Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Laval médical, 1966-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Volume 37 - onuméro5 - FACULTÉ DE MÉDECINE, QUÉBEC - °° S0MMAire HUITIÈME RÉUNION PLÉNIÈRE DE LA SOCIÉTÉ ANATOMIQUE DE PARIS mai 1966 © 2 lie méd (Congrès des Anatomo-pathologistes de langue française) * TABLE DES MATIÈRES t de biolog 483 COLLABORATEURS : M.AURIOL M.D.HAUST J.BAUDOUIN G.JASMIN L.-F.BÉLANGER P.JOBARD S.BENCOSME R.KALIFAT D J.-L.BONENFANT Y.LE GAL H.BOUISSOU H.LAPIERRE M.BOULET R.LEVILLAIN D M.BOUTEILLE C.MARCHAL C.BROCHERIOU A.MARTINEZ-PALOMO 2 F.CABANNE R.MICHIELS G.CHOMETTE H.MORE R.CLUZAN O 2 J.NAFFAH C.CRACIUN P.NICLESCO » m\u2014 G.DADDI L ORCEL J.DELARUE Oe C M.A.de MAUBLANC J.PA \u2014 G.DEZILE Mme J, PELLETIER \u2014 A.DUMONT C.PERNOT P.DUSSERRE Y.PINAUDEAU O Mme T.FABRE A.PORTE J.FLOQUET G.RAUBER Mme A.GALIAN J.ROLAND D Ph.GALIAN J.ROUJEAU P.GANTER G.RUCART © R.GAREAU W.TABBARA G.GIRARD P.TUAILLON \u2014 Mme J.GIRARDIE M.VANDOOREN Ch.-M.GROS = ~~.M.S.YOUNES © STREQUE jx 0, 626 C ANALYSES .Coe TE UE LIVRES REÇUS TAL Benes 1 1 Le \u2018 629 | REVUE DES LIVRES I GENERAL Hospira, ™ | 630 3 NOUVELLES 4, OTTAWA 636 O CONGRÈS , Sor CL put 644 R \u2014= * Tenu à Québec, les 9 et 10 septembre:19 5 Ld on , le 13 septembre 1965.AVANTAGE POUR L'ANGINEUX TRIPLE Une fondation RO UGIER : I Se NSTITUT de RECHER( RAPPORTS ET COMMUNICATIONS (seconde partie) DILATE LES CORONAIRES CALME L'ANXIÉTÉ M RALENTIT LE RYTHME RHRN A RIHN a IIR THEE A r \\ NRA / A « I gre aw ds wifi 1\" oil ] des ru A Je EN 5a T9 OTITONAS) Û et SPT TA A joie acer j8 TUE be: 4 0 2 \u20ac te i { {0 wn pire ame es by PITS HR ARI ROUEN) CONDITIONS DE PUBLICATION * MANUSCRITS COPIES CLICHÉS ABONNEMENT (A) Directeur M.le professeur R.GINGRAS, Doyen de la Faculté de médecine.Rédacteur en chef M.le professeur Georges-A.BERGERON, Professeur de Phystologie pratique.Assistant-rédacteur M.le docteur Robert CARRIER, Département de Biochimie.Secrétaires à la rédaction MM.les docteurs Guy LAMARCHE et Jean BEAUDOIN, Secrétaire-administrative Mlle J.BERGERON.Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Le prix de l\u2019abonnement est de dix dollars par année au Canada et de quinze dollars à l\u2019étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.Direction : FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC.(Tél.: 681-9611 - local 244) i iété médi -hôpitagxuni itaires de laval bulletin de la société médicale des hérña «universitaires Oo \u201c \\ (s : {TA al JOURNAL DE CLINIQUE ET DE BIOLOGIE MÉDICALE Faculté de médecine UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC BUREAU DE DIRECTION M.le docteur Renaud LEMIEUX, président ; MM.les docteurs Rosaire GINGRAS, vice-président ; Georges-A.BERGERON, secrétaire ; Robert CARRIER.COMITÉ SCIENTIFIQUE M.le docteur Rosaire GINGRAS, doyen de la Faculté de médecine ; M.le docteur J.-B.JOBIN, président du Collège des médecins de la province de Québec ; M.le docteur Jean-Marc LESSARD, président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Pierre JOBIN, directeur du Département d'anatomie ; .le docteur Fernando HUDON, directeur du Département d\u2019anesthésiologie ; .le docteur Louis BERLINGUET, 12 \u20ac directeur du Département de biochimie ; .le docteur Wilfrid CARON, directeur du Département de chirurgie ; .le docteur Renaud LEMIEUX, directeur du Département de médecine; .le docteur Léo GAUVREAU, direcieur du Département de microbrologie ; .le docteur Lucien LARUE, directeur du Département de psychiatrie ; .le docteur René SIMARD, directeur du Département d\u2019obstétrique el gynécologie ; .le docteur Paul PAINCHAUD, directeur du Département d\u2019oto-rhino-laryngologie et ophtalmologie ; .le docteur Carlton AUGER, directeur du Département de pathologie ; .le docteur Donat L APOINTE, directeur du Département de pédiatrie ; .le docteur Corneille RADOUCO-THOMAS, directeur du Département de pharmacologie ; .le docteur Claude FORTIER, directeur du Département de physiologie ; .le docteur Henri LAPOINTE, directeur du Département de radiologie ; 1.le docteur Jean-Marie DELAGE, 120 vice-président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval; M.le docteur Louis DIONNE, x 2 2 2 EB Z BR BE «\u20ac BE Eg Z & secrétaire général de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Georges-A.BERGERON, | | secrétaire correspondant de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Clément JEAN, trésorier de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval.Lael va, di bog I Mg ION pag Juge gi | gi: jit fuk ho! nd ; Jit Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 comprimés dragées sirop suppositoires ampoules multidoses créme Phénergan après plusieurs années d'emploi dans le monde entier RESTE INSURPASSABLE par son efficacité et sa tolérance, comme 1.Antihistaminique 2.Anti-émétique 3.Hypnotique 4.Potentialisateur Renseignements complets sur demande P | PHÉNERGAN, nom déposé de la prométhazine ou e ne LIMITÉE (B) oral À va, Jr Chut | Un peu de silence.Ce \u201cpetit malade\u201d est tout un monde.C'est un homme-orchestre, la terreur du quartier, un ouragan et un mouvement perpétuel.Ce petit malade a besoin de MELLARIL EN SUSPENSION.| Pourquoi ?Parce que ce produit le calmera sans entraver \\ sa vivacité normale ni son dynamisme naturel.Le Mellaril est sans danger chez les enfants : ce fait est confirmé par une bibliographie toujours croissante.I! possède, en outre, une saveur agréable, ce qui évitera que notre diablotin ne fasse de difficultés pour prendre son médicament.MELLARIL thioridazine EN SUSPENSION pour l'enfant hyperactif Dose d'attaque habitueile 5-10 mg trois fois par jour.Enfants au-dessous de 5 ans, 0.5 mg à 1 mg/livre/jour.Présentation flacons de B onces une cuillerée à thé contient 10 mg de Mellaril (thioridazine) coliques atroces en carrosse L'élixir de BELLA- : DÉNAL soulagera les favorisera chez eux une À plus petits de vos malades qui souffrent de coliques et forte constitution physique crient de douleur.Du premier âge à l'adolescence, l\u2019élixir et une bonne dentition.de Belladénal est l'antispasmodique idéal dans le soula- le bâtisseur de charpentes Tous vos \u201cpetits malades\u201d ont besoin de calcium.Le sirop de \\ CALCIUM-SANDOZ Un autre avantage : gement des coliques, des vomissements, de l\u2019hypersécré- sa saveur agréable.tion, de l'énurésie et des douleurs gastro-intestinales.Le sirop de CALCIUM -SANDOZ pour l'enfant en période de croissance Dose moyenne: 1 cuillerée à thé, trois fois par jour.Présentation flacons de 8 onces ©L\u2019élixir d BELLADÉNAL / \u2018antispasmodique sédatif pour les nourrissons et les enfants | Dose totale quotidienne.\u2018à à 4 cuillerées à the trois ou quatre fois par jour, en doses fractionnées.Composition chaque cuillerée à thé (4 ml) contient 0.25 mg d'alca- loides lévogyres de la Belladone et 50 mg de phénobarbital Présentation flacons de 4 et de 16 onces.Ç TOUS RENSEIGNEMENTS CONCERNANT CES PRODUITS SUR DEMANDE, EUT A DORVAL, P.4.SANDOZ | Laval Médical Vol.37 - Mait1966 A EST-IL PLUS GRAND QUE B NATISEDINE PHÉNYLÉTHYLBARBITURATE DE QUINIDINE 100 mg e PLUS ACTIF e MIEUX TOLÉRÉ e SEL ORIGINAL e PAS UN MÉLANGE INDICATIONS ERETHISME CARDIAQUE PALPITATIONS EXTRASYSTOLES INSOMNIE EFFET THERAPEUTIQUE STABLE LIMITÉE 1775, BOUL.EDOUARD LAURIN, MONTRÉAL 9, QUÉ. i fe: iN I Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 thérapeutique large spectre LOGIQUE: IJECLOMYCIN Déclomycine, Déméthylehlortétracycline Lederle Lederle S'il est probable que le germe en cause est sensible à la tétracycline, quel choix plus logique que la Déclomycine en UNE DOSE Gouttes Pédiatriques ou en Sirop éabl t tisé .efficacité ; Miaiqus oi povdogis bidrconmoe [Bes Jl GOUTTES PÉDIATRIQUES .une dose dans la matinée, une dose dans la soirée.3 Posologie: La dose quotidienne 5 moyenne pour un adulte est une capsule (150 mg) q.i.d.ou un comprimé (300 mg) b.i.d.La dose pédiatrique quotidienne est de 3 à 6 mg par livre divisée en 2 ou 4 prises selon la sévérité de la maladie.@Marque deposée Avertissement: S'il y a atteinte rénale, même les doses Présentation: Capsules à 150 mg (corail): usuelles peuvent entraîner une accumulation excessive dans l'organisme, avec risques d'hépatotoxicité, Dans ces conditions, des doses plus faibles que les doses usuelles sont indiquées, et si le traitement doit être prolongé, il peut être désirable de faire des déterminations de taux sanguin de déméthylchlortétracycline.Comprimés filmo-enrobés de 300 mg (rouges): Sirop à 75 mg/5 cc (saveur de cerise); Gouttes Pédiatriques à 60 mg/cc (saveur de cerise).Des renseignements thérapeutiques détaillés seront fournis sur demande ou peuvent être trouvés dans votre Vademecum International.CYANAMID OF CANADA LIMITED, Montéal Midi Se der ol sofa | rs Lorsque les dérivés salicylés, aux doses supportées par le malade, ne soulagent pas suffisamment les symptômes de l'arthrite.Butazolidine ou Corticostéroïdes ?La Burazolidine diffère nettement des corticostéroides pour bien des raisons: OPresque invariablement, I'amélioration obtenue au début par la Butazolidine se maintient avec la continuation du traitement.Contrairement aux hormones (qui exigent souvent une augmentation progressive de la posologie), le traitement d'entretien à la Butazolidine peut souvent se faire avec des doses inférieures à celles du début.{L'administration de Butazoli- dine n'entraîne pas de faciès lunaire, d\u2019hirsutisme, de modifications du métabolisme ou Butazolid du cycle menstruel, symptômes habituellement associés à la stéroidothérapie.UUn brusque arrét du traitement a la Butazolidine ne provoque pas d'effets de sevrage.{La Butazolidine n'atténue pas la résistance à l'infection.HMLa Butazolidine n'a aucun effet sur le métabolisme des glucides, et par conséquent, n'entraîne pas de modifications des besoins d'insuline chez les diabétiques.ine Geigy Posologie Dose d'attaque : 300-600 mg (3-6 dragées) par jour, en doses fractionnées.Dose d'entretien: le minimum requis pour maintenir l'amélioration ; ce minimum ne doit pas excéder 400 mg (4 dragées) par jour, en doses fractionnées, Phase d'essai: une semaine.Effets secondaires Les réactions graves sont rares.Il peut parfois se produire des troubles gastriques (réduits au minimum par la prise de Butazolidine avec du lait ou aux repas, ou de Butazoli- dine alka), ou une légère rétention de sodium et d'eau.Précautions Il faut surveiller de très près tous les malades sous traitement, mais plus particulièrement les sujets âgés.Faire les numérations globulaires classiques avant, et régulièrement durant le traitement.Avertir le malade de consulter immédiatement son médecin dès l'apparition de fièvre, mal de gorge, lésions buccales, méléna ou adénopathie.La plus grande prudence s'impose dans les cas d'atteinte cardiaque, hépatique ou rénale, chez les hypertendus et chez ceux qui prennent des anticoagulants.Contre-indications Antécédents d'allergie médicamenteuse, d'ulcère peptique, de diverticulite ou de dyscrasie sanguine.Oedème clinique, insuffisance cardiaque.Présentation Butazolidine, marque de phénylbutazone dragées rouges à 100 mg.Butazolidine alka, pour les malades sujets à l'hypersensibilité gastrique : capsules de couleurs orange et blanche, renfermant 100 mg de Butazolidine, 100 mg d\u2019hydroxyde d\u2019aluminium, 150 mg de trisilicate de magnésium et 1.25 mg de méthylbromure d\u2019homatropine.Bibliographie complète sur la Butazolidine: 3,244 travaux jusqu'à ce jour.Renseignements complets procurables sur demande, ou par l'entremise de votre visiteur médical Geigy ; également publiés dans le Vademecum International.i u =) > Produits Pharmaceutiques Geigy TR Division de Geigy (Canada) Limited, Montréal 9, Qué.© 1 i « i - [ore Vil 3 - i | ie I 2 \u201d in # a Bem Te sn ES 7 des PS id ar 4 = 7 ww i i A 7: = À i = A = ir a be 7 7 Z = = = Ÿ Wo À GS = J 3 = ce 4 4 = ; & Go = se i: be pe - > 2 ; 2 3 ix ; 22 ee ce \u201c i i = RY ë 4 AY Za Sh \u2018oo 3 A >.Bons i > Pa i 7 i i Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 y 2 a i 5 .4 A a Rs oa on Gon ven si i i ee ee = = .2 7 = i a 5 7 £3 a = be - ; a se i 7 © GS a i A = x i \u2014 i Sa id i 5 Sh >, = 2 % pe » 5 .SS se 7 £3 2 2 = a 2e > ee a Le i i a 2 2 ox 2 SA i i = i = / 2 2e = is BE 2 , 2 228 Si Hl WH Pa 2 Ne ve ja a + 5.eo a i Bo i 2 i = We Zi as .He Sa Sa = a = = 4 = So = = se = & 2 .es , we a LR oa 5 % 5 i 2 2 Hy oy 4 a Pa 2 yar = ; a = a Se Go i sm So = oe 4 = a i = 2 i .D 1 5 ol 2 = = 5 7 2 .a.Lh .5 > 2 es 5 a pr 7 = ; bn Wo > >.i = > 2 So a 2 a i aS 2 2 5 Lid Sie 5 = ; a a Vian A mas i ce A a oo = 4 3 Le = 2 = a > = a i: Se = Se = = ; i = Æ 2 2 A Soh i = & Lo io ig Se 3 Ro \u20ac 7 Ee 2 sn = Sh 2 i = 4 = = 2 = bg Sn x .= Se - we fe 5 4 Se = Ce GE = 5 i = x Te i WS = Dg = a x = i es i sn Fi \u201c = 5 .ken EU E .7 2 Sal = - Se 8 gs oo a {i .À a à i -\" 2 Go Sn $ © Se > 0 = = + oy ë y = \u201c + ; se ce pr Co - & ss 5 5 2 fn = 2 be ; > je a Ra 5 co es .= @ Lh 2 > SN 3 .x 7 a = Se 5 Se on 25 pe Le a3 sex x 5 2 .gs Ne un = = 2 ve ss 5 ES c SL > i a = = x 0 .= A - = SE = né 5 = = £ Se $ ii = s 8 a a se i a Re sx = i fe ot = i Ga .a Pi = Se 5 SE A a .5 5 se a iN > = Si se Re Ros > a = = = a Er = se SE - S Hi Sey 72 = 2 = = se = 5 Sh i = = 2 fe Fa 5 be > & $ ve x 2 a 5 A Ye 5 : SH sai A AE x EE 5 Sa HE 2) se Le = = Gg! 2 = a x Se 4 ee 2 wy a a oi Le i & & os Nr = .s = .=< ou i = fo at sa Sai Se 2 at Sn SY Ee SE lia con Se 2 cei SRA oo PTE 3 Srey ore ORS ON ns ek oe PS Fer ne FEEL = Ce SON i.Xx la Es C5 A ot Fr RR 225 x Ee AE nr sa Ss SH 23 =?2 pe nee em RO oe oi aE TE 2e ess 2 A cos ib oa EET ST = ie te Be a dois PAIE RCE FAIRE ae > ETRE, ERLE ae KAT po PRT ax RCH 7 a er ee = RRA = Res ce RE a SR aes A Seay pp | Laval Médical WF Vol.37- Mai 1966 Méthyldopa I\"antihypertenseur qui stabilise la tension au cours des 24 heures d'une journée\u2014au travail, au repos ou durant le sommeil.Les avantages de l\u2019'ALDOMET procurent au patient plusieurs bienfaits: * Maîtrise de l'hypertension durant le jour et la nuit que le patient soit à l\u2019état de veille ou de sommeil.* Emploi possible même chez les patients dont la fonction rénale est atteinte puisque, administré à des doses thérapeutiques, il permet de maintenir le débit de filtration glomérulaire et le flux sanguin rénal.Possibilité pour le patient de poursuivre une activité normale car des effets secondaires indésirables telle l'hypotension de posture le gênent rarement.e Stabilisation de la tension artérielle sans entraîner d'écarts trop prononcés.Collaboration du patient assurée en raison de la sensation de bien aise qu\u2019il ressent dès le début et tout au cours du traitement.L\u2019ALDOMET réduit la tension par une diminution de la résistance périphérique.POSOLOGIE: La posologie quotidienne per os varie habituellement de 500 mg à 2.0 gm, suivant les besoins et la réponse du patient.On recommande de ne pas excéder une dose quotidienne de 3.0 gm.CONTRE-INDICATIONS: Phéochromocytome et affection hépatique active; emploi non recommandé chez les femmes enceintes.User de précautions si l\u2019anamnèse révèle une affection hépatique.Emploi non recommandé en cas d'hypertension bénigne ou labile répondant à un traitement au moyen de sédatifs ou de thiazides employés seuls.Renseignements détaillés concernant les indications, la posologie, les effets secondaires et bibliographie sur demande.Présentation: L'ALDOMET est présenté sous forme de comprimés laqués, jaunes, dosés à 250 mg de méthyldopa, en flacons de 50 et de 500.MERCK SHARP & DOHME OF CANADA LIMITED MONTREAL La recherche d'aujourd'hui au service de la thérapeutique de demain *Marque déposée Présenté sous les formes suivantes: \u2018NEOSPORIN ve\" Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 ss marque déposée Toute une famille d'antibiotiques topiques Trois antibiotiques LA POLYMYXINE B LA NÉOMYCINE LA BACITRACINE OU | LA GRAMICIDINE CREME* dans un excipient du type évanescent hydrosoluble.ONGUENT** « LOTION, dans un véhicule hydrosoluble, incolor| non parfumé.* SOLUTION OPHTALMO-AURICULAIRE* * VAPORISATION AEROSOL**, Documentation détaillée sur demande BURROUGHS WELLCOME & CO.(CANADA) LTD., Montrei *avec gramicidine **avec bacitracine Lona! a.$ à 4 igi i-Y Jp Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 11 Votre plaisir c'est de voyager, le nôtre de vous faire bien voyager, individuellement ou en groupe jt © préparation de l'itinéraire, | # © obtention du passeport et des visas, É © réservations et billets d\u2019autocars, avions, : po bateaux, chemins de fer, location d\u2019automobile, È service de guides, réservations d\u2019hôtels, vo e © oo o assurance pour vous et vos bagages.506 NOUS NOUS OCCUPONS DE TOUT! NA québec-monde jbl od 2 agence voyage 18 STE- ANNE, QUEBEC 4, CANADA /529- 2547 J 900 bi x MEMBRE DU GROUPE DE AMERICAN EXPRESS REPRESENTATIVE *4 JRE (BE) Laval Médical lord Vol.37 - Mai 1966 TL sommaire suite ANALYSES STÉROÏDES ANTICONCEPTIONNELS ORAUX | A ŒDÈME DU BRAS À LA SUITE D'UNE MASTECTOMIE RADICALE.LES SCIENCES DE BASE DANS UN MILIEU ACADEMIQUE EN EVOLUTION 627 STEROL OSTEOLYTIQUE DANS LE CANCER DU SEIN DANS L'ESPECE HU- HORMONE A ACTIVITE CRF DANS LE SANG PERIPHERIQUE: AUGMENTATION DURANT LE STRESS le produit dont personne n\u2019a besoin.sauf les malades à la diètecles convalescentso les malades chroniques O ceux qui sout- frent de malabsorption O ceux dont l'état amène une absorption vitaminée insuffisante ou des besoins vitaminés accrus Chaque dragée contient : levure de bière concentrée.\u2026.75mg POSOLOGIE \u2014 À titre prophylactique: une ou tige de thiamine Sms deux dragées par jour.A titre thérapeutique : une niacinamide.ee.125mg ou deux dragées trois fois par jour.chlorhydrate de pyridoxine.1 mg vitamine Br.\u2026.10122022-2- 1.5 mcg Flacons de 30 et de 100 dragées.acide ascorbique.100 mg vitamine D .500 U.I D R A G E E PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE ® Chants E.Frosst et Cie MONTREAL CANADA MAISON FONDEE AU CANADA EN 1899 VITAMINES B PLUS C ET D pour prévenir ou corriger les carences NuUtritives @ Marque déposée Mi Lo a] Laval Médical granules, ld Vol.37 - Mai 1966 \u201cLid Ll./ 2 = POUR la pureté shld A QUALITÉ VÉRIFIÉE, > la fi lI aîche ur , = .= la richesse 5 LA > i wd Ton 607 | 2e Se \u2018 CREME Nw al alas &F YOGHOURT 2 7097 .°°.9 CREME GLACEE 51° 57 875, 4° AVENUE, QUÉBEC 3.TÉLÉPHONE : 529-9021 gi - IMÉDICATION i Ni | ANTIOBESE it hh dtr Les _capsulesffde\u201d NoBesine contiennent des petits à désintégration \u20ac helopnée.Une autre spécialité des LABORATOIRES NADEAU LIMITÉE i: fi.8 Re iB i »g Laval Médical Vol.37 \u2014 Ma: 1966 Plus de Donnatal est prescrit par les médecins que tout autre antispasmodique.Après plus d'un quart de siècle et au-delà de sept milliards de doses, Donnatal est encore prescrit par plus de médecins que tout autre antispasmodique.Un assentiment aussi général et soutenu doit s'expliquer par le fait que Donnatal est un médicament sur lequel l'on peut compter, aussi bien pour son efficacité que pour l'absence d'effets secondaires sérieux.Sept milliards de doses! Si Hippocrate avait pu commencer à prescrire Donnatal en 430 av.J.-C.il lui eût fallu le donner à 2,670 patients t.i.d.pour atteindre au-delà de sept milliards de doses en l'an 1966! Pour de plus amples renseignements, consulter la documentation ou le Vademecum International.> Chaque Comprimé, Capsule Chaque Extentab ou 5 c.c.d\u2019Elixir contient: contient: 0.1037 mg 12 2e eee eee sulfate d'hyoscyamine 0.0194 mg 21222 se see sulfate d'atropine.\u2026 >» ER, FT VS vd Jord! Titi a Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 ESSAIS DE CARACTÉRISATION HISTOCHIMIQUE ET ULTRASTRUCTURALE 487 a +38 ANS \u20ac LES \u20ac À Æ nu = 5 A yf : has 22 Es ba AY \\ hd K/ jf} 3 5 NES A \\ 28 3 2h Ye 5 < Zs IE » x Is \\ 1 ah La ; BE à = he A) ; NX at ESS at S48 a) \u2014 ei A y} ig 3 \u201d iP 2 Ta ond 3 ie ir \"26 EE éme chti x 4 7-65 Lane in tN LS oy D + Nes i] (à Fox x {+ x 4 Ba AN lll ii Er > \u201843 Sa er JL & R > ne N PS i Sr ss A oS A Me RU wy\u201d > 4 = Pas * bh, 4% A pe 3 YC, 2 La = + | CE et FN Se ee, TE \u20ac Yi Sv, et 3% Ee i 63 RN Le 4 % ou\u201d _ N Sa We \u20ac Le 20e pete at 9 3 AY © SN ied A 178 A RE fay SF + MS ÉS Gare) Ell pA ra A A Rog > Reo + RA & ph 4 Le \u201cXi = at ny A xD = N 3 Ee 5 / pe & LE 7.si +.i 8 3 ir, 0 4 5 A x > a! 4 À 3 + Na \u20ac À 5 > NE: 3559 a Re « ks > > ps ee SN cn he Et Ber \u201c pre.IN ÿ cet, IR RX an 4 x i Lee AE oo bo A A a Fa ta 4 Ag $ ar SE L303 SAG et ri 2 Ré $ \\ 3 1 = ; ZH ts Fi bad bY 35 pa = true \\ 3%.A iy pyr a Te AS Wa, ors fA Ai ÿ, EX Le À = NE 5 De Vs SP he) 5 5° É \u2014 7H cn \u2018 [A yo, WW SA de ; 2m Fe ES NN LY rd V Ra v N LY A, hy = A Fa SANS Sa i 5 3 A LP, XJ lo Su bo %d ny sé \u201cas 7% 2 Le À sd A es Sw Wk ¢ 4 \u2018i à a x} pd V4 * 22 seu a Fe $.CL RS Ro Nd A Re S et nisin.ae Et eine arnt li\u201d 0 EEE tt TD Fn ot RRS a M.Fe x ELL Ry i \\ aa os Figure 2.\u2014 Paroi aortique (GMA \u2014 Mn 04K).Les éléments cellulaires (noyau N et myofibrilles M), les lamelles élastiques (E) et les fibrilles collagénes (C) possédent un contraste remarquable.gl RE BERRY SRT oy rt de 488 réalisables après fixation au Carnoy mais non au formol.Sur coupes ultrafines le collagène du tendon nous a paru très résistant : avec la pepsine on obtient une action légère et d\u2019interprétation difficile sous forme d\u2019une dégradation périphérique des fibrilles, mais sans grande modification de la striation ; avec la trypsine on n\u2019observe aucune modification.La collagénase détermine une dégradation du collagène (figure 3), mais incomplète, portant sur la périphérie des fibrilles et sur leur densité ; cette dégradation n\u2019est cependant obtenue qu\u2019à l\u2019aide de concentrations élevées et après des temps extrêmement longs (jusqu\u2019à 40 heures) au terme desquels les structures non colla- géniques sont également très altérées.Quant à l\u2019élastase et l\u2019hyaluronidase, elles n'ont aucun effet sur le collagène.Le collagène du conjonctif commun se comporte un peu différemment en microscopie électronique et paraît moins résistant à la collagénase : il semble qu\u2019on obtienne la disparition de certaines fibrilles, celles qui subsistent étant altérées dans leur calibre mais non dans leur striation.L\u2019élastase et l\u2019hyaluronidase sont, ici encore, inactives.Enfin le collagène « jeune » du cordon ombilical semble encore moins résistant à la collagénase (figure 3) : On obtient apparemment la disparition de nombreuses fibrilles, sur celles qui sont respectées, on observe une atteinte marquée du calibre, mais la striation est intacte.L\u2019hyaluronidase et l\u2019élastase sont, là encore, inefficaces.On peut donc conclure de la façon suivante : \u2014 Histochimiquement, la pepsine, la trypsine et la collagénase ont une action lytique sur le collagène, totale en 18 à 24 heures sur pièces fixées au Carnoy, alors que l\u2019élastase et l\u2019hyaluronidase sont inactives ; \u2014 En microscopie électronique au contraire, la trypsine est inactive, la pepsine a un effet douteux ; la collagénase semble avoir une action lytique sur le collagène « jeune » ou sur les fibrilles fines du conjonctif commun mais un effet limité M.BOUTEILLE - P.GANTER - R.KALIFAT - J.DÉLARUE Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 sur les énormes fibrilles du tendon ; cet effet n\u2019est du reste obtenu qu'à la faveur de concentrations importantes et de temps d\u2019incubation très longs, de telle sorte que l\u2019on observe également une destruction des autres constituants tissulaires ce qui enlève beaucoup à la spécificité de cet enzyme dans nos conditions expérimentales.b) Digestion de l\u2019élastine : Histochimiquement l\u2019action de l\u2019élastase est, on le sait, spectaculaire, facile, et très spécifique (figure 4).La pepsine est également fortement élastolytique.Les autres enzymes se sont montrés dépourvus d'activité.Sur coupes ultrafines, la trypsine montre une activité partielle et irrégulière, sous forme d\u2019une accentuation de la structure microfibrillaire des fibres d\u2019élastine ; elle présente sur les éléments cellulaires un effet maintenant bien connu, prédominant sur la chromatine [Leduc et Bernhard (21)].On sait cependant que cet enzyme ne trouve pas dans le GMA un milieu d\u2019inclusion favorable.La pepsine se révèle nettement élasto- lytique comme en optique et comme in vilro ; elle a également un effet cellulaire et notamment sur le nucléole (22).Quant à l\u2019élastase, elle confirme sur coupes ultrafines la remarquable action élastolytique qu\u2019on lui connaît in vitro et sur coupes en paraffine ; à des concentrations très faibles et avec des temps d\u2019inclusion extrêmement courts, on obtient une disparition totale des fibres élastiques et ceci, en respectant parfaitement les autres structures, telles que le collagène, même lorsqu\u2019il est intimement mêlé à la substance élastique (figure 5).L\u2019hyaluronidase, enfin, montre de façon inconstante et modérée une accentuation de la structure fibrillaire à l\u2019instar de la pepsine.Nos essais de digestion de l\u2019élastine permettent donc d\u2019établir les faits suivants : \u2014 Histochimiquement, l\u2019élastase et la pepsine ont une action élastolytique totale ; \u2014 En microscopie électronique l\u2019élastase a une action totale et parfaitement spécifique.La pepsine et l\u2019hyaluronidase semblent présenter une | Lol ÿ VS- 4 b by Hy Wl fig (0 bation Tt ble ty fs iol de he Se est, On pie ortemen: ont mon ie Ue me dg lie des éémers mm, Berard pin TE inchsion a1 hte in rie; pa y Coupés lie i put ale i hint el pré Laval Médical .Vol 37 - Mai 1666 ESSAIS DE CARACTERISATION HISTOCHIMIQUE ET ULTRASTRUCTURALE 511 FF 3 : a vie ur TE, SE A LL Figure 3.\u2014 Cordon ombilical (GMA \u2014 Mn 04K).En haut: Témoin.Aspect d'une fibre non digérée, placée dans le tampon pendant 24 heures.En bas: Digestion par la collagénase pendant 24 heures.Désorganisation des fibres.Rupture des fibrilles en petits truction partielle et effacement de la striation (2).Destruction compléte (3).segments (7).Des- Laval Médical 490 M.BOUTEILLE - P.GANTER - R.KALIFAT - J.DELARUE Vol.37 - Mai 1966 action partielle qui valorise la structure micro- \u2014 En microscopie électronique, on trouve les mê- fibrillaire de l\u2019élastine, et la trypsine, une action mes difficultés.Dans le tendon, nos essais n\u2019ont pas permis de rendre visible de façon indiscutable discutable.c) Digestion de la substance fondamentale : Cette structure présente, on le sait, les plus grandes difficultés d\u2019interprétation, non seulement pour les digestions enzymatiques, mais même pour la simple mise en évidence histochimique et surtout ultrastructurale.Il était donc important d\u2019acquérir tout d\u2019abord une mise en évidence indiscutable de la substance fondamentale : \u2014 Histochimiquement, on sait que la substance fondamentale est difficile à voir pour deux raisons : 1) Là où elle est peu abondante, comme dans le tendon ou le derme moyen, on ne peut pratiquement la distinguer des éléments fibrillaires du collagène ; it) Là où elle est abondante, comme dans les tissus mésen- chymateux jeunes, les procédés de fixation habituellement employés la rétractent et lui donnent un aspect réticulé, difficile, là encore, à distinguer des éléments fibrillaires jeunes de ces tissus, C\u2019est donc surtout dans certains tissus particuliers, com- hor aT Figure 4.\u2014 Aorte de lapin en paraffine (Col de Weigert X600).En haut: Coupe témoin En bas: Digestion par l'élastase pendant 24 heures.Disparition des fibres élastiques.me le conjonctif des parois vasculaires, que l\u2019on la substance fondamentale et, en particulier, rien peut en faire l\u2019étude.Encore faut-ilremarquerque qui puisse ressembler à une «gaine» glycol\u2019histochimie permet de déceler essentiellement la protéique autour des fibrilles collagènes.fraction glucidique de cette substance fondamen- Dans nos préparations d\u2019aorte, il est cependant tale, c\u2019est-à-dire uniquement 0,5 à 5,0 pour cent possible de mettre en évidence un fond grisâtre du poids sec total de la substance fondamentale.facile à distinguer du milieu d\u2019inclusion, et ceci à by, [2 édical Hl ie sn.SIN dscutable 2 ~ x > + ry 4 Laval Médical vel %7 Mai 1966 ESSAIS DE CARACTÉRISATION HISTOCHIMIQUE ET ULTRASTRUCTURALE 491 ve SE ne Figure 5.\u2014 Aorte de lapin en GMA (Mn 04K).En haut: Coupe témoin: fibrilles élastiques (E), collagène (C).En bas: Digestion par l'élastase pendant 10 minutes.Les espaces (E') correspondent à l'élastine disparue, et laissent apercevoir le formvar.Les fi- brilles collagénes (C), la substance fondamentale (S) et les myofibrilles (M) sont respectées. 492 M.BOUTEILLE - P.GANTER - R.KALIFAT - J.DELARUE la faveur, en Epon, d\u2019une coloration par l\u2019acide phosphotungstique, et en GMA, d\u2019une coloration par le permanganate de potassium ; cette dernière méthode nous semble constituer, et de loin, le meilleur moyen de voir la substance fondamentale sur coupes ultrafines en microscopie électronique ; c\u2019est donc avec elle que nous avons fait nos essais de digestion enzymatique.Ces digestions enzymatiques ont été, dans l\u2019ensemble, assez décevantes : Sur la substance fondamentale du conjonctif aortique nous avons obtenu histochimiquement une action partielle sur la fraction glucidique au moyen de l\u2019hyaluronidase.Sur coupes ultrafines au contraire, l\u2019hyaluro- nidase ne nous a pas montré d\u2019action visible.La trypsine, la pepsine, la collagénase et l\u2019élas- tase n\u2019ont également aucune action.Dans la substance fondamentale du cordon ombilical on pouvait s\u2019attendre, en raison de sa plus grande abondance et de sa structure fortement glycoprotéique, à une action de l\u2019hyaluro- nidase.En fait, cet enzyme s\u2019est révélé inactif de même que tous les autres enzymes essayés.L'interprétation de ces résultats négatifs sera développée dans la discussion.DISCUSSION DES RÉSULTATS De ces essais qui restent essentiellement techniques, il semble que l\u2019on puisse tirer un certain nombre de conclusions, non seulement sur les techniques elles-mêmes et sur leur efficacité, mais sur la structure de certains constituants du conjonctif que ces techniques permettent de mettre en évidence : 1.Il est possible, à l\u2019aide de quelques modifications et surtout à l\u2019aide d\u2019un choix portant sur les techniques jusqu'ici utilisées presque exclusivement à l'étude des éléments cellulaires, de les adapter à l\u2019étude du conjonctif.De même qu\u2019à la suite des essais maintenant généralisés par la plupart des auteurs, il semble possible de faire varier de façon considérable la morphologie des éléments cellulaires au microscope électronique et Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 d\u2019en tirer des renseignements essentiels, il semble de même possible de faire varier dans de larges limites l\u2019aspect des constituants du tissu conjonctif sur les coupes ultrafines, et ceci grâce à des méthodes de fixation, d\u2019inclusion et de coloration qui peuvent être employées couramment et qui, fait capital, ne compromettent en rien l\u2019étude morphologique.Pour la microscopie électronique du conjonctif également, l\u2019application de méthodes histochi- miques sur coupes ultrafines au microscope électronique semble donc susceptible d'apporter des renseignements précieux.2.Parmi les essais que nous avons pratiqués, certains laissent entrevoir la possibilité d\u2019établir, par la suite, des sortes de batteries de tests en microscopie électronique, à l\u2019instar de l\u2019histo- chimie, et avec le contrôle de celle-ci.3.Discussion des essais de fixation, inclusion et coloration.Ces essais permettent de suggérer que l'étude des substances conjonctives exige un choix dans les techniques ; choix grâce auquel leur ultra- structure est infiniment mieux préservée que par les techniques ordinairement destinées aux études purement cellulaires : a) Fixations : La meilleure est en Epon la double fixation glutaraldéhyde-tétroxyde osmique comme ceci est d\u2019ailleurs bien connu pour les éléments cellulaires.En GMA, l\u2019acide osmique étant exclu, dans la mesure où il empêche les digestions, c\u2019est le gluta- raldéhyde qui semble supérieur aux autres fixateurs aldéhydiques, le mélange formol-acroléine semblant faciliter la coloration du milieu d\u2019inclusion lui-même, compromettant ainsi la mise en évidence de la substance fondamentale.bY Inclusions: Le GMA, connu pour un milieu déja assez favorable en morphologie cellulaire (21, 22, 23 et 24), permettant de nombreuses digestions enzymatiques sur coupes ultrafines, s\u2019est avéré dans le zas de substances conjonctives présenter les mêmes facilités de digestion.Mais, en outre, il bord WE per con pit | (lr qe] soit doué Û { Bn) conf l'acide conf tive Cit] il tre é ment qu d De li Wigive] = Ma 13; À semble CE gs comme ed de tion 1e qu, 1 l'étude njonct histo ne de Arie des ngs, d'établir, de texts i liso Pnchsion e l'étude i dans ir ite que J i ude fin sc ies fmt Je gt TE fie qari ju fed i gil \" 3 dl ga au\" gi IF I le qui j Laval Médical Vol.37 \u2014- Mai 1966 permet une excellente conservation des structures conjonctives et méme, a certains égards, un aspect plus esthétique que certains milieux d\u2019inclusion à visées purement morphologiques tels que l\u2019Epon.Ceci peut s'expliquer par l\u2019extrême solidité des substances conjonctives et en particulier des fibres élastiques et collagènes.c) Colorations : En Epon, la meilleure coloration des substances conjonctives en général semble, de très loin, l\u2019acide phosphotungstique, avec l\u2019appoint que constitue l\u2019argentation grâce à sa sélectivité relative pour le collagène.En revanche, en GMA, c\u2019est le permanganate de potassium qui doit être utilisé : il donne un contraste prononcé aux fibres élastiques, il accentue et affine considérablement la mise en évidence de la striation périodique des fibres collagènes, et il est le seul qui permette dans le GMA la mise en évidence de la substance fondamentale.4, Discussion des résultats des digestions enzymatiques : Ceux-ci doivent être envisagés de deux manières: 1° D\u2019une part, il est possible de faire agir l\u2019enzyme avec la concentration et le temps d\u2019incubation nécessaires pour obtenir un effet lytique total : ceci permet sur la coupe elle-même d\u2019ôter totalement une strucure donnée, en respectant les structures voisines.On réalise alors une « digestion différentielle » qui permet d\u2019étudier les relations entre ces structures voisines.2° D'autre, part, soit à l\u2019aide d\u2019une digestion ménagée, soit en utilisant un enzyme à action partielle, il est parfois possible d'obtenir des renseignements sur l\u2019ultrastructure intime d\u2019un constituant du conjonctif.a) Le collagène : Il n\u2019est attaqué de façon nette sur coupes ultrafines que par la collagénase.Encore faut-il préciser que cette action n\u2019est observée qu\u2019avec de fortes concentrations et des temps d\u2019incubation fort longs.Dans ces conditions apparait évidemment une dégradation des structures non collagènes sur la coupe, de telle sorte qu\u2019on ne peut ESSAIS DE CARACTÉRISATION HISTOCHIMIQUE ET ULTRASTRUCTURALE 493 parler de spécificité.Il existe donc un désaccord entre l\u2019histochimie optique et l\u2019histochimie électronique.Mais, il faut souligner qu\u2019à l\u2019échelle optique, il est plus facile de se rendre compte d\u2019une action collagénolytique.À l'échelle ultrastructurale, on doit se contenter d'apprécier une diminution du nombre de fibrilles avec le facteur d'incertitude que cela comporte, et les altérations des fibrilles qui subsistent.De plus, on connaît la résistance du collagène aux agents enzymatiques lorsque celui-ci est fixé par le formaldéhyde [Keech (18) ; Kohn et Rollerson (19)].Ceci est peut-être à rapprocher de notre fixation au glutaraldéhyde.Il n\u2019en reste pas moins que l\u2019effet obtenu, si modéré et peu spécifique qu\u2019il soit, est conforme dans une certaine mesure à celui qu\u2019ont décrit des auteurs tels que Gross (17), Keech (15), Yokota (37), Nishigai et coll.(29), Tunbridge et coll.(35), qui ont appliqué la collagénase in vitro sur du collagène extrait et l\u2019ont examiné au microscope électronique, mais par ombrage.L\u2019action la plus nette de la collagénase semble dans ces méthodes concerner surtout la périphérie et les extrémités des fibrilles, avec diminution irrégulière du calibre et présence de « tactoides » aux extrémités effilées.En outre, la moindre résistance des fibrilles du cordon ombilical est à comparer avec les travaux d\u2019auteurs tels que Hall et coll.(8) et Keech (16 et 17) qui semblent dans l\u2019action de la collagénase in vitro obtenir une digestion plus facile du collagène « jeune ».L'action négative de la trypsine sur coupes ultrafines complète la notion de son inefficacité sur le collagène in vitro (4, 32 et 36), inefficacité confirmée par les études au microscope électronique, par ombrage [Gross (7), Tunbridge et coll.(39)]- Quant à la pepsine, active en paraffine, elle est également lytique au microscope électronique avec ombrage [Gross (7)].11 existe donc un certain parallélisme entre les résultats des digestions du collagéne sur coupes ultrafines, et de celles qui ont été pratiquées 494 in vitro (observées ou non au microscope électronique avec ombrage).Il s\u2019agit là d\u2019un fait encourageant, et qui incite à poursuivre les recherches.b) L\u2019élastine : C\u2019est avec elle que nous avons obtenu les meilleurs résultats dans nos tentatives d\u2019histo- chimie ultrastructurale.Elle permet en effet de mettre en évidence la possibilité d\u2019action d\u2019un nouvel enzyme sur coupes incluses en GMA.Cet enzyme est l\u2019élastase, dont il faut souligner la puissance et la spécificité.Ceci corrobore, d\u2019ailleurs, les études sur l\u2019action de l\u2019élastase sur de l\u2019élastine extraite et incubée in vitro, avec ou sans examen au microscope électronique après ombrage, études qui ont fait l\u2019objet de revues récentes par Mandl (27), Partridge (30) et Ayer (1).C\u2019est l\u2019élastase qui nous a permis une véritable digestion différentielle de l\u2019élastine : la possibilités maintenant offerte de digérer l\u2019élastine sur les coupes elles-mêmes autorise l\u2019étude de ses rapports avec les autres constituants du conjonctif.En effet, il est bien connu déjà qu\u2019on peut observer une structure microfibrillaire à l\u2019intérieur de l\u2019élas- tine sur coupes ultrafines, sans traitement par les enzymes, mais à la faveur de certaines colorations: c\u2019est ainsi qu\u2019en GMA, une double coloration par le tétroxyde osmique et l\u2019uranyle met en évidence des microfibrilles plus sombres à l\u2019intérieur de la fibrille ; cet effet est encore plus accentué avec l\u2019acide phosphotungstique.Il est donc possible de se demander si ces micro- fibrilles correspondent, comme on a pu le penser à des fibrilles de collagène incluses dans la substance élastique (10, 12, 13, 14 et 33), ou s\u2019il s\u2019agit d\u2019une structure microfilamenteuse propre à la substance élastique, selon une autre opinion (1, 7, 12, 13, 14 et 31).L\u2019emploi de digestions enzymatiques sur coupes ultrafines permet de suggérer que ces deux thèses sont compatibles : Les digestions poussées de l\u2019élastine, notamment par l\u2019élastase, grâce à sa remarquable spéci- M.BOUTEILLE - P.GANTER - R.KALIFAT - J.DELARUE Laval Médical Vol.37 ~ Mai 1966 ficité, mettent en évidence de façon très nette les .rapports de l\u2019élastine avec le collagène ; il semble que le périphérie des fibrilles élastiques soit en quelque sorte fixée au conjonctif ambiant par des fibrilles collagènes qui pénètrent profondément dans leur substance [figure 6 (1)] ; en outre, en plein centre de la fibrille élastique, telle qu\u2019elle apparaît sur la coupe ultrafine, il est possible de mettre en évidence la présence de fibrilles collagènes, qui, fait important, ne sont pas transversales ou obliques comme les précédentes mais, cette fois, orientées parallèlement à la direction générale de la fibrille élastique [figure 6 (4)].Il est à souligner que cette union intime entre le collagéne et l\u2019élastine est ici mise en évidence non pas à l\u2019échelle des fibres \u2014 ceci est en effet bien connu en microscopie optique \u2014 mais bien à l\u2019échelle des fibrilles que le pouvoir de résolution du microscope électronique permet seul d'atteindre ; il s\u2019agit en effet de la présence de fibrilles collagènes au sein de la substance même des fibrilles élastiques.Dans le domaine des digestions ménagées, au contraire, la puissance même de l\u2019effet élastolytique de l\u2019élastase nous a empêchés, malgré des concentrations très faibles et des temps très courts, de mettre en évidence la structure intime de l\u2019élas- tine, sur laquelle la plupart des auteurs s\u2019accordent maintenant : chaque fibrille est très vraisemblablement composée de microfilaments inclus dans une substance amorphe.Ceci est confirmé surtout par les travaux japonais [voir notamment Kawase (13 et 14)].Le fait qu\u2019une telle structure ne puisse pas être mise en évidence par l\u2019élastase sur coupes ultrafines est d\u2019ailleurs à rapprocher d\u2019autres opinions qui suggèrent que l\u2019élastine est composée de fibrilles agglutinées mais sans matrice [Ayer (1)], ou bien que les filaments et la matrice sont de même composition chimique [Partridge, (30)].Dans ces deux cas il serait facile de comprendre qu\u2019un enzyme extrêmement spécifique comme l\u2019élastase ne puisse donner qu\u2019une digestion totale ou nulle, les phases intermédiaires étant réduites à une attaque non systématisée.C\u2019est grâce à d\u2019autres enzymes qu\u2019une digestion ménagée va être possible : la pepsine et l\u2019hyaluronidase sont en effet également actives sur ie AU cts A ré case EE Dette les Lene te Pa des dimen Ui en \u20ac qu'éle sole de ls col svergles IS, ce nie à eet |'échele mir Hires pe gt ED IE gis 20 citique one Ws, de jp fis Sor TES 5 oc oof grt ou dystast pod foe ga lie ile ge 0 file ji = él Ê dr i Laval Médical Vol 37- Mai 1966 ESSAIS DE CARACTÉRISATION HISTOCHIMIQUE ET ULTRASTRUCTURALE 495 Ki Figure 6.\u2014 Ultrastructure de l'élastine En 1: Digestion par I'hyaluronidase.Structure finement microfibrillaire.En 2: Digestion par la pepsine.Aspect de digestion partielle précisant également la structure microfibrillaire.En 3: Digestion par I'élastine.Présence de fibrilles collagènes en périphérie et à l'intérieur de l'espace E' correspondant à l'élastine disparue.En 4: Digestion par la pepsine.Présence de fibrilles collagènes (C) (elles-mêmes partiellement attaquées) au sein de la substance élastique digérée (E). 496 M.BOUTEILLE - P.GANTER - R.KALIFAT - J.DELARUE l\u2019élastine, et ceci est conforme à l\u2019opinion de la plupart des biochimistes et, notamment, Thomas et Partridge (34).Elles ne sont cependant pas spécifiques, et ne permettent d\u2019obtenir, si l\u2019on veut conserver le reste des structures dans la coupe, qu\u2019une digestion partielle : la digestion différentielle est ainsi impossible.La digestion ménagée permet d\u2019accentuer la structure microfilamenteuse décrite par d\u2019autres auteurs grâce aux autres techniques indiquées.Les microfilaments paraissent alors parfaitement distincts de la présence de collagène à l\u2019intérieur de la substance élastique [figure 6 (1 et 2).Nos essais de digestion enzymatique de l\u2019élas- tine semblent donc confirmer, d\u2019une part, la présence de fibres collagènes en périphérie et au sein des fibrilles élastiques et, d\u2019autrepart, unestructure microfilamenteuse de cette substance élastique.Il est cependant à noter que cette accentuation de la structure microfibrillaire ne fait que confirmer des faits qui sont beaucoup mieux mis en évidence par fixation au permanganate de potassium.Elle apporte également des arguments en faveur d\u2019une structure exclusivement microfilamenteuse de la substance élastique, la matrice étant soit de même composition chimique (30) ou même absente (1).c) La substance fondamentale : Les digestions enzymatiques ont été décevantes.L\u2019hyaluronidase, notamment, est inefficace sur coupes ultrafines.Encore faut-il préciser que, la substance fondamentale apparaissant comme un fond grisâtre, une telle action, si même elle existait, serait à l\u2019évidence fort difficile à voir et surtout à photographier.Il est à préciser également que la plus grande prudence doit présider à l'interprétation d\u2019un résultat quelconque de digestion enzymatique sur la substance fondamentale : ainsi, à la suite d\u2019une même technique de fixation, d\u2019inclusion et de digestion, une coloration par l\u2019acide phosphotungstique ne met pas en évidence, en GMA, la substance fondamentale, alors que le permanganate de potassium la montre ; dans le premier cas on aurait pu conclure à une action de l\u2019enzyme.Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 La trypsine, la pepsine, la collagénase et l\u2019élas- tase n\u2019ont également aucune action, ce qui n\u2019est pas surprenant.On peut donc, en ce qui concerne la substance fondamentale, insister sur une certaine divergence entre les résultats de l\u2019histochimie en paraffine et en GMA : l\u2019hyaluronidase testiculaire semble apporter les renseignements sur la composition de la fraction glucidique de la substance fondamentale puisque c\u2019est cette fraction qui constitue le champ d'investigation des méthodes histochi- miques actuelles ; au contraire, en microscopie électronique, cet enzyme ne modifie en rien l'aspect de la substance fondamentale : si cette inactivité n\u2019est pas à mettre au compte des conditions techniques il est peut être possible de suggérer que c\u2019est la fraction protéique de la substance fondamentale que l\u2019on décèle sur les clichés d\u2019électronique, hypothèse d\u2019ailleurs étayée par Fitton- Jackson (5).Signalons que l\u2019inactivité de l\u2019élastase sur la substance fondamentale en microscopie optique comme en microscopie électronique, confirme la pureté de l\u2019enzyme que nous avons utilisé, et dont on peut considérer qu\u2019il ne contient pas le facteur mucolytique décrit par Banga et Balo en 1956 (2) ; Hall et coll.(9 et 10) et Leeven (25).Enfin, l\u2019inactivité de la collagénase est à rapprocher des essais biochimiques, également négatifs, sur l\u2019acide hyaluronique et les chondroïtines- sulfates À et B effectués par Lennan en 1954 (26).CONCLUSION Cette étude permet d\u2019établir les faits suivants : 1° Il est possible d\u2019améliorer considérablement le contraste des diverses substances conjonctives sur coupes ultrafines en choisissant le mode de fixation, d\u2019inclusion, et de coloration.Pour les études morphologiques, la double fixation glutaral- déhydique et osmique, l\u2019inclusion en Epon, et la coloration par l\u2019acide phosphotungstique constituent la meilleure méthode.Lorsque l\u2019on cherche à appliquer sur coupes ultrafines des procédés histochimiques, c\u2019est l'inclusion au glycol métha- crylate précédée d\u2019une fixation glutaraldéhydique oa diol sia Mie 11 l'as QU nes; sosie irene raîine of à embe position fonda constitue Fistoch- CrosOglé ape! agit ons fé rer qu c onde d'électro- Fri 2 gr gle ime a 600 2 acteur LOR ely gigas ites 5 Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 simple et suivie d\u2019une coloration par le permanganate de potassium, qu\u2019il convient d\u2019employer.2° Il est possible, grâce au glycolméthacrylate d'effectuer des digestions enzymatiques sur le tissu conjonctif.En ce qui concerne le collagène, la trypsine est inactive, la pepsine a un effet douteux, la colla- génase a une action lytique sur le collagène « jeune » ou sur les fines fibrilles du conjonctif commun, mais un effet limité sur les grosses fi- brilles du tendon ; cet effet n\u2019est cependant obtenu qu\u2019à la faveur de concentrations importantes, et de temps d\u2019incubation très longs, et n\u2019est, dece fait, pas parfaitement spécifique.Sur l\u2019élastine, la trypsine montre une activité partielle et irrégulière, la pepsine est très active, et surtout l\u2019élastase a une action lytique d\u2019une remarquable intensité et parfaitement spécifique ; l\u2019hyaluronidase a une action modérée.Sur la substance fondamentale la plupart des enzymes essayés, et notamment l\u2019hyaluronidase, n\u2019ont pas montré d'action nette, même sur la substance fondamentale du cordon ombilical.3° La pratique de digestions enzymatiques totales et spécifiques permet de préciser les rapports entre les différents constituants du conjonctif, ceci du moins dans le cas de l\u2019élastine : celle-ci s\u2019est révélée constituée d\u2019une part d\u2019une substance sensible à l\u2019élastase et, d\u2019autre part, de fibrilles collagènes incluses au sein même de la substance élastique et résistant à l\u2019élastase ; de plus, chaque fibrille élastique est solidement reliée au conjonctif ambiant par des fibrilles collagènes.4° La pratique de digestions ménagées n\u2019a pas permis de donner de renseignements sur l\u2019ultra- structure intime du collagène, ni de la substance fondamentale.En revanche, ces méthodes permettent de confirmer la structure microfibrillaire de la substance élastique ; cependant, le fait que l\u2019élastase élimine entièrement et d\u2019emblée toute la substance élastique suppose que l\u2019élastine est constituée soit de microfibrilles et d\u2019une matrice de même composition chimique, soit de micro- fibrilles sans matrice.@) ESSAIS DE CARACTÉRISATION HISTOCHIMIQUE ET ULTRASTRUCTURALE Hs 10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.497 BIBLIOGRAPHIE AYER, J.P., Elastic tissue, iz HALL, D.A., Intern.Rev.Connective Tissue Research, Acad.Press., Londres, 2: 33-100, 1964.BANGA, I.B., et BaLo, J., Elastomucoproteinase and collagenmucoproteinase, the mucolytic enzymes of the pancreas, Nature, 178 : 310-311, 1956.BARTL, P., ROSENBERG, M., et LESKO, J., Glycolmetha- crylate as water soluble embedding medium for the preparation of ultrathin sections, iz Proc.European Conf.on Electron Microscopy, Houwink et Spit., Ed., 2 : 619-622, 1960, .DRESNER, E., et SCHUBERT, M., The comparative susceptibility to collagenase and trypsin of collagen, soluble collagen and renal basement membrane, J.Histochem.Cytochem., 3 : 360-368, 1955.FITTON-JACKSON, S., Connective tissue cells, 7 The cell, BRACHET, J., et Mrsky, À.E., t.VI, ch.6, p.387, 1964.Gross, J., The structure of elastic tissue as studied with the electron microscope, J.Exp.Med, 89 : 699, 1949, .Gross, J., Evaluation of structural and chemical changes in Connective tissue, Ann.N.Y.Acad.Sci., 56 : 674- 683, 1953.Harr, D.A, KEECH, M, K., REED, R., SaxL, H, TUNBRIDGE, R.E., et Woop, M.J., Collagen and elastin in connective tissue, J.Geroniol., 10: 388-400, 1955.Hair, D.A., REED, R., et TUNBRIDGE, R.E., Structure of elastic tissue, Naiure, 170 : 264-266, 1952.Hair, D.A, REED, R., et TUNBRIDGE, R.E., Electron microscope studies of elastic tissue, Exp.Cell Res., 8 : 35-48, 1955.KARNOVSKY, M.J., Simple method for staining with lead at high pH, i Electron microscopy, J.Bioph.Bioch.Cytol., 11 : 729-732, 1961.KARRER, H.E., et Cox, J., An electron microscope study of the aorta in young and in aging mice, J.Ultrasir.Res., 5; 1-27, 1961.Kawase, O., Electron microscopic ultrastructure of the elastic fiber, 77 BREESE, S.S., Electron microscopy, Vth Intern.Congr.for Electr.Micr., Philadelphie, Acad.Press, New-York, 1962.KAwASE, O., Electron microscopic ultrastructure of the elastic fiber in arteriosclerosis, Bull.Inst.Const.Med.Kumamoio Univ, 13 : suppl, 1963.KrrcH, M.K., The effect of collagenase and trypsin on collagen.An electron microscopic study, Anal.Record., 119 : 139-159, 1954.KeecH, M.K., The effect of collagenase on human skin collagen.Comparison of different age-groups of cases with and without « collagen disease », Yale J.Biol.Med., 26 : 295-306, 1954, KErcH, M.K., Human skin collagen from different age groups before and after collagenase digestion.An electron microscopic study, Ann.Rheumatic Dis., 14 : 19-50, 1955.KeecH, M.K., The effect of collagenase on the fixed and unfixed skin lesions of morphea : an electron microscope study, J.Path.Bact., 77 : 351-369, 1959.Konn, R.R., et ROLLERSON, E., Aging of human collagen in relation to susceptibility to the action of collagenase, J.Gerontol., 15 : 10-14, 1960. 498 M.BOUTEILLE - P.GANTER - R.20.LANSING, A.I., RosENTHAL, T.B., ALEX, M., et DEMP- 21.22.24, 25.26.28.sey, E.W., The structure and chemical characterisation of elastic fibers as revealed by elastase and by electron microscopy, Anat.Rec., 114 : 555-576, 1952.LEpuc, E.H., et BERNHARD, W., Ultrastructural cyto- chemistry.Enzyme and acid hydrolysis of nucleic acids and protein, J.Bioph.Bioch.Cytol, 10 ; 437- 455, 1961.LEpuc, E.H., et BERNHARD, W., Water-soluble embedding media for ultrastructural cytochemistry.Digestion with nucleases and proteinases, Symposium of the International Society for Cell Biology, The interpretation of ulirastructure, Acad.Press, New-York, 1: 21-45.LEpuc, E.H., et HoLT, S.J., Hydroxypropylmethacry- late, a new water miscible embedding medium for electron microscopy, J.Cell Biol., 26 : 137-155, 1965.LEpuc, E., MARINOZZI, V., et BERNHARD, W., The use of watersoluble glycolmethacrylate in ultrastructural cyto- chemistry, J.Roy.Micr.Soc., 81 : 119-30, 1963.LŒvEN, W.A., Isolation and purification of elastase by means of column electrophoresis, Acta Physiol.Phar- macol.Néerl., 9 : 44-68, 1960.MACLENNAN, J.D.,, Bacterial collagenases, Bull.New- York, Acad.Med., 30 : 997-998, 1954.MANDI, I, Collagenases and elastases, NORD, F.F.Advan.Enzymol., 23 : 163-264, 1961.MARINOZZI, V., Silver impregnation of ultrathin sections for electron microscopy, J.Biophys.Biochem.Cylol., 9 : 121-134, 1961.29.30.31.33.34.35.36.37.RMR UL Sah Hi tah ld) Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 KALIFAT - J.DELARUE NISHIGAI, M., NaGAI, Ÿ., et Nopa, H., Partial colla- genase digestion of the fiber structure of collagen, J.Biochem., 48 : 152-154, 1960.PARTRIDGE, S.M., Elastin, Advances in Protein Chemistry, 17 : 227-302, 1962.PEASE, D.C., et MOLINARI, S., Electron microscopy of muscular arteries pial vessels of the cat and monkey, J.Ulirastr.Res., 3 : 447-468, 1960.SPRINGELL, P.H., Enzymic degradation of collagen, Proc.Intern.Wool Textile Res.Conf., Melbourne, C.217-226, 1955.Suwa, K., An electron microscope study on the aortic media in human wih special reference to the innervation of the tunica media, Acta Med.Okayama, 16 : 1-13, 1962.THOMAS, J., et PARTRIDGE, S.M., Elastase activity of proteolytic enzymes, Biochem.J., 74: 600-607, 1960.TUNBRIDGE, R.E., TATTERSALL, R.N,, Hart, D.A.ASTBURY, W.T., et REED, R., The fibrous structure of normal and abnormal human skin, Clin.Sci, 11 : 215- 332, 1952.WATERHOUSE, D.F,, et IRZYKIEWICZ, H., An examination of proteolytic enzymes from several insects for colla- genase activity, J.Insect.Physiol, 1 : 18-22, 1957.Yokota, H., Histochemical and electronmicroscopical studies on elastic fibers.I.Electronmicroscopical observation of bovine ligamentum nuchae in ultrathin sections after elastase treatment, Kumamoto Med.J., 10 : 25-36, 1957.um APR [at ite ten om fiber amp {rang foe ¢ Bie lee des ph Ain ui a Tètes Cap Phage De fem de Ko ont ét iro Meg hy tay} lige Mag ULTRASTRUCTURE DES MACROPHAGES APRES PHAGOCYTOSE DE BACILLES DE KOCH *t La transformation des macrophages en cellules épithélioïdes et en cellules géantes multinuclées contenant parfois des corps de Schaumann est connue depuis longtemps dans les granulomes tuberculeux.Cependant, on ignore à peu près complètement le déterminisme et la nature de ces transformations.Ce type de réaction inflammatoire est d'autant plus complexe que l\u2019agent lui- même a une composition chimique bien particulière et que l\u2019hôte, suivant l\u2019espèce, peut manifester des phénomènes d\u2019hypersensibilité à cet agent.Afin de tenir compte de ces facteurs, on a utilisé le hamster qui, tout en étant susceptible à l\u2019infection, ne semble pas présenter de phénomènes d\u2019hypersensibilité au bacille de Koch (10).Ceci permet l\u2019étude des modifications des macro- phages directement attribuables au bacille.Des granulomes ont été provoqués chez le hamster par injection intrapéritonéale de bacille de Koch tué à la chaleur et de BCG vivant.Ils ont été prélevés après un intervalle variant de trois jours à quatre semaines.Les prélèvements ont été fixés dans l\u2019acroléine et la glutaral- déhyde, postfixés dans l\u2019acide osmique, enrobés dans l\u2019Epon 812 et examinés au microscope électronique.On a utilisé comme témoins des macro- phages obtenus dans les exsudats péritonéaux, produits par injection de glycogène selon la technique de Suter (12).* Travail présenté à la VIII° Réunion plénière de la Société anatomique de Paris (Congrès des anatomo-pathologistes de langue française), à Québec, le 10 septembre 1965.{ Ce travail a été publié en anglais, avec la collaboration du docteur H.Sheldon : Changes in the fine siructure of macrophages in experimentally produced tuberculous sarcomas in hamsters, Lab.Invest, 14 : 2034-2055, 1965.A.DUMONT.Département de pathologie, Faculté de médecine, Université de Montréal.RÉSULTATS Les modifications cytologiques sont identiques après phagocytose de bacilles morts ou de BCG vivant.Par comparaison avec les macrophages d'exsudats produits par injection de glycogène, où le noyau est lobulé, le cytoplasme dense et les organelles peu développées, les premières modifications observées dans les granulomes au début consistent en un arrondissement des noyaux des macrophages et en une augmentation du nombre des mitochondries.Le cytoplasme contient de plus un grand nombre de microvésicules provenant de l\u2019appareil de Golgi.Les bacilles phagocytés sont présents dans le cytoplasme à l\u2019intérieur de vésicules bordées d\u2019une double membrane ; ces vésicules contiennent aussi, en quantité variable, une substance de faible densité électronique.On utilisera le terme de phagosomes (7 et 11) pour désigner ces vésicules et leur contenu.Au moment de la formation des phagosomes, on observe trois modifications dans le cytoplasme des macrophages.La première consiste en une diminution de la densité électronique du cytoplasme (figure 1).Ce phénomène s'explique par une infiltration de l\u2019hyaloplasme par une substance de faible densité.Il existe ainsi deux types de macrophages : des macrophages à cytoplasme clair, d\u2019autres, foncé, qui tous deux correspondent en microscopie optique aux cellules épithélioïdes.La deuxième modification consiste en l\u2019apparition dans le cytoplasme de granules à contenu 500 Figure 1.\u2014 Cette microphotographie illustre des ma- crophages présentant de À à C une perte progressive de densité du cytoplasme (5214 X).homogène et dense limités par une membrane unique.Ces granules apparaissent d\u2019abord sans relation apparente avec les phagosomes, puis ils s\u2019y accolent et commencent à les englober (figure 2).Ce faisant, ils respectent un moment la membrane du phagosome qui finalement disparaît.Les phagosomes deviennent alors des vacuoles digestives (7).La troisième modification consiste en l\u2019apparition dans le cytoplasme de vésicules contenant une substance de faible densité.Ces vésicules entourent également les phagosomes.Ultérieurement des granulations ment des anneaux concentriques autour des bacilles dans ce matériel pâle.Sur ces anneaux apparaissent des cristaux en forme d\u2019aiguilles.Ce processus conduit à la formation d\u2019un corps de Schaumann (figures 3 et 4).Ce dernier s\u2019accroit aux dépens de sa couche externe par addition de denses for- A.DUMONT Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 nouveaux anneaux calcifiés a la suite de phagocytoses successives (figure 4).DISCUSSION D\u2019aprés ces observations, les macrophages du hamster présentent donc deux mécanismes pour disposer des phagosomes contenant les bacilles tuberculeux.Le premier de ces mécanismes consiste en la formation de vacuoles digestives par l\u2019action sur les phagosomes des granules à contenu dense.Ces granules denses correspondent aux structures qui contiennent des enzymes hydrolytiques et qui sont connues sous le nom de lysosomes primaires (5,6et 7).Le transfert d\u2019enzymes hydrolytiques dans les phagosomes a été démontré par des études biochimiques et histochimiques de Cohn et RE Beri [di nd Figure 2.\u2014 Portion du cytoplasme d'un macrophage montrant un phagosome (P) contenant un bacille de Koch (B) en voie de se faire entourer par un lysosome (g) (31,600 x).Pr er 3D erent FR a | Lol Va.| Figure Montre pile tong p Médical Ma hag as 5 Dir alls een fin sr | dense, ructdrés sel rls fuss situs om à Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 Figure 3.\u2014 Portion du cytoplasme d\u2019un macrophage montrant des bacilles (B) entourés par du matériel pâle (M.P.).Dans ce matériel, on note des granulations pius denses (M.D.).Le matériel pâle est visible dans des vacuoles (v) dans le cytoplasme (18,000 Xx).Hirsch (2, 3 et 4).Le mécanisme de transfert semble différent chez le macrophage de celui qui a été décrit chez le neutrophile (8 et 13) où le lysosome fusionne sa membrane avec celle du phagosome.Ce phénomène n\u2019a pas été observé dans cette étude.Les fusions de membranes l\u2019ont été entre membranes de deux ou plusieurs lyso- somes qui peuvent entourer plusieurs phagosomes à la fois.Le sort des phagosomes entourés qui ont perdu leur membrane propre pour devenir des vacuoles digestives et les étapes de la dégradation bacillaire sont encore inconnus.Cette étude n\u2019offre pas de preuves formelles que les bacilles tuberculeux puissent être digérés à l\u2019intérieur des vacuoles digestives.Allen et ses collaborateurs (1) ont démontré que le bacille de la lèpre pouvait encore ULTRASTRUCTURE DES MACROPHAGES APRÈS PHAGOCYTOSE 501 être identifié à l\u2019intérieur de telles vacuoles cinq mois après phagocytose.Le deuxième mécanisme dont disposent les macrophages pour disposer des phagosomes qui contiennent des bacilles de Koch est lié à la formation de corps de Schaumann par l\u2019action sur les phagosomes de vésicules contenant, cette fois, du matériel de faible densité électronique.La nature de ce matériel est inconnue de même que celle du matériel granuleux qui y apparaît en formations concentriques.Williams (14) a démontré que les corps de Schaumann étaient constitués de phosphates et de carbonates de calcium et de fer, Rasmussen et Caulfield (9), que les cristaux étaient de l\u2019hydroxy-apatite.Un dernier point soulevé par cette étude intéresse la nature des cellules épithélioïdes et leur relation avec les macrophages à cytoplasme pâle Figure 4.\u2014 Microphotographie d\u2019un corps de Schau- mann (C.S.) constitué au centre de bacilles de Koch, entourés de matériel pâle et d'aiguilles très denses.Ce corps de Schaumann est contenu dans un phago- some bordé d\u2019une membrane (M) (15,200 x). 502 A.DUMONT et foncé.Les deux types correspondent en microscopie optique à des cellules épithélioïdes.En comparant des cellules épithélioïdes à ces macrophages d\u2019exsudat, on se rend compte que la pâleur du cytoplasme est secondaire à la réaction inflammatoire.La cellule épithélioïde est donc primitivement une cellule foncée dont l\u2019acidophilie telle qu\u2019observée au microscope optique, dépend du grand nombre de mitochondrie et de lyso- somes primaires ou secondaires.Le caractère épithélioïde des macrophages pourrait peut-être représenter une forme d\u2019évolution commune à tous les macrophages qui participent à une réaction inflammatoire chronique.BIBLIOGRAPHIE 1.ALLEN, J.M., BRIEGER, E.M., et REES, R.J., Electron microscopy of the host-cell parasite relation in murine leprosy, J.Path.Bact., 89 : 301, 1965.2.CoHN, Z.A., The fate of bacteria within phagocytic cells.The degradation of isotopically labelled bacteria by PMN leukocytes and macrophages, J.Exp.Med, 117 : 27, 1963.3.Comm, Z.A., et HrrscH, J.G., The isolation and properties of the specific cytoplasmic granules of rabbit poly- morphonuclear leucocytes, J.Exp.Med, 112 : 983, 1960.4.Comm, J.A, HirscH, J.G., et WIENER, E., in de REUCK, A.U.S., et CAMERON, M.P., Ciba foundation sympo- Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 sium on lysosomes, p.126, Little, Brown and Co., Boston, 1963.5.DE Duve, C., Lysosomes, a new group of cytoplasmic particles, in HaGasHI, T., Subcellular particles, p.128.The Ronald Press Co., New York, 1959.6.DE Duvr, C., The lysosome concept, iz de REUCK, A.V.S., et CAMERON, M, P., Ciba foundation symposium on lysosomes, pp.1-35, Little, Brown and Co., Boston, 1963.7.De DuvVE, C., From cytases to lysosomes, Fed.Proc., 23 : 1045, 1964.8.Lockwoop, W.R., et ALLisoN, F.J., Electron micro- graphic studies of phagocytic cells.II.Observations on the changes induced into cytoplasm content of human granulocytes by the ingestion of rough pneumo- coccus, Brit.J.Exp.Path, 45 : 294, 1964.9.RASMUSSEN, P., et CAULFIELD, J.B., The ultrastructure of Schaumann bodies in the golden hamster, Lab.Invest., 9 : 330, 1960.10.STEENKEN, W.J.R., et WAGLEY, P.F., Comparison of the golden hamster to the guinea pig following inoculations of virulent tubercle bacilli, Proc.Soc.Exp.Biol.Med., 60 : 255, 1945.11.STRAUS, W., Colorimetric analysis with N, N-dimethyl- p-phenylenediamine of the uptake of intravenously injected horseradish peroxidase by various tissues of the rat, J.Biophys.Biochem.Cytol., 4 : 541, 1958.12.SUTER, E., The multiplication of tubercle bacilli within normal phagocytes in tissue culture, J.Exp.Med., 96 : 137, 1952.13.ZUCKER-FRANKLIN, D., et HIRSCH, J.G., Electron microscope studies on the degranulation of rabbit peritoneal leukocytes during phagocytosis, J.Exp.Med., 120: 569, 1964.14.WiLLIAMs, W.J., The nature and origin of Schaumann bodies, J.Path.Baci., 79 : 193, 1960.LL ET: Le lem trong ipa aw que ment (PAS jot tomy tél dir nent; pon Eng bag ven, Que | be br fi ; bay 3 a i, Pig.5: TI eralions all soie oon in Mit, dinethy- \u201ccan L'ULTRASTRUCTURE DE LA MEMBRANE BASALE ET SES RAPPORTS AVEC LE TISSU CONJONCTIF*! Le terme de membrane basale, appliqué tant à la microscopie optique qu\u2019à la microscopie électronique, tend à créer une certaine confusion.La plupart des investigateurs ont défini la membrane basale, telle qu\u2019elle apparaît au microscope optique, comme une formation se colorant positivement par la méthode à l\u2019acide périodique-Schiff (PAS) et séparant les épithéliums du tissu conjonctif sous-jacent (16).On a fréquemment mentionné que la membrane basale qui apparaît en relation intime avec des formations épithéliales, dérive de la condensation de la substance fondamentale du tissu conjonctif (23 et 28).Ce point, pourtant, est loin de faire l'unanimité (8 et 28).En considérant la nature possible de la membrane basale, il est intéressant de noter que, normalement, on ne trouve pas, au microscope électronique, des fibres de collagène dans les membranes basales (16).D'ailleurs, l\u2019épaisseur de la membrane basale observée au microscope optique diffère sensiblement de l'épaisseur de la membrane basale vue au microscope électronique.LA MEMBRANE BASALE DU COL UTÉRIN Des études précédentes, faites en microscopie électronique, ont démontré que l\u2019épithélium du * Travail présenté à la VIII° Réunion plénière de la Société anatomique de Paris (Congrès des anatomo-pathologistes de langue française), à Québec, le 10 septembre 1965.7 Travail réalisé grace à des octrois de l\u2019Ontario Cancer Treatment and Research Foundation et du Conseil de la recherche médicale (Canada).1.Le docteur Martinez-Palomo est boursier de l\u2019université nationale de Mexico.Sergio A.BENCOSME, M.D., Ph.D, M.S.YOUNES, M.D., et A.MARTINEZ-PALOMO,! M.D., Départements de pathologie et d'obstétrique et de gynécologie, Queen's University et Kingston General Hospital, Kingston, Ontario, Canada.col utérin est séparé du tissu conjonctif sous- jacent par une membrane ayant une certaine densité électronique, et d\u2019une épaisseur de 0,03 u (9).Il est évident qu\u2019une telle membrane est bien trop mince pour qu\u2019elle puisse être vue au microscope optique.En face de ces faits, on peut bien se demander qu\u2019est-ce qu\u2019on voit au microscope optique et qui est décrit comme une membrane basale colorée positivement par le PAS ou par l\u2019acide périodique-méthénamine à l\u2019argent (PASM).En vue d\u2019éclaircir les relations exactes entre les membranes basales vues au microscope optique et au microscope électronique, de même que les relations de ces membranes avec les éléments du tissu conjonctif, nous avons étudié, par microscopie optique et microscopie électronique, la région du col utérin où se rencontrent l\u2019épithélium et le stroma (35).Ci-dessous nous donnons un résumé de ce travail.En comparant les résultats obtenus par une étude de sections consécutives faites sur matériel inclus à l\u2019Epon, colorées par le PASM et examinées au microscope optique et électronique, il fut possible d\u2019obtenir une idée claire des éléments qui entrent dans la formation de la membrane, telle qu\u2019elle est décrite au microscope optique.De ces études, nous avons conclu que la région où se rencontrent l\u2019épithélium et le stroma et qui correspond topographiquement à la membrane basale vue au microscope optique, est constituée par : à) une membrane basale telle qu\u2019elle apparaît au microscope électronique et, 504 par conséquent, composée de ces deux couches, la lamina lucida et la lamina densa ; et, b) par une bande sous-jacente formée de fibres de tissu conjonctif (figures 1, 2, 3 et 4).Parmi les éléments du tissu conjonctif qui composent cette bande, on trouve des fibres de trois types différents : a) Les fibres de collagéne, avec un diamétre de 250 à 700 A et une périodicité typique se retrouvent en abondance dans cette bande ; b) Partant de la lamina densa à angle droit, on trouve de nombreuses fibrilles mesurant 150 à 200 À de diamètre, fréquemment entassées les unes sur les autres.Ces fibres ne présentent point la périodicité typique du collagène, mais on voit souvent une striation transversale qui n\u2019est cependant pas de forme périodique (25) ; c) Des faisceaux, composés d\u2019un matériel filamenteux se trouvent fréquemment près de la région périphérique de la «bande limitante » ; le matériel filamenteux semble alors composé de fibrilles qui ont un diamètre approximatif de 100 À (microfilaments).Il ressort de nos études morphologiques au moyen du microscope électronique, que ce que l\u2019on désigne, au microscope optique, comme membrane basale du col utérin, possède une grande quantité de fibres de collagène.En plus, nos expériences avec la collagénase nous ont montré qu\u2019on peut abolir complètement les réactions positives au PAS et PASM de la membrane basale, apparaissant au microscope optique.Ceci nous indique que ces réactions sont étroitement liées à la présence de matériel collagénique.Vu que nous n\u2019avons pas fait d\u2019études en microscopie électronique sur du matériel traité à la collagénase, il nous est impossible, dans l\u2019ordre actuel des choses, de faire un commentaire valable sur la digestion possible, par cet enzyme, de la lamina densa et des fibres qui partent a angle droit de cette même lamina densa.Tout ce que nous pouvons dire, c\u2019est qu'il est du moins probable que les fibres qui partent à angle droit de la lamina densa soient sensibles à la collagénase, vu que ces fibres contribuent, dans une large mesure, S.A, BENCOSME - M.S.YOUNES - A.MARTÎNEZ-PALOMO Laval Médical Vol.37 \u2014- Mai 1966 à la formation de la membrane basale du col utérin vue au microscope optique.Pour les mêmes raisons, il nous est impossible présentement de nous prononcer sur la nature collagénique ou non des microfilaments.Très récemment, Haust (17) a discuté la littérature inhérente a ces microfibrilles.Cet auteur favorise plutôt l\u2019hypothèse selon laquelle ces fibrilles représentent un précurseur commun du collagène et du tissu élastique.Il est évident, d\u2019après ces études, que la membrane basale du col utérin, telle que décrite au microscope optique, est composée de façon prédominante, d\u2019éléments du tissu conjonctif.Si ceci est vrai, la membrane basale du col utérin n\u2019est certainement pas la formation idéale pour une étude ayant pour but de déterminer la nature collagénique de la lamina densa puisque dans cet organe cet élément ne peut être reconnu au microscope optique.Il y a cependant, dans l\u2019économie, une membrane basale, celle du glomérule rénal, qui se prête à ce genre d\u2019étude d\u2019une façon admirable.En effet, du point de vue topographique, la membrane basale du glomérule rénal, examinée au microscope optique, représente la même formation que celle qu\u2019on observe sous le microscope électronique.LA MEMBRANE BASALE DU GLOMÉRULE RÉNAL Il est bien connu que la membrane basale du glomérule rénal est très riche en matériel se colorant intensément par le PAS et le PASM.Toutefois, on n\u2019a jamais pu déterminer la présence de fibres de collagène au cours des nombreuses études portant sur l\u2019ultrastructure de cette membrane.Une discussion sur ce sujet a été donnée ailleurs (2).Ces observations de caractère négatif sont d\u2019autant plus intéressantes qu\u2019on considère les résultats des études biochimiques sur cette membrane.Ces dernières démontrent que la membrane basale glomérulaire est en effet de nature collagénique (5 et 20).Il est intéressant de souligner ici que la membrane basale glomérulaire apparaît, ultrastructurellement, à tous points de Rise dt innove GR.5.\u2018 gril A td Fog i fin de Flute ls fy bly, ly Le Laval Médical L'ULTRASTRUCTURE DE LA MEMBRANE BASALE di ca ou le (i sénique mime, fede Tipo len in I fis A mé au 1 prédo- Sod IE ur palure ans ct mi hoon mike p fan og 1 ale di ul Tole: ae fui es giles fo | ip Is Figure 1.\u2014 Coupe du col utérin humain a la jonction du stroma et de l\u2019épithélium.À noter, la forte concentra- : tion de fibres conjonctives près de la famina densa.Coll., collagéne; FP, fibres perpendiculaires; LD, lamina per densa: LL, lamina lucida; N, noyau d\u2019une cellule épithéliale.Coloration au PASM.X15 000.100 Figure 2.\u2014 Col utérin humain.L'étude des figures 1 et 2 donne une idée claire de la relation existant entre pile les formations fortement colorées au PASM et celles ayant subi les colorations habituelles de la microscopie électronique.Cette figure permet également une meilleur orientation en vue de la figure 3.Coll, fibres de gilt collagéne; FP, fibres perpendiculaires; LD, lamina densa; LL, lamina lucida; N, noyau d'une cellule épithéliale.Acétate d\u2019uranyl et citrate de plomb.15 000. ç Laval Médical MA U9) S.A.BENCOSME - M.S.YOUNES - A.MARTINEZ-PALOMO Vol 37- Mai 1966 M i we si Pour nukireé gi, fhe fh démon haste se cor Je bl résultat fn ff branes | de pet k mir digit vrai qu Dhar Teper (lec lt ég Be de rie ot uy Hie Line 3 ud Orden Sipe try tly Hy big ne 1 bre dupe I ting, ig 4 ! Figure 3.\u2014 A un fort grossissement cette micrographie montre la jonction de l\u2019épithélium basal du col utérin if avec le stroma conjonctif sous-jacent.On peut voir en détail la bande de tissu conjonctif en relation immé- fey diate avec I'épithélium.LD, Jamina densa; LL, lamina lucida: Coll., fibres de collagéne; FP, fibres perpendi- Cat de culaires; MF, microfilaments.Acétate d'uranyl et citrate de plomb.X55 000, Figure 4.\u2014 Coupe montrant les bandes dépourvues de périodicité typique au niveau des fibres (FP) originant i perpendiculairement de la /amina densa (LD); LL, lamina lucida.Acétate d'uranyl et citrate de plomb.lg x 170 000.tly ry I wing] Laval Médical Vol, 37 \u2014 Mai 1966 507 L\u2019ULTRASTRUCTURE DE LA MEMBRANE BASALE es > 2 ste vue identique à la lamina densa du col utérin aussi bien qu\u2019à celles d\u2019autres organes.Pour déterminer si la membrane basale glomé- rulaire était composée d\u2019éléments de nature colla- génique, nous avons recherché l\u2019effet de la colla- génase sur cette membrane.En employant une technique décrite auparavant (35) nous avons démontré que la collagénase digère la membrane basale glomérulaire de telle sorte que celle-ci ne se colore plus par le PAS ou le PASM (figures 5 et 6).Ces observations s'accordent avec les résultats des travaux de Lazarow et Speidel (20).En effet, ces auteurs, travaillant sur des membranes basales glomérulaires isolées et provenant de patients diabétiques ont démontré, à l\u2019aide de la microscopie électronique, que la collagénase digérait en partie cette membrane.S'il est bien vrai que l'ultrastructure de la lamina densa dans plusieurs organes est sensiblement la méme, on ne peut tout de méme pas généraliser et conclure que ce qui est vrai de 1a lamina densa glomérulaire, l\u2019est également de lamina densa d\u2019autres organes.En se basant sur des études immunologiques et de microscopie électronique, Pierce et coll.(26) ont suggéré la présence de deux substances anti- géniques dans la membrane basale glomérulaire.L\u2019une serait d\u2019origine épithéliale ; l\u2019autre d\u2019origine conjonctive.Les idées de ces auteurs concordent bien avec les résultats obtenus en microscopie électronique au cours d\u2019études sur le rein embryonnaire humain (27) de même qu\u2019avec les résultats obtenus sur le rein, dans des conditions expérimentales (21 et 32) ou avec du matériel humain (30).Tous ces travaux démontrent, d\u2019une manière plus ou moins claire, que la membrane basale glomérulaire est elle-même formée d\u2019une membrane basale d\u2019origine épithéliale et d\u2019une autre d\u2019origine endothéliale.En relation avec cette conception sur la double origine de la membrane basale glomérulaire, il est (figure 7).I! est important de souligner ici que ces structures interprétées comme membranes basales logées au sein de l\u2019ergastoplasme, se colorent avec le PASM avec une intensité comparable à celle de la lamina densa (figure 8).A cet égard, la présence fréquente d\u2019un matériel PASM positif à l\u2019intérieur des pédicelles des cellules épithéliales glomérulaires (figure 9) peut être significatif.Très récemment, Hall (15) a essayé d\u2019expliquer les divergences existant entre les rapports discutant l\u2019ultrastructure de la membrane basale glomérulaire et ceux traitant de la chimie de cette membrane.Cet auteur a suggéré un modèle pour expliquer l\u2019ultrastructure de cette membrane en se basant sur ses études de microscopie électronique de haute résolution.Hall pense que la membrane basale glomérulaire est formée par des microfibrilles de molécules de tropo- collagène, lesquelles sont entourées d\u2019une très fine couche de substance mucopolysaccharide.L\u2019auteur croit donc que ce modèle, non seulement explique la grande affinité de cette membrane pour le PAS, mais aussi la présence de matériel collagénique, bien qu\u2019au microscope électronique on ne puisse voir de fibres de collagène typiques.Quoiqu'il en soit, il semble que, malgré l\u2019absence de fibres de collagène à périodicité typique au niveau de la lamina densa de la membrane basale glomérulaire, on peut conclure d\u2019après nos propres travaux aussi bien que de ceux des autres, que cette membrane contient une proportion considérable de matériel collagénique.LE MÉSANGIUM ET SA RELATION AVEC LA MEMBRANE BASALE ET LE TISSU CONJONCTIF Le mésangium représente une forme très intéressante du tissu conjonctif, où l\u2019on retrouve des éléments tout à fait caractéristiques : la cellule mésangiale qui est entourée d\u2019une matrice fibril- it { intéressant de noter que certains auteurs (1 et 12) ont décrit, dans les cellules épithéliales gloméru- laires, un matériel semblable à celui de la lamina vit À densa à l\u2019intérieur d\u2019une citerne ergastoplasmique y 1; dilatée.Nous avons vu des images semblables dans le rein de rats avec une néphrose à l\u2019uranium ool on immer laire, la matrice mésangiale (figure 10).En nous basant sur la littérature qui discute le mésangium au niveau de la microscopie optique, nous avons impression que cette région est considérée comme étant positive au PAS et au PASM.a | S.A.BENCOSME - M.S.YOUNES - A.MARTINEZ-PALOMO Laval Medical Figure 5.\u2014 Coupe d\u2019un glomérule rénal coloré par le PASM et inclus à la paraffine, servant de contrôle pour la figure 6.650.Figure 6.\u2014 Coupe d\u2019un glomérule rénal coloré par le PASM après incubation à la collagénase.La membrane ne se colore pas.Coloration de fonds au trichrome.650.Figure 7.\u2014 Néphropathie a I'uranium.Cellule épithéliale glomérulaire montrant un matériel dense dans une citerne ergastoplasmique (flèche).Acétate d'uranyl et citrate de plomb.X12 000.Figure 8.\u2014 Le matériel dense à l\u2019intérieur de la citerne ergastoplasmique (flèche) se colore avec la même intensité que la membrane basale.PASM.X12 000. Laval Médical L\u2019ULTRASTRUCTURE DE LA MEMBRANE BASALE Figure 9.\u2014 Rein de rat.Néphropathie à l'uranium.Région mésangiale avec quelques fibres de collagène (Coll).La matrice mésangiale (MM) ne se colore pas aussi fortement que la membrane basale (MB).Les pédicelles des cellules épithéliales montrent un matériel dense (flèches), PASM.X20 000.Figure 10.\u2014 Rein de rat.Néphropathie à l\u2019uranium.Région du mésangium glomérulaire où l\u2019on aperçoit des nombreux faisceaux de fibres de collagène à l\u2019intérieur de la matrice mésangiale.La nature fibrillaire de cette matrice est évidente dans certaines régions (flèches).CM, cellule mésangiale.Acétate d'uranyl et citrate de plomb.X36 000. 510 Dans des coupes fines au PASM et, surtout, au microscope électronique, il est évident que la matrice mésangiale ne se colore pas aussi fortement que la lamina densa (figure 9).Ces faits établissent, en sorte, une séparation entre la matrice mésangiale d\u2019une part et la lamina densa d\u2019autre part.La littérature à propos de l\u2019ultrastructure de la matrice mésangiale est pauvre.Ce n\u2019est que récemment qu\u2019on vient de décrire la nature fibrillaire de cette matrice dans des conditions normales (10) et pathologiques (11 et 31).Auparavant, cette région était considérée comme étant de même nature que la membrane basale, de sorte que le terme basement membrane-like material avait été employé fréquemment pour désigner la matrice mésangiale.Il a fallu démontrer une différence structurale entre la lamina densa glomérulaire et la matrice mésangiale avant de pouvoir étre certain que cette derniére n\u2019était pas de nature identique à la première.La nature conjonctive du mésangium et, par conséquent, de la matrice mésangiale, a fait l\u2019objet de nombreux rapports souvent en désaccord.Tout de même récemment, des fibres de collagène typiques ont été démontrées au niveau du mésangium dans des conditions pathologiques (3, 6, 14 et 31), et aussi, quoique moins clairement, chez des animaux normaux (19 et 34).Jusqu\u2019à présent, l\u2019affection où l\u2019on retrouve la plus grande quantité de fibres de collagène typiques dans le mésangium a été rapportée par Bencosme et coll.(3) chez des rats traités à l\u2019uranium, comme on peut le constater dans la figure 10.La production de collagène est massive au niveau du mésangium et caractéristique du point de vue ultrastructural.Chez l\u2019homme, il est aussi possible de retrouver des fibres de collagène en quantités élevées au niveau du mésangium, dans l'affection connue sous le nom de glomérulonéphrite lobulaire (13 et 14).MEMBRANE BASALES DES CAPILLAIRES L'observation de fibres de collagène dans la membrane basale à l\u2019aide du microscope électronique est bien rare.Cependant, quelquefois on peut les rencontrer dans les membranes basales épaisses des capillaires chez les diabétiques (4).S.A.BENCOSME - M.S.YOUNES - A.MARTINEZ-PALOMO SLL LH Ne A Sat Al Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 Ces fibres de collagène ont un diamètre réduit ; elles ne sont pas très nombreuses et se disposent concentriquement autour de la lumière du vaisseau.Ces petites fibres de collagène peuvent se former, d\u2019une façon inconnue, au sein de la membrane basale.Si tel était le cas, les péricytes pourraient représenter la cellule responsable de la formation du collagène.Une autre explication de ces faits serait qu\u2019en même temps que la membrane basale s\u2019épaissit elle s\u2019étend périphé- riquement au-delà de la région des fibres de collagène péricapillaires, incorporant de cette façon ces fibres dans la substance de la lamina densa.Ces observations et discussions démontrent que les « membranes basales », quoique ayant beaucoup de similitudes, telles que certaines réactions histochimiques et des apparences ultrastructurales semblables, peuvent néanmoins présenter des différences considérables du point de vue morphologique et probablement aussi du point de vue biochimique.La diversité dans l\u2019organisation structurale des membranes basales en général, se manifeste, non seulement dans les études morphologiques auxquelles nous avons fait allusion antérieurement, mais se rencontre également dans des études biochimiques (7, 20 et 29), physiques (18, 20 et 24), et immunologiques (26) portant sur la membrane basale normale et pathologique.Il est évident que, dans un avenir prochain, l\u2019application des nouvelles techniques qui permettent de déterminer la constitution chimique, de même que les changements de ces substances avec le temps, au niveau des ultrastructures, va nous permettre une compréhension claire de la nature de la membrane basale.REMERCIEMENTS Nous remercions très vivement le docteur Jacques Proulx pour sa collaboration à la traduction de ce travail.BIBLIOGRAPHIE 1.ANDRES, G.A., et al., Electron microscopic studies of experimental nephritis with ferritin-conjugated antibody ; the basement membranes and cisternae of visceral epithelial cells in nephritic rat glomeruli, J.Exp.Med., 115 : 929-36, 1962.FRR ia a $.Dar 4 Doe 4 Média TN te réa © diporent fe CU va -Deivent se hme 3 périyie Idle de explication 178 que 1 périté- rs Ge cll (ei fam dig, pntrent que ant beat Bs ron sche eer di phe int de ie iin goer, fes mai sion té qu dans ape lb anak i \u2018 grote : qd | cine sistance qu qe À Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 2.Lo 10.11, 12.13.14.15.16.17.18.BENCOSME, S.A, et BERGMAN, B., The ultrastructure of human and experimental glomerular lesions, International Review of Experimental Pathology, Academic Press, 1 : 139-208, 1962.BENCOSME, S.A., et al, Acute reactions with collagen production in renal glomeruli of rats as studied electron microscopically, J.Ultrastruct.Res., 3 : 171-185, 1959.BENCOSME, S.A, ef al., Diabetic capillary angiopathy in human skeletal muscle, Amer.J.Med., 40 : 67-77, 1965.BONTING, S.L., ef al., Quantitative histochemistry of the nephron.VI.Hydroxyproline in the human glomer- ulus, J.Clin.Invest., 40 : 177-180, 1961.Dacus, S., el al., Diabetic nephropathy, Amer.J.Path., 44 : 155-168, 1964.DISCHE, Z., The glycans of the mammalian lens capsule \u2014 a model of basement membranes, i» SIPERSTEIN, M.D., CoLwELL, A.R., Sr, et MEYER, K., éd., Small blood vessel involvement in diabetes mellitus, pp.201-213, American Institute of Biological Sciences, Washington, D.C., 1964.DouGHERTY, C.M., The epithelium-stroma junction in the uterine cervix, Amer.J.Obst.& Gynec., 81 : 911- 924, 1961.DOUGHERTY, C.M., et Low, F.J., The fine structure of the basement membrane of the uterine cervical epithelia, Amer.J.Obst.& Gynec., 76 : 839-850, 1958.FARQUHAR, M.G., Glomerular permeability investigated by electron microscopy, in SIPERSTEIN, M.D., CoL- WELL, À.R., Sr, et MEYER, K., éd., Small blood vessel involvement in diabetes mellitus, pp.31-38, American Institute of Biological Sciences, Washington, D.C,, 1964.FARQUHAR, M.G., Electron microscopic studies of the diabetic kidney, in SIPERSTEIN, M.D., COLWELL, A.R., Sr, et MEYER, K,, éd., Small blood vessel involvement in diabetes mellitus, pp.73-80, American Institute of Biological Sciences, Washington, D.C., 1964.FARQUHAR, M.G,, etal., Glomerular permeability.I.Fer- ritin transfer across the normal glomerular capillary wall, J.Exp.Med., 113 : 47-66, 1961.- GALLE, P., et al., Apport de la microscopie électronique à la connaissance du syndrome néphrotique, Path.-Biol., 10 : 645-659, 1962.HABIB, R., ei al, Clinical, microscopic and electron microscopic data in the nephrotic syndrome of unknown origin, 70-102, 77 WOLSTENHOLME, G.E.W., et CAMERON, M, P., éd., Renal biopsy, Ciba Foundation Symposium, 1961.Haur, B.V., Renal glomerular basement membrane as a macromolecular system forming a complex multiple random-slit molecular filter, Anat.Rec.151 : 356-357, 1965.HAM, A.W., et LEEsoN, T.S., Histology, pp.143, 4° éd, Lippincoit, Co, Philadelphie, 1961.Haust, M.D., Fine fibrils of extracellular space (micro- fibrils).Their structure and role in connective tissue organization, Amer.J.Path, 47 : 1113-1137, 1965.Lacy, P.E,, Electron microscopy of the beta cells of the pancreas, 22 SIPERSTEIN, M.D., COLWELL, A.R,, Sr, et MEYER, K., éd., Small blood vessel involvement in diabetes mellitus, pp.97-100, American Institute of Biological Sciences, Washington, D.C., 1964, L\u2019ULTRASTRUCTURE DE LA MEMBRANE BASALE 19.20.21.22.23.24.26.27.28.29.30.32.34.35.oll Larra, H., Collagen in normal rat glomeruli, J.Ultra- struct.Res., 5 : 364-373, 1961.LAZAROW, À, et SPEIDEL, E., The chemical composition of the glomerular basement membrane and its relationship to the production of diabetic complications, 2% SIPERSTEIN, M, D., COLWELL, A.R., Sr., et MEYER, K., éd., Small blood vessel involvement in diabetes mellitus, pp.127-150, American Instituie of Biological Sciences, Washington, D.C., 1964.Movar, H.Z., ef al., Studies of nephrotoxic nephritis.II.The fine structure of the glomerulus in acute nephrotoxic nephritis of dogs, Amer.J.Clin.Path., 36 : 306-321, 1961.MUKERJEE, H,, et al., Basement membranes.V.Chemical composition of neoplastic basement membrane mucoprotein, Amer.J.Path., 46 : 49-57, 1965.OTTOSON, D., et al, Microelectrode studies on the E.M.F.of the frog skin related to electron microscopy of the dermal-epidermal junction, Acie Physiol.Scand., 29 : 611-612, 1953.PALADE, G.E., et BRUNS, R.R., Structure and function in normal muscle capillaries, » SIPERSTEIN, M.D, COLWELL, A.R,, Sr, et MEYER, K,, éd., Small blood vessel involvement in diabetes mellitus, pp.39-49, American Institute of Biological Sciences, Washington, D.C, 1964.PALADE, G.E., et FARQUHAR, M.G., A special fibril of the dermis, J.Cell Biol., 27 : 215-224, 1965.PIERCE, G.B,, ef al., The histogenesis of basement membranes, J.Exp.Med., 117 : 339-348, 1963.RuoODIN, J.A.G., Electron microscopic studies of the normal basement membrane, ¢ SIPERSTEIN, M.D., COLWELL, A.R,, Sr, et MEYER, K., éd., Small blood vessel involvement in diabetes mellitus, American Institute of Biological Sciences, Washington, D.C,, pp.74-75, 1964.SCHILLER, W., et al., The small preulcerative invasive carcinoma of the cervix : the spray carcinoma, Amer.J.Obst.& Gynec., 65 : 1088-1098, 1953.SCHUBERT, M., Structure of ground substance, in SIPER- STEIN, M, D., COLWELL, A.R., Sr, et MEyEr, K, Small blood vessel involvement in diabetes mellitus, pp.221-228, American Institute of Biological Sciences, Washington, D.C., 1964.STRUNK, S.W., el al, The resolution of acute glomerulo- nephritis.An electron microscopic study of four sequential biopsies, Lab.Invest., 13 : 401-429, 1964.Suzuki, Y., ef al., The mesangium of the renal glomerulus.Electron microscopic studies of pathologic alterations, Amer.J.Path., 43 : 555-578, 1963.VASSALLI, P., el al, Electron microscopie study of glomerular lesions resulting from intravascular fibrin formation, Amer.J.Path., 43 : 579-617, 1963.VERNIER, R.L., Electron microscopic studies of the normal basement membrane, ëæ SIPERSTEIN, M.D.CoLwELL, A.R., Sr, et MEYER, K., Small blood vessel involvement in diabetes mellitus, pp.57-64, American Institute of Biological Sciences, Washington, D.C, 1964.Y AMADA, E., Collagen fibrils within the renal glomerulus, J.Biophys.Biochem.Cytol., 7 : 407, 1960.YOUNES, M., ef al., Correlative light and electron microscope study of the basement membrane of the human ectocervix, Amer.J.Obst.& Gynec., 92: 163-171, 1965. LES CONJONCTIVOSES BÉNIGNES PROLIFÈRES Formes pseudo-tumorales et tumorales * Les succès chirurgicaux, dans le traitement des lésions hyperplasiques et tumorales du tissu conjonctif, peuvent être partiellement attribués à l\u2019imprécision, voire à l\u2019ignorance de l\u2019anatomo- pathologiste.La prudence a inspiré bien des diagnostics de fibro-sarcomes et l\u2019on doit admettre que la guérison, dans plusieurs cas, est due plus à la nature intrinsèquement bénigne de la lésion qu\u2019à l\u2019étendue de l\u2019exérèse, voire à une amputation.L'intérêt académique d\u2019un tel sujet se double donc d\u2019un caractère éminemment pratique.Si nous ouvrons de nouveau ce chapitre, si complexe de la pathologie, ce n\u2019est pas tellement dans le but de faire œuvre originale, mais plutôt de tenter un essai de synthèse des différentes entités pathologiques déjà décrites.La première partie consiste en une brève revue de la nature du tissu conjonctif et la seconde en une classification des conjonctivoses bénignes pseudo-tumorales et tumorales.PREMIÈRE PARTIE I, LE TISSU CONJONCTIF, SES CONSTITUANTS A.La substance fondamentale La conception dynamique du tissu conjonctif est rattachée à la connaissance chimique de la * Travail présenté à la VITI° Réunion plénière de la Société anatomique de Paris (Congrès des anatomo-pathologistes de langue française), à Québec le 10 septembre 1965.1.Professeur titulaire au département d\u2019anatomie pathologique, Faculté de médecine, Laval.Chef du Service d\u2019anatomie pathologique, l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Jean-Louis BONENFANT, M.D., F.R.C.P.(C),! Québec TABLEAU I Les constituants du tissu conjonctif A.La substance fondamentale : Les mucopolysaccharides acides ; Les glycoprotéides.B.Les fibres : Le collagène ; La réticuline ; L\u2019élastine.C.Les cellules : Les fibroblastes et fibrocytes ; Les histiocytes ; Les mastocytes ; Les cellules du réticulum.substance fondamentale (58, 59 et 60).Les travaux de Pautrier (68), en France, et de Klem- perer (46, 47 et 48), en Amérique, ont transformé le ciment intercellulaire de Fleming en un véritable milieu vivant de l\u2019organisme.Jean de Brux (20) définit cette substance fondamentale « comme un gel amorphe insoluble dans l\u2019eau et dans l'alcool, formé de micelles réunis entre eux à un degré sous-microscopique et dont la consistance peut varier, forme l\u2019union entre le tissu conjonctif et les autres éléments différenciés de l\u2019économie.Cette substance fondamentale n\u2019a pas seulement le rôle de support des éléments qu\u2019elle emprisonne, mais elle règle également le métabolisme de l\u2019eau et des sels, les échanges des protéines dans leur rapport avec les éléments différenciés qui les utilisent, elle stocke les produits de réserve ».En plus de ces propriétés chimiques, la substance Lardl va fon se fo ise ou foe (Ih: F0 il Male (he chr Ap to dpe les {hy ir fon tiny fio tig On Made SRO), Québes Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 fondamentale possède une grande viscosité vraisemblablement en rapport avec les différentes fonctions mécaniques du tissu conjonctif.La viscosité, la malléabilité et l\u2019élasticité du tissu conjonctif (83) sont en partie dues aux constituants chimiques de la substance fondamentale (18) : \u2014 l'acide hyaluronique ; \u2014 l'acide chondroiïtine-4-sulfurique ; \u2014 l\u2019acide chondroïtine-6-sulfurique ; \u2014 l\u2019acide dermatane sulfurique ; \u2014 l\u2019héparine.FORMATION DE LA SUBSTANCE FONDAMENTALE : On admet généralement que la substance fondamentale est produite par les cellules mésenchy- mateuses, plus précisément par les fibroblastes (25 et 32), mais la présence de granulations méta- chromatiques dans le cytoplasme des mastocytes a également suggéré un réle formateur de la part de ces cellules (12).Son maintien est sous la dépendance de facteurs endocriniens, enzymatiques et vitaminiques (13, 20 et 72).La glande thyroïde joue un rôle important dans la régulation des mucopolysaccharides et l\u2019on sait qu\u2019un hyper- fonctionnement thyroïdien se traduit par une diminution de leur taux, tandis que l\u2019hypofonc- tionnement entraîne, au contraire, une augmentation des mucopolysaccharides (20, 24 et 50).On connaît également les variations quantitatives des mucopolysaccharides suivant le sexe et l\u2019âge.LOCALISATIONS : Les mucopolysaccharides se retrouvent surtout dans le tissu conjonctif des tendons, des ligaments et des fascias, dans la peau, la cornée, la sclérotique, les os, l\u2019aorte (11 et 12).Il n\u2019est donc pas nécessaire de faire appel à un vestige embryonnaire ni à un processus dégénératif, pour expliquer leur présence dans les tissus normaux ou pathologiques.MÉTHODES DE COLORATION : a) Colorants mélachromatiques : Les mucopolysaccharides a un ou plusieurs radicaux ester-sulfuriques possédent généralement la propriété métachromatique (103), mais l\u2019absence 3) LES CONJONCTIVOSES BENIGNES PROLIFERES 513 de métachromasie n\u2019exclut pas nécessairement la présence de mucopolysaccharides acides, puisqu\u2019il faut au moins une concentration de 0,5 à 1,0 pour cent d'acide hyaluronique pour percevoir microscopiquement cette métachromasie.La mise en évidence de la métachromasie est difficile (71), puisque certains procédés de fixation et une déshydratation à l\u2019alcool la font parfois disparaître ; pour Lison (56), la métachromasie n\u2019est pas une propriété fixe car elle dépend des conditions de la coloration.b) Coloration au fer colloïdal [méthode de Hale modifiée par Rinehart et Abul-Haj (33 et 79)] : Le mécanisme de la propriété du fer colloidal de se lier aux hydrates de carbone acides demeure encore trés complexe et Pearse (71) met en doute la spécificité de cette technique.c) Bleu d\u2019Alcian ef bleu d Evans : Les mucopolysaccharides acides ont une trés grande affinité pour ces colorants, contrairement aux mucoprotéines.LES GLYCO-PROTEIDES ET LES POLYSACCHARIDES NEUTRES : Les glycoprotéines tels que le collagéne et la réticuline (88) sont PAS positives, contrairement à certains mucopolysaccharides acides, comme l\u2019acide hyaluronique ; cette réaction positive est vraisemblablement due à la conjugaison d\u2019un hydrate de carbone à la protéine.Les méthodes enzymatiques à l\u2019hyaluronidase, à la maltase, à la collagénase, etc., doivent également être employées dans l'identification de toutes ces substances.B.Les fibres 1.Le collagène : La connaissance physico-chimique des fibres de collagène a donné à l\u2019armature interne du corps une conception beaucoup plus dynamique.Les termes de tissu de remplissage ou de mortier intercellulaire reflètent bien la notion statique du collagène qui a prévalu durant de longues années.On sait maintenant que les fibrilles 514 collagéniques constituent un agrégat de macro- molécules composées de trois chaînes polypeptidi- ques.Cette protéine est riche en glycine, en proline et en hydroxyproline (74).Le tout début de la synthèse du collagène semble lié à l\u2019action du fibroblaste, cette action étant essentielle à la collagénéisation.La microscopie électronique a montré que le fibroblaste est une cellule pourvue d\u2019un cytoplasme abondant muni d\u2019un réticulum endoplasmique typique d\u2019une cellule sécrétrice de substance protéinique [Porter (75)].2.La réticuline : La réticuline a été liée à la formation du collagène par plusieurs auteurs (6, 97 et 106).Pour Robb Smith (80), la réticuline diffère du collagène seulement par la division des fibrilles et son affinité pour le PAS et l\u2019argent (55).On a actuellement tendance à apparenter chimiquement la réticuline aux membranes basales, par suite de sa coloration fuchsinophile par le PAS.3.L\u2019élastine : Au microscope électronique, la fibre élastique est dépourvue de la striation périodique du collagène, mais sur le plan chimique, elle présente avec le collagène des caractères communs : existence d\u2019hydroxyproline en moindre quantité, abondance très anormale en proline et en glycocolle, absence d\u2019acides aminés soufrés, pauvreté en tyrosine, tryptophane et histidine.Par contre, l\u2019élastine se rapproche de la fibre de caoutchouc par sa pauvreté en groupes polaires (96).C.Les cellules 1.Les fibroblastes et les fibrocytes : La microscopie électronique a permis une réévaluation biologique du fibroblaste.Cette cellule, considérée jusqu\u2019ici comme inerte, est devenue un élément sécréteur indispensable à la collagénéisation (75).Le fibroblaste, pourvu d\u2019un noyau finement lobulé, possède un cytoplasme dont le réticulum endoplasmique, les ribosomes et l\u2019appareil de Golgi sont ceux d\u2019une cellule très active dans la synthèse d\u2019enzymes et de Bien que la morphologie structures protéiniques.J.-L.BONENFANT Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 du fibroblaste ne nous permette pas d\u2019en distinguer différentes sortes, on sait cependant que des fibroblastes élaborent des tissus de constitution chimiquement différente.Schubert (83) rappelle à cet effet que les tendons et le derme sont différents chimiquement, mais que dans ces deux tissus, les cellules sont appelées indifféremment fibro- blastes.Si la substance intercellulaire et fibrillaire diffère suivant les types de tissu conjonctif, il est logique de penser que les cellules, qui participent à l\u2019élaboration de cette substance, diffèrent également dans leur constitution intime, plus précisément enzymatique.Le fibrocyte, comparativement au fibroblaste, est une cellule beaucoup plus stable et mature.C\u2019est une cellule qui, selon Porter (75), est endormie biologiquement dans un tissu conjontif adulte.Si le fibroblaste est une cellule étoilée, à limites imprécises avec la substance intercellulaire environnante, le fibrocyte a un cytoplasme beaucoup moins abondant et une chromatine dense et, au microscope électronique, l\u2019appareil de Golgi et les ribosomes sont très peu apparents.2.Les histiocytes : L\u2019histiocyte constitue l\u2019élément primordial du système réticulo-endothélial au niveau du tissu conjonctif.Son pouvoir de phagocyter (mélanine, hémosidérine, lipides, éthers de cholestérine) lui imprime une morphologie très labile.La parenté de l\u2019histiocyte avec le fibroblaste a maintes fois été soulevée.Pour Civatte (15), tout le monde serait d\u2019accord « pour considérer le fibro- blaste comme un histiocyte évolué, devenu capable de présider à l\u2019élaboration du collagène.Tout fibroblaste a donc d\u2019abord été histiocyte ».3.Les mastocytes : Les mastocytes sont des cellules normales des tissus conjonctifs et leur cytoplasme contient de fines granulations basophiles métachromatiques et fortement colorées au PAS.Ces granulations, selon Leblanc (51), ont pour propriétés de synthétiser et d\u2019emmaganiser des substances diverses, telles que l\u2019acide hyaluronique, l\u2019héparine, l\u2019histamine et la sérotonine.Ces cellules d\u2019origine mésenchymateuse contribuent, d\u2019une certaine Loral vas Ÿ façon, ven Lap mag né pas di mêle IL Que des ti rape dics EUX SU, eu Bho Ébrlare ci let ape en égale 1 pre fichlate, = Mature ut nut ie étoile, perce pe gone l'aoprel rares.pad du {1 1 ofl jetée ge, LA ea nl moule 4 fire all (& lagi jp pl get i pul yes gi ers , Visé je aie U | | j Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 façon, à la synthèse des mucopolysaccharides et, éventuellement, à la régénération du collagène.La positivité au PAS et la propriété métachro- matique des granulations signifient que ces muco- polysaccharides sont vraisemblablement conjugués à des glycoprotéines ; l\u2019hyaluronidase ne fait pas disparaître la réaction positive du PAS ni la métachromasie.DEUXIÈME PARTIE Le tissu conjonctif peut être le siège de modifications d\u2019ordre cellulaire, fibrillaire et interstitiel, consécutives à l\u2019atteinte de ce tissu ; ces modifications sont alors interprétées comme dégénératives, hyperplasiques et néoplasiques.Les lésions d\u2019ordre dégénératif ont été groupées par Klem- perer (46, 47 et 48) sous le titre de «maladies du collagène ».A côté de ces lésions d\u2019ordre dégénératif, il y a tout un groupe de lésions hyper- plasiques et tumorales de nature réactionnelle.En 1946, le professeur Delarue (23), dans une étude sur l\u2019altération dégénérative des tendons, parlait des phénomènes réactionnels de cicatrisation et il concluait son travail : « à la suite des lésions dégénératives surviennent des phénomènes réactionnels de prolifération fibroblastique et vasculaire, de pullulation histiocytaire, qui sont l\u2019amorce des divers types des tumeurs tendineuses et paraissent les conditionner ».Dix ans plus tard, soit en 1956, Jean de Brux (21) interprétait les fibromes dermiques comme des phénomènes réactionnels à un processus destructif puis reconstructif du collagène.Pour lui ce ne sont pas des tumeurs autonomes mais seulement des réactions cellulo-conjonctives à un phénomène initial.La présente étude porte sur ces lésions fibro- conjonctives que nous considérons comme des phénomènes réactionnels à une atteinte du tissu conjonctif.Ces réactions peuvent se manifester sous forme d\u2019un processus, soit de reconstruction, soit de tumeur vraie.Cette étude se limitera aux formes bénignes, et, sans vouloir ajouter un nouveau terme à une liste déjà longue et obscure pour le profane, nous employons, pour les besoins LES CONJONCTIVOSES BÉNIGNES PROLIFÈRES 515 de ce travail, celui de « conjonctivoses bénignes prolifères ».LES CONJONCTIVOSES BÉNIGNES PROLIFÈRES Définition : Phènomènes réactionnels à une atteinte du tissu conjonctif qui se manifeste par un processus soit de reconstruction, soit de tumeur vraie.Localisations des conjonctivoses : \u2014 le tissu cellulaire sous-cutané ; \u2014 les fascias ou aponévroses, les tendons, les ligaments ; \u2014 le périoste ; \u2014 la jonction musculo-aponévrotique ; \u2014 les mésos.Les endroits de prédilection demeurent cependant le tissu cellulaire sous-cutané, les fascias et tendons, plus précisément, la jonction musculo- aponévrotique.Suivant les localisations, nous pouvons parler de formes superficielles (derme et tissu cellulaire sous-cutané) et de formes profondes.Dans la littérature, l\u2019interprétation histologique de ces lésions est d\u2019autant plus imprécise et suspecte de malignité que la forme est profonde, surtout pour ce qui a trait aux fibromatoses.Etiopathogénie : \u2014 le traumatisme ; \u2014 l'influence hormonale ; \u2014 l\u2019inflammation ; \u2014 l\u2019ischémie ; \u2014 la diathèse familiale.Le traumatisme : Dans la majorité des cas, ces phénomènes réactionnels ont été attribués à un traumatisme dont la nature exacte est souvent difficile à préciser surtout lorsque l\u2019on suspecte un microtrau- matisme.La présence de pigments sanguins fait naître l\u2019idée d\u2019une séquelle d\u2019hémorragie ou d\u2019hématome et certaines régions dites exposées (plante des pieds, face palmaire des mains, muscle sternocléido-mastoidien, muscle de la cuisse) suggèrent la possibilité d\u2019un traumatisme.Bien i a À R it fi ae, AS PARES.reo sR FESS isa il ici 516 J.-L.BONENFANT que la certitude d\u2019un traumatisme demeure toujours difficile à établir, l\u2019on sait cependant que la substance fondamentale se dépolymérise sous l\u2019action du traumatisme et que «les substances libérées par la dépolymérisation de la substance fondamentale peuvent donner, avec les produits absorbés, de nouvelles substances de compositions chimiques différentes » [Jean de Brux (20)].L influence hormonale : L'atteinte des tissus conjonctifs peut être de nature hormonale ; car l\u2019hypophyse, la thyroïde, la cortico-surrénale ont une action sur le métabolisme de la substance fondamentale et de la collagénéisation (20 et 48).La fréquence de certaines conjonctivoses suivant le sexe (la tumeur desmoïde, la fibromatose palmaire, etc.) suggère également une action des hormones sexuelles.L'inflammation et l\u2019infechion : Le processus destructif qui précède celui de reconstruction ou de tumeur peut être également de nature inflammatoire, voire infectieuse (parasites, microbes, pigûres d'insectes, etc.), tels l\u2019histiocytome, l\u2019angiome hyperplasique, les fas- ciites granulomateuses.L\u2019ischémie : Dans certains cas, on a fait appel à une étiologie vasculaire, plus précisément ischémique (fibro- matosis colli).La diathèse familiale : Dès 1902, Janssen (40) parlait « d\u2019une diathèse fibroplastique » pour grouper la maladie de Dupuytren, l\u2019induration des corps caverneux, les chéloïdes, la goutte, le rhumatisme déformant et, en 1945, Touraine (98) décrivait la polyfibroma- tose héréditaire.Classification des conjonctivoses : L'aspect morphologique des phénomènes réactionnels nous a suggéré un essai de classification des conjonctivoses.Les différentes réactions conjonctives peuvent être d\u2019ordre : a) Intercellulaire : la substance fondamentale et le collagène ; Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 b) Cellulaire : \u2014 les fibroblastes et fibrocytes, \u2014 les mastocytes, \u2014 les histiocytes ; Vasculaire ou endothélial ; Métaplasique ; Métabolique.Les différentes conjonctivoses ont alors été groupées suivant les caractères morphologiques de ces réactions, au cours du processus de reconstruction ou de tumeur.Il est évident que les réactions tissulaires ne sont pas toujours pures ou monomorphes ; les formes de transition démontrant la parenté qui existe entre ces différentes formes de conjonctivoses.TABLEAU II Classification des conjonctivoses .Les conjonctivoses mucoïdes ou myxoïdes ; .Les conjonctivoses sclérosantes ou chéloïdiennes ; .Les conjonctivoses fibromateuses ; .Les conjonctivoses granulomateuses ; .Les conjonctivoses métaplasiques ; .Les conjonctivoses de surcharge ou métaboliques.Caractères morphologiques généraux des conjonc- loses : Le caractére le plus commun est leur aspect pseudo-infiltrant.Ces lésions sont généralement dépourvues de capsule ou de coque propre et les phénomènes réactionnels sont intimement liés aux éléments normaux du tissu conjonctif qui sont d\u2019ailleurs à l\u2019origine de ces réactions ; cette intégration au tissu préexistant fait des conjonctivoses des lésions de nature plus souvent hyperplasique que tumorale car, pour Masson (57), «les tumeurs hyperplasiques sont formées par des cellules qui évoluent selon les modes caractéristiques de leur lignée .et les tissus hyperplasiques ont un air de jeunesse considérée par nos devanciers comme un retour à l\u2019état embryonnaire ».Cette pseudo-infiltration est d\u2019autant plus marquée que certaines conjonctivoses ont une origine ii] = Mai 1985 dos êté logiques 15 de re- ident qe JUS pues sion dé- a dif i pitt en ge I I! fes AUX qu si ape lé pair site el js del 1 a To ls pr P org Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 pluricentrique d'emblée et c\u2019est ce caractère qui explique la récidive fréquente après exérèse.La récidive ne doit pas être considérée comme un critère de malignité mais plutôt comme la résultante de l\u2019exérèse incomplète d\u2019une lésion qui demeure toujours réactionnelle.Cet «air de jeunesse», dont parle Masson, se manifeste dans les conjonctivoses par la présence de nombreuses mitoses généralement typiques et surtout fréquentes dans les réactions fibroblas- tiques.L\u2019élaboration de collagéne dans plusieurs de ces lésions démontre que les cellules, qui participent à ce processus réactionnel, évoluent selon les modes caractéristiques de leur lignée.Cette collagénéi- sation se fait au voisinage de nombreux fibro- blastes et mastocytes.La présence de substance fondamentale dans le tissu conjonctif conserve à ce tissu une partie du potentiel du mésenchyme embryonnaire et il ne faut pas s\u2019étonner de voir apparaître de la chondro- génèse et de l\u2019ostéogénèse dans certaines formes de conjonctivoses.Comme dernier caractère commun à ces con- jonctivoses, il faut signaler la présence fréquente d\u2019amas lymphocytaires a la périphérie des lésions, ce qui leur confère un aspect plus ou moins inflammatoire.A.Les conjonctivoses mucoïdes TABLEAU III Classification des conjonctivoses mucoides 1.Formes superficielles : a) Le myxome péri-unguéal ; b) Le myxceedéme circonscrit prétibial.2.Formes profondes : a) Le myxome des tissus mous ; b) Le kyste synovial para-articulaire.Le myxome péri-unguéal : Bourns et Sanerkin (9), dans un travail récent, sous le titre de Mucoid lesions of the fingers and toes, ont fait une étude histologique complète LES CONJONCTIVOSES BENIGNES PROLIFERES 517 de vingt-deux prélèvements chirurgicaux.Ces lésions se présentent cliniquement à la face dorsale d\u2019un doigt, sous forme de petits nodules solitaires, de quelques millimètres de diamètre.Le derme superficiel sous-épidermique présente souvent une faille pouvant former même un microkyste tapissé de cellules aplaties ; le derme du voisinage est formé d\u2019une substance mucoïde ayant une affinité pour les colorants des mucopolysaccharides acides (Hale - bleu d\u2019Alcian).Ces nodules mucoides dermiques sont souvent associés à une bulle sous ou intra-épidermique, a contenu également mucoide.Le myxœdème circonscrit prétibial : Cette entité connue également sous le terme de myxœdème en placards symétriques thyroto- xiques survient toujours chez des malades atteints de maladie de Basedow avec thyrotoxicose ; il pourrait s\u2019agir d\u2019une hypothyréose locale ou relative, d\u2019une dysthyroïdie ou d'un trouble hypophysaire (22).La lésion histologique est très simple, consistant en un infiltrat mucineux de tout le derme moyen ; cette substance granuleuse positive aux colorants des mucopolysaccha- rides acides respecte le derme papillaire.Le myxome des tissus mous : Pour Stout (92), le myxome des tissus mous constitue la tumeur du mésenchyme primitif.Cette entité, qui peut atteindre un volume très considérable, est nettement distincte des sarcomes à stroma mucoïde abondant, connus souvent sous le terme de myxosarcome et pour lesquels nous avions proposé, dans un travail antérieur, celui de mucosarcome parasynovial (8).Le myxome intracardiaque est également exclu de ce groupe, sa nature et sa pathogénie étant encore très discutées (4 86 et 101).Dans une étude récente, Enzinger (27) signale la fréquence de la localisation musculaire des myxomes (un sur six cas).Cette lésion est en majeure partie constituée d\u2019une abondante substance afibrillaire que l\u2019on peut considérer comme riche en mucopolysaccha- rides acides par suite de son affinité pour le bleu d\u2019Alcian, le fer colloïdal et de sa négativité au PAS.Disséminées dans cette substance, il y a plusieurs cellules étoilées et plusieurs cellules rondes, à 518 noyau petit et à cytoplasme vacuolaire.A la périphérie du myxome, on retrouve souvent des faisceaux collagéniques formant une ébauche de coque.Dans les formes intramusculaires, les faisceaux musculaires du voisinage sont généralement atrophiques et dissociés par une substance identique à celle de la tumeur.Le kyste synovial para-articulaire : En 1928, Maurice Letulle et Louis Bazy (52), dans une étude sur les kystes synoviaux du poignet, avaient conclu à une fonte autolytique, à une dégénérescence colloïde, gélatiniforme du tissu fibreux préexistant périarticulaire ou périsynovial et, aussi, des tissus voisins appartenant à la grande famille conjonctive.Plus tard, Sabrazès (81) interprétait cette liquéfaction comme une «évolution mucipare, myxomatoide des cellules bordantes de clivage ».King (45), dans un travail élaboré, a repris toute l\u2019étude histologique du kyste synovial et interpréta cette infiltration mu- coïde «comme une sécrétion et non comme une manifestation de dégénérescence».La lésion initiale du kyste synovial correspond, en fait, à une surproduction de substance fondamentale.Pour Enzinger (27), la structure histologique du kyste synovial est superposable à celle du myxome des tissus mous, du moins dans sa phase initiale, le kyste synovial différant du myxome uniquement par sa localisation para-articulaire, la présence d\u2019une coque scléreuse et son évolution généralement kystique.Caractères généraux des conjonctivoses mucoïdes : Toutes les entités décrites ci-haut correspondent à une surproduction de substance fondamentale, probablement faite en grande partie d\u2019acide hya- luronique et d\u2019acide chondroitine-4-sulfurique, puisque l\u2019action de l\u2019hyaluronidase sur les coupes détruit l\u2019affinité de cette substance pour les colorants des mucopolysaccharides acides (Hale et bleu d\u2019Alcian).En plus de cette substance intercellulaire, nous retrouvons dans toutes ces formes des éléments cellulaires identiques, soit la cellule étoilée et la cellule globuleuse à cytoplasme vacuolaire.Les mastocytes sont également abondants à la périphérie de ces lésions et il est possible Vo wane ARE Ev J.-L.BONENFANT Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 que les cellules rondes vacuolaires correspondent a des mastocytes dégranulés.Quant a ces formes de conjonctivoses mucoides, y compris le myxome des tissus mous, s\u2019agit-il de lésion hyperplasiques ou tumorales vraies?Personnellement, nous ne croyons pas qu\u2019il s'agisse de tumeurs vraies, mais plutôt d\u2019une hypersécrétion de substance fondamentale.Ce sont, en fait, des mucocèles du tissu conjonctif.B.Les conjonctivoses sclérosantes ou chéloïdiennes TABLEAU IV Classification des conjonctivoses sclérosantes ou chéloidiennes 1.Forme superficielle : La chéloide dermique.2.Formes profondes : a) La tumeur desmoide abdominale et extra-abdominale ; b) La fibromatose du sterno-cléido-mastoïdien.La chéloïde dermique : L\u2019anatomie pathologique de la chéloïde décrite par Pautrier et Woringer (69), en 1931, demeure encore classique.Ces auteurs ont démontré que le tissu conjonctif qui constitue la chéloïde est jeune et riche en éléments cellulaires et en vaisseaux.Leur description des fibrocytes correspond, aujourd\u2019hui, à celle du fibroblaste.Le collagène est, en plus, habité de nombreux masto- cytes.Entre les faisceaux collagéniques très épais, parfois hyalinisés, et prenant légèrement le PAS, on retrouve ici et là une substance amorphe prenant les colorants des mucopolysaccharides acides.A la périphérie de la chéloïde, il n\u2019est pas rare de retrouver des amas lymphocytaires.Dans la pathogénie de la chéloïde (16), on a fait appel à une prédisposition, au traumatisme, à une perturbation endocrinienne, à une hyper- parathyroïdie.Le rôle des œstrogènes et des hormones cortico-surrénales a également été soulevé.Au point de vue histologique, la chéloïde entre dans le cadre des conjonctivoses hyperpla- siques.Pautrier et Woringer (69), par la conclusion te 5 ES sone pre io ) a Ae mil M rép jon ra fase lg park, Cet ih Prêts Me Tent forme Tom ap ih tim Midi) \u201clig § \u201cspondent ce formes 2 TVXOme eis TUS 1g ais, ms Xe fonds 5 duis ilies Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 de leur étude, se classent au rang de précurseurs dans la conception dynamique du tissu conjonctif : « Et si l\u2019anatomie pathologique que nous avons exposée dans ce mémoire et nos premières recherches chimiques ne fournissent pas encore une réponse suffisante au problème de la pathogénie des chéloïdes, elles l\u2019orientent du moins dans une voie toute nouvelle, et dont l\u2019un de nous a déjà souligné l\u2019intérêt : l\u2019étude des troubles de la structure histochimique et du métabolisme du tissu conjonctif.» La tumeur desmoïde abdominale et extra-abdo- minale : Musgrove (63) définit cette lésion comme un néoplasme fibreux bénin qui se développe à la jonction musculo-aponévrotique et qui a comme caractéristique de dissocier et de séquestrer les faisceaux musculaires.Cette tumeur, morphologiquement envahissante, a été décrite en 1838 par Müller (62) sous le terme de tumeur desmoïde.Cette entité a été rapportée d\u2019abord comme un néoplasme propre à la paroi abdominale, plus précisément le muscle grand droit chez des femmes plutôt jeunes et qui ont accouché précédemment.Paget (67), en 1856, a reconnu que les formes abdominales et extra-abdominales de des- momes ou de tumeurs desmoïdes sont identiques au point de vue histologique.En 1944, Pack (65) fit une bonne revue de la forme abdominale en y étudiant dix-sept cas et, en 1948, Musgrove et McDonald (63) firent la revision des formes extra- abdominales à l\u2019aide de trente-quatre observations.À l\u2019histologie, la tumeur desmoide est superposable à la chéloïde ; c\u2019est, en fait, la chéloïde mus- culo-aponévrotique ; nous y retrouvons en effet ce collagène, tantôt fibrillaire, tantôt en larges faisceaux, et ces plages plus cellulaires, de nature surtout fibroblastique.Les mastocytes sont également nombreux.La caractéristique la plus importante est son développement à la jonction musculo-aponévrotique, c\u2019est pourquoi, on y retrouve des cellules musculaires plurinucléées, comprimées et en souffrance, disséminées à travers des plages fibro-scléreuses.Cette atteinte mus- LES CONJONCTIVOSES BENIGNES PROLIFERES 519 culaire, d\u2019emblée, a été faussement interprétée comme un signe d'invasion.À la périphérie de la tumeur, on retrouve très fréquemment des foyers lymphocytaires.La tumeur desmoïde, dépourvue de capsule propre et à limites imprécises, est parfois récidivante, ce qui l\u2019apparente davantage à la chéloide.Plusieurs hypothèses étiologiques ont été suggérées.Le traumatisme externe accidentel ou chirurgical, le traumatisme physiologique du travail ou de l'accouchement et les troubles endocriniens (œstrogènes) sont cités dans la majorité des publications.La transformation sarcomateuse est parfois signalée.La fibromatose du sterno-cléido-mastoidien : Taylor (95), en 1875, fut le premier à décrire l\u2019induration du muscle sterno-cléido-mastoïdien.Cette induration était due à l\u2019extension du tissu fibreux entre les faisceaux musculaires qui étaient parfois complètement remplacés.En 1950 Hul- bert (37), de Londres, et Lidge (54), de Chicago, en 1957, reprirent toute la question du torticolis congénital.Au point de vue pathologique, la lésion du torticolis congénital correspond à une fibro-sclérose intramusculaire, de l\u2019ordre de la chéloïde ou de la tumeur desmoide avec les mêmes faisceaux collagéniques, les éléments jeunes fibroblastiques et les mastocytes abondants.Au point de vue étiologique, Hulbert (37) repasse les différentes possibilités : le traumatisme obstétrical, l\u2019hypothèse ischémique, l'influence utérine (mauvaise position), l\u2019hérédité, la myosite infectieuse et, finalement, les lésions nerveuses.La chéloïde, la tumeur desmoide et la fibromatose du muscle sterno-cléido-mastoïdien constituent donc trois entités morphologiquement identiques que nous avons groupées sous le terme de conjonctivose sclérosante ou chéloïdienne.C.Les conjonctivoses fibromateuses Le dermato-fibrome de Civatle : La question du dermato-fibrome a surtout été soulevée dans l\u2019histogénèse de l\u2019histiocytome. 520 J.-L.BONENFANT TABLEAU V Classification des conjonclivoses fibromaleuses 1.Formes superficielles : a) Le dermato-fibrome (Civatte) ; b) Le dermato-fibrome de Darier-Ferrand.2.Formes profondes : a) La maladie de Dupuytren ; b) La fibromatose plantaire ; c) La maladie de la Peyronie ; d) La fibromatose juvénile aponévrotique ; e) Le fibrome du mésentère ; J) Le fibrome périosté ; g) Le fibrome des tendons.Civatte (17) a décrit une petite tumeur dite «en pastille » composée de faisceaux compacts, de fibres collagéniques riches en cellules fusiformes groupées en tourbillons et, c\u2019est à ce type de tumeur, beaucoup plus rare que l\u2019histiocytome, que l\u2019on doit réserver le terme de dermato-fibrome (85).Le dermato-fibrome de Darier-Ferrand : Le terme de dermato-fibrome a été principalement réservé à cette entité.De multiples noms ont été donnés à cette tumeur : dermato-fibrome progressif et récidivant (19), dermato-fibro-sarco- me protubérant (35 et 82), fibro-sarcome cutané, etc.L\u2019aspect histologique de cette tumeur, qui a une très grande prédilection pour le tronc et les membres, n\u2019est pas uniforme.On y retrouve, en effet, tantôt des plages de collagène très dense et peu cellulaire et, tantôt, des plages cellulaires soit fibroblastiques soit fibrocytaires.Cette prolifération respecte cependant les annexes cutanées, les entourant et les comprimant, mais ne les détruisant pas à la façon d\u2019une tumeur maligne.La récidive, qui fait partie de son appellation, parce qu\u2019elle est quasi de règle, s'explique facilement par le caractère pluricentrique de cette lésion.Le chirurgien passe macroscopiquement au-delà du néoplasme, mais en deçà microscopi- quement.Pack (66), dans une étude portant sur trente- neuf cas de dermato-fibro-sarcomes protubérants, discute l\u2019histogénèse en repassant la théorie para- Laval Médical Vol.37 \u2014- Mai 1966 sitaire de Darier, l\u2019origine traumatique d\u2019Hoff- mann, l\u2019hérédité, la théorie mammogénique de Kuznitzky, la théorie neurogénique de Mosto, l\u2019hypothèse angiomateuse (l\u2019hémangiome sclérosant de Gross et Wolbach) et, finalement, la théorie fibroblastique qui fait maintenant l\u2019unanimité.Le caractère récidivant de cette tumeur et son aspect microscopique très cellulaire par endroits ont contribué à son interprétation maligne.Aucun des trente-neuf cas rapportés par Pack n\u2019ont donné toutefois des métastases ganglionnaires ou viscérales.Le terme suggéré par Darier et Ferrand (19), en 1924, de dermato-fibrome progressif et récidivant demeure encore le plus approprié.La maladie de Dupuytren \u2014 La fibromatose plantaire \u2014 La maladie de la Peyronie ou induration des corps caverneux : Ces lésions, qui constituent des entités cliniquement différentes, par suite de leur localisation respective, entrent dans le groupe des fibromatoses que Stout (91 et 94) définit comme une surproduction de tissu cicatriciel accompagné d\u2019une hyperplasie fibreuse importante.Ces variétés de conjonctivoses s\u2019apparentent aux formes sclérosantes, mais la réaction cellulaire fibroblati- que est beaucoup plus importante que dans la chéloïde, la tumeur desmoide et le torticolis congénital.La maladie de Dupuytren est beaucoup plus fréquente chez l\u2019homme que chez la femme et s\u2019associe assez fréquemment à la maladie de la Peyronie et à la fibromatose plantaire (100).Au microscope, la lésion qui siège soit dans le fascia plantaire, soit le fascia palmaire, soit le fascia de Buck (34), consiste en de multiples foyers cellulaires de nature fibroplastique et fibrocytaire ; entre les faisceaux de collagène, il y a une petite quantité de substance fondamentale fibrillaire et on y retrouve également d\u2019assez nombreux masto- cytes.La sclérose dissocie les faisceaux musculaires du voisinage mais on n\u2019y retrouve pas les cellules plurinucléées des tumeurs desmoïdes.A la périphérie, on note, dans certains cas, des Loss! ¥a.3- foyers Pike moe parois de la ma: pare Dax fer © mist telah delay la pal pend yi (ett bey Tne sign | esto fu mali cale lise @) danen Fron Le sn, tog they tt {Hef Que de de Mon, ie lin I, a thi (vanité eur el on 1 Ens me, di Pack n'ont clonmaires Darter KOE pi 2 le ls discos (nue alin : frome ye Ue conpagné a 15 formes ipl sh go Br ip pls fet ge i.Ju Je pu js or id na pele ae ni 8 tr of 8 i des Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 foyers d'infiltration inflammatoire chronique (36).Pickren (73), dans un travail élaboré sur la fibromatose plantaire, signale la présence de mitoses parfois nombreuses, d\u2019où la fausse interprétation de cette lésion comme un fibro-sarcome.Dans la maladie de la Peyronie, on note de plus des plages de métaplasie cartilagineuse et osseuse (26).Dans l'étude des facteurs étiologiques, il faut tenir compte de la prépondérance pour le sexe masculin, de l\u2019association de ces formes entre elles, de la bilatéralité des lésions palmo-plantaires et de la possibilité d\u2019un traumatisme.L\u2019étiologie et la pathogénie de ces fibromatoses demeurent cependant obscures.La fibromatose juvénile aponévrotique : Cette forme, individualisée par Louisa E.Keas- bey (42) sous le terme de fibrome juvénile aponévrotique calcifiant, se développe surtout dans la région de l\u2019éminence thénar et la loge hypothénar.Ce néoplasme propre à l\u2019enfance est fait de cellules d\u2019un type particulier, à noyau ovale, hyperchro- matique, et à cytoplasme assez abondant.Les cellules habitent un collagène peu fibrillaire qui laisse un halo clair autour des cellules.Keasbey (42) signale plusieurs plages de substance fondamentale métachromatique.Contrairement au fibrome ordinaire, les cellules sont orientées dans une seule direction et non en tourbillons.Cette lésion est également multicentrique, et on y retrouve, entre les septa aponévrotiques et le tissu adipeux du voisinage, des foyers très cellulaires.La présence de calcium dans des foyers collagéni- ques constitue la caractéristique de cette lésion et ces dépôts calcaires ne semblent pas se développer dans des plages de dégénérescence mais plutôt dans le voisinage de la substance fondamentale.Les cellules conjonctives se disposent un peu en palissade autour du calcium et le stroma hyalin donne par endroits un aspect que l\u2019on a interprété comme chondroïde.Cette lésion fibromateuse particulière est considérée comme récidivante.Le fibrome du mésentère : Dans son étude sur le fibro-sarcome, Stout (90) considère cette tumeur du mésentère comme (4) LES CONJONCTIVOSES BÉNIGNES PROLIFÈRES 521 l\u2019équivalent du dermato-fibro-sarcome protubérant de la peau.Les six cas étudiés n\u2019ont pas donné de métastases et le diagnostic histologique de malignité fut établi sur la présence de mitoses, l\u2019absence de capsule et, dans un cas, sur une récidive.Le fibrome périosté : Sous ce terme, nous groupons les tumeurs fibro- blastiques, fibrocytaires et fibro-angiomateuses connues cliniquement sous les noms de tumeur desmoïde du périoste, d\u2019épulis fibromateuse et d\u2019angio-fibrome juvénile récidivant du naso- pharynx.Ces conjonctivoses périostées ont été souvent interprétées comme des fibrosarcomes à malignité restreinte et non métastasiants.L\u2019image histologique générale est celle d\u2019une fibromatose dans laquelle on voit apparaître souvent des plages de métaplasie cartilagineuse et osseuse, comme l\u2019épulis fibromateuse, le fibrome périosté, le fibrome du nasopharynx (89).Le fibrome des tendons : Décrites par Buxton (14) et par Geschickter (29), sous le terme de téno-fibrome, ces lésions développées dans les tendons et aponévroses correspondent à de véritables fibromes limités par une capsule ; les fibroblastes qui les constituent sont dispersés dans un stroma collagénique tantôt dense, mais souvent fibrillaire et légèrement hyalin.Le chapitre des conjonctivoses fibromateuses demeure encore imprécis et le plus discutable.Le grand problème reste celui de la malignité éventuelle de plusieurs de ces formes.Lorsque l\u2019on revise les cas publiés, sous le vocable de fibro- sarcome, on constate que les critéres de malignité ont été le caractère récidivant de ces lésions, leur aspect infiltrant et la présence de mitoses.Les cas qui ont donné des métastases sont très rares et présentaient tous des signes de malignité généralement bien définis tels que l\u2019anaplasie, des mitoses atypiques et une destruction des tissus du voisinage plutôt qu\u2019une simple infiltration.Nous considérons les conjonctivoses fibromateuses étudiées ci-haut comme des lésions bénignes 522 soit réactionnelles, soit tumorales même si, occasionnellement, certaines lésions simulent un fibro- sarcome.Nous ne partageons pas l\u2019opinion de Wilson (102) qui considère un fibrome cellulaire plutôt comme un fibro-sarcome, du moins jusqu'à preuve du contraire, au cours de l\u2019évolution subséquente.La malignité de ces lésions ne peut s\u2019établir sur la nature de la substance intercellulaire qui est en fait un produit de sécrétion, mais d\u2019abord sur l\u2019aspect essentiellement cellulaire de dédifférenciation ou d'anaplasie.Dans les tumeurs épithéliales, on n\u2019établit pas les critères de malignité sur la nature des sécrétions telles que le mucus, la colloide, etc.Les mitoses atypiques, les irrégularités et monstruosités nucléaires, l\u2019infiltration véritable et la destruction tissulaire constituent des critères de malignité que nous ne retrouvons pas dans les conjonctivoses fibromateuses.Cette question de malignité a été successivement étudiée par Quick (77), Broders (10), Ge- schickter (29) et Stout (90) ; de tous leurs travaux il ressort que le seul critère de malignité valable demeure celui de l\u2019anaplasie cellulaire.D.Les conjonctivoses granulomateuses TABLEAU VI Classification des conjonctivoses granulomateuses 1.Formes superficielles : a) L\u2019angiome hyperplasique ; b) L\u2019histiocytome ; c) Le fibro-xanthome atypique ; d) La fibrose nodulaire sous-épidermique.2.Formes profondes : a) La fasciite nodulaire pseudo-sarcomateuse ; b) La fasciite angiomateuse ; c) La fasciite à cellules géantes ; d) La fasciite périostée ; e) La myosite prolifère ; f) La tumeur à myéloplaxes des tendons ; g) Le xanthogranulome rétropéritonéal.La prolifération histiocytaire et endothéliale de ces conjonctivoses justifient le qualificatif « granu- lomateux ».En plus de la réaction fibroblastique propre aux conjonctivoses, nous avons dans ces J.-L.BONENFANT Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 formes une prolifération histiocytaire, endothéliale et parfois lympho-plasmocytaire.L\u2019allure générale de ces lésions rappelle celle du tissu de réparation dans sa phase proliférative beaucoup plus que cicatricielle.L\u2019angiome hyperplasique de la peau et des muqueuses et l\u2019histiocytome dermique correspondent aux tumeurs hyperplasiques de Masson (57), la première étant liée au processus de granulation et, la seconde, à un trouble métabolique général ou local.Des réactions tissulaires identiques se produisent ailleurs dans l\u2019organisme, plus précisément dans les fascias et les tendons.Les travaux de Woringer (104 et 105), de Pautrier (70) et de Senear (84) ont définitivement fait de l\u2019histiocy- tome une réaction histiocytaire proliférative plutôt que fibroblastique et vasculaire.L'hypothèse de l\u2019hémangiome sclérosant de Gross et Wolbach (31) ne trouve pratiquement plus d\u2019adeptes.L'aspect fibromateux de plusieurs histiocytomes semble donner raison à Civatte (15) pour qui l\u2019histiocyte évolue vers le fibrocyte.L\u2019aspect varié des histiocytomes explique les multiples interprétations qui sont allées du fibrome simple de Unna (99) à la fibrose nodulaire sous-épidermique de Michelson (61).En 1949, Rentiers et Montgomery (78) admettent qu\u2019il existe des transitions dans toutes ces formes où le substratum réactionnel demeure cependant l\u2019histiocyte.Le fibro-xanthome atypique de la peau : En 1964, Kempson (43) décrit sous ce terme une lésion cutanée ulcéro-nodulaire, constituée de fibrocytes, d\u2019histiocytes et de nombreuses cellules géantes plurinucléées, souvent bizarres et atypiques ; quelques cellules ressemblent aux cellules de Sternberg et les mitoses sont relativement nombreuses.À la périphérie de ce nodule, les fibroblastes élaborent un collagène assez abondant.Cette lésion peut être confondue histologiquement avec un rhabdomyosarcome, un mélanome achro- mique ou, encore, un épithélioma malpighien ana- plasique.Kempson (43) émet l'hypothèse qu\u2019il puisse s'agir d'un processus de réparation dans un derme primitivement altéré ; par l\u2019irradiation solaire, une brûlure ou tout autre traumatisme.a i.RRL Lan! vs Cure! berg pis Les.gles celles Dep 1953} [7:1 inv teuse, dis mater let bang feel flren msi no eof Tag big Médical Na 19 Qube It gi.espe 0p pls 1 = de TEN: 0137 ane | général rique se 5 prêt Jiri Wee uso :seplnôt pihès de bach 3: apt s entle hstiocrte ore 08 rare sim rique CE Monge caps recto Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 Cette lésion, qui s\u2019apparente à l\u2019histiocytome, est bénigne et a été faussement interprétée dans le passé comme un histio-xantho-sarcome.Les fasciites (la fasciite nodulaire pseudo-sarco- mateuse, la fasciite angiomateuse, la fasciite à cellules géantes, la fasciite périostée) : Depuis la description initiale de Konwaler [(49) 1955], Kay [(41) 1960], Price [(76) 1961], Soule [(87) 1962] et Hutter [(39) 1962] ont trés bien individualisé la fasciite nodulaire pseudo-sarcoma- teuse.Price (76), pour fin de classification, en distingua trois types histologiques : le type myxo- mateux, le type cellulaire mais encore myxoïde, et le type cellulaire et collagénique.Soule (87) énonça par la suite les caractères histologiques de cette lésion, en appuyant sur son aspect infiltrant, la prolifération fibroblastique à travers un stroma lâche d\u2019aspect myxoïde, la prolifération endothéliale et la présence de cellules géantes et de cellules inflammatoires telles que les lymphocytes, plasmocytes et macrophages.C'est une lésion d\u2019aspect à la fois inflammatoire et tumorale, d\u2019où le terme de fasciite pseudo-sarcomateuse (93).L'aspect histologique des fasciites varie suivant la nature du processus réactionnel, c\u2019est ainsi que nous avons parfois des formes purement angio- mateuses superposables à l\u2019angiome hyperplasique.Depuis 1960, nous avons eu l\u2019occasion d\u2019examiner deux lésions de cette nature et de volume tumoral ; l\u2019une, développée à la région inguinale gauche, chez un homme de 50 ans, avait la grosseur d\u2019une orange et adhérait à l\u2019aponévrose, tandis que l\u2019autre, apparue chez une femme de 46 ans, dans les tissus mous de la face interne du genou gauche, était sensiblement de même volume.Dans ces deux cas, l\u2019aspect histologique était celui d\u2019une prolifération entièrement endothéliale à travers un stroma tantôt lâche, tantôt dense et colla- génique.En plus de cette réaction conjonctivo- vasculaire, il y avait des foyers d'infiltration inflammatoire chronique constitués de lymphocytes, de plasmocytes, d\u2019histiocytes et de nombreux mastocytes.Nous croyons que le terme de fasciite angiomateuse hyperplasique correspond bien à la nature de ces lésions.LES CONJONCTIVOSES BÉNIGNES PROLIFÈRES 523 Par ailleurs, d\u2019autres formes sont riches en cellules géantes plurinucléées et correspondent parfois à de véritables tumeurs à myéloplaxes des tissus mous.Des réactions à cellules géantes, à point de départ conjonctif, ont d\u2019ailleurs déjà été rapportées dans le stroma conjonctif des cancers du sein et de la thyroïde (7).Andreev (5), en 1964, a rapporté une tumeur maligne à cellules géantes de la peau sous le nom d\u2019ostéoclastome.La fasciite à cellules géantes des tissus mous s\u2019apparente à l\u2019épulis à myéloplaxes ; ces myéloplaxes correspondent vraisemblablement à des ostéoclastes et on retrouve d\u2019ailleurs dans ces fasciites et épulis à myéloplaxes des foyers d\u2019ossification enchondrale.Hutter (38) a décrit, en 1962, une lésion pé- riostée de même nature que la fasciite interprétée probablement dans le passé comme un fibro- sarcome périosté ; cet auteur signale qu\u2019il existe une tendance générale à interpréter comme sarcome toute réaction fibroblastique à point de départ périosté.Cette fasciite de nature fibroblastique présente de nombreuses mitoses et, a la périphérie, on y retrouve des foyers réactionnels d\u2019ostéo- génèse.Cette entité est tout à fait différente du fibrome périosté, ou encore de la tumeur desmoiïde, et Hutter (38) l'interpréte comme un processus réactionnel ou de réparation et non comme un processus néoplasique.Le xantho-granulome rétro-péritonéal : Cette entité, décrite en 1935 par Oberling (64), mais interprétée auparavant soit comme un fibro- sarcome, soit comme un histiosarcome, correspond à une réaction proliférative inflammatoire dont l\u2019aspect histologique est assez superposable à celui du fibro-xanthome atypique de la peau décrit par Kempson (43).L\u2019élément cellulaire prédominant est l\u2019histiocyte, le plus souvent xanthélasmatisé avec des cellules géantes plurinucléées, souvent monstrueuses et atypiques ; on y retrouve également des plages fibro-scléreuses plus ou moins cellulaires telles que rencontrées dans les tumeurs histiocytaires, comme l\u2019histiocytome ou le fibro- xanthome atypique.Ce xanthogranulome peut occuper parfois tout le rétropéritoine et y englober les reins et le pancréas (2 et 28). 524 La myosite prolifère : Kern (44), en 1960, a décrit, sous le terme de myosite prolifère, une réaction pseudo-sarcoma- teuse qu\u2019il situe morphologiquement entre le fibro- sarcome à malignité restreinte et la fibromatose juvénile ou la fasciite pseudo-sarcomateuse.Au point de vue histologique, cette lésion consiste en une dissociation des faisceaux musculaires par une prolifération fibroblastique de type réactionnel.Pour Ackerman (1), cette réaction fibro- blastiqueintramusculaire constitue la phaseinitiale de la myosite ossifiante.La tumeur à myéloplaxes des tendons : La tumeur à cellules géantes ou à myéloplaxes des gaines tendineuses est une lésion proliférative qui s\u2019apparente à l\u2019histioxanthome cutané.Les nombreuses dénominations que l\u2019on retrouve dans la littérature reflètent bien la diversité histologique de cette lésion : xantho-granulome, fibro- xanthome, synoviome bénin, etc.La cellularité de certains cas, la présence de mitoses et la récidive sont responsables de quelques diagnostics erronnés de sarcomes [Ackerman (3)].En résumé, dans le groupe des conjonctivoses, les formes granulomateuses constituent la classe la plus polymorphe par suite de la diversité des réactions cellulaires soit histiocytaires, soit fibro- blastiques.Ce sont des réactions avant tout d\u2019ordre cellulaire.E.Les conjonctivoses mélaplasiques TABLEAU VII Classification des conjonctivoses métaplasiques La fasciite ossifiante ; La myosite ossifiante ; La fibromatose chondroide ou calcaire juvénile aponévrotique.La métaplasie osseuse est un phénomène fréquent dans les conjonctivoses prolifères et c\u2019est ainsi qu\u2019on la retrouve dans la maladie de la Peyronie, le fibrome périosté, la fasciite nodulaire J.-L.BONENFANT Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 pseudo-sarcomateuse, la fasciite périostée, l\u2019épulis à myéloplaxes et parfois dans le fibrome juvénile naso-pharyngé.Il arrive, dans certains cas de fasciite fibroblastique, que l\u2019ossification enchon- drale devienne très importante, d\u2019où le terme de fascite ossifiante.La myosite ossifiante, d\u2019après Ackerman (1), est un très mauvais terme pour dénommer une lésion qui n\u2019est pas primitivement musculaire mais plutôt aponévrotique.Le phénomène initial de destruction peut être musculaire, mais le processus réactionnel ou de réparation est fibro- blastique, voire chéloidien (30); son aspect histologique est par endroits superposable à celui de la tumeur desmoide, avec cette fibrose infil- trante et ces cellules plurinucléées, de nature musculaire.Lichtenstein (53) interprète la fibromatose calcaire aponévrotique de Keasbey (42) comme une fibromatose chondroïde et considère en fait cette entité comme une chondromatose des tissus mous, les cellules mésenchymateuses ayant alors un potentiel chondroïde et la calcification étant secondaire à cette métaplasie.TABLEAU VIII Classification des conjonctivoses de surcharge Les histio-xanthomes ; La fasciite xanthomateuse du tendon d\u2019Achille ; La tendinite calcaire de l'épaule ; La bursite calcaire ; La bursite goutteuse.F.Les conjonctivoses de surcharge Les cellules qui participent à ces réactions tissulaires évoluent selon les modes caractéristiques de leur lignée ; c\u2019est ainsi que les histiocytes subissent des modifications humorales, générales ou locales (hyperlipémie, hypercholestérolémie) et que la substance intercellulaire soit fondamentale, soit collagénique stocke des sels minéraux (calcium) et des produits de dégradation protéinique (l\u2019urate de sodium).Lai Vil 3 Le tg ged equ No fay Hg fi { £ [ipl E lita 20 de 0 éochon- can CIE 08 Tusculre mE inl iN fre In apt bl cel ns nfl ce maire oromatose \"couté qe en fe is HS rapt oy Stat 1 ral jo gai pére à pile 45 il Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 Les conjonctivoses de surcharge s\u2019apparentent également aux conjonctivoses granulomateuses et ne forment pas un groupe aussi bien individualisé que les formes précédentes.CONCLUSION Au cours de ce travail, nous avons tenté de mettre en évidence les caractéres communs a plusieurs entités afin de grouper dans une même famille ces réactions tissulaires conjonctives de reconstruction et de tumeur vraie.Le tissu conjonctif possède normalement tous les éléments susceptibles de donner naissance à ces réactions sans que l\u2019on soit obligé, en dernier essor, de faire appel à un Deus ex machina, en l\u2019occurrence, un vestige embryonnaire.Le regroupement de toutes ces entités en un seul chapitre peut paraître étonnant mais, pour reprendre un mot de Gibbs cité par Duran-Reynals (25), il est plus facile de comprendre plusieurs problèmes qu\u2019un seul et, c\u2019est ainsi, j'espère, qu\u2019il sera plus facile aux lecteurs de comprendre le concept de la conjoncti- vose bénigne prolifère que l\u2019une ou l\u2019autre de toutes ces entités.REMERCIEMENT Nous remercions monsieur Paul Giguère, stagiaire dans le Service d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec pour sa grande contribution dans les recherches bibliographiques.BIBLIOGRAPHIE 1.ACKERMAN, L.V., Extra-osseous localized non-neo- plastic bone and cartilage formation (so called myositis ossificans), J.Bone and Joini Surg., 40 : 279-297, 1958.2.ACKERMAN, L.V., Tumors of the retroperitoneum mesentery and peritoneum, AFIP, Sec.VI, fasc.23 et 24, 1954.3.ACKERMAN, L.V., et SPIUT, H.J., Tumors of bone and cartilage, AFIP, Sec.II, fasc.4, 1962.4, ADAMS, C.W., COLLINS, H.A., DUMMIT, E.S., et ALLEN, J.H., Intracardiac myxomas and thrombi, Amer.J.Cardiol., 176-187, 1961.5.ANDREEV, V.C., RAITCHEV, R., et NikoLova, D., Malignant osteoclastoma of the skin.Brit.J.Dermal., 76 : 40-44, 1964.LES CONJONCTIVOSES BÉNIGNES PROLIFÈRES 6.10.11.12.13.14.16.17.18.19.20.21.22, 25.24.25.28.29.525 ANGEVINE, D.M., Structure and function of normal connective tissue.Connective tissues \u2014 Transactions of the first conference, C.Ragan, Josiah Macy, Jr.Foundation, (April 24-25), 1950.BERNIER, L., L\u2019épithélioma avec stroma a cellules géantes, Union méd.Canada, 93 : 540-545, 1964.BONENFANT, J.-L., Les sarcomes polymorphes mucoides ou les muco-sarcomes parasynoviaux, Bull.Cancer, 43 : 478-512, 1956.BOURNS, H.D., et SANERKIN, N.G., Mucoid lesions (« mucoid cysts ») of the fingers and toes, Brit.J.Surg., 50 : 860-866, 1963.BRODERS, A.C., HARGRAVE, R., et MEYERDING, H.W., Pathological features of soft tissue fibrosarcoma, Surg., Gynec.and Obst., 69 : 267-280, 1939.Buck, R.C., Regeneration of tendon, J.Path.Bac., 66 : 1-18, 1953.BUNTING, H., The distribution of acid mucopoly- saccharides in mammalian tissues as revealed by histochemical methods, Annals N.Y.Academy of Sciences, 52 : 977-982, 1950.BUNTING, H., et WHITE, R.F., Histochemical studies of skin wounds in normal and in scorbutic guinea pigs, Arch.Path., 49 : 590-600, 1950.Buxton, S.J.D., Tumours of the tendon and tendon sheaths, Brith.J.Surg., 10 : 469, 1923.CIVATTE, À, cité par Jean de Brux dans « Fibromes et pseudo-sarcomes cutanés », Presse méd., 84 : 1937- 1940, 1956.CIVATTE, J., Les chéloïdes, La Revue du Praticien, 13 : 673-682, 1963.CIVATTE, À, Un type de fibrome envahissant : le fibrome en pastille, Bull.Soc.fran.Dermal., 40 : 1273, 1933.CourTois, J.-E., et PERLES, R., Précis de chimie biologique, tome I, p.334, Masson & Cie, 1964.DARIER, J., et FERRAND, M, Dermatofibromes progressifs et récidivants ou fibro-sarcomes de la peau, Ann.Dermal.et Syphil., 5 : 545-570, 1924.DE BRUX, J., Constitution histochimique de la substance fondamentale et maladies «dites du collagène », Presse méd., 59 : 627-630, 1951.DE BRUX, J., et GopEcHOT, R., Fibromes et pseudo- sarcomes cutanés, Presse méd., 84 : 1937-1940, 1956.Decos, R.\u2026, Dermatologie, Ed.médicales Flammarion, p.294, DELARUE, J., et DENOIX, P., L\u2019altération dégénérative des tendons, Presse méd., 63 : 869-870, 1946.DORFMAN, A., Polysaccharides of connective tissue, J.Histoch.and Cyloch., 11 : 2-13, 1963.DURAN-REYNALS, F., The ground substance of the mesenchyme and hyaluronidase, Ann.New York Academy of Sciences, 52 : 946, 1950.EKSTRÔM, T., et HULTENGREN, N., Peyronie\u2019s disease (plastic induration of the penis) : treatment by local injections of prednisolone.Acta Chir.Scand., 124 : 163-170, 1962.ENZINGER, F.M., Intramuscular myxoma, Amer.J.Clin.Path., 43 : 104-113, 1965.GAUTHIER, V., et CAUCHON, R., Xanthogranulome rétro- péritonéal, Laval méd., 26 : 316, 1958.GESCHICKTER, C.F., et Lewis, D., Tumors of connective tissue, Amer.J.Cancer, 25 : 630-655, 1935. 526 30.31.32.33.34.35, J.-L.BONENFANT GESCHICKTER, C.F., et MASERITZ, I.H., Myositis ossificans, J.Bone and Joint Surg., 20 : 661-674, 1938.Gross, R.E., et WoLBACH, S.B., Sclerosing heman- giomas, Amer.J.Path., 19 : 533, 1943.GROSSFELD, K., MEYER, G., GODMAN, F., et LINKER, J., J.Biophys.Biochem.Cylol., 3 : 391, 1957.HaLE, W., Histochemical demonstration of acid polysaccharides in animal tissues, Nature, 157 : 802, 1946.HerBuT, P.A., Urological pathology, vol.II, p.799, Lea & Febiger, 1952.HOFFMANN, E., Über das knollentreibende Fibro-sarkom der Haut (Dermatofibrosarkoma protuberans), Dermal.Zischr., 43 : 1-28, 1925.59.60.61.62.63.Laval Médical Vol.37 - Mai 1966 MEYER, K., Mucoproteins and mucoids, iz Some conjugated Proteins.A symposium, p.64, New Brunswick, N.J., Rutgers Univ.Press, 1953.MEYER, K., Outline of problems to be solved in the study of connective tissues.Connective tissues \u2014 Transactions of the fourth conference, C.Ragan, Josiah Macy, Jr.Foundation, (Feb.18, 19, 20), Princeton, N.J., 1953.MICHELSON, H.E., Nodular subepidermal fibrosis, Arch.Dermal.and Syphil., 27 : 812-820, 1933.MULLER, J., Ueber den feinern Bau und die Formen der krankhften Geschwiilste, G.Reimer, Berlin, 1838.MUSGROVE, J.E., et McDoNALD, J.R., Extra-abdom- 36.Horwitz, T., Dupuytren\u2019s contracture, Arch.Surg., 44 : inal desmoid tumors, Arch.Path., 45 : 513-540, 1948.687-706, 1942.64.OBERLING, C., Retroperitoneal xanthogranuloma, Amer.37.HULBERT, K.F., Congenital torticollis, J.Bone and J.Cancer, 23 : 477-489, 1935.Joint Surg., 32 : 50-59, 1950.65.PACK, G.T., et EHRLICH, H.E., Neoplasms of the 38.HUTTER, R.V.P., FOOTE, F.W., Francis, K.C,, et anterior abdominal wall with special consideration of HIGINBOTHAM, N.L., Parosteal fasciitis, Amer.J.desmoid tumors, Internat.Abst.Surg., 79 : 177-198, Surg., 104 : 800-807, 1962.1944.39.HUTTER, R.V.P., STEWART, F.W., et FooTE, F.W., 66.Pack, G.T., et TABAH, E.J., Dermatofibrosarcoma Fasciitis, Cancer, 15 : 992-995, 1962.protuberans, Arch.Surg., 62 : 391-411, 1951.40.JANSSEN, cité par Touraine dans « La polyfibromatose 67.PAGET, J., Lancet, 1 : 625, 1856.héréditaire », Ann.Dermat.el Syphil., 1-2 : 1-5, 1945.68.PAUTRIER, L.-M., Les rapports de la dermatite chroni- 41.Kay, S., Subcutaneous pseudosarcomatous fibromatosis, que atrophiante de l\u2019anétodermie et de la sclérodermie.Amer.J.Clin.Path., 33 : 433-438, 1960.L'étude des troubles du métabolisme du tissu con- 42.KEASBEY, L.E., Juvenile aponeurotic fibroma (Calcify- jonctif, Bull.Soc.Derm., 36 : 973, 1929.ing fibroma), Cancer, 6 : 338-346, 1953.69.PAUTRIER, L.-M., et WORINGER, F., L\u2019anatomie patho- 43.KEMPSON, R.L., et McGavraN, M.H., Atypical logique des chéloides, Anat.Dermat., 11 : 1145-1179, fibroxanthomas of the skin, Cancer, 17 : 1463, 1964.1931.44.KErN, W.H., Proliferative myositis : a pseudosarco- 70.PAUTRIER, L.-M., et WORINGER, S.L., L\u2019histiocytome matosis reaction to injury, Arch.Path., 69 : 209, de la peau, Soc.franc.de dermat.et syphil., 40 : 1960.1659, 1933.45.KING, E.S.J., The pathology of ganglion, Australian 71.PEARSE, A.G.E., Histochemistry, J.& A.Churchill and New Zealand J.Surg., 1 : 367, 1932.Lid., 1954.46.KLEMPERER, P., Diseases of the collagen system, Bull.72.PENNEY, J.R., et BALFOUR, B.M., The effect of vitamin New York Acad.Med., 23 : 581, 1947.C on mucopolysaccharide production in wound 47.KLEMPERER, P., The concept of collagen diseases, healing, J.Path.Baci., 61 : 171-178, 1949.Amer.J.Path, 26 : 505, 1950.73.PICKREN, J.W., SMITH, A.G., STEVENSON, T.W., et 48.KLEMPERER, P., PorLacK, H.D, et BEarH, G., Dif- Stout, A.P., Fibromatosis of the plantar fascia, fuse collagen disease, J.A.M.A, 119 : 331, 1942.Cancer, 4 : 846-856, 1951.49.KONWALER, B.E., KEASBEY, L., et KAPLAN, L., Sub- 74.POLICARD, A., et Baup, C.A., Les structures infra- cutaneous pseudosarcomatous fibromatosis (fasciitis), microscopiques normales et pathologiques des cellules Amer.J.Clin.Path, 25 : 241-252, 1955.et des tissus.Le tissu conjonctif et ses dérivés, p.50.KROMPECHER, S., Considérations sur le métabolisme des 117, Masson & Cie, 1958.mucopolysaccharides, Ann.Anat.Path, 9 : 283, 1964.75.PORTER, K.R., Connective tissue : intercellular macro- 51.LEBLANC, J., Aspects physiopathologiques des masto- molecules, The N.Y.Heart Association.« Cell fine cytes, Laval méd., 36 : 227-234, 1965.structure and biosynthesis of intercellular macro- 52.LETULLE, et Bazy, Les kystes dits synoviaux du poi- molecules », p.167.gnet, Ann.Anat.Paih., 5 : 9, 1928.76.PRICE, E.B., SILLIPHANT, W.M., et SHUMAN, R., 53.LICHTENSTEIN, L., et GOLDMAN, R.L., The cartilage Nodular fasciitis : A clinicopathologic analysis of analogue of fibromatosis, Cancer, 17 : 810-816, 1964.65 cases, Amer.J.Clin.Path., 35 : 122-136, 1961.54.LipGe, R.T., BECHTOL, R.C., et LAMBERT, C.N, 77.Quick, D., et CUTLER, M., Neurogenic sarcoma; a Congenital muscular torticollis, J.Bone and Joini clinical and pathological study, Ann.Surg, 86: Surg., 39 : 1165-1182, 1957.810-829, 1927.55.LiLLIE, R.D., Reticulum staining with Schiff reagent 78.RENTIER, et MONTGOMERY, Nodular subepidermal after oxidation by acidified sodium periodate, J.Lab.fibrosis, Arch.Dermat.Syphil., 59 : 568, 1949.& Clin.Med, 32 : 910-912, 1947.79.RINEHART, J.F., ABUL-HAJ, et SULEIMAN, K., An im- 56.LisoN, L., Histochimie et cytochimie animales.Prin- proved method for histologic demonstration of acid cipes et méthodes, vol.1, p.173, Gauthier-Villars, 1960.mucopolysaccharides in tissues, Arch.Path., 52 : 189, 57.MASSON, Tumeurs humaïnes, 2° éd, p.50, 1956.1951.58.MEYER, K., Chemistry of connective tissue poly- 80.RoBB-SMITH, G.H.T., The nature of reticulin.Con- saccharides.Connectives tissues \u2014 Transactions of nective tissues \u2014 Transactions of the third con- the first conference, C.Ragan, Josiah Macy, Jr.ference, C.Ragan, Josiah Macy, Jr.Foundation, Foundation, (April 24-25), 1950.(14-15 fév.), N.Y., 1952.7 prs A i AAR Tiers ho A At, FR AEB Ze Pa nu J conte: 16.- De yup ~ Trig.si Mag, mn.\\, J md sadn Al 14 ma der.Ta of Le écration of 177168 ina i ot Érodem.Laval Médical Vol.82.83, 84, 85.86.87.88.89.90.91, 92.37 - Mai 1966 .SABRAZÈS, J., et DE GRAILLY, R., Les tumeurs articulaires et para-articulaires.Synovialomes kystiques bénins (kystes séreux synoviaux et synovialomes malins), Gaz.hebd.Sc.méd.de Bordeaux, 53 : 449 1932.Scurrr, B.L., TYE, M.J., KERN, A.B., MORETTI, G., et RONCHESE, F., Dermatofibrosarcoma protuberans, Amer.J.Surg., 99 : 301-306, 1960.SCHUBERT, M., Intercellular macromolecules containing polysaccharides.Connective tissue \u2014 Intercellular macromolecules, N.Y.Heart Association, p.119.SENEAR, F., et Caro, M., Histiocytoma cutis, Arch.Derm.Syphil., 33 : 209-226, 1936.SEZARY, A., et LEvY-COBLENTZ, G., Fibrome en pastille et histiocytome, Bull.Soc.franç.de dermal.et syphil.40 : 1269, 1933.SILVERMAN, J., OLWIN, J, S., et GRÆTTINGER, J.S., Cardiac myxomas with systemic embolization, Circulation, 26 : 99-103, 1962.SouLg, E.H., Proliferative (nodular) fasciitis, Arch.Path., 73 : 437-444, 1962.STEINER, K., Mucoid substances and cutaneous connective tissue in dermatoses, J.Invest.Dermat., 28 : 387-424, 1957.STERNBERG, S., Pathology of juvenile nasopharyngeal angiofibroma.A lesion of adolescent males, Cancer, 7 : 15-28, 1954.STour, À.P., Fibrosarcoma, Cancer, 1 : 30-63, 1948.Stout, A.P., Juvenile fibromatoses, Cancer, 7 : 953- 978, 1954.Stout, A.P., Myxoma, the tumor of primitive mesen- chyme, Ann.of Surg., 127 : 706-719, 1948.Stout, A.P., Pseudosarcomatous fasciitis in children, Cancer, 14 : 1216-1222, 1961.SToUT, À.P., The fibromatoses, Clin.Orthopædics, 19 : 11-18, 1961.LES CONJONCTIVOSES BÉNIGNES PROLIFÈRES 95.96.97.98.99.100.101.102.103.104.105.106.527 TAYLOR, F., Induration of the sterno-mastoid muscle, Trans.Pathol.Soc.London, 26 : 224-227, 1875.THIERS, H., MOULIN, G., et CUFFIA, C., Rappel des notions élémentaires sur la biochimie du tissu élastique.Les maladies du tissu élastique cutané.Rapport du XII Congrès de l\u2019Ass.des dermatologistes et syphiligraphes de Langue française, Paris, 23, 24 et 25 juin 1965.ToMLIN, S.G., Reticulin and collagen, Nature, 171 : 302, 1953.TOURAINE, A., et RUEL, H., La polyfibromatose héréditaire, Ann.Dermat.et Syphil., 1-2 : 1-5, 1945.UNNA, P.G., The histopathology of the diseases of the skin, W.F.Clay Co., p.836, 1896.WALLER, J.I., et DREESE, W.C., Peyronie\u2019s disease associated with Dupuytren\u2019s contracture, J.Urol., 68 : 623-625, 1952.WIGHT, R.P., McCaLL, M.M., et WENGER, N.K,, Primary atrial tumor, Amer.J Cardiol, 790-797, 1963.WiLsoN, D.A.Tumors of the subcutaneous tissue and fascia, Surg., Gynec.and Obst., 80 : 500-508, 1945.WiIsLOCKI, G.B., BUNTING, H., et DEMPSEY, E.W., Metachromasia in mammalian tissues and its relationship to mucopolysaccharides, Amer.J.Anai., 81 : 1-37, 1947.WORINGER, F., Histiocytome de la jambe, Bull.Soc.franç.dermat.el syphil., 38 : 1401, 1931.WORINGER, F., et KVIATKROWSKI, S., L'histiocytome de la peau, Ann.Dermat., 3 : 998-1010, 1932.Wyckorr, R.W.G., The fine structure of connective tissues.Connective tissues \u2014 Transactions of the third conference, C.Ragan, Josiah Macy, Jr.Foundation, N.Y., (Feb.14-15), 1952. Laisa MUCOPOLYSACCHARIDES baisser rar tas ET CALCIFICATIONS METASTATIQUES *1 Il existe chez l\u2019homme, comme chez les animaux, des tissus normalement calcifiés, dont le plus connu est le tissu osseux.D\u2019autre part, occasionnellement et à titre pathologique, n'importe quel tissu peut s\u2019imprégner de calcium.Comme les tissus normalement calcifiés sont également des formations en quelque sorte secondaires, résultant de l\u2019imprégnation par des sels calciques d\u2019un tissu primitif, généralement conjonctif, mais parfois épithélial (comme c\u2019est le cas au niveau de l\u2019émail des dents), on peut dire qu\u2019un tissu calcifié, normal ou pathologique, se constitue par un processus de calcification.Il existe donc des calcifications physiologiques aboutissant à la formation des os et des dents et des calcification pathologiques.Celles-ci sont ordinairement divisées en deux grandes catégories : 1.Les calcifications dystrophiques, où le dépôt de sels calciques s\u2019effectue au niveau d\u2019un tissu lésé, et sans accompagnement de troubles systémiques du métabolisme calcique ; 2.Les calcifications métastatiques, où le dépôt de calcium s'effectue au niveau d\u2019un tissu sinon sain, tout au moins ne présentant pas de lésion préalable au processus de calcification qui, lui, est en rapport avec un trouble systémique, portant sur le métabolisme calcique.* Rapport présenté à la VIII Réunion plénière de la Société anatomique de Paris (Congrès des anatomo-patho- logistes de langue française) à Québec, le 10 septembre 1965.+ Travail réalisé grâce à des subventions du Conseil médical des recherches du Canada (MT-819) et de la Fondation du cœur du Québec.G.RUCART, M.BOULET et G.GIRARD, Département d'anatomie, Faculté de médecine et Département des vivres, Faculté d'agronomie, Université Laval, Québec.La distinction de ces deux types de calcification est beaucoup plus en rapport avec le processus pathogénique qu\u2019avec l'aspect histopathologique de la lésion elle-même.En effet, en pathologie humaine il semble que, le plus souvent, les deux processus puissent interférer pour donner des aspects plus ou moins variables aux lésions, par exemple dans la néphrocalcinose, dont l\u2019anatomie pathologique a été récemment particulièrement bien étudiée par Gouygou (8).Calcifications physiologique et pathologiques présentent beaucoup de dissemblances mais aussi des points communs.Un de ces points communs consiste en ce que, tout au moins chez l\u2019homme et les mammifères, la forme physique du précipité calcique est la même : ce sont des microcristaux d\u2019apatite formés essentiellement de PO4HCa qu\u2019on retrouve chaque fois qu\u2019on les a recherchés, soit par des techniques physiques (2), soit au microscope électronique à un très fort grossissement (4).Cette opinion est communément admise bien que Policard (13) ait envisagé la possibilité d\u2019autres formes du précipité calcique.Un autre point commun est l'association de ce précipité calcique à une gangue organique ou matrice, dont l\u2019importance paraît fondamentale dans le processus de calcification, comme on le sait en ce qui concerne la calcification physiologique, et comme on le pense de plus en ce qui concerne les calcifications pathologiques.Cependant, la nature chimique de cette matière diffère assez fortement selon les cas: elle est Jed! Vol #- tld fear yar! ele fede Lab fete orl socle Lt phere reli éclen l'avis [sin fonts parti (DHT (s & mr gl mobil ri Thi dure gen Qe ig Jt dog, tele ler a Ue ; ole ( , GIRARD, médecine agronome, a), Québec, ideation EHS Icogique atholore es deux ner jos, par atone firemen flops ais 208 gle.mers pat fons ge 3 il oni?qn yd fil pt pi igué Qu qui pe 0 k ir peu qui ge & Laval Médical Vol.37 \u2014- Mai 1966 particulièrement riche en collagène dans la calcification physiologique, sa composition est fort variable dans la calcification dystrophique, tandis que les mucopolysaccharides y prédominent dans la calcification métastatique.L\u2019objet de ce rapport est principalement une tentative de mise au point de nos connaissances sur le rôle que peuvent jouer les mucopoly- saccharides dans ce type de calcification.L\u2019étude de la séquence et du déterminisme des phénomènes de la calcification métastatique est relativement facilitée par la possibilité de pouvoir déclencher expérimentalement ce processus chez l\u2019animal par des méthodes aussi simples que l\u2019administration d\u2019extrait parathyroïdien (10), de fortes doses de vitamine D (9) ou de son dérivé particulièrement actif, le dihydrotachystérol (DHT) (15).Ces traitements ont pour propriété commune de provoquer un trouble systémique caractérisé par une hypercalcémie, due classiquement à une mobilisation des sels osseux, et accompagné de précipitation calcique au niveau des organes.Théoriquement cette précipitation peut se produire n'importe où, mais dans la pratique on observe qu\u2019il existe des régions d\u2019élection, tels que les tubes urinaires, les parois vasculaires, les cloisons interalvéolaires du poumon, la muqueuse gastrique, la musculeuse digestive, etc.Il faut donc, pour expliquer ces localisations préférentielles, envisager l\u2019influence de facteurs locaux.Le rôle du pH local a été souvent invoqué.On a aussi cherché à expliquer ces localisations par une activité enzymatique particulière, comme celle des phosphatases.Cependant, l\u2019histochimie ne permet pas de mettre en rapport ces lieux de précipitation avec des sites d'activité intense de la phosphatase alcaline, comme c\u2019est le cas dans l\u2019ossification, mais des observations personnelles, et d\u2019ailleurs assez fortuites, nous inclinent à penser que ces lieux répondent assez souvent chez le Rat à des sites d\u2019activité adénosine triphosphatasique décelables par la méthode de Wachstein et Meisel.D'ailleurs, d\u2019autres facteurs que les facteurs locaux peuvent également jouer, en particulier, des facteurs tenant à l\u2019agent calcinosant lui-même (5) MUCOPOLYSACCHARIDES ET CALCIFICATIONS MÉTASTATIQUES 529 comme on peut s\u2019en rendre compte en comparant les localisations des précipités calciques dans les néphrocalcinoses déclenchées soit par la parathormone (figure 1), soit par le DHT (figure 2).Quoiqu\u2019il en soit et quelque soit sa localisation, rein, aorte ou musculeuse intestinale par exemple, ce précipité calcique se montre toujours associé à une matière organique riche en mucroprotéines histochimiquement décelables par la méthode au PAS et en mucopolysaccharides acides très probablement sulfatés, décelables par le bleu de toluidine et le bleu d\u2019Alcian (figures 3 a 8).Par comparaison avec ce qu\u2019on sait de la calcification physiologique, il était naturel de penser que le dépôt de substances mucopolysacchari- diques acides sulfatées précédait la calcification.La plus grande extension de ces dépôts par rapport aux calcifications peut être un argument en faveur de cette opinion (figures 9 et 10).Plus valide est l\u2019observation d\u2019Engfeldt (4) qui voit apparaître des cylindres mucopolysaccharidi- ques avec des doses de parathormone insuffisantes pour provoquer la calcification.Enfin Konetzki (12) a pu montrer que la néphrocalcinose histo- logiquement décelable était précédée d\u2019une augmentation considérable de l\u2019incorporation de soufre radioactif au niveau du rein.Cependant, une certaine confusion est parfois née d\u2019un manque d\u2019entente sur le sens du mot calcification.Certains auteurs, et Konetzki lui- même dans ses études sur la néphrocalcinose, ont pu laisser entendre que la calcification précédait le dépôt de substances mucopolysaccharidiques sulfatées.En réalité Konetzki a voulu par là exprimer qu\u2019une accumulation de calcium, non décelable histochimiquement, précédait l\u2019apparition de ces dépôts.En tant qu\u2019histologistes, nous pensons qu\u2019il vaut mieux réserver le terme de calcification à la précipitation sous la forme insoluble de microcristaux d\u2019apatite sur une matrice organique, et ainsi la distinguer nettement de l\u2019accumulation régionale ou locale de calcium sous une forme probablement soluble, jonisée ou complexée.Comme nous venons de le voir, les recherches les plus poussées en ce qui concerne les rapports Matyi aati ithe iA Li \u20ac .i + 4; a à he .NP ~ # 4 v.* .Figure 1.\u2014 Rein de rat traité a la parathormone.Néphrocalcinose essentiellement localisée a la jonction cortico-médullaire.(Alcool \u2014 von Kossa \u2014x40).SE Figure 2.\u2014 Rein de rat traité a la vitamine D parentérale a fortes doses.Néphrocalcinose essentiellement localisée à la corticale.(Alcool \u2014 von Kossa \u2014 X40).No Figure 3.\u2014 Rein de lapin traité a la vitamine D parentérale a fortes doses.Dépôts calcifiés corticaux.(Alcool \u2014 von Kossa \u2014 x100).G.RUCART -M.BOULET - G.GIRARD Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 Figure 4.\u2014Même rein que dans la figure 3.Dépôt de mucopolysaccharides acides au niveau des calcifications.(Alcool! \u2014 Bleu de toluidine \u2014 X100).Figure 5.\u2014 Aorte de lapin traitée à la vitamine D parentérale à fortes doses.Calcification de la partie interne de la média.(Alcool! \u2014 von Kossa \u2014 X100).Figure 6.\u2014Même aorte que dans la figure 5.Dépôt ce mucopolysaccharides acides dans la zone calcifiée, respectant les lames élastiques.(Alcool \u2014 Bleu de toluidine \u2014 X100).Lars Vas \u2014 9 Figure pérenté Mig ~ la 195 Dépôt de calcifica 10), A faring Ô la partie 100) ; ol i?on Laval Médical Vol.37 \u2014 Mai 1966 FRS LA Figure 7.\u2014 Intestin de rat traité à la vitamine D parentérale à fortes doses.Calcification de la musculeuse.(Alcool \u2014 von Kossa \u2014 x100).Figure 8.\u2014 Intestin de rat traité à la vitamine D parentérale à fortes doses.Accumulation de muco- polysaccharides acides au niveau des calcifications de la musculeuse.(Alcool \u2014 Bleu de toluidine \u2014 xX 100).Figure 9.\u2014 Rein de rat traité au dihydrotachystérol per os.Néphrocalcinose surtout corticale.(Alcool \u2014 von Kossa \u2014 X4).Figure 10.\u2014Même rein que dans la figure 9.Accumulation de mucopolysaccharides acides plus étendue que la calcification.(Alcool \u2014 Bleu de toluidine \u2014 x4).MUCOPOLYSACCHARIDES ET CALCIFICATIONS METASTATIQUES 531 des mucopolysaccharides et des calcifications métastatiques ont surtout été effectuées au niveau du rein qui est en effet un réactif de choix par sa sensibilité et sa texture pratiquement dépourvue de conjonctif adulte, genre de tissu qui est un facteur de complication dans l'analyse histo- chimique.Or le mécanisme de l\u2019apparition des dépôts mucopolysaccharidiques dans cet organe n\u2019est pas encore bien établi.Deux opinions s\u2019affrontent encore : ceux qui pensent avec Baker (1) que ces mucopolysaccharides sont un produit direct de l\u2019activité rénale, une sécrétion ; et ceux qui pensent avec Engel (3) qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un dépôt des mucopolysaccharides mobilisés en même temps que le calcium au niveau des os.La question n\u2019est pas tranchée et il est d\u2019ailleurs possible que ces substances peuvent être à la fois d\u2019origine endogène et exogène.L\u2019hypothèse pathogénique la plus intéressante à ce jour est celle de Scarpelli, Tremblay et Pearse (14) qui ont utilisé concurremment la biochimie, l\u2019histochimie et la microscopie électronique.Ils suggèrent que l\u2019augmentation de la concentration des humeurs en ions calcium due dans leurs expériences à l\u2019hypervitaminose D provoque une altération des mitochondries.La perturbation du cycle de Krebs ainsi déterminée aboutit a accumulation d\u2019ions citrate qui se combinent aux ions calcium, créant une sursaturation locale.D'autre part, l\u2019activité normale des mitochondries paraissant nécessaire à la résorption des glycoprotéines, celles-ci s\u2019accumulent sous forme de grains mucoprotéiques dans la cellule, de cylindres dans la lumière du tube et les sels calciques viennent s\u2019y déposer en raison de l\u2019affinité qu\u2019ils présentent pour ces substances.Nos observations personnelles nous ont montré en effet comme aux autres que la néphrocalcinose était en effet accompagnée dans les cellules tubulaires d\u2019accumulation de granulations présentant les réactions du PAS (figure 11) et dans une certaine mesure des mucopolysaccharides acides (figure 12).Bien que de nombreux problèmes se posent encore, on peut donc admettre à l\u2019heure actuelle G.RUCART - M.BOULET - G.GIRARD Laval Médical que le dépôt de mucopolysaccharides acides sulfatés est une condition nécessaire à la calcification métastatique.Condition nécessaire, mais non pas suffisante, comme l\u2019a montré si élégamment J.Fourman (5) en provoquant dans le rein l\u2019apparition de cylindres mucopolysaccharidiques acides par injection d\u2019acide chondroïtine-sulfurique mais qui ne se calcifient que si on injecte concurremment du gluconate de calcium.alee let Ceci nous amène à envisager un autre point de 0) 2 eo c vue de la question : de quoi dépend le dépôt de - TT TT .pe Figure Figure 11.\u2014 Rein de rat traité au dihydrotachystérol sels de calcium sur la matrice mucoprotéique ?a di per os.Cylindres et granulations intracellulaires pré- A: 4 Nephi sentant les réactions des mucoprotéines.(Alcool \u2014 y a déjà quelques années, Vaughan (16) a PAS \u2014 X250).exprimé l\u2019idée que cette précipitation dépendait du produit de solubilité des ions PO4 et Ca dans les humeurs.Exprimant en mg par 100 cc ces valeurs à partir des taux du phosphore inorganique et du calcium total du sérum, il envisageait un niveau critique de 100 au-dessus duquel la précipitation s\u2019effectuait.Nous avons essayé d\u2019établir des corrélations entre la néphrocalcinose et les taux du phosphore inorganique, du calcium total et de l\u2019acide citrique du sérum chez des rats chez lesquels nous étudions ~ 8 ek expérimentalement l'influence des fonctions : A , thyroïdienne et parathyroïdienne sur la néphro- wa 8 2 - = cu 5 he 7 ; p ; *, ./ ES AHN.\\ ; ;, ec x a RE Le calcinose déterminée par le DHT (7).° ; Figure 12.\u2014Même rein que dans la figure 11.Cylin- Pour pouvoir établir des corrélations, il nous a dres et granulations intracellulaires présentant les : , i Figure réactions des mucopolysaccharides acides.(Alcool fallu chiffrer le degré de néphrocalcinose.Pour wry \u2014 Bleu de toluidine \u2014 pie So == = re .+ } possible de réaliser chez vous.L\u2019endroit est central, le stationnement facile et vous serez toujours accueillis avec courtoisie.CONIFÈRES DOMESTIQUES ET IMPORTÉS \u2018 ARBRES D'\u2019'ORNEMENTS .ARBUSTES D\u2019ORNEMENTS ARBUSTES POUR HAIE .PLANTES GRIMPANTES ET TAPISSANTES 3 à Garantie de remplacement pour toutes nos plantations LES .SERVICES Estimé gratuit «» Dessin d'un plan d\u2019ensemble « Emondage .Diagnostic et traitement des maladies végétales » Immunisation des plants importés Plantation « Arrosage .Entretien des pelouses.\u2014 nl NTI 2 de da WATS AR EN, «3 SF Rey @ SR SAINT-AUGUSTIN VALCARTIER ÿ.AR] 1% | I) à FERME DE 80 ARPENTS FERME DE 300 ARPENTS { Se | arbustes \u2014 gazon \u2014 rocaille conifères \u2014 feuillus \u2014 haie À Fal ~~ 19 : terreau \u2014 terre a jardin ce er déposee Vell du re aS P vel votre oso ademecum Roche en NE trang A _ HG SR Hoffmann-La Roche Limitée, Montréa &l \u20ac = (°° » \u2018 1 7% 4 fn Ww GREEN "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.