2019enfant ei l\u2019adolescent (26 pages).\u2014 Le garçon à la puberté.\u2014 Que faire devant une puberté précoce chez un garçon ?\u2014 Les ectopies testiculaires.\u2014 La jeune fille lors de ses premières règles.\u2014 Que faire devant une puberté précoce chez la fille ?\u2014 Les problèmes menstruels chez l\u2019adolescente.\u2014 Les enfants qui ne grandissent pas.11.À l\u2019âge adulte (100 pages).\u2014 Les fatigués.\u2014 Les apathiques.\u2014 Les agités.\u2014 Les assoiffés.\u2014 Les maigres.\u2014 Les obèses.\u2014 Les gros cous.\u2014 Les exophtalmiques.\u2014 Les migraineux ou soi-disant tels.\u2014 L\u2019hypertendu de moins de cinquante ans.\u2014 Le couple stérile.\u2014 Les comas endocriniens.\u2014 Le diabétique.\u2014 Les endocriniens tuberculeux.\u2014 Les femmes non réglées.\u2014 Les femmes peu réglées.\u2014 Les pertes de sang.\u2014 Le syndrome prémenstruel.\u2014 Les hirsutes.\u2014 Les endocriniennes enceintes.\u2014 La petite masse dans un sein.\u2014 La femme castrée.II.Après la cinquantaine (6 pages).\u2014 La femme aux approches de la ménopause.\u2014 La femme lors de la ménopause.\u2014 Les gens qui se sentent vieillir.Index alphabétique des matières.Vaccins et sérums, par P.CHASSAGNE, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, médecin des hôpitaux.Préface du professeur TURPIN.Bibliothèque de thérapeutique médicale, directeur : professeur Raymond TURPIN.Un volume in-8° de 404 pages (1961) : 60 nf.G.Doin & Cie, éditeurs, 8, place de 'Odéon, Paris (VI\u20ac).Sil est exact que I'avénement des sulfamides et, surtout, des antibiotiques a réduit le champ de la thérapeutique curative des infections par les vaccins et les sérums, leurs indications en médecine préventive sont, par contre, restées de première importance.La vaccination constitue, en effet, la seule arme vraiment efficace que nous puissions opposer à nombre de maladies épidémiques, pour le traitement desquelles les moyens thérapeutiques actuels, bien que puissants, sont loin d\u2019offrir une sécurité absolue.Nul n\u2019a le droit de négliger les possibilités offertes par la sérothérapie et l'essor nouveau que leur a donné l\u2019utilisation des gamma- REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.33 \u2014 Fév.1962 globulines.La valeur de la prophylaxie vaccinale est directement fonction de sa généralisation.Aussi s\u2019explique, sur le plan national, l\u2019obligation légale de certaines vaccinations et, sur le plan international, l\u2019établissement de règlements sanitaires particulièrement indispensables actuellement où la fréquence et la rapidité des voyages facilitent la dissémination des épidémies.Il était donc opportun de faire le point et cette monographie vient à son heure.Son but est avant tout pratique, et l\u2019auteur a limité au maximum les considérations immunologiques, bactériologiques ou statistiques.Elle est divisée en trois parties.La première est consacrée au rappel de notions générales sur les principes biologiques et l\u2019application thérapeutique des sérums et des vaccins.La deuxième groupe les différentes infections justiciables de ce traitement et étudie les modalités particulières à chacune d\u2019elles.Le classement alphabétique qui a été adopté rend rapide et facile la recherche du renseignement souhaité.Enfin la troisième réunit les textes législatifs ou règlementaires actuellement en vigueur, concernant les vaccinations préventives, tant sur le plan national qu\u2019international.Le médecin y trouvera aisément les indications indispensables pour répondre aux questions que ce sujet suscite de plus en plus fréquemment.Ce livre, écrit en une langue claire et précise, abordant l\u2019étude des développements les plus récents de l\u2019immunologie, sera apprécié non seulement du médecin de médecine générale, mais aussi du pédiatre, de l\u2019hygiéniste et des médecins des Services médico-sociaux.Traitement chirurgical des affections oculaires, par L.GUILLAUMAT, L.PAUFIQUE, R.DE SAINT-MARTIN, tS.SCHIFF-WER- THEIMER, et G.SOURDILLE.Tome III: Strabisme \u2014 Décollement de la rétine \u2014 Tumeurs du globe oculaire \u2014 Prothèses du globe et de l\u2019orbite \u2014 Affections de l\u2019orbite.Un volume grand in-8° de 438 pages avec 320 dessins, photos et schémas en noir et en couleurs, groupés en 163 figures dans le texte et hors-texte (1961).Relié : 115 nf.G.Doin & Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VI°).Les auteurs terminent cette somme chirurgicale en publiant le tome III consacré a l'étude du Strabisme, du Décollement de la rétine, des Tumeurs Lu ol i I t It Ie k 3 I rave 2m Laval Médical Vol.33 - Fév.1962 du globe oculaire, des Affeclions orbitaires, des Prothèses oculaires el orbitaires en général.Très judicieusement, la thérapeutique chirurgicale du Strabisme est insérée dans le cadre général du traitement de cette affection, dont elle ne saurait être dissociée.L\u2019opportunité de l\u2019opération, la technique à employer, la nature et la durée des exercices orthopédiques pré- et post-opératoires sont clairement exposées ainsi que les complications qui peuvent en altérer l\u2019évolution.L'accent est mis également sur les formes cliniques diverses des strabismes.Un court chapitre est consacré au traitement chirurgical des paralysies oculo-motrices qui donne actuellement de si bons résultats.Le traitement du Décollement de la rétine comporte l\u2019adjonction des méthodes les plus récentes : résection sclérale lamellaire, cerclage, diathermo- coagulation.Les indications sont précisées en fonction des différents aspects cliniques du décollement, de la nature des lésions oculaires qui l\u2019accompagnent, de la présence et du nombre des déchirures.Un paragraphe spécial envisage le traitement préventif du décollement de la rétine.Les auteurs, avec bon sens se tiennent à une égale distance de l\u2019abstention totale et des interventions trop généralisées et systématiques.Le chapitre réservé au traitement des Tumeurs du globe oculaire, comporte un exposé assez développé de toutes les méthodes destinées à en préciser la topographie et dans une certaine mesure la nature.Mais l\u2019acte chirurgical ne saurait être, lui non plus, dissocié du traitement par les agents physiques, les techniques radio- thérapiques et radiumthérapiques.La diather- mie, la photo-coagulation sont envisagées avec leurs possibilités, leurs limites.Un important chapitre sur les indications et les complications (24) REVUE DES LIVRES 145 complète le traitement chirurgical des tumeurs du globe oculaire chez l\u2019adulte et chez l\u2019enfant.Déjà envisagée du point de vue traumatique dans le tome 1, la Pathologie orbitaire est exposée dans la mesure où elle est du ressort du traitement chirurgical.Les voies d\u2019abord : antérieures, externes, temporale, supérieure des orbitotomies sont décrites avec leurs variantes, et illustrées de schémas qui en facilitent la compréhension technique.Les indications opératoires précises nécessitent un examen clinique et radiologique spécial.Les résultats réunis, étudiés, pesés à leur juste valeur en dégagent les indications chirurgicales : opportunité de l\u2019orbitotomie, choix de la voie d\u2019abord, importance de l'opération à pratiquer.La nécessité est rappelée d\u2019une collaboration intime entre ophtalmologiste, et praticiens habitués à travailler dans des régions toutes voisines : O.R.L., neuro-chirurgien et stomatologiste.Les Prothèses oculaires el orbilaires terminent ce dernier tome du « Traitement chirurgical des affections oculaires ».Un index alphabétique très fouillé permettra au lecteur de se reconnaître dans les recherches qu\u2019il pourra entreprendre.Ainsi se trouve terminé un ouvrage qui fait honneur à l\u2019ophtalmologie chirurgicale française, et que les ophtalmologistes du monde entier consulteront avec fruit.DÉJÀ PARUS Tome I.\u2014 Généralités \u2014 Cataractes - Glaucome \u2014 Irido- cyclites \u2014 Traumatologie.Un volume grand in-8° de 440 pages avec 105 figures.1957.Relié : 70 nf.Tome II.\u2014 Conjonciive \u2014 Cornée \u2014 Paupières \u2014 Voies lacrymales.Un volume grand in-8° de 606 pages avec 584 dessins, photos et schémas groupés en 285 figures.1961.Relié : 145 ni.ti af # ji ____ SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL Séance du 25 janvier 1962, à la Faculté de médecine 1.Maurice HÉON : Aberration embryogénique rénale et surrénalienne ; 2.André MCCLISH : Cathétérisme du cœur gauche ¢t cardio-angiographie ; 3.Raymond DEPOUX : Le laboratoire de diagnostic virologique au service du clinicien ; en discussion : Philippe DANIEL ; 4, Yves ROULEAU et Harry GRANTHAM : Syndrome psychiatrique consécutif à l\u2019emploi des amphétamines.Séance du 8 février 1962, à la Faculté de médecine a .Marcel GUAY : Mononucléose infectieuse ; 2.Jean-Marie DELAGE : Les épreuves de l\u2019hémostase préopératoire ; 3.Yves ROULEAU, J.-Ÿves GOSSELIN et Georges REINHARDT : Le traitement chirurgical des régressions névrotiques sévères.UNE MAÎTRISE AU DOCTEUR TURCOTTE L\u2019 Université du Minnesota annonce que le docteur Bernard Turcotte, de Beauport, Québec, a reçu une maîtrise ès sciences en radiologie, le 14 décembre 1961.Le docteur Turcotte recevait cette maîtrise au terme d\u2019une résidence en radiologie à la Fondation Mayo, à Rochester, Minnesota, et d\u2019une inscription à l\u2019École des gradués de l\u2019Université du Minnesota.NOUVEL EXÉCUTIF AU COLLÈGE ROYAL À la réunion du Conseil du Collège royal en janvier, le docteur G.Malcolm Brown, de Kingston, a été élu président de cet organisme pour les deux prochaines années.Le docteur Georges-A.Ber- geron, de Québec, a été élu vice-président pour la section médicale et le docteur Walter C.Mac- Kenzie, d\u2019Edmonton, vice-président pour la section chirurgicale.Le docteur K.T.MacFarlane, de Montréal, en est le trésorier honoraire, le docteur James-H.Graham, d\u2019Ottawa, en est le NOUVELLES secrétaire et le docteur W.Gordon Beattie, d\u2019Ottawa, l'assistant secrétaire honoraire.Le docteur D.R.Webster, de Montréal, représente les associés du Collège à l\u2019Exécutif et le docteur D.A.Thompson en est membre à titre de président sortant de charge.Peu avant cette réunion du Conseil, le docteur Jacques Turcot, de Québec, a été élu membre du Conseil du Collège royal.SOCIÉTÉ CANADIENNE D\u2019INVESTIGATION CLINIQUE La Société canadienne d'investigation clinique a tenu sa réunion annuelle au Royal York, à Toronto, le mercredi 17 janvier 1962.À cette réunion, le docteur Charles Plamondon, de Québec, en collaboration avec les docteurs André Marois, Gaston Mercier, Suzanne Lambert, René Basta- rache et Jean-Pierre Bernier, de l'Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, de Québec, a présenté un travail sur l'emploi d\u2019un test à la trioléine radioactive pour le diagnostic de l\u2019athéromaiose et le docteur Guy Saucier, en collaboration avec les docteurs Guy Nadeau et Jacques Brunet, de l'Hôpital du Saint- Sacrement, de Québec, a présenté un travail sur les applications cliniques de la vitesse de la disparition de l\u2019hyperglycémie provoquée.LA BOURSE CIBA AU DOCTEUR LEBŒUF On apprend que la bourse Ciba de recherches en médecine a été décernée, pour l\u2019année 1962, au docteur Gilles Lebœuf, de Montréal.Le docteur Lebœuf, qui est diplômé de l\u2019université de Montréal, se consacre actuellement à des travaux de recherches sur l\u2019endocrinologie chez l'enfant au Philadelphia Children\u2019s Hospital, La bourse Ciba lui permettra de poursuivre ses recherches à l\u2019Hôpital Sainte-Justine de Montréal.Le Comité chargé d\u2019examiner les candidatures était composé des docteurs J.S.L.Browne, de l\u2019université McGill, président ; G.-A.Bergeron, de l\u2019université Laval ; C.Malcolm Brown, de l\u2019université Queen ; R.L.Noble, de l\u2019université de Colombie britannique ; K.J.R.Wightman, de l\u2019université de Toronto et C.Walter Murphy, administrateur de la bourse.Le docteur Murphy est le conseiller médical de la Compagnie Ciba, de Dorval, Québec. Tm TT _\u2014 wo COURS AVANCE DE L\u2019AMERICAN COLLEGE OF CHEST PHYSICIAN Le Conseil des cours avancés de l\u2019American College of Chest Physicians, sous la présidence du docteur J.Winthrop Peabody, Sr, de Washington, a prévu cing cours avancés qui seront tenus a New-York, Philadelphie, Détroit et Chicago au cours de l\u2019année 1962.Voici la liste des cours prévus : \u2014 Problèmes cardiopulmonatres chez l\u2019enfant, à Chicago, du 23 au 27 juillet, au Edgewater Beach Hotel ; \u2014 Nouveaux développements dans le diagnostic el le traitement des maladies du cœur et des poumons, à Philadelphie, du 17 au 21 septembre, au Warwick Hotel ; \u2014 Maladies professionnelles du cœur et des poumons, à Détroit, du 1° au 5 octobre, au Sheraton- Cadillac Hotel ; \u2014 Physiologie cardiopulmonaire clinique, à Chicago, du 22 au 26 octobre, au Knickerbocker Hotel ; \u2014 Nouveaux développements dans le diagnostic el le traitement des maladies du cœur et des poumons, à New-York, du 12 au 16 novembre, au Barbizon- Plaza Hotel.Les frais d'inscription aux cours sont de $75.pour les membres de l\u2019American College of Chest Physicians et de $100.pour les non- membres.Les candidatures aux cours avancés 1962 seront acceptées dans l\u2019ordre de leur réception et doivent être posées le plus rapidement possible.On obtiendra des informations additionnelles en écrivant au docteur Murray Kornfeld, directeur exécutif, American College of Chest Physicians, 112 East Chestnut Street, Chicago 11, Illinois.SEIZIEME SYMPOSIUM ANNUEL SUR LA RECHERCHE FONDAMENTALE DANS LE CANCER Le M.D.Anderson Hospital and Tumor Institute, de l\u2019université du Texas, annonce leur seizième symposium annuel sur la recherche fondamentale dans le cancer, qui aura lieu les 1, 2 et 3 mai au Centre médical du Texas, à Houston.Q6) CONGRÈS Le symposium portera sur les nouveaux concepts en immunologie et en oncologie et étudiera spécifiquement les sujets suivants: 1.Les théories sur la production des anticorps ; 2.Les mécanismes régulateurs de la synthèse des anticorps ; 3.La nature de la réaction antigène-anticorps ; 4.La transplantation et la tolérance immunolo- gique ; 3.Les antigènes spécifiques du cancer.Les comptes rendus de ce symposium seront publiés sous forme d\u2019une monographie intitulée : Conceptual advances in immunology and oncology.SYMPOSIUM SUR LE PHENFORMIN (DBI) Un symposium sur le Phenformin (DBI) sera tenu au Four Seasons Motor Hotel, 415 Jarvis Street, Toronto, le 9 mars, à 8 h.30 a.m., sous la présidence du docteur William R.Feasby, directeur médical de la Canadian Diabetic Association, Pour toute information, s\u2019adresser au secrétaire du symposium, 93 Yorkville Avenue, Toronto 5.TROISIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL D'HYGIÈNE ET DE MEDECINE PREVENTIVE Le 32 Congrés international d\u2019hygiéne et de médecine préventive organisé par la Osterreichische Wissenschaftliche Gesellschaft fiir prophylakiische- und sozialmedizin (Société scientifique de médecine préventive et sociale en Autriche) aura lieu à Vienne en Autriche du 27 au 30 mai 1962 sous la présidence du professeur docteur H.F.Hausler.Les langues officielles du Congrès seront l\u2019allemand, l\u2019anglais et le français.Les conférences présentées au cours des séances principales seront simultanément traduites en ces trois langues.Le Congrès traitera du sujet La santé publique el la protection des irradiations.Sont au programme les points suivants : 1.Physique et principes ; 2.Santé publique ; 3.Protection des irradiations ; 4.Génétique.ie RE 148 Conférences.Les conférences seront d\u2019une durée de dix minutes.Les manuscrits de quatre pages dactylographiées au plus doivent parvenir au Secrétariat du Congrès jusqu\u2019au 31 mars, à la rigueur jusqu\u2019au 15 avril 1962.La mise en application d\u2019un procédé d\u2019imprimerie photographique spécialement étudié permet aux organisateurs de mettre à la disposition des participants les rapports avant la fin du Congrès.Pour permettre cette parution rapide, les auteurs sont priés d\u2019envoyer leurs manuscrits conformément aux indications précises qui leur parviendront en temps voulu.Les séances de travail auront lieu à la Siadthalle, de Vienne.Il est prévu de présenter des films scientifiques pendant le Congrès.On prévoit en outre l'orga- CONGRÈS Laval Médical Vol.33 - Fév.1962 nisation d\u2019une exposition de préparations et d\u2019appareils médicaux.Le programme culturel et le programme des divertissements ainsi qu\u2019un programme pour les dames seront publiés à une date ultérieure.Logement : Pour les réservations de chambres, veuillez vous adresser à l\u2019agence « Internationales Reiseburo Primus », Vienne I, Singerstrasse 2.La parution du programme préliminaire a été prévue pour le mois de janvier.Il comprendra les bulletins d\u2019inscription, soit pour la participation au Congrès, soit pour les conférences et les films.Veuillez vous adresser au Secrétariat du « III\u201c Congrès international d\u2019hygiène et de médecine préventive », Vienne IX., Alserstrasse 4, Wiener Medizinische Akademie, pour tous les renseignements que vous désirez obtenir. NOUVEAUX « KRYL » Pastilles au miel et a la menthe Ayerst, McKenna and Harrison, Limited, Montréal Composition.La pastille renferme : Bacitracine.50 unités *Sulfate de polymyxine B.500 unités Tyrothricine .1,0 mg Sulfate de néomycine (base).2,5 mg « Hibitane » (bichlorhydrate de chlorhexidine) .5,0 mg Benzocaine.5,0 mg Menthol.0,8 mg * Brevet canadien, n° 497 471.Indications.La plupart des infections des gencives, de la bouche, du pharynx et de la région amygdalienne et douleur associée.Les pastilles Kryl sont également recommandées comme mesure prophylactique dans l\u2019amygdalectomie, la chirurgie et l\u2019extraction dentaire, etc.Administration (adultes).Toutes les deux à quatre heures, laisser dissoudre lentement une pastille dans la bouche, ou suivre les instructions du médecin.Présentation.N° 845, en emballage d\u2019aluminium, format de poche de dix pastilles.« PRIPSEN » en GRANULES The Purdue Frederick Company (Canada) Ltd.Description.Chaque paquet individuel de 2,6 g enveloppé dans un papier laminé contient un g de phosphate de pipérazine et tous les principes actifs retirés de 225 mg de follicules du Cassia Acutifolia (Séné) standardisés pour équivaloir à 7,5 mg de sennosides À et B.Indications.Pripsen est un anthelminthique pour l\u2019éradication des oxyures en une seule dose.Solution idéale pour un seul individu ou une famille et pour une thérapeutique anthelminthique dans une institution ou pour un groupe nombreux.Avantages.Les granules de Pripsen se sont avérés très efficaces pour l\u2019éradication des oxyures (28) PRODUITS PHARMACEUTIQUES en une seule dose.Le Pripsen n\u2019est pas une teinture de cyanine et il ne souille ni l\u2019_épiderme ni les vêtements.Chaque paquet individuel enveloppé dans un papier laminé renferme une dose commode.Les granules de Pripsen sont aromatisés et bien tolérés.Posologie et mode d\u2019emploi.Par voie buccale, au coucher.On avale les granules seuls ou les prend avec du lait, de l\u2019eau ou des eaux gazeuses.14 ans et plus 4 paquets 8 à 14 ans 3 paquets 3a 8ans 2 paquets là 3ans 1 paquet Moins d\u2019un an, suivre l\u2019avis du médecin.Présentation.Boîte de 12 paquets enveloppés séparément dans un papier laminé.Chaque paquet renferme 2,6 g de Pripsen en granules.MÉQUELON Charles E, Frosst & Co., Montréal Composition.Chaque capsule blanche et bleue renferme 150 mg de chlorhydrate de métha- qualone.Indications.Un hypnotique non barbiturique tout à fait nouveau provocant le sommeil dans les cas d\u2019insomnie.Contre-indications.Il n\u2019y a pas de contre- indications connues à l\u2019administration du Mé- quelon.Incidences secondaires.Les effets secondaires tels que troubles gastriques, symptômes matinaux et sensation de léthargie au réveil sont peu nombreux, légers et rares lorsque l\u2019on s\u2019en tient à la posologie.Posologie.Une capsule 15 minutes avant le coucher.Présentation.Flacons de 100 et de 500 capsules.PARSTELIN S-2 Smith, Kline & French, Montréal Composition.Parstelin S-2 est une médication à double effet contenant de la Stélazine, un anxio- lytique renommé, et du Parnate, composé mis au 150 NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES Laval Médical point par Smith Kline & French pour le traitement émotives de la ménopause et les troubles psycho- de la dépression.somatiques.Parstelin S-2 renferme dix mg de Parnate et Posologie.La posologie recommandée est de deux mg de Stelazine.un comprimé le matin et un autre dans le milieu Indications.Cette préparation est efficace de l'après-midi.contre l\u2019asthénie tensionnelle d\u2019étiologie affective, Présentation.Parstelin S-2 est présenté en les dépressions situationnelles, les complications flacons de 50 et de 250 comprimés."]
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