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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1962-10, Collections de BAnQ.

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[" {ir iz i er qu (elie ile par a mt IQ 3 qi pl pv: ar fel 3 di per VOLUME 33 LE CRANIOPHARYNGIOME NUMÉRO 8 COMMUNICATIONS OCTOBRE 1962 \u20ac Étude anatomique basée sur neuf observations ** 1 Les craniopharyngiomes, par leur origine, leurs caractères morphologiques et leur symptomatologie, forment une entité bien définie.C\u2019est Erdheim [cité par Zülch (29)] qui, le premier en 1904, les étudia de façon satisfaisante.C\u2019est Cushing qui les nomma « craniopharyngiomes ».Ce terme est entré dans l\u2019usage courant en raison de ses implications embryologiques et histogé- nétiques.Neuf craniopharyngiomes ont été opérés dans le Service de neuro-chirurgie à de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec, Canada, de 1948 à 1961 inclusivement.Le présent travail se propose de résumer le problème histogénétique des cranio- pharyngiomes et d'analyser nos neuf observations au point de vue étiologique, macroscopique et histologique : nous retiendrons quelques corrélations anatomo-cliniques intéressantes.* Travail présenté au Département de pathologie, Faculté de médecine, université Laval, le 16 mars 1962.Directeur : professeur C.Auger.$ Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 8 juin 1962.+ Nous tenons à remercier les docteurs, Jean Sirois, chef de ce Service, ainsi que ses assistants les docteurs G.Reinhardt et M.Héon, qui nous ont aimablement permis d\u2019utiliser leurs dossiers au cours de la préparation de ce travail.1, Assistant-résident dans le Service d'anatomie pathologique.Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, 1401, Dix-huitième rue, Québec, P.Q., Canada.2.Directeur du Service d\u2019anatomie pathologique, Hopital de I'Enfant- Jésus, et assistant au département de pathologie, Faculté de médecine, université Laval, Québec, P.Q., Canada.n Bernard BILODEAU ! et Francois GAGNE, FRe.p.(c).* HISTOGÉNÈSE La poche de Rathke, et ses vestiges Les craniopharyngiomes se développent dans la région pituitaire : leur origine a partir de vestiges de la poche de Rathke est à peu près admise.Cette structure, destinée à donner naissance au lobe antérieur de l\u2019hypophyse, origine vers la troisième ou la quatrième semaine de la gestation sous forme d\u2019une cavité diverticulaire développée aux dépens de la partie ectodermique du voile pharyngien (2 et 6).Cette cavité s\u2019allonge vers la base du cerveau.De l\u2019épithélium du fond de la cavité naît, en avant, le lobe antérieur de l\u2019hypophyse et, en arrière, le lobe intermédiaire.La partie proximale de la cavité involue et s\u2019oblitère.Le feuillet antérieur de la portion supérieure de la poche de Rathke donne aussi naissance vers le stage du 14 mm de l'embryon, à la pars tube- ralis qui apparaîtra sous forme d\u2019une mince couche cellulaire entourant la tige pituitaire.Certaines structures histologiques souvent observées sont considérées comme des vestiges de la poche de Rathke.Ainsi, chez le nouveau-né et le jeune enfant il existe, de façon presque constante, une fente verticale située transversalement entre le lobe antérieur et le lobe intermé- 558 Bernard BILODEAU - François GAGNÉ diaire de l\u2019'hypophyse.Cette cavité virtuelle est tapissée par des cellules cubiques ou aplaties et s\u2019appelle la fente de Rathke.Chez l'adulte, par ailleurs, il existe souvent, au même endroit, des petits kystes à contenu mucoide, tapissés par un épithélium cubique ou cylindrique, parfois cilié comme celui de la partie supérieure de la poche de Rathke.Ces kystes lorsqu\u2019ils sont assez gros pour causer des symptômes sont considérés comme une forme particulière du craniopharyngiome.Enfin il est fréquent d\u2019observer dans la pars tu- beralis (surtout à sa partie supérieure) ou parfois dans la capsule du lobe antérieur, des petits amas de cellules épithéliales de type malpighien, pourvues d\u2019épines intercellulaires, d\u2019une couche basale et d\u2019une membrane basale.C\u2019est de ces amas cellulaires décrits par Luschka et Erdheim que la majorité des auteurs font originer les cranio- pharyngiomes (3, 23 et 24).Si plusieurs auteurs (5, 11, 12, 21 et 26) les considèrent comme de véritables vestiges de la poche de Rathke, beaucoup d\u2019autres (1, 14, 17, 22, 23 et 25) voient dans ces îlots malpighiens des cellules hypophysaires altérées par métaplasie attribuable au vieillissement ou à une action mécanique quelconque.Ces îlots deviennent parfois microkystiques (25).Jusqu'à récemment on ne les avait décrits que chez des sujets âgés de plus de dix ans et leur fréquence était considérée comme plus élevée à partir de quarante ans : on les retrouve en effet dans six à treize pour cent des hypophyses d\u2019adultes (25).En 1960, Goldberg et Eshbaugh (11) les ont cependant retrouvés chez quatre nouveau- nés dont un prématuré et chez un enfant de deux mois.Cette constatation donne du poids à la théorie vestigiaire.Il ne nous appartient pas de définir la nature exacte des îlots malpighiens : de toute façon nous admettons avec l\u2019ensemble des auteurs que le craniopharyngiome provient, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, de vestiges de la poche de Rathke.FACTEURS ÉTIOLOGIQUES Les craniopharyngiomes constituent de trois à quatre pour cent des tumeurs intracraniennes (19 et 23) et 30 pour cent des tumeurs de la pi- Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 tuitaire (16).Ils sont plus fréquents durant l\u2019enfance et l\u2019adolescence, bien qu\u2019il semble exister un second clocher dans l\u2019incidence de ces tumeurs au cours des quatrième et cinquième décades de la vie (23).Ainsi sur 68 cas rapportés par Russell et Pennybacker (24), 22 survinrent à 50 ans et plus.Par ailleurs Zülch (29) a trouvé la plus grande partie de ses cas chez des malades âgés de 13 a 23 ans.Dans notre série, cinq des malades avaient 10 ans et moins lors de l\u2019opération, le plus jeune étant âgé de deux ans.Les ages respectifs des quatre autres étaient de 16, 27, 39 et 57 ans.Quant au sexe, la maladie apparaît, dans l\u2019ensemble, un peu plus fréquemment chez des sujets masculins, Ainsi 16 des 23 cas rapportés par Wise et ses collaborateurs (27) sont des hommes et Zülch (29), parmi les cas qu\u2019il a étudiés mentionne 65 hommes pour 42 femmes.Sept de nos neuf malades sont de sexe masculin.ETUDE MACROSCOPIQUE Les craniopharyngiomes peuvent se situer au- dessous ou au-dessus du diaphragme sellaire, selon toute probabilité d\u2019après la position du vestige cellulaire d\u2019où origine la tumeur.La forme intra- sellaire pure est très rare et son existence est discutée (23).Notre série ne comprend aucun cra- niopharyngiome entièrement intrasellaire.Cependant, un cas faisant partie du matériel autopsi- que de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, a déjà été rapporté : il fut découvert chez un malade atteint de maladie de Whipple (10).Il s\u2019agit d\u2019une minuscule lésion d\u2019environ trois mm dans son plus grand diamètre, intéressant la partie inférieure et postérieure de la glande pituitaire et apparaissant comme « une plaque indurée et calcifiée indépendante de la paroi cranienne ».À l'examen histologique, cette petite lésion scléreuse, calcifiée et ossifiée, développée dans une glande pituitaire passablement atrophique, comprenait un minuscule lambeau d\u2019épithélium de type malpighien.Elle peut s\u2019interpréter comme un kyste résiduel de la partie proximale de la poche de Rathke « qui se serait anciennement Hal US y fer 2 13 Lavai Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 rupturé et aurait déterminé une réaction inflammatoire maintenant organisée, calcifiée et ossifiée ».On peut aussi la considérer comme un kyste de la fente de Rathke avec métaplasie pavimenteuse et organisation secondaire à une rupture intrasellaire.Peut-être, enfin, s\u2019agit-il d\u2019un kyste épidermoide modifié ?Cette lésion de nature discutable, de petite taille et n'ayant produit aucun symptôme proprement tumoral n\u2019est pas comprise dans notre étude systématique.Certains craniopharyngiomes sont à la fois intrasellaires et extrasellaires : ils prennent une forme « en sablier ».Une seule tumeur de notre série (cas III), a été considérée à l\u2019opération comme étant partiellement intrasellaire, mais plusieurs autres viennent aussi en contact direct avec le tissu glandulaire dans les coupes histologiques.Généralement, le craniopharyngiome origine au-dessus du diaphragme sellaire, au contact de l\u2019arachnoïde.Notre série compte huit tumeurs qui selon toute apparence appartiennent à ce type.Les structures nerveuses et vasculaires qui entourent et surplombent la région sellaire sont susceptibles d\u2019être comprimées ou étirées par la tumeur.L'expansion du craniopharyngiome est en effet le facteur primordial dans la production des symptômes.Celui-ci peut s'orienter vers l\u2019arrière du chiasma optique et comprimer le troisième ventricule ou repousser le tronc cérébral en étirant les paires craniennes (cas II, IV et VII).La tumeur peut glisser sous le chiasma, en dissociant ses fibres et faire saillie entre les deux nerfs optiques, en les comprimant et les étirant à des degrés variables (cas I, V, VI, VIII et IX).Les artères cérébrales antérieures sont alors souvent déplacées.L'une de nos tumeurs (cas III) s'étale sous le chiasma et atteint latéralement les deux carotides internes.Les craniopharyngiomes sont encapsulés et de volume variable.Ils sont presque toujours à la fois kystiques et solides ou bien ne forment qu\u2019un kyste unique.Deux tumeurs de notre matériel ne sont faites que d\u2019un seul kyste, d\u2019une façon absolument certaine.L'une de ces tumeurs prélevée à l\u2019autopsie mesure 3 x 2 x 2 cm et pèse LE CRANIOPHARYNGIOME 559 3,4 g.Son contenu est liquide jaunâtre et mu- coide.Deux autres craniopharyngiomes de notre série ont été décrits comme des kystes uniques a l\u2019intervention.Quatre autres tumeurs sont à la fois solides et kystiques.Une seule semble complètement solide.À la coupe, elles présentent une surface plus ou moins spongieuse et de coloration rosée.On y trouve généralement une cavité d\u2019assez grand diamètre, entourée de multiples cavités de moindre calibre (5).Ces cavités contiennent un liquide mucoïde et des grumeaux jaunâtres assez fermes et plus ou moins abondants.Des dépôts calcaires et des foyers d\u2019ossification résultant de modifications dégénératives, peuvent apparaîtrent dans les portions solides ou les parois kystiques des craniopharyngiomes.Une radiographie du crâne montrerait des dépôts dans 80 pour cent des cas (19).Six de nos tumeurs présentaient des calcifications décelables à l\u2019intervention.ÉTUDE HISTOLOGIQUE Avec Bailey (3) nous reconnaissons trois types histologiques de craniopharyngiomes : la forme adamantine, l\u2019épithéliome pavimenteux simple et le kyste épithélial mucoide.Bien que beaucoup d\u2019auteurs ne distinguent pas de variétés histologiques de craniopharyngiomes et ne reconnaissent que la forme adamantine, l\u2019étude de notre matériel nous a convaincus de la justesse des distinctions établies par Bailey.Nous n\u2019insisterons pas sur le kyste épithélial mucoïde car notre matériel n\u2019en comprend aucune forme tumorale pure.Il apparaît comme un kyste peu volumineux toujours intrasellaire, limité par un épithélium cubique souvent cilié et rempli d\u2019une substance mucoide (3, 9 et 23).L\u2019épithélium peut subir une métaplasie mal- pighienne (23).Ces formations, fréquentes à l\u2019état microscopique et asymptomatique, atteignent très rarement un volume suffisant pour produire des symptômes et être considérées comme tumorales.On les assimile à des vestiges de la fente de Rathke.Dans la paroi scléreuse d\u2019un de nos cas (cas VIII) d\u2019épithéliome pavimenteux simple, il existe plusieurs petits kystes à contenu 560 muqueux et à épithélium cubique ou cylindrique, non cilié (figure 1) ; ces formations nous font soupçonner dans ce cas une participation vesti- giaire de la fente de Rathke.Les deux premiers aspects histologiques motivent une étude plus détaillée.Chacun de ces aspects peut se trouver à l\u2019état pur dans certaines tumeurs mais ils se trouvent souvent associés.Nous considérons, de façon évidemment non absolue, comme formes pures celles où un matériel histologique suffisant nous a montré une structure monomorphe dans toutes les coupes examinées.Les caractères anatomiques principaux de nos neuf cas sont exposés schématiquement au tableau I.Forme adamantine : L'aspect adamantin est reconnu comme le plus fréquent.Dans notre matériel, il est seul présent dans trois cas (II, IV et V), il prédomine Bernard BILODEAU - Francois GAGNE Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 dans deux autres (I et III) et il existe dans quelques champs microscopiques dans deux des quatre derniers (VI, VII, VIII et IX).Cette forme est caractérisée par un épithélium pavimenteux stratifié de type malpighien disposé en larges cordons reposant sur une membrane basale et séparés par de très minces axes conjonctifs.La couche cellulaire basale est très colorable et tranche nettement dans les préparations histologiques (figure 2).Dans les zones bien conservées on retrouve des ponts intercellulaires.Au centre des cordons cellulaires le cytoplasme devient souvent grossièrement vacuolaire (figure 3).L'aspect général est Je même que celui de l\u2019adamantinome des maxillaires.Le tissu tumoral est cependant le siège de phénomènes régressifs importants et variés.D'abord, la vacuolisation cellulaire peut amener la nécrose des cellules intéressées et, par confluence des vacuoles, donner naissance à des kystes plus ou moins volumineux.I! existerait TABLEAU 1 Caractéres anatomiques principaux des neuf cas Ne i Epithélium Dépôts Granu- Cas ; Localisation État kystique Aspect adamantin pavimenteux Dyskératose pots histo.calcaires lome simple I 114,458 En avant du chiasma entre les Kyste à paroi +++ + +++ +++ + deux nerfs optiques.épaisse.II 24,943 Sous le chiasma vers le tronc Kyste à paroi ++++ \u2014 +++ +++ + cérébral.épaisse.III 53,584 Petite masse dans la selle Surtout solide, Absent dans les + ++++ ++++ + turcique s'étendant vers coupes ; probable les carotides.en raison du type des modifications secondaires.IV 43,886,| À la partie postérieure et Surtout solide.++++ \u2014 + + \u2014 médiane du IIIE ventricule, V 46,207 Au-dessous du chiasma et Kyste à paroi ++++ \u2014 ++ ++ + entre les deux nerfs op- plutôt mince.tiques.VI 46,589 Entre les nerfs optiques Kystes à paroi + +++ ++ ++ \u2014 plutôt mince, VII 50,163 Sous-chiasmatique Kystes à paroi 52,230 Sous-chiasmatique mince avec nodules, \u2014 ++++ + \u2014 \u2014 A 3381 Rétro et sous-chiasmatique.VIII 54,832 En avant du chiasma.Kyste à paroi mince.\u2014 ++++ ++ ++ \u2014 IX 19,090 En avant du chiasma Kyste à paroi + +++ + ! \u2014 \u2014 entre les nerfs optiques.mince.fil fg Ur Bin Dati Da \u2018lue d à gg fy Mie, Mg He ro spa E tel Ile fie foute eco ris er è CB nk $d peur par à de er \u2014 Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 =.Figure 1.\u2014 (Cas VIID.Kyste limité par un épithélium pavimenteux qui prend un aspect assez typiquement malpighien.La paroi est scléreuse et la figure montre partiellement deux kystes à contenu muqueux et à épithélium cubique ou cylindrique.Nous considérons ce cas comme une forme mixte pavimenteuse et mu- coïde.(Hémalun-phloxine-safran X 300).un rapport entre ce phénomène et l\u2019action d\u2019une phosphatase alcaline (20) dans la couche mal- pighienne.Dans d\u2019autres zones tumorales des plages de cellules peuvent se nécroser et persister sous forme de globes ou d\u2019amas lamellaires, gardant leur forme avec un noyau encore reconnaissable mais dépourvu de toute basophilie et un protoplasme pâle (figure 3).Cette dyskératose se fait sans présence d\u2019une couche cellulaire granuleuse ; la cellule ainsi altérée est appelée » ombre cellulaire » ou « fantôme cellulaire « ; son aspect est identique à celui qu\u2019on observe dans l\u2019épithélium de Malherbe ou kyste sébacé momifié de la peau.L'action d\u2019une estérase non spécifique et de la phosphatase acide serait associée à ces altérations (20).Fotakis (7) malgré l\u2019absence de cou- LE CRANIOPHARYNGIOME 561 che granuleuse considère ces modifications comme une kératose vraie.Les amas de fantômes cellulaires sont par ailleurs souvent le siège de dépôts de sels calcaires (figure 4) : dans ces zones calcifiées se développe enfin parfois un processus d\u2019ossification qui peut devenir important, comme ce fut le cas dans notre troisième observation.Enfin, ultérieurement, après toutes ces altérations, les grumeaux calcaires, les fragments tissulaires nécro- tiques peuvent agir comme corps étrangers et donner naissance à une réaction granulomateuse à cellules plurinucléées ; des cristaux lipidiques peuvent s\u2019accumuler dans ces régions (figure 4).Le stroma conjonctif de la tumeur peut aussi se modifier : parfois, comme dans notre quatrième observation, on assiste à une tuméfaction œdé- mateuse des axes conjonctifs avec dégénérescence subséquente des structures et leur remplacement Las.SH 2 NAT WS ; Figure 2.\u2014 (Cas IV).Cette image démontre bien l\u2019aspect net de la couche basale dans les formes adaman - tines ; elle montre surtout bien la liquéfaction mucoïde des axes conjonctifs correspondant à la dégénérescence cylyndromateuse (H.P.S.x 300). 562 Bernard BILODEAU - François GAGNÉ FES VPI * \u201c.SUT Tas i ne AL + .NP , ar a io ky, S50 ER 4 Hy EF + 4 = Tes 8S # na coh Le Fe del tse ÿ 27 75 LR SEMA I wi 5 ASE LD => Figure 3.\u2014 (Cas V).Photo exposant un aspect assez classique de la forme adamantine, avec vacuolisation cellulaire au centre des cordons et avec formation de globes dyskératosiques où les cellules sont reconnaissables mais où les noyaux ont perdu toute baso- philie.\u2018H.P.S.x 300).par de la substance mucoide, le tout reproduisant typiquement l\u2019altération caractéristique des cy- lindromes comme on les voit aux glandes salivaires (figure 2).Nous n\u2019avons pas observé dans notre matériel de structures histologiques suggérant la formation d\u2019émail dentaire, tel que rapporté dans un cas par Zeitlin (28).Existe-t-il des caractères histologiques permettant de différencier le craniopharyngiome adamantin de l\u2019adamantinome du maxillaire ?Le noyau de la cellule de la couche basale serait plutôt central dans le craniopharyngiome, basal dans l\u2019adamantinome (4 et 23).Les cellules basales du craniopharyngiome auraient tendance à devenir stratifiées et tel ne serait pas le cas dans l\u2019adamantinome (8 et 23).Il s\u2019agit là de minces critères que nous n\u2019avons pas réussi à mettre en évidence de façon satisfaisante.On a enfin Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 établi des comparaisons (22) entre le cranio- pharyngiome adamantin et le carcinome baso- cellulaire cutané à évolution adamantinoïde.Épithéliome pavimenieux simple : Les tumeurs où domine cet aspect sont plus franchement kystiques : leur lumière est limitée par un épithélium pavimenteux où la couche basale n\u2019est pas aussi nettement identifiable que dans la forme adamantine et peut même être absente.Les cellules peuvent avoir des ponts intercellulaires ; il n\u2019y a ni couche granuleuse ni couche cornée.La paroi kystique forme souvent quelques petits nodules épithéliaux qui font saillie dans la lumière et sont faits de larges cordons cellulaires séparés par de minces axes conjonctifs (figures 5 et 6).Lorsque cet aspect domine les phénomènes dégénératifs kystiques intraépithé- liaux ne sont pas évidents, la dyskératose est rare, de même que les calcifications, ossifications Ral AE 0 « ; ; \" om ve ot : ry f a.Re ro nde Bh 3 Pa Fe , ; \u201d FR 24.mW Figure 4.\u2014 (Cas II): Phénomènes dégénératifs avancés de la forme adamantine.Des fantômes cellulaires disposés en globes ou en lamelles s\u2019infiltrent de sels calcaires (apparaissant très foncés.Ces grumeaux sont compris dans un tissu granulomateux où on identifie des cellules géantes à corps étranger H.P.S.x 300).a tiny lial 1 all rs 1005 ps sir it Je Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 et granulomes pariétaux.L\u2019épithélium peut se modifier et prendre une forme presque typiquement malpighienne.La forme pavimenteuse nous a paru pure dans notre septième cas, dominante dans les cas VI et IX ; elle existe de façon minime dans les cas Tet IIL Formes mixtes : Comme nous l\u2019avons mentionné ces différents aspects microscopiques peuvent exister à l\u2019état pur dans un cas donné mais très souvent elles se trouvent associées dans des proportions variables (figures 7, 8 et 9).Tel fut le cas chez cinq de nos neuf malades.Habituellement ce sont les formes adamantine et pavimenteuse qui sont associées (cas I, III, VI et IX).Tel que mentionné, dans le cas VIII (figure 1) quelques kystes Ein na ON 3: sb RS : ea Figure 5.\u2014 (Cas VID).Aspect à faible grossissement \u2019une forme pavimenteuse simple : elle apparaît comme un kyste à paroi mince revêtu par un épithélium pavimenteux de type malpighien qui s\u2019épaissit par endroits pour former des nodules faisant saillie dans la lumière.Il n\u2019y a pas de dyskératose, pas de calcification ni d\u2019ossification.(H.P.S.x 56).LE CRANIOPHARYNGIOME 563 Vue à plus fort grossissement d\u2019une plage solide provenant du même cas que la figure 5.La basale est moins accusée que dans la forme adamantine.Dans ce cas les espaces clairs sont péri- cellulaires et non pas intracellulaires comme dans la forme adamantine.Comparer avec la figure 3.Il n\u2019y a pas de dyskératose ni de dépôts calcaires (H.P.S.x 300).mucoïdes s\u2019ajoutaient à une forme pavimenteuse simple.Ilest à noter que, généralement, le passage d\u2019une forme à l\u2019autre est brusque ; cependant, parfois, une basale assez nette apparaît dans les zones pavimenteuses simples.COMMENT AIRES Nous ne sommes donc pas en présence de deux tumeurs distinctes mais plutôt d\u2019aspects histologiques différents étroitement reliés entre eux et comprenant des images intermédiaires.Il faut par conséquent classer comme craniopharyngiome les épithéliomes pavimenteux simples et leur attribuer la même histogenèse qu\u2019aux formes adamantines.Par contre un diagnostic différentiel s'impose avec le kyste épidermoide ou choles- téatome qui peut se retrouver à différents en- Sleuth ia rt ti dt) Figure 7.\u2014 (Cas VI).Forme mixte adamantine et pavimenteuse montrant le passage assez brusque de la première vers la seconde depuis le haut jusqu\u2019au bas du champ.(H.P.S.X 56).droits dans la cavité cranienne.Dans ce cas l\u2019épithélium comprend une basale, une couche de Malpighi, une couche granuleuse et le contenu du kyste est fait de squames.Le tout réalise l\u2019aspect classique du kyste épidermoïde tel qu\u2019on l\u2019observe à la peau.Notre matériel ne comprend aucun kyste épidermoide de la région sel- laire, sauf peut-être la lésion intrasellaire discutable mentionnée plus haut et observée chez le malade atteint de maladie de Whipple.Les craniopharyngiomes ne présentent aucun signe cytologique de malignité et leur gravité dépend essentiellement de leur localisation stratégique (28).Ils compriment les structures adjacentes et fusent souvent dans le tissu nerveux, y déterminant des phénomènes de gliose (23 et 29).Il n\u2019y a jamais de métastases.Bernard BILODEAU - François GAGNÉ Sh Od Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 Nous avons recherché les relations anatomo- cliniques entre les deux principaux aspects histologiques des craniopharyngiomes.Dans notre matériel il existe indiscutablement un rapport entre l\u2019âge des malades et le type histologique dominant de la tumeur.Dans le tableau II où les malades sont classés d\u2019après leur âge, il apparaît que la forme adamantine domine nettement chez les sujets jeunes alors que l'aspect pavimenteux simple s\u2019observe essentiellement chez les malades plus âgés.Le petit nombre de nos cas ne nous autorise pas à conclure sur ce point, mais nous aimerions que cette corrélation soit vérifiée sur un plus grand nombre d\u2019observations.On serait alors tenté d'expliquer ce phénomène par un vieillissement du vestige embryonnaire ou de la tumeur, vieillissement au cours duquel ce vestige perdrait plus ou moins sa capacité de reproduire l\u2019aspect adamantin.Figure 8.\u2014 (Cas VD).Partie gauche de la figure 7 plus grossie montrant les caractères adamantins du tissu H.P.S.x 300).mn a = Te, ey tony 18 Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 TABLEAU II Caractères histologiques dominants en regard de l\u2019âge des malades adamantin simple calcification 2ans (cas V).| +4+++ \u2014 ++ 4 ans (cas II).1 ++++ \u2014 +++ 6ans (cas IV) .| +4+++ \u2014 + 8 ans (cas IIT).\u2026.2# + ++ 9ans (cas I).+++ + +++ 16 ans (cas IX).+ +++ + 27 cas (cas VI).+ +++ ++ déve oo \u2014- Tht \u2014 57 ans (cas VIII).\u2014 ++++ ++ * Nos coupes ne comprenaient qu'un petit lambeau pavimenteux simple mais le type de modification secondaire fait soupçonner une composante adamantine, QE Figure 9.\u2014 (Cas VI).Image grossie de la partie droite de la figure 7 montrant la basale estompée et Paspect malpighien du mince épithélium ; les phénomènes dégénératifs sont absents.(H.P.S.X 300).LE CRANIOPHARYNGIOME 565 RÉSUMÉ Neuf craniopharyngiomes opérés font l\u2019objet de cette présentation.A la lumière de la littérature, nous en avons discuté l\u2019histogenèse et les caractères morphologiques macroscopiques et histologiques, ainsi que quelques corrélations ana- tomo-cliniques.Deux aspects histologiques, l\u2019un adamantin et l\u2019autre pavimenteux simple, souvent associés, constituent la grande majorité de ces lésions.Nous avons étudié les rapports réciproques de ces deux formes et mentionné leur incidence respective en rapport avec l\u2019âge des malades, telle qu\u2019observée dans notre matériel.BIBLIOGRAPHIE 1.ANDERSON, W.À.D., Pathology, C.V.Mosby, St-Louis, pp.990-993, 1961.2.Arey, L., Developmental anatomy, Philadelphie, pp.225-226, 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lésion.Dans les centres spécialisés, tel que le Radiumhemmet, à Stockholm, les meilleurs résultats après cinq ans donnent une survie d\u2019environ 45 pour cent.Toutefois, les dernières expériences ont montré qu\u2019environ 20 pour cent des cancers du col sont résistants à tout traitement par radiation.Il est possible, par conséquent, que ces patientes puissent bénéficier d\u2019un autre type de traitement, en l\u2019occurrence la chirurgie radicale.C\u2019est pourquoi plusieurs investigateurs ont tenté de trouver une méthode pour déterminer, au cours du traitement radiologique, si la patiente est radio-résistante ou non.En effet, si l\u2019on attend que l\u2019état clinique nous prouve que la patiente en question est résistante à la radiothérapie, dans bien des cas ce délai aura été fatal à la patiente.Plusieurs auteurs ont tenté de déterminer la radio-résistance soit en évaluant l\u2019apparence clinique ou en classifiant la lésion cervicale, mais cette méthode n\u2019a jamais donné de renseignements précis et s\u2019est montrée peu satisfaisante.En 1945, Gluckman et Spear ont tenté de suivre les effets de la radiation en faisant des biopsies successives.Ils prenaient leur spécimen au niveau du rebord de la tumeur et jugeaient la radio- sensibilité de la façon suivante ; ils divisaient les cellules en quatre groupes : 1.Les cellules en mitose ; 2.Les cellules cancéreuses restantes ; 3.Les cellules différenciées ; 4.Les cellules en dégénération.* Reçu pour publication le 27 avril 1962.André-B.MARQUIS, FRSE.(©) de Hopital de I' Enfani- Jésus Les cellules en mitose disparaissent trés tot aprés le début du traitement par radiothérapie.Les cellules cancéreuses persistantes demeurent plus longtemps, mais disparaissent aussi.Les cellules différenciées augmentent au début, mais disparaissent à la fin du traitement.Les cellules en dégénération augmentent au début et persistent.La précision de cette méthode dépend beaucoup de l'entraînement du pathologiste, et l\u2019on constate que les résultats varient avec chaque individu.Aucun autre pathologiste jusqu\u2019à ce jour n\u2019a pu obtenir les résultats de Gluckman et de ses associés.La précision de son diagnostic se maintenait entre 80 et 86 pour cent.En 1947, Ruth Graham a rapporté 73 cas pour lesquels elle avait étudié la réponse de la patiente à la radiation par des frottis vaginaux successifs.Elle prétend que les changements dans les cellules bénignes et malignes du vagin sont tellements marqués qu\u2019il est possible d\u2019établir un pronostic quant au résultat du traitement futur.Dans un frottis vaginal normal, il y a une grande variété de cellules épithéliales que l\u2019on peut classer de la façon suivante.Il y a d\u2019abord les cellules basales qui sont petites, rondes, fortement colorées et basophiles avec un noyau large.La couche superficielle des cellules basales se compose de cellules plus larges avec un noyau ressemblant à celui de la couche profonde mais avec un cytoplasme plus transparent.La couche plus superficielle se compose de cellules cornifiées, qui ont un cytoplasme très abondant, se colorent peu et sont acidophiles.La proportion noyau-cytoplasme est grandement augmentée par rapport à celle des cellules basales.Entre les deux couches précédentes, il existe une troisième couche de cellules que l\u2019on appelle pré- cornifiées et qui ressemblent aux cellules cornifiées sauf qu\u2019elles ont un cytoplasme basophile. 568 André-B.MARQUIS Sous l'influence de la radiation, l\u2019effet le plus frappant dans les cellules basales est leur agrandissement énorme qui va jusqu\u2019à trois fois leur volume normal.Toutefois les cellules conservent la même proportion noyau-cytoplasme.Ce changement apparaît dans les frottis aussi tôt que le deuxième jour du traitement ; en même temps on observe aussi une vacualisation mince du cytoplasme avec des formes cellulaires bizarres.Les cellules précornifiées augmentent aussi en volume jusqu\u2019à trois fois et ceci dès le troisième jour et même parfois aussi tard que le quarantième jour.C\u2019est pourquoi il est préférable de se baser plutôt sur les cellules basales.Quant aux celiules cor- nifiées, elles montrent des changements semblables à ceux que l\u2019on rencontre dans les cellules basales.Selon Ruth Graham, si 75 pour cent ou plus des cellules vaginales épithéliales bénignes montrent ces changements, la réponse à la radiation sera bonne.Si, par contre, 65 pour cent, ou moins, montrent ces changements la réponse sera pauvre.C\u2019est ce pronostic de réponse aux radiations qu\u2019elle représente par le sigle RR (radiation response).Parmi les 73 cas du cancer du col qu\u2019elle a rapportés, 36 ont montré un bon RR et 37 un pauvre RR.Parmi les 36 bons RR, 28 sont vivantes, en bonne santé après cinq ans donnant ainsi une survie de cinq ans de 77 pour cent.Quant aux autres 37 cas, qui ont présenté un pauvre RR, 36 sont mortes donnant une survie de cing ans, de 30 pour cent seulement.Elle explique la différence énorme de survie entre les deux groupes par une variation dans la sensibilité des tissus normaux.Nous avons tous pu constater les différences dans les réactions de la peau et les complications secondaires à la radiation des tissus.La relation entre la cytologie et le pourcentage de survie de ces deux groupes peut signifier que la curabilité du cancer du col par la radiation dépend surtout de la radio- sensibilité des tissus normaux.C\u2019est pourquoi, si l\u2019on peut prouver qu\u2019une patiente est radio- résistante au tout début du traitement, on pourra alors opter pour un autre genre de thérapie tel que la chirurgie radicale chez les patientes qui n\u2019avaient pas répondu favorablement à la théra- Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 pie par le radium.Dans certains cas, toutefois, la sensibilisation peut être améliorée par l\u2019adm1- ministration de certains médicaments.Les auteurs ont employé, soit du propionate de testostérone, à la dose de 25 mg trois fois par jour par la bouche, soit de l\u2019a-tocophérol.Parmi les sept patientes ainsi traitées qui avaient au début un pauvre RR on a pu constater un changement dans les frottis et voir le RR redevenir bon.Dans le but de déterminer la valeur et la précision de la méthode par frottis, on a réétudié des frottis vaginaux de cas de cancers du col reconnus, pris dans les dossiers du Vincent Memorial Hospital, à Boston.Les techniciens qui ont réétudié et classé ces frottis ne savaient rien de l\u2019histoire clinique des patientes en question.Les résultats ont démontré, après classification, qu\u2019il y avait des bons RR parmi ceux qui avaient été déterminés avant tout traitement.On constata aussi, dans ces frottis des changements, consistant dans une augmentation du nombre des cellules basales, avec les transformations décrites dans la première partie de ce travail.Le phénomène fut appelé sensitization response ou SR.Si l\u2019on retrouve dix pour cent ou plus de cellules épithéliales non malignes, on peut donc en déduire que la patiente répondra de façon satisfaisante à la radiation.Par contre, si l\u2019on ne retrouve que neuf pour cent ou moins de cellules basales, qui montrent ces changements, la réponse au traitement radiologique sera pauvre.On suggère donc d\u2019essayer d\u2019augmenter ou d'améliorer le RR, ou de procéder immédiatement à un traitement chirurgical radical chez ces patientes.Les Graham affirment que leur méthode de pronostic est supérieure aux autres parce qu'elle est simple, facile à faire, et à la disposition de tous les médecins même dans les petits centres, et aussi parce que les frottis leur donneront un échantillon de toutes les variétés de cellules qu\u2019elles soient malignes ou non.Ils ont élaboré une façon pratique de déterminer le RR en ne mesurant que les cellules épithéliales superficielles et non malignes.Cent cellules sont mesurées en microns : sur un frottis normal de préirrédiation, les mesures seront approximativement de l\u2019ordre suivant.La ll ls éd Te Ces fy édicoi 1% feo, dni 8 ar teste Fr sept ui un Hin Ek i ds ons, Hpi étudié one sas anil éd fatal ASE 5 tk fonts hen i R pls Hire ied pq à QU mie a don R, à i 20e 0 Laval Médical! Vol.33 \u2014 Oct.1962 cellule la plus large mesure entre 70 et 80 x.Le plus grand nombre de cellules sont d\u2019environ 40 u et le diamètre moyen est de 40 à 50u.Pour que l\u2019on puisse dire qu\u2019un frottis démontre un bon RR, il faut y retrouver une augmentation marquée de toutes ces mesures.La moyenne minimale est de l\u2019ordre suivant.La plus grande cellule est de 100 x.Le plus grand nombre de cellules mesureront environ 70 u et la moyenne est au dessus de 70 +.Depuis la publication originale de Ruth Graham, des résultats semblables ont été rapportés par différentes écoles médicales au pays et à l\u2019étranger.Étant donné que notre hôpital admet une grande quantité de patientes en gynécologie, nous avons cru utile d\u2019y faire une étude dans ce sens.Avec la coopération des départements de pathologie, de gynécologie et de radiologie, nous avons institué une étude des cancers du col depuis janvier 1956.Tous les médecins traitants ont été priés de coopérer et d\u2019y inscrire leur cas.Toutefois, le choix du traitement demeure la responsabilité du médecin traitant ; mais tous les cas ont été suivis à différents intervalles au moyen de frottis vaginaux.Le RR a été mesuré et enregistré.Les frottis vaginaux ont été pris selon le programme suivant : Frottis n° 1 : Avant l\u2019irradiation ; Frottis n° 2 : Le 16° jour, c\u2019est-à-dire après la première série de traitement radiologique et avant l'insertion de la première dose de radium ; Frottis n° 3 : Le 26° jour, au cours de la deuxième série de traitement radiologique ; Frottis n° 4 : Le 32° jour, avant la deuxième insertion de radium ; Frottis n° 5 : Le 60° jour, c\u2019est-à-dire le deuxième mois J après le commencement du traitement ; Frottis n° 6 : Six mois plus tard ; Frottis n° 7 : Un an plus tard.Le but de ce travail était d\u2019étudier ces patientes et de les suivre pendant cinq à dix ans de façon à déterminer si oui ou non cette méthode avait une valeur pratique.Il est encore trop tôt pour pouvoir donner un résultat significatif après seulement un an d\u2019étude.Ceci n\u2019est donc qu\u2019un rapport préliminaire.CYTOLOGIE VAGINALE ET TRAITEMENT DU CANCER DU COL 569 Au cours de l\u2019année 1956, on a admis 34 cas de cancer du col.Fait très intéressant à noter, quatre cas soit 11,7 pour cent furent diagnostiqués par frottis.Il n\u2019y avait aucune lésion visible et le seul signe fut un frottis positif.Plusieurs autres cas ont été ainsi diagnostiqués depuis le 12 janvier 1957.Les cas admis à l\u2019étude comprenaient quatre cas au stade 0, 18 cas au stade 1, sept cas au stade 2, trois cas au stade 3 et deux cas au stade 4.L\u2019étude du RR donna les résultats compilés au tableau I.TABLEAU I Distribution des RR (« radiation response ») selon les stades à Nombre| RR RR RR Stade de cas bon pauvre on établi 0 4 \u2014 \u2014 4 1 18 14 3 1 2 7 7 0 0 3 3 1 0 2 4 2 1 0 1 Totaux.34 23 3 8 On ne fit évidemment aucune étude de la cytologie vaginale au cours du traitement des cas de stade O parce qu\u2019on les traita par hystérectomie simple.Il y eut 14 bons RR parmi les patientes stade 1 soit 77,1 pour cent.Trois cas ont montré un pauvre RR et l\u2019épreuve ne fut pas faite dans un cas.Il y eut sept bons RR chez les patientes au stade 2, soit 100 pour cent.Il y eut un bon RR et l\u2019épreuve ne fut pas faite dans deux cas chez les patientes atteintes d\u2019un cancer au stade 3.Et finalement un bon et un pauvre RR chez les patientes qui avaient un cancer au stade 4.On peut aussi noter que plus de la moitié des cas appartiennent au stade 0 ou 1 alors que le traitement offre le plus de chances de guérison.Dans le tableau IT on compare les mensurations des cellules de deux patientes prises au hasard.La première a montré une très bonne réponse à la radiation, tandis que la seconde en a montré une dd ptdr a ie a 570 André-B.MARQUIS TABLEAU Il Mensuralion comparée, en u, des cellules de deux patientes 12 frottis 2\u20ac frottis 3\u20ac frottis Bon RR : Incidence moyenne.51 86 90 Diamétre moyen.50 69 140 Cellule la plus grosse .80 140 202 Pauvre RR: Incidence moyenne.45 68 55 Diameétre moyen.41 64 53 Cellule la plus grosse, .67 96 110 pauvre.On notera que la patiente qui a montré un pauvre RR a subi, dès le début, une hystérectomie radicale avec lymphadénectomie pelvienne.On ne retrouva pas de tissu cancéreux dans les ganglions du bassin et la patiente était bien et apparemment guérie lors de la rédaction de ce travail.Quant à la patiente présentant un bon Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 RR, on peut constater l\u2019augmentation de volume des cellules durant le traitement par radiation.CONCLUSION Par cette méthode, à la portée de tous les médecins, on espère pouvoir déterminer le meilleur traitement pour chaque patiente atteinte d\u2019un cancer du col.Dans cinq ou dix ans, l\u2019observation suivie de ces patientes pourra peut-être nous permettre d'améliorer nos résultats dans le traitement de cette maladie.RÉSUMÉ Après un résumé sommaire de la littérature sur la cytologie vaginale en relation avec le traitement du cancer du col, l\u2019auteur présente un rapport préliminaire de 34 cas dont le prognostic fut étudié par la cytologie vaginale.Not A \u201cre a ig ¢ Be Aig res trié rp fic fu PROPRIÉTÉS CONVULSIVES DU DIÉTHYLAMIDE DE L'ACIDE VANILLIQUE * Note préliminaire L\u2019action tonique sur la respiration et l\u2019éveil du diéthylamide de l'acide vanillique (Emivan) est déjà bien connue.De nombreux et récents rapports ont souligné en particulier son action bénéfique sur la détoxication barbiturique et son utilité au cours de l\u2019éveil anesthésique (1 et 3).Ginzel, le premier en 1952, attirait l\u2019attention sur les propriétés analeptiques du diéthylamide de l\u2019acide vanillique (2).Cet auteur attribua l\u2019effet respiratoire de la drogue à son action \u2018sur le centre respiratoire bulbaire par stimulation des chémo-récepteurs du sinus carotidien ou encore par un blocage du flot descendant des influx inhibiteurs médullaires.Ginzel ne s\u2019est attaché que très peu aux propriétés convulsivantes du produit et les compare a celles du métrazol.Les convulsions précédées d\u2019agitation et de mouvements de marche, de myoclonies, se développent avec l\u2019apparition d\u2019une phase clonique généralisée suivie d\u2019une phase tonique.L'auteur souligne de plus que les manifestations convulsives sont présentes même après décé- rébration et décapitation et conclut que le di- éthylamide de l\u2019acide vanillique a une action autant corticale, sous-corticale que spinale.Notre attention a été particulièrement attirée par les manifestations convulsives décrites par Ginzel et aussi par les quelques vagues références des travaux cliniques à des accidents convulsifs non décrits, chez l\u2019homme, et nous nous sommes proposés d\u2019étudier les propriétés convulsivantes de l\u2019'Emivan par ses manifestations électrographi- ques.MATÉRIEL ET MÉTHODE Nous avons utilisé pour nos expériences 24 chats adultes préparés de trois façons différentes : * Travail supporté par l\u2019octroi USPH-B-3200, 1.Département de physiologie, Université Laval.de la Canadien Life Insurance Officers Association.2.Département d\u2019anesthésie, Hôpital de !\u2019Enfant-Jésus.Fellow Guy LAMARCHE! et Jean-Cuy PATOINE: animaux complets curarisés, encéphales isolés sectionnés en C2 et cerveaux isolés par section sus- colliculaire.Toutes les approches chirurgicales, trachéotomie, sections de la moelle ou du tronc, implantation d\u2019électrodes ont été effectuées sous anesthésie à l\u2019éther et l\u2019injection de la substance n\u2019était faite qu\u2019au moins une heure après cessation de l\u2019anesthésie.Pour l\u2019enregistrement de l\u2019électromyogramme, nous avons utilisé des vis de cuivre fixées dans la boîte cranienne et groupées par paires pour enregistrement bipolaire.Pour l\u2019enregistrement de l\u2019électromyogramme, nous avons utilisé des aiguilles isolées dont le diamètre était de 200 microns, et pour l\u2019électroencéphalogramme des aiguilles hypodermiques en dérivation D II.Les appareils d\u2019enregistrement ont été un encéphalographe ou un polygraphe tous deux de modèle Grass.Les injections de curare ou de diéthylamide ont été faites par l'intermédiaire d\u2019un appareil à microperfusion installé dès le début de l\u2019expérience et débitant une solution de glucose a cing pour cent.RESULTATS 1.Dose convulsive : La dose convulsive de I\u2019Emivan s\u2019est montrée très variable d\u2019un animal à l\u2019autre et indépendamment du type de préparation utilisée.Elle a varié de quatre à seize mg/kg injectés rapidement en une seule dose.La dose convulsive moyenne s\u2019établit à huit mg/kg.Par contre de faibles doses répétées à intervalles réguliers ne produisent des convulsions qu'après cumulation de cinq ou six fois la dose moyenne.Dans la figure 1, nous avons illustré l\u2019effet de ces doses répétées sur l\u2019animal entier curarisé jusqu\u2019à l\u2019ap- 572 Guy LAMARCHE - Jean-Guy PATOINE parition de l\u2019activité convulsive.Le premier groupe de tracés à gauche en haut montre l\u2019élec- tro-cardiogramme et l\u2019activité électrographique corticale antérieure et postérieure une heure après cessation de l\u2019éther.L'\u2019injection de doses répé- CAT.E-3 E K 6 bhp rd ony de ST ANT pm AM Ag MANA eis, pou od pt ji Ae poy POST Aa A AAAS engin pram WT wg YIN a EKGH A A ANT fi ae Ve a A Me A A POST m4 A fa a PA fr IA ae rtd he EKG de A da da A aie \u2018 ' 1 \u2018 | \" ' | ' 1 i .' « .\u2019 ' \u2018 ' \\ ANT AA M Tea ES POST HA A A MA tr rs J, at ER hobo di he ANT Aa dira RE ir An I À POST HA A Ave vert EKG oe Rnbral sar 2 4 pal \u2014.oh abe 5h ea yep rade dy cde ad eh oad, ah ANT AN AS nd AE Sassi pt eo, gis Aude y re Jo ay POST AAA ASAI A IAIN Mo ftp I Parnes iv MA Ag re dE EK@ hr hnsinsf acho hints dri | ' \" ' 1 ' \" ANT vf dr 170 def cp ts Je Auris wf POST stadia Ips, 3 eb pg, JA i a0 Ps sae, LI Figure 1.\u2014 Animal entier curarisé.tracé de droite, ler groupe) jusqu\u2019a \"apparition d\u2019activité convulsive (dernier tracé, à Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 tées de un mg produit d\u2019abord un aplanissement du tracé, suivi d\u2019une augmentation de l\u2019amplitude et synchronisation progressive des décharges quand, au dernier tracé, à droite en bas, la dose de 60 mg/kg a été atteinte au bout de 40 minutes.EKG 4 44 Sr 4 ANT SVE nis Hs Ps Ir a Soe A SE POST LA NPA a yg od Ae EKG titer od onc, fdr Ah arise tlh) he + ANT AINA AN pF NAA cl OA DEAN ere re POST I NP An Fe ei = en EKG Ar Ad AS AA brand pehAA rh nadia rar 2a), Co TE Ty TTT ey ANT Tar A besa rw We AV Ys M a ES POST WA a Alri ois nies st EKG | chr Andina = ade ade sg, af onde SARS OA Ad Aa cd AN ae Val Se 11 V0 Co TT PO \u20ac Loe | ANT, hah SO ft ., | POST yyy de oS A tna 1 EKG Jonson au, ' .' Coen 0 1\u20ac ANT Ma Ah IAS #= BAAR AAAI AL A Pam AS SNS SN SES -\u2014 Isec.lOOuv AAMT A POST Arad Jr So dorado rbd, bin be EKG ha h Chk ke ata wt ae we i\" .Mi tel Lu, pt cg ant pani pe i Ri ve! i POST Ne) ME AL ay ny Cette figure montre l\u2019effet de doses répétées d\u2019Emivan (Ire injection droite).Voir texte.i Li ta. al wi i Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 2.Animal intact curarisé : L\u2019injection d\u2019une dose unique convulsivante chez l\u2019animal complet curarisé produit après quelques secondes un aplanissement du tracé électro- encéphalographique allant parfois jusqu\u2019au silence total et quelques secondes plus tard une crise convulsive typique telle qu\u2019illustrée dans la figure 2.Cette crise est constituée d\u2019ondes rapides de 10 à 12 cycles/seconde rapidement croissantes en amplitude mais décroissante en fréquence.Les ondes rapides ralentissent progressivement, sont suivies d\u2019ondes très lentes et de silence électrique.L\u2019activité convulsive est diffuse mais fréquemment plus marquée dans les régions antérieures.3.Encéphale isolé : Chez l\u2019encéphale isolé, une crise convulsive électrographique peut être provoquée de la même façon avec des doses équivalentes.Ce qu\u2019il y a d\u2019intéressant à noter chez l\u2019encéphale isolé, c\u2019est qu\u2019une activité convulsive autonome se produit en même temps au niveau médullaire.Dans la figure 3, les deux premiers tracés illustrent une crise convulsive périphérique enregistrée par élec- CAT E-4 Eke \u2014 ad A aa Pe il EY hell W A ny : 5 LA ; us su a 1 ! du Ep | MED Vr}3}%s \"4 ME | i - kif i: iy Hn .\u2018 PIE af hy CA oe POST ++\" MW palatal) | Wl EKG AAA ha) ah AA AAS M?Hh Vi | ! PT ANT A le Ç I PT MED | M A hu Li ' À ! PROPRIÉTÉS DU DIETHYLAMIDE DE L\u2019ACIDE VANILLIQUE 573 tro-myographie et par l\u2019électrode électro-cardio- graphique (Emg-LG, EKG) tandis que l'activité du cortex n\u2019est pas changée.Cependant, un peu peu plus tard l'inverse se produit, l\u2019encéphale entre en crise tandis que la périphérie demeure silencieuse : ce que l\u2019on peut observer dans la partie inférieure de la figure 3.À, Cerveau isolé : Chez l\u2019animal décérébré, il est possible de produire de la même façon, une crise convulsive corticale, tandis qu\u2019une activité convulsive autonome est produite aux niveaux inférieurs.La figure 4 illustre une crise corticale, chez le cerveau isolé.5.Activité périphérique : L\u2019activité convulsive périphérique, chez l\u2019animal décérébré ou encéphale isolé est uniquement tonique et ne comporte pas de phase clonique.6.Prolongation de l\u2019activité : Une fois la dose convulsive atteinte ou dépassée, les crises se répètent pendant plusieurs minutes à intervalles presque réguliers.Elles x \u2014 i + LA x | Che AA AA aA I mn Mgr fs pA AA rn AAA NN SSI | eec loOw Figure 2.\u2014 Crise convulsive chez l\u2019animal intact curarisé.(2) L Médical 574 Guy LAMARCHE - Jean-Guy PATOINE bare! Midira! ai 50 1 : hit He \u201cés aie Sa ga Sara cl pg Ste Ag A ik; i lg i oi a Fo = liye dis Wg i ls shai Eo PET gna Aad à Molattandy cA ANT 7% gt TE ee AORN nd md aps Sh Ari AA weg POST mvs 7 mm rie Se np Temas Tn TIN i re ma nde, el Pm A AS PY NPR ae A ym AAS LA AR \u2018 Em6-La *\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 sem ces moe su Ces ae eus Less cesse ee _ EG 00004 Née Es RE SAN A Ws So i pata iii re Retin TN orl Ld tas, vat oan RATE r Co Ca Lah ARE MEN A , POST -\"- \" | be Mi ANT ii i He id oul vaut Ne = 3 == iy = \u2014 ÿ Ima A, me Al ii I dan fh ili ig i, i iil bol, ia Hin REE th i: AN We Post hi fi kK ns Hyp ah mt rie pt % lf VATE ST Bo mt ieee oom 4 yy N wir I pe il pe M A lly miss I Fi N Quint UE Fra Ht CO we ror | nh 4 = wi alk Dt Lune] sec 100 Figure 4.\u2014 Activités convulsives chez un animal décérébré.TE Tel br k 1] fr Th Veau ut) dieol 19 isle.Laval Médical Vol.33 \u2014- Oct.1962 peuvent être déclenchées par stimulation lumineuse chez l\u2019animal décérébré, stimulation auditive chez l\u2019encéphale isolé et par n\u2019importe quel stimulus chez l\u2019animal intact.DISCUSSION Cette étude préliminaire encore bien incomplète nous permet cependant de tirer quelques conclusions : 1.L\u2019Emivan a des propriétés convulsives très importantes et ceci à des doses généralement inférieures aux doses convulsives du Métrazol.La dose convulsive de l\u2019Emivan est variable d\u2019un animal à un autre.2.L\u2019Emivan agit à tous les niveaux du système nerveux central et produit une hypersynchronie neuronale au niveau de la moelle, du tronc cérébral et du cortex.Il nous a été impossible, avec le type d\u2019expériences utilisées, de déterminer si l\u2019Emivan a une prédominance d\u2019action à un niveau ou à un autre et qu\u2019elle est la marche que suit l\u2019activité convulsive chez l\u2019animal entier.PROPRIÉTÉS DU DIÉTHYLAMIDE DE L\u2019ACIDE VANILLIQUE 575 3.La crise convulsive corticale ressemble beaucoup a la crise métrazolique.Cependant, la fréquence des décharges est habituellement inférieure à celle de la crise provoquée par le Mé- trazol (4).4.Nous nous proposons dans la poursuite de ce travail de déterminer la marche de l\u2019activité convulsivante, la prédominance possible d\u2019un site d'action et une comparaison plus poussée avec l\u2019action d\u2019autres analeptiques tel que le Métrazol ou le Mégimide.BIBLIOGRAPHIE 1.COLE, G.N., MARIES, A., et BAUM, G.L., Barbiturate poisoning.Management with a new respiratory stimulant, J.A.M.A., 174 : 156, 1960.2.GINZEL, K.H., A new vanillin derivative with strong analeptic activity, Wien.Zischr.inn.Med, 33 : 16, 1952.3.SLATER, H.M., The use of vanillic acid diethylamide following out patient anesthesia, Anesth.& Analg., 41 : 69, 1962, 4.STARZL, T.FE.NIEMER, W.T., DELL, M., et FORGRAVE, P.R., Cortical and subcortical electrical activity in experimental seizures induced by metrazol, J.Neuro- bath.Exper.Neurol., 12 : 262-276, 1953. LA SÉPARATION DES LEUCOCYTES DU SANG POUR LA RECHERCHE DES CHROMOSOMES Technique d'association de la centrifugation et de la sédimentation * La séparation des leucocytes du sang a fait l\u2019objet de nombreuses recherches.Des techniques variées ont été proposées, notamment la sédimentation spontanée, l\u2019utilisation des substances adjuvantes qui accélèrent la sédimentation des hématies (fibrinogéne, dextran, polyvinyl-pyrrolidone) ou les agglutinants (phytohémagglutinine, hexa- diméthrine), \u2019hémolyse, la centrifugation différentielle, la flottaison, etc.Dans certains cas, quand il est nécessaire de faire une séparation sélective, plusieurs méthodes sont combinées.Une des plus ingénieuses est l\u2019association du pouvoir hémagglu- tinant de la phytohémagglutinine à la phagocytose de la poussière de fer par les polynucléaires, technique qui permet d'obtenir avec assez de pureté des éléments mononucléaires du sang.Une revue détaillée du problème a été faite en 1959 par Maupin (6).La sédimentation des globules rouges, suivie d\u2019une centrifugation à faible vitesse, est une méthode de séparation des leucocytes qui est recommandée (2 et 7) pour l\u2019étude des chromosomes des cellules du sang.Nous avons, en effet, utilisé avec succès cette technique.Du sang hépariné (0,2 mg/10 ml de sang) d\u2019un donneur à jeun est abandonné à la température ambiante durant 90 minutes.Ce temps est d\u2019ordinaire suffisant pour la sédimentation de la plupart des hématies.La centrifugation à 300 t.p.m.durant deux minutes complète habituellement cette sédimentation et le plasma surnageant est riche en leucocytes.Nous avons obtenu, avec vingt échantillons de sang traités par ce procédé, une moyenne leucocytaire de 10.970 cellules par * Reçu le 20 août 1962.Paul GENEST département de pathologie, Faculté de médecine, université Laval mmô dans un plasma représentant 31,5 pour cent du sang total.Depuis, cependant, l\u2019observation de Nowell (8) que la phytohémagglutinine de Li et Osgood (5) stimule la mitose des leucocytes en plus d\u2019agglutiner les hématies, cette substance est utilisée pour la séparation et la culture des leucocytes, soit seule soit associée à la méthode « magnétique » (3 et 4).On obtient ainsi non seulement une bonne récolte leucocytaire, mais en même temps l'élimination des granulocytes qui sont inutiles pour la recherche des chromosomes.L\u2019opinion des chercheurs sur l\u2019efficacité de la phytohémagglutinine pour la séparation des leucocytes n\u2019est pas unanime.Selon Li et Osgood (5), l\u2019addition de 0,1 à 0,2 ml de l\u2019extrait de haricot rouge (Phaseolus vulgaris) par cinq ml de sang a permis la séparation de 76,8 pour cent des leucocytes du sang total.Cette prétention n\u2019est pas soutenue par Skoog et Beck (9), car, avec la phytohémagglutinine seule, ils n\u2019ont obtenu que 37 pour cent des leucocytes totaux, mais lorsqu\u2019ils l\u2019ont associée au fibrinogène, ils ont réalisé une séparation de 80 à 90 pour cent du nombre total des leucocytes.Chen et Palmer (1) ont eu également des résultats sensiblement identiques à ceux de Skoog et Beck.Nos essais avec la phyto- hémagglutinine ont aussi été décevants.Comme il est possible que des substances accélératrices de la sédimentation des hématies affectent, dans une certaine mesure, le mécanisme de la mitose, voire les chromosomes eux-mémes, nous avons préféré essayer d\u2019améliorer la technique de sédimentation associée a la centrifugation à faible vitesse qui nous a donné, jusqu\u2019aujourd\u2019hui, des isl NEST bg, Lara! sel Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 résultats assez constants.En utilisant la modification suivante, le rendement a été sensiblement meilleur.Du sang hépariné (nous préférons l\u2019héparine au sel disodique de l'acide éthylène-diamine-tétracé- tique (E.D.T.A.) recommandé par certains auteurs) est centrifugé à 1 500 t.p.m.durant cing minutes.Le plasma et le tapis leucocytaire (buffy coat) sont prélevés délicatement avec une pipette Pasteur afin d\u2019entraîner un nombre minimum d\u2019hématies.La suspension cellulaire est déposée dans un tube a centrifugation de 15 ml et laissée 90 minutes a la température du laboratoire (20°C.).Elle est ensuite centrifugée a 300 t.p.m.durant deux minutes.Il reste alors très peu de globules rouges dans la suspension leucocytaire.Le travail doit être fait dans les conditions d\u2019aseptie recommandées pour la manipulation du matériel stérile.Cette méthode nous a permis d\u2019obtenir 14,3 pour cent plus de leucocytes et 10,3 pour cent plus de plasma que la technique précédemment utilisée.Le tableau I montre les résultats comparatifs de la séparation des leucocytes de dix échantillons de sang traités par les deux techniques.TABLEAU 1 Résultats comparés de la séparation des leucucvtes par chacune des deux méthodes Leucocy- Leucocytes Cu Je tes/mm* totaux Plasma/sang Sang total.Lo 7 900 100% \u2014 Plasma À (1) 1.111 10 250 40% 30,7% Plasma B (3) .10 450 54,3% 41,0% 1.Sédimentation du sang suivie de centrifugation à faible vitesse.2.Centrifugation à haute vitesse du sang, sédimentation du plasma et du tapis leucocytaire suivie de centrifugation à faible vitesse.Plusieurs chercheurs conseillent de siliconer le matériel utilisé pour la séparation des leucocytes afin de diminuer l\u2019adhésivité des cellules sur la paroi de verre.Comrre le phénomène d\u2019adhésivité est une caractéristique des polynucléaires et qu\u2019il y a avantage de se débarrasser de ces éléments, l\u2019utilisation de tubes non siliconés pour la séparation des leucocytes par la technique que nous LA SÉPARATION DES LEUCOCYTES DU SANG 77 = préconisons est, au contraire, à recommander, car elle permet dans une certaine mesure, une séparation sélective.Le rendement leucocytaire et plasmatique, par cette méthode, est satisfaisant pour l\u2019étude des chromosomes des agranulocytes du sang.Les résultats que nous avons obtenus se comparent avantageusement à ceux qui sont rapportés par l\u2019emploi d\u2019autres techniques de séparation, notamment celle de la phytohémagglutinine (dont nous préférons n\u2019utiliser que l\u2019activité mitogène).Elle se recommande, en outre, par sa simplicité et le mérite de n\u2019apporter, en plus de l\u2019héparine, aucune substance étrangère à la suspension cellulaire.RÉSUMÉ Une centrifugation rapide du sang hépariné suivie de la sédimentation de son plasma et de son tapis leucocytaire, puis d\u2019une centrifugation lente de ces derniers éléments, permet la récolte de plus de la moitié des leucocytes totaux dans un plasma qui représente 40 pour cent du sang total.Cette technique se compare avantageusement aux méthodes courantes de séparation des leucocytes pour l\u2019étude des chromosomes de ces cellules du sang.BIBLIOGRAPHIE 1.CHEN, H.P., et PALMER, G.H., A method for isolating leukocytes, Amer.J.Clin.Paih., 30 : 567-569, 1958.2.EDWARDS, J., Chromosomal abnormalities in Waldstrôm's macroblobulinæmia, Lancet, 11 : 48-49, 1961.3.HasTINGS, J.FREEDMAN, S., RENDON, G., COOPER, H.Let HIRcHHORN, K., Culture of human white cells using differential leukocyte separation, Nature, 152 : 1214- 1215, 1961.4.LEVINE, S., Magnetic techniques for in vitro isolation of leukocytes, Science, 123 : 185-186, 1956.3.Li, J.G., et Oscoop, E., E., À method for the rapid separation of leukocytes and nucleated erythrocytes from blood or marrow with a phytohemagglutinin from red beans (Phaseolus vulgaris), Blood, 4 : 670-675, 1949.6.MAUPIN, B., Techniques de séparation des globules blancs, Rer.hématol., 14 : 250-265, 355-379, 333-486, 1959.7.MOORHEAD, P.S., Communication personnelle.8.NoweLL, P.C., Phytohemagglutinin : An initiator or mitosis in cultures of normal human leukocytes, Cancer Res., 20 : 462-466, 1960.9.Skoog, W.À, et BEck, W.S., Studies on the fibrinogen, dextran and phytohemagglutinin methods for isolating leukocytes, Blood, 11 : 436, 454, 1956.-~ HISTOIRE DE LA MÉDECINE ALEXIS ST-MARTIN : SA VIE ET SON TEMPS La Renommée, aux voies mystérieuses, a de ces caprices qu\u2019elle peut utiliser un échec pour permettre à son auteur de la courtiser et, finalement, lui ouvrir toutes grandes les portes de son Temple.Sisson | Fed._ Fed Prov Fed., re & Prov.Prov.Vol'ry z .: \u201c| Prov.Prov.Gov.Gov.|A Fed.Prov.Mun.Vol'ry Priv.& & o Mun.Gone o o Be Unspec- 5 Gov.Gov.Gov.Agency Org.Mun.Mun.mun, Govs- & \u2019 Vol'ry Priv.Priv.ified = Gov.Govs.Govs.& Priv.|Agency Orgs.Orgs.= Vol'ry Orgs.5 Agency o = TB General Hospitals.5 11 9 7 15 - 1 1 - - 1 2 - 2 54 8 Psychiatric Units in General = Hospital.LL 2 3 1 - 2 - - - - - - - 1 - 9 > Mental Hospital.1 11 _ - 5 _ - _ - 1 - - - - 18 = \u2014 Mental Clinics.| .- 5 1 - - - - - 1 - \u2014 - - = 7 z Organizations treating alcoholics.2 7 - 12 9 1 = - = - 2 4 3 = 40 = > Other Health Centres.4 3 - 2 2 - - - \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 2 13 = Organizations giving education.2 2 - 2 10 - - - - 1 2 2 1 3 25 I © Prisons, Jails, etc.1 6 - = - - - - 1 - - - - - 8 3 Industrial, miscellaneous organizations.CL .- - - 1 5 - - \u2014 - - - - - - 6 ToraL.BE 17 48 11 24 48 1 1 1 2 2 5 8 5 7 180 % OF THE TOTAL.9,4 26,7 6,1 13,3 26,7 0,6 0,6 0,6 1,1 1,1 2,8 4,4 2,8 3,9 100,0 en oo © TABLE III Morgan MARTIN - E.W.R.BEST - Gordon JOSIE - R.LEBLANC Organizations active in treaiment and clinical work Laval Vol.Médical 33 \u2014 Oct.1962 TYPE OF TREATMENT AND CLINICAL WORK \u2014 EXCLUSIVE AND/OR COMBINED NOT ACTIVE TYPE OF IN TREAT- ORGANIZATION Indi- R Ocen MENT OR Work Psycho-| Work tual Ther Thor a Therapy \u20ac ified WORK therapy erapy erapy General Hospitals.51 7 23 12 12 11 7 32 3 1 1 Psychiatric Units in General Hospitals .8 3 8 6 4 6 6 8 1 - 1 Mental Hospitals.17 10 14 9 3 12 13 17 4 \u2014 \u2014 Mental Clinics.So 3 - 7 5 - \u2014 3 \u2014 \u2014 _ Organizations giving treatment of alcoholics 20 37 20 26 30 19 9 16 6 - 1 Other Health Centres.9 2 1 3 3 3 3 5 2 1 - Organizations giving education 1 re alcoholism .4 2 3 4 5 2 - 1 5 6 7 Prisons, Jails, ete.3 6 4 6 5 1 4 3 2 - - Industrial and miscellaneous organizations._.© 4 - 3 4 2 = 1 - 3 - - TOTAL 119 67 83 75 64 54 43 85 26 8 10 % OF THE TOTAL.66,1 37,2 46,1 41,7 35,6 30,0 23,9 47,2 14,4 4,4 5,6 TABLE IV Organizations active in research, education and/or training AREA OF ACTIVITY \u2014 EXCLUSIVE AND/OR COMBINED NOT ACTIVE TYPE OF IN RESEARCH, ORGANIZATION Public Area of EDUCATION Or Research Instruction | Training 2 Education and Activity * Information Unspecified General Hospitals, .So 2 18 7 12 8 21 Psychiatric Units in General Hospitals 4 7 3 1 - 1 Mental Hospitals 4 10 5 4 1 3 Mental Clinics, 1 3 - 4 = 1 Organizations giving treatment to alcoholics 14 24 20 29 4 1 Other Health Centres.1 - = 4 5 3 Organizations giving education re e alcoholism.3 20 8 13 1 1 Prisons, Jails, Reformatories.2 3 1 1 = 3 Industrial and miscellaneous organizations.2 4 1 2 2 = TOTAL.33 89 45 70 21 34 % OF TOTAL (180) ORGANIZATIONS.18,3 49.4 25,0 38,9 11,7 18,9 | I.Instruction of persons who will likely encounter alcoholics in their work.2.Training of persons to work specifically with alcoholics./ die L 1! Médical 19 Vol 33 - Oct.1962 SURVEY IN THE FIELD OF ALCOHOLISM IN CANADA \u2014 1960 591 TABLE V Training in the organizations Question : Is training for work in Question: Does your organization ac alcoholism a major function of your provide training facilities or instruc- a organizations ?tors for courses in alcoholism operat- RAT ; i ed by other agencies ?NUMBER NUMBER Net WHO WHO i.TYPE OF ANSWERED ANSWERED ORGANIZATION Answers Answers «YES » «No» TO BOTH TO BOTH QuesTioxs OrrsTiovs 1 Yes No No Total Yes No No Total | answer answer 1 } i ! General Hospitals.oo 1 51 2 54 2 51 1 54 - 49 i Psychiatric Units in | General Hospitals.; 1 8 - 9 - 9 - 9 = 8 Mental Hospitals.- 18 = 18 2 15 1 18 - 15 Mental Clinics, Ce = 7 = 7 - 7 - 7 - 7 Organizations treating alcoholies.Ce CL 10 26 4 40 14 23 3 40 5 17 Other Health Centres.ce - 11 2 13 2 9 2 13 - 9 Organizations giving education.Ce .5 17 3 25 8 13 4 25 4 13 Prisons, Jails, etc.Co 1 7 - 8 2 5 1 8 1 5 Industrial, Miscellançous organizations .- 5 1 6 1 4 1 6 - 4 id TOTAL.RL Le Le 18 150 12 180 31 136 13 180 10 127 _\u2014 if Tp OF THE TOTAL.10,0 83,3 6,7 100,0 17,2 75,6 7,2 100,0 5,6 70,6 \u2014 TABLE Via Organizations by bed-size group = ORGANIZATIONS BY BED-SIZE GROUP = TYPE OF ans ORGANIZATION au 1-9 10-24 25-49 50-99 100-499 500-4 Unspec.No.Beds TOTAL | \u2014\u2014 1 General Hospitals.RE 1 13 5 7 12 11 5 - 54 Psychiatric Units in | General Hospitals A 1 1 5 1 - = - 1 9 Mental Hospitals, 1 i = 2 3 8 1 2 18 Mental Clinics.- - = - = - - 7 7 ! Organizations treating alcoholics .2 8 3 6 2 - 3 16 40 Other Health Centres.LL.2 = 1 3 - 6 1 13 i Organizations giving education cee - = 2 - = T 5 18 25 Prisons, Jails, etc.ce SL - 1 1 = - 1 1 4 8 Industrial and miscellaneous organizations .= 2 = = 1 = = 3 6 ! ; + | i Toran.7 26 17 16 21 20 21 52 180 i a Y% OF THE TOTAL.3,9 14,4 9,4 8,9 11,7 11,1 11,7 28,9 100,0 ~~ 1.D.B.S.List of Canadian Hospitals, 1960, gives the number of beds for these 5 general hospitals as follows : 8,19, 41,301 and 1 672 beds, respectively.NOTE : Percentages may not add to exactly 100,0 due to rounding. fk 592 Morgan MARTIN - E.W.R.BEST - Gordon JOSIE - R.LEBLANC Var 35 Médical TABLE VIb Bed capacities of organizations by bed-size group ! NUMBER OF BEDS BY BED-SIZE GROUP TYPE OF Pe .ORGANIZATION R CENT 1-9 10-24 25-49 50-99 100-499 5004 Total cal] General Hospitals.Le LA LL LL 7 250 167 442 2747 9931 13 544 47,0 Psychiatric Units in General Hospitals.5 24 182 60 = - 271 0,9 Mental Hospitals.FR 9 14 = 131 550 11 938 12 642 43,9 Mental Clinics.2.2 .LL = - = - - - = - ; fed} Organizations treating alcoholics.17 105 80 448 290 - 940 3,3 | Other Health Centres, ., .| Ce RE 7 - 39 = 614 = 660 2,3 Organizations giving education, , .PI, = - 62 = = = 62 0,2 bz Prisons, Jails, etc._.- 12 32 - - 500 544 1,9 Industrial and miscellaneous organizations.= 22 - \u2014 106 \u2014 128 0,4 \u201cgly \u2014 gin ToTaL.; .Ce 45 427 562 1081 4307 22 369 28 791 100,0 % OF THE TOTAL L 2 2 2111200044 .02 1,5 2,0 38 15,0 T7,7 100,0 cn 1.For organizations that specified the number of beds.\u2014 NOTE : Percentages may not add to exactly 100,0 due to rounding.= TABLE VIc Beds designated specifically for alcoholics and alcoholics treated, by bed-size group .BEDS FOR ALCOHOLICS BEDS BY Bep-Size GROUP OF ALCOHOLICS TREATED TYPE OF BEDS FOR ALCOHOLICS (estimated) (estimaled) ORGANIZATION = 1-9 10-24 25-49 50-99 100-499 No.Per cent No.Per cent diy I LL _ _ ity ly, General General Hospitals.2.20 23 - - - 43 4,0 2134 13,1 Sify Psychiatric Units in General Hospitals, ., ._ La 5 = = - = 5 0,5 811 5,0 a Mental Hospitals.9 45 65 - - 119 11,1 2 444 15,C ty Mental Clinics._.- \u2014 = = - - - 13 0,1 wo Organizations treating alcoholics._.36 82 80 363 290 851 79,2 9759 59,7 at Other Health Centres.Ca 1 15 - - - 16 1.5 344 2.1 \u201cHapp Organizations giving education.Ce - \u2014 - - - - = 17 0,1 i Prisons, Jails, etc._.- = 32 - = 32 3,0 550 3,4 Industrial and miscellaneous organization.Ce 8 = - = = 8 0,7 270 1,7 + TOTAL.oo Cee .A 79 165 177 363 290 1074 100,0 16 342 100,0 9 OF THE TOTAL .7,4 15,4 16,5 33,8 27,0 100,0 Note: : Percentages may not add to exactly 100,0 due to rounding.) RS >< Laval Médical Vol.33 Oct.1962 SURVEY IN THE FIELD OF ALCOHOLISM IN CANADA \u2014 1960 593 TABLE VII Organizations providing lreatment for particular conditions by type of conditions treated CONDITIONS TREATED \u2014 EXCLUSIVE AND COMBINED TYPE OF ! - ORGANIZATION ; : - Acute Alcoholism Poly- Alcoholic Delirium | Un- No , not acute os 45 Other .Conditions Intox.; neuritis Gastritis Tremens | specified intox.| Treated | General Hospitals.48 37 24 37 36 17 | - - Psychiatric Units in General Hospitals., .7 8 | 5 7 8 3 | 1 - Mental Hospitals.eee 15 16 | 11 11 15 ! 9 - = Mental Clinics.1 5 | 1 - 1 2 - , - Ë | 5 Organizations treating alcoholics.26 33 | 14 17 17 ! 10 | 5 1 Other Health Centres.7 5 | 4 5 5 ' 2 | 3 1 ! ! _ Organizations giving education .2 2 ' - - 1 i = ! 13 ; 10 Prisons, Jails, etc.20020 - 5 1 1 3 + - - _ Industrial and miscellaneous organizations.3 4 - 1 ; 2 - | 2 - ToTaL.AAA Lu 109 115 | 60 79 88 | 47 | 24 | 12 9% OF THE TOTAL (180)., .\u2026 60,6 63,9 | 33,3 43,9 48,9 26,1 | 13,3 | 6,7 TABLE VIIIa E Personnel associated with organizations in the field of alcoholism = G al AA Lacor- ener: ALA, ; TYPE OF Intern- .Psychia-| Social Psycho- - Clergy- _ daire Teach Other Un- 5 ORGANIZATION ist Pract Ui Worker logist VUTSS man Person\" person.Teacher] Other pecified 8 - tioner nel nel 8 7 - 7 General Hospital.21100 21 35 18 19 9 29 20 24 3 1 3 4 Psychiatric Units in General Hospital.8 3 9 8 8 8 3 6 1 - 1 - _\u2014 Mental Hospitals.RAR 5 3 17 11 13 14 3 9 - = 3 1 Mental Clinics.Cee - - 7 6 4 = - 1 - = - = Organizations treating alcoholics.7 16 12 13 7 14 19 19 5 3 6 2 Other Health Centres.2 4 3 3 1 6 2 6 = \u2014 - 3 Organizations giving education.3 4 5 3 - 2 8 2 1 6 4 11 Prisons, Jails, ete.- 3 3 5 2 3 5 7 - 1 2 - Industrial and miscellaneous ~~ organizations.3 3 - 1 1 3 2 4 - - 2 - - TOTAL.1.Ca.- 49 71 74 69 45 79 62 78 10 11 21 21 A Ÿ OF THE TOTAL (180) .27,2 39,4 41,1 38,3 25,0 43,9 34,4 433 5,6 6,1 11,7 11,7 594 Morgan MARTIN - E.W.R.BEST - Gordon JOSIE - R.LEBLANC TABLE VIIIb Personnel specifically assigned to work in the field of alcoholism Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 NUMBER OF PERSONS BY TYPE OF PERSONNEL TYPE OF Lacor- ORGANIZATION In.General Psy- Social Psy- Clergy- Aa daire Tea- % tern- Practi- chia- cho- Nurse Per- Other Total of the ; ; ; Worker ; man son- cher ist tioner trist logist son- Total nel nel General Hospital.36 167 9 6 4 376 23 68 6 - 132 827 44,9 Psychiatric Units in General Hospitals.1 1 34 5 8 13 7 - - - 3 72 3,9 Mental Hospitals.3 3 25 10 5 35 - 3 - - = 84 4,6 Mental Clinics.Sa = 6 4 3 - = 1 = = = 14 0,8 Organizations treating alcoholics.8 100 14 26 10 25 102 32 691 27 22 4351 23,6 Other Health Centres.2 2 4 2 - 12 6 4 = - = 32 1,7 Organizations giving education .1 7 5 3 \u2014 1 269 5 1 8 72 3072 16,7 Prisons, Jails, etc.AR - 1 1 2 - 3 4 36 - - - 47 2,6 Industrial and miscellaneous organizations.3 4 1 1 2 - 9 - - 3 23 1,2 ToTAL.54 285 98 59 31 467 411 158 76 35 167 1841 100,0 % OF THE TOTAL .2,9 15,5 53 3,2 1,7 25,4 22,3 8,6 4,1 1,9 9,1 100,0 1.An additional 4 001 were reported by the Association Lacordaire et Sainte-Jeanne d\u2019Arc, of Hull, 2, An additional 2 075 were reported by the Croisade diocésaine de Sobriélé, Archidiocèse de Québec.NOTE : Some organizations reported fractions of personnel \u2014 these were disregarded.TABLE IXa (By Type of Personnel Receiving Courses) Organizations conducting orientation courses ORGANIZATIONS GIVING ORIENTATION COURSES TO THE FOLLOWING TYPES OF PERSONNEL TYPE OF ORGANIZATION Medical octal Psychologist Nurse Theologian Teacher Other General Hospital, ,.SL 8 3 3 10 2 2 1 Psychiatric Units in General Hospitals.RAA 4 1 2 4 - 2 - Mental Hospitals.7 3 3 7 2 - 1 Menta} Clinics.\u2014 _ _\u2014 - 1 _ - Organizations giving treatment Le 12 16 6 10 12 9 5 Other Health Centres.\u2014 \u2014 - 1 = - = Organizations giving education.4 8 2 6 4 4 3 Prisons, Jails, etc.a \u2014 \u2014 - - - 1 Industrial and miscellaneous organizations.Ca 1 \u2014 = 1 - - 2 TotaL.36 31 16 39 21 17 13 AR Veta fi / Gig L Médical 18 Gopal Medical SURVEY IN THE FIELD OF ALCOHOLISM IN CANADA \u2014 1960 595 TABLE IXb Number of persons receiving orientation courses (By Type of Personnel) | NUMBER RECEIVING ORIENTATION COURSES BY TYPE OF PERSONNEL E ee TYPE OF E ORGANIZATION i ; Social Psycho- - Theo- Total Per ET Medical Worker logist Nurse logian Teacher Other Persons cent K General Hospital, .245 3 - 242 4 2 = 496 8,4 .Psychiatric Units in General Hospitals.5 - = 47 - 1 - 53 0,9 wo Mental Hospitals.ee 91 6 4 165 75 - - 341 5,8 ; Mental Clinics.= = = \u2014 1 - - 1 0,02 bi Organizations giving treatment ., LL 378 363 17 909 166 176 2 1922 4201 71,5 4 Other Health Centres.- - = - - - = - - 0 Organizations giving education.oo 263 127 - 52 14 19 163 491 8,4 Prisons, Jails, ete.,.Co .- - \u2014 \u2014 - - 1304 130 2,2 pi] Industrial and miscellaneous organizations .25 - = 40 = = 965 161 2,7 1 16 if ToraL.FE LL Le Le 1007 499 21 1455 260 198 2434 5 874 100,0 1 \u2014 \u2014 PERCENT.ooo0 17,1 8,5 0,4 24,8 44 3,4 41,4 100,0 me a I.For organizations that stated the number of persons who received courses.2.Business and Industry 22, police 20, Management of an Alcoholism & Drug Addiction Research Foundation 250, Alcoholics 1 900 = 2 192.3.Sociologist 1, Salvation Army 3, Students 10, Alcoholic Research 2.4.Correctional Officers 130, 5.Industrial Supervisors.NoTE: Percentages may not add exactly to 100,0 due to rounding.TABLE IXc Length of orientation courses (In Hours or Weeks) (By Type of Personnel Receiving Course) * i \u2014 NUMBER OF ORGANIZATIONS i TYPE OF 2 _\u2014 PERSONNEL Hours Weeks he 1-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 ~~ I Medical.13 2 4 1 - - 1 - = - = .Social Worker .Cee 5 3 2 4 2 - = 1 - - 1 { Psychologist.2 1 1 - - - 1 - - 1 | Nurses.14 4 4 - - - - 1 - \u2014 _ ; Theologian.5 1 \u2014- 2 1 = - 1 = 1 = | Teacher.5 1 - 1 - - = 1 = - 1 ; Other.4 2 2 1 - - - 1 - - - i TotaL.FP 48 14 13 9 3 \u2014 1 6 = 1 3.rd * For organizations that specified the length of the courses given. TABLE Xa Organizations giving formal courses (By Type of Personnel) Morgan MARTIN - E-W.R.BEST - Gordon JOSIE - R.LEBLANC Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 ORGANIZATIONS GIVING FORMAL COURSES TO THE FOLLOWING TYPES OF PERSONNEL TYPE OF = ORGANIZATION ; Social .; _ ; Medical Worker Psychologist Nurse Theologian Teacher Other General Hospital, .1 = - - - - - Psychiatric Units in General Hospitals.1 - - - = - - Mental Hospitals.2 - - 2 - 1 - Mental Clinics.2.200210 01 00e a = - - - \u2014 \u2014- \u2014- Organizations giving treatment.4 5 - 4 5 2 = Other Health Centres.1 = = - \u2014 \u2014 - Organizations giving education.,.1 3 - 2 2 2 = Prisons, Jails, ete.- 1 I - = = = Industrial and miscellaneous organizations.3 1 \u2014- \u2014 1 - - TOTAL.viii iii, 13 10 1 8 8 5 - TABLE Xb Number of persons receiving formal courses (By Type of Personnel) * NUMBER RECEIVING FORMAL COURSES BY TYPE OF PERSONNEL Total TYPE OF Persons ORGANIZATION Receiving Social .; Course ; A ¢ Medical Worker Psychologist Nurse Theologian Teacher Other General Hospitals.7 - - \u2014 - - 7 Psychiatric Units in General Hospitals.50 - - = - - - 50 Mental Hospitals.1 - = - - 5 - 6 Mental Clinics.- - - - - = - - Organizations giving treatment.5 82 - 17 103 2 - 209 Other Health Centres., ._ - _ _ - _ _ - Organizations giving education.10 26 - 3 17 4 - 60 Prisons, Jails.ete.- = - = = - = - Industrial and miscellaneous organizations.,.3 1 - - 1 = - 5 ToTaL.76 109 - 20 121 11 - 337 PERCENT.22,6 32,3 - 5,9 35,9 3,3 - 100,0 * For the organizations that specified the number of persons who received a formal course.Lar fo J Yell.Ned To Fcholg i.Teli etter, indy, Nei, x Laval Médica! .\u2014 Vol.33 - Oct.1962 SURVEY IN THE FIELD OF ALCOHOLISM IN CANADA \u2014 1960 597 TABLE Xc Length of formal courses (in Hours, Weeks, or Months) (By type of personnel receiving course) * Hours TYPE OF 4 2 4 Total PERSONNEL weeks months months ota 1-4 5-9 10-14 15-19 20-24 25-29 30-34 35-39 1004 Medical.4 - 1 - - - - - | 1 - - 7 Social Worker ., - 2 1 - 1 - - 12 - - 1 6 Psychologist , .- - - - - - = = - = = 1 1 Nurse, , .2 - - - - 1 - - - - - 4 Theologian .1 2 1 - - - = 1 - = - - 5 Teacher, .1 1 - - - - - 1 - - = - 3 Other.- - - - = - = - - - - = I TOTAL.8 6 2 1 - 1 1 2 2 1 1 2 27 * For organizations that specified the length of the courses given.1.220 hours.2.448 hours.TABLE XI Estimated number of alcoholics and rates per 100 000 adults, 1959 and 1960, and number and percentage ireated in 1960 by province 1 19591 1960 1960 PRELIMINARY ESTIMATES PROVINCE i ; £ Number of Rate of ; Rate of Number o Percentage Icoholi alcoholism Number of alcoholism alcoholics of alcoholics a Bh per 100 000 alcoholics per 100 000 treated?treated3 estimated) adults adults (estimaled) Newfoundland.2 560 1150 1920 850 66 34 Prince Edward Island.1 070 1 870 1279 2220 409 32,0 Nova Scotia.5225 1280 5 760 1 400 245 4,3 New Brunswick.3 410 1070 4 050 1260 47 1,2 Quebec.66 530 2 360 70 582 2 460 4 890 6,9 Ontario, .90 520 2 450 95105 2 540 4932 5,2 Manitoba .9 810 1 830 12 150 2250 560 4,6 Saskatchewan.6 500 1235 6820 1290 802 11,8 Alberta.10 880 1510 12 367 1670 1892 15,3 British Columbia.21 220 2140 23 880 2370 2 497 10,5 N.W.T.2 CANADA 217 500 2110 233 920 2240 16 342 7,0 I.Data supplied by the Alcoholism and Drug Addiction Research Foundation, Toronto (E.M.Jellinek, Sc.D.}, in a letter dated December 13, 1961, addressed to Mental Health Division, Department of National Health and Welfare.2.Data from the Survey of Organizations in the Field of Alcoholism in Canada.3.Alcoholics Treated (Survey Report) as % alcoholics estimated by Dr.Jellinek.4) Re Bi 5 LA NÉCROSE DÉFINITION La nécrose est la mort cellulaire au cours des maladies.Dans certains états pathologiques, des groupes de cellules ou des tissus en entier peuvent mourir, se désintégrer et disparaitre.La nécrose se distingue donc de la mort somatique, qui est la mort de tout le corps ou de l\u2019organisme en entier.Elle est différente aussi de la nécro- biose, qui est la mort cellulaire physiologique.D\u2019une façon générale, en effet, nos tissus sont faits de cellules, qui toutes naissent, vivent un certain temps et disparaissent.Ainsi nos cellules épidermiques se renouvellent continuellement, et celles qui arrivent en surface tombent régulièrement sous la forme d\u2019éléments kératinisés et morts, les squames cutanées.ÉTIOLOGIE La pathologie humaine fournit de multiples exemples de nécrose et pratiquement toutes les causes de maladie peuvent être des agents de nécrose.1.L\u2019ischémie : L'arrêt de la circulation dans un territoire tissulaire prive cette région de l\u2019oxygène et des autres substances nécessaires à sa survie.Ainsi l\u2019ischémie sera régulièrement suivie de changements nécrotiques, à condition cependant qu\u2019elle survienne brusquement, autrement les tissus auront tendance à diminuer de volume, à s\u2019atrophier.2.Les agents physiques : Au cours des traumatismes, les membranes cellulaires peuvent être endommagées et l\u2019arrangement REVUE GÉNÉRALE Carlton AUGER, F.RC.P.(C) Professeur titulaire de pathologie, Faculté de médecine, université Laval spatial des enzymes et de leurs substrats peut se briser.La chaleur intense dénature les enzymes intracellulaires et le froid détruit leur organisation; les agents actiniques, tels les rayons X, vont briser ou modifier les chromosomes.Tous causent de la nécrose.3.Les substances chimiques : Des produits chimiques divers endommagent totalement la cellule ou encore bloquent l\u2019activité d\u2019un enzyme vital ; certains agissent comme les rayon X et attaquent surtout les chromosomes.Ce sont de forts agents de nécrose.4.Les agents biologiques : Les parasites, les protozoaires, les bactéries et les rickettsies sont aussi des causes fréquentes de mort cellulaire.Leurs produits ou fractions toxiques, dont les mieux connus sont les endotoxines et exotoxines des bactéries, sont parmi les plus puissants facteurs nécrosants.Les virus, quand ils envahissent une cellule et s\u2019y multiplient, fréquemment la tuent.6.Les étais d\u2019hypersensibilité : Le complexe antigène-anticorps forme parfois un produit toxique, dont la présence peut se manifester par de la nécrose.Dans la maladie sérique, par exemple, l\u2019hypersensibilité au sérum de cheval se traduit en partie par une nécrose massive de la paroi de petits vaisseaux, de l\u2019angéite nécrosante.DONNÉES FONDAMENTALES Une cellule qui meurt ne change pas subitement d'aspect.Aucune altération morphologique nous permet de reconnaître sur le champ son passage Lard! fo 3 ak sur iri fi fos iil Jape Les i is ds | ; 16 | i wat tell Tit Tie le SOUS [a dg lent de Hebe Cage Dg te) ni UE my \u201cemo tl Hore ç Lin ogi Lind ft ¢ Imes all vont ca age fit pe ls OME.Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 de l\u2019état vivant à la mort.Ceci ne doit pas nous surprendre, car nous savons que tous les tissus examinés au microscope après passage dans des liquides fixateurs ont été tués subitement, que tous les tissus prélevés aux autopsies ne sont plus vivants et qu\u2019ils ont tous conservé tout à fait l\u2019aspect de tissus normaux.Les changements cellulaires qu\u2019on appelle nécrotiques sont ceux que présentent les cellules après leur mort, lorsqu\u2019elles demeurent encore dans l\u2019organisme.Ils sont loin d\u2019être instantanés.IL\u2019occlusion coronarienne est suivie d\u2019ischémie du myocarde.Elle peut entraîner la mort, avant que puissent apparaître des modifications cellulaires identifiables à l\u2019œil nu ou visibles au microscope par les méthodes de routine.L\u2019anoxémie locale prend ainsi des heures à se manifester sous la forme d\u2019un foyer de nécrose.Au cours de la mort somatique les tissus présentent des changements morphologiques assez semblables à ceux rencontrés dans la nécrose.Ces changements aussi apparaissent progressivement.Dans les deux cas les modifications structurales sont le résultat d\u2019activité enzymatique et ainsi les conséquences d\u2019un processus dynamique.Avec une morphologie et un mécanisme sensiblement superposables, il devient facile de confondre sur du matériel autopsique les changements post moriem et les changements nécrotiques.Les descriptions classiques des modifications cellulaires au cours de la nécrose ont été faites à partir de prélèvements tissulaires fixés pour examen histologique.On décrit ainsi des altérations du noyau et du cytoplasme.1.Les changements nucléatres : a) La karyolyse.Parfois le noyau devient de plus en plus pâle.Ses limites s\u2019estompent et, à la longue, il ne se colore plus et disparaît dans la masse cytoplasmique.b) La karvorhexie.Ici le noyau éclate et est transformé en plusieurs petites mottes irrégulières et très denses.LA NÉCROSE 599 c) La pycnose.Par contre, souvent le noyau nécrotique se condense progressivement.Sa chromatine devient grossière et sa membrane semble s\u2019épaissir.Il diminue de volume et se transforme en une masse homogène, à bords irréguliers ou crénelés, se colorant intensément.Cette affinité accrue pour les colorants basiques serait due à une hydrolyse des nucléo-protéines et à la libération progressive d\u2019acides nucléiques.2.Les changements cytoplasmiques : Les éléments figurés du protoplasme, fibrilles contractiles, vacuoles, mitochondries, etc., sont les premiers touchés.Ils diminuent en nombre et, rapidement, ne sont plus identifiables à l\u2019intérieur de la cellule.Celle-ci, alors, semble gonflée et son cytoplasme devient finement granuleux, phénomène connu sous le nom de « tuméfaction trouble ».À la longue tout le cytoplasme peut se transformer en un agglomérat de grosses granulations ou encore devenir complètement homogène, dense et très acidophile.Au contraire, parfois, il se creuse de grosses vacuoles et même des gouttelettes graisseuses peuvent y apparaître.En même temps la membrane cellulaire s\u2019émousse et dispa- raft.A ce stage les limites intercellulaires ne sont plus reconnaissables et tout se fond en un magma opaque, amorphe ou granuleux avec ici et là, des résidus pycnotiques du noyau ou de fragments nucléaires.L\u2019examen de la nécrose sur des préparations fixées et colorées a consisté surtout dans l\u2019interprétation d\u2019une série d'images instantanées de cadavres cellulaires.Avec le microscope de phase, il est maintenant possible d\u2019étudier la cellule vivante et de suivre ses réactions à des agressions variées.La cinématographie accélérée permet également de voir en quelques secondes des réactions qui prennent parfois des heures à se compléter.M.Bessis a utilisé ces techniques dans l\u2019étude de la nécrose de cellules sanguines et a montré comment les leucocytes meurent sous 600 l\u2019effet de certains poisons, de substances radioactives et de l\u2019eau distillée ou après avoir phagocyté des bactéries pathogènes vivantes.En voyant ces images, on a nettement l\u2019impression que la nécrose est un processus vraiment dynamique.Par ces techniques, de plus, les changements initiaux sont visibles et on se rend compte qu\u2019au début dans bien des cas les altérations cytoplasmiques et nucléaires semblent être indépendantes les unes des autres.Parfois le noyau se modifie avant que la morphologie du cytoplasme soit changée.Sa structure chromatinienne peut s\u2019effondrer et il devient homogène (karyolyse), pour même faire explosion dans un cytoplasme encore bien vivant.Dans d\u2019autres cas, le noyau au contraire se contracte, sa chromatine se change en globules foncés et à la fin il est réduit à une masse très dense (pycnose), quand commencent les changements du protoplasme.Par contre le cytoplasme peut se morceler par le détachement progressif de prolongements protoplasmiques, qui se forment à la périphérie de la cellule comme autant de pseudopodes, ou encore il peut se charger de vacuoles, qui grossissent par confluence, lorsque le noyau semble encore intact.Assez souvent la cellule semble mourir par de l\u2019ædème.Elle se gonfle en absorbant de l\u2019eau.Le cytoplasme, et les mitochondries surtout, sont les premiers atteints.Le noyau aussi se dilate et éclate versant son contenu dans un cytoplasme modifié.À la fin, la cellule entière fait explosion.Le résultat éloigné de toutes ces altérations cependant est toujours le même : toute structure cellulaire finit par disparaître pour ne laisser qu\u2019un résidu albumineux anhiste.Quelques études au microscope électronique ont permis de reconnaître les premières modifications de l\u2019ultrastructure cellulaire dans le processus nécrotique.Ces travaux ont porté surtout sur l\u2019action de certaines substances toxiques comme le tétrachlorure de carbone et le phosphore sur le foie du rat.La «tuméfaction trouble » semble être la conséquence d\u2019un gonflement des Carlton AUGER Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 mitochondries, tandis que la vacuolisation du cytoplasme serait due à une dilatation des tubes de l\u2019ergastoplasme (rough endoplastic reticulum), précédée d\u2019une diminution progressive des ribosomes.L\u2019hyaloplasme (smooth endoplasmic reticulum) se transforme et présente un aspect feutré et il est possible que c\u2019est ceci qui représente la coagulation protoplasmique vue au microscope à lumière.Les altérations structurales de la nécrose cellulaire s\u2019accompagnent de changements dans la biochimie de la cellule.Ces changements précèdent même les modifications histologiques reconnaissables par les techniques usuelles de coloration.La cellule d\u2019abord meurt biochimiquement.Au cours de l\u2019ischémie du myocarde, le glycogène intracellulaire disparaît tôt et, suivant certains auteurs, des enzymes, telle la déhydrogénase succinique, diminuent notablement avant que les fibres musculaires montrent les changements classiques de la nécrose.King et ses collaborateurs ont fait une analyse poussée de la biochimie de la nécrose en se servant de cellules en milieux de culture.Au tout début, il y a une perte d\u2019acide désoxyribonucléique du noyau et une perte de protéines à la fois nucléaires et cytoplasmiques.La respiration cellulaire persiste quand même encore pendant plusieurs heures et la production d'acide lactique par la cellule se poursuit même après la cessation de la respiration.Par la suite, il y a une inactivation de la déhydro- génase avec un arrêt des fonctions oxydatives et des fermentations.Une imbibition marquée d\u2019eau et de chlorure de sodium suit une spoliation en potassium.Ceci gonfle la cellule qui finit par éclater.Les protéines cellulaires dénaturées, dépourvues de la membrane cellulaire, continuent d\u2019absorber de l\u2019eau et du chlorure de sodium et se dissolvent peu à peu dans le milieu environnant.TYPES DE NÉCROSE Si, fondamentalement, les altérations morphologiques et biochimiques sont sensiblement les Lore ii & én Tie & gr \u201cae mer 2] (es mes ill | ed A i, | Het; mi fig % Too see fie Si de Af Mit, Cee lily Mol fag Bin i lap Ri Ki 2 sn gy Ag l lire dt 1 ion du less ti pre om, tin) dilet ation fe ote ia b ri TH lo: Gi ug pra ns gels qu ae en gel ed fi pt hee jus ras yi rad le in?LP pré Li 68 i Laval Médical Vol.33 \u2014- Oct.1962 mêmes dans tout processus nécrotique, il demeure toutefois que l\u2019aspect général d\u2019un foyer de nécrose peut être modifié d\u2019une façon assez précise par la nature de l\u2019agent destructeur et par la nature du tissu intéressé.Ceci permet de décrire un certain nombre de types de nécrose.1.La nécrose de coagulation : Ce sont des foyers de nécrose qui apparaissent fermes et secs, d\u2019une coloration pâle, jaune ou gris, qui tranche nettement sur celles des tissus sains du voisinage.Au microscope, le tissu est opaque et paraît cuit.Il est fait de débris cytoplasmiques, anhis- tes et généralement acidophiles, qui se sont fusés en mottes et magmas de toutes dimensions, et de résidus granuleux pycnotiques de noyaux désintégrés.Généralement, le schéma de la structure histologique antérieure est encore reconnaissable dans ce type de nécrose.Le dessin du stroma est encore visible et les éléments parenchymateux sont devenus des fantômes mal délimités, présentant les mêmes arrangements que les cellules préexistantes.Cette nécrose se rencontre dans les lésions où les cellules sont tuées rapidement et où les protéines cellulaires sont dénaturées brutalement et coagulées.Il est possible aussi que la transformation sur place d\u2019une quantité assez importante de fibrinogène en fibrine joue un rôle.La plupart des nécroses ischémiques sont des nécroses de coagulation, L\u2019infarctus par oblitération artérielle est un exemple typique et les plages mal nourries, qui se nécrosent, dans les tumeurs a croissance rapide en fournissent un autre.Le courant électrique, qui vient en contact avec une peau sèche, crée de la chaleur localement et la nécrose de la brûlure électrique est un tissu parcheminé et nacré.Les lésions nécroti- ques dans la diphtérie et la dysentérie bacillaire sont également du type de coagulation et les substances chimiques toxiques à action brutale, comme la formaldéhyde, le phénol et le bichlorure de mercure coagulent aussi les tissus.Au cours de certaines infections, en particulier de la typhoiïde, il apparaît dans les masses muscu- LA NÉCROSE 601 laires striées des lésions apparentées aux nécroses de coagulation.Ces lésions, connues sous le nom de « dégénérescence hyaline de Zenker » se développent sous l\u2019action de la toxine microbienne.Elles se rencontrent principalement aux muscles grands droits de l\u2019abdomen et ont l'aspect de zones cireuses ou vitreuses.Au microscope les fibres musculaires sont encore reconnaissables, mais leurs noyaux sont pycnotiques et leur cytoplasme est transformé en un ruban homogène et acidophile, où toute fibrille striée a disparu.Figure 1.\u2014 Fonte caséeuse tuberculeuse du rein (rein « mastic»), 2.La nécrose de caséification : Le caséum n\u2019est qu\u2019une variété de nécrose de coagulation, mais ses caractères sont tellement particuliers qu\u2019il est préférable de la décrire séparément.Le tissu nécrotique ici est une substance blanc crayeux ou blanc jaune qui forme une plage bien A it SEE Ta TNT fl i i | 602 Carlton AUGER limitée.Il peut être comparé, pour ceux qui en ont le goût, à du fromage ou encore mieux à du mastic un peu mou, granuleux, qui se fendille sous le couteau qui le tranche.Au microscope, c\u2019est la nécrose la plus acidophile et la plus homogène, où toutes traces de formations antérieures ont disparu et où il ne persiste même plus de débris nucléaires pycnotiques.Le caséum est l\u2019événement le plus important et une lésion caractéristique de la tuberculose.Il se rencontre dans certaines infections comme l\u2019histoplasmose et la tularémie, se développe sous l\u2019action de certains toxiques comme le béryllium et survient dans quelques tumeurs comme celles du groupe des lymphosarcomes, mais le plus souvent c\u2019est le bacille de Koch qui est en cause.On explique mal ce type de nécrose, qui est assez riche en lipides.C\u2019est d\u2019ailleurs un foyer solide qui a tendance à demeurer ainsi longtemps.Toute activité enzymatique doit y être inhibée, autrement la lyse serait plus précoce.On a incriminé l\u2019action toxique des lipides capsulaires du bacille de Koch et, selon certains, les fractions hydrocarbonées et phosphatidiques de ce bacille inhiberaient les protéinases du tissu tuberculeux.3.La nécrose de liquéfaction : Dans cette forme de nécrose les tissus sont rapidement lysés.Cette cytolyse se traduit par un foyer qui, pâteux au début, devient vite liquide et dont la résorption est ainsi grandement facilitée.C\u2019est sous cette forme qu\u2019apparaissent toutes les nécroses ischémiques du système nerveux central, connues pour cette raison sous le nom de « ramo- lissements ».La liquéfaction de la grosse tubérosité gastrique, la gastromalacie, est du même ordre.Le pus, rencontré dans une inflammation, est aussi de la nécrose qui se liquéfie.L\u2019envahissement du foie par l\u2019entamæba histolytica provoque un large foyer de nécrose de liquéfaction du tissu hépatique, le soi-disant « abcès amibien du foie ».Dand l\u2019atrophie jaune aiguë du foie, une forme anatomique de l'hépatite à virus, la diminution remarquable de volume de cet organe est également la conséquence d\u2019une cytolyse marquée, suivie de résorption.Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 Dans toutes ces conditions, on a l\u2019impression que les cellules sont rapidement digérées sur place.Le processus est assez superposable à celui de l\u2019autolyse cadavérique, où après la mort les tissus, s'ils sont maintenus dans des conditions aseptiques, se liquéfient progressivement comme s\u2019ils subissaient une dissolution sous l\u2019action de ferments digestifs.Salkowski montre que dans l\u2019autolyse les changements observés étaient en réalité une autodigestion sous l\u2019action des enzymes intracellulaires des tissus eux-mêmes.Dans la cellule vivante, l\u2019activité des enzymes cataboliques est largement contrebalancée par l\u2019activité des enzymes anaboliques, autrement la cellule ne pourrait vivre, croître et fonctionner.Dans la nécrose de liquéfaction cet équilibre est rompu et les ferments hydrolytiques conservent leur activité et solubilisent peu à peu les protéines, les hydrates de carbone et les graisses de la cellule.Au cours de la nécrose, la destruction des membranes intracellulaires permet également aux enzymes hydrolytiques d\u2019avoir facilement accès à leurs substrats.Les lysomes, qui sont des particules cytoplasmiques présentes dans le foie et le rein, ainsi que dans d\u2019autres tissus, et remplies de ferments hydrolytiques, sont brisés au cours de la nécrose et leur contenu est libéré dans le protoplasme de la cellule.Dans le pus, les leucocytes qui meurent sont une source importante d\u2019enzymes protéolytiques actifs et, dans l\u2019abcès amibien, l\u2019agent lui-même sécrète des enzymes protéolytiques qui digèrent les tissus.4.La cytostéatonécrose : La digestion enzymatique du tissu adipeux donne lieu à une nécrose particulière, la cyto- stéatonécrose.Celle-ci est pratiquement caractéristique d\u2019une lésion destructive du pancréas, la nécrose aiguë du pancréas, où il y a une libération d\u2019enzymes pancréatiques dans la circulation et dans les tissus du voisinage.Au cours de cette entité, des foyers nécrotiques apparaissent dans le tissu adipeux intrapancréatique et souvent dans tout le tissu adipeux de la cavité péritonéale.Ces foyers prennent un aspect blanc de suif, bien visible sur le fond jaune de tissu graisseux, Lats lidieni ht [3 Tes plage, li de fig i le si i fer IE as ques lé de le as pL el divi rates COUR ae pi leur ole 0 2 nb sel pool jé le Laval Médical - Vol.33 - Oct.1962 LA NÉCROSE 603 Figure 2.\u2014 Nécrose de coagulation ischémique du Figure 4, \u2014 Cytostéatonécrose péripancréatique.X225.myocarde (infarctus).X225.Ges 4 ag ee T Figure 3.\u2014 Foyer caséeux dans une tuberculose gan- Figure 5.\u2014 Nécrose gangrémeuse de la mugqueuse de glionnaire.X225.l\u2019appendice.X90. 604 Carlton AUGER et ont été décrits sous le nom de « taches de bouge».Sur les coupes histologiques de tissus imprégnés a la paraffine, le protoplasme des cellules adipeuses perd sa transparence habituelle.Les graisses neutres intracytoplasmiques ont été transformées et ont perdu leur solubilité dans les solvants organiques.Les noyaux cellulaires deviennent denses et ensuite disparaissent, mais les membranes cellulaires peuvent persister longtemps.Sous l\u2019action lipasique, les graisses neutres sont scindées en glycérol, qui est résorbé, et en acides gras, qui sont déposés dans le foyer en amas radiaires d\u2019aiguillettes, mais dont la plus grande partie est saponifiée par des sels alcalins.Ces savons forment des amas amorphes légèrement basophiles et expliquent l\u2019aspect crayeux du foyer observé à l\u2019œil nu.On a admis depuis longtemps que la cytostéato- nécrose était la conséquence de l\u2019action directe des lipases d\u2019origine pancréatique sur les cellules adipeuses.Panabokké, en étudiant le phénomène par des méthodes expérimentales, est venu cependant à la conclusion que la destruction de la cellule graisseuse se fait sous l\u2019action de lipases intracellulaires et qu\u2019il s\u2019agit ici en réalité d\u2019une autodigestion.Au cours des lésions destructives du pancréas, plusieurs ferments sont libérés et activés.L'amylase, la lécithinase et d\u2019autres enzymes agiraient sur les membranes cellulaires et amèneraient une libération des lipases du protoplasme et des structures membraneuses.Ce sont ces lipases intracellulaires ainsi rendues actives qui produiraient la dégradation des graisses neutres emmagasinées dans les cellules adipeuses.FORMES ÉVOLUTIVES DE NÉCROSES Avec le temps et suivant leur siège, les différents types de nécrose peuvent changer d\u2019aspect.1.La nécrose hémorragique : Certains foyers de nécrose de coagulation, et même de liquéfaction, peuvent présenter une coloration rouge foncé en raison d\u2019une forte imbibition par des globules rouges.Dans de tels foyers, les parois des vaisseaux se nécrosent Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 également et, quand le territoire tissulaire intéressé est servi par une circulation richement anastomosée, il s'ensuit que le tissu nécrotique peut être inondé par des globules rouges.Ainsi les nécroses ischémiques du poumon sont toujours hémorragiques, des « infarctus rouges ».Un aspect identique est dû à un processus tout a fait inverse.Une forte hémorragie intratissu- laire, par l\u2019ischémie locale qu\u2019elle occasionne, Figure 6.\u2014 Nécrose du pied par congélation \u2018gangrène sèche).peut être à l\u2019origine d\u2019une zone de nécrose qui sera aussi très riche en globules rouges.2.La gangrène sèche : Gangrène veut dire mortification des tissus.Par extension le terme gangrène sèche est employé pour désigner les foyers de nécrose de coagulation, qui se sont mommifiés, aux extrémités, pieds, mains, lobule des oreilles ou bout du nez.Au début ces foyers sont blanc bleuté, mais comme lédical tt 19 me ge Ang jou One, \u2018 pr el a js od eee se.Laval Médical Vol, 33 - Oct.1962 ils sont exposés à l\u2019air, ils se dessèchent.Ils deviennent très fermes et même durs comme la pierre et leur coloration passe du jaune vert au brun foncé et finalement au noir.La ligne de démarcation entre le tissu nécrotique et le tissu sain est toujours très nette.La majorité des gangrènes sèches sont des foyers de nécrose ischémique.La circulation artérielle est arrêtée soit par un spasme (maladie de refroidissement prononcé et prolongé des extrémités à la suite de la congélation des tissus et des thromboses vasculaires provoquent également de la gangrène sèche.3.La nécrose gangréneuse : Ici gangrène est employée dans son vrai sens.Le tissu nécrotique est mortifié, se morcelle et devient liquescent.Une nécrose est dite gangréneuse quand elle est modifiée par un envahissement microbien.Comme il s\u2019agit généralement d\u2019une nécrose ischémique et que les bactéries et les leucocytes de la réaction inflammatoire, qui les accompagnent, sont doués d\u2019une forte activité lytique, cette forme de nécrose est un mélange de nécrose de coagulation et de nécrose de liquéfaction.Le tissu nécrotique est un excellent milieu de culture et les foyers de nécrose, avant tout ceux qui sont situés en surface, sont susceptibles d\u2019être infectés, même par des saprophytes de virulence très atténuée.Les nécroses ischémiques des extrémités chez les diabétiques, en général moins résistants aux infections, sont souvent du type de la nécrose gangréneuse et sont appelées, par opposition aux gangrènes sèches, des « gangrènes humides ».À l\u2019intestin la nécrose la plus communément rencontrée est une nécrose gangréneuse.À l\u2019appendice également, cette forme de nécrose est fréquente.Dans cet organe, la lumière peut être distendue par un fécalome qui comprime la paroi et au cours des mouvements péristaltiques appendiculaires il se développe des plages de nécrose ischémique, qui sont envahies rapidement par les bactéries, hôtes réguliers de la lumière.À la vésicule biliaire des conditions identiques se rencontrent au cours de la calculose.Les nécroses gangréneuses vésiculaires se voient (5) LA NÉCROSE 605 rarement en dehors de la lithiase et la lithiase et l\u2019infection des voies biliaires vont de pair.Certains appellent nécrose gangréneuse les foyers de nécrose rencontrés dans certaines inflammations.Il n\u2019y a aucun doute, que l\u2019ædème et la coagulation du sang intravasculaire dans une inflammation réduit le courant circulatoire et peut causer des plages de nécrose ischémique.Quand ceci survient l\u2019inflammation est dite « nécrosante ».Si l\u2019inflammation est due à des bactéries, celles-ci, en plus des bactéries non pathogènes du voisinage, envahissent le tissu nécrotique.La nécrose de l\u2019appendice et de la vésicule biliaire peut s\u2019expliquer également par ce deuxième mécanisme, où l\u2019inflammation précède la nécrose.La « gangrène gazeuse » est une inflammation nécrosante particulière.Ici les tissus sont envahis par des bactéries anaérobies, qui, en plus d\u2019amener une réaction inflammatoire, produisent une nécrose remplie de nombreuses bulles gazeuses.4.La nécrose calcifiée : A Les foyers nécrotiques ont tendance, a la longue, a se charger de sels calcaires.Les premiers dépôts sont visibles au microscope sous la forme de granulations basophiles.Progressivement, tout le foyer peut prendre une consistance de pierre.Cette calcification est fréquente dans la nécrose de coagulation, tels les vieux infarctus, et de règle pour le caséum et la cytostéatonécrose.Il y a peu d\u2019explications pour ce phénomène.On a mis en cause la tension abaissée du CO?et l\u2019alcalinité relative du tissu mort, mais cette théorie ne s\u2019appuie sur aucune base solide.Le tissu osseux normal se calcifie en présence de phosphatases alcalines et il était logique de penser que la calcification de la nécrose se fasse dans les mêmes conditions.Gomori a démontré que les sels calcaires apparaissent uniquement dans les plages phosphatases-positives d\u2019un foyer nécroti- que.Le caséum jeune ne contiendrait pas de phosphatases et leur apparition précéderait celle des dépôts calcaires Ses conclusions sont tirées d'observations histochimiques, d'interprétation toujours délicate.Aussi dans le processus nécro- tique aprés un certain temps la destruction des 606 Carlton AUGER systèmes enzymatiques doit être complète et il faudrait admettre alors que les phosphatases viendraient d\u2019en dehors du foyer, de la circulation.Une augmentation locale d\u2019ions libres de calcium combinée à une augmentation des phosphates peut favoriser la formation de dépôts calcaires et, dans la nécrose, il y a très probablement l'isolement de structures cellulaires qui sont des matrices propres à favoriser la précipitation de phosphates de calcium.FIN ULTIME DE LA NÉCROSE À la longue tout tissu mort est éliminé de l\u2019organisme.La nécrose de liquéfaction déjà fluide est absorbée assez rapidement, mais les foyers de nécrose solide peuvent aussi être absorbés après un certain temps.Il faut en premier lieu qu\u2019ils deviennent liquides par une digestion enzymatique.Le plus souvent ceci se fait grâce aux enzymes hydrolyti- ques des leucocytes qui peuvent infiltrer ces foyers.Le caséum même, quand il devient riche en polynucléaires, prend un aspect et une consistance lactescente pour former du caséo-pus.Les nécroses solides peuvent encore être organisées peu à peu par une prolifération fibro-vasculai- re et transformées en cicatrices, ou tout simplement emmurées par des coques épaisses de tissus Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 scléreux, qui les isolent du reste de l\u2019organisme, ce qui équivaut à une élimination.Les tissus morts en surface des téguments ou en communication avec la lumière d\u2019une cavité organique sont éliminés tels quels ou quand ils sont partiellement ramollis.Ils laissent ainsi des ulcérations.Les ulcères de décubitus, les plaies de lit, se forment par l\u2019élimination de tissus mal nourris et nécrotiques.Les tumeurs s\u2019ulcèrent par la chute de leurs portions nécrotiques et les cavernes pulmonaires des tuberculeux se creusent à la suite du rejet par les bronches du matériel caséifié.BIBLIOGRAPHIE 1.FLOREY, Sir H., General pathology, 3¢ éd., W.B.Saunders et Cie, Philadelphie et Londres, 1962.2.Gomori, G., Calcification and phosphatase, Amer.J.Path.19 : 197-209, 1943.3.JÉZÉQUEL, A.M., Les effets de l\u2019intoxication aiguë au phosphore sur le foie de rat, Ann.Anat.Path, 3: 512- 537, 1958.4.KENT, S.P., et DESEKER, M., Early myocardial ischemia, Lab.Invest., 4 : 398-406, 1955.5.OBERLING, C., ROUILLIER, C., et DONTCHEFF, A., Les effets de l\u2019intoxication aiguë au tétrachlorure de carbone sur le foie de rat, Ann.Anat.Path., 1 : 407-427, 1956.6.PANABOKKE, R.G., An experimental study of fat necrosis, J.Path.and Bact., 75 : 319-331, 1958.7.PEREZ-T AMAYO, R., Mechanism of disease, W.B.Saunders et Cie, Philadelphie et Londres, 1961.8.Weiss, C., et HALL1DAY, N., Inflammation.VII \u2014 Selective inhibitory action of tuberculo-carbohydrate and phosphatide on cellular cathepsins from tuberculous tissue, Proc.Soc.Exp.Biol and Med., 57 : 299-308, 1944, le THE bln i lem cour care LES RHUMATISMES DE L'ENFANT Les rhumatismes de l\u2019enfant, quoique relativement peu fréquents, ne représentent pas moins un problème pour le pédiatre, le rhumatologue et le praticien, problème diagnostique bien souvent et problème thérapeutique la plupart du temps.Depuis la naissance de la rhumatologie, la nosologie s\u2019est transformée et, on peut le dire, simplifiée.Si elle n\u2019a pas fait disparaître la multitude de noms utilisés d\u2019un pays à l\u2019autre, et souvent d\u2019une discipline à l\u2019autre, pour désigner une même maladie, elle a permis de reconnaître un certain nombre de syndromes dans lesquels peuvent s\u2019intégrer la multitude de maladies rhumatismales décrites antérieurement, et on peut espérer qu\u2019on adoptera graduellement une nomenclature internationale, qui représentera un juste milieu entre une trop grande schématisation et l\u2019ancienne nomenclature.Le médecin d\u2019aujour- d\u2019hui doit se sentir beaucoup mieux armé pour attaquer le problème des rhumatismes, grâce à cette simplification d\u2019abord, et grâce aux procédés de diagnostic : radiographie, ponction articulaire, examens spéciaux de laboratoire sur le sang et le liquide articulaire, et grâce, enfin, à l\u2019amélioration des mesures thérapeutiques (médicaments, hormonothérapie, physiothérapie) et des mesures orthopédiques.En présence d\u2019une affection rhumatismale, il est bon d\u2019adopter, ici comme ailleurs, une ligne de conduite, une méthode de diagnostic, basée sur une classification aussi simple que possible des rhumatismes de l\u2019enfant.Ce travail se propose donc de faire une revue d'ensemble de la question en étudiant brièvement chaque variété de rhumatisme représentant une entité clinique, de même que les manifestations REVUE PÉDIATRIQUE Malcolm VACHON de U Hopital de I'Enfant- Jésus rhumatismales associées à d\u2019autres maladies, et de faire ressortir les points saillants propres à aider au diagnostic différentiel.Nous étudierons aussi quelques maladies qui, tout en n\u2019étant pas vraiment rhumatismales, revêtent de prime abord l'allure d\u2019une affection rhumatismale : telles sont les tumeurs ostéo- articulaires, les troubles de développement osseux les troubles nutritifs et métaboliques.Le médecin doit connaître leur existence et, placé en face d\u2019une affection articulaire ou ostéo-articulaire, procéder de façon à arriver à un diagnostic précis.CLASSIFICATION DES RHUMATISMES DE L'ENFANT La classification proposée ici (tableau I) est inspirée de celles qui ont été énoncées pour le rhumatisme en général ; certains facteurs étiologiques demeurant obscurs, aucune classification ne peut être simple.A.Le rhumatisme articulaire aigu Le rhumatisme articulaire aigu (R.A.A.) ou maladie de Bouillaud est une maladie bien individualisée qui présente les symptômes suivants : \u2014 Un début plus ou moins brusque par une angine, une amygdalite, une légère infection pulmonaire, une augmentation de volume de la thyroïde ou une épistaxis ; \u2014 Des signes généraux : température, transpiration abondante, pouls rapide, douleurs musculaires ou articulaires ; \u2014 Une polyarthrite migratrice, se manifestant par des fluxions aux grosses articulations (coude, poignet, genoux, chevilles, épaules).La fluxion 608 Malcolm VACHON TABLEAU I Classification des rhumatismes de l\u2019enfant I, FORMES LES PLUS FRÉQUENTES (de nature infectieuse probable, déterminée ou non) : A.Rhumatisme articulaire aigu ; B.Arthrite rhumatoïde infantile ou maladie de Chauffard- Still, et équivalents : Polyarthrite chronique anky- losante et spondylosthrite ankylosante ; (Formes cliniquement bien individualisées, mais de conception pathogénique parallèle).C.Arlhrites dues ou associées à une maladie déterminée : Tuberculose, gonococcie, syphilis et maladie de Reiter; -Arthrite suppurée ; Infections diverses, sarcoïdose.II, FORMES PLUS RARES (de causes diverses) : D.Troubles métaboliques et nutritifs : Avitaminoses (A, B, D), douleurs de croissance et épi- physites ; Alcaptonurie (ochronose) ; Maladie de Gaucher ; Goutte (n\u2019existe pas chez l\u2019enfant) ; Ostéoarthropathie pneumique de Pierre-Marie ; - Tumeurs osseuses et troubles du développement osseux ; .Arthrite lraumatique ; .Ostéochondrite dissécante ; .Affections diverses : L\u2019hydarthrose intermittente ; L\u2019arthrite hémophilique ; Les maladies du collagène ; La maladie sérique ; Autres affections.ose dure quelques jours, disparaît pour réapparaître à une autre articulation.Le tout disparaît habituellement sans séquelle ; \u2014 À l\u2019examen : du gonflement, de la rougeur et de la chaleur aux articulations, une douleur vive à la mobilisation et une impotence fonctionnelle ; \u2014 Parfois des phénomènes cardiaques indiquant une atteinte du péricarde, du myocarde ou de l\u2019endocarde ; chez l\u2019enfant les phénomènes articulaires peuvent être réduits au minimum et les phénomènes viscéraux occuper le premier plan : ce sont les formes viscérales.Traitement : En plus du repos, le traitement comporte le salicylate de soude, le phénylbutazone et les corticostéroïdes.Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 Évolution : En général, le R.A.A.ne laisse aucune séquelle aux articulations : c\u2019est la conception classique.Il y a cependant lieu de modifier cette notion car on a rapporté dans la littérature des observations où il est question de passage à la chronicité ou de formes prolongées au cours desquelles se constituent des lésions fibreuses au niveau des articulations, ou encore des rhumatismes chroniques où le début a été marqué par des signes de rhumatisme articulaire aigu, avec atteinte cardiaque.On sait que le R.A.A.est sujet à des récidives ou rechutes ; ces rechutes sont considérées par certains rhumatologues comme des exacerbations se produisant sur un fond chronique.Ces récidives sont moins fréquentes après la puberté.Ces notions ont pour effet, sinon de faire perdre au R.A.A.un peu de son individualité, du moins de rétrécir les frontières qui existent entre le R.A.A.et les rhumatismes chroniques.Heureusement, ces formes sont exceptionnelles et on peut dire que le R.A.A., dans sa forme habituelle, est facile à diagnostiquer.Il est une sorte de rhumatisme qui peut simuler le R.A.A., c\u2019est le rhumatisme palindromique.LE RHUMATISME PALINDROMIQUE : C\u2019est une manifestation rhumatismale caractérisée par des poussées inflammatoires aux articulations ou dans leur voisinage.Ces poussées sont de courte durée (de quelques heures à quelques jours) et surviennent à des intervalles irréguliers.Symptômes : Le début est brusque et se manifeste par des douleurs, ou une sensation de brûlure, avec rougeur à l\u2019une des articulations suivantes : mains, coudes, poignets, épaules, colonne cervicale, articulations temporo-maxillaire et sternoclavicu- laire, genoux et chevilles.Il n\u2019y a pas de signes généraux, ni de température.Il n\u2019y a pas de signes radiologiques.La sédimentation peut s\u2019élever légèrement durant la crise.Il n\u2019y a pas de répercussion sur l\u2019état général et aucun passage à la chronicité.$000 i] de de td B dn [i Lag Mel 10 my [ther te Sane Fy Side fog my ral NE ia Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 Etiologie : L\u2019étiologie est imprécise.L\u2019allure clinique suggère un mécanisme angio-neurotique, comme dans l\u2019œdème de Quincke.Diagnostic différentiel : On peut distinguer le rhumatisme palindromi- que : a) Du R.A.A,, par l\u2019absence de signes généraux, sa courte durée, et la brusquerie de son début ; b) De l\u2019hydarthrose intermittente, par l\u2019absence de douleurs (voir plus loin).Traitement : Il n\u2019existe aucun traitement spécifique.Le repos est conseillé et le salicylate peut être essayé.Les sels d\u2019or et l\u2019arsenic (Coste) ont été utilisés de même que les antihistaminiques.B.Arthrite rhumatoïde infantile et ses équivalents : maladie de Chauffard-Still, polyatihrite chronique ankylosante L\u2019accord n\u2019est pas fait sur l\u2019identité de ces maladies : alors qu\u2019en Amérique on englobe sous un même chef, l\u2019arthrite rhumatoïde telle qu\u2019on l\u2019observe ordinairement chez l\u2019adulte, la maladie de Chauffard-Still et la spondylarthrite ankylo- sante (spondylose rhizomélique), on a tendance, en France, à distinguer la maladie de Chauffard- Still de la polyarthrite chronique ankylosante.Voyons d\u2019abord les caractéres de chacune de ces maladies (tableau IT).LES RHUMATISMES DE L'ENFANT 609 LA MALADIE DE CHAUFF ARD-STILL : Il s\u2019agit d\u2019une maladie de la première enfance survenant « avant la deuxième dentition » (Still, 1896) et caractérisée par des arthropathies, le plus souvent symétriques, de la fièvre, des ganglions, une augmentation de volume de la rate et de l\u2019anémie.Étiologie : Cette affection survient le plus souvent chez les filles.Une origine infectieuse semble certaine et le streptocoque serait en cause ; par ailleurs, les facteurs émotionnels (maison, école, entourage) jouent un rôle non négligeable.Symptômes : Le début est insidieux.Il se caractérise par des réactions articulaires douloureuses et, surtout, des lésions périarticulaires, qui siègent surtout aux genoux, aux poignets, aux chevilles et à la colonne cervicale, plus rarement aux mains, aux hanches et aux épaules.Les ganglions correspondant aux articulations touchées augmentent de volume de façon discrète ; ils sont de la grosseur d\u2019une noisette, indolents ou presque.La splénomégalie est inconstante.La fièvre est légère, intermittente, sans relation avec l\u2019importance des phénomènes articulaires ; on note une transpiration abondante.Il s\u2019installe une anémie modérée (3 200 000 à 3 500 000) et la sédimentation s\u2019élève.TABLEAU II Tableau comparatif de la symptomatologie Maladie de Still .Ganglions ; .Grosse rate ; .Lésions périarticulaires ; .Fièvre, anémie ; .Éruptions cutanées fréquentes ; .Complications cardiaques possibles ; .Complications oculaires rares.\u201cJ OWN Polyarthrite chronique ankylosante .Pas de ganglion ; .Pas de rate ; .Lésions osseuses considérables aboutissant à l\u2019ankylose après quelques années ; Pas de fièvre, pas d\u2019anémie, ni de leucocytose ; .Lésions cutanées absentes ; .Complications cardiaques toujours absentes ; .Complications oculaires fréquentes.(EE NO UT 610 Malcolm VACHON On n\u2019observe parfois des éruptions cutanées, érythémateuses ou maculeuses.Les épreuves de laboratoire comme la recherche du facteur rhumatoïde et l\u2019épreuve au latex sont rarement positives chez l\u2019enfant.Cependant la protéine C-réactive est augmentée durant les phases aiguës.Évolution : La maladie évolue par poussées durant une période moyenne de sept ans.Elle a pour conséquence de provoquer de l\u2019atrophie musculaire, une ankylose fibreuse, une décalcification osseuse, des déformations et, caractère particulier, un défaut d\u2019allongement des doigts, par accélération de la maturation osseuse.Anatomie pathologique : La synoviale est épaissie, et montre des signes de prolifération cellulaire et d\u2019inflammation chronique (lymphocytes, polynucléaires, plasmocytes).Les autopsies qui ont pu être faites montrent en plus de la synovite, des lésions aux séreuses (péricarde, plèvre, péritoine), des ganglions augmentés de volume, des lésions rénales, des lésions cardiaques (péricarde, myocarde et endocarde) et la splénomégalie.Les signes radiologiques et le traitement seront exposés plus loin avec ceux de la polyarthrite chronique ankylosante.LA POLYARTHRITE CHRONIQUE ANKYLOSANTE : C\u2019est encore une maladie de la première enfance, mais elle est plus rare que la précédente.Étiologie : Les causes de cette maladie demeurent obscures.La possibilité d\u2019une origine infectieuse a été étudiée, parce qu\u2019on avait pu parfois mettre en évidence un streptocoque, mais on sait que les antibiotiques sont inefficaces.On a voulu attribuer un rôle aux infections focales, mais leur suppression n\u2019entraîne aucune amélioration de la maladie.L'hypothèse d\u2019une allergie avait déjà été émise sans pouvoir trouver de confirmation ; l\u2019effet bienfaisant des corticostéroïdes remet la question en lumière ; il s\u2019agit peut-être d\u2019une allergie microbienne.Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 Symptômes : On observe un gonflement articulaire douloureux intéressant soit plusieurs articulations, soit une seule ; dans ce dernier cas, l\u2019atteinte peut demeurer monoarticulaire pendant longtemps et atteindre ensuite, après quelques mois ou quelques années, les autres articulations.Graduellement les articulations se tuméfient, se déforment et prennent un aspect analogue à celui qu\u2019on observe dans la polyarthrite chronique de l\u2019adulte.Les modifications osseuses sont importantes.Elles aboutissent à des déformations, à des sub- luxations, à des dislocations ou à de l\u2019ankylose.Les complications oculaires sont fréquentes ; elles se présentent sous forme d\u2019iridocyclite, d'opacités de la cornée et de cataractes.Il n\u2019y a pas de fièvre, pas d\u2019anémie ni de leucocytose, pas de splénomégalie ni d\u2019adénopathie, pas d\u2019atteinte cardiaque ni d\u2019éruption cutanée.Signes radiologiques : Au début (maladie de Still), on observe les signes suivants : L\u2019épaississement des tissus mous périarti- culaires ; Une légère décalcification : L\u2019oblitération de l\u2019espace articulaire ; Plus tard (polyarthrite chronique ankylosante), on observe la diminution du gonflement périar- ticulaire par atrophie des tissus mous ; La continuation de la décalcification ; L'apparition de petits kystes dans le cortex osseux ; La destruction du cartilage et le pincement articulaire ; Souvent, l\u2019ankylose osseuse, résultat de cette destruction du cartilage, ou les subluxations et les déformations articulaires.Deux signes seraient particuliers à la maladie de Still : l\u2019accélération de la maturation osseuse, surtout apparente aux os courts des mains et des pieds d\u2019où bradydactylie, et un épaississement du cortex osseux.Lit Ya.ON HQ cadre ds fo Été Malad Silt | ich | tele | hid A ls hy 1m de la St, ç TE reg ity Hay Mit Com \u20ac Ch Tr, fg \u20ac vip fy i ig hops Cer yg, lng te a Wg Ry, Ly By Yom ay À fl iJ = Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 Traitement : Outre le repos physique et mental, avec une attention spéciale aux facteurs psychiques, le traitement comporte l\u2019emploi de l\u2019aspirine, de la phénylbutazone, des corticostéroïdes, de l'ACTH et des sels d\u2019or.Si, théoriquement, ces deux syndromes cliniques sont différents, il arrive souvent en pratique des cas qui ne rentrent vraiment dans aucun de ces cadres ; aussi s\u2019est-on demandé s\u2019il existait pas des formes intermédiaires entre les deux variétés étudiées ou, encore, des formes chroniques de la maladie de Still.Les tenants d\u2019une maladie de Still bien individualisée auront tendance à considérer ces formes comme une maladie différente ; Still lui-même avait décrit une forme spéciale de rhumatisme chronique de l\u2019enfant.et dans les milieux anglo-saxons, on englobe tous les rhumatismes chroniques de l\u2019enfant sous le nom de maladie de Still, ou de forme juvénile de l\u2019arthrite rhumatoïde, ce qui faisait dire à Still, en voyant cette façon de procéder : « Je ne reconnais plus mes enfants ».Cette discussion n\u2019a pas seulement un intérêt académique car, du diagnostic précis fait au moment où le patient est vu pour la première fois dépend le pronostic : dans le cas de la maladie de Chauffard-Still vraie, on peut prédire qu\u2019il n\u2019y aura pas d\u2019ankylose osseuse ni de grosse déformation ou de dislocation ; au contraire, dans la polyarthrite chronique ankylosante, on peut être sûr qu\u2019il y aura des dégâts osseux importants qui nécessiteront éventuellement un traitement orthopédique.Certains auteurs pensent qu\u2019il y a lieu d\u2019élargir le cadre de la maladie de Still : il y aurait donc des formes atypiques : 1, Où les signes radiologiques existeraient plus ou moins prononcés mais jamais comme dans la polyarthrite chronique ankylosante ; 2.Où la splénomégalie manquerait ou ne serait pas perçue de façon permanente ; 3.Où les adénopathies seraient absentes ou intermittentes ; LES RHUMATISMES DE L'ENFANT 611 4.Quant aux formes où il est question d\u2019atteinte cardiaque, le problème devient plus complexe car dans la maladie de Still les manifestations cardiaques sont exceptionnelles, et il n\u2019y en a jamais dans la polyarthrite chronique anky- losante.C\u2019est pourquoi la coexistence de lésions cardiaques doit soulever l\u2019hypothèse d\u2019une forme prolongée de maladie de Bouillaud.La spondylarthrite ankylosante ne se voit pas chez l'enfant, c\u2019est plutôt une maladie de l\u2019adulte jeune : on a cependant signalé des cas chez des patients de 16 ans.C.Arthriles dues ou associées à une infection déterminée 1.L\u2019OSTÉO-ARTHRITE TUBERCULEUSE : Cette affection, plus rare aujourd\u2019hui, est toujours une localisation secondaire à un foyer primitif aux poumons, aux ganglions, à la plèvre, ou à une fistule, et l\u2019arthrite est secondaire à une lésion osseuse ou une atteinte synoviale.Il y a une histoire de traumatisme dans 50 pour cent des cas.Les localisations les plus fréquentes sont la colonne vertébrale (mal de Pott), surtout la colonne dorsale inférieure et lombaire, les hanches, les genoux, les mains et les pieds.Symptômes : Dans 85 pour cent des cas une seule région ou une seule articulation est prise ; celle-ci est gonflée plutôt par épaississement de la synoviale que par l\u2019abondance de liquide, et présente les signes habituels de l\u2019inflammation, soit la douleur et la chaleur.On observe une douleur à la marche ou à la flexion du tronc et l\u2019enfant prend une position antalgique ; la fièvre est légère et il y a de l\u2019amaigrissement.Les caractères suivants aideront à préciser le diagnostic : a) L'atteinte monoarticulaire ; lorsque quatre articulations ou plus sont prises, il ne s\u2019agit vraisemblablement pas d\u2019arthrite tuberculeuse ; b) La présence de bacilles de Koch à l\u2019examen direct ou en culture, une leucocytose élevée Cubicle dias [Mbeki 0 612 Malcolm VACHON (2500 a 100000 par mm3), avec prédominance de polynucléaires, la valeur normale étant de 180 par mm3, une diminution ou une absence de glucose (normalement 10 mg pour cent de moins que dans le sang) ; par contre, l\u2019abondance de liquide synovial plaide plutôt contre la nature tuberculeuse de la maladie ; c) Des signes de tuberculose à la biopsie de la synoviale ; d) Des antécédents tuberculeux, personnels ou familiaux ; e) L'existence d\u2019une tuberculose ailleurs ; f) Un test positif à la tuberculine ; g) Des phosphatases sériques normales.Signes radiologiques : Au début, on observe une décalcification osseuse et un gonflement des tissus mous ; plus tard, les signes caractéristiques seront : l\u2019érosion et l\u2019irrégularité des surfaces articulaires, un aspect flou et un pincement articulaire, le décollement du cartillage de revêtement avec envahissement sous cartilagineux, et la formation de séquestres aux deux extrémités osseuses.Évolution : L'enfant guérit mieux que l\u2019adolescent, et l\u2019adulte guérit plus lentement, s\u2019il guérit.L\u2019avènement des antibiotiques, en permettant une chirurgie plus précoce a amélioré le pronostic.Dans certains cas, l\u2019ankylose fibreuse se fait mais ceci n\u2019est pas un signe de guérison : seule l\u2019ankylose osseuse signerait un arrêt de l\u2019infection.Anatomie pathologique : La synovite tuberculeuse produit un tissu de granulation qui cherche à détruire le cartilage articulaire.Il se fait également une infiltration sous-cartilagineuse par ce tissu de granulation, qui amène un décollement du cartilage.Traitement : Il faut imposer le repos au lit, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019articulations importantes, et l\u2019immobilisation des articulations, avec une diète haute en vitamines et calories et de l\u2019héliothérapie.Le traite- Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 ment médicamenteux comporte de la déhydro- streptomycine, de l\u2019acide para-amino-salicylique et de l\u2019isoniazide.Enfin, il importe de rechercher et traiter les autres foyers tuberculeux.Signalons, surtout pour son intérêt historique, le rhumatisme tuberculeux de Poncet (1897) : il s\u2019agit d\u2019une arthrite d\u2019allure rhumatoïde survenant chez un sujet atteint d\u2019une affection tuberculeuse mais sans qu\u2019on puisse trouver de bacille de Koch dans le liquide articulaire ni de lésion tuberculeuse à la synoviale.2.L\u2019ARTHRITE GONOCOCCIQUE : Cette affection est rare chez l\u2019enfant même lorsqu\u2019il y a eu une infection gonococcique, soit une vulvo-vaginite ou une ophtalmie gonococci- ques, elles-mêmes déjà rares de nos jours.Cliniquement, il s\u2019agit d\u2019une arthrite aiguë, d\u2019abord polyarticulaire qui pourra, dans la suite, a se localiser à une seule articulation, et siégeant .surtout aux genoux, aux chevilles, aux articulations métatarso-phalangiennes, aux poignets et aux doigts ; la température est élevée de même que la leucocytose et la sédimentation.Les caractères suivants permettront de porter un diagnostic précis : Une histoire récente d\u2019affection gonococcique ; La présence aux chevilles et aux mains d\u2019une ténosynovite surajoutée ; La présence du gonocoque dans le liquide articulaire et à l\u2019urèthre ; Une leucocytose élevée dans le liquide synovial (1 500 \u2014 100 000 par mmS) avec prédominance de polynucléaires ; Une réaction positive de fixation du complément dans le sang ; Une amélioration rapide (quelques jours) avec la pénicilline, et inversement, l\u2019absence d\u2019amélioration par la médication salicylée.Traitement : Le traitement implique le repos avec immobilisation des articulations dans des gouttières, de la pénicilline, associée ou non aux sulfamidés, et des analgésiques (aspirine, codéine et autres narcotiques).Lar il 3 Lt nage pe | Dore du lin vit an festin Signe les 67} k Den Uuatre OU de p b lr rene tly Tai ft dg { Ce d De egg fi ln thi : ly \u201cly Rey Ti gy Rig, Pi ly | ei | Un F y A y Jr Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 3.LA MALADIE OU SYNDROME DE REITER : Ce syndrome est caractérisé par la coexistence d'une arthrite, d\u2019une uréthrite et d\u2019une conjonctivite de nature non gonococcique.À première vue, il peut sembler y avoir ressemblance avec l\u2019arthrite gonococcique mais disons tout de suite que les caractères particuliers énumérés à propos de cette dernière affection seront absents ici.Il est important de faire la recherche du gonocoque.Étiologie : L'étiologie est encore discutée ; on incrimine un agent microbien du groupe pleuro-pulmonaire, type L (ainsi appelé à cause de sa forme) ; la porte d'entrée serait le système génito-urinaire ou l'intestin, car le syndrome arthritique appa- rait après un épisode d\u2019infection urinaire, ou intestinale (entérite ou dysentérie).Srgnes cliniques : Les principaux signes cliniques sont : a) Une uréthrite, avec ou sans diarrhée, qui est le premier symptôme ; elle peut durer trois ou quatre semaines et s\u2019accompagne de sécrétions ou de pus (sans gonocoque) ; b) Une conjonctivite, dans les dix jours qui suivent ; elle dure de cinq à dix jours ; c) Une polyarthrite qui apparaît deux semaines plus tard avec une hyperthermie à 101°F.et des frissons ; l\u2019arthrite se manifeste surtout aux genoux et chevilles ; d) Des signes généraux : une température élevée et de l\u2019amaigrissement ; e) Une leucocytose et une élevées ; f) Des lésions cutanées ou muqueuses du type kératosique ou ulcératif, une balanite.sédimentation Radiologiquement, on trouve de l\u2019ostéoporose après deux ou trois mois, et une prolifération périostée aux petites articulations.Pronostic et évolution : La maladie peut durer de quatre à six mois et, malgré l'allure assez grave de la maladie, le pronostic est bon ; il pourra y avoir de l\u2019atrophie 6) LES RHUMATISMES DE L'ENFANT 613 musculaire durant la période évolutive mais les lésions articulaires et cutanées guérissent, l\u2019atrophie musculaire ainsi que les signes sanguins disparaissent.Traitement : Le traitement comporte les indications suivantes : \u2014 le repos, au début surtout, et plus ou moins prolongé selon l\u2019importance des symptômes généraux et articulaires ; \u2014 l\u2019application de chaleur humide sur les articulations et plus tard, quand le gonflement est disparu, des massages et des exercices musculaires ; \u2014 des analgésiques : aspirine, codéine \u2014 de la chimiothérapie ; la pénicilline et les sulfamidés ont donné peu de résultat ; il y a même lieu de douter du diagnostic de maladie de Reiter si on notait une amélioration rapide avec ces médicaments.La streptomycine, par contre, et la tétracycline ont donné des résultats encourageants ; \u2014 les corticostéroïdes et l\u2019ACTH, ne sont pas recommandables ; il y a bien amélioration des signes locaux mais aucune influence sur l\u2019évolution générale.4.L\u2019ARTHRITE SYPHILITIQUE : Les affections articulaires d\u2019origine syphilitique sont rares chez l\u2019enfant et seront à peu près toujours le résultat d\u2019une syphilis congénitale ; il faudra tout de même y penser et faire les recherches sérologiques nécessaires.Voici les principales variétés rencontrées avec leurs caractères : a) La pseudo-paralysie (ou ostéochondrite) de Parrot : Cette affection se voit durant les premières semaines après la naissance ; elle intéresse surtout les membres supérieurs et se caractérise par une ostéochondrite qui siège au voisinage des épiphyses et s'accompagne d\u2019un gonflement périarticu- laire important.Radiologiquement on note : \u2014 un élargissement de l\u2019interligne articulaire ; \u2014 un interligne épiphysaire irrégulier ; 614 Malcolm VACHON \u2014 un périoste épaissi ; \u2014 une décalcification ; \u2014 un élargissement de la diaphyse au voisinage de l\u2019épiphyse ; \u2014 la présence de stries et des variations de densité dans l\u2019os voisin du cartilage.b) La synovite symétrique : La synovite symétrique se voit entre huit et 16 ans et siège aux genoux et aux coudes.Il y a gonflement symétrique des articulations et des tissus périarticulaires avec liquide intra-articu- laire ; il n\u2019y a pas ou presque pas de douleur, de chaleur ou de sensibilité et pas de fièvre.Dans le liquide articulaire on trouve 10 000 à 40 000 leucocytes par mm°, avec prédominance nette des lymphocytes.Il n\u2019y a aucun signe radiologique particulier.c) Il y a encore d\u2019autres variétés excessivement rares, comme : \u2014 la nécrose aseptique ; \u2014 la dactylite, avec aspect fusiforme des doigts et des orteils ; \u2014 la spondylite ; \u2014 l'arthrite syphilitique pseudo-rhumatismale, simulant le R.A.A., mais ne répondant pas au traitement salicylé ; \u2014 l'arthrite gommeuse, caractérisée par des signes d\u2019arthrite avec des gommes au niveau de l\u2019articulation.Les caractères suivants aideront à faire un diagnostic étiologique précis : \u2014 la notion d\u2019une affection syphilitique chez les parents ; \u2014_ Une réaction de Bordet-Wassermann positive ; \u2014 le peu ou l\u2019absence de douleurs ; \u2014 la mobilisation relativement facile des articulations ; \u2014 le peu de résultat obtenu par les salicylates ; \u2014 l'influence du traitement spécifique ; Traitement : On emploie le traitement habituel de la syphilis, c\u2019est-à-dire la pénicilline et le bismuth.Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 5.L\u2019ARTHRITE AIGUË SUPPURÉE : Cette variété d\u2019arthrite est secondaire à une infection de voisinage ou à distance, ou fait suite à une blessure directe.Les microbes le plus souvent rencontrés sont les cocci, le streptocoque hémolytique, le Bacillus influenzæ, les bacilles typhiques, le pyocyanique.Les signes sont ceux d\u2019une infection aiguë, avec des signes généraux importants, des signes locaux marqués, une douleur vive à l\u2019articulation touchée et une limitation des mouvements.Le pronostic autrefois sombre, est d\u2019autant meilleur que le diagnostic et le traitement sont plus précoces.Traitement : Il est indiqué de faire l\u2019aspiration du pus intra- articulaire pour soulager le malade et faire en même temps le diagnostic bactériologique et l\u2019antibiogramme qui déterminera le choix de l\u2019antibiotique à utiliser ; en attendant ce diagnostic on peut donner de la pénicilline et de la streptomycine qui agissent sur des microbes Gram-positifs et Gram-négatifs.L'\u2019association de sulfamidés réalise une synergie intéressante.Si le traitement médical échoue, il faut faire appel à la chirurgie pour drainer l\u2019articulation et, plus tard, aux mesures orthopédiques pour corriger les infirmités qui résultent de ces arthrites.6.INFECTIONS DIVERSES OU MALADIES SYSTÉMIQUES : Il faut se rappeler qu\u2019un grand nombre de maladies infectieuses ou systémiques peuvent s'accompagner de phénomènes arthralgiques ou même d\u2019arthrite : a) La brucellose, les dysenteries amibienne et bacillaire, la typhoïde, l'hépatite infectieuse, les méningites, l\u2019endocardite subaiguë, les maladies éruptives ; b) Les mycoses ; c) Les parasitoses ; d) La colite ulcéreuse ; e) Les leucoses ; f) La sarcoïdose.Lore | Ya.3 mue phat ds oh ly ten g Done Care Mie, nt doy Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 La sarcoidose mérite une mention spéciale : cette maladie infectieuse chronique d\u2019origine encore indéterminée revét une symptomatologie trés variée : Des signes généraux vagues : asthénie, anorexie, amaigrissement, transpiration nocturne, troubles gastro-intestinaux ; Des nodules cutanés ou sur les muqueuses ; Des symptômes articulaires sous forme d\u2019arthralgies, des raideurs aux doigts, qui présentent un gonflement fusiforme par infiltration des tissus mous ; radiologiquement, on voit aux doigts des zones de raréfaction à l\u2019emporte-pièce ; Des manifestations pulmonaires variées donnant aux rayons-X une image miliaire très suggestive ; Parfois, des manifestations neurologiques ; syndrome méningé, signes oculaires, lésions des nerfs craniens ; Les signes de laboratoire suivants : une calcémie élevée, un phosphore normal et une phos- phatase alcal ne augmentée ; une augmentation des globulines a, et y.Un test négatif à la tuberculine sera un argument de plus en faveur d\u2019une sarcoïdose mais la biopsie sera bien souvent indispensable pour un diagnostic positif, biopsie faite au niveau d\u2019un nodule cutané, d\u2019un ganglion ou du foie.Comme traitement, seuls les corticostéroïdes ont donné quelques résultats.D.Arthrites dues à des troubles métaboliques et nutritifs 1.LES AVITAMINOSES : Les principales avitaminoses pouvant s\u2019accompagner de manifestations articulaires sont le scorbut, qui peut provoquer des hémorragies sous-périostées, le plus souvent aux jambes, bien reconnaissables à la radiographie, et donner des douleurs aux membres en plus des autres signes classiques, la pellagre, le béri-béri et le rachitisme.Dans le cadre des avitaminoses il faut placer les douleurs de croissance et les épiphysites vertébrales, qui se rencontrent depuis l\u2019âge de neuf ou dix ans jusqu\u2019à l\u2019âge de la soudure osseuse LES RHUMATISMES DE L'ENFANT 615 totale.Il serait trop long de parler du métabolisme du calcium et du phosphore et du rôle de la vitamine D dans le mécanisme de minéralisation osseuse ; disons seulement qu\u2019il semble exister dans ces deux maladies un trouble métabolique de cet ordre.Pour Laurence, les douleurs de croissance, dont l\u2019origine se situe aux métaphyses, seraient dues à des micro-infections staphylocoec- ciques bloquées par le tissu réticulo-endothélial de l\u2019os jeune ; on a pu retrouver au microscope électronique des petits foyers de sclérose correspondant à ces micro-infections bloquées.Cliniquement, on observera un endolorissement des membres et un peu de gonflement des articulations, parfois une légère hydarthrose et une douleur objective précise au cartilage de croissance.Il n\u2019y a pas ou peu de fièvre ; c\u2019est un diagnostic qu\u2019il faut porter avec beaucoup de prudence, presque en rétrospective, en gardant en mémoire les maladies plus importantes telles le R.A.A., la tuberculose ostéo-articulaire, les tumeurs osseuses et l\u2019ostéomyélite atténuée.L'épibhysite vertébrale douloureuse est une dystrophie ostéochondro-épiphysaire des corps vertébraux prédominant aux angles antérieurs.Elle se manifeste cliniquement par des douleurs rachidiennes apparaissant aux mouvements ou dans certaines positions, une tendance à la fixation d\u2019un segment de la colonne et une sensibilité objective de quelques apophyses épineuses ; à la période d\u2019état les phénomènes locaux se précisent et on peut avoir les signes radiologiques de présomption suivants : absence de corniche aux rebords antérieurs des vertèbres, une architecture trabéculaire moins précise, un pincement discal antérieur et un léger aplatissement de la partie antérieure du corps vertébral.L'évolution se fait vers la recalcification et la régularisation de la forme et des contours vertébraux mais il pourra persister une légére cyphose due au tassement antérieur des vertèbres, à l\u2019endroit de la zone de croissance.Traitement : Dans les cas graves il pourra être nécessaire de prescrire l\u2019immobilisation en décubitus durant 616 Malcolm VACHON plusieurs mois ; il faudra par ailleurs rechercher et traiter les foyers d'infection (amygdales, pharynx, côlon, appendice) et les dysfonctions endocriniennes, et, enfin, utiliser toute thérapeutique capable de favoriser l\u2019amélioration de l\u2019état général.2.LA MALADIE DE GAUCHER : Cette maladie familiale due à un trouble du métabolisme lipidique se voit surtout chez les Juifs et est caractérisée par une infiltration des cellules du système réticulo-endothélial par des phospholipides à tous les niveaux : foie, rate ganglions, moelle osseuse, etc.La maladie se manifeste par une splénomégalie, une hépatomégalie, de l\u2019anémie avec leucopénie et thrombocytopénie, des hémorragies, une pigmentation brune de la peau, une température légèrement au-dessus de la normale et comme manifestations articulaires, des douleurs intermittentes et, surtout, une atteinte élective de la hanche : radiologiquement, on voit un aspect mité ou troué, un pincement de l\u2019interligne articulaire, et le diagnostic différentiel sera surtout à faire avec une tuberculose et une ostéochondrite.La ponction de la moelle osseuse montrera la présence des cellules caractéristiques de Gaucher.Le traitement est purement palliatif ; splénectomie, mesures orthopédiques parfois.3.L\u2019ALCAPTONURIE ET L\u2019OCHRONOSE : Cette maladie est caractérisée par la présence d\u2019alcaptone (ou acide homogentisique) dans l\u2019urine qui prend une coloration noirâtre ou brune lorsqu'elle est exposée à l\u2019air.L\u2019alcaptone est un produit de désintégration de deux acides aminés, la tyrosine et la phénylamine.L\u2019abondance d\u2019acide homogentisique dans le sang donne à la longue à certains tissus comme les cartilages du nez et les oreilles, de la peau et de la cornée une coloration foncée (ochronose) ; on observe par ailleurs des signes d\u2019arthrite simulant l\u2019arthrite rhumatoïde avec liquide intra-articulaire.Radio- logiquement, on verra un pincement articulaire, des exostoses et des calcifications ligamentaires, et, si l\u2019affection intéresse ta colonne vertébrale, un aplatissement et une calcification des disques intervertébraux.Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 Le traitement sera encore ici symptomatique et empirique : vitamine C, salicylate et cortico- stéroides.4, L\u2019OSTÉO-ARTHROPATHIE PNEUMIQUE DE PIERRE MARIE : Cette maladie est secondaire à une affection pulmonaire chronique, une tumeur pulmonaire ou une malformation cardiaque avec cyanose, et se manifeste aux mains par de l\u2019hippocratisme digital, une hypertrophie des tissus mous, une périostite ossifiante et des lésions des cartilages ; les lésions surviennent des mois après le début de la maladie causale et le diagnostic sera facile si on pense à la rechercher.E.Tumeurs osseuses et troubles du développement osseux Les tumeurs au niveau des articulations sont ordinairement primitives, car exception faite de la colonne vertébrale, les métastases sont extrêmement rares au voisinage des articulations.Presque toutes les variétés de tumeurs bénignes ou malignes prenant naissance dans l\u2019os, dans le cartilage ou dans les tissus péri-articulaires peuvent se rencontrer chez l\u2019enfant ; aussi il ne saurait être question de les énumérer ici, le diagnostic positif se faisant surtout par la radiographie et la biopsie, le lecteur devra se reporter aux ouvrages spécialisés pour une étude plus détaillée.Signalons seulement les plus fréquentes : 1.Les exostoses multiples, bénignes, mais pouvant causer de la gêne aux mouvements et des douleurs ; 2.La tumeur à cellules géantes dont la nature bénigne est encore discutée : 3.Les chondroblastomes, le chondrome, le fibrome chondromixoide, le fibrosarcome de la synoviale de pronostic très sombre ; 4, L\u2019hémangiome ; 5.Le kyste osseux anévrismal.Parmi les troubles de développement osseux signalons : la dysplasie fibreuse et l\u2019enchondro- matose.By sur 4 Gig tion ait Uf i Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 L'enchondromatose est une prolifération du tissu cartilagineux dans la métaphyse des os ; elle entraîne un refoulement du cortex qui s\u2019amincit et se déforme ; elle se voit au voisinage des articulations des mains, des pieds et des os longs.Radiologiquement, étant donné la radio-transpa- rence du tissu cartilagineux, on verra des zones claires de forme irrégulière, un amincissement du cortex osseux qui est parfois complètement traversé par cette prolifération cartilagineuse ; des fractures pathologiques viendront souvent compliquer la maladie ou la mettre en évidence.Il reste à préciser si la transformation néoplasique est possible ; tout ce qu\u2019on peut dire c\u2019est que le patient souffrant de cette maladie a plus de chance de développer une tumeur cartilagineuse maligne.Les signes suivants pourront suggérer une étiologie néoplasique et orienter le diagnostic : \u2014 une atteinte monoarticulaire, sans histoire de traumatisme antérieur ; \u2014 l\u2019absence ou le peu d\u2019intensité des douleurs ; \u2014 l\u2019évolution régulière sans rémission ni exacerbation ; \u2014 une sédimentation normale, dans le cas d\u2019une tumeur bénigne ; dans les tumeurs malignes, la sédimentation s\u2019élève ; \u2014 une phosphatase alcaline élevée va de pair avec des tumeurs malignes alors qu\u2019on assiste à des changements rapides dans l'aspect clinique.F.L\u2019arthrite traumatique Le terme d\u2019arthrite traumatique doit être réservé aux manifestations articulaires résultant d\u2019un traumatisme assez important (jeu, sport) pour causer une inflammation aiguë avec douleur, gonflement, impotence, et présence de liquide dans une articulation auparavant normale.Le traumatisme produit une synovite aboutissant parfois à un épaississement de la synoviale et un épanchement souvent hémorragique.On verra au niveau de l'articulation touchée du gonflement, une limitation des mouvements, une sensibilité à la palpation, des signes d\u2019épanche- LES RHUMATISMES DE L'ENFANT 617 ment, du crépitement parfois et une contracture musculaire de voisinage ; l\u2019articulation est douloureuse et les mouvements exagèrent la douleur.Un épanchement récidivant doit faire soupçonner une lésion intra-articulaire.Traitement : En période aiguë, le repos est nécessaire et on recommandera l\u2019application de chaleur ; certains médecins préfèrent les compresses froides.Si l\u2019épanchement est abondant il faut l\u2019évacuer et appliquer un bandage compressif.S'il y a fracture, le traitement orthopédique sera nécessaire.En période chronique, on prescrira de la mobilisation passive puis active, l\u2019application de chaleur, et des traitements physiothérapiques.G.L'ostéochondrite dissécante Cette affection, caractérisée histologiquement par une nécrose aseptique d\u2019un os ou d\u2019une épiphyse avec ultérieurement fragmentation et formation de séquestres, semble causée par un apport sanguin insuffisant auquel s\u2019ajouterait peut-être l\u2019action d\u2019un traumatisme.L\u2019ostéochondrite se voit surtout à la tête fémorale, la cavité cotyloïde, la tubérosité tibiale antérieure, aux condyles fémoraux, au scaphoide et au calcanéum.Sympiomes : Le principal symptôme est une douleur localisée, avec limitation des mouvements et une boiterie, si l\u2019affection siège au membre inférieur.La persistance de douleur et de malaises après un traitement approprié pour un traumatisme devra faire songer à l\u2019ostéochondrite.La lésion provoque des spasmes musculaires et graduellement une atrophie musculaire, par exemple, au quadriceps dans le cas d\u2019une ostéochon- drite du genou.Radiologiquement, on ne verra rien d\u2019anormal au début mais quelques semaines plus tard, on verra l\u2019os ou l\u2019épiphyse se densifier, des séquestres se former, ou une cavité dans la surface articulaire avec formation d\u2019un séquestre. RA a dr tr i pa at dt br dE 618 Malcolm VACHON Traitement : Le traitement comporte le repos, avec immobilisation au début.Si nécessaire, il faut pratiquer une arthrotomie, comme, par exemple, pour l\u2019ablation de séquestre au genou.H.Affections diverses 1.L\u2019HYDARTHROSE INTERMITTENTE : Il s\u2019agit d\u2019une affection chronique caractérisée par la réapparition périodique d\u2019un épanchement articulaire, au genou, le plus souvent ; d\u2019étiologie inconnue, on l\u2019a rattachée à une infection, à un traumatisme, à une réaction urticarienne ou à une dysendocrinie.On la rencontre plus souvent chez les filles autour de la puberté.Histologiquement, il s\u2019agit d\u2019une infiltration œdémateuse et lymphocytaire de la synoviale et des tissus avoisinants, c\u2019est-à-dire, d\u2019une véritable synovite, qui aboutit à la formation de villosités.Symptômes : Le principal signe est l\u2019épanchement articulaire, unilatéral le plus souvent, survenant à toutes les deux ou trois semaines et durant quelques jours ; il n\u2019y a aucun signe d\u2019inflammation locale ni de réaction générale, et la sédimentation est normale.On note une légère impotence et une limitation des mouvements ; ceux-ci sont douloureux.L\u2019affection peut évoluer ainsi durant des années.Le diagnostic différentiel est à faire avec les autres causes d\u2019épanchement, soit les traumatismes, les infections, qui n\u2019ont cependant pas ce caractère intermittent et récidivant.Traitement : Le salicylate est inefficace de méme que les autres médicaments.Étant donné la possibilité d\u2019une origine allergique il est bon de rechercher, par exemple, une anaphylaxie alimentaire, et éliminer les aliments incriminants.L'hydro- cortone intra-articulaire peut être tentée et, en cas d\u2019échec, la radiothérapie qui permet des rémissions prolongées ; en dernier ressort, la syno- vectomie pourra être faite.Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 2.L\u2019ARTHRITE HÉMOPHILIQUE : C\u2019est une manifestation rattachable à l\u2019hémophilie, qui obéit aux mêmes lois que cette maladie ; la tendance aux hémorragies et l\u2019allongement du temps de coagulation qui la caractérisent semblent bien causés par une déficience du facteur VIII (antihémophilique) ou un excès de substance inhibitrice (antithromboplastine) les autres facteurs de coagulation étant normaux.Une histoire familiale et la notion d\u2019hémorragies répétées dans le passé, et se produisant facilement, orienteront le diagnostic.Symptômes : L'arthrite survient après un traumatisme léger ; il y a épanchement de sang dans l\u2019articulation et gonflement de l'articulation qui devient douloureuse, chaude et s\u2019immobilise en flexion.Cette phase aiguë dure de quelques jours à quelques semaines ; le sang se résorbe plus ou moins rapidement.Le sang non résorbé produit une synovite se manifestant par les signes habituels de l\u2019inflammation.La répétition des hémorragies intra-articulaires distend la capsule qui s\u2019épaissit.La synovite chronique s\u2019accompagne de destruction du cartillage et souvent d\u2019hémorragie dans l\u2019os, et même de destruction osseuse qui amène des déformations des surfaces articulaires et osseuses, et secondairement des subluxa- tions ou de l\u2019ankylose fibreuse ou osseuse.Radiologiquement, on verra au début une distention de la capsule qui laisse soupçonner l\u2019hémorragie, une augmentation de densité à cause de la présence du sang et plus tard une destruction du cartilage et de l\u2019os.Traitement : Le traitement général comporte l\u2019administration de facteur VIII sous forme de sang total frais ou de plasma sec, lyophilisé, car ce facteur VIII se détériore dans le plasma congelé ; il se conserverait mieux dans du sang total citraté que du sang oxolaté.La fraction plasmatique I de Cohn a donné des résultats moins heureux qu\u2019on ne l\u2019espérait.Localement, on sera justifié de faire l'aspiration de l\u2019_épanchement s\u2019il est abondant ; Lat Ya.bh a dir] 119 (hic ad; th bent VIH lance fa fi Étées net fon 50 fil Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 la thrombine injectée dans l\u2019articulation peut assurer l\u2019hémostase.3.LES MALADIES DU COLLAGENE : A Rappelons que, a la suite des travaux de Klemperer, Pollack et Bahr, en 1942, on a groupé sous ce titre toute une série de maladies caractérisées par des modifications du tissu conjonctif qui subit une dégénérescence fibrinoide, le collagéne étant la substance contenue dans les fibres du tissu conjonctif.Ces maladies dont les caractères communs seront donnés plus bas, donnent toutes des manifestations articulaires ou para-articulaires et c\u2019est à ce titre qu\u2019elles intéressent la rhumatologie.À côté de la périartérite noueuse, du lupus disséminé, de la sclérodermie, de la dermato- myosite et de la maladie sérique, on a tendance aujourd\u2019hui à faire entrer dans le cadre des collagé- noses, la fièvre rhumatismale ou le R.A.A., l\u2019arthrite rhumatoïde, l\u2019érythème noueux et le purpura rhumatoïde, à cause, précisément, des caractères que ces maladies ont en commun, à savoir : a) Une évolution chronique très longue entrecoupée de rémissions, et d\u2019exacerbations sous l\u2019influence du stress ou d\u2019autres facteurs ; b) Une allure clinique suggérant une participation ou une étiologie infectieuse sans qu\u2019on puisse trouver un agent causal spécifique ; c) Les signes généraux de fièvre, d\u2019asthénie et d\u2019amaigrissement durant les phases d\u2019activité ; d) Des manifestations articulaires, cardiaques, pulmonaires et rénales dans des proportions variables ; e) La dégénérescence fibrinoïde ; f) Les adénopathies, les nodules ; g) La sédimentation élevée ; h) L'augmentation des globulines dans le sang et la baisse de l\u2019albumine ; ?) L'amélioration des phénomènes aigus sous l\u2019influence de ACTH et des corticostéroides, la plupart du temps sans modification de l\u2019évolution générale.Ghitscil iii oUt isl OU a] LES RHUMATISMES DE L\u2019ENFANT 619 4.LA MALADIE SERIQUE : Il s\u2019agit d\u2019une réaction du type anaphylactique survenant une à trois semaines après une injection de sérum, et se manifestant par les signes suivants: a) Une réaction urticariennne, érythémateuse, prurigineuse ; b) De la fièvre ; c) Des douleurs articulaires et, parfois, des fluxions qui peuvent simuler un R.A.A.ou une arthrite rhumatoïde ; d) Des adénopathies ; e) Des signes d\u2019atteinte rénale sous forme d\u2019oligurie, d\u2019albuminurie et de cylindrurie ; f) Parfois, dans le sang, une éosinophilie ; la sédimentation est habituellement normale.Cette maladie disparaît sans séquelle avec le traitement suivant : adrénaline, anti-histamini- ques, ACTH et corticostéroïdes, calcium intraveineux et médication antiprurigineuse.5.AUTRES AFFECTIONS : Le purpura rhumatoïde ou anaphylactoide non thrombocytopénique (ou maladie de Henoch- Schôlein) se rencontre également chez l'enfant et est caractérisé par l\u2019association de purpura, de polyarthrite, de néphrite aiguë et de douleurs abdominales avec méléna.Le pronostic est bon, et le traitement est purement symptomatique ; le repos contribue à réduire l'incidence et la gravité de la néphrite.Si on peut mettre en évidence une anaphylaxie, il faudra la corriger.Quant à l\u2019ACTH et aux stéroides, ils ont donné des résultats décevants.L\u2019érythème noueux avec ses signes généraux, l\u2019angine, l\u2019arthrite qui marquent le début, et l\u2019apparition de gros nodules rougeâtres ou bleutés sous la peau, est de diagnostic facile et ne laisse Quant à la périartérite noueuse, le lupus érythémateux disséminé, et la scléro- dermie, ils ne se voient guère chez l\u2019enfant mais plutôt chez l\u2019adolescent et l\u2019adulte jeune.aucune suite.BIBLIOGRAPHIE 1.AERGETER, E., et KIRKPATRICK, J.A., Orthopædic diseases, Saunders, Philadelphie. 620 .BERHEIM, M., Rev.rhumatisme, 18 : 353, 1951.BONNET, P., et THIERS, H., Rev.rhumatisme, 21 : 476, 1954, .COMROE, Arthritis, Lea & Febiger, Philadelphie.CosTE, F., Le rhumatisme, 1951.COsTE, E., et DEBARRE, C., Cortisone et cortiso-stimu- lines en rhumatologie.DEBRÉ, LESNE, et ROHMER, Pathologie infantile.DUNEAN, G., Diseases of metabolism, Saunders, Phila- delphie.Lamy, M., Rev.rhumatisme, 18 : 345, 1951.LAURENCE, Rev.praticien, 8 : 817-821, (11 mars) 1957.SEAN Malcolm VACHON 11.12.13.14.15.16.17.Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 LEMIERRE et RAVINA, Traité de médecine, t.Masson et Cie, Paris.NELsoN, W.E., Textbook of pædiatrics, Saunders, Phi- ladelphie.SORREL, E., et DELABAYE, A., Rev.praticien, 8 : 823-839, (11 mars) 1957.TRAUT, Rheumatic diseases.WEDUM, B.G., et RHODES, P.H., JJ AM.A.: 157 : 981, (19 mars) 1955.WINTROBE, M., Clinical hematology, Lea & Febiger, Philadelphie.WISSLER, A, Rev.rhumatisme, 18 : 7, 1951.XVII, 0 Lg nétan i dé cie a Wg di, Ines fin Sn bei Ba lly ©] fue) rs Sable i, D hf I, re fa 35 fiz.BIOCHIMIE EXPERIMENTALE NOUVEAUX FACTEURS DE CROISSANCE DANS LA LEVURE DE BIÈRE * INTRODUCTION A.REVUE DE LA LITTÉRATURE Les différentes étapes du cycle vital et de la métamorphose de Tribolium confusum Duval ont été décrites en détail par Thomas Park (28).Le cycle court et sans diapause de ce coléoptère ainsi que la facilité de son élevage en font un sujet de choix pour les travaux de nutrition.Aussi, ses besoins en protéines, en glucides, en lipides, en sels minéraux et en vitamines sont très bien connus.Magis (24), puis Lipke et Frænkel (23) ont présenté des revues complètes de tous ces besoins.Beaucoup d\u2019auteurs ont étudié l'importance de la levure de bière dans l\u2019alimentation des larves de T.confusum.Plusieurs d\u2019entre eux ont signalé l\u2019existence de facteurs encore indéterminés dans les fractions de cette levure soluble et insoluble dans l\u2019eau.En effet, dès 1939, Frôbrich (12), puis Offhaus (26) ont démontré que 7.confusum, en plus de la thiamine et de la riboflavine, requiert des facteurs de croissance contenus dans ces deux fractions de la levure de bière.Quelques années plus tard, Frænkel et Blewett (7) ont fait une étude assez poussée des besoins en vitamines de T.confusum.Au cours de leurs * Thèse présentée au concours d\u2019agrégation de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval, par A.Lemonde, en juillet 1962.Ce travail est une partie de la thèse présentée à l\u2019École des gradués de l\u2019université Laval, par R.Charbonneau, pour l\u2019obtention du grade de docteur ès sciences biologiques, en août 1961.Il a été partiellement publié dans le Canadian Journal of Zoology et dans les Archives internationales de Physiologie et de Biochimie.Ce travail a été fait grâce à l\u2019aide financière du Conseil des recherches agricoles de la Province de Québec.1.Associé en recherches médicales, Conseil médical des Recherches, Ottawa.2.Actuellement en voyage d'études au Collège de France, à Paris.Détenteur d\u2019une bourse postdoctorale du Conseil national des Recherches, Ottawa.(7) André LEMONDE! et René CHARBONNEAU?travaux, ces auteurs ont observé que les larves croissaient plus rapidement quand ils remplaçaient les vitamines de la diète par un extrait de levure.Par la suite, plusieurs chercheurs ont confirmé cette observation et quelques-uns ont tenté d\u2019isoler de la levure les facteurs responsables de cette stimulation de la croissance (8, 14, 15 et 29).En 1949, Frænkel et ses collaborateurs (5) ont réussi à isoler de la fraction de la levure soluble dans l\u2019eau, la vitamine B+.En 1952, Carter, Bhattacharyya, Weidman et Fraenkel (1) ont démontré que la vitamine B; est identique à la 1-carnitine, bétaïne de l\u2019acide 8-hydroxy-y-amino- butyrique.Sans carnitine, les larves de Tenebrio molitor et de plusieurs autres espèces d'insectes meurent avant de pouvoir se transformer en adulte.Chez les vertébrés, la carnitine est reconnue depuis longtemps comme un des constituants du muscle.En 1954, French (10) a étudié les besoins en vitamines de T°.confusum recevant un régime avec ou sans glucides.Cet auteur a démontré qu\u2019en plus des vitamines déjà connues, T.confusum requiert au moins deux autres facteurs de croissance contenus dans la levure de bière.Nous présentons dans le tableau I un résumé de toute la question.TABLEAU I Nouveaux facteurs de croissance dans la levure de bière A.Fraction soluble dans l\u2019eau (5, 6, et 10) ; 1.Facteur de croissance (10) ; 2.Cornitine ou Tribolium-Imago-Faktor (1, 8, 11, 13 et 27 B.Fraction insoluble dans l\u2019eau.Contient un ou plusieurs facteurs (5, 6.10, 14, 15 et 29). 622 André LEMONDE - René CHARBONNEAU B.OBJET ET DIVISION DE CE TRAVAIL Le présent travail constitue une contribution à l\u2019étude des facteurs de croissance dont nous venons de rapporter la présence dans la levure de bière.Voici en peu de mots les grandes divisions de cette thèse.Après avoir confirmé la nécessité de ces facteurs pour les larves de T.confusum, nous en avons déterminé quelques propriétés physiques et chimiques : solubilité dans différents solvants, stabilité à la chaleur, pH optimum, composition en acides aminés.Nous avons alors séparé la levure en deux fractions ; l\u2019une soluble dans l\u2019eau et l\u2019autre, insoluble dans l\u2019eau.Chacune de ces deux fractions renferme des facteurs de croissance.Après avoir établi les relations entre ces facteurs et le taux d\u2019azote dans les régimes alimentaires, nous avons expérimenté séparément sur la fraction de la levure insoluble dans l\u2019eau.Dans le but d\u2019isoler davantage le ou les facteurs présents dans cette fraction insoluble, nous l\u2019avons soumis à l\u2019action de diverses enzymes protéolytiques telles que la papaïne, la trypsine et la pepsine.C.MÉTHODES EXPÉRIMENTALES GÉNÉRALES Les résultats que nous exposons dans cette thèse ont tous été obtenus avec les larves de T.confusum.Afin de simplifier la présentation de ce travail, nous décrivons ici toutes les manipulations concernant l\u2019élevage de cette espèce d\u2019insecte ainsi que la fabrication et la composition des régimes de base utilisés.1.Lignée de « T.confusum » : Tous les insectes que nous utilisons proviennent d'une lignée que nous considérons comme pure.En effet, depuis déjà 12 ans, nous poursuivons sans arrêt l\u2019élevage de ce coléoptère dans une diète composée de farine de blé entier passée au sas n° 80 et de cinq pour cent de levure de bière desséchée.À peu près tous les jours, nous ensemençons de nouvelles colonies avec des jeunes adultes provenant de colonies différentes pour éviter une consanguinité possiblement dangereuse.Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 2.Méthode d'élevage : Nos méthodes d\u2019élevage s\u2019inspirent de celles déjà publiées par Huot, Bernard et Lemonde (17), puis Lemonde et Bernard (19).Nous n\u2019en donnerons donc ici qu\u2019un bref aperçu.Dans une culture de 14 à 15 jours, nous enlevons les œufs à l\u2019aide d\u2019un tamis approprié.Nous nettoyons parfaitement les œufs de tout débris de farine ou de son en les faisant rouler à plusieurs reprises sur une feuille de papier et en rejetant à chaque reprise les déchets qui demeurent attachés à la feuille.Cette opération terminée, nous déposons les œufs dans un bocal vide que nous plaçons dans une étuve spécialement aménagée pour l\u2019élevage des insectes.Quinze heures plus tard, nous étendons les œufs sur une feuille de papier et après quelques minutes, nous les faisons rouler sur une autre feuille de papier.Les larvu- les restent alors fixées sur la feuille et, à l\u2019aide d\u2019une spatule et d\u2019un petit pinceau, nous les transférons dans la bouteille contenant la diète synthétique.Pour chacun des régimes mis à l\u2019essai, nous prélevons 50 larves de zéro à 15 heures et nous les divisons en cinq lots de 10 larves chacun.Ces larves sont déposées dans des bouteilles mesurant 40 mm de hauteur par 40 mm de diamètre.Chaque bouteille renferme environ trois grammes de régime.Nous rangeons les bouteilles dans une étuve où la température est maintenue constante à 28+1°C.et l\u2019humidité relative à 70+5%.3.Détermination de la valeur nutritive des régimes : La plus intense période de croissance chez l\u2019insecte est le stade larvaire.Durant cette période, l\u2019insecte se nourrit afin de croître et d\u2019amasser les réserves qui lui seront nécessaires lors de sa métamorphose en pupe et par la suite en adulte.C\u2019est donc durant ce stade que T.confusum est le plus sensible aux déficiences alimentaires, lesquelles se manifestent par un retard dans la croissance ou par la mort de l\u2019animal.Pour juger de la valeur nutritive des différents régimes et des divers aliments que nous étudions au cours de ce travail, nous avons toujours utilisé comme critère le temps que prennent les larves pour atteindre Lois fol: En \u201cnp \u201ckg ray Un is beng Pim dry ane & : al \u201ca - \" oo wg wing 1% itll (Ly ome: bron Nos nice sieurs ant id qi: le { ji?is Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 le stade pupe, c\u2019est-à-dire la durée du stade larvaire.Dix-sept jours après le début de l\u2019expérience, nous faisons une première inspection des bouteilles.Dès l\u2019apparition des prépupes, nous visitons les régimes tous les jours, nous enregistrons le nombre de pupes présentes et le temps qui leur fut nécessaire pour atteindre ce stade.Nous présentons généralement nos résultats de la façon suivante.Après avoir donné le nombre de larves qui ont atteint le stade pupe et les temps limites requis pour accomplir cette transformation, nous calculons, en jours, la durée moyenne du stade larvaire et son erreur normale.Le nombre exprimant cette moyenne est obtenu au moyen de la formule suivante : M : Durée moyenne du stade larvaire, en jours.M = 2 Fm F : Nombre de pupes le nième jour DE = N m : Le nième jour de l'expérience.N : Le nombre total de pupes à la fin de l\u2019expérience.4.Fabrication et composition des régimes de base : Nous détaillons, dans les tableaux II et III, la composition des régimes de base et des mélanges de vitamines que nous avons utilisés au cours de ce travail.Le mélange de vitamine MV-I est un mélange minimum composé d\u2019après les données de Frænkel et Blewett (8) et de Lemonde et Bernard (21).Le mélange MV-II est le mélange optimum tel que décrit par French (10).Ce dernier mélange est généralement inclus dans le régime dépourvu de glucides.Nous exposons dans le tableau IV, la composition du mélange salin n° 2, U.S.P.XIII.TABLEAU II Composition des régimes de base en pourcentage Fr INGRÉDIENTS | R-3 Caséine LL 0 20,0 48 0 95,0 Glucose.Co 95.0 75,0 47.0 0 Cholestérol A 1,0 1.0 1,0 1.0 Mélange salin n° 2, | U.S.P.XIII | 4.0 40 | 4.0 4.0 FACTEURS DE CROISSANCE DANS LA LEVURE DE BIERE (9) 623 TABLEAU III Composition des mélanges de vitamines, ug/g de régime VITAMINES MV.-1 MV-Il Chlorhydrate de thiamine .1,0 25,0 Riboflavine .Ce 2,0 12,5 Chlorhydrate de pyridoxine .1,0 12,5 Acide nicotinique AS .8.0 50,0 Pantothénate de calcium.Co 4,0 25,0 Biotine 0.05 0,5 Acide folique .0,2 2,5 Choline Co 1500,0 500,0 Inositol .\u2014 250,0 TABLEAU IV Composition du mélange salin n° 2, U,S.P, XIII SELS FORMULES CHIMIQUES Pourcentage Orthophosphate monocalcique.| Ca (H2P0O%)2, H20 13,58 Lactate de calcium.| Ca (C3H503)2, 5H20 32,70 Citrate ferrique.| FeC$H5°07.5H?0 2,97 Sulfate de magnésium.| MgSO%.7H?20 13,70 Orthophosphate dipotassique.| K2HPO4 23,98 Orthophosphate monosodique .| NaH2PO4.H?0 8,72 Chlorure de sodium NaCl 4,35 Pour fabriquer ces régimes, nous pesons et mêlons la caséine, le cholestérol, la choline, les sels minéraux et celles des vitamines que nous utilisons en assez grande quantité pour être pesées.Dans un cristallisoir, nous pesons le glucose auquel nous ajoutons les autres vitamines en solution aqueuse.Nous mélangeons et nous desséchons ce dernier mélange et nous l\u2019incorporons au premier.Nous broyons et mélangeons le tout dans un moulin à billes que nous laissons tourner de six à 12 heures.ÉTUDE EXPÉRIMENTALE A.NÉCESSITÉ DE CES FACTEURS Au tout début de nos travaux, 11 convenait de choisir une diète synthétique dans laquelle les facteurs de croissance recherchés puissent manifester leur activité sur la croissance des larves de 7.con- fusum.Nous avons donc essayé de déterminer les relations existant entre la levure de bière, les mé- 624 André LEMONDE - René CHARBONNEAU langes de vitamines et le taux de caséine dans un régime synthétique.Connaissant ces relations, nous avons établi un régime de base qui nous servira dans nos travaux subséquents.Méthodes expérimentales Nous avons utilisé au cours de cette expérience les régimes de base R-2 et R-3 et les mélanges de vitamine MV-I et MV-II tels que décrits dans les tableaux II et III.Résultats et discussion Les résultats que nous avons groupés dans le tableau V démontrent nettement l\u2019importance de la levure de bière dans la nutrition des larves de T.confusum.En effet, quel que soit le régime utilisé, l\u2019addition de cinq pour cent de levure donne toujours des résultats sensiblement égaux à ceux que nous obtenons avec la farine de blé entier.Ceci confirme les données déjà publiées par différents auteurs (8, 10, 19 et 29).Avec le régime basal n° 3 (48 pour cent de caséine) et le mélange de vitamines MV-II, les larves atteignent le stade pupe en 19,9 jours.Avec le régime n° 2 (20 pour cent de caséine) et le mélange de vitamines MV-II, il faut 13 jours de Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 plus aux larves pour compléter leur croissance, soit 33 jours.Vingt pour cent de caséine semble donc une quantité insuffisante pour subvenir aux besoins protéiques des larves de T.confusum.SI nous utilisons le mélange de vitamines MV-I avec le régime basal renfermant 48 pour cent de caséine, la croissance larvaire dure 27,6 jours, soit sept jours de plus qu\u2019avec le mélange de vitamines MV-II.Nous attribuons cette différence de sept jours à la trop faible quantité d\u2019acide nicotinique du mélange de vitamines MV-I (9).Avec le régime basal contenant 20 pour cent de caséine et le mélange de vitamines MV-I, les larves atteignent le stade pupe en 34 jours.Il n\u2019existe donc aucune différence entre les résultats obtenus avec les deux mélanges de vitamines lorsque la diète renferme 20 pour cent de caséine.De ces résultats, nous pouvons conclure que les larves de T.confusum croissent plus rapidement dans un régime contenant 48 pour cent de caséine.Cette différence de croissance ne semble pas due cependant à la plus grande quantité de caséine dans la diète.En effet, dans une diète contenant 20 pour cent de caséine et cinq pour cent de levure, les larves se développent aussi rapidement que dans une diète contenant 48 pour cent de caséine.Or, la quantité de protéines apportée par cinq pour cent de levure n\u2019équivaut certainement pas TABLEAU V Importance de la levure de bière dans l'alimentation des larves de T.Confusum _, ; Levure de Nombre de Durée du stade larvaire en jours Régime de Mélange de bière en pupes sur base vitamines pourcentage 50 larves Moyenne + gM Temps limites N°3 \u2014 5 42 21,6+0,11 21-24 N°2 \u2014 | 5 44 21,3+0,15 20 - 23 N°3 N°II - 47 19,9+0.16 19-22 N°2 N°II | - 44 32,9+0,45 28 \u2014 37 N°3 N°1 Ç - 42 27,6+0,20 24 \u2014 31 N°2 N°1 - 39 34 4+0,14 29 - 42 N°3 N° II 5 49 16,3+0,08 16-19 N°2 N° II i 5 49 17,5+0,10 17-19 N° 3 N°1 | 5 47 18,4+0,12 18-21 N°2 N°1 i 5 48 19.4+0,26 18-22 Farine de blé entier - : 5 49 17,2+0.13 17 - 20 ih Ig hl deb fm mé tk b Tog Int hl D ti Td) Us Ils Lidice] bo 10) a, semble fl lg = ites Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 à la quantité présente dans 28 pour cent de caséine.11 semble donc que ces facteurs recherchés dans la levure soient aussi présents dans la caséine.Conclusions Nous avons confirmé la présence dans la levure de bière de facteurs nécessaires au développement normal de T.confusum.La caséine semble aussi contenir les facteurs recherchés.Avec le régime de base n° 2 et le mélange de vitamines MV-I, nous pouvons facilement mettre en évidence l\u2019activité des facteurs que nous recherchons dans la levure.B.QUELQUES PROPRIÉTÉS PHYSIQUES ET CHIMIQUES DE CES FACTEURS Pour faire suite aux données préliminaires décrites plus haut, nous avons entrepris une série d'expériences dans le but de découvrir quelques propriétés physiques et chimiques des facteurs recherchés.Méthodes expérimentales Au cours de ces expériences, nous avons utilisé le régime de base n° 2 et le mélange de vitamines MV-I.Lors des essais avec les hydrolysats acide et basique, nous avons substitué l\u2019amidon au glucose dans le régime de base.Cette substitution est nécessaire afin d\u2019éviter la réaction entre les acides aminés et le glucose (réaction de Maillard).a) Les cendres : Pour obtenir les cendres de la levure, nous avons effectué deux incinérations de sept heures chacune dans un four maintenu à 500°C.À cette fin nous avons utilisé des creusets de porcelaine préalablement lavés avec de l\u2019acide nitrique à 20 pour cent et chauffés à poids constant.Connaissant la teneur en cendres de la levure, nous avons ajouté au régime de base les cendres correspondant à un et à cinq pour cent de levure et finalement, nous avons ajouté deux pour cent de cendres.(10) FACTEURS DE CROISSANCE DANS LA LEVURE DE BIÈRE 625 b) Solubilité dans les solvants organiques : Nous avons déposé dans un soxhlet une quantité connue de levure que nous avons traitée soit à l\u2019éthanol absolu redistillé, soit à l\u2019éther anhydre, soit au benzène durant 24 heures.Tous les résidus obtenus ont été asséchés dans un dessica- teur à vide et nous les avons ajoutés au régime de base au taux de cinq pour cent.Afin d\u2019épuiser complètement la levure, nous avons effectué sur le même échantillon trois extractions successives de 24 heures chacune : l\u2019une à l\u2019éthanol, l\u2019autre à l\u2019éther et la troisième au benzène.Nous appelons levure délipidée le résidu de toutes ces extractions.¢) Traitement à la chaleur : Pour étudier les effets de la chaleur sur les facteurs recherchés, nous avons chauffé des échantillons de 15 grammes de levure délipidée à des températures variant de 50 à 150°C.La durée du chauffage a toujours été de 24 heures et l\u2019opération était faite dans une étuve à l\u2019air libre.d) Extraction à différents pH : Nous avons mélangé 20 grammes de levure délipidée à 200 ml d\u2019une solution d\u2019HCI] ou de NaOH de pH déterminé et nous avons agité sur un tourneur automatique pendant dix minutes.Le pH était alors réajusté et l\u2019agitation poursuivie durant 24 heures.Tous les résidus obtenus ont été filtrés, lavés avec de l\u2019eau distillée, de l\u2019alcool et de l\u2019éther puis asséchés dans un dessicateur à vide.Nous avons ajouté ces diverses fractions au taux de cinq pour cent dans le régime de base.e) Solubilité dans l'eau : Pour séparer complètement les fractions soluble et insoluble de la levure dans l\u2019eau, nous avons mélangé 100 grammes de levure délipidée à un litre d\u2019eau et nous avons agité continuellement en chauffant à 97°C.pendant 10 à 20 minutes.Nous avons filtré le résidu et nous l\u2019avons entraîné de nouveau dans de l\u2019eau distillée, Le même traitement a été répété jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019un extrait clair, ce qui a nécessité de six à huit lavages consécutifs.Nous avons asséché la fraction insoluble avec de l\u2019alcool et de l\u2019éther.Cetits testés rites 626 André LEMONDE - René CHARBONNEAU JF) Hydrolyse acide de la levure délipidée : Nous avons mélangé 300 ml d\u2019acide sulfurique 8N avec 30 grammes de levure délipidée et nous avons chauffé dans un bain-marie, sous reflux, durant 24 heures.Après avoir filtré nous avons neutralisé avec un léger excès d\u2019hydroxyde de baryum 1,2N et nous avons précipité cet excès de baryum avec le carbonate d\u2019ammonium 1M.L\u2019extrait ainsi obtenu a été concentré in vacuo et lyophilisé.Comme l\u2019hydrolyse acide détruit le tryptophane et la cystine (16 et 30), nous avons ajouté ces acides aminés dans le régime de base lors de nos essais biologiques.g) Hydrolyse basique de la levure délipidée : Nous avons mélangé 300 ml d\u2019une solution d\u2019hydroxyde de baryum avec 30 grammes de levure délipidée et nous avons chauffé dans un bain- marie, sous reflux, en agitant continuellement durant 48 heures.Après avoir filtré, nous avons neutralisé l\u2019hydroxyde de baryum avec le carbonate d\u2019ammonium 1M.L\u2019extrait ainsi préparé a été concentré in vacuo et nous l\u2019avons ajouté sous forme liquide dans le régime basal.L\u2019hydrolyse basique détruit la cystéine, la cystine et l\u2019arginine (16 et 30).Nous avons donc ajouté ces acides aminés dans le régime de base lors de nos essais biologiques.Résultats el discussion a) Les cendres : Le poids des cendres que nous avons recueillies au cours de nos déterminations, représente 7,8 pour cent de la matière sèche de la levure de bière.Selon Tauber (31), ces cendres renferment surtout du phosphore (52%), du potassium (35%) et du magnésium (5%).Ces trois cations jouent un rôle important dans la croissance larvaire de T.confusum (17 et 25).Les résultats exposés dans le tableau VI démontrent très bien que la fraction inorganique de la levure ne stimule pas la croissance larvaire même si nous ajoutons une grande quantité de cette fraction.Il est important de souligner ici que nous avons incinéré la levure à 500°C.et que Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 les substances inorganiques volatiles à des degrés inférieurs sont absentes de ces cendres.Ces resultats confirment ceux de French (10) à savoir que les facteurs indéterminés présents dans la levure sont des substances organiques.TABLEAU VI Influence des cendres de la levure sur la croissance larvaire de T.Confusum Durée du stade larvaire Nombre en jours Addition au régime de pupes de base (R-2) sur 50 larves Moyenne + «M Temps limites Nil.LL LL 39 34,4+0,14 29 - 42 Levure, 5%._.45 20,8+0,10 18-25 Cendres correspondant à 1% de levure.45 33,8+0,16 31-38 Cendres correspondant à 5% de levure.37 33,9+0,23 28-39 Cendres, 29%.39 34,1 +0,55 29 \u2014 42 b) Solubilité dans les solvants organiques : Nous détaillons, dans le tableau VII, les résultats des essais biologiques que nous avons menés avec des résidus et les extraits de la levure traitée par des solvants organiques.L\u2019addition de TABLEAU VII Influence de la levure traitée par les solvants organiques sur la croissance larvaire de T.Confusum Durée du stade larvaire Nombre ; en jours Addition au régime de base de pupes (R-2) sur 50 larves ; Moyenne + oM Temps limites Nilo.nn 39 34,4 +0,14 29-42 Levure entiére, 5%.45 20,8+0,10 18-22 Levure traitée par l'éthanol : Résidu, 5%.1 202 47 20,6+0,15 17-23 Extrait, 5ml.- PS 41 30,6+0,42 27-36 Extrait, 100ml.41 28,9+0,25 26 \u2014 33 Levure traitée par l\u2019éther : Résidu, 5%.LL LL Le 47 19,8+0,14 17-23 Extrait, 5 ml.1221 e 44 33,1 +0,37 30-39 Levure traitée par le benzene : 5% durésidu._ .47 20,0+0,14 17-24 Extrait, 5ml.LL.42 38,1 +0,38 32 \u2014 43 Extrait, 10 ml.A 27 35,2+0,65 30- 42 Levure délipidée, 5%.42 } 21,20,14 18-25 {hg hy py == 2 \\édice] Ou.19 des à, (a 3 S00 dans \u2026a su en ale il de fin À \" er I Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 n'importe lequel des résidus prouve que les facteurs recherchés sont insolubles dans les solvants organiques.Même une extraction de 72 heures avec de tels solvants n\u2019affectent pas leur activité.French (10) a démontré indirectement la même chose puisqu\u2019il retrouvait les facteurs de croissance de la levure dans le germe de blé délipidé et le foie de porc délipidé.Les extraits lipidiques de la levure ne sont, en général, d'aucune valeur nutritive (tableau VIT).Selon Magis (24) les lipides ne sont pas indispensables à la croissance et au développement de la plupart des insectes.Ainsi les besoins lipidiques de T.confusum sont amplement satisfaits par l\u2019incorporation d\u2019un stérol à leur diète de base.¢) Traitement par la chaleur : Nous colligeons, dans le tableau VIII, les résultats que nous avons obtenus en étudiant les effets de la chaleur sur l\u2019activité des facteurs recherchés.Il semble bien que ces facteurs soient assez stables à la chaleur.En effet, il faut chauffer jusqu\u2019à 150°C.pour que la levure perde 50 pour cent de son activité sur la croissance.French (10) a aussi étudié l\u2019effet de la chaleur sur les fractions soluble et insoluble de la levure dans l\u2019eau.Cet auteur, cependant, s\u2019est arrêté à 100°C.TABLEAU VIII Croissance des larves de T.Confusum recevant un régime de base (R-2) additionné de cing pour cent de levure délipidée chauffée à différentes températures Durée du stade larvaire Nombre : en jours Températures en degré C.de popes 50 larves Moyenne + gM pomp Sans chauffage 46 20,8+0,24 18-23 50 48 20,4+0,24 19\u201424 75 47 21,2+0,24 19-24 100 47 21,1£0,22 19 - 24 125 47 22,5+0,24 20-25 150 41 27,30,24 24-31 * Durée du chauffage : 24 heures.d) Extraction à différents pH : Nous exposons, dans le tableau IX, les résultats de l\u2019action des acides et des alcalis sur les facteurs FACTEURS DE CROISSANCE DANS LA LEVURE DE BIÈRE 627 de croissance présents dans la levure délipidée.Ces hydrolyses partielles établissent que les facteurs sont stables entre les pH 6,0 et 88.French (10), utilisant un régime de base sans glucose a déjà prouvé que la fraction de la levure soluble dans l\u2019eau avait une activité maximum aux environs de pH 7,0 et que la partie insoluble présentait cette activité maximum près de pH 10,0.TABLEAU IX Croissance des larves de T.Confusum recevant en régime de base (R-2) additionné de cing pour cent de levure délipidée traitée à différents pH - Nombre de jours requis Nombre \u2018 de pupes pour atteindre le stade pupe pH sur 50 larves Moyenne + oM Temps limites 1,0 19 40,9+0,87 33 - 47 1,5 38 27,1+0,41 22 \u201429 3,4 43 26,2x0,28 22-29 6,0 45 20,5+0,24 17\u201424 8,8 41 20,710.19 18-23 9,5 46 23,4 +0,16 21-26 11,5 46 23,7 +0,30 21\u201427 Les facteurs présents dans la levure ne sont que légèrement affectés par les alcalis En effet, à pH 11,5, les larves prennent seulement trois jours de plus pour atteindre le stade pupe.Les acides, cependant, affectent fortement la valeur nutritive de ces facteurs.À pH 1,0, leur activité sur la croissance larvaire est complètement inhibée.e) Solubilité dans l\u2019eau : La fraction de la levure soluble dans l\u2019eau renferme un facteur que French (10) appelle growth promoting factor.La fraction insoluble contiendrait un ou plusieurs facteurs de croissance indéterminés (5, 8, 10, 14, 15 et 29).Les résultats groupés dans le tableau X confirment les données de ces auteurs.En effet, le remplacement de la levure complète par sa fraction insoluble dans l\u2019eau augmente de deux ou trois jours la durée du stade larvaire.Cette augmentation est due à l\u2019absence de la fraction soluble dans l\u2019eau.En effet, l\u2019addition des deux fractions au régime de base donne des résultats 628 André LEMONDE - René CHARBONNEAU identiques à ceux que nous obtenons avec la levure entière.TABLEAU X Croissance de larves de T.Confusum recevant un régime de base additionné de cing pour cent des fractions de la levure soluble et insoluble dans l\u2019eau Nombre Durée du stade larvaire Addition au régime de base de pupes en Jours (R-2) sur 50 larves Moyenne + ¢M Temps limites Levure compléte, 59, .LL 45 20,8+0,10 18-22 Levure délipidée, 5%.46 20,8+0,24 18\u201423 Fraction insoluble, 5%.44 23,2£0,23 20-29 Fraction insoluble, 5%.CL 45 23,240,20 20 - 27 Fraction insoluble, 5% et fraction soluble, 5% © 45 19,8+0,18 18-23 La fraction soluble dans l\u2019eau renferme aussi la carnitine (1, 6, 8, 11, 13, 27), vitamine essentielle pour assurer la transformation des pupes de T.confusum en adultes normaux.Nous avons vérifié maintes et maintes fois l\u2019émergence des adultes.Sur 294 pupes que nous avons examinées, 291 se sont transformées en adultes normaux.La caséine que nous utilisons dans notre régime de base renferme donc des traces de carnitine en quantité suffisante pour assurer une transformation normale des pupes en adultes normaux.f) Les hydrolysats acide et basique : L'hydrolyse acide ou basique décompose les protéines de la levure délipidée en ses constituants les plus simples, soit les acides aminés.Nous présentons dans les figures 1 et 2 les acides aminés obtenus par chromatographie bidimensionnelle des hydrolysats acide et basique de la levure dé- lipidée.Les résultats de cette analyse concordent avec ceux de Lindan et Work (22).Les résultats groupés dans le tableau XI démontrent que les facteurs recherchés ont été détruits au cours de l\u2019hydrolyse acide ou basique de la levure délipidée.En effet, l\u2019addition des hydrolysats au régime de base R-2 ne stimule pas du tout la croissance des larves de T.confusum.Si nous ajoutons ces fractions en trop grande quantité, les larves meurent avant d\u2019atteindre le stade pupe.Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 : (D = (7 ta COLLIDINE /LUTIDINE/ H,0 / PHENOL / 1,0 9:1 Figure 1.\u2014 Chromatogramme de l\u2019hydrolysat acide de la levure délipidée.Légende : 1.Acide aspartique 8.Histidine 2.Acide glutamique 9.Acide y-aminobutyrique 3.Glycine 10.Proline 4, Sérine.11.Valine et méthionine.5.Thréonine.12.Leucine et isdleucine.6.a-alanine.13.Tyrosine.7.Arginine.14, Phénylalanine.L\u2019hydrolyse acide ou basique est un procédé drastique qui entraîne des modifications au niveau des acides aminés.Parmi ces modifications, il est bon de signaler la racémisation des acides aminés, TABLEAU XI Croissance larvaire de T.Confusum recevant un régime de base additionné des hydrolysats acide ou basique de la levure délipidée ; Durée du stade larvaire Addition au régime de base Nombre en jours de pupes (R-2) sur (75% d'amidon) 50 larves Temps Moyenne + oM + limites Nil.39 34,4+0,14 29-42 Levure entiére, 5%.45 20,8+0,10 18-22 Levure délipidée, 5%.\u2026.42 21,2+0,14 18-25 Hydrolysat acide : 001%.43 33,2+£0,33 30 - 39 01%.47 34,5 +0,45 30-40 0,3%.42 35,5+0,35 33 - 40 1,0%.46 34,4+0,35 30 - 40 2,0%.41 40,9+0,93 33 - 41 3.0%.29 43,6+1,04 34 \u2014 52 Hydrolysat basique : 1 ml* 29 34,1 +0,71 31-42 2,3,4,5, Aucune 6,7 et 8 ml, croissance | * 1 ml par 15 grammes de régime.CN Figure Légende \u2026 Aôde = dde 1.Glo + Sime 5 3 cl \u201cdom Met Vill ba Fs \u201cdry { \u20ac lux Une & 1e \u201cim \u201cEn (y Mi, | Ty Ty aide \u20ac Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 = 280 rm et amet + mm me) 112 COLIIOINE / LUHIOINE / H20 PHENOL/H,0 9:1 Figure 2.\u2014 Chromatogramme de l\u2019hydrolysat basique de la levure délipidée.Légende : 1.Acide aspartique.7.Inconnu.2.Acide glutamique.8.Proline.3.Glycine, 9.Valine et méthionine.4.Sérine.10.Leucine et isoleucine.5.Arginine.11.Phénylalanine.6.a-alanine.12.Tyrosine.la formation d\u2019amines et principalement la destruction de ces acides aminés par la réaction de Maillard.Il a déjà été prouvé (18) que les hydro- lysats de protéines contenant des sucres réducteurs peuvent subir une baisse notable de leur valeur nutritive par destruction ou condensation de leurs acides aminés, surtout de la lysine.Comme la levure renferme 37 pour cent de glucides (4 et 31), il n\u2019est pas surprenant qu\u2019une telle réaction puisse se produire et que de tels produits soient formés lors de l\u2019hydrolyse de la levure déli- pidée.Ces dénaturations pourraient expliquer nos résultats biologiques.Conclusions Les facteurs que nous recherchons sont des substances organiques insolubles dans l\u2019éthanol, l\u2019éther, et le benzène.Ils sont stables à des températures n\u2019excédant pas 125°C.A 150°C., leur activité sur la croissance des larves de 7.confusum diminue de moitié.Ces facteurs sont légèrement affectés par les alcalis et fortement inactivés par les acides.Leur activité maximum est située entre les pH 6,0 et 8,0.La fraction de la levure soluble dans l\u2019eau renfermerait un facteur de croissance tandis que la fraction insoluble dans FACTEURS DE CROISSANCE DANS LA LEVURE DE BIÈRE 629 l\u2019eau pourrait bien en contenir plusieurs.L\u2019hydrolyse complète par des acides ou des bases fortes détruit complètement l\u2019activité des facteurs.Les hydrolysats acide ou basique se sont avérés toxiques aux larves lorsqu\u2019ajoutés en trop grande quantité au régime de base.C.RELATION ENTRE CES FACTEURS ET LE TAUX D'\u2019AZOTE DANS LES DIËTES Au cours de nos travaux antérieurs, nous avons préparé deux fractions de la levure ; l\u2019une soluble et l\u2019autre insoluble dans l\u2019eau.La fraction soluble dans l\u2019eau est riche en vitamines du complexe B et elle contiendrait un facteur pouvant stimuler la croissance des larves de 7.confusum (10).Selon cet auteur, l\u2019activité de ce facteur se manifeste surtout en présence d\u2019un pourcentage élevé de protéines.La fraction de la levure insoluble dans l\u2019eau est plutôt pauvre en vitamines du complexe B (2).Selon Chirigos (3), French (10), Lipke et Frænkel (23), Magis (24), cette fraction renfermerait un ou plusieurs facteurs de croissance encore indéterminés.Au cours de la présente expérience, nous avons voulu étudier les relations possibles entre ces différents facteurs et la teneur en azote des diètes dont se nourrissent les larves de T.confusum.Méthodes expérimentales La composition des régime de base et des mélanges de vitamines utilisés au cours de ce travail est exposée dans les tableaux II et III.Pour obtenir la fraction de la levure soluble, dans l\u2019eau nous mélangeons 100 grammes de levure de bière complète à 500 ml d\u2019eau.Nous agitons et nous chauffons à 97°C.pendant 20 à 30 minutes.Nous filtrons et nous lyophylisons le filtrat.La fraction soluble représente 20 pour cent du poids de la levure de bière complète et elle contient 4,9 pour cent d\u2019azote total.La présence de glucides a été prouvée par plusieurs tests chimiques (16).En effet, la fraction soluble a donné des réactions positives avec l\u2019anthrone, le Molisch 630 André LEMONDE - René CHARBONNEAU et l\u2019orcinol (présence de pentoses) et des réactions négatives avec le Bénédict et le Barfoed (absence de sucres réducteurs libres).La partie azotée de cette fraction est constituée d\u2019acides aminés libres.Tous les tests chimiques que nous avons essayés ont donné des réponses positives sauf le biuret, ce qui prouve l'absence de liens peptidiques.Nous présentons dans la figure 3 les résultats de l\u2019analyse chromatographique de la fraction soluble.Nous pouvons identifier sur ce chromatogramme les mémes acides aminés que Lindan et Work (22) ont retrouvés dans un extrait alcoolique de la levure sauf l\u2019asparagine que nous n\u2019avons pu mettre en évidence.La préparation de la fraction insoluble a été décrite plus haut.Résultats et discussion a) Régime basal sans caséine : Les résultats exposés dans le tableau XII montrent l\u2019influence de la levure de bière et de ses fractions soluble et insoluble dans l\u2019eau sur la croissance des larves de T.confusum recevant une diète sans caséine.Avec une telle diète, aucune larve ne réussit à survivre.Ce résultat n\u2019a rien 0 nz 4 COLLIDINE /CUTIDINE /H PHENOL/H,0 9: Figure 3.\u2014 Chromatogramme de la fraction de la levure soluble dans l\u2019eau.Légende : 1.Acide cystéique.9.Histidine.2.Inconnu.10.Ornithine.3.Acide aspartique.11.Lysine.4.Acide glutamique.12.Arginine.5.Sérine.13.Acide y-aminobutyrique.6.Glycine.14.Proline.7.a-alanine 15.Valine et méthionine.8.Glutamine.16.Leucine et isoleucine.Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 de surprenant puisque les protéines sont essentielles à la croissance de cet insecte (3 et 24).TABLEAU XII Influence de la levure de bière et de ses fractions soluble e insoluble dans l\u2019eau sur la croissance des larves de T.Confusum recevant une diète sans caséine (mélange de vitamines n° 1) Durée du stade larvaire Azote* Nombre en jours Addition au régime en de pupes de base n° ! pourcen- sur (age 0 larves Moyenne +oM Temps limites Nil \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Levure, 5%.0,38 50 19,1+0,17 18\u201422 F.L*#*,5%@ .| 0,42 41 22,2x0,47 20-24 F.S.*# 1.| 0,05 \u2014 \u2014 \u2014 F.52% -| 0,10 \u2014 \u2014 \u2014 F.8.3%.| 0,15 \u2014 \u2014 \u2014 F.S.5%.| 0,25 \u2014 \u2014 \u2014 F.L, 5% et F.S.1% | 0,47 45 21,940,24 20-25 F.L, 5%, et F.S., 2%.| 0,52 46 22,2+0,28 19\u201425 F.I, 5%, et F.S., 3%.| 0,57 42 22,4+0,33 19\u201427 F.T., 5%, et F.S., 5%.| 0,67 40 23,0+0,32 20\u201427 * L'azote a été dosé par la méthode de Kjeldahl.** Fraction de la levure insoluble dans l'eau.#*k* Fraction de la levure soluble dans l'eau.L\u2019addition de levure complète à ce régime de base permet aux larves de croître et de se métamorphoser normalement grâce aux protéines de la levure.En effet, les 50 larves soumises à l\u2019essai ont atteint le stade pupe en 19 jours.Si nous remplaçons la levure complète par sa fraction insoluble dans l\u2019eau, les larves croissent très bien, mais il leur faut trois jours de plus pour atteindre le stade pupe, soit 22 jours.Ces deux résultats sont indentiques à ceux que nous obtenons avec un régime contenant 20 pour cent de caséine (tableau XIII).La levure de bière et sa fraction insoluble dans l\u2019eau peuvent donc remplacer totalement la caséine en plus de favoriser la croissance.Lemonde et Bernard (20) ont obtenu des résultats semblables avec une autre espèce de coléoptère, Oryzæphilus surinamensis.Nous ne croyons pas que ces effets de la levure puissent être attribués à sa fraction azotée seulement.En effet, si nous comparons la teneur en azote des régimes ne contenant pas de caséine (tableau XII) a celle des régimes qui en contiennent 20 bowl I ofl qua facto fil Jes bess démon im centage 0, 4 dé à 9 aie, faction le ha thle tines \u20ac oy tcp Theres ing bs, on Mr die ry hs FR UE des Fi lat à lay ei Be Hig Wi, Lig ny fy tig \"Ri lg ty \u201can by de 4 a \\ & he 6 (units, pm ;: = = = Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 pour cent (tableau XIII), nous constatons que la quantité d\u2019azote apportée par la levure ou sa fraction insoluble dans l\u2019eau, est sûrement trop faible pour subvenir aux besoins protéiques des larves de T.confusum.Chirigos (3) a étudié les besoins en protéines de cette espèce animale et il a démontré que, pour obtenir une croissance larvaire optimum, il fallait inclure dans le régime les pourcentages suivants de ces protéines : caséine (Lab- co), 24 pour cent ; fraction protéique du gluten de blé, 50 pour cent ; fraction protéique de l'œuf entier, 18 pour cent ; albumine, 24 pour cent ; fraction protéique de la levure (Flesschmenn dry active yeast), 12 pour cent, etc.On sait que plusieurs espèces d\u2019insectes à l\u2019état adulte peuvent se passer complètement de protéines et mener une existence normale.Il s\u2019agit alors d'individus qui ont atteint leur complet développement ou qui utilisent des matières de réserves pour parfaire ce développement.Mais les insectes à l\u2019état larvaire, tout comme les vertébrés, ont besoin d\u2019une source azotée quelconque pour croître normalement (32).Avec un régime basal sans caséine, où les larves se procurent-elles cet azote?Il est reconnu que plusieurs espèces d\u2019insectes logent des micro- organismes symbiotiques (33).Il se peut donc que des symbiotes fournissent aux larves la fraction protéique nécessaire à leur croissance à partir de composés azotés non protéiques.La fraction de la levure soluble dans l\u2019eau est incapable d\u2019assurer la croissance des larves dans une diète sans caséine.L\u2019addition de cette fraction dans un régime contenant déjà la fraction insoluble dans l\u2019eau ne change en rien les résultats.La durée du stade larvaire demeure la même (tableau XIII).Le présumé facteur présent dans cette fraction de la levure soluble dans l\u2019eau est donc inactif dans un régime dépourvu de caséine.b) Régime basal avec 20 pour cent de caséine : Les résultats que nous avons groupés dans le tableau XIII montrent l'influence de la levure de bière et de ses fractions soluble et insoluble dans l\u2019eau, sur la croissance des larves de T.confusum recevant une diète contenant 20 pour cent de FACTEURS DE CROISSANCE DANS LA LEVURE DE BIÈRE 631 caséine.Avec ce régime basal n° 2, les larves prennent 35,9 jours pour atteindre le stade pupe.Si nous ajoutons cinq pour cent de levure à ce régime, la durée du stade larvaire n\u2019est plus que de 19,7 jours.Si nous remplaçons la levure par sa fraction insoluble dans l\u2019eau, il faut trois jours de plus aux larves pour arriver au stade pupe.Tous ces résultats confirment des données que nous avons présentées plus haut (tableau XI).Nous avons cru nécessaire de les répéter au cours de cette expérience afin de pouvoir y comparer les données nouvelles des deux autres parties de ce travail.TABLEAU XIII Influence de la levure de bière et de ses fractions soluble el insoluble dans l\u2019eau sur la croissance des larves de T.Confusum recevant une diète contenant 20 pour cent de caséine (mélange de vitamines n° I) Durée du stade larvaire Azote#* Nombre en jours Addition au régime en de pupes de base n° 2 pourcen- sur tage 50 larves Moyenne + gM Temps limites Nil.| 3,20% 38 35,9x0,45 30-39 Levure, 5%.| 3,58 45 19,7+0,12 19-22 F.1%50, .| 3,62 46 22,9+0,25 20-26 Fo Sake yor | 3,25 38 35,010,41 29-38 F.S.2%.| 3,30 37 31,3x0,39 27-35 F.S,3%.] 3.35 39 30,4+0,28 28 ~ 34 F.S8.,5%.| 3,45 45 30,3+0,34 28-35 F.I, 5%, et F.S, 1%.| 3,67 49 20,5+9,25 18-24 F.1.,5%,etF.S.,2%.| 3,72 46 20,4+0,23 18 \u2014 23 F.1, 5%, et F.S.3%.| 3,77 46 19,8+0,18 19\u201423 F.1, 5%, et F.S., 5%.| 3,87 45 19,8+0,18 19\u201423 * La caséine contient 16 pour cent d'azote.* Fraction de la levure insoluble dans l'eau.*# Fraction de la levure soluble dans l'eau.Cette différence de trois jours que nous avons observée lors de l\u2019addition de la fraction insoluble, est comblée par la présence dans le régime de la fraction soluble.En effet, l\u2019addition simultanée de ces deux fractions de la levure permet d\u2019obtenir une croissance larvaire égale à celle que nous obtenons avec la levure complète.Le rôle de la fraction soluble semble donc se rattacher à la présence de la caséine.Rappelons que cette fraction n\u2019avait aucune influence sur la croissance des larves recevant une diète sans caséine (tableau XII).Avec ou sans caséine, la fraction 4 if 3: 632 André LEMONDE - René CHARBONNEAU de la levure insoluble dans l\u2019eau, est encore de beaucoup la plus active.c) Régime basal avec 95 pour cent de caséine : La fabrication de ce régime présente quelques difficultés a cause de sa texture poudreuse.Dans le but de prévenir ces difficultés et peut-être aussi de rendre le régime plus facilement assimilable par les larves, nous avons essayé d\u2019y ajouter de petites quantités d\u2019huile.Les résultats exposés dans le tableau XIV démontrent que les larves de T.confusum s\u2019accommodent très bien de cette diète poudreuse.En effet, 46 larves sur 50 ont atteint le stade pupe en 35 jours.L\u2019addition d'huile de germe de blé ou d\u2019huile d'olive facilite beaucoup la fabrication du régime et ne stimule pas du tout la croissance larvaire.La glycérine, au contraire, stimule légèrement la croissance.Si au régime de base contenant 95 pour cent de caséine nous ajoutons de la levure complète, nous constatons que l\u2019effet de cette levure est beaucoup plus marqué en présence d\u2019huile d\u2019olive À cause de ces résultats, nous avons décidé d\u2019ajouter de l\u2019huile d\u2019olive à tous les régimes utilisés au cours de cette expérience et des expériences subséquentes.Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 TABLEAU XIV Influence de différentes huiles sur la croissance des larves de T.Confusum recevant une diète contenant 95 pour cent de caséine Durée du stade larvaire Nombre en jours Addition au régime de base de pupes R-4 et M.V.-II sur 50 larves Moyenne + M Temps limites Nil.Cee 46 35,1 +0,45 31-42 Huile de germe de blé, 0,75%,.37 37.2+0,41 31-42 Huile d\u2019olive, 0,759, .33 37,410.46 34 \u2014 42 Glycérine, 0,75%,.Lo Le 44 32,6+0,44 26-38 Glycérine, 1.5%.45 33,2+0,36 27-37 Levure, 5%.J 38 32,0+0,53 26 - 38 Levure, 5% et huile d'olive, 1,5% 38 28,3+0,48 25-34 | Les résultats colligés dans le tableau XV démontrent bien le peu d\u2019importance des glucides dans la nutrition des larves de T.confusum.En effet, 34 larves sur 50 ont réussi à se transformer en pupes en 36,7 jours malgré l\u2019absence complète de cet aliment dans le régime basal n° 4.Ce résultat est identique à celui que nous avons obtenu avec le régime basal n° 2 qui contient 75 pour cent de glucose.Les larves de notre coléoptère sont d\u2019ailleurs rangées parmi les insectes à optimum glucidique faible (24).Sans être TABLEAU XV Influence de la levure et de ses fractions soluble et insoluble dans l'eau sur la croissance des larves de T, Confusum recevani une diète contenant 95 pour cent de caséine (Tous les régimes renferment 1,5 pour cent d'huile d'olive) Mélange de vitamines n° II Mélange de vitamines n° I + ; Azote* ; - | .: Addition au régime - Stade larvaire en jours .Stade larvaire en jours de pase R-4 en pourcen- Nombre i Nombre tage de pupes | de pupes sur sur | .50 larves M+oM oups 50 larves Mio | emp: I Nilo 15,20 34 36,7+0,42 32-41 \u2014 \u2014 \u2014 Levure, S@% .15,58 45 26,6+0,57 21-32 30 27,3+0,49 24-33 Fol, 5%.coin, 15,62 40 27,0+0,55 23-32 31 49,5+1,47 37-55 FS, 1%.LL LL LL La Le aa ea ne 15,25 46 28,3 +0,35 25-34 \u2014 \u2014 \u2014 F.S,2%.co.15,30 38 29,2+0,31 25 \u2014 33 45 31,1+0,31 28-35 F.8.,3%.15,35 46 25,0+0,21 21-29 50 28,1 +0,24 24-32 F.8.,5%.LL 15,45 43 26,8+40,35 24 - 32 45 26,0+0,15 25-28 F.1,5%,et F.S., 1%.15,67 40 22,4+0,31 20-27 40 30,4+0,47 27-36 F.1,5%,etPF.S,2%.15,72 50 22,4 +0,35 20-27 42 24,0+0,33 39-28 F.1,5%, et F.S., 3%.1.15,77 48 21,9+0,30 19-26 41 22,3+0,35 19-26 F.1.,5%,etF.S.,5%.15,87 44 23,440,25 20-28 42 20,6+0,27 19\u201425 * La caséine contient 16 pour cent d'azote.Lael \"3 THES gl mp al ek hg 10h ny mie ibe re MI \u20ac \u201cvoté Sim wig ie, Gtr ELT Hat - la fr ine d lt \u201clg \u201cLeg by Sig a dt bly Wang ta Ti gy ¥ fa \u201cyy ' Métin | D + ins Ir eal de -\u2014_ \u2014 Clive Teas ni q-4 ; q-4 | 3-4 4-5 0-3 4-5 NH + XT dé his m Bo om =; mp | | 0 5 ai0fE contient Je aodfe 5 Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 nécessaire, la présence des glucides est avantageuse.Ceci est vrai, à condition que les vitamines du complexe B soient ajoutées en quantités suffisantes.En effet, lorsque nous incluons au régime de base le mélange de vitamines n° I, c\u2019est-à-dire le mélange minimum, toutes les larves meurent après un début de croissance excessivement lente.Ce mélange qui satisfait très bien les exigences en vitamines des larves de T7.confusum recevant une diète renfermant 20 pour cent de caséine (tableau XIII) devient insuffisant lorsque le taux de cette protéine est très élevé.Si nous ajoutons de la levure de bière complète au régime de base contenant 95 pour cent de caséine, le stade larvaire dure 27 jours quel que soit le mélange de vitamines utilisé.L'action de la levure est beaucoup moins marquée ici qu\u2019en présence des régime de base n° 1 (sans caséine) et n° 2 (20 pour cent de caséine).La fraction de la levure insoluble dans l\u2019eau donne des résultats presqu\u2019identiques à ceux de la levure complète lorsque le mélange de vitamines n° II est utilisé.Avec le mélange de vitamines n° I, la durée du stade larvaire grimpe à 49 jours.Il est facile d'expliquer ce dernier résultat.Nous savons maintenant que la fraction insoluble est déficiente en plusieurs vitamines du complexe B.L'absence de ces vitamines retarde donc la croissance larvaire.La fraction soluble dans l\u2019eau stimule aussi la croissance larvaire.Elle peut même, à une concentration égale, remplacer la levure de bière ou sa fraction insoluble dans l\u2019eau quel que soit le mélange de vitamines utilisé.Cette fraction soluble qui était totalement inactive dans une diète sans caséine (tableau XII) et qui ne manifestait qu\u2019une légère activité dans un régime contenant 20 pour cent de caséine (tableau XIII) devient aussi active que la levure compléte ou sa fraction insoluble dans l\u2019eau dans une diète renfermant 95 pour cent de caséine.French (10) avait déjà montré que le facteur présent dans la fraction soluble est plus actif dans un régime dont le pourcentage protéique est très élevé.Lorsque nous ajoutons simultanément et en quantités suffisantes les deux fractions de la levure au a2) FACTEURS DE CROISSANCE DANS LA LEVURE DE BIERE 633 régime de base n° 4, la durée du stade larvaire diminue notablement et devient méme égale a celle que nous observons avec le régime de base n° 2 qui contient 20 pour cent de caséine et ceci avec les deux mélanges de vitamines.Il semble bien que la fraction de la levure soluble dans l\u2019eau contienne suffisamment de glucides pour subvenir aux besoins des larves recevant une diète dont la teneur en protéines est très élevée.Nous résumons dans le tableau XVI l\u2019activité de la levure de bière et de ses différentes fractions en relation avec le pourcentage de caséine présent dans la diète.L'analyse de ce tableau nous permet de voir facilement que la fraction insoluble dans l\u2019eau est plus active dans les régimes contenant peu de caséine, et la fraction soluble dans l\u2019eau est plus active dans les régimes contenant beaucoup de caséine.TABLEAU XVI Activité des différentes fractions en relation avec le pourcentage de caséine présent dans la diète.N° du Pourcen- élange Levure tage de TÉ2NS : P.1.F.S.|F.LetF.S.La de complète caséine ; ,; vitamines 0 I ++++ +++ \u2014 +++ 20 I ++++ +++ + ++++ 95 I ++ \u2014 ++ ++++ 95 II ++ ++ ++ ++++ + +++ Activité maximum, la durée du stade larvaire est d'environ 20 jours, +++ Activité bonne, la durée du stade larvaire est d'environ 23 jours.++ Activité moyenne, la durée du stade larvaire est d'environ 27 jours.+ Activité très réduite, la durée du stade larvaire est d'environ 30 jours.\u2014 Aucune activité, la durée du stade larvaire dépasse 36 jours.Conclusions Les fractions de la levure soluble et insoluble dans l\u2019eau renferment des facteurs de croissance encore inconnus mais nécessaires au développement des larves de T.confusum.Au cours de cette expérience, nous avons étudié les relations possibles entre ces différents facteurs et la teneur en azote des diètes dont se nourrissent les larves de notre coléoptère.Egan pt Rs Bi BR i 634 André LEMONDE - René CHARBONNEAU 1.Dans une diète ne contenant pas de caséine, les larves ne croissent pas du tout L\u2019addition de la levure complète permet aux larves de se développer normalement.La fraction de la levure insoluble dans l\u2019eau est presque aussi active que la levure complète tandis que la fraction soluble dans l\u2019eau est totalement inefficace.2.Dans un régime contenant 20 pour cent de caséine, la période larvaire dure 35 jours.Si nous ajoutons cinq pour cent de levure de bière à ce régime, la période larvaire est réduite à 20 jours.Cette même période dure 23 jours si nous remplaçons la levure complète par sa fraction insoluble dans l\u2019eau, et 30 jours si nous la remplaçons par sa fraction soluble dans l\u2019eau.IL addition simultanée des deux fractions ramène la période larvaire à 20 jours.3.Avec 95 pour cent de caséine dans le régime, les larves atteignent le stade pupe en 36,7 jours en présence du mélange optimum de vitamines.Avec cinq pour cent de levure dans ce régime, la croissance larvaire dure 27 jours, quel que soit le mélange de vitamines.La fraction de la levure insoluble dans l\u2019eau donne le même résultat mais avec le mélange optimum de vitamines seulement.Par contre, la fraction soluble dans l\u2019eau est aussi efficace que la levure complète et ce avec l\u2019un ou l\u2019autre des deux mélanges de vitamines utilisés.D.DIGESTION ENZYMATIQUE DE LA FRACTION DE LA LEVURE INSOLUBLE DANS L'EAU ! 1.Digestion de la fraction insoluble par la papaine : Au cours de nos travaux antérieurs, nous avons préparé deux fractions de la levure : l\u2019une soluble et l\u2019autre insoluble dans l\u2019eau.Dans le but d'isoler les facteurs de croissance présents dans la fraction insoluble, nous avons soumis cette fraction à l\u2019action de quelques enzymes protéolytiques.Nous avons d\u2019abord eu recours à la papaîne, enzyme végétale agissant à un pH voisin de la neutralité.Nous avons vu plus haut que les 1.Cette partie n\u2019est qu\u2019une note préliminaire d\u2019un travail qui sera publié in extenso dans quelque temps.Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 facteurs recherchés ont une activité maximum entre les pH 6,0 et 8,8.Au début, nous avons déterminé si la papaine elle-méme posséde une valeur nutritive pour les larves de T.confusum.Par la suite, nous avons fait agir la papaîne sur la fraction insoluble de la levure, et nous avons ajouté chacune des deux fractions recueillies au régime de base pour en vérifier l\u2019activité sur la croissance des larves de T.confusum.Les facteurs recherchés ne sont pas attaqués par la papaine.L'activité de ces facteurs sur la croissance des larves se retrouve entièrement dans la portion non digérée de la fraction insoluble.Pour sa part, la portion digérée ne stimule pas du tout la croissance larvaire.La papaîne elle-même retarde la croissance si on l\u2019ajoute en trop grande quantité dans le régime alimentaire.2.Digestion de la fraction insoluble par la trypsine : Apres la papaine, nous avons étudié l\u2019effet de la trypsine.Nous avons tout d\u2019abord considéré la valeur nutritive de la trypsine elle-même en l\u2019ajoutant au régime de base.Par la suite nous avons soumis la fraction de la levure insoluble dans l\u2019eau, à l\u2019action de la trvpsine et nous avons vérifié l\u2019activité des facteurs recherchés dans chacune des portions recueillies.Les résultats de cette expérience démontrent que la trypsine affecte l\u2019activité de la fraction insoluble dans l\u2019eau.La portion non digérée de cette fraction manifeste une très grande activité dans un régime sans caséine, mais cette activité est très réduite en présence de caséine.Pour sa part, la fraction digérée par la trypsine influence légèrement la croissance des larves recevant une diète contenant 20 pour cent de caséine.La trypsine elle-même au taux de deux pour cent peut stimuler légèrement la croissance.3.Digestion de la fraction insoluble par la pepsine : Comme dans les expériences précédentes, nous considérons en premier lieu la valeur nutritive de la pepsine elle-méme.Par la suite, nous soumettons la fraction insoluble a l\u2019action de la : Lud! | ds peel she ila lap Ji subatar d'tter Da sent Tait l'eau di attend Tant 2 fraction Ta ae Par cor es Ct à ative contraire pine Qu le fr M Dep de ble Pensables im leva | Ugg ary in In Ld ely Wildy : [edie kn fine be is, qs wi tier fl wi rE mit i el el Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 pepsine et nous vérifions l\u2019activité des facteurs recherchés dans chacune des portions recueillies à la suite de cette digestion.La pepsine elle-même peut stimuler la croissance larvaire.L\u2019addition de cing pour cent de cette substance au régime de base permet aux larves d\u2019atteindre le stade pupe en 28 jours.Dans une diéte sans caséine, les larves ne réussissent pas a se développer.Cependant, si nous y ajoutons la fraction de la levure insoluble dans l\u2019eau digérée par la pepsine, les larves peuvent atteindre le stade pupe.Dans un régime contenant 20 pour cent de caséine, la portion de la fraction insoluble non hydrolysée par la pepsine n\u2019a aucune influence sur la croissance des larves, Par contre, la fraction hydrolysée permet aux larves d\u2019atteindre le stade pupe en 25 ou 26 jours.Cette fraction manifeste donc une très bonne activité.Dans un régime sans glucides, c\u2019est le contraire.La fraction non hydrolysée par la pepsine manifeste une excellente activité tandis que la fraction hydrolysée est inactive.DISCUSSION GÉNÉRALE ET CONCLUSIONS Depuis longtemps, on reconnaît que la levure de bière contient des facteurs inconnus et indispensables au développement normal de Trzbolium confusum.Nous avons présenté, au début de ce travail, une revue des principales données déjà acquises sur ce sujet.Pour faire suite à ces données, nous avons entrepris une série d\u2019expériences dans le but d\u2019apporter quelques éléments nouveaux qui conduiront peut-être à l'identification de ces facteurs.Nous exposons dans le tableau XVII un schéma de tous les essais tentés au cours de notre travail.Nous avons d\u2019abord recherché un régime de base qui, tout en satisfaisant les besoins nutritifs de T.confusum, nous laisse voir l\u2019activité des facteurs de croissance recherchés dans la levure de bière.Les résultats que nous avons observés, démontrent qu\u2019un régime contenant 20 pour cent de caséine et le mélange minimum de vitamines (M.V.-T), assure la croissance normale des larves et nous permet d\u2019évaluer facilement le pou- 14) FACTEURS DE CROISSANCE DANS LA LEVURE DE BIERE 635 TABLEAU XVII Schéma de tous les essais rapportés dans ce travail LEVURE DE BIÈRE Propriétés physiques et chimiques des facteurs.Incinération : substances organiques.Stabilité à la chaleur (125°C.).Solubilité dans l\u2019alcool, l\u2019éther et le benzène.LEVURE DÉLIPIDÉE pH optimum (6.0 - 8.8).Hydrolyse acide et basique (composition en acides aminés).Solubilité dans l\u2019eau : deux fractions : 1.FRACTION SOLUBLE : Relation avec le taux d\u2019azote dans les régimes.2.FRACTION INSOLUBLE : Relation avec le taux d\u2019azote dans les régimes.Hydrolyse enzymatique : papaîne, trypsine, pepsine.voir stimulant de la levure ajoutée dans une telle diète.À l\u2019aide de ce régime basal, nous avons étudié quelques propriétés physiques et chimiques des facteurs inconnus.Nous avons d\u2019abord montré que ces facteurs sont des substances organiques.En effet, les cendres récupérées à la suite d\u2019une incinération (500°C.) de la levure de bière sont inactives sur la croissance des larves de T.confusum.Nous avons démontré par la suite, que ces facteurs organiques sont assez stables à la chaleur.Ils ne sont pas affectés par des températures allant jusqu\u2019à 125°C.À 150°C,, leur activité diminue notablement.Nous avons soumis la levure de bière à l\u2019action de solvants organiques tels que : l\u2019éthanol absolu, l\u2019éther anhydre et le benzène.Les facteurs recherchés, n\u2019étant pas solubles dans aucun de ces solvants, ne sont donc pas de nature lipidique.La fraction recueillie après l\u2019extraction successive de la levure de bière avec chacun des trois solvants constitue ce que nous nommons la levure délipidée.L\u2019addition de cette nouvelle fraction au régime de base contenant 20 pour cent de caséine donne une croissance larvaire identique a celle que nous observons lors de l\u2019addition de la levure compléte. [SEE Sai ab Lid Babb Sd aba Hao LM MM) 636 André LEMONDE - René CHARBONNEAU Utilisant cette levure délipidée comme substance de base, nous avons poussé davantage l\u2019étude des propriétés physiques et chimiques des facteurs recherchés.Nous avons ainsi constaté qu\u2019ils sont légèrement affectés par les pH alcalins et nettement inactivés par les pH acides.Leur action sur la croissance des larves est maximum entre les pH 6,0 et 8,8.Voulant connaître la composition en acides aminés de la levure délipidée, nous l\u2019avons traitée avec des acides forts et des bases fortes et nous avons chromatographié les extraits recueilli La lecture des chromatogrammes a confirmé les résultats de Lindan et Work (22) qui ont étudié la composition en acides aminés de diverses levures traitées préalablement avec de l\u2019éthanol.Les hydrolyses acides et basiques ont évidemment empêché l\u2019activité des facteurs de se manifester.Pour faire suite à tous ces essais, nous avons préparé deux fractions de la levure délipidée : l\u2019une soluble dans l\u2019eau et l\u2019autre insoluble.L'ensemble des résultats que nous avons obtenus avec ces deux fractions ont confirmé l\u2019existence de facteurs indéterminés dans chacune d\u2019elles.La fraction soluble contiendrait un facteur de croissance qui agit surtout en présence d\u2019une diète dont le pourcentage protéique est élevé (10).La fraction insoluble renfermerait un ou plusieurs facteurs de croissance encore indéterminés (23 et 24).L'étude de l\u2019activité de ces facteurs en rapport avec la teneur en azote des régimes alimentaires prouvent qu\u2019ils agissent surtout dans les régimes dont le taux de caséine est bas (0 et 20 pour cent).Nous avons travaillé simultanément avec ces deux fractions de la levure.Nous ne discuterons, ici que les résultats obtenus avec la fraction insoluble dans l\u2019eau.Dans le but d\u2019isoler les facteurs recherchés dans cette fraction, nous l\u2019avons soumise à l\u2019action de quelques enzymes protéolytiques telles que la papaine, la trypsine et la pepsine.Ces trois enzymes, étant de nature protéique, il nous a fallu d\u2019abord les étudier comme substances nutritives ajoutées au régime.Disons tout de suite que les quantités incorporées dans les régimes en méme temps que les différentes frac- Laval Médical Vol.33 ~ Oct.1962 tions récupérées après les digestions enzymatiques, sont toujours trop faibles pour stimuler le développement des larves.Les facteurs que nous recherchons ne sont pas attaqués par la papaine.Toute leur activité sur la croissance larvaire se retrouve entièrement dans le résidu non digéré de la fraction insoluble.La trypsine cependant inhibe partiellement le pouvoir stimulant des facteurs.Cette fois, le résidu non digéré ne manifeste plus autant d\u2019activité que la fraction insoluble.Avec ces deux enzymes, nous ne pouvons donc pas solubiliser les facteurs comme nous le désirons.Nous avons donc décidé d\u2019utiliser la pepsine bien que son pH optimum d\u2019action soit très acide.Nous connaissons l\u2019action désastreuse des acides sur les facteurs recherchés.Notre décision s\u2019est avérée heureuse.En effet, cette fois l\u2019activité sur la croissance s\u2019est retrouvée du côté de la fraction digérée.Nous avons donc réussi à solubiliser le facteur présent dans la fraction de la levure insoluble dans l\u2019eau.Nos prochaines expériences porteront donc sur cette nouvelle fraction digérée par la pepsine.Nous espérons bien pouvoir identifier ces facteurs dans un avenir rapproché.Peut-être re- trouverons-nous des substances connues depuis longtemps ?Peut-être aussi découvrirons-nous un facteur complètement nouveau.De toute façon, nous avons l\u2019impression d\u2019avoir apporté une contribution utile dans le domaine de la nutrition comparée.BIBLIOGRAPHIE ].CARTER, H.E., BHATTACHARYYA, D.D., WEIDMAN, K.R., et FRENKEL, G., Arch.Biochem.Bi.phys., 28 : 405, 1952.2.CHARBONNEAU, R.et LEMONDE, A., Arch.intern.Physiol.Biochim., 68 : 586.1960.3.CHiricos, M.A., Nutritional studies with the insect Tribolium confusum (Duval), thèse de Rutgers State University, New-Jersey, 1957.4.Eppy, À.A, Aspects of the chemical composition of yeast, p.157, Academic Press, Inc., New-York, 1958.FRENKEL, G., Federation Proc., 8 : 382, 1949.FRENKEL, G., Arch.Biochem.Biophys., 34 : 457, 195].FRENKEL, G., et BLEWETT, M., Nature, 150 : 177, 1942.NOY Oy itt; 1 (ques, thy Lp oh ment ble il Ny; ae fo ile 1013 nl i teur eux.5e Vous és lea pa 3 Laval Médical Vol.33 ~ Oct.1962 8.FRENKEL, G., et BLEWETT, M., Biochem.J., 41 : 469, 9.10.11.12, 13.14.15.16.17.18.1947.FRÆNKEL, G., et STERN, H.R., Arch.Biochem.Biophys., 30 : 438, 1951.French, E.Q., Vitamin requirements and some aspects of unknown factors in the development of the confused flour beetle, Tribolium confusum (Duval), thèse de University of Illinois, Urbana, 1954.FRENCH, E.W., et FRENKEL, G., Nature, 173 : 173, 1954.FROBRICH, G., Z.vergl.Physiol., 27 : 335, 1939.FRÔBRICH, G., et OFFHAUS, 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étudié la cyclisation de deux dipep- tides en une dicétopipérazine substituée et l\u2019hydro- ivse subséquente de ce composé.* Paru dans Cen.J.Chem., 39 : 1309-1320, 1961.SYNTHESES D\u2019ACIDES AMINES CYCLIQUES A PARTIR DE DÉRIVÉS DE L\u2019ACIDE ADIPIQUE, par Lise Nicole et Louis Berlinguet.* Nous avons repris la réaction de Dieckmann dans le but d\u2019obtenir des cyclopentanones alkyl- substituées.Le contrdle de la réaction au cours de l\u2019alkylation permet, soit l\u2019ouverture de l\u2019anneau cyclopentane pour donner, sans isolation d\u2019intermédiaires, des esters adipiques substitués avec d\u2019excellents rendements, soit la substitution normale sur le cycle.Nous avons préparé des cyclopentanones mé- thyl- et allyl-substituées à partir des esters de Dieckmann ou d\u2019acides adipiques substitués.Par la méthode de Strecker, nous avons transformé ces cétones en leurs spirohydantoines correspondantes.Dans les deux cas, nous avons isolé et étudié deux diastéréoiïsomères.A partir de spirohydantoines, nous avons préparé, avec de bons rendements, l\u2019acide amino-1 allyl-2 cyclopentane-carboxylique et nous les avons caractérisés.* Paru dans Can.J.Chem., 40 : 353-366, 1962.LA VIE DES LABORATOIRES ÉTUDES BIOCHIMIQUES D\u2019UN ACIDE AMINE NON NATUREL ET ANTITUMORAL : L\u2019'ACIDE AMINO-1 CYCLOPENTANE-CARBOXYLIQUE, par Louis Berlinguet, Nicole Bégin, Louis-Marie Babineau, Rita Vallée e/ R.-O.Laferté.* L\u2019acide amino-1 cyclopentane-carboxylique (ACPC) est un acide aminé non naturel qui produit des effets toxiques chez les rats si on l\u2019ajoute dans le régime à des concentrations plus élevées que 0,1 pour cent ou si on l\u2019injecte quotidiennement en doses intrapéritonéales de 50 mg/kg durant un certain temps.Une seule injection de 300 mg/kg est insuffisante pour tuer les rats.Après injection, la concentration d\u2019ACPC dans le sang demeure constamment faible et l\u2019excrétion urinaire de cette substance est très lente.À l\u2019aide d\u2019ACPC radioactif, nous avons démontré la présence de cet acide aminé dans plusieurs tissus tandis que nous ne l\u2019avons jamais retrouvé incorporé dans les protéines.Il était toujours présent dans le liquide cellulaire.* Paru dans Can.J.Biochem.and Physiol., 40 : 425-432, 1962.ACTION RADIO-MODIFICATRICE DES HORMONES SEXUELLES CHEZ LES RATS SOUMIS A DES DOSES NON LETHALES DE RAYONS GAMMA DU 60Co, par Roger Ghys ei Alexandre Meisels.* Nous avons irradié des rats Sprague-Dawley avec les rayons gamma du 6C0Co.Les doses totales reçues variaient de la LD 50 pour cette race de rats aux ?/; de la LDO.Quelques groupes ont reçu une dose massive d\u2019œstradiol, de testostérone ou de Danabol (un dérivé non andro- génique du testostérone) une semaine avant l\u2019irradiation.Les autres ont reçu de petites doses des mêmes hormones, durant une semaine, soit avant, soit juste après l\u2019irradiation.Pour tous ces animaux, nous avons étudié les courbes de croissance, les courbes de nourriture consommée, Lys My fée l'ail 2 fie fist or il $ Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 l\u2019hématologie et, chez les femelles, la cytologie vaginale.Ces critères sont valables pour étudier l\u2019action radio-modificatrice de ces substances employées en relation avec des doses de radiations qui ne tuent pas l\u2019animal et sont près des doses thérapeutiques.L\u2019œstradiol et la testostérone sensibilisent les animaux des deux sexes, qu\u2019ils soient donnés la semaine qui précède ou qui suit l\u2019irradiation.Cependant, les effets observés sont plus importants avec l\u2019œstradiol qu\u2019avec le testostérone.Il semble que ce soit une véritable sensibilisation et non un accroissement de la toxicité, En effet, les hormones seules ne semblent pas avoir d'effets nuisibles à la santé des animaux.Les frottis vaginaux nous ont permis d\u2019évaluer les effets hormonaux et la réponse aux radiations.L'administration d\u2019œstrogènes a produit une augmentation des cellules cornifiées dans le vagin et une réponse accrue aux radiations.Le Dana- bol semble protéger l\u2019animal contre le syndrome de lirradiation intestinale et ce, plus chez les femelles que chez les mâles.* Paru dans Radiation Research, 14 : (avril) 1961.LES NEURONES DE LA FORMATION RÉTICULAIRE PONTO-BULLAIRE ET LA STIMULATION TRIGÉ- MINALE, par Guy Lamarche ¢f Jean-Marie Langlois.* Nous avons effectué une étude microphysiolo- gique de 209 neurones de la formation réticulaire bulbo-protubérantielle chez 80 chats « encéphales isolés ».Aprés avoir stimulé physiologiquement les territoires périphériques de la cinquiéme paire et enregistré l\u2019activité unitaire de la formation réticulaire, nous sommes arrivés aux conclusions suivantes : 1.Une organisation fonctionnelle existe à ces deux niveaux inférieurs de la réticulée et des différences nettes existent entre les deux niveaux étudiés.(18) LA VIE DES LABORATOIRES 639 2.Les neurones réticulaires protubérantiels sont surtout activés par des influx tactiles provenant de champs réceptifs très étendus.3.Les neurones bulbaires reçoivent toutes les sensitives sauf la sensibilité proprioceptive, provenant de champs périphériques bilatéraux mais limités, Une zone centrale du bulbe reçoit tous les afférents et correspond à la zone inhibitrice de Magoun et Rhines.4.Il n\u2019existe pas de réponse typique provoquée par l\u2019une ou l\u2019autre des afférences.5.La décharge d\u2019une cellule réticulaire peut être augmentée de diverses façons.Nous croyons que les afférents sensitifs perdent toute spécificité au niveau réticulaire et qu\u2019ils influencent l\u2019attention et la perception sensitive par action indirecte sur des centres supérieurs.* Paru dans Canad.J.Biochem.and Physiol., 40 : 261- 271, 1962.ASPECTS BIOCHIMIQUES D'UN ACIDE NON NATUREL ET ANTITUMORAL : L\u2019'ACIDE AMINO-1- CYCLOPENTANECARBOXYLIQUE, II, par L.Ber- linguet, N.Bégin, L.-M.Babineau ei R.-O.Laferté.* Les auteurs ont étudié les effets de l'acide amino- 1-cyclopentanecarboxylique (ACPC) sur la respiration cellulaire des tissus de rats et l\u2019action de décarboxylases, de transaminases et d\u2019aminoacide- oxydases sur cet acide aminé.Dans tous les tissus étudiés, la respiration cellulaire demeure normale après l\u2019injection d\u2019ACPC.Aucun des enzymes mentionnés n\u2019attaque cet acide aminé et lui-même n\u2019empêche pas la transamination et l\u2019oxydation d\u2019autres acides aminés.À l\u2019aide d\u2019ACPC radioactif, nous avons démontré que la molécule de cette substance reste intacte dans la cellule puisque nous n\u2019avons pu y déceler aucun produit métabolique.* Paru dans Can.J.Biochem.and Physiol, 40 : 433, 1962.5 Bl: bl Bi: i iH i B.L.ARDILL, J.A.HALLIDAY, J.D.MORRISON, H.C.MULHOLLAND et R.A.WOMERSLEY.Interrelations of magnesium, phosphate and calcium metabolism.(Interrelations dans le métabolisme du magnésium, du phosphore et du calcium.) Clin.Sci.23 : 67-75, (août) 1962.Afin \u2018de préciser l\u2019influence du potassium chez l\u2019homme, les auteurs entreprirent des études chez des hommes normaux soumis à une diète ordinaire depuis le début de l\u2019expérience.Le magnésium fut injecté par voie intraveineuse, sous forme de sulfate et d\u2019acétate de magnésium, et les auteurs étudièrent l\u2019excrétion des phosphates à diverses périodes de la journée.A la suite de leurs observations, ils purent tirer les conclusions suivantes : 1° Une dose unique faible, soit 16 mEq.de magnésium n\u2019a pas d\u2019influence ; 2° Des injections répétées ou une seule injection d\u2019une forte dose de magnésium entraînent une chute marquée de l\u2019excrétion des phosphates dans un délai d\u2019une ou deux heures ; il n\u2019y a pas de corrélation entre la dose de magnésium injectée et la quantité de phosphates excrétée : 3° L\u2019injection intraveineuse du magnésium, même en petites doses, entraîne une augmentation marquée de l\u2019excrétion du calcium, qui demeure étroitement liée au débit urinaire du magnésium.F.BOURLIÈRE, A.RYCKEWÆRT, J.DRY et M.de SÈZE.Les variations avec l\u2019 âge de la calciurie chez le sujet normal.Rapports possibles avec la cholestérolémie et la B-lipoprotéinémie.Rev.franç.Êt.clin.biol., 7 : 635-638, (juin-juillet) 1962.Au cours d\u2019une étude du vieillissement de l\u2019appareil locomoteur chez 201 sujets sains des deux sexes, âgés de 25 à 75 ans, et prélevés au hasard dans un milieu socio-économique homogène les auteurs ont été amenés à étudier les variations de la calciurie avec l\u2019âge.Celle-ci s\u2019abaisse progressivement de 35 à 75 ans chez l\u2019homme, alors qu\u2019elle paraît augmenter au contraire jusqu\u2019à 45 ans chez la femme, pour diminuer ensuite.ANALYSES Il semble exister un parallélisme entre la valeur de la calciurie et celle du cholestérol et (surtout) des B-lipoprotéines sériques.Hugh S.LEVIN, Vincent RUNCO, Charles F.WOOLEY, Richard S.GOODWIN et Joseph M.RYAN.The effect of respiration on cardiac murmurs.An auscultatory illusion.(L'influence de la respiration sur les souffles cardiaques.Une illusion au cours de l'auscultation).Amer.J.Med., 33 : 236-242, (août) 1962.Les auteurs ont étudié l\u2019influence de la respiration sur l\u2019intensité des souffles cardiaques droits, chez 15 patients atteints de maladies cardiaques organiques.L\u2019exploration a été faite par des inscriptions simultanées des bruits externes et intracardiaques.Dans 13 cas sur 15, les souffles cardiaques externes diminuèrent d'intensité au cours d\u2019une inspiration profonde.Par contre, les changements d'intensité des souffles inscrits par voie intracardiaque ne montrèrent pas des différences constantes.Dans la grande majorité des cas, la modification de l\u2019intensité du bruit intracardiaque au cours de la respiration profonde ne suivait pas la modification de l\u2019intensité du bruit inscrit par voie externe.Les auteurs peuvent tirer les conclusions suivantes : 1° Puisque la plupart des souffles organiques diminuent ou disparaissent au cours de l\u2019inspiration profonde, ce signe n\u2019a que peu de valeur dans l'appréciation de l\u2019origine et de la signification d\u2019un souffle cardiaque ; 2° Les caractéristiques d\u2019un souffle précordial au cours de l'inspiration profonde ne reflètent dans la plupart des cas que très imparfaitement les caractéristiques du souffle intracardiaque ; 3° En général, la modification dans la transmission des bruits du cœur au thorax, au cours de la respiration profonde, semble être un facteur plus important dans la modification du souffle que la modification de l\u2019intensité du bruit à son lieu d\u2019origine.Lois, val.DY su hi Li le Mau | TS \u201cur: de di Le PS ae TEIN, Buel Le deer lenquê lpr impor très lé Metion ee fo 0 ri Par feu 1, nt pa TE note kc den Tulle Comp lite Qe I tong ti la i Citée. it ii) dr } ee EE Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 D.SCHWARTZ, J.LELLOUCH, R.FLAMANT et P.F.DENOIX.Alcool et cancer.Résultats d\u2019une enquête rétrospective.Rev.franç.Ét.clin biol., 7 : 590-604, (juin-juillet) 1962.Les auteurs ont comparé 3 937 sujets, de sexe masculin, atteints de divers cancers, à des témoins non malades appariés par âge et par enquêteur ; ils ont ensuite procédé à une comparaison des divers cancers entre eux.Les comparaisons mettent en évidence une association avec le niveau d\u2019alcoolisation pour les cancers de la langue, de l\u2019'hypopharynx, du larynx, de l\u2019œsophage et sans doute de la cavité buccale et de l\u2019oropharynx.Les comparaisons tiennent compte des facteurs d\u2019échantillonnage, de l\u2019enquêteur, de l\u2019époque de l\u2019enquête et surtout de la consommation de tabac ; la prise en considération de ce dernier facteur est importante, car la consommation de tabac est très liée, dans la population générale, à la consommation d\u2019alcool.On constate que l\u2019association avec le niveau d\u2019alcoolisation subsiste pour une consommation donnée de tabac ; elle existe en particulier chez les non fumeurs.Par ailleurs, les localisations associées aux facteurs tabac d\u2019une part, alcool d'autre part, ne sont pas strictement les mêmes ; c\u2019est ainsi qu\u2019on ne note pas, dans le cas de l'alcool, de liaison avec le cancer de la vessie, et que l\u2019association avec le cancer des bronches paraît très faible, sinon nulle.Compte tenu de quelques considérations sur le cancer du larynx, la discussion suggère finalement que l\u2019association porterait surtout sur les localisations digestives.La validité de ces diverses associations est discutée.R.-A.GUÉRIN.Le calcium47 en physiopathologie osseuse.Rev.Rhum., 29 : 338-341, (juin) 1962.Récemment mis à la disposition du médecin, le calcium4?paraît devoir faciliter l\u2019exploration fonctionnelle du squelette, contribuer au dépistage précoce des tumeurs osseuses, primitives ou secondaires, aider à suivre le comportement métabolique de l\u2019os traumatisé, fournir un moyen simple et dépourvu de danger pour approcher l\u2019étude patho- génique de certaines dystrophies et des ostéoporoses.(20) ANALYSES 641 Il peut en effet occuper dans l\u2019avenir une place de choix parmi les épreuves biologiques destinées à explorer le métabolisme calcique et devenir l\u2019un des tests spécifiques de celui-ci, José A.SANCHEZ-MARTIN, José M.LINA- ZASORO et Maria CRIADO.The thiocya- nate suppression test.A new and simple test for differential diagnosis between hyperthyroidism and non toxic goiter.(Un test d\u2019inhibition au thiocyanate.Un test simple et nouveau pour le diagnostic différentiel entre l\u2019hyperthyroïdie et le goitre non toxique.) J.clin.Endocr., 22 : 824-826, (août) 1962.Un nouveau test d\u2019inhibition au thiocyanate de potassium marqué utilisé par les auteurs s\u2019est révélé utile dans le diagnostic de l\u2019hyperthyroïdie chez des patients pour lesquels la prise du radio- 1ode par la thyroïde ou les autres données cliniques demeuraient équivoques.Le thiocyanate administré pendant deux jours par la bouche à une dose totale de trois grammes entraîne une diminution marquée de la prise d\u2019iode radio-actif pendant 24 heures chez neuf patients à thyroïde normale et chez 28 patients atteints de goitre diffus non toxique ou de goitre nodulaire non toxique.Dans aucun cas, la prise ne dépassait 20 pour cent.Par contre, la valeur obtenue fut toujours au-dela de 20 pour cent, chez 17 patients atteints de thyrotoxicose, lorsque le radio-iode fut administré après le thiocyanate.Alfred VOGL et Sidney GOLDFISCHER.Pa- chydermoperiostosis.Primary or idiopathic hypertrophic osteoarthropathy.(Pachydermopériostose.Hypertrophie ostéoar- thropathique idiopathique ou primaire.) Amer.J.Med., 33 : 166-187, (aofit) 1962.Les auteurs insistent sur les différences et les similitudes entre l\u2019ostéoarthropathie hypertrophique idiopathique (primaire) et pulmonaire (secondaire).Le syndrome clinique caractéristique de l\u2019ostéo- arthropathie hypertrophique idiopathique, mieux désignée sous le nom de pachydermopério- stose, peut se résumer ainsi: il s'agit d\u2019une maladie familiale touchant le plus souvent de jeunes mâles, à début insidieux, habituellement non douloureuse et à évolution limitée, associée à l\u2019hypertrophie des doigts, l\u2019épaississement de la 642 peau de la face et du cuir chevelu, une prolifération périostée des os longs et une hyperplasie des tissus mous des extrémités produisant des hypertrophies cylindriques de l\u2019avant-bras et des jambes.Une transpiration excessive, spécialement aux mains et aux pieds, ou des douleurs rhumatoïdes aux articulations peuvent occasionnellement incommoder le patient.Une personne atteinte de la maladie peut ne présenter qu\u2019un seul ou quelques-uns des symptômes communément associés à ce syndrome.Dans la forme pulmonaire de l\u2019ostéoarthro- pathie hypertrophique, on peut observer des modifications de la peau du visage et du cuir chevelu tout à fait semblables à celles qu\u2019on observe dans la pachydermopériostose.La possibilité d\u2019une pathogénie identique pour ces deux maladies est discutée par les auteurs.L'identification clinique de la pachydermopério- Stose comme une entité morbide est importante, puisqu\u2019il faut la distinguer de l\u2019ostéoarthro- pathie hypertrophique pulmonaire, de même que d'autres maladies, telles que l\u2019acromégalie, la lèpre, l\u2019arthrite rhumatoïde, la maladie de Paget osseuse et la périostite syphilitique.R.RUFFIÉ, J.RUFFIÉ, J.DUCOS et A.FOURNIÉ.Les anticorps du système Gm dans la polyarthrite rhumatismale.Rev.Rhum., 29 : 321-329, (juin) 1962.A la suite de leurs travaux de recherche, et bien que ceux-ci ne soient encore qu\u2019à leurs débuts, les auteurs peuvent tirer les conclusions suivantes : 1° Les anticorps anti-Gm apparaissent avec une très grande fréquence dans le sérum des malades atteints de polyarthrite chronique rhumatismale (28,1 pour cent) ; 2° Leur taux semble étroitement lié à celui du facteur hémagglutinant décelable par la réaction de Waaler-Rose, mais remarquablement stable ; 3° La fréquence des anticorps anti-Gm semble augmenter régulièrement avec la durée de la maladie ; 4° Ces anticorps se forment aussi bien chez les sujets Gm a\u2014 que chez les sujets Gm a+.Dans ces derniers cas, ils sont souvent « masqués » par l\u2019antigène Gm et ne seront découverts qu\u2019au moyen de certains artifices de technique (dilutions successives, fragmentation du plasma, etc.) ; ANALYSES Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 5° Ils sont accompagnés assez souvent d\u2019anticorps parasites, comme il a été démontré, ce qui les rend moins spécifiques que les anticorps d\u2019origine « naturelle ».Dans ces conditions, il faut admettre que l\u2019apparition des anti-Gm fait partie du « stigmate sérologique » de la polyarthrite chronique rhumatismale au même titre que l'apparition des agglutinines anti-latex ou du facteur hémag- glutinant de Waaler-Rose.Leur présence très fréquente chez les sujets Gm (donc porteurs de l\u2019antigène correspondant), démontre l'existence d\u2019un processus d\u2019auto- immunisation qui pourrait être en rapport avec l\u2019apparition de la polyarthrite chronique rhumatismale.Celle-ci entrerait donc dans le cadre des maladies par auto-agression.Si cette nouvelle pathogénie se précise dans les travaux actuellement en cours, elle pourrait avoir des conséquences non négligeables tant sur le plan du diagnostic que de la thérapeutique.Nikaan ANDERSEN.Changes in intragastric pressure following the administration of suxamethonium.(Modifications de la pression intragastrique à la suite de l\u2019administration du suxaméthonium.) Brit.J.Anæsth., 34 : 363-367, (juin) 1962.Les auteurs ont enregistré la pression intra- gastrique de dix malades pendant l\u2019induction d\u2019une anesthésie à l\u2019aide de la thiopentone et du suxaméthonium, en vue d\u2019étudier la possibilité que les contractions musculaires observées après l'administration du suxaméthonium pussent produire des changements dans la pression intra- gastrique.La pression qui s\u2019exerçait sur un ballon intragastrique en caoutchouc, légèrement dilaté par de l\u2019eau, fut enregistrée à l\u2019aide d\u2019un cathéter de cathétérisme cardiaque, d\u2019un transmetteur, d\u2019un amplificateur et d\u2019un inscripteur.Sur quatre malades montrant des fascicula- tions notables, trois firent voir une augmentation de la pression intragastrique jusqu\u2019à des valeurs excédant 20 cm d\u2019eau à ce moment.Les auteurs concluent donc que le suxamé- thonium peut être un facteur de production de régurgitation pendant l\u2019induction de l\u2019anesthésie qui n\u2019est pas nécessairement vaincu par la technique de l'induction à tête levée en vue de l\u2019intubation d'urgence.Vade chi 11 il Mlb le .Teen tiques © fi conde Toute das | taine bit prot afi bea la; das bere ks iy Mir de hae Seconde L û lle; He Wong thn Tp tl \u2018alé iy ley Wl Pt it, 1 du Nil Ih of hf it Vade-Mecum des antibiotiques et agents chimiothérapiques anti-infectieux (1960), par Maur NEUMAN.Un volume 15x24 de 412 pages ; cartonné : 40 nf.Librairie Ma- loine, S.A., éditeur, 27, rue de l\u2019École-de- Médecine, Paris (VIE).Cet ouvrage vient de combler une lacune très ressentie dans la thérapeutique par les antibiotiques et agents chimiothérapiques.Le besoin se faisait sentir d\u2019une monographie pratique et condensée, s'adressant au médecin praticien de toutes les spécialités réalisant une mise au point dans cette thérapeutique si mouvementée, s\u2019enrichissant constamment.Profitant d\u2019une certaine stabilisation dans le domaine des antibiotiques, l\u2019auteur expose clairement tous les problèmes complexes posés par la pratique des antibiotiques.Des figures et de nombreux tableaux synoptiques complètent utilement le texte.La première partie donne les définitions, les classifications, l\u2019analyse de la résistance microbienne aux antibiotiques et ses conséquences, les limites des traitements antibiotiques et les critères de choix d\u2019un antibiotique (les principes de base), le mode d\u2019action, la toxicité et les effets secondaires.La deuxième partie expose la description détaillée de chaque antibiotique et agent chimio- thérapique utilisé actuellement ; sulfamides et sulfones, dérivés nitrofuraniques, P.A.S.et ses dérivés, isoniazide et ses dérivés, les diverses pénicillines, y compris les récentes amino-péni- cillines de synthèse, les streptomycines, le chloramphénicol, les tétracyclines, la bacitracine, les antibiotiques du groupe de l\u2019érythromycine et de la néomycine, les antifongiques, les antibiotiques et agents chimiothérapiques d'utilisation exclusivement locale, les agents chimiothéra- piques et antibiotiques d\u2019action antiprotozoaires.Chaque antibiotique est étudié d\u2019une manière détaillée, d\u2019après un plan commun ; composition chimique et origine, standardisation, propriétés physico-chimiques, spectre d\u2019action, pharmacologie clinique : absorption, concentration sanguine, métabolisme, élimination, toxicité et effets secondaires, mode d\u2019action, développement de la résistance microbienne, indications cliniques, (22) REVUE DES LIVRES mode d\u2019administration et posologie, associations, préparations spécialisées en France et dans le Marché commun européen.La troisième partie traite les problèmes à l\u2019ordre du jour et discutés, des associations des antibiotiques, de la prophylaxie par les antibiotiques et agents chimiothérapiques.La quatrième partie est dédiée aux applications cliniques des antibiotiques dans les différentes spécialités : maladies infectieuses, médecine interne, pédiatrie, dermato-vénérologie, urologie et chirurgie générale.La cinquième partie décrit les méthodes de laboratoires nécessaires dans le traitement par les antibiotiques et leur utilisation dans les techniques de laboratoire.En résumé un ouvrage qui dans une forme condensée contient une abondante documentation sur les problèmes journellement posés aux praticiens dans l\u2019emploi des antibiotiques et qui sera pour eux un précieux auxiliaire.Échec à l\u2019obésité et à la cellulite, par le docteur P.JACQUENNART.Illustration de JOURCIN.Un volume 14x20, de 116 pages avec 110 figures : 8,80 nf.Librairie Maloine, S.A., éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, (Paris (VI°).L\u2019obésité pose de graves problèmes.Sur le plan esthétique, elle joue déjà un rôle des plus défavorables mais, ce sont surtout les complications qu\u2019elle entraîne qui doivent être tenues en considération.La morphologie des obèses permet de distinguer des tempéraments qui réagissent de façon différente et ne sont pas atteints des mêmes complications : les uns sont frappés d\u2019hypertension artérielle, de diabète, etc, les autres doivent redouter surtout la formation de calculs dans la vésicule biliaire.Les modérateurs de l'appétit, les rations caloriques amaigrissantes, l\u2019indispensable thyroïde, les diurétiques, les aliments et condiments de régime sont minutieusement décrits.Plusieurs tableaux indiquent la valeur calorique de tous les aliments solides et liquides. 644 REVUE DES LIVRES Dans l\u2019important chapitre réservé à la cellulite, est souligné le rôle des massages, depuis les plus classiques jusqu\u2019aux méthodes les plus modernes, massages sous air rythmé, etc.Les stations thermales, les traitements psychiques, la chirurgie esthétique font l\u2019objet de paragraphes particuliers.\u2018Très abondamment illustré de dessins humoristiques et de hors-texte de Jourcin, cet ouvrage est à la fois concis, complet et très agréable à lire.Les consultations journalières en rhumatologie, par J.CHABOT, médecin assistant des Hôpitaux de Paris.Préface du professeur F.CosTE.Dans la Collection Les consultations journalières, publiée sous la direction de M.ALBEAUX-FERNET.Un volume de 184 pages, avec 23 figures, 15 tableaux (17 x 21.5) ; cartonné toile : 22 nf.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).Un malade consulte ; il expose les troubles qu\u2019il ressent.D\u2019après les symptômes qu\u2019il a recueillis et groupés, le médecin examine le sujet, puis il fait appel à ses souvenirs livresques, aux associations d'idées provenant de cas analogues.Il pose un diagnostic ; il le complète, si besoin, par des examens biologiques choisis avec discernement : partant des signes, il est parvenu à la maladie et il peut lui donner un nom.Cette succession indispensable d\u2019opérations mentales est décrite dans les volumes des Consultations journalières.À l'inverse des arides et schématiques exposés des « questions » de concours ou des articles de traités, le lecteur ne se trouve pas devant des maladies, mais devant des malades, c\u2019est-à-dire, non pas en face de l\u2019abstrait, mais de la réalité.Ce troisième ouvrage de la collection, écrit par Jacques Chabot et préfacé par le professeur F.Coste, est consacré aux consultations journalières en rhumatologie.Sont successivement présentés et étudiés « ceux qui souffrent » : soit de l\u2019ensemble de leurs articulations, qui sont chaudes et gonflées, ou bien déformées et enraidies, ou bien seulement douloureuses ; soit de leur rachis, raide, décalcifié ou déformé ; soit enfin de telle ou telle partie de leurs corps : du cou, du dos, des «reins », du thorax, du bassin ou des membres.Et, enfin, deux catégories de patients qui hantent les consultations et les préoccupations des médecins : les psychalgiques d\u2019une part, et les sujets Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 atteints de ces maladies sévères et diffuses, les collagénoses, d\u2019autre part.Chacun de ces chapitres conduit peu à peu le lecteur du symptôme douleur et de l\u2019examen clinique, biologique et radiologique, au diagnostic de l\u2019affection rhumatismale en cause et à l\u2019ordonnance détaillée qui en résulte.Quinze tableaux s\u2019attachent à préciser clairement les étapes d\u2019un diagnostic, le choix de telle médication, l'indication de telle physiothérapie ou de telle station thermale.Vingt-trois figures schématisent les méthodes d\u2019examen clinique, les aspects radiologiques et les techniques d\u2019infiltra- tration articulaire.Cet ouvrage, essentiellement pratique, rendra les plus grands services aux praticiens dans l\u2019exercice quotidien de leur tâche, leur permettant de s'orienter dans le minimum de temps devant « celui qui souffre de .».Sémiologie chirurgicale de l\u2019abdomen \u2014 Inter- Drétation bhysio-pathologique, par R.DIEU- LAFÉ, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Toulouse.Un volume de 110 pages (16,2x24.2): 16 nf.Masson ei Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIe).La sémiologie constitue la base de l\u2019établissement d\u2019un diagnostic : souvent un signe suffit, de là l\u2019importance de savoir le reconnaître exactement.Pour cela il est indispensable de comprendre le mécanisme de son apparition.Aussi l\u2019auteur s\u2019est-il efforcé d\u2019étudier les symptômes et les signes sous l\u2019angle physio- pathologique.De cette façon à leur description se rattache plus facilement leur interprétation clinique.Malgré leur polymorphisme on peut retrouver leur valeur diagnostique.De plus cette façon de lire la sémiologie éclaire la pathogénie des faits morbides.On ne se contente pas de poser un diagnostic ; on s\u2019efforce de comprendre pourquoi une lésion anatomique ou une perturbation fonctionnelle s'expriment d\u2019une certaine façon.L\u2019évaluation des divers éléments d\u2019un signe (siège, intensité, évolution) permet de présumer des caractères particuliers de la lésion en cause.Dans ces pages, l\u2019auteur étudie la sémiologie uniquement abdominale.Les douleurs y occupent une place importante et leur étude est faite, région par région, ce qui permet d\u2019établir un ps Lota va, 8 Trip ata cnt : dure | lea Dos Simul Pall ug Pe lime Don Pari (it des up smi Hendy, - ho dire, Dis Sn col LC, ter lable [4 Pa Désion Weis: td flay lpg lors Log ! Soy 6: Ty Bg + Hil se, rg ly Den j \u201cog Mig \u201cIle a tips LIE fis: ÎLE ar A 54 pif gi LA 3 pi fi iF as Jo ww ji Laval Médical Vol.33 = Oct.1962 indispensable rappel de la topographie abdominale adaptée à la clinique.Initiation pour les étudiants à la sémiologie chirurgicale de l\u2019abdomen, cet ouvrage est pour le praticien un mémento de base de ses connaissances.Simulations médicales \u2014 Signes \u2014 Diagnostic \u2014 Pathogénie \u2014 Traitement des maladies simulées, par Jean ALBERT-WEILL et collaborateurs.Préface du professeur PIEDELIEVRE.Un volume in-8° de 268 pages (1962) : 32 nf.G.Doin & Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIIIE).Cet ouvrage ne traite pas uniquement des maladies simulées dans les établissements et hôpitaux pénitentiaires.Il étudie le problème des « simulations médicales » d\u2019un point de vue plus étendu, Il a donc une portée générale et intéresse la plupart des branches de la médecine quotidienne.Dans la première partie, Jean Albert-Weill et son collaborateur Jacques Nehorat signalent que, chez certains sujets, peut même exister un véritable masochisme de la morbidité.Dans certains cas, l\u2019état morbide constitue une « sauvegarde ».Parfois, la « maladie » constitue un mode d\u2019expression « symbolique ».Elle permet à certains sujets d\u2019affirmer, de défendre leur personnalité et de réaliser, dans une certaine mesure, sur leur entourage, leur « volonté de puissance ».Le présent livre traite de la plupart des questions concernant la simulation : les méthodes d'examen des sujets suspects de simulation, la Narco-Analyse, le Diagnostic des symptômes isolés ; l'étude de cas cliniques : Appareil digestif, Appareil cardio-vasculaire, Maladies du sang, Affections du système respiratoire, Affections générales et, notamment, la Fièvre, les Manifestations allergiques, les Maladies des reins, les Troubles mentaux.Dans la deuxième partie, Victor Grun traite avec plus de détail de la simulation des Maladies mentales.Celle-ci est particulièrement intéressante au point de vue de l'application de la REVUE DES LIVRES Hoa 645 Justice.L\u2019auteur expose le rapport existant entre la Simulation mentale et la Responsabilité pénale, étude utile pour les psychiatres et pour les juristes.Il insiste sur importance de la Sursimulation.Puis Jean Albert-Weill consacre une étude spéciale à la Simulation chez l\u2019enfant.Il distingue les pseudo-mensonges » de la première enfance des mensonges de la seconde enfance et de l\u2019adolescence.Après avoir rappelé la doctrine des « Constitutions morbides de Dupré », il traite excellemment de la simulation infantile : « Phobie scolaire », « Simulation infantile et malaise affectif », « Fabulation-Simulation d\u2019attentats ».II rappelle avec quelle prudence il faut accueillir en justice le témoignage des enfants.La partie consacrée par Jean Albert-Weill à la Simulation en gynécologie el en obstétrique pose la question de la signification symbolique que peuvent, chez certaines malades, revêtir des troubles endocriniens (utéro-ovariens ou autres) indiscutables et de « l\u2019extériorisation » pathologique et « transférée », consciente ou non, volontaire ou non, de conflits sexuels ou autres.La maladie ne peut-elle être, dans certains cas, l\u2019expression, comme l\u2019écrit Delay, de « finalités inconscientes » ou de « finalités conscientes » ?Où commence, où finit la simulation ?Ce chapitre, dans lequel Jean Albert-Weill s\u2019est en partie inspiré de la belle thèse d\u2019André Sevin, a une portée considérable et aidera le médecin praticien et le gynécologue à résoudre des problèmes fréquemment posés en médecine courante et à comprendre le pourquoi de manifestations morbides dont le secret mécanisme échappait.L\u2019ouvrage se termine par l\u2019analyse de la simulation dans le domaine de la Médecine du travail, dans les affections provoquées en O.R.L.(P.L.Klotz) et en Ophtalmologie (J.Poujol) et par l\u2019étude du problème des grèves de la faim (en collaboration avec C.Vial).« Je souhaite », écrit le professeur Piedelièvre dans la préface qu\u2019il a bien voulu écrire pour cet ouvrage, « que les médecins lisent ce livre, «mais aussi les juristes, notamment les magis- «trats.C\u2019est un livre utile et un bon livre, » (23) BOURSIER DU CANADIAN LIFE INSURANCE MEDICAL FELLOWSHIP FUND La Canadian Life Insurance Medical Fellowship Fund annonce Yoctroi de bourses a treize chercheurs médicaux de douze écoles de médecine du Canada.Le total des sommes octroyées cette année s\u2019élève à plus de 567 000.Sept de ces octrois sont accordés pour de nouveaux projets de recherche, tandis que six autres s\u2019appliquent pour la poursuite de travaux déjà soutenus par cette Fondation.Voici la liste des nouveaux boursiers : Le docteur S.F.Cox, de l\u2019Université d\u2019Alberta, pour une élude expérimentale et clinique du choc endoloxique (bacté- romique) : Le docteur E.N.MERCER, de l\u2019Université de la Colombie britannique, pour un projet de recherche, intitulé : Éleciro- Physiologie de cellules cardiaques isolées cultivées «in vitro » : Le docteur Ramon Garcia, de l\u2019Université Dalhousie, pour un projet de recherche, intitulé : Perturbations du métabolisme des acides aminés de la pyridoxine et de la sérotonine chez les enfants mentalement retardés, avec ou sans convulsions ; Le docteur Guy LAMARCHE, de l\u2019Université Laval, pour la poursuite de ses travaux sur les connections sensitives de la formation réticulaire du mésencéphale ; Le docteur S.S.PARMAR, de l\u2019Université du Manitoba, pour la poursuite de ses travaux sur l\u2019élude du mécanisme d\u2019action des médicaments ; Le docteur J.M.MCKENZIE, de l'Université McGill, pour la poursuite de ses travaux sur la pathogénie de l'hyperthyroïdie, et le docteur A.H.EIsEN, de la même université, pour un projet de recherche sur les anticorps cellulaires dans le rhumatisme articulaire aigu et la glomérulo-néphrite ; Le docteur J.-R.DUCHARME, de l\u2019Université de Montréal, pour la poursuite de ses travaux de recherche sur les fonctions de la cortico-surrénale chez les enfants prématurés, chez les enfants nés à terme el au cours de l'enfance ; Le docteur T.H.M.STEWART, de l\u2019Université d'Ottawa, pour un projet de recherche sur la prolifération des suspensions de moelle osseuse ; Le docteur P.R.GALBRAITH, de l\u2019Université Queen's, pour un projet de recherche sur le métabolisme des globules rouges, des leucocytes el des plaqueties sanguines dans les maladies cancéreuses ; Le docteur T.AMEMORI, de l\u2019Université de Saskatchewan, pour la poursuite de ses travaux sur les facteurs influençant le métabolisme du cholestérol ; Le docteur G.B.PECKHAM, de l\u2019Université de Toronto, pour un projet de recherche sur l\u2019histoire de la sténose aortique : Le docteur L.L.DE VERBER, de l\u2019Université de Western Ontario, pour la poursuite de ses travaux sur la sensibilisation Rh.NOUVELLES DON DE LIVRES FRANÇAIS À LA FACULTÉ DE MÉDECINE La France a offert une magnifique collection de livres médicaux à la bibliothèque de la Faculté de médecine de Laval.Voici une liste de livres parus récemment en France, livres que le gouvernement de ce pays offre à la bibliothèque de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Le doyen de la Faculté, le docteur Jean-Baptiste Jobin en remercie chaleureusement le gouvernement français.Le don d\u2019ouvrages de qualité comme ceux que vient de distribuer la France contribuera assurément au développement de la recherche à Laval.Nouvelle pratique chirurgicale illustrée, fascicule XIV, par Jean QUÉNU.Nouvelle pratique chirurgicale illustrée, fascicule XVI, par Jean QUÉNU.Nouvelle pratique chirurgicale illustrée, fascicule XVII, par Jean QUENU.Chirurgie des voies biliaires, extra- et intrahépatiques, par Claude OLIVIER.Les parodontolyses, pathologie clinique thérapeutique, par Arthur-Jean HELD, de Genève, et Andrée CHAPUT, de Paris.Les angiomes cranio-cérébraux (sustentoriels), par J.GUILLAUME, À.PANSINI et R.DJINDJIAN.Neuro-chirugie, par Marcel DAVID et Henri POURPRE.Néphrologie clinique, par Frois REUBI.Application M.T.M, Mesure de l\u2019accoutumance opératoire, par H.B.MAYNARD, Pathologie chirurgicale des voies biliaires extrahépatiques, par Marcel Roux, Charles DEBRAY et Roger LE CANUET.Les ostéo-arthropathies nerveuses, par À.M.RECORDIER, P.MOUREN et G.SERRATRICE.La protection radiologique, par le docteur H.JAMMET.Les suppurations bronchiques pulmonaires et pleurales, par R.KoOURILSKY et G.DECROIX.(Le précis du praticien.) Traumatologie cranienne, par P.WERTHEIMER et J.DEscO- TES, avec la collaboration de J.BOURRET, J.COURJON, M.JOUVET, M.ToMMasI et J.WERTHEIMER.Précis d\u2019électromyographie, par J.DUMOULIN et Ch.AUGRE- MANNE.Digestion, absorption intestinale el transport des glycérides chez les animaux supérieurs, Colloques internationaux du centre national de la recherche scientifique.Traitement des cancers (épithéliomas, leucémies, sarcomes, directives médico-chirurgicales), travail de l\u2019Institut Gustave- Roussy de la chaire de cancérologie médicale et sociale, et la chaire de clinique chirurgicale cancérologique.Maladies de l'appareil respiratoire, par M.BARIÉTY et P.CHOUBRAC.Ræœnigenthérapie et électrothérapie des affections de la peau, par F.LEPENNETIER et H.RABEAU.Lote 1x bas Ma Faim GIE NH Trim ci, ML \u201cit Le ch drag big RO, ih Ying sey Unes \u201cI, ai Lath I de Xm hs ¢ Tey \u201ctn ion de ane fis ser deh , piste il ual Tae del aie lige! NE al Laval Médical Vol, 33 \u2014 Oct.1962 Actualités neurobhysiologiques, deuxième série, par A.M.MONNIER.Traitement chirurgical des affections oculaires (tome Il) par L.GUILLAUMAT, L.PAUFIQUE, R.de SAINT-MARTIN, S.SCHIFF-WERTHEIMER et G.SOURDILLE.Traitement actuel de la tuberculose pulmonaire en pratique médicale, par Ch, MATTEL Prophylaxie el traitement des escarres de décubitus, par R.VILAIN.La silicose et les autres pneumoconioses, par Marc LINQUETTE et Cyr VOISIN.Le glaucome, étude critique sur les hypertensions oculaires, par P.DESVIGNES.Neuroradiologie, radio-anatomie normale et pathologique du crâne, par A.WACKENHEIM.Les ictères postopératoires précoces, par F.PoILLEUX et Ka- PANDJI.Les pancréatites chroniques de l\u2019adulte, par Henri SARLES (Marseille) et Maurice MERCADIER (Paris).Précis de toxicologie (tome I), par René FABRE et René TRUHAUT.L'électrorétinograbhie dynamique en ophtalmologie, par Gaétan- E.JAYLE, Raoul L.BOYER et René L.CAmo.Le kyste hydatique, thérapeutique chirurgicale, par P.Gor- NARD, J.PEGULLO et G.PÉLISSIER.Les affections de la macula, par Jean-Pierre BAILLIART.Actualités odontostomatologiques.NOUVEAU FILM SUR LE DÉBIT SANGUIN Blood flow est le titre d\u2019un nouveau film médical consacré à cet important problème qui se développe aujourd\u2019hui si rapidement.Le film, bientôt disponible, sera distribué par les laboratoires Arlington-Funk, de Montréal, et pourra être présenté avec intérêt devant les sociétés médicales locales, les médecins participant à des cours post- universitaires et des groupes d\u2019étudiants en médecine.La possibilité de mesurer le débit sanguin dans plusieurs territoires de l\u2019organisme où la perturbation de la circulation peut entraîner des perturbations pathologiques, a permis un diagnostic de plus en plus rapide.Cette technique permet au médecin de traiter plus rapidement et plus efficacement de nombreuses affections des membres, du cerveau, de l'oreille interne et des yeux.Parmi les sujets traités par le film, mentionnons un certain nombre de nouvelles techniques pour la mesure du débit sanguin dans divers territoires vasculaires.On attire l\u2019attention sur la différence importante qui existe entre les débits san- (25) NOUVELLES 647 guins de la peau et celui des muscles squelettiques.Des inscriptions à plusieurs canaux électroniques en relation avec un pléthysmographe mesurent de façon précise la circulation dans chacun de ces deux territoires.Plusieurs variétés de pléthysmographes dé- célent et inscrivent les modifications du volume sanguin.Une telle technique permet la mensuration du débit sanguin dans diverses régions de la jambe et du pied.Des isotopes radio-actifs mesurent le débit sanguin dans les territoires étudiés.Le film présente également une technique qui permet d\u2019inscrire la concentration du protoxyde d\u2019azote inhalé dans le cerveau et dans le sang veineux pour établir l'importance de la circulation cérébrale.On démontre encore des études sur la circulation de l\u2019oreille interne modifiée par des vasodilatateurs, particulièrement dans les cas où une réduction de la circulation entraîne de la surdité, des étourdissements et des tintements dans les oreilles.Le film peut être obtenu par tout groupe professionnel reconnu ou tout groupe technique travaillant en ce domaine.On est prié de communiquer avec monsieur R.O.Simmons, Laboratoires Arlington-Funk, casier postal 779, Montréal, ou par téléphone, à Montréal, 735-1103.SUBVENTION FÉDÉRALE À L\u2019HOPITAL ST.MARY\u2019S, DE MONTREAL Un systéme plus efficace de protection contre I'incendie sera installé à l'Hôpital St.Mary's, de Montréal, à l\u2019aide d\u2019une subvention fédérale à la construction d\u2019un montant de $24 254.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé aujourd\u2019hui le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.L'hôpital, construit en 1934, a une capacité de 354 lits et 46 berceaux de nouveau-nés.Les réfections comprendront l'installation de bouches d'incendie à tous les étages, des portes d'arrêt de la fumée, des matériels de détection et d\u2019extinction du feu \u2014 il y aura également un système de refroidissement pour la réserve de pharmacie.Les modifications nécessaires seront faites aux planchers, aux plafonds et aux murs. XXXIIe CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Le XXXITe Congrès de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada aura lieu à l\u2019hôtel Reine-Élisabeth, à Montréal, les 7, 8, 9 et 10 novembre 1962.PROGRAMME A.SÉANCES PLÉNIÈRES 1.SURRÉNALES : Animateur : Docteur André LANTHIER.Rapporteurs et panellisies : Docteur André LANTHIER : L\u2019hürsutisme ; Docteur Claude FORTIER : Le physiologie de l'axe hypothalamus-pituiiaire-surrénales ; Docteur Guy SAUCIER : Le syndrome de Cushing ; Docteur Gérard MIGNAULT : L\u2019anesthésie des malades recevant des stéroïdes ou porteurs de lésions surré- naliennes.2.L\u2019'HYPERTENSION ET LES REINS : Président : Docteur Jacques GENEST.Docteur Jacques GENEST : La Physiopathologie de l\u2019hypertension : Docteur Hans SELYÉ : Le rôle du sodium dans l\u2019hypertension ; Docteur Jean MIGNAULT : Hypertension d\u2019origine rénale unilatérale ; Docteur Paul Roy : Angiographie rénale ; Docteur Paul CARTIER : Chirurgie de l\u2019hybertension d\u2019origine rénale et unilatérale : Docteur Yves PIETTE : L\u2019hypertension et le rein atro- phique unilatéral.3.JCONFERENCES CLINICO-PATHOLOGIQUES : a) Président : Docteur Louis-Charles SIMARD.Rapporteurs : Docteurs Léopold MORISSETTE et Wilfrid CARON.b) Président : Docteur Carlton AUGER.Rapporteurs : Docteurs Charles PLAMONDON et Marcel LAMOUREUX.4, CANCER : Président : Docteur Jacques SYLVESTRE.\u201c Docteur Jean BOUCHARD : Les radiations dans le traitement du cancer ; Docteur Antonio CANTERO : Concept actuel des travaux expérimentaux dans le cancer : CONGRÈS Docteurs Gilles GOSSELIN et Léopold LONG : Chimiothérapie dans le traïtement du cancer ; Docteur John BECK : Hormonothérapie dans le cancer ; Docteur Paul FISET : Relations entre les virus et le cancer.5.INFECTIONS ET ANTIBIOTIQUES : Président : Docteur Léo GAUVREAU.Docteur Léo GAUVREAU : Les nouveaux antibiotiques : indications, risque ; Docteur René DuUBos, de New-York : Mécanisme d\u2019action des antibiotiques ; Docteur E.D.G.Murray, de London, Ont.: Contrôle des infections à stabphylocoques ; Docteur Paul DIONNE : Antibiothérapie de la tuberculose.6.TROUBLES DE LA MENSTRUATION ET DE LA FERTILITE : Président : Docteur Raoul GROULX.Docteur Raoul GROULX : L'infertilité chez la femme ; Docteur Michel BÉRARD : Traïtemeni des troubles menstruels ; M\" Armande BROSSEAU : Cytologie vaginale dans le cycle mensiruel ; Docteur Jean-Paul BRAULT : L'infertilité chez l\u2019homme ; Docteur Charles DuMAS : Les troubles psychosomatiques dans Uinfertilité et les troubles mensiruels.7.FOIE: Présidente : Docteur Lucien CoUTU.Docteur René FAUVERT, de Paris, France : La physiopathologie de l\u2019insuffisance hépatique ; Docteur Bernard LEBŒUF : Biochimie de Uinsuffisan- ce et du coma hépatique ; Docteur René LEFEBVRE : L'aspect physiologique de l\u2019insuffisance hépatique.8.LA TRANSPLANTATION RÉNALE : Président : Docteur Édouard DESJARDINS.Docteur Jean HAMBURGER, de Paris, France, conférencier d'honneur : La transplantation rénale chez l\u2019homme ; Docteur Bram ROSE : Réactions immunologiques de la transplantation.9.ÉVOLUTION DES SCIENCES NEUROLOGIQUES : Président : Docteur Claude BERTRAND.Docteur Claude BERTRAND : Traitement chirurgical du Parkinson ; Docteur André BARBEAU : Biochimie de la maladie de Parkinson ; Docteur J.-P.CORDEAU : Organisation fonctionnelle de la formation réticulée du tronc cérébral et l\u2019état rigile ; Lot Vil \u2014 LD 1 b li by le fis ani Car ir ii ills ns jo pal a ¢ I gf fhe ih fi Laval Médical Vol.33 - Oct.1962 Docteur Raymond ROBILLARD : Maladie cérébrale ischémique ; Docteur Gilles BERTRAND : Troubles médullaires dans certaines malformations congénitales ; Docteur Jean SIROIS : Observations sur neurochirurgie au Moyen-Orient et aux Indes ; Docteur Guy LAMARCHE : Trijumeau el état de conscience.10.GÉNÉTIQUE ET THÈMES CONNEXES : Docteur Jacques GAGNON : Les aberrations chromo- somiales chez l\u2019homme ; Docteur Paul DEBELLEFEUILLE : Peui-on prévenir les malformations congénitales secondaires aux radiations ; Docteur André DAVIGNON : L\u2019insuffisance cardiaque chez le nouveau-né ; Docteur Émile BERTHO : Étude sur le remplacement de la valvule mitrale ; Docteurs Jacques BRUNEAU, Jean-P.FAUTEUX et Jean-Paul CHOLETTE : Myasthénie grave et thy- meciomie.B.COURS POSTSCOLAIRES DE MÉDECINE 1.DIÉTOTHÉRAPIE ET MEDICAMENTS ADJUVANTS : Président : Docteur Guy JORON.Rapporteurs : Docteur Gaston CHOQUETTE, Docteur Jean BEAUDOIN, Madame André BROSSARD, Docteur Guy LEMIEUX, Docteur René FAUVERT.Thèmes étudiés : Athéromatose, Chlorure de sodium.Obésité, Calcium, Dièles à résidus acides et alcalins, Colites, Insuffisance rénale.2, PHARMACOLOGIE ET NEUROLOGIE \u2014 INDICATIONS DES SEDATIFS ET TRANQUILLISANTS : Président : Docteur Aurèle BEAULNES.Rapporteurs : Docteur Karl STERN, Docteur Gérard MIGNAULT, Docteur Raymond ROBILLARD, Docteur Jean-Marc BORDELEAU.Thèmes : Les agents médicamenteux en psychiatrie, en anesthésie et dans le coma barbiturique.3.PÉDIATRIE: Président : Docteur J.-Henri CHARBONNEAU.Rapporieurs : Docteur Paul FISET, Rochester, N.-ŸY., Docteur Albert ROYER, Docteur Jacques Raymond DUCHARME, Docteur Pierre BEAUDRY, Docteur Jean CHAGNON, Doteur Pierre LANGE VIN, Thèmes : Maladies virales, Maladies rénales, Troubles de croissance.(26) CONGRES 649 4, LES EDEMES : Président : Docteur Richard LESSARD.Rapporteurs : Docteur Yves PIETTE, Docteur Julien M ARC-AURELE, Docteur Yves MORIN.C.COURS POST-SCOLAIRES EN CHIRURGIE .GERIATRIE ET CHIRURGIE : Président : Docteur Jean CHARBONNEAU.Rapporieurs : Docteur Jean-Marc LESSARD, Docteur Jacques TURCOT, Docteur Jean LAPORTE, Docteur Paul CARTIER, Docteur Jules CHARRON.\u2014_ 2.THORAX TRAUMATIQUE : Président : Docteur Édouard-D.GAGNON.Rapporieurs : Docteur L.-J.GRAVEL, Docteur Léon LONGTIN, Docteur André MAcKay, Docteur Jean-Paul VENNE.3.ULCÈRES PEPTIQUES : Président : Docteur Émile SIMARD.Rapporteurs : Docteur Albert JUTRAS, Docteur Paul LETENDRE, Docteur Hector BEAUDET, Docteur Paul CHEVALIER, 4, CANCER DU SEIN: Président : Docteur François ARCHAMBAULT.Rapporteurs : Docteur Jacques BRUNEAU, Docteur Jean BOUCHARD, Docteur Jean-Louis BONENFANT, Docteur Jacques BRUNET.REUNION DE L\u2019ASSOCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX L\u2019 Association des Bureau médicaux des Hopi- taux de la Province de Québec tiendra sa réunion annuelle le 6 novembre prochain à l\u2019hôtel Reine- Élisabeth, la veille du Congrès de l\u2019Association des Médecins de langue française du Canada.La plupart des hôpitaux de la province de Québec ont déjà fait parvenir la liste de leurs délégués à cette réunion.Plusieurs questions de la plus haute importance et de brûlante actualité y seront traitées.Le programme sera publié dès qu\u2019il sera complété.pour tout renseignement relativement à cette assemblée annuelle, vous êtes prié de commun- 650 CONGRÈS quer avec le siège social de I'A.B.M.H.P.Q.à l\u2019attention du docteur Robert Lachance, secré- taire-trésorier, 50, avenue de l\u2019Église, Verdun, P.Q.SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR LA RADIOLOGIE EN OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Un Symposium international sur la radiologie en oto-rhino-laryngologie est organisé du 18 au 21 avril 1963 avec la participation de spécialistes de différents pays, à Bordeaux, dans le Service de clinique oto-rhino-laryngologique du professeur Georges Portmann.Trois Tables Rondes seront organisées sur des sujets d'actualité : \u2014 le radiodiagnostic otologique ; \u2014 l\u2019exploration dynamique du pharynx et de l\u2019æsophage (radioscopie télévisée et radiocinémato- graphie) ; \u2014 la cobaltothérapie en oto-rhino-laryngologie.Des communications libres, sur des sujets variés se rapportant à la radiologie (diagnostique et thérapeutique) en oto-rhino-laryngologie seront également acceptées à l\u2019une des sessions.Le programme détaillé des sessions sera publié ultérieurement.Prière de s'adresser au docteur Georges Guillen, Secrétariat général du Symposium, 45, cours du Maréchal-Foch, Bordeaux, France.RÉUNION DES CHIRURGIENS DU THORAX À LOS ANGELES L\u2019 American College of Chest Physicians tiendra sa réunion intermédiaire à l'hôtel Ambassador, Los Angeles, les 24 et 25 novembre 1962, immédiatement avant la réunion clinique de l\u2019Association médicale américaine.Les réunions administratives auront lieu le lundi 26 novembre.Laval Médical Vol.33 \u2014 Oct.1962 Le docteur Alfred Goldman, de Beverly Hills, président du Comité du programme, a préparé un programme scientifique d\u2019intérêt exceptionnel.Les conférences autour du feu, toujours populaires, auront lieu le samedi soir et consisteront en seize groupes de discussion dirigés par des spécialistes renommés.Les discussions porteront sur les divers aspects du diagnostic et du traitement des maladies cardio-vasculaires et broncho-pulmo- naires.Les sujets discutés porteront sur la virologie clinique, les pneumonies atypiques, la prévention et le traitement de l\u2019influenza et de la grippe, la tuberculose pulmonaire, le diagnostic et le traitement de la maladie coronarienne, l\u2019infarctus du myocarde imminent et le traitement chirurgical des anomalies cardiaques congénitales.Parmi les autres sujets dignes de mention, signalons la réhabilitation du cardiaque, le pneumothorax spontané, les derniers développements dans la cathétérisation du cœur, l\u2019arrêt cardiaque dans la chirurgie à cœur ouvert et le cancer du poumon.On peut obtenir un programme détaillé en écrivant à monsieur Murray Kornfeld, directeur administratif du Collège, à 112 East Chestnut Street, Chicago 11, Illinois.PROCHAINES RÉUNIONS DE L\u2019AMERICAN COLLEGE OF CHEST PHYSICIANS Les prochaines réunions de l'American College of Chest Physicians ont été fixées de la facon suivante pour l\u2019année 1963 : Septième congrès international des maladies du thorax, sous le patronage de l'American College of Chest Physicians, à la Nouvelle-Delhi, Inde, du 20 au 24 février 1963 ; Vingt-neuvième réunion annuelle de l\u2019American College of Chest Physicians, à Atlantic City, du 13 au 17 juin 1963 ; Réunion intermédiaire de l'American College of Chest Physicicns, à Portland, Oregon, les 30 novembre et 1\u20ac\" décembre 1963. Pi Ho, EL as le { OÙ cd cleur TA NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES ISMELIN (R) \u2014 ESIDRIX (R) Ciba Company Limited, Dorval, Québec.Description.Association réunissant Ismelin (guanéthidine Ciba), agent antihypertensif de haute efficacité et Esidrix (hydrochlorothiazide Ciba), diurétique doué d\u2019action hypotensive, en un seul comprimé actif par voie orale.Le dosage par comprimé est de 10 mg d\u2019Ismelin pour 25 mg d\u2019Esidrix.L\u2019action combinée de ces deux agents assure une baisse tensionnelle uniforme et prévisible dans la plupart des hypertensions artérielles.Par son action potentialisante, Esidrix rend possible la réduction des doses efficaces d\u2019Ismelin, minimisant ainsi ses effets secondaires et le rendant plus maniable à l\u2019emploi que s\u2019il est utilisé seul.Indication.Toutes les formes d\u2019hypertension artérielle, y compris les cas ambulatoires difficiles ou réfractaires à d\u2019autres traitements (Remarque : voir les contre-indications).Posologie.Au départ, un comprimé par jour durant une semaine ; on augmente ensuite cette dose chaque semaine à raison d\u2019un comprimé par jour jusqu\u2019à l\u2019abaissement tensionnel désiré.La dose maximale recommandée est de six comprimés par jour.À chaque examen, on prendra la tension du patient allongé et debout, et la dose ne sera augmentée que si les chiffres tensionnels n\u2019indiquent aucune baisse orthostatique par rapport aux mensurations précédentes.Si, au bout de six semaines de traitement, une fois la posologie maximale atteinte, l\u2019abaissement tensionnel n\u2019est pas satisfaisant, on poursuivra le traitement à l\u2019aide des deux médications librement combinées.On peut en général prescrire Ismelin-Esidrix aux patients suivant un traitement à l\u2019aide d\u2019autres hypotenseurs, sans modifier les posologies, exception faite cependant pour les ganglioplégi- ques dont l\u2019administration doit être suspendue ou les doses réduites de moitié avant de commencer Ismelin-Esidrix.Contre indications et précautions à prendre.Le phéochromocytome avéré ou soupçonné constitue une contre-indication absolue à Ismelin : en pré- sence d\u2019oligurie et d\u2019anurie, il faut s\u2019abstenir d\u2019administrer Esidrix.Par ailleurs, l'association Ismelin-Esidrix doit être utilisée avec prudence chez les patients souffrant de troubles coronariens, de lésions rénales avancées ou présentant une histoire d\u2019accidents vasculaires cérébraux.Il faut également user de précautions avec Esidrix en présence d'affection hépatique progressive, d\u2019insuffisance rénale, de diabète ou de goutte.En traitement prolongé, 1il faut veiller à tout signe de déséquilibre hydrique et électrolytique et y remédier, le cas échéant.Effets secondaires.Les effets secondaires propres à chacune des médications sont aussi susceptibles de se manifester lorsqu\u2019elles sont associées, quoique plus rarement et à un degré moindre.Les réactions suivantes sont à prévoir.Ismelin : L\u2019hypotension orthostatique engendrée par cet agent ne constitue pas à proprement parler un effet secondaire ; il s\u2019agit plutôt d\u2019une manifestation normale découlant de l'effet du médicament sur le système nerveux sympathique.Aux doses recommandées pour Ismelin-Esidrix, une réaction de ce genre ne doit pas en principe se produire ; il faut cependant avertir le patient que s\u2019il éprouve une certaine faiblesse en se levant brusquement, il devra se rasseoir pendant un certain temps.En cas de faiblesse persistante, la posologie devra être réduite.La diarrhée constitue également fréquemment un signe de surdosage.Quelques cas de congestion nasale ont été aussi observés.Par ailleurs, Ismelin n\u2019occasionne pas d\u2019impuissance, mais il peut parfois inhiber la fonction éjaculatoire.D'autres réactions, telles que myalgies, faiblesse musculaire et troubles de l\u2019accommodation (rares) ne surviennent qu\u2019avec de fortes doses.Esidrix : Cet agent possède en général une bonne tolérance ; on a cependant observé quelques rares cas de rétention azotée (chez les hypertendus), des nausées, de l\u2019anorexie, des céphalées, de l\u2019agitation et de la constipation.Présentation.Comprimés (rose pâle, sécables) dosés à 10 mg d\u2019Ismelin (R) (guanéthidine Ciba) et 25 mg d\u2019Esidrix (R) (hydrochlorothiazide Ci- ba) ; 100 et 500. 652 SALUTENSINE Bristol Laboratories of Canada Limited, Montréal.Description.Salutensine * est une association cliniquement éprouvée et efficace de trois hypo- tenseurs en proportion équilibrée et bien tolérée.qui abaisse la tension artérielle d\u2019une façon plus immédiate, plus sûre et plus facile.Chaque comprimé de Salutensine contient : Saluron * (hy- drofluméthiazide) 50 mg, réserpine 0,125 mg et protovératrine A 0,2 mg.Indications.Hypertension essentielle, troubles cardiovasculaires hypertensifs.Posologie.Dose ordinaire pour adultes : Un comprimé deux fois par jour.Pour un abaissement rapide de la tension artérielle, trois ou quatre comprimés par jour peuvent être administrés au début du traitement, mais aussitôt qu\u2019un résultat satisfaisant se manifeste, il y a lieu de réduire la dose au minimum.Il ne faut jamais dépasser la dose maximum de quatre comprimés par jour.Précautions.Les patients atteints d\u2019insuffisance rénale, particulièrement ceux recevant de la digitaline, devront être traités avec prudence.Présentation.de liste 5-425-6.Flacons de 60 comprimés, N° * Marque déposée, NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES Laval Médical Vol, 33 - Oct.1962 PROSTAPHLINE * Tamponée \u2014 pour injection Oxacilline sodique (M éthylphénylisoxazolyl Pénicilline).Bristol Laboratories of Canada Limited, Montréal.Description.La Prostaphline est une pénicilline synthétique bactéricide, efficace contre des bactéries à Gram-positif telles que le pneumocoque, le streptocoque pyogène et le staphylocoque doré.Sa caractéristique est une grande résistance à l\u2019inactivation par la pénicillinase staphylococcique.Elle est présentée sous forme de sel sodique.Indications.Infections staphylococciques, particulièrement celles causées par les souches de staphylocoque résistantes à la pénicilline G ou aux autres antibiotiques.Posologie.Dose moyenne bour adultes : 250 mg par voie intramusculaire, aux quatre ou six heures.Enfants : proportionnellement.Précautions.Les précautions habituelles pour les traitements de pénicilline doivent être observées, particulièrement chez les patients hypersensibles.Présentation.7-979-2).doses).Flacons de 250 mg (N° de liste Flacons a doses multiples 1,5 g (six (N° de liste 7-979-4).Bu, He "]
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