Laval médical, 1 février 1966, Février
[" FACULTÉ DE MÉDECINE, QUÉBEC - o0MMAire numéro 2 Volume 37 - fevrier 1966 PREMIER CONGRES ANNUEL DE L'ASSOCIATION DES PSYCHIATRES DU QUÉBEC * === O FIRST ANNUAL CONVENTION 0 OF THE QUEBEC PSYCHIATRIC ASSOCIATION i Ny § \u2014 TABLE DES MATIÈRES .2 2 2 2 1 4 41 LL 4 LL LL 0 I ; -Q COMITÉS DU CONGRÈS mn : LISTE DES NOMS D'AUTEURS .IV E 2 D INTRODUCTION (J.-M.BORDELEAU) .87 E ALLOCUTION DU PRESIDENT (Camille LAURIN) 88 Eg: + fp D COLLABORATEURS : Ek: E.ADAMO H.LANGEVIN Ë T.A.BAN D.LAZURE 4 D D.BÉDARD J.H.LEE i L.BELIVEAU H.E.LEHMANN E 2 J.BERENSON F.LEONARD È M.-T.BONACCORSI A.S.MacPHERSON O J.-M.BORDELEAU P.-G.MARTEL E: = L BRIEN C.-A.MARTIN à C S.M.CHOI B.-S.MENARD ES \u201cen A.E.MOLL Ë \u2014 ; e OANCEY J.C.NEGRETE È \u2014 6.da SILVA R.C.PAYNE : N.PLANTE E O J.DE AJURIAGUERRA V.RAKOFF M.DONALD 6 ROBERT E D N.B.EPSTEIN C.-A.ROBERTS FE J.-N.FORTIN Ÿ.ROULEAU E | © Y, GAUTHIER P.-B.ROY Ë | L GERVAIS J.J.SIGAL = J.-Y.GOSSELIN G.SOBOLEWSKI EF \u2014 B.GRAD A.ST-JEAN E © H.GRANTHAM M.STRAKER EF J.HACKETT L.TÉTREAULT i C V.A.KRAL .WARNES 3 _ ANALYSES .227 ki 2 REVUE DES LIVRES © 230 Ê NOUVELLES \"Hp: TAL GENERAL HospiTaL 5 235 È | O OTTAWA Ee ® m\u2014 * Tenu à Québec, les 21 et & 65, E.Une fondation ROUGIER : l'Institut de Recherches Appliquées en Thérapeutique (RAT) 4 © le produit EPROUVE et sur qui provoque UN SOMMEIL NATUREL AVEC REVEIL AGREABLE ACTION DOUCE RAPIDE, PROLONGEE | PAS D'EFFETS SECONDAIRES dans les INSOMNIES DE TOUTES NATURES 1 ou 2 comprimés au coucher oulenc cr.8580 Esplonade, Montréal 11 PRIT AA ARREARS ERIC ESS PERRIER REED EEE EC EEE SE LT TH RTA A FAST BU A BIH (0 dq by CONDITIONS DE PUBLICATION MANUSCRITS COPIES CLICHÉS ABONNEMENT Directeur M.le professeur R.GINGRAS, Doyen de la Faculté de médecine.Rédacteur en chef M.le professeur Georges-A.BERGERON, Professeur de Physiologie pratique.Assistant-rédacteur M.le docteur Robert CARRIER, Sous-secrétaire de la Faculté de médecine.Secrétaires à la rédaction MM.les docteurs Guy LAMARCHE et Jean BEAUDOIN.Secrétaire-administrative Mlle J.BERGERON.Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est l'organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.I] est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Le prix de l\u2019abonnement est de dix dollars par année au Canada et de quinze dollars à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.Direction : FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC.(Tél.: 681-9611 - local 244) | bulletin de la société médicale des hôpitaux universitaires de laval (A) Lars Var BUREAU DE DIRECTION fil M.le docteur Renaud LEMIEUX, président ; pis MM.les docteurs Rosaire GINGRAS, vice-président ; itécon Georges-A.BERGERON, secrélaire ; ni Robert CARRIER.: Jos ela COMITE SCIENTIFIQUE me M.le docteur Rosaire GINGRAS, sent doyen de la Faculté de médecine ; iso M.le docteur J.-B.JOBIN, président du Collège des médecins de la province de Québec ; \u201cques M.le docteur Jean-Marc LESSARD, vig président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Pierre JOBIN, be JOURNAL DE CLINIQUE ET DE BIOLOGIE MÉDICALE directeur du Département d'anatomie ; M.le docteur Fernando HUDON, directeur du Département d\u2019anesthésiologie ; .le docteur Louis BERLINGUET, directeur du Département de biochimie ; .le docteur Wilfrid CARON, directeur du Département de chirurgie ; .le docteur Renaud LEMIEUX, directeur du Département de médecine; .le docteur Léo GAUVREAU, ; directeur du Département de microbiologie ; .le docteur Lucien LARUE, directeur du Département de psychiatrie ; .le docteur René SIMARD, directeur du Département d\u2019obstétrique et gynécologie ; M M M M M M M.le docteur Paul PAINCHAUD, directeur du Département d\u2019oto-rhino-laryngologie et ophtalmologie ; M M M M M M .le docteur Carlton AUGER, directeur du Département de pathologie ; .le docteur Donat LAPOINTE, directeur du Département de pédiatrie ; | Faculté de médeci e médecine .le docteur Corneil RADOUCO-THOMAS, | UNIVERSITE LAVAL 8 > directeur du Département de pharmacologie ; a QUEBEC .le docteur Claude FORTIER, | directeur du Département de physiologie ; .le docteur Henri LAPOINTE, directeur du Département de radiologie ; | .- | .le docteur Jean-Marie DELAGE, 110 | vice-président de la Sociéte médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; | | I i | M.le docteur Louis DIONNE, | ; 0 secrétaire général de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Georges-A.BERGERON, secrélaire correspondant de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; 4 M.le docteur Clément JEAN, ; 110 | trésorier de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval. Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 Cette illustration (remontant à l'an 1400 A.D.) représente la fin d'un guerrier aztèque qui, après avoir lutté contre la crainte et la douleur, et accepté le risque de mourir, est finalement dévoré par le Dieu de la Mort \u2026 De nos jours, malgré le combat incessant mené contre la maladie, bien des humains doivent malheureusement encore accepter la souffrance et l'angoisse morale qui en résulte.Cependant, les recherches de plus en plus poussées de la médecine ont permis, depuis quelques années, la découverte de médicaments précieux pour combattre la douleur, l'anxiété, la dépression et les affections psychotiques.0 KOI ANTI-PSYCHOTIQUE TRANQUILLISANT ANTALGIQUE ANTI-DÉPRESSIF Jai comprimés, gouttes, ampoules, suppositoires pour renseignements détaillés sur posologie, tolérance, effets secondaires, précautions, DEMANDEZ NOTRE BROCHURE oulenc LIMITÉE 8580 ESPLANADE, MONTRÉAL 11 (B) NOZINAN (marque de la lévomépromazine) _\u2014\u2014_\u2014_\u2014\"\u2014 i Recommandés aprés la MALADIE et/ou les INTERVENTIONS CHIRURGICALES Préventifs dans les cas de SURMENAGE et FATIGUE Minéraux et vitamines associés avec concentration de vitamine C a 150 et 500 mg WAL NW Chaque comprimé contient : 2 Thiamine (Mononitrate de thiamine).Riboflavine Chlorhydrate de pyridoxine Niacinamide.Vitamine Biz.Co Acide d-pantothémique (Pantothénate de Cal- Levure de bière desséchée et foie frais concentrée ÿ Acide Ascorbique.umarate \u2014 Ferreux INDICATIONS Ce comprimé contient une combinaison de digestifs, tous d\u2019origine naturelle.Il est composé de telle sorte que la Pepsine sera libérée dans l\u2019estomac ; et la pancréatine, les sels biliaires et ses dérivatifs au niveau du duodénum.Sa valeur sera reconnue danslestraitements suivants : indigestion, flatulence et autres conditions où une plus grande efficacité digestive sera voulue.PRÉSENTATION 12 \u2014 50 \u2014 500 \u2014 1000 2 = CONTRÔLÉS = wd Van Ans A\" Traitement efficace dans l'INSUFFISANCE HÉPATIQUE Vipanchol ne provoque aucune DOULEUR ni RELÂCHEMENT des INTESTINS TEEN EST ES nd\u2019 eat 0 u É A9 Em É Sels Biliaires.| 1 à 2 comprimés deux ou trois fois par jour après repas et/ou le soir au coucher.USAGE : Insuffisance hépatique, constipation.¥ 2 Aad San Low Laval Médical ib) vd Vol.37 - Fév.1966 =v a POSOLOGIE Un comprimé par jour, ou plus selon l\u2019avis de votre médecin.PRÉSENTATION : 60 S.C.T.Ce comprimé fourni plusieurs fois les besoins journaliers minimums des facteurs du Complexe B et de la Vitamine C.Pour usage thérapeutique FORHULE Chaque comprimé contient Pepsine N.F.Pancréatine.Acide Déhydrocholique Acide Desoxycholique .Méthyl Bromure d\u2019Homatropine POSOLOGIE AQ POUR DESSERVIR 27 PPROLVES Us, 3062, DES QUATRE-BOURGEOIS, SAINTE-FOY : ( sil.DU:X | REGION DE CES dire] Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 Dans toutes les indications de la pénicilline Le suppositoire EUCALYPTINE | PÉNICILLINE | Dosé à 200, 400 ou 600.000 U \u2018 actif, pratique, bien toléré, associe à l\u2019action antibiotique l'action anti-infectieuse LABORATOIRES LE BRUN WELCKER & CIE, LIMITÉE | 1775, Edouard-Laurin, Montréal 9, Canada.WELCKERZ Suit saisie coins RT ; shits RRR an iu ahi ROLL vies tot Es ai : i NEN - vase haar EEE in : Bibliographies: 1.P.A.Bunn et G.A.Cronk: Anti- Tetrex\u2014 - biotic Med.& Clin.Ther.5:379 (juin) 1958.2.New , 4e Le .+ , .i and Nonofficial Drugs, Philadelphia, J.B.Lippin- l'antibiotique prescrit le plus fréquemment par les médecins canadiens.9 cott Company, 1963, p.173.3.B.A.Shidlovsky, el al.: Antibiot.Ann.1957-58:459, 1958.4.C.E.Rob- 3 erts, Jr.et al: AMA.Arch.Int.Med.107:204 Absorption Absorption Liaison Tolérance 3 (févr.) 1961.5.G.A.Cronk, D.E.Naumann et K.plus rapide plus complète protéinique supérieure a : cassor og Che 1957-58: 397.oy 101, que celle que que celle que moindre celle de : orial: Antibiotics emother.11: juille .' : , yi , 5 i Documentation sur demande.l\u2019on obtient l\u2019on obtient que celle l'oxy-?et avec la avec la de la de la | 3 BRISTOL BRISTOL LABORATORIES tétracycline tétracycline déméthylchlor- déméthylchlor 3 OF CANADA LIMITED -naraue of rosé HCI! HCl23 tétracycline* tétracycline® {a Ce comprimé décongestif maintient qu'un rhume n'est pas aussi facile à traiter qu\u2019on le prétend à la télévision gif | fi , F Les comprimés Coricidin \u201cD\u201d décongestionnent les muqueuses des voies respiratoires avec le meilleur des décongestifs (à noter: 10 mg de phény- léphrine).Cependant, les malaises du rhume sont loin d\u2019être soulagés même si les voies respiratoires sont libérées.C'est pourquoi Coricidin \u201cD\u201d contient aussi deux agents qui sont antipyré- Corporation Limited Pointe Claire, Quebec tiques et analgésiques.La fièvre moite est rapidement maîtrisée et les douleurs et malaises qui accompagnent le rhume chez les adultes sont rapidement soulagés.C\u2019est pourquoi nous ajoutons aussi 30 mg de caféine pour un sur- croit d'énergie lorsque le moral baisse.Et c'est pourquoi nous incorporons aussi 2 mg de Chlor-Tripolon, un an- Coricidin \u201cD\u201d soulagement complet des symptômes du rhume tihistaminique efficace contre la rhinorrhée, car il s'attaque à la cause même de la congestion nasale.Connaissez-vous un autre produit qui puisse soulager aussi bien les symptômes du rhume chez vos malades ?Décongestif Pour le soulagement de la CONGESTION DES SINUS FIÈVRE DEs FOINS,RHy AVERTISSEMEN, - S Garde nË* V3 portée des Pour tout rhume, à tout âge: Comprimés Coricidin, Coricidin avec Codéine, Coriforte © pour les rhumes sévères, Vaporisateur Nasal, Médilets pour enfants, Gouttes Pédiatriques, Mixture contre la Toux et Pastilles. =\" Reverin® Les médecins qui auparavant réservaient Reverin® pour les cas critiques l'utilisent maintenant en premier lieu lorsqu'une antibiothérapie parentérale est indiquée © Pourquoi ?REVERIN®\u2014 Un antibiotique à large spectre \u2014 semi-synthétique \u2014 de la famille des tétracyclines pour injection intra-veineuse directe en une minute.Composition: chaque flacon-ampoule contient 275 mg ou 110 mg de pyrrolidino-méthyl-tétracycline.Posologie: chez les adultes, la dose habituelle est une ampoule (275 mg de Reverin) par jour.Dans les cas d'une exceptionnelle gravité, des injections additionnelles peuvent être administrées à 12 ou 8 heures d'intervalles.Pédiatrique \u2014 10 mg/kg poids corporel.Enfants de 3 ans et plus \u2014 La dose maximum normale est de 275 mg par jour.Nourrissons et enfants jusqu'à 3 ans \u2014 La dose maximum normale est de 110 mg par jour.Si dans des cas extrêmes, il est nécessaire d'augmenter la dose quotidienne au-dessus des limites normales, il est recommandé de l\u2019administrer en 2 injections, à 12 heures d'intervalle.Les nourrissons et les jeunes enfants ne doivent pas recevoir plus de 110 mg en une seuleinjection.Précaution: la durée de l'injection ne doit pas être inférieure à 1 minute.Reverin intraveineux contient un sel de magnésium, Tout comme les ions de calcium.les ions de magnésium prolongent la durée de la conduction cardiaque.Pour cette raison, on recommande d'observer les précautions spéciales suivantes lorsque l\u2019on traite des patients recevant de la digitale ou de la strophantine : 1.La durée de l'injection de Reverin doit être augmentée de 1 à 2 minutes.2.Reverin et la strophantine ne doivent pas être injectés dans la même seringue.3.On doit injecter la strophantine lentement avec une autre seringue, soit quelques minutes avant ou après l'injection de Reverin.Effets secondaires: une injection intraveineuse trop rapide (moins d'une minute) peut provoquer des étourdissements passagers, des bouffées de chaleur, des rougeurs de la figure et quelquefois même des états de collapsus.Ces réactions secondaires disparaissent rapidement lorsque l'injection est discontinuée, Pendant ou après l'injection, le patient peut éprouver des sensations gustatives ressemblant à l\u2019éther.Ces sensations sont inoffensives et disparaissent rapidement.Lorsque l'on emploie Reverin pour traiter des infections causées par des germes particulièrement sensibles à la tétracycline, il se peut parfois qu'après les premières injections.il y ait apparition de frissons ; ceux-ci ne ressemblent que très rarement à de véritables frissons fébriles (réaction de Herxheimer).Les réactions allergiques Efficace © sûr O action rapide © dosage minime 5 après 7 ans, Reverin' demeure l\u2019antibiotique parentéral par excellence © HOECHST PHARMACEUTICALS Pre a division of Canadian Hoechst (1964) Limited imposant l'abandon de Reverin sont très rares.En pareils cas, on recommande l'administration intraveineuse de préparations à base de calcium.Lorsque Revertn est injecté conjointement avec des quantités considérables de dérivés de la phénothiazine, il convient de se rappeler l\u2019action de ces préparations sui la circulation.On injectera la solution très lentement (durant 2 à 3 minutes) et le patient devra être allongé.Dans de tels Cas, On ne devra pas excéder la dose de 275 mg par jour.Etant donné que de très faibles quantités de Reverin sont excrétées dans l\u2019intestin, le risque d'entérite est bien moindre qu\u2018après l'administration orale d\u2019antibiotiques à large spectre.Avertissement: en présence de troubles de la fonction rénale surtout, une dose quotidienne de deux grammes a été associée à des cas de décès causés par une défaillance hépatique.Lorsque le besoin d'un traitement intensif est plus important que la présence de ses dangers possibles (surtout durant la grossesse ou chez des individus qui présentent ou chez qui on soupçonne la présence de troubles hépatiques ou rénaux), il est recommandé d'effectuer des tests de fonction rénale et hépatique avant et durant le traitement.De plus, on devra noter les concentrations sériques de tétracycline.En présence de troubles de la fonction rénale, même les doses orales ou parentérales habituelles peuvent produire une accumulation systémique excessive et possiblement une toxicité du médicament.Jusqu'à date, on n'a pas rapporté de ces réactions contraires avec la pyrrotidino-méthyl-tétracycline (Reverin).Sile médicament doit être donné en doses excessives, tel que mentionné plus haut, on devra tenir compte de cette possibilité.Cependant.la dose thérapeutique quotidienne de Reverin i.v.n'est en moyenne que de 275 mg (une ampoule) et, même dans des infections aiguës, la dose maximum recommandée n\u2019est que de 3 injections de 275 mg par 24 heures.Des doses dépassant cette quantité n\u2018offrent aucun avantage thérapeutique.Présentation: boîtes de 1 et 25 flacons-ampoules (avec ampoules de 10 ml d'eau bi-distillée).Aussi disponible.Reverin Pédia- trique.Flacons contenant 110 mg de Reverin avec ampoules de 5 mi d'eau bi-distillée.Remarques: la concentration sanguine initiale exceptionnellement élevée fait de Reverin i.v.l\u2019antibiotique universel\u201d de choix. | Butazolidine Geigy Syndrome de l'Epaule Douloureuse (Péri-arthrite) Sur 402 patients traités à la Butazolidine®, 78% furent améliorés * Arthrite Goutteuse Aiguë Sur 623 patients traités à la Butazolidine®, | 94% furent améliorés * Thrombo-phlébite Superficielle Aigué Sur 1319 patients traités a la Butazolidine®, 94% furent améliorés * diaque, ou chez les sujets dont l'anamnèse révèle un ulcère peptique ou une dyscrasie Spondylite Ankylosante Sur 374 patients traités à #8 la Butazolidine®, #8 80% furent améliorés* *Estimé cumulatif du pourcentage de patients améliorés, tiré de nombreux rapports publiés.sanguine.|| faut être très prudent chez les patients qui ont des antécédents d'allergie Posologie : médicamenteuse, d\u2019hypertension ou d'at- teinte rénale, cardiaque ou hépatique.On doit suivre de très près les patients âgés traités à la Butazolidine; chez les patients franchement séniles on l'omet complètement.L'emploi de la Butazolidine simultanément avec d'autres puissants agents chimiothérapeutiques n'est pas non plus recommandé, La dose d'attaque recommandée est de 300 à 600 mg (3-6 dragées) par jour, fractionnée et prise avant ou après les repas ou avec un verre de lait.Une fois l'amélioration obtenue, ce qui se produit généralement en deux ou trois jours, il faut réduire promptement la posologie au minimum requis pour obtenir 4 le soulagement.La dose d'entretien ne doit æ pas excéder 400 mg par jour à cause de la a possibilité d'effets toxiques cumulatifs.Une posologie aussi faible que de 100 à 200 mg par jour produit souvent des résultats satisfaisants.La Butazolidine est un agent thérapeutique puissant et elle ne doit être donnée que sous une étroite surveillance médicale.Il faut faire des numérations globulaires complètes à intervalles hebdomadaires durant la phase initiale du traîtement, et à intervalles de deux semaines par la suite.On doit avertir le patient de communiquer immédiatement avec Contre-indications et Précautions à prendre : La Butazolidine est contre-indiquée en présence d'oedéme, de décompensation car- Succes mensurable dans l'arthrite et les troubles connexes (> Ostéo-arthrite Sur 1146 patients traités à la Butazolidine®, 78% furent améliorés * Arthrite Rhumatoide Sur 1735 patients traités a la Butazolidine®, 64% furent améliorés* son médecin dès l\u2018apparition de fièvre, d\u2019un mal de gorge, de lésions buccales ou de méléna.Butazolidine®, marque de phénylbutazone: dragées à 100 mg, coloration rouge.Butazolidine® alka, pour les patients qui présentent de l'irritabilité gastrique: capsules de coloration orange et blanche, renfermant 100 mg de Butazolidine, 100 mg d\u2019hydroxyde d'aluminium, 150 mg de trisili- cate de magnésium et 1.25 mg de bromure de méthyle d'homatropine.Documentation et guide thérapeutique complets procurables de votre Représentant Médical Geigy ou directement ici.Produits Pharmaceutiques Geigy Division de Geigy (Canada) Limited Montréal 9 Qué, Lors fil y 2 00 ud pi tl ,; caf 6 io 78 pr on?Ld pt! Al olf pin?Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 11 Votre plaisir c'est de voyager, le nôtre de vous fatre bien voyager, individuellement ou en groupe © préparation de l'itinéraire, e obtention du passeport et des visas, © réservations et billets d\u2019autocars, avions, bateaux, chemins de fer, e location d\u2019automobile, © service de guides, © réservations d\u2019hôtels, © assurance pour vous et vos bagages.NOUS NOUS OCCUPONS DE TOUT! QUEBEC TRAVEL BUREAU, LTD.18, rue Sainte-Anne, Québec, P.Q.529-2547 (E) mm \u2014.- DA VA CA = = Tm TTT \u2014 12 sommaire suite UHI ELD re SUFI Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 ANALYSES LE SCINTIGRAMME APRÈS TRANSPLANTATION RÉNALE CHEZ L'HOMME L\u2019ANEVRISME INTRACRANIEN RUPTURE.L'EFFET DU BLOCAGE ADRÉNERGIQUE 8 SUR LE TREMBLEMENT PAR- KINSONN{EN SUPPRESSION DES 17-HYDROXYCORTICOSTÉROÏDES PLASMATIQUES ET URINAIRES PAR UNE DOSE UNIQUE ET PAR DES DOSES FRACTIONNÉES DE TRIAMCINOLONE FACTEURS INTESTINAUX DANS LE CONTRÔLE DE LA SÉCRÉTION D'INSULINE 227 227 227 228 228 \"KONDRÉMUL\u201d e ii pénètre les matières fécales et les amollit © il lubrifie pour un passage plus facile sans entraîner de suintement.Une émulsion d'huile minérale et de mousse d'Irlande, stable et remarquablement exquise.POSOLOGIE\u2014ADULTES\u2014Une cuillerée à soupe au coucher et au lever; à mesure que l'état s'améliore, diminuer à une cuillerée à soupe au coucher.ENFANTS \u2014 Une à deux cuillerées à thé au coucher suffisent habituellement.\u201cKONDRÉMUL\u201d \u201cKONDREMUL\" .\u201cKONDRÉMUL\u201d (étiquette bleue) à la au Cascara Phénolphtaléine (étiquette verte) (étiquette rouge) Flacons de 8 et de 16 onces liquides.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE (A Chartes E.Frosst di Cie en\u201d MONTREAL CANADA MAISON FONDEE AU CANADA EN 1899 [isi YL & Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 13 E \u201cLu POUR la pureté la fraicheur la richesse QUALITÉ VÉRIFIÉE, ya QUALITÉ DOUBLEMENT VÉRIFI _ LAIT Se À YOGHOURT 2 JDE CREME GLACEE ~~.\" © © 875, 4e AVENUE, QUÉBEC 3.TÉLÉPHONE : 529-9021 Les capsule Xde granule WI = S Ç crime C7 ) \\ 297 \u2018 Q rT 5 DQSAGE DESZIN Le] D OT célie ga (copain heure pate crie Ts ox D IF 4 x y ; Le RDI EE 9 dérmixrefdésaaregationgse fasse verfquatre heures de l'après-midi, évitant go secs: CMe; adultesseulement.To p< Fg Une autre spécialité des LABORATOIRES NADEAU LIMITÉE (F) 14 Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 Antitussif composé de 3 ingrédients se potentialisant pour apporter le maximum d'activité sans effet secondaire.FORMULE : Chaque mi (15 gouttes) contient : Phosphate de Codéine Hydrate de chloral lode organique ces DESBERGERS LTÉE 8480, BOUL.SAINT-LAURENT CONTROLE DE LA TOUX causée par rhume, bronchite, pharyngite et coqueluche.4.5 mg COUGH CONTROL 8.7 mg effective in cases of cold, 1.5 mg bronchitis, pharyngitis and whooping cough.MONTREAL CANADA [F\u2014\u2014\u2014\u2014.No.286 102 DESBERGERS LTEE MONTREAL MILLET, ROUX & CIE.LTEE CENTRE D\u2019EQUIPEMENT MEDICO-CHIRURGICAL - SPÉCIALITÉS PHARMACEUTIQUES - INSTRUMENTS DE CHIRURGIE - MOBILIER MÉDICAL ET CHIRURGICAL - STÉRILISATEURS - ÉLECTRO.ET PHYSIOTHÉRAPIE - ÉLECTROCARDIOGRAPHES - OXYGÉNOTHÉRAPIE - APPAREILS ET ACCESSOIRES D'ANESTHÉSIE « AMES - ASTRA - LAMPES ET LUMINAIRES - INSTALLATION DE BUREAUX .APPAREILS À PRESSION - DIATHERMIE ET ULTRASONS - ULTRA-VIOLETS ET INTRA-ROUGES - SERINGUES - AIGUILLES - THERMOMÈTRES .PANSEMENTS .SUTURES ET LIGATURES DEPOSITAIRES ATTITRES DES PRODUITS SUIVANTS: - BURROUGHS WELLCOME - GEIGY - HŒCHST - MERCK, SHARP & DOHME - MEAD-JOHNSON - MERRELL - SANDOZ - SCHERING - SMITH, KLINE & FRENCH - INST.MICROBIOLOGIE, U.DE M, - WARNER-CHILCOTT BUREAU CHEF : 2323, montée SAINT-AUBIN, Chomedey, Ville de Laval, P.Q.MAGASIN A QUEBEC: 1149, avenue CARTIER.TEL.: 522-1271 ur.a que «= ii i b nature méme du tableau clinique que présente la femme ner- buse constitue toute une tâche pour le médecin.|! doit, d\u2019une part, bulager les symptômes physiques, et d\u2019autre part, jouer le rôle un confident bienveillant qui rassure et aide la malade à prendre pnscience de ses problèmes.B femme nerveuse a généralement la trentaine ou la quarantaine présente des symptômes dont l'origine n\u2019est pas organique, mais i sont la traduction somatique de conflits familiaux, de difficultés ancières et des préoccupations qu'engendre \u2018\u2019le désir d'arri- Br\u2019.| SN PANDO bellergal spacetabs soulagement permanent en deux prises quotidiennes Le traitement de ce genre de malades est accaparant et le médecin doit disposer d\u2019un médicament sans danger dont l\u2019action atteint toute une gamme de symptômes variés tels que : nervosité, fatigue, céphalée, troubles digestifs, qui nt les symptômes dont se plaint le plus souvent la femme n use.POSOLOGIE: 1 spacetab de Bellergal le matin 1 spacetab de Bellergal le soir.SANDOZ PHARMACEUTICALS, DORVAL, P.G. Les tranquilliSants ne sont pas toujours efficaces pour enrayer tous les symptômes.Gold! a observé au cours d\u2019une étude doublement aveugle que si l\u2019on administre successivement un tranquillisant, un placébo et un stabilisateur du système neurovégétatif, les symptômes fonctionnels périphériques sont mieux influencés par le stabilisateur neuro- végétatif.Sur les 33 malades qui ont poursuivi le traitement jusqu\u2019au bout, 22 ont accusé une amélioration plus marquée grâce au stabilisateur neurovégétatif.Placébo Tranquillisant Stabilisateur neuro- végétatif (Bellergal) Les sédatifs à action centrale seule, n\u2019interviennent pas toujours de façon suffisante sur tous les symptômes.Au cours d\u2019une étude doublement aveugle, Bernstein et Simon?ont calculé que 78% de bons résultats ont été obtenus grâce aux spacetabs de Bellergal, alors que l'administration de spacetabs de phénobarbital n\u2019a donné que 55% de bons résultats.\u2018Spacetabs\u2019 de \u2018Spacetabs\u2019 de \u2018Spacetabs\u2019 d 4 Bellergal 1 mPhénobarbital , placébo HF Excelientsetbons Ÿ\u201d 78% 55% 3 I Douteux ou nuls 22% 45% IEC 00 Cmte Le Bellergal, en inhibant le système neurovégéta- tif permet d'enrayer les symptômes fonctionnels chez la FEMME NERVEUSE pour la raison sui- ante: rw il agit sur le systéme nerveux a ses trois niveaux PARASYMPATHIQUE SYMPATHIQUE Levi - fd Le Bellergal est le médicament idéal de la fem nerveuse car; Son action multiple atteint une gamme étend de symptômes.Le Bellergal agit sur les perturbations d\u2019origine périphérique § soulageant de façon plus complète la nervosité, les céphalées, fatigue, les troubles gastro-intestinaux.Il est unique.| Le Bellergal est le seul médicament existant qui agisse sur tous | symptômes d'origine périphérique que présente la femme nerveus C\u2019est un médicament éprouvé et sans danger.| Depuis plus de 20 ans d'application clinique et d\u2019après l'étude d 180 articles publiés à son sujet, le Bellergal n\u2019a jamais provoqiff: d'effets secondaires graves.31 Son action est rapide.Des résultats immédiats tels que la diminution de la tension ng veuse et le soulagement des douleurs peuvent être obtenus.Il ne masque pas de trouble organique.La sédation centrale qu'il assure, n'est pas suffisante pour masq des troubles organiques graves puisque son action est surtout péd phérique et que les troubles que présente la femme nerveuse soil d'origine périphérique.Il est pratique.il Un spacetab de Bellergal matin et soir assureront de façon perm nente la diminution de la tension nerveuse et le soulagement troubles fonctionnels.Les spacetabs ont une entaille qui les ref: facilement sécables, permettant ainsi une mise au point exacte dd doses, si nécessaire.Spacetabs Dragées | COMPOSITION de Bellergal de Bellergal ! | Tartrate d'ergotamine 0.6 mg 0.3 mg Bellafoline® 0.2 mg 0.1 mg Phénobarbital 20.0 mg 40.0 mg POSOLOGIE Spacetabs de Bellergal : 1 spacetab matin et soir.Dragées de Bellergal: (posologie moyenne) 1 comprimé 4 fois Fi jour.Dans les cas rebelles, selon les besoins individuels, jusqu 6 dragées par jour.PRÉSENTATION Spacetabs de Bellergal : flacons de 50 et de 250.Dragées de Bellergal : flacons de 100, de 500 et de 1000.CONTRE-INDICATIONS : Troubles circulatoires périphériqu avancés, maladies des artères coronaires, glaucome, grosses: Bibliographie 1.Gold, H.: VI International Congress of Internal Medicine, Basle, Switzerlé (1960).2.Bernstein, A.et Simon, F.: Angiology 9:197 (1958).RENSEIGNEMENTS COMPLETS, SÛR DEMANDE, OU DANS LE VADEMECUM INTERNATIONAL SANDOZ PHARMACEUTICALS, DOF = Laval Médical Vol, 37 \u2014 Fév.1966 17 Pour le soulagement symptomatique de la douleur et des états fébriles de l'enfance FORMULE 5 mi contiennent 120 mg d'acétaminophéne (N-acétyi-p-aminophénol).POSOLOGIE 10-14ans.1 c.à café 5- 9ans Lia.% c.à café 2- GANSL.LLL LL AL ae eee ee L c.à café moins de 2 ans.selon les indications du médecin.Répéter la dose toutes les 4 ou 6 heures, ou selon les indications du médecin.Ne pas dépasser 4 cuillers à café par jour.PRESENTATION: En flacon de polythène, 55 ml.*Cf, Cornely, D.A.Ritter, J.A.(1956) J.A.M.A.160, 1219.C1170F en suspension pédiatrique Le Dymadon en suspension pédiatrique a été formulé spécialement pour présenter l'acétaminophène en suspension dans un liquide d'un goût agréable; il est un analgésique sans danger et facile à administrer aux bébés et aux jeunes enfants.L'action analgésique et antipyrétique du Dymadon en suspension pédiatrique est particulièrement utile pour soulager la douleur et lutter contre les états fébriles de la première enfance.L'usage prolongé du Dymadon en suspension pédiatrique ne provoque aucune accoutumance.Cornely et Ritter* signalent que l'administration d'acétaminophène à 121 enfants a produit une réaction antipyrétique et analgésique sans faire apparaître d'effets secondaires.Renseignements complémentaires sur demande.EI © CALMIC LIMITED, Toronto, Canada.(G) 18 Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 cinq symptômes dont l'association indique généralement une infection des voies respiratoires supérieures ACHROCIDIN Achrocidine, association Tétracycline-Antihistaminique-Analgésique Lederle cing ingrédients dont l'association procure un soulagement symptomatique .» .Achromycin®, Achromycine, tétracycline-HCI Lederle\u2014protection a large spectre contre l'infection secondaire.phénacétine et salicylamide\u2014action analgésique et antipyrétique pour soulager la douleur du mal de tête simple et de la névralgie.Caféine\u2014stimulant respiratoire pour soulager la respiration difficile et la dépression accompagnant le coryza.citrate de chlorothen\u2014action antihistaminique pour soulager la sécrétion excessive de mucus et l'écoulement nasal.Lederte @ Marque déposée CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal Pri Vier Serta Stl Trésor Vey dkeal 1 Laval Médical 19 Vol.37 - Fév.1966 la société médicale des hôpitaux universitaires de laval Secrétariat : Faculté de médecine, Université Laval, Québec.MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le professeur Raoul KOURILSKY, de Paris.M.le professeur Albert JENTZER, de Genève.M.le professeur Henry L.Bockus, de Philadelphie.M.le professeur Alexander BRUNSCHWIG, de New-York.M.le professeur Charles H.BEST, de Toronto.M.le professeur Jean MARCHE, de Paris.M.le professeur P.M.F.BisHop, de Londres.BUREAU Président : M.le professeur Jean-Marc LESSARD.Vice-président : M.le docteur Jean-Marie DELÂGE.Secrétaire général : M.le docteur Louis DIONNE.Secrétaire correspondant : M.le professeur Georges-A.BERGERON.Trésorier : M.le docteur Clément JEAN.Membres : MM.les professeurs Léo GAUVREAU et René SIMARD ; MM.les docteurs Louis-Philippe ALLEN, F.-X.BRISSON, Claude BROSSEAU, Jean-Paul DÉCHÊNE, Paul-M.GAGNON, André LAPOINTE, Jean-Marie LOISELLE, Georges NORMAND et Guy SAUCIER.MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de médecine et des Hôpitaux universitaires.LAXATIF DOUX (sans accoutumance) comprimés par jour CORONET DRUG COMPANY 260 Est Rachel, Montréal - Agent Général 20 RO A OL ECO EE Laval Médical Vol.37 - Fév, 1966 ASADRINE © Ae) er EEE Acide acétylsalicylique.oie 330 mg Vitamine C.aa a Le La ea a aa eee 200 mg 3 RAI S 0 N S Citrate de Sodium.11.121122 LL Lea A A Need a tee ee 2,65 gm dans un milieu tamponné.PR ESCRI RE : 1 SOLUBLE : absence de particules acides irritantes et salicylémie précoce TAMPONNEE pH - : 5.8 Excellente tolérance digestive VITAMINÉE C - 200 mg Renforce la résistance aux agressions 1 à 8 comprimés d'ASADRINE par jour, dans 1 2 verre d\u2019eau, donnent une solution gazeuse et agréable.ÉTATS GRIPPAUX et INFECTIEUX - CORYZA ALGIES MUSCULAIRES, ARTICULAIRES, NERVEUSES RHUMATISMES - CÉPHALÉES - MIGRAINES CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LIMITÉE - MONTRÉAL LABORATOIRE UPS À (NORMOGASTRYL), AGEN - FRANCE SEP PP IRR AN TOWN Lord va pepe or ; or oy 3 Laval Médical 9 Vol.37 \u2014- Fév.1966 21 Une aiguille dans un tas de foin?pas avec le système de coordination TERMATREX La corrélation des différentes données médicales est souvent aussi insaisissable que la fameuse aiguille \u2014 mais aujourd'hui, grâce au système Termatrex, l'information recherchée est au bout de vos doigts.La pathologie chirurgicale, l'autopsie, la cytologie et l'étude des tissus .toutes ces sciences amènent la formation de dossiers et l'accumulation de données.Le système de coordination Termatrex permet l\u2019utilisation efficace de ces données, chose impossible avec les méthodes ordinaires.Nous vous invitons à nous téléphoner: votre représentant Canlab se fera un plaisir de vous démontrer la simplicité et la rapidité du système Termatrex et vous découvrirez ce qu\u2019il peut faire pour vous.CANADIAN LABORATORY SUPPLIES LIMITED Montreal - Ottawa - Toronto -Winnipeg - Edmonton - Vancouver an I Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 TAL 1 1952-1964 - Pas d'atteinte rénale - Pas de mor- on q chetage des dents - Pag d\u2019atteinte hépatique Pas de dépression de ja moelle osseuse TP de dvscrasie sanguine - Pas de neurotoxicité Pas de photosensibilité ERY THROCINE* w Pour 8 sur 10 des infections bactériennes ren- 3 contrées dans la pratique journalière, vous | \u201c.ho \" + .e + UN St eus - - = - = 2 = \u2026 \u2026 « 1 ~ ne pouvez prescrire un antiblotique plus sir plus efficace.: a ; M a i i PRECAUTIONS: Les effets secondaires sont rares.Si un malade ! i a manifestait des signes de sensibilité, il faudrait appliquer des co a contre-mesures (e.g., épinéphrine, stéroïdes, ete.) et discontinuer \u201cUa 3 la médication.DOSE: La dose usuelle est de 250 mg q.i.d.La dose | #2 pour enfants doit être basée sur le poids corporel.4 3 *Nom déposé fi § 407X-74 | 5 ÿ LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE Halifax + Montréal + Toronto + Winnipeg * Vancouver diet tas die] oe I VOLUME 37 NUMERO 2 FEVRIER 1966 TABLE DES MATIERES TABLE DES MATIERES \u2014 CONTENTS .2 2 4 444044444444 eee eee ete ee | COMITÉS DU CONGRÈS \u2014 CONVENTION COMMITTEES .« « « + + «+ « + + + « «+ «oo os Il LISTE DES NOMS D'AUTEURS \u2014 INDEX OF AUTHORS NAMES .4044 « + «+ «+ + + + «+ «+ + + IV INTRODUCTION (J.-M.Bordeleau) .2 .« « + + + + + ov 0 ve 0 os 0 vv eee 87 ALLOCUTION DU PRÉSIDENT \u2014 ALLOCUTION BY THE PRESIDENT (Camille Laurin) .88 COMMUNICATIONS Dominique BEDARD et Denis LAZURE: _ LES RÉALISATIONS PRÉSENTES ET LES PERSPECTIVES D'AVENIR DE LA PSYCHIATRIE AU QUEBEC .90 C.A.ROBERTS: CARREFOURS DE LA PSYCHIATRIE .© 24 40240404 404084688486 8 RENTE 98 J.DE AJURIAGUERRA: MODE D'ABORD DE LA PSYCHIATRIE INFANTILE ET DE LA PSYCHIATRIE DU VIEILLARD \u2014 PROBLEMES ME- THODOLOGIQUES .2.2.2 220202010404 04 44444644 48e ee eee 103 YVES ROULEAU et Jean-Yves GOSSELIN : ÉTUDE PRÉLIMINAIRE DE L'ESSAI CLINIQUE DE LA PROPÉRICIASINE (8909 R.P.) DANS L'ANXIÉTÉ .107 A.E.MOLL: i MYTHS IN GENERAL HOSPITAL PSYCHIATRY .2.«+ «ov oe 0 eo eee eee 110 E Yvon GAUTHIER: UN SERVICE DE CONSULTATION EN MILIEU PÉDIATRIQUE: CONTRIBUTION À L'ÉTUDE DES RÉACTIONS DE Ë CONVERSION CHEZ L'ENFANT ET L'ADOLESCENT .« + « «+ « + «vv vv eee 114 È S.M.CHOI, T.À.BAN, H.E.LEHMANN and Evelyn ADAMO: CONDITIONAL REFLEX STUDIES ON THE EFFECT OF PSYCHOACTIVE DRUGS IN SCHIZOPHRENICS .122 B.GRAD, V.A.KRAL, R.C, PAYNE and J.BERENSON : ADRENAL CORTICAL FUNCTION IN THE PSYCHOSES OF LATER LIFE .126 J.-M.BORDELEAU, L.TÉTREAULT, Pierre-G.MARTEL et Louis BRIEN : HYSTÉRECTOMIE ET TROUBLES PSYCHIATRIQUES .+ + + + « + « «oo «0 ov oe 0000 me 135 (1) Laval Médical 11 TABLE DES MATIERES Vol.37 - Fév.1966 H.WARNES, H.E.LEHMANN, T.A.BAN and J.H.LEE: BUTAPERAZINE AND HALOPERIDOL: A COMPARATIVE TRIAL OF TWO ANTIPSYCHOTIC DRUGS N.B.EPSTEIN, J.J.SIGAL and V.RAKOFF: SOME ISSUES IN FAMILY THERAPY .Normand PLANTE et Gérard ROBERT: LA REMOTIVATION, AUXILIAIRE THÉRAPEUTIQUE Marie-Thérèse BONACCORSI : LE TRAITEMENT À LONG TERME D'UN ENFANT PSYCHOTIQUE DANS UN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE J, C.NEGRETE, À.S.MacPHERSON and T.E.DANCEY: A COMPARATIVE STUDY ON THE EMOTIONAL AND SOCIAL PROBLEMS OF ACTIVE AND ARRESTED ALCOHOLICS Jean-N.FORTIN: VICISSITUDES DE L'INSULARITÉ: OBSERVATIONS SOCIO-PSYCHIATRIQUES SUR LA POPULATION DES ÎLES DE LA MADELEINE.ESSAI EN PSYCHIATRIE SOCIALE.RAPPORT PRÉLIMINAIRE C.-A.MARTIN et Harry GRANTHAM: ÉTUDE PSYCHOPATHOLOGIQUE D'UN CAS DE PSEUDO-HERMAPHRODISME MÂLE Laurent GERVAIS, Paul-B.ROY et Lionel BÉLIVEAU : LA RÉSISTANCE PASSIVE CHEZ LE PERSONNEL AU COURS DE LA RÉORGANISATION D'UN HÔPITAL À SÉCU- RITE MAXIMALE .Jean-Yves GOSSELIN et Georges SOBOLEWSKI : APPROCHE PRÉLIMINAIRE À L'ÉTUDE DE LA POLARISATION CELLULAIRE : EXCITABILITE NEURO-MUSCULAIRE ET QUELQUES FONCTIONS ORGANIQUES Manuel STRAKER: PLACEBO AND COMMON SENSE IN CLINICAL PSYCHOPHARMACOLOGY Guy da SILVA: CONSIDERATIONS SUR LE VIEILLISSEMENT ET LA PSYCHOTHERAPIE DES PERSONNES AGEES André St-JEAN, M.DONALD, H.E.LEHMANN et T.A.BAN: MODIFICATIONS PRODUITES SUR UNE BATTERIE DE TESTS PSYCHOPHYSIQUES À LA SUITE D'ADMINISTRATION DE PSYCHOTROPES: UN ESSAI D'INTERPRÉTATION Hébert LANGEVIN, Jean-N.FORTIN, Fernand LÉONARD et Bernard-S.MÉNARD : TRAITEMENT PSYCHIATRIQUE À DOMICILE: EXPÉRIENCE DE TROIS ANNÉES (1962-1964) .John D.HACKETT and Louise CIMON : ART AND THERAPY 143 146 151 156 162 168 175 179 186 194 199 208 213 223 (La communication du docteur Bruno-M.Cormier: « La psychiatrie légale, perspective nouvelle », sera publiée ultérieurement.) RE EN RER ER TE EE A es ee et een te a DOCS IO Col COMI COM PRÉg) Cony I] 182 COMITÉS DU CONGRÈS \u2014 CONVENTION COMMITTEES Docteur Jules LAMBERT, Président du Congrès \u2014 Chairman of the Convention COMITÉ D'ORGANISATION \u2014 ORGANIZING COMMITTEE DOCTEURS \u2014 DOCTORS Jules LAMBERT, président - Chaïrman C.-A.MARTIN, vice-président - Vice-Chairman Normand PLANTE, Secrétaire-trésorier - Secretary-Treasurer Jean-Marc BORDELEAU, Maurice COULOMBE, Marcel BOUCHARD COMITÉ DU PROGRAMME \u2014 PROGRAMME COMMITTEE DOCTEURS \u2014 DOCTORS Jules LAMBERT, R.A.CLEGHORN, Jean-Marc BORDELEAU, Jean DELÂGE PRÉSIDENTS DES SÉANCES \u2014 CHAIRMEN OF SESSIONS DOCTEURS \u2014 DOCTORS C.-A.MARTIN, Lucien PANACCIO, Camille LAURIN, A.E.MOLL COMITE DES DAMES \u2014 LADIES COMMITTEE Madame C.-A.MARTIN, Madame Jules LAMBERT, Madame Jean DELAGE, Madame Normand PLANTE, Madame Louis BOURGOIN LISTE DES NOMS D'AUTEURS \u2014 INDEX OF AUTHORS\u2019 NAMES ADAMO, Dr.Evelyn F., Douglas Hospital, Montréal.BAN, Dr.T.A., Douglas Hospital, Montréal.BEDARD, Dr Dominique, directeur, Division des Services psychiatriques, Hotel du Gouvernement, Québec.BÉLIVEAU, Dr Lionel, Hôpital psychiatrique de Bordeaux, Montréal.BERENSON, Dr.J., Allan Memorial Institute, Montréal.BONACCORSI, Dr.M.-Thérèse, Hôpital Mont-Providence, Montréal.BORDELEAU, Dr J.-M, Institut Albert-Prévost, Montréal.BRIEN, Dr Louis, Institut Albert-Prévost, Montréal.CHOI, Dr.S.M., Douglas Hospital, Montréal.CIMON, Miss Louise, Art Therapist, St.Mary\u2019s Hospital, Montréal.DANCEY, Dr.T.E., Queen Mary Veterans\u2019 Hospital, Montréal.da SILVA, Dr Guy, Institut Albert-Prévost, Montréal.DE AJURIAGUERRA, Dr J., Clinique Bel-Air, Genève, Suisse.DONALD, M.M., Hopital des Laurentides, L\u2019Annonciation.EPSTEIN, Dr.Nathan B., Jewish General Hospital, Montréal.FORTIN, Dr J.-N., Hôpital Notre-Dame, Montréal.GAUTHIER, Dr Yvon, Hopital Sainte- Justine, Montréal.GERVAIS, Dr Laurent, Hopital psychiatrique de Bordeaux, Montréal.GOSSELIN, Dr Jean-Yves, 837, avenue Bellevue, Québec 10.GRAD, Dr.B., Allan Memorial Institute, Montréal.GRANTHAM, Dr Harry, Clinique Roy-Rousseau, Québec.HACKETT, Dr.John D., 3538, Grey Avenue, Montréal.KRAL, Dr.V.A, Allan Memorial Institute, Montréal.LANGEVIN, Dr Hébert, Hopital Notre-Dame, Montréal.LAZURE, Dr Denis, directeur-adjoint, Division des Services psychiatriques, Hotel du Gouvernement, Québec.LEE, Dr.J.H., Douglas Hospital, Montréal.LEHMANN, Dr.H.E., Douglas Hospital, Montréal.LEONARD, Dr Fernand, Hopital Notre-Dame, Montréal.MacPHERSON, Dr.A.S,, Queen Mary Veterans\u2019 Hospital, Montréal.MARTEL, Dr Pierre-G., Hôpital Saint-Charles, Joliette.MARTIN, Dr C.-A., Clinique Roy-Rousseau, Québec.MENARD, Dr Bernard-S., Hopital Notre-Dame, Montréal.MOLL, Dr.A.E., Montreal General Hospital.NEGRETE, Dr.J.C., Queen Mary Veterans\u2019 Hospital, Montréal.PAYNE, Dr.R.C., Allan Memorial Institute, Montréal.PLANTE, Dr Normand, Hépital Saint-Michel-Archange, Québec.RAKOFF, Dr.V., Jewish General Hospital, Montréal.ROBERT, Dr Gérard, Hôpital Saint-Michel-Archange, Québec.ROBERTS, Dr.C.A., Toronto Psychiatric Hospital.ROULEAU, Dr Yves, 1227, William, Sillery, Qué.ROY, Dr Paul-Bernard, Hôpital psychiatrique de Bordeaux, Montréal.SIGAL, Dr.J.J., Jewish General Hospital, Montréal.SOBOLEWSKI, Dr Georges, Hôpital Saint-Michel-Archange, Québec, ST-JEAN, Dr André, Hôpital des Laurentides, L\u2019Annonciation.STRAKER, Dr.Manuel, Suite 660, 3550, côte des Neiges, Montréal.TÉTREAULT, Dr Léon, 11270, Saint-Réal, Montréal.WARNES, Dr.Hector, Douglas Hospital, Montréal.Les conférenciers invités étaient : Guest speakers were: le professeur J.DE AJURIAGUERRA le docteur Dominique BÉDARD Doctor A.C.ROBERTS INTRODUCTION Depuis sa fondation, l\u2019Association des psychiatres du Québec a tenu chaque année une assemblée générale qui durait une demi-journée ou une journée, également divisée en séance administrative et en réunion scientifique.En 1964, nous avons convoqué à Québec, au mois de mars, une réunion spéciale pour présenter le rapport du Comité d\u2019économie et l\u2019adoption finale du rapport eut lieu en mai, lors de l\u2019assemblée générale annuelle.L'importance du sujet obligea le Conseil d'administration à supprimer à contre-cœur la partie scientifique de notre ordre du jour avec l'entente qu\u2019il ne s'agissait là que d\u2019une mesure d\u2019exception.En 1964-1965, le nombre des membres de l\u2019Association des psychiatres du Québec a atteint le chiffre de 181 et le Conseil d\u2019administration a jugé que nous avions acquis une maturité suffisante pour organiser un premier congrès au Cours duquel seraient portés à l\u2019attention des membres les principaux travaux scientifiques faits dans les nombreux centres psychiatriques de la Province de Québec.Le choix de la ville de Québec comme siège du Congrès fut unanime et l\u2019organisation de la réunion commença dès l\u2019automne 1964.Je tiens à remercier chaleureusement le docteur Jules Lambert, président du Comité d\u2019organisation, et ses collaborateurs à ce Comité ainsi que les membres du Comité du programme et du Comité des dames.Le dévouement et la collaboration de toutes et de tous ont permis que ce premier Congrès annuel soit une réussite à tous les points de vue.Nous devons aussi remercier nos invités, le docteur C.A.Roberts, président de l\u2019Association des psychiatres du Canada et membre honoraire de l\u2019Association des psychiatres du Québec ainsi que le professeur J.De Ajuriaguerra qui a accepté de participer à notre congrès à l\u2019occasion de sa visite organisée par les Services psychiatriques du ministère de la santé de la Province de Québec, sous la direction du docteur Dominique Bédard.Nous remercions également le ministère de la santé de la Province de Québec et les compagnies pharmaceutiques qui nous ont aidés financièrement à organiser cette réunion.Nous avons accepté avec plaisir l\u2019invitation que nous faisait le docteur Rosaire Gingras, doyen de la Faculté de médecine de Laval et directeur du Laval médical, de publier le compte-rendu de nos assises comme numéro spécial du Laval médical.La qualité des travaux présentés, encore plus évidente dans un texte imprimé, peut nous permettre de constater la vitalité de la psychiatrie dans le Québec et les promesses d\u2019avenir qu\u2019elle porte en elle à cette période de notre évolution.Jean-Marc BORDELE AU, secrétaire.- , LG IN Sh CO 2% 70 aN ~7 ANN < Sa À \u2019 Tey, a.enr Le : \u20ac ATE TL Mo ca \") ALLOCUTION DU PRÉSIDENT L\u2019Association de psychiatrie de la Province de Québec, Province of Québec Psychiatric Association, a été créée en 1953.Ses effectifs augmentèrent rapidement et, au départ, l'Association fit montre d\u2019un grand dynamisme.Flle réussit particulièrement à aiguiser la conscience professionnelle de ses membres, fit entendre la voix de la psychiatrie au sein des grandes associations médicales, s\u2019intéressa à l\u2019aspect psychiatrique de plusieurs problèmes sociaux et politiques, proposa des modifications au curriculum des étudiants en médecine et au programme de formation des spécialistes en psychiatrie et joua un rôle important dans la préparation du renouveau de la psychiatrie au Québec.En 1962, l\u2019Association s\u2019incorporait sous la loi des syndicats professionnels et prenait le nom de l\u2019Association des psychiatres du Québec, Québec Psychiatric Association.Elle obtenait ainsi le droit de représenter officiellement ses membres auprès des organismes gouvernementaux, hospitaliers, médicaux ou privés, en même temps qu\u2019elle acquérait les moyens de mieux défendre ou promouvoir leurs intérêts académiques et professionnels.L\u2019Association s\u2019est depuis acquittée au mieux de ces nouvelles responsabilités.Elle a défini la psychothérapie comme un acte médical et a soutenu urbi et orbi que sa pratique ne peut être autorisée que sous contrôle médical.Elle a codifié les actes médicaux psychiatriques et établi son échelle de tarifs.Elle a proposé à la Division des Services psychiatriques du ministère de la santé de la Province de Québec une échelle de salaires pour les médecins subventionnés.Elle a défini les principes d\u2019économie médicale qui doivent régir l\u2019activité professionnelle de ses membres et veille à ce que ces principes soient partout respectés.Elle a étudié le rapport et les recommandations de la Commission Hall et a fait parvenir ses représentations aux organismes concernés.Elle a étudié le projet de code d'éthique que prépare actuellement le Collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec et a soumis au Collège ses critiques, commentaires et suggestions.Elle a fait pression avec succès auprès du Collège pour que l\u2019année de stage en médecine interne ne soit plus exigée pour l\u2019éligibilité aux examens de certification en psychiatrie.Elle a poussé à la formation d\u2019une Fédération des Associations de spécialistes et en constitue un membre actif et puissant.Elle étudie le problème de l\u2019uniformisation des conditions de travail des psychiatres dans les organismes ou institutions où ils pratiquent et elle travaille actuellement à la préparation d\u2019un contrat-type.Elle suit enfin de près la législation qui concerne les règlements des bureaux médicaux et l\u2019instauration prochaine d\u2019un plan d\u2019assurance-santé.Ces préoccupations n\u2019ont pas empêché l\u2019Association de s'intéresser à la promotion du savoir proprement psychiatrique.Elle délègue trois de ses membres au bureau des directeurs de l\u2019Association des psychiatres du Canada, participe aux Ladd Vol 37 Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 ALLOCUTION 89 travaux de ses comités et au programme scientifique de ses congrés.Elle a toujours tenu, par ailleurs, ses propres journées scientifiques annuelles.Le moment est cependant venu de faire davantage.Un nombre toujours plus élevé de psychiatres est à l\u2019œuvre dans des Services de plus en plus nombreux et de mieux en mieux organisés.Le travail clinique s\u2019approfondit en même temps que se perfectionnent les programmes d\u2019enseignement.Les sous-spécialités de la psychiatrie se développent en même temps que se multiplient les équipes de recherche.Le dynamisme de ces cliniciens, professeurs et chercheurs se traduit par une augmentation du nombre des communications scientifiques.C\u2019est pour stimuler davantage encore ce mouvement, lui fournir un débouché naturel et le faire connaître au milieu médical dans son entier que l\u2019Association a cru bon d\u2019organiser ce premier congrès annuel de trois jours, qui devrait inaugurer une tradition dont il y a beaucoup à attendre.La psychiatrie québécoise est en plein essor.Elle s\u2019est donné des structures économico-administratives a la fois souples et solides.Ses formules d'assistance ; évoluent au rythme du progrès de la science et des besoins des diverses catégories E de malades.Soins cliniques, enseignement et recherche se développent en qualité E et en quantité, se prêtant un appui réciproque.L'\u2019instauration prochaine d\u2019un ; programme universel d\u2019assurance-santé constitue pour elle un défi, qu\u2019elle saura E relever en devenant toujours plus consciente de ses responsabilités sociales et professionnelles.L'Association des psychiatres du Québec a voulu ce progrès.Elle y a travaillé.Elle en constitue l\u2019aiguillon et le fer de lance.C\u2019est là une mission qu\u2019elle continuera de remplir avec honneur et fierté.Camille LAURIN, président.E i iy COMMUNICATIONS LES REALISATIONS PRESENTES ET LES PERSPECTIVES D\u2018AVENIR DE LA PSYCHIATRIE AU QUEBEC * - LES SERVICES PSYCHIATRIQUES MINISTÈRE DE LA SANTÉ QUÉBEC La Division des Services psychiatriques du ministère de la Santé s\u2019est surtout appliquée, au cours de 1964, à parfaire les réalisations de l\u2019année précédente plutôt qu\u2019à étendre les ressources d'assistance.Car, malgré un recrutement très encourageant, le problème majeur réside toujours dans le manque de spécialistes, et ce sont surtout les régions autres que celles de Montréal et de Québec qui souffrent le plus de cette situation.Par ailleurs, cette revue des réalisations de 1964, pour être aussi compréhensible au lecteur, doit s\u2019inscrire dans le cadre du rapport annuel de 1962 et de 1963.C\u2019est en effet au cours de ces années que les Services psychiatriques ont mis sur pied et exécuté un vaste programme de réformes dont la principale signification réside dans une rupture avec la situation antérieure.Cette revue ne peut être exhaustive.Nous nous en excusons auprès des institutions dont le mérite sera ainsi passé sous silence.Nous formulons le vœu de pouvoir présenter a l'avenir des rapports n\u2019ayant pas ce sérieux inconvénient.C\u2019est à la fin de 1964 que le docteur C.À.Roberts quittait les Services psychiatriques pour exercer de hautes fonctions dans la province d\u2019Ontario.Le docteur Roberts a, en effet, été nommé directeur * Travail présenté au premier congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Québec, les 21 et 22 mai 1965.Dominique BEDARD, M.D., directeur, Denis LAZURE, M.D., directeur-adjoint.général au C.K.Clarke Institute of Psychiatry, en plus de se voir confier un poste important dans l\u2019enseignement à l\u2019université de Toronto.Le rôle que le docteur Roberts a joué dans le domaine de la psychiatrie au Québec a été essentiel.Nous tenons à lui rendre témoignage.PERSONNEL DES SERVICES PSYCHIATRIQUES Le personnel des Services psychiatriques s\u2019est accru considérablement en l\u2019espace de deux ans (tableau I).TABLEAU I Personnel des Services psychiatriques du ministère de la Santé au 31 décembre 1962 1964 Psychiatres.2212 .0 3 Médecins non-psychiatres., .1 2 Infirmière psychiatrique.0 1 Comptables.Lanta 0 5 Secrétaires et sténographes.1 7 Commis principaux.0 4 Commis.6 7 8 29 FINANCEMENT DES HOPITAUX PSYCHIATRIQUES Le rapport de 1963 fait état des changements qui ont été apportés au mode de financement des hôpitaux psychiatriques.Il a d\u2019ailleurs mis en lumière l\u2019augmentation considérable des crédits que le gouvernement du Québec consacre à la Division des Services psychiatriques pour lui permettre de réaliser son programme.Il convient, | tir Oro tifs fgu chifres Nall 953.1957.95595.9551969 19591960, EI ! ! 1 19611963.19693.1963-1964, VS61066 (ene Uk imp tong lag J fli rey bile Har I= f eu Ain, a wet \\ arty Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 croyons-nous, de reprendre les tableaux comparatifs figurant dans ce rapport, en y ajoutant les chiffres de l'année fiscale 1964-1965 (tableaux II et III).TABLEAU II Budget des Services psychiatriques du minisière de la Santé 1956-1957.2220222 .$11 842 000 1957-1958 .$11 854 000 1958-1959 .$14 910 000 1959-1960.$16 350 000 1960-1961.$16 980 000 1961-1962.$18 190 000 1962-1963 .$13 594 000 1963-1964.$29 572 100 1964-1965.$39 190 500 TABLEAU III Taux quotidien du coût d\u2019hospitalisation dans les principaux hôpitaux psychiatriques 1951 1962 | 1963 | 1964 ee 00 | Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.$2,75 $3,75 $4,85 95,37 Hôpital Saint-Michel-Archange.2,75 3,75 4,47 4,50 Hôpital Douglas.Ce 2,75 4,35 5,60 6,66 Hôpital Mont-Providence .2,50 4,00 6,90 7,23 Hôpital Saint-Charles de Joliette.2,50 2,50 6,15 6,17 Hôpital des Laurentides.2,00 2,00 8,70 9,20 Cette augmentation des crédits est évidemment très impressionnante.Il faut cependant prendre en considération que la grande majorité des hôpitaux psychiatriques bénéficiaient jusqu\u2019en 1961 et 1962, d\u2019un per diem arbitraire dont le taux était inférieur à celui dont disposaient à l\u2019époque les établissements communément appelés institutions pour soins de garde.SUBVENTIONS FÉDÉRALES EN HYGIÈNE MENTALE Rappelons que ces argents servent essentiellement à défrayer le coût d'opération des cliniques externes de psychiatrie dans les hôpitaux généraux et des cliniques d'hygiène mentale.Ce n\u2019est qu\u2019à compter de 1962-1963, comme le démontre le tableau IV, que des augmentations annuelles ont commencé à être accordées.RÉALISATIONS ET PERSPECTIVES D\u2019AVENIR DE LA PSYCHIATRIE 91 TABLEAU IV Subventions fédérales | 1956-57.| $2 350 000 1957-58 .i $2 350 000 1958.59.oo $2 450 000 1959-60.ki $2 450 000 1960-61.$2 450 000 1961-62.| $2 450 000 1962-63.4 $2 750 000 1963-64.Lo | 32 850 000 1964-65 .| $3 030 000 1965-66.| $3 450 000 PLAN D ASSISTANCE A LA FORMATION PROFESSIONNELLE Au tout début de ce rapport, nous avons attiré l\u2019attention du lecteur sur la difficulté de régionaliser davantage les Services d'assistance en raison de la pénurie de spécialistes, C\u2019est pourquoi un nouveau caractère a été imprimé à ce plan d'assistance à la formation professionnelle au cours de l\u2019année 1964.Des bourses spéciales ont été offertes à un certain nombre de médecins de pratique générale qui, en retour, s'engagent, au terme de leurs études, à exercer leur spécialité dans des régions du Québec où 1l y a grande pénurie, voire absence de psychiatres.Quoique mise tardivement sur pied, cette offre a permis à quelques médecins de pratique générale de commencer leurs études de spécialisation en juillet 1964.Il y a lieu de croire que ce projet attirera un très grand nombre de ces médecins en 1965.Nous sommes conscients par ailleurs que cette pénurie n\u2019est pas spécifique au domaine de la psychiatrie, que d\u2019autres spécialités en souffrent, voire la médecine générale elle-même.C'est pourquoi nous comptons limiter ce mode de recrutement en l\u2019étendant plutôt sur plusieurs années.C\u2019est pourquoi également nous avons fait appel à la collaboration du Collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec pour favoriser la venue de psychiatres de l'extérieur.C\u2019est en fait à cet apport de l\u2019étranger que l\u2019on doit en grande partie les progrès qu\u2019ont accomplis des hôpitaux comme l'Hôpital Saint-Charles de Joliette et l\u2019Hôpital des Laurentides à L\u2019Annonciation, comté de Labelle.Les autorités tant 92 Dominique BÉDARD - Denis LAZURE médicales qu\u2019administratives de ces hôpitaux se félicitent d\u2019avoir pu obtenir ainsi les services de plusieurs psychiatres.Enfin, notre plan d\u2019assistance à la formation professionnelle a également été soutenu par l\u2019octroi de crédits considérables, comme en fait foi le tableau V.TABLEAU V Bourses d\u2019études I 1960-1961.2111112200 00000 _ | $ 76 440,00 1961-1962.Ce $ 92 260.00 1962-1963.ven.| $169 206.19 1963-1964.| $339 440,43 1964-1965.«i .| $584 639,00 Ces argents sont principalement de source provinciale.Quelques bénéficiaires seulement obtiennent leur bourse par l'entremise de subsides fédéraux.D\u2019autres, particulièrement les infirmières qui se spécialisent en psychiatrie, reçoivent leur bourse du milieu hospitalier où elles poursuivent leurs études.RÉGION ALISATION DES SERVICES La politique antérieure a été de centraliser les Services d\u2019assistance, malgré de très nombreux et très sérieux inconvénients.Il n\u2019y a donc pas lieu d\u2019être surpris si les deux principaux hôpitaux appelés à desservir l\u2019ensemble des besoins de la population de langue française, c\u2019est-à-dire l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu de Montréal et l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange de Québec, ont vu leur capacité réelle atteindre des chiffres de beaucoup trop considérables.Le nombre de lits de ces deux hôpitaux à la fin de 1961 était respectivement de 5 600 et de 5 200.Depuis 1962-1963, la province compte quatre hôpitaux psychiatriques par la transformation de deux « garderies » en centres de traitements.Ce sont respectivement l\u2019Hôpital Saimnt-Charles de Joliette et l'Hôpital des Laurentides à L\u2019Annonciation, comté de Labelle.Dans le rapport annuel de 1963, nous avons fait état des développements très intéressants qu\u2019ont connus ces centres hospitaliers ; voici, à cet égard, d\u2019autres tableaux Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 comparatifs (tableaux VI et VII) qui en témoignent encore de façon plus éloquente.TABLEAU VI Hôpital Saïni-Charles de Joliette (1 300 patients) 1962 | 1964 PERSONNEL : | Psychiatres.[RE 1 9 Psychologues.| 0 2.5 Travailleurs sociaux.i 0 4,5 Infirmiéres.| 31 49 Préposés aux malades.RE 147 279 | | 1963 1964 MOUVEMENTS DES MALADES: | Hospitalisés depuis plus de 5 ans: | Misencongé.189 272 Misenfoyers.46 70 Admis de la région : | Admissions.221121400005 ; 231 435 Mis en congé.1.2.220200.| 236 216 Clinique externe : : Nombre de malades.! 421 969 Consultations.| 1 450 3711 TaBLEAU VII Hopital des Laurentides (700 patients) 1962 1964 PERSONNEL : Psychiatres.i 1 13 Psychologues.; 0 3 Travailleurs sociaux.0 1 Infirmigres.| 6 17 Préposés aux malades.ol 109 187 1962 1963 | 1964 | i I M} F M FllMiF +\u2014-\u2014\u2014h i MOUVEMENTS DES | | ! MALADES : | i ! Admissions: ! ! | Premières admissions 0 olf 96 54 136, 170 Réadmissions.0 0 4 7 24 | 28 Retours de foyer.0 0 3 0; 35 | 0 Retours de congé ! i ! dlessai.10 ol 59 0j 34 5 Malades provenant | ' d'hôpitaux psy- | il chiatriques.0 0 90 oll 10] 51 Malades provenant ; | ! des ateliers proté- | [ | gés.0 0 0 0 I 10 | 0 Sorties | ' | \u201d | | Définitives.3 0 17 34 140 145 Mises en congé.0 0 | 13 0 ll 132 | 0 Congés d'essai.37| 0 | 108: 0 | 80 | 38 | hoe Lei fol.ai- yy ty HS = Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 TABLEAU VII (suite) NOMBRE CLINIQUES EXTERNES : PATIENTS INSCRITS (du 1-1-64 au 31-1-65) : Mont-Laurier (à 40 milles de l'Hôpital des Laurentides).90 Sainte-Agathe (à 50 milles de l'Hôpital des Laurentides) 92 Maniwaki (à 80 milles de l'Hôpital des Laurentides).94 Saint-Jérômes (à 80 milles de l'Hôpital des Laurentides), 389 Hépital des Laurentides.114 ToraL.Lo .759 (Nombre total des visites : 3 972) M F T ATELIERS PROTÉGÉS - 1964 : Admissions.,.- 91 4 95 Inscriptions au 31 décembre 1964.,._ Le 69 4 73 Total.160 8 168 (Échecs : 4%.) FOYERS AFFILIÉS : Nombre de foyers au 31-12-64, Lo 11 Nombre de patients admis en 1964.132 males Nombre de patients inscrits au 31-12-64., 110 mâles (Tous ces patients sont âgés de 55 ans ou plus.Les 20 patients non inscrits au 21 décembre 1964 ont été réhospitalisés pour raison médicale ou ont regagné leur domicile.) L'Hôpital Saint-Charles de Joliette a également un réseau de foyers affiliés dont les caractères ont été très bien précisés.Il est de plus doté d\u2019un Service complet pour alcooliques.Rappelons ici que le Service médical sur l\u2019Alcoolisme du ministère de la Santé est dirigé par le docteur André Boudreau tout en étant affilié aux Services psychiatriques.PSYCHIATRIE INFANTILE Nous avons déjà eu l\u2019occasion de souligner l'importance du Service de psychiatrie pour enfants de l'Hôpital Sainte-Justine de Montréal (tableau VIII).L'Hôpital Mont-Providence se devait, dans sa réorganisation et ses développements, d\u2019introduire des services à l\u2019adresse des adolescents et des enfants dont l\u2019état mental anormal n\u2019est nullement relié à l\u2019arriération mentale.C\u2019est à quoi se sont appliquées les autorités de cette institution, tout en ne négligeant pas pour autant RÉALISATIONS ET PERSPECTIVES D\u2019AVENIR DE LA PSYCHIATRIE 93 les enfants souffrant de déficience mentale (tableau IX).TABLE AU VIII Hôpital Sainte- Justine (Montréal) Service de psychiatrie pour enfants | 1961 1964 PERSONNEL : | Psychiatres et résidents.12 17 Psychologues.6 12 Travailleurs sociaux et stagiaires.5 15 Thérapeutes d'occupation.2 Psychopédagogues.Ce .| 7 Jardinières.i 1 6 Infirmières.| 4 11 30 68 CLINIQUES EXTERNES : Nombre : enfants.967 2 025 parents.1095 1 635 entrevues., 8324 20 496 CLINIQUES INTERNES : Nombre : enfants.La 553 750 parents.,.Lo 211 316 entrevues.| 1204 5803 TABLEAU IX Hôpital Mont-Providence, Montréal (1 097 patients) 1962 1965 PERSONNEL : | Psychiatres.0 11 Psychologues.| i 5 Travailleurs.LL 2 7 Éducateurs spécialisés.\u2026.15 31 Infirmiéres.| 5 36 Préposés aux malades.162 310 ADOLESCENTS : | Traitements a court terme ., .30 garçons 25 filles Traitements prolongés.30 garçons 30 filles ENFANTS DE 6 À 12 ANS | Traitements à court terme.25 enfants Traitements prolongés.30 enfants A ces renseignements, il faut ajouter : 1.Qu\u2019il existe un service de jour pour enfants psychotiques de six à dix ans ; 2.Qu\u2019une clinique externe a été ouverte en novembre 1964.Il est un autre centre pour enfants qui a connu un essor considérable.Il s\u2019agit du Centre médico- social pour enfants de Québec.Dans le rapport 94 Dominique BÉDARD - Denis LAZURE annuel de 1963, nous nous étions contentés de signaler cette évolution, sans ajouter plus de précisions.Le tableau X montre l\u2019évolution de ce centre.TABLEAU X Centre médico-social pour enfants (Québec) Décembre 1962 Décembre 1964 Temps Temps Temps Temps complet| partiel |complet| partiel PERSONNEL : Service administratif : Travailleur social.1 1 Secrétaires.4 5 Service médical : Psychiatres.2 2 6 Pédiatre.Lee [ 1 Infirmières psychiatriques.3 3 Service social : Travailleurs sociaux.2 1 4 3 Service psychologique : Psychologues.10e _ 2 1 1 Orienteurs.Lo - 1 2 Psycho-pédagogue.Lo 1 TOTAUX .«eee 11 6 18 12 Décembre Décembre 1962 1964 Nombre d'enfants vus au C.M.S.504 825 Nombre de parents vus au C.M.S._ 862 1386 Nombre d'entrevues au C.M,S.3377 3 668 L'Équipe mobile du Service d'hygiène mentale et d\u2019orientation a pour sa part examiné 363 enfants en 1962 et accordé 2 947 entrevues.Ceci s'explique par le fait que les classes complètes étaient examinées aux tests collectifs.La même situation se reproduit quelques mois en 1964.Ce service a été discontinué depuis.Il a cependant permis un dépistage qui a mis en relief l\u2019étendue des besoins en certaines régions du Québec.Mais n\u2019étant pas en relation avec des ressources d\u2019assistance indispensables dont l\u2019existence reste à créer, il ne pouvait, sur le plan pratique, rendre les services espérés par suite de ce dépistage massif.AMELIORATIONS DES SERVICES EXISTANTS D\u2019autres chapitres de ce rapport annuel se trouvent a couvrir quelques-uns de ces dévelop- Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 pements (cf.Psychiatrie infantile, Régionalisation des Services, etc.).Nous nous devons cependant de consacrer au moins quelques mots à l\u2019adresse de quelques institutions.L'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, dont le surintendant médical est maintenant le docteur Lucien Panaccio, a considérablement diminué sa population, surtout au cours de l\u2019année 1964.Le nombre de lits qui était de 5527 en décembre 1962 est maintenant de 4865 (décembre 1964).Cette décongestion s\u2019est effectuée alors que le nombre des admissions est passé de 1518 en 1962 à 1 785 en 1964.Une clinique externe extrêmement active fut créée en 1963 (10 585 consultations et 16 393 visites en 1964).L'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu compte 306 malades en foyers affiliés, le premier foyer n\u2019ayant été ouvert qu\u2019en juin 1964.Enfin, cette institution psychiatrique de Montréal a repris l\u2019enseignement à plusieurs niveaux et, depuis juillet 1964, plus de 20 médecins y poursuivent leur formation en psychiatrie.Le tableau XI indique l\u2019accroissement de son personnel : TABLEAU XI Personnel de l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, Montréal (4 865 patients) Nombre Nombre en 1962 en 1964 Psychiatres.15 33 Psychologues.1 9 Travailleurs sociaux.LL AR 1 7 Infirmières.LL 142 262 Préposés aux malades.I 413 816 L'Hôpital Saint-Michel-Archange, pour sa part, est l\u2019objet de développements qui s'opèrent à travers des difficultés particulières.Il n\u2019y a donc pas à être surpris si cette institution n\u2019est pas encore le siège d\u2019innovations aussi importantes que dans certains autres milieux.Nous devons cependant signaler à l\u2019attention du lecteur la création rapide de deux départements bien structurés (Psychologie et Service social) et la mise sur pied d\u2019une clinique externe et de quelques foyers affiliés.aus Al TR dispos sion du sen 6 mént de len TA qu dela Py vil my taire © français Mania Maintien Un cu présider ter Goulet nt né titeme.L'H time tem Tard J Sete qu Telte q Sont NT Uy Dendent Jar tag thre Uy TH, Mane { Pi ng Mnf | tay fy i ki, I ty Ui Mt, Tit, bay, : Lin pu Le Fue Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 L\u2019Hôpital psychiatrique de Bordeaux a été également l\u2019objet d\u2019une réorganisation qui vise à assurer de meilleures conditions de traitements aux malades dans un contexte administratif indispensable, et à la formation des cadres en prévision du futur hôpital à sécurité maximale qui sera érigé à Rivière-des-Prairies, en remplacement de ce trop célèbre centre hospitalier situé en plein cœur de la Prison de Montréal.Mentionnons qu\u2019une charte a été obtenue du Secrétariat de la Province et que ce centre psychiatrique revêt maintenant le nom d\u2019un psychiatre que l\u2019histoire considère comme le père de la psychiatrie française, du fait principalement de son rôle humanitaire envers les malades mentaux.C\u2019est maintenant l'Institut Philippe-Pinel dont il s\u2019agit.Un conseil d\u2019administration a été institué et son président est le juge Roger Ouimet, j.c.s.Le docteur Laurent Gervais et monsieur Yves-P.Goulet ont été nommés respectivement surintendant médical et directeur général, et une clinique externe sera bientôt formée.L\u2019Hôpital Sainte-Anne de Baie-Saint-Paul compte un nouveau surintendant médical depuis septembre 1964, en la personne du docteur Bernard Jean, psychiatre.Il s\u2019agit là d\u2019un premier geste qui permettra à ce centre hospitalier de connaître des développements analogues à ceux qui sont survenus à l'Hôpital des Laurentides et à l'Hôpital Saint-Charles de Joliette.Il s\u2019agit cependant d\u2019un milieu très différent qui, ainsi et de par tradition, consacre ses activités presque exclusivement à l\u2019adresse des arriérés mentaux.L\u2019Hôpital Saint-Julien de Saint-Ferdinand d\u2019Halifax et le Sanatorium Bégin de Sainte-Ger- maine de Dorchester, jouissent des services de psychiatres consultants.La tâche de ceux-ci consiste surtout à favoriser la prise d\u2019un certain nombre de mesures en prévision du recrutement éventuel de spécialistes qui consacreront tout leur temps aux malades de ces institutions.La population profite déja de ces développements puisque des cliniques externes ont été créées et que la postcure des malades de cette région qui ont dû recevoir des soins à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Ar- change, est maintenant assurée sur place.RÉALISATIONS ET PERSPECTIVES D'AVENIR DE LA PSYCHIATRIE 95 DÉCONGESTIONNEMENT DES HÔPITAUX PSYCHIATRIQUES ET « REPATRIEMENT » DES MALADES (Tableau XII) Les hôpitaux psychiatriques du Québec pour la plupart, ayant eu à faire face depuis nombre d'années à un surpeuplement, ont commencé à connaître une diminution du nombre de leurs malades (nombre de lits dressés).1.Les hôpitaux psychiatriques compte 1 007 lits de moins à la fin de 1964 qu\u2019à la fin de 1962 ; 2.À la fin de 1964, ils comptent seulement 410 lits de plus qu\u2019à la fin de 1958, malgré l\u2019ouverture de l'Hôpital Saint-Charles de Joliette en 1959 (1 312 lits) et de l'Hôpital des Laurentides en 1961 (730 lits) ; 3.Le nombre des patients à l'Hôpital Saint- Jean-de-Dieu et Saint-Michel-Archange est resté sensiblement le même en 1959, 1960 et 1961, malgré le fait que les patients qui ont été reçus à l\u2019Hôpital Saint-Charles et à l'Hôpital des Lauren- tides, provenaient de ces institutions ; 4.Si les chiffres de 1961 démontrent qu\u2019il y avait alors 187 lits de moins qu\u2019en 1960, et ceci malgré l\u2019addition de 325 lits à l\u2019Hôpital des Lau- rentides, c\u2019est en raison surtout de la fermeture du Pavillon Saint-Vallier de l\u2019Hôpital psychiatrique de Bordeaux (400 malades) et de la décongestion de l'Hôpital de Bordeaux lui-même (réduction de 325 lits à 115) ; 5.Le Foyer Sainte-Luce, à Disraéli, comté de Wolfe, qui était considéré comme un hôpital psychiatrique affilié à l\u2019Hôpital Saint-Michel- Archange, a été fermé par le retrait de ses 278 malades qui furent transférés presque tous à l\u2019Hôpital des Laurentides et à l\u2019Hôpital Saint- Charles de Joliette.Il faut évidemment prendre en considération l\u2019ouverture de foyers affiliés et le transfèrement d\u2019un certain nombre de patients considérés comme des cas de bien-être dans des institutions relevant de la juridiction du ministère de la famille et du bien-être social.Mais le nombre de ces malades qui ont ainsi quitté les hôpitaux psychiatriques est très inférieur au nombre de lits qui ont été 96 Dominique BÉDARD - Denis LAZURE Laval Médical Vol.37 - Fév, 1966 TABLEAU XII Hôpitaux psychiatriques Nombre de lits dressés au 31 décembre 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 Hopital Saint-Michel-Archange.5098 5 095 5 061 5127 5029 5027 5 002 Hôpital Saint-Julien, Saint-Ferdinand d\u2019Halifax.1430 1 451 1 463 1465 1 462 1443 1 348 Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.*5 658 5635 5632 5589 5 527 5 317 4 865 Douglas Hospital .1 706 1660 1640 1655 1627 1 646 1718 Hôpital Sainte-Anne, Baie-Saint-Paul.\u2026 .*1 178 1177 1 349 1355 1365 1 437 1382 Institut Philippe-Pinel.1 080 1138 938 371 133 124 138 Hôpital Sainte-Anne de Bellevue.571 509 498 476 476 463 463 Retraite Saint-Benoît.LL 100 100 130 133 143 144 146 Hôpital Mont-Providence.1115 1 054 1168 1091 1202 1200 1 097 Hopital Sainte-Elisabeth.816 815 800 790 788 785 764 Hôpital Saint-Charles, Joliette Co .\u2014 1312 1333 1343 1381 1412 1291 Hôpital Des Laurentides .EE \u2014 \u2014 \u2014 325 627 730 730 Sanatorium Bégin \u2014 220 220 220 220 265 265 Sanatorium Saint-Georges.203 208 214 298 324 328 331 Foyer Porte-du-Ciel .oo Co 11 10 10 10 7 7 6 Foyer Sainte-Luce.\u2026 .170 197 202 270 242 \u2014 \u2014 19 136 20 581 20 705 20 518 20 553 20 328 19 546 * Ces données correspondent au nombre de patients, ce qui, selon les informateurs, équivaut au nombre de lits dressés.enlevés dans les hôpitaux psychiatriques.Il faut d\u2019ailleurs préciser que ce décongestionnement à d\u2019autres égards est relatif.C\u2019est ainsi qu\u2019à l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, cette diminution du nombre de lits s\u2019est accompagnée d\u2019une désaffectation de bâtiments impropres.Malgré ce décongestionnement et malgré le fait que, depuis trois ans, les besoins ont augmenté du fait de l\u2019accroissement de la population, la situation des hôpitaux psychiatriques, face aux demandes d\u2019admission, est bien meilleure qu\u2019elle l\u2019était.Celle de l\u2019admission des enfants souffrant d\u2019arriération mentale et qui est du ressort du ministère de la Santé, reste cependant épineuse.On a cependant l\u2019espoir que, dans le cours de l\u2019année subséquente et par suite d\u2019un ensemble de mesures d\u2019assistance psychiatrique, cette situation s\u2019améliorera sensiblement.Parallèlement à cette opération le déconges- tionnement, s\u2019est effectué ce que nous pourrions appeler le « rapatriement » des malades psychiatriques.C\u2019est ainsi qu\u2019un grand nombre d'entre eux étaient hospitalisés dans des centres fort éloignés de leur lieu d\u2019origine ou de résidence antérieurs, et étaient séparés ainsi de leur famille.Presque une centaine de malades, par des échanges entre hôpitaux psychiatriques, ont pu ainsi retourner près des leurs.Enfin, la situation des prévenus jugés mentalement malades qui devaient attendre de longs mois dans les prisons afin qu'une place leur soit trouvée dans un hôpital psychiatrique, a été complètement modifiée.C\u2019est ainsi que le Centre d\u2019observation de la Prison de Bordeaux ne regorge plus de ces malades, puisqu'ils sont transférés sur production de l\u2019expertise psychiatrique.DIVERS L\u2019un des articles les plus importants de notre programme est l'introduction d\u2019un département de psychiatrie dans les hôpitaux généraux.Ce n\u2019est cependant que dans quelques années, que nous verrons cette politique définie dans la réalité, car en général, ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019occasion de nouvelles constructions ou de projets d\u2019agrandissement que nous pouvons obtenir ce complément indispen- L:ol fil 3 ble à seule in at, Montré Taux 0 ipsa tout ca sonnel | cours de Ces Conlére mentale dé tout bat i état dhs ail ét Laue, tique, trés ub Doté le mig ata 81 La 3 Tant un Ney [ lang de a In Mala ey; Nog Neil Cet a fa gy i\" n Ly Ug yi itive; wi; Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 sable aux services d\u2019un hôpital général.Une seule institution a ouvert un tel département en 1964.Il s'agit de l'Hôpital général Fleury de Montréal.Néanmoins, plusieurs hôpitaux généraux concourent déjà de façon très importante au dépistage des maladies mentales.Ce sont surtout ceux de la région de Montréal dont le personnel psychiatrique s\u2019est accru sensiblement au cours de la présente année.C\u2019est en octobre 1964 qu\u2019a eu lieu à Ottawa la Conférence fédérale-provinciale sur l\u2019arriération mentale.Cette conférence groupait des délégués de toutes les provinces.La délégation du Québec était représentée par des officiers du ministère de l\u2019éducation, de la famille et du bien-être social et de la santé.Au préalable, un comité spécial avait été formé sous la direction du docteur Denis Lazure, directeur-adjoint des Services psychiatriques, et le Québec a ainsi produit un rapport très substantiel sur la déficience mentale dans En instituant cette conférence, le ministère de la santé nationale et du bien-être agréait une requête que nous lui avions soumise en 1963.Les Services psychiatriques comptent maintenant un répertoire des ressources d\u2019assistance au niveau provincial.On y trouve une série d'informations très utiles, surtout pour les membres de la profession médicale qui ont à diriger leurs malades soit vers un milieu hospitalier, soit vers une clinique d'hygiène mentale.Nous avons tenté, d\u2019autre part, d\u2019assurer un meilleur dialogue avec toutes ces institutions.C\u2019est ainsi, qu\u2019en plus des assemblées régulières du Comité consultatif, nous avons maintenant des réunions bi-annuelles qui groupent soit les surintendants médicaux, soit ces mêmes officiers et les directeurs généraux des mêmes milieux hospitaliers.notre province.RÉALISATIONS ET PERSPECTIVES D\u2019AVENIR DE LA PSYCHIATRIE 97 CONCLUSIONS Celles du rapport annuel 1963 sont aussi valables aujourd\u2019hui car nous œuvrons dans un domaine où les changements radicaux sur le plan général ne peuvent devenir réalité qu\u2019après plusieurs années d\u2019une politique constamment homogène et reposant sur les principes de la psychiatrie sociale, orientation que nous nous efforcons continuellement de donner a notre Service.Nous pouvons donc reprendre ici ces conclusions du Rapport annuel précédent : «Les réalisations récentes, si importantes soient-elles, sont peu de chose si nous considérons le chemin qu\u2019il nous reste à parcourir, l\u2019_énormité des besoins et la pauvreté encore réelle des ressources dont nous disposons.« L\u2019obstacle majeur réside toujours dans le manque de personnel et cette pénurie est manifeste dans toutes les régions du Québec, quoique à un degré moindre à Montréal et à Québec.La rêé- gionalisation des Services, principe essentiel, ne pourra s'effectuer davantage si nous ne parvenons pas à trouver des psychiatres et professionnels d'autres disciplines qui consentent à exercer leur profession dans des centres moins urbains que Montréal et Québec.Nous devons mettre davantage à point le programme en cours, continuer à le coordonner avec les développements que d\u2019autres ministères entendent favoriser dans des secteurs mitoyens, étendre la gamme des services de façon à couvrir les besoins dans leurs rapports avec les différentes étapes que comportent en particulier la thérapeutique, la réhabilitation et la resocialisation du malade mental.«La réhabilitation du malade mental n\u2019est pas du ressort exclusif de la psychiatrie.La participation de la communauté toute entière est indispensable.» CARREFOURS DE LA PSYCHIATRIE* = M\u2019adresser à vous en tant que Président national est un privilège qui entraîne un certain nombre de difficultés.Dois-je vous faire rapport des activités de l\u2019Association canadienne des psychiatres?Dois-je vous féliciter pour le travail accompli?Dois-je vous inciter à de plus grands efforts?J'ai décidé de n'être que ce que je suis et de vous entretenir des sujets qui m\u2019intéressent en tant que psychiatre en 1965.Votre association nationale est en réalité une confédération d\u2019associations provinciales.Le Bureau des gouverneurs est nommé par les associations provinciales.On nous a confié la responsabilité de faire valoir votre point de vue et de défendre vos intérêts sur le plan national.Nous devons éviter d\u2019empiéter sur des domaines strictement provinciaux et nous appliquer à ne pas limiter les activités provinciales par des restrictions au niveau national.En tant que représentant national, comment devons-nous décrire le rôle de la psychiatrie et du psychiatre d'aujourd'hui ?Mon titre récemment acquis de « Canadien » me permet de dire que le Canada est un grand pays et cela dans toutes les acceptions de l\u2019adjectif « grand ».Il me semble cependant que la plupart des Canadiens, tant de langue francaise que de langue anglaise, hésitent a proclamer notre pays, son passé et les progrés énormes que nous avons accomplis.Nous semblons préoccupés par nos échecs et nos difficultés.Je proposerais que nous essayions de comprendre les besoins et les aspirations de chacun des habitants de ce grand * Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Québec, le 21 mai 1965.1.Président national de l'Association canadienne des psychiatres.C.A.ROBERTS,! Toronto Psychiatric Hospital.pays.Je crois qu\u2019il est possible de comprendre ces désirs et ces aspirations.Je suis convaincu qu\u2019ils sont, en général, raisonnables et légitimes.Il faut permettre à chacun d\u2019atteindre à l\u2019indépendance et à l\u2019expression de sa personnalité d\u2019une manière qui soit satisfaisante pour tous les membres de notre famille, une famille qui, je l\u2019espère, est capable de promouvoir l\u2019expression de la liberté des individus et des groupes tout en maintenant son identité en tant que famille.Mieux que tout autre groupe, nous sommes en état de comprendre le processus complexe des relations humaines, l\u2019oscillation entre l'acceptation et le rejet de la surprotection.Si nous les reconnaissons et les acceptons comme normaux, ces phénomènes humains nous permettront d\u2019édifier un Canada encore plus grand.Au cours de récents voyages à travers les différentes provinces, il m\u2019est arrivé fréquemment de dire: «La psychiatrie est à un carrefour.» C\u2019est donc spontanément que j'ai choisi de parler de « Carrefours » à la présente réunion.Quels fantasmes éveillent en chacun de nous le mot carrefour ?Pense-t-on à une intersection dangereuse?Ou bien voit-on un rond-point d\u2019où la circulation, bien contrôlée, s\u2019écoulera facilement vers l\u2019une ou l\u2019autre direction?Voyons-nous s\u2019ouvrir devant nous de larges avenues où engager nos pas à la poursuite de l'un ou l\u2019autre idéal ?Vous avez sans doute remarqué que le titre s'inscrit : « Carrefours », au pluriel.Nos soucis au sujet de l\u2019avenir sont multiples et par le fait même complexes.Je veux énumérer ici quelques- uns des aspects sous lesquels la psychiatrie doit être envisagée : premièrement, la psychiatrie en [orl Val tant q gti deuxié ua os malade malade vec semer atten ren dis pdr pss] Dan dieu oi flag visa Dour © Drv de dé Dour q ls Ë toy deg psy fong d être X eg] dm Vinge ic let Qe yy nla de Un Wit tel 3 Pf ÿ Toy \"a bey dg m e QE y veu dr y id Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 tant qu\u2019une spécialité de la médecine et son intégration aux Services médicaux et hospitaliers ; deuxièmement, la psychiatrie en tant que science humaine et ses implications extramédicales ; troisièmement, l'intégration de nos services aux malades sans isolement ni séparation des autres malades ; quatrièmement, l\u2019organisation de Services cliniques en étroite collaboration avec l\u2019enseignement et la recherche, et cela sans porter atteinte à la qualité des soins ; cinquièmement, la rémunération des psychiatres, ou à l\u2019acte médical ou à salaire, etc.Nous pourrions encore énumérer pendant longtemps les nombreuses propositions possibles à ce sujets.Dans son discours présidentiel à New-York, le docteur Blain a fait part de ses nombreuses préoccupations au sujet de la société et dela psychiatrie en la comparant à la médecine pour ce qui est des soins à donner aux patients et à l\u2019hygiène publique, pour ce qui est de l\u2019organisation des Services de prévention.Le docteur Blain nous a parlé aussi de dévouement, d'excellence et de renouveau pour chacun de nous.Je me dois de faire écho à ses remarques et d'inciter tous les psychiatres et tous nos confrères en médecine à considérer avec attention ces observations.Le temps n\u2019est- il pas venu pour nous de méditer sur les intrications de notre société en pleine évolution et, peut- être, pour nous de la classe intellectuelle, le temps n\u2019est-il pas venu de renouveler nos engagements à notre profession et à son idéal premier.Pou- vons-nous encore excuser les changements de nos propres points de vue, la diminution de nos heures de travail, notre récente prospérité en alléguant que nous ne sommes qu\u2019une partie de la société contemporaine et que nous établissons notre ligne de conduite selon les normes admises par cette société?Avons-nous oublié le Serment d\u2019Hippo- crate\u201d Sommes-nous de vulgaires marionnettes agitées par notre civilisation ?Un tel rôle et de telles attitudes ne sont pas à la hauteur de notre profession.Ils sont manifestement insuffisants si nous voulons atteindre à la satisfaction du travail accompli ; satisfaction dont nous avons besoin fondamentalement pour vivre heureux avec nous-mêmes et avec notre milieu.@) CARREFOURS DE LA PSYCHIATRIE 99 Les carrefours d'autrefois étaient certes des endroits dangereux, soit à cause de la mauvaise visibilité, soit par l\u2019absence de signaux lumineux, soit à cause des passages à niveaux non protégés.Les exigences de notre société, société à laquelle nous appartenons sans contredit, amènent de nouveaux développements techniques comme des ronds-points, des voies d'accès à sens unique, des intersections à niveaux superposés, des signaux lumineux, etc, afin de permettre au flot des véhicules de s\u2019écouler sans encombre.Sous divers angles, il semble que l\u2019organisation, l\u2019administration, et le financement des services de santé en soient encore au stade des véhicules à traction animale bien que notre société soit en droit d\u2019exiger de nous des changements tout aussi radicaux et tout aussi importants que ceux dont nous avons été témoins au cours de ces dernières années dans le domaine des routes, des services aériens, etc.Si nos ingénieurs ont pu relever le défi et d\u2019une manière aussi spectaculaire, nous, en médecine, nous, en psychiatrie, saurons-nous en faire autant ou nous récuserons-nous en alléguant que les anciennes méthodes sont encore les meilleures?Sans contredit, nous devons faire face à un défi, il nous faut inventer et instaurer des nouveaux modèles qui répondront adéquatement aux besoins de notre société en évolution.L'établissement de l\u2019Assurance Hospitalisation excluant les hôpitaux psychiatriques, l'orientation vers l\u2019Assurance Santé, l\u2019organisation des Services de psychiatrie dans les hôpitaux de même que les nombreux autres changements dans le domaine des soins psychiatriques créent des nouveaux besoins qui demanderont aux psychiatres et à ceux qui sont responsables de l\u2019avancement et de l\u2019administration des Services psychiatriques de prendre des décisions primordiales pour le traitement des malades mentaux et pour la planification des Services nécessaires au bon fonctionnement de la psychiatrie.C\u2019est pourquoi il semble opportun de considérer brièvement le rôle actuel, la situation et l\u2019image que se fait de lui-même le psychiatre.L'histoire nous enseigne que les médecins de l\u2019ère préchrétienne étaient préoccupés par le 100 C.A.ROBERTS bien-être physique et mental.Il semble évident que ces préoccupations se soient concentrées uniquement sur la santé physique à peu près à l\u2019époque de la naissance du christianisme.Durant les siècles suivants on trouve peu ou pas de références au bien-être mental dans la littérature médicale et apparemment les médecins de l\u2019époque ne se souciaient guère que de la santé du corps.Les problèmes de la psychologie étaient l\u2019apanage de philosophes et de penseurs qu\u2019on ne considérait en aucune façon capables de guérir les malades.En fait on envisageait les désordres mentaux sous l\u2019angle du bien et du mal, n\u2019y voyant que possession par le démon, sorcellerie, enchantement ou sortilèges et non maladies devant être traitées.Il y a peu de doute qu\u2019à l\u2019époque du Bas Moyen-Age des centaines de milliers de malades mentaux ont été brûlés sur les bfichers ou autrement exécutés parce qu\u2019on les croyait possédés par les démons.Les quelques médecins qui osèrent prendre la défense des malades mentaux étaient également accusés de possession car il fallait pour le moins être l\u2019instrument du diable pour oser défendre ces mauvais génies.L'ère nouvelle de la psychiatrie débute à peu près à l\u2019époque de la Révolution française alors que Pinel substitua des mesures de douceur aux violences restrictives dont les aliénés avaient été jusqu\u2019alors les victimes.L\u2019intérét des Tukes et de quelques autres se porta ensuite sur le traitement des malades mentaux.Freud apporta par la suite une contribution fondamentale à l\u2019évolution de cette science par l'introduction d\u2019un système de la psychiatrie dynamique qui a fourni une structure théorique permettant une explication des signes, des symptômes et des maladies psychiatriques.Avant l\u2019apparition de la médecine en tant que science, au moment où le traitement était essentiellement symptomatique plutôt que spécifique, nous avons tout lieu de croire qu\u2019un bon nombre de médecins se sont orientés vers le vaste champ de la psychiatrie et y ont tenu un rôle hautement apprécié de leurs collègues.Il n\u2019était pas rare de trouver un médecin attaché à un hôpital psychiatrique jouant un rôle actif dans des sociétés médicales locales, des écoles de médecine, etc.Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 A la vérité, plusieurs sont devenus extrêmement influents dans ces domaines ou dans des domaines connexes.L'évolution de la médecine en tant que science a, selon toute évidence, contribué à diminuer le nombre de médecins se dévouant dans les hôpitaux psychiatriques et entraîné une dévalorisation du travail en ces milieux.La science médicale a rendu possible des mesures spécifiques pour la prévention, le traitement et la guérison de certaines maladies.L'introduction des méthodes d\u2019asepsie et d\u2019anesthésie, par exemple, ont étendu considérablement le champ des interventions chirurgicales.Plus on mettait en relief des traitements spécifiques au détriment de traitements symptomatiques, plus allait en diminuant l\u2019intérêt porté au traitement des maladies chroniques.Pendant les années de la crise économique il y eut une affluence de médecins dans les institutions pour malades mentaux au Canada ; il est permis de s'interroger sur les motivations qui ont incité plusieurs de ces médecins à prendre une telle orientation.Il ne subsiste en nous aucun doute que ces médecins aient contribué à l'avancement de la psychiatrie, cependant, dans plusieurs cas, ce n\u2019est pas parce qu\u2019ils avaient choisi de faire de la psychiatrie leur centre d'intérêt mais parce que là s\u2019offrait une sécurité financière appréciable à une époque d\u2019instabilité.Les années de guerre ont fourni d\u2019autres occasions heureuses pour les psychiatres et un bon nombre d\u2019entre eux quittèrent l\u2019hôpital psychiatrique pour se joindre aux forces armées.Bien qu'un certain nombre revinrent à l\u2019hôpital psychiatrique après la guerre il y en eut plusieurs qui, mettant à profit l'expérience acquise dans des unités de guerre, se sont dirités vers des centres communautaires ou des hôpitaux généraux afin d'orienter leur travail psychiatrique d\u2019une manière différente de celle qui avait été employée avant-guerre.L'époque que nous traversons est caractérisée par la découverte de nouvelles drogues et leurs applications dans des domaines qui affectent le comportement même des individus.L'introduction de divers traitements de choc : coma insulinique, métrazol, sismothérapie, mala- riathérapie, etc, exerça une influence majeure Lois Va 3r- das | nas comp de a ltr 10g Ma psc ee tre, | de re Tenden mêmes née désrey Tt! li TEs Quits gt toh Bch Talon Inte Magy lr el us toy vir ny | Uy q My; fy, til Cony Pg Wire Lent nains 1 tant tué à T dans e dire sen cfgues LE i onl [HVE lel is pic jet i piqué RE a quon re IE aucun [vay k lt oi mer poire air shel ore Ë pour pra pt Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 dans le traitement des troubles psychiatriques mais l'impact causé par ces traitements est à peine comparable à celui qu\u2019a entraîné la découverte des agents psychotropes, en réveillant l\u2019intérêt de la thérapie par le milieu et en redonnant l\u2019importance qui lui convient à la relation médecin-malade.Ma profession de foi est que je suis fier d\u2019être psychiatre et fier d\u2019être médecin.Nous vivons une prodigieuse période de l\u2019histoire de la psychiatrie.Si d\u2019énormes possibilités nous sont offertes, des responsabilités encore plus grandes nous attendent.Quelle image nous faisons-nous de nous- mêmes à l'heure actuelle?\u201d Sommes-nous des médecins possédant un entraînement spécialisé, désireux de répondre aux besoins de la communauté?Méritons-nous, par la vertu de notre éducation professionnelle, un revenu élevé et des responsabilités limitées?Devons-nous être inquiétés par les graves problèmes sociaux qui affligent notre époque?Sommes-nous ceux à qui incombe la tâche d\u2019assurer le traitement des psychoses qui entraînent une importane détérioration du malade ?Peut-être pourrions-nous nous limiter à la pratique de la psychothérapie et être préoccupés uniquement par des patients qui, par leur éducation, leur rang social, leur revenu peuvent se permettre un tel traitement?Serons- nous les promoteurs d\u2019un programme de soins communautaires ?Ou encore de tels programmes serviront-ils à améliorer le confort, le statut ou le revenu des psychiatres?Si je pose ces questions c\u2019est que d\u2019autres parmi nos concitoyens se les posent à notre sujet.Est-ce que nous voulons y réfléchir ou préférons-nous user de déniement, de déplacement ou de projection ?Comme les autres médecins nous devons nous préoccuper de traitement, de réhabilitation et de prévention.J\u2019emploie délibérément ces termes dans l\u2019ordre précité ; parce que je crois que nous ne sommes pas toujours très honnêtes avec nous- même quand il s\u2019agit de ces questions.Notre première fonction est la pratique de la médecine et le traitement des malades ; de là et de la recherche viendront nos programmes de prévention.Il me semble que notre préoccupation primordiale devrait se centrer sur la maladie psychiatrique et CARREFOURS DE LA PSYCHIATRIE 101 son traitement, les programmes de prévention découleront d'eux-mêmes des connaissances que nous possédons déjà et sur lesquelles nous établirons l\u2019orientation future.Je ne sache pas que notre entraînement en médecine et en psychiatrie nous donne droit de prétendre être des experts ou même des connaisseurs dans le domaine de l\u2019hygiène mentale ; prenant « hygiène mentale » dans son sens le plus large.Je crois que nous servons mal notre cause en mettant en parallèle santé mentale et maladie mentale, psychiatrie et maladies psychiatriques.A mon avis, plusieurs de nos problèmes avec la profession médicale, avec les autres disciplines professionnelles et avec la communauté en général deviendraient moins aigus si en tant que psychiatres nous nous attaquions a la maladie mentale elle-même ; c\u2019est elle qui nous servira de tremplin pour participer à la prévention et au progrès.Lorsqu'on considère le travail actuel des psychiatres ; pratique privée, service rémunéré, enseignement, recherche et administration, on se rend compte que nous ne sommes pas tellement différents des autres branches de la médecine.D'autre part, en général, nous sommes beaucoup plus impliqués dans un travail de consultation, de communication avec diverses agences sociales, de participation et de surveillance pour plusieurs autres services d\u2019aide à nos concitoyens.Pour ce qui est du travail dans ces derniers domaines notre activité est à peu près semblable à celle de nos confrères spécialisés en physiatrie et dans le traitement des maladies chroniques.Nous croyons que nous et nos patients devrions être acceptés tout comme le sont les autres médecins et leurs patients.Quels autres médecins et patients?Nous savons que nous souhaitons être acceptés et considérés sur le même pied que les autres médecins, nous désirons jouir de la même reconnaissance sociale, recevoir des honoraires identiques et nous voulons que nos patients bénéficient d\u2019une considération équitable et comparable à celle des autres patients.Mais est-ce que nous acceptons les mêmes responsabilités et est-ce que nos patients peuvent accepter les mêmes responsabilités?Les buts les plus importants 15 i ; 18 '.9 102 que nous poursuivons ne pourraient-ils pas être énumérés ainsi : 1.La reconnaissance du droit à tous les bénéfices sociaux pour tous nos patients, qu\u2019ils soient hospitalisés ou non ; 2.L\u2019intégration de la psychiatrie aux autres Services de santé ; 3.L\u2019acceptation par les psychiatres de la responsabilité entière des soins psychiatriques d\u2019urgence de la même manière que des Services divers sont organisés par d\u2019autres médecins afin de répondre aux urgences dans les autres spécialités.Nous sommes maintenant en état de répondre aux urgences psychiatriques et l\u2019image que se font des psychiatres nos confrères et le public en général est peut-être reliée aux difficultés rencontrées en urgence beaucoup plus qu\u2019à tout autre aspect de notre rôle dans la société.Si nous désirons l\u2019intégration, si nous escomptons une rémunération égale, est-ce que la société peut être assurés des services qu'elle est en droit d\u2019attendre de nous ?Il semble que les buts énumérés plus haut, avec toutes les implications à prévoir dans les domaines de l\u2019éducation, la pratique, la recherche, l\u2019enseignement, sans mentionner rémunération, plans de retraite et autres bénéfices marginaux doivent être l\u2019objet de nos préoccupations actuelles.Notre avenir sera grandement influencé par les décisions que nous prendrons au sujet de ces différentes questions et nous devons faire en sorte que nos points de vue, arrêtés après mûres réflexions, éveillent l\u2019attention des autorités responsables.Sans doute plusieurs parmi vous trouvez que je fais un procès trop sévère à la médecine et à la psychiatrie.J'espère que vous avez raison.Dans plusieurs cas particuliers je suis convaincu que vous avez raison.Mais je sais également que dans trop de cas des psychiatres exigent des privilèges spéciaux, refusent d'accepter certaines responsabilités et, en général, nuisent ainsi à notre profession et à notre association.Soulever ces problèmes m\u2019est un devoir pénible, je l\u2019ai avoué dès le début de ce discours.Je regrette de ne pouvoir traiter la psychiatrie à la légère ou m\u2019en tirer en débitant quelques principles ronflants.Je n\u2019ai pu C.A.ROBERTS BRERGIKIEIHNE Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 m\u2019empêcher de vous entretenir des problèmes qui me préoccupent en ce moment.Je suis ainsi fait ; je me sens un besoin croissant d\u2019être honnête envers moi-même et envers les choses auxquelles je crois.Je vous invite maintenant à m\u2019accompagner au carrefour : contemplons-y les nombreuses avenues offertes à nos espoirs.J\u2019entrevois dans le futur la réalisation presque parfaite de ce rêve un peu chimérique : la satisfaction des besoins profonds de l\u2019homme primant le confort matériel.L\u2019humanité, comme elle a su le faire tant de fois dans le passé, brisera les barrières de l\u2019oppression, préjugés contre la maladie mentale, exploitation par la religion, querelles de races et de couleurs, luttes fratricides, guerres civiles, création de gouvernements oligarchiques visant à étrangler les aspirations des peuples qu\u2019ils devraient libérer.Parce que l\u2019homme n\u2019a de pire ennemi que lui-même, la seule malédiction capable de détruire ces rêves sera-t-elle l\u2019égoïsme des individus eux-mêmes ?Que deviendra alors la psychiatrie?Les psychiatres et la psychiatrie prendront-ils les risques qui incombent à ceux qui peuvent et doivent diriger ; ou bien se laisseront-ils aller à la facilité d\u2019une bien-être égoïste?Nous avons à notre crédit des résultats passés qui sont tout à notre honneur, nous sommes fiers, et à juste titre, de ce qui s\u2019accomplit présentement et je suis convaincu que sortiront de nos rangs des chefs capables de nous éclairer dans le choix à faire des routes les plus droites vers le but que nous poursuivons.Le public en général sera notre plus solide appui s\u2019il constate que nous réussissons à faire tomber les barrières des préjugés entourant nos patients.Je n\u2019ai pas tenté de répondre aux questions que pose l'avenir de la psychiatrie.Je nai essayé que d\u2019indiquer quelques-unes des directions dans lesquelles nous pouvons nous engager.L'avenir ne sera pas nécessairement très facile mais je suis convaincu que si nous, psychiatres, donnons l'impulsion dans le bon sens, si nous agissons de manière à gagner la confiance de la communauté nous obtiendrons de plus en plus l\u2019appui qui nous est nécessaire dans l\u2019établissement des programmes que nous traçons afin de répondre aux besoins des malades mentaux.ETD Probl Ler ant Ingen lag Mmes l'adulte 0s yp long d'in êt Table le Elin Tay argh id LT hier Mode q Weig Tent i bi fy UE given uit gui it de call ls Ë oe MODE D'ABORD DE LA PSYCHIATRIE INFANTILE ET DE LA PSYCHIATRIE DU VIEILLARD Problèmes méthodologiques * Les recherches sur les désordres psychiatriques infantiles et séniles ont été basées, pendant très longtemps, sur des notions adultomorphiques.Les techniques employées étaient souvent les mêmes que celles qui servaient à l\u2019étude de l\u2019adulte.Celui-ci était le point de référence et nos hypothèses étaient centrées sur des extrapolations à partir de la connaissance que nous avions d\u2019un être idéal déjà organisé et, si possible, invariable.Les désordres que présentait l\u2019adulte étaient eux-mêmes décrits dans le cadre d\u2019une nosographie rassurante, les constantes étaient valorisées, les variables autant que possible éludées.L'homme pathologique devenait un robot mécanisé équivalent à ce qui était réuni dans la même classe que lui par leur ressemblance surtout déficitaire.Ce mode de penser scientifique fut probablement indispensable mais la psychiatrie se trouva rapidement dans une impasse, Notre activité devint du fignolage, nos descriptions enjolivèrent celles qu'\u2019avaient faites les classiques et notre casuistique infirma ou confirma des fragments de ce qui nous avait été antérieurement apporté, sans s'attaquer au mode de concevoir des phénomènes.Heureusement une psychologie dynamique remplaça la psychologie des fonctions de l\u2019âÂme, une physiologie dynamique remplaça l\u2019anatomie, trop stricte- * Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Québec, les 21 et 22 mai 1965.1, Maître de recherches à l\u2019Institut national d'hygiène (Suisse).Chef du Groupe des recherches et de la rééducation des troubles de la psycho-motricité et du langage à l'Hôpital Henri-Rousselle.Clinique Bel-Air, Genève, Suisse.J.DE AJURIAGUERRA,! Médecin consultant à l'Hôpital Henri-Rousselle, Genève, Suisse.ment localisationniste et insuffisamment fonctionnelle.Des thérapeutiques, hasard ou parfois fondées sur de fausses hypothèses mobilisérent notre action contre la maladie et ouvrirent la voie à une biochimie pleine de promesses.Un nouveau mode de penser est entré dans la neuropsychiatrie avec les recherches jacksonnien- nes sur la dissolution fonctionnelle mais toutes les applications qui en ont été faites ne se rapportent qu\u2019aux désordres d\u2019un fonctionnement déjà organisé ; elles se réfèrent très peu aux recherches en cours ou n\u2019ont pas d\u2019exigences par rapport aux recherches à envisager sur le plan intégratif.Après avoir failli prendre, à un moment donné, une orientation de type krœpelinien, la neuropsychiatrie actuelle semble s'être ressaisie ; elle a compris que l'enfant ne pouvait être appréhendé que dans la dynamique de son évolution.La maturation a été étudiée d\u2019un point de vue cytogénétique, biogénétique, biochimique, électro- encéphalographique.Ces études ont montré la mobilité et les modifications dans le temps de cet être qui se fait.Face à cette réalité il y avait un écueil à éviter c\u2019était celui de penser, comme le font encore certains auteurs, que l\u2019évolution du comportement au cours du développement de l\u2019enfant obéit uniquement à des patterns déterminés, en dehors de toute possibilité d'apprentissage.Le rôle du milieu serait réduit dans ce cas, comme l\u2019a pu dire un de ces auteurs, à celui d\u2019un gant venant se mouler sur la main, la main étant représentée par l\u2019équipement morphologique et fruit souvent du 104 fonctionnel de l\u2019enfant.Il est sûr que la maturation des structures anatomo-fonctionnelles est indispensable à ce développement mais il y a danger à n\u2019envisager le problème que selon ce mode d\u2019explications générales.En effet, le niveau de maturation nous montre le « possible » dans une activité et jusqu\u2019à un certain point le fonctionnement des structures préformées dans la ligne générale du développement.Mais il y a également dans cette ligne les structurations dynamiques issues de cette préforme, dans la mesure où elles impliquent une réalisation fonctionnelle, réalisation qui ne prend son sens que sous l\u2019angle des rapportsinterpersonnels.Toute structuration est le fruit de la coordination des actions du sujet par rapport à l\u2019objet.La vie apparaît comme une correspondance, un ajustement continu entre les rapports internes et les rapports externes.Il existe donc des organisations préformées mais leurs réalisations fonctionnelles ne peuvent être isolées de l\u2019ambiance dans laquelle l\u2019organisation se développe.Si le développement suit une ligne verticale que l\u2019on peut appeler maturative, qui rend possible les actions et les réactions, l\u2019organisation fonctionnelle ne peut pas être comprise dans le cadre d\u2019une organisation passive mais comme un enrichissement successif dû au contact de l'être avec le monde qui l\u2019entoure.possible se réalise et l\u2019être se fait au fur et à mesure de ses propres réalisations.Mécanique et créateur est l'enfant qui se fait en se faisant.La sémiologie en neuro-psychiatrie infantile ne sera Ainsi ce qui est donc pas fixiste, elle n\u2019aura de valeur que si elle est chronologique.Elle ne pourra se faire qu'à partir d\u2019études de plus en plus poussées sur l\u2019organisation de l'enfant ; nos méthodes d'approche clinique n\u2019auront de valeur qu\u2019à partir d\u2019une meilleure connaissance de la psycho-physiologie génétique.Des termes tels que hypotonie, réflexes cutanés plantaires en extension, phobie ou automutilation n\u2019ont aucun sens hors d'un contexte historique ou hors du cadre de l\u2019ensemble d\u2019une organisation.Et comment parler de régression sans connaître parfaitement les linéaments de l\u2019évolution.La sémiologie de la psychiatrie infantile doit être fondée sur ces notions évolutives J.DE AJURIAGUERRA Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 et les méthodes d\u2019examens doivent en être induites ; certaines de nos épreuves mériteraient d'être reprises de ce point de vue.De plus en plus, les cliniciens se servent d\u2019échelles qu'ont créées et que leur offrent des psychologues.Nous croyons qu\u2019au fur et à mesure que le psychiatre infantile se rendra compte de la variabilité d\u2019une sémiologie au cours des différentes phases du développement, c\u2019est lui qui demandera la création d\u2019échelles à partir de ses propres techniques et de ses propres besoins.Ceci s\u2019avère indispensable car au cours des recherches sur l\u2019enfant c\u2019est l\u2019étude des fonctionnements dans leur dynamique évolutive qui nous intéresse et c\u2019est sur eux que nous agirons.Les notions neurologiques classiques qui partaient du symptôme ou du syndrome pour aboutir à la notion de localisation et qui s\u2019appliquent à une grande partie de la pathologie de l'adulte ne sont pas suffisantes pour comprendre la pathologie de l'enfant.La plasticité cérébrale de cet être qui s'organise, de cette personnalité qui est en train de se créer, nous oblige à penser davantage le problème sous la forme de désorganisation fonctionnelle, de prise de forme de cette désorganisation et de réorganisation-dépassement.Les études longitudinales ne sont pas suffisantes surtout lorsqu\u2019elles portent sur des systémes particuliers.La structure que prend la personnalité n\u2019est pas le fruit de la jonction de ces systèmes à un niveau donné mais de la forme que prennent à un tel niveau les organisations conjointes.Ceci est capital car en pathologie la désorganisation d\u2019un système a toujours des répercussions sur l\u2019évolution des autres et, par ailleurs, même des facteurs considérés comme positifs tel que les organisations précoces de tel ou tel système peuvent créer des structures pathologiques qui sont le fruit de décalages désorganisants.La psychopathologie du vieillard pose des problèmes équivalents.La plupart des études portant sur les démences se sont attachées à la mise en valeur des troubles de la mémoire et de l'orientation temporelle et spatiale ou a l'étude des désorganisations symboliques en tant que fonction partielle ou localisée.Puisque nous étudions ici des processus de désintégration, nous pouvons ges suit le \u201csal du su mite quo En fe Sen Trouver ae Sent \u20ac \u2018dons Cmple mobil lepir hig Tire Mong leat (x ! Tol \u201cle q Ent Rg Fation Flin yy Dore ê \u201cace I Fry og fa % ital rE nd dête 5, le afi: OR nk dog et, Je à op cours fone Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 aborder les recherches dans le sens soit de la dissolution fonctionnelle des systémes \u2014 dissolution longitudinale descendante \u2014 soit d\u2019une étude comparative de la dissolution de ces divers systèmes \u2014 dissolutions conjointes qui nous donneront des niveaux de désintégration.Si la dissolution suit le chemin inverse de l\u2019intégration, il y aurait sans aucun doute intérêt à comparer la dissolution du sujet sénile et l\u2019évolution de l\u2019enfant.Cette méthode d\u2019étude s\u2019est avérée intéressante pourvu qu'on ne plaque pas les deux sortes de phénomènes.En effet, chez l\u2019enfant nous étudions un sujet qui est en train de se créer, chez le vieillard nous nous trouvons en face d\u2019un sujet qui avait acquis une certaine mécanisation de son mode de fonctionnement et, de ce fait, la désintégration se fera du volontaire vers l\u2019automatique tout en tenant compte qu\u2019une partie du volontaire a moins de mobilité étant en partie déjà mécanisé.En outre, l'expérience nous démontre que les niveaux de désintégration ne sont pas tout à fait l\u2019inverse des niveaux d'intégration ; comme le disait déjà Monakow nous nous trouverons face à une désintégration en briques.Ces réserves faites, nous avons abordé avec notre équipe l\u2019étude des désintégrations démentielles du grand âge.Nos recherches portent sur la notion de permanence de l\u2019objet, sur les désorganisations temporelles et spatiales, sur les désintégrations praxiques et de l\u2019habillage, sur les désintégrations psychomotrices et des automatismes moteurs, sur les désorganisations du schéma corporel et les régressions profondes allant jusqu\u2019au stade instinctivo-réflexe.Prenons comme exemple la représentation de l\u2019espace, les conduites devant le miroir et le réflexe oral.Si nous nous référons à l\u2019organisation de la représentation de l\u2019espace, nous voyons : a) Chez nos malades peu atteints la notion de la verticale et de l'horizontale est conservée ; le bonhomme est dessiné de profil avec réalisme visuel ; la direction dans le test de Bender est conservée ainsi que les angles et tout le rapport topologique ; la représentation d\u2019une figure ayant MODE D\u2019ABORD DE LA PSYCHIATRIE INFANTILE DU VIEILLARD 105 subit une rotation de 180 degrés l\u2019est également mais le dessin en perspective commence à être touché ; b) Chez les malades plus atteints la direction est perturbée dans le test de Bender, la représentation de formes géométriques ayant subi une rotation de 180 degrés s\u2019avère impossible, l\u2019espace projectif est très perturbé, les pseudo-rabattements font leur apparition, par contre les angles, les rapports topologiques sont conservés, ce qui permet une bonne reproduction des formes géométriques y compris le losange ; c) Chez les sujets profondément atteints il n\u2019y a plus de traces de représentation euclidienne et projective si ce n\u2019est quelques pseudo-rabatte- ments et même les rapports topologiques les plus simples sont perturbés.Le bonhomme est très voisin du bonhomme tétard et peut être assimilé au niveau de l'incapacité synthétique.Ces étapes de désintégration se rapprochent des stades 1, 2 et 3 de Piaget.Un autre type de nos recherches a porté sur les conduites devant le miroir, de sujets atteints de syndromes démentiels du grand âge.Cette étude a permis de mettre en évidence trois niveaux de désintégration des conduites.Les malades les moins atteints se reconnaissent et utilisent l\u2019espace spéculaire mais n\u2019arrivent pas à désigner une partie de leur corps dans le miroir.Les malades un peu plus atteints présentent les mémes difficultés que les précédents mais n\u2019utilisent plus l\u2019espace spéculaire, ils vont chercher un objet qui est présenté au-dessus de leur épaule dans le miroir ou derrière le miroir mais 1ls se reconnaissent encore.Les malades les plus atteints ne se reconnaissent plus, ils parlent souvent avec leur image, se palpent le visage, font des grimaces, et sont souvent angoissés.Ce nouveau type de conduite se rapproche de ceux que nous retrouvons dans lintégration de l\u2019image spéculaire chez l'enfant.Dans les formes à désintégration profonde, nous avons étudié les activités orales aussi bien spontanées que le réflexe oral, visuel et tactile.Cette activité se rapproche de celle du nourrisson et va PRE IEEE 106 J.DE AJURIAGUERRA le plus souvent de pair avec un réflexe de préhension forcée, de désordres du tonus musculaire et de troubles oculo-moteurs a type d\u2019agrippement du regard.Ceci n\u2019est pas sans intérêt car ces associations trop régulières ne peuvent pas être accidentelles et l\u2019ensemble de la régression se rapproche du comportement archaïque du nourrisson et du petit mammifère.Chez tous ces sujets nous avons étudié les déficits opératoires dans le sens de Piaget.Ces recherches nous ont montré que dans le cadre d\u2019une même épreuve l\u2019ordination hiérarchique des différents stades est toujours respectée.Ceci n\u2019exclut pas, bien sûr, des fluctuations d\u2019un moment à l\u2019autre mais ces fluctuations, si elles font passer le malade d\u2019un stade à l\u2019autre, ne le font pas « brûler » des stades, quoiqu'il existe une non- homogénéité relative dans le cadre des différents stades.Si nous abordons ce problème sur le plan des niveaux de désintégration nous arrivons à décrire trois groupes : 1.Personnes âgées sans troubles de la mémoire apparents à notre examen clinique, sans déficit neurologique mais présentant déjà des difficultés dans les épreuves à grande densité opératoire, en particulier dans la représentation graphique de l\u2019espace projectif (cubes, maisons en perspective) ; 2.Malades atteints de troubles amnésiques variables sans signes neurologiques mais présentant des déficits très marqués à toutes les épreuves faisant appel à l\u2019opérativité et l\u2019organisation de l\u2019espace alors que les facteurs dits instrumentaux ne sont pas touchés.Dans la représentation graphique de l\u2019espace, seul le rapport topologique et le rapport des angles sont bien conservés ; 3.Malades atteints des troubles de la mémoire d\u2019une importance voisine de ceux du groupe pré- Laval Médical Vol.37 \u2014- Fév.1966 cédent et présentant des troubles neurologiques (préhension forcée, hypertonie d\u2019opposition, stéréotypies motrices, adhérences du regard), des troubles du langage, de petits troubles praxiques idéatoires et idéomoteurs, une désorganisation complète des praxies constructives portant jusqu\u2019au rapport topologique simple.Cependant, si les similitudes entre le comportement des enfants et le comportement des vieillards sont frappantes, les différences sont aussi instructives.En effet, chez les vieillards nous devons tenir compte dans la désorganisation de facteurs tels que l\u2019oubli, les contraintes perceptives, la fatigabilité qui peuvent entraîner des fluctuations dans leurs performances.Lors de l\u2019utilisation de nos épreuves chez les vieillards nous devons également tenir compte des moyens de facilitation qui, quoique n\u2019étant pas spécifiques de la sénilité puisque l\u2019adulte et l\u2019enfant les emploient également, sont extrêmement importants dans l\u2019utilisation de nos épreuves.Les réussites sont facilitées lorsqu\u2019on donne aux vieillards la possibilité de résoudre une tâche par approches successives, lorsqu\u2019on diminue le nombre d\u2019éléments à manier, lorsqu\u2019on utilise la verbalisation de l\u2019action réelle ou virtuelle en cours \u2014 soit par le vieillard lui- même soit par l\u2019expérimentateur \u2014 lorsqu\u2019on lui permet une manipulation.Notre but lors de ces études n\u2019est pas d'opposer les désintégrations globales aux désintégrations partielles mais de montrer et d'essayer de comprendre comment, lors d\u2019une détérioration progressive, se produisent des dissolutions de fonctions, se rapprochant de celles de l\u2019enfant, sans oublier d\u2019établir les différences qui s'imposent.Aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte la symptomatologie doit étre comprise non seulement en soi mais par rapport à l\u2019ensemble de la désorganisation dont elle est la figure par rapport à un fond modifié.ETUC DEL DAN ly Tigue d dans la de eut Tat Arne motrice Tan ÉTUDE PRÉLIMINAIRE DE L'ESSAI CLINIQUE DE LA PROPÉRICIASINE (8909 R.P.) DANS L'ANXIÉTÉ * Lorsque nous avons commencé l'évaluation clinique de la propériciasine (8909 R.P.) (figure 1) dans l\u2019anxiété, la difficulté de ce travail s\u2019est tout de suite imposée.S'il est relativement facile d'apprécier les effets thérapeutiques d\u2019une drogue sur un symptôme isolé, comme l\u2019excitation psychomotrice ou le ralentissement psycho-moteur que nous avons étudié avec le Majeptil et le Surmontil, devant l'anxiété, le problème est tout à fait dif- férent.Ici l'évaluation qualitative et quantitative de l\u2019anxiété est souvent très subjective, l\u2019appréciation de l\u2019amélioration de cette anxiété est ardue en raison des facteurs endogènes et exogènes indépendants de la drogue ou du thérapeute.Nous avons tenté d\u2019établir un plan de travail réunissant les meilleurs conditions possibles dans le milieu où nous travaillons.Le matériel comprend des patients ambulants du Service externe psychiatrique d\u2019un hôpital général.Ces patients présentent des symptômes d\u2019anxiété dans la sphère neuro-végétative (spasmes divers, tachycardie, tremblements, etc.) et dans le système musculaire strié et aussi les signes psychologiques de l\u2019anxiété : état d\u2019alerte, appréhension, peur sans fondement, craintes continuelles.Comme contrôle, nous nous sommes basés sur notre expérience antérieure avec ce genre de patients, * Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, à Québec, les 21 et 22 mai 1965.Yves ROULEAU et Jean-Yves GOSSELIN, Service de psychiatrie, Hôpital du Saint-Sacrement, Québec.sur la comparaison avec les médications antérieures déjà utilisées par ces patients et sur une épreuve à double insu avec un placebo.Le choix des patients est fait au hasard sans que le clinicien ou le patient soit au courant.De plus, tous les patients passent l'échelle d\u2019anxiété de Cattel, l'IP.A.T.Ce travail a débuté au début de l\u2019année et 72 malades ont été suivis jusqu\u2019à présent.Lors de s s s N N N ' CH2 CH2 (CH2)3 CH2 CH3- CH N CH, CHa O N N e SN CH, CH, CH, CH, OH Chlorpromazine Lévomépromazine 8909R.P.Figure 1.\u2014 Formules chimiques comparées.la compilation des fiches, nous nous sommes aper- cus que les deux cliniciens, sans consultation préalable, avaient choisi le méme genre de patients.Le plus grand nombre de ceux-ci comprend des femmes, dont l\u2019âge moyen est de 40 ans, qui présentent des symptômes d\u2019anxiété chronique avec exacerbation.Patientes qui, depuis des années, consultent des médecins ou des psychiatres pour des plaintes physiques, céphalées de tension, amaigrissement, tous les signes classiques de l\u2019anxiété Te 9 108 Yves ROULEAU - Jean-Yves GOSSELIN avec, aussi, de l\u2019impatience, de l\u2019irritabilité et de l\u2019agressivité.Elles ont une immaturité affective et vivent dans des milieux familiaux à conflits constants, par exemple, mari alcoolique, famille nombreuse.Toutes ont déjà pris de nombreux médicaments anxiolytiques.Leur milieu socio- économique va de la moyenne inférieure au degré le plus bas.Les hommes sont la contre-partie de ces femmes, des insécures, passifs-dépendants.Durant l\u2019essai clinique, après quelques semaines de contrôle, nous devons dire que le clinicien devine chez plusieurs patients qui prend le placebo ou la drogue, à cause des effets pharmacologiques de celle-ci.Au début, nous donnions 10 mg, t.1.d., avant les repas.A cette dose, la médication est mal tolérée chez la plupart des patients qui se plaignent de somnolence, d\u2019hypotonie musculaire, de tachycardie et d\u2019autres, de symptômes extra- pyramidaux.Nous avons, par la suite, réduit la dose à 5 mg t.1.d.mais la tolérance est difficile pour les mêmes raisons.Le traitement psycho-pharmacologique des patients ambulants diffère, au début, de celui des patients hospitalisés, Chez ces derniers, les effets secondaires ont habituellement peu d\u2019inconvénients : le patient est averti et il peut facilement se reposer à son lit.En cure libre, chez les patients qui vaquent à leurs occupations, ceci est très difficile à réaliser.Il est évidemment possible en certains cas de commencer la cure en fin de semaine mais ceci encore n\u2019est pas réalisable par exemple, chez la mère de famille qui doit travailler tout le temps.Nous avons alors adopté la formule suivante : comme l'insomnie est souvent présente, la prise du médicament est beaucoup mieux tolérée dans la soirée et au coucher.Cet horaire évite la prescription d\u2019un somnifére et réduits les effets secondaires de facon sensible.Le tableau I illustre les résultats obtenus chez 72 sujets.Nous n\u2019avons pas encore fait la compilation de I'échelle d\u2019anxiété de Cattell, aussi les critères d\u2019amélioration furent la disparition subjective des Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 TABLEAU 1 Résullats obtenus chez les 72 malades RÉSULTATS - NOMBRE MÉDIATEUR DE CAS Améliorés Non améliorés 8909 R.P.52 31 21 Placebo.- 20 6 14 symptômes tel que rapporté par les patients et la constatation du clinicien.En comparant cette médication avec les autres anxiolytiques en fonction de notre expérience antérieure, le 8909 R.P.possède un effet anxiolytique mais nous ne serions pas portés à donner cette médication comme premier choix ; nous préférons encore d'autres tranquillisants comme Equanil, Librium, etc., qui apaisent les malades, diminuent les symptômes avec peu d\u2019effets secondaires et surtout chez les patients ambulants.Il se peut que nous-mêmes nous nous sentions plus en sécurité avec ces médications que nous connaissons depuis quelques temps.Cependant, il faut remarquer que l\u2019échantillonnage des patients comprend des cas chroniques peu améliorés par les médications antérieures et qu\u2019un grand nombre de ces patients ont tout de même bénéficié jusqu\u2019à présent de cette médication, surtout de façon qualitative ; le fait le plus frappant fut l\u2019amélioration parfois importante ou la diminution significative des symptômes d\u2019irritabilité, d\u2019impatience, des crises de colère, de l\u2019agressivité, se manifestant par des cris, des tempêtes continuelles avec les enfants et le mari et ceci sans que les circonstances familiales et sociales ne changent.Les patients nous racontent qu\u2019ils se sentent plus calmes, moins malins, plus reposés et moins portés à faire des crises de nerfs.C\u2019est ce facteur qui, jusqu\u2019à ce jour, a le plus attiré notre attention.Nous continuons l'essai clinique car nous sommes convaincus qu\u2019il faut au moins un recul d\u2019un an pour pouvoir apprécier à juste titre, une médication nouvelle.Nous avons déjà l\u2019impression que cette drogue est certainement anxiolyti- Joss Var que Ma conplg au dé techno soirée \u20ac plus fa patients (ett d'une 9 5.Desy th b Day qui sir Laval Médical Vol 37- Fév 1966 ÉTUDE PRÉLIMINAIRE DE L'ESSAI CLINIQUE DE LA PROPÉRICIASINE 109 que mais son mode d\u2019emploi nous semble plus compliqué qu\u2019avec les autres, les effets secondaires au début, sont plus marqués, cependant avec la technique de prescrire le médicament dans la soirée et au coucher, comme nous l\u2019avons signalé plus haut, il est possible de travailler avec des patients de clinique externe.Cette étude n\u2019est qu\u2019un rapport préliminaire d\u2019une observation de quelques mois.BIBLIOGRAPHIE 1.BEAUSEIGNEUR-NUYTS, T., VALLET, R., et le VIET, M.-Q., Etude psychopharmacologique du 8909 R.P.par les échelles d'évaluation psychiatrique de Wittenborn, Encéphale, 53 : 405-413, 1964.2.BERTHIER, Ch., LAMBERT, P.-A., BROUSSOLLE, P., ACHAINTRE, A., et BECACHE, A., Etude clinique d\u2019un nouveau neuroleptique, le 8309 R.P., Congrès de psychiatrie et de neurologie, Nancy, (9-14 sept.) 1963.3.CHANOIT, DESHAIES, MIGNOT, ROUQUETTE, SIVADON et de VERBIZIER, Étude thérapeutique d\u2019un nouveau neuroleptique : la propéticiazine, Presse méd., 71 : 339-340, (9 fév.) 1963.4.CHANOIT, P., DESHAIES, G.MIGNOT, H., SIVADON, P., et de VERBIZIER, J., Une indication particulière du 8909 R.P.: les troubles du caractère, LXI° 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MYTHS IN GENERAL HOSPITAL PSYCHIATRY * INTRODUCTION The title of this paper is Myths in general hospital psychiatry and not Myths of general hospital psychiatry, the latter implying a criticism of the efficacy and usefulness of psychiatric services in general hospitals, which is furthest from my mind as one of the earliest supporters of psychiatric services in general hospitals having spearheaded one such development at The Montreal General Hospital, no less than twenty years ago.Today most of us agree that amongst the major steps in the evolution of psychiatric services have been the dispersal of treatment facilities through out the community away from the remote mental institutions, the refusal to enchannel more money in the building of new mental institutions, a complete change in the therapeutic milieu in the existing mental hospitals, measures all leading to a modern invigorating approach in the fight against mental illness.This new era in psychiatry has been highlighted by the establishment of psychiatric services in general hospitals, a phenomenom which most of us psychiatrists heartily endorse.Not withstanding the title of this paper I wish to make my position quite clear right from the start.I fully endorse the policy of general hospital psychiatry and 1 trust our Government will continue to encourage and foster this policy by supporting it both financially and in their planning for the future.Indeed, it is because of my firm belief in the absolute necessity of having an adequate psychiatric service in all general hospitals that I have * Presented at the First Annual Convention of the Québec Psychiatric Association, Québec City, May 21, 1965.t A.E.Mol], b.c.l, m.d.c.m,, f.a.p.a., Professor of Psychiatry, McGill University, Psychiatrist in Chief, The Montreal General Hospital.so A.E.MOLL been prompted to record some of my thinking about existing misconceptions or out-and-out myths in general hospital psychiatry.The myths are numerous and in a twenty-minute paper I can only mention a few, as follows.Myth No.1: That a psychiatric service exists in a general hospital if provision is made for a psychiatric oul- patient beds for the treatment of lhe more acute psychiatric illnesses, and for psychialric consulla- tion for the other departments of the hospital.In my opinion the minimum requirement for a psychiatric service in a general hospital is the availability of the following facilities : a) An Acute Emergency Psychiatric Division, open twenty-four hours a day, every day of the week.b) An Out-Patient Psychiatric Division, the number of clinics per week depending upon the needs of the community served by that hospital.(At the Montreal General Hospital we hold five clinics per week in our Out-Patients and these are proving inadequate, with a waiting list of a minimum of three weeks at any one time throughout the year.) ¢) An In-Patient Division, with a minimum of ten percent of the total bed capacity of the hospital.d) A Day-Patient, or Day-Hospital Division.¢) A Night-Patient, or Night-Hospital Division.f) A Consultation Division.g) A Home Care Division.All the above services are intimately related to each other in the care of psychiatric patients, and none of them, by itself, can prove very effective.Losi [RE Ii Some ped bo The These such as caler cles con Forte Struct ate: burs wih] fraps tir pr af Tight rien nergy teal Ge ten fe MOLL it js Divi Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 Myih No.2 : Some general hospitals claim that they are equipped lo take care of acute psychiatric emergencies.The question is, What psychiatric emergencies ?Those occurring within the hospital structure, such as within the In-Patient Service of the Medical or Surgical Floors, or the psychiatric emergencies coming to the hospital from the community ?For the management and care of the latter a well- structured psychiatric emergency service is imperative ; i.e.a service which is open twenty-four hours of the day, every day of the week, equipped with a few beds for the immediate care of patients for a period of up to seventy-two hours, pending their proper disposal, with competent psychiatric staff available at all times and particularly at night-time and during week ends.(In our experience of over one thousand acute psychiatric emergencies treated in our Casualty in The Montreal General Hospital during the past year no less than forty percent were admitted at night-time.) Myth No.3: The availability of an emergency service which is limiled to the care of occasional psychiatric emergencies occurring within the hospital.A Psychiatric Emergency Service in a general hospital exists only when it can take care of all psychiatric emergencies at all hours of the day, every day of the week.Its location within the hospital is not of primary importance since it can function as part of the General Casualty Department of the hospital, provided it is endowed with the necessary facilities.Many acute psychiatric emergencies may require prompt medical or surgical treatment as well as psychiatric treatment (e.g.attempted suicides by poisoning, by gun-shot wounds or acute alcoholic states).On the other hand, in some hospitals it may prove indicated to have the Psychiatric Emergency Service situated in the psychiatric area.Myth No.4 : That the availability of an adequate psychiatric emergency service will reduce the number of patients MYTHS IN GENERAL HOSPITAL PSYCHIATRY 111 requiring treatment in some of the other psychiatric facilities.If its true that prompt care of the psychiatric emergency very often can deal with a crisis in short order (and this is proven to be a fact also in many cases treated by the Home Care Service), it is also true that the better the Emergency Service the more the patients and therefore the more the need for other services.The better the service the more the demands on the part of the community, as evidenced by the findings that of all patients treated in a psychiatric emergency service during 1964, one third came freely on their own initiative and not because forced to seek help by members of the family, by social agencies, or by the police.On the other hand it has been our experience that whenever a waiting list for Out-Patient Clinic extends beyond a period of three weeks the number of patients seen in Casualty as acute emergencies rises in proportion, a proof of the interdependence between the different services.In the study of the development of acute psychiatric services in the city thought has been given to the setting up of a central unit to which all psychiatric emergencies would report, and from there screened and distributed to the various treatment centres.In my opinion this system carries with it several handicaps for the following reasons : a) Only the psychiatric staff at any general hospital is really competent to determine what types of cases are most suitable for treatment in the specific setting \u2014 be it the In-Patient, the Day-Patient or the Night-Patient.Indeed, I have found it necessary to restrict the authority of selection of patients for admission to the In- Patient Service to the Psychiatrist in charge of the In-Patient Service ; for the Day centre to the psychiatrist in charge of Day Centre Division ; for admission to the Night Centre to the psychiatrist in charge of the Night Centre Division.b) The first and immediate contact with the acute emergency psychiatric patient, his relatives PR EEE RE en 112 and/or his frieds, or witnesses who have accompanied him prove to be of great importance in the subsequent treatment of the case.c) Under-graduate and post-graduate training is greatly enhanced by the availability of an acute psychiatric emergency service in the hospital.Myth No.5: That the availability of an adequate out-patient psychiatric service reduces the need for in-patient beds and for beds in the Day or Night Hospital.It is obviously true the better the therapeutic facilities in the Out-Patient Department, the earlier the treatment offered ot the patient suffering from anxieties and depressions, the less the number of acute episodes in such patients ultimately requiring treatment in the In-Patient Service, be it full time or part time.However, it is also true that the better the Out-patient psychiatric facilities the greater the demand on the part of the community and with it the greater the number of patients seen, leading to more demands for in-patient services.Myth No.6 : That pari-time hospitalization (Day Hospital and Night Hospital) can take care of all psychiatric cases, thus obviating the need of an In-Patient Service.Though one of the first in establishing a Day Hospital and possibly the first in establishing Night Hospital treatment facilities in a general hospital setting, I have never been carried away by the wave of enthusiasm expressed in many quarters for these treatment facilities, certainly not to the point of claiming that part-time hospitalization is the ultimate answer in the treatment of psychiatric illness.Part-time hospitalization is an \u2018\u2018additional \u201d\u2019 psychiatric service, indeed a very important one offering something specific to its own setting and permitting the treatment not only of psycho-neurotics but also of psychotics.The treatment setting however should be consonant to the phase of the illness through which the patient is passing at a given time.There are certain phases of mental illness A.E.MOLL Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 which require full-time hospitalization for at least a period of time, both for the sake of the patient and for the sake of the patient\u2019s family.Patients showing evidence of gross organic cerebral pathology, acting-out psychopaths, acting-out paranoids, acting-out adolescents \u2014 just to mention a few \u2014 are not suitable for treatment in a Day or Night Hospital.Myth No.7 : That In-Patient bsychiatric facilities of a general hospital can cope with all psychiatric disabilities.Most psychiatric conditions, however acute, can be treated in a general hospital often better than in any other setting ; now the question is, for how long?Is it justifiable to keep a patient in the In-Patient Service for, say, more than two months?We all have patients who require prolonged treatment in a hospital setting, treatment extending over a period of several months, of a year, or longer.Such long-term cases usually do not do well in a general hospital setting, all so because of the lack of the necessary facilities \u2014 be they diversional, educational or rehabilitative ones.\u2014 In our experience most of the patients kept in the In-Patient Service for a period of, say, six months ultimately required transfer to a mental institution, and these patients were not all schizophrenic.Myth No.8: That an adequate Consultation Service for the other services of the hospital (Surgical, Medical and their sub-specialties) can significantly reduce the need for other psychiatric facilities.This is Myth Number Eight.Today the turnover of patients in a general hospital is so rapid that often the patient is discharged even before he can be seen by the psychiatrist.At The Montreal General Hospital, for instance, the average In-Patient stay is just about thirteen days.This applies to all patients, either medical or surgical.This short stay may allow a psychiatric assessment, but only an assessment.In a minority of cases such an assessment may be all that is needed, but in most cases the assessment Lure.fol 3 i ol frs treal pere the : ihe Night Hone anddo media \u2014an my 21 suc yeh Un the ih tf fou a hice aliens al pa Le lia 2 Der Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 is Only the preliminary step to treatment which has to be provided by any one of the psychiatric treatment facilities of the hospital.In our experience the more active the Consultation Service, the more requirements for expansion of all the psychiatric treatment facilities \u2014 In-Patient, Night-Patient, Day-Patient, Out-Patient and Home Care.Myth No.9: That adequate psychiatric treatment can be offered in situ on the non-psychiatric floors.If it is true that some psychiatric treatment can and does take place in situ, i.e.on the surgical and medical floors, this only applies : 1.If the patient is kept in hospital long enough \u2014 and mention has already been made of the rapid turn-over of patients in a general hospital, and 2.If the Consultation Service is equipped with sufficient staff, and this should include a full-time psychiatric nurse who can visit the patient daily on the non-psychiatric floor, discuss the patient with the non-psychiatric nurses on duty on the floor and thus reduce their anxieties, and the services of a psychiatric social worker and of a MYTHS IN GENERAL HOSPITAL PSYCHIATRY 113 psychologist whenever indicated.Even with a competent consultation team the treatment of patients in sifu may be somewhat handicapped since adequate milieu therapy cannot be obtained excepting in a psychiatric setting.CONCLUSIONS 1.A few myths of general hospital psychiatry were briefly discussed.2.The motivation in discussing these myths was not be belittle psychiatric services in general hospitals but, on the contrary, to foster more and better psychiatric services in general hospitals throughout the country for we firmly believe that : a) General Hospital Psychiatry has been the most important advance in the treatment of mental illness in recent years ; b) General Hospital Psychiatry can offer milieu therapy probably unequallyed in any other setting ; ¢) General Hospital Psychiatry offers the best possible approach in the comprehensive treatment of illness. UN SERVICE DE CONSULTATIONS EN MILIEU PÉDIATRIQUE : Re ti HN Contribution a l'étude des réactions de conversion chez l\u2018enfant et l\u2018adolescent * L\u2019Hôpital pédiatrique est un milieu privilégié pour le psychiatre d\u2019enfants.Il offre un matériel d\u2019observation unique d\u2019un grand nombre de maladies physiques, aiguës et chroniques, avec la possibilité d\u2019étudier les réactions psychologiques de l\u2019enfant aux prises avec un tel traumatisme.De façon plus particulière, il offre la possibilité d\u2019observer l\u2019utilisation des fonctions somatiques dans les situations conflictuelles, au moment d\u2019une période difficile ou de l'entrée dans un stage nouveau de développement.Il offre aussi la possibilité d\u2019un traitement à court terme (ou tout au moins d\u2019une première approche thérapeutique) dans un milieu nouveau, bien structuré, qui donne à l\u2019enfant souvent pour la première fois, la possibilité de rencontrer un groupe nouveau et hétérogène.Une sorte de classification a été établie au cours des récentes décennies, des différentes réactions somatiques.Selon cette classification, il faudrait pouvoir différencier entre des symptômes de conversion (hystérique), des réactions psychophysiologiques, des réactions psychosomatiques.Suivant en ceci Prugh, je trouve de plus en plus difficile de pouvoir faire cette différenciation qui me paraît souvent très arbitraire : un diagnostic basé sur la nature du conflit, le niveau où semble se situer le conflit principal et la fonction somatique utilisée me paraît plus utile et plus proche , * Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Québec, les 21 et 22 mal .BT TR DER OS TE RR FR rT I Cr SIE PIE Yvon GAUTHIER, Hépital Sainte-Justine, Montréal.de la réalité clinique (en admettant toutefois que certaines somatisations semblent d\u2019emblée plus graves \u2014 asthme, colite ulcéreuse, eczéma).Car ce qui est commun à toutes ces réactions c'est que l\u2019une ou l\u2019autre des fonctions somatiques, l\u2019un ou l\u2019autre d\u2019un mécanisme vital, parfois plusieurs à la fois, sont utilisés pour exprimer la lutte intense qui se joue chez cet enfant.Sans doute avons- nous de plus en plus l\u2019impression que nous ne pouvons plus réduire le symptôme de conversion à un conflit qui se situerait nécessairement à un niveau œdipien.De plus en plus, il faut se rendre à l\u2019évidence que le symptôme somatique est accessible à tous les niveaux de développement, et qu\u2019une personnalité plus ou moins évoluée peut utiliser de tels mécanismes ; notre travail est donc de retrouver, sans préjugé théorique, le lieu principal de la crise qui peut se trouver aussi bien à un stage oral qu\u2019anal ou phallique-cedipien, et peut-être aussi à un niveau beaucoup plus superficiel.Il ne semble pas y avoir de différence significative selon les sexes.A peu près tous les âges peuvent être touchés ; il faut pourtant une certaine évolution de la personnalité (organisation du surmoi), pour structurer un tel symptôme.Cependant on a publié certains cas où on parle d\u2019hystérie dès l\u2019âge de 2, 3 ou 4 ans.Dans un follow-up fait sur une période de 15 ans dans un grand centre métropolitain, Robbins et O'Neal (1953) n\u2019ont finalement retrouvé que 27 cas pour lesquels ils ont posé le diagnostic d'hystérie (41 cas Lu Ti 6 It sie ant TEE gt lad comm l'écho Lin tel ude \\ord beau alle Be ny Ni mp ls J pu i lin senfe tte pls p Cf Jens le fy fie | rp Styl We \u201cmat met lity, ler ] Fie Sng Hag i gy Tag lg He i Ty 3 hy Ta ug THIER, pré, Sq pis pu 5 pu ji Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 en incluant l\u2019hypochondrie et la névrose d\u2019angoisse) ; selon eux, le diagnostic serait très rare avant l\u2019âge de 9 ans.Dans notre récente expérience, le début de l\u2019adolescence (10 à 12 ans) et l\u2019adolescence proprement dite nous ont paru comme une époque particulièrement favorable à l\u2019éclosion de symptômes somatiques.L'importance des facteurs culturels a été signalée et étudiée par beaucoup d\u2019auteurs.Je note l\u2019étude de Proctor (1958) qui note en Caroline du Nord une incidence de conversion hystérique beaucoup plus élevée que la moyenne observée ailleurs.Il l\u2019attribue au fait que cet État du Sud est encore sous l'influence d\u2019un enseignement reli- gleux fortement entaché de magie, et d\u2019un mysticisme d\u2019orientation très punitive (bible belt).Jai cru pendant un certain temps que les cas que nous voyions où l\u2019hystérie semblait la plus floride, venaient justement de milieux encore primitifs, peu évolués.Nous devons pourtant nous rendre à l\u2019évidence que cette corrélation semble peu significative et qu\u2019il faut essayer de cerner la réalité hystérique avec des concepts qui soient plus proches de la structure psychique ou de l\u2019influence familiale (qu\u2019elle soit rurale ou urbaine).Je ne m\u2019attarderai pas sur chacun de ces points ; leur intérêt est grand et chacun pourrait encore faire l\u2019objet d\u2019une recherche intéressante.Je veux plutôt tenter d\u2019illustrer, à travers quelques exemples cliniques, un aspect du problème de la conversion hystérique et de tout le problème de la somatisation en général (en excluant pour le moment les réactions psychosomatiques proprement dites), qui me paraît présenter un intérêt particulier pour notre travail en milieu pédiatrique : je veux dire cette résolution rapide des symptômes somatiques, dans une proportion de cas qui me paraît considérable, par opposition à certains cas qui démontrent au contraire une fixité symptomatique très grande.Il semble y avoir en effet une tendance naturelle du symptôme somatique à se résorber rapidement, sous l\u2019influence de facteurs non spécifiques : l\u2019hospitalisation pour l\u2019élimination d\u2019une affection organique, la suggestion de manœuvres qui peuvent être ressenties comme menaçantes pour le 3) UN SERVICE DE CONSULTATION EN MILIEU PEDIATRIQUE 115 patient ou même volontairement présentées comme telles par le médecin, vont souvent avoir pour effet de faire disparaître le symptôme dans l\u2019espace de quelques heures ou de quelques jours.Notre tâche devrait être d\u2019utiliser le plus souvent notre connaissance de cette tendance naturelle du symptôme somatique, par l\u2019application, prudente sans doute mais systématique, d\u2019une technique interprétative, dès le ou les premiers contacts avec le malade.Nous avons en effet acquis, depuis les premières découvertes de Freud, une connaissance assez grande de la signification du symptôme somatique ou hystérique.Nous abordons donc naturellement le patient dans l\u2019optique d\u2019une théorie dynamique.L'enfant et l\u2019adolescent, d'autre part, sont constamment, et surtout à certaines périodes plus cruciales, dans un état de changement où l\u2019introduction répétée d\u2019énergie nouvelle nécessite un réarrangement constant de l\u2019équilibre psychique.Ceci peut se faire ou se fait le plus souvent sans heurt ; selon des circonstances extérieures ou intérieures spécifiques cependant, cette réorientation peut donner lieu à un état de crise et nécessiter l\u2019apparition du symptôme somatique.Je cite ict Anna Freud :.« Les conditions des névroses infantiles sont totalement différentes de celles des névroses d\u2019adultes.I.\u2019 organisation libidinale de l\u2019enfant n\u2019est pas fixe, sa libido se mouvant continuellement vers de nouvelles positions.Telle pulsion partielle investie de libido à une certaine phase peut perdre tout intérêt à une autre.L\u2019enfant ne demeure pas irrémédiablement fixé à la phase où sa régression l\u2019a ramené.Dans les cas où cette fixation n\u2019est pas excessive, la libido a des chances de se libérer de nouveau, portée en avant par la prochaine vague d\u2019évolution.C\u2019est aux époques où les besoins biologiques sont particulièrement puissants que cette possibilité est la plus grande, par exemple lors des poussées de la phase phallique (4 à 5 ans) et de la puberté.» Une entrevue faite dans ces circonstances ne devrait donc pas être uniquement diagnostique.Elle devrait être immédiatement dirigée dans un sens thérapeutique, par l'interprétation aussi 116 Yvon GAUTHIER rapide que possible des conflits qui apparaissent immédiatement accessibles à la conscience.Le plus souvent des événements récents, plus ou moins traumatiques, sont venus stimuler des affects intenses, latents jusque-là : l\u2019interprétation devrait donc être dirigée vers la mise en lumière de la relation entre ces affects et le symptôme produit.Je vois là un rôle très spécifique et particulièrement accessible au psychiatre d'enfants, étant donné cette matière très fluide avec laquelle il travaille (enfant), et particulièrement évidente dans les conditions de somatisation.Je voudrais illustrer cette thèse par quelques observations cliniques.Jean-Pierre, 11 ans, est hospitalisé pour vomissements, perte de poids, douleurs abdominales.Il est vu en consultation psychiatrique environ une semaine après le début de son séjour à l\u2019Hôpital.On découvre assez facilement que les symptômes se sont développés au cours des trois dernières semaines, à la suite d\u2019un épisode où il a ri quand un camarade a dit le mot «pissette ».La maîtresse le surprend et met son nom au tableau.Il se voit incapable d\u2019exprimer la peur et la colère qu\u2019il ressent contre la maîtresse.Il devient alors obsédé à l'idée d\u2019avoir peut-être dit des choses contre la maîtresse (ce qu\u2019il n\u2019avait pas fait), que peut-être elle l\u2019avait su et était fâchée contre lui.Il a eu peur d\u2019être puni et que ses parents en particulier soient mécontents de lui.Il a fait quelques rêves où ses camarades rialent de lui.Les symptômes somatiques ont alors graduellement apparu, aidés sans doute par une épidémie virale dans la localité.Assez typiquement on découvre chez ce garçon une personnalité de type obsessif-compulsif : toujours premier de classe, il a toujours peur d\u2019exprimer son agressivité, se sent mal quand parfois il le fait, se sent le besoin de redevenir aussitôt ami avec ceux avec qui il vient de se chamailler ; il est toujours sous le joug d\u2019une culpabilité qui ne demande qu\u2019à venir le troubler.Il a par ailleurs commencé à s'intéresser aux filles, mais cet intérêt a été de courte durée, les autres garçons ayant ri de lui quand il disait bonjour aux filles qu\u2019il rencontrait.Un contact facile et chaleureux avec cet enfant nous ayant permis d\u2019obtenir dès la première entrevue le matériel que je viens de décrire, nous ROSE OS DATES) Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 avons immédiatement interprété à l\u2019enfant que ses symptômes étaient probablement le résultat de cette conscience hyperdéveloppée qui commence à lui donner du trouble, qui l\u2019a fait cette fois-ci de façon précise parce qu\u2019il avait ressenti beaucoup de colère contre sa maîtresse, et peut- être contre les garçons qui avaient ri de lui.J'ai aussi abordé de façon superficielle que cette lutte pouvait se faire aussi autour du commencement d'intérêt sexuel qui se faisait jour chez lui.Il n\u2019y a pas eu d\u2019autre contact avec ce garçon ; même les tentatives de rencontrer la mère (à trois reprises) pour histoire plus complète et interprétation ont échoué.Un contact téléphonique récent cependant nous apprenait que les symptômes sont disparus deux semaines après l\u2019hospitalisation.Il a pris des tranquillisants pendant un mois.Il a bon appétit, a engraissé, est joyeux comme avant.Il va bien à l\u2019école où il a été promu dans une classe plus avancée.Ginette, 12 ans, est hospitalisée pour investigation de «crises convulsives » d\u2019allure bizarre, faisant penser à de l\u2019hystérie.Les symptômes ont débuté brusquement le jour où le père, hospitalisé d'urgence dans un état comateux, est opéré avec succès pour une tumeur cérébrale ; ils ont réapparu quelques semaines plus tard, après que le père fut revenu à la maison, gardant quelques séquelles au niveau de la marche.Pour elle, cette maladie du père est l\u2019œuvre de Dieu, d\u2019un Dieu conçu comme un maître qui vient demander la charité, ie.un malheur.Ce malheur, c\u2019est la maladie du père qui vient réveiller en elle des fantaisies qu\u2019elle a souvent eues.Ses imaginations d\u2019une maladie inguérissable qui viendrait la frapper exprimaient un sentiment de culpabilité à l\u2019idée que son père avait tendance à être de son côté quand sa mère la disputait parce qu\u2019elle se couchait trop tard pour étudier.Les pertes de connaissance ont donc immédiatement été perçues comme cette maladie inguérissable qu\u2019elle devait avoir, voyant la terrible maladie dont son père était frappé.Ici aussi, devant une enfant qui pouvait nous révéler avec beaucoup d'affect, l\u2019histoire de ses symptômes, nous avons interprété immédiatement le lien entre son sentiment de culpabilité, la forme particulière que la punition devait prendre et les symptômes qu\u2019elle avait développés en relation avec la maladie de son père.Les symptômes disparurent et l\u2019enfant retournée chez elle, nous obtenions une histoire qui nous mettait en face d\u2019un milieu social ravagé depuis lo Fa mai étourd Syne times an atl aa contra fa ph fe Marg Diy Tig ¢ GE donner Egy Seger ] deep il ( Ong Le ne tp ig Hig Hoey ity (efte f tite don gy Le Ir fi gy Cin Lay, 8 ly ¥ i tg ly ry mi Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 longtemps par des conflits ouverts entre les parents.La mère a semblée consciente du fait que Ginette semblait particulièrement affectée par ce milieu familial.Elle devait nous rappeler pour que nous puissions revoir ce problème et l\u2019évaluer plus à fond ; nous n\u2019avons eu aucune nouvelle depuis six mois.Un téléphone récent nous apprend qu\u2019elle a fait une autre perte de connaissance le jour où son père est entré à l'Hôpital d'urgence.Elle va bien à l\u2019école, engraisse et ne présente pas d'autres symptômes physiques.Il n\u2019y a pas eu d'autre consultation en médecine.La mère fait attention pour ne pas trop se chicaner avec son mari.Francine, 12 ans, est hospitalisée depuis deux semaines pour des symptômes variés : céphalées, étourdissements, myalgies, photophobies.Un syndrome grippal avait d\u2019abord précédé ces symptômes mais l\u2019investigation n\u2019avait révélé aucune lésion organique.On découvre en entrevue une adolescente qui semble se trouver, de façon très caractéristique, coïncée entre deux tendances contraires : elle est grande maintenant, elle ne fait plus fâcher sa mère, elle songe à ce qu\u2019elle va faire quand elle aura 19-20 ans ; elle songe au mariage tout en le reportant à l\u2019âge de 24 ans.D'autre part elle sait qu'elle a été gâtée par sa mère, étant fille unique, et elle ressent des désirs de revenir en arrière.Elle trouve difficile d\u2019abandonner les satisfactions infantiles, elle avoue avoir le goût d\u2019avoir encore 3 ou 4 ans et de se faire bercer par ses parents.Dans cette ligne, on note avec intérêt qu\u2019elle a beaucoup engraissé depuis un an, car elle mange tout le temps.On découvre aussi que cette petite fille essaie de nier les reproches qu\u2019elle se fait d\u2019avoir été adoptée à la place de son frère de 14 ans, et d\u2019avoir joui par conséquent d\u2019un traitement de faveur par rapport à lui.Ce conflit s\u2019éclaire considérablement quand une rencontre avec la mère nous fait voir un milieu qui continue de considérer cette enfant comme différente des autres et la gâte donc beaucoup parce qu\u2019elle vient d\u2019un milieu original très complexe.Le travail interprétatif, fait immédiatement avec cette enfant intelligente dont la capacité d\u2019insight apparaissait d\u2019emblée très grande, s\u2019est accompagné 1ci d\u2019une entrevue faite dans le même sens par la travailleuse sociale avec la mère.Deux semaines après son départ de l'Hôpital, un follow-up montrait déjà une grande amélioration dans les symptômes de l'enfant, et l\u2019utilisation par la mère de ses ressources émotives pour aider UN SERVICE DE CONSULTATION EN MILIEU PÉDIATRIQUE 117 l\u2019enfant à s'adapter de façon plus consciente à cette phase nouvelle.Un nouveau follow-up nous apprend que les symptômes ont disparu sauf en période d\u2019examens OÙ apparaissent quelques nausées et céphalées, et une diminution de l\u2019appétit.Il n\u2019y a plus de nausées et vomissements.Les résultats scolaires se maintiennent à l'école où elle est plus débrouillarde.Il n\u2019y a pas eu de nouvelles visites en médecine.Il y a eu une nette amélioration dans son caractère.Cécile, 14 ans, est amenée d'urgence d'Abitibi.Elle a fait depuis deux semaines des pertes de connaissance à répétition avec chutes et faiblesse des membres inférieurs, sans cependant s\u2019occasionner de blessure.Au moment du premier examen elle a déjà recommencé de marcher quoique avec difficulté.Elle dit qu\u2019elle a décidé de ne pas rester infirme pour le reste de ses jours comme le lui a suggéré une dame à l'Hôpital en Abitibi où elle est restée quelques jours.On découvre assez rapidement trois sphères où 1l est fortement suggéré qu\u2019il v a conflit intérieur.Premièrement, elle est pensionnaire depuis quelques mois dans un Juvénat avec l'intention de devenir religieuse.La décision n'a pas à être prise avant trois ans mais Cécile semble en conflit autour de cette décision.Elle pense ouvertement à se marier quand elle sera plus vieille.On note avec intérêt que quelque 10 jours avant le début des symptômes, elle a assisté à une prise de voile qui l\u2019a beaucoup impressionnée.Deuxièmement, il y a à peine un an, un bébé très attendu après neuf ans sans enfant, est né dans la famille.Cet enfant était atteint d\u2019un bec-de-lièvre.Cécile a été très frappée de cette malformation et s\u2019est beaucoup inquiétée s\u2019il redeviendrait normal ou non.Elle est très attachée à ce garçon qui demande beaucoup de soins et a été opéré environ trois mois avant le début des symptômes.Troisié- mement, Cécile n\u2019est pas allée à la maison depuis Noël ; elle voudrait bien y aller et constater les progrès faits par l\u2019enfant, mais elle se reproche de tels désirs et comptait n\u2019aller à la maison qu'à Pâques.J'ai, dans ce cas, interprété immédiatement la signification du symptôme comme un moyen de couper complètement avec les sentiments conflictuels qui se jouaient en elle, mais aussi comme un moyen de réaliser son désir d\u2019aller chez elle.Dans une deuxième entrevue, j'ai surtout discuté avec elle le conflit autour de la vie religieuse. RE EE PE 118 Yvon GAUTHIER Un follow-up a été tenté ici dans les mois qui ont suivi.Les parents ont semblé prêts à collaborer, mais devant la distance à parcourir (Abi- tibi), le fait que les symptômes avaient complètement disparu et que l\u2019adolescente allait très bien à l\u2019école, nous n\u2019avons pas insisté.Aux dernières nouvelles (novembre) tout allait très bien.Ces cas illustrent assez bien je crois, que la somatisation peut être utilisée particulièrement au début ou pendant l'adolescence, dans une tentative de résolution de conflits aigus, provoqués souvent par des incidents mineurs mais qui touchent des affects intenses qui sont proches de la conscience, par conséquent facilement accessibles.Je suggère donc que, autant que possible, on utilise alors une technique interprétative qui essaie d\u2019établir immédiatement le lien entre les symptômes et les affects disponibles.J'ai observé que cette technique aidait à une résolution rapide des symptômes et pouvait être une expérience importante pour l\u2019enfant, en lui communiquant cette dimension nouvelle dans la compréhension de ses expériences intérieures : à savoir que des luttes internes peuvent conduire à un malfonctionne- ment du corps.La disparition des symptômes diminuera sans doute une motivation déjà rarement existante, mais il y aura un élément nouveau dans le tableau : un certain insight obtenu à partir de l\u2019interprétation et le savoir de la possibilité d\u2019une expérience psychothérapeutique plus complète si elle devient nécessaire.J'ai impliqué que la présence de certains éléments était une indication à l\u2019utilisation de cette technique interprétative : un stage de développement crucial, une situation conflictuelle claire, l\u2019accessibilité des affects et une capacité d\u2019insight.Il existe pourtant des cas où, malgré la présence de ces éléments et l\u2019utilisation de cette technique, les symptômes demeurent dans toute leur intensité.Je voudrais illustrer et discuter ce point à la lumière d\u2019un cas particulièrement intéressant.France, 14 ans, perd la sensibilité et la motricité au niveau de la main droite, environ une semaine avant que nous la voyions.Elle est hospitalisée d'urgence et tous les examens éliminent une Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 affection neurologique.Dès la première entrevue avec cette adolescente verbale, on découvre des événements précis qui ont immédiatement précédé l\u2019apparition des symptômes.Il s\u2019agit en effet d\u2019une jeune fille qui aime beaucoup écrire, de la poésie en particulier, et qui a désiré depuis plusieurs mois être chargée dans sa classe d\u2019un journal, qui devait être publié à l\u2019école secondaire où elle va.Son professeur, pourtant, ce jour-là, décide de choisir une autre fille, Danielle, pour des raisons assez superficielles, semble-t-il, comme « France apprend l\u2019espagnol, ça va être trop pour elle ».France devait plutôt jouer le rôle de taper à la machine ce que Danielle composerait.France en est profondément déçue et en colère, et c\u2019est quelques heures à peine après qu\u2019elle développe les symptômes décrits (alors qu\u2019elle était en train de mettre des mots masculins au féminin et vice-versa).Autour de cet événement on découvre les défenses qu\u2019elle utilise contre ses désirs de gloire et d\u2019admiration.Elle avait imaginé par exemple qu\u2019elle ferait signer par Danielle les articles qu\u2019elle écrirait, même avant son désappointement.Elle insiste beaucoup pour séparer l\u2019œuvre produite par un auteur et l\u2019admiration pour la personne elle-même.Elle remet à beaucoup plus tard l\u2019admiration qu\u2019elle pourrait obtenir en écrivant, le succès obtenu trop vite est dangereux pour l\u2019avenir.Ses activités littéraires ont récemment fait l\u2019objet des prohibitions de la mère, qui commençait à trouver que France négligeait ses études et se fatiguait beaucoup trop.France raconte les stratagèmes utilisés pour contourner cette prohibition, comme d\u2019écrire à l\u2019école seulement et non à la maison : mais même à l\u2019école elle sentait la défense maintenant intériorisée de la mère.La composante agressive apparaît aussi dans l'expression de ses désirs de serrer, de briser, de casser quand elle se met en colère ; si elle se laissait aller en fait elle aurait tendance à griffer, égratigner, frapper, gifler, mordre.Elle a toujours peur de faire de la peine à ceux contre qui elle se fâche et l\u2019on sent qu\u2019elle se défend par des mécanismes de formation réactionnelle contre ses violences.L'interprétation rapide du conflit autour de l\u2019agressivité stimulée par le geste du professeur, de même que le conflit autour de l\u2019écriture n\u2019amène pas de changements symptomatiques.Au cours d\u2019entrevues subséquentes, plusieurs thèmes ont été élaborés.Le thème érotique a [id Yi dé su pea men | but di gel, i tsar fa très \u20ac omy ment | éme evi div Jt pr autant apd Di tl gy Tu Limp 1; oj Une tone lis, tee EE Ji met Ares Ven Vee Fra Silvey En Contre ig hy ven ur De IE lity tig Wel § ip Untre le I ; I I dat Sa Mit par pal a ae gone! ae ile of jolt pi Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 été suggéré à partir de la réaction intense qu\u2019elle a eue après que le neurologue ait fait, sans avertissement préalable, une entrevue à l\u2019Amytal dans le but d\u2019évaluer le degré de force musculaire qui lui restait, quand elle était sous l'influence de ce médicament.Elle a immédiatement élaboré toutes sortes de fantaisies sur ce qui lui avait été fait, fantaisies qui annonçaient déjà un matériel futur très chargé.Ses craintes des garçons et des hommes furent discutées, son agressivité rapidement tournée en sens contraire, l\u2019investissement énorme de l'acte d'écrire (visites à la radio et à la télévision), l\u2019opposition de la mère à la profession d\u2019écrivain associée à une dégradation sexuelle, le père faible mais intéressé à la culture, furent autant de thèmes touchés et discutés avec beaucoup d'affect par cette patiente.Dans la semaine qui précède son congé de l\u2019hôpital apparaissent des sentiments de défiance vis-à- vis son médecin traitant et vis-à-vis moi : elle a l'impression qu\u2019on la trompe, que ce qu\u2019on dit n\u2019est pas vrai, et elle commence à élaborer des projets de fuite.Une semaine après son retour à la maison, elle tombe endormie à l\u2019école pendant un cours de dessin, elle est amenée d'urgence à l'Hôpital où elle se réveille rapidement et l\u2019hospitalisation est décidée, en psychiatrie cette fois.Après quelques jours qui n\u2019ont pas paru différents, est graduellement apparu un matériel nouveau : elle devient agressive contre le médecin qui dirige le département interne, le prend comme objet de son agressivité qui est au fond dirigée contre les garçons qui veulent pénétrer de force dans sa chambre.Flle perd connaissance plusieurs fois et commence à se sauver du département.L\u2019agression devient dirigés contre moi et, finalement, après une attaque contre mon divan (biscuits soda) elle exprime ouvertement ses fantaisies que je suis donc «un médecin comme cela », c\u2019est donc cela que je fais avec mes patientes, c\u2019est donc pour cela que je ne peux la voir tous les jours comme elle le voudrait.Des fantaisies sexuelles sont immédiatement projetées sur celui qu\u2019elle aime, et elle croit qu\u2019il va l\u2019attaquer et la forcer sexuellement à faire des choses mauvaises.Ainsi s\u2019explique le sentiment qu\u2019elle ne peut se fier à personne.Elle veut donc se sauver du Service interne pour se défendre contre cette attaque, car c\u2019est sûrement pour cela que nous la gardons à l\u2019Hôpital.Il nous est alors apparu que cette adolescente était en train de perdre contrôle.T1 devenait assez clair que l\u2019anxiété chez elle débordait et la forçait d\u2019utiliser des mécanismes exagérés, et que UN SERVICE DE CONSULTATION EN MILIEU PÉDIATRIQUE 119 cette anxiété était stimulée par une situation hospitalière qui touchait de trop près cette crainte d\u2019être enfermée et violée, Les circonstances nous ont offert une porte de sortie heureuse : le neurologue, en effet, sentait le besoin d\u2019une investigation plus complète dans ce cas, à cause surtout d\u2019élec- tro-encéphalogrammes qui étaient anormaux.Le premier électro-encéphalogramme (première hospitalisation) «ne montrait pas d\u2019anomalie franchement localisée ; par contre il révèle la présence d'un processus potentiellement épileptique, prenant probablement origine au niveau des structures diencéphaliques ».Un deuxième élec- tro-encéphalogramme (après perte de connaissance) « met en évidence un processus extrêmement actif, très probablement d\u2019origine mésodiencé- phalique et compatible avec épilepsie idiopathique petit mal ou grand mal.Certaines décharges étant par moment plus marquées cependant au niveau de l\u2019hémisphère gauche, et en particulier au niveau de la région frontale gauche, elles ne permettent pas d\u2019éliminer un processus épileptique secondaire à une lésion organique et à des décharges originant dans cette région.» Un troisième électro-encéphalogramme fait après une médication spécifique (Trimedone 300 mg, t.i.d.) «est strictement normal, etc.» Il a donc voulu compléter l\u2019investigation par la pneumo-encéphalographie et l\u2019artériographie.Pour ce faire, le transfert a été opéré sur l\u2019étage de neurologie et l'anxiété de l\u2019enfant a considérablement diminué.Les examens ont été faits et se sont avérés négatifs.Le congé a été donné peu de temps après.France est retournée à l\u2019école où l\u2019adaptation a été satisfaisante.Je continue de la suivre à raison d\u2019une fois par semaine, et après une période assez longue où le matériel a surtout porté sur ses sentiments agressifs contre Danielle et le professeur, nous recommencons a nouveau de pouvoir travailler sur le matériel de nature sexuelle : ses fantaisies agréables d\u2019être aimée, embrassée par un homme, à condition qu\u2019il soit loin (à la télévision), mais s\u2019il est proche, surtout s\u2019il est grand, alors elle entre en panique.Nous sommes en droit de nous demander : Qu'est-ce qui cause la différence entre France et les cas rapportés plus haut?1° S'agit-il simplement d\u2019une observation inadéquate et aurions-nous trouvé le même genre de matériel si nous avions poussé l\u2019investigation des premiers cas ? OA 120 Yvon GAUTHIER 2° L\u2019organicité de base retrouvée chez France et qui semble avoir subi quelques variations au cours de la deuxième hospitalisation, expliquerait- elle que le symptôme demeure ?ou au contraire serait-ce justement l\u2019anxiété devenue beaucoup plus intense qui aurait réveillé ce « foyer potentiellement épileptique ?» 3° Faut-il plutôt faire appel à une hypothèse énergétique : Y aurait-il des variations significatives dans la quantité des énergies soudainement disponibles au psychisme adolescent ; et le moi devrait-il alors faire appel en face de cette énergie immense, à des mécanismes globaux, beaucoup plus rigides et qui prennent beaucoup plus de temps à se résorber.Dans le cas de France, la projection, qui atteint presque le stade paranoïde, devient intense et la paralysie de la main et du bras est globale.Pour faire face à une irruption soudaine et massive d\u2019énergie agressive et sexuelle, se peut-il que la formation réactionnelle (la transformation en amour) ne suffise pas et ne soit pas possible aussi brusquement ?1l faut un mécanisme plus global, plus immédiatement accessible et qui contrôle d\u2019un coup cette masse d\u2019énergie : la conversion.4° Ou bien faut-il croire que cette névrose était déjà bien organisée, depuis la toute petite enfance ?qu\u2019elle avait déjà commencé de se manifester de différentes façons, mais que l\u2019activité littéraire avait pu canaliser une bonne dose des conflits de l\u2019enfant ?qu\u2019il a fallu, au fond, un incident mineur dans ce terrain bien préparé pour faire éclater toute l\u2019anxiété ?qu\u2019il était demeuré chez elle une tendance à l\u2019expression physiologique immédiate de l\u2019émotion et que l\u2019acquisition du langage et de l\u2019expression littéraire a dû être court-circuitée devant l'intensité des affects mis en jeu?CONCLUSIONS Un certain nombre de conclusions me paraissent valables au terme de ce court travail.1° Les phénomènes de somatisation sont fréquents chez l\u2019enfant, de façon particulière au début ou au cœur même de l\u2019adolescence.L\u2019hôpital pédiatrique est un lieu privilégié pour l\u2019observa- RT OO RE EE RE Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 tion des phénomènes de somatisation et de leur déroulement naturel.2° A cause de la grande fluidité de la structure psychique chez l'enfant, il semble que les phénomènes de somatisation aient tendance à disparai- tre rapidement sous l\u2019effet, de manipulations variées.J\u2019ai voulu suggérer ici une technique bien spécifique, qui tente d\u2019aller immédiatement au cœur du problème.Il s\u2019agit, par une approche interprétative, d\u2019utiliser au maximum la tendance du symptôme somatique à se résorber rapidement : le thérapeute a en effet peu de temps à sa disposition ; il faut, d\u2019autre part, essayer de donner au patient une idée de la dimension psychologique de son mal, et par conséquent de la dimension psychothérapeutique.Le rôle du travailleur social dans ce secteur me paraît aussi essentiel, pour obtenir et compléter l\u2019histoire du développement et du mileu familial, et amorcer avec les parents un travail semblable à celui qui est commencé avec l\u2019enfant.3° Au plan théorique, le problème demeure entier.L'observation d\u2019un certain nombre de cas de somatisation, où cette technique a été utilisée, nous a permis de voir combien certains cas se résorbent rapidement, par opposition à d\u2019autres qui ne bougent pas, malgré la présence des critères normalement utilisés pour faire l'interprétation.Cette évolution différente nous a fait poser certaines questions sur les aspects structuraux et énergétiques des phénomènes de somatisation, et aussi sur une fixation et un retour à un stage qui précède l\u2019utilisation du langage.4° J\u2019ai voulu en même temps illustrer un certain type de travail : la consultation pratiquée en milieu pédiatrique.Ce travail peut sembler à plusieurs non scientifique (et aussi peu agréable) à cause de la rapidité du contact avec le malade.La technique interprétative que je suggère peut pallier, en partie, à ce désavantage.La vraie solution pourtant pourrait se situer dans l\u2019organisation d\u2019un follow-up régulier, même peu fréquent, qui pourrait nous faire connaître beaucoup mieux, l\u2019histoire naturelle des réactions somatiques et nous permettrait aussi de suivre en traitement intensif, les cas qui nous apparaîtraient en avoir RO ERP RE EEE OO SEE OO REA PE Los va 87 ji} ph somati lath \u201cUn iin _ Freu D} [ Laval Médical | Vol.37- Fev.1966 UN SERVICE DE CONSULTATION EN MILIEU PEDIATRIQUE 121 or § un plus grand besoin, ceux chez qui la réaction J KAUFMAN, I, Conversion hysteria in latency, J.Amer.| ., Co , ., Acad.Child Psychiatry, 1 : 385, 1962.somatique n'aurait été que le premier signe d\u2019une 4.PROCTOR, J.T., Hysteria in childhood, Amer.J.Ortho- ce maladie beaucoup plus grave.psychiatry, 28 : 394, 1958.PRUGH, D.G., Toward an understanding of psychosomatic concepts in relation to illness in children, 7 SOLNIT et BIBLIOGRAPHIE PROVENCE, Modern perspectives in child development.International Universities Press, 1963.Oy 1.BRAZELTON, T.B., The pediatrician and hysteria in child- 6.RoBBINs, E., et O'NEAL, P., Clinical features of hysteria ie hood, Nerv.Child, 10 : 306, 1953.in children, with a note on prognosis.A two to seven- lil 2.FREUD, A., Le traitement psychanalytique des enfants, teen year follow-up study of 41 patients, Nerv.Child, P.U.F., 1946.10 : 246, 1953. CONDITIONAL REFLEX STUDIES ON THE EFFECT OF PSYCHOACTIVE DRUGS IN SCHIZOPHRENICS * In this study an attempt was made to apply the conditional reflex method in the evaluation of the effects of psychoactive drugs in various groups of schizophrenic patients who manifested a differential response to treatment during the first three weeks of hospitalization.The study was confined to answering the following questions in terms of conditional reflex test profiles : 1.Do acutely disturbed?and not disturbed patients respond differently to psychopharmaco- logical treatment ?2.Do patients who improve within three weeks respond differently to patients who do not improve after three weeks of active psychopharmaco- logical treatment ?3.Is our conditional reflex test sensitive enough to discriminate patients who will and will not improve on drug treatment before such treatment starts?* Presented at the First Annual Convention of the Québec Psychiatric Association, Québec City, May 21-22, 1965.t+ This study was supported by Public Health Service Research Grant MH-05202-04 from the U.S.Department ol Health, Education and Welfare.1.Psychiatrist, Provincial Hospital, Campbellton.1 Senior research psychiatrist, Verdun Protestant Hospital.3.Clinical director, Verdun Protestant Hospital.4.Psychologist, Verdun Protestant Hospital.5.Patients were classified as acutely disturbed if they manifested a sudden onset or relapse of acute psychotic symptomatology and if they presented one of the following groups of symptoms: delusions and /or hallucinations: marked anxiety, depression, perplexity or elation : hostility or aggressiveness.RES SOS OR DRE OR TRE SR ey S.M.CHOI! m.p., T.A.BAN,?mM.D., H.E.LEHMANN, M.p., and Evelyn ADAMO,* pPh.D., Verdun Protestant Hospital, Verdun, Québec.METHODOLOGY Thirty newly admitted schizophrenic patients were carefully selected from the female and male admission units of the Verdun Protestant Hospital during a six-month period.Patients were classified into three equal groups.Group A consisted of patients who were acutely disturbed on admission but who showed definite clinical improvement three weeks later.Group B consisted of patients who were acutely disturbed on admission, but who failed to show any significant clinical improvement three weeks later.The patients in Group C were not disturbed on admission but failed to show any significant clinical improvement three weeks later.The descriptive data for the sample of 30 patients in terms of age, sex, history of previous hospitalization, and type of psychoactive drugs which were administered during the first three weeks of hospitalization are presented in Table I.Patients were tested with the Verdun Conditioning Test Battery immediately after admission prior to therapy, and during the third week after initiation of treatment.Tests were done on the Verdun Conditioning Test Battery which has been described in detail in other publications (1 and 2).The data were based mainly on G.S.R.even though concomitant records of réspiration and plethysmographic responses were recorded through a four-channel polygraph machine.Visual (white and yellow) Lori KE Gay Stim gay Dery phone lig VD, PhD, spiel Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 CONDITIONAL REFLEX STUDIES ON THE EFFECT OF PSYCHOACTIVE DRUGS 123 TABLE I Age, sex, number of hospitalizations and drug treatment of patients in the three groups NUMBER GROUPS NAME AGE SEX OF PREVIOUS DAILY DRUG ADMINISTRATION HCSPITALIZATIONS B.E.54 F 3 Prochlorperazine, 45 mg.; imipramine, 50 mg.N.H.29 M 1 Chlorpromazine, 300 mg.; imipramine, 100 mg.Ww.I.48 F 2 Chlorpromazine, 1 200 mg.H.M.25 F 0 Chlorpromazine, 300 mg.S.1.42 F 2 Levomepromazine, 175 mg.Grour « An.M, T.34 F 1 Chlorpromazine, 200 mg.; imipramine, 225 mg.C.M.37 F 0 Chlorpromazine, 300 mg.J P.32 F 1 Imipramine, 200 mg.C.E.31 F 0 Levomepromazine, 75 mg.; imipramine, 50 mg.K.A.43 F 0 Chlorpromazine, 1 000 mg.P.K.29 F 2 Levomepromazine, 300 mg.R.S.37 F 3 Chlorpromazine, 1 000 mg.F.T.36 M 4 Chlorpromazine, 1 800 mg.Vv, D.34 M 0 Chlorpromazine, 300 mg.Group « B » K.F.37 M 1 Trifluoperazine, 30 mg.PC H.J.24 M 2 Chlorpromazine, ! 000 mg.D.G.26 M 3 Perphenazine, 24 mg.B.G.43 M 4 Perphenazine, 38 mg.H.M.22 F 0 Thioridazine, 300 mg.; imipramine, 150 mg.L.M.23 F 0 Levomepromazine, 1 000 mg, S.R.37 F 2 Levomepromazine, 75 mg.H.M.28 M 0 Chlorpromazine, 600 mg.M,R.24 M 2 Chlorpromazine, 600 mg.F.W.36 M 0 Levomepromazine, 225 mg.; imipramine, 75 mg.GroUP « Cr H.E.29 M 0 Trifluoperazine, 15 mg.tr S.S.28 F 0 Chlorpromazine, 600 mg.R.A.48 M 1 Levomepromazine, 300 mg.; imipramine, 150 mg.A.J.17 M 0 Chlorpromazine, 300 mg, C.G.25 M 1 Thioridazine, 300 mg.L.B.24 M 1 Chlorpromazine, 900 mg.; imipramine, 100 mg.stimuli were used as conditional (positive and negative) stimuli and a high intensity, 900-cycle- per-second tone was administered through earphones as the unconditional stimulus.The interval between each stimulus ranged from 14 to 26 seconds randomly throughout the experiment with the exception of the orienting period where it ranged from 21 to 39 seconds.The duration of each conditional stimulus was four seconds and that of the unconditional stimulus was 0.4 seconds.The test was automatically programmed and Table II illustrates the sequence of stimuli TABLE II The Verdun Conditioning Test Batlery : sequence of administration of stimuli (W =white light ; Y =yellow light ; T=tone) 1.Orienting period.1XY W Y Ww Y Ww Y Ww 2.Unconditional stimuli .11111220 AT 3.Conditioning process.WT WT w WT WT WT Ww WT LL.Y WT Y WT Y Ww Y WT 4.G eneralization and differentiation.y WT v WT y WT Ÿ WT YT w YT Ww Y Ww YT Ww 5.Reversal.YT W YT Ww Y Ww YT WwW YT Ww YT w YT w D Ww (4) RER 124 administration.Two manually-controlled visual and auditory external stimuli were administered during the differential inhibitory stage in order to test their disinhibitory effect.In summary, each subject completed two conditioning sessions spaced three weeks apart.The following variables were analyzed in respect of frequency and amplitude : 1.Orienting response and its disinhibition ; 2.Conditional response ; 3.Unconditional response during the conditioning process ; 4.Conditional stimulus differentiation ; 5.Unconditional response during conditional stimulus differentiation ; 6.Patterns of disorganization during differential activity ; 7.Disinhibitory potential during differential inhibition.Non-parametric statistical analysis was concerned with assessing both the significance of changes within each group between the two test sessions and the significance of differences among the three groups at first testing.RESULTS 1.Orienting response and its disinhibition : There were no significant differences among the three groups on the first testing.The analysis of changes between the two sessions revealed that orienting behavior was not affected by drugs in Group A (the group which improved within three weeks).However, Groups B and C, who did not improve, showed a reduced orienting response frequency and amplitude on second testing.It seems that maintenance of the orienting reflex during treatment with psychoactive drugs is associated with a favorable clinical response.There was a trend toward a greater disinhibitory potential of orienting response in patients who improved (Group A).2.Conditional response : In the acutely disturbed group (unresponsive to psychoactive drugs) conditional reflex fre- RR AR HT AR PR REHEAT TCR ER S.M.CHOI -T.A.BAN-H.E.LEHMANN - Evelyn ADAMO ati HE Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 quency and amplitude were significantly impaired, while the same variables were unimpaired in the acutely disturbed drug-responsive group, on the first testing.After three weeks of drug therapy, on the second testing, the only marked change in conditional reflex frequency and amplitude was found in the not acutely disturbed patients in whom these variables were markedly suppressed.3.Unconditional response during the conditioning process: There were no significant differences among the three groups in unconditional reflex amplitude on the first testing and only Group B \u2014 acutely disturbed unresponsive patients \u2014 was markedly influenced by drug treatment.This was manifested in reduced response amplitude.4.Conditional stimulus differentiation : There were no differences among the groups on first testing.The data indicated that psychoactive drugs indiscriminately reduced conditional stimulus differentiation in all three groups.5.Unconditional response during conditional stimulus differentiation : There were no significant differences among the three groups on the first testing.However, while Group A (acutely disturbed, drug responsive patients) did not change on the second testing, there was a reduction of unconditional reflex amplitude in both other groups (B and C).6.Patterns of disorganization during differential activity : Differential activity is generally accompanied by some type of disorganization.The type of disorganization was classified into two patterns : (1) inhibitory, and (2) disinhibitory.The inhibitory pattern is characterized predominantly by an inhibitory response, for example, disappearance of differentiation or markedly decreased response to the positive conditional stimulus with a concomitant decrease in unconditional response.Quite often, there is a hypnotic phasic type of inhibition (ultraparadoxical) where a positive response appears to a negative conditional stimulus Las UKE ne | ego tory ren stil Bre The whet gan ; sn FE nh ; a 7) infil Dis abrapt TEI produc stingy ig Home dis Bang à dé Île ¥ ps on oh don Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 with complete disappearance of the response to the positive conditional stimulus.The disinhibi- tory pattern is characterized by an indiscriminate response to both positive and negative conditional stimuli with or without changes in unconditional response.The primary interest in this area was to see whether the drug treatment modified the disorganization patterns.The data revealed a disinhibitory disorganization pattern at first testing which was changed to an inhibitory pattern at second testing regardless of groups.7.Disinhibitory potential during differential hibition : Disinhibitory activity was measured in the abrupt change in conditional and/or unconditional responses during the differential inhibitory stage produced by a sudden external stimulus.The stimulus was manually administered.There were no significant group differences at first testing.However, while psychoactive drugs reduced the disinhibitory function in the unimproved Group B and C, the improved group, Group A, maintained disinhibitory activity unchanged throughout the second sessions.SUMMARY AND CONCLUSIONS An attempt was made to evaluate the effects of psychoactive drugs in acutely disturbed, not CONDITIONAL REFLEX STUDIES ON THE EFFECT OF PSYCHOACTIVE DRUGS 125 acutely disturbed, improved and not improved schizophrenic patients during their early stage of hospitalization.The results indicated that the individual response to a given active psycho- pharmacological treatment is not dependent on whether the patient is acutely disturbed or not.On the other hand, patients who improved clinically showed no significant changes on orienting response, unconditional reflex, and disinhibit- ory activity, while psychoactive drugs generally acted as a suppressing agent on the same variables in the groups who failed to show clinical change.The only possible predictor of the effectiveness of drug therapy in acutely disturbed patients is the maintained (unimpaired) conditional reflex activity even prior to treatment.REFERENCES 1.Ban, T.A, Cool, S.M., and LEE, H., Differential conditioning in organic and functional psychoses, Proceedings of First International Congress of Social Psychiairy, London, England, (August 17-22), 1964.(In press! 2.BAN, T.À., CHOI, S.M, LEHMANN, H.E., and ADAMO, E., Conditional reflex studies in depression.Presenied at the Research Conference on the depressive group of illnesses, Montréal, Canada, (February 5-7), 1965.3.CHor, S.M, ADAMO, E.F., and LEHMANN, H.E, An evaluation of changes in conditioning associated with clinical improvement in a group of schizophrenics, Presented at the annual meeting of the Biological Psychiatry, 1965. ADRENAL CORTICAL FUNCTION IN THE PSYCHOSES OF LATER LIFE™! Some years ago, a series of studies was undertaken in our laboratory on the role which stress might play in the etiology and pathogenesis of senile psychoses.The reasons for undertaking these studies have been discussed earlier (9 and 10) To this end, several studies were carried out ; in one study, histories were taken from normal old people and from people with senile psychoses and, or their relatives in order to assess both quantitatively and qualitatively the stress endured by each individual during his past life and during the period immediately preceding the onset of his disease (8).This investigation showed that except for the fact that emotional deprivation in early childhood occurred with significantly greater frequency in patients, who subsequently became ill with organic psychoses of the senium, than in normal persons, there was otherwise no significant difference in the quantity or quality of stress endured by the persons who eventually became affected by these disorders.However, there was some evidence that their reactions to stress were * Presented at the First annual Convention of the Québec Psychiatric Association, Québec City, May 21-22, 1965.t+ This study was supported by the Federal-Provincial Mental Health Grant No.604-5-104.The authors wish to express their appreciation to Dr.C.A.Roberts of the Verdun Protestant Hospital for permitting us to investigate elderly subjects with senile psychosis or psychosis due to cerebral arteriosclerosis and to Dr.G.Rosenberg, of the Maimonides Hospital and Home for the Aged, for making it possible to study normal elderly persons.The authors are grateful also to Messrs.Sydney Weller and Earl Fruman for their assistance.1.The authors also thank Dr.B.P.Murphy for her valuable advice in the use of her dialysis method for determining the plasma corticoids.: B.GRAD, ph.D., V.A.KRAL, M.D., R.C.PAYNE, B.sc., and J.BERENSON! Gerontologic Unit, Allan Memorial Institute.Department of Psychiatry, McGill University, Montréal.generally more severe than that of normal individuals.These findings received further support from studies conducted with the aim of assessing the present stress tolerance of patients with senile dementia as compared with normal old people (7, 9 and 10).From these studies, in which such indirect criteria of adrenal cortical function as changes in the circulating eosinophils and the salivary Na/K were utilized, evidence was obtained that persons with senile dementia reacted more strongly to mild stress than did normal aged persons.More recently, a series of investigations was carried out in which more direct measures of adrenal cortical function were utilized, namely, the determination of the level of the plasma cortisol, the chief circulating corticoid in the human, and the estimation of the amounts of urinary corticoids excreted in a known time.These studies were conducted in normal aged persons and in patients with senile psychosis under resting conditions, in response to stimulation with ACTH and after cortisol infusions.A number of tests of hepatic and renal function were also conducted.The present report marks the first in the series of papers to be published describing these studies and will describe the levels of cortisol and corticosterone in the plasma and of corticoids in the urine under resting conditions in men and women, both normal and ill with senile psychosis or with psychosis due to cerebral arteriosclerosis.Las Vol Si Sib {Je fm Tl, pat ite] I Mam There iat ch and lees VEN Tee ad; Mog Pme del, The Rem Song it hod ng tu} Dl Fhe Den \u201ctn Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 SUBJECTS, MATERIALS AND METHODS Subjects : One hundred and forty subjects were investigated in this study, 56 men and 84 women.Of the men, 35 were apparently normal without obvious psychiatric or neurologic illness.Of these, 24 were living in the community, alone or with relatives, while the remaining 11 were residents in the Maimonides Hospital and Home for the Aged.The remaining 21 men in this study consisted of 10 patients with senile psychosis (SP) and 11 with psychoses due to cerebral arteriosclerosis (AP).and 10 with psychoses due to cerebral arteriosclerosis (AP).Of the 84 women in the study, 44 were normal, 24 living in the community and 20 residents in the above mentioned home for the aged ; 34 were patients with SP and 6 with AP.Most of the patients were residents of the Verdun Protestant Hospital, while a few were residing in the Maimonides Hospital and Home for the Aged.The mean and standard error of the ages of the persons in the various groups of this study are shown in Table I.Their body weights were also determined and are shown in Table II.Venous blood was drawn at 10-11 A.M.into blood-collect- ing tubes containing heparin, centrifuged and the plasma separated and frozen until assayed.Where possible, urine was also collected from the persons in this study, the collection being made within a 6-hour period from the time of awakening.TABLE I The age (years) of the persons in the various groups of this study MEN WOMEN Normals a) in the community 71+1 (24) 71+1 (24) b) institutionalized.77+3 (11) 80+2 (20) Seniles .75+4 (10) 77+1 (34) Cerebral Arteriosclerotics.| 75+2 (11) 76 +2 (6) The number in the brackets is the number of subjects for which the adjacent mean and standard error were calculated.This applies also to Tables II, ITI, IV, VI and VII.ADRENAL CORTICAL FUNCTION IN THE PSYCHOSES OF LATER LIFE 127 Table III gives the means and standard errors of the time when the collections were begun in the various groups.The volume of urine collected from the persons in the various groups of this TABLE II The body weight (Ibs) of the persons in the various groups of this study MEN WOMEN Normals a) in the community .| 162 +4 (24) 138+5 (24* b) institutionalized.157 +7 (11) 137 +6 (20) Seniles.| 138+10(10) 100 +3 (34) Cerebral Arteriosclerotics.140 +8 (11) 98 +4 (6) TABLE III The time (A, M.) of the beginning of collection of urine from the persons in the various groups of this study MEN WOMEN Normals.7:25 +12! (21) 7:14 +10 (21) Seniles.\u2026.6:40 +29 (5) 7:01 +16 (15) Cerebral Arteriosclerotics.7:17 +32 (8) 5:40 +10 (3) 1 = minutes.TABLE IV The volume of urine (ml) collected for 6 hours afler waking from the persons in the various groups of this study MEN WOMEN Normals.221436 (21) 266+33 (21) Seniles 161 +27 (5) 137 +26 (15) Cerebral Arteriosclerotics.169 +23 (8) 63 +9 (3) study is shown in Table IV.Urine was not collected from the normal institutionalized subjects.The limitation of the period of urine collection to 6 hours was necessary because SP and AP 128 B.GRAD-V.A.KRAL-R.C.PAYNE - J.BERENSON patients are frequently incontinent and while a very strict surveillance of these persons was possible over a 6-hour period, it was not possible to find the personnel to continue the same kind of watch over 24 hours.Men with marked incontinence were fitted with curo-sheaths »\u201c which caught all urine in a plastic bag tied to the thigh, while women with the same condition were fitted with indwelling catheters which was kept in situ for the six hours of collection.A careful record was kept of the time the patients urinated upon arising in the morning, and the 6-hour collection period was begun at that time.Furthermore, those persons unable to urinate at the end of 6 hours were catheterized, and this involved about one-third of men and one-half of the women with SP or AP.Such catheterisation was found to be unnecessary in the normal subjects.Materials and Methods : The levels of cortisol and corticosterone in the plasma (PC) and of corticoids in the urine (UCS) were determined by the method of Murphy et al.(14 and 15).The cortisol-4-C!* used in this study had a specific activity of 59 ug/ mg and was obtained from the New England Nuclear Corporation.Standards were determined in triplicate and unknowns in duplicate ; counts were made in a Nuclear Chicago D47 gas flow counter with an efficiency of 309, to a minimum of 2,000 counts.The standard curve was drawn by plotting the mean cpm\u2019s of the 5 standards against the amount of unlabelled steroid added.Although the methods for the determination of the PC and UCS were the same as that used by Murphy et al, adaptations were made so as to permit the determination of a larger number of samples in a single run.This was made feasible by using a rotator which could accommodate 140 dialysis tubes and by using automatic methods of dispensing the various liquids.To test the reliability of the adaptation, 0.1 ug of cortisol dissolved in ethanol were placed in 11 tubes and evaporated.The same was done for 0.2 and 2.C.R.Bard, Inc, Murray Hill, N.J.Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 0.3 ug.One-half ml of pooled plasma was placed in each of the tubes containing the dried cortisol and in 9 more into which cortisol was not placed.The recoveries obtained are shown in Table V.The values obtained for PC levels and the amounts of UCS are given in Table VI and VII respectively.Where applicable, the data were analyzed by ! tests, analysis of variance, or correlation analysis.TABLE V Recovery of varying amounts of cortisol added to pooled plasma CORTISOL ADDED PER SAMPLE (micrograms) 0 0.1 0.2 0.3 Mean (ug/sample).[ 0.061 0.158 0.270 0.384 Standard (example) error| 0.005 0.013 0.008 0.010 Number of tubes.9 10 10 10 % Recovery.\u2014 97 105 108 TABLE VI Plasma corlisol levels (micrograms per 100 ml) in normal old persons and in patient with senile psychosis or psychosis due to cerebral arteriosclerosis MEN WOMEN Normals a) in the community.| 14.5x1.0 (24) 13.1+0 b) institutionalized.| 14.8+0.8 (11) 14.1+0.7 (20: Seniles.15.4+0.9 (34; Arterjosclerotics.13.1+1.4 (11) 17.0 0.7 (10) 16.2+2.7 (6; TABLE VII Amount (micrograms) of corticoids in urine collected during a 6-hour period from old persons, normals and those with an organic psychosis MEN WOMEN Normals.|108.9+16.5 (21) 70.5+6.6 (21, Seniles.| 51.8+20.7 (5) 55.1+13.2 (13) Cerebral Arterio- sclerotics.55.3+15.0 (8) 36.9x15.2 (3) RTS RE ee PO EE dif aa ar the the tr the ve | th thete all andl (fer i ou poke Hing pris Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 RESULTS Age (Table I : ! tests showed that there were no significant differences between men and women as regards age, either in the normals living in the community or those normals who lived in an institution or in the two psychotic groups (P >0.30).Therefore, the data of the men and women of any one group were pooled and analysis of variance conducted on the pooled data.The results showed that there was a significant difference between the groups in regards to age (P < 0.0005).Subsequent analysis showed that there was no significant difference between the institutionalized normal individuals and either of the two psychotic groups (P >0.40).Therefore, these data were pooled and compared with the age of the normals living in the community.A { test showed that the « community » normals had a significantly lower age than that of the other groups (P 0.025).Subsequent ¢ tests showed that the differences were between the normals, whether living in the community or institutions and the psychotics (0.01 > P >0.001), there being no significant difference between the normals whether living in the community or in institution (0.60 > P >0.50), or between the patients with SP and AP (0.90> P >0.80).Time of beginning the urine collection (Table III: There was no significant difference in the time when urine collections were begun in normal men or women (0.80> P >0.70), or in senile men or women (0.60 > P >0.50).However, urine collections were begun significantly earlier in women ADRENAL CORTICAL FUNCTION IN THE PSYCHOSES OF LATER LIFE 129 of the AP group than from men of the same group (0.02> P >0.01).Subsequent analysis of variance showed that there was no significant difference in the time of urine collection from men of the various groups, whether normal or psychotic (0.70> P >0.50).However, in the corresponding groups of women, there was a statistically significant difference (0.025> P >0.01).Further ¢ tests showed that this significance was due to differences between the AP group and the other two groups (P P >0.40).Volume of urine collected (Table IV) : Although there was no significant difference in the volume of urine collected between men and women in the normal group (0.40 > P >0.30), the mean volume collected from female SP patients was less than that collected from the males of the same group, the difference being of borderline significance (0.10> P >0.05), while the corresponding difference in the AP group did, in fact, achieve statistical significance (0.01> P > 0.001), the women again providing the smaller volume.Therefore, separate analyses of variance were done for the men and women and the results showed a difference of borderline significance in the case of the men (0.10> P >0.05) and a highly significant difference in the case of the women (0.005 > P > 0.001).Examination of Table IV showed that the two psychotic groups were providing essentially the same volumes of urine and that any difference that existed between men of the various groups was between the normals and the psychotics ; {test did in fact show a significant difference here (0.05> P >0.02).A similar situation was found to exist in the women, there being no significant difference in the volumes of urine provided by the SP and AP groups (0.40> P >0.30).However, there was a significant difference between the normals and the seniles (0.01 > P >0.001), the seniles providing a lesser volume of urine.Recovery of added cortisol (Table V) : When 0.1 pg of cortisol was added per tube, 979, of it was recovered.When 0.2 or 0.3 ug 130 B.GRAD-V, A.KRAL-R.C.PAYNE - J.BERENSON were added per tube, the corresponding recoveries were 105 and 108%.Therefore, satisfactory recoveries are obtained by the method used in this study.Plasma cortisol and corticosterone (PC) levels (Table VI) : There was no significant difference due to sex in any of the groups in the PC levels (P >0.10).Therefore, an analysis of variance was carried out on the pooled data.The results failed to show a significant difference between the various groups, normal or psychotic (0.20 > P > 0.10).Amounts of corticoïds in urine (UCS) (Table VII): Normal men had significantly higher levels than normal women (0.05 > P >0.02).However, there were no significant differences due to sex in the remaining two groups (P >0.40).An analysis of variance conducted on the data of the men showed an overall difference of borderline significance (0.10> P >0.05).Examination of the data shows that there was no significant difference between the values obtained for the two psychotic groups (P >0.90).However, when a / test was conducted between the normals on the one hand and the pooled data of the two psychotic groups on the other, the values were significant (0.05 > P >0.02), with the normals having the higher values.The same kind of analysis of variance conducted on the data of the women failed to show any significant difference (0.50 > P >0.30).Correlation Analysis : There was a significant positive correlation coefficient between the body weight on the one hand and the amounts of UCS on the other in normal males (r= +0.4687, 0.05> P >0.02), in the combined data of normal men and women (r = +0.3130, 0,05> P >0.02), and in the total population of this study (r=+0.3046, 0.01> P >0.001).There were significant correlation coefficients between the amounts of UCS and urine volumes in the normal females (r = +0.6745, P P >0.001), in the case of all the psycho- Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 tic subjects, whether male or female (r = +0.5937, P < 0.001) and when all the subjects of this study were considered (r= +0.3643, 0.01> P >0.001).Body weight did not correlate significantly with PC values in any of the groups, except in the case of the females and in this instance the correlation coefficient was negative (r= \u2014 0.3045, 0.05 > P >0.02) in contrast to the situation when body weight was correllated with the UCS, where the correlation coefficients were positive.In none of the groups were the PC levels and urinary UCS excretion rates significantly correlated.DISCUSSION Plasma cortisol levels : The dialysis method of Murphy el al.utilized in this study measures cortisol and corticosterone, the chief adrenal corticosteroids in human plasma (2).Murphy et al.have shown that the results for plasma corticoids obtained by this method are similar to those obtained by the method of Nelson and Samuels (14).The values obtained by the use of this method in our laboratory for normal elderly men and women are in good agreement with those reported in the literature (1, 17 and 22), where the methods of Porter and Silver or Nelson and Samuels were utilized.Also, the satisfactory recovery of cortisol added to plasma points to the reliability of the method in our hands (Table V).No reports could be found in the literature on the PC levels in SP or AP patients other than reported earlier by this laboratory (10).The results reported in that paper for 5 men with SP were not significantly different from those reported in the present paper.However, the results reported for 10 women with SP using this method were somewhat higher.The reason for this is very likely due to the fact that in the earlier study the patients were removed from their familiar surroundings in a mental hospital and brought to our laboratory for study, whereas in the present investigation the blood was drawn from them in their usual environment.Presumably, the act of removing them from their familiar environment to a strange one was stressful to the Lito va # femal tobe] den 1 found fan fai il) Te syn the ve sal mot ol The of at lie sen and fi hen.and 16: 4] ent I hoy \u2018und higher din { and 1 9 dorer Us 1 i mi Uf lig \u201cthe Hong Meg buy le fi, I by iz: il qi id no Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 ADRENAL CORTICAL FUNCTION IN THE PSYCHOSES OF LATER LIFE 131 female psychotics at least, and support for this is to be found not only in the elevated PC levels, but also in the lower circulating eosinophil counts found in the patients when removed from their familiar surroundings (9 and 10).It is well known that stress produces a decline in circulating cesinophi! count (23).While in the present study the PC values obtained in SP persons were not significantly different from those found in normals, the values tended to be somewhat higher.This is also true of the women in the AP group, though not of men.The plasma corticoid level can reflect the level of activity of the adrenal cortex inasmuch as the value are generally low in persons with Addison\u2019s disease, whose adrenal cortices are hypofunctional, and high in patients with Cushing\u2019s syndrome or when ACTH is given, under which conditions the gland is hyperfunctional (16).However, this is not always true.For example, estrogen treatment produces increased levels of plasma corticoids without a concomitant increase in adrenal cortical function (19).In this case, the increase is due to higher levels of circulationg cortisol-binding globulin (CBG).The concentration of free cortisol and corticosterone in the plasma is the resultant not only of their production by the adrenal cortex, but also of their distribution into the tissues, their binding by CBG, their metabolism into other compounds and their excretion.Thus, similar differences in plasma level might be due to different causes, and a lack of difference might be due to two or more alterations which balance each other.Therefore, to determine the dynamic relationships of a given hormone in various conditions means determining its production, binding, distribution, and removal.The investigations of which the present study is part are directed towards this end.Urinary corticoids : In their studies on the significance of the UCS, Murphy and Pattee showed that it provided a measure of cortisol and other 11-hydroxylated corticoids in the urine (15).In this connection, Cope and Black concluded that urinary cortisol (5) was the most sensitive test for detecting increased adrenal activity (4).More recently, Mattingly el al.demonstrated that the daily excretion of urinary 11-hydroxylated corticosteroids correlated very well with the cortisol secretion-rate determined by isotopes, and did so better than did the secretion-rate determined by isotopes, and did so better than did the excretion of 17-oxogenic steroids (11).Murphy and Pattee reported values of 240+ 5 and 163+ 63 ug per 24 hours in 7 men and 7 women respectively (15).Most of them were normal elderly persons with a few younger ones, all without obvious illness.Mattingly ef al.reported values of 229 and 178 ug per day of 11-hydroxylat- ed corticosteroids in 21 men and 21 women respectively.His subjects, aged 20 to 70 years, were convalescing hospital patients without endocrine, hepatic or renal disorders.Because their values were expressed per 24 hours and, ours, 6 hours, a direct comparison of values is not possible.However, from the data presented by Pincus (21), it was possible to estimate that the neutral reducing lipids in urine collected 3 to 4 hours following awakening constituted about 359%, of that in the entire 24-hour urine.From these data and from knowledge of the diurnal rhythm in PC levels (12), and their elimination into the urine (18), it was possible to estimate that the 6-hour UCS values of our study are about 509, of the 24-hour ones.On this basis, normal elderly men in the present study would have excreted approximately 218 ug UCS par 24 hours and women about 141 ug in the same time.This compares favourably with the values provided by Murphy el al.(15) and Mat- tingly ef al.(11).Their slightly higher values may readily have been due to the presence in their studies of young individuals who have been shown to have higher values than elderly persons (6).The finding of higher UCS values in normal men than in normal women and psychotic men would, therefore, appear to suggest that adrenal cortical secretion rates were higher in the normal men than in the other groups.This may possibly be related to the fact that the normal men weighed more than did persons in the other groups (Table II).Er a a DE RE EPP E 132 B.GRAD-V.À.KRAL-R.C.PAYNE - J.BERENSON Miynaryk ei al.demonstrated that very obese men had significantly higher cortisol production rates than did normal men (13).Our own data demonstrated that there were significant positive correlations between body weight and UCS excretion rates in normal men, but not in any of the other groups of this study.Moreover, males with SP did not have higher UCS values than SP females, despite the fact that the former had significantly heavier body weights.Another possible explanation for the higher values in normal males than in the other groups was perhaps the presence of urinary testosterone which has been shown to have a moderate capacity for being bound by CBG (5 and 15).However, this seems unlikely in view of the findings by Pincus that in 70-year-old men andogenic activity had decreased by about 70%, from the levels found in young adults (20).Other possibilities for the lower UCS values in patients with organic psychoses are a greater corticoid utilization in these as compared with normal subjects or alternatively the presence of decreased renal function in the psychotics as compared with normals.In the latter case, Murphy and Pattee have shown that patients with renal disease have significantly lower UCS values (15).Our own studies on renal function in elderly patients with SP as compared with normal old people will provide further information in this regard.Constantinides et al.published data on the urinary excretion of 17-hydroxycorticoids in patients with degenerative brain lesions but the statistical significance of their findings could not be assessed from their published data.However urinary corticoid values in 10 patients with SP were somewhat lower and in 8 cases with AP were barely higher than that of normal elderly persons (3).Finally, it should be mentioned that in the women of this study, both normal and psychotic, there was a very high correlation between the level of UCS and the volume or urine collected in the 6-hour period.That is, female subjects who excreted higher UCS values in a 6-hour period did so, not by excreting more concentrated UCS Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 containing urines, but by excreting larger volumes of urine.The same phenomenon was not observed to the same extent in the men of this study.SUMMARY Plasma corticoid levels and urinary corticoid excretion rates were determined in 140 elderly persons, including normal persons (living alone, with relatives or in institutions), senile psychotics (SP), and those with psychosis due to cerebral arteriosclerosis (AP).The following results were obtained : (1) Normal subjects living alone or with relatives were slightly but significantly younger than the other subjects.There were no significant age differences between the remaining groups.(2) The men weighed significantly more than the women and normal men reliably more than psychotic ones.Differences in body weight between the psychotic groups were not statistically significant.(3) Urine collections were made at essentially the same time in all groups, except in the 3 female AP patients, in whom collections were made slightly but significantly earlier.(4) Psychotics excreted significantly lower volumes of urine than normals.There was no reliable difference between the psychotic groups in this respect.There were no significant differences between the sexes in the normal or SP groups, but the AP women excreted significantly lower volumes than AP men.(5) There were no statistically significant differences in plasma corticoid levels between normal and psychotic persons or between men and women, normal or psychotic.(6) Normal men had significantly higher excretion rates of urinary corticoids (UCS) than psychotic men, and while a similar tendency was observed in women, the differences were not statistically significant.Normal men also had significantly higher UCS values than normal women.(7) Significant positive correlations were found between body weights and UCS excretion rates Lidl ik nie mm all th The La le de co grou some wif Télé nity Tee Ménta 2 lourds kg Talag sen ie Sup aid der A, Is tril wit ely than Li ' ok 5 10 op ia y SP als Laval Médical Vol.37- Fév 1966 ADRENAL CORTICAL FUNCTION in the following groups : (a) normal men, (b) normal men and women considered as one group, (c) all the 140 persons in this study.The implications of these findings are discussed.RÉSUMÉ La concentration de corticostéroïdes dans le plasma sanguin et les taux d\u2019excrétion urinaire des corticostéroïdes (CS) furent étudiés chez un groupe de 140 personnes âgées, incluant des personnes apparemment normales et des malades souffrant de psychose sénile (PS) ou de psychose reliée à l\u2019artériosclérose cérébrale (PAC).1.Les sujets normaux ne vivant pas dans des institutions étaient statistiquement, quoique légèrement, plus jeunes que les autres groupes expérimentaux.2.Les hommes étaient statistiquement plus lourds que les femmes, ainsi que et avec constance, les sujets normaux par rapport aux groupes de malades.Il n\u2019y avait pas d\u2019autres différences significatives de poids entre les divers groupes.3.Les échantillons d\u2019urine furent prélevés essentiellement aux mêmes heures chez tous les groupes sauf chez les femmes souffrant de PAC où les prélèvements furent effectués un peu plus tôt (différence statistiquement significative avec les autres groupes).4, Le volume d\u2019urine des malades était significativement moins élevé que celui des sujets normaux.Aucune différence sous ce rapport fut constatée entre les sexes dans les groupes normaux mais les volumes d\u2019urine des femmes PAC furent statistiquement moins élevés que ceux des hommes du même groupe.5.Aucun différence significative ne fut enregistrée dans les concentrations de cortisol du plasma entre les normaux et les malades ou entre les sexes.6.Les taux d\u2019excrétion urinaire des CS furent plus élevés chez les hommes normaux que chez les malades du même sexe.Une telle tendance fut aussi observée chez les femmes mais ces différences expérimentales ne sont pas statistiquement significatives.De plus, ce taux chez les hommes dans les groupes de normaux fut statisti- IN THE PSYCHOSES OF LATER LIFE 133 quement plus élevé que celui des femmes des mêmes groupes.7.Une corrélation positive fut établie entre le poids des individus d\u2019une part et les taux d\u2019excrétion des CS dans l\u2019urine d\u2019autre part.La discussion porte sur les implications de ces résultats expérimentaux.REFERENCES 1.Briss.E., SANDBERG, À.Â., NELSON, D.H., and Erx- NEs, K., The normal levels of 17-hydroxycorticosteroids in the peripheral blood of man, J.Clin.Invest.32 : 818, 1954, 2.BusH, 1.E., 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L.TETREAULT,2 P.MARTEL,* L.BRIEN \u2018 INTRODUCTION Les observations cliniques faites dans des unités de soins psychiatriques intensifs laissent croire qu\u2019une proportion importante des femmes présentant des troubles émotionnels, névrotiques ou psychotiques, ont subi une hystérectomie dans les années précédant leur hospitalisation.Patterson et coll.(8) ont calculé que 14 pour cent de leurs patientes avaient été ainsi opérées et que ce pourcentage était plus élevé que celui de la population générale des États-Unis où il n\u2019atteint que 10 pour cent.Un sondage rapide fait à l\u2019Institut Albert-Prévost montre qu\u2019au mois d\u2019avril 1965, sur 88 malades de sexe féminin 13 des 65 femmes mariées ont été hystérectomisées, ce qui représente 20 pour cent de ce groupe et 14,8 pour cent de la population des femmes hospitalisées à cette époque.La perte de l'utérus peut représenter un traumatisme psycho-affectif aussi important que la ménopause qui marque la fin de la vie génitale reproductive de la femme et le début de la période d\u2019involution.Les premières observations retrouvées à ce sujet datent de 1890.Krafft-Ebing (5) affirmaient en effet que les interventions sur le système génital , * Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, a Québec, les 21 et 22 mai 1 .1.Psychiatre, directeur du Service des recherches, Institut Albert-Prévost.Professeur agrégé de psychiatrie et associé de recherches du Département de pharmacologie, Faculté de médecine, Université de Montréal.2.Pharmacologue, assistant-professeur de pharmacologie Faculté de médecine, Université de Montréal.Consultant en recherches, Institut Albert-Prévost.3.Psychiatre, surintendant médical, Hôpital Saint-Charles de Joliette.+.Résident en psychiatrie, Institut Albert-Prévost.de la femme étaient plus souvent suivies de psychose que toutes les autres opérations.Linde- mann (6), Miller (7) et Doyle (4) constatent dans des travaux indépendants un taux élevé de troubles émotionnels variant de la dépression légère à la psychose en comparant la chirurgie abdominale basse à la chirurgie abdominale haute.Par ailleurs Stengel, Zeitlyn et Rayner (10) notent que la fréquence des psychoses postopératoires aug- En 1961, Ackner (1) dans une enquête « prospective » effectuée sur un échantillon de 50 malades et s'étendant sur une période de six mois seulement constate une amélioration de la personnalité, une meilleure adaptation sexuelle ainsi qu\u2019une perte de la peur de la grossesse chez 60 pour cent des opérées ; mais pendant une si courte période il remarque déjà des résultats mauvais chez 30 pour cent des femmes : détérioration de l'humeur, perte d\u2019énergie, inadaptation sexuelle, sentiment de diminution causé par la stérilité.Parmi ces dernières, 85 pour cent souffraient d'instabilité émotionnelle préopératoire ; une telle instabilité ne fut constatée que chez 55 pour cent des femmes améliorées par l\u2019opération.L'âge moyen au moment de l\u2019hystérectomie pour ce groupe était de 36,5 ans.Deux d\u2019entre nous (3) ont conduit en 1961 une étude descriptive qui avait souligné certaines tendances, soit la forte proportion de réactions névrotiques d\u2019allure hystérique, le nombre réduit de grossesses et la possibilité que l\u2019hystérectomie puisse être une méthode anticonceptionnelle socialement acceptable dans notre milieu.Nous n\u2019avons retrouvé qu\u2019un seul travail, celui de Patterson et Craig (8), dans lequel les auteurs mente avec l\u2019âge. Laval Médical 136 J.-M.BORDELEAU - L.TÉTREAULT - Pierre-G.MARTEL - Louis BRIEN Vol.37 - Fév.1966 prétendent que sur 100 malades, toutes à l\u2019exception d\u2019une sont indemnes de troubles psychiatriques Asszl et Avrouskine (2) ainsi que Richou et Dachary (9) insistent sur le rôle essentiel du terrain.MÉTHODES Ce travail consiste en une enquête rétrospective portant sur un groupe de 41 femmes hystérecto- misées, mariées, canadiennes-françaises, catholiques, hospitalisées à l\u2019Institut Albert-Prévost, pour divers troubles psychiatriques.Notre échantillon fut constitué par des malades qui répondaient aux critères ci-haut mentionnés au fur et à mesure de leur admission dans le Service de recherche de l\u2019Institut.Nous acceptons comme postulat que ce groupe de malades forme un échantillon représentatif de la population des femmes hystérectomisées admises à notre hôpital.L'information recherchée a été recueillie par une entrevue psychiatrique.L\u2019observateur devait ensuite remplir un questionnaire dans lequel les réponses étaient quantifiées.Les données, transposées sur cartes perforées, furent analysées selon le type de leur « quantification » par des méthodes statistiques non paramétriques ou paramétriques.Nous avons groupé nos résultats en trois catégories : 1° description statistique de la population ; 2° étude de corrélation entre un caractère quantitatif et un caractère qualitatif ; 3° étude d\u2019association entre un caractère qualitatif et un autre caractère qualitatif.RÉSULTATS ET DISCUSSION 1.Description statistique de la population (la- bleaux I, II, III et IV): Le premier tableau réunit les données quantitatives obtenues.Lors de notre enquête l\u2019âge des patientes variait de 27 à 65 ans et leur âge moyen était de 46,3 ans.L\u2019erreur type de cette moyenne mesurant la précision de l\u2019estimé de la moyenne de la population est de 1,5 an.La moyenne d'âge à l\u2019hystérectomie était de 34,2 ans, le nombre moyen de grossesses de 4,0 et le nombre moyen de grossesses incomplétées de 0,8 (tableau I).TABLEAU I Données quantitatives recueillies É INTERVALLE CARACTÉRISTIQUES MOYENNE ERREUR CART DE TYPE TYPE VARIATION Age actuel (années).46,3 1,50 9,49 27 - 65 Age a I'hystérectomie.34,2 1,09 6,91 22 \u2014 48 Grossesses,.0.4,0 0,54 3,42 0-14 Grossesses incomplétées.0,8 0,84 5,31 0-14 Le reste de notre description statistique porte sur des données nominales, c\u2019est-à-dire des caractères qualitatifs.La fréquence de chaque caractère est indiquée en valeur absolue et en pourcentage.Un intervalle de confiance à 95 pour cent accompagne chaque pourcentage.Le risque d\u2019erreur est inférieur à cinq pour cent quand nous affirmons que le pourcentage de la population se situe dans cet intervalle.Avant l\u2019hystérectomie, 16 femmes sur 41, soit 39 pour cent, redoutaient une grossesse éventuelle (tableau II.Cette proportion n\u2019est qu\u2019un estimé du pourcentage réel de la population qui peut varier de 23,8 à 54,2 pour cent.Les malades, dans une proportion de 19,5 pour cent, jugeaient l\u2019opération évitable.Les malades souffraient de névrose ou de psychose dans une proportion de 80,5 et de 19,5 pour cent.Parmi les autres données nous retenons que seulement 22 pour cent des femmes avaient un orgasme fréquent et que la moitié d\u2019entre elles acceptaient la vie génitale comme un devoir.L\u2019absence de chevauchement des intervalles de confiance pour les névroses et les psychoses nous permet d\u2019affirmer avec un risque d\u2019erreur de cing pour cent que les névroses sont significativement plus fréquentes que les psychoses dans notre population (tableau II).Selon l\u2019opinion des patientes après l'opération il y aurait eu détérioration de la personnalité dans 63,4 pour cent des cas, siaiu quo dans 24,4 pour cent et amélioration dans seulement 12,2 pour cent des cas.Il existe une différence significative entre la fréquence de détérioration et de siaiw quo et la fréquence d\u2019amélioration et de détérioration.\u2014 [3.00 Va.Si- Après | gta alley tiny By ig j Porgy nl gi ith Wn ig \u201cOy Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 HYSTÉRECTOMIE ET TROUBLES PSYCHIATRIQUES 137 TABLEAU II Quelques caractéristiques avant et après l\u2019hystérectomie EFFECTIF EFFECTIF SNTERVALLE CARACTERISTIQUES \u2014 \u2014 pe (N=4D) {en pourcentage) (coefficient de risque: 0,05) Grossesse redoutée.,.16 39,0 23,8- 54,2 AVANT HYSTÉRECTOMIE.\u2014\u2014 Hystérectomie évitable selon la patiente.\u2026.8 19,5 7,1-31,9 NéVrose.22200 02 LL aa ane are ee 33 80,5 68,1 \u2014 92,9 Psychose.oii 8 19,5 7,1-31,9 Inexistant ou rare.19 46,3 30,7-61,9 APRÈS HYSTÉRECTOMIE.Orgasme.Occasionnel.13 31,7 17,1 \u2014 46,3 Fréquent,.9 22,0 9,0-35,0 Vie génitale = devoir,.20 48,8 33,2 \u2014 64,4 | Vaginisme.8 19.5 7,1-31,9 Après l\u2019hystérectomie les modifications de la vie génitale ne sont pas significatives entre elles.Par ailleurs, 56,1 pour cent des malades ont souffert d\u2019un syndrome ménopausique important alors que 26,8 pour cent n\u2019en ont pas eu.Cette différence est significative (tableau III).Parmi les 33 patientes névrotiques, 25 souffraient de réaction dépressive ; quatre, de réaction phobique ; deux, de réaction obsessionnelle ; une, de réaction de conversion et la dernière, d\u2019alcoolisme.Dans cette population névrotique la fréquence de réaction dépressive varie de 60,8 pour TABLEAU III Evolution de la personnalité, de la vie génitale et du syndrome ménopausique après l\u2019hystérectomie _ EFFECTIF EFFECTIF INTERVALLE DE CONFIANCE CARACTERISTIQUES \u2014 \u2014 \u2014 (N=41) (en pourcentage) (coefficient de risque : 0,05) Détérioration.26 63,4 48,4 \u2014 78,4 PERSONNALITÉ .ce Statu quo.10 24,4 11,0- 37,8 (posthystérectomie) Amélioration.5 12,2 2,0- 22,4 Détérioration.15 36,6 21,6-51,6 VIE GÉNITALE 111155 Statu quo 15 36,6 21,6- 51,6 (posthystérectomie) Amélioration .\u2026 11 26,8 13,0- 40,6 Absent.11 26,8 13,0- 40,6 SYNDROME MENOPAUSIQUE.Peu important.7 17,1 5,3\u201428,9 (posthystérectomie) Important 23 56,1 40.7 \u201471,5 DOS RE EE DO OT ES PRE EEE I I SIR TR EEE Laval Médical 138 J.-M.BORDELEAU - L.TÉTREAULT - Pierre-G.MARTEL - Louis BRIEN Vol.37- Fév.1966 TABLEAU IV Classification des névroses N NOMBRE POURC INTERVALLE DE CONFIANCE DIAGNOSTIC OMBRE TOTAL OURCEN- \u2014 DE CAS DE CAS TAGE (coefficient de risque : 0,05) Réaction dépressive .25 25 75,8 60,8 -90.8 Réaction phobique ~~.4 ) Réaction obsessionnelle compulsive 2 NÉVROSE.\u2014 8 24 2 9,2-39.2 Réaction de conversion.1 Alcoolisme.AU CL 1 Total .Ce Co 33 33 100,0 \u2014 -\u2014 ee -\u2014 cent à 90,8 pour cent.Par ailleurs la fréquence TABLEAU V de tous les autres diagnostics pris ensemble va de 9,2 pour cent à 39,2 pour cent (tableau IV).Cette différence entre proportions, hautement significative, n\u2019est peut-être pas spécifique aux patientes hystérectomisées.Elle peut aussi s\u2019expliquer par la facilité avec laquelle le diagnostic de réaction dépressive névrotique est posé ou encore par la grande fréquence de ces réactions dépressives chez toutes les femmes hospitalisées à l\u2019Institut Albert- Prévost.2.Corrélation caractère quantitatif \u2014 caractère qualitatif (tableaux V, VI et VII) : Que les malades soient névrotiques ou psychotiques leur âge à l\u2019opération est sensiblement le même.Au moment de l\u2019enquête par contre les femmes psychotiques sont significativement plus âgées que les névrotiques (tableau V).Cette constatation pourrait suggérer une continuité de la névrose à la psychose si l\u2019hystérectomie joue un rôle pathogénique réel.Elle pourrait aussi bien ne refléter que la distribution d\u2019âge de la population en général en fonction du diagnostic psychiatrique.Il n\u2019y a pas de corrélation significative entre d\u2019une part l\u2019âge à l\u2019hystérectomie et d\u2019autre part la crainte de la grossesse, l'opportunité de l\u2019opération telle que jugée par la patiente, les variations Age à l\u2019hystérectomie chez les névrosées el les psychosées AcE moyen (années) GROUPE F r CHEZ LES CHEZ LES NEVROTIQUES PSYCHOTIQUES (N =33) (N=8) Age à l'hystérectomie.34,0 34,9 0,10 mn Age lors de l'enquête.32,1 50,0 4,91 ri évitable et les huit patientes qui émettent des éprouve.ga | qu 5 TABLEAU VII le AE Nombre de grossesses par rapport à quelques caractéristiques i TT = ~ 4 5 T _ NOMBRE MOYEN > ; CARACTÉRISTIQUES EFFECTIF DE GRossESSES F I sir \u2014= \u2014\u2014 em i Oui.20 3,9 | Lë VIE GENITALE=DEVOIR.Ce 0,07 | 1,8 ; | Non._ 21 4,2 geo _ | ] { Inexistant, rare ou occasionel.32 3,3 | 24 ORGASME.LL © .7,15 < 0.05 i te Fréquent.9 6,6 olf BEvitable.8 3,9 HYSTÉRECTOMIE JUGÉE PAR LA PATIENTE.\u2014\u2014 0,03 ILS pu Inévitable.33 4,1 : qu ! (6) Laval Médical Lu 140 J.-M.BORDELEAU - L.TÉTREAULT - Pierre-G.MARTEL - Louis BRIEN Vol.37 - Fév.1966 va TABLEAU VIII Quelques caractéristiques selon qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une névrose ou d\u2019une psychose à DIAGNOSTIC 3 CARACTERISTIQUES | NEVROSE PSYCHOSE | x?\" § 8 | Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage 2 de cas de cas i a \u2014 \u2014 \u2014 2 - _ 8 Bvitable.0 24,2 0 0 -\u2014 HYSTÉRECTCMIE JUGÉE PAR LA PATIENTE.\u2014\u2014- _ 1,496 0.x, i i Inévitable.25 75,8 8 100 res 4 | Détérioration., 22 66,7 4 50 | \u2014 PERSONNALITÉ POSTHYSTÉRECTOMIE,.\u2014\u2014 0,814 |; ns, i { Stalu quo ou amélioration.11 i 33,3 4 50 on TOTAL.1112 ote a ea ee LL Le Lea 4 33 100 8 100 | - i - \u2014 oT TTT TT - 0 TT - TT 7 9; | ( TABLEAU IX ol [Mag Influences de certains caractéres sur la conception de lu vie génilale | VIE GÉNITALE = DEVOIR 1 CARACTERISTIQUES ou Nos x p Gin i Ti 4 Sombre Pourcentage Nombre Pourcentage fem i > > CT EE - \u2014 tp; i | Inexistant, rare ou ji: (mcasme occasionnel.1 20 loo no 57,1 020 : : .\u2019, .# | d\u2019une part, l\u2019opinion de la malade sur l'opportunité Toutefois cette opinion des malades est en corré- I , ., .PI .2,8 Ri de l\u2019hystérectomie et, d\u2019autre part, la crainte dela lation avec les variations de leur vie génitale post- n i grossesse, les variations de la personnalité et I'im- hystérectomie (p AVERAGE TOTAL TARGET SYMPTOM RATING SCORES 1 1 | 1 i 1 i 1 L 0 2 6 10 2 6 10 Time in weeks Figure 1.\u2014 Average total target symptom rating scores of haloperidol (.) and butaperazine (\u2014) in Phase | and Phase Il of the study.3.Conditioning battery findings : Fourteen patients were assessed on the Verdun Conditioning Battery and the significance of the changes (all decreases) from the first to the second testing are shown in Figure 2.Thus, a significant decrease in the frequency of occurrence of the orienting and conditional response was seen with haloperidol, while butaperazine showed a significant decrease only in the frequency of the conditional response.There was also a significant decrease in the amplitude of the conditional and unconditional responses in patients receiving haloperidol.Low vas SIGNIFICENCE > LEVEL én Pan Dire That y Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 BUTAPERAZINE AND HALOPERIODL : A COMPARATIVE TRAIL 145 FREQUENCY AMPLITUDE © 001 fF 0,0! } Zz 8 oo2f 0,02 | w = 003 - 0,03 + © 9 004} 0,04 + uw © 0,05} 0,05 | U NS N.y N.S ry > AA, VA A YZ VIENS EN NE / J / 4 NE NW OO wy By 7 A EN M 12 À OR CR URc URo OR CR URc URD Figure 2.\u2014 Changes in OR, CR and UR, effected by the two drugs.Legend: B.: Butaperazine ; CR.: Conditioned response; H.: Haloperidol; OR.: Orienting response; SUMMARY Twenty chronic psychotic patients were included in this double-blind, cross-over study of buta- perazine and haloperidol.The dosage of buta- perazine ranged from 15 mg.to 45 mg.daily, and that of haloperidol, from 6 mg.to 18 mg.daily.Psychotic symptomatology improved markedly with the higher dosages of both drugs although haloperidol appeared to effect significant improvement more rapidly (after 7 weeks of administration) than butaperazine (after 9 weeks).At the lower dosages, both drugs maintained improvement.Patients were also assessed on a conditioning battery and although haloperidol seemed to have a stronger effect on the conditional reflex behavior, this was not reflected clinically.Side effects (mainly extrapyramidal symptoms) were noted in fourteen of the twenty patients and were more frequent with haloperidol than buta- perazine at the higher dosages although there was URc.: Unconditioned response during conditioning ; URd.: Unconditioned response during differentiation.no difference between the drugs at the lower dosage range.REFERENCES J, BAN, T.A, CHoI, S.M., and LEE, H,, Differential conditioning in organic and functional psychoses, Proceed.First International Congress of Social Psychiatry, London, England, August 17 to 22, 1964.(In press.2.BisHop, M.P., GALLANT, D.M., NESSELHOF, W., Jr., ef al.A controlled evaluation of butaperazine in chronic schizophrenic patients, Dis.Nere.Syst., 25 - 674, (Nov.1964.3.COHEN, S., Butaperazine in chronic schizophrenia, Mind.2 : 267, (Sept.) 1964.{.LEHMANN, H.E., and Bax.T.A.(editors), The butyro- phenones in psychiatry, First North American Symposium organized bv Québec Psychopharmacological Research Association, (Oct.) 1964.LEHMANN, H.E., Ban, T.A, MATTHEWS, V,, and GAR- cia-RiLL, T., The effect of haloperidol in acute schizophrenic patients.A comparative study of haloperidol.chlorpromazine and chlorprothixene.The butyro- phenones in psychiatry, First North American Symposium organized by Québec Psychopharmacological Research Association, (Oct.) 1954.6.SHARPLEY.P., HEINSTAD, G., and ScHIELE, B.C.Comparison of butaperazine and perphenazine: a double- blind controlled study, Psychopharmacologia, 5 : 209, 1964.Ur SOME ISSUES IN FAMILY THERAPY *1 In the Section of Family Psychiatry at the Jewish General Hospital our emphasis is always on the family as a unit.Our primary therapeutic tool is the conjoint family interview in which the therapist interviews the whole family together.However, we maintain a flexible approach which may utilize individual, group, drug or other physical therapies as required, concurrently with conjoint family interviews.One of the basic hypotheses underlying conjoint family treatment is the concept of the family as a homeostatic unit.In any given family all members attempt to achieve the most complete fulfillment of their own needs and a homeostatic equilibrium unique to each family grows out of the interplay of the following forces : 1) Individual strivings, 2) the ongoing transactional patterns in the family, and 3) socio-cultural forces.The process of achieving and maintaining equilibrium may be understood from a number of conceptual vantage points.Two which we find most helpful are psychoanalytic dynamics and learning theory.Dynamic concepts of psychoanalysis contribute to our understanding of the motives underlying the interactional pattern in * Presented at the First Annual Convention of the Québec Psychiatric Association, Québec City, May 21-22, 1965.+ This article has been based on investigations aided by grants from Foundation\u2019s Fund for Research in Psychiatry and the Laidlaw Foundation.1.Psychiatrist-in-Chief and Director of Research, Department of Psychiatry, Jewish General Hospital, Montréal.Associate Professor, Department of Psychiatry, McGill University, Montréal.2.Associate Director of Research, Department of Psychiatry, Jewish General Hospital, Montréal.Assistant Professor, Department of Psychiatry, McGill University, Montréal.3.Assistant Director of Research, Department of Psychiatry, Jewish General Hospital, Montréal.Lecturer, Department of Psychiatry, McGill University, Montréal.SP RD RO BT OUT RT RIP Ft aT FAN I FEA Fras N.B.EPSTEIN, m.D.,! J.J.SIGAL, Ph.D.\u201d V.RAKOFF, M.B., F.R.C.P.(C).* the family and the intrapsychic consequences of this interaction.Learning theory contributes to our understanding of : 1) How each member of the family attempts to mould the behaviour of the others in such a way as to achieve maximal gratification of his needs ; and, 2) how, in turn, the needs of the individual are moulded by family interactions.Through a series of rewards and punishments all members of the family are continually engaged in trying to shape the behaviour of other members.The methods vary from member to member and family to family and generally proceed without the members being aware of the process.Parental interactions and personalities are likely to be the dominant influences in shaping family organization and function.Some examples of these reward and punishment systems follows : 1.À father who has always had difficulty with the women in his family of orientation, subtly rewards aggressive behaviour of his son towards his daugther, by smiling or by delaying punishment.In doing so, the father tacitly encourages the boy to continue his aggression, thereby satisfying his own wishes which, in time, also become the son\u2019s.2.Under the guise of concern for his physical welfare an anxious mother actively discourages her son from participating in appropriate masculine behaviour.She withholds approval from athletics and responds with warmth and love only when he plays with dolls or stays near her Lait vs fe that The The lis lle The char the at 0.Cl.«of the quil qe jar Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 in the kitchen.This boy quickly gets the message that he will only have mother\u2019s love and approval if he gives up his masculine striving.These examples are relatively simple.Family life is much more complex and usually involves all members.GENERAL TECHNIQUE The goal of conjoint family therapy is to bring characteristic reward and punishment systems to the attention of family members.At the same time they are helped to develop more adaptive patterns of interaction.The therapist should be an active catalyst stimulating typical interactions in order to bring them to the awareness of the family as they occur.In individual therapy the therapist has two principal sources of information : 1) The patient\u2019s reports ; and, 2) transference behaviour.In conjoint family therapy the therapist need not rely exclusively on such indirect and potentially distorted information.The drama of family life is plaged out before the eyes of the therapist and the family members, and interpretations are made on the basis of behaviour seen by all.As a result the impact tends to be greater and intellectualization becomes very difficult.ISSUES There are a number of interesting issues which arise in the practice of family therapy.For the purposes of this paper, we have selected two for detailed discussion.A.Family secrets : À frequently proposed objection to the conjoint interview is that the children may be harmed should they be exposed to material detrimental to the image of the parents.From their pooled experience, the authors have had considerable difficulty in finding examples where this might in fact have happened.There seem to be very few « secrets » in a family.The children are usually aware of most aspects of their parents\u2019 lives and relationships, sometimes even the intimacies of (7) SOME ISSUES IN FAMILY THERAPY 147 their sexual life.The problem is not simply one of revealing or labelling so-called secrets but the clear exposure of distorted transactions and of the effects of personality defects on the family\u2019s functioning.Whatever the nature of the problem exposed, the children would have had to cope with it on one level or another throughout their lives.The open discussion of material allows the child to deal more adequately with those parental weaknesses which threaten his integrity.Realistic coping mechanisms replace diffuse anxiety once the threat is identified and defined.Of course, the reaction of a child to a given problem depends on the life stage.Infants and latency children, for example, may frequently « not understand » much of the material which could be of importance to the adolescent.While not accepting evasive manceuvres and attempts at manipulation, the therapist will use all his skill to keep difficult communications within the boundaries of tact and ordinary humanity.For example, in the presence of the children, he will deliberately avoid eliciting material related to the sexual life of the parents.However, should this material emerge spontaneously, he may steer the interview in other directions.Certain sexual material is, naturally discussed in family sessions.When necessary, he does not hesitate to see the parents without the children in order to deal with the more intimate aspects of their relationship.The following clinical examples will serve to illustrate the relatively untraumatic results of frank discussion of « forbidden » issues and the potentially beneficial effects of such discussions : 1.Throughout a diagnostic interview the parents alluded to a crucial secret in the life of the father.They attributed all the family\u2019s difficulties to this.On a number of occasions the secret was almost disclosed and then seductively withheld.The parents protested that the revelation in the children\u2019s presence would be too destructive.After many preliminaries and much probing the secret emerged : the father had been disowned in his father\u2019s will.During the reading of the will 148 N.B.EPSTEIN - J.J.SIGNAL - V.RAKOFF in which he had been left the proverbial dollar he had felt himself humiliated.He attributed his chronic failure and defeat to that incident.Following this revelation, the children said that they had known this all along and had in fact talked about it in the family.Revelation of this « secret » opened the way to supportive moves by the children and to exploration of the true reasons for father\u2019s feelings.2.A case came to therapy because the parents had difficulty in controlling their pubescent son.His infantile, demanding, manipulative behaviour was reinforced by mother\u2019s martyr-like overpro- tection.During the course of therapy it was pointed out that father had behaved in an almost identical fashion early in marriage.The interpretation was made that mother needed to have an infantile demanding manipulative son and when the father had refused to continue playing this role, the son was «pressed into service ».The two children of the family were present when father\u2019s infantile behaviour, which included repeated suicidal threats was revealed.Neither the children nor the parents were upset by this revelation.It was in fact followed by an improvement in the relationship between father and son.3.Members of a multi-problem family constantly disparaged father for his unusual working hours and habits.The parents had never revealed to the children the true nature of father\u2019s occupation, that of a professional gambler.At one point during family therapy the parents were encouraged to reveal this fact to the children.Instead of the traumatic effect expected by the parents, the children responded very positively.They gave father the sympathetic respect he needed when his position was explained.B.Transference and counter-transference : The second question we wish to discuss is the problem of transference and counter-transference phenomena in family therapy.The problem is usually phrased in the following terms : The family therapist is more active and exposes himself more than is common in individual pia Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 therapy.He ceases to be the hypothetical non- revealing screen.His excessive involvement interferes with the purity of the transference phenomena he observes and could also give rise to counter-transference difficulties.Meaning of transference: To approach this problem we must first turn to an examination of what is meant by «transference ».Freud (1) defined transference as reacting to people, not in terms of what they are, but as if they were significant figures from one\u2019s past.Glover (2) has emphasized that Freud did not limit this definition to reactions that occur only in relation to a therapist.Transference reactions happen in relation to anyone with whom one may be interacting at any time.What we see going on in a family\u2019s current interaction is to a large degree a system of mutual intrafamilial transferences, built on the complex history of the family.Transference phenomena during conjoint family therapy appear not only in relation to the therapist but to all participants in the treatment.(It is essential to note that, for the children the other participants are those responsible for generating their transference reaction patterns.) These phenomena may also be understood from other points of view : 1.In learning theory terms transference phenomena may be formulated as learned behaviour « sets » ; i.e.readiness to react in a fixed way to any number of similar situations.At vital stages in his life the individual learns how to respond to people in his environment.This involves both the perception of the others and an expectation of how they will behave towards himself.In later life the pattern is taken into all new encounters.It would appear that in addition to the purely learned perceptual element of the consistent expectation there is a biological phase-specific element.The individual therefore both learns what to do in any new situation and brings to it the particular needs consistent with his life stage.Seen in this light, transference may be considered to be a biological-developmental and a learning- perceptual phenomenon.Létés vi La mpl Aq ot id al ment ae ate his fa Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 2.In adaptational terms transference behaviour implies the consistent use of adaptive patterns acquired in the individual\u2019s earliest relationships to the most important figures in his life, namely, the family members.He responds to all situations with this relatively fixed arma- mentarium.The treatment situation is one such encounter, and he uses his characteristic pattern with the therapist and the members of his family.A common feature of all the above formulations is the distortion of behaviour and perception in « here and now situations » as a result of formative relatively consistent experiences with vital figures in the past.Clinical considerations : In family therapy, the major area of difficulty of the patient, the family, is brought into the treatment process.We do not deal with reports of the problem, but with actual specimens of characteristic behaviour.Interpretations can be vividly related to things happening at the moment of interpretation.The patient\u2019s distorted reporting of events is corrected by other members of the family, and the therapist does not have to wait for the gradual emergence of implicit clues.He can interpret without the problems of inaccuracies of reporting or of inferences from transference behaviour directed only towards himself.We believe that because of his lesser importance as a transference figure the therapist is freer to make important and perhaps difficult interpretation.When transference reactions do occur, they are dealt with in the normal fashion.The active role of the therapist does not imply abandoning any of the disciplines which he has learned in his dealing with individual patients.This is not an entirely new kind of therapy ; it is an adaptation of clinically tested techniques to the family situation, to the reality and to the reported phantasy of the patient's life.It has been well demonstrated in the group therapy of alcoholics, homosexuals and drug addicts, who in a sense constitute a family (they know the rules of the game among themselves) that they accept interpretations far more readily dd dete niMUtLR ALLL Sa I cM Md SOME ISSUES IN FAMILY THERAPY 149 from fellow members of the group, than from the outsider therapist.It is, therefore, a function of the therapist's skill to allow each member of the group \u2014 in this case the family \u2014 to become an ancillary therapist.However, he maintains his vigilance and never allows this person to become a « pseudo- therapist » and so lose his place as a member of the group.There is only one « participant observer » in the family therapy, namely the therapist.Some examples of the handling of transference phenomena in family therapy follow: 1.There is a consistent and constant mutually seductive, « joking relationship » between father and teenage daughter in the family.The goal is mutual control.During the course of family sessions the girl attempts to reproduce this relationship with the therapist (who is male).The therapist is able to make an interpretation of this behaviour when it occurs in relation to him and connect it to similar behaviour in relation to her father.2.The following is an example of the way in which a member of the family may interpret the transference : The father had been discussing at great length how he heaped abuse on his mother when he was a young boy because of the way she had treated him.He concluded his story by saying : « Now it doesn\u2019t bother me any more.» His wife replied : « No, now you treat me as if I were your mother.» Counter-transference : The issue of counter- transference phenomena is important.First we would like to lay to rest the myth of the blank- screen therapist.Alexander and his group (3) have clearly demonstrated that even the analyst working with the patient on the couch, is anything but a neutral figure.He is actively involved in the therapeutic process and reveals his personality characteristics no matter how neutral he may try to appear.The therapist in individual therapy, and the therapist in family therapy differ only in their 150 N.B.EPSTEIN - J.J.SIGNAL - V.RAKOFF overt behaviour.Both attempt to elicit material from the patient (or patients) without unwarranted or distorted insertion of themselves into the therapeutic process.It is in the nature of the difference between the group and individual situations that the group demands and allows more active effort by the therapist in stimulating significant behaviour.He is in effect dealing with situations developing between at least three people, rather than a relationship with one other person.His function is to generate activity amongst the members of the family and to use this generated activity as the material for his interpretations.Nevertheless, we have noted in our work a particular trap in family therapy, in which the unwary family therapist is likely to be caught.He may be drawn into playing the transactional game according to the family\u2019s rules.He then loses his distance from the family as a patient group, and begins to function as if in fact he were a member of the family.He denies the same things, displaces in similar ways, gets involved in family arguments and intellectual discussions, etc.When a therapist finds himself acting as a family member rather than as a therapist, he can make use of this behaviour.We have frequently pointed this out to families by saying : « Look, you have even forced me to behave like mother (or father, or one of the children).You have sucked me in and for a moment I hadn\u2019t realized it.» In this paper we have elaborated on two issues frequently brought into question during scientific discussion of the method of conjoint family therapy as practised in our hospital.We intend this to be the first in a series of such papers in which we shall examine and discuss many other significant features of this therapeutic approach.RE ptit da ee pet MO ET AN Ra 1 Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 RESUME L\u2019interaction familiale se maintient à un certain niveau d\u2019opération par l\u2019interjeu des besoins personnels, des modes de communication familiaux de même que par les pressions socioculturelles.Les théories psycho-analytiques aident à saisir l\u2019importance de la motivation tandis que la théorie de l\u2019apprentissage sert à apprécier les moyens utilisés pour obtenir et conserver l'équilibre.La thérapie familiale dans laquelle le thérapeute reçoit en entrevue la famille comme groupe, permet l\u2019observation directe des moyens utilisés par chacun des individus pour amener les autres membres du groupe à agir de manière à maintenir l\u2019équilibre.Au cours de lentrevue, le thérapeute peut faire les interprétations susceptibles d\u2019éclairer les membres de la famille sur leur mode de communication et cela au moment même où l\u2019action se passe.Il en résulte, contrairement à ce que l\u2019on pense parfois, que l\u2019étude des forces et des faiblesses parentales faite en présence des enfants ne saurait présenter de sérieux dangers.En effet, l'expérience prouve que cette façon de procéder permet une plus grande cohésion familiale de même qu\u2019une adaptation plus réaliste des enfants aux problèmes existants.Les problèmes de transfert et de contre-transfert qui naissent souvent en thérapie individuelle peuvent être solutionnés plus facilement en thérapie familiale à cause des efforts actifs de tous les participants à résoudre les conflits de la famille et d\u2019arriver à une adaptation plus appropriée.REFERENCES 1.FREUD, A., The dynamics of transference, in Collected Papers, Vol.II, Hogarth Press, London, 1956.2.GLOVER, E., The technique of psychoanalysis, Ballicre, Tindall and Cox, London, 1955.3.Levy, N.A., An investigation into the nature of psycho- therapeutic process: À preliminary report: science and psychoanalysis, Vol.1V, in Psycho-analysis and social process, Jules H.MAsSERMAN, Editor, pp.125-149, Grune and Stratton, New York, 1961.LA | AU Ley se satin iim Tu tela Is Meur lent à dou, Hey Lk Soda] Myth Ht dti qu fore dE que ane ai set i pop pile LA REMOTIVATION, AUXILIAIRE THÉRAPEUTIQUE * INTRODUCTION Le grand hôpital psychiatrique a cherché depuis plusieurs décennies à préciser son rôle ; ses réalisations sont de plus en plus nombreuses aussi bien à l\u2019intérieur de ses murs qu\u2019au niveau de la communauté, si bien que l\u2019on parle de plus en plus de la psychiatrie sociale.Il s\u2019agit par conséquent d\u2019adopter toutes les mesures susceptibles d\u2019aider les sujets qui présentent des troubles mentaux, constitués ou à leur début, à conserver ou à retrouver le contact avec la société et une forme d'activité.L\u2019hôpital psychiatrique, conscient de son rôle social, surtout depuis l\u2019avènement des substances psychotropes, a initié la politique de porte ouverte et établi une clinique externe.Le psychiatre et le personnel hospitalier peuvent établir un dialogue avec le malade mental.Cette communication nouvelle permet d\u2019humaniser le malade en le revalorisant dans le milieu hospitalier, ce qui peut dans la suite lui assurer une réintégration plus efficace et plus durable au sein de la société.Plusieurs milieux psychiatriques nous présentent des schémas de service de traitement à domicile.Pour conserver au patient l\u2019amélioration obtenue, on crée des programmes de postcure, des soins de jour, des clubs pour anciens patients, des maisons « à mi-chemin », des ateliers protégés, etc.D\u2019autre part, les services communautaires qui se dévouent au malade mental voient leur efficacité , * Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, a Québec, les 21 et 22 mai 1965.Normand PLANTE, M.D., et Gérard ROBERT, M.D.- Hôpital Saint-Michel-Archange, Québec.augmentée par leurs contacts avec le psychiatre et l\u2019enseignement qui peut leur être dispensé.Au sein même de l'hôpital psychiatrique, on s\u2019efforce de donner au malade un statut médical et d\u2019effacer le terme « chronique » dont on le qualifie encore.Il est facile d'obtenir ce statut médical pour le malade mental qui est traité à l\u2019hôpital général ; on ne peut y garder le patient très longtemps ; l\u2019action thérapeutique est rapide et valorisante, puisqu'on n\u2019a pas les ressources locales ni le personnel pour y traiter des sujets qui s\u2019invalideraient pendant des mois et des années en raison du caractère spécifique de leur maladie mentale.Au niveau des services d'admission de l\u2019hôpital psychiatrique, le malade mental garde encore son statut médical ; d\u2019ailleurs le personnel médical et infirmier peut se comparer avantageusement à celui d\u2019un hôpital général.Malgré de grand mouvement thérapeutique qui s\u2019inscrit au niveau social et hospitalier, 11 existe des secteurs trop nombreux de l'hôpital psychiatrique où la population est stagnante ; stagnante d\u2019abord parce qu\u2019il s\u2019agit de patients traités jusque-là sans succès en raison même du trouble mental grave et invalidant, stagnante aussi parce que le patient cherche la dépendance et que le milieu l\u2019encourage, stagnante enfin parce que la famille abandonne ou oublie son malade.Il existe de nombreuses études statistiques sur le sujet.Comme le recommandait le docteur Glass, on peut prévenir ce phénomène de population stagnante dans le cadre de l\u2019hôpital psychiatrique, soit en évitant que les patients, récemment admis, 152 Normand PLANTE - Gérard ROBERT tombent dans ce groupe, soit en déployant des efforts intensifs et continus pour réadapter et, ainsi, sauver de ce groupe certains patients déjà invalidés.DÉFINITION ET TECHNIQUE DE LA REMOTIVATION La remotivation est un auxiliaire thérapeutique qui peut s'inscrire avantageusement dans le programme de réadaptation, comprenant les jeux, la culture physique, le chant, les occupations industrielles, les visites guidées, etc.Le mot remotiva- tion, comme celui de restructuration et bien d\u2019autres qui signent le malaise de notre société, a besoin d\u2019être défini.Alice M.Robinson, directrice de l\u2019école des infirmières au Vermont State Hospital, essaie de définir la remotivation comme une technique d\u2019interaction des membres d\u2019un seul groupe et qui peut être utilisée par l\u2019aide psychiatrique avec ses propres patients.De plus c\u2019est une activité structurée en cing étapes, ce qui donne un programme continu, plus stable et plus durable.Le docteur C.Galbraith qualifie la remotivation comme des tentatives organisées en vue d\u2019aider le malade à utiliser toutes ses ressources pour améliorer son état que l\u2019on considérait antérieurement comme désespéré.Chaque séance dure de 50 minutes à une heure.Au cours de la première étape de la séance, le remotivateur vise à créer un climat d'acceptation pour obtenir une atmosphère de détente entre les patients et lui-même.A la deuxième étape, le remotivateur établit un pont vers la réalité par une lecture objective et appropriée.Au cours de la troisième étape, l\u2019aide psychiatrique se donne pour but de partager avec le patient le monde dans lequel nous vivons en posant des questions habilement préparées, en utilisant des photos découpées dans les revues, des cartes, des plantes, des pièces de bois sculptées par les patients, des modèles de céramique façonnés à l\u2019atelier, etc.La quatrième étape est une appréciation du monde au travail et incite le patient à penser au travail en relation avec lui-même.En dernier lieu, la cinquième étape s\u2019intitule climat d'appréciation ; Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 elle termine la séance et en prépare la prochaine.Pour chaque patient il existe une formule de première appréciation lors de la séance initiale et un rapport des progrès effectués lors des séances subséquentes ; le tout porte sur l\u2019intérêt, l\u2019attention, la participation, la compréhension, la connaissance, la lecture, la voix, l\u2019élocution et le langage.Cette perspective d'appréciation est élaborée conjointement par le psychiatre coordonnateur, l\u2019infirmière et l\u2019aide psychiatrique.Initiée en 1956 à Philadelphie par Dorothy Hoskins Smith, la remotivation eut sa reconnaissance officielle lors de la formation du Comité consultatif de la remotivation de l\u2019American Psychiatric Association Mental Hospital Service qui travailla avec la compagnie Smith, Kline & French à la préparation des plans en vue d\u2019établir des programmes de remotivation pour l\u2019ensemble des États-Unis.APPLICATION LOCALE Cette compagnie s\u2019est offerte, en 1963, à préparer, pour l\u2019enseignement de la remotivation, des infirmières et des infirmiers psychiatriques de l\u2019hôpital Saint-Michel-Archange.Cette même année fut tenté un premier essai d'application du mouvement au Pavillon La Jemmerais, annexe de 660 malades qualifiés comme chroniques.A ce moment-là, nous avions fortement encouragé le personnel infirmier à suivre les cours d'initiation en vue d\u2019une application de la technique au sein même des salles au nombre de ll.On doit exclure l\u2019une d\u2019elles qui joue le rôle d\u2019infirmerie.Le choix des patients et patientes (il y a deux salles d\u2019hommes), fut fait conjointement par le médecin et l'infirmière.L'infirmière et l\u2019aide devaient se partager la tâche de remotivateur ; l\u2019infirmière laissée à elle-même eut tendance à délaisser cette nouvelle tâche qui semblait mal s'intégrer à ses fonctions médico-psychiatrique ; et l\u2019aide était effrayé de cette responsabilité dans le cadre thérapeutique, en plus de penser qu\u2019il pouvait s\u2019agir d\u2019une tâche supplémentaire non rémunérée.Losi Td i dent vella cle, dome À fon ist Tier 2000 nf denna tier deny ile, Wu} la; fie l y bey ta) Pau in Ny le là Um \u2018nt d Hey.\u201ca 0 a Mic Tite ii pe à ell mile Laval Médical Vol.37 \u2014- Fév.1966 Nous avons décidé d\u2019établir un programme d\u2019ensemble, d'employer la monitrice et une surveillante, ou un surveillant selon le cas, de chaque salle, comme remotivateur ; l\u2019infirmière devait donner son appui à ces derniers.A notre demande, les remotivateurs, quatre hommes et seize femmes, se sont alors élu un président et une secrétaire.Tandis que l\u2019infir- mier-instructeur surveillait la qualité du travail accompli, nous avons donné au groupe plusieurs conférences et, en plus de jouer un rôle de coordonnateur, nous assistions aux réunions des remo- tivateurs.L\u2019endroit se prêtait bien à un programme d\u2019ensemble ; la répartition des salles est à peu près identique et donna 20 groupes de 10 à 12 patients et patientes, au total 212 patients, dont l\u2019âge moyen était de 45 ans.Ilsreçurent, durant quatre mois, une séance de remotivation par semaine.Quatre-vingts pour cent des patients étaient des schizophrènes, 15 pour cent étaient des arriérés mentaux et cinq pour cent avaient d\u2019autres diagnostics.La durée moyenne d'internement pour ces 212 patients et patientes était de 18 ans ; plusieurs d\u2019entre eux participaient déjà aux activités de la salle, et allaient aux occupations thérapeutiques ou à la thérapie industrielle.RÉSULTATS THÉRAPEUTIQUES La remotivation a permis de recueillir dans une fiche unique le degré d'amélioration de chacun de ces patients depuis le début des séances, aussi bien au niveau de la remotivation elle-même que dans la salle, aux loisirs et aux occupations théra- On codifia de 0 à +++ le degré d'intérêt, d\u2019activité et de communication que présenta chaque patient durant les quatre mois que durèrent les séances.peutiques.La figure 1 indique le degré d'amélioration obtenu.Comme il fallait s\u2019y attendre, 16 pour cent des patients ne manifestèrent aucun changement ; par contre la courbe d'amélioration pour les autres patients n\u2019est pas équivoque.LA REMOTIVATION, AUXILIAIRE THÉRAPEUTIQUE 153 Ce résultat global, bien entendu, reflète aussi l\u2019intérêt accru des aides sur les salles ; ce ne sont plus de simples ouvriers qui voyaient dans le malade un chronique ; les aides sont maintenant parties intégrantes d\u2019une équipe comme le prouve leurs sens d\u2019initiative a la préparation des séances et a la fabrication d\u2019objets pour ces mémes séances.Les diverses activités thérapeutiques prennent un sens ; il ne s\u2019agit plus simplement de faire passer le temps au patient.On les resocialise en les remotivant.Comme le disait Morgan Martin dans son livre intitulé The mental ward, « il y a de l\u2019espoir dans la possibilité de changement ».40 .38°, so 32 24+ 22°.46 POURCENTAGE de MALADES 7.14 3.= 30 40 50 DEGRÉ D'AMÉLIORATION en 7 Figure 1.\u2014 Nombre et pourcentage de malades selon le degré d'amélioration obtenu.oO 10 20 En comparant les 20 groupes selon l\u2019âge et les résultats obtenus, on obtient 10 groupes dont l\u2019âge moyen par groupe varie de 33 ans à 45 ans et dont le degré moyen d'amélioration est de 34,5 pour cent (figure 2).Les 10 groupes suivants ont un âge moyen par groupe variant de 46 à 58 ans.La moyenne d'amélioration de ces derniers groupes n\u2019est que de 24,3 pour cent ; tenant compte que la durée d\u2019hospitalisation pour les 20 groupes n\u2019offre que des variations minimes, on constate que l\u2019âge joue un rôle certain dans les possibilités d\u2019amélioration auxquelles on peut s\u2019attendre avec cette thérapeutique employés vis-à-vis la population stagnante de l\u2019hôpital mental.L\u2019étude sommaire de la répartition des 35 patients non améliorés, soit 16 pour cent des patients 154 se 70 60 50 30 + > 20}\u2014 = 10 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Figure 2.\u2014 Degré d\u2019amélioration selon les groupes.Dix groupes de sujets âgés de 33 à 45 ans (trait interrompu) et dix groupes de sujets âgés de 46 à 58 ans (trait continu).de la figure 1, on trouve : 14 schizophrènes (forme hébéphrénique), d\u2019un âge moyen de 54,5 ans, 11 schizophrènes (forme paranoïde), d\u2019un âge moyen de 56,5 ans, cinq schizophrènes (forme simple), d\u2019un âge moyen de 57 ans et cing arriérés mentaux, d\u2019un âge moyen de 37 ans.Cet exposé confirme les possibilités d\u2019amélioration pour le schizophrène plus jeune.Cependant, sor 447 40 + N 8e 35% z - z 30 28% 2 N < & N _\u2014 20 % = N 19 = « a 12% ol N 2 NS 9 NS INTÉRET | ACTIVITÉ COMMUNICATION AGE MOYEN: 39ans AGE MOYEN: 51 ans GROUPES DE 33 a 45 ans GROUPES DE 46 a 58ans Figure 3.\u2014 Degré d'amélioration selon l\u2019âge et les paramètres observés: l\u2019intérêt, l'activité et la communication.Normand PLANTE - Gérard ROBERT Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 dans le cas de l\u2019arriéré soumis à la remotivation, l\u2019âge n\u2019influence pas les résultats thérapeutiques de façon significative.Il est bon de garder un ou deux arriérés mentaux dans un groupe de remoti- vation.Leur spontanéité et leur plaisir à s\u2019exprimer verbalement sollicitent, par le climat qu\u2019ils créent, la participation des schizophrénes plus ou moins régressés.La figure 3 illustre les deux séries de 10 groupes selon l\u2019amélioration obtenue dans les trois domaines : l\u2019intérêt, l\u2019activité et la communication.CONCLUSION L'expérience nous a montré que la remotivation est une arme précieuse dans le cadre de l\u2019hôpital mental en nous permettant de coordonner les activités du milieu, d'utiliser tout le personnel préposé au malade, surtout celui qui vit constamment avec lui, et aussi d\u2019attendre des centaines de patients qui n\u2019ont que peu ou pas réagi aux autres thérapeutiques, qui se sont institutionnalisés et qui forment le groupe stagnant dans l'hôpital.La remotivation, par sa technique même, arrache le patient de son anonymat dévalorisant en lui redonnant une identité.En effet, c\u2019est l\u2019individu que le remotivateur sollicite sans le compromettre vis-à-vis le groupe.Il donne la main au patient lors de la première étape de la séance ; il le nomme devant le groupe mais il ne l\u2019oblige pas à une activité originale anxiogène.Au contraire, on lui laisse le loisir d\u2019imiter par ses réponses les autres membres du groupe, on lui donne le temps de s\u2019intégrer au rythme thérapeutique et de donner un peu de lui-même.Déjà les jeux, le chant, les activités artistiques, les occupations thérapeutiques et industrielles redonnaient au malade une forme d'activité mais en circuit fermé.Quand nous disons en circuit fermé, c\u2019est que, si le malade jouait, s\u2019il travaillait, c\u2019était toujours dans le cadre de l\u2019hôpital sans référence directe au monde extérieur.On comprend qu\u2019il pouvait difficilement vouloir briser sa dépendance au milieu.L'hôpital lui offrait un monde miniature à la dimension de son autisme.Ainsi, après la prise de conscience sociale que le Luis.vs led époqu fhe mi mit On: ble a Tepré il) as ou ain: TOI que sent Ties Jes la Dy il bien | orl Ql la ely thes 0 | er tre lire Les fi big Ty pe: Ml Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 malade mental était malgré tout un être humain, époque de Pinel et successeurs, nous assistions à l\u2019ère des neuroleptiques qui permirent au grand nombre des internés d\u2019être mobilisés dans le climat sécurisant de l\u2019hôpital.On imagine facilement qu\u2019il doit être très pénible après 10 ou 20 ans d\u2019hospitalisation de se représenter mentalement la société avec toutes ses composantes symboliques.Le seul fait d\u2019aller dans une ville étrangére, de rencontrer un nouveau groupe, nous force à nous adapter, à trouver des points de repère et à nous familiariser dans cette nouvelle situation.Et même une absence de quelques mois de notre propre milieu nous fait sentir à quel point ceux que nous appelons « les nôtres » ont vécu dans une dimension qui n\u2019était pas la « nôtre ».De plus, la communication ne peut s\u2019établir que si l\u2019on a des schémas de références identiques ; ou bien il y aura apprentissage.Cet apprentissage sur le plan humain n\u2019est valable que par l'intérêt qui le sous-tend.La remotivation comporte des lectures, des explorations de la société par l\u2019image, par des objets, par des exemples d'activités sociales.Ce sont des représentations de la société, vécues par le groupe des mêmes malades et dans le cadre même du milieu de dépendance hospitalière.Le milieu et le groupe sont sécurisants parce que familiers ; rapidement les malades se rassurent en évoquant notre monde qui était le leur mais qui, maintenant, leur est étranger.Ils peuvent ainsi LA REMOTIVATION, AUXILIAIRE THÉRAPEUTIQUE 155 se repenser socialement.La vie de la salle peut alors vraiment devenir une vie communautaire thérapeutique.Dans l\u2019évolution des activités thérapeutiques selon les indications de Sivadon en vue de normaliser le comportement du malade, la remotivation est un travail de groupe et comporte un mode d'identification valable.Pour le profane ignorant le drame existentiel du schizophrène, elle peut sembler un jeu puéril.Mais le psychiatre lui-même en tire son profit d\u2019une façon directe car la remotivation prépare le malade à la psychothérapie et aux programmes de groupe ; elle lui permet d'évaluer le patient objectivement dans des situations définies et concrètes.Comme la remotivation a un spectre étendu de sujets, le psychiatre peut plus facilement saisir les intérêts et aptitudes réelles du malade.Cependant, la remotivation n\u2019est pas une formule miracle qui libère le psychiatre de la tâche souvent ingrate du malade en soins prolongés ; la remotivation n\u2019est viable que si elle est valorisée par le médecin et intégrée dans son activité quotidienne.BIBLIOGRAPHIE 1.CULLIGER, F., Remotivation, Mental Hospital, 9: 14-17, (janv.) 1958.GALBRAITH, C., Communication au Congrès de I'Onlario Psychiatric Association, (26 sept.) 1959.JONES, M., Social psychiatry, Charles C.Thomas, 1962.Long, R.S., Remotivation \u2014 Fact or artifact.Mental Hospital Service, (juin) 1962.MARTIN, M., The mental ward, Charles C.Thomas.ROBINSON, A.M., Technique de remotivation, Smith, Kline and French.te nw SS On LE TRAITEMENT À LONG TERME D'UN ENFANT PSYCHOTIQUE DANS UN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE * INTRODUCTION Ce travail se propose de décrire une phase du traitement à long terme d\u2019un enfant psychotique de six ans, dans le cadre d\u2019un hôpital psychiatrique.L'accent est surtout sur l'intérêt du matériel clinique (thérapie individuelle) et sur les problèmes que celui-ci soulève, mais il va sans dire que l\u2019effort coordonné de l\u2019équipe de la salle est un facteur thérapeutique essentiel.Cette salle appartient au Mont-Providence, hôpital psychiatrique pour enfants de la région de Montréal, qui compte 1 200 lits.Dans ce milieu polyvalent, notre section se consacre à l\u2019étude et au traitement des enfants souffrant de troubles affectifs! Elle abrite 25 enfants dont l\u2019âge varie en principe entre zéro et douze ans.Le personnel, dans la proportion de 1 à 3, est composé de quatre infirmières licenciées, de moniteurs et monitrices, d\u2019aides-infirmiéres, de jardiniéres d\u2019enfants.Le choix a été fait en se basant sur les critéres suivants : possibilité d\u2019empathie et richesse en relations humaines.À partir de l'engagement, le personnel a été régulièrement supervisé en groupe et individuellement par le psychiatre.Les plus doués d\u2019entre eux sont envoyés au Montreal Children\u2019s Hospital (salle s\u2019adressant a une population semblable sous la direction du docteur H._* Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Association, des psychiatres du Québec, a Québec, les 21 et 22 mai 1.L'auteur remercie la Sociely for Emotionaly Dislurbed Children de la contribution offerte pour la transformation de a salle.M.-T.BONACCORSI, M.D., Hépital Mont-Providence, Montréal, P.Q.Caplan) pour un stage de trois mois.L\u2019équipe professionnelle a consisté jusqu\u2019à maintenant d\u2019un psychiatre, un résident, une travailleuse sociale, une ergothérapeute spécialisée en psychomotricité et une thérapeute en charge du psychodrame.Bientôt nous bénéficierons des services d\u2019un second psychiatre.Les autres disciplines, comme l\u2019éducation et la psychologie, sont centralisées et constituent une ressource commune à toutes les salles de l\u2019hôpital.Le traitement des enfants, selon leurs problèmes, est basé sur la psychothérapie, les médicaments, la qualité des relations humaines offertes par l\u2019équipe, l\u2019effet cathartique du psychodrame ; à ceci s\u2019ajoutent les activités scolaires et la rééducation motrice et sensorielle.Les catégories diagnostiques des enfants hospitalisés varient de la psychose infantile aux névroses sévères, incluant aussi les caractériels et les troubles d\u2019apprentissage, qui se greffent sur des personnalités déjà sérieusement atteintes.L\u2019enfant que nous désirons vous faire connaître, présentait, a son entrée, une forme de psychose infantile grave, de type autistique.L'intérêt de ce cas consiste dans la richesse du matériel qu\u2019il nous a offert en se servant exclusivement de la communication non verbale.Serge n\u2019a pas de langage, mais il peut néanmoins nous ouvrir son monde par l'intermédiaire du jeu et des gestes.Ces données ouvrent la discussion sur l'existence et la qualité d\u2019une relation objectale précédant la psychose, l'importance des « sensibilités inusitées précoces » dans la formation d\u2019un moi fragile et ui Vil 3 préma cho | ser ku d aon avr mail ht a Mis amet oy i) Tant ia présqu dé ten répond \u201cte mt oy ie Douai I) Jamais Tdi lt, Pond Uôme il in {oy lee fe ly lig MD, alle Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 prématuré (1), et la méthode de traitement de choix pour les psychoses autistiques.HISTOIRE Serge est un garçon de six ans et demi.Il est issu d\u2019une grossesse à terme, la quatrième : l\u2019accouchement et la période néonatale semblent avoir été normaux.On ne retrouve rien d\u2019'anormal dans les antécédents héréditaires connus.Le bébé a été admis à la crèche trois jours après sa naissance et il y est resté jusqu\u2019à l\u2019âge de trois ans et demi.Nous possédons quelques renseignements sur ce qui s\u2019est passé pendant cette période.« Durant son séjour à la crèche, Serge ne participait à aucune activité avec les autres enfants, il était presque toujours a I'écart, il ne levait pas les yeux de terre lorsqu\u2019on l\u2019approchait ou l\u2019appelait, ne répondait à aucune demande.Il était absent et son regard était hagard.Il ne prononçait aucun mot ou son, seulement des cris ; devant un refus il se jetait par terre et faisait une crise, rien ne pouvait le consoler.Il n\u2019avait pratiquement aucun contact avec la réalité.Il ne regardait jamais une personne dans les yeux.» Une note médicale du dossier de la crèche nous dit que l\u2019enfant présentait un retard psycho-moteur et staturo- pondéral important et qu\u2019il souffrait d\u2019un syndrome de malabsorption.À l\u2019âge de trois ans et demi Serge fut placé dans un foyer nourricier où il trouva une mère affectueuse.I! demeura dans ce foyer pendant une période de deux ans.On remarqua une récupération très rapide.Il atteignit une taille et un poids normaux et à l\u2019âge de cing ans son quotient intellectuel était de 82 (performance).En même temps il commença à établir une certaine relation avec la mère nourricière.Elle nous dit qu\u2019au début il passait son temps à se bercer dans une chambre sombre et ne pouvait tolérer aucun contact humain.Graduellement, il découvrit l\u2019existence de la mère, la suivait partout, dessinait avec elle.Son dessin préféré était une maison, que la mère devait terminer en y ajoutant la cheminée et la fumée.Ou bien il dessinait des maisons sur des boîtes avec portes et fenêtres, que aM MRR dt dé Uc a tet LE TRAITEMENT À LONG TERME D\u2019UN ENFANT PSYCHOTIQUE 157 la mère devait découper.Serge, alors, jouait pendant des heures à ouvrir et fermer portes et fenêtres.Il semblait avoir une mémoire formidable, il devenait très anxieux si l\u2019on variait la disposition de certains objets ou, encore, si l\u2019on changeait de trajet en automobile.Il n\u2019apprit qu\u2019une vingtaine de mots, mais il comprenait ce que les autres disaient et pouvait se faire comprendre par des gestes.Vers la fin de la deuxième année de séjour il v eut un changement brusque dans le comportement de l\u2019enfant.En étendant son contact avec la réalité il se rendit compte que d\u2019autres objets existaient en dehors de lui et de sa mère nourricière.Par exemple, il sembla réaliser pour la première fois la présence d'un autre enfant et devint très agressif et destructeur.Il frappait l\u2019enfant, il lancait des objets.Cette agressivité se généralisa : il semblait parfois être pris par des crises organismiques, comme un bébé gravement frustré chez qui la réaction est massive.Dans les mots du médecin qui l\u2019a plus tard référé à l'Hôpital Sainte-Justine « l\u2019enfant accuse soudainement des tics nerveux : la torsion de la tête et du thorax simultanée, mais en sens opposé.Il se frotte alors le cou avec ses deux mains, pleure, les yeux révulsés.Il transpire énormément, une diaphorèse froide et il devient pâle : ces crises ont augmenté en intensité et en fréquence pendant trois mois ».Alors l\u2019enfant fut examiné à l\u2019Hôpital Sainte- Justine où l\u2019on émit l\u2019hypothèse de psychose autistique en voie d\u2019amélioration, l\u2019agressivité étant interprétée comme un mode destructeur d'explorer l\u2019objet.La mère nourricière, incapable d\u2019accepter cette phase de l\u2019évolution de l\u2019enfant, le plaça dans une garderie, où il resta trois mois.La il redevint autistique et perdit les fonctions du moi (comme le langage) qu\u2019il avait acquis avec la mère nourricière.C\u2019est à ce moment, août 1964, qu\u2019il fut admis chez nous.ÉVOLUTION Au cours des premiers deux mois Serge n\u2019eut pas de thérapie individuelle.On l\u2019observait, confié comme il était à l\u2019atmosphère amicale de 158 Marie-Thérèse BONACCORSI la salle.Il ne présentait pas les crises paroxystiques décrites plus haut, mais seulement un léger tic au visage.Son agressivité aussi avait une qualité différente.Il vivait renfermé dans sa coquille, indifférent à tout ce qui l\u2019entourait.Il passait son temps à se bercer et à s'enfermer dans les placards.Il devenait soudainement agressif et destructeur si quelque chose ou quel- qu\u2019un se trouvait sur son chemin.Les objets ou les êtres humains ne semblaient assumer une existence quelconque que s\u2019ils s\u2019opposaient à son narcissisme.Il n\u2019avait aucun langage.On le confia alors à un résident pour qu\u2019il approfondisse l\u2019étude du cas et sonde le potentiel humain de l\u2019enfant.La première entrevue fut surprenante.Serge dans le corridor avait réagi au médecin, qui voulait l'emmener dans son bureau, comme à un objet nuisible.Il eut un éclat de rage.Mais le médecin en souriant le prit dans ses bras et l\u2019apporta dans la salle de thérapie.Ici il offrit de la plasticine à l\u2019enfant en faisant en même temps un bonhomme qu\u2019il posa sur la table.Serge soudainement, avec des gestes habiles et précis, construisit une croix et crucifia le bonhomme.Sans arrêter il pétrit un organe sexuel masculin complet, dont le pénis était en érection.Le résident essayait de rassurer l\u2019enfant qui en effet devint graduellement plus calme : ceci se montra de façon progressive et claire dans ses productions.Il forma encore une boule avec un pénis, et le pénis était plus petit et la boule plus grosse.Successivement le pénis se réduisit et, à la fin, il ne restait qu\u2019une grosse boule.L'enfant alors prit un crayon et dessina une maison avec portes et fenêtres.Le jeune médecin fut conseillé, en supervision, de ne pas s\u2019engager, parce que son stage durait seulement trois mois et une relation profonde aurait exposé l'enfant à une perte traumatisante.Serge continua à voir le résident une heure par semaine.Il semblait découvrir avec étonnement qu\u2019il y avait des objets dans le bureau.Il passait de longues périodes à se bercer et, soudainement, il semblait se réveiller et découvrir un objet.Ces découvertes lui arrachaient des cris.Parfois il Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 criait «maman », «papa».On avait l\u2019impression, confirmée d\u2019ailleurs par les observations subséquentes, que quand il s\u2019ouvrait à un stimulus sensoriel, la réponse était excessive, comme si sa barrière de protection était très mince.L\u2019exploration lente et saccadée de la salle de thérapie coïncida avec l\u2019apparition de mécanismes obses- sifs.Les objets découverts devaient toujours être à la même place et dans le même ordre, les trombones devaient être en chaine.L'enfant semblait chercher de cette façon un compromis entre son besoin d'exploration et de contact et l\u2019incapacité de doser les stimulations.On put constater le même processus au niveau des réactions affectives.L\u2019enfant semblait considérer le résident comme un objet plutôt gratifiant.Mais cet objet, comme d\u2019ailleurs toutes les choses que l\u2019enfant avait découvertes dans la salle de thérapie, disparaissait et revenait, de façon inexplicable.Les portes se fermaient et s\u2019ouvraient, toujours de façon inexplicable.On remarqua que Serge, pendant la semaine, revenait à la salle de thérapie, dont la porte était fermée à clé et attendait en se berçant, ou bien il se fâchait et essayait d\u2019enfoncer la porte.En même temps il commença à lier des objets ensemble avec des lacets.Il enlevait les lacets de ses chaussures pour attacher des portes, ou attacher deux bicyclettes ensemble, ou encore s\u2019attacher lui-même à un barreau de son lit.Il faisait et défaisait ses lacets mille fois dans l\u2019effort évident de comprendre et maîtriser la séparation.Mais en général il fallait qu\u2019à la fin les objets restent attachés.A ce point de la vie de Serge, le résident termina son stage.On décida alors de le remplacer auprès de l\u2019enfant par une jeune travailleuse sociale,\u201d qui serait suivie en supervision.Elle pourrait s'engager et suivre son petit patient le temps nécessaire, c\u2019est-à-dire plusieurs années.La fréquence des entrevues fut portée à trois par semaine.L'hypothèse, dont nous nous servions a ce moment, était que l\u2019enfant vivait encore une phase préobjectale, et l\u2019on sait que les préobjets sont interchangeables, étant perçus seulement en 2.Mademoiselle Francine Tousignant, t.s.p.attachée à la salle Saint-Enfant-Jésus de l\u2019hôpital Mont-Providence.Lord! va, fon mit sais chang Ser jeune ti ren 150 ne Le dite] pres os ls Laval Médical Vol.37 - Fév, 1966 fonction d\u2019un besoin.Par conséquent on assumait que, si le nouvel objet était également satisfaisant, l\u2019enfant ne se serait pas aperçu du changement.Serge ne montra pas de deuil pour l\u2019absence du jeune médecin : d'ailleurs 11 s\u2019était toujours séparé de lui sans difficulté apparente.Il alla à sa première entrevue avec la nouvelle thérapeute sans opposer aucune résistance, mais il passa tout son temps à frapper sur des blocs avec un marteau.Les cinq mois de traitement pourraient se résumer comme suit.Pendant la première période Serge se construisit une maison.D'abord en la dessinant et demandant à sa thérapeute de compléter les détails que, d\u2019ailleurs, 11 savait faire très bien ; ensuite il trouva dans un placard une grande boîte de carton.Il y dessina une porte et des fenêtres et demanda qu'on les découpe de façon à ce qu\u2019elles puissent s\u2019ouvrir et se fermer.Je me rends compte que je m\u2019exprime comme si l\u2019enfant parlait.Mais il faut préciser immédiatement que cet enfant sait faire des gestes précis et clairs qui ne laissent pas de doute quant au contenu de la communication.Il semble d\u2019ailleurs comprendre tout ce qu\u2019on lui dit en mots simples ; ceci a rendu possible certaines interprétations.Quand la maison fut prête, il resta longtemps à se bercer en la regardant, un air extatique sur la figure.Il se réveilla soudainement pour indiquer qu\u2019il avait soif.Le contenu semble se continuer de séance en séance comme s\u2019il n\u2019y avait pas de solution de continuité.En réalité un sujet s\u2019étend parfois sur plusieurs entrevues.ple, une fois la maison complétée, Serge passa plusieurs heures à se bercer en la regardant, pour après vouloir boire et, finalement, explorer l\u2019évier.Ceci constitua avec le temps une séquence bien intégrée et constante où, évidemment, maison, eau, évier étaient des symboles équivalents.Mais un jour Serge anima la maison : il y mit une mère et un père.Et le jeu commença, toujours entrecoupé par des longues périodes de bercements et de grandes soifs.Il joua d\u2019abord l\u2019histoire d\u2019un couple qui vivait dans la maison avec les portes Par exem- LE TRAITEMENT A LONG TERME D\u2019UN ENFANT PSYCHOTIQUE 159 et les fenêtres fermées.Cette scène le rendit agressif et violent contre les deux personnages qu\u2019il punit de mille façons jusqu\u2019à les crucifier.Avec le marteau il frappa la maison.Il fit signe alors qu\u2019il devait être puni et cloué au mur.Quand, plus tard, il eut soif il montra qu\u2019il y avait une maman dans la maison avec un bébé.La maman nourrissait le bébé.Serge indiqua que le bébé c\u2019était lui.Quand son besoin fut interprété, l\u2019enfant réunit trois chaises et se coucha.La thérapeute le couvrit avec une couverture et dit : « Tu veux que je te berce comme une maman berce son bébé ».Serge sourit, laissa faire, et dit «maman ».Cette scène se répéta pendant plusieurs séances.L'intérêt de l\u2019enfant, dirigé sur la maison, l\u2019eau, l\u2019évier, se concentra finalement sur ce dernier.Serge est très préoccupé par le trou de l\u2019évier et crie « maman ».Il fait signe que la maman est partie par là.Il veut soulever l\u2019évier.Crie et se fâche : appelle maman par le trou de l\u2019évier.Dans les séances subséquentes, Serge passe encore de la maison à l\u2019évier.Il crie « maman », il veut ouvrir des fenêtres dans le plancher : l\u2019eau doit être là, la maman doit être là.Dans cette période il ne peut pas se séparer à la fin de l\u2019entrevue.Il met un bébé dans la maison et il manifeste la plus grande cruauté à son égard.Il est battu, cloué au mur, lancé par la fenêtre.Parfois tous les personnages y passent.Il semble s\u2019identifier par moment au bébé persécuté, à d\u2019autres moments c\u2019est lui le persécuteur.Il passe plusieurs séances à faire tomber le bébé du haut de la fenêtre et il devient très agressif et agité, veut encore soulever l\u2019évier.Il indique un jour qu\u2019il y a maman là-dessous, un autre jour il fait signe que c\u2019est lui-même.En même temps, il soulève le gilet de la thérapeute et explore son nombril.L'\u2019exploration du corps de la thérapeute porte lentement à la découverte qu\u2019il y a une ressemblance entre le nombril et le trou de l\u2019évier.Il passe de l\u2019un à l\u2019autre il les touche il devient très agité, il crie maman et il veut ouvrir des fenêtres partout.Il fait signe qu'il faut plusieurs fenêtres, une pour sa petite voiture, une pour son pénis (il le décou- L\u2019enfant semble vre) une autre pour lui-même, 160 Marie-Thérèse BONACCORSI en proie à une grande anxiété, qui se manifeste aussi dans la salle.Sa tolérance à la frustration et à toute stimulation sensorielle baisse, en même temps qu\u2019on le dirait plus éveillé et en meilleur contact avec la réalité.Il prononce à cette époque une douzaine de mots.Il semble ne pouvoir tolérer aucun bruit ; et c\u2019est surtout le bruit de l\u2019eau qui s'échappe par le trou de l\u2019évier ou de la baignoire et le bruit des portes fermées qui s'ouvrent qui le terrorisent.Maintenant il a décidé que les portes doivent être fermées, de façon à ce que personne ne puisse les ouvrir.Dans ses heures de thérapie il met de la plasticine entre le battant et le cadre, il se jette violemment contre la porte pour la fermer et ensuite il demande à sa thérapeute d\u2019essayer de l\u2019ouvrir.Il attend, renfermé dans l\u2019autre placard, les doigts dans ses oreilles, pour ne pas entendre le bruit.Si on ne réussit pas à ouvrir la porte, l'enfant est rassuré, il la scelle avec sa salive, il prononce « maman » en indiquant l\u2019intérieur du placard.Il fait signe alors qu\u2019il va passer sous le battant.Un jour il découvre son pénis et il indique que celui-ci peut passer dessous.En général, dans toutes ses activités on a l\u2019impression que, parallèlement à son ouverture au monde externe, l\u2019enfant devient de plus en plus agressif et intolérant.Il a commencé à mordre les seins des femmes qui ne le satisfont pas immédiatement.Ceci semble répéter son évolution au foyer nourricier : une première période d\u2019amélioration totale au niveau de tout l\u2019organisme et, soudainement, quand la coquille autistique se dissout, l'incapacité de maîtriser les stimulations internes et externes.DISCUSSION Les questions que ce matériel clinique soulève sont d\u2019ordre et de nature différents.Même s\u2019il est impossible d\u2019essayer d'apporter réponse à chacune, étant donné le peu de temps à notre disposition, nous croyons bon de formuler les principales : 1.Le symbolisme de la communication de l\u2019enfant.Est-il toujours compréhensible?Le Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 profil des forces en jeu, nous explique-t-il l\u2019évolution du petit malade ?2.Le rôle des « sensibilités inusitées » de Serge dans son développement ; 3.La relation entre le sentiment de rage qui envahit de façon paroxystique l\u2019enfant, comme il sort de son isolement et l'existence d\u2019une relation objectale précédant le retrait autistique ; 4.La relation, d\u2019ailleurs bien connue, entre développement affectif et développement cognitif, ici illustrée surtout par l\u2019absence de langage.Serge a répété, au cours de sa thérapie, son évolution dans le foyer nourricier.Du retrait autistique à une relation d\u2019objet partiel (la maison toute pour lui, le bon sein qui nourrit, représenté par la thérapeute qui lui donne à boire), à la frustration (la mauvaise mère qu\u2019il punit et qui le punit cruellement dans le jeu) et le développement d\u2019une agressivité toujours plus intense.Nous voyons bien, à cette époque, que la solution que l\u2019enfant se propose par lui-même pour fuir les stimulations, la frustration et la rage, qui menacent de le désintégrer, est le retour dans un sein maternel scellé.Il a essayé pendant longtemps le compromis des fenêtres et des portes, qui lui permettaient de contrôler la séparation et de régresser au besoin.Mais devant l\u2019échec de ses mécanismes de défense et l\u2019accumulation massive d\u2019une agressivité destructrice, qui lui rend impossible tout contact, Serge, compulsivement, recherche la régression totale dans une cavité sans objet.Ce stage pourrait facilement précéder un autre retrait autistique ou une crise psychotique fulminante de type catatonique.Dans le but de mieux comprendre ce processus nous avons eu recours à deux hypothèses classiques.Sybille Escalona (1) dit : «.le nourrisson, qui n\u2019est pas suffisamment protégé contre les stimulations à cause d\u2019une « barrière physiologique protectrice » insuffisante ou à cause de l\u2019absence de l\u2019action protectrice de la mère, peut-être obligé de former un moi prématuré qui assume cette fonction.Ce moi prématuré se décompense facilement en cas de stress et, alors, les manifestations psychotiques s\u2019installent.» Low fd sim even La Heine dau dela ln i Tin, déréd viféel iri a nd de Quand ff Sim lg at Mis ith.elle Isr & qu & der db, They eg Pirsig Sn gp il Sere | gi \u2018éme I ie gy ry, lig 1 In \u2018ant th ge sep Same s qu Ing ation are mi sn tait ain elle ih ik pp oll js So lor Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 Cette hypothèse est basée sur l\u2019observation suivante : les enfants étudiés par l\u2019auteur qui ont manifesté des sensibilités inusitées précoces, dans n\u2019importe lequel des modes sensoriels, sont ensuite devenus psychotiques.La deuxième hypothèse appartient à l\u2019école kleinienne (7).Selon M.Klein et son école, il y a déjà une relation d\u2019objet partiel (le sein) au cours de la période auto-érotique.Cette relation est maintenue par des mécanismes d\u2019introjection ou de projection, celle-ci allant jusqu\u2019à l\u2019hallucination.Ces deux mécanismes permettent à l\u2019enfant de réduire la frustration, de se libérer de l\u2019agressivité et d\u2019accepter le contact.Il s\u2019agit de défenses très archaïques rendues possibles du fait que le moi dans cette phase n\u2019est pas encore structuré.Quand, à cause de circonstances différentes, comme insuffisance de la barrière protectrice contre les stimulations, ou absence maternelle, l\u2019enfant est obligé de former un moi prématuré qui puisse sélectionner et doser les perceptions, il ne peut plus utiliser librement des mécanismes aussi primitifs que l\u2019introjection et la projection (parfois (hallucinatoire) mentionnés plus haut contre la frustration et l\u2019agressivité.La triste conséquence est que l\u2019enfant se trouve inondé d\u2019agressivité et de rage, sans être capable d\u2019internaliser un bon objet, le sein qui nourrit, ni d'approcher l\u2019objet réel externe, qu\u2019il veut attaquer et que nécessairement il sent aussi comme un agent puissant et persécuteur.La psychose semble être la conclusion de ce processus.À la lumière ces concepts, le développement de Serge devient compréhensible.Les sensibilités inusitées sont là.À ceci s\u2019ajoute la carence maternelle.Malheureusement, nous n\u2019avons pas de renseignements sur sa première période à la crèche et notre reconstruction est rétrospective, basée sur son comportement en foyer nourricier et en thérapie.Il nous semble significatif que la reprise de contact avec la réalité dans un milieu amical déclenche de nouveau la rage et la recherche d\u2019une régression totale au-delà de l\u2019objet.Il ne s\u2019agit, néanmoins, que d\u2019une hypothèse de travail que nous offrons à votre attention.LE TRAITEMENT À LONG TERME D'UN ENFANT PSYCHOTIQUE 161 SUMMARY This paper is concerned with the description of one phase of the long term psychotherapy of a six-year old psychotic boy, within the framework of a mental hospital.The first part deals briefly with the geography and the structure of the new unit for emotionally disturbed children of the Mont-Providence Hospital, underlining the well-known importance of the «therapeutic milieu » in the treatment and care of the mentally ill.This factor becomes of paramount importance when patients are children.The presentation of the history and the evolution in therapy of one of these children occupies the second part of the paper.The emphasis here is mainly on the clinical material (individual psychotherapy) and on certain problems which are highlighted for future discussion.The child presented was diagnosed, when admitted, as a case of severe childhood psychosis, of the autistic type.The unusually rich data at our disposal was obtained through non-verbal communication, because the child has no language.Nevertheless, he can express himself clearly through play and gestures.The analysis of this precious clinical material focuses the discussion on the existence and the quality of an object- relationship preceding the psychosis, the importance of the « early unusual sensivities » in the formation of a premature and fragile Ego and the method of choice in the treatment of childhood psychoses.BIBLIOGRAPHIE 1.BERGMAN, P., et EscaALONA, S.K., Unusual sensivities in very young children, The psychoanalytic study of the child, vol.III/IV, pp.333-352, Internal.Univ.Press, New York, 1949, pp.333-352.2.FREUD, S., Beyond the pleasure principle, Hogarth, 1922.3.FREUD, S., Neurosis and psychosis, in Coll.Papers, Vol.II, pp.250-254.4.FREUD, S., Notes upon the mystic writing pad, Internal.J.Psa., 21 : 472, 1940.5.FrEUD, S., New introductory lectures, 1933.6.FREUD, S., An outline of psychoanalysis, Internat.J.Psa., 21 : 29, 1940.7.KLEIN, M., HEMANN, P., Isaacs, S., et RiviÈre, J., Developments in psycho-analysis, pp.144-154, Hogarth Press, 1952.p.106, Norton, A COMPARATIVE STUDY Ut R SUR U RER RO RE RER RAR a ON THE EMOTIONAL AND SOCIAL PROBLEMS OF ACTIVE AND ARRESTED ALCOHOLICS * J.C.NEGRETE, À.S.MacPHERSON and T.E.DANCEY, INTRODUCTION Most of us who have treated alcoholics have wondered about the validity of considering sobriety alone as the goal of treatment.This uncertainty is accentuated if the alcoholic achieves sobriety only to succumb to another disease.The authors have seen depression, suicide, psychosis, and myocardial infarction following attainment of apparently stable sobriety.This present investigation stems from our interest in the changes good and bad that accompany cessation of alcoholic drinking.The concept of cure in alcoholism seems far from being the same for every worker in the field.There is, nevertheless agreement on items.The greatest agreement is found to be achievement of sobriety.This is, as yet, conditio sine qua non for success in treatment.We are of course aware of the work of Davies, of the Moudsley Hospital, reporting cured alcoholics who have been able to continue to drink socially.Jellinek and Bowman (2) think of « cure » as sustained and continuous sobriety for a period not shorter than two years.Very few authors have been able to say what else is needed for the alcoholic to become cured, and certainly there is very little agreement on this.We have tried to survey expectations of therapists and the therapeutic goals they establish.In reviewing follow-up studies on treated * Presented at the First Annual Convention of the Québec Psychiatric Association, Québec City, May 21-22, 1965.Psychiatric Research Unit, Department of Psychiatry, Queen Mary Veterans\u2019 Hospital, Montréal.alcoholics, one finds that, no matter what else has been recorded, sobriety stands as the main indicator for success or failure of therapy (3, 4, 5, 8, 27, 28, 34, 37 and 39).In other follow-up studies (8, 10, 21, 25, 35 and 36), good social adjustment and functioning are considered.In the field of personality and emotional changes, the authors reviewed have varying opinions.This is mainly due to differing therapeutic approaches.There is also conceptual disagreement as to what should be done and what should be expected of the treatment (6).From the type of questions asked and from the facts recorded, it seems legitimate to assume that a great number of therapists expect their alcoholic patients to improve in the area of their interpersonal relationships, more than in their character structure and personality (1, 3, 4, 8, 15, 28, 34, 36 and 39).It is difficult to know the outcome of treating alcoholics.This is partly the result of our poorly defined idea of what an alcoholic is.There seems to be a tendency to define alcoholism by its effects rather than by its etiology (2, 16, 23, 29 and 30), therefore the inclination in therapy would be more to prevent or correct those effects than alter or remove the reasons for their existence.It is accepted almost as axiomatic in the treatment of addictions, that the use of the addictive substance must be stopped before any further therapeutic step can be made.Unfortunately, in alcoholism this first condition has become the Liss] Vol.Ji its ere mel Sin inf Soc] arch Thi lng, mt Who ip ai beg J CE, aly, iz Laval Médical Vol 37 -Fév 1966 EMOTIONAL AND SOCIAL PROBLEMS OF ACTIVE AND ARRESTED ALCOHOLICS 163 core, and many times, the entire goal of therapy.In our personal review of hospital files, it was found that the most frequently expressed motivations to seek treatment were : emotional disturbances (depression, anxiety, acute intoxications, remorse, etc.), marital difficulties (brought by his wife, appointment made by wife, threat by the wife to leave, condition imposed by wife to come back, etc.) and work or legal complications (about to lose job, to get job back, to be given a promotion, to avoid demotion, picked up by police, sent in by Judge).With these considerations in mind our approach would be summarized as follows : Sobriety and total abstinence does bring a solution to many of the problems of the alcoholic but may create further problems which have perhaps received insufficient attention.RESEARCH DESIGN It was decided to carry out a comparative study between a group of active alcoholics and one of arrested, so called «cured » alcoholics.The survey attempted to cover a wide range of problems in the intrapersonal, interpersonal and social areas.The two alcoholic groups were matched with a « control » non-alcoholics group.This kind of work has already been done several times, although the objective of other studies seem to differ from ours.In their study of alcoholics, non-alcoholics and neurotics with the MMPI, Hoyt and Sedlacek (13) find more similarities between alcoholics and normals than between neurotics and normals.One study by Kristianson (19) using the MMPI on a group of AA like « arrested » alcoholics, one of institutionalized alcoholics and a control group, showed close ressemblance between the two alcoholic groups both of which differed from the non-alcoholic controls.There is, however, another study on the personality of active alcoholics as compared with sober AA members, which points out differences between the two of them.The disparity seems to be in the way of handling aggression, more outwardly directed in the sober group (24).(The reader is referred to other very important works on this area [7, 11, 12, 17, 31, 32, 33 and 38]).MATERIAL AND METHODS Three groups of 15 subjects each were selected.These subjects were matched as indicated in Table I.Since the investigation covers aspects of marital and sexual adjustment, all the subjects were married and living with their wives.For the arrested alcoholics, it was requested at least two years of sobriety, so they could be considered « cured » in the Jellinek\u2019s sense.Hence, to make the groups comparable, all the subjects were married for at least two years.It was decided to select patients of the same religious denomination to minimize differences in social attitudes to drinking.As the test instrument was available only in English all patients were English-speaking.Age was not controlled, however, it turned out to be in a similar range in the three groups.The group of arrested alcoholics which was tested first, happened to contain a rather high TABLE I Caracteristics of the three groups of subjects t c / MOTHER GROUP | MEax SEX Maran EDUCATION LONGUE RELIGION Active alcoholics.49.3 M Married 40% University graduate.English U.C.C.E.Arrested alcoholics.Lo 56.1 M Married 40% University graduate.| English v.C.C.E.Control.RU i 47.6 M Married 33,3% University graduate.| English U.C.C.E.(8) A ; A i 3 à | ÿ 164 J.C.NEGRETE - A.S.MacPHERSON -T.E.DANCEY proportion of university graduates.It was therefore necessary to match for this factor.The instrument used was the Mooney Problem Check List (Adults form) (14 and 20).This is not a test but rather an inventory of the problems an individual may have.It consists of 288 statements, covering 8 problems areas : health, economical security, self-improvement, personality, home and family, sex, religion and occupation.Is self-administered and has good reliability and validity (9 and 26).The methodology was to a great extent adapted to the conditions imposed by the arrested alcoholic group.The survey had to be done anonymously and the questionnaires were distributed by an intermediary.They were not completed in the presence of the investigators and were returned through the mail or by a third person.This was done with the help of AA members, other doctors, volunteers and clergymen.All the subjects knew the questionnaires were to be analyzed by a psychiatrist but did not have contact with him.RESULTS As is shown in Table II, the total number of problems places the arrested alcoholic closer to Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 14 - Active alcoholics pris Arrested alcoholics wn I i \u2014 Control group = \u2018 _ \u2018 = 5 O 104 oc on S 3 oc LJ æ 36 z z z+ = 3] 0 H ES SI P HF S R © AREAS of PROBLEM Figure 1.\u2014 Inventory of the problems of the three groups of subjects by the Mooney Problem Check List.the active alcoholic than to the control.In analyzing the individual areas, it is found that differences are mainly in three areas : Personality, Home and family and Sex.In all the other areas the arrested alcoholic is more like the control subject.He seems to have about the half of the problems of his drinking counterpart in Health, Economical security and Religion (Figure 1).TABLE II Inventory of the problems\u2019 of the subjects by the Mooney Problem Check List H ES SI P HF S R O TOTALS Active alcoholic group.7.8 6.2 5.6 12.4 3.7 1.5 | 2.4 2.3 42.0 Arrested alcoholic group., .2200 3.1 3.2 42 11.2 2.8 1.6 | 12 1.5 29.2 Control group.LL LL 110 1.8 1.6 3.3 41 0.8 0.4 | 1.0 0.9 14.1 i 1.Figures are the means of 15 subjects.H = Health ; ES= Economical security ; SI =Self-improvement ; P = Personality ; HF= Home and Familty ; S=Sex ; R =Religion ; O= Occupation, TABLE III Differences between the active and arrested alcoholic group and between the arrested alcoholic and control group | | La \u2014 Active arrested alcohol.| 4.7 3.0 1.4 Arrested alcohol control group./ 1.3 1.6 0.9 | !| | P HF S | R | oO TOTALS \u2014\u2014| J _\u2014_ 1.2 0.9 0.1 | 1.2 0.8 12.1 JES (SUR [SU nf Le 70 2.0 1.2 | 0.2 0.7 15.0 Lol Y.% Th pr aed ers hear in th scale oo \u2014 = o> DIFFERENCE BETWEEN GROUPS = Flure êleohy hee List.= WN Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 The degree of difference indicates that the principal factor increasing the disparity between arrested alcoholics and control group is that of personality problems.If one compares the active alcoholic group with the arrested alcoholic group, one notes differences in the health and economical security problem scales.If one compares the arrested alcoholic group with the control group (Table I1I and Figure 2), greater differences emerge on the personality and family problem scales.In other words, the arrested alcoholic has fewer financial and health problems than the active alcoholic but continues to resemble the active alcoholic with respect to personality problems when compared with a control group.wy = Acti 8 auoceuser ctive g arrested alcoholics z \u2014 Arrested alcoholics wb control group > = æ 4 hdd U 5 = 2 Ë = - 50 | | | a \u2014 ES si Pp HF s R o I AREAS of PROBLEM Figure 2.\u2014 Comparison of the active arrested alcoholics group and the arrested alcoholics control group.CONCLUSIONS The findings presented tend to verify our working hypothesis.Sobriety itself reduces the problems of the alcoholic particularly in the areas of physical health, religion and social functions.Other problems related to personality remain untouched.This would seem to indicate that sobriety must not be considered the only goal in the therapy of the alcoholic.Indeed, depriving a maladjusted individual of his excuse for maladjustment may well serve to emphasize his disturbed relationships.He is indeed stripped of a major defence.EMOTIONAL AND SOCIAL PROBLEMS OF ACTIVE AND ARRESTED ALCOHOLICS 165 We consider that stopping drinking may interfere with the alcoholics denial.This has been described as a major defence in the alcoholic by Knight (38) and by Lorand (39).The tendency of AA members to continue emphasis on their alcoholism « An alcoholic is always an alcoholic » and « we should never forget we are alcoholics » may represent attempts to maintain denial of intrapsychic problems after the attainment of sobriety.SUMMARY The concept of «cure» in alcoholism was briefly considered and the literature reviewed.The hypothesis that sobriety does not solve all the alcoholics problems was postulated.A comparative study using the Mooney Problem Check List was carried out on these groups of fifteen subjects each : Active alcoholics, Arrested alcoholics and control.The results show that the arrested alcoholics are more like the active ones than the control group.This similarity is reflected in equally high numbers of problems in the areas of Personality, Home and family and Sex.It is therefore concluded that the alcoholics who achieve sobriety, improve their social adaptation but remain as dissatisfied with themselves as they were while drinking.This could lead to serious decompensation if no other aid is offered in order to replace the lost « crutch » of alcohol.RESUME On a toujours basé le critére de « guérison » de l\u2019alcoolisme sur l\u2019acquisition de l\u2019abstinence.Il semble que tous les auteurs soient d\u2019accord quant à la validité de ce critère pour considérer un alcoolique comme guéri.Nous pouvons toutefois mentionner l\u2019exception bien connue du docteur Davies, de l'Hôpital Moudsley, qui affirme avoir réhabilité complètement certains alcooliques, qui peuvent par ailleurs continuer à boire de façon raisonnable en société.Tous les autres prérequis mentionnés dans la littérature, et utilisés pour classifier un patient comme guéri, varient selon l\u2019orientation thérapeutique des auteurs. 166 J.C.NEGRETE- A.S.MacPHERSON - T.E.DANCEY Notre hypothèse de travail était la suivante : « l\u2019abstinence totale apporte effectivement une solution à un bon nombre des problèmes de l\u2019alcoolique, mais peut créer certaines complications subséquentes, dont on a pas suffisamment tenu compte ».Nous avons décidé d'entreprendre l\u2019étude comparée d'un groupe d\u2019alcooliques actifs, d\u2019un groupe d\u2019alcooliques « guéris » et d\u2019un groupe de non- alcooliques.Chaque groupe était composé de 15 membres pairés selon l\u2019âge, la religion, l\u2019état civil, la langue maternelle et le degré d\u2019instruction.Ils étaient tous mariés et demeuraient avec leur épouse depuis au moins deux ans.Les alcooliques « guéris » étaient demeurés abstinents de façon permanente depuis au moins deux ans.Ces groupes furent étudiés au moyen du Mooney Problem Check Lisi (formule pour adultes).Cet instrument est un inventaire qui comprend 288 items touchant les problèmes qu\u2019un individu peut avoir dans les huit domaines suivants : la santé, la sécurité financière, le perfectionnement de soi, la personnalité, le foyer et la famille, l\u2019adaptation sexuelle, la religion et le travail.La méthodologie employée fut adaptée aux conditions imposées par le groupe des alcooliques « guéris ».Un intermédiaire fut chargé de la distribution des questionnaires aux sujets.Ces derniers y répondirent à la maison et nous les firent parvenir par le courrier ou par quelqu'un d\u2019autres.Les sujets n\u2019ont eu aucun contact avec l\u2019examinateur.Les résultats apparaissent au tableau II, dont on a tiré la figure 1.Le tableau III et la figure 2 illustrent la différence qui existe entre le groupe des alcooliques et les membres du groupe contrôle, les alcooliques « guéris y et les membres du groupe contrôle.Ces résultats montrent que l\u2019alcoolique « guéri » a moins de problèmes dans les domaines de la santé, de la sécurité financière et de la religion, mais qu\u2019il en a presque autant dans les domaines du perfectionnement de soi, de la personnalité, du foyer et de la famille, et de l\u2019adaptation sexuelle.Ces donnés ont tendance à confirmer notre hypothèse de départ.L\u2019acquisition d\u2019une abstinence Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 soutenue ne modifie en rien les problèmes liés à la personnalité et aux relations interpersonnelles intimes.Ce fait semble indiquer que l\u2019on ne doit pas considérer l\u2019abstinence comme l\u2019unique but de la thérapie d\u2019un alcoolique.En fait, lorsque l\u2019on prive l\u2019individu inadapté de l\u2019excuse même de sa mésadaptation, on peut fort bien empirer ses relations déjà perturbées.On l\u2019a effectivement démuni d\u2019une défense majeure.REFERENCES 1.BALLARD, R.C., The interaction between marital conflict and alcoholism as seen through MMPTI\u2019s of marriage partners, Amer.J.Orthopsychiat., 29 : 528-546, 1959.2.BowMaN, K.M., and JELLINEK, E.M., Alcohol addiction and its treatment, Qua.J.Stud.Alc., 2 : 98-176, 1941.3.BRUNN, Kettil, Outcome of different types of treatment of alcoholics, Qua.J.Stud.Alc., 24 : 280-287, 1963.4.CHAFETZ, M., Practical and theoretical considerations in the psychotherapy of alcoholism, Qua.J.Stud.Ale, 20 : 281-291, 1959.5.CuewLos, B., BLEWELT, D, SMITH, C., Horrer, H., Use of LSD in the treatment of alcoholism, Qua.J.Stud.Ale, 20 : 577-590, 1959.6.CLINEBELL, H., Notes 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VICISSITUDES DE L'INSULARITE: OBSERVATIONS SOCIO-PSYCHIATRIQUES SUR LA POPULATION DES iLES DE LA MADELEINE Essai en psychiatrie sociale.\u2014 Rapport préliminaire * f La psychiatrie sociale démontre que la personnalité est perméable aux vicissitudes de la vie, et le moment précis d\u2019un épisode dans le cours de l\u2019existence d\u2019un individu soulève de nombreuses hypothèses que la recherche socio-psychiatrique peut vérifier.Le psychiatre doit considérer non seulement la personnalité de l\u2019individu, mais aussi les circonstances sociales ou interpersonnelles qui produisent une décompensation dans l\u2019équilibre psychique habituel de l\u2019individu.L'étude des « isolats » (population particulière à un milieu donné) dans cette perspective devient d\u2019autant plus intéressante qu\u2019elle permettra d\u2019édifier des mesures préventives pour corriger l\u2019origine sociale des troubles mentaux.La littérature des pays scandinaves est particulièrement riche en ce domaine et origine dans l\u2019œuvre de Sjôbring dont la pensée est maintenant accessible en langue française (21).Son élève Essen-Môller et ses collaborateurs ont fait des études épidémiologiques précises sur une population totale d\u2019un district isolé de 2 550 habitants en 1947.L'étude dix ans plus tard a été répétée pour permettre des comparaisons qui doivent être publiées (2).* Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Asso- clation des psychiatres du Québec, à Québec, les 21 et 22 mai + Cette recherche fut entreprise sous l\u2019égide du Musée National, Ottawa, Canada (mai 1959).1.Directeur - Service de psychiatrie, Hôpital Notre-Dame, Montréal.Jean-N.FORTIN, Mm.D.! professeur agrégé, Département de psychiatrie, Université de Montréal.Une étude portant sur l\u2019épidémiologie des troubles mentaux de la population entière (264 habitants) de l\u2019île de Tristan da Cunha par Rownsley et Loudon (1964) présente un intérêt dans le fait que toute la population fut étudiée lors de son évacuation d\u2019abord à Capetown, puis en Angleterre à la suite d\u2019une éruption volcanique (18).Pour terminer cette brève introduction bibliographique, il convient de citer l\u2019_étude de Mazer (1964) sur la population de l\u2019île Martha\u2019s Vineyard avec une population de 5 829 habitants (11).Ce travail a pour but de décrire des observations socio-psychiatriques recueillies parmi la population des îles de la Madeleine (été 1958) et constitue un rapport préliminaire.Population et éléments historiques : A cent mille au nord de l\u2019île du Prince-Édouard, dans le golfe du Saint-Laurent, l\u2019archipel des îles de la Madeleine compte un groupe de cinq îles, reliées entre elles par un système routier.La population totale est de 12 000 habitants et dispersée sur un territoire de 60 milles de longueur d\u2019une extrémité à l\u2019autre, avec 1 200 habitants de langue anglaise vivant dans des villages isolés.Les historiens discutent le passage des Indiens dans les îles et elles furent visitées par les premiers navigateurs, dont Jacques-Cartier qui a décrit la flore du pays en termes précis.Ce n\u2019est vraiment Le pid dunn dirs wide ina LL lions bien 2 Tovey Mir tin à top fr Horii se \u201cen de lo dig ne User» Elude ( Fel leg lr, tél 16! Attia Fi cio Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 qu\u2019après l\u2019événement historique de 1755 que quatre familles d\u2019Acadiens vinrent s\u2019établir d\u2019une façon permanente pour y vivre du fruit de leurs pêcheries et de l\u2019agriculture.À la suite de la révolution française, un groupe de descendants acadiens des îles Saint-Pierre et Miquelon se joignirent à eux.Description de la société : Les observations de la société au cours de la période d'été 1958 ont été colligées en se servant d\u2019un modèle conceptuel de Leighton (5) et exposé dans son livre, un classique de la littérature sociale (6).Les propositions fondamentales sur la nature de la société sont les suivantes : 1.Les sociétés humaines remplissent des fonctions desquelles dépendent leur survivance et leur bien-être ; 2.Ces fonctions ne peuvent s\u2019accomplir qu\u2019au moyen d'organisation.Par des comparaisons interculturelles ou entre sous-groupes l\u2019élucidation des facteurs susceptibles d\u2019exprimer la relation entre l\u2019environnement et la maladie sera favorisée ; 3.C\u2019est au niveau de l\u2019organisme humain au sein de la société que la fonction se réalise et que l\u2019organisation s\u2019accomplit.Toute intervention dans ce processus social primaire est accessible à une étude scientifique quoique très difficile à préciser : les techniques spécifiques permettent une étude comparative et la maladie devient un indice valable de la valeur fonctionnelle de la société et de son organisation, approprié ou déficitaire.Méthodologie : Les méthodes de travail furent l'observation directe des individus et de certains malades, l\u2019emploi d\u2019informateurs fiables, l\u2019emploi d\u2019un test sociologique de groupe \u201c et l\u2019étude des dossiers d\u2019hospitalisation.I.ÉTUDE DES STRUCTURES Cinq chapitres principaux seront étudiés portant chacun sur une fonction essentielle à toute société, soit : la subsistance, le maintien de l\u2019or- 2.KLuckHonN, Value orientation \u2014 Cross cultural test.ESSAI EN PSYCHIATRIE SOCIALE AUX ÎLES DE LA MADELEINE 169 dre, la défense contre l\u2019ennemi, la satisfaction des besoins émotifs et l\u2019_éducation des enfants.Cette population forme en effet une « communauté culturelle » (isolat), une unité de cet agrégat culturel (16) que représente le Canada français.A.Subsistance : nourriture et logement : Les vestiges d\u2019une agriculture ancienne sont visibles et depuis la seconde guerre mondiale elle a été complètement abandonnée.La subsistance provient des pêcheries de la côte et comporte des sacrifices et des exigences physiques très ardues.Le danger auquel s\u2019expose le pêcheur devient réel à la lumière de certains faits.Les embarcations sont légères et, traditionnellement, le pêcheur ne sait pas nager : la protection contre les naufrages est laissée à la Providence.La nourriture et jusqu\u2019à la moindre nécessité viennent de l'extérieur et pendant l\u2019hiver, à cause de l\u2019isolement complet, la population dépend exclusivement pour sa subsistance des provisions accumulées ou des produits de conserves.L\u2019artisanat est délaissé et le tissage est l\u2019apanage des temps anciens.La fabrication locale de vêtements est inexistante : tout s\u2019achète par catalogue des centres urbains.L\u2019habitation des individus est remarquable par l\u2019absence d\u2019agglomérations de maisons, typiques de villages.Des changements récents sur le plan de la vie quotidienne ont modifié radicalement la vie des îles de la Madeleine et encouragé de nouveaux conflits de compétition, La rapide électrification remonte à 1953 et le système routier n\u2019a été complété qu\u2019en 1956.B.Maintien de l\u2019ordre et de la loi : L'ordre est maintenu par l'autorité d\u2019un seul agent policier.Il est coutume toutefois de n'avoir recours en aucun temps à la loi officielle \u2014 car tout se règle sur le plan privé.La communauté elle-même se charge d\u2019une manière tacite de faire respecter le code.Les soupçons peuvent flotter mais sans s\u2019arrêter sur un individu, car la famille, au sens large, est atteinte.Dans toute l'histoire des Iles aucun meurtre, ni aucune action violente n\u2019ont été rapportés.3 il Rt Ri 170 J.-N.FORTIN Une enquête minutieuse nous a permis de vérifier ce fait extraordinaire.Toutefois, de rares suicides, tous chez des individus avec un diagnostic de maladie mentale évident, ont été rapportés.C.Défense contre l'ennemi : L\u2019ennemi est extérieur et les étrangers sont accueillis avec une hospitalité pleine de réserve.L\u2019expansion de l\u2019industrie touristique rencontre un adversaire acharné qui repose sur des motifs religieux en apparence.Se savoir différent, se sentir « à part des autres », semblent faire oublier les désavantages de l\u2019isolement ou insularité pour devenir alors une défense, au sens psychologique, contre l\u2019ennemi.La situation géographique, les difficultés physiques de la vie, l'isolement réel plus marqué en hiver qu\u2019en été à cause de l\u2019absence de communications semblent susciter dans cette population un état de grande dépendance envers l'extérieur.La nécessité de se sentir « à part des autres » est encouragée par le milieu et l\u2019esprit des dirigeants.D.Satisfaction des besoins émotifs : L\u2019isolement suscite certaines tensions de groupes qui auront pour effet de resserrer les liens de la communauté.C\u2019est à la communauté et à elle seule que seront subordonnés les besoins émotifs des individus.Pendant la saison du travail \u2014 et nos enquêtes ont révélé qu\u2019elle durait sept mois par année \u2014 la vie communautaire est centrée autour de la vie religieuse au niveau paroissial.La courbe de conformité consécutive à une adaptation collective se manifeste dans les idées religieuses.La religion devient une institution au sein de cette petite société et le prêtre son mandaté officiel au même titre que le législateur dans les autres sociétés.La saison d'hiver, d\u2019une durée de cinq mois, favorise les échanges émotifs et permet aux individus de jouer un « rôle »* particulier.Les liens familiaux prennent alors une plus grande importance influencée par la présence constante du père.3.« Rôle » s\u2019entend dans le sens d\u2019une interaction que l'individu entreprend de façon à remplir un aspect d\u2019une fonction sociale.Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 Le rôle de la mère apparaît difficile devant cette modification saisonnière de la vie familiale.La mère favorise un état de dépendance psychologique qui aura des répercussions à l\u2019âge adulte.Son autorité indiscutée, sa domination au foyer à cause du travail paternel durant l\u2019été sont susceptibles de créer une confusion de rôle.La présence constante et passive du père pendant la longue période de l\u2019hiver modifie quelque peu ce rôle pour pour faire apparaître des conflits d\u2019autorité sur le plan familial transposés aussi dans la société.La notion du processus de « dénigrement »* ou d\u2019autodévaluation mérite notre attention (1).En psychiatrie sociale, le dénigrement est un choix habituel d\u2019une dévaluation extrême comme manière de faire face aux problèmes intrapsychiques ou interpersonnels.En plus de déprécier la valeur de l\u2019individu, la force sociétale est aussi diminuée.Le sens des valeurs sociétales et les éléments destructifs de l\u2019image de soi sont atteints.On voit alors apparaître un conflit de valeurs que les auteurs anglo-saxons ont nommé sériving and being values (15).Cette dépréciation est intimement liée au concept d\u2019infériorité et peut aider à comprendre l\u2019attitude défensive manifeste.La difficulté qu\u2019éprouve la population à se suffire sur le plan individuel s\u2019explique par un ensemble de circonstances géographiques particulières.Cependant, quand les Madelinots s\u2019établissent ailleurs, en milieu urbain, on retrouve cette même tendance à se replier sur eux-mêmes pour réformer un autre îlot distinct de la grande masse.E.Education des enfants : L\u2019enfant dés sa naissance vit dans une atmosphère de protection constante et l\u2019attachement des parents est manifeste.L\u2019allaitement maternel est exceptionnel : les accouchements à domicile sont rares sauf dans une seule paroisse.La discipline est surtout du ressort de la mère rendant le père plus vulnérable au chantage des enfants.Au cours de nombreuses réunions sociales, il fut possible d\u2019observer la présence des 4.« Dénigrement » est la traduction du terme disparagement et s'approche du concept adlérien de complexe d\u2019infériorité appliqué à la culture.1 tirs, Mént pend ry Le Tey mile, fre penda dip Pend ane ie pu re D pie Laval Médical Vol 37- Fév 1966 ESSAI EN PSYCHIATRIE SOCIALE AUX ÎLES DE LA MADELEINE 171 enfants qui ne semblait en rien inhiber les conversions adultes et les histoires à contenu sexuel.C\u2019est pendant l\u2019adolescence que la réalisation de leur insularité est perçue et leur apparaît comme un «enrichissement ».Les fréquentations, et la jeune fille prend alors le rôle agressif, se font généralement en groupes pour arriver finalement à une décision impulsive de mariage.Le manque de prévoyance réaliste est frappant et encouragé partiellement par les parents.La mariée doit quitter ses parents pour suivre son mari et habiter avec les parents de l\u2019époux.On peut leconcevoir, par suite de cette cohabitation de trois générations, de nombreux conflits surgissent pour finalement se terminer quand le foyer s\u2019établira indépendant et autonome, déplacé souvent par le mariage d\u2019un autre membre de la famille.Le départ des adolescents pour le travail à l\u2019extérieur est souvent une nécessité.La famille, surtout la mère, déploiera alors toutes ses Énergies pour encourager le retour au domicile pendant la bonne saison, c\u2019est-à-dire l\u2019hiver.La dépendance semble être encouragée et maintenue pendant de nombreuses années.Il.ÉTUDE DE LA PATHOLOGIE Introduction : Il est bon de rappeler au début de ce chapitre certaines notions de Leighton sur le processus de désorganisation sociale au sein de la communauté (7).Ce terme implique un processus dans lequel les aspects de désorganisation prennent une ascendance sur ceux de l\u2019organisation : il va sans dire qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019absolu dans ce schéma.Une certaine détérioration est inhérente à une adaptation aux changements exogènes et endogènes.Quand l\u2019équilibre sera restauré, il y aura perte et l'équilibre dynamique dépendra du processus de détérioration et reconstruction.L'organisation sociale peut être considérée comme l\u2019aspect positif du processus par lequel le système se maintient tandis que la désorganisation sociale devient l\u2019aspect négatif avec interruption et désarticulation des différentes parties du système.La désorganisation est un processus dynamique s\u2019éloignant de l\u2019efficacité fonctionnelle de l\u2019intégrée.Comme indices de désorganisation, il faut énumérer : 1° un désastre récent ; 2° un mauvais état de santé notable ; 3° une pauvreté remarquable ; 4° la confusion culturelle ; 5° l\u2019état de sécularisation étendue ; 6° la migration ; 7° un changement social rapide et généralisé.De plus, les communautés désorganisées présenteront certains points communs et saillants : 1° un pourcentage élevé de foyers brisés ; 2° des groupements faibles ou absents ; 3° des dirigeants (leaders) faibles et peu nombreux ; 4° un nombre limité d\u2019activités récréatives ; 5° une hostilité notable ; 6° l\u2019apparition de délinquance et de crimes ; 7° un réseau de communication fragmenté et peu développé.Il nous a été possible de faire un relevé statistique portant sur toutes les personnes hospitalisées au cours de l\u2019année précédente, dans le but d\u2019établir certaines corrélations.Le diagnostic médical initial a été accepté a priori et ceci constitue une méthode scientifique fort discutable.Maladies psychiatriques et hospitalisations : Cette méthode ne permet pas un relevé statistique des névroses ; il a été convenu d'étudier les psychoses qui furent traitées dans une institution (22).Il y eut 11 malades hospitalisés avec les diagnostics suivants vérifiés par l\u2019histoire clinique : un cas de schizophrénie, quatre cas de psychose maniaco-dépressive et six cas de psychoses organiques, séniles ou artério-sclérotiques.Une compilation des maladies où il est reconnu que les facteurs psychologiques jouent un rôle prépondérant révèle que particulièrement fréquentes sont les maladies dites rhumatisantes, suivies de près par les maladies de l\u2019appareil digestifs et les maladies dermatologiques.Il est à noter que seules dans le cas des maladies dermatologiques les femmes sont atteintes plus que les hommes dans la proportion de trois à un.Dans les deux autres catégories (digestive et rhumatisante) la fréquence était renversée indiquant nettement la prépondérance des hommes. 172 Il existe un taux d\u2019avortements selon le terme médical extraordinairement élevé : 332 naissances et 93 avortements spontanés à l\u2019hôpital au cours de l\u2019année.Une révision des statistiques a révélé que le temps d\u2019hospitalisation pour un accouchement sans complication se prolongeait d\u2019une façon singulière pour des raisons inexpliquées.En excluant des facteurs aussi importants que les distances et le transport, ainsi qu\u2019une complication obstétricale évidente, plus de la moitié des femmes accouchées demeuraient à l'hôpital pour une période moyenne de 20 jours.Le niveau social semblait avoir une influence, car la proportion la plus élevée était dans la paroisse dont le niveau social et économique dépassait d\u2019une façon marquée les autres paroisses.Ceci est d'autant plus remarquable que l\u2019argument transport et distance ne jouait plus à cause de la proximité relative de l'hôpital.L\u2019anxiété que soulève la naissance obligeait la patiente à se rendre à l\u2019hôpital plusieurs jours avant la date prévue, malgré les avis contraires.Sous l'influence d\u2019un médecin, particulièrement dans deux paroisses éloignées, tous les accouchements se faisaient à domicile sans le phénomène décrit ci-dessus ; ce qui rend la compilation statistique difficile.Données théoriques : Parmi d\u2019autres, l'hypothèse psychanalytique a permis une compréhension plus profonde des phénomènes psychologiques reliés à la maladie.La médecine psychosomatique nous laisse entrevoir les forces et les motivations de l\u2019inconscient dans certaines entités cliniques.La structure de la personnalité des patients atteints de rhumatisme laisse entrevoir une anxiété diffuse et profonde, des sentiments d'insécurité et des tendances agressives primitives.Ils ont tendance à se sentir rejetés et ils cherchent à s\u2019isoler émotivement (9).La personnalité des patients à symptômes der- matologiques présente certaines caractéristiques dont la plus fréquente est un conflit avec la mère (4) s'exprimant par une dépendance hostile (20).REP TE LES J.-N.FORTIN Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 Quant à la personnalité des patients souffrant de troubles gastriques pré-ulcéreux ou autres, il existe de nombreux conflits dans leurs relations avec la mère (13), centrés autour de leur agression inexprimée et leur dépendance ressentie vis-à-vis elle (17).Le problème des avortements spontanés a été étudié sur le plan psychologique (10).Il est bon de retenir que l\u2019hypothèse actuellement acceptée semble indiquer chez la femme des conflits agressifs marqués contre la mère dominatrice et une identification à un père faible qui est plus remarquable par ce qu\u2019il n\u2019accomplit pas (10).La tendance à réagir somatiquement aux situations psychiques rend ces personnes candidates à une réactivité psychosomatique, et elles se sentent capables de leurs devoirs domestiques sans jouir des privilèges de la féminité.CONCLUSIONS Les interrelations entre l\u2019environnement et la maladie sont nombreuses et multiples.Isoler les variables pour mieux les étudier est le but de la recherche, mais la nécessité d\u2019un « témoin » s\u2019impose pour la vérification d\u2019hypothéses, ce qui est impossible dans les limites de cette étude.La culture d\u2019une population isolée se prête à la recherche mais ne deviendra importante qu\u2019en procédant d\u2019une façon comparative.Pour reprendre l\u2019orientation de Leighton, un processus de désorganisation sociale (7) semble en voie de s\u2019établir aux îles de la Madeleine et on peut soupçonner des modifications prochaines dans leur style de vie qui se traduiront possiblement dans la maladie.Il pourrait exister une relation en regard des hypothèses formulées sur le plan clinique entre les maladies psychosomatiques et l\u2019influence du milieu sur ces maladies.On voit ici que les maladies les plus fréquentes sont celles qui sont reliées théoriquement au rôle social, et à l'influence de la mère sur cette communauté.Le nombre des maladies mentales est peu élevé ; et il serait essentiel de connaître l'influence et la fréquence de la maladie de la population pour qui les soins hospitaliers ne furent pas requis, par la technique de questionnaires détaillés.Jrad Va, ST- (a de doi refer fons Tan ts, de fons marqué Alas theente cation (8 tra.vient pré tionair comp ia Üm et ove différer à cle dss, Wey ls: ll à ley) ling Legg ily C0 bre, We Me Winey Ur, Dag lin \u201cete (rg They Mog, lag, RA Laval Médical Vol, 37 \u2014 Fév.1966 Cette étude préliminaire ne vise qu'à fournir des données et hypothèses d\u2019où découleront des recherches futures.Le concept de désorganisation sociale pourra alors servir de base de comparaison des cultures et des communautés différentes, et est relié à la proposition que la désorganisation sociale amènera des désordres psychiatriques marqués.A la suite d\u2019une expérience personnelle de travail récente avec Alexander H.Leighton et la publication des recherches du Stirling County (3 et 6), ce travail prend un intérêt scientifique.Il devient évident que les descriptions dans ce rapport préliminaire soient hâtives et l\u2019emploi d\u2019un questionnaire complet aiderait manifestement une compilation en se servant d\u2019un échantillon établi.A cause de son isolement relatif, cette population est idéale comme objet de recherche \u2014 et au moyen d\u2019échantillons scientifiquement établis les différences entre la population de langue française et celle de langue anglaise pourraient être étudiées, ce qui rejoint une préoccupation bien contemporaine (19).Il serait intéressant aussi de comparer la population acadienne continentale (3) à celle des îles de la Madeleine pour voir l\u2019effet spécifique de l\u2019insularité.Le concept de dénigrement serait peut-être relié à la condition de l\u2019insularité.breuse des inconnus ne peut être réduite que par une méthode de recherche scientifique stricte et rigoureuse, et cette étude est présentée comme un premier «jalon» pour encourager des recherches ultérieures.La quantité nom- RÉSUMÉ Dans un rapport préliminaire, les vicissitudes de l\u2019insularité telles que perçues aux îles de la Madeleine, province de Québec, en 1958, sont décrites.La méthodologie employée dans cette recherche de psychiatrie sociale s\u2019est basée sur le modèle conceptuel proposé par Leighton.La société est décrite dans un premier chapitre soulignant au foyer l\u2019absence du père à cause de ses occupations habituelles de pêche, et la grande responsabilité que la mère en retour doit assumer.ESSAI EN PSYCHIATRIE SOCIALE AUX ÎLES DE LA MADELEINE 173 Les rôles maternel et paternel se confondent davantage au cours de la période d\u2019hiver.Le syndrome de dénigrement (disparagement) semble exister au sein de cette population, de même que les indices d\u2019un début de désorganisation sociale.Dans le second chapitre un relevé de la psychopathologie est rapporté, mais s'avère incomplet à cause de la méthode employée par l\u2019étude des dossiers d\u2019hospitalisation.Un fait clinique intéressant est apparu et réside dans la proportion élevée des taux d\u2019avortements et des attitudes centrées sur les phénomènes obstétricaux.Ce travail est considéré comme un jalon vers des recherches scientifiques futures qui devront être plus rigoureuses, en tenant compte de la grande importance et des répercussions que représentent les études épidémiologiques des isolats.Des suggestions sont offertes en présentant des hypothèses scientifiques vérifiables avec les instruments appropriés, comme la présence d\u2019une population comparative «témoin » et l\u2019emploi de questionnaires détaillés.SUMMARY In a preliminary report, the vicissitudes of insularity namely Iles de la Madeleine (Magdalen Island), Province of Québec as perceived in 1958 are described in a socio-psychiatric study.The methodology was based on the conceptual model proposed by Leighton.The society is described in a first chapter emphasizing in the home the absence of the father because of his fishing occupations and the constant responsibility assumed by the mother.A reversal of role is witnessed for the winter months.The disparagement syndrome seems to exist in the population as well as indices which appeared to be the initial phase of a social disorganization.In a second chapter a survey of the psycho- pathological conditions was incomplete because of the method used through hospital charts.One outstanding clinical findings is the high rate of abortion and the attitudes centering around obstetrical phenomena. dunes ape, Laval Médical 174 J.-N.FORTIN Vol.37 - Fév.1966 The report should be considered an initial step toward future research in view of the contemporary interest in the socio-phychiatric study of closed community.Suggestions are postulated with scientific hypotheses to be verified with the appropriate scientific tools, the use of detailed and complete questionnaire given to the population with a control group to permit comparative studies.BIBLIOGRAPHIE 1.CLEVELAND, E.J., et LONGAKER, W.D., Neurotic patterns in the family, i» Explorations in social psychiatry, \u2018chap.VI, Leighton, Clausen et Wilson, éd., Basic Books, New-York, 1957.2.ESSEN-MOLLER, E., A current field study in the mental disorders in Sweden i» Comparative epidemiology of the mental disorders, chap.1, Grune & Stratton, New- York, 1961.3.Hucues, C.C., TREMBLAY, M.-A., RAPAPORT, R., et LEIGHTON, A.H., People of Cove and Woodlot, chap.111, Basic Books, New-York, 1960.4.KEPECS, J.C., ROBIN, M., et BRUNNER, M., Relationship between certain emotional states and exudation into the skin, Psychosom.Med., 13 : 1951.5.LEIGHTON, A.H., Psychiatric disorder and social environment.An outline for a frame of reference, Psychiatry, 18 : (nov.) 1955.6.LEIGHTON, A.H., My name is legion.Foundations for a theory of man in relation to culture, Basic Books, 1959.7.LEIGHTON, A.H., Social disintegration, chap.IX, in (6).8.LEIGHTON, À.H., CLAUSEN, J.À, et WILSON, R.N., 10.11.12.16.17.18.19.20.21.22.Explorations in social psychiatry.Introduction, Basic Books, New-York, 1957.LupwiG, A.O.Psychogenic factors in rheumatoid arthritis, Bull.Rheumat.Dis., 2 : 15, 1952.MaNN, E.C., Habitual abortion, Am.J.Obst.Gynec., 77 : 706-718, 1959.MazZER, M., The human predicaments of an island population, in HASSERMAN, ed., Communication and community, Grume and Stratton, New York, 1965.MILLER, E., Is a social psychiatry possible ?, Brit.Med.J., 1951.MITTELMAN, B., et WoLFF, H.G., Emotional and gastro- duodenal function, Psychom.Med., 4 : 1942.NORTON, A., et HALL-SMITH, P., A psychiatric view of skin disorder, sn D.O\u2019NEIL, Modern trends in psychosomatic medicine, chap.IX, Paul B.Heber, Inc, New-York, 1955.OPLER, M.K., Culture, psychiatry and human values, Charles C.Thomas, 1956.Rioux, M., Belle-Anse, Musée National du Canada, 1957.ROSENBAUM, M., Psychosomatic aspects of patients with peptic ulcer, in WITTKOWER et CLEGHORN, Recent development in 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soupçonne aisément les conséquences psychologiques nombreuses et l\u2019adaptation périlleuse de celui qui souffre de malformations congénitales.Mais l'intérêt est encore accentué, du fait que les cas de pseudo-hermaphrodisme nous permettent de réfléchir sur la dualité nature-environne- ment, nalure-nurlure, dans la genèse du comportement sexuel.L'identité sexuelle et les conduites sexuelles préférées d\u2019un individu apparaissent cliniquement et dans la plupart des cas comme des attributs psychologiques stables et persistants.Certains auteurs, tels Havelock Ellis, Krafft-Ebbing, ont expliqué ces faits sur une base innée, constitutionnelle.La plupart des sexologistes accentuent présentement le rôle de l\u2019environnement.Les intersexes réalisent de véritables expériences de la nature sur l\u2019aspect héréditaire ou acquis de l'identité sexuelle.Car le sexe imposé à de tels sujets, se référant à leur morphologie externe, peut assez fréquemment être à l'inverse du sexe généti- , * Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Asso- Togo des psychiatres du Québec, à Québec, les 21 et 22 mai 1.Chef de service à la linique Roy-Rousseau, Québec et Departement de psyc! iatrie, Faculté de médecine, Université 2.Psyctiatre 3 la + linique Roy-Rousseau, Québec, et Département de psychiatrie, Faculté de médecine, Université C.-A.MARTIN, M.D., F.R.C.P.(C), ! et Harry GRANTHAM, m.D., F.R.C.P.(C).2 que, gonadique ou endocrinien.Si le sexe organique détermine l\u2019identité sexuelle, l\u2019éducation dans le sexe imposé devrait être dépassée par des tendances aux conduites sexuelles inverses.Les tenants de la théorie de l\u2019environnement prévoient le contraire, l\u2019éducation ayant selon eux le rôle décisif.Il est utile de réaliser, ainsi que le souligne Kay (3), que les variables concernées (hérédité, environnement physique, culture), se retrouvent toutes dans le cadre familial.La fréquence des troubles psychiatriques accompagnant l\u2019intersexualité a été estimée bien différemment selon les auteurs.Cappon (1) dans une série de 17 cas n\u2019en trouve que quatre en bonne santé mentale ; au contraire, un groupe du Johns Hopkins Hospital, Hampson, Hampson et Money (2) ont beaucoup moins de mésadaptés dans leur série de 113 cas.RAPPEL MÉDICAL Un hermaphrodite au sens strict du mot \u2014 éventualité rarissime \u2014 est un individu possédant les gonades des deux sexes.Le pseudo-herma- phrodite mâle ou femelle possède les gonades d\u2019un seul sexe mais les organes génitaux internes ou externes et les caractères sexuels secondaires caractéristiques, à des degrés variables, du sexe opposé.Leur apparence génitale externe à la naissance augmente le risque d\u2019être éduqué dans le sexe opposé.Un pseudo-hermaphrodite mâle possède un certain nombre de caractéristiques extérieures féminines mais ses glandes génitales sont histologique- ment des testicules offrant une spermatogénèse ES EP SEE REC 176 C.-A.MARTIN - Harry GRANTHAM plus ou moins complète.Génétiquement mâles, ils sont d\u2019ordinaire éduqués comme des femmes ; c\u2019est fréquemment à la puberté, alors qu\u2019on constate une aménorrhée primitive, une hypertrophie clitoridienne qui s\u2019accentue, des changements de la voix et l'apparition du système pileux, qu\u2019un examen médical et gynécologique est fait.A l'inspection le patient peut offrir divers aspects morphologiques depuis celui d\u2019un mâle avec un hypospadias jusqu\u2019à l\u2019apparence d\u2019une femme ayant un «clitoris» hypertrophié avec hypospadias.Il y a fréquemment un vagin conique s\u2019ouvrant dans le périné avec un scrotum bifide au niveau des grandes lèvres.Les testicules peuvent être abdominaux, dans les canaux inguinaux ou dans le scrotum bifide.Ces pseudo-hermaphrodites offrent souvent une attitude psychologique masculine à la puberté et les auteurs ont tendance à préconiser une chirurgie correctrice permettant d\u2019approcher par la suite une morphologie génitale mâle normale.Mais lorsqu\u2019un tel individu a été éduqué comme une femme, il est admis que la chirurgie plastique puisse être en corrélation avec cette situation psychologique et sociale.Il est certain qu\u2019au cas de doute sur le sexe d\u2019un enfant, il s'impose de faire déterminer au plus tôt son sexe génétique et de procéder à une biopsie gonadique afin de bien orienter son identité sexuelle.OBSERVATION Mademoiselle Doris B.est originaire d\u2019un petit centre rural en Abitibi ; elle est la deuxième d\u2019une famille de 13 enfants.Ses parents sont cousins germains et deux de ses sœurs auraient un tableau clinique semblable.Elle se dit depuis toujours déçue de son milieu familial et culturel ; son père est un menuisier honnête qu\u2019elle dit dépassé par ses responsabilités.La patiente blâme ses parents de s\u2019être épousés avec un degré rapproché de parenté.Elle consulte la première fois en 1956, à Montréal, âgée de 17 ans, pour aménorrhée primaire, pilosité faciale et mentonnière, absence de seins.Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 On la dit psychologiquement instable, irritable, taciturne et triste.Son apparence générale comporte alors plusieurs caractéristiques masculines : voix grave, distribution masculine du système pileux, bassin non élargi.Cependant, l\u2019examen gynécologique révèle un clitoris hypertrophié et un petit vagin conique se terminant en cul-de-sac, sans col ou corps utérin palpable.Un syndrome surrénalien ou hypophysaire étant éliminé, on décida de procéder à une laparo- tomie exploratrice qui révéla l\u2019absence d\u2019'utérus et de trompes ; deux glandes génitales sont au détroit supérieur.Une biopsie indiqua un tissu testiculaire sans spermatogénèse.Son sexe génétique est masculin.Il fut décidé de procéder à des plasties pour lui donner une morphologie féminine : ablation partielle du clitoris, construction d\u2019un vagin par greffe sur moule, confection de seins par transplantation de tissu adipeux à deux reprises.Un traitement hormonal par œstrogènes de synthèse fut combiné.La patiente eut malheureusement une complication chirurgicale l\u2019incommodant depuis lors ; elle souffre en effet d\u2019une fistule urétro- vaginale et d\u2019incontinence urinaire partielle.Enfin elle reçut un traitement médical répété pour une mastoïdite chronique récidivante.De 1956 à 1962, date de son arrivée en milieu psychiatrique, Doris B.a passé environ la moitié de son temps dans les hôpitaux.Il semble bien, d\u2019ailleurs, qu\u2019elle s\u2019y sentait relativement bien, compte tenu de son éloignement des parents qu\u2019elle ne tolérait pas et des gratifications offertes en milieu hospitalier.Elle est admise dans notre Service psychiatrique à la demande de ses parents et avec l\u2019aide du Service social de leur région.Ses crises d\u2019agitation démonstrative durant plusieurs heures rendent la situation intolérable a la maison.Agressive, surtout envers son père et ses frères, elle a toutefois menacé sa mère d\u2019un couteau.Lors de ces paroxysmes colériques, elle se roule par terre, menace de fuir son foyer.Les parents de cette malade n\u2019ont pu être rencontrés en raison de la distance qui nous sépare, TE mas sa quan & mia, 3 gees 0 Sona vus fat récherc lt station lorsqu'ils Sa fs résulter bt pre dannen on iden meg Gradu ênénirer bi détendue bite ge ls pue, p LE se haf Ue py Dour de lg rai Ë 0 ty Reel lite a quels 9 Fis Wipe Lag le ag fg k ch \u2018ane da Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 mais sa mère nous a écrit plusieurs lettres expliquant son inadaptation constante au milieu familial, surtout depuis les interventions chirurgicales de 1956.Son attitude dans une première série d\u2019entrevues fut calme, avec une certaine timidité.Elle recherche constamment de la réassurance, se disant «incurable » ; elle se refuse à accepter sa situation et soutient que les médecins se trompent lorsqu\u2019ils prétendent qu\u2019elle est « sans organes ».Sa fistule urétrovaginale et l\u2019incontinence qui en résulte avec les répercussions sur sa vie en groupe, la préoccupent sans cesse.Elle verbalise abondamment sur ses organes génitaux et doute de son identité sexuelle.«Si je ne suis pas un homme ni une femme, dit-elle, qu\u2019est-ce que je suis ?» Graduellement, sa collaboration s\u2019améliore tant en entrevue que dans sa participation aux activités hospitalières quotidiennes ; elle devient souriante, détendue, plus sociable.Elle acquiert la possibilité de critiquer son comportement, racontant que les crises sont évitées lorsqu\u2019elle se sent comprise.Puis elle dit « se sentir femme » avec intérêt sexuel envers les hommes et rêves occasionnels à thèmes sexuels avec partenaires masculins.Une partie importante de son temps est utilisée pour des soins attentifs et recherchés de maquillage, traitement des cheveux, polissage des ongles, etc.Ses plans futurs sont de devenir infirmière ou mannequin ; elle dira à un autre psychiatre « garde-bébé ou religieuse ».Sa scolarité de huitième année vient limiter ses ambitions, quoi- qu\u2019elle soit de niveau intellectuel moyen.A des périodes d\u2019euphorie succèdent des phases de pessimisme.L'amélioration apparente nous la fit référer au Service social pour orientation sur le marché du travail ; elle s\u2019est montrée hésitante et difficile dans le choix d\u2019un travail puis tout-à-fait inconstante dans son rendement.Quelques jours après sa sortie d\u2019une hospitalisation de trois mois, elle laisse les plans élaborés, retourne chez ses parents et reprend un comportement similaire : irritable, démonstrative, exigeante pour les siens, passive devant les travaux domestiques.Les scénes colériques se répétant et la ETUDE PSYCHOPATHOLOGIQUE DU PSEUDO-HERMAPHRODISME MALE 177 patiente menacant de se promener sur la rue en vêtements de nuit, un médecin la fit interner d\u2019urgence.Son attitude fut superposable à celle de sa première admission.Elle se croit infirme et se dit honteuse de sa condition.«Si je ne suis pas bâtie comme les autres, je ne puis agir comme les autres » dit-elle.Son comportement est souvent instable et capricieux ; elle annonce à l\u2019avance ses crises et ajoute « c\u2019est un peu volontaire ce que je fais ».Elle exprime certaines fantaisies sur la sexualité, prétendant qu\u2019elle a eu ses règles à quelques reprises, demandant si elle pourra avoir des enfants.Ses lectures sur la sexualité se multiplient et elle exige des traitements hormonaux et des consultations gynécologiques.Sa fistule urétrovaginale persiste et l\u2019incommode.Sa façon d\u2019aborder ses problèmes devient plus superficielle et elle exige des mises en congé de l\u2019hôpital quoi- qu\u2019elle ne tarde pas à y revenir pour les mêmes raisons après trois ou quatre mois.Ses parents suggèrent l\u2019obtention d\u2019une pension d\u2019invalide, ce à quoi la patiente s\u2019objecte.De fait, de 1962 à 1965, la majeure partie de son temps fut passé en milieu institutionnel psychiatrique et son état est demeuré stationnaire.DISCUSSION Il nous semble bien que l\u2019identité sexuelle de cette patiente ne soit pas encore définitivement déterminée.Nous avons l\u2019impression, et Cappon a vu dans ce genre de cas la source des plus graves conflits intrapsychiques, que les facteurs psychosociaux jouent à l'inverse de la sexualité somatique.Cette patiente semble jouer un rôle adapté au sexe imposé et périodiquement, elle décompense par de l\u2019angoisse hystérique.Les Hampson, dans leur série de cas, sont plus optimistes et semblent suggérer de ne retourner au sexe organique que chez le jeune ; Cappon, au contraire, soutient qu'on doit transformer le patient dans ce sens jusque dans les deuxième ou troisième décennies de la vie.Il ne fait aucun doute qu\u2019une consultation psychiatrique préalak le à une telle décision s'impose dans tous les cas. 178 C.-A.MARTIN - Harry GRANTHAM Notre patiente est loin d\u2019avoir intégré la partie génitale de son « image de soi » ; elle se montre plus intéressée à acquérir les caractéristiques sexuelles secondaires qu\u2019à fonctionner sexuellement.Sa recherche de l'apparence et du rôle social superficiel de la femme la préoccupent ; sa véritable hétérosexualité est difficile à déterminer, la patiente ne fournissant pas de données à ce sujet et se montrant sans cesse soucieuse de plaire à l\u2019interrogateur.Est-il possible de se questionner sur les objets réels de son énergie sexuelle?Si elle se sent attirée par les hommes en raison du rôle social, est-ce jusqu\u2019à un certain point de l'homosexualité puisqu'elle est un homme.Dans le Service des femmes, est-elle attirée par des pulsions à l\u2019endroit des autres patientes qu\u2019elle pourrait percevoir comme homosexuelles, se croyant femme, étant homme.L\u2019agressivité qu\u2019elle manifeste envers ses parents nous semble davantage dirigée vers le père puis vers la mère.Elle leur reproche un mariage consanguin, « cause directe de son état », et leur situation socio-économique déplorable.Le conflit avec les figures parentales n\u2019étonne pas dans ce contexte mais, avec les auteurs ayant exploré ce sujet, nous hésiterions à utiliser de façon rigide la terminologie analytique.La castration de cette patiente est-elle au centre même de son conflit intrapsychique?Nous nous demandons si le traitement chirurgical reçu est accepté par notre malade et s\u2019il n\u2019a jamais été compris autrement que comme une agression dont les parents sont au moins la cause indirecte.On doit aussi noter les déficiences de son milieu social et familial, son développement culturel restreint comme des facteurs venant assombrir le Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 pronostic.D'autre part, les hospitalisations prolongées, sans soins spécialisés à l'hôpital comme milieu thérapeutique, favorisent un comportement névrotique régressé et passif qu\u2019elle ne peut modifier seule.Enfin, une complication chirurgicale aussi incommodante qu\u2019une fistule urinaire est sûrement un facteur irritant et défavorable.Même si la portée thérapeutique de nos décisions nous semble assez limitée, nous avons l\u2019impression, tout en supportant cette patiente dans ses difficultés, de saisir un peu plus la complexité des relations entre l\u2019organique et l\u2019environnement.SUMMARY A case is presented of male pseudo-herma- phrodism studied from the psychopathological point of view.The authors have treated during the three last years a patient presenting an intersexuality corrected four years before.The patient presented severe emotional instability and hysterical behavior.Theorical considerations are made concerning the basis of the sexual identity and sexual behavior and the opportunity of a psychiatric consultation before such a kind of corrective surgery is made.BIBLIOGRAPHIE 1.Capron, D., EzrIN, C., et LYNES, Psycho-sexual identification (psycho-gender intersexed), Can.Psych.Ass.J., 4 : 90-106 (avril) 1959.2.Hampson, J.G., HAmPsoN, J.L., et 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P.-B.ROY, M.D.,?L.BÉLIVEAU, M.D.«New opinions are always suspected usually opposed without any other reason but because they are not already common.» (John LOCKE, 1632-1704.) INTRODUCTION ET HISTORIQUE L\u2019expérience que cette communication vous propose nous apparaît singulière, révélatrice et susceptible d\u2019une contribution à l\u2019étude des problèmes multiples de la psychiatrie hospitalière.L\u2019année 1927 marqua une date mémorable dans l\u2019histoire des hôpitaux psychiatriques du Québec alors que fut institué le premier centre psychiatrique à sécurité maximale de la province.Les circonstances historiques de la fondation de cet hôpital psychiatrique spécialisé méritent une considération particulière dans le contexte de notre exposé.En bref, rappelons l\u2019épisode dramatique de l\u2019évasion d\u2019un patient de l\u2019Hôpital Saint- Jean-de-Dieu et de ses menaces délirantes à l\u2019endroit d\u2019un personnage politique de l\u2019époque.C\u2019est ainsi que le gouvernement décida de créer une institution spéciale pour malades mentaux dangereux et particulièrement pour les criminels et les délinquants dont la condition mentale nécessitait des traitements psychiatriques hospitaliers.Un Arrêté en conseil créa définitivement cette Institution sous le nom d\u2019« Asile des détenus * Travail présenté au premier congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Québec, les 21 et 22 mai 1965.1, Surintendant médical de l\u2019Institut Philippe-Pinel, Montréal.2.Psychiatre de l'Hôpital des Laurentides et consultant à l\u2019Institut Philippe-Pinel, Montréal.3.Psychiatre de l\u2019Institut Philippe-Pinel, Montréal.(9) aliénés de Bordeaux »3 et la confina dans l\u2019enceinte de la prison de Bordeaux.patients à y être admis étaient, pour la plupart, des malades déjà hospitalisés en milieu psychiatrique mais qui avaient commis quelque délit dont la gravité était très variable.Toutefois les hôpitaux psychiatriques prirent rapidement l\u2019habitude de transférer à l'Hôpital de Bordeaux ceux de leurs malades dont ils ne pouvaient contrôler le comportement antisocial, agressif, violent et dangereux ou encore qui étaient trouvés intolérables.Il arrivait même parfois que dans le but de créer de l\u2019espace et d\u2019avoir des lits disponibles, on « déménageait » à l\u2019Hôpital de Bordeaux des malades dont le diagnostic et le comportement ne justifiaient qu\u2019à peine le transfert.Cette situation s\u2019explique facilement si l\u2019on considère que jusqu\u2019à ces dernières années, l'Hôpital Saint- Jean-de-Dieu desservait à lui seul 47 comtés et près de 70 pour cent de la population canadienne- française de la province.Les premiers Ces divers facteurs contribuèrent à l\u2019accroissement rapide de la population hospitalière de l\u2019Hôpital de Bordeaux.C\u2019est ainsi qu\u2019en 1935, on comptait déjà 350 malades ; ce nombre passa à 500 en 1945, puis à 800 en 1950 et à 1 000 en 1955 pour atteindre le nombre record de 1 137 en 1959.Un tel surpeuplement confronta les ministères concernés, et particulièrement celui du procureur général, avec un épineux problème : la population de la prison de Montréal était constituée 4.Le nom d\u2019Hôpital psychiatrique de Bordeaux est actuellement définitivement changé pour celui d\u2019Institut Philippe- Pinel. 180 Laurent GERVAIS - Paul-B.ROY - Lionel BÉLIVEAU aux deux tiers et aux trois quarts par des malades psychiatriques.Ce n\u2019est pas sans raison qu\u2019un témoin de l\u2019époque nous rapporte que les « médecins passaient une bonne partie de leur temps à circuler d\u2019une aile à l\u2019autre, à monter ou à descendre et à se rendre aux quatre coins cardinaux de la prison » pour faire leur tournée.Finalement, et après de nombreux espoirs jamais actualisés de déménagement et de construction nouvelle, le gouvernement fit l\u2019acquisition du pavillon Saint-Vallier où furent dirigés environ la moitié des patients de Bordeaux ; il n\u2019en demeurait pas moins que l\u2019Hôpital comptait encore plus de 500 malades.Puis vint la construction des hôpitaux de Joliette et des Laurentides qui accueillirent, à la suite de l\u2019enquête psychiatrique de 1962, la majorité des malades qui séjournaient encore à Bordeaux.Le rapport Bédard avait largement contribué à diminuer la population des patients de Bordeaux et avait même recommandé la fermeture définitive de cet hôpital.Cependant, il fallut réaliser l\u2019impossibilité d'intégrer tous ces patients dans des milieux psychiatriques ordinaires.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui a toujours conféré à l'Hôpital psychiatrique de Bordeaux son caractère et son statut particuliers parmi les autres hôpitaux psychiatriques de la province.Finalement, l'Hôpital de Bordeaux fut confiné à une seule aile de la prison et sa population se fixa à environ 150 patients.Ce nombre représente la population actuelle de l'hôpital.Les patients qui y demeurèrent furent ceux qu\u2019on juge inacceptables dans les autres hôpitaux, soit à cause de leur comportement dangereux ou potentiellement dangereux, mais surtout ceux qui sont sous le coup d\u2019une accusation particulièrement grave ou qui ont à purger des sentences plus ou moins longues et dont l\u2019état nécessite des soins psychiatriques.DESCRIPTION DE CET HÔPITAL L'hôpital occupe entièrement une des six ailes de la prison, soit l\u2019aile D.L'architecture de l\u2019aile psychiatrique ressemble à celle des autres ailes DER RE RER I CT EEE STE EE Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 à l\u2019usage des prévenus et des détenus.C\u2019est la longue série de cellules latérales en galeries superposées et entièrement grillagées avec un vaste espace central libre qui s\u2019étend jusqu\u2019au toit.Les patients séjournent dans ces cellules qu\u2019ils peuvent décorer à leur goût encore que dans des limites jugées raisonnables par les autorités.Ils peuvent circuler assez librement d\u2019un étage à l\u2019autre, se rendre à leur travail ou à une cour intérieure.La proximité de la prison présente un problème fondamental pour l'hôpital.Pour le malade, le fait d\u2019habiter une aile de la prison contribue à l'identifier au prisonnier et l'empêche de réaliser la signification de son hospitalisation.Mais cette promiscuité carcérale a aussi d\u2019autres effets sérieusement défavorables.C\u2019est la contamination du malade par le prisonnier, les échanges de toutes sortes entre eux et l\u2019esprit de solidarité en quelque sorte qui s\u2019exprime lorsque surviennent des conflits d\u2019envergure, des remous et surtout des soulèvements d\u2019un côté comme de l\u2019autre.Population de cet hôpital : L'hôpital comprend une population actuelle d\u2019environ 150 patients.La grande majorité de nos patients nous sont référés par les Cours devant lesquelles ils ont à répondre de différents délits.Ces individus ont été, soit déclarés mentalement malades au moment de la commission de leur délit ou jugés inaptes à subir leur procès à cause de maladies ou d\u2019arriération mentale.La plupart présentent des troubles caractériels et un comportement antisocial.La gravité des délits est variable et s\u2019échelonne du vagabondage jusqu\u2019au meurtre en passant par l\u2019incendiat et les diverses psychopathies sexuelles.Quant à l\u2019âge de nos patients, il varie entre 19 et 70 ans.La durée d\u2019hospitalisation est aussi fort variable et s'étend de quelques semaines à 15, 20 ans et même plus.Inutile de mentionner que dans les conditions actuelles toute ségrégation est complètement impossible.Les diagnostics comportent une certaine diversité mais les troubles caractériels et la débilité mentale avec troubles du comportement prédominent.Lier Vol 3i- Enir taie dai fot a Mint \u20ac un | En: Hpi Ie rend their Cour 9 pl le de, le pue à aise pe Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 Enfin, notre population inclut aussi une certaine proportion de malades qui nous viennent d\u2019autres hôpitaux psychiatriques et dont le transfert s'avère nécessaire à cause de leur comportement dangereux.Ces malades n\u2019ont cependant aucun dossier judiciaire.= En résumé, un patient est dirigé à notre hôpital à cause de son degré de dangerosité qui le rendrait incontrôlable dans un hôpital psychiatrique ordinaire s\u2019il y était référé par la Cour ou encore qui le rendrait intolérable à cet hôpital.Le personnel : Pour les besoins de notre exposé nous nous limiterons a la description du personnel auxiliaire comprenant les surveillants, les infirmiers et les aides-infirmiers.Sans tenir compte des améliorations actuellement en cours et visant a renouveler cette section du personnel on peut affirmer que la lacune fondamentale a toujours été l\u2019absence de qualifications élémentaires.Plusieurs sont âgés, nombreux sont illettrés, à plus forte raison sans qualifications spécifiques autres que l\u2019«expérience du milieu » et leur tradition d\u2019efficacité ou d\u2019inefficacité.Parmi les plus âgés, on a constaté que bon nombre d\u2019entre eux avaient obtenu leur emploi à l\u2019hôpital par le truchement de leur député sans considération de leurs qualifications et parfois même à cause d\u2019un handicap qui leur interdisait le travail «trop dur ».Quelques facteurs nous apparaissent significatifs pour expliquer cet état de choses : la médiocrité de la rémunération, l\u2019absence de valorisation du métier de surveillant à l\u2019aile D et même la désapprobation et le mépris qu\u2019on y attache, enfin le recrutement parmi les gardes jugés incompétents et ne remplissant pas les exigences de la prison.A notre arrivée à l\u2019Hôpital de Bordeaux nous avons voulu continuer l\u2019œuvre de transformation, d\u2019amélioration et de modernisation de notre prédécesseur.Pour ce faire nous avions établi un programme qui signifiait forcément une participation plus active de nos surveillants par des tâches plus élaborées et qui impliquaient une plus grande autorité et davantage de discipline LA RÉSISTANCE PASSIVE CHEZ LE PERSONNEL 181 auprès des patients.dement plus efficace.C\u2019était exiger d'eux un ren- La réaction du personnel vis-à-vis un tel bro- gramme : La majorité ont réagi tout d'abord par la surprise, puis par la réticence et, finalement, par l\u2019inertie collective qui s'exprima clairement par le désir de conserver le slaiu quo et qui pourrait s\u2019illustrer par les remarques suivantes : .«à quoi bon .à quoi ça sert, ça changera rien .ça toujours ben marché comme ça .ça fait vingt ans que ça dure .y'a rien à faire avec ces mala- des-là .faut les laisser faire ce qu\u2019ils veulent .les chefs de gang .».Quelques incidents survenus à l\u2019occasion du programme de réorganisation illustrent bien cette attitude de passivité.Ainsi la tradition du milieu voulait qu\u2019un petit groupe de patients particulièrement «influents » dans la population générale soient acceptés et préposés à la cuisine, départe- ment-clé de notre hôpital pour le commerce clandestin.En réalité, non seulement les activités des patients de la cuisine n\u2019étaient pas thérapeutiques mais masquaient plutôt un certain réseau de trafic de nourriture apprêtée et vendue aux autres malades ainsi qu\u2019aux détenus et aux prévenus de la prison : c'était en quelque sorte une espèce de restaurant à chaîne et qui pouvait également servir de source d\u2019approvisionnement de matières premières pour la fabrication de spiritueux.Mais le problème de la cuisine se révéla dans toute son ampleur lorsque fut découvert un autre trafic, celui de la « protection », à l\u2019endroit des surveillants qui « devaient » verser un certain montant d'argent à chaque mois pour « avoir la paix » et s'assurer la bonne entente avec les patients.Fait étonnant, aucun des « protégés » ne jugeait opportun de se plaindre de la situation.La thérapie par les activités culinaires fut drastiquement supprimée et tous les patients sans exception en furent exclus et soumis à d\u2019autres formes de thérapie occupationnelle.La réaction de protestation de la part des patients s\u2019explique fort bien.Celle que manifesta les surveillants se révéla toutefois fort significative.Exploités, dégradés en quelque 182 Laurent GERVAIS - Paul-B.sorte, ils n\u2019en protestèrent pas moins en se plaignant de la mauvaise nourriture, comme les patients, et de l\u2019inefficacité du nouveau personnel de cuisine.Nous avions cru protéger le personnel et lui restaurer un peu de sa dignité et de son prestige mais nous n'avions pas prévu la réaction émotionnelle de la part des surveillants qui s\u2019identifièrent inconsciemment aux patients.Un autre fait révélateur fut la crainte quasi- panique qui s\u2019empara du personnel auxiliaire lorsque fut créée la Corporation de l'Hôpital et qui se substituait ainsi au ministère de la Santé : ce fut l'insécurité aiguë de l'individu qui perd brusquement son statut de fonctionnaire.Même si on leur proposait d'améliorer leur sort la majorité craignait le pire, la catastrophe, le congédiement.Les exemples seraient nombreux.Par exemple les difficultés quasi insurmontables de la communication claire et efficace : les patients sont généralement la meilleure source d\u2019information.Des séances de thérapie de groupe d'environ 25 patients furent organisées mais la résistance des surveillants se manifeste soit par leur «oubli » d\u2019aller chercher les patients pour leur séance de thérapie, soit en les laissant sciemment se rendre à d\u2019autres activités tout en sachant qu\u2019ils étaient attendus à la réunion de groupe.Enfin, un phénomène particulier, et qu\u2019on serait peut-être porté à sous-estimer parce qu\u2019il évolue à bas bruit et progressivement, c\u2019est ce qu\u2019on peut appeler l\u2019«institutionnalisation » du personnel.Elle se caractérise par la chronicisation de la fonction, du rendement qui appauvrit, éteint les ambitions originelles par absence de renouvellement et de support approprié et qui se traduit par une sorte de démission progressive et d\u2019acceptation passive qui devient de l'indifférence et, finalement, se transforme en une sécurité encap- sulée et de plus en plus sclérosée.LE PHÉNOMÈNE D'IDENTIFICATION Il nous semble qu\u2019un des facteurs qui contribue le plus à l\u2019anxiété du personnel est son manque d'identité.Et parmi les raisons apparentes de ce phénomène on peut identifier le fait que nos sur- Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 ROY - Lionel BÉLIVEAU veillants nous viennent à peu près de la même couche sociale que nos patients.Il y a aussi l\u2019absence de maturation suffisante et de formation générale ou spécialisée en rapport avec leur fonction.Une fonction dévalorisée et marquée d\u2019un caractère péjoratif.Comme les membres du personnel n\u2019ont pas de costume distinctif, ils n\u2019ont rien qui les différencie de nos patients qui, d\u2019ailleurs pour un bon nombre, peuvent passer pour normaux, si l\u2019on fait abstraction de leur délinquance.I! est intéressant de noter qu\u2019à maintes reprise nos surveillants se sont plaints de ne pas avoir d\u2019uniforme en invoquant des raisons d\u2019ordre économique.Nous sommes convaincus que la véritable raison de leurs démarches était d'obtenir un signe qui puisse leur permettre de se différencier et de se distinguer dans une certaine mesure des malades, afin de pouvoir mieux conserver leur identité trop facilement compromise.En plus d\u2019un manque d\u2019identité significative, notre personnel doit aussi faire face à plusieurs autres sources d\u2019anxiété.Ces employés ressentent tout d\u2019abord la crainte bien connue que cause l\u2019approche du patient psychiatrique.Puis la peur des patients violents, surtout dans des conditions de sécurité plus qu\u2019insuffisantes.Ajoutons à ce sentiment les difficultés personnelles de chacun avec leur propre violence.Cette anxiété est ensuite largement augmentée par suite du manque ressenti de support auprès des autorités.Les surveillants peuvent difficilement communiquer avec l'autorité médico-administrative qui, forcément, ne voit pas leurs besoins et est souvent dans l\u2019impossibilité de les satisfaire.Ceci peut très bien s\u2019expliquer d\u2019une part par la confusion dans les rôles d\u2019autorité partagée entre les surintendants et les gouverneurs de la prison ainsi qu\u2019avec leur ministère respectif, tel qu\u2019on a pu le constater dans l\u2019histoire de l'hôpital.D'autre part, le trop grand nombre de patients et de personnel sous la responsabilité d\u2019un même chef contribuent encore au même résultat.Enfin, cette anxiété est accrue par la dualité de fonction des surveillants qui jouent un peu les rôles de policier et de thérapeute.La prédominance de ces rôles a pu varier dans l\u2019histoire de l\u2019hôpital Jusi EE sg adn Lan dé pl pat à Cu lion patient cation ( à déco Ala malade vent en patient his thie de ds led Me, Mich imp gouge suveil Ua RN fam ering ent dé mg ls tly Steg Uma Ds ty D To | Cig Tete ge { ry \u201cne tg ty Hag Pry LA RIE \u2018ordre i ster Cnc dis gi Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 selon le genre de sa population ou de l\u2019autorité administrative en fonction.L\u2019anxiété et l\u2019insatisfaction croissantes ont décidé plusieurs employés à démissionner et c\u2019est peut-être là la solution la plus saine.Quant à ceux qui restent, ils ne trouvent pas d'autre solution à leur anxiété que de s\u2019identifier aux patients.C\u2019est ce processus complexe d\u2019identification que nous avons cherché à comprendre et à décrire d\u2019un point de vue dynamique.A leur arrivée, les surveillants voient chez le malade certains traits délinquants qu\u2019ils retrouvent en eux-mêmes.Il existe aussi au sein des patients une hiérarchie comprenant des chefs obéis et respectés par l\u2019ensemble : c\u2019est la hiérarchie de la communauté carcérale.Ceci crée donc dès le début une certaine empathie qui, éventuellement, se transforme en identification.Dans la psychologie des groupes, Freud nous a montré l\u2019importance de l'identification des membres d\u2019un groupe à son chef.On pourrait espérer que les surveillants puissent s'identifier à l\u2019autorité médicale et administrative.Cependant, le contact constant avec le malade contribue d\u2019une certaine façon à contaminer le surveillant.Les gardiens deviennent ainsi des victimes faciles qui s\u2019intègrent dans le groupe relativement bien organisé des malades.Les patients, et particulièrement leurs chefs, deviennent donc des objets d\u2019identification pour les surveillants puisqu'il existe dès le départ un rapprochement émotionnel qui va s\u2019intensifier avec le temps et les habitudes.Certains surveillants, à cause de leurs tendances possiblement moins délinquantes mais dans un effort pour contrôler leur propre anxiété, utiliseront le mécanisme d\u2019identification à l\u2019agresseur.C\u2019est ainsi que le patient sera vu comme tellement menaçant que le surveillant s\u2019identifiera à lui jusque dans un processus d\u2019assimilation.On voit alors des surveillants devenir revendicateurs à la façon des patients.C\u2019est Anne Freud qui dit : «.en personnifiant l\u2019agresseur, en assumant les attributs ou en imitant l\u2019agresseur, l\u2019enfant (représenté ici par le surveillant) se transforme de personne menacée en personne menaçante.Cette transformation du rôle passif en rôle actif permet LA RÉSISTANCE PASSIVE CHEZ LE PERSONNEL 183 d\u2019assimiler des expériences traumatiques et déplaisantes ».Une fois identifiés aux patients, les surveillants finissent par conclure des pactes avec eux et particulièrement avec les chefs de gang.Ils ferment les yeux sur des comportements dangereux et pervers de certains patients, n\u2019interviennent pas dans certains règlements de compte, favorisent par le silence quand ce n\u2019est pas par la contribution directe, le commerce d'alcool, de barbituriques ou autres produits généralement contre-indiqués dans les milieux carcéraux.En plus de participer à cet acting out des patients, ils se prêtent à toutes sortes d\u2019engagements dont le plus commun est l'emprunt d'argent.Un tel comportement annule leur autorité et détruit le respect fondamental qui leur est nécessaire dans leur fonction.Ils leur arrivent même, devant les patients, de critiquer l\u2019autorité sur laquelle ils reportent le blame de toutes leurs frustations et l'hostilité des patients qu\u2019ils ne peuvent tolérer.C\u2019est là le prix contre lequel ils troquent leur protection et c\u2019est ainsi que se creuse progressivement entre eux et l'administration un fossé qu\u2019il est difficile pour ne pas dire impossible de combler.LA RÉSISTANCE PASSIVE Lorsqu'une autorité nouvelle tente de réaliser un programme de réorganisation dans de telles conditions, elle se heurte à un système structuré qu\u2019on a convenu d\u2019appeler «la résistance passive » et qui pourrait se définir par l'attitude du personnel identifié aux patients et qui s'oppose par son inertie à toute nouvelle initiative et à tout changement.En cherchant à comprendre les causes de cette résistance passive, nous en sommes arrivés aux conclusions suivantes.Plusieurs surveillants étaient tellement engagés dans le commerce et dans toutes sortes d\u2019ententes clandestines avec les patients qu\u2019ils ne pouvaient plus revenir en arrière et faire exécuter les nouvelles directives sans courir des risques sérieux en guise de représailles de la part des malades.De même, la plupart de nos surveillants qui avaient acheté en quelque sorte lH, 184 leur protection personnelle craignaient de changer leur attitude vis-a-vis des patients en appliquant le programme de réorganisation de l'hôpital et de se voir départir par la suite de toute protection et être utilisés comme boucs émissaires par la nouvelle administration.Ayant réussi à contrôler leur anxiété par l\u2019identification, ils se sentent tous menacés par la nouvelle administration et son nouveau programme qui les force à cesser cette identification relativement confortable et à affronter à nouveau leur anxiété.Cette situation est d'autant plus menaçante que les facteurs qui avaient contribué à provoquer cette anxiété originelle étaient les mêmes.D'où la réaction pour ceux qui ont choisi de ne pas démissionner, de renforcer leur mécanisme de défense en s\u2019identifiant encore davantage aux patients et en évoluant vers l'immobilisme et la résistance inerte.Comme autre raison de ce comportement, on peut penser que le personnel craint de ne pas être aidé à mieux se défendre contre son anxiété et d'être déçu dans son attente et son besoin d\u2019être valorisé, par l'autorité médico-administrative.Et cette crainte se matérialise jusqu\u2019à un certain point lorsqu\u2019ils réalisent que le nouvelle direction semble vouloir donner plus de support et de possibilités de communications aux patients avec les médecins en instituant par exemple des réunions de groupes, d\u2019où la réaction d\u2019opposition plus grande du personnel qui se sent frustré de voir les patients recevoir ce qu\u2019eux-mêmes revendiquent.Cette réaction était d\u2019autant plus grande qu\u2019on craignait que les médecins deviennent figure de bon objet pour les patients.Ceci pourrait amener les surveillants à devenir figure de mauvais objet et à être placés ainsi dans une situation dangereuse, exposés à l'hostilité des patients.REMÈDES Comme remède à apporter à ce problème, nous avons pensé qu\u2019il était d\u2019abord très urgent de favoriser par tous les moyens la communication avec le personnel pour lui permettre de verbaliser son opposition dans une relation de support et de valorisation de notre part.Laurent GERVAIS - Paul-B.ROY - Lionel BELIVEAU Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 Nous croyons qu\u2019il est également nécessaire d'améliorer le recrutement de notre personnel.Nous croyons essentiel de lui offrir une meilleure rémunération et de meilleures conditions de travail.Il apparaît fondamental de valoriser cette fonction de surveillant en donnant des séries de cours et en donnant une formation pratique «d hoc, un uniforme qui, permettant aux surveillants de se différencier davantage des patients, nous semble maintenant de plus en plus nécessaire.Enfin, il faudra favoriser les promotions et tout ce qui contribuera à rehausser le statut de personnel, tel que la participation aux discussions, la supervision plus étroite et la plus entière disponibilité à l\u2019égard de leurs demandes.Nous avons voulu dans cette communication poser le problème tel qu\u2019il nous est apparu à la lumière de nos observations.Ceci constitue donc la première étape d\u2019une étude que nous nous proposons de compléter dans une seconde communication spécifiquement en rapport avec les solutions à apporter à ce problème complexe et que notre expérience nous permettra, nous l\u2019espérons, de mettre au point.RÉSUMÉ Au cours de la réorganisation d\u2019un hôpital psychiatrique à sécurité maximale, nous nous sommes heurtés à une situation d\u2019immobilisme au sein du personnel auxiliaire.Nous avons tenté d\u2019étudier ce phénomène à partir de ses origines historique, sociale, dynamique.Nous avons été frappés par le mécanisme d\u2019identification du personnel aux patients.Nous avons appelé résistance passive, ce phénomène existant chez ce personnel et qui correspond à un désir de conserver le siaiu quo comme façon d\u2019éviter toute situation anxiogène.SUMMARY In the course of the reorganization of a maximum security psychiatric hospital we have been confronted with a situation of stagnation within the auxiliary personnel.me PP Lits Yo.8 Wen from t Tier, enon atten! 10 2501 oki, hee in Bin; {a | Laval Médical LA RESISTANCE PASSIVE CHEZ LE PERSONNEL 185 Soit R We have attempted to study this phenomenom 3.DAVID, Ÿ.F, Staff too can get institutionalized, Mental car ; .Hospital, (avril) 1965.né, from the historical, social and dynamic points of FREUD, A, The ego and mechanisms of defence, Infer- lire view.We have been struck by the identification national University Press, 1946.5.FREUD, S., Group psychology and the analysis of the ego, Ey of the personnel to the patients.Standard edition, 18 : 1921 = We have called passive resistance, the pheno- 6.Freup, S, The ego and the id, Standard edition, 19 : Is de menom whereby this personnel makes every 1923.fur .iq: ., 7.Laurin, C.,, CORMIER, B., et PANNACIO, L., Projet bi attempts to remain within the stalus quo in order d\u2019hépital psychiatrique a sécurité maximale (Projet I: 6 to avoid any new situation which is anxiety pro- soumis au Ministère de la santé de Québec).8.MORGENSTERN, J.A., et UNGERLEIDER, L.T., The .integration of a day care program into a general nm, BIBLIOGRAPHIE psychiatric hospital, Congrès de l'American Psychiatric vf Association, 1965.esole voking.bus J 4 1.Brauss, T.A., Psychiatric administration : A challenge 9.WEIMER, R.E., Meeting the emotional needs of hospital Lu in organization, Mental Hospital, (fév.) 1965.employees, Mental Hospital, (sept.) 1964.RR 2.BÉDARD, D., LAZURE, D., et ROBERTS, C., Rapport dela 10.Workshop on the mentally disordered offender, Council of Commission d\u2019études des hôpitaux psychiatriques, State Governments, 1313 East 60\" Street, Chicago, E 1962.Illinois, U.S.A.E pic pou: ie i ark jar \\oiF pète APPROCHE PRÉLIMINAIRE À L'ÉTUDE DE LA POLARISATION CELLULAIRE: EXCITABILITÉ NEUROMUSCULAIRE ET QUELQUES FONCTIONS ORGANIQUES * Jean-Yves GOSSELIN, m.D.! et Georges SOBOLEWSKI, D.Sc.?INTRODUCTION Si l\u2019on passait en revue toutes les tentatives d'appliquer des méthodes biochimiques au problème de la santé mentale, on verrait une longue série d\u2019échecs répétés.Ces échecs mettent en lumière essentiellement deux choses : en premier lieu, il semble que la plus grande déficience des travaux antérieurs était l\u2019approche trop analytique, trop subdivisée.Lorsque l\u2019on s\u2019intéressait à un seul aspect de la complexité psychobiologique qu\u2019est l\u2019homme, on en venait à oublier les autres.Par ailleurs, les efforts continus en dépit des résultats obtenus, traduisent une foi solide dans l\u2019existence d\u2019une réalité psychosomatique dont une face, celle que l\u2019on voit, est celle des perturbations dans le psychisme et l\u2019autre face, à découvrir, est celle des perturbations dans les mécanismes physicochimiques de l\u2019organisme.Partant de ces principes, nous avons décidé de baser nos études sur un nombre de données aussi larges que possible, soit de nature biochimique, physiologique, psychologique et sociologique.Ces données, placées dans le contexte clinique et intégrées dans une hypothèse globale permettraient une approche plus diversifiée et partant une thérapeutique améliorée de certains troubles psychiatriques.* Travail présenté à l\u2019occasion du premier congrès annuel de l'Association des psychiatres du Québec, tenu à Québec, les 21 et 22 mai 1965.1.Assistant à la clinique psychiatrique de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, Québec.2.Chef du laboratoire de biochimie à l\u2019Hôpital Saint-Mi- chel-Archange, Québec.APE HYPOTHÈSE DE DÉPART Nous postulons ¢ priori qu'un certain nombre de syndromes psychiatriques, aigus en particulier, sont doublés d\u2019un syndrome général d\u2019adaptation au sens biologique du terme.Le stress de la vie quotidienne, induit par des tensions sociales, matérielles, psychologiques ou autres, est un phénomène normal.Il entraîne des réactions organiques d\u2019adaptation qui sont du domaine de la physiologie.Il s\u2019agit d\u2019une alternance entre les états d'alarme avec dépense d\u2019énergie et dépolarisation électrolytique et des états de récupération avec activité métabolique intense et surpolarisation, conséquence de la dépo- larisation précédente.Aussi longtemps que l'influence du stress est en proportion de la capacité d\u2019adaptation, un certain équilibre psychophysiologique peut être conservé.Si, par contre, l\u2019intensité du stress dépasse la capacité d\u2019homéostasie, on voit apparaître un état pathologique constitué d\u2019une part, de troubles mentaux et, d\u2019autre part, d\u2019un état de dépolarisa- tion ou surpolarisation métastable.L'expression clinique de cet état sera une suractivité ou une asthénie nerveuse, dont il est difficile de sortir sans une aide extérieure.Il serait important de souligner ici les points suivants : 1° L\u2019effondrement psychique est parallèle et intimement relié à un effondrement des fonctions métaboliques.Leurs interrelations sont telle- Losi Vd.3 menti gl vil quel plicit vito pi ge FI] lat pt Ces el I pir nile tudin sil si vii; chere bitin ht way FI foncty dig tio lim de ma prèté à thingy Woy Te Ce fee f dique 0 Dre Bagh Cin 0 gy k iy i Mop Rt bg fgg le à doy : de, Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 ment intimes et inextricables, qu\u2019il est impossible et vain de rechercher laquelle est la cause et laquelle est l\u2019effet de l\u2019autre.Le parallélisme 1m- plique que toute évolution (amélioration ou aggravation) de l\u2019une des fonctions (organiques ou psychiques) entraîne une amélioration ou une aggravation de l\u2019autre.2° Les relations entre l\u2019état biologique (surpo- larisation ou dépolarisation) et les manifestations psychiques ne sont d'aucune manière directes.Ces relations englobent plusieurs facteurs tels que la personnalité, les habitudes, l\u2019éducation, le milieu, etc, de sorte qu\u2019il est impossible, en étudiant l\u2019état psychique, de conclure quoi que ce soit sur l\u2019état organique ou inversement.Cette vérité a été durement apprise par des équipes de chercheurs qui tentaient de décrire en termes de biochimie des entités psychiatriques telles que : la schizophrénie, la psychose maniaque-dépressive ou autres.3° En étudiant les détails de telle ou autre fonction physiologique ou biochimique chez des individus normaux, on peut trouver des déviations d\u2019une « normale » toute hypothétique, déviations analogues à celles que l\u2019on peut trouver chez des malades mentaux.Ce fait doit être interprété avec précaution : biologiquement, l\u2019effondrement du psychisme n\u2019est pas équivalent à une anomalie biologique caractéristique ; au contraire, c\u2019est un ensemble de perturbations qui constitue le fond du syndrome.Un métabolisme gluci- dique ou minéral perturbé, un seuil d\u2019excitabilité nerveuse anormal ou un tracé électro-encéphalo- graphique perturbé, n\u2019est pas la maladie mentale.Cependant, plusieurs de ces facteurs réunis dans un contexte psychosocial siressani peuvent être le point de départ du mécanisme de la pathogénie.4° Il reste bien entendu que ces mécanismes proposés ne sont pas à la base de toutes les entités psychiatriques, loin de là.Nous posons comme hypothèse qu\u2019ils sont impliqués dans quelques-uns auxquels notre recherche voudrait s'intéresser.BUT DU TRAVAIL Les buts ultimes que nous nous proposons sont alors : (10) EXCITABILITE NEURO-MUSCULAIRE ET QUELQUES FONCTIONS ORGANIQUES 187 a) d\u2019élaborer une batterie d\u2019examens et d\u2019épreuves qui permettraient la détermination de l\u2019état de dépolarisation ou de surpolarisation, des équilibres métaboliques (glucidique, minéral ou des acides aminés) et hormonaux ; et de mettre à jour toute évolution d\u2019un tel état indépendamment de l\u2019apparition des premiers signes cliniques ; b) de vérifier l\u2019existence de tels déséquilibres, en appliquant ces épreuves et examens à un grand nombre de malades présentant des syndromes divers ; c) d\u2019élaborer des méthodes thérapeutiques qui viseraient à corriger les fonctions perturbées.Ce traitement pourrait non pas remplacer, mais bien compléter le traitement psychiatrique classique.TRAVAIL EXPÉRIMENTAL Nous avons débuté par l\u2019élaboration d'épreuves susceptibles de nous donner des indications sur l\u2019état de la polarisation cellulaire et de l\u2019intégrité des voies métaboliques majeures.Nous avons étudié : 1° Les courbes d\u2019excitabilité neuromusculaire (ENM) ; 2° L'équilibre ionique et en particulier les ions K*, Na*, Ca** et Mg\".Nousavons fait quelques tentatives pour trouver des rapports d\u2019interdépendance pouvant exister entre ces diverses fonctions chez des volontaires normaux, des volontaires normaux en état de stress et chez quelques malades.PREMIERE PARTIE : Etude des courbes d\u2019excitabilité neuromusculaire chez des volontaires en bonne santé : Les courbes d\u2019ENM consistent en une série de seuil d\u2019excitabilité du nerf sciatique poplité externe et du muscle jambier antérieur à des courants de durée différente, variant de 0,1 à 1000 milli- secondes à l\u2019aide d\u2019un stimulateur électronique.Nous avons déterminé un grand nombre (176) de ces courbes chez des volontaires en bonne 188 Jean-Yves GOSSELIN - Georges SOBOLEWSKI santé, Ceci nous a permis de constater les faits suivants : a) La similitude des courbes nous a permis de délimiter des valeurs normales (figure 1, 2 et 3) pour des gens de trois groupes d\u2019âge différent.b) Les courbes tracées à partir des membres droit et gauche sont légèrement différentes (figure 4).Cependant on rencontre quelquefois des courbes différentes dont une peut être anormale.Dans quelques cas, nous avons pu retracer des antécédents de traumatisme local ou de troubles circulatoires.Il est cependant remarquable que cette dissymétrie accentuée est de règle générale chez des diabétiques.c) Les courbes d\u2019ENM diffèrent d'un jour à l\u2019autre chez un individu donné.Cependant, les oscillations sont généralement faibles (figure 5).pe ds i 1 ns 1 3 235 10 100 ms Figure 1.\u2014 Courbes d\u2019excitabilité neuromusculaire mesurée chez 19 sujets âgés de 18 à 23 ans.Nous n\u2019avons pas trouvé de variations bien définies chez la femme en rapport avec le cycle menstruel ; quelquefois, nous avons été en face de perturbations assez importantes mais de courte durée.Elles peuvent correspondre à des états de courbatures ou de malaises subjectifs fugaces et mal définis ; dans certains cas aucune explication n\u2019a pu être trouvée (figures 5, 6 et 7).Ceci oblige à la prudence et à des essais répétés avant conclure à une anomalie dans les courbes d\u2019ENM.d) On rencontre chez un certain nombre de volontaire en bonne santé apparente des courbes bien en dehors de la région normale.L\u2019exploration de ces gens est en cours et nous n\u2019avons pas encore d\u2019explication satisfaisante de ce phénomène.Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 ma.Lou su du 1 A 273 5 D 10 100 ms Figure 2.\u2014 Courbes d'excitabilité neuromusculaire mesurée chez 19 sujets âgés de 36 à 42 anse) Une série de courbes chez des étudiants soumis à un siress psychologique (examens universitaires) montre que le stress, dont l\u2019intensité est dans l\u2019ensemble bien dans des limites de compensation des individus, entraîne une hyperexcitabi- lité nerveuse minime.Elle n\u2019est visible qu\u2019en analyse minutieuse de plusieurs courbes.f) Les courbes d'\u2019excitabilité déterminées chez un certain nombre de malades mentaux présentent une grande diversité de résultats.Prises isolément, ces courbes n\u2019offrent pas d\u2019interprétation univoque.Cependant, intégrées avec les observations cliniques et les autres analyses, elles offrent des indices très intéressants comme nous le verrons plus loin.DEUXIEME PARTIE : Etude du métabolisme électrolytique : Nous nous sommes, d\u2019abord, arrêtés à l'étude des variations dans l\u2019excrétion du sodium et du potassium, comme substances le plus directement 1 FEE A ; 1 A 23 5 10 10 100 ms Figure 3.\u2014 Courbes d\u2019excitabilité neuromusculaire mesurée chez 8 sujets âgés de 54 à 63 ans.Li, fil di imply fons & glque trad même | les con faire de Figure | Le trait mes 0 ; \u2018 $ os Jie Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 impliquées dans l\u2019activité nerveuse.Ces implications sont multiples : à) l\u2019activité nerveuse implique des déplacements d\u2019ions entre le milieu intracellulaire et extracellulaire ; b) elle est en méme temps conditionnée par les rapports entre les concentrations extracellulaires et intracellulaire dans l\u2019organisme au repos.Comme les concentrations intracellulaires ne sont pas accessibles à l\u2019analyse, nous avons cherché dans les excrétions urinaires de ces ions un reflet ma 20 10H 700 ms Figure 4.\u2014 Courbes d\u2019excitabilitéTneuromusculaire.Le trait continu représente le côté droit et le trait discontinu, le côté gauche.1355 D 10 0.3ms maf rT 1 1 171 1 1 1 v1 rr TT 17 17 I Tr rT TT TT T1 ror gry re gy yg 5 10 15 20 25 jours Figure 5.\u2014 Variations quotidiennes de l\u2018excitabilité neuromusculaire à 0,3 milliseconde.des déplacements entre les cellules et le liquide extracellulaire.Cet approche a déjà été utilisé par plusieurs chercheurs (1, 2 et 3).Nous avons gardé comme indice le plus valable le taux horaire de l\u2019excrétion nocturne du Nat, du Kt et le rapport des deux.Une étude faite chez 50 individus volontaires en bonne santé apparente (110 dosages environ) nous a permis de fixer les normes d\u2019excrétion qui sont les suivants : 1.Les limites des excrétions normales sont : EXCITABILITE NEURO-MUSCULAIRE ET QUELQUES FONCTIONS ORGANIQUES 189 30 ms PTT PT TT TT TU TTTTTT TT TT TTTTTTTTT poorer rr err re per 0H HOT 5 10 25 15 20 Jours Figure 6.\u2014 Variations quotidiennes de l\u2019excitabilité neuromusculaire à 3,0 millisecondes.a) l\u2019excrétion horaire nocturne du Na* est de 0,7 à 5,55 mEq/h; en pratique nous reconnaissons cependant la région de 55 à 6,7 mEq/h comme une région suspecte ; b) l\u2019excrétion horaire nocturne du K* est de 0,5 à 1,5 mEqg/h avec des régions suspectes de 0,3 à 0,5 et de 1,5 à 1,8 mEq/h; c) le rapport Na*/K* est de 2 à 6 ; 2.Ces taux dépendent dans une certaine mesure du régime alimentaire.Cependant, cette influence est faible et tant que le régime n\u2019est pas déséquilibré à l\u2019extrême cet indice conserve son utilité ; 3.Il existe des individus en bonne santé apparente chez lesquelles ces taux s\u2019écartent considérablement de la région normale.Ces mêmes individus ont pour la plupart des courbes d\u2019'ENM anormales ; 4.Ces mêmes analyses effectuées chez quelques malades mentaux montrent encore des résultats très variés.Des études très systématiques n\u2019ont pas été effectuées.Cependant, certaines observations isolées nous ont amenés à penser que l\u2019intérêt principal de ces données n\u2019est pas tant dans leurs interprétations statiques que dans la possibilité de suivre l\u2019évolution de l\u2019état du malade.Dans la partie suivante, nous exposerons leur application pratique.30.ms MATT TT TT TTT FT TT rT TT TT TT TT TTT TT] i _ Loi tu ht HN pry yor ry rtd) 5 15 20 25 jours Figure 7.\u2014 Variations quotidiennes de l\u2018\u2019excitabilité neuromusculaire à 30,0 millisecondes. 190 Discussion : Nous avons montré jusqu\u2019ici les résultats des mesures d\u2019excitabilité et les excrétions urinaires du Na* et du K* que nous avons trouvé chez un certain nombre de sujets, principalement en bonne santé.Il s\u2019agit maintenant de discuter quels renseignements ces résultats peuvent nous fournir en ce qui concerne le niveau de polarisation et son évolution.Les équipes de chercheurs qui utilisent cette voie d\u2019approche depuis plusieurs années déjà interprétent ces données (ENM) avec beaucoup de détails (tels qu\u2019insuffisance du Mg**, Catt ou KT) et avec une grande assurance (1, 2, 3, 4 et 5).Plusieurs de leurs propositions nous paraissent cependant assez peu évidentes, de sorte que sans les contredire, nous ne retenons que les interpérations suivantes : 1.Les courbes d\u2019excitabilité extériorisent l\u2019intensité du métabolisme cellulaire dans l\u2019ensemble de l\u2019organisme.Une hyperexcitabilité traduit un état d\u2019activité métabolique intense, alors que l\u2019hypoexcitabilité exprime un ralentissement métabolique.Il est à retenir cependant qu\u2019un métabolisme intense existe dans deux situations opposées, une dépolarisation relative où la cellule lutte pour arriver à son degré de polarisation normale et une surpolarisation, résultat de cette suractivité métabolique, emballée et mal contrôlée.Un état d\u2019hypoexcitabilité résulte, dans la même optique ou bien d\u2019un état de dépolarisation profonde avec épuisement métabolique, ou bien d\u2019un état de surpolarisation aiguë et stable.Nous ajoutons ici que, dans toute interprétation, il faut garder à l\u2019esprit la possibilité de perturbations locales.2.L\u2019examen des excrétions urinaires en ions Na\u201d et K* a été largement utilisé par Coi- rault (2).Cependant, opérant sur les urines de 24 heures, l\u2019interprétation devait tenir compte dans une large mesure de l\u2019apport alimentaire.L'analyse de l\u2019excrétion au cours du sommeil seulement, qui est une contribution personnelle, nous met largement à l\u2019abri de ces variables, comme aussi des mouvements des électrolytes résultant de l\u2019activité volontaire (musculaire et nerveuse).Jean-Yves GOSSELIN \u2014 Laval Médical Georges SOBOLEWSKI Vol.37 - Fév.1966 Cependant, à ces différences près, le principe d\u2019interprétation reste le même : a) l\u2019excrétion élevée du potassium alors que l\u2019excrétion de sodium reste faible indique une évolution vers l\u2019abaissement du potentiel cellulaire ; b) l\u2019excrétion élevée du potassium et du sodium est interprétée comme un signe d\u2019activité métabolique (et nerveuse) très intense mais compensée dans son ensemble ; c) une rétention du potassium avec une excrétion du sodium indique une évolution avec accroissement du potentiel cellulaire ; d) une rétention simultanée du sodium et du potassium indique une évolution vers une repola- risation qui suit un état de dépolarisation profonde.Ces indications, aussi fragmentaires qu\u2019elles soient, placées dans un contexte clinique, permettent quelquefois de se faire une idée suffisamment précise de l\u2019état du malade.Dans ce cas les thérapies correctives nous ont apporté des succès confirmant la justesse de nos spéculations.TROISIÈME PARTIE : Impressions cliniques : Etant donnée la non-consécration de nos données premières, bon nombre de nos essais cliniques considérés comme réussis ou manqués, doivent être gardés en liste pour le moment, de façon à pouvoir systématiser des normes à caractère précis et significatif.Nous avons tout simplement voulu rapporter un cas, d\u2019évolution récente, chez un sujet jeune, où le stress intense a produit un état de décompensation aigué trés importante, mais aussi, réversible et récupérable.Le début fut tellement subit et récent qu\u2019aucun mécanisme d\u2019adaptation, d\u2019apprentissage ou de désorganisation tendant à la chronicité n\u2019a pu être mis en fonction, le traitement ayant été institué très précocement.Cette patiente fut admise à l'hôpital Saint- Michel-Archange le 23 octobre 1963 en état de mutisme et de négativisme, pour un syndrome dépressif, paranoîïde et confusionnel qui avait débuté trois jours plus tôt.Lai fo ig depuis ! dément pl quente Tro ¢ pour un Dans] Be.jn même à fout le siag den d' Sub votes à de vel a ba tena d ie ddr Hygiène Any | am Wish Hé mot Dremièr Si dy fussent Ch Iv : Wi oy 0 \u201csie ely Bee gy tii un On I ètre li ny 5 QUE te tl i Ii EIRE Laval Médical Vol 37- Fév 1966 EXCITABILITÉ NEURO-MUSCULAIRE ET QUELQUES FONCTIONS ORGANIQUES 191 Agée de 22 ans, elle travaillait comme secrétaire depuis l\u2019âge de 18 ans.Elle donnait un bon rendement à son travail.Sur le plan social, elle était plutôt timide et peu expansive.Elle était fréquentée par un garçon depuis un an et demi.Trois semaines auparavant, ils s\u2019étaient laissés pour un mois car cet ami lui paraissait trop volage.Dans l\u2019intervalle, elle était devenue tendue, irritable, jongleuse, triste, mais elle réussissait quand même à s'adapter à cette séparation lorsque, bien fortuitement, elle aperçut devant elle son ami le visage ensanglanté, qui venait de subir un accident d\u2019automobile.Subitement sidérée, elle allait d\u2019attitudes négati- vistes aux thèmes paranoïdes, se croyant victime de vol, imaginant qu\u2019on enrégistrait sa voix au téléphone et que tout ceci pousserait les siens dans la grande pauvreté.Totalement insomnique, elle tenait des propos absurdes, entendait le bruit de la voiture sport de son ami, pleurait, faisait le désordre dans sa chambre et négligeaient son hygiène personnelle.Admise dans un état voisin de la stupeur, elle n'arrivait plus à contenir un drame angoissant au possible et présentait en plus une certaine instabilité motrice associée à de la confusion.L\u2019entrevue première fut quasi impossible car la patiente versait dans le mutisme craignant que ses paroles fussent enrégistrées.On l\u2019a soumise, dès son arrivée, aux examens et aux soins de routine, elle reçut un électrochoc deux jours plus tard, En plus d\u2019une rétention vésicale, d\u2019une atonie intestinale, elle présentait de l\u2019anorexie et des vomissement bilieux abondants avec atteinte de l\u2019état général au point que l\u2019on décida de son transfert dans le Service de médecine le 27 octobre.On installa dès lors un siphon gastrique et quatre jours plus tard, soit le 31 octobre, il s\u2019écoulait encore un liquide verdâtre d\u2019odeur fécaloïde.La fièvre, l\u2019agitation et l\u2019incohérence verbale progressaient malgré la médication usuelle.L'état général s\u2019affaissait grandement, une spasticité importante, des tremblements et attitudes quasi catatoniques s\u2019ajoutaient au tableau.Son poids était passé de 100 livres à 80 livres.Le 8 novembre, la patiente semblait de plus en plus déshydratée, elle était devenue quasi inconsciente avec des pupilles largement dilatées qui ne réagissaient presque plus à la lumière.Un transit digestif n\u2019avait pu être fait en raison du trop mauvais état général.Le neurologue, demandé en consultation, ne pouvait lui aussi relever de cause organique pou- = vant s\u2019identifier à une maladie précise, il nous proposa donc de mettre à essai notre projet et d\u2019évaluer chez cette patiente, l\u2019état de polarisation cellulaire.Une première courbe (figure 8) montre un état d\u2019hypoexcitabilité du nerf et du muscle.Alors que les électrolytes sanguins étaient normaux, les pertes électrolytiques urinaires surtout celle du pu + 1 1440 1 1 + 1 1.235 10 10 ! 100 ms Figure 8.\u2014 Etat d\u2019hypo-excitabilité du nerf et du muscle chez une patiente de 22 ans.K* étaient très importantes en regard d\u2019un apport presque nul, compte tenu du tableau clinique périclitant.Nous avons conclu à un état de dépolarisation profonde qui se creusait de plus en plus.Après trois jours de médication repolarisante, l\u2019allure des courbes versait dans l\u2019hyperexcitabilité témoignant d\u2019une reprise métabolique (figure 9).Le 14 novembre, il y eut retour de la fonction intestinale qui était suspendue depuis plus de deux semaines.Des poussées d\u2019agitation firent bientôt leur apparition, nécessitant l\u2019emploi de neuroleptiques.La température s\u2019abaissait progressivement vers son niveau normal.L\u2019allure des courbes reflétait, d\u2019assez près, l\u2019amélioration clinique, la normo- R ie: 8 Bt 192 nou 4 0058 PR L | 1 235 10 10 1 1 100 ms Figure 9.\u2014 Etat d\u2019hyperexcitabilité du nerf et du muscle aprés trois jours de médication repolarisante chez la même patiente (figure 8).excitabilité (figure 10).L\u2019état psychique montrait une amélioration parallèle à la condition physique ; la patiente reprenait progressivement contact avec son entourage tout en gardant une attitude de méfiance et certains traits d\u2019obnubilation.Afin de hâter le processus de récupération, comme l\u2019état de la patiente permettait à nouveau de les supporter, elle a reçu trois électroplexies les 18, 19 et 20 novembre.Elle pouvait, dès lors, apporter une meilleure collaboration à la prise de sa médication repolari- sante et anxiolytique de même qu\u2019à un apport alimentaire mieux équilibré.Le 25 novembre, comme la récupération clinique nous paraissait suffisamment bien évoluée et que la patiente devenait apte à bénéficier des autres formes de thérapies, nous l\u2019avons libérée de nos soins.Le 21 décembre, l\u2019état de la patiente était très amélioré, elle quittait l\u2019hôpital avec une médication sédative qu\u2019elle cessa quelques semaines plus tard ; car, dès le mois de janvier suivant elle retrouva son emploi antérieur.Des informations récentes nous signalent que l\u2019amélioration a persisté et qu\u2019aucune trace de cette réaction ne peut être perçue.CONCLUSIONS L\u2019exposé forcément très bref des résultats dans cette première phase de notre étude peut donner l'impression que toute cette théorie est peu utile.Jean-Yves GOSSELIN \u2014 Georges SOBOLEWSKI Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 D'une part l\u2019existence de perturbations dans le degré de la polarisation cellulaire ne semble pas être démontré, d'autre part les corrélations entre l\u2019état de la maladie, l\u2019anomalie de polarisation cellulaire, les courbes d\u2019ENM et les analyses semblent bien aléatoires.Ce manque de précision résulte principalement de l\u2019insuffisance de nos connaissances des divers mécanismes d\u2019ajustement métabolique en face du stress.Prenons comme exemple le métabolisme du glucose, il n\u2019existe pas de limites uniformément acceptées pour la vitesse normale de la disparition d\u2019une surcharge de glucose : le plus récents travaux sont en contradiction.Il n\u2019existe pas non plus d\u2019épreuve normalisée pour décrire les modifications de ce métabolisme lors d\u2019un état de stress, bien que quelques procédures aient été proposées.La même situation prévaut pour les acides aminés, les lipides, etc.Nous espérons cependant qu\u2019à mesure que d\u2019autres épreuves viendront s\u2019ajouter à celles qui sont exposées ici, l\u2019image que nous nous faisons de tous ces mécanismes se précisera de plus en plus.Bien que ces thérapies soient appliquées en France depuis plusieurs années déjà, nous ne les tentons encore que dans les cas les plus évidents et les plus urgents.Cependant, c\u2019est des résultats de ces thérapies que dépendent et le progrès et la consécration de ce mode d\u2019approche.La dernière conclusion que nous pouvons tirer, à ce premier relai de notre travail, c\u2019est qu'il nous permet de penser, d\u2019imaginer, peut-être de nous tromper, mais certainement de souscrire à une réa- pu bra 1 1 1 235 10 10 1 Figure10.\u2014 Etat d\u2019excitabilité normale aprés quelques jours de traitement.Lil TJ] fe so REEL le 08 Ene Sgn | J mn 5 Laval Médical Vol 37- Fév 1966 EXCITABILITÉ NEURO-MUSCULAIRE ET QUELQUES FONCTIONS ORGANIQUES 193 lité souvent bien complexe qui pousse notre curiosité à continuer à vouloir trouver.BIBLIOGRAPHIE 1.CAMPAGNOLLE, Â., Approche métabolique en pathologie mentale, Thèse de docteur en médecine, Université de Lyon, 1962.2.COIRAULT, R., Agression et réanimation en neuropsychiatrie, Masson et Cie, Paris, 1960.3.COIRAULT, R., et JEANNETON, C., Épilepsie en métabolisme cellulaire, Librairie Maloine, S.A., Paris, 1959.4.LABORIT, H., et LABORIT, G., Excitabilité neuromusculaire.Masson et Cie, Paris, 1955.5, PARADIS, B.Thèse d'agrégation, Faculté de médecine.Laval, 1964. PLACEBO AND COMMON SENSE IN CLINICAL PSYCHOPHARMARCOLOGY * Wortis (18) has recently reviewed and summarized the literature after ten years of tranquillizer use and the disenchantment is clearly outlined.Psychiatrists are prescribing tranquillizer drugs very frequently.This is revealed by a survey of patients who have come to a hospital psychiatric emergency Service.Of those who had already been examined by a psychiatrist, two-thirds were taking drugs (11).More and more papers are appearing on the side effects, dangers and limitations of drug usage.The Canadian Medical Association Journal, issue of January 23/65 (Vol.92, No.4), contains 13 reports and articles, of which 5 are concerned with the toxic effects of drugs.Chlorpromazine does appear to relieve a number of specific symptoms in schizophrenic patients (4 and 19), but in ambulatory cases, sooner or later, the hospitalization rate matches that of patients on placebos (5, 9 and 12).Long drug usage (phenothiazines) can induce a general decrement of function in vision, audition, perceptual motor performance and kinesthesis (8), can produce pigmentary changes in the skin, cornea and lens (6), (chlorpromazine) may result in leucopenia or agranulocytosis (1).Chlorpromazine may be somewhat diabetogenic (2), and can produce oral moniliasis (10).Parnate, associated with the ingestion of cheese, alcohol, MAO inhibitors or amphetamines can induce hypertensive crises, sometimes fatal (20).The drugs in common use for the treatment of depressive symptoms include imipramine (Tofranil), despiramine (Pertrofane), * Presented at the First Annual Convention of the Québec Psychiatric Association, Québec City, May 21 and 22, 1965.{ Assistant Professor of Psychiatry, McGill University, assistant Psychiatrist, Montréal General Hospital.M.STRAKER, M.D., F.A.P.A./ amitryptiline (Elavil), diazepam (Valium), chlor- diazepoxide (Librium), tranylcypromine (Par- nate), opipraniol (Insidon), protyptyline (MK- 240), MP-809, a tryptamine derivative, Nardil, Ritalin, Deprol, etc.The profusion of pharmacological agents clearly indicates that the ideal drug is not yet at hand.Clinical drug studies generally report good results in simple mild depressions in young people, while the response to these agents is disappointing when the depressive reaction is complicated by chronicity, age, or various other factors (7 and 17).The recent psychopharmacological enthusiasm has paradoxically again brought to the forefront the importance of the placebo effect, and the conclusion has emerged that psychiatric drugs produce effects in the prescribing physician as well as within the patient.The double blind model applied to clinical drug research has become necessary to reduce the distortions in the observations made by the enthusiastic investigator.However, there are limitations in this conceptual model.It is not possible to completely eliminate the placebo effect in either patient or physician under any circumstances, and one may seriously question, whether the pursuit of scientific objectivity truly reduces distortions to any great extent.From a practical standpoint, the first objective in psychiatric treatment aims at the reduction of troublesome symptoms and the relief of intense suffering by whatever means.If this can be achieved, the increasing involvement and the development in the patient \u2014 physician relationship then allows for new explorations and the testing of new tactical approaches to problem Lio va.vig therap The trame vicrd from © réles that qf the (pl, | mee suffer dens whieh eter Tegal roge Writer Mme Can 0 dr li | hrs lpg ® | den 8s Teg, Uonal ite Semen lente ang th ily yy ich] Eig fy 1 Mfg Ty, Migey hig ley, Teg Mey Tay Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 solving in the therapeutic activities of psychotherapy.The placebo effect is a potent force in all medical transactions, not being restricted to the psychiatric relationship.The origins of placebo develop from three roots at least (18).Placebo effects reflect the hopeful expectations of the patient that he will benefit from the interested activity of the omnipotent physician (11).The self concept, the personal image of the physician to himself as a healer and his enthusiasm to relieve suffering and to battle against the « forces of disease » provide the collusion hetween the two which reinforces the placebo effect.Where the doctor\u2019s enthusiasm is feeble, one speaks of negative countertransference effects delaying progress in the therapeutic transactions.This writer has already pointed out in a number of writings that the degree and quality of the physician\u2019s participation is literally a matter of living or dying for many psychiatric patients (13 and 14).Under special conditions, the patient- physician relationship develops with grave distortions which lead to a variety of clinical disturbances.For example, hospital outpatient care is often diluted by rapid changes of interne and resident staff rotating through the outdoor department.Limited clinical experience is an additional factor, and the interne often feels uncertainty and indecision in meeting clinical management problems.Such factors produce a fragmented and confused relationship between patient and physician, so that neither can become helpfully involved with the other.The consequences of such problems include a clinic dropout rate which has reached 40%, in some institutions, and a shift on the part of the patient's allegiance from the person of the doctor to the hospital institution itself.It fosters dependency on the hospital and encourages the displacement of magical values to the pill as the symbol of the physician's love and healing powers.Patients in the outdoor service do have a strong emotional need to receive medication as a symbolic fulfillment, as anyone with clinical experience in this area of activity can testify.Cristol (3) has re- (an PLACEBO AND COMMON SENSE IN CLINICAL PSYCHOPHARMACOLOGY 195 ported that the young resident who does not prescribe medication because of psychoanalytic orthodoxy on this question, will often lose his It should be reemphasized that in outpatient care, there is a special importance assigned to the pill as a concrete gesture of the recognition of the patient\u2019s needs.This 1s true in the first stages of therapy, although later it may be dispensed with (19).The particular pharmacological « profile » of the specific drug may also contribute placebo effects.Drying of the mouth, motor inhibition or facilitation, primary effects or side effects are interpreted in dissimilar ways by different patients receiving the same medication.In one patient, such drug effects may produce panic, increased passivity or dependency, whereas in another patient the same effects may be interpreted as evidence of the power and presence of the drug and be thereby immediately reassuring.patient as a clinic dropout.The psychiatric outpatient clinic services at the Montreal General Hospital involved the care of 1374 patients during 1963, of which 822 were new patients.These figures do not include our emergency casualty services which cater to an equal number of patients.In addition to patient care at the university teaching hospital, conflicting and competing interests related to teaching, training, and research reduce the amount of time and energy available for clinical therapeutic activities.The demands on our outpatient psychiatric facilities had rapidly expanded so that a condition of chronic congestive failure had developed.A review of our outdoor activities revealed serious deficiencies of service.Defects included hurried psychiatric interviews, incomplete diagnostic assessments, a failure to clarify basic issues, and therefore the absence of sensible therapeutic planning for the individual patient.The most consistent therapeutic activity had be- The main « target » symptoms were being noted, and « broad spectrum » drugs were prescribed in the hope of alleviating symptoms.This limited kind of psychiatric activity does not develop skills or techniques beyond those which can be obtained come restricted to symptomatic medication. 196 by reading pharmaceutical promotional literature.In addition, this narrow and limited approach, represented by the over-reliance on « tranquillizer » drugs 1s doomed to clinical failure.A recent review of our own clinic population (15) indicated that of 68 elderly outpatients for whom drugs were the major therapy, only six showed unequivocal improvement.There are three important issues to which attention is now drawn.Firstly, an over-reliance upon the specific therapeutic effects of psychiatric drugs appears to represent a naive and magical belief in « instant psychiatry, » which cannot be supported by examining clinical results.Second, « shotgun » drug usage is particularly disadvantageous to both patient and psychiatrist when it replaces a sound clinical evaluation which can become the basis of a helpful psychotherapy or permit rational choices to be made amongst other therapeutic resources.Third and most neglected by the prescribing physician, is the cost of the medication prescribed.Here commonsense considerations are long overdue.Cost may be or may not be important to the office patient, but is obviously important to hospital budgets in a clinic setup which totals more than 7000 psychiatric patient visits per annum.We have recently completed a study from our clinic (16) on chronic patients who have made 50 or more visits to the psychiatric outpatient department.This study describes 65 patients, and the chart review reveals that an average of nine psychiatric drugs were prescribed per patient.The choice of the particular drug prescribed has usually reflected current drug fashion and followed fashion changes.Drugs were too often prescribed on a long term basis without much rationale, and as a substitute for the effective involvement of the resident in the problem of the patient.We have re-organized our psychiatric clinic in various dimensions, including time, responsibility, organization and function and this has led to a number of useful changes.Each new patient now recelves an initial assessment which includes three 45-minute interviews and this assessment is PRE Manuel STRAKER Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 not complete before presentation to an Attending Staff or to the daily clinic conference.The objectives of this assessment are to establish a working clinical diagnosis, to clarify at least basic psychopathological issues, to get some impressions of the development of the illness from its beginnings and to note initial transference and counter- transference phenomena.Based on better diagnostic appraisals, we now select patients who could respond to brief psychotherapy which is based on ten to twelve sessions of half-hour interviews with the same therapist.Such a program has indeed shown good results.During 1963, 86 patients were able to be medically discharged from clinic care after short term treatment had resulted in improvement.This technique is especially useful to deal with minor depressions, grief reactions and such.Brief psychotherapy is now utilized with greater skill and frequency, so that we are actually discharging 20 to 30 clinic patients per month at this time, and the number of clinic referrals for inpatient services has fallen.This contrasts with the earlier period of overreliance on drugs when medically approved discharges were rare.Improved patient selection actually allows all the psychiatric therapies to have the optimal climate for their application.With reference to the use of psychiatric drugs, the resident staff is encouraged to think clearly in terms of the specific indications, side effects, and clinical expectations related to any particular psychiatric drug they select.There is no restriction on their drug choice, other than dictated by safety and obvious factors of this order.However, once an effective dose has been utilized and a reasonable trial period of time has elapsed, they are encouraged to terminate the use of expensive drugs if the effect achieved is estimated to be merely a clinical placebo response.In that event, and if a pill is still required to meet the unconscious needs of the patient, an inexpensive medication is substituted.This results in a sharp saving of hospital dollars, and also encourages the resident to look to the physician-patient transactions as the potentially greatest healing vehicle.ERR A RRR RAR RRR IE RSS E S Lets, fol 3i- Tal pra Dec Et.Bln D Biden?Meprotem Porte, Selec] Setuice 5 Langa, teem, Melk.Ses Teal.Val.Soin & Pheer Ale hoi Fev \u2014 de Wh One Jie 2 this | Hel Psycho i Dlg Fa 4 Bythy Oe bee, Tg ly IN te , Fil ( lent, i bn by, jell Jing Laval Médical Vol.37 - Fév 1966 PLACEBO AND COMMON SENSE IN CLINICAL PSYCHOPHARMACOLOGY 197 Table I compares the retail cost of commonly prescribed drugs in the Montréal area.TABLE 1 Retail cost of drugs TRADE NAME | DosAGE 1 No RETAIL cost | Deprol.Co | 190 | $10.00 Elavil .| 25mg 100 12.50 Etrafon D.100 | 14.00 Etrafon F.Lo 100 17.00 Meprobamate.400 mg 100 8.50 Parnate.| 10 mg | 100 ! 8.50 Stelazine 1 mg.I mg | 100 | 9.50 Stelazine 5 mg.| 5 mg 100 17.60 Largactil.| 25 mg | 100 9.00 Librium.25 mg 100 18.50 Mellaril., 25mg |! 100 10 00 Noginan.Lo 25 mg 100 ! 14.50 Tofranil .25 mg 100 12.60 Valium, ; 5 mg | 100 ' 13.25 Sodium Amytal.1 grain | 100 | 2.75 Phenobarbital.| 1, grain 100 1 60 SUMMARY À review of our clinical practices in the general hospital outpatient psychiatric service supports the view that psychiatrists abuse the use of new and expensive psychiatric drugs, as do their non- psychiatric colleagues.The tendency does exist to prescribe the new agents in an attempt to relieve and reduce target symptoms and too often this is done at the expense of a sound clinical evaluation which is the basis of an effective psychotherapy.Attention is drawn again to placebo effects, their value in therapy and the fact that such effects can also be obtained by the use of inexpensive drugs.The use of tranquillizers and psychotropic agents should be restricted to a definite trial period unless they prove specifically beneficial in a given patient.Substitution by inexpensive drugs is often warranted therapeutically, and will result in a sharp saving of hospital dollars.This encourages a shift of emphasis from the drug back to the doctor and reasserts the value of efforts to clarify and resolve the patient\u2019s life problems.It is urged that good medical judgment and commonsense are essential in the successful use of psychopharmacological drugs.RESUME Un examen des méthodes cliniques employées dans le Service externe de psychiatrie de l\u2019Hôpital Général corrobore l'opinion suivante : les psychiatres, à l\u2019instar de leurs collègues non-psychia- tres, abusent des nouvelles drogues psychiatriques à coût élevé.Une forte tendance existe, sans contredit, à prescrire les nouveaux médicaments dans le but de soulager et de réduire les symptômes apparents.Trop souvent cette pratique s\u2019emploie au détriment d\u2019une solide évaluation clinique qui serait la base d\u2019une psychothérapie efficace.L'attention du lecteur est attirée encore une fois sur l\u2019effet placebo, sa valeur en thérapie et le fait qu\u2019un tel effet peut aussi être obtenu par l\u2019usage de drogues moins dispendieuses.L'usage des tranquillisants et des agents psycho- tropes devrait être réservé à une période d\u2019essai limitée à moins que la preuve soit faite d\u2019une amélioration spécifique pour un patient donné.Leur substitution par des drogues moins dispendieuses est souvent indiquée au point de vue thérapeutique, et entraîne une réduction marquée des dépenses de l\u2019hôpital.Une telle pratique provoque un changement bénéfique.L'emphase est reportée sur le mêde- cin ; ainsi se trouve réaffirmée la valeur des efforts entrepris pour clarifier et résoudre les problèmes dont souffre le patient dans la vie.Il faut insister sur le fait qu\u2019un bon jugement médical et du sens commun sont essentiels pour que l\u2019utilisation des drogues psychopharmacologiques soit un succès.REFERENCES I.ANGLEJAN, G.d\u2019, Nouv.Rev.franç.Hémal., 4 : 291, 1964.ARNESON, G.A.J.Neuropsychiat., 5 : 181, 1964.CRISTOL, A., Pennsylvania Psychial.Quart, 3 : 32, 1963.Dimascro, A, el al., J.Nerv.Ment.Dis., 136 : 168, 1963.ENGELHARDT.D.M., etal, J.A.M.A.186 : 981, 1963.GRENIER, A.-C., and BERRY, K., Can.Med.Ass.J.90 : 663, 1964.ILLBERG, P., Am.J.Psychial.120 : 810, 1964.8.LLoyD, D.N., and NEWBROUGH, J.R.J.Nery.Ment.Dis.139 : 169, 1964.9.PETERSON, D.B., and Orson, G.W., Arch.Gen.Psychiat.11 : 137, 1964.10.RAGHEB, M., Geriatrics, 18 : 627, 1963.HW Ne xO ~ RE BR: RE: IS: 11.12.a D 14.15.16.198 SATLOFF, À, Am.J.Psychiat., 121 : 382, 1964.SCHNORE, M.M.et al., Can, Psych.Ass.J., 9 : 43, 1964.STRAKER, M., Problems in management of aged psychiatric outpatients.Am.Geriat.Soc.J., 12 : 5, 1964.STRAKER, M., Closed mind in psychiatry, Psychiairy Digest, (Feb.) 1965.STRAKER, M., J.À.Gertatrics Soc, 12 : 473-483, 1964.STRAKER, M., and DAVANLOO, H., Chronic psychiatric outpatient in a general hospital setting, Canadian Laval Médical Manuel STRAKER Vol.37 \u2014 Fév.1966 Psychiatric Association Meeting in Halifax, June, 1965.17.STRAKER, M., and RoTH, E., Can.Med.Ass.J., 82: 362, 1960.18.WorTls, J.Psychopharmacology and physiological treatment, Am.J.Psychiat., 121 : 648-652, 1965.19.Psychopharm.Serv.Cen.N.1.M.H., Arch.Gen.Psychial., 10 : 246, 1964.20.Lancet, 1.: 540, 1964.RARE SERRES ARR, CON ET Li li tion, thong ni Jar le fase Mover Qui Que dry ou Person rly Dei iy semble COmne sy Wet Que le dul; Bey Tp in \u20ac 03 te le egy Mig tei Ste Richy ally, CONSIDÉRATIONS SUR LE VIEILLISSEMENT ET LA PSYCHOTHÉRAPIE DES PERSONNES ÂGÉES * Il fut une époque où vieillir était une bénédiction.La vieillesse était regardée comme une récompense accordée à de rares et privilégiés individus qui s\u2019étaient mérités de longues années par leur vie exemplaire et vertueuse.Les Grecs faisaient exception cependant et ils avaient un proverbe qui disait que « les Dieux aiment ceux qui meurent jeunes ».Quel que soient les opinions, il reste qu'on observe actuellement une augmentation rapide en quantité et en proportion de la population des personnes âgées.Aux États Unis, une personne sur huit est âgée de plus de 60 ans (14).Déjà, une partie importante de la médecine interne est une médecine gériatrique.Il me semble à propos que dans les cadres d\u2019un congrès comme celui-ci quelques réflexions soient présentées sur les aspects gérontologiques de la pratique psychiatrique d'autant plus qu\u2019on peut anticiper que le prolongement de la vie, les retraites forcées à tel âge, l\u2019accent culturel sur la jeunesse, la vigueur physique et les loisirs pourront avoir des répercussions sur la santé mentale des personnes âgées et intensifier le besoin d\u2019aide psychiatrique de cette partie de la population.Les réflexions que je vais présenter sont le fruit de mon intérêt dans la psychiatrie gérontologique, intérêt suscité, il y a quelques années, quand je devins chef du Service de gériatrie du Boston State Hospital et intérêt continué depuis dans la psychothérapie de patients âgés.J'ai présenté ailleurs un rapport extensif de la thérapie de l\u2019un * Travail présenté au premier Congrès annuel de l'Association des psychiatres du Québec, tenu à Québec, les 21 et 22 mai 1965.Guy DA SILVA, M.D., Institut Albert-Prévost, Montréal.de ces patients, un vieillard de 81 ans, traité pendant trois années (4).Le Service de gériatrie du Boston State Hospital, un hôpital mental universitaire, admettait chaque années environ 500 patients âgés de plus de 60 ans.Une équipe subventionnée par le National Institute of Mental Health y poursuivait à l\u2019époque, sous la direction du docteur David Blau, un projet de recherche sur les causes d\u2019admissions de patients gériatriques dans un tel hôpital (3).aussi les observations de cette équipe dans mon exposé et je dois mentionner qu\u2019il s\u2019agit de ma J utiliserai part simplement d\u2019impressions cliniques sans aucune étude systématique ou contrôle ; à force de répétition, cependant, ces impressions emportaient finalement notre conviction même en l'absence de recherche contrôlée.cent de nos patients souffraient de réaction névrotique ; 40 pour cent environ étaient des organiques, 20 pour cent des déprimés psychotiques, 15 pour cent des schizophrènes, surtout paranoïdes et 5 pour cent des maniaco-dépressifs.Environ 20 pour Il est important de noter que les facteurs précipitant l'admission apparaissent indifférents à la catégorie diagnostique et notre impression est qu\u2019on peut retrouver ces facteurs opérant à des degrés divers chez toutes les personnes âgées.Certaines préoccupations nous ont paru communes et étaient mentionnées avec une grande fréquence tels les sentiments d\u2019impuissance physique, de faiblesse grandissante, de vigueur sexuelle et intellectuelle amoindrie, préoccupations autour de la perte d'objets très hautement cathectés, surtout le travail, l\u2019argent, la maison, une partie 200 du corps malade ou enlevée après chirurgie ainsi que la perte de personnes significatives pour ces patients.Toutes ces préoccupations pourraient se ramener au thème central de « vieillir, c\u2019est perdre ».Problèmes sexuels : Karl Abraham (1) qui fut le premier à investi- guer et traiter des patients agés (en fait il s\u2019agissait plutôt de gens dans la cinquantaine) exprima l\u2019impression que « le pronostic était plus favorable si le patient avait eu, durant au moins plusieurs années, un comportement sexuel approchant de la normale ».On peut voir le vieillissement, il me semble, simplement comme un autre stress qui vient compromettre l'équilibre d\u2019un individu, équilibre qui, toute la vie d\u2019ailleurs, est sans cesse compromis ; dans cette perspective il nous devient possible de faire un pronostic approximatif et de nous attendre à ce qu\u2019un individu qui a su maîtriser de façon satisfaisante les stress qui l\u2019ont confronté dans sa vie antérieure puisse également bien se tirer d\u2019affaire face à cette nouvelle menace à son équilibre.Il va sans dire qu\u2019un individu dont l\u2019organisation maturationnelle s\u2019est faite sur un mode prégénital ou bien continuera d\u2019éprouver les difficultés antérieures ou bien ces difficultés qui étaient plus ou moins cachées deviendront maintenant manifestes au moment de son vieillissement.Nous devons nous souvenir que le vieillissement atteint de façon particulière deux fonctions extrêmement importantes dans le maintien de notre équilibre narcissique : les fonctions des organes génitaux et du cerveau.En général, les hommes exprimaient beaucoup d'inquiétude relativement a leur force physique et leur habileté sexuelle.Plusieurs étaient convaincus que leurs femmes étaient infidèles même si celles-ci pouvaient avoir 70 ou 80 ans et se montraient terriblement jaloux par exemple d\u2019un regard jeté sur un autre vieillard au moment des visites.Un bon nombre de ces patients avaient été admis après avoir montré leurs organes génitaux devant un enfant, la motivation première ayant été un besoin de se réassurer que leur pénis était Guy da SILVA Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 toujours là et que leur masculinité était conservée puisque l\u2019enfant jetait les haut cris, que le voisinage s\u2019effrayait et que la police devait intervenir.« Le choix d\u2019une victime facilement impressionnable est important ici ; une dame âgée aurait probablement simplement signifier au vieux monsieur de remonter sa fermeture éclair et l\u2019effet aurait été manqué.» (2) Presque tous les patients ra- portèrent une diminution dans la fréquence des relations sexuelles et beaucoup de l\u2019impotence totale.Cependant, l'intérêt et l\u2019activité sexuelle étaient poursuivis à un âge très avancé beaucoup plus souvent qu'on ne le croit généralement.Cette impression personnelle est confirmée et bien documentée dans un livre récent : Sexual life after sixty, par Isadore Rubin (14).Ceux qui ne parlaient pas de déclin dans la vigueur sexuelle parlaient de déclin dans la vigueur physique, les deux étant pratiquement pris l\u2019un pour l'autre.L'intervention chirurgicale sur les yeux pour un glaucome ou des cataractes donnaient souvent lieu à la crainte de la castration ; un patient par exemple se disait convaincu que le chirurgien lui avait enlevé les testicules.« He did cut off my balls », disait-il en se tenant les testicules et décrivant une intervention pour des cararactes à ses « eyeballs ».On se trouve donc ici en pleine situation œdipienne.Généralement, les femmes ne parlaient pas aussi spontanément de leur intérêt sexuel.Elles étaient souvent inquiètes de leur habileté à demeurer intéressantes comme compagnes de vie et comme objet sexuel.Un bon nombre étaient coquettes et séductives et pouvaient devenir très flirt, s\u2019habillant souvent de façon extravagante et ridicule pour leur âge.L'inconscient n\u2019est pas modifié par le vieillissement et cette persistance des fantasmes sexuels est illustrée délicieusement au cours d\u2019une entrevue de psychothérapie de groupe tel que rapportée par le docteur Maurice Linden (11) : « \u2014 NELLIE : Eh, Susie, nous savons bien que tu « flirtes » avec tous les garçons.« \u2014 SUSIE : Voyons donc.Qu'\u2019est-ce que tu dis 1a?Je me respecte.C\u2019est toi qui racontes toujours que tu vas te marier.Lael Vol.- A por \u201c| ment! EINE, mo à ELS.navel 3 ATED sel parer d ; Jen MA, ter, my Tal peut dy hr On p dip x Sie Lin gy Une qu 1 sre | ETE L TUE et | tap ks pry | le |.; Dre. sieur vrai \u201cTr a Ee le coup pen bien ne ele 1 Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 « \u2014 NELLIE : Allons, n\u2019essaie pas de passer pour un ange devant le Docteur.« \u2014 SUSIE : C\u2019est de la pure invention.Comment pourrais-je sortir sérieusement avec ce peintre, il est bien trop vieux pour moi.Qubliez- moi et regardez vous donc.Vous n\u2019étes pas mieux.Allez, dites donc au Docteur ce que vous m\u2019avez raconté sur lui hier (rire général) .« -MaRy : Ne faites pas les enfants.Il n\u2019y a rien de terrible à penser à un homme.Il me semble que nous sommes à un âge où nous pouvons parler de ces choses franchement.«\u2014 MAYFIELD : C\u2019est aussi ce que je pense.Je n\u2019a! pas honte d\u2019admettre que J'aimerais me marier.Cela peut vous paraître ridicule, Docteur, mais c\u2019est ce que je pense.Je ne me marierai peut-être jamais mais je ne peux m\u2019empêcher d\u2019y rêver.» On pourrait facilement penser qu\u2019il s\u2019agit 1ci d\u2019un groupe d\u2019adolescentes, mais Nellie a 70 ans, Susie 77, Mary 68 et Mayfield est âgée de 66 ans.L'inconscient, l\u2019énergie libidinale et les désirs instinctuels sont clairement persistants ! Une patiente de près de 60 ans que je vois en psychothérapie depuis plus de deux ans, se faisait des reproches d\u2019avoir été indécente avec moi parce qu\u2019elle s\u2019était gratté le ventre au cours de l\u2019entrevue, et elle ajouta qu\u2019elle avait toujours pensé qu\u2019après tout, 11 appartenait à l\u2019homme de faire les premières avances ! C\u2019est sans doute ce qui faisait dire à Shakespeare : Is il not strange that desire should so many years outlive performance ?(King Henry IV, Part 11) et au docteur Berezin, parodiant une phrase célébre : Old wishes never die, they don\u2019t even fade away.(2).De fagon générale, il semble donc que les hommes âgés sont plus préoccupés de leur vigueur physique et sexuelle alors que les femmes sont plus inquiètes de leur capacité à toujours attirer et intéresser les hommes.Santé physique : En ce qui a trait à leur pauvre santé physique, l\u2019utilisation massive parfois de la négation était fréquente et caractéristique.Mon patient de 81 ans (4) insistait pour marcher dans la neige épaisse au point de s\u2019épuiser et était VIEILLISSEMENT ET PSYCHOTHÉRAPIE DES PERSONNES ÂGÉES 201 convaincu qu\u2019un seul coup de son poing tremblant allait me tuer.ans au moins, alors qu\u2019il était assuré que j'en avais 70 et que je pouvais mourir à n\u2019importe quel moment.Sa jalousie de ma plus grande vigueur et jeunesse était évidente et il avait des rêves répétitifs dans lesquels 1l se couchait avec une jeune femme aux seins généreux, et elle devenait vidée pendant qu\u2019il se remplissait ; en association il racontait que l\u2019air qu\u2019il respirait allait Il allait vivre un autre quarante vicier et faire pourrir mes poumons et que je deviendrais décrépit et âgé pendant que lui allait devenir jeune et vigoureux.Un autre patient aux doigts amputés était persuadé qu\u2019il pourrait retourner à son travail requérant une grande dextérité manuelle.Un autre homme ayant appris qu'il avait une atteinte cardiaque, montait les escaliers à la course comme un jeune homme.Un autre individu était convaincu que s\u2019il cessait sa longue marche matinale, il allait mourir et 1l continuait de déambuler chaque matin malgré de sévères douleurs arthritiques.Chez ces gens, l\u2019absence d\u2019une activité ou d\u2019un travail significatif contribuait de façon importante au sentiment d\u2019inutilité et de futilité.La patiente dont j'ai mentionné tantôt les fantaisies sexuelles à mon égard n\u2019avait jamais pu avoir d\u2019enfant et n\u2019a jamais pu en adopter à cause de symptômes très sévères chez elle, sa mère étant schizophrène chronique depuis son enfance ; depuis quelque mois, cette patiente éprouve une satisfaction considérable à faire une broderie gigantesque et magnifique qu\u2019elle travaille au « petit point » avec une minutie extraordinaire parce que, dit-elle, « je veux laisser au moins un beau travail derrière moi quand je mourrai ».Il faut noter ici que cette patiente croit que mon nom est d\u2019origine italienne et qu\u2019elle a choisi comme modèle de sa broderie une madone 1ta- lienne donnant le sein à son bébé ! A partir du matériel! présenté en traitement, il m\u2019est évident que cette patiente qui se désespérait de n'avoir pas eu d\u2019enfance et de n\u2019avoir pas eu d'enfants est en train de remplacer en partie cette perte, de façon symbolique ; et au rythme où elle Le 202 Guy da SILVA travaille sa broderie, celle-ci lui aura pris neuf mois à compléter ! Déficit intellectuel : Les symptômes soi-disant organiques, perte de mémoire surtout, mais également confusion et désorientation, présentent un problème particulièrement intéressant.Mon impression très nette est que beaucoup plus souvent qu\u2019on le croit généralement, ces symptômes «organiques » ont une fonction défensive et protectrice du Moi, un peu à la façon de la négation et la répression, et afin d\u2019éviter que le Moi devienne trop submergé s\u2019il réalisait pleinement ce qui arrivait.De sorte qu\u2019à la place d\u2019une décompensation névrotique ou psychotique le patient présente un tableau «organique ».Harry Grauer, du Jewish General Hospital, à Montréal, a rapporté à la Conférence de recherche de McGill sur la dépression (février 1965) un bel exemple de ce que je veux dire : une de ses patientes devenait régulièrement déprimée depuis trois ans au moment des fêtes juives ; la quatrième année elle devint davantage détérioriée organiquement, n\u2019était plus aussi consciente de la période des fêtes et était devenue moins déprimée ; elle s\u2019était elle-même « guérie » de sa dépression en adoptant plutôt des symptômes organiques.Ce phénomène fut observé souvent dans notre Service de gériatrie du Bosion State Hospital et nous avons pu constater qu\u2019il pouvait être parfois non seulement réversible mais aussi interchangeable.Les symptômes « organiques » répondaient souvent aux mêmes traitements que les symptômes émotionnels (thérapie du milieu, psychothérapie, etc.).Il nous est arrivé aussi de constater des améliorations rapides et dramatiques après quelques électrochocs chez des patients considérés séniles et non récupérables.L'amélioration des symptômes organiques était ordinairement plus remarquable chez les patients où ils étaient clairement apparus à la suite d\u2019un stress émotif par exemple la maladie ou la mort d\u2019un conjoint, le mariage d\u2019un fils ou d\u2019une fille, la retraite forcée.Le malade semblait parfois se comporter comme s\u2019il avait plusieurs « choix » morbides devant un Laval Médical Vol.37 - Fév, 1966 traumatisme émotionnel particulier.Ceci, d\u2019ailleurs, avait déjà été pressenti par Ralph Kaufman en 1940 (10).Dans un article : Old age and aging : the psychoanalytic point of view, il rapporte son «impression distincte » que le contenu des pertes de mémoire dans la sénilité, sans égard aux facteurs organiques, pouvait avoir une signification psychologique individuelle bien précise.Dans notre Service de gériatrie, nos patients les plus confus savaient localiser l'armoire où était gardée une réserve de pain et de gâteaux.Perte d'objet : De tous les sujets discutés par nos patients, le plus souvent mentionné et le plus chargé émo- tivement était celui des « pertes d\u2019objet » surtout la mort des parents, du conjoint, des enfants, et associée à la perte par la mort, la perte d\u2019un enfant par le mariage ou la naissance de petits enfants, la perte d\u2019emploi, de prestige, d'argent, de mal- son, etc.La mort de l\u2019_époux ou de l'épouse avec qui l'on a partagé toute une vie était un facteur fréquent d\u2019admission.Le conjoint qui survit avait appris à recevoir du défunt presque toute sa « nourriture émotionnelle », surtout durant les dernières années de vie en commun, alors que les enfants avaient quitté le foyer familial et qu\u2019ils avaient partagé ensemble le même isolement.Curieusement on voyait souvent après la retraite forcée du mari, celui-ci se déprimer alors que sa femme qui, durant de longues années auparavant s'était sentie inutile pour son mari, s'améliorer, elle, soudainement, alors qu\u2019elle pouvait maintenant prendre soin de son mari et retrouvait ainsi son importance, du moins pendant quelque temps.La mort d\u2019un des deux conjoints pouvait précipiter l\u2019admission, l\u2019autre se laissant souvent mourir littéralement parfois avec une dépression clinique évidente parfois sans évidence de dépression ; cette mort pouvait survenir rapidement comme si le survivant des deux avait décidé que la vie ne valait pas la peine d\u2019être vécue sans l\u2019autre et le traitement le plus vigoureux n\u2019allait pas faire reconsidérer le « choix » qui avait déjà été fait.Dans un certain nombre de ces cas, le Loi: Val 5 table ec le pur fe de ma Parois dépres defla acer ment d ep) vaine vehi {ecto pris] dé nou tim die dirug à dé feel tle asp Sur sta; lue Tour Pers ely liseme mort ¢ ip Wy Mrs tiv ier Wy Mey di lian ¢ ie 11 de: dau nice ie RB ls alt ge pret 30 a ht él 3 Laval Médical Vol.37 - Fév, 1966 tableau clinique présenté avait de fortes analogies avec la dépression anaclitique des enfants décrits par René Spitz (15) et qui mouraient finalement de marasme après séparation d\u2019avec la mère.Parfois, cependant, il n\u2019y avait pas de tableau dépressif typique ainsi qu\u2019en témoigne ce vieillard de 81 ans : il souffrait de prostatisme et avait une exacerbation de ses symptômes urinaires au moment d\u2019une séparation d\u2019avec son thérapeute, par exemple au moment des vacances.Il était convaincu que sa prostate allait le tuer et refusa avec véhémence l'intervention chirurgicale pour prostatectomie tout le temps que dura son traitement.Après le départ de son thérapeute, les symptômes de nouveau s\u2019intensifièrent mais cette fois il se résigna docilement à l\u2019opération convaincu qu\u2019il allait en mourir.Quand il survéeut l\u2019intervention chirurgicale, il parut déçu d\u2019être toujours vivant et déçu des suites opératoires qui paraissaient excellentes.Il commença à cracher la nourriture et l\u2019eau qu\u2019on lui faisait prendre et mourut peu après malgré les intraveineuses (4).Souvent une maladie bénigne du conjoint suffira à provoquer une réaction dépressive névrotique ou une psychose.Même lorsque le conjoint recouvre la santé physique, cette réaction peut persister : 11 semble que, dans ces cas, la maladie bénigne a servi en quelque sorte d\u2019avertissement : l\u2019époux a beau recouvrer la santé, sa mort est perçue comme imminente.La tâche de l\u2019âge mature, selon Erickson (6), est « d'accepter sa propre vie, son unique cycle vital ainsi que les personnes qui y ont contribué de façon significative comme quelque chose qui devait être nécessairement sans continuer de désirer y faire des substitutions ».Ce travail d'acceptation de sa vie comme elle a été vécue plutôt que comme elle aurait pu être vécue m\u2019apparaît davantage encore comme une des fonctions de la sénescence et cette fonction me paraît reliée immédiatement à une autre, celle de l\u2019acceptation de sa propre mort.Beaucoup de patients semblent capables d\u2019anticiper le moment de leur propre mort, laquelle est souvent perçue comme la punition pour toutes les idées de mort qu\u2019ils ont pu ressentir à l'égard des autres.Un de mes patients était convaincu (12) VIEILLISSEMENT ET PSYCHOTHÉRAPIE DES PERSONNES ÂGÉES 203 qu\u2019il n\u2019avait vécu s1 vieux que de la mort des autres et il allait maintenant être tué en punition.Le but de la psychothérapie, ici, est d\u2019aider le patient à accepter sa mort comme une loi naturelle dépourvue des fantasmes qui lui donnent toute sa frayeur.Feifel (7) a écrit que la peur de la mort est en relation à la peur de la vie, les fantasmes sur la mort étant des projections des fantasmes sur sa propre vie.Ce qui est le plus craint dans la mort est également ce qui est le plus craint dans la vie.Les fantasmes qui nous sont apparus comme les plus terrifiants chez nos patients se rapportaient au sentiment de solitude dans la mort comme dans la vie, au sentiment de castration et au sentiment de déprivation orale totale.C\u2019est comme si on avait dit : « quand je serai mort, je ne pourrai plus rien recevoir, personne ne me nourrira plus ni de pain ni d\u2019amour.» Il me semble que les rites funéraires au cours desquels on laisse aux défunts de la nourriture ou des objets précieux tels des bijoux, ou encore des objets ayant une valeur sentimentale comme l\u2019alliance de mariage, leur chapelet, etc, ont pour but d\u2019alléger ce sentiment de privation orale totale et de solitude.Ce qui paraissait effrayant dans la mort chez nos patients c\u2019était d\u2019étre tué plutdt que de « mourir ».Etre tué signifiant ici : être mauvais, ne pas avoir assez reçu dans la vie, donc ne pas avoir été assez aimé.Félix Deutsch (5) nous rappelle que les Grecs et les Romains décrivaient de deux mots différents les deux phénomènes.« Etre tué », «np chez les Grecs et letum chez les Romains étaient représentés par une femme aux griffes cruelles et aux crocs immenses comme une bête monstrueuse alors que Oavaros et mors apparaissaient comme un ange gardien portant une torche éteinte.Le patient dont j'ai parlé brièvement tantôt, refusa l\u2019intervention chirurgicale aussi longtemps qu\u2019il pensait qu\u2019il allait « être tué ».Quand il eut décidé qu\u2019il était prêt à « mourir », après le départ de son thérapeute il signa son permis d\u2019opération sans protester en disant : Do what has lo be done, et parut désappointé de n\u2019avoir pas 204 A succombé à suites opératoires (4).Ce qui fait la différence entre «être tué » et « mourir » c\u2019est, il me semble, l\u2019intensité de la culpabilité à cause des gens qui, dans les fantasmes, ont été tués.Le docteur Kastenbaum rapporte le cas d\u2019un patient très confus souffrant d\u2019un syndrome cérébral organique qui, peu avant sa mort, disait qu\u2019il attendait le croque-mort parce que lui, le patient, devait se débarrasser de huit cadavres qu'il portait avec lui et le croque- mort n\u2019était pas venu encore l\u2019en délivrer.Cet homme, soit disant souffrant de confusion organique et qui devait se débarrasser de huit cadavres, était l\u2019un des membres d\u2019une famille de neuf enfants ! Parfois il n\u2019est pas nécessaire que ce soit le conjoint qui disparaisse mais une perte en apparence minime, comme par exemple la figure familière du boulanger, qu\u2019on ne verra plus parce qu\u2019il a changé de quartier, peut être l\u2019occasion de l\u2019apparition de symptômes très graves pour tel vieillard qui vivait seul et pour qui le boulanger jovial était devenu le symbole que le «monde extérieur » tenait encore à le nourrir physiquement et affectivement.Ou bien encore la mort d'un animal (chat, chien surtout) seul compagnon qui satisfaisait les besoins de contact physique, de caresses, peut avoir des conséquences désastreuses.l\u2019intervention chirurgicale ou aux Chez un patient âgé, la mort de son chat qu'il caressait, nourrissait et avec qui il conversait toute la journée précipita une décompensation psychotique ; ce chat était mort après avoir expulsé une selle verte très malodorante, après avoir mangé un rat empoisonné ; le patient se sentait terriblement responsable de la mort de ce chat et en parlait comme de sa mère décédée d\u2019un cancer du gros intestin et dont le patient avait pris soin durant sa maladie ; la mère aussi avait eu des « selles vertes » durant son agonie.Les animaux semblent jouer chez les vieillards un rôle de remplacement d\u2019être humains comme on observe si souvent chez les enfants.Un bon nombre de patientes gardaient toute une famille d'animaux surtout des chats dont elles prenaient grand soin et devenaient très inquiètes Guy da SILVA Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 de leur maladie.Un cas plus célèbre défraya la manchette des journaux de Boston à l\u2019époque : une vieille dame et sa fille furent admises à notre hôpital pour examen mental après les faits suivants : la maison qu\u2019elles habitaient avait beau être à une certaine distance des voisins, ceux-ci avaient noté des odeurs s'en dégageant mais on savait que ces dames gardaient une certain nombre de chiens et on tolérait : cependant l\u2019odeur et les aboiements s\u2019étant constamment amplifiés, la police fut appelée et découvrit, au grand ahurissement de tout le monde, que la vieille régnait sur de nombreuses générations d\u2019animaux alors que la fille ne travaillait que pour nourrir l\u2019énorme famille vorace qui s\u2019établissait à 115 chiens et à une vingtaine de chats ! Cette patiente n\u2019avait pu se résigner à laisser partir un seul de ses enfants ! Aussi invraisemblable que ce cas puisse paraître, il me semble qu\u2019il est actuellement répété : j'ai été intéressé de lire dans le journal la Gazette du 5 mai 1965 et vu a la télévision le dimanche suivant, 9 mai, au programme This hour has seven days, l\u2019histoire d\u2019une religieuse de 75 ans, Mother Cecilia, qui garde plus d\u2019une centaine de chats, chiens et chèvres, et qui a menacé de laisser la religion catholique et de passer à l\u2019anglicanisme si le Vatican la forçait à abandonner ses animaux, cédant à la pression des voisins qui ne peuvent en tolérer les odeurs ; excommuniée ou pas, a-t-elle dit, elle gardera ses animaux jusqu\u2019à sa mort ! Le sentiment d\u2019être inutile ou moins utile, d\u2019être respecté (pour ce qu\u2019on était et non plus pour ce qu\u2019on est), était très vivace.Nos vieillards manifestaient un désir trés intense de continuer d\u2019apporter une contribution a la société : ils n'avaient le droit de vivre qu\u2019en apportant cette contribution ; à l\u2019égard de la retraite, une double approche, contradictoire en apparence seulement, nous est parue nécessaire : 1) la retarder si possible ; 2) y trouver une valeur et une signification quand elle ne peut plus être retardée.Nous croyons que vivre et un engagement dans la vie sont inséparables.Un certain nombre d\u2019auteurs pensent que les personnes âgées sont satisfaites de se « désengager » de la vie.Nous ne sommes pas de cette opinion et pensons Lori [RE plu qu 5 tele fat vigue isl sement sg ave fa couplé Is dev ean allt I qe k eats Un dé peng ln pg d& IG de alle IE qu qu, nel le ik pli idl i fit po Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 plutôt que le « désengagement » leur est en quelque sorte imposé : les vieillards sont souvent tellement convaincus que la jeune génération ne tient pas à eux et ils sont tellement jaloux de la vigueur des jeunes qu\u2019ils ont tendance à s\u2019exclure, à s\u2019isoler et à prendre une attitude de désintéres- Il nous était nécessaire d\u2019être beaucoup plus agressif thérapeutiquement avec les vieillards qu\u2019avec des patients plus jeunes afin de les garder en traitement et lorsque enfin, ils s'étaient rendu compte qu\u2019on voulait vraiment s'occuper d\u2019eux, ils devenaient pitoyablement reconnaissants et se demandaient combien de temps encore le miracle allait se continuer ! sement.Il m\u2019a semblé que le « désengagement » ainsi que les attitudes d'indépendance exagérée de beaucoup de patients étaient une défense contre un désir très vif de régression, d\u2019être totalement dépendant, de recevoir comme un petit enfant.Un patient exprima ce désir très clairement par des rêves constants dans lesquels on lui servait une table bien garnie ; et il me répétait : « Je n\u2019ai plus de dents ni de cheveux, je suis vraiment comme un bébé maintenant ! » (4).Ce désir intense de dépendance totale est renforcé par l\u2019état de faiblesse physique et par le sentiment qu'après une longue vie de travail ardu, ils ont bien gagné maintenant le droit au repos et la vieillesse devient alors le prétexte pour obtenir des gratifications infantiles un peu de la même manière que certains vétérans utilisent de façon névrotique leurs années de service militaire et leur titre de défenseur de la patrie pour obtenir des gratifications de la société qui leur doit tant.Psychothérapie : Je voudrais présenter brièvement en conclusions quelques réflexions sur la psychothérapie des personnes âgées.Ceux que le problème intéresse davantage pourront se référer à la bibliographie qui accompagne cet article (13).I] me semble que l\u2019hésitation à traiter en psychothérapie les vieillards est en grande partie une réflexion de l\u2019attitude culturelle qui tend à considérer la vieillesse comme une dévaluation.Il y a une grande différence d\u2019opinion chez les VIEILLISSEMENT ET PSYCHOTHÉRAPIE DES PERSONNES ÂGÉES 205 auteurs eu égard à la capacité des personnes âgées de faire l'examen de leur vie ; nous croyons, avec Rechtschaffen (13), que la recherche dans ce domaine est indiquée et que toutes les variations pourraient être trouvées, « la vieillesse et la mort imminente précipitant, chez certains patients, un besoin intense d\u2019un examen honnête et franc de sa vie passée et chez d\u2019autres une négation massive » (13).Il est important que le thérapeute aide le patient à accepter sa vie comme elle a été vécue ; un soulagement très considérable peut être apporté à un vieillard à partir du moment où il comprend son comportement du passé.Un vieux patient me dit un jour : « Je regrette de ne pas vous avoir rencontré il v a cinquante ans, mais au moins je comprend maintenant pourquoi je n\u2019avais pas le choix de me comporter autrement que je l\u2019ai fait ! » et il se sentait pour la première fois délivré de sa culpabilité.Un autre patient était convaincu que sa vie avait été totalement inutile parce que certains objectifs qu'il s\u2019était fixés n\u2019avaient pu être remplis, jusqu\u2019à ce qu'un jour en psychothérapie il fasse littéralement la « découverte » de l'importance de son travail : ce patient était un comédien et n\u2019avait jamais réalisé auparavant qu\u2019il avait aidé des milliers de gens à vivre en les distrayant par son théâtre.Joost Merloo (12) a une expression que j'aimerais vous citer : « Pourquoi traiter les patients sans futur?Pour leur redonner leur passé qu\u2019ils n\u2019ont souvent jamais eu afin de pouvoir maintenant accepter leur présent.» Les principales difficultés dans la thérapie des vieillards viennent, 11 me semble, des sentiments contretransférentiels : l\u2019anxiété des thérapeutes peut être intensifiée devant l'impuissance physique et sexuelle de ses patients, ainsi que devant leur dépendance et leur oralité.Si le thérapeute doit nourrir une figure parentale, qui restera-t-il, alors, pour le nourrir, lui.Le thérapeute également peut se sentir trop coupable devant la jalousie de ses patients pour sa vigueur et sa jeunesse ; enfin le narcissisme du thérapeute peut souffrir devant des situations irréversibles telles que la maladie chronique ou la mort approchante 206 de son patient.«Se défendant contre cette anxiété, le thérapeute peut être porté à ne présenter que les interprétations les plus bénignes et peut assumer une attitude de révérence devant l\u2019âge du patient, attitude qui peut n\u2019avoir rien de thérapeutique et ne pas correspondre au désir et à la capacité du patient pour un examen plus honnête de lui-même et de ses fantasmes.» (13) Enfin, le thérapeute doit être prêt à se laisser enseigner et à accepter d\u2019être vu dans le transfert comme un fils ou un petit fils.Je fais allusion ici à ce que certains auteurs (8 et 12) ont appelé du nom de « transfert renversé » ou du complexe d\u2019Œdipe vu cette fois du point de vue du patient père vis-à-vis le médecin-fils et non plus du point de vue du patient-fils se reliant au médecin- père.Dans ces efforts thérapeutiques, la psychothérapie de groupe apparaît à beaucoup comme une situation thérapeutique particulièrement bien adaptée à cause de la possibilité de satisfaire la faim sociale et de contrecarrer le sentiment de solitude qui, à mon avis, est le sentiment prédominant chez les personnes âgées.RÉSUMÉ Une série d'impressions cliniques sont rapportées à partir d\u2019observations faites au cours de la psychothérapie d\u2019un certain nombre de patients gériatriques.Des fantasmes et des préoccupations apparemment communes à un grand nombre de patients âgés sont présentés et groupés sous divers thèmes dont le principal paraît être : « Vieillir, c\u2019est perdre ».Ces différents thèmes sont discutés surtout la perte d\u2019objets humains.L\u2019auteur pense que la remarque d\u2019Erickson à savoir que c\u2019est la tâche de l\u2019homme adulte d'accepter son cycle vital tel qu\u2019il a été vécu, s\u2019applique davantage encore à la sénescence qu\u2019à l\u2019âge adulte de même que la tâche de l\u2019acceptation de sa propre mort.Ceci est discuté et une différence est faite entre « être tué » (à cause surtout des fantasmes où la culpabilité domine) et « mourir » (au moment où domine l\u2019acceptation de sa mort à cause Guy da SILVA DEEE OEM OC ESSOR OSSI EST Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 du sentiment d\u2019avoir assez reçu de la vie c'\u2019est- à-dire d\u2019avoir été assez aimé).En terminant, quelques remarques sont présentées au sujet du contretransfert dans la psychothérapie des personnes âgées.SUMMARY Clinical impressions derived from observations of geriatric patients seen in psychotherapy are presented.Fantaisies and concerns which appeared common to many old people are discussed under different themes which could be summarised in this way : « To grow old is to lose ».These central themes are discussed and more attention is focused on the reaction of old people to the loss of human objects.The opinion is offered that Ericson\u2019s remark concerning the task of the adult as being « the acceptation of one\u2019s unique life cycle as it has been lived », is even more appropriate as a task of senescence than of adulthood.Related to this is senescence\u2019s other task that is the acceptation of one\u2019s own death.One sees in many patients a difference between « being killed » (because of one\u2019s guilt at having « killed » people in one\u2019s own fantaisies) and «dying » (which occurs when one accepts his death as a natural law because of the realisation that one has received enough from life and therefore has been loved enough during his lifetime).Finally a few remarks are made concerning mostly countertransference feelings of the therapist doing psychotherapy with the aged.BIBLIOGRAPHIE 1.ABRAHAM, K., Selected papers of psychoanalysis, pp.312-317, Hogarth Press, Londres, 1949.BEREZIN, M., Normal psychology of the aging process, in First annual scientific meeting of the Boston Society for gerontologic psychiatry, pp.93-117, Inter.Univ.Press, New-York, 1963.3.Brau, D., Conference au Medfield State Hospital, (fév.) 1961.4.DA SILVA, G., The loneliness and death of an old man ; 3 years psychotherapy with an 81-year old depressed patient, Fifth annual scientific meeling of the Boston Society for geronlologic psychiatry, (mars) 1965.(Ce symposium sera publié bientôt.) NS RSS le et SRI RR A ROI MS HS Li J io d-F à Der Quai $, BRICKS Ps FL York $ CROTIA Psy $ KGSTE Plon 10 Katy if vi Satis pr ZE à 00m une sed In j ire pa non Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 - 9.6.10.DEUTSCH, F., Euthanasia : a clinical study, Psychoanal.Quat., 5 : 347, 1936.Erickson, E., Identity and the life cycle, Intern.Univ.Press, New-York, 1959.FEIFEL, H., The meaning of death, McGraw-Hill, New- York, 1959.GROTJAHN.M., Analytic psychotherapy with the elderly.Psychoanal.Review, 42 : 419-427, 1955.KASTENBAUM, R., Geriatric Focus, 4 : (fév.) 1965, Knoll Pharmaceutical Co., Orange, New-Jersey.KAUFMAN, Old age and aging, the psychoanalytic point of view, Am.J.Orthopsychial., 10 : 73-84, 1940.VIEILLISSEMENT ET PSYCHOTHERAPIE DES PERSONNES AGEES 207 11.LINDEN, M., in Normal psychology of the aging process.Intern.Univ.Press, pp.104-105, 1963.12.MERLOO, J., Transference and resistance in geriatric psychotherapy, Psychoanal.Rev., 42 : 72-82, 1955.13.RECHTSCHAFFEN, A., Psychotherapy with geriatric patients : a review of the litterature, J.Geronlology, 14 : 73, 1959.14.RUBIN, I., Sexual life after sixty, Basic Books, New-York 1965.13.Spitz, R., Anaclitic depression, in the Psychoanal.Study of the child, vol.2, pp.313-342, Intern.Univ.Press, New-York, 1946. MODIFICATIONS PRODUITES SUR UNE BATTERIE DE TESTS PSYCHOPHYSIQUES À LA SUITE D'ADMINISTRATION DE PSYCHOTROPES: UN ESSAI D'INTERPRÉTATION *! Nous présentons un résumé des résultats que nous avons obtenus à la suite de prise unique de douze composés psychotropes suivis de l\u2019administration de tests psychophysiques.POPULATION ET MÉTHODE L\u2019échantillonnage comportait 14 schizophrènes mâles chroniques.L\u2019Âge moyen des patients était de 44,9 ans, avec une médiane de 41 ans et des extrêmes de 25 et 62 ans.La durée moyenne de l\u2019hospitalisation était de 10,2 ans, avec une médiane de 8 ans et des extrêmes de 0,5 et 28,2 ans.Aucun des patients n\u2019a reçu de médication psychotrope au moins un mois avant le début des essais.Les patients furent exposés trois fois à la batterie de tests psychophysiques précédant le premier essai expérimental.La première séance fut considérée simplement comme une d\u2019introduction et nous nous sommes servis comme point de comparaison des moyennes des deuxième et troisième essais.La première étude, en novembre 1963, était une étude à double insu où les médicaments suivants furent administrés selon un carré latin : placebo, chlorprothixine (50 mg), chlorpromazine (75 mg), halopéridol (5 mg) et tripéridol (2 mg).* Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu a Québec, les 21 et 22 mai t Ce travail était partiellement supporté par Public Health Service Research Grant MH-05202-04, U.S.Department of Health, Education and Welfare.1.Hôpital-des-Laurentides, L\u2019Annonciation, Québec.2.Verdun Protestant Hospital, Verdun, P.Q.SEN FE RSR RESTO CE ED ECO PER EEE PERS AE EESTI A EEE A.ST-JEAN, M.D.,! M.DONALD, M.A! H.E.LEHMANN, m.p.2 T.A.BAN, M.D.?Cette expérience fut suivie de l\u2019administration d\u2019une dose de néoserp (1 mg), de propériciazine (50 mg) et de méthyldopa (500 mg).Dans la seconde étude en mai 1964, la même technique fut suivie : carré latin et méthode à double insu avec placebo, trimépramine (50 mg)), imipramine (50 mg), lévomépromazine (10 mg) et Ciba 30803 Ba (150 mg).Les patients furent exposés à la batterie de tests une heure et demi à deux heures après la prise du produit.Le nombre de sujets à chaque essai était de dix à douze.Tous les patients de notre échantillonnage n\u2019ayant pas participé à tous les essais expérimentaux, notre méthode d\u2019analyse fut non paramétrique (test de Wilcoxon).Nous présentons au tableau I les tests utilisés, leur sensibilité au placebo et leur coefficient de répétabilité.RÉSULTATS Nous avons commencé par une analyse statistique conventionnelle de nos données en comparant entre eux les treize groupes.Les résultats ont été semblables à ceux que l\u2019on trouve dans la littérature.L\u2019effet du placebo était souvent plus marqué que celui produit par les composés présumés actifs.Une analyse de groupe ne nous permettait donc pas d\u2019isoler l\u2019activité spécifique des psychotropes de « Veffet-traitement ».« L\u2019effet-traitement » étant ici défini comme la réaction de base a la Temps de Fréquence Temps de Nombre d Frégueme Disp Temps d\u2019 Mémoire Hen stu composé (oper btn Tange Définde trêge à été Nouvel Ch dE i deco ag li, By 1 file | Een } Wns Tatty | lé qe Hae HA, LMD; rain \u2018are 2m ag ne fale Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 MODIFICATIONS PRODUITES SUR UNE BATTERIE DE TESTS PSYCHOPHYSIQUES 209 TABLEAU I Sensibilité à l\u2019effel placebo et répétabilité de huit tests psychophysiques TEST Temps de réaction Fréquence de touche.Temps de parcours d'u un tracé.Nombre d\u2019erreurs dans le parcours d\u2019un tracé .Fréquence critique de fusion dans l\u2019effet de papillotement.Disparition de l\u2019image rémanente Temps d\u2019association de mots.Mémoire de chiffres.* Lehman and Knight, 1960.NOMBRE ; _ LL _ | DE MESURES ABREVIATION PENSIBILITÉ |RÉPÉTABILITÉ * À CHAQUE (anglaise) À L\u2019EFFET (Diff.journée ESSAI PLACEBO * méme heure) 3 RT | Pa | 92 3 TAP Bas 75 1 ; TTT Haut | 70 1 | TTE Bas 85 3 | CFF Bas 70 3 AID Bas .63 10 | WAS \u2014 \u2014 2 | DIG \u2014 \u2014 situation expérimentale que le patient reçoive un composé inerte ou actif.Cependant les sujets venant d\u2019une même population, nous avons décidé d\u2019examiner leur performance individuelle s\u2019étendant sur une longue période de temps alors qu\u2019ils étaient exposés à treize situations expérimentales identiques sauf en ce qui regarde la médication.Cette évaluation nouvelle donna des résultats inespérés.On observa chez les patients le méme schéme de comportement se répétant dans la majorité des essais et ce, indépendamment du composé administré.Bien plus ces schèmes de comportement étaient très différents d\u2019un sujet à l\u2019autre.Voici deux schèmes de réactions typiques (figure 1).Le patient, J.B., ne montre aucun changement constant sur la fréquence de touche et le temps de réaction mais la fréquence critique de fusion dans l\u2019effet de papillotement décroît, le seuil de persistance de l'image rémanente augmente, le temps d'association de mots est raccourci, la mémoire de chiffre est légèrement abaissée.Ce type de réaction se reproduit dans 90 pour cent des essais expérimentaux quelle que soit la nature du composé administré.G.L.ne montre aucun changement consistant dans la fréquence critique de fusion, le seuil de persistance de l\u2019image rémanente, le temps d\u2019association et la mémoire des chiffres, mais s'améliore constamment dans le temps de réaction et la fréquence de touche (80 pour cent des essais expérimentaux).Chez ces deux patients on retrouve le même type de performance de novembre 1963 à mai 1964.Des 14 patients de la population totale, huit montrent des schèmes de réactions 7 NAN RT TAP CFF AID WAS DIG / O 1777} ,L GL.Figure 1.\u2014 Performance typique de deux patients.Changements positifs montrant une amélioration.La ligne de base (0) représente les résultats des deuxième et troisième essais. 210 André ST-JEAN - M.DONALD - H.E.LEHMANN - T.A.BAN très rigides, six autres montrent peu de tendances constantes.Cependant, chez tous les patients sans exception, on trouve dans au moins un test le même type de performance et ce, dans la majorité des essais expérimentaux.En examinant de plus près ce schème de comportement on s\u2019aperçut que les performances les plus typiques correspondaient au type de performance du patient sous placebo.Posons comme hypothèse que les facteurs ayant contribué à l\u2019effet placebo vont se reproduire dans toutes les situations expérimentales quelle que soit la nature du composé administré.Posons comme seconde hypothèse qu\u2019un agent actif va soit réduire ou exagérer cet effet-traitement déjà observé à l\u2019état brut lorsque le placebo est administré.Nous pourrons conclure que plusieurs des données obtenues dans cette population ont été dues au fait que plusieurs des composés dits actifs administrés à des doses moyennes dans un intervalle de temps fixe n\u2019ont pas pu inhiber ni faciliter les performances observées lors de l\u2019administration du placebo.Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 L'effet des médicaments a été de nouveau examiné mais cette fois-ci en ne prenant pas comme point de comparaison les performances des sujets avant l\u2019administration de substances expérimentales mais en utilisant le schème de réaction de chaque individu sous l\u2019effet du placebo.Nous montrons dans le tableau II les résultats obtenus.Le type de réaction idiosyncratique de chacun des sujets dans la situation expérimentale étant pris en considération, on observe un effet dû aux substances actives qui se révèle constant de patients à patients.Bien que le type de performance sur un test dans la situation expérimentale soit spécifique pour chacun des individus, il nous a été possible lorsque le médicament était actif de déceler une réponse qualitativement identique chez les patients.Pour illustrer, supposons un composé qui inhibe une fonction donnée chez un sujet qui a tendance à réagir dans le sens de la facilitation de cette même fonction lorsqu\u2019il est exposé à l\u2019effet-traitement.Dans ce cas l\u2019effet non spécifique, l\u2019effet-traitement (placebo effect) pourrait masquer ou neutraliser l\u2019effet spécifique de la médication et le sujet pourra maintenant réagir TABLEAU II Effels constants de 11 composés actifs : tests bsychomoteurs TEMPS FRÉQUENCE PARCOURS DE RÉACTION DE TOUCHE D'UN TRACÉ EFFET DE PLACEBO Individuel Individuel Amélioration EFFET DÜ AUX MÉDICAMENTS : Accroissement de la performance Trimépramine Individuel Imipramine Tripéridol Aucun changement.Ciba 30803 Ba Tripéridol Individuel Néoserp Imipramine Décroissement de la performance.Propériciazine Propériciazine Halopéridol Néoserp Halopéridol Chlorpromazine Chlorprothizine | Lévomépromazine Ciba 30803 Ba Lordi was- ila thigh pen fn ped Thu à es Letem shalt iis tant l' &t un Comme cet el aire em | 0 {ripe irc al fon jours Tom Quène toute Teme Helen pre dans e Ty Tone Reply ai fue ile El = Laval Médical Vol.37 - Fév, 1966 à la substance active de la même façon qu\u2019il a réagit avant d\u2019être sous l'influence d\u2019un composé expérimental actif ou non.En fait si nous prenons comme critère sa réponse au placebo, l\u2019effet inhibiteur du médicament nous deviendra apparent.Nous illustrons quelques-uns de nos résultats (tableaux II et III).Le temps de réaction et la fréquence de touche sont abaissés ou ne varient pas lorsque les patients sont exposés à la plupart des substances actives.Pourtant l\u2019effet placebo sur la fréquence de touche en est un de facilitation dans la plupart des cas.Comme on peut voir dans notre échantillonnage cet effet ne se produit jamais avec une substance active.On voit un effet identique en ce qui concerne le temps de réaction avec la plupart des composés actifs.Cependant la triméprimine, le tripéridol et l\u2019imipramine de façon constante raccourcissent le temps de réaction, étant en cela supérieurs au placebo.Le parcours d\u2019un tracé, une fonction motrice relativement complexe, est toujours amélioré par le placebo et ce sans que le nombre d\u2019erreurs soit augmenté de façon statistiquement significative.Cet effet placebo \u2014 sans doute renforcé par l'apprentissage \u2014 bien que rarement complètement inversé, est diminué habituellement par les substances actives.Les antidépresseurs (triméprimine, imipramine) agissent dans le même sens que les autres composés.Les résultats obtenus avec les tests perceptuels nous montrent que la fréquence de fusion de l\u2019effet de papillotement a tendance à être abaissée ou à de- MODIFICATIONS PRODUITES SUR UNE BATTERIE DE TESTS PSYCHOPHYSIQUES 211 meurer inchangée avec les substances actives.On remarquera que la propériciazine a abaissé de façon particulièrement marquée la fréquence de fusion de l\u2019effet de papillotement.Deux individus soumis au tripéridol ont inversé l\u2019effet placebo dans le sens d\u2019une augmentation de la performance dans ce test perceptuel.L\u2019effet typique du placebo est d\u2019augmenter le seuil de persistance de l\u2019image rémanente.Les composés actifs n\u2019altèrent pas habituellement cet effet.Le Ciba 30803 BA chez deux patients a eu tendance a accentuer cet effet.Néoserp et méthyldopa ont au contraire tendance à abaisser le seuil de persistance de l\u2019image rémanente au point de renverser l\u2019effet placebo.Le test d'association de mots ne semble pas sensible à l\u2019effet placebo.Bien que ce test soit définitivement influencé par des composés actifs, l\u2019effet facilitateur ou inhibiteur apparaît ne pas avoir de relations spécifiques avec la substance administrée mais avec le schème de comportement de l'individu.On peut parler dans ce cas d\u2019un effet non spécifique dû à un composé actif (general drug effect) chez un individu donné.La mémoire des chiffres montre peu de changement avec le placebo ou le composé actif.CONCLUSION Plusieurs travaux récents insistent sur les différences individuelles dans les réponses aux médicaments (Shagass, 1954 ; Rodnight et Gooch, 1963) pour citer quelques auteurs qui travaillent dans un T ABLEAU Effels constants de 11 composés actifs III : tesis perceptuels el verbaux SEUIL DE FRÉQUENCE (effet de papillottement) SEUIL DE FUSION DE L'IMAGE RÉMANENTE TEMPS D'ASSOCIATION DE MOTS MÉMOIRE DE CHIFFRE Rare : légèrement accéléré Rare : légèrement diminué EFFETS PLACEBO.Individuel Augmenté chez 8 patients ; ; .chez 3 patients patients seulement.EFFET DU MEDICAMENT : Accroissement , | .Tripéridol Ciba 30803 Ba Aucun changement.Abaissement.Imipramine (Un patient a renversé l'effet placebo) -| Propériciazine Imipramine Néoserp Méthyldopa Individuel Aucune trace d'effet du aux médicaments.chez 3 (13) 212 contexte expérimental.Dans notre travail nous voyons que certains patients sont plus consistants dans leur comportement que d\u2019autres.La même dose de médicaments ayant été administrée à chaque patient on peut assumer que certains sont plus sensibles ou exhibent un schème de réaction plus rigide que ce soit avec un placebo ou un médicament actif.En plus de la nature très complexe et idio- syncratique des différents patterns de réaction exhibée lors de l\u2019administration d\u2019un placebo, la tendance de certains tests psychophysiques à détecter l\u2019effet inhibiteur ou facilitateur des médicaments sédatifs ou stimulants (Lehmann et Knight, 1960) doivent nous donner conscience de l'importance de schèmes expérimentaux centrés sur l'individu (Chassan, 1964) et ceux-ci fondés sur des profils de réaction dynamique.Le type de comportement mis en lumière par des analyses statistiques conventionnelles et que l\u2019on peut considérer comme un « effet placebo de groupe » doit être reconsidéré à la lumière du L\u2019emploi du concept profil de chaque individu.André ST-JEAN - M.DONALD - H.E.LEHMANN - T.A.BAN Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 (réaction du sujet à l\u2019effet-traitement) repose sur un modèle mathématique semblable à celui employé par Lacey (1962) et décrit par Churchill (1962).Ce concept pourrait servir de point d\u2019appui pour l'évaluation de diverses substances actives.BIBLIOGRAPHIE 1.CHAssAN, J.B., On the statistical analysis of data from an intensive design, Red Corner Report #15440, (13 août) 1964.2.CHURCHILL, E., Statistical treatment of regression of change on level, Ann.New York Acad.Sct., 98 : 1322- 1326, 1962.3.LACEY, J.I, et LACEY, B.G., The LIV in the longitudinal study of autonomic constitution : The reproducability of autonomic responses and response patterns over a four-year interval, Ann.New York Acad.Sc., 98 : 1257- 1290, 1962.4.LEHMANN, H.E., et KNIGHT, D.A.Measurement of changes in human behaviour under the effect of psychotropic drugs, in Rothlin E., éd., Neuro-psycho-pharma- cology, vol.2, 1966.5.RODNIGHT, E., et GoocH, R.N., A new method for the determination of individual differences in susceptibility to a depressant drug, in Eysenck, H.J., éd., Experiments with drugs, Macmillan, New-York, 1963.6.SHAGASS, C., The sedation threshold.A method for estimating tension in psychiatric patients, EEG Clin.Neuro-psychol., 6 : 221-233, 1954.TRAN EXPE Cee atv Parclia BIE 1 gral, TRAITEMENT PSYCHIATRIQUE À DOMICILE: EXPÉRIENCE DE TROIS ANNÉES (1962-1964) *i Cette communication a pour but de décrire les activités de trois années d\u2019un Service de traitement psychiatrique à domicile et de consultation d\u2019urgence relié à une unité psychiatrique d\u2019un hôpital général.HISTORIQUE En 1962, à l\u2019aide d\u2019un octroi de la division du Québec de l\u2019Association canadienne pour la santé mentale, un Service de traitement psychiatrique à domicile fut établi à l\u2019Hôpital Notre-Dame, centre d\u2019enseignement affilé à l\u2019université de Montréal.L'hôpital a une capacité de 1100 lits dont une unité psychiatrique autonome de 52 lits, avec une clinique externe très occupée et une salle d\u2019urgence particulièrement active.Le Service fut limité à une zone à l'épicentre de laquelle se situait l\u2019Hôpital Notre-Dame desservant une population d\u2019environ 175 000 habitants comprenant deux catégories sociales ayant accès au Service.La classe socio-économiquement faible d\u2019ouvriers non spécialisés vit dans un secteur industrialisé, près du port de Montréal, et la classe moyenne d\u2019ouvriers spécialisés habite un district résidentiel.* Travail présenté au premier Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Québec, les 21 et 22 mai 1965.+ Cette recherche a été rendue possible grâce à l\u2019appui financier de l\u2019Association canadienne pour la santé mentale, division du Québec.Les compagnies pharmaceutiques Smith, Kline & French, Hoffmann-La Roche Limitée et Sandoz Pharmaceuticals ont contribué généreusement pour permettre de continuer la recherche au cours des années.1.Professeur agrégé, Département de psychiatrie, université de Montréal.Hébert LANGEVIN, M.D., Jean-N.FORTIN, M.D.,! Fernand LEONARD, M.D., Bernard-S.MENARD, M.D.Service de psychiatrie, Hopital Notre-Dame, Montréal.L\u2019 hospitalisation psychiatrique pose de sérieux problémes a cause de la récente prise de conscience du probléme psychiatrique et du nombre de lits très restreint dont la population peut disposer.La police jouait jusqu\u2019à dernièrement un rôle important dans le contrôle de l'urgence psychiatrique en employant la détention forcée qui est rarement un acte médical.Le médecin doit assumer sa responsabilité sociale et l\u2019hôpital général devient un endroit ou elle peut s\u2019exercer.Des expériences similaires en psychiatrie sociale ont été rapportées dans la littérature médicale et le premier Service psychiatrique avec visites a domicile au Canada remonte a 1958 (15).A Amsterdam (1 et 14) les psychiatres sont dirigés sur appel dans différentes zones de la ville dans le but d\u2019instituer un traitement qui prévient l\u2019hospitalisation dans de nombreux cas.A Boston (2 et 5) les membres du Service, intégrés a un hopital mental, estiment empêcher l\u2019hospitalisation en offrant une solution rapide au problème d\u2019urgence, en obtenant l\u2019aide et la participation de la famille dans le traitement.Autant dans les centres européens (8, 10 et 18) que dans les centres américains le problème retient l'intérêt des psychiatres (6, 11 et 19).Ces observations incitaient à poursuivre des buts semblables : la solution du problème aigu, la participation de la famille au traitement du malade, la coopération avec le médecin de famille et, finalement, une meilleure compréhension de la crise familiale ainsi que sa signification dans le but de rendre plus efficace le traitement psychiatrique. se ee Sha PE Re IE RT eT ES ESS, 214 MÉTHODES La méthode de travail adoptée est particulièrement flexible et versatile.Le premier appel téléphonique est reçu par la secrétaire qui tente d\u2019obtenir le maximum de renseignements à l\u2019aide d\u2019un questionnaire préparé à cet effet par l\u2019équipe.Ensuite les informations sont colligées par le psychiatre qui avec la travailleuse sociale et l\u2019infirmière détermine la décision à prendre et le plan de traitement.La première visite sera faite par un membre de l\u2019équipe suivant les données obtenues.Si le patient refuse de voir le psychiatre, la visite de l\u2019infirmière peut servir d\u2019amorce au traitement et, dans certaines autres occasions, si l\u2019urgence s'avère d\u2019emblée sociale, la travailleuse sociale fera la première visite en vue de préparer les mesures sociales nécessaires.L\u2019approche thérapeutique était orientée de la façon suivante : 1° psychothérapie de support pour le patient et manipulation du milieu familial ; 2° tentative d\u2019atténuer ensuite la symptomatologie par une méthode chimiothérapique ; 3° soutien psychothérapique après la crise aiguë dans un but préventif à un membre de la famille, ainsi que l'orientation du patient ou d\u2019un autre membre de sa famille vers une forme de traitement offert par le Service de psychiatrie.RÔLE ET FONCTION DU PERSONNEL Au début, la clinique comprenait deux psychiatres à demi-temps, une infirmière visiteuse, une travailleuse sociale et une secrétaire à temps complet.Pendant longtemps, la clinique a fonctionné sans infirmière ou sans travailleuse sociale pour des raisons de manque de personnel et, par la suite, un ou deux résidents participèrent activement à l\u2019équipe.À cause du caractère inusité du Service, chaque membre de l\u2019équipe devait assumer des rôles différents et se familiariser avec des approches plus variées (7 et 12).Le caractère fluide de la structure de la clinique comportait des avantages en obligeant chaque membre de travailler hors des cadres qui ne pouvaient être rigoureusement codifiés.H.LANGEVIN - Jean-N.FORTIN - F.LÉONARD - B.-S.MENARD Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 En ce qui concerne le psychiatre, ses connaissances thérapeutiques médicales sont souvent requises et il peut devenir le médecin consulté pour une affection physique.Il se doit également de connaître les ressources communautaires, les agences sociales, les institutions de réhabilitation et même la police afin d'assumer toute la responsabilité entière du traitement.L'intérêt au début consistait à explorer et définir les rôles dans un domaine nouveau et innover des techniques inusitées.L\u2019enrichissement apporté par les contacts interdisciplinaires et la conscience de répondre à un besoin social ont puissamment contribué à animer la motivation pour un travail présumément difficile et frustrant.Il est superflu de souligner que, dans ce cadre de travail, chaque membre de l\u2019équipe est appelé à assumer des rôles qui dépassent son rôle traditionnel et il doit se familiariser à des approches variées qui constituent une expérience d\u2019enrichissement autant qu\u2019une source de difficultés, dans le but d\u2019empêcher et prévenir l\u2019hospitalisation.L'expérience en hygiène publique de l\u2019infirmière visiteuse favorise son rôle d\u2019'intermédiaire entre le psychiatre et le patient.La visite à domicile permet au patient de se confier librement sans attendre de l\u2019infirmière un gain direct.Par ailleurs, les observations par la famille de certains faits pathologiques antérieurs à la crise contribuent à modifier ou à confirmer le diagnostic.L\u2019infirmière exerce la surveillance nécessaire pour les médicaments prescrits, leur emploi, leurs effets et le comportement non seulement du patient mais aussi de l\u2019entourage.Sa disponibilité permet d\u2019atteindre plus facilement une certaine catégorie de malades difficiles.La travailleuse sociale joue un rôle à buts multiples par l\u2019évaluation sociale au profit des membres de l\u2019équipe tout en offrant du support au début du traitement.Le plan de traitement vise à atteindre des objectifs divers et ses modalités se modifient avec le rôle de chaque membre de l\u2019équipe.Le patient est perçu dans l\u2019optique traditionnelle mais la malléabilité des divers rôles est importante dans le Service.Ainsi, il peut arriver que l\u2019infirmière visiteuse ou le psychiatre complète Lars vd Jat le etsont rétabli ler (thud de nl patent nou fraiten dat en ae ba d'n m dynam sir Ti travail auprés Tis th ime hoi htop Wl Fie lew fe ler Ji ley Quay, ine; 1 1%, 1% ~~.Tn on Nig [i Laval Médical Vol.37 - Fév, 1966 l\u2019évaluation sociale ou encore la travailleuse sociale enquête sur la régularité de la médication, et son travail de collaboration est essentiel pour la réhabilitation du patient.Le rôle spécifique de la travailleuse sociale est d\u2019étudier l\u2019influence de la situation personnelle et du milieu social sur la maladie.Elle aide le patient ainsi que sa famille à comprendre et à résoudre les facteurs sociaux qui entravent le traitement ou qui découlent de la maladie.Elle doit encourager le patient et sa famille à utiliser avec profit les ressources sociales qui répondront à ses besoins.Sa participation au traitement d\u2019un membre de la famille aidera à modifier la dynamique du milieu familial avec répercussions sur l\u2019état du patient.D'une façon générale, la travailleuse sociale remplit les fonctions suivantes auprès des patients : 1° elle s'occupe des problèmes à court terme et, après l\u2019évaluation, elle offre des services immédiats sans traitement social, comme par exemple les démarches en vue d'une hospitalisation urgente ; 2° elle complète les évaluations pour diriger vers une agence sociale les patients qui requièrent un secours financier ; 3° elle voit les patients en entrevue pour modifier leur fonctionnement tout en tenant compte de leur pathologie.ACTIVITÉS CLINIQUES Le tableau I démontre l\u2019activité de la clinique qui a traité un total de 373 patients au cours des années 1962 - 1964.Lorsqu\u2019une solution rapide au TABLEAU I Classification des malades de 1962 à 1964 TRAITEMENT | ConsuLTATION ANNÉES - ; , TOTAL À DOMICILE | D'URGENCE 1962.40 78 118 1963.81 20 ! 101 1964.pe 81 38 | 119 \u2014 TT | TOTAUX .| 202 136 338 Patients reportés au 31 décembre 1962 : 49 Patients reportés au 31 décembre 1963 : 36 Patients reportés au 31 décembre 1964 : 35 TRAITEMENT PSYCHIATRIQUE À DOMICILE 215 problème s\u2019'avérait possible par une évaluation sociopsychiatrique, la clinique dirigeait ensuite le patient vers une forme de traitement approprié avec une recommandation précise.Ces cas ont été classifiés comme «consultation d'urgence » et par opposition les cas de « traitement à domicile » étaient les patients dont la clinique assumait la responsabilité du traitement.Dans la phase préliminaire de l\u2019organisation, les patients de gériatrie furent exclus en fixant la limite d'âge à 65 ans mais, graduellement, ces patients furent traités lorsqu'ils firent appel eux- mêmes à la clinique.une des raisons principales des conflits familiaux semblait être la présence au sein de la famille d\u2019une personne âgée présentant des problèmes psychiatriques.Ces vieillards devenaient une source de conflits à cause de l\u2019attachement exagéré d'un membre de la famille tout en soulevant l\u2019agressivité des autres.La crainte de perdre les gains secondaires et financiers reliée à la présence de la personne âgée au foyer était un facteur qui, fréquemment, jouait un rôle important, que la famille en soit consciente ou non.La clinique, par la suite, s\u2019est séparée de la clinique d'urgence, maintenant une entité autonome, pour devenir un Service de consultation d'urgence pour malades à domicile et un Service de traitement.Les malades qui se présentent avec des problèmes à la clinique d\u2019urgence de l\u2019hôpital et qui vivent dans le secteur sont dirigés à la clinique pour une évaluation d'urgence, ou pour une tentative de traitement à domicile.Au moment d\u2019une crise, Au cours de la dernière année, la clinique s\u2019est limitée à l\u2019évaluation et au traitement de malades à domicile.En comparant en rétrospective les activités des trois dernières années, il est facile de constater qu\u2019elle est devenue une unité d\u2019évaluation et de traitement à domicile constituant un Service communautaire plutôt qu\u2019un Service hospitalier, tel que le démontre le tableau II.En 1962, 37,3 pour cent des malades traités à domicile avaient été dirigés par la clinique d\u2019urgence de l\u2019hôpital ; en 1963, 11,8 pour cent et en 1964 seulement 13,4 pour cent (tableau II).Les familles, les agences sociales et les omnipraticiens 216 H.LANGEVIN - Jean-N.FORTIN - F.LÉONARD - B.-S.MÉNARD de plus en plus ont fait appel à nos services.La tendance de la clinique à sortir de l\u2019hôpital et à se rapprocher de la communauté est bien évidente.Il est intéressant de voir que les familles et les agences sociales recourent davantage à ces Services à mesure que la clinique est connue.Ceci souligne le besoin réel d\u2019un tel Service et l\u2019intervention immédiate évite ainsi le traitement tardif et les mesures coercitives, car beaucoup de ces malades, le plus souvent, ne seraient pas traités autrement (9).Il fut nécessaire d\u2019établir une classification qui reposait sur la nature du problème à la recommandation, ainsi qu\u2019une distribution diagnostique dans le but de mieux évaluer les services rendus pour rendre possible une étude ultérieure comparative (tableau III).La coopération du malade est souvent inadéquate à cause de la nature de la maladie ou du diagnostic, de la situation sociale et de malades sans médecin de famille.Les patients dangereux et les réactions schizophréniques sont les plus fréquents, environ 40 pour cent du total (tableau IV).RÉSULTATS Il est à prévoir que la communauté continuera à recourir de plus en plus aux services d\u2019évaluation rapide, et il est possible de rendre ces services Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 à un secteur de la population par l\u2019entremise d\u2019une équipe psychiatrique.Il est permis d\u2019affirmer qu\u2019un Service de soins psychiatriques à domicile est utile et semble être une indication pour une consultation psychiatrique qu\u2019il est impossible d'effectuer au bureau du psychiatre ou dans une clinique d'hôpital.Les motifs qui expliquent cette incapacité peuvent être très variés et provenir d\u2019une symptomatologie d'ordre psychologique, somatique ou social (tableau V).Toutefois, il est impossible d'affirmer avec certitude que l\u2019une ou l\u2019autre de ces catégories bénéficie davantages des services à domicile plutôt que d\u2019autres formes de traitement, sauf quelques exceptions.Par contre, il faut souligner les succès thérapeutiques obtenus dans le traitement d\u2019affections psychiatriques très variées (tableau VI) et ils sont comparables à l'hospitalisation dans un Service psychiatrique.Éliminer certaines catégories de malades comme inaccessibles à un traitement à domicile serait fallacieux et le pronostic de l\u2019épisode aigu dépend de la qualité de la collaboration qui pourra s\u2019établir avec le malade ou son entourage plutôt que de la nosologie.Il est évident que certains groupes de malades comportent un mauvais pronostic autant à domicile qu\u2019en milieu hospitalier ou à la clinique externe.Il en est ainsi, par exemple, des troubles TABLEAU II Sources de la recommandation des patients SOURCE DE PATIENTS RECOMMANDES 1962 Urgence (Hopital Notre-Dame) Clinique psychiatrique Autres cliniques Agences sociales Médecins praticiens Patient lui-même EN = = \u2014 \u2014 WUT GTN DB H \u2014_ \u2014 WOOL OO =U \u2014 IN| oN w Lisl Yo] di- car hip tiques bystr Des trol deme ! pi is sont vie me il ed lr bl À Laval Médical Vol, 37 - Fév, 1966 caractériels ou des perversions, des réactions schizophréniques chroniques, des réactions névrotiques chroniques de type hypocondriaque ou hystérique avec gains secondaires importants.Dans certains cas de schizophrénie chronique, troubles caractériels et de cas de gériatrie, il faut se demander si, dans l\u2019état actuel de la psychiatrie, TABLEAU III TRAITEMENT PSYCHIATRIQUE A hospitalier.Toutefois, DOMICILE Nature du problème au moment de la recommandation une équipe polyvalente et mobile ne constitue pas le cadre idéal de leur traitement offrant un traitement immédiat, de même qu\u2019une plus grande disponibilité que la clinique externe d\u2019un milieu cette hypothèse repose sur les ressources d\u2019hospitalisation rapide lorsque nécessaire aux moments de crise.217 NATURE DU PROBLÈME D\u2019APRES L\u2019AGENT QUI RÉFÈRE 1962 1963 1964 TOTAL 1.Patient dangereux pour lui-même : a) Tentative de suicide.LL 25 5 9 39 b) Auto-mutilation ._ 3 \u2014 \u2014 3 c) Refus de s \u2018alimenter RS .4 4 10 18 d) Refus de traitement (problème psychiatrique.5 6 8 19 e) Refus de traitement (problème physique).\u2014 1 \u2014 1 f) Autres : alcoolisme, etc.6 6 9 21 TOTAL.43 22 36 101 h 2.Patient dangereux pour autrui : i à) Psychose avec agitation ou délire.6 12 10 28 A b) Troubles du comportement.11114, 9 12 20 41 gi TOTAL.111112 15 24 30 69 E TM 3.Patient non dangereux : ; a) Casaigus.1.112101 LR 26 9 6 by Cas chroniques.LL 31 35 28 TOTAL.57 43 34 4.Autres : (mauvaise référence, médicaments, problème inconu).3 12 19 GRAND TOTAL.118 101 119 TABLEAU IV Distribution diagnostique DIAGNOSTICS 1962 1963 1964 Réaction schizophrénique.1.111110 LA LL a 41 34 30 Réaction dépressive.LL LL ALL Le 32 16 34 Réaction anxieuse avec ou sans s mention de symptômes de conversion .17 26 22 Troubles caractériels .LL LA de LL LL 5 4 7 Syndromes organiques avec troubles psychiatriques.9 9 8 Pas de diagnostic.LL LA LL LL LL ae 14 12 18 TOTAL.LL 118 101 119 218 COMMENT AIRES La clinique de soins à domicile est un complément par sa mobilité et sa disponibilité en offrant des moyens de contrôle et de surveillance.La nature polyvalente de l\u2019équipe et son expérience de travail avec la famille du malade lui permettent d'apporter une aide spécialisée dans les cas où une meilleure compréhension de la dynamique H.LANGEVIN - Jean-N.FORTIN - F.LÉONARD - B.-S.MÉNARD Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 familiale et de soins de support intensifs a la famille sont indiqués.Enfin, la clinique rejoint des malades qui, pour des raisons variées, ne se rendent pas aux cliniques externes.Les services offerts représentent soit une consultation d\u2019urgence avec orientation vers une autre forme de traitement, soit un traitement à domicile pour une période prolongée ou, finalement, un traitement temporaire suivi d\u2019une autre forme de traitement.TABLEAU V Utilisation du traitement à domicile DÉSIGNATION 1962 1963 1964 TOTAL 1.Incapacité à sortir de la maison : à) Pour malade psychiatrique .6 11 37 54 b) Pour malade physique 2 4 8 14 TOTAL 8 15 45 68 2.Patient s\u2019objecte au traitement : a) Ne se croit pas malade (trop désorganisé) 2 9 7 18 b) Refuse de voir le médecin 2 8 13 23 c) Refuse de venir à l'hôpital .\u2014 6 3 9 d) Trop désorganisé pour suivre recommandation 3 4 1 8 e) Refuse d\u2019être hospitalisé .4 5 \u2014 9 TOTAL 11 32 24 67 3.Patient insatisfait des traitements psychiatriques antérieurs .5 9 4 18 4.Patient accepte de voir travailleuse sociale ou même médecin, mais pas un psychiatre 2 3 1 6 5.Tentative de manipulation 6 8 3 17 6.Autres : (problème non précisé, présentement sous traitement, mauvaise recommandation) 8 14 4 26 GRAND TOTAL.40 81 81 202 TABLEAU VI Evaluation globale (traitement à domicile) 1962 1963 1964 TOTAL Rémission complète.2 7 9 18 Amélioration modérée.11111100 10 13 17 40 Amélioration légère.\u2026 .5 17 15 37 Aucune amélioration.8 6 12 26 Autre forme de traitement jugée e préférable.Co 11 29 22 62 Aucune évaluation .4 9 6 19 TOTAL .21222200 40 81 81 202 MER Lonel Va.5 - (au sin de ole familer unsuts équipe: Plus opens ésterme devint partant phase a fell l'être d i Deby an 9 sole hog mer Tien ty dang lr dram Hla Vue lea bei eye) ÿ ny tach Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 Cette forme de traitement est donc une extension de la clinique psychiatrique vers la communauté qui va rejoindre le malade dans son milieu familier (9).En d\u2019autres circonstances, elle est un substitut à une hospitalisation et devient une équipe expérimentée dans le traitement familial.Plusieurs malades sont hospitalisés faute de moyens de contrôle dans le cadre d\u2019un traitement externe et chez un bon nombre de ces malades, il devient possible d'éviter l\u2019hospitalisation en apportant des moyens de contrôle au moment de la phase aiguë.Les accès psychotiques aigus, habituellement traités en milieu hospitalier, peuvent l\u2019être dans le cadre de la clinique à domicile pour, ensuite, se continuer par des visites à l'hôpital.De bons résultats dans le traitement à domicile sont souvent obtenus (tableau VIT) dans les épisodes psychiatriques aigus lorsque la famille désire l\u2019hospitalisation et qu\u2019un membre de la famille a une relation profonde avec le malade.L\u2019apparition d\u2019un symptôme nouveau ou l\u2019exacerbation d\u2019un symptôme ancien incita naturellement à réclamer l\u2019hospitalisation de tels malades.Souvent lorsqu\u2019une demande d\u2019hospitalisation retarde, il y a moyen de contrôler l'épisode aigu à la grande satisfaction de la famille.Quant aux psychotiques chroniques, les schizophrènes chroniques, les séniles et les arriérés mentaux hospitalisés pour des périodes prolongées, ils apparaissent comme d\u2019excellents candidats à un traitement à domicile si un membre de la famille est personnellement attaché a eux.TABLEAU VII Durée du traitement \\!raïtement à domicile) DURÉE DU TRAITEMENT 1962 1963 | 1964 I Moins d'un mois.2,5% ! 28.30% | 33,309, De un mois à trois mois.42,5% 11.10% | 26.00% De trois à six mois.30.09, 22.20% 16,009, De six à neuf mois.20,0% 13 50% | 4.00% De neuf à douze mois.5.0% 19.70% ; 8,60% Plus d'unan 111.\u2014 | 6.10% i 12.10% Cette observation est intéressante puisqu'elle permet de constater que le traitement à domicile peut éviter une hospitalisation prolongée (17).(14) TRAITEMENT PSYCHIATRIQUE À DOMICILE 219 Il semble de prime abord surprenant que des attitudes apparemment opposées de l'entourage conditionnent une amélioration dans les cas de psychoses nettement chroniques.Cette opposition en fait n\u2019est qu\u2019apparente car le parent-clef a depuis longtemps fait preuve de son attachement au malade.Lorsque l\u2019hospitalisation est réclamée, les défenses psychologiques du parent sont subitement menacées de s\u2019effondrer parce que l\u2019hostilité est dirigée vers le malade antérieurement protégé.Si l\u2019entourage manifeste une crainte exagérée du malade et des gestes qu\u2019il serait susceptible de poser, le pronostic d'un traitement à domicile est réservé et l\u2019hospitalisation est préférable.Le traitement à domicile paraît avoir peu de résultat chez les psychotiques aigus que la famille désire maintenir à la maison, malgré la gravité de leur état et l\u2019indication précise pour hospitalisation.La clinique de soins à domicile n\u2019est encore utilisée que de façon très limitée, qu'il s'agisse de consultations d\u2019urgence ou de traitement a domicile (3).Il est évident que de nombreux facteurs sont en cause et il faut souligner entre autres la possibilité de recourir à d\u2019autres ressources communautaires, le caractère relativement nouveau et expérimental de ce cadre de traitement peu utilisé, la tendance à recourir à des méthodes qui ont fait leur preuve en psychiatrie et le chevauchement entre les activités des différents Services au sein d\u2019une unité psychiatrique d'hôpital général.Dans un programme de planification, il faudrait diffuser auprès du public médical et de la communauté les activités d'un tel Service et les étendre a plusieurs centres.Dans le domaine de la postcure, où le médecin de famille devient un allié essentiel, il faut se rendre à l'évidence qu'un grand nombre de malades ne consultent pas régulièrement un médecin et les cliniques externes des hôpitaux ne sont pas en mesure d'assumer cette responsabilité.Pour résoudre ce problème, la collaboration d\u2019omnipraticiens intégrés à l\u2019équipe est nécessaire, surtout dans le but de donner aux problèmes somatiques l\u2019attention continue tout en apportant une aide psychothérapeutique. 220 H.LANGEVIN - Jean-N.FORTIN - F.LÉONARD - B.-S.MENARD CONCLUSIONS L'expérience de ce Service ne peut être considérée comme recherche que par une interprétation très large du terme et cela en envisageant la psychiatrie comme un système socio-culturel.Le Service à domicile suggère forcément des modifications nécessaires dans tout le système de la psychiatrie et les plus importantes à la suite de ces observations peuvent servir de conclusions (13).D\u2019abord le Service de traitement à domicile rejoint une forte proportion de personnes qui, autrement, ne recevraient aucun traitement, malgré la gravité de leur maladie.Ensuite, la coopération et la motivation du patient ne sont pas aussi essentielles au traitement que l\u2019affirme l\u2019opinion scientifique contemporaine.L'emploi des services connexes comme les agences sociales favorise le succès du traitement.Toutefois, devant l'incapacité d\u2019une agence à répondre efficacement à des besoins spécifiques, il faut reconnaître la nécessité d\u2019une meilleure coordination à ce niveau.Le Service à domicile sans agences sociales et sans service de bien-être ou médical n\u2019apportera certainement que des résultats limités, comme d\u2019ailleurs les hôpitaux sans soins domiciliaires ou les cliniques sans programme de réhabilitation.Finalement, une meilleure compréhension de la famille en tant qu\u2019institution sera requise dans un avenir prochain.Le terme consacré «crise familiale » est sans signification précise et mériterait une définition plus scientifique.Le psychiatre, dans le but de poursuivre le traitement, doit supporter la famille, gagner sa confiance et, même souvent, modifier ses attitudes personnelles pour les adapter aux vues de la famille.La situation aiguë qui découle d\u2019un processus psychotique ou un appel d\u2019urgence doit se comprendre comme une communication entre le patient et son milieu.La crise qui traduit la détresse du patient malgré son apparence négative constitue un appel pour de l\u2019aide.Cette expérience porte à croire que la famille, souvent, a fait appel au Service avec le désir plus ou moins Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 exprimé d\u2019avoir un témoin à la situation critique.Le psychiatre devient alors un agent de «temporisation » ou témoin par sa seule présence physique, que son rôle soit actif ou non.Les crises répétées apparaissent comme un moyen de résoudre les difficultés devant une personne de l\u2019extérieur qui ne portera pas de jugement moral.La dynamique familiale se déroulerait ainsi dans le but d\u2019explorer des moyens d'intégration et de maturation, car si un individu recherche l\u2019attention, le même phénomène peut se produire pour une famille entière, ce qui explique les visites ou les téléphones nombreux requis dans certains cas.Il faut répéter que le rôle du psychiatre est modifié par la visite à domicile car le patient est l\u2019hôte et le psychiatre le visiteur, contrairement à la situation traditionnelle.L'emploi de manipulations dans ce contexte acquiert le «respect d\u2019une prescription sociale » qui peut se faire avec la communication établie entre la famille et le psychiatre (5).Enfin, l\u2019emploi de la clinique comme instrument d\u2019enseignement s\u2019est avéré encourageant.Le désir et l'enthousiasme de l\u2019étudiant en médecine de même que la réaction du médecin en formation psychiatrique permettent d\u2019affirmer la nécessité d'inclure cette technique dans les programmes d\u2019enseignement.Sans l\u2019expérience en psychiatrie sociale le psychiatre ne peut considérer sa formation comme complète et la tradition psychanalytique avec son insistance sur la relation et le traitement individuel modifie graduellement ses vues devant la réalité psychiatrique (4 et 16).L'objectif primordial est d\u2019établir une alliance thérapeutique le plus tôt possible, mais avant d\u2019en définir les principes une connaissance meilleure devra être acquise par une recherche plus poussée.La clinique de soins à domicile constitue un domaine peu exploité dont le matériel clinique pourrait préciser certains paramètres de la psychiatrie sociale.Nous désirons remercier les nombreux collako- rateurs qui ont joué un rôle actif au cours de ces dernières années.En particulier, nous sommes reconnaissants à nos travailleuses sociales M!-3 PE bs Denyse petal le Soc Rover, pelt i secétar qu'ont (ete activité Men parehil ton di fle nde L'énde que « Mrétie Ines pf Le Sen lc à log thy lante He des Dalle Wiig Que l'a lay LE me favori feng pi fan Br The â Bly Soi Hoey Wy Tey 0 the : THN tech Le Til ae RE ten: THe: nie cle table etl His mie ation Fie Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 Denyse Daunais, Rose-Marie Mercier ; notre psychologue Mlle Lise Roquet ; nos infirmières de la Société des Infirmières visiteuses, Mlles Renée Rivard, Claire Bélanger, Doris Custaud et Jeannette Lapointe.Nous rendons hommage à nos secrétaires Mlles Huguette Richard et Nicole Roy qui ont eu à assumer de lourdes responsabilités.RÉSUMÉ Cette communication a pour but de décrire les activités de trois années d\u2019un Service de traitement psychiatrique à domicile, attaché à l\u2019unité psychiatrique d\u2019un hôpital général.Une description détaillée de la méthode de travail et du rôle flexible de chacun des membres de l\u2019équipe met en relief la mobilité et la polyvalence du Service.L'étude des activités et des principales caractéristiques des patients sous traitement permet de préciser les indications d\u2019un traitement à domicile, mais n'apporte pas de conclusions définitives.Le Service est l'extension vers la communauté de la clinique externe et devient souvent un substitut à l\u2019hospitalisation pour les affections aiguës ou chroniques en constituant une prévention importante.La collaboration de la famille est susceptible de s'accroître pour devenir efficace même si le patient présente une attitude négative, car la coopération du patient n\u2019est pas aussi essentielle que l\u2019affrme la pensée psychiatrique.Le rôle traditionnel du psychiatre est renversé et suscite une meilleurs compréhension du milieu tout en favorisant une alliance thérapeutique.L'emploi de manipulations devient une prescription sociale respectable et la collaboration des agences sociales fait partie inhérente du traitement.SUMMARY \u2018The activities covering a three year period of a psychiatric home treatment are described.The Service is attached to a psychiatric unit of a general hospital.A detailed account of the working method and the flexible role of each members of the team is given with the emphasis on the mobility and polyvalent aspect of its func- TRAITEMENT PSYCHIATRIQUE À DOMICILE 221 tions.Precise indications for treatment are drawn from this experience through the actual case load but definitive conclusions are unwarranted at the moment.The Service is an extension of the hospital in the direction of the community becoming frequently a substitute for hospitalization of either acute or chronic conditions and constituting an important preventive measure in the field of public health.In spite of an initial negative attitude of the patient, the co-operation of the family can be gained forming a therapeutic ally in the treatment.Non collaborative or unwilling patients respond to this approach and may be treated successfully.The traditional role of the psychiatrist is reversed by his visit into the home and the psychiatric techniques are modified to become more directive.The use of manipulation becomes a social prescription and the active participation of the social agency is required.Conclusions drawn to recommend its inclusion in a general planification for the establishment of psychiatric facilities.BIBLIOGRAPHIE 1.Baars, C.W., The Amsterdam plan, Meni.Hosp., 10 : 18-19, 1959.2.BARTON, W.E., The future of the mental hospital : the portent of some current emphasis, Ment.Hosp., 13 : 368-369, 1962.3.BRowN, B.S., Home visiting by psychiatrists, Arch.Gen.Psychiat., 7 : 98-107, 1962.4.CHRZANOWSKI, I., Community mental health : socio- cultural submission or preventive psychiatry, Communication à I'Academy of psychoanalysis, New-York, (déc.) 1964.5.FRIEDMAN, T.T., et ol, Home treatment of psychiatric patients, Amer.J.Psychiat., 116 : 807-809, 1960.6.GARDNER, A.E., et al., All psychiatric experience in a community, Arch.Gen.Psychiat., 9 : 369-378, 1963.7.GREENBLATT, M., et al, The prevention of hospitalization, Grune & Stration, New-York, 1963.8.LEMKAU, P.V., et CROCETTI, G.M., The Amsterdam municipal psychiatric service : a psychiatric-sociolo- gical review, Amer.J.Psychiat., 117 : 779-83, 1961.9.LEWIS, F.A., Community care of psychiatric patients versus prolonged 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Inc.SOLUTION () 2245, RUE VIAU + MONTREAL Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 Laral - Val = muéte à ont étê ders Leo era Ty ) AUS on, ibregendaocrinien ).se le ris 0 incompatibilité Le Duo-C.V.P.aide à.prévenir les fuites capillaires: qui: favorisent.la pénétration de la circu- jation maternelle par les érythrocytes du fœtus, cause principale des difficultés engendrées par: l'immunisation du fac \u201c teur Rh,68:3,10) 5 > : un _menorrhagie Le Duo-C.V.P;-diminue a: perte de sang en cor- rigeantia fragilité capil- daire ordinairement liée à la ménorrhagie habituelle de I'ovulation.Les malades manifestent souvent l'amélioration.de leur bien-être et leur aptitude a se livieraune activité normale.(45;6) avortement habituel ou imminent Le Duo-C.V.P, augmente la viabilité fœtale en enrayant l\u2019extravasion capillaire qui risque de provoquer le détachement prématuré du placenta.(1,25) Le.Duo-C.V.P.atténue le saignement et le suintement capillaires en conservant intactes la charpente et la fonction de ces vaisseaux.(!) \u2018Formule par Ky | En Lt Buo-C.Compose lS ARE SOUS Fideons de Eg 90: Dose courante: References: 1.Taylor, F.A.: West.J.Surg.Obstet.& Gynec.64: 280, 1956.2.Pearse, H.A.& Trisler, J.D.: Clin.Med.4:1081, 195/.3.Ainslie, W.H.: Obstet.& Gynec.13:185, 1959.4.Cohen, J.D.8.Jacobs, W.M: Surg.Gynec.& Obstet, 102:233, 1956.9.Jacobs, & Rubin, H.W.: Curr.Ther.Res.2:539, 1960.5.Prueter, G.W.: W.M.: Surg.Gynec.& Obstet.110:33, 1960.10.Jacobs, W.M.: Appl.Therapeutics 3:351, 1961.6.Clemetson, C.A.B.& Blair, Obstet.& Gynec.25:648, 1965.ARLINGTON-FUNK LABORATORIES div.U.S.Vitamin Corp.of Canada, Ltd.C.P.779, Montréal 3, Québec L.M: Am.J.Obstet.& Gynec.83:1269, 1962.7.Rogers, G.C.& Fleming, J.M.: West.J.Surg.Obstet.& Gynec.63:386, 1955.le Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 mène en évidence.Des constatations identiques ont été trouvées chez les patients pourvus d\u2019une dérivation portocave.Les observations chez les patients pourvus d\u2019une dérivation portocave démontrent que le passage au préalable du glucose dans le foie n\u2019est pas essentiel pour augmenter la sécrétion d'insuline.L\u2019explication la plus vraisemblable est la libéra- ANALYSES 229 tion par la paroi intestinale d\u2019une substance humorale lors d\u2019ingestion de glucose ; ce facteur agirait de concert avec une hausse de la glycémie pour stimuler la sécrétion d'insuline.Certains auteurs ont isolés de la paroi gastro-intestinale une substance hypoglycémiante, nommée sécrétine.Georges PELLETIER Les syndromes myo-thyroïdiens, par P.KIS- SEL, professeur de clinique médicale à la Faculté de médecine de Nancy, P.HARTEMANN, professeur de pathologie médicale à la Faculté de médecine de Nancy, médecin des hôpitaux, et M.DUC, chef de clinique médicale à la Faculté de médecine de Nancy, assistant des hôpitaux.Un volume de 16x24 de 168 pages, avec 9 figures : 25 f.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIE).Les auteurs proposent dans cette monographie, une conception d'ensemble des syndromes myo- thyroidiens fondée sur des données cliniques, expérimentales et pathogéniques.On sait, depuis fort longtemps, que des symptômes musculaires graves peuvent être quelquefois constatés au cours de l\u2019évolution d\u2019une hyperthyroïdie ou d\u2019une insuffisance thyroidienne.Mais quels sont les rapports qui unissent cette pathologie musculaire au désordre endocrinien ?Il est difficile de répondre, d'autant plus que la rareté des syndromes myo- thyroïdiens cliniques ne favorise pas leur étude physio-pathologique.Le problème pathogénique s\u2019éclaire, toutefois, si l\u2019on peut prouver qu\u2019un dysfonctionnement thyroïdien, même minime, entraîne constamment des altérations musculaires.Les auteurs se sont attachés à cet aspect de la question.Ils ont étudié systématiquement un certain nombre de patients, en utilisant, en particulier, la technique de l'enregistrement graphique du réflexe achilléen, méthode fort simple, dont ils soulignent l'intérêt clinique et précisent la signification pathologique.Les modifications constantes du réflexogramme achilléen en pathologie thyroïdienne apportent la preuve que le muscle est toujours fonctionnellement atteint quand existe un déséquilibre hormonal.On peut en conclure que les syndromes myo-thyroïdiens ne sont pas des faits cliniques isolés mais sont seulement l'expression majeure d\u2019une altération musculaire qui, pour être souvent infraclinique, existe cependant toujours.Par quel mécanisme le dérèglement sécrétoire thyroïdien est-il capable de retenir sur le fonctionnement du muscle strié ?Il n\u2019est pas possible de donner une réponse définitive à cette question : de nombreux facteurs entrent en jeu et sont étudiés tour à tour.Mais, en conclusion, il est indiscutable que la thyroxine ETES EE ETES dt td REVUE DES LIVRES intervient au premier plan dans le métabolisme énergétique musculaire et que les variations, en plus ou en moins, du taux de cette hormones sont directement responsables des manifestations musculaires des dysthyroïdies.L'ouvrage comporte quatre parties.Dans la première sont exposées les notions classiques concernant les syndromes myo-thyroïdiens proprement dits : syndromes myo-basedowiens et myo- hypothyroïdiens, myasthénie et paralysie périodique thyrotoxiques.Puis sont analysées les données du réflexogramme achilléen, examen dont les auteurs ont une importante expérience personnelle qu\u2019ils confrontent avec les résultats publiés dans la littérature médicale.Entre les aspects extrêmes des atteintes musculaires d\u2019origine thyroïdienne, existe une chaîne de faits cliniques, électro-myographiques, histologiques, biologiques et expérimentaux, dont l\u2019étude constitue la troisième partie de l'ouvrage.Cette étude permet de conclure à l\u2019unité des manifestations musculaires des dysthyroïdies.Les derniers chapitres sont consacrés à l\u2019étude physiopathologique.Les multiples facteurs capables d'intervenir dans l\u2019apparition d\u2019un syndrome myo-thyroïdien sont passés en revue et le rôle primordial de l\u2019excès ou de la carence de l\u2019hormone thyroïdienne elle-même est mis en évidence.Une bibliographie de 705 références complète cette monographie et un index bibliographique lui fait suite : il permet au lecteur de trouver rapidement les références claseées par sujets traités.Les réactions inflammatoires et leur dynamique \u2014 Biologie \u2014 Pathologie \u2014 Pharmacodynamie, par A.POLICARD, membre de l\u2019Institut et de l\u2019Académie de médecine.Un volume 16,5 x24,5 de 228 pages, avec 14 figures : 36 f.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint- Germain, Paris (VIE).Connues depuis l\u2019origine la plus lointaine de la médecine, les réactions inflammatoires demeurent un des problèmes fondamentaux de la pathologie.Leur connaissance a suivi l\u2019évolution des techni- Lato! div Wg II re Tht bh Men |, Pili LL ary, Ming Wings Rh 34 à 1 Wa 8 À | Ja dt, Hing EE @ te lp x Le Iie MID ml joue el fel fi Li que uit a; ell ge y Laval Médical Vol, 37 - Fév.1966 | | i | \u201c L'art de prescrire s\u2019acquiert par la connaissance | approfondie d\u2019un seul médicament.\u201d WARFILONE® (comprimés de warfarine sodique USP) DANILONE® (comprimés de phénylindanedione BP) DUFALONE® (comprimés de bishydroxycoumarine USP) Trois anticoagulants oraux reconnus, 29 BEAMISH, R.E.: J.A.M.C.93:33, 1965 disponibles maintenant a prix modiques IWARFILONE® Comprimés de warfarine sodique USP 2.5 mg (verts) 5 mg (jaunes) 7.5 mg (bleus) 10 mg (rouges) Thérapie soutenue avec une dose quotidienne.On atteint les niveaux thérapeutiques en 12 à 36 heures; la coagulation retourne a sa valeur initiale, 36 à 72 heures après l'arrêt du traitement.La teneur est gravée sur chaque jcomprimé de couleur distinctive.| [POSOLOGIE \u2014 Dose d\u2019attaque: 40 à 60 mg.Dose d\u2019entre- [tien 2.5 à 20 mg.IMISE EN GARDE \u2014 On a rapporté quelques cas d\u2019éruptions jcutanées et d\u2019alopécie provisoire.PRÉSENTATION \u2014 Flacons de 100 comprimés.|DUFALONE® (Dicumarol) Comprimés de bishydroxycou- marine USP 50 mg (roses) 100 mg (roses) Le premier anticoagulant oral utile en clinique.[La plupart des médecins spécialisés dans l\u2019emploi du 9 DUFALONE le préfèrent aux autres anticoagulants.On | .i fatteint les niveaux thérapeutiques en 24 à 72 heures; la f coagulation retourne à sa valeur initiale, 24 à 96 heures après l\u2019arrêt du traitement.Conçus spécialement afin de {libérer de très petites particules de substance active, les comprimés DUFALONE assurent une absorption uniforme.[POSOLOGIE \u2014 Dose d\u2019attaque: 200 à 300 mg par jour; on peut la répéter le deuxième jour.Dose d\u2019entretien: en général, 50 à 100 mg par jour.PRÉSENTATION \u2014 Flacons de 100 comprimés.@1) DANILONE® Comprimés de phénylindanedione BP 25 mg (jaunes) 50 mg (blancs) Facilite la surveillance du malade.Après plus de quinze ans d\u2019usage clinique, la DANILONE s\u2019est révélée l\u2019un des meilleurs agents anticoagulants disponibles.De durée moyenne, son effet est non-cumulatif.On atteint les niveaux thérapeutiques en 18 à 36 heures; la coagulation retourne à sa valeur initiale 24 à 48 heures après l\u2019arrêt du traitement.POSOLOGIE \u2014 La dose d\u2019attaque peut varier mais en général elle est de 200 mg en doses fractionnées à 12 heures d\u2019intervalle.Dose d\u2019entretien: en général, 50 à 100 mg par jour.MISE EN GARDE \u2014 La sensibilité au médicament se manifeste quelquefois sous forme d\u2019éruptions cutanées, prurit, diarrhée, agranulocytose, fièvre, ictère et atteinte rénale.L\u2019excrétion des dérivés de la DANILONE peut donner une teinte rouge orange aux urines alcalines.Ne pas confondre cette réaction avec une hématurie.PRÉSENTATION \u2014 Flacons de 100 comprimés.Pour contrôler le traitement aux anticoagulants, il importe de faire régulièrement des épreuves de coagulabilité.En cas d'hémorragie, on doit cesser immédiatement l\u2019administration du médicament; au besoin, donner 10 mg de vitamine K,.Il est rarement nécessaire d\u2019augmenter cette dose.PRODUITS PHARMAÇEUTIQUES DE QUALITE Chanfes E&.Fnosst et Cie MONTREAL CANADA MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 ® Marque déposée Laval Médical brel Vol.37 - Fév, 1966 W- qués i 18 Qué Con siuatio mé qe dé fering ie dpara Sra Du nouveau de Ames oo | 5 données uro-analytiques 9 pe de base en 30 secondes | bie leur int La ou Tess seuleme Late ligne à valable Labstix : MARQUE DEPOSEE Le BATONNETS REACTIES xI1SEVT l'analyse urinaire la plus complète possible au moyen d'un seul ; | Le bâtonnet réactif \u201ci ide Les batonnets réactifs LABSTIX sont des guides, utiles dans bien ! Urey des cas, pour faire un diagnostic différentiel.Un résultat \u201cpositif\u201d : a inattendu peut vous aider à dépister, avant l'apparition de 3 tne g symptômes plus précis, un état pathologique caché ; un résultat LI \u201cnégatif\u201d peut vous permettre d'éliminer un grand nombre : a d\u2019anomalies dans une gamme assez étendue.Les cing régions i d'épreuve colorimétrique sont : .By pH\u2014 ces valeurs sont indiquées en chiffres à l\u2019intérieur ; a iy de la marge essentielle de pH-52 pH 9.; : Tet gy Protéine\u2014pourcentages (mg) qui vont des traces, jusqu'à 30, line 100, 300 et plus de 1,000 mg %.; J Glucose\u2014 donne une réponse affirmative ou négative quant à la iy -déperdition de sucre dans l'urine.Hey Cétones\u2014dépiste les corps cétoniques de l'urine à la fois sous Inn} forme d'acide acétoacétique et d'acétone.Sang occulte\u2014épreuve spécifique pour l\u2019intégrité des globules rouges, de l'hémoglobine ou de la myoglobine.L Voici enfin un bâtonnet réactif transparent et rigide : re .Qui facilite les épreuves urinaires.Excellent contraste de couleur \u2018him rendu possible par la bande transjarente et par des cartes colori- : WE métriques précises, permettant des lectures exactes et qui peuvent :! être reproduites.PL Présentation : Bâtonnets réactifs LABSTIX, en flacon de 100 (cartes Pig colorimétriques avec chaque flacon).| D By Ames Company of Canada, Ltd.fy Ca Rexdale (Toronto) Ontario AMES ne CA-G81F 65 : k nn dé de - ages tig i] Legg ve Ge diral 1 1955 Laval Médicai Vol.37 - Fév.1966 ques et des conceptions biologiques.Mais certaines questions demeurent.Comment s'expliquent ces réactions dans la situation actuelle des idées physiologiques ?Comment se déroulent-elles dans une succession précise d\u2019événements, depuis leur début jusqu\u2019à leur terminaison ?Comment peut-on comprendre cet enchaînement si régulier de processus paraissant si disparates, et cependant intimement liés ?Sur ces problèmes fondamentaux de la médecine de tous les temps, on possède aujourd\u2019hui des vues nouvelles d\u2019ordres biochimique et physiologique.Le but de ce livre est d\u2019exposer ces vues, leur intérêt pour le médecin et aussi leurs lacunes.La foule des faits de détail qui s'accumulent rend nécessaire des exposés d\u2019ensemble ; qui regarde seulement la feuille ne voit par l\u2019arbre ni la forêt.L'auteur s\u2019est donc attaché à dessiner les grandes lignes de ces réactions et d\u2019en faire une synthèse, valable pour le temps présent, et exposée en termes compréhensibles pour les non-spécialistes.GRANDE DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE 1.Les réactions inflammatoires fondamentales.\u2014 La phase initiale de l\u2019inflammation.Les réactions vasculaires initiales.L\u2019hyperhémie.La phase d\u2019exsudation.La phase d\u2019infiltration et de suppuration.La phase de réparation.11.Les variétés de réactions inflammatoires.\u2014 Variétés de réactions inflammatoires suivant la nature des stimuli.\u2014 Influences des structures régionales sur les réactions inflammatoires.Quelques formes spéciales d\u2019inflammation.Variétés des réactions inflammatoires suivant l\u2019âge, la constitution et l\u2019espèce.Facteurs influençant la marche des réactions inflammatoires.Régulation de l\u2019inflammation.Conclusion.Signification générale de l\u2019inflammation.Les méthodes pour l\u2019étude expérimentale des réactions inflammatoires.Index bibliographique.Table analytique.La relation médecin-malade au cours des chimiothérapies psychiatriques, par P.BAL- VET, Th.KAMMERER, R.DIATKINE, P.-C.RACAMIER, P.-B.SCHNEIDER, P.PICHOT, P.BROUSSOLLE et P.-A.LAMBERT.Préface du professeur Jean DECHAUME.Comité lyonnais de recherches thérapeutiques ou psychiatrie.Un volume 16,5 x24,5 de 222 pages, avec 3 figures : 32 f.Masson el Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIe).Le développement de la thérapeutique par les neuroleptiques, et secondairement par les antidépresseurs, a conduit à des résultats inespérés, et on a même parlé à ce propos d\u2019une « ère nouvelle ».@2) REVUE DES LIVRES 231 Mais la période d\u2019enthousiasme passée, les psychiatres ne sont trouvés aux prises avec la réalité du problème qui comporte deux faces, l\u2019une indus- cutable, qui est l\u2019action spécifique du produit psychotrope, l\u2019autre plus difficile à définir, qui est l\u2019engagement relationnel réciproque du médecin et du malade dans l\u2019acte de prescription, avec ce qu\u2019il comporte de signification de part et d'autre, avec également son aspect de complémentarité de l\u2019action spécifique du produit.C\u2019est ce dernier thème qu\u2019il s'agissait d\u2019aborder et qui n'avait encore jamais fait l\u2019objet d\u2019une mise au point collective.Ce livre, qui groupe des opinions venues d'horizons très divers, fourmille d\u2019idées nouvelles tout en constituant une base de réflexion sur un problème très général, dont l\u2019évolution va se poursuivre et s'étendre dans l\u2019avenir.En effet, la mise en question de la relation thérapeutique ne concerne pas seulement la psychiatrie, mais toutes les disciplines dans lesquelles est reconnue la valeur du facteur humain en complément de la technique utilisée.À ce titre, l\u2019ouvrage intéresse les médecins, spécialistes ou non, ainsi que les psychologues et tous ceux qui se sont posé la question de savoir pourquoi « la façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne».Le livre est divisé en trois parties.La première concerne quatre rapports présentés par des auteurs faisant autorité en la matière.La seconde est réservée à des travaux très variées, mais qui spécifient un aspect plus particulier du problème.La dernière partie est totalement originale ; elle reproduit une table ronde tenue par des médecins de formations diverses, universitaires, psychiatres d\u2019hôpitaux spécialisés, psychanalystes, et aboutit a des conclusions importantes, puisqu\u2019elles ont trait à la formation au métier de psychiatre.GRANDES DIVISIONS DE L'OUVRAGE I.Rapports introductifs.\u2014 Ébauche pour une histoire de la thérapeutique psychiatrique contemporaine, par P.BAL- VERT.\u2014 Approche phénoménologique et psychodynamique des psychoses délirantes aiguës traitées par neuroleptiques majeurs, par Th.KAMMERER.\u2014 Médications et psychothérapies individuelles, par R.DIATKINE et Ph.PAUMELLE.\u2014 Relation psychothérapique et relation médicamenteuse dans l\u2019institution psychiatrique, par P.C.RACAMIER et L.CAR- RETIER.11.Communications.\u2014 À la recherche d\u2019une dynamique de la relation médecin-malade, par G.BOUCKSON.\u2014 Brèves remarques clinique et psychodynamiques sur les différents modes d\u2019action des médicaments neuroleptiques, par C.CONTÉ.\u2014 La nature de l\u2019effet placebo, par P.PICHOT.\u2014 Bi 232 REVUE DES LIVRES Psychothérapie et chimiothérapie ; point de vue du pharmacien d'hôpital, par L.REVOL et P.MATHIEU.\u2014 Chimiothérapie et assentiment du malade à la thérapeutique, par J.-M.SUTTER, Y.PELICIER, G.M.DELPRETTI et J.-C.SCOTTO.\u2014 Problèmes psychologiques soulevés par 1\u2019évaluation des effets médicamenteux en psychopharmacologie, par Cl.VAUTHIER.\u2014 Quelques aspects du médicament dans un contexte institutionnel, par H.VERMOREL, M.NIQUE, C.CARON, À.MEYLAN et G.BRETON.\u2014 Relation entre malade, chimiothérapeute et psychothérapeute dans les traitements bifocaux à l\u2019hôpital, par J.BERGERET.\u2014 Remarques méthodologiques sur l\u2019interprétation des modes d'expression de certaines drogues psycho- tropes, par A.GREEN.\u2014 Chimiothérapie et psychothérapie : réflexions à propos d\u2019une expérience d\u2019approche méthodologique du problème, par J.GUYOTAT, P.FEDIDA, P.MIRAILLET, R.et M.-P.REyss-BRION et P.DuBor.\u2014 Chimiothérapie et psychothérapie associées au cours d\u2019un paroxysme psychotique par P.-À.LAMBERT, M'\"* M.VERMOREL, J.DELAUNAY et G.MarcoU.\u2014 Caractères nouveaux de la relation médecin- malade au cours de la chimiothérapie, par M.POROT et M\" JEAN.\u2014 Inconvénients et utilité de la pharmacothérapie dans l'approche psychothérapique, par M.BURNER.\u2014 Le maniement de la pharmacothérapie au cours des psychothérapies, par P.-B.SCHNEIDER.\u2014 Le vécu de la cure neuroleptique au cours des associations thérapeutiques, par J.-P.SCHNETZLER.IT.Table Ronde.IV.Synthese et conclusions, par P.PICHOT.Dirigée par P.-B.SCHNEIDER.Précis de physiologie, par H.HERMANN et J.-F.CIER, professeurs de physiologie à la Faculté de médecine et de pharmacie de Lyon.TOME 1 \u2014 FASCICULE I! : Digestion \u2014 Excrétion urinaire \u2014 Physiologie générale du muscle \u2014 Phy- stologie générale du nerf.Un volume 16,5 x21,5 de 350 pages, avec 122 figures et 3 tableaux ; cartonné toile demi-souple : 32 f.Masson et Cze, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIe).Le fascicule 11 du tome I de ce Précis achève le programme de physiologie de la premiére année des études médicales, commencé dans le fascicule I.Les cinquième et sixième parties traitent de la digestion, de l\u2019absorption digestive et de l\u2019excrétion urinaire qui forment, avec la circulation du sang et la respiration, ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler les fonctions de nutrition.Comme dans le fascicule 1, ces parties rassemblent les données anciennes et récentes de ces chapitres demeurés très classiques parce qu\u2019ils n\u2019ouvrent pas de discussions doctrinales importantes.Les septième et huitième parties ont pour objet la physiologie générale du muscle et du nerf, questions que les techniques modernes ont entièrement renouvelées et qui, par leur généralité, conduisent davantage que les précédentes à des consi- Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 dérations théoriques et à l\u2019exposé d\u2019hypothèses destinées à être complétées et plus ou moins modifiées dans un proche avenir.Les auteurs s\u2019efforcent de simplifier des notions difficiles sans empiéter par trop sur les domaines de la physique et de la chimie biologiques et tout en faisant avec elles les liaisons nécessaires à la compréhension des actes fondamentaux que sont la contraction musculaire, la formation, la conduction et la transmission de l\u2019influx nerveux.Ce sont là des phénomènes dont l\u2019apparente simplicité demande que soient démontés leurs mécanismes élémentaires avant de tenter une synthèse aussi proche que possible de la complète réalité des faits solidement établis.C\u2019est pourquoi la prépondérance est accordée aux acquisitions expérimentales parce qu\u2019elles restent la base de la physiologie.Quatre grands chapitres de physiologie sont exposés dans ce second fascicule, faisant suite aux chapitres du fascicule 1: la physiologie de la digestion, l\u2019excrétion urinaire, la physiologie générale du muscle et la physiologie générale du nerf.Analyse statistique en biologie, par K.MATHER, D.Sc., Ph.D., professeur de génétique à l\u2019université de Birmingham, Angleterre ; traduit par M.LEFEBVRE.Un volume in-8° (16x25) de 327 pages, avec 10 figures et 61 tableaux, 1965 : 45 f.Gauthier-Villars, éditeur, 55, quai des Grands-Augustins, Paris (VIE).L\u2019emploi des méthodes statistiques pour la planification, puis l\u2019interprétation des expériences est devenu, au cours des 20 dernières années, une pratique tout à fait courante, chez les biologistes et chez les agronomes.Du reste, les types de dispositifs expérimentaux se sont beaucoup diversifiés, grâce aux statisticiens qui ont approfondi les bases théoriques de leurs méthodes, imaginé des modèles et des techniques de plus en plus raffinés, en même temps que leurs « clients » devenaient de plus en plus exigeants.Les progrès de la mécanographie et du calcul automatique ont enfin permis l\u2019utilisation pratique de schémas de plus en plus compliqués et l\u2019exploitation complète de toute l'information recueillie par les expérimentateurs.Il faut bien reconnaître que cette évolution très rapide n\u2019est pas sans dérouter quelque peu l\u2019expérimentateur « moyen ».Certes, des Services spécialisés sont maintenant à sa disposition pour lui fournir des plans d'essais, recevoir ses résultats et Lats! To.5i-F | | phone 8, ave ba Up Sin Reis ita gpl air gi Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 pémicillinothérapie orale économique mg\" ® (pénicilline phénoxyméthyl potassique, Lilly) Le V-Cillin K est si bien absorbé chez les malades à jeun qu\u2019il permet d\u2019obtenir rapidement des concentrations sanguines élevées qui ne pourraient être réalisées qu\u2019avec des doses doubles de pénicilline G orale.Présenté sous forme de comprimés, de solution pédiatrique et de Pedipacs.® ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED Toronto, Ontario Téléphone : 522-1235 PHARMACIE SOUCY 999, avenue Cartier, Québec.Il y a une succursale dans votre localité pour vous servir LA BANQUE D\u2019ÉCONOMIE DE QUÉBEC (THE QUEBEC SAVINGS BANK) Siège social : 1161, rue Saint-Jean, - Québec.GERMAIN CHABOT, A.p.B.A.ARCHITECTE Bureau : 281, chemin Sainte-Foy Téléphone : 529-9095 Domicile : 1290, des Gouverneurs Téléphone : 527-8256 Téléphone : 681-4119 MAINGUY, JARNUSZKIEWICZ & BOUTIN ARCHITECTES 1327, avenue Maguire, - QUÉBEC 6, P.Q.23) deux générations de médecins confirment l'efficacité du \u2018Cheracol A la différence d\u2019autres sirops béchiques, le Cheracol a été constamment prescrit par les médecins de deux générations.Pourquoi cette préférence par tant de médecins pour le Cheracol?Simplement parce que: sa formule judicieusement équilibrée contient juste assez de codéine pour atténuer la toux ns supprimer l'expectoration contient des doses convenables de trois expectorants à l\u2019action complémentaire qui détachent doucement les sécrétions bronchiques e contient qu\u2019une faible dose de chloroforme qui a une action locale rafraichissante et adoucissante on agréable saveur de cerise plait à la plupart des malades qui toussent.Présentation: En flacons de 4, de 16, de &0 et de 160 onces lig.MARQUE DÉPOSÉE: CHERACOL CF 3527.1 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA DON MILLS (TORONTO), ONTARIO = Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 oi ii Pourquoi bi .langage prescrire | ces «oy f el 3 comprimés in J \u2019 .| po quand 1 seule capsule \u2018Spansule\u2019 suffit es à late nt io Une vu de lan Leo fl ele AGA por agricole tig repre Tages Lan ine Qs om Une ha Chon 1 CAPSULE SPANSULE\u201d LARGACTIL' E (als Co .fg 30 mg 1 comprimé 10 mg 3 fois par jour di 75 mg 1 comprimé 25 mg 3 fois par jour dr 150 mg 1 comprimé 50 mg 3 fois par jour leg 300 mg = 1 comprimé 100 mg 3 fois par jour | is {Tam \u2018C\u2019est parce que ce médicament (Largactil) a le pouvoir |.d'apaiser l'anxiété, de soulager la tension, de maîtriser | Vans l'agitation et de combattre plusieurs des symptômes de la ! dy psychose sans amoindrir les facultés mentales qu'il con- QU ma naît aujourd'hui une réputation universelle.\u201d \u2014Gottlieb, L.S.: In Search of Nepenthe, J.Health & Human Behav.3:288 (hiver) 1962 Teh, I Memes indications, contre-indications et précautions i A que pour les autres formes du Largactil «1 Renseignements complets sur demande th oo i Da tig | Ve oulenc LIMITEE | Cr 8580 ESPLANADE, MONTRÉAL 11 t brevet canadien Rhône-Poulenc \u2018Us i * marque déposée des capsules à désagrégation prolongée Smith Kline & French dita} 165 Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 les lui retourner avec une interprétation établie en langage statistique.Il n\u2019en reste pas moins la nécessité, au départ et à l'arrivée, d'un dialogue entre le statisticien et l\u2019expérimentateur.Ce dernier, tant pour exprimer ses problèmes, et parfois pour les concevoir ou les préciser, que pour établir les liens indispensables entre les observations qu\u2019il a faites et les interprétations statistiques qui lui sont fournies de ses résultats, a besoin de posséder une vue claire des principes et de la terminologie de l\u2019analyse statistique.Les ouvrages traitant des méthodes statistiques et de leur emploi en biologie, en agronomie ou en zootechnie sont rares en langue française.C\u2019est pourquoi l'Association de coordination techniques agricole a pensé rendre service à tous ceux qu\u2019une initiation à l\u2019analyse statistique intéresse, en entreprenant la traduction en français d\u2019un des ouvrages les plus classiques dans ce domaine.L'ouvrage du docteur Mather, conçu comme une introduction générale aux méthodes statisti ques pour les chercheurs biologistes, montre une compréhension pratique de ce qui est essentiel à une bonne expérimentation, et un souci délibéré d\u2019écarter ce qui lui est étranger, il est écrit dans un langage aussi direct que possible et chaque méthode est illustrée par un exemple approprié (analyse de variance, analyse des données de fréquence).Les 35 cas sont choisis aussi bien en génétique.qu\u2019en agronomie, en botanique, en chimie, en horticulture, en psychologie, en statistique et en zoologie.L\u2019auteur présente également des schémas de base qui peuvent servir à la programmation des calculs sur machines électroniques.Par son niveau.l'ouvrage s'adresse aux étudiants en agronomie, en médecine, en biologie, ainsi qu\u2019à tout chercheur ou tout expérimentateur qui pratiquent ces disciplines.Techniques de dénudation veineuse, par J.FONTANELLE et A.TOUDOIRE, internes des hôpitaux de Paris et attachés à l\u2019Amphithéâtre d'anatomie des hôpitaux.Préface du docteur A.DUFOUR.Un volume 12 16,3 de 66 pages, avec 12 figures : 7f.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIe).Ce petit ouvrage expose les diverses possibilités d\u2019abord des veines superficielles des membres.Il donne pour chacune les avantages et inconvénients, et passe en revue quelques incidents et accidents, tout en précisant les moyens de les pallier.@4) REVUE DES LIVRES 233 A une époque où les progrès thérapeutiques permettent de sauver des malades autrefois condamnés, il est navrant de constater combien est irritant le problème mécanique de la perfusion veineuse.Ces quelques pages sont destinées à rendre service aux réanimateurs, aux anesthésistes, à tout médecin appelé à surveiller un grand malade.Applications de la statistique à la démographie et à la biologie, par R.RISSER.Tome III \u2014 Fascicule IX du Traité du Calcul des Probabilités ei de ses Applications.2\u20ac édition revue et augmentée d'après les notes de l\u2019auteur, par C.-E.TRAYNARD.Un volume in-8° (16 X25) de 363 pages, 1965 : 85 f.Gauthier- Villars, éditeur, 55, quai des Grands-Augustins, Paris (VIE).C.-E.Traynard a réuni, après la mort de R.Risser, le manuscrit que ce dernier avait préparé pour la deuxième édition des Applications de la statistique à la Démographie et à la Biologie.Ces pages forment maintenant la première moitié de cet ouvrage.On y trouvera dans une première partie une théorie de la population, suivie par une seconde partie consacrée aux développements sur la fécondité, la mortalité, l\u2019invalidité.On est ainsi conduit jusqu\u2019aux théories de Galbrun et de Dubour- dieu ; cette dernière introduit les probabilités dans les ensembles mesurables.Dans la troisième partie, l\u2019auteur fait un exposé synthétique des diverses méthodes employées pour la détermination des taux de mortalité de la population générale, et procède dans une étude particulière au calcul des taux bruts à l\u2019aide des résultats d\u2019un recensement et des listes de décès.A Il est ensuite amené à rechercher si la loi de Makeham pouvait donner une image relativement fidèle de la mortalité de la population générale, et par suite à procéder non seulement au calcul des coefficients caractéristiques de ladite loi et à l\u2019évolution de leur module de précision, mais encore à caractériser la valeur de l\u2019ajustement effectué et à signaler les essais qu\u2019il y aurait lieu de tenter à nouveau dans cette voie.Dans la quatrième partie l\u2019auteur expose les travaux de Vito Valterra sur les associations biologiques et la lutte pour la vie, et donne un schéma des recherches de W.Thompson sur l\u2019action des parasites entomophages. 234 Enfin dans la cinquième et dernière partie de l\u2019ouvrage il expose les méthodes d'ajustement analytique et d'ajustement mécanique, complété par des exemples appropriés empruntés à la démographie, à l\u2019actuariat, à la mécanique et à la physique.L'eau et les électrolytes dans l'organisme \u2014 Physiologie \u2014 Pathologie \u2014 Thérapeutique, par W.FLEISCHER et E.FROHLICH.Édition francaise sous la direction de C.BENEZECH, professeur de physique biologique a la Faculté de médecine de Montpellier.Avec un important addendum inédit.Un volume 17,5x26 de 452 pages, avec 25 figures et 41 tableaux ; cartonné toile : 80 f.Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Saint-Germain, Paris (VIe).L'étude des mouvements de l\u2019eau et des électrolytes dans l\u2019organisme normal et pathologique, est un problème d\u2019une telle importance théorique et pratique, qu\u2019aucun biologiste, aucun clinicien, quelle que soit son origine, ne peut s\u2019en désintéresser.L\u2019eau chez les êtres vivants est un véritable dénominateur commun.L\u2019importance majeure de son rôle physiologique, la complexité de sa régulation, la diversité des facteurs de déséquilibre, la gravité de ses altérations si elles sont méconnues, confèrent à cette étude une portée générale et, surtout, un caractère d\u2019absolue et indiscutable nécessité.Cet important ouvrage présente une vaste et solide vue d\u2019ensemble à la fois physiochimique, physiologique et clinique, réalisant une physiopathologie rigoureusement échafaudée.Après un rappel précis des définitions fondamentales (osmoles, équivalents, pression osmotique, REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.37 \u2014- Fév.1966 pression oncotique, tonicité .), la première partie de l\u2019ouvrage est essentiellement physiopatho- logique : les phénomènes circulatoires et respiratoires, l\u2019excrétion rénale, les divers aspects du contrôle endocrinien, les mécanismes des principales altérations de l'eau et des électrolytes sont passés en revue et analysés en détail.Les problèmes pathologiques constituent la partie massive de l\u2019ouvrage et sont envisagés de deux points de vue : d\u2019abord comme synthèse, puis comme analyse descriptive clinique, ce qui permet, dans la plupart des cas, d'aborder le mécanisme explicatif des signes observés : tels sont notamment les divers syndromes de rétention, d\u2019hyper- hydratation, hypo-, 1s0-, ou hypertoniques entrai- nant des altérations des compartiments liquidiens et par suite des perturkations métaboliques.La deuxième partie : « Clinique et Thérapeutique » qui comprend les deux tiers de l\u2019ouvrage, est une étude descriptive minutieuse des grands syndromes s\u2019accompagnant des perturbations des mouvement de l\u2019eau et des électrolytes.La précision dans la description est poussée très loin et atteint souvent le détail le plus technique tel qu\u2019il doit être effectivement envisagé par le médecin dans sa pratique journalière.Une mention spéciale doit être faite d\u2019un important chapitre qui passe en revue les liquides de remplacement qu\u2019il convient d\u2019utiliser dans les divers cas observés.Ainsi une thérapeutique rationnelle de ces perturbations peut être envisagée avec sécurité.L'édition française de cet ouvrage a fait l\u2019objet d\u2019un addendum qui, en quelques courtes monographies, résume l'essentiel des travaux parus depuis la publication de l\u2019édition allemande.L'ouvrage est accompagné d\u2019une importante bibliographie.Ones ppl sani sample sel gun bone fe J imgorte mh {omnipr dhance le de même: le mantécé posssse éfqutont de dégéné iia v.195 \u20ac par Dit 0 nan: nal passes à pe Judi Ou mé, ne dla ver IE \u201cOn estime que le dépistage précoce du diabète, lorsqu'il est accompagné d'une thérapeutique dynamique, prévient ou retarde efficacement les complications de longue portée.De plus grande signification encore sont sans doute les données indiquant que le traitement intensif institué de bonne heure pourrait améliorer l'état diabétique./! importe donc évidemment de diagnostiquer le mal de bonne heure.\u201d L'omnipraticien peut aider à soustraire à l'élément chance le dépistage du diabète.Les diabétiques \u2014 de même que les diabétiques potentiels \u2014 se recrutent le plus souvent parmi [es gens (a) qui ont un antécédent familial de diabète, (b) qui ont des grossesses anormales, (c) qui souffrent d'obésité et qui ont plus de quarante ans et (d) qui souffrent de dégénérescence vasculaire.OBÉSITÉ APRÈS 40 ANS ANTÉCÉDENT FAMILIAL L'association de l'obésité à un métabolisme anormal des hydrates de carbone est chose bien connue.Les données les plus récentes indiquent que l'obésité est un symptôme plutôt qu\u2019une cause du diabète.2 ll existe beaucoup de preuves de la transmission héréditaire de la prédisposition au diabète.Tout malade à antécédent familial de diabète doit être soumis à des épreuves visant à déceler un diabète potentiel, et questionné afin de vérifier si quelque autre symptôme de diabète s\u2019est manifesté.l\u2019omnipraticien et le dépistage précoce du diabète GROSSESSE Tout antécédent de bébés pesant plus de 10 livres à la naissance, de bébés mort-nés ou morts peu après la naissance, d'avortementspontané, d'accouchement prématuré, de toxémie et d'anomalies congénitales constitue un indice de la présence de diabète potentiel et toute femme à antécédent répété de l'une de ces complications doit être étudiée de plus près.DÉGÉNÉRESCENCE VASCULAIRE La rétinopathie.la sclérose glomérulaire et peut-être la neuropathie sont signes d'une forme distincte de maladie des petits vaisseaux associée au diabète.On croit que cette maladie est la cause d'un grand nombre de lésions qu\u2019on avait coutume d'attribuer à l\u2019athérosclérose.L'omnipracticien joue un rôle essentiel dans le dépistage précoce du diabète.I! peut déceler les diabétiques probables et les soumettre à des tests simples de glycosurie et d'hyperglycémie. \"Ces études laissent soupçonner la possibilité de prévenir la décompensation des cellules bêta en commencant l'administration des sulfonylurée avant que soit perdue la tolérance aux hydrates de carbone.\u201c L'importance d'un dépistage précoce tient à l'institution du traitement du diabétique à un stade où l'on peut retarder l\u2019état pathologique.Le régime est précieux à cet égard et il existe des cas ou la rémission a eu lieu aprés usage de tolbutamide (Orinase)*.Cela peut résulter de la régénérescence des cellules i bêta, et c'est une indication de la valeur de la tolbutamide (Orinase) dans le traitement du diabéte potentiel.Le 2 Je di | cL M Ï As 8 tld 4 Tide À Sa 3 la in bbe 8 Plus de 2,000 documents cliniques et 3,000,000 de cas de i = diabète traités avec succès à travers le monde ont démontré la Ch 2 sécurité et l'efficacité de l\u2019Orinase.Voilà pourquoi, lorsque luis} i l'emploi d\u2019un agent hypoglycémiant oral est indiqué, la grande F i k 4 majorité des médecins du monde préfèrent l\u2019Orinase d\u2019abord.Pa 4 \u201cLa tolbutamide [Orinase] est le plus sûr hypo- Hi EF glycémiant oral d'usage général, et ont doit l\u2018essayer en premier lieu.\u201d Today's Drugs, 1964, p.238, Londres British Medical Association.\u201cNotre premier choix serait la tolbutamide [Ori- nase].Modeil, W., Drugs of Choice 9164-9165, 1964, p.567 Saint Louis: The C.V.Mosby Company.\u201cNous préférons utiliser la tolbutamide [Ori- 2 nase] d'abord, car c'est elle qui suscite le moins de réactions secondaires.Faludi, G.Journal of the Medical Women's Association.18:733, 1963.1.Danowski, T.S., Diabetes Mellitus: Diagnosis and Treatment, 1964, p.27 New York American Diabetes Association.2.Antoniades, H.N.et coll, Diabetes, 13:230,1964.3.Fajans, S.S.et Conn.J.W., Diabetes, 1962, 11 (supp.).123.Composition: chaque comprimé Orinase contient 0.5 g de tolbutamide.Indications: la principale indication clinique d\u2019Orinase est le diabète sucré stable sans complication aiguë comme l\u2019acidose ou la cétose.Posologie \u2014 nouveaux diabétiques: quatre comprimés Orinase (2 g) par jour, en une seule dose le matin ou en doses fractionnées, durant quatre semaines ou jusqu\u2019à ce que le malade réagisse ; régler ensuite la posologie d'entretien (d'ordinaire de 1 à 4 comprimés) à la a dose quotidienne la moins forte pouvant maintenir [a régulation optimale.Comme pour l'insuline, des changements de posologie peuvent être nécessaires durant le i traitement du diabète.Posologie \u2014 diabétiques sous insulinothérapie: 1.moins de 20 unités \u2014 abandonner l'insuline et amorcer le traitement à l'Orinase.- 2.de 20 à 40 unités \u2014 diminuer l'insuline dans une proportion de 30 à 50%, instituer le traitement à l\u2019Orinase puis réduire subséquemment l'insuline selon la réaction g quotidienne 3.plus de 40 unités \u2014 diminuer I'insuline de 20%, commencer a donner |\u2018Orinase et continuer à diminuer l\u2018insuline selon la réaction du malade.Contre- indications: diabète juvénile, cétose grave, acidose, coma.Précautions: Bien respecter les restrictions alimentaires, la régulation du poids, l'exercice, l\u2018hygiène éviter les infections et suivre la posologie.Dans les conditions de stress, traumatismes ou infections, il peut être nécessaire d augmenter la dose ou de compléter par l\u2019insulinothérapie.L'insuline doit remplacer l\u2019Orinase durant la grossesse et durant le traitement aux corticostéroïdes.Réactions secondaires: l'Orinase est remarquablement exempte de réac- Hons secondaires \u2014 principalement les dérangements gastro-intestinaux légers et les réactions | \u2018allergie cutanée.L'hypoglycémie est remarquablement rare et plus susceptible de survenir durant la période de transition de l'insuline à l'Orinase.Présentation: comprimés rainurés, en flacons de PHARMACEUTICALS 50 et de 500.3400 O., RUE JEAN-TALON, MONTREAL 18 292/6125 Gre A DIVISION OF CANADIAN HOECHST (1964) LIMITED A DC SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL Séance du 13 janvier 1966 a la Faculté de médecine 1.Jean VEILLEUX : Myopathies associées à l\u2019'hyperthyroïdie ; 2.Jean-Marc JULIEN : Etude sur la sarcoïdose ; 3.Yves WARREN : L\u2019emploi du rein artificiel dans les inloxications ; 4, Jacques BouLay : Présentation d\u2019un cas d\u2019actinomycose thoracopulmonaire.NOUVEAUX ASSOCIÉS DU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS A sa dernière réunion annuelle, tenue à Montréal du 20 au 22 janvier 1966, le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada a reçu dans ses rangs les candidats qui ont réussi les examens à la dernière session tenue à l\u2019automne dernier.Parmi les nouveaux associés (fellows), du Collège royal, nous remarquons les noms suivants : En médecine, les docteurs James Rigg Brow, Maurice Chartier, Jacques Dubé, Ronald Neil Angus MacDonald, Louis Perron, Robert-Ernest Primeau, Norman Wilson Rodger, Harry James Smith, Kenneth Royal Stewart, Andre Ten Pas, Newell Blair Whittemore, de Montréal ; Fernand Philippon, de Québec ; Jacques Benoît, de Saint-Jean ; Antoine Gattereau, de Sainte-Rose de Laval.En médecine (anesthésie), les docteurs Gaston-Antoine Tremblay, de La Tuque ; William John Farley, Gordon Stanley Fox, Etiennette Lebel, Albert Paul Pace-Floridia, et Jose Kalalo Rosales, de Montréal.En médecine (psychiatrie), les docteurs Carlo Sterlin, de L\u2019Annonciation ; Graham Berman, de Montréal.En médecine (neurologie), les docteurs Alberto Juan Maria Aguaya, Pierre-Claude David, Jean-Marc St-Hilaire et Arthur Schwartz, de Montréal ; Patrice Drouin, de Québec.En médecine (pédiatrie), les docteurs John Brock Dundas, Gerald Harvey Lupu, et Jean-Guy Mongeau, de Montréal.En médecine (pathologie), Joseph Anthony Alcindor et Paul Bettez, de Montréal.En médecine (radiologie diagnostique), les docteurs Walter James Alexander, Martha Rose Grymaloski et Paul Lemire, de Montréal.En médecine (radiologie thérapeutique), le docteur Cyril John Powel-Smith, de Montréal.En médecine (dermatologie), les docteurs Raymond Lessard, de Québec ; Pierre-Maurice Lachance, de Sherbrooke.En médecine (médecine physique et réadaptation), le docteur Jean Dubé, de Saint-Romuald.(25) NOUVELLES En médecine (scientifiques médicaux), le docteur Claude Fortier, de Québec.En chirurgie, les docteurs Paul-Émile St-Pierre, de Laval- des-Rapides ; Louis Hébert, de Longueuil ; John Hamilton Duff, Andrew Hreno, Fulvio Mario Limongelli, James Robertson MacKenzie, Kamal Abdul Rahman Sakkal, Nathan Michael Sheiner et Frederick Martin Wiegand, de Montréal ; Luc Deschênes et Picard Marceau, de Québec.En chirurgie (obstétrique el gynécologie), les docteurs John William Henry Andrew, de Lucerne ; Pierre-Léopold Blanchard, Norman John Buka, Alan Abraham Neuman et Jacques Van Campenhout, de Montréal ; Jean Blanchet et Raymond Fiset, de Québec.En chirurgie (neuro-chirurgie).le docteur Andrew Wing Hung Wong, de Montréal.En chirurgie (orthopédie), les docteurs Denis Bourgeau, Harry Irving Dubow et Claude-Aimé Plante, de Montréal.En chirurgie (otolaryngologie), le docteur Gerald Mark Sinclair, de Montréal.En chirurgie (chirurgie plastique), les docteurs Jean-Paul Bossé et Robert Wilfred Hakstian, de Montréal.En chirurgie (urologie), les docteurs Pierre-Eugène Bertrand, Zaner Nessim Boctor, Ali Charghi, Stanislaus Gerard Lannon, David Angus McLeod et Everett Cox Reid, de Montréal.CONSEIL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX L'Association des Bureaux médicaux de la Province de Québec a élu son Conseil exécutif pour l\u2019année 1965-1966 lors de son assemblée générale annuelle, tenue à Montréal, le 16 novembre dernier.Le docteur Lachance, secrétaire-tré- sorier de I\u2019 Association vous communique les résultats de cette élection : Président : le docteur Jacques Léger, de Ville Mont-Royal ; Ex-président : le docteur Irénée Lapierre, de Saint-Romuald d\u2019Etchemin ; Premier vice-président : le docteur Gustave Auger, de Québec ; Deuxième vice-président : le docteur Henri Robinson, de Pointe-Gatineau ; Secrétaire-trésorier: le docteur Robert La- chance, de Montréal ; Direcieurs : les docteurs Noël Blais, de Granby ; Gérard Boudreault, de Chicoutimi ; Maurice Campbell, de Cap-de-la-Madeleine ; Pierre-Paul Collin, de Montréal ; Roland Décarie, de Ville Mont- Royal ; Emile-R.McDuff, de Saint-Paul-I'Ermite ; 236 NOUVELLES André Poisson, de Grand\u2019Mêère ; Pelletier, de Saint-Jérôme.Georges-E.AVIS CONCERNANT LES EXAMENS DU CERTIFICAT DE SPECIALISTE DU COLLEGE DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUEBEC Les examens écrits et oraux pour l\u2019obtention du certificat de spécialiste auront lieu à l\u2019automne 1966.Chaque candidat doit soumettre au Comité des créances une demande d'admissibilité aux examens avant le 12 avril 1966.Les formules de demande peuvent être obtenues en s'adressant directement au Collège.Le Comité des créances se réunira en mai 1966 pour étudier toutes les demandes.Cette réunion du Comité sera la seule de l\u2019année.EXÉCUTIF DE L'HÔPITAL MONT-PROVIDENCE Le Conseil des médecins de cet hôpital psychiatrique pour enfants s\u2019est donné un nouvel exécutif pour l\u2019année à venir : Le docteur Jean-L.Lapointe, surintendant médical, a été élu président, le docteur M.-T.Bo- naccorsi, premier vice-président, le docteur Lorraine Trempe, secrétaire, le docteur Katherine Berdnikoff, deuxième vice-président, le docteur Jean-Paul Milot, troisième vice-président.NOMINATION À LA DIRECTION DES ALIMENTS ET DROGUES Le ministère fédéral de la Santé et du Bien-être social et la Commission du service civil viennent d'annoncer la nomination du docteur A.C.Hardman comme directeur du Bureau des services scientifiques consultatifs, à la Direction des aliments et drogues.Né à Kapuskasing, Ontario, le docteur Hardman a reçu son diplôme en médecine de l\u2019université de Toronto en 1949, puis s\u2019est enrôlé dans l\u2019Armée canadienne comme officier médical pour servir plus tard en Corée.Étudiant au Collège du personnel de l\u2019Armée canadienne en 1954, il a rempli les fonctions de chef instructeur du Centre d'entrainement médical mixte à Toronto, de 1955 à 1957.En 1958, le docteur Hardman est devenu directeur des études à l\u2019École de médecine des Forces canadiennes, au camp Borden et, en Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 1960, 11 a été nommé chef de la Division des services de santé d'urgence du ministère fédéral de la Santé et du Bien-être social.Le docteur Hardman est frère-officier de 1'Ordre de Saint-Jean (1962) et diplômé en hygiène publique de l\u2019École d'hygiène de l\u2019université de Toronto (1965), où il a remporté la médaille Fraser Memorial.Il est chirurgien en chef de la Brigade de l\u2019Ambulance Saint-Jean pour le Canada, membre des Associations de santé publique de l\u2019Ontario et du Canada, des Associations médicales ontarienne et canadienne, de l\u2019Académie de médecine de Toronto et de l\u2019Association des chirurgiens militaires.Le Bureau des services scientifiques consultatifs est responsable de l'évaluation des drogues d\u2019expérimentation et des nouvelles drogues au Canada.Il s'occupe d\u2019étudier les réactions adverses aux drogues, et fournit à ce sujet des services consultatifs à toute la Direction des aliments et drogues.NOMINATION D'UN DIRECTEUR ADJOINT DES ALIMENTS ET DROGUES Le ministère de la Santé nationale et du Bien- être social a annoncé aujourd\u2019hui la nomination du docteur D.G.Chapman comme directeur général adjoint (aliments) à la Direction des aliments et drogues.Né à Dundas, Ontario, le docteur Chapman a obtenu son b.s.a.en 1944 de l\u2019université de Toronto, sa m.sc.de l\u2019université McGill en 1945 et son ph.d.en chimie alimentaire de McGill en 1949.De 1945 à 1949, il a enseigné la chimie au collège MacDonald où il a rempli les fonctions de doyen de la résidence des étudiants.Attaché en 1949 à la Direction des aliments et drogues, comme chimiste dans la Section des vitamines et de la nutrition, il a été nommé chef de la Division de la chimie alimentaire en 1958.De 1963 à 1965, il a rempli les fonctions d'expert technicien en alimentation à l'Organisation pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture et celles de conseiller technique du Programme des normes alimentaires, auprès de la Commission du Codex Ali- mentarius.Membre agréé de l\u2019Institut des chimistes du Canada, le docteur Chapman fait partie de l\u2019Institut canadien de technologie alimentaire, de la Société de nutrition du Canada, de la Société biologique et biochimique d'Ottawa et de l\u2019Institut professionnel de la fonction publique du Canada.Liisi ud (hy Roi AA A at a cis isc) dicai J 0 Laval Médical M Vol.37 -Fév.1966 35 dir, \u201cUr N Se > «de alk » th ; éme i ais | ; i ANTIASTHENIQUE | 0 NEUROTONIQUE i we JUNO-TUBES DE 2 BIOLOGIQUE } Anos.Es BLAGUES ER URANT LA Vitamines- Minéroux Acides orminés- i CONSERVATION Fortes doses vitamine Cet Phosphore ; \u2018Corporation Pharmaceutique Francaise.Lt¢e.Montréal.in i er dé \u201c ÉLECTIVE DANS * HYPERTENSION .D\u2019'ORIGINE NERVEUSE ih ANSINE DE POITRINE AVEC la HYPERTENSION a SPASMOLYTIQUE 0s VASCULAIRE TOTAL it ANGOR - ANGIOSPASMES IE THROMBOSES : MIGRAINES ; pl qu (ler jf } i Dose forte 80mg Crises : 7Ampoule touter PAPAVÉRINE \u2014 BASE i ler Shevrer Acide et Amide à ENTRETIEN : 2 54 COMprimér NICOTINIQUES par Jour re i i CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANGAISE L'ÉE_ ___ MONTR EAL fil (26) = > = = == eme \u2014_\u2014\u2014 pee \u2014- \u2014_ \u2014 > \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 , ames as = = ss 2 es 75 # 7 7 2 i 2 p Ru A A 2% # AEE tum i 5 ae 2 \u2014 a iain 7 > 2 7 2 i = 7 \u20ac = ; se 3 Gn 5 A I hry = Ge - a i = ce 7e 7 # E oe 7 2 = ss 5, i = - 7 2 a 2 2 5 nN = on .Laval Médical Vol, 37 - Fév.1966 = 5 YY 5 = 2 ou a 2 sé a = = > i 2 > > = Fe s A : en eee dois i 2 = = 5 EE 44 i = 2 This en = $ aa 2 Su San 2 2 2 ; 2 = $ an = : = @ - Wn ; i = =.£3 on \u2019 5 i 3 a = NZ > pa 7 3H .5 < | a = = 7 5 ix 2.a NN ou = 25 Si i ini 7 EE \u2018 Se = =.i 2e = a .;.i a.Es Ke = = i > Z 2 Si = 2 i aa x a 2 2 i 2 2 i Ze So 2 2 .P & 2 ee 7 2 = 2 = iz Si i o = À \u2018 5 .oS ie: = pe \u201c ou se 3 = sid i 2 & = \u2026.oe = 7 2 s - a = po 4 oo LE Hi 2 oo = © ct a = i 0 = .= Se A Ze.= \u20ac Ge 2 = 2 i Bs ae = = 2 5 2 i =o Ya + 7 LA ; ° rs 5 esormais a = i ÿ = ii Si i i i = = Sa d 5 {73 Zz; = 2 = i 2 = is © = ER a i ot + a = - ; = =.= 2 eh .; sx = = x Se 3 2 = M 5 = Sh = = ss nt = GE = SS = i x 2 2 ai a Se LS = i 7 7: erin = = ih 4 = 23 a = % oS i ee = 2 j ; © > ss es en = \u20ac VIC a 4 5 = i 2% Se 5 plus normale = 5 2 2 din = = = = = = = a = .= ne a 5 = oi ve à à = = ; n e Si 5 i < = & = 2 tu = : Se se se So = > 5 BY sd | # 2 = .= = 2 , 7 = .5 2 i 2 2 = 2 2 ARE oo = SE A .; 5 2 = 2 = x a 3 Ze > 3 Lo Lo Gy i .i > = i 2 .once Sa 7 er = ca = > ë ; =.i a 5 = Ly a : a > 5 ee = oo a it pa = = ; 2 = - S x hy = .= = { = i © ve = A =.A 25 = a Sr = - SE Xo i .5 Sn © & So = = = i i = 1 = wo i SX i 5 se .+ = ce .x % of = > 7 .= = = Fi A = ao ni 5 x gl i > By 2 i as 2 a x ANS ran.in in >) 36 7H Nt in He > = oe Zon 7 oy 2 Xo S ; a 5 .Su ig ; = ae = 2 > es .= sk = 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gE normale car des effets secondaires indésirables telle I'hypotension de posture le génent rarement.3 # Stabilisation de la tension artérielle sans entraîner E d'écarts trop prononcés.i * Collaboration du patient assurée en raison de la sensation de bien aise qu'il ressent dès le début et k tout au cours du traitement.gE L\u2019ALDOMET réduit la tension par une diminution de la résistance périphérique.POSOLOGIE: La posologie quotidienne per os varie habituellement de 500 mg a 2.0 gm, suivant les besoins et la réponse du patient.On recommande de ne pas excéder une dose quotidienne E de 3.0 gm.E CONTRE-INDICATIONS: Phéochromocytome et affection hé- hi patique active; emploi non recommandé chez les femmes enceintes.User de précautions si l'anamnèse révèle une affection hépatique.Emploi non recommandé en cas d'hypertension bénigne ou labile répondant à un traitement au moyen de sédatifs ou de thiazides employés seuls.Renseignements détaillés concernant les indications, la posologie, les effets secondaires et bibliographie sur demande, Présentation: L'ALDOMET est présenté sous forme de comprimés laqués, jaunes, dosés à 250 mg de méthyldopa, en flacons de 50 et de 500.Bt: ki Rs: MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL La recherche d'aujourd'hui au service de la thérapeutique de demain \u2018Marque déposée Laval Médical Les, Vol.37 - Fév.1966 va.P ; : | Be ourquaol prescrire ie i 0d temb Mur i Mont dans la wm ut hidg A at mo & étend four iii RE in, a3 r 2 ql Si DE TENSION - tt Parce qu'il permet au médecin de traiter + SIMULTANEMENT, non seulement la dot - a leur, mais aussi la tension nerveuse qui est le Ë f facteur responsable de la céphalée de tension \u2018me \u201cvan L'action du FIORINAL est la suivante: du de élèvent le seuil de Acide acétylsalic'liqs = Û sensibilité à là Æ Phénacétine Un douleur Caféine fa _atme la \u2018ensior rerveuse \u2014 Sandopta! \u201ctobarbite Les avantages du FIORINAL sont: le soulagement SIMULTANÉ de la douleur, de la tension nerveuse et des spasmes musculaires 4 sa rapidité d'action -\u2014 la simultanéité de son ey action analgésique-sédative \u2014 économie Uy Composition\u2014chaque comprimé contient: acide acétylsalicylique \u201clg 200 ma.phénacétine 130 ma, caféine 40 mg, Sandopta! (itobar- Beng bital) 50 mg.Posologie moyenne 2 comprimés dés les premiers Key signes de la crise.suivis d'un comprimé une demi-heure plus tard tg et d'un comprimé toutes les 3 à 4 heures, si nécessaire.Conditionnement: flacons de 100.de 500 et de 1000 compris.7 Ney Lo.Renseignements plus détaillés sur demande © dans Ie Voi.» Siné Fiorinal mecum International ly est le médicament le plus souvent prescrit dans la céphalée de tension.Den Bry \u201cire ly \u201cri _ Pen SANDOZ PHARMACEUTICALS.DORVAL, P.O.sa \u201ciy Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 LABORATOIRE CANADIEN-FRANÇAIS POUR L'ÉTUDE DE LA LÈPRE Bien que la lèpre n\u2019existe pas au Canada, nous avons chez nous un laboratoire connu dans le monde entier ; depuis 15 ans, on y étudie cette terrible maladie qui cache encore bien des mystères, son mode de transmission restant même inconnu.Au Congrès de l'ACFAS, à l\u2019université de Montréal, le docteur L.Kato, chef du département de physiopathologie à l\u2019Institut de microbiologie et d'hygiène, a pu démontrer, ce qu\u2019on avait cru jusqu'alors impossible, que l\u2019un au moins des quelque 200 types de bacilles lépreux est cultivable en laboratoire.S\u2019il parvenait à étendre sa méthode, on réussirait sans doute un jour à trouver un moyen de prévention et une véritable médication contre la lèpre.En attendant, le docteur Kato a pu déjà éprouver les qualités d\u2019un médicament utilisé en Chine depuis 3000 ans, médicament qui n\u2019agit pas sur les bacilles lépreux mais possède quand même une certaine valeur thérapeutique.Le nombre des lépreux dans le monde (15 millions de cas recensés) ne semble pas en voie de diminution notable.Dans certains pays, la Aussi les savants suivent-ils avec grand intérêt les travaux du docteur Kato et de son équipe, les recherches se faisant à l\u2019Institut sur des rats auxquels on communique une lèpre semblable à la lèpre humaine.lèpre pose des problèmes terribles.REVUE DE LA SANTÉ ET DU BIEN-ÊTRE EN 1965 Le ministère de la Santé nationale et du Bien- être social a connu plusieurs moments importants au cours de 1965, parmi lesquels on retiendra les derniers arrangements relatifs au Régime de pensions du Canada, les délibérations sur le Régime d\u2019assurance médicale du Canada, la création du Conseil national du bien-être et la nomination d\u2019un nouveau sous-ministre de la Santé et de cinq directeurs généraux.La dernière main a été mise au Régime de pensions du Canada, qui est certainement le projet le plus audacieux que le ministère ait entrepris jusqu\u2019à ce jour.Le versement des cotisations en vertu de ce régime, qui a reçu la sanction royale le 3 avril dernier, commencera le premier janvier 1966.Grâce à ces cotisations, les assurés se garantiront une protection qui s\u2019exprimera en pensions de retraite, en prestations de survivant, comme les pensions de veuve et les (27) NOUVELLES 237 prestations d\u2019enfant à charge, et en pensions d'invalidité.C\u2019est la mesure d'assurance sociale la plus complète qui ait jamais été prise au Canada.En juillet, le Premier ministre a annoncé que le gouvernement fédéral accepterait de consentir une aide financière à chaque province qui mettrait sur pied un régime d\u2019assurance médicale satisfaisant à certaines conditions essentielles que voici : le régime doit être universel, c\u2019est-à-dire, s\u2019appliquer à tous les ressortissants de la province ; le régime doit contenir des dispositions prévoyant le paiement de soins de médecins ; les prestations du régime doivent être transférables d\u2019une province à l\u2019autre et le régime doit être administré par l\u2019État.L'importance de la contribution financière du gouvernement fédéral, a-t-on annoncé, sera d'environ la moitié de la moyenne nationale, par habitant, des sommes versées aux médecins.Lors de la conférence fédérale-provinciale des ministres de la Santé, en septembre, le Premier ministre a annoncé l\u2019établissement d\u2019un fonds de ressources sanitaires de 500 millions de dollars, débutant en 1966 et s\u2019échelonnant sur une période de 15 ans.Le but de ce fonds est d\u2019aider à la construction, à la rénovation et à l\u2019aménagement d'établissements destinés à la formation du personnel des professions sanitaires.On a établi le Conseil national du bien-être pour conseiller le ministre concernant les aspects de la loi qui se rapportent au progrès et à la sauvegarde du bien-être social du peuple canadien.Le Conseil est formé d\u2019un président, M.Joseph W.Willard, sous-ministre fédéral du Bien-être social, des dix sous-ministres provinciaux du Bien-être social et de dix autres Canadiens bien connus dans le domaine du bien-être.M.Willard, qui a participé activement au Fonds international de secours à l\u2019enfance des Nations Unies, a été réélu président du Comité du programme de I'U.N.I.C.E.F.Le docteur J.N.Crawford a été nommé sous- ministre de la Santé, en septembre, à la suite de la retraite du docteur G.D.W.Cameron.Les cinq nouveaux directeurs généraux nommés en 1965 sont : le docteur H.A.Procter, services médicaux ; le docteur R.A.Chapman, aliments et drogues ; M.J.-A.Blais, sécurité du revenu ; M.R.B.Splane, services de bien-être, et M.J.A.Macdonald, projets spéciaux.L\u2019été de 1965 a laissé voir le degré de succès que le programme canadien du tabac et de la santé a atteint dans ses efforts pour mettre le public au courant des risques que comporte l\u2019usage du 238 NOUVELLES tabac.Une enquête a en effet révélé que 90 pour cent des Canadiens âgés de plus de 15 ans étaient au courant du problème et que 60 pour cent étaient convaincus que l\u2019usage du tabac comportait un risque.La Conférence canadienne de la jeunesse sur le tabac et la santé, tenue à Ottawa en mai, a fait ressortir la place importante de l\u2019adolescent dans ce domaine.Non seulement les soixante-dix étudiants qui avaient été choisis comme délégués de toutes les parties du Canada à cette conférence se sont-ils préparés à exécuter le programme dans leurs propres régions, mais l\u2019expression de leurs idées a atteint tout le pays grâce aux divers moyens de communication.Le ministère a accordé des subventions à l\u2019hygiène de 41 millions de dollars en vue de la recherche, de la construction d\u2019hôpitaux, de programmes de soins à domicile, de services de traitement du cancer et de plusieurs autres services d'hygiène.La Division des services de santé d\u2019urgence a distribué aux municipalités canadiennes, conformément à son programme de préparation en cas de sinistre du temps de paix ou du temps de guerre, des ensembles de fournitures tirés de la Réserve nationale de fournitures médicales en cas d\u2019urgence.Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 La Division du génie sanitaire a décidé de participer aux études de la pollution des eaux du lac Erié, du lac Ontario et de la section internationale du Saint-Laurent.Elle a aussi entrepris des études sur les déchets industriels, en collaboration avec l\u2019Office d\u2019expansion économique de la région atlantique.Ces études visent une réduction de la pollution industrielle des eaux des Maritimes.Le ministère a élaboré le plan initial du Régime d'assistance publique du Canada.Ce régime fournira un cadre à la collaboration fédérale- provinciale pour aider ceux qui ont le plus besoin d\u2019aide et ceci grâce à une méthode coordonnée d'assistance publique.En principe, ce nouveau régime créera un programme complet d\u2019assistance publique générale qui, tout en admettant les besoins différents de divers groupes comme, par exemple, les vieillards dans le besoin, les aveugles et les invalides, répondra à ces besoins grâce à un programme unique dans un seul cadre administratif.La Direction de la santé et du sport amateur du ministère a signé un accord avec la province du Manitoba et la ville de Winnipeg en vue de partager les frais des Jeux panaméricains.La Société des Jeux panaméricains présentera cette manifestation sportive à Winnipeg en 1967. 4 ti] 1% it lg male de lon non lon hid me A + Né ile Ss i on ne fal ce 4 Is 5 is Ri 2 LE par S i 5 je à & 3 ; 5 ; ) di + EE I ill 3 R: ill a de La f i WN ite a Ii \\ ji I i i i 4 2 À R¢ sa Re QA S + % pi ss a i it CCS QE icamen (AUOT GO H N ® # 3 a KZ et Ï an es a jb rrr si a er garde OTR] mande.A 8 BEC A 40 Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 - 12 ans d'âge Nombre de nouveaux produits ont leurs beaux jours, puis tombent bientôt dans l\u2019oubli.Toutefois, le Neo-Cortef, 12 ans après sa mise sur le marché, continue d'exercer la même action efficace qui a fait de ce produit un classique dans le domaine de la corticothérapie.Le , Neo-Cortef s'est révélé comme un produit efficace et fiable.MARQUES DÉPOSÉES: CORTEF ET NEO-CORTEF CF 545,1 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA/DON MILLS (TORONTO), ONTARIO heo-Gorter Composition par gramme: Acétate d'hydrocortisone cure 5 mg (0.5%) ou 10 mg (1.0%) ou 25 mg (2.5%) Sulfate de néomycine \u2026 ei 5mg (correspondant à 3.5 mg de néomycine base) Présentation: Concentration a 0.5%, en tubes de 5, de 20 et de 40 g; Concentration a 1.0%, en tubes de 5 et de 20 g; Concentration a 2.5% en tubes de 5 et de 20 g.© ommend At de LE ira) 1% lle désire ardemment mener une vie active et productive .Bon nombre de femmes d\u2019âge moyen cependant, demeurent étrangères aux satisfactions d'une vie ctive et productive.x Pourquoi?Ce fait, déclare le Dr Robert Greenblatt, est dfi \u201ca la carence hormonale et à son cortège de consé- uences telles que l\u2019ostéoporose, les modifications de l\u2019épiderme et des muqueuses et l\u2019affection cardiovasculaire.\u201d! La dégénérescence mentale à laquelle nous sommes tous sujets à des degrés divers peut être accélérée chez la femme s ostménopausée carencée en œstrogènes \u2014 par ailleurs, elle peut être, jusqu\u2019à un certain point, corrigée par l\u2019œstro- ténothérapie substitutive\u201d, selon le docteur Edmund Overstreet.?\u201cLe phénobarbital, les anticholinergiques et la E psychothérapie soulagent les bouffées de chaleur et les symptômes psychiques de la ménopause\u201d, écrit le docteur E Kost Shelton, \u2018\u2018mais ils ne peuvent retarder le vieillissement.Les œstrogènes, par contre, ont cet effet!\u2019\u2019?; r Loon PRéÉMARINE 1.Greenblatt, Robert A.: New Eng.J., 5 i Med.272:305 (11 fév.) 1965 \u2014 les cestrogénes \u201cnaturels kh va 2.Overstreet, Edmund W.:Medical News Spas EEE J.A.M.A.Vol.183, N° 9, (2 mars) 1964 la recherche médicale 3.Kost Shelton, E.:J.of the Am.Geriatrics Soc.Vol.I1, N° 10 (Octobre) 1954 Lorsque le micro-organisme impliqué est sensible à l\u2019'ampicilline, recommandez la \u201cPEN B R IT N E\u201d Est bactéricide et donc d'une plus grande efficacité que les agents bactériostatiques.La \u201cPenbritine\u201d n\u2019inhibe pas seulement mais tue les bactéries.L'importance des prises n'entraîne pas une augmentation du risque de toxicité comme chez les autres antibiotiques à large spectre.Ne cause ni décoloration des dents ni altération de la croissance des os ni lésion rénale ni dyscrasie sanguine Présentée dans une vaste gamme de formules poso- logiques: \u2018\u2019PENBRITINE\u201d\u2019-Capsules-\u2014125, 250 et 500 mg d'ampicilline.\u2018\u2019PENBRITINE\u201d\u2019-Liquide-125 mg d'ampicilline à la c.à thé (5 cm\u2019).\u2018\u2019PENBRITINE\u2018\u2019-Gouttes pédiatriques-100 mg d\u2019ampicilline au cm3.Mine \u2018\u2019PENBRITINE\u201d\u2019-Injectable-125, 250, 500 et 1 000 mg d'ampicilline.Renseignements détaillés fournis sur demande.Produits i { D harmaceutiques Te LABORATOIRES AYERST Pres ou point pris par la recherche a ip division de Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée\u2014Montréal, \u2018\u2019Penbritine\u2018\u2019de fabrication canadienne selon accord avec médicale | h LES LABORATOIRES DE RECHERCHE BEECHAM i Laval Médical Vol.37 - Fév, 1966 1 Dans les états dépressifs.\u2026 | Tofranil\u2019Geigy chlorhydrate d'imipramine # 6-1800k a Produits Pharmaceutiques Geigy Division de Geigy (Canada) Limited ! Montréal (29) § =) 2) Es\u201d 7 Z - Ve Y 5 es, 43 Le Tofranil est définitivement reconnu comme étant le médicament fondamental pour le contrôle de la dépression.Plus de 2,000 mémoires en attestent la valeur.Le Tofranil est efficace dans toutes les formes de dépression, un avantage qui élimine le problème du diagnostic différentiel.Le Tofränil n'inhibe pas la MAO ; il est donc généralement bien toléré et s'adapte de facon idéale à la pratique privée aussi bien qu'au traitement hospitalier.Trois tormes posologiques sont disponibles : dragées à 25 mg pour usage général dragées à 10 mg pour adolescents et patients âgés ampoules à 25 mg/2 ml pour injection intramusculaire.Sur demande, on recevra une documentation et un guide thérapeutique complets, posologie, contre-indications et effets secondaires compris. concept nouveau .foi \u201cle blocage des catécholaminedu Segontin: (lactate de prénylaming Pour le traitement efficace de l\u2019angine de poitrine au moyen d\u2019une action combinée suUjfl css les causes physiques et émotionnelles Ue l\u2019angine de poitrine.bite .; Ln 0 ; Mt lefr Effets des catécholamines sur le myocarde.Les catécholamines (noradrénaline, adrénaline) accroissent les besoin en oxygène du myocarde, en augmentant le travail et le métabolisme cardiaques.Le surrénale et le sympathique stimulé par le stress et l'exercice libèrent les catécholamines et cette stimulation provoque la décharge de noradrénaline et d'adré naline dans les cellules myocardiques.Ceci provoque l'accumulation dans le myocarde de \u2018catécholamines consommatri ces d'oxygène*\u201d entraînant ainsi l'angine de poitrine.Mode d'action unique de Segontin.Segontin agit comme uif puissant agent de blocage des catécholamines, les empêchant d'atteindre les cellules du myocarde.Segontin exerciflf aussi une activité légèrement sédative qui soulage l'angine provoquée par les stimuli sympathiques centraux déclenchanif.la libération des catécholamines.Cette action combinée permet un blocage efficace des catécholamines et maintient ainsÿ l'équilibre normal entre l'apport d'oxygène au myocarde et les besoins de cet organe, prévenant de cette façon l'anging de poitrine.En outre, on a démontré que Segontin peut dilater les artères coronaires pourvu qu\u2019elles soient dilatables.mn Nn 8 1 Mode d\u2019action unique _\u2014 $ | de Segontin | i 0 3 TOI ~~ ji: É wv 2 i .Tonus ; sympathigue açcru e AH 4 ye oh | [= - H + Travai Lf accru e 2 i! « Normälisation du travail, ' car LY: : PI LCL KT ; DRL TT Wig l'apport d'O; au Di myocarde et les Wing, besoins de cet \" - Les | A uf 1 Raab, W., Amer.J.Cardiology, 9: 4, 576-590, 1962.291-61251 iy, ul ug U.Ing i angi 8 \u2019 j ÿ \u20184 ., \\ nouvelles preuves cliniques .étude a double | anonymat Segontin (lactate de prénylamine) l'étude en jeu a-t-elle été poursuivie chez des malades externes qui poursuivaient leurs habitudes normales.On n'a pas bris de mesures générales supplémentaires comme l'interdiction absolue de fumer ou quelque protection particulière ontre le froid.ÉTUDE À DOUBLE ANONYMAT Segontin Effet de Segontin sur l'angine de poitrine Remède factice Incertain vu.\u2018 \\ ésultats d\u2019une étude à double anonymat avec Segontin et un remède factice chez 32 malades souffrant d\u2019angine S es e graphique révèle les r He poitrine.\u2018Les résultats de l'étude à double anonymat démontrent uh teffet statistiquement reconnu de Segontin\u2019\" «owe a.Zeitschift fer Therapy, 32,82-46,1965 indications: Segontin est indiqué pour le traitement à longue échéance de l'angine de poitrine, non pour le soulagement immédiat d'une crise aiguë étant donné que des effets durables sont obteaus Pfeulement après plusieurs jours de traitement.Le médecin pourrait trouver souhaitable de continuer le médicament habituel (nitroglycérine) durant cette phase initiale en cas de crise aiguë, Posologie: n général, on commence le traitement avec 60 mg (1 comprimé) 3 fois par jour jusqu'à l'apparition d'une amélioration.On peut accroître cette posologie jusqu'à 60 mg 4 fois par jour chez les malades Qui ne réagissent pas au traitement dans les 7 jours.Par la suite, on doit adapter la posologie à chaque malade particulier.La dose habituelle d'entretien est de 60 mg deux fois par jour.Effets: Becondaires: Segontin est bien toléré en général même au cours de l'administration prolongée.On a rapporté occasionnellement des effets secondaires tels que nausées, vomissements ou diarrhées.\u201cUne rougeur de la face peut survenir au cours des premiers jours de traitement.On a observé de la somnolence en certains cas.On a rapporté des signes de dépression mentale a 1a suite de I'admi- \u2018Mistration de fortes doses, On a constaté aussi des cas occasionnels d'éruption cutanée.Précautions: on ne doit pas administrer Segontin conjointement avec des inhibiteurs de la monoaminoxydase.Al peut potentialiser l'action des médicaments antihypertensifs d'où la nécessité d'une réduction de la posologie de l'un ou des deux agents.Comme avec tous les nouveaux médicaments, Segontin Hoit être administré avec prudence chez les malades ayant une fonction hépatique ou rénale défectueuse.À la suite de l\u2019administration pro- ongée de fortes doses de Segontin (240 mg/jour) on a observé des altérations réversibles de la fonction hépatique chez des sujets ayant un lintécédent d'ingestion chronique excessive d'alcool.On doit procéder à des évaluations régulières des fonctions hépatique et rénale et analyser le sang lorsque Segontin est administré en traitement prolongé.Les malades doivent être avertis de ne pas dépasser les limites > (de leur réserve coronarienne quand leur état s'améliore.Contre-indications: Segontin est contre-indiqué en présence d'un bioc egonti n auriculoventriculaire ou intraventriculaire grave.Les études de la reproduction chez les rats, lapins et souris n\u2019ont pas révélé d'anomalies fœtales.Toutefois, tant que l'on n'aura pas rassemblé suffisamment de données expérimentales pour déterminer la sécurité de ce médi- rotè e le coeur cament chez l'être humain, Segontin ne devra pas être administré pendant la grossesse.Présentation: Segontin (lactate de prénylamine), Pp eg .lesi présenté en flacons de 50 et de 500 dragées.Chaque dragée rose renferme du lactate de prénylamine correspondant à 60 mg de base.HOECHST PHARMACEUTICALS, 3400 ouest, rue Jean-Talon, Montréal 16, + À division of Canadian Hoechst (1964) Limited.em 291-6125RF Ps i un dans la matinée un dans la soirée Nouveau comprimé de 300 mg présenté pour b.i.d.Pour les adultes \u2014 2 comprimés fournissent 24 heures complètes de traitement.avec tous les bienfaits supplémentaires de la DÉCLOMYCINE.dose quotidienne plus faible.activité dûment établie 1-2 jours \u2018supplémentaires\u2019 d'activité pour protéger contre une rechute ou une Infection secondaire.Efficace dans une gamme étendue d'infections courantes \u2014 respiratoires, urinaires et autres \u2014 chez les jeunes et les vieux \u2014 dans les maladies aiguës ou chroniques \u2014 quand le germe causal est sensible à la tétracycline.Avertisse- Littérature médicale sur demande.Déclomycine, Déméthylchlortétracycline Lederle COMPRIMES FILMO-ENROBES de 300 mg ment: s\u2019il y a atteinte rénale, même les doses usuelles orales et parentérales peuvent entraîner une accumulation excessive dans l'organisme, avec risques d'hépatotoxicité.Dans ces conditions, des doses plus faibles que les doses usuelles sont indiquées, et si le traitement doit être prolongé, il peut être désirable de faire des déterminations de taux sanguin de déméthyl- chlortétracycline.\u20ac@ED CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montréal Les antibiotiques Lederle Auréomycine, Achromycine et Déclomycine sont les seules tétracyclines fabriquées entièrement au Canada.®Marque déposée I)ECLOMYCIN SOO D | MA = \\ Sc HO N ES 524-245 et 524-2455 ) ny IMPRIMEURS tee ANGLE ST-ROCH et ST-VALLIER QUEBEC SE [TAVAON JIMFRESSTON THAOGHAPHIQUE 2) à \\ LI DE LITHOOHAPHIF.NaN = » i 1 II NN N LA TÉUSSITP 0B 10S FOVOUY I ; EST MOTTE MEilEUre DUVNEITÉ Jn NN i ve joie piss at es ef afk CONSULTEZ NOS CLIENTS / ill i ça AA a ; ee LT Oi RE EE RSS EEE EE ESSENCE FR EEE EEE RER EEE PSE EE RERO LE g EE OE ER IP PE LISI RP ET RE I RL ICP Les malades psychonévrosés requièrent en général plus que simplement du temps et des encouragements TRIAVIL sert de médication de soutien au cours du traitement long et souvent difficile du malade souffrant de psychonévrose.Le TRIAVIL atténue les réactions exagérées à la tension quotidienne; il permet une meilleure adaptation et une plus claire vision des problèmes et, partant, il rend plus efficaces .le temps et les encouragements prodigués au cours des consultations.Le TRIAVIL est un agent psychothéra- peutique actif dans nombre d'applications cliniques qui permet d'obvier aux manifestations multiples et variées de la psychonévrose telles que l'appréhension, l'agitation, l'état dépressif et l'apathie, Sa double action résulte de l'association, sous un même comprimé, de la perphéna- zine et du chlorhydrate d'amitriptyline.Le traitement au TRIAVIL améliore les symptômes tant psychiques que psychosomatiques chez la plupart des patients.INDICATIONS CLINIQUES VARIÉES Les troubles psychoneurotiques se manifestent sous forme de réactions émotives exagérées devant les situations quotidiennes sources de tension normale.Le TRIAVIL s'est révélé efficace dans le traitement des symptômes psychiques tels que l'appréhension, l'agitation, l'état dépressif, l'insomnie, la fatigue inexplica- bie, l'apathie; et des manifestations psychosomatiques, particulièrement sous forme de faiblesse, d'anorexie, de sych- nurie, de céphalée, de palpitations, de vagues douleurs abdominales.POURQUOI EMPLOYER LE TRIAVIL?Au traitement classique en cabinet de consultation, le TRIAVIL est un adjuvant qui aidera à résoudre plusieurs des problèmes complexes d'ordre émotif du psychoné- vrosé, Le TRIAVIL 1.aide le patient à s'adapter d'une façon plus réaliste à son milieu; 2.peut être employé pour réduire les réactions émotives exagérées en présence d'une maladie organique chronique; 3.améliore d'ordinaire les perturbations du sommeil; 4.atténue les symptômes pénibles et permet au malade d'acquérir une meilleure compréhension de ses problèmes; 5.peut assurer, grâce au soulagement rapide des symptômes, une plus grande efficacité aux relations entre le médecin et son patient.SCHÉMA POSOLOGIQUE SIMPLE La posologie habituelle de TRIAVIL consiste dans l'administration d'UN comprimé, trois ou quatre fois par jour.Cette posologie doit s'établir en fonction des besoins et de la réponse de chaque patient; mais ne doit pas excéder 10 comprimés par jour, Dès que l'on note une réaction satisfaisante, on doit diminuer la dose jusqu\u2019au seuil posologique le plus bas correspondant au soulagement des symptômes qui ont motivé l'administration de TRIAVIL.AUCUN NOUVEL EFFET SECONDAIRE L'étude de TRIAVIL en champ clinique n'a révélé aucun effet secondaire particulier à l'association de ces deux substances.Ceux qu'on a observés n'étaient autres que les effets isolés de la per- phénazine ou du chlorhydrate d'amitriptyline rapportés auparavant.Perphénazine: Certaines réactions fâcheuses de la perphénazine semblent se manifester plus souvent avec l'emploi de doses élevées.On a cité des symptômes extrapyramidaux que maîtrise d'ordinaire, l'emploi concomitant de COGENTIN* ou une réduction de la posologie.Les effets secondaires attribuables à la perphénazine qui peuvent survenir parfois comprennent: la sécheresse de la bouche, la céphalée, la nausée, les vomissements, la constipation, la constipation opiniâtre, la sychnurie, la confusion visuelle, l'enchifrènement, l\u2019hypotension et des variations sphygmiques.Chlorhydrate d'amitriptyline: D'autres effets secondaires qui eux aussi se manifestent occasionnellement sont en relation avec l'emploi du chlorhydrate d'amitriptyline.lls consistent en: somnolence, vertiges, nausées, agitation, hypotension, tremblements de petite amplitude, nervosité, céphalée, aigreurs gastriques, anorexie, hyperi- drose, éruption cutanée, engourdissement et sensation de fourmillement dans les bras et sécheresse de la bouche.CONTRE-INDICATIONS La perphénazine qu'il renferme ne permet pas d'utiliser le TRIAVIL en présence de dépression de la moelle osseuse.L'amitriptyline étant anticholinergique, le TRIAVIL est contre-indiqué dans les cas de glaucome et chez ceux qui sont sujets à des troubles de rétention urinaire.Les expériences sur la reproduction du rat n'ont pas révélé d'anomalie fœtale.Toutefois les études cliniques relatives à la grossesse et les observations ultérieures à l'accouchement sont encore trop restreintes pour permettre de recommander le TRIAVIL à la femme enceinte.PRÉCAUTIONS Comme c\u2019est le cas dans l'emploi de tout agent psychothérapeutique, le médecin doit prévenir les malades contre la possibilité d'erreurs de jugement attribuables aux modifications de l'humeur et la possibilité d\u2019une réaction inaccoutumée a l'alcool.Ces erreurs de jugement concernent particulièrement les gens qui conduisent un véhicule motorisé; il faudra alors leur déconseiller de conduire un véhicule-moteur tant que ces effets du traitement n'auront pas disparu.L'administration du TRiAVIL doit se faire avec prudence aux malades ayant des antécédents de convulsions et à ceux qui ont éprouvé des réactions secondaires graves à l'administration d'autres dérivés de la phénothiazine.La bibliographie médicale rapporte que les composés inhibiteurs de la mono-amine-oydase peuvent renforcer les effets d'autres médicaments.Aussi recommande-t-on un intervalle de deux semaines au moins, entre l'administration des deux médicaments au sujet qui passe de l'agent inhibiteur de la mono-amine-oxydase au TRIAVIL afin que le malade puisse s'affranchir des effets inhibiteurs de la mono-amine-oxydase.Il importe de se rappeler que la possibilité de suicide chez les sujets fortement déprimés est liée à leur maladie et qu'elle peut subsister jusqu'à rémission significative des symptômes.On recommande aux médecins, avan! de prescrire TRIAVIL, de consuller la documentation détaillée qu'ils peuvent obtenir sur demande ou le prospectus accompagnant le produit.PRÉSENTATION Le TRIAVIL est présenté sous forme de comprimés oblongs, rose-saumon, dosés à 3 mg de per- phénazine et à 15 mg de chlorhydrate d'ami- tripytline, en flacons de 50, Œ MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL *Marque déposée Laval Médical Vol.37 \u2014 Fév.1966 Lol 7 60( (0) Msn ig) 1% Laval Médical 49 Vol.37 - Fév.1966 Téléphone: 529-5741 W.BRUNET & CIE Ltée PHARMACIE EN GROS Au service de la profession médicale 5 6 600 est, boulevard Charest, Québec 2, P.Q, CONTRIBUTION DE jug ume anit ki nié ts 25 ig rath KOMO CONSTRUCTION get 1 ul et LIMITEE pi poe da 551 gift Td ps AMÉDÉE DEMERS, président.di | (30) 1 af - Laval Médical 50 Vol.37 - Fév.1966 PLUS DE CENT ANS AU SERVICE DE LA MÉDECINE J.-E.LIVERNOIS, Limitée PHARMACIENS EN GROS PRODUITS CHIMIQUES ET PHARMACEUTIQUES INSTRUMENTS ET ACCESSOIRES DE CHIRURGIE - PRODUITS BIOLOGIQUES ARTICLES DE PHOTOGRAPHIE - CINÉ-CAMÉRAS 1200, rue Saint-Jean, Québec.- Téléphone : 522-5214 > hotos 2 Clichy, Flan, pare : iy Flectros & Achetez toujours vos FOURRURES des experts pour plus de satisfaction J.-0.NADEAU & FILS, Inc.600, cote d\u2019Abraham, Québec.- Téléphone : 522-6429 Téléphone : 522-2091 Téléphone : 525-4825 J.-ANTONIN MARQUIS ADÉLARD LABERGE, Ltée , PHARMACIEN ENTREPRENEUR Directeur de l'Ecole de Pharmacie de l'Université Laval 501, 3° Avenue, - - Québec.260, 5° Rue, - Québec 3, P.Q.J.-ELzÉAR DION, président JurLes RICHARD, vice-président HUILE \u2014 COMBUSTIBLE \u2014 CHARBON TREMBLAY & DION, Inc.CANADIAN IMPORT COMPANY A 83, rue Dalhousie, Québec.- Tél.: 692-1510 Téléphone : 522-6427 725, côte d\u2019Abraham, Québec.Téléphone : 529-9244 Téléphone : 527-3568 MEMBRE DU F.T.D.CLEMENT & CLEMENT, INC.Clavigraphes et machines à additi Und, d 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Pont-de-Québec.Couv.HT Eg Calmic Limited.CL 17 È 5429 Canadian Import Co.1.50 E 07° ji \u2014 Canadian Laboratory Supplies, Ltd.21 K re Chabot, Germain.LL LL .31 Charrier & Dugal (1965) Ltée.47 Komo Construction, Ltée.\u2026- 49 pû Claire-Fontaine, Ltée.50 fe \u2014 1 Clément & Clément, Inc.50 id Coronet Drug, Company.19 ' Laberge, Adélard, Ltée.RE ._.50 D Laboratoires Abbot, Ltée .22 él Laboratoire Demers, Enr, Le.\u2026 Couv.IIT Laboratoires Jean Olive._ - 20.35 | FE Desbergers Limitée 14 Laboratoire Nadeau Ltée.13 É jibe | | 3 Rat CE RE HR 52 Laval Médical Vol.37 - Fév.1966 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS (suite) - \u2014= em Laiterie Laval, Enr.13 Lederle Laboratories.12222200 18, 46 Lilly & Company (Can.), Ltd, Eli.31 Livernois, J.-E.Ltée.50 M Mainguy, Jarnuszkiewicz & Boutin.31 Marquis, Pharmacie J.-Antonin.50 Merck Sharp & Dohme of Canada, Ltd.36, 37, 48 Millet, Roux & Cie Limitée.14 N Nadeau & Fils, J.-O.50 \u2018 P Parke, Davis & Co.Ltd.39 Pharmacie Soucy LL 31 Photogravure Artistique, Inc.La.21121010 50 Poulenc, Ltée.Couv.II, 3, 32 Q Quebec Travel Bureau, Ltd.12100 11 R Rougier, Inc.Couv.I s Sandoz Pharmaceuticals Ltd.15, 16, 38 Schering Corporation, Ltd .7 T Tremblay & Dion, Inc.50 U Upjohn Company of Canada.26, 31, 40 Vv Vichy-France.23 Vita Ltée, Compagnie Pharmaceutique.LL À w Welcker & Cie Ltée.5, 24 Winthrop Laboratories of Can.Ltd.26 A NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement ici à votre bienveillante attention.Aidez donc ceux qui vous aident en prescrivant, de él Adin Ia>s IZ=-1a Roy lg $y Lédical \" 1% ow] fi 2721, rue ein a PONT > DEF QUÉBEC, INC.he LES PRODUITS LES SERVICES ROGER DUCHARME., GERANT JULIEN DUMAIS.GERANT-ADJOINT SERVICES PAYSAGISTES 3235, chemin Saint-Louis QUÉBEC 10, tél.: 653-2885 Au comptoir de vente du chemin Saint-Louis vous pouvez vous procurer tout ce qui a trait aux jardins et parterres ; de la pelle au 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