Laval médical, 1 septembre 1963, Septembre
[" Volume 34 - numéro 7 - FACULTÉ DE MÉDECINE, QUÉBEC - septembre 1963 ÉDITORIAL Claude CATELLIER : 2 _ LEMPLOI DU JEUNE PROLONGE DANS LE TRAITEMENT DE L'OBESITE .821 COMMUNICATIONS Pierre GRONDIN et Rosaire ST-PIERRE : LES ANEVRISMES VENTRICULAIRES .82 Raoul ROBERGE, Léo GAUVREAU et Suzanne LAMBERT : TULARÉMIE : PRÉSENTATION D'UN CAS.2.2.222121 11, 1.88 Didier DUFOUR : Tr\" MODIFICATIONS IMMUNOLOGIQUES COMMUNES A A DIFFERENTES TUMEURS ; EXPÉRIMENTALES .1214 : 3 Rogath GAGNON : LA FREQUENCE DES LYMPHOMES .884 | Simone DUCOMMUN : Ei TECHNIQUES HISTOCHIMIQUES DE COLORATION DES CELLULES BASOPHILES - DE L'HYPOPHYSE DU RAT APPLICABLES À L'AUTORADIOGRAPHIE .836 Majella CAUX : UN CAS DE TUMEUR DU GLOMUS JUGULAIRE .840 ; Jules LAMBERT : i PROPOS SUR LA SANTÉ MENTALE .84 fi t de biologie m NÉCROLOGIE E Robert GARNEAU.LE PROFESSEUR J.EDOUARD MORIN .850 SEANCE ANATOMO-CLINIQUE DE L'HOTEL-DIEU DE QUEBEC Jean-Louis BONENFANT et Jean BEAUDOIN : inique e CAS 34.85.co.B54 HISTOIRE DE LA MEDECINE | Pierre JOBIN : CA OSLER AND MEDICAL EDUCATION .864 y de la Broguerie FORTIER : L'ENSEIGNEMENT DE LA \\ PÉDIATRIE À À LA À FACULTÉ | DE MÉDECINE DE QUÉ- 870 BEC .| de cl CHIRURGIE EXPERIMENTALE © Gilles MARCEAU : RECHERCHES SUR LES PROPRIETES IMMUNOLOGIQUES LIÉES AL ÉLASTINE C A LELASTASE.; 882 Lt - - a J ANALYSES .912 NOUVELLES.925 LIVRES RECUS .816 CONGRES.; 932 O REVUE DES LIVRES .917 PRODUITS PHARMACEUTIQUES.934 \u2014 ALLOCUTION .! ! : : ! 922 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .936 Flas) ES Sw 5 4 pe as A 3 Hy 0 it RE 32 J : Sr 1 £5 a Pa i: rats A ca ¥ De 53 TEs Focoul 5 pa GA ; gy Ba x * ; % £ On Se ¥ x) Bo AK She be qe à $ 1 Ra = fs os $d (Are.= 4 RH by à A a D As gr 2 = = .at ns ca 3 Od LE 4 iF ¢ 5 AP Had Ty i Le a Mi Find ÿ À e + A bad LE } LA § 2 ps +7.7 Ke oY + iF Ra HA = says ih i dei 3 gh R3 a 2 es CS r¥ Le ; q = ÿ RQ sr Sté 4 jee 7 rats i SE eri + v È A PY 4 br ape 4 #3 Hl ts i 5 se 1 $ 4 EG Se né \u201cin wh 2 % je 0 he 0) ak Fes sé ay se eu 4 sert 3 % Ny SF x} a 3 pa Rn \u201cas 1 49 x ah 3 ss ja +45 ; Be = oh Lo fe #4, Gl SE ré ES Bax y Le DE us a i Soy La Re » spas A triés aie pee es ; Sh gueer us as TS 33 = 3 aus A x $3 FT wo SE à 5 ste af: Fo wt © mete a 7; ig va Hm 15 sas à % - F en prtiou Pr PLU A alpitatio LURE EEG fire dialgies anxiété\u201d angoiss grampes muscuiaires nocturnes ts pe FF Sead EE TN Tl TZN, pape spa she, a pes Se x 5 a Sp $< NS fi YL.> sf, ES 3 Re pe se 1 EE dt Nan a £37 RE + > a 3 AE) 5 cn ri «+ \u2018Xl 3 Sent nr LU TREES 5 sé Let LA dx \u20ac Es § ems & EA 2 FPS Bio Nas SERRE WELEKED Meher of LIMITEE 1775, Edouard-Laurin, Montréal 9.© RSI ROCHE Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 Et \u2019 at ; 3 ie PA Gravure d'Honoré Daumier, artiste français et caricaturiste politique célèbre du 19ième siècle.Lorsque le sommeil se fait attendre.Noludar procure un sommeil profond et résout le problème du patient en butte à l'insomnie.Maintenant disponible en capsules de 300 mg.permettant une induction plus rapide et un sommeil plus profond, le Noludar procure un repos paisible, virtuellement identique au sommeil physiologique, sans entraîner un \u201ceffet d'escorte\u201d matinal.Pendant huit ans, l'expérience clinique et plus de 130 rapports publiés ont établi le Noludar comme étant un hypnogène non-barbiturique digne de confiance qui assure un sommeil du genre Noludar 300 Roche signifie sommeil et sûreté \u2018naturel\u2019 dans une gamme variée de troubles du sommeil.Le Noludar est extrêmement bien toléré \u2014 même des doses excessivement élevées, administrées durant des études toxicologiques contrôlées, ne produisirent ni effets toxiques, réactions secondaires sérieuses, dyscrasies sanguines et aucune atteinte rénale ou hépatique.Le Noludar ne potentialise pas l'effet de l'alcool et ne cause pas d'accoutumance, Documentation sur demande, Chaque capsule de Noludar® 300 renferme: 300 mg.de 3,3-diéthyl-5-méthyl-2, 4-pipérie dinédione (méthyprylone) Marque déposée, Nrf 632 Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal ie ms es me = = Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 ® ORGANISATION DE VOYAGES INDIVIDUELS OU EN GROUPES ® ÉMISSION DE BILLETS ® ÉTABLISSEMENT GRATUIT D\u2019ITINÉRAIRES ® LOCATION D\u2019AUTOMOBILE © RESERVATIONS D\u2019HOTELS ® ASSURANCES DE VOYAGES OU BAGAGES ® SERVICE DE GUIDES ET D'ACCUEIL DANS TOUTES LES VILLES DU MONDE ENTIER PAR NOS CORRESPONDANTS.VOYAGES CLAUDE MICHEL, INC.100, D'Youville, Québec - Téléphones: 525-4877 - 525-4878 Stationnement assuré en plein cœur de Québec Face au Palais-Moncalm Antihypertensif et dédatif d'action progreddive el doulenue.\u2026 calme et délend VX NE RAUWOLFIA SERPENTINA avec ISONAL, RUTINE et ACIDE ASCORBIQUE (Vitamine C) Rausénal associe l\u2019action tranquillisante et hypotensive du Rauwolfia Serpentina à l\u2019effet sédatif de 1'Isonal.J.M.MARSAN & CIE LIMITÉE, 2795, chemin Bates, Montréal.(D) Ÿ & pr NOUVEAU WH 8 pre \u2014\u2014 VARIDADE Streptokinase-Streptodornase Lederle | | ee \u2014 COMPRIMES (0) & BU) i es is 2 pratique.efficace % i E wv CONTRÔLE L'INFLAMMATION DIMINUE L\u2019'ENFLURE i ss SOULAGE LA DOULEUR ASSOCIÉE ACCÉLÈRE LA GUÉRISON %, EE 1 comprimé quatre fois par jour (10,000 unités de streptokinase) EE : @Marque déposée 2 À à ig Leder CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montreal Ca # 8 i, 4 i pininy er 080 GE 7 A 7 5 A: Ze + A | [1] \u2018 A repre een ser nn Vos\u201d a Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 SIMPLE pre AVEC CODEINE® soulage l'irritation locale combat le réflexe de la toux facilite l'expectoration favorise le sommeil + ACTION DÉCONGESTIVE (Vaso-Constrictrice) ADULTES: 1 c.à thé toutes les 4 ou 6 heures ENFANTS: A c.à thé toutes les 4 ou 6 heures P, | 2 n C LIMITEE 8580 ESPLANADE, MONTREAL 11 Laval Médical 10 Vol.34 \u2014 Sept.1963 sommaire suite ANALYSES ALDOSTÉRONISME.CHEZ L'HOMME.QUELQUES ASPECTS CLINIQUES ET CLI- j MATOLOGIQUES 1.1.112221 1 111211111112 8 : HYPERTENSION ET MALADIE VASCULAIRE RENALE .912 3 TRAITEMENT DU CARCINOME THYROIDIEN PAR L'IODE!3I .913 INFLUENCE DE L'HYPOTHALAMUS SUR LA SECRETION DE L'ACIDE GAS- 3 TRIQUE .© © © © oo ote ee eee.014 § STIMULATION INSULINIQUE DE LA SECRETION GASTRIQUE .914 : COMPLICATIONS DU DIABETE SANS DIABETE APPARENT .915 => Conçu pour une salicylothérapie prolongée et de haute teneur, exempte d'irritation gastrique \"ENTROPHEN\" MARQUE DÉPOSÉE La couche spéciale de \u2018Polymère 37\"* empêche le dégagement de l'acide acétylsalicylique dans l'estomac.POSOLOGIE \u2014 Un à quatre comprimés aux quatre heures.Chaque comprimé enrobé de \u2018Polymère 37\u201d contient eu 5 gr d'acide acétylsalicylique.Flacons de 100 et de 500 comprimés.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ Chantes E.Frosst & Co.\u201clly\u201d MONTREAL CANADA Maison entiérement canadienne - Fondée en 1899 *Breveté en 1959 2 Laval Médical Vol.24 \u2014 Sept.1963 11 lorsque vous prescrivez C E FR ACYC Li N E votre patient reçoit la T É T R A C Y C L N E MARQUE DEPOSEE host TAMPONNÉE aeNaute qualité mais a DAS prix Soumise au contrôle de la qualité, continu et rigoureux, des laboratoires Frosst, la \u2018Céfracycline\u2019\u2019 est conforme aux plus hautes normes de la pharmacopée.COMPRIMÉS Chaque comprimé contient 250 mg de chlorhydrate de tétracycline.POSOLOGIE \u2014 Adultes: un comprimé quatre fois par jour.Cette dose peut être légèrement dépassée dans des circonstances particulières.Enfants: 8 mg par jour, par livre de poids, répartis en doses fractionnées; e.g.un enfant de 30 Ib \u2014 4 de comprimé quatre fois par jour; 60 Ib \u2014 1 comprimé quatre fois par jour.Flacons de 16 et de 100 comprimés SUSPENSION Chaque cuillerée à thé de 5 cc renferme de la tétracycline équivalant à 125 mg de chlorhydrate de tétracycline.POSOLOGIE \u2014 Enfants: 8 mg par jour, par livre de poids, répartis en doses fractionnées; e.g.un enfant de 30 Ib \u2014 % cuillerée à thé quatre fois par jour; 60 Ib \u2014 1 cuillerée à thé quatre fois par jour, Adultes: 2 cuillerées à thé quatre fois par jour.Flacons de 60 et de 100 cc GOUTTES Chaque cc (20 gouttes) contient de la tétracycline équivalant à 100 mg de chlorhydrate de tétracycline (environ 5 mg par goutte).POSOLOGIE:8 mg par jour, par livre de poids, répartis en doses fractionnées; e.g.un bébé de 10 |b \u2014 4 gouttes quatre fois par jour; 20 lb \u2014 8 gouttes quatre fois par jour; 30 Ib \u2014 12 gouttes quatre fois par jour.Flacons de 10 cc, avec compte-gouttes gradué Pade PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ Rereny Charles \u20ac.Frost & Co.ATT ALL TTY \u201cRY TUT Maison-entiérement canadienne - Fondée en 1899 F) MISE EN GARDE \u2014 Les antibiotiques à large spectre provoquent quelquefois une surcroissance de micro-organismes résistants.ll peut se produire des effets secondaires tels que glossite, stomatite, proctite, vaginite, dermatite ou nausées.Une constante vigilance s'impose.Si l'on utilise les doses minima efficaces, on réduit la fréquence de ces effets secondaires.L'administration de tétracyline à la femme enceinte et au nourrisson peut amener une pigmentation et une hypoplasie dentaires chez le bébé.On conseille donc d'éviter son emploi chez de tels patients.Par ailleurs, là où aucune autre préparation de risques éventuels moindres ne peut maîtriser l'infection, employer la tétracycline. à travers à = : s es.Done «difficiles 2 5 Dans le traitement dela ménopause, le Beliergal \u201capporte au médecin: une aide de première.importance dans la maîtrise de ce problème.2 \u201cLa thérapeutique.médicamenteuse visant da \u2019 sédation et la stabilisation du système neuro- \u2026 végétatif, associée à vos.encouragements \u2018et vos conseils, \u2018apportera à vos patientes en.oo période de ménopause le soulagement de leurs Composition: \u2018chaque spacetab- cant \u20ac nts.0.2 mg.d\u2019alca- \u201cmine et 40 mg de \u2018phenobarbital, REF]: KerLy, POWER et ARRONET, Obst.& Gynec.177328 (mars) 1961 SANDOZ PHARMACEUTICALS POUR LE TRAITEMENT DU SYNDROME DE LA MENOPAUSE bellergal - LE.STABILISATEUR ou SYSTÈME.NEURO VÉGÉTATIF COMPLET «confiance dans leurs perspectives d'avenir.« Sueurs, évanouissements, étourdissements, ir- 45 \u2018ritation, anorexie, fatigue, céphalées, insomnie, : loïdes l lévogyres de pelladone; 0.6'mg de: tartrate a ergofa- .a RRO SE EEE Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Cheha a RT ER Sel a A RE SERRE a SPACETABS\u201d J j a sin 2 symptômes et leur assurera un renouveau de Le Bellergal soulage: bouffées de chaleur, nausées, vomissements, palpitations, troubles urinaires, nervosité, douleurs dorsales, dépressions.Posologie::un:spacetab- matin et soir Conditionnement: flacons de 50 et 250 spacetabs *Comprimés à effet prolongé DORVAL, P.Q.SANDOZ jou wd iti XI Laval Médical 13 Vol.34 - Sept.1963 T1CHOBYE AR C{D GENS, ) ) (GN 2% YY ga MEDICATION HEPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURETIQUE à base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut ® EXTREME DOUCEUR DE SON ACTION © PAS DE CONTRE-INDICATION e 4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ, LIMITÉE, 202, avenue Laurier est, Montréal 14.VI.9-7306 (G) 14 Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 ni stase, ni spasme, ni tension n'empêchent ce patient de faire ses tournées .surtout lorsque LES DOULEURS DE L'APPAREIL DIGESTIF SUPÉRIEUR sont GH I associées à des troubles biliaires Chaque comprimé contient: rime) SIDE DEDVOROEMOLIQUE 250 mg (334 grains) ===>) NA DE BELLA 10 mg (4 grain) D SONDE 15 mg (44 grain) Dose moyenne pour adultes: 1 ou, S'il en est besoin, 2 comprimés trois fois par jour.Précautions: Examiner périodiquement le malade afin de dépister une augmentation de la pression intra-oculaire ainsi que AMES l'accoutumance ou l\u2019addiction aux barbiturates; prévenir les conducteurs de véhicujes des possibilités de EAN ADA LTD Toronto Ontario sommolence.Effets secondaires: l'acide déhydrocholique peut provoquer une diarrhée passagère; la belladone peut causer des troubles visuels et la sécheresse de la bouche.Contre-indications: Occlusion des voies biliaires, hépatite aiguë glaucome et hypotrophie prostatique.Présentation: DECHOLIN-BB,# ( N flacon de 100 comprimés.Aussi: DECHOLIN* avec belladone {acide déhydrocholique, 250 mg.); extrait de | belladone, 10 mg.et DECHOLIN* (acide déhydrocholique 250 mg.) en flacons de 100 et de 1,000 comprimés.\u201cMARQUE DÉPOSÉE CA34963F aide ll sie] uso fi | série ( iD fh favo 5 aie pro fre De M ton ficace ons m Hit pro imum A malad | Je ts A reg régi iles IN est modifi Male \u20ac gen Me IK.ines 55aie fi ay LE sente 8 [hy h 03 Moy lien f pour permettre aux malades chroniques un retour a une vie plus active hide d\u2019injections suelles plus économiques lus commodes.[série de traitements anabolisants le DECA-DURABOLIN, non seule- favorise le retour à la santé, aide aussi à assurer le maintien {protéines essentielles de l'orga- e.De plus, ces extraits exercent action anticatabolique soutenue ificace grace a une série de 4 inns mensuelles, ou, si un traite- K prolongé est indiqué, grâce à un mum de 8 injections par an.malades débiles chroniques, ou atients gériatriques soumis à une e tissulaire sévère, peuvent sou- regagner un bilan azoté positif régénération des tissus.i les anabolisants, le DECA-DURA- est l'agent de choix, parce qu'il odifie pas la fonction hépatique ale et parce que ses séquelles ogéniques sont minimes et rares.moyenne pour adultes: 50 à 100 [.M.une fois toutes les 3 à 4 ines pendant 12 semaines.Si ssaire, le traitement peut être té après une période de repos de semaines.entation: 50 mg/cm3 en solution l'huile de sésame stérile avec d'alcool benzylique (préservatif) hmpoules de 1 cm3, en boite de en flacons de 2 cmê.gi À bi DECA-DURABOLIN Decanoate de nandrolone) Ë Organon Montréal, P.Q.i (H) Laval Médical | 16 Vol.34 \u2014 Sept.1963 | 10.) DANS LA TRADITION DES PRODUITS LEDERLE, APRES AUREOMYCIN® Auréomycine, Chlortétracycline DIAMOX° Acétazolamide ACHROMYCIN® Achromycine, Tétracycline ARISTOCORT\u201d Triamcinolone DECLOMYCIN® Déclomycine, Déméthylchlortétracycline UN NOUVEAU DIURÉTIQUE HYPOTENSEUR NON THIAZIDIQUE Quinéthazone Lederle en Comprimés POUR UN BON DEBUT.POUR UN BON CHANGEMEN ® Diurése sodique rapide et prolongée, ë Rapport d\u2019excrétion Na:K plus élevé, A M Action progressive, physiologique, # La précipitation de la goutte est qi Æ& Bonne tolérance : les troubles peu probable.sl gastro-intestinaux et autres effets M En association avec d\u2019autres 8 secondaires viennent rarement hypotenseurs et diurétiques, permet de hn compliquer le traitement.mieux contrôler l'action médicamenteus| 0) ®Marque déposée dital ly Laval Médical 17 Vol, 34 - Sept.1963 7 __ HER | à AQUAMOX quinéthazone est un corps chimique nouveau.Il s\u2019agit d'un dérivé de la 1 quinazoline dans lequel un groupement carbamyle cyclique a remplacé le groupement | sulfamyle cyclique présent dans les thiazides.Grace a cette substitution, AQUAMOX 4 est doué de propriétés qui se rapprochent de plus pres aux qualités cliniques que 1 | l'on souhaiterait idéalement trouver dans un agent diurétique antihypertensif, | ps | | UN OU DEUX COMPRIMÉS À 50mg UNE FOIS PAR JOUR | CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal i Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Nouvel antidiabétique oral Dimelo (acétohexamide, Lilly) TM dans le diabète stable de l\u2019adulte.\u2026 e Haut degré d'efficacité e Administration commode: une seule prise quotidienne « Absence remarquable de toxicité dans les traitements prolongés Expérimentation clinique\u2019 Résultats obtenus avec le Dimelor par rapport aux résultats obtenus antérieurement avec d'autres antidiabétiques dans 1.140 cas 51,4% des cas ont été ameliorés par le Dimelor \u2014_\u2014\"< Amélioration\u2014586 malades Pas de changement\u2014433 malades Aggravation\u2014121 malades Amélioration obtenue avec le Dimelor dans 172 cas traités antérieurement par d\u2019autres antidiabétiques oraux avec \u2018\u2018résultat médiocre\u201d Nombre de malades Amélioration obtenue % d'amé- traités avec fe Dimelor Total lioration Excellente Bonne Assez bonne 172 19 47 39 105 62 Nota: 629% des malades traités antérieurement par d'autres antidiabétiques oraux avec \u2018résultat médiocre'' ont été améliorés par le Dimelor.1.Recueil d'observations cliniques publiées par 228 expérimentateurs, Laboratoires de Recherches Lilly.Eli Lilly and Company (Canada) Limited, Toronto, Ontario Ju | vd. Hing | 1%; Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 19 la société médicale des hôpitaux universitaires de laval Secrétariat : Faculté de médecine, Université Laval, Québec.MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le professeur Raoul KOURILSKY, de Paris.M.le professeur Albert JENTZER, de Genève, M.le professeur Henry L.Bocxus, de Philadelphie.M.le professeur Alexander BRUNSCHWIG, de New-York.M.le professeur Charles H.BEST, de Toronto.M.le professeur Jean MARCHE, de Paris.BUREAU Président : M.le docteur J.-Avila DENONCOURT, Vice président : M.le professeur Roland CAUCHON.Secrétaire général : M.le docteur Jacques BRUNET.Secrétaire correspondant : M.le professeur Georges-À.BERGERON.Trésorier : M.le docteur Clément JEAN.Membres : MM.les professeurs Léo GAUVREAU et René SIMARD ; MM.les docteurs Louis-Philippe ALLEN, Jean BEAUDOIN, F.-X.BRISSON, Claude BROSSEAU, Georges NORMAND, Jean-Paul DECHENE, Jean-Marie LEMIEUX, Jean-Marie LOISELLE, Yves ROULEAU et Jean ROUSSEAU.MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de médecine et des Hôpitaux universitaires.LAXATIF DOUX (sans accoutumance) comprimés par jour CORONET DRUG COMPANY 260 Est Rachel, Montréal - Agent Général (D J: is i i i BH À hi 20 Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 IBETAGENEi CANADA DRUG LTÉE LTD.MONTRÉAL FACTEURS DE LA VITAMINE \u2018\u2019B\u201d\u2019\u2019 AVEC ASSOCIATIONS DIVERSES élixirs : BETAGENE BETAGENE FER ET FOIE BETAGENE ET Bj.comprimés : BETAGÈNE ET FOIE BETAGÈNE FER ET FOIE BETAGÈNE SUPER injectables : BETAGENE (10 cc.) BETAGÈNE ET Bz;z (10 cc.) MILLET ROUX \u20ac CIE.LTÉE CENTRE D'ÉQUIPEMENT MEDICO-CHIRURGICAL - SPÉCIALITÉS PHARMACEUTIQUES - LAMPES ET LUMINAIRES - INSTRUMENTS DE CHIRURGIE - INSTALLATION DE BUREAUX - MOBILIER MÉDICAL ET CHIRURGICAL - APPAREILS À PRESSION - STÉRILISATEURS - DIATHERMIE ET ULTRASONS - ÉLECTRO.ET PHYSIOTHÉRAPIE - ULTRA-VIOLETS ET INFRA-ROUGES - ÉLECTROCARDIOGRAPHES - SERINGUES - AIGUILLES - THERMOMÈTRES - OXYGÉNOTHÉRAPIE .PANSEMENTS - APPAREILS ET ACCESSOIRES D\u2019ANESTHESIE - SUTURES ET LIGATURES - AMES - MERRELL - BURROUGHS WELLCOME - SANDOZ - GEIGY - SCHERING - HŒCHST - SMITH, KLINE & FRENCH - MERCK, SHARP & DOHME - INST.MICROBIOLOGIE, U.DE M.DÉPOSITAIRES ATTITRÉS DES PRODUITS SUIVANTS: BUREAU CHEF : 1215, rue ST-DENIS, MONTRÉAL 18.BUREAU À QUÉBEC : M.LS JACQUES, gérant, 525, CORRIGAN, QUÉBEC 10.TÉL.: 527-8006. Laval Médical Vol.34 - Sept.1953 21 P POUR /a pureté la fraîcheur la richesse p DOUBLEMENT VERIFIEE SNS CREME LL\u201d.LÉ YOGHOURT $ SHOP 99 ND S CRÈME GLACÉE - = 875, 4° AVENUE, QUÉBEC 3.TÉLÉPHONE : 529-9021 efficace.voit -6.agréable -augoût » PRESCRIVEZ i ; P.G.Atric ~ EN-TOUTECONFIANCE .- -\u2026 Préparation pédiatrique.- de-pénicilline G.ammonique, «au goût sucré.Posologie: «dose moyenne\u20141 cuillerée à thé + (225,125 ui.) trois fois par jour.\u201cPrésentation: flacons dé 60 ml.| - (12 doses d'une cuillerée à thé).Aussi: P.G.Atric Forte\u201460 mi\u2014 + - concentration double: 444,250 u.i.par dose d'une cuillerée:a the.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED | NEN ei EN a en Rs ni ji et jg: | i À Laval Médical 22 Vol.34 - Sept.1963 Nous annoncons deux nouvelles formes posologiques \u201c pédiatriques d\u2019 Granules d\u2019Erythrocine ( pour suspension) La préparation selon les instructions fournit 60 ml de suspension aromatisée a la cerise renfermant une activité correspondant à 200 mg d\u2019érythromycine base par cuillerée à thé de 5 ml.Erythrocine\" (Erythromycine, Abbott) Gouttes Orales d'Erythrocine La préparation selon les instructions fournit 30 ml de suspension aromatisée à la cerise renfermant une activité correspondant à 200 mg d\u2019érythromycine base par cuillerée à thé de 5 ml.Il n\u2019y a aucun changement dans la formule de base de l\u2019Erythrocine\u2014seule la saveur est différente.L\u2019Erythrocine continue de maîtriser 8 sur 10 des infections courantes que vous traitez et possède à son actif la plus grande des sécurités en thérapie antibiotique.Il n\u2019y a pas d\u2019antibiotique plus sûr, plus efficace, que les Granules et les Gouttes Orales d\u2019Erythrocine, ni plus agréable pour vos jeunes malades.POSOLOGIE: La recommandation de base est de 30 mg/kg/ jour {14/mg/lb/jour) en doses fractionnées, avec un maximum de 50 mg/kg/jour(23 mg/lb/ jour).Les indications suivantes sont commodes pour les infections légères ou modérées enfant de 25 Ib\u2014une demi-cuillerée à thé (100 mg) quatre fois par jour.enfant de 50 Ib\u2014une cuillerée a thé (200 mg) quatre fois par jour.enfant de 75 lb\u2014la dose pour adultes d'une cuillerée à thé (200 mg) ou plus, cinq fois par jour PRÉCAUTIONS : Les effets secondaires sont rares.Toutefois, si un malade manifestait des signes de sensibilité allergique, les contre-mesures appropriées (e.g., épinéphrine, stéroides, antihistaminiques, etc.) devront être appliquées et la médication devra être discontinuée.Erythrocine \u2014éthyl succinate d'érythromycine, Abbott.\u201cNom déposé A03SIF ( ABBOIT | LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE, MONTRÉAL - TORONTO - WINNIPEG - VANCOUVER | / di ; à \u2018 | Il P | C d mi La 4 VOLUME 34 NUMERO 7 SEPTEMBRE 1963 EDITORIAL L'EMPLOI DU JEÜNE PROLONGÉ DANS LE TRAITEMENT DE L'OBÉSITÉ Ir 1962, Duncan présentait devant I\u2019 Association médicale américaine les résultats d\u2019une nouvelle thérapeutique de l'obésité, le jeûne prolongé et périodique.En fait, la méthode Duncan, comme l\u2019a maintenant popularisée le Reader\u2019s Digest, est probablement aussi vieille que l\u2019obésité elle-même, mais elle avait peut-être échappé à la systématisation que lui a appliquée cet auteur.En parallèle, le jeûne pathologique de l\u2019anorexie nerveuse est lui aussi, de tous les temps et de toutes les époques.Deux facteurs parmi plusieurs autres constituent une forte opposition traditionnelle au traitement de l\u2019obésité : la croyance trop répandue dans le public, et même dans le corps médical, en l\u2019obésité-maladie ou obésité-état.Celle-ci existe, Ë mais elle est de toute évidence rare et, habituellement symptomatique de troubles ; endocriniens.En second lieu, la conviction naive des obèses eux-mêmes qui s\u2019étonnent constamment et de leur obésité et de leur « diète légère ».Ce type est actuellement le plus répandu aux États-Unis : c\u2019est le night-eater, grand amateur de télévision, qui, au cours de la soirée et d\u2019une partie de la nuit, confortablement assis, consomme, presque à son insu, plusieurs milliers de calories.Tout aussi récemment I qu\u2019en 1961, Kekwick et Pawan ont tenté de ressusciter la théorie de l\u2019obésité-état, réfractaire au jeûne et à la cétose.Au cours des derniers six mois, nous avons participé à une étude préliminaire sur les effets du jeûne prolongé chez des diabétiques obèses.Certains ne présentaient qu\u2019un diabète simple, dit diabète de l\u2019obésité ; d\u2019autres, par ailleurs, devaient recevoir des doses quotidiennes impressionnantes d\u2019insuline.La partie biochimique comprenait une mesure quotidienne de certains constituants du métabolisme des protéines et des lipides, dans le sang et les urines.Nous espérions ainsi découvrir, s\u2019il existe, ce type d\u2019obèse résistant au jeûne, donc susceptible d\u2019un catabolisme plus protéique qu\u2019adipeux.Pendant une période de huit à onze jours, en milieu hospitalier, ces sujets ne consomment aucune nourriture calorique.Ils recoivent du thé ou du café (sans crème ni sucre) à volonté, deux ou trois bouteilles d\u2019eau gazeuse non calorique par jour, et, dans quelques cas, une ou deux tasses de soupe claire, non salée, d\u2019une valeur M : L Médi A 822 Claude CATELLIER Vol 34 _ Sent.1063 moyenne de 30 calories par tasse.La seule médication consiste en des polyvitamines quotidiennes.Les résultats sont à la fois intéressants et instructifs.Chez tous, la perte pondérale moyenne est d\u2019environ deux livres par jour, ce qui confirme les données de Duncan lui-même.L\u2019appétit se fait sentir au début, mais disparaît presque complètement après la deuxième journée.Les sujets conservent une excellente humeur, demeurent modérément actifs, mais accusent un certain ralentissement intellectuel.i Il est assez extraordinaire, vers la huitième ou la neuvième journée, d\u2019entendre certains d\u2019entre eux affirmer leur désir de prolonger le jeûne.La dose d\u2019insuline peut être réduite à zéro en 48 heures, l\u2019acétone apparaît dans les urines dès la première journée, mais les nausées et les vomissements sont pour ainsi dire inexistants.La glycémie, dosée à différentes heures de la journée, est en général, normale.Dès maintenant, avec des résultats incomplets, nous ne pouvons corroborer les données E de Kekwick et Pawan et celles de beaucoup d\u2019obèses, sur l\u2019existence d\u2019un type d\u2019obésité i ; réfractaire au jeûne et à la diète de 600 calories .ai 3 Cette expérience thérapeutique, malgré ses aspects positifs, ne doit cependant il 4 pas faire oublier l\u2019ampleur et la complexité du problème de l\u2019obésité.En fait, les ia à résultats à long terme reposent essentiellement sur le choix du malade et le contrôle (a 2 médical consécutif à la période de jeûne.mi 1 L\u2019association de l\u2019obésité et de troubles émotionnels est bien connue.Beaucoup pa d\u2019obèses sont des impulsifs dont la polyphagie est un phénomène dit « compensateur ».w L\u2019impuissance sexuelle chez l\u2019homme, les épisodes dépressifs récidivants chez la femme à | sont intriqués dans de nombreuses histoires d\u2019obésité chronique.Le sujet soumis He au jeûne prolongé doit faire preuve d'une certaine maturité, d'un minimum d\u2019objecti- bi vité et d\u2019auto-analyse ; il doit surtout vouloir réellement améliorer son propre sort.ml Le rôle du médecin doit par ailleurs être plus persuasif que coercitif : le jeûne à prolongé ne doit pas être présenté comme une panacée.Il est plutôt le point de in départ d\u2019une longue période de collaboration, difficile et souvent déprimante, entre by le médecin et le sujet obèse.La phase initiale est courte, impressionnante.Bien À conduite, elle peut enseigner à l\u2019obèse le rôle de son alimentation antérieure à l\u2019origine i de son état, le controle de son appétit et surtout la possibilité d\u2019adhérer par la suite di à un régime d\u2019amaigrissement dans lequel s\u2019intercalent de courtes périodes de jeûne on de 24 à 48 heures.Dans ces conditions, il est primordial que les visites soient rapprochées : hebcomadaires au début, au moins mensuelles par la suite.L\u2019obésité demeure un problème difficile et complexe.Il n\u2019y a pas de solution facile.Pour toute thérapeutique, les échecs demeurent nombreux.Le jeûne pro- B longé et périodique a une valeur certaine qui, bien utilisée, peut apporter de l'espoir ler à quelques obèses et, peut-être, convaincre un plus grand nombre de sceptiques.di R.-Claude CATELLIER * à BIBLIOGRAPHIE fo 1.DuncaN, G., JENSON, K.W., FRASER, R.I., et CRISTOFORI, F.C., Correction and control of intractable ig obesity, J.A.M.A., 181 : 309-312, 1962.= 2.BLoom, W.L., Fasting as an introduction to the treatment of obesity, Metabolism, 8 : 214-220, 1959.5 3.KEKWICK, A, PAWAN, G.L.S., et CHALMERS, T.M., Resistance to ketosis, Lancet, 2 : 1157-1159, 1959.RL 4.Reader's Digest, Édition américaine, (février) 1963.oy _ * Research Fellow a la Clinique Joslin, Boston, Mass., U.S.A.L LES ANÉVRISMES VENTRICULAIRES * COMMUNICATIONS Pierre GRONDIN,! F.RC.S.(C) et Rosaire ST-PIERRE,* FRC.P, (C) INTRODUCTION Un anévrisme ventriculaire à la suite d\u2019un infarctus n\u2019est pas un phénomène rare.La littérature des cinq dernières années lui apporte une attention grandissante maintenant que sa signification pathologique est mieux connue et que le traitement chirurgical en est bien établi.Le malade qui survit à un infarctus du myocarde peut développer dans les semaines et les mois qui suivent des lésions cardiaques très sérieuses et parfois mortelles.Parmi celles-ci, on doit citer : la perforation du septum interventriculaire, la rupture d\u2019un muscle papillaire, le thrombus mural, le bloc auriculo-ventriculaire, la rupture du ventricule et l\u2019anévrisme ventriculaire.Ce dernier est de beaucoup la complication la plus fréquente.Nous nous proposons, aujourd\u2019hui, de discuter des anévrismes ventriculaires en insistant sur leur fréquence, leurs effets hémodynamiques, leurs complications et leur traitement.HISTORIQUE En dépit de leur importance pathologique et de leur fréquence, ces lésions n\u2019ont suscité que peu d\u2019intérêt dans la littérature médicale avant la dernière décennie.En 1757, John Hunter, le premier, décrivait ainsi la lésion : «Le cœur à l\u2019apex se formait en une espèce d\u2019anévrisme devenant très mince.Cette partie était recouverte par un * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 15 novembre 1962.1.Chirurgien en chef du Département de chirurgie à l\u2019Institut de cardiologie de Montréal.2.Chef du Département de médecine de l\u2019Hôpital Saint- Joseph des Trois-Rivières.thrombus épousant la forme de la poche qui le contenait » (8).Cruveillier, en 1876, attribua ces lésions à la fibrose myocardique (6).En 1914, Sternberg n\u2019en rapporta que trois cas dans la littérature dont le diagnostic avait été posé ante moriem.C\u2019est à ce dernier que revient d\u2019avoir codifié et décrit de façon complète la lésion.En effet, sur les 207 cas de sa série, 177 étaient d\u2019origine coronarienne nette, soit une incidence de 84,1 pour cent.En plus de décrire la pathologie et la symptomatologie de la lésion, Sternberg a fait aussi remarquer l\u2019importance de la radiographie dans le diagnostic (13).ÉTIOLOGIE Les anévrismes cardiaques sont le plus souvent d\u2019origine coronarienne comme l\u2019a démontré Stern- berg.On a cependant décrit des anévrismes secondaires à des traumatismes cardiaques, à la syphilis, à l\u2019endocardite bactérienne et aussi à la pancardite rhumatismale.Le nombre de ces anévrismes non coronariens est cependant négligeable.L\u2019incidence des anévrismes ventriculaires après un infarctus varie considérablement selon les auteurs consultés.Ils surviennent dans huit pour cent des cas selon Yater (15) et dans 22 pour cent des cas selon Wartman (14) et Hallerstein (1958).En effet, ces derniers auteurs en ont trouvé 35 cas sur 160 infarctus.Les auteurs actuellement s'entendent pour accepter une incidence de 10 pour cent (Parkinson et autres) des infarctus étendus.Les facteurs pouvant favoriser l\u2019apparition d\u2019un anévrisme cardiaque après un infarctus sont : 824 Pierre GRONDIN - Rosaire ST-PIERRE l\u2019épaisseur et l\u2019étendue de la nécrose myocardique, un repos insuffisant dans les soins immédiats de la thrombose coronarienne, la présence d\u2019hypertension artérielle et de lésions valvulaires associées.Ces circonstances augmentent la force de la contraction ventriculaire et imposent une surcharge considérable au myocarde et ainsi favorisent le développement de la poche anévrismale.L\u2019apparition d\u2019un frottement péricardique doit être surveillée avec soin.En effet, ce dernier signifie que la zone de nécrose myocardique est étendue et qu\u2019elle a atteint l\u2019épicarde.Le clinicien pensera alors au développement possible d\u2019un anévrisme dans les semaines qui suivront.L'étude de Schlichter et Katz résume ainsi ces facteurs en montrant que 78 pour cent de ces malades n\u2019avaient pas eu de repos satisfaisant, 67,7 pour cent présentaient une hypertension artérielle associée et 26 pour cent avaient des lésions valvulaires concomitantes (12).Le moment d'apparition des anévrismes ventriculaires après l\u2019infarctus est variable.Selon Lillehei (1962) ceux-ci peuvent apparaître aussi tôt que deux jours et aussi tard que deux ans après la nécrose myocardique (19).Toutefois, la majorité des anévrismes sont présents et diagnos- tiquables six mois après l\u2019infarctus.PATHOLOGIE La distribution des anévrismes est presque parallèle à la distribution des zones affectées par la nécrose coronarienne.Ainsi, le ventricule droit est rarement le siège d\u2019anévrisme ; un cas sur 56 de ceux décrits par Appelbaum et Nicol- son en 1935 était situé sur le ventricule droit (1).La lésion intéresse le ventricule gauche et dans celui-ci par ordre de fréquence : l\u2019apex, la paroi antérieure, la paroi postérieure et, enfin, le septum.Dans près de 100 pour cent des cas, la surface endothéliale est recouverte d\u2019un thrombus mural plus ou moins volumineux (figure 1).Ceci contraste avec une incidence de seulement 20 pour cent de thrombus muraux rencontrés dans les cas Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 d\u2019infarctus simples.Cette statistique, cependant, remonte à 1954, c\u2019est-à-dire avant l\u2019emploi courant des anticoagulants dans le traitement des infarctus.Ce caillot se calcifie parfois ce qui facilite son dépistage radiologique.PRONOSTIC On trouve encore ici, dans la littérature, des opinions bien différentes.Master et Jaffé, en 1954, décrivent 10 cas d\u2019anévrismes ventriculaires et concluent : « L'évolution des anévrismes ventriculaires chez plusieurs patients est assez bénigne et certains d\u2019entre eux ont survécu et sont retournés au travail plus de dix ans après leur Cet énoncé est, d\u2019après les auteurs infarctus ».Figure 1.\u2014 Un anévrisme ventriculaire ouvert au cours de l\u2019opération.A noter le thrombus mural important à l\u2019intérieur du sac anévrismal.actuels, loin de la vérité.Il a nui énormérent à l\u2019attaque énergique de ces lésions ventriculaires.Dans certains centres, des médecins se refusent encore à soumettre ces malades à la chirurgie.Toutefois, Katz exprime plus l\u2019opinion générale lorsqu\u2019il affirme, sur une étude de 102 cas, que le développement de l\u2019anévrisme ventriculaire réduit de 50 pour cent la survie des malades après un infarctus (12).Master lui-même annule sa déclaration lorsqu'il affirme que le pronostic des malades atteints d\u2019infarctus simple après cing ans est de 50 pour cent de survie alors que ceux qui ont un infarctus associé à un anévrisme ventriculaire ont une survie de cinq ans réduite à 12 pour cent (11). isa} \" : pa une intervention chirurgicale pour un anévrisme ventriculaire consécutif à un infarctus.temps partiel.Les radiographies ont toutes montré une réduction importante de la silhouette cardiaque (figure 2).L\u2019électro-cardiogramme cependant, n\u2019a montré que des modifications peu importantes.Le cathétérisme postopératoire de ces malades a montré un retour a la normale du débit cardiaque et une diminution de la pression pulmonaire capillaire.Le temps optimum pour la correction chirurgicale de ces lésions commence de trois à six mois après l\u2019infarctus (4).RÉSUMÉ L\u2019excision chirurgicale des anévrismes cardiaques consécutifs à un infarctus est un traitement bien établi dont les risques sont peu importants. i, wn a / Laval! Médical Vol.34 - Sept.1963 La technique requiert l\u2019utilisation de l'appareil cœur-poumon.En plus de protéger ces malades contre les embolies et la rupture cardiaque, l\u2019opération débarrasse le ventricule d\u2019un sac à mouvement paradoxal et résèque du tissu inerte et fibreux augmentant ainsi la force de contraction du myocarde restant.La mortalité opératoire avec une expérience accrue devrait être inférieure à 10 pour cent.ADDENDUM Ce travail fut présenté à l\u2019Hôpital Saint-Joseph des Trois-Rivières, lors de la réunion de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval.Peu après, le pathologiste de l'institution nous conflait qu\u2019au cours de la semaine précédente, il avait fait l\u2019autopsie de deux malades ayant un anévrisme ventriculaire.Le premier malade avait été admis pour une insuffisance cardiaque rebelle et était décédé de cette même insuffisance.Le deuxième malade, plus intéressant, s\u2019était présenté pour un syndrome abdominal vague avec méléna, pour lequel une cœcostomie avait été effectuée.L'autopsie a montré en plus de la présence de l\u2019anévrisme ventriculaire, une nécrose de tout le petit intestin due à un embolus de l\u2019artère mésentérique supérieure.Ces deux malades auraient vraisemblablement bénéficié d\u2019une correction chirurgicale de leur lésion cardiaque.On 10.11.12.13.14.LES ANÉVRISMES VENTRICULAIRES 827 BIBLIOGRAPHIF .APPELBAUM, E., et NICOLSON, G.H.B., Occlusive diseases of the coronary arteries ; an analysis of the pathological anatomy in 168 cases with electrocardiographic correlation in 36 of these, Am.Heart J., 10 : 662,1935.BARLEY, C.P., BOLTON, H.E., NrcHozs, H., et GILMAN, R.A., Ventriculoplasty : excision of myocardial aneurysm, J.A.M.A., 158 : 915, 1955.BECK, C.S., Operation for aneurysm of the heart, Ann.Surg., 120 : 34, 1944.CHAPMAN, D.W., AMAD, K., et CooLEY, D.A., Ventricular aneurysm, Am.J.Cardiol, 8 : 633, 1961.CooLEY, D.A., BELMONTE, B.A,, Latson, J.R,, et PIERCE, J.F., Bubble diffusion oxygenator for cardiopulmonary bypass, /.Thorac.Surg., 35 : 131, 1958.CRUVEILLIER, J., Essai sur l\u2019anatomie pathologique en général, etc, Chez l\u2019auteur, Paris, vol.1, pp.60 et 1816.DE Camp, P.T., Excision of an anevrysm of the left ventricle, Oschner din.Rep., 2 ; 38, 1956.HUNTER, J., An account of the dissection of morbid bodies, Manuscript Library of Royal College of Surgeons, Londres, 32 : 30, 1757.LILLEHEI, W.C., LEvYy, M.J., DEwaLL, R.À., et WaAr- DEN, H.E., Resection of myocardial anevrysms after infarction during temporary cardiopulmonary bypass, Circulation, 26 : 206, 1962.MARTINOVA, A.B., Surgical treatment of post-infarct heart anevrysm, Vestnik, Khir., 85 : 11, 1960.MASTER, A., JAFrE, H., Teich, E., et BRINBERG, L., Survival and rehabilitation after coronary occlusion, J A.M.A.156 : 1552, 1954.SCHLIGHTER, J., HELLERSTEIN, H.K., et KaTz, L.N., Aneurysm of the heart, Medicine, 33 : 43, 1954.STERNBERG, M., Das chronische partielle herzaneurysma, Franz Deutlicks, Vienne et Leipzig, 1914.WARTMAN, W., et HELLERSTEIN, H., The incidence of heart disease in 2 000 consecutive autopsies, Am.Int.Med., 28 : 41, 1958.YATER, W., TRAUM, A., SPRING, S., BROWN, W., el alii, Am.Heart J., 36 : 683, 1958. TULARÉMIE : PRÉSENTATION D'UN CAS * Raoul ROBERGE, Léo GAUVREAU et Suzanne LAMBERT Le vingt-six août 1962, A.-J.J., âgé de 45 ans, porteur d\u2019un ancien infarctus du myocarde traité aux anticoagulants à long terme, consulte pour une adynamie marquée, de la prostration et une hyperthermie à 103,5°F.L\u2019examen physique ne révèle rien de spécial st ce n\u2019est quelques ulcérations superficielles douloureuses aux deux index et une adénopathie douloureuse et volumineuse dans les deux aisselles.Ce malade arrivait d\u2019un voyage de pêche d\u2019une durée de quinze jours à Saint-Raymond de Port- neuf.l Il raconte alors avoir été victime de quelques piqûres de mouches.Vers les vingt et un et vingt-deux août, il remarque les lésions décrites aux doigts et dont il ignore l\u2019origine, à savoir si elles sont le résultat ou de la coupe d\u2019un arbre ou d\u2019un contact avec la terre ou tout simplement de la manipulation de truites car il ouvrait la gueule de ces poissons avec les doigts atteints.I! nie tout contact possible avec des rongeurs.Les vingt- quatre, vingt-cinq et vingt-six août, il présente une sudation profuse avec délire nocturne et hyperthermie, bref un syndrome toxi-infectieux sévère avec ulcération aux deux index et une adénopathie axillaire bilatérale.Le vingt-sept août le malade est hospitalisé et le premier examen demandé est un prélèvement bactériologique des lésions cutanées pour recherche du bacille ervsipelothrix causant de faux panaris, et même des endocardites bactériennes chez des manipulateurs de poissons infectés.Toutefois le prélèvement ne révèle que du staphylocoque doré.Trois hémocultures sont négatives ; la leucocytose est à 7 600 avec 13 pour cent de stabs.Le malade reçoit de * Travail présenté à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval, le 6 décembre 1962.1.Club Tourilli, Parc national.la tétracycline intraveineuse et, dès les premières heures, son état général s\u2019améliore grandement : même la température redevient normale en quarante-huit heures et les ganglions fondent à vue d\u2019œil.Le malade quitte l\u2019hôpital six jours après son admission, apparemment guéri mais avec une leucocytose à 8 400 avec 16 pour cent de stabs.De la pénicilline-152, ou syncilline, lui est alors prescrite pour cinq jours à la dose de deux grammes par jour.Pendant tout ce temps le malade se porte très bien et commence à vaquer à ses occupations.Le sept septembre, soit deux jours après la suppression des antibiotiques, le même grand syndrome toxi-infec- tieux avec adénopathie axillaire bilatérale reprend.Le malade est de nouveau hospitalisé.Quatre hémocultures sont négatives, la leucocytose est à 9000 avec 20 pour cent de stabs.Toutefois le treize septembre soit près de quatre semaines après le début de la maladie, un séro-diagnostic pour la tularémie est fortement positif à '/, g0° et reconfirmé cinq jours après par un autre sérodiagnostic.Un traitement à la streptomycine est institué pendant cinq jours à l\u2019hôpital et dix jours à domicile.Le malade est guéri mais son sérodiagnostic deux mois après sa sortie de l'hôpital est maintenant positif à '/so°- La tularémie est une maladie aiguë systémique mais presque toujours accompagnée d'infections localisées, soit à la peau, aux conjonctives, aux poumons, aux ganglions.Ainsi nous avons les formes cliniques suivantes : 1.La forme ulcéro-ganglionnaire avec chancre d\u2019inoculation, la plus fréquente, comme notre cas ; 2.La forme ganglionnaire pure avec adénopathie localisée ou généralisée ; BU Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 3.La forme ophtalmique avec conjonctivite et dacryocystite sévères ; 4.La forme gastro-intestinale avec diarrhée pouvant aller jusqu\u2019à méléna sévère ; 5.La forme typhique, le tableau évoluant comme une septicémie ; 6.La forme pleuro-pulmonaire avec abcès, pneumonies, pleurésies, etc.Maladie autrefois souvent mortelle dans ses | formes graves, la tularémie répond parfois aux antibiotiques à large spectre.Toutefois, fréêquem- | ment ces antibiotiques font disparaître les symp- | tômes et la maladie réapparaît brusquement après | leur suppression.Le traitement de choix et spécifique de la maladie est la streptomycine (4).Historique : En 1911, McCoy décrivit une infection grave chez les écureuils du comté de Tulare, en Californie.Trois ans plus tard, Wherry et Lamb isolaient l\u2019agent de cette infection : Pasteurella tularensis.Mais c\u2019est Francis qui a démontré que la tularémie est une zoonose vraie.Histoire naturelle de la maladie : La maladie fut d\u2019abord reconnue chez les rongeurs (écureuils, lièvres, lapins) puis chez les mammifères aquatiques.Jusqu\u2019à maintenant on dénombre plus de quarante espèces de vertébrés et soixante espèces de non vertébrés porteurs de Pasteurella tularensis (6).On a trouvé des hôtes aussi variés que le mouton, la souris, le chat ou le chien, la grouse ou le raton laveur.La tique du lapin joue un rôle important dans la transmission de la maladie chez les animaux.Les oiseaux qui mangent de ces insectes, tels le moineau aideraient aussi à la propagation.La tique, les tabanides, la punaise, le pou, la mouche et la puce sont aussi des porteurs qui peuvent propager la maladie aux rongeurs.Tularémie de l\u2019homme : La transmission à l\u2019homme se fait par contact direct avec les animaux malades ou morts ou encore par la piqûre d'insectes, en particulier la @) TULAREMIE : PRÉSENTATION D\u2019UN CAS 829 tique des Montagnes Rocheuses, la tique américaine du chien, la mouche du chevreuil, le « maringouin », les punaises et plus rarement par l\u2019ingestion de viande mal cuite.Incidence el distribution au Canada : Bow et Brown, en 1944, ont souligné le rôle de l\u2019eau dans les cas de distribution étendue de l\u2019infection.Ainsi, dans les plaines de l\u2019Ouest et surtout en Alberta, où l\u2019approvisionnement en eau est moins abondant, on sait que les eaux des fossés d\u2019irrigation drainant de grandes étendues de terrain, servent à la consommation, constituant un milieu favorable à la propagation de l\u2019infection (1).Dans l\u2019épizootie survenue en Ontario en 1960 dans la région de Dundas on retrouve les mêmes conditions géographiques soit une grande étendue de marais (2).On considère que la maladie sévit à l\u2019état endémique dans le nord du Manitoba et dans la région de la baie James.Aux Etats-Unis, l\u2019incidence de la tularémie est parallèle à la distribution des lapins a queue blanche (cotton tail) et plus de 90 pour cent des cas de tularémie se déclarent a la suite de contact avec le lapin.Au Canada, la situation semble différente.De 1930 a 1949, 58 pour cent des cas rapportés le furent en Alberta et dans 50 pour cent des cas seulement, le lapin est a l'origine de l'infection.On mentionne aussi le rat musqué, le raton laveur, le vison, l\u2019écureuil (8).Dans la province de Québec deux cas furent rapportés par Jenkins en 1939 au sixième congrès scientifique du Pacifique (5).Un autre cas de Val-d'Or fut rapporté par Rand en 1947.Le docteur Edouard Morin, dans son Cours de bactériologie (7), parle du cas Turgeon, ce médecin de la région ayant contracté la tularémie en faisant la dissection d\u2019un lièvre.Rand, dans un communiqué croit qu\u2019un réservoir d\u2019infection est en train de se former dans le Plateau laurentien.Le Bureau fédéral des statistiques donne pour le pays une incidence d\u2019un peu plus de 150 cas jusqu\u2019en 1959 (9).Au département d\u2019épidémio- RER TRE RAR RER RARE ARR RIRE 830 Raoul ROBERGE - Léo GAUVREAU - Suzanne LAMBERT logie de la province de Québec, aucun cas n\u2019a jamais été rapporté.Diagnostic : Le diagnostic se fait surtout par le séro-diagnos- tic.Dès le septième jour de la maladie le sérum des malades possède la propriété d\u2019agglutiner Pasteurella tularensis, a un taux faible de Ye à se puis ce taux s\u2019élève rapidement jusqu\u2019à !/, so0° pour la moyenne des cas.On a vu un sérum positif a une dilution de 1 pour 40 000.Les co-agglutinines de Brucella melitensis ou abortus sont souvent présentes mais a un taux moins élevé, ce qui ne s\u2019est pas vérifié dans notre cas.Il existe aussi une intradermo-réaction à la tularine, provoquant après quarante-huit heures une phlyctène avec érythème et œdème.Le taux des agglutinines peut rester élevé très longtemps et est sans rapport avec la protection.L\u2019immunité à cette maladie est en effet très relative.Un taux élevé d\u2019agglutinines ne permet donc pas à lui seul de poser le diagnostic de tularémie (3).On n\u2019a jamais réussi à isoler l\u2019agent pathogène du sang des malades ou des crachats, lorsqu\u2019il s\u2019agit de la forme pulmonaire.Mais on peut l\u2019obtenir à partir du pus de ganglion infecté ou du point d\u2019innoculation.C\u2019est un batonnet gram négatif a la limite de visibilité, mesurant 0,2 par 0,3 a 0,7 u, immobile, encapsulé.Il pousse en quatre jours sur des milieux spéciaux.Il peut Laval Médical Vol, 34 - Sept.1963 donc être arrêté par les filtres millipores de 0,1 y ce qui offrira peut-être un moyen rapide et facile d\u2019examiner les eaux des régions soupçonnées d\u2019infection.(Cette question est à l\u2019étude à Toronto.) CONCLUSION Les auteurs présentent un cas de tularémie de forme ulcéro-ganglionnaire typique confirmé par une sérologie répétée.Ce cas illustre sans doute l\u2019existence de cette maladie des rongeurs dans notre région mais montre également que cette maladie n\u2019est plus seulement transmissible à l\u2019homme par les piqûres d'insectes ou les manipulations d\u2019animaux malades.En effet plusieurs substances venues en contact avec l\u2019animal malade, comme l\u2019eau surtout, semblent de plus en plus attirer l\u2019attention comme agents intermédiaires de transmission de la maladie.BIBLIOGRAPHIE 1.Bow, W.R., et BROWN, J.H., Can.Pub.Health J., 34 : 415, 1943.2.DITCHFIELD, J., Tularemia of muskrats in eastern Ontario, Can.Pub.Health J., 51 : 474, 1960.3.DUMAS, Bactériologie médicale.4, Fostay, L., Treatment of tularemia with streptomycin, Am.J.Med, 2 : 467,1947.5.JENKINS, R.B., Proc.Sixth Pacific Science Congress (1939), 5 : 75, 1942.6.Linpsay, W.R.U,, Can.Pub.Health J., 42 : 146, 1951.7.Morin, E., Cours de bactériologie, Presses universitaires Laval.8.Ranp, C.G., Tularemia, an epidemiological review, Canad.W.A.J., 61 .501, 1949.9.Dominion Bureau of Statistics, Annual reports of Notifiable diseases.TE it da ly Dans des recherches antérieures, nous avions observé que le sérum, le foie et la rate subissent des changements antigéniques majeurs (7, 9 et 10).Nous avons pu démontrer que ces modifications immunologiques sont hautement spécifiques au | cancer (8), mais communes à la tumeur greffée : de Walker et à la tumeur induite au DAB (1).Ces résultats semblaient donc indiquer que ces | modifications immunologiques pouvaient corres- | pondre à un processus métabolique général, spécifique à l\u2019état cancéreux.La survie de cette hypothèse exige cependant qu\u2019il soit possible de retrouver ces mêmes changements antigéniques dans d\u2019autres tumeurs expérimentales.MATÉRIEL ET MÉTHODES Nous avons utilisé 65 rats, femelles, âgées de 30 jours, de race Sprague-Dawley, auxquelles nous avons donné une alimentation standard comprenant 0,03 pour cent du 2- acétyl-amino-fluorène, cancérigène puissant (12).Nous avons, d'autre part, préparé des immun- { sérums antitumeur au 2-AAF en inoculant au | lapin des extraits lyophilisés d\u2019une tumeur primaire prélevée chez le rat nourri au 2-AAF depuis neuf mois.Nous avons décrit ailleurs le mode précis de production des immunsérums (14).A compter du 6° mois depuis le début de l\u2019instauration du régime cancérigène, c\u2019est-à-dire, à # Reçu pour publication le 20 juin 1963.* Travail subventionné conjointement par le Ministére de la santé du Québec et l\u2019Institut du cancer du Canada.1.Département de biochimie, Faculté de médecine, université Laval, Québec, Canada.MODIFICATIONS IMMUNOLOGIQUES COMMUNES | A DIFFÉRENTES TUMEURS EXPÉRIMENTALES * Didier DUFOUR! partir du moment où les tumeurs sont cliniquement décelables nous commençons l'expérience proprement dite, qui consiste essentiellement en une analyse systématique et comparée du comportement immunologique du sérum, du foie et de la rate.Cette étude nécessite la préparation d\u2019extraits antigéniques solubles à partir de ces organes.Ces solutions de protéines de tissus sont faites selon la méthode modifiée (14) de Kessel (12).Nous procédons alors à des analyses immuno- logiques en utilisant ces extraits tissulaires comme solutions antigéniques dont nous étudions du comportement antigénique comparé vis-à-vis le même immunsérum de lapin antitumeur au 2-AAF, ces études étant faites à l\u2019aide des mêé- thodes de double diffusion en gélose (15) et d\u2019im- munoélectrophorèse (11).RÉSULTATS La figure 1 illustre l\u2019apparition d\u2019un facteur antigénique dans le foie du rat nourri au 2-AAF depuis sept mois.Cette figure montre en outre que, selon le critère immunochimique, le facteur antigénique qui apparaît dans le foie du rat cancérisé au 2-AAF est identique à celui qui apparait dans le foie du rat porteur de la greffe de la tumeur de Walker depuis 15 jours.A l\u2019analyse immunoélectrophorétique, d\u2019autre part, on peut observer qu\u2019il apparaît dans la rate du rat nourri au 2-AAF une globuline qui ne préexistait pas dans la rate normale (figure 2).Dans le sérum, nous retrouvons enfin ce facteur antigénique qui possède un pouvoir migratoire comparable à celui de l\u2019albumine.Nous avions 832 Didier DUFOUR a | Figure 1.\u2014 Démonstration immunochimique de I'identité du facteur antigénique qui apparaît dans le foie du rat chimiquement cancérisé au 2-AAF et dans le foie du rat porteur de la greffe de la tumeur de Walker.Cuves A et B.: Immunsérum de lapin antitumeur de Walker après absorption par le foie normal.Extrait de foie normal.Extrait de foie de rat nourri depuis sept mois au 2-acétyl-amino- fluoréne.Extrait de foie de rat porteur de la greffe de la tumeur de Walker depuis 15 jours.Cuve 1: Cuves 2 et 3: Cuve 4: observé dans le sérum ce même agent aussi bien chez le rat porteur de la greffe de la tumeur de Walker (5) que chez l\u2019animal nourri au DAB (6).DISCUSSION Cette participation immu- Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 facteur antigénique hépatique apparaissant en effet aussi bien chez l\u2019animal nourri au DAB que chez le rat nourri au 2-AAF ou chez le porteur de la greffe de la tumeur de Walker.Ce résultat nous permet donc de soutenir l'hypothèse que dans différentes tumeurs il y a une voie métabolique de cancérisation commune et générale.Dans le sérum également nous retrouvons 1ci encore ce nologique du foie à la cancérisation expérimentale, semble donc générale et distale ; le Figure 3.\u2014 Mise en évidence d\u2019un facteur antigénique dans le sérum du rat nourri au 2-AAF.Cure 1 : Cuve 2 : Sérum normal.dans le sérum normal.Sérum de rat nourri au 2-AAF depuis sept mois.Cuve longitudinale : Immunsérum de lapin antitumeur primaire au 2-AAF.A noter, au site de l\u2019albumine (flèches) un arc de précipitation qui n\u2019existe pas Figure 2.\u2014 Mise en évidence d\u2019une globuline anormale dans la rate du rat chimiquement cancérisé au 2-acétyl-amino-fluorène.Cuve longitudinale : Immunsérum de lapin antitumeur primaire au 2-AAF.Cuve À : Extrait de rate normale.Cuve B: Extrait de rate du rat nourri au 2-AAF depuis sept mois.facteur particulier qui se situe à l'immunoélectrophorèse (figure 3) au niveau de l\u2019albumine.Nous avions constaté la présence de ce facteur dans le sérum du rat porteur de la greffe de la tumeur de Walker (5) et dans le sérum du rat nourri au DAB (12).Nous pensons que ce facteur sérique tire son origine du foie ; des études immunochimiques nous ont en effet permis de constater que ce facteur est identique à celui du foie, et une recherche M Ihe ali Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 sur le cycle biologique de ce facteur nous a montré d\u2019autre part qu\u2019il apparaît d\u2019abord dans le foie et tardivement dans le sérum (2).La globuline anormale que l\u2019on a observée dans la rate, pourrait bien être l\u2019antigène spécifique de la tumeur au 2-AAF.Ceci s\u2019appuie sur l\u2019observation qu\u2019il y a, dans la tumeur au DAB, un double processus immunologique : il y a d\u2019abord apparition dans la rate d\u2019une globuline (2) qu\u2019on retrouve subséquemment dans le foie (3), qui est une alphas globuline et ensuite d\u2019un deuxième antigéne qui est commun a différentes tumeurs (4).Il peut en être ainsi avec la tumeur au 2-AAF : soit la présence initiale d\u2019antigène à spécificité stricte, caractéristique de la nature de la tumeur, absorbé ou synthétisé par la rate, et un antigène à spécificité large, commun à différentes tumeurs, consistant en quelque sorte en un paramètre métabolique de la cancérisation.RÉSUMÉ Ces résultats montrent qu\u2019il apparaît dans le foie du rat nourri au 2-AAF un facteur qui est identique à celui qui apparaît dans le foie du rat porteur de la greffe de la tumeur de Walker.Nous montrons en outre, dans le sérum d\u2019une part, un antigène particulier qui se situe, à l\u2019im- munoélectrophorèse, au niveau de l\u2019albumine, et, dans la rate, d\u2019autre part, une globuline anormale.BIBLIOGRAPHIE 1.Durour, D., Mise en évidence d\u2019un facteur antigénique spécifique de la cancérisation, Rev.franc.Et.clin.biol., 8: 171, 1963 2.10.11, 12, 13.14, .Durour, D., BERLINGUET, L., MODIFICATIONS IMMUNOLOGIQUES COMMUNES À DIFFÉRENTES TUMEURS 833 DUFOUR, D., Apparition précoce d'une globuline anormale dans la rate du rat nourri au D.A.B., Experientia, 19 : 42, 1963.Durour, D., Détection précoce d\u2019antigène spécifique dans le foie du rat nourri au D.À.B.Rev.Immunol., 26 : 344, 1962.Durour, D., Participation immunologique du foie à la cancérisation expérimentale ; (XI*® Colloquium on protids of the biological fluids, p.38, (mai) 1963, Bruges, Belgique.et LOISELLE, J.-M, Antigenic property and electrophoretic behaviour of the serum albumin of rats bearing the Walker tumors, Cand.J.Biochm.Physiol., 37 : 1401, 1959.DUFOUR, D., et BOUCHER, J.M., Détection du paramètre métabolique de la cancérisation dans le sérum du rat nourri au D.À.B., Bull.Cancer, 1963, sous presse.DUFOUR, D., LINDsAY, P., et LINg, D.B., Cycle de I'antigène cancéreux spécifique de la tumeur de Walker, Bull.Cancer, 48 : 455, 1961.Durour, D., et LINH, D.B., Spécificité de l\u2019antigène tumoral décelé dans le foie du rat porteur d\u2019une tumeur de Walker, Experientia, 18 : 372, 1952.- Durour, D., LINH, D.B.DEMERS, M,, et LiNDsAY, P., Modification du comportement antigénique de l\u2019albumine du foie au cours du développement de la tumeur de Walker chez le rat, Rev.franç.Et.clin.biol., 6 : 467, 1961.DUFOUR, D., Ling, D.B., et Linpsay, P., Étude de la relation entre la rate et l\u2019antigène spécifique de la tumeur de Walker, Rev.franc.Et.clin.biol., 7 : 179, 1962.GRABAR, P., et WILLIAMS, C.A., Méthode immunoélec- trophorétique d\u2019analyse de mélanges de substances antigéniques, Biochim.Biophys.Acta, 17 : 67, 1955.HEIDELBERGER, C., Applications of radioisotopes to studies of carcinogenesis and tumor metabolism, i» Advances in cancer research, Academic Press, p.291, 1953.KESSEL, M., Darstellung und identifizierung electropho- retisch trennbarer organprotein auf agar-gel, Clin, Chim.Acta, 4 : 142, 1959.LINH, Dinh Bao, Étude immunologique de la relation entre la tumeur de Walker et son hôte, Laval méd., 34 : 372, 1963.- OUCHTERLONY, B.Études immunochimiques qualitatives et quantitatives des propriétés du blanc d'œuf, Bull.Soc.Chim.Biol., 33 : 756, 1951. LA FRÉQUENCE DES LYMPHOMES * D'après cent quarante-six cas étudiés à l'Hôpital du Saint-Sacrement Dans ce travail, nous étudierons la distribution des lymphomes qui ont été vus et traités pendant la période comprise entre les années 1949 et 1962.La méthode de diagnostic a varié de la simple ponction ganglionnaire à la biopsie ganglionnaire sous anesthésie générale, alors que l\u2019âge des patients s\u2019échelonne de 10 mois à 85 ans.Si le pourcentage des cas mentionnés ne fait que frôler les données statistiques de certains auteurs, il faut tenir compte que nous établissons notre tableau à partir du moment de la consultation et du diagnostic histo-pathologique, sans tenir compte de la date du début des symptômes accusés par le patient.Nous avons aussi exclus tous les cas dont le diagnostic histo-pathologique est douteux ou n\u2019étant pas à l\u2019origine du diagnostic.Les lymbhosarcomes : La figure 1 montre que la plus grande fréquence se situe entre 51 et 60 ans et que les hommes sont plus souvent atteints que les femmes.Le diagnostic de lymphosarcome fut posé chez 51 patients, soit 34,93 pour cent de tous les lymphomes malins que nous avons vus à l\u2019Hôpital du Saint- Sacrement.La situation des lésions était soit ganglionnaire, soit intestinale ou médiastinale.Quant à la distribution par rapport au sexe, nous trouverons un tableau comparatif plus loin.La maladie de Hodgkin : Dans la maladie de Hodgkin, nous ne faisons pas la distinction anatomo-pathologique entre les * Reçu pour publication, le 21 mars 1963.{ Travail du laboratoire d'hématologie.laboratoires : docteur J.-M.Delâge.1.Résident en pathologie, Directeur des Rogath GAGNON! diverses formes.Nous incluons sous un même titre les trois entités si différentes l\u2019une de l\u2019autre que sont le paragranulome, le granulome et le sarcome.L'évolution de la première est plus lente que celle de la dernière, mais la symptomatologie clinique se superpose très souvent.D\u2019après la figure 2, la maladie de Hodgkin se situe dans la deuxiéme décennie de la vie ce qui PATIENTS 10 6 4 il : 0-10 11-20 21-30 31-40 41-50 51-60 61-70 71.AGE E24 Hommes CO remmes Figure 1.\u2014 Distribution des patients selon le sexe et lage.n\u2019exclut pas la possiblité de rencontrer la maladie avant ou après cette période.La maladie prédomine chez les hommes.Les 69 cas diagnostiqués forment les 47,26 pour cent des lymphomes malins.Si on compare la maladie de Hodgkin au lym- phosarcome, la fréquence de la premiére est plus élevée et, de plus on l\u2019observe plus fréquemment chez les jeunes.Les réticulosarcomes : La figure 3 représente la dispersion des 20 cas que nous avons rencontrés pendant la même pério- Jai vil wil Fi de (i Jim Fig Qe It, Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 PATIENTS fs % HOMMES J FEMMES Figure 2.\u2014 Distribution de la maladie de Hodgkin selon le sexe et l\u2019âge.de.La fréquence est à son maximum pendant la cinquième décennie de la vie.Toutefois ces 20 cas ne comptent que pour 13,69 pour cent des lymphomes de notre série.Les lymbhomes à follicules géants : Ces dernières lésions malignes sont connues sous le nom de maladie de Brill-Symmers.Sa fréquence est de beaucoup inférieure à celle de toutes les autres affections lymphomateuses malignes.Elle peut se rencontrer à toutes les périodes de la A HOMMES OJ remmes 1-20 a 31-40 41-50 5-60 61-70 7 Figure 3.\u2014 Distribution des réticulosarcomes selon le sexe et l\u2019âge.LA FRÉQUENCE DES LYMPHOMES 835 vie et semble aussi fréquente chez l'homme que chez la femme (figure 4).Le nombre de cas rencontrés dans une période de près de douze ans ne représente que la petite fraction (4,109,) des lymphomes diagnostiqués a I'Hépital du Saint-Sacrement.PATIENTS 0-10 11-20 2-30 31-40 41-50 51-60 61-70 71, GE FA - ZE HOMMES 0 7 FEMMES Figure 4.\u2014 Distribution de la maladie de Brill-Sym- mers selon le sexe et l\u2019âge.Si l\u2019on examine, dans un tableau résumant la situation, les lymphomes rencontrés dans notre milieu, nous constatons que nous sommes près des données que nous retrouvons dans Lumb (1).TABLEAU I Distribution de 146 cas de lymphomes étudiés à l'Hôpital du Saint-Sacrement de 1949 à 1962.Lymphosarcome.51 cas 35 hommes 16 femmes (34.93%) (23,97%) (10,96%) Maladie de Hodgkin.69 cas 45 hommes 24 femmes (47.26%) (30,82%) (16,44%) Réticulosarcome.20 cas 15 hommes 5 femmes (13,69%) (10,27%) (3,42%) Brill-Symmers._.__.6 cas 3 hommes 3 femmes (4,10%) (2,05%) (2,05%) BIBLIOGRAPHIE 1.Lum, G., Tumours of lymphoid tissue, E.T.& S.Livingstone, Londres, 1954, TECHNIQUES HISTOCHIMIQUES DE COLORATION DES CELLULES BASOPHILES DE L'HYPOPHYSE DU RAT APPLICABLES À L\u2019AUTORADIOGRAPHIE * Plusieurs techniques histochimiques ont été proposées pour différencier les cellules basophiles du lobe antérieur de l\u2019hypophyse chez le rat.En 1937, Rodriguez, utilisant la méthode à la crésofuchsine de Berblinger-Burgdorf (1935), fait une étude systématique de l\u2019hypophyse antérieure de certains mammifères pour mettre en évidence les différentes catégories de cellules hypophysaires.I] constate que chez le rat, les cellules basophiles sont rares et contiennent peu de granulations.La coloration au cresazan de Romeis (1940) permet de différencier deux sortes de cellules basophiles suivant leurs affinités tinctoriales.Cette méthode, difficile à reproduire, donne des images cellulaires variables (Brolin, 1945) ; elle n\u2019est plus employée que par un petit nombre de chercheurs (Herlant et Racadot, 1957; Racadot, 1959 ; Ezrin et al., 1958).En 1950, Gomori introduit l\u2019aldéhyde-fuchsine comme colorant des cellules basophiles de l\u2019hypophyse.Combinant la technique de Gomori avec un Azan modifié, Halmi (1950, 1951 et 1952) décrit deux catégories de cellules qui se distinguent non seulement par leur couleur mais également par leur forme, leur nombre et leur localisation.Certaines cellules basophiles réagissent avec l\u2019aldéhyde-fuchsine tandis que d\u2019autres sont colorées par l\u2019Azan.* Travail subventionné par le Conseil médical des recherches canadien (MT-1205), et l\u2019Office de la recherche scientifique de l\u2019aviation américaine (AF-AFOSR-62-6).Simone DUCOMMUN Avec l'assistance technique d\u2019Albertine TURCOTTE Laboratoires d\u2019endocrinologie, Département de physiologie, Faculté de médecine, université Laval Elftmann (1957 et 1959), reprenant la technique originale de Gômôri, réussit à en diminuer la variabilité en utilisant le chrome alun comme fixateur et en abaissant le pH du colorant.D\u2019autres colorants ont été utilisés pour remplacer l\u2019aldéhyde-fuchsine dont le pouvoir tinctorial est irrégulier et fonction du temps.Le bleu Alcian acidifié (Steedman, 1950 ; Herlant et Racadot, 1957; Purves et Griesbach, 1961), l\u2019aldéhyde thionine (Paget, 1959) le bleu d\u2019alizarine (Herlant, 1960 ; Racadot, 1962) permettent également d\u2019identifier les cellules thyréotropes.Utilisant la réaction à l\u2019acide périodique \u2014 Schiff, le PAS (McManus, 1946 ; Hotchkiss, 1948), de nombreux auteurs ont démontré la nature glycoprotéique des granulations des cellules basophiles (Catchpole, 1949 ; Pearse, 1948 et 1952 ; Herlant, 1949 ; Purves et Griesbach, 1951).Chez le rat thyroidectomisé ou gonadectomisé, Purves et Griesbach (1951), identifient les cellules PAS positives comme étant le lieu de formation des hormones thyréotropes (TSH) et gonadotropes.Ils distinguent deux catégories de cellules gonadotropes, celles qui sécrètent l\u2019hormone folli- culo-stimulante (FSH) et celles qui élaborent l\u2019hormone lutéinisante (LH) (1954).Au moyen de méthodes de coloration polychrome, il est possible de mettre en évidence sur une méme coupe des types cellulaires différents et de leur attribuer une activité hormonale spécifique (Wilson et Lote vas de Mac die atél La! sur pike | fig ad ve Ll (y äldé thir ii thy HUN ÔTTE lg, loge, Lo i Tin Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 Ezrin, 1954 ; Paget et Eccleston, 1960, Pasteels et Herlant, 1962 ; Elftman, 1959).Nous avons revu certaines de ces techniques afin de les adapter à l\u2019autoradiographie, notre but étant d\u2019obtenir une coloration qui subsiste après le revêtement de la coupe par l\u2019émulsion (NTB?Kodak), après l'exposition et le développement.MATÉRIEL ET MÉTHODES Les rats mâles utilisés dans cette étude étaient de souche Sprague Dawley (Holtzman Farm, Madison, Wisconsin, U.S.A.).Adaptés aux conditions du laboratoire pendant une semaine (température constante de 26°C., lumière continue, humidité relative de 50 pour cent), ils furent tués par décapitation.Les hypophyses, prélevées immédiatement, furent placées dans différents fixateurs : Helly (pH 3,7), formol salé à 10 pour cent (pH 3,4), Bouin contenant deux pour cent d\u2019acide acétique (pH 2,2), Susa (pH 1,2), Bouin (pH 4,0).La fixation, d\u2019une durée de 12 à 15 heures, fut suivie d\u2019un lavage à l\u2019eau courante sauf pour les pièces fixées au formol salé.Après inclusion à la paraffine, les coupes de quatre u d'épaisseur furent colorées selon les techniques suivantes : acide périodique-Schiff (PAS) selon Hotchkiss (préparation de l\u2019acide fuchsine-sulfureux à froid, Lillie, 1954), aldéhyde-fuchsine selon Gomori (oxydation par le Lugol pendant 10 minutes), aldéhyde-thionine selon Paget (1959).Les colorations simultanées par l\u2019aldéhyde- thionine-PAS (Paget et Eccleston, 1960) et l\u2019al- déhyde-fuchsine-vert lumière-orange G selon Hal- mi (1952) ont permis de différencier les cellules thyréotropes des cellules gonadotropes.Les acidophiles furent colorés par une solution à deux pour cent d'orange G dans de l\u2019acide phospho- tungstique à cinq pour cent ou par une solution à 0,1 pour cent de Luxol fasi blue dans de l\u2019alcool à 95°, ou par le vert lumière (Halmi, 1952).L\u2019autoradiographie a été effectuée suivant la méthode de coating (Kopriwa et Leblond, 1962).Les rats ont été thyroïdectomisés d\u2019après la technique de Ducommun (1962).3 COLORATION DE L'HYPOPHYSE ANTERIEURE ET AUTORADIOGRAPHIE 837 RESULTATS La qualité de la coloration des cellules basophiles dépend du fixateur employé.Après fixation au Helly et au formol salé, le PAS met en évidence les gonadotropes et les thyréotropes ; l\u2019affinité tinctoriale de ces cellules est cependant supérieure après le passage dans le formol salé.Après fixation au Bouin tamponné pH 4,0, les basophiles réagissent plus faiblement avec le PAS.La fixation au Bouin acétique pH 2,2 et au Susa pH 1,2 ne permettent pas cette coloration des basophiles.L\u2019aldéhyde-thionine colore tous les basophiles après traitement par le formol salé, le Helly et le Bouin pH 4,0 tandis que ce colorant ne met en valeur que les cellules thyréotropes si les hypophyses ont été fixées au Bouin acétique et au Susa.La meilleure coloration des thyréotropes est obtenue par l\u2019aldéhyde-fuchsine après fixation au Bouin acétique à deux pour cent.Ces résultats sont résumés dans le tableau I.La spécificité de la coloration des thyréotropes a été vérifiée par la transformation morphologique de ces cellules à la suite de la thyroïdectomie.La réactivité des cellules acidophiles à l\u2019égard de l\u2019orange G n\u2019est pas modifiée après le PAS et l\u2019AF tandis qu\u2019elle est très diminuée après l\u2019aldéhyde-thionine.Le procédé autoradiographique n\u2019altére pas l\u2019affinité tinctoriale des cellules pour l\u2019aldéhyde- fuchsine, le PAS et l\u2019aldéhyde-thionine.Cependant, la coloration à l\u2019aldéhyde-thionine est incompatible avec l\u2019autoradiographie quel que soit le fixateur utilisé.Cette technique détermine l\u2019apparition de très nombreux grains noirs qui recouvrent d\u2019une façon diffuse toute la préparation et rendent impossible le compte des particules radioactives.L\u2019orange G et le vert lumière disparaissent au cours de l\u2019autoradiographie.Ces deux colorants doivent donc être utilisés après le développement.Après fixation au Helly, les noyaux des cellules contiennent de nombreux grains noirs qui peuvent être confondus avec les particules radioactives.L\u2019emploi du Susa provoque le dépôt d\u2019un trop grand nombre de grains sur les coupes.Les 838 Simone DUCOMMUN TABLEAU I Effets de différents fixateurs sur la mise en évidence des cellules basophiles Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 COLORATIONS * FIXATEURS PAS Aldéhyde- Aldéhyde- thionine fuchsine Formol salé (pH 3,4).TSH +++ TSH +++ TSH + GTH +++ GTH ++ 0 Bouin acétique 2% (pH 2,2).0 TSH + TSH ++ GTH + 0 0 Bouin (pH 4.0).i LL ae de TSH + TSH ++ TSH + .GTH + GTH + 0 Susa PH 1,2).a a a ana ee 0 TSH + TSH + : 0 0 0 Helly (PH 3,7).ove 0000 a LL TSH ++ TSH ++ TSH + GTH ++ GTH ++ 0 * L\u2019intensité de la coloration est exprimée de la manière suivante : + + + excellente, + + bonne, + suffisante, + insuffisante, Ja Ya.0 nulle.autres fixateurs, formol salé, Bouin acétique ou Bouin à pH 4, peuvent être utilisés en autoradiographie.DISCUSSION ET CONCLUSIONS La discrimination entre les différentes cellules basophiles de l\u2019hypophyse antérieure détermine le choix du fixateur et du colorant.La meilleure mise en évidence des cellules basophiles se fait par la méthode du PAS après fixation au formol salé.La réactivité de ces cellules est liée à la présence des mucopolysaccharides dans les grains de sécrétion.La distinction entre thyréotropes et gonadotropes est alors basée sur les caractères morphologiques de ces cellules.L\u2019aldéhyde-fuchsine colore les cellules thyréotropes après fixation au Bouin acétique à deux pour cent et oxydation par le Lugol.Bien que les résultats de cette réaction histochimique puissent varier suivant la qualité du colorant et la période d\u2019utilisation, il n\u2019en reste pas moins vrai que cette technique donne une coloration nette et permet une identification certaine et facile des cellules thyréotropes.Ces deux techniques, le PAS et l\u2019aldéhyde- fuchsine, sont applicables à l\u2019autoradiographie.Les meilleurs fixateurs pour la méthode autoradio- graphique par recouvrement (Kopriwa et Leblond 1962) sont le formol salé et le Bouin acétique parce que, d\u2019une part, ils ne produisent pas de réaction chimique avec l\u2019émulsion et que, d\u2019autre part, ils permettent une excellente coloration des cellules basophiles.Au cours d\u2019une étude autoradiographique de l\u2019hypophyse de rat par la méthode du pelliculage (stripping), Siperstein (1962) a utilisé le PAS pour mettre en évidence les cellules basophiles.Cet auteur recommande de fixer les piéces au Bouin tamponné 4 pH 4.Nous avons obtenu une coloration cellulaire plus intense et plus précise après passage dans le formol salé.La mise en évidence des basophiles par le PAS ou par l\u2019aldéhyde-fuchsine peut être effectuée avant l\u2019autoradiographie car les différentes phases du processus autoradiographique ne modifient en rien la coloration des cellules.3 lidieg ai Fate, file fide apte ate Hond gare quon 1, [ils pp de deg pis 5 il juré i pis {uË ia Le Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 SUMMARY An improved technique is described for staining the basophil cells of the rat adenohypophysis.PAS staining is applied to formol saline-fixed tissues ; aldehyde-fuchsin staining is applied to acetic Bouin-fixed tissues.Both stains can be used before the autoradiographic coating procedure.1.10.11.12.13.14.15.16.BIBLIOGRAPHIE BERBLINGER, W., et BURGDORF, A.L., Neue Farbe- methode zur Darstellung der Gewebebestandteile der Hypophyse des Menschen, Endokrinologie, 15 : 381, 1935.BroLIN, S.E., A study of the structural and hormonal reactions of the pituitary body of rat exposed to cold, Acta Anat., Suppl.3, 1-165, 1945.CATCHPOLE, H.R., Distribution of glycoprotein hormones in the anterior pituitary gland of the rat, J.Endo- crinol., 6 : 218, 1949.DucommuN, P., Note sur la thyroïdectomie chirurgicale chez le rat adulte, Rev.Can.Biol, 21 : 171, 1962.ELFTMAN, H., À chrome-alum fixative 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UN CAS DE TUMEUR DU GLOMUS JUGULAIRE * En mai 1960 nous recevons un appel téléphonique de l\u2019un de nos confrères en pratique générale qui nous informe de l\u2019impasse dans laquelle il est placé au sujet de l\u2019une de ses clientes.« J'ai sous mes soins, dit-il, une patiente âgée que j'ai traitée autrefois pour une otite chronique ancienne, bilatérale, non polypoide.Depuis quelques mois son oreille saigne régulièrement, et parfois de façon très abondante.J'ai même dû l\u2019hospitaliser à notre hôpital local pour une anémie grave à la suite de ces hémorragies.Il m\u2019a fallu lui donner quatre transfusions de sang.De plus j'ai noté dans son oreille la présence d\u2019un polype qui saigne au moindre contact.Je vous l'envoie pour opération.Nous avons fouillé ce cas et les otorragies nous paraissent l\u2019unique cause de son anémie.» La patiente nous arrive quelques jours plus tard.Il s\u2019agit d\u2019une personne de 60 ans.Elle nous raconte l'histoire suivante.Les oreilles coulent depuis l\u2019enfance.C\u2019est un écoulement purulent, nauséabond, devenu depuis deux ans sanguinolent à droite.En février 1960, après s\u2019être nettoyé l\u2019oreille avec un instrument métallique il survient une hémorragie importante et rebelle qui l\u2019oblige à appeler son médecin.Ce dernier tente l\u2019hémostase par un tamponnement serré, malheureusement peu efficace.Il doit entretenir la compression pendant plusieurs jours avant de contrôler le saignement.A quelque temps de là, la malade fait une seconde hémorragie, celle-ci encore plus importante, et elle doit être hospitalisée pour une anémie grave nécessitant des transfusions.A l\u2019occasion de * Travail reçu pour publication, le 11 mars 1963.Majella CAUX département d'oto-rhino-laryngologie de l'Hôpital du Saint-Sacrement cette hospitalisation la patiente est soumise à de nombreux examens, et c\u2019est en vain qu\u2019on cherche une autre cause à son anémie.Une fois le saignement arrêté, le médecin examine l\u2019oreille et note la présence d\u2019un gros polype dans le canal.Cette affection n\u2019existait pas quelques années plus tôt.Comme le médecin soupçonne la possibilité d\u2019un cancer, il décide d'en envoyer un spécimen au laboratoire.A la suite de cette biopsie, il survient une nouvelle hémorragie rebelle, très sérieuse, traitée par de nouveaux tamponnements serrés et de nouvelles transfusions.C\u2019est à ce moment qu\u2019il nous dirige sa patiente, bien convaincu qu\u2019une fois l\u2019oreille opérée, l\u2019anémie sera sous contrôle.L'examen physique général ne révèle rien de particulier.Les divers résultats de laboratoire sont dans les limites normales, et l\u2019interniste ne trouve rien à signaler.L\u2019oreille gauche est le siège d\u2019une otite chronique ancienne avec une perforation centrale du tympan.Le conduit auditif droit est presque rempli par une masse granuleuse ayant l\u2019aspect d\u2019un polype.I! existe un écoulement purulent abondant que nous prélevons pour le laboratoire.Le rapport nous revient : « Pseudomonas aeruginosa sensible à la Mandélamine et à la Polymyxine B ».La biopsie de la tumeur, excessivement hémorragique, nous oblige à utiliser un tamponnement très serré pendant deux ou trois jours.Le rapport nous dit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un « processus inflammatoire à prédominance plasmo-lymphocytaire logé dans un tissu conjonctivo-vasculaire gorgé de fins capillaires.Autour de ces capillaires se trouvent des lacs sanguins ayant l\u2019aspect de zones hémorragiques.Aucune trace de cancer.» = \u2014 AUX ig neil El UNE Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 La radiographie des mastoides montre « une sclérose des deux mastoides sans évidence de lésion ostéolytique : mastoïdite chronique bilatérale ».Comme une intervention chirurgicale s'impose, nous faisons appel à la banque de sang et nous intervenons le 13 juin 1960 par voie endaurale.Les cellules antrales superficielles sont légèrement infectées, et l\u2019antre contient un peu de liquide jaunâtre filant.Le tissu granuleux polypoïde vient de la caisse, passe en dessous des osselets et s\u2019étend légèrerent dans l\u2019attique, mais très peu dans l\u2019aditus.La moindre tentative de dissection entraîne l'apparition d\u2019un flot de sang.Nous réalisons tout de même que ce tissu est très adhé- rent à l\u2019os et qu\u2019il s\u2019insinue dans les anfractuosités.Heureusement, un tamponnement serré de quelques minutes arrête l\u2019hémorragie au fur et à mesure que nous progressons.Nous devons sacrifier l\u2019enclume, le marteau et le tympan pour arriver à la caisse.L\u2019oreille moyenne apparaît complètement remplie par ce tissu polypoïde.Nous abrasons le mur du facial pour nous donner une meilleure vision.Depuis l\u2019aditus et l\u2019attique, et en dépit de l\u2019hémorragie, nous clivons le plus rapidement possible le tissu pathogène.A mesure qu\u2019il se libère, nous l\u2019arrachons à la pince.Nous notons qu\u2019il pénètre dans la trompe d\u2019Eustache et dans la fenêtre ovale où l\u2019étrier se trouve incorporé au processus pathologique.Il nous est impossible de le disséquer et nous l\u2019enlevons avec le tissu granuleux.Une boule de Gelfoam est placée dans l\u2019ouverture et nous continuons l\u2019exérèse.La fenêtre ronde se libère facilement.Nous constatons que le plancher osseux de la caisse est disparu sauf à sa région tout à fait antérieure.La traction prudente sur la masse granuleuse la désinsère du pourtour osseux et à notre grande surprise l\u2019hémorragie s'arrête alors complètement et la cavité opératoire apparaît bien lisse.Nous curettons délicatement le dôme de la jugulaire qui, sur un point, semble un peu rugueux.Cette manœure est peu hémorragique et laisse un dôme bien uni.Nous scrutons la cavité au microscope et en nettoyons scrupuleusement toutes les surfaces.Une greffe UN CAS DE TUMEUR DU GLOMUS JUGULAIRE 841 cutanée libre vient recouvrir le dôme de la jugulaire, le promontoire et les fenêtres.La boule de Gelfoam est enlevée et nous invaginons légèrement la greffe dans la fenêtre ovale.Le lambeau dermique du conduit tapisse la mastoide.Le tout est complété par un tamponnement au Gelfoam maintenu en place par des mèches.Les suites opératoires immédiates sont normales à l\u2019exception d\u2019un état nauséeux avec léger vertige durant quatre ou cing jours.La septième journée les sécrétions augmentent, s\u2019épaississent et deviennent fétides.Elles contiennent du Pseudomonas, et il s\u2019agit probablement d\u2019un réveil de l\u2019ancienne infection.La Mandélamine, l\u2019Aérosporine optique et le Merthiolate viennent finalement à bout de cette complication après environ trois semaines.Durant cette période le pathologiste nous apprend que la pièce opératoire examinée correspond à la description histopathologique d'une tumeur du glomus jugulaire.Il n\u2019existe aucune trace de cancer.Une fois l\u2019infection tarie, la cavité opératoire nous apparaît recouverte de bourgeons et en voie de guérison.Les radiologistes soutiennent qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une tumeur radio-résistante et préfèrent différer la radiothérapie étant donné que l\u2019exérèse semble complète et que la plaie est en pleine période de granulation.Au départ de la malade, l\u2019application de froid dans l'oreille opérée provoque un vertige et du nystagmus, preuve que le labyrinthe est resté fonctionnel.Nous avons revu la patiente trois mois et demi après son opération.Elle était parfaitement guérie.A cause des distances, il n\u2019est pas facile pour cette patiente de venir nous rencontrer.Nous avons communiqué avec son médecin la semaine dernière et celui-ci nous informe du très bon état de sa malade, examinée soigneusement à notre demande.Son oreille est toujours parfaitement épithélialisée.Il n\u2019y a aucun soupçon de récidive, l\u2019état général est resté excellent et, par surcroît, l\u2019autre oreille a cessé de couler.Cette observation nous a fourni l\u2019occasion de revoir nos notions sur les tumeurs du glomus 842 Majella CAUX jugulaire.En voici un bref rappel.Guild, en 1941, a attiré l\u2019attention sur une petite formation anatomique qui mesure 0,25 par 0,5 millimètre.Celle-ci est ordinairement placée dans l\u2019adventice du dôme jugulaire, juste sous le plancher osseux de la caisse.Parfois il existe un corpuscule accessoire dans le canal osseux qui livre passage au rameau tympanique du glosso-pharyngien, ou même sur le promontoire.Cette formation anatomique que Guild appelle glomus jugulare est faite d\u2019un amas de vaisseaux capillaires ou précapillaires entourés de nombreuses cellules endothéliales.Il existe un stroma conjonctif complété par une capsule externe fibreuse.Le glomus est innervé par le glosso-pharyngien, et irrigué par la branche tympanique de la pharyngienne ascendante.C\u2019est en 1945 que Rosenwasser a publié le premier cas de tumeur prenant naissance au niveau du glomus jugulaire.Il est bien probable que plusieurs tuméfactions étiquetées dans le passé angiomes, endothéliomes, hémangio-endothélio- mes, étaient en fait des tumeurs du glomus jugulaire dont l\u2019existence n\u2019était pas encore connue.Il semble que cette maladie soit plus fréquente chez la femme et que dans certains cas elle présenterait un caractère familial.Flle prend naissance dans le glomus jugulaire soit au niveau du dôme, soit à l\u2019intérieur du plancher hypotympanique.Elle se développe lentement, en détruisant progressivement les formations anatomiques qui l\u2019entourent.Elle traverse le plancher de la caisse puis prolifère dans l\u2019oreille moyenne.À ce stade, le patient se plaint de surdité progressive avec bourdonnements rythmés par le pouls.L\u2019examen montre alors ordinairement une masse rouge, face au quadrant postéro- inférieur d\u2019un tympan intact, ainsi qu\u2019une surdité de conduction.Avec le temps la tumeur continue de croître.Elle remplit la caisse, pénètre dans la trompe d\u2019'Eustache, envahit l\u2019attique et la mastoide, et détruit progressivement et de proche en proche les formations anatomiques voisines, Ce faisant, le tympan se perfore et le tissu pathologique vient Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 apparaitre dans le conduit auditif.A ce stade le patient se plaint parfois de céphalée, mais toujours de surdité et d\u2019écoulement auriculaire souvent teinté de sang.Il existe méme assez fréquemment d\u2019importantes otorragies spontanées.A l'aide de l\u2019otoscope, nous apercevons un polype gris-rou- geâtre, lobulé, framboisé, dont la caractéristique dominante est de saigner très abondamment au moindre contact.Il existe toujours une infection secondaire.Si la tumeur évolue davantage, elle envahit le labyrinthe et l\u2019angle ponto-cérébelleux, ou bien atteint les nerfs crâniens des trous déchiré postérieur et condylien et touche le glossopharyngien, le vague, le spinal et même le grand hypoglosse.On voit les troubles gustatifs de la région postérieure de la langue, l\u2019hémiplégie velopalatine, laryngée ou linguale.Il va sans dire que le facial, à cause de sa position, est souvent touché.Au stade terminal la tumeur pénètre dans le crâne et donne des signes de compression intracrânienne.Nous devons toujours faire une biopsie, soit par tympanoscopie au début, soit directement sur la tumeur quand elle a traversé le tympan.Au faible grossissement, il s\u2019agit d\u2019une structure alvéolaire avec vascularisation très dense, le tout groupé autour d\u2019un stroma conjonctif.Au fort grossissement, on voit de grandes cellules épithélioïdes à protoplasme éosinophile avec de très nombreux vaisseaux capillaires ou précapillaires entourés de lacs sanguins.Il n\u2019y a pas de mitoses.C\u2019est une tumeur qui évolue d'ordinaire très lentement et donne rarement des métastases.Elle est maligne par son action destructrice sur les organes voisins.Le traitement conseillé est l\u2019exérèse chirurgicale complète.La radiothérapie est en général peu efficace.Elle peut être utilisée en association avec la chirurgie ou dans les cas où la lésion a dépassé le stade de l\u2019opérabilité.Au cours de l\u2019acte chirurgical l\u2019hémorragie est le grand problème.Il faut d\u2019abord abraser l\u2019os qui circonscrit le tissu pathologique pour s'assurer d\u2019une excellente vision et d\u2019une large voie d'accès.Ensuite on enlève rapidement la tumeur tout en Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 contrôlant le saignement par des tamponnements.La lésion peut faire disparaître les repères anatomiques normaux.Il va sans dire qu\u2019il faut redoubler de prudence pour ne pas blesser le facial dans son trajet temporal ou à sa sortie près de l\u2019angle postéro-inférieur de la caisse.RÉSUMÉ Nous avons rapporté une observation dont l\u2019histoire, les constatations chirurgicales et l\u2019in- prétation histopathologique nous ont fait porter le diagnostic de tumeur du glomus jugulaire.Nous avons essayé ensuite de résumer les notions courantes qui 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chap.24. UM PROPOS SUR LA SANTE MENTALE * Jules LAMBERT Directeur clinique de I Hopital Saint-Michel-Archange « Dans une poche, la pilule qui « tranquillise » et, dans l'autre, celle qui «dope».La pilule qui chasse les cauchemars ; la pilule qui donne de beaux rêves, celle qui procure l\u2019évasion hors du réel et celle qui ramène des nuées à la réalité.Et même des pilules qui font que l\u2019adulte, comme Alice au pays des merveilles, se retrouve tel qu\u2019il était enfant.N\u2019y a-t-il pas du vrai dans cette caricature de 'homme moderne exaspéré par les gros titres de journaux, tourmenté par le téléscripteur, torturé par le téléphone ; aussi « cyclothymique » que la courbe de ses affaires ; surexcité à l\u2019heure où il devrait dormir et somnolent quand il faudrait être éveillé ; tracassé par sa tension artérielle et son ulcère d\u2019estomac : se menant lui- même à grands coups alternés d\u2019accélérateur et de frein, pétaradant et grinçant comme une voiture de course prise dans un embouteillage ; se fuyant sans pouvoir sortir de soi-même, emmuré dans sa solitude, au sein d\u2019un monde sans frontière où deux milliards et demi de ses semblables lui sont autant d\u2019étrangers.» Ce texte un peu imagé, sans doute, emprunté à un récent numéro du Bulletin de l\u2019hygiène mentale au Canada, nous dépeint quand même avec un certain réalisme un tableau de la santé mentale de l\u2019homme moderne dans ce siècle de tension nerveuse et de siress.Que les maladies mentales constituent actuellement le plus important problème de santé publique, qu\u2019elles provoquent l\u2019hospitalisation d\u2019un plus grand nombre de malades que le cancer, les maladies cardiaques et la tuberculose réunis, cela est un fait acquis.Mais * Extrait d\u2019une conférence prononcée devant des clubs sociaux féminins de la ville de Québec.EE EE RE SO OP ROSE) la question de la santé mentale déborde considérablement le cadre des maladies mentales.Certains faits et chiffres rapportés par la National Association for Mental Health me paraissent devoir retenir l\u2019attention : «Outre les personnes atteintes de maladies mentales ou d\u2019autres troubles de la personnalité qui se font soigner dans les hôpitaux psychiatriques ou qui s'adressent à un psychiatre, on estime que 30 pour cent environ de tous les malades des hôpitaux généraux et, d'autre part, 50 pour cent de tous les malades soignés par des médecins de pratique générale souffrent de maladie mentale ou d\u2019autres troubles de la personnalité ou d\u2019affections physiques associées à un trouble psychique ou à une cause d\u2019ordre émotionnel.» J\u2019essaierai ici de définir le plus fidèlement possible la santé mentale et exposer quelques-uns des facteurs qui l\u2019influencent.Il existe plusieurs définitions de la santé mentale ; cela est dû au fait que le concept de la santé mentale est bien relatif et peut varier avec différents milieux.On ne peut pas dire de la santé mentale qu\u2019on la possède ou non ; on dira plutôt que l\u2019on jouit de la santé mentale à un plus ou moins haut degré, tout comme pour la santé au sens large.Si, dans un sens négatif, la santé se définit par l\u2019absence de maladie, la santé mentale pourrait bien consister alors en l\u2019absence de maladie mentale, de névrose et d\u2019arriération mentale.Aussi bien dire qu\u2019un individu possède la santé mentale à condition de ne pas être privé d\u2019intelligence, d\u2019être exempt de toute hallucination, de fausses Le Ya LAMBERT Aig : Come.rl Va: Irae mali onmalré rat nese is ds CAT CEE jus mal pl, 8 Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 de bizarreries, de travers de Une telle définition est forcé- Il faut lui donner un interprétations, caractère sérieux.ment incomplète, imprécise.sens positif.Au sens large la santé mentale pourrait se définir : « L\u2019état satisfaisant, idéal même de l\u2019individu d\u2019intelligence moyenne dont l\u2019affectivité est en équilibre relativement stable, qui contrôle ses instincts, ses poussées d'émotion, peut faire face aux grandes joies comme aux misères et aux difficultés de la vie courante, qui sait tirer parti des situations, utiliser ses talents à leur maximum, qui est relativement heureux, accepte ses semblables, leur est utile dans la mesure de ses moyens, est accepté par la société, bref qui possède une personnalité mûre, vit pleinement sans conflit avec lui-même et la collectivité sans usure nerveuse inutile ».1 La santé mentale ne réside donc pas en l\u2019absence de problème mais en la capacité d\u2019y faire face adéquatement et sans bouleversement.Critères de la santé mentale : Quels pourraient être les critères de la santé mentale.Nous emprunterons à Wallin 2 les cing suivants : 1.La connaissance suffisante de soi-même et de ses difficultés d\u2019adaptation.Le mot du sage de l\u2019antiquité, connaïis-toi toi-même, n\u2019a rien perdu de sa valeur.L\u2019individu en santé mentale est capable de porter un jugement juste sur lui- Il sait évaluer objectivement ses talents et ses lacunes, sa réussite comme son insuccès, surtout comprendre ses motivations, découvrir le pourquoi de ses réactions et les problèmes que suscite son adaptation.2.La souplesse et l\u2019adaptabilité.Voilà un point difficile à réaliser.La personnalité de l\u2019individu en santé mentale doit être souple pour lui permettre d'accepter les changements continuels et les viscissitudes de l'existence, se plier aux exigences de son physique et de son psychisme, à celles des autres êtres humains, aux usages et aux même.1.MARCOTTE, J.-E.-A., Notes de cours en hygiène mentale, p.7, Institul de psychologie de Montréal.2.WALLIN, J.E.W., Personality maladjustments and mental hygiene, McGraw, New-York, 1935.PROPOS SUR LA SANTE MENTALE 845 coutumes établis et maintenir des rapports satisfaisants avec la famille, les amis, l\u2019école, le milieu de travail et la société en général.3.Le contrôle satisfaisant des forces instinctives.L\u2019individu en santé mentale doit être capable de régler l\u2019intensité de certaines tendances, de les subordonner aux standards sociaux.Il doit s'être départi de l\u2019égocentrisme de l\u2019enfance et ne plus viser à la satisfaction exclusive et immédiate de ses besoins.Il doit être libre des réactions infantiles.4.L\u2019enthousiasme raisonnable et le contentement dans l\u2019accomplissement de la tâche quotidienne et la poursuite d'objectifs de valeur.5.Un fond de bonnes habitudes prises en bas âge.Il en est de la santé mentale comme de la santé physique.Peu d'individus la possèdent à un degré idéal.Les plus nombreux la possèdent de façon satisfaisante et relative.Les facteurs de santé mentale : Il est classique de faire une distinction entre les causes physiques et des causes psychiques en ce qui concerne l\u2019origine des réactions psychiatriques et des perturbations de la santé mentale.Cette démarcation arbitraire et artificielle ne tient pas suffisamment compte des faits.Il faut revenir à un principe de base, celui des interréactions réciproques du physique et du psychique.Cette notion d'unité de l\u2019être, parfaitement en accord d\u2019ailleurs avec l\u2019enseignement de saint Thomas lui-même, présente l\u2019être humain « comme une unité, un tout, à la fois physique et psychique indissoluble chez qui le physique et le psychique ne sont en réalité que des aspects différents de son Être, aspects interdépendants et en constante réaction ».Les manifestations de cette interaction abondent dans la vie courante.Plusieurs savent qu\u2019une bonne santé physique procure habituellement de la force morale, de la sécurité affective, facilitent le jugement et la décision.Par contre des indispositions mêmes légères et à plus forte raison des maladies plus constituées entraînent une diminution du rendement intellectuel, un affaiblissement de la volonté.RE HA 8 Rit hi i I: it i Bt HN 846 A son tour le psychisme a des répercussions indéniables sur le physique depuis les simples dérangements brefs comme l\u2019indigestion jusqu'aux troubles plus sérieux comme l\u2019ulcère d'estomac par exemple à la suite de chocs émotifs plus ou moins graves, plus ou moins prolongés.Envisagées sous cet angle les maladies de l\u2019esprit relèvent non de causes psychiques ou de causes physiques mais des deux à la fois.De plus, il faut bien se le rappeler, la maladie en psychiatrie ne semble pas correspondre à une cause unique comme c\u2019est le cas pour les maladies physiques, la typhoide, par exemple.Dans les altérations de la santé mentale il faut reconnaitre a l\u2019origine un ensemble de facteurs plutôt qu\u2019une cause déterminée.Et les facteurs sont à la fois physiques et psychiques.L\u2019hérédité est un premier facteur.La transmission héréditaire est un fait démontré sur le plan psychique comme sur le plan physique.Chaque individu apporte en naissant un potentiel intellectuel, des dispositions, des aptitudes et même un potentiel affectif, c\u2019est-à-dire un terrain plus ou moins favorable au développement d\u2019anomalies du caractère et de la personnalité.Certains minimisent l\u2019importance de l\u2019hérédité, d\u2019autres à tort lui attribuent l\u2019exclusivité dans la causalité des troubles psychiques.Son importance est indéniable, plus manifeste dans certains cas et de façon générale plus évidente dans certaines psychoses ou maladies mentales bien connues.Les facteurs physiques doivent logiquement comporter une large part d\u2019influence sur la santé mentale.Le cerveau est l\u2019organe de la pensée, le substratum indispensable au bon fonctionnement psychique, et son intégrité est nécessaire à la santé mentale.Les modifications du système nerveux consécutives à des infections, des intoxications, des chocs physiques, des troubles glandulaires, circulatoires et autres retentissent sur le psychisme et la santé mentale.De telles modifications peuvent s\u2019inscrire en cours de grossesse, à l'accouchement et à toute période de la vie de l\u2019individu.Jules LAMBERT Vol.34 \u2014 Sept.1963 Mais je voudrais aujourd\u2019hui m\u2019attarder aux autres facteurs de la santé mentale, les facteurs J¢ psychologiques et sociaux.Au fond la santé mentale repose sur deux choses : d\u2019une part une personnalité bien équilibrée et d'autre part un milieu relativement favorable.Or la personnalité elle-même s\u2019édifie sur des assises biologiques, psychologiques et sociales et ce sont les premières années de la vie qui ont le plus d'importance au point de vue développpement de la personnalité.Tout au long de sa vie l\u2019homme est appelé a s'adapter, sa personnalité doit se modifier, s'assouplir ou résister suivant les circonstances.Chaque période de l\u2019existence : l\u2019enfance, l'adolescence, l\u2019âge adulte, la vieillesse, pose des problèmes particuliers.Chaque vie humaine comporte un certain nombre d\u2019étapes qu\u2019il faut surmonter : l\u2019école, le travail, le mariage, la maternité, etc.Tout être rencontre des situations qui l\u2019obligent à lutter.Il peut s\u2019agir de situations collectives comme la guerre, les catastrophes ou des situations individuelles comme les accidents, la maladie.Certains sortent vainqueurs de ces difficultés, d\u2019autres présentent des bouleversements de la personnalité qui peuvent prendre toutes les formes jusqu\u2019aux maladies mentales les plus graves.Disons cependant qu\u2019il ne faut pas ramener toute cette question des troubles mentaux à un problème d'adaptation.Il serait intéressant de mentionner les différents problèmes de santé mentale associés à toutes ces étapes de l\u2019existence, parler des besoins émotionnels de l'enfant, l\u2019adolescent, l\u2019adulte, de l'âge qu\u2019on appelle critique, soit la ménopause, et enfin du vieil âge, et de la façon de résoudre ces problèmes pour assurer l\u2019équilibre émotif et la santé mentale des individus.Je me limiterai à des considérations très brèves sur le milieu familial et scolaire et la période de l\u2019adolescence, trois étapes qui préparent à la maturité d\u2019adulte, étapes particulièrement importantes dans la formation d\u2019une personnalité bien intégrée.Le milieu familial : C\u2019est la famille qui représente le milieu idéal pour le développement de l\u2019enfant et la sécurité Laval Médical || écouté fut | (mt | on dant | gen | tit Teste.| nll fl découvre: § me vocation A que À | vie mode tp { ds teh M cetais 4 monde 4 tcatio Lm a I ong ie lta wien and d ms, | autant sécu ÿ La | Lor {IE laut Déc hd, a tr ily * fy by SAT ne i Di yg \u201cgi lige, AE | Ite agli ak; | SIN Cheque ele Hème 1m À kk § 1 être ner mé Id (er TE i | Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 matérielle et émotive dont il a besoin.Cela suppose des attitudes saines vis-à-vis les parents, | l\u2019entente des conjoints, une réduction au minimum | des conflits graves.Tout sera facile si eux-mêmes | ont atteint la maturité.Cette maturité des parents, ces attitudes saines ont d'autant plus d'importance que la clef du développement de la personnalité repose sur l\u2019identification au père ou à la mère suivant le sexe de | l\u2019enfant.Ainsi la fille se tourne vers sa mère et en suivant ses exemples s\u2019initie à la féminité.Le garçon se découvre semblable à son père et trouve ainsi le modèle auquel il peut s'identifier pour réaliser sa vocation d\u2019homme.D'où l'importance de la présence du père à la maison.Les impératifs de la vie moderne font malheureusement que le père est trop souvent absent du foyer ou absorbé par des tâches et préoccupations extérieures.Il est certains que des enfants se ressentent plus ou moins de cette situation et que le processus d\u2019identification est plus difficilement réalisable.L'inconstance des méthodes éducatives, une autorité mal comprise qui n\u2019est pas une action conjugée du père et de la mère, un manque d\u2019équilibre dans la composition de la famille, un père trop autoritaire, une mère trop soumise, un désaccord entre les parents, l\u2019absence de l\u2019un d\u2019eux, des attitudes parentales malsaines à l\u2019égard des enfants, telles que la surprotection, le rejet, voilà autant de facteurs suceptibles de compromettre la sécurité émotionnelle de l\u2019enfant.L\u2019attitude des parents est donc essentielle.Leur compréhension et leur amour réciproque, le respect qu\u2019ils doivent avoir de la personnalité de l\u2019autre, sont des éléments indispensables au climat nécessaire à l\u2019épanouissement de l'enfant pour qui la chaleur affective est tout aussi importante que la nourriture.Aussi les foyers dissociés risquent-ils de provoquer chez l\u2019enfant des troubles du comportement, etc.« Le bébé et l'enfant doivent avoir avec leur mère des rapports de chaude tendresse, source pour les deux de joie et de satisfaction.Ce sont ces rapports avec la mère auxquels s'ajoutent les multiples rapports avec le père, les frères et les PROPOS SUR LA SANTÉ MENTALE 847 sœurs qui, de l\u2019avis des psychiatres, sont à la base de l\u2019évolution du caractère et de la santé mentale de l\u2019enfant » 3.L'enfance est la première étape de ce long voyage qui mène à la maturité.Une enfance heureuse est le meilleur gage d\u2019une vie équilibrée et féconde.Le milieu scolaire : L'école représente aussi une étape importante de l'existence.C\u2019est le premier pas qui mène à la maturité.L'enfant quitte alors son milieu familial et se trouve placé au milieu d\u2019êtres semblables à lui, est amené à se comparer à eux, à s\u2019estimer par rapport à eux.Ses besoins émotionnels doivent être satisfaits d\u2019une manière raisonnable.Pour que le développement de la personnalité s\u2019effectue harmonieusement 1l faut respecter la personnalité de chaque enfant en tenant compte des différences et des nécessités individuelles.La responsabilité des maitres est grande en ce domaine.Le maitre doit aimer les enfants et les comprendre.«Il est peut-étre plus important pour lui de connaitre les principes de 1\u2019hygiéne mentale que de se révéler expert dans la matiére qu\u2019il enseigne, du moins à l\u2019échelle de l\u2019enseignement primaire.» 4 L\u2019adolescence : L\u2019adolescence est également la période durant laquelle l'individu se prépare graduellement à devenir un membre de la société et à assumer ses responsabilités d\u2019adulte.Elle correspond à peu près à cette période de la puberté où des changements biologiques s\u2019opèrent.C\u2019est aussi la phase de la crise psychologique, des modifications du comportement, de la rêverie, des journaux intimes, des émotions esthétiques, des premières tentatives artistiques.Tout cela indique les essais d\u2019une personnalité qui se cherche.Le moi de l\u2019adolescent doit se réorganiser.Puis vient le moment de l\u2019opposition, la révolte vis-à- 3.Maladie mentale et santé mentale, p.3, Supplément publié par le Bulletin d'hygiène mentale au Canada, 1962.4, CLOUTIER, F., L'homme et son milieu, p.95, Cercle du livre de France, 1958. 848 vis toutes les formes d\u2019autorité, l\u2019époque des buts nobles, des grands idéaux, du goût de l\u2019excentricité, de l\u2019interdit et du surprenant, le temps de l\u2019agression ou du repliement sur soi-même, de période de conflits, de remaniement de la personnalité.Plusieurs parents se sentent alors désarmés, reniés même et tentent de réagir, de faire valoir des droits de façon trop brutale.Il y a danger qu\u2019une barrière se dresse et que l\u2019adolescent se tourne vers d\u2019autres.Une attitude compréhensive, indulgente est à la longue plus profitable.Si l'enfant doit évoluer normalement vers l'indépendance, il est utile de favoriser cette indépendance et ne pas voir dans cette réalité objective parfois dure à accepter, une perte définitive d\u2019un fils ou d\u2019une fille.Une opposition à l\u2019ordre des choses risque de tout perturber.L\u2019adolescent est aux prises avec des inquiétudes intérieures qui le troublent.Cette crise a un sens, il faut la respecter, la diriger efficacement et positivement.L\u2019apaisement viendra alors et l'adolescent sera prêt à marcher vers son destin d\u2019adulte avec de plus grandes possibilités d\u2019une bonne santé mentale.Les malades mentaux : Disons maintenant un mot de ces gens qui ont perdu la santé mentale d\u2019une façon plus grave : les malades mentaux.Le traitement des malades mentaux et l\u2019aménagement des hôpitaux psychiatriques ont subi une transformation étonnante au cours des dernières années.Les barreaux se suppriment graduellement à la mesure des possibilités, les portes s\u2019ouvrent de plus en plus, les patients de plus en plus sont invités à venir se faire traiter de leur propre gré comme 1ls le feraient dans un hôpital ordinaire.Des cliniques psychiatriques dans les principaux hôpitaux généraux permettent à une grande quantité de malades psychiques, à différents degrés, de recevoir les soins requis et les services de spécialistes compétents.Bien souvent un stage à l'hôpital psychiatrique est de cette façon évité.Les thérapeutiques psychiatriques modernes ont modifié de façon tangible l\u2019évolution et le cours Jules LAMBERT Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 des maladies mentales avec le résultat que bon nombre de malades qui, autrefois, étaient voués à une hospitalisation très longue et souvent sans issue, peuvent maintenant être réintégrés à la société.Saviez-vous qu\u2019à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Ar- change, en 1962, on a accepté près de 4 500 malades et comme les cadres de l\u2019institution sont toujours remplis, il s'ensuit qu\u2019environ 4 500 patients ont également quitté l\u2019hôpital.Il faut alors bien se poser la question : Quelle est l\u2019attitude de la communauté à l\u2019égard du malade mental ou d\u2019un ancien malade mental ?Sa guérison, son retour à la société, sa réhabilitation dépendent en grande partie des réactions de sa famille, ses amis, son employeur.Si les hôpitaux psychiatriques s'ouvrent, si la science psychiatrique elle-même suit la voie du progrès, si des hôpitaux de jour, de nuit, des cliniques, des dispensaires s'ouvrent, si des patients sont traités dans des cadres nouveaux, près de leur famille, si beaucoup de malades sortent des hôpitaux psychiatriques et retournent à leur foyer, comment voulez-vous que nous poursuivions cette route du progrès sans la collaboration pleine et entière de la communauté?Nous ne pourrons réussir que si les attitudes de la collectivité à l\u2019égard des maladies mentales n\u2019opposent pas d\u2019obstacle insurmontable à ce progrès.Il appartient aux clubs sociaux et aux mouvements de bienfaisance de battre la marche.Aussi chacun a-t-il un rôle très important à jouer en ce domaine comme membre d\u2019un groupe, mais encore sur le plan individuel : éducation du public, assistance directe à un malade parent ou ami, intervention auprès d\u2019un employeur pour favoriser l\u2019embauchement d\u2019un handicapé mental.Voilà autant de façons d\u2019aider la cause du patient mental.Même le malade mental hospitalisé peut bénéficier du secours de la population.De plus en plus la collectivité participe à la vie de l'hôpital psychiatrique et des patients.Depuis quelques semaines des dames auxiliaires bénévoles font des visites régulières à l\u2019hôpital, y rencontrent les malades, distribuent des revues en même temps ha Laval Médical ol.34 - Sept.1963 Le im qu\u2019un sourire et une parole réconfortante.L'ins- mél tallation d\u2019une bibliothèque pour les malades, fm sf l\u2019organisation de soirées, concerts, kermesses, \u201c1h sorties pour les malades en état de quitter mais j trop insécuritaires pour faire face a un retour dans lik | la société, voilà des services qui sont très appréciés Imk-Ë des malades et des autorités de l\u2019hôpital psychia- Mw trique.patents | Vous ne sauriez croire ce que représente pour le patient ce sourire, cette présence féminine ll Ë souvent associée à une présence maternelle, ce cy | rayon de soleil qui vient égayer leur existence aid! § morne.ati En aidant ainsi à la réhabilitation des patients ats mentaux, en donnant quelque chose aux autres, | nous avons là une magnifique occasion de stash | die du À dln R Jiggs icleur opi Af is 5\u201d PROPOS SUR LA SANTÉ MENTALE 849 biliser notre propre santé mentale, s\u2019il faut en croire ce mot du docteur Menninger : « Avoir une bonne santé mentale c\u2019est pouvoir faire face d\u2019une manière constructive à la réalité, même sous son pire aspect, prendre plaisir à la lutte surtout lorsqu\u2019elle transforme l\u2019adversité en succès .trouver plus de satisfaction à donner qu\u2019à recevoir, être relativement libre de tension ou d\u2019anxiété, envisager ses rapports avec autrui dans un sentiment de satisfaction et d\u2019entraide.savoir accepter les frustrations présentes en pensant aux gains futurs .savoir profiter de l\u2019expérience acquise .orienter des sentiments d\u2019hostilité vers des fins créatrices et constructives.C\u2019est enfin être capable d\u2019aimer, ce qui est la qualité la plus essentielle de toutes.» Ë È E 5 NÉCROLOGIE LE PROFESSEUR J.-ÉDOUARD MORIN, B.A, M.D, F.R.S., F.R.C.P.(C) 1896-1962 Au mois d\u2019aofit dernier, le docteur Morin me convoquait à son bureau pour me demander de terminer avec lui le Mémorial Masson, travail auquel il avait consacré plusieurs heures des dernières années de sa vie.Il m'avait alors confié qu\u2019il craignait de ne pas avoir le temps de finir cette œuvre qui lui était si chère et m'avait demandé de faire vite.Malheureusement, il m\u2019a été impossible de donner suite a sa demande puisqu\u2019il était hospitalisé d\u2019urgence quelques jours plus tard et qu\u2019il décédait subitement le vendredi 7 septembre 1962.Ceux qui ont travaillé avec le docteur Morin pendant les derniers mois de sa vie ont pu constater les efforts physiques qu\u2019il a dû faire pour se rendre au laboratoire.Malgré les exhortations de tous, il a refusé de prendre quelques mois de repos et a préféré donner l\u2019exemple en continuant son travail comme directeur des laboratoires de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.Ayant été un de ses proches collaborateurs durant les dernières années de sa vie, je voudrais aujourd\u2019hui rendre hommage à l\u2019homme et à son œuvre.Le docteur Morin est né en 1896 à Chicoutimi.Après des études classiques au Séminaire de l\u2019endroit, il obtint en 1919 son baccalauréat ès arts.Il fit ses études médicales à l\u2019université Laval qui lui décerna en 1924 son doctorat en médecine.Il entreprit alors des études postuniversitaires en Europe : de 1924 à 1926, à Strasbourg ; de juillet à octobre 1926, à Leeds, en Angleterre ; et en 1926-1927, a Paris.Au cours de ce séjour en Europe, il eut l\u2019occasion de s\u2019initier aux disciplines d\u2019un laboratoire médical et d\u2019acquérir des connais- sances générales qui en avaient fait un homme de grande culture.Il aimait rappeler à ses collaborateurs les souvenirs qu\u2019il gardait de cette période desa vie.Il rencontra, en France, à cette époque, Le professeur Morin.les maîtres incontestés de l\u2019anatomie pathologique française et eut la chance, à Strasbourg, de travailler avec le professeur Pierre Masson.Lorsqu\u2019il écrivit dans le Montréal médical du 1 octobre dev kop pe Le pis | bre = Pk As Of Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 1959 la nécrologie de monsieur Masson, il rappela les journées passées à l\u2019Institut d'anatomie pathologique de l\u2019université de Strasbourg avec Masson, Géry, Oberling, Martin, Diss, Nicod, Houette et Prodanoff.Après un court séjour à Leeds, il passa une année à l\u2019Institut Pasteur de Paris.De retour à Québec en 1927, il était nommé directeur des laboratoires de l\u2019Hôpital du Saint- Sacrement.Il occupa ce poste jusqu\u2019à sa mort.En 1938, il était chargé de cours en bactériologie - [à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, et | devenait, en 1939, professeur titulaire de bactériologie au même endroit.Il occupa cette chaire pendant vingt ans, jusqu\u2019en 1958.Le docteur Morin obtint au cours de sa carrière plusieurs distinctions.En 1931, il devenait membre associé (fellow) du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.En 1950, il avait l\u2019honneur d\u2019être élu membre de la Société royale du Canada.En 1959, la Royal Society of Health, de Londres, en Angleterre, le faisait entrer dans sesrangs.II fut le délégué de l\u2019université Laval au | IV\u201c Congrès international de microbiologie, à | Copenhague, en 1947 ; aux cérémonies de l\u2019anni- | versaire de la mort de Pasteur, à Paris, en 1946 ; au Congrès international du B.C.G., à Paris, en 1948 et au V° Congrès international de microbiologie, à Rio de Janeiro, en 1950.Le docteur Morin a été membre de plusieurs sociétés savantes : Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec ; Société médicale de Québec ; Association francaise pour l'étude du cancer ; directeur scientifique étranger des Archives internationales des brucelloses ; Correspondant de la Société de tuberculose de Paris ; Association des microbiologistes de langue fran- caise ; Société zoologique de Québec ; Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences (ACFAS) ; Société de chimie de Québec ; Association des anatomo-pathologistes de la province de Québec ; Canadian Physiological Society ; Society of American Bacteriologisis ; Canadian Public Health Association; American Association for the Advancement of Sciences ; Canadian Medical Association ; International Society of Hema- LE PROFESSEUR J.-ÉDOUARD MORIN 851 lology ; Société canadienne contre le cancer ; Correspondant de la Société philomatique de Paris ; Association internationale des microbiologistes ; Société de pathologie comparée et d\u2019hygiène générale ; Correspondant de la Société médicale des hôpitaux de Paris ; Comité de nomenclature bactériologique de la Société internationale de microbiologie ; The New York Academy of Sciences.Il faisait partie de l\u2019Association des anatomo- pathologistes de la province de Québec (maintenant l'Association des médecins de laboratoire de la province de Québec) depuis sa fondation.Les moins jeunes se rappelleront sans doute sa participation comme président du congrès de juin 1951, alors qu\u2019il nous avait reçus au Lac Saint- Joseph et qu\u2019il avait présenté un travail sur les oncocytomes des glandes salivaires.Le docteur Morin a été l\u2019un des membres fondateurs du Cercle universitaire de Québec.Il a été secrétaire du Comité France-Amérique de Québec pendant quelques années.Le docteur Morin avait publié une quarantaine de travaux scientifiques dont la liste apparaît à la fin de cette biographie.La lecture des titres des publications du docteur Morin montre bien qu\u2019il s\u2019est toujours intéressé aux disciplines de laboratoire et, parmi celles-ci, surtout à la bactériologie et à l'anatomie pathologique.Il eut le grand mérite d\u2019être à Québec l\u2019un des pionniers dans ces spécialités médicales.Il fit bénéficier le laboratoire de l\u2019hôpital du Saint-Sacrement et le département de bactériologie de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval de ses connaissances, de sa personnalité et de son enthousiasme.Quelques années avant sa mort, pour rendre hommage à la mémoire de Pierre Masson, le docteur Morin entreprit de colliger dans un « Mémorial » toute l\u2019œuvre de ce grand pathologiste et celle de ses principaux élèves.Il y travailla assidûment jusqu\u2019à sa mort.Le « Mémorial Masson », à peu près terminé, comprend trente- quatre volumes, reliés en maroquin bleu, blanc et rouge, couleur du drapeau de la France.Le blanc représente l\u2019œuvre de Masson ; le bleu, celle de l\u2019école strasbourgeoise ; et le rouge, celle de 852 Robert GARNEAU l\u2019école canadienne-française.Le lecteur peut retrouver dans ces volumes plus de sept cents tirages à part des travaux de Masson et de ses élèves.Le docteur Morin avait du caractère.Ceux qui l\u2019ont fréquenté de près ou de loin ont assez souvent réalisé l\u2019ardeur de son tempérament et la franchise de ses remarques.Il aimait la discussion.J\u2019ai servi souvent d\u2019agent de liaison entre lui et un clinicien venu chercher des précisions sur tel rapport histo-pathologique.Nous partions tous les deux pour aller discuter du cas avec le docteur Morin.Celui-ci nous a toujours accueillis avec politesse et a toujours accepté la discussion avec franchise et honnêteté.Ses grandes qualités lui faisaient même accepter l\u2019opinion des plus jeunes.ÉCOLE DE STRASEONRE I En footy cava an 2 Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Le docteur Morin, travaillant à l'Institut Pasteur de Paris, avait appris à connaître l\u2019œuvre scientifique du grand maître de la bactériologie pour qui il avait une admiration sans borne.Récemment, en visitant à Dole la maison natale de Louis Pasteur, j'ai pu y remarquer le nom du docteur J.-Édouard Morin gravé dans la pierre.Il était un bienfaiteur de la maison.Le docteur Morin laissera le souvenir d\u2019un homme qui n\u2019avait pas peur d\u2019exprimer sa pensée.Il avait conservé, malgré son âge et sa santé précaire, l\u2019enthousiasme de la jeunesse.Quelques jours avant sa mort, il élaborait encore quantité de projets.Qu'il me soit permis d\u2019offrir mes sympathies à Madame Morin et à ses enfants, Esther, Jean, Yves, Louis et Lucie.Le « Mémorial Masson ».Lon Ya.pal 3j ILE 2 LE Ip Vil 18 ut Pa, i l'eure ig; 5 tome 00 fatale * Ton de À ème ir {1 ens, EE gr Quelques quantité SU à , Jean, Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 LE PROFESSEUR J.-ÉDOUARD MORIN 853 EB La mort de cet homme de caractère, doué d\u2019une 17.En coll.avec LEMIEUX, R., et LEBLOND, S., Syndrome leu- grande culture, fait disparaître l\u2019une des plus belles personnalités de sa génération.A 10.11.12.13.14.15.16.Robert GARNEAU, M.D., F.R.C.P.(C), professeur agrégé dans le département de pathologie de la Faculté de médecine de Laval et chef du laboratoire d'anatomie pathologique de l'hôpital du Saint-Sacrement.TRAVAUX SCIENTIFIQUES du docteur J.-Edouard Morin (1896-1962) .EnYcoll.avec STEWART, M.J., Chordoma : À review with report of a new sacrococcygeal case, J.Path.Baci., XXIX : 41-60, 1926.En coll.avec STEWART, M.J., Revue générale sur le chordome coccygien, Bull.méd.Qué., p.137, 1928.En coll.avec VALLEE, A., Complications a streptocoque dans la derniére épidémie de grippe, Bull.méd.Qué., p.353, 1929.Lymphogranulome malin, Bull.méd.Qué., p.477, 1929.En coll.avec VALLEE, A., Les milieux sucrés au sucre d\u2019érable en bactériologie, Premier Congrès international de microbiologie de Paris, 1930.La technique anatomo-pathologique dans le diagnostic étiologique des liquides d\u2019épanchement, Arch.méd.-chir.App.resp, VII : n° 3, 1932.En coll.avec LEMIEUX, R., Cancer secondaire du pancréas Bull.méd.Qué., p.20, 1932.En coll.avec PICHETTE, H., et BROUSSEAU, A., A propos, d'un cas d\u2019hydrocéphalie, Bull.méd.Quê., p.221, 1932.Un cas de dysentérie à bacille de Y.Hiss, Bull.Soc.méd.hop.univ.Qué., p.139, 1933, En coll.avec BROUSSEAU, A., et LANGLOIS, M., Un cas de syndrome d\u2019Oppenheim, Bull.soc.méd.hop.univ.Qué., p.111, 1933.En coll.avec Rousseau, L., Caverne géante chez une enfant de huit ans et demi, Bull.Soc.méd.hop.univ.Qué., p.375, 1933.En coll.avec DESMEULES, R., Etat polykystique des poumons avec tuberculose associée, Bull.Soc.méd.hop.univ.Qué., p.180, 1933.En coll.avec Rousseau, L., Cancer des voies biliaires chez un tuberculeux du poumon, Bull.Soc.méd.hôp.univ.Qué., p.265, 1933.En coll.avec Rousseau, A., A propos d'une observation de nodosités sous-cutanées, Bull.Soc.méd.hôp.univ.Qué., p.b4, 1934.En coll.avec LANGLOIS, M., Pleurésie séro-fibrineuse d\u2019origine sérique au cours d\u2019une poliomyélite, Bull.Soc.méd.hôp.Univ.Qué., p.105, 1935.En coll.avec DAGNE AU, P.-C., et PICHETTE, H., Sarcome d\u2019Ewing à point de départ costal, Bull.Soc.méd.hop.univ.Qué., p.129, 1935.(4) 18.19.20.21.22.23.24.25.26.27.28.29.30.31.32.33.34.36.37.38.39.40.cémique au cours d\u2019un lymphosarcome du médiastin, Laval méd., 1 : 24-31, 1936.En coll.avec LEMIEUX, R., et LEBLOND, S., Fièvre ondulante, Laval méd., 1 : 143-148, 1936.En coll.avec BERGER, L., Contribution a l'étude des tumeurs nerveuses.1.Épithélioma ectoblastique à évolution épidermoïde et neuro-épithélio-ganglio-glioma- teuse avec stroma embryonnaire et à point de départ périphérique, Bull.Cancer, 25 : 263-306, 1936.En coll.avec PICHETTE, H., Le problème du cholestérol, Laval méd., 5 : 9-35, 1940.En coll.avec TREMPE, F., et LEMIEUX, J.-M., Deux variétés rares de goitre (thyroidite d\u2019Haschimoto et sarcome lymphoblastique), Laval méd., 8 : 447-452, 1943.Le lait cru vu par le bactériologiste, Laval méd., 8 : 453, 1943.En coll.avec LEMIEUX, R., et NADEAU, H., Infection méningée tuberculeuse et méningococcique, Laval méd., 9 : 295-307, 1944, En coll.avec KELLEY, H.-G., La mononucléose infectieuse, Laval méd.9 : 647, 1944.En coll.avec LEMIEUX, R., et NADEAU, H., A propos de deux cas de suppuration pleuro-pulmonaire traités a la pénicilline, Laval méd., 10 : 23-49, 1945.L\u2019aspect bactériologique des salmonelloses, Laval méd., 10 : 179-193, 1945.La biopsie : son utilité, son interprétation Laval méd., 11 : 403-408, 1946.En coll.avec TURCOTTE, H., Purification biologique de la lymphe vaccinale par la pénicilline, Rev.Canad.Biol., 5 : 648-652, 1946.En coll.avec Turcotte, H., The biological purification of vaccine emulsions by penicillin, Canadian J.Res., 24 : 149-154, 1946.En coll.avec TURCOTTE, H., Purification biologique de la lymphe vaccinale par la pénicilline, Ann.Inst.Pasteur, 73 : 591, 1947.Avec TURCOTTE, H., Influence de la pénicilline sur les spores de certains anaérobies \u2014 Bacille Welchii et Fallax, C.R.Soc.royale, 26 mai 1947.En coll.avec Turcotte, R., Infection tuberculeuse humaine à bacille aviaire (chromogène), Laval méd., 13 : 93- 106, 1648.En coll.avec GAUVREAU, L., Purulent meningitis due to Bacterium Paratyphosum B, type 3a, in a new born, Canad.M.A.J., 60 : 169-171, 1949.Specific action of chloromycetin in the case of Pasteurella Felis infection in man, Trans Royal Soc.Canada, XLIV : 81-88, 1950.En coll.avec LEBLOND, $., et FISET, E., Bronchopulmonary candidosis (Moniliasis), Canad.M.A.J., 65 : 115-118, 1951.En coll.avec GAUVREAU, L., et ROGER, J.-P., Serological studies of a case of « primary » typhoid osteomyelitis treated with chloramphenicol, Canad.M.A.]J., 65 : 115-118, 1951.En coll.avec Potvin, A., Thirty-five cases of human anaerobic infections, Can.J.Pub.Health, 48 : 317-322, 1957.De la «microbie » à la microbiologie, Laval méd, 23 : 181-212, 1957.In Memoriam : Professeur Pierre Masson, méd., pp.11-18, (oct) 1959.Notes de bactériologie, l'° édition, 1942, 2\u20ac édition, 1947.Montréal CAS 34-854\u201d La patiente, une ménagère de 50 ans, est admise à l\u2019hôpital semi-comateuse.L'histoire succincte que nous obtenons à l\u2019admission nous donne les informations suivantes : 1.Épisode grippal, ayant débuté soixante- douze heures antérieurement et pour lequel la patiente n\u2019aurait pris qu\u2019une dose très modérée d\u2019acide acétylsalycilique ; 2.Douze heures avant son admission, la patiente aurait été très légèrement somnolente, sans plus ; 3.Ce matin, au réveil, son fils aurait été incapable de la tirer de son sommeil.Examen physique à l\u2019admission : 1.Semi-coma ; température, 102°F.; 2.Pouls périphérique et tension artérielle imperceptibles ; 3.Froideur des extrémités ; 4.Absence de poils axillaires et pubiens ; la queue des sourcils est disparue ; 5.Pâleur cireuse et bouffissure du visage ; 6.Respiration : 16/minute ; râles pulmonaires à la base droite ; 7.Bruits cardiaques sourds, réguliers, 120/minute.Le reste de l\u2019examen physique est négatif, y compris l\u2019examen neurologique.L\u2019hémoglobine est à 11 grammes.La patiente reçoit de l\u2019oxygène., * La discussion de cette séance anatomo-clinique a été dirigée par le docteur Jacques Chabot, médecin assistant des Hôpitaux de Paris, professeur invité par la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.SÉANCE ANATOMO-CLINIQUE DE L'HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC Jean-Louis BONENFANT et Jean BEAUDOIN rédacteurs Les renseignements obtenus nous apprennent qu\u2019à l\u2019âge de vingt-trois ans, la malade a fait une hémorragie importante de la délivrance.Après un court délai, se sont installées l\u2019aménorrhée et la chute des poils.Depuis lors jusqu\u2019à ce jour, on remarque de la frilosité, un ralentissement tant psychique que locomoteur, un manque d\u2019appétit et de la pâleur des téguments.Il y a deux ans, la malade fut hospitalisée pour de l\u2019anémie et de l\u2019hypothyroïdie, puis elle reprit son train de vie normal avec une médication apparemment thyroïdienne, prise de façon irrégulière.La patiente est traitée avec 2 000 cm8 de soluté mixte auquel on ajoute des corticoïdes.Vers le milieu de l\u2019après-midi, elle redevient consciente.Elle reconnaît son entourage, se dit bien : la tension et le pouls demeurent cependant imperceptibles.Dans la soirée, pour lutter contre l\u2019hypotension qui persiste, on emploie sans succès la noradrénaline, puis le métaraminol qui réussit à maintenir la pression aux environs de 100 mm de Hg.La radiographie pulmonaire faite au lit montre un voile de toute la base droite avec des traînées d\u2019aspect congestif.L\u2019électro-cardio- gramme se lit comme suit : Rythme régulier à 115/min.Bas voltage des ondes rapides et modifications non spécifiques diffuses de la phase terminale sur les deux plans.Les examens de laboratoire pratiqués pourront être consultés à la fin de la présentation du cas.Dans la soirée, la patiente devient agitée et désorientée.Les corticoïdes sont administrés par voie intraveineuse (hydrocortone 100 mg aux Lin Voté La il de ole ep gl qi P[FTET-IS JF TE - ss LD / DOIN ide NE fine is dla 5, 0 tant pi Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 trois heures.) La diurèse, pour les premières vingt-quatre heures, est de l\u2019ordre de 15 à 20 cm.La patiente reçoit des antibiotiques et la température rectale descend à 96°F.Les périodes d\u2019agitation sont importantes et suivies de somnolence.Le coma réapparaît et devient de plus en plus profond dans les jours suivants.Au quatrième jour d\u2019hospitalisation, on commence l\u2019administration de tri-iodo-thyronine (TIT) par voie intraveineuse (50 à 100 micro- TEMP U*FAREN.RECTALE) TA (MW, HG) DIURESE 18 CC 48 COMA - actes * ARAMINO.30 wom 140 00 ve ° Figure 1.\u2014 Observations cliniques chez la patiente.grammes aux huit heures).La température remonte à la normale, la froideur de la peau disparaît et la pression se maintient à un niveau plus élevé.Comme l\u2019anurie persiste et que l\u2019azotémie et la kaliémie sont élevées, on pense à une séance de dialyse rénale.Elle est effectuée le sixième jour.Le taux du potassium sanguin s\u2019abaisse, mais l\u2019azotémie demeure au même niveau.Malgré une médication soutenue, le coma et l\u2019anurie persistent.Lors de la neuvième journée CAS 34-854 855 d\u2019hospitalisation, les signes vitaux s\u2019altèrent progressivement et la malade décède (figure 1).Les différents examens de laboratoire pratiqués au cours de l\u2019hospitalisation donnent les résultats suivants : Jour 1 : Hémoglobine : 11,5% ; Globules rouges : 3680 000 ; 36% 3 Globules blancs : 12 200 ; Azotémie : 0,47 g %o (0,25 - 0,50) ; Glycémie : 132 mg % (soluté glucosé en cours) ; Potassium : 5,2 mEq/l ; Sodium : 140 mEq/1 ; Urines : citrin sale, trouble ; Densité : 1012 ; Réaction acide ; Albumine : 2,75 g %».Hématocrite : Jour 3 : Azotémie : 1,27 g%o ; Potassium : 8,0 mEq/l ; Sodium : 143 mEq/1; Cholestérol : 320 mg %.Jour 5 : Azotémie : 2,76 %o : Formule sanguine : Hémoglobine : 11,25% ; Globules rouges : 3 650 000 ; Globules blancs : 14 300 ; Polynucléaires : neutrophiles : 68% ; éosinophiles: 2%; stabs : 11%; Métamyélocytes neutrophiles : 2% ; Myélocytes neutrophiles : 2% 3 Lymphocytes : 14% ; Monocytes : 1%.Examens radiologiques : Jour 1 : mn + .Cœur et aorte : exagération de l'arc moyen.Cœur augmenté de volume. 856 Poumons : gauche : normal ; droit : voile de toute la base avec trainée d\u2019aspect congestif.Jour 5: Poumons : normaux.Radioscopie cardiaque, examen de fortune en position de décubitus ; les pulsations cardiaques sont visibles en fluoroscopie et sont d\u2019aspect normal.Docteur Jacques Chabot : L'observation que nous venons de lire est tout à fait caractéristique d\u2019une nécrose hypophysaire du post partum ou maladie de Sheehan.A 23 ans, cette patiente a présenté une hémorragie de la délivrance suivie d\u2019aménorrhée définitive, de chute des poils, de pâleur, de frilosité, de régression génitale et d\u2019un ralentissement considérable de son activité.Lors d\u2019une précédente hospitalisation, comme cela arrive, le tableau clinique est confondu avec celui de l\u2019hypothyroïdie, la malade est traitée par l\u2019extrait thyroïdien ; cette thérapeutique n\u2019apporte aucune amélioration véritable et n\u2019a pu, bien entendu, prévenir le coma mortel qui nous occupe aujourd\u2019hui.Ce coma, sans signe neurologique, paraît avoir été précédé par une hyperthermie de deux ou trois jours.Il est accompagné au moment de l\u2019hospitalisation, d\u2019un collapsus cardio-circulatoire et d\u2019une anurie pratiquement complète.Malgré la réhydratation massive, la cortico- thérapie intraveineuse, une dialyse rénale, la mort survient au neuvième jour.Nous devons discuter l\u2019étiopathologie de chacun des éléments pour comprendre la cause de ce coma et son évolution fatale.Le docteur Fernand Labrie va tout d\u2019abord discuter de la nature du coma.Docteur Fernand Labrie : Nous avons à discuter ici le cas d\u2019une patiente âgée de cinquante ans qui est conduite à l\u2019hôpital pour un épisode de semi-coma noté depuis douze heures et précédé d\u2019un syndrome grippal depuis environ trois jours.Notre discussion de l\u2019étio- Jean-Louis BONENFANT - Jean BEAUDOIN Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 logie du coma aura d\u2019ailleurs une orientation spéciale, vu l\u2019histoire antérieure d\u2019un syndrome de Sheehan ayant évolué de façon caractéristique depuis l\u2019âge de vingt-sept ans, traité depuis deux ans comme une hypothyroïdie par les extraits thyroïdiens.Le tout est confirmé par des signes précis notés lors de l\u2019admission : bouffissure du visage, pâleur cireuse et absence totale de poils axillaires et pubiens.En dehors des symptômes et signes de panhypo- pituitarisme, ce semi-coma s'accompagne d\u2019une température à 102°F., d\u2019un pouls et d\u2019une tension artérielle imperceptibles et d\u2019une absence de signes neurologiques.Ces données nous permettent d\u2019éliminer toutes les causes de coma avec signes d\u2019irritation méningée ou signes de localisation neurologique.L\u2019insuffisance cardiaque primaire ne peut pas être incriminée ici, en raison de l\u2019évolution trop rapide et de l\u2019absence de signes de stase périphérique et pulmonaire.La téléradiographie du cœur pratiquée au lit de la patiente semble montrer un cœur augmenté de volume.L\u2019électrocardiogramme révèle un bas voltage de toutes les dérivations des plans horizontal et frontal.L\u2019hypothyroïdie peut conduire à un certain degré d'insuffisance cardiaque d\u2019allure chronique avec gros cœur, mais habituellement, le cœur est petit lors du panhypopituitarisme.Les signes électro-cardiographiques sont aussi compatibles avec un épanchement péricardique que l\u2019on rencontre d\u2019ailleurs fréquemment dans le myxædème, mais non dans l\u2019hypopituitarisme.D'ailleurs, la fluoroscopie cardiaque montre des pulsations cardiaques normales, ce qui élimine un épanchement péricardique assez important pour entraîner de l\u2019insuffisance cardiaque, mais ce qui n\u2019élimine pas la présence d\u2019un petit épanchement.Ainsi, la cardiomégalie, si elle est réelle ne trouve pas d'\u2019explications raisonnables ici.L'histoire antérieure ne mentionne pas de troubles hépatiques susceptibles de conduire à un coma hépatique, et l\u2019azotémie à la limite supérieure de la normale n\u2019expliquerait pas un coma urémique, bien que la patiente soit anurique lors de l\u2019admission.a amram 5 Na ps com &S sont Ia [hp ii entre ke Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 : Nous en arrivons donc à étudier les facteurs plus spécifiques habituellement responsables du coma chez les patientes atteintes du syndrome de Sheehan.Les facteurs les plus importants sont : les interventions chirurgicales, l\u2019anesthésie, la rétention aqueuse, la déplétion en sodium, l\u2019hypothermie, l\u2019infection, l\u2019anoxie cérébrale, les médicaments et le choc circulatoire (2).1.La rétention aqueuse chez ces malades peut entraîner de la léthargie et conduire au coma (19).Ce trouble de l\u2019excrétion de l\u2019eau est lié au défaut de cortisol, causant une hyperhydratation cellulaire, une hypo-osmolarité des liquides extra- | cellulaires et surtout marqué lors de l\u2019insuffisance surrénalienne aiguë (3) ; ce phénomène d\u2019hyper- hydratation cellulaire peut être soupçonné ici, mais ne peut pas être prouvé par les examens de laboratoire qui sont relativement normaux pour | une patiente présentant de l\u2019anémie.2.La déplétion en sodium a été décrite comme | pouvant précipiter un coma chez ces patientes, tout spécialement lorsqu\u2019il y a perte de sodium lors de gastro-entérite (3).Dans ce cas, la natré- mie est normale et la réponse hypertensive du métaraminol suppose la présence d\u2019aldostérone en quantité suffisante, ce qui rend ce facteur beaucoup moins vraisemblable.3.L\u2019hypothermie peut être la cause déclen- chante d\u2019un coma chez ces patientes atteintes d'insuffisance thyroïdienne secondaire (11).Certaines de ces patientes deviennent même confuses après exposition au froid, et l\u2019état de conscience redevient normal après élévation de la température (11).Ce facteur n\u2019était évidemment pas en cause lors de l\u2019admission de la patiente, car la température était a 102°F.Toutefois, après l\u2019usage des antibiotiques, on constate une hypothermie modérée qui n\u2019a pu avoir une influence notable sur le tableau clinique actuel.4.Les patientes présentant de l\u2019hypopituita- risme ont une glycémie généralement abaissée et sont enclines à présenter des épisodes hypoglycé- miques spontanés'ou déclenchés par une infection ou encore par l\u2019injection d\u2019une dose même légère d\u2019insuline (17).Nous ne pouvons prouver ici l\u2019influence d\u2019un tel facteur, car la glycémie à CAS 34-854 857 132 mg a été prise alors que la patiente recevait un soluté glucosé.Toutefois, l\u2019épisode infectieux et la diminution probable de l\u2019alimentation pendant les trois jours précédant l\u2019admission sont en faveur d\u2019un épisode hypoglycémique que suggère la constatation d\u2019un retour à un état de conscience sensiblement normal après infusion de soluté mixte.Cette dernière action est cependant bien plus vraisemblablement due aux grandes quantités de corticostéroïdes contenus dans le soluté.5.L\u2019infection est fréquemment le facteur étiologique d\u2019un coma hypophysaire en entraînant un stress auquel l\u2019axe hypophyso-surrénal ne peut répondre (2).L'épisode infectieux semble bien ici exister, et c\u2019est d\u2019ailleurs le seul élément connu ayant précédé l\u2019altération de l\u2019état de conscience.Cette infection a précipité une crise d'insuffisance surrénalienne qui est reconnue comme étant le mécanisme le plus important du coma hypophysaire.Il est admis que l\u2019administration de cortisone exogène peut prévenir tous les troubles de la conscience lors d\u2019insuffisance surrénalien- ne (9).L\u2019électro-encéphalogramme montre gue le ralentissement des décharges électriques du cerveau dans l'insuffisance surrénalienne est réversible par la cortisone (4).Cette insuffisance peut être prouvée ici par l\u2019amélioration importante de l\u2019état de conscience notée après l\u2019injection de corticostéroides.Docteur Jacques Chabot : Selon H.L.Sheehan, les comas rencontrés au cours de l\u2019évolution d\u2019une nécrose ischémique de l\u2019hypophyse sont de trois types : 1.Les comas hypoglycémiques : Ces comas sont fréquents, souvent itératifs, mais rien dans ce cas ne permet de retenir cette hypothèse.2.Les comas avec dérangement thermique : Les comas hypothermiques rappellent ceux du myxcedéme.L\u2019hypothermie est profonde, inférieure à 95 ou 90°F., accompagnée d\u2019une disparition presque complète du pouls et d\u2019une tensio 858 artérielle imprenable ; les électrolytes sanguins sont à des taux normaux.La guérison est obtenue par les bains chauds et la cortisone, mais la mort survient dans 25 pour cent des cas.Il existe à l\u2019autopsie dans la moitié des cas une atrophie extrême de la surrénale, mais non de la thyroïde.Les comas hyperthermiques ne sont pas toujours consécutifs à une infection.L\u2019hyperthermie atteint 102 à 104°F, La tension est basse mais le collapsus, l\u2019anurie, les dérangements électrolytiques manquent habituellement.La guérison est fréquente grâce aux antibiotiques associés à la cortisone, mais la mort survient parfois au huitième jour.Le tableau clinique de notre patiente a rapidement été beaucoup plus grave du fait de l\u2019anurie, du collapsus, que celui de ces comas hyper- thermiques.3.Les comas avec troubles hydroélectrolytiques : Ces comas sont précédés d\u2019anorexie, de vomissements, souvent de convulsions.Le collapsus circulatoire avec effondrement tensionnel et anurie est précoce.Les examens complémentaires montrent une natrémie un peu basse, une kaliémie élevée, une augmentation progressive de l\u2019urée et de petits globules rouges épais, avec une augmentation de la concentration d\u2019hémoglobine globulaire moyenne, circulant dans un plasma hypotonique.Ce coma est très grave.La mort est fréquente.Bien que les dosages électrolytiques n\u2019aient pas montré chez notre patiente les modifications qu\u2019on attend dans l\u2019insuffisance surrénale aiguë, notamment l\u2019hyponatrémie, le tableau clinique, le collapsus, l\u2019anurie, la tendance à l\u2019hyperkaliémie nous évoquent ce type de coma.L\u2019irréversibilité, malgré les doses massives de cortisone serait en faveur d\u2019une hyperhydratation cellulaire irréversible, empêchant l\u2019extrusion du sodium, mais il faut bien dire que la physiopathologie de ce type de coma reste mal élucidée.Nous allons maintenant demander au docteur Nicol Ouellette de discuter la cause déclenchante du coma.Jean-Louis BONENFANT - Jean BEAUDOIN Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Docteur Nicol Ouellette : Étant donné l\u2019importance du facteur infectieux, nous allons maintenant tâcher d\u2019en élucider le siège et la nature.En partant d\u2019une fièvre à 102°F.et d\u2019une leucocytose à 12 200/mm3 lors de l\u2019admission, différentes possibilités peuvent être discutées.Le tracé électro-cardiographique et la radiographie cardiaque sont compatibles avec une péricardite, mais l\u2019examen physique et la fluoro- scopie cardiaque nous orientent plutôt vers une hypothyroïdie qui pourrait expliquer ce bas voltage dans toutes les dérivations.Certains signes, tels l\u2019anurie, une azotémie à la limite supérieure de la normale et une albuminurie à 2,75 g pour mille attirent notre attention du côté de l\u2019arbre urinaire.Même si un épisode infectieux banal peut provoquer une anurie brutale chez un brightique, nous n\u2019avons vu ni les éléments d\u2019une néphrite lors d\u2019une hospitalisation antérieure, ni une histoire d\u2019œdème ou d\u2019hypertension artérielle ; l\u2019absence de globules rouges, de cylindres épithéliaux, granuleux et hématiques dans les urines vont de pair avec cette façon de raisonner.L\u2019absence de pus élimine la pyélo- néphrite.Différentes raisons nous portent à croire à une infection pulmonaire, notamment : a) la présence d\u2019un foyer congestif pulmonaire droit à l\u2019auscultation ; b) l\u2019aspect d\u2019un voile de la base droite avec traînée d'aspect congestif à la radiographie.L\u2019évolution remontant apparemment à soixante- douze heures et la réponse immédiate aux antibiotiques nous aideront à identifier la nature de cette infection pulmonaire.Les infections pulmonaires les plus communes sont : 1.Les pneumopathies bactériennes ; 2.Les pneumonies à virus ; 3.La tuberculose pulmonaire ; 4, La blastomycose, l\u2019actinomycose et les autres infections à champignons ; D.Les abcès pulmonaires.Nous pouvons certainement exclure dans le cas actuel l\u2019abcès pulmonaire qui nous aurait permis pat We de Lig Sg ay i fie i |g Fle dj Huey US Up a vol éme à > dl tin Die il 8 ele Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 de trouver une cavité bien circonscrite dans le | poumon.L\u2019actinomycose, la blastomycose et les autres infections à champignons ont une allure plus chronique.La tuberculose pulmonaire aiguë n\u2019aurait pas répondu aussi bien aux antibiotiques.Par ailleurs, les pneumonies à virus n\u2019entraînent habituellement pas une élévation de la leucocytose et répondent mal aux antibiotiques.| Ce tableau d\u2019infection pulmonaire avec régres- | sion rapide des signes et symptômes dès l\u2019usage ; des antibiotiques nous oriente plutôt vers une \u2018 infection d\u2019étiologie bactérienne.Parmi ces dernières, vu le syndrome grippal et la réponse si | rapide aux antibiotiques, nous sommes portés a penser à une pneumonie à pneumocoque à ses | débuts, et qui a probablement complètement | régressé avant la mort de la patiente.| Docteur Jacques Chabot : j Ainsi, la fièvre initiale, les constatations clini- | ques et radiologiques en plus de la leucocytose | nous conduisent à incriminer une pneumopathie bactérienne comme facteur déclenchant du coma.Dès la première journée d\u2019hospitalisation, le collapsus et l\u2019anurie ont marqué gravement le tableau clinique.Les docteurs Fernand Labrie et Blaise Audet vont successivement discuter la cause et les conséquences de ces états.i Docteur Fernand Labrie : Cette infection pulmonaire d'intensité modérée a précipité un état de collapsus circulatoire sévère | d\u2019une durée d\u2019au moins six heures ; celui-ci va expliquer l\u2019évolution rebelle de ce coma hypo- | physaire qui n\u2019a répondu que temporairement à un traitement approprié fait de solutés glucosés | | et de corticoides.| res | | fl i 3% i Nous devons supposer que des lésions cérébrales pratiquement irréversibles étaient déjà constituées lors de l\u2019institution du traitement.L'\u2019agitation et la confusion notées au cours de la première soirée sont probablement d\u2019ordre psychologique (9) et causées principalement par l\u2019anoxie cérébrale.Ces symptômes sont bientôt suivis d\u2019un coma progressif d\u2019une durée de huit jours.CAS 34-854 859 Le cœur, et spécialement le foie et le rein ont dû être le siège de lésions de dégénérescence par anoxie.L\u2019administration de triiodothyronine a pu contribuer à augmenter les lésions dégénératives surtout au niveau du foie et du rein d\u2019une part, à cause de son action hypermétabolisante qui accroît les besoins en oxygène de cellules déjà anoxiques et, d\u2019autre part, du fait d\u2019une action toxique directe.Docteur Blaise Audet : Nous allons essayer maintenant de déterminer l\u2019étiologie de l\u2019anurie chez cette patiente.En considérant les causes possibles d\u2019anurie chez elle, nous éliminons d\u2019emblée les anuries postrénales par lésion des voies excrétrices, car l\u2019histoire et la symptomalogie he nous orientent nullement de ce côté.Les anuries rénales ou sécrétoires retiendront un peu plus longtemps notre attention.Parmi elles, nous éliminons les syndromes chroniques considérant l\u2019histoire, l\u2019absence d\u2019œdème et d\u2019hypertension et les valeurs normales de l\u2019azotémie et de la kaliémie lors de l\u2019admission de la patiente à l\u2019hôpital.Parmi les maladies rénales aiguës, disons que l'absence d\u2019œdème, d\u2019hypertension, d\u2019hématurie et de cylindrurie sont de sérieux indices contre le diagnostic de néphrite aiguë infectieuse.La néphrite aiguë par intoxication exogène est par ailleurs peu probable si l\u2019on tient compte du fait que la patiente n\u2019avait pris comme toute médication, qu\u2019une dose très modérée d\u2019aspirine.L'insuffisance rénale aiguë fonctionnelle rencontrée surtout dans l\u2019état de déshydratation n\u2019est pas non plus à retenir, car si tel avait été le cas, il y aurait eu une reprise, du moins partielle, de la diurèse après hydratation convenable.Pour ce qui est des anuries d\u2019origine nerveuse, traumatique, ou hémolytique, l\u2019absence d\u2019hémolyse, d\u2019hématurie et l\u2019anamnèse nous les font rejeter.Nous demeurons donc avec l\u2019anurie par trouble de la circulation rénale, ce qui est fort plausible, si nous considérons que le signe qui a su garder la vedette au cours de toute l\u2019hospitalisation a été le choc circulatoire. 860 Jean-Louis BONENFANT - Jean BEAUDOIN La réponse rénale à l\u2019hypotension est une diminution du débit sanguin et une vasoconstriction.La diminution du débit sanguin amène une diminution de la filtration et de l\u2019ischémie rénale qui, selon son importance et sa durée, conduit à la nécrose du néphron inférieur ou nécrose tubulaire aiguë.La symptomatologie de la nécrose tubulaire aigué cadre bien avec celle de notre patiente.En effet, l\u2019anurie qui est au premier plan du tableau clinique et qui s\u2019explique par une diminution du taux de filtration ainsi que par la perte de la réabsorption sélective du filtrat glo- mérulaire constitue le principal élément.La présence d\u2019urines troubles, riches en protéines, avec une densité à 1 012, du syndrome urémique consécutif avec hyperkaliémie, l\u2019absence d\u2019ædème et, enfin, le dénouement fatal vers le neuvième jour sont autant de signes qui peuvent être attribués à la nécrose tubulaire aiguë.Il serait intéressant de se demander avant de terminer, si la patiente dans un stade plus avancé, n\u2019aurait pas présenté une nécrose corticale bilatérale.On sait en effet que, même si la nécrose corticale bilatérale se rencontre surtout durant la grossesse, elle a été rapportée chez des personnes non enceintes soumises à une ischémie rénale importante et prolongée.La question est d\u2019autant plus à point que la patiente a reçu de la triiodo-thyronine qui aurait pu jouer un rôle favorisant en augmentant les besoins en oxygène des tissus.Nous devons dire qu\u2019il nous est impossible de répondre à cette question mais que l\u2019absence d\u2019hématurie nous en fait douter fortement.En conclusion, nous croyons que l\u2019anurie s\u2019explique ici par une nécrose tubulaire aiguë.Docteur Jacques Chabot : Pour ma part, je pense que le collapsus circulatoire et l\u2019anurie sont liés initialement aux troubles hydroélectrolytiques.Le panhypopituitaris- me s'accompagne d\u2019une réduction de la sécrétion d\u2019aldostérone d\u2019environ un tiers, d\u2019une adaptation persistante, mais insuffisante aux pertes sodiques (14) et aussi d\u2019une perte insensible du capital sodique (10).Il existe de plus, du fait de la carence en cCortisol, une opsiurie avec rétention Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 d\u2019eau libre susceptible d\u2019entraîner un syndrome d\u2019intoxication par l\u2019eau avec coma (1).L\u2019hypo- volémie conduit au collapsus et à l\u2019anurie, cette dernière est aggravée par l\u2019hyperhydratation cellulaire.La nécrose tubulaire aiguë qu\u2019envisage Blaise Audet cadre bien avec l\u2019irréversibilité de l\u2019anurie dans le cas de notre patiente.Nous demanderons maintenant au docteur Fernand Labrie la cause immédiate du décès et de résumer les diagnostics cliniques.Docteur Fernand Labrie : Comme cause immédiate de décès, nous pourrions invoquer une légère surcharge hydrique qui aurait pu conduire à de l\u2019œdème pulmonaire, ce qui paraît peu probable ici, L\u2019intoxication potassique a pu jouer un certain rôle, mais la cause principale est probablement une acidose métabolique sévère précipitée par la rétention de produits azotés par anurie, et une insuffisance hépatique.Le coma profond des derniers jours s\u2019explique par ce coma métabolique et urémique surajouté au coma hypophysaire.Diagnostics cliniques : Maladie de Sheehan ; Infection pulmonaire bactérienne ; Coma hypophysaire ; Insuffisance hépatique ; Anurie ; Acidose métabolique et urémique.Docteur Jacques Chabot : Je voudrais ajouter quelques précisions : 1.Au niveau de l\u2019hypophyse antérieure, le reliquat cellulaire ne dépassera pas un à deux pour cent de la glande, localisé en avant de la tige, au voisinage de la pars tuberalis.Ce reliquat est fonctionnel, formé de cellules chromophobes et amphophiles.Il existera aussi une mince couche sous-capsulaire, nourrie par diffusion, mais non fonctionnelle.2.Dans ces formes très anciennes, on peut constater, selon H.L.Sheehan, une atrophie partielle du lobe postérieur et des noyaux supra- optique et paraventriculaire de l\u2019hypothalamus.Lot Yo.| fig dde ding 4 [Oe im (ety ti Laval Médical | Vol.34 - Sept.1963 CAS 34-854 861 Figure 2.\u2014 Sclérose intense de l\u2019hypophyse antérieure Figure 4.\u2014 Les cellules de l\u2019hypophyse antérieure qui avec persistance d\u2019un males liséré de cellules épithé- persistent, sont dissociées par un liquide d\u2019cedéme.Figure 3.\u2014 Sclérose intense de l\u2019hypophyse antérieure Figure 5.\u2014 Foie : nécrose centro-lobulaire.avec persistance d\u2019un mince liséré de cellules épithéliales. 862 Jean-Louis BONENFANT - Jean BEAUDOIN Laval Médical Vol, 34 - Sept.1963 Figure 6.\u2014 Pigments noirâtres de nature X dans les cellules de Kupffer.3.Il existe des cas d\u2019atrophie extrême des surrénales, au sein desquelles la médullaire est invisible.On connaît mal les particularités cliniques de ces cas, mais je me demande si le coma mortel qu\u2019a présenté notre malade ne peut être attribué à ce type de lésion.4.Au niveau des ovaires, après 45 ans, les follicules primordiaux résiduels ont disparu.5.Je ne vois pas de raison clinique ou biologique de suspecter une dégénérescence centro- lobulaire du foie.Elle est cependant rendue possible par la longue anoxie, par l\u2019administration de doses importantes de tri-iodo-thyronine.On connaît en effet, l\u2019action expérimentale hépato- toxique de l\u2019hormone thyroïdienne et la possibilité des lésions dégénératives périportales au cours de la thyréotoxicose (8).Docteur Jean-Louis Bonenfant : Une autopsie est pratiquée deux heures après la mort.Les téguments sont légèrement ictériques et aux chevilles, il y a un œdème modéré.Figure 7.\u2014 Néphrose du néphron distal.La thyroïde est uniformément atrophique (8 g).Les poumons (gauche : 200 g ; droit : 240 g) sont bien aérés.Le cœur (235 g) est atrophique et le feuillet péricardique viscéral est dépoli et rugueux (fibrine).La cavité péritonéale contient 200 cm3 d\u2019un liquide citrin.Le foie (975 g) est modérément ferme.La rate (160 g), les reins (120 et 140 g), le pancréas (115 g) ne présentent aucune particularité macroscopique.Les surrénales sont très atrophiques (2 g chacune) de même que l'utérus et les ovaires.Le cerveau est normal.L\u2019hypophyse est très petite.Au microscope, l\u2019hypophyse antérieure est en grande partie détruite et remplacée par du tissu scléro-hyalin, de type cicatriciel.La majorité des cellules épithéliales qui persistent sont chromo- phobes et sont parfois dissociées par un liquide d\u2019œdème (figures 2, 3 et 4).Au foie, il y a une lésion centro-lobulaire très marquée caractérisée par une dégénérescence cel- | La Tl I Ith i (on by el D {ig êt, hi ih (iy dia UN Laval Médical CAS 34-854 863 Vol.34 - Sept.1963 Figure 8.\u2014 Surrénale : aspect de la corticale où seule la couche glomérulaire persiste.lulaire allant sur plusieurs endroits jusqu\u2019à la nécrose (figure 5).Les cellules hépatiques, au contact de ces foyers nécrotiques, présentent une dégénérescence graisseuse marquée et plusieurs cellules de Kupffer contiennent un abondant pigment noirâtre irrégulier dont on ne peut préciser la nature (figure 6).Dans plusieurs cellules hépatiques, il y a un abondant pigment ferrique et, autour des canaux biliaires, il y a souvent une infiltration lympho-plasmocytaire.La rate contient des foyers d\u2019érythropoiése et plusieurs macrophages bourrés de pigments sanguins, À l\u2019examen histologique des reins, on note une dégénérescence granuleuse tubulaire proximale et dans la lumière des néphrons distaux, plusieurs cylindres hématiques avec dégénérescence épithéliale marquée (figure 7).Les surrénales sont très atrophiques, la médullaire étant presque entièrement disparue ; quant à la corticale, seule la couche glomérulaire persiste (figure 8).L\u2019utérus et les ovaires sont atrophiques et on ne retrouve que de très rares cicatrices scléreuses de corps jaune.En conclusion, il s\u2019agit d\u2019une sclérose de type cicatriciel du lobe antérieur de l\u2019hypophyse avec atrophie des surrénales et des organes génitaux.L'autopsie a révélé en plus une néphrose du néphron distal et une hépatite centro-lobulaire.BIBLIOGRAPHIE BRUEGER, Y., ERNST, J.P.D, et ENGEL, E., Intoxication par l\u2019eau avec coma dans un syndrome de Sheehan, Praxis, 48 : 430, 1958.2.BRUNET, J., Coma hypophysaire, Laval méd., 33 : 159- 162, (mars) 1962.3.CAUGHEY, J.E,, et GARROD, O., Coma and allied disturbances of consciousness in hypopituitarism, Brit.M.J., 2 : 554, 1954.4.DauGcHADAY, W.H., The adenohypophysis, in Textbook of endocrinology, 3% éd., pp.11-19, Williams, 1962.5.EFFERSE, P., RAASCHOU, F.et THOMSEN, A.C., Bilateral renal cortical necrosis, Am.J.Med., 33: 455, (sept.) 1962.6.ENGSTRÔM, W.W., Reappearance of menstruation and gonadotropins with treatment of secondary the thyroid and adenocortical failure and Sheehan\u2019s syndrome, J.Clin.Endocr, 21 : 1007-1009, (août) 1961.7.GARINS, A., Le syndrome de Sheehan, Vie méd., 41: 1232-1241, (nov.) 1960.8.KLotz, H.P., et DaRNIS, F., Les lésions hépatiques au cours de l\u2019hyperthyroïdie, Ann.Endocr, 21 : 276, 1960.9.Lounp, M.B., et HINTON, J.M, Hypopituitary coma and psychosis, Lancet, 1 : 408-409, (20 fév.) 1960.10.LUNDBÆK, K., MarMros, L., et RASMUSSEN, F., Pituitary coma with deshydration and loss of salt, Acta Med.Scand., 160 : 491, 1958.11.MARSHALL, R.J., et McCaUGLEY, W.T.E., Hypother- mic myxedema with muscle damage and acute renal tubular necrosis, Lancet, 2 : 754, 1956.12.PASTEUR, Vallery-Radot et DE LAFONTAINE, P., Anurie, in Précis des maladies des reins, chap.4, pp.109-121, 1962.13.RoBiNs, Textbook of Pathology, pp.161-170, 1957.14.Romani, J.D., La physiopathologie du métabolisme de 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Skinner, and other colleagues, namely Professor Murray Barr who was recently focused in the public eye when he won the Kennedy award for his scientific research on chromatin.Like you I am a Canadian ; the only difference is that I was born, brought up and educated in another part of this vast Country, the French area of our dear Canada.We are all medical people, indeed, but we express our knowledge in a different language, that in which our mother taught us to pray.Both groups to-day are the indispensable instrument of understanding and unity in Canada.For twenty years I have met and talked with people in Canadian universities and, believe me, human contacts have always been amazingly easy, even though we have, once in a while, some difficulty in understanding one another\u2019s language as all of us are not bilingual.Nevertheless, we have a common denominator, a common ground on which we can strive to win the battle of unity, by preserving our original culture and by pooling our assets and achievements for the benefit of Canadian civilization ; let each of us develop to the maximum his individual characteristics, social, cultural and religious \u2014 « Notre langue, notre foi et nos traditions.» So much the better for our beautiful country.* Conférence prononcée par le professeur Pierre Jobin lors de la journée annuelle de la Osler Society, a la University of Western Ontario, à London, le 8 mars 1963.HISTOIRE DE LA MÉDECINE Pierre JOBIN Professeur titulaire d\u2019anatomie, Faculté de médecine, université Laval When I first went to McGill I was eagerly invited to pay a visit to the special medical library entirely devoted to the personal library of Sir William Osler, the Osleriana \u2014 1 was not little surprised to see a collection of 7 964 volumes and publications of all kinds, although I already knew that Osler was one of our greatest names in Medicine, and particularly that he was one of the rare initiators of to-day\u2019s scientific standards of medicine.1 was shown by the librarian, Prof.Francis, some incunabulz of incalculable value and I was deeply impressed by one of them De Corporis Humani Fabrica, commonly called Fa- brica, by Vesalius, with the following inscription signed by Osler : « I am glad to be able to send this beautiful copy of the first edition to the library of my old school, in which anatomy has always been studied in the Vesalian Spirit \u2014 with accuracy and thoroughness.» Of course we know that, in the English Who's who, Osler assigns « bibliography » as his recreation.A hobby?Maybe, but his historical and bibliographical knowledge constituted an essential part of his rich equipment as an inspiring teacher and student of medicine.His favorite method was to integrate history into scientific lectures rather than dispensing systematic lectures on the history of medicine.Moreover, he was a book-lover, a true bibliophile.He would buy both the original and the last editions rather than only the latter.Therefore, I was not surprised to learn that, apart from his gift of several thousand volumes to McGill, he also donated two collections of books | and he edited 20 volumes.Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 to the Johns Hopkins Hospital : one on modern cardiology, vascular and blood diseases, tuberculosis, etc., the other on English literature.He personally has to his credit more than 1 000 publications dealing mainly with medicine (pathol- | ogy, internal medicine and medical education) ; | but he was also a literary writer (144 papers) He was incredibly prolific : he himself published ten times more papers than his colleague the famous surgeon Halstead.The reason for this is due to his position in the Hospital and his devotion to teaching ; he never missed an opportunity to address people because his main ambition, his ideal, was } «Education.» Not only was he not afraid of human contacts but he sought them ; being a highly cultivated man and having a strong personality, he enjoyed meeting people.Nothing was more delightful to him than an intimate and open heart conversation, not only with medical and nursing students, but also with his colleagues or anyone who showed an interest in any field of human activity.John Bruce wrote about him: « To his contacts with the young, he brought the tolerance of a great teacher and the | personal influence of a good man.» As it is with great personalities, he had the attractive charm of savoir and humility ; he truly believed that a sincere human contact always enriches one.Osler was the perfect modern type of what we call a learned person ; he knew almost everything in the medicine of his time, modern successor of Pic de la Mirandole ; in three countries, he was known and beloved and he was considered to be the peak of what was the best in a wonderful profession, However, he made no outstanding discoveries but, among the impressive amount of his publications, there is a book that may be considered as the vade mecum of teachers\u2019 duty to this generation : Principles and Practice of Medicine ; it is full of wisdom, of fine culture and of charm of style.It is obvious that he was the best type of clinician that the xIxth century produced ; he combin- OSLER AND MEDICAL EDUCATION 865 ed the broadest humanism with the greatest science of his day.According to Maude Abbott « he approached the study of disease in true spirit of scientific inquiry.» He was inspired by experimental, physiological and pathological methods of new physico-chemical discoveries.Nevertheless he never let the scientific approach overcome his acute sense of clinical observation.On the contrary, he always started the examination of a patient by listening carefully to the latter\u2019s history ; the physical examination tried to eliminate certain secondary possibilities and to enlighten what the questionnaire had pointed out.Scientific investigation and laboratory procedures then illustrated the findings of the clinical examination.His great merit is to have brought to clinical medicine the help of the scientific laboratory.Being a natural teacher and educator, he shares with Halstead the credit of organizing the professional staff of the hospital, of affiliating the hospital with the university and of initiating those reforms which are at the threshold of a new philosophy in American medicine.During his sixteen years at Johns Hopkins, he organized, for the first time on this continent, facilities and opportunities for the young resident-physicians and surgeons engaged in post-graduate clinical training and research.Osler is the true initiator of the «residency » as we know it to-day.Of course we are all familiar with the Abraham Flexner Report published in 1910 (after a two- year survey in the United States and Canada which was subsidized by the Carnegie Foundation at the instigation of the American Medical Association).The Flexner Report was the turning-point of modern medicine.Fifty years later, it can be said that almost all medical schools in the United States and Canada are first class institutions and that their graduates receive top rate scientific medical education.It may not be perfect in every aspect, but the lessons taught by Osler and formulated by Flexner play an eminent role in to-day\u2019s medicine.Yes, Osler was a great teacher for all our generation. 866 Speaking of teaching, I now wish to underline a few points of interest relating to the History of Medical education.Four hundred years before Christ, Antiquity\u2019s greatest physician, Hippocrates, and his associates, freed themselves of superstition and illogical theorizing and earned great repute as advisors and scholars.They may well be regarded as the fathers of modern medicine for their intellectual curiosity, their open-minded- ness and their sound reasoning based essentially on accurate and thorough observation.Their philosophy of medicine encompassed the whole field of health, not only curative but also preventive medicine ; they taught people to preserve health through hygiene, exercise, rest, diet and emotional control.In the Island of Cos, in the Aegean Sea, tourists are still shown the first organized hospital where Hippocrates taught bedside medicine in departments of dietetics, mecano-therapy and hydrotherapy, as well as in wards for the treatment of habitual (common) diseases : the first teaching hospital in the world.But this wonderful philosophy (to-day we would call it comprehensive medicine) faded and vanished with the centuries.Inthe Middle Ages, empirical medicine was taught by very dignified professors with inflexible authority, recalling only what was left from the wonderful Hippocratic descriptions, dogmatic, encyclopedic enumeration of facts and fancy.The only exception to this state of rigidity was in Salerno, where surgery and hygiene were an important activity.Salerno also became famous by admitting the first women to the study of medicine.Some 2000 years after Hippocrates, the Renaissance marks the return of an open state of mind and of bedside teaching.Vesalius, in his Fabrica, proved that accurate observation and objective reasoning were the basis of modern medicine.He came at an exciting time when every human activity \u2014 arts, science, literature \u2014 was in evolution : v.g.Leonardo da Vinci with his scientific study of anatomy and his Mona Lisa, la Joconde ; Copernicus and his revolutionary work on the celestial sphere ; Christopher Pierre JOBIN Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 Columbus and his discovery of America ; Guten- burg and his discovery of printing.It was, indeed, a true revolution with a new philosophy of life, humanism based on a return to ancient culture, latin and greek.At this time of the Renaissance, anatomy was taught on the public square ; il #\u2019y avait pas que des curieux en mal démotions fortes; au con- tratre, on vy voyail beaucoup d\u2019 hommes de science.Vesalian dissections were carefully supervised by physicians and scientists such as Fallopius, In- grassia, Colombo, Paracelsus, Cochleus, Sylvius, etc., and the Mayor of Padua, the painter, the Titian, the editor of Fabrica, Jean Oporinus, the religious reformer, Luther.All this is shown on one of the best wood engravings of the xvith Century.Medicine was taught and learned under an apprenticeship system.In the early days of Canada, at the time of the French Colony, medicine was practised by graduates from abroad, France of course.The first of importance was Michel Sarrazin (1659-1735), member of the French Academy of Sciences (he was a fairly good naturalist and published many good papers on Canadian flora) ; he also was a member of the Academy of Medicine and his training was earmarked by the vesalian method of accurate observation.He took with him young Canadians and for three to four years they followed their master in his daily practice in the homes, military headquarters, Indian huts and in the Hôtel-Dieu Hospital in Quebec city (1639).After a certain period of training and when their Preceptor saw fit to do so, they were allowed to practise freely.This preceptorship or apprenticeship method prevailed also during the time of the English colony when the Governor of Lower Canada appointed Examining Commissioners to control the licensing of medicine.This was, of course, an improvement, as candidates had to pass examinations before a Board of qualified physicians.As an example, Pierre de Sales Laterrière had studied medicine in France but had no diploma.After practising three years he failed his examinations twice.He then decided Lit Ye mé es Me Hat EE : path ui | bray | ch [i Joo 1 er frie | sg | Ka | was | | ai Latte & Te Heat tach ate 4 fags LY lity; 01%; Cie 8, 1 ophr den = If Fs 6 gi io om, F dr 8, i, 7, the he man YE fin is di ter time ni aies of à pi as aval Médical ol.34 - Sept.1963 o cross the boarder and after completing his edical education (three years) he successfully passed his examination in Boston at the Harvard [Medical School in 1789 ; he then returned to Canada with a diploma of « Medicine Doctor » ; finally he got his licence from the Commission, lafter many difficulties and started to practise [medicine quite independently but legally at last.Schools of Medicine were gradually organized \u2018in the last century and those responsible tried to build up a satisfactory curriculum, inspired by the Edimburg and Paris traditions of bedside teaching ; the McGill medical school was founded lin 1828, Toronto and Montreal in 1843, Laval fin 1853, Queens in 1854 and Western in 1881, etc.Laval was originally organized by bilingual Ÿ people such as Prof.Sewell, Jackson, Morrin, Ahern, Blanchet, Frémont and Larue, etc.because the English representation at that time was a third of the population.They placed great emphasis on the teaching of anatomy as : §in the Vesalian method that was still up-to-date } as the whole philosophy of medicine was based (on anatomy.Then along came physiologists and | pathologists who, with the influence of Laënnec | and Pasteur, Virchom, Hunter and Harvey brought about a rapid evolution in the teaching methods and learning of medicine.Osler studied under this new system at McGill University.When, in 1889, he was called to Johns Hopkins where he found a favourable environment and a group of open-minded confrères, he took this unique opportunity to launch his great reform that influenced the xxth Century.He organized the professional staff of the hospital because he sincerely believed that the hospital was the sine qua non condition of teaching facilities.He integrated basic and scientific matters into the clinical field for the undergraduate as well as for the graduate student.He was a great teacher and he had a deep conviction that teaching is profitable inasmuch as it brings out a taste for learning.As the study of medicine encompasses all the facets of the human being, he thought that it is necessary to cope not only with the cure but OSLER AND MEDICAL EDUCATION 867 also with the prevention of disease and with environmental hygiene on a physical as well as on a psychological basis.He promoted the idea that medicine was the profession for the preservation of health.« Health is a state of complete physical, mental and social well-being and not merely the absence of disease or infirmity » (World Health Organization).Nowadays, I can see two main factors which have a deep influence on the practice of medicine.On the one hand, research of all kinds has produced such a stockpiling of new knowledge that it has become impossible for a sole physician to master the whole field of medicine.This very science has led us to specialization and has made compulsory an option in and a narrowing of the vast field of practice ; even the general practitioner has, for the sake of a better service, limited himself to a specific activity.On the other hand, education has developed at all levels and in all classes of society ; people know more about almost everything, including disease and promotion of health ; medical services and facilities have increased and expanded to such a point that medicine, which has always been the privilege of the rich, is now available to most of the population through insurance and security measures.These two factors, research and education, have tremendously increased the demand for more and better medical services.Therefore, it has become more difficult to practise medicine to-day than thirty years ago, because of the quality of service and care : there are more tools, more responsibilities and more power.Nevertheless, our profession is still highly attractive for energetic and talented young people ; but its practice requires great devotion and integrity.« The physician needs a clear head and a kind heart » (Osler).The «clear head » gives to understand that « the very first step towards success in any occupation is to become interested in it.and that the master word in medicine is work.» Yes, you must work hard and well : work hard, work now ; don\u2019t waste the least opportunity 868 Pierre JOBIN to learn something ; be alert and satisfied but with the best.Be the driver of your own car for, if you follow the others, you will get nowhere.You must arrange a way of living that will allow vou to fulfil the numerous requirements of a student\u2019s life.May I suggest that you read and re-read Osler\u2019s philosophy in Verney\u2019s book, The Student Life, in which you will find answers to your questions and please, don\u2019t forget that, after the hardships of a week, you must find a moment in which to relax, sports, arts, hobbies of all kinds, before undertaking another one.So much for the first part of work : « work hard.» But may I now add «work well.» The medical student\u2019s mental attitude should be one of humility : humility before the enormous amount of knowledge to be acquired.Have a great reverence for your books, study them carefully so that they will become familiar to you and this will always be helpful, particularly later on when you practise.You will return to your books as to a friend.Do you recall the anecdote about the professor of anatomy, who started his first lecture by showing his students a pile of books dealing with anatomy and saying : « I dont\u2019 know much of it but I know where to find it.» Humility also towards your own skills.You are all, indeed, talented and privileged, but don\u2019t forget that you must be trained and that you have a long journey ahead.H texvn paxpa ode [Bios Bpaxvs \u2014 art is long and life is short.\u2014 Trained and educated so as to understand and care for human beings not only physically but morally.The aims of medicine are high and they require men of quality.Humility, at last, towards your teachers ; they have experienced medicine and they know your needs.An average medical student to-day across Canada and the United States has a need for a method of learning.Most of our young people don\u2019t know how to correctly read a book, to profitably attend a lecture and perform laboratory or clinical work.Ask your professors to help you : they know your requirements and they are dedicated to the very important task of education.Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Yes indeed, humility towards your professors and teachers ; they have knowledge and experience and you may rest assured that whenever you seek their advice you please them, car ce qu\u2019un professeur peut faire de mieux, en plus de donner une méthode de travail, c\u2019est une référence, un conseil, ou une idée générale.The trend in medical education to-day rests on human responsibilities as well as the mastery of scientific knowledge.Perennial human responsibility ! In all times man has been interested in and preoccupied with his state of health ; the least disturbance in his soma has an immediate bearing on his psycho ; you realize that nihil novi sub sole and that psycho-somatic medicine has always existed.Human responsibility of the present ! because various media of advertizing ! and publicity (newspapers, radio, television) have favoured a better and broader education reflecting its influence even on medicine.Therefore we realize that the demand for medical services is increasing reapidly ; unfortunately many are unable to understand much of it and they need to be educated.Who is going to do this education?Are you going to let the layman deal with your affairs and settle the question?Iam sure you will not accept this.Therefore it is your personal responsibility to educate your patient and the population at large.Accept this duty and face it with courage.You will teach your patients how to behave in illness and how to cooperate with you ; you will teach them to deal with problems of housing, clothing and food ; you will teach them physical and mental hygiene, and finally you will teach them to grow old in ease and comfort ; in short, you will teach them a philosophy of life, both material and spiritual.Therefore, your yourselves will be educators but what main qualities must one acquire to become a good educator ?The first one is a thorough knowledge of his subject, the second is to impart the love of this subject.Enseigner, c\u2019est faire aimer la matière.You must accept the philosophy that you belong to your profession and that medicine is your = = + #8 Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 master, a lovable master indeed, but a true master | in all the meaning of the word.But since public education has increased to a point where every- | one has an eye on medicine and on physicians, | you must admit that medicine does not belong | exclusively to the medical profession and must | be shared with the public in general.If you | doubt that we are living in an era of social security | and that we are surrounded by a community- minded population, consider the extraordinary number of voluntary agencies which have an interest in and deal with the welfare of people : the blind, needy, indigents ; the aged and con- | valescents ; the victims of arthritis, rhumatism, | heart, cancer, tuberculosis and mental disorders ; the handicaped and retarded, etc.Health and security are in the air but they are i | no longer the physician\u2019s prerogative alone.This situation emphasizes your responsibility | to educate the public.It does not mean that | you should teach on the public square, as your | forefathers did, v.g.Vesalius, indeed, not! You | must be of your time and use modern facilities | to contact audiences through service clubs, newspapers, radio and television : These are your modern public squares.You must not lose an opportunity to educate people on questions of health so that they may understand your rôle and | position in life.I must admit that we have lost a few feathers and that the public does not necessarily accept our advice ; nous devons nous employer à redorer notre blason.A most profitable education can be given through the daily practice of medicine.Listen carefully ! The personal contact with a patient is the best way to improve his understanding of health and to ensure his collaboration.You are personnaly responsible for this specific education of the public and consequently for the recovery of the physician's reputation.And I do not delude myself in thinking so.What is the true purpose of life?What is one\u2019s position on earth ?Here is my answer and I give it to you from the bottom of my heart.I wish to talk very frankly (5) OSLER AND MEDICAL EDUCATION 869 to you, even though conversation between the old and the young is not always easy.Being a christian, I have certain responsibilities towards society.Being a physician, I consider that medicine was not given to me for my own sake, but for the benefit of others ; like a mirror reflecting light, I received the talent of medicine to reflect on others the benefit of health.Medicine does not belong to me : as a matter of fact people living in society have felt the need of health and have asked some of their members to specialize in medical care so as to render them a service ; thus medicine comes from a need of society and must return to society in services.I would apply the same concept to all the liberal professions ; it is the need for justice that has developed the legal profession ; the need of exchange that of trade and commerce ; the need of production has developed industry.Therefore I am right when I say that my profession does not belong to me ; it was lent to me to help others live in society.From a natural point of view, I cannot refrain from helping out people when I practice medicine and when I fulfill the requirements of my professional duties.From a spiritual point of view, I am only an intermediary between God and man ; God uses me to better others.In other words, God has need of men, Dieu a besoin des hommes.Thus you must never hesitate when your professional duty commands and you must never keep silent when you have something to say, for, in this capacity, your profession is commanding you.This is my position ; this is, as I see it, the true purpose of life.Do not fear ! le dragée n'est pas trop haute pour vous ; you are young, and richly endowed by nature.Be grateful but never forget that your natural talents will be actualized but with willpower ; « Where there\u2019s a will, there\u2019s a way.» With students such as you, willing to face their responsibilities and with such devoted teachers as yours, dedicated to your education, I rest assured that our wonderful profession is in strong and able hands. L'ENSEIGNEMENT DE LA PÉDIATRIE A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE QUÉBEC Si la « Médecine des enfants » est aujourd\u2019hui une science médicale à qui l\u2019on reconnaît une biologie, une physiologie, une pathologie et une thérapeutique particulières ; si elle devient de jour en jour une discipline médicale autonome et porte en elle-même un aspect social de mieux en mieux compris, si elle est parvenue à s'imposer à l\u2019esprit de toute la profession médicale mondiale au point d\u2019être l\u2019égale de la médecine des adultes et de la chirurgie générale dans les préoccupations des autorités gouvernementales, universitaires, hospitalières et des organismes d\u2019accréditation des milieux hospitaliers, c\u2019est qu\u2019elle répond à des nécessités humaines, médicales et sociales.Mais pour parvenir à ce droit de cité, elle eut à lutter contre l'ignorance, l\u2019indifférence et les préjugés de la population à laquelle elle s\u2019adressait et de la profession médicale elle-même qui, pendant fort longtemps, a considéré la pédiatrie comme un «art vétérinaire » et l\u2019enfant comme un « diminutif de l\u2019homme ».Bien avant cette reconnaissance officielle, la pédiatrie, dans l\u2019un des secteurs qui lui est propre, la puériculture, s'était penchée sur les problèmes de l\u2019enfance et avait dicté des lois d\u2019hygiène infantile, toujours en honneur aujourd\u2019hui, et créé des œuvres sociales de protection qui se perpétuent de nos jours dans les pays évolués et naissent dans les pays sous-évolués.Ce n\u2019est pas de notre propos actuel de faire ici l\u2019histoire de la Médecine infantile à travers les âges ; mais il est loisible de rappeler que même au-delà de la période gallo-romaine, la protection des jeunes enfants était le sujet de certaines préoccupations familiales et gouvernementales et que dès les de la Broquerie FORTIER premiers siècles de notre ère, des médecins enseignaient la pédiatrie.S'il est d\u2019un grand intérêt historique et doctrinal de prendre connaissance de Ce que les « Anciens » enseignaient de leur temps, il nous semble que l\u2019histoire de cet enseignement dans notre propre milieu universitaire puisse avoir une diffusion plus grande et une portée documentaire plus réceptive.C\u2019est ce à quoi nous nous emploierons ici.I.LES PRÉCURSEURS 1845-1894 Dans la Loi qui constitue l\u2019École de médecine (incorporée) de Québec en 1845,1 nous pouvons noter que la Corporation qui l\u2019a fondée fera donner des cours : « Au moins cent-vingt lectures publiques en langue anglaise et autant en langue française, d\u2019au moins une heure chaque, sur les branches suivantes de la science Médicale à Savoir : l\u2019anatomie et la physiologie, la chimie et la pharmacie, Materia Médica, la théorie et la pratique de médecine, les principes et la pratique de la chirurgie et de l\u2019art obstétrique, et les maladies des femmes et des enfants, et ce entre le premier jour d\u2019octobre et le premier jour d\u2019avril.» 2 et 3 Dans son discours d\u2019inauguration de cette école, trois ans plus tard, le 15 mai 1848, le président, le docteur Joseph Morrin signale que le docteur Joseph Painchaud, l\u2019un des fondateurs 1.8 Victoria c.LXXX ou statuts du Canada, 1845, p.507.2.BoissoNNAULT, Ch.-M., Histoire de la Faculté de médecine de Laval, Laval médical, 17 : 991, (sept.) 1952.3.Ibid, note II, p.996.d ms ER Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 871 LA PEDIATRIE A LA FACULTE DE MEDECINE DE QUEBEC y enseigne «l\u2019art d\u2019obstétrique et les maladies des femmes et des enfants ».4 Lorsqu\u2019en octobre 1852, le Séminaire de Québec «invite les professeurs de l\u2019École de médecine de Québec à constituer la nouvelle Faculté de médecine » 5 de l\u2019université Laval naissante, ces professeurs, Jean Blanchet, Charles Frémont, James Sewell, Zéphirin Nault et Étienne Landry, adressent une lettre collective au recteur dans laquelle l\u2019on signale que : « Les chaires de Tocologie et de Jurisprudence Médicale restent vacantes le Dr.Painchaud en remplit avec zèle la première depuis que nous existons comme institution.» et ils ajoutent : « Nous croirions nous rendre coupables de désertions si nous n\u2019élevions pas la voix pour réclamer en sa faveur une place dans l\u2019ÜUni- versité ; libre à lui d\u2019en refuser l\u2019honneur s\u2019il voit que l\u2019heure de se reposer est enfin venue pour lui, » 6 Le docteur Painchaud devait, croit-on, décliner cet honneur et le docteur Alfred Jackson fut prié de devenir «le premier professeur de Tocologie à la Faculté de médecine de Laval ; chaire qu\u2019il devait occuper durant trente et un ans » 7, soit à 1854 à 1885.A) QU\u2019ÉTAIT CE COURS DE TOCOLOGIE ?Les seuls documents qu\u2019il nous a été possible de consulter à ce sujet appartiennent aux Archives de l\u2019Université Laval.Nous ignorons, pour le moment, ce que fut ce cours sous la direction du docteur Joseph Painchaud, à l\u2019École de médecine de Québec.Il est à présumer qu\u2019il ne dût pas être différent de celui que le docteur Alfred Jackson dispensa à la Faculté de médecine de Laval.Le premier texte des Règlements touchant l\u2019organisation de l\u2019Enseignement à la Faculté de médecine date du 25 juin 1858.À l\u2019article VIII il est question du «cours de Tocologie».Il stipule que 4.SIMARD, René, L\u2019obstétrique et la gynécologie à Laval, Laval médical, 23 : 316, (sept.) 1957.5.MAHEUX, Arthur, Abbé, Les doyens de la Faculté de médecine, Laval médical, 23 : 22, (sept.) 1957.6.SIMARD, René, loco citato, p.316.7.SIMARD, René, loco citato, p.317.« le cours de Tocologie, qui renferme tout ce que les élèves doivent savoir touchant les maladies des femmes et des enfants, se donnera tous les ans en quatre-vingts leçons dans le dernier terme et se complètera en un terme et demi de 120 leçons.Il est obligatoire pour les élèves de seconde, troisième et quatrième année ».8 « C\u2019est donc », écrit le professeur René Simard 9 «l\u2019obstétrique, la gynécologie et la pédiatrie ».Peut-être ! Vu par les médecins d\u2019aujourd\u2019hui et de demain un tel cours embrasserait des disciplines médicales d\u2019une envergure telle que chacune d\u2019elle devrait forcément être exposée à l\u2019état schématique.Mais à l\u2019époque, que comprenait chacune d\u2019elle?Quelles limites atteignaient-elles réciproquement ?Etymologiquement « Tocologie » désigne le discours sur 'accouchement (foxos-logos).Il s\u2019agissait d\u2019abord et avant tout d\u2019enseigner l\u2019art obstétrical, selon les connaissances de l\u2019époque.Pour y parvenir, comme c\u2019est encore la méthode aujourd\u2019hui, les traités sur l\u2019accouchement servaient de guide et de modèle.On les adoptait comme des canons de l\u2019enseignement universitaire professoral.C\u2019est eux qui imposaient les limites mêmes de tel ou tel cours.L'enseignement universitaire de la médecine depuis toujours s'appuie, se détermine, se limite, aux connaissances du temps présent et s'inspire des traités mis à sa disposition par les auteurs de l\u2019époque qui l\u2019a précédé comme de ceux qui vivent la même époque que lui.Or, en 1858 et jusqu\u2019à la fin du siècle que comprennent les traités relatifs à l\u2019art des accouchements sinon l\u2019obstétrique normale physiologique, eutocique, et l\u2019obstétrique pathologique, dystocique.« Seule, écrivait le professeur S.Tarnier dans son Traité de l\u2019art des accouchements, en 1881,10 elle a le privilège de sauvegarder simultanément deux existences, celle de la mère et celle de l\u2019enfant.Son domaine comprend d\u2019une part tout ce qui est relatif à l\u2019appareil génital de la femme, depuis la puberté jusqu\u2019à la ménopause ; il s\u2019étend, d'autre part, à tout 8.Archives de l\u2019Université Laval, 1858-1859, p.32.9.Loco citato, p.318.10.TARNIER, S., et CHARTREUIL, G., Traité de l\u2019art des accouchements, t.I, pp.1-2, G.Steinheil, 1888. 872 de la Broquerie FORTIER ce qui intéresse le nouvel être, non seulement pendant la vie intra-utérine, mais encore depuis le moment de sa naissance jusqu\u2019à la fin de l\u2019allaitement ».Dans la partie qui traite de l\u2019obstétrique euto- cique, une seule section, la dernière, est consacrée à la « Physiologie et hygiène de la première enfance », à laquelle on attribue trois chapitres : 1.La physiologie du nouveau-né ; 2.Les soins divers qu\u2019on doit lui procurer ; 3.Son alimentation.Dans celle qui traite de l\u2019obstétrique dystocique, la dernière section est consacrée aux infections puerpérales tant chez la femme que chez le nouveau-né.Ne semblerait-il pas alors logique de croire que la tocologie et l\u2019enseignement que l\u2019on devait en faire, relativement aux enfants, ne dépassait pas le stade dit du nouveau-né et de son alimentation lactée naturelle ou artificielle, dont la durée ne dépassait pas alors plus de cing a six mois.Un certain enseignement de la puériculture des premiers six mois constituait, en somme, le domaine encore réservé par les obstétriciens, et lorsqu\u2019ils s\u2019aventuraient dans la description d\u2019une certaine pathologie du nouveau-né elle ne comportait qu\u2019un seul sujet, «les infections chez le nouveau-né ».Au-delà, c\u2019était le domaine des autres disciplines dont la puériculture ou pédiatrie physiologique.En notre Faculté, en 1858 comme en 1871, alors que le nombre des cours est porté à 240 leçons, et jusqu\u2019en 1894, l\u2019enseignement de la tocologie dut avoir les mêmes limites relatives à la médecine des enfants, que celles des autres Facultés et des enseignements des maîtres français.Si, en 1858, on ne fait aucune mention de la période de l\u2019enfance couverte par les cours de tocologie il en fut tout autrement en 1894 alors qu\u2019on ne lui attribue plus que « et de la première enfance ».C'était consacrer officiellement un enseignement qui n\u2019avait jamais dépassé le stade du développement du nouveau-né, que les traités des accouchements ne s\u2019aventuraient pas de dépasser eux- mêmes.Enseignement de la « pédiatrie » a-t-on Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 écrit 111 Peut-être ! Il eut mieux valu préciser davantage et affirmer qu\u2019il s\u2019agissait là tout au plus de puériculture du nouveau-né, discipline médicale existante alors et que les obstétriciens tenaient à garder sous leur paternelle surveillance.Les temps ont-ils tellement changé en certains milieux?Et pourtant, la puériculture et la pédiatrie, qui, toutes deux, constituent la médecine des enfants, ont fait de tels progrès qu\u2019elles ont, depuis fort longtemps, commandé des médecins particuliers pour elles.La pédiatrie avec le temps, est devenue une médecine interne générale d\u2019un âge de la vie, que le cours de pédiatrie de 1894 devait lentement et progressivement établir dans l\u2019esprit des médecins les moins obtus.B) LE DOCTEUR JOSEPH PAINCHAUD Le docteur Joseph Painchaud est licencié du Bureau médical provincial en 1809.Il habite à Québec « en face des baraques de l\u2019artillerie, Côte du Palais ».Il est l\u2019un des membres fondateurs de la Société médicale de Québec, le 4 décembre 1826.I en devient le président en décembre 1829.C\u2019est durant sa présidence, que le 18 mars 1830 la Société étudie, pour la première fois, un « Tarif médical minimum » qu\u2019un comité spécial, dont le docteur Painchaud fait partie, présente à une assemblée le 31 mars 1830.La Loi médicale de 1831 lui doit beaucoup ; il est un des membres du premier Bureau des examinateurs.En 1837 cette loi devait être prorogée.Avec les docteurs Joseph Morrin, James Douglas et Van Iffland, à l\u2019Hôpital de la Marine et des Émigrés, dès 1837, il enseigne aux étudiants en médecine, alors en apprentissange chez les uns ou les autres de ses confrères.«Les cours du docteur Painchaud, ainsi que l\u2019indiquent les billets émis par l\u2019Hôpital, portaient sur l\u2019art des accouchements et sur la théorie et la pratique de la médecine.» « Après l\u2019épidémie de typhus en 1847 et en 1848, l'Hôpital de la Marine et des Émigrés dut être complètement réorganisé.Les docteurs Pain- 11.SIMARD, René, loco citaito, p.316.a Lasal Médical Vol.34 - Sept.1963 chaud et Douglas eurent pour mission de la remettre sur pied, » 12 Le 8 novembre 1844 il est le proposeur de l\u2019établissement d\u2019une Association médicale visant à « porter secours aux médecins nécessiteux », et à soutenir cles veuves et les enfants, ces derniers jusqu\u2019à l\u2019âge de 21 ans ».Un peu plus tard, écrit M.Ch.-M.Boissonnault, la Canadian Medical Association naîtra de cette idée.13 Il est, avec plusieurs autres, le fondateur de l\u2019École de médecine de Québec en 1845, inaugurée en 1848 et absorbée par l\u2019Université Laval en 1852.En 1847, avec Daniel Arnoldi, Joseph Morrin et Wolfred Nelson, il contribue « plus que d\u2019autres à l\u2019élaboration du projet » du Collège des médecins et chirurgiens, adopté le 28 juillet 1847.Il en sera un des 36 gouverneurs, 14 On sait qu\u2019il déclina, en 1852, l\u2019offre de continuer à la Faculté de médecine de Laval, l\u2019enseignement qu\u2019il avait prodigué jusqu\u2019alors aux étudiants en médecine.C) LE DOCTEUR ALFRED JACKSON Sous le décanat de Charles Frémont (1856- 1863), le docteur Alfred Jackson admis à la pratique par le Royal College of Surgeons en 1833 est l\u2019un des six « professeurs ordinaires » \u2014 c\u2019est ainsi que l\u2019on nommait alors les « professeurs titulaires » après qu\u2019ils eussent été « professeurs extraordinaires » pendant un temps relativement court.De « l\u2019extraordinaire à l\u2019ordinaire ».Quoi qu\u2019il en soit, le docteur Alfred Jackson enseignait alors « la tocologie ou art des accouchements ».15 Durant le décanat de Sewell (1863-1883), il participe a toutes les activités de la Faculté de médecine et enseigne la clinique médicale à l\u2019Hôpital de la Marine et des Émigrés et la clinique externe à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec en 1863.11 est un de 12.Journals and Reminiscences of James Douglas, M.D., édité par son fils, en français dans le texte 77 BOISSONN AULT, Ch.-M., Laval médical, 17 : 832, 1952.13.BOISSONNAULT, Ch.-M., loco citato, Laval méd., 17 : 983, 1952.14, MAcDERMOT, H.E., History of the Canadian Medical Association, 1857-1921, Toronto, 1935.15.BOISSONNAULT, Ch.-M., Laval méd., 17 : 1120, 1952.LA PEDIATRIE A LA FACULTE DE MEDECINE DE QUEBEC 873 ceux dont on cite le nom lorsque, en 1874, le projet d\u2019établir une «maternité à l\u2019encoignure des rues Saint-Joachim et Saint-Flavien » suscite des adversaires et des protestations.l6 Cette maternité fut construite et ouverte en 1879, En 1883 il devient doyen «avec une équipe renouvelée ».17 Il meurt à l\u2019Hôtel-Dieu en juin 1885.D) LE DOCTEUR T.-E.-ARTHUR VALLÉE (1848-1903) 18 Le successeur d\u2019Alfred Jackson dans la chaire de tocologie fut le docteur Arthur Vallée.Docteur en médecine de Laval en 1876, il est professeur agrégé en 1878, nommé en charge de la médecine au « Dispensaire de Québec » et devient, l\u2019année suivante, le 25 juin 1879, professeur titulaire.On lui confie alors, outre la chaire de tocologie et de médecine légale, qu\u2019il occupe depuis l\u2019année précédente, le soin de dispenser « sur avis spécial » des « Cliniques des maladies des enfants à l\u2019Hospice des Sœurs de la Charité ».19 En 1885, il devient professeur de tocologie en remplacement du docteur Jackson décédé.Il en demeurera le titulaire jusqu\u2019en 1895, alors que ce cours de 240 leçons depuis 1871-1872, subira l\u2019ablation de tout ce qu\u2019il comprenait de « gynécologie », enseignement que l'on confie maintenant au docteur Siméon Grondin.E) LA CLINIQUE DES MALADIES DES ENFANTS, DE 1879 À 1890 Le 25 juin 1879, le deuxième Règlement louchant l\u2019organisation de l'Enseignement de la Faculié de 1863 subissait un quatrième amendement de son article I alors qu\u2019on y ajoute, entre autres, « un cours de Clinique des maladies des enfants » et «un cours de Clinique des maladies des Vieillards ».Pédiatrie et gériatrie cliniques, écrirait- on aujourd\u2019hui, sont pour la première fois sujets 16.BOISSONNAULT, Ch.-M., Laval méd., 17 : 1272-1276, 1952.17.BOISSONNAULT, Ch.-M.Laval méd., 17 : 1276, 1952.18.BOISSONNAULT, Ch.-M., Laval médical, 17 : 1354-1357, 1952.19.Note.Première mention de telles cliniques à Laval. 874 de la Broquerie FORTIER d\u2019un enseignement officiel particulier.Les deux extrémités de la vie, médicalement parlant, sont les sujets de la sollicitude facultaire.C\u2019est à Arthur Vallée, secrétaire de la Faculté, que l\u2019on confie le soin de dispenser ces Cliniques des maladies des enfants à l\u2019Hospice des Sœurs de la Charité mais en spécifiant sur « avertissement spécial à chaque fois ».20 Quant à la Clinique sur les vieillards, c\u2019est le docteur Michael Ahern qui en devient le titulaire.Dès le 20 juillet 1886, les modalités de ces cliniques étaient spécifiées à l\u2019article XII du Règlement et nomination du Conseil universitaire.« Les Cours de Clinique interne et de Clinique externe sont chacun de 270 leçons dont 90 leçons par année.Ces cours sont obligatoires pour les élèves de 2°, 32, 4° année et facultatifs pour ceux de 1'¢, Un certain nombre de ces leçons seront spécialement des cliniques gynécologiques, des cliniques sur les maladies des Enfants, ainsi que sur celles des Vieillards et se donneront suivant les circonstances dans les Hospices de la ville qui voudront bien s\u2019y prêter.» 21 Et le 3 octobre 1887 le même article XII est modifié de nouveau, mais alors pour les seules cliniques de gynécologie.« Il y aura 60 cliniques gynécologiques par année.» 22 « Suivant les circonstances » et «dans les Hospices de la ville qui voudront bien s\u2019y prêter ».Quelles furent ces circonstances.Il nous a été impossible de les préciser.Toutefois il appert que les cliniques sur les maladies des enfants, si elles eurent lieu, le furent les unes par le docteur Arthur Vallée, à l\u2019Hospice des Sœurs de la Charité depuis la fin de 1879 jusqu\u2019en 1900 (A.U.L.n° 44) et par le docteur Delphis Brochu, professeur d'hygiène depuis 1884, à l\u2019Hôpital du Sacré- Cœur de 1886 à 1890.Rien de précis quant au nombre de cliniques, « un certain nombre » parmi les 90 leçons de cliniques internes et de cliniques externes par année et ce « certain nombre » lui- même divisé entre la gynécologie, les maladies des enfants et celles des vieillards, et qui plus est « sur avertissement spécial » à chaque fois.Com- 20.Loco citato, n° 9.21.Registre des Règlements et nominations, Conseil universitaire.22.20 juillet 1886 et 3 octobre 1887.Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 bien d\u2019« avertissement spécial » fut donné aux étudiants du temps, de bien vouloir assister aux cliniques des maladies des enfants à l\u2019Hospice des Sœurs de la Charité ou à l\u2019Hôpital du Sacré- Cœur.Il semble impossible de l\u2019établir.Dans la masse de papiers du professeur Vallée, actuellement aux Archives de l\u2019Université Laval, il ne fut trouvé, jusqu\u2019à maintenant, mention de ces cliniques.Les documents du professeur Brochu, à notre connaissance, ne semblent pas avoir été conservés par qui que ce soit.Des recherches ultérieures parviendront peut-être, un jour, à établir les éléments mêmes de ces cliniques pédiatriques.Le troisième règlement touchant l\u2019organisation de l\u2019Enseignement de la Faculté du 8 juin 1894, qui, dans la nomenclature des Cours qui se donnent à la Faculté, comprend maintenant trente et un Cours ou Cliniques (Règlement antérieur 1863-16) stipulait en son article II que : « Le nombre des leçons sont fixés de temps en temps par le Conseil Universitaire suivant les nécessités et les progrès de la médecine.Ils sont généralement plus considérables que ceux exigés par la Loi de la P.de Q., mais ne doivent pas être inférieurs.Dans tous les cas le nombre fixé par le Conseil est obligatoire pour les professeurs et les élèves.» Et son article III nous apprend que : « Les Professeurs de Cours qui ont quelques affinités entre eux doivent s\u2019entendre pour déterminer leur enseignement de manière que celui-ci soit complet sans cependant qu\u2019il y ait double emploi.» Le problème des cours « en doublure » serait-il donc «éternel »?Chaque génération a les siens et « 'enjambement », diraient les généticiens, est un phénomène naturel.F) LA NAISSANCE DE LA PÉDIATRIE À LAVAL Le 8 juin 1894 un nouveau règlement relatif à l\u2019enseignement de la médecine à la Faculté ajoute aux cours précédents les suivants : « un cours de Pédiatrie un cours de Gynécologie un cours de Tocologie et de Pathologie de la premiére enfance Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 un cours de Clinique des maladies des enfants un cours des Maladies nerveuses un cours des Maladies mentales.» Et lors de la collation des diplômes pour l\u2019année académique 1893-1894, le 21 juin 1894, l\u2019allocution du recteur l\u2019abbé Thomas-E.Hamel relatait ceci : _ « Heureusement, jusqu\u2019à ce jour, l\u2019Université a toujours trouvé assez d\u2019hommes de haute valeur et d\u2019inaltérable dévouement pour l\u2019aider à mener son œuvre à bonne fin .les Drs.E.T.A.Simard, Patrick Coote et René Fortier a celui de la Faculté de Médecine, elle se flatte d\u2019avoir fait pour son enseignement de précieuses recrues.» E.-René Fortier, à la fin de l\u2019année 1893, avait été nommé (A.U.L., n° 38) professeur agrégé et chargé de Cours de pédiatrie dont la première leçon eut lieu en janvier 1894.L\u2019ère des précurseurs prenait fin.Elle avait duré quarante-six ans.Rien cependant ne distinguait la pédiatrie des cours et des cliniques de médecine générale.Ceux qui la dispensait n\u2019avaient fait d\u2019autres études sur le sujet que celles qui leur avaient été enseignées à Laval ou ailleurs durant leur cours de médecine.Ceci ne diminue en rien, dans notre esprit, la haute valeur de leur enseignement ; mais il nous faut bien reconnaitre que cet enseignement pédiatri- que proprement dit, s\u2019il peut ainsi être nommé, dut être élémentaire et parcellaire.Des documents officiels de ces cours ne semblent pas exister dans les Archives du Séminaire ou de l\u2019Université.Le jugement que l\u2019on porte, actuellement, sur la valeur et l\u2019étendue de cet enseignement peut n'être que temporaire, quoiqu\u2019appuyé sur des éléments assez bien définis, nous semble-t-il.On « soignait » les enfants comme tout le monde, et tout le monde les soignait à sa façon.II.ERE DES PÉDIATRES A.LA CHAIRE DE PÉDIATRIE De par la volonté du Conseil universitaire la chaire de pédiatrie à la Faculté de médecine de LA PÉDIATRIE À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE QUÉBEC 875 l\u2019université Laval est officiellement créée le 8 juin 1894, Son premier titulaire est le docteur René Fortier, professeur agrégé.Mais six mois auparavant les cours de ce nouvel enseignement avaient débuté (A.U.L., n° 38).Le nombre des cours est fixé a « 15 par année pendant deux ans ».Ils ont lieu durant le troisié- me terme de l\u2019année académique, deux fois la semaine, les mardis et vendredis à 3 heures de l\u2019après-midi, durant l\u2019année 1895-1896 ; à 4 heures de l'après-midi durant les cinq années subséquentes.Dès l\u2019année 1901, les cours ont lieu les mêmes jours, toujours aux élèves de troisième et quatrième année, mais à 2 heures de l\u2019après- midi.Deux ans plus tard, 1903, un nouvel horaire leur est attribué : « 7.55 heures du matin les lundis et vendredis » ; en 1906, le cours a lieu au premier terme, les mercredis et samedis, à 4 heures pm.En 1911, ils se donnent tous les jours à 3 heures p.m.durant le premier terme et, l\u2019année suivante, seulement deux fois la semaine aux seuls élèves de la quatrième année.Ce nombre de cours demeure toujours de « 15 par année pendant deux ans ».Mais dès le 27 février 1914 il est porté à « 30 cours par année », puis, en 1925 à « 40, dont 20 aux élèves de troisième et 20 aux élèves de quatrième année ».Ces changements multiples, rapides même, étaient sans doute nécessités par l\u2019incorporation obligatoire et naturelle de la pédiatrie à travers tous les autres cours eux-mêmes mobiles dans le temps comme dans le nombre.Mais l\u2019on peut se figurer, sans peine, ce que de si fréquents changements dans l'horaire créaient de problèmes d\u2019adaptation pour le professeur lui-même, dont l\u2019existence économique familiale dépendait uniquement de sa clientèle privée ; car les émoluments des professeurs, lorsqu\u2019il y en eut, étaient minimes.L'aspect économique, financier de la vie semblait être le grand «souci» dont on ne parlait pas.La charité faisait vivre l'âme sans doute, mais le corps et la famille avaient eux aussi leurs besoins que seul un travail professionnel acharné et prolongé, tard dans la nuit, parvenait à satisfaire en permettant « d\u2019attacher les deux bouts ».Depuis quand les choses ont-elles changé ? 876 de la Broquerie FORTIER Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Figure 1.\u2014 La promotion 1891 de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Ces conditions n\u2019étaient pas particulières à la pédiatrie mais un «état » 23 pour tous les professeurs dont un assez grand nombre avait la tâche de professer à la fois plusieurs disciplines médicales.LE DOCTEUR RENÉ FORTIER, PREMIER TITULAIRE Le docteur René Fortier naît le 4 août 1866 à Sainte-Marie de Beauce où sa famille passe l\u2019été.En 1876 on le trouve pensionnaire au Collège de Lévis.Il y demeure jusqu\u2019en 1884, alors qu\u2019il y termine sa rhétorique.Il est « académicien » et « secrétaire » de sa promotion.De 1884 à 1886 1l fait ses « philosophies » au Séminaire de Québec dont il reçoit le titre de bachelier és art.Il entreprend ses études médicales en 1887.Mais en septembre 1889 1l s\u2019inscrit à la Faculté 23.En 1913, le recteur déclarait que les émolument des professeurs « n\u2019étaient pas en rapport avec l\u2019augmentation du coût de la vie ni des services qu\u2019ils rendent » in Ch.- Marie BOISSONN AULT (loco citato).de théologie de Québec où 1l reçoit le 19 du même mois la « tonsure ».La coutume, toujours actuelle, voulait qu\u2019a cette occasion le nouveau tonsuré distribue a ses parents et amis une image sainte autographiée, en souvenir de cet heureux et saint événement.La sienne, par un concours de circonstances, ou par un certain présage de sa vocation médicale future, représente l\u2019« Enfant Jésus Pain de Vie » et sur laquelle on peut lire « Mon cœur aime l\u2019enfant simple et candide et lui découvre ses merveilleuses douceurs.» Se sachant, après trois mois d\u2019études théologiques nullement appelé à la prêtrise, il reprend ses études médicales.Il est bachelier en médecine en 1890 et docteur en médecine, cum laude, en juin 1891 (figure 1).Dès le 2 septembre 1891, de sa propre initiative et avec le support financier de son père le docteur J.-E.Fortier, sans en avoir été prié par l\u2019Université Laval pour une discipline particuliére de la médecine, contrairement à ce qu\u2019il a déjà été écrit à ce g le je Il Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 sujet 24, il sembarque à New-York sur le Champagne de la Compagnie Transatlantique pour Paris où il retrouve, après huit jours de traversée, ses compagnons d\u2019études les docteurs Arthur Simard, Charles Verge, Alidor Noël et J.-B.Dufresne.C\u2019est au quatrième étage de l\u2019Hôtel du Luxembourg, 54 rue de Vaugirard, qu\u2019il loge à raison de « 35 francs par mois plus 5 francs par mois de pourboire au garçon ».Il « prend ses repas avec Arthur Simard au Restaurant Faisan Doré non loin de l\u2019Hôtel » \u2014 où 1l entre « pensionnaire ce qui, dit-il, me donne des avantages car je peux prendre plusieurs plats de viande, légumes, desserts sans payer extras » pour « 76 francs par mois pourboires compris ».25 C\u2019est à l\u2019Hôtel-Dieu de Paris dans le Service du docteur P.Tillaux, chirurgien, qu\u2019il fait ses débuts comme « bénévole ».Cette place, écrit-il «me permet d\u2019assister le chirurgien dans les opérations (de voir mieux par conséquent), de faire des pansements, d\u2019examiner les malades, de suivre les progrès de la maladie, les heureux ou malheureux résultats des opérations, avantages que je n\u2019aurais pas eus sans cela ».25 De novembre 1891 a fin janvier 1892 (le 22) il suit le Service d\u2019accouchement ; en janvier on le trouve chez M.Guyon, chirurgien des voies urinaires 26.Enmarsil suit le Service de gynécologie, il y demeure jusqu\u2019en juin.Le 17 juin il écrit à son père : « Depuis le commencement de juin je suis entré dans le Service des « maladies des enfants » ; je trouve la Clinique très intéressante bien que très difficile, vu le peu de patience des enfants pour les examens (auscultation, percussion, etc.) et la difficulté de leur donner des médicaments.J'aime assez bien cela et j'ai envie d\u2019en faire une spécialité pour Québec.Dis-moi donc ce que tu en penses, ainsi que je te l\u2019ai déjà demandé.Si tu me donnais une réponse encourageante, je m\u2019y adonnerais, et pour cela je passerais encore quelque temps ici.Mais ne pense pas qu\u2019il est trop tard et que ce que j'ai fait jusqu\u2019ici est chose inutile, car à Québec il faut tout pratiquer tout en s\u2019annonçant spécialiste ».27 24, JoBIN, Albert, Eloge du docteur R.Fortier.Le Bulletin médical de Québec, 31° année, n° 5, 167.25.Lettre à son père, 17 septembre 1891 (document personnel).26.Lettre à son père, le 22 janvier 1892.27.Lettre à son père, le 17 juin 1892.(6) LA PÉDIATRIE À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE QUÉBEC * 877 La réponse de son père dut être favorable puisqu'il y demeure jusqu\u2019en fin de septembre, alors qu\u2019il entreprend un voyage en Suisse et en Italie, et y reviendra un mois plus tard.En décembre 1892 1l écrira : « Plus j'avance dans l\u2019étude des maladies des enfants plus je trouve que c\u2019est onéreux et que mes connaissances sont restreintes comparaison faite avec les médecins d\u2019ici, » 28 Il quittera les Enfants-Malades le 20 juillet 1893, après 12 mois de séjour alors qu\u2019il quitte Paris pour un séjour à Londres, toujours en compagnie de son inséparable ami le docteur Arthur Simard.Il y visite les hôpitaux d\u2019enfants.Dès septembre 1893, il ouvre à Québec son cabinet de consultation.En janvier 1894, le premier cours des maladies des enfants est inauguré à l\u2019université Laval par le premier pédiatre authentique et qualifié par des études spéciales, choisies et déterminées par sa propre conscience de la grande utilité d\u2019une telle discipline médicale.Il ne cessera de l\u2019enseigner qu\u2019en février 1929 six mois avant sa mort (8 août 1929) non sans avoir assuré son remplacement.Le Cours des maladies des enfants 29 épouse dès sa première rédaction, les divisions de l'enfance : nouveau-né, nourrisson, moyenne et grande enfance et puberté, considérées selon que l\u2019enfant est « à l\u2019état de Santé » ou « à l\u2019État de maladie ».Chacun de ces chapitres recevra un développement au fur et à mesure des connaissances pédiatriques en évolution tant en France qu\u2019aux États-Unis, et subira des additions importantes en 1914, 1922 et 1925 alors que le nombre des cours attribués à la pédiatrie passe de 15 à son début à 30 en 1914 et à 40 en 1925.1.Le nouveau-né à l\u2019état de santé.Après des « considérations générales » sur les quatre périodes de l\u2019enfance et un « Plan pour l\u2019exploration clinique des enfants du premier âge », le nouveau- 28.Lettre à son père, le 9 décembre 1892.29, Professeur René FORTIER, Manuscrit, éditions 1893, 1903, et 1925, sur demi-feuille de papier écolier, Documents personnels, de la Broquerie Fortier.D E | i p i i 878 de la Broquerie FORTIER né à l\u2019état de santé est étudié dans ses éléments anatomiques et physiologiques (pages 6 à 35) : poids, taille, déformations, malformations, respiration, circulation, thermorégulation, digestion, excrétions (coprologie, pp.20 à 20k), fonctions cutanées, système nerveux, vue, oule, goût, odorat, sensations, glandes à sécrétions internes et particularités qui s\u2019observent à la naissance ou dans les jours qui suivent telles : ictère, desquamation, taches ectasiques, milium, lanugo, filet et crise génitale physiologique.De l\u2019hygiène du nouveau-né, il n\u2019est question, en ce moment-là du cours, que des soins hygiéniques au moment de la naissance elle-même, de ceux du cordon ombilical et des yeux ; du pesage et de l\u2019habillement (pp.35 a 37).L\u2019hygiéne alimentaire, I'hygiéne du sommeil et des sorties, I\u2019hygiéne corporelle seront traitées avec ceux du nourrisson.2.Le nouveau-né à l\u2019état de maladie (pp.37 à 138) offre d\u2019abord les chapitres suivants : le traumatisme de l\u2019accouchement (mort apparente, hématomes, paralysie et fractures obstétricales) ; les infections ; les hémorragies ; l\u2019ictère ; l\u2019œdème et la sclérème ; l\u2019érythème ; l\u2019onyzis ; les nævi et les dyschromies ; la néphrite et l\u2019éclampsie.Tout le problème du « prématuré et du débile congénital » est ensuite envisagé (pp.127 à 138).La «syphilis héréditaire et acquise des jeunes enfants » termine la pathologie du nouveau-né (pp.1385 à 138/).3.Le nourrisson à l\u2019étai de santé (pp.139 à 261) est tout d\u2019abord décrit selon sa physiologie propre et que révèle son examen physique (pp.139 à 168).Après quelques notions sur la dentition (pp.169 à 177), c\u2019est l\u2019hygiène corporelle, vestimentaire, de la chambre et des sorties qui fait le sujet du cours (pp.177-197).De l\u2019alimentation du nouveau-né et du nourrisson, l\u2019élève reçoit des notions précises, fondamentales et détaillées (pp.198-251) puisque d\u2019elle dépend le développement complet et harmonieux du nourrisson ; de même que de ses réactions devant le problème de sa défense contre la maladie.« La croissance normale et anormale » fait le sujet d\u2019une étude particulière (pp.251 à 251k) ; et Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 des « considérations thérapeutiques » d\u2019un ordre général terminent cette première partie dite du nourrisson (pp.252 à 261).En 1921, le professeur Fortier ajoutera ici vingt feuilles sur des « Généralités sur les processus pathologiques intra- utérins et sur les malformations congénitales ».4.Le nourrisson à l\u2019étai de maladie (pp.261 à 567) est tout d\u2019abord étudié en fonction d\u2019« une croissance retardée », l\u2019« athrepsie » « l\u2019atrophie » et l\u2019« hypertrophie » (pp.262 à 287).Puis, c\u2019est l\u2019étude la plus fondamentale de toute la pathologie du nourrisson, les troubles digestifs et leurs conséquences, qui occupera les cours suivants (pp.287 à 461).Les dyspepsies infantiles, les infections digestives ou gastro-entérite, l\u2019intolérance gastrique primitive à laquelle se rattachent les vomissements par aérophagie excessive, les vomissements périodiques cycliques avec acétonémie et la sténose pylorique sont les sujets qui reçoivent toute l'attention du professeur et des élèves (pp.294 à 416).Après quoi, la constipation (pp.417 à 430d) précède l\u2019étude de certaines « conséquences plus ou moins éloignées des troubles digestifs » comme le rachitisme (pp.431 à 453), le scorbut infantile (pp.453 à 458) et la tétanie essentielle (pp.458 à 461).Les maladies de la peau (pp.462 à 484) font leur apparition avec l\u2019eczéma (pp.462 à 473), suivies des érythèmes, du strophulus, de l\u2019impétigo, du pemphygus, des abcès sous-cutanés et des pyodermites.Dès 1911, la tuberculose du nourrisson fait le sujet d\u2019un cours, associé à la méningite cérébro- spinale (pp.484 a 510).L\u2019anémie et la chlorose (pp.510 a 617), le muguet (pp.517-528), les convulsions et éclampsies infantiles (pp.520 a 539) sont tour à tour enseignés.Quelques notions sur la « fièvre ganglionnaire », sur la «mort subite ou surrénalite », sur les maladies infectieuses contagieuses et sur les intoxications alcoolique, saturnine ou par les opiacés, (pp.540 à 546) précèdent les « affections du canal naso-pharyngé et de.la bouche chez le nourrisson, des voies respiratoires, de l\u2019hypertrophie du thymus et du corps thyroide » (pp.546 à 551).x If di fl try Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 Le cœur et ses affections congénitales : maladie bleue, maladie de Roger sont décrites (pp.551 à 555).Les maladies du système nerveux sont envisagées selon qu\u2019elles appartiennent au cerveau ou à la moelle, v.g.convulsions, hémiplégies, somnolence, coma, retard psychique, affections familiales et paralysie infantile ou poliomyélite (pp.556 à 563).Et le cours sur le nourrisson à l\u2019état de maladie se termine par les affections des reins et des organes génitaux (pp.563 à 567).5.Le moyen et le grand enfant à l\u2019état de santé el la puberté.Ils sont étudiés du point de vue de leur croissance physique et psychique, de leur hygiène générale et de leur éducation (pp.567 à 590).6.La pathologie de la puberté étudie le surmenage physique et psychique (pp.591 à 598) et les maladies de la puberté proprement dite (pp.598 à 607) au niveau des différents appareils et organes.Tel a été le cours des maladies des enfants professé par le docteur René Fortier de 1893 à 1929.C\u2019est l\u2019enseignement de toute la puériculture et toute la pédiatrie du temps que les élèves en médecine de la fin du x1Ix* et du début du xX° siècle reçurent.Avec l\u2019augmentation du nombre des cours en 1914 (30) et en 1925 (40), chacune des parties a été le sujet de développements considérables qui venaient s\u2019ajouter alors aux nombreuses additions que le professeur inscrivait sur le dos ou en marge de ses feuilles de cours afin de « tenir à jour » son enseignement.30 Car, en effet, « aucun domaine de la matière ne restait inexploré »31.Les derniers textes remaniés ou ajoutés sont de l\u2019année 1926 et 1927, deux ans avant sa mort.LE DOCTEUR ALBERT JOBIN, DEUXIÈME TITULAIRE Né à Québec en 1867, le docteur Albert Jobin fait ses études classiques au Séminaire de Québec, s'inscrit à la Faculté de médecine de Laval en 1889 30.Documents personnels manuscrits sur demi-feuille de « papier écolier ».31.LANGLOIS, Marcel, L\u2019Enseignement clinique en pédiatrie, Laval médical.25 : 349, 1958.LA PÉDIATRIE À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE QUÉBEC 879 dont il reçoit le titre de docteur en médecine, summa cum laude, en 1893.«Il se donna immédiatement, avec son ardeur innée, à l\u2019exercice de la médecine générale.Dès ses débuts, il est le médecin de famille au sens intégral ; son choix d\u2019une clientèle d\u2019ouvriers et de petites gens indique déjà l\u2019orientation de sa mentalité médicale.Dans ce milieu d\u2019humbles et de modestes, voir de frustrés et de déshérités, il trouva ce qu\u2019il attendait : des ennuis et des sacrifices, mais aussi beaucoup de bien à faire, et des satisfactions que connaissent moins les médecins pour les riches ».32 Il touche à la politique municipale et provinciale, mais s\u2019en éloigne afin de demeurer médecin de pratique générale dont il a toujours voulu conserver à la fois, le titre et l'exercice.Il se défendait avec vivacité devant ceux qui l\u2019appelaient « spécialiste ».Et pourtant, il possédait un « thème favori » 38 de la médecine : la pédiatrie.Très tôt, au cours de l\u2019exercice de sa « pratique générale », il dut, avec son sens aigu de clinicien, réaliser combien la médecine appliquée aux tout jeunes enfants demandait des connaissances particulières et précises, et que tout médecin avait le devoir d\u2019acquérir.Déjà bien préparé par une pratique médicale générale tant chez les adultes que chez les enfants, il voulut, après 15 ans comme « médecin de famille au sens intégral », entreprendre des études plus élaborées sur la médecine des enfants.En 1908, il quitte Québec pour Paris.Il y passe «l\u2019année académique » à l'Hôpital des enfants malades ; il revient imbu, lui aussi, de la nécessité d\u2019une médecine pédiatrique proprement dite.Dans sa clientèle retrouvée, il met en pratique les nouvelles connaissances acquises.Nous avons lieu de croire que les liens facultaires et professoraux qui surviendront entre lui et le professeur René Fortier durent naître auparavant sur le plan de l\u2019exercice de cet art en clientèle privée.Les rencontres, à la fois professionnelles et amicales, durent avoir lieu auprès de malades enfants dont l\u2019évolution des affections patholo- 32.POTVIN, A.-R., Nécrologie.Le Professeur Albert Jobin, Laval médical, 17 : 1026, (oct.) 1952.33.Ibidem, p.1027. 880 giques posait des problèmes angoissants tant dans la famille que dans l\u2019esprit du médecin lui-même.C\u2019est alors que tous, médecins et parents, acceptaient volontiers, sans perdre confiance les uns en leur médecin régulier de famille, les autres en eux-mêmes, un second médecin auprès de leur malade comme «consultant » ou « spécialiste ».Le 19 novembre 1915, le docteur Albert Jobin est nommé professeur agrégé par le Conseil universitaire.34 Le 27 novembre 1916 il est, sur proposition du docteur R.Fortier nommé « assistant » dans le Service des enfants à l\u2019Hôtel-Dieu.35 Il succède au docteur Dobbin, démissionnaire après quelques années de pratique médicale dans ce Service,36 C\u2019est le debut de son enseignement clinique pédiatrique ; c\u2019est le début de son « association » professorale avec le professeur René Fortier.Près de quatorze années 37 se sont écoulées depuis l'inauguration de ces cliniques et pendant seize autres années le docteur Albert Jobin secondera le docteur René Fortier en ce domaine comme en bien d\u2019autres d\u2019ailleurs.Les relations qui ont existé entre ces deux hommes de la pédiatrie du premier demi-siècle de notre ère, furent telles, que le docteur Albert Jobin, appelé à faire «l\u2019éloge du docteur René Fortier » à la séance académique de fin d'année à la Faculté de médecine en mai 1930 écrivait : « Seulement Fortier n\u2019est pas mort tout entier.Il est de ceux qui n\u2019étant plus, agissent encore sur nous.» 38 Cette influence s\u2019exerça en effet durant la vie de Fortier en bien des domaines pédiatriques de la carrière professorale du docteur Albert Jobin.Le 11 mai 1920, le docteur Jobin « accepta les cours des maladies contagieuses que Fortier lui remet ; et le 9 juin 1924 il en devient le professeur titulaire 39.34.U.L.85, n° 53.35.U.L.85, n° 66A.36.Voir : Les cliniques pédiatriques à l\u2019Hôtel-Dieu, de la Broquerie Fortier.37.Mars 1903.38.JoBIN, Albert, Éloge du docteur R.Fortier, Bull.méd.de Québec, 31 : 172, (mai) 1930.39.P.V., n° 460.de la Broquerie FORTIER Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Quatre ans plus tard, le 19 mars 1928, il est professeur adjoint en Pédiatrie ; et le 10 avril de la même année 40 il est « désigné pour remplacer au besoin le docteur Fortier et en charge des cours de pédiatrie pour l\u2019an prochain ».Deux jours plus tard la Faculté reçoit « l\u2019acceptation de la part du docteur Jobin ».C\u2019est en février 1929 que le docteur Jobin eut à terminer les cours de pédiatrie que le docteur Fortier devait abandonner pour « cause de maladie ».Il en fut ainsi des cliniques à la Crèche Saint-Vincent-de-Paul, et de celles de l\u2019Hôtel- Dieu qu\u2019il sera alors seul à dispenser.L'ouverture des cours de la Faculté de médecine, en septembre 1929, le voit présenter son cours de pédiatrie.Le 30 du même mois il est nommé professeur de clinique pédiatrique et le 4 avril 1930 il est « professeur titulaire de pédiatrie » 41, D\u2019un « thème favori » en 1908, la pédiatrie est devenue pour le docteur Albert Jobin, une discipline professionnelle et professorale.Sil a pu écrire de Fortier 42 «nous voulons, relevant le flambeau de ses mains défaillantes, le prendre comme guide et continuer son œuvre si magnifiquement commencée » c\u2019est qu\u2019il a apporté lui- même à cette discipline toute la richesse de son esprit, tout l\u2019amour de son cœur et toute la probité de son âme.Lorsque atteint par la limite d\u2019âge, en 1937, il dut abandonner l\u2019enseignement de la pédiatrie il ne la quitta jamais tant elle faisait partie intégrante de sa pratique médicale puisqu\u2019il présida jusqu\u2019à sa mort, le Dispensaire des enfants à l\u2019Hôtel-Dieu.Nous fûmes de ceux à qui, en septembre 1929, alors élève de troisième année, il dispensa ses « cours de pédiatrie ».Il nous avait déjà initié à sa verve professorale dans le cours de Séméiologie, introduction indispensable à la compréhension de la médecine qu\u2019élève de deuxième année nous avions, mes confrères et moi-même particulièrement goûté.La clarté de l\u2019exposé, la richesse des expressions, l\u2019étendue des connaissances \u201c40.L., 201, n° 22A.41.P.V., 492.42.JOBIN, Albert, Éloge du docteur Fortier, loco ci.172. i Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 médicales offertes, l\u2019ordre des séquences et de l\u2019importance réelle et progressive des symptômes en rapport avec les maladies dont ils faisaient partie, révélaient chez le professeur, une science sûre, une expérience considérable et une « plume alerte et vivante ».Il sut apporter à l\u2019exposé de son Cours de pédiatrie les mêmes qualités.A son école, nous avons su retrouver les raisons qui nous avaient déjà orienté vers la discipline médicale pédiatrique.« Avec le docteur Jobin, disparaît un dernier représentant d\u2019une génération médicale étroitement associée à l\u2019évolution de la médecine depuis la fin des siècles derniers.Il aura été, avec plusieurs de ses confrères et collègues disparus, le trait d'union entre deux mentalités médicales ; il aura marqué la transition entre l\u2019exercice de la médecine au mode ancien et celui de la médecine modernisée.« .Sans bouder aucune des acquisitions nouvelles, le docteur Jobin était de ceux qui «donnent la primauté de leur attention non au cas, mais au malade, non à la finesse du «diagnostic mais à l\u2019efficacité de la thérapeutique ».» 43 Certains d\u2019entre nous sont encore les héritiers convaincus de cette mentalité médicale et appuient leurs recherches et décisions cliniques sur les preuves secondes fournies par les recherches biologiques du laboratoire.Le malade, l\u2019enfant malade pour nous-même, est un tout en soi dont les LA PÉDIATRIE À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE QUÉBEC 881 manifestations pathologiques cliniques présentes, décelables et décelées par l'examen physique, sont les témoins d\u2019une perturbation fonctionnelle ou lésionnelle organique que les examens cliniques des « anciennes humeurs », sang, lymphe, urine, liquide interstitiel, épanchement, etc, viennent préciser dans leur déviation quantitative ou qualitative.À la médecine clinique symptomatique, syndromique, de nos pères et du début de notre propre médecine, est venue se joindre la médecine biochimique et systémique que nous vivons présentement.C\u2019est ainsi qu\u2019évolue la science de l\u2019homme, la médecine ; elle ne semble pas devoir s\u2019arrêter avant la «fin des temps ».Si la médecine que nous exerçons a eu des précurseurs qui ont su nous la faire connaître et aimer, d\u2019autres après nous sauront en inculquer l\u2019amour à la génération future.Du docteur Albert Jobin, son panégyriste le docteur A.-R.Potvin écrivait : « Chacun sert sa société et sa profession avec ses talents et ses qualités, même avec des défauts qui n\u2019en sont que l\u2019exagération.Ainsi le professeur Jobin aura-t-il fait servir au bien de sa famille, de ses patients de l\u2019Hôpital et de l\u2019Université ses dons innés et cultivés.» 44 (à suivre) 43.POTVIN, A.-R., loco citaito, p.1028.44.Potvin, A.-R., loco citato, p.1029. CHIRURGIE EXPÉRIMENTALE RECHERCHES SUR LES PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L'ÉLASTINE ET À L'ELASTASE *t INTRODUCTION A.LE PROBLÈMES DES GREFFES Le sujet de ce travail est la continuation de nos recherches sur les greffes d\u2019artères et leurs moyens de conservation (53 et 55).Il concerne non plus la question technique ou encore la possibilité opératoire, chose acquise depuis longtemps, mais la question de survie du greffon, problème qui, loin d\u2019être résolu, se complique au fur et à mesure de nos progrès et se relie à la notion d\u2019individu.Ambroise Paré au xvre siècle, Lambert au x VITTe, Murphy au xIxe, Carrel au XXe et plusieurs autres ont résolu il y a longtemps le problème technique des greffes d\u2019artères.Par la suite, on a amélioré les méthodes de conservation des greffons et l\u2019on a aujourd\u2019hui le choix entre trois procédés également bons : Ja conservation des tissus vivants dans un milieu nutritif balancé, la préservation par le froid à \u2014 73°C.(38) et la Ilyophylisation qui est une déshydratation par le vide (57).Ces dernières années sont venues s\u2019ajouter les prothèses de fibres synthétiques qui supplantent les greffons (21) d\u2019artère par leur facilité d\u2019obtention et leur comportement favorable dans les tissus vivants (23).Toutefois, il n\u2019existe pas et n\u2019existera jamais de prothèses pour remplacer un tissu glandulaire, * Travail subventionné par le Conseil médical des recherches du Canada.t Travail reçu pour publication le 30 août 1962.Gilles MARCEAU, FRCS.(\u20ac) FACS.Professeur agrégé, assistant au Département d'anatomie, Faculté de médecine, et au Service de chirurgie de I Hopital Sainte-Foy, Québec un épithélium ou quelque tissu hautement fonctionnel.Il est donc important de connaître le comportement d\u2019un greffon.Les lois qui régissent la prise d\u2019une greffe et sa survie appartiennent aux lois de l\u2019immunologie (9 et 58).C\u2019est donc avec le concours de cette science que nous avons poursuivi nos recherches (12, 14, 42, 76, 78 et 79).B.MÉCANISMES GÉNÉRAUX ET SYNDROMES EN IMMUNOLOGIE L\u2019immunologie se définit comre la science de l\u2019immunité (65).Le mot immunité au sens le plus large désigne un « privilège » tel par exemple l\u2019immunité diplomatique ; au sens médical il désigne un privilège de santé, à l\u2019égard d\u2019une ou plusieurs maladies ; on peut acquérir l\u2019immunité à l\u2019égard de n\u2019importe quelle maladie, quelle qu\u2019elle soit.Les réactions de défense d\u2019un animal vivant contre toutes agressions extérieures, dues à des microbes, à des agents physiques ou chimiques de toutes sortes, sont très nombreuses et leurs mécanismes déterminent des syndrores cliniques, d\u2019aucuns assez bien connus mais d\u2019autres beaucoup moins.L\u2019inflammation et ses différents stades représentent les phases d\u2019une de ces maladies.Par contre, d\u2019autres lésions pathologiques, telles certaines dégénérescences, et même certaines tumeurs, peuvent avoir à l\u2019origine une réaction de défense à l\u2019égard d\u2019agents agressifs. Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 On donne le nom d\u2019antigènes à certains de ces agents agressifs.Les mécanismes de défense à l\u2019égard de microbes ou de cellules vivantes donnent des réactions inflammatoires acccompagnées d\u2019un arrêt de multiplication et d\u2019une lyse des cellules étrangères ; ces mécanismes à l\u2019égard des virus ou des molécules chimiques sont moins évidents.On en connaît quelques-uns : la formation.de protéines nouvelles, l\u2019agglutination, la floculation, la précipitation et d\u2019autres.C\u2019est cette science nouvelle qui tente d'expliquer les réactions d\u2019un organisme vivant à une agression physico-chimique qui répond le mieux à l\u2019immunologie moderne.Chercher qui a découvert l\u2019immunologie, c\u2019est aussi bien chercher qui a découvert la médecine.Toutefois, cette science s\u2019est développée considérablement depuis Pasteur, alors qu\u2019elle fut grandement expérimentée à la lumière des infections microbiennes ; puis, avec l'étude de certaines maladies du sang qui, aujourd\u2019hui, sont des exemples typiques de maladie à antigènes.Plusieurs protéines peuvent agir comme antigènes spécifiques à l\u2019égard d\u2019un tissu.A priori, toute protéine est antigénique, pourvu que son poids moléculaire soit au-dessus de 25 000.Les mucopolysaccharides et quelques sucres à grosses molécules seraient aussi des antigènes.A l\u2019égard d\u2019un animal donné, on appelle antigènes hétérogéniques, ceux provenant d\u2019une autre espèce ; antigènes spécifiques d\u2019espèces, ceux que l\u2019on rencontre à l\u2019intérieur d\u2019une même espèce ; antigènes iso-antigéniques, ceux que l\u2019on rencontre chez quelques membres d\u2019une même espèce, et enfin antigènes spécifiques d\u2019organes ou de tissus, ceux qui réagissent à l\u2019égard d\u2019un organe donné, d\u2019un tissu donné.Nuttall (59) a étudié la spécificité des protéines d'espèces chez 500 espèces différentes.Que savons-nous des effets de l\u2019introduction d\u2019un antigène dans un organisme vivant ?Les expériences ont démontré qu\u2019apparaissent dans cet organisme de nouvelles protéines appelées anticorps, qui réagissaient avec les antigènes pour former de nouveaux corps chimiques responsables des syndromes cliniques observés.PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L\u2019ÉLASTINE ET À L\u2019ÉLASTASE 883 Aujourd\u2019hui, plusieurs de ces syndromes sont connus.Metalnikoff en 1900, avec l\u2019aide d\u2019anticorps antispermatozoïdes décrivit une maladie spécifique du testicule.Fiessinger et Cattan, en 1908, obtenaient quelque chose d\u2019analogue au niveau du foie par l'introduction d'extrait de foie.On sait le rôle du facteur Rh dans certaines anémies.Klemperer (41), en 1942, abordait le probléme du collagéne dans le rhumatisme et la polyartérite noueuse.Le lupus érythémateux est, croit-on, une maladie à auto- anticorps.Il semble donc qu\u2019à la suite de syndromes cliniques présentant un tableau bien défini avec des lésions caractéristiques, tant locales que générales, la pathologie se soit enrichie d\u2019une toute nouvelle forme de compréhension de plusieurs maladies jusqu\u2019à ce jour non expliquées et qui seraient toutes causées par l'introduction d\u2019un agent chimique précis.Rappelons brièvement avec Voisin (77 et 79), les principales réactions ou lésions obtenues par l\u2019introduction dans un organisme vivant d\u2019une substance antigénique.Voyons certains mécanismes de base, puis des altérations tissulaires et humorales et, enfin, des maladies produites expérimentalement.Disons d\u2019abord que certains organismes qui présentent, soit une hypogammaglobulinémie ou une agammaglobulinémie avec absence de toute cellule plasmocytaire ne peuvent présenter de syndrome immunologique bien que réagissant aux virus par diverses réactions retardées.En corollaire, ces organismes sont incapables de rejeter des homogreffes.Le substratum anatomique de l\u2019immunologie appartient donc au tissu réticulo-endothélial et nous est fourni par un apport héréditaire.L'introduction dans un organisme normal d\u2019un antigène donné permet, après une période de latence de huit à dix jours, de mettre en évidence des anticorps par des réactions in vitro dans le sérum de ces animaux.La réintroduction du même anticorps chez le même animal déclenche des réactions que l\u2019on 884 Gilles MARCEAU peut diviser d\u2019après leur temps d\u2019apparition en trois catégories : 1.Une réaction dite immédiate ; 2.Une réaction dite rapide ; 3.Et, enfin, une réaction retardée.La réaction immédiate est connue sous le nom de choc anaphylactique.Elle apparaît en moins de cing minutes après la réintroduction de l\u2019anticorps.Elle serait due à une réaction enzymatique étant donné sa vitesse d\u2019action.L\u2019histamine en serait l\u2019agent principal ; l\u2019action se faisant tantôt au niveau de la cellule, tantôt au niveau de la membrane, tantôt au niveau des capillaires.On sait que le sang devient incoagulable.Il y aurait donc libération d\u2019héparine et les antihistaminiques préviennent cette réaction.La réaction dite rapide, s\u2019appelle encore phénomène d\u2019Arthus.Elle apparaît environ 15 minutes après l\u2019injection déclenchante, elle est le résultat prouvé en laboratoire de la conjugaison de l\u2019anticorps et de l\u2019antigène avec formation d\u2019un précipité.Elle serait due à des thromboses capillaires.Les antihistaminiques n\u2019y changent rien, mais l\u2019héparine l\u2019inhibe.Le dernier type de réaction appelée retardée, est celui qu\u2019on observe lors du test tuberculinique.Il prend quelques heures à apparaître ; son mécanisme est d\u2019origine cellulaire.Il serait comparable à une endotoxine cellulaire et tout comme l\u2019inflammation, la cortisone entraverait la réaction.Ces phénomènes d\u2019hypersensibilité à un antigène donné peuvent s'accompagner de lésions cellulaires ou tissulaires comme nouvelle preuve d'agression directe.En tout premier lieu, notons une réaction ganglionnaire toujours présente en amont du point d\u2019inoculation et présentant la formation de centres germinatifs et l\u2019augmentation de cellules plasmocytaires.De plus, des altérations tissulaires seront visibles au niveau des vaisseaux avec diapédèse de plasmocytes ; au niveau de la substance fondamentale avec des dégénérescences mucoïdes et enfin, au niveau de n\u2019importe quelle cellule par une nécrose.Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Toutes ces lésions s\u2019accompagnent d\u2019altérations humorales appréciables, telle une augmentation du fibrinogène, des glyco-protéines, du taux d\u2019histaminémie, et des gammaglobulines.L'introduction dans un organisme vivant de greffons d\u2019artère apporte toutes les conditions suffisantes pour voir apparaître dans le sérum de ces animaux des anticorps anti-artère.De plus, les lésions que nous rencontrons au niveau du greffon présentent les caractères d\u2019une réaction anticorps-antigène.Il nous fallait mettre en évidence dans le sérum de ces animaux les anticorps spécifiques.C.LE TISSU ARTÉRIEL Certaines expériences antérieures, dont celle de Sewell (72) à Bethesda, avaient démontré la présence d\u2019anticorps dans le sérum de lapin, sensibilisé avec un homogénat entier d\u2019artère.Nous croyons que bien des éléments dans la préparation de Sewell pouvaient être incriminés dans cette antigénicité tels que la graisse, le tissu musculaire, l\u2019endothélium, le sang, etc.Nous avons donc étudié et décomposé le tissu artériel.Le matériel utilisé au cours de nos expériences fut en général l\u2019aorte depuis sa sortie du cœur jusqu\u2019à la bifurcation des iliaques ; toutefois, chez le chien les greffes furent des tronçons d\u2019artères fémorales ou carotides.Quel est ce tissu artériel utilisé ?L'histologie identifie sur une coupe d\u2019aorte trois tuniques : l\u2019intima, la média et I'adventice.L\u2019intima est formée de l\u2019endothélium et d\u2019une sous- muqueuse.Elle est séparée de la média par une limitante élastique interne formée des premières lames élastiques.La média, surtout musculaire dans la plupart des artères, est presque exclusivement élastique dans les grosses, telle l\u2019aorte.Elle se compose d\u2019un nombre variable parfois très grand de lames élastiques, fenêtrées et associées à des fibres musculaires baignant dans du tissu conjonctif.L\u2019adventice comprend le plus souvent des lames et des fibres, beaucoup de collagène et de la graisse ; à l\u2019endroit des gros vaisseaux, telle Ni a, Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 l\u2019aorte, il se résume à du tissu conjonctif et apideux.L\u2019aorte de chien compte une dizaine de lames élastiques, celle du rat n\u2019en compte que trois ou cinq plus épaisses avec quelques fibrilles.La fémorale de chien comporte dans sa média surtout des cellules musculaires lisses, annulaires, reliées à un tissu conjonctif à prédominance de fibrilles élastiques, alors que dans l\u2019adventice on découvre quelques lames élastiques, des fibres conjonctives et élastiques, de la substance fondamentale et de la graisse.Avec une greffe d\u2019artère nous implantons donc au moins quatre variétés de cellules : musculaires, conjonctives, endothéliales et graisseuses, de la substance fondamentale, et des formations fibrillaires de type collagène et de type élastine.Les éléments cellulaires comportent à eux seuls des centaines de protéines différentes ; la réti- culine, le collagène et l\u2019élastine sont aussi des protéines.Il est donc très probable qu\u2019une greffe d\u2019artére soit antigénique.Comme dans le cours des expériences actuelles, nous nous sommes servi presque exclusivement d\u2019aortes de chien, de lapin et de rat, dans le but de simplifier le problème, nous n\u2019étudierons que l\u2019élastine, protéine principale du tissu élastique, majeure partie de l'aorte.D.L\u2019ÉLASTINE Comment peut-on définir l\u2019élastine ?L\u2019élastine est une scléroprotéine probablement associée à des mucopolysaccharides (30, 37, 45, 46, 47, 62, 64 et 71).On la retrouve sous forme de fibres dans le tissu conjonctif des animaux.Son extraction se fait par la dissolution ou la digestion de tous les autres composants du tissu conjonctif, l\u2019élastine étant résistante aux acides, aux bases, à la chaleur et aux solvants organiques.Elle est résistante à tous les enzymes, sauf à la papaîne, la ficine, la broméline et principalement à l\u2019élastase.Mêlée à des fibres de collagène et des cellules variées, elle est baignée par la substance fondamentale (31).@ PROPRIETES IMMUNOLOGIQUES LIEES A L'ELASTINE ET A L'ELASTASE 885 Sa présence se reconnait par des propriétés physiques qu\u2019elle apporte au tissu dans lequel elle se trouve ; elle donne de l\u2019élasticité, c\u2019est-à- dire, le pouvoir de retrouver sa forme initiale après une élongation ou une déformation extrinsèque (67).Au microscope, le tissu élastique est réfringent, biréfringent en lumière polarisée, et fluorescent en ultraviolet ; il est le seul composant du tissu conjonctif doué de toutes ces propriétés.Avec le permenganate, l\u2019élastine donne un colorant brun foncé ; avec l\u2019acide osmique, une coloration noire ; avec la fuschine-résorcine, une coloration violette ; avec le perchlorure de fer, un précipité violet et avec l\u2019orcéine, une coloration rouge violacé.La plupart de ces réactions entre le colorant et la protéine ne sont pas connues.Nous ne connaissons pas la réaction de l\u2019orcéine avec l\u2019élastine.Différentes hypothèses sur le mode d\u2019action du colorant ont été émises.Encore récemment, on a pensé que des groupements aldéhydiques, suggérés par la positivité faible de la réaction de Schiff sur les fibres élastiques, joueraient un rôle également dans la coloration par l\u2019orcéine.En réalité, Dempsey et Lansing (20) font remarquer que cette hypothèse ne saurait être soutenue, puisque la philorhidzine n\u2019inhibe pas la coloration par l\u2019orcéine.Le mode d\u2019action de celle-ci est donc encore probablement d\u2019ordre plus physique que chimique, mais la réaction n\u2019en est pas moins spécifique et la plus généralement employée pour détecter la présence de tissus élastiques.L\u2019orcéine est soluble dans l\u2019eau et dans l'alcool.Bien que pratiquement insoluble, l\u2019élastine est partiellement attaquée par l\u2019acide acétique bouillant à 40 pour cent après 96 heures (1), de même que par une solution d\u2019urée à 40 pour cent après 24 heures (30).L\u2019acide oxalique N/4 bouillant parviendrait aussi aprés quatre a cing heures a dissoudre partiellement l\u2019élastine (46).L'élas- tase (6) serait le seul enzyme capable de dissoudre complètement cette protéine, bien que certains enzymes protéolytiques telles la papaine, la chymotrypsine, l\u2019attaquent partiellement. 886 Gilles MARCEAU Examiné au microscope après coloration, le tissu élastique se présente sous deux formes particulières : des lames et des fibres.L\u2019une et l\u2019autre de ces formes paraissent composées de fibrilles réfringentes spiralées et anastomosées (20 et 45).Le diamètre des fibrilles varie de 0,1 y jusqu\u2019à 10 à 12 microns.Dans un organe déterminé, les petites fibres de un à 10 microns d\u2019épaisseur sont anastomosées contrairement à celles du collagène, et forment un réseau continu dans tout l\u2019organe.S'il y a rupture du réseau, les fibres détendues prennent un aspect spiralé.Dans les ligaments élastiques, les fibres peuvent être beaucoup plus grosses, presque à 10 y.Les lames sont aussi généralement plus grosses et peuvent mesurer jusqu\u2019à 10 u d'épaisseur : elles forment dans l'aorte une série de cylindres concentriques s\u2019étendant sur toute sa longueur.Lames et fibres baignent dans la substance fondamentale accompagnées de fibres de collagène (20, 37 et 46).Il est raisonnable de croire qu\u2019une partie du système de l\u2019élastine est formée par des protéines de faible poids moléculaire réunies en chaînes, et portant en liaisons latérales des sucres et des radicaux sulfatés (37, 46 et 52).L\u2019étude biochimique de l\u2019élastine révèle la présence des acides aminés habituels dans les proportions rappelées au tableau I.Une seconde partie, environ deux pour cent, serait formée de mucopolysaccharides, peut-être sulfatés (44 et 80).Certains auteurs dénomment le groupe protidique, la proélastine, qu\u2019ils associent à des molécules de mucopolysaccharides formant l\u2019élasto-mucine.Son poids moléculaire total serait de 80 000 (30).L'origine des fibres élastiques à l\u2019heure actuelle n\u2019est que pure spéculation.Les éléments marqués pourront probablement résoudre ce problème, comme les récents travaux de Leblond (48) ont permis de démontrer la part des cellules conjonctives dans l\u2019élaboration du collagène.Certains croient à la coalescence de granules entraînant la formation de fibrilles délicates (47).Ces fibrilles se grouperaient pour composer des fibres, et les lames seraient de grosses fibres denses, Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 TABLEAU I Proportion des acides aminés Composition de l\u2019élastine, d\u2019après Newman (58) : Glycine.oo Alanine .E 5 o \u2014 \u2014 OCH NOOOOC OUTRO Ok ww nn Thiéonine .Proline.Phénylalaline .Tyronne .Meéthionine .Histidine .\u2014 WOH IO NO NH WHO NO OWE OW Acide aspartique .Acide glutamique .Hydroxyproline.oo Cystine.O1 © anastomosées entre elles.La fibre élastique peut dès le début être constituée comme fibre élastique ; cependant, elle pourrait aussi être le résultat d\u2019une transformation de la fibre de collagène ou d\u2019une autre fibre.Elle peut être élaborée soit des fibroblastes, soit de cellules spéciales dites élastoblastes (3).On peut obtenir en milieu de culture l\u2019apparition de fibrilles élastiques par un processus lent et difficile à interpréter (15).Banga et Balo (3) croient l\u2019élastine dérivée du métacollagène qui serait un précurseur commun à l\u2019élastine et au collagène.Le métacollagène serait élaboré par des cellules fibroblastiques pour devenir soit avec addition de procollagène, le collagène définitif, soit avec addition d\u2019élastomucine de l\u2019élastine.Burton (15) et ses collaborateurs ont observé au microscope électronique le passage de fibres de collagène en fibres élastiques en traitant les premières par des alcalis et certains enzymes pancréatiques.Leurs expériences furent conduites sur des échantillons de peau.Ces deux produits sont chimiquement rapprochés.Les difficultés de préparation d\u2019une substance, telle l\u2019élastine, rendent son étude au microscope ti Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 électronique tout aussi difficile qu\u2019à la biochimie, si bien que deux hypothèses opposées surgissent des études qu\u2019on y a faites.Hall (33) et d\u2019autres (29 et 43) prétendent avoir identifié des formations fibrillaires en spirales dans toutes lames ou fibres élastiques baignées dans un ciment que l\u2019on retrouverait dans l\u2019axe médian de la fibre.On serait en quelque sorte en présence de cables de différentes grosseurs tissés de fibrilles, formés à l\u2019origine d\u2019une substance fondamentale mucopolysaccharidique retenant de multiples brins de fibrilles formées de chaînes polymériques d\u2019acides aminés attachées latéralement par quelques chaînons.Les plus petits brins mesureraient 0,1 up.Plusieurs fibrilles sont enroulées à la manière d\u2019une tresse pour former des filaments.La fibre élastique serait donc composée de deux systèmes dont l\u2019un seulement serait sensible à la trypsine.Plus récemment Pease (64), Keech (39), Teed (40), Cox et Little (19) ont nié les assertions de Hall et disent ne retrouver qu\u2019une substance amorphe sans fibrille.Les fibres correspondraient à une traînée de cette substance mesurant de un à 10 u ; alors que les lames correspondraient à des amas de trois à quatre u d\u2019épaisseur s\u2019étendant sur des surfaces plus ou moins grandes.En aucune circonstance ils n\u2019auraient vu de formations fibrillaires et prétendent que les images vues par les autres correspondraient à des artefacts.E.GÉNÉRALITÉS SUR LES ENZYMES Avant d\u2019exposer les propriétés connues de l\u2019élastase, rappelons quelques données élémentaires sur les enzymes (22).On appelle enzyme, une protéine douée de propriétés catalytiques dues à son pouvoir d\u2019activation spécifique.Il s\u2019agit donc d\u2019un corps chimique pur de la famille des protéines qui, mis en présence d\u2019une autre substance appelée le substrat, réagit avec ce dernier pour donner, soit un nouveau complexe chimique, soit très souvent pour couper certaines liaisons chimiques du substrat, le simplifiant dans sa molécule et le réduisant dans le cas des protéines PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L'\u2019ÉLASTINE ET À L\u2019ÉLASTASE 887 en polypeptide de poids moléculaire plus petit, puis en acides aminés simples.Toute synthèse et toute hydrolyse biologique sont conditionnées par un enzyme.La partie de la molécule de l\u2019enzyme qui agit sur le substrat s\u2019appelle le centre actif.Il peut être monovalent ou polyvalent.Il arrive qu\u2019un enzyme ait besoin d\u2019une autre substance pour réagir sur le substrat ; on appelle cette troisième substance, un co-enzyme et il se retrouve intact à la fin de la réaction.La réaction des enzymes sur leurs substrats est soumise aux lois de la chimie, et la vitesse peut être augmentée ou ralentie par des conditions variables d\u2019un enzyme à l\u2019autre.L\u2019action de certains corps chimiques ou des variations de pH, de degré de température peuvent inhiber complètement l\u2019action d\u2019un enzyme donné.L'étude d\u2019un enzyme se fait généralement sur trois plans.D\u2019abord : a) la recherche de sa composition chimique et sa cristallisation ; puis, b) la détermination exacte du ou des substrats sur lesquels l\u2019enzyme en question peut opérer ; et, enfin, c) les conditions optimales de son action qui apportent en corollaire les activateurs, les inhibiteurs et généralement le mode d\u2019action de cet enzyme.C\u2019est à la lumière de ces données qu\u2019un enzyme est comparé à d\u2019autres déjà connus, catalogués, et situé dans le cadre de la biologie cellulaire.F.L\u2019ÉLASTASE En 1949, Balo et Banga (3), deux Hongrois, isolent dans un extrait de pancréas de porc un enzyme qui dissout le tissu élastique, l\u2019élastase.Eijkman en 1904, avait isolé un produit analogue de culture de bactéries (69).Depuis, plusieurs auteurs ont réisolé l\u2019enzyme principalement dans le pancréas (49).Il fut cristallisé par Lewis et ses collaborateurs.Son poids molé- 888 culaire serait de 25000 et contiendrait 15,99 pour cent d\u2019azote (49), 0,5 pour cent de soufre, 0,05 pour cent de calcium et de zinc.Depuis, il fut isolé chez le bœuf (35, 49 et 50), le porc (3, 49 et 50), le lapin, le cobaye, le poulet, le chien, le chat, et l\u2019homme (3).On le retrouve dans le sérum (3), le foie et le pancréas (49).I] serait formé au niveau des cellules des îlots de Langherans (47) sous une forme inactive dénommée proélastase, et activé dans le suc duodénal par l\u2019entérokinase.On ne le retrouve pas dans les acini.On s\u2019explique mal sa présence dans le sang.Son action peut être comparée à celle de l'insuline.Il fut dernièrement identifié dans le liquide d\u2019une fistule pancréatique chez l'homme et activé de façon importante par la trypsine (74).Il se présente sous forme de cristaux insolubles dans l\u2019eau, peu solubles dans les tampons à pH 5 à 9 (50).On peut le conserver trois mois de \u2014 10° à \u201420°C.Il serait stable pour 24 heures à 5° à un pH 4,0 à 12,0 (49).Il est inactif à un pH inférieur à 4,0.Son optimum d'action se situe à pH 6,8 à 7,3 en tampons phosphates, à pH 7,5 à 8,3 en tampons véronal-acétate, à pH 9,0 à 10,1 en tampons glycérinates et à pH 8,8 en tampons carbonates HCL 0,1 M (5, 49 et 50).L\u2019enzyme est donc influencé par la teneur en sel des tampons et leur force ionique (5) ; l\u2019idéal est un tampon à force ionique, 0,1 M pH 8,8.L\u2019électrophorèse définit 20 pour cent de molécules rapides et 80 pour cent de molécules plus lentes (50).Son substrat spécifique est l\u2019élastine.Son mécanisme d'action demeure complexe puisque l\u2019on ne connaît pas tellement bien la composition de l\u2019élastine (66 et 73).La digestion de l\u2019élastine par l\u2019élastase ne libère pas d\u2019acide aminé titrable par le formol ou la méthode de Van Slyke ; c\u2019est ce qui faisait dire à Lansing (46) qu\u2019elle ne fragmentait pas l\u2019élastine, mais qu\u2019elle rompait seulement des liaisons latérales de la molécule de façon à rendre globuleuse et soluble une molécule linéaire et insoluble.Il n\u2019y a donc pas d\u2019hydrolyse (30).L\u2019élastase libère de l\u2019élastine des polysaccharides ou un Gilles MARCEAU Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 radical sulfaté (32, 34 et 35) rapprochant l\u2019élastine à des mucopolysaccharides.Elle ne serait non pas un enzyme protéolytique (62) mais plutôt une mucinase (8 et 35) qui couperait l\u2019élastine et libérerait l\u2019élastomucine.L'importance des graisses présentes n\u2019est pas connue (44).L\u2019action de l\u2019enzyme observé au microscope laisse croire à la digestion de deux éléments.D\u2019abord, sous son action, les fibres se désintégrent et laissent paraitre de fines fibrilles paralléles a l\u2019axe de la fibre ; puis ces fibrilles se fragmentent en formant de petits amas séparés (35).Ce qui laisse croire que l\u2019élastase n\u2019aurait pas qu\u2019un seul mécanisme d\u2019action (5 et 44).Cette activité est inhibée par le cuivre, par le cyanure de sodium à la concentration de 1 x10-5 ; le Zn, Mn, Co, Mg, Ca n\u2019y font rien sauf à de fortes concentrations (43 et 80).Elle est encore inhibée par le chlorure de sodium en solution à 50 pour cent à 0,07 M (5 et 83), de même que par le sulfate d\u2019ammonium et le chlorure de potassium à la même concentration (80).De plus, elle est inhibée par le sérum de la plupart des animaux (4, 16, 24 et 68).Si l\u2019on compare l\u2019élastase à d\u2019autres enzymes connus, elle est différente de la trypsine qui n\u2019attaque pas la fibre élastique (75), différente de la chymotrypsine et de la collagénase qui n\u2019attaquent que très peu l\u2019élastine ; d\u2019ailleurs les inhibiteurs de la trypsine et de la chymotrypsine diffèrent de l\u2019inhibiteur de l\u2019élastase (4 et 75).L\u2019élastase n\u2019attaque pas le collagène.On serait d\u2019une part en présence d\u2019un enzyme protéolytique puisque son substrat, l\u2019élastine, est partiellement attaqué par d\u2019autres enzymes protéolytiques, telles la papaïne, la ficine, la bro- méline, la chymotrypsirie et la collagénase.D'autre part, son action ne libérerait que quelques traces de protéines et 20 pour cent de polysaccharides soufrés; on pourrait donc l\u2019appeler une mucinase et même une lipase puisqu'on trouve toujours des graisses libérées.Nous avons vu que plusieurs auteurs croient à une double action de l\u2019élastase (43 et 80) : une action protéolytique instable liée aux plus petites wk ® IF Jon Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 molécules et détruite par l\u2019électrophorèse répétée (50 et 51).L\u2019action de l\u2019élastase sur l\u2019élastine a pu être étudiée 2% vitro de plusieurs façons différentes : 1.Une méthode gravimétrique (5 et 49): l\u2019élastine non digérée demeurant une protéine insoluble ; 2.Une méthode colorimétrique, en se servant d\u2019élastine colorée à l\u2019orcéine (68) ; 3.Une méthode sur plaque de gélose, en incluant dans la gélose une élastine soluble (36 et 70) ; 4.Plusieurs autres méthodes titrant l\u2019azote directement libéré par l\u2019action de l\u2019enzyme sur son substrat.G.OBJET ET DIVISION DU TRAVAIL Sachant qu\u2019une homogreffe d\u2019artère est destinée à être éliminée par une réaction inflammatoire de type antigène-anticorps (18) nous avons cherché à connaître si ce type de réaction était déclenché par la présence du tissu élastique de la greffe.La question nous intéressait doublement puis- qu\u2019il est admis aujourd\u2019hui en matière de greffe d\u2019artère que le tissu élastique est pratiquement le seul important pour la fonction de la greffe (63, 67 et 72).L\u2019artériosclérose et le mécanisme des anévrismes dépendent sans doute aussi de la qualité de l\u2019élastine.Une première série d'expériences avait démontré qu\u2019une suspension de tissu élastique dans de l\u2019eau physiologique injectée par voie intraveineuse ou sous-cutanée sans adjuvant de par sa complète insolubilité, n\u2019entraînait pas dans le sérum la présence d\u2019anticorps décelables par le test d\u2019Ovary (60 et 61) ou le test de précipitation dans un tube capillaire (54).C\u2019est alors que nous fimes intervenir l\u2019élastase.Nous avons convenu de solubiliser l\u2019élastine à l\u2019aide de cet enzyme ; toutefois, l\u2019élastase étant une nouvelle protéine compliquait quelque peu le problème ; il nous fallait d\u2019abord déterminer si PROPRIETES IMMUNOLOGIQUES LIEES A L\u2019ELASTINE ET A L\u2019ELASTASE 889 cette élastase seule était antigénique puis, ad- venant que l\u2019élastase seule ne l\u2019était pas, si l\u2019association élastase-élastine 1\u2019était.Nous ne connaissions pas l\u2019action exacte de l\u2019élastase sur l\u2019élastine malgré plusieurs travaux sur ce sujet.Il pouvait s'agir d\u2019une hydrolyse et l\u2019anti- génicité pourrait bien être celle de polypeptides dérivés de l\u2019élastine ou un résidu : il pouvait s'agir d\u2019une dénaturation de la protéine et l\u2019anti- génicité serait alors celle d\u2019une nouvelle protéine ; enfin, nous croyions à un déplacement de valences sans transformations majeures de la molécule, puisqu\u2019il est possible de régénérer une substance analogue à l\u2019élastine après sa réaction avec l\u2019élastase (26).Une deuxième série d'expériences entreprises à l\u2019aide de l\u2019élastase comme solvant du tissu élastique avec les sérums de rats et de chiens porteurs de greffes dans la rate n\u2019a pas démontré de façon satisfaisante la présence d'anticorps circulant chez ces animaux (54).Certaines réactions avec les sérums de chiens demeuraient non interprétables.Un stage dans les laboratoires du centre d\u2019immunologie de l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, nous apprit quelques données d'importance dans l'interprétation de ces tests d\u2019Ovary ; d\u2019abord une réaction positive parmi plusieurs négatives a la valeur d\u2019un test positif, car tous les cobayes ne réagissent pas de la même façon à la réaction d\u2019anaphylaxie cutanée passive.Pour avoir une réaction positive, il faut nécessairement avoir utilisé une substance antigénique.De plus, les animaux sensibilisés à un antigène donné, ne réagissent pas tous de la même façon à cet antigène expérimenté.On n\u2019a qu\u2019à se rappeler en clinique le comportement fort varié des individus à l\u2019égard d\u2019un allergène.Nous avons de plus discuté de certaines difficultés rencontrées avec les sérums de chiens.Dans tous les milieux où l\u2019on a expérimenté avec le sérum de chien, on s\u2019est heurté à des phénomènes complexes liés au sérum de chien, lequel présente des réactions d\u2019anaphylaxie essentielle 890 Gilles MARCEAU ou primaire à l\u2019égard soit des cellules, soit du sérum des animaux usuels de laboratoire.Les sangs hémolysent facilement et présentent une rétraction du caillot qui laisse très peu de liquide, quelquefois laiteux et graisseux, malgré une saignée chez l\u2019animal à jeun.A partir de cette date, nous allions modifier le test d\u2019Ovary en séparant l'injection du colorant de celle de l\u2019antigène étudié.Nous avions dans une autre série d'expériences, recherché par la méthode de Boyden et Grabar (11, 13 et 25) la présence d'anticorps anti-élastine dans les sérums des chiens greffés et nous nous étions de nouveau heurtés aux propriétés hémolytiques du sérum de chien à l\u2019égard des globules de mouton.Nous avions dû chauffer nos sérums pour détruire le complément, bien que craignant détruire en même temps les anticorps qui, pour plusieurs, sont thermolabiles.Nous avions poursuivi cette expérience avec une série de rats greffés.Aucun sérum des animaux greffés n\u2019a agglutiné les globules rouges de moutons traités à l'acide tannique et sensibilisés soit par l\u2019élastase, soit par l\u2019élastine traitée à l\u2019élastase.C\u2019est alors que nous avions décidé de reprendre la sensibilisation d\u2019un nouveau groupe d\u2019animaux nous adressant cette fois au lapin.Dans la première partie de ce travail, nous étudierons l\u2019antigénicité possible de l\u2019élastase, puis de l\u2019élastine de lapin traitée par l\u2019élastase chez le lapin.Suspectant une réaction enzymatique à la base de certaines dégénérescences des fibres élastiques que nous avions observées à l\u2019étude histologique de greffons implantés depuis plusieurs mois, nous avons envisagé que l\u2019élastase pourrait y jouer un rôle.Or, Balo et Banga avaient émis l\u2019hypothèse de l\u2019existence d\u2019un inhibiteur de l\u2019élastase existant dans le sérum (4) et régularisant son action sur le tissu élastique ; Lansing (47) attribue un rôle à l\u2019élastase dans l\u2019artériosclérose ; il fallait donc que d\u2019un individu à l\u2019autre les sérums présentent différents facteurs d\u2019inhibition et nous voulions connaître à quel degré les sérums des animaux sensibilisés a l\u2019élastase pouvaient être différents Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 de ceux sensibilisés à l\u2019élastine traitée à l\u2019élastase, ou encore porteurs de greffes d\u2019artères.La seconde partie de notre travail expérimental traitera de l\u2019action inhibitrice des sérums sur l\u2019élastase in vitro (17).PREMIERE PARTIE ÉTUDE DE L\u2019ANTIGÉNICITÉ DES GREFFES D\u2019ARTÈRES PAR LE TRUCHEMENT DE L\u2019ANTIGÉNICITÉ DE L\u2019ÉLASTASE ET DE L\u2019ÉLASTINE TRAITÉE À L\u2019ÉLASTASE I.RECHERCHE DE L\u2019ANTIGÉNICITÉ DE L\u2019ÉLASTASE CHEZ LE LAPIN A.Première expérience RECHERCHE DE L\u2019ANTIGENICITE DE L\u2019ÉLASTASE CHEZ LE LAPIN SENSIBILISE À L\u2019ÉLASTASE : 1.Protocole : a) Préparation de l\u2019antigène.On fait une solution d\u2019élastase a partir de 0,01 gramme d\u2019élastase N.B.C.(20 a 25 unités) dans 25 ml de tampon véronal-acide chlorhydrique à pH 8,3 (0,1 M) en excès de chlorure de sodium (6).Conservation au réfrigérateur.Cette solution contient au ml 0,0004 gramme d\u2019élastase (environ une unité).b) Sensibilisation des animaux.On injecte des doses croissantes de deux ml, quatre ml, cinq ml, six ml, sept ml, huit ml, à des intervalles de trois jours dans la veine marginale de l'oreille de huit lapins.c) Prélèvement des sérums.Quinze jours après la dernière injection 10 ml de sang sont prélevés, par ponction cardiaque chez tous les animaux, puis déposés dans une éprouvette à centrifuger.Le sang est laissé à la température de la pièce pendant 12 heures.Le lendemain le caillot est décollé, centrifugé et le sérum est conservé à \u20144°C.dans des tubes de deux ml, bouchés et étiquetés.d) Recherche des anticorps.La recherche des anticorps à l\u2019élastase se fait sur le sérum des animaux à l\u2019aide du test d'Ovary (46) de la façon suivante : la veille de l\u2019examen, on rase le dos d\u2019un cobaye blanc et cette région rasée est traitée cal i à LS SE i 1, Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L\u2019ÉLASTINE ET À L\u2019ÉLASTASE 891 à la pommade épilatoire « Neet » afin de laisser l\u2019épiderme lisse et rosé.Le jour du test à neuf heures du matin, on administre les sérums étudiés sans dilution de même qu\u2019un sérum témoin à raison de 0,1 ml, par injection intradermique dans des endroits prédéterminés.A 15 heures, injection intraveineuse de 0,5 ml d\u2019une solution au 1/1 000° de bleu d\u2019Evans dans de l\u2019eau physiologique par la jugulaire droite, après dissection de cette veine sous anesthésie à l\u2019éther.Toute réaction apparaissant dans le quart d\u2019heure qui suit est interprétée comme non spécifique, A 15 heures 15 minutes, injection par une technique identique dans la jugulaire gauche de 1,0 ml de l\u2019antigène étudié.Les résultats sont lus dans le quart d'heure qui suit.2.Résultats : Contrairement a ce que nous avions trouvé au cours d\u2019expériences semblables antérieures chez sept lapins sur huit, les sérums se sont révélés porteurs d\u2019anticorps spécifiques à l\u2019élastase, au moins une fois (tableau II et figure 1).Les sérums de cinq animaux furent positifs à trois reprises consécutives.Une seule fois, il nous fut impossible de mettre en évidence des anticorps après trois tests d\u2019Ovary.3.Discussion : L\u2019élastase est donc clairement antigénique chez le lapin ; toutefois, certains individus ne sont pas réceptifs et ne fabriquent pas d'anticorps décelables ; de plus certains cobayes ne se prêtent pas au test d'Ovary et donnent des réactions négatives avec des sérums porteurs d\u2019anticorps.Dans les expériences antérieures, le grand nombre de résultats négatifs nous portait à croire que l\u2019élastase n\u2019était pas antigénique.Nous expliquions les quelques tests positifs par des incompatibilités primaires, nous ne dissociions pas alors l\u2019injection de l\u2019antigène de celle du colorant.Malgré l\u2019antigénicité évidente de l\u2019élastase, nous avons voulu connaître la réaction de ces sérums avec l\u2019antigène : élastine de lapin traitée à l\u2019éla- stase.B.Deuxième expérience RECHERCHE DES ANTICORPS À L\u2019ÉLASTINE DE LAPIN TRAITEE A L'ELASTASE CHEZ LE LAPIN SENSIBILISE A L\u2019ÉLASTASE SEULE : 1.Protocole : a) Préparation de l\u2019antigène élastine de lapin « traitée à l\u2019élastase.Quatre grammes d\u2019aortes TABLEAU II Tesis d'Ovary.Lapins sensibilisés à l\u2019élastase ANTIGÈNES ÉTUDIÉS NUMÉRO ÉLASTASE ÉLASTINE-ÉLASTASE SÉRUM DE BŒUF * DES LAPINS ire oe 3e 1re 2e 3e 1re 2e 3e épreuve épreuve épreuve épreuve épreuve épreuve épreuve épreuve épreuve 144 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 _ _ _ \u2014 _ 145 \u2014 + + \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 162 + + + = - = \u2014 \u2014 \u2014 163 + + + + + = = - - 171 + + + + = = \u2014 \u2014 \u2014 172 + \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 _\u2014 140 + + + + + + = = = 141 + + + + + + \u2014 \u2014 \u2014 * Sachant l\u2019élastase extraite à partir de pancréas de bœuf, nous avons voulu nous assurer qu\u2019elle ne contenait pas de protéines de bœuf antigéniques. 892 Gilles MARCEAU 18 avril 1962 Témoin > « ee mrrsies Mai dB as ii Midas à pe vais ein ne fraîches de lapin sont nettoyées puis traitées à l\u2019alcool éthylique bouillant pendant une heure, à l\u2019éther bouillant une heure et à la soude N/10 à 90°C.pendant 90 minutes.Le résidu qui correspond à l\u2019élastine suivant Lansing (46) est alors dissous à l\u2019aide d\u2019une solution de 0,01 gramme d\u2019élastase dans 25 ml de tampon au véronal- acide chlorhydrique à pH 8,3 pendant douze heures à 37°C, selon la méthode de Sachar (68).Cette solution contient au ml 0,0001 gramme d\u2019élastase et 0,04 gramme d\u2019élastine dissoute.Cette élastine est essentiellement composée de scléroprotéines, mais pourrait fort bien contenir des mucopolysaccharides (46).b) Recherche des anticorps.Utilisant les mêmes sérums qu\u2019à la première expérience, nous avons fait des tests d\u2019Ovary en prenant comme antigène l\u2019élastine de lapin traitée à l\u2019élastase.2.Résultais : Quatre sérums se sont révélés positifs au moins une fois (lapins n° 140, 141, 163 et 171) tandis que quatre autres demeuraient négatifs à trois reprises (tableau II, figure 2).3.Discussion : Comme l\u2019antigène injecté contenait de l\u2019éla- stase, il est fort possible que tous les résultats ut nr tr Nr EA .Figure 1.\u2014 Lapins sensibilisés à l\u2019élastase.Test d\u2019Ovary en utilisant l\u2019élastase comme antigène.Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 ee diète, ones sd nn SAL positifs soient dus à la présence de l\u2019enzyme.Quant aux résultats négatifs, l\u2019un (n° 141) est dû à ce que l\u2019animal ne fut pas sensibilisé par l\u2019élastase, et les autres (n° 145, 162 et 172) sont dus, soit a ce que les cobayes se prétaient mal à la réaction cutanée passive, soit à ce que l\u2019antigène était insuffisant ou dénaturé.McIvor et Moon (57) de même que Walford et Hirose (80) ont démontré que l\u2019élastase est anti- génique, les premiers chez le lapin en associant l\u2019élastase à un adjuvant et les seconds chez le poulet sans adjuvant.II.RECHERCHE DE L\u2019ANTIGENICITE DE L\u2019ÉLASTINE DE LAPIN TRAITÉE À L\u2019ÉLASTASE CHEZ LE LAPIN A.Troisiéme expérience RECHERCHE DE L\u2019ANTIGÉNICITÉ DE L\u2019ÉLASTINE DE LAPIN TRAITÉE À L\u2019ÉLASTASE CHEZ LE LAPIN SENSIBILISE A CET ANTIGENE : 1.Protocole : a) Préparation de l\u2019antigène.De l\u2019élastine de lapin préparée telle que décrite à la seconde dig) StH] fa piv Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 PROPRIETES IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L'ÉLASTINE ET A L'ELASTASE 893 expérience est dissoute par l\u2019élastase de façon à contenir au ml 0,0001 gramme d\u2019élastase et 0,04 gramme d\u2019élastine.b) Sensibilisation des animaux.Des doses croissantes de deux ml, quatre ml, cinq ml, six ml, sept ml, huit ml, sont injectées à des intervalles de trois jours dans la veine marginale de l\u2019oreille de 10 lapins.c) Recherche des anticorbs.Quinze jours après la dernière injection, la recherche des anticorps à l\u2019élastine de lapin traitée à l\u2019élastase est faite avec le sérum total de ces animaux à l\u2019aide de test d\u2019Ovary de la façon décrite à la première expérience.2.Résultats : Huit sérums sur dix se révélèrent positifs au moins une fois, et quatre de ces huit le furent à trois reprises successives.Par ailleurs, deux sérums demeurèrent négatifs lors des trois tests d\u2019Ovary (tableau III, figure 3).3.Discussion : L'association élastine-élastase est clairement antigénique pour le lapin et cette antigénicité août 1962 17 Smite mee 1 © mney ada rs fe Se Ce Eile as ed ta oon ian TO Figure 2.\u2014 Lapins sensibilisés à l\u2019élastase.Test d\u2019Ovary en utilisant l\u2019élastine-élastase comme antigène. 894 Gilles MARCEAU TABLEAU III Tests d\u2019Ovary.Lapins sensibilisés à l\u2019élastine-élastase Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 ANTIGÈNES ÉTUDIÉS NUMÉRO ÉLASTINE-ÉLASTASE ÉLASTASE SÉRUM DE BŒUF * DES LAPINS 1re 2e 3e 1re 2¢ 3e 1re 2e 3e épreuve épreuve épreuve épreuve épreuve épreuve épreuve épreuve épreuve 157 + + + + + + \u2014 \u2014 \u2014 158 + + + + + + = \u2014 \u2014 159 + + + + + + = - = 160 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 164 \u2014- \u2014 + \u2014 + + - \u2014 = 165 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 + + \u2014 \u2014 \u2014 167 + + + + + + - \u2014 \u2014 168 \u2014- + + + + + \u2014- = - 169 + + \u2014 + + + \u2014 \u2014 \u2014 170 + + \u2014 + + + = = \u2014 * Sachant l\u2019élastase extraite à partir de pancréas de bœuf nous avons voulu nous assurer qu\u2019elle ne contenait pas de protéines de bœuf antigéniques.28 mars 1962 4 24 17 juillet %, émoin \u2014 158 > 159 \u2014> Figure 3.\u2014 Lapins sensibilisés à l\u2019élastine-élastase.# Témoin, 167 \u2014> 167 Le! 168 \u2014> 169 \u2014\u2014 165 170, itn er mt min 0 Enr a antigéne.1962 164 «\u2014 Test d\u2019Ovary en utilisant l\u2019élastine-élastase comme fica] i Aye Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L\u2019ELASTINE ET A L'ÉLASTASE 895 peut être due, soit à l\u2019élastase, soit à l\u2019élastine dissoute.Nous étudierons dans la prochaine expérience, le rôle de l\u2019élastase seule dans cette antigénicité.B.Quatrième expérience RECHERCHE DE L\u2019ANTIGÉNICITÉ DE L\u2019ÉLASTASE CHEZ LE LAPIN SENSIBILISÉ PAR DE L\u2019ÉLASTINE DE LAPIN TRAITÉE À L\u2019ÉLASTASE : 1.Protocole : Nous avons recherché par le test d\u2019Ovary, tel que décrit antérieurement dans les sérums des animaux de la troisième expérience, la présence d'anticorps anti-élastase en utilisant la solution d\u2019élastase contenant 0,0004 gramme (environ une unité) comme antigène.2.Résuliais : Neuf sérums sur 10 présentent des anticorps anti-élastase, dont sept lors de trois tests d\u2019Ovary successifs (tableau III, figure 4).Les réactions semblaient plus fortes à l\u2019élastase qu\u2019à l\u2019association élastine-élastase tout en étant provoquées avec une dose identique d\u2019élastase dans l\u2019un et l\u2019autre des antigènes.3.Conclusion : De ces deux dernières expériences, l\u2019on ne peut tirer d\u2019autre conclusion que l\u2019élastase demeure antigénique même après son action sur l\u2019élastine.Il y a donc peu ou pas de changement dans sa composition chimique après son opération sur l\u2019élastine et ses radicaux antigéniques risquent de ne pas être les mêmes responsables de ses propriétés enzymatiques.Il semble de plus que, lorsque l\u2019on sensibilise un animal avec l\u2019association élastase-élastine, l\u2019on renforce les mécanismes de formation des anticorps à l\u2019élastase, ce qui donne à penser que l\u2019élastine agit à la manière d\u2019une substance adjuvante pour l\u2019élastase.Une seule chance nous restait de prouver l\u2019antigénicité de l\u2019élastine seule : c\u2019était de mettre en évidence des anticorps a l'association élastine de lapin traitée par 6 avril 1962 Figure 4.\u2014 Lapins sensibilisés à l\u2019élastine-élastase.Test d\u2019Ovary en utilisant l\u2019élastase comme antigène.l\u2019élastase chez les lapins sensibilisés à l\u2019élastine seule.On se rappelle que l\u2019élastine est une protéine totalement insoluble.L'\u2019injection intraveineuse d\u2019une suspension d\u2019élastine dans de l\u2019eau physiologique cause des embolies, soit dans la veine d'injection ou au poumon, et occasionne la mort de l\u2019animal dans presque tous les cas avant la fin de la période de sensibilisation.De plus, pour le test d\u2019Ovary, l\u2019injection intraveineuse de cette suspension d\u2019élastine ne peut en aucune façon entrainer instantanément la présence d\u2019antigènes circulant par tout l\u2019organisme, étant donné qu\u2019elle est pratiquement toute retenue au niveau des poumons. 896 Nous avons donc entrepris les deux expériences suivantes en changeant notre mode de sensibilisation.IN.RECHERCHE DE L\u2019ANTIGÉNICITÉ DE L\u2019ÉLASTINE DE LAPIN CHEZ LE LAPIN A.Cinquième expérience RECHERCHE DES ANTICORPS À L'ELASTINE DE LAPIN TRAITEE PAR L'ELASTASE CHEZ LE LAPIN SENSIBILISÉ À L\u2019ÉLASTINE SEULE : 1.Protocole : a) Préparation de l\u2019antigène.Des aortes frai- ches de lapins sont nettoyées, coupées en petits fragments sous la loupe, puis traitées à l\u2019alcool éthylique bouillant pendant une heure, à l\u2019acétone bouillante une heure et à la soude N/10 pendant 45 minutes à 98°C.Le résidu est lavé à l\u2019eau puis lyophilisé.La poudre est broyée au mortier, puis passée dans un tamis « Endecott\u2019s n° 60 », avec des trous de 177 mm de diamètre.Nous obtenons de la sorte une poudre très fine, blanche et légère, que nous conservons dans des bocaux fermés (46 et 52).° On prépare une suspension de cette poudre dans de l\u2019eau physiologique à raison de 0,04 gramme au ml.Gilles MARCEAU Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 b) Sensibilisation des animaux.Des doses croissantes de deux ml, quatre ml, cing ml, six ml, sept ml, huit ml, sont injectées a des intervalles de trois jours, sans adjuvant, soit dans le tissu sous-cutané pour les premiéres injections, soit dans la cavité péritonéale pour les doses de six ml, sept ml, huit ml.Les doses sous-cutanées forment à l\u2019endroit de injection un granulome dur, facilement palpable, mais sans réaction inflammatoire importante visible sur la peau.Cinq lapins furent sensibilisés de la sorte.c) Recherche des anticorps.Quinze jours après la dernière injection, 10 ml de sang sont prélevés par ponction cardiaque chez tous les animaux, puis déposés dans une éprouvette à centrifuger.Le sang est laissé à la température de la pièce pendant 12 heures.Le lendemain, le caillot est décollé, centrifugé et le sérum est conservé à \u20144°C.dans des tubes de deux ml, étiquetés et bien fermés.2.Résultats : Tous les tests furent négatifs.Une suspension d\u2019élastine injectée par voies intramusculaire et intrapéritonéale sans adjuvant s\u2019est donc révélée non antigénique chez cinq animaux par notre méthode de recherche (tableau IV, figure 5).Pour terminer cette première série d\u2019expériences, nous avons étudié le comportement de ces sérums à l\u2019égard de l\u2019élastase.TABLEAU IV Tests d'Ovary.Lapins sensibilisés à l\u2019élastine de lapins ANTIGÈNES ÉTUDIÉS NUMÉRO ÉLASTINE-ÉLASTASE ÉLASTASE SÉRUM DE BŒUF * DES LAPINS ire 2e 3e 1re 2e 3e ire 2e 3e épreuve épreuve épreuve || épreuve épreuve épreuve || épreuve épreuve épreuve 120 \u2014 \u2014 \u2014 _ _ _ _ _ _ 121 _\u2014 _\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 _\u2014 _\u2014 \u2014 \u2014 179 - - \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 - \u2014 \u2014 181 _\u2014 _ \u2014 \u2014 _ _\u2014 _\u2014 \u2014 \u2014 184 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Sachant l\u2019élastase extraite à partir de pancréas de bœuf, nous avons voulu nous assurer qu\u2019elle ne contenait pas de protéines de bœuf antigéniques.Lit vas fin tlh § my Bi i Hing] 1.1 ai, ally i i ini, fr du, Hi Aou après fos Taux, lg, 4 lect iit tubes Laval Médical Vol 34 - Sept.1063 PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L'ÉLASTINE ET À L\u2019ÉLASTASE 897 24 mai 1962 181 20 184 121 \u2014_\u2014\u2014 Come - Témoin | 79 > Le x Figure 5.\u2014 Lapins sensibilisés à l\u2019élastine.Test d\u2019Ovary en utilisant l\u2019élastine-élastase comme antigène.B.Sixième expérience RECHERCHE DES ANTICORPS A L\u2019ETASTASE CHEZ LE LAPIN SENSIBILISE À L\u2019ÉLASTINE : 1.Protocole : Nous avons utilisé les mêmes sérums qu\u2019à la cinquième expérience, en nous servant pour le test d\u2019Ovary d\u2019une solution d\u2019élastase comme antigène.2.Résultats : Tout comme dans l'expérience précédente, tous furent négatifs (figure 6).Il eut été surprenant de trouver ici la présence d'anticorps à l\u2019élastase chez des animaux n\u2019ayant jamais reçu cet enzyme.IV.RÉSUMÉ ET CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE Disons, à la fin de cette première partie, que, d\u2019une part, il nous fut impossible de prouver par la méthode du test d\u2019Ovary l\u2019antigénicité de l\u2019é- lastine préparée en laboratoire.Walford, Hirose et Doyle (80), expérimentant chez le poulet, n\u2019ont pas réussi à démontrer plus que nous la présence d\u2019anticorps spécifiques à l\u2019élastine.Ayer et Feldmanis (2) avaient tenté de sensibiliser des cobayes et des lapins sans succès avec une solution d\u2019élastine à l\u2019acide formique.Dans une publication antérieure, nous avions cru démontrer, chez des chiens greffés, l\u2019existence d\u2019anticorps circulants à l\u2019égard de l\u2019élastine ; ce- 17 août 1962 - TE i * -#\u2014=>> : 120 LU a.0-7 ! = 184 ; \u2014\u2014> _ ! IAS Figure 6.\u2014 Lapins sensibilisés à l\u2019élastine.Test d\u2019Ovary en utilisant l\u2019élastase comme antigène.A hi fp H # Bi B) H 898 pendant, nous n\u2019avons pu répéter ces résultats en dissociant les injections du bleu d\u2019Evans de celles de l\u2019antigène étudié et nous croyons aujour- d'hui qu\u2019une antigénicité primaire du sérum de chien à l\u2019égard des cellules du cobaye faussait nos résultats.D'autre part, nous avons démontré que l\u2019élas- tase est antigénique, qu\u2019elle soit injectée seule ou associée à l\u2019élastine.Nos résultats confirment ceux de Mclvor (57) chez le poulet et de Walford et Hirose (80) chez le lapin.Antérieurement, nous n\u2019avions pas réussi à démontrer chez le chien l\u2019antigénicité de l\u2019élas- tase.Le lapin s\u2019est révélé beaucoup plus réceptif.DEUXIÈME PARTIE ÉTUDE DE L'ACTION INHIBITRICE DU SÉRUM SUR L'ÉLASTASE I.EXPÉRIENCES PRÉLIMINAIRES Tel qu\u2019énoncé dans la première partie de ce travail, nous suspections que l\u2019élastase jouait un rôle dans la disparition de l\u2019élastine de nos greffons.Comme il n\u2019existe pas de méthode pour doser l\u2019élastase dans le sérum, nous nous sommes intéressés à un agent inhibiteur de l\u2019élastase découvert par Balo et Banga (4 et 7) et vérifié plus tard par plusieurs auteurs (16, 24, 70, 75, 81 et 82).Au moment où nous entreprenions ces recherches, soit en 1960, peu de publications expliquaient ce pouvoir inhibiteur du sérum, son seuil d'action et ses variations d\u2019un animal à l\u2019autre.Depuis, quelques groupes de chercheurs se sont intéressés à la question, principalement sur le plan biochimique.Balo et Banga (8) ont prouvé que ce facteur est thermolabile et non dialysable et qu\u2019il paraît diminué dans le sérum des malades artério-scléreux.Winter et Frankel (82) ont démontré que son activité est diminuée par le degré d\u2019ionisation du Gilles MARCEAU Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 milieu et que, par exemple, le sérum physiologique l\u2019inhibe à 50 pour cent.Robert et Samuel (65) ont recherché quelle fraction du sérum pouvait contenir ce facteur d\u2019inhibition.Il semble se retrouver dans les fractions III et IV des protéines, soit les pseudo- globulines et les protéines de type albumine.Toutefois, les globulines a et 86 montrent aussi un certain effet inhibiteur.Tolnay et Bagdy (75) sont arrivés aux mêmes conclusions.Walford (81) a trouvé un facteur analogue dans la fraction lipoprotéique.En 1962, des travaux ont été entrepris chez l'homme par l\u2019équipe de Walford (81) chez des malades présentant des lupus érythémateux, des dermato-myosites, de l\u2019artériosclérose, des hépatites, des néphrites, ainsi qu\u2019au troisième trimestre de la grossesse.Nous avions déjà élaboré l\u2019hypothèse suivante : il est reconnu que le sérum a un pouvoir inhibiteur sur l\u2019action de l\u2019élastase.En connaissant le seuil et les modalités d\u2019action de cet inhibiteur dans le sérum des animaux normaux, peut-être trouverions-nous quelques variations avec les sérums de nos animaux, soit greffés, soit sensibilisés à l\u2019élastase ou à l\u2019élastine traitée par l\u2019élastase.Nous avons cherché une méthode quantitative permettant de déterminer l\u2019action de l\u2019élastase sur l\u2019élastine in vitro, afin d\u2019étudier le taux d\u2019inhibition de sérums.Utilisant l\u2019élastase N.B.C.et l\u2019élastine « Mann », nous avons d\u2019abord adopté une méthode gravimétrique décrite par Loven en 1960 (50).1° MÉTHODE GRAVIMÉTRIQUE A.Septième expérience RECHERCHE DE LA QUANTITÉ MINIMA D'ÉLAS- TASE NÉCESSAIRE POUR DIGÉRER 50 MG D\u2019ÉLAS- TINE (MANN) (MÉTHODE GRA VIMÉTRIQUE) : 1.Protocole : Six tubes lavés au sulfo-chromique et marqués au diamant sont pesés à la balance de précision.L dé ii da Ji St LE SI 1 ait TH Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 Chacun de ces tubes est chargé de 50 mg d\u2019é- lastine (Mann) ; on y ajoute, soit 0,2 ml, 0,5 ml, 1,0 ml, 1,5 ml, 2,0 ml, d'une solution au tampon borate pH 8,9 contenant 0,0004 gramme d\u2019élastase au ml (soit une unité).Les tubes sont bien agités et placés en position inclinée à l\u2019étuve perdant 17 heures à 37°C.Au sortir de l\u2019étuve, ils sont plongés dans un bain de glace pour suspendre l\u2019action de l\u2019enzyme, centrifugés, décantés, puis additionnés d'alcool absolu, enfin désséchés sous vide en présence d\u2019acide sulfurique concentré pendant dix-huit heures.Après deux heures au four à 110°C, chaque tube avec son contenant est pesé.2.Résultats : La dissolution presque complète de 0,05 gramme d\u2019élastine est atteinte avec une quantité de 0,0002 gramme d\u2019élastase (figure 7).Nous aurions une marge de sécurité en utilisant 0,0004 gramme d\u2019élastase pour nos expériences subséquentes.Nous avons en second lieu étudié l\u2019action d\u2019un sérum témoin en présence de cette digestion de l\u2019élastine par l\u2019élastase in vitro.B.Huitième expérience RECHERCHE DE L\u2019ACTION DU SÉRUM NORMAL DE CHIEN SUR L\u2019ÉLASTASE EN PRÉSENCE D\u2019ÉLAS- TINE (MÉTHODE GRAVIMÉTRIQUE) : 1.Protocole: Nous plaçons dans cinq tubes à centrifuger 0,1 ml, 0,2 ml, 0,5 ml, 1,0 ml et 2,0 ml de sérum de chien additionné de 50 mg d\u2019élastine.Nous complétons a neuf ml avec du tampon au borate à pH 8,9 isotonique à l\u2019eau physiologique et nous ajoutons en dernier lieu un cm3 de ce même tampon contenant 0,0004 gramme d\u2019élastase.2.Résultats : Il semblait y avoir une inhibition progressive de l\u2019activité de l\u2019élastase par le sérum de chien et une inhibition complète avec des quantités aussi faibles que 0,5 ml de sérum (figure 8).PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L'ÉLASTINE ET A L\u2019ELASTASE sor 25 Elastine {mg} 0 1 1 1 : 1 } 0.2 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 Elastase (ml) Figure 7.\u2014 Courbe d\u2019action de l\u2019élastase (méthode gravimétrique).3.Discussion : Ce dernier résultat confirmait l'hypothèse de Balo et Banga (4).Cependant, l\u2019existence dans cette technique pondérale de causes d\u2019erreurs, en particulier, le poids considérable du tube par rapport à celui de l\u2019élastine et la surcharge due aux protéines sériques, nous ont conduits à vérifier ces résultats par une méthode différente, une méthode colorimétrique (68).Nous avons coloré l\u2019élastine « Mann » selon la technique de Sachar et, pour connaître si la libération du colorant demeurait proportionnelle à l\u2019élastine dissoute, nous avons entrepris l'expérience suivante.2° MÉTHODE COLORIMÉTRIQUE (68) A.Neuvième expérience RECHERCHE DE L'ACTIVITÉ D\u2019UNE QUANTITÉ DÉFINIE D\u2019ÉLASTASE SUR DES QUANTITÉS CROISSANTES D'ÉLASTINE COLORÉE IN VITRO: 1.Protocole : a) Préparation de l\u2019élastine colorée : Nous préparons nous-mêmes notre élastine de chien, de rat et de lapin, selon la méthode Lowey (52) modifiée par Lansing (46) et décrite à la cinquième expérience.Nous colorons cette élastine selon la technique de Sachar (68), en laissant en contact 15 minutes, Laval Médical 900 Gilles MARCEAU Vol.34 - Sept.1963 50 © ° © 0 ya \u2014.40 | 7 Le £ @ tc 30 | oO > 2 e 20 = 7 2 \u201c jo} LA } 4 _ ] 0 Ol 0.2 0.5 - 1.0 2.0 Serum (m1) Figure 8.\u2014 Inhibition du sdrum (méthode gravimétrique).10 grammes d\u2019élastine en poudre dans une solution alcoolique (70%) d\u2019orcéine pure « chroma » contenant 0,50 gramme d\u2019orcéine pour 50 ml de solution acidifiée par un ml d\u2019acide chlorhydrique concentré.Aprés centrifugation, le résidu est lavé à l\u2019alcool à 70°, tant que le surnageant n\u2019est pas incolore.Il est ensuite passé sur filtre avec pompe à eau, lavé à l\u2019eau distillée, à l\u2019éthanol à 95, puis asséché à l\u2019éther.Nous obtenons une poudre uniformément colorée.Nous avons décrit dans les généralités, ce que nous connaissons de cette réaction entre l\u2019élastine et l\u2019orcéine.Le grand avantage de ce colorant dans les expériences suivantes est qu\u2019il est soluble dans l\u2019eau de telle sorte qu\u2019il diffuse dans la solu- tion-tampon sitôt Hibéré de l\u2019élastine.b) Préparation de l\u2019élastase : On utilise une solution contenant 0,0004 gramme d\u2019élastase au ml dans un tampon barbital à pH 7,6 (0,1 M).c) Conduite générale : Six éprouvettes sont chargées de cing mg, 10 mg, 15 mg, 20 mg, 25 mg, d\u2019élastine colorée.A chacun des cing premiers tubes nous ajoutons un ml de tampon triss amino- méthane pH 8,8 (0,2 M), un cm3 d\u2019eau distillée et un cm3 de tampon contenant 0,0004 d\u2019élastase.Au dernier tube témoin, nous remplaçons l\u2019élastase par un ml d\u2019eau distillée.Les tubes sont agités puis placés au bain-marie 24 heures à 37°C.Au sortir du bain, on arrête l\u2019action de l\u2019enzyme en ajoutant à chaque tube deux ml de tampon phosphate à pH 6.On centrifuge et l\u2019on pipette le surnageant.L\u2019intensité de la coloration est lue en pourcentage d\u2019absorption au colorimètre Bechman a 590 pu.2.Résultats : La libération du colorant est directement proportionnelle à la quantité d\u2019élastine introduite dans l\u2019éprouvette (figure 9).En second lieu, nous avons étudié l\u2019action de quantités variables d\u2019élastase sur une quantité définie d\u2019élastine colorée.B.Dixième expérience RECHERCHE DE L\u2019ACTION DE QUANTITÉS VARIABLES D\u2019ÉLASTASE SUR UNE QUANTITÉ DÉFINIE D'ELASTINE COLOREE : 1.Protocole : Cinq tubes sont chargés de 0,02 gramme d\u2019é- lastine colorée et reçoivent les éléments suivants : Jar Jil Laval! Médical (al Vol.34 Sept.1963 23 VICHY, » ELESTIN A dde 371] QT menait NATURELLE, TA DE aux FRANÇAIS.FOIE, VOIES BILIAIRES VOIES DIGESTIVES lt ne EQUILIBRE DE LA il NUTRITION Og 3 2 lon g$ o$ > © ii ig [3 Qu CAS x se «0 > 1e cire PAR YA T]HE NE ONDE ENTIER de 8 Importateurs: HERDT & CHARTON, Inc., 2245, rue Viau, Montréal (8) NESTLÉ (CANADA) LTD.Documentation médicale 27 Carlton Street Toronto 2, Ont.Autres préparations de Nestlé pour ftouf problème d'alimentation infantile AROBON en POUDRE.dans les cas rebelles de diarrhée! Laval Médical Vol, 34 - Sept.1963 L\u2019AROBON est une préparation efficace, sûre et absolument non toxique qui vous aidera à enrayer la diarrhée chez le nourrisson.I! est possible d\u2019administrer et de maintenir des doses exactes et uniformes simplement en ajoutant la poudre AROBON à la formule régulière.Le haut pouvoir tampon de l\u2019'AROBON aide à combattre l\u2019acidose.L\u2019AROBON est une préparation naturelle à base de lignine, d\u2019hémicellulose et d\u2019électrolytes, entre autres le potassium, indispensable au maintien de l\u2019équilibre électrolytique.L\u2019'AROBON agit rapidement et donne des résultats uniformes.Vous pouvez recommander la poudre AROBON en toute confiance comme traitement prophylactique au cours d\u2019épidémies afin de prévenir les crises aigues de diarrhée.INDICATIONS: Dans les diarrhées bénignes ou modérément graves.CONTRE-INDICATIONS: Aucune.AROBON est absolument non toxique, étant.un composé naturel.EFFETS SECONDAIRES: Aucun.POSOLOGIE: Voir documentation détaillée.PRESENTATION: Boîte de PELARGON ¥ LACTOGEN NESTARGEL ELEDON NEHTE Im Lait entier acidifié en poudre pour l'alimentation normale du nourrisson.Il assure un équilibre dans l'alimentation et la croissance du nourrisson délicat.Lait entier en poudre préparé spécialement pour l'alimentation du nourrisson comme remplacement idéal du lait maternel.Do Antiémétique naturel destiné à prévenir la régurgitation, la rumination et les vomissements habituels du nourrisson.Pas un médicament.Aucun effet secondaire, NESTLE .Au service de l'enfance depuis 1865 Lait en poudre semi- écrémé destiné aux prématurés comme formule supplémentaire ou transitoire, 1 v < 8 c [x ty Be qu Ww is Laval Médical Vol 34 - Sept, 1963 PROPRIETES IMMUNOLOGIQUES LIEES A L\u2019ELASTINE ET A L\u2019ÉLASTASE 901 LO Densite optique 1 1 1 1 0 5 10 15 20 25 Substrat (mg) Figure 9.\u2014 Solubilité de l\u2019élastine par l\u2019élastase (méthode colorimétrique).Tube 1 : 1,75 ml d\u2019eau bidistillée avec 0,25 ml d\u2019une solution d\u2019élastase contenant 0,0004 gramme d\u2019élas- tase au ml ; Tube 2 : 1,550 ml d\u2019eau bidistillée avec 0,50 ml de la solution d\u2019élastase ; Tube 3 : 1,25 ml d\u2019eau bidistillée avec 0,75 ml de la solution d\u2019élastase ; Tube 4 : 1,0 rl d\u2019eau bidistillée avec 1,00 ml de la solution d\u2019élastase ; Tube 5 : 2,0 ml d\u2019eau bidistillée sans solution d\u2019élastase.A chacun des tubes, on ajoute 20 lambda (millième de millilitre d\u2019un mélange octonol-éthanol.On agite et on place ces tubes au bain-marie à 37°C.pendant 20 minutes.Au sortir du bain-marie, on ajoute deux ml de tampon phosphate à pH 6 (0,7 M) afin d\u2019arrêter l\u2019action de l\u2019enzyme.On centrifuge, on pipette deux ml du surnageant et on lit au colorimétre Bechman à 590 y le taux d'absorption de ce liquide.2.Résultats : L\u2019intensité de la coloration est directement proportionnelle à la quantité d\u2019élastase introduite (figure 10).3.Discussion : Nous possédions donc une méthode simple de déterminer l\u2019activité d\u2019une quantité donnée d\u2019é- lastase sur de l\u2019élastine ; cependant, cette méthode colorimétrique risquait d\u2019être faussée par la xan- thochromie de certains de nos sérums due à une légère hémolyse des globules rouges.© Chaos, Sciarra et Vosburgh (16) ont depuis contourné cette difficulté en absorbant le colorant libéré par de l\u2019alcool n-butylique pour ensuite titrer l\u2019intensité du colorant sur la fraction sur- nageante.Pour nous assurer que la fraction du sérum ajoutée ne changerait pas de façon suffisante nos résultats, nous avons recherché l\u2019absorption des quantités de sérum que nous allions utiliser.C.Onzième expérience RECHERCHE DE L\u2019ABSORPTION AU COLORIMÈTRE À 590 4 DE PETITES FRACTIONS D\u2019UN SÉRUM XAN- THOCHROMIQUE : 1.Protocole : Cinq tubes sont chargés de un ml d\u2019élastase dans du tampon barbital à pH 7,6 (0,1 M) contenant 0,0004 gramme d\u2019élastase et reçoivent les éléments suivants : Tube 1 : 0,1 ml de sérum additionné de tampon triss à pH 8,8 pour deux ml ; Tube 2 : 0,2 ml de sérum avec le tampon pour deux ml ; Tube 3 : 0,3 m! de sérum avec le tampon pour deux ml : Tube 4 : 0,4 ml de sérum avec le tampon pour deux mi ; Tube 5 : 0,5 ml de sérum avec le tampon pour deux ml.Les tubes sont agités puis placés au bain-marie pendant six heures à 37°C.et agités de nouveau toutes les heures à la tige de verre.200 \u2014 © o° AC o o AO a 3 LT -.100 2 2 @ oO 1 i t 1 0 0.25 0.5 0.75 1.0 Enzyme (ml) Figure 10.\u2014 Action de l\u2019élastase (méthode colorimé- trique). 902 Gilles MARCEAU Au sortir du bain, on ajoute à chaque tube deux ml de tampon phosphate à pH 6.On centrifuge, on prélève deux ml du surnageant et l\u2019on titre le pourcentage d\u2019absorption au colorimètre à 590 u.2.Résultats : Il y a une très légère absorption de la lumière, par le sérum xanthochromique, mais si légère qu\u2019avec l\u2019addition de 0,5 ml dans les milieux de la réaction la densité optique se lit en bas de 0,1 pour cent (figure 11).3.Discussion : Les quantités de sérum que nous devions employer ne changeraient pas de facon notable les taux d\u2019absorption du colorant libéré de l\u2019élastine colorée.Comme notre intention était de connaitre si les sérums de nos animaux greffés présentaient des propriétés inhibitrices différentes de celles des animaux normaux, nous avons en premier lieu, déterminé la courbe moyenne d\u2019inhibition des sérums de lapins, de rat, et de chien au cas où il existerait des différences d\u2019espèces.II.ÉTUDE DU POUVOIR INHIBITEUR DES SÉRUMS DE LAPINS, DE RATS ET DE CHIENS NORMAUX A.Méthode générale Toutes les courbes des expériences suivantes ont été établies à l\u2019aide d\u2019un système enzymatique standard composé de : 1.Vingt milligrammes d\u2019élastine colorée soit de chiens, de rats, ou de lapins ; 2.0,0004 gramme d\u2019élastase N.B.C.(une unité) en solution dans un ml de tampon barbital à pH 7,6 (0,1 M) ; 3.À ce système, on ajoute le sérum inhibiteur à des concentrations variables pour deux ml dans un tampon triss à pH 8,8 ; 4.Les tubes sont placés dans un bain-marie à 37°C.pendant six heures et mélangés à la tige de verre toutes les heures ; 5.Au sortir du bain, ils sont additionnés de deux ml de tampon phosphate à pH 6 (0,7 M) afin de stopper l\u2019action de l\u2019enzyme.Après centrifugation, deux ml du surnageant sont prélevés puis examinés au colorimètre Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 Bechman à 590 u.En général, on fait deux lectures à intervalle d\u2019une heure.Que les spécimens soient conservés au refrigé- rateur ou à la température de la pièce jusqu\u2019à 24 heures, les résultats ne changent pas.Nous avons utilisé l\u2019élastine de chien le plus souvent.Certaines épreuves contrôles furent faites à partir d\u2019élastine de lapin et de rat ; toutefois, le grand nombre d\u2019aortes de ces animaux, nécessaire pour préparer un gramme d\u2019élastine colorée (environ 20 aortes de lapin et 100 aortes de rats donnent un gramme d\u2019élastine) ne nous permet- 1.0 8 @ z.6} a Qo \u2018® [\u2014 2 al o 2 o\u2014\u2014o0\u2014° 0 o\u2014\u2014\u2014\u20140 | 1 1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 Serum (mi) Figure 11.\u2014 Importance du sérum seul sur la densité optique a 590 y.tait pas d\u2019effectuer toutes les épreuves nécessaires avec l\u2019élastine de même espèce que le sérum.Ainsi, trois épreuves avec l\u2019élastine de rat et trois autres avec l\u2019élastine de chien, en présence de sérum de rat, ne nous ont pas apporté de différences significatives.De même, trois épreuves avec l\u2019élastine de lapin et trois avec de l\u2019élastine de chien, en présence de sérum de lapin, ont montré les mêmes conclusions.Nous avons aussi expérimenté l\u2019élastine commerciale « Mann » par comparaison à l\u2019élastine de chien sans différence notable.Dea mites optique Û ensite es 7 ant i ul conf 05 Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Notre intention première demeure d\u2019expérimenter les sérums de rats en présence d\u2019élastine de rat et les sérums de lapins en présence d\u2019élastine de lapin et ainsi pour le chien.B.Douzième expérience ÉTUDE DE LA COURBE MOYENNE DU POUVOIR INHIBITEUR DU SÉRUM DE LAPIN NORMAL : 1.Protocole : Sept éprouvettes de 10 ml sont chargées de 0,02 gramme d\u2019élastine colorée de chien.Au premier tube, on ajoute 0,10 ml de sérum de lapin normal ; au second, 0,15 ml de ce même sérum ; au troisième, 0,20 ml ; au quatrième, 0,25 ml ; au cinquième, 0,30 ml ; au sixième, 0,35 ml ; au septième, 0,40 ml.On complète jusqu\u2019à deux ml avec le tampon triss.En dernier lieu, on ajoute un ml de tampon barbital à pH 7,6 (0,1M) contenant 0,0004 gramme d\u2019élastase, soit une unité.Dix sérums différents de lapins normaux furent examinés de la sorte.PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L\u2019ÉLASTINE ET À L\u2019ÉLASTASE 903 2.Résultais : L\u2019inhibition du sérum de lapin normal apparaît dès que le mélange de 3 ml avec 0,0004 gramme d\u2019élastase contient 0,25 ml de sérum, et l\u2019inhibiteur stoppe complètement l\u2019action de l\u2019enzyme à une concentration 0,40 ml de sérum (figure 12).C.Treizième expérience ÉTUDE DE LA COURBE MOYENNE DU POUVOIR DU SÉRUM DE RAT NORMAL : 1.Protocole : Nous avons procédé de la même façon en utilisant cette fois des doses croissantes de sérum de rat normal.Dix sérums de rats normaux furent examinés en regard d\u2019élastine de chien.2.Résultats : L\u2019inhibition avec le sérum de rat normal appa- rait un peu plus rapidement qu\u2019avec le sérum de lapin et dès l\u2019addition de 0,15 ml, il persiste de l\u2019élastine non digérée.Une concentration de 0,35 ml de sérum protège totalement les 20 milli- 1.0 91 80 0 0 Oo © SN | ve 2 o = .6F ; \\ 3 % 5 rm ° \u20182 > c 4 : ® Le] oO 3F 2H : 4q-=-=-ç-TRTRT 86 \u2014 © > oO oO oO oO 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Î 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 Serum (ml) Figure 12.\u2014 Inhibition moyenne de l\u2019élastase avec le sérum de lapins normaux. grammes d\u2019élastine dans les conditions de notre expérience (figure 13).D.Quatorzième expérience ÉTUDE DE LA COURBE MOYENNE DU POUVOIR INHIBITEUR DU SÉRUM DE CHIEN NORMAL : 1.Protocole : Nous avons expérimenté en dernier lieu le sérum de chien normal.Dix sérums différents de chiens normaux furent étudiés avec de l\u2019élastine de chien.2.Résultats : Ici, le début de l\u2019inhibition se situe en moyenne avec l\u2019addition de 0,20 ml de sérum et l\u2019enzyme est complètement stoppé avec 0,40 ml de sérum (figure 14).3.Discussion et conclusion : L\u2019inhibiteur sérique de l\u2019élastase est un corps chimique très efficace opérant à de faibles concentrations chez tous les animaux étudiés et pro- 904 Gilles MARCEAU Laval Médical Vol, 34 - Sept.1963 I] semble, de plus, que l\u2019action de l\u2019élastase soit la même avec toutes les élastines de lapin, de rat, de chien ou avec celle du commerce faite à partir du ligament nucal de bœuf.En présence d\u2019élas- tine de chien, le début de l\u2019inhibition chez les trois espèces chien, lapin et rat s\u2019est révélé par notre méthode entre 0,15 ml et 0,25 ml de sérum tandis que l\u2019inhibition était complète avec 0,35 ml et 0,40 ml de sérum.Instruits de ces données générales, nous avons commencé des expériences avec les sérums d\u2019animaux sensibilisés.Nous avons alors expérimenté le sérum de lapin sensibilisé à l\u2019élastase.III.ÉTUDE DU POUVOIR INHIBITEUR DES SÉRUMS D'ANIMAUX SENSIBILISÉS OU GREFFÉS A.Quinzième expérience RECHERCHE DU POUVOIR INHIBITEUR DU SÉRUM DE LAPIN SENSIBILISÉ À L\u2019ÉLASTASE : 1.Protocole : La conduite générale de l\u2019examen est la même voquant rapidement une inhibition complète.qu\u2019aux trois expériences antérieures.Les sérums OF 9 .80 o © TRS Ze 9 LH = 2 6F a oO 5 \u201coo * 2 4+ D Q BF 2 = \u2014- = o o ° o 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 ] 1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 05 06 Serum (ml) Figure 13.\u2014 Inhibition.moyenne de l\u2019élastase avec le sérum de rats normaux.cottaue Ganaies fu li £5 1 ik gif VOS pitt PRES Ru fe 0 Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L'ÉLASTINE ET À L\u2019ÉLASTASE 905 1.0 OF 8o ° ° .TF > = 6 oc - ° 5 ~ o + 4 c ® o 3 2 MN -\u2014-\u2014-\u2014\u2014 = \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 oO © Oo oO à L 1 1 1 1 1 1 1 i 1 1 0 O.! 0.2 0.3 0.4 0.5 06 Serum (ml) Figure 14.\u2014 Inhibition moyenne de l\u2019élastase avec le sérum de chiens normaux.étudiés furent ceux de lapins sensibilisés par des doses croissantes intraveineuses d\u2019élastase en solution dans un tampon barbital à pH 7,6 décrit à la première expérience de ce travail.Le sang est prélevé par ponction cardiaque, 15 jours après la dernière injection, coagulé, centrifugé et le sérum conservé congelé.Les sérums de six lapins furent ainsi étudiés.2.Résultats : Le pouvoir d\u2019inhibition d\u2019un sérum de lapin sensibilisé à l\u2019élastase se révèle à une dilution de 0,20 ml et l\u2019inhibition complète est atteinte avec 0,35 ml de sérum en moyenne (figure 15).B.Seizième expérience RECHERCHE DU POUVOIR INHIBITEUR DU SÉRUM DE CHIEN SENSIBILISÉ À L\u2019ÉLASTASE : 1.Protocole : La conduite générale de l\u2019examen fut la même que dans les expériences antérieures.Les sérums étudiés furent ceux de chiens sensibilisés par des doses croissantes intraveineuses d\u2019élastase en solution.Les sérums de six chiens furent étudiés.2.Résultats : Le pouvoir moyen d\u2019inhibition d\u2019un sérum de chien sensibilisé à l\u2019élastase apparaît avec une quantité de 0,30 ml de sérum et stoppe complètement l\u2019action de l\u2019enzyme avec 0,50 ml de sérum (figure 16).Il agit donc plus lentement et son effet est encore partiel avec 0,40 ml et 0,45 ml de sérum.On remarque, de plus, une courbe plus longue qu\u2019avec les sérums de chiens normaux et présentant chez tous les animaux sensibilisés à l\u2019élastase N.B.C.un palier au centre de la courbe.C.Dix-seplième expérience RECHERCHE DU POUVOIR INHIBITEUR DU SÉRUM DE CHIEN GREFFÉ : 1.Protocole : Même méthode qu\u2019à l\u2019expérience précédente.Les sérums de dix chiens, porteurs de trois greffons artériels dans la rate furent étudiés.Ces greffons sont des homogreffes fraîches, implantées 906 \u2019 Densite optique * Densite optique HALL Bg) Laval Médical 4 Gilles MARCEAU Vol.34 - Sept.1063 i él d Or 9 = 80 o o 8 qu © Ii 7} \u2018{ R 6 0 i Sk ° i: y © i 4 St 5 2F N { © o \"+- \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 AN a oO oO o oO 1 1 1 1 1 i 1 1 À 1 1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 do Serum (ml) Figure 15.\u2014 Inhibition moyenne de l\u2019élastase avec le sérum de lapins sensibilisés à l\u2019élastase.| oo | 1.0 Sr Bo © © 9 © O mee.Ds 7H \u2014 oo ! 6 == : 3 51 ; 4} : $ 0 3 2F J J 0 ° 1 1 À i 1 1 1 1 1 ad 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 Serum (ml) Figure 16.\u2014 Inhibition moyenne de l\u2019élastase avec le sérum de chiens sensibilisés à l\u2019élastase. ita] Laval Médical Vol, 34 \u2014 Sept.1963 en trois temps, espacés d\u2019au moins deux mois, la dernière greffe datant de plus de deux ans.2.Résultats : Le pouvoir inhibiteur de ces sérums se révèle en moyenne avec une quantité de 0,20 ml de sérum.Il devient complet avec 0,45 ml de sérum (figure 17).La courbe d\u2019inhibition ne présente pas le palier trouvé avec le sérum des animaux sensibilisés à l\u2019élastase bien qu\u2019elle soit plus longue qu\u2019avec les sérums des animaux normaux.IV.CONCLUSION DE LA SECONDE PARTIE A.Les premières expériences : a) l\u2019action de doses croissantes d\u2019élastase sur une quantité fixe d\u2019élastine ; b) l\u2019action d\u2019une dose fixe d\u2019élastase sur des quantités croissantes d\u2019élastine ; c) l\u2019action d\u2019une dose fixe d\u2019élastase sur une quantité fixe d\u2019élastine en présence de quantités variables d\u2019un sérum ; ont confirmé l'existence du facteur inhibiteur de l\u2019élastase présent dans n\u2019importe quel sérum et Densite optique \u2014 _ L 5 PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L\u2019ÉLASTINE ET À L\u2019ÉLASTASE 907 découvert par Balo et Banga ; de plus, ces expériences ont démontré qu\u2019il est possible d\u2019évaluer par une méthode colorimétrique l'importance de cette inhibition.Nous avions commencé ces expériences en 1960 et elles furent confirmées, à peu de changements près, en 1962 par Chaos, Sciarra et Vosburgh (16).B.Nous avons en second lieu démontré qu\u2019il n\u2019existe pas vis-à vis de ce pouvoir inhibiteur de différence spécifique de l\u2019élastine chez les animaux usuels de laboratoire, le rat, le lapin et le chien, ce qui aussi fut confirmé par le travail de Chaos et ses collaborateurs.Nous avons expérimenté avec de l\u2019élastine préparée au laboratoire & partir d\u2019aortes de rats, de lapins et de chiens de méme qu\u2019avec de \u2019élastine commerciale « Mann », préparée a partir du ligament nucal de bœuf.C.Par la suite, nous avons étudié le pouvoir inhibiteur de trente sérums normaux : rats, lapins et chiens.Ces trois expériences nous ont permis de déterminer la quantité minimum du sérum nécessaire pour voir apparaître cette action inhibitrice de Serum (ml) Figure 17.\u2014 Inhibition moyenne de l\u2019élastase avec le sérum de chiens greffés. 908 Gilles MARCEAU même que celle nécessaire pour saturer l\u2019action de l\u2019enzyme.Chez les trois espèces d'animaux étudiés, il n\u2019y eut que de légères différences et le seuil d\u2019action de l\u2019enzyme apparaît vers 0,20 ml de sérum dans les conditions expérimentales décrites.Chaos et ses collaborateurs (16) ont situé ce seuil à 0,10 ml avec le sérum humain.Robert et Samuel (66) sont arrivés à la même conclusion, cependant ces deux équipes emploient des quantités d\u2019élastases (15 à 25 unités) beaucoup plus importantes que nous et ne laissent l\u2019enzyme en présence du substrat que 30 minutes alors que notre temps d\u2019action dure six heures.Par ailleurs Banga, Shuler et Laszlo (7) se rapprochent beaucoup plus de nos chiffres chez le lapin avec 0,18 ml et 0,33 ml de sérum.Les conditions expérimentales que nous adoptons se rapprochent plus des conditions biologiques que celles de ceux qui utilisent de fortes doses d\u2019enzyme pendant un temps relativement court.Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 D.Nous avons alors étudié dix-huit sérums de lapins et de chiens sensibilisés à l\u2019élastase par des doses croissantes successives intraveineuses (figure 18).Il existe incontestablement une différence dans le pouvoir inhibiteur du sérum de ces animaux sensibilisés à l\u2019élastase et de ceux non sensibilisés, différence qui se manifeste par une diminution du pouvoir inhibiteur assez évident chez le chien en particulier (figure 19).Cette variation, bien que peu importante, semble constante chez le chien et se manifeste par une augmentation de la quantité minimum nécessaire pour obtenir une inhibition complète de l\u2019élastase et par un allongement de la courbe de cette inhibition que l\u2019on retrouve et chez le lapin et chez le chien.Balo dans un article de 1959 (6) mentionne une expérience en cours chez des lapins sensibilisés à l\u2019élastase sans en donner les résultats ; par ailleurs il mentionne la diminution et même la disparition de ce facteur chez des lapins soumis 1.0 8x x X Oo, X= .\\ x x\u2014x Lapin normal L_ \\ .TT \\ NL O-o Lapin sensibilise 3 \\ x a l'elastase 2 61 ° a \\ Oo \u2014 \\ tO = \\ x ah o \\ L oO \\ \\ 2H .\u2018eo, pr RS [e] -\u2014 KX \u2014 x\u2014-*% 0 | | | 1 1 1 1 | l ] 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 Serum (ml) Figure 18.\u2014 Inhibition de 1\u2019élastase chez le lapin normal et le lapin sensibilisé a l\u2019élastase.Lar Yo.cotique Densité im i fem fé lai thin or Taux Doi Laval Médical Vol, 34 - Sept.1963 PROPRIÉTÉS IMMUNOLOGIQUES LIÉES À L'ÉLASTINE ET À L'ÉLASTASE 909 1.0 o-o Chien normal x-\u2014x Chien greffe e\u2014e Chien sensibilise Be e e e\u2014\u2014°© e e a l'elastase \\ \"0, AN @ = \\ ° 3 N C0 3 ; i GE y 2 1 n 7 0 7 \u2026e x._ v 14, 2 1%, 3 7 afl 3 7 7 _ TE vl \"0 7 Vr x Xia D 2 77 7 7 2 SA x x I 7 2 7 > ei x 5 7.7 GE 7 7% CO 5 fra 0 1; 2 7 5 7: 2.7 FE 7 2 i GE 7 7 7 J 2 7 77 4 2) 2) i 4 7; 7 ¢ 7 i 2 : 7 7 7 0% 2 7 7 7 wi A 4 x Fy FL 0 7 .7 Nebr Lo ~ 7 7 7 A 7 7 _ D 7 (i Gi 7 t aucun corps gras | A a 3%: a 4 ig 7 4 2 of bt A 2 7 A pr 7 _ UE i .7 À 7 a i 0 CU, 2 i 7 er Lit fg Le A A Æ 7 3 A 2, Cite I 7 C7 contien 2 / ze Li 0 2 7 pu y 24 A aa 7% 4 Ne) SUR 4, Ki a 7 7; pg 4 Ne 2 0 he A 7 .7 ie, Vy, Hp A 0e de 7 sy % À Pon À 7 Try NN AN sa 5 (ot $3 % A TRAITEMENT RATIONNEL DE L £7 À 32 ki ; < A 5 i 3 7 \u201c 3 Fh SE CP 5 7 2 7 FLY 5 ; A A Ad UE 7 Be A Si x NS ea +40 f 7 A {7% GA 3 + 4 7 4 pe 2: i se 3 Pommade Li Eh £6, 7 AG 7 [FY § IW 5 * Gé , 4 HI 0 | « 7 Æ vs 7 F7 .= f CA 2 CA, 2 7 7 1 7 i 2e 4 # # P A em le 2 \u20ac 4 GE Je or iv x %.5 os 7 dé 2 ; à Ne 7 Aa ; ; 2 13 3, 7 aix Le ; HERDT & CHARTON INC.2245, rue Viau.Montreal 4, Canada \\ of 2 CE A 7 7 i Si A .; oy 5 ee i a, > Sho ai 5 abs 2 hf VA en à LC X Sr a4 A ; Te ant GA (8 D) À A 7 M ri Wy ek h CR = A 4* Fok i ; 3 zd a Go EN Ge 18 i Fy v 4 2 ss, oh 5 Vis + 4 it 3 i: Fh % x Gang et 2 i 1 PA # 2 ni 2) 6 es = ; LA >.id AA 7 Mv iH qu L À At EE LY To) 20 2 pd Paws £74 NN F « + po LAE Lah MER au\u201d es 4e CAN AY rat Lam FAIR Ty _ 7 7 = Ë a; ° £3 (15) 2 À A E k Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 = \u2014 = = as Le =: rs a == cs ça = Pe en ap 5 as = 2 wn es ats 30 Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Lorsque vous avez à choisir un anorexique\u2014 \u201cAide-t-il le malade à suivre le régime approprié, est-il dépourvu d\u2019effets secondaires dangereux et plait-il au patient?\u201d Peut-être trouverez-vous, à l\u2019instar de Stevenson \u201cqu\u2019 [\u2018Eskatrol\u2019] = parait, mieux que tout autre, rassembler tous ces critères\u201d.1, Stevenson, L.E.: M, Ann.District of Columbia 30:409 Guillet) 1961.ESKATROL* 7 SPANSULE* = capsules a À désagrégation prolongée my Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Max ELLENBERG.Diabetic complications without manifest diabetes.(Complications du diabète sans diabète apparent.) /.A.M.A.183 : 926, (16 mars) 1963.Cet article a pour but d\u2019indiquer que toutes les complications du diabète peuvent virtuellement exister sans aucun trouble apparent du métabolisme glucidique.Ces lésions sont suspectées lorsqu\u2019elles sont compatibles avec le diabète et s\u2019'accompagnent d\u2019une histoire familiale, sont étiquetées par une courbe de tolérance au glucose anormale et confirmées par le développement éventuel d\u2019un diabète.Les atteintes ophtalmiques dans le diabète sont fréquentes et conduisent assez fréquemment à la cécité.La rétinopathie, le glaucome, la cataracte et l\u2019ophtalmoplégie externe, surtout des muscles innervés par les troisième et sixième nerfs sont des précurseurs reconnus du diabète.Les lésions rénales du diabète sont fréquentes, importantes et même parfois entraînant le diagnostic.Ces lésions qui peuvent précéder le diabète comprennent la glomérulosclérose nodulaire du syndrome de Kimmelstiel-Wilson, les changements de la membrane basale et la nécrose médullaire rénale.Ces lésions seraient indépendantes de la durée, de la sévérité et même de toute manifestation clinique de diabète.Toutes les complications observées lors de la grossesse chez une diabétique ont la même fréquence et la même sévérité chez les mères pré- diabétiques, et elles sont indépendantes du degré d\u2019anomalie du métabolisme glucidique.Ces complications, tant fœtales que maternelles, sont les suivantes : mort fœtale intra-utérine, mort néonatale, avortement spontané ainsi que certains changements somatiques et viscéraux chez l\u2019en- RR AO Ma eri ANALYSES 915 fant dont le gigantisme, l\u2019hyperplasie des îlots de Langerhans, l\u2019érythropoièse extramédullaire, l\u2019hypertrophie surrénalienne et cardiaque, ainsi que les anomalies congénitales.La neuropathie peut être la première manifestation du diabète.L'absence inexpliquée des réflexes rotuliens et achiléens peut faire suspecter le diabète.Les manifestations en sont la neuro- pathie périphérique, la dysfonction vésicale neuro- génique, allant jusqu\u2019à la paralysie complète, l\u2019arthropathie neurogénique de Charcot surtout localisée aux articulations du tarse et de la cheville, le mal perforant ou ulcère neurotrope, l\u2019impotence et la diarrhée diabétique avec ses caractères particuliers.La nécrobiose lipoïdique des diabétiques est une lésion dermatologique caractéristique laissant suspecter la présence du diabète chez le patient.Comme complications vasculaires bien connues, nous pouvons citer la maladie vasculaire oblité- rante avec souvent gangrène ou ulcération ainsi que l\u2019artériosclérose coronarienne.Comme les différentes manifestations diabétiques ne sont pas nécessairement reliées à la présence d\u2019une hyperglycémie et d\u2019une glucosurie prolongées, ce sont plutôt des concomitances que des complications.Ainsi, le diabète n\u2019est pas limité à des troubles du métabolisme glucidique, mais c\u2019est une maladie complexe faite de plusieurs composantes.Le défaut d\u2019insuline ne serait pas le seul facteur responsable de toutes ces manifestations.Ces données nous incitent alors à rechercher la présence d\u2019un diabète chez tout patient présentant un aspect clinique compatible avec cette maladie.C\u2019est alors qu\u2019un diagnostic plus précoce peut permettre l\u2019institution d\u2019une thérapeutique spécifique passible d\u2019amender l\u2019évolution du tableau clinique éventuel.Fernand LABRIE (16) hi Ji) i Bases physiques de la radiothérapie et de la radiobiologie.M.TUBIANA, J.DUTREIX, A.DUTREIX et P.JOCKEY.Masson & Cie, Paris, 1963.Transmutations naturelles non radioactives.C.-Louis KERVRAN.Librairie Maloine, S.A., Paris, 1963.Les cellulites et obésités d\u2019origine psychique.Marcel RouET.Librairie Maloine, S.A, Paris, 1963.De Béchamp à Lazzaro Spallanzani.Essai d\u2019histoire des phénomènes d\u2019oxydation.Auro VALERIE.Librairie Maloine, S.A., Paris, 1963.Phytothérapie des affections artério-veineu- ses en pratique phlébologique.Pierre Cos- TET.Librairie Malone, S.A., Paris, 1963.Parasitologie médicale et pathologie exotique.H.HARANT.Librairie Maloine, S.À, Paris, 1963.LIVRES REÇUS Le problème tissulaire et antitissulaire.Ses applications dans la thérapeutique du cancer.N.-T.KORESSIOS.Librairie Maloi- ne, S.A., Paris, 1963.Précis de séméiologie chirurgicale élémentaire.Yves BOURDE.3° édition revue, mise à jour et augmentée par Robert DEVIN et Christian BOURDE.G.Doin & Cie, Paris, 1963.A.MOLINIER, G.Doin & Cie, Précis de pratique médicale.C.PEDOYA et L.TABUSSE.Paris, 1963.Les principes d\u2019enseignement de la médecine à l\u2019université de New-York.Raoul Kou- RILSKY.G.Doin & Cie, Paris, 1963.Anatomie de l\u2019abdomen.Claude COUINAUD.Tome I et Tome II.G.Doin & Cie, Paris, 1963.Sémiologie vasculaire de la conjonctive.E SALGADO.G.Doin & Cie, Paris, 1963. A ® oon, de on a le maillon qui relie \u2018le fer | thérapeutique aw au confort \u201c du malade LEDER FUMARATE FERREUX\u2014DIOCTYL SULFOSUCCINATE DE SODIUM LEDERLE i Cette forme de fer tient compte de l'état physique ainsi que de l'état physiologique de votre patiente.LEDERON évite les problèmes souvent éprouvés par la patiente sous ce genre de traitement.En associant du fer mieux toléré à un ramollissant des selles, LEDERON ajoute au fer thérapeutique le confort du malade.Chaque capsule LEDERON de deux tons de vert contient: 3 Fumarate ferreux (correspondant à 50 mg de fer de base).AU .180mg i Diocty! sulfosuccinate de sodium.| .A.Ce 100 mg Posologie: Une capsule, une ou deux fois par jour, ou selon les instructions du médecin.Présentation: Flacons de 30 et 100.*Marque de commerce (Loder CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal il i 8 J 32 Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 pour une action hypnogène rapide et un sommeil profond durant toute la nuit \"TWIN-BARB\" MAINTENANT EN CAPSULES L'HYPNOTIQUE À DOUBLE ACTION Le \u2018\u201cTWIN-BARB\u2019 agit doublement pour assurer un sommeil paisible.Deux ingrédients actifs sont associés pour amener une action rapide et un sommeil profond ininterrompu, qui dure environ huit heures.Le pentobarbital invite promptement au sommeil tandis que le butabarbital complète cette action par son effet sédatif de durée et d'intensité moyennes.Ordinairement, l'élimination de ces barbituriques se produit en moins de 8 heures, suscitant rarement un cafard matinal.Posologie \u2014 Une capsule avant le coucher, Avertissement\u2014Peut engendrer l'accoutumance.Précautions\u2014 Les barbituriques doivent être prescrits avec prudence chez les patients atteints d'affections hépatiques ou rénales, modérées ou graves.Les réactions allergiques (e.g.éruptions cutanées) et les perturbations systémiques apparaissent rarement.Flacons de 100 capsules vertes marquées d'un P.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ Chaque capsule contient: Pentobarbital sodique 65 mg (1 gr) Front Charles E.Frost & Co.MONTRÉAL B u ta b a rb i ta | Ce 50 m g ( A g r) Maison entièrement canadienne - Fondée en 7899 Précis de séméiologie chirurgicale élémentaire, par Yves BOURDE.Troisième édition revue, mise à jour et augmentée, par Robert DEVIN, professeur agrégé à la Faculté de Marseille, chirurgien des Hôpitaux, et Christian BOURDE, F.I.cC.A., ex-chef de chirurgie à la Faculté.Préface du professeur Robert de VERNEJOUL.Un volume in-8° de 646 pages avec 220 figures dans le texte et 32 planches hors-texte (1962): 65 nf.G.Doin & Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIE).En rédigeant cet ouvrage qui atteint aujour- d\u2019'hui sa 3° édition, comme le dit dans sa préface le professeur de Vernejoui, « Ÿves Bourde a magistralement répondu aux objections accumulées contre l\u2019enseignement trop livresque de nos écoles de médecine ».C\u2019est l\u2019œuvre d\u2019un remarquable enseigneur unanimement regretté doublé d\u2019un clinicien hors pair, soucieux avant tout de rester simple et précis.L\u2019objet de ce livre est l\u2019étude des signes par lesquels se révèlent les maladies « chirurgicales ».Il s\u2019adresse donc essentiellement au stagiaire qui fait ses premiers pas dans un Service de clinique pour apprendre à observer sur le vivant les symptômes et les signes pathologiques fondamentaux.Cette participation à l\u2019examen d\u2019un malade constitue un exercice irremplaçable des facultés d'observation et des sens visuel, auditif et tactile \u2014 base de toute formation médicale sérieuse.Mais cet enseignement au lit du patient serait insuffisant sans un classement, une mise en place dans la mémoire de l\u2019étudiant de tout ce qu\u2019il a vu et entendu à l'hôpital et qui doit s\u2019opérer, une fois rentré chez lui, dans le silence de sa salle de travail.Les traités et manuels de pathologie contiennent trop de choses pour le débutant ; comme le dit Yves Bourde, «ils lui font l\u2019honneur de le considérer, dès ses premières lectures, comme un candidat à l\u2019agrégation ».Or ce qu'il a besoin de fréquenter, au début, ce sont les cas élémentaires.Cet ouvrage s\u2019est appliqué à placer chaque fois l\u2019étudiant devant un signe majeur ou devant une production pathologique évidente et à envisager tous les moyens de les observer, de les analyser complètement, en donnant la part la plus importante aux signes objectifs.(18) REVUE DES LIVRES Une place plus importante que dans les deux précédentes éditions a été donnée par les continuateurs d\u2019Yves Bourde à la radiologie dont l\u2019importance n\u2019a cessé de croître, sans pour autant réduire la place éminente de la séméiologie clinique.L'ouvrage, abondamment illustré et enrichi pour cette nouvelle édition de nombreux dessins et documents photographiques ou radiographiques, est divisé en trois parties : La première partie est consacrée à la séméiologie générale avec l\u2019étude des signes les plus communs : fluctuation, œdèmes, choc traumatique, infection de la peau .; séméiologie vasculaire, osseuse, articulaire.La deuxième partie traite de la séméiologie régionale : séméiologie artérielle du membre supérieur ; exploration des grandes articulations.; affections de la face, de la bouche, du corps thyroi- de .; tumeurs du sein ; séméiologie abdominale ; renseignements fournis par le toucher rectal et vaginal.Enfin, la troisième partie est représentée par la radiologie élémentaire : digestive, biliaire, vasculaire .et clôture l'ouvrage.Destiné, donc, à rendre les plus grands services aux étudiants de première et de seconde années, il pourra aussi être consulté avec profit par les candidats aux examens cliniques, à l\u2019esprit surchargé de notions complexes et désireux de se rafraîchir aux sources élémentaires depuis longtemps oubliées.Parasitologie médicale et pathologie exotique, par H.HARANT.Un volume 15x22 de 300 pages avec 108 figures : broché, 24 fr ; cartonné, 32 fr.Librairie Maloine, éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VIE).Cette nouvelle édition d\u2019un ouvrage désormais classique est une refonte complète mise à jour du Précis de barasitologie médicale et du Précis de pathologie exotique.Ainsi remanié, ce Précis nous paraît mieux adapté au programme d\u2019enseignement prévu par la nouvelle réforme des études médicales.Aussi bien, le parasitologiste d\u2019une «école professionnelle » doit être : \u2014 un médecin d\u2019abord capable de s'intéresser à l\u2019évolution d\u2019une maladie parasitaire et de satis- SIRET 918 faire aux indications thérapeutiques résultant de l\u2019étude clinique de cette maladie ; \u2014 un naturaliste de terrain capable de dépister les comparses du complexe pathogène, de noter leurs interréactions ; en bref, de mettre l\u2019écologie médicale au service de l\u2019épidémiologie ; \u2014 un biologiste de laboratoire capable de préciser un diagnostic microscopique, de connaître les méthodes de culture et les techniques de I'immunologie.Tout praticien doit satisfaire aux exigences de la clinique des maladies parasitaires, savoir demander un diagnostic de laboratoire et l'interpréter pour le plus grand bien du malade.Les spécialistes, anciens élèves de nos certificats supérieurs s\u2019initieront, en outre, aux techniques de l\u2019écologie médicale et des diagnostics de laboratoire.À côté des données indispensables à l\u2019enseignement de la parasitologie dans les nouveaux programmes prennent place certaines considérations doctrinales chères à l\u2019auteur, fondateur de l\u2019école française d\u2019écologie médicale : importance d\u2019une épidémiologie étudiée en « naturaliste » à la recherche des complexes pathogènes, précellence du «terrain » dans le déterminisme des parasitoses.Précis de pratique médicale, par A.MOLI- NIER, professeur agrégé du Val-de-Grâce, C.PEDOYA, professeur agrégé du Val-de- Grâce, et L.TABUSSE, professeur agrégé du Service de santé de l\u2019Air.Un volume in-8° de 1 352 pages avec 87 figures en noir et en couleurs dans le texte et hors-texte.(Relié (1963) : 152 fr.G.Doin & Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIE).Les auteurs de ce nouveau Précis de pratique médicale se sont efforcés d\u2019écrire un livre répondant exactement à son titre.Cet ouvrage, en effet, bien qu\u2019étant un manuel de pathologie complet et précis est élagué de toutes considérations trop théoriques ou hypothétiques pour trouver leur application dans la pratique de la médecine journalière.Ainsi conçu, ce précis est destiné à devenir un instrument de travail pour le praticien, un manuel de base pour l'étudiant, et il pourra éventuellement être d\u2019un précieux secours pour les auxiliaires médicaux spécialisés de toutes disciplines.Aidés par les demandes, les suggestions et les avis très pertinents de nombreux confrères prati- REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol, 34 \u2014 Sept.1963 ciens de ville et de campagne et, d\u2019autre part, guidés par leur propre expérience clinique et leur habitude de l\u2019enseignement, les auteurs ont rédigé leur ouvrage de la manière suivante : Dans une première partie, ils envisagent les grands symptômes, cliniques et biologiques, et en montrent la valeur séméiologique qui permet d\u2019aboutir au diagnostic.Dans la deuxième partie, la plus importante, ils étudient analytiquement les maladies, sans trop en détailler les mécanismes souvent complexes mais sans en omettre les éléments pathogéniques fondamentaux capables d\u2019expliquer les manifestations cliniques et leur évolution et de guider le traitement.La troisième partie, essentiellement pratique, comporte des notions de prophylaxie, de petite chirurgie, de radiologie, d\u2019endoscopie, d\u2019exploration fonctionnelle et aussi des notions de législation médicale utiles à tout médecin.Il faut retenir l\u2019importance accordée à la thérapeutique dans ses bases et ses diverses modalités.Il a même paru opportun aux auteurs de mentionner, à côté des noms scientifiques parfois complexes de la pharmacopée, les noms des spécialités pharmaceutiques correspondantes.En outre, débordant le cadre conventionnel des traités de pathologie interne, ce Précis renferme un chapitre de pathologie exotique, quelques éléments de gynécologie courante et un abrégé de dermatologie.Cet ouvrage de 1 350 pages, dont la lecture est facilitée par de nombreux tableaux synthétiques ou récapitulatifs et par des schémas bien choisis, doit trouver certainement l\u2019accueil le plus favorable auprès des étudiants et des médecins praticiens auxquels il est tout particulièrement dédié.Les principes d\u2019enseignement de la médecine à l\u2019université de New-York, par Raoul KOURILSKY, professeur de clinique médicale à la Faculté de médecine de Paris, directeur du Centre d\u2019immunologie de l\u2019Association Claude-Bernard (Hôpital Saint-Antoine).Un volume in-8° de 112 pages avec une planche hors-texte (1963): 14 fr.G.Doin & Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIE).Il n\u2019est question, en France, que de réformer les études médicales.Les solutions proposées ou déjà adoptées suscitent des controverses passionnées chez les professeurs et les étudiants.L\u2019exem- a i (Dh Laval Médical Vol 34 - Sept.1963 33 Lp 1.Bartell, P., Pierzchala, W., et | Tint, H.: J.Am.Pharm.A.(Scient.Ed.) 49:1 {janvier} 1960.2.Barr, M., et Arnista, E.S.: J.Am.Pharm.A.(Scient.Ed.) 46:493 (aoit) 1957.Sulfate de dihydrostreptomycine, sulfate de poly- Heth myxine B, pectine et Claysorb* (attapulgite activée, Wyeth) incorporés dans un gel d\u2019alumine WIKOSOR, ONTARIO Polyvmagma 19) Laval Médical 34 Vol.34 \u2014 Sept.1963 3 | I a ] ¥ H ÿ A ÿ 1 q à k i 8 1 a ff ; i à je ; 9 B ; 1 fl a & 3 ! i 4 W i Cd | 3 bn 3 E | ä | 3 Co | x Ë \u2018 3 : f | | 3 Action semblable à à à celle 5 chortle hi E- .par les mercuriels Fe ! iy : Ces deux actions d\u2019 HydroDIURIL | i (hydrochlorothiazide) s'exercentin- di - dépendamment l\u2019une de l\u2019autre et se complètent mutuellement, per- ; lg mettant ainsi de faire échec à leur - L effet limitatif réciproque.I! devient - : donc possible d\u2019en arriver à une M .salidiurèse sûre et continue dans vi le traitement de l\u2019œdème et de l'hy- tg _.pertension artérielle.le Documentation complète (indica- hr tions, posologie, avertissement, effets secondaires) et bibliographie à la dy disposition des médecins.{i Présentation: Comprimés dosés a 1 \u2026 25 et a 50 mg., en flacons de 100 et Hg \u201cde 1,000.i ee L a; Un autre produit des Laboratoires de recherche MSD Lig Ten : SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED il : MONTREAL 30, QUÉ.*Marque de commerce Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 ple américain est souvent cité soit pour être loué, soit pour être récusé.Or la plupart n\u2019en ont qu\u2019une connaissance superficielle.Acquise par les lectures ou à la faveur de visites rapides, elle est toujours descriptive et fortement teintée de réactions subjectives favorables ou défavorables.Ce qui manque le plus, c\u2019est une compréhension en profondeur des principes et des mécanismes d\u2019application.Et c\u2019est précisément ce qu\u2019apporte cette monographie \u2014 la seule publiée en France sur ce sujet.Le lecteur n\u2019y trouvera aucune polémique, mais une analyse critique qui va au fond des choses.Elle ne résulte pas de la discussion de textes mais de l\u2019expérience vécue.Elle a l\u2019impartialité intellectuelle d\u2019un travail scientifique.Tout professeur, tout étudiant, tout administrateur, tout ami du vrai, devrait se référer à ce travail et le méditer avant de former son jugement sur les grands problèmes de l\u2019enseignement médical.Anatomie de l\u2019abdomen (Petit bassin excepté), par Claude COUINAUD, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, chirurgien des hôpitaux.Deux tomes grand in-8° formant 712 pages avec 390 figures en noir et en couleurs dans le texte et 10 planches hors-texte (1963).Tome 1: 65 fr.; Tome 11: 50 fr.(Les deux tomes se vendant séparément.) G.Doin et Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIE).Ce livre répond au cours professé par l\u2019auteur à la Faculté de médecine de Paris.Certains développements ont été ajoutés en petits caractéres susceptibles d\u2019intéresser plus particuliérement les chirurgiens ou les candidats aux divers concours hospitalo-universitaires.L\u2019auteur s\u2019est attaché, chaque fois que faire se peut, à souligner les détails pratiques, d\u2019intérêt médical ou chirurgical.Quelques notions d\u2019anatomie comparée, des exposés succincts du développement embryologique permettent de comprendre la raison de certaines structures, de souligner les dispositions spécifiques de l\u2019anatomie humaine, de classer les différentes malformations dont l\u2019intérêt pratique est souvent plus important que celui de la disposition normale.La première partie traite des parois de l\u2019abdomen.L'idée générale de l\u2019organisation métamétrique du tronc rend plus attrayant ce chapitre ordinairement ingrat.Une attention spéciale est apportée à l\u2019étude des vaisseaux : l\u2019intégration du système (20) REVUE DES LIVRES 919 pariétal dans la circulation générale permet de souligner l'importance des réseaux collatéraux, dont l\u2019intérêt clinique est évident.La région inguinale est exposée à la lumière des développements anatomiques et chirurgicaux de ces dernières années, lesquels ont rénové la compréhension des hernies inguinales et abouti à de nouvelles conceptions thérapeutiques.La seconde partie est consacrée à l\u2019éfude de l\u2019évolution embryologique du péritoine et des viscères digestifs, puis à la description des formations péritonéales du sujet arrivé à son complet développement.Une étude assez complète des arrêts de développement et des malformations est incluse dans ce chapitre.Le tube digestif abdominal fait l\u2019objet de la troisième partie.Les différents viscères sont successivement envisagés et deux chapitres terminaux traitent des artères digestives et du système porte.Les plus récents travaux anatomiques en général entrepris pour répondre aux exigences de la pathologie et de la technique chirurgicale sont, pour la plupart, exposés, Sans entrer dans une énumération complète, citons la description du sphincter œsophago-gastrique, des canaux pancréatiques et du sphincter d\u2019Oddi, de la segmentation hépatique, des voies biliaires, des anastomoses porto-caves.L'auteur s\u2019est efforcé de faire comprendre à l\u2019étudiant que la description ne répond qu\u2019au pourcentage le plus important des sujets et que de très nombreuses variations sont possibles : elles sont à l\u2019origine de maints faits pathologiques, leur méconnaissance chirurgicale peut entraîner de catastrophiques erreurs.Dans la quatrième partie, on trouvera la description des structures contenues dans l\u2019espace rétro-péritonéal.Là encore, la description classique est complétée par des développements d\u2019actualité.Par exemple : les malformations de la veine cave inférieure, l\u2019étude des grandes voies lymphatiques (qui font voir sous un jour nouveau la dissémination des cancers abdominaux) ; la description du système nerveux végétatif aussi bien viscéral que pariétal, la segmentation rénale, l'anatomie des espaces rétro-péritonéaux proprement dits.Ce dernier chapitre comprend les critiques actuelles adressées aux notions classiques concernant l\u2019évolution embryologique du tube digestif abdominal et le processus « d\u2019accolement » postérieur de certains viscères.La cinquième partie, qui ne fait pas, à proprement parler, partie du cours, est une étude sur l\u2019asymétrie des structures de l\u2019abdomen.Ses origines embryologiques sont rappelées.Les vicia- 920 REVUE DES LIVRES tions du développement expliquent le situs z7versus total.Des altérations plus minimes entraînent divers types de silus inversus partiel, dont les modalités sont innombrables ; par le jeu des arrêts de développement concomittants, des dispositions très aberrantes peuvent s\u2019ensuivre.Les plus intéressantes et les plus fréquentes sont l\u2019objet d\u2019une étude approfondie.Un index soigneusement établi permet de retrouver facilement dans l\u2019ouvrage tout ce qui concerne un élément anatomique donné.L'ouvrage comprend une iconographie abondante en grande partie originale.De nombreuses figures sont tirées en deux couleurs.Un certain nombre de reproductions radiologiques ont été incluses.La nomenclature suit, dans l\u2019ensemble, les règles internationales récemment adoptées pour les travaux anatomiques et qui sont désormais seules valables ; de nombreuses désignations anciennes ont cependant été conservées pour ne pas rompre trop brusquement avec le passé.Ce livre offre à l\u2019étudiant la substance de son programme de l1'é année ; mais il est rédigé aussi à l\u2019usage de tous ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019anatomie de l\u2019abdomen : candidats aux divers concours hospitalo-universitaires et chirurgiens en quête de connaissances précises nécessitées par le développement des plus récentes techniques opératoires.Sémiologie vasculaire de la conjonctive, par E.SALGADO.Un volume in-8° de 176 pages avec 90 figures dans le texte et 4 planches en couleurs hors-texte (1963) : 44 fr.G.Doin & Cie, éditeurs, 8, place de l\u2019Odéon, Paris (VIe).Cet ouvrage intéressera autant l\u2019ophtalmologiste que le clinicien en général.Il expose de façon concise et approfondie les découvertes qu\u2019a faites l\u2019auteur sur la circulation conjonctivale dans plusieurs cas cliniques.Présenter ces découvertes sous une forme utile à la pratique quotidienne, voilà le but de ce livre.L\u2019ophtalmologiste, comme l\u2019interniste, quand ils ont à rédiger un rapport ou à rechercher des symptômes ophtalmologiques liés à l\u2019état général du malade, ne peuvent plus se limiter à l\u2019examen du fond d\u2019œil.La circulation conjonctivale donne des renseignements d\u2019une grande valeur quand on peut y étudier, grâce à la technique de la bio- microscopie, la circulation sanguine 7% vivo.Le présent ouvrage fait un compte rendu des recherches qui ont été effectuées au département Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 de biomicroscopie de la chaire de pathologie générale de la Faculté de médecine de Barcelone.Il est divisé en deux parties : Généralités et Applications particulières.Dans la première partie, après un exposé sur la valeur et les possibilités sémiologiques présentées par la capillaroscopie conjonctivale, l\u2019auteur fait une étude anatomo-physiologique de la circulation capillaire, suivie d\u2019une angio-architectomie de la conjonctive.Il décrit longuement la technique de la biomicroscopie ainsi que la technique grâce à laquelle on a obtenu les angiogrammes dont le texte est abondamment illustré.L\u2019étude de la circulation conjonctivale normale est très complète et rend compte d\u2019un grand nombre de faits nouveaux dont certains sont d\u2019une grande importance.La seconde partie débute par l\u2019étude de la circulation conjonctivale dans les affections cardiorespiratoires.On y trouve en abondance de nouveaux apports d\u2019intérêt cardiologique et ophtalmologique même qui révèlent la valeur de la circulation conjonctivale dans le diagnostic précoce du cor pulmonale.L'auteur définit également l\u2019aspect que présentent les vaisseaux de la conjonctive dans cette maladie.Il examine ensuite la circulation conjonctivale dans l\u2019artériosclérose et dans l'hypertension et lie les données connues grâce aux travaux d\u2019autres chercheurs aux données nouvelles qui figurent dans ce chapitre.Dans le chapitre consacré aux diabétes, il souligne la grande valeur qu\u2019il faut accorder à l\u2019état des vaisseaux de la conjonctive en tant que manifestation précoce de l\u2019angiopathie diabétique.D\u2019autres chapitres sont consacrés à la scléro- dermie et aux varices.Il s\u2019agit là de faits tout à fait nouveaux, mettant en relief l\u2019importance de la biomicroscopie conjonctivale lors de l'examen des patients qui en présentent les symptômes.Enfin, l'ouvrage traite de l\u2019état de la circulation conjonctivale dans la sténose mitrale et dans d\u2019autres maladies de cœur.Pour la première fois, on a une description des altérations que présentent les vaisseaux conjonctivaux dans ces maladies et on en donne la valeur sémiologique.En plus de quelques croquis, ce volume est abondamment illustré à l\u2019aide de microphotographies des vaisseaux de la conjonctive.Il contient également huit figures en couleurs en quatre planches hors-texte.Le nombre de références bibliographiques se monte à 127.Lor Yo aval Médical pt.1663 A Al A A TV, Vue I at NEUTRAPHYLLINE \\[{{[{Ta NEUTRAPHYLLINE (le 350) PAPAVERINE PRIMÉS PHENOBARBITAL il tus \\ apopleclique spasmes coliques cazdio-vasculaires hépaliques hupezlension WELCKER & CIE Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Lott vs fi .PS 1 | Le docteur Varin à la division médicale a - >, de 1 des Laboratoires Abbott, Limitée a Le docteur Raymond Varin se voit confier par les La- Phy boratoires Abbott 1 Limitée le poste « d\u2019assistant directeur médical.i Le docteur Varin id a obtenu son di- } plôme de l\u2019Univer- ih sité de Montréal en 1 1950 et, a la suite : de son internat dans différents hô- L pitaux de Montréal, ink a établi son bureau don à Verdun.Il était attaché à l\u2019Hôpital col Le docteur Varin Général de Verdun actu et durant plusieurs L années a fait partie, à temps partiel, du service médical uy de Canada Packers Limitée et d\u2019Imperial Oil Limitée.a Il réside sur l'avenue Victoria à Montréal avec son épouse et ses trois enfants.Il s\u2019intéresse à la lecture, to au ski, à la photographie et aux arts en général.ton su D | hist 1155, CH STE-FOY.QUEBEC 6.TEL.527-8892 ne Sm soit él La suppression de la toux avec Dar Cheracol a été un précepte médical pen- cé dant trois décennies.La raison?Parce mé que le Cheracol soulage la toux sans a D entraîner de réactions secondaires.ton Composition par once lig.: I Phosphate de codéine 1 gr.te Chloroforme .es .2 grs.dive Gaiacolsulfonate de potassium.8 grs.fi Chlorure d\u2019ammonium 8 grs.le Tartrate d'antimoine et de ORIENTATION VISUELLE DE LA MISE EN MARCHÉ.& potassium \u2026 ._ 1/12 gr.en Alcool \u2026\u2026 J .3% ; I Aromatisé à l'écorce de pin blanc et Je île merisier.ft Présentation: en flacons de 4, de 16, de 80 ; .ar et de 160 onces liq.2 3 Tey MARQUE DÉPosir: CHERACOL CF 1206.THE UPJOHN COMPANY Of CANADA \"CON MILLS (TORONTO), ONTARIO graphistes jean arcand psa DACS raymond gagnon DBA cal % i Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 En résumé, cette mise au point constitue un lien nouveau entre l\u2019ophtalmologie et les problèmes de médecine interne, principalement de cardiologie.Physiologie de l\u2019hippocampe.Colloques internationaux du Centre national de la recherche scientifique (n° 107), Montpellier, 24-26 août 1961.Volume relié pellior in-8°-raisin, contenant 514 pages et 48 planches hors-texte : 58 fr.Editions du Centre national de la Recherche scientifique, 15, quai Anatole-France, Paris (VIT®).L\u2019hippocampe, formation la plus hautement intégrée du rhinencéphale, est un archéo-cortex dont les fonctions et les relations avec le néo- cortex sont peu à peu précisées par les recherches actuelles.Le Colloque sur la Physiologie de l'Hibpocampe organisé par le Centre national de la recherche scientifique a eu pour but de situer l\u2019état actuel de cette question.A ce titre, divers aspects anatomiques, électrophysiologiques, neurophysiolo- giques et neurologiques ont été envisagés.Du point de vue électrophysiologique, la structure histologique simplifiée de l\u2019hippocampe permet une étude précise des mécanismes élémentaires somato-dendritiques liés soit à l\u2019activité de base, soit aux potentiels évoqués, soit à la décharge épileptique.De nombreux documents recueillis par micro-électrodes intracellulaires et extra- cellulaires apportent des informations de premier intérêt sur cette question.Du point de vue neurophysiologique, la participation de l\u2019hippocampe à la régulation de diverses fonctions est appuyée sur les données expérimentales les plus récentes.À ce titre, sont envisagés divers problèmes concernant : l\u2019expression émotionnelle, les états de veille et de sommeil, les mécanismes de mémoire, le comportement sexuel.Des indications sont apportées sur le développement de l\u2019hippocampe au cours de l\u2019ontogénèse et sur le rôle de cette formation, structure à seuil convulsif très bas, au cours de l\u2019épilepsie expérimentale.REVUE DES LIVRES 921 Du boint de vue neurologique, deux problèmes ont été précisés.L'un concerne la participation de l\u2019hippocampe au mécanisme de mémoire, appuyé sur les études psychologiques faites chez des malades ayant subi une intervention neurochirurgicale intéressant les deux hippocampes, et sur les constatations anatomiques faites chez des sujets ayant présenté d'importants troubles de la mémoire.L\u2019autre est en rapport avec les effets de la stimulation de l\u2019hippocampe chez des épileptiques psycho-moteurs.L'ouvrage comporte 25 communications suivies de discussions précises et riches.L\u2019illustration est importante.L'ensemble réalise une documentation d\u2019actualité extrêmement complète à l\u2019intention des neurophysiologistes et des neurologistes.Précis de diététique de l\u2019adulte, par Élie AZÉRAD.Direction scientifique : Professeurs Pasteur VALLERY-RADOT et Jean HAMBURGER.Un volume in-8° de 180 pages : 12 fr.Editions médicales Flammarion, 20, rue de Vaugirard, Paris (VIE).La diététique est considérée aujourd\u2019hui comme la science de l\u2019alimentation.Elle intéresse donc à la fois l\u2019hygiène et la thérapeutique alimentaire.La diététique de l\u2019adulte se propose, d\u2019une part de fixer les règles d\u2019une alimentation rationnelle propre à assurer le maintien de la santé, d\u2019autre part d\u2019établir des prescriptions adaptées à des cas particuliers et destinées à prévenir où à guérir certaines affections.Dans une première partie sont étudiés les nuire- ments, c\u2019est-à-dire les grandes catégories d'aliments (eau, glucides, protides, lipides, oligo-éléments).Dans la seconde sont envisagés les aliments habituellement consommés, avec leurs qualités propres et leurs inconvénients possibles.La troisième partie comporte les règles d\u2019utilisation qui permettent de construire le régime normal.Enfin, la diététique thérapeutique, avec ses régimes fondamentaux et leur application aux états pathologiques, termine cet ouvrage à la fois complet, clair et pratique.@2) ALLOCUTION LE PATIENT, LES HÔPITAUX ET LE GOUVERNEMENT * Depuis quelques années, déjà, chacun de nous l\u2019a constaté, la collectivité, les administrations hospitalières et le gouvernement sont devenus des partenaires de plus en plus étroitement liés et leur collaboration, leur travail d\u2019équipe s'avèrent indispensables à la bonne marche des hôpitaux.Chaque année cela devient de plus en plus évident.Chaque année nous le comprenons encore plus clairement et nous réalisons tous maintenant que c\u2019est dans cette collaboration seulement que nous trouverons la clef du succès.Le programme de ce Congrès souligne d\u2019ailleurs fort bien cet état d\u2019esprit.Nous y retrouvons les termes et l\u2019idée de coopération, de collaboration et nous y voyons participer des représentants des trois groupes : public, hôpitaux, gouvernement.Nous y retrouvons enfin, paisiblement acceptées par tous, les idées que plusieurs d'entre nous s\u2019efforçaient de développer et de faire adopter 1l y a quelques années à peine.Une évolution de plus en plus accélérée dans le sens de la concorde, de l\u2019harmonie, de l\u2019entraide franche et ouverte se constate.Déjà elle a produit de fructueuses réalisations.Sans tomber dans une euphorie, d\u2019ailleurs de bon aloi, nous pouvons dire que si l\u2019âge d\u2019or n\u2019est pas encore arrivé, du moins nous en voyons des signes avant-coureurs.Cette association des efforts de tous, individus comme groupes, permet l\u2019application aux hôpitaux des grands principes d\u2019administration et de comptabilité qui, seuls, rendent possible leur utilisation efficace et le maintien de leur coût d\u2019opération à un niveau raisonnable.Nous pouvons appliquer directement aux malades une plus grande part des fonds disponibles et des potentialités de chacun.C\u2019est d\u2019ailleurs notre but, car ne l\u2019oublions jamais, les hôpitaux sont faits pour les malades d\u2019abord et avant tout.Certes le rodage n\u2019est pas encore complété.Chacun des trois partenaires a encore des détails de son rôle à apprendre, chacun doit le repenser souvent et devant sa conscience se demander s\u2019il * Allocution prononcée par le docteur Jacques Gélinas, sous-ministre de la santé du Québec, devant l\u2019Association des Hôpitaux du Québec, à Montréal, le 17 avril 1963.le joue du mieux qu\u2019il le peut, si ses efforts sont suffisants.Pour assurer le succès de cette collaboration, chacun doit prendre pour acquit la bonne foi des deux autres partenaires et ne jamais douter de leur intégrité foncière.Les erreurs qui peuvent arriver proviennent d\u2019un manque d'expérience dû aux changements de structures.Le dialogue à trois voix, déjà commencé avec tant de succès, ne doit jamais cesser.Dans ce dialogue et ces conversations, il est opportun de le redire publiquement, le principe fondamental de la recherche du bien public est toujours bien présent à l\u2019esprit de chacun, c\u2019est le personnage muet mais central, c\u2019est l\u2019objectif final.Cette attitude nous l\u2019avons adoptée spontanément et aucun de nous ne désire la modifier.Dans le cadre des activités variées des intéressés, le rôle du gouvernement est d\u2019utiliser ses ressources et ses moyens d'action afin de mettre à la portée du malade les meilleurs soins possibles au plus bas coût possible et deuxièmement, de faciliter dans l'immédiat et à long terme l'amélioration des soins hospitaliers sur tous les plans.Ce rôle a été compris de façon claire et précise.Il en est résulté une prise de position ferme inscrite dans la loi de l\u2019assurance-hospitali- sation et dans la loi des hôpitaux.Ces deux lois, le public comme les administrations hospitalières les demandaient depuis longtemps, elles étaient nécessaires, leur non-existence retardait le progrès.Les heureux et fertiles résultats ne se sont pas fait attendre.Il y a peut-être eu, au début, quelques heurts, dans leur application, mais les faiblesses de la nature humaine ne permettent pas la perfection et tout cela est loin maintenant, d\u2019ailleurs je me souviendrai toujours cependant de la fin de la séance du comité des bills publics où fut longuement discuté le projet de la loi des hôpitaux.A tour de rôle chacun des représentants des divers groupes intéressés s\u2019est levé pour dire sa satisfaction et son approbation entière du projet de loi, tel que finalement rédigé.Aucune note discordante ne se fit entendre.De cette Jar vas ai voi fink ges fis! pit les & firg le nif ent publ ior cs pu cmd pub fem dun ds bly des con tr dti tout le {tr Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 attitude saine, adulte, nous ne pouvions que prévoir ce qui s\u2019est passé par la suite, une collaboration franche de tous où chacun accepta de bon gré que soient lésés, parfois, certains intérêts partieu- liers immédiats parce que l'intérêt du bien public le réclamait.La participation du gouvernement s\u2019est traduite immédiatement par la gratuité des soins hospitaliers c\u2019est-à-dire, par la mise à la portée du public de ces soins, sans coût direct pour l\u2019hospitalisé, lorsque l\u2019hospitalisation est médicalement nécessaire et qu\u2019elle est donnée selon les modalités uniformes que prévoit la loi.Ce n\u2019est là qu\u2019un aspect du rôle du gouvernement.Il en est un autre qui frappe moins le public mais qui n\u2019en a pas moins une répercussion énorme sur notre population toute entière, répercussion indirecte pour la majorité mais directe pour des dizaines et des dizaines de milliers de nos concitoyens.L'apport aux hôpitaux, de fonds publics plus considérables encore que les dizaines de millions qui étaient déjà distribués en octrois de construction, de subventions spéciales, de recherches, en bourses d\u2019entraînement, en bourses d\u2019études, aides aux écoles d\u2019infirmières, assistance publique, etc., a permis un réajustement des salaires des employés d\u2019hôpitaux.Ce réajustement accompagné d\u2019une réduction dans le nombre d'heures de travail a permis aux quelque 60 000 employés d\u2019hôpitaux de relever leur niveau de vie avec toutes les répercussions sur l\u2019économie générale que ceci peut entraîner.Il est temps que cesse d\u2019être entretenu le mythe des employés d\u2019hôpitaux mal payés, cela est du passé.La participation du gouvernement a aussi permis aux hôpitaux d'améliorer leur matériel technique et spécialisé et d\u2019en assurer le renouvellement.Certains qui n\u2019avaient pu se procurer d\u2019instrumentation nouvelle depuis assez longtemps peuvent maintenant, non seulement obtenir ce que le corps médical et le nursing jugeaient nécessaire, mais équiper de nouveaux services.Tout cela facilite le travail du personnel hospitalier, augmente la sécurité du malade et permet une amélioration des soins, buts ultimes des administrations hospitalières et du gouvernement.Les prescriptions de la loi de l\u2019assurance-hospi- talisation ont uniformisé la comptabilité hospitalière et favorisé une organisation comptable basée sur la préparation d\u2019un budget et sur une justification rigoureuse des dépenses.C\u2019est là un progrès que tous avaient souhaité et qui a permis de donner aux comptabilités hospitalières une stabilité, une perfection de forme que beau- ALLOCUTION 923 coup ne connaissaient pas.L'expérience des uns a servi aux autres.Tout cela s\u2019est fait en collaboration étroite avec les associations hospitalières.Je ne veux mentionner que pour mémoire les nombreux comités conjoints qui ont travaillé à toutes ces réalisations, comités formés d\u2019experts du gouvernement et d\u2019experts de monde hospitalier, par exemple, le comité de la loi des hôpitaux, le comité des formules, le comité du budget, le comité des relations patrons-employés, le comité de contrôle et d'arbitrage, etc.Il faut mentionner aussi toutes ces journées d\u2019études que nous avons tenues ensemble.Il reste encore beaucoup à faire, Ne mentionnons que la planification des besoins hospitaliers.Ici encore ce sera un travail d\u2019équipe.Déjà des études sont en cours, des renseignements de base sont assemblés graduellement et bientôt nous arriverons avec votre aide au stade des réalisations.Une coordination des efforts dans le domaine des hôpitaux pour malades à long terme a déjà été réalisée et depuis trois mois que fonctionne le centre de placement à Montréal, les hôpitaux ont pu se féliciter de cette création réalisée avec leur aide.En mars, ce centre a aidé au placement de deux cents malades.Certes jamais les administrations hospitalières groupées en associations n\u2019ont ménagé leur collaboration.En effet, les deux associations provinciales travaillent la main dans la main et dans tous leurs rapports avec le gouvernement, selon le désir de celui-ci et le leur propre, elles procèdent toujours conjointement et l\u2019idée d\u2019une unité complète se prépare déjà dans les esprits selon la devise de l\u2019un de nos hôpitaux.« Unis pour mieux servir ».Cette collaboration est un des rôles des administrations et fait se confondre l\u2019action du gouvernement et des associations dans le progrès des hôpitaux.L\u2019autre aspect du rôle des administrateurs est capital au même titre.La bonne gestion des hôpitaux demeure leur responsabilité.Il n\u2019est pas admissible que les administrations présentent leurs budgets au gouvernement en ajoutant qu'\u2019elles trouvent exagérées certaines demandes qu\u2019elles y ont incorporées elles-mêmes.Les administrations doivent être prêtes à justifier tout ce qu\u2019elles demandent, doivent gérer les fonds publics que sont les budgets d\u2019hôpitaux comme s\u2019il s'agissait de leur bien propre, avec leur sens de responsabilité toujours en éveil, leur expérience à l'appui de leurs gestes, le courage que l\u2019on attend d\u2019eux et la sagesse que nous leur connaissons.Hi i R h k: 924 Ce double rôle est bien compris et je tiens à rendre hommage ici aux administrations hospitalières non seulement pour l\u2019esprit de collaboration qu\u2019elles ont montré, mais aussi pour l\u2019esprit de devoir et le sens civique dont elles ont fait preuve dans leur administration.N\u2019oublions pas le troisième partenaire, le public.Celui que je nomme ici le public, c\u2019est la communauté entière pour laquelle les hôpitaux existent.Il faut lui rappeler que l'hôpital est un monde particulier en ceci qu\u2019il est orienté vers le soin au malade.Le malade c\u2019est chacun de nous à un moment ou à un autre de notre vie.Ce moment que nous ignorons encore, nous ne le choisirons pas mais lorsqu\u2019il viendra, il nous transformera.À ce moment nous exigerons de toute l\u2019équipe hospitalière des soins attentifs, de la délicatesse, de la considération, de l\u2019affection même, nous demanderons souvent plus que nous n\u2019avons jamais donné.Dans le monde hospitalier comme dans tous les autres domaines où le service prédomine on ne peut dissocier la qualité du service rendu de la qualité du personnel qui le donne.Cette qualité du service dépend à la fois de l\u2019entraînement technique et professionnel du personnel qui est excellent chez nous, mais aussi de la dévotion au devoir, de la satisfaction que l\u2019on met à l\u2019accomplir.Cette qualité du service nous ne l\u2019obtiendrons que si le personnel est heureux de faire ce qu\u2019il fait.Un bien sûr moyen de le rendre malheureux c\u2019est de critiquer systématiquement le monde hospitalier dont 1l fait partie et de tenter de créer dans le public un état d'esprit agressif à l\u2019_égard de nos hôpitaux.Que certaines critiques soient justifiées, certes 1l en est et nous en sommes conscients.Qu'il faille les généraliser, leur donner une priorité hors de proportion avec la réalité, ceci me semble inadmissible.Que chacun reconnaisse en toute simplicité le bien qu\u2019il retire de son séjour hospitalier, puis qu\u2019il soupèse la valeur des témoignages défavorables aux hôpitaux ! Le public ne devrait recevoir que des renseignements de première main, les journalistes éclairés par un personnel hospitalier qualifié peuvent les lui donner et je suis sûr qu\u2019ils sont intéressés à le faire, ils doivent se méfier cependant d\u2019une interprétation erronée qu\u2019ils pourraient donner aux faits.C\u2019est pourquoi une vérification de leurs sources de renseignements s'impose souvent.Je suis heureux de dire que, d\u2019une manière ALLOCUTION Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 générale et, dans quelques cas, d\u2019une façon très spéciale, nous avons reçu d\u2019eux une collaboration précieuse.Nous la leur demandons encore, car il faut maintenir autour de nos hôpitaux cette atmosphère de confiance qu\u2019ils méritent et qui est nécessaire au bien du malade.Dans l\u2019intérêt de la collectivité, pour le bien du malade, pour le bien public, par esprit d\u2019économie et d\u2019efficacité et en accord avec les principes d\u2019une bonne gestion, le fonctionnement de beaucoup de nos hôpitaux doit être revisé.Certains services ne fonctionnant que cinq jours par semaine diminuent l\u2019efficacité de nos hôpitaux.La solution ne pose pas de graves problèmes administratifs si chacun y apporte sa collaboration \u2014 administration, associations, employés, médecins, public \u2014 et d\u2019ailleurs certains hôpitaux à l\u2019étranger et même à Montréal se sont déjà organisés de façon à fonctionner à plein rendement six ou même sept jours par semaine.Il s\u2019agit tout simplement d\u2019une répartition différente des vingt jours de travail par mois.Dans cette réorganisation, le public a son rôle à jouer et il doit y voir son intérêt : diminution des listes d'attente et diminution du coût d\u2019opération de l\u2019ensemble du système hospitalier et pour le personnel une réorganisation souvent avantageuse du système des jours de repos.Dans cette réorganisation nous attendons la collaboration des associations professionnelles et des divers syndicats.Nous sommes assurés qu\u2019ils sauront placer le bien public avant des intérêts particuliers ou personnels, et cela, comme le font déjà les administrations hospitalières.On pourrait résumer en disant que le public doit soutenir ses hôpitaux, avoir confiance en eux.Il doit réaliser que l\u2019administration des hôpitaux est entre des mains compétentes et dévouées, que les règlements hospitaliers sont faits dans son intérêt, même si parfois ils semblent léser certaines libertés et enfin que le personnel hospitalier fait son devoir et est entraîné spécialement à l\u2019accomplissement de ce devoir.Le public doit comprendre aussi que 50000 employés d\u2019hôpitaux travaillent pour lui et qu\u2019il se peut que dans cette multitude, issue du grand public ne l\u2019oublions pas, il se trouve comme partout ailleurs des exceptions.Nous avons un système qui se compare avantageusement avec celui de n'importe quel autre pays.Supportons-le de façon constructive et soyons-en fiers.= = 2 gD 3 BY St BB = it jer a IS Es il ELECTIONS A LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL A la réunion du jeudi soir, 9 mai, le docteur J.- Avila Denoncourt, de Trois-Riviéres, a été élu président de la Société médicale des Hopitaux universitaires de Laval.Le docteur Roland Cau- chon, de l\u2019hôpital Saint-François-d\u2019Assise, est devenu vice-président, le docteur Jacques Brunet, secrétaire, le docteur Georges-A.Bergeron, secrétaire correspondant pour un nouveau terme, et le docteur Clément Jean, trésorier.Les directeurs pour le nouvel exercice seront les docteurs Charles-Â.Martin, président sortant de charge, Jean Beaudoin, Jean-Marie Lemieux, Jean Rousseau, Claude Brosseau, François-Xavier Brisson, de Chicoutimi, Georges Normand, de Trois-Rivières, Louis-Philippe Allen, Jean-Paul Déchène, Yves Rouleau, Léo Gauvreau, René Simard et Jean-Marie Loiselle.NOUVELLE PROMOTION DE MÉDECINE A la collation des diplômes, tenue le 1% juin 1963, quatre-vingt-dix-neuf nouveaux médecins reçurent leur diplôme de docteur en médecine.Le Laval médical est heureux de publier la liste de ces nouveaux promus : MM.Audet, Blaise, a.g.d.Bachand, Jean-Paul Bédard, Nicolas Béland, Guy Bergeron, Jacques, a.d.Bergeron, Jean Bernard, Réal Blais, Robert Boily, Laval Boivin-Lesage, Monique, a.d.Bolduc, Jean-Marie, a.d.Brière, Claude, a.d.Brochu, Donald, a.d.Caron, Claude, a.d.Caron, Placide, a.d.Carré, Aurélien, a.d.Chassé, Rénald, a.d.Côté, Gaston, a.g.d.Coté, Gilles, a.d.Coté, Jean-Marc Mme MM.MM.Mlle MM.NOUVELLES Darveau, Claude Delisle, Michel, a.d.Desbiens, André, a.d.Drolet, Michel-E.a.d.Dubé, Gilles Dufour, Victorin, a.d.Dussault, Pierre, a.d.Fafard, André Fillion, Andrée Fortin, Gilles, a.d.Fournier, Guy Frenette, Ronald Gagné, Pierre-Emile Gagnon, François, a.d.Gilbert, Claude Gingras, Michel, a.d.Gosselin, Gabriel, a.d.Gosselin, Gustave Grenier, Jean Harvey, Georges-H., a.d.Jalbert, Jean-Marie, a.d.Kidd, André, a.d.Lachance, Roger, a.d.Lafontaine, Guy, a.d.Lalancette, Ange-Marie, a.d.Laliberté, Jean-Marc Lamarre, Jean-Paul Lamoureux, Gilles, a.d.Landry, Robert-B.a.d.Landry, Robert-M.Langelier, Réginald, a.g.d.Lapointe, Roch, a.d.Laroche, Gilles, a.g.d.Larochelle, Jean-Yves Lavoie, Bertrand Leblanc, Guy Leclerc, Claude, a.d.Légère, Aldéric, a.g.d.Lehoux, Armand, a.d.Lehoux, Jean Lemay, Guy, a.d.Lévesque, Benoît, a.d.Lévesque, Lucien, a.d.Lord, Julien, a.d. 926 NOUVELLES MM.Marchand, Roger-J.Martin, Pierre, a.d.Massé, Jean Mordret, Claude, a.d.Morrissette, Jacqueline, a.d.Morissette, Raymond, a.d.Morissette, Yvon-C.Nadeau, Marc Ouellet, Yvon Ouellette, Nicol Paquet, Eléonore, a.g.d.Paradis, Roger, a.d.Pelletier, Gérard Pelletier, Jean, a.d.Picard, Carrol, a.d.Pouliot, André Me MM.Mlle MM.Richard, Jean-Pierre Rioux, Monique, a.d.Roberge, Guy, a.d.Roberge, Pierre-André Rochette, Antonin, a.d.Rodrigue, Berchmans Rousseau, Jean-Marie Rousseau, Léon, a.d.Roy, Louis, a.d.St-Hilaire, Gérard, a.d.St-Pierre, Paul, a.g.d.Simard, Francois, a.g.d.Mlle MM.Tanguay, Robert, a.d.Tarr, Bernard, a.d.Tremblay, Michel, a.d.Tremblay, Roger, a.d.Mile MM.Vécès, Suzanne, a.d.Vézina, Clément Voyer, Jean-Guy, a.d.FACULTÉ DE MÉDECINE PRIX SPÉCIAUX (juin 1963) Médaille du Lieutenant-Gouverneur Médaille Gagnon : Docteur Aldéric LÉGÈRE (5° année) Prix du gouvernement de la République francaise Médaille d'argent : Docteur Lucien LÉVESQUE (be année) Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 Prix du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec Cinquième année : Docteur Blaise AUDET Deuxième année : Monsieur Michel NADEAU Prix de l'Association des médecins de langue française du Canada Cinquième année : Docteur Aldéric LÉGÈRE Prix Morrin Deuxième année : 1er prix : Monsieur Roland ALBERT 2e prix : Monsieur Michel NADEAU Troisième année : ler prix : Monsieur Georges PELLETIER 2e prix : Monsieur Jean MARCOUX Quatrième année : Monsieur Pierre BÉDARD Prix Lemieux Première année : Monsieur Claude BÉLANGER Prix de l\u2019internat Quatrième année : Monsieur Marc-André GAGNON Prix Pierre Jobin Première année : Monsieur Normand TREMBLAY Prix Paul-A.Poliquin Cinquième année : 1er prix : Docteur Lucien LÉVESQUE 2e prix : Docteur Michel-E.DROLET Prix Roland Desmeules Quatrième année : Monsieur Paul DELISLE Prix André Simard Première année : Monsieur Normand TREMBLAY Lui y Tos (ng Er Trois fer {nq iis Tr sky le Hy ä lig Th tal % Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 Prix René Fortier Cinquième année : Ex-æauo f Docteur Gilles LAROCHE 4 | Docteur Éléonore PAQUET Prix Edmour Perron Troisième année : Monsieur Jean-Pierre MATHIEU Prix des Services de santé de Québec Quatrième année : Monsieur Roland TREMBLAY Prix Fondation Poulenc, Limitée Cinquième année : Docteur Louis Roy Prix Horner Quatrième année : Monsieur Sylvain SIMARD Prix Ciba Limitée Deuxième année : Monsieur Marc DESMEULES LE DOCTEUR DAY, BOURSIER CIBA POUR 1963 On apprend que la Bourse Ciba de recherches en médecine vient d\u2019être décernée, pour l\u2019année 1963, au docteur Stacey B.Day, de l\u2019université McGill.Le docteur Day étudie actuellement en vue de l\u2019obtention du Ph.D.Il travaille au Service de chirurgie expérimentale de l\u2019université McGill où il se livre à des recherches en collaboration avec le docteur Lloyd D.McLean, professeur de chirurgie à McGill et chirurgien en chef de l\u2019hôpital Royal Victoria à Montréal.La Bourse Ciba lui permettra de se consacrer à l\u2019étude de diverses cardiopathies et du choc.Licencié du Collège royal des médecins et des chirurgiens d'Irlande en 1955, le docteur Day poursuivit ensuite ses études de chirurgie et de physiologie à l\u2019université du Minnesota pendant plusieurs années avant d'entrer à l\u2019université McGill.Le Comité chargé d'examiner les candidatures était composé des personnalités suivantes : MM.les docteurs J.L.S.Browne, de l\u2019université McGill, président ; K.G.R.Wightman, de l\u2019université NOUVELLES 927 de Toronto; G.M.Brown, de l\u2019université Queen\u2019s ; G.-A.Bergeron, de l\u2019université Laval ; R.L.Noble, de l\u2019université de Colombie-Britannique et C.Walter Murphy, administrateur de la Bourse.BOURSIERS DE LA CANADIAN LIFE INSURANCE OFFICERS ASSOCIATION La Canadian Life Insurance Officers Association a annoncé aujourd\u2019hui que les administrateurs de son fonds de bourses d\u2019études médicales avaient décidé d\u2019accorder une aide financière à 12 chercheurs travaillant dans des universités canadiennes.A l\u2019université de l\u2019Alberta, la bourse accordée au docteur N.À.Rety lui permettra d\u2019étudier les Jfaçons de traiter les personnes souffrant d'épuisement général résultant de causes diverses ; Le docteur E.N.Mercer, de l\u2019université de la Colombie-Britannique, étudiera, pour la deuxième année consécutive, les réactions produites bar les chocs électriques dans les cellules du muscle du cœur lorsque ces cellules sont conservées vivantes hors de l\u2019antmal ; Le docteur Guy Lamarche continuera, à l\u2019université Laval, ses recherches sur l\u2019examen de cer- lains nerfs sensoriels du crâne chez les animaux ; A l\u2019université du Manitoba, le docteur Arnold Naimark a reçu une bourse pour ses études portant sur la relation entre le pompage satisfaisant du sang à travers les poumons et l\u2019utilisation appropriée de la nutrition par les tissus dans diverses conditions; Le docteur Eleanor Colle, de l\u2019université McGill, fera des études sur l\u2019insuline el les substances qui agissent comme l\u2019insuline lorsqu'elles sont adminisirées à des enfants ; Le docteur J.A.Sosa, de l\u2019université McGill également, fera une étude comparative de la cireu- lation du sang dans les artères coronaires ; Le docteur Louis Lapierre, de l\u2019université de Montréal, poursuivra des recherches sur le prolongement artificiel de la vie chez les sujets atteints de maladie chronique grave des reins ; A l\u2019université d'Ottawa, le docteur T.H.M.Stewart, poursuivra ses études sur les applications médicales de divers produils chimiques rendus radioactifs ; Le docteur P.R.Galbraith, de l\u2019université Queen, poursuivra une deuxième année d\u2019études sur le comportement de diverses cellules du sang chez des sujets atteints du cancer ; Le docteur Raymond Vallalva, de l\u2019université de la Saskatchewan, explorera, au moyen de 928 microscopes à électrons extrêmement puissants, la paroi intérieure des vaisseaux sanguins ; En Ontario, à l\u2019université Western, le docteur L.L.de Veber, continuera ses recherches sur les réactions sanguines anormales chez les enfants ; Le docteur Julio Goldenberg, de l\u2019université de Toronto, poursuivra des recherches sur les sujets dont les voies inlestinales n\u2019 absorbent pas la nourriture de façon satisfaisante.Le fonds de bourses d\u2019études médicales de l\u2019association, établi il y a 15 ans, répond à un besoin qui se manifeste au Canada dans les domaines de la recherche et de l\u2019enseignement, besoin auquel ne répondent ni les gouvernements ni les autres organismes canadiens qui accordent des bourses.Le fonds a été établi afin de favoriser la formation de chercheurs spécialisés parmi ceux qui manifestent de l\u2019intérêt pour la science médicale.Il est arrivé à maintes occasions que ce fonds a permis à des universités canadiennes d'aider et de garder à leur service certains membres de leur personnel qui, autrement, seraient allés travailler ailleurs.LE DOCTEUR DESROSIERS À NEW-YORK Le docteur Jacques Desrosiers, de Montréal, docteur en médecine de l\u2019université Laval en 1958, a présenté un travail scientifique au XIX° congrès de l'American Society for the Study of Fertility, qui se tenait à New-York du 19 au 26 avril 1963.Le travail du docteur Desrosiers était intitulé : Maximal mucosal mitosis in the endo- metrium as an early index of ovulation.CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES Le XXXI° Congrès annuel de l'ACFAS aura lieu à l\u2019université Laval de Québec du vendredi 1\u201d novembre au dimanche 3 novembre 1963 et sera sous la présidence générale du professeur Claude Geoffrion, doyen de la Faculté des sciences de l\u2019université Laval et président actuel de l'ACFAS.Ce congrès réunira, a déclaré le professeur Geoffrion, des représentants des quarante-cing sociétés scientifiques affiliées à l\u2019ACFAS et la majorité des travailleurs scientifiques de langue française de notre pays, tant dans le domaine des sciences physiques, biologiques et naturelles que des sciences de l\u2019homme.Un certain nombre d'hommes de science d\u2019expression anglaise se joindront également au congrès, NOUVELLES Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Le congrès comportera la présentation de quelque 300 travaux scientifiques originaux, présentés sous forme de communications.Ces communications seront réparties en 25 sections et la plupart des disciplines scientifiques seront représentées.Plusieurs sociétés affiliées à l'ACFAS profitent du congrès pour organiser des colloques, pour tenir leur assemblée annuelle ou d\u2019autres sessions particulières.De plus, les hommes de science et les professeurs pourront, à l\u2019occasion de ce congrès, voir les films scientifiques les plus récents produits dans les principaux pays du monde.Ils pourront également visiter une exposition d\u2019appareils scientifiques d\u2019enseignement et de recherche ; les grandes maisons canadiennes et plusieurs fabricants étrangers y exposeront leurs produits.LE SERVICE DE CYTODIAGNOSTIC DE L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL (Direcieur : Docteur ALEXANDRE MEISELS) Un octroi du ministère de la Santé permettait en 1960 d\u2019ouvrir un Centre de cytodiagnostic dans le département de pathologie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Ce centre s\u2019organisa dès le début afin de pourvoir aux fins suivantes : A.Offrir un service de dépistage du cancer au début ; B.Fonder une école de cytodiagnostic qui permettrait de former des techniciens spécialisés, capables d\u2019effectuer la première lecture des frottis cytologiques et des médecins cytopathologistes responsables du diagnostic définitif et préparées pour aller, à leur tour, étendre les services de dépistage du cancer à d\u2019autres régions de la province ; C.Entreprendre des recherches fondamentales sur le cancer, tant au point de vue clinique, qu\u2019au point de vue expérimental.Grâce à la bonne volonté et la collaboration enthousiaste des médecins de Québec, le Service de cytodiagnostic a pu fonctionner avec succès dès le début.Des cours aux étudiants de médecine et des conférences devant de nombreux groupes de médecins ayant fait connaître l\u2019existence du Service, le public fut aussi approché grâce à un programme d\u2019éducation et de vulgarisation effectué sous les auspices et avec la coopération de la Société canadienne du cancer.I I no fil fi Tog La ga i él fu fre {om au! tigi ai fire sé U 1 Sin kb Naki ur Ho pl log we i Tike el i Jig mgt fy elt Lay Ws Jat ut ny dh dan Vik Fo Ui \u201ci, it As 0 fs 8, Its 5 is 3 des ja ion cie lf ig Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Un système spécial, permettant l\u2019envoi des frottis par la poste sans détérioration des cellules, fut d\u2019abord mis au point.Le service de cytodiagnostic fut ensuite offert à tous les médecins et à tous les hôpitaux de la région de Québec.Tout le matériel nécessaire aux prélèvements et à l\u2019envoi par la poste était fourni par le Service.L\u2019examen cytologique lui-même est complètement gratuit pour le patient, même si le prélèvement est obtenu au bureau du médecin.Celui-ci reçoit évidemment des honoraires pour l\u2019acte médical du prélèvement.Les techniques de prélèvement furent uniformisées afin d\u2019obtenir des résultats comparables et ces techniques furent distribuées aux médecins et aux hôpitaux.Durant l\u2019année 1962, sur 10 237 examens pratiqués, 391 furent considérés comme étant positifs ou suspects.Ceci indique clairement l\u2019utilité du dépistage systématique.Actuellement, les examens effectués au Centre de cytodiagnostic furent de l\u2019ordre de 15 000 cas par an, qui proviennent de plus de 50 hôpitaux et d'environ 500 bureaux de médecins.Quand le dépistage s'organise d\u2019une manière systématique, le nombre d\u2019examens augmente très rapidement.Il fut vite évident que le Service universitaire, pour pouvoir atteindre aussi les buts d'enseignement et de recherches qu\u2019il s'était tracé, devait nécessairement limiter le volume de cas.Pour y réussir, sans nuire aux programmes établis de dépistage, les hôpitaux les plus importants de la région furent encouragés à organiser leur propre section de cytologie.Chacune de ces sections fonctionne sous un plan bien défini ; une technicienne spécialisée fait la première lecture et une infirmière spécialement entraînée obtient les prélèvements.Tous les cas difficiles, les suspects et les positifs sont interprétés par un médecin cytopathologiste.Ce système permet de décentraliser le Service de cytologie, tout en conservant un contrôle qui permet d\u2019assurer la qualité et l\u2019exactitude du service.L\u2019entraînement des techniciens est organisé sous forme d\u2019un cours de spécialisation pour gradués de l\u2019École de technologie médicale de l\u2019université Laval.Ce cours dure deux années, dont la première, qui doit être passée dans le laboratoire universitaire, comprend des leçons théoriques et des travaux pratiques, tandis que la deuxième année, passée dans un Service de cytologie hospitalier ou universitaire, consiste principalement en travaux pratiques.Deux techniciennes ont déjà obtenu leur certificat de spécialisation et trois autres s\u2019entraînent présentement.(23) NOUVELLES 929 Pour la prochaine année académique les demandes ont déjà dépassé les possibilités physiques du laboratoire et l\u2019on s\u2019est vu obligé de limiter le nombre de techniciens admis au cours de spécialisation à quatre par an.D'autre part, deux médecins suivent actuellement un cours de spécialisation dont la durée totale est de quatre ans.Ce cours, qui forme des spécialistes cytopathologistes, constitue une portion indispensable des plans du laboratoire universitaire, puisque c\u2019est grâce à lui qu\u2019on espère assurer la continuité du Service de cytologie à Québec de même que le futur établissement d\u2019autres centres régionaux dans la province qui seront à charge des spécialistes nouvellement formés.Le cours pour techniciens, de même que celui qui est offert aux médecins représentent desinnovations importantes au Canada.L\u2019entrainement systématisé offert à l\u2019Université Laval est unique dans son genre et considérablement plus complet que les cours offerts dans bien des centres américains.Quant à la recherche scientifique, plusieurs projets se poursuivent actuellement dans le laboratoire universitaire.D\u2019un côté, on étudie des méthodes et techniques nouvelles, qui permettent d\u2019étendre la portée du cytodiagnostic, comme par exemple l\u2019étude des cellules néoplasiques circu- lantes dans le sang, le diagnostic du carcinome du rein, etc.D\u2019un autre côté des travaux de type statistique permettent d'obtenir des renseignements importants sur le milieu dans lequel se développent les cancers, par exemple pour le cancer du col utérin, on étudie l\u2019état hormonal, la présence d\u2019infections, etc.Pour ce dernier Centre de recherches, tous les renseignements obtenus de chaque patient sont traduits sur cartes perforées, qui peuvent par la suite être analysées au Centre de calcul de l\u2019université Laval.La morphologie cellulaire et ses modifications bénignes et malignes font l\u2019objet d\u2019autres études détaillées, employant diverses techniques cytologiques spéciales, comme par exemple la microscopie à fluorescence, le contraste de phase, les colorations cyto-chimiques spéciales, etc.Enfin, un octroi de l\u2019Institut national du cancer a permis d\u2019entreprendre un projet de recherche fondamentale sur la nature de la transformation maligne.Des cancers du col utérin sont produits chimiquement chez la souris pour étudier leur évolution et l\u2019influence que peuvent avoir certaines hormones et d\u2019autres facteurs sur leur développement. 930 NOUVELLES Moins de trois ans après sa fondation, le laboratoire de cytodiagnostic de l\u2019université Laval a déjà parcouru une bonne partie du chemin qui mène aux buts qu\u2019il s\u2019était tracés.Il se trouve cependant encore en pleine croissance, avec de nombreux projets en marche et bien des plans pour l\u2019avenir.NEUVIÈME COURS DE CARDIOLOGIE * (Institut de cardiologie de Moniréal) PROGRAMME Lundi, 16 septembre 1963 AVANT-MIDI 9 h.00 : Diagnostic et traitement de la fièvre rhumatismale, par le docteur G.GILBERT.10 h.00 : Diagnostic el traitement des lésions valuulaires, par le docteur O.GIALLORETO.11 h.15 : Message du directeur, le docteur P.DAVID.11 h.30 : Lea place actuelle et les résultats de la commissurotomie dans le traitement du rétrécissement mitral, par le docteur Jean HIMBERT.APRES-MIDI 2 h.30 : Chirurgie des lésions valvulaires, par le docteur P.GRONDIN.3 h.30 : Forum : docteur Paul DAVID, animateur, docteurs G.GILBERT, G.GERMAIN, P.GRONDIN, O.GIAL- LORETO et J.HIMBERT, participants.Mardi, 17 septembre 1963 AVANT-MIDI 9h.00 : Diagnostic des malformations congénitales, par le docteur G.GILBERT.10 h.00 : Cathétérisme el angiocardiographie, par le docteur L.CAMPEAU.11 h.15 : Histoire naturelle des communications inlerauricu- laires, par le docteur Jean HIMBERT.APRÈS-MIDI 2 h.30 : Chirurgie des malformations congénitales, par le docteur G.LEPAGE, 3 h.30 : Forum : docteur G.GILBERT, animateur, docteurs G.LEPAGE, N.AERICHIDÉ et J.HIMBERT, participants.Mercredi, 18 septembre 1963 AVANT-MIDI 9 h.00 : Présentation de malades.10 h.15 : Traitement de l\u2019insuffisance cardiaque, par le docteur M.SAVARD.* Sous la présidence d'honneur de Monsieur Jean H1M- BERT, professeur agrégé à l\u2019université de Paris et assistant du professeur Jean Lenègre, à l\u2019Hôpital Boucicaut, Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 11 h.30 : Les cardiopathies ischémiques : définition, critères, étiologie, par le docteur Jean HIMBERT.APRÈS-MIDI Sessions de travail : Chirurgie à ciel ouvert.Bal- listocardiographie.Cathétérisme.Électrocardiographie et vectocardiographie.Pathologie.Anticoagulant.Athérosclérose expérimentale.Jeudi, 19 septembre 1963 AVANT-MIDI 9 h.00 : Diagnostic de la maladie coronarienne, par le docteur P.DAVID.10 h.00 : Diagnostic électrocardiographique de la maladie coronarienne, par le docteur Y.DESROCHERS.11 h.15 : L'athérosclérose coronarienne ischémiante : ses causes el ses lésions, par le docteur Jean HIMBERT., APRÈS-MIDI 2 h.30 : Traitement de la maladie coronarienne, par le docteur Y.LEMIRE.3 h.30 : Prophylaxie de la maladie coronarienne, par le docteur G.CHOQUETTE.4 h.30 : Chirurgie périphérique, par le docteur P.GRONDIN.Vendredi, 20 septembre 1963 AVANT-MIDI 9 h.00 : Présentation de malades.10 h.15 : Traitement des troubles du rythme, par le docteur N.AERICHIDÉ.11 h.30 : Evolution naturelle de la maladie et influence des traïtemenis, par le docteur Jean HIMBERT.APRÈS-MIDI 2 h.30 : Traitement de hypertension, par le docteur J.GENEST.3 h.30 : Forum : docteur Paul DAVID, animateur, docteurs H.SEGALL, J.GENEST, Ÿ.LEMIRE, G.CHOQUETTE et J.HIMBERT.LES RECHERCHES SUR LE CANCER Le docteur Gerald R.Collyer, directeur du service médical de la London Life Insurance Company, croit que les chances de découvrir la cause du cancer dans un avenir peut-être prochain grandissent sans cesse.Selon le docteur Collyer, « on est prés de trouver la solution au probléme du comportement des cellules du corps humain et, par le fait même, un remède au cancer.» Le docteur Collyer a déclaré qu\u2019on pouvait s'attendre à des progrès appréciables au cours de la prochaine décennie non seulement dans le domaine du cancer mais aussi dans celui de la Del ques infer Nés { bry tng fay ting \u2018th cal 1% i, Ms des i Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 prévention des décès imputables à l'hypertension artérielle et aux malformations du cœur.Mais il a ajouté qu\u2019il était difficile de prédire pour un avenir prochain une amélioration marquée dans le traitement de la maladie coronarienne.Le docteur Collyer a fait cette communication durant l\u2019assemblée annuelle de trois jours de la Home Office Life Underwriters Association, qui s\u2019est terminée le 8 mai.Cet organisme professionnel des dirigeants de compagnies d\u2019assurance-vie s\u2019occupe d\u2019étudier les risques que comporte chaque nouvelle demande de police.Plus de 400 membres et invités venus de tous les coins du Canada et des États-Unis assistaient à cette assemblée.Le docteur Collyer a énuméré plusieurs des faits nouveaux qui donnent de l'espoir à ceux qui s\u2019occupent des recherches sur le cancer : les grands progrès réalisés dans le domaine de la biologie moléculaire ; l\u2019amélioration des techniques de chirurgie et d\u2019anesthésiologie qui permettent maintenant l\u2019ablation de tumeurs cancéreuses considérées autrefois comme inopérables ; le traitement avec des médicaments perfectionnés, telle la moutarde azotée, qui étaient autrefois trop toxiques pour être employés, sauf dans les cas extrêmes ; l\u2019emploi d\u2019isotopes radioactifs avec une connaissance et une efficacité croissantes contre certaines manifestations malignes.« Grace a l\u2019emploi de produits chimiques, 1l semble ne faire aucun doute que nous nous approchons d'année en année d\u2019un traitement efficace de la tension artérielle, a déclaré le docteur Collyer.Il sera sans doute possible, d'ici dix ans, de mai- triser la tension artérielle de façon efficace dans la plupart des cas.S\u2019il en est ainsi, on devrait pou- vour réduire le taux de mortalité chez les personnes affligées de divers malaises cardiovasceu- culaires résultant d\u2019une hausse prolongée et persistante de la tension artérielle.» Il a déclaré que les techniques chirurgicales perfectionnées et l\u2019usage plus sûr des anesthésiques permettent aux chirurgiens « de réussir des interventions incroyables sur des cœurs malfor- més et de rendre à une vie normale de nombreuses personnes souffrant de malformations congénitales du cœur, de rhumatisme cardiaque et autres déficiences cardiaques.» Mais, en dépit des recherches intenses menées dans le domaine de la maladie coronarienne, «et bien qu\u2019on ait appris beaucoup de choses en NOUVELLES 931 pathologie et en physiologie, il semblerait que cette maladie augmente.Un grand nombre de facteurs, comme l\u2019histoire médicale de la famille, le régime, la tension nerveuse prolongée ainsi que les changements relatifs à l\u2019artériosclérose qui se produisent dans les coronaires peuvent être à l\u2019origine de la maladie.» UNE ÉCOLE POUR ENFANTS ARRIÉRÉS, DE MONTRÉAL, RECOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE À LA SANTÉ L'École Harterre, Inc, de Montréal, un établissement de traitement et de réadaptation pour enfants arriérés et jeunes malades mentaux, recevra une subvention fédérale de $86 500.Cette nouvelle a été annoncée par l\u2019honorable Judy La- Marsh, ministre de la Santé nationale et du Bien- être social.La subvention contribuera aux honoraires et traitements du personnel médical et technique.L'école, un établissement sans but lucratif, appartient depuis 1953 à des particuliers.Cependant, le gouvernement du Québec s'est engagé à couvrir la moitié des dépenses de fonctionnement et à assurer le contrôle médical.La subvention fédérale permettra à la province de faire de l\u2019école un établissement répondant aux normes de soins exigées et d'assurer le traitement gratuit des malades indigents.ATTRIBUTION D\u2019UNE SUBVENTION FÉDÉRALE À L\u2019HYGIÈNE POUR LA CONSTRUCTION D\u2019UN NOUVEL HÔPITAL Une subvention fédérale de $556 613 a été attribuée à l\u2019Hôpital-Hospice Maimonides présentement en construction à Côte Saint-Luc, Montréal.Cette nouvelle a été annoncée par l\u2019honorable Judy LaMarsh, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.La partie qui constituera l\u2019hôpital proprement dit sera un bâtiment de cinq étages abritant 210 lits et de nombreux aménagements complémentaires pour le soin des malades chroniques.Il remplacera l\u2019actuel Hôpital Maimonides située avenue de l\u2019Esplanade à Montréal.L'édifice est une structure de piliers de béton armé reliés par des murs de maçonnerie.La construction doit être terminée en juillet 1964. LE CINQUIÈME CONGRÈS ANNUEL DE L\u2019ASSOCIATION DES HÔPITAUX DU QUÉBEC Le cinquième congrès annuel de l\u2019Association des hôpitaux du Québec a eu lieu, récemment, à Montréal, sous la présidence du docteur J.Gilbert Turner, président de l'Association.« Stimuler l\u2019intérêt public dans la chose hospitalière et porter à l\u2019attention des autorités compétentes et des personnes intéressées les problèmes financiers et autres des hôpitaux de la province de Québec, maintenir et améliorer la qualité des services hospitaliers, assurer la coordination des activités et du programme d\u2019expansion des diverses institutions hospitalières de la province de Québec, promouvoir parmi les établissements hospitaliers de la province un échange d\u2019information et de personnel, qui pourra profiter tant aux membres de l\u2019Association qu\u2019au public en général, faire tout ce qui est nécessaire pour réaliser les buts sus-mentionnés, » tels sont les buts de cette société.C\u2019est le ministre de la Santé du Québec, l\u2019honorable Alphonse Couturier, m.d., qui a présidé à l\u2019ouverture officielle de ce congrès.« C\u2019est toujours avec un plaisir renouvelé, a déclaré le ministre en commençant, que je prends part à l\u2019ouverture d\u2019un congrès destiné à assurer l\u2019amélioration des conditions hospitalières et sociales de notre province.Des journées d\u2019étude comme celles que vous entreprenez ce matin contribuent largement à la solution des problèmes qui se posent à notre époque dans le domaine de l\u2019hospitalisation.Pour notre part, au ministère de la Santé, nous n\u2019avons qu\u2019un seul but : réduire le coût et la fréquence de la maladie, faire disparaître les soucis démoralisants que le poids des dépenses suscitées par l'hospitalisation d\u2019un malade, impose aux chefs de famille.« L\u2019assurance-hospitalisation, nous en sommes persuadés, a fait disparaître la majeure partie des angoisses, des préoccupations et des tracas qui causaient autrefois aux individus, comme aux parents responsables de leurs enfants, l\u2019apparition d\u2019une maladie grave, nécessitant le transport du malade à l\u2019hôpital.Depuis l\u2019entrée en vigueur de notre système d\u2019hospitalisation gratuite, plus de deux millions de personnes ont bénéficié de CONGRÈS cette merveilleuse mesure sociale.On estime qu'environ trente mille personnes par jour ont profité des services assurés.Le coût moyen économisé par chaque citoyen, pour chaque hospitalisation atteint $171.00.\u2018Tout ce que ces malades ont dû payer à l\u2019hôpital qui les hébergeait, c\u2019est le loyer de la chambre qu\u2019ils avaient choisie de préférence à la chambre commune.Le seul compte que ces malades ont dû acquitter, ce fut celui de leur médecin.Les services techniques du ministère que je dirige peuvent, j'en suis persuadé, se féliciter des résultats de leurs efforts.Grâce à un remarquable travail d'équipe, nos services de comptabilité ont réussi à organiser en vitesse un système de paiements qui permet aux hôpitaux de la province de fonctionner normalement.Depuis le premier janvier 1961, le ministère de la Santé a reçu un nombre considérable de réclamations.Nos services techniques ont fait le maximum pour résoudre les difficultés et les problèmes qui se présentaient.Travailler dans le concret exige un grand réalisme et un tact inlassable.Les techniciens du ministère de la Santé le savent et s\u2019efforcent de donner satisfaction, à la fois, aux institutions et à ceux qui les composent, aux malades dont la santé et le bien- être, psychologique et social, dépendent autant de leur guérison que de la certitude qu\u2019ils peuvent avoir de leur sécurité financière.Nous devons quand même tenir compte des possibilités de la Trésorerie.Par conséquent, nous qui sommes aux prises avec la vie réelle, il nous faut concilier les besoins que nous devons satisfaire avec les moyens financiers dont nous disposons.» Après avoir ajouté que le ministère de la Santé dépensera, au cours du prochain exercice financier, au delà de 270 millions, le docteur Couturier insista sur la collaboration étroite qui doit exister entre les médecins, les hôpitaux et le gouvernement.Le ministre de la santé se porta ensuite à la défense de la profession médicale : « bien que les médecins aient actuellement une très mauvaise presse, dit-il, je crois pouvoir vous affirmer que la très grande majorité de mes confrères respectent toujours les règles de la déontologie.Dans leurs relations avec leurs confrères et avec leurs malades, ils se conforment consciencieusement aux devoirs La va log fg lin rs | HE ie 26 af itd il ps ri Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 moraux que l\u2019exercice de la médecine impose à tous les praticiens, chirurgiens et spécialistes.« Parce que quelques-uns ont abusé de leur clientèle, il ne faudrait pas croire que tous se laissent entraîner à le faire.La médecine est une vocation sacrée et quiconque l\u2019exerce est vite entraîné à se dévouer plutôt qu\u2019à chercher un gain exagéré.« Chaque profession, chaque état de vie compte quelques moutons noirs, mais il n\u2019en reste pas moins vrai que la très grande majorité des industriels, des marchands, des ingénieurs, des notaires, des avocats et des médecins est probe et que nous pouvons être satisfaits du dévouement et de la générosité que les hommes de l\u2019art apportent dans l\u2019exercice de leur profession.« L\u2019hospitalisation sans frais, dans une salle commune, permet, aux plus pauvres, de bénéficier des meilleurs soins infirmiers.C\u2019est dire que les autorités hospitalières, elles aussi, respectent les prescriptions de la déontologie.» Le patient, les hôpitaux et le gouvernement : Au cours de ce congrès le sous-ministre de la Santé, le docteur Jacques Gélinas prononça une importante allocution dont on trouvera le texte dans ce numéro, insistant sur la nécessité d\u2019une collaboration effective de tous dans le domaine hospitalier : « le programme de ce congrès dit-il souligne d\u2019ailleurs fort bien cet état d\u2019esprit.Nous y retrouvons les termes et l\u2019idée de coopération, de collaboration et nous y voyons participer des représentants des trois groupes : le public, les hôpitaux et le gouvernement.Nous y retrouvons enfin, paisiblement acceptées par tous, les idées que plusieurs d\u2019entre nous s\u2019efforçaient de développer et faire adopter il y a quelques années à peine.Une évolution de plus en plus accélérée dans le sens de la concorde, de l\u2019harmonie, de l\u2019entraide franche et ouverte se constate.Déjà elle a produit de fructueuses réalisations.Sans tomber dans une euphorie, d\u2019ailleurs de bon aloi, nous pouvons dire que si l\u2019âge d\u2019or n\u2019est pas encore arrivé, du moins nous en voyons des signes avant-coureurs.» Rapport du docteur Turner : Le président sortant de charge de l\u2019Association des Hôpitaux du Québec, le docteur Gilbert Turner, dans son allocution d'ouverture, a traité, tour à tour, de la loi des hôpitaux, de leurs dettes et de leurs budgets et proposé certaines modifications touchant les listes d'attente.Dans le but CONGRÈS 933 d'accélérer l\u2019admission des malades dans les institutions, il a préconisé, outre des installations additionnelles, certaines mesures qui pourraient Être adoptées immédiatement.Ce sont les suivantes : 1° une entente entre le personnel médical et l\u2019administration sur les procédures les plus efficaces pour l\u2019admission des malades ; 2° aucun malade ne devrait rester à l\u2019hôpital un jour de plus qu\u2019il n\u2019est nécessaire ; 3° on doit réduire les examens de laboratoire au strict minimum, tout en assurant de bons soins aux malades ; 4° on peut utiliser de façon plus efficace nos installations auxiliaires par l\u2019utilisation de deux équipes à plein temps sept jours par semaine de 7 h.am.a 11 h.p.m.au lieu de l\u2019équipe de jour actuelle avec le service « de garde » après 5 h.p.m.et pendant les fins de semaine.Le docteur Turner continue ensuite en disant que les hôpitaux doivent s'occuper, avec plus de diligence que par le passé du recrutement du personnel paramédical et de la recherche dans le domaine des méthodes administratives.Enfin, une enquête indique que 25 pour cent des malades de médecine et de chirurgie générale auraient pu être libérés plus tôt si des lits pour convalescents, pour malades chroniques et pour les cas de réhabilitation étaient disponibles.Car ces personnes n\u2019ont pas besoin des installations onéreuses et des soins méticuleux fournis par un hôpital général.La planification des Services hospitaliers, les relations entre le directeur du personnel et les chefs de Service, l\u2019orientation des nouveaux employés d\u2019hôpitaux, les banques de sang, les carrières en milieu hospitalier, le médecin et les normes hospitalières, le développement des services psychiatriques dans l'hôpital général, les fonctions du service social dans l\u2019hôpital, l\u2019organisation de services coopératifs entre hôpitaux, l\u2019éducation et la recherche, la réadaptation, l\u2019évolution des soins infirmiers, le prévention des incendies, le praticien, l\u2019assurance-santé et la planification médicale, les conséquences de la socialisation dans le cas des services bénévoles, tels sont les principaux sujets traités par les conférenciers au cours du cinquième congrès annuel de l\u2019Association des hôpitaux du Québec.C.-M.B.(24) NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES ELIXIR STELABID Smith Kline & French, Montréal Description.L'élixir Stelabid constitue une nouvelle présentation d\u2019un produit renommé et largement prescrit : les comprimés Stelabid.Non seulement cette nouvelle forme offre aux médecins la commodité d\u2019une plus grande flexibilité poso- logique mais elle donne en outre plus d\u2019ampleur à cette catégorie particulière de médications.Ses principes actifs à action prolongée inhérente assurent jusqu\u2019à douze heures de soulagement avec une seule dose ; il suffit, par conséquent, de prendre l\u2019élixir Stelabid deux fois par jour, au lever et au coucher.Cet avantage élimine la nécessité des doses de mi-journée, si souvent « sautées » ou oubliées par le malade plongé dans ses occupations.Composition.L\u2019élixir Stelabid est une combinaison de deux médications largement prescrites : Darbid (iodure d\u2019isopropamide, SK & F), spasmolytique /antisécrétoire puissant dont les nombreux antécédents ont prouvé l\u2019efficacité ainsi que l\u2019innocuité, et Stelazine (trifluopérazine, SK & F) anxiolytique/antiémétique actuellement considéré comme l\u2019une des plus utiles phénothiazines.Indications.Il existe un rapport étroit entre les états d\u2019anxiété et les troubles des voies digestives.Or cette combinaison constitue un mode de cure global en quatre points contre les affections gastro-intestinales : elle inhibe l\u2019hyper- motilité et les spasmes, réduit la sécrétion gastrique, apaise l\u2019anxiété et la tension psychique, évite les nausées et les vomissements.Présentation.L\u2019élixir Stelabid est présenté en flacons de 6 onces liquides.BETA-CHLOR Laboratoires Mead Johnson Description.Les comprimés Béta-Chlor fournissent un nouveau composé sous une forme pratique de chloral bétaine, un complexe chimique de bétaine et d\u2019hydrate de chloral.Cette préparation a les avantages prouvés de l\u2019hydrate de chloral sans ses désavantages.Il s\u2019agit d\u2019un sédatif-hypnotique non barbiturique, qui offre un sommeil sûr et reposant avec pratiquement l\u2019élimination d\u2019effets secondaires gastro-intestinaux, le mauvais goût rencontré avec l\u2019hydrate de chloral ou la dépression, les malaises subséquents ou l'excitation associée aux barbituriques.Indications.Pour inciter au sommeil, pour la sédation avant une intervention chirurgicale, pour la sédation pendant la journée.Mode d\u2019administration.Adultes : Emploi hypnotique : un ou deux comprimés Béta-Chlor « 500 », 15 à 30 minutes avant le coucher ou 60 à 90 minutes avant une intervention chirurgicale.Emploi sédatif : un comprimé Béta-Chlor « 250 » trois ou quatre fois par jour après les repas.Enfants de 6 à 12 ans : Emploi hypnotique : un comprimé Béta-Chlor « 250 », 14 a 30 minutes avant le coucher ou 60 à 90 minutes avant une intervention chirurgicale.Emploi sédatif : un comprimé Béta-Chlor «250 » le matin et le soir.Précautions.Les doses dépassant la posologie recommandée doivent être administrées avec précaution aux malades souffrant de maladies cardiaque, hépatique ou rénale.Présentation.Comprimés Béta-Chlor « 500 » : Chaque comprimé vert foncé contient 870 mg de chloral bétaïne, équivalant à 500 mg (7,5 grains) d\u2019hydrate de chloral.Bouteille de 100.Comprimés Béta-Cholor « 250 » : Chaque comprimé vert pâle contient 435 mg de chloral bétaine, équivalant à 250 mg (3,75 grains) d\u2019hydrate de chloral.Bouteilles de 100.SOMNIFÈRE NON BARBITURIQUE J.M.Marsan & Compagnie Limitée Description.Au cours des recherches sur les antimalariques de synthèse, Gujral et ses collaborateurs ont récemment constaté que certains dérivés de la (3H) quinazolone-4 possédaient des propriétés hypnotiques intéressantes.Des sept Eu ili let trate ii hig uh ak, hip (Hor oul ial Hs Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 37 nadospart \u201cexe Provoque et ABE ari ro stimule Nase ADOSPART E Fo | masos , NADOSPART La à l'accouchement Happen 3! INE 355 Je § 2 150 mg/m js 814 C h ez | es we - sui oemeantt Cf ordi NADOSPAR 2 3 sg =.3 E : 5 par urien es Watgyson UE Ten vou mit Le eA a ferme.Présentation: multidose 10 ml et ampoule 1 ml LABORATOIRE NADEAU LIMITEE MONTREAL CANADA LITTERATURE SUR DEMANDE Conçu pour assurer un appoint vitaminique \u2018\u201cthérapeutique\u201d\u2019 \"BEFORTE\" MARQUE DÉPOSÉE prévient et corrige les ca- VITAMINES B rences vitaminiques, spécialement chez l'adulte et le PLUS patient âgé C ET D © quand la diète doit être réduite Chaque dragée contient: @ quand l'absorption estina- Levure de bière déquate concentrée.75 mg @ quand des conditions de VitamineBy.5 mg stress augmentent les be- ; ; soins alimentaires Riboflavine.3 mg ; ; Niacinamide .12.5 mg POSOLOGIE \u2014 A titre thé- Co rapeutique: une ou deux dra- Pyridoxine, HCl de.1mg gées, deux ou trois fois par Vitamine Biz.1.5 mcg jour.A titre prophylactique: oo une ou deux dragées par jour.Vitamine C.100 mg Flacons de 30 et de 100 dragées.Vitamine D.500 unités int.û PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ Chanles E.Frosst & Co, | MONTREAL CANADA Maison entièrement canadienne - Fondée en 1899 25) Bi: Rr: A BR Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 amelioration sensible.dans chaque 1 duo-CVP (CVP doublement actif) La cure non hormonale parles capsules duo-C.V.Pa eu des résultats \u2018\u2018excellents\u2019\u2019 chez chacune des 26 femmes atteintes de ménorragie fonctionnelle surabondante.Le flux sanguin fit aisément place à la sensation de bien-être et toutes purent vaquer à leurs occupations coutumières.Principe: le duo-C.V.P.semble rétablir l'intégrité et la fonction normales de la texture des petits vaisseaux.Dose courante: une capsule t.i.d.On s'est servi avantageusement du duo-C.V.P.pour aider à restituer la constitution normale des capillaires en présence d'autres états gynécologiques tels que l'avortement imminent et habituel, le saignement du post-partum et la métrorragie fonctionnelle.?chaque capsule de duo-C.V.P.contient: COMPOSE BIOFLAVONOIDE D'AGRUMES 200 me.ACIDE ASCORBIQUE (VITAMINE C) 200 mg.Flacons de 50, 100 et 500 capsules.Références: 1.Prueter, G.W.: Applied Therapeutics 3:351, 1961 2.Clemetson, C.A.B.and Blair, L.M.: Am.J.Obst.& Gynec.83:1269, May 15, 1962.\u2019 FE # Echantillons et prospectus sur demande a arlington-funk labs., division U.S.Vitamin Corporation of Canada, Ltd.Casier Postal 779 \u2014 Montreal 3, Canada Kd Jar nd Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 composés sélectionnés, ces auteurs ont retenu un des plus actifs : la (méthyl-2-orthotolyl-3 quina- zolone-4 HC1) (Tualone).Mode d\u2019 action.L'emploi clinique de ce composé chez plusieurs patients, à la dose de 150 mg par capsule, a provoqué un sommeil de six à huit heures survenant très rapidement et sans susciter, au réveil, les effets secondaires souvent constatés avec les barbituriques.Les recherches NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES 935 entreprises en Angleterre et aux États-Unis ont abouti à des résultats similaires.En outre, le Tualone potentialise l\u2019effet analgésique de la codéine et intensifie aussi l\u2019effet de l\u2019acide acétylsalicylique.Le Tualone exerce une très bonne activité pycnotique, sans causer d\u2019effets secondaires désagréables ; son emploi, tant en clinique hospitalière qu\u2019en pratique générale, devrait donc s\u2019avérer très utile.(26) \u201c+ La oo NOUVELLES PHARMACEUTIQUES REDUCTION DES EFFETS SECONDAIRES AU VACCIN ANTIROUGEOLE PAR LA COMBINAISON DES TYPES TUES ET VIVANTS Un mémoire scientifique présenté récemment au congrès annuel de 1'Association médicale américaine par les docteurs Louise W.Rauh et Rosemary Schmidt, du Collège médical de l\u2019université de Cincinnati, révèle une réduction sensationnelle dans l'incidence d\u2019effets secondaires indésirables souvent postérieurs à l\u2019administration du vaccin antirougeole à virus vivants, par l\u2019administration antérieure de vaccin à virus tués.Pour leur étude, le docteur Rauh et son associée concentrèrent leurs observations sur trois régimes posologiques : trois doses de 0,5 ml de vaccin antirougeole à virus inactivé administré seul ; une dose de 1,0 ml de vaccin tué suivi d\u2019une dose de-vaccin vivant ; deux doses de 0,5 ml de vaccin tué suivi d\u2019une dose de vaccin vivant.Toutes les injections furent données à intervalles mensuels.Pour l\u2019étude limitée au vaccin tué, 80 enfants exposés à contracter la rougeole reçurent trois doses mensuelles du vaccin tué.Des spécimens sanguins furent prélevés un mois après la troisième injection et la présence d\u2019anticorps fut dépistée chez tous les 80 enfants.Les chercheurs attribuèrent donc au vaccin inactivé la propriété de produire suffisamment d\u2019antigènes pour obtenir une réponse immuno- logique.Ils observèrent des effets secondaires «extrêmement bénins », sous forme de fièvre et irritabilité, chez cing pour cent des enfants.L\u2019observation portant sur la combinaison de vaccin tué et de vaccin vivant se fit au moyen de trois différents régimes d\u2019administration.Le premier régime se composait d\u2019une seule dose de 0,5 ml de vaccin tué (T) administré un mois avant une injection de vaccin vivant (V).Les cliniciens constatérent que 19 enfants sur 27 accusaient une réaction significative au vaccin vivant, soit un taux de réaction de 70 pour cent.Le second régime se composait d\u2019une dose de 1,0 ml de vaccin tué administré antérieurement au vaccin vivant.Sur 21 enfants, trois accusèrent une réaction significative, soit un taux de 14 pour cent.La troisième formule d'administration consistait en deux injections de vaccin tué administré à 35 enfants avant l\u2019injection de vaccin vivant.Aucun d\u2019entre eux ne manifesta de réactions significatives au vaccin vivant.Les chercheurs conclurent que «la sensibilisation par le vaccin inactivé au moyen d\u2019une dose de 1,0 ml administrée en une seule fois ou fractionnée en deux injections de 0,5 ml, réduit de facon sensationnelle les effets secondaires indésirables qu\u2019entraîne habituellement le vaccin vivant atténué ».«Nous ne jouissons pas d\u2019un recul suffisant pour pouvoir déterminer la persistance des anticorps », disent les chercheurs.Cependant, ils ajoutent que « d\u2019après les données récentes publiées par Fulginiti et coll., et Guinee, le régime TTV semble offrir une protection égale, et peut- être supérieure à l\u2019un ou l\u2019autre des types T ou V, utilisé seul.» Ils conclurent comme suit : « Si, comme les preuves recueillies jusqu\u2019à ce jour semblent l\u2019indiquer, le taux de réaction peut être réduit de façon aussi importante, et le taux de protection augmenté de façon significative, il semble que les formules d\u2019administration combinée représentent le moyen le plus désirable et le plus efficace de contrôler la rougeole.» Laval Médical i Vol.34 - Sept.1963 39 à » i nus 8 he R hi i fl, | 2 de i i k 1 cd : I ir 1 E A à ant, 3 \u201cA RF iy i i CL i fiw : i i ji frac 1 de de Ë vant A sant | ni ä À 3 pe E gue ; i pi Equilibre emotif normal pendant le jour.| [a ., .| sommeil naturel et spontané pendant la nuit 3 2 \u201cS'il (le méprobamate) est pris pendant le jour, il permet au i nde malade de se détendre suffisamment pour qu'un sommeil naturel i: yl s\u2019ensuive sans médication.Si, par contre, ceci devait se révéler EK .- Lo, ,- .| au insuffisant, la prise d\u2019un comprimé ou deux 15 minutes avant le i 15 coucher résoudrait le problème du _* | il malade qui ne parvient pas à 8 trouver le sommeil.\u201d t Borrus, J.C., The Medical Clinics of North America, mars 1957, PRÉSENTATION: Méprobamate, Wyeth : EQUANIL à 400 mg., comprimés blancs sécubles\u2014en flacons de 50 et de 500 È comprimés B! WYSEALS LQUANIL & 400 mg., comprimés jaunes enrobés\u2014i 200 mg., com- E primés roses enrobés\u2014en flacons de 50 et de 500 comprimés | ! © Ordonnance obligatoire # Marque deporee WINDSOR, ONTARIO Be @7) ki BON MEILLEUR LE MEILLEUR AUREOMYCIN®, ACHROMYCIN® V, DECLOMYCIN®, Déclomycine Déméthylchlortétracycline Lederle, ré Auréomycine Chlortétra- AchromycineV Tétracycline unissant les caractères désirables des tétracyclines plus anciennes et de cycline, l'antibiotique à HCI, tamponnée a I'Acide nouveaux avantages uniques en leur genre.La Déclomycine donne des taw large spectre tétracycli- Citrique, produit résultant d'activité antibactérienne élevés .à des doses plus faibles produisan i igi i de | ite d - ; ti a PrN a tat SES ES ue en moins de troubles digestifs .et maintient des taux élevés durant li rement nouveau contre produit amélioré, fournis- traitement.Cette activité antibactérienne se prolonge pendant 24 à 4 l'infection.sant de meilleurs taux sé- heures après la dernière dose, fournissant une protection contre les rechutes @Maique déposée Fiques aux mêmes doses.) 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Sûreté et aie eprouvees dans le traitement de la urinaires LIC cystite et des autres inféctions des voies \\\\ A) [li (0.5 G DE_SULFAMETHIZOL a 50 MG DE CHLO NG DE PHENYLAZO-DIAMINO-PYRIDINE) 112) 1 IIE Forte RE SULFAMETHIZOL) > # + d N se \\ os Ë nes f fi gst oie sil 4 | Go TE pr gone orst 8 3 ENN te TITRES TUTTE rr HOR À \u2018Le sort de la femme post- - ménopausée non-traitée.\u2019 , 1 \u2018Un plaidoyer en vue d'assurer à la femme une sécrétion oœstrogéni- que suffisante de sa puberté à la fin de sa vie.2 Lorsque l\u2019administration d\u2019œstrogènes a été poursuivie au delà des années de transition .\u2018\u201con a observé moins de vaginites atrophiques, d\u2019ostéoporose, de dégénérescence vasculaire, une perte moindre de l\u2019élasticité des tissus et certaines autres modifications métaboliques.On avait noté que les maladies coronariennes étaient manifestement moins fréquentes chez la femme que chez l\u2019homme jusqu\u2019à l\u2019âge de 60 ans alors que ses sources extra-ovariennes d\u2019œstrogènes commencent à se tarir; à partir de ce moment, elle a les mêmes problèmes vasculaires que les hommes.\u201d Éditorial, West.J.Surg.Obst.& Gynec.Vol.71, no 3 (mai-juin) 1963.vérité, n'difirile à sccepter soil-lle, que Loules ben \u2018degré variable sinca de [ail Vous pouvez obtenir de votre re- : on len appelle parfois \u201cœubetances cost roghnes clamiques\u2019 parce qu'elles oul #18 Jes premières isolées ri identifiées dans l'urine de femme 953, présentant Ayerst ou des bureaux ea eed ater re cr de la compagnie une traduction du Eo mp © (4) ont ppt dhesuren © ou 24 7 L'boraate folliculaique pare est le Mautradiol.Ele me mélabolue cD tiré à part: \u2018Le sort de la femme De ds Pre ne tt me Par post-ménopausée non traitée\u201d de ee piment Lo das lo wie ght des modelos trill ñ .ars Ese cre, We rot de Brrr méme que de deux autres articles Ar ste rome Bei, Ne Tek de Wilson et collaborateurs traitant du même sujet, soit, l\u2019emploi d\u2019oestrogènes.> \\ T1 / ° PRODUITS .H PHARMACEUTIQUES Ç az?Vv MIS AU POINT PAR LA | J RECHERCHE MEDICALE .A = (SUBSTANCES (ESTROGENIQUES CONJUGUEES) | AYERST, McKENNA & HARRISON, LIMITEE +» C.P.61156, MONTREAL = » ® > .Fi Butazol id ine Pour l\u2019arthrite et les affections connexes È Efficacité dans tous les types d\u2019arthrite chro- 3 | nique | Geigy Soulagement rapide de la douleur et restauration précoce de la fonction dans les affec- 8 tions arthritiques aigués i Diminution de la période de I'incapacité fonctionnelle de semaines en jours dans la throm- bophlébite superficielle aigué i | Butazolidine®, marque de phénylbutazone, dragées = rouges de 100 mg.fi Butazolidine® alka, pour les malades présentant une | hypersensibilité gastrique: chaque capsule orange et | blanche contient 100 mg de Butazolidine, 100 mg d'hydroxyde d'aluminium, 150 de trisilicate de magné- | sium, 1.25 de bromure de méthyle d'homatropine.Comme pour tous les agents chimiothérapeutiques | £4 puissants, on recommande d'exercer une surveillance : étroite sur les malades traités à [a Butazolidine.da ein Ë Produits Pharmaceutigues Geigy, Montréal G-1705F avant l\u2019arrivée de la saison des grippes offrez dès aujourd \u2019hui à vos patients la protection de (association de vaccins d\u2019adénovirus et de virus grippal adsorbés sur phosphate d\u2019alumine Parke-Davis) RESPROGEN est un efficace antigène polyvalent, destiné à immuniser simultanément contre deux catégories importantes d\u2019agents pathogènes respiratoires: les virus de grippe ordinaires, y compris deux souches asiatiques, et les adéno- virus types 3, 4 et 7.Ces antigènes sont adsorbés sur une quantité optimum de phosphate d\u2019alumine.RESPROGEN assure une prophylaxie à la fois simple et efficace.Des techniques de concentration et de purification spéciales ont permis de réduire la dose à un cc.En général il suffit de deux de ces doses, administrées à un intervalle d\u2019au moins deux mois, pour provoquer une augmentation sensible du taux d\u2019anticorps dans le sérum.RESPROGEN est recommandé pour les adultes âgés de 16 ans et plus, il donne les meilleurs résultats lorsqu'il est administré en automne.Voir la posologie détaillée sur le feuillet qui se trouve dans PARKE-DAVIS l'emballage.a CP-04963 Jar! Ye.8, Laval Médical Vol, 34 - Sept.1963 Le PRURIT agite toutes ces mains.La démangeaison (avec ou sans grattage) est un symptôme dermatolo- gique où qu\u2019elle siège.Or, le Kenalog la soulage vite en améliorant l\u2019état des lésions saisissantes.Le Kenalog f(acétonide de triamcinolone, Squibb) produit des effets anti-inflammatoire et anti-allergique marqués et l\u2019apaisement du prurit.Kenalog en crème KENALOG, MYCOLOG, SPECTROCIN ET MICOSTATIN MARQUES DÉPOSÉES SQUIBB Qu\u2019ont-elles en commun?Le Mycolog est antiprurigineux, anti-inflammatoire, antibactérien et antifongique.Sa formule réunit le Kenalog et le Spectrocin (néomycine-gramicidine, Squibb) et le Mycostatin (nystatine, Squibb) .autant d\u2019avantages supplémentaires lorsque l\u2019affection cutanée est menacée ou compliquée par l\u2019infection bactérienne ou la moniliase.En outre: Kenalog et Kenalog-S en lotion et onguent.Kenalog et Kenalog-S en onguent ophtalmique.Mycolog en onguent.Mycolog en crème Qualité Squibb Le Principe inestimable li | i Laval Médical | 46 Vol.34 \u2014 Sept.1963 apreés l'occlusion provoquée d\u2019une artére coronaire principale isché Mo porc non traité et mort à fa Su | principale.Comme il n'y a chez un porc pb pratiquement aucune promet entre les nied Lie od Fens a Hats ?circuiation cost ff Survie D Le) pa esd sn cae oy UL [LA lie ue Jota, JE, EXP genre, R anatomique proof TAR TO: game un livre un médicament peut maintenant stimuler la circulation collatérale ! après l\u2019occlusion provoquée d\u2019une artère coronaire principale ce médicament est le PÉRITRATE Dans une étude récente non équivoque, le docteur George Lumbl provoqua, chez 60 porcs, une occlusion générale de l'artère coronaire postérieure.* (II utilisa des appareils à constriction avec fermeture complète en moins de 48 heures.) 30 porcs ne reçurent aucune médication.Les 30 autres porcs reçurent, par voie buccale, des doses de Péritrate équivalentes à celles données aux humains.Cinq semaines après avoir provoqué l'occlusion d\u2019une artère coronaire principale, on constata les résultats étonnants obtenus avec le Péritrate: Groupe de contrôle 30 animaux non traités 83,3 p.100 Groupe de 30 animaux traités au Péritrate 36,7 p.100 morts survivants 16,7 p.100 63,3 p.100 on thérapie de base dans les maladies coronariennes\u2014avec ou sans angine Péritrate & tétranitrate de pentaérythritol e stimute la circulation collatérale « fournit plus de sang et d'oxygène au myocarde, *Dans cette étude, on utilisa le porc parce que chez cet animal la disposition des artères coronaires ressemble plus à celle de l'homme que chez le chien ou d\u2019autres animaux d\u2019expérience 2, 3.Bibliographie: 1.D'après Lumb, G.et Hardy, L.B.: Collateral circulation and survival related to gradual occlusion of the right coronary artery in the pig.Travail présenté à la réunion annuelle de l'American Heart Association à Cleveland, le 26 octobre 1962.2.Blumgart, H.et at.: Circulation 1:10, 1950.3.Lumb, G.et Singletary, H.: Am.J.Path.41 65, 1962.WARNER-CHILCOTT Toronto, Ontario Fabricants de Coly-Mycin Gelusil Proloid Tédral Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 Quand le diagnostic est STAPHYLOCOQUE commencez par un traitement de *Marque déposée (29) Un autre produit Bristol 47 Photographie reproduite avec [a permission de la malade, Les traitements de PROSTAPHLINE vous assurent un contrôle positif et rapide dans une grande variété d'infections staphylococciques aiguës ou chroniques.La PROSTAPHLINE vous permet de réduire au minimum les échecs thérapeutiques dûs à la présence de souches staphylococciques résistantes à la pénicilline et aux autres antibiotiques.La PROSTA- PHLINE vous fournit le traitement spécifique grâce auquel vous éviterez au patient toute dépense inutile qui pourrait résulter d\u2019essais infructueux.La PROSTAPHLINE possède l\u2019avantage unique de résister à la destruction par la pénicillinase (enzyme qui inactive les autres pénicillines) et de conserver son efficacité tout au long du traitement.Il n\u2019a été relevé aucun phénomène de résistance de staphylocoques a la PROSTAPHLINE.Une protection supplémentaire est assurée grâce à l\u2019action bactéricide de la PROSTAPHLINE sur les organismes Gram-positifs, tels que le streptocoque pyogène et le pneumocoque.Nouveau format: PROSTAPHLINE, Capsules de 500 mg., plus économique pour le malade et d\u2019un emploi commode (capsule unidose).Autres présentations: PROSTAPHLINE, Capsules de 250 mg.PROSTAPHLINE pour Injection, fioles de 250 mg.et 1.5 Gm.\\PROSTAPHLINE: (OXACILLINE SODIQUE) PROSTAPHLINE Spe RHE Motif de la consultation: Inguiétude au travail, délire de persécution, hostilité.(Les renseignements ont été fournis par son épouse et son employeur.) Impression: Etat paranoïaque Traitement: Trilafon: 8 mg t.i.d.Psychothérapie de groupe.Diagnostic final; Comportement schizophrénique.Paranoia.Prescription au départ de l'hôpital: Trilafon: 4 mg t.i.d.Revoir le médecin de famille.Le tranquillisant par excellence po le traitement de l'anxiété, de la tensic nerveuse, de l'hyperactivité psychs motrice, dans une gamme étendue ¢ troubles mentaux et émotionnels.Trilafon \u2026 comprimés à 2, 4 et 8 mg, répétabs à 8 mg Pour une documentation complète, consulter la littérature officielle de Schering.*Marque déposé Joe lan 6 09 gentle nels Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 49 RÉACTIFS POUR LE LABORATOIRE DE CLINIQUE © Colorants biologiques certifiés.® Solutions de Colorants et Réactifs.@ Solutions volumétriques.© Produits chimiques purs pour diagnostic.@ Réactifs el Solutions de clinique.© Sulfate de cuivre standard pour déterminer © Indicateurs.gr.sp.du sang el du plasma.260, Deuxième Avenue, Ville Saint-Pierre, - Montréal - 32, Canada.KOMO CONSTRUCTION AMÉDÉE DEMERS, président.PRESCRIVEZ À i Ri 1 SE RSE 50 Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 Maintenant.partout au Canada sa valeur nutritive est pratiquement équiva lente à celle d'un lait maternel sain et riche Fabriqué et vendu au Canada par COW AND GATE (CANADA) LIMITED BROCKVILLE, ONT.pour Ross International, Columbus 16, Ohio | SIMILAC \u201c Liquid se PP TEE y .peut-elle bénéficier de l\u2019action soutenue des Medrol Medules?§ \u201cA Pour l\u2019arthritique traitée par les Medules, forme de Medrol à libération progressive, l'ankylose et la douleur matinale peuvent fort bien ne plus être qu\u2019un mauvais souvenir.Grâce à l\u2019action prolongée du médicament, les malades obtiennent un bienfaisant soulagement avec la posologie commode de deux doses par jour laquelle, chez certains, peut même être encore réduite, ce qui diminue d\u2019autant les réactions secondaires.L'enrobage spécial, sensible au pH, libère le corticoide dans l'intestin, le produit n'entre donc pas en contact avec la muqueuse de l'estomac et, ipso facto, se trouve diminué le risque de malaises gastriques.À votre prochain malade justiciable de la cortico- thérapie par voie buccale, prescrivez les Medrol Medules et jugez par vous-même des avantages précieux de cette forme à libération graduelle.Présentation: capsules à 2 et à 4 mg de méthylprednisolone, en flacons de 30 et de 100 comprimés.Autre forme, dont l'action est Ë | immédiate: les comprimés de Medrol.Présentation: comprimés à 2 et à 4 mg de méthylprednisolone, en flacons de 30 et de k | 100 comprimés.THE UPJOHN COMPANY OF CANADA / 865 YORK MILLS ROAD.DON MILLS (TORONTO), ONTARIO MARQUES DÉPOSÉES: MEDROL, MÉDULES.CF 27981 wh er mae mme r Au 16ème siècle, Ambroise Paré LE parlait du traitement de la néphro- Lae 5 lithiase en ces termes brefs: vds i \u2018\u2018Comime nous ne pouvons pas aider autrement les malades qui 1 ont des calculs dans la vessie, J force nous est d\u2019aller tout de suite 4h | au traitement extréme, a savoir i ! couper'\u2019.! Pour réaliser cet objectif, Paré employait divers instru- J ments congus spécialement pour i ; broyer et enlever les calculs par hi { une petite incision.Certains cal- \u2018 culs étant assez petits pour être ; il enlevés par voie transurétrale, on | A créa l'appareil appelé lithotriptos- - Fr : cope, qui permet de voir directement le calcul et de le broyer.11 en est souvent ainsi: un problème médical défini conduit à la décou- | k verte d'une solution adéquate tirée des ressources et des progrès de ia technique moderne.1.\"Paré, Ambroise: \u2018\u2019Of Cutting for the - Stone.\u201d The Apology and Treatise, Univ.of Chicago Press, 189-196, 1952.4 conçue spécialement | pour satisfaire un | besoin spécifique | AlbamyeinT L'association de tétracycline et de novobiocine est l\u2019antibiothérapie convenant spécialement au traitement courant et immédiat de l'infection, avant qu'on ne procède aux épreuves de sensibilité.Non seulement I'Albamycin T combat efficacement une vaste gamme de bactéries, mais elle se révèle particulièrement active contre les staphylocoques rebelles.ram eae Présentation: Albamycin T en comprimés \u2014 flacons de 16 et de 100 comprimés.Composition par comprimé: Albamycin (sous forme de novobiocine calcique) 125 mg Chlorhydrate de tétracycline.125 mg Albamycin T en granulé aromatisé \u2014 en flacons de 40 et de 60 c.c.(après solubilisation).Une fois le granulé solubilisé dans la quantité voulue d'eau, on obtient une (R suspension dont une dose de 5 c.c.(1 cuillerée à thé) renferme: Albamycin T (sous forme de novobiocine calcique).62.5 mg Tétracycline (sous forme de chlorhydrate de tétracycline).62.5 mg © MARQUE DÉPOSÉE: ALBAMYCIN CF 2299.1 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA / DON MILLS (TORONTO), ONTARIO my Laval Médical Vol, 34 \u2014 Sept.1963 STÉROL 360 HYPERCHOLESTÉROLÉMIES MALADIES ARTÉRIE ELLES | | | | | | PHÉNYLÉTHYLACÉTATE DE MAGNÉSIUM \u2014 300 -mg S'oppose d'la synthèse endogène du ySholesteral, PANCREATINE TRIPLE \u2026 50Omg Fac//tent /à ZYigestion BOLDINE CRIST.1 1/3 mg } et /'éfrminationdes HYDROXYDE DE MAGNÉSUM \u2014_ 50mg corps gras.EN BD Mois FORTE BAISSE DU CHOLESTÉROL 1.75 EGGER (CANADA ) Ltée - AGENTS : LABORATOIRES JEAN OLIVE -MONTRÉAL ÉLECTIVE DANS HYPERTENSION D'ORIGINE NERVEUSE ANSINE DE POITRINE AVEC HYPERTENSION SPAS MOLYTIQUE VASCULAIRE TOTAL ANGOR - ANGIOSPASMES THROM BOSES MIGRAINES VAS OVÉRINE Dose forte 80 mg PAPAVÉRINE \u2014 BASE Acide et Amide NICOTINIQUES Crises : 7 Ampoule fouter ler Shevrer ENTRETIEN : 2 34 comprimér par Jour CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE L'ÉE_ \u2014\u2014 MONTREAL 81) Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 A L'UNIVERSITE LAVAL UNE SOLUTION AU PROBL LA CORROSION La Tuyauterie des nouvelles facultés de Sciences Pures et Appliquées subira bientôt l'assaut d'un mélange extraordinaire d\u2019acides, d\u2019alcalis et de solvants de diverses concentrations.Ces conduits, fournis directement des entrepôts de Fisher Scientific Co.Ltd., sont de verre Pyrex trempé, ce qui leur confère une résistance physique très grande.Parce que de Pyrex, leur résistance à la corrosion est garantie pour la vie.lls offrent de plus l'avantage d'une installation économique par sa simplicité\u2014ces conduits peuvent facilement être allongés ou localisés en de nouveaux endroits\u2014 et sa rapidité\u2014un tuyau collecteur de quatre pouces sur cinq étages s'installe en une journée.Laval est désormais assuré d'un système sans fuite.Si vous projetez la construction de nouveaux édifices ou encore si vous envisagez moderniser votre installation présente, considérez sérieusement l'emploi des conduits de verre Pyrex \u201cDouble Tough.\u201d Nous nous ferons un plaisir d'évaluer vos applications et de vous fournir tous les détails nécessaires.CX-259 er FISHER SCIENTIFIC LTD.Canada\u2019s Largest Manufacturer-Distributor of Laboratory Appliances & Reagent Chemicals EDMONTON, ALTA.* MONTREAL, QUE.* OTTAWA, ONT.* TORONTO, ONT.\\ ZZ LEE Gi 524-2454 T EL EP HON E S et 524-2455 6 / oi 0 n & ANGLE ST-ROCH et ST-VALLIER QUEBEC naa SE MANAN \\ S \\ DIMPHESSION THAGGRAFHIQUE NNN 4 7 A Wi 2 a.w w \\ \\ \\ \\ i N\\ DE > 7/ IE UNIL UNI que i | 1 rÉVSSITE D 108 THOVOUY HA 851 more meilleure publicité 1 JU Y trs CONSULTEZ NOS CLIENTS / mé i AA A 7 Le i Bian a RE A A Ja KL Laval Médical 3 56 Vol.34 - Sept.1963 Les causes de la maladie hypertensive demeurant encore partiellement inconnues, les espoirs du thérapeute d\u2019arrêter l\u2019évolution pathologique et de prévenir ses complications au niveau des organes vitaux reposent essentiellement sur l'intervention à l\u2019aide d\u2019une médication antihypertensive efficace.Plusieurs cliniciens#84 ont rapporté des résultats satisfaisants chez un pourcentage élevé d'hypertendus traités avec SER P E S° | BIBLIOGRAPHIE: 1.Dupler, D.A,, et coll.: JLA.M.A, 774:123 (sept.10) 1960 2.Hobbs, L.F.: Va.med.Monthly 90:28 (janv.) 1963 CI BA 3.Schultz, F.B.: J.med.Ass, Ala.32:4:105 (oct.) 1962 4.Newsome, C.K.: Sthwest, Medicine 42:5 (déc.) 1961 321 OÙ LA RECHERCHE EST DE TRADITION | Laval Médical ; Vol.34 - Sept.1963 57 Nd A particulièrement utile dans la douleur chronique DARVON\u2019 COMPOSE-65 (dextro-propoxyphène et acide acétylsalicylique composés, Lilly) Le fait qu\u2019il n\u2019engendre pas de toxicomanie constitue un facteur très important dans le choix d\u2019un analgésique destiné au soulagement de douleur chronique.Au cours de six années d'emploi clinique DARVON s'est avéré un analgésique efficace et remarquablement bien toléré dans la douleur aiguë et chronique.Même après administration prolongée, DARVON n'entraîne pas d'état de besoin, d'euphorie ou d'accoutumance.Les effets secondaires tels que nausées et constipation sont minimes.Posologie usuelle: 1 capsule trois ou quatre fois par jour.Darvon® (chlorhydrate de dextro-propoxyphène, Lilly) 320226 Eli Lilly and Company (Canada) Limited, Toronto, Ontario BLE ara ait NRE 4 RELA Laval Médical 58 Vol.34 \u2014 Sept.1963 HYPOCARDINE 2 = » OW @ rer: 12 a) A) or L'INSUFRISANCE CARDIAQUE D et de N L\u2019'HYPOTENSION ¢ NA La véritable BEQUILLE DU COEUR DEFAILLANT Vert es NN v2, AVEC \\d ry Ra TRAITEMENT PREPARATOIRE A L'ACCOUCHEMENT va FA is % oi ay ) à 5 [YI We) 5 i Ÿ ù & ET DES TROUBLES DU SYSTÈME VASCULAIRE 4510, rue De LaROCHE, MONTRÉAL. - Brûlure thermique du deuxième degré\u2014Ceci Aspect après débridement enzymatique \u2014 La | montre une aire brûlée, 14 jours après l'accident, croûte s'est dissoute après 72 heures de traite- a qui avait été traitée par la méthode ouverte.La ment par la VARIDASE, ne laissant que 2 ou 3 É biopsie a indiqué que cette lésion était une croûte aires de brûlures profondes du deuxième degré 8 recouvrant une profonde brûlure du deuxieme non encore épithélialisées.E degré.i Tout comme dans ce cas de brûlure, la VARIDASE en traitement local E aide à hâter la guérison dans les cas d\u2019ulcères variqueux, d\u2019ostéomyélite, d\u2019ulcères de décubitus, de gangrène diabétique, de kystes pilonidaux et ; autres troubles du même genre.i Alors que la VARIDASE en traitement local aide à éliminer les tissus = nécrotiques, elle n\u2019affecte pas les cellules vivantes saines.En application i locale, les deux principes actifs de la VARIDASE agissent électivement pour accélérer les processus de guérison de l\u2019organisme.La Streptodornase dissout les exsudats purulents, favorise le drainage et le nettoyage.La Streptokinase active la dissolution de la fibrine pour aider É à rétablir le fonctionnement des systèmes circulatoire et lymphatique dans le voisinage de la lésion.Lorsque des greffes cutanées sont indiquées, l\u2019application locale de VARIDASE permet de les pratiquer plus tôt et améliore grandement la prise de la greffe.*Marque Déposée * ont fait la différence E Streptokinase-Streptodornase Lederle - Je CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal Streptokinase-Streptodornase Lederle TOPIQUE a fait la différence La Streptodornase fluidifie les exsudats purulents, favorisant ainsi le drainage et le nettoyage des plaies.La Streptokinase active la dissolution de la fibrine et aide à rétablir le fonctionnement des systèmes circulatoire et lymphatique au siège de la plaie.F DASE Ainsi, ces deux enzymes, associés sous forme de VARIDASE topique, exercent une double action catalytique sur le processus de cicatrisation.Par une activité élective sur l\u2019écoulement purulent et sur le sang coagulé, la VARIDASE permet aux processus de la guérison naturelle de l\u2019organisme d\u2019entrer en jeu et d\u2019effectuer un rétablissement plus rapide, un retour plus rapide à la normale.Lorsqu'il y a infection, l\u2019emploi simultané d\u2019un antibiotique comme la DÉCLOMYCINE* Déméthylchlortétracycline Lederle est recommandable.La VARIDASE est entièrement compatible avec l\u2019antibioticothérapie.4.Greffe subséquente \u201410e *Marque Déposée 4 ulcères de décubitus dans la région sacrée chroniquement infectés chez un homme quadriplégique: a, b traités par la VARIDASE; c contre-hachuré, après application de solutions ne renfermant pas d'enzymes; d contre-hachuré, laissé sec.1.Prétraitement.2.Après débridement mé- canique d\u2019épaisses escarres BR de a et b, stade de début du traitement à la VARIDASE.3.Stade avancé du débridement 3 la VARIDASE.jour après le début du traitement à la VARIDASE.Lot ol L Vol.34 Sept.1963 i 61 00 I A ne J pew Suppositoires i , (dE | : LE SUPPOSITOIRE LE PLUS ACTIF ite lll DANS LE DOMAINE utd DES VOIES RESPIRATOIRES lg A pt I LABORATOIRE Tan ka PTE RUE as STE- ors thay UN P.Q.(33) RENE: 62 Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 hygiene dentaire LA FLUORATION RELÈVE DE L'HYGIÈNE PUBLIQUE Avantages DE LA FL « Grâce à la fluoration de l\u2019eau potable, l'incidence de la carie dentaire diminue de 60 à 65 pour cent et le nombre d'enfants exempts de carie augmente de 5 à 6 fois.En outre, la perte des molaires de six ans diminue de 70 pour cent et l'incidence de la carie dentaire sur les incisives supérieures permanentes baisse de 90 pour cent.» Voila ce que contient le rapport préliminaire d\u2019une longue étude portant sur le « rayonnement de la fluoration dans la province de Québec », étude publiée récemment par la division d'hygiène dentaire.L'enquête poursuivie par les dentistes hygiénistes du ministère de la Santé fut faite dans les municipalités suivantes : Pointe-Claire, Dorval, Sainte-Anne-de-Bellevue, Pont-Viau, Berthierville, Chomedey, Rock Island, Stanstead, Acton Vale, Joliette, Candiac, Saint-Joseph de Saint- Hyacinthe, Lachute, Saint-Lambert, Trois-Rivières.Au dire des enquêteurs, la fluoration est une mesure d\u2019hygiène publique dont le contrôle scientifique et les techniques d'application relèvent du ministère provincial de la Santé.A plus forte raison, il lui appartient d\u2019évaluer les résultats obtenus.Ce rapport préliminaire renferme des renseignements qui répondent aux trois points de vue suivants : il explique brièvement ce qu\u2019est la fluoration et ses effets sur les dents ; il compare les statistiques « dentaires » de certaines villes où l\u2019eau est fluo- rée, avec celles d\u2019autres villes où elle ne l\u2019est pas ; en troisième lieu, les auteurs comparent les taux de mortalité de certaines maladies dont on tient la fluoration responsable et ceci, entre villes dont l\u2019eau est fluorée et celles dont l\u2019eau ne l\u2019est pas.! À = Cl LL HKNTÉ DU QUEBEC | Laval Médical | Vol.34 - Sept.1963 ini set dt ce 65 RATION DE L'EAU MESURE PRÉVENTIVE DÉFINITION DU TERME La fluoration n\u2019est qu\u2019une mesure préventive qui doit marcher de pair Les : .ae, ; avec l\u2019hygiène dentaire : alimentation saine et équilibrée, brossage régulier des dents et visite bi-annuelle chez le chirurgien-dentiste.Ce rapport préliminaire contient, en outre, des notions générales sur la fluoration et sur le coût des appareils de distribution.Il en coûte cinq à six mille dollars pour installer des appareils dont le débit d\u2019eau « fluora- ble » par jour, par appareil, atteint cinq a six millions de gallons.On estime à dix ou quinze sous par tête, par année, l\u2019administration d\u2019une telle usine.Les appareils de distribution du fluore opèrent conjointement avec les autres appareils de traitement de l\u2019eau.La fluoration est un procédé mécanique par lequel on ajuste la concentration du fluor dans l\u2019eau de 1 à 1,5 partie de fluor par million de parties d\u2019eau (1 à 1,5 ppm).Il est prouvé qu\u2019à cette concentration, l'incidence de la carie dentaire est réduite de 60 à 65 pour cent.«Le fluor appartient à la même famille des halogènes que le chlore, l\u2019iode et le brôme.« Comme une foule d\u2019autres éléments, le fluor absorbé en QUANT ITÉ TOXIQUE (4 à 5 grammes) est poison, mais à la concentration de 1 à 1,5 partie par million, c\u2019est un élément nutritif qui aide à former un émail plus résistant à la carie dentaire.L'iode n'est-il pas un poison violent à dose massive?Et cependant, la dose minime que nous absorbons d\u2019ordinaire dans le sel de table nous protège contre le goitre.» Honorable Alphonse COUTURIER, M.D., ministre Jacques GÉLINAS, M.D., sous-ministre TT RRR RRR RRA RI A 64 Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 canons\u201d ANTIAS THENIQUES EN UN SEULJUMOTUBE \\ SOOmg VITAMINE C ET ACIDE PHOSPHORIQUE A.D.N.ACIDES AMINÉS.VITAMINES ET MINÉRAUX VITAMINE Bo Bi CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LTÉE - MONTREAL L'Acide Désoxyribo-Nucléique (A.D.N.) ou acide thymonucléique, est le constituant phosphoré du gêne et règle tout le chimisme de la matière vivante.Ce n'est ici qu'un des constituants d'une formule complète et équilibrée.| | oF - \u2014 \u2014 \u2014 À k lf iy 7a, in, Laval Médical AUBERGE DU BOUL.LAURIER MOTEL | | ; \u2018oH je Tel.: 653-7221 Tél.: 653-7221 © © At the Trafic Circle on the North Au Rond-Pomt du Pont de Qué- Side of Quebec Bridge.bec, côté nord.Jonction des Routes Nes 1, 2, 3, 5, 9, 15, 23, 54.3 milles à l\u2019ouest de la ville de Junction of Routes No.1, 2, 3, 5, 9, 15, 23, 54.3 Miles West of Quebec City.Québec.Every unit offers modern faci- Chaque appartement est muni de lities : telephone, radio, T.V.and téléphone, radio, T.V.et d\u2019un ther- individual thermostat.mostat contrôlant le chauffage.(34) 66 Laval Médical Vol.34 \u2014 Sept.1963 ROGER DUCHARME, GERANT JULIEN DUMAIS, GERANT-ADJOINT a PONT 5 DE QUEBEC, INC.Le SERVICES PAYSAGISTES 3 3235, chemin Saint-Louis © mmm QUEBEC 10, tél.: 653-4783 PRODUITS Au comptoir de vente du chemin Saint-Louis vous pouvez vous procurer tout ce qui a trait aux jardins et parterres ; de la pelle au tracteur maraîcher ; de l\u2019insecticide aux fertilisants, uniquement des produits de première qualité.Notre terrain bien aménagé vous donnera un avant-goût de ce qu\u2019il vous est possible de réaliser chez vous.L'endroit est central, le stationnement facile et vous serez toujours accueillis avec courtoisie.CONIFÈRES DOMESTIQUES ET IMPORTÉS ARBRES D'ORNEMENTS \" ARBUSTES D'ORNEMENTS ARBUSTES POUR HAIE .PLANTES GRIMPANTES ET TAPISSANTES Garantie de remplacement pour toutes nos plantations LES SERVICES Estimé gratuit : Dessin d\u2019un plan d'ensemble .Emondage « Diagnostic et traitement des maladies végétales : Immunisation des plants importés Plantation : Arrosage : Entretien des pelouses.it Ti PI et Re Achetez toujours vos FOURRURES des experts pour plus de satisfaction J.-O.NADEAU & FILS, Inc.600, côte d\u2019Abraham, Québec.Téléphone : 522-6429 [28 #21 1, Tay [= % | Laval! Médical | Vol.34 \u2014 Sept.1963 e Set Sy Photos 5 Clichés Plans pose \u20ac Électros ° 67 Téléphone : 522-1235 PHARMACIE SOUCY 999, avenue CARTIER, - - QUÉBEC.Téléphone : 681-4119 LUCIEN MAINGUY, D.B.a.Téléphone : 525-6275 OSCAR DORVAL, B.Sc.A.ARCHITECTE INGÉNIEUR CONSEIL 1045, avenue CHAUMONT, - SILLERY.500, Grande-Allée est, suite 407 - QUEBEC 4, P.Q.Téléphone : 522-3884 GERMAIN CHABOT, A.D.B.A.ARCHITECTE P.-A.BOUTIN, Inc.Domicile : Bureau : 1290, des Gouverneurs Téléphone : 527-8256 281, chemin Sainte-Foy Téléphone : 529-9095 ASSUREURS - UNDER WRITERS 80, rue Saint-Pierre, - Québec.Téléphone : 527-3568 MEMBRE DU F.T.D.A.-F.BARDOU JARDINIER-FLEURISTE 1091, chemin Saint-Louis, - Québec.J.-ELzEAR DION, président Jures RICHARD, vicz-président TREMBLAY & DION, Inc.PHOTO-LITHOGRAPHIE Téléphone : 522-6427 725, côte d\u2019Abraham, Québec.Téléphone : 529-1379 ASCENSEURS ALPIN, CIE Ltée 656, rue de la Salle, - - Québec 2.Téléphone : 524-3521 ROGER DUSSAULT DÉCORATEUR-ENSEMBLIER 190 ouest, Grande-Allée, - Québec 6.PAUL BOURET, prop.Téléphone : 525-5394 ENTREPRISE DE PEINTURES, Enr.ENTREPRENEUR : PEINTRE - TAPISSIER 202, avenue Maisonneuve, - Québec 4, P.Q.Téléphone : 525-4825 ADÉLARD LABERGE, Ltée ENTREPRENEUR 260, 5° Rue, - Québec 3, P.Q.Il y a une succursale dans votre localité pour vous servir LA BANQUE D\u2019ECONOMIE DE QUEBEC Téléphone : 522-2091 J.- ANTONIN MARQUIS PHARMACIEN (THE QUEBEC SAVINGS BANK) Directeur de l\u2019École de Pharmacie de l\u2019Université Lava.Siège social : 1161, rue Saint-Jean, - Québec.501, 32 Avenue, - - Québec.Téléph : 525-5158 Pcphone HUILE \u2014 COMBUSTIBLE \u2014 CHARBON GERALD MARTINEAU Ames CANADIAN IMPORT COMPANY 480, rue Dorchester, - Québec.83, rue Dalhousie, Québec.- Tél, : 522-1221 (35) ali sian pH ERA di dr cétépirdist tdi Habob LANNE A MEN HALE Li i Aldi 1 Laval Médical 68 Vol.34 - Sept.1963 Yo sr Eis mer RRA, = F 2 i ) A Û 15 li | | PTs RAY i \\ ¥ 7 5 J À a ts it it & Ë AVE PUN x 8 045 208 co GHAGEN Sem : HOUS br Br Bs PEINE MSIE By F | =| Dre nS so i N b7R | q Bop en ae soso ga £97 SO) or RT TX ( Ie (a Ÿ 5 (ae 3) Vi i Va fn Ce Mr wien gC Ng.ié du meuble, LSE ESS Un s.RRL 2 26a tue COURCELI A x Arr Ye SP Laval Médical Vol, 34 - Sept.1963 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS Ames Company of Can.Ltd.Anachemia Chemicals, Ltd.Arcand, Jean.Arlington-Funk Laboratories, division U.S.Vitamin Corp.of Canada, Ltd.Ascenseurs Alpin, Cie Ltée.Auberge du Boulevard Laurier, Inc.Ayerst, McKenna & Harrison, Ltd.41, B Banque d\u2019Economie de Québec.Banque de Montréal .Bardou, A.-F.British Drug Houses (Can.), Ltd.Bristol Laboratories Can., Ltd.Boutin, P.-A,, Inc.Brunet, W., & Cie Ltée.Canada Drug, Ltd.Canadian Import Co.Chabot, Germain.Charrier & Dugal, Inc.Claire Fontaine, Ltée.Compagnie Ciba, Ltée.Coronet Drug Company.Cow & Gate (Canada), Limited .Dorval, Oscar.Dussault, Roger .69 \u2014sem E 14 Eddé, Ltée, J.LL 13 49 Entreprise de Peintures, Enr.67 36 38 F 67 65 Fisher Scientific Company.54 42 Frosst & Co, Charles E.10, 11, 32, 37 G 67 Galerie du Meuble, Inc.68 96 Geigy Pharmaceuticals, Ltd.43 67 4 9 H 47 67 Harris, Ltd., J.-A.58 96 Herdt & Charton, Inc.25, 27, 297 Hoffman-La Roche, Ltée\u2026.6, Couv.IV J 20 67 Jardins Pont de Québec, Inc.66 67 55 K 66 56 Komo, Construction, Ltée.49 19 50 L Laberge, Adélard, Ltée.67 Laboratoires Abbott, Ltée.111112202200 22, 36 67 Laboratoire Demers, Enr., Le.61 67 Laboratoire Jean Olive Laval Médical Vol.34 - Sept.1963 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS (suite) - em Laboratoires Mead-Johnson.\u2026.Le .\u2026.28 Photogravure Artistique, Inc., La.67 Laboratoire Nadeau, Ltée.37 Poulenc, Ltée.21010, Couv.II, 3, 9 Laiterie Laval, Enr.\u2026 .C .21 Lederle Laboratories.\u2026.8, 16, 17, 31, 40, 59, 60 Lilly & Company (Can.), Ltd., Eli ._ 18, 57 R Rougier, Inc.22 Couv.I et III M .S Mainguy, Lucien.Co Co 67 Marquis, Pharmacie J.-Antonin.67 Sandoz Pharmaceuticals, Ltd.Ce 12 Marsan & Cie, J.-M.7 (et sur bande d\u2019adressage) Schering Corporation, Ltd.| LL Co .48 Martineau, Gérald.La 67 Smith, Kline & French.LL 30 Merck-Sharp & Dohme.34 Squibb, E.A., & Sons of Canada, Ltd.45 Michel, Inc, Claude.i ; eT Millet, Roux & Cie Ltée.Co 2.22.20 Ministère de la Santé.\u2026 \u2018 .62.63 T Tremblay & Dion, Inc.21 67 N U Nadeau & Fils, J.-0.LL.66 Nestlé (Canada), Ltd.24 Upjohn Company of Canada.4, 36, 51, 52 Vv O Vichy-France.\u2026.\u2026 23 Organon, Inc.Co 15 w P Warner Chilcott Lab., Co.Ltd .Co.46 Parke, Davis & Co.Ltd.1111111101 44 Welcker & Cie Ltée.5, 35 Pharmacie Soucy.22220 _ .67 Wyeth, John & Brother.1211120020 33, 39 A NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement ici à votre bienveillante attention.Aidez donc ceux qui vous aident en prescrivant, de Plus MAINTENANT FABRIQUÉE AU CANADA dita) LI) x à 139 Ë all i 3 4 : 3 J à i 3 # À 0 ; ù 5 | ki AVANTAGES: È Comprimés rainurés pour une 5 3 posologie plus souple.Economie appréciable de 25%.% PRESENTATION: Comprimés dosés a 1 mg.A 5 Tubes de 25, flacons de 100 et 500, A - Également en GRANULES à 0.5 mg.A 99 Tubes de 100 Be 8 Ampoules de 2 cc.dosées a 3 mg.i Boîtes de 10.a à =\u201d kb ougier Plus d'un demi-siècle consacré à l'avancement des sciences médicales au Canada.ml RY rs) CHARRIER & DuGau, INC, imprimeurs-lithographes, Québec. | Retour | | à la réalité 4 pr \u2014\u2014\u2014\u2014, # un complément important dar s le traitement de l'alcoolisme Dansletraitement de phases aiguës telles que delirium tremens imminent ou déclaré et hallucinoses, le Librium injectable neutralise ies tremblements, la peur, l'anxiété et l\u2019agitation etil induit un sommeil reposant.La phase aiguë dominée, le Librium par voie orale, contribue à la ré- 8 habilitation en supprimant l'anxiété g et latension, en jugulant les symp- A tômes de sevrage et en rendant le i F patient plus accessible à la psycho- + ; 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