Laval médical, 1 décembre 1965, Décembre
[" édicale em Jean GRANDBOIS et Marcellin LEMAIRE : UN CAS DE PORPHYRIE HÉPATIQUE, FORME CUTANÉE TARDIVE .Maurice CAOUETTE : LE CANCER PRIMITIF DE L'OVAIRE Stanislas CZERNIC : LE DÉPISTAGE DE LA SURDITÉ AU NIVEAU DES CONSULTATIONS DANS LES ÉCOLES DE VARSOVIE, POLOGNE .Gilles MARCEAU : PRÉPARATION D'UN FILM D'ÉLASTINE .CHIRURGIE EXPÉRIMENTALE Maurice BEAULIEU : LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE .ENSEIGNEMENT MÉDICAL Georges-A.BERGERON : CLAUDE BERNARD ET LA RECHERCHE CLINIQUE CONVERGENCES Abbé Jean-Pierre SCHALLER : BOSSUET ET LA PSYCHOSOMATIQUE ANALYSES .REVUE DES LIVRES NOUVELLES ALLOCUTION CONGRÈS.COURS DE PERFECTIONNEMENT .NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES TABLE DES MATIERES .Co | de clinique et de biolog ean + Porphysie aiguë intermittente oo ++ EE + 2 \u2018 + \u2018 4 + BN Posremie +.+ to Porpkyrie cutanée tardive _ 2 0 | + + + Porphyrie taxique (pH) .a 0 0 0 | ++ Lucites 0 0 0 0 | + Jar Ta, = | ie pu Que | pur dE, eus \u20ac plier tent ill ing i fis 1.ali ® a y it i ï » 4 360 IN ë Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 UN CAS DE PORPHYRIE HÉPATIQUE, FORME CUTANÉE TARDIVE 909 Figure 1.\u2014 Patiente de 51 ans présentant des lésions vésiculo-bulleuses et croûteuses à la figure, au cou et au V du décolleté (juillet 1963).séparées par des intervalles de rémission et sont le siège de sensations assez vives de brûlure.Au cours des poussées, la patiente avait été impressionnée par la fragilité inhabituelle de sa peau et la coloration rouge foncé de ses urines.Elle Figure 2.\u2014 Même patiente.Lésions vésiculo-bulleu- A .ses et croûteuses sur les avant-bras et les mains (face dorsale).accusait de plus de la photophobie et une nervosité marquée avec insomnie.Antlécédents familiaux el personnels : Rien de contributoire dans ses antécédents familiaux.Aucun antécédent personnel en relation avec la maladie présente, notamment pas de crises abdominales douloureuses, ni de troubles neurologiques.Habitudes : Pas de prise d'alcool, mais usage régulier de barbituriques (Carbrital 1,5 grain) depuis dix ans environ, contre l\u2019insomnie.Examen physique : On est en présence d\u2019une patiente au physique plutôt frêle ; au teint brun, dont l\u2019état général nous paraît bon.Le seul symptôme important est constitué par l\u2019éruption cutanée.Celle-ci se manifeste par des lésions vésiculo-bulleuses et croûteuses siégeant à la face, au cou, à la nuque, au V du décolleté, à la région dorsale des mains, aux bras et avant-bras, de même qu\u2019aux jambes et aux faces dorsales des pieds (figures 1, 2 et 3).Il s\u2019agit de vésicules et de bulles reposant sur une base érythémateuse, quelques-unes même sont hémorragiques.Leur rupture laisse apparaître une surface rosée, suintante et fait place à une croûte à laquelle succède une cicatrice dépigmen- tée.Il n\u2019y a pas de signe de Nikolsky.En dehors des bulles, on remarque une pigmentation brunâtre et des cicatrices blanchâtres de la vo Las Figure 3.\u2014 Même patiente.Lésion vésiculeuse sur la face latérale externe de l\u2019index gauche.Lo i i i h 910 peau des régions découvertes et une légère hyper- pilosité de la région mentionnière.Il n\u2019y a aucune anomalie des phanères et des muqueuses.Les dents et la peau ne montraient aucune fluorescence anormale en lumière ultraviolette.L\u2019examen viscéral ne montre rien d\u2019anormal, sauf un léger ictère conjectival.Malade apyréti- que, appareils cardiovasculaire et pulmonaire normaux, aucun trouble neurologique, pas de manifestations digestives ni d\u2019hépatomégalie.Examens de laboratoire : Urines.Coloration rougeâtre.Densité normale.Fluorescence rouge en lumière de Wood.Ni albumine, ni glucose.Recherche positive (++) des uroporphyrines par la réaction de Waldenstrom.Recherche positive (+++ +) des coproporphyrines.Recherche positive (+) du porphobilinogéne par la réaction de Watson et Schwartz.Créatine : 21,6 mg pour cent.Créatinine : 3 mg pour cent.Volume urinaire de quatre heures : 652 c¢cm3.Selles.Recherche négative des coproporphy- rines.Pas de fluorescence rouge à la lampe de Wood.Hémogramme.Hb : 14,75.Globules rouges : 5125000.Globules blancs : 6250.Polynucléaires neutrophiles : 44 pour cent.Polynucléaires éosinophiles : 1 pour cent.Stabs neutrophiles : 7 pour cent.Juvéniles : 1 pour cent.Lymphocytes : 34 pour cent.Monocytes : 13 pour cent.Sédimentation : indice 36 mm.Azotémie : N.Fer sérique : 111 y pour cent.Recherche négative des cellules du lupus.Bilan hépatique.Indice biliaire : 7,7 U (N.: 4 à 6).Floculation au thymol : Réaction + + + +.Bromosulfaléine après 5 min.: 82,5 (N.: 20 à 30 pour cent) ; après 30 min.: 13,5 (N.: 0 pour cent).Turbidité au thymol : 8U (N.: 0à 4 U).Phosphatase alcaline : 11,3 ; créatinémie : 0,54 mg pour cent ; créatininémie : 0,68 mg pour cent.Prothrombinémie : 45 pour cent.Jean GRANDBOIS - Marcellin LEMAIRE Laval! Médical Vol.36 - Déc.1965 Hyperbpyruvicémie provoqué : Avant l'injection.= .2 mg % 1 h.après l\u2019injection.2,95 mg % 1,5 h.après l\u2019injection.\u2026.2,68 mg % 3 h.après l\u2019injection.1,76 mg % Examen bactériologique: Lésions des mains : Staphylocoque doré.Examens radiologiques : (Œsophage et estomac : Normaux.Poumons : Présence d\u2019un ganglion calcifié dans la projection d\u2019un tiers inférieur de la plage pulmonaire gauche.Ponction hépatique : Métamorphose graisseuse marquée du foie avec début de cirrhose.Biopsie culanée d\u2019une lésion vésiculeuse du médius droit (face dorsale) (figure 4) : Figure 4.\u2014 Même patiente.Histopathologie d\u2019une bulle de la face dorsale de la main : à un clivage sous-épidermique, dont la cavité est désertique, et dont le plancher, représenté par le derme superficiel a un aspect festonné.Dilatation des capillaires et infiltrant non spécifique minime.bulle consécutive dore di le ile st pr di de a ule Hd Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 Le prélèvement cutané est le siège d\u2019une lésion bulleuse ; cette bulle est consécutive à un clivage sous-épidermique ; le sommet étant fait des cellules profondes de l\u2019épiderme et la partie inférieure, du derme superficiel qui prend cependant un as- UN CAS DE PORPHYRIE HÉPATIQUE, FORME CUTANÉE TARDIVE 911 peau une crème antisolaire, les jours ensoleillés ; ne pas prendre de médicaments contenant des barbituriques.Un régime des hépatiques lui est remis et des prescriptions de lévomépromazine et de fer lui sont données.pect festonné.Les capillaires de ces papilles sont modérément dilatés.La lumière de la bulle est désertique à l\u2019une des extrémités, mais La patiente est revue six mois plus tard, en LEA : + .par contre la rupture de I'épiderme a donné nalS- février 1964.Elle se dit très bien et mentionne [ sance à l\u2019autre extrémité, à une réaction fibrino- i i ) qu\u2019une dizaine de jours après sa sortie de l'hôpital purulente, faisant disparaître à cet endroit l\u2019as- Evolution : Jia ses urines ont perdu leur coloration rosée et rou- ed pect festonné.Dans la partie non intéressée par geâtre.Elle n\u2019a présenté que quelques rares le processus fibrino-purulent, le derme superficiel ésicules ou bulles sur le visage, le cou, et les ] est pauvre en fibres élastiques et celles qui persis- membres supérieurs.Cependant les cicatrices ] tent sont généralement fragmentées.blanchâtres et atrophiques sont plus nombreuses.eat En milieu hospitalier, la maladie évolua de façon : satisfaisante.Quelques rares lésions vésiculo- bulleuses apparurent, mais les lésions antérieures laissaient de petites cicatrices blanchâtres, atro- phiques.Les barbituriques sont cessés et remplacés par la lévomépromazine (Noxinan), à raison de 10 mg à 25 mg au coucher.Un régime des hépatiques est prescrit, une médication à base \u20188 de vitamines (Hemobex) est administrée à la dose § de deux cm3 intramusculaires par jour.© à aap h i i E i Rt! hi = or J A cause de la sédimentation élevée et d\u2019une ; courte période de pyrexie, de la Prostaphline est : 1 prescrite à raison d\u2019un gramme par jour pendant [ quatre jours.J Le traitement local consiste en application B d'une pommade a base d\u2019antibiotiques (Néo- + polycine).1 Durant toute l\u2019hospitalisation de la patiente, Une nouvelle J recherche des porphyrines permet de déceler, À - sept jours après le premier examen, du porpho- if bilinogène et des uroporphyrines en grande il quantité.ses urines demeurent colorées.2 Soumise à une dose (la moitié de la dose d\u2019éry- 6: thème) d'irradiations ultraviolettes sur la région .-% abdominale droite, la peau de la patiente ne J présente aucune réaction.È HE La patiente quitte l\u2019hôpital au cours du mois E ab ; d\u2019août, près d\u2019un mois après son admission.Les m1 recommandations suivantes lui sont faites : éviter Figure 5.\u2014 Aucune lésion cutanée active, mais nom- Fh CL .breuses cicatrices blanchâtres atrophiques (février io ty toute exposition au soleil, et appliquer sur sa 1965). Laval Médical pu } al | 1-1 912 Jean GRANDBOIS - Marcellin LEMAIRE Vol.36 \u2014 Déc.1965 fool pve pre AIFS fant {ire ] hoe § 3 (ro : peuvent 3 à ty Figure 6.\u2014 Membre supérieur de la méme patiente Figure 7.\u2014 Détail de l\u2019avant-bras.oq (février 1965).lg 3 ET La recherche des uroporphyrines et du porpho- Les urines ne contiennent ni uroporphyrines ni is , bilinogène est négative et il y a aucune fluorescence porphobilinogène.Le dosage des coproporphy- : Pam des urines à la lampe ultraviolette.tines est légèrement élevé : 196,6 y (N.: 50 à \u2018 wi Revue de nouveau en février 1965, soit prés de 150 vy) par 24 heures.Fos trois ans aprés le début de sa porphyrie cutanée i 1 \u201ci tardive, son état général est excellent.Elle a Les examens de la fonction hépatique sont j cessé tout médicament, a gagné 25 livres de poids, nettement améliorés (tableau V) : | nt 7 et ses urines n\u2019ont présenté aucune coloration Indice biliaire.; 58U; a è anormale.Cependant des expositions au soleil Floculation au thymol.+; 4 ; durant l\u2019été 1964, ont provoqué une légère recru- Turbidité au thymol.25U; i descence des lésions cutanées.Bromosulfaléine, après | ) | L\u2019examen de la peau ne révèle aucune lésion 45 minutes.10,4% ; 2 vésiculo-bulleuse, mais quelques lésions papuleuses Fer sérique.82,5 ug % Li excoriées sont présentes sur les mains, les avant- a bras, la nuque et les faces antérieures des jambes.DISCUSSION bn De nombreuses cicatrices blanchâtres atrophiques tly recouvrent les régions découvertes (figures 5, 6 Cette patiente atteinte de porphyrie cutanée i et 7).tardive, d\u2019origine hépatique, semble à notre avis bi, TABLEAU V ni Tih Porphyrie culanée tardive \u2014 Bilan hépatique Tg, \\ tn JUILLET 1963 FEVRIER 1965 les Indice biliaire.oo CIN 160.NE 7,7 U.5,3 uv.un a SE NE \u2014 mp Floculation au thymol .N.: nég.++++ + _ \u2018 tig Turbidité au thymol ; | N:04U.8U.2,5 U.\u201cee Bromosulfaléine.N.: après 5m.20 à50% 82,5% après 65 min.fo N.: après 30 m., 0% 13,5% 5,6% oa Phosphatase alcaline .N : 2,5-8,5 U.113 U.\u2014 hi Fer sérique =.N.: 48 à 167 49% 111 u2%e 82,5 ug% ti Re ly lédieg] M Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 j devoir être placée dans le groupe des porphyries A tardives acquises ou symptomatiques.En effet, la prise quotidienne de barbituriques durant des années, a vraisemblablement été la cause déclen- chante de l\u2019atteinte hépatique.La perturbation des épreuves fonctionnelles du foie et la métamorphose graisseuse importante avec un début de cirrhose, décelée par la biopsie de cet organe, peuvent aussi expliquer l\u2019apparition de porphyri- nes dans les urines.Ces porphyrines ont alors provoqué l'apparition de lésions cutanées.Il semble bien que les barbituriques soient, chez notre patiente, sinon le facteur causal, du moins le facteur déclenchant de la maladie.Brunsting (13) dans son étude de 34 cas de porphyrie cutanée tardive, rapporte que 25 de ces patients avaient un certain degré d'atteinte hépatique.Il mentionne les sédatifs, les anesthésiques, le diabète et l\u2019alcool comme facteurs déclen- chants.Gunther et ses associés (14) ont réuni 66 cas de porphyrie dus au sulfonal et, 11 dus au trional.Vilanova (15), dans une excellente revue sur les porphyries, insiste sur l\u2019altération des fonctions | hépatiques et les facteurs déclenchants déjà men- § tionnés.| métabolisme des porphyrines, étant le siège de leur Le foie intervient directement dans le formation.Selon Léonhardi et Baier (10), dans la forme cutanée de porphyrie hépatique, le foie voit à la décarboxylation et à la déshydratation \u201c@ de l\u2019uroporphyrine en protoporphyrine, mais de façon incomplète, produisant ainsi un arrêt de la synthèse de l\u2019hémoglobine du stade d\u2019uroporphy- [rines.Selon ces derniers auteurs, les manifesta- | tions de la maladie seraient dues à un trouble ; & dans le système enzymatique du foie.4 4 \u2014 La porphyrie cutanée tardive ou de l\u2019adulte selon Bolgert (16) est beaucoup plus fréquente chez les hommes que chez les femmes.Notre patiente est du sexe féminin, et en plus _! \u20ac d\u2019uroporphyrines et de protoporphyrines dans ses EL Xd \u201cce 41 urines, celles-ci contenaient du porphobilinogéne.Nous avons déja mentionné dans ce travail que le porphobilinogéne se rencontre dans la forme aigué intermittente mais que sa présence est rare dans la pl porphyrie cutanée tardive.\u201c| | UN CAS DE PORPHYRIE HÉPATIQUE, FORME CUTANÉE TARDIVE 913 Le mécanisme physio-pathologique de l\u2019apparition des lésions cutanées serait expliqué, en partie du moins, par l\u2019effet photosensibilisant des pigments porphyriniques.Schmid (17) a classifié ces différentes porphyrines selon leur pouvoir décroissant de photosensibilisation : uroporphy- rine, coproporphyrine, acide-delta-aminolévulini- que et la protoporphyrine.Ces substances, en particulier l\u2019uroporphyrine I, rendent la peau sensible aux rayons ultraviolets de longueur d\u2019ondes, entre 3 200 et 4 500 A.Les régions exposées sont alors le siège de vésicules et de bulles quelques heures après l\u2019irradiation.Notre patiente, dont la maladie avait débuté en été et qui avait remarqué une exagération de ses lésions durant cette saison, ne présenta cependant aucune réaction après exposition aux ultraviolets.Burnett et Pathak (18) ont mis en évidence le fait que les rayons solaires seraient non seulement la cause de l\u2019éruption cutanée, mals altéreraient le métabolisme des porphyrines.En effet, une élévation de toutes les porphyrines dans le sang, les urines et les selles, fut remarquée aprés une exposition prolongée au soleil.Un autre facteur expliquerait, que certains patients atteints de porphyrie cutanée, développent de nouvelles lésions sans exposition préalable aux irradiations ultraviolettes.Ce facteur serait, selon plusieurs auteurs, l\u2019extrême fragilité de la peau.Zeligman et Baum (19) ont étudié plusieurs cas de porphyrie cutanée et ont conclu que trois facteurs sont nécessaires à la production du syndrome vésiculo-bulleux : porphyrie, rayons solaires et traumatismes.Chez notre patiente, il semble indéniable que ces trois facteurs étaient présents.L'histopathologie d\u2019une lésion vésiculeuse nous a paru caractéristique car elle présentait toutes les anomalies, si bien décrites par Bolgert et ses collaborateurs (16) : «bulle dermo-épidermique à plancher festonné, hérissé de villosités, constituées par les papilles dermiques renfermant des capillaires dilatés ; caractère désertique de la cavité de la bulle ; derme, dépourvu de réaction inflammatoire, et raréfaction du tissu élastique ». 914 En plus des lésions vésiculo-bulleuses et croû- teuses, les autres manifestations sont des macules atrophiques blanchâtres ou pigmentées, de la pigmentation régionale, surtout temporo-maxillaire, de l\u2019hypertrichose faciale et des microkystes.Le cas décrit ici comprenait toutes ces lésions, sauf les microkystes.Le pronostic de la forme cutanée tardive de la porphyrie hépatique, bien qu'il persiste toujours des lésions cutanées, sous forme de lésions actives ou de cicatrices, semble bon.L\u2019évolution de notre patiente favorise ce pronostic favorable.En effet, la cessation des barbituriques, une diète des hépatiques et le fait de ne pas s'exposer au soleil ont entraîné une amélioration rapide de sa maladie.Ses urines ont repris rapidement une coloration normale et pas de porphobilinogène, ni uroporphyrine n\u2019ont été décelés sept mois et 19 mois après sa première hospitalisation.Ses épreuves fonctionnelles hépatiques sont presque normales.Quant aux lésions cutanées actives, elles sont très peu nombreuses.Le traitement spécifique de la porphyrie cutanée ne semble pas exister à l\u2019heure actuelle, mais plu- Paul et Thyresson (20) ont obtenu d\u2019heureux résultats avec le B.A.L., mais le traitement a été de courte durée par crainte des effets hépato-toxiques de ce médicament.Ratner et Dobson (4) ont observé une réduction dans l\u2019excrétion urinaire de l\u2019uro- porphyrine et une diminution de la photosensibi- lité au cours d\u2019un traitement par l\u2019adénosine-5- monophosphate.Cependant, comme leur patient était hospitalisé, ils avouent que d\u2019autres facteurs peuvent être responsables de cette amélioration.Danby et ses collaborateurs (21) ont rapporté les bons résultats qu\u2019ils ont obtenus par la phlébotomie, dans un cas de porphyrie cutanée tardive ou symptomatique, d'origine hépatique.Des ponctions veineuses de 500 ml de sang, à des intervalles de 15 jours ou de trois semaines, ont entraîné une amélioration très importante de ce patient.Si cette thérapeutique s'avère efficace chez d\u2019autres patients atteints de cette affection, la simplicité de cette méthode et l\u2019absence de toxicité en feront une méthode de choix.sieurs médicaments ont été mis à l'essai.Jean GRANDBOIS - Marcellin LEMAIRE Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 RÉSUMÉ Un exposé succinct de la classification des por- phyries et du métabolisme des porphyrines est présenté.L\u2019observation d\u2019une patiente, atteinte de porphyrie hépatique, forme cutanée tardive, est relatée.La prise régulière de barbituriques durant plusieurs années, suivie d\u2019une atteinte hépatique importante, est vraisemblablement la cause déclenchante de cette porphyrie cutanée.Les lésions cutanées vésiculo-bulleuses, localisées aux régions découvertes, ainsi que leur histo- pathologie sont caractéristiques de cette variété de porphyrie.Cependant la présence de porphobilinogéne dans les urines de cette patiente est rencontrée trés rarement.La cessation des barbituriques a entrainé une amélioration importante des lésions cutanées, un retour à la normale des fonctions hépatiques et une disparition des uroporphyrines dans les urines.SUMMARY A brief account of the classification of porphy- rias and of the metabolism of porphyrins is given.Case history of a female patient suffering from porphyria cutanea tarda symptomatica is related.Regular intake of barbiturics during many years, followed by severe impairment of liver functions, is undoubtly the cause of that porphyria.Vesico-bullous skin lesions, located on exposed parts, and their histopathology are typical of that variety of porphyria.Porphobilinogen, discovered in the urines of that patient, is rarely seen.Cessation of barbiturics has been followed by great improvement of cutaneous lesions, a return to normal of liver functions and disappearance of uro-porphyrine in the urines.REMERCIEMENTS Nous remercions le docteur Jean-Louis Bonen- fant, chef du Service d\u2019anatomo-pathologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, pour sa collaboration dans l'interprétation des biopsies faites chez cette patiente.it 143 id Dir.1 æ 10.ili il ! ji a Laval Médical i Vol.36 \u2014 Déc.1965 BIBLIOGRAPHIE .BOLGERT, M., CANIVET, J., et LESOURD, M., La por- phyrie cutanée de I'adulte : étude de neuf cas et description, Semaine Hôp.de Paris, 29 : 1588-1608.(14 mai) 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Arch.Klin.wu.Exper Dermal.207 : 554-575, 1958.UN CAS DE PORPHYRIE HEPATIQUE, FORME CUTANEE TARDIVE 11.16.17.18.19.915 MORIANE, G., et DURET, R.L., Contribution à l\u2019étude des porphyries, XI° Congrès (Lausanne) de l\u2019Ass.des derm.et syph.de langue française, pp.209-212, Ed.Médecine et Hygiène, Genève 1956.Paur, K.D., et THYRESSON, N., Acta Dermat.-Venereol.34 : 403-408, 1954.3.RATNER, À.C., et DoBsoN, R.L., Hepatic cutaneous porphyria, Arch.Derm., 89 : 505-514, 1964.SCHMID, R., The metabolic basis of inherited disease, p.939, McGraw-Hill Book Co., Inc, New York, 1960.ScHMID, R., SCHWARTZ.S., et WATSON, C.J.Porphyrin content of bone marrow and liver in the various forms of porphyrias, Arch.Int.Med., 93 : 167-190 (fév.) 1954.SCHUPPLI, R., Dermatologica, 118 : 248-252, (avril-mai) 1959.SHEMIN, D., The succinato-glycin cycle : « The role of delta aminolevulinic acid in porphyrin synthesis, in Porphyrin biosynthese and metabolism », Ciba Foundation, Londres, Churchill, 1955.ViLaNova, X., Contribution a l'étude des porphyries, IX* Congrès de l\u2019Ass.des derm.et syph.de langue française, pp.159-181, Ed.Médecine et Hygiène, Genève, 1956.WATSON, C.J., Porphyrie, in Advances in Internal Medicine.Vol.6, édité par I.SNAPPER et W.DOCK, pp.235-299, The Year Book Publishers, Inc., Chicago, 1954.Woops, S.M., PETERS, H.A, et JOHNSON, J.A.M, Cutaneous porphyria with porphobilinogenuria, Arch.Dermat., 77 : 559-567, (mai) 1958.ZELIGMAN, I., et BAUM, M.Porphyric bullous dermatosis.Arch.Derm.and Syph., 58 : 357-371, (oct.) 1948. LE CANCER PRIMITIF DE L'OVAIRE * INTRODUCTION Le but de cette communication est de rapporter les cas de cancer primitif de l\u2019ovaire traités à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec durant la décennie de 1949 à 1959.Au cours de cette période, 1l a été possible de relever soixante-dix cas de tumeurs malignes primitives de l'ovaire.Sur ce nombre, quelques cas avaient été diagnostiqués et parfois opérés ailleurs et ensuite dirigés vers l\u2019Hôtel-Dieu de Québec pour radiothérapie postopératoire.Des études plus considérables de cette nature ont été publiées récemment dans l\u2019American Journal of Obstetrics and Gynecology, dont l\u2019une par les docteurs Buka et MacFarlane, du Montreal General Hospital, dans la livraison du premier octobre 1964 (2), et l\u2019autre par le docteur Carter, du Medical College of Georgia, dans la livraison du premier décembre 1964 (3) de la même revue.MATÉRIEL ET MÉTHODE Ces 70 cas de cancer primitif de l\u2019ovaire ont été étudiés sous divers aspects, nommément au point de vue de l\u2019âge des patientes, de leur état civil, de leur parité, des troubles menstruels présentés, des principaux symptômes subjectifs et objectifs, du type histologique de la tumeur maligne ovarienne primitive, de l\u2019étendue de la lésion, de la relation entre le stade clinique et la variété histo- * Travail présenté au Congrès du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada à Toronto en janvier 1965.Maurice CAOUETTE, F.R.C.S.(C), Professeur agrégé, Service de gynécologie el obstétrique, de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.logique, de la survie en fonction du stade clinique et du genre de traitement.RÉSULTATS Age: Au sujet de l\u2019âge des patientes atteintes de cancer primitif de l\u2019ovaire, on constate que cette maladie peut apparaître à n'importe quelle époque de la puberté à la vieillesse, puisque la plus jeune avait tout juste onze ans et la plus vieille soixante- seize ans.On se rend compte toutefois que la plus grande fréquence se produit entre 41 et 70 ans avec un maximum entre 51 et 60 ans, soit à la sixième décennie de la vie.En effet, 13 femmes (18,6 pour cent) avaient de 41 à 50 ans, 20 femmes (28,6 pour cent) avaient de 51 à 60 ans, et enfin 18 femmes (25,7 pour cent, avaient de 61 à 70 ans, au moment où elles furent atteintes de ce mal.TABLEAU 1 Age des patientes atteintes de cancer primitif de l'ovaire a 1 Ace NOMBRE | POURCENTAGI | 5 DE PATIENTES | ny 11220 : 5 7,1 \" 21 à 30 | 2 2,9 i\u201c 31 a 40 7 10,0 41 à 50 | 13 18,6 > 51 à 60 20 28.6 61 à 70 18 25,7 | 71 à 76 5 7,1 \u2014 01 \u2014 M H Etal civil et parité : ù Les dossiers de ces patientes ont été étudiés au ty .42 bo point de vue de l\u2019état civil et de la parité Sur un | 4 RS an fii Qt lle = l \u20ac I 6 § | § état civil.| AUCUN TROUBLE MENSTRUEL.- 46 Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 total de 70 femmes atteintes d\u2019un cancer primitif de l'ovaire, 33 étaient célibataires et 37 étaient mariées, c\u2019est-à-dire environ la moitié pour chaque Il semble donc que l\u2019état civil ne joue aucun rôle favorisant dans ces cas.TABLEAU 11 Etat civil et parité des patientes CÉLIBATAIRES.33 cas MARIÉES : Nuilligestes.15 (40,5%) 1 ; Multigestes.22 (59,5%) } 37 cas 70 cas Total | | Parmi les 37 femmes mariées, quinze (40,5 pour cent) étaient nulligestes, tandis que 22 ou 59,5 pour cent étaient multipares.Cette fréquence de nulliparité est un peu plus élevée que les fréquences hazituellement rapportées dans la littérature médicale (2, 4 et 10).Troubles menstruels : Au point de vue des troubles menstruels qu\u2019ont pu présenter ces malades, il est frappant de constater que seulement 24 d\u2019entre elles, soit 34,3 pour cent, en alent eu, alors que le reste, soit 46 patientes ou 65, 7 pour cent n\u2019ont eu aucun trouble : M menstruel.TABLEAU III Troubles menstruels chez les patientes LE CANCER PRIMITIF DE L'OVAIRE 917 vu plus haut.Six femmes eurent des métrorragies, trois des méno-métrorragies et deux des ménorragies.En outre, parmi les 24 patientes ayant présenté des troubles menstruels, neuf étaient aux stades cliniques I et II, et les 15 autres aux stades cliniques III et IV.Parmi les 46 malades qui n\u2019avaient eu aucun trouble menstruel, 12 étaient aux stades cliniques I et II, et les 34 autres aux stades cliniques II et IV.Ces chiffres soulignent une fois de plus que nous ne pouvons pas nous fier au trouble menstruel pour établir un diagnostic précoce de cancer primitif de l\u2019ovaire.Il faut toutefois tenir compte du fait qu\u2019il a été malheureusement impossible au cours de cette étude de retracer le délai de consultation chez ces patientes.Les symptômes : La douleur, habituellement décrite comme une sensation de plénitude abdominale ou une impression de pesanteur à la partie basse de l\u2019abdomen et au bassin, était mentionnée par cinquante et une patientes, soit 72,8 pour cent d\u2019entre elles (tableau IV).Il s'agissait donc un symptôme fréquent dont 1l faut tenir compte en présence d\u2019une femme d'âge mûr qui se plaint de ce malaise même en l\u2019absence de trouble menstruel.Buka et Mac- Farlane l\u2019ont noté dans 66 pour cent de leurs cas (2).TABLEAU IV Importance relative des symptômes observés NOMBRE DE CAS POURCENTAGE 65,7 | TROUBLES MENSTRUELS : Saignement postménopausique 13 Métrorragies .6 Méno-métrorragies.3 Ménorragies .2 Total 34.3 Le détail de ces troubles menstruels s\u2019établit ! #æ.comme suit.Parmi les 24 patientes, 13 eurent des \u201cle pertes sanguines postménopausiques, soit la ma- àf jorité d\u2019entre elles, ce qui s\u2019explique par le fait que ,M cette maladie survient plus fréquemment à la Ë ; i i oF sixième décennie de la vie comme nous l'avons 4 NOMBRE DE DE PATIENTES POURCENTAGE SYMPIÔMES | Douleur., 51 72,8 Masse ovarienve, 45 64.3 Ascite .15 21,4 Hydrothorax .5 | 7.1 Chez 45 malades, soit 64,3 pour cent, on a trouvé a examen gynécologique une tuméfaction an- nexielle, probablement ovarienne.Cette constatation peut signifier, soit que la patiente attend trop longtemps avant de consulter un médecin, soit que le diagnostic n\u2019est pas fait assez tôt ou, encore, que la tumeur se développe trop rapidement. 918 L'ascite a été constatée chez 15 patientes soit 21,3 pour cent, mais il faut tenir compte du fait que ce symptôme clinique peut se trouver avec une tumeur bénigne de l'ovaire, soit solide comme le fibrome de l\u2019ovaire, par exemple dans le syndrome de Demons-Meigs, soit même kystique.Le même commentaire peut s'appliquer à l\u2019hydrothorax qui fut constaté dans cinq cas, soit sept pour cent.L'analyse des variétés histologiques (tableau V) de cancer primitif de l\u2019ovaire a montré que l\u2019adénocarcinome papillaire en est la forme la plus fréquemment rencontrée avec 36 cas sur 70 dossiers étudiés, soit une proportion de 51,4 pour cent.L\u2019adénocarcinome simple arrive en second lieu avec douze cas, ou 17,1 pour cent.Ensuite vient le cystadénocarcinome pseudomucineux dont neuf patientes ont souffert, soit 12,9 pour cent.Il y eut aussi quatre cas (5,7 pour cent) de cysta- dénocarcinome séreux, trois cas de tératomes malins (4,3 pour cent), trois dysgerminomes (4,3 pour cent), deux tumeurs malignes de la granulosa (2,9 pour cent) et, enfin, un arrhénoblastome malin (1,4 pour cent).TABLEAU V Variétés histologiques du cancer primitif de l'ovaire DIAGNOSTIC _ Nombre POURCENTAGE DE PATIENTES Adénocarcinome papillaire., .; 36 51,4 Adénocarcinome.| Lo 12 17,1 Cystadénocarcinome pseudo-mu- cineux .9 12.9 Cystadénocarcinome séreux.4 5,7 Tératome malin .; 3 4,3 Dysgerminome LL 3 4,3 Tumeur maligne de la granulosa .2 2,9 Arrhénoblastome malin.1 | 1,4 | TABLEAU VI Stades cliniques - NOMBRE STADE DE PATIENTES POURCENTAGE I _ LL 4 12 17,1 Il._ .9 i 12.9 ow 23 32,9 - .26 37.1 Maurice CAOUETTE Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 Stades cliniques : L'étude du stade clinique ou degré d\u2019envahissement clinique de la tumeur a été faite d\u2019après la classification originale proposée par Munnell et Taylor (11).Cette classification, basée sur l\u2019étendue de la tumeur, comporte quatre stades cliniques, soit le stade I où le cancer est limité à un seul ovaire, le stade II où le cancer est limité aux deux ovaires, le stade III où le cancer envahit d'autres viscères pelviens ou le péritoine pelvien, et le stade IV où le cancer entraîne des métastases à distance.D\u2019après cette classification de Munnell et Taylor, il a été possible de relever 12 cas de cancer primitif de l\u2019ovaire du stade I, soit 17,1 pour cent ; neuf au stade II, soit 12,9 pour cent ; 23 au stade III, soit 32,9 pour cent et, enfin, 26 au stade IV, soit 37,1 pour cent.On constate alors que 70 pour cent de ces patientes étaient aux stades cliniques III et IV li fil lorsqu\u2019elles ont consulté le médecin et que le § diagnostic a été établi.l\u2019importance des examens périodiques et la nêces- sité de trouver une méthode de diagnostic plus précoce afin d\u2019améliorer les chances de survie de ces malades.Il faudrait viser en effet à pouvoir dépister cette maladie aux stades cliniques I ou II.Relation entre la variété histologique et le slade clinique : Le tableau VII, basé sur la relation entre la variété histologique et le stade clinique, démontre que la variété la plus fréquente de cancer primitif de l\u2019ovaire, soit l\u2019adénocarcinome papillaire, est découverte le plus souvent, ou approximativement dans 70 pour cent des cas, aux stades cliniques III etIV.On constate ici de nouveau que le diagnostic est malheureusement fait trop souvent à un stade clinique trop avancé, et cette constatation démontre l'importance pour la femme de se faire examiner périodiquement par son médecin.Relation entre le stade clinique et la survie de cing ans: Afin d\u2019établir la relation entre le stade clinique du cancer primitif de l\u2019ovaire et le taux de survie | Ces chiffres démontrent y = = 7 1 I Laval Midical LE CANCER PRIMITIF DE L'OVAIRE 919 TABLEAU VII Relation entre la variété histologique et le stade clinique NOMBRE DE PATIENTS SELON LE STADE VARIÉTÉ HISTOLOGIQUE \u2014 I 11 III IV lé ai Adénocarcinome papillaire .4 4 13 15 di Adénocarcinome.1122200 5 2 1 4 Ava, Cystadénocarcinome pseudo-mucineux 2 2 3 2 hic Cystadénocarcinome séreux .0 0 2 2 i he Tératome malin.0 0 1 2 i \u201cfl Dysgerminome .Ce LL 0 0 30 | 0 # Tumeur maligne de la granulosa.1 1 0 | 0 Tf Arrhénoblastome malin.0 0 0 | 1 | | Cr pr Tv = ren ps TABLEAU VIII age Il Relation entre le slade clinique et ia survie de cing ans (EP NOMBRE k a I N DE PATIENTES : ; STADE OMBRE POURCENTAGE VIVANTES POURCENTAGE i que DE PATIENTES APRÈS | pire 5 ANS 5 lr oo 12 17.1 8 66.6 | PIE.; 9 12.9 5 35.5 ; itt III.23 32.9 5 21.7 È TV.Co Co 26 37,1 1 3.6 ji ue _ 2 10 _ JL 2 1 M _ _ ji la! Totaux LL LL | 70 100 19 | 27.1 de cinq ans, toutes les patientes ont été groupées souvent que seulement dans 30 pour cent des cas par stade qu\u2019elles aient reçu un traitement chirur- au stade clinique I ou encore II.Fgical seul ou qu\u2019elles aient été traitées par la On voit encore que la survie totale de cing ans a chirurgie suivie de la radiothérapie.Huit, ou été de 27,1 pour cent soit 19 patientes sur 70.66,6 pour cent, des 12 patientes au stade clinique I Dans l\u2019ensemble de la littérature médicale, ce taux ont survécu cinq ans ; cing, ou 55 pour cent, des de survie de cinq ans varie de 15 à 38 pour cent neuf malades au stade clinique II ont eu une (1, 2, 5, 6, 7, 8 et 9).survie de cinq ans ; cing, ou 21,7 pour cent, des 23 femmes au stade clinique III ont atteint leur cinq TABLEAU IX goer de survie ; enfin une seule, soit 3,6 pour cent Relation entre le genre de traitement et la survie de cing ans Ædes 26 patientes au stade clinique IV a réussi à survivre cinq ans.Il est évident que le pro- NOMBRE DE VIVANTES 3 = .APRÈS CINQ ANS nostic est meilleur aux stades cliniques I et II si TRAITEMENT _ «on le compare à la survie aux stades cliniques ITI Stades Stades | let Il 111 et 1V et IV.| Lee Le \u2026 \u2018 Il faut d nc vi à, 1 1 1 er cette Chirurgie seule, .7 1 ig © Ser a pouvour diagnost au Chirurgie et radiothérapie.6 | 5 Æmaladie à un stade plus hâtif, c\u2019est-à-dire plus 920 Nature du traitement el survie de cing ans : En groupant ensemble les stades cliniques I et I1 et les stades cliniques III et IV, on peut comparer les résultats obtenus selon la nature du traitement reçu.Aux stades cliniques I et II, il y a 13 patientes vivantes après cinq ans, dont sept ont eu une opération seulement alors que les six autres ont été traitées par chirurgie suivie de la radiothérapie.Il semble que le genre de traitement ne fasse pas de différence à ces deux stades cliniques.Par contre, aux stades cliniques III et IV, on note six cas de survie de cinq ans, dont un a eu seulement de la chirurgie alors que les cinq autres ont eu une opération suivie de radiothérapie.Il semble donc, qu'à ces deux stades cliniques, la radiothérapie ait rendu service.La dose de la radiothérapie postopératoire a varié de 4 800 r à 9 600 r.Bien que le traitement chirurgical généralement admis actuellement soit l\u2019hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie bilatérale, et possiblement l\u2019omentectomie, il est permis de recourir chez la jeune femme à une intervention conservatrice, à la condition d\u2019être au stade clinique I selon la classification de Munnell et Taylor, c\u2019est-à-dire d\u2019avoir affaire à un cancer limité à un seul ovaire.On peut, dans ces cas d\u2019une jeune patiente au stade clinique I, se limiter à l\u2019ablation du seul ovaire atteint, à la condition de bien examiner l\u2019autre ovaire, d\u2019en faire une biopsie extemporanée, d\u2019avoir une consultation peropératoire avec le Maurice CAOUETTE Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 pathologiste, et de suivre ensuite la patiente pendant longtemps par de fréquents examens périodiques de contrôle.CONCLUSION Soixante-dix cas de cancer primitif de l\u2019ovaire ont été étudiés Cette maladie s\u2019est rencontrée le plus souvent à la sixième décennie de la vie.Les patientes étaient nulligestes dans une proportion de 45 pour cent.Il est à remarquer qu\u2019environ les deux tiers de ces femmes n\u2019avaient eu aucun saignement anormal.Le diagnostic est fait trop souvent trop tard.Aux stades cliniques III et IV, il semble que la radiothérapie postopératoire ait rendu service.Aucune de ces patientes n\u2019avait eu de lymphadé- nectomie pelvienne ou d\u2019omentectomie.BIBLIOGRAPHIE 1.ALLAN, M.S., et MERTIG, A.T., Am.J.Obsi.Gynec., 58 : 640, 1949.2.BUKA, N.J., et MACFARLANE, K.T., Am.J.Obst.Gynec., 90 : 383-387, 1964.3.CARTER, W.F., Am.J.Obst.Gynec., 90 : 951-956, 1964.4.Davis, B.A., LATOUR, J.P.A., et PHiLPOTT, N.W.Surg., Gynec.& Obst., 102 : 565, 1956.FREED, 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des oto-rhino-laryngologistes, à Prague (Tchécoslovaquie), qui devait se dérouler au mois d\u2019octobre 1964.En raison de mon départ pour le Canada, cet exposé ne fut pas présenté au dit congrès.Il existe en Pologne des Centres d\u2019orientation K ] professionnelle pour l\u2019examen et le traitement de | chaque cas référé soit par le médecin, soit par | la famille ou encore les assistantes sociales.Il s\u2019agit cependant d\u2019enfants dont les troubles auditifs ont déjà été décelés par les parents ou par le médecin.Ceci démontre que les enfants en milieu canadien-français sont dans la même | situation que ceux de Varsovie.La référence se fait aussi d\u2019une manière identique.À Varsovie, nous avons observé, par hasard, À parmi les enfants d'âge scolaire de très nombreux di sujets handicapés à cause de leur audition, d\u2019où 4 l\u2019idée de créer un plan d'organisation de dépistage # dans les écoles mêmes.Beaucoup d\u2019enfants ne se rendaient pas compte WW de leur baisse d\u2019audition pas plus que les pa- rents et encore moins les instituteurs qui consi- 1.Actuellement résident IV au Département d\u2019oto-rhino- aryngologie de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.Québec.(2) Stanislas CZERNIC, assistant des Hôpitaux de Varsovie! déraient l'enfant comme débile, distrait ou simplement paresseux.II.CONSIDERATIONS GENERALES Il convient de souligner, en tout premier lieu, que les Cliniques s\u2019occupant des diminués sensoriels, atteints de troubles de l\u2019ouie et de la parole, attachent une très grande importance à la clientèle jeune, vu la nécessité du diagnostic précoce, sans toutefois négliger la clientèle adulte.D'ailleurs les statistiques des différents centres mondiaux attestent que la clientèle est, en majorité, constituée d\u2019enfants.C\u2019est pourquoi, au cours de cet exposé il apparaîtra évident qu\u2019on mette l\u2019accent sur les enfants.Le xxe siècle, malgré les guerres et la tension mondiale, pourrait être appelé à juste titre, le siècle des enfants, tellement il a vu naître, sur les plans local, régional, national et international, des lois, des organismes de toute sorte, des développements scientifiques marqués dans les professions humanitaires pour prévenir la mortalité infantile, les infirmités ou encore pour traiter et réadapter le petit malade ou l'enfant diminué physiquement et mentalement.Dans tous les pays du monde, à l\u2019exception toutefois des pays sous-développés, on constate que le taux de mortalité infantile a diminué sensiblement par rapport à celui du siècle précédent.Il importe de rappeler également la prise de conscience collective des citoyens pour venir en aide à l\u2019enfance.Dans la province de Québec seulement on a vu se multiplier, depuis une trentaine d\u2019années, des lois votées par le Parlement 922 ayant trait à la protection de l'enfance et à son éducation : lois d'adoption, des écoles de protection de la jeunesse, de l'instruction obligatoire, des foyers nourriciers et enfin la loi rendant l\u2019instruction accessible à tous, peu importe le statut économique des familles.Il ne faudrait pas omettre la Loi des allocations familiales, votée par le Parlement d'Ottawa.Aux lois s\u2019ajoutent les organismes connus sous le nom de services sociaux professionnels, tels que les services de placement d\u2019enfants, d'adoption, les cliniques d\u2019hygiène mentale, de traitement et de réadaptation sociale.Sur le plan du bénévolat, mentionnons les clubs sociaux : les Richelieu, les Kinsmen, les Lions, les Chevaliers de Colomb, etc.Malgré ce qui précède, les progrès scientifiques et parascientifi- ques et le niveau de la vie très élevé au Canada, la population s'accroît rapidement et l\u2019on voit se multiplier le nombre d\u2019enfants handicapés.En effet, M.Edward A.Dunlop, secrétaire-exécutif de la Canadian arthritis and rhumatism society, déclarait à Toronto, en 1951: «Le Canada compte 50 000 enfants infirmes, dont 7 000 sourds- muets, soit pour ce dernier nombre l\u2019équivalent de la population de Prince-Rupert, C.B.(2).Quant aux diminués sensoriels attents de troubles du langage, il faut admettre que la surdité, sans être la seule cause, contribue dans un rapport de 50 pour cent dans les retards de la parole chez les enfants, d\u2019après le professeur Gantié, de l\u2019Institut national des sourds-muets de Paris (3).Une nouvelle profession connue sous le nom d\u2019orthophonie-audiologie, s'intéresse vivement aux troubles du langage et de l\u2019audition.De plus on a constaté, dans le traitement médical et la réadaptation des diminués sensoriels, la nécessité d'ajouter à la connaissance des facteurs physiques celles des facteurs psychologiques et sociaux, et d'apporter une attention spéciale à l'intelligence des sujets, à leurs troubles affectifs et à leur adaptation sociale.III.PLAN DE TRAVAIL Sur le plan du Service de santé, la capitale de la Pologne est divisée en secteurs.Chaque secteur Stanislas CZERNIC Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 dispose d\u2019un hôpital général qui dispense les soins pour les gens de ce dit secteur exclusivement.Dans l'hôpital du secteur où j'ai été attaché comme oto-rhino-laryngologiste, il y avait 7 000 enfants d\u2019âge scolaire qu\u2019on devait examiner.Ainsi naquit la «brigade volante » d\u2019audiologie.Avec un appareil auditif portatif (audiomètre) on se déplaçait d\u2019école en école et on a commencé par tester tout d\u2019abord les élèves de la première et de la deuxième année (âges de 6 à 7 ans) avec les quatre fréquences : soit, 250, 500, 1 0C0 et 20C0 c/s d'intensité constante à 15 db.Les enfants qui ne répondaient pas à l\u2019un de ces sons étaient dirigés vers le Service d\u2019oto-rhino-laryngologie pour y subir des examens plus approfondis.Après ces examens, on a pu constater qu\u2019une partie de ces enfants ont été reconnus parfaitement sains d\u2019audition.Chez d\u2019autres, on a procédé au lavage de cérumen, à l'enlèvement de corps étrangers dans les oreilles, etc, et après toutes ces interventions, les enfants entendaient normalement.Les enfants chez qui on a trouvé des lésions ont été dirigés pour traitement en clinique externe ou pour soins chirurgicaux.IV.LES RÉSULTATS Pendant deux années académiques, l\u2019audiolo- giste a examiné 6 000 enfants.Six cents enfants étaient dirigés dans notre Service pour examen otolaryngologique et audiométrique plus précis.La moitié de ces enfants avaient des lésions soit de conduction, soit de perception.Environ 17 pour cent des enfants, qui ont eu les troubles auditifs ont été dirigés pour traitement chirurgical, 83 pour cent pour traitement médical (tableau I).Parmi les enfants du premier groupe, on a enlevé les adénoïdes, les amygdales, on a fait des mas- toïdectomies, des tympanoplasties, etc.Parmi ceux du deuxième groupe, on a soigné en clinique externe les rhumes, les sinusites, les trompes d\u2019Eustache ainsi que les oreilles.On doit souligner, qu\u2019entre ces enfants il y en avait qui ont été considérés par les institutrices et aussi par les parents, comme incapables, pares- Len Cp Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 LE DEPISTAGE DE LA SURDITE AU NIVEAU DES CONSULTATIONS 923 $0: | + TABLEAU I \u201c4 Résultats des examens (chiffres approximatifs donnés de mémoire) oi = ENFANTS DIRIGÉS POUR L'EXAMEN ily: « ENFANTS AVEC LES LESIONS ENFANTS QUALIFIES COMME SAINS OTO-RHINO-LARYNGOLOGIQUE D'AUDITION t% ENFANTS EXAMINÉS PAR LA M 1 TECHNICIENNE AUDIOLOGIQUE | CT Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage lap - 6 000 600 10 300 5 300 5 i We Lk .as 33 seux, inattentifs.Ces enfants étaient souvent A + assis sur les derniers bancs de la classe et tout i simplement ils n\u2019entendaient pas et ne compre- \u201ca naient pas bien ce que linstitutrice leur disait w KW ou dictait.Et il suffisait de les transférer sur les \u201cra premières rangées ou de façon à ce que l'oreille Æ + malade soit tournée vers le mur et l\u2019oreille saine ce vers le professeur pour que les résultats d\u2019enseigne- og ment s\u2019améliorent d\u2019une façon évidente.Nous i avons découvert trois familles dans lesquelles tous Ca les enfants avaient l\u2019audition diminuée sans avoir + de lésions apparentes.C\u2019étaient surtout les lésions $ de perception, mais aussi des lésions mixtes.Une de ces famille comprenait quatre enfants \u2014 trois filles et un garçon \u2014 qui avaient déjà une surdité w mixte assez importante.Fait assez intéressant, fi ag chaque enfant avait une audition moindre que lig son ainé.Cest-a-dire que la fille la plus Agée avait l\u2019audition la meilleure et le plus jeune y&ÿ garçon ne parlait pas encore à l\u2019âge de quatre ans, 54 a cause de sa surdité.C\u2019est lui qui a attiré «l'attention des parents au début.Les filles, en 'æfayant les pertes d\u2019audition entre 20-70 db ne se «rendaient pas compte de leurs lésions.On a exa- ## miné les parents et chez la mère, on a constaté dune légère Laisse de la courbe audiométrique ard (figure 1).34 On avait aussi des cas, ou un simple cathété- Maarisme de la trompe d\u2019Eustache rendait l\u2019audition, Dlwädiminuée par une infection aiguë prolongée.Cn (vapourrait multiplier les exemples, mais ce n\u2019est pas le thème de cet article.S JT y\u201c Au cours de ces recherches nous nous sommes grurendu compte de certaines causes de troubles d\u2019auditions inapercus par l\u2019entourage de l\u2019enfant : 1.D\u2019abord l\u2019enfant, avant l\u2019âge de six ans, ne se rend pas compte de ses troubles.Il est habitué à la perception de sensations auditives plus faibles et en n\u2019ayant pas d'échelle de comparaison, il trouve que c\u2019est une situation normale.Enfin quand il entre dans la vie sociale, surtout à l\u2019école, il commence à comprendre qu\u2019il se trouve dans une situation inférieure à ses copains, qui entendent bien.Mais aussi dans ce cas-là, il arrive souvent que l'enfant a honte d\u2019avouer qu\u2019il n\u2019entend pas bien et quand on le fait asseoir dans les bancs plus éloignés, le progrès devient plus difficile pour lui ou même impossible.Il passe par l\u2019école avec un stigmate d'incapacité et même on a vu chez ces enfants une grande nervosité et des changements psychiques.2.On a trouvé des enfants, qui ont subi une infection aiguë d\u2019oreille après laquelle l\u2019enfant entendait moins bien.Mais craignant le traitement médical, l'enfant ne voulait pas avouer ses troubles auxquels il s\u2019habituait très vite.3.Le manque d'attention de la part des parents était aussi une des causes pour lesquelles on n\u2019apercevait pas les défauts d\u2019audition.Je voudrais encore une fois souligner, qu\u2019on voulait déceler les premiers signes de l\u2019hypoacousie qui ne donnait pas encore des troubles subjectifs de surdité et qu\u2019on pouvait encore facilement améliorer en traitant les malades du nez, des sinus, de la gorge ou de l'oreille elle- même.C\u2019est-à-dire qu\u2019on voulait faire la lutte contre la surdité de la même façon qu\u2019on dirige la 924 AUDIOGRAMME ° PERTE EN DECIBELS je FREGUARCLY 2x6 AUDIOGRAMME M catelO-12-63 _ son MC.Bons \u2026.wt PESTE EN DECIBELS PERTE EN DECIBELS 2, recQUENCES sstquèmess 60 40 20 0 10 D 10 20 30 40 50 60 70 80 90 Figure 1.\u2014 En haut : audiogramme des parents.d\u2019intelligibilité des trois filles.lutte contre la tuberculose où l\u2019on fait régulièrement la radiographie des poumons pour dépister les lésions quand le malade ne présente pas de symptômes.De tels dépistages pourraient être suggérés dans des écoles du Québec.Le Rapport de la Commission royale d\u2019enquête sur l\u2019enseignement (1964) ne rapporte-t-il pas, en effet, qu\u2019il y a environ 19 500 enfants sourds et durs d\u2019oreilles dans le Québec.RÉSUMÉ Nous avons organisé des dépistages de la surdité dans les écoles de Varsovie.Ces dépistages ont Stanislas CZERNIC vou MC.35 ans {PÈRE) var 16-12-65.\"+ Â.C,_32 ans (MÈRE) care 16-12-63 5 fees .ve AX AUDIOGRAMME Mi Au centre : Un quatrième enfant, un garçon de quatre ans, est sourd.Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 AUDIOGRAMME Mi PERTE EN DÉCIBELS rmsquencEs 4008 AUDIOGRAMME Mi LL enre.@-12-63 .vom Gans oar 9-12-62 PERTE EN DECIBELS FALSE 100 80, 60 40 20 0 + 0 0 % 20 30 40 50 60 70 80 90 audiogramme de leurs filles.En bas : les tests été basés sur le fait que beaucoup d'\u2019enfants, présentant des troubles de l'audition, ne se rendaient pas compte de ces troubles ; les parents et les instituteurs ne pouvaient même pas les déceler.Lorsqu'on s\u2019apercevait de la baisse de l'audition chez ces enfants, la lésion était déjà avancée et plus difficile à traiter.SUMMARY À hearing conservation program was organised in Warsaw to test the hearing ability of school children.La io Wédice) Die sûr wit a Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 LE DEPISTAGE DE LA SURDITE AU NIVEAU DES CONSULTATIONS 925 This survey was done on the basis that many children with hearing defects go unrecognised.Parents and teachers are not always aware of the problem and when the hearing loss is discovered, the lesion is at times to well advanced and much difficult to treat.2 BIBLIOGRAPHIE .DuLac, A.-M.GAGNON, N.et LEGAULT, L., La surdité au milieu canadien-français.Éducation des sourds, Union méd.Canada, 94 : 25-32.(jan.) 1965.DUNLOP.A., Orientation et formation professionnelle des handicapés, Conférence sur la réadaptation des handicapés.; tenue à Toronto, 1951.; .GANTtÉ, M, Le diminué physique face à la vie.Pages do- Ë cumentaires, n° 5, Paris, 1956. PRÉPARATION D'UN FILM D'ÉLASTINE * L'utilité de l'emploi d\u2019un film d\u2019élastine (1) se révèle de plus en plus importante si on veut étudier la distribution de l\u2019élastase dans les différents tissus de l\u2019organisme.L\u2019insolubilité à peu près complète de cette protéine (2) rend impossible la préparation d\u2019un film d\u2019élastine par les procédés usuels d\u2019inclusion dans la gélose.Au cours de l\u2019étude de l'aorte de rat, laquelle renferme de quatre à cinq lames d\u2019élastine, nous avons eu l\u2019idée d'isoler une ou deux de ces lames afin d'obtenir une couche mince, propice à l\u2019action de doses infimes d\u2019enzyme.Or, l\u2019expérience nous a appris que ces lames sont anastomosées entre elles, ce qui rend leur dissociation difficile et entraîne l'impossibilité d\u2019obtenir des fragments de surface suffisamment grande.Lorsque nous traitions des aortes de rats par la soude pour provoquer le décollement de ces lames, nous avons constaté un amincissement remarquable des lames d\u2019élastine.L'idée de pousser l\u2019action de la soude jusqu\u2019à l\u2019obtention d'un film nous est alors apparue réalisable.Nous rapportons la préparation d\u2019un film d\u2019élas- tine et des essais d\u2019hydrolyse de ce film par diverses préparations enzymatiques.MATÉRIEL ET MÉTHODE Nous utilisons des aortes de rats de la crosse Jusqu'à la bifurcation.Après s\u2019être débarrassé \u201c Reçu pour publication le 16 novembre 1965.Gilles MARCEAU, F.R.C.S.(C), Département d\u2019anatomie, Faculté de médecine, Université Laval.de toute l\u2019adventice par dissection fine, les prélèvements sont traités à l\u2019alcool absolu pendant une heure à la température du laboratoire, lavés à l\u2019eau ensuite traités à l\u2019acétone pendant une Les spécimens heure et lavés de nouveau à l\u2019eau.Figure 1.\u2014 Film d\u2019élastine (3X0,5) étalé sur lames.sont alors traités à la soude 0,1 N à 98°C.pendant deux heures environ, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils apparaissent transparents et fort minces.Ils sont ensuite lavés à l\u2019eau et étalés sur une lame et collés au Tissue-Tac (figure 1).L'action de divers enzymes (3) sur ce film fut étudiée de la façon suivante (4).Nous déposons directement sur le film, à l\u2019aide d\u2019une aiguille intradermique n° 27, une gouttelette renfermant des doses croissantes d\u2019un enzyme donné dilué dans son tampon optimal.La lame est placée sur un support dans une boîte de Pétri humide et placée à l\u2019étuve à 37°C.pendant des périodes de temps variables.Les résultats de l\u2019hydrolyse du film d\u2019élastine par les divers enzymes ont été observés avec ou sans coloration à l\u2019orcéine, à l'œil et au microscope.\u2014 = 1 = IMEC HL Uebel aiden Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 Ficine Bromeline 1/100 175000 ® Effet compiet \u2014- Pas d' effet 1/10,000| © Effet incomplet} - - - - - - \u2014 -\u2014 _\u201c om, lth.Lom 1 L 1 1 t L L ; À 3 i 15m.30 45 1h 2 6 15m 30 45 1h 2 6 Figure 2.\u2014 Digestion d\u2019un film d\u2019élastine par la ficin et la bromeline.Nous avons étudié le comportement de notre film avec les enzymes suivants dans les conditions que voici : La trypsine*, et la chymotrypsine** dans un tampon Tris maléate à pH 7 furent utilisées à des concentrations de 1/100, 1/2 500, 1/5 000 et 1/10 000 pendant des durées de 15 minutes, 30 minutes, 45 minutes, une heure, deux heures et six heures.L\u2019amylase*** fut investiguée dans les mêmes concentrations avec un tampon Tris à pH 6,9.Avec la bromeline**** la ficine***** et la pa- paine®***** nous avons utilisé un tampon Tris maléate à pH 7 et nous avons ajouté la cystéine 0,01 pour cent à la solution enzymatique.ELASTASE SUR FILM D'ELASTINE 17100 - .° e e e e ° ° i H 178, In 4 ,000H - o ° ° ° ° ° e e 7 i 1/10,000H - \u2014 - .e ° ° .° il Eg qu 120,000} - - - \u2014 \u2014- - 0 ° ° 1.1730,000 - - - - - - - ° ° ga ni 1/40,000|- - - - - - - - ® ® gaie, 1/50,000 ® Effet complet - -_ _ _ \u2014 e = Pos d'effet tu 1/100,000 - - _ - - o al ; O Effet incomplet ie, L 1 : 1 L 1 £ La 5m.10 15 30 45 Ih.2 6 24 11 Figure 3.\u2014 Digestion d\u2019un film d\u2019élastine par l\u2019élastase.PRÉPARATION D\u2019UN FILM D\u2019ELASTINE 927 La pepsine******* fut étudiée dans un tampon HCI-KCI à pH 1,7 aux concentrations de 5/100, 1/100, 1/25C0, 1/5 000, 1/10 000 et pour des durées allant 24 heures.Enfin, I'élastase (N.B.C.) (2X crystalline) fut étudiée en solution dans le tampon Tris à pH 8,8.RÉSULTATS L\u2019amylase, la trypsine, la chymotrypsine et la pepsine, même à des concentrations de un pour cent pendant six heures, n\u2019ont aucune action sur le film d\u2019élastine.Les enzymes végétaux ont un comportement particulier : \u2014 La ficine (figure 2) a une concentration de 1/100 après deux heures semble digérer complètement le film, alors qu\u2019aprés 45 minutes et une - Figure 4.\u2014 Digestion par l\u2019élastase 1/100e, 1/2 500e, 1/5 000e, 1/10 000e pendant 45 minutes.heure nous décelons une digestion partielle.Les autres dilutions n\u2019apportent rien.\u2014 La bromeline (figure 2) attaque partiellement l\u2019élastine mais à la concentration de 1/100 ou plus.\u2014 La papaîne digère, mais partiellement, notre film à concentration de 1 100 ou plus et après une heure seulement.Enfin, voici ce qu\u2019a révélé l\u2019élastase (figures 3 et 4) : nous obtenons une digestion complète avec une dilution au 1/100° après 10 minutes, au 1/500° * Trypsine (Mann) lyophylisée stérile : activité 9 300 unités au mg, extraite du pancréas de bœuf.** Chymotrypsine (Mann) lyophylisée stérile : activité 10 800 unités au mg, extraite du pancréas de bœuf.** Amylase (N.B.C).**+* Bromeline en poudre (N.B.C.).**++* Ficine (2X crystalline en suspension) (N.B.C.).*++++* Papaine (2X crystalline en suspension) lyophy- lisée (0,01M cystéine sol.) (N.B.C.).**+++*+ Pepsine en poudre (Anachemia). 928 Gilles MARCEAU après 15 minutes, au 1/10 000° après 30 minutes, 1,20 000¢ après six heures, 140 000° après six heures, 1/50 000° après 24 heures.Au 1/100 000$ nous obtenons une digestion partielle au bout de 24 heures.CONCLUSION Nous avons décrit une technique qui permet d'obtenir facilement et pour la première fois un film d\u2019élastine.Ce film d\u2019élastine se préte fort bien à l\u2019étude des enzymes protéolytiques.Des essais préliminaires nous permettent de conclure que l\u2019élastase Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 digère rapidement l\u2019élastine alors que la brome- line, la ficine et la papaine la digèrent partiellement.Quant a amylase, la trypsine, la chymo- trypsine et la pepsine, elles sont sans action.BIBLIOGRAPHIE 1.DaousT.R., Histochemical localisation of enzyme activities, by substrate, Int.Rev.Cylol., 18 : 191, 1965.2.LANSING, A.1., Chemical morphology of elastic films, in Connective tissues, Transactions of the Second conference, Josiah Macy jr., Foundation, pp.45-86, New-York, 1951.3.THOMAS, J., et PARTRIDGE, S.M., The elastase activity of proteolytic enzvmes, J.Biochem., 74 : 600, 1960.4.TREMBLAY, G.The localisation of amylase in tissue sections by a starch film method, J.Histochem.Cylo- chem., 11 : 202, 1963.lan blr L'schér flout jeux d | fel À bte | Mit leg i hp | be Tory any hy ler y 0 f tal, : nt S = = 8 INTRODUCTION La maladie coronarienne demeure un sérieux \u2018« problème que la science n\u2019a pu jusqu'ici résoudre.L\u2019ischémie myocardique représente 30 pour cent ut de toutes les maladies du cœur et elle est encore la « cause de 80 pour cent des morts subites non acci- & dentelles.Malgré bien des efforts, on connaît 8 relativement peu de l\u2019athérosclérose qui en est tw habituellement la cause.De ce fait, la prévention & et le traitement de la maladie n\u2019ont pas évolué au + rythme qu\u2019on aurait pu espérer.On a préconisé différents procédés chirurgicaux & pour obvier à l\u2019occlusion coronarienne et assurer is au myocarde un apport sanguin suffisant.Nous tx nous proposons d\u2019en faire une analyse et de pré- iw senter une nouvelle technique chirurgicale qui, @ après expérimentation chez l\u2019animal, a été utilisée # chez l\u2019homme.Avant de passer à la description et à l\u2019évaluation des techniques chirurgicales, il convient de & décrire brièvement l\u2019anatomie des coronaires et 4 l\u2019innervation coronarienne et myocardique et »* d\u2019exposer nos connaissances actuelles de l\u2019athéro- la sclérose et du mécanisme de suppléance à une w# circulation coronarienne déficiente.1.ANATOMIE DES CORONAIRES : Le cœur est irrigué par deux coronaires, la *4 droite et la gauche qui ont chacune leur origine, 39 leur trajet et leur territoire particuliers.+ ; * Ce travail a été effectué à l\u2019Institut de cardiologie de I Québec.La section expérimentale a été subventionnée par le Conseil national des recherches du Canada.Maurice BEAULIEU, m.p, brofesseur agrégé et assistant dans le Service de chirurgie, Hôpital Laval, Québec.La coronaire droite naît du bord droit de l\u2019aorte immédiatement au-dessus de la sigmoide antérieure droite.Elle s\u2019engage dans le sillon auriculo- ventriculaire droit qu\u2019elle suit jusqu\u2019au sommet du sillon interventriculaire postérieur.Après une courbe, elle s'engage dans ce sillon qu\u2019elle suit jusqu\u2019à la pointe du cœur.La coronaire gauche naît du bord gauche de l\u2019aorte immédiatement au-dessus de la sigmoïde antérieure gauche.Elle chemine dans un court trajet (1 cm) entre l\u2019artère pulmonaire en dedans, l\u2019auricule et l\u2019oreillette gauche en dehors.Atte- gnant le sillon interventriculaire antérieur, elle se divise en deux troncs principaux : l'interventri- culaire antérieure ou descendante antérieure et l\u2019artère auriculoventriculaire ou circonflexe.Il est à noter qu\u2019au point de vue pratique, il existe trois troncs coronariens majeurs qui sont la coronaire droite, la descendante antérieure et la circonflexe.2.INNERVATION DES CORONAIRES : Tous les nerfs cardiaques proviennent des nerfs sympathiques et pneumogastriques droit et gauche.Ces nerfs portent des branches pour le myocarde, le système nodal et pour les coronaires.Les nombreux rameaux sympathiques et vagaux qui vont participer à l\u2019innervation coronarienne se dirigent en avant et en arrière de l\u2019aorte plus précisément au niveau de sa crosse et de sa portion ascendante.Les filets antérieurs forment le plexus préaortique et les filets postérieurs forment le plexus rétro-aortique.Ces deux formations Bt 4 Ri BE: 930 Maurice BEAULIEU s'anastomosent largement sous l'aorte où ils deviennent le plexus sous-aortique.De ces trois plexus naissent les filets nerveux allant aux artères coronaires droite et gauche.Arrivés au contact des coronaires, ces filets se groupent autour de ces vaisseaux.A la lumière de cette description, il apparaît que tous les filets destinés aux coronaires se rassemblent dans les plexus préaortique et sous- aortique, tous deux accessibles au chirurgien.3.ATHÉROSCLÉROSE DES CORONAIRES : Il est devenu classique de reconnaître que, dans la plupart des cas, l\u2019athérosclérose des coronaires n\u2019est qu\u2019une manifestation locale d\u2019un processus généralisé, La maladie est caractérisée par l\u2019athérome, c\u2019est-à-dire, une plaque créée par des dépôts de matières lipoïdiques qui soulèvent l\u2019intima vasculaire.Ces dépôts s\u2019accroissent et rétrécissent la lumière vasculaire.En raison d\u2019une réaction fibreuse périlésionnelle, le vaisseau devient rigide et tortueux.La plaque athéroma- teuse peut s\u2019ulcérer avec possibilité de thrombose rapide.Le processus athérosclérotique est presque toujours limité aux vaisseaux coronariens de gros calibre, plus précisément aux branches visibles à la surface du cœur, c\u2019est-à-dire, les branches sous-épicardiques.Les branches musculaires et leurs tributaires sont habituellement saines et perméables.La seule exception est la branche septale de la coronaire gauche qui est souvent atteinte.Schlesinger et Zoll (81), en 1941, ont de plus démontré que chez 70 pour cent des coronariens le processus occlusif est surtout marqué au niveau des quatre premiers centimétres des trois artères coronariennes principales (figure 1).Cette distribution lésionnelle est aujourd\u2019hui bien connue (2 et 106) ; elle est plus apparente chez le jeune adulte ou aux stades moins évolués de la maladie.La branche descendante de la coronaire gauche serait atteinte dans 50 pour cent des cas, la coronaire droite dans 30 pour cent et la circonflexe tou auriculoventriculaire) dans 20 pour cent \u2018figure 1).Le point critique semble être une Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 réduction de 50 pour cent de la lumière combinée de ces trois coronaires majeures ; avec un taux plus élevé, on devient angineux.A ce moment, au moins deux des troncs principaux sont sérieusement obstrués.4.MÉCANISME DE SUPPLÉANCE : Lorsque l\u2019obstruction coronarienne menace une région myocardique, un réseau anastomotique entre en jeu et permet le rétablissement de la circulation.Ces anastomoses coronariennes peuvent être intercoronariennes ou extracorona- riennes.a) Anastomoses intercoronariennes : On peut déceler ces anastomoses et établir leur valeur fonctionnelle sur le cœur posimortem et A Coeur normal B Distribution lesionnelle Circulation inter - coronarienne Figure 1.\u2014 Distribution lésionnelle de l\u2019athérosclérose dans la circulation intercoronarienne.À droite : localisation des lésions d\u2019athérosclérose dont la fréquence varie suivant les pourcentages inscrits.À gauche: cœur normal.aussi sur le cœur 2% vivo.Dans le premier cas, on procède à l\u2019injection dans les coronaires de substances colorées.On préfère habituellement un plastique à l\u2019état fluide qui peut se solidifier après l'injection.Après le durcissement, on plonge le tout dans un acide ou un alcali fort pour corrosion.On obtient alors une pièce démonstrative permanente.Dans le cas du cœur :n vivo, On vérifie l\u2019existence et la valeur des anastomoses par l\u2019étude du flot de retour (back flow) et, surtout, par la coronographie.L\u2019étude du flot rétrograde, chez l\u2019animal, consiste à ligaturer et à sectionner une coronaire.La circulation de reflux par le bout distal est fonction de la qualité et de l\u2019importance des anas- ul Laval Médical tomoses.Chez l\u2019homme, au cours d\u2019endartérec- tomies, une appréciation analogue peut être faite.La cinéartériographie coronarienne est un 1 moyen excellent pour démontrer la présence d'\u2019a- | nastomoses coronariennes.On peut alors suivre 1 la progression de la substance opaque et même » établir l\u2019origine et le nombre des branches anasto- w motiques.Denombreux chercheurs comme Zoll (81 et 107), W Vastesæger (89), Froment (50) ont utilisé ces w moyens d\u2019étude tant chez le chien que chez l\u2019homme.Ils sont arrivés à des conclusions identiques qui sont les suivantes : dans 90 pour .cent des cœurs normaux, il n\u2019y a pas d\u2019anastomo- : ses intercoronariennes.Ainsi, chaque coronaire irrigue son propre domaine et fonctionne comme une artère terminale (figure 1A).Par ailleurs, il existe toujours un réseau anastomotique inter- : Coronarien en présence d\u2019oblitération coronarienne (figure 1B).Mais ici, il importe de retenir que l\u2019importance de ce réseau est très variable.Il est habituellement plus développé en présence de lésions plus anciennes ou plus sévères.De plus, on sait que 10 pour cent des cœurs normaux possèdent constitutionnellement un réseau inter- .W coronarien ; face a une oblitération, ce réseau peut il: en arriver à se développer rapidement et faire la a différence entre la survie ou la mort.er li RE Th b) Anastomoses extracoronariennes : È Il a été démontré que, normalement, des artères comme les artères bronchiques, les artères œsopha- Bi giennes et les artères péricardophréniques, émet- A tent des branches qui s\u2019engagent le long des gros a vaisseaux (sous leur gaine vasculaire) et qui se + continuent jusqu'au myocarde.Ces anastomoses 5é réelles sont cependant de petit calibre et leur ju débit est forcément faible même en présence d\u2019une » demande ou besoin myocardique.La mise en jeu des anastomoses représente À l'élément essentiel de défense contre l\u2019occlusion +» coronarienne.Lorsqu'il s\u2019agit d\u2019occlusion chro- ; \u201cbe nique, un tel réseau est capable d\u2019une compensa- 9\" tion étonnante.On a signalé des survies avec ,,t une oblitération presque complète de l\u2019origine des I» deux artéres coronaires.psd 1 1 Vol.36 - Déc.1965 LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE 931 Répétons que l\u2019artériographie des coronaires peut mettre en évidence ces anastomoses.Au- jourd\u2019hui, leur présence et leur valeur doivent être un élément déterminant pour une décision opératoire.BILAN DES TECHNIQUES CONNUES L\u2019insuffisance du traitement médical et le taux élevé des affections coronariennes, le fait qu\u2019elles intéressent des sujets en plein activité souvent à l\u2019apogée de leur carrière, poussent depuis longtemps des chirurgiens à agir contre ce fléau.Principalement au cours des trois dernières décennies, un travail chirurgical colossal a été fait dans le but de trouver une technique efficace pour la revascularisation.La localisation proximale des lésions, laissant des vaisseaux coronariens distaux et intramyocardiques relativement sains, du moins assez perméables pour accepter une circulation collatérale, a été aussi responsable de cet intérêt soutenu.On a préconisé de nombreuses techniques, comme par exemple : 1.les opérations nerveuses ; 2.les greffes d\u2019organes ; 3.l\u2019artérialisation du système veineux du cœur ; 4.la création d\u2019une fistule artérioveineuse pulmonaire ; 5.la revascularisation directe ; 6.la ligature de la mammaire interne ; 7.l'implantation de la mammaire interne ; 8.l\u2019épicardectomie.1.LES OPÉRATIONS NERVEUSES : Ces interventions tendent à sectionner les voies de la douleur et à créer une vasodilatation coronarienne et à améliorer ainsi l\u2019état de la circulation intramyocardique.a) Opérations sympathiques (les principales sont la stellectomie, la gangliectomie cervicothoracique et la radicotomie postérieure) : La stellectomie a été préconisée par Leriche (66).Pour être efficace, elle doit être bilatérale.Elle a l\u2019inconvénient de provoquer un syndrome définitif 932 de Claude Bernard-Horner.Elle se complique souvent de douleurs névralgiques tenaces.L\u2019opération a un effet nettement favorable sur la douleur dans le tiers des cas.Tels ont été le résultats d\u2019une analyse de Gallavardin et Froment (51).En vue d\u2019améliorer les résultats de la stellecto- mie, on a élargi la résection sympathique.La sympathectomie cervicothoracique comporte une stellectomie et la résection des trois ou quatre premiers ganglions thoraciques.Elle a une action certaine sur la douleur angineuse mais ne modifie pas la circulation myocardique.La mortalité opératoire est élevée (8 pour cent) et la longévité des malades n\u2019est pas modifiée favorablement.La radiocotomie postérieure vise à interrompre les derniers relais de la transmission douloureuse avant l\u2019étape médullaire et céphalique.Pour avoir toute son efficacité, elle doit intéresser les quatre racines dorsales supérieures et être bilaté- L'opération peut sûrement interrompre les fibres sensibles.En 1965, White (94) présentait 31 cas avec une mortalité de trois pour cent et une abolition des douleurs chez 27 des 28 survivants.On ne connaît pas les résultats éloignés.La radiocotomie postérieure n\u2019a aucune action sur la circulation coronarienne.rale.b) Opérations de dénervation des coronaires (la neureclomie péricoronarienne et la résection des blexus préaortique et sous-aortique) : Ces interventions tendent à apporter une énervation coronarienne plus complète en coupant non seulement les fibres sympathiques mais aussi les fibres vasoconstrictives.La neurectomie péricoronarienne comporte la dissection de la base de gros vaisseaux pour libérer l\u2019origine des coronaires.Tous les filets nerveux à cet endroit sont réséqués.C'est un travail difficile, car on a beaucoup de difficultés à localiser ces fibres même avec le miroir-loupe grossissant.Cette opération a été préconisée par Mercier Fauteux (45, 46, 47 et 48) qui a ajouté la ligature de la grande veine coronaire.Au point de vue expérimental, cette technique améliore sensiblement la survie chez le chien qu\u2019on soumet à la ligature de la circonflexe à son origine.La liga- Maurice BEAULIEU Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 ture-témoin ne comporte qu\u2019une survie de 20 à 30 pour cent au maximum.Chez le groupe protégé, l\u2019intervention a permis une survie atteignant 86,7 pour cent.La ligature veineuse pourrait favoriser le développement du réseau anastomotique coronarien.En 1951, Mercier-Fauteux (48) rapporte 78 cas avec une mortalité opératoire de 16 cas et postopératoire de huit cas.Chez les survivants, 32 auraient bénéficié d\u2019une réduction de la douleur.La résection des plexus préaortique et sous- aortique a été préconisée par Arnulf (3, 4, 5 et 6).Du point de vue anatomique, il a été établi que les filets sympathiques et vagaux destinés aux coronaires passaient par ces plexus.IL\u2019abord de ces plexus est réalisé par une incision antérieure sur la deuxième côte du côté gauche avec désarticulation chondro-sternale.On récline les culs-de-sacs pleuraux et on atteint la crosse de 'aorte.Après avoir rendu visible et récliné le phrénique et le pneumogastrique gauches, on résèque les fibres nerveuses préaortiques sous-aortiques.Arnulf (6) rapporte 80 pour cent de bons résultats.L'intervention apporterait une certaine amélioration en ce qui concerne la douleur.Sa valeur dans la revascularisation d\u2019un myocarde ischémié reste douteuse.De nos jours, elle n\u2019est pratiquée que par quelques chirurgiens européens.2.GREFFES D\u2019ORGANES : De nombreux organes ou tissus ont été accolés au myocarde dans le but de lui apporter des néovaisseaux.Beck (19) et O'Shaughnessy (74) ont préconisé la cardiomyopexie.Ils ont accolé au myocarde un lambeau pédiculé du muscle triangulaire du sternum ou du grand pectoral.Plusieurs ont greffé l\u2019épiploon soit en greffe pédiculée ou soit en greffe libre selon la technique récemment décrite par Vineberg (83 et 87).Leizus (67) a greffé le poumon dès 1937.La cardiopneumopexie a été recommandée par plusieurs par la suite.Plus récemment, Sabiston et Blalock (80) l\u2019ont adoptée en y associant l\u2019épi- cardectomie et le poudrage à l\u2019amiante.Après période d\u2019observation, on a procédé chez les animaux à la ligature de la coronaire descendante dan hi a dl a i kw pal li iy ! Laval Médical \"8.Vol.36 - Déc.1965 | antérieure ; 80 pour cent des animaux ont survécu ki et les cœurs examinés après le sacrifice ont rare- # ment montré des signes évidents de nécrose.W#' Aucune application humaine n\u2019a été rapportée par tug: ces expérimentateurs.ner La graisse prépéricardique est richement vascu- tg; larisée ; elle est souvent accolée au myocarde au lig cours d\u2019autres interventions de revascularisation.foe En somme, on a essayé d\u2019accoler au myocarde ls tous les organes ou tissus voisins comme la rate idif (65), l\u2019estomac, l\u2019intestin (16), le diaphragme et ed d\u2019autres encore.Cependant, de toutes les cardio- nog pexies, la cardiopéricardopexie, en raison de plu- \\&ik sieurs applications cliniques, mérite de retenir eg attention.ying La technique a ici pour objectif la création d\u2019une Gof) péricardite adhésive.En premier lieu, on procède [ ind à l\u2019abrasion mécanique des feuillets péricardiques ru et ceci avec prudence du côté cardiaque ou sii} épicardique et beaucoup plus complètement du im côté de la séreuse pariétale.Puis, on procède qed à l\u2019irritation chimique du péricarde.À cette fin, i nombreux produits ont été introduits dans à l\u2019espace péricardique.Thompson (87) et Go- ily relik (54) ont utilisé le talc, tandis que Beck (20) «gt donnait ses préférences à la poudre d'amiante | et qu\u2019O'Shaughnessy recommandait l\u2019aleuronate Ê (74).Aux irritations mécanique et chimique, } Beck ajoute la ligature partielle du sinus coronaire aid et application de la graisse péricardique sur le 1 # myocarde.L'association des quatres procédés *% est communément appelée opération de Beck I (20).gt La valeur expérimentale de cette opération a été y» présentée par Beck (20).Sous le couvert de in 3 cette opération, la mortalité provoquée par la in ligature de la branche descendante antérieure for s'abaisse de 68 a 38 pour cent et la mortalité prie provoquée par la ligature de la circonflexe s\u2019abais- qo se de 70 à 26,6 pour cent.La fréquence et le vo- 0 t lume des infarctus auraient été réduits de près de .70 pour cent.Enfin, l\u2019étude du flot rétrograde at (back flow) de la circonflexe, qui en moyenne est 12?de 3,88 ml/min., passerait à 4,7 ml/min.Ici, la y + méthode employée pour mesurer le flot rétrograde 3 du segment distal de la circonflexe sectionnée a fut celle de Montz et Creff (71).Il s\u2019agit de la LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE 933 mesure directe dans une éprouvette de la quantité de sang qui s\u2019écoule par le bout distal.A la suite de ses travaux expérimentaux, Beck (9 et 18) conclut que la cardiopéricardopexie apporte une augmentation du débit coronarien qui serait suffisante pour éviter les crises angineuses et la fibrillation ventriculaire.Pour Beck, l\u2019occlusion coronarienne provoque un déséquilibre électrique par différence d\u2019oxygénation entre deux segments myocardiques ; cette instabilité électrique peut précipiter la fibrillation ventriculaire et la mort.Une revascularisation myocardique même légère permet de corriger cette situation.Du point de vue de l\u2019application humaine de la cardiopéricardopexie, Thompson (87), en 1954, présentait 85 cas soumis à la simple irritation chimique avec six décès opératoires et six décès par la suite.L\u2019auteur a l'impression que cette opération prolongeait la vie des malades.En 1960, Beck (25) présentait 624 opérés selon la technique Beck I.La mortalité opératoire fut de 8, 7 pour cent dont six pour cent sont survenus chez de mauvais cas.Les résultats fonctionnels étaient connus chez 472 malades suivis régulièrement, ils auraient été excellents chez 52 pour cent des opérés en ce sens que la douleur était complètement disparue, les malades ne prenant plus de médicament et pouvant reprendre leur activité.Les résultats auraient été bons chez 35 pour cent des opérés, ceci correspondant a une diminution de la douleur et à un traitement médical occasionnel.Contrairement à l\u2019attente, les cardiopéricardo- pexies n\u2019ont pas provoqué la péricardite constrictive.Malgré les résultats de Beck et la simplicité de la technique, les cardiopéricardopexies ont peu capté lintérét médical.Le manque de bons signes objectifs pour l\u2019appréciation des résultats et, aussi, l\u2019inconsistance de ces derniers en sont les principaux facteurs responsables.3.ARTÉRIALISATION DU SYSTÈME VEINEUX DU CŒUR : Pour réaliser l\u2019artérialisation et l\u2019inversion de la circulation du système veineux coronarien, 934 Beck (26) a préconisé une intervention en deux temps qui est communément appelée Beck II.Au premier temps, une greffe veineuse est insérée entre l\u2019aorte et le sinus coronaire.Il en résulte une fistule artérioveineuse avec passage de sang aortique vers le système veineux coronarien.Dans un deuxième temps, trois semaines plus tard, on lie le sinus coronaire près de son em\u201d ouchure dans l\u2019oreillette droite.Cette ligature est partiellement serrée de deux a trois mm de diamétre sur l\u2019extrémité d\u2019une pince.Ce deuxième temps favorise l\u2019inversion de la circulation dans le système veineux du cœur vers les capillaires et le myocarde.L\u2019expérimentation animale de la technique a été très poussée, particulièrement par Beck (26) et Bailey (11 et 13).Ils ont démontré que l\u2019intervention pouvait donner une augmentation nette du flot rétrograde de la circonflexe sectionnée.Chez le chien normal, la ligature de la branche descendante de la coronaire gauche conduit à une mortalité de 70 pour cent.Chez le chien protégé, elle n\u2019entraîne qu\u2019une mortalité de 11 pour cent ; de plus, comparativement, 1l y a une diminution de la fréquence de la fibrillation ventriculaire et de l\u2019étendue de l\u2019infarctus.Au point de vue application humaine, Beck et ses collaborateurs (10 et 26) ont rapporté 55 cas opérés avec 13 décès (26 pour cent), 21 cas de bons résultats, neuf cas non améliorés et 12 qui n\u2019ont pu être évalués.Bailey (9 et 11) a rapporté quelques résultats intéressants.L\u2019artérialisation du système veineux coronarien a été délaissée en raison des difficultés que comporte la technique, en raison de sa mortalité élevée, en raison de la thrombose trop fréquente du greffon et, enfin, en raison d\u2019une amélioration qui n\u2019était évidente que chez le tiers des survivants.4.CRÉATION D\u2019UNE FISTULE ARTERIOVEINEUSE PULMONAIRE : Pour créer une fistule artérioveineuse pulmonaire, Lillehei et Day (35 et 36) ont proposé l\u2019anastomose de l\u2019auricule gauche à la face latérale gauche de l'artère pulmonaire principale.Par la fistule, il s\u2019établit un shunt de droite a gauche parce que la tension sanguine de l\u2019artère pulmonaire est Maurice BEAULIEU Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 environ trois fois plus élevée que celle de l'oreillette gauche.Une maladie «bleue » est ainsi créée.L'irrigation aortique et, aussi, coronarienne par du sang artériel désaturé détermine une puissante vasodilatation qui, à la longue, stimule la croissance de néovaisseaux coronariens.Plusieurs constatations tant expérimentales que cliniques supportent cette théorie d\u2019une puissante action vasodilatrice de l\u2019anoxie myocardique sur les coronaires.Ainsi, chez le chien, Sabiston (80) a démontré que si l\u2019on perfuse une coronaire avec du sang saturé à 100 pour cent, on obtient un débit par minute que l\u2019on peut doubler et même tripler dès que l\u2019on change pour une perfusion avec du sang saturé en oxygène à 60 pour cent.Chez certaines peuplades du Pérou qui vivent à haute altitude, la saturation artérielle en oxygène se maintient autour de 85 pour cent.Hurtado (59) a constaté que l\u2019angine de poitrine est inconnue de ces gens.Chez les malades atteints de maladies Lleue, donc présentant un shuni de droite à gauche et une anoxie marquée, il existe une vascularisation coronarienne très importante.Les coronaires sont de gros calibre et leurs branches de division sont nombreuses.Une ventriculotomie chez ces malades nous renseigne que trop bien sur ce fait.Il semble donc que lorsqu\u2019une anoxie myocardique se prolonge, on assiste à un développement de vaisseaux coronariens de suppléance.Ce mécanisme est probablement celui qui intervient dans la revascularisation d\u2019une zone myocardique infarcisée et qui, en dernier ressort, est responsable de la récupération chez les malades qui survivent.Avec l\u2019aide précieuse de quelques confrères (30), nous avons procédé à l\u2019anastomose artère pulmo- naire-auricule gauche chez 30 chiens.Un constricteur coronarien « améroïde » a été glissé au même temps opératoire autour d\u2019une coronaire majeure, c\u2019est-à-dire, à l\u2019origine de la descendante ou de la circonflexe de la coronaire gauche.Vingt-sept animaux ont survécu.Chez les survivants, on observait une saturation artérielle en dessous de la normale pendant quatre a six se- Jan EE = > Laval Médical 191 Vol.36 - Déc.1965 i maines.Par la suite, on constatait un retour assez rapide vers des valeurs normales, ce qui traduisait la thrombose au niveau de l\u2019anastomose.Lors du sacrifice, environ trois mois ÿ après l'intervention, la thromkose était présente \u2018chez 19 chiens ; chez les huit autres chiens, la touche anastomotique était très réduite.La simple injection des coronaires par des substances } | colorées démontrait, chez la plupart des chiens, | des communications intercoronariennes.Cepen- # dant, des constatations identiques ont été relevées chez 10 autres chiens chez lesquels l\u2019intervention ine comportait que la mise en place d\u2019un constric- @teur «améroïide ».Cn ne pouvait dire ce qui, de l\u2019ischémie ou de l\u2019anastomose, était responsal le ide la circulation intercoronarienne.Quelques applications humaines ont été effectuées par Dav et Lillehei (35, 36 et 64).Les \u2018résultats ont été décevants, possiblement par une Wthromkose trop hâtive de l\u2019anastomose.En raison de la fistule, on observait parfois une aug- Jimentation du volume du cœur dans les suites Mopératoires immédiates.La méthode a été rapi- idement abandonnée.4, REVASCULARISATION DIRECTE : Il s\u2019agit d'opérations reconstructives en ce sens Ï qu\u2019elles tendent à éliminer ou à contourner l\u2019oc- Bclusion.Les principales sont l\u2019endartérectomie \u201cBet l\u2019anastomose sous-stricturale d\u2019une artère systémique.La première est passée à l\u2019application umaine et demeure prometteuse ; la deuxième st demeurée une technique expérimentale.\u201d a) Endartérectomie coronarienne : A La solution logique à toute occlusion artérielle, bc est l\u2019ablation de la lésion obstructive.L\u2019endar- _.Mitérectomie coronarienne n\u2019a cependant pas donné Wes succès qu\u2019a permis l\u2019endartérectomie pour des * mlésions vasculaire périphérique, carotidienne, ré- Mnale ou autres.A La première désoblitération coronarienne a été | wcalisee par Bailey (26) en 1956.En 1960 (8), il \u2019 Meapportait 15 cas opérés dont deux morts au \u201cigcours de l'intervention et une mortalité au cours \u201d {es suites opératoires tardives.En 1959, Cannon, y foveites et Kattus (29 et 69) ont rapporté neuf ge OF LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE 935 cas dont quatre décés opératoires ; ces derniers avalent subi une double endartérectomie.Plus récemment, d\u2019autres comme Warren (103), De Bakey (37 et 38), Sabiston (79) et Effler (42) ont présenté leurs résultats.Rassemblant ces cas, la mortalité opératoire se situe aux environs de 30 pour cent, les bons résultats aux environs de 30 pour cent, laissant 40 pour cent qui n\u2019ont eu que de légères améliorations ou aucune.Ce groupe d\u2019environ 50 cas a permis de préciser la technique et l\u2019indication opératoire.L\u2019endartérectomie exige la protection d\u2019une circulation extracorporelle surtout si l\u2019occlusion siège au niveau de la coronaire gauche ou de ses kranches majeures, c\u2019est-à-dire, la descendante antérieure et la circonflexe.Sans cet appui, il faut craindre la fibrillation ventriculaire et l'arrêt cardiaque qui sont alors souvent irréversibles, Sous circulation extracorporelle, ces complications deviennent des avantages permettant un travail plus précis sur un cœur sans mouvement.Une telle entreprise, cependant, ne peut être offerte qu\u2019à des malades relativement jeunes qui ont conservé un bon état général.L\u2019incision longitudinale sur l\u2019artère à désobli- térer doit être courte.Si l\u2019ablation de la lésion est une chose, la reconstruction d\u2019un vaisseau aussi petit, qui doit demeurer perméable, en est une toute autre (43).La simple suture évolue souvent vers la fibrose et la sténose.L'emploi d\u2019un matériel de suture très fin, 0000000, et l\u2019usage du microscope (52) pour la conduite de la réparation n\u2019ont pas encore réussi à améliorer les résultats de façon appréciable.La reconstruction par l\u2019interposition dans la plaie artérielle d'un patch veineux (figure 2) a donné quelques bons résultats et doit être acceptée (32 et 42).Certains Rs ON Patch veineux Occlusion Figure 2.\u2014 Mise en place d\u2019un patch veineux pour la reconstruction de l\u2019artère, 936 auteurs préfèrent ne procéder qu\u2019à la mise en place d\u2019un patch veineux pour élargir la lumière coronarienne ; ils omettent l\u2019endartérectomie.En raison des dangers de thrombose, on ne doit pas accepter un malade qui exigera une endarté- rectomie sur deux troncs coronariens majeurs.L\u2019artériographie coronarienne a pris pour cette intervention une importance capitale.En effet, elle seule peut préciser les caractères de l\u2019athérosclérose coronarienne.On ne doit recommander la revascularisation directe qu\u2019en présence d\u2019une occlusion proximale, unique et bien segmentaire.A la suite de 1600 artériographies coronariennes électives, Sones et Shirev (82) ont démontré que l\u2019athérosclérose coronarienne est habituellement un processus diffus bien que les segments coronariens proximaux soient les plus fortement atteints.L\u2019atteinte isolée d\u2019un court segment proximal n\u2019aurait été présente que dans 0,5 pour cent des cas.En résumé, l\u2019indication idéale de l\u2019endartérec- tomie est celle d\u2019un syndrome angineux sévère menaçant la vie d\u2019un sujet encore relativement jeune et en bon état et chez qui l\u2019artériographie coronarienne montre une occlusion coronarienne unique, proximale et trés circonscrite.Le nombre de sujet pouvant bénéficier de l\u2019endartérecto- mie apparaît très limité.Les bons résultats sont conséquents de la sélection judicieuse des malades.b) Anastomose sous-siricturale : Après la section d\u2019une artère coronaire, on anastomose le bout distal à une artère systémique, comme l'artère mammaire, l\u2019artère intercostale (12,57et 83).En dépit de nombreuses améliorations dans les techniques, la thrombose demeure trop fréquente ce qui pour le moins retarde l\u2019application chez l\u2019homme.6.LIGATURE DE LA MAMMAIRE INTERNE : Du point de vue technique, la ligature de la mammaire doit être bilatérale.Dans le deuxième espace intercostal (droit et gauche), on pratique une double incision tranversale partant du bord du sternum.Après section des muscles, on trouve le paquet vasculaire immédiatement en avant de la plèvre.On sépare l\u2019artère qui est doublement ligaturée et sectionnée.Maurice BEAULIEU Laval Médical Vol.36 \u2014- Déc.1965 A la hauteur du premier espace, l\u2019artère mammaire donne naissance à l\u2019artère péricardophréni- que supérieure et à un rameau thymique.Ces deux artères donnent de nombreuses branches pour le péricarde pariétal ; autour de l\u2019origine des gros vaisseaux, elles émettent des branches qui vont rejoindre le réseau coronarien.C\u2019est dans le but d\u2019activer cette circulation que l\u2019école italienne avec, à la tête, Battezzati, Tagliaferro, De Marchi (17) et d\u2019autres, a préconisé la ligature des mammaires internes à la hauteur du deuxième espace.Ces auteurs avaient préalablement démontré sur le cadavre que l'injection de bleu de méthylène ou d\u2019encre de Chine dans la mammaire interne colorait le réseau vasculaire périaortique, puis celui de la graisse péricardique et, enfin, celui du myocarde lui-même.Chez le chien, Battezzati et ses collaborateurs (17) ont procédé à la ligature de la descendante antérieure.La pression dans le segment distal était enregistrée.Si on ligaturait à ce moment les deux mammaires on observait une augmentation de cette pression en raison d\u2019une augmentation du flot rétrograde.Adams (1), Hardin et Shumaker (58), dans les mêmes conditions, ne purent relever une telle appréciation de débit ou de pression.De plus, ils n\u2019obtiennent aucune protection valable contre l\u2019ischémie myocardique.En 1958, Sabiston (80) démontre que seule la ligature de toutes les branches de l\u2019artère sous- clavière augmente le débit et la pression dans la mammaire interne.Même là, la technique n\u2019a pas amélioré l\u2019état de la circulation dans les artères coronariennes n\u2019apportant ainsi aucune protection contre l\u2019ischémie myocardique.Près de 1 500 ligatures bilatérales de la mammaire interne ont été pratiquées chez l\u2019homme dont environ un millier en Europe et 500 aux États-Unis.La majorité des interventions remontent à quatre à six ans.Battezzati (18), quia pratiqué le plus grand nombre de ces interventions, rapporte encore des améliorations tardives chez 60 pour cent de ses opérés.Glover (52) a des résultats semblables.Ces chirurgiens pensent à une action hémodynamique probable sans pouvoir, cependant, en préciser le mécanisme.La Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 majorité des auteurs n\u2019accordent à l\u2019intervention qu\u2019un rôle psychothérapique.La douleur serait calmée en raison du repos mental et physique.Cette conception semble confirmée par la similitude des résultats obtenus avec ou sans ligature des mammaires chez des malades ayant tous eu la même incision cutanée.7.IMPLANTATION DE LA MAMMAIRE INTERNE : Cette méthode ingénieuse a été préconisée par Vineberg (90) en 1946.C\u2019est une intervention relativement facile mais qui exige une attention méticuleuse à certains aspects de la technique.On pratique l'intervention par une thoracotomie gauche dans le sixième espace intercostal.L\u2019artère mammaire, qui descend le long du sternum sous la plèvre pariétale, est délicatement libérée sur une longueur s'étendant du troisième au Figure 3.\u2014 Implantation de la mammaire interne dans le muscle cardiaque.(3) LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE 937 Artériole SINUSOIDE MYOCARDIQUE Figure 4.\u2014 Drainage dans le sinusoïde myocardique de l\u2019artère mammaire interne implantée.sixième espace intercostal gauche.On doit conserver précieusement les petites collatérales en dessous du quatrième espace et ceci sur une longueur de un cm de leur point d\u2019origine sur la mammaire.On ouvre le péricarde et on procède immédiatement a l'abrasion de la séreuse tant du côté viscéral que du côté pariétal.A cet effet, on utilise une curette spéciale.Passant à l\u2019implantation, on pratique, à l\u2019aide d\u2019un clemp, un court tunnel dans l\u2019épaisseur de la paroi antérieure du ventricule gauche.L\u2019artére mammaire (et ses petites collatérales qu\u2019on laisse saigner) est attirée dans le tunnel.Le bout extériorisé de l\u2019artère implantée est ensuite suturé au myocarde pour la maintenir en position (figure 3).La graisse prépéricardique est ramenée et suturée sur la pointe du cœur.Le schéma de la figure 4 démontre la théorie de Vineberg sur la valeur de l'implantation de la mammaire interne.Contrairement aux autres muscles striés, le myocarde possède un réseau d\u2019espaces vasculaires appelés sinusoïdes intra- myocardiques.directement dans les cavités ventriculaires.Ces sinusoïdes peuvent se vider Cette particularité explique pourquoi l\u2019incision ventriculaire ne se complique jamais d\u2019hémotome après sa fermeture.Ce facteur a certainement favorisé l\u2019avancement de la chirurgie cardiaque.L'artère mammaire implantée avec ses collatérales largement ouvertes trouve immédiatement une voie de dérivation dans les sinus intramyocardiques.Il en résulte que l\u2019artère saignante que l\u2019on implante ne cause pas d\u2019hématome.Par ailleurs, il y 938 aurait prolifération de branches qui iraient s'aboucher à l\u2019arbre artériel coronarien déficient.Du point de vue expérimental, Vineberg (90, 91 et 99) a voulu établir la valeur de la technique.Par des injections de matière plastique dans l\u2019artère implantée, il révèle des communications directes entre cette artère et la branche descendante de la coronaire gauche.La ligature de cette artère descendante donne 80 pour cent de mortalité chez le chien.Si l\u2019on ajoute l'implantation de la mammaire, cette mortalité baisse jusqu\u2019à 25 pour cent environ ; chez les animaux dont l\u2019artère implantée ne s\u2019est pas thrombosée, la mortalité est nulle et dans ces conditions, Vineberg n\u2019a jamais observé d\u2019infarctus.Par ailleurs, Bakst ef al.(14) ne relèvent aucune augmentation du flot rétrograde de la coronaire descendante sectionnée en présence d\u2019une mammaire implantée.Pearl (75) affirme que l\u2019implantation de la mammaire n\u2019apporte aucune protection contre la ligature aiguë ou progressive d\u2019une coronaire.Du point de vue de l'application clinique, Vineberg (94) rapporte 140 cas en 1963.Sept malades sont décédés dans les 30 jours qui suivirent l'intervention et 24 par la suite.Des 109 survivants, 10 sont sans changement, huit ont vu leur état s\u2019aggraver et 91 ont été complètement ou presque complètement débarrassés de leur angor et ont repris leur métier.La thrombose de l\u2019artère implantée a été tenue responsable de la majorité des échecs.En 1962, deux malades opérés par Vineberg, respectivement cinq ans et six ans auparavant, étaient soumis, à Cleveland, par Sones et Effler, (42) à une investigation poussée.Une cinéartério- graphie élective de la mammaire implantée démontre dans les deux cas que non seulement la mammaire était perméable mais que, de plus, un important territoire vasculaire du ventricule gauche avait été visualisé.L'hypothèse de Vine- berg était prouvée à savoir qu'une artère systémique implantée dans le myocarde pouvait s\u2019arboriser avec le réseau vasculaire coronarien voisin.Stimulé par ces constatations, Effler (42) pratiqua l'intervention par la suite chez 50 malades.Maurice BEAULIEU Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 Chez 10 d\u2019entre eux, il procéda a une cinéartério- graphie de la mammaire entre trois et six mois apres intervention.Chez deux malades, I'artére implantée était thrombosée ; chez les autres, elle était perméable.Aucun résultat tardif ne pouvait être donné au moment de la publication.De Bakey (37) et Bigelow (27) et leurs collaborateurs respectifs ont également procédé à la ciné- artériographie élective de la mammaire interne préalablement implantée.Ils ont pu démontrer des communications directes entre la mammaire implantée et l\u2019arbre artériel coronarien.Tous ces rapports favorables chez l\u2019homme ont récemment stimulé un plus grand intérêt pour l'implantation de la mammaire interne dans le but de revasculariser le myocarde.Cependant, à l\u2019heure actuelle, la plupart des chirurgiens, Vine- berg (96 et 102) en tête, s\u2019accordent pour limiter la méthode à l'atteinte de la paroi antérieure du ventricule gauche, la paroi postérieure ne pouvant que faiblement en bénéficier, probablement en raison du facteur distance.L\u2019implantation de la mammaire serait indiquée chez l\u2019angineux chronique qui montre à l\u2019artériographie coronarienne une réduction de calibre principalement localisée à la coronaire gauche et sa branche descendante antérieure.Enfin, il ne doit pas y avoir d\u2019infarctus à la région antérieure du ventricule gauche.Cette limitation de la technique de l\u2019implantation de la mammaire a conduit Vineberg à poursuivre ses recherches afin d\u2019en arriver à pouvoir revasculariser tout le cœur.À cette fin, il a préconisé l\u2019opération de l\u2019éponge d\u2019ivalon et, plus récemment, la greffe libre d\u2019épiploon.Ces deux interventions comportent aussi une épicardec- tomie.8.L\u2019ÉPICARDECTOMIE : L'épicarde est constitué de deux couches tissulaires : l\u2019une de tissu mésothélial et l\u2019autre de tissu conjonctif fibro-élastique.Il est solidement adhérent au myocarde.Pour l\u2019enlever, on peut recourir à la dissection aux ciseaux ; souvent, on obtient de meilleurs résultats avec la curette épicardique.Cet instrument comporte une tige Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 métallique qui se termine par un renflement en forme de sabot.Sa surface de contact est hérissée de multiple petites dents pointues.Promenée sur le cœur, la curette s\u2019y agrippe à la moindre pression et arrache l\u2019épicarde laissant le myocarde Au cours de ces manœuvres, il faut éviter de blesser les coronaires.La plus grande partie possible de l\u2019épicarde doit être enlevée surtout au niveau du ventricule gauche.à nu.Dès 1935, Beck (19) recommandait l\u2019épicardec- tomie.Ses collaborateurs, Stanton et Schild (84), démontrèrent en 1941 que l\u2019épicardectomie protège les animaux soumis à la ligature aiguë de la branche descendante.Entre leurs mains, elle aurait augmenté la survie de 32 pour cent et réduit la fréquence de l\u2019infarctus de 40 pour cent.Effectivement, ils ont relevé chez les survivants, par des techniques d\u2019injection, l\u2019existence d\u2019un riche réseau anastomotique homocoronarien et inter- coronarien.Plus récemment, Vineberg (92, 93, 100 et 101) et Pifarré (77) ont soumis l\u2019épicardectomie à l\u2019épreuve par la mise en place d\u2019un constricteur « améroïde » tant à l\u2019origine de la circonflexe que # de la descendante antérieure de la coronaire gauche.On sait que le constricteur « améroïde » est } constitué d\u2019un corset extérieur métallique encerclant un anneau de plastique à base de caséine.Au centre du constricteur, il existe une lumière qui communique par une fente jusqu\u2019à la périphérie.| Par la fente, on glisse le constricteur autour de la | coronaire (figure 5).L\u2019anneau de plastique absorbe graduellement le liquide tissulaire et, se | gonflant, cause une occlusion graduelle des coronaires en moins de trois semaines.On obtient ainsi une obstruction progressive qui se rapproche | des phénomènes naturels d\u2019obstruction.La va- | leur d\u2019une opération est appréciée par le nombre | d'animaux qui survivent à la constriction améroi- dienne comparativement à celle des animaux- a | témoins.La double occlusion coronarienne (des- À cendante et circonflexe) cause la mort chez 85 à 90 5 pour cent des animaux.Chez le chien, la coro- 4 naire gauche irrigue environ 80 pour cent du 4} tissu myocardique.L'\u2019épicardectomie réduit la Ie 1 .(1ÿ mortalité à 50 pour cent.De plus, I'infarctus est i.8 LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE 939 deux fois plus fréquent chez les animaux non protégés.C\u2019est ainsi que Vineberg et Pifarré ont démontré l\u2019effet favorable de l\u2019épicardectomie.Il convient ici d\u2019en étudier le mécanisme d\u2019action.L\u2019épicarde exercerait une certaine compression sur les coronaires sous-épicardiques, c\u2019est-à-dire, sur les troncs majeurs, surtout en présence d\u2019une hypertrophie cardiaque.Son ablation augmenterait le calibre des coronaires par détente, ce qui favoriserait le développement d\u2019anastomoses coronariennes ; ou encore l\u2019épicardectomie réaliserait une neurectomie péricoronarienne étendue avec une vasodilatation et une meilleure irrigation.L\u2019épicardectomie réduirait la susceptibilité à la fibrillation ventriculaire.Ragheb (78) a bien Figure 5.\u2014 Constricteur aménoïdien vu de côté (à droite) et de face (à gauche).établi cette susceptibilité pour le cœur normal et pour le cœur rendu ischémique par une ligature aiguë de la descendante antérieure.L\u2019ischémie augmente considérablement la tendance à la fibrillation.Si l\u2019on ajoute l\u2019épicardectomie, il n\u2019y a pas d'amélioration immédiate.Cependant, deux à trois semaines plus tard, on observe chez les sujets dé-épicardectomisés qu\u2019il est devenu beaucoup plus difficile de provoquer chez eux la fibrillation ventriculaire.A ce moment, la revascularisation par des anastomoses intercoronarien- nes a pu rétablir un état de susceptibilité normale.On rejoint ici opinion originale de Beck (24) qui incriminait la zone myocardique ischémiée 940 elle-même, la rendant responsable de l'apparition de la fibrillation ventriculaire.Il se pourrait aussi que l\u2019épicardectomie brise l\u2019arc réflexe entre la zone ischémiée et les centres nerveux et qu\u2019ainsi elle empêche l\u2019effet vagal causant la fibrillation ventriculaire.Vineberg (95) a expliqué le mécanisme d'action de: l\u2019épicardectomie par la réouverture des canaux et sinusoïdes intramyocardiques.On sait qu\u2019au début du développement embryonnaire, ce sont ces formations qui voient à l\u2019irrigation myocar- dique.Certains animaux inférieurs conservent une telle circulation intramyocardique.Chez l\u2019homme, cependant, elle est remplacée par les vaisseaux coronariens qui prolifèrent en se prolongeant sous l\u2019épicarde.Les canaux et sinusoïdes intramyocardiques ne régressent pas complètement.Après l\u2019épicardectomie, le myocarde se distendrait à la façon d\u2019une éponge préalablement comprimée.Ce détassement des fibres myocardiques causerait la réouverture fonctionnelle des canaux et des sinusoïdes intramyocardi- ques si bien que de la cavité ventriculaire, le sang pourrait s'engager vers les sinusoïdes et, de là, gagner le réseau coronarien à la périphérie (figure 6).L\u2019action serait similaire à l\u2019écrasement d\u2019une éponge et à son relâchement sous eau.Ce siphonage serait surtout actif en diastole.Le cœur deviendrait gorgé de sang et ceci expliquerait son augmentation de volume après épicardectomie rendant presque impossible la fermeture du péricarde.Enfin, les bienfaits de l\u2019épicardectomie sont souvent révélés en cours même de l'intervention.L'action cardiaque devient plus vigoureuse, la tension artérielle tend à s\u2019élever, ce qui contraste avec l\u2019hypotension fréquente du début des interventions chez les coronariens ; enfin, le cœur perd progressivement sa coloration bleutée pour passer à une coloration rosée qui souligne bien l\u2019amélioration circulatoire.Dans le but d'augmenter l\u2019efficacité de l\u2019épicar- dectomie, Vineberg (96, 98 et 102) a proposé d'entourer le cœur dénudé soit avec des feuillets d'éponge d\u2019ivalon ou soit avec de l'épiploon en greffe libre.Maurice BEAULIEU Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 a) Eponge d\u2019ivalon : Après l\u2019épicardectomie, on suture sur le cœur des feuilles d\u2019ivalon de \u2018,ge de pouce d'épaisseur.On complète par l\u2019ablation de la séreuse du péricarde pariétal.Du point de vue expérimental, on sait que la double constriction « améroidienne » (descendante et circonflexe) cause la mort d\u2019au moins 85 pour cent des animaux.L\u2019épicardectomie réduit cette mortalité à 50 pour cent ; si l\u2019on associe l\u2019_éponge d\u2019ivalon, elle s\u2019abaisse à 30 pour cent.En 1962, Vineberg (92) rapportait 30 malades opérés selon cette technique.La mortalité opératoire est survenue dans trois cas (10 pour cent), la mortalité tardive a été de cing cas (17 pour cent).Chez les survivants, 80 pour cent en retirèrent une DIASTOLE Figure 6.\u2014 À gauche : cœur normal, à droite : cœur après épicardectomie.On remarque l\u2019ouverture des sinusoïdes intramyocardiques et un épaississement du myocarde.E : Epicarde.amélioration appréciable.Ces résultats sont d'autant plus intéressants que les cas choisis étaient ceux dont l\u2019état général n\u2019était pas suffisamment bon pour permettre l\u2019implantation de la mammaire, c\u2019est-à-dire, des malades ayant dépassé 60 ans présentant un gros cœur ou en insuffisance cardiaque rebelle.Chez les animaux et les hommes qui ont subi une autopsie plusieurs mois après une telle opération, on a pu établir que le but recherché avait été atteint Par des techniques d'injection et par des coupes histologiques, Vineberg et ses collaborateurs (921 purent démontrer que des vaisseaux extracardiaques, tels des vaisseaux mé- Laval Médical déesse it ets ccrtiétiseieie) RESTES Vol.36 - Déc.1965 LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE 941 diastinaux, avaient envahi les interstices de Fé- ponge et s\u2019étaient prolongés jusque dans l\u2019épaisseur du myocarde.b) Greffe libre d\u2019épiploon : En raison des difficultés de fixation, Vineberg (95, 101 et 102) a substitué l\u2019épiploon en greffe libre à l'éponge d\u2019ivalon.Le but visé, cependant, demeurait le même à savoir l\u2019envahissement de l\u2019épiploon par les vaisseaux médiastinaux et la revascularisation myocardique.Du point de vue technique, l\u2019épicardectomie est élargie, c\u2019est-à-dire qu\u2019on l\u2019a prolongée sur l'aorte ascendante.Par la suite, on enroule l\u2019épiploon autour du cœur et des gros vaisseaux et on le fixe délicatement en place.Chez les chiens non protégés, la triple constriction « améroidienne » (circonflexe, descendante et coronaire droite) cause une mortalité de 100 pour cent.Chez les chiens protégés par l\u2019épi- cardectomie et la greffe libre d\u2019épiploon, cette mortalité s\u2019abaisse à 26 pour cent.La cause d\u2019une telle amélioration a pu être relevée lors du sacrifice des survivants.En effet, l\u2019injection dans l\u2019aorte d\u2019une substance opaque telle que la masse de Schlesinger montrait des néovaisseaux origi- nant de l\u2019aorte ascendante qui s\u2019engageaient dans l\u2019épiploon et qui se continuaient jusqu\u2019au myocarde.Par contre, l\u2019injection des coronaires effectuée avec une substance colorante était suivie d\u2019une imprégnation considérable de la greffe épiploïque (95).Chez l\u2019homme, Vineberg (96) a utilisé la technique en association avec l\u2019implantation de la mammaire chez 31 malades.Il s\u2019agissait en général de bon candidats.La mortalité opératoire ne fut que d\u2019un cas (3,2 pour cent).On a observé une bonne amélioration chez 29 malades (84 pour cent).Enfin 24 malades ont pu reprendre leur travail.CONCLUSIONS Des techniques décrites, on doit retenir l\u2019en- dartérectomie qui n\u2019est indiquée, cependant, que lorsque la cinéartériographie montre une occlusion unique proximale et très segmentaire.Lorsque les lésions sont étendues, l\u2019épicardec- tomie avec greffe libre d\u2019épiploon a donné de bons résultats.Si l\u2019état général est bon et que l\u2019âge du sujet ne dépasse pas 60 ans, on peut ajouter l\u2019implantation de la mammaire interne comme l\u2019a recommandé Vineberg.Enfin l\u2019implantation de la mammaire, pratiquée de façon isolée, est souvent insuffisante à revasculariser le myocarde.En effet, 30 pour cent des artères implantées se thrombosent ; de plus, l\u2019artère implantée réussit rarement à revasculariser la face postérieure du cœur.TECHNIQUE NOUVELLE PROPOSÉE Considérant le chapitre précédant, on voit qu\u2019un travail colossal a été fait dans le but de revasculariser le myocarde ischémié.On a préconisé des techniques chirurgicales aussi nombreuses que variées tant dans leur conception que dans leur mécanisme d\u2019action.Il faut souligner que les instigateurs ont uniformément réclamé pour leur propre méthode les succès les plus éclatants tant dans le domaine expérimental qu\u2019en application clinique.Peut-on douter de la valeur scientifique de tous ces efforts?Il faut écarter uné telle explication d\u2019autant plus que la majorité des chercheurs ont fidèlement procédé selon des lois scientifiques acceptées et acceptables.Il semble beaucoup plus logique de rechercher un même mécanisme d\u2019action qui, tout en étant peu reconnu, n\u2019en serait pas moins responsable de tous les bons résultats qu\u2019on a rapportés.On a établi que dans le mécanisme de suppléance à une occlusion coronarienne interviennent une circulation collatérale intercoronarienne et une circulation collatérale extracoronarienne.La première joue le rôle prépondérant ; chez tous les insuffisants coronariens, on retrouve un réseau anastomotique intercoronarien plus ou moins développé.Ces anastomoses, cependant, ne font que mieux distribuer du sang déjà disponible, sans toutefois introduire de sang artériel nouveau dont le cœur aurait tant besoin.D\u2019autre part, on sait que le développement naturel d\u2019une circulation extracoronarienne pour soulager le myocarde 5 i N 3 942 Maurice BEAULIEU est faible.En effet, le seul contact possible entre les vaisseaux coronariens et médiastinaux est entre de petites capillaires au niveau de la ligne de réflexion du péricarde là où entrent et sortent les gros vaisseaux.Le même mécanisme d'action pour toutes les techniques de revascularisation préconisées serait le développement d\u2019adhérences entre le cœur et les tissus qui l\u2019entourent.En d\u2019autres mots, elles établiraient vraiment une circulation collatérale extracoronarienne.Une technique serait d\u2019autant plus efficace qu\u2019elle favoriserait le développement d\u2019adhérences qui deviendraient autant de ponts vasculaires pour véhiculer du sang vers le myocarde ischémié.Dans le but d\u2019établir l\u2019exactitude de l\u2019existence de ce même mécanisme d\u2019action il a fallu recourir à l\u2019expérimentation animale.Les résultats obtenus ont conduit à l\u2019élaboration d\u2019une technique simple de revascularisation.Cinquante-six chiens, dont le poids variait entre 10 et 27 kg, ont été requis pour ce travail.On a utilisé le Nembutal intraveineux pour l\u2019anesthésie.Après l\u2019intubation trachéale, on a ouvert le thorax dans le cinquième espace intercostal gauche.Puis, on a incisé le péricarde et on a libéré l\u2019origine de l\u2019artère descendante ou de la circonflexe ou les deux a la fois.A partir de ce moment, l\u2019intervention s\u2019est poursuivie de façon différente.Groupe « À » : Ce groupe comprend 18 chiens.Chez six chiens, on a placé un « améroïde » constricteur autour de la circonfiexe à son origine.Chez six autres, on a placé un « améroïde » constricteur autour de la descendante antérieure à son origine.Et chez les six autres chiens, on a placé un « améroïde » constricteur autour de la circonflexe et de la descendante à leur origine.Après fermeture du péricarde, on a inséré un tube de drainage dans la cavité pleurale gauche et on a fermé la paroi thoracique.Groupe « B » : Chez les animaux de ce groupe (sept chiens), on a placé un « améroide » constricteur a deux reprises à l\u2019origine de la circonflexe, à deux reprises à l\u2019origine de la descendante et à trois reprises à Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 l\u2019origine de ces deux troncs coronariens majeurs.On a ici laissé le péricarde largement ouvert.Groupe « C » : Chez les 18 chiens de ce groupe, nous avons procédé à l\u2019opération du groupe B, et nous avons fait une épicardectomie.Sur la région destinée à devenir ischémique, nous avons solidement accolé le poumon gauche.Chez neuf chiens, nous l\u2019avons fait en employant un adhésif (le Monomer 910 d\u2019Eastman) ; chez neuf chiens, nous avons eu recours à des points séparés.Nous n\u2019avons pas fermé le péricarde.Groupe « D» : Chez les 10 animaux de ce groupe, après avoir placé les « améroïdes » constricteurs, on a procédé à une épicardectomie, à la résection complète du péricarde pariétal et, enfin, à l\u2019ablation de la plève costale en regard de la face antérieure du cœur.Cette pleurectomie doit bien mettre à nu l'artère mammaire interne gauche et ses branches et ceci jusqu\u2019à la hauteur du troisième espace intercostal gauche.On peut voir à la figure 7 le cœur normal (A) et le cœur dépouillé des structures mentionnées (B).Résultats : Chez les animaux du groupe A, on a voulu établir quel serait le taux de mortalité un mois après avoir placé un constricteur artificiel autour de l\u2019origine d\u2019un tronc coronarien majeur dans la condition particulière où on a complètement fermé le péricarde.Pour la circonflexe, le taux de mor- NE \u2014\u2014 OO Figure 7.\u2014 Coupe transversale du tronc.À : cœur normal ; B : cœur après résection de I\u2019épicarde, du péricarde pariétal et de l\u2019ablation de la plèvre costale ; A.M.=artère mammaire ; A.P.P.=artère péricardo- phrénique.\u201cun in pa dm Vie ® % Tai We] tt \u2018a Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 talité a été de 65 pour cent (4 bêtes sur 6).Pour la descendante antérieure, il a été le même que pour la circonflexe.Enfin, pour les deux troncs simultanément soumis à la constriction, il a été de 83 pour cent (5 bêtes sur 6).Le péricarde était habituellement adhérent au myocarde au niveau de ligne de fermeture.Il y avait peu ou pas d\u2019adhérence avec les tissus médiastinaux voisins.Chez les animaux du groupe B, on a pratiqué la même intervention que pour ceux du groupe À sauf qu'ici on a laissé le péricarde largement ouvert.Dans ces conditions, le taux de mortalité s\u2019est abaissé à 57 pour cent (4 bêtes sur 7).Chez les animaux morts et surtout chez les survivants, des adhérences avaient pu se former entre les tissus médiastinaux et le myocarde tout particulièrement en regard des zones rendues ischémiques.La section de ces adhérences déterminait un saignement révélateur d\u2019un effort de revascularisation.Chez les animaux du groupe C, on a voulu créer un riche réseau adhérentiel en mettant le myocarde à nu par l\u2019épicardectomie et en accolant le poumon gauche sur la région du myocarde rendue ischémique.Le taux de mortalité s\u2019est abaissé à 22 pour cent (4 bêtes seulement sur 18).Au sacrifice des animaux, on observa que de nombreuses adhérences vascularisées unissaient le cœur aux tissus médiastinaux.Le poumon était toujours très adhérent au myocarde quelque soit la technique d\u2019accolement.Il était pratiquement impossible de libérer le poumon sans provoquer un saignement tant du côté myocardique que pulmonaire.On a alors procédé à l'injection de substance opaque dans le tronc coronarien non intéressé par la constriction artificielle.La figure 8 montre que la substance opaque s\u2019est engagée dans l'arbre artériel pulmonaire du poumon accolé.Il devenait évident qu\u2019une circulation de suppléance s\u2019était établie au niveau du contact poumon-cœur.Le but de l'intervention pratiquée chez les animaux du groupe D était d\u2019enlever toute barrière isolant le myocarde des organes ou tissus bien vascularisés qui l'entourent pour favoriser les contacts.Le taux de mortalité n\u2019a été ici que de 20 pour cent (2 animaux sur 10).Un animal est LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE 943 mort de façon inattendue quelques jours après l\u2019intervention.L'autre animal présentait un infarctus évident.Au sacrifice des survivants, environ quatre à six mois après l\u2019intervention chirurgicale, on observa de façon uniforme de nombreuses adhérences entre le myocarde dénudé et les structures voisines à savoir le poumon gauche, le ligament pulmonaire gauche, le diaphragme, le médiastin et même la paroi thoracique antérieure (figure 9).En général, les adhérences étaient plus nombreuse et mieux vascularisées en regard de la région rendue ischémique par le constricteur.En raison de l\u2019absence de sac péricardique, on a observé chez tous les animaux un fort déplacement du cœur vers l\u2019avant (figure 7) ; 1l était habituellement blotti contre la face interne du sternum, et, plus à gauche, contre la paroi thoracique antérieure.la formation d\u2019anastomoses avec le réseau artériel constitué de la mammaire interne gauche et de ses nombreuses collatérales.Dans le but de démontrer un apport réel de sang extracoronarien, nous avons soumis les survivants de ce groupe D à une Ce contact étroit du myocarde favorisait Figure 8.\u2014 La substance opaque injectée dans la branche descendante a opacifié le système artériel du poumon gauche adhérent au myocarde améroïde sur la circonflexe. Figure 9.\u2014 Adhérences péricardiaques.Le sternum est à gauche, le cœur à droite et le diaphragme en bas.aortographie particulière.Au sacrifice de l\u2019animal, on a ouvert l\u2019hémithorax droit et on a fait les constatations déjà rapportées plus haut.Un clamp vasculaire fut placé sur l\u2019aorte ascendante de façon à exclure les coronaires.Puis, par une des artères fémorales, on a introduit un cathéter à ballon qui fut poussé jusque dans l\u2019aorte thoracique.Après gonflement du ballon, la substance opaque fut injectée dans l'aorte ; l\u2019utilisation du ballon n\u2019avait pour but que de réduire la fuite de substance vers l\u2019aorte abdominale.On réalise que, dans ces conditions, la partie horizontale de la crosse aortique et l\u2019aorte thoracique de même que leurs branches pouvaient seules être visualisées ; par ailleurs, l\u2019aorte ascendante et les coronaires étaient exclues de sorte que toute apparition de substance opaque dans le réseau artériel coronarien ne pouvait se produire que de façon rétrograde, c'est-à-dire, à partir d\u2019adhérences périphériques.C\u2019est exactement ce que démontre la figure 10 ; Maurice BEAULIEU Laval Médical Vol.36 \u2014- Déc.1965 il s\u2019agit d\u2019une aortographie rétrograde pratiquée selon la technique décrite chez un des survivants du groupe D.L'arbre artériel coronarien a été bien visualisé.DISCUSSION : Le taux de mortalité (70 à 80 pour cent) parmi les animaux du groupe À correspond sensiblement à ce qu\u2019on a routinièrement rapporté pour une technique similaire.Ce taux a été plus bas (57 pour cent) chez les animaux du groupe B, parce que des adhérences ont pu rejoindre le myocarde à travers l\u2019ouverture laissée dans le péricarde.Dans le groupe C, on a voulu activer le développement d\u2019un réseau adhérentiel autour du myocarde et c\u2019est exactement ce qu\u2019on a constaté au sacrifice de ces animaux.Une baisse marquée du taux de mortalité (22 pour cent) en est résultée.Le passage dans le système vasculaire (figure 8) du L\u2019aorte as- sont On rétrograde.cendante étant clampée, les deux coronaires visualisées à partir d\u2019adhérences périphériques.observe même un début de reflux dans un sinus de Vasalva.Figure 10.\u2014 Aortographie vous creme art | ner sal Wear JE aq A: ng qua y wie ABO LR je hi: \u20ac 1 5 » Laval Médical Vol.36 - Déc 1965 LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE 945 poumon gauche d\u2019une substance opaque injectée dans une artère coronaire saine démontre qu\u2019effectivement, il existait un excellent contact circulatoire entre le poumon et le cœur.En périphérie du poumon, le contenu en oxygène du sang est élevé non seulement en raison d\u2019une hématose pratiquement complétée mais aussi en raison de la présence de nombreuses anastomoses entre le réseau artériel pulmonaire et bronchique.La qualité du sang de cette circulation collatérale poumon-cœur est excellente.A la suite de ces résultats favorables, nous avons procédé chez les animaux du groupe D à l\u2019intervention déjà déjà décrite.Elle était destinée à favoriser au maximum la formation d\u2019adhérences entre le cœur et les formations bien vascularisées qui l\u2019entourent.Cette technique a donné les résultats attendus ; en effet, le taux de mortalité a été de 20 pour cent.De plus, l\u2019aortographie rétrograde avec exclusion coronarienne (figure 10) a bien démontré l\u2019injection de façon rétrograde de l\u2019arbre artériel coronarien à partir d\u2019adhérences venues des éléments voisins ; en d\u2019autres mots, elle a établi la présence d\u2019une circulation extra- coronarienne imposante.Le cœur, suspendu par sa base, est isolé dans le sac péricardique.Cet isolement est assez sévère puisque les feuillets péricardiques s'élèvent même autour des gros vaisseaux.Le put de l\u2019intervention pratiquée chez les animaux du groupe D était de dépouiller le myocarde de toutes ces bar- 4 rières qui l\u2019isolent.A nu, il devenait en contact intime avec les formations bien vascularisées qui l\u2019entourent.Il convient d\u2019étudier comment les points adhérentiels ont pu s\u2019établir au niveau de chacune des trois faces de la pyramide cardiaque.À la face antérieure, les fibres myocardiques sont en contact avec un riche réseau vasculaire représenté par la mammaire interne gauche et ses nombreuses collatérales, comme les intercostales, les sternales et les autres.Ces vaisseaux sont dénudés en raison de la pleurectomie costale.Le fait que le cœur est blotti contre la paroi et, dès lors, contre ces vaisseaux, favorisent les échanges (figure 7).Aucun effet nocif résulte de ce fort déplacement du cœur vers l\u2019avant.Normalement la pointe du cœur est en contact avec la paroi ; l\u2019apex cardiogramme est une méthode d\u2019exploration qui étudie justement ses mouvements contre la paroi thoracique.D'ailleurs, en chirurgie cardiaque, on laisse souvent le péricarde largement ouvert pour éviter l\u2019apparition de la tamponnade cardiaque à la phase postopératoire.On sait que, dans ces conditions, le cœur se déplace fortement vers l\u2019avant.Il n\u2019y a aucun danger immédiat.Cependant, si on doit réintervenir sur le cœur à une date ultérieure, 1l faudra être prudent à l\u2019ouverture du thorax pour ne pas blesser gravement le cœur accolé à la paroi.A la face latérale gauche, l'artère phréno- péricardique (qu\u2019accompagne le nerf phrénique adhère au myocarde dénudé et lui émet des vaisseaux (figure 7).À ce niveau, le poumon gauche s\u2019accolle au myocarde.Il parvient à le revasculariser comme l\u2019a démontré nos techniques d\u2019artériographies (figure 8).A la face inférieure, le cœur dénudé repose directement sur les fibres musculaires, aussi striées, du diaphragme.Les adhérences sont toujours nombreuses à ce niveau en raison d\u2019un excellent contact.Petropoulous (76; a démontré chez le chien l'importance du développement d\u2019adhérences à la périphérie du cœur comme facteur puissant de revascularisation myocardique.A la suite de occlusion progressive de la descendante antérieure, il obtient une mortalité de 70 pour cent s\u2019il ferme le péricarde et de 53 pour cent s\u2019il le laisse ouvert.Par ailleurs, s\u2019il empêche tout contact adhérentiel par la suture d\u2019une mince feuille de nylon au pourtour de l\u2019incision péricardi- que (figure 11), 11 obtient une mortalité de 100 pour cent.Dans ces conditions, aucune technique de revascularisation (incluant l\u2019implantation de la mammaire interne) ne peut faire varier cette mortalité de 100 pour cent.Il est à noter qu\u2019aucun des animaux soumis à la seule suture d\u2019une feuille de nylon au pourtour de l\u2019incision péricardi- que n\u2019est décédé.Chez trois animaux, nous avons pratiqué l\u2019intervention du groupe D en omettant de placer un « améroïde » constricteur autour d\u2019une coronaire.ER OR 946 Figure 11.\u2014 Constriction de la descendante antérieure.Le nylon est suturé au pourtour de l\u2019incision péricar- dique.Dans ces conditions, peu ou pas d\u2019adhérences ne se sont développées autour du myocarde puisqu\u2019il n'y avait pas un besoin de sang ou une demande.Les quelques adhérences présentes se résumaient à des cordons fibreux.On a vu que lorsqu'il y a demande, les adhérences demeurent bien vascularisées.L\u2019aortographie avec exclusion coronarienne (figure 10) a été pratiquée un an aprés l\u2019opération ; elle démontrait encore bien la présence d'une circulation extracoronarienne par l\u2019intermédiaire des adhérences périphériques.Les nombreuses greffes myocardiques qu\u2019on a préconisées dans le passé n\u2019ont pas adhéré et n\u2019ont pas réussi parce qu\u2019au moment de la greffe, on n\u2019a pas créé de demande.Le rein est aussi un organe qu\u2019on a réussi à revasculariser à partir de sa périphérie.Susset et Mackinnon (85) procèdent d\u2019abord à l\u2019ablation d'un rein.Puis ils interviennent sur l\u2019autre rein dont l\u2019artère est libérée et encerclée d\u2019un « amé- roïde » constricteur.Ce rein est dépouillé de sa corticale, tout comme on fait l\u2019épicardectomie pour le cœur.Sur le rein restant dénudé, les auteurs fixent une greffe pédiculée d\u2019épiploon.Ils ont démontré que des adhérences bien vascularisées s'étaient formées entre l\u2019épiploon et le Maurice BEAULIEU Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 rein.Bien plus, cette revascularisation a pu efficacement suppléer à l\u2019obstruction complète de l\u2019artère rénale du seul rein restant et ceci sans manifestation d\u2019hypertension ou d\u2019insuffisance rénale.Il faut souligner que ces chirurgiens n\u2019ont jamais observé d\u2019adhérences épiploon-rein lorsqu\u2019ils ont omis la constriction de l\u2019artère rénale.En conclusion, la nature crée des collatérales intramyocardiques ; ce processus prend plusieurs semaines voire plusieurs mois.Si le malade demeure angineux, le développement de vaisseaux extracoronariens devient le plus souvent nécessaire pour assurer le soulagement au myocarde et la protection si l\u2019obstruction devenait subitement complète.En raison de l'isolement du cœur dans le sac péricardique, un tel développement peut difficilement se faire.En abordant le cœur, plusieurs techniques chirurgicales de revasculari- sation ont réussi à créer autour du myocarde un | réseau adhérentiel d'efficacité variable.Chez le chien, l\u2019épicardectomie et la pleurecto- mie décrites, peuvent provoquer le développement d\u2019adhérences bien vascularisées et, ainsi, apporter une circulation extracoronarienne très efficace.APPLICATION CHEZ L'HOMME L\u2019angine de poitrine, qui fait du malade un impotent et qui a persisté pendant plus d\u2019une année malgré un traitement médical approprié, constitue l'indication idéale pour une revascularisation du myocarde.Il faut, cependant, avoir bien établi que les douleurs sont causées par l\u2019ischémie myocardique.Un soulagement rapide par la nitroglycérine est un bon élément de diagnostic.Les modifications à l\u2019électrocardiogramme, pris au repos et après effort, sont classiquement connues.Enfin, depuis quelques années, il est heureusement possible d\u2019en arriver à un diagnostic précis grâce à l\u2019artériographie coronarienne.Cet examen permet aussi de connaître le nombre de lésions obstructives et d\u2019en établir la localisation et la sévérité.Une revascularisation du myocarde devient indiquée lorsque deux artères coronaires ul pe me De tel Jrsque ppl I fa act im.( fs gg | {ibe THIS let ison Hf cir Tere fs bu ni Le Vitre: ade in I lg | Ti Hey Miles ith Laval Médical Vol.36 \u2014- Déc.1965 majeures montrent des phénomènes obstructifs ou lorsque l\u2019une d\u2019elles est complètement obstruée.De telles lésions sont habituellement présentes lorsque la douleur apparaît au repos sans cause précipitante.Il faut attendre au moins six mois après un infarctus avant de procéder à une revascularisation.On doit aussi rigoureusement juguler toute insuffisance cardiaque même s\u2019il n\u2019existe que des signes frustres.L\u2019hypertension artérielle et le diabète avancé augmentent sérieusement les risques.Il est très Important de connaître complètement l\u2019histoire de la maladie afin de pouvoir évaluer les bienfaits apportés par la chirurgie.On doit bien préciser les caractères de la douleur, la tolérance à l\u2019exercice et la facilité avec laquelle il peut vaquer à ses occupations habituelles.Il est souvent utile de questionner l\u2019épouse car l\u2019homme a tendance à minimiser ses troubles.Se conformant aux critères d\u2019indication et de contre-indication que l\u2019on vient d\u2019exposer, trois malades ont été acceptés pour une revascularisation myocardique.Chez chacun d\u2019eux, on a pratiqué l\u2019intervention préconisée et qui comporte une épicardectomie, une péricardectomie et une pleurectomie antéro-inférieure gauche.Quelques petites modifications de technique ont dû être adaptées à l\u2019homme.Quant à la position, le décubitus dorsal, l\u2019hémo- thorax gauche étant surélevé à près de 45° sur iF l'horizontale, a été préféré pour les trois malades.Dans cette position, on peut plus facilement maintenir la pression artérielle et les échanges respiratoires se font plus aisément.On a procédé à une thoracotomie antérieure dans le cinquième espace intercostal gauche.Cette voie d\u2019abord facilite l\u2019épicardectomie au niveau des trois faces de la pyramide cardiaque.De plus, elle permet d\u2019atteindre la coupole diaphragmatique pour y libérer le sac péricardique et procéder à son excision.Enfin, dans les suites opératoires, cette thoracotomie par voie antérieure est bien tolérée en ce sens qu\u2019elle est moins douloureuse et qu\u2019elle touche moins le mécanisme de la ventilation.LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE seat as 947 Une dernière modification a consisté à prolonger sur les gros vaisseaux l\u2019excision de l\u2019épicarde et du péricarde pariétal.Le but était d'augmenter le développement d\u2019adhérences et de néovaisseaux devant se prolonger jusqu'au myocarde.Cas n° 1.Monsieur R.M.est admis à l\u2019Institut de cardiologie de Québec le 7 septembre 1964.Le malade est âgé de 40 ans et il se plaint de douleurs angineuses depuis près de deux ans.Ses douleurs sont sévères.Elles sont rétro- sternales et s\u2019irradient souvent dans le cou et dans les deux bras lui donnant l\u2019impression de « bras de plomb ».Elles surviennent surtout à l\u2019effort mais parfois sans cause précipitante, comme au cours du sommeil.Elles sont calmées par la nitroglycérine.Le malade a dû quitter son emploi comme livreur de lait.Le cœur n\u2019est pas augmenté de volume.Il existe un léger souffle systolique au quatrième espace intercostal gauche et à la pointe.Les bruits du cœur sont bien frappés à 76 par minute.La tension artérielle est de 130/70 ; au repos, l\u2019électrocardiogramme est normal ; à l\u2019effort, le segment ST se déprime de deux mm.Une artériographie coronarienne démontre une faible visualisation des deux coronaires gauche et droite.Le 29 septembre 1964, on procède à la revascularisation chirurgicale selon la technique décrite antérieurement dans ce travail.On a trouvé des lésions étendues à toute la coronaire gauche qui était rigide et peu pulsatile.Les branches de cette artère apparaissailent comme autant de lignes de craie blanche.Aucune zone d\u2019infarctus ne fut relevée.Après avoir enlevé l\u2019épicarde, le péricarde pariétal, la plèvre en regard du cœur, on décidait d\u2019exciser aussi la plèvre viscérale au niveau de cette région du poumon gauche qui était attenante au myocarde dénudé.En raison de cette manœuvre, le malade présenta une perte d'air continue par les tubes de drai- Onze jours après l\u2019intervention initiale, on Les pertes d'air nage.ré-intervenait chirurgicalement.au niveau du poumon gauche furent facilement jugulées par quelques points.ces pertes d\u2019air avaient maintenu le poumon loin Antérieurement, Ha te a SEE Le SLh At 948 du cœur.Cependant, au niveau du ligament pulmonaire et plus en avant, le poumon était déjà très adhérent au myocarde.La face inférieure (incluant la pointe) du cœur et le diaphragme étaient reliés par de nombreuses adhérences soudant littéralement les deux formations.Les suites opératoires de cette seconde intervention furent relativement bénignes.On a remarqué, cependant, des troubles du comportement et des difficultés visuelles.Le malade a été régulièrement suivi par la suite.1! n\u2019a présenté aucune douleur depuis son départ de l\u2019hôpital de le 9 octobre 1964.Il est beaucoup moins dyspnéique.Son état général est excellent.Les troubles psychiques sont sensiblement amé- Hiorés.Il persiste des difficultés oculaires qu\u2019on a diagnostiqué comme de l\u2019hémianopsie homonyme altitudinale avec hypermétrie.Cas n° 2.Monsieur E.D.nous est confié le 7 février 1965.Il se plaint de douleurs rétrosterna- les s\u2019irradiant au bras gauche, plus précisément le long de sa face interne.Ces douleurs sont apparues pour la première fois il y a plus de deux ans et sont par la suite devenues de plus en plus sévères.Depuis quelques semaines, elles se présentent 30 à 35 fois par jour ; elles sont calmées par la nitroglycérine.Le malade a dû réduire au minimum ses activités.La dyspnée est très facile à l\u2019effort.Il a dû abandonner complètement son sport favori, le golf.A l\u2019auscultation cardiaque, il n\u2019existe pas de souffle et le cœur est régulier à 85 par minute.La tension artérielle est à 135,90.Un fond d\u2019œil révèle une rétinopathie artériosclérotique.Au repos, l\u2019électrocardiogramme est normal ; à l\u2019effort, on constate un décalage de trois mm du segment ST.L\u2019artériographie coronarienne élective montre que la coronaire gauche n\u2019est opacifiée que sur un trajet de un cm.La coronaire droite est bien visualisée.Le 22 février 1965, on procède à une revascularisation du myocarde selon la technique préconisée.L'opération s\u2019est déroulée sans incident.Les lésions artériosclérotiques étaient surtout marquées au niveau de la descendante antérieure Maurice BEAULIEU Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 gauche.L\u2019artére était parsemée de plaques et elle était sinueuse.Immédiatement après l\u2019opération, les cardiologues ont relevé sur l\u2019électrocardiogramme, la présence d\u2019une onde Q.Cette onde, bien que peu profonde, a persisté dans les jours qui suivirent.On a porté un diagnostic d\u2019infarctus peu étendu.Après quelques jours, le malade s\u2019est plaint de déglutition douloureuse ; ceci fut jugulé par l\u2019administration per os de Xylocaine visqueuse.Le malade quittait l\u2019hôpital le 13 mars 1965 en excellent état.Au cours des deux semaines qui suivirent, le malade présenta deux ou trois épisodes douloureux qui auraient été moins sévères.Par la suite, il n\u2019a ressenti aucune douleur.Il a pu reprendre son travail de façon régulière.Il est beaucoup moins dyspnéique à la montée d\u2019une pente.Il joue régulièrement au golf.Récemment, soit trois mois après avoir quitté l\u2019hôpital, il était heureux de nous apprendre qu\u2019il avait complété les 18 trous.L\u2019infarctus postopératoire peut être responsable de la disparition des douleurs et de l\u2019amélioration chez ce malade.C\u2019est une opinion que le cardiologue, qui a souvent observé ce phénomène J Il reste, cepen- favorable.voudra faire valoir.dant, que c\u2019est à la suite d\u2019une sanction chirurgicale que le problème de ce malade a été en bonne part résolu.Enfin, on sait que l\u2019interprétation électro- cardiographique n\u2019est pas toujours facile après une épicardectomie étendue.Cas no 3.Monsieur L.S.est âgé de 50 ans lorsqu\u2019il est admis à l\u2019Institut de cardiologie le 11 février 1965.Il se plaint de douleurs précordiales s\u2019irradiant dans les deux bras et le cou.Au cours des six dernières années, il a été hospitalisé pour les mêmes troubles à plusieurs reprises.Les douleurs se présentent au repos le jour, de même que la nuit durant son sommeil ; ces douleurs, sans cause précipitante, surviennent entre cinq à dix fois pendant une période de 24 heures.De plus, le moindre effort déclenche des douleurs.La nitroglycérine calme le malade.À l\u2019auscultation cardiaque, le pouls est régulier à 72 par minute ; il n\u2019y a pas de souffle.La ep [nf il iit Let ls fit gi 6./ arrêt cardiaque.Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 tension artérielle est à 125/80.L\u2019électrocardiogramme montre une ischémie antéroseptale et latérale haute.L\u2019artériographie coronarienne visualise bien la coronaire droite qui apparait légérement sinueuse.La coronaire gauche n\u2019est que pauvrement opacifiée: Enfin, depuis plusieurs années, ce malade avait un ulcère gastrique qui ne semblait pas être en activité au moment de l'intervention.Le premier mars 1965, on a procédé à la revascularisation chirurgicale du myocarde selon la technique préconisée et décrite dans ce travail.On a constaté des lésions obstructives et fibreuses sur tout le parcours des artères circonflexe et descendante antérieure gauche.Les suites opératoires furent normales jusqu\u2019au matin du 3 mars 1965 alors qu\u2019on constata la présence de sang dans le tube gastrique.Plus tard, le malade devait se plaindre de nausées.Au cours de l\u2019après-midi, l\u2019état fut stationnaire.Vers 5 h.p.m.on remarqua du sang noir dans les selles.Puis, le malade présenta une hématémèse.Au cours de la soirée, il fallu donner quelques transfusions, la tension artérielle ayant tendance à s\u2019abaisser.Il devint évident au cours de la nuit qu\u2019il faudrait passer à un traitement chirurgical pour juguler l\u2019hémorragie gastrique.Au cours des manœuvres d\u2019intubation trachéale, le malade présenta une hématémèse plus importante avec inondation bronchique.Peu de temps après avoir ouvert l\u2019abdomen, le malade présenta un Il fut impossible de restaurer l\u2019activité cardiaque malgré tous nos efforts.Ce malade semblait devoir avoir des suites opératoires faciles.La complication fatale qui a est survenue ne peut pas être attribuée à l\u2019opération.Il faut enfin noter que ce malade n\u2019avait reçu ni stéroïde ni anticoagulant.RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS Après l\u2019étude des techniques préconisées pour revasculariser le myocarde ischémique, 1l a paru logique de proposer une intervention chirurgicale simple dont le mécanisme d\u2019action est de favoriser le développement d\u2019adhérences ou de points vascu- LA CHIRURGIE DANS LA REVASCULARISATION DU MYOCARDE 949 laires entrele cœur et les structures qui l\u2019entourent.L'opération consite à faire disparaître les barrières qui isolent le cœur, c\u2019est-à-dire, le péricarde pariétal et la plèvre en regard de la face antérieure du cœur.Chez l\u2019animal, on a démontré par des techniques d'injection qu\u2019un réseau adhérentiel pouvait apporter une circulation collatérale appropriée au myocarde 1ischémié lorsqu\u2019on pratiquait l\u2019intervention décrite.Enfin, chez l\u2019homme, les premiers résultats sont bons.Le nombre de cas est encore faible et la période de surveillance postopératoire est encore courte.Le départ est cependant prometteur d\u2019autant plus que quelques cardiologues commencent à montrer un réel intérét pour cette technique de revascularisation facilement supportée par les malades.BIBLIOGRAPHIE 1.Apams, R., Internal mammary ligation for coronary insufficiency, New Engl.J.Med., 258 : 113, 1958.2.ALLISON, R.B., RODRIGUEZ, F.L., ABELMAN, W.H., et Eiuis, L.B., Interrelation of coronary occlusion, intercoronary anastomosis, myocardial infarction and angina pectoris, Circulation, 22 : 717, 1960.3.ARNULF, G., La résection du plexus préaortique.justification et technique, Presse méd., 47 : 1635, 1939.4.ARNULF, G., La résection du plexus préaortique dans l\u2019angine de poitrine, Arch.Mal, Cœur, 42 : 1191, 1949.5.ARNULF, G., Section du plexus préaortique et 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médical.Claude Bernard naquit à Saint-Julien, à quelques kilomètres de Villefranche-sur-Saône, en 1813.A 21 ans, en novembre 1834, il part pour Paris avec l'intention de faire une carrière littéraire.Ses premiers essais sont apparemment maladroits puisqu\u2019on raconte que Saint-Marc Girardin, critique littéraire célèbre, membre de l\u2019Académie française, l\u2019en dissuade et l\u2019oriente vers la Faculté de médecine.Il y fut un carabin dans l\u2019honnête moyenne que rien ne permettait de distinguer de ses collègues.En 1839, quand il réussit le concours de l\u2019internat, il est reçu le 26° de 29 élus.On le voit d\u2019abord auprès de chirurgiens, Alfred Velpeau, à la Charité, et Jacques-Gilles Maison- neuve, à l\u2019Hôtel-Dieu.Un an plus tard (1840), on le retrouve interne de Magendie à l\u2019Hôtel-Dieu, mais manifestement Claude Bernard s'intéresse beaucoup plus au physiologiste qu\u2019au clinicien.C\u2019est ainsi qu\u2019il entre au Collège de France, comme préparateur dans le laboratoire de son maître Magendie.Ily commence la carrière scientifique qui devait en * Allocution présentée au diner de la réunior.annuelle du Club de recherches cliniques du Québec, au Manoir Saint- Castin, Lac-Beauport, Québec, le 15 octobre 1965.(4) Georges-A.BERGERON, F.R.C.P.(C), Vice-doyen de la Faculté de médecine, Université Laval.faire le père de la médecine expérimentale mais le détourne définitivement de la pratique professionnelle de la médecine.En 1843, il est fait docteur en médecine de l\u2019Université de Paris, échappe à l\u2019attrait d\u2019une carrière lucrative, et se consacre définitivement à la médecine scientifique qu\u2019il crée pour ainsi dire de toute pièce puisqu\u2019on peut bien reconnaître, qu\u2019il y a un siècle, s\u2019il y avait de grands médecins, il n\u2019y avait guère de science médicale.Il l\u2019affrme lui-même sans fausse modestie, lorsque au terme de sa carrière il déclare : « La médecine empirique règne en plein aujourd\u2019hui.C\u2019est moi qui fonde la médecine expérimentale dans son vrai sens scientifique ; voilà ma prétention.» Par un curieux retour du destin, dans la seconde moitié de sa vie, Bernard qu\u2019on avait jugé inapte à entreprendre des études à la Faculté des lettres, devient un écrivain racé que l\u2019on voudrait donner en modèle à tous nos jeunes chercheurs.Jean-Jacques Chaumont, dans une introduction à la réédition récente (1962), dans la collection Les classiques de la médecine, de l\u2019œuvre posthume de Claude Bernard Les principes de médecine expérimentale apprécie avec bonheur le style de l\u2019auteur : « Claude Bernard écrivait avec aisance.Il avait un esprit extraordinairement clair.Il savait exactement ce qu\u2019il pensait sur toutes les questions, sur tous les problèmes qu\u2019il avait eus à étudier et à résoudre.I! appartient à la race de ces écrivains dont tout le savoir est présent au moment où ils s'expriment, dont chaque phrase est imprégnée de substance, qui font leur miel sans 954 Georges-A.BERGERON effort, à qui cette merveilleuse chimie du langage, où la volonté n\u2019est pour rien, est naturelle \u2014 privilège du génie.Quel pouvoir de concentration et quel esprit de synthèse ! » Tel fut le savant que nous voulons honorer ce soir.Sa carrière, déjà, nous est fertile en enseignement \u2014 ne serait-ce que pourrendre circonspectsles comités d\u2019admission de nos Facultés de même que les comités qui régissent l'attribution des octrois de recherche \u2014 et son œuvre inspire les travaux scientifiques de nos chercheurs.L'introduction à l\u2019étude de la médecine expérimentale est une œuvre capitale dans l\u2019histoire de la méthode scientifique.Je n\u2019ai pas l'intention de l\u2019analyser, mais je voudrais, dans son œuvre posthume déjà citée, Principes de médecine expérimentale, tirer quelques textes qui orienteront nos propos.Ce texte, inédit jusqu\u2019en 1947, développe la pensée déjà élaborée dans l\u2019Introducthion à l\u2019étude de la médecine expérimentale et en devient le complément indispensable.Il fut publié pour la première fois par le docteur Léon Delhoume, qui avait lui-même reçu ce précieux document du professeur Arsène d\u2019Arsonval (1851-1940), professeur au Collège de France, bien connu par ses applications médicales de l\u2019électricité.Mais écoutons d\u2019abord Claude Bernard définir la médecine expérimentale : « La médecine expérimentale est une médecine scientifique, qui est fondée sur la physiologie et qui a pour but de trouver les lois des fonctions du corps vivant afin de pouvoir les régler et les modifier dans l'intérêt de la santé de l\u2019homme.«La médecine expérimentale est donc la médecine vers laquelle aspirent instinctivement tous les médecins, puisque c\u2019est la science qui apprend à conserver la santé et à guérir les maladies.C\u2019est une médecine essentiellement active, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle conclut nécessairement à l\u2019action, tandis que la médecine scientifique d\u2019observation conclut a la contemplation.« L'idée de la médecine expérimentale est l\u2019idée de toutes les sciences expérimentales.Dominer scientifiquement la nature vivante, la conquérir au taste Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 profit de l\u2019homme : telle est l\u2019idée fondamentale du médecin expérimentateur.» Cette médecine expérimentale de Claude Bernard correspond bien à ce que nous entendons aujourd\u2019hui par les termes de recherche clinique.Elle est fondée sur la physiologie et évidemment les sciences qu\u2019elle contenait déjà en principe à l\u2019époque de Claude Bernard comme la biochimie, la pharmacologie, l\u2019immunologie, etc, et comporte une relation directe à la santé de l\u2019homme puis- qu\u2019elle se propose de « conserver la santé et de guérir les maladies ».De plus, elle est « scientifique » et dépasse nettement le stade de l\u2019observation.Elle doit donc nécessairement conduire à une attitude expérimentale qui, de l\u2019observation simple selon la méthode désormais universelle de Claude Bernard, conduit à formuler une hypothèse qui doit être vérifiée.C\u2019est cette hypothèse qui entraînera le chercheur à imaginer un protocole expérimental, à exécuter son expérience dans un déterminisme rigoureux, à analyser les résultats et, enfin, à les communiquer.Une telle entreprise en profondeur, qui doit aujourd\u2019hui s\u2019exécuter en tenant compte d\u2019une complexité scientifique et technologique, appareils électroniques, microchimie, analyses statistiques, etc, que Claude Bernard ne pouvait soupçonner, implique une préparation poussée des chercheurs cliniques et une collaboration étroite avec les fondamentalistes.Mais écoutons plutôt Claude Bernard : « Devons-nous séparer la médecine scientifique de la médecine professionnelle?C\u2019est un parti que nous avions d\u2019abord cru devoir prendre.Mais, en y réfléchissant, nous avons pensé qu\u2019il valait mieux au contraire les unir afin de faire cesser le désaccord nuisible qu\u2019elles présentent, en essayant au contraire de les unir pour concourir au but réel de la médecine, c\u2019est-à-dire à l\u2019avancement de la médecine théorique et pratique.Car, il est évident que, si la théorie doit diriger la pratique, la pratique à son tour doit donner des enseignements et fournir des matériaux précieux à la science pure.Il y aurait donc inconvénient à ul ai Sel {ie bine, £180 JSD fore i aient qq wii \u201cide uns ti mt Her ily 0 ss on tre \u2018iy lig Xe, i! leh, f le Bap ty | nig, Te, wpe tk hie pr ED of tf F © fi ext hk mare i Eile ea th dp Js ik si su e at Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 séparer deux choses qui doivent être unies au lieu d\u2019être séparées.Si, dans l\u2019évolution de la médecine, les sciences physiologiques, pathologiques et même thérapeutiques se sont développées séparément, si la pratique s\u2019est passée souvent de la théorie, ce n\u2019est pas, ainsi que nous l\u2019avons déjà dit, la nature des choses qui l\u2019a voulu ; ce sont les exigences et les difficultés scientifiques et pratiques qui n\u2019ont pas pu s\u2019allier.La vraie science médicale veut au contraire qu'il y ait fusion et solidarité de toutes les parties d\u2019une même science en un seul faisceau.» Cette nécessaire collaboration entre les fondamentalistes et les chercheurs cliniques s'établit de plus en plus dans nos hôpitaux et il n\u2019est plus exceptionnel de voir des chercheurs cliniques qui ont acquis des connaissances fondamentales très poussées dans leur domaine et réciproquement de rencontrer des fondamentalistes qui apportent leur collaboration jusqu\u2019au lit du malade.Cette collaboration, ce travail en profondeur sont indispensables à l\u2019évolution de notre médecine canadienne-française.Il serait superflu de justifier devant vous l\u2019importance de la recherche clinique.Rappelons seulement qu\u2019elle est indispensable : \u2014 pour assurer des soins de première qualité ; \u2014 pour éviter que les cliniciens ne s\u2019enlisent dans la routine ; \u2014 pour permettre aux cliniciens d\u2019apprécier de \u201c façon scientifique la valeur de leurs gestes médicaux, de leur thérapeutique, de leurs interventions chirurgicales ; \u2014 pour les sensibiliser à la différence entre une médecine scientifique et une médecine empirique ou, dirions-nous, entre la médecine proprement dite et le charlatanisme.Car, à nos yeux, n\u2019y a-t-il rien de plus abject qu\u2019une certaine forme de charlatanisme qui serait pratiqué sous le couvert d\u2019un diplôme de docteur en médecine.On comprend également l\u2019importance pour les étudiants en médecine de l\u2019existence d\u2019une recherche clinique bien organisée, d\u2019un esprit scientifique de bon aloi dans les hôpitaux où ils re- CLAUDE BERNARD ET LA RECHERCHE CLINIQUE 955 çoivent leur formation clinique.C\u2019est par la présence des chercheurs à l\u2019hôpital, et surtout par la participation éventuelle à leurs travaux que l\u2019étudiant acquerra ce jugement scientifique qui sera garant de la qualité de son exercice médical à venir.Si nous sommes tous d\u2019accord pour admettre l'importance de la recherche clinique il faut bien reconnaître que, sauf pour quelques exceptions dont nous nous glorifions cependant et qui sont l\u2019honneur de notre médecine canadienne-française, de tels chercheurs cliniques sont encore trop peu nombreux dans nos milieux hospitaliers et qu\u2019il faut, par tous les moyens à notre disposition, favoriser leur recrutement et leur travail.Il ne faudrait pas cependant s'étonner outre mesure de ce retard puisque la productivité scientifique va de pair avec la maturité d\u2019une nation.Occupés de survivre, nous devions d\u2019abord satisfaire aux tâches essentielles.La création scientifique, les œuvres d\u2019art, n\u2019apparaissent que lorsqu\u2019une nation acquiert une certaine aisance qui permet le plein épanouissement d\u2019un climat intellectuel favorable.Mais notre province a atteint ce stade.Notre système éducationnel s\u2019épanouit et subit une évolution scientifique du meilleur aloi, nos structures sociales se développent rapidement et, bientôt, sauront satisfaire aux exigences légitimes d\u2019une population hautement industrialisée.Par ailleurs, nous sommes en train de conquérir notre indépendance économique et nos ressources naturelles, à peine exploitées jusqu\u2019à présent, nous promettent un avenir enviable.Il est temps, il est grand temps de faire quelque chose.Il faut attirer dans la carrière scientifique de chercheur clinique des hommes de bonne volonté qui feront la médecine de demain, mais îl faut leur procurer des conditions de travail qui permettront à leurs talents de se développer et leur créer une situation suffisamment enviable pour attirer des candidats de valeur.Quelles sont ces conditions ?1° Il faut créer de plus nombreux postes de carrière à temps complet, où le chercheur partage A i È \u201c 956 Georges-A.BERGERON ses efforts entre la recherche clinique, le soin aux malades et l\u2019enseignement, trois éléments indispensables et inséparables, véritable trépied de la médecine académique.Si l\u2019on veut que la recherche clinique soit de qualité, comme celle dont vous nous donnez l'exemple au cours de ces journées, il faut reconnaître que le médecin, tiraillé par la clientèle et les exigences de son service, ne peut facilement trouver ni le climat favorable, ni même le temps nécessaire à ébaucher des travaux de recherche qui puissent s\u2019insérer dans l\u2019évolution scientifique d\u2019aujourd\u2019hui.Nous avons de nombreux jeunes cliniciens pleins de ressources et de qualités, à l\u2019esprit scientifique et inventif qui voudraient faire du travail en profondeur et qui, malheureusement, sont submergés par les exigences de leur pratique professionnelle.Seule une carrière à temps complet leur permettrait de développer leurs qualités et de jouer dans notre milieu le rôle que nous sommes en droit d'espérer.2° T1 faut dans notre société médicale reconnaître l\u2019existence du chercheur clinique et lui créer une situation qui soit digne de l'importance de sa contribution à la médecine.Souvent le jeune chercheur clinique qui, après un an de résidence, se prépare consciencieusement à son futur rôle de chercheur par des études en sciences fondamentales et la poursuite d\u2019une maîtrise ou même d\u2019un doctorat ès sciences, s\u2019écarte des sentiers battus et ne s\u2019insère plus dans les cadres traditionnels de notre société médicale.Alors que ses collègues qui ont opté pour la pratique médicale ou des études de spécialisation obtiennent un statut et une reconnaissance proportionnés à leurs études et à leurs efforts, lui, le chercheur clinique, semble évoluer en marge de cette société.Il est heureux de savoir que le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada a reconnu cette situation désagréable et a déjà pris des mesures pour que les chercheurs cliniques, même s\u2019ils n\u2019ont pas reçu la formation spécifiée par les règlements ordinaires, puissent adhérer à ce groupe académique si la qualité de leur formation et de leur contribution scientifique le justifie.Le College royal s\u2019estime honoré et heureux de la contribution de qualité que ces chercheurs cliniques Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 pourront apporter à ses travaux et à ses délibérations.Dans un grand nombre de spécialités, le Collège royal reconnaît qu\u2019une partie appréciable des cinq années de formation vers une spécialité médicale peut être consacrée à la recherche fondamentale ou clinique dans un Centre reconnu à cette fin.Alors que la durée de ces stages est habituellement limitée à un an, dans le cas de la médecine interne on a récemment convenu que l\u2019on pourrait accepter jusqu\u2019à deux ans de recherches et de travaux scientifiques comme acceptables dans les années de formation.Mais surtout, en janvier 1964, le Conseil du Collège royal créait une nouvelle section pour admettre à titre de membre associé du Collège royal des scientifiques médicaux.La résolution prévoit que des médecins ou chirurgiens, docteurs en médecine depuis au moins dix ans ou ayant atteint l\u2019âge de 35 ans et qui ont consacré au moins sept ans à la recherche médicale peuvent poser leur candidature à cette nouvelle section du Collège royal.L'examen du candidat portera sur une étude attentive de sa formation médicale et scientifique, de ses travaux de recherches et de ses publications.Mais le statut social et le prestige ne sont pas suffisants, 1l faut encore s\u2019employer à accorder au chercheur clinique une rémunération suffisante qui le dégage des préoccupations matérielles susceptibles de le détourner de l\u2019objet de sa recherche.Le problème n\u2019est pas nouveau ; n\u2019avait-il pas déjà été pressenti par Claude Bernard lui-même : « Aussi est-on porté à considérer comme le plus grand médecin celui qui possède la plus vaste clientèle et comme le plus grand chirurgien celui qui a su entasser le plus de millions.» La situation n\u2019a guère changée depuis un siècle, surtout dans notre société matérialiste où l\u2019amuseur publique, si on en juge par ses émoluments, est infiniment mieux considéré que le chercheur scientifique ou le professeur.N\u2019estime-t-on pas couramment la valeur d\u2019un homme par l\u2019épaisseur de son portefeuilles ou la longueur de sa voiture.D\u2019autres civilisations, que l\u2019on voudrait croire moins avancées que la nôtre mais dont les ac- pl pie 117, car Ifa i gli: le ma 1] = fii De 45 dé Colèg su ig Dental tte fn lug Gi url of as \u2014 Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 complissements scientifiques nous étonnent ou même éveillent chez nous un sentiment d\u2019admiration, nous dament le pion et savent reconnaître la valeur de leur personnel scientifique et enseignant.Il faut donc en arriver rapidement à la reconnaissance entière du statut du chercheur clinique et lui assurer une rémunération qui soit comparable à celle qu\u2019il pourrait obtenir s\u2019il déployait son activité et ses connaissances dans une autre spécialisation médicale.3° Il faut rechercher une collaboration aussi étroite que possible entre les fondamentalistes et les chercheurs cliniques.Cette collaboration peut s\u2019obtenir en attirant des fondamentalistes dans des Instituts de recherche annexés à des hôpitaux généraux mais elle trouvera sa formule idéale dans un complexe hospitalo-universitaire où l\u2019hôpital est physiquement intégré à la Faculté de médecine.Le chercheur qui, dans un même ensemble, peut dispenser ses soins aux malades, qui sont la base de son enseignement, poursuivre ses travaux de recherches appliquées ou fondamentales dans des laboratoires annexés aux Services hospitaliers, consulter sur les lieux ses collègues dans les départements de sciences fondamentales et participer à l\u2019activité scientifique de ce milieu, fréquenter la bibliothèque en ne parcourant que quelques corridors, se trouve dans une condition idéale pour produire des travaux de grande qualité.Réciproquement, la présence du chercheur clinique dans les départements fondamentaux de la Faculté, sa contribution à l\u2019enseignement dans les domaines fondamentaux où son expérience clinique et ses travaux de recherches l\u2019ont spécialisé, permet une collaboration qui sera garante de la qualité de l\u2019enseignement médical et établit un modèle et une inspiration pour l\u2019étudiant.4° Il faut encore pouvoir mettre à la disposition du chercheur les ressources indispensables à ses travaux, et cela dans tous les hôpitaux d\u2019enseignement.Et par ressources, j'entends les locaux nécessaires à la recherche depuis les laboratoires expérimentaux jusqu'aux unités métaboliques de même que le personnel de soutien indispensable, tels que techniciens, secrétaires, infirmières s\u2019il y a CLAUDE BERNARD ET LA RECHERCHE CLINIQUE Oa tucdbatiies didi 957 lieu, etc.Il ne faut pas négliger la nécessité d\u2019une bibliothèque spécialisée et les disponibilités nécessaires pour l'entretien et le renouvellement du matériel scientifique et les dépenses qu\u2019encourent nécessairement les travaux de recherches.Il faut se féliciter du travail appréciable qui se fait en ce sens au sein du Conseil des recherches médicales du Canada et, surtout, de la création du Conseil de la recherche médicale de la Province de Québec et exprimer notre reconnaissance à tous ceux qui Ont contribué à sa formation.Toutefois, il faut reconnaître que les besoins en fonds d\u2019investissements pour la création de nouveaux laboratoires et en fonds de recherches demeurent immenses et qu\u2019il faudra encore accroître, je dirais décupler, les fonds de ces organismes si l\u2019on veut que la recherche au Canada et surtout dans notre province prenne la place qui lui revient et nous permette de passer du statut de parents pauvres à celui de partenaires et de collaborateurs dans l\u2019édification de la médecine scientifique moderne.5° Enfin, il ne faut pas oublier la relève.Les Facultés de médecine ont pour mission de préparer les médecins qui dispensent les services médicaux à la population.I! faut donc que notre enseignement soit suffisamment polyvalent pour pourvoir autant à la préparation des généralistes qu\u2019à celle des spécialistes et de ceux qui, demain, se dirigeront vers une carrière scientifique.Je n\u2019ai pas l\u2019intention de discuter longuement de l\u2019enseignement aux étudiants en médecine mais je voudrais seulement insister encore une fois sur l'importance de la présence des chercheurs cliniques dans nos hôpitaux d\u2019enseignement et sur la tépercussion favorable de leurs travaux sur la qualité des stages cliniques de nos étudiants.La curiosité scientifique, l\u2019esprit critique devant l\u2019abondance d\u2019une littérature médicale de qualité très variable, le souci de l\u2019exactitude dans l\u2019examen clinique du malade de même que dans l\u2019exécution et l'interprétation des diverses explorations fonctionnelles, l\u2019esprit de synthèse dans l\u2019ébauche d\u2019un diagnostic à partir des signes et symptômes du malade, la prudence dans l\u2019énoncé du pronostic ou l\u2019appréciation de la valeur de la 2 958 thérapeutique proposée sont autant de qualités indispensables au bon médecin.Les chercheurs cliniques sont hautement qualifiés pour transmettre ces qualités aux étudiants en médecine et il faut compter sur leur collaboration pour atteindre ces fins.Mais il faut encore que les chercheurs cliniques puissent ouvrir leurs laboratoires de recherches aux étudiants pour que ceux-ci y trouvent un exemple, une inspiration et une orientation vers une médecine scientifique.À ce sujet, puis-je me permettre de vous suggérer que dans la préparation de vos budgets de recherche auprès des organismes compétents vous pensiez à prévoir des postes d'étudiants d\u2019été, ou d\u2019assistants de recherche, qui vous permettrait de vous attacher au moins un ou plusieurs étudiants pendant les mois d\u2019été.Déjà l\u2019été dernier, grâce à de telles prévisions de même que par des octrois obtenus spécifiquement à cette fin auprès du Ministère de la santé, la Faculté de médecine de Laval a réussi à placer auprès de chercheurs, tant en sciences fondamentales qu\u2019en recherche clinique, plus de 90 étudiants qui avaient complété leur première ou leur deuxième année d\u2019études médicales.Je n\u2019ai pas besoin d\u2019insister sur la valeur pédagogique d\u2019un tel programme.La Faculté a l\u2019ambition d'obtenir un nombre suffisant de tels postes pour que tous les étudiants qui le désirent puissent consacrer leurs vacances à des activités qui contribuent directement à leur formation médicale.Je m\u2019excuse auprès de Claude Bernard de l\u2019avoir apparemment oublié mais il me semble que s\u2019il était parmi nous, il ne pourrait pas penser autrement puisque ces conclusions découlent des prémisses qu\u2019il a établies dans ses écrits et qui Georges-A.BERGERON Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 demeurent au travers des siècles.Il avait confiance dans l'avenir, mais avait pleine conscience que la conquéte de la médecine scientifique serait une démarche lente et laborieuse.Je vous laisse, en terminant ce message qu\u2019il nous transmet : « L\u2019évolution naturelle de la science amènera fatalement cet avènement de la médecine expérimentale qui sera l\u2019œuvre de personne mais l\u2019œuvre des générations.» BIBLIOGRAPHIE 1.Bates, D.V., Rôle du spécialiste en sciences fondamentales dans l'hôpital universitaire, Union méd.Canada, 91 : 386-387, (avril) 1962, et Can.Med.Ass.J.86 : 685-686, (avril) 1962.2.BERNARD, C., Introduction à l\u2019étude de la médecine expérimentale, Bailliére, Paris, 1865.3.BERNARD, C., Principes de médecine expérimentale, collection Les classiques de la médecine, Alliance culturelle du livre, Lausanne, et Masson & Cie, Paris, 1962.4, FARQUHARSON, R.F., Financement de la recherche médicale au Canada, Union méd.Canada, 91 : 388-391, (avril) 1962, et Can.Med.Ass.J., 86 : 687-689, (avril) 1962.5.FRASER, R.S., La recherche clinique en cardiologie au Canada, Union méd.Canada, 91 : 394-395, (avril) 1962, et Can.Med.Ass.J., 86 : 692-693.(avril) 1962.6.GENEST, J., La recherche clinique au Canada, Union méd.Canada, 91 : 380-383, (avril) 1962, et Can.Med.Ass.J., 86 : 680-682 (avril) 1962.7.GRMEK, M.D., Réflexions inédites de Claude Bernard sur la médecine pratique, Médecine de France, 150 : 6-11, 1964.8.KUNKEL, H.G., La recherche clinique et son financement aux États-Unis, Union méd.Canada, 91 : 391-393, (avril) 1962, et Can.Med.Ass.J., 86 : 690-693, (avril) 1962.9.MUSTARD, J.F., Besoins futurs de la recherche clinique au Canada, Union méd.Canada, 91 : 396-397, (avril) 1962, et Can.Med.Ass.J., 86 : 694-695, (avril) 1962.10.SLATER, R.J., La contribution de la recherche clinique aux soins médicaux, Union méd.Canada, 91 : 383-386, (avril) 1962, et Can.Med.Ass.J., 86 : 683-685, (avril) 1962.11.TEPPEMMAN, J.Nature, qualities, and varieties of medical research, Ann.Int.Med., 56 : 645-654, 1962.I peut Sie spurt hem ki \u201cie n EME \u201chvid a, 4 us Hii at 5m Hy He dp me Temey li, ily \u201cûn Sit fy ity Un gy \u201clg D 1 i} W qu Jil Ui i Ti iy t ty | | Wey Diet al uf iy, esr 05 gi va } BOSSUET ET LA PSYCHOSOMATIQUE die d Me 1, Il peut sembler paradoxal de prétendre que g'Bossuet connaissait cette discipline, si en vogue 5 aujourd\u2019hui, qui se nomme la psychosomatique.im rg!On se rappellera cependant que, de l\u2019avis même tis \u2018Rides spécialistes, l\u2019objet de la médecine psychoso- wil matique n'est pas nouveau : simplement ce sont # les moyens qui changent.Beaucoup diront que \u201cEW Pindividu est plus accessible dans sa totalité après mw # Freud, Adler, Pavlov ou Jung, ainsi qu\u2019après les acquisitions du laboratoire.Mais cette «com- ¥ ipréhension globale » que les sciences actuelles se flattent d\u2019obtenir n\u2019était pas étrangère aux directeurs spirituels du xvii siècle.Bossuet et ; Fénelon n\u2019ignoraient pas l'aspect individuel de chaque destinée et savaient l'importance pour la J personne de ce qu\u2019on nomme de nos jours l\u2019envi- x ,bronnement.mk} Certes, les auteurs de cette époque n\u2019avaient hpas les instruments capables de leur préciser le 9 gxrôle du milieu physico-chimique et biologique, ni gw méme les influences sociales.Pour autant ils ;, * pressentaient parfaitement la nécessité de l\u2019adap- ; «#tation du sujet à tout ce qui l\u2019entourait.Or, les d# troubles produits par l\u2019absence de cette adapta- a tion, ou par ses échecs, constituent la préoccupa- 2 tion premiere de la médecine psychosomatique.wIl y a des déviations qui sont, aujourd\u2019hui, mieux i**# analysées qu\u2019hier.Mais cela ne signifie pas ) qu\u2019elles étaient ignorées jadis Un médecin técrira que « l\u2019adaptation à autrui, au monde, est *indissolublement liée à l\u2019adaptation à soi-même \u201ccar elles réagissent sans cesse l\u2019une sur l\u2019autre ».Ce souci d\u2019aider chacun à s\u2019adapter à soi-même 2t aux autres se retrouve dans toutes les lettres + de direction du grand siècle.) On assure de nos jours que l\u2019essence de l\u2019homme st à chercher dans l\u2019interaction socio-physio- Janes CONVERGENCES Abbé Jean-Pierre SCHALLER, D.Th logique car la maturité de l\u2019individu doit s\u2019opérer de front dans les domaines psychique, social et biologique.Mais lorsque Bossuet veut proposer une méthode de connaissance de l\u2019homme il recourt également aux divers éléments qui passent aujourd\u2019hui pour fondamentaux.Chacun sait que Louis XIV avait confié à Bossuet l\u2019éducation du Dauphin.Le précepteur compose entre autres pour son élève un traité trop peu connu actuellement et intitulé : De la connaissance de Dieu et de soi-même.C\u2019est après la mort de son auteur que ce traité parut, à Paris, en 1722, comme une introduction à la philosophie, Dès le début de l\u2019œuvre, Bossuet avertit le lecteur que pour bien connaître l\u2019homme il y a trois points à considérer : l\u2019Âme séparément, le corps séparément et l\u2019union de l\u2019un et de l\u2019autre.On est frappé par la perspicacité de ce petit traité de biologie qui soustend une méditation philosophique.Il y a des erreurs et des remarques qui feraient sourire un scientifique moderne.Mais si l\u2019on fait abstraction des lacunes inévitables pour l\u2019époque, on est saisi par l\u2019esprit profond d\u2019un écrivain du XVII siècle soucieux de présenter une image exacte de l\u2019homme en fonction de cet esprit de synthèse si prôné actuellement.Bossuet conduisait son royal élève au cours d\u2019anatomie que donnait le médecin Duvernez à l\u2019intérieur du palais de Saint-Germain et dans celui de Versailles.L\u2019évêque admirait les savantes démonstrations et tenait grandement compte de cette étude anatomique dans la construction de son traité sur la connaissance de soi-même.Il faut rendre justice au théologien qu\u2019était Bossuet d\u2019avoir été si disponible aux sciences qui, en son temps, se consacraient à l\u2019analyse du corps humain.C\u2019est ce qui permet à l\u2019auteur de parler 960 de l\u2019homme avec un sens du réel qui étonnerait ceux qui pensent de bon ton de se moquer actuellement des considérations du temps jadis.Dans son traité Bossuet ne frise pas la suffisance d\u2019imaginer qu\u2019il va résoudre l\u2019énigme de l\u2019union du corps et de l\u2019âme.Il est difficile et peut-être impossible à l\u2019esprit humain, dira l\u2019évêque, d'en pénétrer le secret : on peut simplement chercher à en analyser les fondements.Il est bon d\u2019observer qu\u2019aujourd\u2019hui encore cette énigme et ce secret sont sans solution définitive .En fidèle thomiste Bossuet remarque tout de suite que l\u2019âme est unie au corps en son tout «comme à un seul organe parfait dans sa totalité ».Car s\u2019il y a de multiples parties dans le corps on peut cependant appeler ce dernier «un même organe », tant il est un par la proportion et la correspondance de ses parties, comme « un luth ou un orgue est appelé un seul instrument ».Ce plaidoyer en faveur de l\u2019unité du corps humain annonce parfaitement la tendance actuelle de la médecine qui se méfie du praticien soignant un organe malade sans se soucier du reste de l\u2019organisme.Le meilleur chirurgien ne peut faire fi du tableau clinique d\u2019un patient ! Bossuet va plus loin quand il veut encore souligner l\u2019unité qui relie l\u2019âme à ce corps.Le prélat s\u2019avère très moderne en ne se contentant pas de la simple définition de Platon et du moyen âge estimant que le corps est l\u2019instrument de l\u2019âme.Il est plus que cela, dira Bossuet, car l\u2019âme elle-même subit l'influence du corps.Il serait faux d'imaginer cette âme gouvernant son instrument comme un pilote dirigeant son vaisseau ou comme le peintre maniant son pinceau.Car si l\u2019on brise le ciseau du sculpteur ou le pinceau du peintre, l\u2019artiste ne sent pas les coups dont l'instrument fut frappé.L'âme, en revanche, sent tous les coups qui blessent le corps comme elle a du plaisir quand on donne à ce dernier ce qu\u2019il exige pour subsister : «il ne se faut pas s\u2019étonner si le corps étant mal disposé, l\u2019âÂme en fait moins bien ses fonctions».Dès lors, l\u2019auteur conclut que l'âme Abbé Jean-Pierre SCHALLER Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 et le corps ne font ensemble qu\u2019un tout naturel et qu\u2019il y a entre les parties une parfaite et nêces- saire communication.Ces propos correspondent étonnamment à l\u2019enseignement moderne d\u2019une médecine totale qui sait.que, face à un malade, « chaque détail compte et de très minimes ont parfois une grande importance ».On souligne aujourd\u2019hui qu\u2019il y a un point de départ émotionnel à des troubles et à des lésions comme il y a aussi des lésions organiques et microbiennes qui ne laissent pas l\u2019affectivité indifférente.On insiste sur la «personnalité globale » du malade au point de pouvoir constater : « Tout ce qui concerne l\u2019homme est psychosomatique dans la mesure où l\u2019on voit mal ce que signifierait le psychisme sans intégration biologique, sans support somatique ; en prenant l\u2019expression à la lettre, on ne peut nier que les troubles mentaux, par exemple, ne soient des troubles psychosomatiques.À l\u2019autre extrême, tout ce qui s\u2019organise biologiquement est psychosomatique, dans la mesure où l\u2019adaptation à la réalité cesse d\u2019être automatique et requiert l\u2019attente, la perception de l\u2019environnement et l\u2019harmonisation des réactions en vue d\u2019un échange ».1 Bossuet n\u2019aurait certainement pas nié cette vue de l\u2019homme car il savait combien nous sommes peu des esprits purs.ll remarque que nous connaissons beaucoup plus de choses de notre âme que de notre corps.Notre esprit s'aperçoit bien de nos sentiments mais « il se fait dans notre corps tant de mouvements que nous ignorons ».L\u2019évêque reste pantois devant ce qu\u2019il nomme la délicatesse des mouvements du cerveau, des nerfs et des esprits alors que, pourtant, ces choses sont dans la nature.Il faut noter que Bossuet subit l\u2019influence de Descartes.Sans nommer la glande pinéale, Bossuet place dans le cerveau le siège principal d\u2019où l\u2019âme préside à tout.L'auteur tient largement compte également des esprits animaux.On sait que Descartes désignait par là des corps très petits se mouvant très vite sous l\u2019influence du cerveau qui les rend complètement dépendants de lui.Selon cet auteur le mouve- 1.TZANCK, René, « Réflexions sur la médecine psychosomatique », p.33, Julliard, Paris, 1964.a pas i Yasi \u201ca oat Je Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 ment des esprits cause, fortifie et entretient les perceptions, les sentiments et les émotions de l\u2019âme.?Cette opinion est partagée par Bossuet.Quand il traite de la passion il la compare à une espèce de maladie qui cause une altération dans le corps.La passion opère quelque changement dans les esprits et par eux dans le cœur et dans le sang.Mais 1l ne suffit pas, pour expliquer la santé et la maladie, de s\u2019en tenir aux esprits : il faut aussi considérer les « ressorts ».Le prélat traite alors du cerveau et du cœur, d\u2019où dépend tout le mouvement, ainsi que « les tuyaux de communications ».L'étude de la pathologie, chez Bossuet, considère bien les accidents possibles.La continuité des filets peut s\u2019interrompre, le cerveau risque de s\u2019amollir ou de se dessécher, les fibres du cœur de se raidir ou de se relâcher tout à fait, et voilà la machine arrêtée ! Si les esprits font défaut les ressorts cesseront d\u2019agir faute de moteur.Et si les tuyaux \u2014 les nerfs \u2014 par où les esprits doivent passer se resserrent ou se remplissent de quelque autre chose, l\u2019entrée est fermée et la mort survient dans le cas où de telles dispositions persistent.Tel est le vocabulaire en usage au xVvI1\u20ac siècle lorsqu\u2019on parle d\u2019anatomie.Il permet d\u2019obtenir ensuite des conclusions qui s'avèrent perspicaces pour l\u2019homme du xX® siècle plus capable de préciser la physiologie.Car Bossuet devine étrangement combien notre corps compliqué est peu étranger à nos réactions même les plus spirituelles.Il admire l\u2019âÂme qui possède des principes de vérité éternelle et qui peut, par un esprit de rapport, manier les règles du raisonnement et tirer des conséquences.Devant une pareille maîtrise, qui représente un immense univers, le corps semblerait de faible dignité, Mais Bossuet se ravise en soulignant que ce «tissu de petites fibres infiniment déliées» à un rapport très intime avec l\u2019ensemble de l\u2019homme.Et même ce corps reçoit des impressions remarquables « de la lune, du soleil et des sphères les plus hautes, quoique éloignées de nous par des espaces incompréhensibles ».Dès lors, l\u2019âme est avertie par de 2.Cf.dans les œuvres de Descartes le Traité des passions de l\u2019âme.(5) BOSSUET ET LA PSYCHOSOMATIQUE 961 pareilles sensations « de ce qui se passe dans ce corps et aux environs, jusqu\u2019à des distances infinies ».La médecine actuelle enseigne à son tour l\u2019influence sur notre comportement de phénomènes naturels externes.On parle de météoropatho- logie et on établit une corrélation possible entre les perturbations solaires et des manifestations d\u2019infarctus du myocarde.Le professeur B.Belluci écrit : «Il existe sans discussion un effet biologique lié à autrement dit au bombardement continu auquel est soumis l\u2019organisme humain de la part de corpuscules provenant des espaces interstellaires et doués d\u2019énorme énergie, du fait de leur très grande vitesse et de leur pouvoir de pénétration.» 3 l\u2019action des «rayons cosmiques », Avant l\u2019heure Bossuet pressent combien l\u2019unité du corps et de l\u2019âme entraîne pour celle-ci des conséquences qu\u2019on doit prendre au sérieux si l\u2019on veut s\u2019attacher à la connaissance de l\u2019homme.Il était impossible à l\u2019évêque, évidemment, de dire que l\u2019état d\u2019électrisation et d\u2019ionisation de l'air atteint nos comportements et que la lumière solaire est en relation avec l\u2019activité sexuelle.Pour autant l\u2019auteur était assuré que les sens de l\u2019homme réagissent devant certains faits naturels et que nos nerfs peuvent «être touchés de si loin ».La médecine psychosomatique ne niera pas qu\u2019on savait alors la valeur de l\u2019environnement, même si le tâtonnement était encore rudimentaire pour prouver des réalités que l\u2019on supposait nettement existantes.Les modernes invitent à se méfier de la myopie scientifique et de la presbytie métaphysique ! Il semble que Bossuet savait voir d\u2019assez près les faits naturels sans être aveuglé par la spéculation abstraite.Mais il trouvait sage de considérer l\u2019ensemble de haut, sans être paralysé par une analyse qui oublie la synthèse.L\u2019évêque se méfiait d\u2019un spiritualisme outré.Il écrivait que pour être heureux 1l faut connaître la vérité, l\u2019aimer et la vouloir.Cependant, avec un bon sens indéniable, l\u2019auteur ajoutait : « Mais 3.L'influence des facteurs physiques ambiants sur la vie humaine, Gazzetta sanituria, Université de Pérouse, n° 3, p.23, 1960.Voir notre livre : «Morale et affectivité ».pp.148-153, Mulhouse, Editions Salrator.1962. 962 comme l\u2019homme n\u2019est pas une nature purement intelligente, et qu\u2019il est une nature intelligente unie à un corps, il lui faut autre chose : il lui faut les sens.Et cela se déduit du même principe ; car puisqu\u2019elle est unie à un corps, le bon état de ce corps doit faire une partie de son bonheur.» \u201c Tout médecin ratifiera cette logique qui fait entrer la part du corps dans le lot du bonheur de l\u2019homme.Et par « corps » il est évident qu\u2019il faut entendre ici la sphère physique et psychique.Bossuet serait le premier à faire écho aux praticiens modernes assurant que « l\u2019intervention psychique mobilise l\u2019organisation somatique ».Au XvIIe siècle comme aujourd\u2019hui on savait que l\u2019homme, cet animal superbe, selon le mot de Bossuet, est pris par mille « liens affectifs, psychiques, biologiques entrelacés qui ont tissé, à travers l\u2019histoire du sujet, cette trame qui, à la fois, s\u2019étend et se resserre un peu plus chaque jour ».Tout un chapitre du traité de Bossuet est consacré à établir la ressemblance et la différence entre l'homme et la bête.On ne peut qu\u2019admirer la lucidité de l\u2019auteur étudiant la mémoire et le souvenir.On se prend à penser que l\u2019évêque n\u2019aurait pas été très surpris d\u2019entendre les psychologues modernes disserter sur le subconscient et les réflexes conditionnés.Bossuet écrit : « Le cerveau ayant tout ensemble assez de mollesse pour recevoir facilement les impressions, et assez de consistance pour les retenir, il y peut demeurer, à peu près comme sur la cire, des marques fixes et durables, qui servent à rappeler les objets, et donnent lieu au souvenir » (p.105).Pour bien souligner ce qu\u2019il appelle le mouvement durable du cerveau l\u2019auteur pense à des expériences tentées sur des animaux.Il fait appel au vocabulaire de son temps puisqu'il parle du cours des esprits ou des vapeurs qui montent à la tête, afin d\u2019expliquer comment les endroits du cerveau sont agités là où les marques des objets restent imprimées : «Il ne faut pas s'étonner si un chat, frappé d\u2019un bâton 4.« De la connaissance de Dieu et de soi-même » Firmin-Didot, Paris, 1881.I C.Jourdain, de l\u2019Institut.et 1 p.141, Cette édition est introduite par Abbé Jean-Pierre SCHALLER Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 au bruit d\u2019un grelot qui y était attaché, est ému après par le grelot seul qui a fait son impression avec le bâton au même endroit du cerveau » (p.105).Ce texte du xvii siècle fait immédiatement songer a Pavlov.L\u2019expérience du chien, proposée par ce dernier, est classique.Si on donne à la béte un morceau de viande il se produit une sécrétion automatique des glandes salivaires.En même temps que l\u2019on présente la viande on fait retentir une sonnerie.Après un certain temps, en l\u2019absence de nourriture, la sonnerie seule réussit à provoquer la salivation.Le chat de Bossuet et le chien de Pavlov semblent très parents.Pour Bossuet tout cela est du ressort des mouvements corporels : l\u2019association des idées est dépendante de ce qui frappe les sens.L\u2019agitation du cerveau permet à des pensées de naître ; c\u2019est ainsi qu\u2019apparaissent les passions « avec tous les mouvements qu\u2019elles causent dans le corps et tous les désirs qu\u2019elles excitent dans l\u2019âme ».Aussi Bossuet serait très étonné d\u2019entendre certains psychologues modernes affirmer que les expériences de Pavlov conduisent à prétendre que le comportement humain n\u2019est qu\u2019une somme de réflexes purement nerveux.Si l\u2019on pousse les choses dans leurs limites extrêmes on risque, au dire de quelques-uns, d\u2019anéantir par la le libre arbitre, la morale, la justice, la responsabilité, bref presque toutes les valeurs humaines .Le chat, dont parle Bossuet, n\u2019a certainement pas causé ces diverses inquiétudes à son auteur.Car le prélat sait combien l\u2019homme dépasse la bête par son intelligence.Celle-ci est capable de connaître le vrai et le faux ainsi que de les discerner l\u2019un de l\u2019autre.L\u2019entendement doit juger «les organes mêmes » et tirer des sensations les conséquences nécessaires.Cette connaissance possible qui ne convient qu\u2019à l\u2019entendement « montre en quoi il diffère tant des sens que de l\u2019imagination ».Dès que la réflexion commence à poindre, dira Bossuet, on a le signe que l\u2019âme s'élève au- dessus du corps et réussit même à le dominer.Tandis que chez la bête son « âme » demeure de même nature que ses occupations : tout est affaire CA AHL OER RUS UL I a bia ti tia tt ae il Laval Médical dico] Vol.36 Déc.1965 21 k 1% À Em E510 Li U \\/ Td hf N ment LE Dog & t ed] Lun [ are den tan mere CELESTIN e dt Te TRE mit NATURELLE, TA aye Cv i7 1 FRANCAIS.fire | à ThOU ! A fation FOIE, VOIES BILIAIRES Cu xs VOIES DIGESTIVES 7s me B (EF EQUILIBRE DE LA fe © NUTRITION «0 qe A y de ot «th RY el ot PX ie, oy CS li e® il © Ry RC lk se oÙ RY e {teur \u201c% gl OF éfiez- vous.des \u2018substitutions pl «0 gd > = recréece AT SAIT JUgE 9e IN È oO oo «0 gif J TTR: Lg qu LECORPS MÉDICAL i qu DANS LE MONDE ENTIER id pd fl Importateurs HERDT & CHARTON, Inc 2245, rue Viau Montréal (6) SERIES RER ES Laral Médical iil Vol.36 \u2014 Déc.1965 ih gens pl Bs fing br Wp (¢ fie | phe li a i re iH \u201cTout ce que j\u2019ai essayé semble ne pas avoir réussi, it alors j'ai finalement décidé de venir vous voir\u201d.fi i] wd ip ls ne Tp Si un patient souffrant de sinusite vient vous Il faut l'employer avec prudence chez les pa- i consulter des le début de ses malaises, ou en tients souffrant d'hypertension grave, de diabète an dernier ressort, vous pouvez lui procurerle sou- sucré, d'hyperthyroïdisme ou de rétention uri- ng lagement qu\u2019il recherche en lui prescrivant naire.ll faut aviser les patients qui ne sont pas I Novahistex APC&C.alités qu'une certaine somnolence peut surve- Novahistex APC&C fournit une action analgé- nir.Son administration prolongée sans interrup- Eu sique et prompte pour soulager les douleurs tion est contre-indiquée puisque le phosphate tbe causées par la sinusite.!| agit aussi sur la cause de codéine peut créer une accoutumance.thy profonde du mal de téte \u2014 en aidantau dégage- LES COMPRIMÉS DE NOVAHISTINE APC&C de ment des voies respiratoires et à rétablir la sont spécialement préparés pour être administrés np fonction normale des sinus.Cette action aide à aux enfants, pour le soulagement de la sinusite, gy réduire le risque de voir une sinusite aiguë de la douleur et de la congestion.tel évoluer vers des phases chroniques.ly i NOVAHISTEX APC & C .Ay, Chaque comprimé contient: chlorhydrate de phé- Try nyléphrine, 20 mg; chlorhydrate de diphénylpyra- 0 line, 2 mg; acide acétylsalicylique, 5 gr; phénacé- \u201ctn tine, 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qu\u2019il aurait dévorée s\u2019il n\u2019avait été rendu capable de discipline.Et Bossuet ne craint pas d'appliquer cette réaction à l\u2019homme : « J\u2019aurai, par exemple, rencontré un lion en passant par les déserts de Libye et j'en aurai vu l\u2019affreuse figure ; mes oreilles auront été frappées de son rugissement terrible ; j'aurai senti, si vous le voulez, quelque atteinte de ses griffes, dont une main secourable m\u2019aura arraché.Il se fait dans mon cerveau, par ces trois sens divers, trois fortes impressions de ce que c\u2019est qu\u2019un lion : mais parce que ces trois impressions, qui viennent à peu près ensemble, ont porté au même endroit, une seule remuera le tout ; et, ainsi, il arrivera qu\u2019au seul aspect du lion, a la seule ouie de son cri, ce furieux animal reviendra tout entier à mon imagination.» L'auteur insiste en remarquant que même le lieu où on a été frappé la première fois d\u2019un objet si effroyable, ne laissera pas indifférent.« Je ne reverrai jamais le vallon désert où j'en aurais fait la rencontre, sans qu\u2019il me prenne quelque émotion, ou même quelque frayeur.» Pour autant il apparaîtra à chacun que l\u2019homme se distingue de la bête.Le premier sait sa situation et tire des idées universelles les conséquences précises.La seconde sent, simplement, et par le dressage n\u2019arrivera jamais à connaître les principes universels.Les raisons, les causes et les convenances échapperont constamment à la bête.Or ce n\u2019est pas cela qu\u2019on appelle x * + (7) BOSSUET ET LA PSYCHOSOMATIQUE 963 Si l\u2019on met en parallèle certaines affirmations de Bossuet et d\u2019autres provenant des modernes on conviendra facilement de l\u2019accord existant entre les propositions.L\u2019évêque enseigne que pour bien juger les animaux il n\u2019y a rien de meilleur « que de s\u2019étudier soi-même auparavant ».Tant il est vrai que même si nous avons « quelque chose au- dessus de l\u2019animal, nous sommes animaux ».Pour devenir des juges compétents il faut donc observer ce que nous sentons, découvrir ce qui est supérieur en nous, sans craindre de trouver « dans les animaux ce qui est en nous d\u2019animal ».Voilà les moyens que propose Bossuet pour arriver à la connaissance de soi.Or l\u2019actuelle médecine psychosomatique exige dans son activité l\u2019usage de ce qu\u2019elle nomme la totalisation, c\u2019est-à-dire une alternance de projections et d\u2019homologations qui se contrôlent et se rectifient sans cesse les unes les autres.«L'homme ne connaît l\u2019amibe qu\u2019à partir de lui- même, et si dans le domaine de la connaissance, l\u2019amibe et le singe descendent de l\u2019homme, l\u2019homme doit cependant passer par l\u2019entremise de l\u2019amibe et du singe pour parvenir à se connaître lui- même » (Tzanck, p.181).Cette méthode analogique aurait été familière à Bossuet .De nos jours, 1l est vrai, on a mieux relevé que jadis combien l'étude de l\u2019animal n\u2019est pas infaillible quand il s\u2019agit de l'appliquer à l\u2019homme.Déjà dans le monde des bêtes les règles ne sont pas immuables « puisque le mode spécifique d\u2019aucun animal n\u2019est superposable à celui d\u2019aucun autre ».On enseigne par exemple que le canard « qui détecte la moindre odeur de romarin, ne sent ni la menthe, ni I\u2019éther, ni le thymol ».Le chien distingue des sons qui demeurent inconnus a l\u2019oreille humaine.Bref, les expérimentations ne doivent jamais être utilisées avec une admiration sans réserve, d\u2019autant plus que le psychisme humain complique les réactions et ne les rend pas totalement assimilables à celle d\u2019un rat ou d\u2019une grenouille.Pour autant Bossuet présente ce que l\u2019expérience moderne établira plus scientifiquement.Par exemple le prélat, parlant du bruit, de l\u2019agitation de l'air et des sons, dit bien que le coup qui 8 À i 964 Abbé Jean-Pierre SCHALLER en vient à notre oreille est une chose trop sensible pour être mise en doute.L'auteur donne des preuves propres à son époque : on se sert du son des cloches pour dissiper les nuées ; de grands cris ont tellement fendus l'air que des oiseaux en sont tombés ; le seul vent d\u2019un boulet fait choir à terre plusieurs personnes.Puisque les bâtiments sont ébranlés par le bruit, au point de trembler, les oreilles doivent en être agitées.On sait, ajoute l\u2019évêque, que le corps sent certains sons «comme celui d\u2019un orgue ou d\u2019une basse de viole ».Et même « les paroles se font sentir aux extrémités des doigts situés d\u2019une certaine façon » : les oreilles, formées pour l\u2019ouïe, recevront cette impression encore plus fortement.Tout cela permet donc, ajoute Bossuet, de deviner « ce que fait une plus douce agitation sur des parties plus délicates ».Aujourd\u2019hui les médecins, à leur tour, ne se lassent pas de parler des effets nocifs du bruit.Ce dernier est rangé parmi les éléments d\u2019usure qui nuisent à l\u2019homme moderne.Les facteurs d\u2019agression et d'alarme se multiplient et le bruit représente un réel péril qui nous menace au bureau, à la fabrique, et aussi dans le milieu d\u2019habitation.Dans une usine non seulement les vibrations mécaniques mais encore le bruit apparaissent comme des sous-produits du machinisme perturbant l'équilibre de l\u2019ouvrier.Bossuet ferait siennes les doléances médicales concernant tout ce qui concerne le bruit puisque l\u2019auteur souligne combien une «impression réelle et corporelle » se fait sur nos organes dans toutes les sensations.Dans le cas de louie cette impression vient immédiatement ou originairement de l\u2019objet raisonnant.Ainsi l\u2019évêque déplorerait le genre de vie moderne qui fatigue l'individu au point de créer une pathologie due aux troubles des rythmes de la personnalité.Il est bien compréhensible que Bossuet n\u2019ait pas pu deviner tous les progrès qu\u2019on réaliserait par la suite en matière de psychochirurgie ou en psychologie clinique.Cela ne signifie point qu\u2019il n\u2019a pas songé à des possibilités d'intervention Laval Médical Vol.36 \u2014- Déc.1965 sans savoir exactement comment procéder.Les talents d\u2019observateur de Bossuet traduisent ses préoccupations.L\u2019auteur admire, par exemple, la force de la volonté humaine capable de surmonter certains obstacles d\u2019ordre somatique, « car ¢\u2019est un grand effet du pouvoir de I\u2019ame sur le corps qu'elle puisse même délier les organes qui, jusque-là, avaient été empêchés d\u2019agir ».Pour illustrer de pareils propos l\u2019évêque cite un cas rapporté par Hérodote (I, 85) au sujet du fils de Crésus.Ce garçon quil avait perdu l\u2019usage de la parole le recouvra quand il vit qu\u2019on allait tuer son père.Bossuet explique le fait par la volonté du jeune homme désireux de sauver son père, ce qui permit le grand effort surmontant «l\u2019empêchement de la langue ».5 En conclusion l\u2019évêque écrira « qu\u2019il y a une infinité de mouvements dans le corps qui suivent les pensées de Tame ».En médecine psychosomatique on traite également du cas de l\u2019aphonie ou du bégaiement qui ont souvent une origine psychique.Des facteurs qui sont du ressort de la vie affective du sujet viennent s\u2019ajouter à une débilité motrice éventuelle.Le trouble moteur est engendré par des motifs tels que, parfois, une psychothérapie avisée peut y remédier.Dans ce genre de maladies il s\u2019agit souvent d\u2019un repliement de l\u2019homme hors de la communauté.Un être timide et inquiet redoute de se mêler au monde et il entretient son mutisme inconsciemment.Des médecins rapportent «le cas d\u2019une malade qui souffrait depuis 22 ans d\u2019une aphonie ; elle fut guérie par une psychothérapie poursuivie pendant sept mois.Ce trouble répondait au désir de s\u2019évader de la réalité et d'éviter le contact avec les autres.Des expériences gravement traumatisantes de l'enfance pouvaient l\u2019expliquer ».6 Une nouvelle fois les observations 5.Dans l'excellent ouvrage que le professeur Le Double a consacré à Bossuel, anatomiste el phvysiologiste, (Vigo, Paris, 1913), l\u2019auteur observe que Bossuet traduit Hérodote un peu librement mais il ajoute : « Il ressort manifestement que Bossuet n\u2019a pas plus ignoré qu\u2019un neuro-pathologiste de l'École de la Salpêtrière, que si, parmi les maladies nerveuses, il y en a sur lesquelles la volonté ne peut rien il y en a aussi sur lesquelles elle peut tout », p.241.On consultera également avec profit la thèse du docteur À.Novella (1920, Montpellier) : Bossuel et les sciences médicales.6.STERN, docteur E., Les confits de la vie, causes de maladie, pp.195-196, Payot, Paris, 1955. lity J, 1 I, le ent se temple fe su.Ali bird 5 qi: Ie ci let do pe [qi ai i sale i cui] mur des de fl quoi il Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 (8) BUVABLES SUPPOSITOIRES INDICATIONS: HOMMES : Hypertrophie de la prostate » Sénilité « Troubles dépressifs FEMMES : Hyperménorrhées + Troubles psychiques » Ménopause ENFANTS : Ectopie testiculaire « Retard de la puberté FORMULES: \u2014 AMPOULES: Extrait Hydro- Glycériné Orchitique (correspondant à O gr.831 de glande fraîche) 1 cm: 5 Sérodausse À (Sérum de Taureau) 2 cm* 5 pour un tube scellé de 5 cm\u201c SUPPOSITOIRES : Extrait Orchitique (correspondant à O gr.831 de glande fraîche) Sérum Concentré de Taureau correspondant à 3 cm?® 5 de Sérum frais (Sérodausse A) (pour un suppositoire) PRÉSENTATION : Ampoules : Boîtes de 6, 24 et 100 Suppositoires : Boîtes de 6 23 Laval Médical 24 Vol.36 Déc.1965 Bos I Dans les affections in | complexes i | d'ordre émotif sn | ud TRIAVIL | 1 He | traitement efficace d'une gamme 9 i étendue de symptomes que pré- }'\" sente le malade psychonévrosé nd 29 TRIAVIL peutsoulager/estroubles ä psychiques tels que l'inquiétude, l'agitation, (RE 3 la dépression, l'insomnie, la fatigue inexpli- \u201cap 4 cable et l'apathie.\u201cre ) Les manifestations psychosomatiques compre- \u201cee 2 nant en particulier de la faiblesse, de l'ano- _, 3 rexie, de la sychnurie, de la céphalée, des pal- oil 1 pitations et de vagues douleurs abdominales 3 Sep 3 TRIAVI L est un traitement adju- il; vant qui aidera a obvier a plusieurs des pro- a blèmes multiples et variés, d'ordre émotif, i caractéristiques du psychonévrosé qui n'en ° répondra que mieux au traitement de la pel consultation.El Grâce à TRIAVIL \u201cAre 1.la maîtrise des symptômes pénibles per- ni met au malade d'acquérir une meilleure compréhension de ses problèmes; 2.le patient peut s'adapter d'une façon plus réaliste à son milieu; 3.le soulagement rapide des symptômes redonne confiance au patient et facilite les relations entre le médecin et son patient.La posologie de TRIAVIL consiste en l\u2019administration d'UN comprimé, trois ou quatre fois par jour.On recommande aux médecins, avant Ce prescrire TRIAVIL, de consulter la documentation détaillée qu'ils peuvent obtenir sur demande ou le prospectus accompagnant le produit.Présentation: Le TRIAVIL est présenté sous for- 2° 3 me de comprimés oblongs, rose-saumon, dosés Si 3 à 3 mg.de perphénazine et à 15 mg.de chlorhy- i.8 drate d'amitriptyline, en flacons de 50.Ru 3 i 3 S J?; i MERCK SHARP & DOHME |, # OF CANADA LIMITED MONTREAL a \u201cMarque déposée BY, | tie | ls | tal; ps y I init | i oF } svt og; æ tac \u2019 wi fone: fe il i p [hd Wig, 9: es t ut \u201ca ssf de.Hot 81 A Ne > ih 3 Laral Médical Vol.36 - Déc.1965 de Bossuet trouvent leur confirmation dans les exposés scientifiques qu\u2019on consacre à de pareils problèmes.Ailleurs Bossuet enseigne que l\u2019ébranlement des nerfs, « auquel le sentiment est attaché » doit être considéré dans toute son étendue.Ilya communication d\u2019une extrémité à l\u2019autre : les parties des nerfs frappées au dehors transmettent un mouvement aux parties qui sont cachées dans le cerveau.Partant de là, l\u2019auteur émet un vœu, disant que « si on pouvait tout à fait arrêter : le mouvement du nerf au milieu, il n\u2019y aurait point du tout de sentiment ».Or actuellement i ce désir n\u2019est plus un rêve puisque dans un but ! thérapeutique on fait des injections dans les troncs nerveux.Et la neurochirurgie a entrepris d\u2019au- : dacieuses interventions qui n\u2019ont que confirmé les vues très justes de Bossuet sur l\u2019importance du système nerveux.Le prélat compare les nerfs à de petites cordes ou plutôt à des filets qui com- | mencent au cerveau et s'étendent par tout le corps jusqu'aux dernières extrémités.Pour souligner le rôle capital de ces organes l\u2019auteur dira que »: «partout où il y a des nerfs, il y a quelque sentiment et partout où il y a du sentiment, il s\u2019y rencontre des nerfs ».En psychochirurgie, lors de syndromes irréductibles, on a jugé sage de réduire les réflexes d'association des voies nerveuses par la section de certaines fibres ou de certaines cellules nerveuses.C\u2019est ainsi qu\u2019on a pu modifier plus d\u2019un comportement pathologique.On sait évidemment que tant du côté médical que de celui des moralistes la lobectomie a prêté à discussion.Mais ce qui est frappant ici c\u2019est de considérer combien le vocabulaire actuel de la technique médicale étonnerait peu Bossuet qui, dans ses considérations sur la connaissance de soi- même, savait pertinemment combien nous sommes dépendants de notre anatomie.Et lorsque l\u2019évêque conseille de bien ménager notre attention, et de ne pas nous remplir inutilement de n'importe quelles imaginations, c\u2019est qu'il sait qu\u2019il y a là un problème « psychosomatique ».De la part du prélat ce ne sont pas que de sages directives d\u2019un guide spirituel soucieux de la vertu de chacun, c\u2019est aussi la lucidité d\u2019un psychologue qui 9) BOSSUET ET LA PSYCHOSOMATIQUE 965 n\u2019ignore point la liaison profonde entre « les impressions du cerveau et les pensées de l\u2019âme » tant l\u2019accord est fermement établi entre le corps et cette âme.En décembre 1693 Bossuet écrira à Madame d\u2019Altert de Luynes de ne pas se livrer, dans sa vie d\u2019intimité avec Dieu, « à des attraits et opérations trop fortes ».Et l\u2019auteur ajoute : « je parle par rapport au corps, qu\u2019il ne faut pas laisser accabler ».L\u2019évêque ne voulait pas qu\u2019en l\u2019abbaye de Jouarre on s'abandonnât à un mysticisme douteux.Pour mieux préciser l\u2019étroite relation de l'âme et du corps il a manqué à Bossuet l\u2019enseignement de l\u2019endocrinologie moderne.Il aurait su combien les glandes à sécrétion interne participent à de multiples désordres, tant psychiques que physiques.L\u2019évêque aurait certainement établi la relation entre la connaissance des hormones et celle des esprits animaux puisqu'il n\u2019a jamais séparé son étude du cerveau des considérations sur les « esprits ».Il parlait d\u2019une « vapeur fort subtile, fort vive et fort agitée » dont il relevait l\u2019activité et la vitesse, soulignant que grâce à des vaisseaux la communication avec le cerveau est bien établie.On peut donc supposer que Bossuet aurait été disponible aux propos tenus actuellement sur le rôle éminent de l'hypophyse.La foi de l\u2019évêque en Dieu et en l'homme n\u2019aurait pas chancelé en apprenant aujourd\u2019hui que des travaux récents permettent éventuellement de croire à la transmission des caractères acquis.Ces travaux démontrent en effet « l\u2019existence de différences quantitatives et qualitatives notables de l\u2019acide ribonucléaire dans certaines cellules cérérrales chez les rats «instruits » et chez les rats « ignorants » .L\u2019étude du traité de Bos- suet révèle que l\u2019auteur serait vite devenu accueillant à la psychopathologie moderne et n\u2019aurait pas non plus nié d\u2019emblée l\u2019utilité d\u2019une psychanalyse maintenue dans de justes limites.En revanche Bossuet montre une antipathie qui gagne l\u2019indignation lorsqu'il parle de ceux qui font effort pour prouver que les bêtes valent bien les hommes et qu\u2019il y a peu de différence entre eux et 966 Abbé Jean-Pierre SCHALLER elles ! 7 Le prélat stigmatise le but de cette tendance : l\u2019homme plaide la cause des bêtes pour chercher des excuses à ses désirs sensuels.Et le théologien s\u2019irrite en pensant que «la nature humaine connaît Dieu » et que par ce seul fait les animaux sont placés au-dessous d'elle « jusqu\u2019à l'infini ».C\u2019est une étrange dépravation, dit l\u2019auteur, que de vouloir ignorer cette hiérarchie des valeurs.Et le psychologue, déplorant que notre sensualité cherche à s\u2019avilir pour éviter de se corriger, rappelle que l\u2019homme, alors, ressemble «à quelqu\u2019un de grande naissance qui, ayant le courage bas, ne voudrait point se souvenir de sa dignité, de peur d\u2019être obligé à vivre dans les exercices qu\u2019elle demande ».Un pareil humanisme est toujours valable.Et c\u2019est en humaniste chrétien que Bossuet aborde alors, face aux données de l'anatomie, de la physiologie et de la psychologie, le délicat problème de l\u2019origine lointaine du trouble qu\u2019on trouve constamment dans la nature, spécialement lors des maladies.D'abord le théologien admire Dieu dans son œuvre et sait estimer l\u2019union du spirituel et du corporel « faite de si bonne main », avec une correspondance établie si bien qu\u2019on peut parler d\u2019une « parfaite société de l\u2019âme et du corps » ! Certes cette union «ne nous est pas connue dans son fond » car nous savons « si peu le fond des substances ».Mais, enfin, il y a un « bel ordre » dans les relations psychosomatiques vues par rapport au Créateur., 7.11 est intéressant de considérer comment un médecin d'alors se comportait devant les problèmes spirituels.Monsieur Dionis, premier chirurgien de Madame la Dauphine, publia à Paris, chez Laurent d\u2019Houry, rue Saint-Jacques, un ouvrage intitulé : L'anatomie de l\u2019homme suivant la circulation du sang et les dernières découvertes, démontrée au jardin royal.Dans la septième démonstration l\u2019auteur veut traiter du cerveau, « ce viscère si précieux et si nécessaire », et il écrit d abord prudemment : © Je ne m\u2019amuserai point à vous parler de l'âme, ni à réfuter les di \u2018érents sentiments que les Philosophes ont sur sa nature, parce que cela nous mènerait trop loin ; les uns ayant cru que c\u2019était une harmonie de toutes les parties du corps ; les autres un air très subtil, d\u2019autres une vertu divine ; d'autres un être détaché du corps et capable de subsister par soi-même ; et d\u2019autres au contraire, on dit que c\u2019était une qualité ou quelque chose d\u2019inséparablement attaché au corps ; de manière que cette diversité d\u2019opinion nous ferait douter de son essence, plutôt qu\u2019elle ne l\u2019établirait, si la Foi ne nous apprenait d\u2019ailleurs, qu'elle est une étincelle de la Divinité, Mais je vous entretiendrai du cerveau, qui est la partie la plus noble et la plus éminente du corps, où elle habite principalement, où elle exerce ses plus nobles fonctions, et d\u2019où elle envoie comme de son trône, ses ordres souverains à toutes les autres parties du corps ».Cet ouvrage a paru en 1690.Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 Il en va autrement si l\u2019on considère les choses sous l\u2019optique humaine ! Bossuet dira que notre corps pèse fort à notre esprit et que nos besoins nous embarrassent et nous gênent.Souvent je serai captif du corps que je devrais gouverner.Mes sens, avec facilité, risquent de prendre le dessus sur la raison même.Les douleurs corporelles m\u2019accablent.Devant cette psychosomatique défectueuse l\u2019anatomie ne me donne que des réponses imprécises.C\u2019est ma religion, dira l\u2019évêque, qui m\u2019apprend ce que ma raison ne fait que confirmer : à savoir que mon état malheureux «ne peut être qu\u2019une peine envoyée à l\u2019homme pour la punition de quelque péché et de quelque désobéissance ».Le prélat souligne alors que l\u2019homme naît dans ce malheur.Et les sens prennent cet empire « au moment de ma naissance et dans tout le cours de mon enfance ignorante ».L'auteur déplore de voir la raison entrer en jeu trop tardivement et trop faiblement si bien que la situation est déjà «établie ».L\u2019ultime explication est « qu\u2019il y a quelque chose de dépravé dans la source commune de notre naissance ».C\u2019est le théologien qui parle dès qu\u2019il s\u2019agit de la doctrine du péché originel.Le médecin constate mais ne peut désigner la cause lointaine du désordre.Bossuet ignore, il est vrai, et encore seulement jusqu\u2019à un certain point, que dans le « cours de l\u2019enfance ignorante » il y a une multitude de facteurs qui ne font qu\u2019augmenter la tendance à quelque déséquilibre.Il importe de rendre justice à la psychologie des profondeurs, et singulièrement à la psychanalyse, d\u2019avoir précisé le rôle de l\u2019entourage et de l\u2019environnement dans la genèse des complexes.On sait que de nombreuses perturbations psychiques doivent leur existence au comportement maladroit de parents ou d\u2019éducateurs au temps de la prime enfance.On a pu établir un rapport étroit entre les troubles du sommeil et de l\u2019appétit du nourrisson et l\u2019insécurité résultant d\u2019une conduite maternelle ne prodiguant aucune affection.Le petit devient triste et sombre : son développement en poids et en taille laisse à désirer, de même que la marche et le langage.La carence d'amour de la part de la mère retarde l'essor intellectuel de jul fi 0 ,Ç Laval Médical iil Vol.36 - Déc.1965 25 nt ç T | HORMONOTHÉRAPIE RATIONNELLE IG Em 3 ormodadausse, Pl ) ; oi dé ar ] S Si 3 Vid ; no | FORMULE AMPOULES BUVABLES 8 nf EXTRAITS TOTAUX DE SIROP AROMATISÉ ) {el ; E J VITAMINE Bu Ë if / et FER Hémoglobinique | de | Ï ! ; TRAITEMENT DE CHOIX DANS E LL p i les Retards de Croissance, à oi les Convalescences des Maladies Infectieuses, IR E les Appétits Capricieux, les Asthénies.gr XTRAIT DE FOIE DE VEAY pui ju ; , EXTRAIT SPECIAL DE LEVURE PRÉSENTATION : # DE BIÈRE dé Ampoules buvables: Boîtes ok ALES de 12 et 24 ii E \\T SPECIAL DE CER Sirop: Flacons de 150 et # EXTRA 300 cc.al y gb i pl \u2019 dt :Ch I Herdt :Charton Inc.\u2018 2245, RUE VIAU MONTREAL, P.Q.Ç iL FE (10) Laval Médical al 26 Vol.36 - Déc.1965 i¥- tal M1077/2 fe! agents thérapeutiques de haute qualité in 3 pour les besoins spécialisés de la médecine pi 3 Les Produits Pharmaceutiques Linson, grâce à leur association aux centres de recherche de l'univers, pré- fs j senteront bientôt de nouveaux produits d\u2019un caractère très spécialisé.) Mais un produit pharmaceutique sil 3 ne doit pas nécessairement être nouveau pour avoir de l'intérêt et de l'importance.[1 Plusieurs ont fait leurs Ha preuves au cours des années et, grâce à un perfectionnement constant, continuent à jouer un rôle pri- dar 1 mordial dans la pratique médicale.] Quelques produits de cette nature occuperont une place de premier cb olan dans le service de Linson à la profession médicale.L] Vous entendrez parler davantage de Linson, du 3 \u201ceprésentant Linson, des produits Linson.[J Accordez-leur votre attention.- ne ] Les Produits Pharmaceutiques LINSON fa division de E.R.Squibb & Sons Ltd, Montréal, Canada mire ihe, pile ik mele ya ils fil prier \u201cTax \u201cus do tig ls.Tide LINSON symbole d'un nouveau concept de service Vase d'epothicaire à figures représentant des médecins arabes , Dl k Uy + Hs enr \u2018| eme mi.y = www Ww Ww WY hi Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 l\u2019enfant et empêche ce dernier d\u2019affirmer son moi.On expliquera ainsi certaines arriérations affectives ultérieures qui influenceront le comportement familial, scolaire et social et qui pourront, dans des cas extrêmes, conduire jusqu\u2019à la délinquance juvénile.Mais on va plus loin encore dans l\u2019étude actuelle des premières causes de conflits générateurs des troubles psychosomatiques.« Ainsi quand on cherche à greffer de la peau de souris sur le dos d\u2019un cobaye, en moins de quinze jours le cobaye détruit le greffon par les anticorps qu\u2019il fabrique contre ce corps étranger ; si, après ce premier échec, on essaie de faire prendre une nouvelle greffe, l\u2019élimination du greffon est encore plus rapide.Mais si l\u2019on place dans l'utérus d\u2019une femelle cobaye gravide un tout petit peu de broyat de peau de souris, sans léser ni la mère ni les embryons, on pourra plus tard, quand les embryons seront devenus des cobayes adultes, greffer sur leur dos de la peau de souris.Tout se passe comme si le fait d\u2019avoir connu la peau de souris au cours de sa vie intrautérine avait appris au cobaye à ne plus la considérer comme étrangère biologiquement parlant.Ainsi, seules les conditions de la vie intra-utérine peuvent-elles, ici, rendre compte de la diversité des réactions indi- BOSSUET ET LA PSYCHOSOMATIQUE 967 viduelles futures des cobayes adultes » (Tzanck, pp.105-106).Évidemment que de pareils propos étaient impensables à l\u2019époque de Bossuet.On sait mieux de nos jours les motifs proches qui entraînent quelque déséquilibre dans les interactions psychosomatiques.Le problème de l\u2019hérédité, qui demeurera toujours énigmatique, est cependant plus éclairé aujourd'hui qu\u2019hier.Mais cela n\u2019infirme pas la vieille sagesse des théologiens qui ne découvrent l\u2019origine première du mal, et donc de la maladie, que dans la manifestation d\u2019une révolte initiale de l\u2019homme contre Dieu.Aucune philosophie, comme aucune science médicale, ne peuvent déterminer la cause fondamentale des désordres que connaissent le corps et le psychisme.Si le théologien recourt à la Révélation pour donner sa réponse, 1l puise aussi à cette même source l\u2019enseignement de la rédemption et de l\u2019espérance.Dans un élan de foi, en pleines considérations d\u2019un traité d\u2019anatomie et de psychologie, Bossuet condamne une connaissance stérile qui se trahirait elle-même en ne « se tournant point à aimer ».Tant il est vrai, écrit l\u2019auteur, que « c\u2019est là mon exercice, c\u2019est là ma vie, c\u2019est là ma perfection, et tout ensemble ma béatitude, de connaître et d'aimer celui qui m\u2019a fait ».(11) lato a saniisasin butting.of Dis di ete) J.SWYNGEDAUW.Néphrogramme de l\u2019hypertendu.Ann.Biol.clin, 23: 1015-1049, 1965.L\u2019auteur décrit sommairement sa technique d'enregistrement multiple qui comporte quatre tracés : un pour chaque rein, un pour le cœur, un pour la vessie.Il énonce les caractéristiques du néphrogramme normal qui doivent mettre en évidence la rapidité et l\u2019abondance de la captation rénale, du transit du produit marqué dans le parenchyme rénal et l\u2019abondance de la sécrétion urinaire et enfin la rapidité de l\u2019épuration sanguine.Une des anomalies les plus fréquentes du néphro- gramme de l\u2019hypertendu est constituée par la stase intraparenchymateuse de l\u2019Hippuran marqué à l\u2019iode!31.Beaucoup plus rares sont les diminutions d\u2019affinité du rein pour la substance d\u2019épreuve à l\u2019état isolé.Un troisième type de néphrogramme, purement vasculaire, est la formule terminale de toutes les néphropathies hypertensives.Les néphrologues demandent le plus souvent au néphrogramme de détecter les troubles de vascularisation rénale.Les déformations du néphro- gramme classique, en cas de sténose de l\u2019artère rénale, sont décrites et interprétées.Une deuxié- me technique fait appel à la captation des dérivés mercuriels.L'auteur critique ces deux techniques comme dépendant et de la vascularisation et de l\u2019état fonctionnel normal.Il propose la mesure d'un index de vascularisation sur l\u2019oscillogramme précoce, c\u2019est-à-dire capté dans les 30 ou 40 premières secondes, et montre l\u2019intérêt d\u2019utiliser pour les néphrogrammes des collimateurs qui éliminent au maximum les viscères adjacents et en particulier le cœur.L'\u2019oscillogramme précoce permet de déterminer dans la radioactivité rénale, la part qui revient au système vasculaire et celle qui revient au parenchyme.Au total il demeure que le néphrogramme isotopique représente dans l\u2019exploration de la fonction rénale chez les hypertendus, une méthode d\u2019investigation extrêmement sensible qui met en évidence des anomalies fonctionnelles de diverses qualités à une période où la plupart des investigations classiques restent muettes, d\u2019autre part elle différencie l\u2019état des deux reins, et reste utilisable ANALYSES dans les cas d\u2019urémie majeure où l\u2019urographie est interdite, alors que l\u2019injection d\u2019Hippuran marqué est moléculairement si réduite, qu\u2019il n\u2019en peut résulter aucun dommage pour le sujet.E.S.GURDJIAN, W.R.DARMODY, D.W.LINDER et L.M.THOMAS.The fate of patients with carotid and vertebral artery surgery for stenosis or occlusion.(Le sort des patients soumis a la chirurgie vertébrale ou carotidienne pour sténose ou occlusion.) Surg., Gyn.and Obst, 121 : 326-330, (août) 1965.Le sujet idéal pour une endartérectomie vasculaire extracranienne devrait répondre aux critéres suivants : avoir une histoire antérieure d\u2019anomalies neurologiques localisées et recouvrer un état neurologique normal entre les attaques ; posséder un électro-encéphalogramme normal et une tolérance a la compression digitale de l\u2019artère caroti- dienne du côté où l\u2019on se propose d\u2019opérer ; enfin, posséder une angiographie démontrant l\u2019endroit de la sténose et le bon fonctionnement des trois autres artères.C\u2019est la conclusion à laquelle en sont arrivés les auteurs après une étude de 118 cas opérés pour maladie vasculaire extra- crânienne.Dans cette étude les patients furent groupés selon leur état neurologique lors de l\u2019opération, et aussi selon le degré d\u2019athéromatose à la bifurcation carotidienne et à la partie proximale des artères vertébrales.On s\u2019est aperçu qu\u2019il n\u2019y avait pas nécessairement de corrélation entre le degré des lésions et les manifestations cliniques.L'angiographie chez les patients très touchés peut être très dangereuse.Les patients avec des signes neurologiques localisés ne bénéficient pas de la chirurgie compte tenu du cours normal de la maladie.Ceux qui, de plus, présentent un état de conscience déficitaire ont un pronostic chirurgical très pauvre.Les complications les plus fréquentes de l'opération sont l\u2019ischémie et l\u2019infarctus lors du clam- page du vaisseau ou l\u2019embolie des lésions athéro- mateuses.Blaise AUDET I d Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 BAUME ANALGÉSIQUE ANTIPHLOGISTIQUE PRÉPARÉ PAR E IL IN D RE FORMULÉ _- DERMOPHILE INODO on 0 LATÉMA POSOLOGIE : ie re ; LABORATOIRES DE Baume: En frictions plusieurs fois 3 THERAPEUTIQUE par jour.\\ ; M OD ER NE Dragées: Prendre 6 à 10 dragées par jour selon le cas.Littérature et échantillon à messieurs les médecins sur demande.D > Hrerdt :Charton Inc.2245, RUE VIAU - MONTRÉAL (12) Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 Le don de la vie.est d'autant plus précieux pour la mère dont la grossesse à été compromise par une carence en progestérone \u2014 et pour le médecin dont les soins ont permis à la mère d\u2019accoucher normalement à terme.Pour beaucoup de femmes, le nouveau GESTANON (allylœstrénol), substance appartenant à une catégorie tout à fait différente d\u2019agents progestinogènes, peut faire une différence décisive entre l\u2019avortement et la maternité.Entre tous les agents progestinogènes de synthèse, c\u2019est le GESTANON qui se rapproche le plus de la progestérone naturelle par son action physiologique.Au point de vue clinique, il s\u2019est révélé être \u201csans effets secondaires tels que des effets virilisants sur la mère ou une influence mascu- linisante sur le fœtus féminin\u201d! 1.Borglin, N.E.: Acta Obstet.Gynec.Scand.40:262, 1961.Posologie: Avortement imminent\u2014Administrer à raison de 10-20 mg par jour dès l\u2019apparition des symptômes typiques.On pourra, le cas échéant, utiliser sans danger des doses plus élevées.Continuer le traitement pendant au moins une semaine après la rémission des symptômes, de préférence jusqu\u2019à ce que la viabilité du fœtus ait été établie.Avorte- Bien thy its Ten ni Hm PB] Lap ete di td; ener ihe ele Ind mag be le Bem Heure Alig lige iy tine ment habituel \u2014 Commencer avec des doses de 10-20 mg | ley par jour le plus tôt possible suivant la première absence de flux menstruel.Une dose d\u2019entretien de 15 mg par jour peut être administrée sans danger pendant tout la grossesse.Effets secondaires: Bien toléré; aucun effet défavorable important n\u2019a été signalé jusqu\u2019à ce jour.Présentation: Comprimés à 5 mg; flacons de 30 et de 100.Une documentation complète sur le produit sera fournie sur demande.dans l\u2019avortement imminent ou habituel Gestanon\u2019 allylœstrénol Nouvel agent oral pour maintenir la grossesse Gren) Organon Inc., Montréal, P.Q.* marque de fabrique Hip, di, , ther nt pat \\ Hy Mél Dit I pr erer\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Ee \u2014 TE WW Yr vr Em Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 Aron B.FISHER, Richard P.LEVY et Waide PRICE.Gold, an occult cause of low serum protein-bound iodine.(L'or, cause occulte d\u2019une diminution du taux de l\u2019iode protéique sérique.) New Engl.J.Med., 273 : 812, (7 oct.) 1965.Bien que l\u2019administration d\u2019androgénes, de tri- iodothyronine, de diphénylhydantoine et de saly- cilates soit reconnue comme cause d\u2019un abaissement modéré du PBI, seulement le mercure est reconnu comme responsable de valeurs très basses du PBI.La présente communication discute le cas d\u2019une patiente souffrant d\u2019arthrite rhumatoïde et traitée par des injections de sels d\u2019or.Un PBI pratiquement à zéro avec une fonction thyroïdienne cliniquement normale a fait suspecter un rôle inhibiteur de l\u2019or sur la réaction colorimétrique sur laquelle est basée la détermination du PBI.En effet, le PBI d'un plasma normal auquel l'on a ajouté une certaine quantité de sels d\u2019or donne des valeurs négligeables, ce qui indique bien le rôle inhibiteur de ce métal lourd sur la détermination du PBI.De plus, alors que le mercure est rapidement excrété dans les urines, les niveaux plasmatiques du sel d\u2019or utilisé théra- peutiquement peuvent interférer avec la détermination du PBI pendant plusieurs semaines, ou même plus longtemps, après cessation du traitement.Fernand LABRIE Russell HILF.The mechanism of action of ACTH.(Le mécanisme d\u2019action de l\u2019'ACTH.) New Engl.J.Med., 273 : 798-812, (7 oct.) 1965.Le présent travail a pour but de faire la revue d\u2019une foule d\u2019expériences destinées à vérifier la validité de la théorie proposée en 1957 par Haynes et Berthet sur le mécanisme d\u2019action de 'ACTH.Leur théorie stipule que l\u2019'ACTH stimule la formation d\u2019AMP cyclique (cyclic adenosine-3'5'-mono- bhosphale) qui, à son tour, active la phosphorylase responsable de la transformation de glycogène en glucose-1-phosphate.Le glucose-6-phosphate formé ultérieurement est métabolisé par voie aéro- bique (hexose monophosphate shunt) et induit finalement la formation de NADPH, co-facteur nécessaire à plusieurs étapes de la biosynthése stéroïdienne.Plusieurs données expérimentales sont cependant difficiles à concilier avec cette théorie.113) ANALYSES 969 Ainsi, après injection d\u2019ACTH, on devrait trouver une augmentation de la phosphorylase avec un taux de glycogéne diminué dans la surrénale, ce qui n\u2019a pas été démontré de façon consistante in vivo.Cependant, il semble assez évident que FACTH stimule la formation d\u2019AMP cyclique et que les voies d\u2019inactivation de ce nucléotide soient également stimulées en même temps que la sécrétion des stéroïdes.Vu le rôle attribué aux acides nucléiques dans la synthèse protéinique, plusieurs groupes ont étudié les changements des différentes fractions d'acides nucléiques de la surrénale après administration \u2019ACTH.Une augmentation importante du RNA a été observée aprés injection d\u2019ACTH.La concentration de DNA n\u2019augmente que plusieurs jours après le début des injections et est un indice de la prolifération cellulaire.Plusieurs résultats semblent indiquer que la synthèse protéini- que est impliquée dans la réponse des surrénales à l'ACTH mais ceci ne semble pas être le mécanisme d'action principal de cette hormone.La rapidité de réponse de la surrénale à l\u2019'ACTH incite plutôt à lui attribuer un rôle d\u2019activateur sur certains précurseurs d\u2019enzymes sans avoir besoin d\u2019une nouvelle synthèse protéinique dépendante du DNA.En conclusion, les premières étapes proposées par la théorie de Haynes et Berthet ont été vérifiées mais le rôle du glycogène, le métabolisme du glucose -6-phosphate par voie aérobique et la production accrue de NADPH n'ont pas été prouvés expérimentalement.Cette étude est d\u2019ailleurs compliquée par la dualité d'effets de l\u2019'ACTH sur la surrénale : effet rapide noté sur la stéroïdogénèse et effet plus lent causant une hypertrophie de la glande si la stimulation est prolongée.Fernand LABRIE Murray G.MITTS et J.D.McQUEEN.Perte de la vision associée à la dilatation fusiforme de la portion intracrânienne de l\u2019artère carotide interne.Neurosurg.23 : juil.) 1965.Une dilatation fusiforme de la partie terminale de l\u2019artère carotide interne peut, par déplacement et compression du nerf optique contre la partie supérieure du foramen optique, être la cause d\u2019un syndrome qui se caractérise par une diminution progressive de l\u2019acuité visuelle et du champ 970 visuel.Ces symptômes peuvent toucher un seul ou les deux yeux et ils surviennent toujours chez des sujets de plus de 30 ans.A l\u2019examen de l\u2019œil, en plus des défauts visuels, on voit souvent une atrophie du disque optique et de l\u2019œdème de la papillee Une atteinte de divers nerfs crâniens peut accompagner les signes oculaires de même que des symptômes tels que maux de tête, étourdissement, paresthésie et ataxie.L\u2019atteinte n\u2019a pas de prédilection pour un sexe et s\u2019accompagne habituellement d\u2019autres manifestations d\u2019artériosclérose à laquelle elle est due.ANALYSES Laval Médical Vol.36 \u2014- Déc.1965 La maladie qui est souvent confondue avec le syndrome de Foster-Kennedy évolue de façon telle que dans la plupart des cas ces patients auront une exploration intracrânienne où l\u2019on découvre une lésion artériosclérotique.Dans la plupart des cas, l\u2019angiographie carotidienne est négative.Les auteurs présentent quatre de leurs cas et en étudient dix autres publiés antérieurement.Le meilleur traitement jusqu\u2019à ce jour semble être une décompression du côté osseux.Blaise AUDET \u201cgl 36- là Le] ley Bn i pro Tg pla Ree CR in Ruy Fu | | Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 29 Fieif ve fag ans | n mb] 1e & Gé een ent VDET Maitrise ; \u2018sans,troubler \u201ca équilibre .quand Vous >, = avortement habituel ou imminent Le Duo-C.V.P, augmente = la viabilité fœtale en enrayant l\u2019extravasion- capillaire qui risque de.provoquer le détachement prématuré du placenta.G.2:3) \u201cLe Duo-C.V:P.diminue \u201cla perte de sang en co rigeant ia fragilité capillaire ordinairement liée «à la ménorrhagie habi-.- tuelle de l\u2019ovulation.Les malades manifestent souvent 'amélioration de leur bien-étre et leur aptitude à se livrer a.une activité normale.(4.5,6) Formule ond Compose bi RICCI] 3 ; References: 1.Taylor, F.A.: West.J.Surg.Obstet.& Gynec.64: 280, 1956.2.Pearse, H.A.& Trisler, J.D.: Clin.Med.4:1081, 1957 3.Ainslie, W.H.: Obstet.& Gynec.13:185, 1959.4, Cohen, J.D.& Rubin, H.W.: Curr.Ther.Res.2:539, 1960.5.Prueter, G, W.: Appl.Therapeutics 3:351, 1961.6.Clemetson, C.A.B.& Blair, | oy { end OCrinien ÿ, apillaire ae D norrhagie; saignement profus du - postpartum x © Le Duo-C.V.P.atténue le saignement et le suintement capillaires en conservant intactes la charpente et la fonction de ces vaisseaux.() Le Duo-C:V.P.aide prévenir les fuites capil- aires qui favorisent la pénétration de la circu- ation maternelle par les rythrocytes du feetus, cause principale des difficultés engendrées par 'immunisation du: fac- \u201c \u201cteur Rh.:8:8,10) capsule: L.M.: Am.J.Obstet.& Gynec.83:1269, 1962.7, Rogers.G.C.& Fleming, J.M.: West.J.Surg.Obstet.& Gynec.63:386, 1955.8.Jacobs, W.M.: Surg.Gynec.& Obstet.102:233, 1956.9.Jacobs, W.M.: Surg.Gynec.& Obstet.110:33, 1960.10.Jacobs, W.M.: Obstet.& Gynec.25:648, 1965.ARLINGTON-FUNK LABORATORIES div.U.S.Vitamin Corp.of Canada, Ltd.C.P.779, Montreal 3, Québec (14) 30 Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 \u201cart de prescrire s\u2019acquiert par la connaissance approfondie d\u2019un seul médicament.\u201d WARFILONE® (comprimés de warfarine sodique USP) BEAMISH, R.E.: J.A.M.C.93:33, 1965 DANILONE® (comprimés de phénylindanedione BP) fe: DUFALONE® (comprimés de bishydroxycoumarine USP) Trois anticoagulants oraux reconnus, = disponibles maintenant à prix modiques- WARFILONE ® Comprimés de warfarine sodique USP 2.5 mg (verts) 5 mg (jaunes) 7.5 mg (bleus) 10 mg (rouges) Thérapie soutenue avec une dose quotidienne.On atteint les niveaux thérapeutiques en 12 à 36 heures; la coagulation retourne à sa valeur initiale, 36 à 72 heures après l'arrêt du traitement.La teneur est gravée sur chaque comprimé de couleur distinctive.POSOLOGIE \u2014 Dose d\u2019attaque: 40 à 60 mg.Dose d\u2019entretien: 2.5 à 20 me.MISE EN GARDE \u2014 On a rapporté quelques cas d\u2019éruptions cutanées et d\u2019alopécie provisoire.PRÉSENTATION \u2014 Flacons de 100 comprimés.DUFALONE \u20ac (Dicumarol) Comprimés de bishydroxycou- marine USP 50 mg (roses) 100 mg (roses) Le premier anticoagulant oral utile en clinique.La plupart des médecins spécialisés dans l\u2019emploi du DUFALONE le préfèrent aux autres anticoagulants.On atteint les niveaux thérapeutiques en 24 à 72 heures; la coagulation retourne à sa valeur initiale, 24 à 96 heures après l'arrêt du traitement.Conçus spécialement afin de libérer de très petites particules de substance active, les comprimés DUFALONE assurent une absorption uniforme.POSOLOGIE \u2014 Dose d\u2019attaque: 200 à 300 mg par jour; on peut la répéter le deuxième jour.Dose d\u2019entretien: en général, 50 à 100 mg par jour.PRÉSENTATION \u2014 Flacons de 100 comprimés.dis isole Mage apd | Wade \u201celev | be -dueur \u20ac , Halong ani ass Ti, Heyy RY He dy Après plus de quinze ans d\u2019usage clinique, la DANILON een s\u2019est révélée l\u2019un des meilleurs agents anticoagulants dis ; ig ponibles.De durée moyenne, son effet est non-cumulati ty On atteint les niveaux thérapeutiques en 18 à 36 heures; 1 ty coagulation retourne à sa valeur initiale 24 à 48 heure Wig après l\u2019arrêt du traitement.tte, POSOLOGIE \u2014 La dose d\u2019attaque peut varier mais en géné ral elle est de 200 mg en doses fractionnées à 12 heure \u201chi d\u2019intervalle.Dose d\u2019entretien: en général, 50 à 100 m tb, par jour.dig k .at MISE EN GARDE \u2014 La sensibilité au médicament se man i, feste quelquefois sous forme d\u2019éruptions cutanées, prur! « ag, diarrhée, agranulocytose, fièvre, ictère et atteinte rénales ol L\u2019excrétion des dérivés de la DANILONE peut donner un.\u201ctig teinte rouge orange aux urines alcalines.Ne pas confondr + ly, cette réaction avec une hématurie.\u201cei PRÉSENTATION \u2014 Flacons de 100 comprimés.Pau Pour contrôler le traitement aux anticoagulants, il importe de fi\u201d Ty régulièrement des épreuves de coagulabilité.En cas d'hémorragie, an \u201cYe doit cesser immédiatement l\u2019administration du médicament; au besot » 2 .à donner 10 mg de vitamine K,.Il est rarement nécessaire d\u2019augments Ty \u2018 cette dose.li à DANILONE® Comprimés de phénylindanedione BP 25 mg (jaunes) 50 mg (blancs) Facilite la surveillance du malade.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE ET Chontes \u20ac.Frosst ot Cie MONTREAL CANADA PRL TER VTL k Marque déposée ass Wiis, Be gf Vv L\u2019épiphysiolyse de la hanche, par Pierre LACROIX, professeur de chirurgie orthopédique de traumatologie à l\u2019université de Louvain.Un volume 16X24,5 de 130 pages avec 47 figures : 280 f.b.Éditions Arscia, S.A., 60, rue de l\u2019Étuve, Bruxelles 1, et Masson ef Cie, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VI¢), 1963.Après une étude anatomopathologique de l\u2019épi- physiolyse de la hanche, l\u2019auteur propose le » Curetage de la lésion dysplasique en vue d'obtenir en peu de temps la soudure de l\u2019épiphyse au col.Le procédé qu\u2019il a utilisé dans sept cas consécutifs opérés de 1956 à 1960 s\u2019est avéré efficace et permet d\u2019entrevoir un succès équivalent dans les cas suivants.Avec un recul qui va de 16 mois à cinq ans, l\u2019auteur établit le caractère définitif de la fusion ; à la longue, la trame osseuse du col et de la tête devient identique à celle du membre normal.Les séquelles de l\u2019intervention sont minimes et plusieurs des cas n\u2019ont pas gardé d\u2019invalidité résiduelle susceptible d\u2019être quotée.Quant à l\u2019inégalité des membres, celle-ci ne dépasse pas un centimètre dans le cas le moins favorable.L\u2019exécution de la technique est facile et la durée de l\u2019immobilisation est de quatre à huit semaines.La récupération des mouvements demande cependant la collaboration d\u2019un kinésithérapeute averti comme c\u2019est d\u2019ailleurs le cas pour la plupart des interventions orthopédiques.Selon l\u2019auteur, l\u2019épiphysiodèse s'impose lorsque le déplacement est modéré et récent ; il recommande particulièrement le curetage après s\u2019être efforcé au préalable d\u2019obtenir une réduction de la lésion.Il va de soi qu\u2019une épiphysiolyse qui serait diagnostiquée à son stade initial avant le glissement doit être rangée dans cette catégorie.Lorsque le déplacement est considérable et récent, il faut intervenir rapidement avant la formation d\u2019un cal sous-périosté qui rendrait la situation irréversible.Après une réduction par traction squelettique prudente l\u2019auteur recommande encore une épiphysiodèse.Toutefois, on peut être x + enclin à utiliser l\u2019enclouage ou le greffon massif bien qu\u2019en ses mains le curetage ait donné d\u2019excellents résultats.Il importe de maintenir la (15) REVUE DES LIVRES réduction obtenue en noyant l\u2019étrier de Kirchner dans l'appareil plâtré.Si le déplacement est modéré et ancien, le curetage a l'avantage d\u2019écarter définitivement une menace réelle mais moins urgente que dans les cas de la première catégorie.Cependant, il est parfois possible de se contenter de l\u2019immokilisation rigoureuse lorsque l'évolution est arrêtée depuis longtemps et que la croissance est proche de sa fin.Enfin, lorsque le déplacement est considérable et ancien, le problème devient beaucoup plus difficile à résoudre et l\u2019orthopédiste doit faire appel à des interventions correctrices.L'auteur complète son livre par une discussion générale du problème de l\u2019épiphysiolyse sous tous ses aspects.En terminant, l\u2019auteur insiste sur la terminologie de cette affection et recommande fortement d\u2019utiliser l\u2019expression épiphysiolyse au lieu de «coxa vara des adolescents » qui désigne un symptôme qui manque le plus souvent au moment où on devrait soupçonner le diagnostic et dont, d\u2019ailleurs, il s\u2019agit précisément d\u2019éviter l'apparition.Il est même possible qu\u2019une coxa vara ne soit pas nécessairement due à une épi- physiolyse.Tout au plus peut on conserver cette terminologie pour la coxa vara congénitale et la coxa vara symptomatique.G.-A.BERGERON A.D.N.- Recherches expérimentales et cliniques Tumeurs \u2014 Sénescence \u2014 Gestation \u2014 Applications thérapeutiques, par Ernest HUANT.Un volume in-8° de 136 pages avec 11 schémas et figures dans le texte (1964) : 22 f.Editions Doin, Deren & Cie, 8, place de l\u2019'Odéon, Paris (VIE).Cette série de recherches expérimentales et cliniques sur l\u2019A.D.N.\u2014 avec leurs possibilités d'application thérapeutique \u2014 peut être considérée comme faisant suite à l\u2019importante partie d\u2019un ouvrage précédent de l\u2019auteur (Les traitements mitotiques du cancer) qui était consacré aux propriétés fondamentales de l\u2019A.D.N.C\u2019est pourquoi dans le présent ouvrage l\u2019auteur ne fait que rappeler ses premiers travaux sur les propriétés inductrices de l'A.D.N.dans la Rd Let 972 normalisation mitotique et sur cette notion d\u2019homologie tissulaire des molécules nucléiques, si importante pour la matérialisation des valeurs inductrices.Le volume actuel se propose, en effet, d\u2019ajouter à ce domaine, de nouveaux résultats se rapportant à d\u2019autres séries de recherches.Le problème tumoral reste évidemment au centre de la triple perspective expérimentale clinique et thérapeutique de l\u2019ouvrage.Mais il est loin d\u2019être le seul : un premier et très vaste chapitre est consacré au rôle de l\u2019A.D.N.dans la pathologie de la sénescence, avec des développements tout à fait nouveaux sur le « balancement » des polymérisations et les variations de la perception temporelle.Le rôle protecteur des A.D.N.utéro- placentaires dans la gravidité est ensuite étudié, avec sa signature enzymatique au niveau de la J-glucoronidase.Puis trois chapitres sont consacrés aux recherches de l\u2019auteur sur l\u2019action de I'A.D.N.sur les variantes enzymatiques des tissus normaux et tumoraux \u2014 notamment au niveau des phospha- tases \u2014 et, ensuite, sur les rapports de l'A.D.Net de l\u2019'A.R.N.vis-à-vis des phosphorylations oxydatives et glucolytiques et de l\u2019inhibition respiratoire des mitochondries.L\u2019application des rayons X polarisés, des champs oscillatoires de haute fréquence, a pu fournir à l\u2019auteur de nouvelles possibilités de caractérisation des À.D.N.et de certaines propriétés électriques de la molécule.La dissociation longitudinale en chaîne ouverte de cette molécule lui a permis de dégager des effets antimétaboliques dont il expose les premiers résultats cliniques.Enfin, les deux derniers chapitres de l\u2019ouvrage sont consacrés à l\u2019action de divers agents transformateurs, comme l\u2019urée, le cytochrome, les enzymes dépolymérisantes, sur des substrats d\u2019A.D.N.tissulaires.De ces actions, l\u2019auteur déduit en particulier une méthode générale de synthèse d\u2019A.D.N.modifié, suivant un modèle matriciel qui lui permet d'obtenir des molécules « hybrides », d\u2019incorporer certains antimétabolites dans l'A.D.N.et d\u2019entrevoir l\u2019obtention pratique d'A.D.N.«très proches » des A.D.N.humaines.Un tel ouvrage doit constituer un instrument de documentation et de travail, particulièrement précieux pour tous ceux qui sont amenés à étudier tous les problèmes essentiels qui gravitent autour de la molécule A.D.N.: cancérologues bien sûr, mais aussi pathologistes de la sénescence, de la gravidité, des déviations enzymatiques et tous ceux, enfin, qui étudient la biochi- Beaucoup d\u2019éléments de ce livre ont mie.REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 déjà démontré tout leur intérêt dans diverses communications et publications originales.Le fait de les réunir \u2014 au côté d\u2019autres \u2014 dans un ensemble très coordonné, excluant tout aspect com- pilatoire, ne pourra qu\u2019en souligner davantage toute la valeur auprès des diverses catégories de lecteurs auxquelles il doit s'adresser.Vade mecum obstétrical.(L'obsliétrique pratique simplifiée), par B.SEGUY.Un volume 12,5 x19,5, de 396 pages avec 58 figures : 38 f.Librairie Maloine, S.A, éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VIE).Cet ouvrage n\u2019est pas et ne veut pas être un traité d\u2019obstétrique.Son but est beaucoup plus modeste et pratique à la fois : mettre à la disposition du médecin généraliste, de l\u2019étudiant en médecine ou de l'étudiant effectuant un remplacement de médecin, un petit livre, facile à transporter et facile à consulter, permettant de résoudre, sans de grandes connaissances obstétricales, la plupart des petits problèmes d'obstétrique courante.Qui dit résoudre ne veut pas toujours dire traiter mais bien, parfois, savoir prendre à temps la décision d\u2019envoyer un cas difficile ou grave vers le spécialiste ou le Service hospitalier.Il ne s\u2019agit pas, dans ces quelques pages, d\u2019enseigner l\u2019obstétrique, mais de donner au non-spécialiste les éléments qui lui permettront, au mieux des intérêts de la malade, de traiter correctement les cas courants, de faire dans les cas graves le geste d\u2019urgence qui peut parfois sauver, et, dans les cas difficiles, de les reconnaître comme tels et de pouvoir ainsi les diriger vers le spécialiste ou le service compétent.Clarté, concision et rapidité de lecture ont été les soucis majeurs au cours de la rédaction de cet ouvrage qui, pour rendre son emploi plus facile, a été divisé en quatre parties.Dans la première partie sont étudiés, avec schémas et illustrations, la physiologie, le mécanisme et la conduite à tenir au cours de la grossesse et de l\u2019accouchement normal.Chapitre par chapitre sont étudiés successivement le diagnostic de la grossesse, l\u2019examen, la surveillance, le pronostic et l\u2019hygiène de la femme enceinte, le mécanisme de l'accouchement, l\u2019examen d\u2019une femme à terme et les éléments de pronostic, les diverses phases et la conduite à tenir au cours de l\u2019accouchement, enfin, la surveillance de la femme et de l\u2019enfant dans les suites de couches avec le problème de l'allaitement.Just {fl do {lg atte lig Laval Médical fi Vol.36 - Déc.1965 31 ie Let = ! U \u20ac 1 fi nl; i x 4 | it f ve ! LA TUE £ b I k | 2° F\u2026.i pe re { ¥ pi i vipa ¥ Xe LR hi A P 1) 4 on wt I) I rat el 3 Cr Fret compinés 0 mg.ot 0Tmg dé ny Sutton IF, ith @ th eu fl & I fi $ ne 5 En à sy fi i D i it Tr SA iy i i WJ i (16) i Laval Médical a Vol.36 - Déc.1965 \u2019 4-D Ja de ac 5p Je four ts le rave you ze ap \u201cit | ani à some \u201ckm, de Latro ii Jee nylte ah BNF JISESSE, UA Hed lag \u201cile Tes of Tet] BNE \u201cne, ( Te iy PHÉNERGAN VC EXPECTORANT 5 mg de PHÉNERGAN (prométhazine) expectorant te et 5 mg de phényléphrine HCI .= .hd dans une formule bien équilibrée a nti h | sta m | n Le U e 9 analgésique local 2 BR) + lig SOL, décongestif = (VASO-CONSTRICTEUR) 5 Renseignements complets sur demande k 10; Ly \u201c4 oulenc LIMITÉE \u201ciy 9580 ESPLANADE, MONTREAL V1 Vii Déc gi! me CR ro.YT RE wm Cr -| rapidement épuisée.Laval Médical Vol.36 \u2014- Déc.1965 La deuxième partie constitue un guide diagnostic qui, pour être consulté plus facilement et plus rapidement, est imprimé sur papier rose.Elle fournit des réponses rapides et concises à toutes les questions et tous les problèmes qui peuvent se poser au cours de la grossesse et de l'accouchement normaux ou pathologiques.Chaque chapitre est rédigé sous la forme : « À quoi doit-on penser devant .?».Cet index dia- | gnostic devra permettre à l\u2019accoucheur néophyte de s'orienter rapidement devant tel ou tel problème, devant telle ou telle situation anormale.La troisième partie est consacrée à la pathologie obstétricale proprement dite, pathologie de la grossesse et pathologie de l\u2019accouchement.Elle complète, sous une forme synthétique et détaillée, la deuxième partie.La pathologie de la grossesse, de l\u2019accouchement et de la délivrance est complétée par l\u2019étude du syndrome toxémi- que et de l\u2019incompatibilité Rh.La quatrième partie expose les techniques : obstétricales : épisiotomie, réfection des épisio- tomies et des déchirures périnéales limitées, rupture artificielle des membranes, incision par ma- nœuvres externes, délivrance artificielle, révision utérine, curetage et curage, forceps, version par manœuvre interne et grande extraction, embryo- tomies.Diagnostic différentiel des maladies neurologiques, par G.BODECHTEL, docteur en médecine, docteur en philosophie, professeur de médecine interne et de neurologie, directeur de la clinique médicale de l\u2019université de Munich.Avec la collaboration de A.BERNSMEIR, F.ERBSLÔH, F.KAZMEIER, J.F.KouL, H.LEy, H.SACK, A.SCHRADER, F.SCHRAG, A.STRUP- PLER, H.WEISE et H.WILD.Traduit par le docteur P.-A.CHATAGNON et M.E.CASTA- GNOL, d\u2019après le 2¢ édition allemande remaniée et augmentée.Un volume in-4° de 1 216 pages avec 739 illustrations groupées en 595 figures, dont 10 en couleurs hors-texte (1965) ; relié : 261 f.Editions Doin, Deren et Cie, 8 place de l\u2019Odéon, (Paris VIE).La première édition de cet ouvrage en 1958, fut C\u2019est la 2 édition, publiée 61 en 1963 et qui est en réalité un nouveau livre tant «| la refonte en fut importante, dont la traduction = | française est donnée ici.Ce livre est essentiellement l\u2019œuvre d\u2019un clinicien ; d\u2019un grand maître de la clinique médicale (17) REVUE DES LIVRES 973 de l'université de Munich, qui représente scus sa forme la plus pure la tradition de cette université.L'on sait la part prise par cette université dans le développement et la progression des connaissances neurologiques considérées surtout dans ses aspects cliniques et anatomo-cliniques.Ici le point de vue du clinicien apparaît essentiellement à travers l\u2019optique du diagnostic différentiel des tableaux pathologiques neurologiques et non des symptômes.On trouve dans cette somme d\u2019une expérience vécue, une accumulation énorme de renseignements cliniques qui est de toute évidence d'une très grande valeur pratique.Si le chef a tenu la baguette du commandement et a beaucoup produit par lui-même, il s\u2019est entouré de onze collaborateurs dans les deux éditions.G.Heine de la 1re édition a été suppléé par G.Schrag dans la 28 édition.Un chapitre nouveau sur les vertiges, des remaniements multiples dans tous les chapitres de la 1r° édition, et une refonte de l\u2019encéphalographie caractérisent la 2e édition.Plus de 700 figures, dont certaines en couleurs, sont d\u2019une qualité exceptionnellement belle et doivent représenter une collection de toute une vie.Cette magnifique et abondante illustration ajoute beaucoup à l'intérêt du texte.Ce gros ouvrage est divisé en Cinq sections principales : Section I.ÉTUDE DU SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE, rédigée par G.Bodechtel.Après une étude condensée des généralités, sont exposés tous les domaines des polynévrites classées en infectieuses ; allergiques ; idiopathiques ; granu- lomateuses (lèpre, sarcoïdose de Bœck) ; blasto- mateuses ; dystrophiques au sens de dysmétaboli- ques puisqu'elles comprennent les polynévrites diabétiques, gravidiques, carentielles, porphyri- niques, toxiques, vasculaires.En addendum à ce chapitre sont traités : I'herpés zoster, l\u2019atrophie musculaire neurale (amyotrophie Charcot-Marie-Tooth) et la névrite hypertrophique et, enfin, les tumeurs des nerfs périphériques (glomus de Masson).Section II.LE SYSTÈME NERVEUX CENTRAL.On a alors les diagnostics intéressant les atteintes de chaque nerf crânien et rachidien envisagés en tant qu\u2019entités clinico-étiologiques.Les lésions des nerfs dans la région cervico-brachiale sont étudiées en tenant compte surtout des lésions traumatiques.Les conceptions ne sont pas marquées d\u2019étroitesse d\u2019esprit.Sont envisagés ensuite les névrites ascendantes et les troubles 974 trophiques végétatifs (maladie de Raynaud, éry- throcyanose, érythromélalgie, acrocyanose, scléro- dermie, hémiatrophie faciale, ulcères trophiques, œdème de Quincke, lipodystrophies).Dans la seconde partie de l\u2019Étude du système nerveux central se trouve le diagnostic des affections vasculaires cérébrales, méningées et médullaires exposée par A.Bernsmeir.Après quelques généralités sont envisagées les études minutieuses des atteintes des artères de l\u2019encéphale, y compris les carotides et les vertébrales.Le diagnostic spécial d\u2019espèce d\u2019après l\u2019étiologie et la patho- génèse est établi : hémorragies massives, infarctus cérébral, artériosclérose, artérites, thromboses veineuses, embolies diverses, maladies organiques des vaisseaux : sclérose cérébrale, thromboangéite oblitérante, périartérite noueuse, lupus érythémateux viscéral, etc.Les maladies et troubles du fonctionnement du cœur et de la circulation, les troubles de la circulation cérébrale dont les causes sont extérieures au cerveau (hypoxydose, anoxie, etc.) sont envisagés.Une description des tableaux pathologiques conditionnés par la circulation du cerveau et détaillée artère par artère.Enfin le territoire des méninges et celui de la moelle épinière sont l\u2019objet de descriptions concises et bien classiques.Le chapitre suivant traite des maladies inflammatoires du système nerveux.Les méningites sont classées en deux groupes : méningites purulentes (lymphocytaires).Les infections médullaires comprennent l'étude des affections d\u2019étiologie spécifique : poliomyélite, encéphalite épidémique, rage, et des syndromes tels que les encépha- lomyélites (abcès cérébraux, myélite transverse) et les maladies parasitaires du système nerveux central (ascaridiose, ankylostomiase, trichinose, filariose, etc.).Le chapitre concernant les maladies syphilitiques est lumineusement schématisé par Bodechtel et Schrader.Enfin, une revue critique de la sclérose en plaques est due à la plume de Schrader.Les processus expansifs ou tumeurs cérébrales sont traités par G.Bodechtel qui fait la part respective équilibrée des domaines du syndrome général et de l\u2019espèce et du siège des localisations ainsi que des examens complémentaires.Les différents types de tumeurs selon leur siège régional sont enfin décrits.Les tumeurs de la moelle épinière intramédul- laires et extramédullaires font l\u2019objet d\u2019une étude en collaboration avec A.Schrader.Les maladies du métabolisme du système nerveux reviennent à P.Erbslôh.Envisageant les REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.36 \u2014- Déc.1965 processus dystrophiques, il sépare les dystrophies « spongieuses », les scléroses combinées, l\u2019encépha- lopathie de Wernicke, la maladie de Westphal- Strümpel-Wilson d\u2019avec la maladie de Creutzfeld- Jakob \u2014 des dystrophies familiales rares, telles que les leucodystrophies (idiotie phénylpyruvique et la sclérose familiale diffuse) et les poliodystro- phies (idiotie familiale amaurotique Tay-Sachs, gargoylisme Pflaunder-Hurler, maladie de Gaucher, maladie de Gierke).Dans le paragraphe suivant sont envisagées les atrophies diffuses ou systématisées (telles que maladie de Pick) et les affections extrapyramidales (Parkinson, syndromes myocloniques, chorées, ballisme, athétose et dystonies), puis les atrophies spino-ponto-céré- belleuses, les affections pyramidales, la sclérose latérale amyotrophique, la myatonie, les fontes musculaires (myatrophie, dystrophie musculaire progressive d\u2019Erb, myopathies oculaires, le groupe de la polymyosite, l\u2019hypertrophie musculaire).Les malformations et les maladies de malformation ont été traitées par F.Erbsloh.Elles comprennent l\u2019étude des malformations grossières du cerveau, les déformations du squelette et les troubles de la croissance, les dysraphies et le complexe de la syringomyélie et de la syringobulbie, les dysplasies neuro-cutanées simples et progressives (phacomatoses), maladie de Recklinghausen et la sclérose tubéreuse ; la porencéphalie et l\u2019idiotie mongoloïde.Dans les empoisonnements cérébraux traités par H.Ley, sont envisagées les intoxications exogènes : métaux, métalloïdes, métaux alcalins, phosphore, halogènes, combinaisons azotées, H2S et CS, intoxications par les matières organiques (combinaisons aliphatiques et combinaisons des carbures d\u2019hydrozène aromatique), poisons végétaux aromatiques, poisons d\u2019origine animale.Le paragraphe suivant est consacré aux intoxications endogènes cérébrales.Les lésions traumatiques iatrogènes, dues aux pratiques médicales elles-mêmes, sont étudiées par F.Kazmeier.La Section III contient : 1° L\u2019étude des maladies des muscles, par F- Erbslôh ; 2° Les maladies de la colonne vertébrale et du crâne, rédigées par H.Wild, comprenant l\u2019étude : à) des formes des douleurs vertébrales ; b) des maladies lombo-sacrées (effondrement des disques intervertébraux, etc, tumeurs vertébrales, anomalies des vertèbres, spondylose et spondylar- fue syhaly is sdontod tlie Pie JFK La S deter fl: ve fly La $ da lpi.fag Fpl Lap} de peli I the, fue Fall école Ho lg Midi 0c I 00h Eh Sg lism , tell igs (sn Saw e Gum ti IS \u20ac, Je o- Sf fi vif: | line fone, oli, t Jug.M: fom: sor! ir 3 ml i, esi mé ide \"we W SF id gl { (> wok x, P Lo a, } » BY nr KT lis L À ae: 1 ud dé ; fl à : a, ii | Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 throses déformantes, maladies inflammatoires de la colonne vertébrale, maladie de Recklinghausen, maladie des os marbrés et ostéomyélosclérose, fracture des vertèbres, ostéoporose et ostéomalacie douleurs sciatiques ; c) des maladies cervico- brachiales (périarthrite scapulo-humérale, syndrome du scalène, syndrome de Pancoast, ostéo- chondrose cervicale inférieure et prolapsus des disques intervertébraux ; d) des maladies cervico- céphaliques (ostéochondrose cervicale supérieure) ; c) des maladies de la région occipito-atlanto- odontoïdienne et, enfin, des maladies du thorax et du crâne ; 3° Les troubles endocriniens par H.Sack et J.F.Koll.La Section IV est celle des symptômes « conducteurs » : maux de tête traités par G.Bodech- tel ; vertiges par H.Ley ; perte de conscience par H.Ley ; crises cérébrales par H.Wild.La Section V traite des méthodes venant en aide au diagnostic neurologique, avec l\u2019étude du # liquide céphalo-rachidien par H.Weise ; l\u2019électrodiagnostic par A.Struppler ; l\u2019électro-encéphalo- graphie par A.Schrader et G.Schrag.La plupart des chapitres constituent en réalité de petites monographies de problèmes spéciaux, mais tous sont d\u2019une qualité particulièrement élevée.On sent que cet ouvrage est le fruit d\u2019une très grande expérience du malade et de la pathologie interne.Bodechtel s\u2019est intéressé spécialement aux problèmes pathogénétiques et W étiologiques, fondements d\u2019une base pour la thérapeutique efficace dans la mesure où celle-ci est réalisable pour telle ou telle maladie.On peut » souligner l'originalité de l\u2019effort pour la classification des sujets étudiés, le souci de la clarté de la ; présentation qui n\u2019est pas alourdie par une abondante bibliographie, laquelle est cependant suffisante, la qualité d\u2019une riche iconographie empruntant aux explorations modernes de la radiographie des documents extrêmement probants.Ce traité illustré du diagnostic différentiel des maladies du système nerveux central et périphérique est de lecture particulièrement attrayante.Il s\u2019adresse non seulement au praticien de neurologie et de neuro-psychiatrie mais aussi aux médecins de médecine générale.Il constituera un guide sûr pour les étudiants dans les Services hospitaliers.Marqué du sceau de la haute personnalité neurologique du professeur G.Bodechtel, et contenant une énorme documentation, il fera date dans l\u2019enseignement du diagnostic neurologique (professeur Mollaret).REVUE DES LIVRES 975 Anatomie pathologique, gynécologique et obstétricale \u2014 Corrélations anatomo-cliniques, par Claude GOMPEL, du Service d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Institut Jules-Bordet, du Centre des tumeurs de l\u2019Université libre de Bruxelles, et du Service d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Hôpital de Saint-Gilles, Bruxelles.Avec la collaboration de Paul WILKIN, du Service de gynécologie et d\u2019obstétrique de l\u2019Hôpital universitaire Saint-Pierre, Bruxelles.Prix quadriennal de la Fondation internationale de gynécologie et obstétrique 1963.Un volume 18 x 25 de 738 pages, avec 584 figures dont 8 en couleurs ; relié : 1,440 f.belges.Editions Ar- scia, S.A, Bruxelles, et Librairie Maloine, S.A, 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VIE).Ce précis d\u2019anatomie pathologique est destiné à la pratique gynécologique journalière.Il intéresse le médecin de laboratoire confronté avec les problèmes anatomo-cliniques et les praticiens désireux de connaître les relations entre la morphologie et la clinique, relations particulièrement importantes dans le domaine de la gynécologie pour l'établissement du diagnostic.Pour chaque affection, les lésions macroscopique et microscopique sont décrites et les notions cliniques, indispensables à la compréhension et à l\u2019interprétation des images histologiques, sont rappelées.Le diagnostic différentiel est envisagé chaque fois qu\u2019il se révèle nécessaire.Les données morphologiques nouvelles fournies par la microscopie électronique sont décrites et illustrées.Une bibliographie importante, classée par sujet traité, complète chaque chapitre.Un index détaillé permet de retrouver aisément le renseignement désiré.L\u2019illustration comprend plus de 600 photos dont 8 en couleurs et de nombreux schémas et graphiques.Problèmes actuels d\u2019oto-rhino-laryngologie, conférences d'activités oto-rhino-laryngologi- ques del\u2019Hôpital Boucicaut, Collège de médecine des hôpitaux de Paris, sous la direction de R.MADURO, J.LEROUX-ROBERT et J.BOUCHE.Librairie Maloine, S.A., éditeur, 27, rue de l\u2019École-de-médecine, Paris (VIE).Sous ce titre, on a voulu réunir les séries annuelles des Conférences faites à l'Hôpital 976 Boucicaut, dans le cadre de l'Enseignement supérieur du Collège de médecine des Hôpitaux de Paris (section oto-rhino-laryngologie).C\u2019est dire que ces Conférences représentent essentiellement les travaux des laryngologistes des Hôpitaux réunit en un groupe d'enseignement qui visent aussi bien à parfaire les connaissances des spécialistes confirmés que de mettre au point des problèmes plus simples, plus larges ou plus techniques intéressant également les internes et les étudiants du diplôme de spécialité.La liste des auteurs n\u2019est pas limitative et, en dehors des laryngologistes des Hôpitaux, nous avons fait appel à des représentants d\u2019autres disciplines, médecins, biologistes, cancérologues, au- diologistes.Nous avons aussi demandé aux représentants des Écoles de province de bien vouloir se joindre à nous et c\u2019est ainsi que nous trouvons le nom du professeur Mounier-Kuhn dans la table des matières du volume de 1963 et nous comptons inviter d\u2019autres grands auteurs pour la série 1965- 1966.Nous avons également eu le privilège d'assister à une conférence de M.Hirsch, de Saint-Louis, Missouri, (en 1964), sur la perception de la parole et du langage.Nous espérons par ces cing volumes avoir présenté aux lecteurs un panorama sinon de tous les problémes d\u2019actualité qui peuvent se poser à un spécialiste tout au moins d\u2019un grand nombre d\u2019entre eux.Certains travaux représentent l\u2019expérience personnelle de leur auteur, d\u2019autres sont des mises au point plus générales, d\u2019autres, enfin, sont des exposés de techniques chirurgicales nouvelles et nous pensons que ces cinq volumes couvrant en gros les travaux des services parisiens d\u2019oto-rhino- laryngologie ont une certaine valeur représentative et c\u2019est ce que désirait le Comité directeur de cette publication.1961 \u2014 Un volume 16 x24 (400 g.) de 180 pages avec 30 figures et 1 planche hors-texte en couleurs : 20 f.1.Essai de systématisation dans la thérapeutique de l\u2019otite du nourrisson, par P.CLERC.\u2014 2.Embryologie et anatomie de la paroi labyrinthique de l\u2019oreille moyenne.Leurs rapports avec le développement de l\u2019otospongiose, par J.BOUCHE et J.PINEL.\u2014 3.L'expertise audiologique : aptitude et incapacité, par J.-E.FOURNIER.\u2014 4.Les pharyngites chroniques, par R.MADURO.\u2014 5.La laryngite chronique d\u2019aspect nseudo-myxomateux, par J.BOURDIAL.\u2014 6.Les kératoses du larynx (leucoplasies et pachydermies), par Y.CACHIN.\u2014 REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 7.Les pharyngostomes, par P.ANDRÉ.\u2014 8.Les sarcomes du larynx, par J.LEROUX-ROBERT.\u2014 9.Intérêt de la ponction ganglionnaire dans le diagnostic des adénopathies, par R.ANDRE.\u2014 10.Les mégacesophages, par P.HILLEMAND.\u2014 11.Techniques d\u2019examen de la fonction thyroidienne.Indications thérapeutiques dans des goitres, par J.-C.SAVOIE.1962 \u2014 Un volume 16x24 (730 g.) de 312 pages avec 66 figures : 30 f.{.La strie vasculaire, par L.CHEVANCE.\u2014 2.Les otites externes, par J.-J.DEBAIN.\u2014 3.Les otites adhésives, par J.BoucHE.\u2014 4.L\u2019indemnisation des surdités professionnelles ; bases médicales et juridiques : ¢) Conditions et modalités de l\u2019indemnisation des surdités professionnelles, par R.MADURO ; b) Essai de définition médico-légale des hypoacousies professionnelles provoquées par les bruits industriels, par À.CAVIGNEAUX ; c) Aspects audiologiques du problème de la surdité professionnelle, par J.-E.FOURNIER.\u2014 5.Les sinusites de l\u2019enfance, par E.PONCET.\u2014 6.L\u2019allergie microbienne en oto-rhino-laryngologie, par E.HENOCQ et J.Bou- CHE.\u2014 7.Les kystes du larynx, par J.BOURDIAL.\u2014 8.Les cancers de l\u2019épiglotte, par J.PINEL.\u2014 9.Épithéliomas du massif ethmoido-maxillaire, méthodes et indications thérapeutiques, par P.ANDRÉ.\u2014 10.Tumeurs neurogènes du cou, par J.LEROUX-ROBERT.\u2014 11.Les problèmes de la chirurgie carotidienne dans les cancers épithéliaux du cou, par Y.CACHIN.\u2014 12.Chirurgie de la trachée, par P.ABOULKER.1963 \u2014 Un volume 16 x24 (460 g.) de 218 pages avec 78 figures : 30 f.1.Les dernières acquisitions de la physiologie cochléaire, par M.BURGEAT.\u2014 2.Evidements et tympanoplasties, par J.LEMOYNE.-\u2014 3.L'épreuve calorique, par R.MASPE- TIOL.\u2014 4.Les tumeurs bénignes des cordes vocales, par G.SÉNÉCHAL.\u2014 5.Les troubles du langage dans les affections du système nerveux central, par P.PrAaLoUx.\u2014 6.L'avenir social des laryngectomisés, par P.MOUNIER-KUHN, \u2014 7.Le lambeau musculo-aponévrotique temporal dans la chirurgie de l\u2019oreille, par J.BoucHE.\u2014 8.Les œsophagites (à l\u2019exception des œsophagites par caustiques), par Y.LALLEMANT.\u2014 9.Les tumeurs de la parotide, par J.LEROUX-ROBERT.\u2014 10.Atlas histo-pathologique des tumeurs de la parotide, par J.LEROUX-ROBERT et J.de BRUX.1964 \u2014 Un volume 16X24 (520 g.) de 260 pages avec 90 figures : 30 f.1.La perception de la parole et du langage, par Ira J.HirscH, Ph.D.\u2014 2.Le polype choanal, par J.BOURDIAL.\u2014 3.Fibrome naso-pharyngien, par Jean LEROUX-ROBERT.\u2014 1.Les épistaxis, par J.BOUCHE.\u2014 5.Les voies d\u2019abord des tumeurs bénignes du larynx, par R.MasPÉTIOL.\u2014 6.Tumeurs malignes du plancher de la bouche, par P.ANDRE.\u2014 7.Traitement des adénopathies cervicales cancéreuses, par J.PINEL.\u2014 &.La chirurgie des cancers des voies aéro- digestives supérieures après radiothérapie, par Y.CACHIN.\u2014 9.Critique des voies d\u2019abord du massif facial, par le D' J.LABAYLE.\u2014 10.Les réticulo-lympho-sarcomes de l\u2019oreille moyenne, par Jean MARCHAND.\u2014 11.Les malformations congénitales de l\u2019œsophage.Leur traitement en oto-rhino- laryngologie infantile, par H.MULER.\u2014 12.Traitement chirurgical de certains troubles sévères du temps pharyngé de al 1 - (I lig ity 1% Larval Médical Vol.36 - Déc.1965 33 tome ! wn! ver D MAD In CI D we mel er \\ C oid jar HT rés PE distr AV neo \u2014; 1 à M LB = ms ¢ CUT par 11 op TE \u2014 \u2014 \u2014 T\u2014 TE.Te \u2014 \u2014 \u2014 a | -\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 3 W6- M6 6-11 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 gee \u2014 Tn Tn Tn TE Thee Tm \u2014 Se \u2014 Si \u2014 \u2014 \u2014 i SSO S\u2014 \u2014 \u2014 6 A JE \u2014 FRE {0-06 96-16-10 \u2014 À À ill | V6 16 \u2014 a \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 8 \u2014 + \u2014 Ee na} \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 + 9 86-06 MES = ol nT TE Tn TE a a MA Jap \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 8B © Wh \u2014 \u2014 ~\u2014 \u2014 \u2014 La h fc] jure s Jet} na\u201d BRL, id pa mn e eut! ques (eI) EA Si nil PAM (Canada Ae af Geigy od Mon réal d DRE G-1837F eh (D fat pa He; je qi a (18) EEE 34 Laval Médical Vol.36 \u2014- Déc.1965 Cholérétiques végétoux Extroits hé potiques et biliaires.YA B-Spécialités A.BAILLY 19, RUE DU ROCHER - PARIS aix tepas Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 8355, Boul.St-Laurent, MONTRÉAL 11, P.Q.RHINAMIDE para-amino-phényl-sulfamide éphédrine élycaïne , , Affections du , YAB-Spécialités A.BAILLY wstidations 19, RUE DU ROCHER - PARIS pulihisations Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 8355, Boul.St-Laurent, MONTREAL 11, P.Q.rhin alge =] Cf CC t we al Yio ug J lig iti) i Dé 1 ~~ Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 la déglutition.Leurs bases physiopathologiques, par Paul ABOULKER.\u2014 13.Les abcès du cerveau (Diagnostic et traitement actuels), par J.-J.DEBAIN.\u2014 14.Les possibilités des procédés radiologiques modernes dans le domaine oto-rhino- laryngologique, par P.FLEURY (en collaboration avec R.BOURDON).\u2014 15.Le recrutement auditif, par J.-E.Four- NIER.1965 \u2014 Un volume 16 x24 (530 g.) de 250 pages avec 44 figures en noir et 12 figures en couleurs : 36 f.1.Les surdités congénitales opérables, par M.OMBRE- DANE.\u2014 2.Mégacesophage et dyskinésie cesophagienne, par Y.LALLEMANT.\u2014 3.Les ostéomes du sinus frontal (technique par usure contrôlée d\u2019exérèse à la fraise), par J.BOUR- DIAL.\u2014 4.La place du télécobalt et de la chirurgie dans les cancers du domaine oto-rhino-laryngologique.Possibilités d\u2019association des deux techniques, par J.LABAYLE.\u2014 5.Panorama actuel des otites de l\u2019enfance, par H.MULER et F.PAQUELIN.\u2014 6.Les tumeurs malignes de la région cervico- faciale chez l\u2019enfant, par Y.CACHIN.\u2014 7.Les mélanomes en oto-rhino-laryngologie, par P.PONCET.\u2014 8.L\u2019obturation des bréches méningées ethmoidales ou sphénoidales avec écoulement de liquide céphalo-rachidien à l\u2019aide d\u2019une greffe dermo- épidermique, par P.PIALOUX.\u2014 9.Traumatismes du larynx, par J.GARDEL.\u2014 10.Otospongiose et maladie de Lobstein.Confrontation clinique, histologique et histo-clinique, par P.CLERC et L.CHEVANCE.\u2014 11.La chirurgie de la pyramide nasale chez l\u2019enfant, par G.SÉNÉCHAL.\u2014 12.Les infections à bacille pycocyanique en oto-rhino-laryngologie, par R.MADURO et J.GANDON.\u2014 13.Le traitement chirurgical des suppurations attico-mastoidiennes avant tympanoplastie chez I'adulte et chez l'enfant, par P.FLEURY et E.PONCET.\u2014 14.Tests audiométriques simples a la portée du praticien, par J.LEMOYNE.\u2014 15.Le choix du procédé dans la chirurgie réductrice du nez, par J.-M.STERKERS.Les régulations métaboliques \u2014 Aspecis 1héo- rique, expérimental, pharmacologique et thérapeutique, par H.LABORIT.Un volume (16x 24,5) de 498 pages, avec 206 figures et 21 tableaux ; cartonné toile demi-souple : 86f.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Ger- main, Paris (VIE).Dans cet ouvrage, l\u2019auteur a rassemblé l\u2019essentiel des recherches de son groupe au cours de ces dernières années.L\u2019introduction a pour but de placer celles-ci dans le prolongement de ses recherches antérieures.Les premiers chapitres exposent les connaissances acquises concernant les grandes voies métaboliques au sein de la cellule.L\u2019auteur, inspiré par la cybernétique, montre comment il a été amené à envisager leur régulation fonctionnelle et le rôle de l\u2019environnement.Il aborde ensuite l\u2019essentiel des faits qui lui ont permis de distinguer diffé- (19) REVUE DES LIVRES 977 rentes structures métaboliques suivant la fonction et l'organe, ainsi que les méthodes d\u2019exploration qu\u2019il a utilisées.Le chapitre suivant est consacré d\u2019abord à l\u2019étude du mécanisme d\u2019action sur les processus métaboliques des principales molécules biologiques et de quelques inhibiteurs ou activateurs enzymatiques.Sont étudiées dans ce sens, en particulier, les neurohormones et les hormones.Passant de la cellule aux organes, H.Laborit expose ensuite les protocoles et résultats expérimentaux qui lui ont permis de définir la siructure métabolique de différents tissus contractiles (muscle strié, tissus cardiaques et fibre lisse intestinale) et aborde le problème de l\u2019autorythmicité.Il envisage ensuite la structure métabolique des centres nerveux et montre l\u2019importance biologique et fonctionnelle de la névroglie.La fonction nerveuse et ses différentes expressions, en particulier électrogénétiques, sont aussi étudiées sur des bases métaboliques, de même que sa pharmacologie.C\u2019est ensuite l\u2019étude du tissu conjonctif où le métabolisme du fibroblaste et du mastocyte permet d\u2019interprêter le mécanisme d'action des agents pharmacologiques ou biologiques agissant sur lui, telles que les hormones stéroïdes.L\u2019étude du métabolisme du tissu conjonctif en éclaire ainsi sa physiopathologie.Le chapitre V est un essai de construction d'une pharmacologie métabolique au cours duquel le mécanisme d\u2019action métabolique des principaux agents pharmacologiques et de certains corps nouveaux dont l\u2019auteur a, avec son groupe, réalisé la synthèse, est étudié.Ce chapitre à lui seul comprend 158 pages.De l'organe, l\u2019auteur envisage ensuite l\u2019organisme au cours du chapitre VI et commence par l\u2019exposé d\u2019un cadre physiopathologique et thérapeutique général.Il peut alors étudier les états de choc et leur thérapeutique, l\u2019hypothermie expérimentale et clinique, l\u2019alimentation, la fatigue, et termine sur les règles de base de la réanimation.L'ouvrage se présente ainsi comme un essai de synthèse des connaissances biologiques allant de la molécule au comportement global d\u2019un organisme, en même temps que comme une analyse des corrélations dynamiques existant entre chaque niveau d'organisation.Solidement charpenté sur une expérimentation personnelle déjà considérable et riche de faits originaux, ainsi que sur une documentation bibliographique abondante fournie à la fin de chaque chapitre, il apporte une vue neuve et intégrée sur la majorité des disciplines envisagées, 978 dont bénéficie la compréhension des phénomènes biologiques, pharmacologiques et thérapeutiques dans leur ensemble.C\u2019est le résultat d\u2019une recherche et d\u2019une méthodologie interdisciplinaires qui se refusent à considérer qu\u2019il existe des domaines réservés et pensent que les hypothèses de travail fructueuses doivent forcément naître de l\u2019examen des faits sous leurs aspects spécialisés les plus divers, chaque spécialiste ne voyant qu\u2019un aspect limité d\u2019un même problème.C\u2019est ainsi que la pharmacologie n\u2019y est pas considérée comme un but, mais comme un moyen de connaissance des mécanismes de la vie.On ne restera pas insensible à l\u2019extrême originalité de cette vaste synthèse et même si, comme l\u2019auteur l\u2019admet lui-même, certaines constructions demandent encore à être précisées, on devra cependant admettre que l\u2019efficacité de la plupart des thérapeutiques qui en sont nées suffisait à elle seule pour valider cette mise au point.Physiologie articulaire \u2014 Schémas commentés de mécanique humaine, par I.A.KAPANDJI.Préface du professeur G.CORDIER, doyen de la Faculté de médecine de Paris.Fascicule II : Membre inférieur.Un fascicule 22,5x28 de 222 pages, avec 640 schémas, 6 planches de découpage-montage : 44 f.Librairie Maloine, S.À., éditeur, 24, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VIE).Voici, comme prévu, le deuxième fascicule de Physiologie articulaire (schémas commentés de mécanique humaine) consacré au membreinférieur.Cet ouvrage suit la même idée directrice que le premier : illustrer chaque idée par un schéma, expliquer par l\u2019image autant sinon plus que par le texte, faciliter la mémorisation en utilisant au maximum la mémoire visuelle.On peut même dire que ce deuxième livre dépasse le premier en richesse iconographique puisqu\u2019il ne comporte pas moins de six cent quarante schémas et dessins (sans compter les planches en fin de volume) : REVUE DES LIVRES data) Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 la formezet le déterminisme des surfaces articulaires, le mode d'action des ligaments et des muscles suivant la position de départ et les mouvements, certains mécanismes délicats et peu connus de l\u2019articulation du genou ou des articulations du tarse, chacune de ces notions est abondamment explicitée par l\u2019image.La voûte plantaire fait l\u2019objet à elle seule d\u2019un chapitre entier où sont étudiés son architecture ainsi que les facteurs de sa statique et de sa dynamique avec leurs implications physiopathologiques.Comme le premier, ce fascicule comporte, à la fin, des planches de découpage-montage permettant de réaliser des modèles articulaires simples ou complexes ; citons, à ce propos, un modèle démontrant le rôle des ligaments dans le déterminisme du contour articulaire des surfaces de I'extrémité inférieure du fémur.Il est possible aussi de construire le modèle mécanique du pied, avec ses articulations, ses ligaments et ses muscles ; la réalisation pratique de ce modèle en apprend beaucoup plus sur le fonctionnement des articulations du pied et le délicat équilibre musculaire que les plus longs développements.L'action de chaque muscle peut être reproduite de même que les principales déformations de la voûte plantaire.Ces modèles représentent, à notre connaissance, le premier essai de « travaux pratiques de physiologie articulaire » complétant l\u2019enseignement du cours par une activité attractive à la maison.Si M.le doyen C.Cordier a bien voulu préfacer ce livre, c\u2019est qu\u2019il pense que « les disciplines les plus diverses, depuis l\u2019étudiant en médecine, les kinésithérapeutes jusqu'aux chirurgiens, trouveront le plus grand bénéfice à la lecture de cet ouvrage.» Il ne reste plus qu\u2019à attendre la sortie, qu\u2019on espère prochaine, du troisième fascicule consacré à la physiologie générale des articulations et des muscles, à l\u2019analyse fonctionnelle de mouvements courants et à la mécanique articulaire du tronc et de la tête.Ainsi la collection sera-t-elle complète.LUN DES ih média docteur le doc tlds sr Berger on bors Robey § ire | i | Bison Jan erie doté Sora 1 Joy b - Li li Per lid ke IE .| lou lugs Ten Is dE 008g: \" ner Tf ls ie plc ebb Fe pki rode dle: Ce CE od If sels ref pe tok dé TE 0 ify mes pr ni .LECTIONS _ À LA SOCIÉTÉ MEDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL A la dernière assemblée annuelle de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval le docteur Jean-Marc Lessard a été élu président, le docteur Jean-Marie Delâge, vice-président, et le docteur Louis Dionne, secrétaire général.Le secrétaire correspondant, le docteur Georges-A.Bergeron et le trésorier, le docteur Clément Jean, ont été réélus.Le docteur Roland Cauchon est le président sortant de charge et le docteur Raoul Roberge a été chargé du service des relations extérieures.Les autres membres du conseil d'administration sont les docteurs Louis-Philippe Allen, F.-X.Brisson, Claude Brosseau, Pierre-Albert Cliche, Jean-Paul Déchêne, Paul Desautels, de la Bro- querie Fortier, Paul-M.Gagnon, Léo Gauvreau, André Lapointe, Jean-Marie Loiselle, Georges Normand, Guy Saucier et René Simard._ SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL Séance du 28 octobre 1965 à la Faculté de médecine 1.Robert GARNEAU : Hyperplasie pleuro-tumora- le des ganglions médiastinaux ; 2.Léo GAUVREAU et Carrol GRONDIN : Appréciation de la bactériurie au moyen d\u2019ébreuves au chlorure de triphényl tétraxolium ; 3.Pierre I AUTEUIL et Paul GENEST : Evolution d\u2019une épreuve d\u2019histo-compatibilité in vitro ; 4.Jean-Marie LOISELLE : De la valeur diagnostique des enzymes sériques.NOMINATIONS À LA FACULTÉ DE MÉDECINE Le docteur Louis-Édouard Beaudry, assistant dans le Service de chirurgie générale de l\u2019Hôtel- Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi, a été nommé professeur agrégé à la Faculté de médecine ; Le docteur Maurice Beaulieu, assistant dans les # Services de chirurgie de l\u2019Hôpital Laval et de ES ee re \u2014\u2014r\u2014\u2014\u2014\u2014 4 | Hopital Saint-François-d\u2019Assise, a été nommé professeur agrégé à la Faculté de médecine ; NOUVELLES Le docteur Alexander Meisels, assistant au département de pathologie, a été nommé professeur agrégé à la Faculté de médecine ; Le docteur Claude Laberge a été nommé assistant au département de pathologie de la Faculté de médecine ; Le docteur Marc Bouchard a été chargé d\u2019enseignement au département de biochimie de la Faculté de médecine.RÉCIPIENDAIRES DES MÉDAILLES DE L\u2019ACFAS La médaille Léo-Parizeau : La Médaille Léo-Pariseau a été décernée cette année à M.Pierre Dansereau, sous-directeur et conservateur du Jardin botanique de New-York.La Médaille Léo-Pariseau est décernée chaque année à un homme de sciences du Canada français qui s'est signalé par des travaux de recherches, Un prix de $1 000 est attaché à la Médaille Léo- Pariseau.Ce prix, le Prix de l'ACFAS, est offert grâce à une fondation spéciale créée à cette fin par la Compagnie Pfizer Ltée.La Médaille Léo- Pariseau, d\u2019abord appelée «Médaille de l\u2019'ACFAS », a été créé en 1944 grâce à un don du docteur Léo Pariseau, premier président de l\u2019ACFAS.La médaille Archambault : La Médaille Archambault de l'ACFAS fut décernée cette année au docteur Jacques Genest, chef de médecine à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.La Médaille Archambault est destinée à reconnaître et à récompenser le mérite d'hommes de science du Canada français qui se sont signalés par des œuvres remarquables d\u2019ordre pratique.Le Jury de la médaille a toute liberté pour décider, selon les circonstances, des domaines qu\u2019il convient d\u2019admettre sous la dénomination « d\u2019ordre pratique ou appliqué ».Les Médailles Léo-Pariseau et Archambault furent décernées à leurs récipiendaires à l\u2019occasion du diner annuel de l\u2019'ACFAS, le samedi 6 novembre, au Chalet de la Montagne de Montréal.NOMINATION DU DOCTEUR MALCOLM BROWN Monsieur J.William Horsey, président du bureau d\u2019administration canadien a annoncé la 980 nomination du docteur G.Malcolm Brown au Conseil d\u2019administration de l\u2019Association des Amis canadiens du Postgraduate Medical School, de Londres.Le docteur Brown, qui vient d\u2019être nommé président du Conseil médical de la recherche au Canada succède au docteur Ray Farquharson de Toronto, décédé récemment.L\u2019Association des Amis canadiens du Posi- graduate Medical School de Londres groupe des citoyens et des médecins éminents de tout le Canada dans le but de promouvoir ce centre médical de réputation internationale.Depuis son organisation en 1935, plus de 1 500 médecins canadiens ont reçu de l\u2019enseignement spécialisé à cette École.Au cours des dernières années, l\u2019Association des Amis canadiens a été en mesure de recueillir des fonds substantiels pour contribuer à l'expansion de cette École et en même temps d'offrir des bourses à des médecins canadiens qui désirent poursuivre leurs études de spécialisation à cette École de Londres.Le président du Postgraduate Medical School de Londres est le vicomte Alexander, ancien gouverneur général du Canada.UNE DÉLÉGATION CANADIENNE ] , À LA CONFÉRENCE MÉDICALE DU COMMONWEALTH L\u2019honorable Judy LaMarsh, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, a participé officiellement à la Conférence médicale du Commonwealth, tenue à Édimbourg (Écosse), du 3 au 13 octobre.La conférence étudiait les moyens plus efficaces d'aider les pays en voie de dêve- loppement à établir les structures sanitaires les plus pressantes.En plus du ministre, la délégation canadienne comprenait le docteur John N.Crawford, sous- ministre de la Santé nationale ; le docteur B.D.B.Layton, médecin principal de la division de la Santé internationale, au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social ; le docteur Roger Dufresne, directeur des relations professionnelles du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec ; le docteur Gérard LaSalle, doyen de la Faculté de médecine de l\u2019université de Sherbrooke ; le docteur J.F.McCreary, doyen NOUVELLES Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 de la Faculté de médecine de l\u2019université de Colombie-Britannique ; le docteur Helen Mussal- lem, directrice administrative de l\u2019Association des infirmières canadiennes ; le docteur Chester Stewart, doyen de la Faculté de médecine de l\u2019université Dalhousie.Les sujets principaux discutés à la Conférence furent la formation médicale, l\u2019échange de personnel enseignant et de recherche, la mise sur pied de Services de santé et la médecine préventive.SUBVENTIONS DE LA FONDATION CANADIENNE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES THÉRAPEUTIQUES La Fondation canadienne pour l\u2019avancement des sciences thérapeutiques accordera en 1966 des octrois pour la recherche et des bourses d'études aux fins d\u2019études et de recherches dans le domaine de la thérapeutique.On pourra présenter à la Fondation des demandes pour des octrois de recherche, des bourses d\u2019étudiants gradués, des bourses d\u2019étudiants d\u2019été et toute autre forme de subvention conforme aux buts de la Fondation.Les subventions accordées par la Fondation le sont dans les buts de stimuler, de coordonner et d\u2019aider aux travaux de recherche dans l\u2019appréciation des médicaments de même que d'aider à la formation de chercheurs en ce domaine.La date ultime pour poser les candidatures est fixée au 15 décembre 1965 et l'attribution des subventions sera publiée le 28 février 1966, Les octrois sont de l\u2019ordre de $5 000 à $7 000 pour les étudiants gradués (fellowships) de $600 à $1 000 pour les étudiants d\u2019été.Les demandes d\u2019octrois pour les travaux de recherche seront appréciées individuellement.Les règlements concernant l\u2019attribution des octrois et des subventions sont contenus dans une brochure intitulée : La Fondation canadienne pour l'avancement des sciences thérapeutiques \u2014 Règlements relatifs aux subventions 1965.On peut se procurer cette brochure en s\u2019adressant au Secrétaire de la Fondation qui fournira en même temps les formules de demande qui sont disponibles en français ou en anglais.Prière d\u2019adresser toute communication au docteur C.Walter Murphy, secrétaire, La Fondation canadienne pour l\u2019avancement des sciences thérapeutiques, C.P.120, Lachine, P.Q.bo InvrÉ (hens Now ert au cod Toutes quelqu ans vee | Fonda Revi 1008 vant viguey bt lug levee md or Ce tele Wye Qe tp Ce Clg Ie Hand ta, ris ! de ; Sue | ve] ley, fee fui du lig : Kk | | | | | Wg wr \u2018Al | ig lig Bh | bg apr ja ju fo ii gi a ÉVOLUTION PSYCHIATRIQUE * INVITÉS D'HONNEUR, CHERS COLLÈGUES : Nous n\u2019avons pas connu la Bienheureuse Marguerite d\u2019Youville et, cependant, nous avons cru, au cours de ces dernières années, la reconnaître.Toutes ses filles spirituelles lui ressemblent par quelques traits de leur personnalité, mais nous avons eu le bonheur de vivre et de travailler avec l\u2019une des plus authentiques de ses dames.Fondatrice à sa manière et à notre époque, la Révérende Mère Sainte-Clara, à qui nous présentons cet hommage, a été et demeure pour nous le vivant témoignage de la grande pionnière.La vigueur de son esprit, la sagesse de son expérience, la lucidité, la clairvoyance et le courage dans l\u2019exercice de ses fonctions, et par dessus tout sa grandeur d\u2019ame, ont été pour nous le meilleur encouragement au travail.C\u2019est avec fierté que nous saluons aujourd\u2019hui celle qui demain, à Thetford sera à l\u2019origine d\u2019un nouveau départ, et c\u2019est avec ces modestes mots que nous rendons hommage à une grande Dame, et par elle à sa Fondatrice.C\u2019est avec joie que nous accueillons Mère Saint- Clément-de-Rome qui lui succède.La tâche est lourde car non seulement les responsabilités sont grandes, mais son action s\u2019inscrit maintenant dans un courant vigoureux qui demandera des efforts de géant, mais votre passé nous est connu, il devient un garant de l'avenir.Nous tenons à assurer Mère Saint-Clément-de-Rome, notre nouvelle Directrice générale, ainsi que ses conseillères, de notre appui sincère, et nous formulons le vœu que le dialogue amorcé se poursuive et porte ses fruits.Au moment où Saint-Michel-Archange doit s'intégrer dans un vaste complexe de Services psychiatriques, notre hôpital doit pouvoir compter sur des dirigeants éclairés qui emboîtent le pas * Allocution prononcée par le docteur Jules Lambert, surintendant médical de l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange, à l\u2019occasion de l\u2019intronisation de la nouvelle directrice générale révérende Mère Saint-Clément de Rome et à l\u2019occasion du départ de révérende Mère Sainte-Clara.ALLOCUTION pour le progrès de collectivité et qui assurent en même temps son autonomie, sa puissance de rayonnement et le progrès véritable dans son développement.Tant et aussi longtemps que Saint-Michel- Archange sera et se voudra un hôpital d\u2019avant- garde, le dialogue et l\u2019union des forces cliniques et administratives devront être notre préoccupation centrale.La satisfaction des besoins du malade doit être au fond notre premier souci.C\u2019est à partir des besoins du patient que nous devons repenser et reconstruire nos structures hospitalières et cliniques et c\u2019est en fonction de ces dernières que doivent s\u2019élaborer les structures administratives.Le soin, le traitement et la réhabilitation des patients doivent primer tout autre intérêt.Au moment où la science psychiatrique continue de libérer le malade de la garderie pour l\u2019installer dans l'hôpital, au moment où l\u2019hospitalisation devient un stade de la réhabilitation, au moment où le public tend à modifier ses attitudes envers les personnes atteintes de maladie mentale, l\u2019hôpital psychiatrique doit à tout prix se caractériser comme univers clinique et social.La chronicité doit être vigoureusement combattue et surmontée.Les vieilles habitudes d\u2019ordre, de maternage, voire de punition, doivent céder la place définitivement et dans toutes leurs manifestations aux exigences nouvelles de traitements intensifs, de normalisation de la vie, d\u2019éducation et de réhabilitation.Saint-Michel, comme tous les hôp1- taux psychiatriques, ne peut pas être un monde à part de la société, pas plus d\u2019ailleurs que sa population.Les malades doivent s\u2019y sentir de passage, l\u2019équipe clinique doit s\u2019y sentir libre, l\u2019équipe administrative doit être leur plus grande alliée.La gestion totale des biens et services que le public se donne pour soigner ses malades doit être orientée à la satisfaction la mieux adaptée aux besoins de ce public.Il est devenu anachronique que le public, donc l\u2019État, les responsables de la clinique et ceux de l\u2019administration, fassent chambre à part.L'insertion de l\u2019hôpital 982 ALLOCUTION psychiatrique dans l\u2019ensemble des services que la société se donne en psychiatrie exige des objectifs communs et des politiques conjointes.Déjà, par rapport à un des problèmes majeurs, à savoir le décongestionnement de l\u2019hôpital, la coopération est amorcée.Nous avons déjà bénéficié du mouvement de régionalisation qui s'opère au ministère de la Santé.Plusieurs patients nous ont déjà quitté pour des centres ou foyers régionaux.Des débouchés, vont s'ouvrir du côté de Gaspé, Saint-Ferdinand, Sherbrooke, Lac- Edouard, etc.Bientôt l\u2019Abitibi et la Mauricie ne seront plus desservies par l\u2019Hôpital Saint- Michel-Archange qui verra son territoire graduellement diminuer par étapes successives.Si le décongestionnement peut être assuré par la prolifération des centres de traitements à l\u2019extérieur, de foyers de diverses catégories, et une réduction des limites du territoire desservi, notre hôpital! doit surtout y travailler de l\u2019intérieur.Là encore le mouvement est commencé grâce au concours de la nouvelle Division des Foyers de l'hôpital, et la coopération des équipes cliniques et du département de Service social.Une centaine de patients sont déjà placés dans les foyers affiliés à l\u2019hôpital, et dans ceux que met à notre service le ministère du Bien-Etre.En moins d\u2019un an, la population globale de Saint-Michel-Archan- ge est passée de plus de 5000 patients qu\u2019elle était ces dernières années à un chiffre inférieur a 4 800, soit 4 767 le 31 août 1965, compte tenu de multiples admissions que l'hôpital n\u2019a pu refuser.Nous avons pu organiser de cette façon deux autres départements d\u2019admission, afin de mieux répondre aux besoins, et assurer l\u2019organisation des quatre unités cliniques semi-autonomes.Par ailleurs, d\u2019autres facteurs majeurs peuvent concourir à accroître l'efficacité de notre institution et pour autant les services rendus aux malades.D\u2019une part la modification des structures de traitement et l\u2019addition de personnel qualifié et, d'autre part, le développement de services multiples de réhabilitation.La création provisoire de quatre unités psychiatriques et le fractionnement ultérieur à venir de ces unités impliquent l\u2019addition nécessaire de personnel spécialisé.Le manque de personnel est évident dans tous les corps professionnels en parti- lier du côté des médecins psychiatres.De plus, la mise sur pied et le développement de Services externes complets, consultation, pré- admission, centre de jour, vont accroître cette carence.Ce dernier secteur des Services externes Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 doit en particulier retenir nos efforts puisqu'il est un des plus sûrs moyens de lever la barrière entre le public, les hôpitaux généraux et l'hôpital psychiatrique.L\u2019émergence de multiples Services psychiatriques, en particulier les cliniques psychiatriques des hôpitaux généraux laisse quand même entier le problème du traitement spécialisé de certaines catégories de patients.A ce sujet, il convient peut-être d\u2019envisager de ce côté la ligne de développement futur des grands hôpitaux psychiatriques et leur valorisation.Nous devons prévoir déjà la mise en place d\u2019unités spécialisées pour les problèmes de la gériatrie, de l\u2019arriération mentale, de l\u2019alcoolisme, et de l\u2019adolescence, conformément aux bescins de la région desservie par l\u2019hôpital dans le futur.C\u2019est dans cette voie, à mon sens, que nous devrions repenser l\u2019utilisation de nos pavillons annexes par exemple, et ce en fonction des besoins existants.D'un autre côté, on ne saurait assurer un succès thérapeutique véritable des équipes cliniques sans travailler ardûment à repenser, redéfinir, créer et développer les Services nécessaires de réhabilitation.Le champ total des occupations thérapeutiques et du loisir doit être redéfini en fonction des nouveaux besoins.L'intégration de ces Services à l\u2019ensemble de la structure clinique, devrait pouvoir permettre au psychiatre et à son équipe d\u2019assurer tout ce qu\u2019il faut au patient pour son traitement et sa réhabilitation.Nous devrons en ce domaine abandonner certaines habitudes et certaines pratiques aujourd\u2019hui dépassées.Les autonomies ne sont plus possibles et la hiérarchie clinique devra être systématiquement respectée.La priorité des nécessités thérapeutiques doit désormais primer et être clairement perçue à tous les paliers de la structure générale de l'hôpital.C\u2019est notre responsabilité première, et nous entendons l\u2019assumer avec la collaboration bienveillante de tous.Nous irons puiser où elles se trouvent les ressources qu\u2019il nous faut à cette fin.Bref, le chemin parcouru depuis quelques années est important ; celui qu\u2019il reste à parcourir est impressionnant mais nous devrons le franchir par étapes.L'hôpital psychiatrique sera ce que nous l\u2019aurons fait.Nos patients ont besoin de la collaboration de tous, quels que soient les credos respectifs, c\u2019est à la réalisation progressive de cette tâche immense que nous vous demandons à vous, Révérende Mère Directrice générale, et à votre Conseil, de travailler avec nous pour le bien et le bonheur de tous.FD aË cons de a \u2018 Psst Société tamadi kh hide l'année qe no Sie \u201cendra 368 (0NGR Cond mh py Mig Lari bp Trop, le Yair ivy LY sm [Ly de fi It; i Ji yy Ty Hp: liar Ti al Mais NM el: ir: \u2019 del: 6 Ï fr ps op: Sil: Su fr: bil: ae me: il pp ed Eee r 154 sb fig > FÉDÉRATIONS CANADIENNE DES SOCIÉTÉS DE BIOLOGIE La fédération canadienne des sociétés de biologie constituée de la Société canadienne de Physiologie, de la Société canadienne de Pharmacologie, de l'Association des Anatomistes du Canada, de la Société canadienne de Biochimie et de la Société canadienne de Nutrition, annonce que le Conseil de la Fédération a accepté une modification de la date prévue pour la réunion de 1967.Comme l'année 1967 sera l\u2019année centenaire du Canada et que l'exposition mondiale aura lieu à Montréal au cours de cette année, la réunion annuelle de la Société canadienne des Sociétés de biologie se tiendra à l\u2019Université McGill de Montréal, les 5, 6 et 7 juillet 1967.CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION INTERAMÉRICAINE DE GASTRO-ENTÉROLOGIE Conformément à la décision prise à la dernière assemblée à Bogotâ, l'Association interaméricaine de gastro-entérologie tiendra une réunion extraordinaire à Madrid, du 14 au 18 octobre 1966.La réunion est organisée par la Société espagnole de pathologie digestive et sera tenue sous le patronage de l'Institut de culture hispanique.Le congrès sera essentiellement formé de quatre symposiums qui seront tenus sur les sujets suivants : 1.Nouvelles méthodes d'explorations cliniques des voies digestives ; 2.Physiologie et pathologie de l\u2019intestin grêle, à l'exception des tumeurs ; 3.Les phénomènes de stase dans le côlon ; +.Les perturbations fonctionnelles de l\u2019appareil digestif.L'Association interaméricaine de gastrologie est actuellement présidée par le docteur F.Ingel- finger, des Etats-Unis, et son secrétaire général en est le docteur C.A.Estapé, de l'Uruguavy.Le président de la Société espagnole de pathologie digestive qui organisera cette réunion est le docteur H.C.Mogena et ses secrétaires en sont les docteurs D.Gutiérrez Arrese et E.Arias Vallejo.CONGRÈS On pourra obtenir des renseignements additionnels en écrivant au secrétariat du congrès, Calle de Londres, 43, Apartado de Correos 1 038, Madrid 2.CONGRÈS INTERNATIONAL DE MÉDECINE PHYSIQUE Le V¢ Congrès international de médecine physique se tiendra à Montréal, du 25 au 31 août 1968.Les thèmes du Congrès seront l\u2019arthrite et les maladies rhumatismales, les syndromes neurologiques, l\u2019électronique en rapport avec le diminué physique, l\u2019enseignement médical, les problèmes de locomotion, l\u2019étude du rôle et des besoins des disciplines paramédicales.Le programme comprendra huit séances plénières au cours desquelles seront présentées des communications traitant des thèmes principaux.En ce qui concerne les syndromes neurologiques et rhumatismaux, le comité du programme a l'intention de poser l'accent sur le diagnostic précoce et le traitement et la prévention des séquelles par le truchement de techniques de réadaptation énergiques.En ce qui a trait a électronique, le comité se propose d\u2019étudier ses applications dans le domaine des prothèses et des orthèses, et plus spécifiquement, dans celui des sources externes motrices.Au chapitre de l\u2019enseignement, on insistera sur l\u2019enseignement de la physiatrie au sein des Facultés de médecine, sur l\u2019enseignement post- gradué et, surtout, sur la formation des membres des disciplines paramédicales.Les langues officielles du VE Congrès seront le français, l\u2019anglais, l\u2019espagnol et l\u2019allemand.L\u2019 Association canadienne de médecine physique et de réadaptation sera l'hôte du Ve Congrès international de médecine physique.Les membres du Comité exécutif du Congrès sont les docteurs G.Gingras, président ; A.-T.Jousse, vice-président ; B.Talbot, secrétaire général ; Wm.O.Geisler, assistant secrétaire général, et M.Mongeau, trésorier.Environ 2 060 participants, venant de plus de 40 pays, assisteront au Congrès.La réunion annuelle de l'American Congress of Physical Medicine and Rehabilitation sera tenue simultanément Laval Médical 984 CONGRÈS Vol.36 - Déc.1965 à Montréal en 1968, afin de permettre aux membres de cet organisme de participer au Congrès international.Pour tout renseignement additionnel concernant les frais d\u2019inscription, le programme, la présentation des communications et les expositions scientifiques, s'adresser au Secrétariat général du Ve Congrès international de médecine physique, 6300, avenue Darlington, Montréal 26, P.Qué., Canada.lad, 5 di 3 hi La Judi) Hédicai Dé, I Sig a Édeie ta 1 -_\u2014 \u2014\u2014 COURS DE PERFECTIONNEMENT _ PROGRAMME DES CONFERENCES DE NEUROBIOLOGIE Ces conférences, organisées au département de physiologie de la Faculté de médecine, ont lieu a l\u2019Amphithéâtre de pathologie, Faculté de médecine, salle 220-222, de 7 h.30 à 9 h.30 p.m.Mardi, 9 novembre : Le tissu nerveux : Méthodes de recherche en neuro-anatomie.Cylologie et structure de la synapse, par le docteur E, RAMÔN-MOLINER.Jeudi, 11 novembre : Méthodes de recherche en neurophysiologie.L\u2019influx nerveux, par le docteur G.LAMARCHE.Mardi, 16 novembre : Structure histologique des récepteurs et systémalisation des voies et centres de la sensibilité extéroceptive générale, par le docteur L.-J.POIRIER.Jeudi, 18 novembre : Physiologie de la sensibilité extéroceptive.Mécanisme de production et physiopathologie de la douleur, par le docteur G.LAMARCHE.Mardi, 23 novembre : Systématisation des voies de la sensibilité proprioceptive générale el spéciale, par le docteur L.-J.POIRIER ; Le cervelet, anatomie macroscopique et microscopique, par le docteur E.RAMÔN-MOLINER.Jeudi, 25 novembre : Le tonus musculaire et contrôle postural.La coordination des mouvements et l\u2019équilibre, par le docteur G.LAMARCHE.Mardi, 30 novembre : Le thalamus : centre de relais ei d\u2019intégration.Anatomie el physiologie, par le docteur G.LAMARCHE.Jeudi, 2 décembre : Systématisation des centres moteurs de la moelle et du tronc cérébral, par le docteur L.-J.POIRIER ; Systématisalion des voies el centres nerveux du système pyramidal, par le docteur L.-J.POIRIER.Mardi, 7 décembre : Systématisation des voies el centres nerveux du système exirapyramidal.Physiopathologie des syndromes byramidaux et extrapyramidaux, par le docteur L.-J.POIRIER.Jeudi, 9 décembre : Rôle des amines cérébrales dans le contrôle nerveux de l\u2019activité musculaire, par le docteur T.L.SOURKES ; Présentation d\u2019un film, par le docteur L.-J.POIRIER.Mardi, 14 décembre : Le formation réticulée : Anatomie, par le docteur E.RAMÔN-MOLINER ; Physiologie, par le docteur G.LAMARCHE.Jeudi, 16 décembre : Anatomie des lobes frontal, pariétal et temporal.Anatomie du rhinencéphale.par le docteur E.RAMÔN-MOLINER.Mardi, 21 décembre : Psychophysiologie, par le docteur G.LAMARCHE, Mardi, 11 janvier : La connaissance el le conditionnement, par le docteur G.LAMARCHE.Jeudi, 13 janvier : Contrôles neuro-endocriniens, par le docteur C.FORTIER.Mardi, 18 janvier : Contrôle nerveux de la balance énergétique, par le docteur L.-J.POIRIER ; Rôle et distribution des substances neurohumorales, par le docteur T.L.SOURKESs.Jeudi, 20 janvier : Electro-encéphalographie : Principes el interprétation, par le docteur G.LAMARCHE.N.B.Des conférences additionnelles seront données par des professeurs invités.Elles seront annoncées ultérieurement.Les personnes intéressées à suivre ces conférences sont priées de communiquer avec le Secrétariat du Département de physiologie, tél.: 681-9611, local 295 ou 316.COURS EN ANESTHÉSIE ET RÉANIMATION À L\u2019HÔTEL-DIEU DE QUÉBEC Le Service d\u2019anesthésie et de réanimation de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec a publié le programme des conférences qui y sont données dans le cadre du cours de spécialisation en anesthésie.Les conférences ont lieu le lundi et le jeudi de chaque semaine à 4 h.30 dans la salle de cours attenante au département d\u2019anesthésie et de réanimation de l\u2019Hôtel-Dieu.Les médecins visiteurs, les résidents et les internes sont cordialement invités aux différents cours.PROGRAMME Cours inaugural 7 septembre : Le phénomène de la narcose ; théories explicatives, par le docteur André JACQUES.Sciences fondamentales appliquées à l\u2019anesthésie et à la réanimation 9 septembre : Le larynx, par le docteur Jacques PELLETIER.14 septembre : Le poumon, par le docteur Donat GAGNON.16 septembre : L'æœil, vu par l'anesthésiste, par le docteur Louis FOURNIER.21 septembre : Innervation de la main et du pied.Anesthésie loco-régionale.23 septembre : Innervation de l\u2019aire splanchnique abdomino- pelvienne.Modes d'inhibition des réflexes nociceptifs, par le docteur André La- POINTE. 986 5 octobre 7 octobre 12 octobre 14 octobre 19 octobre 21 octobre 26 octobre 28 octobre 2 novembre 4 novembre : 9 novembre 18 novembre : 23 novembre : 25 novembre : 30 novembre : 2 décembre 7 décembre 9 décembre 14 décembre 16 décembre : 11 janvier : Equilibre acido-basique.: Agents adrénolytiques.: Les stimulanis cholinergiques.COURS DE PERFECTIONNEMENT Physiologie et biochimie : La pression artérielle et son homéostasie : principes de sphygmomanométrie, par le docteur Jacques HOUDE.: Notions d'\u2019électrocardiographie utiles pour l\u2019anesthésiste, par le docteur André SINDON.: Fonction adrénergique et anesthésie, par le docteur Raynald Déry.: Phase sanguine des échanges gazeux.\u2014 Transport des gaz respiratoires.\u2014 Transport des gaz et vapeurs anesthésiques, par le docteur Marc FOLEY.: Respiration sbontanée, contrôlée, ou assistée \u2014 Avantages et désavantages de ces modalités, par le docteur Marcel CLAVET.: Physiopathologie, du CO2, par le docteur Donat GAGNON.: Physiopathologie de l'oxygène, par le docteur André LAPOINTE.Notions fondamentales, par le docteur Raynald DERY.: L'équilibre acido-basique en anesthésie et réanimation, par le docteur Raynald Déry.La fonction cérébrale en cours d'anesthésie : données d'électro-encéphalographie, par le docteur Yvon DUBE.: Absorption du CO2, par le docteur Paul René TREMBLAY.Chimie et pharmacologie Classification générale des agents anesthésiques dans les cadres de la chimie.Propriétés des principales familles de composés organiques, par le docteur Jean-Guy VOYER.Halogénation et anesthésie, par le docteur André JACQUES.Chimie des anesthésiques locaux, par le docteur Marcel CLAVET.Chimie des stimulants adrénergiques ; pharmacologie générale, par le docteur André JACQUES.Leurs implications en anesthésie, par le docteur Jacques PELLETIER.: Agents anticholinergiques.Pharmacologie com- barée, par le docteur André SINDON.: Fluothane, par le docteur Jacques HOUDE.Terminaisons cholinergiques, par le docteur Jacques PELLETIER.Données actuelles sur la pharmacologie de la succinylcholine, par le docteur André JACQUES.Physique : Les valves, par le docteur Jacques PELLETIER.13 janvier 18 janvier 20 janvier 25 janvier 3 février 8 février 10 février 15 février 17 février 22 février 24 février 1°\" mars 3 mars 8 mars 10 mars 15 mars 17 mars 29 mars 31 mars 5 avril 7 avril : La trachéostomie.: Crase sanguine el anesthésie.Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 : Propriétés générales des gaz.Lois qui s\u2019y rapportent.Leur manutention, par le docteur Marc FOLEY.: Les dangers d\u2019explosions en anesthésie, par le docteur Jacques HOUDE.: L'électronique au service de l\u2019anesthésisie, par le docteur André SINDON.: Evaluation des techniques d'administration des anesthésiques bar inhalation, par le docteur Jacques PELLETIER.Anesthésie clinique : Fonction surrénalienne el anesthésie, par le docteur Marcel CLAVET.: Fonction thyroïdienne el anesthésie, par le docteur Yvon DUBE.: Anesthésie gériatrique, par le docteur André JACQUES.: Evaluation fonctionnelle de la respiration, par le docteur Raynald DÉDy.: Anesthésie et réanimation de l\u2019insuffisant respiratoire, par le docteur Jacques PELLETIER.: La péridurale obstétricale, par le docteur Jean- Guy VOYER.: Anesthésie pédiatrique, par le docteur Jacques HoUDE.: Problèmes posés à l\u2019anesthésiste par la dénutrition, l\u2019obésité el le diabète, par le docteur Marc FOLEY.: Les incompatibles en anesthésie, par le docteur André JACQUES.: Complications nerveuses centrales en anesthésie, par le docteur Raynald DERY.: Effets nerveux, respiratoires et cardio-vasculaires de la rachianesthésie, par le docteur Marcel CLAVET.Indications, avantages et rangons.L'anesthésie de l\u2019obsirué respiratoire, par le docteur Louis FOURNIER.: Anesthésie du patient atteint de myasthénie grave, de porpbhyrie, d\u2019épilepsie ou d'alcoolisme, par le docteur Donat GAGNON, : Facteurs physiques, physiologiques et pharmacologiques impliqués dans la détermination du niveau d\u2019anesthésie rachidienne, péridurale et caudale, par le docteur Marcel CLAVET.: Données actuelles sur la dynamique alvéolaire, par le docteur Raynald DÉRY.Problèmes particuliers posés par les polytransfusés, par le docteur André LAPOINTE.: Les analepliques cardiaques el respiratoires.Leur place en anesthésie, par le docteur Jacques PELLETIER.Hal Bid vl | Le( gi de du ont ic nd Lob (ele Is Pir prof lh ip kh TH, Sr do ii tin ti la fit bp mj, ig ii?la They Tif : y | logy Ny | 1 dy le a ig By Ur ly fle Mey Vise Laval Médical Ne sll Vol.36 - Déc.1965 Wi | 12 avril : Atélectasie pulmonaire, par le docteur Paul- dre: René TREMBLAY.| ., pe | 14 avril : Myophysiologie pour l\u2019anesthésisie, par le doc- i teur Raynald D£Ry.| 19 avril : Anesthésie pour neurochirurgie, par le docteur A | Jacques HOUDE.21 avril : Anesthésie régionale continue, par le docteur nation Jean-Guy VOYER.dn COURS INTERNATIONAL ; POUR LA PROMOTION DE LA SANTE y; | Le Cours international pour la promotion de la df santé a été organisé en 1963 afin de donner aux y; 44 médecins qui travaillent dans les régions tropicales ou ont intention d\u2019y travailler, les connaissances y! médicales nécessaires et l'expérience requise dans W un domaine qui est en constante évolution.L'objet du cours est la promotion de la santé.»K Celle-ci ne saurait être obtenue en dehors d\u2019un i.processus de développement intégral harmonisé.\u201ca#f Pour cette raison le cours débute par un examen # approfondi des facteurs économiques, sociaux et ri culturels qui influencent le développement.Il est # suivi par une revue des différents aspects pratiques de la coopération internationale au développement.da Sur cette base s'inscrit la suite du programme, if qui comprend la théorie et la pratique de la santé # publique, ainsi que des maladies propres aux # régions tropicales, vues sous leur angle clinique et thérapeutique.wl La durée de la partie du programme, qui con- # duit au diplôme du Cours international pour «ff la promotion de la santé, sera d\u2019environ cing 4 mois.A ceux qui auront terminé avec succès cette iÿ@# partie du programme, une possibilité est offerte (#.% d\u2019en approfondir certains aspects, soit par de la @ recherche individuelle, soit par un travail d\u2019équipe ag ou d\u2019observation guidé, pendant une période de \u201cue trois mois.~ Les participants qui auront rempli les condi- \" @ tions prévues par le Conseil d'administration y 4 pour les deux parties de cours, recevront le diplô- w4 me de santé publique internationale.Le Cours international pour la promotion de la (84 santé, dans un monde en évolution sociale très £- rapide, est organisé par plusieurs institutions bel- § ges et hollandaises, qui ont jumelé leur expérience g5 en matière de formation de praticiens, adaptés ss aux conditions propres aux tropiques, sous l\u2019opti- @:; que de la formation d\u2019une coopération au déve- Hui loppement.lio.= ja 3 COURS DE PERFECTIONNEMENT 987 Ces Instituts sont : L\u2019I.M.T., Prince Léopold (Belgique) ; les Instituts néerlandais pour la santé tropicale (Pays-Bas) ; l\u2019Office de la coopération au développement (Belgique) ; et la Fondation inter- universitaire pour la coopération internationale \u2014 NUFFIC (Pays-Bas).Le cours n\u2019est pas limité à un enseignement théorique et pratique, quoiqu\u2019il comporte bon nombre d\u2019exposés magistraux, requis par l\u2019étendue très vaste du programme.Chaque fois qu\u2019il s'avérera possible de le faire, les exposés ex cathedra céderont la place à des discussions et à des échanges de vues au cours de colloques et de séminaires dûment préparés.Les participants, qui doivent avoir un diplôme universitaire ou être agréés par le Conseil d\u2019administration, seront recrutés dans toutes les parties du monde, mais seulement parmi ceux pratiquant ou se destinant à pratiquer dans les régions en voie de développement.Ils sont instamment priés de se munir d\u2019une documentation concernant les problèmes médicaux ou de santé publique important pour leur pays, afin de rendre les discussions de groupe vraiment utiles et constructives.Le programme exprime la conviction des organisateurs que, d\u2019une part, les cliniciens exerçant leur profession dans un milieu en voie de rapide transformation économique et sociale, doivent être parfaitement au courant des concepts d\u2019une santé publique intégrée et que, d'autre part, un fonctionnaire de santé publique doit posséder de solides notions de médecine clinique, tant du point de vue technique que du point de vue scientifique.Deux cours seront donnés simultanément, l\u2019un en français, l\u2019autre en anglais.Le Cours international pour la promotion de la santé aura lieu du 1° février au 1ë juillet 1966 alors que le Cours international de santé publique aura lieu du 1° février au 18 novembre 1966, en réservant le mois de juillet pour les vacances des élèves inscrits à ce cours.Demande el application : Les Cours internationaux pour la promotion de la santé sont accessibles aux candidats porteurs d\u2019un diplôme de médecin, de vétérinaire ou de biologiste, délivré par une université ou une autre institution d'enseignement supérieur reconnue équivalente.Il est souhaitable que les candidats possèdent une expérience pratique afin qu\u2019ils puissent retirer un maximum de bénéfices des cours. 3 i $ fi Laval Médical 988 COURS DE PERFECTIONNEMENT Vol.36 - Déc.1965 Les candidatures émanant de fonctionnaires gouvernementaux recevront une considération toute spéciale.Les demandes de renseignements additionnels doivent être adressées à la Fondation des universités néerlandaises pour la coopération internationale (NUFFIC) 27, Molenstraat, La Haye, Pays-Bas ou Office de la coopération au développement, 55, avenue de la Toison d\u2019Or, Bruxelles 6, Belgique.lad hi met, dune ng Les ng ba fire 0 Gi Dis és Lo \u201ctel Can fre Hedi Der ne À Hay thy Wells ir NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES LABSTIX REAGENT STRIPS Ames Company of Canada Ltd.La description de chaque réactif Labsiix permet au médecin de déterminer, en 30 secondes seule- : ment, cinq éléments importants de l\u2019analyse d\u2019urine : le pH, les protéines, le glucose, les corps cétoniques et le sang occulte.Les réactifs Labsiix sont faits de plastique transparent et rigide.Ces propriétés facilitent la manipulation et donnent d\u2019excellents contrastes pour les réactions colorées ce qui facilite la lecture par comparaison avec une échelle de couleurs nettement définie.Présentation.Les réactifs Labstix sont présentés en flacons de 100 réactifs.Les cartes de couleurs apparaissent sur l'étiquette de la bouteille.TONSIOTREN Laboratoires Franca, Inc., Montréal Composition.Chaque dragée de couleur rose- pale renferme : Teinture de belladone (alcaloïdes \u2014 0,000125 mg) 05 mg Bi-iodure de mercure.\u2026.0,01 mg Bichromate de potassium.0,005 mg Hepar sulfuris calcareum.0,01 mg Silice 0,05 mg Indications.Amygdalites aiguës et chroniques.Données pharmacologiques.La teinture de belladone, en petite quantité, possède des propriétés anti-inflammatoires et agit de ce fait très bien sur la congestion locale.Le bi-iodure de mercure est l\u2019élément actif le plus important du médicament ; il réduit le volume des amygdales dans l\u2019amygdalite aiguë et chronique, réagissant ainsi contre l\u2019hyperplasie du tissu lymphatique.Le bichromate de potassium exerce une influence sur le métabolisme de la muqueuse et est spécialement indiqué pour le catarrhe chronique de la muqueuse qui tend à suppurer.L\u2019hepar sulfuris calcareum augmente la résistance locale du système lymphatique et de la muqueuse contre les infections.La silice est le remède le plus important du tissu conjonctif : c\u2019est un catalyseur énergique qui exerce surtout son influence sur le mésenchyme ; son effet est donc très important dans les inflammations chroniques et les suppurations.Posologie.Amygdalite aiguë : laisser fondre dans la bouche deux dragées toutes les deux heures.Amygdalite chronique : laisser fondre dans la bouche une dragée trois fois par jour.Présentation.Flacons de 100, 500 et 1 000 dragées (n° 505).N.B.Dans les infections très sévères avec suppuration excessive, il est recommandé d\u2019associer les traitements antibiotiques au Tonsiotren.VI-MET PÉDIATRIQUE Laboratoires Franca, Inc., Montréal Composition.Chaque capsule molle de couleur rouge renferme : Vitamine À, .5000 U.I.VitammeD =.400 U.1.Thiamine .1,5 mg Riboflavine .2,0 mg Pyridoxine.10 mg Acide ascorhique.75,0 mg Niacinamide.10,0 mg Vitamin Bj, 2,0 meg Indications.Croissance rapide, retard de croissance ou de dentition.Manque d\u2019appétit, lassitude, troubles métaboliques.Caractéristiques de dissolution.La dissolution plus rapide des capsules est surtout causée par la dispersion plus rapide des ingrédients actifs, grâce aux agents mouillants qu\u2019elles contiennent (agents de dispersion).Posologie.Une capsule par jour, à croquer ou à avaler, ou selon les indications du médecin.Autre présentation Vi-Met : Vi-Met capsules pour adultes.TAMARINE Laboratoires Franca, Inc., Montréal Formule : Tamarindus indica (ext.sec).0,39 Cassia fistula (ext.sec).0,39 Cassia angustifolia (poudre).8,00 Coriandrum sativum .0,18 Glycyrrhiza glabra (ext.sec).0,08 990 Propriéiés.Laxatif non irritant, efficace, à activation physiologique.Principe actif.L'activité de la tamarine tient uniquement à la présence des hétérésides anthra- quinoniques contenus dans les fruits d'Orient que sont le cassia, le tamarin et la coriandre incorporés à la confiture de prunes.Posologie.Enfants au-dessus de 5 ans : L£ cuillerée à thé à la fin du repos du soir.Adultes : 14 a une cuillerée à thé à la fin du repas du soir.Contre-indication.Diabète.NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 Présentation.Flacons de 350 g (n° 444).ONGUENT CELESTODERM-V Schering Corporation Limited Composition.L'onguent Celestoderm-V, contient le 17-valérate de bétaméthasone qui marque une étape nouvelle en corticostéroïdothérapie topique.En plus de contenir 1 mg par gramme (0.19%) de 17-valérate de bêtaméthasone, l\u2019onguent, de même que la crème, est aussi disponible avec 3,5 mg par gramme (0,35%) de néomycine pure (sous forme de sulfate).AN ACH 4D BA all HL mo FRY Bal D MITE Rx dédie, 0 1 =e Tm = 7 { ÉÉ SES SES pe TABLE ALPHABETIQUE DES AUTEURS Volume 36 - 1965 \u2014 À \u2014 \u2014F\u2014 ARANGUREN, V.Cl 239 FAUCHER, G.-L.169 | ARCHAMBAULT, J.636 FAVREAU, J.-C.Co 349 AWAD, J.A.ALL 122 .117 et 665 FERLAND, J.-J.217 FORTIER, de la B.82, 193, 285, 351 et 466 FORTIN, P.-E.765 _B\u2014 FORTIN, R.13 | FUJITA, S.125 # BEAUDOIN, J.18 [ BEAULIEU, M.117, 585, 665 et 929 \u2014e- i# BÉLANGER, C.722 et 825 W BERGERON, G.-A.704 et 953 # BERNIER, J.-P.249 GAGNON, P.-M.22 et 643 ® BERTHO, E.239 GAGNON, P.-P.18 W BOISVERT, M.564 GAGNON, R.249 # BOITFAU, G.-M.Co 328 GALIBOIS, P.Co 512 #F BONNEAU, L.-P.1110 LL 0 611 GAREAU, P.-E.= 18 B BOUCHER, J.-M.360 et 436 GARNEAU, R.725 W BOULANGER, J.646 GENEST, L.239 # BRUN, G.LL LL Le .405 GENEST, P.oo 319 et 713 | BRUNET, J.148, 713 et 732 GIGUERE, R.- 722 | GILBERT, R.-G.-B.578 J GINGRAS, R.=.453 ; \u2014e- GIRARD,M.\u2026 LL .85 i GRANDBOIS, J.1 CL 905 4 GRANTHAM, H.431 | 7:2) 3) 7:10).LL LL anna 425 GRAVEL, J.-A.18, 27, 117, 413 et 659 CAOUETTE, M.18 et 916 GREENBLATT, R.-B.\u2026.169 K& CHASTRUSSE, L.405 et 807 ¥s CHOUINARD,J.551 W CLAVET, M.47, 527 et 541 \u2014H\u2014 X COHEN, E.1 1121200 .773 et 830 Ki CÔTÉ, R.1111210, LL LL LL Lea 57 W COUTURE, J.1 LA 636 HAMELIN, A.0 ooo.B12 @ CZERNIC, S.a 921 HEBERT, C.- 117 et 505 \u2019 HEON, M.\u2026 LL LL 722 HOUDE, J.-J.131, 527 et 541 : HOULD, F.150 | \u2014D\u2014 #l DANAIS, R.409 \u2014J\u2014 : DECHENE, J.-P.117, 505 et 583 3 De GENNES, L.A Coe 787 JACQUES, A.527 et 541 E DELAGE, J.-M.2.212 LS - 652 JOBIDON, A.1m 537 E | DELARUE, J.Ce ; FIN Le 845 JOHNSON, GG.; Co ; .652 Ee: DESPRES, J.-P.Cee .ee Lee .117 et 583 JORON, G.-E.; 1 Co ; 164 § DERY R.| 527 et 541 ; DORION, M.C13 È W DOUTRE, L.-P._\u2026.405 _\u2014L\u2014 Ë DROLET, C.835 : DROLET, H.564 DUCKETT, S.1.224 LAMBERT, J.CL 981 DUFOUR, D.12] et 643 LAMONTAGNE, A.518 3 i§ DUGAL, P.13 LAROUCHE, R.725 5 14 DURAND, H.573 LARUE, A.855 E 992 LAVERTU, J.LAVOIE, R.-G.\u2026 LEBLANC, J.\u2026 LEBLOND, A.LECLERC, J.LEFEBVRE, B.LEMAIRE, M.LESAGE, R.L\u2019ESPERANCE, P.LESSARD, J.-M.LÉVESQUE, J.-M.LONGTIN, L.MARCEAU, G.MARCEAU, L.MASSON, V.MARTIN, C.-A.McCLISH, A.McGRAW, J.-Y.MENGUY, R.MORAIS, T.MORTIZAÏ, M.PAGÉ, R.\u2026 LL PARADIS, B.\u2026 LL PATOINE, J.-G.PATRY, L.PFLLETIER, J.PEREZ y PÉREZ, A.PETITCLERC, R.\u2026.PLAMONDON, C.-A.PLAMONDON, M.PLAVONIL, G.,.10200 POULIOT, L.POTVIN, P.tesa a ad a ad ri TABLE ALPHABETIQUE DES AUTEURS Laval Médical 837 PRIVE, L.239 646 PUEBLA, R.-A.169 227 22 et 765 pe 713 \u2014R\u2014 13 905 RENDELL-BAKER, L.558 et 594 628 RINFRET, L._ 546 748 RIOUX, P.573 217 ROBERGE, G.344 217 ROY, P.-E.646 533 \u2014- S _\u2014 SAUCIER, G.713 et 732 Co 926 SAUCIER, J.-F.Ce 154 LE 555 SAVARY, P.LL 111 21122 337 LL : 523 et 573 SCHALLER, J.-P.11121 .95 et 959 LL, 652 SCHERRER, R.Ce .815 .117, 505 et 583 SIMARD, S.713 UU 416 et 656 LL 178 LL 752 \u2014T\u2014 oo 319 THIBAULT, J.738 et 818 THIBAULT, M.837 TREMBLAY, A.oii i, 643 TREMBLAY, M.319 121 TREMBLAY, V.782 \u2014U\u2014 URIEL, J.LL 235 et 341 LL 217 LL LL 537 LL Le Le 555 \u2014v\u2014 LL LA 835 527 et 541 Co 239 VILLENEUVE, P.-M.835 LL LL 652 LL 249 Le 512 \u2014W\u2014 Ce 807 LL LL 672 WHORTON, C.W.112221100002020202 409 Ce 622 WILBER, C.Go.ii.276 Cems \u2014 = je Æ - TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABETIQUE DES TRAVAUX Volume 36 - 1965 \u2014A\u2014 Addison (Maladie d'\u2014 et hypoparathyroidie.) Aménorrhée et défaut de maturation sexuelle Amniotique.(L\u2019infection \u2014) .Anatomie pathologique (Compte rendu de la Journée annuelle d\u2019\u2014 du département de pathologie de l\u2019université Laval.) Anemia.(Dynamics of vitamin B12 in treatment of pernicious \u2014) Anesthesia.(Pediatric \u2014) Anesthésie et obstétrique .Anesthésie.(Le méthoxyflurane (D-A 759-Penthrane) en \u2014 Anesthésie hypothermisante (Contribution de I' - dans 24 cas de perfusions anticancéreuses.) Anesthésie régionale du membre supérieur Anesthésique (Un nouvel \u2014 intraveineux à action ultra-courte, le « Bayer 1420 » ou « propanidid ».) Anesthésiste (La réanimation par I'\u2014 à la salle d\u2019urgence.).Anesthésiste- réanimateur L\u2014 extracorporelle.) 1.Anticancéreuses.(Contribution de l\u2019 anesthésie hypo- thermisante dans 24 cas de perfusions \u2014) Antigène-anticorps (Réactions de caractérisation sur des complexes \u2014 obtenus par des méthodes d\u2019immuno- diffusion en gels.) .Antigéniques (Caraci£risation des relations \u2014 et enzymatiques entre la prostate et l\u2019urine humaine.) Anurie.(Contribution au problème de l\u2019\u2014) Aorte thoracique (Effets de la radiothérapie sur les greffes artificielles de l\u2014: étude expérimentale.) Aortique.(Les tumeurs du corps \u2014) .Aortiques.(Etude hémodynamique des maladies \u2014).Artérielle (Le jeu des pressions \u2014 et veineuse en réanimation.) LL Arteriosclerosis.(The interrelationship of hyperchol- esterolemia.vascular endothelium and connective tissue metabolism in \u2014 .Asiaticoside (Les pansements à l\u2019oxygène et l\u2019\u2014 dans le traitement des brûlés.).Atélectasie pulmonaire (Un cas d\u2019\u2014 postopératoire.>.Atherosclerosis (Studies on the pathogenesis of experimental \u2014 with particular reference to connective tissue and capillary resistance.) et la circulation \u2014_\u2014B\u2014 Basedow (Les signes neuropsychiques de la maladie de \u2014 et leur importance psychosomatique.) .« Bayer 1420 » (Un nouvel anesthésique intraveineux à action ultracourte, le \u2014 ou « propanidid ».).Beauchamp.(Le docteur Louis-Elie \u2014-) Bernard (Claude - et la recherche clinique) (20) 732 713 807 185 344 558 551 131 573 45 583 643 748 239 409 328 656 413 537 416 775 555 782 953 Bismuth (Sous-nitrate de \u2014 en thérapeutique gastro- intestinale.) .787 Bossuet et la psychosomatique.959 Brûlés.(Les pansements à l\u2019oxygène et 1\u2019 asiaticoside dans le traitement des ) 415 \u2014e\u2014 Cancer de l\u2019estomac après résection de l'estomac pour ulcère .57 Cancer du rectum et grossesse 405 Cancer (Le \u2014 primitif de l\u2019ovaire.).916 Cancérigénèse chimique (Étude immunologique de la \u2014 expérimentale chez le rat.) 360 et 436 Capillary resistance.(Studies on the pathogenesis of experimental atherosclerosis with particular reference to connective tissue and \u2014 -) .416 Cardioplégie (La \u2014- en circulation extracorporelle.) 27 Cardio-respiratoire.Données récentes en réanimation \u2014) 505 Cell (The matrix \u2014 and histogenesis of the central nervous system.) _ _ .125 Central nervous system.(The matrix cell and histo- genesis of the \u2014) 125 Cérébrale (Thrombose \u2014 chez les moins de trente ans.) 722 Chirurgicales (Les complications \u2014 chez l'obèse.) 178 Chirurgical (Le traitement \u2014 de l'hypertension por- tale.) 636 Choriocarcinome (Un cas de \u2014 d\u2019apparition tardive.) 815 Circulation.(Operative posture and \u2014) 578 Circulation extracorporelle.(Communication inter - auriculaire : présentation de 46 cas opérés sous \u2014) 117 Circulation extracorporelle.(L\u2019anesthésiste-réani- mateur et la \u2014).LR LA 583 Circulation extracorporelle.(La cardioplégie en \u2014) 27 Clinique.(L'hôpital et l\u2019enseignement \u2014) .453 Communication interauriculaire (Chirurgie de la \u2014 du type sinus venosus.) .665 Communication interauriculaire : : présentation de 46 cas opérés sous circulation extracorporelle.117 Congénitale (Absence \u2014 de vagin.) 22 Connective tissue (The interrelationship of hyper- cholesterolemia, vascular endothelium and \u2014 metabolism in arteriosclerosis.) .Ce 656 Connective tissue (Studies on the pathogenesis of experimental atherosclerosis with particular reference to \u2014 and capillary resistance.) ca 416 Corps.(L'\u2019étroite couture de l\u2019esprit et du \u2014).95 Cri du chat (Syndrome du \u2014; étude d\u2019un cas par délétion partielle du bras court du chromosome 5 et translocation au chromosome 4.) .319 \u2014D\u2014 Diabète.(Contribution à l'étude du traitement du \u2014) 672 § hi i h titi de dat add de ana dt dE 994 Diabète (L'obésité ; potentiel accru du \u2014 et des maladies dégénératives.) \u2014E Élastine.(Préparation d\u2019un film d\u2019\u2014).Endocrinienne.(L\u2019obésité d\u2019origine \u2014).«Enfans trouvés » (Les \u2014 en collectivité à Québec (1850-1950) ._ Enfants.(La suralimentation de nos \u2014).Enzymatiques (Caractérisation des relations antigé- niques et \u2014 entre la prostate et l'urine humaine.) .Esprit (L\u2019étroite couture de l\u2019\u2014 et du corps.).Enseignement clinique.(L'hôpital et l\u2014).Enseignement supérieur.(La contribution des corporations à l\u2019\u2014) .i.Epithélioma basocellulaire et spinocellulaire de la peau.) .Estomac (Cancer de p pour ulcère.).Exophtalmie.(L\u2019\u2014 thyréotrope et la signification de ses manifestations cliniques et métaboliques.) Experimental biology.(Graduate teaching in \u2014).après résection de l\u2019estomac F - - Farquharson.(Le professeur Ray \u2014) Fibrose rétropéritonéale idiopathique .Fortier.(Le professeur J.-Emile \u2014.Nécrologie.Nécrologie.\u2014G \u2014- Gastro-entérites aiguës (Les \u2014 à la Crèche Saint- Vincent-de-Paul de 1956 à 1964.) .Gaumond.(Le professeur Emile \u2014) Nécrologie Génital.(La glande mammaire et le cycle \u2014).Glande mammaire (La \u2014 et le cycle génital.) Greffe (La \u2014 du tympan ; technique actuelle).Greffes (Effets de la radiothérapie sur les \u2014 artificielles de l'aorte thoracique : étude expérimentale.) Grossesse.(Cancer du rectum et \u2014) .Groupes sanguins (Les \u2014 Met N.).\u2014_H\u2014 Hématologiques (Manifestations -\u2014 de l'hypertension portale.) CL Hémodynamique (Étude \u2014 des maladies aortiques.).Histogenesis (The matrix cell and \u2014 of the central nervous system.) ._.Hôpital (L- et l'enseignement clinique.) Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec.Huc.(Le docteur Georges \u2014) Nécrologie.Hydrolases (Étude des \u2014 pancréatiques par \u2018des méthodes d\u2019immunodiffusion en agarose.) .Hyperbaric oxygenation Hypercholesterolemia (The interrelationship of \u2014 vascular endothelium and connective tissue metabolism in arteriosclerosis.) .Hypertension portale.Hypertension portale.Hypertension portale.l- 0.(Aspect médical de l\u2014) .(La physiopathologie de pe } (Le traitement chirurgical de 351 et TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE DES TRAVAUX 164 926 169 466 150 643 95 453 611 837 57 830 276 781 818 779 855 670 738 738 337 239 405 425 632 328 125 453 .82, 193 et 285 349 341 594 656 628 622 Laval Hypertension portale.(Manifestations hématologi- Médical Vol.36 - Déc.1965 ques de I'-) FE.; 632 Hypoparathyroïdie.(Maladie d\u2019Addison et \u2014).732 _\u2014 1 __ Immunodiffusion (Etude des hydrolases pancréatiques par des méthodes d\u2019-\u2014 en agarose.) 341 Immunodiffusion (Réactions de caractérisation : sur des complexes antigène-anticorps obtenus par des méthodes d\u2019\u2014 en gels.) .235 Immunologique (Démonstration de la nature - \u2014 & une réaction entre l\u2019extrait de la rate et le sérum humain.).121 Immunologique (Étude \u2014 de la cancérigénèse expérimentale chez le rat.) .360 et 436 Infection (L'\u2014 amniotique.) JL LL LL 807 Interauriculaire (Chirurgie de la communication \u2014 du type sinus venosus.) .665 \u2014L\u2014 Lymphomes.(La lymphographie dans les \u2014) .13 -M Majeptil (Utilisation thérapeutique du \u2014 dans les urgences psychiatriques.) LL LL 652 Maladies dégénératives.(L\u2019obésité ; potential accru du diabète et des \u2014).164 Maladie de Basedow (Les signes s neuropsychiques de la \u2014 et leur importance psychosomatique.).773 Maladie d\u2019Addison et hypoparathyroïdie.732 Maladie de Whipple.(La \u2014).725 Mastocytes.(Aspects physiopathologiques des \u2014 227 Maturation sexuelle.(Aménorrhée et défaut de \u2014).713 Médical (Aspect \u2014 de l\u2019hypertension portale.) .628 Membres inférieurs.(Les urgences vaculaires des \u2014) 659 Membre supérieur.(Anesthésie régionale du \u2014) 45 Mère (La réanimation de la \u2014 en obstétrique.).518 Méthoxyflurane (Le \u2014, D-A.759-Penthrane, en anesthésie.).aa Le 131 Microvascularisation (Contribution à à r étude de la - \u2014 à l\u2019état normal et pathologique.).845 Myocarde.(La chirurgie dans les revascularisations du -\u2014) .929 Myome de l\u2019oreillette droite.18 \u2014 N\u2014 Nécrologie.Le professeur Ray F.Farquharson 781 Nécrologie.Le professeur J.-Émile Fortier 779 Nécrologie.Le professeur Émile Gaumond 670 Nécrologie.Le docteur Georges Huc.349 Nerveuses (Un cas d\u2019altérations \u2014 posthémorragiques chez un prématuré.).224 Nervous system.(The matrix cell and histogenesis of the central \u2014) A 125 Neurologie.(Le sommeil et la \u2014).825 Nouveau-né.(La réanimation du \u2014.523 Neuropsychiques (Les signes \u2014 de la maladie de Base- dow et leur importance psychosomatique.).773 Névralgie du trijumeau.564 R Lt fol.Pap Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 \u2014o0\u2014 Obèse.(Les complications chirurgicales chez l\u2019\u2014).178 Obésité d\u2019origine endocrinienne .169 Obésité ; potentiel accru du diabète et des maladies dégénératives.LL LL 164 Obésité.(L'aspect psychiatrique de Py.154 Obésité.(Introduction.Symposium sur\u2014).148 Obstétrique.(Anesthésie et \u2014).551 Obstétrique.(La réanimation de la mère en n\u2014) 518 Obstétrique.(L'emploi du xénagol en \u2014).765 Operative posture and circulation.LL 578 Oreillette.(Myxome de l\u2019\u2014 droite.).18 Ovaire.(Le cancer primitif de I'\u2014).11.916 Oxygenation.(Hyperbaric\u2014) .594 Oxygéne (Les pansements a I'\u2014 et I\u2019 asiaticoside dans le traitement des briilés.).413 \u2014Pp\u2014 Pancréatiques (Étude des hydrolases \u2014 par des méthodes d\u2019immunodiffusion en agarose.) 341 Panectyl.(Essai sur le \u2014) 835 Patellectomie 217 Peau.(Epithélioma basocellulaire et spinocellulaire de la \u2014) 837 Pediatric anesthesia.Lo .558 Perfusions anticancéreuses.(Contribution de l\u2019anesthésie hypothermisante dans 24 cas de \u2014).573 Physiologie respiratoire (Importance d\u2019un laboratoire de \u2014 dans le département d\u2019anesthésie.) 541 Physiopathologiques (Aspects \u2014 des mastocytes.y 227 Physiopathologie (La \u2014 de l\u2019hypertension portale.) 622 Porphyrie (Un cas de -\u2014 hépatique, forme cutanée tardive.).905 Posthémorragiques (Un \u20ac cas Sd altération nerveuses \u2014 chez un prématuré.) .224 Postopératoire.(Un cas sd\u2019 atélectasie pulmonaire \u2014) 537 Posture (Operative \u2014 and circulation.) .578 Prématuré.(Un cas d\u2019altérations nerveuses posthé- morragiques chez un \u2014).1 1122020000 224 Pressions artérielle (Le jeu des \u2014 et veineuse en réanimation.) .546 Propanidid.(Un nouvel anesthésique intraveineux à action ultracourte, le « Bayer 1420 » ou \u2014) 555 Psychiatrique (L'aspect \u2014 de l\u2019obésité.).154 Psychiatriques.(Utilisation thérapeutique du Ma- jeptil dans les urgences \u2014).652 Psychomatique.(Bossuet et la \u2014) .959 Psychosomatique.(Les signes néuropsychiques de la maladie de Basedow et leur importance \u2014) 775 Pulmonaire (Un cas d\u2019atélectasie \u2014 postopératoire.) 537 Prostate (Caractérisation des relations antigéniques et enzymatiques entre la \u2014 et l\u2019urine humaine.) 643 \u2014R\u2014 Radio-Iode!3! (L\u2019apport du \u2014 dans l'étude du fonctionnement et le traitement des affections de la glande thyroïde chez 2 309 patients.) 249 Radiothérapie (Effets de la \u2014 sur les greffes artificielles de l\u2019aorte thoracique : étude expérimentale.).239 Rat.(Étude immunologique de la cancérigénèse chimique expérimentale chez le \u2014) .360 et 436 TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE DES TRAVAUX Rate (Démonstration de la nature immunologique d\u2019une réaction entre l'extrait de la \u2014 et le sérum humain.) Réanimateur (L\u2019anesthésiste \u2014 et la circulation extra- corporelle.) Réanimation.neuse en \u2014) Réanimation (Données récentes en -\u2014 cardio- -respira- toire.) .Réanimation (La \u2014- de la mère en obstétrique.) Réanimation (La \u2014 du nouveau-né.) .Réanimation (La \u2014 dans les salles de soins intensifs.) Réanimation (La \u2014 à la salle de réveil.) .Réanimation (La \u2014 par l\u2019anesthésiste à la salle & urgence.) Co _ _ .Recherche clinique.(Claude Bernard et la\u2014) Rectum (Cancer du \u2014 et grossesse.) - .Respiratoire.(Données récentes en réanimation cardio- .Respiratoire (Importance d\u2019un laboratoire de physiologie \u2014 dans le département d\u2019anesthésie.) Revascularisation (La chirurgie dans la \u2014 du myocarde.).(Le jeu des pressions artérielle et vei- \u2014s\u2014 (La réanimation à la \u2014-) .(La réanimation par l\u2019anesthésiste Salle de réveil.Salle d\u2019urgence.àla\u2014).LL La Sérum humain.(Démonstration de la nature immu- nologique d\u2019une réaction entre l\u2019extrait de la rate et le \u2014).Sexuelle.Soins à domicile.munautaire de \u2014) .Soinsintensifs.(La réanimation dans les salles de \u2014 Sommeil (Le- - et la neurologie.) .Sturge-Weber.(Syndrome de \u2014).Suicide.(La conduite à tenir devant une possibilité imminente de \u2014) .Suralimentation (La \u2014 de nos enfants.) _ Surdité (Le dépistage de la \u2014 au niveau des consultations dans les écoles de Varsovie, Pologne.) .Syndrome de Sturge-Weber .(Aménorrhée et défaut de maturation \u2014).(L'aspect social d\u2019un Service com- _T\u2014 Teaching (Graduate \u2014 in experimental biology.) Thérapeutique (Le sous-nitrate de bismuth en \u2014 gastro-intestinale.) .Thrombose cérébrale chez les n moins s de trente ans.manifestations cliniques et métaboliques.) Thyroïde (L'apport du radio-iode !*! dans l\u2019étude du fonctionnement et le traitement des affections de la glande \u2014 chez 2 309 patients.) .Traitement (Contribution à l\u2019étude du \u2014 du diabète).Trijumeau.(Névralgie du \u2014).Tumeurs \u2018(Les \u2014 du corps aortique.) Tympan (La greffe du \u2014; technique actuelle.) \u2014 U\u2014 Urgences vasculaires (Les \u2014 des membres inférieurs.) 995 121 583 546 505 518 523 533 527 512 953 405 505 541 929 527 512 121 713 704 533 825 646 431 150 921 646 276 787 722 830 249 672 564 409 337 659 Ua Laval Médical 996 TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABETIQUE DES TRAVAUX Vol.36 - Déc 1965 Urine (Caractérisation des relations antigéniques et enzymatiques entre la prostate et l'\u2014 humaine.) .Ulcère.(Cancer de l\u2019estomac après résection de l\u2019estomac pour \u2014).Ce Vagin.(Absence congénitale de \u2014).oo Vasculaires (Les urgences \u2014 des membres inférieurs.).Veineuse (Le jeu des pressions artérielle et \u2014 en réanimation.) Vitamin Biz (Dynamics of \u2014 in treatment of perni- 645 cious anemia.)._ .344 57 \u2014 W\u2014 Whipple.(La maladie de \u2014).Co Lo.725 22 659 \u2014 X \u2014 546 Xénagol (L\u2019emploi du \u2014 en obstétrique.).765 Bio a Métieg| Be TABLE ALPHABETIQUE DES ANALYSES Volume 36 - 1965 \u2014 A \u2014 Absorption (Cinétique de I'\u2014 du liquide péritonéal chez l\u2019homme adulte.).1111100100 Accoutumance.(Phénoménologie et pathologie de ACTH (Production ectopique de plusieurs hormones, \u2014, MSH et gastrine.).ACTH.(Le mécanisme d\u2019action de I\u2019 _).LL.Angiographie brachiale.1 1111110000 Antibiotique (Nouvel \u2014 efficace contre les staphylocoques.).Lo Antidiurétique (Sécrétion inappropriée d\u2019hormone \u2014 dans le myxœdème.).Artériosclérose (L\u2019\u2014 et la maladie de Parkinson.).Avortement (Menace d\u2019\u2014 et avortement habituels).\u2014_B\u2014 Biochimiques.(Contrôle des réactions \u2014) Brachiale.(Angiographie \u2014) Cancer du sein.11112440 Cancer avancé du sein.\u201c (Critères de sélection des malades pour l\u2019ablation chirurgicale des glandes endocrines dans 1 \u2026 .Cellulaires.(Mécanismes régulateurs intra\u2014).ee Chloramphénicol.(Étude à double contrôle de la toxicité hématologique du \u2014).Choc septique au cours de la grossesse.So Carotide (Perte de la vision associée a la dilatation fusiforme de la portion intracrânienne de l\u2019artère \u2014 interne.) .Corticosurrénale.(Insuffisance de la \u2014 .Cortisone (Effet de la\u2014 sur la formation de l\u2019ulcère peptique.).Cytotoxicité et propriété antitumorale de la tuber- cidine.\u2014D\u2014 Di-hydrophénylalamine (La \u2014 dans les maladies extrapyramidales.).\u2026.Diverticule de l\u2019œsophage.Douleurs lombaires.\u2014F \u2014 Endocrines (Critéres de sélection des malades pour l\u2019ablation chirurgicale des glandes \u2014 dans le cancer avancé du sein.) oo oo .Enfants (Garderie d\u2019\u2014: place d\u2019avant-garde pour la psychiatrie préventive.) @1) 295 104 791 969 685 601 383 477 478 683 685 600 478 298 684 599 969 599 383 106 201 881 600 478 295 Enfants.(Traitement de l\u2019hyperthyroïdie chez les \u2014) Enzymes protéolytiques .Extrapyramidales.les maladies \u2014) (La di-hydrophénylalmine dans \u2014F\u2014 Fœtus.(Effet du Provera sur le \u2014) \u2014G\u2014 Gastrine.(Production ectopique de plusieurs hormones, ACTH, MSH et \u2014).Gènes.(Hormoneset\u2014).Glucose sanguin chez le nouveau-né et sa signification clinique._ LL LL 20 Grossesse.(Choc septique au cours de la \u2014).\u2014H\u2014 Hallucinogènes.(Les substances \u2014) .Hématologique (Etude à double contrôle de la toxicité \u2014 du chloramphénicol.) .Hormones (Production ectopique de plusieurs - \u2014 ACTH, MSH, et gastrine.).Hormones et gènes.Hormone (Sécrétion inapproprite d'\u2014 antidiurétique dans le myxcedéme.).Hypertendu.(Néphrogramme de P\u2014 Hypoglycémie.(Les jumeaux et PU Hypotension orthostatique idiopathique .Hypothalamique (Effets de l\u2019implantation otre de stéroïdes sur la sécrétion aiguë d\u2019ACTH.) Hypothyroide (Augmentation de la fréquence de I'\u2014 après traitement à l\u2019iode radioactif dans la thyro- toxicose.) Hyperthyroïdie (Traitement de p\u2014 \u2018chez les enfants.) \u2014J\u2014 Iléite régionale.SL Insuffisance de la corticosurrénale Co Iode radioactif (Augmentation de la fréquence de l\u2019hypothyroïdie après traitement a I'\u2014 dans la thyroto- cose.) L\u2019interféron.Iode (L'or, cause occulte d\u2019une \u2018diminution du taux de l\u2019\u2014 protéique sérique.).\u2014J\u2014 Jumeaux (Les \u2014 et l'hypoglycémie.) 382 200 201 202 791 683 791 599 201 684 791 683 383 968 792 107 296 200 382 881 599 200 684 969 792 998 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES \u2014L\u2014 Leucémies lymphoïdes (Traitement des\u2014 et des lymphomes.).0221104421 a a Lana ane Liquide céphalo-rachidien (Rhinorrhée primaire et spontanée de \u2014).121 11110011 LL Liquide péritonéal (Cinétique de \u2018l'absorption du \u2014 chez l\u2019homme adulte).Lombaires.(Douleurs \u2014) .22 Lymphomes.(Traitement des leucémies lymphoides et des \u2014).Ce \u2014M\u2014 Mannitol (Solution de \u2014 comme agent irriguant dans une opération transrurétrale.).Mécanismes régulateurs intracellulaires.MSH (Production ectopique de plusieurs hormones, ACTH \u2014, et gasgrine.).Myxodème.(Sécrétion inappropriée d\u2019hormone anti- diurétique dans le \u2014).\u2014N\u2014 Néphrogramme de l'hypertendu .Nouveau-né (Glucose sanguin chez le \u2014 et sa simif- cation clinique.) \u2014o0\u2014 Occlusion.(Le sort des patients soumis à la chirurgie vertébrale ou carotidienne pour sténose ou \u2014).Œsophage.(Diverticule de l'\u2014).\u2026 Œstrogènes.(Rôle du RNA et de la synthèse protéi- nique dans l\u2019action des \u2014).\u2026.Or (L\u2019\u2014, cause occulte d\u2019une diminution du taux de l\u2019iode protéique sérique.) \u2014p\u2014 Parathyroïdes.(Physiologie appliquée des glandes thyroïdes et \u2014).1.11111 LL Parkinson.(L\u2019artériosclérose et la maladie de \u2014).Péritonéal (Cinétique de l\u2019absorption du liquide \u2014 chez l\u2019homme adulte.) Progestatifs.(Indications thérapeutiques des stéroïdes \u2014) .LL LL LL Protéolytiques.(Enzymes\u2014).1 11111100 Provera (Effet du \u2014 sur le fœtus.).AR Psychiatrie préventive.(Garderie d\u2019 enfants : place d'avant-garde pour la \u2014).Psychothérapie.(Un procédé empirique de \u2014) .\u2026.297 477 791 298 791 385 968 791 968 881 880 969 880 477 295 382 200 202 295 104 \u2014R\u2014 Réticulum Le \u2014 \"sarcoplasmique.) .Rhinorrhée primaire et spontanée de fiquide céphalo- rachidien ._ Ribosome (Le \u2014, manufacture de la cellule vivante.3.RNA (Rôle du \u2014 et- de la synthèse protéinique dans l\u2019action des œstrogènes.).\u2014s\u2014 Sarcoplasmique.(Le réticulum \u2014).Sclérose en plaques.(Rémissions prévisibles dans la\u2014) o.oo.LL Sein.(Cancer du \u2014.Ce Sinus sagittal.(Shunt du ventricule et du \u2014).Staphylocoques.(Nouvel antibiotique efficace contre les\u2014).LLLL LL LL LL ae LA LL Sténose (Le sort des patients soumis à la chirurgie vertébrale ou carotidienne pour \u2014 ou occlusion.) .Stéroïdes (Effets de \"implantation intrahypothalami- que de \u2014 sur la sécrétion aiguë d\u2019ACTH.) Stéroïdes (Indications thérapeutiques des \u2014 progestatifs.).\u2014T\u2014 Thyrotoxicose.(Augmentation de la fréquence de l\u2019hypothyroïdie après traitement à l\u2019iode radioactif dansla\u2014).Toxicité (Etude a double contrôle de la - \u2014 hématologique du chloramphénicol.) .oo Transurétrale.(Solution de mannitol ¢ comme \u2018agent irriguant dans une opération \u2014) .Tubercidine.(Cytotoxicité et propriété antitumo- rale de la \u2014).Thyroïdes (Physiologie appliquée des glandes \u2014 et parathyroïdes.).Thyroïdiennes (Hormones \u2014 et régulation de la synthèse protéinique.).\u2014U\u2014 Ulcère peptique.(Effet de la cortisone sur la forma- tionde '\u2014).Ventricule (Shunt du \u2014 et du sinus sagittal.) Vision (Perte de la \u2014 associée a la dilatation fusiforme de la portion intracrânienne de l\u2019artère carotide interne.) Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 477 477 384 477 105 792 601 968 296 392 200 684 791 106 880 882 383 792 969 dirai ko lt; # I: fi % i 3 i Gi wn t fl médical fh JOURNAL DE CLINIQUE ET DE BIOLOGIE MEDICALE 5 w I Volume 36 \u2014 1965 Ju i 1 Jie w & RRR À wm, | # Directeur M.le professeur R.GINGRAS, Doyen de la Faculté de médecine.Rédacteur en chef M.le professeur Georges-A.BERGERON, Professeur de Physiologie pratique.Assistant-rédacteur M.le docteur Robert CARRIER, i Sous-secrétaire de la Faculté de médecine.Secrétaires à la rédaction MM.les docteurs Guy LAMARCHE | et Jean BEAUDOIN.Secrétaire-administrative Mille J.BERGERON.CONDITIONS Laval médical parait tous les mois, sauf en juillet et aofit.II est DE l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de PUBLICATION Laval et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.COPIES Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHÉS Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des | photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l'encre de Chine sur papier blanc.ABONNEMENT Le prix de l\u2019abonnement est de dix dollars par année au Canada et de quinze dollars à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.Direction: FACULTE DE MEDECINE UNIVERSITE LAVAL, QUEBEC.(Tél.: 681-9611 - local 244) bulletin de la société médicale des hôpitaux universitaires de laval A vile désire ardemment mener une vie active et productive .lion nombre de femmes d'âge moyen cependant, demeurent étrangères aux satisfactions d'une vie à hctive et productive.Eo) .a ee ; \\ ; + \u2019ourquoi ?Ce fait, déclare le Dr Robert Greenblatt, est dû \u201cà la carence hormonale et à son cortège de consé- Quences telles que l\u2019ostéoporose, les modifications de l\u2019épiderme et des muqueuses et l\u2019affection cardiovasculaire\u201d! : La dégénérescence mentale à laquelle nous sommes tous sujets à des degrés divers peut être accélérée chez la femme #ostménopausée carencée en œstrogènes \u2014 par ailleurs, elle peut être, jusqu\u2019à un certain point, corrigée par l\u2019œstro- énothérapie substitutive\u201d, selon le docteur Edmund Overstreet.?\u201cLe phénobarbital, les anticholinergiques et la Sychothérapie soulagent les bouffées de chaleur et les symptômes psychiques de la ménopause\u201d, écrit le docteur # {ost Shelton, \u201cmais ils ne peuvent retarder le vieillissement.Les œstrogènes, par contre, ont cet effet!\u201ds E I PR c Manne I.Greenblatt, Robert A.:New Eng.J.* cc 9 | Med.272:305 (11 fév.) 1965 \u2014 les cestrogénes naturels Produits 2 Overstreet, Edmund W.:Medical News Pa par J.A.M.A.Vol.183, N°9, (2 mars) 1964 la recherche 3.Kost Shelton, E.:J.of the Am.Geriatrics Soc.Vol.I1,N° 10 (Octobre) 1954 Lorsque le micro-organisme impliqué est sensible à Présentée dans une vaste gamme de formules poso- l'ampicilline, recommandez la \u201cPENBRITINE\u201d logiques : « Est bactéricide et donc d'une plus grande efficacité \u2018'PENBRITINE\"\"-Capsules-125, 250 et 500 mg d'ampicilline.que les agents bactériostatiques.La \"\"Penbritine\u201d n'inhibe pas seulement mais tue les bactéries.\u2018\u2019PENBRITINE\"\u201c-Liquide-125 mg d'ampicilline à la c.à thé (5 em\u2019).+ L'importance des prises n'entraîne pas une augmentation du risque de toxicité comme chez les autres antibiotiques à large spectre \u2018\u201cPENBRITINE\u201d\u2019-Gouttes pédiatriques-100 mg d'ampicilline au cm3.| Ne ase tion des dents \u201cPENBRITINE\"'-Injectable-125, 250, 500 et 1 000 mg d'ampicilline.ni altération de la croissance d s .ni lésion on de a croissance des o Renseignements détaillés fournis sur demande.ni dyscrasie sanguine Produits LABORATOIRES AYERST pharmaceutiques mis au point .par la recherche division de Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée\u2014Montréal, \u201c\u2019Penbritine de fabrication canadienne selon accord avec médicale LES LABORATOIRES DE RECHERCHE BEECHAM 050 Laval Médical Vol.363- Déc.1965 37 Antitussif composé de 3 ingré- Se dients se potentialisant pour apporter le maximum d'activité sans No.286 lo.effet secondaire.CONTROLE DE LA TOUX causée par rhume, bronchite, pharyngite et coqueluche.FORMULE : Chaque mi (15 gouttes) contient : Phosphate de Codéine .\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026 45 mg COUGH CONTROL Hydrate de chloral Lun 8.7 mg effective in cases of cold, lode organique .1.5 mg bronchitis, pharyngitis and whooping cough.DESBERGERS LTEE MONTREAL CANADA DESBERGERS LT E E 8480, BOUL.SAINT-LAURENT - MONTREAL Enfin! DEMO-CINEOL suppositoires + formules : ADULTES - ENFANTS - BÉBÉS LE SUPPOSITOIRE LE PLUS ACTIF DANS LE DOMAINE DES VOIES RESPIRATOIRES LE LABORATOIRE DEMERS, LIMITÉE 2721, rue Tremblay, Sainte-Foy, Québec 10, P.Q.(23) Arthrite Goutteuse Aiguë 94/ des 623 patients traités à la Butazolidine\u201d furent améliorés\u201d Spondylite Ankylosante 80) des 374 patients traités à la Butazolidine furent améliorés* Syndrome de l\u2019Epaule Douloureuse bo (Péri-arthrite) 78% des 402 F patients traités à la Butazolidine® Bo furent améliorés™ int 1 Thrombo-phlébite Superficielle Aiguë H, 94/, des 1319 J patients traités a la Butazolidine® iy furent améliorés\u201d ant lucces mensurable dans l'arthrite / tles troubles connexes - *Estimé cumulatif du pourcentage de patients améliorés, tiré de nombreux articles publiés et procurables sur demande.Posologie La dose d'attaque recommandée est de 300 à 600 mg (3-6 dragées) par jour, fractionnée et prise avant ou après les repas ou avec un verre de lait.Une fois l'amélioration obtenue, ce qui se produit généralement en deux ou trois jours, il faut réduire promptement la posologie au minimum requis pour obtenir le soulagement.La dose d'entretien ne doit pas excéder 400 mg par jour à cause de la possibilité d'effets toxiques cumulatifs.Une posologie aussi faible que de 100 à 200 mg par jour produit souvent des résultats satisfaisants.Contre-indications, et Précautions à prendre La Butazolidine est contre-indiquée en présence d\u2019œdème, de décompensation cardiaque, ou chez les sujets dont l'anamnèse révèle un ulcère peptique ou une dyscrasie sanguine.Il faut être très prudent chez les patients qui ont des antécé- .dents d'allergie médicamenteuse, d'hypertension » [stéo-arthrite ou d'atteinte rénale, cardiaque ou hépatique.On doit suivre de très près les patients âgés traités YOO à la Butazolidine ; chez les patients franchement 18% des 1146 séniles on l\u2019omet complètement.L'emploi de la Le 4 LL à ce Butazolidine simultanément avec d'autres puis- ptients traités à la Butazolidine sants agents chimiothérapeutiques n'est pas non rent améliorés\u201d plus recommandé.La Butazolidine est un agent thérapeutique puissant et elle ne doit être donnée que sous une étroite surveillance médicale.|! faut faire des numérations globulaires complètes à intervalles hebdomadaires durant la phase initiale du traite - ment, et à intervalles de deux semaines par la suite.On doit avertir le patient de communiquer immédiatement avec son médecin dès l'apparition de fièvre, d'un mal de gorge, de lésions buccales ou de méléna.) Présentation Butazolidine® , marque de phénylbutazone : dragées à 100mg, coloration rouge.Butazolidine\u201d alka, pour les patients qui présen- 3 tent de l'irritabilité gastrique : capsules de colora- i tion orange et blanche, renfermant 100 mg de Butazolidine, 100 mg d'hydroxyde d'aluminium, 150 mg de trisilicate de magnésium et 1.25 mg de bromure de méthyle d\u2019homatropine.Documentation et guide thérapeutique complets procurables de votre Représentant Médical Geigy ou directement ici.il rthrite Rhumatoide i 0 1 4), des 1735 | 1 | patients traités à la Butazolidine® -~\\ Produits Pharmaceutiques Geigy : ; NE BID Division de Geigy (Canada) Limited = rent améliorés\u201d Montréal 9 Qué.G-1895F 40 Laval Médical Vol.36 \u2014 Déc.1965 DOUX ET Ss PIE inne] CPR ov gece - Alo/fr UR 3 comprimeés le Soir > - A NCE Ny an COLIQUES, NI AccouTu que {LADONE, N1 ANTISPAS CORTICO-SURRÉNALE EXT.ORCHITIQUE - SUBS.CÉRÉBRALE mea ADYNAMIE - SURMENAGE - HYPOTENSION ENFANTS : TROUBLES DE CROISSANCE - ENURÉSIE aa at AMPOULES BUVABLES 10° et 3°° - une par Jour LABORATOIRE FRAYSSEET C'S NANTERRE (SEINE) CANADA : Laboratoires Jean OLIVE - 200, rue Vallée, Montréal, P.Q.CCE C\u2014O ag ea aa H O N S 524-2454 et 524-2455 i, D (CA) IMPRIMEURS oc / /) 7 UE SAVAUN 2 / à \\ LT DE LITHOOMAPHIE DIMITESSTON THPOGHAHQUE 7 w > HE 1 OUI 1 réussite 02 108 170 Vi 687 moîre meilleure ubliciTé NN S À hi CONSULTEZ NOS 7 AML I A Laval Médical 42 Vol.36 - Déc.1965 Lars old Da dns Qui Avec le temps, le moral du déprimé i s\u2018améliore parfois.mieux vaut RITALINE® Tn - of Sty Un emploi éprouvé depuis 10 ans, plus de 500 rapports publiés, Lui fournissent l'évidence clinique de la sécurité et de l'efficacité de Ritaline® comme psychanaleptique.Pour tous renseignements concernant Ritaline (méthylphénidate CIBA), prière de consulter votre représentant médical CIBA ou d'écrire à CIBA Company Limited, Dorval, Québec.C1 BA 4158 OÙ LA RECHERCHE EST DE TRADITION 0 \u2014\u2014_\u2014_\u2014 {Hi de 1 2 Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 Règlements provinciaux d'hygiène 43 RECRUDESCENCE DE LA SYPHILIS Depuis un certain nombre de mois, on observe dans l\u2019Amérique du Nord, au Canada et dans le Québec, une recrudescence de la syphilis.En conséquence, nous tenons à rappeler à tous certains règlements d\u2019hygiène touchant cette maladie : CONTAGION ET INFECTION Toute personne atteinte de syphilis doit étre considérée comme infectieuse et capable de propager \"infection : 1.si elle présente un chancre ou des lésions secondaires syphilitiques de la peau ou des muqueuses ; 2.quoiqu\u2019étant cliniquement asymptomatique, si on ne peut faire la preuve que son infection date de plus de quatre ans, à moins qu\u2019elle n\u2019ait reçu un traitement reconnu suffisant ; 3.s\u2019il s\u2019agit d\u2019une femme enceinte syphilitique, quel que soit l\u2019âge de son infection, elle est susceptible de contaminer son enfant à moins d\u2019être traitée pendant sa grossesse.Toute personne atteinte de maladie vénérienne doit éviter d\u2019infecter autrui et doit, à cette fin, suivre toutes les instructions écrites ou verbales du directeur de la Division des maladies vénérien- Flle doit continuer son traitement jusqu\u2019à ce qu\u2019elle nes du ministère de la Santé du Québec.ne soit pas contagieuse ; sinon, le médecin traitant doit rapporter ce fait au directeur.TRAITEMENT Toute personne atteinte de maladie vénérienne doit se faire traiter immédiatement par un médecin dû- ment qualifié.Si elle ne peut se procurer les soins médicaux, elle doit s'adresser à la clinique la plus rapprochée de son domicile, aux médecins de la localité où elle réside, s\u2019il n\u2019y a pas de clinique, ou \\ .140 4 à la division des maladies vénériennes qui lui en donne les moyens.Durant le cours de la maladie, elle doit suivre le traitement prescrit par son médecin.PROPHYLAXIE Tout médecin, tout surintendant médical d\u2019un hôpital, tout chef d\u2019une institution publique, privée ou autre, ou d\u2019un lieu de détention et toute personne souffrant d\u2019une maladie vénérienne, doit, dans le but d\u2019enrayer la contagion de cette maladie, prendre toutes les précautions que le directeur croit devoir prescrire.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ DU QUEBEC (24) Eric Kierans, ministre Jacques Gélinas, sous-ministre Laval Médical 48 44 Vol.36 - Déc.1965 id {| |e e mel ring Up yer, cs Flan, pe 5 Achetez toujours vos FOURRURES des experts pour plus de satisfaction J.-0.NADEAU & FILS, Inc.ut 600, côte d\u2019Abraham, Québec.- Téléphone : 522-6429 ki x Il y a une succursale dans votre localité pour vous servir Téléphone : 522-1235 fl _ 5h LA BANQUE D\u2019ÉCONOMIE DE QUÉBEC PHARMACIE SOUCY (THE QUEBEC SAVINGS BANK) Se Siège social : 1161, rue Saint-Jean, - Québec.999, avenue Cartier, - Québec.Téléphone : 529-9244 GERMAIN CHABOT, A.p.5.A.i _ Carer CLEMENT & CLEMENT, INC.Domicile : Bureau : Clavigraphes et machines à additionner Underwood 1290, des Gouverneurs 281, chemin Sainte-Foy VENTE \u2014 SERVICE \u2014 LOCATION Téléphone : 527-8256 Téléphone : 529-9095 555 est, boulevard Charest (/ace à la Cie Paquet), Québec.\u201ctd Téléphone : 522-2091 Téléphone : 525-4825 dy + 2 den J.-ANTONIN MARQUIS ADÉLARD LABERGE, Ltée ti , PHARMACIEN ENTREPRENEUR .Directeur de l'Ecole de Pharmacie de l'Université Laval le] 501, 3° Avenue, - - Québec.260, 5¢ Rue, - Québec 3, P.Q.4 Tey Téléphone : 681-4119 \u201cne a HUILE \u2014 COMBUSTIBLE \u2014 CHARBON ; A \u201cone a CANADIAN IMPORT COMPANY MAINGUY, JARNUSZKIEWICZ & BOUTIN a ARCHITECTES 83, rue Dalhousie, Québec.- Tél: 692-1510 1327, avenue Maguire, - QUEBEC 6, P.Q.Téléphone : 524-3521 Téléphone : 527-3568 MEMBRE DU F.T.D.ROGER DUSSAULT A.-F.BARDOU DECORATEUR-ENSEMBLIER JARDINIER-FLEURISTE ty 190 ouest, Grande-Allée, - Québec 6.1664, chemin Saint-Louis, - Québec.\u2018 hy ig Di 15 \u2014 #2 uébes | \\\\® \\\\2 \u2018 2.0 )y at ub \u2014\u2014\u2014 geo\" Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS \u2014 em A F Ames Company of Canada, Ltd.12 Frosst & Co., Charles E.Arlington-Funk Laboratories, division U.S.Vitamin Corp.of Canada, Ltd.oo.29 Ayerst, McKenna & Harrison, Ltd.35, 36 G Geigy Pharmaceuticals, Lid B Banque d\u2019Economie de Québec.\u2026 44 H Bardou, A-F.ee LL 44 Bristol Laboratories Can.Ltd.7 Herdt & Charton, Inc.Ce British Drug Houses (Can) Ltd.6 Hcechst Pharmaceuticals of Canada, Ltd.Brunet, W., & Cie Ltée.6 Hoffmann-La Roche, Ltée.J C Jardins Pont{de[Québec.Canadian Import Co.LL LL LL \u2026 4 Chabot, Germain.1 111110 LL LL ALL 44 Charrier & Dugal (1965) Ltée.12.41 K Claire-Fontaine, Ltée.Ce CL.d4 Clément & Clément, Inc.So 44 Komo Construction, Ltée.1.1.1.122220 Compagnie Ciba, Ltée.42 Coronet Drug, Company.IT L b Laberge, Adélard, Ltée.Laboratoires Abbot, Ltée.Desbergers Limitée._._ 37 Laboratoire Demers, Enr., Le.Dussault, Roger Ltée.\u2026.LL ; .44 Laboratoires Jean Olive.45 10, 30 33, 38, 39 23, 25, 27 15 Couv.IV Couv.II Laval Médical Vol.36 - Déc.1965 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS (suite) Laiterie Laval, Enr.Lederle Laboratories Linson, Produits Pharmaceutiques, division E.R.Squibb Quebec Travel Bureau, Ltd & Sons, Ltd.Livernois.J.-E., Ltée.M Rougier, Inc.Mainguy, Jarnuskiewicz & Boutin.Marquis, Pharmacie J.-Antonin Marsan & Cie, J.-M.Merck Sharp & Dohme of Can., Ltd.Schering Corporation, Ltd Michel, Claude Ministére de la Santé Upjohn Company of Canada Nadeau & Fils, J-O.Organon, Inc.FR LL LL Vichy-France Vinant Limitée Vita Ltée, Compagnie Pharmaceutique.Pharmacie Soucy Photogravure Artistique, Inc, La.Pitman-Moore, Division of Dow Chemical of Canada, Welcker & Cie Ltée.Couv.II, 3,32 Wyeth, John & Brother A NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.Aidez donc ceux qui vous aident en prescrivant, de préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement ici à votre bienveillante attention. édical 0.1% ROGER DUCHARME, GERANT JULIEN DUMAI|S, GERANT-ADJOINT 2 PONT _ 5 DE QUÉBEC, INC.An SERVICES PAYSAGISTES Oo 3235, chemin Saint-Louis © num QUÉBEC 10, tél.: 653-4783 LES ; 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