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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1967-01, Collections de BAnQ.

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[" @ Volume 38 ique et de biologie m In | de cl numéro 1 Sommaire DEUXIEME CONGRES ANNUEL DE L'ASSOCIATION DES PSYCHIATRES DU QUEBEC * SECOND ANNUAL CONVENTION OF THE QUEBEC PSYCHIATRIC ASSOCIATION TABLE DES MATIERES .COMITÉS DU CONGRÈS .LISTE DES NOMS D'AUTEURS ALLOCUTION DU DOCTEUR GEORGE A.DAVIDSON, PRESIDENT .COMMUNICATIONS .COLLABORATEURS : N.R.ALDOUS M.LEMIEUX T A.BAN J.G.LOHRENZ M.-T.BONACCORSI F, W.LUNDELL J.-M.BORDELEAU A.S.MacPHERSON L.BOURGOIN D.MAUGILE C.CHABOT R.C.McDONALD L.CREGHEUR A MOLL T.E.DANCEY W.MOMBOUR H.DAVANLOO F PAGE G.A.DAVIDSON bE PHENIX D.DOYON J.-N.FORTIN ÿ PLANTE Y.GAUTHIER : L.GERVAIS R.H.PRINCE M.GIRARD Mme J.PRUD'HOMME J.-M.HILLEL S.RICHER J.-P.LABRECQUE J.ROBERTS J.-L.LANG P.ROY M.LANGLOIS G.J.SARWER-FONER C.LAURIN J.-F.SAUCIER J.LEBEUF E.V.SHINER G.LEBŒUF M.STRAKER H.E.LEHMANN L.TETREAULT ANALYSES .REVUE DES LIVRES .NOUVELLES .NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES .* Tenu à Montréal, les 20 et 21 mai 1966.journa (SUITE DU SOMMAIRE À LA PAGE 10) FACULTÉ DE MÉDECINE, QUÉBEC - janvier 1967 /3 48 eprom) Hi IV 144 147 150 156 PE 07 A NON PAS un inhibiteur de la monoamine oxydase NON PAS une association de produits MAIS UN PRODUIT à la fois ANTI-DÉPRESSIF et ANXIOLYTIQUE Pour renseignements complets sur indications, posologie, contre-indications, tolérance, réactions secondaires et précautions, DEMANDEZ NOTRE BROCHURE comprimés à 12.5 mg, 25 mg et 100 mg ampoules de 2 ml contenant 25 mg pour injection |.M.SURMONTIL, nom déposé de la trimipramine di oulenc LIMITÉE 8580 ESPLANADE, MONTREAL 11 CONDITIONS DE PUBLICATION MANUSCRITS COPIES CLICHÉS ABONNEMENT Directeur M.le professeur R.GINGRAS, Doyen de la Faculté de médecine.Rédacteur en chef M.le professeur Georges-A.BERGERON, Professeur de Physiologie pratique.Assistant-rédacteur M.le docteur Robert CARRIER, Département de Biochimie.Secrétaire à la rédaction M.le docteur Pierre POT VIN, Professeur agrégé en Phystologie.Secréiaire-administrative Mille J.BERGERON.Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Il est l'organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval et ne publie, dans la section Bulletin, que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés à la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées davant la Société médicale des Hôpitaux.Il est essentiel que, dans les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la biographie, vienne en écriture moulée.Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.Pour les fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Le prix de l\u2019abonnement est de dix dollars par année au Canada et de quinze dollars à l'étranger.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux universitaires jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.Direction : FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL, QUÉBEC.(Téléphone : 656-2944) Indicatif régional : 418 bulletin de la société médicale des hôpitaux universitaires de laval (A) Ed tt OR ES CALE JOURNAL DE CLINIQUE ET DE BIOLOGIE MEDI Faculté de médecine UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC médica BUREAU DE DIRECTION M.le docteur Renaud LEMIEUX, président ; MM.les docteurs Rosaire GINGRAS, vice-président ; Georges-A.BERGERON, secrétaire ; Robert CARRIER.COMITÉ SCIENTIFIQUE M.le docteur Rosaire GINGRAS, doyen de la Faculté de médecine ; M.le docteur J.-B.JOBIN, président du Collège des médecins de la province de Québec ; M.le docteur Jean-Marc LESSARD, président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Pierre JOBIN, directeur du Département d'anatomie ; M.le docteur André JACQUES, ; directeur du Département d\u2019anesthésie ; .le docteur Louis BERLINGUET, directeur du Département de biochimie ; .le docteur Wilfrid CARON, directeur du Département de chirurgie ; .le docteur Renaud LEMIEUX, directeur du Département de médecine ; .le docteur Léo GAUVREAU, directeur du Département de microbiologie ; .le docteur Charles-A, MARTIN, directeur du Département de psychiatrie ; directeur du Département d'obstéirique et gynécologie ; .le docteur Carlton AUGER, directeur du Département de pathologie ; .le docteur Donat LAPOINTE, directeur du Département de pédiatrie ; .le docteur Corneille RADOUCO-THOMAS, direcieur du Département de pharmacologie ; .le docteur Claude FORTIER, M M M M M M.le docteur René SIMARD, M M M M directeur du Département de physiologie ; M .le docteur Jean-Paul DECHENE, vice-président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Louis DIONNE, secrétaire général de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Georges-A.BERGERON, ; secrétaire correspondant de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval ; M.le docteur Léo GAUVREAU, trésorier de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval.| TE ry mr A 22 7 7 (B) 0 Vol.38 -Janv.1967 Laval Médical R oY .En enseign Loo 4 Bora LA , Bene mires 8580 ESPLANADE, MONTREAL 11 ry + ements complets sur demande 2) pM L c 7 44 æ a PE a ag hb} ES FF \u2014 ee 3 PIO i = rez pe.po EIN pa \u2014 Er rr RP = a _ on co = ere EE i Es - =) CRETE UES on = PRESSE Les op ARES ot Py die tes isi aa tt ts Laval Médical Vol.38-Janv.1967 de Riker, les fondateurs d\u2019une thérapie en N 0 U V EA U dose mesurée aérosol bronchodilatatrice.Riker\u2014fabricant de Medihaler-Iso® et Medihaler-Epi® introduit maintenant.\\ Duo-Med:aaler Hydrochlorure d'isoprotérénol (4 mg.par cc.) Bitartrate de phényléphrine {6 mg.par cc.) n4 de 150 doses de plus sans aucune augmentation dans la grosseur .150 doses de plus sans aucune augmentation dans le coût pour le patient .150 doses de plus qu'aucun autre aérosol bronchodilatateur! Plus efficace qu'une solution d'isoprotérénol (Cohen, A.A., et Hale, F.C., Am.J.Med.Sci.249: 309, 1965).Agit plus longtemps qu\u2019une solution d'isoprotérénol (Kallos, P., et Kallos, L., Internat.Arch.of Allergy and Applied Immunology 24: 17.1964).Répond à plus de besoins thérapeutiques qu'une solution d\u2019isoprotérénol (Goodman et Gilman\u2014 Troisième Édition\u2014Copyright 1965).Littérature additionnelle disponible sur demande.Contre-indications: DUO-MEDIHALER doit être administré avec précaution aux personnes souffrant de maladies de coeur, de diabète, d'hypertension, de troubles de la thyroïde et de tuberculose.Actions secondaires: || y a raison de croire que les effets d\u2019un dosage trop fort de l\u2019un ou de l\u2019autre médicament sont compensés par l\u2019autre médicament dans le mélange.LA COMPAGNIE RIKER PHARMACEUTIQUE LIMITÉE, 3214 Wharton Way, Cooksville, Ontario.ROSE PIE EEE EPP PRIE PRE PEER RO PE OP EE OO i hit dibs = die av, 15; di lan n IN D U i OR DR A EE y : Y as 0 latr \\ ad = à la gériatrie.> 3 a TOUX DE TOUTES ETIOLOGIES pu EMOLLIEN EFFICACITE RECONNUE Recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé -_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ANTITUSSI pas de constipation EXPECTORAN | pas d\u2019accoutumance SY nN | RRR NN NE Littérature et échantillons sur demande WELCKER WELCKER & CIE LIMITÉE 1775 boul.Edouard Laurin, Montréal 2, Qué.(C) RRR Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 Plus de Donnatal est prescrit par les médecins que tout autre antispasmodique.Après plus d'un quart de siècle et au-delà de sept milliards de doses, Donnatal est encore prescrit par plus de médecins que tout autre antispasmodique.Un assentiment aussi général et soutenu doit s'expliquer par le fait que Donnatal est un médicament sur lequel l'on peut compter, aussi bien pour son efficacité que pour l'absence d'effets secondaires sérieux.Sept milliards de doses! Si Hippocrate avait pu commencer à prescrire Donnatal en 430 av.J.-C., il lui eût fallu le donner à 2,670 patients t.i.d.pour atteindre au-delà de sept milliards de doses en l'an 1966! Pour de plus amples renseignements, consulter la documentation ou le Vademecum International.[à DONNATAL Fret determine Chaque Comprimé, Capsule Chaque Extentab EE a en | ou 5 c.c.d'Elixir contient: contient: Cm mn 0.1037 Mg ivi sulfate d'hyoscyamine.0.3111 mg a = 0.0194 mg corr sulfate d'atropine.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.0\u2026.00000s 0.0582 mg 0.0065 Mg coir bromhydrate d'hyoscine.0.0195 mg 16.2 mg (LA gr) .\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.phénobarbital.(34 gr) 48.6 mg A.H.Robins Company of Canada, Ltd., Montréal, Québec AH-ROBINS | iy, \u201cly Ii LES INFECTIONS BACTERIENNES LES PLUS COURAMMENT OBSERVEES (a Gram positif) SONT \u2018ENRAYÉES RAPIDEMENT GRÂCE A.22 000101.EE veu art } -CONSTITUE EL ET ASIE Shei ATTERDUE LA SPÉCIFICITÉ DE L'UNIPEN Ces infections si couramment rencontrées réagissent très bien au traitment à I'Unipen Pneumonie lobaire Cellulite Broncho-pneumonie Plaies infectées Bronchite Pyodermite Pharyngite aigué Septicémie Amygdalite aigué Bactériémie | les Otite moyenne Ostéomyélite o ; Furoncles Entéro-colite 7 E Anthrax Fièvre scarlatine Ft ri Aa lunegou deux fois Abcès Complications bactériennes de la rougeole voie A ccalla ois on g ve La neue quand i APE - ( gexige.Nourrissons et enfant Ulera iegsur fe base de 25%a 50.mg¥nar kg.et hé jour.Donner en quatreïdoses Ts PRECAUTIONS: On pa QE le securite LS medica- Pc 8 Ago >.[Je attentidp oR Eg IL: oit ar voiepintravei Rd É CL Li itépde ted UE Ty x LE SH Av PES i FI .tres, ager oii llergiques.GQUTRE.is Ne La Cou FARA rE ade Radin y one RL nSit UNIPEN n'est pas in gang anPlesMinfectionshmineuresFau banales.PT te 8 LUNIREN (i AM) i injectable | QE (500 TE, 55.par flaceutampouleld ., toire pendant les quelques premiers jours du traitement.Si te elle devait persister, on devrait réduire la posologie.Quand le traitement est long, il peut être sage de procéder périodiquement à des hémogrammes et des épreuve de la fonction hépatique.Etant donné qu'on a signalé deg épisodes de leucopénie et de troubles fonctionnels d foie pendant le traitement, il sera bon de prescrire 1: médicament avec circonspection aux malades ayant de - antécédents hépatiques.On a signalé aussi, avec l'oxazépam, de rares caŸ| r d'ataxie qui ne semblent reliés spécifiquement ni à \\d posologie ni à l'âge du malade.CONTRE-INDICATIONS \u2014 Bien qu'on n\u2019aît signalé jusqu'ici: aucun signe d'effet tératogène relevant de l'oxazépam d'après les expériences sur l'animal et les essais clinique$ dans six cas de grossesse, l'emploi du médicament n'es pas recommandé dans la grossesse.™ eee PRESENTATION \u2014 SERAX (oxazépam Wyeth) en capsules§ * à 10 mg.(rose et blanc), à 15 mg.(rouge et blanc), a 30 mg.(marron et blanc), par flacon de 100 et 500 \\ Puf capsules.| % x Bibliographie disponible sur demande.| + Te, - - \u2014\u2014 ry | 4 1 29 V +1 | * 7 } / 4 \\ 4 Yo.À OXAZEPAM, WYETH JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED sk Marque déposée WINDSOR, ONTARIO Laval Médical Vol.38 \u2014Janv, 1967 Mente tu Nils S au LL.l lé _ = POUR \u2018A pureté | | {ud | \u201c| > la fraîcheur | | 7 b= ° | = [ N Qu = a richesse fey = i Del | rem RE 4 Ten lache Co } \u2014 | in jo LAIT QI 7 > MN | .YOGHOURT 4 #20557 | | i i 875, 4° AVENUE, QUÉBEC 3.TÉLÉPHONE : 529-9021 i MEDICATION ANTITUSSIVE par voie rectale pour : BÉBÉS, ENFANTS & ADULTES Boîtes de 10 suppositoires Fabriqués par le LABORATOIRE NADEAU LIMITEE Pionnier au Canada de l\u2019emploi de la Spartéine comme Ocytocique 10 Sommaire suite Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 ANALYSES ÉTUDE SUR LES MÉTASTASES CÉRÉBRALES SOLITAIRES DES CANCERS VISCÉRAUX 2 2 2 24 4444 44 4 44 4 1 11112 2 1 144 LE PRONOSTIC OPÉRATOIRE DES TUMEURS BÉNIGNES INTRACRÂNIENNES (ÉTUDE DE 282 OBSERVATIONS) .144 ASPECT DES CELLULES THYRÉOTROPES HYPOPHYSAIRES DANS DEUX CAS DE MALADIE DE BASEDOW .145 L'HYPOTHALAMUS ET LA LACTATION .14b CANCER DE LA PAROTIDE .«+.+.+.146 =! NER, lig ir: pp ge par ; pro fy His Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 drives and the resulting needs.It isin close relationship to the following items : Item 5b: Anger.The term is used in its usual sense of an inner emotion (rage) directed, or leading to a desire to strike out, destroy, or in some way visibly express the frustration ; at an impediment to a satisfying experience.Item 5b (1): Expressed externally.This deals with the clinically visible and external expression of item 5b as contrasted, for example, to its internal level.Item 5b (ii): Kept internally or denied.This refers to intrapsychic and intracorporal aspects of anger.Item 5c: Agressive cathexis of own body.Same concept as in 3, but as it applies to the patient\u2019s CLINICAL AND OBJECT RELATIONSHIP GUIDE LINES 97 ability to turn the energies against his own body, parts of it, or an intrapsychic concept of the self.Item 5d: Other externalized expressions of aggressiveness.This item refers to other symbolic, and expressive manifestations of aggressive ca- thexes of external objects (e.g.a grim face when in contact with the frustrating object ; piercing angry glance, clenching of hands, sarcastic voice, related vasomotor phenomena, etc.).This kind of patient (one still seeking external objecis) comes seeking help.The help they seek is a human contact that is \u201c\u2018 good,\u201d which will care for them, make them feel more adequate, and therefore less sad, or miserable.It is clinically apparent that such patients have an increased need for dependency gratifications and tend to have markedly enhanced passivity needs as well.TABLE I * Schema of object relationships of depressed patients still seeking external objects * (0=none ; + =trace; 4+ =some; +++ =considerable ; + + ++ = marked) CRITERIA NOTE 1.a) Loss of object is real (external) ++++ These are patients who have suffered a real or symbolized or intrapsychic (symbolized) object.loss, Without this lost object bond their intra.++++ psychic concept of personal adequacy is shattered, but this Toa level where they type of patient continues to seek (cathect) external b) Resulting intrapsychic sense of personal inadequacy feel they cannot live objects.or exist as an ade- The reality loss in the present (real or symbolized) | quate person.analogously repeats early separation or abandonment experiences or severe, abrupt and persecutory weaning 2, Libidinal cathexis of external objects.+ 4to++++ experience.3.Aggressive cathexis of external objects.+tot+ ++ 4.Libidinal cathexis of own body.++to+++ 5.a) Level of frustration.1110110 ++to++++ b) Levelofanger._.EU + +to++ ++ i, expressed externally.Oto+++ ii, kept internally or consciously denjed.+to+ ++ c) Aggressive cathexis of own body.+to++ +4 d) Other externalized expressions of aggressiveness.+to+ +4 6, Dependency needs (for affection, food, care, respect, recognition of worth and prestige at the hands of ++++ others).a ea aa ea ea aa Lan 0 7.Hope: a) unconscious hope.+ to +4 b) conscious hope.\u201c+to+ ++ 8.Helplessness : varies inversely with unconscious hope.+tot+ ++ * From SARWER-FONER, G.** An Object Relationship Classification of Depressive Illness \u2014 I : Patients still capable of Forming External Object Relationships.\u201d Read at Amer.Coll.Neuropsychopharmacology, Internat, Inn, Washington, D.C., Jan, 17, 1965. 98 Gerald J.SARWER-FONER The manner in which the patient relates to the physician, his capacity to cathect this relationship, demonstrates in a clinically evident form much about his ego strength, his mastery over differing aspects of his instincts and drives, and the level of his sublimations and constructive energies.Meticulous study of these details, allows us to assess his ego strength, the level and extent of his impulsivity, prohibitions and controls, and of his assaults on himself.Patients still cathect- ing external objects have sufficient ego strength to come and seek help and to continue to do this.Their reality early life experiences were, initially at least, sufficiently gratifying that they retain, to varying degrees, the knowledge that good objects exist and therefore, the hope that life can be better than they find it in their depressed state.They tend to be externally oriented, i.e.extroverted, people.They tend to look outward for recognition, prestige and esteem, and to base their opinions of themselves largely on the way in which they believe others regard them.They thus are oriented towards seeking and finding solutions to their problems through contacts with external objects.Though extremely sensitive to criticism, and the value of their own products, to trauma to their prestige or self-respect, it is their very need for approval, for good, accepting objects outside themselves, and their faith that these exist, which enables them to continue to cathect external reality and seek continual or renewed contacts (even if sometimes these are only partial ones) with external objects.In their relationship with the physician and in the transference, it is clinically clear that they expect the physician to be there to aid, help, restore, guide, and to offer a meaningful human contact which enables current hurts, related to past ones, to be soothed over, dealt with and finally solved.In a clinical situation, though they may overtly demonstrate varying degrees of helplessness and hopelessness, they show, in multiple ways, that they are seeking to restore, or re-establish with the physician, a good relationship which will help them regain the lost \u2018\u201c\u2018good object\u2019 without Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 whose inner presence they feel inadequate, helpless and \u201cwithout the strength to live.\u201d (1-12, 15-17, 19 and 24-27).They seek to restore inner integrity through renewed contact with the lost object by a good external object relationship.Clinically they show this in their willingness to seek and come for treatment ; in their relative cheerfulness when with the physician ; in the way all their complaints are directed at the physician ; in the pleading looks they cast in his direction, the fleeting smiles given the doctor, even in the way in which hypochondriacal complaints such as pain or a feeling of tightness or emptiness in the hypochondrium are used to appeal for help.(This latter is different from an angry complaining \u2014 hypercathexis of inner organs which is not directed at seeking renewed, external, giving objects, but is rather a narcissistic withdrawal).All of this translates clinically this type of patients seeking external object relationships.The way in which they deal with their angry and destructive feelings, including rage, expresses the same general needs.Speech with much affect, pouring out their emotions about inner emptiness, intense abdominal pain or clutching feelings in the hypochondrium, assaulting the physician with complaints about how the terrible feeling of depression creeps over them after they awake in the morning \u2014 all express the demand \u2014 \u2018\u201c Help me, Restore me, Make me complete ! \u201d The physician\u2019s assessment of the patient\u2019s control over his impulses, and over strong affect leading to the development of powerful inner impulses, is another factor of great clinical importance.When a patient is tortured by self- punitive and destructive affects, but turns in alarm to the physician for help, while at the same time showing good capacity to control himself or to feel better in the presence of, or following, satisfying contact with his doctor, this has important treatment implications, since here, control is good and impulsivity not marked.The patient\u2019s capacity to deal with physical agitation, self-punitive feelings and mental turmoil in response to feelings of helplessness also offers => «= = , sm i na; H ie! gy ro mu Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 important evidence in regard to agression and its control.Zilboorg\u2019s (28) dictum, following the ideas of Adelaide Johnson (13) that the suicidal or homicidal patient always has an \u201cearly hostile identification \u201d (i.e.very early, from the very first months of life) with mother, is important.The patient\u2019s clinical behavior orients us as to the presence, strength and nature of his cathexis of external objects, and as to the patient\u2019s hope or hopelessness, in the transference, that good objects exist and can be available for him.Patients who no longer catheci external objetcs.The second category of patients briefly mentioned, those who no longer are able to cathect or seek external object relationships (21), presents a different picture.Patients who have largely given up cathecting external reality, show that they do not particularly wish to see the physician, (their contact with the physician is arranged by other people).They do not relate to anyone other than themselves except for the merest level of nursing care, and in some severe cases (depressive stupor), not even for that.When seen clinically, they do not seek to enter in contact with the physician.They do not seek to express their pain to him with an active desire to seek help.Rather, they feel that there is no help available, and there isnothing tobe done.They are much more hopeless and helpless, than the first group of patients described, with nihilistic delusions about inner functioning and/or the outer world, and their fixed delusion of time that the depressed state will last forever (22), is a more marked feature than in those who suffer from a neurotic depression.A FEW WORDS ABOUT THERAPY IN THE LIGHT OF THE ABOVE MENTIONNED CONSIDERATIONS Patients who form and seek a restorative good relationship are proper candidates for psychotherapy.Depending on the patients, and the training and orientation of their doctor, psychoanalysis, psychoanalytically oriented psychotherapy, or relationship therapy with or without CLINICAL AND OBJECT RELATIONSHIP GUIDE LINES 99 psychotropic medication, and sub-coma insulin or sleep therapy may have good results.The patient\u2019s impulsivity or impulse control is assessed here.Good control of impulsivity as measured in the clinical situation, and the patient\u2019s turning to the physician when control is threatened, favors a psychotherapeutic approach.Inability to handle his impulses efficiently (the aggressive ones) and the presence of a break in reality testing (13 and 27) especially with a history of behavioral expression of aggressive drives (accidents, impulsive aggressive gestures, etc.) or overtly suicidal or homicidal impulses should put one on guard against treatment methods that take time to become effective.It is always important, in the context of the patient/ doctor relationship, to ask the patient very openly about the presence, extent and quantity of self- destructive, angry feelings, or direct thoughts of death, dying, murder or suicide.E.C.T.isstill the treatment of choice in suicidal, or impulse ridden patients with poor control.Though life-saving in particular episodes, it often has only a relatively short-term result in cases of recurrentillness.Psychotherapy, with or without psychotropic medication, helps the patient feel that he is mastering a terrible episode with the help of the physician.Withdrawal from seeking external objects (2nd category of patients) is a direct indication, even in the presence of good control over impulse and aggressive cathexes, for organic therapy.When the patient's suffering is great, E.C.T.is the treatment of choice.When there is no sense of urgency, anti-depressive medication may be tried with a good effect, in many cases.There is virtue in helping the first category of patients (those still cathecting external objects) with psychotherapy, because it helps them to achieve a mastery over their depressive illness and helps them realize that even if they were to become depressed again, they could conquer it again through their own efforts, with the help of the physician and/or with other treatment he may offer, such as psychotropic medication, etc.In the second category (those no longer cathecting 100 external objects), it is essential, now that we have good organic methods of treating such patients, such as E.C.T.and selected anti-depressive medication, to resort to these quickly since there is no virtue in waiting.In the olden days, one would have had to \u201csit out\u201d such depressions with great suffering for the patient.These criteria apply regardless of the age group of the patient.One must consider, however, the passivity and dependency needs of the patient and their unrequited orality in all cases.THERAPEUTIC CHOICE AND RESULTS Psychoanalysis has good to excellent results on symptoms of the first catergory of patients.If analysis of the patient\u2019s early oral and anal phases of development and their high expectations from life is thoroughly done, then one can also obtain good to excellent results on personality and character patterns.Psychoanalytically oriented psychotherapy has good to excellent results for the episode in patients of the first category.If properly done, it may change some charactero- logical aspects of the patient, if done over a sufficient length of time.Supportive psychotherapy has good results for the episode, in the presence of a positive transference and good counter-transference permitting introjection of a benevolent, non-persecutory, authoritative object (1, 3, 15 and 16).In general, all these therapies must always gratify, in the person of a giving physician, the need for consistently good, firm, understanding and \u201cstrong\u201d object relationship (24).The physician should be able to interpret anything that threatens to destroy the positive relationship or induce intolerable aggressiveness in the patient.The physician must explore his feelings and counter-transference to avoid real rejections or the possibility of being a truly persecutory object to the patient (24).In psychoanalysis, interpretations and reconstructions dealing with persecutory and depressive anxieties as well as analysis of weaning, separations, individuation, of grieving and mourning Gerald J.SARWER-FONER Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 of losses, are necessary (1-3, 4-13, 15-17 and 24-27).With the first category of patients (those cathecting external object relationships), psycho- pharmacological therapy \u2014 anti-depressive drugs such as iminodibenzyl derivatives (e.g.imipram- ine, etc.) and the monoamide oxidase inhibitors (e.g.phenelzine) \u2014 give a fair to good result.They only have a good effect in this type of patients if taken in the context of a positive transference and benevolent counter-transference.They have a poorer result if the suddenness of the pharmacologically induced sedative and initial \u2018\u201cholding-down \u201d action further reduces an already impaired capacity for energetic interpersonal relationships in some patients.The same sudden pharmacologically-induced effect may be very beneficial, however, when the patient thus introjects a benevolent physician and integrates his new capacity to relax, and sleeps well, or better, as part of this.Psychosedatives, such as barbiturates and bromides, and the newer benzo- diazepine derivatives, and some phenothiazines, such as levomepromazine, give fair to good results, for the above mentioned reasons, in this type of patients.The psychophysiological stimulants, such as the amphetamines or methylphenidate (Ritalin) give a fair to excellent result in this type of patient, depending on how and when they are used (14).Although the same considerations as to the anti- depressive drugs apply, particularly good or excellent effect is seen if they are given at the right moment in time.This occurs in some patients, when the good object relationship is established in the transference and introjected by the patient and is unconsciously perceived by the patient as partially repairing his loss (14).Here, the physiological and stimulating effect represents, in a concrete way, perceivable by the patient, a restoration of an energetic and enthusiastic state.E.C.T.gives only a poor to good result in this kind of patient (15 category, who still cathect external objects), if they are not suicidal.(A fuller discussion is given elsewhere [20 and 21]).Sub- coma insulin, sleep therapy, or anaclytic therapy Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 give a good result for the episode, offering a restorative maximal care of passive-dependent oral needs, but in the context of a time-limited induced regression, which is followed by a phased, also time-limited, progression to greater activity and strength, through the intensive mothering, nursing, and then weaning experience (18).These, thus fuse physiological stimuli and needs (e.g.hypoglycemia and the need for food) with the intrapsychic need for care, love and affection \u2014 all in terms of the above mentioned nursing experience (18).Organic treatments are indicated when the patient\u2019s capacity to form object relationships is poor (all patients in the ord category), or in the presence of poor impulse control, or of considerable homicidal or suicidal aggressive rage combined with poor control.The presence, however, of the ability to cathect external objects, or to cathect internal organs in a pleading, please-help- me-way which still relates to the physician, are prognostic signs favoring the use of psychoanalysis, psychoanalytically oriented psychotherapy or supportive psychotherapy with or without appropriate use of psychotropic medication.E.C.T.is still the treatment of choice in suicidal or homicidal depression and the patient\u2019s capacity to relate and control impulsivity must be assessed particularly in terms of a full history, including a study of previous behavioral expression of, and control over, aggressive impulses, and masochistic /sadistic behavior.Thus, what has been presented here, in a very abbreviated form, is the use of object relationship criteria to guide the assessment and treatment of depressed patients.REFERENCES I.ABRAHAM, K., (¢) 1911.Notes on the psychoanalytic investigation and treatment of manic-depressive insanity and allied conditions, pp.137-156 ; (b) A short study of the development of the libido studied in the light of mental disorders, Part I pp.418-480.Both in selected papers on Psychoanalysis \u2014 Hogarth Press, London, England, 1949.2.BIBRING, E., The mechanism of depression, in \u201c Affective disorders.\u201d Ed.P.Greenacre, Int.Univ.Press, New York, 1953.(14) va 10.11.12.13.14.16.17.18.19.21.22.CLINICAL AND OBJECT RELATIONSHIP GUIDE LINES 101 .BLANCO, J.M., On introjection and the process of psychic metabolism, Int.J.Psycho.Anal, 22 : 17, 1941.BowLBy, J., Maternal care and mental health, Geneva World Health, Org., 1952.ENGEL, G.L., REICHSMAN, F., Spontaneous and experimentally induced depression in an infant with a gastric 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duré qu\u2019un siècle.Selon un processus d\u2019entraînement caractéristique à nos sciences contemporaines, la troisième période n\u2019a que près de 15 ans d'existence, soit depuis l\u2019apparition en 1952 de la chlorpromazine et de la réserpine ; déjà plus de 50 neuroleptiques sont utilisés en clinique.En 1958, Janseen apporte l\u2019Halopéridol, une contribution originale au traitement du malade mental.La psycho-pharmacologie rassure le clinicien en lui précisant le seuil de tolérance élevé dans l\u2019emploi des neuroleptiques.Des travaux récents relatent cependant des complications là où l\u2019on ne voyait antérieurement que des effets secondaires.Il s\u2019agit, comme exemple, de 12 décès soudains, cités par Greiner, de patients bien portants et qui recevaient de fortes doses de chlorpromazine depuis plusieurs années.Or, ce neuroleptique favoriserait la libération hypophysaire de l\u2019hormone stimulante de la mélanine.De ces 12 patients, sept n\u2019avaient pas de pigmentation externe.Les docteurs Barsa et Saunders, du Rockland State Hospital, rapportent une étude du globe oculaire chez 658 patientes chroniques ; la biomicroscopie à la lampe à fente révéla la présence d\u2019opacités localisées au cristallin chez 145 patientes et dans le cristallin et la cornée, chez 33 patientes.Toutes ces personnes avaient reçu * Travail présenté au deuxième Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Montréal, les 20 et 21 mai 1966.Normand PLANTE et Pierre ROY, Hôpital Saint-Michel-Archange, Québec.une ou plusieurs phénothiazines au cours de leur traitement dont la durée a varié de deux semaines à 10 ans ; la majorité de ces patientes auraient reçu des doses quotidiennes de chlorpromazine supérieures à 400 mg pendant plus de deux ans.Il existerait, par conséquent, liés aux neuroleptiques, des effets secondaires qui peuvent au cours des années devenir des complications.Nous avons voulu, dans cette perspective, étudier la galactorrhée, effet secondaire des neuroleptiques sur le plan neuro-endocrinien.Les études récentes mettent en évidence un facteur inhibiteur de la prolactine au niveau de l\u2019hypothalamus.Ainsi, ir vitro, la technique de la co-culture de l\u2019hypophyse et de l\u2019hypothalamus prouve que la présence de l\u2019hypothalamus inhibe la sécrétion de prolactine par l\u2019hypophyse.In vivo, il suffit de libérer l\u2019hypophyse de l\u2019hypothalamus pour obtenir chez l\u2019animal en expérience le développement de la glande mammaire et la sécrétion lactée.On obtient ce résultat par des lésions hypothalamiques, par des autogreffes hypophysaires en dehors du contrôle de l\u2019'hypothalamus et aussi par les tranquillisants, dépres- seurs de l\u2019hypothalamus.Ben-David et Khazan ont étudié dans leur département de pharmacologie appliquée l\u2019action mammotropique et tranquillisante des neuroleptiques à l\u2019aide de rats albinos femelles.Leurs résultats sont précis.Ils expliquent les différences dans l'effet mammotropique de tranquillisants neuroleptiques par la configuration chimique de la molécule phénothiazinique pour obtenir l\u2019action dépressive spécifique sur le facteur inhibiteur de la prolactine au niveau de l\u2019hypothalamus. 104 En substituant, au groupe diméthylamino- propyl en N10, le dérivé à chaîne latérale pipé- razinyl (perphénazine, trifluopérazine, fluphéna- zine, thiopropérazine) ils obtenaient une plus grande efficacité mammotropique.Le même résultat existait s\u2019il y avait une substitution de H en C» par le CI (chlorpromazino-perphénazine) ou CF3 (fluphénazine, trifluopérazine).De plus, aucun dérivé avec une chaîne ramifiée, en position 10 n\u2019a d\u2019effet mammotropique (lévomépromazine).Par contre il réfutent les travaux de Hooper qui voulait trouver un parallélisme entre l\u2019action mam- motropique et tranquillisante des neuroleptiques.Les sulfoxides de perphénazine et de chlorpro- mazine sont tous les deux mammotropiques sans être tranquillisants.Ben-David en déduit que les centres de sédation et de sécrétion de prolactine par l\u2019hypophyse sont distincts dans l\u2019hypothalamus.De plus, aucun tranquillisant extrahypothala- mique n\u2019a présenté d\u2019effet mammotropique (mé- probanate, atarax, phénobarbital).Par contre, le méthaminodiazepoxide et la réserpine se comparent à la chlorpromazine sous cet aspect.Les travaux cliniques portant sur la galactorrhée sont très peu nombreux malgré le grand nombre de malades traités par les neuroleptiques et malgré surtout le taux élevé de galactorrhée rencontré en cours de traitements.Py, avec la méthode tire-lait, trouve de la galactorrhée chez 51 pour cent de ses malades ; 34 pour cent des patientes sont ménopausées, 63 pour cent ne le sont pas.Hooper, avec la méthode manuelle, n\u2019observe la galactorrhée que dans 26 pour cent des cas.Py voit une variation d'âge de 18 à 74 ans ; Hooper de 28 à 45 ans.Delay n\u2019a pas trouvé de galactorrhée après la ménopause.Pour Delay et Py, ce n\u2019est pas la dose mais la durée de la médication qui importe, soit un minimum de 23 jours.La galactorrhée persiste, selon tous les auteurs, aussi longtemps que la patiente reçoit sa médication et cesse dès sa suspension.Il ne s\u2019agit que rarement d\u2019un écoulement spontané mais plutôt de quelques gouttes de sérosité, colostrum ou lait, qui vont perler à l\u2019orifice du On note aussi qu\u2019il ne semble pas y mammelon.Normand PLANTE - Pierre ROY Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 avoir de corrélation entre la galactorrhée et le syndrome extrapyramidal, L'un des auteurs cités s'interroge en plus sur le retentissement psychique de ce phénomène endocrinien et aussi sur l\u2019incidence du cancer du sein en raison de l\u2019hyperproduction de prolactine.Notre étude a porté sur 572 femmes et 126 hommes, tous des malades mentaux chroniques hospitalisés au Pavillon la Jemmerais.Tous les patients et patientes recevaient une médication neuroleptique depuis environ six mois et certains même depuis 12 ans.Le tableau I donne la distribution des cas selon l\u2019âge chez 504 femmes et le nombre de patientes présentant de la galactorrhée.Dans le groupe de 20 à 29 ans, nous avons un maximum de galac- torrhée de 56,5 pour cent ; ce taux va en décroissant pour ne donner que 11,9 pour cent dans le groupe des patientes âgées de 60 à 65 ans.On a deux patientes avec galactorrhée chez les plus de 66 ans.L'une d\u2019elle, ménopausée, était âgée de 82 ans.TABLEAU I Distribution des cas selon l\u2019âge chez 504 femmes Âce GALACTORRHÉE ls POURCENTAGE 14 a 19 ans.1 2 50,0 20à29ans.\u2026.13 23 56,5 30 à39 ans.; .42 90 45,5 40 à 49 ans.46 142 32,4 50 à59ans.1.23 117 19,6 60 a65ans.7 59 11,9 66 ans et plus.2 71 2,8 Par le tableau II, nous avons voulu contrôler les affirmations de Ben-David et de ses associés résultant de travaux sur les rats albinos femelles.Pour eux, les dérivés pipérazinyl provoquaient la plus haute fréquence de galactorrhée.Notre tableau montre des taux à peu près identiques selon les divers groupes neuroleptiques pris individuellement.Par contre, l\u2019association de ces Laval Médical Vol, 38 -Janv.1967 groupes comme exemple, chlorpromazine et tri- fluopérazine ou encore thiopropérazine et thiori- dazine, se montre très galactogène, soit 67 pour cent des cas, contrairement aux taux de 10,5 à 13,5 pour cent pour les quatre premiers groupes pris individuellement ; le cinquième groupe ne comportant que quatre cas, est exclu.TABLEAU II Fréquence de la galactorrhée selon les divers groupes de neuroleptiques NOMBRE DE CAS GALACTORRHE POURCENTAGE Dérivés diméthylamino- propyl: Largactil, Sparine, | Nozinan, Phénergan.253 32 12,6 Mellaril.76 8 10,5 Dérivés Diperazinyl : Stelazine, Trilafon, Majeptil.87 9 10,3 Tarasan.- 22 3 \u2018 13,5 Serpasil,.4 ! 25,0 Association de divers groupes.130 79 60,7 Total.572 132 23,2 On sait aujourd\u2019hui que l'association neuroleptique permet d\u2019obtenir des effets thérapeutiques supérieurs à celui de chacun de ces groupes employé individuellement.S\u2019agirait-il là d\u2019une confirmation de l\u2019hypothèse de Hooper qui soutient le parallélisme de l\u2019action mammotropique et tranquillisante des neuroleptiques ?Au total, 23 pour cent de nos patientes ont présenté de la galactorrhée alors qu\u2019elles étaient traitées aux neuroleptiques.La méthode manuelle a été employée, ce qui concorde aussi avec les résultats obtenus par Hooper.Le tableau III répartit la qualité de la sécrétion lactée et la prédominance des cas chez le groupe avec vie génitale active.Il n\u2019y a que 24 patientes qui ont eu des grossesses antérieures parmi celles qui présentèrent de la galactorrhée.Des 572 patientes examinées, on a trouvé une patiente atteinte de néoplasie, une autre avait un GALACTORRHÉE ET NEUROLEPTIQUES 105 TABLEAU III Caractéristiques de la galactorrhée SÉCRÉTION SÉCRÉTION SÉCRÉTION SÉREUSE DE DE ToTaL COLOSTRUM LAIT Vie génitale active.23 35 17 75 Ménopause.6 18 ! 5 | 29 Grossesses | antérieures.6 9 , 9 24 écoulement sanguin dont l\u2019étiologie n\u2019est pas encore déterminée toutefois.L'examen n\u2019était pas orienté vers une recherche systématique de la néoplasie.Peut-on de cela infirmer les craintes de certains auteurs vis-à-vis le cancer du sein dû à l\u2019emploi des neuroleptiques ou bien attendre dix autres années de thérapeutique pour justifier leurs craintes ?La galactorrhée apporta très peu de réaction émotionnelle chez l\u2019ensemble des patientes, sinon lorsque la sécrétion lactée était abondante et spontanée.Onze patientes ont constaté ce phénomène ; seulement trois s\u2019en sont inquiétées.Ceci explique peut-être le petit nombre de travaux vis-à-vis cet effet secondaire des neuroleptiques et aussi que peu de médecins connaissent ou reconnaissent la galactorrhée chez leurs patientes.L\u2019examen chez les 126 patients masculins nous donna six galactorrhées, soit un pourcentage de 4,7 pour cent.L'âge des patients se situait entre 18 et 35 ans ; cinq d\u2019entre eux avaient une association neuroleptique, l\u2019autre patient recevait du 8909 R.P.ou neuleptil.Il nous faut souligner ce nombre restreint de patients ; nous n\u2019en avons relevé qu\u2019un seul cas dans la littérature médicale que nous avons consultée.Les résultats que nous rapportons dans cet exposé ainsi que ceux des auteurs cités, nous rappellent le rôle privilégié de l\u2019hypothalamus comme organe-cible des neuroleptiques.De toute évidence, ces derniers établissent un défreinage hypothalamique permettant à l\u2019hypophyse de créer une hyperprolactinie, génératrice de galactorrhée.Cette hyperstimulinie est une exception dans le secteur neuro-endocrinien car i f I A 106 comme le dit le professeur Perrault, les hypersti- mulinies sont toujours secondaires à l\u2019hypertonie hypothalamique et plus généralement cérébrale.La neuropsychiatrie qualifie l\u2019hypothalamus de carrefour psychosomatique ; celui-ci est maintenant un centre endocrinien par ses médiateurs chimiques qui sollicitent l\u2019antéhypophyse à sécréter ses stimulines.Ce complexe est l\u2019homéostat hypothalamo-hypophysaire.L\u2019hypothalamus est un centre psycho-affectif ; par son intermédiaire, une série de faits psychologiques peuvent modifier une série de faits physiologiques.L\u2019hypothalamus est aussi un centre neuro- végétatif ; par ses noyaux vago-sympathiques, il articule la vue affective et le systéme neuro- végétatif.L\u2019hypothalamus, par la galactorrhée neuroleptique, se manifeste au thérapeute de façon directe et non équivoque.Il nous a paru intéressant de souligner ce phénomène hormonal qui peut sembler banal mais qui nous rappelle la puissance d\u2019action des tranquillisants majeurs dont nous connaissons les effets thérapeutiques et les effets secondaires.Nous n\u2019en devons cependant pas sous-estimer les complications possibles.RÉSUMÉ Le présent exposé traite de la galactorrhée, résultant de l\u2019emploi de divers neuroleptiques ou tranquillisants majeurs dont l\u2019action s\u2019inscrit en établissant un défreinage hypothalamique ; l\u2019hypophyse libérée de l\u2019hypothalamus crée une hyperprolactinie, génératrice de galactorrhée.Les divers auteurs, selon la méthode de prélèvement lacté, trouvent de 20 à 51 pour cent de cas de galactorrhée chez leurs patientes.La durée minimum de la médication pour obtenir cet effet secondaire est de 23 jours.La variation d\u2019âge était selon les auteurs de 18 à 74 ans.Les phéno- thiazines à chaîne latérale pipérazinyl (perphéna- zine, trifluopérazine, fluphénazine, thiopropéra- zine) ont montré une plus grande efficacité mammotropique.Notre recherche clinique a porté sur 572 femmes et 126 hommes.Le maximum de galactorrhée Normand PLANTE - Pierre ROY Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 neuroleptique fut obtenue chez le groupe de patiente âgées de 20 à 29 ans, soit 56,5 pour cent.Le taux moyen chez les 572 femmes avec la méthode manuelle fut de 23 pour cent des cas avec galactorrhée.Pris individuellement, et contrairement au taux trouvé par Ben-David et Khazan, chaque dérivé phénothiazinique est galactogène à taux égal.Par contre, l\u2019association des groupes neuroleptiques s\u2019est montrée nettement galactogène soit 67 pour cent des cas, en comparaison de 10 à 13,5 pour cent des cas pour les groupes neuroleptiques pris individuellement.Ceci est conforme aux réponses cliniques plus efficaces obtenues lors d\u2019associations médicamenteuses.Des 126 patients, cing ont présenté de la galactorrhée avec l'association neuroleptique ; un autre patient recevait du 8909 R.P.ou Neuleptil.Dans la littérature consultée, un seul cas d\u2019un patient masculin est signalé.Cette étude portant sur la galactorrhée neuroleptique nous rappelle le rôle privilégié de l\u2019hypothalamus comme organe cible des neuroleptiques et aussi leurs implications neuro-endocrinienne autant que psychiatriques.La galactorrhée est un effet secondaire qui passe souvent inaperçu quoique très fréquent ; nous connaissons les effets thérapeutiques des neuroleptiques et leurs effets secondaires ; nous n\u2019en devons cependant pas sous-estimer les complications possibles.SUMMARY The actual report treats of galactorrhea, resulting from the use of different neuroleptics or major tranquilizers, bringing a relaxation of hypothalamus ; the hypophysis, freed from the hypothalamus action, creates an hyperprolactiny, which favors galactorrea.Different authors, according to their methods providing lacteous sample, find from 20 to 51 per cent of galactorrhea to their patient.The minimum duration of medication in order to get side effects is 23 days.From some authors, different ages range from 18 to 74 years old.Phenothiazines with piperazine lateral chain Js 1g al Is purs gas 0, js Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 (perphenazin, trifluoperazin, fluphenazin, thiopro- perazin) showed a stronger mammotropic effectiveness.Our clinical research covered 572 women and 126 men.Neuroleptic galactorrhea reached its maximum in the female patients of 26 to 29 years old (56,5 per cent of the whole group).The average rate found with the 572 women manually examined was of 23 per cent of galactorrhea cases.Analyzed individually and contrary to the rate found by Ben-David and Khazan, each pheno- thiazine is equally galactogenous.On the other hand, the association of neuroleptic groups clearly showed their galactogenous effect, for 67 per cent of cases in comparison to 10 to 13,5 per cent for each neuroleptic group individually.This isin compliance with clinical results more efficiently obtained, when medications were associated.With 126 male patients, five have showed galactorrhea, with neuroleptic association, another patient was receiving 8909 R.P.or Neuleptil.In previous publication, only one case of a male patient is reported.This study concerning neuroleptic galactorrhea reminds to us the importance of hypothalamus, as a target organ, in regard to neuroleptics, which also have some neuro-endocrine implications as well as psychiatric ones.Galactorrhea is a side effect unremarked even if very frequent; we know therapeutic effects concerning neuroleptics, we know also their side-effects ; we should not ignore the possible complications.BIBLIOGRAPHIE 1.BEN-DaviD, M., DIKSTGIN et SULMAN, F.G., Production of lactation by non-sedative phenothiazine derivatives, Proc.Soc.Exp.Biol.Med, 118 : 265-270, (janv.) 1965.2.BARSA, J.À, et SAUNDERS, J.C., Les opacités oculaires dues aux phénothiazines, J.A.M.A., 193: 10-12, 1965.3.BOULARD, C., et ScorTo, J., Hyperostose frontale interne et galactorrhée, Alger méd., 269, (mars) 1960.GALACTORRHEE ET NEUROLEPTIQUES 107 4.DELAY, J., PICHOT et coll, L\u2019emploi de la thiorizadine en psychiatrie, problème de la posologie et des effets secondaires, Encéphale 172-175, 1964.5.DELAY, J., et DENIKER, P., Les effets secondaires des neuroleptiques, Encéphale, 103-104, 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aujourd\u2019hui présenter une observation qui démontre, croyons-nous, de façon particulièrement intéressante, les problèmes divers posés par l\u2019intersexualité au pédiatre et au psychiatre qui travaillent en collaboration.L\u2019OBSERVATION ENDOCRINOLOGIQUE L\u2019hermaphrodisme vrai, qui constitue le prototype par excellence de l\u2019intersexualité, se caractérise par la présence chez le même individu de tissu ovarien ainsi que de tissu testiculaire, avec ambiguïté des organes génitaux.L'orientation psycho- sexuelle peut être ambiguë, ou encore s\u2019être cantonnée dans un des deux sexes.La grande majorité des représentants de cette classe d\u2019inter- sexes possèdent une formule chromosomique du type féminin, soit deux chromosomes sexuels XX.Un hermaphrodite vrai à formule XX/XY a fait l\u2019objet d\u2019études récentes et nous avons cru opportun de le rapporter en détail à cause de la rareté, * Travail présenté au deuxième congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Montréal, les 20 et 21 mai 1966.Yvon GAUTHIER et Gilles LEBŒUF.des implications que ce bilan génétique soulève au point de vue organogenèse gonadique, ainsi que de l\u2019intérêt de ce cas au sujet de la dynamique de \"orientation psycho-sexuelle.A.C.s'est présenté dans un premier hôpital à l\u2019âge de 11 ans pour réparation d\u2019hypospadias et orchidopexie.En dépit de l\u2019hypospadias et d\u2019une cryptorchidie bilatérale, les parents lui avaient assigné un nom de garçon à la naissance.Lors de cette intervention, une gonadectomie gauche fut pratiquée et le diagnostic histologique d\u2019ovaire a mené à une décision de changer le sexe de l'enfant.Quelques mois après, cet enfant s\u2019est présenté à l\u2019Hôpital Sainte-Justine où une masse qui ressemblait à un testicule fut sentie dans la région inguinale droite.Les études cytogénétiques ont révélé une chromatine sexuelle compatible avec une mosaïque de cellules comprenant un certain nombre de cellules XX.Les études hormonales étaient révélatrices en ce que les gonadotrophines urinaires étaient déjà positives à 52,8 unités souris.Au « vaginogramme », purent être démontrés un vagin normal, un utérus court et une trompe gauche.Une laparotomie exploratrice a confirmé la présence de la trompe gauche et d\u2019un utérus infantile, et a de plus démontré une trompe droite hypopla- sique ainsi qu\u2019un canal déférent qui menait à une gonade au niveau du canal inguinal, dont le diagnostic histologique fut celui de testicule dysgé- nétique.À cause des résultats de l\u2019évaluation psychiatrique, une panhystérectomie ainsi qu\u2019une orchidopexie droite furent pratiquées chez cet enfant dans le but de le confirmer dans son sexe d\u2019élevage, soit le sexe masculin.L'étude des chromosomes du patient a démontré une formule double à cellules XX et un faible pourcentage de EUF, eau qe Ito Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 cellules XY.La recherche d\u2019une double population d\u2019érythrocytes par l\u2019étude des différents facteurs héréditaires érythrocytaires n\u2019a pas pu supporter l\u2019hypothèse que ce cas d\u2019intersexe vrai pouvait être en relation avec un processus de double fertilisation de l\u2019ovule.L'OBSERVATION PSYCHIATRIQUE Le premier contact psychiatrique avec cet enfant nous convainquait immédiatement que nous avions affaire à un problème complexe.Cet enfant avait été élevé comme un garçon mais il répétait que ça ne lui faisait rien d\u2019être une fille maintenant, qu\u2019en fait il aimait cette nouvelle condition.Le problème se posait donc déjà de retrouver, aussi précisément que possible, l\u2019identité sexuelle réelle d\u2019Alain.L'histoire préliminaire nous apprenait que quelques mois auparavant, dans ce premier hôpital, un essai avait été fait de le transformer en fille.Sa réaction initiale avait alors été d\u2019une très forte opposition, qu\u2019il avait toujours été un garçon et qu\u2019il voulait le rester.Mais dans les semaines qui suivirent, il donnait des indices d\u2019aimer cette nouvelle condition ; il s\u2019habillait maintenant en fille et disait à sa mère : « je suis très content, je vais devenir comme toi».Un certain nombre de visites chez un psychiatre à ce moment-là, en vue de l\u2019aider à accepter son nouveau rôle, semblent avoir encouragé cette nouvelle identification.Cependant, à mesure que les semaines passaient, le garçon devenait de plus en plus irritable, en réaction possiblement au fait d\u2019être gardé à la maison et d\u2019être considérablement restreint dans ses activités sociales usuelles.Une histoire du développement, en relation avec son milieu social et ses relations intrafamiliales, a considérablement clarifié cette réaction d\u2019Alain à la décision qui avait été prise de changer son sexe.La mère, durant sa grossesse, avait espéré avoir une fille pour des raisons qui n\u2019étaient pas très claires.Elle disait simplement que les filles sont plus faciles à élever que les garçons.A partir de cette réaction initiale, elle semble avoir placé un fort accent sur certaines caractéristiques ordinai- (15) UN CAS D\u2019ANOMALIE SEXUELLE 109 rement rencontrées chez les filles.Elle mentionnait très souvent combien Alain était fin, doux, combien il n\u2019aimait pas les comportements agressifs et elle passait beaucoup de temps à l\u2019opposer aux deux autres garçons qui venaient après lui dans cette famille, et qui étaient au contraire très masculins et agressifs.Elle semble avoir accepté le fait qu\u2019Alain, dans ses jeux, aimait s'habiller en fille, jouer avec des poupées et avec des petites filles de son entourage.A quelques reprises, il semble s\u2019être habillé complètement avec les vêtements de sa mère.La mère semble avoir eu le plus souvent une attitude permissive vis-à-vis les activités de son garçon et exprimait sa non-acceptation de ce comportement seulement par des taquineries.D\u2019autre part, la mère notait avec plaisir combien Alain était très sensible comme elle et très attaché à elle.Quand 1l lui fut annoncé que son garçon était en fait une fille et devait le devenir complètement, elle avait dit : «je me suis sentie très drôle mais au fond j'étais contente ».Il était clair, d\u2019autre part, que le garçon avait été élevé comme un garçon.Les quelques contacts des parents avec des médecins, en regard de l'anomalie sexuelle qu\u2019il présentait, avaient conduit à la recommandation d\u2019attendre qu\u2019il ait douze ans avant de faire quoi que ce soit.A l\u2019école, au cours des premières années, la nécessité d\u2019uriner dans la position assise avait conduit à des commentaires ironiques des autres garçons, jusqu\u2019à ce que les parents demandent aux autorités scolaires des privilèges spéciaux pour le garçon.Il participait généralement aux activités des garçons.De plus, il passait beaucoup de temps à travailler avec son père, un mécanicien qui l\u2019encourageait beaucoup à cause de son habilité, alors qu\u2019au contraire, les deux autres garçons de la famille n\u2019aimaient pas travailler avec leur père et ne semblaient pas très habiles.Il était sans doute étonnant de retrouver dans les entrevues avec Alain, cette tendance à accepter la décision de le transformer en fille, comme naturelle et même satisfaisante pour lui.Il confirmait que même avant cette décision, il aimait s'habiller en fille et jouer avec les filles du voisinage, et dans ALE IRS 110 Yvon GAUTHIER - Gilles LEBŒUF ses jeux il jouait souvent le rôle de la mère.Il nous disait qu\u2019il n\u2019aimait pas jouer avec les garçons parce qu\u2019ils étaient trop durs ; il avait naturellement tendance à les laisser pour aller jouer avec les filles.Il ajoutait qu\u2019il était le garçon le plus faible de sa classe ; il semblait bien aussi que le fait d\u2019uriner dans la position assise le faisait se sentir comme une fille.Il avait impression que son pénis était plus petit que celui des autres garçons, que celui de son frère par exemple, et il savait que la façon dont il était construit, en- dessous de son pénis, était comme une fille.Dans une autre entrevue, il parlait d\u2019un rêve récent dans lequel il se voyait, habillé en fille, travailler comme sa mêre dans une manufacture de munitions.Il mentionnait son amour des bébés, son plaisir à bercer sa petite sœur de 18 mois, son désir de devenir une infirmière et d'avoir des enfants quand il sera grand.Il insistait sur le fait d\u2019être un très bon garçon, contrairement à ses deux frères qui étaient désobéissants et indisciplinés.Il ne démontrait aucune anxiété à l\u2019idée de la castration qui serait faite s\u2019il était décidé d\u2019en faire une fille, Et ce n\u2019est que graduellement qu\u2019il était possible d\u2019obtenir d\u2019autres faits qui montraient les tendances masculines de ce garçon, qu\u2019il aimait jouer au hockey et patiner, monter sur les toits avec les autres garçons, se battre avec des balles de neige, batailles dans lesquelles il aimait être seul contre tous les autres.Mais il devenait clair que beaucoup de ses activités de garçon étaient empêchées par sa peur de se faire faire mal.Les tests psychologiques (12) révélaient un équilibre de base particulièrement sain! On ne relevait aucun signe de tension grave, aucun indice névrotique certain.On notait «une préférence superficielle pour adopter une sexualité féminine, liée au désir de plaire, sans engager une forte dose d\u2019agressivité.Il y a chez le sujet un sentiment de faiblesse corporelle qui rend la compétition avec l\u2019homme inégale ou défavorable.Il y a aussi le désir de plaire à la mère et l\u2019espérance d\u2019en être mieux aimé comme fille.Les projections psycho- 1.Les tests psychologiques ont été faits par madame Denise Roussel, l.ps., attachée au Service de psychiatrie infantile de l\u2019Hôpital Sainte-Justine.Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 logiques de base montrent qu\u2019il est conscient d\u2019une double sexualité.» La décision a donc été prise de garder l\u2019identification sexuelle masculine première de ce garçon.Plusieurs facteurs ont influencé cette décision : 1.Il avait été élevé comme un garçon pendant onze ans sans aucun doute, malgré cette tendance de la mère à valoriser l\u2019identification féminine même chez les garçons et malgré son ambivalence quand les transformations sexuelles avaient d\u2019abord été recommandées.2.Il semblait que le fait d\u2019élever Alain comme un garçon avait produit chez lui une identification masculine vraie, qui se révélait dans ses activités de garçon, son plaisir de travailler avec son père et la réaction qui nous semblait très véridique d\u2019une forte opposition à l\u2019idée d\u2019être transformé en fille.3.Ses efforts à nous montrer le plaisir qu\u2019il avait d\u2019être maintenant une fille nous semblaient avoir tous les signes de mesures défensives.Ils nous apparaissaient forcés ; ils étaient exprimés dans un contexte de négation claire de ses tendances agressives qui étaient pourtant exprimées par ailleurs dans certaines activités, et semblaient liés à une crainte ouverte d\u2019être blessé s\u2019il était un vrai garçon.D\u2019autre part, ses efforts semblaient exprimer le besoin d\u2019être près de sa mère et de lui faire plaisir, comme si cette décision des médecins de le transformer en fille avait réveillé un vieux rêve d\u2019être l\u2019enfant préféré de sa mère, c\u2019est-à-dire une fille, et lui avait fait sentir qu\u2019il était maintenant possible de réaliser ce rêve.4.Enfin, il semblait bien fonctionner dans le rôle qu\u2019il avait toujourseu.Il allait bien l\u2019école, avait des amis et montrait une capacité intéressante de s\u2019adapter à une nouvelle et difficile situation.Il semblait donc que les conflits de la mère autour de l\u2019identité sexuelle de son garçon n\u2019avaient pas influencé de façon pathologique le développement émotionnel d\u2019Alain ; autrement 1l serait sans doute devenu un enfant névrotique ou avec des traits pathologiques beaucoup plus importants.5.Il ne faut pas oublier évidemment (il faudrait peut-être mettre ceci d\u2019ailleurs comme premier ts fa] Er Ig lis it fui oi Ie ja ier Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 facteur) qu'il était trés possible physiologiquement de prévoir un développement masculin trés convenable chez ce garçon, étant donné que son pénis pouvait, une fois réparé, présenter toutes les caractéristiques d\u2019un véritable organe masculin.ÉVOLUTION DE L'ENFANT L\u2019évolution de l\u2019enfant depuis maintenant plus de deux ans nous a confirmé l'impression d\u2019un garçon bien adapté et d\u2019une véritable identification masculine chez lui, Il a très bien passé à travers les différents stades opératoires qui ont suivi ; il a repris l\u2019école, y réussit aussi bien qu\u2019avant, et il s\u2019est lancé de plus en plus et avec moins d\u2019inhibition dans les activités de garçon qu\u2019il aimait, comme le hockey, le football, le baseball, la bicyclette.Il nous a spontanément, et à plusieurs reprises, parlé de son plaisir à se battre avec les autres garçons, à être le chef reconnu d\u2019un groupe d\u2019amis, à aller à la chasse avec son père et à boxer avec lui.Ses verbalisations spontanées sur ces activités n'avaient pas le caractère de compensation exagérée, mais nous sont apparues plutôt comme l\u2019expression de tendances naturelles chez un adolescent.L'intérêt aux filles a graduellement apparu, et parmi ses activités actuelles, il aime bien aller avec les autres garcons rencontrer les filles au coin de la rue.DISCUSSION Cette observation démontre, croyons-nous, la trés grande importance, chez un enfant qui présente une anomalie sexuelle, d\u2019une évaluation complète de la personnalité de l\u2019enfant, de son milieu familial et des influences de ce milieu sur le développement de son identité sexuelle, Toutes les études récentes, et cette observation va en ce sens, nous indiquent qu\u2019une décision sur un changement de sexe ne doit pas être prise seulement à partir d\u2019une étude sur le sexe génétique, chromo- somien ou hormonal, mais d\u2019une étude bien intégrée de tous les facteurs en jeu.La complexité dans le cas d\u2019Alain venait sans doute des influences diverses du milieu familial UN CAS D'ANOMALIE SEXUELLE 111 sur le développement de son identité sexuelle, et de cette décision prématurée de le transformer en fille à partir d\u2019une investigation bien incomplète.L'expression beaucoup plus ouverte des tendances féminines de cet enfant avait rendu le tableau beaucoup plus obscur, avec le danger certain d\u2019une décision erronée dans le sens des manœuvres défensives de cet enfant.Les études de Money, Hampson et Hampson (6 et 7), sans doute les plus complètes sur ce problème de l\u2019intersexualité, indiquent que le rôle sexuel est déjà bien établi à l\u2019âge de deux ans et demi, à la suite surtout de l'influence du milieu sur la transmission d\u2019un rôle masculin ou féminin, et que tout changement après cet âge devrait être fait avec très grande prudence.Un certain nombre d'auteurs (1, 2, 3, 4, 5, 8 et 11) ont rapporté, au cours des dernières années, des observations où un changement de sexe avait pu être fait facilement et sans produire chez le sujet de problème majeur.Stoller (9 et 10) a critiqué les conclusions de ces auteurs en montrant bien que la plupart de ces patients, qui avaient été aussi facilement changés de sexe, avaient développé d\u2019avance une pauvre identité sexuelle.Une incertitude très grande autour du rôle sexuel réel de ces enfants avait été une caractéristique essentielle de leur développement.Selon Stoller, c\u2019est dans ces cas, où l\u2019identité sexuelle est d\u2019avance incertaine, que l\u2019on peut s'attendre à une conclusion heureuse à un changement de sexe, qui serait fait après l\u2019âge de deux ou trois ans.CONCLUSION L\u2019observation d\u2019Alain nous semble confirmer les conclusions de Money, Hampson et Hampson, en particulier sur l\u2019importance du milieu dans le développement de l'identité sexuelle.Elle nous démontre aussi la complexité des influences familiales sur le développement de l\u2019identité sexuelle d\u2019un enfant, et que l\u2019ambivalence des parents, dans leur désir d\u2019un garçon ou d\u2019une fille, devra être évaluée avec beaucoup de soin, en particulier dans ces cas où l'identité sexuelle est mise en question par l\u2019anatomie particulière des hermaphrodites ou des pseudo-hermaphrodites. 112 Yvon GAUTHIER - Gilles LEBŒUF De plus, cette observation nous montre bien, croyons-nous, la très grande importance d\u2019une collaboration très étroite entre le pédiatre, le chirurgien, l\u2019endocrinologiste et le psychiatre d\u2019enfants, dans l\u2019élaboration d\u2019une décision qui met en cause finalement toute l\u2019évolution de la personnalité de l\u2019enfant et, de façon particulière, l'identité sexuelle dont il pourra jouir pour le reste de sa vie.SUMMARY This paper describes the case of 11 year-old boy who presented a problem of sexual anomaly.He had been raised as a boy until at the age of 11, surgery was performed to repair a hypospadias : feminine structures were then discovered leading after several months to a complete investigation attempting to integrate hormonal, genetic, chromosomal and psychiatric findings.The problem of a change of sex is discussed in the light of such findings.Literature is reviewed and the necessity of a multidisciplinary (pediatrician, surgeon, endocrinologist, psychiatrist) approach is stressed.BIBLIOGRAPHIE 1.BERG, I., Nixon, H.H.,et MACM AHON, R., Change of assigned sex at puberty, Lancet, 2 : 1216-1217, (déc.) 1963.Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 2.BROWN, J.B., et FRYER, M.P., Hypospadias : complete construction of penis, with establishment of proper sex status after 13 years of mistaken female identity, Postgrad.Med., 22 : 489-491, 1957.BUrNS, E., SEGALOFF, A, et CARRERA, G.M., Reassignment of sex : report of three cases, J.Urol., 84 : 126- 133, (juil.) 1960.4.DEWHURST, C.J., et GorDOoN, R.R., Change of sex, Lancet, 2 : 1213-1216, (déc.) 1963.5.KRAFT, I.A, et BEDFORD, Z.C., Psychologic preparation of a five-year-old pseudohermaphrodite 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Hep.|B à ro 7 LE CONCEPT UNITAIRE DU COUPLE À TRAVERS LA PSYCHOTHÉRAPIE COLLECTIVE DE COUPLES MARIÉS *i Dumas MAUGILE, M.D.! et Madame J.PRUD'HOMME, T.s.P.?On ne saurait trop insister sur les inconvénients du phénomène d\u2019accouplement en psychothérapie collective.Ce phénomène, considéré par Bion comme une entente secrète de nature sexuelle, constitue une activité exhibitionniste pour les accouplés et empêche la cohésion du groupe.R.D.Laing et À.Esterson ont montré qu\u2019il peut se manifester soit par partage continuel de vues similaires, soit par échanges réciproques de propos plaisants ou déplaisants, soit enfin par des marques particulières d\u2019attention exprimées de façon verbale ou non verbale.Cependant, et c\u2019est là que nous divergeons de certains auteurs, l\u2019accouplement créé dans et par la situation thérapeutique est différent de celui des couples mariés en psychothérapie collective.Dans le premier cas, l\u2019accouplement est une défense contre l\u2019anxiété provoquée par la situation thérapeutique ; il s\u2019observe le plus souvent quand la tension est trop forte au sein du groupe ou quand la discussion touche à des sujets menaçants pour certains patients.Dans le second cas, l\u2019accouplement existait avant le traitement, et quelque pathologique que puisse être le lien entre les conjoints, il constitue pour eux un point de rencontre ; et c\u2019est ce point de rencontre qui donne une nouvelle dimension à toute relation * Travail présenté au deuxième congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Montréal les 20 et 21 mai 1966._ 1 Ce travail a été fait dans le Service de psychiatrie infantile de l'Hôpital Sainte-Justine (Montréal), et se poursuit à l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu (Montréal).1.Dumas Maugile, m.d., directeur de la Clinique externe, Hôpital Mont-Providence, et instructeur clinique, Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.2.Madame J.Prud\u2019homme, t.s.p., Hopital Sainte-Justine.maritale et qui a fait dire à N.W.AcKerman (1) qu\u2019une relation maritale est quelque chose au-delà de la somme des personnalités qui la constituent, la relation en soi tend à influencer et à changer chaque partenaire ; et c\u2019est également ce que Eli Saltman a exprimé en disant qu\u2019il y a un concept de soi pour les couples aussi bien que pour les individus.Dans une telle perspective, l\u2019accouplement des conjoints en psychothérapie collective est un phénomène qui non seulement ne doit pas être empêché, mais encore doit être provoqué s\u2019il ne se développe pas spontanément.Il nous permet de saisir les couples en interactions les uns avec les autres, et à l\u2019intérieur même des couples, il nous permet de saisir les interactions des conjoints.Il y a mieux, il nous permet de déterminer le type de lien qui unit les partenaires pour enfin arriver à une meilleure compréhension de chaque membre du groupe dans la situation thérapeutique.Ainsi compris, le concept unitaire du couple à travers la psychothérapie collective de couples mariés n\u2019est qu\u2019une façon de voir le couple dans la situation thérapeutique.Le couple est considéré non pas comme la somme de deux individus, mais plutôt comme un «tout » à l\u2019intérieur duquel réagissent deux individus.Il y a donc un mode de comportement propre à ce «tout » qui est différent de celui des individus qui le composent, d\u2019où l\u2019avantage de voir les partenaires ensemble.Mais, qu'\u2019advient-il en psychothérapie collective de couples?Sommes- nous en présence d\u2019interactions entre les couples ou d\u2019interactions entre les individus?Nous i Bl à Bt 114 sommes enclins à croire que les deux phénomènes s\u2019observent ; car, même si les couples ont des modes de comportement qui leur sont propres et apportent dans le groupe leurs modes rigides, répétitifs d\u2019interactions névrotiques, il est aussi indéniable que chaque conjoint essaie de jouer dans le groupe un certain rôle déterminé par sa propre personnalité.A première vue, la psychothérapie collective de couples semble extrêmement chaotique car, comment concevoir que le ou les thérapeutes puissent à la fois prendre en considération le groupe en tant qu'\u2019entité différente de la somme des individus qui le composent, les couples avec un « concept de soi» de chaque couple, et les différents membres du groupe avec leur propre personnalité.Nous devons la solution de ce problème à Sutherland et Ezriel qui ont montré que dans une discussion de groupe, il y a un dénominateur commun de groupe qu\u2019il faut savoir rechercher et utiliser à bon escient.Pour Ezriel, en effet, « en-dessous du contenu manifeste de la discussion, il y a un problème commun de groupe dont le groupe n\u2019est pas conscient mais qui détermine son comportement.Cette tension représente le dénominateur commun des fantaisies inconscientes dominantes de tous les membres du groupe.Quand la discussion touche à cette fantaisie commune, chaque membre peut y participer pleinement.» Ainsi, dans toute psychothérapie collective le rôle du thérapeute est de rechercher le dénominateur commun du groupe et de montrer à chaque membre comment le thème de la discussion s\u2019applique à son cas particulier.Cela constitue une interprétation à deux temps.En psychothérapie collective de couples, la seule différence qui existe, c\u2019est que nous faisons des interprétations à trois temps du lieu des interprétations à deux temps : a) nous recherchons le dénominateur commun de groupe ; b) nous montrons à chaque couple comment ce thème le touche ; c) finalement, nous soulignons à chaque conjoint certains traits de son caractère tout en lui Dumas MAUGILE - M™¢ Jj.PRUD\u2019HOMME Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 montrant comment il réagit vis-a-vis de son partenaire dans la situation thérapeutique.Voilà un extrait d\u2019une de nos séances : M\" A : Parfois je me demande si j'ai un mari Il ne peut rien faire, il ne peut rien apprendre aux enfants, il est gauche en tout.Quand il essuie la vaisselle il faut que je vérifie si c\u2019est bien fait.M.A : Mes parents étaient pauvres, c\u2019est pourquoi je n\u2019ai pas fait des études poussées.Je trouve que je fais très bien la vaisselle, ma femme n\u2019est jamais satisfaite.M™¢ B: Entre nous cela va très bien.Mon mari a toujours été trés bon.Notre trouble, c\u2019est plutôt avec notre enfant qui est malade mental.Il est comme son père.Je crois qu\u2019il n\u2019y a rien à faire avec lui, mais mon mari estime qu\u2019il y a de l\u2019espoir.M.B : Ma femme aime parler de notre enfant malade à tout le monde.J'ai enduré de dures épreuves dans la vie et j'ai toujours tout accepté sans dire un mot.M\u201d C : Je ne puis pas dire que cela va bien entre nous.Mon mari ne parle pas ; il revient de son travail, il s\u2019assied comme une grosse masse, il regarde la télévision, puis il va se coucher.M.C: Pensez-vous que vous auriez quelque chose à dire à une femme qui, depuis dix ans, vous fait traîner les hôpitaux avec toutes sortes de maladies ?M\" D: J'ai tout fait pour aider mon mari.Il n\u2019a pas été chanceux, il a eu un accident à l\u2019âge de neuf ans, il a été amputé de la jambe gauche, on dirait que depuis lors il souffre d\u2019un complexe d\u2019infériorité.M.D: C\u2019est un peu de ma faute si ma femme a si souvent été hospitalisée dans les hôpitaux psychiatriques.Elle prend tout à cœur, elle a des maux de tête, elle ne dort pas la nuit, elle étouffe.Elle avait des douleurs au bas-ventre, on lui a fait la grande opération (hystérectomie totale), aujourd\u2019hui il ne lui reste rien comme femme.M™¢ E : Votre femme est un peu comme moi.J\u2019étouffe j'ai des maux de tête, j'ai des douleurs à hie event IA, .belge 1008 je de Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 au ventre.On ne m\u2019a pas fait la grande opération, mais on ferait mieux de le faire.Je suis toujours malade et je suis toute seule avec mes deux enfants.Mon mari ne m\u2019aide pas, il ne fait que lire et regarder la télévision.M.E: C\u2019est mieux de regarder la télévision plutôt que de dire ce que je pense.Je ne puis pas bouger dans la maison.Je ferme une porte, ma femme va voir si elle est bien fermée ; j arrive de mon travail quinze minutes en retard, il faut que je dise d\u2019où je viens ; nos relations sexuelles ne peuvent se faire qu\u2019aux heures prévues par ma femme.Au cours de cette discussion, les conjoints ont joué le rôle d\u2019accusateur-accusé.Les femmes sont les figures dominantes et les hommes sont de type passif-dépendant pour certains et passif- agressif pour d\u2019autres.Le thème de la discussion est l'agressivité manifestée ouvertement et de façon voilée.En psychothérapie, nous préférons parler de colère plutôt que d\u2019agressivité.Thérapeute : N\u2019avez-vous pas l\u2019impression qu\u2019on est très en colère ce soir ?M\u201d C : Je ne vois pas ce qui ferait croire que nous sommes en colère.Nous avons l\u2019air bien calmes pourtant.M™ A : On peut être calme et être en colère.Je suis en colère de voir que je dois me faire suivre en psychiatrie.M.À : Cen'\u2019est pas ce que tu m'avais dit l\u2019autre jour.Tu m\u2019as laissé entendre que depuis dix ans que tu fréquentes des hôpitaux psychiatriques, tu as l\u2019impression que tu te portes mieux ces jours-ci.M\" A : Oui, je te l\u2019ai dit ; mais tu ne t\u2019aperçois pas que toi aussi tu as changé, tu prends plus de responsabilité.Cela montre que toi aussi, tu avais besoin de te faire aider et que je n\u2019étais pas toujours la seule en cause.M\u201d B: Je suis plus qu\u2019en colère.Je suis rancunière et il y a de la haine dans mon cœur.M.B: Je ne suis pas en colère, je trouve seulement que ma femme parle beaucoup de notre enfant malade.LE CONCEPT UNITAIRE DU COUPLE 115 M\"\"° B : Je te trouve nerveux, prêt à éclater.M.B: Tu veux que je dise pourquoi je suis nerveux?En huit ans nous n\u2019avons pas eu une relation sexuelle.M.E : Je puis prendre du courage.Je trouve horrible que ma femme m'\u2019impose un horaire, je ne sais pas ce que je ferais, si elle refusait systématiquement de m\u2019accorder des relations sexuelles.M™¢ A: Pour nous, c\u2019est le contraire.Avez- vous déjà vu un mari qui a peur d\u2019être «enceinte »?C\u2019est le cas de le dire.Nous avons un seul enfant de neuf ans, mon mari refuse d\u2019avoir des relations sexuelles sous prétexte que nous aurons trop d\u2019enfants.M.A: Nerveuse comme tu es, qu\u2019est-ce que tu ferais avec plusieurs enfants ?M™ A : T1 y a toutes sortes de pilules pour éviter la grossesse, J\u2019estime que j'ai du courage pour être seulement nerveuse, le fait pour une femme de ne pas avoir de relations sexuelles est suffisant pour la rendre « folle ».M.A : I n\u2019y a pas que cela dans la vie.M\" B : Je ne refuse pas les relations sexuelles mais à chaque fois que j'essaie, on dirait qu\u2019il y a quelque chose qui me retient et qui m\u2019empêche de me donner.M.C: Je n\u2019ai pas osé soulever la question mais c\u2019est aussi mon problème.Ma femme a déclaré que je m\u2019asseois comme une masse pour regarder la télévision, mais que puis-je faire d\u2019autre?Je vis avec une femme qui refuse les relations sexuelles sous prétexte qu\u2019elle est trop malade.M.D: Ma femme n\u2019a jamais aimé les relations sexuelles, même avant son opération.Actuellement c\u2019est pire, elle ne m\u2019en accorde nullement.Elle déclare qu\u2019elle ne sent rien.Le second thème de la discussion est relatif aux difficultés d\u2019ordre sexuel.Malgré son importance, nous avons surtout insisté sur le premier thème parce qu\u2019il nous paraissait moins menaçant et plus facile à accepter.D'ailleurs, les mêmes thèmes reviennent souvent dans les discussions, 116 il suffit d\u2019attendre le moment opportun pour les interpréter.1°7 temps : Thérapeute : Nous avons constaté que vous êtes tous en colère.Chaque conjoint aurait aimé pouvoir s\u2019_épancher entièrement sur son partenaire ; cependant, certaines forces l\u2019empêchent de le faire et cela le révolte.Vous avez peur de votre colère parce que vous ne savez pas jusqu\u2019où elle peut vous conduire ; c\u2019est pourquoi vous êtes portés à prendre toutes sortes de détours pour l\u2019exprimer.2° temps : Couble A : M.et M\" A sont en colère l\u2019un contre l\u2019autre.M\" estime que son mari ne prend pas assez ses responsabilités et M.À trouve qu\u2019il fait de son mieux.Couble B: M\" B se dit rancunière et elle trouve que son mari est prêt à éclater.M.B trouve que sa femme parle trop de l\u2019enfant malade, qui, selon M\" est comme son père.Il se dit nerveux parce que depuis huit ans, M\"\"° ne lui a pas accordé de relations sexuelles.Couple C: M'\"\"° est en colère parce que son mari ne parle pas assez.C\u2019est un cercle vicieux, car M.C.ne parle pas parce qu\u2019il est en colère contre sa femme.Couple D : Dans le couple D., chacun s\u2019apitoie sur le sort de l\u2019autre.M\" D a déclaré que son mari souffre d\u2019un complexe d\u2019infériorité depuis l\u2019amputation de sa jambe gauche et M.D trouve que, depuis que sa femme a subi la grande opération, il ne lui reste rien comme femme.N'est-ce pas là une façon de manifester votre colère ?Couple E: La colère de M.E est tellement forte qu\u2019il préfère lire et regarder la télévision plutôt que de dire ce qu\u2019il pense.M™\u20ac E est en colère contre son mari, parce qu\u2019elle estime qu\u2019il ne l\u2019aide pas assez.Elle aimerait subir la grande opération comme M\" D.On peut se demander si ce n\u2019est pas là un désir de punir son mari et pourquoi ?Dumas MAUGILE - M™¢ J.PRUD\u2019HOMME Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 3° temps : Comme vous l\u2019avez remarqué, le problème se joue toujours dans les deux sens.Essayons de voir ensemble ce qui vous porte à réagir de telle ou telle façon vis-à-vis de votre conjoint.M™ A: M™ A se plaint que son mari n\u2019est pas assez viril.C\u2019est bien vrai qu\u2019elle aimerait qu\u2019il prenne plus ses responsabilités, mais on peut se demander si en même temps elle n\u2019a pas un peu peur qu\u2019il devienne trop viril ; à preuve, elle lui donne de la vaisselle à essuyer et elle va contrôler si c\u2019est bien fait.N\u2019y aurait-il pas quelque chose qui fait que M™¢ A a besoin de tout contrôler ?M.A : Par contre, que ferait M.A si M\" A ne contrôlait pas tout?Il semble que M.À a aussi besoin d\u2019être contrôlé.M.B: M.B nous a expliqué qu\u2019il a enduré sans dire un mot plusieurs épreuves dans la vie.Aussi curieux que cela puisse paraître, certaines forces peuvent porter quelqu\u2019un à aimer les dures épreuves.Nous pensons que ce problème se pose pour M.B.M\" B : D'autre part, M\" B nous a dit qu\u2019il y a de la haine dans son cœur Elle a besoin de faire endurer des épreuves et elle ne sait pas trop pourquoi.M\"\u201d\"° C : M\" C est souvent malade depuis dix ans.Il se passe en elle quelque chose qu\u2019elle ne peut pas accepter et qui la contraint à transposer sur le plan physique ses difficultés d\u2019ordre émotionnel.M.C: C\u2019est difficile à comprendre par M.C qui préfère ne rien dire et ne rien faire quand il est en colère.Le fait d\u2019être porté à ne rien faire et à bouder quand on est en colère ne nous rappelle- t-il pas quelque chose?M™ D: M™\u20ac D est aussi portée à transposer sur le plan physique des difficultés d\u2019ordre émotionnel.M.D: M.D est porté à s\u2019accuser même quand il est en colère contre sa femme.Ne peut-on pas se demander ce qui le porte à réagir ainsi ?5 4 +0 ee iE fare ele se! br tt fl pi Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 M™ E: Pourquoi M™® E a-t-elle besoin de tout contrôler?De quoi aurait-elle peur ?M.FE: Même si M.E proteste, on peut se demander si, lui aussi, 11 n\u2019a pas besoin d\u2019être contrôlé et pourquoi ?Il n\u2019est pas indispensable que le thérapeute embrasse les trois temps de l\u2019interprétation dans une seule intervention, pourvu qu\u2019il le fasse au cours de la même séance.RÉSUMÉ ET CONCLUSION En psychothérapie collective, le phénomène d\u2019accouplement constitue un facteur de dispersion du groupe.Cependant, il faut distinguer l\u2019accouplement créé dans et par la situation thérapeutique de celui des couples mariés en psychothérapie collective.Dans le second cas, l\u2019accouplement nous permet de saisir sur le vif les interactions des conjoints ; il doit être provoqué s\u2019il ne se développe pas spontanément, car le couple est considéré comme un «tout» à l\u2019intérieur duquel réagissent deux individus.Il nous a été possible de mettre en pratique un tel concept en faisant dans la psychothérapie collective des couples, des interprétations à trois temps plutôt que des interprétations à deux temps.Dans l\u2019interprétation à trois temps : a) nous recherchons le dénominateur commun du groupe ; b) nous montrons à chaque couple comment ce thème le touche ; c) nous soulignons à chaque conjoint certains traits de son caractère tout en lui montrant comment il réagit vis-à-vis de son partenaire dans la situation thérapeutique.Il est peut-être prématuré d\u2019essayer de valider une telle technique ; cependant, nous devons souligner que de janvier 1963 à juin 1964, nous avons suivi neuf couples en groupe ouvert à l\u2019hôpital Sainte-Justine de Montréal.Nous avons retracé tous les patients en mars 1966 et l\u2019amélioration symptomatique qu\u2019ils avaient accusée à la fin du traitement se maintient encore, et les (6) LE CONCEPT UNITAIRE DU COUPLE 117 conjoints sont satisfaits de leur mutuelle compréhension.En novembre 1965, nous avons repris l\u2019expérience à l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu de Montréal avec des patients beaucoup plus perturbés, et la technique que nous préconisons semble de jour en jour prendre droit de cité.Nous espérons avec le temps que ce mode d\u2019approche axé sur le concept unitaire du couple prendra une valeur significative en psychothérapie et ajoutera une note nouvelle à la gamme des traitements psychiatrique.SUMMARY In this study, the authors have considered the «couple » not as the sum of two individuals, but as a « whole » through which two individuals react.The authors have demonstrated by clinical examples the utility of such a concept in collective psychotherapy of married couples.Instead of making two-part time interpretations, they make three-part time interpretations in collective psychotherapy of married couples : a) they seek the common denominator of the group ; b) they demonstrate to each couple how it is involved with the theme ; c) they point out to each partner some of his character traits as well as showing him how he reacts to his partner in the therapeutic situation.They use this technic since January 1963.The authors hope that with time this method of approach based on the concept of the couple as a unit will take on a significant value in psychotherapy.BIBLIOGRAPHIE 1.ACKERMAN, N.W., The psychodynamic of family life, Basic Books 1959, N.Y., pp.150-153.2.ARSENIAN, J., SEMRAD, E., et SHAPIRO, D., An analysis of integral functions in small groups, Int.J.Group.Psychotherapy, 12 : 421, 1962.3.BioN, W.R., Experiences in groups, Human Relations, 1 : 314, 1948 ; 1 : 487, 1948 ; 2 : 13, 1949. 118 4.EMBDE-Boas, C.VAN, Intensive group psychotherapy with married couples, Int.J.Group Psychotherapy, 12 : 142-53, 1962.5a.EzrIEL, H., A psycho-analytic approach to group treatment, Brit.J.Med.Psychology, 23 : 59, 1950.5b.EzRIEL, H., Notes on psycho-analytic group therapy : interpretation and research.«Here and Now Interpretations », Psychiatry, 15 : 119, 1956.Dumas MAUGILE - M™¢ J.PRUD\u2019HOMME Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 6.HENKER, F.O., Married couples\u2019 group in therapy of psychoneuroses, Southern Med.J., 55 : 401, 1962.7.LEICHTER, E., Group psychoterapy of married couples\u2019 group : some characteristic treatment dynamics, Int.J.Group Psychotherapy, 12 : 154, 1963.8.SUTHERLAND, J.D., Notes on psycho-analytic group therapy : therapy and training, Psychiatry, 15 : 111, 1952. \u2014 bib \u201cAd eb PF wr Ee Ry mie hk me oab W COMMENTAIRES SUR L'HUMOUR EN PSYCHIATRIE* « Nothing is too trifling as a manifestation of hidden psychic process.» S.FREUD (3).Parmi les réactions émotionnelles courantes, le rire sous toutes ses formes a été étudié depuis longtemps par différentes disciplines.De même il a souvent été utilisé pour aider à la guérison.Les philosophes distinguent le rire qui traduit le plaisir et le rire provoqué par l'humour comique (6).Le rire de plaisir provient d\u2019une excitation agréable et traduit une certaine décharge émotionnelle du système nerveux.ce rire n\u2019est.pas spécifique à l\u2019homme car on peut le provoquer chez l\u2019animal par caresse et chatouillement.Les philosophes citent en exemple l'ouvrage de Zuckermann The Social Life of Monkeys and Apes.Le rire humoristique au contraire est réservé à l\u2019homme, il naît en effet de la perception d\u2019un certain rapport ou relation, De nombreuses théories tentent d\u2019expliquer la nature et essence de ce rapport.D\u2019après Hobbs dans les Œuvres philosophiques paru en 1877, le rire humoristique résulte d\u2019une sensation soudaine de triomphe qui naît de la compréhension soudaine de quelque chose de supérieur par rapport à l\u2019infériorité d\u2019une personne ou à la nôtre propre.On peut appliquer cette définition à certains cas mais non à tous.D\u2019après Schopenhauer, dans Die Welt, le rire provient de la perception soudaine d\u2019un désaccord entre un concept abstrait et un objet concret rattaché à ce concept.Cette théorie met en valeur le jeu du contraste.Pour Henri Bergson dans son essai Le rire (1) publié en 1900, * Travail présenté au deuxième congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Montréal, les 20 et 21 mai 1966.1.Service de psychiatrie, Hôpital Notre-Dame, Montréal.D\u2019après eux, - Gilles PLANTE.! le rire apparaît à chaque fois qu\u2019un individu réagit de façon automatique et maladroite alors qu\u2019on attendait de lui une réaction consciente et bien adaptée.Jeanson, dans sa Signification humaine du rire en 1950, critique cette théorie et soutient que le rire est un phénomène intentionnel et que la tension psychique provient d\u2019une scission perpétuelle entre deux attitudes fondamentales par lesquelles l\u2019homme tend vers un plaisir émotionnel complet ou vers sa parfaite récupération sur le plan imaginaire.Mais laissons les philosophes débattre cette définition et considérons ce qu\u2019un psychiatre clinicien peut apprendre au sujet de son patient grâce à l'humour et quels profits il peut retirer de son utilisation au cours de l\u2019entretien lors d\u2019une consultation ou d\u2019une heure thérapeutique.Ce travail n\u2019est certes pas une revue complète de la littérature sur ce sujet.Nous rapportons ici les travaux de Levine, Redlich, O\u2019Connel et Shaw avec d\u2019abondants détails, en espérant susciter de l\u2019intérêt sur cette question et pour bien souligner sur quels principes nous nous sommes basés pour utiliser l\u2019humour à notre façon, comme aide diagnostique chez de jeunes adolescents peu loquaces et en thérapie avec un enfant obsessionnel.Rabelais écrivit des contes afin de faire rire ses malades et de leur faire oublier leur mal, et Freud écrivit un livre (2) où il analyse l\u2019esprit et cela, parallèlement à son étude sur les rêves.Il soutient que les rêves ont pour but principal de nous faire échapper à une sensation de déplaisir, que les plaisanteries nous servent à atteindre le plaisir mais aussi que toute notre activité mentale converge vers ces deux buts.D\u2019après Levine et Redlich, selon que l\u2019humour évoque un trouble de 120 Gilles PLANTE l\u2019affectivité ou de la perception, nous en déduisons qu\u2019un conflit préconscient est apparu, a été censuré mais menace de faire irruption dans la conscience.Pour apprécier proprement l\u2019humour, nous savons que le moi régresse, renonce à un certain contrôle du moi et l\u2019interruption dans la conscience de dérivatifs censurés au niveau du préconscient permettent à l\u2019individu d\u2019expérimenter l\u2019humour et le rire de façon passive.Le pouvoir de l\u2019humour à provoquer efficacement le plaisir démontre la convergence synergétique des fonctions d\u2019adaptation et de défense du moi.L\u2019individu qualifié sans humour, celui qui est incapable d'utiliser l\u2019humour de façon adéquate ou qui n\u2019a aucun sens de l\u2019humour et ne trouve rien d\u2019amusant ou de risible, possède sans aucun doute un sur-moi trop punitif pour lui permettre d\u2019aboutir à un relâchement même temporaire et à une régression au service de son moi.Redlich poursuit : De façon évidente chacun de nous connaît des moments où il ne peut jouir d'aucun humour et où la régression du moi en faveur d\u2019un plaisir profitable n\u2019est pas possible «l'esprit engendre la liberté et la liberté engendre l'esprit » (7).Que dire de ceux qui utilisent l'humour comme défense?Stephen Potter dit : «We laugh at bad sex jokes if we are young and virginal to show we are not young and virginal » (10).En s\u2019affrontant et en se sanctionnant au moyen de l\u2019humour, ces personnes semblent parvenir à une sorte de contentement significatif.Elles s\u2019efforcent ainsi de blesser et de dominer car les moyens plus directs ne leur sont pas accessibles.En faisant rire les autres elles montrent à la fois leur force et leur problème.Ceux qui rient sont désarmés par leur rire et ne sont plus alors menaçants.Il y a donc partiellement une tendance agressive dans le désir de faire rire les gens.Grot- jahn souligne le fait que, souvent en analyse, humour et le rire rendent acceptable une interprétation qui ne le serait pas autrement (5).Fenichel a soutenu que le rire en réponse à une interprétation psychanalytique constitue une preuve à l'exactitude de cette interprétation bien supérieure à une réponse par oui ou par non.Reich a également observé que la reconnaissance Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 de tendances refoulées trouve souvent expression dans le rire du patient.C\u2019est un fait bien connu que le sens de l'humour des enfants diffère de celui des adultes.Nous savons également que l\u2019humour des psychotiques est complètement différent de celui des personnes normales ; les enfants et les malades sont en effet beaucoup trop proches de l\u2019inconscient en ce qui concerne le déguisement de la plaisanterie classique pour en cacher effectivement la signification sous-jacente.Redlich déclare : Nous avons souvent vu un psychotique réagir avec répulsion devant un dessin humoristique parce qu\u2019il avait perçu trop nettement son aspect de tragique agressivité et sa signification sexuelle non déguisée.Le patient schizophrène et dépressif réagit rarement à l'humour.Par exemple, si pour prendre contact avec un patient on se sert d\u2019une entrée en matière légère et humoriste, le schizophrène apparaît alors uniquement embarrassé ou confus, le patient dépressif ne montre aucune réaction ou il baisse peut-être un peu plus la tête ou il signalera même qu\u2019il est sensible a humour en s\u2019efforçant de sourire à demi, mais il y renonce vite comme n\u2019en valant pas la peine.D'après Red- lich, les personnes atteintes de chagrin et de mélancolie sont incapables de rire ou de se réjouir de l'humour.Le sens de l\u2019humour de certains patients déprimés dont les dépressions se centrent sur une fureur et une rage introjectées ou sur une culpabilité auto-punitive semblent s\u2019apparenter à l'humour de ces sado-masochistes qui s\u2019en servent pour attaquer les autres ou pour faire rire de soi.Ces différences de réactions à l'humour peuvent être considérées comme fondamentales en permettant de distinguer les types variés de dépression.En leur étude sur l\u2019échec à la compréhension de l\u2019humour, Levine et Redlich rapportent que la recherche entreprise à l\u2019occasion d\u2019une plaisanterie non comprise fait souvent découvrir que la cause de cet échec réside dans l\u2019oubli ou la fausse perception d\u2019un détail essentiel.Certains dessins humoristiques ont inspiré l\u2019anxiété, au lieu du rire, d\u2019où l\u2019êchec à saisir la plaisanterie qui ne parvient pas au champ de la conscience.Ils en donnent Laval Médical Vol.38 -Janv, 1967 quelques exemples cliniques dont en voici un.Il s\u2019agissait d\u2019un homme de science d\u2019une intelligence et d\u2019une distinction d'esprit élevées, à la tête d\u2019un département universitaire.On lui montra un dessin où un chef de bureau s'approche de la boîte à suggestions de son bureau.Au-dessus de la boîte :1 y avait une bouteille portant une étiquette « Poison ».Le savant ne parvint pas à comprendre le dessin.Lorsqu'on lui désigna la bouteille de poison comme étant le fil directeur pour comprendre la plaisanterie, il fut surpris de découvrir l'inscription «Poison », bien qu\u2019elle parût en évidence.Il put alors comprendre que quelqu\u2019un avait placé là le poison afin de suggérer au patron de le prendre.Même après l\u2019avoir compris, le wf savant ne trouva pas drôle le dessin.Il craignait it# sans doute de paraître trop sévère ou trop indul- iif gent envers ses subordonnés et ses supérieurs et il rtf était profondément anxieux de savoir si les étu- iisiÿ diants et ses supérieurs l\u2019aimaient et le respec- ni] taient réellement ou si, au contraire, ils le détes- mi] taient et le méprisaient.Cet exemple illustre le dirty principe fondamental souvent souligné par Freud tH d\u2019après lequel toute déformation d\u2019un fait psycho- lil logique interne ou externe résulte d\u2019un mécanisme | A de défense qui protège l\u2019individu de la perception wt] de conflits inconscients.Puisque des stimuli tt d\u2019apparence aussi inoffensive que des dessins hu- rr} moristiques sont en mesure de provoquer de telles wf] réactions défensives, il semble bien établi que aie l'humour touche à des conflits préconscients pro- wd fonds.Comme on l\u2019a dit précédemment, Freud sr 4 suppose que le plaisir d\u2019humour résulte principa- dll lement d\u2019un état temporaire de régression du moi fk | durant lequel une conduite instinctive trouve la tM détente sans soulever une grande anxiété.En 1950, Redlich, Levine et Scholer créèrent un nt} Mirth Response Test en vue d\u2019utiliser les forces dy- y! namiques de I'humour en technique de psycho- q diagnostic (11).Il semble qu\u2019ils se sont plus inté- sh ressés à la technique de psychodiagnostic qu\u2019à 1 l\u2019utilisation de l\u2019humour en thérapie.Se référant «#8 à la théorie fondamentale de Freud, ils déclarent i que l'humour donne de précieuses indications sur 4 les forces dynamiques contenues dans la person- y nalité individuelle Mais peu nombreuses ont COMMENTAIRES SUR L'HUMOUR EN PSYCHIATRIE 121 été les tentatives d\u2019expérimenter la théorie de Freud ou d\u2019en faire l\u2019application clinique.A côté des troubles de névrose et de psychose, Freud voit dans ceux de l\u2019humour des mécanismes fondamentaux d'adaptation pour le malade avec la différence essentielle que l\u2019humour seul n\u2019est pas pathologique.D\u2019après lui, l\u2019humour remplit son but en permettant tout d\u2019abord une économie de l\u2019énergie psychique, en provoquant également un retour agréable aux modes infantiles d'expérience.L'économie d\u2019énergie psychique est réalisée grâce à une percée soudaine des poussées instinctuelles dans une voie qui les rend acceptables au moi sans rendre nécessaire des contre-investissements, des contrecathexes.Cette percée entraîne une sensation de plaisir.Le caractère apaisant et déguisé des stimuli humoristiques ainsi découverts dans les dessins et les plaisanteries écarte l\u2019anxiété qui accompagne normalement une telle percée.Kris apporta une contribution fondamentale en découvrant que l'humour est basé sur une anxiété déjà dominée alors que, précisément, son rôle est de surmonter l\u2019anxiété.En ce sens, c\u2019est une épée à double tranchant.Le rire, dit-il, «aide le moi à renouveler sa victoire et, ainsi, à surmonter une fois de plus une crainte à demi-assimilée ».Le Mirth Response Tes! est fondé sur plusieurs postulats : 1° Quand un stimulus suscite une réponse humoristique, on présume qu\u2019une tendance primaire refoulée a été momentanément libérée sans que se soit fait sentir l\u2019anxiété qui l\u2019accompagne normalement ; 2° Quand un stimulus manifestement humoristique reçoit de l\u2019indifférence en réponse, on présume, a) ou bien que ne sont pas impliquées des tendances « conflictuelles » et qu\u2019il s\u2019agit alors de tendances égosyn- toniques, b) ou bien que les tendances sont si profondément refoulées qu\u2019aucune participation affective n\u2019est possible, c) ou bien alors qu\u2019un contrôle rigide du moi est impliqué ; 3° Quand un stimulus manifestement humoristique suscite de l\u2019anxiété, du dégoût, de la honte, de la culpabilité ou de l\u2019horreur, on présume que la libération d\u2019une tendance primaire refoulée produit une menace provoquant un sentiment de déplaisir.Comme corollaire à ces trois postulats 1ls ajoutent 122 la considération suivante.Lorsqu\u2019un stimulus humoristique provoque l\u2019expression de sentiments intenses soit de plaisir, soit de déplaisir, on présume que la tendance (inhibée) qui a été libérée est nucléaire ou que la menace provoquée par la libération d\u2019une tendance est spécialement grande et cause d\u2019anxiété.Il est reconnu qu\u2019un trait d\u2019esprit peut provoquer à la fois une réaction positive (euphorique) et négative (dysphorique).Ainsi fut créé (11) en partant de ces postulats un test appelé le Mirth Response Tesi.Ses auteurs utilisèrent trente-six dessins (caricatures) choisis dans plusieurs revues bien connues telles que New Yorker, Saturday Evening Post, Colliers, etc.« Art has become, next to dreams, the acknowledged via regia into depths» [S.Freud (4)].Leur sélection fut opérée tout d\u2019abord en partant de l\u2019importance de leurs thèmes fondamentaux.Voici quelques-uns des thèmes utilisés dans le test : 1° agressivité contre l'autorité, 2° agressivité sexuelle, 3° agressivité entre homme et femme, 4° homicide et suicide, 5° distorsions de l\u2019image du corps, 6° acquisition, 7° agressivité à l\u2019égard des institutions sociales telles que la religion et le mariage, 8° démence, 9° entente et discorde fraternelles, 10° relation parent-enfant, et 11° thèmes absurdes et omnipotence.On divise le test en trois phases successives : expression libre, classement, enquête.Lors de la première phase, on présente au sujet les trente-six caricatures.L\u2019examinateur, assis à petite distance, observe et inscrit en code les réponses spontanées exprimées soit par le visage, les sons ou les commentaires.Le code est réglé sur l\u2019échelle descriptive suivante ou Mirih Spectrum : 1° réponse négative (N) ; 2° absence de réponse (O) ; 3° léger sourire (s) ; 4° sourire (S) ; 5° ricanement (C \u2014 choke) ; 6° rire (L- laugh).Dans la seconde phase ou classement, on demande au sujet qui a regardé tous les dessins de les classer en trois piles : 1° ceux qu\u2019il aime, 2° ceux qui ne le touchent pas, 3° ceux qu\u2019il n\u2019aime pas.Puis on lui demande de choisir les cinq dessins qu\u2019il préfère et les cinq qu\u2019il aime le moins.Enfin débute l\u2019enquête qui constitue la troisième phase, Elle a pour but de déterminer les réactions ainsi que la compréhension des Gilles PLANTE Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 dessins (cartoons) et de donner une mesure approximative des fonctions intellectuelles et du degré auquel des facteurs émotionnels nuisent au plein usage des capacités.Il est en vérité impressionnant de constater que l\u2019individu d\u2019une intelligence supérieure ne réussit pas à comprendre la signification d\u2019un dessin relativement simple qui se trouve à n\u2019en pas douter dans le champ de ses capacités.Redlich poursuit : L\u2019incapacité à comprendre pleinement un dessin peut provenir de causes intellectuelles ou émotionnelles.Intellectuellement, l\u2019individu peut ne pas avoir l\u2019intelligence ou l\u2019expérience nécessaire pour apprécier la plaisanterie.La classe sociale, les facteurs ethniques et culturels jouent probablement un rôle important à cet égard.Un étranger ne saisira pas l\u2019humour des dessins qui touchent à des problèmes locaux ou d\u2019actualité.Eysenk a découvert que les différences nationales et ethniques ne jouent pas dans l\u2019appréciation de l'humour le rôle aussi grand qu\u2019on leur accordait communément.Les tentatives expérimentales semblent confirmer cette constatation.Néanmoins, subsiste tout un secteur pour de plus amples recherches.Ces auteurs présument que la cause première de l\u2019incompréhension affective d\u2019un dessin doit être recherchée dans la pression de tendances profondes qui forcent l\u2019individu à nier ou à déformer ce qu\u2019il voit.Ils trouvent un exemple de refus semblable dans le cas d\u2019un patient déprimé qui éprouvait des sentiments de forte culpabilité en raison de son agressivité envers les femmes.Il interprète comme suit un dessin de Charles Adams où un homme à l\u2019allure placide ratisse des feuilles autour de sa femme attachée à un arbre comme s\u2019il allait la brûler.«Je ne vois rien de particulier à ce dessin, dit-il, il ratisse des feuilles et elle est attachée à un arbre.Probablement désire-t-il la tenir hors de son chemin pendant qu\u2019il ratisse les feuilles».On lui demanda si l\u2019homme avait décidé de la brûler.Le sujet répondit avec une forte émotion : «Oh non, certainement pas ! » Les échecs des sujets souffrant d\u2019atteintes organiques illustrent très clairement une incapacité à venir à bout des dessins sur le plan intellectuel.il { dira] 17 Ire.Dey Nop.lie ig li Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 La théorie de Kurt Goldstein sur la détérioration de la pensée abstraite et la concrétisation du comportement peut trouver une application particulièrement bonne dans l'interprétation de ces cas.Les sujets souffrant d\u2019atteintes légères au cerveau sont incapables de saisir le nœud de la plaisanterie bien qu\u2019ils soient aptes à comprendre le caractère représentatif du dessin grâce à l\u2019identification de certains détails caractéristiques et significatifs de la situation.Ces sujets restent concrets dans leurs interprétations et leurs associations.Toutefois, s\u2019il s\u2019agit de sujets souffrant d\u2019atteintes organiques cérébrales plus importantes, même le caractère représentatif du dessin fait défaut.Le sujet ne réussit pas à identifier les traits et il a recours ordinairement à une description de quelques détails accessoires qu\u2019il rapporte à lui-même d\u2019une façon tout à fait concrète.La subtilité de cette procédure a été particulièrement saisissante en dévoilant les échecs de la pensée abstraite.On a porté moins d\u2019attention à comprimer les résultats à l\u2019intérieur de catégories nosologiques.En fait, l\u2019investigation de Redlich porte ici principalement sur la délimitation de tendances significatives spécifiques, leurs interrelations et leurs dérivatifs conflictuels en des termes de tolérance du moi, de la syntonicité et des défenses.Ce fut une trouvaille tout à fait remarquable de toucher, grâce au test, certaines fonctions intellectuelles que nous pouvons approximativement rapporter à un type d\u2019intelligence sociale et émotionnelle.La rapide compréhension des plaisanteries et des dessins humoristiques paraît constituer l'indice de ces fonctions que les tests ordinaires de l\u2019intelligence ne semblent pas saisir.Il apparaît également que la compréhension des symboles psychologiques et spécialement celle de l\u2019essence de l'esprit constitue le signe d\u2019une intelligence émotionnelle, facteur important dans la capacité de l'individu à subir un traitement psychothérapeutique intensif.Il est souvent possible d\u2019évaluer cliniquement les relations avec les parents, époux, frères, sœurs et enfants en partant des découvertes du test.On peut déceler certaines attitudes fondamentales envers les classes sociales, les groupes ethniques COMMENTAIRES SUR L\u2019'HUMOUR EN PSYCHIATRIE 123 minoritaires, les institutions variées (églises, agences et d\u2019autres institutions règlementaires).Certains dessins se rapportent à des thèmes médicaux décrivant des malades et des médecins.On peut souvent tirer de tels dessins des informations pertinentes sur les relations malade-médecin du sujet.Des conclusions concernant les mêmes relations patient-médecin parviennent parfois aussi d\u2019autres caricatures.Ainsi, une femme de 28 ans devait répondre à un dessin du caricaturiste Arno représentant un vieux magnat de la finance poursuivant de ses assiduités sa secrétaire.A la vue de ce dessin, la patiente s\u2019écria : « C\u2019est ce que je ressens à propos de mon psychiatre ».Cette patiente avait eu un commerce incestueux presque manifeste avec son père dans le passé.Certaines caricatures furent choisies en raison de leur pouvoir à provoquer des réponses au sujet de l\u2019image physique du sujet.Plusieurs jeunes patients adolescents exprimèrent une forte répulsion vis-à-vis de gens gras paraissant provoquer des illusions de grossesse, productives d\u2019anxiété.Ce fut particulièrement évident chez une patiente âgée de 15 ans.Elle manifesta une grande anxiété après avoir vu le dessin intitulé Tex, par Alain, où un père furieux, suivi de sa femme éplorée, chasse sa fille et son bébé illégitime hors d'une conciergerie de New-York pendant que le portier hèle un taxi.La patiente regardait fixement le dessin avec un air consterné et dit finalement : « Son mari la jette dehors ».Son conflit nucléaire accompagné d\u2019une forte anxiété se centrait sur la relation œdipienne et provoquait en son inconscient un évident désir d\u2019être fécondée par son père.Redlich et ses collaborateurs trouvèrent un instrument intéressant de diagnostic dans une catégorie spéciale de dessins appelés caricatures absurdes.Ces dessins semblent particulièrement intéressants car ils se prêtent à un certain type de projection et de création d\u2019illusion qui est moins canalisé.Tout contact avec l\u2019élément primitif mystérieux ou inaccessible soulève probablement en nous des impulsions auxquelles notre civilisation ne nous permet pas de nous abandonner.Aussi est-il probable que des expériences primitives 124 mettent en jeu les modes de défense du moi les plus anciens et les plus pathogènes.En ces dessins, tel celui de la piste de ski (de Charles Adams) contournant l\u2019arbre des deux côtés à la fois, le thème a pour objet de nier la réalité et l\u2019existence de lois physiques bien établies.Si le sujet est capable d\u2019une régression temporaire, il peut satisfaire ainsi sa recherche inconsciente de l\u2019omnipotence infantile et éprouver du plaisir de son observation enjouée.Il apparaît alors qu\u2019une anxiété ou tension élevée empêche une telle réaction joyeuse.Certains de leurs patients profondément compulsifs et les schizophrènes qui se trouvaient déjà à leur manière en état de régression se montrèrent incapables de réagir joyeusement aux dessins absurdes.Redlich avoue qu\u2019il n\u2019en sait pas assez sur les réactions des groupes normaux d'origines ethniques, sociales et éducatives variées.Il se rend compte que la réaction aux dessins peut varier d\u2019un jour à l\u2019autre et ne coincide pas avec l\u2019appréciation générale du comique par le sujet.Certaines personnes paraissent aveugles au dessin alors qu\u2019elles apprécient fort bien les plaisanteries, les jeux de mots et les situations comiques.Aussi, en se basant sur ces observations, 1l apparaît que le Mirth Response Test se prête bien à la formulation d\u2019un diagnostic descriptif des troubles du compo- tement.Des formulations provisoires ont été réalisées en des cas de déficience organique, de réaction dépressive et schizophrénique et de psychonévrose.Comme il a été dit ci-dessus, le sujet à réaction organique est incapable de comprendre les dessins.Un nombre élevé d\u2019échecs le prouve.Un travail futur permettra d\u2019établir la corrélation entre le compte d\u2019échecs et les indices quantitatifs classiques d\u2019intelligence et de déficience intellectuelle.Les cas graves sont incapables de saisir le sens descriptif des dessins alors que seul échappe leur caractère symbolique à des sujets atteints de détérioration récente et légère, Le Mirth Response Test de personnes souffrant d\u2019états dépressifs peut être fort complexe.Des patients à dépression névrotique utilisent, appa- raît-il, l\u2019'humour comme défense et ces personnes Gilles PLANTE Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 nous donnent l'impression en fait qu\u2019elles sont douées d\u2019un sens de l\u2019humour exact et très agressif.Joseph W.Slap dit aussi dans un article récent : «Sarcasm when used so consistently as to constitute a trait appears in depression-prone individuals as an expression of oral rage directed at a frustrating object or an envied rival who appears orally satiated.In the unconscious sarcasm has the meaning of a cannibalistic attack » (13).Les patients dépressifs à la suite d'une réaction de deuil sont les seuls qui manifestent un mode de réaction particulièrement marqué au Mirth Response Test.Chez ces patients, le trouble de comportement se manifeste particulièrement par l\u2019absence de rire et de sourire dans le Mirth Specirum (un déplacement vers la gauche).Ils saisissent en même temps les thèmes du dessin et il n\u2019y a de façon significative qu\u2019un faible pourcentage d\u2019échecs.Les patients dépressifs sont souvent conscients de la faible distance séparant l\u2019humour du tragique.Tout à fait différente de la réaction ordinaire de deuil apparut la réaction d\u2019agitation maligne d\u2019un patient qui se suicida par la suite.Ce patient réagit aux dessins d\u2019agressivité par une joie violente et manifeste.En provoquant les réponses des schizophrènes au Mirth Response Test, Redlich et ses collaborateurs furent frappés de constater combien était peu connu le comportement humoristique dans cette grande variété de réactions groupées sous l\u2019appellation courante de schizophrénie.En général, le comportement humoristique du schizophrène semble gravement troublé.Ceci s'exprime non seulement par un comportement maniéré et inconséquent, mais aussi par un type d'humour fondamentalement différent.Ceci est démontré par un défaut fondamental d\u2019appréciation des relations humaines dans des caricatures variées ainsi que par la manifestation d\u2019une forme d'humour étrange et distincte qu\u2019ils se sont proposés d\u2019appeler pour le moment le «parahumour».Le degré de «parahumour » du malade correspond semble- t-il à son niveau de régression et à sa capacité de vérifier la réalité.La caricature intitulée Balance, de Wiseman, où un homme corpulent doit monter sur la balance en sens inverse en raison de son 4 182 feu\u201d es Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 ventre protubérant suscita le rire d\u2019une schizophrène « parce que l\u2019homme était en état de grossesse», Le rendement est ordinairement variable.Après une appréciation excellente de certains dessins, on obtient pour d\u2019autres des réponses complètement faussées et des références très personnelles dépendant des composantes dynamiques du cas.Les conclusions des auteurs sur les composantes dynamiques constituent leur principale contribution à la très vaste catégorie de diagnostics des réactions psychonévrotiques.Les différenciations des groupes variés de diagnostic semblent de beaucoup moindre importance.Néanmoins ils furent impressionnés par le pouvoir du test à leur fournir des observations directes sur les comportements dramatiques et exhibitionnistes de certains hystériques ; des observations directes du fonctionnement rigide joint a une tendance obsessive et compulsionnelle a tout surveiller de fagon minutieuse et systématique, chez les obsessionnels compulsifs ; des observations directes et des manifestations diverses de tension et d'anxiété chez tous les névrotiques appartenant particulièrement au groupe des réactions anxieuses et phobiques.En général, le comportement humoristique du groupe névrotique semble moins troublé que celui du groupe psychotique.La perturbation est moins étendue et plus spécialement liée aux composantes dynamiques du cas.Leur étude avait pour but de rechercher systématiquement les relations entre personnalité et humour.Le rapprochement des résultats du test avec les découvertes cliniques tend à confirmer la théorie freudienne de l\u2019humour et les trois postulats dérivés de celle-ci.L'analyse des découvertes du test conduit à des déductions sur les tendances d\u2019un sujet à l\u2019agressivité sexuelle, ses besoins de dépendance et les défenses mobilisées contre leur expression, Des formulations diagnostiques et dynamiques furent établies pour chaque sujet.On les contrôla à l\u2019aide de diagnostics cliniques et des symptômes manifestes.Certains aspects des fonctions intellectuelles et émotives apparurent également dans le test.Sont à explorer certains fac- an COMMENTAIRES SUR L\u2019HUMOUR EN PSYCHIATRIE 125 teurs importants en humour tel la condition culturelle et sociale dont l\u2019influence n\u2019a pas encore été établie.On effectua plusieurs autres études pour expérimenter la formulation psychanalytique se rapportant à l\u2019esprit et à l'humour comme constituant des variables de la personnalité en rapport avec 'ajustement de individu.O\u2019Con- nel déclare que l\u2019esprit a été considéré comme un moyen d\u2019expression indirecte pour les pressions agressives latentes (9).Freud ne fut jamais certain si ce mécanisme était pathologique ou adaptatif.Dans ses premiers écrits, il émit l\u2019opinion d\u2019un esprit agressif accompagnant des symptômes névrotiques (1905) mais plus tard (1921) il l\u2019inclut dans les mécanismes normaux d'adaptation.Il poursuit : L\u2019esprit inoffensif et absurde emploie les mêmes mécanismes verbaux (jeux de mots, déplacement de l\u2019accent) que l'humour et l\u2019esprit agressif mais les situations se rattachant aux autres formes font défaut.C\u2019est pourquoi dans le comique absurde on ne trouve pas de réponse plaisante à l\u2019adversité ni d\u2019expression déguisée d\u2019hostilité On éprouve une plus grande attention, dit-il, à considérer l'humour comme une condition requise pour le psychothérapeute, le dia- gnosticien et plus généralement l'adulte.Il souhaite expérimenter les conceptions freudiennes sur l\u2019esprit et l'humour.Se basant sur les travaux de Redlich, nous avons expérimenté librement à l\u2019aide de quelques caricatures les valeurs diagnostiques decette méthode chez des adolescents peu loquaces au cours d\u2019évaluations.Il nous apparut que ces stimuli tendaient de faire oublier un peu la situation et que le sujet venait à parler de lui-même plus spontanément.Ce sont des observations préliminaires qui ne sont pas assez nombreuses et qui ne sont pas assez bien contrôlées scientifiquement pour que nous puissions en tirer des conclusions, pour le moment.Nous avons cependant remarqué que ces stimuli nous mettaient rapidement sur la piste psychodynamique, surtout avec des adeptes de la réponse monosyllabique, même lorsque la question est formulée de telle sorte qu\u2019elle exige une phrase en réponse.Les chercheurs, d\u2019après O\u2019Connel, ont habituellement postulé les relations inverses entre le 126 refoulement et le comportement, mais directes au contraire, entre le refoulement et l\u2019appréciation du comique.En conséquence, la personne qui réprime son hostilité ne devrait pas se comporter de façon manifestement agressive, mais au contraire se réjouir de l\u2019esprit agressif.Il existe de nombreux obstacles théoriques et expérimentaux à étudier en ce domaine.Un plan adéquat en vue de tester les relations entre le refoulement et l\u2019appréciation de l\u2019esprit comique exige l\u2019utilisation de données aussi variables que la force et l\u2019étendue du refoulement, la distance psychologique des dérivatifs issus d\u2019une impulsion refoulée et la tension engendrée à la fois par des agents siressants (stimuli) externes et par des conflits intrapsy- chiques (Freud 1915).Dans cette structure théorique, on pourrait alors considérer l\u2019esprit comique comme un mécanisme réducteur de tension à condition qu'il soit lié à une tension ou une crainte modérée (9).O\u2019Connel émet cinq hypothèses.D\u2019après la première, des groupes de sujets exposés à une contrainte apprécient plus l\u2019esprit que des groupes identiques testés dans des conditions non contraignantes.Deuxièmement, d\u2019après la thèse de Grotjahn (5) l\u2019esprit comique agressif est en son essence plus celui de l\u2019homme que de la femme.Si la femme n\u2019est pas sujette à la manifestation de l\u2019hostilité même dans ses formes dérivées, on peut supposer que l'esprit comique absurde ou inoffensif trouve plus de faveur auprès d\u2019elle qu\u2019auprès de l\u2019homme.Troisième hypothèse : en l\u2019absence de toute contrainte, une personne inadaptée devrait mieux apprécier l\u2019esprit comique agressif qu\u2019une personne bien adaptée ; mais lorsque des contraintes interviennent, le sujet bien adapté devrait alors apprécier l\u2019esprit comique agressif mieux qu\u2019une personne inadaptée.Quatrième hypothèse : d\u2019autres écrivains ont été d'accord avec Freud qui décrit l\u2019humoriste comme un adulte sans haine, épris de lui-même ainsi que des autres.On en déduirait alors une appréciation plus fréquente de l\u2019esprit chez les personnes bien adaptées.Cinquième hypothèse : on admet généralement qu\u2019une personne qui peut se procurer un relâchement et repos grâce à l\u2019esprit Gilles PLANTE Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 comique absurde n\u2019est pas submergée par ses soucis.C\u2019est pourquoi, d\u2019après la dernière hypothèse, une personne bien ajustée apprécie plus l\u2019esprit comique absurde qu\u2019une personne peu ajustée.On utilisa la méthode suivante.Une série de soixante-cinq plaisanteries furent réunies et placées séparément sur des fiches.On demanda à onze experts (huit psychologues cliniciens masculins et trois féminins) de classer en secret ces soixante-cing fiches sous les rubriques : humour, esprit agressif, esprit absurde.Afin d\u2019écarter les définitions déformées de ces concepts, chaque expert avait reçu un résumé des idées de Freud sur l\u2019esprit et l'humour.Trente-deux fiches furent classés à l\u2019unanimité dans une des trois rubriques.Étant donné que dix furent classés sous la rubrique humour et onze sous la rubrique esprit comique agressif et également esprit absurde un article fut retiré fortuitement de chacune des deux dernières rubriques.Restait donc à ce stade un assortiment de trente plaisanteries (chaque dizaine d'humour, d\u2019absurde et d'esprit agressif) bonnes à inclure dans le test d\u2019appréciation Wit and Humour Appreciation Test (WHAT).En voici trois exemples.1° L\u2019humour.Souvent un châtiment cruel se montra inefficace à renouveler la crainte.Il y eut des hommes qui endurèrent les pires tortures sans se laisser courber sous leur pression.Un homme qui devait être pendu était transporté vers le gibet dans un panier porté par quatre gardes.Il était ainsi porté parce que les bras et les jambes avaient été coupés.Dans cet état il s\u2019adressait en riant à la foule présente.« Je n\u2019aurais jamais pensé qu\u2019un pauvre diable comme moi serait porté par quatre serviteurs ».2° L'esprit comique agressif.Lors d\u2019un voyage à travers son domaine, l\u2019empereur Auguste remarqua dans la foule un homme qui présentait avec lui une ressemblance frappante.Il lui ordonna de s'approcher et lui demanda : « Votre mère ne fut-elle pas à un moment employée dans mon palais?» \u2014 « Non sire, répondit l\u2019homme, mais mon pére le fut ».3° L\u2019esprit absurde: la description anglaise d\u2019une vache suivie d\u2019un couple de canards : Milk and Quackers. 10 pa \u201c Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 On procéda à plusieurs études d'exploration pour mesurer les effets variables étrangers sur les réponses au test.Puis on appliqua le test à trois cent trente-deux collégiens parfaitement homogènes en ce qui concerne l\u2019âge et la classe, inscrits à sept cours d'introduction de psychologie, de sociologie et d\u2019anthropologie.Tout d\u2019abord, les trois cent trente-deux étudiants indiquèrent leur degré d\u2019ajustement propre et idéal dans le Wor- chels Self Activity Inveniory.Puis on présenta aux sujets un test d\u2019appréciation d'humour et d\u2019esprit comique en plaçant une partie d\u2019entre eux dans des conditions d'insultes et d\u2019échecs (stressor), l\u2019autre hors de toute contrainte.Pour former le groupe soumis à une certaine pression, on choisit deux classes d\u2019un total de cent cinquante sujets.Le groupe non soumis à la pression comprenant cent quatre-vingt-deux sujets provenant de cinq classes complètes.L'application du test aux deux groupes eut lieu durant les heures réglementaires de classe, en deux sessions consécutives.L\u2019examinateur présenta aux deux groupes le Worchel's Self Activity Inventory comme se rapportant à la procédure habituelle de festing de I'université, puis revint durant la session suivante avec le Wil and Humor Appreciation Tesi.Pour les deux classes soumises à pression, le deuxième jour, un membre de la Faculté accompagna l\u2019examinateur et devint l\u2019instigateur des techniques de : contrainte à l\u2019échec et aux insultes.Il se présenta en tant que professeur de psychologie clinique qui : avait été frappé et stupéfait de l\u2019attitude de ces classes en prenant connaissance des résultats du Worchel\u2019s Self Activity Inventory lors de la session précédente.Les résultats du test ont démontré, dit-il, soit que les participants se mentaient à eux- mêmes, soit qu\u2019ils étaient gravement inadaptés.Aussi il décida que la majorité de la classe devait : s'attendre soit à quitter le collège, soit à changer | leurs sujets d\u2019étude principaux en raison de leur grave manque d\u2019adaptation reflété par le test.Après avoir renouvelé à plusieurs reprises ces reproches et ces menaces, l'instigateur informa les étudiants qu\u2019on allait leur faire subir un nouveau test et qu\u2019ils devaient, en le réalisant, faire preuve de quelque maturité plutôt que d\u2019agir comme de COMMENTAIRES SUR L\u2019HUMOUR EN PSYCHIATRIE 127 jeunes collégiens.Il les mit également en garde de ne pas communiquer de quelque façon avec leurs voisins.En conclusion immédiate à ces remarques, les examinateurs distribuèrent le Wit and Humor Appreciation Test.Une fois les tests complétés et remis, on expliqua aux sujets le but de l\u2019expérience et on les encouragea à donner leur point de vue et à faire part de leurs impressions concernant l\u2019expérience de contrainte.Pour que l\u2019examinateur puisse compléter ses propres observations par des indications objectives sur le comportement de la classe on demanda à huit étudiants non diplômés d'observer et de noter par écrit les réactions.Ces huit observateurs ignoraient le but de l\u2019expérience mais s\u2019accordèrent tous à noter les sentiments d\u2019anxiété et d\u2019hostilité réprimée largement répandus dans ces classes placées sous contrainte.Les résultats sont intéressants.D\u2019après l\u2019hypothèse 1, les groupes de personnes placées sous contrainte apprécieraient plus l\u2019esprit que des groupes comparables testés en dehors de toute contrainte.La signification des notes pour les groupes placés ou non sous contrainte à propos de l\u2019esprit aussi bien agressif qu\u2019absurde fut presque semblable dans les deux conditions : l'hypothèse n\u2019a donc pas été confirmée.L'hypothèse 2 se rapportait à une autre distinction de groupe : celle d\u2019une différence de sexe entraînant une préférence pour l\u2019esprit d\u2019agressivité en comparaison de l\u2019esprit absurde.L\u2019analyse statistique confirme l\u2019hypothèse à savoir que les hommes apprécient l\u2019esprit d\u2019agressivité plus que les femmes qui lui préfèrent l\u2019esprit absurde.Cette découverte diffère peu des résultats de l\u2019étude sur la population des collèges effectuée par Landis et Ross (1933).D\u2019après cette étude, les hommes appréciaient\u201dles plaisanteries à caractère agressif alors que les femmes préféraient celles ayant un caractère absurde.Puisque les groupes testés en ces deux études étaient presque similaires malgré un écart de 25 ans, la différence des sexes en fonction de l'appréciation des diverses formes d\u2019esprit semble être plutôt stable.D\u2019après O\u2019Connel, le point de savoir dans quelle mesure on peut généraliser aux âges et aux classes différentes ce qui a été constaté | J A; | | 128 chez les jeunes de classe moyenne, constitue un problème pour des recherches ultérieures.D\u2019après l\u2019hypothèse 3, les inadaptés apprécieraient plus l\u2019esprit agressif que les gens bien adaptés en l\u2019absence de contrainte mais le rapport serait inversé dans le cas contraire.L'esprit agressif apparaît en prédominance une réaction masculine et l\u2019homme plus inadapté est enclin à l\u2019utiliser dans les situations quotidiennes.Soumis toutefois à des conditions de contrainte, les hommes inadaptés n\u2019utilisent pas autant cette défense que ceux qui sont bien adaptés.O\u2019Connel continue en disant que ces résultats sont conformes à la théorie psychanalytique d\u2019après laquelle les personnes inadaptées refoulent leur agressivité mais peuvent utiliser les distorsions verbales de l\u2019esprit agressif en vue de se détendre partiellement aussi longtemps que la situation objective n\u2019est pas trop contraignante.D\u2019après l'hypothèse 4, les individus bien adaptés apprécieraient plus intensément l'humour que les inadaptés.Le quotient fut en accord avec cette hypothèse et permit ainsi de la confirmer.L\u2019appréciation de l\u2019esprit absurde était le thème de l'hypothèse 5.D\u2019après celle-ci, les personnes hautement adaptées apprécieraient plus le comique que les individus moins ajustés.Le quotient résultant du test ne fut pas significatif.O\u2019Connel critique alors une faiblesse certaine de son expérience en décidant qu\u2019une recherche plus poussée est de rigueur alors qu\u2019on n\u2019a pas encore répondu de façon satisfaisante à la question de savoir si le Self Activity Inventory constitue un indicateur valable d\u2019ajustement (9).Des études ultérieures des réactions individuelles sous les formes variées de pression seront nécessaires pour découvrir si l\u2019esprit et l\u2019humour ont une valeur abréactive par eux-mêmes ou en combinaison avec d\u2019autres conduites réductrices de tension.Il existe de nombreuses études se rapportant à toutes sortes de relations possibles entre les différents aspects des réponses à l'humour et appliquées à la mesure des incompatiblités et des inconsistances, mais on a peu écrit sur l\u2019usage de l\u2019humour en thérapie.Sypher affirme qu\u2019il existe une route comique aussi bien que tragique vers la sagesse (14).Gilles PLANTE Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 Meredith laisse entendre que l\u2019esprit comique représente le facteur extrême de civilisation (8).Nous avons découvert un article intéressant du docteur Charles Shaw, intitulé « De l\u2019usage de l\u2019humour en psychiatrie infantile» (12).Il établit que le psychiatre, trop souvent associé à la tragédie humaine, perd souvent de vue le visage opposé de l\u2019émotion.D'après lui, le psychiatre pour enfant dispose en l\u2019humour d\u2019un instrument de diagnostic et de thérapie indispensable.Certains l\u2019emploient délibérément et avec une connaissance attentive de ses significations, d\u2019autres plus spontanément et instinctivement.Parfois humour n\u2019agit pas, car il peut se trouver incapable de relâcher la tension.Ceci arrive quand la tension motivant l\u2019humour est particulièrement évidente, si bien que l'humour semble forcé et n\u2019est pas drôle.Aussi risque-t-il d\u2019être trop utilisé ou de l\u2019être trop souvent.Un tel abus de la défense humoristique la rend inefficace.D'après lui, au cours de la première consultation avec un enfant, l'approche humoristique est flatteuse et rassurante pour l\u2019enfant.Cela signifie que le consultant s'amuse vraiment en sa compagnie, ce qui contraste avec les consultations d\u2019adultes où le patient se sent souvent insulté et irrité de l\u2019approche humoristique, parce qu\u2019il pense que le consultant fait peu de cas de son mal.D'autre part, l\u2019enfant ne vient pas chez le psychiatre parce qu\u2019il désire parler de ses problèmes, mais parce que ses parents, un travailleur social ou quelqu'un d'autre l\u2019y a conduit.Tout au cours du traitement d\u2019un enfant à caractère obsessionnel, dans un hôpital à l'étranger, nous avons adopté une attitude légère et humoristique pour permettre à cet enfant pseudo-adulte de se relâ- cherun peu.Cette méthode semble l\u2019avoir aidé à changer petit à petit son attitude rigide.Au lieu de relater ce cas d\u2019histoire, nous allons emprunter au docteur Shaw une anecdote pour souligner de façon brève les avantages de cette méthode.Au cours d\u2019une consultation orientée sur l\u2019humour, l\u2019enfant parlera souvent de sujets ou exprimera des pensées qu\u2019il n\u2019aurait jamais formulées lors d\u2019une forme de consultation plus directe et Jet M$ U à eg Ly Ed ; Vg ig mme à (a IE con Cag Pa; i turin beng food gir Ie hg i duke ect) 3 aies a fad | snif 2 np ons dy \u20ac sul 1h te QE! nou 2 le par: oblèné I SED Tou £3] oe} IS VE HE que pe £3 rat de $Y me jill all sth iW i } Vol.38 \u2014Janv.1967 Laval Médical plus sobre.Ainsi un enfant de 8 ans réagissait bien aux plaisanteries plutôt naïves du psychiatre et on décida qu\u2019il était temps d'explorer la dynamique de cette famille.Aussi le psychiatre lui demanda : « Écoute Jimmy, qu\u2019éprouves-tu envers ta sœur ?» L'\u2019enfant encore en humeur joyeuse répondit : « Elle est horrible.» \u2014 « Que devons-nous faire delle?» \u2014 « Jetons-la.» \u2014 « Où ?» \u2014 « Dans une rivière.» Puis (pour mesurer l\u2019agressivité) \u2014 «Dans une rivière profonde ou peu profonde ?» \u2014 « Profonde.» (L\u2019enfant jubilait).\u2014 « Que ferons-nous de ta mère ?» \u2014 « Jetons-là dans un grand lac » (avec une voix forte et exultante).\u2014 « Très bien, que ferons-nous de ton père\u201d »\u2014 « Euh.poussons-le seulement dans une petite marre d\u2019eau y».\u2014 « Une marre boueuse ?» \u2014 « Oui ».\u2014 « Et alors le plon- geons-nous dedans ?» \u2014 « Non, qu\u2019il se mouille seulement les pieds !» Ainsi, non seulement le psychiatre avait déterminé les sources hostiles mais il avait encore obtenu une mesure proportionnelle de l\u2019intensité émotionnelle dirigée contre chacun.Mais l\u2019humour peut aussi créer une résistance au traitement et le thérapeute doit rester prudent en son utilisation.Cependant dit-il, rire ici et là, n\u2019est pas vain et peut clarifier l\u2019atmosphère.À cause de l'humour, le rôle du psychiatre ne doit pas sortir de ses limites propres.L'humour peut constituer une excellente technique de projection et il peut aussi être utilisé par le psychiatre dans certains cas, surtout avec les enfants.Il semble pour certains que l\u2019utilisation de l\u2019humour aboutisse à un travail beaucoup plus intéressant lors du psychodiagnostic qu\u2019en thérapie.Mais nous ne croyons pas qu\u2019un test projectif puisse remplacer le dialogue entre le psychiatre et le patient.Nous sommes toutefois d'accord avec le docteur Yoruk (15) que l\u2019étude du comportement à l\u2019humour devrait constituer une partie normale de l\u2019examen de l\u2019état mental du malade parce qu\u2019il peut aider à établir le pronostic et, plus tard, à indiquer une amélioration.Un test semblable au Myrth Response Test pourrait peut-être devenir un outil utile pour apprécier l\u2019amélioration du malade causée par COMMENTAIRES SUR L\u2019HUMOUR EN PSYCHIATRIE 129 le traitement psychothérapeutique ou psycho- pharmacologique.Qui sait si, un jour, nous pourrons commencer à mesurer l\u2019affectivité de nos patients de façon scientifique.RÉSUMÉ Après de courtes considérations d\u2019ordre philosophique en guise d'introduction, l\u2019auteur rapporte quelques travaux traitant de l\u2019humour en psychiatrie, entre autres ceux de Levine, de Redlich, d\u2019O\u2019Connel et de Shaw, tant au point de vue psychodiagnostique que thérapeutique.Il indique les résultats du Myrih Response Test créé par Red- lich et ses collaborateurs et appliqué à plusieurs catégories de malades mentaux.Il mentionne longuement les travaux d\u2019O'Connel avec des sujets normaux.L'auteur souligne brièvement ses propres observations chez des adolescents peu loquaces qui furent stimulés par des caricatures et à l\u2019instar de l'attitude thérapeutique de Shaw, ses observations chez un petit malade obsessionnel.En conclusion, on énumère les bienfaits de l\u2019humour et on espère qu\u2019un jour on pourra mieux mesurer l'affectivité.SUMMARY The authors introduces the subject with short philosophical considerations.He reports, among many, the work of Levine, of Redlich, of O\u2019Connel and of Shaw in great details to emphasize the diagnostic and therapeutic possibilities of humor.The results of Redlich\u2019s Myrth Response Test are indicated as it was imposed to small categories of patients.He elaborates on the work of O\u2019Connel with normal subjects.He mentions briefly his own observations with non verbal adolescent who were stimulated by cartoons and much like Shaw\u2019s work, his observations in the course of treatment of a small obsessional patient.He concludes in mentioning the advantages of the humoristic approach and its dangers.BIBLIOGRAPHIE 1.BERGSON, H., Le Rire, 1900.2.FREUD, S., Wit and its relation to unconscious, 1905.| 1 130 3.FREUD, S., Leonardo da Vinci, New-York, Random House, 1947.4.FrReuD, S., Delusion and dreams.5.GROTJAHN, M., Beyond laughter, 1957.6.JOLIVET, R., Traité de philosophie, 1950, tome 2, 376.7.LEVINE, J., et REDLICH, F.G., Failure to understand humor, Psychoanal.Quart.24 : 560, 1955.8.MEREDITH, G., An essay on comedy, 1877.9.OCONNEL, W.E., The adaptive functions of wit and humour, J.Abnorm.Psychol., 61 : 273, 1960.10.POTTER, S., The sense of humor, Max Reinhard, 1954.Laval Médical Gilles PLANTE Vol.38 -Janv.1967 11.REDLICH, F.C., LEVINE, J., et SOHLER, A Mirth Response Test : preliminary report on a psychodiagnostic technique utilizing dynamics of humor, Amer.J.Orthopsychiat., 21 : 717, 1951.12.SHAW, R., The use of humor in child psychiatry, Amer.J.Psychother., 15 : 368, 1961.13.SLAP, J.W., On sarcasm, Psychoanal.Quart.35: 98, 1966.14.SYPHER, W., The meanings of comedy.15.YORUKOGLU, A., The sense of humor, psychopathology and a humor test, Psychiat.Communic., 3 : 93, 1960.i iL Ma Le THE \u201c ADULT CHILDREN OF THE PATIENT AND THEIR INVOLVEMENT IN A PSYCHIATRIC HOME CARE PROGRAM *i INTRODUCTION In the two and one-half years since its inception, the psychiatric Home Care Service of the Montreal General Hospital has dealt with a large variety of psychiatric and social problems.One major underlying theme of the development of the service has been the extension of an interest in the relationship between the patient and his family, which had already begun with the other clinical services.No effort is made here to give a general overview of our work but rather to describe the development of a single aspect, namely the involvement of the team with those children of the patient who are at least partially self-sup- porting.Although various of the reports in the literature of domiciliary care mention the opportunities it provides for involvement with the patient\u2019s family, we are not aware of any reports discussing the differential involvement of different groups of relatives.We may begin with a clinical example, and then a short discussion of some of the principles of home care as it has evolved in our experience, before going on to elaborate on some of our findings * Presented at the Second Annual Convention of the | Quebec Psychiatric Association, Montreal, May 20-21, 1966.| Health Grant No.604-5-411.t This work was supported by Dominion-Provincial Mental \u2018The author is grateful for the support and encouragement given this work by Dr.A.E.Moll, professor of Psychiatry, McGill University, and Psy- chiatrist-in-Chief, Montreal General Hospital, and for the conscientious efforts of Miss Norma-Jane Miller, Reg, N., who has been with the Home Care Service since its inception, and Miss M.Duggan, M.s.w., Mrs.J.Shelton, M.S.w., and Miss B.Greenberg, M.S.w., who have worked on the service at various times.1.Assistant psychiatrist (0.P.b.), Montreal General Hospital, Montreal, P.Q.N.Ronald ALDOUS.concerning this general group of relatives of the patient.TABLE I Patients\u2019 data Females living with husband.a.16 Females widowed.Le 15 Females separated or divorced.LL.Lo 7 Males living with wife.Ce 12 Males widowed.Ca AU .2 52 TABLE II Patients\u2019 age AGE NUMBER a wn - [I ana wn oO NAD RADON = TABLE III Diagnoses Depressive disorder.\u2014 33 a) Without major physical disease.b) With major physical disease.Manic disorder.iii Paranoid disorder.ovine ee \u2014 a) Paranoid schizophrenia.2 b) Involutional psychosis, paranoid type.5 ¢) Paranoid reaction with organic brain disease 2 Alcoholism.o.oo iii a eee ae ses \u2014 Chronic brain syndrome with dementia.\u2014 a) Neoplastic.000000000 0 ananas 2 b) Senile or vaseular.,.202000000000 4 | T8 wn ; i 2 bi N.Ronald ALDOUS 132 TABLE IV Time of contact | - ARR , ACTIVE FoLLOw-UP No.or MoNTHs j TREATMENT TREATMENT PL LLLL 2e 15 4 2- 31111222 000 eee | 8 8 4- 5 .7 7 6- 9.8 9 10-12.- 2 4 13-18.| 3 6 19-24.oo Ï 5 8 25-32.| 4 6 52 52 Number of patients in active contact at end of study period, 20 TABLE V Treatment SocIAL fes DocToR WORKER * NURSE NOMBER OF VISITS Home Hosp.Home Hosp.Home a) Home Care Service Pl 2224 16 5 10 1 7 2- 4111112221 LL La 24 5 8 5 16 5-12.oi 8 3 1 2 9 12-20.LL.3 1 \u2014 \u2014 3 D20.1.1LLL LL aa Le \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 7 TOTAL cASES.51 14 19 8 35 TOTAL VISITS.193 73 38 34 403 b) Other treatment facilities used : Montreal General Hospital : O.P.D.Day Centre.In-Patient.© Non-Montreal General Hospital : V.OON.-S.IL.V.Ce Convalescent or Nursing Home.6 Mental Hospital._.11 w * In 5 other cases, other social workers active.Example - Mrs.A.B.: This 73 years old lady was cared for entirely at home throughout the treatment of an agitated depression of which the major symptom was an extreme fear of being alone.She had been a most demanding and difficult patient during an earlier admission for care of her rheumatoid arthritis on the medical wards.She lived with her 83 years Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 old husband in a ramshackle flat and dominated all conversation with nattering complaints about him and what she considered her two children\u2019s lack of attention to her in her illness.The daughter, present at our initial visit, shouted angrily at her mother that the only thing wrong with her was that she had a guilty conscience over the way she had treated her children, and the daughter further made it clear that this was her usual manner of speaking to the patient.The son turned out to be a quiet and passive man who was reluctant to take any steps to confront what soon emerged as his mother\u2019s clear wish to come and live with him.There was a long history of conflict between the patient and her two children with the husband largely filling the role of an indecisive and cynical commentator.The first 7 months of treatment were mainly occupied with the organization of regular nursing care, including 6 weeks of special nursing when her fears were at their worst, and with attempts to analyze at visits some of her fears of being left alone., The doctor\u2019s major function during this period, however, lay in serving as the focus of resistance and orderliness, vis-à-vis her shifting and frequently impossible demands.The patient persistently attempted to misquote people, disrupt communication between the Home Care Service team and her children, and persuade one or other to act unilaterally.The husband was of little help in keeping the treatment organized.The climax to this period of treatment came when the couple was forced to move to a new home.The patient, abetted partly by her husband, obstructed every effort to find a new place, until finally the children, acting together and in the open, took a place independent of her choice, and simply moved her there bodily.Her major symptoms of fear and agitation subsided soon after, as the new flat proved more than adequate, but she still refused to go out and visit her children.In the 20 months since this move, the Home Care Service has been mainly active through nursing visits now spaced to once every six weeks, with occasional visits from the doctor.Contact Ji ; ge .Laval Médical \u201c@ Vol.38-Janv.1967 Mig, 9 with the children during this time has been mini- IN mal, and then only when initiated by one or other Sy member of the Home Care Service.It has ° 4 consisted of sporadic telephone conversations and i occasional letters to let them know something i of the manner and mechanism of our continued tig involvement.While they both have clearly iy indicated their gratitude for our continuing inter- \"Sig est, they have been reserved with regards to L hi pushing any further inquiries or discussion.They WT}; both indicate, however, that there has been a Mg distinct change in their relationships with their uc I mother in that it is now possible for them to go 0p through an entire visit of more than an hour dif without engaging in a fight with her.Some pas- lie | sive resistance to our efforts is evident in the } à daughter, who, we are given to understand, went emf through a fairly lengthy period of resentment \u2018ry toward the Home Care Service nurse for what vig p she called \u201ccoddling mother.\u201d There was dis- ip tinct evidence on a recent follow-up conversation ig b that the daughter had worked through a good mgi#y deal of this and furthermore has identified with ft) the nurse in mellowing her own formerly belligerent id} approach to the mother.The son, on the other sid § hand, appears a little more capable of dealing pe 4] with his mother face to face.Our present belief ie (4 1s that it is reasonable for the Home Care Service bit} to continue its involvement in a peripheral way, ain § so long as there are any signs of increasing rap- uit à prochement between this lady and her children.nt ga GENERAL PRINCIPLES OF HOME CARE by i dan\u201d While not all and sometimes not even a majority wi) of the therapeutic contacts of our team take place jait # in the home, our major interest and the ultimate Ir pet focus of discussion is always the activity and 1d personal interaction that go on there.Many of qe £14 our patients are from the middle and upper age af £51 groups, have well-defined and persisting psychia- » tric syndromes, and their concepts of individual ; yrtlillness according to the classical medical and ht psychiatric models have received much reinforce- cit! ment.The resistances to thinking in interactional (et terms are complex and varied, especially where (18) THE \u201c ADULT \u201d CHILDREN OF THE PATIENT 133 the viewpoints of different generations are concerned.This being so, we are often forced to work for long periods of time with two parallel sets of concepts : one symptomatic and intra- psychic, and one interactional, only gradually being able to bring out the interconnection.Our major theoretical models are derived from the work of Professor Erikson with his formulations of longitudinal psychological development.It allows us to focus on whatever specific conflict the mature patient is in the process of resolving, as well as the genetic predecessors, and most important it allows us to help both the patient and the family members put into words some of their feelings both about their own past and future lives and about family members of different ages than themselves.We seek to begin with a simple but dynamic description of some of the patient\u2019s major conflicts and interpret this to him in what amounts to a kind of individual treatment with the family members, $0 to speak, looking over our shoulders and being encouraged to comment, question, and generally participate at their own level of interest and understanding.The various forms of physical treatment and hospitalization which are often necessary for older patients afford many opportunities for the interpretation of emotions of shame and guilt and alternatively tendencies towards idealization in both the patient and the family.We hesitate to become involved overtly in discussion with relatives of their own personal problems.In younger families where conjoint treatment is often a live option, the situation is considerably different.Rather than use extensive family conferences and organized involvement at the time of referral we prefer to extend our contacts generally and informally to various members of the patient\u2019s family.Although we try to talk to a wide range of involved persons regarding the patient and his situation, we emphasize that this is not to gather static information but rather to clarify various person\u2019s relationships with the patient.Wehave come to see that the emotional ties between family members arenot necessarily measured 134 by the frequency or intensity of the contact and that apparent alienation or loss of interest may often mask an intense involvement which has remained in a state of suspension sometimes for years.Family members who have disengaged themselves from the patient have done so at times only because in the absence of understanding and/or effective leadership they have been unable to feel useful and have retired to a distance rather than risk a total loss of the positive aspects of the relationship.They may still emerge and be of even more practical use to the patient than others who have continued to be involved and become pathologically enmeshed with the patient.STUDY POPULATION AND THEIR TREATMENT It is necessary to make some comments about the patients whose children are the main interest of this presentation.Data about them are presented in a series of 5 tables which are given separately and which are largely self-explanatory.Of a total of 64 patients seen who had adult children, we contacted one or more of the children N.Ronald ALDOUS Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 of 52 of these, who now form the major study group.Three points in particular may be made these patients : 1.They are predominantly middle-aged rather than elderly, in spite of the fact that geriatric patients were not excluded ; 2.The illnesses are predominantly depressive in nature ; 3.There was a wide variety of therapy and services employed, including a number where the Home Care Service had no direct treatment responsibility.In these cases, we were mainly active in providing a continuity of contact and an interpretation of therapy to the family.THE ADULT CHILDREN Tables VI and VII summarize some of the data regarding the children of the patient.In the main section of Table VI it is important to realize that the numbers have no necessary arithmetic relationship to each other and can be best seen as each related to 52, the total study group.The figures in Table VII are misleadingly low, referring TABLE VI Classification of the patients\u2019 children L L CONTACTED BY ALIVE IVING WITH M IVING IN HOME CARE PATIENT ONTREAL AREA SERVICE Patients with : 1 Son .22 13 11 21 1 Daughter .28 17 18 28 2 Sons .9 4 10 9 2 Daughters .10 2 4 7 3 or more Sons .CL 9 \u2014 3 3 3 or more Daughters Co 4 \u2014 3 2 TOTALS : Sons : Number of cases.40 17 24 33 Number of sons.79 21 42 51 Daughters : Number of cases.42 19 25 37 Number of daughters.65 21 38 48 TOTAL CHILDREN 144 42 80 99 il id ite] ur Sy | Mae hey ire {ia lhe cie nee 0% The my Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 as they do only to face-to-face contacts and not including telephone conversations which, though many indeed, were not tabulated unless they constituted the only contact.The most important of these statistics is that of a total of 144 adult children of the patients, including 20 living out of town, 99 were contacted.TABLE VII Summary of Home Care Service contact with the children NUMBER OF CASES * NUMBER OF MEETINGS Doctor SocIAL WORKER NURSE Heme Hospital| Home |Hospital Home nea 3 7 4 1 5 1 1 1 W = = On (Children contacted by phone only : 14.) * Tabulated according to number of meetings and not according to number of children at each meeting.The children may best be described in terms of people grappling with problems of personal identity, marital adjustment and parenthood.Though no exploration in depth was made, it is certainly very clear that they are in general troubled people with many personal problems.Though it had not been predicted, it gradually became clear that our contact with the children gave a far different and usually much more vital atmosphere to treatment compared with our contacts, for example, with the spouse.In reviewing our material, I had the impression that by the time a couple had been living together as long as most of these patients and their spouses, their interaction patterns have lost much of what flexibility they may have once had.One major area where these people are accessible to changes in their psychological defences and relief of what is usually depressive symptomatology is that of their relationships with their children, or, in other words, in their own view of themselves as parents, THE \u201c ADULT\u201d CHILDREN OF THE PATIENT 135 successful or otherwise.A possible converse to this is that the children\u2019s ability to commit themselves to constructive living is closely connected with the degree and manner of their resolution of their dependence on their parents.The children have a large emotional investment in the outcome of their parents\u2019 illnesses, and are frequently ready to talk about it with highly-charged feelings.Some of their tentative conclusions can be reinforced, while others are questioned.The defensive value of certain patient behaviour is brought into focus and other new ideas brought up for discussion, which frequently becomes quite lively, and which often leads, though not without considerable resistance and skepticism, to a sense of insight and relief on the part of the child.The contact with the patient\u2019s children is not carried out predominalty by any one member of the team, partly because home visiting, and we often visit individually, involves many accidental contacts, partly because different family members tend to call different team members, and partly because the team psychiatrist has endeavoured to assign responsibilities so that each team member has a reasonably varied exposure to the patient and his family.We emphasize to each member of the family that we visualize psychiatric treatment as basically psychological in nature and operating according to principles which we can explain and we attempt to do so.We emphasize explicitly and frequently the differences between our involvement as professionals with a patient and their involvement as children with a parent.Their relationship has both a past and a future and long-term planning cannot be easily avoided.Our relationship, regardless of how long we may stay involved, has only an extended present, and longterm planning is optional.Their relationship is involuntary and involves concrete and permanent responsibilities for care and action, while ours is voluntary, lacks in large measure concrete responsibility, and is organizational and interpretative in nature.This means that we have in our hands a great potential for the development of short-term and short-sighted relief of 136 symptoms based on idealization of the team members, and often, unfortunately, counterbalanced by a comparable denigration of the children, We stress that we are aware of this potential and ask the children\u2019s help to inform us if this sort of thing gets out of hand.In summary, then, we may say that by explaining the nature of our involvement with the patient to the child and by emphasizing the differences between the professional and filial relationships, we have tried to provoke thought and possibly discussion about their own relationship with the parent.Our aim has not been so much to establish norms or specific activities as it has been to openor re-open an area for consideration and toim- ply that we will try to provide a field of decreased anxiety and tension, in which they can possibly renegotiate some kind of acceptable and bilaterally useful parent-child relationship.We try to end each contact in an atmosphere of goodwill but with an absolute minimum of promises and specific arrangements, so that future contacts will be as free as possible of feelings of shame and failure.RESUME A l\u2019aide d\u2019un exemple clinique, l\u2019auteur décrit un aspect du Home Care Service peu discuté dans les différentes publications, à savoir : les différentes formes d\u2019interrelation des différents groupes de parents.N.Ronald ALDOUS Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 L'étude de 52 patients dont les enfants furent interviewés a été basée sur les principes généraux du Home Care Service suivants : « Notre centre de discussion est toujours le climat d\u2019activité et d'interaction personnelle existant dans le foyer », « une description à la fois dynamique et simple de quelques-uns des conflits majeurs du patient » et, « des contacts non structurés entre les différents membres de la famille dans le but de clarifier quels sont les rapports de chacun avec le patient ».L\u2019étude de ces 52 patients a montré qu'ils étaient d\u2019âÂge moyen, que leur maladie était de nature dépressive surtout, et que l\u2019approche thérapeutique ainsi que les services sociaux employés furent multiples.Quant aux « Enfants adultes » du patient, 99 sur 144 furent interviewés.Nos contacts avec les enfants ont habituellement créé un climat vital au traitement en comparaison des contacts que nous avons eus, par example, avec l\u2019époux et ceci parce qu\u2019avec les années les époux ont perdu beaucoup de flexibilité dans leurs modes d\u2019interaction réciproque.Les rapports qui existent entre le patient et ses enfants sont un des principaux points où le patient est accessible aux changements.Dans ses interviews, l\u2019auteur souligne surtout les différences entre la participation d\u2019un professionnel et la participation des enfants au traitement du patient de façon à provoquer la réflexion et la discussion sur leur propre participation au traitement du parent malade. PRODUCTIONS PLASTIQUES M) D'UNE SCHIZOPHRÈNE EN ÉVOLUTION * te CT ge x a let, Les œuvres plastiques (dessins et peintures) y, dont nous allons vous présenter les reproductions _ «photographiques, sont celles d\u2019une jeune schizo- 4%.phréne qui a fréquenté les Services de la Clinique fig Roy-Rousseau et de l\u2019Hôpital Saint-Michel- iv: Archange.We \u20ac En raison du peu de temps qui nous est alloué \u20184x pour cette présentation, en raison aussi de l\u2019abon- F4.dante production de notre prolifique malade (pro- Ut duction de qualité fort inégale d\u2019ailleurs), nous L&- avons dû faire un choix parmi ses œuvres et ne iF.3 retenir que celles qui nous ont paru les plus intéres- 48; : santes et significatives, tant au point de vue psycho- U #; pathologique qu\u2019au point de vue esthétique.pre Résumons d\u2019abord l\u2019histoire de la malade.Il va £' s\u2019agit d\u2019une jeune fille de 22 ans.Issue de parents ig de condition plutôt modeste, elle est la deuxième y: d\u2019une famille de trois enfants, ayant un frère aîné t et une sœur cadette présentement infirmière.Elle fut élevée en milieu rural, dans une localité Winsulaire de la région de Québec, par un père k, qu\u2019elle dit être bon, mais très peu affectueux, auto- diritaire et rigide.Quant à sa mère, elle aurait ui toujours craint son époux, se montrant soumise et @ se pliant à toutes ses décisions.Envers l\u2019inté- ki ressée, elle se montrait douce mais peu démons- #1 trative, se contentant d'une attitude passive dans #k les relations mère-fille.Sur le plan scolaire, notre malade a terminé une W douzième année à l\u2019âge de 17 ans.Elle était une # première de classe.Mais elle se montrait solitaire, # i\u201c Travail présenté au deuxième Congrès annuel de l\u2019Association de psychiatres du Québec, tenu à Montréal, les 20 et 21 mai 1966.Marcel LANGLOIS, Claude CHABOT et Louis BOURGOIN, Hôpital Saint-Michel-Archange et Clinique Roy-Rousseau.renfermée, ne se mêlant que très peu à ses compagnes.Selon son entourage, elle était très religieuse et aurait méme exprimé le désir d\u2019entrer en religion, mais ses parents s\u2019opposèrent à cette vocation.Une fois ses études terminées, elle travaille comme sténodactylo au Parlement de Québec, tout en poursuivant des cours du soir à l\u2019Ecole des beaux-arts.Elle peut fournir un assez bon rendement au travail pendant deux ans et demi environ.On note cependant quelques changements sur le plan de l\u2019humeur et du caractère.Elle supporte mal les contrariétés, devient facilement irritable et, par moments, manifeste de la colère.En mars 1963, elle quitte son emploi.Elle consulte le psychiatre pour la première fois en août de la même année.Lors de l\u2019examen, elle parle de sa mésadaptation au travail, qu\u2019elle dit avoir été favorisée par une timidité excessive.Elle parle aussi d\u2019un état de malaise moral qui s\u2019exprime par de multiples scrupules.Déjà le clinicien consulté perçoit une évolution schizophréni- que probable.Après l\u2019entrevue, une médication anxiolytique est prescrite, puis la patiente est perdue de vue pour quelques semaines.En septembre 1963, elle est hospitalisée à la Clinique Roy-Rousseau.Elle y séjournera trois mois.À cette époque, elle évolue déjà vers un repliement de plus en plus marqué.L'activité s\u2019atténue et se détériore.On observe de plus de la négligence dans sa tenue vestimentaire.Les troubles du caractère s\u2019accentuent et elle se confine dans une attitude rigide et scrupuleuse. 138 A une épreuve psychométrique de vocabulaire, la malade fournit un rendement qui permet de situer son niveau intellectuel à l\u2019échelon supérieur.Au point de vue thérapie, la malade a été soumise à une cure d\u2019insuline, puis à une médication psychotrope, conjointement à une psychothérapie individuelle.Elle quitte l\u2019hôpital peu améliorée pour retourner dans son milieu familial.A la maison, le comportement demeure inchangé.Elle est toujours repliée sur elle-même, refusant toute communication verbale.Elle se montre exigeante envers les autres sur le plan de l\u2019étiquette.Elle reste triste et taciturne dans son milieu familial, mais gaie et volubile au contact de présumés intellectuels de son entourage.En outre, elle est asthénique et insomniaque.Le 5 mai 1964, elle est admise à l\u2019Hôpital Saint- Michel-Archange, après avoir absorbé quelques comprimés de Plexonal Forte et d\u2019Instantine dans le but de se suicider.Rendue à l'hôpital, elle se dit fière de se retrouver dans un milieu où pullulent les intellectuels.Elles pourra enfin verbaliser à sa guise et communiquer toutes les émotions, qui l\u2019envahissent.Depuis quelque temps aussi, elle se livre à des productions artistiques qui ont été jusqu\u2019à maintenant son unique possibilité de s'exprimer et de communiquer à l\u2019aise avec autrui.A l\u2019entrevue, elle se montre timide, inhibée, s\u2019exprimant à voix basse.Elle raconte que, depuis un an, elle se sent différente, de plus en plus gênée, n'osant regarder les gens ou leur parler.Elle ne s\u2019explique pas cette crainte du milieu extérieur, mais elle croit devoir se replier sur elle-même de plus en plus.Elle est sans cesse préoccupée par des idées d\u2019ordre métaphysique.Depuis quelques mois, toutefois, les solutions à une foule de problèmes surgissent de toutes parts ; les relations entre les humains et la nature, les problèmes de l'existence, les mystères religieux lui apparaissent plus clairs et plus compréhensibles.Mais ces moments de lucidité sont fugaces et elle se voit de nouveau sombrer dans l\u2019obscurité de l\u2019incompréhension.Lors de la même entrevue, le clinicien traitant note à quelques reprises un blocage de la pensée Marcel LANGLOIS - Claude CHABOT - Louis BOURGOIN Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 et de fréquents moments d\u2019inattention.De plus, elle a parfois les larmes aux yeux, disant qu\u2019elle se sent malheureuse de ne pouvoir communiquer avec ses semblables, de se trouver dans l\u2019impossibilité d\u2019établir un contact avec qui que se soit.L'examen psychologique confirme le diagnostic clinique de schizophrénie Le MMPI montre un profil très pertubé, incohérent.L'épreuve projective de Rorschach met en évidence une dissociation de la personnalité, avec troubles de la pensée logique, symbolisation, autisme et fantaisie.La malade est bientôt dirigée au département de l\u2019insulinothérapie.Pendant toute la durée de la cure, son humeur reste dépressive.La malade se montre méfiante, peu communicative.Elle ne participe aucunement aux activités des autres malades et refuse obstinément de prendre part aux séances de psychothérapie de groupe.Elle est toujours convaincue qu\u2019il n\u2019y a rien à faire pour elle, qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019issue à ses problèmes.Elle nous confie que lorsqu'elle désire sortir l\u2019après- midi avec le groupe, c\u2019est qu\u2019elle entrevoit la possibilité de s'enfuir ou de se jeter devant une automobile en marche.Elle dit s\u2019efforcer de paraître joyeuse en fin de semaine pour faire plaisir à ses parents qui lui rendent visite.On lui aménage donc un atelier où elle passe tous ses loisirs à dessiner et à peindre ; ce qui parait être son seul point d\u2019intérêt, son unique ressource.En cours de traitement, l\u2019état dépressif présente des exacerbations qui aboutissent à des tentatives de suicide.En somme, la cure de Sakel, les psychothérapies concomitantes, tant individuelle que de groupe, s'avèrent infructueuses, la \u2018malade demeurant très autistique et sa communication avec autrui de plus en plus difficile.Seuls les entretiens avec son médecin traitant sont pour elle très précieux et c\u2019est ce qui l\u2019empêche, semble-t-il, de sombrer dans le désespoir.Elle exprime du reste, le projet de s\u2019anéantir si ce dernier vient à l\u2019abandonner.Par la suite, la malade est transférée dans une salle de convalescence prolongée où une médication psychotrope est poursuivie.Elle reste encore gg gl let es | il oh sl i IK dt 7 i 300 sm sl wil alt rat ris Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 PRODUCTIONS PLASTIQUES D\u2019UNE SCHIZOPHRÈNE EN ÉVOLUTION 139 plus ou moins inactive, sauf qu\u2019elle s'adonne à la peinture de temps à autre.Elle quitte l\u2019hôpital en août 1965, alors que le père insiste pour une mise en congé.À intervalles irréguliers, elle reçoit une psychothérapie individuelle qui permet le maintien d\u2019une amélioration satisfaisante.Elle tente de nouveau un retour au travail comme sténodactylo, mais l\u2019essai se solde par un échec.La malade vit actuellement dans son milieu familial où elle mène une existence vide, dans la solitude et l\u2019apragmatisme.Les thèmes délirants exprimés dans les dessins | peuvent être groupés en quatre catégories distinctes : une tritesse angoissante, empreinte de désespoir, du mysticisme, de l'érotisme refoulé et, enfin, un sentiment d\u2019insécurité ou d\u2019hostilité d\u2019ordre paranoïde.À noter que les six premières productions sont commentées par la patiente, et que les commentaires des six dernières sont des auteurs de ce travail.Figure 1 Figure 1: Visage d\u2019une désespérée, d\u2019une désespérée en attente quand même.On remarque toujours les yeux.Ces yeux sont vides.Ils ont tout vu ; ils ont tout vu mais ils ne sont pas satisfaits encore.Ils soupçonnent mais ne voient pas.Ils doivent chercher, chercher en dedans d'eux-mêmes maintenant.Figure 2 Figure 2: C\u2019est un exalté qui n\u2019en peut plus.Il avait cru pouvoir changer le monde avec ses idées, mais il s\u2019est frappé au mur.Malgré tout, ses idées demeuraient, augmentaient d\u2019intensité et il se vit devenir fou.Mais il aimait mieux devenir fou que de manquer à ce qu\u2019il croyait être son devoir.C\u2019est trop dur pour une seule personne.Il sentit sa tête lui faire de plus en plus mal.Figure 3 : L'homme tout rouge encore de passion se sent attiré vers ce tout qui le regarde et qui l\u2019appelle.Alors de misère en misère, aidé par le rayon d\u2019en-haut, il montera au ciel, son père. 140 ae Net Poe cop me ot = A \u201c H À Laval Médical .Marcel LANGLOIS - Claude CHABOT - Louis BOURGOIN Figure 4: La maison est pour moi ce qui me protège contre l\u2019extérieur, tout comme le corps Le jour, de la mère protège le germe d\u2019un bébé.le dernier, la maison s\u2019écroulera.Figure 5 Figure 5: Jack Monnoloy, tout au haut d\u2019une chute, les bras en l'air, dans le soleil d\u2019un matin, se prépare à sauter dans la mort, puisqu\u2019il ne peut avoir celle qu\u2019il aime, et qui est tout, tout pour lui.Il n\u2019aurait pas aimé agir un jour sombre.Il lui fallait le soleil pour témoin de sa chute dans l\u2019éternité noire.La lumière à la toute dernière minute de sa vie.La lumière et, tout à coup, la noirceur.Peut-être aurait-il pu vivre avec sa souffrance, mais alors sa souffrance l\u2019aurait empêché d'accomplir pleinement son devoir : donner à la vie ce qu\u2019elle attendait de lui, cet effort que Dieu avait conçu pour lui et que lui seul, de toute éternité, aurait pu accomplir.Figure 6 : Maisons qui abritent de nombreux malheurs.Personne ou presque dans les rues : les gens restent en dedans et se haissent.De toutes Vol.38 \u2014-Janv.1967 1 Laval Médical itg] Vol.38 -Janv.1967 21 i Ime rp fou, WiICHY CÉLESTIN -) [Lae mnie NATURELLE, PROPMIÈTÉ DE 3 GT PR FOIE, VOIES BILIAIRES VOIES DIGESTIVES EQUILIBRE DE LA et?NUTRITION 10 gf ot «+ 0° 3 © PA Sh me 0g ati, Q® > oF eut ot RN WV 8 pour bre SO og He vous Fe \u2018substitutions das «0 mère pla + ihe 'CELESTINS ca se wy np OO per à «0 Ww RECOMMANDÉE, 1} que ou LE CORPS \u201cMEDICAL RIL] \u2018ENTIER: res J les Importateurs HERDT & CHARTON, Inc., 2245, rue Viau Montréal (19) RE RE FRET gi?Laval Médical {34 22 Vol.38-Janv.1967 dans la Unie i SLLL DE TENSION Parce qu'il permet au médecin de traiter SIMULTANÉMENT, non seulement la douleur, mais aussi la tension nerveuse qui est le facteur responsable de la céphalée de tension | Ja L'action du FIORINAL est la suivante: élèvent le seuil de Acide acétylsalicylique sensibilité à la Phénacétine douleur Caféine calme la tension nerveuse \u2014 Sandoptal (itobarbital) Les avantages du FIORINAL sont: le soulagement SIMULTANÉ de la douleur, de la tension nerveuse et des spasmes musculaires sa rapidité d'action \u2014 la simultanéité de son action analgésique-sédative \u2014 -économie Composition\u2014chaque comprimé contient: acide acétylsalicylique 200 mg.phénacétine 130 mg, caféine 40 mg, Sandoptal (itobar- bital) 50 mg.Posologie moyenne: 2 comprimés dès les premiers signes de la crise, suivis d\u2019un comprimé une demi-heure plus tard et d'un comprimé toutes les 3 à 4 heures, si nécessaire.Conditionnement: flacons de 100, de 500 et de 1000 comprimés.Renseignements plus détaillés sur demande, ou dans le Vade- Fiorinal mecum International est le médicament le plus souvent prescrit dans la céphalée de tension.SANDOZ PHARMACEUTICALS DORVAL, P.Q.SANDOZ ed Lara! PAIE PRODUCTIONS PLASTIQUES D\u2019UNE SCHIZOPHRÈNE EN ÉVOLUTION Figure 6 ces constructions, rien ne restera un beau jour, le dernier.Figure 8 5 Figure 8: Voici maintenant un paysage fort joli, mais dont l\u2019aridité est saisissante.On remarque encore ici, au premier plan, à gauche, sous la forme d\u2019une arbre légèrement recourbé, et à son extrémité, des branches ténues dirigées vers le ciel, symbole du phallus qui éjacule ; puis, à droite, un autre arbre, tronqué à sa base cette fois, un phallus castré, sous la demeure chaude symboli- Bs sant l\u2019abri et la sécurité.: Figure 7 Figure 7 : Cette peinture, représentant un arbre tronqué, solidement rivé à la terre par de puissantes racines, évoque incontestablement l\u2019image d\u2019une phallus en érection, éjaculant même, à l\u2019intérieur d\u2019un vagin qui le coiffe à peine, n\u2019osant y pénétrer, et dont le prétexte symbolique est un nuage en forme d\u2019U renversé.Figure 9 (20) 142 Marcel LANGLOIS - Claude CHABOT - Louis BOURGOIN Figure 9 : Cet œil immense, rouge de lucidité (le dies iræ peut-être), celui de Dieu vraisemblablement, occupant la presque totalité de l\u2019espace, qui regarde sa triste terre, et entre elle et Lui, deux nuages qui cherchent à s\u2019atteindre.Figure 10 Figure 10 : Image du Christ, qui parle par elle- même, et qui se passe de commentaires.Figure 11 : Ici, la malade s\u2019est représentée elle- même, sous la silhouette frêle d\u2019un enfant vu de dos, juché au sommet d\u2019une butte, solitaire et faisant face à l\u2019infini.A noter l\u2019aride végétation que le vent souffle vers la gauche, de même que la mante de la fillette.Figure 12 : Enfin, l\u2019auto-portrait de la malade.Le mieux réussi peut-être de ses dessins, qui nous la montre telle qu\u2019elle se voyait elle-même.CONCLUSION Les créations que nous vous avons présentées, ne forment évidemment qu\u2019un ensemble d\u2019ébau- GUuillou Figure 11 Figure 12 Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 + =\u2014 REA AR TT fig Laval Médical 23 a Vol.38 \u2014Janv.1967 ARR SUPPOSI © IR ES ADULTES \u2014 ENFANTS \u2014 BÉBÉS A; ui ¥: p: | À E FORMULE ENFANTS BÉBES Acétylsalicylate de Ca.\u2026.\u2026.0.0.200 gm 0.050 gm Dihydroxypropylthéophylline.0.0.100 \u201c 0.015 « Suifate de Quinine x 0.030 \u2014 GRIPPE Ratlne d\u2019aconit pul.3 0.005 0.001 \u201c BRONCHO- Gualacol.0.030 0.002 \u201c PNEUMONIES Eucalyptol.0 0.030 9.020 \u201c Bi Camphosulfonate de Na .0.020 0.010 \u201c REFROIDISSEMENTS Exciplent spécial q.s.SAISONNIERS INDEX THÉRAPEUTIQUE LARYNGITES \u201cA De par la synergie existant entre ses composants, le BRONCHITES ; Broncho-Grippol est doué des propriétés les plus TRACHEITES efficaces comme antipyrétique, comme antiseptique des voies respiratoires, comme eupnéisant et comme PNEUMONIES cardio-protecteur.ETATS FEBRILES 5 STATUS POST- Les Produits Junod, Suisse.OPÉRATOIRE Seuls distributeurs au Canada x MÉDICATION AMONTRÉAL DE | CHOIX E- ÉCHANTILLON ET DOCUMENTATION ENVOYÉS SUR DEMANDE Bi! A MESSIEURS LES MEDECINS mere 21) d 24 Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 GASTROPATHIES COLOPATHIES LE PROBLEME EST COMPLEXE Une douleur qui tenaille Des spasmes qui torturent Des vomissements qui épuisent Une anxiété qui va croissant LA SOLUTION EST SIMPLE STELABID* un comprimé 2 fois par jour L'effet anticholinergique du composant \u2018Darbid\u2019 s'ajoute aux effets antiémétique et anxiolytique de \u2018Stelazine\u2019 pour assurer le traitement rationnel des divers troubles gastro-intestinaux, notamment de I'ulcére gastro-duodénal, de la gastrite et de l'entérocolite muco-membraneuse.POSOLOGIE: la posologie courante est d'un comprimé \u2018Stelabid\u2019 au lever et d'un autre au coucher.Lorsque le trouble psychogène est relativement minime, on prescrira de préférence la concentration No 1.Toutefois, la concentration No 2 sera recommandée chez la majorité des patients.L'élixir 'Stela- bid\u2019 (chaque cuillerée à thé de 5 cc.équivaut à un comprimé \u2018Stelabid\u201d No 1) offre aussi l\u2019avantage de l'administration biquotidienne \u2014 la posologie recommandée est d\u2019une cuillerée à thé matin et soir.; EFFETS SECONDAIRES ET PRÉCAUTIONS À PRENDRE : bien que les effets secondaires communs aux parasympatholytiques \u2014 constipation, xéros- tomie, troubles de la vision, oligurie \u2014 aient été observés avec 'Stelabid\u2019, ils sont en général moins fréquents et moins graves que les réactions signalées avec de nombreux anticholinergiques courants.Etant donné le faible dosage du composant \u2018Stela- zine\u2019, les réactions myoneurales (syndrome extra- pyramidal) ne sauraient résulter de la cure par \u2018Stelabid\u2019.Cependant, quelques sujets, sensibles aux *Marque déposée au Canada SMITH KLINE & FRENCH oF MONTREAL 9 QUEBEC phénothiazines, peuvent éprouver une stimulation passagère ou une trémulation caractérisées par de l'impatience et, parfois, de l'insomnie.Si ces manifestations sont par trop déplaisantes, on pourra avoir recours à l'administration concomitante d'un sédatif léger.En raison de sa puissante action antiémétique, \u2018Stelabid\u2019 peut masquer des signes de doses de médications toxiques trop fortes ou obscurcir le diagnostic d'affections comme l\u2019obstruction intestinale ou la tumeur du cerveau, \u2018Stelabid\u2019 doit être administré avec précautions aux malades présentant une cardiopathie en plus de l'affection gastro- intestinale.N.B.: l'iodure d'isopropamide peut fausser les résultats des tests à la protéine iodée et supprime l'absorption de I'1137.CONTRE-INDICATIONS : \u2018Stelabid\u2019 est contre-indiqué dans les états comateux et en présence de glaucome, d'obstruction du pylore d'étiologie organique ou d'hypertrophie de la prostate.PRÉSENTATION : comprimés \u2018Stelabid\u2019 (No 1 et No 2), en flacons de 50 et de 500 \u2014 comprimés maïs, monogrammés ; élixir \u2018Stelabid\u2019, en flacons de 6 0z liquides.(Pour tous renseignements complémentaires, veuillez consulter le Vademecum International ou vous adresser à notre représentant).SB:M17AF Million Sa 0 3 mani Jia avo n sédatf Mélique, oges de curdr he 1 test doi ête ésentant gis: gs Ésd- upping ed once de je oi o fd pps facons M euler y vous san Laval Médical Vol 38 -Janv, 1967 PRODUCTIONS PLASTIQUES D'UNE SCHIZOPHRÈNE EN ÉVOLUTION 143 ches et de croquis, réalisées sur le vif, mais il faut retenir qu\u2019elles ont été exécutées spontanément par une schizophrène en pleine évolution et sous l'influence spécifique du processus morbide dont elle était en proie.Leur intérêt réside surtout dans l\u2019étonnante capacité de projection qui les ont inspirées.Si on ne saurait parler ici d\u2019œuvres d\u2019art au sens strict, certaines d\u2019entre elles renferment néanmoins, croyons-nous, une valeur esthétique indéniable, et comme l\u2019a fait observer Jean Bobon (auteur d\u2019une remarquable étude sur la psychopathologie de l\u2019expression) à qui nous empruntons pertinemment ici les derniers mots de notre exposé : «le problème de ces formes privilégiées et de leur sens déborde d\u2019ailleurs le cadre de la psychopathologie : il constitue peut-être le problème central de l\u2019art contemporain ».SUMMARY This article contains the personnal history of a young schizophrenic girl, who has been hospitalized at the Clinique Roy-Rousseau and at the Saint-Michel-Archange Hospital.During her hospitalization, she expressed herself with her paintings.We report some of those paintings which are commented by the patient herself.(22) E | ÿ J.-E.PAILLAS, R.SOULAYROL, A.COMBAL- BERT, Mme M.VIGOUROUX, G.SALA- MON et J.LAVIEILLE.Etude sur les métastases cérébrales solitaires des cancers viscéraux, Neuro-Chirurgie, Paris, 12 : 337- 360, 1966.Les auteurs de la Clinique neuro-chirurgicale de l\u2019Hôpital de la Timone, à Marseille, ont revu 122 observations de malades atteints d\u2019une métastase cérébrale cliniquement solitaire et traitée par exérèse chirurgicale.Les métastases cérébrales solitaires sont fréquentes, puisqu\u2019elles représentent 12,5 pour cent des tumeurs cérébrales opérées.Elles surviennent de 40 à 60 ans, surtout chez les hommes (63 pour cent), et l\u2019origine en est essentiellement pulmonaire et rénale chez l\u2019homme, mammaire chez la femme.Dans 48 pour cent des cas, le cancer primitif est ignoré lors de l\u2019opération intracrânienne.Les formes anatomiques neuro-chirurgicales sont nodulaires et encapsulées, enchâssées dans le cortex, les formes pseudoméningiomateuses sont plus rares ; leur siège est sus-tentoriel (84 pour cent), de préférence rétrorolandique (70 pour cent) mais tous les lobes peuvent être intéressés.Le début aigu (22 pour cent) est assez caractéristique surtout quand 1l est suivi d\u2019une période de rémission temporaire, puis d\u2019une reprise gravative (18 pour cent).Les symptômes sont faits d\u2019épilepsies (37 pour cent), surtout bravais-jackso- niennes (28 pour cent), de céphalées (46 pour cent), d\u2019hémiplégie secondaire (66 pour cent), d\u2019aphasie (20 pour cent).Le diagnostic, dirigé vers la recherche de la métastase solitaire, tire quelques arguments de l\u2019électro-encéphalogramme, mais surtout de la gamma-encéphalographie (90 pour cent de cas positifs) et de l\u2019angiographie cérébrale (10 pour cent de cas négatifs seulement).Les indications thérapeutiques ont été précisées en fonction des résultats obtenus.La mortalité opératoire est de 20 pour cent.La survie postopératoire est de plus de onze mois dans 28 pour cent des cas, elle dépasse deux ans dans 12 pour cent des cas.Le décès ultérieur se fait souvent par On peut prévoir que le cas récidive cérébrale.ANALYSES sera favorable quand l\u2019angiographie précise le caractère nodulaire de la métastase, quand le cancer primitif est mammaire, rénal, digestif ou inconnu (le cancer pulmonaire offre le plus court temps de survie), quand la métastase est d'apparition tardive par rapport au cancer primitif, quand l\u2019évolution de la métastase a été lente.La chirurgie des métastases cérébrales solitaires se justifie par conséquent, surtout si l\u2019on rappelle que le glioblastome cérébral ménage une mortalité opératoire plus élevée, et un temps de survie souvent plus court.G.-A.BERGERON, M.D.J.BONNAL, R.SEDAN, W.PELLET, J.FA- BRE, J.LAVIEILLE et J.PAILLAS.Le pronostic opératoire des tumeurs bénignes intracraniennes (Etude de 282 observations).Neuro-Chirurgie, Paris, 12 : 361-371, 1966.À la Clinique neuro-chirurgicale de Marseille et à la Clinique neuro-chirurgicale de Liège, les auteurs ont étudié le pronostic opératoire de 189 méningiomes, 38 neurinomes de l\u2019acoustique et 55 adénomes de l\u2019hypophyse.Il semble que l\u2019âge soit un facteur important dans l\u2019établissement du pronostic de ces tumeurs et que 55 ans soit un âge critique.En effet, avant 55 ans la mortalité globale est de l\u2019ordre de 20,3 pour cent alors qu\u2019elle atteint 42,3 pour cent après cet âge.L'existence d\u2019antécédents cardio- vasculaires chez un sujet de plus de 55 ans est un élément important de ce pronostic pour les méningiomes.Parmi les 29 morts, on note 48 pour cent de lésions cardiovasculaires et seulement 18 pour cent parmi les 38 survivants.Un deuxième facteur de la gravité est la taille du méningiome : dans le cas des gros méningiomes enlevés après 55 ans, 58 pour cent des sujets sont morts.Le troisième facteur de gravité est le siège basal du méningiome, puisque dans les méningiomes de la base après 55 ans la mortalité est de 58,6 pour cent.Le quatrième facteur retenu est l'existence d\u2019incidents opératoires. Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 ; SES \u201c~~ te le and Tay ° (Tabules) mal 7 pli dE ea Cancer \u20ac été sie Ie inurnên Fors § FJ wanats toule ic journec.louie id nur\u201d li = * + i soulagement de ic sinusite, onal > .i a de lo rhinite, dit coryza Ë \u201c \u2018et du rhume des joins | a, ! i avec une absence remarquable F JE , ° ° } $b de réactions secondaires ; nines ¥ tions, 6, a : FORMULE POSOLOGIE : 1 selle et Chaque tabule renferme : Adultes: 1 tabule deux fois par jour.É ls a Tannate de Phényléphrine .25.0 ma.Enfants : De 12 ans et plus, 1 tabule il Bm Tannate de Prophenpyridamine.37.5 mg.par jour.De 6 à 11 ans \u2014 /< tabule deux Bl 0 Tannate de Mépyramine.37.5 mg.fois par jour.que La dose peut être augmentée ou diminuée, Bl INDICATIONS .selon l\u2019avis du médecin.E ria Sinusite, rhinite, coryza, rhume des foins _ à \u2019 > , ; .i (meus et une variété d\u2019affections allergiques ou PRESENTATION ÿ vl associées.Flacons de 30 et 500 tabules.i de 201 vi AVANTAGES ar auf © Procure 10 à 12 heures de soulagement avec une seule dose orale.; A © Dégage les voies respiratoires 3 Soulage les maux de têtes sinusaux.Ta | @ Enraye le larmoiement et le picotement des yeux et du nez.Ha | © Arrête l\u2019écoulement nasal.§ pou 3 PRECAUTION : Doit être employé sur le conseil du médecin seulement.i ie | Echantillon envoyé aux médecins sur demande.i én y ; dé i f Préparé par NEISLER LABORATORIES, INC., Decatur, Illinois, U.S.A.qe Représentants exclusifs au Canada is 6 ion Herdt :Charton Inc.2245 RUE VIAU + MONTRÉAL, P.Q.pig ' *Maique déposée au Canada (23) 26 Vol.38 -Janv.1967 La pierre angulaire du métabolisme cellulaire nuclévit B 12 Bouches de pinocytose =) À Mitochon- BE 0 ; 7 dries Lysosome He ; ) Centrosomes \u2014f Réticulum »4/ cytoplasmique Vacuoles dans Re: la membrane cellulaire; Ribosomes ff.7 A à Membrane Laval Médical | A celiulaire Cytoplasme ASTHENIES + CONVALESCENCE ¢ PEDIATRIE «+ GERONTOLOGIE Présentation ampoules buvables ANGLO-FRENCH DRUG CIE.LTÉE.2795 Chemin Bates, Montréal 26, Qué.Renseignements complets sur demande Agents exclusifs de: Laboratoires Robert & Carrière w fi ] qu \u201cpa six \u201cgf cg et lor SILBE 50 pect 18 Sem 1486, Dep fi bat al Lag ito mul due TR de ba le] me mou vend ne ip Sr fier] foe ik] thse ie ly toy pe bly J lis (a li i} op | die] qd) he Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 Quand chez le même malade de plus de 55 ans, deux facteurs de gravité, ou plus, s\u2019additionnent, la mortalité passe de 20 pour cent pour zéro ou un facteur à 47 pour cent pour deux facteurs et 90 et 100 pour cent pour trois ou quatre facteurs de gravité, Comme ces facteurs de gravité peuvent être prévus avant l\u2019intervention, il semble que l'indication opératoire soit très discutable quand un gros méningiome de la base est décelé chez un patient de plus de 55 ans, porteur d\u2019antécédents cardiovasculaires.G.-A.BERGERON, M.D.GILBERT-DREYFUS, J.RACADOT, J.SE- BAOUN, G.DELZANT et F.PEILLON.Aspect des cellules thyréotropes hypophysaires dans deux cas de maladie de Basedow.Semaine des Hôpitaux, 42 : 469-487, (14 fév.) 1966.Depuis la découverte du LATS (long-acting- thyroid-siimulator) en 1956 par Adams et Purves, la pathogénie de la thyréotoxicose a été remise en question.Jusqu\u2019à ce moment, on considérait que la cause de cette maladie consistait dans une sécrétion excessive et non freinable de thyréo- stimuline ; mais cette conception allait se heurter à une réalité tremblante, à savoir qu\u2019il s\u2019avérait impossible de mettre en évidence dans le plasma des basedowiens un excès de TSH.Le LATS se différencie bien du TSH par sa demie-vie plus longue, ses propriétés chimiques, immunologiques et son lieu d\u2019origine.Il est considéré comme une y-globuline de type 7S, donc comme un anticorps.Il est présent dans 50 pour cent des cas de thyréotoxicose.Sa mise en évidence nous oblige donc à reconsidérer la pathogénie de la thyréotoxicose et l\u2019intérêt de cet article réside dans sa contribution anatomo- pathologique.Les auteurs ont étudié l\u2019antéhypo- physe de deux malades décédées à la suite d\u2019une crise thyréotoxique et se sont rendus compte que les thyréocytes étaient dépourvues de granulations colorables par le bleu alcian.Les cellules thyréotropes caractérisées par leur affinité exclusive pour le bleu alcian apparaissaient profondément invo- luées, rares et de taille réduite.Cet aspect régressif rend donc improbable leur participation à une sécrétion excessive de TSH d\u2019où la nécessité d\u2019envisager le rôle du LATS d\u2019origine sans nul doute extrahypophysaire.Mckenzie l\u2019aurait même isolé d\u2019un incubat de globules blancs provenant d\u2019un malade thyréotoxique.(24) ANALYSES 145 Cette origine extrahypophysaire du LATS pourrait expliquer l\u2019existence de maladie de Basedow chez des malades ayant subit une hypophysee- tomie totale ou en tableau clinique de panhypo- pituitarisme par Sheehan.A la lumière de ces faits, absence de TSH plasmatique, aspect involutif des TSH-O-CYTE, on peut croire que le feed-back physiologique du con- trole de TSH par la thyroxine persiste dans la thyréotoxicose.Le rôle intime du LATS se précisera ultérieurement.Roland TREMBLAY, M.D.R.L.W.AVERILL.The hypothalamus and lactation.(L\u2019hypothalamus et la lactation.) Brit.Med.Bull., 22 : 261, (sept.) 1966.Il y a plusieurs mécanismes hypothalamiques qui sont importants pour la lactation, par exemple les mécanismes en rapport avec l\u2019ingestion de nourriture, la balance électrolytique et aqueuse, le contrôle cardio-vasculaire et la thermo-régula- tion.Le lait sécrété dans les alvéoles des glandes mammaires peut parvenir au nouveau-né grâce à la contraction des alvéoles sous l'influence de l'hormone neurohypophysaire, l\u2019oxytocine, sécrétée en réponse au stimulus de la succion.L\u2019hypothalamus constitue la centre de ce réflexe neuro-endo- crinien, en étant le confluent des afférents neuraux et la source d\u2019oxytocine.La stimulation de ce réflexe est nécessaire au maintien de la lactation.La prolactine sécrétée par les cellules acidophiles de l\u2019adénohypophyse est indispensable à l\u2019initiation et au maintien de la lactation, étant nécessaire à la synthèse de DNA et à la sécrétion de lait dans les glandes mammaires.L'hypothalamus exerce une action inhibitrice sur la sécrétion de prolactine.Cet effet inhibiteur doit être contrecarré par un mécanisme inconnu avant que la lactation ne puisse commencer.La succion stimule la libération de prolactine probablement en inhibant cette action freinatrice de l\u2019hypothalamus.Bien que la prolactine soit essentielle au maintien de la lactation, elle n\u2019est pas suffisante pour maintenir la sécrétion de lait chez le rat hypophy- sectomisé ; l\u2019'ACTH, la STH, la thyroxine et l\u2019insuline sont toutes des hormones requises pour restaurer complètement la lactation après tigectomie ou destruction de l\u2019hypothalamus.Il reste énormément de travail à faire pour étudier les mécanismes de contrôle de la prolactine : 146 cependant il semble évident que le stimulus de succion combiné avec l'évacuation complète des alvéoles joue un rôle important en stimulant l\u2019hypothalamus à maintenir une sécrétion continue.Georges PELLETIER, M.D.R.R.BAKER, P.M, LEAND, et W.SHELLEY, Cancer of the parotid gland.(Cancer de la parotide.) Arch.Surg., 92 : 868-871, (juin) 1966.De cette région anatomique constituée par la tête et le cou, les carcinomes de la parotide constituent 10 pour cent des tumeurs malignes.L\u2019exérése chirurgicale offre les meilleures chances de guérison, mais elle est compliquée par le manque d\u2019une capsule anatomique et la présence du nerf facial avec ses branches intraglandulaires.Ainsi donc une excision radicale impliquera le sacrifice de la septième paire crânienne et d\u2019une partie de la mandibule.Ces fâcheux résultats cosmétiques nécessitent une discussion sérieuse des indications chirurgicales larges et cette étude sur 38 malades du Johns Hopkins Hospital servira à dégager certaines conclusions.L'expérience clinique indique que les tumeurs malignes de la parotide évoluent selon trois modalités générales : 1° Certaines progressent rapidement avec une fréquence élevée de métastases cervicales et systémiques ; ANALYSES Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 2° D\u2019autres, relativement bénignes demeurent confinées à la parotide pour une longue période ; 3° Enfin, il y en a dont la croissance locale est marquée et qui parfois donnent des métastases au-delà des glanglions cervicaux.L\u2019expérience clinique et l\u2019aspect histologique permettent donc d'orienter le chirurgien dans sa technique opératoire : 1.En présence d\u2019un carcinome mucoépider- moîde, de grade 4 ou 5, ou d\u2019un carcinome anapla- sique, la parotidectomie radicale s'impose : elle doit s'accompagner d\u2019une dissection du cou en raison de fréquentes métastases.Alors la survie moyenne de cinq ans varie de 37 a 43 pour cent ; 2.Si le carcinome est de grade 1 et évolue à la façon d\u2019une tumeur mixte bénigne, seule la paroti- dectomie est nécessaire.Le comportement des carcinomes adénoides cystiques nécessite également une exérése large de la glande avec dissection radicale du cou dans : l\u2019optique d\u2019une survie de cinq ans dépassant 80 pour cent des cas.Comme complément aux manœuvres chirurgicales, l\u2019irradiation locale peut jouer deux rôles, \u2018 soit détruire quelques îlots cellulaires persistant après l'intervention ou favoriser une meilleure | survie chez les malades atteints d\u2019un carcinome anaplasique et chez lesquels on a évité une muti- : lation du nerf facial et de la mandibule.Roland TREMBLAY, M.D. Mig; Jan; i Ty fringe : tee LS Vire Us ide.ipl \u20ac.ele Cou en dev I Cent: lie | Dot node it hig où dans \u201cent 8, ii 1 Ils, a lle; Tome: emt Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 L'IMPRIMEUR DE LA REINE désire vous rappeller qu'il détient l'agence exclusive de vente au Canada pour dix-neuf organisations internationales.DEUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES TRAVAILLENT POUR VOUS ! « OMS L'Organisation Mondiale de la Santé - OAA L'Organisation pour l\u2019Alimentation et l'Agriculture Deux organisations internationales travaillent comme vous à l'amélioration de la condition humaine par le développement des nations et des individus.e ONU L'Organisation des Nations Unies « UNESCO L'Organisation des Nations Unies pour I'Education la Science et la Culture AFIN DE VOUS TENIR AU COURANT, AFIN DE CONNAITRE DAVANTAGE, AFIN DE MIEUX PARTICIPER, Demandez nos catalogues de publications en écrivant a: L'IMPRIMEUR DE LA REINE, OTTAWA, CANADA.(25) uneimage de la toux, vue par un enfant Le pédiatre, lui, voit la toux en fonction de la place qu\u2019elle occupe dans le tableau clinique et il sait que le Cheracol la soulagera.Les enfants, de toute façon, raffolent de son bon goût de cerise.Posologie: Adultes et enfants\u20141 à 2 cuillerées à thé.Nourris- sons\u2014de deux à six mois; de 3 à 6 gouttes; de six mois à un an: de 6 à 10 gouttes; de un à deux ans: 4 à cuillerée à thé.Ces doses peuvent, au besoin, être renouvelées dans un délai de quatre heures, mais pas plus de quatre fois par 24 heures.Une once liquide renferme: Phosphate de codéine .(Avertissement: peut causer de l\u2019accoutumance) Chloroforme Gaiacolsulfonate de potassium Chlorure d\u2019ammonium Tartrate double d\u2019antimoine et de potassium Alcool.aromatisé à l'écorce de pin blanc et de merisier Avertissements: Le Cheracol est généralement bien toléré.De fortes doses peuvent provoquer le vomissement.Présentation: En flacons de 4, de 16, de 80 et de 160 onces lig.MARQUE DÉPOSÉE: CHERACOL CF 3838.1 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA/DON MILLS, ONTARIO 1gr.27 28 Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 QUAND DOULEUR ET TENSION COINCIDENT COMPRIMÉ une association analgésique et tranquillisante 282 MEP Cette préparation est surtout indiquée quand la douleur est accompagnée d\u2019anxiété et de spasme musculaire; par exemple, les lombalgies, la dysménorrhée primitive, après intervention chirurgicale, fracture et luxation.Chaque comprimé contient: Acide acétylsalicylique,.200 mg Phénacétine.~.150 mg Citrate de caféine .,.30 mg Phosphate de codéine.15 mg : + MEPROBAMATE.200 mg Posologie \u2014 Un ou deux comprimés, trois ou quatre fois par jour.Mise en garde \u2014 Peu fréquentes, les réactions au méprobamate se présentent sous forme de frissons, éruptions cutanées, vomissements, diarrhée, collapsus cardio- vasculaire.On obtient parfois une agitation plutôt qu'une tranquillité.Flacons de 12 et de 100 comprimés ( Ordonnance narcotique permise par téléphone @ Marque déposée Documentation complète sur demande PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE EA Chants \u20ac Frost ot Cie ~~ MONTREAL .CANADA MAISON FONDEE AlJ CANADA EN 1899 1s op (IE Jy fs [nv fu foe lag fon je roi il Fle: pas bi gud Pi rela an Histo prc it der Un hg fio ify tie, la ee deco ken sea idk tél tic] a) La biopsie gastrique par sonde, par Rodolfo CHEL I, de l\u2019Institut de pathologie médicale de l\u2019université de Gênes (directeur : professeur A.FIESCHI).Préface du professeur A.LAMBLING.Un volume 16,5x24,5 de 82 pages, avec 31 figures : 32 f.Masson el Cie, éditeurs, 120 boulevard Saint-Germain, Paris (VIe).La gastro-biopsie, ou biopsie gastrique par aspi- ration-section, fait aujourd\u2019hui partie des examens de routine de tout service spécialisé de gastro- entérologie.Elle apparaît, avec le chimisme gastrique sur le plan biologique, comme un des meilleurs moyens d\u2019études des inflammations diffuses de l\u2019estomac.Après avoir passé en revue les différents appareillages utilisés, l\u2019application de la méthode, les accidents et les contre-indications, enfin la valeur histologique des prélèvements biopsiques, l\u2019auteur procède à une étude à la fois synthétique et analytique des renseignements ainsi obtenus, aussi bien chez le sujet normal qu\u2019à l\u2019état pathologique.Un premier chapitre est consacré à l\u2019étude histologique de l\u2019antre et du fundus et à leur aspect histo-pathologique à propos duquel sont détaillées de façon systématique les altérations fondamentales.La biopsie par aspiration-section se révélant essentiellement comme le moyen de diagnostic et de contrôle des gastrites, le deuxième chapitre est réservé à une vue d'ensemble et à un essai de classification des gastrites.L\u2019auteur est ainsi amené à décrire les gastrites du fundus et de l\u2019antre, celles- ci étant deux fois plus fréquentes que les premières.Le chapitre suivant confronte les aspects histologiques observés en fonction de la sécrétion, de la motricité et de l\u2019absorption gastriques.On retiendra spécialement l'importance qu\u2019attribue l\u2019auteur aux altérations conjonctives, notamment à l'épaississement diffus du réseau argyrophile périglandulaire, pour expliquer la discordance, rarement mais indiscutablement constatée, faite d\u2019un aspect glandulaire normal coincidant avec une sécrétion diminuée pouvant aller jusqu\u2019à l\u2019achlor- hydrie.Vient ensuite une vue d\u2019ensemble des apports de la biopsie gastrique dans la pathologie digestive et extradigestive, riche de la grande expérience de (26) REVUE DES LIVRES l\u2019auteur et complétée par les données de la littérature qui représente l\u2019exposé le plus exhaustif de ce sujet.L'auteur termine par une analyse de la valeur clinique et diagnostique de la méthode face à la radiologie, la gastroscopie, la cytologie, enfin l\u2019étude de la sécrétion gastrique.GRANDES DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Le probléme technique.\u2014 Contribution de la biopsie a la connaissance de l\u2019histologie et de l\u2019hispathologie de la muqueuse gastrique.\u2014 La biopsie gastrique dans l\u2019étude de la physiologie et de la physiopathologie de l\u2019estomac.\u2014 Données de la biopsie gastrique dans la pathologie digestive et extra- digestive.\u2014 Valeur clinique et diagnostique de la biopsie gastrique.\u2014 Bibliographie.Outpatient treatment of alcoholism, par Donald L.GERARD, M.D., du Centre de recherches pour la santé mentale de l\u2019université New-York, et Gerhart SAENGER, ph.D., de la section de la Recherche en santé mentale du département d'hygiène mentale de l'Etat de New-York et du département de psychiatrie de l'Ecole de médecine de l\u2019Etat de New-York (Ub-Siate Division).Une monographie publiée dans la collection Brookside, grâce à l\u2019initiative de la Alcoholism and Drug Addiction Research Foundation, de Toronto.Un volume 23 x16 de 250 pages avec 56 tableaux, $7.50.University of Toronto Press, éditeur, Toronto 5, Ontario, Canada, 1966.Cette monographie a été préparée à l\u2019instigation de la Norih American Association of Alcoholism Program dans le but de faire le point sur les résultats obtenus dans les différents Services de traitements pour les alcooliques.L\u2019étude a été entreprise par les auteurs au cours d\u2019une période de cinq ans soit de février 1957 à juin 1962, y compris une étude préliminaire d\u2019une durée de deux ans, et a porté sur huit cliniques externes organisées dans différents Etats de l\u2019est des Etats-Unis.L'étude a entraîné la collaboration de plus de 50 cliniciens, travailleurs sociaux, psychologues, psychiatres, internistes, infirmières, etc., qui ont fait les observations directes auprès des patients dans les Shia: 148 REVUE DES LIVRES diverses cliniques.On voulait particulièrement pouvoir répondre aux questions suivantes : Quels types de patients se présentent à de telles cliniques organisées par l\u2019Etat ?Quels sont les traitements offerts?Quels sont les résultats obtenus chez les patients?Dans quelles mesures ces résultats sont reliés à certaines caractéristiques du patient ou du traitement proposé ?Le docteur H.David Archibald, directeur exécutif de la Alcoholism and Drug Addiction Research Foundation of Ontario qui présente le livre, signale que quelques conclusions de cette étude sont susceptibles d\u2019ébranler certains concepts traditionnels.Ceux qui croient fermement en la thérapie médicamenteuse devraient noter que les conclusions de cette étude mettent sérieusement en doute l\u2019opportunité de certains médicaments largement utilisés chez les patients qui fréquentent des cliniques externes d\u2019alcoolisme, tels les barbituriques, les vitamines et les tranquillisants.Par ailleurs, cependant, l\u2019antabuse (disulfiram) semble avoir une influence nettement favorable sur les résultats du traitement.Les auteurs ont toutefois la précaution de signaler que les résultats les plus favorables chez les patients qui prenaient de l\u2019antabuse peuvent traduire bien plus certaines caractéristiques des sujets traités, comme leur motivation, qu\u2019une action vraiment spécifique de la médication.Par ailleurs, ceux qui proposent un traitement psychiatrique pour tous les alcooliques devraient prendre note que les sujets traités par un interniste, ou un interniste assisté d\u2019un travailleur social, connurent de meilleurs résultats que ceux qui furent traités par tout autre professionnel.Il semble bien qu\u2019une des conclusions la plus importante de cette étude soit que la valeur du traitement dépend d\u2019un diagnostic fouillé du syndrome alcoolique du patient, tenant compte de sa personnalité, de son milieu social et culturel et de son attitude envers lui-même et le milieu où il vit.L'étude est très fouillée et les tableaux compilés par les auteurs constituent une source de documentation particulièrement utile sur les nombreuses variables susceptibles d\u2019influencer le comportement et le traitement des alcooliques.Mentionnons seulement les points suivants : la qualité et la durée de la fréquentation des cliniques, les divers agents thérapeutiques, les groupes de professionnels impliqués dans le traitement, l'influence de l\u2019abstinence, la stabilité sociale de l\u2019alcoolique, les modifications des relations interpersonnelles de l\u2019alcoolique au cours de son traitement, les modifi- Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 cations dans les habitudes de travail, les influences sur l\u2019alcoolisme des modifications dans d\u2019autres sphères de l\u2019activité du patient, les relations entre l\u2019âge et la durée de l\u2019alcoolisme, etc.Au total un livre qui intéressera vivement les médecins, sociologues, travailleurs sociaux, infirmières, de même que tous ceux qui s'intéressent aux problèmes de l\u2019alcoolisme.G.-A.BERGERON, M.D.Les cholécystoses, par À.À.ARTANOFF, agrégé.Un ouvrage de la collection Médico-monogra- phies d\u2019agrégés, préfacé par J.MORELLE, professeur de clinique chirurgicale à l\u2019université de Louvain et Pierre MALLET-GUY, professeur de clinique chirurgicale à l\u2019université de Lyon.Un volume 16x24 de 401 pages, avec 133 figures dont plusieurs en couleurs, 790 fr.b.Editions Arscia S.A., 60, rue de l\u2019Étuve, Bruxelles et Librairie Maloine S.A., 27, rue de l\u2019Ecole-de- Médecine, Paris (VIE), 1966.Dans le cadre des cholécystopathies, l\u2019auteur a essayé d\u2019individualiser une série d\u2019affections constituant une unité pathologique dont les liens sont représentés par des constatations cliniques, radiologiques, anatomo-pathologiques, biologiques et pathogéniques.L'auteur qualifie ces affections de cholécystoses voulant ainsi spécifier la rareté et la pauvreté des signes inflammatoires de même que les caractères essentiellement prolifératifs et dégénératifs de ces lésions.Le travail expérimental du docteur Arianoff est basé sur l\u2019étude de 1459 patients atteints de cholécystopathies diverses et cholécystectomisés.L'examen anatomo-pathologique fut pratiqué sur 745 vésicules et des analyses diverses furent exécutées sur 187 biles.Sous le terme de cholécystose l\u2019auteur groupe les cholestéroloses, les polyposes et les diverticu- loses intramurales.La fréquence de ces diverses affections au cours des 1 459 cholécystectomies a été globalement de 22,3 pour cent, soit 10 pour cent de cholestéroloses, 10,1 pour cent de diverticuloses intramurales et 2,2 pour cent de polyposes.L\u2019auteur présente une étude clinique et radiologique poussée de ces cas.Si les signes cliniques sont discrets, l\u2019étude radiologique demande une technique rigoureuse pour déceler des lésions parfois minimes.Quant à l\u2019étude anatomo-pa- thologique retenons que si les signes inflammatoires sont rares ou absents dans les cholécystoses lity: Laval Médical 29 ji ni Vol.38 -Janv.1967 IE i \u201c pt tte hii rl otal u ip L N Même i \u2014 18 de A j L Lei Bd D os N SS A i a ie és N Lo SN Dro- x Sté de eur de LU fiw £ dim É N } N lisa Ww ede leur cons 5 sont rad [a ) [es et CUT TL A Ra rae même tis of ai i I, 1 de = miss, 16 9 fs = Pil 2 S TOE .AN S ; fil i a 3 SY H NES N SO Ere \\ lies 4 = = reel SN \u2014= = (loss D see i i Wa = > rod Nn gue p ut ee MIEL IIS Aone A pp i WJ NA 2n = IA: it à oY i sen rob 5 fei N Go 5 tes Ss i 5 SRR Le S \u20acp : | EASED OY A a AR 3 Sa 3 6 x » SE al Coit 2X = 55, a Ne vs À tel ph à : 2 0 NS OE & i A ss ge >.nes de He i se AN NE A i 2 + > SN À s x Se il gl Si 0 9 5 Ne i HH a ce SNE a 5 Sen Ny a a A => PAR: $y = = Se wl Tn Sia: = .SR er ere iE i Re & oN J Se 6 So Se = 3 i 5 Eu 2 = Yet a ix Gi 7 Nie = qu ER Ë nq ue cs I ET e Il Ta on 5 = > ca .= ESS Ge AS 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s i Gi 2) 1 e = a is So i i B vr 5 i 2 Er Fi = TE + i BY 199 yes ae a ue a, Si ie ' So = aes fn a 2 % i at Zi aE ê a A SU ELE Rl io, i a se il 8 ie .5 Sid Qu i Fil TH +3 Feryeys] a ns ia LE : Rc oe 3 dq a i i 2 Ss i hi) ] £7.drag, To) Sin 2 i 2 LÉ = > Sh 0 i ! 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2.Tous les échecs intéressent des femmes por- | teuses de cholestérolose pure ; | 3.Plus les lésions étaient «tumorales » ou : étendues, plus les résultats étaient bons ; REVUE DES LIVRES 149 4.Tous les cas où une sphinctérotomie fut associée à la cholécystectomie furent suivis de résultats excellents ; 5.Deux pyloroplasties, effectuées en présence de cholestérolose, furent, l\u2019une un échec, l\u2019autre une aggravation.Le livre est très bien présenté et l\u2019iconographie est excellente.Plusieurs figures sont présentées en couleurs.L\u2019ouvrage est complété d\u2019une importante bibliographie comportant 681 références.G.-A.BERGERON, M.D.Anatomie descriptive du pied humain, par Jean- Philippe DUBOIS, ex-chirurgien assistant de la Maison départementale de Nanterre, attaché de consultation de podologie à l\u2019Hôpital Broca, et Jean-Hubert LEVAME, chirurgien assistant de la Maison départementale de Nanterre.Préface du professeur J.HUGUIER.Un volume 21 X27 de 430 pages, avec 355 figures en noir et en couleurs ; cartonné : 88f.Librairie Ma- loïne, S.A., éditeur, 27, rue de l\u2019Ecole-de-Mé- decine, Paris (VIe).L\u2019intention première des auteurs de cet ouvrage était de réaliser un résumé de l\u2019anatomie descriptive du pied devant servir d'introduction à un travail d\u2019anatomie chirurgicale.En fait, en rassemblant les données des travaux antérieurs, ils ont été conduits à revoir certains détails puis à reprendre les dissections et les injections vasculaires ce qui leur a fourni un matériel de travail suffisamment riche pour que de simple Rappel anatomique succinct, \"Anatomie descriptive devienne un ouvrage entier.Le plan en est classique et au sein de chaque chapitre les différentes parties sont séparées avec le maximum de clarté.En ce qui concerne les illustrations elles ont été étroitement mêlées au texte de façon à ce que le report de l\u2019un à l\u2019autre soit le plus rapide possible.En particulier, chaque fois qu\u2019il a été nécessaire, les figures ont été répétées au cours des pages de telle sorte que jamais le lecteur n\u2019aie à feuilleter le livre à la recherche de l\u2019illustration désirée.Ainsi conçu, ce livre est à la fois un moyen d\u2019enseignement et un instrument de travail nêces- saire à tous ceux qu\u2019intéressent l\u2019anatomie, la radiologie ou la chirurgie du pied.4 Bi B Ri i i 1 A hi hi SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL Séance du jeudi 3 novembre 1966, à l'École de médecine 1.Roger BRAULT et les membres du Service d\u2019obstétrique-gynécologie de l'hôpital Saint- François-d\u2019Assise : Etude préliminaire sur l\u2019anesthésie de l'accouchement ; André-B.MARQUIS, Gaston DEMERS et Claude BROSSE AU : Transfusion intra-utérine ; 3.F.-X.DEMERS et Taïghi HAKAMI : Rapport préliminaire sur l\u2019utilisation du corbs jaune dans les récidives cancéreuses du sein et de l\u2019endomètre ; 4.Léo GAUVREAU, André LAJEUNESSE et Denis CLOUTIER : Appréciation de quelques tesis im- mulogiques de grossesse ; 5.Suzanne LEMYRE : Etude de la vaginite à Mont- lia en regard de ses aspects cliniques et du traitement par le sporostacin.no Séance du jeudi 1°\" décembre 1966, à l\u2019Ecole de médecine 1.David JACOB et Pierre RODRIGUE : Méningite à Listéria monocytogènes ; 2.Pierre-Paul DEMERS, Guy SAUCIER, Jacqueline PERNOD et Jean DORVAL : Syndrome de Toni- Debré-Fancont 3.Fernand HourD et Simon VERRET : Neuro- pathie radiculaire héréditaire avec perte de la sensibilité : étude d\u2019une famille ; 4.Pierre BIGONESSE et Maurice RICHARD : Physiologie du nouveau-né en regard de la chirurgie ; 5.Jean-Charles CLAVEAU, Paul GENEST et Mir- Ali MORTEZAI : La trisomie XVIII.UNE COMMISSION PERMANENTE DE L'ENSEIGNEMENT MÉDICAL À LA FACULTÉ Le Conseil de la Faculté de médecine a approuvé la création d\u2019une Commission permanente de l\u2019enseignement médical au cours du mois de septembre NOUVELLES 1966.Cette Commission s\u2019intéressera particulièrement à une réévaluation constante des programmes des études médicales, des études de spécialisation et de l\u2019enseignement permanent.Les rôles principaux de la Commission perma- : nente de l\u2019enseignement médical seront de préciser \u2018 l\u2019idéologie et de définir les objectifs de l\u2019enseignement médical dans notre milieu, d\u2019évaluer les programmes actuels, de recommander les changements nécessaires dans l\u2019orientation de l\u2019enseignement médical à tous les degrés.Elle doit de plus tenter d\u2019établir un système d'appréciation de la qualité et de l\u2019efficacité de l\u2019enseignement médical dispensé par les professeurs, conseiller les enseignants sur les problèmes didactiques relatifs à l\u2019enseignement, et étudier à fond le problème des examens et de leurs modalités.La Commission s\u2019intéressera aussi à la recherche en éducation médicale.La Commission aura une préoccupation pédagogique sans responsabilité administrative.Elle est directement responsable au doyen en conseil.La Commission est constituée d\u2019un président nommé par le doyen en conseil pour un terme de quatre ans avec privilège de ré-élection et d\u2019un membre de chacun des départements de la Faculté.Ces professeurs sont recommandés au doyen par leur département respectif et nommés pour un terme de quatre ans avec privilège de ré-élection.La Commission permanente de l\u2019enseignement médical est sous la présidence du docteur Jacques Brunet et est formée des docteurs Pierre Jobin (anatomie), André Jacques (anesthésie), René-H.Despointes (biochimie), Wilfrid Caron (chirurgie), Jean Beaudoin (médecine), Léo Gauvreau (microbiologie), Georges Drouin (obstétrique et gynécologie), Paul Painchaud (oto-rhino-laryngologie et ophtalmologie), Jean-Louis Bonenfant (pathologie), Donat Lapointe (pédiatrie), Corneil Radouco-Thomas (pharmacologie), Claude Fortier (physiologie) et Harry Grantham (psychiatrie).L'Exécutif de la Commission est formé du président, du secrétaire et des présidents des comités.Actuellement la Commission des études a formé quatre comités : a) Le comité des études médicales remplace le comité du curriculum.Ce comité est sous la a » mi M Laval Médical 31 Vol.38 -Janv.1967 {5 ting 3 pro- spé Emma.| thir [i Ir Jy ange 1 pe 5 es | delle tod J asi | lis af le des son cation 4 Ja Elle onse, sem me de | d'u cuit : adqduaso Ur UE A; in mil la seule vitamine À naturelle qui soit solubilisee dans l\u2019eau ques k.Joon ll * moins allergénique, mieux tolérée ge.e absorption plus rapide et plus complète no ® plus fortes concentrations sanguines, À TA dépôt hépatique plus élevé ge moindre excrétion par les fèces pr prompte réaction organique à doses plus faibles È el durée thérapeutique plus bréve : pd choix de deux concentrations \u2014 i 25,000 ou 50,000 U.1.par capsule 1 Ë il Indications: Pour prévenir ou traiter les insuffisances de vitamine A, comme celles qu'on observe dans ; 3 dé l'hyperkératose cutanée (acné juvénile, hyperkératose folliculaire,leucoplasie), dans les eczémas, le xérosis; 4 cécité nocturne, xérophtalmie, kératomalacie; et dans les troubles qui risquent d'entraver l'absorption tuée de la vitamine A.| Présentation: En flacons de 25, de 100 et de 500 capsules.Echantillons et documentation envoyés sur demande.pue BCE ARLINGTON-FUNK LABORATORIES Div.de U.S.Vitamin Corp.of Canada, Ltd.p B.P.2220 Saint Laurent, Montréal 9 P.Q.E (29) È | BLE si rt dde pdd des taal Dab at tas Laval Médical 32 Vol.38 -Janv.1967 * Marque de capsules chiorhydrate de chlordiazépoxide N.F.j * La chlordiazépoxide 3 est maintenant recon- 1 nue comme nouvelle drogue importante dans les états de tension et d\u2019anxiété.Bibliographie et échantillons sur demande.ELLIOTT-MARION CIE LTEE | MONTREAL 3, QUEBEC té 1 00 ail * VENDU SOUS BREVET CANADIEN No 612497 FABRICATION CANADIENNE a \u201cAgé Marin Jat Yd (eue La Vitamine C à haute dose favorise les phénomènes d'oxido-réduction et possède un pouvoir antinémorrhagique au niveau des capillaires.INDICATIONS: Associée au complexe de la Vitamine B, la Vitamine C est indiquée dans les états fébriles, anorexies, médication post-opératoire, névrites, scorbut.AVANTAGES: Très bonne assimilation Ne cause aucun trouble gastrique De petit format, donc s\u2019avale sans difficulté Une spécialité DESBERGERS LIMITÉE ie I; Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 nm présidence du docteur Carlton Auger et groupe des : représentants des départements de sciences fon- * damentales et cliniques.Ce comité continuera le travail effectué au cours de l\u2019année 1965-1966 pour | renouveler le programme des études.La section des sciences fondamentales de ce comité est formée des docteurs Louis Berlinguet, Léo Gauvreau, Corneil Radouco-Thomas, Claude Fortier, Carl- | ton Auger et Pierre Jobin, et la section des sciences cliniques, des docteurs Wilfrid Caron, Charles Plamondon, Charles Carrier, Paul Painchaud, } André Jacques, C.-A.Martin et René Simard.\u2018 b) Le comité des études de spécialisation, sous i la présidence du docteur Jacques Turcot, a un ÿ mandat purement didactique et n\u2019a nullement pour but de remplacer l'autorité des départements.Il doit définir les objectifs de l\u2019enseignement médical de spécialisation dans notre milieu et recommander les changements nécessaires dans l\u2019orientation et la direction de cet enseignement.Les autres membres du comité sont les docteurs Yves Warren, Robert Garneau, Louis Levasseur et André Moisan.c) Le docteur Pierre Jobin est président du comité de l\u2019enseignement médical permanent.Ce comité joue un rôle positif et actif depuis quelques années dans notre milieu.Son mandat consiste à organiser et à améliorer la qualité de l\u2019enseignement à l\u2019intention des praticiens.Outre son président, le comité est formé des docteurs Martin Laberge, Patrice Drouin, Jean-Marie Lemieux, Yves Gourdeau, Roger Brault, Émile Simard, Gaétan Baribault, Pierre Proulx et J.-P.Genest.d) Le docteur Jean Beaudoin a été nommé président du comité de la recherche en enseignement médical, qui est formé des docteurs Guy Saucier, François Jobin, Raynald Déry, Claude Dion et Guy Lamarche.Il s\u2019agit d\u2019une initiative nouvelle et ce comité devra étudier les problèmes relatifs à l\u2019enseignement médical.Une pédagogue jou un sociologue sera invité à participer aux a Rd ht ecb AE ee En | La Commission permanente de l\u2019enseignement (médical a donc un mandat très vaste et de | très grandes responsabilités.Elle doit réévaluer /Æ comme on l\u2019a mentionné plus haut non seulement ) | les programmes mais aussi l'idéologie de l\u2019ensei- A gnement médical.L'enseignement médical dans | notre milieu doit se transformer dans un monde j où les problèmes de la santé deviennent de plus | en plus une responsabilité communautaire.(30) RE NOUVELLES 151 LE FILM DANS L'ENSEIGNEMENT MÉDICAL Les 14 et 15 octobre derniers avait lieu à l\u2019Estérel un colloque sur l\u2019emploi du film dans l\u2019enseignement médical.La maison Geigy (Canada) Limitée était l\u2019hôte de ce séminar qui groupait des médecins enseignant dans les universités McGill, d'Ottawa, de Montréal, de Sherbrooke et Laval : neuf médecins de Laval ont pu prendre part à la discussion dans les colloques qui ont suivi les conférences.Les conférenciers étaient les suivants : M.Robert Anderson, président, Robert Anderson Associates Limited, Ottawa, le capitaine Edward W.Bird, m.d., United States Navy Medical Corps, le docteur Yannic Guéguen, directeur, Documenta Films Geigy, Bâle, le docteur Heinz E.Lehmann, professeur de psychiatrie, université McGill et le docteur Edward À.Mason, professeur de psychiatrie, université Harvard, Boston.Le film médical est beaucoup plus difficile à réaliser qu\u2019on ne le croit généralement car chacun y projette son intérêt particulier, ce qui lui donne de la valeur, mais ignore souvent les techniques requises pour en faire un bon film.Pour réussir, un film doit être clair, démonstratif, présenté au bon moment et au bon auditoire.Il y a deux catégories : a) L\u2019élémentaire, un film court qui ne fait quillustrer un point technique qui fait partie d\u2019un exposé que l\u2019on vient de faire.Il ne doit pas durer plus de 4 ou 5 minutes ; b) Le secondaire, est un film plus long (de 20 à 30 minutes) qui, procédant de plusieurs exemples concrets et techniques, peut s\u2019élever jusqu\u2019à l\u2019énoncé d\u2019un concept ; mais c\u2019est là une œuvre extrêmement périlleuse et difficile.En méthodologie, l\u2019on comprend que le film fournit aux yeux et aux oreilles une information qui stimule l\u2019acquisition des connaissances ; puis, par comparaison des faits entre eux, l\u2019on peut s\u2019élever à des concepts généraux.Mais il s\u2019agit en plus de mémorisation et alors c\u2019est la grande question qui se pose : comment étudier ?Savoir lire un livre, suivre un cours, exécuter des travaux pratiques, telles sont les conditions d\u2019une bonne méthode de travail.Le film a une grande valeur émotive et factuelle et ainsi il augmente la puissance des impulsions sensorielles.Par la comparaison d\u2019un exemple à l\u2019autre et par leur relation, l\u2019on peut établir des conclusions, de sorte que du concret l\u2019on peut s\u2019élever à l\u2019abstrait. 152 Les multiples aspects techniques qui confrontent l\u2019amateur l\u2019empêchent habituellement de démontrer exactement son idée.De toute façon, parmi les innombrables films médicaux qui existent de par le monde, il en est très peu qui soient utilisables, parce qu\u2019ils sont ou périmés, ou incomplets, ou inadaptés, ou inaccessibles.Il existe des collections de films scientifiques et médicaux comme la National Film Library, la Canadian Film Institute, la United States Navy Medical Corps, la maison Geigy (Canada) Limitée et d\u2019autres maisons de produits pharmaceutiques ; dans les grandes institutions, il existe des filmothéques mais il faudrait que chacun s\u2019emploie à faire connaître l'existence de ses propres films quelque imparfaits soient-ils afin qu\u2019ils puissent être accessibles et utilisables.Assistaient à cette séance les médecins de Laval dont les noms suivent : Jean-L.Beaudoin, André Belle, Jacques Brunet, Louis Dionne, Gérard Girard, Harry Grantham, Pierre Jobin, Martin Laberge et Jacques Turcot.En somme, ce colloque a servi à dire ce que le film médical peut montrer et les sources d\u2019approvisionnement en films médicaux.Pierre JOBIN, M.D.LE DOCTEUR ANDRÉ BOUDREAU PARTICIPE À DES COLLOQUES INTERNATIONAUX Le docteur André Boudreau, directeur général de l\u2019Office de la prévention et du traitement de l\u2019alcoolisme et des toxicomanies (OPTAT), a été invité à participer à trois colloques internationaux qui ont eu lieu à Lucerne, en Suisse.Le docteur Boudreau est membre d\u2019un comité d\u2019experts de l\u2019Organisation mondiale de la santé (O.M.S.) qui présentaient durant cette semaine leurs travaux sur l\u2019alcoolisme et les autres toxicomanies.Le docteur Boudreau a également prononcé une conférence sur le traitement de l'alcoolisme au cours du symposium scientifique tenu à l\u2019hôpital cantonal de Lucerne du 12 au 14 octobre et organisé par le Bureau international contre l\u2019alcoolisme, Le docteur Boudreau est membre du comité exécutif de ce Bureau.Enfin, le docteur Boudreau, qui est aussi le vice- président international de la Ligue catholique internationale contre l\u2019alcoolisme, a participé à des journées d\u2019études organisées par cette ligue et NOUVELLES Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 réunissant différentes commissions, du 14 au 16 octobre, à Lucerne.LE PRIX WILEY À M.J.A.CAMPBELL M.J.A.Campbell, directeur des laboratoires de recherche à la Direction générale des aliments et drogues du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, a reçu le prix Harvey W.Wiley pour 1966, prix offert par l\u2019Association des chimistes analystes de la fonction publique.Ce prix est attribué chaque année à un homme de science ou à un groupe d'hommes de science qui ont apporté une contribution remarquable à l\u2019élaboration de méthodes analytiques dans les domaines dont s\u2019occupe l'Association.Ce sont notamment les produits alimentaires, les médicaments, les produits de beauté, les pesticides et la chimie analytique en général.En annonçant l'attribution du prix, le président de l\u2019Association, M.S.B.Randle, du New Jersey, a insisté particulièrement sur l\u2019apport tout spécial de M.Campbell dans les domaines de la chimie analytique et de l\u2019évaluation des protéines et des vitamines.Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas la première fois que M.Campbell est reconnu internationalement comme spécialiste de l\u2019hygiène alimentaire.En 1962- 1963, il était professeur invité d'hygiène alimentaire à l\u2019université américaine de Beyrouth, au Liban, où il a jeté les bases d\u2019un programme de recherche pour l\u2019évaluation des protéines dans les régimes du Moyen-Orient.Il a aussi été conseiller auprès du groupe consultatif sur les protéines aux Nations Unies pour l'O.M.S., I'O.A A.et l\u2019U.N.I.C.E.F., ainsi qu\u2019auprès de l\u2019Académie nationale des sciences et du Conseil national de recherche.Il a encore fait partie du comité sur les vitamines de la Pharmacopée américaine, de la Pharmacopée britannique et du Formulaire national.Il a également fait office d\u2019arbitre associé sur la niacine pour l\u2019Association des chimistes analystes de la fonction publique.LES UNITÉS SANITAIRES AU QUÉBEC Il y a 40 ans, on créait, dans le comté de Beauce, la première unité sanitaire du Québec.Au cours des années, un réseau se structurait en étendant ses ramifications dans toute la province, parallèlement aux développements de l'hygiène et de la médecine préventive.Aujourd\u2019hui, la province compte 75 unités sanitaires de comté employant quelque 700 personnes spécialisées.| | il Jui 15 qf ie ltl GN 3 andl ai?ald an ton deu fol Lepr ps à que a; pas \u201cta à brah wt qld TOU wm Stu : Be ; \u201cou | | Bh rec som Ach TOU Is gif me ng fq (ini {ary ff Qe ity pi | ig 5 Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 Efficacité : Comment expliquer cette expansion?Les services offerts par les premiéres unités sanitaires se sont vite révélés efficaces et indispensables a la population.Il fallait donc en faire bénéficier tous les résidents au Québec.On a appliqué le principe de la décentralisation des Services urbains et on a favorisé l\u2019action du personnel des unités sanitaires jusque dans l\u2019intimité des foyers.Plus que les autres Services communautaires, le Service de santé devenait partie intégrante de notre organisation sociale.Le personnel des unités a toujours été bien accepté par la population parce que celle-ci est consciente des bienfaits qu\u2019elle en retire.Continuité des services : Le prolongement des services jusque dans les foyers a permis d\u2019augmenter l\u2019efficacité du programme d'hygiène publique de nos unités sanitaires ; l\u2019adoption de ce programme a également permis de suivre plus longtemps l\u2019évolution de l\u2019état de santé de chaque citoyen.Le personnel spécialisé des unités s'occupe en effet de l'enfant, avant même sa naissance, et en suit la progression jusqu\u2019à la fin de son cours secondaire.On ne retrouve cette continuité dans aucun autre Service communautaire.Structures spéciales : Bien que l'hygiène et la médecine préventive s'occupent de chaque citoyen pris individuellement, l'intérêt public étant concerné, c\u2019est donc à l\u2019Etat que revient la responsabilité de décider des structures des Services de santé publique.On ne s\u2019étonnera pas non plus qu\u2019elles diffèrent des structures de la médecine curative.Pour promouvoir la santé, il faut prévenir les maladies ou les déficiences physiques et mentales auxquelles sont exposés tous les gens qui ne suivent pas un minimum de règles d'hygiène.A cette fin, les programmes d'hygiène publique ne comprennent pas que des mesures négatives.Les médecins, les dentistes et surtout les infirmières des unités sanitaires en donnent constamment la preuve, Il suffit en effet de constater l\u2019efficacité des techniques que ce personnel utilise au cours des cliniques, des visites à domicile ou dans les écoles.Rôle du médecin hygiéniste : Tous les Etats modernes et évolués ont des Services de santé bien structurés et fonctionnels qui sont sous la direction de médecins spécialisés.NOUVELLES 153 L\u2019hygiène est maintenant reconnue comme spécialité dans le monde entier au même titre que la chirurgie ou l\u2019anesthésie, par exemple.C\u2019est donc au médecin hygiéniste que revient la responsabilité de coordonner tout le travail des médecins, dentistes, infirmières et inspecteurs sanitaires afin de promouvoir cet état de bien-être physique, mental et social que prône l\u2019'O.M.S.LES SERVICES DE BIEN-ÊTRE D'URGENCE Des officiers supérieurs des Services fédéraux et provinciaux de bien-être d\u2019urgence se réunissaient en octobre dernier à Arnprior, Ontario, afin de discuter des services d\u2019urgence à accorder aux victimes de désastres en temps de paix ou de situations d\u2019urgence nationales.La réunion se déroulait au Collège canadien des mesures d\u2019urgence d\u2019Arnprior, à quelque 35 milles au nord-ouest d\u2019Ottawa, et groupait des officiers supérieurs de chaque ministère provincial de Bien-être, des représentants fédéraux et régionaux des Services de bien-être d\u2019urgence du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, ainsi que des conférenciers et des observateurs de plusieurs autres organismes gouvernementaux.Les discussions sont porté sur les méthodes d\u2019accélérer la fourniture de secours temporaires, denrées alimentaires, vêtements, aide financière, service de consultation et autres services connexes à un grand nombre de personnes dans le besoin.La planification élaborée à cette conférence tenait compte de de l\u2019expérience acquise lors des inondations causées par la Rivière Rouge plus tôt cette année.C\u2019était la première fois que des officiers de bien- être tenaient des séances conjointes avec ces officiers provinciaux et fédéraux des Services de santé d\u2019urgence ; ceux-ci se réunissaient également à Arnprior pour discuter de problèmes d'intérêt commun.RÉDUCTION DE LA CARIE DENTAIRE PAR LA FLUORATION DE L'EAU De nouvelles études sur la fluoration, récemment effectuées au ministère de la Santé, viennent de confirmer que la fréquence de la carie dentaire a diminué de 60 à 65 pour cent dans les 40 municipalités du Québec où l\u2019on utilise actuellement de l\u2019eau potable fluorée artificiellement depuis quelques années.On a également calculé la quantité moyenne d\u2019eau consommée quotidiennement par i : 154 la population de ces régions, ce qui a permis d\u2019évaluer le coût moyen de la fluoration à un maximum de 10¢ par année par personne.Justification de la fluoration : Une enquéte dentaire conduite dans diverses régions de notre province a révélé que, dès l\u2019âge de deux ans et demie, 48 pour cent des enfants souffrent déjà de carie dentaire et que ce pourcentage atteint 99,1 à l\u2019âge de 13 ans.Dès l\u2019âge de six ans, chaque enfant a en moyenne de cinq à six dents cariées.Cette moyenne augmente à neuf ou dix, à l\u2019âge de 13, 14 et 15 ans.Une autre enquête menée par la Division de l\u2019hygiène dentaire du ministère a révélé que la population écolière âgée de cinq à 19 ans comptait au-delà de 15 000 000 de dents cariées.La carie dentaire constitue donc un problème majeur de santé publique auquel il faut apporter une solution immédiate.Or, la fluoration de l\u2019eau potable est la seule mesure prê- ventive massive actuellement connue pour enrayer ce fléau.La fluoration de l'eau est-elle efficace ?On a constaté une diminution sensible de la carie dentaire dans toutes les villes où l\u2019eau est fluorée à la concentration recommandée.On peut lire à ce sujet les rapports d'enquêtes faites à Joliette, à Acton-Vale, à Berthierville et dans plusieurs autres municipalités Une brochure gouvernementale intitulée Rayonnement de la fluoration de l\u2019eau dans la province de Québec, publiée en 1963 et rééditée cette année, fait également état des résultats obtenus.On note principalement les faits suivants : 1.Le nombre d\u2019enfants exempts de caries dentaires est de six fois plus élevé ; 2.La perte de la première molaire permanente (clé de voûte de la denture permanente) est diminuée de 70 pour cent ; 3.La fréquence de la carie dentaire sur les incisives est diminuée de 90 pour cent.La fluoration de l\u2019eau est-elle dangereuse ?Jusqu\u2019à maintenant, la littérature médicale n\u2019a pu rapporter aucun cas de maladie causée ou aggravée par la fluoration de l\u2019eau.Au contraire, les plus sérieuses organisations de santé recommandent fortement l'application de cette mesure; citons en particulier l\u2019Organisation mondiale de la santé, les Associations dentaires canadiennes et américaines, les autorités de la Clinique Mayo et de l\u2019Institut Pasteur de Paris, la Fédération NOUVELLES Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 dentaire internationale et bien d\u2019autres.Si la fluoration de l\u2019eau était au stade expérimental, l\u2019Etat du Connecticut n\u2019aurait pas voté une loi obligeant les municipalités de cet Etat à fluorer leurs eaux de consommation.La fluoration serait-elle une mesure dangereuse, coûteuse ou inefficace, les autorités de milliers de grandes villes comme New-York Baltimore, Chicago, Toronto ou Ottawa n\u2019auraient pas non plus adopté cette mesure d\u2019hygiéne publique.On pourra se procurer la brochure mentionnée plus haut à l\u2019Unité sanitaire de son comté.MONITEURS ÉLECTRONIQUES POUR LES COMAS DIABÉTIQUES Un groupe de scientifiques de Toronto est à mettre au point un système électronique qui, dans les cas de coma diabétique, donnera automatiquement aux patients les injections intraveineuses dont ils ont besoin.L\u2019un d\u2019eux, le docteur Bernard S.Leibel, a déclaré devant une réunion d\u2019assureurs sur la vie qui avait lieu à New-York, le 26 octobre, que cette technique pour soigner les diabétiques gravement atteints deviendrait d'usage courant d\u2019ici environ trois ans.Décrivant le coma diabétique comme « l\u2019un des cas d\u2019urgence les plus graves que connaisse la médecine », le docteur Leibel a déclaré que son traitement par ordinateur éliminerait la nécessité des examens de laboratoire qui occasionnent présentement un délai d\u2019une heure ou deux avant que le patient ne puisse recevoir les injections nécessaires.Le docteur Leibel s\u2019adressait à la 30\u20ac assemblée annuelle du Institute of Home Office Underwriters à laquelle assistaient quelque 600 directeurs de compagnies canadiennes et américaines d\u2019assurances dont le rôle est d\u2019examiner les risques que comporte chaque demande d\u2019assurance-vie.Le docteur Leibel, qui est associé au département de recherches médicales Banting and Best de l\u2019université de Toronto, a ajouté que le système électronique surveillera continuellement le sang du patient en état de coma diabétique au moyen d\u2019un cathéter introduit dans une veine.« Les renseignements ainsi obtenus seront ensuite transmis à un ordinateur possédant déjà toutes les données qui lui permettront de déclencher des servomécanismes dans une banque de solutions intraveineuses de sorte que la nature, la quantité et le rythme de l\u2019injection seront choisis et administrés immédiatement.» i | ! iid Laval Médical hi Vol.38 Janv.1967 Ÿÿ Au dire du docteur Leibel, la programmation TM; de l\u2019ordinateur serait faite d\u2019après les plus récentes Wk#| découvertes des experts du monde entier, de sorte fy ; que « chaque patient \u2014 quelle que soit sa natio- Tirf; nalité \u2014 bénéficiera d\u2019un traitement mis au point \u201caf; par un groupe international d\u2019experts ».Jui} Le docteur Leibel a décrit l'humanité comme lg «une race de diabétiques.Rares, dit-il, sont les \u201cif familles qui ne comptent pas au moins un cas .déclaré de diabète ».long « Il ne faut pas se laisser leurrer par les statistiques qui classent le diabète comme une cause mineure de décès », a-t-il déclaré aux représentants des compagnies d'assurance.«Il y a une quantité incroyable de décès attribués aux maladies du ÿ cœur et des artères qui sont en réalité dus au &# diabète.Lorsque la science connaîtra mieux les 3 ta effets du diabète sur le cœur et les vaisseaux san- lg guins, il sera possible de limiter les ravages de H4 l\u2019artériosclérose dans la population en général et .ä d\u2019augmenter considérablement la longévité des ii of individus.» ra pq?que Des milliers de Canadiens vivent et travaillent i {ff aujourd'hui grace a des cristallins de plastique, # des valvules cardiaques, des mâchoires recou- nig vertes de polypropylène, des membranes céré- if brales en silastic, des tendons de caoutchouc et eg des crânes métalliques, lit-on dans la livraison «xip\" d\u2019octobre de La Revue Imperial Oil.Il y a une jtd génération, ils auraient été infirmes, aveugles ou il Qi morts.1x * Iln\u2019y alarien de nouveau, de préciser la Revue.PF L\u2019'homme a toujours cherché à remplacer ses emlkif organes malades ou manquants.Mais ce qu\u2019il wi y a de nouveau, c\u2019est l\u2019essor rapide des viscères as artificiels ces derniers temps, essor notamment {wif attribuable à l\u2019avènement de nouvelles substances, sq@ surtout les plastiques dérivés du pétrole.| Quelques-uns des travaux les plus avancés a qo: U'heure actuelle portent sur un cœur artificiel à {KE implanter et on a déjà conçu un modèle promet- «nfl teur.Il est l\u2019œuvre d\u2019une équipe de l\u2019Université bu: Baylor, du Texas, dirigée par l\u2019un des meilleurs myéf] chirurgiens du cœur au monde, le docteur Michael DeBakey, qui a remplacé une artère importante golf] du duc de Windsor.1 dé Selon le docteur DeBakey, les médecins pour- {#@ ront d'ici cinq ans remplacer couramment le cœur i humain.Des cœurs partiels, analogues à celui qi utilisé a Houston, seront disponibles a tous les fii centres médicaux, l'année prochaine, pour quelques milliers de dollars.61 06 VISCÈRES ARTIFICIELS NOUVELLES 155 Ce que DeBakey accomplit pour le cœur artificiel, d\u2019autres le font pour la recherche sur les reins, Déjà, nombre de personnes mènent une vie active grâce aux reins artificiels.Un des problèmes que posait la fabrication d\u2019un rein artificiel plus petit résidait dans la diminution de l\u2019espace nécessaire à la membrane de plastique qui débarrasse le sang des déchets organiques.Les récents développements indiquent que les filtres de demain pourraient fort bien provenir, non pas de la recherche médicale, mais des laboratoires du gouvernement, où la pénurie croissante d\u2019eau active la recherche des filtres pour dessaler l\u2019eau de mer.Aux États-Unis, on a inventé des tubes creux et extrêmement fins qui épurent l\u2019eau demer.Ils élimineront également les déchets du courant sanguin, et leur fonctionnement rappelle beaucoup celui des reins de l\u2019homme.Au Canada, les recherches sur le dessalement ont pris une tournure différente et ont donné elles aussi une membrane qui pourrait servir aux reins artificiels Le docteur Srinivasa Sourirajan, ingénieur chimiste du Conseil national des Recherches, à Ottawa, a conçu un plastique qui fait le tri des liquides d\u2019un mélange selon les caractéristiques électroniques de leurs molécules.Alors que vont bon train ces recherches sur les viscères artificiels, on forge de nouveaux appareils destinés à remplacer des organes moins vitaux, et on perfectionne les modèles antérieurs.L\u2019aveugle pourra peut-être un jour regarder la télévision ; le sourd, entendre grâce à l'électronique ; et le paralytique, marcher en se servant d\u2019un ordinateur.De nos jours, les membres et organes de rechange sont presque tous de plastique, ou bien revêtus de plastique pour les protéger des mécanismes de défense organique et éviter les réactions avec les composés chimiques du corps.Certains plastiques inertes sont si nombreux qu\u2019on peut obtenir la matière voulue, quelles que soient les caractéristiques recherchées : légèreté ou densité, rigidité ou flexibilité, absence d\u2019absorption par le sang ou de détérioration par celui-ci, répulsion des cellules humaines, ou aptitude à permettre la croissance des tissus.On trouve des plaques rigides de méthacrylate de méthyle pour les crânes affaiblis, des tendons de silastic renforcé de nylon avec cordes de dacron où les tissus cellulaires peuvent croître pour les ancrer, des trachées et artères de teflon, des seins de teflon à implanter après mammectomie, des os acryliques, et des capuchons de polyéthylène pour tenir lieu du cartilage des mâchoires.4 Bt! pL aR NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES CREME ACNE-AID Winley-Morris Co.Ltd., Montréal Composition.Soufre 2,5% ; résorcinol 1,25% ; hexachlorophène 0,625% ; para-méta-chloroxylé- nol 0,375, avec le dérivé microporeux de cellulose d\u2019épi de maïs exclusif de Stiefel, dans une base non grasse, couleur chair, lavable à l\u2019eau.Indications.Dans l\u2019acné juvénile et lorsqu\u2019un agent kératolytique doux antiséborrhéique et anti- microbien est requis.Mode d'emploi.Laver la partie affectée avec l\u2019agent nettoyant spécial recommandé par le médecin.Assécher à fond sans frotter.Appliquer avec le bout des doigts une mince pellicule de Crème Acne-Aid.Avertissement.Tenir loin des yeux et éviter tout contact avec les paupières.S\u2019il se produit de l\u2019irritation ou un assèchement excessif, interrompre l\u2019emploi temporairement.Présentation.Tubes de 115 once.BENOXIL Winley-Morris Co.Ltd., Montréal Composition, Préparation de peroxyde de Ben- zoyl à 5% dans une base pour lotion, lavable et non grasse, unique en son genre (brevet en instance).Indications.Dans le traitement de l'acné juvénile comme antibactérien et agent kérato- lytique doux.Mode d\u2019emploi.Nettoyer la peau avec un savon doux comme le savon détersif Acne-Aid.Avec le bout des doigts appliquer la Lotion Benoxy! sur les surfaces affectées et faire pénétrer en frottant doucement, selon le programme suivant recommandé par Pace : 1.Les quatre premiers jours : appliquer une fois par jour.Laisser en place pendant deux heures, puis enlever avec de l\u2019eau tiède.2.Les quatre jours suivants : Appliquer une fois par jour.Laisser en place pendant quatre heures, puis enlever.3.Les sept jours suivants : Laisser en place toute la nuit.4, Finalement : appliquer chaque fois après s'être lavé.(La Lotion Benoxyl est complètement invisible sur la peau.) Contre-indications.Pour usage externe seule- i ment.Éviter tout contact avec les yeux, les mu- : queuses et les surfaces sensibles du cou.Interrompre l\u2019usage temporairement s\u2019il se produit de 1 l\u2019irritation ou un assèchement excessif.Présentation.Flacon en plastique de une once avec capsule distributrice, en boîte individuelle.Produit n° 3517.Format d\u2019essai fourni sur demande.Nota.Conserver la Lotion Benoxyl au frais et à l\u2019obscurité, à l\u2019abri du gel.PROBASAN PR J.M.Marsan & Cie Ltée Composition.Chaque comprimé à désagrégation contrôlée contient 500 mg de méprobamate.Indications.États d\u2019angoisse et d\u2019anxiété.Tranquillisant mineur, le Probasan est efficace comme relaxant musculaire dans les troubles musculo-squelettiques.Avantages.Chaque comprimé à désagrégation contrôlée produit un effet thérapeutique de 12 heures.Posologie.Un comprimé toutes les 12 heures.REVIT J.M.Marsan & Cie Ltée Composition.Chaque capsule contient : Vitamine A.a Lt ae 5000 U.I.Vitamine D.aa 400 U.L.Vitamine C.LL a LL aa Lee 75 mg.Thiamine (Vitamine By).2 mg.Riboflavine (Vitamine Ba).3 mg.Niacinamide .20 mg.Indications.Revit est indiqué comme supplément vitaminé chez les personnes dont la diéte est insuffisante.Posologie.Une capsule par jour, ou plus selon l\u2019avis du médecin.Présentation.Flacons de 30, 500, 1 000 capsules. is Like J NOUVEAU ary Dl Seule 3 uit i Ii [OCACORTEN RE conf Un dermocorticostéroide dc I 3 à action locale remarquable lis} dans l'eczéma et |a dermatite de contact fig La en ét fia og! al 10 de | Es a Ur .2 y aN NS | ill el Rit ol 1 Ir it fed LOCACORTEN dl tes FE es gl le SPECIFIQUE DE LA PEAU iit 8 BRIER RRR ERR as A Effet thérapeutique incomparable.|+ 4 fa OP ee w A A \u2018y es |} > y \\ux \u2014 œ 3 ; i ~~ A) vy py oe de Gt 24 : ve $ 2 PI 4 J à * »>R > \"Er ; | ye 2 po\u201d Eczéma infantile hy # f I Nouveau dermocorticostéroide I d( a action locale remarquable y dans l'eczéma et la dermatite de contact ' ' ERS i [O CACO RTE N° 7 HAY s 7 JG la Le , tl 1 #5 Sa Ses » 4 (~~ PE ee = Ve > {_ mm\" | Apres une semaine de traitement au Locacorten agit aux points cibles e Calme la démangeaison e atténue l'inflammation f LOCACORTEN le SPECIFIQUE DE LA PEAU CITATIONS DE LA LITTERATURE \u2018Après 18 mois d'emploi, le Locacorten s'est révélé un corticoïde topique de très haute activité, constituant un progrès décisif en thérapeutique dermatologique\u201d.Friderich \u2018L'absence d'effets systémiques après l'application locale de pivalate de fluméthasone présente un intérêt majeur du point de vue clinique et pratique.Ce corticoïde peut être considéré comme une préparation topique, dans la plus stricte acception du terme; Il permet d'étendre le traitement anti-inflammatoire même à des cas où les corticostéroides seraient en général contre-indiqués\u201d.Frenk et Felber \u2018\u2019Les études pharmacologiques ont démontré que [Locacorten] déploie une activité anti- inflammatoire insurpassée par aucun des dérivés stéroïdiens synthétisés à ce jour\u201d.Cueva V.et coll.\u2018Dans la plupart des cas, l'effet thérapeutique était déjà très apparent en seulement 24 heures après le début du traitement, ainsi que le montrait l'amélioration des signes comme des symptômes (réduction ou disparition du prurit et de la sensation de brûlure)\u201d.Cambiaghi et Tomasini \u201cLes préparations Locacorten ont déployé une intense activité anti-Inflammatoire, décongestive et antiprurigineuse.Elles se sont révélées supérieures, dans les nombreux essais thérapeutiques, aux autres préparations corticos- téroïdiennes qui furent appliquées simultanément ou alternativement aux fins de comparaison (prednisolone, triamcinolone, dexamé- thasone et fluorandrénolone)\u201d Gugelmann !.dans 90% de tous les cas, les lésions cutanées disparurent complètement \u2014résultat qui témoigne de l'extraordinaire efficacité de ce nouveau corticoïde\u201d\u201d.Cueva V.et coll.\u201cune nette amélioration, particulièrement des symptômes comme le prurit et la sensation de brûlure, était déjà apparente le deuxième jour.Feoli No de code 7,000 BIBLIOGRAPHIE CAMBIAGHI, G\u2026 et TOMASINI C.Un nuovo corticosteroide antiinfiam- matorio per uso locale: il pivalato di flumetasone.Rass.Dermat./7,5.272,1964.CUEVA, V.J., CASTILLO.F.J., et VENEGAS, C.M.: Corticoides topicos y dermatitis alérgicas.(Empleo local del pivalato de flumetasona).Medicina 45, 970, 403, 1965.FEOtl, L.S.J.: Trimetilacetato de flumetasona.Sem.Méd.725, 1436, 1964.FRENK, E.et FELBER.J.-P.Evaluation de la résorption cutanée de 2 corti- costéroides topigues nouveaux.Dermatologica 737.3.213, 1965.FRIDERICH, H.Wirkungsspektrum eines neuen topischen Kortikoids in der dermatologischen Praxis.Med.Klin.59, 1399, 1964.GUGELMANN, W.: Therapeutische Erfahrungen mit dem neuen difluorierten Externkortikoid Locacorten.Praxis 53, 1695, 1964.INDICATIONS: Eczéma, dermatites de contact.POSOLOGIE: Appliquer 2 ou 3 fois par jour une couche mince de Locacorten, en l'étalant uniformément sur la lésion.On peut se servir d'un pansement protecteur ou, dans les cas résistants, de pansements occlusifs.REMARQUE: en présence d'infection bactérienne concomitante, il faut employer conjointement le traitement anti-infectieux approprié.Si l'infection tarde à régresser, cesser les applications de Locacorten jusqu'à ce qu'elle soit enrayée.EFFETS SECONDAIRES: Une irritation légére peut se produire, bien que rarement.Avec les pansements occlusifs, on a observé quelques cas de vergetures.PRECAUTIONS A PRENDRE: Lors de l'emploi prolongé sous occlusion de la médication, la possibilité d'effets systémiques sur le métabolisme est un risque à considérer.CONTRE-INDICATIONS: Dermatoses de nature tuberculeuse, varicelle, infections cutanées virales ou fongiques, éruptions post-vaccinales, dermatoses d\u2019origine syphilitique, grossesse, maladies de la cornée.Tous renseignements concernant les effets thérapeutiques, la posologie, les effets secondaires, les précautions à prendre et les contre- indications seront fournis sur demande.PRÉSENTATION: Crème Locacorten (pivalate defluméthasone) à 0.03% dans un excipient hydrosoluble ; tubes de 15 Gm.; pots d'une livre.CIBA + Vel mg in Hig, fie Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 quand la flore intestinale normale est altérée par les antibiotiques \u2014 Que _ QE re fée QU one! ln oli: ou [ % ® UF n LBA [LD | À en capsules di 4 Î Î h n n n r | raitement physiologique des diarrhées = B ry |) : post-antibiotherapie QUE i» Le Lactobacillus acidophilus viable présenté sous M Favorise le rétablissement de la flore intestinale ; forme de capsules pour lui assurer une activité normale, contribue à enrayer les diarrhées con- 1 maximum.sécutives a l'antibiothérapie, d'une façon efficace A sûre, strictement physiologique.; Le seul lactobacille qui se reproduise dans l\u2019intes- EH Pius simple, plus sûr et plus savoureux que le yo- tin de l'homme.gourt, le lait fermenté ou le petit-lait.! Les capsules de Bacid apportent, dans les doses quotidiennes, des milliards de Lactoba- | cillus acidophilus viables, comportant la souche humaine soumise a une culture speciale.| La capsule contient, en outre, 100 mg de carboxyméthylcellulose.Posologie: deux capsules de Bacid, de 2 à 4 fois par jour, de préférence avec du lait ou du lactose.Présentation: En flacons de 16, de 50 et de 100 capsules.1.Beck, C.et Necheles, M.: Am.J.Gastroenterology 35:522, 1961.ARLINGTON-FUNK LABORATORIES div.U.S.Vitamin Corp.of Canada, Ltd.« C.P.2220, St.Laurent, Montréal 9, P.Q.(32) je: À RB i bs i bh p j HI i yi Laval Médical 38 \" cas Vol.38 \u2014Janv.1967 finie la confusion du calendrier ve GW D (I TS No 1,12 7,8 (qu ue cor li 16 17 18 19 13 «ll 10 MA LA EIS.23 24 226 20 22 a dE i pa IS SEU FFÉRE Peu ii, 2 .[2 = Ce, i 4 27 i en % anus de se a Le 0 = meapio à we a i > ZA Smet te Ps \u20ac \u2018ace 7 i 7 = a La Lee es i SNTA A8 Le 8 TE A RN Paination oie 5 5 k2 = = se a IAN wr eu Elam: Sh il uk mA i sept, 2 LH 7 a di i boos 7 iti [I Wi primé i À ; ter = æ 2 {rant Wi 7 oe GI, êlle se A ne 1 i Fe.GE 256 ps fi He 73 5 Uv at .7: 2 5 Gl ss 55 7 A on A ty : 54 i = A | fer à poss 2.7: ee wih > UE se yo 2 7 i A 77 fi 7 7 7 ds wl i \u201ci %, 2 éliminée ue, = Commence 7 7 3 he oo % Simply 12 / 5 5 ly fa ee.+ A 2 Ey i 2 es Si 2 Sombreux 3% 5 ADMIT Las r i Prod ln 7 ere 7; : 23 2 biog py as 5k \u2019 7 x ts gy So z = 2, a \u201c _ » ; (sy a Tarde i He iu \u2018y > pig sa i 5 a Wer Me 7 pu qui SR & A i men # % 7 7 7 4 #4 es A 2 ih Gir wh + 4 æ 2 IL inc i Rd pie 8 ©.mr ASE iy i Laval Médical Vol.38 -Janv.1967 39 { avec le nouveau 21-PAK l % NORLESTRIN mg Chaque comprimé renferme: 1 mg d\u2019acétate de noréthindrone, 0.05 mg d\u2019éthinyl-œstradiol.régulateur de la conception, d\u2019administration buccale, suivant un nouveau régime de 21 jours qui régularise vraiment le cycle menstruel: 21 jours de traitement\u2026 7 jours d\u2019interruption UN SEUL JOUR PEUT FAIRE TOUTE LA DIFFERENCE! Ce très srmple programme poso- logique de 21 jours, comportant invariablement une interruption de 7 jours, établit et maintient automatiquement un cycle de 28 jours\u2014soit un total annuel de 13 cycles prévisibles.AVANTAGES REMARQUABLES: Elimination de la confusion: Grâce à ce nouveau régime posologique, la patiente commence toujours le traitement le même jour de la semaine (déterminé dès le premier cycle de traitement).Elle prend des comprimés durant 21 jours et n\u2019en prend aucun durant 7 jours.Sans compter les jours ni inscrire de dates, elle n\u2019a qu\u2019à se rappeler le jour de la semaine où commence le traitement.Assurance accrue d\u2019efficacité: Les erreurs ne sont guère possibles avec ce nouveau régime de 21 jours puisqu\u2019on n\u2019a plus à faire de calculs basés sur la période menstruelle.L\u2019une des causes d\u2019échec ainsi éliminée, la patiente sait toujours quand il lui faut commencer le traitement.Simplification de l'ordonnance: Ce nouveau régime est aussi facile à expliquer qu\u2019à comprendre et à suivre; il vous épargne donc du temps et de nombreux appels téléphoniques.ADMINISTRATION ET POSOLOGIE: PREMIER CYCLE\u2014 Prendre le premier comprimé le 5° jour du cycle menstruel.(Le premier jour des règles est considéré comme le premier jour du cycle.) Prendre un comprimé par jour durant 21 jours consécutifs; n'en prendre aucun durant les 7 jours qui suivent.CYCLES SUBSÉQUENTS: Après cet intervalle de 7 jours sans | prendre de comprimés, commencer un nouveau traitement de | 21 comprimés, que la menstruation soit terminée ou non.| Chaque cycle comprend 21 jours de traitement et un intervalle de 7 jours sans médicament.À chacun des cycles, la patiente recommencera donc le traitement le même jour de la semaine.CONTRE-INDICATIONS: Le médicament est contre-indiqué dans les cas suivants: patientes dont le dossier mentionne un cancer, actuel ou antérieur (à cause de l\u2019œstrogène), une maladie du foie ou des troubles thrombo-emboliques, à moins que, de l\u2019avis du médecin, les avantages ne l\u2019emportent sur les inconvénients; mères qui allaitent; personnnes chez qui la fermeture épiphysaire n\u2019est pas complète; cas d\u2019ictus cérébral.de perte partielle ou totale de la vue, de diplopie ou d\u2019exophtalmie; lorsqu\u2019on soupçonne une grossesse.PRÉCAUTIONS: Les patientes doivent être examinées régulièrement, au cours d\u2019un traitement prolongé, et ces examens doivent inclure, une ou deux fois l\u2019an, des frottis de Papanicolaou.Si l\u2019on administre le médicament à des patientes présentant des troubles métaboliques (y compris le diabète), endocriniens, hépatiques, cardio-vasculaires ou rénaux, on devra effectuer les épreuves appropriées.On doit observer attentivement les personnes dont l\u2019anamnèse révèle une dèpression psychique et cesser le traitement si la dépression se manifeste de nouveau à un degré notable.L\u2019exacerbation des crises d\u2019épilepsie, de migraine et d\u2019asthme peut se produire à cause de la possibilité de rétention hydrique.Les fibromyomes peuvent augmenter de volume durant l\u2019administration d\u2019agents progestatifs.Si la patiente se plaint de céphalée grave, de vertiges, de vision trouble ou de migraine, troubles qui ne se seraient pas produits auparavant, 1l faut cesser l'administration du médicament jusqu\u2019à ce que la patiente ait été examinée.Il faudra également cesser le traitement si l'examen révèle une papillite, une hémorragie rétinienne ou des défectuosités du champ visuel.EFFETS SECONDAIRES: Le saignement intermenstruel, les nausées et la diminution du flux menstruel sont les principaux effets secondaires.Le saignement intermenstruel diminue habituellement après le premier cycle et les nausées disparaissent après les quelques premiers cycles.On peut observer un changement de poids, perte ou gain.On a aussi rapporté les effets secondaires suivants: douleur aux seins, céphalée, acné, dépression, œdème, tension prémenstruelle, hirsutisme et douleurs articulaires.PRÉSENTATION: NORLESTRIN 1 mg, à faible concentration, pour un traitement de 21 jours.Boîte de 3 cartons 21-PAK* de 21 comprimés chacun; flacon de 100 comprimés.Tous détails fournis sur demande.*MARQUE DE COMMERCE CP-148F-67 PARKE-DAVIS PARKE, DAVIS & COMPANY, LTD,, MONTRÉAL 9 DE LA LUMIERE DANS LES TENEBRES of UN NOUVEL ANTIDEPRESSIF EFFICACE ET D\u2019ACTION RAPIDE |\u201c Rapidité d\u2019action \u2014 L\u2019effet se produit en quelques jours au lieu de quelques semaines .l'humeur dépressive disparaît souvent en un à cinq jours.Propriétés activantes et stimulantes \u2014 Dissipe la fatigue et la léthargie .fait renaître l\u2019initiative .enraye souvent les malaises somatiques fonctionnels qui accompagnent la dépression.Utilité étendue \u2014 Indiqué dans la dépression légère à grave liée aux situations affligeantes ou à la maladie physique ainsi qu\u2019aux dépressions psycho- névrosées et psychotiques.DISSIPE LA LÉTHARGIE ET FAIT RENAITRE INITIATIVE} B Laval Médical Vol.38 \u2014Janv.1967 cost 1a d Ti >, i 4 =i 1 A I-T IF è 3 En 4 i -w Es 4° 7 84 NE Ne iy § fl wl | PHENERGAN VC EXPECTORANT Hi cou | d 5 ml (c.à thé) renferment 5 mg de PHÉNERGAN (prométhazine) Ln expectorant et 5 mg de phényléphrine HCI = En 1 dans une formule bien équilibrée u antihistaminique OSI analgésique local 8 + 16, 1 | décongestif (VASO-CONSTRICTEUR) Ji Renseignements complets sur demande Lien a 59 RA 14 RE Puienc mires 8580 ESPLANADE, MONTREAL 11 it de Cel Ciarrirr & Duoar (1965), LTÉE.imprimeurs-lithographes, Québec. À Indications:fe Vallum® Roche aide à contrôler la tension émotion- M nelle, les symptômes tensionnels tels que troubles du sommeil Va | | U m R h e et fatigue névrotique, anxiété avec symptdmes coexistants de | dépression, maladies psychosomatiques, céphalée tensionneile, oH ; ! = 1 ainsi que la douleur et les spasmes dans les affections musculaires d'origine centrale ou périphérique.Contre-indications: myasthénie CO n d U It d la 4 grave.Précautions: s'abstenir de consommer des boissons 4 alcoolisées durant le traitement.Faire preuve de prudence dans les E situations demandant de l'acuité mentale ou des réflexes rapides.i: Procéder périodiquement a I'examen de la formule sanguine et de e en e S C quel} à la fonction hépatique lors d'emploi prolongé.Roche souscrit au A principe établi de ne pas prescrire de médicaments au cours des trois premiers mois de la grossesse.Posologie: adultes\u2014troubles émotionels légers à modérés: 2-5 mg t.i.d.; cas graves et aigus: e PD ysi q U e jusqu'à 60 mg par jour en doses fractionnées.Patients âgés et débiles: 2 mg b.i.d.Présentation: comprimés 4 2 mg, 5 mg, 10 mg.In nipppetons déteilléas disponibles sur aemande.Fa HT LR Roche : bE IY aby 1974 BIBLIOTHÈQUE NAT) DU QUÉBEC Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal ONALE |: Let "]
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