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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1965-04, Collections de BAnQ.

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[" A y \u2014 sommai COMMUNICATIONS eme Paul GENEST.Maurice TREMBLAY et Mirali MORTEZAÏ : LE SYNDROME DU « CRI DU CHAT ».Étude d'un cas par délétion partielle du bras court du chromosome 5 et translocation au chromosome 4 .319 Guy-M.BOITEAU : ETUDE HEMODYNAMIQUE DES MALADIES AORTIQUES .328 : Paul SAVARY : É LA GREFFE DU TYMPAN \u2014 TECHNIQUE ACTUELLE .337 I José URIEL E ÉTUDE DES HYDROLASES PANCRÉATIQUES PAR DES MÉTHODES D'IMMU- B NODIFFUSION EN AGAROSE .1 1212122212 2 1.341 2 Guy ROBERGE : i DYNAMICS OF VITAMIN Bi IN TREATMENT OF PERNICIOUS ANEMIA .344 gE NECROLOGIE J.-Calixte FAVREAU : ih LE DOCTEUR GEORGES HUC (1887-1964) .3489 E ique et de biolog HISTOIRE DE LA MÉDECINE de la Broquerie FORTIER : LES « ENFANS TROUVÉS » EN COLLECTIVITÉ À QUÉBEC (1850-1950) .351 IN IMMUNOLOGIE EXPERIMENTALE Jean-Marcel BOUCHER : ÉTUDE IMMUNOLOGIQUE DE LA CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE EXPERIMEN.| de cl TALE CHEZ LE RAT .121212111212 360 ; © .CL MEAN i C [2 1 ANALYSES ©.«oo AR 382 L REVUE DES LIVRES .1122212121 a ovrp Gym eq ace 3 NOUVELLES .LL TL CONGRÈS .PT EE - O NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES .~.~ .rN _\u2014 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES eee i Recherche et réalisation entièrement Canadiennes OVIODINE POLYVINYLPYRROLIDONE-IODE (PVP.IODE) STABILIS M TM Tac + de POVIDONE-IODE N.N.D.*Qualité contrôlée Brevet Canadien No.684 559 SOLUTION DETERGENT B® GEL POLYMADE 4 _ AR # LS = @ LES bn Une fondation ROUGIER: l'institut de Recherches Appliquées en Thérapeutique (IRAT) i 4 ro sie ha RRA i te is ah Ji x 0 5 ti 0 vis BA i i ih hs ihe yi A Ri ny ho nh ve vit alt 0 va os un pe ni À Hil sn Wil RY si 1 ] : J wl : AS ho i Ds 2H i sh vi vi 0 th ny wl , te ¥ sian \u2014 \"i Al oh nN a 1 ha ol ol u neral-des S on ph i ; it ç du 3 N QT i Lite pt i ji * : ÿ \u2018 A ee BY fy he ni ete Ro Hi i | i: A i i: vi i) il on! Hie i Pk g.ÿ Fran 2, 1% y ; i ; hnibes g Kit \u2014_ - = \" ~~ a Hi i 4 i | a gi A I: is Hedy \u2019 pt iu Hs pe | .| | pi 3 9 QULEN 1 TEE 2 Side Bag ai TA ERs 17 2 i tt ie CONDITIONS DE PUBLICATION MANUSCRITS COPIES CLICHÉS ABONNEMENT Directeur M.le professeur R.GINGRAS, Doyen de la Faculté de médecine.Rédacteur en chef M.le professeur Georges-A.BERGERON, Professeur de Physiologie pratique.Assistant-rédacteur M.le docteur Robert CARRIER, Sous-secrétaire de la Faculté de médecine.Secrétaires à la rédaction MM.les docteurs Guy LAMARCHE, et Jean BEAUDOIN.Secrétaire-administrative Mille J.BERGERON.Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Le prix de l\u2019abonnement est de dix dollars par année au Canada et de quinze dollars à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d'un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.Direction : FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC.(Tél.: 681-9611 - local 244) bulletin de la société médicale des hôpitaux universitaires de laval (A) BUREAU DE DIRECTION M.le docteur Renaud LEMIEUX, président ; MM.les docteurs Rosaire GINGRAS, vice-président ; Georges-A.BERGERON, secrétaire ; Robert CARRIER.COMITÉ SCIENTIFIQUE M.le docteur Rosaire GINGRAS, doyen de la Faculté de médecine ; M.le docteur J.-B.JOBIN, président du Collège des médecins de la province de Québec ; M.le docteur Roland CAUCHON, président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Pierre JOBIN, JOURNAL DE CLINIQUE ET DE BIOLOGIE MÉDICALE directeur du Département d'anatomie ; M.le docteur Fernando HUpon, oo directeur du Département d anesthésiologie ; M.le docteur Louis BERLINGUET, directeur du Département de biochimie ; .le docteur Wilfrid CARON, directeur du Département de chirurgie ; .le docteur Renaud LEMIEUX, directeur du Département de médecine ; .le docteur Léo GAUVREAU, directeur du Département de microbiologie ; .le docteur Lucien LARUE, directeur du Département de psychiatrie ; .le docteur René SIMARD, directeur du Département d\u2019obstétrique et gynécologie ; .le docteur Paul PAINCHAUD, directeur du Département d\u2019oto-rhino-laryngologie et ophtalmologie ; .le docteur Carlton AUGER, directeur du Département de pathologie ; .le docteur Donat LAPOINTE, directeur du Département de pédiatrie ; .le docteur Corneil RADoUCO-THOMAS, directeur du Département de pharmacologie; .le docteur Claude FORTIER, directeur du Département de physiologie ; .le docteur Henri LAPOINTE, Faculté de médecine UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC directeur du Département de radiologie ; I.le docteur Jean-Marc LESSARD, oo vice-président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de I aval ; M.le docteur Jacques BRUNET, secrétaire général de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Georges-A.BERGERON, s 6 6 5 & EE BE SZ EE Eg BE ; secrétaire correspondant de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Clément JEAN, trésorier de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval.Lard i: =r = i : | | i Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 nous vous présentons.\"SURMONTIL © trimipramine Imipramine Lévomépromazine (Nozinan) {Surmontil) (BY ARN = activité Me 2 et activité Rew ¥ \u2018taf > COMBINÉES DANS UN MEME PRODUIT Dai ivi dA BM aber oe nin ines wo tl DEPRESSIONS ot prédomine l'inhibition DEPRESSIONS a composante anxieuse VA EE PME VUE comprimés à 25 mg et à 100 mg ampoules de 2 ml a 25 mg (12.5 mg par ml) pour injection intramusculaire BROCHURE CONTENANT RENSEIGNEMENTS SUR la posologie.et la conduite du traitement, la tolérance, les effets secondaires, etc.COPIES D'ARTICLES SCIENTIFIQUES publiés sur le SURMONTIL.Bien \u2014 8580 ESPLANADE, MONTREAL 11 La pénicilline ~~ que vous prescrivez comme un antibiotique a large spectre 1 v o 4 N a c = 1] $ 3 { 3, = 0% 2 3 % C = 6 © % a © = © %, ry É Ca EY > ® 2e x ; % = fp, ?2 Cop > \u20ac \u201cus 2%, ® Pre, ZL, { mn, 7 On, % Fa 5 taph p Vlocoque + Crostidia spP ON «& Jo & A & qu oF IS s 5 & v & $ $ g © $ 2 \u2018 $ : > @- % X @ >.©» Oo 3, PRESENTATION: aux 6 heures \u2014 dans l\u2019otite moyenne.la bronchite.l\u2019amygdalite.\u2026.la pharyngite.la sinusite.la broncho-pneumonie.BONNE TOLÉRANCE: Près de 4 années PRÉCAUTIONS: d'usage clinique démontrent que, comme toutes les pénicillines, l\u2019Ampicine (ampicilline) est bien tolérée.Littérature détaillée sur demande.t Les staphylocoques producteurs de pénicillinase sont résistants à l'Ampicine.(ampicilline) Ampicine, Capsules: chaque capsule contient 250 mg.ou 500 mg.d\u2019ampicilline.Ampicine pour Injection: chaque fiole contient 250 mg.ou 500 mg.d'ampicilline (sous forme sodique).Ampicine pour Suspension Orale : chaque 5 cc.contient 125 mg.ou 250 mg.d\u2018ampicilline.La possibilité de manifestations allergiques est toujours présente, particulièrement chez les sujets qui ont des antécédents de sensibilisation ou de réactions allergiques à la pénicilline.œ ® dristol LABORATORIES OF CANADA LIMITED Jil Tob Hu, Ta ir nS, J Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 / - \\ / DYSPNÉE dynaphylline \u2018Théophylline détoxiquée\u201d plus soluble plus maniable mieux tolérée DYNAPHYLLINE (ampoules I.M.ou |.V.- comprimés - sirop - suppositoires) CDYNAPHYLLINE PHÉNOBARBITAL \\ {comprimés - sirop - suppositoires) \\| ©DYNAPHYLLINE / \\ PHENOBARBITAL \\ PAPAVÉRINE / J \\ (comprimés - suppositoires) / = rd Se - ~~ -\u2014 ag Le \u2014 _ _- ET LA SEULE THÉOPHYLLINE SOUS FORME DE SIROP (pas d'alcool) BRONCHITE - INSUFFISANCE CARDIAQUE ANTALGIQUE TONIQUE CARDIO-RENAL et RESPIRATOIRE EMPHYSEME j / ASTHME échantillons et littérature sur demande.WELCKER & CIE LIMITÉE 1775 boul.Edouard Laurin, Montréal 9, Qué.© i in: Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 | i il Préludine aide vos patientes obèses modère leur appétit assure le maximum de coopération de leur part 4j1\"4]2 als 'al4 à]5 ale al8 49 50 51.52 5) |° Préludine® Endurettes® Préludine Comprimés à 25 mg à 75 mg et 50 mg comprimés à action prolongée.Evite l\u2019oubli de prendre une dose Prélutal® Dragées (25 mg de Préludine et 25 mg de chlorhydrate de promazine) Préludine (chlorhydrate de phenmétrazine) Documentation et guide thérapeutique complets, y compris posologie, effets secondaires et contre-indications, procurables sur demande.AN .; Ç Jl, Produits Boehringer Ingelheim PE SOEUAINCER/ Division de Geigy (Canada) Limited, Montréal D Stimulation anabolique grâce à des injections hebdomadaires | commodes (Dose moyenne pour adultes: 25-50 mg.i.m.par semaine pendant 12 semaines.On peut reprendre le traitement, si nécessaire, après une période de repos de 4 semaines.) 10 Action anabolique puissante ne possédant qu\u2019un faible poten- , tiel de virilisation (© Contrôle direct sur le patient et la posologie | O Aucune interférence avec la fonction normale du foie | Précautions et contreindications: || faut avant tout connaître la | cause de la maladie et traiter cette dernière et quand on instaure un I traitement anabolisant comme adjuvant, il faut avoir soin d\u2019inclure \u2018tun régime alimentaire adéquat.Malgré le potentiel androgénique \u2018très faible du Durabolin (phenpropionate de nandrolone), il faut bien surveiller à ce qu'aucun signe de virilisation (d'habitude faible et réversible quand la posologie est réduite et le traitement est discontinué) n'apparaisse chez les femmes et enfants qui sont bien \u201c sensibles à une stimulation androgénique.Quand on administre des doses élevées durant la première moitié du cycle, on peut inhiber (D) temporairement les menstruations.Les patients atteints de maladies chroniques et dont les fonctions cardiorénales et hépatiques sont dérangées doivent faire l\u2019objet d\u2019une surveillance étroite afin de prévenir une rétention hydrosodique.Le produit est contrein- diqué dans le cancer de la prostate, dans l'insuffisance cardio- rénale grave et ne doit pas être utilisé pendant la grossesse.Présentation: Deux présentations: 25 mg./cc.dans une solution stérile de l\u2019huile de sésame avec 5% d'alcool benzylique en fioles de 5 cc.et en fioles de 2 cc.contenant 50 mg./cc.avec 10% d\u2019alcool benzylique.Durabolin phenpropionate de nandrolone aussi disponible: 2 0 Traitement anabolique à doses Déca-Durabolin réano ! tien trè é â , gene ence (décanoate denandrolone) Montreal, P.Q. Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 après l\u2019occlusion , provoguée\u201d \u2019une, A PT circulation collatéra Survie D LL preuve anatomique proof ce medicament est le PERITRATE Dans une étude récente non équivoque, le docteur George Lumb! provoqua, chez 60 porcs, une occlusion générale de l'artère coronaire postérieure.\u201c (Il utilisa des appareils à constriction avec fermeture complète en moins de 48 heures.) 30 porcs ne reçurent aucune médication.Les 30 autres porcs reçurent, par voie buccale, des doses de Péritrate équivalentes à celles données aux humains.Cinq semaines après avoir provoqué l\u2019occlusion d\u2019une artère coronaire principale, on constata les résultats étonnants obtenus avec le Péritrate: Groupe de contrôle Groupe de 30 animaux 30 animaux non traités traités au Péritrate morts 83,3 p.100 36,7 p.100 survivants 16,7 p.100 63,3 p.100 principale.RR [US À 2 prey un YT RT pratiquement aucune communication entre les artères Lait hi ti WY gree Se Eg TWA un médicament peut maintenant stimuler la circulation collatérale après l'occlusion provoquée d'une artère coronaire principale thérapie de base dans les maladies coronariennes\u2014avec ou sans angine Péritrate & iétranitrate de pentaérythritol » stimule la circulation collatérale « fournit plus de sang et d\u2019oxygéne au myocarde.*Dans cette étude, on utilisa le porc parce que chez cet animal la disposition des artères coronaires ressemble plus à celle de l'homme que chez le chien ou d'autres animaux d'expérience 2, 3.Bibliographie: 1.D'après Lumb, G.et Hardy, L.B.: Collateral circulation and survival related to gradual ecclusion of the right coronary artery in the pig.Travail présenté à [a réumion annuelle de l'American Heart Association à Cleveland, le 26 octobre 1962.2.Blumgart, H.et al.: Circulation 1:10, 1950.3.Lumb, G.et Singletary, H.: Am.J.Path.41-65.1962.WARNER-CHILCOTT Toronto, Ontario Fabricants de Coly-Mycin Gelusil Proloid Mandélamine Tédral Lard: va lidigg | CL mis | Laval Médical 9 Vol.36 \u2014 Avril 1965 Votre plausir c'est de voyager, le nôtre de vous faire bien voyager, individuellement ou en groupe @ préparation de l'itinéraire, e obtention du passeport et des visas, © réservations et billets d\u2019autocars, avions, bateaux, chemins de fer, e location d\u2019automobile, ! © service de guides, © réservations d\u2019hôtels, i © assurance pour vous et vos bagages.20 a: En rat ToT NOUS NOUS OCCUPONS DE TOUT! | QUEBEC TRAVEL BUREAU, LTD.| 18, rue Sainte-Anne, Québec, P.Q.529-2547 Laval Médical coe Vol.36 \u2014 Avril 1965 Lu sommaire ANALYSES INDICATIONS THERAPEUTIQUES DES STEROIDES PROGESTATIFS .382 | TRAITEMENT DE L'\u2019HYPERTHYROÏDIE CHEZ LES ENFANTS .382 | EFFET DE LA CORTISONE SUR LA FORMATION DE L'ULCÈRE PEPTIQUE .383 | SECRETION INAPPROPRIEE D'HORMONE ANTIDIURETIQUE DANS LE MY.| XŒDÈME .1.222111 4 LL LL LL LL LL 1111 1.- 38 LE RIBOSOME, MANUFACTURE DE LA CELLULE VIVANTE .384 Conçu pour un soulagement à double # action de la constipation chronique | \"KONDREMUL\" | manque vÜFOSÉE © il pénètre les matières fécales et les amollit ! © il lubrifie pour un passage plus facile sans entrainer de suintement.Une émulsion d'huile minérale et de mousse d'Irlande, stable et remarquablement exquise.POSOLOGIE\u2014ADULTES\u2014 Une cuillerée à soupe au coucher et au lever; à mesure que l'état s'améliore, diminuer à une cuillerée à soupe au coucher.ENFANTS \u2014 Une à deux cuillerées à thé au coucher suffisent habituellement.\u201cKONDREMUL\"\u201d \u201cKONDREMUL\" \u201c\u2018KONDRÉMUL\" (étiquette bleue) à la au Cascara Phénolphtaléine (étiquette verte) (étiquette rouge) Flacons de 8 et de 16 onces liquides.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ > Chantes E.Frosst & Co.lls\u201d MONTREAL CANADA Maison entièrement canadienne « Fondée en 1899 [die , an il; Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 11 Ld Lid Li.2 = POUR la pureté Lid A > la fraicheur = ° = / h = a richesse = Ll \u2014i Qo = LAIT 97) A \\ & S $ © CRÈME \u201c5 Fs NN Ce a YOGHOURT J, SO TQ C478 CREME GLACEE {il =\" = $ AN 875, 4° AVENUE, QUÉBEC 3.TÉLÉPHONE : 529-9021 OPAVERA IS reste toujours un médicament de choix pour Je traitement scientifique de la - + COQUELUCHE + - est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complications, e Documentation sur demande.CANADA DRUG LTEE LTD., MONTREAL ANTIHYPERTENSIF STABLE DE FAIBLE TOXICITÉ ET D'ACTION PROLONGÉE Dragées contenant 100 mg.de Rauwolfia Serpentina J.-M.MARSAN & CIE LIMITÉE MONTRÉAL CANADA 12 Laval Vol.36 \u2014 Médical Avril 1965 MILLET, ROUX \u20ac CIE.LTÉE CENTRE D\u2019EQUIPEMENT MEDICO-CHIRURGICAL - SPÉCIALITÉS PHARMACEUTIQUES - INSTRUMENTS DE CHIRURGIE - MERCK, SHARP & DOHME LAMPES ET LUMINAIRES - INSTALLATION DE BUREAUX - MOBILIER MÉDICAL ET CHIRURGICAL - APPAREILS À PRESSION - STÉRILISATEURS - DIATHERMIE ET ULTRASONS - ÉLECTRO.ET PHYSIOTHÉRAPIE - ULTRA-VIOLETS ET INTRA-ROUGES - ÉLECTROCARDIOGRAPHES - SERINGUES - AIGUILLES - THERMOMÈTRES - OXYGÉNOTHÉRAPIE - PANSEMENTS - APPAREILS ET ACCESSOIRES D'ANESTHÉSIE - SUTURES ET LIGATURES DÉPOSITAIRES ATTITRÉS DES PRODUITS SUIVANTS: - AMES - MERRELL - ASTRA - SANDOZ - BURROUCHS WELLCOME - SCHERING .GEIGY - SMITH, KLINE & FRENCH - HECHST INST.MICROBIOLOGIE, U.DE M.- WARNER-CHILCOTT BUREAU CHEF : 1215, rue ST-DENIS, MONTRÉAL 18.BUREAU À QUÉBEC : M.LS JACQUES, gérant, 525, CORRIGAN, QUÉBEC 10.TÉL.: 527-8006.Prescrivez au poids te \u2014\u2014\u2014 > Prescrivez \u201cPGA\u2014un gramme par jour\u2019 PGA*0,25 g.\u2014 PGA*0,5g.\u2014 Quatre comprimés par jour Deux comprimés par jour en flacons de 12 et de 100 comprimés *Penicilline G Ammonique orale B.D.H.BRITISH DRUG HOUSES Toronto, Canada SUR Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 | EEE ane ER : Coe > | | Festal\u2019 3 | aide a la digestion É Lorsque l'aspect clinique évoque un trouble i digestif associé à l'âge avancé, à des nl gaz intestinaux, a un excés d\u2019aliments, et des habitudes alimentaires nerveuses et trop rapides, FESTAL complète le processus de la digestion par l'intermédiaire d'une combinaison d'enzymes digestifs fortement ; concentrés dont le titrage standardisé as- KN sure un maximum d'efficacité.FESTAL EE compense pour une insuffisance d'enzymes naturels; il procure un supplément d'\u2019enzymes digestifs au besoin.Va SES COR ee Surfak\u2019 ; soulagement de la constipation chronique Un émollient fécal supérieur, SURFAK per- ! met d'obtenir des fonctions intestinales normales.|| est surtout indiqué en gériatrie, en chirurgie anorectale, en pédiatrie, chez les patients immobilisés, durant la grossesse et pour empêcher l'effort chez les patients cardiaques et hypertensifs.Doxidan laxatif doux, efficace DOXIDAN est une association d'un émollient fécal supérieur (Surfak) et d'un agent péristaltogène léger (Danthron) qui n'agit que dans la partie inférieure de l'intestin produisant une action laxative douce et exempte de crampe.DOXIDAN estindiqué pour le soulagement de la constipation et le maintien d'une fonction intestinale régulière.Documentation détaillée sur demande, S.V.P.référer au Vademecum International pour renseignements complets sur la posologie.reg 14 BERET hha ta rob setae es ad a ERA 3 KARMANN AR ian RA RRNA NEI EA EULA KU AAR ANE AS tA Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 OPOTHERAPIE ASSOCIEE VITAMINEE ampoules buvables CORTICO-SURRÉNALE SUBS' CÉRÉBRALE EXT' ORCHITIQUE Vitamine C 1000 mg alhemies o bayprotemmion ° conwélenence une ampoule par jour ou tous les deux jours PEUR XT LJ mince CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANCAISE Ltée MONTREAL 7 \\ NORMOGASTRYL d'et imril dass Les médicaments simples A permanents de La Thérapeutique Médicale . lide i | également efficace dans des pathologies courantes ostéomyélite \u2014 résultat variant d'excellent à bon dans 30 cas sur 31 (96.8%)! \u201cDu point de vue clinique, le médicament (Lincocin) s'est révélé particulièrement précieux pour traiter l'ostéomyélite staphylococcique et ce fait s'appuie sur certaines considérations théoriques et sur des preuves cliniques (Holloway et al, 1963).\u201d* MARQUE DÉPOSÉE: LINCOCIN CF 3079.1 1.Fiches cliniques versées dans les dossiers de la Compagnie Upjohn.Med.J., 2:670-672 (Sept.) 1964.pes PI \"dans vo 2.Geddes, A.M., et al.: Lincomycin Hydrochloride, Clinical and Laboratory Studies.Brit.Aste ea + amen, I EV pathologies courantes \u2014 résultats variant d'excellents à bons dans 804 cas sur 877 (92%) d'infections des voies respiratoires, de l'oreille moyenne et des tissus mous.Efficacité spécifique contre les bactéries à Gram- positif.Peut s'administrer en présence d\u2019allergies avérées, dont des allergies a la pénicilline.On n'a signalé aucune réaction secondaire ni aucune réaction d\u2019hypersensibilité, ayant un caractere grave.présentation: Lincocin, Solution Sterile: 600 mg par flacon-ampoule de Lincocin, à l'état de chlorhydrate de lincomycine, en flacon-ampoule de cc.Lincocin, Capsules: 500 mg de Lincocin par capsule, à l\u2019état de chlorhydrate monohydraté de lincomycine, en flacons de 12 et de 100 capsules.Upjohn The Upjohn Company of Canada / 865 York Mills Road / Don Mills (Toronto), Ontario nts en dermatothérapie : Tacceptation du médicame|\u2019 par le malade peut signifier la différence M d | V id L'excipient Veriderm adhère à la peau sans la graisser comme les e ro eri erm onguents et sans la dessécher comme les lotions.Plaisant au pour iraiter les dermatoses mon compliquées malade, il l'encourage à appliquer le Medrol Veriderm ou le Neo- Présenté en tubes de 5 et de 15 grammes, renfermant Medrol Veriderm consciencieusement, conformément a votre 0.25% d'acétate de méthylprednisolone dans le prescription.Le Veriderm permet d'étendre doucement les com- Veriderm, excipient simulant les lipides cutanés.posants actifs sur les lésions sensibles et d\u2019y exercer le maximum d'action thérapeutique.La préférence du malade pour le Veriderm Neo-Medrol Veriderm a été nettement illustrée par une étude clinique: 31 des 40 malades ont choisi l\u2019excipient Veriderm plutôt que les onguents ordi- pour iruiter les dermatoses infectées naires.La conclusion ?\u201c., dans les cas ou l'application du médi- Présenté en tubes de 5 et 15 grammes renfermant cament ne peut être surveillée, cette forte proportion d'accepta- 0.25% d'acétate de méthylprednisolone et : A: ; 4 0.5% de sulfate de néomycine, dans le Veriderm, tion du médicament par le malade, peut fort bien représenter excipient simulant les lipides cutanés.l\u2019élément capital du succès dans l'ensemble du traitement der- | MARQUES DÉPOSÉES: MEDROL, NEO-MEDROL, VERIDERM CF 7.1 matologique global\u201d, THE UPJOHN COMPANY OF CANADA / DON MILLS (TORONTO), ONTARIO Haye, K.R.: À New Base for Dermatological Preparations.Brit.J.Clin.Prac., 16: 188-190 (Mar.) 1962. \u2014 1 ne at & ol le Ne 5 Js (OF ais?prt re as 1% Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 17 la société médicale des hôpitaux universitaires de laval Secrétariat : Faculté de médecine, Université Laval, Québec.MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le professeur Raoul KOURILSKY, de Paris.M.le professeur Albert JENTZER, de Genève.M.le professeur Henry L.Bockus, de Philadelphie.M.le professeur Alexander BRUNSCHWIG, de New-York.M.le professeur Charles H.BEST, de Toronto.M.le professeur Jean MARCHE, de Paris.M.le professeur P.M.F.BrsHoP, de Londres.BUREAU Président : M.le professeur Roland CAUCHON.Vice-président : M.le docteur Jean-Marc LESSARD.Secrétaire général : M.le docteur Jacques BRUNET.Secrétaire correspondant : M.le professeur Georges-A.BERGERON.Trésorier : M.le docteur Clément JEAN.Membres : MM.les professeurs Léo GAUVREAU et René SIMARD ; MM.les docteurs Louis-Philippe ALLEN, F.-X.BRISSON, Claude BROSSEAU, Jean-Paul DECHENE, Paul-M.GAGNON, André LAPOINTE, Jean-Marie LEMIEUX, Jean-Marie LOISELLE, Georges NORMAND, Yves ROULEAU et Guy SAUCIER.MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de médecine et des Hôpitaux universitaires.dr éd pf yet?qe dé qq 1# LAXATIF DOUX (sans accoutumance) comprimés par jour CORONET DRUG COMPANY 260 Est Rachel, Montréal - Agent Général (G) Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Amélioration des signes fonctionnels dans tous les cas.Amélioration des tests oscillométrique et fluoroscopique dans 73 des cas.hydrosarpan sympatholytique majeur vasodilatateur électif non hypotenseur médication de sécurité (documentation sur demande) LABORATOIRES J/F@HC@ INC.MONTREAL \u2014 CANADA - Semen ss sem \u2014 N\\ ar Lorsque la toux trouble le repos, Ce?~TERPO- DIONIN (MARQUE DEPOSEE) constitue un remède à triple action, SÉDATIF » CALMANT e EXPECTORANT TERPO-DIONIN soulage méme les toux les plus persistantes, lénifie les parois irritées de la gorge, augmente la sudation, favorise le repos ininterrompu si nécessaire aux malades.Pour obtenir l\u2019effet calmant le meilleur, conseiller au malade de retenir chaque petite gorgée, non diluée, dans J\u2019arrière- gorge avant de l\u2019avaler.LABORATORIES AURORA ONTARIO \u201cElle suit des régimes fantaisistes, elle a commence a étre menstruee, et elle ne tolère pas le fer.FILMTAB* et pourtant elle peut prendre l'IBERET* même à jeun Jusqu'à ces derniers temps les hématopoïétiques étaient souvent prescrits pendant ou après les repas, dans l'espoir de réduire au minimum les effets secondaires \u2014 bien qu'il fut reconnu qu\u2019à cause des nombreux facteurs susceptibles d\u2019influer défavorablement sur l'absorption du fer \u201c.le fer thérapeutique devrait être donné à jeun\u201d! L'Ibéret résout ce problème par le dégagement contrôlé égal de la majeure partie (88%) du fer après la première demi-heure.Résultat : la dose peut être donnée à jeun.Le dégagement maximal se produit la ou il peut le plus de bien \u2014 dans le tractus intestinal.Seulement un Filmtab d'lbéret par jour procure à peu près la même réponse hémoglobinique et hématocrite que le sulfate ferreux simple pris deux fois ou plus par jour.Il a été démontré que le fer sous forme de Gradumet* est aussi efficace que le traitement classique tout en produisant moins d\u2019effets secondaires, même lorsqu'il y a intolérance des préparations orales classiques de fer?Seul l'Ibéret renferme du sulfate ferreux sous forme de Gradumet qui permet de le donner à jeun.C'est pourquoi l'Inéret rend périmés les hématopoïétiques oraux classiques.FilmaTas*® * IBERET (Vitamines du Complexe B, Vitamine C et Fer à Dégagement Contrôlé, Abbott) LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE C.P.6150, MONTRÉAL Seulement UN Filmtab par jour fournit : TS Du Fer à Dégagement Contrôlé Sulfate Ferreux, U.S.P.(fer metal\u2014105 mg) Plus le Composé Vitaminique B Thérapeutique 525 mg Vitamine Br: 25 mcg Mononitrate de Thiamine 6 mg Riboflavine 6 mg Niacinamide .30 mg Chiorhydrate de Pyridoxine 5 mg d-Pantothénate de Calcium 10 mg Plus la Vitamine C Thérapeutique Acide Ascorbique 150 mg Dose Habituelle: Un tberet par jour comme dose thérapeutique dans le traitement des anémies ferriprives et de nutrition.Nota: Il y a aussi le Fiimtab de FERO- GRADUMET* renfermant seulement du fer, 105 mg, sous forme à dégagement contrôlé.Documentation médicale envoyée sur demande 1.Woodrufi, C.W., \u201cIron\u201d: Borden's Review of Nutrition Research, 20:63, 1959.2.Webster, J.J, Treatment of Iron Deficiency Anemia in Patients with Iron Intolerance: Clinical Evaluation of a Controlied- Release Form of Ferrous Sulfate, Current Therapeutic Research 4:130, April, 1962.Filmtab\u2014Comprimés filmo-scellés, Abboît; breveté en 1959/Ibéret\u2014Composé Vitaminique B, Vitamine C et Fer à Dégagement Contrôlé, Abbott/Fero-Gradumet \u2014Sulfate Ferreux sous forme à dégagement contrôlé, Abbott/Gradumet\u2014Forme posologique à dégagement prolongé, Abbott: breveté en 1961.Nom déposé 308267 Sommeil profond \u2026 doux comme le sommeil d'un enfant I! est si souvent nécessaire que la sédation soit douce pour les gens qui avancent en âge.Et le Placidyl procure un sommeil aussi naturel que peut le faire un soporifique.L\u2019expérience de huit années a démontré qu\u2019il n\u2019y a guère de risque d\u2019excitation précédant le sommeil, de confusion nocturne, ou de lourdeur au réveil.Le Placidyl agit doucement et des médicaments plus puissants sont rarement nécessaires.Le EPlacidyl\u201d assoupit doucement votre patient (etchlorvynol Abbott) *NOM DEPDSE , Il y a rarement des effets secondaires.Comme avec tout sédatif, une surveillance soigneuse est recommandable dans le cas de sujets mal ajustés.Des symptômes de sevrage peuvent se produire après un usage prolongé.Dans de rares cas il se peut qu'un sujet présente une sensibilité exceptionnelle bien qu'aucun effet nocif permanent n\u2019ait jamais été signalé.Eviter de l'employer cn même temps que l'alcool ou les barbituriques.Dose habituelle : Pour l'hypnose nocturne, une capsule (500 mg.) au coucher.Documentation médicale envoyée sur demande.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE C.P.6150.MONTREAL VOLUME 36 LE SYNDROME DU «CRI DU CHAT» Imédical | NUMÉRO 4 COMMUNICATIONS Etude d'un cas par délétion partielle du bras court du chromosome 5 et translocation au chromosome 4% A la fin de l\u2019année 1963, Lejeune et ses collaborateurs (12) ont rapporté trois cas, chez des nourrissons, d\u2019un syndrome nouveau caractérisé par de la débilité corporelle et mentale, de la microcéphalie, de l\u2019hypertélorisme, de l\u2019épican- thus, une implantation basse des oreilles et un cri rappelant le « cri du chat ».L\u2019analyse cytogénétique a révélé une perte d\u2019un segment du bras court d\u2019un chromosome 5.Simultanément, Bôôk, Atkins et Santesson (1) ont publié une observation identique.Outre les travaux français et suédois, des rapports similaires ont été faits aux États-Unis et en Angleterre.Il existe présentement (février 1965), dans les annales médicales, onze cas de cette maladie dont la * Ce travail a été partiellement subventionné par le Mi- pare de la Santé de la province de Québec (octroi n° 604-9- { Travail présenté à la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval le 25 mars 1965.1.Professeur titulaire au Département de pathologie, Faculté de médecine, université Laval, Québec.2.Chef du Service de pédiatrie de l\u2019Hôtel-Dieu Saint- Vallier, Chicoutimi.3.Résident dans le Service de pédiatrie et moniteur dans le Service de médecine, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi.(D Paul GENEST,! Maurice TREMBLAY?et Mirali MORTEZAT.?désignation est évocatrice de sa particularité vocale.Aucune mention officielle du syndrome du cri du chat ne semble avoir été faite au Canada.Cependant, un cas a été dépisté dans la région de Montréal (4) et un second l\u2019a été à Toronto (3).Un autre malade est actuellement sous observation à l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi.C\u2019est ce dernier qui fait l\u2019objet de la présente étude.OBSERVATION CLINIQUE Histoire du cas : Il s\u2019agit d\u2019un enfant du sexe masculin, actuellement âgé de 14 mois qui a été admis dans le Service de pédiatrie pour la première fois le 19 mars 1964 pour une broncho-pneumonie.Il est né d\u2019une grossesse à terme de 38 semaines et à la suite d\u2019un accouchement normal.Le poids à la naissance était de cinq livres et 12 onces.C\u2019est le dernier d\u2019une famille de cing enfants.Les quatre premiers sont tous normaux, bien AVRIL 1965 320 portants et âgés respectivement de huit, sept, six et trois ans.Les parents ne sont pas consanguins.Le père a 39 ans et la mère 27 ans.Ils sont en bonne santé et ne montrent aucun dysmorphisme physique.La mère signale qu\u2019au cours de sa dernière grossesse les mouvements fœtaux sont restés constamment de faible amplitude et qu\u2019ils ont été perçus seulement vers le sixième mois de la gestation.Les antécédents familiaux sont sans particularité, si ce n\u2019est l\u2019existence d\u2019une fréquence élevée des malformations congénitales du côté paternel.En effet, la mère et un frère du côté paternel ont eu respectivement un enfant atteint de dextrocardie et un autre souffrait d\u2019un méningomyélo- cèle, Ils sont décédés en bas âge.Une sœur de la même fratrie aurait donné naissance à deux enfants polymalformés et retardés mentalement ; ils sont actuellement vivants et ils sont placés dans des institutions pour enfants retardés.Examen clinique : Le poids actuel de l\u2019enfant est de 16 livres, et la taille est de 70 centimètres (28 pouces).L\u2019enfant présente un dysmorphisme particulier intéressant surtout le crâne et la face : a) La tête est petite, sphérique et de type microcéphale, le périmètre crânien mesurant 40 centimètres (16 pouces).La fontanelle antérieure est béante et largement ouverte.b) La face est arrondie et lunaire \u2014 au niveau des yeux on constate : \u2014 Un hypertélorisme ; \u2014 Un épicanthus modéré, avec la fente palpébrale légèrement oblique en bas et en dehors ; \u2014 Un strabisme divergent ; \u2014 La base du nez est déprimée et en forme de «selle » ; \u2014 Le maxillaire inférieur est hypoplasique et en retrait sur le maxillaire supérieur, donnant ainsi une micrognathie et du rétrognatisme ; \u2014 Le palais est profond et ogivâtre ; Paul GENEST - Maurice TREMBLAY - Mirali MORTEZAÏ Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 \u2014 Les oreilles sont décollées, en éventail et implantées bas avec des lobules hypoplasiques ; \u2014 Le cou est court et la tête semble fixée directement sur les épaules ; \u2014 Le thorax a une configuration normale, mais l\u2019auscultation cardiaque révèle l\u2019existence d\u2019un souffle systolique, de grade IV/VI, avec maximum d\u2019intensité au niveau des deuxième et troisième espaces intercostaux gauches ; \u2014 L\u2019abdomen est sans particularité et on ne trouve pas de spléno-hépatomégalie ; \u2014 Les organes génitaux sont malformés et on constate la présence d\u2019un hypospadias de type pénien, avec une cryptorchidie bilatérale ; \u2014 Il n\u2019y a pas de malformations aux membres supérieurs, mais au niveau des paumes des mains, les plis palmaires transverses sont uniques ; \u2014 Aux membres inférieurs, les pieds sont en valgus, et on trouve une légère incurvation interne et bilatérale des gros orteils, avec mauvaise implantation des deuxième, troisième et quatrième orteils des deux côtés ; \u2014 La peau est sans particularité \u2014 si ce n\u2019est une tache bleue mongolienne étendue à la région sacro-coccygienne ; \u2014 Les muscles sont de faible volume et généralement atrophiés.Examen psychomoieur : L'enfant présente un retard considérable.Figure 1.\u2014 Aspect particulier du patient en position assise.A us | pra | ate [atècé sei | el ae ap Lf ges Jen ant [am i ded Leif dents, ddomin egste Ira spo d tu! ren Era à À Ye ee Sr Wan thle | Le eli eng fi 3 nt Jutit3 git i aime ce nt geil à Été pk?Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 Par suite d\u2019une hypotonie généralisée, il ressemble à une « poupée de chiffon » (figure 1).La tête est ballante et ne peut se tenir en position verticale, même pendant quelques secondes (figure 2).La position assise est impossible, même avec appui.L'enfant ne sourit pas ; il ne suit pas du regard et ne s\u2019intéresse pas à son entourage.Il semble entendre, car l\u2019émission d\u2019un son ou un bruit le fait sursauter facilement.Les membres supérieurs et inférieurs sont en état de demi-flexion permanente.Le réflexe de Moro et celui de Grasping sont absents, mais les réflexes ostéo-tendineux et cutané abdominal sont présents.Celui de Babinski n\u2019existe pas.Il y a en plus une particularité caractéristique du syndrome à la suite d\u2019une stimulation douloureuse : l\u2019enfant émet un cri faible et plaintif qui ressemble au miaulement d\u2019un chat.Examen ophthalmologique : a) À l\u2019examen du fond de l\u2019œil, la rétine a un aspect gris-ardoisé dans son ensemble.À la périphérie et dans la région maculaire, il persiste un aspect rosé qui indique l\u2019existence de la choroide sous-jacente.L'indice de réfraction de la rétine semble normal ; b) Les vaisseaux ont un diamètre normal, mais contrairement à la rétine normale où ils semblent cheminer à la surface, ici, ils donnent l'impression Lo AT - Figure 2.\u2014 Position de la tête par défaut d\u2019appui.À noter la micrognathie.LE SYNDROME DU «CRI DU CHAT » 321 d\u2019être iunélisés.Il n\u2019existe pas d\u2019atrophie optique et les bords de la papille sont nets et précis ; c) La dilatation de la papille à l\u2019atropine est d\u2019une lenteur digne de mention ; d) Une biopsie intestinale par laparotomie a été pratiquée et l\u2019examen histologique démontre une légère atteinte dégénérative des cellules ganglionnaires du plexus mésentérique, mise en évidence par une vacuolisation du cytoplasme et un certain degré de granulation.Il y a aussi une condensation discrète de la chromatine nucléaire.Examen cytogénétique : L'analyse chromosomique a été faite sur deux prélèvements de sang, selon une technique déjà décrite (8).Cent dix-sept cellules en métaphase ont été photographiées et examinées et le caryo- type de trente d\u2019entre elles a été fait.La majorité des cellules ont un nombre diploïde normal de quarante-six chromosomes avec la formule gono- somique XY (tableau I).TABLEAU 1 Résultats de l\u2019examen cylogénétique du patient Chromosomes.,.44 45 46 47 92 Cellules._- 4 9 95 8 1 Caryotypes.\u2014 \u2014 28 2 \u2014 Dans les cellules à 44 et 45 chromosomes, les éléments absents sont hétérogènes, ce qui indique que cette perte est d\u2019origine technique et n\u2019a pas d'importance significative.Les mitoses a 47 chromosomes ont, en surnuméraire, un fragment chromosomique ou un petit élément de la taille de ceux du groupe 21-22.Toutes les cellules examinées possèdent un chromosome de la cinquième paire qui a la caractéristique décrite par Lejeune (12), c\u2019est-à-dire, une délétion partielle du bras court.En outre, dans un certain nombre de métaphases, un chromosome du groupe B, vraisemblablement un 4, possède un grand bras plus long que son homologue et il présente, dans sa partie distale, une constriction, parfois assez nette, qui permet de croire à la présence d\u2019un fragment de translocation (figures 3 et 4). bit * Laval Médical vil Paul GENEST - Maurice TREMBLAY - Mirali MORTEZAÏ Vol.36 \u2014 Avril 1965 il 322 \u2019 Tie IA Hh »n Js ATS > \u2019 LC X 2! Li {HU RKA UN cs it a ) 04 46 fe 88 et a | _ - -\u2014 Le 0 ee - \u2014 - - _ Figure 3.\u2014 Métaphase et carvoiype d\u2019une cellule.Les flèches montrent le chromosome 5 anormal.(GX 400.) 0e) ARAL sise cie x fg Laval Médical 1% Vol.36 \u2014 Avril 1965 LE SYNDROME DU «CRI DU CHAT » 323 B4 BS B4 BS Ur 9 TTT.J Ÿ La.As } $ à £ A | ee -~ Re PS \u2014 Figure 4.\u2014 Caryotypes partiels des dix cellules montrant les chromosomes 4 et 5.Les flèches indiquent\u201dce ib qui semble étre une translocation.(GX 3000 a 3 400.) 5 in 324 Examen biochimique : 1.L\u2019examen des urines, la formule sanguine, l\u2019azotémie, la glycémie, la calcémie et le taux des phosphatases alcalines sont normaux ainsi que le taux sérique du chlore, du sodium, du potassium et des bicarbonates ; 2.Les tests hépatiques, le taux des lipides, le cholestérol, le profil lipidique, le lipidogramme, le PBI sont sans particularité ; 3.La ponction lombaire, l\u2019électrophorèse du liquide céphalo-rachidien et l\u2019électrophorèse des protéines, ainsi que le taux plasmatique de l\u2019aldo- lase, de la lactico-déshydrogénase et des transa- minases glutamique-oxalacétique et glutamique- pyruvique sont dans les limites des valeurs normales ; 4.Le seul examen biologique anormal (par auto-analysateur) consiste en une augmentation massive du taux des acides aminés sériques contrastant avec une chromatographie normale des acides aminés urinaires ; 5.L'augmentation porte surtout sur les acides aminés dont les valeurs respectives apparaissent au tableau II.TABLEAU 11 Dosage de quelques acides aminés sériques ACIDES AMINES Taux (en micromoles) Acide aspartique.14,0 Thréonine.20,0 Sérine.22110 01010 Lee 60,0 Glycine.70,0 Alanine.70,0 Leucine.20,5 Tyrosine.13,7 Phénylalanine.18,7 Lysine.57,5 Histidine.30,0 Arginine.40,0 6.L\u2019électrocardiogramme montre des signes mineurs d\u2019hypertrophie ventriculaire gauche, sans déviation de l\u2019axe électrique ; 7.L\u2019électro-encéphalogramme est perturbé et montre une atteinte diffuse et sévère sans signe de localisation ; Paul GENEST - Maurice TREMBLAY - Mirali MORTEZAÏ Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 8.Le test de Barr est négatif et l\u2019examen du larynx démontre une absence de malformation, mais cet organe est peu développé et de type infantile, avec une laryngomalacie modérée, expliquant l\u2019émission du cri caractéristique.Examen radiologique : \u2014 La radiographie crânienne révèle un crâne de type microcéphale sans calcification intra- cérébrale ; \u2014 Le rachis cervical montre l\u2019absence de la deuxième hémivertèbre cervicale, réalisant le syndrome de Klippel-Feil (figure 5) ; \u2014 A la radiographie des pieds, on constate une agénésie de la deuxième et de la troisième phalange Figure 5.\u2014 Radiographie du cou, côté gauche, montrant l\u2019anomalie de la deuxième vertèbre cervicale.(GX3 000 à 3 400.) du cinquième orteil droit, et de la deuxième phalange du cinquième orteil gauche, ainsi qu\u2019une hypogénésie des premières phalanges des cinq orteils des deux côtés ; \u2014 L\u2019étude de l\u2019âge osseux démontre l\u2019existence de neuf point osseux secondaires, correspondant à l\u2019âge osseux d\u2019un enfant de 11 mois ; \u2014 L'étude de la silhouette cardiaque, par baryum dans l\u2019æsophage, plaide en faveur d\u2019une communication interauriculaire ; \u2014 L\u2019urographie intraveineuse est négative, par contre le lavement baryté révèle la présence d\u2019un dolichosigmoide.Jone] wa Fo ll Wiig 0418 en dy Mai, de tie i el 1 crâne 0 fra ede ly lee State une p halange Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Examen dermatoglyphique : Il existe une forme de transition du pli simiesque dans la main gauche.DISCUSSION La comparaison des douzes observations connues du syndrome du « cri du chat » (tableau III) permet de retrouver de façon constante, les caractéristiques communes, soit : \u2014 Le retard mental sévère ; \u2014 L\u2019hypotrophie staturo-pondérale ; \u2014 Le dysmorphisme cranio-facial ; \u2014 Le cri caractéristique ; \u2014 Les malformations associées ; \u2014 Et la délétion partielle ou totale du bras court d\u2019un chromosome 5.Le petit nombre de cas rapportés ne permet pas encore de déterminer la valeur de certaines anomalies inconstantes, pas plus que de préciser des notions étiologiques.Cependant, ni la consanguinité ni l\u2019âge de la mère ne semblent jouer de rôle prépondérant, puisque le mariage consanguin n\u2019est observé que dans un seul des cas étudiés et que dans neuf cas l\u2019âge maternel est de moins de 30 ans.Par contre, le sexe féminin semble prédisposé, car dans dix observations sur douze il s\u2019agit de filles.Les deux cas dépistés et à Montréal et à Toronto sont également du sexe féminin.D'autre part, la présence d\u2019une translocation au niveau du chromosome 4 paraît vraisemblable.On peut supposer que, si elle est réelle, le fragment transloqué proviendrait de la portion cassée du chromosome 5.Bôôk, Atkins et Santesson (1) ont déjà émis l\u2019hypothèse que la partie fragmentaire du bras court du chromosome 5 soit transportée sur un autre chromosome, mais que, à cause de son faible volume, cette translocation serait difficile à mettre en évidence.Des translocations intéressant le chromosome 4 ont déjà été rapportées.Bray et Sœur Ann Josephine (2) ont observé, chez un nourrisson mâle présentant des malformations multiples, un chromosome 4-5 avec une translocation probable d\u2019un fragment chromosomique du groupe 13-15.Wallace et Anderson (18) ont publié une observation identique.Gagnon et ses TABLEAU III = wv VD wo = = : > A x > 2 I wn 3 S ES » 3 co wn s = » s » = = V 5 = = S = = 3 = S » = = s ~ = wn » = = = £ = = ss n = = = = = A = = s = = 9 = 3 LE SYNDROME DU «CRI DU CHAT » & £7 OBZ +++++4rttttttt z © & § |OFRE+HHOHHEHHHEHS40 Ô È = s a Z| ORG A++O+++++00+++ = = a | OFRat ttt +O++00++ 5 < = © 2 É |ORDE+HHHHHFOFHFOC++ a > \u201c a a ~Q0e FHF F +m amma to >» < 5 A & z B |ogaut+++++++++000++ ô = a a | \\ i bi 3 { Vidic, i bypre 2 gps «6 sont rapport inn 16 enh téreur Fi fein gant lle ride san ar 01 rad p40 i fo ith i 4 me qu it p sik Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 s\u2019élève doucement vers un pic qui dépasse généralement celui de l\u2019aorte ascendante.Quand il y a obstruction valvulaire à l\u2019éjection du ventricule gauche, la pression centrale aortique augmente plus graduellement que la valeur normale et elle ne provoque pas cette transformation habituelle au cours de son voyage vers la périphérie.Comme conséquence, l\u2019allure de la pression artérielle périphérique ressemble à celle du pouls central aortique (figure 2).2.Rapport: pouls périphérique/pouls central (PP/PC) : Le contour du pouls artériel a été bien exploré dans le passé, grâce spécialement, à l\u2019étude de la sténose valvulaire aortique.L\u2019enregistrement simultané et l\u2019analyse comparative du pouls de l\u2019aorte centrale et celui de l\u2019artère périphérique ne sont pas encore utilisés de routine dans la majorité des laboratoires d\u2019hémodynamique.L\u2019étude du pouls artériel périphérique \u2014 il faut bien noter en particulier le pouls différentiel, la pression diastolique et la rapidité du temps de montée systolique \u2014 ne nous donne pas toujours une image véritable de la maladie en cause.Par exemple dans l'insuffisance valvulaire aortique, le temps de montée systolique est souvent normal, soit de Q,10 à 0,16 sec.selon les critères de Wood tandis que le rapport du pouls périphérique sur le pouls central (PP/PC) va faire penser à une régurgitation valvulaire importante (par exemple 0,36).D'autre part, on peut percevoir un pouls périphérique bondissant, sans régurgitation aortique si la pression artérielle différentielle est augmentée, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019individus normaux mais hyperdynamiques, que ce soit un cas d\u2019hypertension ou d\u2019hyperthyroïdie, ou encore la présence de bloc auriculo-ventriculaire du deuxième ou du troisième degré.La tension artérielle diastolique abaissée au-dessous de 50 mm de Hg se rencontre généralement dans l'insuffisance aortique, mais aussi souvent dans des cas d\u2019hypotension qui surviennent au cours du cathétérisme cardiaque, etc.D'où, il nous semble, qu\u2019une étude combinée du pouls central et du pouls périphérique, comme celui du rapport mentionné plus haut, a une valeur ÉTUDE HÉMODYNAMIQUE DES MALADIES AORTIQUES 333 clinique plus importante que celle de l\u2019étude du pouls périphérique seul (3).Selon les critères déjà décrits, nous remarquons que le rapport PP/PC est normal, il se situe entre 0,50 et 0,70 ; celui de la sténose aortique valvulaire varie surtout entre 0,80 et 0,95; par contre, le rapport PP/PC dans l'insuffisance aortique se situe surtout entre 0,40 et 0,30.Cette valeur numérique simple nous a aidés dans le passé à classifier les patients de façon plus précise et nous a donné des normes plus exactes lorsqu\u2019on considère un malade en vue de la chirurgie cardiaque.3.Signification clinique du rapport: pouls péri- bhérique/bouls central (PP/PC) : L'importance de l\u2019examen simultané du pouls aortique et du pouls périphérique a été mentionnée par Krœker en 1955.L\u2019étude comparative est significative dans les cas de maladies aortiques, parce que non seulement elle peut démontrer de façon indirecte le degré d\u2019insuffisance ou de sténose aortique présent, mais elle peut aussi à un stage avancé nous révéler l\u2019état du myocarde ou encore la réserve cardiaque.a) Insuffisance valvulaire aortique.Sur 36 patients souffrant d\u2019insuffisance aortique valvulaire due à la maladie rhumatismale, 26 ont un débit cardiaque normal ou légèrement élevé.Le rapport du temps de montée systolique PP/PC est abaissé jusqu\u2019à 0,32 avec une valeur moyenne de 0,38.La pression télédiastolique du ventricule gauche ne dépasse guère les limites de la valeur normale soit 10 mm de Hg.Dix patients souffrant d'insuffisance aortique et de défaillance cardiaque, démontrées par un élargissement marqué du cœur et par une diminution de l\u2019index cardiaque, ont un rapport PP/PC anormal.Quatre de ces patients avec une insuffisance aortique ont une coudure anacrotique anormale sur l\u2019onde primaire ascendante de l\u2019artère radiale et un rapport PP/PC variant de 0,70 à 0,80 (figure 5).La pression télédiastolique du ventricule gauche est élevée dans tous ces cas.Il se peut que cela reflète une diminution de la compliance ventriculaire due à une surcharge 334 diastolique marquée et une augmentation du volume diastolique.Deux de ces patients ont un bloc de branche gauche complet intermittent ; ils ne vécurent que quelques mois (5).Il est donc possible de suggérer que les patients atteints d\u2019insuffisance aortique valvulaire, et dont le rapport PP/PC est près de 0,75, ont une réserve myocar- dique diminuée et sont, par le fait même, de médiocres candidats à une intervention chirurgicale à cœur ouvert (4).La mortalité peropéra- toire et postopératoire est souvent très élevée dans ces cas.b) Sténose valvulaire aortique.Trente-deux patients sur 40 ont un gradient transvalvulaire aortique de 100 mm de Hg et plus mesuré lors du retrait de la sonde du ventricule gauche à l\u2019aorte ascendante.Ils ont tous un rapport PP/PC au-delà de 0,85 ne dépassant pas 0,95.La diminution de la réserve cardiaque n'est suggérée que par l\u2019abaissement de l\u2019index cardiaque ou par l'élévation de la pression télédiastolique du ventricule gauche ou encore par les deux.Dans 30 pour cent des cas de sténose aortique serrée, il est difficile et même impossible d'avancer la sonde cardiaque jusque dans le ventricule gauche (13).Il est donc très utile d\u2019avoir une méthode indirecte précise, le rapport PP/PC, sur laquelle on peut compter lorsqu'on doit décider de l\u2019opportunité d\u2019une intervention chirurgicale cardiaque pour un patient.c) Sténose musculaire sous-aorlique.L'étude de cette lésion cardiaque fera l\u2019objet d\u2019une prochaine publication.Mentionnons que le rapport PC/PC est de 1,0, ce qui est très inhabituel.Les courbes de pression aortique montrent un contour très particulier.Le caractère essentiel est le synchronisme de l\u2019élévation de la pression aortique et de celle du ventricule gauche.La valeur maximum de la pression systolique est atteinte d\u2019emblée, et est aussitôt suivie d\u2019une chute de pression et d\u2019une deuxième onde systolique plus lente.Ainsi, dans le vaisseau central et même à la périphérie de l\u2019arbre artériel, les courbes de pression sont à leur maximum de pression protosystolique et elles s'opposent aux courbes de pression télésystolique des sténoses de Guy-M.BOITEAU Médical Laval Vol.36 \u2014 Avril 1965 l'aorte.La courbe de pression périphérique ressemble étrangement à la courbe de pression aortique et elle est d'autant plus élevée que, dans l\u2019aorte, la pression différentielle à la protosystole est plus grande et la chute de pression qui lui succède est plus profonde.Le temps de montée systolique est très rapide, tant dans la partie centrale de l\u2019aorte que dans la partie périphérique (figure 7).Ceci est dû à ce que le ventricule se hâte d\u2019évacuer son contenu lors de la proto- systole avant que l\u2019infundibulum ou l\u2019épaississement musculaire de la chambre de chasse l\u2019en empêche par une contraction ferme de ce segment.Cette première onde rapide de la sténose musculaire contraste grandement avec la coudure ana- crotique de la sténose valvulaire aortique.Il s\u2019agit là d\u2019un signe quasi certain de cette lésion qui est unique dans le domaine de l\u2019hémodynamique.4.Le temps d\u2019éjection systolique : L'étude du pouls artériel central chez des patients atteints de sténose ou d\u2019insuffisance valvulaire aortique modérée, ou des deux, démontre un temps d\u2019éjection systolique ordinairement prolongé.Dans le cas de la régurgitation valvulaire aortique, cela s'explique par la surcharge diastolique constante qui augmente le travail du ventricule gauche, ce qui résulte en une prolongation de la systole de ce ventricule et dans un délai du temps total d\u2019éjection systolique.Dans le cas de la sténose aortique valvulaire, la pression du ventricule gauche est augmentée progressivement, par suite de la réduction significative de orifice aortique valvulaire.Cela aussi augmente le travail du ventricule gauche.Le temps d\u2019éjection systolique totale est d\u2019autant plus prolongé qu\u2019il y a une défaillance du myocarde ou une dimunition de la réserve cardiaque ; la valeur moyenne trouvée chez notre groupe de patients sans preuve de décompensation cardiaque est de 0,36 seconde, tandis que chez ceux atteints de décompensation cardiaque, elle est de 0,38 seconde.Benchimol (2) croit que le phénomène opposé se produit, c\u2019est-à-dire qu\u2019il y a une diminution du temps d\u2019éjection systolique responsable de la dé- Lar Vas com lis bd vent Je re, an: E, da yat qu hi ili arte hétique iil | Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 compensation cardiaque.Il mentionne aussi que l\u2019insuffisance ventriculaire gauche, en diminuant le débit cardiaque et le volume du ventricule gauche, tend à décroître la durée de la systole ventriculaire.5.Le phénomène du dicrotisme : L\u2019onde dicrote subit des changements assez radicaux chez le sujet malade et dans les maladies aortiques ; mais étudions d\u2019abord le mécanisme d\u2019apparition du dicrotisme chez le sujet normal.Marey en 1881 l\u2019a bien décrit.Il croyait que l\u2019élasticité artérielle et l\u2019intégrité des valvules sigmoides aortiques étaient nécessaires à sa production.Dow en 1940 (7), croit au contraire, que le dicrotisme est dû à des vagues de pression nées en différents points du système artériel et de part et d\u2019autre du diaphragme, alors qu\u2019Alexander en 1953 (1), admet que la réflexion jusqu\u2019au niveau de l'artère fémorale est responsable de ce phénomène.Mieux que le jeu des ondes de réflexion, celui des phénomènes de résonance explique le phénomène du dicrotisme.Le système artériel se comporte comme un système oscillant dont les oscillations ou ondes stationnaires sont déterminées par l\u2019impact de la masse sanguine éjectée lors de la systole et dont l\u2019amplitude et la durée d\u2019oscillation sont fonction des caractéristiques de résonance propres a chaque segment artériel.Il se développe ainsi des nœuds et des ventres fixes.Le premier nœud est situé à l\u2019orifice aortique, le second au niveau du ligament artériel, et le troisième au passage du diaphragme.À la naissance de toute branche collatérale, il y a toujours un nœud.Entre deux nœuds il y .a un ventre et l\u2019étude anatomique en précise les emplacements.L\u2019amplitude de l\u2019onde stationnaire dont la longueur est indépendante de la fréquence cardiaque augmente fortement chez le sujet sportif.Chez les athlètes, le piezogramme carotidien le démontre bien.L'\u2019existence d\u2019une onde stationnaire tient à ce que le système artériel est fonctionnellement clos à l\u2019origine aortique et dans le lit fémoral, alors qu\u2019il est ouvert au- dessous du diaphragme.L\u2019ouverture du système à l\u2019orifice aortique (par exemple dans l\u2019insuffisance (3) ÉTUDE HÉMODYNAMIQUE DES MALADIES AORTIQUES 335 aortique), sa fermeture dans l\u2019abdomen par vasoconstriction, ou son ouverture dans le lit fémoral (par exemple dans la fistule artério-veineuse) font disparaître le dicrotisme.On peut croire que dans les cas de persistance du canal artériel, il existe un nœud à l\u2019orifice aortique et un nœud en aval du canal, d\u2019où l\u2019apparition d\u2019un dicrotisme net.Un certain mystère plane donc sur l\u2019origine de l\u2019onde dicrote.Il est probable que plusieurs facteurs interviennent réglant ainsi le profil de cette onde chez le sujet normal comme chez le sujet malade.Il est bon de mentionner qu\u2019il y a plusieurs facteurs qui peuvent influencer le contour du pouls périphérique et rendre son interprétation plus difficile.Quelques-uns de ces facteurs sont le changement de la fréquence, l\u2019amortissement des courbes, les ondes stationnaires réfléchies, les ondes possibles de propagation plutôt que de déflexion et les problèmes majeurs inhérents aux défauts de l\u2019instrumentation.RÉSUMÉ Les différentes maladies aortiques, sous-aorti- ques et supra-aortiques ont été brièvement revues.La forme du pouls artériel périphérique et central et, tout spécialement le rapport PP/PC nous ont aidé à mieux comprendre la maladie en cause et ses répercussions sur le myocarde et l\u2019arbre vasculaire.Le rapport PP/PC varie de 0,50 à 0,70 chez un sujet normal, de 0,40 à 0,30 dans les cas d\u2019insuffisance aortique, de 0,80 à 0,95 dans la sténose valvulaire et supravalvulaire aortique et de 1,0 dans la sténose sous-aortique hypertrophique ou musculaire.Le temps d\u2019éjection systolique est généralement prolongé dans les maladies aortiques et sous- aortiques avancées, surtout s\u2019il y a défaillance cardiaque associée.Le bloc de branche gauche intermittent dans ces cas, révèle un pronostic de mauvaise augure.Le phénomène du dicrotisme, quoique moins important dans l\u2019étude des maladies aortiques, est souvent absent à la périphérie dans l\u2019insuffisance aortique modérée ou grave. SUMMARY The study of various aortic, subaortic and supraaortic diseases has been briefly revised.The contour of the peripheral and central aortic pulse, and specially the upstroke time ratio (U.T.ratio) has helped us to better comprehend the aortic diseases and its repercussion on the myocardium and vascular tree.The U.T.ratio results were as follows : normal subject : 0,50 to 0,70 ; valvular aortic regurgitation with normal cardiac output : 0,40 to 0,30 ; with low cardiac output : 0,50 to 0,75 ; valvular and supravalvular aortic stenosis : 0,80 to 0,95 and hypertrophic subaortic stenosis : 1,0.The total systolic ejection time is usually prolonged in advanced aortic and subaortic diseases, specially if they are associated with cardiac decompensation.The intermittent left bundle branch block in these cases have a poor prognosis.The dicrotic wave phenomenon, although not as important in investigating aortic valvular diseases, is often absent in aortic valvular regurgitation of moderate to severe degree.BIBLIOGRAPHIE 1.ALEXANDER, R., Genesis of the aortic standing wave, Circul.Research, 1: 345, 1953.Guy-M.BOITEAU Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 2.BENCHIMOL, A., DIMOND, E.G., et SHEN, Y., Ejection time in aortic stenosis and mitral stenosis, Am.J.Cardiol., 5 : 728, 1960.3.Boiteau, G.-M., Bourassa, M.-G., et ALLENSTEIN, B.J., Upstroke time ratio : a new concept in differentiating valvular and subvalvular aortic stenosis, Am.J.Cardiol., 11 : 319-326, 1963.4.BOITEAU, G.-M., LIBANOFF, À.J., et ALLENSTEIN, B.J., Upstroke time ratio in valvular aortic insufficiency, Am.J.Cardiol., 14 : 162-168, 1964.5.BourassA, M.-G., BOITEAU, G.-M., et ALLENSTEIN, B.J., Hemodynamic studies during intermittent left bundle branch, Am.J.Cardiol., 10 : 792, 1962.6.BRAUNWALD, E., et Morrow, A.G., A method for the detection and estimation of aortic regurgitant flow in man, Circulation, 17 : 505, 1959.7.Dow, P., Analysis of peripheral pulse in aortic stenosis, Am.J.Physiol., 131 : 432, 1940.8.Fick, A., Uber die Messung des Blut Quantums in den Herzventrikeln, cité par Horr, H.E., et Scott, H.J., New England J.Med., 239 : 120, 1948.9.HAMILTON, W.F., Studies on circulation ; 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puis ils se nourrissent par imbibition pendant quelques temps du sang que nous déposons sous et sur la greffe ; plus tard la vascularisation marginale pourvoit aux besoins nutritifs du greffon qui s\u2019amincit durant les semaines suivantes et qui devient ensuite un tympan à couche unique.De cette façon, même les très larges perforations tympaniques peuvent être fermées avec un excellent pourcentage de succès pour l\u2019audition.Si l\u2019on accepte le principe du greffon aponévrotique, deux techniques s'offrent à nous : la tympano- plastie à greffon unique et la tympanoplastie à greffons multiples.Du premier janvier 1964 au premier octobre 1964, cinquante patients ont subi, en notre milieu hospitalier, une tympanoplastie avec greffon aponévrotique dont vingt cas avec greffon unique et trente cas avec greffons multiples.Nos tympanoplasties se classent en cing types : la myringoplastie et les tympanoplasties de types I, II, IIT et IV.1.Myringoplastie : greffe recouvrant une perforation de moins de la moitié du tympan, sans exploration des osselets ; 2.Type 1 : greffe simple du tympan, les trois osselets étant fonctionnels ; 2a bras i Laval Médical (4%.338 Paul SAVARY Vol.36 \u2014 Avril 1965 5-8 3.Type II : greffon appuyé sur l\u2019enclume, Trente cas ont subi une tympanoplastie par _ le marteau n\u2019étant plus fonctionnel ; greffons multiples dont 23 avec recouvrement TL 4.Type III : greffon appuyé sur la tête de A Vétrier ; Son pur audiogramme oreille gauche - 5.Type IV : greffon appuyé sur la platine de 0 > + ! \u2018étri D 1110111 + l\u2019étrier.10 ; ; Les figures 1, 2, 3 et 4 illustrent les résultats 20 \u2018 \"À: / Llp ; .: ; i ! \u2018 Ur obtenus chez quatre patients ayant subi quatre : (6 ee \u201crez .30 ; ! { t a types différents de tympanoplastie.: ; Je bu .oe 40 : ; \" Des 13 cas de perforations, postopératoires : \u2014 4 iL (tableau I), cing ont subi une retouche et de ces 50 i : ! d n [ , ; Fr] cel cinq retouches, quatre n\u2019ont pas subi de nouvel- 60 i : 15 ; les perforations.Pb T 70 HE pa i]s Son pur audiogramme oreille gauche 80 : ; ï : ! ; : Fie.QO ! : : 90 + : + - isa] : : Lapar 10 2 | 4; 100 ; wh TL : 25 250 500 1000 | 2000:4000 ; 8000: Les erg 20 : |P 1500 3000 6000 12000 A a 30 ! i Figure 2.\u2014 (Mademoiselle L.G.) Audiogramme fait ; g un mois après avoir subi une tympanoplastie du type |} in : II.La partie inférieure montre les valeurs préopéra- | 40 ! : @ toires et la partie supérieure, les valeurs postopéra- | Il ' : ! N toires.Les crochets indiquent les valeurs de la percep- | 50 : ! d tion osseuse préopératoire.| ne 50 : ; CE \u2018le © ! : ; ! ï : b Son pur audiogramme oreille gauche 7 | ; ! ; g ï ; ï | 0 ' | 0 L q | ; ; ; 0 i]s LL 115 1115 10 >; PA 90 : : : i : 20 : ; F = 100 FD LS gl |r 175 250 500 1000 | 2000 4000 ; 8000 30 Le F f UT 1500 3000 6000 12000 2.i a 40 _ ! @ .Figure 1, \u2014 (Mademoiselle N.B.) Audiogramme fait : A = ! n deux mois après avoir subi une tympanoplastie dutype 50 ; ; ! d I.La partie inférieure montre les valeurs préopéra- ! : ! : @ | toires et la partie supérieure, les valeurs postopératoires.80 : i : ; C pu Les crochets indiquent les valeurs de la perception os- + : - | ' seuse préopératoire.; : ; D > 70 ; : ! ; | Ie .Lo \u2018 ! : : s > Au point de vue audiométrique, un recouvre- 80 Ine ment total du Rinne physiologique audiométrique go : ; = permis par le type fonctionnel est considéré comme ! * à 100 ; un succès.125 250 500 1000 : 2000! 4000 ; 8000 | In Parmi ceux qui ont subi une tympanoplastie 1500 3000 6000 12000 x par greffon unique, 11 des 20 cas ont subi un recou- Figure 3.\u2014 (Mademoiselle D.T.) Audiogramme fait > vrement physiologique du Rinne; parmi les neuf §nd semgmes apres avo subi une tympanoplastie * ; ne .J .du type III.La partie inférieure montre les valeurs | échecs, huit étaient causés par une perforation préopératoires et la partie supérieure les valeurs post- |, 1 opératoires.Les crochets indiquent les valeurs de la ' (tableau I).perception osseuse préopératoire.- lite py >\u2014 5505 mme fit ie du type réopets postop: [3 percep A Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Son pur audiogramme oreille gauche O ! op.40 Pré pe °P-60 70 V\u2014QU\u2014NRA 30 O30 80 20 100 ; 1000 ! ; 1500 3000 6000 12000 Figure 4.\u2014 (Madame G.B.) Audiogramme fait deux mois aprés avoir subi une tympanoplastie de type IV.La partie inférieure montre les valeurs préopératoires et la partie supérieure, les valeurs postopératoires.Les crochets indiquent les valeurs de la perception osseuse préopératoire.physiologique du Rinne et sept sans recouvrement physiologique du Rinne dont cing cas survenus à la suite d\u2019une nouvelle perforation (tableau I).TABLEAU 1 Complication des résultats obtenus chez nos 50 patients LA GREFFE DU TYMPAN \u2014 TECHNIQUE ACTUELLE 339 Les deux cas à greffons multiples qui n\u2019avaient pas obtenus de bons résultats audiométriques ont été retouchés et il s\u2019agissait dans chaque cas d\u2019un mauvais contact greffe-étrier (type III).RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS Durant les 10 premiers mois de 1964, cinquante cas ont été opérés à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec pour des perforations du tympan.Aucune sélection de cas n\u2019a été faite aux fins de cette étude.Dans tous les cas, un greffon d\u2019aponévrose du muscle temporal avec du tissu conjonctif a été appliqué.Dans vingt cas, un greffon unique a comblé Ia perforation du tympan, douze opérations se sont soldées par un succès, soit 60 pour cent.Dans trente cas, des greffons multiples ont comblé la perforation du tympan et vingt-cinq cas se sont soldés par un succès, soit 83 pour cent.Actuellement nous utilisons cette technique.Il n\u2019y a aucun doute que de plus en plus la tympa- noplastie devient une intervention sûre dont la technique chirurgicale est éprouvée et par laquelle nous pouvons promettre au patient non seulement Er GREFFON UNIQUE GREFFONS MULTIPLES VARIETES Nombre Perforations Nombre Perforations d\u2019opérations postopératoires d\u2019opérations postopératoires Myringoplastie BN Co oo 2 0 B 2 0 Type I.Co LL oo 3 3 13 oo 2 i oo _ _ Type Il.4 2 | 5 2 Type ITT oo Co .9 3 a 7 0 BN Type 1V._ 0 0 Le 2 1 Type non fonctionnel volontaire .2 0 1 oo 0 Total.oo .20 8 30 5 Pourcentage de succès.60 ; 83 340 d\u2019excellentes chances de fermer son tympan mais aussi de récupérer la fonction si importante de l\u2019audition.1 NS 10.BIBLIOGRAPHIE .ACOSTA-BENDEK, G.(Barranquilla, Colombia), Injecto de piel y vena y miringo y timpanoplastias, Acta otorrino-laringolôgica de Colombia, 3 : 23-27, 1964.CHIASSONE-LARES, E.(Caracas, Venezuela), Tratamiento quirûrgico de las perforaciones timpânicas simples : VIII° Congreso Panamericano de otorrinolaringologia y bronco-esofagologia, Venezuela, 1963.CHIASSONE-LARES, E.(Caracas, Venezuela), El injecto de periosto en timpanoplastia, Acta otorrino-laringolégi- ca de Colombia, 3 : 9-23, 1964.CLAROS, À.(Barcelone, Espagne), Greffes de tympano- plasties ; la greffe périostique, Rev.laryngol., 83 :- 1167, 1962.COLLARD, C.(Vichy, France), Contribution à l\u2019étude des greffes et tympanoplasties, Thèse no 122, Université de Bordeaux, 1961.DE PREST, R.-A.(Bruges, Belgique), A propos de la chirurgie des otites chroniques, Rev.laryngol., 81 : 457, 1960.GORBEA, F., OLAIZOLA et PEcO, M, 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avec Avrameas, a pris un peu plus de trois ans et a comporté deux étapes : celle de la mise en évidence et la localisation après l\u2019électrophorèse et l\u2019immunoélectrophorèse des hydrolases d\u2019un extrait acétonique de pancréas de porc (1), et celle du fractionnement systématique par des méthodes de relargage et de chromatographie de ces mêmes extraits, fractionnement fait sous contrôle immunochimique (2).Le choix d\u2019un extrait total de pancréas semblait se justifier par le fait qu\u2019il s'agissait là d\u2019un matériel presque idéal pour vérifier l\u2019utilité des méthodes d\u2019immuno-diffusion, aussi bien pour la démonstration des enzymes d\u2019un mélange complexe, que pour l\u2019étude des relations immuno- chimiques entre les enzymes du mélange au fur et à mesure de leur isolement.La première condition pour la réalisation de ce travail était l\u2019obtention de bons antisérums.Heureusement, les hydrolases pancréatiques se * Conférence présentée à la Faculté de médecine, université Laval, le 6 octobre 1964, dans le cadre des colloques hebdomadaires.{ Adresse : Institut de recherches scientifiques sur le cancer, boîte postale n° 8, Villejuif (Seine), France.1.Cf.Laval médical, 36 : 235, (mars) 1965.José URIELt, chef du laboratoire de chimie des protéines.sont avérés être d\u2019excellents antigènes.Ainsi l'antisérum de lapin antipancréas de porc a révélé 16 constituants dont 14 sont des enzymes.Parallèlement aux travaux d\u2019identification sur des précipités spécifiques, ces réactions d\u2019identification ont été aussi appliquées sur des extraits pancréatiques souris à l\u2019électrophorèse en agarose.L'étude immunoélectrophorétique des hydrolases pancréatiques du porc et du bœuf nous montre des différences significatives entre ces deux mammifères, bien que la majorité des hydrolases soient communes aux deux.En effet, dans le pancréas du porc, il existe cinq enzymes, possédant une activité du type chymotrypsine, tandis que dans le cas du pancréas du bœuf, la multiplicité concerne les carboxypeptidases.Il paraît logique de penser que cette différence soit en relation avec le genre de nourriture de ces deux animaux, d\u2019où des besoins différents en hydrolases.Après la mise en évidence et la localisation des différentes hydrolases dans le diagramme immuno- électrophorétique des extraits de pancréas de porc (figure 1), nous avons entrepris le fractionnement systématique de ces extraits par relargage et par chromatographie sur colonne.Les tests immunochimiques en milieu gélifié ont été utilisés pour suivre la résolution et la purification progressives de l\u2019enzyme ou des enzymes présents dans chacune des fractions.Simultanément nous avons étudié les relations antigéniques entre les enzymes isolées.Une préparation Iyophilisée d\u2019un extrait activé provenant des pancréas de porc a été d\u2019abord 342 fractionnée par relargage dans le sulfate d\u2019ammonium à 0,40 de saturation.Deux fractions ont été ainsi obtenues et désignées, respectivement S 0,40 à 0,75 et P 0,40.Les fractions SF ont été par la suite soumises à des nouvelles séparations chromatographiques jusqu\u2019à l\u2019obtention de préparations pures.Les tests immunochimiques ont servi de critère de pureté.Cinq de ces enzymes (Chy.1 ; Chy.2 ; élastase 1; PP1 et PP2) possèdent une activité hydro- lytique vis-à-vis de l\u2019ATEE, substrat considéré comme étant spécifique des enzymes ayant une activité estérasique du type chymotrypsine.Cependant, quatre d\u2019entre elles sont immuno- chimiquement distinctes (la Chy.2 étant, en tant qu\u2019antigène, identique à la Chy.1).* José URIEL Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Il est bien connu que la libération d\u2019une seule liaison peptidique de la molécule de chymotryp- sinogène À de bœuf conduit à la chymotrypsine r, forme active qui, perdant une nouvelle liaison peptidique, donne lieu à la chymotrypsine à, forme également active mais aussi stable.D\u2019un point de vue immunologique, il est très improbable qu\u2019un tel mécanisme d\u2019activation soit associé avec une perte totale de la parenté antigénique entre le zymogène et sa ou ses formes actives.En fait, lorsque les chymotrypsines a, 8, y et à ont été analysées par la technique d'\u2019Ouchterlony avec un sérum de lapin anti-a-chymotrypsine, les quatre chymotrypsines ont données une réaction d'identité.Plus encore, ce même antisérum a montré une réaction croisée entre les chymotryp- sines et le chymotrypsinogène À.U.10Scmê@ voit\u201d! sec\u201d! .6765432004 J Fraction P 0,0-04 - -7- 6 - - - - + + +3 + rial od 5 DEAE- Sephadex A-50 Or pH=6,5 ® PF1 Phosphate O,01 M ELA oy El2 ® PF2 Chy D.O.pe ® PF4 cA CB 1,04 ® PF5 ESS c4 ® PF6 2 Cx A + / chy B 7 ® PF7 PRT ChyB?0 5 Phosphate Phosphate i 02M 05M , ® | Phosphate 01M Ce lp».| F3: Fa i {FB FT / «F8 T T T T/T 50 100 150 185 250 300 Figure 1.\u2014 Diagramme chromatographique d\u2019un extrait pancréatique de porc.Encadré à gauche : analyse immuno-électrophorétique et identification des enzymes présents dans les différentes fractions chromato- graphique.Abréviations : Try.=Trypsine ; Chy.=Chymotrypsine ; El.1 et El.2=Elastases 1 et 2; Cx.A et Cx.B=Carboxypeptidases 1 et 2; cA, c2 et c4=Constituants cA, c2, et c4 ; Chy.B=Chymotrypsine B ; PP1 =Protéase pancréatique 1.ka PRE SI Gk IE.je fe ques pale quatre pl [new pes a de porc Sauphio tin que thst physio Kique, précis, ie el lige.mr dts Pig ue B lent tt all end part Ling Wines Ben ste ie due eue hima.TODS ell Bir hi Dip probable SOCÉ déc Ile ge de, En dé ont ons ai cs qui :éaction lism à HIT pa 10 , qual oll bos 1 1 # pit Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Si le mécanisme d\u2019activation du chymotryp- sinogène À de bœuf est plutôt général aux zymo- gènes pancréatiques, il paraît raisonnable de penser que les quatre enzymes du type chymo- trypsine que nous avons isolés proviennent de quatre précurseurs différents.Un enzyme possédant des propriétés élastolyti- ques a été isolé à partir des extraits pancréatiques de porc par Levis et ses collaborateurs ; Hall, Nauphton et Sanger, entre autres.La préparation que nous avons purifiée et qui a été appelée élastase 2 peut être considérée, par ses propriétés physicochimiques, chromatographiques et catalytiques, comme étant celle isolée par les auteurs précités.Quant à la deuxième préparation élas- tase 1 elle apparaît être un nouvel enzyme élasto- lytique.Ceci confirme des suggestions qui ont été précédemment faites sur la multiplicité des élastases pancréatiques.Plus de la moitié de l\u2019activité carboxypeptida- sique B totale se retrouve dans le surnageant de l'extrait pancréatique précipité dans des solutions de sulfate d\u2019ammonium à 0,40 de saturation.Cependant l'isolement de la carboxypeptidase B à partir de cette fraction fut abandonné.Lorsque le surnageant est chromatographié sur colonnes de DEAF-Sephadex, la carboxypeptidase B et la protéase pancréatique 2 (PP2 enzyme) s\u2019éluent ensemble.Mais tout essai ultérieur pour purifier la carboxypeptidase B à partir de cette fraction a été infructueux dû à la dégradation rapide et progressive de l\u2019enzyme.Les produits de dégradation partielle de l\u2019enzyme réagissent encore avec les anticorps homologues de la carboxypeptidase B, mais ils sont dépourvus des propriétés catalytiques de l\u2019enzyme ÉTUDE DES HYDROLASES PANCRÉATIQUES 343 native.Ce cas illustre bien l\u2019utilité des méthodes d\u2019'immunodiffusion en gel pour mettre en évidence des interactions protéine-protéine, aussi bien que l\u2019apparition de phénomènes de dégradation.Immunochimiquement, la protéase pancréatique 1 (PP1 enzyme) apparaît comme étant distincte des autres enzymes pancréatiques pourvus d'une activité estérasique vis-à-vis de 'ATEE.Elle possède également, comme la protéase pancréatique 2 et les chymotrypsines 1 et 2 des propriétés trypsolytiques sur l\u2019ovalbumine native.D\u2019autre part, en se basant sur les propriétés physicochimiques, chromatographiques et catalytiques, il y a de fortes présomptions pour suggérer que la protéase pancréatique 1 et celles désignées respectivement estérase 1 par Hofstee, Pankrine par Grant et Robbins, et protéase estérolytique par Gjessing, sont en réalité toutes les quatre la méme hydrolase pancréatique.Dans ce cas aussi, le problème de l'identité entre ces différentes préparations pourrait être rapidement tranché par l\u2019étude de leurs relations antigéniques.J\u2019ai essayé de vous montrer l\u2019utilité des méthodes d\u2019immunoprécipitation combinées avec des réactions d'identification pour l\u2019étude des hydrolases pancréatiques.Si, en enzymologie, le concours immunochimique n\u2019est pas en fait historiquement nouveau, l'amélioration pendant ces dernières quinze années des méthodes d\u2019analyse des complexes antigène-anticorps a donnée à ce concours des possibilités nouvelles et plus encourageantes.BIBLIOGRAPHIE 1.URIEL, J., et AVRAMEAS, S., Ann.Institut Pasteur.106 : 396, 1964.2.AVRAMEAS, S., et URIEL, J.(en préparation. Pernicious anemia is one of the diseases which can be well controlled if the proper technique and medications are employed.The clinical picture as we know it, represents only one part of the spectrum, of a long chronic vitamin B12 depletion, which manifests itself when 90 of the body stores in By» have been used.Lately with the help of radio-isotopes, it has been possible to study B12 dynamics and to work out new schedules in the administration of the vitamin.The purpose of this paper is to describe the general principles in the treatment of pernicious anemia with Bio therapy.INTRODUCTION : Vitamin B19 was isolated in 1948 (35 and 37) from the liver as a red crystalline compound containing cobalt.The sole source of the compound in nature appears to be from metabolic activity of microorganisms.The commercial source of cyanocobalamin is the fermentation liquor of species of streptomyces.Chemically, the central portion of the molecule consists of four reduced and extensively substituted pyrole rings surrounding a single cobalt atom.A cyanide group which is bound to the cobalt may be removed resulting in cobalamin, or substituted with an hydroxy resulting in hydroxyco- balamin or a cyanide added to it giving cyanaco- balamin.Vitamin Bis functions as a coenzyme in metabolism and these coenzymes are named cobamides.They do not contain the \u201ccyano\u201d group like Bj» (cyanocobalamin).Instead there DYNAMICS OF VITAMIN Biz IN TREATMENT OF PERNICIOUS ANEMIA Guy ROBERGE, Senior Assistant Resident, New England Deaconess Hospital, Boston, Mass.is an adenine nucleotide.There are three coba- mides and they differ from one another by the benzimidazole portion of the nucleus : 5,6-dimethyl- benzimidazole cobamide (DBC) ; benzimidazole cobamide (BC); adenyl cobamide (AC).Recently there were forms described in the human plasma (27).FUNCTION The vitamin Bio coenzyme has been shown to catalyse the enzymatic conversion in bacterial systems of glutamate to B-methylasparate, and in animal tissues of methylmalonyl CoA to suc- cinyl CoA.The coenzyme function of Bs cannot as yet be interpreted in relation with the role of the vitamin in hemopoiesis.TURNOVER :! The long term studies of biological half life (2) of absorbed Cof0 vitamin Bis in human volunteers resulted in a turnover rate of 2,55 ug Bjs/day (17 and 21).This value is 0,059 of the Bj» pool of 5000 ug.Therefore, the daily loss of 2,55 pg Bio via fecal, biliary (part reabsorbed) and urinary excretion must be replaced, if B12 deficiency is not to develop.Clinical symptoms of vitamin Bs deficiency appear as the body pool of 5 mg is depleted to below 3-109 of its normal value.To insure an intestinal absorption of 2,55 ug in people with 509, low range absorption, 5,1 ug of Bjs is needed.In people with high range 70%, absorption 3,64 ug of Bis is required daily.Thus 4-5 ug daily is required.[get] va Ig Ju BERGE, i pil] Moss - (hg 7 te wil Ile Be human pr rie zal 0 (mt led 54 Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 If this daily requirement is not achieved, in 1-8 vears, 907 of the total body pool (5 mg) will be used at a rate of 2,5 ug/day.This is in good agreement with the five years it takes to develop pernicious anemia after a total gastrectomy (7 and 28).The daily requirement is lacking either by inadequate ingestion, like in vegetarians who eat no meat, main source (ultimate source is microbial synthesis) or by defective vitamin Bi» absorption due to intrinsic factor deficiency in the stomach, or by defective small intestine mucosa fixation of the vitamin B» intrinsic factor complex (10 and 25).BIOCHEMICAL SYMPTOMS OF Bj2 DEFICIENCY : Before the clinical picture resulting from a long standing deficiency of Bi» appears, some laboratory tests can help in making the diagnosis and prevent the hematologic and neurologic complications : \u2014 Low serum vitamin Bj2 (normal : 200- 1000, with Æ.coli 113) ; \u2014 Reduced urinary excretion of vitamin By» (normal : 50-200 p.g.B12/m]) ; \u2014 Low concentration of B1» in organs (normal in liver : 1 700 ug) (26) ; \u2014 Delayed blood plasma clearance of intravenously injected radio-vitamin Bis [can be seen in myeloproliferative disorders (15)] ; \u2014 Increased whole body retention of small amount of injected Bis ; \u2014 Increased methyl malonate urinary excretion N17 mg (6)]; \u2014 Increased lactate dehydrogenase activity in serum (2, 14, 22 and 24).THERAPEUTIC TRIAL AND FOLIC ACID : The therapeutic trial in treatment of pernicious anemia is very important and has been well explained by Minot and Castle (29) and others (16 and 41).Some hematologic responses can be obtained with doses as low as 2-5 ug im.(16) and 0,1 pg (38).The fact that some \u2018spontaneous\u2019 reticulocyte response can occur (without Bis or folic acid) DYNAMICS OF VITAMIN Bj; IN TREATMENT OF PERNICIOUS ANEMIA 345 and be interpreted as a positive response to the administered Bj», is interesting.Herbert gives such an example during a control period (23).If it is important to confirm the diagnosis with a small dose, it is just as important not to use \u201cshotgun\u201d doses, including folic acid.It is known that high folic acid uptake from the diet or from multivitamin preparation can mask the pernicious anemia and aggravate the damage in the central nervous system.This is probably due to the fact that vitamin By» is necessary for both RNA and DNA synthesis, where folic acid is needed mainly for DNA (5 and 32).In neural tissues where cell division is infrequent, high quantity of RNA is present ; and RNA is not influenced by folic acid administration, so that the combined system disease in pernicious anemia is not improved if folic acid 18 administered while the hematologic picture can be improved.PYRIDINE BASES + Biz J URACIL pe / \\ j \\ + Folic acid / v RNA DNA In hematopoietic and gastrointestinal systems where the rapid turnover results in faster cell division and thereby doubling of chromosomal division, DNA is required.DNA synthesis is influenced by folic acid and this is why the hematologic picture does improved in certain patient with pernicious anemia while the neurological problem becomes worse (9).PRINCIPLE OF THERAPY : Different programs of By» therapy have been advocated for the treatment of pernicious anemia.Nasal instillation have shown to be effective in some cases at doses of 10-30 ug/day (31).Massive oral doses with or without intrinsic factor have been reported (8 and 40).But parenteral therapy seems to be the choice ; the tvpe of B12 to be use and the dose to be employed, 346 and the interval of injections is where the difference of opinions appears.As a general principle, Wintrobe mentions that \u201cfor a patient in relapse, between 1 000 and 5000 ug should be given since the substance is needed not only to produce remission but to replenish the greatly depleted stores\u2019 (39).As it has been seen, the stores are very depleted when the signs of pernicious anemia are evident ; replacement of the daily requirement does to obviate to this even if the hematologic picture becomes normal and symptoms regress.This is specially dangerous if the patients fail to show for their monthly injections because of their subjective improvement ; they will rapidly relapse.It is also why on the other hand some favor small doses; they say that when the patients are well they do not present themselves for follow up.It is mentioned that 30 ug per month should be the minimal quantity used ; but that this quantity is however inadequate to sustain complete normality, and it is preferable to give monthly injections of 250-500 ug (23).With a monthly dose of 30-60 pg it is known that the B12 blood levels usually remain below the levels of the normal population (13 and 34).Patients with pernicious anemia in relapse will have a hemato- poietic response to the administration of 0,1 ug of cyanocabolamin and this has been suggested as the minimal daily adult requirement (38).To know exactly what dose is needed, we have to know what percentage of the injected dose is excreted, what is the duration of effect of the absorbed dose.Knowing that the total pool is five mg and that the daily turnover is 2,5 ug, the dose required can then be calculated.PERCENTAGE OF THE DOSE EXCRETED : The percentage of the dose of cyanocobalamin which is excreted increases as the dose is increased, the amount excreted being related not to the dose but to the logarithm of the dose, so that relatively little is gained in terms of deposition of vitamin Bj in tissues by the use of very high doses (1).Urinary excretion of injected cyanocobalamin is completed within 24 hours after injection (36) Guy ROBERGE Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 and with doses of 40-80 ug there is good evidence that urinary excretion is virtually complete within eight hours (30).If 500 ug of CN-DMBC (5,6-dimethyl-benzi- midazol cyanocobamid) is injected 81 pug is retained ; if 1 000 ug is injected 83 ug is retained.If hydroxycobalamin is used much higher levels are retained (4, 11 and 12).After a 500 ug injection 226 ug is retained and after 1000 ug, 303 ug is retained.DURATION OF EFFECT : The duration of effect of the cyanocobalamin retained in the body, as measured by the time for which the vitamin Bis serum level remains above the lower limit of normal, in patient with pernicious anemia, is not directly proportional to the amount in tissues, but related in a linear manner to the logarithm of the retained dose, so that a very great increase in the amount retained in the body, causes only a slight increase in the duration of effect (1).Taking into account the metabolic Bs turnover rate and the body retention after intramuscular injection, the therapeutic dose of cyanocobalamin and aquocobalamin can be calculated.THERAPY : a) Compensation therapy : The presence of clinical manifestations of pernicious anemia, indicate a markedly reduced body pool of vitamin Bis to about 500 ug.Therefore, the compensation therapy has to be orientated at TABLE I Compensation therapy schedule (modified from Heinrich) CN-DMBC H20-DMBC WHOLE BODY No, or Boby No.or INJEC- INJEC- RETENTION RETENTION ; TIONS * TIONS * 500 ug.81 ug 62 226 ug 22 1000 ug.88 ug 60 303 ug 17 # To normalize the vitamin B12 pool of 5000 ug.à ul Al 1100 cad Va ee = 00 de pe de mode wR Akio! \u201cban Î ras lg ra feof by nbnge tele od J Front lent momie i vienne Médical BY gs À Eile let wip keg Uy = rélined, Dgher leve Lil yg Wy ocobalammn © Che time + Jem atent with norton to 0 à fier of doe, 0 11 teed ae 1 he {mover ras shal ais Of EF gd bd There nat Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 normalizing the body stores.The deficit of about 4 500 pg would require either 60 1.m.injections of 1000 ug CN-DMBC or 22 im.injections of 500 ug H»0-DMBC (19) (table I).b) Maintenance therapy : Once the general principle that Bz \u201cis needed not only to produce remission but to replenish the greatly depleted stores\u2019 has been satisfied, the mode of maintenance therapy can be examined.Routine cyanocobalamin treatment is unable to replenish adequately the Bo depletion (1, 13 and 34).It was showed by Glass ei al.(20) that the long range treatment with a large intramuscular dose of hydroxycobalamin builds higher and more prolonged Bi, levels than a similar treatment schedule with cyanocobalamin, and that the blood levels last longer.From the schedule below (Table II) it becomes evident that it is more convenient and more economical to treat with three annual intramuscular injections of HoO-DMBC, each injection covering 119 days.TABLE II Maintenance therapy schedule (modified from Heinrich) CN-BMDC H20-DMBC DOSES RETENTION No.OF DAYS wn |NoO.OF DAYS ETENTION , RETENTION COVERED * COVERED * 20 pug.18.4 ug 7 18,5 ug 7 50 ug 34.2 ug 13 38,3 ug 15 100 pg.54,2 pe 21 69,9 ug 27 200 pg.71,8 ug 28 109,0 ug 43.500 ug.81.0 ug 32 226,0 ug 89 1000 pug.83.0 ug 33 303.0 ug 119 * Daily B12 requirement = turnover=2,55 ug/day CONCLUSION The dynamics of vitamin Bjz turnover is reviewed and an approach suggested for the treatment of vitamin B > deficiency.Vitamin Bis plays an important role in metabolism.One symptom of its deficiency is per- DYNAMICS OF VITAMIN Bj; IN TREATMENT OF PERNICIOUS ANEMIA 347 nicious anemia ; it appears late in the process, after much of the stores have been depleted.Some laboratory tests can be made to show this deficiency before it appears clinically.The therapy with Bj» should not be based solely on the improvement of the clinical picture and the reticulocyte response.It reflects only one parameter of the whole B12 metabolism.The improvement of this one parameter, namely the hematologic picture, does not mean that the Bi» needs in the other areas of metabolism are covered.Another approach is to study the whole body vitamin B12 turnover rate and nutritional vitamin Bi» requirement in man, and use these to determine the Bj2 therapy.The turnover rate was calculated by Heinrich as being 2,55 ug.This amount of vitamin Bis is lost by the body via biliary, fecal and urinary excretion and must be replaced, otherwise first the biochemical and later the clinical symptoms of vitamin Bo deficiency will develop as soon as the vitamin Big pool (5 mg) is depleted to about 5-109; of its normal value.In patient with pernicious anemia, the principle that the stores have to be replenished has been expressed.The schedule for a compensation and a maintenance therapy is outlined.The difference between cyanocobalamin and hydroxycobalamin is given.The H20-DMBC appears to be a more convenient way to administer Bio.REFERENCES 1.ADAMS, J.F., Vitamin Bi; and intrinsic factor, Second European symposium on vitamin By, Hamburg, pp.628- 637, 1961.Apawms, J.F., Biological half-life of vitamin Br2 in plasma, Nature, London, 198 : 200, (April) 1963.AMELING, D, Serum enzyme assay in pernicious anemia, Deutsche Med.Wehnschr., 85 : 1629, 1960.4.BAGER, W.P., and GAVIN, J.J., Vik Int.Congress Nuiri- tion, Washington, D.C., (Sept.) 1960, Abst.287, p.67.5.BaLpwiN, J.N., and DaLEssio, D.J., Folic acid therapy and spinal cord degeneration in pernicious anemia, New Engl.J.Med., 264 : 1339, 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l\u2019âge de soixante-dix- sept ans, après une courte maladie.Les chirurgiens-orthopédistes du Canada français qui ont une dette spéciale envers lui, m\u2019ont chargé d\u2019exprimer les sentiments de regret qui les animent et de rendre un dernier hommage à celui qui fut pour eux, un grand ami et un grand patron.La douleur occasionnée par ce deuil a été d\u2019autant plus profondément ressentie que sa mort a privé sa famille naturelle et sa famille spirituelle, du bonheur de sa première et très prochaine visite au Canada.On me permettra de ne pas commenter le rôle joué par le docteur Georges Huc dans la vie et l\u2019évolution de l\u2019orthopédie francaise.Sans doute, d\u2019autres voix, plus autorisées que la mienne, ont déjà rendu cet hommage particulier au disparu.Je songe plus spécialement à la voix de l\u2019Académie de chirurgie et à celle de la Société francaise d\u2019orthopédie et de traumatologie dont il a été l\u2019un des présidents.Ceux qui, comme nous, arrivaient en France venant de loin pour compléter leurs études et leur entraînement, ont été favorablement impressionnés et très vite conquis par l\u2019enseignement clinique simple, clair et logique ainsi que par le charme culturel de ce jeune chef de clinique de la belle époque 1930.Il ne se sentait pas à l\u2019aise dans les amphithéâtres bondés de curieux ; par contre, il excellait dans le colloque sous forme de questions et réponses, avec un petit groupe de disciples très intéressés qui se pressaient avec lui autour d\u2019un patient alité ou ambulant.Il suffisait de s'approcher de lui pour être séduit.C\u2019est ainsi qu\u2019un bon nombre de jeunes canadiens ont été NÉCROLOGIE attirés et retenus.Parmi les premiers il y eut : Paul Roger, Louis-P.Roy, de Québec, et Calixte Favreau, de Montréal.Après la deuxième guerre, il y eut : Bernard Gauthier, Pierre Labelle et Roger Simoneau, de Montréal, et Jean Lemieux, de Québec.Le docteur Georges Huc.Mais les Canadiens n\u2019étaient pas seuls dans ce petit cénacle de l\u2019Hôpital Saint-Joseph puisque ses disciples, on les retrouve maintenant au Gua- témala, en Israël, en Égypte, au Luxembourg, en bn Hh A oh iy ids 350 J.-Calixte Belgique, en Suisse, et dans tous les coins de la France.Pour rester ce qu\u2019il était et s'épanouir pleinement, Georges Huc n\u2019a pas hésité à renoncer très tôt, à la tradition tyrannique du concours d\u2019agrégation pour sortir des cadres officiels et accepter, à quarante ans, le poste de chef du Service d\u2019orthopédie de l\u2019Hôpital Saint-Joseph.En peu de temps, ce Service décadent devenait le Service d\u2019orthopédie le mieux organisé et le plus attrayant du Paris de 1930.Nous avons assisté à la construction et à l\u2019ouverture officielle du Pavillon Saint-Jean.Avec la précieuse collaboration de Sœur Amélie, de Mlle Léger et de Mlle Jeanne, ce Service modèle faisait l\u2019envie des jeunes orthopédistes de l\u2019époque.Georges Huc ne faisait pas partie de cette génération de chirurgiens à mise en scène spectaculaire.Pour lui, une intervention chirurgicale était une chose simple, une leçon d'anatomie et de physiologie, complétée par une leçon de physiopathologie appliquée.Avant d'opérer, il fallait toujours demander l\u2019opinion de la physiologie et attendre son laissez- passer.Le respect de ce principe a fait de lui un critique sévère, et parfois intransigeant, de la chirurgie orthopédique.Le souci de ne pas perturber la physiologie musculo-articulaire (primum non nocere) l\u2019a conduit à prendre des positions peut- être trop fermes, contre certaines indications opératoires et certaines techniques opératoires parfois recommandables.Par contre, bien des fois il a fallu accepter son point de vue et reconnaître qu\u2019on ne viole pas impunément les lois de la physiologie musculo-articulaire.En rétrospective, nous sommes convaincus du rôle salutaire joué par son esprit critique vis-à-vis l\u2019interventionisme outrancier de certains chirur- giens-orthopédistes.Nous pensons à tous ces petits infirmes transformés en grands infirmes par une arthroplastie de la hanche, inutile et mal exécutée par un chirurgien rentrant d\u2019un voyage aux É.U.d\u2019A., avec des cupules de Smith-Petersen dans son sac.Nous pensons à son opposition judicieuse à une certaine chirurgie reconstructive de l\u2019appareil capsulo-ligamentaire du genou.FAVREAU Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Monsieur Huc n\u2019était pas seulement un bon anatomiste et un bon physiologiste, il était aussi un bon neurologue.Sa formation médicale avait été très fortement influencée par André Thomas.Ses fortes connaissances neuro-psychiatriques imprégnaient profondément son enseignement orthopédique.Il nous a appris à distinguer entre les manifestations d\u2019origine organique et celles d\u2019origine fonctionnelle.Il nous a appris à aimer le patient et à se méfier du patient à cause de ses manifestations émotives et tensionnelles.Dans le domaine de la publication, Georges Huc n\u2019a pas été, du moins en apparence, aussi prolifique que bien d\u2019autres.Il a cependant donné sa pleine mesure en assumant, avec Paul Padovani, la tâche de secrétaire de la rédaction du Traité de chirurgie orthopédique, de Mathieu et Ombredanne, publié en 1937.Il s\u2019agit là d\u2019une œuvre magistrale qui, aujourd\u2019hui encore, remplit d\u2019admiration les jeunes chirurgiens-orthopédistes qui fouillent les publications classiques.Jusqu\u2019au mois de septembre 1964, il a exercé avec une grande passion et une grande compétence, un métier qu\u2019il aimait, au service d\u2019une clientèle qui l\u2019aimait.Pour nous, Canadiens, sa mort a présenté un aspect accablant.En effet, il a été hospitalisé pour sa dernière et courte maladie, quatre jours avant le jour fixé pour son départ au Canada où il était attendu depuis si longtemps.Il est donc parti juste avant la réalisation d\u2019un rêve longuement et réciproquement caressé.C\u2019est avec une profonde mélancolie que nous avons abandonné la rédaction du programme de son séjour à Montréal et à Québec, pour passer à la rédaction d\u2019un message de condoléance à la très distinguée compagne de sa vie, à son fils Michel, et à tous les membres de sa famille.Aujourd\u2019hui, c\u2019est aux chirurgiens-orthopédistes de France que nous nous associons pour rendre un dernier hommage à l\u2019un des plus distingués de leurs collègues et, avec eux, nous nous inclinons respectueusement devant la tombe de Georges Huc.J.-Calixte FAVREAU, M.D.,F.R.C.S.(C) professeur à l'université de Montréal.§ oF NC LU Lepro natures Je auto Quer, ila den reueile pale à fer 1 Eli enka Rane I, sip sos ks fl à digg Mont May Si di Tarn] Sor Hey Hur Di Hy Ri 1 il tig fl I] + lus a i Al ag de avai Thoms, ues I ment der ênère ë cle sd aimer RE dé sx Georges ie, as épendant vec Paul faction atic et J: die remplit pdt à er comp ce de ite uh pide re jrs gate OÙ a1 done ge ie jo pui piel à pif a 8 pis seul pies & pd ar sib qi qi LES «ENFANS TROUVÉS » HISTOIRE DE LA MÉDECINE EN COLLECTIVITÉ À QUÉBEC (1850-1950) * I.PRÉLUDE (1850-1901 1 A.L\u2019HOSPICE SAINT-JOSEPH (1852-1876) : Le problème des filles mères et de leurs enfants naturels préoccupe, depuis de nombreuses années, les autorités religieuses et civiques de la ville de Québec.Au début du xIXe siècle, l\u2019Hôtel-Dieu, à la demande du Parlement du Bas-Canada, re- recueille les nouveau-nés illégitimes qu\u2019on lui apporte au « Tour » et s'occupe de les placer en foyer nourricier.Mais, après 1845, cette œuvre ne lui incombe plus, car les subsides gouvernementaux sont supprimés.! Le problème commande toujours une solution.Entre 1845 et 1852, qu\u2019advient-il de ces nouveau-nés ?Peu de renseignements précis semblent exister.Nous savons que l\u2019Hôpital de la Marine eut à recevoir les filles mères et à les accoucher et qu\u2019on eut à diriger leurs enfants vers l'Hôpital Général de Montréal.Mais il faut plus.Certaines autorités eurent sans doute à mesurer les besoins d\u2019une institution particulière.C\u2019est ainsi que l\u2019on voit le curé de Notre-Dame de Québec, M.l\u2019abbé J.Auclair, se décider à entreprendre la création d\u2019un refuge pour filles mères et leurs enfants.Dès le 21 septembre 1852, il loue à raison de 524, par année la moitié de la Maison Boivin, située rue Saint-Gabriel, coin Scott, et en confie la direction à mademoiselle Marie Métivier (1811- 1885).Le 27 décembre y est recueillie la première * Cf.Laval méd., 34 : 1242, 1963 ; 35 : 335 et 469, 1964.1.De la Broquerie FORTIER, «Les Enfans trouvés de l\u2019'Hôtel-Dieu de Québec, 1800-1850 », Laval méd., 34 : 1242- 1254, (déc.) 1963.(4) de la Broquerie FORTIER, M.D.pensionnaire.Elle y donnera naissance à un enfant le 8 mars 1853.On eut entre temps à recueillir, dès le début, un certain nombre d\u2019enfants 1illégitimes apportés de l\u2019extérieur que l\u2019on continuait à déposer au « Tour » de l\u2019Hôtel-Dieu du Précieux-Sang.Dès le mois d\u2019août 1853, un Comité de dames patronesses, à la manière de celui de Saint- Vincent-de-Paul, à Paris, deux siècles auparavant, est constitué afin de subvenir aux besoins de l\u2019œuvre.Neuf dames composent ce comité.Le 28 octobre, il est consacré à Saint-Joseph en la chapelle Sainte-Famille de la cathédrale, et y reçoit l'approbation de l\u2019archevêque, monseigneur Turgeon.Lors de cette première assemblée, madame Philippe Panet est élue présidente et le demeurera jusqu\u2019à son décès survenu le 10 juin 1870 ; madame Charles-F.Langevin est la secrétaire et mademoiselle Marie Métivier, la trésorière.L\u2019incorporation de l\u2019œuvre a lieu le 19 mai 1855.Quelques jours plus tard, le 23, l'œuvre quitte la maison de la rue Saint-Gabriel, que l\u2019on avait achetée dès le 7 novembre 1853, pour se rendre occuper, en échange, une maison sise au coin de la rue Ferland et de la rue Couillard, propriété achetée 300 louis du Séminaire de Québec avec commutation de 125 louis.L'œuvre recommence avec 40 sous.Au moment de son incorporation, elle recoit des dons de meubles, de linges et autres objets domestiques, de I\u2019Archevêché, du curé de Notre-Dame de Québec, dont elle est maintenant une des œuvres charitables \"2, Veuves Philippe Panet, Pierre Pelletier, Joseph Carrier Elzéar Taschereau et mesdames Vital Têtu, J.-Thomas Tas- chereau, Cerice Têtu, Charles-F.Langevin, Louis Bilodeau. 352 paroissiales, des prêtres du Séminaire, des dames Ursulines, des Augustines de l\u2019Hôtel-Dieu et des dames patronesses.En cette même année, le bilan du 31 décembre 1855 révèle que « la maison n\u2019a pas aucun revenu, elle est supportée c\u2019est-à-dire qu\u2019elle ne subsiste qu\u2019à l\u2019aide de souscriptions : montant recu, $343.; bazar, $216.; total $559.» (Mle Métivier, trésorière).L'année suivante, elle bénéficiera, pour la première fois, d\u2019une aide de la Législature ($1 500) qui «servira à amortir la dette sur la maison.» Les «bazars» qu\u2019elle organise annuellement permettent de payer le bois de chauffage, les employés et les réparations.De 1856 à 1870, l\u2019œuvre progresse lentement, reçoit les patientes et dirigent les enfants illégitimes vers les Sœurs Grises de Montréal.Mais elle ne peut « suffire aux besoins ».On songe alors à ouvrir à Québec une autre maternité.L'initiative vient alors de deux médecins, le docteur Olivier Robitaille, médecin de la prison, et le docteur Laurent Catellier, médecin de l\u2019Hôpital de la Marine.En l\u2019un et l\u2019autre de ces deux lieux se présentent les filles mères pour y accoucher.Le docteur Robitaille écrit à monseigneur Charles-Félix Caseau, grand vicaire du diocèse, et aumônier de l\u2019Asile du Bon-Pasteur, que le besoin d\u2019une autre maternité «se fait toujours sentir », que la maternité de mademoiselle Méti- vier « a bien son mérite mais elle a plutôt un but particulier qu\u2019un but général».Il ajoute que «il serait grandement désirable de s\u2019occuper de cette question, de voir s\u2019il ne serait pas possible de fonder un hospice de la maternité, qui serait en rapport avec le besoin de la cité».Et le docteur Robitaille de proposer « de demander aux Sœurs du Bon-Pasteur de vouloir se charger de l\u2019administration d\u2019un tel hospice ».Le projet du docteur Robitaille est déjà élaboré.Les besoins, il veut les préciser en affirmant que « les cas de Maternité se multiplient et l\u2019Hospice Saint-Joseph ne peut en recevoir qu'un nombre restreint », que «en 1870, 22 filles se sont constituées prisonnières pour accoucher » et que « durant la même période 50 filles ont accouché à l\u2019Hôpital de la Marine ».Désirant, semble-t-il, de la Broquerie FORTIER Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 faire concurrence à la maternité de mademoiselle Métivier, il veut préciser ceci : « Nous établirions trois classes de patientes, l\u2019une paierait $16.à $20.par mois, l\u2019autre $8.et une troisième serait reçue gratuitement.Mlle Métivier consentirait peut être à transporter son hospice au Bon-Pasteur.Dans le cas d\u2019un refus, on pourrait peut-être inviter les Dames patronnesses à donner tout leur appui au nouvel établissement.Le Gouvernement et la Caisse d'Economie seraient ensuite priés de lui transporter l\u2019un l\u2019octroi, l\u2019autre le don accordé chaque année à l\u2019Hospice Saint-Joseph.La charité publique s\u2019ajoutant à ces secours, apporterait la possibilité de réunir les ressources nécessaires.» La requête est présenté au Bon-Pasteur.Il n\u2019y eut pas d\u2019entente « car les choses en restèrent là pour cette année 1871 ».La suppression pure et simple d\u2019une œuvre existante et méritoire dut apparaître réprouvable aux autorités ecclésiastiques.Le projet toutefois n\u2019était pas abandonné puisque l\u2019analyste du Bon-Pasteur, à la date du 27 décembre de l'année suivante, note: «Il est question d\u2019établir un Hospice de la Miséricorde dont nous aurons la direction.» Deux ans s\u2019écoulent avant que le projet ne soit repris par les docteurs Robitaille et Catellier.Leurs démarches sont reprises auprès du nouvel archevêque, monseigneur E.-À.Taschereau.Leur désir est clairement exprimé : «obtenir que la direction de la maternité existante fut confiée aux Sœurs du Bon-Pasteur ».«Mlle Métivier avait alors 62 ans, il devenait urgent de pourvoir à son remplacement ».Raison péremptoire cette fois-ci.Dès ce moment, comme nous le verrons plus loin, on se mit à chercher les voies et moyens de placer à Québec même, les nouveau-nés illégitimes qui y naîtraient.Au début de 1874, les citoyens apprennent que l\u2019on projette l\u2019établissement d\u2019une maison de Miséricorde et que «l\u2019on jette les yeux sur la maison du docteur Wells et la voisine situées rue Couillard ».Des protestations s'organisent : « personne ne voudrait plus habiter cette rue et les propriétaires ne retireraient plus aucun profit de leurs bâtisses ».Une requête est présentée à Jatt id jh début ga Hennig grey | autre ere, À \\ dis le cs laver le lr gp Irene Tt rs ee dip | nth, 5 S00, STE sia, | Niel Ig értoue dut rls fone pu date du 77 at ill D fséicrde peo Career fy rt wl.LE jr ae ic con : Née purs pou le Jp send OVERS ii OF ith & aus 8 cts gris Mao | Site Atty.§ Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 l\u2019Archevêque.L'œuvre s'impose.Les travaux débutent en mars 1874 et, le 20 août, deux religieuses et quelques servantes se fixaient définitivement dans le nouveau local.L\u2019Hospice de la Miséricorde était né.Mademoiselle Métivier abandonnait les hospitalisées de la salle commune aux Révérendes Sceurs ; mais gardait celles de clientèle privée.Elle conservait la construction sise à l\u2019angle des rues Ferland et Couillard.La maison de la rue Saint-Flavien est affectée au Refuge et les religieuses s\u2019installent dans l\u2019habitation contiguë à ce dernier.Le 8 septembre y est hospitalisée la première patiente.Deux établissements similaires et voisins existent donc jusqu\u2019au 30 juin 1876, alors que mademoiselle Métivier offrit de remettre son hospice à la Communauté des Sœurs du Bon-Pasteur.Le nom de Miséricorde lui est alors donné et le but désirable d\u2019une seule institution est atteint selon une procédure sociale chrétienne.L\u2019Hospice Saint-Joseph pendant les 22 ans de son existence seul avait admis 614 pensionnaires, qui, pour la plupart sinon toutes, à leurs sortie, se rendaient à la Maison Sainte-Madeleine où mademoiselle Métivier les visitait.D\u2019elles sont nés 616 enfants qui, après leur baptême à la basilique, étaient dirigés le lendemain chez les Sœurs Grises de Montréal.C\u2019est ainsi que de 1852 à 1874 inclusivement, Montréal reçut 544 enfants illégitimes nés à Québec.Sept sont décédés en naissant, quatre furent placés à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur de Québec, quinze sont décédés à l\u2019Hospice et quarante- trois furent placés et adoptés.Leur sort fut cependant connu.De ces 616, il n\u2019en restait plus, le 30 juin 1876, que quatorze de vivants.Il faut ajouter ici, que l\u2019Hospice reçut de l\u2019extérieur pendant cette même période, 263 enfants que l\u2019on continuait de déposer au « Tour » de l\u2019Hôtel-Dieu du Précieux-Sang et que l\u2019on eut à diriger, eux aussi, à Montréal.La population des enfants illégitimes de cette période s\u2019élèveraient donc à 879.On sait déjà combien élevée était la mortalité infantile d\u2019alors et combien un très grand nombre d\u2019entre eux vivaient quelques heures à peine.Aussi avec quel réalisme, LES «ENFANS TROUVÉS » EN COLLECTIVITÉ À QUÉBEC 353 les autorités médicales et ecclésiastiques récla- maient-elles la naissance d\u2019œuvres dont le but premier, ou l\u2019un des leurs, serait l'hébergement de ces filles mères et de ces enfants illégitimes et trouvés ?Deux œuvres naissaient vers la fin de l\u2019œuvre de mademoiselle Métivier.L\u2019Hospice de la Miséricorde qui héritait de cette dernière en 1874 et, l\u2019Hospice du Sacré-Cœur en 1873 qui se créait pour recueillir, à la fois les délaissés, les vieillards, les épileptiques, les malades et les enfants trouvés, imitant ainsi l\u2019œuvre de l\u2019Hôpital Général de Montréal.B.L\u2019'HOSPICE DU SACRÉ-CŒUR (1873-1901) : Monsieur Louis Falardeau, notaire, citoyen de la paroisse de Saint-Sauveur, caressait depuis quelques années déjà l\u2019idée de la fondation d\u2019un établissement destiné au soin des épileptiques.Le faubourg Saint-Sauveur se relevait rapidement du désastreux incendie de 1866 et le faubourg Sainte-Angèle de Saint-Malo progressait également.Dans ces deux criconscriptions de la Ville, aucune institution n\u2019offrait de refuge aux malheureux, aux malades ou aux enfants trouvés.C\u2019est alors que le notaire, propriétaire d\u2019un terrain de 143 arpents de superficie, résolut de le consacrer à ce projet.Il en soumet le plan à la supérieure de l\u2019Hôpital Général, dont il était depuis plusieurs annéesle procureur.Le 30 mai 1871, monseigneur Elzéar-Alexandre Taschereau permettait à la Communauté de l'Hôpital Général d\u2019accepter les propositions de M.Falardeau.Et deux ans plus tard, en 1873, s'élevait sur les bords de la rivière Saint-Charles, à l\u2019entrée de la paroisse Saint- Malo, du côté nord de la rue Saint-Vallier ; l\u2019Hôpital-du-Sacré-Cœur.Les fondatrices sont choisies en août 1873.Dès le mois de septembre, l\u2019Archevêque de Québec fait appel à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur afin de recueillir « les enfants trouvés ».Un échange de lettres s\u2019établit entre l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur et le Bon-Pasteur qui entreprend l'institution pour filles mères « La Miséricorde » et cherche à placer à Québec même les enfants illégitimes qui y naîtront. 354 Il semble, qu\u2019au début des pourparlers, surgirent certaines difficultés d'entente puisque l\u2019on apprend de la main même de la supérieure du Sacré-Cœur, Sœur Sainte-Marie-Zéphirin que : « Après avoir pris votre demande en considération au sujet des enfants, nous sommes décidées à ne pas nous en charger, vu que ces enfants entre vos mains ne peuvent être considérés comme abandonnés et que par le contrat de notre fondation nous devons prendre les enfants délaissés et abandonnés et par là en danger de ne pas recevoir le baptême.Une autre raison, quoique secondaire, est le manque de local dans notre bâtisse actuelle.( Je demeure avec la sincère affection dans le Sacré-Cœur de Jésus, ma Révérende Mère, votre très humble servante.Signé : Ste-Marie-Zéphirin, Supérieure.Une des œuvres de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur était donc ici bien établi : les « enfants délaissés et abandonnés » encore sans baptême.Le 31 octobre 1873, le premier enfant abandonné y était reçu et était suivi de deux autres avant que l\u2019année ne s'achève.L\u2019œuvre des « enfans trouvés » de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur s\u2019inaugurait et elle ne devait cesser que cinquante-six ans après, en 1929, alors qu\u2019elle transportait à la Crèche Saint-Vincent-de-Paul, ses derniers protégés.Mais elle fut jusqu\u2019en 1901, la seule institution qui eut à recueillir les enfants illégitimes de la région ecclésiastique de Québec.L'histoire de cette œuvre mériterait, elle aussi, d\u2019être un jour plus publiquement connue.Toutefois, il nous est possible d\u2019en retracer ici un aperçu statistique qui témoigne, mathématiquement, de l\u2019hébergement de ces enfants durant les trente premières années de son existence admirable.Entre ces deux communautés, se sont établis pendant cette période de 1874 à 1901, des liens étroits d\u2019affectueuse charité et de dévouement que leurs « correspondances » égrènent.À diverses reprises, le problème de l\u2019admission de ces enfants devient angoissants, mais l\u2019on savait y apporter solution.Cette admission offre une évolution fort intéressante dont la figure 1 révèle, les oscillations annuelles tant des nouveau-nés hospitalisés que de ceux qui y sont décédés.de la Broquerie FORTIER Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Ces illégitimes lui sont apportés d\u2019abord, par abandon, à sa porte, puis lui arrivent, dès 1875, partie de la Miséricorde, partie d'autres sources particulières.Après le 28 mai 1877 tous les nouveau-nés de l\u2019Hospice de la Miséricorde lui sont confiés et cela jusqu\u2019en 1901 alors que la fondation de la Crèche se réalise.Durant les vingt-neuf années, comme seul refuge des enfants illégitimes de la région de Québec, l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur a recueilli 4 741 nouveau- nés illégitimes et 377 légitimes.De ces 5113 enfants, 4 316 sont décédés (84,21%), 737 ou 14,419, ont été adoptés ou placés.2201 æ o T Nombre d'enfants 80 oF | nb os you 4 bu 1 1880 1895 La ads ss t nb su L 1875 1880 1885 1900 Figure 1.\u2014 Admissions (trait plein) et décès (trait pointillé) des enfants à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur, de 1873 à 1901.Total des admissions : 5 113 (4 741 illégitimes et 372 légitimes).II.LA CRECHE SAINT-VINCENT-DE-PAUL (1901-1950) A.LES BIENFAITEURS INSIGNES 1.Première étape (1901-1909) ! C\u2019est à la Maison Mère du Bon-Pasteur, 74, rue de Lachevrotière, qu\u2019est fondée, le 2 septembre 1901, «la Crèche », par l\u2019arrivée de deux nouveau-nées apportés par les Sœurs de l\u2019Hospice de la Miséricorde : Eva «en l\u2019honneur de la Mère du genre humain y et Léontine «en l\u2019honneur du pape Léon XIII ».Le 11 septembre y naissait le premier enfant.Elle reçut le nom de Laté | il Mad zip JL Ds! us gate! ads kr Tn a Mm 4 Nadie dei ge Sid, par $8, 2 30 ous unde lu à 5 que serge t (er, Ru à wile So | A ; TA is al (eus, ¢ 74 legit PAL anh i fo 0 spl seb ali a f nd Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 « Madeleine » et devait être la première enfant adoptée le 20 mars 1902.C\u2019est le 21 décembre 1901 que l\u2019on déplore pour la première fois le décès d\u2019un enfant, Marie-Louis, alors âgé de deux mois et dix jours.Quelques années auparavant le problème de cette fondation avait été envisagé par les autorités ecclésiastiques.Devant les difficultés d\u2019hébergement que posait la naissance de ces enfants, tant à la Miséricorde qu\u2019à l'Hôpital du Sacré-Cœur, à diverses reprises, Mgr Alexandre Taschereau eut à régler la question, et particulièrement en 1885 ; mais le problème n\u2019en demeurait pas moins angoissant.En 1896 l\u2019évêque, Mer L.-N.Bégin, voulu se préoccuper de ce problème et chargea la communauté du Bon-Pasteur de voir à la réalisation d\u2019une œuvre qui s\u2019emploierait à recueillir en milieu institutionnel les enfants illégitimes de la Province ecclésiastique de Québec.Dès le 30 août 1896, son vicaire général, Mer C.-A.Marois écrivait à Mère Marie-du-Carmel, supérieure générale des Sœurs du Bon-Pasteur : 30 août 1896.«Monseigneur l\u2019Administrateur désire que votre communauté se charge du soin des enfants qui naissent à votre hospice de la Miséricorde à Québec et il me paraît nécessaire pour bien remplir cette nouvelle œuvre que l'autorité diocésaine vous confie de vous bien renseigner sur la manière dont sont organisées et fonctionnent les Institutions du même genre chez les Révérendes Sœurs de la Miséricorde à Montréal.» Vicaire général C.-A.Marois.La Communauté s\u2019empresse d\u2019étudier le pro- N blème suggéré et dès le 2 septembre, elle est déjà en mesure de répondre : 2 septembre 1896.Sa Grandeur Mer L.-N.Bégin.« Nous venons de traiter de nouveau en Conseil la question du soin des enfants de notre Hospice de la Miséricorde.Nous avons eu l\u2019occasion de connaître un peu l'opinion du public sur les améliorations que devait subir cette œuvre dans l\u2019organisation et l\u2019administration.L\u2019entreprise nous paraît aujourd\u2019hui tellement difficile, que nous ne nous sentions pas le courage de le tenter avant d\u2019avoir pris à LES «ENFANS TROUVÉS » EN COLLECTIVITÉ À QUÉBEC 355 bonne sources les moyens de la faire réussir.Monseigneur, nous croyons nécessaire de faire à cette fin, non seulement le voyage à Montréal, mais encore celui de New-York, que l\u2019on nous suggère, où les établissements de ce genre, nous assure-t-on, fonctionnent dans cette Ville de la manière le plus efficace, tant l\u2019organisation en est intelligente et sincère.» Pour un tel voyage, la Révérende Mère sollicite de l\u2019Archevêché des « fonds » afin d\u2019en défrayer le coût et elle continue ainsi : « Nous n'avons qu'un désir, celui d'assurer à notre entreprise tout le succès désirable.Il n\u2019y a pas à échouer dans une œuvre de si haute importance.Nous partons pour Montréal cet après-midi, à trois heures.Nous poursuivrons notre route jusqu\u2019à New-York, si votre Grandeur nous en donne l'autorisation.» Signé : SŒUR MARIE-DU-CARMEL, S.C.H.M., supérieure générale.Le Vicaire Général donne toute autorisation : « faite le voyage projeté le plus économiquement possible et je tâcherai de vous aider à le payer, disons la moitié ».Signé : C.-AÀ.MAROIS Après le retour de voyage, la supérieure générale informe le vicaire général que : «si nous pouvons être aidées d\u2019une manière efficace, nous sommes prêtes à nous dévouer dans la mesure de nos forces.Monseigneur sait déjà l\u2019état pécunier de notre communauté et qu\u2019il ne nous permet pas de nous charger gratuitement d\u2019une nouvelle œuvre qui entrai- nerait de si grandes dépenses.» Sœur MARIE-DU-CARMEL, supérieure générale.Signé : Cing ans plus tard, le 7 avril 1901, la supérieure générale du Bon-Pasteur, Mère Marie-du-Carmel (1895-1901) \u2014 (1907-1919), fait connaître à la Communauté que les enfants de la Maternité seraient à la charge de la Congrégation, à partir de septembre et qu\u2019une partie du rez-de-chaussée de la nouvelle maison, dite « Notre-Dame-de- Toutes-Grâces » devra être mise à la disposition des bébés nés à l\u2019Hospice de la Miséricorde.Le premier berceau, pour l\u2019œuvre qui se prépare, est gracieusement donné par Madame Preston.D\u2019autres dons se succèdent et, dès le 22 juillet, «5 douzaines de couchettes blanches aux 356 de la Broquerie FORTIER pommeaux d\u2019or s\u2019alignent dans la salle destinée à la Crèche ».Le 25 août, Mgr L.-N.Bégin baptisait du nom de «Salle des Saints-Anges » le futur lieu de séjour des futurs enfants illégitimes et mère Saint-Vincent-de-Paul devenait la première directrice.Quelques jours après arrivaient de l\u2019Hôpital de la Miséricorde les deux premiers bébés.Dès le mois de mai 1902, on acquiert deux maisons, l\u2019une au 43 des Remparts pour y loger les religieuses, et l\u2019autre au 2 rue Ferland pour y loger les bébés.Le 3 mai, la maison de la rue Ferland, appelée alors « Hospice Bethléem », reçoit les premiers enfants.Sœur Sainte-Antoinette (Mlle Catellier), alors supérieure de la Miséricorde, en reçoit l\u2019autorité administrative.La Crèche avait vécu neuf mois sous le toit de la Maison- Mère des Sœurs du Bon-Pasteur.Dès l\u2019année suivante, la maison du 43 des Remparts, où logeaient les religieuses, dut être vendue aux Sœurs Blanches d\u2019Afrique et les reli- gleuses émigrèrent à la Miséricorde.On relate en effet que le 14 septembre « aujourd\u2019hui » commence pour de « bon une vie de renoncement et de sacrifices puisque quotidiennement, il faudra voyager par la rue, au moins six fois le jour, de la Maternité à la Crèche et Vice Versa.» En juillet 1903, la Crèche s\u2019installe dans « deux maisons contiguës à la Maternité située rue Saint- Flavien « portant le numéro de 14 Couillard ».En novembre de la même année, Mère Saint- Vincent-de-Paul, Sœur Saint-Bonaventure (Fitzgerald) et Sœur Marie-de-l\u2019Ange-Gardien (Temple) organisent un premier comité de secours que l'on appelle « La Goutte de Lait » et qui devient le comité de « Dames patronesses ».Les années 1904-1905 devaient être des années particulièrement actives en innovations.L\u2019œu- vre prend véritablement son essor.Dès le 4 février 1904, écrit l\u2019historienne de la Crèche «le docteur René Fortier, premier professeur de pédiatrie et d'hygiène à l\u2019université Laval, commence aujourd\u2019hui l\u2019exercice de son art à la Crèche ».Le 28 mars voit « l'ouverture officielle des Cours de Cliniques des Nourrissons ».Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Le 5 mars 1905, la Crèche reçoit la première visite de monsieur L.-A.Robitaille, qui deviendra le plus grand bienfaiteur de l\u2019œuvre.Dès le 5 juillet, il annonce à Mère Saint-Vincent-de-Paul, qu\u2019il a acquis, de la succession Hethrington, une vaste propriété située sur le chemin Sainte- Foy dans le but d\u2019y loger «la Crèche tout en restant propriétaire».«La Crèche est mon œuvre, dit-il, et je ne céderai à personne de l\u2019accomplir ».Cette offre fait le sujet de pourparlers nombreux durant les années 1906-1907 car « la Communauté ne voulut pas s'engager dans une entreprise d\u2019agrandissement et d\u2019adaptation avant que la possession de la propriété lui fut assurée ».Monsieur Robitaille consentit finalement a cette donation en juillet 1907, et les travaux d\u2019adaptation commencent le 22 juillet.Il fallut attendre le 7 mai 1908 avant de s\u2019y aménager.La narratrice de la Crèche note, suprême détail d\u2019importance, que le 15 mai, deux Sœurs y passent la nuit et que le 19 juin s\u2019effectue la première communication téléphonique entre la Miséricorde et la Crèche.Etait-ce aussi historique que la première communication transatlantique?Nous avons lieu de le croire.Mais le grand événement de l\u2019année pour la Crèche eut lieu le 6 juillet de 9 heures a.m.a 2 heures p.m.alors que le déménagement de la rue Ferland au chemin Sainte-Foy s\u2019effectua.Songez à ce mouvement en masse de six religieuses, de 26 bonnes et de 125 bébés.Nos déménagements de mai en seraient un exemple fidèle.La Crèche émigrait à la campagne.La ville, alors, offrait des limites habitées jusqu\u2019au niveau de la rue Turnbull actuelle.Les voitures à traction animale et les piétons, qui voulaient en franchir les limites légales pour y faire un séjour de quelque durée que ce soit, avaient à déê- bourser, à l\u2019orée de l\u2019avenue des Érables d\u2019au- jourd\u2019hui, quelques sous qui ouvraient effectivement les deux barrières construites a I'intersection de cette avenue avec, soit le chemin Sainte-Foy au nord, soit le chemin Saint-Louis au sud.Et même à l\u2019intérieur de ces limites, on se trouvait encore a travers champ.Mais il y avait le fd vay Érabes al d'ujour zhandon pur af Jip pee (1 feppet il, Tome 9 tel el dimanch rs 1 présent, rol, donslata shri it fat Sa jard ih qu\" Way aly tho Bede (rhe Ing ë bg 1 os fe 4 rg En le 4 Tig ig \u201ciy Hdl Tey gy 0 ny Hy ling Midi \"11 < Première Brien Desk Tie Py lng Un Sainte IE ut en à mo Tome Je omis Mamunauté éntrenise nt que a wre | nt à cale (ate 1 altendre Lymm | dim pent a ère com corde à \u201ceh pre i) Nos çénement 6 ll qe I (he gurenent né À de malt Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 tramway de la ville qui couvrait l\u2019avenue des Érables et l\u2019embranchement vers Sillery, qui épousait la section ouest de la rue Saint-Cyrille d'aujourd'hui.Au niveau du Belvedère, 1l fallait abandonner le tramway et couper à travers champ pour atteindre la Crèche.C\u2019est le moyen qu\u2019emprunte pendant plusieurs années, en toute saison, le médecin de ces « petits abandonnés ».Une semaine plus tard, une première épreuve frappait toute la nouvelle communauté.Le 12 juillet, « disette d\u2019eau ».Le puit artésien ne donne plus « goutte », «il est ensablé » et la chaleur est excessive, et la lingerie souillée s\u2019entasse, et les diètes sont impossibles.« Ce premier dimanche passé à la campagne », écrit la narratrice «reste mémorable».Un visiteur inattendu se présente, M.Cyrille Lacasse, opticien et, par surcroît, échevin du Conseil de la ville, qui, en constatant la situation générale de la Crèche, s\u2019écriait : « Jamais je n\u2019aurais pu croire qu\u2019il y ait tant de misère à Québec ».Avec l\u2019aide de son jardinier et de ses deux fils, il apporte l\u2019eau «à la tonne » et promet de fournir ainsi l\u2019eau « jusqu\u2019au jour où il réussira à faire poser un tuyau sur la terre pour amener l\u2019eau du Belvedère, car l\u2019aqueduc de la ville ne se rendait pas encore à la communauté ».Dès le 18 juillet, cette aqueduc «a ciel ouvert » fournissait l\u2019eau à la Créche, mais dés le lendemain, «nouvelle et identique disette d\u2019eau ».L\u2019aqueduc nouveau se brise et produit « des dommages et des privations ».C\u2019était le deuxième dimanche à la campagne et encore «la même épreuve ».Tout devait promptement se rétablir et le problème de l\u2019eau se résoudre à un phénomène normal.Le 4 août 1908 a lieu l\u2019inauguration de la nouvelle Crèche.Les « fastes » durent être fort éloignés de celui du tricentenaire de la fondation de Québec, mais la joie de la Communauté ne dut pas être moindre.Parmi les invités, siègent à la première place M.L.-A.Robitaille, le grand bienfaiteur, l\u2019aumônier de l\u2019Hospice Saint-Charles, Mer Ch.-Octave Gagnon, p.d., le chapelain du Bon-Pasteur, M.l'abbé Esdras Laberge et le médecin de la communauté le docteur Edwind Turcotte.Deux filles de la fondatrice du Bon- LES « ENFANS TROUVÉS » EN COLLECTIVITÉ À QUÉBEC 357 Pasteur *, elles-mêmes religieuses chez les Sœurs de la Charité à Québec, sous les noms de Mère Saint-Pierre et Mère Marie-du-Bon-Secours, assistent pieusement et réjouies à cette nouvelle fondation, que leur mère avait indirectement réalisée.Le 19 octobre de la même année débute, avec le premier voyage de deux religieuses vers Ri- mouski, l\u2019œuvre des « Placements ».Décembre apporte à la commisération des reli- gleuses la nouvelle bouleversante, que leur insigne bienfaiteur, M.Robitaille, « a perdu toute sa fortune, il est réduit à l\u2019extrême pauvreté ».* Les difficultés financières s\u2019en trouveront accrues, Il faut songer à trouver des moyens de subvenir aux besoins matériels de tous ces « illégitimes ».Sœur Sainte-Clémence réalise la « Fondation de berceaux ».Est fondateur d'un berceau, tout donateur de cent dollars, Il y en eut cinq cents dans toute l\u2019histoire de cette initiative.C\u2019est en ce même mois de décembre 1908 que l\u2019on baptise l'institution du nom de «l\u2019Hospice Saint-Vincent-de-Paul ».Une première étape est franchie.Première association laïco-religieuse : Cette « première étape » a été celle d\u2019une création dont la figure laïque dominante fut celle de l\u2019honorable Louis-Adolphe Robitaille, dont il nous plait à tracer ci, à grands traits, les charités envers «la Crèche ».En 1905, déjà âgé de 75 ans, il visite, pour la première fois, « la Crèche », située à 2, rue Ferland et y envoie de « menus articles de première nécessité ».Le 5 juillet de la même année, il annonce qu\u2019il a fait l\u2019acquisition d\u2019une propriété sur le chemin Sainte-Foy «pour y transférer la Crèche».Homme de décision rapide, dès le 31 du même mois, de sa propriété à New-Carlisle, il écrit à Mère Saint-Vincent-de-Paul, directrice de la Crèche, « pour lui confirmer l\u2019acquisition de la Maison Hethrington et l\u2019autoriser à faire faire à ses propres frais les travaux requis « pourvu que cela n\u2019excède pas $3 000.pour le moment ».3.Dame Marie-Josephte Fitzbach, veuve de Sieur F.-X.Roy ; en religion, Mère Marie-du-Sacré-Cœur.4.Analyste de la Crèche. 358 Le Conseil général de la Communauté ne voulut rien entreprendre avant que la propriété ne lui soit cédée.Cette prudence s\u2019avéra une sagesse.Car, malgré l\u2019ardent désir de M.Robitaille, malgré sa générosité déterminante, il lui faudra attendre 1907 avant qu\u2019il puisse réaliser son grand projet charitable.Primitivement, M.Robitaille désirait demeurer propriétaire du terrain et de l\u2019édifice où serait abritée la crèche ; mais, finalement, il consent, en 1907, par un acte notarié à « faire donation pure et simple du bien fonds à la communauté de sa propriété du chemin Sainte-Foy ».Dès le 22 juillet, la Communauté entreprend les travaux appropriés aux besoins de l\u2019œuvre.Il s\u2019agit d\u2019« adaptation » sous forme d\u2019une « rallonge vers l\u2019ouest de 15 x35, exhaussement d\u2019un étage, des planchers refaits en bois dur, du peinturage et une buanderie pourvue de l'outillage nécessaire ».Le 3 février 1908, Pie X attribuait à M.Robi- taille le titre de Chevalier de Saint-Grégoire-le- Grand.M.Robitaille à l\u2019occasion d\u2019une fête organisée à la Crèche même recevait le titre le 19 avril suivant ainsi que les Armoiries dont la devise est « Dieu et les Délaissés ».C\u2019est le 6 mai de la même année qu\u2019il déclare à Mère Sainte-Clotilde, dépositaire générale des Sœur du Bon-Pasteur : «La Crèche est mon œuvre et je ne céderai à personne de l\u2019accomplir.Je la doterai et les intérêts seront percevable chaque année ».Quelques mois plus tard, en novembre, un désastre financier atteignait M.Robitaille.11 ne lui resta qu\u2019« une faible rente viagère et la jouissance de sa maison jusqu\u2019à sa mort.Il avait alors 77 ans et ne mourut que 10 ans plus tard, le 12 mars 1918 «si pauvre qu\u2019il n\u2019avait même pas de quoi payer les frais de sa sépulture ».Cette suprême « charité lui fut rendue partie par la Fabrique Notre-Dame et partie par la Crèche Saint-Vincent de Paul ».Lui qui avait tant secouru les pauvres, il connut lui-même la pauvreté la plus absolue.Il a vécu intégralement sa devise de Chevalier de Saint-Grégoire-le-Grand « Dieu et les Délaissés ».En effet, « Dieu » le visitait de la Broquerie FORTIER Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 une fois par semaine, car il avait obtenu que la messe soit dite en sa maison selon ce rythme.« Délaissé », il s\u2019occupa des plus délaissés d\u2019entre les hommes, les enfants abandonnés, et il le devint lui-même durant l\u2019extrême pauvreté de ses dernières années.La charité l\u2019avait grandi aux yeux de ses concitoyens, sa pauvreté le grandit aux yeux de Dieu.Il n\u2019eut pas d\u2019éloge funèbre.L\u2019autre figure dominante de cette première étape fut sans nul doute celle de Mère Marie- de-Saint-Vincent-de-Paul (1827-1907) dont il est nécessaire ici de signaler certains faits de sa vie directement en rapport avec l\u2019œuvre de la Crèche.Quoique septuagénaire elle aussi, elle accepte le 2 septembre 1901, la direction de la nouvelle fondation et en réalise toute la difficile création jusqu\u2019à sa mort survenue à la Maison mère le 27 novembre 1907, à l\u2019âge vénérable de 80 ans 7 mois, après 57 ans de vie religieuse.L'aménagement et l\u2019hébergement de ces enfants à 2, rue Ferland posent des problèmes divers, dont le plus angoissant est celui de trouver les ressources suffisantes, indispensables.Mère Saint- Vincent-de-Paul s\u2019évertue à susciter dans l'esprit des personnes charitables de la ville la commisération envers ces « tout petits » que « l\u2019Hospice Bethléem », ainsi alors nommé, hébergeait.Elle imite en cela le grand « Monsieur Vincent ».Elle suggère et réalise avec l\u2019aide de ses deux compagnes, Sœur Sainte-Bernadette et Sœur Marie-de-l\u2019Ange-Gardien, un premier moyen de secours que l\u2019on nomme, le 22 novembre 1904 : «La Goutte de Lait ».Rapidement on le transforme en une Association de dames de la ville, amies de l\u2019œuvre, qui prend nom, dès le début de l\u2019année 1905, de « Les Dames patronnesses » et dont l\u2019existence n\u2019a cessé qu\u2019en 1947.«Le secret de cette permanence », écrit Sœur Marie- de-Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, « dans le dévouement, de cette constance dans le don de soi, de cette longue durée de l'Association, tient dans le fidèle accomplissement du mot d\u2019ordre donné par Mgr Paul-Eugène Roy : « Travailler par charité pure, ne visant pas à se surpasser les unes les autres ; apporter une généreuse collaboration qui ne cherche que le bien de l\u2019enfant, Lai vas My Jédica! de: git lh, S durs lege \u20ac 5 de AUX Veux and ax Hie Première 1e Marie i 1 dé mc a Crèche E aug nouvelle Jil de o 8 ae 5 enfers s fies quver ls re Sa js l'esp come [Hospice IL Fle fl ges des 4 Seur mien re (EE: Jo tran a vie le début ese ; «Mare F fe Ë Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 en effaçant sa personnalité ».Et Sceur Marie- de-Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle de continuer : « le programme a toujours fait la gloire de ce bataillon d\u2019élite, exquise recette qui en a assuré la plus parfaite entente et en a expliqué les magnifiques résultats.» En 1905, elle accueille, le 4 février, le premier professeur de Clinique pédiatrique, le docteur René Fortier, à qui, dès lors, revient la tâche d\u2019exercer son art, pour la première fois en milieu institutionnel ou, comme on a coutume en France de la nommer, de « l\u2019élevage en commun du nourrisson ».Le 5 mars, elle reçoit M.L.-A.Robi- taille, qui devait devenir le « Bienfaiteur insigne » et à qui l\u2019on attribua plus tard celui de « Fondateur de la Crèche Saint-Vincent-de-Paul ».Le 28 mars, elle aurait assisté à l\u2019ouverture officielle des Cours de clinique de pédiatrie aux étudiants par le docteur R.Fortier.Le 14 avril, Mère Saint-Vincent-de-Paul subit les affres d\u2019une épidémie éventuelle de diphtérie au sein de ses «amours de petits» et aide le docteur N.-A.Dussault à pratiquer la trachéotomie chez certains d\u2019entre eux et le docteur Fortier, assisté d\u2019étudiants, à injecter le sérum antidiphtérique à dose préventive à 72 bébés et à deux bonnes.Il y eut deux morts, dont un le même jour, l\u2019autre le lendemain.Tous les autres sont épargnés.En ce temps-là ce fut une grande victoire d\u2019une prophylaxie institutionnelle imposée et réalisée LES «ENFANS TROUVÉS » EN COLLECTIVITÉ À QUÉBEC 359 par un travail gratuit et fort long (18 heures) d\u2019une équipe médicale improvisée.A l\u2019instigation de M.l\u2019abbé Stanislas Lortie, aumônier de la Miséricorde et professeur de philosophie au Séminaire de Québec, Mère Saint- Vincent-de-Paul met sur pied les « Marguerites du Sacré-Cœur », aides bénévoles aux soins des enfants de la « Crèche».Le 5 mai 1905, les six premières associées s\u2019y engagent et le 8 septembre, sept nouvelles viennent rejoindre les premières.Ces aides bénévoles se sont perpétuées.Lors du cinquantenaire, leur nombre avait atteint 1 100 associées, dont 69 étaient alors en service.La première directrice de la Crèche devait s\u2019avouer vaincu par la maladie le 7 novembre 1906, alors qu\u2019elle fut atteinte de « paralysie ».Elle devait faire une courte apparition de deux jours, le 1°\" avril 1907 et ne «rendre son âme à Dieu » à la Maison-Mère, que le 27 novembre 1907.Elle avait eu le bonheur de voir son œuvre en voie de développement sur le chemin Sainte- Foy.Elle en fut l\u2019ordonnatrice et l\u2019indispensable intermédiaire entre ss Communauté et le donateur l\u2019honorable L.-A.Robitaille.A Sœur Sainte- Clémence, élue supérieure de la Crèche en juillet 1907, devait revenir le bonheur et la tâche du grand déménagement sur le chemin Sainte-Foy, le 6 juillet 1908.(A suivre.) IMMUNOLOGIE EXPÉRIMENTALE ÉTUDE IMMUNOLOGIQUE DE LA CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE EXPÉRIMENTALE CHEZ LE RAT * AVANT-PROPOS Il serait facile, mais d\u2019autant moins original, d\u2019introduire le sujet traité dans ce travail, en exposant des généralités sur cette redoutable maladie qu\u2019est le cancer, ou bien encore, en présentant l\u2019évolution du mot cancer depuis la civilisation hellénique.Nous nous dispenserons de ces données que tout le monde connaît pour traiter de cancérologie expérimentale et plus précisément de la cancérigénèse chimique des substances cancérigènes et des expériences scientifiques que ces cancers chimiques ont permis de réaliser.Un grand nombre de substances chimiques ont un pouvoir cancérigène sur les espèces animales utilisées en laboratoire.Aussi avons-nous cru nécessaire, pour plus de clarté, de classifier ces composés cancérigènes en deux groupes : les substances chimiques cancérigènes non azotées comprenant les hydrocarbures polybenzéniques et leurs dérivés d\u2019une part et, d'autre part, les composés cancérigènes azotés qui comprennent, outre les hydrocarbures polybenzéniques azotés et les composés stilbéniques, le groupe des colorants azoïques.Dans ce dernier groupe, nous étudierons particulièrement le diméthylaminoazoben- zéne (DAB) que nous avons surtout utilisé dans nos expériences.* Thèse soumise pour l\u2019obtention d\u2019une maîtrise ès sciences, à l\u2019École des gradués de l\u2019Université Laval.Ce travail a été fait dans les laboratoires et sous la direction du professeur agrégé Didier Dufour, Département de biochimie, Faculté de médecine, Université Laval.1.Hôpital Saint-François-d\u2019Assise, Québec 3, Québec.Jean-Marcel BOUCHER, M.sc! Département de biochimie, Faculté de médecine, Université Laval.De nombreux travaux ont déjà été faits sur le métabolisme du DAB, mais peu furent entrepris en ce qui a trait aux modifications immunologi- ques qui peuvent apparaitre au cours de la cancéri- génèse au jaune de beurre.De nombreuses théories ont été émises sur le mécanisme et les processus immunologiques au cours de la cancérigénése.Nous n\u2019étudierons cependant que la conception immunologique actuelle qui s\u2019appuie surtout sur les travaux de Green, Weiler et Zilber.Green a supposé, à la suite du stade d\u2019initiation de la cancérigénèse chimique qui provoque la formation d\u2019iso-antigè- nes, que la cellule cancéreuse s\u2019adapte et perd son identité spécifique pour entrer dans le stade de prolifération.S\u2019opposant à cette hypothèse, Weiler soutient que le stade d\u2019initiation est dû à la perte de l\u2019antigène tissulaire spécifique, dédifférenciant ainsi la cellule et la rendant apte à la prolifération.Les travaux de Zilber et de nombreux autres chercheurs, ont mis en évidence divers changements antigéniques précoces caractérisant l\u2019acquisition d\u2019un nouvel antigène spécifique.Allant plus loin encore, il a même été possible de localiser cet antigène à l\u2019intérieur de la cellule.Il se situerait au niveau des mitochondries et des microsomes ; sa nature reste toutefois inconnue.Si les changements immunologiques mettent en évidence la présence d\u2019un nouvel antigène, il devient alors important de connaître le comportement de l'hôte vis-à-vis cet antigène.Nous étudierons quelques réactions de l\u2019hôte dues à la présence de cet antigène.Ld TL No pd By ph qu ( fs} Jeg mental cet certain Nou i Ji ment Pou (feng Ae tidy Tarte ant © REV! HER, vs: Proche, on i 3 ENE ming: ii Gurl ques a pucerons Jque ét vas de pes à free oats ped sas de pif.1 8s il i, del piel de nom Fi à 90 oil ; prs cll gai i et 0 (gêné : pr Noe 3h gs = Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Nous avons classifié ces réactions en deux groupes, selon qu\u2019elles sont ou non spécifiques.En effet, de nombreuses réactions sériques, lymphocytaires, métaboliques, apparaissent au cours de la cancérigénèse, mais on les retrouve dans plusieurs autres maladies alors que d\u2019autres phénomènes sont spécifiques au cancer, tels l\u2019augmentation du pouvoir migrateur de l\u2019albumine, certains changements enzymatiques et, surtout, certaines réactions immunologiques.Nous voyons ainsi que l\u2019organisme ne subit pas passivement l\u2019implantation et le développement d\u2019un néoplasme.Pour mettre en évidence ces mécanismes de défense, puis l\u2019adaptation de l\u2019hôte vis-à-vis la tumeur, nous avons utilisé des techniques immuno- chimiques que nous décrivons dans la deuxième partie de notre travail, avant d\u2019exposer les résultant expérimentaux que nous avons obtenus.REVUE BIBLIOGRAPHIQUE GÉNÉRALE I.SUR LA CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE A.Historique En 1889, Hanan réussit pour la première fois la greffe d\u2019un épithéliome (106).Cette découverte a ouvert une voie nouvelle d\u2019expérimentation en cancérologie.En 1894, Moreau (155) a pu transmettre l\u2019épi- théliome mammaire à la souris, et entreprendre des études sur les phénomènes de l\u2019immunité.Lœb (136) en 1900, puis Jensen (113) en 1902, ont repris avec succès ces expériences de greffes chez les animaux de laboratoire.Quelques années plus tard, Jensen et Bashord ont réussi une greffe tumorale hétérologue chez la souris, démontrant que les cellules qui se sont développées étaient de même nature que celles qui furent inoculées.Ces expériences furent confirmées aux États-Unis d\u2019Amérique par William H.Woglom (214).( N CANCERIGENESE CHIMIQUE EXPERIMENTALE CHEZ LE RAT 361 Si les travaux sur les greffes tumorales remontent déjà à près d\u2019un siècle, 1l faut cependant attendre en 1915 pour faire la découverte de la cancérisation par voie chimique.Ce fut Sir Percival Pott (180) qui émit pour la première fois, en 1776, l'hypothèse de la cancérisation chimique en étudiant le cas de l\u2019épithélio- me testiculaire des petits ramoneurs de Londres.La constatation de l'existence de cancers professionnels, chez des ouvriers travaillant dans certaines industries, a permis d\u2019émettre l\u2019hypothèse de l\u2019existence de substances cancérigènes (11, 32 et 140).C\u2019est ainsi qu\u2019en 1951 deux japonais, Yamagiwa et Ichikawa (216), réussirent, pour la première fois, a provoquer la formation d'un néoplasme épithélial par des badigeonnages répétés de goudron sur des animaux de laboratoire.Leurs résultats furent confirmés par la suite par Tsutui (201), puis par Fibiger et Bang (70).D\u2019autres essais de cancérisation furent tentés par Murphy et Landsteiner.Ces auteurs injectèrent une suspension de goudron à dix poulets ; une tumeur est apparue chez deux oiseaux et dans un cas il s'agissait d\u2019un sarcome transplan- table aux mammifères.Cette expérience fut confirmée par Peacock en 1935 (40 et 211).Cependant, le goudron est une substance complexe dont il s\u2019agit de séparer le corps chimique responsable de cette activité cancérigène.C\u2019est en 1933, grâce aux travaux de Cook, Kennaway et Hieger, que les carbures polycycliques furent isolés.Il a été prouvé, par la suite, que les carbures polycycliques ne sont pas seuls responsables de la formation de néoplasmes (193).La première observation du pouvoir cancérigène des colorants azoïques date de 1906 alors que Fisher (72) injecta du rouge carmin dans le derme de l\u2019oreille d\u2019un lapin.Cette injection provoqua des modifications histologiques locales et déclencha ensuite la croissance de cellules épithéliales atypiques.Formule d\u2019un colorant azoïque (rouge écarlate): Dee CH3 | Laval Médical | + si 362 Jean-Marcel BOUCHER Vol.36 \u2014 Avril 1965 de.0 ( 3 TABLEAU I .di .; Historique de la cancérisation chimique expérimentale qu : [ | I ANNÉE AUTEURS CONTRIBUTION Is - | - J _\u2014 0 0 da | ea oo la 1776 Port (180).Hypothése de la cancérisation chimique une _ LL 2 12 a 1 LL 0 A 1906 FISCHER (72).Epithéliome par injection de rouge carmin i _ _ LL LE UN | E 1915 YAMAGIW A et ICHIKAWA (216) Epithéliome provoqué par badigeonnage de goudron 1924 SCHMIDT (190) .Hépatome provoqué par l\u2019administration per os de rouge carmin 4 { si 1935 | YOSHIDA et SASAKI (189).Rôle cancérigène des colorants azo ' | CT 0 qe 1936 } RiINoOSITA (125) .Hépatome transplantable da a administration per os de DAB | | a ju : .ÿ Les résultats de Fisher furent confirmés par de rigène le plus efficace pouvant induire, soit un 1x nombreux auteurs, notamment par Yamagiwa et hépatome, soit un cholangiome.C\u2019est ce colorant | à Ohno en 1918 (217).C\u2019est Schmidt (190) qui, que nous connaissons sous le nom de DAB ou en 1924, a mentionné que l'administration orale jaune de beurre.Voici la formule chimique du | de rouge carmin provoque la formation d\u2019hépa- 4-diméthylaminoazobenzéne : | tomes chez la souris.a Yoshida en 1933, puis Sasaki et Yoshida (189) xv IX | en 1935, établirent de façon absolue le rôle can- Er cérigène des colorants azoïques en utilisant le l 2',3-diméthyl-4-aminazobenzène, partie de la molécule du rouge carmin dont voici la formule B.Les substances chimiques cancérigènes | chimique : Vu le grand nombre de cancérigènes chimiques i; CH3 CH3 d\u2019origine organique, nous conserverons la classification établie par Truhaut (202) et nous distin- | / N= = SNH» guerons deux groupes, selon qu\u2019ils renferment ouf \" Ne non de l\u2019azote dans leur molécule.Le groupe § des composés cancérigènes non azotés comprend à En ajoutant ce colorant à la diète des rats, ils les dérivés du benzanthracène, alors que le » constatèrent l\u2019apparition d\u2019une prolifération des groupe des cancérigènes azotés comprend, d\u2019une ; cellules hépatiques ou des canaux biliaires.part, les dérivés azotés des polybenzéniques à 1 En 1936, Kinosita (125) démontre que le 4- d\u2019autre et, part, les composés stilbéniques et 3 diméthylaminoazobenzène est le colorant cancé- azoiques. Toy.Hidieg: Avi so us colorant iB on jgue &0 i ini slr Yi gett qo pt ef | du Hid gues f Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 Cette division des cancérigénes chimiques en deux groupes s\u2019explique par les effets différents qu\u2019ils produisent.Les hydrocarbures produisent, en effet, des tumeurs locales à l\u2019endroit de leur application.Ils sont cancérigènes pour un grand nombre d'animaux et pour une grande variété d'organes.Leur effet se fait sentir à faible dose et après une courte période de sensibilisation.Au contraire, les composés cancérigènes azotés, que ce soient les stilbéniques ou les azoïques, ont une action lente et requièrent des doses importantes.1.GROUPE DES COMPOSES CANCERIGENES NON AZOTÉS : a) Les hydrocarbures polybenzéniques non substitués : Tous les hydrocarbures contenant moins de quatre noyaux aromatiques sontinactifs.Parmi les six hydrocarbures à quatre noyaux benzéniques accolés, le benzo-1,2-anthracène, bien qu\u2019inactif, joue un rôle important, puisque son squelette se retrouve dans plusieurs cancérigènes puissants.De plus, son spectre d'absorption est comparable à celui des huiles et des goudrons cancérigènes.Cook, Hieger, Kennaway et Mayneord ont étudié l\u2019influence de la position de nouveaux noyaux aromatiques sur le benzo-1,2-anthracène et lui attribuent un rôle cancérigène plus ou moins marqué selon l\u2019accolement.Nous résumons schématiquement dans le tableau II, l\u2019action des modifications de structure des cancérigènes selon le degré du pouvoir cancérigène.b) Les dérivés substitués non azotés des hydrocarbures polybenzéniques : Le groupement méthylé, lorsqu\u2019il est substitué, accroît ou provoque le pouvoir cancérigène des hydrocarbures polybenzéniques.Cet effet du groupement méthyle dépend cependant de sa position.Dans le cas de dérivés diméthylés seuls, il se produit une sommation des effets de chacun des groupements méthyles, mais il faut remarquer.CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE EXPÉRIMENTALE CHEZ LE RAT 363 TABLEAU II Influence de la position de noyaux aromatiques sur le benzo- 1,2 anthracéne sur l\u2019activité cancérigène NOM DU COMPOSE CHIMIQUE Dibenzo-1,2,7,8-anthracéne Dibenzo-1,2,5,6-anthracéne Benzo-3,4-anthracène ACTIVITÉ CANCÉRIGÈNE Activité moyenne + + Activité puissante + + ++ cependant, que tous les dérivés méthyles substitués sur des noyaux benzéniques autres que ceux constituant le squelette du benzo-1,2-anthracène, n\u2019apportent aucun pouvoir cancérigène.Tous les dérivés méthylés des autres hydrocarbures poly- benzéniques contenant plus de quatre noyaux accolés sont nombreux.Les propriétés cancérigènes des dérivés du benzopyrène sont à retenir par le fait que ce composé présente, en outre, des propriétés œstrogéniques analogues à celles de l\u2019œstradiol.2.GROUPE DES COMPOSES CANCERIGENES AZOTES : a) Les hydrocarbures polybenzéniques azotés : i.L'introduction d\u2019un atome d azote.L'introduction d\u2019un azote dans un cycle benzénique semble provoquer un effet inhibiteur sur l\u2019activité cancérigène puisque des dérivés du benzo-3, 4-phénanthrène et du benzo-3,4-pyrène qui sont des cancérigènes puissants, ne présentent plus d\u2019activité cancérigène.ii.Les benzacridines et méthylbenzacridines.Nous devons à Lacassagne la mise en évidence du pouvoir cancérigène des benzacridines au niveau de l\u2019épiderme.Un ou deux groupements méthyles dans la molécule augmentent encore cette activité cancérigène. se Sls SRR 364 Jean-Marcel BOUCHER iii.Les fluorènes.Alors que le fluorène et le benzofluorène sont inactifs, Wilson (208), étudiant la toxicité du 2-acétylaminofluorène, a signalé la prolifération de cancers localisés en différents endroits après son administration per os à des rats pendant six mois.NN NY À Sm Sn (Fluorène) (Acétylaminofluorène) On a constaté plus récemment, que l\u2019activité cancérigène se manifeste de la même façon si le pont méthylé du fluorène est remplacé par un atome de soufre ou d'oxygène, et même, si le pont méthylique disparaît complètement comme dans le cas du diméthylamino-4-diphényl.| N(CHa) NS (Diméthylamino-4-diphényl) Ce composé nous fait penser aux stilbéniques et, par dela, aux azoiques.{ cn a (Stilbéniques) > (Azoïques' NU J Ne Ils résultent d\u2019une substitution du groupement =CH2 par un groupe =NH.Ils occupent, par leur effet cancérigène, une position intermédiaire entre les hydrocarbures polycycliques qui induisent des épithéliomes et des sarcomes, sans produire de tumeurs hépatiques et, d\u2019autre part, les substances azotées qui sont très actives au niveau du foie et inactives sur l\u2019épiderme et le tissu conjonctif.iv.Les dibenzocarbazols.Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 b.Les composés stilbéniques : Ce groupe de substances cancérigènes est composé des dérivés de l\u2019amino-4-stilbène dont voici la formule clinique : < Den = a wm Tous les composés essayés se sont montrés actifs, que ce soit par injection, ou bien par voie orale, aussi bien chez le rat que chez la souris.Enfin, ils possédent un pouvoir inhibiteur sur la croissance des tissus, caractéristique associée par Hoddow à l\u2019activité cancérigène.c) Les composés azoïques : Nous nous attarderons sans doute davantage sur ce groupe de composés cancérigènes chimiques étant donné que notre travail expérimental traite des modifications immunologiques constatées chez le rat soumis à un régime contenant du dimé- thylaminoazobenzène.En substituant un groupement diméthylamino en position 4 de l\u2019azobenzène inactif, nous obtenons un composé cancérigène puissant qui est à la base d\u2019un grand nombre de dérivés : le dimé- thylamino-4-azobenzène ou DAB.CDD \u2018Azobenzène) NES > Sy (Diméthylaminoazobenzène) Le DAB est plus puissant chez le rat que chez la souris ; ceci reste identique pour tous ses dérivés.La modification de la liaison centrale entraîne la perte du pouvoir cancérigène, alors que le remplacement des deux azotes par deux groupements = CH conduit au diméthylamino-4-stilbène, dont l\u2019action cancérigène rappelle celle du 2 AAF.Il a été nécessaire de diviser en deux groupes les dérivés de l\u2019azobenzène, car le pouvoir cancérigène ne s\u2019exerce pas, selon le dérivé étudié, chez les mêmes espèces animales.On distingue donc : il \\ fo lt ark la \u201cout B{ dr ily mis or Dis | ar | SONT le ie par age IDE a traite he 1 dim geil i cbie jai = dim pire Sie: pré h po peel a, ap © pui che E 2 Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 a) les dérivés de l\u2019amino-4-azobenzène, plus actif chez la souris ; et, b) les dérivés du méthylamino-4-azobenzène et du diméthylamino-4-azobenzène qui sont cancérigènes chez le rat.Miller et Miller (148) ont étudié, sur les dérivés de ce dernier groupe, l\u2019influence de substituants placés sur les carbones des noyaux benzéniques (152), ainsi que l\u2019influence de substitutions faites sur la fonction aminée (9).La substitution du méthyle diminue, en général l\u2019activité du diméthylamino-4-azobenzène, pour toutes les positions autres que 3\u2019 (151) (voir la formule chimique ci-dessous).3 2 2 3 f° CH JT 7 ON 5\u201d 6\u2018 6 5 CH3 La substitution par le fluor, dans presque toutes les positions, augmente l\u2019activité cancérigène alors qu\u2019elle diminue toujours avec les autres halogènes (182).Enfin, tous les dérivés hydro- xyles se sont révélés inactifs.Les substitutions sur la fonction aminée montrent qu\u2019un groupement méthyle est nécessaire comme l\u2019illustre le tableau III.Cependant 1l faut que l\u2019autre groupement ne soit pas trop volumineux (182).La fonction aminée ne semble pas nécessaire à l\u2019activité cancérigène, puisque l\u2019hy- droxy-4-diméthyl-3,2\"-azobenzène est actif (9).CH3 CH3 | « >\u2014N= on (Hydroxy-4-diméthyl-3, 2\u2019-azobenzéne) i.Mélabolisme du diméthylaminoazobenzène Le métabolisme des composés azoïques a été étudié de façon très détaillée par Miller.Nous allons donc essayer d\u2019en résumer les grandes lignes.Les principales transformations subies par les composés azoïques dans l\u2019organisme du rat, sont les suivantes : \u2014 une déméthylation réversible de la fonction aminée.Cette déméthylation réversible n\u2019a lieu qu\u2019entre le mono- et le diméthylaminoazobenzène, alors qu\u2019elle devient irréversible pour la transfor- CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE EXPÉRIMENTALE CHEZ LE RAT 365 mation du monométhylaminoazobenzène en ami- no-4-azobenzène.Les deux premiers composés sont cancérigènes par rapport au dernier qui est inactif ; ceci permet d\u2019attribuer un rôle important au moins à l\u2019un des groupements méthyles ; \u2014 une hydroxylation sur le noyau opposé à celui portant la fonction aminée ; \u2014 la réduction de la double liaison \u2014N=N\u2014 suivie d\u2019une rupture de la molécule à cet endroit.Nous obtenons alors deux amines mononucléaires.Cependant Miller a démontré qu\u2019une partie du composé azoïque, au lieu de se décomposer selon ce mécanisme, forme un complexe d\u2019addition avec les protéines de la cellule vivante, entrainant ainsi le processus de la cancérisation.En effet : \u2014 ce complexe « colorant-azoïque-protéine » se forme dans le foie ou apparait la tumeur ; \u2014 ce complexe n\u2019a été trouvé que chez les animaux où un cancer se développe (rats, souris) (184) ; \u2014 le monométhylaminoazobenzène, aussi cancérigène que le diméthylaminoazobenzène, forme la même quantité de complexe, alors que des composés moins cancérigènes en élaborent une quantité moindre ; \u2014 la quantité de complexe formé diminue si l\u2019on ajoute au régime des animaux des substances inhibant l\u2019activité cancérigène comme la riboflavine par exemple (123).a Nous devons ajouter a ces observations de Miller, le fait que la cancérisation s\u2019établit, non pas en fonction de la dose d\u2019azoique ingéré, mais plutôt en fonction du pouvoir de fixation de ce complexe azoique-protéine par chaque individu.Ceci revient a dire que le seuil de sensibilité varie d\u2019un individu à l\u2019autre (58).Ainsi l\u2019utilisation systématique de substances chimiques cancérigènes a permis d\u2019étudier les modifications pathologiques induites chez diverses espèces animales, et de suivre par là l\u2019évolution d\u2019un organisme soumis à l\u2019action chronique d\u2019un cancérigène.Miller et Miller ont, par l\u2019étude du métabolisme des composés azoiques, apporté une importante contribution aux recherches entreprises sur l\u2019origine du processus de cancérisation. Laval Médical 366 Jean-Marcel BOUCHER VOL 36\u2014 Avril 1965 L'aspect immunologique de ce problème a re- II.SUR LES RÉPONSES DE L\u2019HÔTE À LA a\u201d tenu notre attention et nous nous proposons de CANCERIGENESE CHIMIQUE ail faire une bréve revue bibliographique sur les 1 réponses de l\u2019hôte à la cancérigénèse chimique et Plusieurs théories ont été émises sur le méca- d\u2019analyser notamment les travaux de Green, de nisme de déclenchement et de l\u2019envahissement Weiler et de Zilber.d\u2019un tissu sain par le cancer (131).TABLEAU III Influence du groupement \u2014 CH3 sur le pouvoir cancérigène î I NOM DU COMPOSÉ CHIMIQUE FORMULE CHIMIQUE | ACTIVITÉ CAN GÉRIGÈNE | 2 CH3 sm Diméthyl-amino-4-azobenzène #\u2014N =N\u2014#\u2014N | ++++* Bid CH3 IE | CH3 ! Monométhyl-amino-4-azobenzène ¢\u2014N=N\u2014y\u2014N +++ H = \u201cne CH; Evi Monométhyl / \u201ctm Monoéthyl-amino-4-azobenzéne \u2014N=N\u2014c\u2014N i +++ > ! EST C2Hs CH3 ; Monoéthyl JS aq Lr Monoaldéhyde-amino-4-azobenzéne #\u2014N =N\u2014#\u2014N ++ | Baa i CHO î Trae 1 | © + | «= Amino-azobenzéne ¢\u2014N=N\u2014p\u2014N (activité de référence) 1 sn H | | Ex I ; | \u201cdi | | CH3 42 Monométhyl 7 Monoéthyl-benzéne #\u2014N =N\u2014;#\u2014N | \u2014 \u201cté Amino-azobenzène ! | en CH2C6H5s | tu | | \u201ca | 3 Cals 1 Diéthyl-amino-azobenzène e\u2014N = N\u2014e\u2014N \u2014 C2Hs * De + a +++ + = activité cancérigène relative. ital RB 11% lz tal GÈNE ni Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 A la suite de l\u2019étude détaillée du métabolisme des composés azoïques par Miller et Miller (148), nous savons qu\u2019une partie du cancérigène chimique, au lieu de subir le catabolisme, forme un complexe d\u2019addition avec les protéines de la cellule hépatique vivante, qui pourrait provoquer ainsi le processus de sensibilisation.Cette hypothèse de déclenchement de la cancérigénèse, par une interaction du composé chimique avec le milieu cellulaire, ne propose aucune solution au mécanisme de l\u2019envahissement du tissu sain, ni non plus au mécanisme de défense de l\u2019organisme (24 et 156).L'analyse des réactions de l\u2019hôte à la présence du cancer permet d\u2019émettre des hypothèses de mécanismes de cancérigénèse.Étudions quelques-unes de ces réactions spécifiques et non spécifiques.A.Les réponses non spécifiques En de nombreux points, le cancer se rapproche d\u2019autres maladies connues.Ainsi par ses manifestations cliniques, il semble intimement lié au mécanisme de l\u2019inflammation, de même qu\u2019au mécanisme de la régénération cellulaire.1.LES RÉPONSES SÉRIQUES : Le rôle physiologique du sérum explique l\u2019importance qui est donnée à son étude.Ce liquide extracellulaire constitue, ainsi que Claude Bernard le désignait, le milieu dans lequel vit l\u2019organisme.Ce sérum a, en plus de son rôle de convoyeur (132) des matériaux nutritifs et des produits de déchets, et de son rôle physicochimique (77), un rôle immu- nologique lié à certaines protéines : les globulines immunes.Elles sont constituées par des glycoprotéines de poids moléculaire voisin de 160 000.Elle migrent peu en électrophorèse libre, et constituent le groupe des globulines gamma.Tisselius et Kabatt furent les premiers à démontrer que ces globulines sont intimement liées au pouvoir immunisant (178).Pour Bierry, ce rôle immunologique serait lié à la copule glucidique (16).Cette hypothèse n\u2019a pas été confirmée, et les expériences faites par Coghill et Creighton semblent même infirmer cette théorie (37).Onne 5) CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE EXPÉRIMENTALE CHEZ LE RAT 367 peut donc se prononcer sur le rôle des glucides dans l\u2019antigénicité des globulines et, de plus, il semble que le nombre de combinaisons possibles entre les trois sucres trouvés soit inférieur au nombre de réactions spécifiques liées aux globulines.Grabar pense que toutes ces globulines ont, ou bien quelques groupements antigéniques en commun, ou bien que les diverses fractions sériques ont en commun quelques globulines antigéniques voisines (90).L\u2019espoir de trouver des changements chimiques caractéristiques dans le sérum de sujets dans un état précancéreux a orienté le travail de nombreux chercheurs, mais les résultats obtenus restent décevants (167).Plusieurs auteurs (13 et 144) ont prouvé que le taux des protéines plasmatiques diminuait.Mais ce phénomène semble se produire dans de très nombreuses maladies (81).Les modifications du taux d\u2019albumine associées à un catabolisme accéléré des protéines ne semblent pas spécifiques à la cancérisation, mais plutôt le résultat d\u2019un défaut de sa synthèse au niveau de la cellule hépatique, comme l\u2019ont prouvé Abels et ses collaborateurs (1).Liée à cette modification du taux d\u2019albumine, Petermann (176) a constaté l\u2019apparition d\u2019une mucoprotéine, déjà décrite par Winzler (212).Cette mucoprotéine apparaît dans les premiers stades du développement du cancer.Elle ne peut cependant être considérée comme spécifique au cancer (40), mais associée simplement et dans certains cas seulement, à la prolifération cellulaire (193) et à la réaction de l\u2019organisme au stress (121).On caractérise aujourd\u2019hui, en plus de l\u2019albumine des fractions homogènes que Bertin (14) a classé par ordre de mobilité décroissante en alpha], alphaz, bêta et gamma globulines.Ces protéines furent mises en évidence en utilisant les nouvelles méthodes d\u2019analyse basées sur leurs vitesses respectives de migration dans un champ électrique (81 et 145).Les globulines alpha, ainsi que les lipoprotéines alpha] et bêta, semblent être synthétisées au foie.Si le taux de ces protéines augmente dans le sérum d\u2019un animal devenu cancéreux, on ne peut pas dire que ce phénomène soit spécifique, puisqu\u2019on le 368 remarque aussi dans toute poussée fébrile, ou dans les états inflammatoires aigus (192), expliquant ainsi une forte réaction du foie, organe de défense dans un organisme sain.Il en est de même pour les globulines gamma dont l\u2019élaboration se fait au niveau du système réticulo-endothélial.En utilisant la technique d\u2019Ouchterlony pour l\u2019analyse des structures antigéniques, Korngold et Lipari (129), ont catalogué les globulines en différents groupes antigéniques.Ces résultats confirment la théorie (194 et 215) qui associe certains anticorps aux globulines gamma, expliquant ainsi la forte augmentation qui apparaît dans l\u2019organisme après toute attaque infectieuse ou parasitaire (84 et 105).Ainsi de nombreux chercheurs (13, 144, 162, 209 et 219), constatèrent une élévation marquée des globulines, sans toutefois pouvoir admettre la spécificité du phénomène, puisque ces variations quantitatives se retrouvent dans un grand nombre de maladies (83).2, LES RÉPONSES LYMPHOCYTAIRES : Goldefer (86) attribue à la rate, le même rôle que celui attribué au thymus (47).Grâce au pouvoir phagocytaire des éléments du système réticulo- endothélial (48) présents, la rate intervient de façon efficace au cours de la cancérisation, comme lors d\u2019une invasion bactérienne ou parasitaire.Ainsi, des rats nourris d\u2019un régime renfermant du DAB et unextrait de rate, deviennent résistants.MacFarlane et ses collaborateurs, confirment ce résultat, en démontrant, grâce à l\u2019examen cytologique, que l\u2019extrait de rate empêche la division cellulaire dans une culture de tissu, les noyaux étant directement touchés (158).Cependant, le système de défense des cellules réticulo-endothéliales de la rate, devenant insuffisant, on observe le développement et l\u2019établissement simultanés du néoplasme (134).Back et Walasek, en utilisant la colchicine radioactive, constatent que la rate de souris normale est capable d\u2019arréter ce composé, alors que la présence d\u2019une tumeur ou même, l\u2019injection de cellules tumorales dans l\u2019organisme inhibe cette barrière splénique (8).De même, l\u2019injection de Jean-Marcel BOUCHER Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 doses élevées de zymozan ou de polysaccharides d\u2019origines bactériennes, provoque une diminution importante de la résistance à l\u2019injection et permet la croissance du sarcome-180 de la souris (177).Inversement, de petites doses de polysaccharides semblent stimuler ce système de défense, puisque alors, la greffe de ce sarcome-180 est rejetée (22).Toolan (199) démontre que ces agents provoquant le rejet d\u2019une greffe tumorale se trouvent dans la rate et les ganglions lymphatiques des animaux infectés.Le mécanisme de défense se révèle donc insuffisant à maintenir l\u2019équilibre de l\u2019individu, comme cela se produit dans des affections bactériennes généralisées.Si l'hôte semble manquer de moyens de défense contre des cellules néoplasiques, on doit cependant constater qu\u2019il n\u2019y a aucun déficit lymphocytaire, ni baisse des possibilités d\u2019immunisation (185).3.LES RÉPONSES MÉTABOLIQUES : Orr et Stickland tentent de mettre en évidence des modifications spécifiques dans le métabolisme des individus en voie de cancérisation.Ils rapportent que la glycolyse ne varie pas au niveau de la cellule hépatique tant que le foie n\u2019est pas cancérisé (167).Dubois et Potter (46) ne trouvent aucune réduction par le cytochrome c tant que l\u2019hépatome n\u2019est pas développé, et Green- stein (104) ne peut mettre en évidence une réduction dans la catalase aux stades qui précèdent la cancérisation du foie, Ainsi, il ne semble apparaître au niveau des protéines sériques aucun changement chimique ni quantitatif, tel que Kline le démontre (126) en ce qui concerne certaines protéines.Cependant, il a été possible de mettre en évidence certaines réactions qualitatives qui s\u2019avèrent relativement spécifiques au processus cancéreux, puisque nous les retrouvons dans quelques tumeurs expérimentales d\u2019origines différentes.Étudions maintenant ces réactions spécifiques.B.Les réponses spécifiques 1.LES RÉPONSES SÉRIQUES : Quelques modifications macroscopiques du sang de cancéreux ont pu être observées.Ainsi l\u2019hé- .Moi Wie Une k ë Dy qe] ty nl lhe Frot À pee ds (IT, Atha i, ie St re Cents pre : TOR us ds deen ute dus Slt contre di constater has ident abolt sp a veal et pE qe fro me © tal or (ree resid rt # ple app à au que id certain de mel ir w proves us © i 1008 ot du À ld Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 moconcentration se trouve-t-elle modifiée (197).Cette chute du pourcentage du sérum apparaît progressivement avec l\u2019instauration d\u2019un régime renfermant le cancérigène (103).Enfin, Mendel (142) a remarqué des variations dans la vitesse de sédimentation des globules rouges au stade précancéreux.Les observations microscopiques sont néanmoins beaucoup plus nombreuses et précises.Ce sera surtout au niveau des différents constituants du sérum sanguin que nous remarquerons des modifications spécifiques.Relativement à l\u2019albumine, Mider (144), puis Bernfeld et Hamburger (13) ont prouvé que le taux des protéines plasmatiques diminuait.Cette diminution des protéines entraîne une transformation complète de la composition du sérum, puisque l\u2019on observe une diminution de l\u2019albumine (30 et 196) liée à une augmentation du fibrogène (144 et 219).S\u2019opposant à l\u2019hypothèse que le métabolisme de l\u2019azote soit à sens unique dans l\u2019organisme cancérisé, Busch (30) a démontré que la cellule cancéreuse est capable d\u2019absorber la molécule intacte d\u2019albumine sans lui faire subir l\u2019hydrolyse enzymatique normalement requise.Babson et Win- nick (7) avaient déjà, avant lui, établi cette modification cellulaire spécifique.Les anomalies constatées à l\u2019électrophorèse sur papier (81 et 145) ne semblent permettre le diagnostic du cancer, mais Delmon, Blanquet et Babin considèrent cependant qu\u2019elles peuvent en faciliter le dépistage (85).Dufour et ses collaborateurs (56), démontrent que le pouvoir migrateur de l\u2019albumine de rats porteurs d\u2019une tumeur, est accru ; ce phénomène se reproduit aussi chez l\u2019animal nourri au DAB (59) et au 2AAF (55).Ce critère qualitatif semble spécifique au cancer, puisqu\u2019il n\u2019a pu être observé dans aucun des états pathologiques servant de témoins (85).Cependant ce phénomène tardif n'apparaît qu\u2019à la phase avancée de l\u2019évolution de la maladie.2.LES RÉPONSES BIOCHIMIQUES : Le récent développement et l\u2019importance des méthodes immunochimiques semblent avoir orien- CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE EXPÉRIMENTALE CHEZ LE RAT 369 té définitivement la recherche vers une nouvelle voie d\u2019accès au problème du cancer.a.Réactions sériques : Des critères spécifiques furent mis en évidence dans le sérum, permettant de séparer les différents antigènes non décelables par d\u2019autres méthodes.Tisselius et Kabat (198) font l\u2019électrophorèse d\u2019'immunsérums et de préparations contenant des anticorps.Korosteleva et Kosyakov (130) rapportent que les antigénes spécifiques au cancer ont été mis en évidence dans des tumeurs humaines, et que ces mémes antigénes sont quelquefois trouvés chez des individus différents.Ces résultats sont confirmés par les travaux de Dufour et ses collaborateurs (59), sur la participation immuno- logique du foie au développement de cancer chez l\u2019homme.D'autres travaux entrepris chez le rat par Dufour et Linh (60) en utilisant la méthode d\u2019immunoélectrophorèse, prouvent que ces modifications de la formule antigénique du sérum au cours du développement du cancer, sont hautement spécifiques.Ces réactions antigéniques sont vérifiées par la méthode d\u2019Ovary et Bier (171), ces auteurs utilisent le phénomène d\u2019anaphylaxie locale chez le cobaye (50).L\u2019utilisation des éléments radioactifs, tel que l\u2019iode!31 (213) bien que n\u2019apportant aucune précision supplémentaire à la spécificité du phénomène, nous permet néanmoins de localiser la synthèse des antigènes dans les tissus.Zilber (226), pour éliminer les réactions antigé- niques vis-à-vis le tissu normal, utilise le phénomène de tolérance, il obtient ainsi une réaction antigène-anticorps spécifique au cancer débarrassée de toute réaction d\u2019espèce.Enfin, Korngold et Lipari (128) prouvent que des tumeurs humaines, qui avaient été transplantées à des sujets de laboratoire, gardaient indéfiniment leurs antigènes spécifiques, quel que soit le nombre de passage de la tumeur.Il a été possible d\u2019isoler du sérum sanguin certains antigènes spécifiques dans la zone de l\u2019albumine (60).L'albumine du sérum possède un nouveau pouvoir antigénique vis-a-vis de la tumeur (56).Ily pe i 3 a ui 4 SN ÿ ae i AG re dutta Es i 370 a perte de la réaction immunologique vis-a-vis l\u2019antisérum normal, et acquisition d\u2019une propriété antigénique nouvelle vis-à-vis la tumeur (61).Il semble néanmoins nécessaire d\u2019associer une globuline déterminée à un antigène spécifique (15).Ainsi les études entreprises sur les protéines sériques ont permis de montrer la pluralité des globulines anormales quant à leur comportement anti- génique (105).Porter (179) démontre que la globuline gamma est composée de trois fragments qui, ensemble, forment 90 pour cent ou plus de la molécule originale.Si la globuline gamma contient des anticorps, deux de ces fragments possèdent la spécificité antigénique de la molécule originale.L'existence dans le sérum de rats porteurs d\u2019hépa- tome ascitique d\u2019une globuline alpha, antigénique- ment décelable à l\u2019aide d\u2019un immunsérum spécifique (71), confirme ce fait.b) Réponses tissulaires : Dulaney (67), après une séparation des constituants cellulaires par la méthode de Claude (31), localise dans la rate des phénomènes antigéniques spécifiques.Il met en évidence le grand pouvoir antigénique du cytoplasme des cellules spléniques de souris leucémiques par rapport au noyau (5), mais nous devons à Dufour la mise en évidence d\u2019une globuline anormale dans la rate (52), alors que des travaux antérieurs lui avaient déjà permis de montrer le pouvoir d\u2019absorption de l\u2019antigène tumoral par cet organe (62).Ainsi la rate peut-elle être considérée comme une barrière naturelle placée sur la circulation sanguine, capable d\u2019arrêter les antigènes tumoraux libérés dans le sérum sanguin (57).Les changements cellulaires constatés au niveau du foie au cours du processus de cancérisation chez les animaux de laboratoire, semblent complexes mais très hautement spécifiques (138).Ils furent étudiés par de nombreux auteurs (35, 108 et 133).De récentes études faites par Daoust (38) chez de jeunes rats soumis à un régime pauvre en protéines et renfermant du diméthylamino-4-benzène, montrent une augmentation de l\u2019activité mitotique dans tous les types cellulaires (39) due à une at- Jean-Marcel BOUCHER Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 teinte hépatique, suivie de régénération et de formation tumorale.Annau (3) puis Malm- gren (139) rattachent ce phénomène au syndrome foie-rate que Dufour (62) retrouve de façon spécifique quel que soit le processus de cancérisation employé.Les modifications histologiques, récemment examinées au microscope électronique par Drie- sens (45), portent essentiellement sur le noyau, le nucléole et l\u2019appareil de Golgi.Elles représentent des lésions caractéristiques de la cancérisation, même si Koller ne leur attribue qu\u2019une importance secondaire.Par une variante de la méthode biochimique de Hogeboom (111), Cunnighan et ses collaborateurs (36) confirment les travaux de Price (184), à savoir que la prolifération cancéreuse provoque une augmentation spécifique de l'acide désoxyribonucléique et de l\u2019azote total dans le noyau.Laquerrière (133) provoque même cette variation du taux d\u2019acide désoxyribonucléique dans le foie du rat, par l\u2019injection de plasma de rat soumis aux cancérigènes.De récentes recherches ont permis de relier au processus de la cancérisation certains changements de l\u2019activité enzymatique qui se produisent dans la cellule hépatique.Ainsi Asano (6), en utilisant l\u2019électrophorèse sur papier (69), obtient avec un extrait de foie de rats nourris au DAB un tracé de l\u2019activité phosphatasique, qui présente un sommet initial faiblement marqué, par rapport aux tracés obtenus avec des extraits de foie normal et de foie cirrhotique.Le tracé de la phosphatase alcaline présente par contre une augmentation du sommet initial par rapport à celui obtenu avec les mêmes témoins.Cette augmentation se produit dans la zone de prolifération rapide de l\u2019épithélium biliaire, comme le démontrent Novikoff et Pearson (174).De même, Nigam et ses collaborateurs (163) mettent en évidence une diminution de l\u2019activité de la phosphoglucomutase, de la glycogène-synthé- tase, et de 'UDPG phosphorylase dans plusieurs cancers expérimentaux.Enfin, Weber et Cante- ro (203) montrent que l\u2019activité de la glucose-6- phosphatase du foie, diminue progressivement au cours de la cancérigénèse au DAB.Elle devient presque absente lorsque l\u2019hépatome est présent.foul ld Pare gel a fui Totes fie, fh mle hore met | ieblea Hip Ce lg dl | ite ui i Ed | Maln- dome Nit Tin et, Dre, Na eq Sil lion, inane: thot nets 1x | (Ere | Laide le le e Cale : cléque erat fier 21 GIS 1 da tsa vec un tt de pme ras fe lire § piel nes ips fale (17 16 (ite pit ; geass Conte 1 aed : gl 1 prie 1 pen 6 Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 Pour expliquer la réduction des réserves de glycogène hépatique (163), Zamecnik (218) démontre que l\u2019anabolisme des acides aminés, à partir des glucides, est fortement accru chez le cancéreux.\u2018Toutes ces pertes enzymatiques au niveau du foie, semblent spécifiquement liées au processus de la cancérigénèse, mais le mécanisme intime reste encore hypothétique.Potter et ses collaborateurs (181), pour tenter de l\u2019expliquer, résument cette hypothèse par le tableau suivant (tableau IV).TABLEAU IV Hypothèse de la formation et de l\u2019évolution du cancer en relation avec la perte du pouvoir de synthèse enzymatique CONCENTRATION ENZYMATI QUE STADE DE LA | | DANS LES CELLULES-FILLES CANCÉRIGÉNÈSE ; Stade normal | Augmente Début de la cancérigénèse Reste constante | LL Cancérisation en évolution | Diminue Stade final de la cancérigénèse Continue de diminuer et apporte un changement irréversible, Ce déséquilibre biochimique se manifeste à l\u2019intérieur de la cellule, au fur et à mesure que se développe le cancer.Il provoque de la part de tout l\u2019organisme sain, un phénomène de défense qui tend à vouloir considérer la cellule cancéreuse comme un hôte indésirable.3.LES RÉPONSES IMMUNOLOGIQUES : Le système de défense de l'hôte va réagir contre la substance chimique cancérigène qui se comporte alors comme un antigène (34, 146 et 220).Cette théorie immunologique de la relation hôte-tumeur a été élaborée dès le début du siècle par Bash- ford (23) et Clowes (25), et s\u2019appuie particulièrement sur les travaux de Green, Weiler et Zilber, travaux que nous allons maintenant analysera) Les travaux de Green : Green (95) en 1954 a mis en évidence l\u2019existence, dans les goudrons, d'hydrocarbures polycycliques CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE EXPÉRIMENTALE CHEZ LE RAT 371 non cancérigénes, inhibant la croissance de tumeurs greffées.De ces résultats, il a fait ressortir l\u2019hypothèse que la propriété inhibitrice serait due à une stimulation des réactions immunologiques.Il suppose que ces hydrocarbures polycycliques inhibiteurs peuvent provoquer une «initiation », mais que seuls les hydrocarbures cancérigènes seraient capables de déclencher la véritable « prolifération » néoplasique (95).Le stade d\u2019« initiation » du cancérigène chimique serait le moment où la structure antigénique des protéines se transforme en un iso-antigène (99).La réponse des anticorps, ou bien détruit la cellule à un stade précancéreux, ou bien oriente l\u2019hyperplasie vers une réaction immunologique qui provoque une adaptation de la cellule cancéreuse (96).Cette adaptation implique la perte de «l'identité spécifique » et l\u2019apparition des caractéristiques néoplasiques cellulaires (98).Ainsi Green pense que le « stade d'initiation » au cours du développement de toutes les tumeurs malignes, peut entraîner l\u2019élimination ou le changement antigénique suivi par la perte de « l\u2019identité spécifique ».La théorie formulée par Green (102) à ce sujet, veut que toutes les cellules néoplasiques perdent un ou plusieurs composants (complexes protéiques ou même système enzymatique qui leur serait relié) leur conférant une nouvelle « identité protéique spécifique » (100).La cellule devient alors antigéniquement « neutre », et n\u2019est plus soumise au contrôle immuno- logique normal.Cette perte d\u2019identité protéique constitue l\u2019état néoplasique et toutes les variations qui en découlent dépendent de cette perte plus ou moins importante (101).b) Les travaux de Weiler : Weiler (204), en utilisant les méthodes immuno- logiques, a démontré que les modifications qualitatives qui apparaissent dans le tissu néoplasique, sont différentes de celles décrites par Green (101).L\u2019expérimentation de Weiler porte sur l\u2019hépa- tome primaire du rat induit par un régime au DAB, par rapport au tissu hépatique normal du 372 Jean-Marcel BOUCHER rat, et le carcinome du rein de hamster induit par le stilbestrol, par rapport à du tissu normal de rein de hamster (205).Les résultats montrent que les changements antigéniques au niveau de la cellule, ne sont pas la conséquence du développement de la tumeur.Au contraire, la perte d\u2019antigène est constatée dans le stade précancéreux.La même perte de l\u2019antigène tissulaire spécifique, a été observée lors de cancérisation de culture de tissus.Dans le premier cas, la perte d\u2019antigène serait due à l\u2019action du composé chimique cancérigène, alors que, dans les cultures de tissu, elle serait due au changement du milieu de culture (206).Weiler conclut que le caractère commun à ces deux expériences, est la potentialité de prolifération cellulaire.Ceci tend à prouver que la perte de l\u2019antigène tissulaire spécifique serait associée à cette prolifération cellulaire et réciproquement, que la présence d\u2019un antigène impliquerait le contrôle de la prolifération cellulaire dans un organisme sain.c) Les travaux de Zilber : S\u2019opposant à cette théorie de la perte d\u2019antigé- nicité, de nombreux chercheurs orientent quand même leurs travaux vers l\u2019isolement et la séparation des antigènes spécifiques à telle ou telle tumeur, ou encore, spécifiques aux tissus cancéreux par rapport aux tissus sains.De nombreux travaux ont été faits dans ce sens (107 et 195), afin d\u2019obtenir des renseignements plus précis pour des tentatives de diagnostic de cancer (141), ou pour l\u2019étude du phénomène de la cancérigénèse, surtout dans la période d\u2019incubation de la maladie, c\u2019est- à-dire, dans le laps de temps qui s\u2019écoule entre la mise en expérience des sujets et l\u2019apparition macroscopique du cancer.Zilber pose la question à savoir si des tumeurs malignes possèdent ou non, des antigènes spécifiques qui n\u2019existent pas dans le tissu normal (221).Des changements complexes apparaissent dans la composition antigénique de la cellule en voie de cancérisation.Ces changements semblent apparaître à un stade précoce, comme le prouvent les Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 expériences de Gelstein (78) sur les antigènes du foie de souris en voie de cancérisation par le OAAT.Zilber démontre ainsi que ces changements de la structure antigénique placent la cellule hors du contrôle régularisant sa croissance, facilitant sa reproduction rapide et la formation du cancer.Les perturbations métaboliques sont nombreuses, et il se peut qu\u2019il y ait disparition de certains antigènes normalement présents dans le tissu sain.Zilber établit cependant, que le tissu cancérisé acquiert toujours un nouvel antigène spécifique.S\u2019appuyant sur le fait que certains virus sont le facteur étiologique d\u2019une tumeur maligne, l\u2019auteur démontre que des virus sont des antigènes habituellement absents dans la cellule normale (223).Poussant plus loin sa démonstration, Zilber prouve que cet antigène spécifique existe même dans des tumeurs primaires induites par un cancérigène chimique quelconque, ou dans des tumeurs transplantées (223).Dans chacun de ces cas, l\u2019étude des antigènes de ces tumeurs animales a été réalisée en faisant réagir des anticorps d\u2019animaux immunisés vis-à-vis le tissu néoplasique avec le matériel tumoral proprement dit.Par ce procédé, Kidd fut le premier à mettre en évidence que la tumeur de Brown-Pearce contient un antigène qui est différent de ceux présents dans les tissus normaux (124), et dont les propriétés l\u2019apparentent à une ribonucléoprotéine (159).La question se posait alors de connaître la localisation de cet antigène spécifique et de nombreux chercheurs ont tenté de résoudre ce problème.4.LES ANTIGÈNES CANCÉREUX SPÉCIFIQUES : Après la mise en évidence de l\u2019antigène tumoral spécifique par Kidd (124) et Barrett (10), et à la suite des travaux de Toolan et Wallace (200), on a porté un grand intérêt aux caractéristiques anti- géniques des composants intracellulaires (29).Zilber (225) a d\u2019abord tenté de localiser cet antigène tumoral dans la cellule par le fractionnement, mais, ce sont Furth (76), Meule (143), Zilber (224) et Horn (112), qui ont réussi à séparer cet antigène par ultracentrifugation.Tir wll Me \u201c Hidieg: Ji By 104 ide bss dy lian ÿ lke, ie eras kb tis Scant ; spi Us vins male A Hk 1 Âlber Ie mime iene OES ces CAS, animals fui plaque pettre él ante is ds pr 5 ble rest a pus ord @ ih Jon?sa @ ir cl go , [1 po Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 On remarque que le noyau ainsi que les mitochondries et les microsomes, acquièrent des propriétés antigéniques spécifiques très actives.D\u2019après Burnet (25), les nucléoprotéines seraient responsables de cette activité, ce qui explique que l'empreinte antigénique accentue les changements génétiques de la cellule, si bien que ses descendants seraient aussi capables de produire les mêmes antigènes.Ainsi ces modifications cellulaires spécifiques permettent d\u2019envisager des relations immunologiques entre la cellule cancéreuse et l\u2019hôte.La nature même de l\u2019antigène reste toutefois inconnue, mais Busch suppose que les « groupements antigéniques sont de petits segments des molécules des protéines qui provoquent les réactions spécifiques ».Ainsi, nous voyons que l'organisme ne subit pas passivement l\u2019implantation ou le développement d\u2019une tumeur.Les réponses de l\u2019hôte sont nombreuses, et il est nécessaire de les différencier et de les classifier pour mieux comprendre le comportement des organes de défense vis-à-vis la tumeur.Par l\u2019analyse systématique du comportement des liquides extracellulaires et intracellulaires au cours de la cancérigénèse, nous avons pu distinguer des réactions non spécifiques sériques, lymphocytaires et métaboliques d\u2019une part et, d'autre part, des réactions spécifiques telles les modifications de l\u2019albumine sérique ou les changements enzymatiques, mais surtout, les réactions immunologiques.Ces réactions restent encore confuses mais il est déjà possible, en nous appuyant sur les hypothèses émises par Green, Weiler et Zilber de suivre les divers changements immuno- logiques qui apparaissent, et expliquer ainsi la tentative que l\u2019organisme fait pour se défendre.Son épuisement rapide permet alors à la cellule cancéreuse de proliférer.La perte de l\u2019identité protéique spécifique dans la cellule cancéreuse, semble étroitement liée à ce que Weiler considère comme la perte de l\u2019antigène tissulaire spécifique mais de plus, nous devons retenir, à la suite des travaux de Zilber, que cette dédifférenciation antigénique cellulaire se trouve remplacée par un nouveau mécanisme antigénique qui confère à la CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE EXPÉRIMENTALE CHEZ LE RAT 373 cellule cancéreuse un potentiel immunologique spécifique.Il a été possible de localiser dans les mitochondries et les microsomes, la matrice de ce nouvel antigène spécifique, mais les recherches entreprises dans ce domaine ne nous ont pas encore permis d\u2019en connaître la nature.Cette revue rapide des principaux résultats obtenus dans l\u2019étude de cette lutte entre la cellule cancéreuse et l\u2019hôte, servira de base à la compréhension des résultats expérimentaux que nous exposons, et à l\u2019hypothèse du mécanisme de la cancérigénèse que nous voulons soumettre.PARTIE EXPÉRIMENTALE I.MATÉRIEL ET MÉTHODES Les améliorations constantes qui furent apportées au cours de ces dernières années aux techniques appliquées à l\u2019immunochimie expérimentale nous ont permis d\u2019obtenir des résultats intéressants.Avant d\u2019exposer ces résultats, nous avons cru utile de décrire, dans une première partie, les techniques et méthodes biochimiques et immuno- logiques que nous avons employées ; et, dans une seconde partie, nous présenterons les résultats expérimentaux que nous avons obtenus et l\u2019interprétation que nous pourrons leur donner.A.Les animaux de laboratoire Nous utilisons des rats albinos mâles, adultes et de souche Sprague-Dawley comme sujets d\u2019expérience.Chaque animal est placé dans une cage individuelle.Nous mettons à sa disposition de l\u2019eau et de la nourriture à volonté.La température ambiante est maintenue constante (74 1°F.) pour éviter toute modification physiologique non spécifique à la cancérisation chimique.Les animaux sont répartis en trois groupes selon le régime alimentaire auquel ils sont soumis.Le premier groupe, servant de témoin, reçoit une alimentation constituée uniquement du régime de base spécial.Le deuxième groupe reçoit ce régime 374 alimentaire de base, additionné de 0,06 pour cent de diéthylaminoazobenzène, colorant chimique non cancérigène.Le troisième groupe reçoit le même régime de base, mais contenant 0,06 pour cent de diméthylaminoazobenzène, substance azoïque cancérigène.Comme animaux producteurs d\u2019anticorps, nous avons utilisé des lapins mâles et adultes.Ils présentent l\u2019avantage d\u2019être de bons producteurs d\u2019anticorps.B.Les régimes cancérigènes 1.LA CANCÉRIGÉNÈSE AU DAB : Les premières expériences réalisées pour déterminer l\u2019effet diététique du DAB furent faites sur des rats nourris de riz non poli auquel on ajoutait une solution huileuse de DAB à la concentration de 0,06 pour cent.On a rapidement constaté que la vitesse d\u2019apparition des tumeurs, ainsi que le pourcentage d\u2019animaux atteints, variaient beaucoup selon la composition de la diète.De nombreux essais furent faits (150) et nous choisirons la méthode de cancérisation mise au point par Novikoff (165).a) Régime synthétique de base (165) : Le régime de base établi afin de permettre un développement normal des sujets est résumé dans le tableau V.TABLEAU V Régime alimentaire synthétique de base SUBSTANCES QUANTITÉ EN g Caséine.LL 180 Crisco (saindoux végétal) 100 L-cystine.Co 2 Choline.LL 20 .\u2026 10 Sels minéraux L LL 40 Vitamines.212214411104 0 4e 10 Mélange de glucose/sucrose (20: 80) 658 Les rats peuvent être soumis à ce régime pendant un temps plus ou moins long, selon les Jean-Marcel BOUCHER Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 besoins de l'expérience.Nous ne constatons aucune carence, ni aucun trouble de croissance, ce qui nous permet d\u2019étudier de façon spécifique le rôle qu\u2019un composé, cancérigène ou non, peut exercer sur l\u2019organisme, normal.b) Apport vitaminique : Afin de supprimer l\u2019effet inhibiteur constaté par Kensler (123) de la riboflavine sur l'induction des tumeurs au DAB, nous en réduirons la concentration de 50 mg à 10 mg par 100 grammes de mélange.Nous utilisons le mélange de vitamines résumé dans le tableau VI.TABLEAU VI Apport en vitamines ajoulé à la diète VITAMINES QUANTITÉ EN MG Thiamine.AR 40 Riboflavine .LL LL LL 10 Pyridoxine.50 Inositol.Co 100 Naphtoquinone.10 Acide nicotinique.LL 300 Panthothénate de calcium.LL.60 Cellulose (alphacel).382,9 Ce mélange sera le méme quel que soit le régime soumis aux animaux en expérience.Nous établirons trois régimes différents afin d\u2019éliminer toutes modifications physiologiques ou pathologiques non spécifiques à la présence du cancérigène chimique.c) Apport du cancérigène : Nous utiliserons deux régimes renfermant chacun un composé azoïque.À l\u2019un de ces régimes, nous ajouterons 0,06 pour cent de diéthylamino- azobenzène, composé chimique non cancérigène, mais toxique, dont voici la formule : C2Hs C2Hs (Diéthylaminoazobenzène) ape ME focal DE inl Hg hy ai die 5 dug; staf Toke, \u201cquels a, peut constaté Induction shop mme de À ( Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 A l\u2019autre nous ajouterons 0,06 pour cent de diméthylaminoazobenzène, colorant azoïque cancérigène, dont voici la formule : CH3 Dre (Diméthylaminoazobenzène) Cette quantité de 0,06 pour cent de cancérigène a été déterminée de façon expérimentale par de nombreux auteurs (149, 157 et 165), comme étant la plus efficace pour déclencher, dans des proportions élevées, et après une période de latence assez précise de cinq mois, une tumeur primaire du foie chez le rat.Le régime alimentaire des deux groupes de rats placés en expérience se compose donc, pour le groupe recevant le diéthylaminoazobenzène : Mélange préparé pour l\u2019apport en vitamines.\u2026.10 Base spéciale.LL 989 Diéthylaminoazobenzène .| 0 , 0 4 6 et pour le groupe d\u2019animaux recevant le cancérigène azoïque : Mélange préparé pour l'apport en vitamines.10,0 Base spéciale.\u2026.LL LL LL 989,4 Dimethylaminoazobenzène.0,6 Le colorant azoïque diéthylaminoazobenzène étant toxique, nous ne pouvons garder les rats vivants après une période de dix semaines à ce régime.Afin de pouvoir comparer les résultats expérimentaux survenant après des périodes de temps plus longues, nous sommes obligés de prévoir le renouvellement des sujets de ce groupe.Le régime spécial renfermant le diméthylamino- azobenzène est donné sans interruption pendant une période de 20 semaines, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019au moment où l\u2019on obtient la cancérisation complète de 50 pour cent des sujets.2, LA CANCÉRIGÉNÈSE AU 2-AAF : En 1940, le 2-acétylaminofluorène, dérivé du fluorène, fut utilisé dans l\u2019expérimentation comme (6) CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE EXPÉRIMENTALE CHEZ LE RAT 375 insecticide.Wilson et ses collaborateurs (210) mirent tout d\u2019abord en évidence une toxicité chronique, mais c\u2019est à l\u2019autopsie d\u2019un rat soumis pendant 100 jours à une diète contenant du 2-AAF, que l\u2019on a constaté la formation de tumeurs dans différents organes.Ce composé chimique devait être dorénavant utilisé en cancérologie expérimentale.a) Régime de base : Le régime de base est constitué par du Purina Chow réduit en poudre.Les sels minéraux, les vitamines et les acides aminés essentiels y sont dans les proportions nécessaires au maintien et au développement normal des rats.b) Apport cancérigène : Le régime cancérigène se compose du régime de base auquel on ajoute le 2-acétylaminofluorène dans les proportions de 0,03 pour cent.Voici la formule de ce cancérigène : at | \u2014NH-\u2014CO\u2014CHj3 CH» (2-acétylaminofluorène) Afin d\u2019obtenir un composé homogène, on mélange bien trois grammes de 2-AAF avec 300 grammes de glucose dans un mortier.On ajoute ensuite ce mélange a dix kilogrammes de Purina Chow en poudre que l\u2019on prend soin de bien mélanger.Le régime doit être administré de façon ininterrompue pendant une période de 32 semaines.C.La production des immunsérums Le mécanisme de la formation des anticorps chez les animaux est encore assez peu connu.De ce fait, les techniques d\u2019immunisation sont empiriques et nous avons choisi arbitrairement une méthode qui a déjà donné des résultats satisfaisants (43). 4) ri se to tbe ¥ san Hb | J RASS Bl Lene nd iti Sol hii es RE pai 376 On choisit trois à cinq lapins adultes en bonne santé.Le matériel à injecter peut être, soit un broyat de tissu frais, soit du tissu déshydraté et conservé après lyophylisation, soit enfin, des solutions salines contenant les protéines cytoplasmiques solubilisées ou du sérum sanguin.Si ce matériel ne contient pas de particules solides, nous l\u2019adsorbons sur hydroxyde d\u2019aluminium, utilisé comme adjuvant.S\u2019il contient déjà des particules solides, on le place en suspension dans une solution saline physiologique dans le rapport du poids sur le volume.Ce matériel, contenant les antigènes contre lesquels nous voulons obtenir des anticorps, est injecté au lapin par voie intramusculaire.On injecte pour la première fois 2,5 ml de matériel additionné de 2,5 ml d\u2019excipient (soit de l\u2019Al (OH)3, soit une solution de NaCl 0,9 pour cent selon le cas).On répète la même injection une semaine plus tard, puis à la troisième semaine, on double le volume injecté, soit dix millilitres.On fait alors successivement une injection intramusculaire de cinq ml! dans chacune des cuisses.On fait une prise de sang, deux semaines et puis trois semaines plus tard, pour déterminer la teneur en anticorps.Si, alors, le sérum sanguin est jugé assez riche en anticorps, l\u2019animal est saigné à blanc par ponction intracardiaque.Nous illustrons ici schématiquement le protocole de production des immunsérums.TABLEAU VII Protocole pour la production d\u2019un immunsérum TEMPS EN PROTOCOLE SEMAINES 0 Première injection : 5 ml, I.M.1 Deuxième injection : 5 mi, LM.3 Troisième injection : 10 ml, I.M.5 Tests pour évaluer la teneur en anticorps (Saignée auriculaire) 6 Saignée intracardiaque Jean-Marcel BOUCHER Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 On recueille un volume de 60 à 70 ml de sang.Pour prélever les échantillons de sang afin d\u2019évaluer la teneur du sérum en anticorps, nous pratiquons une ponction de la veine auriculaire supérieure, un volume de trois ml étant largement suffisant pour les tests.Conservation des immunsérums : Le sang obtenu par saignée est placé dans un récipient stérile où on le laisse coaguler.Quand le caillot s\u2019est rétracté, on prélève, à l\u2019aide d\u2019une seringue stérile, le sérum surnageant.On peut, dans certains cas, être obligé de centrifuger à basse vitesse pour obtenir un sérum débarrassé de toute particule cellulaire.On place le sérum recueilli dans des éprouvettes stériles que l\u2019on recouvre d\u2019un papier paraffiné, puis on entrepose les tubes au congélateur jusqu\u2019au moment de leur utilisation.Ces manipulations doivent se faire rapidement et de façon stérile.Même dans ces conditions, on observe une légère baisse de la teneur en anticorps et parfois un dépôt de protéines et de lipides.Le sérum doit être évalué pour sa teneur en anticorps avant de le congeler, et on procède toujours à un essai avant de pratiquer la saignée.L\u2019appréciation qualitative se fait en utilisant la méthode de la double diffusion d\u2019Ouchterlony, et la méthode d\u2019immunoélectrophorèse.On peut aussi utiliser le phénomène d\u2019anaphylaxie locale sur le cobaye.D.L\u2019analyse quantitative des protéines tissulaires Le dosage de l\u2019azote permet indirectement la détermination des protéines.Nous utilisons la méthode microkjeldahl qui est rapide et simple (88, 117 et 137).1.PRINCIPE : La substance dont on veut connaître la teneur en protéines doit être digérée dans une première étape.L\u2019azote organique est transformé en ammoniaque.Il s\u2019agit ensuite de chasser l\u2019ammoniaque par une ébullition du produit de digestion.L\u2019azote entraîné sous forme d\u2019ammoniac | Jol Ti Laval Médical édite Vol.36 - Avril 1965 21 = Avril je de gp tind - 003 pr.hie Cangemen c br \u201cide d'u | i Pk appr wit TT MINÉRALE ALCALINE ETI GE 3 Ll) LTH détaass i J sim + ge [on EATER i ander : FOIE, VOIES BILIAIRES ise VOIES DIGESTIVES de deh ie EQUILIBRE DE LA = NUTRITION J on wilt Mchtelonr :.Qu peut wp ek a | | DANS 3g [1] 1) Importateurs: HERDT & CHARTON, Inc., 2245, rue Viau, Montréal.(7) Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 S'il s'agit d'une toux inefficace et épuisante, qui accompagne souvent les infections des voies respiratoires et l'allergie, vous pouvez fournir un prompt soulagement en prescrivant le Novahistex-DH.Son action antitussive et dé- congestionnante réduit la fréquence et l'intensité des spasmes de la toux, sans en abolir le réflexe.Il faut l'employer avec prudence chez les PS Novahistex-DH est spécialement préparé pour les adultes.Chaque cuillerée à thé de 5 mi contient: chlorhydrate de phényléphrine, 20 mg; chlorhydrate de diphénylpyraline, 2 mg; bitartrate de dihydroco- déinone, 5 mg; (Attention: peut créer l'accoutumance), chloroforme (approx.) 13.5 mg; I- menthol, 1 mg; (saccharose, 33%).Présenté en flacons de 4 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l\u2019échantillon auquel nous ajoutons deux ml d\u2019une solution d\u2019acide sulfurique saturé avec du sulfate de cuivre, puis environ un gramme de sulfate de potassium.Ce mélange est porté à ébullition jusqu\u2019à ce qu\u2019il devienne parfaitement incolore.Nous prolongeons l\u2019ébullition de 30 minutes afin d\u2019obtenir une digestion parfaite.Nous plaçons le matras sur le circuit de Kjeldahl l\u2019appareil étant déjà en ébullition depuis une vingtaine de minutes pour avoir un état de propreté parfaite.On refroidit et on ajoute cinq mil de soude au mélange, puis on fait passer la vapeur d\u2019eau légèrement acidulée avec du H»SO4 pendant 20 minutes.Après barbotage dans le mélange, la vapeur entraînant l\u2019ammoniac se trouve condensée dans un tube réfrigérant.Elle cède le NH3 à une solution d\u2019acide borique ayant un indicateur coloré dans un flacon d\u2019Erlenmeyer à l\u2019extrémité terminale de l\u2019appareil.Le distillat est titré comme une solution d\u2019ammoniaque par l'acide chlorhydrique N/70.Le virage est alors obtenu, lorsque l\u2019échantillon présente la même coloration que celle obtenue avec les témoins « à blanc y».Le nombre de millilitres de la solution titrée employée, multipliée par 0,2, donne la quantité d\u2019azote en milligrammes contenue dans le précipité spécifique.Nous avons obtenu pour le foie, un taux variant de 5,5 à 4,9 mg d\u2019azote par ml de surnageant.E.Le fractionnement des protéines lissulaires 1.HOMOGÉNÉISATION : Pour faire l\u2019étude qualitative des protéines tissulaires, nous devons broyer les organes et mettre les protéines en solution dans un solvant approprié.Nous sacrifions l\u2019animal par décapitation, puis nous dégageons les organes que nous désirons prélever.Avant de les extraire, nous les perfusons ®) CANCERIGENESE CHIMIQUE EXPERIMENTALE CHEZ LE RAT 377 en injectant, à l\u2019aide d\u2019une seringue, une solution saline isotonique à 0,9 pour cent dans l'artère hépatique.Le foie prend une coloration jaune brunâtre lorsqu\u2019il est entièrement débarrassé de son sang.Après les avoir pesés, nous coupons ces organes en petits morceaux à l\u2019aide de ciseaux.Nous les plaçons dans des récipients spéciaux pour broyeur Virtis où l\u2019on verse de la solution saline isotonique dans le rapport 1:2 soit un gramme de tissus pour deux ml de solution saline à 0,9 pour cent (20).Nous réalisons le broyage à l\u2019aide d\u2019une lame de rasoir montée sur un axe tournant à la vitesse de 24 000 tours à la minute durant 30 secondes.Les cellules sont ainsi déchiquetées et les protéines présentes dans le cytoplasme se solubilisent dans la solution saline.L\u2019homogénéisation peut aussi se faire en utilisant l'appareil Potter-Elvejhem.On place alors dans un tube en polyéthyléne les petits morceaux de l\u2019organe à broyer et l\u2019on verse la solution saline dans le même rapport 1:2 que précédemment.Le broyage se fait à l\u2019aide d\u2019une masse en porcelaine tournant à faible vitesse.Le broyeur de Potter-Elvejhem ne peut endommager les noyaux des cellules, mais brise les membranes cytoplasmiques, permettant ainsi la mise en solution des protéines cytoplasmiques.2.CENTRIFUGATION : Nous plaçons l\u2019homogénéisat obtenu dans un centrifuge analytique Spinco tournant sous vide à la vitesse de 30 000 tours à la minute pendant une heure.Il est nécessaire de procéder à basse température (4°C.) pour éviter l\u2019échauffement, et par suite la dénaturation des composés de l\u2019homogé- néisat.Nous obtenons dans chaque tube trois zones franchement distinctes.La zone surnageante est constituée de particules graisseuses troubles ; la zone intermédiaire, limpide, renferme les protéines cytoplasmiques dans la solution saline physiologique ; enfin, le culot contient toutes les particules cellulaires.3.LES SOLUTIONS ANTIGÉNIQUES TISSULAIRES : Nous ne conserverons pour nos travaux expérimentaux, que la partie intermédiaire limpide, ost 378 renfermant les protéines cytoplasmiques solubilisées.Pour cela, après avoir siphoné la zone graisseuse, nous prélevons, à l\u2019aide d\u2019une seringue, le surnageant limpide que nous plaçons immédiatement sous réfrigération (4°C.).Il est nécessaire d'utiliser rapidement cette solution, car les protéines ne se conservent pas et leurs propriétés disparaissent au fur et à mesure de leurs dénaturation.Ces solutions protéiques constituent les solutions antigéniques que nous étudions par comparaison.Nous résumons dans le tableau VIII les différentes étapes d'extraction des solutions antigéniques tissulaires.TaBLEAU VIII Protocole d\u2019extraction des solutions anligéniques lissulaires STADES ÉTAPES À SUIVRE I Organe perfusé, pesé, coupé en petits morceaux.Proportion 1 g tissu/2 ml solution saline à 0,9%.Broyage : II \u2014 soit Potter *, vitesse maximale.quelques minutes ; \u2014 soit Virtis 24 000 tours/min, 30 secondes.Honmogénéisat : III Libération des protéines cytoplasmiques.Ullracentrifuge : TV 30 000 tours minutes, 60 minutes, 4°C.Résullats : Vv 1, Graisse, 2.Surnageant limpide, protéines cytoplasmiques solubilisées.3, Culot, * Le Potter ne sera utilisé que pour les organes de faible volume, tel la\u2019rate.F.La conservation des protéines tissulaires Lyophilisation : Pour pouvoir conserver des protéines sans qu\u2019il y ait perte de leurs propriétés physiques, chimiques et immunologiques, la seule méthode utilisable est le procédé de déshydratation par sublimation sous vide à basse température.Cette méthode est employée surtout pour la conservation des tumeurs et dans ce cas nous Jean-Marcel BOUCHER Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 déshydratons un broyat de tissu (73, 120 et 175).Méthode : On place dans des ballons le broyat de tumeur à déshydrater.Ces ballons sont ensuite plongés, en les tenant inclinés, dans un vase type Devar rempli partiellement de glace carbonique et d\u2019acétone.En faisant tourner les ballons, le broyat se congèle en formant une couche d\u2019épaisseur égale sur toute la paroi interne.On abouche ces ballons à divers orifices d\u2019une pompe à vide.Si le vide est suffisant, il n\u2019y a pas lieu de craindre un réchauffement du broyat congelé, car la sublimation maintient la température très basse pendant tout le temps nécessaire à la déshydratation.Du givre se forme sur la paroi externe du ballon, mais il tend à disparaître au cours de la déshydratation, la température étant finalement celle de la pièce quand la dessication est complète.La substance sèche ainsi obtenue a un aspect spongieux et il est facile de la dissoudre complètement dans l\u2019eau.Elle peut se conserver presque indéfiniment et sans dénaturation.G.L'analyse électrophorétique 1.L\u2019ÉLECTROPHORÈSE SUR PAPIER : La théorie de l\u2019électrophorèse classique s\u2019applique à l\u2019électrophorèse sur papier (135).Les facteurs influençant la migration des ions dans une solution parcourue par un courant électrique, peuvent se schématiser comme suit : \u2014 Facteurs reliés à l'ion lui-même : charge, forme, taille, pouvoir amphothère ; \u2014 Facteurs reliés au milieu dans lequel on étudie l\u2019ion : concentration en électrolyte, force ionique, pH, température, propriétés diélectriques et chimiques ; \u2014 Facteurs reliés au substrat : densité, pureté.Kœnig (127) fut le premier à étudier l\u2019électrophorèse sur papier à l\u2019époque où Tisselius mettait au point sa méthode « d\u2019électrophorèse à migration limitée ». Sa.ah Le timer Ut long, 1196 Dey Que et d'ck ebro d'épaisseur Ur shine Ie vit, de eainde ii, of à Tr base déshrerata- ate di cours del ; Énalement = compte 3 (1 Epil à couple et presque Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 ler NOYAU Contenant les enzymes d\u2019origine fongique (Lipase, Amylase, Protéase) Pepsine,enzyme d\u2019origine gastrique et adjonction de Cellulase.Action en milieu acide (pH 1,5 a 6,9) dans l\u2019estomac.Début de la protéolyse.Dyspepsies de fermentation.Sy zyn créatique aig \u2018Pro- à téase, Trypsine).Action er ilieu alcalin (pH 6, 94 9,0) BYE DR et jéjunum.Dyspepsies de putréfaction.wr pr Herdt :Charton Inc.Montréal (9) ntl.LO I TRI i i RE nm bo dl 1 i ya Ji Laval Médical \u2014 24 Vol, 36 - Avril 1965 i di ol i (enest shah Hi fi de Blk 1 F 3 fib ul i Dini | 1 à i dint le Sos > i ie (16.i! oser Ps pie Si 2 Th été conçu Un si 3 2 «™ 3 33 mm, it sir un à sippor & » * \u2014_\u2014 mie dis b ) 3 - fi i 4 + ti pagler tempo ce bandes «À | On ut i sige 3 \u2014 dans chag ; Un dévos ÿ 4 (tance fi Pr a T2 : ple alt Comps 2 me: c Solution ain 8 J \u2014 Praton, pt \u201c18 aim 4 nant | Un si Mn, pu {et de tn se ih in hay 4 Boy ni bi gy 9 Min (nl _ er Wir f A» à ty { 1 1 UE oi UE Wl FR WELK Ey gy er ek Tg Ean Lu tr Li WwW Celi, Ni rite tht HRI Laral Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Ce n\u2019est qu\u2019à partir de 1948, grâce aux travaux de Block (17), puis de Wieland (207), que l\u2019on attribua une valeur quantitative à cette méthode.Depuis, l\u2019électrophorèse sur papier a largement dépassé le stade de méthode de recherche pour s'imposer comme technique classique de laboratoire (18).Nous employons l'appareil fabriqué par la compagnie Spinco-Beckman.Ce modèle Spinco R a été conçu selon les données de Williams (209).Une série de huit bandes de papier Whatman 3,3 mm X30 cm, numéro 300-846, sont placées sur un support mobile en plexiglas.Quand le support est replié dans l'appareil, chaque extrémité des bandes de papier vient en contact avec un papier buvard plongeant dans la solution tampon, ce qui permet l\u2019imbibition complète de ces bandes.On utilise une solution tampon de véronal sodique à pH 8,6 et à force ionique de 0,075 dans chacune des cuves où plongent les électrodes.On dépose sur les bandes de papier, à égale distance des deux cuves, avec un applicateur capillaire, 0,01 ml de sérum sanguin.On ferme hermétiquement l\u2019appareil pour éviter toute évaporation, puis on fait passer un courant électrique continu de 6,5 milliampéres et de 110 volts pendant 19 heures.On sèche au four les bandes de papier What- man, puis on les colore pour rendre visible les dépôts des différents constituants sériques.Pour ceci, on place les bandes de papier dans un bain de méthanol pendant quelques secondes, puis dans un bain de bromophénol (B-4).Après 30 minutes, On rince les bandes de papier dans plusieurs bains d\u2019acide acétique a cing pour cent pendant 20 minutes.On place ensuite les bandes sur un support pour les faire sécher au four pendant une quinzaine de minutes.Une fois sèches, on place ces bandes dans une atmosphère d\u2019ammoniac afin d\u2019obtenir une coloration bleue définitive, dont l\u2019intensité sera mesurée avec une cellule photoélectrique, modèle analytrol RB.La transposition sur un papier millimétré des variations de l\u2019intensité lumineuse, nous permet (10) CANCÉRIGÉNÈSE CHIMIQUE EXPÉRIMENTALE CHEZ LE RAT ire CTR I TOY 379 de séparer les différentes protéines sériques et de traduire semi-quantitativement les résultats obtenus, à la condition de travailler en comparaison avec des témoins considérés comme normaux (82).Nous n'\u2019utilisons cette technique que pour la mesure des protéines sériques, car la migration se fait mal lorsque nous plaçons des extraits tissulaires.2, L'ÉLECTROPHORÈSE EN MILIEU GÉLIFIÉ : Gordon (87) utilisa le premier l\u2019agar à trois pour cent pour la migration électrophorétique des protéines.Ce procédé est aujourd\u2019hui d'application courante grâce à Grabar et Williams (94).Le matériel à analyser est déposé dans une cuve faite à l\u2019emporte pièce dans l\u2019agar spécial de la compagnie Difco, solidifié en une couche de trois mm d'épaisseur et déposé sur une lame de verre de 8 emXx10 em.On relie chaque extrémité de la lame et la solution tampon de barbital sodique de pH 8,6 et de force ionique 0,050, avec un papier filtre recouvert de gélose.On ferme hermétiquement pour éviter l\u2019évaporation et on fait passer un courant électrique continu de 45 milli-ampères et de 170 volts pendant trois heures.On procède ensuite à la coloration à l\u2019azocarmin, ou à l\u2019amidoschwartz, puis à la dessication de la gélose pour la conservation.Cette méthode ne permet que l\u2019analyse qualitative de la migration des différentes protéines ; elle présente cependant l\u2019avantage d\u2019être utilisable pour les protéines tissulaires malgré le dépôt important qui se fait à la périphérie de la cuve réceptrice.C\u2019est à partir de cette méthode, que l\u2019on a mis au point l\u2019immunoélectrophorèse (91).H.Les méthodes immunologiques Bien que les réactions antigènes-anticorps soient connues de longue date, leur application en immunochimie est due à Oudin (170) qui, en 1946, a introduit la méthode de simple diffusion, puis à Eleck (68) et Ouchterlony (168), qui ont mis au point la technique de la double diffusion. 380 1.LA MÉTHODE DE DOUBLE DIFFUSION : Par cette technique, Ouchterlony a établi une comparaison directe de différents antigènes et d\u2019antisérums entre eux.Cette méthode permet aussi l'identification directe d\u2019antigènes présents dans une solution de composition inconnue par rapport à des antigènes déterminés.Enfin, elle est d\u2019une grande utilité dans les réactions croisées (116).Le milieu gélifié permet la diffusion l\u2019un vers l\u2019autre de l\u2019antigène et de l\u2019anticorps, qui, lorsqu\u2019ils sont en contact, forment une bande de précipitation permettant l\u2019identification relative des divers composés.Le milieu gélifié est constitué par de la gélatine chauffée en solution physiologique saline additionnée de merthiolate (à 1: 300) comme préservatif.Technique : Nous versons de la gélose liquéfiée dans un moule en forme de carré de dimensions 2,7 X2,7 cm et placé sur une lame histologique préalablement recouverte de mordant (solution diluée de gélose).La gélose forme, après s\u2019être solidifiée, une couche de trois à quatre mm d'épaisseur dans laquelle nous faisons de petites cuves circulaires à l\u2019emporte pièce.Ces cuves ont un diamètre de trois mm.Élles sont disposées aux quatre points cardinaux, et à égale distance d\u2019une cuve centrale.Nous déposons, à l\u2019aide d\u2019une pipette, 0,01 ml des solutions antigéniques et des antisérums à étudier.On place la lame dans un humidificateur maintenu à la température de la pièce Les bandes de précipitation vont apparaître dans les 24 heures, mais il est préférable d'attendre plus longtemps, car les réactions apparaîtront plus nettement.La lame est ensuite placée dans la solution saline à 0,9 pour cent pendant 48 heures pour arrêter toute réaction secondaire et, par le lavage des cuves, faciliter l\u2019élimination des dépôts de protéines.On les sèche ensuite dans un four à 37°C.en prenant soin de recouvrir la gélose d\u2019un papier- filtre, évitant le dessèchement trop rapide et l'éclatement de la gélose.Les lames sont alors colorées.On les dépose, soit dans une solution d\u2019azocarmin, soit dans une Jean-Marcel BOUCHER Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 solution d\u2019amidoschwartz pendant cing minutes, puis dans des bains d\u2019acide acétique a 2,5 pour cent servant de rinçage et de décolorant.Seules les bandes de précipitation doivent rester imprégnées de colorant, servant ainsi directement de négatif pour le photographe.Ces lames peuvent être conservées indéfiniment.2.L\u2019'IMMUNOÉLECTROPHORÈSE : Si des analyses immunochimiques de produits séparés par électrophorèse se font depuis très longtemps (198), nous devons à Grabar et Williams (94) la paternité de la méthode où la séparation électrophorétique des constituants du mélange, puis les réactions immunologiques, se produisent dans le même milieu (118).Les anticorps précipitants d\u2019un immunsérum, en s\u2019unissant avec les divers constituants antigé- niques séparés par électrophorèse, forment des arcs de précipitation qui sont spécifiques (91).On peut ainsi dénombrer les antigènes d\u2019un composant grâce à leur mobilité et à leurs réactions immunologiques spécifiques, puis les caractériser par la coloration de la plaque (89).Méthode (93) : On utilise le même dispositif que celui employé pour l\u2019électrophorèse en milieu gélifié, pour séparer les protéines selon leur mobilité dans un champ électrique.TABLEAU IX Etapes à suivre pour l\u2019immuno-électrophorèse STADES ÉTAPES I Électrophorèse sur gélose (Migration) II Addition des anticorps (Immunsérum) III Incubation (Diffusion) IV Lavage Vv Dessication VI Coloration VII Interprétation des résultats Jul! {de Mate Ril & | Ming, our 5 Seuls Er Ur (ment de peuvent Produits qui trs Wiles ination mélange dient rsérum, Satie ment ds us i.un (00 réactions lire ent rp 7 champ Laval Médical Vol.36 ~ Avril 1965 JT an DAS bedi Hai a tat HORMONOTHERAPIE RATIONNELLE FORMULE EXTRAITS TOTAUX DE EXTRAIT DE FOIE DE VEAU EXTRAIT SPECIAL DE LEVURE DE BIERE ÉRÉALES EXTRAIT spÉCIAL DE CE x | asso) / AMPOULES BUVABLES SIROP AROMATISE VITAMINE B: et FER Hémoglobinique TRAITEMENT DE CHOIX DANS les Retards de Croissance, les Convalescences des Maladies Infectieuses, les Appétits Capricieux, les Asthénies.PRÉSENTATION : Ampoules buvables: Boîtes de 12 et 24 Sirop : Flacons de 150 et 300 cc.2245, RUE VIAU Herdt :Charton Inc.MONTREAL, P.Q. 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; à = 7 ; id a \u201c G rls S Lo es Ne normale « = A i a Sd 2e F = 2 SE i i 7 = = a S iD 2 = 2 » i AF & 5 ë Zi Le Le 0 = 2 > ik hi i esormais 72 os < SER Si i = N : SH 8 i ne i a si Si SF Ae i i fh Ne oO = = se % Es = Sat = a x = 2 EE = = i: A - = 3 Xe a sa A i = = NN ik 2 \u201c = + A .i fi SE A 5 i x 5 = S Gini a SN Si he 55 i oi : 8 1 No # a = ÿ 2 ci = ox 2 5 = cE # a ei i Fi > > 58 is %.di ss g AE je \u201c A Er i ER % Vol .# = i 2 2 Ne = = 36 A \u20ac > AN Sd i i | 2 Ze \u2014 .% & 5 4 2% i = = .2 = = 5 5 7 = = % 2 Ë jf .se = a .# A ve 7 > 9 3 % & % 7 i 7 Avril 1965 Laval Médical Ë =n sex x 3 \u2014 : \u2014_\u2014 = \u2014 =) | wi La dits édi es Laval Médical UE À ol.36 - Avril 1965 ?Un progrès notable dans l\u2019hypertension Méthyidona l\u2019antihypertenseur qui stabilise la tension au cours des 24 heures d'une journée\u2014au travail, au repos ou durant le sommeil.| Les avantages de l'ALDOMET procurent au patient plusieurs bienfaits: | e Maîtrise de l'hypertension durant le jour et la nuit | que le patient soit à l\u2019état de veille ou de sommeil.e Emploi possible même chez les patients dont la fonction rénale est atteinte puisque, administré à des doses thérapeutiques, il permet de maintenir le | débit de filtration glomérulaire et le flux sanguin rénale Possibilité pour le patient de poursuivre une activité normale car des effets secondaires indésirables telle l\u2019hypotension de posture le gênent rarement.e Stabilisation de la tension artérielle sans entraîner d'écaris trop prononcés.* Collaboration du patient assurée en raison de la sensation de bien aise qu'il ressent dès le début et tout au cours du traitement.L\u2019ALDOMET réduit la tension par une diminution de la résistance périphérique.Les médecins peuvent obtenir sur demande une documentation détaillée.Présentation: L'ALDOMET est présenté sous forme de comprimés laqués, Jaunes, dosés à 250 mg de méthyldopa, en flacons de 50 et de 500.MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTRÉAL La recherche d'aujourd'hui au service de la thérapeutique de demain *Marque déposée Laval Médical Vol 36 - Avril 1965 quelle que soit la raison ou la saison SHANE WEL, Mods une médication antidiarrhéique complète Que la diarrhée aît une origine fonctionnelle ou qu\u2019elle relève de pathologies comme l\u2019entérite aiguë à virus, le POLYMAGMA#* exerce une action rapide et sûre.La rapidité de son effet se démontre en clinique Lopatint a déclaré: \u2018La diarrhée a été entièrement enrayée chez 84% (des 70 malades) en six heures.\u201d En outre, \u201c.la tolérance a été excellente et les réactions secondaires ont été négligeables.\u201d Agréablement aromatisé, le POLYMAGMA renferme de l\u2019attapulgite activée (CLAY- SORB*), dont le pouvoir adsorbant in vitro est 5 fois supérieur a celui du kaolin.Présentation: En flacons de 3 et de 8 onces lig.Z Ordonnance obligatoire POLY MAGMA = *MARQUE DÉPOSÉE WINDSOR, ONTARIO 3 BAB SNES POLYMAGMA SHYLBOS TREPTUI YIN TPRLYRTOH, PECTIN, WITH ELAYSORE HN ALIBUSA GET Pique Under: Cr.Pou ba APTA AGITEZ LIEN.Hopnences Voile Il contient également de la pectine et deux antibiotiques, la dihydrostreptomycine et la polymyxine, dans un gel d\u2019alumine spécial.Ces antibiotiques, administrés par voie buccale, agissent efficacement au niveau de la lumière de l\u2019intestin, où leur action est purement locale.Agissant de concert avec eux, les autres composants de la formule contribuent à lénifier la mu- quéuse intestinale enflammée et irritée, combattent les germes pathogènes de la diarrhée, adsorbent les toxines, éliminent les substances irritantes et donnent de la consistance aux selles liquides.t Lopatin, C.: Med.Times 90:973 (sept.1962) Midi orl le ûr! mais ce délicat bouquet peut fort bien se transformer en bombe chez le malade qui souffre allergie grave.Si vous estimez que la corticothérapie est indiquée pour ces malades, prescrivez brmules de Medrol à longue action, qui assureront un soulagement prolongé des symptômes.Medrol Medules Depo-Medroi Corticotherapie per os a liberation progressive {traitement injectable a longue action |(O une seule dose, prise au coucher, peut soulager les | 0 une seule dose (de 80 a 120 mg) peut soulager les symptômes d'un asthme saisonnier grave ou d'un symptômes d'un asthme grave ou d\u2019une rhinite aller- rhume des foins grave pendant toute la nuit.gique pendant plusieurs jours, et même jusqu'à deux semaines.i ~~ resentation: capsules à 2 et 4 mg de méthylprednisolone en | Présentation: sous forme d'acétate de méthylprednisolone, a acons de 30 et de 100 capsules.i 20 mg/cc, en flacons-ampoules de 1 et de 5 cc et: 40 mg/cc, en flacons-ampoules de 1 cc, de 2 cc et de 5 cc.THE UPJOHN COMPANY OF CANADA / DON MILLS (TORONTO), ONTARIO EE MARQUE DÉPOSÉE: MEDROL MARQUE DE COMMERCE: DEPO CF 27.1 ith 4 ! Lm th Mh A aus Teen i Dole ny Jen {ie 0 NON RATIO CARN nil he he HAA GUAT va Hs a a al HCE rth us fi \u201c_\u2026 bortel GOUTTES OPHTALMO-AURICULAIRES administrées à q.3 heures pendant le jour et ONGUENT OPHTALMO-AURICULAIRE appliqué chaque soir au coucher Association antibiotique/corticoide pour sou lager les malaises, supprimer l'inflammation et enrayer l'infection de la chambre antérieure de l'oeil et du conduit auditif externe Neo-Cortef en gouttes ophtalmo-auriculaires à 1.55% Composition par c.c.: Acétate d'hydrocortisone.Sulfate de néomycine.(correspondant à 3.5 mg de néomycine base) Présentation: solution a 1.5% en flacons compte- gouttes de 5 c.c.Onguent ophtalmo-auriculaire, 2 0.5% et 2 1.5% Composition par gramme d'onguent: 15 mg (1.5%) 5mg Acétate d'hydrocortisone.5 mg (0.5%) ou 15 mg (1.5%) Sulfate de néomycine.5mg (correspondant à 3.5 mg de néomycine base) Présentation: Onguent 2 0.5% eta 1.5% en tube de 3.5 ¢g pourvu d\u2019un bec applicateur.+ MARQUE DÉPOSÉE: NEO-CORTEF CF 275.2 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA/865 YORK MILLS ROAD/DON MILLS (TORONTO), ONTARIO Le Neo-Cortef, en onguent et en gouttes, est généralement bien toléré, mais il faut cesser de l'appliquer en présence de signes d'irritation ou de sensibilisation.Contre-indications Affections virales de la cornée et des conjonctives; tuberculose des yeux; affections fongiques des yeux, infections purulentes aiguës et non traitées des yeux qui, à l'instar des autres affections causées par des micro-organismes, peuvent être masquées ou stimulées par la présence du stéroïde.Effets secondaires L'usage ophtalmique prolongé des drogues corticostéroides peut causer un accroissement de la pression intraoculaire chez certains sujets et, dans les affections causant l'amincissement de la cornée, on a vu des perforations se produire.fol | Thi / [= | | [i] a dt diet dd ter dit aslo HR HI HN EC si aL pe ve Laval Médical 4 Vol.36 \u2014 Avril 1965 7 Une autre spécialité des LABORATOIRES NADEAU LIMITEE PLUS DE CENT ANS AU SERVICE DE LA MEDECINE J J.-E.LIVERNOIS, Limitée PHARMACIENS EN GROS PRODUITS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES INSTRUMENTS ET ACCESSOIRES DE CHIRURGIE - PRODUITS BIOLOGIQUES ARTICLES DE PHOTOGRAPHIE - CINÉ-CAMERAS | 1200, rue Saint-Jean, Québec.- Téléphone : 522-5214 rer 11\" CONTRIBUTION DE =| KOMO CONSTRUCTION LIMITEE a | AMEDEE DEMERS, président.(23) \\ rn / TRIND TRINE CAFEINEE DUBOIS DRAG FE S NOYAU MOU = PR APE | hl LITTERATURE \u2014 ECHANTILLONS LABORATOIRES LALEUF 49 Avenue de la Motte Picquet _Paris Agents : LABORATOIRES JEAN OLIVE .MONTREAL ={ne HEMORRAGIE 77 est pas /1ée uniquement / au taux de prothrombine mais egalement ÉCONOMIE DE SANG FLAVONOIDES DEFINIS , SÉPARÉS, DOSÉS : HESPERIDINE METHYLCHALCONE.ESCULINE .RUTINE VITAMINES CetK FRAGILITE CAPILLAIRE | SOINS PRÉ ET POST-OPÉRATOIRES || | HEMOICOAVIT COMPRIMES_ AMPOULES Corporation Pharmaceutique Frangarse .Life - Montréal\u2019 ( se ISERE pese \\ - H O N ES 524-245 a et 524-2455 mE Bi: 9,9 = S ANGLE ST-ROCH et ST-VALLIER QUEBEC UE IAA hi: ont D'IMIPRESSION THAOGHAFNIE Elo! = \\ LT DE LIHOGHATIE, NG Ne S = S S ae 1h D0 dl IN S La réussite 02 nos TOVOUY \\ \\ S JRE IRE 3 EST moTre meilleure DUbNICITé ER: NS {is ah 4 .~~ | CONSULTEZ NOS CLIENTS | WII IIA 07700000004 er RE OREN RE HBR RR RAN Lolium RO ES RSR RS BO I dn ST N 53 RSR SEE EEE EEE ENTER PEER LCI FEAR SENS A Laval Médical Vol.36 - Avril 1965 Avec le temps, le moral du déprimé s'améliore parfois\u2026 mieux vaut RITALINE\u201d Un emploi éprouvé depuis 10 ans, plus de 500 rapports publiés, | fournissent I'évidence clinique de la sécurité et de l'efficacité de Ritaline® comme psychanaleptique.Me ~~ Pour tous renseignements concernant Ritaline (méthylphénidate CIBA), priére de consulter votre représentant médical CIBA ou d'écrire à CIBA Company Limited, Dorval, Québec.C1 BA x OÙ LA RECHERCHE EST DE TRADITION 4158 va nil; | ™ em à JIS Laval Médical - Vol.36 \u2014 Avril 1965 51 Enfin! DEMO-CINEOL suppositoires 3 formules : ADULTES - ENFANTS - BÉBÉS LE SUPPOSITOIRE LE PLUS ACTIF DANS LE DOMAINE DES VOIES RESPIRATOIRES LE LABORATOIRE DEMERS, LIMITÉE 2721, rue Tremblay, Sainte-Foy, Québec 10, P.Q.Téléphone : 529-5741 W.BRUNET & CIE LIMITÉE PHARMACIE EN GROS Au service de la profession médicale 600 est, boulevard Charest, - Québec 2, P.Q.Téléphone : 524-3521 Téléphone : 529-9244 ROGER DUSSAULT CLÉMENT & CLEMENT, INC.EC Clavigraphes et hi à additionner Underwood DÉCORATEUR-ENSEMBLIER AVIgrap CS ee SERVICES LOCATION nderwoo 190 ouest, Grande-Allée, - Québec 6.511 est, boulevard Charest (/ace à la Cie Paquet), Québec.(24) ie, fi nh tn La HR i ly iti ARAM ey rh fl Laval Médical Vol.36 \u2014 Avril 1965 Photos Gy Set Sn I dE AL FLU Clich és Flans Ret NC.Électros 438 I 600, cote d\u2019Abraham, Québec.Achetez toujours vos FOURRURES des experts pour plus de satisfaction J.-0.NADEAU & FILS, Inc.- Téléphone : 522-6429 H y a une succursale dans votre localité pour vous servir LA BANQUE D\u2019ÉCONOMIE DE QUÉBEC (THE QUEBEC SAVINGS BANK) Téléphone : 522-1235 PHARMACIE SOUCY Directeur de l'École de Pharmacie de l'Université Laval 501, 3° Avenue, - - Québec.Siège social : 1161, rue Saint-Jean, - Québec.999, avenue Cartier, - Québec Téléphone : 529-4164 GERMAIN CHABOT, A.D.B.A.ARCHITECTE EMILIEN ROCHETTE & FILS Dornicile : Bureau : TAPIS - LINOLÉUM - TEXTILES 1290, des Gouverneurs 281, chemin Sainte-Foy Téléphone : 527-8256 Téléphone : 529-9095 550 est, rue Saint-Vallier, - Québec.Téléphone : 522-2091 Téléphone : 525-4825 J.-ANTONIN MARQUIS ADELARD LABERGE, Ltée ENTREPRENEUR 260, 5¢ Rue, - Québec 3, P.Q.HUILE \u2014 COMBUSTIBLE \u2014 CHARBON CANADIAN IMPORT COMPANY 83, rue Dalhousie, Québec.- Tél.: 692-1510 Téléphone : 681-4119 MAINGUY, JARNUSZKIEWICZ & BOUTIN ARCHITECTES 1327, avenue Maguire, - QUEBEC 6, P.Q.J.-EvzE ar DION, président Jures RICHARD, vice-président TREMBLAY & DION, Inc.PHOTO-LITHOGRAPHIE Téléphone : 522-6427 725, côte d\u2019Abraham, Québec.Téléphone: 527-3568 MEMBRE DU F.T.D.A.-F.BARDOU JARDINIER-FLEURISTE 1091, chemin Saint-Louis, - Québec.otal fn} des Con ing Corp.of des, M Wally Hii Dr bung late D Cty | i Gari Ug gy ¢ Mg {ig D big lig, Laval Médical il Vol.36 - Avril 1965 53 \u2014 ) TABLE ALPHABETIQUE DES ANNONCEURS | \u2014_\u2014 - ee.| A F | Ames Company of Canada, Ltd.ay Frosst & Co., Charles E.10,30, 38 | \u2018 Arlington-Funk Laboratories, division U.S.Vitamin | Corp.of Canada, Ltd.LL.31 | | Averst, McKenna & Harrison, Ltd.39, 40 G | ; Geigy Pharmaceuticals, Ltd.2.28, 32 7 | B 1 | Banque d'Economie de Québec.101.52 H 233 | Bardou, A.-F.52 \u2014 \u2014 Behringer Ingelheim.6 Herdt & Charton, Inc.2325727 | ! Bristol Laboratories, Can, Ltd.4 Hoechst Pharmaceuticals of Can.Lid.13 : British Drug Houses Can., Ltd.12 Hoffmann-La Roche, Lice.coe Couv IV quite : Brunet, W., & Cie Ltée.51 \u2014 | _\u2014 K 5 C wie Komo Construction, Ltée.2010 47 \u2014 Canada Drug, Lid.11 Canadian Import Co.Co .52 te Chabot, Germain.; .0000 52 L » Charrier & Dugal, Inc.110120 49 1D | Claire-Fontaine, Ltée =.oo .~.52 Laberge, Adélard, Ltée UE, _ .32 a) Clément & Clément, Inc.51 Laboratoires Abbott, Ltée .19, 20 A Compagnie Ciba, Ltée LL .50 Laboratoire Demers, Enr., Le.LL bl i\" \u2018+ Coronet Drug, Company.: .17 Laboratoire Franca, Inc.LL .18 Laboratoire Jean Olive.14, 48 Laboratoires Mead Johnson.29 D Laboratoire Nadeau, Ltée.47 Laiterie Laval, Enr.| ite! * Dussault, Roger, Ltée.1.;.51 Livernois, J-E, Ltée .111211100000 0 000 10 AT ; TE Laval Médical 0 Vol.36 \u2014 Avril 1965 PL TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS (suite) \u2014 vi so A, 7m 234] f « i ; Wis oh i q = 3 32 he ah at qe % A 2 Il ) N ¥} 4 si \u201cà aR) as ÿ Rh EH us ik i 3H i ¥ 3 | Ho it + J us D i : # Ho ÿ i _ I # x i y 8.; = pe j *e Rt Vy nn oe tJ 13 ni st = 4 nn vin x wl My _- LA Wh ib it i! Al a $ \" jus Wi 4 ee MAI 96! + ca hil ve | 3 On fe Hi fit Se J i) / | \\ 9 i 4 I) i ¥ pe \u20ac sn ih k 4 LINE 3, » nu J i pH fel 1e pr ih pl st A $ 2 ol A Ey » 4 he, 3 a Wb i a #78 Kc i at i ihe & 4 if ih \u2018 ve « | fe\u201d # He f i x ue d I 0} hy 2 a | Lol | oy : 2A | pe Librium \\ EL } i oe A ES Tose Eo 0 4 l'anpdéré 7 & 2 Sad as \u2018 # we 4 it desirueñe 4 £ i % te 4 #5 3 @i son (4 ; ei Ey ÿ ; 5 # pi ; BQ 5, OPPLESSION on 3 We La 3 > Ps ques Ig OM 3 > Le.Nd En fu .x 4 & i % ih, .: fi Yad AS 3 à Ge 5 $ NV 4 vi pa HR ¥ or y Oo : 4 s { \u2018 tN ¢ 4, + £ og ax > 4 Librium_ Roch hie b OUR I A 5 Zot 3 > ofjeje = $ du chlordiazépoxyd Y= I | F3 à; \u201c Pour d Ley) étaill 4 glor
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