Laval médical, 1 avril 1963, Avril
[" d Diba ODIO aaah rNRICE Volume 34 - numéro4 - FACULTÉ DE MÉDECINE, QUÉBEC - avril 1963 S0mmai COMMUNICATIONS édicale Maurice HÉON : le m ABERRATIONS EMBRYOGÉNIQUES RÉNALE ET SURRÉNALIENNE .417 Léonard BERNIER : LA PATHOLOGIE DU DIVERTICULE DE MECKEL .421 Jacques CHABOT et Paul BENE : LES RESULTATS IMMEDIATS ET LOINTAINS DU TRAITEMENT DE L'OBESITE 426 J.Y.McGRAW : ÉTUDE DU PROLAPSUS GENITAL.REVUE CRITIQUE ET CONCLUSIONS .432 dical / me SÉANCE ANATOMO-CLINIQUE DE L\u2019HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC Claude ROY et Jean-Louis BONENFANT : CAS 34-437, .LL 2112 LL LL LL LL LL LL 1121121 487 HISTOIRE DE LA MÉDECINE de la Broquerie FORTIER : LES « ENFANS TROUVÉS » À L'HÔPITAL GÉNÉRAL | DE MONTRÉAL - 1754-1804 442 REVUE MICROBIOLOGIQUE Françoise DEPOUX-ARTZET : LE PHÉNOMÈNE D'INTERFÉRENCE DANS LES INFECTIONS VIRALES .454 PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE Pierre POTVIN : ÉTUDE DU MÉTABOLISME DE L'AMMONIAQUE ET DE LA CIRCULATION HÉPATIQUE CHEZ LE CHIEN.!.REVUE BIBLIOGRAPHIQUE .468 IMMUNOCHIMIE EXPERIMENTALE Dinh Bao LINH et Didier DUFOUR : ETUDE IMMUNOLOGIQUE DE LA RELATION ENTRE LA TUMEUR DE WALKER | de clinique et de biolog Laval © ET SON HÔTE (suite el fin) .21220 LL LL 1124 22.476 C ANALYSES 2.11111111 LL LL LL LL 11111111.507 L REVUE DES LIVRES.1.112111111111 1 11101111 5 3 ALLOCUTIONS .1 111212222121 L 1111222214 2 516 O NOUVELLES .LL 11111111 5 .NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES.LL LL 11111111.58 TRIPLE AVANTAGE L\u2019ANGINEUX pb; Lieu 4 D e + m Ld 2 ENTIT LE RYTHME DILATE LES CORONAIRES + CALME L'ANXIER ET RAT 8 PR EE RE A REP TR SR TCR SSL SA TNL [ERROR ERP ER I TITTIES EPA IRI THEI CR RC RA Rat RE HIER A 8 KONTeR FE i Fs) foret ù = pd © SIR bs = oN 4 Qu 2 CH 7 UN) a nonas N\\ | le Comprimeés oraux a 250 Us sin 500 mg ye 4 *% wn \u2018 Ou 7 7 \\ 4 / + CEG.> OULENC LIMITEE v Oger ceils Wasser 3! En \u2014 CONDITIONS DE PUBLICATION MANUSCRITS COPIES CLICHES ABONNEMENT M.le professeur Roméo BLANCHET, Professeur de Physiologie.Rédacieur en chef M.le professeur Geo.-Albert BERGERON, Secrétaire de la Faculté de médecine.Rédacteur adjoint M.le professeur R.GINGRAS, Doyen de la Faculté de médecine.Administraileur MM.les docteurs Guy LAMARCHE et Jean BEAUDOIN.Secrétaires à la rédaction Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpilaux universitaires de Laval, et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Le prix de l\u2019abonnement est de dix dollars par année au Canada et de quinze dollars à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilère d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.yb \\ \u201c.LA \u2018 > \u201con Co \\ FACULTE DE MEDECINE (Ték, : 681-4631 - lacal 244) A < Direction: UNIVERSITE LAVAL, QUEBEC.WU ty Thi Se, ; SLA SANT oo oo Lay bulletin de la société médicale des hôpitaux universitaires de laval (A) JOURNAL DE CLINIQUE ET DE BIOLOGIE MÉDICALE Faculté de médecine UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC M.BUREAU DE DIRECTION le docteur Renaud LEMIEUX, président ; MM.les docteurs Roméo BLANCHET, M.M.Rosaire GINGRAS, Georges-A.BERGERON.COMITE SCIENTIFIQUE le docteur J.-B.JOBIN, président du Collège des médecins de la province de Québec ; le docteur Charles-A.MARTIN, président de la Soctété médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.M.M.M.M.M.M.M.M.M.M.M.M.M.le docteur Pierre JOBIN, directeur du Département d\u2019anatomie ; le docteur Fernando HUDON, directeur du Département d\u2019 anesthésiologie ; le docteur Rosaire GINGRAS, directeur du Département de biochimie ; le docteur Louis BERLINGUET, assistant directeur du Département de biochimie ; le docteur François Roy, directeur du Département de chirurgie ; le docteur Renaud LEMIEUX, directeur du Département de médecine ; le docteur Léo GAUVREAU, directeur du Département de microbiologie ; le docteur Lucien LARUE, directeur du Département de neuro-psychiatrie ; le docteur René SIMARD, directeur du Département d'obstétrique et gynécologie ; le docteur Paul PAINCHAUD, directeur du Département d'oto-rhino-laryngologie et ophtalmologie ; le docteur Carlton AUGER, directeur du Département de pathologie ; le docteur Donat LAPOINTE, direcieur du Département de pédiatrie ; le docteur Roméo BLANCHET, Ç directeur du Département de physiologie et de pharmacologie ; le docteur Henri LAPOINTE, i ©.directeur du Département de radiologie, médecine physique et réadaptation ; reset \\ \u2018 \u201cM.Mi Je docteur Avila DENONCOURT, vice-président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M; [2 \u2018 r M, le, docteur Georges-A.BERGERON, Le ( s le docteur Rolland CoTÉ, | \u2018 secrétaire général de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; \u2018 secrélaire correspondant 4 de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; le docteur Grégoire SAINT-ARNAUD, _ trésorier de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval, \u201caval Médical 5 Vol, 34 - Avril 1963 © ,[ Z1Md le est le nédicament électif de l'anxiéte lévomépromazin à faibles doses dissipe l'angoisse comprimés à 2 et 1 3 mg ** régularise le sommeïl réduit la tension psychique sans les risques des effets secondaire= propre à certains agents psvchotoniques efficace dans les indications cliniques électives **Ne pas confondre avec les comprimés à 25 et \u201cvivantes: 0 à 50 mg.dont les applications cliniques sont vtats dépressif: légers différentes inquiétude, anxiété.angoisse hypocondrie.phobies, neurasthémi- \u201cMarque déposée au Canada \u2018rritabilité.instabilité renseignements et échantillons «ur demande OULENC LIMITÉE 3580 Esplanade.Montréal (B) 48 Bi i 3 8 \u201cFR Tu Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 presqu\u2019à terme et toujours pas de problèmes Prove ra/ dans la menace d\u2019avortement ou Depo-Provera Dans les cas où le maintien de la grossesse dépend de concentrations suffisantes de progestérone.le Provera exerce une activité progestative spécifique sans entraîner d'effets androgène ou oestrogène notables.+ MARQUE DEPOSÉE: PROVERA MARQUE DE COMMERCE: DEPO-PROVERA THE UPJOHN COMPANY OF CANADA DON MILLS (TORONTO), ONTARIO l\u2019avortement habituel Comprimés de Provera: présentés sous forme de comprimés à 5 mg d'acétate de médroxyprogestérone.en flacons de 24 et de 100 comprimés.Posologie: Menace d'avortement \u2014 de 10 à 30 mg par jour jusqu'à ce que la viabilité du foetus soit assurée.Avortement habituel \u2014 premier trimestre, 10 mg par jour; deuxième trimestre, 20 mg par jour; troisième trimestre, 40 mg par jour.Depo-Provera: Un c.c.renferme 50 mg d'acétate de mé- droxyprogestérone.Présenté en flacons-ampoules de 1 et de 5 c.c.Posologie: Menace d'avortement\u201450 mg I.M.par jour, tant que les symptômes subsistent, puis 50 mg par semaine pendant le premier trimestre-ou jusqu'au moment où la viabilité du foetus est assurée.Avortement habituel \u2014 premier trimestre, 50 mg |.M.par semaine; deuxième trimestre, 100 mg I.M.toutes les deux semaines; troisième trimestre, 100 mg.I.M.toutes les 2 semaines jusqu'au huitième MOIS.cr 1798.1 Loo! Ya Arran Mites aii soc ne rut thea en ide Laval Médical Vol.34 - Avril 1963 Fee BAL = ES LAS DRE rye PL 3 7 Shag $< alii, a LS i! v3 + % te sx or £ ; GA a REC 3 ALS + BR CEES £4 § wi ix a * TIA br, 7, 3 nt ir ir iy ig) = ÿ 3 a, Lu Se iF FE £6 Es Hc & 5 HE ©.) + A 7 4 Nd P 7 à 53 ! hé 4 44 ; ; iF A 2 Hi XS \u2018 & i 5 » 4 b an I, By, ; #s z à » F ¥ y and Tr st es ue 5 jie: ci # bk i = oH 4 9, ; 74 he + 3 EAS it, a ne ; pu cn TE Fe >> 2 i pre 5 ba de ve a Ke Fy hr a Ë 5 A 7e sa ji 3 7 pan Fe i 5 & A CE as 2 3 FA 2 2 te LK } .= ig ms ka ol a du 2 oF 16 4 3) Ee ye VA et ES 2 a ES x ; iE SE «+ ¥e Fa io) rk Ky Vo se sx | J i > sf he qi, 34% â 3 Mi 3, & ve at # ANT it né = = ai tx FIG x) Be À wn Le ta Vu rés CORNE BE 4d =, Rh Prd ce = Nn A rs gs, xr À 23 8 21, us sa 5 La.SR Ww SLs | ud tk > = en TE a ; éréthisme cardiaque, précordialgies CCS dE rl qu À HL pis Er FERTILE TEE ee.se sr os sé 4 a tl Pox ae a ar se EE ee Lid bent Fi KOFBTL ¥ ax 2943 4 x LSA 3S the Ws > op ce D 704 Tate HE 1 il 4 $24 LE ae Le Sader: RTE ig Py SSA FLA Tics Fit aus SR S NM ékrer at C* LIMITÉE 6235, rue Papineau, Montréal © Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 ni stase, ni spasme, ni tension n'empêchent ce patient de faire ses tournées * surtout lorsque LES DOULEURS DE DECH [IN L'APPAREIL DIGESTIF SUPÉRIEUR sont associées à des troubles biliaires Chaque comprimé contient: rer\u201d VIRGO 250 mg (334 grains) pour le spasme des muscles lisses > EXTRAIT UE 8 BELLADONE 10 mg (4 grain) mame BMRB SOU 15 me (4 grain) grain) Dase moyenne pour adultes: 1 ou, s'il en est besoin, 2 comprimés trois fois par jour.Précautions: Examiner périodiquement le malade afin de dépister une augmentation de la pression intra-oculaire ainsi que \u201cAMES l\u2019accoutumance ou l\u2019addiction aux barbiturates; prévenir les conducteurs de véhicules des possibilités de Cannon oe somnolence.Effets secondaires: l\u2019acide déhydrocholique peut provoquer une diarrhée passagère; la ere Omer des voies biliaires, hépatite aiguë glaucome et hypotrophie prostatique.Présentation: DECHOLIN- BB,* flacon de 100 comprimés.Aussi: DECHOLIN® avec belladone (acide déhydrocholique, 250 mg.); extrait de belladone, 10 mg.et DecHoLin* (acide déhydrocholique 250 mg.) en flacons de 100 et de 1,000 comprimés.\u2014 CA34963F belladone peut causer des troubles visuels et la sécheresse de la bouche, Contre-indications: Occlusion ( ) \u2018MARQUE DEPOSEE Lots Vil 3 Tm] Mid ae ei EAE ST av iti, Ing Laval Médical 7 Vol.34 \u2014 Avril 1963 ® ORGANISATION DE VOYAGES INDIVIDUELS OU EN GROUPES ® EMISSION DE BILLETS ® ÉTABLISSEMENT GRATUIT D\u2019ITINÉRAIRES ® LOCATION D\u2019AUTOMOBILE ® RESERVATIONS D\u2019'HOTELS ® ASSURANCES DE VOYAGES OU BAGAGES © SERVICE DE GUIDES ET D\u2019ACCUEIL DANS TOUTES LES VILLES DU MONDE ENTIER PAR NOS CORRESPONDANTS.VOYAGES CLAUDE MICHEL, INC.100, D'Youville, Québec - Téléphones: 525-4877 - 525-4878 Stationnement assuré en plein cœur de Québec Face au Palais-Moncalm Autihypertensi( DA dédatif d'action progreddive el doulenue.calme et délend RAUWOLFIA SERPENTINA avec ISONAL, RUTINE et ACIDE ASCORBIQUE (Vitamine C) ° Rausénal associe l\u2019action tranquillisante et hypotensive du Rauwolfia Serpentina à l\u2019effet sédatif de l\u2019Isonal.J.M.MARSAN & CIE LIMITÉE, 2795, chemin Bates, Montréal.(D) Laval Médtcal Vol.34 \u2014 Avril 1963 LORSQUE LA DOULEUR ET SON APPRÉHENSION INTERVIENNENT DANS LE BIEN-ÊTRE DU MALADE Fiorinal-C interrompt le cycle douleur-crainte-tension du malade.L'action du sédatif qui le compose, le Sandoptal, est simultanée à celle des analgésiques; de même que cette action sédative diminue lorsque l'action analgésique diminue.Le résultat est une thérapeutique équilibrée contre la douleur, la crainte et la tension qui l'accompagnent, avec un risque minimum d'excès de sédation pouvant être dû à une accumulation au cours d'une administration prolongée.Composition: Chaque capsule contient \u2014 Sandoptal (allylisobutyl- malonylurée) 50 mg.; caféine 40 mg.; acide acétylsalicylique 200 mg.; phénacétine 130 mg.; phosphate de codéine 16 mg.(4 gr.) Posologie moyenne: 1 ou 2 capsules pour commencer, suivies d'une capsule toutes les 3 à 4 heures.Présentation: flacons de 100, 500 et 1000 capsules.FIORINAL-C (+ codéine) \u2014 pour tous états de douleur/crainte FIORINAL Comprimés (sans codéine)\u2014 pour les céphalées de tension NOUVEAU FIORINAL-C CAPSULES \u2014 CONTENANT DE LA CODEINE ACTION RAPIDE ET SIMULTANEE ANALGESIQUE-SEDATIVE POUR LE SOULAGEMENT DE TOUT ETAT DE DOULEUR/APPREHENSION SANDOZ 4 noi MaDe nn Laval Médical Vol.34 - Avril 1963 tel 4 IN its SE ee 2 cn wu ACTION ne i a aN Me Bn aN He SS < FRENATRICE .; DE L \"APP ETI à Et + : ACTIO | Gi i à i SUR LE A = 3 - Paris d'après création Ateliers À, B.C, PSYCHISME ; i contre l'obé te.= Hh i su | $ i Le S ee { 2 2 phacéto ra sens Ki .: ép de é 3 A À SE vVeme ts seconda ant pro pas .A Es as d ccout mance i , S COMPRIMÉS A 5 M .3 Le A A 20 MG .mande .8580 ESPLANADE, ONTREAL 11 ) (E) LL ne ERY Ll .Lal Laval Médical Vil #- Vol.34 \u2014 Avril 1963 sommaire suite ANALYSES TRAITEMENT DU DIABÈTE PAR LES HYPOGLYCÉMIANTS ORAUX .DONNÉES ACTUELLES SUR LE TRAITEMENT DE L'HYPERTENSION ANÉVRISMES ET VARIATIONS ANATOMIQUES DES ARTÈRES CÉRÉBRALES LES PANCYTOPÉNIES IDIOPATHIQUES DE L'ENFANT .LE SYNDROME DE PIERRE ROBIN LE TRAITEMENT DU PEMPHIGUS PAR LES CORTICOSTÉROÏDES .Un sedatif alcalin bien équilibré .Une demi-capsule-mesure (90 gr.ou 6 G.) renferme: phénobarbital de sodium.\u2026 %A degr.carbonate de calcium.10 gr.bicarbonate de sodium.5gr.citrate de sodium et tartrate de sodium q.s.Çalcalis potentiels) pyre: \" 2: À PRÉSENTATION: flacons à capsule-mesure de 4 et 8 onces.SEDALKA\u201d.\"SEDALKA\u201d EFFICACE \u2026.AGRÉABLE AU GOÛT Indigestion nerveuse et hyperacidité: céphalée et nausée rere mr À associées au trop-manger et au trop-boire: comme supplé- Los & Froost &Co.ment thérapeutique dans les rhumes ordinaires et la grippe.ore POSOLOGIE: une capsule-mesure (4 cuillerées à thé) par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l\u2019eau. ital [83 Laval M Vol.34 - Avri LORSQUE VOUS PRESCRIVEZ CEFRACYCLINE MARQUE véroséc votre patient recoit une CYCLINE TAMPONNÉE ot de HAUTE QUALITÉ mais à BAS PRIX Soumise au contrôle de la qualité, continu et rigoureux, des laboratoires Frosst, la \u2018\u201cCétfracycline\u2019 est conforme aux plus hautes normes de la pharmacopée, COMPRIMÉS Chaque comprimé contient 250 mg de chlorhydrate de tétracycline.POSOLOGIE \u2014 Adultes: un comprimé quatre fois par jour.Cette dose peut être légèrement dépassée dans des circonstances particulières.Enfants: 8 mg par jour, par livre de poids, répartis en doses fractionnées, e.g.pour un enfant de 30 Ib \u2014 4 de comprimé quatre fois par jour: 60 Ib \u2014 4 comprimé quatre fois par jour.Flacons de 16 et de 100 comprimés SUSPENSION Chaque cuillerée à thé de 5 cc renferme de la tétracycline équivalant à 125 mg de chlorhydrate de tétracycline.POSOLOGIE \u2014 Enfants: 8 mg par jour, par livre de poids, répartis en 4 doses fractionnées, e.g.pour un enfant de 36 lb \u2014 4 cuillerée à thé quatre fois par jour: 60 Ib \u2014 1 cuillerée a thé quatre fois par jour.Adultes: 2 cuillerées à thé quatre fois par jour.Flacons de 60 cc GOUTTES Chaque cc (20 gouttes) contient de la tétracycline équivalant à 100 mg de chlorhydrate de tétracycline (environ 5 mg par goutte).POSOLOGIE: 8 mg par jour, par livre de poids, répartis en 4 doses fractionnées, e.g.pour un bébé de 10 Ib \u2014 4 gouttes quatre fois par jour: 20 Ib \u2014 8 gouttes quatre fois par jour: 30 Ib \u2014 12 gouttes quatre fois par jour.Flacons de 10 cc, avec compte-gouttes gradué MISE EN GARDE: les antibiotiques à large spectre provoquent quelquefois une surcroissance de micro-organismes résistants.Des effets secondaires tels que glossite, stomatite, proctite, nausées, vaginite ou dermatite peuvent survenir mais disparaître à la suite de l'administration de doses minimales efficaces.|| est essentiel d'exercer une vigilance constante.L'administration de tétracycline à la femme enceinte et au nourrisson peut amener une pigmentation et une hypoplasie dentaires chez le bébé.On conseille donc d'éviter son emploi chez de tels patients.Par ailleurs, là où aucune autre préparation de risques éventuels moindres ne peut contrôler l'infection, employer la tétracycline.aM PRCDUITS aad RIT Sem Chandos \u20ac Foot &.Core PUTED TTR TC TS Maison entierement canadienne - rap EE) Soma maintient la mobilité tout en atténuant la douleur lombaire Soma, ajouté au traitement classique des douleurs lombaires, aide à procurer un prompt soulagement de la douleur et de la raideur musculaires et un retour plus rapide à l'activité normale.Car Soma est un relaxant musculaire efficace ayant des propriétés analgésiques remarquables; il s'attaque à la fois aux deux phases du cycle douleur-spasme.Chez ceux qui répondent (jusqu'à 87% dans certaines études) on a noté du soulagement dans les 30 minutes.En continuant l'administration le patient est d'habitude entièrement soulagé clans les 24 heures.Soma est remarquablement sûr.En général, les effets secondaires sont plutôt rares et faibles, la somnolence et le vertige étant les principaux rapportés.Ces effets peuvent se présenter au départ chez 8 à 10% des patients, mais ils disparaissent habituellement si on continue le traitement.COMPOSITION: Chaque comprimé blanc sécable renferme 350 mg de carisoprodol.Flacons de 25 et 250.FRANK W.HORNER LIMITED Laval Médical Vol.34 - Avril 1963 le relaxant musculaire qui possède une action analgésique indépendante Soma CARISOPRODOL POSOLOGIE: Dose ordinaire pour adultes: un comprimé de 350 mg, 3 fois par jour et au coucher.MONTRÉAL Hitson Hace cia SOc nS dita] 113 Laval Médical 13 Vol.34 \u2014 Avril 1963 3 (HoBYk ART TN ha flue >) > MEDICATION HEPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURETIQUE a base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut © EXTRÊME DOUCEUR DE SON ACTION © PAS DE CONTRE-INDICATION © 4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ, LIMITÉE, 202, avenue Laurier est, Montréal 14.VI.9-7306 ae PSC ER SE ER EEE RE EE EEE RIRE man Dar) 14 Laval Médical Vel.34 \u2014 Avril 1963 efficace\u2026 et agréable au goût PRESCRIVEZ EN TOUTE CONFIANCE Préparation pédiatrique de pénicilline G ammonique, au goût sucré.Posologie: dose moyenne\u20141 cuillerée à thé | (225,125 u.i.) trois fois par jour.Présentation: flacons de 60 ml (12 doses d'une cuillerée à thé).Aussi: P.G.Atric Forte\u201460 m!\u2014 concentration double: 444,250 ui, par dose d'une cuillerée à thé.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED 6H MILLET ROUX & CIE.LTEE CENTRE D\u2019EQUIPEMENT MEDICO-CHIRURGICAL - SPÉCIALITÉS PHARMACEUTIQUES - LAMPES ET LUMINAIRES - INSTRUMENTS DE CHIRURGIE - INSTALLATION DE BUREAUX - MOBILIER MÉDICAL ET CHIRURGICAL - APPAREILS À PRESSION - STÉRILISATEURS - DIATHERMIE ET ULTRASONS - ÉLECTRO- ET PHYSIOTHÉRAPIE - ULTRA-VIOLETS ET INFRA-ROUGES - ÉLECTROCARDIOGRAPHES - SERINGUES - AIGUILLES - THERMOMÈTRES - OXYGÉNOTHÉRAPIE - PANSEMENTS - APPAREILS ET ACCESSOIRES D\u2019ANESTHESIE - SUTURES ET LIGATURES DEPOSITAIRES ATTITRES DES PRODUITS SUIVANTS: - AMES - MERRELL | - BURROUGHS WELLCOME - SANDOZ - GEIGY - SCHERING | - HŒCHST - SMITH, KLINE & FRENCH | - MERCK, SHARP & DOHME - INST.MICROBIOLOGIE, U.DE M.BUREAU CHEF : 1215, rue ST-DENIS, MONTRÉAL 18.BUREAU À QUÉBEC : M.LS JACQUES, gérant, 525, CORRIGAN, QUÉBEC 10.TÉL.: 527-8006. Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 15 la société médicale des hôpitaux universitaires de laval Président : Vice-président : Secrétaire général : Secrétaire correspondant : Trésorier : Membres : LAXATIF DOUX (sans accoutumance) Secrétariat : Faculté de médecine, Université Laval, Québec.MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le professeur Raoul KOURILSKY, de Paris M.le professeur Albert JENTZER, de Genève.M.le professeur Henry L.Bocxus, de Philadelphie.M.le professeur Alexander BRUNSCHWIG, de New-York.M.le professeur Charles H.BEST, de TORONTO.M.le professeur Jean MARCHE, de Paris.BUREAU M.le professeur Charles-A.MARTIN.M.le professeur J.-Avila DENONCOURT.M.le docteur Rolland COTE.M.le professeur Georges-A.BERGERON.M.le docteur Grégoire SAINT-ARNAUD.MM.les professeurs Émile GAUMOND, Léo G AUVREAU, Eustace MORIN et René SIMARD ; MM.les docteurs Claude BELANGER, F.-X.BrissoN, Roland CAUCHON, Jean-Paul DECHENE, Pierre GRONDIN, Jean-Marie LEMIEUX, Jean-Marie LOISELLE et Yves ROULEAU.MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de médecine et des Hôpitaux universitaires.comprimés par jour CORONET DRUG COMPANY 260 Est Rachel, Montréal - Agent Général Motif de la consultation: Nausées de la grossesse.Rien d'autre à signaler.Grossesses précédentes: 2/ toutes deux menées à terme.Le tranquillisant antiémétique de Pas de restrictions dans le grande efficacité même à faibles doses, régime ni autres complications.mu * Grossesse actuelle: Dernière période menstruelle il y a ) ila on 6 semaines.Nausées matinales et perphénazine vomissements depuis 5 jours comprimés à 2, 4 et 8 mg, répétabs à 8 mg Pression artérielle 130/78 Pouls 76 Urine: nég.BR Trilafon: 4 mg g.a.m.& q.h.s.Révision du régime C cleting alimentaire et du mode de vie.Reviendra dans un mois.Pour une documentation complète, consulter la littérature officielle de Schering.*Marque déposée Lori Vol =: o gtidis ei Laval Médical 17 Vol.34 - Avril 1963 Ë \u2019 POUR la pureté , la fraîcheur A la richesse LA QUALITÉ SN LAIT N\\ 3 N XN OW & oo \\ \\ S S S S 9 S S DOUBLEMENT VERIFIEE S ° CRÈME S $ SN Sa S WN WN N N S $ i \\ NN S N N \\ S s S S S Nd A 3 SN S \\ \\ \\ = N 2, S S S > \\ _ \\ \\ , \\ \\ U U N\\ \\ \\ $ \\ \\ S à YOGHOURT S S S Un S S S \\ _ SN S $ S $ 4 \\ ss S S > S S S S \\ ~ & WN À S « À a CREME GLACEE S SSI N \\ © Z Z %, WI S S À A 875, 4° AVENUE, QUEBEC 3.TELEPHONE : 529-9021 \u2014\u2014 ü 3 nN NN N | Ë , SN A ND .a 3 .A A = SN i S LL No nN i i a Nh iN N a QD Si NN S NN 0 0 + Ww N NN a , \u2026 % = ï , , S \u20ac ie .« NN D NE SN \u2026_ nN .\u2026 S .& Ny & .A S = 0 NS WN AN NL I Ne \\ bh 2 ., Nn nN + ° .AS Ea ~ NN SX = x a .Nk NR .QA NN S = N , NS \\& 2 à 3 a 0 RD x S , .a AN 2 .Wl N a i \" N To N $ | Ri aX .XN .Se S = = Ç S a nN S % S N | Ne a XN Na = =.SR N N N a S RR SY N Q NE L x N ES 2 = S © .ne Le NL .de S a Ln SE ES , & S NN .x So ss N .À .= = \u2026 NN nN Ne a NN \u2026 \\ nN WN Ne S SN AN NL N NN i NN N pi it puis & 2 a RN + À No , .S NS .SN S > \u2026 La \\ Lo .2 S x.8 oo à l\u2019aide du médecin dans le controle des malades agités, tendus et anxieux, souvent | rencontrés | en médecine générale\u201d + la La plupart des états mentaux et émotifs que l'on rencontre dans la vie de tous les jours, et traités en médecine générale, sont précipités par les conditions environnantes incluant les difficultés domestiques, les problèmes financiers, la maladie, les conditions de travail, etc.Les effets en sont la nervosité, la tension, l'irritabilité, l'insomnie, la peur, l'anxiété et l'agitation.**Mon expérience à l'aide de Mellaril chez 87 malades confirme les découvertes faites par d'autres chercheurs concernant son efficacité dans le contrôle et le traitement de divers troubles nerveux et mentaux rencontrés dans la pratique quotidienne.De même qu'il ne provoque pas de réactions parkinsonniennes, de dyscrasie sanguine ou de troubles hépatiques.\u201d Posologie moyenne en médecine générale: Adultes \u2014 troubles légers \u2014 10 mg.trois fois par jour; troubles modérés \u2014 25 ma.trois fois par jour.Troubles du comportement chez les enfants \u2014 20 - 40 mg.par jour.La posologie du Mellaril devra varier individuellement selon l\u2019état et les réactions du malade.Présentation : Dragées \u2014 dosées à 10 mg., 25 mo., 50 mg., 100 mg.Solution \u2014 flacons de 1 once et de 4 onces avec compte-gouttes gradué.Ref: Freed.S.C Pour faciliter son administration, particulièrement en Int.Rec.oe pédiatrie et en gériatrie - MELLARIL EN SOLUTION.octobre 1959.Chaque mi.de solution contient 30 mg.de Mellaril.thioridazine *Marque déposée SANDOZ PHARMACEUTICALS SANDOZ DORVAL, P.Q. rs \u201c4 y .Ah ai ae De retour à la maison pour refaire ses forces :+.ET CELA SE FERA EN PARTIE AVEC LE SU RBEX -500 C\u2019est bon de retourner à la maison \u2014de plus d\u2019une façon.Maintenant il peut prendre de la nourriture encore une fois, et le Surbex- 500 a remplacé les injectables.Chaque Filmtab réunit des quantités Chaque Filmtab de SURBEX-500 thérapeutiques de complexe B et 500 mg de C\u2014la dose la plus représente: concentrée d'acide ascorbique qu\u2019on trouve dans un produit de Mononitrate de Thiamine.15 mg ce genre.Vos patients obtiennent l\u2019activité d\u2019un produit injec- Riboflavine.10mg table.Mais la dose est sous forme orale facile à prendre.Niacinamide .oo.100 mg Grâce à l\u2019enrobage Filmtab, la grosseur est diminuée dans une Chlorhydrate de Pyridoxine.\u2026\u2026.5 mg proportion allant jusqu\u2019à 30%, et ils sont beaucoup plus faciles à avaler.Les odeurs et arrière-goûts désagréables de vitamines sont d-Pantothénate de Calcium.20 mg efficacement renfermés à l\u2019intérieur du Filmtab.Et comme le ; .procédé d\u2019enrobage Filmtab n\u2019emploie pas d\u2019eau, l\u2019activité du Acide Ascorbique.500 mg produit se maintient plus longtemps.Foie Desséché, NF.150 mg Les patients obtiennent les reconstituants que Présenté en flacons de 30, 100, 1000 et 5000.vous recommandez, et ils les ont le plus facilement ABBOTT possible.FILMTAB* * r : SURBEX*-500 Dose thérapeutique de complexe B plus 500 mg de C Babs theta SRT ARNE R Aes THERAPEUTIQUE ANTIANEMIQUE ORALE QUI PEUT ÊTRE ADMINISTRÉE EN PÉRIODE DE JEUNE L\u2019Iberet libère 88% de son fer par dégagement contrôlé après la première demi-heure qui suit son ingestion.Résultat: moins de fer dans l\u2019estomac, partant moins d\u2019intolérance gastrique.Voici ce qu\u2019on a déclaré à propos des nombreux facteurs susceptibles d\u2019entraver l\u2019absorption du fer: \u201c, .le fer thérapeutique devrait être administré en période de jeûne\u201d.! Mais, autrefois, ce fait signifiait souvent des effets secondaires tels que les nausées, les douleurs abdominales, la diarrhée ou la constipation et même des brûlures d\u2019estomac.L\u2019Iberet résout ce problème grâce au dégagement contrôlé après son départ de l\u2019estomac de la majeure partie du fer qu\u2019il contient.La plus grande partie du fer est libérée là où elle peut agir le plus efficacement: la partie haute de l\u2019intestin; son effet est de réduire la fréquence et la gravité des dérangements gastro-intestinaux sans gêner l\u2019efficacité thérapeutique.Le sulfate ferreux de la formule de l'Iberet est totalement contenu dans le Gradumet, si bien qu\u2019on peut l\u2019administrer en période de jeûne.L'importance des vitamines du complexe B?et de l\u2019acide ascorbique pour toutes les fonctions du métabolisme cellulaire a déjà été signalée.3 C\u2019est pourquoi on a ajouté à la formule de l\u2019Iberet les vitamines du complexe B à dose thérapeutique et la vitamine C, de facon à garantir une hématopoïèse maximale le plus rapidement possible.Dans cette moitié se trouvent 525 mg de sulfate ferreux dans l'ingénieux véhicule Gradumet.[| est conçu de façon à produire un dégagement maximal après le départ du comprimé de l'estomac.De ce côté, se trouvent les vitamines du complexe B à dose thérapeutique et 150 mg de vitamine C pour assurer une hématopoïèse maximale.Un seul Filmtab d\u2019Iberet par jour suffit comme thérapeutique antianémique active.Son effet héma- topoiétique correspond approximativement a celui qui suit administration du sulfate ferreux deux ou trois fois par jour.Prescrivez l\u2019Iberet à n\u2019importe quel moment du jour ou de la nuit même si le patient est à jeun.L\u2019Iberet libère la plus grande partie de son fer là où il est mieux utilisé: dans l\u2019intestin.UNE SEULE DOSE PAR JOUR FOURNIT: Fer à dégagement contrôlé Sulfate ferreux U.S.P.525 mg (fer métal: 105 mg) Plus du complexe B thérapeutique Vitamine Bio.a Lee Lee tee 25 mcg Mononitrate de thiamine.6 mg Riboflavine.111111000040 ae LL ee eee 6mg Niacinamide.ea eee sens 30 mg Chlorhydrate de pyridoxine.5 mg d-Pantothénate de calcium.10 mg Plus de la vitamine C Acide ascorbique.150 mg N.B.On peut aussi se procurer le Filmtab de Fero-Gradumetf.Il contient 105 mg de fer métal à dégagement contrôlé.Woodruff, C.W., \u201cIron\u201d; Borden\u2019s Review of Nutrition Research, 20:61, 1959.?Vilter, R.W., \u201cEssential Nutrients in the Management of Hemato- poietic Disorders of Human Beings\u2019: Am.J.Clin.Nutrition, 3-72, 1955.3Brown, M.J., \u201cNutritional Problems in Surgery\u2019: Surg.Clin.North America, 34-1239, 1954.Filmtab\u2014comprimés filmo-scellés, Abbott.Iberet\u2014vitamines du complexe B, vitamine C, et fer à dégagement contrôlé, Abbott.Fero-Gradumet\u2014 sulfate de fer dans un véhicule à dégagement contrôlé, Abbott.*Nom déposé ABBOTT +Nom de commerce nu VOLUME 34 médical NUMÉRO 4 COMMUNICATIONS ABERRATIONS EMBRYOGÉNIQUES RÉNALE ET SURRÉNALIENNE * Maurice HÉON, F.RC.S.C (C), FACS, Service de neurochirurgie de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec Les malformations congénitales du système nerveux sont malheureusement assez fréquentes ; qu\u2019il me suffise de mentionner les hydrocéphalies, les malformations d\u2019Arnold-Chiari, la grande variété de méningocèles, les lipomes et tératomes rachidiens, et les craniosténoses.Il n\u2019en demeure pas moins étonnant qu\u2019une malformation congénitale du système nerveux contienne du tissu rénal et surrénalien.Une telle révélation pose à tout le moins un problème embryologique important.L\u2019objet de cette communication n\u2019est pas seulement de décrire une malformation congénitale tellement rare qu\u2019un seul autre cas similaire nous est connu mais surtout de soulever certaines questions embryologiques.Un enfant mâle de deux mois avait été hospitalisé, en avril 1961, à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec dans le Service de pédiatrie du docteur Maurice Richard pour une masse à la région sacrée.Cette masse était surmontée d\u2019une plaque rougeâtre souple à travers laquelle les parents avaient observé un * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 25 janvier 1962, mn et Service de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec écoulement sanguin intermittent.Cette plaque de un centimètre de diamètre était membraneuse, entourée de téguments normaux recouvrant une masse de consistance lipomateuse de quatre centimètres de diamètre.La tête était normale et l'examen neurologique ne révélait pas le déficit.Notre impression, lors d\u2019une consultation qui nous fut demandée, fut celle d\u2019un lipome sacré ou d\u2019un tératome, pénétrant dans le canal rachidien.Selon notre habitude, nous demandâmes un myélo- gramme qui démontra (figure 1) un petit méningo- cèle pénétrant dans cette masse sacrée : il en est habituellement ainsi car les masses congénitales qui naissent dans le canal rachidien sont ordinairement associées à des malformations méningées.On décida donc de pratiquer l\u2019excision de cette masse.La dissection jusqu\u2019à l\u2019aponévrose révéla une ouverture de deux centimètres de diamètre dans le canal rachidien.Cette brèche dans l\u2019arc postérieur laissait passer une masse bourgeonnante de quatre centimètres de diamètre.Une incision verticale dans cette masse ne révéla la présence d\u2019aucun élément nerveux macroscopique : le cen- AVRIL 1963 RARE FE EE 53 RE 418 Maurice HÉON Figure 1.\u2014 Le myélogramme démontre un petit méningocèle pénétrant dans la masse sacrée.tre était bien occupé par un petit méningocèle.On amputa donc le sac et la masse qui le couvrait en deux parties en laissant un manchon d\u2019environ un centimètre en dehors du canal rachidien.Il fut nécessaire de faire un prélèvement d\u2019aponévrose au niveau de la région sacrée pour effectuer une fermeture étanche mais lâche de la brèche laminale lombo-sacrée.Puis on enleva le lipome qui était au-dessus et en haut de la première masse décrite.La guérison se fit sans incident et, déjà, dans l\u2019esprit du pédiatre et dans le nôtre cette lésion faisait partie du groupe des méningocèles avec lipomes ou tératomes.Ces derniers, on le sait, sont rares dans le crâne : ainsi dans la statistique compilée par Sweet, il y a moins de 44 tératomes cérébraux connus.Par contre, Matson et In- graham ont, dans leur collection de 63 tumeurs spinales chez les enfants seulement, 12 cas de tératomes.Vol.34 \u2014 Avril 1963 Le pathologiste, le docteur Jean-Louis Bonen- fant après examen des pièces nous fait parvenir le rapport suivant : « À l'examen microscopique, le prélèvement est par endroits revêtu par un épithélium de type épidermique.Le derme contient plusieurs nodules de tissu rénal, jeune, formé de structures glomérulaires immatures, de formations tubulaires et de cordons cellulaires basophiles, tantôt pleins, tantôt creusés d\u2019une petite lumière glandulifor- me : tout à fait au contact de ce tissu rénal, il y a d\u2019autres formations canaliculaires ou kystiques tapissées par une muqueuse cylindrique dont plusieurs cellules contiennent une grosse gouttelette de mucus.À proximité de ce tissu, dans l\u2019hypoderme, il y a quelques structures cartilagineuses.Sur un endroit, l\u2019une des lumières glandulaires a mucus d\u2019aspect intestinal, s'ouvre à l\u2019épiderme.« Les fragments contiennent en plus un petit ganglion lymphatique, quelques structures nerveuses ganglionnaires et une surrénale complète un cm de diamètre, dépourvue cependant de médullaire.Dans les fragments, on peut également identifier un peu de tissu glial.« DIAGNOSTIC : Hétérotopie urétéro-rénale immature et cortico-surrénalienne avec myélo- méningocèle.» A la suite de ce rapport, le malade est vu en consultation par le docteur Louis Coulonval, uro- logiste.L\u2019urographie intraveineuse préliminaire (figure 2) montre une élimination rapide à droite : l\u2019uretère de ce côté est normal.Une radiographie prise de cinq à sept minutes plus tard montre une certaine quantité de substance opaque dans la portion haute du sacrum mais celle-ci disparaît après 10 minutes.A gauche, la radiographie ne décèle aucune formation rénale.L\u2019urologiste fait une cystographie (figure 3) qui est jugée normale : pas de diverticules, pas de régurgitation dans les uretères.Il y avait possiblement un orifice urétéral gauche.A cause de l\u2019étroitesse de l\u2019urèthre il était impossible de faire pénétrer l\u2019appareil à pyélographie rétrograde.On suggéra alors de refaire les examens quelques mois plus tard, mais l\u2019enfant n\u2019a pu être ramené à l'hôpital.Laval Médical Local} fo 3-4 Figur ide, Qe i & el Ver Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Figure 2.\u2014 Urographie intraveineuse : élimination rapide à droite, absence de formation rénale à gauche.DISCUSSION S'agit-il d\u2019un tératome, c\u2019est-à-dire d\u2019une tumeur née de cellules totipotentes dont les trois couches germinales peuvent originer d\u2019un endroit où l\u2019on ne doit pas les trouver?S\u2019agit-il d\u2019une hétérétopie et si oui, comment l\u2019expliquer?Si l\u2019on revise la série des cas rapportés de tératomes sacro-coccygiens, on note que ces masses ont classiquement un point d\u2019attache au coccyx.Dans une revue de 39 cas de Chaffin, on n\u2019a jamais trouvé de glomérules rénaux.Il n\u2019y avait pas de gonades non plus, A Boston, Gross et ses collègues analysèrent les 40 cas qui s'étaient présentés dans leur hôpital.Toutes les tumeurs avaient un point d'attache au coccyx.Dans toutes les statistiques compilées, la fréquence est estimée à un cas sur 34 500 naissances.On remarquera que tel n\u2019est pas le cas présenté ici.En effet, par le myélogramme il est bien établi que le méningo- cèle et ses parois contenant les tissus décrits par le ABERRATIONS EMBRYOGÉNIQUES RÉNALE ET SURRÉNALIENNE 419 docteur Bonenfant sont situés entre L5 et SI et que le sacrum apparaît intact.L\u2019intervention a d\u2019ailleurs prouvé qu\u2019il n\u2019y avait strictement aucune attache au coccyx.Willis, dans son livre The borderland on embryology and pathology, note qu\u2019il ne connaissait en 1958 que deux cas où des surrénales ont été trouvées en dehors de l\u2019abdomen : l\u2019une de ces surrénales était dans le crâne et l\u2019autre dans un poumon.Quant à l\u2019hétéropie rénale, il n\u2019a lui-même retrouvé qu\u2019un cas apparenté un peu à celui qui fait l\u2019objet de cette communication.Il s\u2019agit de celui rapporté par Gruenald en 1941 d\u2019un embryon humain de 20 mm où l\u2019auteur a noté ce qu\u2019il considéra comme un groupe de tubules rénaux et de glomérules en arrière de la colonne vertébrale dans la région sacrée ; cependant, sa description et les photographies ne semblèrent jamais convaincantes à Willis.Dans la littérature qui nous était accessible, en anglais et en français, nous n'avons donc retrouvé aucun autre cas identique à celui que nous venons de décrire.Ce cas pose donc aux embryologistes le probléme de savoir comment une hétéropie peut se produire.Car il faut bien reconnaitre que les tissus retrouvés dans la malformation originent de couches germinales différentes.Il est certain que les éléments nerveux et peut-être une partie des méninges sont de descendance ectodermique : par ailleurs, le mésonéphros et le métanéphros vien- Ei We aad - Figure 3.\u2014 Cystographie jugée normale.Il y a possiblement un orifice urétéral a gauche.i k 420 Maurice HÉON nent du mésoderme intermédiaire.Pour jeter plus de lumière sur cette question, il faudra compléter l\u2019exploration urologique et bien établir l'absence indiscutable du rein gauche par une pyélographie rétrograde, épreuve qui, à cause du refus des parents, n\u2019a pas encore été possible.BIBLIOGRAPHIE 1.BEYER, P., STRICKER, P., et KLEIN, M.L., Deux observations de tumeurs sacrococcygiennes du nouveau-né, Arch.fr.pédiat., 16 : 1270, 1959.Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 2.CHAFFIN, L., Clinical aspects of sacro-coccygeal teratomas, Surg., Gyn.& Obst., 69 : 337, 1939.3.Gross, R., et al, Sacrococcygeal teratomas in infants and children, report of 40 cases, Surg., Gyn.& Obst.92 : 341, 1951.4.GWIN, J.L., ef al., Presacral teratomas in infancy and childhood, Pediairics, 16 : 239, 1955.5.Hor, C.J., et HARDAWAY, R,, Sacrococcygeal teratomas : a clinical commentary and two new cases, Plastic and Reconst.Surg., 25 : 179, 1960.6.LI CALZI, N., et al., Sacrococcygeal tumors : a preliminary report of 2 cases in adults, Diseases colon and rectum, 3 : 449, 1960.7.RAVITCH, M., et SMITH, E., Sacrococcygeal teratoma in enfants and children, Surgery, 30 : 733, 1951.Ce they QUE a hit} Un trou Lene sn d Javan Ventra tH lint lv Quen tou I Li 4 We Wiser Ut ait map {iggy Talon qu tomes: Se on mina iit LA PATHOLOGIE DU DIVERTICULE DE C\u2019est en 1809 que Johann Friedrich Meckel décrivit le diverticule qui porte son nom.Quelques auteurs l\u2019avaient fait antérieurement, mais il fut le premier à le décrire et à le rattacher à un trouble du développement embryologique (13).L\u2019embryon qui est planiforme au tout début de son développement, se replie latéralement et d\u2019avant en arrière, et ainsi se constitue une paroi ventrale.La cavité endoblastique ou lécithocèle va se diviser en deux : l\u2019une intra-embryonnaire, l\u2019intestin primitif, et l\u2019autre extra-embryonnaire, la vésicule ombilicale.Ces cavités communiquent entre elles par le canal vitellin qui est entouré par la paroi abdominale ou futur ombilic.Lors du développement de l'intestin, 1l se fait une rotation de 180° autour de ce canal vitellin qui servira d\u2019axe de rotation (6).Normalement, cet axe disparaît entre la cinquième et septième semaine de la grossesse, mais il peut persister totalement ou en partie pour donner diverses malformations.Si le canal persiste en entier, nous aurons une fistule omphalomésentérique.S'il persiste en son tiers externe et reste ouvert à la peau, il donnera une fistule ombilicale, tandis que s\u2019il s\u2019oblitère à la peau, il créera un kyste ombilical.Si le tiers moyen ne se résorbe pas, il constituera un entérokystome.Enfin, si le tiers interne persiste et reste ouvert dans l\u2019intestin grêle, il donnera naissance au diverticule de Meckel qui se termine le plus souvent librement mais parfois laisse persister un mince tractus fibreux de l\u2019apex du diverticule au péritoine ombilical (2).* Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 10 janvier 1963.MECKEL * Léonard BERNIER, M.D., F.RC.P, (\u20ac) Assistant au Service d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec La distance du diverticule de Meckel à la valvule iléo-cæcale varie selon l\u2019âge du sujet et également d\u2019un individu à l\u2019autre.Plusieurs auteurs fournissent des valeurs différentes mais, selon Anderson, cette distance serait de l\u2019ordre de 100 cm chez l\u2019adulte et de 40 cm chez l\u2019enfant.La localisation est toujours antimésentérique si bien que si nous avons un diverticule situé du côté mésentérique de l\u2019iléon, nous devons le considérer comme une duplication de l\u2019intestin plutôt que comme un diverticule de Meckel (13).Pour cette étude de la pathologie du diverticule de Meckel, nous avons relevé la littérature et nous avons comparé ces données avec le matériel chirurgical et autopsique de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, pour les années 1953 à 1963.Nous avons recueilli 129 cas de diverticule de Meckel parmi 1298 autopsies et 40509 pièces chirurgicales.Ces cas proviennent de 16 autopsies et de 113 interventions chirurgicales.Les dimensions du diverticule de Meckel varient, selon les auteurs, de deux à huit cm de longueur par un a deux cm de diamétre.Chez nos 129 cas, les dimensions, lorsqu\u2019elles sont mentionnées dans le dossier, se situent entre un et trois cm pour la longueur et un et deux cm pour le diamètre, avec quelques exceptions.Ces dimensions sont assez comparables a celles que nous avons recueillies dans la littérature.Le diverticule de Meckel se rencontre chez deux a trois pour cent de la population.Comme il s\u2019agit d\u2019un vestige embryologique, on le retrouve à n\u2019importe quel âge.L'âge de nos malades est très variable et aucune décennie ne semble favorisée. FA AL OS led 422 Léonard BERNIER Nous avons étudié l\u2019âge en séparant les cas chirurgicaux des cas autopsiques.Il semble y avoir une prédominance des cas chirurgicaux, pour les 30 premières années de la vie, tandis que les cas autopsiques sont distribués aux deux extrémités de la vie.La figure 1 illustre la distribution moyenne en âge des spécimens étudiés au laboratoire.La plupart des autopsies pratiquées le sont chez des enfants de moins d\u2019un an et chez des adultes de plus de 50 ans.Par contre, la plus grande partie des pièces chirurgicales proviennent de patients de moins de 50 ans avec une fréquence accrue au cours des 30 premières années de la vie, fréquence surtout explicable par le grand nombre d\u2019appendicectomies.Le diverticule de Meckel semble favoriser les garçons dans les deux tiers des cas.Cependant, 34 verticules { 6 Autopsies O 35 113 Opérations NH aq 25 24 Q 49 20 15 5 ss 4 5 > IAAF AGE |< 1 1-10 [10-20] 20-30 50-60|60-70| 76-31 27-054 Figure 1.\u2014 Distribution de nos 129 cas de diverticules de Meckel selon l\u2019âge des patients.Sôderlund a noté, en étudiant 115 cas dans un Service de pédiatrie, que la fréquence était la même pour les deux sexes lorsque le diverticule était asymptomatique, tandis que dans les cas pathologiques, la fréquence était beaucoup plus élevée chez les garçons.La distribution de nos cas de diverticule, en regard du sexe, est assez superposable à celle de l\u2019auteur précédent qui rapporte deux tiers de ses 115 cas chez des sujets males.Nous retrouvons, sur 129 cas, 80 sujets masculins et 49 sujets féminins.Le diverticule de Meckel est le plus souvent sans importance clinique et il est trouvé au hasard lors des interventions abdominales ou lors des autopsies.Il est alors tapissé par une muqueuse du type du petit intestin et ne présente aucune modification pathologique.Bien qu\u2019il puisse être Laval Médical Vel.34 \u2014 Avril 1963 le siège de lésions pathologiques de même nature que n\u2019importe quel segment de l\u2019intestin grêle, il semble y avoir en plus une pathologie importante et propre, rattachée au diverticule de Meckel.Ces lésions sont habituellement asymp- tomatiques mais quelquefois elles donnent une symptomatologie clinique propre.Les changements pathologiques peuvent être de catégories très variables (tableau I).TABLEAU I Pathologie du divertissement de Meckel LÉSIONS MÉTAPLASIQUES : muqueuse gastrique et tissu pancréatique.TROUBLES CIRCULATOIRES : invagination, volvulus.LESIONS INFLAMMATOIRES \"ON spécifiques spécifiques ULCÈRE PEPTIQUE ET SES COMPLICATIONS.TUMEURS BÉNIGNES.TUMEURS MALIGNES.La métaplasie la plus fréquente rencontrée au diverticule de Meckel est la métaplasie gastrique qui peut intéresser une partie ou la totalité de la muqueuse du diverticule.Tous les auteurs en parlent et donnent des fréquences de 15 a 20 pour cent, et même jusqu\u2019à 25 à 35 pour cent.Sôderlund en trouve 24 fois sur 27 diverticules avec muqueuse hétérotopique (13).Cette muqueuse gastrique semble jouer un rôle de première importance dans la génèse des ulcères peptiques comme il sera mentionné plus loin.De plus, cette métaplasie paraît expliquer les hémorragies des diverticules de Meckel, puisque Berman (4) affirme que dans les diverticules qui saignent, on doit trouver de la métaplasie gastrique dans 100 pour cent des cas.Les cas où on n\u2019en retrouve pas devraient être coupés en séries et examinés dans toute leur étendue.Il affirme également que chez un enfant qui saigne par le rectum sans autre symptomatologie ou qui présente des signes de perforation intestinale, on doit penser immédiatement à un diverticule de Meckel.Plus rarement, le diverticule peut être Jrad © Vil #4: lo lige Quel du ts (teat queuse ich Al Ont | Can gue testi mem ds Tend! le dif ne atl! Nm, sm Bast ot ue dam sr Ques \u20ac Pirte; a le lent Ay Tat | ny Tim tro fy ] Ig hl] Gg Ar Tey hy ley, ig, Bi Bt Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 le siège de métaplasie duodénale, jéjunale ou colique.Quelquefois, le diverticule de Meckel présente du tissu pancréatique aberrant.Ce tissu pancréatique se situe ordinairement à la sous-mu- queuse ou à la séreuse et il est formé presque exclusivement de pancréas externe.Ce tissu pancréatique de même que la muqueuse gastrique sont rarement le point de départ de tumeurs.Ces métaplasies peuvent paraître difficiles à expliquer, mais elles ne répugnent en rien.L\u2019intestin primitif de l\u2019embryon qui est limité par les membranes pharyngée et cloacale, est tapissé dans toute sa longueur par le même épithélium, l\u2019endoblaste.Lorsque l\u2019embryon se développe, les différents segments du tube digestif vont subir une différenciation propre à chaque fonction : soit l\u2019œsophage, l\u2019estomac, le duodénum, le jéjunum, l\u2019iléon et le côlon.Dans chacun de ces segments, il peut persister soit des cellules endo- blastiques qui se différencieront ultérieurement, soit des cellules différenciées qui subiront éventuellement une dédifférenciation.On rencontre, d\u2019après plusieurs auteurs, des foyers de muqueuse gastrique à l\u2019œsophage, dans des kystes thoraciques et a I'intestin (15).Récemment, Cox rapporte un cas de muqueuse gastrique hétérotopique au niveau du rectum (5).Le pancréas aberrant s\u2019explique aussi par l\u2019embryologie.Chez l\u2019embryon, le tube intestinal, au niveau du futur duodénum, donne en proliférant un bourgeon ventral pour le foie et trois bourgeons pour le pancréas : un dorsal qui formera la plus grande partie du pancréas, un latéral droit qui donnera la partie inférieure de la tête du pancréas et un latéral gauche qui régressera (6).Ces ébauches se forment à partir de cellules endoblastiques et des cellules identiques avec les mêmes potentialités peuvent persister sur les autres segments du tube digestif pour former plus tard du tissu pancréatique aberrant.On rapporte des hétérotopies pancréatiques à l'estomac, à l'intestin, à la vésicule biliaire, au médiastin et dans des kystes abdominaux (15).Récemment, Kellett rapporte un cas de muqueuse gastro-intestinale et un cas de tissu pancréatique Le LA PATHOLOGIE DU DIVERTICULE DE MECKEL 423 au niveau du poumon (7).On sait que l arbre respiratoire se forme à partir d\u2019une évagination ventrale de l\u2019endoblaste.L'étude de nos 129 cas a démontré les anomalies suivantes : nous avons trouvé de la métaplasie gastrique dans 26 cas et du tissu pancréatique aberrant dans trois cas dont un montrait en plus de la muqueuse gastrique.Ces chiffres correspondant à 20,1 pour cent et 2,3 pour cent, paraissent un peu bas par rapport à ceux de Parnassa qui retrouve des changements métaplasiques dans 25 à 65 pour cent, mais se comparent assez bien à ceux de Sôderlund qui obtient 24 cas de métaplasie gastrique et trois cas de pancréas aberrant chez 115 malades.Le présence de cellules déciduales au niveau de la séreuse d\u2019un diverticule de Meckel, peut être considérée dans un sens large comme un phénomène métaplasique.Nous avons trouvé des cellules déciduales au niveau d\u2019un tel diverticule chez une femme de 30 ans dont on avait enlevé l\u2019utérus gravide par suite d\u2019une rupture du segment inférieur.Les troubles circulatoires limités au diverticule de Meckel sont rares.On les rencontre presque toujours associés aux troubles circulatoires du segment intestinal porteur d\u2019un diverticule.Ces changements consistent en un infarcissement hémorragique secondaire a une invagination ou a un volvulus.Le diverticule de Meckel est assez souvent le point d\u2019amorce d\u2019une invagination ou entraînera un volvulus surtout lorsqu\u2019il est relié à l\u2019ombilic par une bande fibreuse.Dans ces cas, il y aura une symptomatologie d\u2019occlusion intestinale et l\u2019origine diverticulaire sera une trouvaille lors de la laparotomie.À l'examen, on constatera les changements histologiques habituels, soit une nécrose hémorragique ou une simple stase veineuse, selon la sévérité de l\u2019obstruction circulatoire.Dans notre matériel, les troubles circulatoires du diverticule de Meckel sont survenus au cours de troubles circulatoires du segment intestinal porteur du diverticule.Nous avons recueilli six cas d\u2019invagination intestinale et trois cas de volvulus.Dans certains cas, il est difficile de RASE er WR: So SRR, ie EER TREE ae i a 77 TET 424 prouver que le diverticule a été le point d\u2019amorce de ces troubles, mais si nous ne trouvons aucun autre facteur causal, nous devons au moins penser que le diverticule en a été la cause.Un cas intéressant qui nous a semblé entrer dans cette catégorie est le suivant : 1] s\u2019agit d\u2019un homme de 16 ans hospitalisé avec un syndrome abdominal aigu.Lors de la laparotomie, le chirurgien a trouvé une invagination de l\u2019iléon dans le cæcum.Au sommet de l\u2019anse invaginé, il y avait une structure polypeuse avec muqueuse iléale et également avec de la métaplasie gastrique.Ce polype a été considéré comme un diverticule de Meckel, lui-mêrre invaginé, qui, par la suite, a provoqué l\u2019invagination iléo-cæcale.Les lésions inflammatoires du diverticule de Meckel peuvent être non spécifiques et peuvent accompagner n\u2019importe quelle inflammation du grêle.On trouve une diverticulite banale soit par des troubles circulatoires ou par irritation due au mauvais vidangeage.L\u2019inflammation spécifique est peut-être plus rare et ne différera en rien des lésions identiques ailleurs sur le petit intestin.Les lésions inflammatoires ont été retrouvées quelques fois dans notre matériel.Les inflammations non spécifiques sont vues surtout lorsque le diverticule présente des troubles circulatoires.Les lésions inflammatoires spécifiques sont encore plus rares.Dans nos 129 cas, nous avons constaté, chez un garçon de quatre ans, un granulome tuberculoïde à la sous-muqueuse.Ce granulome ne nous semble pas de nature tuberculeuse, mais est superposable aux lésions tuberculoïdes rencontrées à l\u2019appendice et qui seraient des granulomes aux oxyures, puisque parfois le centre contient des débris d\u2019oxyures.L\u2019ulcère peptique est une importante complication du diverticule de Meckel, qu\u2019on n\u2019observe qu\u2019en présence de muqueuse gastrique.La plupart des auteurs sont d'accord pour affirmer que l\u2019ulcère se développe, non pas au niveau de cette muqueuse gastrique, mais sur la muqueuse iléale du voisinage.Si la métaplasie gastrique intéresse tout le diverticule, l\u2019ulcère se développera à la bouche du diverticule ou Léonard BERNIER Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 encore sur la muqueuse iléale qui fait face à cette bouche (13).Dans la pathogénie de l\u2019ulcère peptique, on invoque une foule de facteurs, mais celui de l\u2019acide chlorhydrique n\u2019est certainement pas négligeable comme semble le prouver l\u2019ulcère peptique du diverticule de Meckel.L\u2019acidité gastrique est neutralisée en passant dans le duodénum et le jéjunum, tandis que l\u2019acidité produite par la muqueuse gastrique du diverticule semble stagner et être un des facteurs importants dans la production d\u2019ulcère.Il v a certainement d\u2019autres facteurs puisque la muqueuse gastrique dans les diverticules est assez fréquente (15 à 20 pour cent et 25 à 35 pour cent), tandis que l\u2019ulcère peptique est relativement rare.Ces ulcères peuvent, comme les ulcères gastriques, se compliquer d\u2019hémorragies massives ou de perforations, mais ne se transforment à peu près jamais en épithélioma.Dans notre matériel, nous avons retrouvé trois cas d\u2019ulcère peptique dont un avec perforation.Chez tous les malades, il y avait de la métaplasie gastrique et l\u2019ulcère s\u2019était développé sur la muqueuse iléale.Ces ulcérations sont certainement de type peptique avec leur liséré fibrine= purulent en surface et la sclérose sous-jacente qui remplace parfois toutes les couches de la paroi ; elles sont sans aucun doute différentes des ulcérations banales associées à la diverticulite.Les tumeurs bénignes du diverticule de Meckel peuvent originer des différentes structures de la paroi.On retrouve des myomes, des lipomes, des neurinomes, des papillons et des carcinoïdes (9).La plus fréquente de ces tumeurs, si l\u2019on en juge par les auteurs qui ont traité du diverticule de Meckel, est le carcinoïde.Cette tumeur a la même origine et le même aspect qu\u2019à l\u2019appendice ou à l\u2019intestin grêle.Elle est généralement bénigne mais peut parfois donner des métastases, surtout hépatiques.En 1953, Stoll en retrouve sept cas dans la littérature et en publie un avec des métastases hépatiques.Ce serait vraisemblablement le premier cas de carcinoïde malin rapporté.En 1956, Parnassa en a recueilli onze cas dans la littérature médicale en incluant les sept cas de Stoll.I Lors | I Vol H-A Led en sel des gi À nu foe.{helo répartis las, « ng classifé [es tum ae Méta Cony bénigne Mecke] nfm 18 de tun 1 ri {ime Micro Fumeu is 8; Tuque Den Pouron Hig testy Donror fie 10 on.it Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Les tumeurs malignes du diverticule de Meckel, en excluant les carcinoïdes malins, comprennent des épithéliomas et des sarcomes.Les premiers sont plus rares que les seconds et Nygaard rapporte, sur 22 cas de tumeurs malignes, six épi- théliomas et 16 sarcomes.Les sarcomes sont répartis comme suit : quatre sarcomes fusocellu- laires, deux fibrosarcomes, trois myxosarcomes, cing léiomyosarcomes et deux sarcomes non classifiés.Ces tumeurs malignes, de même que les tumeurs bénignes, sont certainement plus rares au niveau du diverticule de Meckel que les lésions métaplasiques.Comme nous venons de le signaler, les tumeurs bénignes et malignes au niveau du diverticule de Meckel sont des raretés.Cette affirmation fut confirmée à l\u2019étude de notre matériel.Chez 129 cas recueillis, nous avons noté un seul cas de tumeur bénigne et il s\u2019agit d\u2019un carcinoïde.Il présente toutes les caractéristiques de cette tumeur, tant au point de vue macroscopique que microscopique.Nous pouvons affirmer que la tumeur est bénigne, puisqu'elle a été retrouvée sans aucune métastase, à l\u2019autopsie d\u2019un homme de 68 ans.Elle était située dans le stroma de la muqueuse et faisait polype dans la lumière.Dans la même période de 1953 à 1963, nous pouvons retrouver dans le matériel chirurgical de l\u2019Hôtel-Dieu, trois cas d\u2019épithélioma du petit intestin.Après avoir étudié ces dossiers, nous pouvons éliminer un point de départ diverticu- laire, car ces lésions étaient situées à la partie haute ou basse du grêle.Aucune autre tumeur à point de départ diverticulaire n\u2019a été retrouvée dans notre matériel.LA PATHOLOGIE DU DIVERTICULE DE MECKEL 425 En résumé, nous avons étudié les lésions pathologiques qui peuvent se développer au diverticule de Meckel.Nous avons comparé nos résultats établis sur 129 cas de diverticules à ceux publiés dans la littérature et nous les avons trouvés superposables, sauf peut-être pour les tumeurs bénignes et malignes.BIBLIOGRAPHIE 1.ALBRIGHT, H.L., et SPRAGUE, J.S., New Engl.J.Med, 226 : 142, 1942.2.ANDERSON, W.A.D., Pathology, 4° éd.The C.V.Mosby, Company, St-Louis, 1961.BARRETT, J.C., Malignant tumours of Meckel\u2019s diverti- culum, Brit.J.Surg., 41 : 518-519, 1954.4.BERMAN, E.J., SCHNEIDER, A., et Ports.W.J., Importance of gastric mucosa in Meckel\u2019s diverticulum, JAMA.156 : 6, 1954.5.Cox, R.W., A case of gastric hetorotopia in the rectum, J.Path.Bact., 84 ; 427-428, 1962.6.GIROUD, A., et LELIEVRE, A., Eléments d\u2019embryologie, 5° éd., Librairie E.LeFrançois, Paris, 1960.7, KELIETT, H.S., LIPPHARD, D., et WILLIS, R.A., Two unusual examples of heteroplasia in the lung, J.Path.Bact., 84 : 421-425, 1962.8.MOORE, 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l\u2019étiologie, les différents types cliniques, les complications lointaines, les modalités du traitement.Certains d\u2019entre eux apportent les résultats immédiats de tel régime, telle médication, mais sont muets quant aux résultats * Travail du Service d\u2019endocrinologie de l\u2019Hôpitai Laënnec (professeur Albeaux-Fernet, Paris).a t Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 15 novembre 1962.Jacques CHABOT médecin assistant des Hôpitaux de Paris Paul BÉNÉ chef de clinique à la Faculté de Paris lointains, après une ou plusieurs années.Or, l\u2019expérience de chaque jour nous montre qu\u2019il est relativement facile de faire maigrir un sujet obèse mais que le maintien de cette perte pondérale qui, en définitive, importe seule, est extrêmement difficile.Durant ces dernières années, une dizaine de publications ont été consacrées à l\u2019étude des résultats lointains du traitement de l'obésité (tableau I).TABLEAU I Les résultats du traitement de l\u2019obésité après un an (Publications étrangères, d\u2019après STUNKARD.) Nombre de Perte de poids au bout d\u2019un an : pourcentage des sujets traités Auteurs sujets Fellows, 1931.Evans, 1938.Gray et coll.,, 1939 Osserman et coll., 1951 Munves, 1953.Harvey et coll, 1954 Young et coll, 1955.Feinstein et coll., 1958 Berkowitz et coll., 1960 1468 moins de 5 kg \u201c plus de 20 kg * plus de 10 kg * 47 59 52 35 61 i 40 17 38 > OO Ut Ul 46 * Les poids ont été approximativement convertis en kg, sur la base de deux Ib pour un kg.Sorel) va, H-À led résatas cire ai fy May ler ing Sa HABOT Uh file obèse 24 omit ned : des wf Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Les différents auteurs ont, pour la plupart, des résultats comparables un an aprés la premiére cure amaigrissante : \u2014 de 40 a 60 pour cent des sujets ont perdu moins de cing kg ; \u2014 de 20 a 30 pour cent ont perdu entre cing et 10 kg ; \u2014 de 12 a 30 pour cent ont perdu plus de 10 kg ; \u2014 de deux a huit pour cent seulement ont conservé un poids inférieur de plus de 20 kg a leur poids de départ.Stunkard, qui publie ce tableau d\u2019ensemble, rapporte des résultats comparables, aussi médiocres, et insiste sur la terrible difficulté du traitement à long terme de l\u2019obésité.Nous avons essayé, pour notre part, d'analyser les résultats lointains du traitement de l'obésité.Nous avons utilisé dans ce but les observations d\u2019une centaine d\u2019obèses traités au moins une fois dans notre Service, sans autre discrimination qu\u2019une observation suffisamment explicite et qu\u2019une surcharge pondérale dépassant de 20 pour cent le poids théorique.Une centaine de questionnaires ont été adressés aux anciens malades.Un tiers des malades nous ont répondu.Pour avoir une impression aussi étendue que possible de la « vie pondérale » d\u2019un obèse nous avons retenu les différents poids connus du malade et toutes les cures amaigrissantes subies quelles qu\u2019aient été leurs modalités, avec ou sans hospitalisation, quel qu\u2019ait été le traitement associé au régime.Nous avons relevé l\u2019efficacité immédiate de chaque cure amaigrissante.Nous avons ensuite comparé le dernier poids connu au poids maximum atteint par le sujet avant d\u2019avoir subi une cure amaigrissante efficace : la perte de poids ainsi déterminée constitue une indication intéressante sur l'efficacité lointaine du traitement.I.LES RÉSULTATS IMMÉDIATS D\u2019UNE CURE AMAIGRISSANTE Tout malade se soumettant à un régime restrictif de 800 à 1 000 calories perd du poids, LES RÉSULTATS DU TRAITEMENT DE L'OBÉSITÉ 427 quelles que soient les modalités thérapeutiques associées : psychothérapie, régime sans sel ou normalement salé, diurétiques, extrait thyroidien, anorexigènes ou sédatifs.Dans le tableau II nous retenons seulement le chiffre de perte pondérale le plus important lorsqu\u2019un sujet a subi plusieurs cures amaigrissantes : TABLEAU I! Résultat immédiat de la cure amaigrissante la plus efficace | | ! Nombre i ; ; .Plus to mints | Echecs 0à5ke | 6410 kg [11820 kg (50% 54 | 6% ; 11% 26% | 41% 16% | Les échecs et les mauvais résultats concernent le plus souvent des malades traités sans hospitalisation, ou bien des malades n\u2019ayant pas observé strictement le régime.Il importe de savoir qu\u2019au moins un obèse sur cinq de cette série n\u2019a pas maigri ou bien a perdu un poids dérisoire.Or cette série ne peut pécher que par optimisme car elle ne comporte aucun de ces nombreux obèses « satisfaits » refusant dès l\u2019abord tout traitement.Dans les échecs sont sûrement compris ceux que nous avons cru convaincre, ceux qui désiraient une médication amaigrissante et non un régime, ceux qui n\u2019ont pas été aidés par l\u2019entourage immédiat.Nous sommes convaincus qu\u2019il est inutile de prescrire un régime à un sujet qui ne désire pas maigrir, ou bien à celui qui prétend observer déjà un régime des plus restrictifs.Ces obésités sont liées à une perturbation d\u2019ordre psychologique : obésité refuge d\u2019un sujet qui « s\u2019enlise dans son corps » au lieu de se tourner vers l'extérieur, vers les réalités sociales ou familiales, obésité masochiste, obésité d\u2019origine névrotique ou pithiatique, obésité captatrice avec incapacité de repousser la satisfaction de la satiété.Dans 60 pour cent des cas une perte pondérale dépassant 10 kg est obtenue durant la cure.C\u2019est là un résultat satisfaisant car il en résulte presque toujours une amélioration fonctionnelle (bien- 428 Jacques CHABOT - Paul BÉNÉ être, élimination de l\u2019essouflement, disparition de douleurs rhumatismales), même lorsque le poids initial dépasse 90 ou 100 kg.Dans de nombreux cas les cures amaigrissantes ont été répétées avec un résultat chaque fois comparable.Le tableau III indique le pourcentage de résultats par rapport au nombre de cures amaigrissantes subies par ces 54 sujets.TABLEAU III Pourcentage de résultats par rapport au nombre de cures amaigrissantes subies par 54 sujels.Nombre 1 N «ap Plus de cures Echecs 0à5kg 6 à 10 kg 11 à 20 kg de 20 kg 75 | 4% 139% 30% 419, 129%, On note seulement une diminution de la fréquence relative des résultats excellents, supérieurs a 20 kg.I.LES RÉSULTATS À LONG TERME Le tableau IV rassemble les résultats constatés un an ou plus après le premier traitement amaigrissant.Le poids atteint avant la premiére cure amaigrissante est comparé au dernier poids connu.Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Toutefois lorsque ce dernier est consécutif à une hospitalisation pour cure amaigrissante, le poids considéré est celui précédant la cure.Ainsi considéré dans son ensemble, ce tableau montre 48 pour cent d\u2019échecs, 29 pour cent de résultats moyens, avec perte pondérale globale de six a 20 kg et 23 pour cent de bons résultats ; la plus grande part de ces derniers, 17 pour cent du total, peut même être considérée comme une guérison.COMMENT AIRES Les pourcentages établis ici n\u2019ont qu\u2019une valeur indicative assez grossière.Si le pourcentage d\u2019échecs pouvait être établi par rapport à 100 sujets obèses pris au hasard, il serait certainement très supérieur, car nous n'avons pu retenir ici que les observations de malades ayant consulté ou ayant été hospitalisés pour leur obésité, ayant été longuement suivis pour cette affection ou ayant accepté de répondre à notre questionnaire.On peut avancer seulement que près de 50 pour cent des obèses désirant maigrir n\u2019obtiennent guère de résultats à longue échéance.A.LES ÉCHECS : 1.Echecs vrais et êchecs relatifs : Cependant, nous ne savons pas ce que seraient devenusces obèses s\u2019ils n'avaient jamais été traités.TABLEAU IV Résultats constatés un an ou plus après le premier traitement amaigrissant Aggravation Oà5kg 6 à 10 kg 11 à 20 kg |Plusde20kg| Guérison 1 an 1 1 1 1 1à5ans 3 5 3 5 2 6 5 à 10 ans 5 3 2 1 2 Flus de 10 ans 5 Nombre de malades 14 8 6 7 3 8 Pourcentage des 46 sujets 48% 299% 23% Lara! Vo.Quel enquête strés Ë évidente Parc su de d'un té régime Taper cure ét Îles les eur plutôt nkas Le lèrene ne ve Tapeut she % vid tue Tezonf st Dan Fine li \u201ca Sa Cony Dinar, be Ta Peli iy Uy Wg fan, jes In dé Ve ce Ly, Te ly { i Pip big uy lig, Wg me a KE.git \\ Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 A Quelques-uns d\u2019entre eux répondent à notre enquête ne plus suivre de régime ou bien un régime « très léger, sans sel » : la cause de l\u2019échec est évidente.Par contre, près de la moitié de ces sujets ont suivi des cures amaigrissantes efficaces au prix d\u2019un régime «très pénible ».Aussitôt après, le régime était abandonné et les kilogrammes perdus rapidement repris ; bientôt le poids précédant la cure était dépassé.H est permis de se demander si, dans ces cas, les cures amaigrissantes ont été utiles, ou bien plutôt si l\u2019évolution générale de la courbe pondérale a suivi son cours propre.Les « cures inutiles » nous paraissent particulièrement fréquentes chez les malades soumis à une restriction sodée exagérée ou bien à une thérapeutique diurétique presque continue : dans ces cas la chute pondérale est artificielle ; l\u2019organisme se vide d\u2019eau et de sel, comme une éponge, d\u2019une manière non physiologique ; puis il se regonfle grâce à un bilan hydrique et sodique positif, dès que ces conditions sont relâchées.Dans d\u2019autres cas, au contraire, grâce à un régime intermittent vraiment restrictif on a l'impression de stabiliser une obésité qui, sans cela s\u2019aggraverait.Contrairement à ce qu\u2019on pourrait attendre, la plupart des échecs concernent des obésités pénibles, mal supportées, avec légère dyspnée d\u2019effort, palpitations, « douleurs », et troubles neuro- végétatifs divers.Malgré cet inconfort, l\u2019obèse n'arrive pas à maigrir et à atteindre le poids qu\u2019il souhaite.Il est possible que cela traduise le terrain névrotique plus marqué chez certains de ces sujets.L\u2019obésité est un refuge, la suralimentation un dérivatif à un état dépressif qui se manifeste par ces troubles fonctionnels.L\u2019étiologie de l\u2019obésité ne paraît guère conditionner la fréquence des échecs : on trouve dans cette série des obésités infantiles (trois cas), des obésités postpuerpérales familiales, une obésité d\u2019immobilisation, une obésité cérébrale.Le type morphologique de l'obésité a une certaine incidence pronostique.Les obésités diffuses sont plus rarement rencontrées que les obésités LES RÉSULTATS DU TRAITEMENT DE L'OBÉSITÉ gic ai PE EEE 429 hypergynoïdes avec dystrophie graisseuse de la moitié inférieure du corps.Les lipodystrophies diffuses sont évidemment de médiocre pronostic.Les trois quarts de ces obèses mesuraient moins de 1 m 60.B.LES GUERISONS : Dans un petit nombre de cas, qui atteint tout de méme 17 pour cent des malades de cette série une guérison vraie doit être envisagée.Ces sujets ont tous atteint depuis plus d\u2019un an un poids dans les limites de la normale, ne dépassant pas 15 à 20 pour cent du poids théorique.Cinq de ces malades ne suivent plus aucun régime depuis un à 10 ans.Une d\u2019entre elles reprend un kg par an et il est possible qu\u2019elle devienne à nouveau obèse dans l\u2019avenir.Deux autres suivent un régime léger ou intermittent.La dernière ne contrôle encore son poids qu\u2019au prix d\u2019un régime sévère.Toutes ces malades avaient une obésité très franche, pesant de 75 à 96 kg, sauf une qui ne pesait que 64 kg pour 1 m 57 à 20 ans.Des cas comparables à ce dernier sont certainement très nombreux et nous connaissons tous ces obésités modérées de la jeune fille, obésités passagères, qui guérissent définitivement après quelques mois de régime et quelques années de surveillance.Si un tel cas est unique dans notre série cela tient probablement au milieu hospitalier de l\u2019enquête et au fait même de la guérison qui explique que ces malades ne reviennent plus nous voir.Age du début de l\u2019obésité, Dans presque tous les cas, il s\u2019agit d\u2019une obésité de la jeune fille ou de la petite fille.Dans un cas l\u2019obésité est apparue à la trentaine.Etiologie de l\u2019obésité, Dans tous les cas l\u2019étiologie est alimentaire mais plusieurs fois sous l\u2019impulsion d\u2019un souci, d\u2019un traumatisme psychique.Cependant dans tous ces cas l\u2019équilibre psychique a pu se rétablir ; il existe peu de troubles neurovégétatifs.On doit penser que la perturbation de l\u2019appétit a été, dans ces cas, transitoire, réversible, en quelque sorte réactionnelle. 430 C.LES AMÉLIORATIONS : Ces cas représentent assez bien ce qu\u2019on observe le plus souvent dans les grandes obésités (10 de ces malades ont pesé plus de 90 kg, six plus de 100 kg) lorsque les malades reviennent avec un acharnement louable nous demander de réduire une surcharge pondérale génératrice de dyspnée d\u2019effort, de palpitations, de douleurs articulaires, de douleurs dans les jambes, de varices.Presque tous ces malades ont subi des cures amaigrissantes répétées jusqu\u2019à cinq fois, toujours efficaces ; mais entre les cures le régime hypocalorique est abandonné ou insuffisant : quelques kilogrammes sont repris, témoignant bien que la maladie n\u2019est pas guérie et que sans la répétition des cures le poids maximum serait probablement atteint à nouveau.Les facteurs étiologiques de la suralimentation sont là encore très divers : troubles psychiques, hérédité, sédentarité, troubles génitaux ; la morphologie de l\u2019obésité est également très variable.La taille.Il est cependant frappant de noter que toutes les femmes de cette série sauf une mesurent moins de 1 m 60.Nous avions déjà noté cette petite taille dans les échecs, tandis que six des huit femmes considérées dans le cadre des guérisons mesuraient plus de 1 m 60.CONCLUSIONS 1.De nombreux obéses ne s\u2019adressent jamais à nous pour maigrir.D\u2019autres ne se laissent jamais convaincre de la nocivité de l\u2019obésité et n\u2019acceptent aucun régime.La prescription d\u2019un régime est inutile car elle ne sera pas observée.La proportion de ces obèses est difficile à établir : elle dépasse certainement 50 pour cent.2.Parmi les 50 obèses qui paraissent, au moins l\u2019instant de notre consultation, se laisser convaincre du bénéfice qu\u2019ils obtiendront d\u2019une réduction pondérale, une dizaine ne suivent pas nos prescriptions ou les suivent trop peu de temps ; la perte de poids, en quelques mois est nulle ou inférieure à cinq kg.Les échecs immédiats sont presque toujours liés à de mauvaises conditions psychologiques du sujet ou de son entourage.Ils peuvent être Jacques CHABOT - Paul BÉNÉ Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 prévus lorsqu\u2019une prise de conscience de l'obésité et des facteurs d\u2019ordre psychologique qui ont causé la suralimentation relative ne peut être obtenue.Dans ces cas prévisibles, la prescription d\u2019un régime est une erreur, car l\u2019échec final du traitement crée entre le malade et son médecin une ambiance de suspicion, de manque de confiance ; cet échec aggrave un sentiment de culpabilité de la part de l\u2019obèse et l\u2019enferme dans son obésité.Une psychothérapie étalée sur des mois, des années doit souvent précéder le traitement de l\u2019obésité.Le désir réel de maigrir est la condition nécessaire du succès.Dans tous les autres cas, 80 pour cent environ de nos 50 malades, le traitement de l\u2019obésité est immédiatement efficace ; six à 20 kg et plus sont perdus en quelques semaines ou mois.Dans ces cas, les cures répétées sont chaque fois efficaces.3.Quarante-six malades nous restent dont l\u2019analyse de l\u2019observation et les réponses à une enquête nous permettent d\u2019envisager les résultats à long terme d\u2019une première cure amaigrissante efficace.a) Les échecs.La moitié sont en définitive des échecs du traitement.Au bout d\u2019un an et plus, les kilogrammes perdus sont repris, le poids initial est dépassé ; de nouvelles cures sont efficaces mais encore d\u2019une façon transitoire.Dans ce groupe, nous trouvons des obésités de tout type morphologique ou étiologique.Cependant, les obésités anciennes, avec dystrophie graisseuse, diffuse ou prédominant sur la moitié inférieure du corps, sont de mauvais pronostic.Les obésités du sujet âgé, les obésités familiales, les obésités avec importants troubles neurovégéta- tifs sont souvent rebelles.Enfin, le terrain psychique est un facteur important de ces mauvais résultats.L\u2019obésité est l\u2019expression d\u2019une attitude en face de soi-même et des autres et vis-à-vis de la satisfaction de ses plaisirs.La volonté d'en sortir ne peut avoir qu\u2019une efficacité transitoire lorsque les motivations élémentaires sont profondes.Cependant, certains de ces échecs doivent être considérés comme des succès relatifs : grâce à des cures amaigrissantes répétées la surcharge pondé- Lorsi À Tol 3-2 Rl ne Jy fin pn M ou mous à gel bi Lis guéisen attemt \u20ac régime Ë guérison ms Llp | étude, dans À Cependan f dobist frachem ; Psycho hols | tirs du ter | mons q Import Dans leu fi A loss Tous fer LT | Tong | dels | Repay chèste M Ca Die, n dun Trié In uae fait dele hei, de a à l'obé nts Tel té et phe Dam ac.don: 2 Ur fats wane qe Dés pl, qu Fait: Lava: Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 rale ne s'aggrave pas.Le sujet est capable d\u2019un effort pour un temps déterminé.Les cures plus ou moins espacées doivent être encouragées dès que le poids atteint une « zone d\u2019alerte ».b) Les guérisons.A l'opposé quelques obésités guérissent.C\u2019est-à-dire qu\u2019un poids normal est atteint et conservé sans régime ou grâce à un régime facilement accepté.La proportion de ces guérisons est faible : elle n\u2019atteint probablement pas 10 pour cent des obèses en général ; dans notre étude, sur 46 malades étudiés assez longuement après une première cure efficace, elle atteint cependant 17 pour cent.Il s\u2019agit le plus souvent d\u2019obésités récentes du sujet jeune, ou d\u2019obésités franchement consécutives à une perturbation psychologique ou endocrinienne transitoire.c) Les améliorations.Les améliorations lointaines franches, mais incomplètes, représentent un tiers des cas étudiés, soit presque trois fois moins que les améliorations immédiates de même importance.Dans ces cas l\u2019obèse tire vraiment un bénéfice de sa fidélité, même intermittente, au traitement.Tous ces sujets restent franchement obèses mais nous pensons faire quelque chose d\u2019utile en réduisant leur poids d\u2019une dizaine de kilogrammes.Tout d\u2019abord parce que, même chez un obèse de plus de 100 kg, la perte de 10 ou 20 kg se marque par une amélioration fonctionnelle : les sujets se sentent plus légers ; ils sont moins essouflés, ils souffrent moins.D'autre part, et cela est peut être plus important encore, la surcharge pondérale se serait peut- être aggravée sans traitement ; les troubles fonctionnels auraient été sûrement majorés avec l\u2019âge, aboutissant à cette infirmité pitoyable qu\u2019est une obésité majeure chez un sujet âgé, à mesure que les troubles arthrosiques apparaissent et que l\u2019amyotrophie sénile se constitue.En outre, dans tous les cas, nous réduisons de quelques cm le chiffre de la tension maxima lors- LES RÉSULTATS DU TRAITEMENT DE L\u2019OBÉSITÉ 431 qu\u2019il est exagéré ; nous améliorons aussi la fonction respiratoire, notamment la capacité vitale.Réduisons-nous le risque d\u2019insuffisance cardiaque, de coronarite, d\u2019athérome vasculaire diffus ?Nous ne le savons pas.Enfin, nous empêchons ou nous retardons l'apparition d\u2019un diabète lorsqu\u2019existe un état prédiabétique ou une prédisposition génétique.En définitive, très schématiquement, sur 100 obèses, 50 au moins ne s\u2019occupent jamais du traitement de leur obésité ou bien sont perdus de vue aussitôt après leur première consultation.Sur 100 obèses qui désirent maigrir ou bien ont paru accepter le traitement et sa rigueur, 83 ont un bénéfice immédiat du traitement.Mais au bout d\u2019un an à 10 ans et plus, 52 seulement tirent un bénéfice de plus de six kg.Dix-sept peuvent être considérées comme guéries ou presque.Ces chiffres n\u2019ont qu\u2019une valeur indicative.Ils montrent cependant, à notre avis, la difficulté qui s\u2019attache au traitement à long terme de l\u2019obésité et la nécessité, en présence de chaque cas, de peser soigneusement d\u2019une part les indications du traitement qui ne sont peut-être pas aussi absolues qu\u2019il est habituel de l\u2019affirmer, d\u2019autre part les chances de succès.Mieux vaut dans certains cas surseoir au traitement qu\u2019aller au-devant d\u2019un échec qui n\u2019est pas sans un profond retentissement psychologique sur le malade.La prophylaxie de l\u2019obésité, par la généralisation d\u2019habitudes diététiques saines, évitant dès l\u2019enfance et à chaque période de la vie les surcharges caloriques, permettrait d\u2019éviter la constitution de ces si nombreuses obésités irréversibles.BIBLIOGRAPHIE CHABOT, J., Les résultats à long terme du traitement de l'obésité, Cahiers Collège Médecine Hôpitaux Paris, 3 (2) : 99-104, (fév.) 1962.STUNKARD, A., The results of treatment for obesity, Arch.Int.Med.103 : 79-85.(janv.) 1959. ÉTUDE DU PROLAPSUS GÉNITAL Revue critique et conclusions * J-Y.McGRAW Département de chirurgie, Hôpital Royal Victoria et université McGill, Montréal La diversité des principes invoqués et des techniques proposées pour le traitement du prolapsus génital ou vagino-utérin montre bien que la méthode de choix, d\u2019application universelle, est encore à trouver, ce qui est confirmé par l\u2019évidente précarité des résultats obtenus qui pousse même chirurgiens et gynécologues à conclure qu'aucune des techniques jusqu'ici décrites n\u2019est vraiment satisfaisante pour guérir une telle affection (2).En effet, s\u2019il faut admettre certains avantages évidents, communs ou spécifiques, à l\u2019un ou l\u2019autre des groupes d'interventions préconisées, il reste qu\u2019il faut également leur reconnaître des inconvénients qui, toujours redoutables et plus nombreux, limitent malheureusement à l\u2019extrême la portée de leurs indications ou encore augmentent considérablement le risque qu\u2019entraîne leur usage.Ainsi, si en règle générale l\u2019opération de Manchester, dans des cas choisis, semble être l\u2019opération de choix, elle n\u2019est cependant pas exempte elle-même de critiques sévères.L\u2019amputation haute du col, tout en diminuant le poids du col et en enlevant la région inflammée, exerce en effet une double action sur l\u2019utérus prolabé : si elle détermine une involution favorable du corps utérin et, par suite, une diminution de volume et de poids de ces utérus souvent gros et lourds, le travail de cicatrisation qui lui fait suite crée par contre autour du col utérin une gangue fibreuse très solide et résistante qui le fixe.Or comme il n\u2019est pas démontré que le col restant, cicatriciel, soit susceptible de bien se distendre lors d\u2019un * Reçu pour publication, le 11 février 1963.accouchement ultérieur, l\u2019intervention n\u2019est pas souhaitable lorsqu\u2019il s\u2019agit de malades jeunes.D'ailleurs, même si les créateurs mêmes de la technique ont prétendu que la conservation d\u2019un moignon cervical suffisant, long d\u2019au moins deux centimètres prévenait effectivement la possibilité d\u2019avortement, la plupart des auteurs actuels rejettent son emploi dans les cas où le désir de grossesse doit être considéré.De même, elle apparaît plus volontiers convenir aux formes moins importantes et peu sévères de prolapsus, si bien que sur ce point l\u2019opinion générale est unanime (8) à douter de sa valeur dans le traitement de la procidence complète.D'autre part, si elle permet une restauration facile et efficace de la cystocèle, de la rectocèle et de l\u2019uré- trocèle, elle peut difficilement prétendre à une correction satisfaisante de l\u2019entérocèle.Et même ici, bien qu\u2019elle se propose de maintenir une cavité vaginale de profondeur suffisante, elle est éventuellement susceptible d\u2019entraver la répétition fréquente du coït qu\u2019elle rend souvent douloureux et parfois impossible, à la suite de la transformation de la structure normale du vagin (qui, de pyrifor- me, est devenu cylindrique ou même conique) et du rétrécissement de la voûte vaginale.Enfin, même si la technique s'accompagne généralement de bons résultats, tant anatomiques que fonctionnels, elle peut toutefois être suivie de complications postopératoires immédiates et lointaines sérieuses qui doivent à l\u2019occasion faire craindre son application trop libérale.C\u2019est ainsi qu\u2019à côté des accidents hâtifs possibles, dont | | | mE (CEE A surtout le | gave Ja firemen § jeux qui À surace d À redoute \u20ac H l'iocidenc J rote po 1 dune ri {ren À la totalité | ER: 1 9 Ulablemer | & vrac | même apr Hardie féquente de gi J tien i | te 1 ct BE ment dy Dr ve (mops 9 ely | Viney [se | à Com | Cs, | i ë | In ery, dl ty fyi the Hs ty Maly i ty Ë Tel, y ne L {ly Fg Lie, \u201cai : I Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 surtout le pyomètre, exceptionnel mais toujours grave, la rétention urinaire, et l\u2019hémorragie, relativement fréquente toutefois, des ligaments cardinaux (qui ont été coupés et ligaturés) et de la surface du col restant, il importe de toujours redouter et, en conséquence, chercher à prévenir l\u2019incidence beaucoup trop fréquente d\u2019une enté- rocèle postopératoire et même éventuellement WW Ë d\u2019une récidive ultérieure du prolapsus.chirurgie, Monti lal pas jeu = dell nd.jrs des hit lu sre g vel vères de ng |! dans paire pole \u20ac li Or, en raison du protocole méme de I'opération, la totalité de ces complications s'avère technique- A ment impossible à éviter et continuera vraisem- # blablement à affecter son pronostic final : s\u2019il est vrai que l\u2019infection (susceptible de survenir même après que l\u2019intervention ait été longuement retardée pour permettre à l\u2019ulcération du col (très fréquente et ordinairement infectée et opiniâtre) de se guérir complètement) et l\u2019hémorragie constituent des accidents mineurs, de moindre impor- tance, il reste cependant que l'incidence de l\u2019enté- | rocèle (pratiquement impossible à prévenir avec la présente technique, puisque tout raccourcissement du Douglas est trés difficilement réalisable par vole périnéale) et la récidive du prolapsus (moins souvent toutefois du prolapsus total que de la colpocèle postérieure) représentent des inconvénients sérieux, dont le traitement nécessitera de toute évidence une seconde intervention.En conséquence, les indications vraiment précises de la technique se trouvent considérablement réduites et, à toutes fins pratiques, devraient être limitées, selon Te Linde (6 et 7) et Wharton (8) à une rétroversion utérine peu marquée ou encore à une cystocèle associée à un prolapsus du premier degré chez une patiente où l\u2019état de grossesse n\u2019a plus besoin d\u2019être considéré, soit enfin chez une malade âgée, qui représente un pauvre risque et | dont le léger degré de prolapsus requiert une opération courte et satisfaisante, encore faut-il être absolument assuré de l\u2019absence de toute lésion pathologique pelvienne concomitante.La colpectomie totale ou subtotale (genre Le Fort-Neugebauer ou Labbardt), pour sa part, si elle détermine une cure définitive du prolapsus en éliminant à coup sûr les résultats temporaires et les complications de toutes sortes antérieurement @) ÉTUDE DU PROLAPSUS GÉNITAL 433 mentionnées, et en mettant infailliblement à l\u2019abri d\u2019un nouveau prolapsus, rend cependant impossible toute vie génitale et, en conséquence, ne peut effectivement s\u2019appliquer qu\u2019à un tout petit nombre de malades.Du point de vue strictement chirurgical, l\u2019opération elle-même, qui est d\u2019autre part d\u2019exécution simple et rapide, n\u2019est par contre passible que d\u2019un seul reproche : elle comporte une exclusion de l\u2019utérus qui, laissé en place, peut fort bien, et généralement sournoisement, devenir le siège d\u2019un cancer, ou continuer à sécréter sans que les artifices employés pour conduire les pertes au dehors y aident toujours efficacement.En raison donc de l\u2019oblitération presque totale du vagin qu\u2019elle entraîne, l\u2019opération devra donc être précédée de certains soins pré-opératoires qui chercheront d\u2019une part, à corriger l\u2019anémie, les infections de l\u2019arbre urinaire (surtout dans le but de préciser l\u2019origine de l\u2019une et l\u2019autre de ces affections) et la cervicite et, d\u2019autre part et surtout, à éliminer toute malignité naissante du col et du corps utérin.Or, bien que connaissant des indications très limitées par suite précisément de l\u2019intégrité utérine qu\u2019il exige, et quoique rarement utilisé en raison de l\u2019abdication génitale qu\u2019il signifie, le cloisonnement du vagin, selon l\u2019opinion générale des auteurs actuels, peut cependant représenter la seule méthode utile de correction d\u2019une éversion complète du vagin à la suite d\u2019une hystérectomie totale ou encore secondaire à une cystocèle et une entérocèle volumineuses.Quant au procédé de interposition (Watkins, Wertheim, Schauta) qui, généralement, s\u2019avére de réalisation difficile et pas toujours inoffensive et, de plus, compromet toute gestation, il est actuellement en complet discrédit, ne connaissant effectivement aucune indication qui justifie son emploi.L'intervention ne peut évidemment être pratiquée avant la ménopause, au cours de la vie génitale active où persiste la possibilité de grossesse.Elle devient d\u2019autre part irréalisable en présence d\u2019un utérus gros et volumineux, ou encore d\u2019une hémorragie utérine.Les résultats eux- mêmes, enfin, se révèlent très peu satisfaisants, comme le montrent les nombreux exemples où un 434 utérus ainsi interposé a ultérieurement prolabé à nouveau, ou a développé un cancer, ou encore a amené une pression indue sur le col vésical.D'ailleurs, les trois autres grands modes de traitement surtout utilisés, du simple aspect technique, sont d'application plus facile (ignorant toute possibilité de traumatisme vésical, urétral ou intestinal) et offrent une exécution qui lui est même supérieure, exempte des complications hémorragiques et infectieuses importantes (choc et péritonite surtout) dont fréquemment elle s'accompagne.Quant à l\u2019hystérectomie vaginale, qui est décrite en association avec la colporraphie, et sous des noms variés, comme une cure du prolapsus vagino- utérin, il est évident qu\u2019en elle-même elle ne peut jamais être considérée comme telle.Qu\u2019un prolapsus génital se complique, en effet, d\u2019une condition pathologique de l\u2019utérus qui nécessite son ablation, il est facile de concevoir qu'une hystérectomie vaginale peut alors être avantageusement combinée à une colporraphie.L\u2019hystérectomie, cependant, n\u2019a par elle-même aucune part dans la guérison du prolapsus ; en fait, la colporraphie doit alors être suturée beaucoup plus prudemment, puisque, de l\u2019expérience générale, le prolapsus qui récidive après hystérectomie est éminemment plus difficile à traiter qu\u2019en présence de l\u2019organe.Il est donc inexact de faire entrer dans le traitement du prolapsus toute opération qui inclut l\u2019hystérectomie comme procédé essentiellement dirigé vers la cure du prolapsus : elles représentent en réalité une combinaison de deux opérations, dont une hystérectomie pour enlever un utérus malade et une colporraphie pour guérir le prolapsus.Comme opération combinée, l\u2019hystérectomie vaginale s\u2019avère certes très utile, à la condition expresse toutefois qu\u2019il existe quelque raison pathologique pour justifier l\u2019ablation de l'organe.Ceci est d\u2019ailleurs généralement admis par la plupart des auteurs sérieux (1) qui, dans le moindre doute de complications, recommande de toujours choisir la voie abdominale pour l\u2019hystérectomie.Il est vrai qu\u2019en enlevant l\u2019utérus prolabé, l'intervention prévient sa procidence ultérieure, J.-Y.McGRAW Laval Médical Vol.34 - Avril 1963 comme elle élimine la totalité des complications propres à l\u2019utérus, tels que hémorragie, tumeurs bénignes ou surtout malignes, et qui restent toujours possibles avec les autres procédés de traitement.Comme l\u2019opération de Manchester, cependant, si elle permet une correction facile des cystocèle, urétrocèle et rectocèle, elle s\u2019avère par contre inefficace dans le traitement de l\u2019entérocèle concomitante.De même, si elle prétend laisser un vagin fonctionnel profond et offrir un soutien insuffisant à sa voûte, il faut reconnaître qu\u2019elle est soumise aux mêmes inconvénients que la technique de Manchester et qu\u2019elle connaît, à un degré encore plus marqué, un taux d'incidence relativement élevé d\u2019entérocèle postopératoire et de récidive du prolapsus.L'opération possède, de plus, l'immense désavantage de priver les femmes plus jeunes de toute grossesse future possible ou même de la simple fonction menstruelle, dont la conservation, toujours désirable, peut parfois être dictée pour des raisons majeures évidentes.Il importe, enfin, de rappeler que l'intervention peut souvent être trop traumatisante pour une patiente âgée et que, si les résultats dont elle est suivie paraissent généralement bons, sa morbidité postopératoire est constamment plus élevée que celle des opérations de Manchester ou de Le Fort.En conséquence, l\u2019hystérectomie vaginale doit être exclusivement limitée à une patiente qui présente un bon risque opératoire, inapte par ailleurs à toute grossesse additionnelle, et chez qui l\u2019opération est en mesure d'apporter une rectification permanente de l\u2019état pathologique.Reste enfin le procédé de la suspension utérine qui, tel qu\u2019utilisé dans la technique que nous avons décrite antérieurement (3), est celui que, pour des raisons anatomiques aussi bien que physiologiques, nous préférons.Primitivement appliqué au traitement du prolapsus du dôme vaginal après hystérectomie (4), le mode de suspension réalisé par une bandelette pédiculée provenant de l\u2019aponévrose du grand droit peut toutefois être efficacement utilisé dans le cas du prolapsus utérin, où il peut être avantageusement substitué à tout procédé d\u2019hystéropexie tant directe qu\u2019indirecte déjà décrit.pool Mid Yo.4- dod § per | person i | five :| compagne ( | lise 93 colpocëlei foi être à bienquen périnéone [leg de la ga sionnelle ton inte favorisée Mènts sus Mes ¢ fags subtorale tuellème Fincont Que le | | Û Lau | i | Pique Le di Wry Wifey Wij Bey fe ty | iy | Wi de | ly | Vita) ris Mico nes I tet ids de Teste fl des 2ère par OE 1 lasser ial e quel qe fn ai, au idence JOIE # © dé que et Salts ge dol i a a pl Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Sa supériorité est d\u2019abord évidente sur la suspension directe, haute de l\u2019utérus qui, si elle met effectivement fin aux troubles fonctionnels, s\u2019accompagne cependant d\u2019un résultat anatomique qui laisse si souvent à désirer (béance vulvaire et colpocèle) qu\u2019un complément opératoire doit parfois être apporté après coup, par l\u2019exécution tant bien que mal d\u2019une colpectomie antérieure et d\u2019une périnéorraphie.Il ne se prête pas, d\u2019autre part, aux accidents de la ligamentopexie, dont surtout la hernie inci- sionnelle fréquente et la production d\u2019une obstruction intestinale par hernie d\u2019une anse grêle, favorisée par le trajet intra-abdominal des ligaments suspenseurs utilisés.Mais c\u2019est surtout dans le traitement du prolapsus vaginal après hystérectomie totale ou subtotale et des complications qui lui sont habituellement associées, soit la cystocèle, l\u2019urétrocèle, l\u2019incontinence urinaire, la rectocèle et l\u2019entérocèle, que le procédé prouve sa plus grande utilité.La très grande résistance de l\u2019affection à la thérapeutique chirurgicale, vraisemblablement due à une difficulté technique particulière évidente de correction ou de réfection des moyens naturels de soutien, si elle est depuis longtemps reconnue, a toujours été crainte des gynécologues et chirurgiens dont les nombreuses tentatives infructueuses de traitement peuvent se résumer dans cette opinion unanime qu\u2019aucune des techniques jusqu\u2019ici décrites n\u2019est vraiment satisfaisante pour assurer la guérison permanente d\u2019une telle affection.Selon plusieurs auteurs, la colpectomie représenterait le moyen de traitement recherché le plus sûr, avec toutefois cette réserve (5) qu\u2019en présence d\u2019une telle lésion, chaque cas devrait en réalité être étudié isolément et traité par la technique qui apparaît la plus appropriée.Or si la colpec- tomie peut assurer à coup sûr une correction permanente de l\u2019anomalie, elle le fait cependant au détriment de la fonction génitale qu\u2019elle rend complètement impossible.L\u2019abdication définitive de toute vie génitale s\u2019avérant elle-même une infirmité peu souhaitable, ÉTUDE DU PROLAPSUS GÉNITAL 435 et d\u2019ailleurs toujours difficile à faire accepter, il en résulte évidemment, surtout en présence des perturbations anatomiques et fonctionnelles importantes qu\u2019elle entraîne, que la colpectomie ne peut en aucun temps se prévaloir de traiter rationnellement l\u2019affection et qu\u2019en conséquence sa substitution par un procédé qui respecterait la fonction physiologique et conserverait inchangés les rapports anatomiques, tout en s\u2019affirmant aussi bénin et efficace, représenterait une amélioration considérable du traitement actuel du prolapsus vaginal, répondant en tout aux exigences requises des résultats recherchés.Telle est donc notre opinion que la technique proposée se prête admirablement bien à la cure du prolapsus vaginal et que, de ce fait, elle abroge le recours à l'opération mutilante de la colpecto- mie, dont elle rend l\u2019usage totalement injustifié.Procédé court et bénin, peu traumatisant, de réalisation simple et banale, le principe de la greffe aponévrotique pédiculée, dont la transplantation elle-même ne peut évidemment présenter aucune difficulté, permet en effet la conservation intègre de la conformation anatomique et de la fonction physiologique, retenant efficacement le vagin en pleine extension et dans son orientation normale.L\u2019absolue simplicité de son protocole ne lui connaît d\u2019autre part aucune contre- indication, le rendant ainsi très volontiers applicable aux patientes âgées ou débiles qui présentent un pauvre risque opératoire.La technique, par l\u2019approche abdominale qu\u2019elle suppose, peut encore d'ailleürs avantageusement se substituer à la colpectomie dans la correction d\u2019une entérocèle primitive, secondaire à l\u2019hystérectomie ou enfin récidivante.Beaucoup mieux que toute opération exclusivement périnéale, permet d\u2019abord de reconnaître la condition, et ensuite d'apporter un soin attentif à l\u2019effacement du sac herniaire qui, par l\u2019excision péritonéale qu\u2019il suppose, ne peut être véritablement obtenu que par voie abdominale, comme le démontre d\u2019ailleurs clairement la haute incidence d\u2019entéro- elle cèle observée à la suite de l\u2019opération de Manchester ou de l\u2019hystérectomie vaginale. J.-Y.McGRAW CONCLUSION Il ressort de cette étude que le traitement du prolapsus génital, tant postobstétrical que post- chirurgical, est difficile et souvent insuffisant.Si l\u2019on admet toutefois, comme condition fondamentale du traitement, que toute opération pour prolapsus vagino-utérin doit être décidée sur des principes chirurgicaux sains associés à la considération de l\u2019âge et de l\u2019état de la patiente, il faut convenir ici que le procédé de suspension par bandelette aponévrotique pédiculée n\u2019offre que des avantages certains sur les principales interventions présentement utilisées dans la correction de cette anomalie, tant par ses manœuvres opératoires qui réduisent au minimum les délabrements tissulaires, que par son respect de la fonction physiologique et la conservation des rapports anatomiques de l'organe, et finalement par l\u2019efficacité et la permanence des résultats obtenus.Si, d\u2019autre part, elle peut avantageusement se comparer aux différentes techniques plastiques ou d\u2019exérèse déjà décrites, s\u2019y substituant volontiers à l\u2019occasion, il convient de rappeler qu\u2019elle peut Laval Médical Vol, 34 \u2014 Avril 1963 également être utilisée, sans manœuvres supplémentaires pratiquement, comme mesure préventive, particulièrement dans la prophylaxie du.prolapsus vaginal lors de l\u2019opération mutilante.A Enfin, combinée à une périnéorraphie conven- tielle, il semble qu\u2019elle puisse être efficacement appliquée à toute forme du prolapsus génital pour y constituer, en toute vraisemblance, sa première méthode universelle de traitement, entièrement exempte de toute contre-indication majeure connue.BIBLIOGRAPHIE .CHURCH, H.C., Surgery for uterine prolapse, Modern Med.Can, 11 : 50, 1956.McGraw, J.-Y., Etude du prolapsus génital.Considérations préliminaires, Laval méd., 33 : 697, 1962.3.McGRAW, J.-Y., Etude expérimentale du prolapsus génital, Laval méd., 34 : 241, 1963.McGRAW, J.-Y., et SAMSON, E., Confrontation clinique d\u2019une étude expérimentale du prolapsus génital, Laval mêd., 34 : 364, 1963.SAMSON, E., Communication personnelle.TE LINDE, R.W., Lewis\u2019s practice of surgery.W.F.Prior Co., Hagerstown, Md., 1943.TE LINDE, R.W,, Operative gynecology, J.B.Lippincott Co., Philadelphie, 1946.WHARTON, L.R., Gynecology, with a section on female urology, 2¢ éd., W.B.Saunders Co., Philadelphie, 1940.[us CG.admis à lis de enr Tingle Siperfr Ce \u20ac don; Jy By sa > spé pren lie Qu ant, LOVE Lene ial pour première rem majeure Juin Smic clique En Lara Sn fier Lippi mn female iz 1H CAS 34-437 C.G., nourisson mâle, âgé de six semaines est admis à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec avec un œdème très important de la figure, des organes génitaux, des extrémités inférieures, une distension abdominale et une circulation thoraco-abdominale superficielle très marquées (figure 1).Cet enfant naquit d\u2019une fille-mère de 22 ans dont la grossesse se termina spontanément après 36 semaines ; l\u2019accouchement fut normal.Le Figure 1.\u2014 Photographie du nourrisson.bébé pesait quatre livres, six onces.La diète constituée de lait évaporé fut bien tolérée.A l\u2019âge d\u2019un mois, on observe une température axillaire de 100°F,; on ne peut expliquer cette élévation de température qui ne dure que 24 heures.L\u2019enfant reçoit alors une injection de pénicilline et de streptomycine.Deux semaines plus tard, on note que le bébé est irritable et que son ventre est ballonné.Le lendemain, la distension abdominale est plus marquée et on observe une circulation superficielle ainsi que de l\u2019ædème des paupières, des extrémités SÉANCE ANATOMO-CLINIQUE DE L'HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC Claude ROY et Jean-Louis BONENFANT rédacteurs inférieures et des organes génitaux.Le foie est palpé à deux travers de doigt sous les fausses côtes ; le pôle inférieur de la rate est aussi palpé.Un examen d'urine montre une albuminurie massive à six g au litre, 30 globules blancs par champ microscopique, des cylindres hyalins, mais aucun globule rouge.L\u2019urée sanguine est à 45 mg pour cent et les protéines totales à 3,92 pour cent.Après avoir reçu 40 cm3 de plasma, le bébé est transféré à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.L\u2019examen physique montre un bébé qui crie énergiquement.onces, sa température rectale à 99,6°F., sa respiration à 36, son pouls à 140.Une cyanose périorale est notée ainsi qu\u2019un abdomen très distendu avec une circulation collatérale qui va de l\u2019abdomen au thorax.Il y a un œdème dépressible des organes génitaux et des extrémités inférieures.Le foie est palpable à un travers de doigt et demi sous le gril costal ; le pôle inférieur de la rate est palpé.Le cordon ombilical est bien guéri, mais une très petite hernie ombilicale persiste.L\u2019anus ne montre pas de congestion veineuse appréciable.À la tête, on note une fontanelle de dimension et de tension normales, les yeux sont bouffis, il n\u2019y a pas de battement jugulaires.Les bruits cardiaques sont bien frappés, la tension artérielle maximale est à 90 mm de mercure, les pouls radiaux et fémoraux sont normaux.L\u2019aération pulmonaire est normale ; la respiration est superficielle.L\u2019hémoglobine est à 10,2, les globules blancs a 11 000 avec une formule différentielle normale pour l\u2019âge de l\u2019enfant.une albuminerie à 7,8 g pour mille, il n\u2019y a aucun Son poids est de six livres, trois L'examen d\u2019urine montre 438 globule rouge et tout au plus quatre globules blancs par champ microscopique.L\u2019urée sanguine est à 25 mg pour cent, les protéines totales à 3,3 g pour cent dont 0,8 g d\u2019albumine et 2,5 g de globulines.La cholestérolémie atteint 363 mg pour cent.La réaction de floculation du complexe céphaline-cholestérol est négative et la turbidité du thymol dans les limites de la normalité.Les temps de saignement et de coagulation sont normaux.La culture des urines révèle la présence de colibacille.La radiographie pulmonaire montre des champs pulmonaires normaux et un cœur légèrement augmenté de volume.L\u2019état général de l\u2019enfant décline rapidement.Des gains de poids sont enregistrés malgré des ingestions caloriques insuffisantes.L\u2019cedéme devient de plus en plus important, le foie demeure palpable, une grande quantité de liquide d\u2019ascite distend l\u2019abdomen.Malgré une thérapeutique énergique, l\u2019évolution est progressive et sévère.Des examens d\u2019urine répétés montrent toujours une albuminurie importante, quelques globules blancs, mais jamais de globules rouges.Les cultures d\u2019urine montrent à trois reprises du pneumo- bacille de Friedlander.Les transfusions doivent être répétées à deux reprises pour une anémie normochrome à cinq g.Les protéines totales, après trois semaines d\u2019hospitalisation sont à 2,20 g, l\u2019électrophorèse montre une baisse importante des albumines associée à une augmentation des globulines 2 et à une baisse des globulines 4.Le bébé décède un mois après son admission et une autopsie est pratiquée.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Docteur Guy Bédard : Nous sommes en présence d'un syndrome né- phrotique manifesté par de l\u2019albuminurie massive, de l\u2019hypoprotéinémie, de l\u2019œdème et une hyper- cholestérolémie.Sur ce syndrome néphrotique se greffent des signes physiques tels qu\u2019une circulation collatérale à direction abdomino-thoracique, une hépatosplénomégalie et de l\u2019œdème des membres inférieurs suggérant un blocage veineux.Claude ROY - Jean-Louis BONENFANT Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 On sait que le syndrome néphrotique peut être une manifestation d\u2019une glomérulo-néphrite sub- aiguë ou chronique, d\u2019un lupus érythémateux disséminé, d\u2019une amyloïdose ou d\u2019une syphilis.Il peut, en outre, être secondaire à une piqûre d\u2019abeille, à une intoxication aux métaux lourds comme le mercure, ou à des médicaments comme le trédione ou le trémédone et, enfin, à une thrombose de la veine rénale.L'âge du patient et son histoire nous permettent d\u2019éliminer ces différentes étiologies.Selon Kaufman, la thrombose des veines rénales survient dans 60 pour cent des cas durant la période néonatale et apparaît presque toujours chez un bébé déshydraté présentant une gastro-entérite.En outre, le début est soudain, on peut palper une masse dans les fosses lombaires et l\u2019hématurie est la règle.Le syndrome néphrotique primaire, c\u2019est-à-dire sans étiologie décelable, n\u2019apparaîtrait jamais avant l\u2019âge de un an, selon Nelson.Les docteurs Parker et Piel, dans la revue Pædiatrics de juin 1960, publient cinq cas de syndrome néphrotique au cours de la première année de la vie.Chez ces cinq patients, le poids de naissance est inférieur à 3 000 grammes, l\u2019évolution est fatale malgré la thérapeutique par les stéroides qui, depuis quelques années, a complétement changé le pronostic des néphroses.L\u2019examen histologique des reins révèle les mêmes lésions que la néphrose lipoidi- que.De plus, on retrouve des glomérules dont la membrane basale est encore formée par un épi- thélioma cuboïde et des dilatations microkystiques des tubules.Par la microdissection, Giles et associés ont décrit des rétrécissements congénitaux de la partie proximale de l\u2019anse de Henlé entrai- nant la maladie tubulaire microkystique.Les enfants atteints de cette maladie sont très sensibles aux infections.La culture des urines, comme chez notre patient, révèle presque toujours la présence d\u2019une infection urinaire associée.La constatation d\u2019une circulation collatérale superficielle allant de l\u2019abdomen au thorax suggère un blocage de la veine cave inférieure.Ce blocage est vraisemblablement situé au niveau ou au-dessus de la veine sus-hépatique à cause de l\u2019hépato-splénomégalie.En mai 1960, Kaufman ol Medic oy vl passe en réf Vell Ce | rentes étoo décrossant ts, ls 10 étiloge dé Une tumeur simple abs peut être néphrotiqu Selon ls port qui pr accompagn régle | L'hrpelipé valent une d'u thon Deng congérital être le ÿ {rom réghotg Tine 7 amen yy Ë dk Dontrant Hite à Dig Sui gy ley ; IE DEI de plie HET phils.[| pie ds ods ome Come tomo en hie diferentes moe des cent ds oral pres pena est Js ss adie 1 fais ters : de ji hrotiue i Cher iférielr lg gs omit je rs pif Ant ni Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 passe en revue tous les cas d'obstruction de la veine cave inférieure chez l'enfant.Les différentes étiologies de ce syndrome sont par ordre décroissant : les infections, les anomalies congénitales, les tumeurs et finalement les cas sans étiologie décelable.Une anomalie congénitale ou une tumeur demeurent toujours possible, mais la simple obstruction de la veine cave inférieure ne peut être le point de départ d\u2019un syndrome néphrotique.Selon les docteurs Dodd, Johansmann et Rapo- port qui publiaient, en 1948, un cas de néphrose accompagné d\u2019un syndrome de Budd-Chian, la néphrose lipoïdique serait une cause de thrombose.L\u2019hyperlipémie et l\u2019hypoprotéinémie entraîneraient une certaine prédisposition à la formation d\u2019un thrombus.Dans le cas qui nous intéresse, une anomalie congénitale de la veine cave inférieure aurait pu être le point de départ de la formation d\u2019un thrombus.Il s\u2019agit donc, je crois, d\u2019un syndrome néphrotique qui présentera les signes histologiques d\u2019une maladie tubulaire microkystique ayant amené une thrombose de la veine cave inférieure et de la veine sus-hépatique, l\u2019autopsie nous montrant possiblement une malformation congénitale à cet endroit.Diagnostic clinique : Syndrome néphrotique secondaire à une thrombose rénale avec extension dans la veine cave inférieure.sé ax lis td It.Diagnostic du docteur Guy Bédard : Maladie tubulaire microkystique.Thrombose de la veine cave inférieure et de la | veine sus-hépatique.i DISCUSSION Docteur P.-P.Demers : \u2014 Quel fut le traitement administré à ce patient ?Docteur C.Roy : \u2014 Le patient a reçu des stéroïdes à haute dose, | des albumines humaines par voie intraveineuse et | des antibiotiques.CAS 34-437 439 Docteur P.D\u2019 Auteuil : \u2014 Quelle est I'incidence de la thrombose chez les néphrotiques ?Docteur C.Roy : \u2014 Les thromboses sont souvent rapportées dans les autopsies de néphrotiques, mais elles ne touchent que rarement des vaisseaux du calibre La 2.\u2014 Phlébogramme.introduite par un cathéter intraveineux montre les veines illiaques et le tiers inférieur de la veine cave.Il y a arrêt de la substance opaque au niveau de la Figure substance opaque thrombose de la veine cave.On note aussi un reflux de substance opaque dans le système veineux de Batson.de la veine rénale et de la veine cave.Les changements dans Ja viscosité sanguine peuvent être un facteur contributoire, mais l\u2019infection et l\u2019hypovolémie seraient les facteurs dé- clenchants. Laval Médical 440 Claude ROY - Jean-Louis BONENFANT Vol.34 - Avril 1963 Docteur G.Bédard : Le système des veines vertébrales de Batson a \u2014 Est-ce qu\u2019un phlébogramme a été fait ?d\u2019ailleurs été opacifié de façon exceptionnelle à ; cette occasion (figure 2).Docteur R.Fortin : (hg ) \u2014 Le phléhogramme a été fait et a montré Un interne : effectivement un blocage complet de la veine cave \u2014 Une intervention chirurgicale aurait-elle été inférieure à partir de la première vertèbre lombaire.possible ?SF 65-0540 plusieurs Figure 5.\u2014 Atteinte glomérulaire (sclérose capsulaire) dans le voisinage des tubes dilatés.2a.! % .a ani af PC aie Figure 4.\u2014 Nombreuses inclusions Figure 6.\u2014 Fort grossissement.Aspect immature de lipidiques.plusieurs glomérules.i Ls CS tv idl nes Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Docteur M.Laberge : \u2014 Ignorant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une maladie rénale primitive, nous avons songé à faire de la chirurgie, mais l\u2019état du patient ne le permettait pas.Docteur C.Roy : \u2014 Je voudrais féliciter le docteur Bédard de sa discussion et le docteur Bonenfant qui a attiré mon attention sur la pathologie rénale inusitée que présentait ce patient.Ce n\u2019est, en effet, qu\u2019un mois après le décès du patient, soit en mars 1959, qu\u2019étaient publiés les premiers cas de maladie tubulaire microkystique.AUTOPSIE Docteur Jean-Louis Bonenfant : L\u2019autopsie fut pratiquée deux heures après la mort, sur le cadavre d\u2019un nourrisson, de sexe mâle (3 400 grammes de poids et 49 em de longueur).Le faciès est bouffi, l\u2019abdomen très distendu et le scrotum très œdématié.Le lacis veineux des téguments de la région thoraco-abdominale est très apparent.La cavité péritonéale contient environ 400 cm3 d\u2019un liquide fluide séreux, clair.La veine cave et la veine rénale droite sont oblitérées par un thrombus brun-grisâtre, assez ferme, de quatre cm.La veine rénale gauche est libre.Les reins (droit : 24 grammes ; gauche : 22 grammes) présentent un cortex lobulé.La surface de coupe est blanc-grisâtre avec un piqueté jaune.Les bassinets et uretères sont de calibre normal.Le foie (120 grammes) est rougeâtre et de consistance mollasse.A l'étude histologique, les tubes rénaux sont souvent dilatés, par endroits, microkystiques (figure 3).L\u2019épithélium tubulaire contient de ST OT CO EH NO ee 8 EA ANNI a dia tte LC Cest Le St AL EE oo rte ee Li A M de tan te CAS 34-437 441 nombreuses inclusions lipidiques (stéatose rénale) (figure 4).Plusieurs capsules de Bowman sont épaissies et scléreuses, comprimant ainsi les anses glomérulaires (figures 5 et 6).Le tissu interstitiel est modérément scléreux.Le foie présente une stase sinusale très marquée avec d\u2019assez nombreux foyers d\u2019érythropoiïèse.Les surrénales (trois g chacune) sont partiellement rouge-noirâtre par suite d\u2019un état d'infar- cissement hémorragique partiel.Le thrombus de la veine rénale et de la veine cave inférieure est constitué de fibrine, de globules rouges et de polynucléaires.Les autres viscères, tant thoraciques qu\u2019abdominaux, ne présentent aucune anomalie macroscopique ni microscopique ; le cerveau est également normal.Diagnostic anatomique : Néphrose associée à une lésion tubulaire microkystique avec atteinte glomérulaire.CONCLUSION La lésion rénale, caractérisée par une dilatation microkystique des tubes proximaux et une atteinte glomérulaire en foyers, correspond à ce qui a été décrit sous le nom de maladie rénale microkystique associée à la néphrose infantile.Cette dilatation tubulaire s\u2019expliquerait par des anomalies des nephrons, de l\u2019ordre de l\u2019atrésie ou de l\u2019hypoplasie avec atteinte glomérulaire consécutive.BIBLIOGRAPHIE FETTERMAN, H., et FELDMAN, J.D., Congenital anomalies ot renal tubules in a case of « infantile nephrosis ».Am.J.Dis.Children, 100 : 319, 1960.OLIVER, J., et SUMMIT, N.J., Microcystic renal disease and :ts relation to «infantile nephrosis », Am.J.Dis.Children, 100 : 312.1960.SL a LES « ENFANS TROUVÉS » À L'HÔPITAL GÉNÉRAL DE MONTRÉAL - 1754-1804 suite) * à 1.LES SŒURS DE LA CHARITÉ ET L'HÔPITAL GÉNÉRAL Le 31 décembre 1737 se réunissaient, en association séculiére, à Montréal, sous la direction et l\u2019influence de M\" D\u2019Youville, afin de se consacrer «au service des pauvres », trois autres femmes, mademoiselle Louise Thaumur-LaSource, Catherine Demers et Catherine Cusson.C\u2019est cette société d\u2019amies que l\u2019on regarde aujourd\u2019hui comme le premier noyau de la « Communauté des Sœurs de la Charité » et que l\u2019on nommait alors, comme aujourd\u2019hui d\u2019aillleurs, les « Sœurs Grises » 1.L\u2019histoire de cette communauté est contresignée en de nombreuses publications.Les vicissitudes, les controverses, les épreuves de toutes sortes que ces femmes eurent a subir dés les premières années, nous sont admirablement décrites dans le volume de Faillon?auquel nous nous référons en toute certitude historique.3 * Cf.Laval médical, 33 : 530-537 (sept), 1962.t Que Mère Évangéline Mayrand, secrétaire générale, que Sœur Laurette Duclos, archiviste à la Maison Mère des Sœurs Grises à Montréal, et Sœur Georgette Séguin, secrétaire, veuillent bien agréer ici mes hommages reconnaissants pour leurs indispensables et généreuses collaborations.1.Albertine FERLAND-ANGERS, Mére d\u2019Youville, chap.4.Les heures irrévocables, pp.51-78, Librairie Beauchemin, 2.FAILLON, Vie de M™¢ d\u2019Youville, fondatrice des Sceurs de la Charité de Ville-Marie dans l\u2019île de Montréal, en Canada.Édité à Ville-Marie chez les Sœurs de la Charité, Hôpital Général, en 1852.3.Cet ouvrage a servi de base à un travail d\u2019histoire, préparé à la Sacrée Congrégation des Rites, par monseigneur Pietro A.Frutaz, assistant reporter général à la section historique de cette Sacrée Congrégation.Ce dernier, lors d\u2019un voyage au Canada, 1955, affirmait que « M.Faillon peut être classé parmi les bons historiens » parce que l'exactitude des nombreuses citations que contient le volume cité plus haut avait été reconnue.L'archiviste des Sœurs rises.HISTOIRE DE LA MEDECINE de la Broquerie FORTIER Toutefois, il ne nous appartient pas de relater ici toutes les admirables qualités d\u2019abnégation et de sainteté que ces femmes eurent à déployer ; la béatification de Mère d\u2019Youville, la fondatrice, le prouve surabondamment.Mais dans le but d\u2019une compréhension parfaite et totale de son œuvre « des enfans trouvés », il nous importe, croyons-nous, de faire une brève incursion historique à travers les premiers événements qui ont précédé cette première fondation en Amérique.L\u2019Hôpital Général de Ville-Marie fondé par François Charon de la Barre, Jean et Pierre Leber et Jean Fredin, le 31 août 1692, reçut des lettres patentes le 15 avril 1694.On y autorisait alors les associés à « vivre en communauté, à soigner les hommes pauvres et infirmes.Tout sembla d\u2019abord assurer à ces frères une existence prospère et durable.»* Mais après quelques années, ne pouvant former des novices à l\u2019esprit religieux et quelques-uns des Frères du début, plus des deux tiers, étant retourné pour la plupart dans le monde, le supérieur, monsieur Charon dut tenter, auprès de monsieur Leschassier, supérieur, à Paris, du Séminaire de Saint-Sulpice, « d\u2019unir l\u2019hôpital et les hospitaliers à sa compagnie» 5 L'union n\u2019eut pas lieu.Monsieur Charon parvient cependant à obtenir du roiS le recrutement de mai- tres d\u2019école pour « aller former ce nouvel établissement, sur le pied d\u2019un Hôpital-Collège ».7 4.FAILLON, p.23.5.Archives du Séminaire de Saint-Sulpice, de Paris.Assemblées des 17 février et 20 mars 1718.6.Archives de la Marine.Dépêches de 1718._Lettres patentes pour les maîtres d\u2019écoles, pp.447-449.Edits & ordonnances, concernant le Canada, t.II, p.383.7.FAILLON, p.26.Li Va.ri frère Cha dit doit dont Ts Ton plus Tes diré Jr dom lig Tag Uf, Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Nouvel échec, nouveau démembrement des Frères hospitaliers.C\u2019est alors qu\u2019intervient le frère Chrétien Turc, successeur de monsieur Charon, qui, en 1722, repasse en France et réunit dix nouveaux maîtres.Deux ans plus tard, il doit retourner en France, réunit six autres maîtres, contracte des dettes au nom de sa Compagnie et passe furtivement à Saint-Domingue.« Dès ce moment, la maison ne fit que déchoir de plus en plus.»8 Nouvelles tentatives en 1737 d'intéresser une institution au problème.Le Frère Gervais passe en France et deux frères des Écoles chrétiennes, les frères Denis et Pacifique arrivent à Montréal « pour connaître par eux-mêmes l\u2019état des choses »9 Nouvel échec.«Il était manifeste, écrit Faillon 10, que la communauté des hospitaliers, réduite alors à cinq frères seulement, tous sans intelligence des affaires, et dont trois étaient déjà fort âgés, allaient s\u2019éteindre d'elle-même ; et le bien public demandait qu\u2019on prévint la ruine entière de l\u2019hôpital, en préparant des personnes capables d\u2019en prendre un jour la conduite.C'était le dessein qu\u2019avait eu monsieur du Lescoat.» 10 Ce prêtre du Séminaire de Saint-Sulpice, qui exerçait les fonctions de curiales à Ville-Marie et dont le nom est Jean-Gabriel Le Pappe du Lescoat fût, dès l\u2019année 1727, le directeur de madame d\u2019Youville.Il devait, nous allons le voir, inspirer madame d'Youville et la diriger vers sa sublime vocation de fondatrice des Sœurs de la Charité et par surcroît de la première œuvre de protection infantile en Amérique, les « Enfans trouvés ».Lorsque, trois ans plus tard, madame d\u2019Youville perdit son mari (4 juillet 1730), elle se trouva, chargée des dettes considérables qu\u2019il lui avait laissées, dépourvue de tout soutien humain pour élever les enfants qu\u2019il lui restait et dans un état de désolation et de dénuement le plus complet, monsieur du Lescoat s\u2019efforce alors de la fortifier dans ses délaissements en lui disant ces paroles prophétiques : « Consolez- vous, ma fille, Dieu vous destine à une grande œuvre, et vous relèverez une maison sur son 8.FAILLON, p.28.9.Dépêches de 1733.Lettre de messieurs de Beauharnois et Hocquart au Ministre, du 23 octobre 1737.10.FAILLON, pp.29-30.LES « ENFANS TROUVÉS » À L'HÔPITAL GÉNÉRAL DE MONTRÉAL 443 déclin.»!! Madame d\u2019Youville éprouve alors un premier «attrait intérieur des plus extraordinaires ».12 Lorsque mourut en 1733 monsieur du Lescoat, madame Marguerite d\u2019Youville, se mit sous la conduite de monsieur Normant du Faradon, supérieur du Séminaire de Ville-Marie depuis la mort de monsieur de Belmont, le 22 mai 1732.15 A l\u2019instar de M.du Lescoat, M.Normant entrevit en madame d\u2019Youville «instrument préparé par la divine Providence pour prévenir la ruine de cette maison » !* pour laquelle, comme curé de la paroisse, comme représentant des seigneurs de l\u2019île et comme vicaire général, il devait, plus que personne aviser «au moyen de conserver pour l\u2019avantage des pauvres du pays, un établissement fondé pour eux, qui dépérissait de plus en plus, et leur était devenu comme inutile.» 15 Madame d\u2019Youville, en se rendant au désir de monsieur Normant de prendre avec elle quelques pauvres, ne pouvait cependant commencer seule l\u2019essai.Une étroite et sainte amitié l\u2019unissait à une vertueuse demoiselle, fille d\u2019un médecin de Ville-Marie, Marie-Louise Thaumur-de la Source (1708-78).Encouragées par monsieur Normant, à se vouer au service des malheureux, toutes deux s\u2019associèrent, le 31 décembre 1737, deux autres jeunes personnes, mesdemoiselles Demers et Cus- son, et louèrent une maison ou elles entrèrent le 30 octobre de l\u2019année suivante (1738) pour y recueillir d\u2019abord quatre ou cinq pauvres.tribulations commencèrent dès le surlendemain de leur réunion, Injures, huées, jets de pierres, calomnies les plus injurieuses, dont celle de vendre « des liqueurs fortes aux sauvages » ou d\u2019en user pour elles-mêmes d\u2019où leur surnom de « sœurs grises », rien ne parvient à les inciter à d\u2019autres oppositions que celle de la « douceur et de la patience ».L'obstacle à leur œuvre vient même des autorités gouvernementales.Aucune con- Leurs 11.Mémoire sur madame d\u2019Youville.Archives des Sœurs de la Charité.12.FAILLON, p.30.13.Registre de la paroisse de Ville-Marie.14.FAILLON, p.30.15.FAILLON, p.30. 444 de la Broquerie FORTIER juration ne parvient à les ébranler dans leur devoir de secourir les pauvres.Au creuset de l\u2019_épreuve s\u2019affermissait leur foi.Le 2 février 1745, était signés par Marie-Marguerite Lajemmerais, veuve Youville, Catherine Demers, Marie-Louise Thau- mur, puis par trois autres : Catherine Rainville, Agathe Véronneau et Théraise Larsert, les « Engagements Primitifs ».Cet acte devient la base de la Société et inspire les « Règles et constitution des Sœurs de la Charité ».Depuis, et jusqu\u2019à nos jours, ces mêmes « Engagements Primitifs » sont signés par chaque Sœur Grise au jour de sa profession perpétuelle.Diverses maisons furent occupées par la communauté naissante avant qu\u2019on leur confie celle de l\u2019Hôpital Général.L'histoire de l\u2019Hôpital Général, sous la Communauté des Frères hospitaliers de la Croix de Saint-Joseph, s'éteint avec la démission des deux derniers frères, incapables, l\u2019un et l\u2019autre, par leur âge de rendre aucun service aux quatre pauvres, alors entretenus à l\u2019hôpital.16 Le 27 août 1747, monsieur de Beauharnois, de concert avec l\u2019évêque et l\u2019Intendant, offre à madame d\u2019Youville l'administration provisoire de l\u2019Hôpital.Elle écrit alors dans son journal autographe : « L'an 1747, le premier de Septembre, j'ai reçu les patentes de Messieurs l\u2019Evêque, le Général, et l\u2019Intendant pour administrer les biens de l\u2019Hôpital Général et y soigner les pauvres avec mes associés, » 17 L'état de l\u2019Hôpital est lamentable.« Aussi, Mme d\u2019Youville fut-elle obligée de la réparer depuis les caves jusqu\u2019au comble, de relever certaines parties des murs qui menaçaient ruine .il fallu remettre aux croisés douze cent vingt-six carreaux de vitre.» 18 Le 7 octobre 1747, madame d\u2019Youville entre a \"Hopital avec ses compagnes,!9 avec ses pauvres, les quatre qui y étaient déjà, vieillards de 88 à 73, cinq adultes et deux enfants, âgés respectivement de 15 et 6 ans.16.FAILLON, p.58.17, Archives de l\u2019Hôpital Général.18.Archives de l'Hôpital Général.; 19.MillesThaumur-La Source, Demers, Rainville, Laforme, Véronneau et Despins.Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Destiné, par sa fondation à ne recueillir que les hommes pauvres, l\u2019Hôpital devient immédiatement le refuge d\u2019infirmes des deux sexes, des soldats invalides, des vieillards, des insensés, des incurables, des enfants abandonnés ou orphelins.20 Quelque temps après, à la demande du curé de la paroisse, monsieur Antoine Déat, qui, depuis 1744, tentait «d\u2019obtenir des gouvernants un refuge pour les filles perdues », 21 reçut de l\u2019intendant Hocquart?2 l\u2019autorisation pour madame d\u2019Youville d\u2019entreprendre cette œuvre.Douze chambres aménagées sous les combles furent consacrées à ces filles condamnées en correctionnelles.Ce lieu reçut le nom de « Jéricho ».23 II.LES « ENFANS TROUVÉS » C\u2019est en l\u2019année 1747 que madame d\u2019Youville veut consacrer son œuvre aux « enfans trouvés ».Désirant communiquer à la Cour ses vues sur l\u2019avenir de sa société elle écrit : 24 «Si la Cour approuve que nous restions ici et qu\u2019elle soit dans les disposition de nous soutenir dans le bien que Dieu nous inspire de faire, nous prendrons soin des enfants trouvés, qui ont ici tant de misère par le peu de soin que l\u2019on en prend, que de vingt que l\u2019on porte au baptême, il ne s\u2019en élève que deux ou trois.Encore les voit-on à l\u2019âge de dix-huit ans ans savoir les premiers principes de leur religion ; j'en connais de vingt-trois ans qui n\u2019ont pas fait leur première communion.» La cour n\u2019autorisa aucune autre œuvre, et Mère d\u2019Youville dût abandonner son projet.Cependant, dès le 16 novembre 1754, de l\u2019avis de monsieur Normant, elle donne asile, à ses frais, aux premiers « enfans trouvés » de Ville-Marie.Jusqu\u2019en 1760, année de la conquête, elle en a recueilli ainsi dix-sept.25 Sous le régime anglais, aucune loi ne prévoyait le soin des enfants abandonnés.Il arrivait assez 20.Archives de l'Hôpital Général.Requête de M.de Montréal pour maintenir M™¢ d\u2019Youville dans le gouvernement de l'Hôpital.en Faillon, p.61.21.Ibidem.Letiredu 17 avril à M.Déat, 5 mai 1745, p.58.22.Archives de la Marine : Dépêches de 1744, p.63.Lettre des Ministres M.Déat.23.1.Vie de M\" d\u2019Youville, par M.Sattin.Mémoire sur M™¢ d'Youville.Archives Hopital Général.2.Lettre de M.Bigot a M™¢ d\u2019Youville, du 17 août 1750.24.Document conservé aux Archives de la Maison Mère des Sœurs Grises de Montréal (M.M.n° 146 A).25.Registres d\u2019enfants.Luis Va.fel fer dans ito mr is El fans ter ons lt fou form Tn: Gage al tify [Ho kp to Cr ly M By Ii J Der in Qu U de Oe ty ile ni ir Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 fréquemment que ceux-ci étaient trouvés le long des routes des campagnes, dans les carrefours ou dans les rivières.C\u2019est ainsi qu\u2019un jour Mère d\u2019Youville en vit deux qui flottaient dans la petite rivière qui longeait alors 'hdpital ; et en d\u2019autres occasions, à demi enterré ou pris dans la glace.« Elle résolut de recueillir désormais tous les enfants abandonnés.»26 Il fallait cependant en obtenir la permission.Elle en suggéra le projet à monsieur Montgolfier, prêtre de Saint-Sulpice, curé de Ville-Marie, qui l\u2019approuva et les autorités gouvernementales d\u2019alors en furent saisies sous forme d\u2019un mémoire que compose lui-même monsieur Montgolfier.Le 28 octobre 1760, son excellence monsieur Gage, gouverneur pour sa Majesté britannique à Montréal, recevait ce « Mémoire au sujet des enfants trouvés dont il faut confier le soing à l\u2019Hôpital Général » et l\u2019approuvait 27 en insérant la presque totalité des recommandations du pétitionnaire, monsieur Montgolfier.« L\u2019hopital general de Montreal est établi, pour se preter a toutes les oeuvres de charité qui peuvent convenir a un pareil etablissement et continuer à l\u2019avantage de la colonie et nom- mement pour avoir soing des enfans trouvés.premierement affin de leur conserver la vie du corps, et celle de l\u2019ame ; l\u2019un et l\u2019autre se trouvant extremement exposées si ces pauvres creatures abandonnées par ceux qui leur ont donné le jour, ne trouvoient point de ressource dans cette extremite.Secondement affin de leur procurer une education chretienne.troi- siemement pour les mettre en état de pouvoir gagner leur vie par quelque metier honnete, lors qu\u2019ils seront en age de travailler ; et les rendre par la utiles au bien public.« Jusques au moment de la prises du Canada par les anglois, le roy de france avait fourni de son fond a l\u2019execution de cette bonne oeuvre, qui quelques fois asser mal menagée par ceux qui en avoient le detail, n\u2019a laissé, jusques icy, aucun fruit subsistant des depenses considera- bles qui ont été faittes pour cela ; la plûpart de ces enfans etant morts faute de soing et les autres s\u2019etant trouves sans religion, sans education et sans ressources ; souvent a charge au public et movais sujets dans l\u2019etat.pour remedier a ces maux et remplir efficacement les fins que l\u2019on se propose ; l\u2019hopital general de montreal doit se charger de cette bonne oeuvre.et quoy que, pour l\u2019entreprendre, 1l 26.FAILLON, pp.182-186.27, Archives publiques, Ottawa.M.S.S.Saint-Sulpice de Montréal, vol.21.LES « ENFANS TROUVÉS » À L'HÔPITAL GÉNÉRAL DE MONTRÉAL 445 naye du tout aucun fond destiné a cet usage il peut se confier a la providence, et a la charité des fidelles, au moins jusques au temps d\u2019un arrangement definitif entre la couronne d\u2019angleterre et celle de france sur la possession du canada.persuadé, qu\u2019alors le gouvernement prendra des mesures pour fournir aux frais de la bonne oeuvre, ou assigner un fond pour la soutenir.» Le gouverneur, use d\u2019emblée de son autorité et stipule certains règlements sur le fonctionnement de cette œuvre que lui avait signalé M.Montgolfier.On y lit, en effet, que «l\u2019on observera ce qui suit : « 1) Mme hyouville deliberera avec ses compagnes pour seavoir delles si elles consentent a cette entreprise pour sen charger aumois jusques a ce que les puissances seculieres pourront prendre dautres arangements.cest a dire aumoins pour une ou deux années.» Ce consentement était certainement déjà acquis, puisque, dès 1747, l\u2019offre d\u2019une telle œuvre avait faite à la cour de France par madame d\u2019Youville et lui avait été refusée.De plus, n\u2019avait-elle pas persisté dans ce désir en réalisant elle-même l\u2019accueil d\u2019un certain nombre de ces « enfans trouvés ».Le gouverneur n\u2019en ignorait certes pas l'existence ; mais il se devait de faire, sous son mandat, à madame d\u2019Youville la demande de continuer « jusqu\u2019à ce que les puissances séculières pourront prendre d\u2019autres engagements ».En attendant, cependant, le gouverneur accepte les suggestions de monsieur Montgolfier et détermine lui-même les modalités de cet hébergement.« 2) l\u2019on cherchera dans la maison de l\u2019hopital un appartement convenable pour loger les en- fans, et ceux qui en auront soing ; facile de tenir chaud pendant l\u2019hiver ; et un peu eloigné des autres offices de la maison ; affin que personne ne soit incommodé de leurs cris, ny des ordures quils peuvent accasionner (je crois que la salle des veneiriens sera bonne pour cela ; il faudra tacher de la faire incessement evacuer).» Le souci du gouverneur et du pétitionnaire atteint une ampleur telle qu\u2019ils n\u2019oublient pas de demander que ce lieu soit «et un peu éloigné des autres offices de la maison ; afin que personne ne soit incommodé de leurs cris.» A 1 i 4 x sf Ra 446 de la Broquerie FORTIER N\u2019est-ce pas l\u2019écho de ce gouverneur lointain, que l\u2019on entend toujours dans nos hôpitaux généraux d\u2019aujourd\u2019hui, pour qui le service des enfants a, parmi ses inconvénients «leurs cris».Ça pleure ça, Madame ! ne vous en déplaise ; et ceux qui ne pleurent plus ne sont plus là, a-t-on la tentation de répondre.Il faut cependant ajouter ici que les matériaux modernes, qui absorbent le bruit, ont fait taire partiellement ces doléances et ces plaintes et que l\u2019enfant, le nourrisson surtout a gagné «sa place » dans l\u2019hôpital général d\u2019au- jourd\u2019hui.On ne le subit plus on J'accepte, on le recherche même.Ainsi va la vie, ainsi se développe la compréhension des adultes.Est-ce un fait de maturité intellectuelle ?Peut-être ! Mais il ne faut jamais croire qu\u2019une telle maturité se transmet héréditairement.Il faut l\u2019entretenir et la développer constamment chez tous ceux qui, de près ou de loin, gravitent à l\u2019intérieur de l\u2019hôpital.Mais revenons au mémoire qui s'occupe de tous les détails de l\u2019aménagement des « enfans trouvés » de la région de Montréal en 1760.Pour le soin de ces enfants on désire que : \u20ac 3) parmy les femmes qui sont dans l\u2019hopi- tal, on en choisira une, ou deux, ou trois, suivant le besoin, de celles qui paroitront des plus propres, et des mieux rangées, pour avoir soing des enfans.«4) l'on nommera une soeur pour avoir inspection dans cette salle, y travailler dans le besoin ; et surtout pour aprendre leur cate- chisme, et a prier dieu, a ceux des enfans qui seront en état d\u2019en profiter.» N'est-ce pas là l\u2019embryon d\u2019une officière de département d\u2019aujourd\u2019hui.?Mais l\u2019on va plus loin encore.On fait un devoir à cette même sœur d\u2019être professeur d\u2019art domestique.«5) la meme sœur, ou quelque autre personne, sera nommée, pour aprendre a tricoter ou a faire quelque autre petit ouvrage, a ceux qui seront en age de travailler.» Quant aux enfants eux-mêmes, le gouverneur désire que : « 6) Ces arrangements pris, l\u2019on recevra in- cessament dans la maison les enfans qui sont sevrés, et qui demeurent jusques apresent entre les mains de leurs nourices ; aussi bien que Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 ceux qui sont prets a etre sevres.et pour cela la sage femme donnera un état de tous les enfans, et en fera connoitre les nourices.« 7) pour ceux qui ne sont pas encore en etat dêtre sevrés ; on les laissera cher les nourices, s\u2019il se peut aumois jusques a lage de dix et huit mois, et on leur payera les pensions dont on conviendra avec elles.» Contrairement à la coutume existante sous le régime français, le gouverneur ne stipule pas le prix de cette mise en nourrice.Il laisse toute liberté à une entente entre la nourrice et ceux qui lui confient « le soing de ces enfans ».Sans doute, l\u2019on prévoyait bien que la coutume ancienne prévaudrait et devrait être celle que l\u2019on suivrait.Il en fut ainsi tout probablement.Le problème de la sage-femme préoccupe aussi le gouverneur.Il n\u2019ose pas fixer le traitement de cette femme ; mais 1l ordonne cependant que : « 9) lon conviendra avec la sage femme du prix quil faudra luy donner pour lexercisse de son emplois.elle sera obliger daccoucher les personnes qui la demanderont ; de presenter les enfans au bapteme, et de les porter ensuite a lhopital, a qui elle indiquera les nourices dont elle aura connaissance.et au lieu d\u2019une pension annuelle de six cent livres, que le roy luy donnoit autres fois ; on luy donnera pour chaque enfant la somme dont on sera convenu une fois pour toutes.» Le gouverneur veut bien ajouter cependant, et cela entre parenthèses, « (Je crois quune piastre, ou six livres, sera un prix convenable pour une œuvre de charité, a la quelle elle doit se preter par religion.) » La garde de ces « enfans trouvés » confiés à l\u2019hôpital doit se prolonger jusqu\u2019à l\u2019âge de 18 ans accomplis ; après quoi, soit qu\u2019ils seront employés à l\u2019hôpital même ; soit dans les familles de la bourgeoisie à titre de domestique.« 12) les uns et les autres seront obliger de demeurer dans lhopital, jusques a l\u2019age de dix et huit ans acomplis ; et pendant ce tems la, la maison fournira sur les charités destinées pour cela, a leur nouriture, et a leur entretient : mais elle aura droit de retirer pour partie de dedommagement, le fruit de leurs travaux, et les petits services dont ils seront capables : mais apres ce tems accomply ils pourront exiger de la maison un salaire de leurs travaux, si lon consent de les y garder ; ou il leur sera em ma nou ital ; i ld i [3 sa iy Qe Tele My Vie thy; Mig We a 3 sis clé at ie Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 libre de se pourvoir allieurs ; et cette maison, par la, deviendra une ressource ou plusieurs Bourgois pourront trouver des domestiques fidelles et bien eleves.» Cette autorisation officielle de la part du gouverneur de Sa Majesté britannique à Montréal, monsieur Gage, ouvre plus grande aux « Enfans trouvés » les portes de l\u2019Hôpital Général.L\u2019Hôpital est tenu à se conformer à la règle suivante : « 13) l\u2019on gardera dans l'hopital un registre dans le quel l\u2019on ecrira exactement le jour de la naissance des enfans, lors quon en sera informé ; celuy de leur bapteme : et le nom qui leur aura été donne : et surtout le jour de leur entrée dans l'hopital.le tems au quel on les aura mis en nourice ; et celuy dans lequel on les en retirera, et le nom de la nourisse a qui on les aura confié affin que si quelque personne vouloit en reclamer quelqu un dans la suite, pour ladopter, on peu le distinguer aisement ; et retrouver l\u2019etat de la depense qu\u2019on auroit faitte pour luy, pour en etre remboursés, si les personnes qui reclameroient etoitent en etat de payer.l\u2019on ecrira aussi dans le meme registre le jour de leur sortie de la maison ; et celuy de leur décès, s\u2019ils viennent a mourir.» Dès la fin de l\u2019année 1760 dix-sept enfants y sont recueillis ; et dès l\u2019année suivante trente y sont hébergés, ou reçoivent les premiers soins que requiert leur état.28 De ces 47 premiers recueillis deux seulement demeurent encore à l\u2019Hôpital lorsque survient, en 1771, la mort de Mère d\u2019Youville.C\u2019est que chez ceux-là, comme chez les enfants légitimes de la colonie, la mort y faisait ses ravages.Une statistique (tableau I) qui englobe cette période des dix-huit premières années de cette œuvre (1753-1771) établit que sur 332 enfants recueillis, 290 y sont morts, 28 ont été placés, et 13 demeurent à l\u2019Hôpital.La mortalité infantile moyenne de ces premières années s\u2019établit à 91 pour cent.Mais certaines années (1762, 1765 et 1771) elle atteignit 100 pour cent.Les causes de cette effroyable mortalité tiennent en tout premier lieu, et pour raison unique pour la presque totalité, aux conditions physiques pitoyables des enfants eux-mêmes au moment de leur hospitalisation.\u2018Très nombreux étaient ceux qui mouraient quelques heures ou quelques jours à peine après leur arrivée.Les 28.Archives de l\u2019Hôpital Général.LES « ENFANS TROUVÉS » À L'HÔPITAL GÉNÉRAL DE MONTRÉAL 447 TABLEAU I Statistiques du premier registre de l'Hôpital Général concernant les enfants trouvés du temps de Mère d'Youville, soit de 1754 à 1771.2, De- Donnés Remis Années Enfants Les meurés à| Décédés ou aux < l'hôpital placés parents 1754 1 = = - 1 - 1755 1 - - \u2014 I _ 1756 1! - - \u2014 1 _ 1757 1 = = ; = 1 - 1758 7 - - - 7 - 1759 6 - = - 6 = 1760 17 - 1 12 4 = 1761 28 - 1 28 1 1762 37 = = 36 ~ _ 1763 20 - - 17 2 1 1764 26 = = 24 2 - 1765 20 = = 20 - = 1766 31 ; = i 2 27 1 = 1767 28 = 3 25 = - 1768 30 = i 1 29 - - 1769 25 = 3 21 - 1770 29 - 2 27 = - 1771 24 = = 24 - - | 332 - | 290 28 1 | | (91.7%) (Tableau établi par Sœur Georgette Séguin, s.g.m., secrétaire), soins hygiéniques qu\u2019ils recevaient alors, malgré leur précocité, ne suffisaient point a combattre leur débilité native et étaient en eux-mêmes, en raison des connaissances réelles du temps, nullement adaptés à tous les besoins physiques et physiologiques de ces enfants.La puériculture de ce siècle demeurait partout une science peu connue, dont les applications étaient empiriques.Il faudra attendre un peu plus d\u2019un siècle pour voir cette discipline médicale fondamentale et salvatrice de vie humaine, prendre son essor et se répandre dans le monde entier sous la direction magistrale de l\u2019école française, mère de la puériculture mondiale d\u2019aujourd\u2019hui.29 Les enfants que l\u2019Hôpital Général recueillait étaient confiés aux soins de nourrices mercenaires qui avaient l\u2019obligation de les ramener à l'hôpital lorsqu\u2019ils avaient atteint 18 à 20 mois d\u2019âge.30 10) «amoins que l'hopital se trouve des ressources pour nourir, des les premiers mois 29.Une évolution de la puériculture, Congrès international pour la protection de l\u2019enfance, Paris, 4-9 juillet 1933.Comité national de l\u2019Enfance, Paris.30.Mémoire du gouverneur Gage. ia 448 de la Broquerie FORTIER ces petits enfans dans la maison, (comme par les femmes, des chevres, ou des vaches) on leur cherchera des nourices, ches les quelles on les laissera, sil se peut, pendant dix et huit mois.et on leur payera la pension convenue.» 30 Ils y demeuraient jusqu\u2019à leur « placement dans ces familles bourgeoises ».Durant leur stage en « foyer nourricier », il est présumé qu\u2019ils recevaient une surveillance au moins statutaire qui pouvait bien se résumer à l\u2019enregistrement de leur existence ou plus fréquemment de leur décès.La surveillance périodique, que l\u2019on connaît de nos jours, n\u2019existait certainement pas.Et même si elle eut existé, sous une forme quelconque à cette époque, elle n\u2019aurait eu à se manifester que pour un nombre restreint d\u2019entre eux puisque la statistique publiée ici nous apprend que grand fut le nombre des « enfants trouvés » inscrits à l\u2019Hôpital Général de 1754 à 1771 qui mouraient annuellement.L\u2019aspeci financier et ses angoisses : Le gouverneur Gage, désirant subvenir aux dépenses qu\u2019encourait l\u2019œuvre, accorda, de sa propre autorité, pour l\u2019œuvre des « enfans trouvés », le produit des amendes de la justice.Mais le gouvernement civil, qui succède peu après au gouvernement militaire du gouverneur Gage, révoque cet édit et l\u2019hôpital ne reçut en 1762 pour le « soing des enfans trouvés » que 288 livres.3! Mère d\u2019Youville n\u2019en continue pas moins sa grande charité envers eux.L'hébergement à l\u2019hôpital même de ces enfants, de même que les allocations versées aux nourrices mercenaires, obéra rapidement les finances déjà réduites de la communauté.Lorsque l\u2019état de ces finances était trop aigu, on s\u2019adressait avec supplications aux autorités gouvernementales de la Colonie.C\u2019est ainsi que, en date du 23 septembre 1771, le gouverneur du Canada, Sir Guy Carleton recevait la lettre suivante : « Monsieur, « Votre absence et la crainte de vous perdre nous rendent la nouvelle de votre retour encore plus agréable.J'espère que la bienveillance que vous avez témoignée aux Canadiens vous 31.Ancien Journal, 1688-1857, p.84.Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 accompagnera dans votre retour ; je vous la demande, Monsieur, pour notre maison et en particulier pour les enfants trouvés que nous retirons depuis que nous sommes sous la domination anglaise.Je réclame l\u2019honneur de votre protection auprès de sa Majesté britannique pour obtenir quelques secours pour ces petits malheureux.Je crains d\u2019être obligée de cesser cette bonne œuvre faute de moyens pour la soutenir.Vous pouvez augurer, Monsieur, combien de cruauté cela pourrait occasionner à des personnes qui voudraient ensevelir leur honte avec leurs enfants.Cette considération est assez forte pour faire impression sur un cœur compatissant et charitable.J'espère que vous ne me refuserez pas cette grâce.« J'espère, Monsieur, que vous ne vous emploierez pas en vain, mais que vous réussissiez ou non comme je me persuade qu\u2019il ne dépendra pas de vous, je vous assure d\u2019avance de toute ma reconnaissance et des sentiments avec lesquels j'ai l\u2019honneur d\u2019être.y 32 En cette fin d\u2019année 1771 un document, dont nous publions ici in extenso la copie (figure 1) et tiré des « Registres de l\u2019Hôpital Général pour les enfans trouvés », révèle que depuis la fondation en 1754 jusqu\u2019à 1771 comprise, 333 enfants ont reçu secours et que « de ce nombre au commencement de janvier 1772 il en reste en nourrice ou à l\u2019hôpital seize et tant pour ceux-ci que pour ceux qui sont morts ou partis de l'hôpital a été dépensé jusqu\u2019à la fin de décembre mil sept cent soixante onze pour pension de nourrice seulement, sans y comprendre les langes, drapeaux, habits, lits, soins, subsistance alimentaire etc, la somme de neuf mil deux cent quarante-deux livres douze sols ainsi qu\u2019il parait par le compte cy apres.» De combien d\u2019astuce économique a-t-il fallu déployer pour réaliser tous ces secours matériels.De combien plus grands et plus nombreux furent les actes de dévouement et de charité que la communauté d\u2019alors, aidée des personnes charitables de la ville, eut à fournir.Il y eut, nous n\u2019en doutons pas, des sublimités ignorées alors, mais dont il ne s\u2019est perdu aucun effet terrestre ou céleste.Cinq ans plus tard, le 10 novembre 1776 : Mère Thérèse Despins Lemoine, qui a succédé à Mère d\u2019Youville dans le gouvernement de l\u2019Institut, écrit de nouveau à Son Excellence le gouverneur 32.Archives des Sœurs Grises de Montréal.M.Y.,A.cahier n° 2, lettre N° 15.(Cette lettre ne porte pas de signature comme la plupart de celles copiées dans ce manuscrit par Mère d\u2019Youville.) Lui vof Sd ve _ Médical LES « ENFANS TROUVÉS » À L'HÔPITAL GÉNÉRAL DE MONTRÉAL 149 i 11 di rt Ve i / Zr A rai e) / 7 Te.- er a ACC de (0 Gour _ 2 2 \u201c 7 i No \u201calim \u201cHt Jt Wd 0 -.CUE UM = 0 De Sté eq \u201cfi Ts Hy Jig iy, Ege ag in igen re gy i Hédical hl 156) Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 libération des protéines tissulaires dans la circulation sanguine (242) : ce qui explique une normalisation antigénique dans le foie et dans le sérum de rat cancéreux à la phase terminale du développement tumoral.7.Etude de l\u2019influence de la greffe tumorale sur la formule antigénique naturelle du sérum el du foie de l'hôte a) Introduction : Nous venons de démontrer la spécificité de la relation antigénique entre le sérum et le foie de cancéreux et l\u2019immunsérum antitumeur correspondant, confirmant ainsi les travaux effectués par d\u2019autres chercheurs (59, 61, 152, 189, 229 et 230).d\u2019une transformation dans la structure de l\u2019albumine sérique au cours du développement tumoral.Or, d\u2019après certains auteurs (79, 80, 94, 230 et 241), cette modification de la structure protéique de l\u2019antigène au cours de la cancérigé- nèse, change complètement son comportement immunologique vis-à-vis des immunsérums différents ; la perte de l\u2019antigénicité spécifique au tissu normal est compensé par l\u2019acquisition d\u2019un pouvoir antigénique nouveau, spécifique à la tu- Nous avons aussi suggéré la présence meur.Le problème se pose maintenant pour nous de savoir si l\u2019apparition de la relation anti- génique spécifique dans le sérum et dans ie foie du rat cancéreux, ne modifie pas leur formule antigénique naturelle.Nous essayons, dans cette expérience, de déterminer la corrélation entre ces deux phénomènes et la signification d\u2019une telle modification au cours de la croissance tumorale.b) Matériel et méthodes : Nous nous servons du même protocole expérimental que celui de l'expérience précédente.À chaque semaine, à partir du début de l\u2019expérience, nous prélevons le sang de 10 rats porteurs de la tumeur et de tous les rats servant de témoins.Nous soumettons ensuite le sérum ainsi obtenu à des réactions de précipitation et à l'immuno- électrophorèse en milieu gélifié, en présence des anticorps antisérum normal de rat.La production de ces immunsérums chez le lapin se déroule RELATION ENTRE LA TUMEUR DE WALKER ET SON HOTE 491 suivant la méthode décrite au paragraphe I, B, 2.Nous avons déterminé ensuite le titre de l\u2019im- munsérum prélevé, par la méthode de Dean et Webb (paragr.I, B, 3).Le titre se localise dans la proportion de 1:16, ceci servant de point de repère pour toutes les réactions de précipitation en gélose qui suivent (à cette proportion, on obtient le plus grand nombre de bandes de précipitation).Au bout de quatre semaines, nous sacrifions cing rats normaux et 10 rats porteurs d\u2019une greffe tumorale.Leur foie est perfusé avec une quantité abondante de sérum physiologique jusqu\u2019à disparition complète de trace de sang, et soumis ensuite aux opérations d\u2019extractions des protéines solubles (paragr.I, A, 2).On détermine ensuite le taux d\u2019azote protéique de ces extraits solubles au microkjeldahl, ces taux étant ajustés alors, avant de procéder à des réactions de précipitation soit par double diffusion en gélose, soit par l\u2019immunoélectrophorèse.L'immunsérum antifoie normal de rat est obtenu par suite d\u2019injections intraveineuses, intramusculaires et intrapéritonéales de l\u2019extrait hépatique normal (paragr.I, B, 2).Nousavons utilisé pour cette étude, l\u2019immunsérum riche en anticorps antialbumine hépatique, qui atteint un titre de 1:4 (pour une solution antigénique initiale de 4,2 mg d'azote protéique par centimètre cube) après deux mois d\u2019immunisation chez le lapin.c) Résultats : Chez les rats porteurs d\u2019une tumeur de Walker depuis trois semaines, on note déjà une modification dans la structure de l\u2019albumine sérique, qui réagit d\u2019une façon anormale avec les anticorps antisérum normal (figure 18).Figure 18.Cuve A : Sérum de rat normal, Cuve B : Sérum de rat porteur d\u2019une tumeur de trois semaines.Cuve longitudinale : Immunsérum antisérum de rat normal. 492 Dinh Bao LINH - En effet, la réaction immunologique n\u2019est que partiellement complétée, si on la compare avec l\u2019are de précipitation correspondant du sérum normal.Par contre, le sérum prélevé à la quatrième semaine depuis la greffe tumorale, révèle la disparition d\u2019un antigène, qui réapparaît dans le sérum cancéreux, à la cinquième semaine (figure 19).D'autre part, le comportement antigénique du foie normal est identique à celui du sérum vis-à- vis de l\u2019immunsérum antifoie normal de rat ; par contre, l\u2019extrait hépatique soluble du rat portant une tumeur de quatre semaines, comme le sérum cancéreux d'ailleurs, ne réagit plus avec les mêmes anticorps (figure 20).La disparition de l\u2019antigénicité normale est beaucoup mieux illustrée dans la figure 21, où l\u2019absence totale de réaction au niveau de l\u2019albumine du foie de rat porteur de la tumeur, est bien démontrée.L'apparition simultanée de l\u2019antigène tumoral au même niveau, est décelée sur la même plaque Figure 19.Cuve centrale À : Immunsérum antisérum de rat normal.Cuve 1: Sérum normal.Cuve 2 : Sérum de rat porteur d\u2019une tumeur depuis trois semaines.Cuve 3: Sérum de rat porteur d\u2019une tumeur depuis quatre semaines.Cuve 4: Sérum de rat porteur d'une tumeur depuis cinq semaines.Didier DUFOUR Figure 20.Cuve À : Immunsérum antifoie normal.Cuve 1 : Sérum normal.Cuve 2 : Extrait hépatique normal.Cuve 3: Extrait hépatique cancéreux.Cuve 4 : Sérum cancéreux.immunoélectrophorétique, en présence de l'im- munsérum antitumeur purifié par absorptions successives à l\u2019aide de l\u2019extrait hépatique normal (figure 21).d) Discussion : Il existe donc une correspondance étroite entre l\u2019acquisition d\u2019un pouvoir antigénique nouveau vis-à-vis de l\u2019immunsérum antitumeur, chez les rats porteurs de la tumeur d\u2019une part, et la perte d\u2019un antigène normal chez les mêmes animaux d\u2019autre part, comme les résultats semblent le laisser voir.En effet, à la quatrième semaine, l\u2019albumine sérique et hépatique du rat cancéreux acquiert un pouvoir antigénique spécifique à la tumeur ; cette modification dans la structure lui enlève en même temps, sa réaction immunologique avec les anticorps antisérum normal et antifoie normal.Ceci rejoint donc les résultats obtenus par d\u2019autres auteurs durant la cancérigénèse chimique (79, 80, 135 et 136).Ainsi, la présence d\u2019une masse cancéreuse en pleine prolifération, provoque chez l\u2019animal qui l\u2019héberge, des changements radicaux à différents Laval Médical Vol, 34 \u2014 Avril 1963 Lars - Vol.3: big Wy Que lomy uy Coa Gogg Mv i [ Mle Song | His ay | Tear g Sony Tl Uy sy Brgy \u201cie lng \u201cTy \u2018Vite k Hy Py | ! Mig Un à \"ee, Ri iil il 1963 [ie ll al Laval Médical Vol, 34 \u2014 Avril 1963 Figure 21.Cuve longiludinale A : Immunsérum antifoie normal, riche en anticorps antialbumine hépatique.Cuve longitudinale B: Immunsérum antitumeur purifié par absorption sur l\u2019extrait hépatique normal.Cuves 1 et 3: Extrait hépatique cancéreux.Cuves 2 et 4: Extrait hépatique normal.niveaux (17), mais principalement au niveau du La disparition de l\u2019identité tissulaire normale à cet endroit (241), accompagnée par l\u2019acquisition d\u2019un pouvoir antigénique nouveau (80) vis- à-vis de l\u2019immunsérum antitumeur, s\u2019effectue vraisemblablement sous la stimulation de la tumeur elle-même.Celle-ci, étant de croissance anormale, domine tout à la phase de prolifération néoplasique ; elle mobilise toutes les ressources nutritionnelles de l\u2019organisme et surtout les capacités biosynthétiques du foie, qui, pour rencontrer ces requisita métaboliques, fabrique alors de l\u2019albumine anormale que l\u2019on trouve dans la circulation sanguine.C\u2019est plutôt une sorte de « dédif- férentiation humorale » qui constituerait sans doute la preuve et la présence d\u2019une masse à dif- foie.férentiation anormale.Mais la tumeur, avec son pouvoir indéfini de prolifération, devient de plus en plus avide de substances nutritives ; 1l arrive alors, à la phase terminale de son développement, que le foie ne répond plus à sa stimulation.Les fonctions biosynthétiques étant arrêtées, la ré- RELATION ENTRE LA TUMEUR DE WALKER ET SON HÔTE 493 serve énergétique en glycogène vidée (115), le foie s\u2019épuise et se consume lui-même.C\u2019est à ce moment que l\u2019on découvre un envahissement de la circulation sanguine par les protéines tissulaires normales, probablement pour fournir le matériel nécessaire à la prolifération cancéreuse (242).Ce phénomène est apparemment responsable de la disparition du facteur antigénique spécifique à la tumeur, et de la réapparition simultanée de l\u2019antigène normal dans la circulation sanguine.DISCUSSION GÉNÉRALE La recherche cancérologique s\u2019est longuement orientée vers la découverte de changements qualitatifs spécifiques au cancer.Les efforts se sont concentrés principalement dans l\u2019étude des propriétés biochimiques du sérum cancéreux.Ainsi, des anomalies ont été découvertes, parmi lesquelles on note particulièrement : 1.Un changement dans la distribution proportionnelle des protéines sériques, notamment un abaissement du taux de l\u2019albumine et une augmentation du taux des a-globulines (2, 3 et 161) ; 2.Une modification du pouvoir rotatoire de l\u2019albumine sérique (122, 123 et 239) ; 3.Une élévation de la teneur en polyosides liés à des protéines sériques (187, 214 et 217).On a cru, au début, que ces changements bio- chimiques accompagnaient spécifiquement le cancer.Mais, à mesure que de nouvelles connaissances se sont accumulées, on a été forcé de reconnaître que ces anomalies ne sont pas exclusives au cancer, mais communes à plusieurs états pathologiques et physiologiques (174, 214 et 247).On ne peut donc les associer aux phénomènes caractéristiques de la cancérigénèse.Elles sont plutôt le reflet des effets systématiques de la maladie soit cancéreuse, soit arthritique (247).Nous avons noté, par exemple, une similitude frappante dans la distribution proportionnelle des glycoprotéines sériques chez les cancéreux et chez les arthritiques.En effet, les polyosides liés à l\u2019albumine subissent une augmentation et ceux liés aux a-globulines une réduction notable ; cette perturbation constitue le phénomène inverse 494 Dinh Bao LINH - du changement dans la distribution proportionnelle des protéines totales du sérum de ces deux états pathologiques.Ceci nécessite des expériences complémentaires afin de recueillir tous les renseignements nécessaires qui permettront une interprétation valable.Ainsi, les méthodes biochimiques actuelles ne fournissent apparemment pas le moyen recherché pour l\u2019étude des changements qualitatifs spécifiques au cancer (247).C\u2019est pourquoi, les cancérologues ont généralement recouru aux méthodes immunologiques qui, par leur haute spécificité (90, 163, 249 et 260), peuvent répondre aux exigences d\u2019une telle étude.Le premier changement qualitatif du sérum cancéreux a été démontré par Makari (152), et Burrows (34), à l\u2019aide de réactions d\u2019anaphylaxie passive décrites par Schultz et Dale.En effet, ils ont réussi à mettre en évidence la présence d\u2019un antigène cancéreux spécifique, dans la circulation sanguine de sujets humains porteurs d\u2019une tumeur maligne.Cette technique, possédant l\u2019avantage d\u2019être très sensible, peut être utilisée comme moyen de diagnostic des tumeurs (152) ; mais elle ne nous renseigne ni sur la nature chimique, ni sur le comportement physico-chimique de l\u2019antigène décelé.Svet-Modalsky et Gandon (229), en se servant du principe d'immuno-tolérance pour éliminer les réactions dues à l\u2019espèce, ont bien démontré les différences antigéniques entre le sérum de rat normal et celui de rat porteur d\u2019un sarcome.Ils ont injecté du sérum de rat normal à des embryons de souris ; plus tard, 1ls ont immunisé les animaux provenant de ces embryons à l\u2019aide de sérum de rat sarcomateux.L\u2019immunsérum obtenu de ces souris a alors permis de déceler la présence d\u2019un facteur antigénique spécifique au sarcome, dans le sérum de rat cancéreux.Les réactions de précipitation dont ils se sont servis, comportent les mémes désavantages que ceux de la technique de Schultz-Dale, en plus d\u2019étre beaucoup moins sensibles.La nature du facteur anti- génique décelé reste donc inconnue.D\u2019autres auteurs (59) ont préféré isoler les anti- génes qui se trouvaient dans le mélange, avant de Laval Médical Didier DUFOUR Vol.34 \u2014 Avril 1963 procéder à des réactions immunologiques.Ils ont, tout d\u2019abord, séparé les fractions protéiques du sérum cancéreux par électrophorèse ; ensuite, ils ont étudié leur comportement antigénique vis- à-vis de l\u2019immunsérum antitumeur, en se servant de réactions d\u2019anaphylaxie locale chez le cobaye, pour objectiver le seuil de la réaction antigène- anticorps.C\u2019est ainsi qu\u2019ils ont découvert que seule la fraction albumine du sérum cancéreux possède le pouvoir antigénique spécifique à la tumeur.Cette méthode, étant très sensible, présente des désavantages lorsqu'il s\u2019agit d\u2019un mélange d\u2019anticorps et d\u2019un immunsérum incomplètement purifié qui peut fausser les résultats, en réagissant avec les antigènes non spécifiques (124).Malgré les limitations dues aux techniques utilisées, ces chercheurs ont réussi à déceler la présence d\u2019un antigène spécifique dans le sérum de cancéreux.Leurs travaux ont été confirmés maintes fois (99, 165, 189 et 230).C\u2019est à la lumière de ces résultats, que nous avons commencé notre travail expérimental, en employant les réactions de précipitation par double diffusion en milieu gélifié (183) et l\u2019immunoélectrophorèse (91), qui rendent possible l'étude de la nature, de la spécificité et du comportement physico- chimique de l\u2019antigène décelé dans le sérum cancéreux (89).Tout comme eux, nous avons remarqué, que le sérum de rat porteur de la tumeur de Walker ne se comporte pas comme celui du rat normal en présence de l\u2019immunsérum antitumeur.Au contraire, il montre un pouvoir antigénique évident vis-à-vis de ce dernier.Nous avons essayé ensuite, de trouver cette antigénicité dans d\u2019autres états pathologiques et physiologiques ; mais après de vains efforts et de multiples expériences, nous sommes arrivés à la même conclusion que celle de nos prédécesseurs : l'existence d\u2019un antigène cancéreux spécifique dans le sérum de rat porteur d\u2019une tumeur.L\u2019utilisation de l\u2019immunsérum antitumeur hétérologue dans ces études est, d\u2019après Milgrom (164), à déconseiller pour les raisons suivantes : l\u2019animal immunisé répond à l'injection de tissus provenant d\u2019autres espèces par la production de Late : fol.3-: sombre fee su pend dl avec démon présent malgre in T0iS àr que cl mmr vois me dons éuma ir dy le lo ling gy INS avg Vly Qand y Ge] la Un édleni nil) je gl | Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 nombreux anticorps.Ceci rend complexe l\u2019analyse subséquente des réactions immunologiques.Cependant, une fois toutes les précautions prises et avec un peu d\u2019habileté, plusieurs auteurs ont démontré, avec l\u2019immunsérum hétérologue, la présence d\u2019un antigène spécifique dans les tumeurs malignes (146, 152, 250, 259 et 260).Afin d\u2019éliminer toutes les réactions d\u2019espèce, nous avons choisi les animaux de même souche que celle d\u2019animaux porteurs d\u2019une tumeur, pour l\u2019immunisation avec le sérum cancéreux.Après trois mois, avec l\u2019immunsérum ainsi obtenu, nous avons trouvé une différence antigénique entre le sérum normal et celui provenant d\u2019un animal porteur d\u2019une tumeur, à l\u2019aide de la réaction d\u2019anaphylaxie locale chez le cobaye (60).Nous avons donc confirmé les résultats précédemment obtenus avec l\u2019immunsérum hétérologue.Malgré toutes ces précautions, il nous reste quand même un élément qui demeure très discutable : la spécificité même de l\u2019antigène décelé.La tumeur greffée (carcinome de Walker chez le rat, sarcome 180 chez la souris, carcinome de Brown-Pearce chez le lapin, etc.), par suite de nombreux passages à travers différentes souches d\u2019animaux, a perdu son identité initiale.Elle devient non spécifique, dans le sens qu\u2019elle se développe avec la même facilité chez les animaux d\u2019origine génétique différente, mais elle ne passe jamais d\u2019une espèce à une autre (64 et 125).Toutefois, elle conserve encore une spécificité antigénique rigoureuse, par le fait qu\u2019elle sera rejetée si l\u2019animal-hôte est puissamment immunisé, à l\u2019aide de tissu cancéreux servant plus tard de greffe tumorale (224).Cet antigène semble très caractéristique, 1l résiste d\u2019une façon étonnante à la chaleur (100°C., pendant six heures) et à l\u2019irradiation, alors que dans les mêmes conditions, les antigènes non spécifiques ou d\u2019espèce perdent leur pouvoir antigénique (54, 200 et 224).Les travaux de Korosteleva (137) ont aussi confirmé ces propriétés, dans le cancer humain.Il ne reste donc aucun doute, sur la spécificité de l\u2019antigène décelé dans la tumeur greffée.Par contre, la nature de la spécificité reste à déterminer.l\u2019identité encore à On sait que RELATION ENTRE LA TUMEUR DE WALKER ET SON HÔTE 495 antigénique initiale de la tumeur greffée a complètement disparu après de longs passages à travers des souches différentes d\u2019animaux.Ceci est dû à des causes diverses.En tout premier lieu, la mutation spontanée peut transformer ou modifier l\u2019antigénicité des cellules cancéreuses, à tel point qu\u2019elles deviennent tout à fait rénovées au point de vue immunologique, et qu\u2019elles acquièrent de nouvelles propriétés biologiques, une fois greffées chez d\u2019autres animaux (179).D\u2019autre part, des greffes fréquentes favorisent l\u2019introduction d'agents infectieux dans la masse cancéreuse, soit durant les manipulations de transplantation, soit pendant le séjour chez l\u2019animal- hôte.La présence de virus de polyome n\u2019est pas rare dans les tumeurs greffées (206).L\u2019infection virale peut ainsi modifier la formule anti- génique spécifique à la tumeur, en ajoutant de nouvelles informations génétiques aux chromosomes des cellules cancéreuses (150 et 179).La tumeur greffée présente aussi d\u2019autres limitations à l\u2019étude immunologique du mécanisme de la cancérigénése.L\u2019animal, chez qui on applique la greffe tumorale, n\u2019est pas lui-même cancéreux ; il sert en quelque sorte de milieu de culture pour les cellules cancéreuses.Il est donc impossible d\u2019étudier la phase d'initiation à la cancérisation et de découvrir les premiers changements immunologiques, qui précèdent l\u2019apparition d\u2019un tissu cancéreux.En effet, lors de la greffe, on introduit avec les cellules cancéreuses, une grande quantité d\u2019antigènes spécifiques, qui rendent alors difficile la détection de toute apparition précoce d\u2019antigène cancéreux d\u2019origine endogéne chez l\u2019animal-hôte.Weiler (241), en étudiant le cancer provoqué par des cancérigènes chimiques, a noté, dès l'état précancéreux une perte de l\u2019antigénicité spécifique du tissu concerné, qui dure ensuite tout le long du développement de la tumeur.Ce phénomène a été interprété par Green (94) comme étant la cause de la cancérisation.Pour satisfaire aux exigences d\u2019une telle étude, nous préférons le cancer provoqué par le diméthylaminoazobenzène (D.A.B.) à la tumeur greffée de Walker.Des expériences préliminaires, que nous avons effectuées dans le but de découvrir 496 Dinh Bao LINH - Didier DUFOUR l\u2019apparition précoce de l\u2019antigène cancéreux spécifique avant le début d\u2019un état cancéreux, semblent donner des résultats favorables à l\u2019hypothèse de Green.Nous espérons, dans un prochain travail expérimental, éclaircir le mécanisme immunologique de la cancérigénèse, et approfondir en même temps, l\u2019étude de la spécificité de l\u2019antigène cancéreux, avec les standards expérimentaux qui répondent indiscutablement à la rigueur requise dans ce genre de recherches.En conclusion, l\u2019on peut dire que la tumeur greffée comporte de nombreuses limitations qui deviennent majeures dans les deux cas suivants : 1.Si l\u2019on espère, par son emploi, découvrir la cause du cancer ; nos prédécesseurs ont échoué à cette tache (251) pour la simple raison que l\u2019animal porteur d\u2019une tumeur greffée ne se comporte pas comme celui qui fait un cancer spontanément.Ce dernier a subi une série de changements qui s'effectuent graduellement pour arriver à la fin, à l\u2019état cancéreux, tandis que le premier, lui, tout en restant normal, sert de milieu de culture pour les cellules cancéreuses inoculées.Donc, n\u2019étant pas dans les mêmes conditions, les changements de l\u2019un ne peuvent s\u2019appliquer à l\u2019autre.2.Si l\u2019on veut appliquer l\u2019immunothérapie de la tumeur greffée au cancer en général.La tumeur greffée constitue une masse de tissu étrangère à l\u2019organisme ; elle contient certainement des antigènes étrangers, avec lesquels les anticorps correspondants peuvent provoquer, soit la « stimulation immunologique » qui accélère la croissance tumorale (88, 95, 131 et 225), soit l\u2019inhibition ou même la régression complète de la tumeur greffée (88, 215, 224 et 246).Ces phénomènes sont universellement considérés comme une réaction de greffe homologue (125), qui n\u2019est pas nécessairement spécifique au tissu cancéreux.D'autre part, les animaux immunisés contre la tumeur greffée ne sont pas réfractaires au cancer spontané (179).Donc, l\u2019étude immunothérapeu- tique de la tumeur greffée s\u2019arrête à la réaction de l\u2019hôte contre la greffe d\u2019un tissu étranger.Pour la recherche d\u2019un traitement immunologique spécifique au cancer, il faudra recourir à des Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 tumeurs spontanées ou induites par des agents différents (71, 72, 87, 112, 132, 195 et 196).Par contre, si l\u2019on écarte définitivement ces deux objectifs, la tumeur greffée peut fournir des renseignements valables, concernant la relation immunologique entre l\u2019animal-hôte et le développement tumoral, lorsqu\u2019elle est employée d\u2019une façon convenable.Kaliss (125), tout en mettant les chercheurs en garde contre l\u2019emploi de la tumeur greffée, dans la recherche d\u2019une prophylaxie et d\u2019une immunothérapie du cancer, favorise un tel emploi dans l\u2019étude de Ja relation tumeur- hôte.Au cours de ce travail expérimental, d\u2019autre part, nous nous sommes servi de l\u2019immunsérum hétérologue contre la tumeur de Walker, pour déceler des substances antigéniques spécifiques à la tumeur, circulant chez l\u2019animal-hôte, et ensuite pour trouver leur origine biosynthétique, dans le but de déterminer leur signification, en relation avec la croissance tumorale.Comme nous l'avons décrit dans la partie expérimentale, l\u2019immunsérum a subi deux sortes de purification : soit par chauffage de l\u2019extrait tumoral avant l\u2019immunisation, qui détruit presque la totalité des antigènes d\u2019espèce (63, 137 et 224), soit par absorptions successives à l\u2019aide de l\u2019extrait tissulaire normal, qui enlèvent tous les anticorps correspondants (106 et 124).C\u2019est avec l\u2019immunsérum antitumeur purifié que nous avons confirmé la présence d\u2019un facteur antigénique spécifique à la tumeur greffée dans le sérum de rat porteur de la tumeur (59, 229 et 230).En effet, nous avons noté que, durant les deux premières semaines qui suivent la greffe tumorale, aucun changement qualitatif n\u2019est décelable dans la structure des protéines sériques par des méthodes immunologiques.Mais des analyses biochimiques ont mis en évidence des modifications importantes dans la distribution proportionnelle des protéines sériques, ainsi que dans la teneur en polyosides liés à ces fractions.L\u2019électrophorése a permis, d\u2019autre part, de découvrir une accélération graduelle de la vitesse de migration de la fraction albumine, durant cette méme période.Tous ces changements qui se À | | | Laval Ya.H- ll lédicol ill agents el ir dés lation Gre : d'une petrant de a Topp: ae | me | \u2018ue Rin | pou es à ale sk cltion [avons Eri chou sti, fil plans prod, phat qué fell dans mé y Is Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 (6) EAU MINERALE ALCALINE NATUREL FOIE, VOIES BILIAIRES VOIES DIGESTIVES EQUILIBRE DE LA NUTRITION RECONNANDEE Jus 1% .= ii a 8 o goa Ei Seg, A = sas > se.= a Ss iS bs CYANAMID OF CANADA LIMIT Bid x as ry 2 2 Ss NG a Fo Sete A PE Sets Fi a Ps i, 2 ve A 2 se RA Sha 2 ve By 3 Sd = tude i .b 1a #3 se os ior Bo i L a, rte She Sens \u201c 7 vos ve ah ~ i x a, ~ \u20ac .Lo en A i = + TE eo, 204 .imicro + N ses = + S 3 = = - ne = fo ES Eo = 2 Lederte eee = Es , - éposée i 3 i = .ve, = ce » Tee Se on rise Fos %; 4 FABRICATION ENTIEREMENT CANADIENNE _ So = Si Cette ® Marque d Asay, L.D., et al.Ant d« les 44 cas d\u2019 furent compl avec IJECIOMYCIN BE a * ve, - = .IN 2e.N 5 2 Pi 2 = sd se ra NE = .SE \u201ca vn .= = Hrd ox ~ Suis « + cé = te # se Sa wg Pe se ve, Sd Be i a = se GT Free = AL NG % aS 0 = 1 he i = ét Be 5 ig gi =~ .a sis 2 = i Si o ss AR = se 2 NY PERS PA oe PPS Pp I PE roo oy Pa BOR po = Ne ER E EE To eo am PRP PS saan Gees oe = x a a SPAT PR = Wesley G.TOMHAVE.Treatmentof diabetes mellitus with oral hypoglycemic compounds.(Traitement du diabète par les hypoglycémiants oraux.) Med.Clin.N.A., 47 : 53-61, (jan.) 1963.Si l\u2019on excepte les patients diabétiques obèses traités convenablement par un régime et les patients requérant la thérapie insulinique, plus de 10 pour cent des diabétiques peuvent être traités de façon satisfaisante par les hypoclycémiants oraux actuellement disponibles, soit la tolbuta- mide (Orinase), la chlorpropamide (Diabénèse) et la phenformine (DBI).Mode d\u2019 action : Les sulfonylurées sont des produits qui exercent leur action en libérant l\u2019insuline des cellules 8 des îlots de Langerhans.La tolbutamide a une demi- vie de quatre à sept heures et la chlorpropamide une demi-vie de trente-cing heures, ce qui permet des concentrations sanguines plus élevées de chlorpropamide que de tolbutamide méme lorsque ce dernier est prescrit à des doses plus élevées.La phenformine (DBI) a un mode d\u2019action moins bien déterminé et probablement périphérique.Critères pour le choïx des patients : Ces critères doivent être précis et rigides : 1.Patients dont le diabète acquis à l\u2019âge adulte demeure stable et résiste à la céto-acidose ; 2.Patients pour lesquels un régime alimentaire s\u2019est avéré insatisfaisant ; on ne devrait pas employer les hypoglycémiants oraux avant un contrôle diététique ; 3.Diabète ayant débuté après l\u2019âge de 40 ans ; 4, Diabète nécessitant moins de 30 unités d\u2019insuline par jour ; 5.Diabète récent ; 6.Absence de complications, surtout aiguës.Choix de médicament et traitement : La préférence de l\u2019auteur va à la tolbutamide à cause du peu d\u2019effets secondaires et de complications qui se rencontrent un peu plus fréquemment avec la chlorpropamide.La phenformine aurait plus d'avantages en combinaison avec la tol- butamide ou la phenformine que lorsqu\u2019elle est employée seule.(14) ANALYSES Le traitement avec la tolbutamide commence à la dose de 0,5 à 2,0 g par jour, mais habituellement on administre 0,55 g bid.La chlorpro- pamide peut être utilisée à la dose quotidienne de 100 à 500 mg.La période d\u2019essai doit être de sept jours et ce traitement ne doit être continué que s\u2019il est aussi efficace que la dose requise d'insuline.La phenformine (DBI) a entraîné peu d\u2019effets secondaires sérieux.La dose d\u2019attaque est habituellement de 25 mg et la dose d\u2019entretien ne devrait pas dépasser 200 mg par jour.Le DBI peut être spécialement utile comme adjuvant de l'insuline et de la diète dans le contrôle d\u2019un diabète labile.Les hypoglycémiants oraux employés chez des diabétiques choisis et évalués selon des critères précis s\u2019avèrent être une méthode thérapeutique relativement facile de contrôler le diabète.Fernand LABRIE M.D.PHELPS et Carl C.BARTELS.Present concepts regarding management of hypertension.(Données actuelles sur le traitement de l\u2019hypertension artérielle.) Posigrad.med, 33 : (janv.) 1963.De nouvelles méthodes de diagnostic permettent de déceler certains cas d\u2019hypertension qui sont curables chirurgicalement ou qui sont ainsi mieux contrôlés que par la seule médication.Exploration du patient : L'histoire complète et l\u2019examen physique doivent porter spécialement sur l\u2019état cardiaque, vasculaire et rénal.Les examens de routine comprennent l\u2019électro-cardiogramme, la téléradiographie du cœur et des poumons, l\u2019urographie intraveineuse, l\u2019azotémie, la cholestérolémie, la kaliémie, l\u2019examen des urines avec culture, et l\u2019hémogramme complet.Phéochromocytome : Selon l\u2019auteur, le symptôme le plus fréquent est une sensation d\u2019anxiété suivie de palpitations et d\u2019une céphalée intense.Viennent ensuite la diaphorèse, les troubles visuels, les tremblements, Ro 508 ANALYSES la faiblesse, les nausées, les vomissements et les bouffées de chaleur.Une épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée positive et un métabolisme basal élevé peuvent aider au diagnostic.Le test à la phentolamine (Régi- tine) est bon dans les cas d\u2019hypertension soutenue.Le test à l\u2019histamine est très utile pour provoquer une crise hypertensive, L\u2019urographie intraveineuse, le rétropneumopéritoine et l\u2019aortographie aident à localiser correctement la tumeur.Hypertension par ischémie rénale : A moins d\u2019élévation aiguë de la tension artérielle, la conduite à tenir ici est celle d\u2019un traitement médical conservateur, surtout chez le patient de plus de 50 ans.Si l\u2019hypertension est d\u2019apparition plutôt récente chez un sujet jeune, les méthodes d\u2019exploration suivantes sont utilisées pour diriger le traitement chirurgical : urographie intraveineuse, test à l\u2019Etamon, test d\u2019Howard, test au diodrast radioactif et, enfin, aortographie.Les chances de succès sont très variables.Aldostéronisme primaire : Les symptômes de faiblesse, polyurie, polydipsie, tétanie, céphalée et paralysie périodique orientent vers ce diagnostic que l\u2019on peut explorer d\u2019abord avec une diète riche en potassium, puis pauvre en sodium.Le diagnostic peut être appuyé par un rétropneumopéritoine et confirmé par le dosage de l\u2019aldostérone dans les urines.Thérapeutiques médicamenteuses : Les auteurs proposent une classification utile au clinicien qui doit évaluer chaque patient hypertendu et lui assigner un traitement, soit léger, soit modéré ou soit intensif.Comme traitement léger, 1l s\u2019agit de prescrire un médicament du groupe rauwolfia ou du groupe des diurétiques, tels la chlorothiazide ou la spironolactone.Parmi les médicaments du groupe rauwolfia, la réserpine est le plus employé à la dose de 0,25 mg, deux ou trois fois par jour.Par traitement modéré, on signifie la combinaison d\u2019un rauwolfia et d\u2019un dérivé thiazide.L\u2019hydralazine est parfois ajoutée ou substituée à l\u2019un des deux autres médicaments.Comme traitement intensif, il s\u2019agit d'ajouter les ganglioplégiques aux médicaments du groupe précédent, ce qui se fait généralement par étapes.La mécamylamine est probablement le ganglio- plégique de choix malgré les effets désagréables dus au blocage autonome complet.La guané- thidine provoque un bloc périphérique du sympa- Laval Médical Vol.34 - Avril 1963 thique et cause ainsi un débalancement autonome plutôt qu\u2019une paralysie.Dans certains cas, une association de ces deux médicaments peut être très utile.Traitement de l\u2019urgence hypertensive : Un traitement vraiment efficace est l\u2019emploi de réserpine par voie parentérale aux doses de 2,5 à 10 mg que l\u2019on répète jusqu\u2019à contrôle efficace de la tension artérielle.Cette médication ne comporte pas de danger de détérioration de la fonction rénale.Traitement de la céphalée hypertensive : Si la céphalée persiste malgré un bon contrôle de la tension artérielle, une dose biquotidienne de 0,2 g de thiocyanate de potassium est employée afin d'obtenir des concentrations sanguines de cinq à 10 mg par 100 ml.Conclusions : Tous les patients atteints d\u2019hypertension soutenue doivent recevoir un traitement suffisant pour maintenir la tension artérielle dans les limites non dangereuses ou sensiblement normales.Dans la mesure du possible, on doit toujours chercher à établir un diagnostic complet, afin d'orienter le patient vers un traitement chirurgical ou médical satisfaisant.Fernand LABRIE W.E.STEHBENS.Aneurysms and anatomical variation of cerebral arteries.(Anévrismes et variations anatomiques des artéres cérébrales.) Arch.Path, 75: 45-64, (jan.) 1963.L'auteur décrit les lésions anatomiques de 254 sujets atteints d\u2019anévrismes cérébraux.Ces anévrismes sont vraisemblablement ceux que l\u2019on observe le plus fréquemment chez l\u2019homme.La majorité des sujets étaient âgés de 40 à 70 ans et cette distribution de l\u2019âge suggère fortement qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une lésion acquise plutôt que d\u2019une lésion congénitale.Les anévrismes furent multiples chez au moins 20 pour cent des sujets.La dilatation primitive intéressait particulièrement les gros vaisseaux de la base du cerveau à la moitié antérieure de l\u2019hexagone de Willis et s\u2019élevait de l\u2019apex plutôt que des angles latéraux.Dans 68 pour cent des cas où l\u2019anévrisme se retira, l\u2019hémorragie intracérébrale fut très importante.| La | oh Laval Médical 29 Vol, 34 \u2014 Avril 1963 de lorsque l'anxiété persistante se manifeste par hi , .\u201d l\u2019impatience in th rile be ig l\u2019irr itabilité l\u2019appréhension .AMYLOZINE* SPANSULE\" Dé i\" Capsules I.(Stelazine* ei amobarbital) pour calmer l\u2019hyperactivité physique qui empêche le malade de se détendre i pour soulager la tension émotive qui provoque une réaction exagérée du malade aux stress quotidiens pour diminuer le sentiment d\u2019insécurité psychique qui rend le malade constamment soucieux et craintif IE PRESENTATION: en flacons de 30 et de 250 capsules ainsi qu\u2019en boîtes | spéciales de 15 capsules sous bandes de cellophane.E 8 \u2018 Vous pouvez obtenir des renseignements complets sur \u2018 Amylozine\u2019 en consultant voire , Vademecum International, en vous adressant au représentant SK &F ou & votre pharmacien.5 ; E ; SMITH KLINE & FRENCH - MONTREAL 9 : * Marque déposée au Canada 350AF (15) 30 Laval Médical Le Vol.34 - Avril 1963 i | SUSTAGEN EN POUDRE i maintenant disponible en nouvelles saveurs délicieuses de chocolat et de vanille i Un aliment thérapeutique [i di de il \\ A ! i 5 i i 5 .: À pour les mangeurs à problème.pour gagner du poids.Un verre de pour les patients dgés.Fournit une 3 Fournit une nourriture riche sous une 8 onces de Sustagen entre les repas et à quantité substantielle de protéines vitales H forme liquide concentrée de saveur agréa- l'heure du coucher (3 verres) fournira 1170 sous une forme liquide de saveur agréable J ble pour ceux dont les habitudes d'alimenta- calories supplémentaires.\u2014la protéine manque souvent dans les tion les incitent à manger les ahments qui diètes des patients âgés à cause de la négli- i ne leur conviennent pas où à ne pas manger gence où de l'impossibilité de mâcher des à aliments riches en protéines.& i À {0 à 3 d 1 1 .1 : urant la convalescence.Un ou deux verres par jour 1 à aident à satisfaire les besoins nutritifs nécessaires pour hâter le li ; ; ; ; | retour à la santé.fêr ; 2e + .LL.E pour régimes spéciaux.Grâce à sa faible teneur en lipides, ( 18 en soude et en fibres, Sustagen peut s'adapter facilement aux ot A ! dans les cas d\u2019ulcère peptique.Aide à neutraliser l'acide libre et \u201cà faciliter ainsi systématiquement la cicatrisation de l\u2019ulcère et la restauration du patient à un état de nutrition optimum.\u201d ; \u201cMARQUE DÉPOSÉE régimes très spéciaux prescrits par les médecins.dans les cas de fatigue physique.Fournit des substances nutritives faciles à digérer en vue d\u2019une assimilation rapide lorsque des besoins physiques spéciaux exigent une alimentation supplémentaire et immédiate.S\u2019est révélé efficace comme repas de pré-compétition pour les athlètes.Sustagen .pour subvenir entièrement ou en partie aux besoins nutritifs du patient.Références: (1) Winkelstein, A.: Am.J.Gastroenterol.27:45-52 (Jan.) 1957 (2) Rose, K.D.; Schneider, P.J., et Sullivan, G.F.: J.A.M.A.178:30-33 (Oct.7) 1961.Laboratoires Mead Johnson Emblème de service à la profession médicale le dira lg | Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Les variations anatomiques des artères cérébrales sont fréquentes tant chez l\u2019homme que chez les mammifères et doivent être considérées comme normales et non pas comme des erreurs de développement.Il ne semble pas que les variations anatomiques soient plus fréquentes chez les sujets atteints d\u2019anévrismes que dans la population générale, bien que certaines variétés furent plus fréquemment observées dans les cas d\u2019anévrisme de l\u2019artère communicante antérieure.Une telle relation pourrait être due à des facteurs hémodynamiques.L\u2019auteur discute des anévrismes fusiformes que l\u2019on rencontre sur les artères vertébrales immédiatement après leur passage au travers de la dure-mère, et suggère la possibilité de confondre des anévrismes avec des nodules athéromateux.N.NEIMANN, M.PIERSON, A.PETERS, J.PETIT ET M.BOURGES.Les pancyto- pénies idiopathiques de l\u2019enfant.À propos de 14 observations.Sem.Hôp.Ann.Pédiat., 39 : 5-12, (2 jan.) 1963.L'existence d\u2019aplasies médullaires primitives est une réalité dont on doit aujourd\u2019hui tenir compte en hématologie infantile.Le tableau clinique est voisin de celui des leucoses aigués, mais l\u2019étude de la moelle démontre le caractère tout dif- férent de l\u2019altération du tissu hématopoiétique.Contrairement à une opinion courante, la pan- cytopénie sanguine ne répond pas toujours à un aspect aplasique de la moelle.L'évolution est mortelle dans la grande majorité des cas.La durée de survie est notablement plus courte que celle des leucoses traitées.Elle ne dépasse guère un an.À l'inverse de ce qui se produit dans les leucoses, on n\u2019assiste jamais dans cette maladie à des rémissions hématologiques.Le pronostic lointain est lié au type de l'atteinte médullaire ; dans l'immédiat, il est suspendu au chiffre des plaquettes.Le mystère le plus complet entoure la nature de cette affection, mais on ne peut s'empêcher de penser à une parenté étroite avec la leucose aiguë.La somme considérable de travaux qui s\u2019efforcent de par le monde à résoudre l\u2019énigme des leucémies, apportera peut-être en même temps la clé du problème des pancytopénies.Par là même, nous pourrons espérer l\u2019arme thérapeutique qui nous fait encore si cruellement défaut.(16) ANALYSES 509 N.NEIMANN, M.MANCIAUX, G.LAS- COMBES et A.RACHMUT.Le syndrome de Pierre Robin.Sem.Hôp.Ann.Pédiat., 39 : 19-26, (2 jan.) 1963.Les auteurs présentent trois observations de syndromes de Pierre Robin diagnostiqués chez des nouveau-nés.Ce syndrome associe une hypo- plasie de la mandibule, une fissure palatine, une glossoptose et des troubles respiratoires.Dans un des trois cas, 1l existe en outre des malformations faciales multiples et des troubles neurologiques caractérisés par une encéphalopathie hypotonique.Il s\u2019agit d\u2019un complexe malformatif relativement rare, dû à un trouble de l\u2019organogénèse que des études embryologiques précises ont pu localiser entre la troisième et la cinquième semaine de la vie intra-utérine.Le diagnostic différentiel se pose avec les autres malformations faciales, voire crânio-faciales, ce qui amène les auteurs a discuter de la place nosologique du syndrome de Robin dans le cadre plus vaste du syndrome mal- formatif du premier arc branchial.Une connaissance exacte de ces malformations ne présente pas qu\u2019un intérêt purement nosologi- que.En effet, une thérapeutique à base de traitement postural (la position à plat ventre soulage les troubles respiratoires) et de nursing a permis la survie de deux de nos malades, et cette éventualité se rencontre de plus en plus fréquemment dans les observations publiées tant en France qu\u2019à l\u2019étranger.Malheureusement, il semble que dans nombre de cas, le pronostic ultérieur soit assombri par la coexistence d\u2019autres troubles malformatifs plus ou moins sévères, et surtout d\u2019une encéphalo- pathie.Walter F.LEVER et Herbert WHITE.Treatment of pemphigus with corticosteroids.Results obtained in 46 patients over a period of 11 years.(Traitement du pemphi- gus par les corticostéroides.Résultats obtenus chez 46 patients au cours d\u2019une période de 11 ans.) Arch.Derm., 87 : 12-26, (jan.) 1963.Les auteurs présentent la revue de 46 patients atteints de pemphigus traité aux corticostéroïdes au cours de la période s\u2019étendant du mois d\u2019avril 1950 au mois d'octobre 1959.L\u2019état des patients fut revisé au mois d\u2019octobre 1961.Il y avait 32 patients atteints de pemphigus vulgaire, dont 21 étaient vivants et ambulants 510 ANALYSES au ler octobre 1961.De ces 21 patients vivants, cinq étaient complètement guéris de leurs lésions et ne recevaient plus de traitement, cing étaient guéris de leurs lésions, mais étaient encore sous traitement et 11 avaient encore quelques lésions et continuaient leur traitement.Onze patients avaient succombé à leur maladie.Au moment de la mort, les lésions étaient disparues chez cinq d\u2019entre eux, quatre n\u2019avaient que quelques lésions et deux, des lésions très extensives.De ces 11 morts, trois furent attribuées aux cor- ticoïdes, trois furent probablement en relation avec la thérapeutique aux corticoïdes, tandis que cinq patients succombèrent à des causes ne comportant aucune relation avec leur traitement.Un patient atteint de pemphigus végétant était guéri et ne recevait plus de traitement.Des 11 patients atteints de pemphigus foliacé, six n'avaient plus de lésions et ne recevaient plus de traitement.Cinq patients étaient morts dont quatre sans relation avec leur maladie et complètement libérés de leurs lésions, mais un atteint d\u2019un pemphigus foliacé généralisé, bien qu\u2019il ne soit plus sous le traitement des auteurs et qu\u2019il ne reçoive plus de corticostéroïdes.De deux patients atteints de pemphigus érythémateux, un n'avait plus de lésions et l\u2019autre n\u2019en avait plus que quelques-unes.Ni l\u2019un ni l\u2019autre ne recevaient de traitement.Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 A la suite de cette enquête, les auteurs peuvent conclure que dans le pemphigus vulgaire, il est trés important d\u2019établir le diagnostic précocement et d\u2019'installer rapidement un traitement énergique avec de fortes doses de corticostéroïdes.Si le traitement initial est énergique et prolongé, 1l est vraisemblable que le patient pourra se maintenir avec des doses beaucoup plus faibles que si le traitement initial a été moins énergique tant pour la quantité des corticostéroïdes que pour la durée du traitement.Après la forte posologie initiale, la dose des corticostéroïdes est réduite de façon logarithmique jusqu\u2019au plus bas niveau satisfaisant pour maintenir les résultats.Au cours des périodes d\u2019exacerbation, de fortes doses de corticostéroïdes sont de nouveau requises.Au contraire de la technique proposée pour le pem- phigus vulgaire, dans le pemphigus foliacé, le traitement peut être différé aussi longtemps que la maladie demeure localisée et peu intense.Les réactions secondaires aux corticostéroides furent plutôt fréquentes, particulièrement les fractures des vertèbres par compression, les affections bactériennes, les ulcères peptiques et les perturbations mentales.Chez deux patients, un traitement avec de fortes doses de corticostéroïdes provoqua l'apparition de cataractes.L'administration simultanée de testostérone et d\u2019œstrogènes fut appréciée comme une prophylaxie efficace de la fracture des vertèbres.Lai va, # Laval Médi ® ical Vol.34 \u2014 Avril 1963 31 Profession: MÉN AGERE NERVEU SE Malaises: ANOREXIQUE, IRRITABLE, FATIGUEE Diagnostic: AUCUN TROUBLE SOMATIQUE ou 4 ORGANIQUE 5 E S x À Prescription: À LA NUTRIT EN FE OB DE SEDATION LEG : cous APPORT A LA NUTRITION rus de SEDATION LEGERE » BEPLETE FACTE URS VITAMINIQUES B ET PHENOBARBITAL Présentation: ELIXIR \u2014 En fl Wie ; aco .Y.i COMPRIMÉS or de 16 onces lig.et de V2 gall.Imp me % \u2014_\u2014 a « rque déposee icons de 100 et de 1000 comprimés D minDsoR, ontano A rogue contrôlée : arn j ] i, TN À i H 3 A À 32 réaction de longue durée.\u2018L'échec secondaire est improbable\u2019 sous I'action de la phenformine* (DBI-TD en capsules, DBI en comprimés).On a administré la phenformine quotidiennement et avec succès à des diabétiques pendant une étude poursuivie au-delà de trois ans?et pendant une autre étude qui dura jusqu'à 41, ans! au cours desquelles on ne vit \u201cpresque aucun cas de résistance acquise ou d'échec secondaire vrai.''! Le DBI a, en vérité, donné des résultats satisfaisants chez 55 à 60% des cas d'échecs secondaires à la tolbutamide.3:7 sécurité clinique de longue durée .On n'a vu acun exemple de toxicité dans le foie ou dans te parenchyme après l'administration journalière de DBI-TD allant jusqu'à 21, ans \u2014 près de cing ans avec l'emploi de comprimés de DBI.!.79 \u2018\u2018L\u2019absence de réactions hypo- glycémiques a été notable\u201d avec l'emploi de la phenformine.> tolérance de longue durée.Le DBI-TD est bien toléré et ne provoque que le minimum d'effets secondaires digestifs.?:8-8 Radding et ses collègues\u201c signalent que \u2018\u2018l'exemption relative DU DIABÈTIQUE Laval Médical Vol.34 - Avril 1963 des effets secondaires digestifs fut très rassurante et dans aucun cas n'avons-nous été obligés de retirer le médicament.\u201d commodité de longue durée .Une prise par jour \u2014 deux au plus \u2014 pour la plupart des diabétiques fait du DBI-TD un instrument thérapeutique simple et commode.Chaque dose diminue le sucre sanguin progressivement et sans a-coups pendant 12 a 14 heures environ.® Le DBI-TD (HCI de phenformine ou HCI de N!-phéné- thylbiguanide) est offert en capsules de 50 mg à désintégration réglée; flacons de 30, 100 et 500.En outre: DB! en comprimés de 25 mg; flacons de 100 et 500.Bibliographie: 1.Pomeranze, J.: Clinical Med.8:1155, June 1961.2.Krall, L.P.and Bradley, R.F.: Geriatrics 17:337, May 1962.3.DeLawter, D.E.et al.: JAMA.171:1786, Nov.28, 1959.4.Perkin, F.S.: JAMA, 173:36, May 7, 1960.5.Peariman, W.: Phenformin Symposium, Houston, Feb.1959.6.Radding, R.Set al.: Metabolism 11:404, Aprit 1962.7.Gold, À.et al.: Applied Therapeutics 2:137, 1960.8.Brown, G.D.and Gabert, H.: Applied Therapeutics 4:451, May 1962.9.Gold, A.: Applied Therapeutics 4:466, May 1962.arlington-funk laboratories, division u.s.vitamin corporation of canada, ltd.casier postal 779, montréal 3, québec. Étude histochimique du foyer otospongieux, par L.-G.CHEVANCE avec la collaboration de P.CLERC, et J.BOUCHE.Un volume de 132 pages avec 79 figures dont 61 en couleurs.Broché : 50 nf.Librairie Arnetle, Paris.Fondé sur l\u2019étude d\u2019environ 5 000 coupes histologiques fournies par plus de 500 prélèvements opératoires, le présent travail s\u2019est efforcé d\u2019établir un bilan de nos connaissances actuelles concernant les modifications histochimiques qui accompagnent ou conditionnent le développement de la maladie otospongieuse.Il fait également état d'un certain nombre de découvertes en ce domaine.Une telle étude fut rendue possible par les progrès récents de la cophochirurgie qui fournit au laboratoire le matériel expérimental nécessaire.C\u2019est insister sur l\u2019absolue nécessité d\u2019une collaboration journalière du chirurgien et de l\u2019histologiste.Ne serait-ce que pour en avoir démontré la possibilité, et ce durant trois années, ce travail n\u2019aura pas été inutile.Le premier chapitre est consacré à un rappel des notions histologiques classiques et décrit trois réactions histologiques nouvelles, de valeur signalétique, qui mettent rapidement en évidence le tissu otospongieux en voie de remaniement évolutif.Le second chapitre envisage l\u2019étude au microscope électronique du foyer otospongieux et insiste sur l\u2019atteinte des structures collagènes observée par cette technique.Le troisième chapitre est consacré à l\u2019étude analytique des composants histochimiques tissulaires.L\u2019accent y est mis, en particulier, sur la découverte d\u2019une forte teneur en glycogène à certains stades de l\u2019évolution du foyer otospon- gieux.La mise en évidence de ce corps permet de rattacher l\u2019évolution vers l\u2019otosclérose à la biochimie générale de la calcification.Le quatrième chapitre concerne un domaine particulièrement neuf, celui de l\u2019histoenzymologie.D\u2019un intérêt particulier apparaît ici la mise en évidence des phosphatases alcalines et de l\u2019adénosine triphosphatase, de même que celle des transglycosylases.Enzymes transférant des molécules glucosées dont l\u2019étude permettra, peut-être, de relier les phénomènes de lyse du collagène et de la substance fondamentale (stade otospongieux) (18) REVUE DES LIVRES à la présence du glycogène et des phosphatases aboutissant à la calcification (stade otoscléreux).Le dernier chapitre est consacré à la confrontation des résultats de ces recherches personnelles et de ceux des chercheurs, à la vérité peu nombreux encore (Arslan et Ricci, Covell et Albernaz, Ar- douin) qui ont consacré des études a certains aspects histochimiques de la maladie otospon- gieuse.Cette confrontation fait ressortir une identité de vue assez remarquable pour qu\u2019on puisse espérer des progrès décisifs dans la compréhension et donc dans le traitement biologique de la maladie otospongieuse dont la pathogénie demeure l\u2019une des plus mystérieuses de la clinique humaine.Urgences en pédiatrie, publié sous la direction du professeur Marcel LELONG, par R.JOSEPH, J.VIALATTE, D.ALAGILLE, H.LESTRADET, J.BORDE, J.-C.DALLOZ, G.DAVID, C.GENTIL, E.HABIB, J.PAUPE et J.VASSAL, clinique de pédiatrie et puériculture de l\u2019Hôpital Saint-Vincent-de- Paul.Un volume in-8° de 244 pages avec 18 figures, 1962 : 33 nf.G.Doin et Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIE).Chez l'enfant, et plus particulièrement chez le petit nourrisson, les agressions les plus diverses, même minimes, peuvent déclencher inopinément les catastrophes les plus dramatiques.Celles-ci sont caractérisées par des désordres graves de l\u2019état général et par la faillite des fonctions essentielles, d\u2019où le risque de mort immédiate.En contre-partie, l\u2019expérience montre qu\u2019un traitement adéquat, à condition d'intervenir à temps, d'urgence et même d\u2019extrême urgence, est capable de rétablir rapidement les situations les plus désespérées.Dans ce cas, le rôle de l\u2019équipe pédiatrique qualifiée, disposant de l\u2019équipement matériel nécessaire et de bonnes infirmières-soignantes, tout cet ensemble réuni en un « Centre de soins d\u2019urgence et de réanimation », est évident.Mais le rôle du praticien n\u2019est pas moins important : au médecin de famille échoit la tâche majeure du dépistage de l\u2019urgence, de la compréhension des petits signes initiaux annonciateurs de l\u2019orage et 512 de l\u2019envoi à temps de l\u2019enfant à l\u2019hôpital.La liaison entre tous les ouvriers est la condition du succès de cette médecine de sauvetage.C\u2019est à eux que s\u2019adresse ce petit livre.Cette médecine d\u2019urgence ne peut pas être une médecine étiologique.Elle est d\u2019abord une médecine syndromique, voire même seulement symptomatique.Il faut agir avant de connaître la cause.Le plan de l\u2019ouvrage est le suivant : L\u2019insuffisance respiratoire aiguë (J.-C.Dalloz).Les urgences en pathologie cardio-vasculaire (J.Vassal) : insuffisance cardiaque aiguë, crises de tachycardie paroxystique, insuffisance circulatoire aiguë, syncopes d\u2019origine cardio-vasculaire, poussées hypertensives des néphrites.Conduite à tenir en présence d\u2019une anémie aiguë (D.Alagille).Urgences métaboliques (CI.Gentil) : déshydratation, surcharges hydriques, - acidoses, alcaloses, hypoclycémies, anuries.Les comas (coma diabétique et coma hypo- glycémique chez un diabétique) (H.Lestradet).Hyperthermie et coup de chaleur (R.Joseph).Conduite simplifiée de la réhydratation d\u2019urgence (J.Vialatte).Convulsions (J.Paupe et J.-C.Dalloz).Le traitement des méningites aiguës (E.-C.Habib).Urgences en neurochirurgie (J.-C.Dalloz).Le traitement des intoxications accidentelles (E.-C.Habib).Urgences chirurgicales (J.Borde) : malformations du tube digestif, hernies congénitales, tumeurs sacro-coccygiennes, etc.Techniques de la perfusion intraveineuse et des prélèvements sanguins (G.David).Dans chaque éventualité, sont successivement envisagés l\u2019examen clinique et les explorations complémentaires nécessaires.REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Les divers chapitres de ce livre sont nés de conférences faites par chacun des auteurs à la Clinique de pédiatrie et de puériculture au cours d\u2019une semaine spéciale d\u2019études.Leur succès à inciter à en publier le texte.Elles ont été rédigées dans un esprit essentiellement pratique ; elles doivent rendre service à la fois aux médecins praticiens et aux internes de garde en pédiatrie.Les spoliations hydro-salines du nourrisson et leur traitement, par J.LAFOURCADE et R.GORIN.Préface du professeur TURPIN.Dans la Bibliothèque de thérapeutique médicale ; directeur : professeur Raymond TURPIN.Un volume in-8° de 354 pages avec 41 figures et 61 tableaux, 1962 : 68 nf.G.Doin et Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIE).Il n\u2019est peut-être pas, en pratique pédiatrique courante, de problème plus fréquemment posé, et souvent de la façon la plus pressante, que celui des spoliations hydro-salines.La traduction clinique en est depuis longtemps connue et tous les traités, depuis soixante ans, comporte un chapitre consacré à la déshydratation.Cependant, ces dernières années, l\u2019accumulation considérable de faits nouveaux dans le domaine physiopathologique est venue enrichir et modifier considérablement cet état.Les renseignements fournis par de récentes et séduisantes techniques, introduisant la notion de mesure, ont fait négliger quelque peu \u2014 et à tort \u2014 ceux toujours aussi nécessaires fournis par l\u2019examen clinique du malade.Les difficultés et la relative imprécision de la séméiologie néonatale faisaient apprécier tout particulièrement ces nouveautés.Mais, dans les domaines métaboliques, comme partout ailleurs en médecine, rien ne peut se substituer au recueil attentif des symptômes, à l\u2019étude des antécédents immédiats et lointains, à l\u2019examen complet du malade.Et cela est également valable pour le premier âge.L\u2019idée directrice que le lecteur retrouvera tout au long de cet ouvrage est que la triple connaissance : des antécédents immédiats, des symptômes patiemment recueillis au cours d\u2019un examen clinique minutieux, des désordres habituellement engendrés par la maladie en cause, permet l\u2019établissement d\u2019un bilan de spoliations et la déduction d\u2019une thérapeutique substitutive et étiologique adéquate.inf atl si isson ADE 0, i Tp En Dur TIQUE cell 2 di fs DIE au re NE ls on Laval Médical Vol.34 - Avril 1963 Les renseignements fournis par le laboratoire sont évidemment précieux et font partie de la séméiologie.Facilement disponibles, on ne saurait raisonnablement s\u2019en priver.Mais, ils ne sont pas indispensables pour l\u2019élaboration du diagnostic et l\u2019orientation du traitement.Ces notions, longuement et minutieusement exposées dans cet ouvrage, résultent de l\u2019expérience acquise par leurs auteurs depuis plus de dix ans dans la chaire d'hygiène et clinique de la première enfance (professeur R.Turpin) à l'Hôpital Trousseau.Dans une première partie, sont envisagés la constitution hydroélectrolytique de l'organisme infantile et ses particularités ainsi que l\u2019équilibre acido-basique à l\u2019état normal et pathologique.La deuxième partie comprend une étude physio- pathologique, clinique et étiologique où sont considérées les perturbations métaboliques engendrées par les symptômes morbides envisagés isolément (diarrhée, vomissements, hypersudation, hyper- pnée, etc.) en un premier chapitre.Les suivants sont consacrés à des exposés complets des formes topographiques de déshydratation (cellulaire, ex- tracellulaire, globale) et des formes étiologiques (déficit hydrique, déficit sodique, formes mixtes).La déshydratation hypernatrémique et ses éventuelles complications neurologiques a justifié, par son importance et son actualité, un long développement.La troisième partie qui ne comprend pas moins de 130 pages est tout entière consacrée aux problèmes thérapeutiques : modalités de la réhydra- tation, choix des solutés, conduite du traitement, traitement diététique et étiologique des diarrhées, etc.Enfin, la physio-pathologie et le traitement de certains désordres peu fréquents mais d\u2019un grand intérêt doctrinal (vomissements périodiques avec acétonémie, acido-cétose diabétique, intoxication par l\u2019aspirine, insuffisance surrénale, « coup- de-chaleur ») font l\u2019objet d\u2019un exposé particulier.L'ouvrage comporte un index alphabétique qui en facilite grandement la consultation.Les filarioses pathogènes de l\u2019homme \u2014 Diagnostic et traitement actuel, par Marc GENTILINI.Un volume de 150 pages avec 66 figures.Broché : 24 nf.Librairie Arneite, Paris.La relative fréquence en France des maladies exotiques et notamment des filarioses est due en A partie à une augmentation du- trafic interconti- REVUE DES LIVRES 513 nental.Après un bref rappel parasitologique des cycles, accompagnés de schémas, l\u2019auteur étudie successivement les méthodes de diagnostic et d\u2019aspects actuels du traitement.Le diagnostic est basé sur des arguments géographiques, cliniques et biologiques.Les arguments géographiques sont constitués essentiellement par la connaissance des aires de répartition à travers le monde des différentes filaires.M.Gentilini rappelle les symptômes cliniques de la loase puis discute de l\u2019étiologie filarienne (Loa-loa) de complications encore discutées : complications neurologiques (méningo-encéphaliques et encéphalites), complications cardiaques (endocardite : pariétale, fibro-plastique, éosinophilique de Lœffier), complications rénales, enfin, se traduisant par des albuminuries parfois isolées.Les symptômes des wuchenerioses sont très polymorphes aiguës ou chroniques.L'auteur insiste sur l'intérét, au cours de la chylurie, de la lymphographie et rapporte, avec Turiaf, les premières images de fistules pyélo- lymphatiques.La draconculose siège le plus souvent aux membres inférieurs ; lorsqu'elle s\u2019infecte, elle réalise de véritables phlegmons ; l\u2019arrivée massive d\u2019une main-d\u2019œuvre d\u2019Afrique noire a rendu cette filariose extrêmement commune dans les centres hospitaliers.L'onchocercose est l\u2019une des préoccupations actuelles majeures de l'O.M.S.Elle constitue en effet la seconde cause mondiale de cécité après le trachome.Les arguments biologiques de présomption sont l\u2019éosinophilie, les réactions dites d\u2019immunité, intradermoréactions et réactions de fixation du complément auxquelles l\u2019auteur n'accorde que peu d\u2019intérét, le test thérapeutique par la diéthyl- carbamazine (Notézine) enfin.Le diagnostic de certitude n\u2019est en fait porté que par la mise en évidence de la micro-filaire ou de la macro-filaire.Les différentes techniques d\u2019examen et d\u2019identification sont précisées.Dans une deuxième partie, l\u2019auteur traite de la thérapeutique actuelle.Le traitement médical consiste en administration de Notezine qui a des propriétés micro-filarifuges, le succès thérapeutique n\u2019allant pas sans accidents allergiques lors de la lyse des microfilaires.L'auteur analyse les deux schémas thérapeutiques proposés par L.-C.Brumpt et J.Schneider.Plus récemment, un arsenical, le Mel-W, a été proposé.Le traitement chirurgical comprend l\u2019extirpation du ver adulte dans la draconculose et la dénodulisation dans l\u2019onchocercose.La radiothérapie peut être intéressante dans la chylurie et l\u2019éléphantiasis 514 REVUE DES LIVRES des membres.La prophylaxie des filarioses, par la lutte contre les agents vecteurs et les porteurs de micro-filaires, constitue le but de l'O.M.S.L'intérêt de cet ouvrage, préfacé par le professeur H.Galliard, est de présenter sous une forme abondamment illustrée une synthèse concise de cet important chapitre de pathologie exotique erratique.Troubles de l\u2019appareil auditif et manifestations ophtalmologiques associées, par R.GRIMAUD, P.MOUNIER-KUHN, M.GI- GNOUX, H.MARTIN, avec la collaboration de MM.PAUFIQUE, BONAMOUR, CORDIER, et DUREUX.Un volume de 368 pages avec 49 figures dont 9 en couleurs, Broché : 70 nf.Librairie Arnette, Paris.L'oreille et l\u2019œil, organes sensoriels assurant des fonctions essentielles dans la vie de relation, n\u2019ont aucune ressemblance morphologique.Cependant les moyens d\u2019investigation dont nous disposons actuellement ont permis de leur reconnai- tre, au double point de vue anatomique et physiologique, certains caractères similaires au niveau des éléments constitutifs de leur neuro-épithélium, de leur appareil vasculaire, de leur système vasomoteur et des liquides au contact des formations différenciées.Tandis que ces recherches étaient activement poussées dans les laboratoires, les cliniciens, de leur côté, étaient amenés à constater de plus en plus fréquemment, dans des états pathologiques très variés, des altérations associées de l\u2019œil et de l'oreille.Dans l\u2019impossibilité d\u2019énumérer les différentes affections intéressant à la fois l\u2019œil et l'oreille, on ne citera que quelques chapitres parmi les plus importants.\u2014 Tout d\u2019abord les affections héréditaires et congénitales.Les auteurs traitant des maladies du gène, ont : 1° Décrit un certain nombre de syndromes malformatifs intéressant la face, l\u2019appareil oculaire, les parties externe et moyenne de l\u2019oreille et s\u2019accompagnant de troubles fonctionnels ; 2° Étudié longuement les affections génétiques intéressant l'oreille interne : tout en accordant à la surdimutité (associée souvent à des altérations oculaires) la place importante qui lui revient, ils Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 se sont attachés tout spécialement à l\u2019étude de l\u2019affection dégénérative, désignée sous le nom d\u2019abiotrophie : il s\u2019agit d\u2019une dégénérescence prématurée, qui peut expliquer bon nombre de troubles fonctionnels et en particulier des déficits auditifs qui, jusqu\u2019alors, étaient faussement attribués à des affections diverses et notamment à la syphilis.\u2014 Nul n\u2019ignore, aujourd\u2019hui, l'importance des troubles vasculaires périphériques, dans la pathogénie de nombreuses altérations de l\u2019œil et de l\u2019oreillee À la lumière de travaux récents les rapporteurs se sont efforcés d\u2019en préciser les processus pathologiques et de mettre en relief le rôle capital des troubles sensoriels.\u2014 Les maladies infectieuses ou toxiques peuvent intéresser les deux principaux organes sensoriels tout au long de l\u2019existence d\u2019un être humain.Les embryopathies et les fœtopathies sont malheureusement trop fréquentes ; il est classique d'en citer les séquelles oculo-auriculaires après une rubéole maternelle ou dans l\u2019hérédo-syphilis.Certains aspects plus récents de malformation par intoxication médicamenteuse sont venus rappeler l\u2019actualité toujours renouvelée de ce sujet.Après la naissance, nombreux sont les microbes et virus susceptibles de léser les deux appareils de la vision et de l'audition.Ces lésions concomitantes peuvent être accidentelles, mais elles peuvent aussi constituer avec d\u2019autres symptômes des syndromes nettement définis que le spécialiste ou même le praticien ne peuvent plus ignorer.Leur connaissance permettra d\u2019en assurer le diagnostic et d\u2019en entreprendre un traitement souvent efficace.A l\u2019âge adulte, des affections générales diverses peuvent également provoquer des manifestations ophtalmologiques et des troubles auditifs associés.Enfin, à partir d\u2019un certain âge, oreille et œil sont atteints de lésions dégénératives dues à la sénescence, lésions inexorables dans le cas d\u2019un vieillissement normal, mais qui peuvent être « accélérées » par les différentes causes provocatrices de la sénilité précoce et qu\u2019il est nécessaire de dépister le plus rapidement possible.Il était indispensable de rappeler cette parenté morbide intéressant ces deux appareils sensoriels en notre époque où une spécialisation nécessaire mais parfois abusive oblige ophtalmologistes et otologistes à suivre des chemins différents. ique près ils Xler ds fils co dls Its te y, ag: ll 75 0 it.i à la l'un être ui ait ie ii aie L'HONORABLE ALPHONSE COUTURIER ALLOCUTIONS A LA CONFÉRENCE SUR LA SANTÉ MENTALE * MONSIEUR LE PRÉSIDENT, MESDEMOISELLES, MESDAMES, MESSIEURS, C\u2019est avec beaucoup d\u2019intérêt que j'ai accepté la présidence d'honneur de la première conférence, tenue dans la province de Québec, sur l\u2019action sociale et la santé mentale.Qu\u2019une société bénévole, qui groupe des représentants du monde industriel et commercial, universitaire et professionnel, ait entrepris la lourde tâche d\u2019étudier, dans presque toute son ampleur, le problème aigu que suscite, dans notre collectivité, la présence d\u2019un grand nombre de malades mentaux, n\u2019est-ce pas un événement encourageant et consolant ?Votre programme, fort bien conçu, propose l\u2019étude, durant trois jours, des mesures à prendre pour résoudre les problèmes exposés dans Jes rapports Groulx-Silverman, Tyhurst et Bédard.Déjà, vous avez examiné les conditions de l\u2019action sociale dans ce domaine, le rôle des Services psychiatriques et l\u2019apport des Services de santé mentale.Ce soir, vous permettrez bien au ministre de la Santé de vous exposer le travail accompli au cours des derniers mois par l\u2019administration gouvernementale de la province de Québec.Après avoir confié à des experts le soin d\u2019analyser la situation qui prévalait dans la province de Québec, nous avons pris des mesures pour transformer les structures de l\u2019État dans ce domaine, améliorer les conditions générales d\u2019hospitalisation, développer les traitements psychiatriques et créer un climat propre à rendre au malade mental le sentiment de sa dignité, susceptible de le rendre à la collectivité et d\u2019en faire un citoyen respecté et considéré comme les autres.I] faut reconnaître que la tâche est étendue et qu\u2019elle exige des fonds considérables et quantité de spécialistes variés.* Allocution prononcée par l'honorable Alphonse Couturier, ministre de la santé de la province de Québec à la Conférence sur la santé mentale, tenue par l\u2019Association canadienne pour la santé mentale, division du Québec, à Montréal, le 28 janvier 1963.Vous n\u2019avez certes pas oublié les conclusions de la Commission Bédard.A la suite de ce rapport magistral, le ministère de la Santé institua un nouvel organisme qui prit le nom de Services psychiatriques.Maintenir une liaison constante avec tout autre ministère ou tout autre organisme exerçant une action directe ou indirecte dans le domaine de l\u2019hygiène mentale et de la psychiatrie, agencer et diriger un programme cohérent et coordonné d\u2019expansion des Services psychiatriques selon le principe fondamental de la décentralisation, en assurer l\u2019intégration aux services communautaires locaux, établir un programme d'assistance financière ou autre permettant la formation d'un personnel spécialisé en psychiatrie et toute autre discipline connexe, telles sont quelques-unes des fonctions de ces nouveaux Services psychiatriques qui doivent, cela va de soi, agir comme conseiller du ministre de la Santé sur toutes les questions relatives à la santé mentale des citoyens de la province.La collaboration étroite d\u2019une société comme la vôtre, mesdames et messieurs, apporte au gouvernement une base utile, je dirais même indispensable, à la mise en vigueur d\u2019un vaste programme d\u2019éducation populaire sur la nature, sur les causes, sur les manifestations, sur les traitements et la prévention des maladies mentales.C\u2019est pourquoi j'ai accueilli avec plaisir la nouvelle de la tenue de ce congrès.Afin d\u2019assurer une plus grande cohésion et de maintenir au niveau des normes scientifiques le travail confié aux Services psychiatriques du ministère de la Santé, nous avons constitué un Comité consultatif de quatorze psychiatres qui s\u2019occupe d\u2019étudier la santé mentale et les besoins de la population de notre province dans le domaine de la psychiatrie et de l\u2019hygiène mentale.Traitement, réadaptation, prévention, recherche, enseignement et éducation font l\u2019objet de la part de ce comité d\u2019études constantes afin que tout le travail des Services psychiatriques soit bien 516 coordonné et réponde à l\u2019évolution des besoins réels.La santé mentale est l\u2019affaire de tout le monde.Si les psychiatres ont pour mission de transposer dans des réformes concrètes les recommandations faites dans le rapport de la Commission d\u2019étude des hôpitaux psychiatriques, les organismes d\u2019action sociale comme le vôtre, les travailleurs sociaux et tous ceux qui s\u2019intéressent au sort de leur prochain peuvent et doivent collaborer avec l\u2019État, lui apporter leur appui et le soutenir dans sa mission bienfaisante.Aujourd\u2019hui, nous pouvons affirmer que la coordination et l'orientation de tout ce qui a trait aux normes psychiatriques dans ie Québec est en voie de réalisation.Législation, financement, barèmes de construction, services communautaires, formation des cadres, enseignement et recherche, subissent ou vont subir prochainement des modifications répondant aux exigences scientifiques de notre temps.L'une des premières décisions adoptée par nos Services psychiatriques fut précisément de mettre un terme à la construction d\u2019édifices gigantesques comme le Pavillon Saint-Georges, de Sherbrooke, qui vient d\u2019être remis à l\u2019Université de Sherbrooke et qui sera converti en une école de médecine.Ce pavillon deviendra un important centre médical qui, en même temps, sera doté d\u2019un Service psychiatrique, pour traitement actif, très complet.D\u2019autre part, nous avons eu le plaisir d\u2019annoncer la construction prochaine d\u2019un hôpital très moderne, à sécurité maximale, doté des Services psychiatriques les plus complets et les plus scientifiques, conçu selon les normes architecturales les plus nouvelles en remplacement de l\u2019hôpital psychiatrique de Bordeaux.Dois-je vous rappeler qu\u2019il est indispensable, en effet, que l\u2019hôpital actuel disparaisse et qu\u2019il soit remplacé par un édifice répondant aux exigences de la psychiatrie moderne.Les maladies mentales sont des maladies comme les autres : elles peuvent se soigner et ceux qui en souffrent peuvent être guéris, c\u2019est pourquoi le nouvel hôpital psychiatrique pour les détenus souffrant de troubles de comportement, hôpital à sécurité maximale, sera un centre de traitement actif, subdivisé en unités diverses, pourvues, chacune d\u2019un personnel scientifique compétent.Nous entendons humaniser l\u2019hôpital, protéger la société et protéger les malades.Il faut que tous bénéficient des plus récentes découvertes de la science contemporaine et des avantages de la sécurité sociale.ALLOCUTIONS Laval Médical Vol, 34 \u2014 Avril 1963 Toutefois, comme vous le savez, il faut le reconnaître, il y a actuellement pénurie de psychiatres, d\u2019infirmières spécialisées en psychiatrie, de travailleurs sociaux, de psychologues, d\u2019ergothéra- peutes chez nous.Dans ce but, nous lançons un appel aux finissants et finissantes des cours classiques et scientifiques, aux gradués des universités, et même aux médecins de médecine générale qui auraient les aptitudes requises et le goût de s'initier aux sciences psychiatriques.Le ministère de la Santé entend faire sa part et aider à la formation d\u2019un personnel qui soit apte à remplir les nombreux postes qu\u2019il faut créer ou augmenter si l\u2019on veut rétablir la santé mentale chez de trop nombreux malades qui pourraient être guéris ou du moins réadaptés, si nous avions les spécialistes requis.Les malades mentaux, tout comme les autres, ont le droit de jouir des avantages de la santé physique et mentale.C\u2019est le devoir strict de l\u2019État de la leur assurer et c\u2019est ma volonté de collaborer étroitement à cette réadaptation, à ces guérisons.Toutefois, l\u2019hospitalisation des malades mentaux est une procédure fort compliquée qui a des aspects, non seulement médicaux et légaux, mais qui ont trait, en outre, à la personnalité humaine et aux droits de l\u2019homme.D'ailleurs le rapport de la Commission d\u2019étude des hôpitaux psychiatriques le dit en toutes lettres : la maladie mentale est universellement reconnue comme le plus épineux des problèmes médicaux et constitue, à elle seule, une question sociale d\u2019envergure.L\u2019absence de toute coordination entre les différents hôpitaux et Services psychiatriques et l\u2019absence d\u2019une direction scientifique au niveau de l\u2019État constituent un obstacle au progrès dans ce domaine.C\u2019est pour cette raison que nous avons institué les Services psychiatriques.La formation systématique d\u2019un nombre considérable de psychiatres et de travailleurs sociaux est notre plus grand problème avec celui de la préservation et de l\u2019éducation du public.C\u2019est ainsi qu\u2019un organisme bénévole et privé comme le vôtre peut nous rendre d\u2019importants services.I] faut absolument renseigner le public sur les causes, la nature et le traitement des maladies mentales.D'ailleurs, c\u2019est la volonté du gouvernement du Québec que les lois régissant les hôpitaux psychiatriques répondent au besoin de la population et que les normes qui en guident la gestion médicale s\u2019inspirent des progrès scientifiques de notre temps et soient conformes aux exigences sociales de notre époque.La preuve de ceci c\u2019est que le budget, consacré aux hôpitaux psychiatriques, a Lu fl été 14 Bi a il [a ti dif Le en tout i nn sig] wil 53 TED.late, lt, thé.ns Cour 5 dE ie se 5 Le Lady ie 4 fog tae ntêtre 0s Js fou avan- et le Ct celle tau Bas is ie of part chi otal his I, & fi die 3 à au de y: de ODS ation pr pis die org ell gl pe it de ci n ë oak poire gl if i; 8, J Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 été augmenté de six millions pour l\u2019exercice 1962-1963.Jamais, le gouvernement n\u2019avait accordé une augmentation aussi substantielle.Bien plus, et pour la première fois encore, nous avons affecté la somme de deux cent mille dollars à la formation professionnelle.La situation financière des hôpitaux psychiatriques exigeait une modernisation complète.En conséquence, le ministre de la Santé a obtenu une révision globale et détaillée des budgets.Les quatre principaux hôpitaux, soit Saint-Jean- de-Dieu, Saint-Michel-Archange, Verdun et Mont- Providence ont vu leur budget considérablement augmenté et leur contrat amélioré en ce sens que les hôpitaux désignés présentent maintenant des prévisions budgétaires conformes aux besoins des malades, la formule du tarif quotidien ayant été abandonnée.De nouveaux Services de psychiatrie sont institués à Sainte-Justine et seront inaugurés sous peu.Il y a maintenant à l\u2019Hôpital Saint-Charles de Joliette quatre psychiatres en fonction et les autres Services y seront complétés d'ici quelque temps.L'établissement de cliniques externes et l\u2019adoption d\u2019un système d\u2019assurance-hospitalisa- tion pour de tels soins permettra aux malades des différentes régions de se faire soigner sur place.Les chroniques pourront bénéficier de tous les services requis à leur réadaptation.Il y a lieu de croire que, dès le début de l'été, tout fonctionnera d\u2019une façon satisfaisante.On a tenu compte de tous les problèmes de psychiatrie légale de façon à mettre au service de la justice ALLOCUTIONS 517 tous les organismes sociaux et psychiatriques nécessaires à la réadaptation des prévenus de toute catégorie.Ce sont là, je crois, des progrès dont nous pouvons être fiers.Nous les avons accomplis en moins d\u2019un an.Le ministère de la Santé entend poursuivre sa tâche jusqu\u2019au jour où la province de Québec sera dotée d\u2019un réseau complet de Services psychiatriques, où la prévention et la réadaptation tiendront la première place dans les préoccupations de tous.Il faut que l\u2019on en vienne à comprendre qu\u2019une maladie mentale est une maladie comme une autre et que non seulement les malades mentaux peuvent être réadaptés, mais qu\u2019ils doivent pouvoir reprendre contact avec le monde extérieur et bénéficier des avantages dont jouissent les autres citoyens.Vous avez, mesdames et messieurs, un rôle splendide à jouer dans ce domaine.Vous n\u2019avez pas attendu que l\u2019État vienne vous prier de remplir votre mission salvatrice.Votre travail a profité, non seulement aux malades mentaux, mais à la collectivité toute entière.Une société comme la vôtre constitue une véritable école de formation démocratique.Vous assumez vos devoirs du citoyen dans toute leur plénitude.Je vous en félicite.Votre apport au bien-être social et à la vie collective du Québec mérite d\u2019être loué, car si le ministère de la Santé dépense chaque année des millions pour le soulagement des malades mentaux, il reste des problèmes et des situations qui dépassent nos pouvoirs.Cette coopération nous est essentielle.Au nom de la société et de l\u2019État, je vous en remercie. MEDICAL RESEARCH WORKER \u2014 WHO PAYS HIM?* MONSIEUR ST-LAURENT, DR.CONNELL, MESDAMES ET MESSIEURS, C\u2019est pour moi un grand honneur de prendre la parole à ce diner annuel de la Fondation et de la Société canadienne cardiovasculaire.À plus d\u2019un titre je dois faire figure d\u2019un usurpateur, d\u2019abord pour avoir remplacé ici celui qui espérait pouvoir se joindre à vous et prendre la parole, le très Honorable Jean Lesage, premier ministre de cette province, dont je sais que vous regrettez l\u2019absence autant que moi-même.Je dois par ailleurs confesser que même si les recherches de plusieurs de mes collaborateurs à McGill se sont développées grâce à des fonds de recherches de la Fondation, mes propres recherches ne relèvent pas du domaine cardio- vasculaire.La seule justification que je puisse avoir d\u2019être parmi vous, c\u2019est que, pour une raison ou pour une autre, j'ai contribué au cours des années passées à l\u2019organisation et au financement de la recherche médicale au Canada.J\u2019aimerais vous parler de ces problèmes.It was suggested to me that I might take as my subject \u2018\u201c The Medical Research Worker \u2014 who pays him ?\u201d, and I was glad to accept this suggestion.I should like, if I may, at the risk of broadening my topic into vague generalization, to include under the heading of payment for the research worker something more than payment in money.Our medical research in Canada is indeed being skimped for money ; we are doing our shopping in the bargain basement.We need, and we can put to good use, much more money for training our able young people, and for providing them after they are trained with support for their own existence and their assistants and their working tools.But equally we need to provide the research worker with rewards of a less tangible kind : the rewards of recognition and encourage- * Allocution prononcée par le professeur F.C.MACINTOSH, Ph.D., F.R.S.C., au diner conjoint de la Canadian Heart Foundation et de la Canadian Cardiovascular Society, au Château-Frontenac, Québec, le 29 novembre 1962.ment, and \u2014 perhaps most important of all \u2014 to reward him with free time in which to think and plan and argue about his research problems.For if, as I believe, we in Canada are not yet pulling our full weight in medical research, the reason is not merely that we have failed to spend enough money.That is indeed one reason, but I think that there is another one too : we have not been wholly successful in creating the climate in which the research worker is encouraged to attain to his full strength and stature.Let us, however, start with money, the indispensable prerequisite ; and it is indispensable.Good research today is bound to be expensive.Its cost is growing even faster than the cost of good medical care, and it will continue to grow faster.The time is pretty well past when a bright investigator could work out his bright ideas by putting together some bits of brass and glass and rubber tubing, and recording observations made with this simple equipment on the patient or the experimental animal.Not quite past, perhaps : researchers with luck or genius will still on occasion make important discoveries with the aid of the simplest techniques.But in the main it is clear that the problems that now face us can only be solved with sophisticated methods.On the one hand we have to work on a new dimensional scale that of the world within the cell, with complexities of structure and function that demand for their unravelling the utmost in biophysical and biochemical microtechniques.On the other hand we have the equally formidable techniques needed by the clinical investigator, who may find himself making as much use of the tools and concepts of the engineer as of those he was brought up with.In both fields, the most basic and the most highly applied, maximum productivity requires big investments ; equipment soon becomes obsolescent; and advanced technological advice must be freely available to the responsible investigator.As yet only a small minority of our able Canadian investigators have financial resources that match those of thir opposite numbers in other countries.The statistics have often been quoted and need no repetition by me.On a per capita basis, the U.S.A.spends about 10 times as much il \u201cne lr, a le end hat five maté £1) nis le, sr, si my rit sbr and nie qu aps ill if dat Te ne cale iis a hier nd dl rif 2 of yi hat ter ted pia ih Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 on medical research as Canada does, the U.K.and Sweden about twice as much.The discrepancy is still a big one if one calculates on the basis of Gross National Product.My own recent visits to laboratories in these countries have convinced me that the statistics are not misleading.We are, undoubtedly, better off for research support than the medical scientists of a number of European countries, including those of eastern Europe, which have only recently | begun to assign a high priority to medical research.But our relative position does not seem to be improving, even in relative to these less favoured countries.Our total budget for medical research in Canada has lately been increasing at the rate of about 20 per cent per year.This would be an excellent rate of increase if it had started from an adequate base.But because our base has been, and is, inadequate, we cannot be content with our growth rate.We have a crying need for more research space, more modern instrumentation and more skilled technological assistance.These things could be bought right now if we had the money, and our research workers are capable right now of putting them to good use.If our total budget could be increased by 40 or 50 per cent a year over even three successive years we should be able to make up the worst of our deficiencies, and could then be content to advance at a more modest percentage rate.Should we aim so high as this, or should we be content to allow our friendly virals abroad to maintain their lead ?National pride dictates one course, parsimony the other.In favour of the parsimonious approach, it might be argued that clinical medicine in Canada is alert to new discoveries wherever they are made, and puts them quickly into practice ; it might be argued further that the Canadian contribution can at best be a small fraction of the total, so that Canada could, | without great harm to herself, te content to exert | something less then her maximum effort \u2014 to be, to some degree, parasitic on more ambitious nations.I don\u2019t like this argument, and I'm sure that you don\u2019t.But it is being advanced, implicitly or explicitly, whenever our governments discuss what they can afford to spend on medical research.And it will continue to be advanced until Canadian public opinion is convinced that medical research in Canada is under-supported.In this context the voluntary agencies, it seems to me, have a crucial role to play.The govern- 19) ALLOCUTIONS 519 ment-supported agencies, especially the Medical Research Council, have reasonably direct access to government and are making, I think, pretty good use of their channels of communication.But one thing that a goverment-supported agency cannot do is to appeal directly to the public for support in getting its budget increased.The duty of creating a political climate in which governments feel obliged to support research falls heavily, therefore, on people outside the hospitals and universities who have no axes of their own to grind, but who see the need and can speak about it with conviction.It is my belief that the efforts of the voluntary agencies, in bringing home to the public the need for medical research, have a wider implication than is commonly realized.1 believe that more money goes into the total research pool, as a result of those efforts, than the agencies themselves collect.And this is as it should be.There is no competition between the voluntary agencies and those with government support : they supplement one another.I should like to turn now to another question that relates to the role of the voluntary agencies in the support of health activities.That role is, as you know, a matter of some public concern, and rightly so.The citizen, beset by a succession of appeals, is concerned about the number of agencies that seek his support, and he is apt to ask why they cannot combine to raise funds, or even why the whole effort cannot be financed out of taxation dollars.His questions is, I think, a perfectly reasonable one : and I for one would not be prepared to argue that foundations should be allowed to multiply until there is one for every disease in the text-books.I do not have quite the same regard for all of the existing disease-oriented foundations that I have for the Canadian Heart Foundation and its provincial components.Some of the smaller foundations, I am told \u2014 and you will know more about this than I do \u2014 spend too much on overhead ; and some of them, in order to disburse the money they have collected, are tempted to support, and do support, what appears to be second-rate research.One must indeed feel sympathy and admiration for people who are determined to do what they can to fight a disease that has struck down their loved ones : they have the right, in a free community, to devote their money and effort to the struggle.But the result does not always match the intention ; the money even when it reaches the laboratory may not be spent to the best advantage.In the war against disease the 520 frontal attack on a stronghold is seldom successful.Rather it is the broad advance along the whole frontier between ignorance and knowledge, with innumerable small local engagements, that in the end outflanks the enemy, so that the final assault, when it comes, costs only a little effort and may receive disproportionate acclaim.It is not easy for an organization that deliberately narrows its research aims to a single, perhaps rare, disease to spend its money well.It is hard for it to get the best scientific advice ; and it runs some risk of judging research applications on the basis of their superficial plausibility rather than on the genuine merits of the investigator and his project.The money is not completely wasted \u2014 hardly any research by a properly trained researcher is completely unproductive \u2014 but on the average the return in the form of useful knowledge is less than it should have been.Now I would by no means suggest that we should discourage the formation of these organizations with restricted aims.But in my opinion \u2014 and it is an opinion shared by people with broader experience than my own \u2014 the smaller organizations ought not to establish completely independent research programmes.If they can raise money efficiently, they can spend it usefully at the local level on therapy and education.But instead of setting up private research programmes, they would do better to collaborate with one of the major national organizations \u2014 either government-supported or voluntary \u2014 so that their money could be distributed, in accordance with first-class scientific advice, to the best-qualified investigators working in fields of research relevant to the disease in question.The major organization would then, of course, have to report ot the smaller body, in detail, about how its money was being used.Such a change if it could be brought about, would bring two kinds of benefit.It would help to ensure that money collected for research was spent on the best research.And it would simplify matters for the research worker, confronted as he is by a confusing array of granting agencies that might just possibly be interested in his research.But I do not wish to push this argument to what might appear to be its logical extreme.I certainly do not suggest that we should have a single organization in Canada directly responsible for the support of all our medical research.I doubt that any responsible person wishes to move in that direction : certainly not our present Medical Research Council, of whom I have the ALLOCUTIONS Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 privilege to be a member.A monopoly is a necessary evil at best, and for the efficient support of medical research in Canada a monopoly is not necessary.A single group of our scientists would have neither the wisdom, nor the detailed knowledge, nor the energy to control the whole research policy of a country the size of ours.Moreover there would be, with a single controlling body, a genuine risk taht the highly original and perhaps unorthodox investigator might fail to get his chance because one or two established scientists disliked his ideas.And lastly, with a single controlling body, there would very likely be less money.In an ideal system, for a country like ours, there should be a number of agencies granting funds for medical research.How would they work?Each would be organized on a national basis, so that it could call on the best available referees for judging its applications.The spheres of interest of these agencies should not be identical ; but they should overlap, so that the investigator baffled by the failure of one agency to appreciate him could turn to at least one other for support.The main burden would inevitably fall on goverment ; but there should also be voluntary agencies, to channel into the support of medical research the vigour and the fresh outlook of leaders in other fields.Machinery would have to be provided for the exchange of information between the various agencies, governmental and voluntary ; for, regrettably, it sometimes happens that two agencies unknowingly spend their money on the same small piece of research effort.There should in this ideal world be an adequate supply of funds at the local level \u2014 1e, to hospitals and universities \u2014 to cover gaps and emergencies, and to underwrite pilot studies that might later deserve support at the national level.And finally, since the specialized agencies are likely to leave a good deal of the basic science area uncovered, there should be a national organization with broad terms of reference to support research in many fields and to advise governement on matters of overall research policy.Now we have, in fact, come pretty close to this organizational scheme with our present group of agencies.We have the Medical Research Council \u2014 not yet formally incorporated, but functioning as if it were \u2014 and providing support for fundamental research both laboratory and clinical.We have the Department of National Health and Welfare with the complementary role through its grants to the provinces of supporting research {Lins | ol! wo aile und fu tor a fia \u201cka wi Ra \u2018pen Im Hl mo IE te Ou, ling and 0g i: Sig th ls, Hing er tom alable pers en Ie It gent other lzbly 9 par iin would Im nl fs pend rth ea lé.sand dar lel i ols ral ll mel Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 whose results are likely to be immediately applicable to the prevention, diagnosis and therapy of disease.These two big agencies, both sadly under-budgeted, account for rather more than half of our national total of $13,000,00.If we add the grants provided by the Defence Research Board and the Department of Veterans\u2019 Affairs we find that governement supplies about two- third of the total, leaving one-third as the fraction supplied by the voluntary agencies.(I have left out of this reckoning the substantial contribution \u2014 well over a million dollars, made to Canadian medical research by U.S.government agencies.) The proportion of government to voluntary support \u2014 two to one \u2014 seems to me a reasonable one.I don\u2019t think we should try to change it : we should try to increase the flow of life-giving fluid from both springs.And when the stream runs more freely it can be directed more efficiently to irrigate the fields that need it most.Let us not think only in terms of granting agencies, whether government or voluntary.Twenty-five years ago there were no agencies, practically no money earmarked for medical investigation, no research dollars.But even so, some Canadians were managing to do important medical research, because education dollars and hospital dollars were diverted into investigation.That was entirely right and proper, and it would still be right and proper, because good research, and good teaching cannot be separated ; nor can good research and good treatment be separated.But now that we do have research dollars, the education dollars and the hospital dollars are guarded more carefully than ever.Very few of them go straight into research ; through of course they research indirectly, by providing space and overhead costs and stipends for senior investigators.I suggest that the education dollar and the hospital dollar should be asked to do something more than they are doing now, especially in three directions : a) Provision of research laboratories ; b) Support of research directly related to the development of diagnostic and therapeutic techniques (this for the hospital dollar) ; ¢) Provision of research contingency funds to be administered by the local institutions themselves.\u201cWho pays the research worker?\u2019 So far I have spoken only about paying him in money ; and in Canada today, this is priority munber one.But money alone will not make him creative.What will?Are we in Canada fostering creativity ALLOCUTIONS 521 of the highest order?\u2019 Probably not.Our medical scientists have a reputation, which they have earned, for productivity and reliability.We can be proud of their achievements.But might they not have been greater?Consider that, since Banting and Macleod were awarded the Nobel Prize for Medicine and Physiology in 1923 : 60 scientists have received or shared that prize : 29 from the U.S.A., 11 from Britain, 4 from Germany, 3 from Switzerland, 2 each from Holland and Austria ; none from Canada.The figures are not conclusive ; but they do suggest, do they not, that it is hard for Canadian scientists to develop their full potentialities?There is no reason to think that genius is rarer here than south of the border or across the Atlantic.Research money is not the complete answer, for it 18 in short supply in other countries too.I think that too little has been asked of us as research workers, and that we have been paid in the wrong coinage.We research workers have received local acclaim for quite modest achievements; and when one of us shows that he has special gifts as an investigator, we promptly promote him into a job where he has less time for his research and more things to worry about.A bit of teaching responsibility is good for the research worker ; a bit of travel, a bit of editorial work perhaps bolster his ego and keep his intellectual muscles taut.But heavy clinical responsibility is injurious to him ; heavy administrative responsibility is noxious ; heavy committee work is positively lethal.If we really placed the value we pretend we do on research, would we not cherish our research workers as research workers and try to keep them happy in their laboratories, working with their own hands?Medical research can seldom be done well in the interstices of a busy professional life ; it can hardly ever be done from a desk ; it can\u2019t be done at all in a committee room.Who pays the research worker?In a free society, the community as a whole ; and in the long run the research worker, like everyone else, will be paid what the community thinks he is worth.I believe, and I think you believe, that the Canadian community undervalues him, and therefore underpays him, in both money and prestige, weakening his power and his desire to excel.Much progress has been made, as our present meetings splendidly illustrate ; but there is still far to go.I am confident that we are heading in the right direction, and will eventually if we maintain and increase our efforts go all the way. SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL Séance du 7 février 1968, à la Facullé de médecine 1.Claude BROSSEAU : Anémie ferriprive avec hémorragies digestives.Evaluation des pertes par emploi des radio-isotopes ; 2.Paul FUGERE : Surdité.Statistiques personnelles chez plus de 500 cas ; 3.Roland CAUCHON : Invagination intestinale ; 4.Maurine BEAULIEU, Joffre-André GRAVEL et Jean-Paul DESPRÉS : Chirurgie de la communication interauriculaire du lype sinus-venosum.Séance spéciale du 13 février 1963, à la Faculté de médecine Jacques GÉLINAS, directeur du Service de l\u2019Assurance-Hospitalisation du Québec : Regards sur l\u2019avenir de la profession médicale.Séance du 21 février 1963, à la Faculté de médecine 1.Marc PLAMONDON : Paralysie oculaire.Traitement médical ; 2.Wilfrid CARON, Maurice BEAULIEU, Wu Lou, Bernard PARADIS, Roger GHys, Luc DESCHÊNES et Jean COUTURE : Une technique de perfusion régionale d'utilisation pratique ; 3.Louis BERLINGUET : Transaminases el dystrophie musculaire ; 4.Raoul KOURILSKY : Exploration électronique des hyperclartés pulmonaires unilatérales.LE DOCTEUR JOBIN, DIRECTEUR DE L\u2019ENSEIGNEMENT CLINIQUE Le docteur Jean-Baptiste Jobin, qui terminait en décembre dernier un décanat fécond a la Faculté de médecine de l\u2019université Laval et à qui, quelques jours plus tard, les membres du Bureau provincial de médecine confiaient la présidence de leur organisme, vient d\u2019être nommé NOUVELLES par le Conseil universitaire de l\u2019université Laval directeur de l\u2019enseignement clinique à la Faculté de médecine.Parfaitement au courant des rouages administratifs et académiques de la Faculté, le professeur Jobin était tout désigné pour remplir de telles fonctions.D\u2019après le mandat qui vient de lui être confié, 11 aura la responsabilité de diriger l\u2019enseignement clinique à tous les paliers, à savoir, aux stages sous-gradué, gradué et postgradué, c\u2019est-à-dire à l\u2019adresse des étudiants en médecine, des jeunes médecins qui poursuivent des études de spécialisation et des médecins déjà engagés dans la pratique médicale, qu\u2019ils soient spécialistes ou généralistes.Cette nouvelle initiative de la Faculté de médecine, qui coincide avec l\u2019entrée en vigueur d\u2019un externat hospitalier de douze mois à l\u2019adresse des étudiants de quatrième année, a pour but de fournir à nos étudiants, aux futurs spécialistes et aux médecins en pratique les meilleurs moyens possibles de formation et de répondre à toutes les exigences du Bureau provincial de médecine, du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et du Collège de pratique générale du Canada.LE DOCTEUR BERGERON, DIRECTEUR DE L\u2019ÉCOLE DE TECHNOLOGIE MÉDICALE Le docteur Georges-Albert Bergeron, f.r.c.p.(c), secrétaire de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, professeur titulaire de physiologie pratique, vient d\u2019être nommé, par le Conseil universitaire, directeur de l\u2019École de technologie médicale.Il succède à ce poste au docteur Rosaire Gingras, récemment nommé doyen de la Faculté, qui en avait été le fondateur et l\u2019animateur.Avec le développement de plus en plus marqué des sciences médicales et paramédicales, il était devenu nécessaire de préparer pour les laboratoires hospitaliers un personnel technique de plus en plus nombreux et de plus en plus compétent.Considérant avec raison que les techniciens de laboratoire sont fréquemment appelés à assumer des responsabilités importantes en vue de l\u2019élaboration du diagnostic médical et du contrôle de la Lit gi.tés être gi À Tél fes | gr gr 8 I ï f ted C Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 thérapeutique, et que leur formation ne pouvait être laissée au hasard, le professeur Gingras décida d\u2019instituer une véritable école de technologie où l\u2019étudiant acquerrait des connaissances biologiques et scientifiques propres à lui permettre de comprendre le pourquoi et le comment de ses actes professionnels et même de pouvoir interpréter les résultats obtenus.Ce fut un tel succès que l\u2019école se développa rapidement.Aujourd'hui, on y forme chaque année près d\u2019une soixantaine de techniciens et de techniciennes.NOUVEAUX PROFESSEURS AGRÉGÉS À LA FACULTÉ A la suite de la tenue d\u2019un concours d\u2019agrégation à la Faculté de médecine, Monseigneur le recteur a annoncé la nomination par le Conseil universitaire de douze professeurs agrégés dans diverses disciplines.Les nouveaux professeurs agrégés sont : Le docteur Maurice Caouette, assistant dans le Service de gynécologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et chargé d\u2019un cours d\u2019obstétrique ; Le docteur Robert Côté, assistant dans le Service de chirurgie de l'Hôpital du Saint- Sacrement ; Le docteur Louis Coulonval, assistant dans le Service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et dans le Service d\u2019urologie de l\u2019Hôpital Sainte-Foy ; Le docteur Jean Couture, assistant dans le Service de chirurgie de l\u2019Hôpital du Saint- Sacrement ; Le docteur François Gagné, chef du Service d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant- Jésus et assistant dans le Département d\u2019anatomie pathologique de la Faculté ; Le docteur Robert Garneau, chef de la section d'anatomie pathologique des laboratoires de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement et assistant dans le Département d\u2019anatomie pathologique de la Faculté de médecine ; Le docteur Joffre-A.Gravel, assistant dans le Service de chirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec et dans le Service de chirurgie de l\u2019Hôpital Laval ; Le docteur Clément Jean, chef du Service d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Hôpital Saint-Fran- çois-d\u2019Assise et assistant dans le Département d'anatomie pathologique de la Faculté de médecine ; Le docteur Robert Lessard, chef de la section de radio-diagnostic du Service de radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec; (20) NOUVELLES 523 Le docteur Louis Levasseur, assistant dans le Service de chirurgie de l'Hôpital Saint-François- d\u2019Assise ; Le docteur Gilles Marceau, assistant dans le Service de chirurgie de l'Hôpital Sainte-Foy et assistant au Département d'anatomie de la Faculté de médecine ; Le docteur Louis Royer, assistant dans le Service d\u2019oto-rhino-laryngologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.LE DOCTEUR HENRI LAPOINTE A L\u2019AMERICAN COLLEGE OF RADIOLOGY Le docteur Henri Lapointe, directeur du Département de radiologie, de médecine physique et de réadaptation de la Faculté de médecine, professeur titulaire de radiologie et chef du Service d\u2019électroradiologie de I\u2019Hopital de l\u2019Enfant-Jésus, a été nommé membre (fellow) de l'American College of Radiology, à sa réunion annuelle tenue à Chicago, le 8 février 1963.Ce titre de fellow de I\u2019 American College of Radiology n\u2019est décerné qu\u2019à des radiologistes qui se sont distingués pendant de nombreuses années au service de leur spécialité.Le Collège américain des radiologistes compte à peine 1 000 fellows parmi ses 5 200 membres.PREMIÈRE CONFÉRENCE SUR LA SANTÉ MENTALE ET L\u2019ACTION SOCIALE Les 27, 28 et 29 janvier derniers avait lieu à Montréal, en l'Hôtel Reine-Elisabeth, la première conférence de la division du Québec de l\u2019Association canadienne pour la santé mentale.Le thème général de cette conférence était le suivant : I\u2019 Action sociale el la santé mentale.Des médecins, des travailleurs sociaux, des représentants de l\u2019industrie, des délégués de divers organismes privés et professionnels, des fonctionnaires ont pris part à ces grandes assises convoquées dans le but d\u2019étudier les mesures à prendre pour satisfaire aux besoins énumérés dans les rapports Groulx-Silver- man, Tyhurst et Bédard touchant les problèmes psychiatriques au Québec.A cette occasion, le ministre de la Santé, l'honorable Alphonse Couturier, m.d., a reçu au nom du gouvernement du Québec, les congressistes.Différents colloques ont eu lieu et plusieurs conférences furent prononcées.Le docteur François Cloutier, directeur général de la Fédération mondiale de la santé mentale, le père André-M. 524 Guillemette, o.p., directeur de l\u2019Institut de gérontologie de l\u2019université de Montréal, et le docteur W.H.Cruickshank, de Toronto, vice-président de la Compagnie de téléphone Bell ont exposé leurs vues touchant les Services psychiatriques et la protection de la santé mentale.Dans un premier colloque, le père Jules Paquin, s.j., de Montréal, le docteur Charles Lessard, de Québec et Mme Beaudoin-Handfield, de Montréal, ont NOUVELLES Laval Médical Vol.34 - Avril 1963 discuté de la santé mentale en regard de la religion, de l\u2019école et de la famille.Les responsabilités de la société et de l\u2019Etat ont fait l\u2019objet d\u2019une seconde discussion dirigée par le docteur Dominique Bédard, de Québec, directeur des Services psychiatriques au ministère de la Santé, par monsieur Lucien Saulnier, de Montréal, et par le docteur J.D.Griffin, de Montréal.Lord vas J J aval Médical NEUTRAPHYLLINE.ke Sop Ur A gd) i.MEUTRAPHYLLINE | VITA NEUTRAPRYLLINE PS2 40 PAPAVE RI N E PHÉNOBARBITAL ictus OMP MÉS a apopleclique spasmes coliques cazdio-vasculaires hépa fic ues hypealension WELCKER & CIE neau, Montréal 35. 34 Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 ULCERE , Hy BITTATIN i ET AUTRES ti OS i\u201d | PATHOLOGIES | ; i GASTRIQUES À ulcère duodénal ulcère gastrique | oe 3 : ob ton à | fut Traitement des affections non-compliquées Traitement des cas compliqués par la constipation | (a i .AMPHOJEL ALUDROX f te ap gel d\u2019hydrate d\u2019alumi hydrat | bile 3 gel d\u2019alumine, Wyeth gel d'hy Hy © Sto nH hydrate | mi j A3 sx gels , PI L'ALUDROX réalise un soulagement rapide et pro- 1 L AMPHOJEL renferme (eux ge dont un est réactit longé de la douleur ulcéreuse.L'ALUDROX ne risque tomy À et l'autre adoucissant.! ; 74 enraye \u2018a cor- pas de provoquer de l\u2019hyperchlorhydrie secondaire.È 4 rosion gastrique (en tamponnant 'acide chlorhydrique Le malade peut prendre \"ALUDROX aux doses re- fre 4 et en inactivant la pepsine) et tapisse la muqueuse quises pour assurer soulagement et protection sans Com ulcérée d\u2019un pansement protecteur.Etant un ampho- craindre la constipation.Dans 'ALUDROX se trou- Wi tère, l'AMPHOJEL n\u2019entraine ni hyperchlorhydrie vent associés le gel d\u2019hydrate d\u2019alumine et l\u2019hydrate Tela j secondaire ni alealose.de magnésie dans la proportion efficace idéale de 4 à 1 Teper k: pour maintenir une activité intestinale normale.im 3 Traitement des cas ou existe 1\u2019élément douleur ne tava | AMPHOJEL S-A a gel d\u2019alumine associé au méthyl bromure de scopolamine et au butabarbital, Wyeth Ce L\u2019AMPHOJEL S-A possède tous les avantages de l'AMPHOJEL auxquels vient s\u2019ajouter l\u2019action anticholinergique Sop du méthyl bromure de scopolamine.En outre, l\u2019action sédative légère du butabarbital favorise le sommeil, dont hai le malade sort reposé; durant la journée, il calme le malade, en atténuant le stress professionnel.L'AMPHOJEL I S-A calme quasi instantanément la douleur de l\u2019ulcère gastro-duodénal aigu et contribue considérablement à at- Ra ténuer l'anxiété et la tension qui déclenchent l\u2019hyperchlorhydrie.Hell Da marque de & Æ Ordonnance obligatoire.pINDIOR, ONTARIO mn Tem Toy leg my ! Sita] 1% NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES LIDEPRAN Poulenc Limitée Description.Le Lidepran est un dérivé du pipéridylacétoxyméthane, ou phacétopérane, que Poulenc Ltée lance sur le marché canadien, comme modérateur de l\u2019appétit.Il est présenté en comprimés à cinq mg et à 20 mg, en flacons de 50, 500 et 1000 comprimés.Propriétés.Ce nouveau médicament allie à des propriétés stimulantes centrales des plus pures l\u2019avantage d\u2019être pratiquement dépourvu d\u2019effets secondaires gênants et d\u2019une activité anorexigène efficace.Par son action frénatrice de l'appétit, il permet de supporter facilement la réduction | du régime alimentaire, base du traitement de l\u2019obésité ; par son action sur le psychisme, il combat opportunément l\u2019asthénie que pourrait en- trainer la diète alimentaire imposée.Le Lidepran est dénué de toxicité, ne crée pas d\u2019accoutumance et n\u2019épuise pas son action.Indications.Les obésités et en particulier celle due à la suralimentation.Le Lidepran semble en outre tout spécialement indiqué dans la cure de l\u2019obésité prépubertaire, d\u2019autant plus que son action anorexigène s'accompagne d\u2019une facilitation du travail scolaire.Conduite du traitement.La posologie est essentiellement individuelle et varie selon la susceptibilité du sujet.Par ailleurs, pour obtenir l\u2019effet maximum, la dose quotidienne devra être fractionnée en deux ou trois prises absorbées une heure avant les repas.Il est recommandé de commencer le traitement à une dose quotidienne relativement faible, par exemple 15 mg pro die, répartie comme suit : cinq mg le matin au réveil (une heure avant le déjeuner), cing mg, une heure avant le repas du midi et cing mg, une heure avant le repas du soir.Cette posologie initiale sera ensuite augmentée, selon les résultats obtenus, jusqu\u2019à la dose utile, habituellement de 30 à 40 mg par jour, dose qui sera alors maintenue tout le temps nécessaire.Dans certains cas, la posologie quotidienne utile devra être plus élevée et aller jusqu\u2019à 60, 80 et même 100 mg.En général, le Lidepran est parfai- Toutefois, quelques rares mani- Tolérance.tement toléré.22) festations d\u2019intolérance ont pu être observées parmi lesquelles il faut signaler : l\u2019insomnie, la nervosité, une légère excitation et plus exceptionnellement de la tachycardie et des troubles digestifs.Ces effets s\u2019atténuent ou disparaissent par un ajustement de la posologie.Le cas échéant, pour combattre efficacement l\u2019insomnie, la nervosité ou l\u2019anxiété, on pourra associer le Nozinan, par exemple, aux doses suivantes : un comprimé à deux mg avec chaque prise de Lidepran, ou un ou deux comprimés au coucher.Contre-indication et précaution.Le Lidepran est susceptible d'augmenter le nombre des crises comitiales chez les épileptiques.De plus, la sûreté de ce médicament chez la femme enceinte n\u2019a pas encore été établie.NOLUDAR 300 « ROCHE » (Pr) La Compagnie Hoffmann - La Roche Composition.Le Noludar 300 est une nouvelle présentation de l'hypnogène non barbiturique supérieur qui a établi, durant les huit années suivant son introduction, ce que l\u2019on pourrait décrire comme étant le plus remarquable dossier d\u2019efficacité et de sûreté de sa catégorie.Propriété.Une évaluation clinique continue a établi la posologie de 300 mg comme étant la plus appropriée aux adultes tout en leur procurant un sommeil plus rapide et plus profond.Dès lors, la capsule de Noludar 300 a été créée de façon à satisfaire pratiquement toutes les conditions requises d\u2019un hypnogène, même chez des patients habitués à des doses nocturnes de puissants barbituriques.Néanmoins, le sommeil induit par le Noludar 300 est paisible et ressemble au sommeil physiologique.Le Noludar 300 commence à agir en moins d\u2019une demi-heure et son action dure de six à sept heures.Il entraîne rarement un «effet d\u2019escorte » matinal.Indications.Insomnie due à la nervosité, l\u2019excitation, la peur, l\u2019inquiétude, l\u2019appréhension, ou à une fatigue extrême.Si l\u2019insomnie est causée par la douleur, le Noludar 300 devrait être donné conjointement avec un analgésique.Tolérance.Le Noludar 300 a une marge de sécurité particulièrement étendue, ne cause pas 526 de tolérance ou d\u2019accoutumance et ne potentialise pas l\u2019effet de l'alcool.Des doses excessivement fortes (jusqu\u2019à 1 000 mg par jour) de Noludar administrées lors d\u2019études toxicologiques contrôlées, ne produisirent ni effets toxiques, réactions secondaires graves, dyscrasies sanguines, ni aucune évidence d\u2019atteinte rénale.Posologie.Adultes : une capsule de Noludar 300 à l\u2019heure du coucher.Présentation.Capsules, 300 mg (rose/blanche).Flacons de 100 et 500 capsules, SPARINE CONCENTRÉE John Wyeth & Brother (Canada) Limited Formule.Cinquante mg de chlorhydrate de promazine par cm* dans un véhicule agréable au goût.Indications.Sparine concentrée est particulièrement précieuse pour traiter les malades mentaux et ceux qui n\u2019aiment pas prendre un médicament sous forme de comprimé.Ses indications et ses propriétés thérapeutiques sont les mêmes que celles de Sparine en comprimés, Sparine injectable et Sparine en sirop.Administration.Le compte-gouttes qui y est joint est calibré de manière à mesurer 25, 50 ou 100 mg avec précision.Sparine concentrée s\u2019administre avec des jus de citron, du lait, des boissons aromatisées ou dans tout autre liquide approprié.Pour obtenir les meilleurs résultats, diluer Sparine dans deux cuillerées à thé par dose de 25 mg.Présentation.En flacons de 4 onces liquides.« BÉMINAL » PLUS Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée Montréal, Canada Description.Le comprimé orange dragéifié renferme : Vitamine A.5 000 U.1.Vitamine D.400 U.L Thiamine.10 mg Riboflavine.5 mg Niacinamide.10 mg Pyridoxine.1 mg Vitamine Bi; .2 mcg Vitamine C (acide ascorbique).50 mg NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 Indications.Etats résultant de carence en ces vitamines.Complément aux régimes alimentaires pauvres en ces facteurs.Posologie.En supplément diététique : Un comprimé par jour.En médication reconstituante : Deux ou trois comprimés par jour.Présentation.N° 814, en flacons de 60, 120 et de 500 comprimés.OXAINE M John Wyeth & Brother (Canada) Limited Formule.Le comprimé, de couleur orange, enrobé, renferme 7,5 mg d\u2019oxéthazaine dans un gel d\u2019alumine avec hydrate de magnésie.Indications.L\u2019oxéthazaine, anesthésique de la muqueuse gastrique, exerce une action directe et prolongée sur la douleur dans les cas suivants : gastrite chronique, œsophagite chronique sans rétrécissement, hernie diaphragmatique, entérocolite mucomembraneuse (côlon irritable) et ulcère gastro-duodénal.L\u2019hydrate d\u2019alumine n\u2019a plus à faire ses preuves comme anti-acide, lénitif et adoucissant.Posologie.Un à deux comprimés quatre fois par jour, à prendre 15 minutes avant les repas et au coucher.Précaution : Ne pas dépasser la posologie recommandée.Présentation.En flacons de 50 et de 500 comprimés.BROPENE (Onguent) Nordic Biochemical Limited Formule.Chaque gramme d\u2019onguent contient 10 mg de bromure de cétyl-pyridinium et 2 mg de citral dans une base de polyéthyléne-glycol.Indications.Bropène est un onguent antiseptique particulièrement indiqué pour le traitement local des infections à champignons de la peau, du cuir chevelu et des ongles, de même que dans le traitement des petites coupures et des lacérations de la peau.Mode d'emploi.L\u2019onguent Bropéne doit être appliqué légèrement à l\u2019endroit indiqué, une ou deux fois par jour.Dans les infections secondaires et les plaies, appliquer plus généreusement et recouvrir d\u2019un pansement léger.Présentation.Jarre plastique de 40 grammes.LES Æ fli lg fi gd ep pent Laval Médical 35 Vol.34 \u2014 Avril 1963 une combinaison inégalée d'efficacité et de St te NN sécurité pour le traitement de l'hypertension ES SUJETS HYPERTENDUS REAGISSENT AU SQUIBB AUTRACTYL-2 Bendrofluméthiazide Squibb (Naturetin) 2 mg Racine entière de Rauwolfia Serpentina (Raudixin): 50 mg et chlorure de potassium: 400 mg AUTRACTYL-4 Bendrofluméthiazide Squibb (Naturetin) 4 mg Racine entière de Rauwolfia Serpentina (Raudixin): 50 mg et chlorure de potassium: 400 mg Rautractyl, Naturetin et Raudixin marques déposées Squibb.(23) È BR Bi Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 impossible d'éviter certains allergènes mais 1] est possible d'éviter leurs effets Medrol en Medules Si les réactions allergiques ne cèdent pas rapidement aux antihistaminiques, ou à d\u2019autres traitements, le traitement aux Medules de Medrol est souvent très efficace.Dans les troubles allergiques chroniques qui exigent une corticothérapie prolongée, l\u2019action soutenue des Medules de Medrol permet de traiter sous une posologie réduite.Et comme la libération et l\u2019absorption du corticoïde est confinée principalement dans l'intestin grêle, les malaises gastriques sont réduits au minimum.Présenté sous forme de capsules à 2 et à 4 mg de méthylprednisolone, en flacons de 30 et de 100 capsules.autre forme: Comprimés de Medrol pour réaliser la disponibilité immédiate du stéroïde.Présenté en comprimés à 2 et à 4 mg de méthylprednisolone, en flacons de 30 et de 100 comprimés.° MARQUES DÉPOSÉ ES: MEDROL, MEDULES CF 1792.1 pionniers dans le domaine de la recherche en corticostéroïdes THE UPJOHN COMPANY OF CANADA/TORONTO 9N} 110 1001 BA Lo Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 quand chaque minute compte SYNCILLIN (phénéthicilline potassique) Plafond de concentration sérique pratiquement immédiat.Taux sanguins p/us élevés que ceux de toute autre pénicilline orale.Wright, W.W., Rapport clinique présenté aux Laboratoires Bristol.= eo Résultat: un contrôle PLUS RAPIDE et plus effectif de l'infection à un coût thérapeutique minime.@ > ro o _ © SN Un autre produit % 2 TEMPS EN HEURES Concentrations sériques après administration orale de 250 mg.de Syncilline BRISTOL LABORATORIES OF CANADA LTD.286 ouest, rue St-Paul, Montréal activité de la phénéthicilline en mcg./ml.Marque de commerce - efficace.et agréable au goût PRESCRIVEZ P.G.Atric Esra CONFIANCE ue fépañat on pédiatrique \u2014 \u201cde pénicilline G \u2018ammonique, au goût sucré.Posologie: | dose moyenne\u20141 cuillerée à thé (925, 125 u.i.) trois fois par jour.Présentation! flacons:de 60 m! (12 doses d'une cuillerée à thé).Aussi: P.G.Atric Forte\u201460 mi\u2014 concentration double: 444,250 ui, par dose d'une cuillerée à thé.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED BDH Motif de la consultation et maladie actuelle: Episodes récurrents d'éternuements et de coryza, sans fièvre.Examen physique: Muqueuse nasale pâle et oedématiée.Impression: Allergie d'étiologie inconnue.B 1.Malade prié de tenir son journal relatant les détails des périodes d'allergie.Noter le régime et tous les facteurs concomittants.2.Revoir dans une semaine pour les épreuves de sensibilité.Répétabs Chlor-Tripolon de 8mg: lg.8h.eth.s.L'antihistaminique le plus couramme prescrit pour traiter les symptômes deg allergies.chlor-tripolonj maleate de chlorphéniramine U.S COMPRIMES de 4 mg J RÉPETABS de 8 mg et 12 mg SIROP (2 mg/5 cc) INJECTABLE |.V.(10 mg/cc) INJECTABLE |.M.(100 mg/cc) 4 Pour une documentation complète, consulter la littérature officielle de Schering.*Marque dépo : 74 ut Les féfr 0 # rs Gly JIS 2 ~ \u201c 9 Ada est prescrire le sommeil = eT Greek: ail tb) Oka + a ( ponte 3 i OUIS Hawn \u20ac Q FERS ) ES 1@ ad s .dorment rei togk] nuit.\u2026 ; i - ct se revellien RE SS RR UO x a E RB IS | nouvel anabolisant à dose d'entretien très espacè DÉCA-DURABOLIN (décanoate de nandrolone injectable, Organon) pour aider a rendre la durée de la vie plus saine, plus heureuse, plus active Comme la durée de la vie augmente.le besoin d\u2019utiliser un support pour le maintien des protéines tissulaires, à une écond anabolique se fait sentir.L'apparition de l\u2019Ostéoporose après la insurpassable.ménopause en est une preuve.Maintenant, grâce au DÉcA-DURABOLIN vous pouvez aider à provoquer un état d\u2019anabolisme constant pour maintenir d\u2019une façon soutenue les protéines essentielles qui se Le Déca-DURABOLIN (50 mg/ec) est injecté i.m.une fois tog les 3 ou 4 semaines pendant une période de 12 semaines.Après repos de 4 semaines ce traitement anabolique peut être ref Le Déca-DURABOLIN est sûr et virtuellement non androgéni Le traitement protecteur par le DécA-DURABOLIN, injecté une fois Il est dénué d'influence nocive sur la fonction hépatique.| par mois, fait profiter vos patients surtout ceux qui ont dépassé la cinquantaine.Il améliore le moral et aide la restauration de la vigueur dans les maladies chroniques.Il est particulièrement utile à renverser les effets de déplétion musculaire et de déminéralisation d\u2019un traitement prolongé par les corticostéroides.Et le DécaA-DURABOLIN fournit à vos patients âgés un support anabolique, trouvent dans le muscle, dans l\u2019os et dans le sang.| Il est présenté en ampoules de 1 cc.contenant 50 mg.de décand de nandrolone/cc.en solution d'huile de sésame stérile.Bol de 4 ampoules.OrganonF Montréal P.Q. existe-t'il Un antibiotique qui possède tous ces avantages\u201d grand nombre de germes pa re ctivité contre un tho- \u2018administration re Efficacité per 0s: J Action rapide et sre dans une forte proportion de cas.La mer SEE - [fl écorom é éri e cliniauté E ouvée par une longue expérience exceptionnell® * Tolérance édicament.ro tardive de résistance au m Loan ee ana La a me ES il en existe ycin + TETRACYCLINE e 16 et de 100 comprimés, et en granulé 1de 60 c.C.(après à addition d\u2019 eau)- au Moins Un.présenté en flacons d flacons de AQc.c.e aromatisé, en MARQUE pérosée: ALBAMYCIN CF 1783.1 dati tt SE Veriderm \u201ceo-Medrol lénifie.protège traite 3 Dermatite atopique infectée de la joue droite.Traitement avec le M edrol Protection avec la néomycine Action lénifiante avec le Veriderm \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Upjohn pionniers dans le domaine de la recherche en corticostéroides | Après 7 jours de traitement au moyen de Veriderm Neo-Medroi, à 0.25% qui atténue rapidement prurit et érythème.qui assure la prévention et le traitement des infections cutanées superficielles.qui, stimulant les lipides naturels de la peau, adoucit les téguments et disparaît sans laisser de trace grasse inesthétique.Un gramme renferme 2.5 mg d'acétate de Medrol (méthylprednisolone), soit 0.25%, et 5 mg de sulfate de néomycine dans l'excipient Veriderm, simulant les lipides de la peau.Présenté en tubes de 5 et de 15 grammes.Autre forme: Veriderm Neo-Medrol pour traiter les dermatoses non-compliquées.Un gramme renferme 2.5 mg (0.25%) d'acétate de Medrol (méthylprednisolone) dans l'excipient Veriderm Présenté en tubes de 5 et de 15 grammes.MARQUES DÉPOSÉES- MEDROL.NEO-MEDROL.VERIDERMCF.1797 » THE UPJOHN COMPANY OF CANADA / 865 YORK MILLS ROAD / DON MILLS (TORONTO), ONTARIO \u2018 Lael wi 10 fo ef ak Das Je dec fl po [ate des à tured Ip Les parvo acelé aprè cons hub d'u cos rs Peri Ki Laval Médical Vol, 34 \u2014 Avril 1963 On possède maintenant pour la première fois une preuve anatomique qu'un médicament, le Péritrate, peut stimuler la circulation collatérale à la suite d\u2019une occlusion coronaire Dans une récente étude non équivoque, le docteur George Lumb! provoqua, chez 60 porcs, une occlusion générale de l'artère coronaire postérieure.* (I! utilisa des appareils à constriction avec fermeture complète en moins de 48 heures.).30 porcs ne reçurent aucune médication.Les 30 autres porcs reçurent du Péritrate par voie buccale à des doses comparables à celles données à l'homme, une semaine après l'installation de l'appareil à constriction.| Au bout de 5 semaines d\u2019occlusion coronaire, on constata avec étonnement les résultats obtenus avec le Péritrate: Groupe Groupe (de contrôle) traité au non traité\u2014 Péritrate\u2014 30 animaux 30 animaux Morts 83.3% Survivants *Dans cette étude, on se servit du porc parce que chez cet animal la disposition des artères coronaires ressemble plus à celle de l'homme que chez le chien ou d\u2019autres animaux d'expérience ?-3, Bibliographie: 1.D'aprés Lumb, G., et Hardy, L.B.: Circulation collatérale et survie à la suite de l\u2019occlusion graduelle de l'artère coronaire postérieure chez le porc.Travail présenté à la réunion annuelle de l'American Heart Association, Cleveland, Ohio, le 26 octobre 1962.2.Blumgart, H., et al.: Circulation 1:10, 1950.3.Lumb, G.et Singletary, H.: Am.J.Path.41:65, 1962.WARNER-CHILCOTT (26) Coeur d\u2019un porc non traité et mort à la suite de l'occlusion d'une artère coronaire principale.Comme il n'y a, chez le porc normal, pratiquement aucune communication entre les artères postérieure et antérieure, la substance radiopaque injectée dans l'artère coronaire antérieure ne se retrouve pas dans la coronaire postérieure.La circulation collatérale active développée dans le coeur des 19 survivants traités au Péritrate semble plus grande que dans le coeur des 5 survivants non traités (dont la photo n'apparait pas).La substance radiopaque injectée dans l'artère coronaire antérieure se retrouve dans la coronaire postérieure, (Afin de montrer tout le système coronaire sur un seul plan, on a dû sectionner les coeurs par le milieu et les étaler comme un livre.) thérapeutique de base dans la maladie coronarienne\u2014avec ou sans angine Peritrate & tétranitrate de pentaérythritol Stimule la circulation collatérale .fournit plus de sang et d'oxygène au myocarde Warner-Chilcott, Toronto, Ont.Fabricants de Coly-Mycin Warnerin Proloid Tedral Mandelamine CHILCOTT [i i .À 44 {D MERCK SHAFR Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 x | ANAS {) des mercu riels.{bydrochlorothiazide) s\u2019exercent in- \u201cdépendamment l\u2019une de l\u2019autre et se complètent mutuellement, permettant ainsi de faire échec à leur effet limitatif réciproque.Il devient donc.possible d'en arriver à une salidiurèse sûre et continue dans le traitement de I'cedéme et de I'hypertension artérielle.Documentation complète (indications, posologie, avertissement, effets \u201cSecondaires) \u2018et.bibliographie à la disposition des médecins.Présentation: Comprimés dosés à \u201c25 et à 50 mg., en flacons de 100 et de 1,000.Un autre produit des Laboratoires de recherche MSD QUE.Action semblable à celle exercée tes deux actions d' HydroDIURIL Re I rr) (P & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL.30; *Marque de commerce | | | n réveil frais et dispos après une nuit de sommeil Ür et reposant, tel est le gage de prétention du bdatif hypnogène idéal \u2014 le Noludar.Maintenant isponible en capsules de 300 mg., permettant une duction plus rapide et un sommeil plus profond, Noludar procure un repos paisible, virtuellement lentique au sommeil physiologique, sans entraîner In \u201ceffet d'escorte\u2019 matinal.endant huit ans, l'expérience clinique et plus de O0 rapports publiés ont établi le Noludar comme ant un hypnogène non-barbiturique digne de con- réveil frais fiance qui assure un sommeil du genre \u2018naturel\u2019 dans une gamme variée de troubles du sommeil.Le Noludar est extrêmement bien toléré \u2014 même des doses excessivement élevées, administrées durant des études toxicologiques contrôlées, ne produisirent ni effets toxiques, réactions secondaires sérieuses, dyscrasies sanguines et aucune atteinte rénale ou hépatique.Le Noludar ne potentialise pas l'effet de l'alcool et ne cause pas d'accoutumance.Documentation sur demande, Chaque capsule de Noludar R 300 renferme: 300 mg.de 3,3-diéthyl-5-méthyl-2, 4-pipéridi- nédione (méthyprylone) Al Marque déposée Noludar 300 Roche signifie sommeil et sûreté Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal Gravure d'Honoré Daumier, artiste français et caricaturiste politique célèbre du 19ième siècle, et dispos Laval Médical Vol, 34 \u2014 Avril 1963 Cholérétiques végétaux Extraits hépatiques et biliaires.YAB-Spécialités A.BAILLY 19, RUE DU ROCHER - PARIS Agents pour le Canada- VINANT Limitée, 8355, Boul.St-Laurent, MONTRÉAL 11, P.Q.ULMO-BAILLY TONIQUE RESPIRATOIRE Gaïacol Acide phosphorique Codéine puémonaiæes\u2014 Convalescences YAB-Spécialités A.BAILLY 19, RUE DU ROCHER - PARIS VINANT Ltée., 8355, Boul.St-Laurent, MONTRÉAL EE LL DL eo 0-05 07 407070700100 0 0 T EL EP H ON ES LA.4-2454 et LA.4-2455 J Sur (0 ANG T-ROCH ST-VAL R QUEBEC 0S [TIANA DIMPHESSION ree 7 7 7 A \\ LT DE LITHOGHATE, 7 A W EA uy w N\\ » S Hi 1 1 Dee Lo réussite de nos Tova EE 657 oîre meilleure DUbNCITÉ 1 wm WY iw À CONSULTEZ NOS un 0 HA ese | M Laval Médical A Litt 48 Vol.34- Avril 1963 J ] P= Pour l\u2019hypertendu de la pratique courante.Ismelin -Esidrix (guanéthidine-hydrochlorothiazide) Ismelin, \u201cle nouvel agent d'importance capitale en thérapeutique antihypertensive,\u2019 est maintenant présenté sous une forme combinée avec Esidrix, diurétique efficace à effet hypotenseur doux.Cette alliance antihypertensive offre, en pratique courante, les | AVANTAGES SUIVANTS: HW une baisse tensionnelle uniforme et prévisible KE une réduction des doses d'Ismelin grâce à l\u2019effet potentialisateur d'Esidrix HE Une tolérance accrue H Une maniabilité plus grande à l'emploi HE une seule administration quotidienne Ismelin-Esidrix s'adresse à tous les types d'hypertension artérielle, sauf en présence de phéochromocy- tome.Son administration requiert par ailleurs les précautions habituelles observées avec chacun des deux agents.Pour tous renseignements détaillés concernant Ismelin-Esidrix, prière d\u2019écrire à CIBA A Company Limited, Dorval, Québec.PRESENTATION: Comprimés (rose pale, sécables) dosés a BIBLIOGRAPHIE: 1.Kirkendall, W.M., Freis, E.D, et Moyer, 10 mg.d'lsmelin® (guanéthidine CIBA) et 25 mg.d\u2019Esidrix® J.H.: Résumé d'une discussion d'experts, 33ème session (hydrochlorothiazide CIBA); 100 et 500.scientifique, American Heart Assn., St-Louis, Mo., 21 oct.1960 2332 OÙ LA RECHERCHE EST DE TRADITION i Laval Médical ; Vol.34 \u2014 Avril 1963 Chimistes \u2014 Fabricants \u2014 Manufacturiers Importateurs de produits pharmaceutiques, d\u2019accessoires pour hôpitaux, laboratoires et bureaux de médecins.Agent des instruments de chirurgie de la maison JETTER SCHEERER CAMP Bandes herniaires Supports sacro-iliaques Supports abdominaux STÉRILISATION par les stérilisateurs CASTLE W.BRUNET & CIE Ltée Corsets de maternité | | 605 est, rue SAINT-JOSEPH \u2014 Téléphone : 529-5741 \u2014 1155, CH STE-FOY.QUÉBEC 6.TEL.527-8892 li ORIENTATION VISUELLE DE LA \u2018MISE EN MARCHE.graphistes jean arcand osa DACS raymond gagnon DBA dans les diarrhées simples le Kaopectate adsorbe rapidement les toxines dans le tractus gastro-intestinal, lénifie l'intestin irrité et contribue à consolider les selles.Composition par once liq.: Kaolin .86.4 grains Pectine .1.9 grain Présenté en flacons de 8 et de 80 onces lig.dans les diarrhées infectieuses la Kaomycin y ajoute l'action antibactérienne spécifique de la néomycine.Composition par once liq.: Sulfate de néomycine .300 mg (correspondant a 210 mg de néomycine pure) Kaolin .5.599 Gm Pectine .0.125 Gm En suspension par la méthylcellulose .1.25% Présenté en flacon de 16 onces lig.MARQUES DÉPOSÉES: KAOMYCIN ET KAOPECTATE CF 1800.1 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 865 YORK MILLS ROAD Upjohn DON MILLS (TORONTO), ONTARIO Laval Médical 50 Vol.34 \u2014 Avril 1963 Methyldopa comble une lacune\u2018 dans la thérapeutique hypotensive associe la facilité d'emploi des hypotenseurs de faible activité à /'e/ficacité des hypo- tenseurs plus puissants.\u2026traite l'hypertension artérielle permanente de facon très 1 efficace.4 Documentation complète (indications, E posologie, mode d'emploi, effets secon- | E.i i \u2018 daires, avertissement) et bibliographie ] i fournies sur demande.produit des Laboratoi es de recherches Œ L'absence d'une jugulation saisfeisate | à MERCK SHARP & DOHME Marque de commerce Co > - a TT SOF CANADA UNITED ann ey 4 NN 4 3 | ns ei LU & Je E ® LILLIE LIL ELIT TT LLL rnp me [LUI] Lili 1 S NS LILAS em re nm JU PTIT IT F1 101 Sa S oa 2 un sulfamide simple, sir (Suitaméthazine) plus une pénicilline éprouvée (Péniciline G potassique) : \"HYLENTAZINE comprimés ou suspension * pour adultes et enfants *Le NOUVEAU FORMAT de 120 cm® fournit une thérapie complète pour quatre à huit jours.LABORATOIRES DE CHERCHE PHARMACEUTIQUE LES PLUS VASTES DU CANADA ) jo En MSA LREMAN LA CRAINTE DE \u201cVIEILLIR* SURAJOUTÉE À L'EFFET DE DÉPRESSION DÜ AU DÉCLIN DE LA SÉCRÉTION ŒSTROGÉNIQUE POSE SOUVENT UN PROBLÈME THÉRAPEUTIQUE.DE NOMBREUX CLINICIENS ONT JUGÉ QUE LA \u201cPRÉMARINE\u201d EST UN TRAITEMENT DES PLUS EFFICACES DE L'ÉTIOLOGIE ET DES SYMPTÔMES DU SYNDROME MÉNOPAUSIQUE.IL EST DE PLUS TRÈS ÉCONOMIQUE; LA DOSE MOYENNE D'ENTRETIEN COÛTE ENVIRON $3.00 PAR MOIS.P AUSE Les œstrogènes d'origine naturelle éprouvés en clinique depuis vingt ans et objets de la plus complète bibliographie.MIS AU POINT PAR LA PRODUITS PHARMACEUTIQUES 1 By %.RECHERCHE MEDICALE Sion QU.ENS LUS OM 0st Ôis, atureile depuis 9s de mplète J'aohie, tif de la consultation et maladie actuelle: Lombalgie aiguë se manifestant quand le malade se penche et d'une durée de 2 jours.Irradiation à la hanche et à la jambe droites; douleur accrue quand le malade tousse ou se tourne dans son lit.Le relaxant musculaire analgésique i qui soulage la douleur et rétablit la mobilité.* R F LA 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Laval Médical # Vol.34 - Avril 1963 b AUBERGE DU BOUL.LAURIER Tel.: 653-7221 At the Trafic Circle on the North Side of Quebec Bridge.Junction of Routes No.1, 2, 3, 5, 9, 15, 23, 54.3 Miles West of Quebec City.Every unit offers modern facilities : telephone, radio, T.V.and individual thermostat.CE Tél.: 653-7221 © Au Rond-Point du Pont de Québec, côté nord.Jonction des Routes Nos 1, 2, 3, 5, 9, 15, 23, 54.3 milles à l\u2019ouest de la ville de Québec.Chaque appartement est muni de téléphone, radio, T.V.et d\u2019un thermostat contrôlant le chauffage. ur A oo.Bi Laval Médical Vol.34 - Avril 1963 \u2026 pour éviter l\u2019embonpoint souvent associé aux autres stéroides.A.M.A.Council on Drugs: JAMA 169:257 (Jan.17) 1959 tous les avantages des stéroides mais leur rançon réduite au minimum Aristocort \u2018Triamcinolone Lederle Vous obtiendrez de votre représentant Lederle tous les renseignements nécessaires \u2014indications, posologie, précautions, contre-indications\u2014ou encore vous pouvez écrire au directeur médical.CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal *Marque Déposée 5 Laval Médical i616 60 Vol.34 \u2014 Avril 1963 od on | i I 7 Ti LAS ah aa ë f= 2 9 x : Til PF à À a 7 Fa { 145, 5 § /2 S 7 $, ih CS légère ) a 1 comme Té pas une Tél 1 THE of (avig ML STV) AV 1a: ace) RE z Achetez toujours vos FOURRURES des experts pour plus de satisfaction J-0.NADEAU & FILS, Inc.- 600, côte d\u2019Abraham, Québec.Téléphone : 522-6429 Si CONTRIBUTION DE Tig KOMO CONSTRUCTION, LIMITEE AMEDEE DEMERS, président 3 PR ie ey Laval Médical 61 Vol.34 - Avril 1963 Photos 2 Clichés Flans pas LA PHOTOGRAVURE PU | j 2 Électros _\u2014\u201d Tel: 529-2a38 Téléphone : 522-1235 PHARMACIE SOUCY ; 999, avenue CARTIER, - - QUEBEC.Ê | Téléphone : 681-4119 Téléphone : 529-9244 LUCIEN MAINGUY, b.B.A.CLÉMENT & CLÉMENT, INC.; ARCHITECTE Clavigraphes et machines 3 additionner Underwood VENTE - SERVICE - LOCATION 1045, avenue CHAUMONT, - SILLERY.511 est, boulevard Charest, (Face à la Cie Paquet ) Québec.Téléphone : 529-4164 | GERMAIN CHABOT, A.D.B.A.| ARCHITECTE EMILIEN ROCHETTE & FILS Domicile : Bureau : TAPIS - LINOLÉUM - TEXTILES F 1290, des Gouverneurs 281, chemin Sainte-Foy A Téléphone : 527-8256 Téléphone : 529-9095 550 est, rue Saint-Vallier, - Québec.i; Téléphone : 527-3568 MEMBRE DU F.T.D.J.-Erz£ar DION, président Jures RICHARD, vice-président i , i A.-F.BARDOU TREMBLAY & DION, Inc.p \u2014 JARDINIER-FLEURISTE PHOTO-LITHOGRAPHIE p 1091, chemin Saint-Louis, - Québec.Téléphone : 522-6427 725, côte d\u2019Abraham, Québec.Téléphone : 529-1379 Téléphone : 524-3521 ASCENSEURS ALPIN, CIE Ltée ROGER DUSSAULT DECORATEUR-ENSEMBLIER 656, rue de la Salle, - - Québec 2.190 ouest, Grande-Allée, - Québec 6.i PAUL BOURET, prop.Téléphone : 525-5394 Téléphone : 525-4825 h ENTREPRISE DE PEINTURES, Enr.ADELARD LABERGE, Ltée ENTREPRENEUR: PEINTRE - TAPISSIER ENTREPRENEUR \u2014 202, avenue Maisonneuve, - Québec 4, P.Q.260, 52 Rue, - Québec 3, P.Q.I | Ily a une succursale dans votre localité pour vous servir Téléphone : 522-2091 | - - LA BANQUE D\u2019ÉCONOMIE DE QUÉBEC J.-ANTONIN MARQUIS (THE QUEBEC SAVINGS BANK) Directeur de l'École de Pharmacie de l\u2019Université Laval È 51k Siège social : 1161, rue Saint-Jean, - Québec.501, 3° Avenue, - - Québec.k \u2014 È - | Téléphone : 525-5158 HUILE \u2014 COMBUSTIBLE \u2014 CHARBON | GÉRALD MARTINEAU CLAVIORAPHES CANADIAN IMPORT COMPANY 480, rue Dorchester, - Québec.83, rue Dalhousie, Québec.- Tél.: 522-1221 or (32) 62 Laval Médical HW Vol.34 \u2014 Avril 1963 | | | + CERTIFICATION de la CAUSE DE DECES ms Rôle et devoir K du médecin traitant L'article 141 de la Loi de l'hygiène publique impose au médecin traitant (ou au coroner) de certifier le décès et la cause du décès.L'article 2 de la Loi des inhumations interdit toute inhumation tant que le certificat requis par l\u2019article 141 n\u2019est pas remis à qui de droit.| fg L'article 5 de la même Loi des inhumations se lit : « Le cadavre d\u2019aucune i personne ne doit être embaumé avant l\u2019obtention du certificat de décès sous à la signature du médecin (ou du coroner) et ne peut être inhumé ou incinéré avant l\u2019expiration de 24 heures.» Il s\u2019ensuit que le médecin, ou le coroner, doit remettre au directeur de funérailles ce certificat, attestant le décès et sa cause, dans le plus court délai possible.CAUSE DE DÉCÈS Il arrive que le médecin se demande, lorsque plusieurs états pathologiques se rencontrent chez le même malade, comment déterminer la cause réelle de la mort.Le modèle international du certificat médical de la cause de décès, établi par l\u2019Organisation mondiale de la santé (le Canada étant membre de l\u2019O.N.U., toutes les provinces ont adopté ce certificat international), exige que soient notés l\u2019état morbide ayant directement provoqué le décès, ses antécédents, la cause initiale et les états morbides qui, tout en ayant contribué au décès, sont sans rapport avec la cause directe et les antécédents.La véritable cause de décès est donc « cause initiale » qui peut se définir : La maladie, ou le traumatisme, ayant provoqué l\u2019enchaînement des phénomènes morbides qui ont abouti directement à la mort.LES ENQUÊTES DES CORONERS Il faut distinguer entre verdict et cause de décès S\u2019il signe le certificat de décès lui-même, le coroner doit le remettre dès qu\u2019il autorise l\u2019inhumation et il doit indiquer tout de suite la cause de ce décès.VERDICT À SUIVRE n'est pas une cause, c\u2019est un jugement à propos du partage des responsabilités.Il ne faut donc pas inscrire cette expression sur le certificat de décès.La cause du décès est nécessairement connue avant le verdict.MINISTÈRE DE Ty PASS ON EE RE EI ORNE RAR RO OO ONE lig Lavai Médical M Vol, 34 \u2014 Avril 1963 63 MODELE DE CERTIFICAT f Le modèle suivant du certificat international se compose de deux parties : Tet II.La partie I est subdivisée en a), 6) et c).a CERTIFICAT MEDICAL CONFIDENTIEL DE DECES flee 22.DATE DU DÉCÈS.\u2026 Dre eee ere er eee ee eee rene etre eee te 19.Gour) (nom du mois) (année) Maladie ou état morbide ayant directement provoqué le décès.(Il ne s\u2019agit pas ici du mode de décès, par exemple de défaillance cardiaque syncope, etc., mais de la maladie, lle de la lésion ou de la complication qui a en- ble traîné la mort.) Causes antécédentes Etats morbides ayant, éventuellement, conduit à l\u2019état précité, l\u2019état morbide initial étant indiqué en dernier.Autres états morbides importants ayant con- 23.CAUSE DU DÉCÈS Intervalle approximatif entre le début étiologique et le décès | provoqué(e) par (ou consécutif(ve) à) Is x tribué au décès, mais sans rapport avec la mort.maladie ou avec l\u2019état morbide qui l\u2019a provo- il qué.Ta 27.JE CERTIFIE PRÉSENTEMENT que j'ai donné mes soins au défunt depuis le TU es 19.3 LE ee, Jnl 9 Jusqu'au .19.ts la que je l\u2019ai vu vivant pour la dernière fois le.eserecseere a craareracenecenrerernrereraneeernceserere cer 19.sont ge de pen ., z x x\u201d: : z .Il faut noter que ce certificat est présenté de manière à inciter le médecin à décrire le déroulement des événements selon l\u2019ordre chronologique inverti.En d\u2019autres termes, l\u2019état morbide inscrit sur la ligne Ia) doit être dû ou consécutif à l\u2019état morbide qui paraîtrait sur la ligne Ib), et ce dernier consécutif à § celui inscrit sur la ligne Ic).i Exemple : 1.a) Péritonite.\u2026\u2026\u2026 2 jours Li b) Perforation duodénale.4 jours (188 .- c) Ulcère duodénal.\u2026\u2026\u2026 6 mois M II.Cancer de la joue.\u2026\u2026\u2026 3 mois di di La cause initiale du décès, dans ces circonstances, est : ulcère duodénal.INTE DU QUEBE Honorable Alphonse COUTURIER, ».p., ministre Jacques GELINAS, M.D., sous-ministre Paul PARROT, M.D., démographe ti RARER HAN HRI IE i EE Laval Médical 64 Vol.34 \u2014 Avril 1963 = See = J ae = ÿ ag 3 Ad = y q 3 ( 5 5 LS L iB Zo A - pr | ÉÆ al wo J J & ru + ea RNA Je 2 GHZAGULI sony HOJX( ra ui PSE, WRU VU UV Ju EE | = > > 2% era Prd ai Pes rs [2 Za CE x ; tes él 8 5 ix LE EEE Wy Ce x bi 1a galer 1e du meuble; 2 74 pa Ir re 083 OR 1, r Éd Ales 2 és io 3 Jo 0 k otif de la consultation: Coryza et dyspnée depuis 2 jours, Céphalée, pas de fièvre.mpression: Rhume de cerveau.Comprimés Coricidin avec phosphate de codéine (à de grain) q.4 h.p.r.n.Malade à suivre.Une famille de médicaments spécialement étudiés pour la protection familiale dans le traitement symptomatique du rhume en toute occasion.COMPRIMÉS CORICIDIN\u2019 Maléate de chlorphéniramine U.S.P.2 mg Phénacétine 0.15 g Acide acétylsalicylique 0.23g Caféine 0.03 g AVEC CODEINE *% ou V4 gr.+ AVEC PÉNICILLINE + EN VAPORISATION NASALE (\u201cNasal Mist\u201d) e SIROP CONTRE LA TOUX + GOUTTES PÉDIATRIQUES + MÉDILETS PÉDIATRIQUES + CORICIDIN \u201cD\u201d COMPRIMES « CORICIDIN \u201cD\u201d LIQUIDE Pour une documentation complète, consulter la littérature officielle de Schering.*Marque déposée at tai data Laval Médical Vol.34 - Avril 1963 Aho JS FACTEURS DE LA VITAMINE \u2018\u2019B\u201d\u2019 AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES élixirs : BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE BETAGÈNE ET Bz comprimés : BETAGENE ET FOIE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE SUPER injectables : BETAGENE (10 cc.) 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Brunet, W., & Cie Ltée.439 Imperial Tobacco Salesof Can.60 ¢ J Canada Drug, Ltd.c.oiL.66 Jardins Pont de Québec, Inc.66 Canadian Import Co.LL 61 Chabot, Germain.ooiiiin i 61 K Charrier & Dugal, Inc.o.oo.47 Komo Construction, Ltée.ou.60 Claire Fontaine, Ltée.0 oo.60 j Clément & Clément, Inc.00008000 a casa 61 | Compagnie Ciba, Ltée .coi vivir.48 L Coronet Drug COMPAILY .«+.vveeeetieenneeennns.15 Laberge, Adélard, Ltée.0 61 Laboratoires Abbott, Ltée.19, 20 Ê D Laboratoire Demers, Enr,, Le.56 Ë Laboratoire Jean Olive.55, 57 A Dussault, Roger.«cotinine 61 .Laboratoires Mead-Johnson.30 Laboratoire Nadeau, Ltée.17 E Laiterie Laval, Enr.o.oo iii 17 Eddé, Ltée, Jo.ovine iene iii 13 Lederle Laboratories.26, 28, 59 Entreprise de Peintures, Enr.61 Livernois, J-E., Ltée.ovina.66 Laval Médical Vol.34 \u2014 Avril 1963 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS (suite) 68 M Mainguy, Lucien.i 61 Marquis, Pharmacie J.-Antonin.61 Marsan & Cie, J.-M.Martineau, Gérald.eat « 61 Merck-Sharp & Dohme.44, 50 Michel, Inc, Claude.coin.7 Millet, Roux & Cie Ltée.coo t.14 Ministère de la Santé 1100000000 e ace e 62, 63 N Nadeau & Fils, J.-O.LL a aan eee 60 Nestlé (Canada), Ltd.22 0 Organon, Inc.coi Lea 40 P Parke, Davis & Co.Ltd.39 Pharmacie Soucy.oii eee a ee 61 Photogravure Artistique, Inc., La.61 Poulenc, Ltée.Couv, II, 3, 9 - \u2014e R Rochette, Émilien, & Fils, Ltée.1.0.61 Rougier, Inc.112110110100 Couv.I et III S Sandoz Pharmaceuticals, Ltd.8, 18 Schering Corporation, Ltd.16, 38, 53, 65 Smith, Kline & French.24, 29 Squibb, E.R.& Sons of Canada, Ltd.35 T Tremblay & Dion, Inc.61 U Upjohn Company of Canada.4, 36, 41, 42, 49 Vv Vichy-France.o.oo iii 21 Vinant, Limitée.11.112000 20040 aan ae 46 w Warner Chilcott Lab.Co.Ltd.43 Welcker & Cie Ltée.coo.5, 33 Wyeth, John & Brother.31, 34 A NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement ici à votre bienveillante attention.Aidez donc ceux qui vous aident en prescrivant, de Prototype des dérivés Xanthiques Diprophylline DIHYDROXYPROPYLTHEOPHYLLINE ROUGIER Q.C.* PLUS ACTIVE QUE L'AMINOPHYLLINE.SANS SES INCONVENIENTS.Syndromes respiratoires et cardio - vasculaires e ASTHME AIGU OU CHRONIQUE e DYSPNÉES \u20ac ANGINE » SPASME CORONARIEN » INSUFFISANCE CARDIAQUE ET CARDIO-RENALE COMPRIMES \u2014 AMPOULES \u2014 ELIXIR SUPPOSITOIRES (adultes \u2014 enfants \u2014 bébés) Association sédative.DIPROPHYLLINE 6 PHENOBARBITAL Association sédative et spasmolytique.DIPROPHYLLINE\u2014 PHÉNOBARBITAL \u2014 PAPAVÉRINE Comprimés \u2014 Suppositoires *Qualité Contrôlée.Fabrication canadienne, 2055 rue Favard, Montréal Plus de 60 ans consacrés à l'avancement des sciences médicales au Canada.rien CuarniER & DuaaL, INC, imprimeurs-lithographes, Québee. 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