Laval médical, 1 février 1969, Février
[" i {jel hy 1 di 19 dou fit 1 PA Faculté de médecine Volume 40 / numéro 2 Revue canadienne de l'actualité en médecine fies i Ë Université Laval février et en biologie tell th /-73 Québec 1969 > 4 Ex) ; \u2018 LE x; ÉD! = ANT ite Wh RIP jl Wer i gb So pr oF\" ri 4 re ms fe th Dans ce numéro : phe: i Sommaire en page 1 Enseignement médical GIG: i i, ih, i file: Me Li 4 i th ine be gens fie if Ha i ge ii il it hi th hl he i i ih on i) hi il i ih i i: ky ir 1h ih ; imi ehh i i 8 ne nnn jut tH, ih oon hi it 45 a ty ui y 5 in RE i iris) mig, 3 ut a £ hi ti Mo Hh a te D nl i | be qu i )) il He ih Hh th al hh | i {h Li ; i | ; i + i : ! i ie li ! Da ' y § 8 | ÿ i i i a i th ; I i at A He li J {ith it hi ; i ah ; | | ji i \\ ] hs ih il i ih hs i Li hil : Ih .0 Hin y x ! ii 0 1 Vi bh Jean a EN HHL ait Hh Cr ee i hs ss 3 i ï | | i } Ln an \" RE Gi 3 2 Ps RENAN \u2018 ç HHA ih on i ! a +) cet a % hy i ) oh i ih atl hi ; | nde I N D U : OR Wi % ÉE 3 (ES S (a MH HET \u2018 | £2 EE ou, = dc NES abi ESS 3 a = es ey i a a = ä GE « ; | LE % A a ; la gériatrie. to-sensibilité, urticaire et agranulocytose, sinon, il faut avertir en conséquence l'anesthésiste.8070 DORVAL, QUÉBEC if (G) h 3 % i i = ; ; ii {i SS EA Description et chimie : SERC est le nom déposé d'un médicament semblable à l'histamine dont le nom génétique est le chlorhydrate de betahistine et le nom chimique, le dichlorhydrate de 2 (2-methylami- noethyl) pyridine.La structure de la betahistine comporte certaines ressemblances avec celles de l'histamine.Indications : SERC peut être employé pour réduire les attaques de vertige dans le syndrome de Menière.SERC ne prétend pas être efficace dans le traitement symptomatique de toute autre forme de vertige.Posologie : La dose adulte usuelle est de un ou feux comprimés (4 mg chacun) per os trois fois par our.La dose initiale est de deux comprimés trois fois par jour; elle est par la suite adaptée selon la réaction du patient.La dose peut varier de deux à huit comprimés par Jour.On recommande de ne pas dépasser huit comprimés par jour.SERC (chlorhydrate de betahistine) n'est pas recommandé pour les enfants.Comme pour tout autre médicament, SERC doit être conservé hors de la portée des enfants.Pharmacologie : Au cours d'études chez l'animal, les propriétés de la betahistine administrée par voie intraveineuse et son action sur une grande variété de tissus isolés ou intacts ressemblent à quelques propriétés de l'histamine!.L\u2019injection intraveineuse de SERC chez le chien entraîne une augmentation transitoire du débit sanguin à l'artère du labyrinthe, précédée par une chute de la pression différentielle traduisant une réaction systématique 2.On présume que SERC peut agir en réduisant la pression endo- lymphatique par suite d'une augmentation de la vascularisation.Cependant, il n'existe aucune preuve expérimentale d'une augmentation de la perfusion de la stria vascularis, ni non plus d'une modification des liquides de l'oreille interne qui entraînerait une diminution de la tension de la membrane du labyrinthe.Par ailleurs, on n'a pas encore de renseignements l'excrétion du sur l'absorption, le métabolisme et chlorhydrate de betahistine.Etudes cliniques : Au cours d'expériences cliniques, plusieurs centaines de patients atteints d'un syndrome de Menière ont été traités avec SERC.Ces études s'étendent de la simple expérience clinique avec le médicament pendant des périodes brèves ou prolongées, jusqu\u2019au traitement à double insue.Vu les caractéristiques du syndrome de Menière quant à la versatilité des symptômes, il est impossible, dans plusieurs expériences, de porter un jugement définitif sur les résultats, à cause d'une mauvaise planification de l'expérience.Une étude comprenait environ 60 patients atteints du syndrome de Menière, suivis de façon longitudinale, en même temps qu\u2019un groupe témoin.Chez tous les patients on a apprécié la fonction vestibulaire par électronystagmographie.Cette étude donne l'avantage à SERC pour la réduction des vertiges.De plus, la fonction vestibulaire a été améliorée chez la majorité des patients qui ont répondu favorablement au médicament 8.Trois études à double placebo suggèrent ble # 5et68, Aucune n\u2019a été observée.Toxicologie : La LD;5, du chlorhydrate de betahistine est de 3040 mg/kg par voie orale, chez le rat blanc.Par voie intraveineuse chez le lapin, la LD5, ost de 5.1 mg/kg.Les principaux signes de toxicité observés furent : l\u2019ataxie, la salivation, l'inactivité, l'hy- perpnée, le tremblement et la cyanose.L\u2019étude pathologique démontra des gastroentérites graves.Les études de toxicité chronique n'ont révélé aucune anomalie dans les paramètres mesurés, avec des doses atteignant 25 mg/kg/jour, pendant six mois, chez le chien, et 120 mg/kg/Jour, pendant 18 mois, chez le rat.insue avec usage d'un un effet thérapeutique favora- réaction clinique désagréable L'observation de deux portées chez le rat n\u2019a révélé aucun effet secondaire anormal.Contre-indications : Plusieurs malades ayant une histoire d'uicère peptique ont observé une exacerbation de leurs symptômes par l'emploi de SERC.Bien qu'on n'ait pu établir aucune relation de cause à ef- UNIMED PHARMACEUTICALS LIMITED, MONTREAL, P.9.; MÉDICAMENT ENTIEREMENT NOUVEAU, PQUR COMBATTRE LE VERTIGE DANS LE SYNDROME DE MENIERE.fet, SERC est contre-indiqué chez les ulcéreux et les malades qui ont déjà eu cette maladie.SERC est également contre-indiqué chez les malades atteints d\u2019un phéochromocytome.Précautions : Bien qu\u2019on n'ait pas démontré que les} malades atteints d'asthme bronchique soient intolérants à SERC, on devrait être prudent en employant ce médicament chez ces malades.SERC ne doit pas être employé en même temps que des agents antihistaminiques, puisqu'on ne possède aucun renseignement sur les réactions possibles entre ces médicaments.Le médecin doit être conscient de la possibilité de réactions défavorables à SERC, encore inconnues.Emploi en obstétrique: La sécurité de SERC au cours de la grossesse n'a pas encore été établie.Dès lors, son emploi, au cours de la grossesse, de la lactation ou chez des femmes susceptibles d'avoir des enfants, demande de bien soupeser les avantages recherchés aux risques possibles encourus.Réactions secondaires : Des patients ont occasionnellement éprouvé des troubles gastriques, des nausées et des céphalées.Présentation : Comprimés sécables, de 4 mg chacun, en flacons de 100 comprimés.BIBLIOGRAPHIE : 1.Hunt, W.H., et Fosbinder, R.J., A study of som beta-2 and 4, pyridylalkylamines, J.Pharm.Erp, Therap., 75:299, (août) 1942.2.Kubicek, W.G., et Anderson, W.D., Blood flo changes into the dog labyrinthine arteries, Am.Academy Ophth.Otolaryng., 29 oct.- 2 nov.1967.3.Bertrand, R.A., Rapport non publié soumis à Unim-' ed Pharmaceuticals Limited.Sera publié bientôt.4.Wolfson, R.J., et al., Meniere's Disease - Treatmen with betahistine hydrochloride, E.E.N.T.Monthly, 46:896, (jull.) 1967.5.Burkin, A., Betahistine treatment of Menlere\u2019s syndrome, Clinical Medicine, 74: 41-48, (oct.) 1967.6.Hicks, J.J., et al., Meniere's Disease, Arch.Otola- ryng., 86: 28-31, (déc.) 1967.queal fd Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 1 Combien de temps encor et agent de relève elèvera-t-il le défi\u201d i ane 002 1 en er emploi on 18 js pos py ps ye EOE : sent 1 ail tt 2a La pénicilline G orale P.G.A.est aussi efficace aujourd\u2019hui contre les infections sensibles à la pénicilline qu\u2019elle ne l\u2019était il y a 16 ans.\u201cPour les infections pneumoccociques, streptococciques et 70%, des infections staphylococciques, la pénicilline G est l'agent de choix; contre les pneumonies que pourraient contracter les malades âgés, il devrait toujours être le premier choix.\u201d ** Contre-indication: Ne pas administrer aux malades ayant des antécédents de sensibilité à la (444,250 u.i.) pénicilline.Autres détails sur demande.3à4 De plus, l\u2019enrobage de P.G.A.donne à chaque comprimé un goût neutre et le rend facile à avaler.Pour les enfants, il y a le P.G.Atric liquide aromatisé.Tous vos malades apprécieront le coût modique des produits P.G.A.Prescrivez P.G.A.et P.G.Atric, reconnus pour leur sécurité thérapeutique, leur acceptation par les malades et leur prix modique.PGA.Penicilline G Ammonique B.D.H.P.G.A.0.25g (250mg) P.G.A.0.5 g (500 mg) (888,500 u.i.) comp.par jour 2 comp.par jour BRITISH DRUG HOUSES Toronto, Canada Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 ELECTIVE DANS HYPERTENSION D'ORIGINE NERVEUSE ANGINE DE POITRINE AVEC HYPERTENSION SPAS MOLYTIQUE VASCULAIRE TOTAL ANGOR.ANGIOSPASMES THROMBOSES MIGRAINES VAS OVERINE Dose forte 80mg Crises : 7Ampoule fouter PAPAVÉRINE \u2014- BASE ler Shevrer Acide et Amide ENTRETIEN : 2 34 comprimés NICOTINIQUES par Jour CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LTÉE \u2014\u2014 MONTREAL souæur SUP EUDOL SUPPOSITOIRES D EUDOL OXYCODEINONE GROUPE NARCOTIOUE DE LA MORPHINE SPASMOLYTIQUE ET SEDATIF PLUS FORT QUE LA MORPHINE, LEUDOL MIEUX TOLERE ET MOINS TOXIQUE N\u2019EST PAS EUPHORIQUE DOSE NORMALE l/3gr.(20mgm) DEMI! - DOSE 1/6gr.(10Omgm) CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LTÉE .MONTRÉAL Bie souches \"Jue- OOtenlr ile ui al i Cele CC EL SP in cai Dius Jr crue SlMvadiilc ' oh A.Nn de lo ef 2 cE \u201ccle \u2018es études de ja sensibilité aux antidiotiques metteni en évidence ja resistance croissante de certains microbes à la tétracycline \u2018 addition de novobiocine à \u2018a tétracycline permet de surmonter cette difficulte souches résistantes à la tétracycline 42.1 w D =] oT Z > 9 = © = a vy jo} 5 S 3 2 S = a D - 5 nw 7 \u2014 D.pneumoniae hd o D.pneumoniae Stréptocoques 5 a to Les épreuves de sensibilité, par la méthode des tubes de dilution, qui ont été entreprises en 1959, 1963 et 1966 à l'Hôpital du Mont Sinaï à New York, avaient pour objet de déterminer la sensibilité in vitro à la tétracycline des pathogènes courants.En 1966, on a mis également \u2018 l'essai une association de novobiocine et de tétracycline.\u2019 3 Cette étude permet de croire que le problème de la résistance croissante des microbes pathogènes courants à la tétracycline peut être résolu 7 l'addition de novobiocine à la tétracycline (Albamycin T).Posologie.Adultes.Capsules \u2014Dans la majorité des infections.deux capsuies toutes les 12 heures, dans les infections graves, deux capsules 3 à 4 fois par jour.Enfants.Granulé aromatisé- la posologie devra être calculée de facon à ce qu'elle apporte au moins 7 my du total des antibiotiques par livre de poids corporel et par jour, cette dose étant donnée en deux ou quatre prises fractionnées.Dans les infections graves, cett: posologie peut être augmentée.Présentation.Capsules\u2014en flacons de 16 et 100 capsules.Une capsule contient 125 mg de novobiscins {à l\u2019état de novobiocine sodique} et 125 mg de chlorhydrate de tétracycline.Granulé aromatisé.ev flacons de 40 et de 60 c.c.(après solubilisation].= dose de 5 c.c.(cuillerée à thé} contient 62.5 mg cr novobiocine (à l'état de novobiocine calcique), et 62.5 my de tétracychire base l'état \u201ce chiorhydi: de tétracycline vertissements.es récautions habituelles et fes contre-indications inhérentes à la novobiocine et à la \u2018étracycline doivent être respectées.Une documentatic détaillée sur les réactions secondaires, les précautio.= a prendre etc, est envoyée sur demande.irbliographie .Schneierson, S.S.: New Yor: State J.Med.27 3426-3432 (Nov.1} 1960.Schneierson, S.S.New Y \u2014« J.Med.65, 5462-57 ireh.15) 1865.3.Information cans les aossiers da 1a Compagn Jpjohn i.Savage.6.M Vavrs.Ji ad Grady, J = Presented as a Scientific Exhioit, Ennuai Meetr = & MA.Chicago, 1956 pourcentage de souches résistantes à l'association tétracycline-novobiocine wn I] 5 a = Ÿ 9 XE i = 5 D = oO Hilt 5 8 | .3 3 = fr oO sa So a iB oO J) i ° 3 > 8 i £ 8 i 8 Oo ih + © tis mn w @ th £ ! 02 & = a g E hi 70 5 i = \u201d Be Su ce nn a | .vi [RH ° Hi .] 0.0 od \u2014 ds We gi i 3; i i JER mc e ls HT gf RCL Frain img WAT: yo Bye / (29+ - ig: iyi eye NE) AIS Ea tétracycline.\u20ac THE UPJOHN COMPANY CF CANAD DON MILLS, ONTARIM 6810 Mi > Zoo ESI.CI Ave ica mn MEMBRE ACFP ® Her - tt RET PTIT ET IE RB ART Son ng par \u201c4 amt en - er my eee nh dus la voie directe vers la suppression de l'inflammation dans l'arthrite rhumatoïde et la bursite\u2026 Depo-Kiedroi 2 INJECTION INTRA-ARTICULAIRE / PÉRI-ARTICULAIRE / INTRABURSALE en Fr 1e.x apice Jz * (OL 8.se manifeste souvent dans un délai 22 \u2018 3 de 12 à 24 heures après l'injection intra-articulaire s-lagemer* sote- de a doule: il persiste pendant 3 à 4 semaines après l'injection intra-articulaire inrte \u201corcentration e* absorption \u2018ente- il ne faut qu'un faible volume | pour assurer un soulagement durable; rend plus facile l'injection dans les | petites articulations Indications et posologie: Intra-articulaire\u2014 Arthrite rhuma- bursite de l'olécrâne.À administrer directement dans la toïde, ostéo-arthrite.La dose de Depo-Medrol à injecter dépend de la dimension de l'articulation et de la gravité de la pathologie.L'injection peut être renouvelée, au besoin, après un intervalle variant d'une à 5 semaines et même plus, selon le degré de soulagement obtenu dès la première injection.Pour la posologie à adopter, on peut se baser sur le guide suivant: grosse articulation (genou, cheville, épaule).de 20 à 80 mg articulation moyenne (coude, poignet).de 10 à 40 mg petite articulation (métacarpo-phalangienne, interphalangien- ne, sterno-claviculaire, acromio-claviculaire).de 4 à 10 mg Intrabursale\u2014Bursite sous-deltoïde, bursite prérotulienne, THE UPJOHN COMPANY OF CANADA / DON MILLS, ONTARIO MARQUE DÉPOSÉE: MEDROL MARQUE DE COMMERCE: DEPO CF 5088.1 Upjohn bourse séreuse, de 4 3 30 mg.Dans la majorité des cas aigus, il est inutile de renouveler les injections.Avertissements: || importe de respecter les précautions et contre-indications inhérentes à la corticothérapie systématique et locale.Une documentation détaillée est fournie sur demande.Présentation: Sous forme d'acétate de méthylprednisolone, dosé a 20 mg/c.c., en flacons-ampoules de 1 et de 5 c.c\u2026, 7 dosé à 40 mg/c.c., en flacons-ampoules | AGFP de 1c.c., 2c.c.et5c.c.\"ama.somes MEMBRE a a a Laral Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 Rendez votre foie comme un sou neuf Cholérétique Antispasmodique Lipotropique SON ACTION EST TRIPLE Chaque dragée contient : Acide déhydrocholique .300 mg Méthylbromure d'homatropine .1.5 mg Bitartrate de choline .150 mg dil-Méthionine .100 mg Posologie : une ou deux dragées 2 ou 3 fois par jour aprés les repas.STIMULANTE de la BILIGENESE par I'acide déhydrocholique CALMANTE des SPASMES par le méthylbromure d\u2019homatropine MOBILISATRICE des GRAISSES par l\u2019association potentialisée de deux facteurs lipotropes di-méthionine et bitartrate de choline J.M.MARSAN & CIE LTÉE MONTRÉAL CANADA Membre de l\u2019Association des Fabricants du Québec de produits pharmaceutiques.(A) 26 Ornade: soulagement symptomatique du rhume Tuss-Ornade soulagement symptomatique du rhume aggravé par la toux Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 Chaque capsule 'ORNADE\u2019 Spansule* renferme 8 mg de maléate de chlorphéniramine, 50 mg de chlorhydrate de phénylpropanolamine et 2.5 mg d'isopropamide sous forme d'iodure.Posologie \u2014 Adultes et enfants de plus de 6 ans: une capsule toutes les 12 heures.Contre-indications \u2014 Glaucome, hypertrophie de la prostate, ulcére gastro-duodénal sténosant, obstruction pyloro-duodénale ou du col de la vessie, patients recevant des inhibiteurs de la monoamine oxydase.Précautions \u2014 Prescrire avec circonspection en présence d hypertension, d'hyperthyroïdisme ou de troubles des artères coronaires.Si la somnolence se manifeste, l\u2019on avertira le patient de ne pas conduire de voiture ni faire fonctionner de machines.Effets secondaires \u2014 La sécheresse excessive des voies nasales, de la gorge ou de la bouche.la nervosité ou l'insomnie peuvent se présenter en de rares occasions.Chaque capsule \u2018TUSS-ORNADE Spansule renferme les mêmes principes actifs qu'Ornade auxquels s'ajoutent 20 mg d'édisylate de caramiphène.Posologie \u2014 Adultes et enfants de plus de 12 ans: une capsule toutes les 12 heures.Ne pas dépasser sept jours de Cure, sauf avis contraire du médecin.Contre-indications Voir 'Ornade\u2019.Précautions \u2014 Voir \u2018Ornade\u2019 Administrer avec prudence en cas de diabète sucré.Déconseillé durant le premier trimestre de la grossesse.Eflets secondaires \u2014 Voir 'Ornade\u201d Renseignements complets sur demande.zh Smith Kline & French e Montréal 379, Québec *Marque déposée au Canada tMarque de fabrique T/OR:M19F ' Ir, Ii VOLUME 40 NUMÉRO 2 ENSEIGNEMENT MÉDICAL LES SCIENCES DE LA SANTÉ ET LE NOUVEAU PROGRAMME DES ÉTUDES À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL * à Les travailleurs de la santé, de plus en plus nombreux et diversifiés par suite des progrès importants des sciences et de la technique médicales, sont issus pour la plupart d'écoles et de facultés différentes.Ils n\u2019ont eu jusqu'ici en commun que le but qu\u2019ils poursuivent.Ce n\u2019est que récemment qu\u2019ils ont pris conscience de la communauté de leurs besoins, en particulier en ce qui concerne leur formation.Plusieurs enquêtes ont souligné cette évolution ; plusieurs pays, plusieurs provinces, plusieurs universités l\u2019ont comprise et ont mis en œuvre des structures pour satisfaire, dans la mesure du possible et de l\u2019utile, les besoins communs des divers professionnels de la santé, Ces structures universitaires sont habituellement connues sous le nom de « Complexes des sciences de la santé ».* Travail présenté à la Conférence sur l\u2019éducation médicale, tenue à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, le 20 juin 1968.f Ce rapport est le résultat du travail d\u2019un comité composé des docteurs G.-A.Bergeron, C.Auger, L.Ber- linguet, H.Grantham, G.Lamarche, F.Jobin, P.Potvin et L.Chouinard.1.Président du Comité des études médicales, Faculté de médecine, université Laval, Québec.[63] Jacques BRUNET !, M.D, F.R.C.P.(C) La responsabilité de l'université dans la formation de ces professionnels de la santé est sûrement très grande : entière pour les uns, partielle pour les autres et d\u2019appoint pour certains.Il appartient à chaque université de déterminer son rôle et sa responsabilité vis-à-vis les différents types de travailleurs de la santé.Le groupe des travailleurs de la santé comprend les professionnels traditionnels de la santé, tels les médecins, les dentistes et les pharmaciens, les professeurs et chercheurs des sciences de la santé, tels les anatomistes, les physiologistes, les biochimistes, les microbiologistes, les infirmières (universitaires), etc.I] comprend également tous les nouveaux professionnels de là santé, tels les psychologues-eliniciens, les travailleurs sociaux médicaux, les diététistes, les orthophonistes, les audiologues, les physiothérapeu- tes, ergothérapeutes, ete.Ces professionnels, pour lesquels la demande est croissante, sont encore rares dans notre milieu; ils sont en principe détenteurs d\u2019un baccalauréat, d\u2019une licence universitaire ou d\u2019un doctorat.FÉVRIER 1969 148 Jacques BRUNET Il comprend enfin tous les techniciens de la santé : les techniciens en radiologie, en laboratoire médical, en électronique médicale, en électroencéphalogra- phie, en physiothérapie, ergothérapie et réadaptation, les infirmières de chevet, les rééducateurs de la parole et de l\u2019ouïe, les psychotechniciens, les assistants sociaux, les techniciens dentaires, les photographes médicaux, les archivistes médicaux, les secrétaires médicales, etc.Au cours de l\u2019année qui se termine, l\u2019université Laval a reconnu l\u2019importance de ce secteur et la nécessité de créer de nouvelles structures pour favoriser le développement des sciences de la santé.Un vice-recteur responsable des sciences de la santé a été nommé en la personne de monsieur Louis-Philippe Bonneau et un comité permanent des études en sciences de la santé a ensuite été formé.Dès septembre 1968, grâce à l\u2019initiative de la Faculté de médecine, un nouveau programme d\u2019études orienté vers les sciences de la santé sera inauguré à l\u2019université Laval.Ce programme, en plus d'assurer le lien entre l\u2019enseignement collégial et l\u2019Université, permettra un début de formation conjointe pour les étudiants qui s\u2019orientent dans ce domaine.Le programme débutera par un premier cycle d\u2019études universitaires d\u2019une durée de trois ans, conduisant à l\u2019obtention d\u2019un baccalauréat ès sciences de la santé ou biologie humaine.Ce premier cycle en sciences de la santé a été élaboré de facon a poursuivre des objectifs généraux et des objectifs spécifiques.1.OBJECTIFS GÉNÉRAUX a) La formation scientifique et intellectuelle de l\u2019étudiant : Comme tout programme constituant un premier cycle d\u2019études universitaires, le programme du baccalauréat ès sciences de la santé aura pour objeetif de faire acquérir à l\u2019étudiant une formation seienti- fique et intellectuelle qui le rendra indépendant de pensée.L'étudiant devra y apprendre à s\u2019instruire par lui-même, avec discernement, et à trouver des solutions aux problèmes qui lui seront soumis.À cette fin, on aura recours aux méthodes pédagogiques Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 actives: formation au travail personnel grâce à des programmes d\u2019études personnelles dirigées (séminaire, dissertation périodique, etc), apprentissage de la méthode scientifique ou analytique par l\u2019étude personnelle et approfondie de certaines matières.Le Comité envisage que chaque étudiant inscrit à ce programme doive choisir parmi l\u2019ensemble des disciplines au programme, un groupe de disciplines connexes qu\u2019il étudiera de façon plus extensive, c\u2019est-à- à-dire un champ de concentration et d\u2019approfondissement.b) La coordination de l\u2019enseignement : L\u2019un des objectifs de ce projet est de regrouper et de coordonner les programmes d\u2019enseignement dans les sciences fondamentales de la santé.Ceci permettra de réaliser une économie des ressources universitaires sur le plan pédagogique.2.OBJECTIF SPÉCIFIQUES a) Tnitiation de l\u2019étudiant aux disciplines de la biologie humaine et aux sciences du comportement : Le premier objectif spécifique du programme du baccalauréat ès sciences de la santé sera d\u2019initier l\u2019étudiant à la fois aux disciplines de la biologie humaine et aux sciences du comportement.Le programme d'études envisagé comprendra un certain nombre de cours communs destinés à faire acquérir à chacun les connaissances essentielles de ces disciplines ainsi qu\u2019un certain nombre de cours à option, soit complémentaire, soit d\u2019approfondissement.b) Le voisinage et la formation conjointe des futurs professionnels de la santé : Le cours du baccalauréat ès sciences de la santé aura également pour objectif d\u2019assurer le voisinage de ceux qui se destinent aux diverses professions de la santé durant leurs années de formation universitaire.Par des cours et des stages en commun, on espère que ces étudiants percevront mieux la communauté de leurs intérêts scientifiques et professionnels.Ce programme constituera le point de départ de la formation de ceux, entre autres, qui seront i L ja til wii TL im pid is \u201cil bi Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 appelés à dispenser les soins et services à la personne malade.ce) Orientation progressive et développement personnel de L\u2019étudiant : Le cours du baccalauréat sera élaboré de façon à favoriser autant que possible le développement personnel de chaque étudiant.Ainsi le programme d\u2019études devra comporter la souplesse qui permettra de l'adapter aux besoins individuels de l\u2019étudiant, compte tenu des différences de formation préalable, de la diversité des intérêts de chacun et des différentes orientations envisagées par tel ou tel étudiant.ORIENTATION GÉNÉRALE DU PROGRAMME DES ÉTUDES A.LE PREMIER CYCLE : Le programme des études du premier cycle est organisé en vue d'offrir à tous les étudiants une initiation au domaine de la biologie humaine et des sciences du comportement.Les disciplines de la biologie humaine englobent les matières de base essentielles à la compréhension du fonetionnement de l\u2019être humain.Les prinei- pales matières enseignées sont: la physiologie, la biochimie, là microbiologie, la pharmacologie, l\u2019anatomie et l\u2019histologie.Les matières enseignées dans les sciences du comportement sont principalement la psychologie, la sociologie et l\u2019économique.Pour atteindre les objectifs décrits plus haut, il nous apparaît essentiel : 1.de réduire sensiblement la somme des connaissances à mémoriser de facon à ce que l\u2019étudiant puisse consacrer plus de temps à l\u2019étude et à la réflexion ; 2.d\u2019offrir à l\u2019étudiant de la première année du premier cyele des cours communs portant sur les principes généraux des sciences fondamentales.Plusieurs de ces cours devront être coordonnés grâce à une activité interdépartementale ; 3.d'offrir à l\u2019étudiant de la deuxième et de la troisième année des séries de cours d\u2019approfondisse- LES SCIENCES DE LA SANTÉ ET LE NOUVEAU PROGRAMME 149 ment (champ de concentration) qui lui permettront d\u2019explorer plus en profondeur les domaines de son choix ; les cours en question seront surtout le résultat d'activités se déroulant dans les cadres de chaque département ; 4 d'offrir coneurremment, et cela dès la première année, des enseignements dans les sciences non seulement moléculaires et biologiques mais aussi psychologiques, sociales et cliniques, de façon à ce que l'étudiant se sensibilise aux relations très étroites qui existent entre chacun de ces champs d activité.Les disciplines qu\u2019englobent ces divers champs d\u2019activité seront : a) Les sciences moléculaires et biologiques : Biochimie Anatomie, Biophysique, Histologie, Cytologie, Embryologie, Génétique, Pharmacologie.Microbiologie, Pathologie, Physiologie.Biostatistique.Anthropologie physique, b) Les sciences psychologiques et sociales : Psychologie, Sociologie, Anthropologie culturelle, Introduction à la psychiatrie.c) Les sciences cliniques : Introduction à la médecine clinique, Principes de médecine clinique, etc.B.LE TRAVAIL DE L\u2019ÉTUDIANT : Dans l'esprit des membres du Comité, le travail personnel de l\u2019étudiant devient le facteur le plus important de sa formation.L'étudiant doit done pouvoir disposer suffisamment de temps pour l\u2019étude et la réflexion personnelle.Conséquemment, il est recommandé que le nombre d\u2019heures consacrées à l\u2019enseignement théorique et aux travaux pratiques soit limité à 25 heures par semaine.Nous considérons que le nombre optimal d\u2019heures de travail personnel à la faculté ou à domicile devrait être d\u2019environ 20 heures.La répartition suivante des 45 heures 150 Jacques BRUNET de travail hebdomadaire de l\u2019étudiant doit favoriser la réalisation des objectifs poursuivis (tableau I).C.LES DIVERSES CATÉGORIES DE COURS PROPOSÉS : En général, un cours se divise en périodes de 15 heures d'enseignement théorique par semestre ; il s\u2019accompagne habituellement de travaux pratiques et de travaux personnels dirigés.On peut distinguer trois types de cours : 1.Cours communs: cours qui doivent être suivis par tous les étudiants des sciences de la santé.Ces cours sont conçus en vue d\u2019assurer à l\u2019étudiant l\u2019acquisition des connaissances générales essentielles dans le domaine des sciences de la santé.v Cours d\u2019approfondissement (champ de concentration) : groupement de cours dans les diseipli- nes fondamentales, basé sur le contenu scientifique plutôt que sur les besoins professionnels de l\u2019étudiant.Ces cours permettent à l\u2019étudiant d\u2019explorer en profondeur un champ de connaissances de son choix.3.Cours complémentaires : cours choisis par l\u2019étudiant dans des disciplines autres que celles qui composent son champ de concentration.Ces cours ont pour but de : 4) compléter sa formation générale ; b) contribuer à sa formation professionnelle.Des combinaisons appropriées d\u2019enseignement, soit dans les sciences moléculaires, biologiques, psychologiques ou sociales, constitueront essentiellement TABLEAU I Répartition du travail hebdomadaire de l\u2019étudiant ÉLÉMENTS T NOMBRE MAXIMUM YPE DE TRAVAIL , DU COURS D'HEURES ALLOUÉES A Cours théoriques 10 B Travaux pratiques ; 15 séminaires, colloques, laboratoires Cc Travail personnel 20 Total : 45 Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 les champs de concentration offerts aux étudiants des deux dernières années du premier eycle.Ces combinaisons d\u2019enseignement, qui regrouperont en fait deux ou trois disciplines, font actuellement l\u2019objet d\u2019une étude attentive de la part des membres du Comité des études médicales.D.1.\u2019ENSEIGNEMENT DES SCIENCES CLINIQUES DANS LE PREMIER CYCLE D\u2019ÉTUDES MÉDICALES : Concernant ce problème, nous croyons que les étudiants du premier cycle doivent venir en contact avec la médecine clinique dès leur première année par un cours général sur l\u2019homme malade.Ce cours, qui traitera de la psychologie du malade, de l\u2019approche du malade et de ses relations avec la famille et la société, relèvera en partie de l\u2019enseignement des sciences du comportement.De plus, les étudiants du premier cycle doivent recevoir à la Faculté un enseignement théorique sur les principes de la médecine clinique, et dans les TasrEaU IT Programme du nouveau cours débutant en septembre 68 17¢ année MATIÈRE MODULE * Sciences moléculaires et cellulaires A B Biochimie I .2 2 Génétique I.nreruene 1 1 Microbiologie .2 4 Physiologie générale 1.2 2 Sciences de l\u2019organisme Anatomie I | 2 1 Histologie I _ 3 6 Embryologie 10000000 1 0 Sciences psychologiques Psychologie IT.3 2 Sciences sociologiques Sociologie 1.rennes 2 2 Cours complémentaires de formation générale 4 2 2 20 22 * Module \u2014 A : cours théoriques ; B : travaux pratiques, séminaires, colloques ; Crédits annuels basés sur 15 heures de cours et 30 heures de travaux pratiques, etc.Le travail personnel est laissé libre et devient la responsabilité de l\u2019étudiant et de son conseiller.ly Is qi Jy iy Ti Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 LES SCIENCES DE LA SANTÉ ET LE NOUVEAU PROGRAMME 151 ETUDES SPÉCIALISÉES ee) DOCTORAT T DIPLOME D'ETUDES MEDICALES (M.D.) | AUTRES FACULTES FIST TES | ET ECOLES \u2014 2e et 3e CYCLES DE MÉDECINE 7\" [PROFESSIONNELLES 17e 17e UNIVERSITÉ MARCHÉ , DU BACCALAUREAT TRAVAIL 16e SCIENCES 16e 15e DE LA 15e ler CYCLE l4e SANTE lde es pa COLLEGE D'ENSEIGNEMENT 13e 13e GENERAL ET PROFESSIONNEL 12e 12e (CEGEP) Figure 1 \u2014 Le complexe des sciences de la santé.hôpitaux un enseignement pratique intégré et interdisciplinaire d\u2019introduction à la médecine clinique.Ces enseignements cliniques permettent à l\u2019étudiant de transposer à l\u2019homme malade les connaissances acquises dans les disciplines biologiques et psychologiques.E.ÉBAUCHE DU PROGRAMME DES ÉTUDES EN PREMIÈRE ANNÉE (DEUX SESSIONS) : Le programme proposé (tableau II) est constitué presque entièrement de cours communs dans les sciences moléculaires et cellulaires, les sciences de l'organisme, les sciences psychologiques et les sciences sociologiques.Deux cours complémentaires de formation générale viennent s\u2019ajouter à ces cours communs.F.LES ÉTUDES CLINIQUES : Ce premier cycle d\u2019études sera suivi d\u2019un eycle d\u2019études cliniques en milieu hospitalier.Le Comité étudie actuellement la nature, la durée et le contenu du programme des études au niveau de ce deuxième cycle, L\u2019objectif de ce deuxiéme cycle universitaire est la formation médicale générale avec un début de spécialisation dans un champ de la médecine.Les étudiants qui le désirent peuvent s\u2019orienter immédiatement après le premier cycle vers une carrière scientifique en vue d\u2019une maîtrise et d'un doctorat.La figure 1 présente de facon sehématique lu coordination et les débouchés de ce premier cycle d\u2019études en sciences de la santé.On prévoit que ces cours de spécialisation médicale, partiellement intégrés aux départements de la Faculté de médecine, le seront entièrement en 1970.BIBLIOGRAPHIE 1.School of medicine and human biology, Reports of the working parties, Research Publications, Londres, 1963.À comprehensive medical school, Institute for social research, Londres, 1967.3.Undergraduate instruction in arts and science, Report of the presidential committee on undergraduate instruction in the Faculty of arts and science, University of Toronto, 1967.4.CopE, Oliver, et ZacHARIAS, Jerrold, Medical education reconsidered, (juillet) 1965.5.Royal commission on medical education, Her Majesty\u2019s Stationery Office, Londres, 1965-68.« MÉTHODES MODERNES D'ENSEIGNEMENT ET SCIENCES DE LA SANTÉ Méthodes de formation et d\u2019instruction ; Introduction : L'étudiant, centre de toutes nos préoceupations d\u2019éducateurs, vient à l\u2019université pour acquérir une compétence dans un domaine de la santé.Le problème, pour lui, est d\u2019acquérir dans ce milieu d\u2019apprentissage un diplôme de compétence qui en fera un professionnel.Le problème, pour l\u2019université, est de stimuler le plus grand nombre d'étudiants à acquérir une formation et une compétence croissantes et de longue durée.L\u2019apprentissage : Le processus d\u2019apprentissage (figure 1) est commun a tous les champs de connaissance : il est carac- obstacle rétroaction D'après J.P.Lysaught Figure 1 \u2014 Schéma du processus d\u2019apprentissage.térisé par l\u2019élan de l\u2019étudiant à vouloir vainere les obstacles pour atteindre la maîtrise d\u2019un sujet.L'étudiant sera aidé par les stimuli divers (figure 2) * Travail présenté à la Conférence sur l'éducation médicale, tenue à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, le 20 juin 1968.1.Professeur agrégé, Faculté de médecine, université Laval.méthodes d\u2019évaluation * Guy SAUCIER 1, M.D., F.R.C.P.(C) qui peuvent être les livres, le professeur, sa motivation.Il sera jugé et récompensé par le résultat, ou le diplôme.STIMULI Projections Atelier \u2014 Livres \u2014 Labo T.V.\u2014 Stages \u2014\u2014\u2014\u2014% \u2014 Clinique \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014= ETUDIANT Cours Options Films Figure 2 \u2014 Stimuli qui assaillent I'étudiant en médecine.En sauté, ce processus se complique un peu: le champ de connaissances est vaste, immense, allant de l\u2019anatomie à la psychologie, de la microscopie de cellules mortes à l\u2019examen du malade, de la démonstration élégante d\u2019un eycle biologique à la frustration d\u2019un diagnostic impossible.Second ordre de difficulté, l\u2019objectif poursuivi n\u2019est plus l\u2019acquisition simple de connaissances mais l\u2019atteinte d\u2019un certain degré de compétence avec tout ce que ce terme peut comporter de formation, d\u2019entraînement, de capacité à décider.Pédagogie universitaire : Une pédagogie instinctive, évoluant par essais et erreurs, produit l\u2019ensemble des outils utilisés dans l\u2019enseignement des sciences de la santé T1 y a longtemps, la pédagogie était la transmission de l\u2019art médical, de type dogmatique et empirique, du maître à l\u2019apprenti; une pédagogie de type primaire.Lin val Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 Par la suite, la professeur, à l\u2019aide des cours, laboratoires, stages et eliniques, incitait l\u2019étudiant à accumuler un bagage considérable de connaissances et d\u2019habileté, sanctionné par un examen- barrière ; une pédagogie de type secondaire.Maintenant, il s\u2019agit de dégager une pédagogie universitaire centrée sur la formation de l\u2019étudiant.Les techniques d'enseignement y sont vues comme des stimuli, le professeur-tuteur remplace le professeur -répétiteur, l\u2019évaluation continue aide à orienter l'étudiant dans un choix d\u2019options individuelles.Daversité : C\u2019est une caractéristique de la pédagogie universitaire d\u2019être diversifiée, plutôt libérale et gratuite, possiblement à cause des besoins des étudiants, des nécessités du matériel à transmettre ou des talents des professeurs.Les stimuli sont nombreux, lusistants, compétitifs, cumulatifs.Cours, livres, ateliers, cliniques, laboratoires, à tour de rôle, à tour de bras, jusqu\u2019au tour de force.Il n\u2019y a pas de meilleure méthode pour enseigner tel sujet, il yv a des techniques plus adaptées, plus profitables à ces étudiants.La réponse de l'étudiant (figure 3) est variable même aux mêmes stimuli, et cette réponse est souvent imprévisible pour des motifs de préparation intellectuelle, de volonté de travail, de vitesse d'adaptation.On attend des réponses différentes de l'étudiant en physiologie et de l\u2019interne ; on ne peut espérer le même rendement de chaque étudiant dans les travaux de groupe ou le travail personnel.RÉPONSES Verbalisation re Retention rer} Digestion T\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Intégration TT Orientation oi Motivation Figure 3 \u2014 Formes de réponses de l\u2019étudiant.MÉTHODES MODERNES D'ENSEIGNEMENT 153 OBSTACLES Temps Surface If Vcc Energie Charge Figure 4 \u2014 Caractére des obstacles a la connaissance.Les ubstacles rencontrés par l'étudiant (figure 4) tiennent autant à la surface du champ de connais- sauces qu'à la masse à transporter, le temps disponible pour v arriver.l\u2019énergie à regénérer et la charge opposée de plusieurs sujets.Cette symbolique physique évoque sans les identifier quelques facteurs qui amortissent les efforts de l\u2019étudiant.Le but poursuivi est différent d'un étudiant à l'autre (figure 5).Il n'est plus question de devenir «un bon médecin », ce but trop imprécis cachant un indéfinissable retard de l\u2019orientation prochaine.BUTS \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u20143» Formation \u2014 Information moléculaire psychologique intellectuelle pratique , .Competence soin enseignement recherche Figure 5 \u2014 Buts de l\u2019entraînement médical.Les objectifs d\u2019un cours, d'un stage ou d'un travail peuvent aller de la simple information évoluée jusqu\u2019à l'acquisition pratique d'une compétence eli- nique.L'\u2019objectif de tel étudiant peut varier aux différentes étapes de son évolution.Au total, l\u2019acquisition d\u2019une compétence peut être très difficile dans un tel fouillis de stimuli harassants, d\u2019obstacles décourageants, de réponses ectopiques, de buts mal définis (figure 6).Le cheminement de l\u2019étudiant est rempli de détours, euls-de- sac, de compétitions distrayantes qui l\u2019éloignent de ses objectifs, 154 Jacques BRUNET diversite \u2014 STIMULI \u2014>réponses Compétence ?complexité Figure 6 \u2014 Désorganisation de l\u2019apprentissage inefficace Université : Dans une pédagogie universitaire centrée sur l'étudiant.deux éléments-clé peuvent aider l\u2019étudiant à acquérir la formation nécessaire à la poursuite de ses objectifs: la présence professorale et l'évaluation continue (figure 7).Professeur s\u2019entend ici de celui qui est intéressé à la formation de l'étudiant et non pas dans le sens de répétiteur encyclopédique ou d\u2019informateur pressé.C\u2019est le tuteur qui aide l'étudiant à choisir ses options, qui le pousse à un rendement optimum, PROFESSEUR obstacle \u2014préponse C Gre] J EVALUATION Figure 7 \u2014 Efficacité de l'apprentissage organisé.Laval Médical Vel.40 \u2014 Fév.1969 qui loriente selon ses capacités, qui canalise ses énergies vers un objectif personnalisé, Évaluation prend ici le sens de toute appréciation du travail transmise à l\u2019étudiaut, non pas seulement une sanction chiffrée ou lettrée, définitive et tardive.C\u2019est le commentaire du cahier de laboratoire, la la lecture de l\u2019histoire de cas, l\u2019appréciation d\u2019une habileté clinique.la révision d\u2019un plan de traîte- ment.l\u2019examen objectif à la fin d\u2019un stage.L'évaluation.pour être efficace, doit être continue.en cours de route et non pas terminale ; elle doit mesurer la production de l\u2019étudiant pour l'orienter et non pas se limiter à la mention sur le diplôme La qualité de la présence professorale et le mode d'évaluation différencient la pédagogie universitaire de la pédagogie de l\u2019école de métiers ou de l\u2019école professionnelle.Une pédagogie universitaire tend non plus à garantir un plus petit commun dénominateur mais une formation personnalisée maximale.Conclusion : Un modèle simple du processus d\u2019apprentissage nous a permis d\u2019esquisser quelques éléments d\u2019une pédagogie universitaire dans le domaine de la santé.Cette pédagogie est centrée sur l\u2019étudiant, sa formation, ses possibilités, son choix de carrière ; et les rôles respectifs des techniques d\u2019enseignement, des méthodes de formation et d'évaluation, de la présence professorale ont été esquissés.ESS DAN DES ji ESSAI DE COORDINATION DES ENSEIGNEMENTS DE BIOLOGIE CELLULAIRE DANS LE CADRE DU NOUVEAU PROGRAMME D'ÉTUDE DES SCIENCES DE LA SANTÉ * I.LA BIOLOGIE CELLULAIRE ET LES SCIENCES DE LA SANTÉ Le nouveau programme d'étude du premier cycle des sciences de la santé a été élaboré en vue d\u2019assurer à l\u2019étudiant l'acquisition de connaissances essentielles dans les domaines de la biologie, de la psychologie et de la sociologie humaine.Le programme en question prévoit que la première année de ce premier cycle sera consacrée, en grande partie, à sensibiliser 1\u2019étudiant à certaines réalités biologiques, psychologiques et sociologiques fondamentales concernant l\u2019homme et son milieu.C\u2019est ainsi qu\u2019en ce qui concerne l\u2019homme biologique, il a été décidé que l\u2019enseignement de première année sera surtout centré sur l\u2019étude de l\u2019élément primordial de sa constitution, à savoir la cellule.II.LES OBJECTIFS POURSUIVIS Cet enseignement de la biologie humaine à l'échelle cellulaire a été conçu dans un double but: 1) présenter à l\u2019étudiant les données essentielles concernant la structure et le fonctionnement de la cellule, et cela à chacun des niveaux de son organisation, soit le niveau moléculaire, le niveau subcellulaire * Travail présenté à la Conférence sur l\u2019éducation médicale, tenue à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, le 20 juin 1968, Lévi CHOUINARD, D.Sc.Protesseur titulaire de cytogénétique, Département d\u2019anatomie, Faculté de médecine, Université Laval.et, finalenient, le niveau cellulaire proprement dit ; 2) préparer ce même étudiant, grâce à cette connaissance des structures et des mécanismes fondamentaux de la vie cellulaire, à une compréhension plus profonde et raisonnée des phénomènes qu'il lui seru donné d'étudier subséquemment dans les autres dis- ciplimes biologiques et médicales.Ill.RÉALISATION DES OBJECTIFS T1 est facile de comprendre que la réalisation des deux objectifs ei-haut mentionnés, et plus partieu- lièrement le deuxième, suppose que nous aurons réussi à promouvoir dans l'esprit de l'étudiant une image conceptuelle intégrée, globale, de cette réalité biologique fondamentale qu\u2019est l'univers cellulaire.Afin de faciliter ce processus d\u2019intégration des connaissances, le Comité d\u2019orientation des études a cru bon de devoir procéder a un effort de coordination des divers enseignements de biologie cellulaire Jusqu'ici dispensés mdépendamment dans les départements de sciences fondamentales de la Faculté de médecine.Cette coordination est prévue à la fois sur le plan du contenu des divers enseignements et de leur agencement dans le temps.IV.MISE EN ŒUVRE DE LA COORDINATION Le principe de la coordination proposée repose sur le fait que la cellule peut être étudiée de façon és 156 Lévi CHOUINARD eraduelle et progressive en procédant des éléments plus simples aux éléments plus complexes de son organisation structurale et fonctionnelle.Ainsi, dans un premier temps, il est prévu d\u2019envisager l\u2019étude de la cellule sur le plan de ses constituants moléculaires considérés de façon statique d\u2019abord et dynamique ensuite (biochimie cellulaire) ; dans un deuxième temps, la cellule sera eon- sidérée principalement sur le plan structural comme résultant essentiellement de l\u2019association de macro- molécules spécifiques en éléments figurés subcellulai- res et de l\u2019association de ces éléments figurés en une entité morphofonetionnelle qu\u2019est la cellule (morphologie cellulaire) ; dans un troisième temps, les propriétés fonctionnelles fondamentales de la cellule et de ses divers organites seront étudiées de même que leur déterminisme sur le plan physio- chimique (physiologie cellulaire); dans un quatrième temps, on abordera l\u2019étude des mécanismes élémentaires de régulation intracellulaire dont les principaux rouages dépendent de l\u2019existence de TABLEAU I Coordination des enseignements en première année 1°\" semestre 2° semestre BIOCHIMIE MORPHOLOGIE CELLULAIRE CELLULAIRE STATIQUE PHYSIOLOGIE CELLULAIRE BIOCHIMIE GÉNÉTIQUE CELLULAIRE CELLULAIRE DYNAMIQUE MICROBIOLOGIE CELLULAIRE Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 macromoléeules dites informationnelles transmises par l\u2019hérédité (génétique cellulaire).On complétera enfin l\u2019étude de la cellule proprement dite par un aperçu compréhensif des formes plus rudimentaires d\u2019organisation biologique élémentaire, telle la cellule bactérienne et l\u2019entité virale (microbiologie cellulaire).À.Coordimation des enseignements dans le temps La coordination des enseignements dans le temps est, pour la première année du premier cycle, schématisée par le tableau T.B.Coordination des contenus d'enseignement Biochimie cellulaire statique : «) Buts et méthodes d\u2019investigation de la biochimie cellulaire statique ; b) Composition élémentaire et les substances minérales de la cellule ; ¢) Les constituants organiques de la cellule : les glucides ; d) Les constituants organiques de la cellule : les lipides ; e) Les constituants organiques de la cellule : les protides ; f) Les constituants organiques de la cellule : les acides nucléiques ; ¢) Les associations entre constituants organiques : les nucléoprotéines, les mucoprotéines et les lipoprotéines ; h) Autres constituants organiques de la cellule : les porphyrines, les vitamines, les hormones, etc.Bioclumne cellulaire dynamique (aspects énergétiques et métaboliques) : 4) Buts et méthodes d'investigation de la biochimie cellulaire dynamique ; db) Paramètres thermodynamiques fondamentaux en biochimie cellulaire ; c) Les enzymes et co-enzymes ; d) Les processus d\u2019oxydo-réduction cellulaires ; e) Les liaisons riches en énergie et les réactions couplées ; f) Les grandes voies métaboliques communes ; ÿ) Le métabolisme des glucides : voies de dégradation et de biosynthèse ; h) Le métabolisme des lipides : voies de dégradation et de biosynthèse : i) Le métabolisme des protides : voies de dégradation et de biosynthèse : Hop 1 i le A Or 0 SI Ph 7) k) a) b) c) d) e) f) 9) «) b) c) a) e) 7) Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 Le métabolisme des acides nucléiques : voies de dégradation et de biosynthèse ; Vue d\u2019ensemble du métabolisme cellulaire : les interrelations métaboliques.Morphologie cellulaire : Méthodes d\u2019étude morphologique de la cellule.Analyse structurale et ultrastructurale ; Organisation générale de la cellule animale ; Cytoplasme et organites cytoplasmiques à l\u2019échelle structurale et ultrastructurale : \u2014 membrane plasmique, \u2014 hyaloplasme, \u2014 ribosomes, \u2014 réticulum endoplasmique, \u2014 appareil de Golgi, \u2014 mitochondries, \u2014- lysosomes, \u2014\u2014 centrioles et dérivés centriolaires ; Le noyau interphasique et ses organites à l\u2019échelle structurale et ultrastructurale : \u2014 nucléoplasme, \u2014 chromatine, \u2014 nucléoles, \u2014 membrane nucléaire ; La division cellulaire mitotique et méiotique ; Les mouvements cellulaires : courants cytoplasmiques ; mouvements amiboïdes, ciliaires, flagellaires ; phagocytose et pinocytose ; Le cycle vital de la cellule : division, croissance, différenciation, détérioration, dégénérescence et mort cellulaire.Physiologie cellulaire : Généralités sur les activités fonctionnelles de la cellule ; Activités fonctionnelles de la membrane plasmatique : architecture moléculaire de la membrane ; Activités fonctionnelles de la membrane plasmatique : perméabilité et échanges cellulaires ; Activités fonctionnelles de la membrane plasmatique : irritabilité et conductivité ; Activités fonctionnelles de la membrane plasmatique : contractilité et mouvement musculaire ; Activités fonctionnelles de l\u2019hyaloplasme : les systèmes colloïdaux polyphasiques ; Activités fonctionnelles du système vacuolaire cytoplasmique : réticulum granulaire et agranulaire ; Activités fonctionnelles des mitochondries ; Activités fonctionnelles des lysosomes ; Activités fonctionnelles des ribosomes ; k) 7) i fi ENSEIGNEMENTS DE BIOLOGIE CELLULAIRE 157 Aspects fonctionnels du eycle mitotique ; Aspects fonctionnels du cycle vital de la cellule.Génétique cellulaire : «) b \u2014 d \u2014 e) \u2014 h ~~ k \u2014 7) Mich «) v) \u201c) da) e) n y) h) Généralités sur le concept de l'information héréditaire : principe de la continuité génétique : Substratum cellulaire de l\u2019information héréditaire : les chromosomes dans le cycle vital de la cellule ; Substratum moléculaire de l\u2019information héréditaire : l'ADN et son autoduplication ; Architecture moléculaire du gène, unité d\u2019information héréditaire : Colinéarité gène-protéine structurale ou enzymatique : Codage de l'information héréditaire : nétique ; le code gé- Transmission intracellulaire de l\u2019information héréditaire : les processus de transcription : Transmission intracellulaire de l\u2019information héréditaire : les processus de traduction ; Les modifications de l'information héréditaire : la mutation génique et ses mécanismes ; Information héréditaire et différenciation cellulaire ; L'information héréditaire extranucléaire : les ADN cytoplasmiques.\u2018obrologie cellulaire : Moyens d\u2019étude de la cellule bactérienne ; Organisation structurale et ultrastructurale de la cellule bactérienne ; Constitution chimique de la cellule bactérienne ; Nutrition et croissance de la cellule bactérienne ; Structure des virus, y compris les bactériophages ; Reproduction des phages ; Interactions virus-cellules ; Hérédité et variation chez les bactéries : variations génotypiques et phénotypiques ; Hérédité et variation chez les bactéries : transformation, conjugaison ; Hérédité et variation chez les bactéries : conversion lysogénique, transduction et concept d\u2019épiso- me.Nous osons espérer que cet effort de coordination des enseignements de biologie cellulaire se traduira, dans l'esprit de l'étudiant, par une connaissance mieux intégrée de la plus extraordinaire invention du monde biologique : la cellule vivante. ih iH Mac i 38 L\u2019ENSEIGNEMENT PROGRAMMÉ * Exposer en sept ou huit minutes ce qu'est l\u2019enseignement programmé d'une manière qui rende un peu justice au sujet et service aux auditeurs judicieux que vous êtes est une entreprise périlleuse.Si je m'y aventure quand même, c\u2019est que j'espère, en répondant ensuite aux questions que vous voudrez bien me poser, réparer certains des oublis ou des omissions inévitables que je vais commettre.L'enseignement programmé ou enseignement séquentiel est une méthode pédagogique qui permet de transmettre des connaissances sans l\u2019intermédiaire direct d\u2019un professeur ou d\u2019un moniteur; ceci, tout en respectant les caractéristiques spécifiques de chaque étudiant.Ce résultat est obtenu erâce à l\u2019observance de certains principes dont je ne mentionnerai que les quatre plus importants: 1.Le principe de la structuration de la matière à enseigner : Le contenu d\u2019un « programme » (ce mot prend ici le sens particulier d une matiére ordonnée et présentée selon une forme systématisée) doit être analysé en ses composantes élémentaires: faits, eon- cepts, ete., et les relations plus ou moins complexes qui existent entre ces composantes doivent être déterminées.Les composantes sont ensuite groupées (synthèse ) pour former des unités plus importantes correspon- * Travail présenté à la Conférence sur l\u2019éducation médicale et les sciences de la santé, tenue à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, le 20 juin 1968.A.GAUTHIER, Département de pédagogie, Faculté des sciences de l\u2019éducation, Université Laval.dant aux diverses parties de la table des matières d\u2019un manuel classique.On réalise sans peine que la structuration logique d\u2019une matière est une condition essentielle à sa présentation ordonnée à sa compréhension, à sa rétention et à son transfert.L\u2019enseignement programmé en fait un de ses principes fondamentaux.2.Le principe de adaptation: L\u2019enseignement programmé est adapté à l\u2019étudiant en ce sens qu\u2019un programme bien fait est «taillé et ajusté » sur les sujets mêmes auxquels 1l est destiné.Leur progression dans l\u2019étude du texte est fonction de leurs résultats.Le respect du rythme particulier de travail de chacun est assuré.Des modalités spéciales de rédaction et d\u2019arrangement du programme permettent d\u2019y introduire des sections de révision d\u2019enseignement correctif, d\u2019enrichissement et des tests d\u2019auto-évaluation.L\u2019enseignement programmé laisse à l\u2019élève la liberté d\u2019étudier où, quand, et au rythme qu\u2019il veut.« Programme » est employé ici dans son acception eybernétique : série d\u2019ordres donnés à une machine dans un langage tel que celle-ci les traduise en comportements prévus dans certaines situations particulières, 3, Le principe de stimulation et d\u2019activité personnelle : Un programme bien fait stimule constamment l\u2019intérêt, l\u2019attention et l\u2019activité de l\u2019étudiant.Celui-ci, une fois le dialogue engagé avec le texte, ne peut ly ill vol [uly UE li HER, ne sis, 21, que Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 ni rêver, ni s\u2019ennuyer, ni se décourager.C\u2019est qu\u2019il participe activement à son apprentissage en répondant, à chaque étape de la progression, à des questions faites sur mesure qui sollicitent son attention et sa perspicacité et l\u2019obligent à utiliser le savoir acquis et dont surtout l'heureuse solution le motive à progresser.4, Le principe du contrôle immédiat des résultats: C\u2019est un grand principe pédagogique \u2014 malheureusement trop oublié parce qu\u2019il est peu appliqué \u2014 que l'apprentissage des étudiants doit être contrôlé à tous les stades du processus.C\u2019est pourquoi leurs réponses doivent être confirmées si elles sont exactes et corrigées, si elles sont erronées.Dans l\u2019éducation programmée, la matière est divisée en petites parcelles (des cartes), ce qui en rend l\u2019assimilation plus facile à l\u2019élève et plus aisément contrôlable par le tuteur.Les textes programmés sont divisés en paragraphes bien distinets qu\u2019on appelle « éléments » ou « chaînons ».Chaque élément contient trois parties: l\u2019information, le stimulus (ou question) et la réponse.C\u2019est done dire que l\u2019étudiant y recoit d\u2019abord un enseignement puisqu\u2019il est immédiatement mis à même d\u2019une question de démontrer qu\u2019il a compris l\u2019information et qu\u2019il peut l'utiliser.Sa réussite ou son échec fournissent au tuteur le feedback nécessaire à la poursuite adéquate de l\u2019apprentissage.Ces principes président à la situation d'\u2019enseignement privilégié qu\u2019est la relation «élève- précepteur ».En effet, le précepteur organise son programme en vue de son unique élève ; il en adapte exactement la progression selon les progrès de l\u2019apprentissage ; il redresse toute erreur, comble toute laeune et n'autorise aucun temps mort.On peut dire que l'éducation programmée cherche à reconstituer la situation précepteur-élève, en faisant toutefois l\u2019économie du précepteur.Programmes et machines: Dans la mise en œuvre des principes ci-dessus, il faut distinguer les programmes et les dispositifs de L'ENSEIGNEMENT PROGRAMMÉ 159 présentation des programmes souvent appelés machines à enseigner.Dans le terme «enseignement programmé » se trouve le mot « programme »; ce mot est employé ici dans son acception eybernétique : série d\u2019ordres donnés à une machine dans un langage tel que celle-ci les traduise en comportements prévus dans certaines situations particulières.l'enseignement programmé est done bien étvmologiquement un enseignement en «langage-machine ».Les machines capables de recevoir un tel programme sont donc appelées « machines à enseigner ».Chronologiquement.la machine est apparue la première.Qu'est-ce qu\u2019une machine à enseigner?Le terme de machine doit être entendu au sens large comme moyen de mettre en wuvre une programmation logique et contrôlable, quel que soit l'appareil, du plus simple au plus complexe qu'on utilise.Le plus simple, c\u2019est le manuel-programme ; le plus complexe, c\u2019est l'ordinateur.Entre ces deux extrêmes, il existe une profusion d'appareils d'uti- hté, de complexité et de coût extrêmement variés.Il y avait à une certaine époque sur le marché, aux États-Unis, plus de types de machines que de programmes: aussi un spécialiste de la question a-t-il pu écrire en 1959 : « Si vous ne possédez pas un de ces trues qu'on appelle machine à enseigner, ne vous en procurez pas.N'en achetez pas; n\u2019en empruntez pas; n'en volez pas.Si vous possédez un de ces trucs, débarrassez-vous-en en prenant garde que personne d'autre ne puisse s\u2019en servir.» Ceci laisse assez clairement entendre que c'est le programme qui importe avant tout.Quoi qu'il en soit, il semble, selon les travaux de Pressey, le père des machines à enseigner.que celles-ci se caractérisent sur le plan psychologique par la possession des propriétés fondamentales suivantes : 1.La fonction de présentation, présentation de l\u2019information ; Lo La fonction de réponse, réception et enregistrement des réponses ; 3.La fonction de comparaison, comparaison avee la bonne réponse ; 3 eo 160 A.4.La fonction de rétroaction (feedback) ; 5.La fonction de progression : 6.La fonction de contrôle ; La fonction sélective.| Nous distinguerons deux types principaux de programmes: les programmes linéaires (qui sont de beaucoup les plus utilisés) et les programmes rann- fies.À noter que ce sont là des distinéetions qui n'ont aucun caractère fondamental.Les deux types de programmation peuvent être employés dans un même texte.Nous en sommes à la préhistoire en ce domaine et toutes les innovations sont possibles.Les programmes ramifiés se présentent autrement.Leur prineipe est d\u2019exposer une unité d\u2019information d'une quantité nettement supérieure à l\u2019élé- GAUTHIER Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 ment skinnérien (14 page de livre), puis à poser une question eu rapport direct avec l'information qui vient d\u2019être donnée.Un choix de réponses est alors proposé (3 à 5).Chacune de ces réponses renvoie à une autre unité d\u2019information (page d\u2019un livre brouillé ou microfilm présenté par une machine).Parmi les réponses suggérées se trouve toujours la réponse exacte.Elle amène à une autre unité d\u2019information qui expose un nouvel aspect de la matière enseignée.Quant aux réponses fausses, chacune d'elles renvoie à une unité secondaire qui procure l\u2019enseignement complémentaire ou correctif, spécifique de l\u2019erreur commise, puis ces unités secondaires renvoient au point de départ vers une unité linéaire de contrôle. fl LES RELATIONS INTERPROFESSIONNELLES DANS L\u2019EQUIPE DE LA SANTE * Les transformations rapides des relations entre les divers professionnels qui consacrent leurs connaissances et leur vie au maintien de la santé et au traitement des malades ne peut s'expliquer que par l'évolution de la médecine au cours des dernières décennies.La médecine d'autrefois : Tv a 40 ou 50 aus.l'exercice de la médecine dépendait essentiellement des relations interpersonnelles très étroites qui s'établissaient entre le médecin et le malade qui se confiait à lui.En ville ou à la campagne, à son cabinet de consultation ou à domicile, le médecin consacrait la plus grande partie de son temps directement au malade et à sa famille.On le percevait alors autant comme un ami et un confident de la famille que comme un professionnel compétent.Il était toujours disponible pour apporter le secours de ses connaissances, réconforter le malade et sa famille et l'encourager lorsqu\u2019il arrivait au bout de ses ressourees thérapeutiques.À cette époque, les médicaments étaient relativement peu nombreux et l'utilisation de plusieurs d'entre eux ferait sourire aujourd'hui.Si la pharmacopée connaissait la digitaline pour les maladies du eceur.le salvarsan et le 606 pour la syphilis, le fer dans les cas d\u2019anémie et l'émétine pour la lutte contre l'amibiase.on utilisait encore largement l'iodure de potassium et l\u2019arsenie à petites doses * Allocution à l\u2019Assemblée annuelle de la Fédération des Sociétés d\u2019infirmières visiteuses, à Montréal, le 28 septembre 1968.Georges-À.BERGERON, M.D., F.R.C.P.(C) Vice-doyen, Faculté de médecine, Université Laval.qu'on ajoutait a un grand nombre de potions ou autres formes pharmaceutiques.Ajoutons a cela les cathartiques, tels que l'eau-de-vie allemande et l'huile de croton, les stimulants, digestifs et sédatifs de tous ordres à action variable et souvent douteuse.Ces médicaments.avec un nécessaire obstétrical, un nécessaire à pansements, un stéthoscope et un sphye- momanomètre, constitualent les élénients essentiels du traditionnel petit sac noir du médecin qui l'accompagnait dans tous ses déplacements.À l'enfant gravement atteint d'une pneumonie.on prescrivait des « mouches de moutarde ».des enveloppements froids et des bains pour faire tomber la température.des sédatifs et une multitude de petits soins qui donnaient bonne conseience à tous les membres de la famille, Mais surtout.faute de médication véritablement active, on attendait la crise du neuvième jour qui se soldait par la vietoire des forces de la nature sur l'envahissement miero- bien ou, malheureusement.par la généralisation de l'infection et la mort de l'enfant.Le chirurgien était également très limité dans ses interventions: l'anesthésie était encore artisanale et trop souvent les interventions chirurgicales étaient suivies de complications infectieuses ou autres.D'ailleurs, si on faisait confiance au médecin pour sa sagesse et sa compétence dans les limites de la science et de l\u2019art médical de son époque.il faut bien reconnaître que le plus souvent on évitait de recourir à lui, si ce n\u2019est à la toute dernière extrémité.Il n\u2019était pas exceptionnel, à cette époque.d'entendre une dame annoncer à ses amies: « Mon mari a tellement été malade la nuit dernière que A 162 j'ai failli faire venir le médecin », ou encore des personnes se louer de l'installation dans la localité d\u2019un médecin en déclarant : « J'espère bien qu\u2019on n\u2019aura jamais besoin de lui.» En effet, on ne recourait au médecin que lorsqu\u2019on avait tout essayé, consulté les voisins et les parents et épuisé tous les moyens domestiques pour tenter de soulager le malade, en somme, lorsqu'on se trouvait devant une situation insoluble par laquelle on était dépassé.De la même facon, l\u2019usage de l'hôpital était très restreint.L'hôpital, bien sûr, était une institution que l\u2019on admirait et respectait mais dont on se tenait le plus possible éloigné, car l\u2019hôpital était associé à l\u2019idée de maladies très graves, sinon fatales.Transformation de la médecine moderne : C\u2019est alors que la médecine a connu un développement rapide et accéléré, suscité et favorisé par l\u2019essor scientifique stimulé par les deux grands conflits mondiaux de la première moitié de notre siècle.Mentionnons seulement la découverte des sulfamidés et des antibiotiques, la mise au poimt de vaccinations multiples, le développement de l\u2019anesthésie, l\u2019évolution des techniques chirurgicales de plus en plus audacieuses et efficaces, la transformation de la radiologie diagnostique et thérapeutique, l\u2019usage du radium, de la bombe à cobalt et des nombreux isotopes, la mise au point d\u2019épreuves de laboratoire élaborées et de plus en plus sophistiquées.Cet essor technologique a permis aux médecins d\u2019apporter des solutions valables à un grand nombre de problèmes présentés par les malades.La longévité a fait un bond en avant, la mortalité infantile a régressé à un taux qu\u2019il devient de plus en plus difficile de réduire, la mortalité maternelle est pratiquement disparue.Mais ce développement scientifique a failli compromettre l\u2019évolution de la médecine et la déshumaniser.Se fiant sur le laboratoire, la chimie du sang, l'efficacité des thérapeutiques chimiques, bioehimi- ques ou physiques, on est venu sur le point d'oublier la personne humaine, de considérer le malade comme LES RELATIONS INTERPROFESSIONNELLES Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 un numéro, de donner la primauté au laboratoire et de réduire pour autant les relations interpersonnelles qui avaient été si longtemps la caractéristique spécifique de l\u2019activité médicale.Heureusement qu\u2019au cours des dernières décennies, la médecine moderne à donné le coup de barre qui s'imposait.On a d\u2019abord reparlé de médecine psychosomatique en insistant sur l'importance des relations entre les réactions biologiques et les réactions psychologiques de l\u2019homme sain comme de l\u2019homme malade, L\u2019état psychologique du sujet, les tensions émotionnelles qu\u2019il subit peuvent jouer un rôle non négligeable dans la genèse de certaines maladies comme, par exemple, l'ulecère de l\u2019estomac.Plus récemment encore, on a parlé de médecine « compréhensive », ou de médecine globale, c\u2019est-à- dire d\u2019une médecine qui doit tenir compte de l\u2019homme tout entier, Aujourd'hui, il est question plus que jamais de médecine sociale, voulant par là indi quer l'importance de l'intégration de la médecine dans la société où elle s'exerce et le fait que dans le bilan des facteurs susceptibles d\u2019engendrer la maladie il faut savoir encore tenir compte de toutes les circonstances sociales qui pourraient l\u2019influencer.Le phénomène de la spécialisation médicale : Une autre conséquence du développement scientifique accéléré à été de faire reculer les frontières de telle facon qu\u2019il n\u2019est plus possible à un seul médecin de posséder l\u2019ensemble des connaissances qui lui permettraient de traiter convenablement son malade.(est ainsi que nous avons vu apparaître le phénomène de la spécialisation.Cette spécialisation moderne est sans doute différente de ce que l\u2019on concevait autrefois.Historiquement, le spécialiste était un médecin qui, après avoir exercé la médecine.avait acquis une compétence particulière dans un domaine et auquel on référait en l\u2019appelant en consultation.Plus souvent, le spécialiste d\u2019aujourd\u2019hui limite d\u2019emblée son exercice médical à un domaine particulier.Ainsi, le pédiatre qui traite tous les enfants, pour quelque cause que ce soit, même bénigne, n\u2019est pas nécessairement un consultant comme on le concevait autrefois mais un médecin qui limite Ji wl va.sul tres, mail Ja pr ft pati tion à spi isn Jin va Né} dy hip Ptit \"rs Sie ly Ploy iy tly uy Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 son exercice médical aux enfants.Parmi les pédiatres, certains atteignent le statut de consultants, mais il faut bien reconnaître qu\u2019un grand nombre d\u2019entre eux limitent leur pratique aux enfants.On pourrait dire la même chose de bien d\u2019autres spécialités modernes qui limitent leur activité à un secteur particulier et ne font que rarement de la consultation au sens strict.Il reste cependant que certaines spécialisations impliquent, par contre, un approfondissement particulier et que leur exercice se fait par mode de consultation, tel l\u2019allergiste, le chirurgien thoracique, ete.Ce phénomène de spécialisation est relativement récent.Ce n\u2019est en effet qu\u2019en 1943 que le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada a défini un programme d\u2019études, reconnu des hôpitaux aux fins de la formation dans les diverses spécialités médicales et chirurgicales et a instauré un système d\u2019examens pour sanctionner ces études de spécialisation.Dans notre province, ce n\u2019est qu\u2019en 1954 que notre Collège des médecins et chirurgiens s\u2019est préoccupé d\u2019établir un statut de spécialistes pour les médecins et d\u2019instaurer un système d\u2019examens approprié.Cette division du travail, cette spécialisation qui devient un phénomène d\u2019envergure si l\u2019on considère la proportion considérable des jeunes médecins qui entreprennent des études spécialisées, comporte nécessairement la notion de l\u2019équipe médicale.La division du travail entraîne également l\u2019obligation d\u2019une coordination et exige des consultations avec des collègues qui œuvrent dans d'autres domaines spécialisés.Un danger de cette spécialisation est que chacun œuvrant dans un champ limité risque d\u2019explorer le malade dans le sens de sa spécialisation et d\u2019oublier des aspects de la maladie qui pourraient relever d\u2019un collègue d\u2019une autre spécialité.C\u2019est l\u2019une des raisons pour lesquelles on cherche aujour- d'hui une nouvelle définition du généraliste, ou médecin de famille, qui pourrait assumer cette eo- ordination du travail et reprendre de facon très étroite l'indispensable relation humaine qu\u2019il importe d\u2019établir entre le malade et son médecin.2) Georges-A.BERGERON 163 Les nouveaux professionnels de la santé : Mais cette notion d\u2019équipe médicale connaît maintenant une nouvelle dimension, puisqu\u2019aux médecins spécialisés dans divers domaines se sont joints d\u2019autres professionnels qui prennent une part de plus en plus importante dans l\u2019élaboration du diagnostie, le traitement du malade et sa réadaptation ou encore ou encore la prévention de la maladie.Mentionnons, entre autres, les infirmières, les pharmaciens, les dentistes, les physiothérapeutes, les techniciens de laboratoire, les techniciens de radiologie, les psychologues cliniciens, les travailleurs sociaux, qui tous sont appelés à graviter autour du malade et dont l\u2019activité doit être coordonnée si l\u2019on veut qu\u2019elle soit efficace, Il serait sans doute trop long de traiter de chacun de ces groupements professionnels, mais plusieurs des problèmes qui surgissent autour de la création de cette équipe médicale étendue peuvent être cristallisés autour des infirmières, quitte à faire les transpositions nécessaires pour les autres groupements professionnels, qu'il s'agisse des travailleurs sociaux, des techniciens ou autres.L\u2019infirmière d\u2019autrefois : L'évolution rapide observée dans le mode d\u2019exercice des médecins s'est produite de façon analogue et absolument parallèle en ce qui concerne l\u2019exercice de l'infirmière.Au début, la profession d'infirmière représentait une tâche relativement simple.À l\u2019infirmière on demandait de savoir faire les lits, de prendre le pouls et la température du malade.de Tui frictionner le dos et de l\u2019assister dans l\u2019incapacité physique et physiologique où il se trouvait temporairement, L'infirmière devait done essentiellement dispenser des soins personnels, tâche à laquelle on pourrait ajouter l\u2019administration des médicaments.Pour ces soins, on recourait à des jeunes filles intelligentes, douées, qui recevaient un entrai- nement pratique sans qu\u2019on soit toujours très exigeant sur le plan de la scolarisation.Ces infirmières pratiquaient à domicile et en nombre restreint à l\u2019hôpital.Souvent, même à domicile, on recourait RE: pi 5.i h tr tit at ve eu ee 164 LES RELATIONS INTERPROFESSIONNELLES aux services d'une personne de la famille elle-même pour assumer ces fonctions auprès du malade.Au moment.et il n'y a pas si longtemps, où on diseutait de l'opportunité de fonder des écoles d'infirmières.plusieurs se demandaient bien sérieusement ce que feraient toutes ces infirmières et sil serait vraiment possible de les absorber sur le marché du travail.Depuis lors, malgré l'organisation d'écoles d'infirmières de plus en plus nombreuses, on n'a pas encore réussi à pourvoir la société de toutes les infirmières dont elle aurait besoin.C'est à cette époque qu'un humoriste résumait les qualités d'une infirmière en disant « qu'elle dev rait avoir la sensibilité d'une femme.se conduire comme une grande dame.penser comme un homme et travailler comme un chien ».sans mentionner cependant l'importance de sa formation et de l'acquisition des connaissances scientifiques.Les roles de l'infirmière moderne : Mais tout a changé.Parmi les principaux facteurs responsables des modifications de l'exercice professionnel des infirmières nous pouvons mentionner l'explosion des connaissances médicales, l'insuffisance du nombre des médecins et des infirmières, l'habitude qu'a prise la population de se faire traiter à l'hôpital plutôt qu'à domicile.d'où l'hôpital est devenu le principal employeur du personnel infirmier dans son sens le plus large.médical et paramédical.et peut-être aussi l'importance des responsabilités légales prises par l'hôpital à l'égard des actes professionnels dispensés tant par les méde- «ins que les infirmières.de même que par tous ceux qui participent au diagnostic et au traitement du malade, À tous ces facteurs, il faut encore ajouter l'abandon progressif par le médecin de nombreuses tâches qu'il assumait antérieurement, En raison de l\u2019évolution scientifique.l'établissement du diagnostic et l'élaboration d'un traitement efficace deviennent de plus en plus complexes, demandent de plus en plus de temps, de sorte que le médecin a de moins en moins de temps à consacrer au patient lui-même.Il ne peut plus toujours être présent auprès du ma- Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 lade pour répondre à ses questions, interpréter les traitements qui lui sont proposés, expliquer le diagnostic auquel il est arrivé, apaiser ses craintes.ses anxiétés, autant de problèmes qui se posent au malade du fait de son déplacement de son domicile vers un lit d'hôpital.Une grande partie de ces relations humaines qui étaient antérieurement la responsabilité exclusive du médecin a été prise en charge par les infirmières qui.continuellement auprès du malade.sont souvent les premières à recevoir ses confidences, à être au conrant de ses inquiétudes et de son anxiété.Elles apportent ainsi au malade la présence et le réconfort dont 1l a grandement besoin.Il n\u2019est donc pas étonnant que dans les cours d'infirmières on ait introduit des cours de psychologie et de sociologie, et cela peut-être même avant qu'on l'ait fait dans les écoles de médecine.Petit à petit.bien d'autres éléments de la médecine d'hier ont été cédés à l'infirmière.Sans en faire un inventaire complet.mentionnons seulement les injections intraveineuses, la détermination de la pression artérielle, l'accueil du malade à l'hôpital.dans les cliniques externes, et parfois même une première orientation du malade.la surveillance du travail obstétrical.ete.Dans le domaine de l\u2019obstétrique.alors qu'autrefois le médecin exerçait son art le plus souvent à domicile, il était auprès de la parturiente depuis le début du travail et passait de longues heures auprès d'elle à surveiller le travail et à appliquer les traitements qui s'imposaient jusqu'après la délivrance.Aujourd hui, alors que 98,5 pour cent des accouchements se font à l'hôpital.en l\u2019absence d\u2019internes et de résidents, la surveillance du travail est.à toute fin pratique.la responsabilité immédiate de l'infirmière qui doit parfois prendre des décisions rapides avant que le médecin n'arrive pour la délivrance.De même dans les salles d'opération.l'infirmière est appelée à prendre des responsabilités de plus en plus considérables et.après un entraînement particulier ou même des études de spécialisation.peut assumer la surveillance et la responsabilité de l'aseptie avec autorité sur tous ceux qui fréquentent la salle d\u2019opération.I Bit] Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 Nous pourrions encore décrire plusieurs situations analogues.Ajoutons seulement le rôle important que peut prendre l'infirmière dans les traitements intensifs des grands malades, dans les unités coronariennes où en l'absence du médecin, qui ne saurait être présent 24 heures par jour, elle prend de plus en plus de responsabilités importantes, telle la surveillance des traitements d'urgence, de la réanimation dans un esprit d\u2019équipe d\u2019ailleurs bien conçu dans ces secteurs particuliers.On pourrait encore mentionner le rein artificiel pour ce qui est de la surveillance de l\u2019appareil et de bien d\u2019autres domaines de la médecine moderne.Et je ne parle pas de certains aspects de la médecine préventive dans les écoles, dans les unités sanitaires, ou eneore des infirmières qui dispensent des soins à domicile et prennent ainsi une place de plus en plus importante dans la distribution des soins de là santé.Devant une telle situation, les infirmières comme les médecins se sont spécialisées.On pourrait peut- être s'inquiéter que cette spécialisation puisse être trop poussée surtout quand on cherche à dénombrer les catégories d'\u2019infirmières assumant des responsabilités différentes les unes des autres depuis les aides, les auxiliaires, les infirmières de chevet et.plus récemment, les infirmières universitaires permettant à des Jeunes filles et éventuellement à des hommes d'accéder à des postes de commande, de direction d\u2019enseignement, et d'accéder aussi aux grades universitaires, depuis le baccalauréat jusqu\u2019à la maîtrise et peut-être éventuellement le doctorat.L'équipe de la santé : On comprend que devant cette évolution le partage des responsabilités entre le médecin et l\u2019infirmière n\u2019est peut-être pas aussi facile, ni aussi délimité qu'il était autrefois.Évidemment, au médeein, en raison de sa préparation partieulière incombe la responsabilité du diagnostic et 1\u2019établissement du traitement et, à l'infirmière, l'administration des nombreux soins indispensables au malade et à son bien-être.Mais, entre les deux, il existe une zone d'interprétation, une zone grise qui peut parfois être l\u2019objet de conflit.Nous savons que dans des Georges-A.BERGERON 165 cas particuliers, l'infirmière, en l'absence du médecin, peut assumer des responsabilités encore plus complètes.On voit done que l\u2019infirmière devient la partenaire, la collaboratrice du médecin, collabora- frice sur laquelle il compte de plus en plus.Réei- proquement, 11 s'établit une interdépendance mutuelle de telle sorte que l'objectif recherché, le bien- être du malade, ne peut être atteint que s'il existe un respect réciproque.un esprit de collaboration du meilleur aloi qui conduit à un véritable esprit d'équipe.Il va de soi que l'importance du diagnostic, du programme thérapeutique et de sa surveillance.de même que sa formation spéciale en ce domaine.imposent une responsabilité très nette au médecin.C'est pourquoi il devient le chef de l\u2019équipe qui assume la responsabilité du diagnostic et du traitement du malade, mais un chef d\u2019équipe qui doit étre conscient de ses limitations, de la compétence de ses collaborateurs et aussi de sa dépendance à leur endroit.Ce que nous venons de dire de l'infirmière nous pourrions l'exposer de façon analogue pour les phy- siothérapeutes, les techniciens, les pharmaciens, les dentistes, les psychologues, les travailleurs sociaux qui, dans l'hôpital, se retrouvent autour du lit du malade.Il est important de constituer des équipes de la santé homogènes et bien fonctionnelles qui grouperont les divers spécialistes apportant des connaissances diversifiées et étendues.Il faut bien reconnaître cependant que les membres de cette équipe n\u2019ont pas toujours été préparés à cette fonction.Le médecin a assumé lu direction de cette équipe et 1] semble bien qu\u2019il en sera encore ainsi pendant assez longtemps.Cependant.cette direction ne devra plus être le seul fait de son identité professionnelle ou de son diplôme mais devra, à l'avenir, dépendre surtout de sa compétence dans une équipe ou dans une situation donnée, I] n\u2019est pas exclus que dans certaines circonstances cette direction soit assumée par un autre professionnel.Nous concevons très bien qu'un biochimiste puisse diriger une équipe où œuvrent des médecins et que, dans un autre domaine, il puisse arriver que des psychologues eliniciens PES 166 LES RELATIONS INTERPROFESSIONNELLES d\u2019expérience puissent exercer un leadership dans certaines équipes cliniques.Nous avons déjà signalé que l\u2019infirmière à la salle d'opération peut être en charge de l\u2019aseptie avec autorité en ce domaine.Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019il n\u2019est pas toujours facile d'assurer le fonctionnement d\u2019une telle équipe avec toute la coordination qu\u2019elle implique.Les divers groupements professionnels, et il est heureux qu\u2019il en soit ainsi, ont au cours des dernières décennies développé une identité professionnelle, revalorisé leur profession et pris conscience du rôle qu'ils sont appelés à jouer.Mais ces prises de conscience, ces identifications professionnelles tendent plus souvent à créer des frictions qu\u2019à faciliter le travail d\u2019équipe.Il faut encore reconnaître que la formation qui a été donnée à ces participants des équipes de santé n\u2019a pas toujours préparé à l'esprit d\u2019équipe auquel nous aspirons.Ces formations ont souvent été distinctes les unes des autres souvent sans aucune relation, parallèles dans une certaine mesure mais le plus souvent totalement indépendantes.Un essai de solution : La création d\u2019un complexe des sciences de la santé à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval! a, entre autres objectifs, celui d'apporter une solution à ce problème par le regroupement dans un premier cycle d\u2019études universitaires de divers professionnels de la santé.Ce nouveau programme admet dans un vaste ensemble aux mêmes cours et aux mêmes travaux de laboratoire, qu'ils partagent en commun, des étudiants qui se destinent à devenir médecins, infirmières universitaires, pharmaciens, physiothérapeutes, et auxquels viendront bientôt se Joindre les étudiants en art dentaire.Pendant trois ans, ils prépareront un premier cycle d\u2019études universitaires conduisant à un baccalauréat en sciences de la santé.Le programme prévoit qu\u2019ils suivront un grand Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 nombre de cours en commun.C\u2019est ainsi qu\u2019en première année, 90 pour cent des cours sont communs à tous les groupes professionnels.En deuxième et en troisième année, les étudiants devront, en plus d\u2019un minimum de cours communs, opter pour des champs de concentration où ils feront des études en profondeur et recevoir une certaine préparation selon leur orientation professionnelle.En deuxième année, 40 pour cent des cours seront communs et ce taux sera réduit à 10 ou 15 pour cent en troisième année.Il se pourra cependant que l\u2019infirmière universitaire qui a choisi les sciences du comportement comme concentration principale de son baccalauréat puisse se retrouver avec un étudiant en médecine de deuxième ou troisième année et qui à opté pour la même concentration.Par ailleurs, l\u2019étudiant en médecine qui aura opté pour une formation en physiologie et en pharmacodynamie pourra se retrouver à côté du futur pharmacien pour une partie importante de ses études.Nous formons l\u2019hypothèse que ces professionnels apprenant à mieux se connaître à l\u2019université par la participation en commun à un programme d\u2019enseignement par des discussions en groupe, par la fréquentation des mémes amphithéâtres et des mêmes salles de laboratoire devraient se trouver dans un climat favorable qui les prépare à mieux s\u2019intégrer plus tard à une équipe fonetion- nelle et efficace.La réussite d\u2019une médecine sociale, inerustée dans la société et préoceupée de ses besoins légitimes, l\u2019exereice d\u2019une médecine de plus en plus exigeante au point de vue scientifique, humain et légal, les exigences d\u2019une médecine compréhensive qui tiennent compte de l\u2019homme tout entier, corps et esprit.métabolisme et pensée, tout cela exige une équipe formée de nombreux professionnels qui se connaissent et se respectent et acceptent de travailler en commun sur un pied d\u2019égalité dans les limites de leur compétence réciproque au bien-étre et a la santé de la population tout entiére.In plese 1 Ten prévia Ain 31 scene quell prin) Hse {itr Li de er jin à da Ii an dh Hie bi Tony filly find Tah lis I lu ol LA REFORME DE L\u2019ENSEIGNEMENT MEDICAL Les sciences de la santé groupent dans un complexe multidisciplinaire tous les gens qui concourent au maintien de la santé et qui, par conséquent, préviennent ou traitent la maladie.Afin d\u2019améliorer la qualité de notre enseignement au moment de la création d\u2019un complexe des sciences de la santé, chacun peut se demander quelle serait la meilleure réforme à apporter tout principalement en médecine, pour corriger la faiblesse de nos étudiants aux examens cliniques du doctorat.L'objectif de notre formation médicale doit être de créer le meilleur médecin de son temps.Pour Juger ce médecin, nous aurions tort de nous limiter a des gens qui ne le voient que sous un aspeet ; nous risquerions d\u2019hypertrophier un point souvent au détriment du reste; il appartient aux clinieiens principalement de porter le dernier jugement.À mon avis, l\u2019inadaptation du médecin traditionnel au contact scientifique moderne et la méconnaissance du malade parmi toutes les données fondamentales sont les deux principales pierres d\u2019achoppement.Revoyons les faits.Pendant un siècle, dans notre milieu, la médecine fut transmise d\u2019une même façon : les bacheliers, peu scientifiques, mais dotés d\u2019une formation de caractère et d\u2019intelligence préparée par le latin et la philosophie, étaient admis en médecine, puis accédaient au doctorat dans une proportion de 75 pour cent.Il s\u2019agissait pour eux d\u2019assister aux cours et d\u2019apprendre leurs notes périmées polycopiées.En clinique, les erreurs de diagnostic Gilles MARCEAU, M.D, F.R.C.S.(C) Professeur agrégé, Département d'anatomie et de chirurgle, Faculté de médecine, Université Laval.étaient excusées parce que « tout le monde peut se tromper» et souvent l'ignorance se couvrait des valeurs de la vertu.En somme, une saine méthodologie d'intelligence mais des connaissances scientifiques laissant à désirer.Or.voici que des médecins de formation étrangère pénètrent notre milieu et que nos diplômés sont jugés sur d\u2019autres critères.Leurs faiblesses se découvrent.Que notre système demande une réforme, il n\u2019y à pas de doute.Alors, que veut le monde moderne comme médecin ?Ce monde cherche un scientifique averti qui sait utiliser tous les moyens connus pour arriver au meilleur diagnostic et, par conséquent, au meilleur traitement: 1.Des connaissances scientifiques; 2.Une méthodologie de diagnostic ; 3.Un jugement tel qu'il impose un traitement responsable.I.DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES Il n\u2019y à pas de doute que plus un médecin a des connaissances scientifiques, meilleur il est.Le problème réside à savoir quel bagage minimum un médecin de nos Jours doit avoir et comment le lui donner.Or, ce bagage minimum se révèle imposant, à tel point que notre méthode traditionnelle ne saurait y arriver.Cette lacune, par ailleurs, me semble en partie comblée par la réforme de l\u2019enseignement de niveau collégial et le choix des options à ss 168 Gilles MARCEAU l\u2019université.Le travail personnel devient la forme la plus rapide de connaître; c\u2019est pourquoi on voit apparaître, ajoutée à tous les moyens nouveaux d\u2019information, une poussée vers les travaux personnels.Je crois entièrement au renouveau que l'on voit naître parmi les sciences de base.C\u2019est d\u2019ailleurs les fondamentalistes qui ont vu les premiers ce besoin de réforme alors que les médecins praticiens découvrent à peine l\u2019écart qui se créait entre eux et la médecine des autres pays.Les sciences fondamentales sont grandies par la médecine, elles s\u2019y trouvent bien, elles y sont prospères; cependant, il ne faudrait pas qu\u2019elles prennent la place de la médecine.Elles ne sont qu\u2019une préparation à l\u2019étude de la médecine proprement dite, celle qui a pour objet le malade vivant.Le médecin doit découvrir la maladie chez les gens s\u2019il la veut traiter; il nous faut donner à nos élèves une méthodologie de diagnostic.II.UNE MÉTHODOLOGIE DE DIAGNOSTIC Jusqu\u2019à ces dernières années, on considérait comme bon médecin un homme qui savait dialoguer avee un malade et l\u2019examiner.Or, voici que l\u2019on désigne souvent comme un bon médecin un savant qui n\u2019a jamais dialogué et encore moins examiné un malade.On risque de faire de nos étudiants des médecins de ce dernier genre si l\u2019on ne revalorise pas le malade.La méthodologie du diagnostic est une méthodologie de recherche.Or, cette méthodologie débute à peine dans notre enseignement et l\u2019étudiant, en pratique, manque d\u2019expérience et ne sait pas utiliser à bon escient les données eliniques qu\u2019il obtient de l\u2019interrogatoire du malade et des examens de laboratoire.Il connaît beaucoup de choses mais il ne sait pas comment les utiliser.Même si les fondamentalistes lui communiquent une méthode scientifique rigoureuse et les psychologues, leur technique propre, ni les uns ni les autres ne peuvent communiquer la méthodologie du diagnostic chez un malade.Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 Seul le clinicien peut éclairer cette méthodologie qui relève de plusieurs facteurs dont les principaux ne s\u2019acquièrent qu\u2019avec un malade.La douleur.première donnée de la maladie, est le signe le plus objectif, si l\u2019on veut.et aussi le plus subjectif.Elle peut tout dire comme elle ne peut rien dire.Il faut avoir observé les étudiants à un examen clinique de doctorat pour se demander s\u2019ils sont mieux qu\u2019un généticien en face d\u2019un malade, ou qu\u2019un biochimiste en présence de son fils blessé.La réforme doit se continuer dans cette recherche du diagnostic; elle est devenue plus qu\u2019évidente après l\u2019effort des sciences de base qui a accentué le fossé entre les connaissances et la pratique.Les cliniciens ont quelque peu raison de s\u2019inquiéter, et l\u2019adage qui disait: « Mieux vaut un bon médecin qui ne sait rien qu\u2019un mauvais qui sait tout » leur vient à l'esprit.Pour eux, le bon médecin était celui qui savait communiquer avec un malade et l\u2019examiner, et cette valeur doit demeurer le principal point de notre objectif car, même assisté de tous les examens de laboratoire, le meilleur médecin est pratiquement impuissant s\u2019il ne peut communiquer avec son malade.Imaginez un instant que vous ne parliez pas la même langue que votre médecin.Vous me direz que le diagnostie, dans la majorité des cas, appartient aux examens de laboratoire ; peut- être, mais le traitement demande toujours d\u2019être considéré en fonction du malade exclusivement.Comment arriver à donner à nos étudiants une méthodologie de diagnostie ?Comme pour toute méthodologie de recherche.il faut présenter à l\u2019étudiant l\u2019objet: le malade vivant; non plus le malade idéal, le malade en général, le malade de livre, mais bien une personne.Les personnes sont tellement diversifiées que chacune devient un cas d'espèce et c\u2019est la somme des cas d\u2019espèce examinés qui apportera la méthodologie du diagnostic.Le raisonnement se fait du particulier au général et non plus du général au particulier.ae ll: inl fil oe a de là pee \\ thir Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 Ce n'est pas parce que toutes les appendicites aiguës donnent de la fièvre que la fièvre implique le diagnostie d'appendicite.pas plus que du fait que toutes les obstructions des voies biliaires donnent de la jaunisse que la jaunisse prouve l'existence de l'obstruction des voies biliaires.Une finesse dans l'interrogatoire.une perspicacité dans l'interprétation des réponses, une délicatesse dans l'examen et une saine psychologie dans l'interprétation des faits sont autant de qualités à acquérir.Il v a apprendre à découvrir: le patient debout.couché.une somme de symptômes qu'il faut éveillé ou endormi: avec les doigts, les veux.les oreilles, ete\u2026 Ce n\u2019est pas le complément des connaissances scientifiques, mais bien une toute nouvelle science que l\u2019on appelait autrefois un art.qui a ses lois et ses règles différentes de celles de la biochimie.de l'anatomie et même de la psychologie.Si juger la douleur d'un adulte peut se rapprocher de la psychologie.juger celle d'un bébé n\u2019en relève certes pas.La génération passée fut favorisée à cet égard et c'est ce qui faisait dire qu\u2019elle préparait d\u2019excellents médecins.Cette méthodologie est d'un raffinement merveilleux à côté de la logique cartésienne.La rigidité de l'anatomie pathologique s\u2019évanouit dans la multiplicité des formes cliniques et tous les jours la biochimie est dépassée par les faits biologiques.Qu'est-ce qu'une greffe de cœur.devant notre ignorance en face de l'ulcère d\u2019estomae ?Et que dire de notre impuissance devant un insomnique ?Le nombre croissant des étudiants et la pénurie de professeurs nous ont fait perdre ce que les anciennes générations de médecins avaient acquis et l'importance que l'on accorde aux connaissances scientifiques risque de venir en compétition avec la clinique dans le partage du temps.Il ne faudrait jamais que les sciences fondamen- On créerait de la sorte de bons savants mais de piètres tales donnent la formation de nos médecins.médecins.LA RÉFORME DE L'ENSEIGNEMENT MÉDICAL 169 III.ENFIN.UN JUGEMENT TEL QU 'IL IMPOSE UNE ACTION RESPONSABLE Iei encore, l'étudiant est tout à fait désemparé devant l'obligation qui lui incombe de prendre une décision.Le chercheur est tout à fait dégagé dans le choix de ses actions.mais le médecin ne l'est Jamais.Il est d'excellents médecins pour qui cette déei- sion demeure toujours une chose difficile.N'allez pas croire que cet acte de volonté est facile, simple et découle naturellement du diagnos- tie.Seuls les irresponsables commettent des actes facilement.Dës que l'on connaît les conséquences de nos thérapeutiques.on hésite.et la volonté du traitement le meilleur découle directement de la clarté de l'intelligence: Primum non nocerc.Les étudiants frustrés d'un examen valable du malade.inhabitués à prendre des décisions et mal renseignés des résultats de leur traitement demeurent perplexes.Il est quelquefois difficile de connaître toutes les actions de la cortisone chez un malade donné.Ils connaissent les traitements énoncés dans les bouquins mais n'arrivent pas à choisir le meilleur dans les circonstances présentes, et s'ils en choisissent un.ils ne savent pas le défendre et n\u2019ont aucune idée du pronostic.Le traitement.dernière partie de l'acte médical.que l'on veut enseigner à nos étudiants s'acquiert de trois facons : 1.Par la recherche fondamentale qui rassure l'intelligence dans l'inconnu et lui laisse toujours entrevoir une facon d'en sortir: 2, Par la pratique de la médecine qui n'est rien d'autre qu'une recherche dirigée de résultats perpétuels : 3.Et.enfin.par une participation au follow-up des malades.Les étudiants en médecine doivent participer au traitement de facon à être critiqués par leur maître.Tei.aux cliniciens.Il faut apprendre aux étudiants à la réforme appartient encore entièrement 170 Gilles MARCEAU traiter non plus en pharmaciens mais en médecins.Celui qui injecte à l'humain une première dose d'un médicament expérimental commet un acte tout à fait différent du fondamentaliste qui injecte 100 rats par jour avec le même médicament, et la différence réside non pas dans la connaissance scientifique du médicament mais dans la connaissance de tous les aspects du malade.Connaître les maladies, les sciences de base, la psychologie n\u2019est pas connaître le malade.Connaître le malade, c\u2019est l'art de la médecine.Ainsi, puisque tous nous cherchons à préparer le meilleur médecin de son temps, maintenant qu'un effort magnifique a apporté un renouveau Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 dans l'enseignement des sciences de base.n'allons pas perdre le profit de cette formation en oubliant qu'un médecin doit avant tout scruter un malade, trouver une maladie qui souvent est ignorée du patient, la traiter, c\u2019est-à-dire atteindre directement à la personnalité d\u2019autrui et parfois lui créer un tort que le malade croira bien pire que sa raison de venir consulter.Que nos médecins soient savants, soit, mais aussi de bons cliniciens, et si l'on arrive à créer ce genre de médecine, toutes les autres disciplines satellites de la médecine vivront dans le progrès.Le médecin est celui qui prend les troubles des autres.[bout po wil fen de shun Tis ded Jo Jl Yay = pp Vent ton vallon! ville | hi lh by f i.brs \u201cTig \u201cals Ÿ Pan lig al pe COMMUNICATIONS PSEUDO-TUMEURS DE L\u2019APPAREIL GÉNITAL ET GROSSESSE Déciduose ectopique, myométriose, chorio-épithéliose, lutéose gravidique * 1] peut sembler paradoxal de réunir sous la même dénomination de « pseudo-tumeur de l\u2019appareil génital féminin au cours de la grossesse » un ensemble de lésions aussi morphologiquement disparates que les déciduoses ectopiques, les endométrites syneytia- les, les chorio-épithélioses et les lutéomes de l'ovaire.Mais un tel mode de groupement se justifie si l\u2019on se rappelle que ces diverses altérations correspondent toutes à l\u2019exagération pathologique de modifications tissulaires temporaires suscitées par la gravidité.Et c\u2019est au nom de l\u2019histophysiologie comme à celui de la physiopathologie qu'il paraît légitime de les rapprocher.En bonne logique, ce propos comprendra done un bref rappel d\u2019histophysiologie puerpérale, un exposé anatomoclinique, puis quelques considérations d\u2019ordre nosologique et synthétique.RAPPEIL HISTOPH YSIOLOGIQUE Parmi les nombreux remaniements que subit l\u2019organisme maternel après l'implantation de l\u2019œuf fécondé, seuls nous retiendrons ceux de l\u2019endomètre, du myomètre et de l\u2019ovaire.1.L\u2019endomètre: Chacun sait que la trausformation déciduale en est le déroulement le plus spectaculaire et qu\u2019elle résulte de la métamorphose des cellules fusiformes du chorion cytogène en volumineux éléments sphériques, munis d\u2019une membrane nette, d\u2019un abondant * Conférence donnée lors d\u2019une mission d\u2019enseignement à Québec et à Montréal, en mars et avril 1968.F.CABANNE, Dijon, France.eytoplasme homogène oxvphile et d'un gros noyau nucléolé arrondi ou ovalaire, pourvu d'une chromatine faiblement colorée.Chacun se souvient au surplus que dans les deux tiers Internes de la muqueuse, ces éléments se pressent les uns contre les autres, espacant les glandes ou les étouffant (zone superficielle compacte de la caduque) alors que dans le tiers externe, au contact du muscle, ils sont beaucoup moins nombreux et ne dérangent pas l'ordonnancement des fubes glandulaires (zone profonde spongieuse de la caduque).Il ne faut pas oublier.par ailleurs, qu'une semblable métamorphose ne se cantonne pas à l\u2019endo- metre ectopique.Elle atteint aussi bien le chorion cytogène qui entoure les glandes des foyers d\u2019endo- métriose quand il en existe ; et l\u2019on parle alors d\u2019en- dométriose décidualisée.Elle se manifeste en outre d'une manière quasi constante en dehors du corps utérin, sous la forme de petits nodules de cellules déciduales, s\u2019épanouissant à l\u2019état pur, à l'exelusion de toute structure glandulaire; et l\u2019on utilise, dans ces cas, l'expression de déciduose ectopique, les zones de découverte les plus courantes en étant la corticale ovarienne, les voies caverneuses des ganglions lymphatiques pelviens, la séreuse péritonéale.le museau de tanche et la région vulvo-vaginale (figure 1-a).Voyous maintenant ce qu'il en est du myvometre, 2.Le myomètre: L\u2019hypertrophie myocytaire est trop connue pour qu\u2019on s\u2019y arrête: sa précocité et sa diffusion à l\u2019ensemble de la paroi utérine méritent seules d\u2019être signalées. F.CABANNE Figure 1 \u2014 Déciduose ectopique.a) À gauche, déciduose du ganglion lymphatique pelvien chez un malade de 36 ans, enceinte de trois mois et atteinte d\u2019un carcinome malpighien du col utérin.Noter, en haut, la lumière du sinus périphérique ; en bas, une zone de cordon lymphoi- de, et entre les deux, la nappe typique de cellules déciduales.Pièce de lymphadénectomie ; grossissement 120 fois environ.b) A droite, déciduose pseudotumorale du col utérin chez une malade de 31 ans, enceinte de sept mois.Noter l\u2019accumulation et la structure caractéristique des cellules déciduales.Disparition progressive après accouchement.Biopsie ; grossissement 500 fois environ.Il convient d\u2019insister, par contre, sur des bouleversements plus tardifs et plus localisés auxquels le vocable de placenta myométrial s\u2019applique fort bien (25).Ces bouleversements apparaissent à partir du troisième mois de la grossesse.Ils affectent le myometre qui se trouve situé au contact même de l'insertion placentaire et à son pourtour immédiat.Tls le pénètrent sur une épaisseur de un à deux centimètres environ.Tls procèdent de la combinaison de quatre ordres de phénomènes : a) La transformation déciduale des fascias con- Jonctifs interfasciculaires : Entre les faisceaux musculaires, dans le conjone- tif.apparaissent des grosses cellules rondes, ovoïdes ou allongées, qui s\u2019éparpillent sans ordre.entourent les vaisseaux sanguins ou s\u2019organisent en colonnettes.Pareils éléments possèdent volontiers un cytoplasme clair.granuleux ou légèrement basophile.Mais leur morphologie déciduale ne fait pas de doute et leurs travées sont souvent en connexion avec la zone spongieuse de la caduque.On doit donc ad- Luval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 mettre que la métamorphose déciduale intéresse les fibroblastes interstitiels du myomètre, au voisinage de l'implantation placentaire.b) La transformation déciduale de l\u2019endothélium des vaisseaux: Un problème identique se pose pour le revêtement interne des artères et des veines, En divers points, leur lumière est bordée par des plages d\u2019allure déciduale qui occupent la place de l'endothélium tout en se continuant avee lui, à leur périphérie.Au niveau de ces nappes, les grosses cellules claires à contours nets, plus ou moins typiques, se rangent sur une ou plusieurs couches d\u2019épaisseur et construisent même parfois des sortes de bourgeonnements polypoïdes.«) La réaction myométriale : Le myomètre est toujours peuplé de curieuses cellules isolées, agelomérées en amas irréguliers, disposées les unes derrière les autres en files parallèles aux faisceaux myocytaires, ou exceptionnellement situées dans la medra des vaisseaux.1! s'agit d'éléments polymorphes, polyédriques ou allongés, cernés de contours nets, occasionnellement effilochés.Leur cytoplasme oxyphile, granuleux, fibrillaire ou vacuolaire contient de un à quinze ou vingt noyvaux hyperchromatiques dont la silhouette est couramment dystrophique ou monstrueuse.Leur signification longtemps discutée s\u2019éclaire à la lumière des travaux par lesquels, en 1911 (2) et 1913 (3), Ancel et Bouin décrivirent des cellules identiques sous le nom de cellules myométriales, dans la corne utérine des femelles gravides de rongeurs, cobayes et lapins.Le rapprochement fut établi par Keiffer en 1927 (25), puis accepté par des auteurs comme Durante (13), Isidor (24), de Georgi (18), etc.Et il est généralement admis aujourd\u2019hui, tout au moins en Europe et dans les pays de langue française, que les curieuses cellules du myomètre de la femme enceinte sont d\u2019origine museulaire lisse : elles correspondent.semble-t-il.à une « réaction myométriale maternelle » à l'égard des tissus tro- phoblastiques de l\u2019œuf.an [ia Las if] il le rin Il alt ing inp] lial lyr il Ee \u201cll Hr en \u201con \u201cfl he i, Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 d) L\u2019invasion trophoblastique : Que le placenta myométrial soit parsemé de cellules de Langhans et de plasmodes trophoblastiques ne saurait être nié, Il s\u2019en rencontre spécialement.sous des aspects indiseutables, dans la plaque basale de la caduque et le long des interstices museulaires ou des gaines conjonctives périvaseulaires.Mais leur nombre est certainement moins considérable qu\u2019on l\u2019avait cru jadis, à l\u2019époque où l\u2019on attribuait une nature chorioplacentaire aux cellules déciduales et aux cellules myométriales qui ont fait l\u2019objet des paragraphes précédents (15.30, ete).Leur découverte soulève le problème de leur point de départ : il est vraisemblable que les éléments cyto ou plasmoditrophoblastiques cheminent à travers la caduque interutéro-placentaire en direction du nyomètre, ou bien y parviennent par voile sanguine.à la façon de minuscules embols.Ce « vagabondage cellulaire », selon la formule imagée de Durante (13), incite à évoquer.du reste.les embols trophoblastiques identiques qui sont normalement émis sans dommage dans le torrent cireu- latoire maternel dès le début de la grossesse et qui colonisent les réseaux capillaires sanguins soit dans la région génitale, soit dans des viscères éloignés commie le foie et les poumons, où il est histologique- ment possible de les identifier (39.46, ete).3.L\u2019ovaire: L\u2019ovaire de grossesse est, quant à lui, beaucoup moins discuté que le placenta myométrial.L\u2019architecture et la morphogenèse en sont amplement précisées et il n'v a pas lieu d'en reprendre la description.Qu'il suffise de rappeler la transformation du corps progestatif en corps gestatif ou corps jaune de grossesse, l\u2019involution d\u2019un contingent plus ou moins important de follieules ovariens et la lutéinisation fréquente de la granulosa ou de la thèque interne de certains d'entre eux, voire des cellules du stroma.PSEUDO-TUMEURS DE L'APPAREIL GÉNITAL ET GROSSESSE 173 Nous en savons assez maintenant pour entrepreu- dre l'analyse anatomuo-clinique des pseudo-tumeurs de l'appareil génital au cours de la grossesse.Nous suivrons naturellement le même ordre de présentation.EXPOSE ANATOMOCLINIQUE 1.Les déciduuses ectupiques à forme pseudotumorale ou déciduomes: Les nodules de cellules déciduales isolées demeurent habituellement latents.Ils se présentent alors tantôt comme des mouchetures ou des pastilles gris rosé que l'on pourrait confondre avec des granulations tuberculeuses, tantôt comme des surélévations lisses ou bourgeonnantes, uniques ou multiples.Ils suscitent toutefois, de temps à autre, un syndrome néoplasique trompeur dont les caractères 1m- pressionnants leur ont valu d'être faussement appelés « déciduomes ».a) Caractères cliniques «t macroscopiques: Les lieux d'élection sont le vol utérin et la vulve.Au col utérin (23, 31, ete\u2026).le déciduome constitue une grosse masse friable et salgnante.susceptible de déformer l'une ou les deux lèvres du museau de tanche et d'envahir un eul-de-sac vaginal.le plus souvent latéral.Chez certaines malades, il détermine plus discrètement une uléération bourgeonnante, unique ou multiple de la muqueuse dont le schéma colposcopique (figure 2) a bien été tracé par Bret et Coupez (9).Dans tous les cas, il est responsable de métrorragies spontanées et provoquées dont l\u2019abondance ou la répétition peuvent entraîner des conséquences dramatiques pour la mère.Mais 1l n\u2019est jamais cause de dystocie.À la vulve, Carlton Auger.qui en à rapporté une observation remarquable en 1955 (6), décrit le déci- duome comme une tuméfaction de consistance assez ferme, homogène à la coupe et de couleur gris rosé avec quelques points rougeâtres.Cependant, quelle que soit la région atteinte.l\u2019évolution clinique est pratiquement la même avec un début apparent dans la seconde moitié de la hl Rt 174 F.CABANNE Figure 2 \u2014 Déciduose pseudotumorale du col utérin.Aspect colposcopique.A: déciduose non ulcérée.B: déciduose ulcérée.Dans BRET, J., et COUPEZ, F., Colposcopie, Paris, MASSON ET CIE, éditeurs, figure 96, p.202, 1960.erossesse, du sixième au huitième mois le plus souvent, et une disparition spontanée deux mois environ après la délivrance pour la totalité des lésions cervicales utérines.Chez la patiente de Carlton Auger (6).il fallut.par contre, une excision chirurgicale cinq mois après l'accouchement, pour obtenir la guérison, suivie d\u2019ailleurs d\u2019une nouvelle grossesse qui s\u2019est déroulée sans incident.b) Caractères histopathologiques : Une énorme accumulation de cellules déciduales, pressées les unes contre les autres, en plages denses parcourues de cloisons conjoncetives lobulantes, telle est l'architecture d'un déciduome (figure 1-b).Ces cellules sont typiques et florides, ou bien dégénératives avec un noyau pycnotique et un eytoplas- me spongioevtaires, ou encore atrophiées et étouffées dans des bandes seléro-hyalines.En bordure des plages, elles sont égalisées dans les tissus environnants et il n'est pas exceptionnel d\u2019apercevoir des formes de transition entre elles et les fibroblastes de ces tissus: on conçoit qu'il s\u2019ensuive une mauvaise limitation du processus.Reste a signaler de place en place, et surtout en surface.des phénomènes contingents de nécrose.d'hémorragie et d\u2019infiltration lymphohistiocytaire, plasmocytaire ou polynucléaire neutrophile.Il va sans dire qu\u2019un pareil ensemble lève à priori Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 la suspicion de malignité qu\u2019imposait le tableau eli- nique avec ses hémorragies et ses bourgeons friables cervicaux.En fait, un diagnostie erroné de carei- nome malpighien basé sur la physionomie fallacieuse des massifs de grosses cellules parées d\u2019une épaisse membrane a été quelquefois avancé ; et l\u2019on est en droit de se demander si les observations de cancers du col utérin, décelés au cours de grossesse et spontanément guéris après l'accouchement, ne se rapportent pas en réalité à des déciduoses ectopiques dont la forme pseudotumorale a induit en erreur.«) Signification : Trois hypothèses ont été émises en la matière.Il est supposé, en premier lieu, qu\u2019un foyer d\u2019en- dométriose préexistant à la grossesse est modifié par elle comme la muqueuse corporéale eutopique.La question ne se pose pas de nier de semblables foyers d\u2019endométriose décidualisée qui font parler d\u2019eux dans le cours de la gravidité, par suite de leur augmentation de volume et des douleurs ou des éventuelles complications qu\u2019ils entraînent.Mais ils se voient de préférence dans le myomètre (adéno- myose décidualisée), dans le ligament rond ou à l\u2019ombilie.De plus et surtout, leur structure n\u2019est pas exactement la même, car les nappes déciduales sont ornées de glandes endométriales toujours iden- tifilables, même lorsqu'elles sont atrophiées, étouffées ef réduites à de simples fentes.La déciduose ectopique pseudotumorale est donc bien un processus autonome.La seconde théorie assimile la déciduose ectopique à une véritable métastase : les cellules déciduales émigreraient de la caduque, soit par la lumière tubaire, soit par le système cireulatoire, puis se grefferaient dans les tissus extracorporéaux.Cependant, si ce mécanisme est peut-être valable pour la déciduose ovarienne, ainsi que le soutiennent Dubreuil et Beauchant (12), il devient difficilement acceptable pour les autres localisations.La dernière conception beaucoup plus simple est celle de la métamorphose (6, 14 et 31), et l\u2019on peut raisonnablement penser que des cellules conjonctives ou histiocytaires situées hors de l\u2019endomètre VE Day J 1 La \u201clil ls | \u201cfennel rll péril al tills | Ell ls, i; éf fel \u201cgl Ae, [EN] wi \u201clu a ET Wen lu th li fi dp, Lips Laval Médical Vol.40 \u2014- Fév.1969 sont particulièrement sensibles, comme le chorion cytogène, aux incitations hormonales de la grossesse.2.Les endométrites syncytiales ou syncytiomes: Peu de lésions ont fait l\u2019objet de divergences aussi flagrantes que cettes complication du postpartum et du postabortum.a) Caractères cliniques ct macroscopiques: L'endométrie syneytiale ne possède pas de symptomatologie propre.La seène clinique se déroule dans les suites immédiates ou tardives d'un accou- «hement, d'un avortement simple ou d'un avortement môlaire.Elle se continue sans faille avee la période d'évacuation utérine et la prolonge, ou bien se trouve séparée d'elle par un intervalle libre qui, dans une de mes observations, a été de deux mois.Elle consiste en hémorragies continues ou discontinues, rarement très abondantes, allant de pair avec un état subfébrile et la mise en évidence d'un gros utérus, mou.souvent douloureux.Cest dire qu\u2019elle évoque avant tout une rétention placentaire ou mô- laire, voire le développement d\u2019un chorioearcinome postmôlaire.Elle conduit logiquement à une révision utérine ou à un curetage explorateur.Dans les cas non exceptionnels où une hystéree- tomie est pratiquée.l'examen de la cavité corporéale fait découvrir une zone eruorique plus ou moins étendue, recouverte de caillots sanguins et de lambeaux tissulaires nécrotiques, s\u2019enfonçant nioyenne- ment dans la paroi et correspondant sans aueun doute au Heu modifié de l'insertion placentaire.b) Caractères histopathologiques: Malgré sa structure complexe, l\u2019endométrite syn- eytiale peut se définir comme l\u2019envahissement de la caduque et des couches les plus profondes du myo- metre par de grosses cellules dystrophiques, uni- ou plurinucléées, au cytoplasme oxyphile, intriquées a des éléments inflammatoires polymorphes lympho- histioeytaires ou polynucléaires neutrophiles, a de petits foyers nécrotico-hémorragiques et à des bourgeons cellulaires intravaseulaires.Des vésicules mô- laires et des fragments de polype placentaire avec PSEUDO-TUMEURS DE L'APPAREIL GÉNITAL ET GROSSESSE 175 leurs villosités dégénératives ou sclérohyalines et leur revêtement trophoblastique occasionnellement proliférant s\u2019y ajoutent une fois sur trois environ (figure 3).Il est facile de comprendre que ce tableau impressionnant ne peut être apprécié dans son ensemble que sur des pièces uférines entières où sur des fragments obtenus par un curetage spécialement «appuyé » et profond.Il sera simplement soup- conné, sans qu'il devienne loisible de l'assurer quand le prélèvement n'aura intéressé que des bandes de caduque infiltrées par les grosses cellules dystro- phiques.ce) Signification: Les remaniements de la paroi utérine ont été interprétés de façons différentes suivant les époques et suivant les pays.Nul n'ignore qu'ils furent primitivement assimilés par Marchand, en Allemagne, en 1895 (30).sous le nom de syncytiome, à une forme spéciale peu agressive de chorio-épithéliome.Cette conception.acceptée encore par Ewing en 1910 (15).n\u2019est évidemment plus retenue aujourd'hui.Elle ne concorde pas avec la réalité: et dans une critique pertinente résumant l'opinion quasi unanime des Figure 3 \u2014 « Endométrite syncytiale » ou myométriose.Noter les files et les petits amas de cellules dystrophiques mono ou plurinucléées infiltrant le myomètre.Remarquer aussi, dans la moitié inférieure de la figure, la fente vasculaire partiellement entourée d\u2019éléments anormaux.Pièce d\u2019hystérectomie pratiquée à la suite d\u2019une fausse-couche, chez une malade de 38 ans : l\u2019aspect macroscopique était celui d\u2019une tumeur sessile de la face postérieure du corps utérin ; grossissement 150 fois environ. 176 F.CABANNE anatomo-pathologistes en 1947, Hertig et Sheldon (22) ont montré de maniére indiscutable que le processus ne se comportait pas comme une tumeur vraie, qu'il ne donnait pas de métastase, et qu\u2019il n'aboutissait jamais à la mort après hystérectomie.Je peux affirmer, pour deux cas suivis plus de cinq ans, que l'évolution est identiquement bénigne.même sans sacrifice de l'utérus, quand le diagnostic est porté sur un épais matériel de curetage comportant du myomètre.Sans doute, l'architecture histologique générale simule-t-elle quelque peu celle d\u2019une tumeur maligne du placenta.Des erreurs manifestes d'identification sont périodiquement commises à ce titre par des biologistes non avertis; et j'en ai eu malheureusement trois fois la preuve durant les dix dernières années.Mais elles ne devraient pas se produire si l'on se fie aux quelques points de repère suivants pour étudier les observations de malignité discutable : l'infiltration cellulaire qui nous préoceupe s\u2019effectue en files ou en petits amas et demeure strictement interstitielle.sans destruction majeure du muscle, alors qu\u2019elle se montre anarchique, cordo- nale.massive et très histolvtique dans le chorio- carcinome : quand elle se combine.de surcroît, à des phénomènes nécrotico-hémorragiques, ceux-ci restent discrets et ne dominent jamais la scène comme dans le choriocarcinome: on ne saurait accorder, d\u2019autre part, une valeur significative aux embols et aux bourgeons intravaseulaires qui se rencontrent puisqu'ils sont habituels dans la grossesse normale comme dans le choriocarcinome ; quant à la décision finale.elle ne devra être acquise qu\u2019après dosages hormonaux itératifs, indiquant un taux élevé et persistant de gonadotrophine chorionique si l\u2019on à affaire à un choriocarcinome.Cependant, si le concept de syncytiome malin est raisonnablement abandonné désormais, les avis n'en restent pas moins partagés sur la signification exacte des aspects histopathologiques pseudotumoraux qu'il à désignés au début du sièele; et l'on retrouve en ce domaine la même opposition qui s\u2019est fait Jour à propos du placenta myométrial.Pour les uns, en effet, particulièrement aux États-Unis d\u2019Améri- Laval Médical Vol.40 \u2014- Fév.1969 que, avec Novak (33) ou avee Hertig (21) et son école, les plasmodes qui diffusent dans le myomètre sont de nature chorio-placentaire et s\u2019insinuent dans le muscle ou dans la lumière des vaisseaux grâce à leurs hypothétiques propriétés amiboïdes.Pour les autres à l'inverse, la morphologie générale des lésions est identique à celle du placenta mvométrial.ce qui me paraît indéniable; et 11 n'est que de se reporter aux descriptions minutieuses de ce placenta pour s\u2019en convaincre.L\u2019endométrite syneytiale n\u2019est done que l'exagération monstrueuse de la classique réaction myométriale (figure 4).Autant dire que le terme d\u2019endométrie syneytiale ne se justifie pas plus que celui de syneytiome: il y u lieu de le remplacer par celui de réaction myomé- triale hyperplasique et pseudotumorale ou par celui de placenta myométrial hyperplasique et pseudo- tumoral, ou encore par celui de « myométriose ».3.Les chorio-épithélioses : Le mot, imaginé par Schopper et Pliess en 1949 (41), s\u2019applique à la prolifération extra- utérine de tissu placentaire, à l\u2019état pur.À la vérité, affection est connue depuis longtemps et le premier cas en fut probablement rapporté par Pick en 1897 (36).Figure 4 \u2014 « Endométrite syncytiale » ou myométriose.Noter, à droite comme à gauche, l\u2019aspect curieux des cellules avec leur polymorphisme nucléaire, leur cytoplasme fibrillaire et leur structure irrégulière ou rubanée.L'architecture générale est beaucoup plus celle d\u2019une cellule musculaire lisse dystrophique que celie d\u2019un élément décidual ou trophoblastique et syncytial.Même observation qu\u2019à la figure 3 ; grossissement 800 fois environ, Nill Jel Valle aint] surélé sina Ell» of le li Lr den Tile aoe le, QU Ji tw ste sq le wy) Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 a) Caractères cliniques et macroscopiques: Le vagin, la vulve, surtout les grandes lèvres, et la partie supérieure du triangle de Scarpa sont le siège le plus courant de la lésion.Son développement rapide se traduit par une tuméfaction violacée dont il est dit que la taille varie de celle d\u2019un pois à celle d\u2019une orange.La grosseur est enchâtonnée dans les tissus ou bien les surélève.Elle les ulcère, une fois sur deux environ, entraînant des hémorragies souvent importantes.Elle est indolore ou provoque des douleurs sourdes et une inflammation plus ou moins prononcée avec œdème et congestion périphérique.Cette symptomatologie bâtarde vient perturber les dernières semaines d\u2019une grossesse jusqu'alors normale ou bien prolunger les suites immédiates d\u2019un avortement simple ou celles d\u2019un avortement m6- laire, Dans les deux premières éventualités, elle fait songer à une thrombose variqueuse aiguë, et dans la troisième.à la métastase précoce d\u2019un chorio- carémonie.La masse anormale rétrocède lentement de volunie ou continue de croître après l\u2019évacuation utérine ; et quand le chirurgien est appelé à intervenir devant sa persistance, il extirpe un nodule érnorique irrégulièrement limité, diffluent, friable, ayant l'allure d\u2019un caillot mal organisé, sans connexion évidente avec le système cireulatoire.b) Caractères histopathologiques : Au microscope, à première vue, l'architecture générale est celle d\u2019un choriocarcinome avee ses plages hémorragiques, sa nécrose, ses enibols vasculaires, ses cellules de Langhans et ses plasmodes, dissociant les formations conjonctivomusculaires ou les épithéliums (figure 5).Mais une consultation de grande importance ressort d\u2019une analyse détaillée des préparations: il existe toujours, en un point ou en un autre, soit de petites vésicules môlaires au mésenchyme avaseu- laire, soit des villosités placentaires tantôt vivaces et identiques à celles d\u2019un œuf normal, tantôt dégénératives et centrées par un axe sclérosé.Ces strue- PSEUDO-TUMEURS DE L'APPAREIL GÉNITAL ET GROSSESSE Figure 5 \u2014 Chorio-épithéliose gravidique.Accumulation de cellules de Langhans et de plasmodes à la partie basse du vagin chez une malade de 32 ans au décours d\u2019une grossesse môlaire totale.Pièce d\u2019exérèse ; grossissement 500 fois environ.tures chorioplacentaires sont habituellement très peu nombreuses.Par places, elles se trouvent revêtues d'éléments langhansiens et plasmodiaux, dys- trophiques ou mitotiques, qui bourgeonnent à leur pourtour.Ailleurs, elles sont bordées d'u simple vernis syneytial quieseent et semblent isolées, saus contact avec les amas de cellules trophoblastiques.Elles se rencontrent en général en pleines nappes sanguines.Elles se voient aussi dans la lumière des Vaisseaux à funique musculaire, Bien plus, il est précisé par quelques protocoles histologiques, en particulier par celui de Mondor, Léger et Cham- peau (32).signé de Paulette Gauthier-Villars (17).que les caillots et les villosités adhèrent à une sorte de paroi munie de fibres élastiques; ce qui laisse supposer que le processus morbide s'est entièrement constitué dans une veine monstrueusement dilatée.c) Signification : Devant un pareil tableau anatomoelinique, reproduisant assez bien celui d'une affection métastatique.il est naturel de suspecter, a priors, la localisation secondaire d'un choriocarcinome.Les anciens auteurs n\u2019ont pas manqué d'y penser.La liste en est longue, depuis Pick (36) déjà cité, Heitz en 1909 (20).Ascheim en 1927 (4), Gygax en 1931 (19) ou Wegelin en 1936 (47), sans oublier en France Mallet-Guy en 1933 (29) ni Charrier en PRAIA Huy ht pin 178 F.CABANNE 1945 (10).Plutôt que d\u2019en donner une énumération complète qui serait fastidieuse.il paraît préférable d\u2019insister sur les réticences et sur les doutes qui se sont manifestés au fil des années à l\u2019égard de ces observations de déroulement paradoxal dans lesquelles un diagnostic histologique de néoplasme hautement malin est contredit par une évolution définii- tivement bénigne.C'est ainsi qu\u2019on peut lire dans le cours des publications et des commentaires qu\u2019elles ont suscités, des explications plus ou moins embarrassées comme : « observation suivie trop peu longtemps », «histoire surprenante et inexplicable », «tumeur choriale de malignité locale », « môle mé- tastasiante », « métastase bénigne », ete\u2026 11 est certain que ni la clinique, ni la morphologie ne cadrent avec le diagnostic de choriocarcinome.Cliniquement, l'heureuse issue acquise dans chaque cas par une thérapeutique chirurgicale limitée n\u2019est assurément pas celle d\u2019un cancer du placenta.Le résultat des quelques dosages biologiques de prolan B dont il est fait mention n\u2019est pas plus démonstratif, car les chiffres rapportés ne sont jamais supérieurs à 15 000 unités-lapine.L'étude morphologique, elle, emporte la conviction en permettant de découvrir les villosités placentaires ou les vésieules môlaires : leur présence oblige, en effet, à éliminer formellement le diagnostic de malignité puisqu\u2019on admet qu\u2019un foyer extra-utérin de choriocarcinome n\u2019en contient jamais; elle contraint à envisager sous un Jour nouveau le problème de ces « tissus placentaires proliférants et ectopiques ».Cest alors qu\u2019on peut raisonnablement supposer la greffe régionale de villosités placentaires normales ou môlaires, détachées de la cavité utérine et véhiculées jusqu\u2019à leur lieu d'implantation, soit par les voies naturelles, à l\u2019oceasion d\u2019un curetage par exemple, soit par le torrent circulatoire, sur le mode d'une embolie rétrograde.Les cellules ainsi bloquées dans les réseaux veineux ou capillaires conserve- ralent leur vitalité et leurs fonctions angiolytiques, se multipliant et érodant la paroi des vaisseaux comme au niveau du placenta eutopique.Leur existence serait « conditionnée » par le terrain hormonal de la grossesse comme celle du même placenta euto- Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 pique, et leur régression débuterait logiquement après l\u2019accouchement.Pour curieux qu\u2019il soit, ce mécanisme du transport intravasculaire et de la greffe de tissus non cancéreux est à rapprocher des embols trophoblasti- ques physiologiques si bien décrits par Schmor] (40), 11 est seul capable d'expliquer le comportement des lésions vulvo-vaginales et crurales.On doit se demander, du reste, s\u2019il ne s\u2019applique pas aux étonnantes métastases pulmonaires aggravant parfois une môle hydatiforme et disparaissant spontanément au décours d\u2019une hystérectomie ou d\u2019une évacuation utérine.Peut-être même intervient-il encore dans la réalisation des gros embols trophoblastiques uniques qui tuent par thrombose massive isolée de l\u2019artère pulmonaire dans les suites plus ou moins éloignées d\u2019un avortement môlaire.Je crois, pour ma part, que toutes ces complications de la gravidité procèdent d\u2019une pathogénie comparable et sont des formes voisines de chorio-épithéliose.4.Les Iutéomes de la grossesse : L'expression fut proposée par William Sternberg en 1961 (44), pour résigner une énorme accumulation de cellules ressemblant à celles du corps gesta- tif dans le stroma ovarien des derniers mois de la grossesse.Passée pratiquement inaperçue jusqu'alors ou décrite sous des noms différents, la lésion à bénéficié de plusieurs travaux récents: une trentaine d\u2019observations en ont été rapportées et j'ai eu l\u2019occasion d'en connaître un exemple appartenant à mon ami le professeur Laffargue, de Marseille (27).a) Caractères cliniques rt macroscopiques : L'affection est décelée fortuitement dans la plupart des cas, à l\u2019occasion d\u2019une laparatomie pour césarienne ou ligature des trompes dont l\u2019indication lui est totalement étrangère.Dans l\u2019expérience de Sternberg et Barelay (44), elle touche dix fois sur douze les grandes multipares.Son électivité pour les femmes noires a été signalée : elle s'explique par la fréquence des maternités répétées chez ces patientes, plus que par une prédisposition raciale.ps A! Th well il went\u201d lll ls | el Tui: table vil ly duh lige st ds lst berg fins] {et Hilly tig ait Fs gl} \u201cni salé thr su] ty Bro Si ifs iy 3 Laval Médical Vol.40 \u2014- Fév.1969 Dans la règle, la puerpéralité se déroule sans inei- dent et sans que la mère ou l\u2019enfant présente la moindre anomalie clinique.Mais il existe probablement toujours une hypersécrétion hormonale œstro- génique ou androgénique qui doit passer inapercue dans l\u2019ensemble biologique de la grossesse et ne devenir cliniquement patente que dans certaines \u201circonstances.C\u2019est ainsi qu une exerétion considérable d\u2019androgènes est susceptible de provoquer un virilisme très accusé.La mère en est parfois la seule victime dès le quatrième mois qui suit la fécondation et souffre d\u2019hyperclitoridie.avec hypertri- chose et modification du timbre de la voix (1, 7.11 et 38).Le fœtus, de sexe féminin, peut en subir les conséquences, lui aussi, sous la forme d\u2019un pseudo- hermaphrodisme plus ou moins complexe, comme dans le rapport de Brentnall (8) publié sous l\u2019étiquette d\u2019arrhénome, et dans celui de Malinak et Miller (28) mentionnant un taux de 17-cétostéroïdes urinaires égal à 125 mg par litre.Les deux se trouvent enfin exceptionnellement touchés comme dans le cas de Laffargue (27) où s'associent une maseuli- nisation de la mère et un pseudohermaphrodisme féminin du bébé.Les perturbations maternelles s\u2019atténueraient dans les suites précoces de l\u2019accouchement.Le chirurgien découvre pour sa part, avec surprise, une néoformation ovarienne qu\u2019il n\u2019avait généralement pas repérée au palper ou au toucher vaginal avant d\u2019opérer, par suite du volume de l\u2019utérus gravide.Cette masse, dont le diamêtre varie de quelques millimètres à plus de 12 centimètres et dont le poids s'élève à 576s chez la malade de Krause (26), est charnue, dure ou mollasse, assez bien limitée.mais plurinodulaire et mal encapsulée.À la coupe, elle apparaît blanchâtre ou jaune cha- Mois avec des cavitations inconstantes et des zones congestives ou hémorragiques.Sternberg et Barclay (44) notent qu\u2019elle est bilatérale quatre fois sur 12 et qu'elle se combinait une fois à un kyste dermoïde et une autre fois à une petite tumeur de Brenner (figure 6).Sous l\u2019angle évolutif, aucune récidive ne survient après extirpation et la régression s\u2019effectue de façon ®) PSEUDO-TUMEURS DE L\u2019APPAREIL GÉNITAL ET GROSSESSE 179 LRT M ! A A QE TE OPEN LTE LTT PT TORT TT] (oF ATi Figure 6 \u2014 « Lutéome de la grossesse » ou lutéose gravidique.Aspect macroscopique de lésions ovariennes plu- rinodulaires et bilatérales.Primipare de 27 ans.Castration et hystérectomie, six semaines après l\u2019accouchement.(LAFFARQUE et coll, Presse méd., 76 : 155-158, 1968).spontanée dans les suites de couches quand l'exérèse n\u2019est pas pratiquée, Sternberg et Barclay (44) l'ont prouvé sans conteste, pour deux cas bilatéraux confirmés par biopsie, cur après ablation d'un seul ovaire, la masse restée en place disparut rapidement, sans autre thérapeutique.Si l'on se rappelle ce caractère régressit du processus et sa latence habituelle, on en vient à lui attribuer une fréquence plus grande que la littérature médicale actuelle le laisse supposer (une fois sur 400 interventions chirurgicales en fin de grossesse ou dans le postpartum).b) Caractères histopathologiques: La topographie microscopique est schématiquement endocrinienne.C\u2019est un assemblage de nodules et de cordons cellulaires irréguliers, intriqués à des capillaires sanguin et sous-tendus par une fine trame collagéno-réticulinique aux mailles assez lâches.Les éléments en sont polyédriques, ovoides ou allongés, remplis d'un e¢ytoplasme trés oxyphile, finement granuleux, ornés d\u2019un noyau polymorphe hyperehromatique et cernés d\u2019une membrane particulièrement nette.Ils possèdent parfois de petites vacuoles claires lipoidiques mais ne contiennent Jamais l'inclusion hyaline, spéeifique du corps jaune de grossesse.On les trouve exceptionnellement en mitose normale ou anormale. 180 F.CABANNE Une telle formule histologique ne s'applique, en réalité, qu\u2019à la lésion floride en période d\u2019état, avant la délivrance.Elle se modifie avec le temps pour aboutir à la régression cliniquement constatée: le feutrage de soutien devient abondant avec bandes scléro-hyalines et calcifications ; les cellules dégénèrent de façons diverses, sur un mode de ballonisa- tion, de densification cytoplasmigue, de vacuolisation grossière, de nécrose de coagulation et de pyenose nucléaire ou de caryorhexis; de plus, certaines d\u2019entre elles, en périphérie, s\u2019allongent et présentent la physionomie habituelle d\u2019une involution fibro- cvtaire.Il en était ainsi pour la malade de Laffar- eue (27), castrée six semaines après l'accouchement (figure T).c) Signification : La nature exacte de ces remaniements ovariens si originaux n'est pas encore entièrement élucidée et plusieurs opinions se sont affrontées à son propos.Pour les uns, il s'agirait d'une énorme hyperplasie du corps jaune de grossesse, Certes, l\u2019histoire clinique ne l\u2019interdit pas.Mais divers arguments péremptoires s\u2019v opposent de manière absolue : l\u2019atteinte simultanée des deux gonades ; l\u2019aspeet histologique spécial des cellules qui sont privées de corps hvalins; la disposition aérée de la trame rétieuli- nique, différente de celle du corps jaune dont les mailles sont serrées; la coexistence quasi constante enfin du corps gestatif typique et des structures Figure 7 \u2014 « Lutéome de la grossesse » ou lutéose gravidique.Aspect involutif des lésions ovariennes, avec vacuolisation et dégénérescence des cellules.Même observation qu\u2019à la figure 6 ; grossissement 500 fois environ.Laval Médical Vol, 40 - Fév.1969 lésionnelles qui contractent exceptionnellement des rapports intimes avec sa thèque interne (44) et se trouvent le plus souvent situées très en dehors de lui.sur l\u2019ovaire opposé ou sur le même ovaire, C\u2019est sans doute la raison pour laquelle on a imaginé que l\u2019on pouvait avoir affaire à une lutéinisation eravidique d'un thécome, d\u2019un folliculome ou d\u2019un gynoblastome, préexistant à la grossesse.Les antécédents des patientes, la vie éphémère de la formation ovarienne qui nous intéresse, sa fréquente bilatéralité et sa morphologie ne s\u2019accommodent guère d\u2019une pareille hypothèse.Il est bon de se souvenir en particulier qu\u2019une tumeur théeale ou folliculaire antérieure à la fécondation ne subit jamais la métaplasie lutéinique en totalité et qu\u2019elle se charge alors de multiples inclusions lipoidigues intracellulaires: elle reste done facile à identifier.Il n\u2019est pas inutile d\u2019insister, en outre, sur un petit problème diagnostique accessoire portant sur la répartition des fibres de réticuline : celles-ci sont nombreuses, isolant les cellules individuellement ou par minuscules amas dans les néoplasmes authentiques, alors qu\u2019elles construisent un réseau lâche dans l\u2019autre lésion.Aucune confusion, aucun rapprochement ne semblent done possibles.En fait, il semble bien que l\u2019on soit en présence de la lutéinisation gravidique de divers constituants ovariens non tumoraux.Cette lutéinisation irait de pair avec la prolifération cellulaire des éléments intéressés.Elle serait provoquée, comme elle, par la gonadotrophine chorionique et les autres hormones stéroïdiennes dont le taux est très élevé chez la femme enceinte.Elle porterait en premier lieu sur les cellules thécales des follicules atrésiques ou kystiques et les rendrait méconnaissables, au point qu\u2019ils ne comprendraient plus que des tronçons pelotonnés de membrane sclérohyaline ou de vagues cavités comprimées.Elle concernerait aussi les cellules du stroma ovarien ne possédant aucune connexion directe avec les follicules.On sait qu\u2019en période pré- ménopausique ou ménopausique, ce stroma peut être le siège d\u2019une hyperplasie diffuse, avec métaplasie thécale.Le même phénomène survient parfois à l\u2019occasion d\u2019une maternité.Il s\u2019accompagne naturellement d\u2019une lutéinisation qui se combine à celle =\" ll ep | \u201cat, ly Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 de la théque interne des follicules pour donner naissance aux formations plurinodulaires et extensives du lutéome de la grossesse dont Krause et Stem- bridge (26) ont confirmé la nature thécale lutéini- que par une étude au microscope électronique.Le lutéome de là grossesse, coneu de la sorte, n\u2019est pas sans évoquer le processus de métaplasie progestative qui préside à la genèse des kystes ovariens, satellites de la môle hydatiforme et du chorioearei- nome, ou compliquant à l\u2019occasion certaines grossesses normales.ll en est l\u2019exagération sous une forme massive et non cavitaire.11 correspond, en somme, à une thécomatose ovarienne lutéinisée et pseudotumorale de là grossesse ou, si l\u2019on préfère, à une lutéose ovarienne gravidique et pseudotumo- rale : et le terme de lutéome devrait être abandonné, s\u2019il n\u2019était déjà consacré par l\u2019usage.J'ajoute que ce mot de lutéome prête à confusion, non seulement parce qu'il s\u2019applique à une lésion gravidique non tumorale, mais encore parce qu\u2019il fut utilisé bien avant Sternberg (44) pour baptiser des « néoplasmes à cellules lipidiques de l\u2019ovaire » dont la signification n\u2019est pas univoque, et aussi parce qu\u2019il laisse croire que le corps jaune peut être le point de départ de tumeurs véritables; ce qui n\u2019est pas prouvé.Quoi qu\u2019il en soit de ces digressions terminologiques, il importe de conclure notre exposé anatomo- clinique par de brèves remarques générales, RÉFLEXIONS D'ORDRE SYNTHÉTIQUE ET PATHOGÉNIQUE 1.Aperçu synthétique: Lorsqu'on envisage les traits essentiels des quatre groupes de pseudo-tumeurs de la grossesse que nous avons passés en revue, on est conduit à leur attribuer les caractères suivants : a) Ce sont des lésions qui compliquent le dernier tiers de la grossesse, le postpartum, le postabortum ou les suites d\u2019un avortement môlaire ; b) Ces lésions se développent avec rapidité et sont silencieuses ou responsables de manifestations cliniques spectaculaires ; PSEUDO-TUMEURS DE L'APPAREIL GÉNITAL ET GROSSESSE 181 c) Elles sont temporaires et leur régression spontanée se montre non moins rapide ou spectaculaire que leur croissance.Leur persistance, obligeant le chirurgien à intervenir, est couramment constatée chez des patientes atteintes de rétention placentaire.Elle semble en relation avec la gonadotrophine chorionique que le tissu trophoblastique greffé sur l'organisme maternel continue de sécréter : d) Leurs aspects macroscopiques et microscopiques, souvent trompeurs, peuvent faire penser à l'évolution d'une affection maligne.alors qu\u2019il s\u2019agit en réalité de phénomènes hyperplasiques, dystro- phiques ou métaplasiques, d\u2019allure pseudotumorale et de durée éphémère : «) Leur signification nosologique apparaît simple à la lumière de leur comportement biologique et de leur morphologie.Les pseudo-tumeurs de l\u2019appareil génital qui affectent les femmes enceintes correspondent toutes à l\u2019exagération monstrueuse des modifications tissulaires physiologiques provoquées par la gravidité.Ce sont des pseudo-tumeurs « induites » par la grossesse.Il faudrait élucider maintenant les raisons d'une telle monstruosité.2.Aperçu pathogénique: Nous en sommes réduits à des suppositions qu'il serait fastidieux d'exposer.Mieux vaut avouer notre ignorance et retenir les quelques points que voici.À l\u2019état normal, un équilibre humoral, hormonal et cellulaire, existe certainement entre la mére, organisme nourricier, et l\u2019œuf, parasite indiseutable.Cet équilibre entre l'hôte et son parasite se trouve perturbé de temps à autre, selon des mécanismes que nous connaissons mal: déficience maternelle de type endocrinien ou immunitaire ; exagération des fonctions angiolytiques et séerétoires du trophoblaste portant spécialement sur les enzymes protéolytiques et la gonadotrophine chorionique, ete\u2026 Les pseudo-tumeurs de la grossesse résultent peut- être d\u2019un déséquilibre de ce genre, local, régional ou général.On est tenté d\u2019envisager les problèmes qu\u2019elles posent en les confrontant à ceux que soulèvent la môle hydatiforme et la môle disséquante. 182 F.CABANNE Nous ne savons exactement ni comment ni pourquoi une môle devient quelquefois agressive et envahit profondément la paroi utérine sans que sa structure histologique soit apparemment modifiée.Quand nous l\u2019aurons appris, nous aurons sans doute quelques éclaircissements sur la pathogénie de la myométriose et de la chorio-épithéliose, voire, par contre-coup, sur celle de la déciduose ectopique pseudotumorale et de la lutéose ovarienne gravidique.Nous n\u2019en sommes pas arrivés là.Le résultat ne sera acquis que par l'effort conjugué des obstétriciens, des biochimistes, des immunologistes et des anatomopathologistes.CONCLUSION Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019il m'a paru intéressant d'établir un parallèle anatomoclinique et biologique entre les diverses complications pseudotumorales de la grossesse que je viens d\u2019évoquer.Cette étude comparative servira éventuellement de base de travail pour des recherches ultérieures.Je la livre à votre méditation en vous remerciant de votre aimable attention.BIBLIOGRAPHIE : ALEXANDFR, W.S., et BERESFORD, O.D., Masculinization of ovarian origin.Report of a case with viriliza- tion developing during pregnancy, J.Obstet.Gynaee.Brit.Emp., 68 : 252-258, 1953.2, ANCEL, P., et BLoUIN, P., De l\u2019existence d\u2019une glande myométriale endocrine chez la lapine gestante, CR.Assoc.Anat., 1911.ANCEL, P., et BLouIN, P., Sur les soi-disant néphro- phagocytes utérins et la signification des cellules myométriales, C.R.Soc.Biol, 74 : 352-354, 1913.ASCHEIM, 1927, Cité par MoNpor, LÉGER et CHAMPEAU, puis par SCHOPPER et PLIESS.Avoer, C., Les môles disséquantes.Étude histopa- thologique de onze cas, Arch.Anat.path.(Sem.Hôp.Paris).31 : A163-A167, 1955.i.Avcrr, C., Déciduome vulvaire, Arch.Anat.path.(Sem.Hôp.Paris), 31 : A168\u2014A170, 1955.BarRp, R.N., et AsTwoon, Masculinization and pregnancy, Bul.New Eng., Med.Center, 8: 234-239, 1946.BReEntNALL, C.P., Case of arrhenoblastoma complicating pregnancy, J.Obstet.Gynaec.Brit.Emp., 52 : 235-240, 1945.Brer, À.J., CouPEz, F., et BRUX, J., de, La déciduose du col utérin.Aspects cliniques et colposcopiques, Gynéc.et Obstét., 58 : 199-207, 1959, Laval Médical Vol.40 \u2014- Fév.1969 10.CHARRIER et RIVIERE, M., Tumeur choriale de la paroi vaginale, consécutive à l'expulsion d\u2019une mole.Particularités de son évolution, Mém.Acad.Chir., 71: 171-176, 1945.CULINER, À, et Suierer, S., Virilism and theca cell hyperplasia of ovary, J.Obstet.Gynaec.Brit.Emp., 56 ; 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Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 PSEUDO-TUMEURS DE L\u2019APPAREIL GENITAL ET GROSSESSE 183 28.MALINAK, L.R., et MirLEr, G.V.Bilateral multi- 49.Scuaiokr, G., Pathologisch anatomische Untersuchun- il centric ovarian luteomas of pregnancy associated with masculinization of a female infant, Am.J.Obstet.Gynec.91 : 251-259, 1965.MaLLET-GUY, P., Chorio-épithéliome primitif du vagin.Lyon mdd., 152 : 35-37, 1933.MARCHAND, F., Über die sogenannte decidualen Geschwiilste im Anschluss an normale Geburt, Blasenmole und Extrauterinschwangerschaft, Mo- nats.Geburtsh.Gyndk.1: 419, 1895.MARTIN, J.F., et CABANNE, F., La réaction déciduale du col utérin au cours de la grossesse, Arch.Anat.path.(Sem.Hôp.Paris).29 : A47-A53, 1953.2.MoNvor, H., LÉarr, L., et CHAMPEAU.C., Tumeur choriale de la vulve consécutive à un avortement apparemment banal, Mém.Acad.Chir\u2026 71: 182- 184, 1945.33.NovaK, E., et SEAH, C.S., Choriocarcinoma of the uterus, Am.J.Obstet.Gynec., 67 : 933-957, 1954.34.Novak, E., et 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SURRÉNALECTOMIE DANS LE CANCER DU SEIN EN PHASE AVANCÉE * Depuis plusieurs années déjà, on a découvert l'influence des hormones sur certaines formes de cancer.Le tableau I nous montre qu\u2019il y a maintenant sept sortes de cancers bumains qui peuvent être hormono-sensibles.Ce sont les carcinomes du sein (2 et 12), de la prostate (14), de la thyroïde (1), du rein (3), de l\u2019endomètre (15) et des vésicules séminales (19), de même que le lympho- sarcome et la leucémie (17).TABLEAU I Cancers humains hormono-sensibles BEATSON, 1896 (2) FARROW et ADAIR, 1942 (12) HuceIiNs, 1941 (14) BALME, 1954 (1) PEARSON et COLL.1949, (17) Broom, 1963 (3) KerLEY et BAKER, 1961 (15) RODRIGUEZ KEES, 1964 (20) 1 - Carcinome du sein 2 - Carcinome prostatique 3 - Carcinome thyroidien 4 - Lymphosarcome et leucémie 5 - Carcinome rénal 6 - Carcinome endométrial 7 - Carcinome des vésicules séminales D\u2019après le registre des tumeurs de la province de Québee, il y a environ 1300 nouveaux cas de carcinome mammaire par année (22), dont 50 pour cent seulement sont encore vivants après cinq ans.C\u2019est donc dire l\u2019importance du traitement pal- Hatif dans le cancer du sein.Dans le cancer du sein métastatique, le traitement hormonal peut être additif, en donnant au patient des androgènes, des œstrogènes ou des corticostéroïdes, ou il peut être une chirurgie d\u2019exérèse comme l\u2019ovariectomie, la surrénalectomie ou 1\u2019hypophysectomie.* Travail présenté devant la Société de Chirurgie de Québec, le 20 avril 1968.+ Professeur auxiliaire au Département de chirurgie de l\u2019Université Laval et assistant dans le Service de chirurgie de l\u2019hôpital du Saint-Sacrement de Québec.Luc DESCHÈNES, M.D., F.R.C.S.(C) t Avant de soumettre un patient à une chirurgie endoerinienne majeure pour un cancer du sein disséminé, il faut s\u2019assurer que sa maladie a toutes les chances de réagir à ce traitement.Malheureusement, il n\u2019existe à l\u2019heure actuelle aucun examen de laboratoire pouvant nous permettre de prédire l\u2019hormono-sensibilité d\u2019un cancer.Par ailleurs, la plupart des indices qui constituent une situation favorable dans le traitement du cancer du sein primitif ne sont pas des guides sûrs dans le traitement de la maladie métastatique.Comme il est difficile d\u2019avoir une vaste expérience personnelle en ce domaine, nous avons analysé les facteurs qui peuvent guider le choix du patient pour la surrénalectomie bilatérale, en utilisant les résultats présentés au Congrès international de Lyon sur la chirurgie endocrinienne majeure dans le cancer du sein en phase avancée.Le tableau II montre les résultats obtenus par plusieurs équipes avec la surrénalectomie bilatérale : au total.plus de 2 500 cas, avec un pourcentage moyen de rémission objective de 34 pour cent, d\u2019une durée moyenne de TaBLEAU IT Effets de la surrénalectomie bilatérale dans le cancer du sein en phase avancée | NOMBRE POURCENTAGE DURÉE MORTALITÉ AUTEURS .DE CAS DE REMISSION DE REMISSION EN % T.L.Dao (9) 405 | 34 18 mois W.Smets et ! | coll.(20) 155 34 15 mois R.L.Byron (6) 339 35 11.6 mois N.C.Delarue et coll.(11) 133 i 34 15 mois J.V.Prohaska (18) 566 30 A.Fracchia (13) 500 35,6 G.Westbury (21) | 23 (1 an) pas fd \u201c50 Ap] I pénal ln étre pal Je fae de h Fiqu dial / I?Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 15 mois avec une mortalité opératoire d\u2019environ cinq pour cent (6, 9, 11, 13, 18, 20 et 21).Les différents facteurs à considérer avant la sur- rénalectomie sont l\u2019âge, l\u2019état menstruel, l\u2019effet de la modification hormonale antérieure, l\u2019intervalle entre le traitement de la tumeur primitive et l\u2019apparition des métastases, la localisation métastatique, le facteur diseriminant de Bulbrook et l\u2019extension de la maladie.o , .% de remission objective 30-39 40-49 50-59 60-69 Age Figure 1 \u2014 Taux de rémission aprés surrénalectomie bilatérale, en fonction de l\u2019âge, d\u2019après Prohaska (18).La figure 1 montre l\u2019influence de l\u2019âge sur le taux de rémission après la surrénalectomie bilatérale (18).Nous constatons que de 30 à 70 ans, il y à une augmentation du taux de rémission sauf pour la période de 50 à 59 ans, bien que ceci soit contesté par Byron (6), mais il faut admettre que la baisse du taux de rémission pendant cette période semble correspondre à ce qui survient si on considère seulement l\u2019état menstruel.Dans le tableau III, nous voyons l\u2019influence de l\u2019état menstruel sur les résultats obtenus par Delarue et coll.(11) et par Smet (20).Alors que les taux de rémission avant et après la ménopause sont élevés, il y a une nette LA SURRÉNALECTOMIE DANS LE CANCER DU SEIN TagLeau 117 Influence de l\u2019état menstruel sur les résultats de la surrénalectomie TAUX DE RÉMISSION.EN POURCENTAGE NOMBRE DE _\u2014 SURRENALECTOMIES PrE- PosT- A MÉNOPAUSE ; MÉNOPAUSE MÉNOPAUSE AUTEURS Delarue et coll.(11) Smets (20) diminution pendant la période de la ménopause.Mais, comme le fait remarquer Westbury (21), il faut se garder de donner une valeur pronostique à l\u2019état menstruel.Un troisième facteur des plus importants est l\u2019influence du traitement hormonal précédant la sur- rénalectomie.Le tableau IV nous montre que les patients qui ont eu une rémission après la castration chirurgicale ont un taux de rémission remarquable après la surrénaleetomie, alors que ceux qui ont présenté un échec après la castration présentent un très faible taux de rémission.D'autre part, lorsque la surrénaleetomie est faite après une rémission obtenue par un traitement avec la testostérone, nous voyons que le taux de rémission est élevé.Mais, contrairement à ce qui se passe après l\u2019échee de la castration chirurgicale, nous voyons que dans 59 échecs après traitement à la testostérone, 11 y a encore 39 pour cent de rémission après la surrénalectomie (13).Plusieurs auteurs remarquent que 1\u2019intervalle entre le traitement de la tumeur primitive et l\u2019apparition des métastases est un facteur important dans le taux de rémission obtenue.Selon le tableau V.lorsque l\u2019intervalle entre le traitement de la tumeur TaBLEAU IV Influence du traitement hormonal sur le tauæ de rémission après surrénalectomie, d\u2019après Fracchia (13) TRAITEMENT NOMBRE DE HORMONAL RÉMISSIONS RÉMISSION APRÈS SURRÉN ALECTOMIE RÉMISSION APRÈS fe , Benge SURRÉNALECTOMIE Castration chirurgicale Testostérone 46 (88 pour cent) 31 (47 pour cent) 23 (39 pour cent) 7 (19 pour cent) ae ih pe, tk 1 ail .Laval Médical od 186 Luc DESCHENES Vol.40 - Fév.1969 wr .Ltt : etl TABLEAU V obtiennent une rémission de seulement dix pour ls ! \u201c \u2019 > y 4 | cent après la surrénalectomie (11).i 3 Influence de l'intervalle entre le traitement de la _.© , pare tumeur primitive et l'apparition des métastases La localisation métastatique influence également | 3) Lo Le , ÿ 3 (intervalle T/M) sur le taux de rémission le taux de rémission obtenue par la surrénalee- sl A après surrénalectomie .= i ! tomie (7).Dans le tableau VIT, nous voyons que | 3 les métastases aux tissus mous, aux poumons et po Bi: TAUX DE REMISSION ; / .2 AUTEUR INTervanE TOM EN POURCENTAGE aux os, réagissent assez favorablement à la sur- pt \u2014 \u2014\u2014\u2014 rénalectomie alors que les métastases hépatiques pu Byron (6) < 1an 21,4 .© 4 Le.îÎ | = 1an 40 font diminuer le taux de rémission a 13 pour AH Delarue | < 2 ans 27 cent (13).Le facteur discriminant de Bulbrook pr 2 31 ET .La.et coll.(11) > ans | est un indice biologique qui permet de prédire ull d\u2019une certaine facon quels patients auront une primitive et l\u2019apparition des métastases (inter- rémission après la chirurgie endocrinienne.La for- i valle T/M) est de moins d'un an, le taux de rémis- mule permettant d\u2019établir la discrimination est la 3 sion est de 21,4 pour cent alors que si l'intervalle suivante: 80 \u2014 80 17-OHCS, mg/24 h + étiochola- h 3 2 : = 7] x yr 1 * + \u20ac | ET } est de plus d\u2019un an, le taux de rémission est de nolone, pg/24 h.Ce facteur est basé sur le rapport ys 1 40 pour cent (6).La différence s\u2019amenuise si nous entre les 17-hydroxycorticostéroïdes et l\u2019étiocolano- Wir 2 prenons deux ans comme critère de sélection.lone urinaire (15).Le discriminant positif est un oth Comme Delarue le fait remarquer dans le ta- élément pronostique favorable alors que le discri- Lu 3 bleau VI.si on étudie l\u2019intervalle T/M en même minant négatif est d\u2019un mauvais pronostic.Si nous IN.# temps que l\u2019état menstruel, on constate alors une considérons une série de patients choisis suivant le ly 3 grande différence: à la ménopause, les patients facteur discriminant de Bulbrook, nous voyons, a 2 dont l\u2019intervalle T/M est de moins de deux ans dans le tableau VIII, que ceux qui ont un facteur i 4 '] 4 TABLEAU VIIT Yui Ë TABLEAU VI \u2018 Taux de rémission après surrénalectomie selon la Nr Influence de l'intervalle T/M et de l\u2019état menstruel localisation métastatique et le facteur je + .+ .dl 3 sur le taux de rémission après surrénalectomie.discriminant de Bulbrook (4) 3 d'après Delarue et coll.(11) ° TAUX DE RÉMISSION, EN POURCENTAGE \u201cét ÉTAT MENSTRUEL INTERVALLE T/M RÉMISSION FACTEUR lo SEIN Os VISCERES Préménopause < 2 ans 36 p.cent sill Ménopause < 2 ans 10 p.cent Positif 41 44 48 4 Postménopause < 2 ans 27 p.cent Négatif 19 5 12 vil - \u2014_ \u2014 a TaBLEAU VII or JL Influence de la localisation métastatique sur les effets de la surrénalectomie.d'après Fracchia (13) Ts A i Hé 4 RÉACTION AU TRAITEMENT CHIRURGICAL 3 LOCALISATION NOMBRE DE oo \u201cip MÉTASTATIQUE PATIENTS ; SURRÉNALECTOMIE + [iw SURRENALECTOMIE i ; TOTAL W OVARIECTOMIE | Hi] Sein, peau, tissus mous \u2026 344 62 60 122 (36 p.cent) ie Poumons RS 134 .16 | 12 28 (21 p.cent) Foie 111 5 9 | 14 (13 p.cent) al Os .329 57 | 55 122 (34 p.cent) 1 Cerveau Lu .8 0 0 0 Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 discriminant positif ont un taux de rémission de +0 pour cent et plus alors que ceux qui ont un facteur discriminant négatif ont un taux de rémission de 19 pour cent et moins (4).Le dernier facteur à considérer avant la sur- rénaleetomie est l'extension de la maladie.La plupart des auteurs reconnaissent que l'atteinte pulmonaire, spécialement l'atteinte Ivmphangitique amenant une dyspnée sévère et une diminution de la capacité vitale, et aussi l'atteinte hépatique sévère sont une contre-indication à la surrénalectomie (21).DISCUSSION De tous les facteurs que nous avons considérés.il y en a qui sont essentiels dans le choix du traitement.L\u2019état menstruel est le premier guide dans ce choix et la castration devient lu première étape du traitement chez la patiente à la préménopause (10).Par ailleurs, la patiente à la période de la ménopause présente un problème particulier, car il est très difficile de juger de l\u2019état des sécrétions œstrogéniques pendant cette période qui va de zéro à cing ans après la cessation des menstruations.Nous avons pour ligne de conduite de demander une évaluation œstrogénique des cellules vaginales pour nous guider dans ce choix.Si le résultat montre qu'il y a une sécrétion œstro- génique abondante, la patiente est traitée comme si elle était à la préménopause.Par ailleurs, si le résultat est négatif, la patiente est considérée comme étant en postménopause.La patiente en postméno- pause sera done considérée comme n'ayant aucune fonétion ovarienne.Les modifications hormonales par les œstrogènes ou les androgènes peuvent être considérées comme première étape dans le traitement de ces patientes, mais la décision de faire une chirurgie endocrinienne majeure ne pourra pas dépendre du résultat de ce traitement car.comme nous l\u2019avons vu, on peut obtenir une rémission après une surrénalectomie même si les œstrogènes ou les androgènes n'ont produit aucune réaction (6.8 et 13).L'effet de la modification hormonale reste donc LA SURRÉNALECTOMIE DANS LE CANCER DU SEIN 187 important en ce qui concerne les patientes qui ont obtenu une rémission après la castration chirurgicale et c'est probablement l'indication majeure de la surrénalectomie.Presque tous les cancérologues s accordent pour reconnaître que l'intervalle entre le traitement de lu tumeur primitive et l'apparition des métastases est très important et il faut considérer que la dissémination métastatique survenant moins d'un an après le traitement de la tumeur primitive est un signe de très mauvais pronos- tie (6 et 11).d'importance, sauf en ce qui concerne la localisation La localisation métastatique a peu hépatique (183) ; 1] faut considérer que la surrénalec- tomie est contre-indiquée chez les patients qui présentent un envahissement métastatique du foie de plus de 30 pour cent, car le taux de rémission est alors très bas.CONCLUSION La surrénaleetomie demeure la forme de traitement de la dissémination métastatique du cancer du sein qui, actuellement et de facon générale.apporte les meilleurs résultats palliatifs.Nous avons considéré certains facteurs pouvant influencer la décision de pratiquer une surrénalectomie bilatérale chez une patiente en particulier.D'après les derniers travaux de Dao (9) et de Delarue (11).1l semble préférable de faire la surrénaleetomie beaucoup plus précocement qu'il n\u2019était conseillé auparavant; le temps perdu à essayer d'autres formes de traitement empêche un grand nombre de ces patientes de bénéficier de l'effet de la surrénalec- tomie.car alors elles présentent des lésions trop avancées pour subir cette intervention lorsqu'il v aurait indication de la pratiquer.BIBLIOGRAPHIE {.Baume, H.W., Metastatic carcinoma of thyroid suec- cessfully treated with thyroxine, Lancet, 1: 812-13, (17 avril) 1954.2.BEATSON, G.T., On the treatment of inoperable cases of carcinoma of the mamma : suggestions for a new method of treatment with illustrative cases, Lancet.2 : 104 et 162, 1896. 3 oa J i \u2018A if i Ls pT SEA 188 » > ~~ ~2 11).Luc DESCHENES Broom, H.J., Dukes, C.E., et MircHLEY, B.C., Hor- mone-dependent tumours of the kidney I.The oestrogen induced renal tumour of the syrian hamster.Hormone treatment and possible relationship to carcinoma of the kidney in man, Brit.J.Cancer.17 : 611-645, (déc.) 1963.BuvrrkooK, R.D, et Haywarn, J.L., Factors influencing the prognostic value of urinary steroid determination, Rapport du Colloque International de Lyon sur la chirurgie endocrinienne dans le cancer du sein en phase avancée, pp.177-180, 1966.BrLBrook, R.D., GREENWoon, F'.C., et HAYWARD, J.L., Selection of breast-cancer patients for adrenalec- tomy or hypophysectomy by determination of urinary 17.\u2014 Hydroxycorticosteroids and aetiocho- lanolone, Lancet.1 : 1154-1157, (28 mai) 1960.Byron, R.L.Jr, Bilateral adrenalectomy in advanced breast cancer, Rapport du Colloque International de Lyon sur la chirurgie endocrinienne dans le cancer du sein en phase avancée, pp.33-35, 1966.Dao, T.L., Site of metastases and response to therapy in women with cancer of the breast, Acta Union 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PSYCHIATRIQUE INTRODUCTION Dans un esprit de meilleure compréhension de nos patients, nous avons voulu savoir si, parmi les causes d\u2019une longue hospitalisation des patients psychotiques, le diagnostic et le mauvais pronostic de la maladie jouaient un rôle unique ou si, par contre, s\u2019v ajoutaient des éléments nouveaux auxquels l\u2019on peut trouver une solution pratique dans notre milieu.Cette expérience clinique ne visait done pas a créer des techniques nouvelles ni ne prétendait établir un nouveau systeme thérapeutique.Elle consiste seulement.sous contrôle maximum, en l\u2019application de méthodes depuis longtemps connues, et veci afiu de nous expliquer dans la miesure du possible les facteurs contribuant dans un hôpital psychiatrique au mauvais pronostic dans les psychoses, en plus des processus évolutifs de ces dernières.Pour le groupe de patients que nous avons choisis, la durée d\u2019hospitalisation variait entre cing et vingt ans.Il est clair que lors d\u2019un premier essai de ces techniques, avec ce genre de patients, nous ne pouvions nous attendre dès le début à des résultats surprenants ni à des « guérisons extraordinaires ».Mais nous pensions que nos résultats seraient tou- Jours positifs, car, d\u2019une manière ou d\u2019une autre et malgré les grosses difficultés techniques que nous avous rencontrées dans la réalisation de ce projet.un pouvait contribuer à une meilleure compréhension des patients.C.RUIZ, M.D., et W.PILON, M.PS., Hôpital Saint-Michel-Archange, Québec.Telle est l'optique dans laquelle nous aimerions que ce travail soit recu; c'est-à-dire en tant que contribution à l\u2019approche de la dvnamique des différents éléments à l'origine de mauvais pronostics pour les maladies mentales dans un milieu psy- chlatrique.I.DEFINITION DES TERMES EMPLOYÉS Thérapie de groupe: dans ce travail, cette technique à été emplovée aussi bien sous forme de discussions libres que de psychodrames non directifs.Musicothérapie : il s\u2019agit d\u2019une application thérapeutique de la musique par une méthode n'exigeant pas de culture musicale chez les patients soumis au traitenient.mais plutôt une bonne orientation de la participation affective des malades à l'écoute des programmes musicaux.Ergothérapie: c'est une application contrôlée des programmes de travail sous forme de libres expressions ; à aucun moment, on n\u2019a recherché la produe- tivité pragmatique mais plutôt un but thérapeutique.Milieu psychiatrique: nous avons pris comme milieu psychiatrique pour ce travail une salle de malades psychotiques chroniques ayant suivi un traitement chimique depuis cinq ans, au minimum, sans avoir obtenu d'amélioration évidente.Chimiothérapie: nous désignons ainsi un traitement à base de neuroleptiques, lesquels, d\u2019après notre expérience, étaient ceux que nous avons considérés comme étant les moins nocifs. C.RUIZ et W.PILON IL.OBJECTIF ET MÉTHODOLOGIE GÉNÉRALE 1.SPECIFICATION Dans cette recherche clinique, nous nous sommes proposé d'effectuer de la thérapie de groupe ainsi que de la musicothérapie et de l\u2019ergothérapie sur un groupe de malades psychotiques chroniques choisis à même la population d\u2019une salle de l\u2019hôpital.Cette recherche visait à confirmer si la resociali- sation active de ce genre de patients par ces méthodes pouvait aider à raccoureir la durée d\u2019hospitalisation et à susciter chez eux une prise de conscience de la vie normale en dehors de l'hôpital.2.OBJECTIF L'objectif principal était de comparer les résultats thérapeutiques obtenus par l'application de la chimiothérapie associée à la musicothérapie, la thérapie de groupe, et l\u2019ergothérapie d\u2019une part, avec les résultats obtenus chez un groupe contrôle traité uniquement à la chimiothérapie, d'autre part.Il s\u2019agissait également de tenter d\u2019expliquer la dynamique de chronicisation des patients psychotiques dans un milieu psychiatrique.Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 3.MÉTHODOLOGIE a) Caractéristiques des malades: Le groupe est composé de malades auxquels on avait apposé un diagnostic de psychose à leur première hospitalisation et qui avaient conservé le même diagnostic au moment de la réévaluation psychiatrique et psychologique précédant l\u2019expérience.Ces patients ont été sélectionnés parmi la population d\u2019une salle type de l'hôpital.selon une méthode rétrospective à partir de leur dossier.Pour être éligibles, les sujets devaient : \u2014 être âgés de 25 à 40 ans; \u2014 avoir un Q.1.minimum de 70 à l\u2019examen Bêta ; \u2014 être hospitalisés depuis au moins cinq ans sans être sortis ou n'étant sortis que pour une période n\u2019excédant pas trois mois ; \u2014 h\u2019avoir obtenu que peu ou pas d\u2019amélioration dans leur comportement malgré les traitements suivis jusque-là : -subir un traitement chimique standardisé dans la mesure du possible, selon leur diagnostic, un mois avant le début de l\u2019expérience clinique.Le nombre de sujets a été fixé à 34, divisés en cinq groupes de six ou sept patients chacun : TaBLEAU 1 Valeurs moyennes des critères de sélection pour chaque groupe GROUPES NOMBRE Ace Q.I.VERBAL WECHSLER ANNEES SCOLARITE , D\u2019HOSPITALISATION Groupe 1 : 35,7 musicothérapie Groupe : musicothérapie et thérapie de groupe Groupe 3 : ergothérapie Groupe 4 : chimiothérapie Groupe 5 : thérapie de groupe 83.8 6,1 8,2 9,5 8,7 Total Moyennes pro fd Lil oi ail Satin CH ise fy late I \u201cSalé lis [er Tet (if \u201cva W fn \u201cnf it D fr Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 Groupe 1: groupe de contrôle, sept patients suivis en chimiothérapie seule ; Groupe 2: sept patients suivis en ergothérapie ; Groupe 3: six patients suivis en thérapie de groupe ; Groupe 4: sept patients suivis en thérapie de groupe et musicothérapie associées ; Groupe 5: sept patients suivis en musicothérapie.b) Procédés d\u2019observation : Nous avons utilisé, comme moyen pratique d\u2019observation, l'entretien avec les patients, de facon tantôt individuelle, tantôt collective.Ces entretiens étalent résumés sous forme d\u2019une note évolutive inscrite au dossier du patient, tous les quinze jours.On y notait la date et l'heure de l'observation et l\u2019auteur de cette dernière devait signer.c) Procédés de contrôle: Chaque patient fut soumis, au préalable, à un examen psychiatrique et une batterie de tests psychologiques (Ottawa-Wechsler, Rorschach, D.A.P.).Une enquête socio-eulturelle de la famille fut également menée.III.PROCÉDURE ET RÉSULTATS A.PROCEDURE Les 34 patients avant été choisis selon les critères déjà mentionnés, nous les avons divisés en cinq groupes formés au hasard (tableau I).Notre échantillon était composé de malades classés selon les diagnosties exposés dans le tableau IT.MUSICOTHÉRAPIE ET ERGOTHÉRAPIE CONTRÔLÉES 191 Nous avons effectué, pour chacun des groupes, une série de 24 séances thérapeutiques dont la durée fut fixée à une heure.Ces séances eurent lieu au rythme d\u2019une à tous les deux Jours, durant les jours ouvrables de la semaine.soit trois par semaine.Les patients des groupes 1.2 et 5 étaient disposés en cercle.Les thérapeutes faisaient partie de ce cercle, Après quelques séances, considérant l\u2019évolution des sujets, il nous a semblé nécessaire d\u2019intégrer une infirmière au sein des groupes afin de permettre la libération fantasmatique des images parentales des patients.Pour le groupe 3, les séances eurent lieu dans une salle spéciale en présence de la même infirmière.Cette infirmière fut d'ailleurs utilisée comme thérapeute tout au long de l\u2019expérimentation.Le groupe 4 demeurait dans la salle, cette salle constituant les locaux communs aux cing groupes qui suivaient d'ailleurs toutes les activités de cette salle.Cette uniformité nous a permis de créer chez tous les groupes les ménies conditions de milieu.Par ailleurs, afin de définir nos entités en musico- thérapie, nous nous sommes appliqués a isoler les différentes émotions que ressent l\u2019être humain et auxquelles peuvent correspondre certains types de musique.Nous avons puisé dans le répertoire classique et semi-classique, en essayant de trouver des œuvres à la fois faciles d\u2019audition et assez stimulantes quant à l'émotion (tableau VIT).Nos programmes musicaux ont été préparés par un diplômé du Conservatoire de Québec.Comme critère de choix d\u2019une Taprzav IT Nombre et pourcentage de patients selon le diagnostic NOMENCLATURE A DIAGNOSTIC INTERNATIONALE NOMBRE URCENT DE PATIENTS POURCENTAGE 300.1 Schizophrénie hébéphrénique 300.3 Schizophrénie paranoide 300.0 Schizophrénie forme simple 300.6 Schizophrénie affective 300.2 Schizophrénie hébé-catatonique 301.0 P.M,D.(manie) 309.0 Dépression atypique 47,0 23,5 11,7 5,8 3,1 5,8 3,1 HD HDD HE oO 192 C.RUIZ et W.PILON pièce, ce dernier utilisait, en plus de ses connaissances, les indications que lui fournissait la littérature spécialisée au sujet de chacune des pièces choisies.Lia durée d\u2019audition musicale était en moyenne 40 minutes, le reste de la période étant employé à P\u2019expression libre par les patients des affects ressentis durant l\u2019écoute.Avec le groupe 2, on procédait à une séance de thérapie de groupe ordinaire avec audition simultanée des mêmes programmes que le groupe 1 avait entendus.B.RÉSULTATS Une fois les 24 séances complétées pour chacun des groupes, nous avons établi un questionnaire dont les articles étaient en rapport direct avec 1\u2019objectif de notre recherche, soit l\u2019évaluation de la resociali- sation du patient, de sa prise de conscience de sa longue hospitalisation et, enfin, de l\u2019importance de ses projets d'avenir en tant que facteurs de motivation à sortir de l\u2019hôpital.Chaque patient a été évalué selon ce questionnaire par deux groupes de juges indépendants qui, en plus, ne connaissaient rien de l\u2019expérience en cours.Ces deux groupes de juges étaient composés de membres du personnel en contact étroit et quotidien avec les patients de notre étude.Les juges du groupe I étaient les préposés aux malades et moniteurs des activités; ceux du groupe IT, les infirmières du département.Deux des cinq articles du questionnaire visaient à estimer la resocialisation du patient, un troisième portait sur son activité et les deux derniers étaient formulés en vue d'apprécier sa motivation et ses projets d\u2019avenir.Les résultats de ce questionnaire sont compilés dans les tableaux IIT, TV, V et VI.Tel que le démontre le tableau VI, les juges, bien que complètement indépendants l\u2019un de l\u2019autre, furent d\u2019accord dans 60 pour cent des cas en ce qui concerne les articles 1, 2 et 3 (resocialisation et activité du patient), et dans 72 pour cent des cas quant aux articles 4 et 5 du questionnaire (motivation du patient).Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 TaBLEAU 111 Evaluation des juges du groupe I (en pourcentage) ; RESOCIA- à : M b I TIVITÉ VATION RÉSULTATS LISATION Is OTI 0 Améliorés 39 40 28 Non améliorés 61 60 72 Taseau IV Lvaluation des juges du groupe II (en pourcentage) Ri RESOCIA- A M ÉSULTAT SPIVIT TIV; ÉSULTATS LISATION CTIVITÉ OTIVATION Améliorés 34 52 28 Non améliorés 66 48 72 TabLzav V Evaluation des thérapeutes au sein des groupes (en pourcentage) RESOCIA- 2 ÉSULTATS ACTIVITÉ \"IV R LISATION MOTIVATION Améliorés 44 45 32 Non améliorés 56 55 68 TasLEaUu VI Pourcentage des cas sur lesquels les juges des groupes I et II étaient d\u2019accord RÉSULTATS RESOCIA- , oo ÉSULTATS LISATION ACTIVITÉ MOTIVATION Améliorés 10 27 8 Non améliorés 50 36 64 Total 60 60 72 À l\u2019instar des Juges, les thérapeutes ont rempli le questionnaire d\u2019après leurs observations lors des 24 séances de thérapie.Le tableau V illustre ces résultats.Les données de ce tableau correspondent de facon assez étroite à celles des tableaux ITI et IV.Nous nous sommes limités à la présentation de ces quatre tableaux, ces derniers permettant facilement de juger de l\u2019objectivité des critères d\u2019amélioration.Li La lp pute ik ol ie [rl ser {im ind fils théra Tis Out a porté Tie \u201cill: \u201cll Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 IV.DISCUSSION La mise en congé du patient, selon nous, n\u2019est pas ipso facto un critère d\u2019amélioration.Même si un patient sort à la suite des activités thérapeutiques, nous considérons essentiel que le patient soit suivi en post-eure.Le but de cette recherche visait surtout à en arriver à une meilleure compréhension des mécanismes dynamiques d'une longue hospitalisation.justernent, afin d\u2019éviter la chronicisation chez de nouveaux patients susceptibles de profiter de ce genre d'activités thérapeutiques.1.Nous avons remarqué que la plupart des patients, apres les 24 heures d'activités thérapeutiques, ont accusé une amélioration évidente de leur comportement général: ils ge sont avérés plus communicatifs, les échanges verbaux avec l'entourage se sont améliorés, leurs attitudes d'isolement absolu se sont modifiées.Cette amélioration est un fait, même si, dans le cas particulier de chacun des patients concernés, elle n\u2019a pas atteint un niveau suffisant pour les faire sortir de l'hôpital.2.L'application de diverses techniques thérapeutiques nous à appris les faits suivants: a) Au début de l\u2019expérimentation, la thérapie de groupe et l\u2019ergothérapie ont été les mieux acceptées par les patients qui y ont participé plus activement et plus rapidmeent.Par contre, la musicothérapie et la méthode combinée de musicothérapie et thérapie de groupe n\u2019ont suscité aucun intérêt chez les patients qui n'y ont apporté aucune collaboration active.À la fin de l'expérience, la situation que nous venons de décrire se trouvait pratiquement inversée.Dans les groupes de thérapie de groupe et d\u2019ergothérapie, l'anxiété apparaissait presque au premier plan et l'engagement aux discussions se faisait moins évident, bien que les groupes tenaient à se réunir de facon quasi spontanée.Par contre, les groupes de musicothérapie et de thérapie de groupe et musicothérapie combinées MUSICOTHÉRAPIE ET ERGOTHÉRAPIE CONTRÔLÉES 193 avaient beaucoup mieux accepté la technique qui leur était propre et l\u2019anxiété, lors des discussions, était reléguée au second plan.La participation affective était devenue plus évidente et plus directe.Ceci se remarquait surtout chez les groupes de mu- sicothérapie dont les membres, en comparaison avec ceux des autres groupes, étaient plus calmes, plus assidus aux séances, en évolution plus favorable et plus cohérents lors des discussions.3.L\u2019amélivration des groupes fut perçue d\u2019abord au niveau de l'activité (46 pour cent), puis au niveau de la resocialisation (39 pour cent) et, enfin.de la motivation (23 pour cent).Ceci se comprend facilement si l\u2019on envisage les faits suivants.Tout d'abord, le patient doit se déplacer de la salle commune à la salle de thérapie trois fois par semaine, ce qui augmente son niveau d'activité, L'habitude aidant, le patient se déplace même les Jours où il ne doit pas suivre de thérapie.Ce déplacement engendre des contacts plus nombreux avec le personnel et les autres patients.Ces échanges verbaux se multiplient et la sociabilité du patient augmente.Enfin.bien que plus difficile à susciter, la motivation surgit.causée par une orientation meilleure de l'activité du patient et par sa resocialisation acquise jusque-là.4.Remarquablement, nous avons constaté, chez 90 pour cent de nos patients, la disparition, antérieure à la présente étude.des symptômes psyecho- tiques actifs existant à l'origine de leur hospitalisations, tels que : \u2014 agressivité et excitation psycho-motrice, \u2014 hallucinations auditives, visuelles et cénesthésiques, \u2014 délires actifs: idées d'empoisonnement, de persécution, ete.\u2014 vie autistique: activité gestuelle incohérente, etc.Une revision des notes évolutives des psychiatres, internes et infirmières en charge de ces patients indique que ces symptômes avaient été contrôlés au bout de trois à six mois d\u2019hospitalisation.À partir de cette période, les patients avaient compensé cette symptomatologie et commencé une phase de « vraie RAT AN Tol Laval Médical q ve C.RUIZ et W.PILON Vol.40 - Fév.1969 a\" TABLEAU VII \u2014_\u2014 Fiches de quelques-uns des programmes employés PROGRAMME ACTION TITRE COMPOSITEUR De détente Concerto italien pour piano, Bach 1°\u201d mouvement Lumineuse Clair de lune Debussy Érotique Concerto pour violon, Tchaikovsky 1°\" mouvement JE Tonifiante Suite de marches militaires Triste De détente Andante spianato et grande polonaise, Chopin hu è du opus 22 _ Toni Triste Sonate à la lune, 1°\" mouvement Beethoven si ; ; Era De détente Concerto de piano, 1°\u201d mouvement Schumann La uni Gaie Sonate a Kreutzer, 3° mouvement Beethoven Tonifiante Marche militaire, marche lorraine i = Tonifiante Concerto italien pour piano, Bach | ny 3° mouvement Notes Tonifiante Sonate à la lune, 3° mouvement Beethoven | lige Tonifiante Marche militaire, « Mon ami » Ri .; a Triste 17 ballade, en sol mineur, opus 23 Chopin Triste Nocturne en ré mineur, opus 9, n° 2, Chopin \u2019 arrangement orchestral ta Triste Concerto italien, 2° mouvement Bach du sa Triste Hansel et Gretel, Humperdinck prière, arrangement orchestral Triste Concerto en sol, 2\" mouvement Ravel Obsédante Les pins de Rome, la Voie apienne Respighi Gaie Danse hongroise, arrangement orchestral Brahms Gaie Petite musique de nuit, 1°\u201d mouvement Mozart De détente Danses slaves Dvorak .; ; LS | Lumineuse Magnificat, 9¢ air Bach [ Lumineuse Prélude, opus 28, n° 7 Chopin | Lumineuse Carnaval des animaux, le cygne Saint-Saens Lumineuse Concerto pour harpe, en do majeur Boieldieu Gaie Magnificat, 1°\" chœur Bach it De détente Andante pizzacato Guck Dart Lumineuse Prélude à l'après-midi d\u2019un faune Debussy Ur Ri Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 MUSICOTHÉRAPIE ET ERGOTHÉRAPIE CONTRÔLÉES 195 TABLEAU VII (suite) PROGRAMME ACTION TITRE COMPOSITEUR 10 Triste Élégie, arrangement orchestral Massenet Triste Sonate pour violoncelle, 2° mouvement Beethoven Gaie On top of the mountain, folklore Lexique du tableau des programmes musicans Gaie : tout mouvement à esprit musical très enjoué.Nous la trouvons surtout dans le mouvement «l- legro.Triste : tout tempo musical ou thème musical pouvant susciter un sentiment de tristesse.De détente : ce type de musique devrait aider le patient à relaxer et à faire le vide.Tonifiante : Obsédante : Érotique : musique à grand éclat.Lumineuse : jour.type de musique qui peut arriver, par le mode de la répétition, à traumatiser l\u2019être humain.musique à tempérament sensuel, assez suggestive au point de vue sexuel.musique de type rêveur, donc portant, incitant au rêve, souvent employée pour traduire le lever du néo-socialisation », laquelle à été constatée par les notes évolutives plus souvent rencontrées: « meilleure adaptation au milieu ».« cessation de l\u2019opposition au milieu ».«comportement calme et bon travailleur », ete.5.Malgré la disparité des motifs d'admission et des diagnostics, on constatait, chez 90 pour cent de nos patients, à peu près les mêmes symptômes actuels, soit : \u2014 une grande inactivité, \u2014 une opposition à la participation dans n'importe quelle activité, \u2014 une passivité exagérée, même dans la réception de tabac, de nourriture et de soins médicaux, \u2014la malpropreté sur soi-même et dans l\u2019habillement, l\u2019abandon de normes hygiéniques, \u2014 les mauvais contacts avec l'entourage, \u2014l\u2019absence de projet d'avenir, immédiat ou lointain, \u2014 et, pour un grand nombre, 1\u2019homosexualité active (facilitée par le milieu).Ces symptômes secondaires n\u2019étaient point en rapport avec leurs motifs d\u2019entrée, mais constituaient un nouveau tableau, surajouté à la psychose préexistante, dû à leur longue hospitalisation (de cinq (4) à vingt ans) comme un effet de la chronicisation.On peut considérer ces traits comme appartenant à une névrose institutionnelle.6.Avec ces symptômes secondaires névrotiques de chronieisation, le patient réussit à stabiliser sa dépendance vis-à-vis l'hôpital.Mais lorsque, par un moyen quelconque de thérapie, on le met devant la réalité de sa dépendance, il se sent menacé et s\u2019en défend en affichant un tableau apparemment psyeho- tique quasi conscient, en rappel avee celui qu\u2019il présentait à son arrivée, mais ne répondant pas aux neuroleptiques.7, La constatation la plus positive de l\u2019expérience clinique porte sur la difficulté, très difficile à surmonter, rencontrée par le patient qui désire sortir après cinq à vingt ans d\u2019hospitalisation : il doit affronter sa famille, laquelle.après avoir réalisé « la mort affective » du malade, se révèle incapable de reprendre le patient dans son cercle.Elle refuse alors, vu cette incompatibilité affective, et sous n\u2019importe quel prétexte, de faire sortir le malade et souvent [informe de cette décision.Ceci ne fait qu\u2019aggraver la condition de chronicisation du malade, même si le syndrome à l\u2019origine de son admission est parfaitement bien contrôlé.Cette résistance de la famille à faire sortir son malade est due, d\u2019après 196 C.RUIZ et W.PILON nos constatations en cours d'expérience, à un complexe névrotique, réactionnel à la psychose des patients et évoluant parallèlement à celle-ci.Ces faits feront l\u2019objet d\u2019une prochaine étude.V.CONCLUSIONS Nous avons édifié notre groupe expérimental à l\u2019aide de patients psychotiques pour lesquels le pro- nostie s\u2019avérait des plus mauvais en regard de la thérapie employée.Cependant, nous avons obtenu certains résultats positifs, ce qui indiquerait que la même thérapie, appliquée à des patients non ehro- niques, serait susceptible de fournir des résultats encore plus satisfaisants.Voici quelques conditions essentielles, selon nous, à la bonne marche d\u2019une future activité thérapeutique.1.Nous considérons que, dans la mesure du possible, la durée d\u2019hospitalisation du patient doit être réduite au minimum.En effet, une trop longue hospitalisation favorise l'apparition de facteurs névrotiques de chronicisation qui nuisent éventuellement à la resocialisation des patients.Et pendant cette période minimum d\u2019hospitalisation du patient, 1! va sans dire qu\u2019un programme d\u2019aetivités thérapeutiques variées doit être surajouté à la chimiothérapie.2.Le patient et l\u2019équipe doivent garder contact avec la famille, au moyen d\u2019entretiens périodiques, obligatoires si nécessaire, au cours de l\u2019hospitalisation, et ceci en vue d\u2019éviter le désintérêt et l\u2019oubli du malade par la famille (mort affective).3.Les patients devraient pouvoir sortir en fin de semaine afin que les liens entre le patient et son entourage ne soient pas brisés, et surtout afin que soit conservée sa place affective dans la famille, élément essentiel à une réadaptation plus aisée, 4.Il est impérieux, en vue de là resocialisation, de travailler avec l\u2019équipe complète dans un fort esprit de collaboration et d\u2019une façon coordonnée afin de centrer l\u2019intérêt de tous sur la récupération des malades et non pas seulement sur leur entretien.Le travail d\u2019une personne isolée est infructueux tant pour les patients que pour l\u2019institution.Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 5.Nous insistons sur la nécessité d\u2019un dépistage plus strict à l\u2019admission.En effet, un bon nombre de patients, habitués de l'hôpital, simulent comme palliatif à la moindre difficulté d\u2019ordre économique un syndrome psychiatrique quelconque, dans le but de se faire hospitaliser, avec tous les avantages secondaires qu\u2019une telle situation comporte.On devrait done seruter avec plus d\u2019attention la nouvelle présentation d\u2019un patient admis déjà à plusieurs reprises sans tenir compte uniquement du nombre d\u2019hospitalisations antérieures.RÉSUMÉ Cette étude a tenté, par l\u2019application de différentes méthodes thérapeutiques de groupe greffées à la chimiothérapie, de nous faire comprendre d\u2019une part le processus de resocialisation du patient psychotique chronique et, d\u2019autre part, la dynamique de la chronicisation de ce type de patient dans un milieu psychiatrique.Des résultats plutôt positifs ont été obtenus lors du traitement de ce genre de patient et soulignent que, dans la plupart des cas, la thérapie doit être orientée sur les problèmes causés par la chronicisation du patient et non sur ceux qui ont motivé son hospitalisation.BIBLIOGRAPHIE 1.BARTON, R., Mental Hosp.\u2026.14 : 654, 1953.BARroN, R.Institutional neurosis, 2° éd, Bristol Wright.J.BeLLAK, L., et SMALL, L., Emergency psychotherapy and brief psychotherapy, Grune and Stratton, New York, 1965.BETTELHFIM, B., The informed heart, autonomy in a mass age, The Free Press Corp.1962.Brown, G.W., Social factors influencing the lenght of hospital stay of schizophrenic patients, Brit.Med.J., Il : 1300, 1959.6.CoLEMAN, C., Abnormal psychology and modern life, 3¢ &d., Scott Foresman and Co., 1962.ErrenwsLe, J., Neurosis in the family and patterns of psychosocial defense, Hoeber Medical Division, New York, 1963.8.FREEDMAN, A.M., et Karran, H., Comprehensive text book of psychiatry, The William and Wilkins Co., Baltimore, 1967.9.Grigul, F., Guérir en musique, Revue Atome, n° 150, (déc.) 1958.oe ~~ .PILowWsKI, I, et STIRLANDL, Q., A study of long-term patients attending a general hospital psychiatric department, Brit.J.Psychiat., 112 : 833-838, 1966.i.WoLBERG, R., Short term psychotherapy, Grune & Stratton, New York, 1967.WALLUIS, A.W., et RoBerrs, H.V., Statistics, a new approach, The Free Press, New York, 1966.18.WARTON, B., Social science and social pathology, N.Y.MeMillan, 1959. LE REIN ET LA CHOLINE INTRODUCTION «We know almost nothing about the enzymes which are probably involved in the intimate lipo- tropic action of choline.» (Best, 1950) ll est classique d'admettre que là carence en choline* provoque une anémie importante chez le chien et chez le rat ; chez ce dernier, le taux de l\u2019hémoglobine qui est de 11,95 #/100 ml peut diminuer jusqu\u2019à 6,25; l\u2019acide folique est sans effet sur cette anémie (16), qui ne rétrocède qu\u2019en présence de choline, ou d\u2019un acide aminé essentiel! pour la synthèse de la molécule d\u2019hémoglobine, tel que la DL- méthionine.On sait, en outre, que chez l\u2019homme la choline a des effets bénéfiques sur certaines anémies pernicieuses réfractaires aux extraits de foie (40) ainsi que sur certaines anémies mégaloblastiques (9).À ces données, proprement hématologiques, s\u2019est longtemps bornée l\u2019idée qu\u2019on se faisait de l\u2019importance de la choline en clinique.De telle sorte que c\u2019est presque un étonnement de constater que l\u2019ædème qu\u2019on observe constamment chez les rats carencés en choline est toujours attribué a une insuffisance hépatique et qu\u2019un rôle éventuel du rein n'est jamais évoqué pour expliquer cet œdème ; l\u2019atteinte rénale existe pourtant au cours de certaines carences en choline et elle présente de nombreuses particularités.* \u2014 facteur lipotrope de Taylor, du grec tropeo, affecter, changer.1.Adresse actuelle : Laboratoire d\u2019histoenzymologie, Faculté de médecine de Paris, 45, rue des Saints-Pères, Paris (VI).Lucie ARVY, D.M., D.Sci.\" I.LA TENEUR DU REIN EN CHOLINE La choline est un des constituants normaux du rein (tableau I) : la teneur varie suivant les espèces de 14 à 17 mg/g de tissu sec, d\u2019après Engel (15).Nous ne savons pas comment varient ces teneurs au cours des carences en choline, Nous savons, néanmoins, que le métabolisme cho- linique est important dans le rein des vertébrés normaux.En effet, le rein du poulet sécrète de la choline et le rein du chien en excrète aussi (52).Chez le chien, la choline est à la fois sécrétée et réabsorbée au niveau des segments proximaux des néphrons, les segments distaux étant imperméables à la choline ; la réabsorption prévaut quand la concentration plasmatique en choline est normale alors que la sécrétion prévaut quand le taux plasmatique est élevé.La sécrétion rénale de la choline peut être inhibée par la thiamine et par les colorants eyani- ques, tel le n° 863 ; l\u2019hémicholinium inhibe de façon réversible la sécrétion de choline par le rein, aussi bien chez le poulet (37) que chez le chien (52).TasrEAU 1 Teneur du rein en choline chez quelques vertébrés.d\u2019uprès Engel, (15).TENEUR DU REIN EN CHLORURE DE CHOLINE (mg/g) GENRES tissu frais tissu sec 3,17 14,10 Porc n° RS 2,56 13,06 Poulet \u2026 er 2,23 11,32 Agneau .3,60 17,82 Veau .3,48 15,00 Boeut \u2026 3,33 16,32 pre fad du red ere pis et cpl cartes SIL iii A Vl piles hires Jey D I Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 In vitro, la choline pénètre rapidement dans les tranches de cortex rénal de rat quand on les immerge dans du chlorure de choline (33).La choline possède aussi une grande affinité pour le tissu rénal de Necturus maculosus (57).La choline semble déplacer le potassium du tissu rénal; en effet, le cortex rénal du cobaye perd rapidement son potassium quand on substitue du chlorure de choline au chlorure de sodium du milieu (56).I].LES EFFETS DE LA CARENCE EN CHOLINE A.CHEZ LE LAPIN : Chez le lapin carencé en choline, les reins sont pâles et bigarrés ; ils présentent des nécroses tubulaires étendues, en particulier dans les tubes collecteurs (35).B.CHEZ LE CHIEN: Chez le chien, la carence en choline se traduit au niveau du rein par de la dilatation des tubes collecteurs, une certaine vacuolisation épithéliale, une réplétion des glomérules par du sang et par du tissu conjonetif ; au niveau du tube contourné proximal, certaines cellules épithéliales sont en dégénérescence trouble (49).U.CHEZ LE RAT: Pour le rat, la littérature contient deux types d\u2019effets: pour certains chercheurs, la choline influence fortement le rein alors que pour d\u2019autres elle ne l\u2019influence pas.1.Influence sur le rein: Chez le jeune rat, le manque de choline provoque des troubles rénaux graves; les reins s\u2019hypertro- phient (figure 1) et sont le siège d\u2019hémorragies, particulièrement fréquentes au niveau du cortex rénal (19).Les reins gonflés et rouges peuvent atteindre deux fois leur poids (30 et 33); une section perpendiculaire au grand axe du rein révéle un cortex diffusément rouge, contrastant avec la médullaire rénale grise (27).LE REIN ET LA CHOLINE 199 Cette atteinte rénale survient même si les régimes contiennent des quantités adéquates de protéines et autres substances essentielles.Les lésions rénales choliniques apparaissent très vite, en 48 heures; si les rats survivent à la période critique d\u2019hémorragies rénales et d\u2019urémie grave.toute trace d\u2019hémorragies disparaît rapidement, les lésions de l\u2019épithélium rénal se réparent et les rats retrouvent une croissance normale; il ne persiste que de l\u2019hypertension (6, 31 et 33).Les effets rénaux de la carence en choline se manifestent électivement chez les jeunes rats mâles, âgés de moins de 30 jours.Environ 15 pour cent des animaux en expérience meurent pendant la phase aiguë de la carence, comme si cette dernière réalisait une véritable intoxication.12004, mg 1000 800L 6001 400L 200 0 D A Figure 1 \u2014 Variation du poids des deux reins (en pointillé, tissu sec ; en blanc, tissu frais), chez des rats mâles de 40 g, après dix jours d\u2019expérience : en ordonnée, les poids, en abcisse, les groupes expérimentaux.Le groupe 1 a reçu 2 mg de chlorure de choline par g de nourriture, le groupe 3, 0,5 mg et le groupe 5, 0,13 mg ; le groupe 7 a été privé de choline.D\u2019après Griffith et Wade (19). 200 Lucie ARVY Dans certaines conditions expérimentales, il suffit d\u2019incorporer 0,04 pour cent de choline dans la ration pour que les lésions rénales n\u2019apparaissent pas; avec 0,02 pour cent de choline dans la ration, 40 pour cent des rats sont néphritiques, et avec 0,01 pour cent, 82 pour cent des rats le sont (60).La bétaine a une action du même type que la choline, mais elle est beaucoup moins efficace ; il faut introduire 0,16 pour cent de bétaïne dans le régime pour que 24 pour cent des rats seulement aient des lésions rénales; avec 0,04 pour cent de bétaïne, 90 pour cent des rats ont des reins pathologiques (60).De nombreux essais ont été faits en vue d\u2019inhiber les mécanismes mortels déclenchés par l'absence de choline dans la ration ; toutes sortes de substances ont été éprouvées; les unes se sont révélées inefficaces, d\u2019autres ont eu des effets bénéfiques et, enfin, d\u2019autres ont aggravé les effets de la carence en choline, a) Les substances mefficaces sur les lésions cholimiques : Diverses vitamines du groupe B, les vitamines K, C et P, sont inefficaces sur les hémorragies rénales provoquées par l\u2019absence de choline dans la ration.Les rats carencés en choline et traités par l\u2019acétate de désoxycorticostérone se comportent comme les non traités par ce stéroïde (43).Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 b) Les substances efficaces sur les lésiuns cholimiques : 1) Les facteurs diététiques: La méthionine et la bétaïne sont efficaces, de même que la vitamine B1» et la « folacine ».C\u2019est ainsi que chez de jeunes rates soumises, dès le sevrage, à un régime carencé en chotine et qui ingèrent soit 9 pour cent, soit 18 pour cent de caséine, la vitamine B,» est presque aussi efficace que la choline pour prévenir les hémorragies rénales (17 et 34).Dans une ration pauvre en choline, un supplément de vitamine B,> peut épargner de la choline; quand on ajoute de la « folacine » à la vitamine By» la protection du rein est complète, même si la ration ne contient que 0,04 pour cent de choline et 0,128 pour cent de méthionine (48).La monométhyléthanolamine et la diméthylétha- nolamine protègent presque aussi bien que la choline le rein du rat contre lu carence en choline; l\u2019éthanolamine a peu d\u2019effet, à ce point de vue (41).Enfin, la présence de créatine dans la ration s\u2019accompagne d\u2019une diminution (tableau IT) des lésions rénales provoquées par la carence en choline.ii) Les facteurs hormonaux: Chez de jeunes rats mâles Wistar carencés en choline.un traitement par la cortisone (0,5 à 1 mg/j/8.c.TabLeau II Effet de la créatine sur incidence des hémorragies rénales dues à la carence en choline, d\u2019après Griffith e t Mulford.(23).Mg DE CRÉATINE / Z DE RATION RÉGIMES Porps DU REIN, LÉSIONS RÉNALES, EN POURCENTAGE EN POURCENTAGE Carencé : AC 118 1,86 88 1,58 79 1,52 81 Carencé : 1,94 95 1,43 74 1,42 67 1,41 67 Non carencé ds eh [sen wl Jnlk #1 ph | fil | ill [Je ET Fie Ine Defi Ts Fiat \u201cpet % iste Ey lv Ti; Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 pendant huit jours) s'oppose aux lésions classiques de la carence en choline.Alors que chez les carencés en choline non traités par la cortisone, les reins sont hypertrophiés et hémorragiques, l\u2019aspect des reins des cortisonés est normal ou presque ; cependant, à l\u2019examen microscopique, les reins des cortisonés présentent des lésions du même tvpe que les reins des non cortisonés ; les lésions sont seulement beaucoup plus légéres; la cortisone assure done une protee- tion partielle contre les effets de la carence en choline (50).¢) Les substances aggravantes sur les lésions choliniques: Des 1955, Hartroft à souligné que les effets de la carence en choline sont exagérés par les graisses riches en acides gras saturés à longue chaîne carbonée.La graisse de cacao est particulièrement néfaste (tableau IIT) : l'huile de blé l\u2019est à peine moins; le beurre de lait offre, au contraire, une protection certaine au rat carencé en choline; il est cependant très pauvre en choline.Un excès de caséine (17), un supplément de cholestérol ou de graisses (42), de même que l'insertion de cystine (23) dans la ration, ou encore un apport de vitamine By (27), ageravent les effets de la carence en choline sur le rein du rat, pendant que le poids des reins augmente (tableaux IV et V).TABLEAU IIT Effets de diverses graisses sur le pourcentage des nécroses rénales.d'après O'Neal et col.(44).; NECROSES REGIME EN POURCENTAGE 40 p.100 de beurre de cacao + 5 p.100 de cholestérol 65 40 p.100 de beurre de cacao 5 40 p.100 de beurre de cacao + 5 p.100 de cholestérol + 2 p.100 de cholate de Na .11 40 p.100 de beurre de cacao + 5 p.100 de 0 cholestérol + 1 p.100 de choline \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.20 p.100 de beurre de cacao + 5 p.100 de Cholest8rol .ueuccccrcecareccnrerrsrareneeaseemanieresmee serrer vs 0 40 p.100 d\u2019huile de blé + 5 p.100 de cholestérol .40 5 p.100 d\u2019huile de blé + 35 p.100 de beurre de cacao + 5 p.100 de cholestérol .40 40 p.100 de beurre + 5 p.100 de cholestérol.0 2 p.100 de beurre + 5 p.100 de cholestérol .0 LE REIN ET LA CHOLINE 201 TALEav IV Effets de la choline et du cholestérol sur le poids du rein de rats ingérant de la graisse de boeuf, d'après Newberne et Salmon, (42).RÉGIME Pons Chlorure de En pourcentage choline p.100 Cholestérol p.100 En grammes du poids du corps 0,0 0 0,49 0,69 0,12 0 v,36 0,40 0,20 0 0,35 0,37 0,60 0 0.32 0,35 0,0 5 0,68 1,10 0,12 5 0,41 0,60 0,20 5 0,35 0,45 0,60 5 0,32 0,42 L hémicholinium aggrave, chez la souris, les effets toxiques de la carence en éholine ; en effet, il suffit d'injecter par voie sous-cutanée 100 pg/kg d\u2019hé- micholinium n° 3 à des souris pour voir mourir 50 pour cent des souris carencées en choline, alors que les souris normalement alimentées ne manifestent aucun trouble (1): malheureusement.nous ne savons rien du comportement du rein chez ces souris.2, L\u2019inaction de la choline sur le rein: Chez le rat, qu'il soit jeune ou adulte, de race Wistar (mâle), Sherman (mâle et femelle) on Sprague-Dawley (male), la carence en choline ne provoque ni hématurie.ni lésions rénales, même légères (46 et 51), si le régime comporte du saindoux et des quantités importantes d\u2019a-tocophérol et d'inositol.3.L\u2019effet du groupage des animaux : Il n\u2019est sans doute pas sans intérêt de remarquer que l'incidence des hémorragies rénales chez les rats carencés en choline est moindre quand les rats sont groupés que lorsqu\u2019ils sont isolés; le mécanisme de cette différence reste ignoré, l\u2019effet de la coprophagie pouvant être suspecté.III.LES MODIFICATIONS HISTOLOGIQUES DU REIN Dés 1940, Gyorgy et Goldblatt observaient que la lésion rénale initiale provoquée par la carence en Lucie ARVY Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 TABLEAU V Effets de la choline, de la méthionine, de la bétaïne et de la cystine sur les lésions rénales provoquées par la carence en choline, d\u2019après Griffith et Mulford, (23).SUPPLÉMENT RATIONS ; (en mg par g de ration) Mg DE SUPPLÉMENT, équivalent à 1 mg de chlorure de choline LÉSIONS RÉNALES en pourcentage chlorure de choline dl-méthionine chlorure de choline dl-méthionine chlorydrate de bétaine chlorure de choline chlorydrate de bétaine + chlorydrate de cystine, 0,13 p.100 83 52 86 43 81 0 64 0 87 0 52 4 24 0 100 choline, chez le rat, siège dans les tubules urinifeéres, les glomérules ne sont atteints qu\u2019au stade terminal de l\u2019évolution de la maladie.Christensen (7) a trouvé les hémorragies rénales limitées à la capsule du rein et au tissu conjonetif intertubulaire sous-jacent; il a également noté que les glomérules ne sont pas affectés, mais 11 a remarqué que les capillaires postglomérulaires sont modifiées, les tubules périphériques sont nécrosés et des eylindres hyalins remplissent les tubes au niveau de la médullaire rénale; on les trouve aussi parfois dans les canaux papillaires.Il existe un certain œdème tubulaire et une certaine dégénérescence graisseuse, avec parfois des gouttelettes lipidiques dans la lumière des vaisseaux rénaux.Une analyse précise des modifications du tissu rénal révèle que les tubes urinifères augmentent de diamètre et cependant, simultanément, leur lumière diminue, car les cellules épithéliales deviennent plus hautes entre les deuxième et cinquième jours de la carence en choline; les lumières vaseulaires sont d\u2019autant plus réduites que la hauteur de l\u2019épithélium rénal augmente davantage: il en résulte de l\u2019ischémie, de la nécrose et de la dégénérescence graisseuse.Ce sont les segments des néphrons situés au voisinage de la jonction cortico-médullaire rénale qui sont les premiers atteints et surchargés de cylindres ; ces derniers augmentent ensuite dans la médullaire rénale, dont les tubules distendus ajoutent bientôt à la compression vasculaire (30).IV.1.ES MODIFICATIONS HISTOCIIMIQUES DU REIN Aucune recherche systématique n\u2019a encore été faite et nous ne disposons que de notions disparates.1.Les lipides soudanophiles : Hartroft (30) à parfaitement établi que la première lésion rénale visible est l\u2019apparition de gouttelettes lipidiques dans le segment contourné proximal des néphrons; l\u2019épithélium rénal surchargé de lipides gonfle et comprime les vaisseaux.Les coupes par congélation de reins de rats carencés en choline, colorées par le soudan IV, contiennent toujours de nombreuses gouttelettes soudano- philes au niveau du segment contourné proximal des néphrons ; chez des rats de trois à quatre semaines, Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 © canopies gp No se A se verse aw ap es pe mea Eau minérale alcaline naturelle diététique, légèrement thérapeutique.Le tonique minéral tout indiqué dans les soins post-opératoires.FOIE [_] VOIES BILIAIRES [] VOIES DIGESTIVES [|] ÉQUILIBRE DE LA NUTRITION [] Souvent recommandée par le corps médical Méfiez-vous des substitutions Prescrivez CELESTINS La seule véritable eau de Vichy vendue au Canada Importée 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ancienne, de Ropper et Chinn (45) devrait inciter à faire de nouvelles recherches; en effet, chez dix rats qui avalent survécu spontanément à la période critique de la carence en éholine, ou qui avaient reeu un supplément de choline, les reins apparaissaient normaux à l\u2019examen macroscopique, mises a part quelques cicatrices témoignant d\u2019anciennes nécroses ; cependant, l\u2019examen des coupes histologiques en lumière ultraviolette révéla que le tissu interstitiel du cortex rénal était extrêmement riche en vitamine À ; évidemment, dans ces conditions, la présence de pigments du type des lipofuscines serait plus vral- semblable.3.Les activités estérasiques carboæyliques : Les activités lipasiques, histochimiquement décelables, sont très diminuées dans les reins des rats carencés en choline (54).Au stade de la carence aiguë en choline, l\u2019activité estérasique recherchée sur coupes de reins de rat, après fixation par l\u2019acétone et inclusion à la paraffine, avec des bains de palmitate de calcium est très diminuée dans la zone externe du cortex rénal ; de nombreux tubules urinaires en nécrose ont perdu toute activité estérasique histochimiquement déce- LE REIN ET LA CHOLINE 203 lable; certains tubules, moins fortement lésés, ont gardé une certaine activité enzymatique (54).4.Les activités phosphatasiques : Wachstein (54 et 55) à vu que les activités phos- phatasiques alcalines sont modifiées dans les reins des rats carencés en choline ; elles sont d\u2019autant plus perturbées que les lésions choliniques rénales sont plus graves.Sur coupes à la paraffine de rein fixé par l\u2019acétone et mis en incubation de 10 à 14 heures, a 37°C, dans le bain de Gomori au glycérophos- phate, l'activité enzymatique est fortement diminuée au stade aigu de l\u2019intoxication ; cette diminution varie suivant les rats appartenant à un même lot expérimental, et pour un rein donné elle varie aussi dune coupe à l\u2019autre.Parfois les cylindres, qui remplissent les tubules urinifères, ont une activité glycérophosphatasique ; apres les nécroses du stade algu, si l'animal survit, viennent les atrophies cicatricielles et alors la diminution de la glycérophos- phatase est plus apparente qu\u2019au stade précédent.Seuls les segments contournés proximaux qui ont gardé un aspect normal après coloration par l'hématoxyline-éosine ont leur charge enzymatique normale et, dans ce cas, les glomérules ont une activité enzymatique très forte.Les variations d\u2019activité phosphatasique alealine qui surviennent dans le rein des jeunes rats earen- cés en choline sont vraisemblablement liées de quelque manière aux modifications de la phosphocréatine et du phosphore acido-soluble (tableau VI) rénaux notées chez des rats carencés pendant six semaines en choline, tels que les ont observées Dianzani et Seuro (11).À TABLEAU VI Modifications rénales au cours de la curence en choline chez le rat, bh 5 : A nt @\u2019apres Dignzani et Scuro.(11).J LY ht PHOSPHOCREA- TINE COMPOSANTS P TOTAL P MINERAL P ACIDOLABILE RIBOSE 0,046+0,019 0,026+0,007 0,114+0,025 0,094+ 0,03 0,980+0,09 1,095+0,102 0,387+\u20140,17 0,360+0,06 0,292+0,10 0,294+0,12 Normaux Carencés (6) Jai 204 Lucie ARVY 5.Les enzymes catalyseurs d\u2019orydation : La recherche de ces enzymes au cours de la carence en choline n\u2019a fait l\u2019objet d\u2019aucune recherche histochimique ; nous savons, cependant, que la consommation d'oxygène du rein diminue fortement à partir du cinquième jour de la carence en choline et jusqu\u2019au neuvième jour (tableau VII), puis elle tend à reprendre sa valeur normale (43) ; l\u2019activité octanoxydasique de l\u2019homogénéisat des reins de rats carencés en choline est diminuée d'environ 25 pour cent (tableau VIII).Cependant, chez de jeunes rats (males de race Wistar, mâles et femelles de race Sherman et mâles de race Sprague-Dawle l\u2019évaluation simultanée > de la consommation d\u2019oxygène et de la quantité Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 d\u2019octanoate disparue ne révèle pas de différence significative entre les reins des rats alimentés normalement et ceux des rats astreints à consommer un régime pauvre en protides et carencé à la fois en choline et en vitamine B;2; les reins de ces rats étaient d\u2019ailleurs macroscopiquement et microscopi- quement normaux.Il reste done à définir quel est celui des composants d\u2019une ration pauvre en protide, riche en tocophérol et en inositol, riche en lipides contenant du saindoux, telle que celle utilisée par Toury et Lévy (51), qui est capable de s\u2019opposer aux effets nocifs de la carence en choline et par quel mécanisme ; Toury admet que ce sont les acides gras insaturés du saindoux et la forte dose de tocophérol qui sont responsables de l\u2019absence de lésions rénales chez ses rats carencés en choline.Tarreau VII Variation de lu taille des reins.de la respiration des trunches de cortex rénal et de l'aspect des reins chez des rats sevrés.soumis à un régime carencé en choline, d\u2019après Olson et Deane, (43).Pons DES REINS (en pourcentage du poids du corps) DURÉE DU RÉGIME PoIDS DU CORPS 6) (2) Qoe NGESTION DU REIN CONGESTION ISCHÉMIE 33 1,16 52 1,18 52 1,40 62 1,55 51 2,10 47 2,77 63 1,96 70 1,63 72 1,16 97 1,05 19,4 20,5 18,7 16,4 11 8,6 10 13,8 13,3 18,1 ++++ ++ ++ +++ + soo+++++eos c++ ++ coco TasLEaUu VIII Oxygéne consommé (uM).en minutes, par gramme de tissu de rein de rat adulte.d\u2019après Race-Burbe et Lévy.(46).AVEC OCTANOTE SANS OCTANOTE DIFFERENCE Normauz: | .Extrémes .81 à 102 Moyenne 95,1 Carencés en choline: Extrémes 72,4 a 103 91,5 30,3 à 66,4 39,5 + 4,72 55,9 48,6 à 79,9 29,7 + 3,14 62,8 29,7 + 3,14 Laval Médical Vol.40 \u2014- Fév.1969 MARRO-DAUSSE AINTENANT PRÉSENTÉ SOUS FORME DE DRAGÉES LA PRÉPARATION LA PLUS RICHE EN VITAMINES \u201cp\u201d NIATIVE SOLUJON OU PAR DRAGEE CRISES HEMORROIDAIRES AIGUES TRAITEMENT D\u2019ENTRETIEN DRAGEES VARICES + PHLEBITES ET TOUS LES TROUBLES CIRCULATOIRES VEINEUX FRAGILITE CAPILLAIRE « 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i] Ih, Co A SRT ER ET ER RE a RR RE RR Ns | Laval Médicul Vol.40 \u2014 Fév.1964 \u201c0 doe Te = ~2 10.11.13.16.18.19.LE REIN ET BIBLIOGRAPHIE .ANGELES, L.T., ScHukLER, F.W., Lim, P.R.T., et SoTro, A, Effect of choline deficiency on HC-3 action, Arch.Inter.Pharm.152: 253-266, 1964.BAXTER, J.H., A study of the hemorrhagic-kidney syndrome of choline deficiency: the protective effect of starch, J.Nutr.34: 333-349, 1967.3.Best, C.H., et HarTROFT, W.S., Nutrition, renal lesions and hypertension, Fed, Proc.8: 610-617, 1949.BorGLIN, N.E., On the excretion of choline in urine, Acta Pharmacol.Toxicol.3: 123, 1947.BuckLEY, G.F., et HArTRoFr, W.S., Pathology of choline deficiency in the mouse, Arch.Path.59: 185- 197, 1955.).CAMPBELL, M., Production of hypertension following choline deficiency in weanling rats, Am.J.Phy- siol\u2026 163: 736, 1950.CHRISTENSEN, K.A., Microscopic study of the effect of choline deficiency in young rats, J.Biol.Chem., 133: 20, 1940.CHrisTENSEN, K.A., Renal changes in 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Régularise les fonctions ; hépato-biliaires Renforce la fonction antitoxique Dyshépaties - Cholécystopathies Hépatites - Ictères Allergies digestives et médicamenteuses Hypercholestérolémie 3 à 6 granules par jour avant les repas Cures de 10 à 20 jours par mois Tube de 40 - 250 - 1000 granules Boîte de 25 ampoules 5 injectables (i.m.) on Distributeurs exclusifs au Canada : | LC a(S FF Char oT Sra er.{s) 31 Les femmes commencent à prendre \u201cOrtho-Novum 1/80 hn) ww J Ye 4 = I 3 + - £) .Nd \u2018 w \u201d \u2018 SO Ya Sy pt tl Les femmes qui 'emploient ont de nombreuses raisons de faire confiance à Ortho-Novum 1/80 ORTHO-NOVUM 1/80 est bien toléré.Les nausées sont rares et les fluctuations de poids insignifiantes.ORTHO-NOVUM 1/80 est efficace.Il élimine la hantise d\u2019une grossesse indésirée.À Grâce au distributeur de comprimés DIALPAK*, les patien- gE tes peuvent, sans risque d'erreur, suivre le régime \u201cTrois 2 semaines de comprimés, une semaine de pause\u201d.Ortho-Novum owrnes noréthindronewemestranol Don Mills, Ontario *Marque déposée.@ ORTHO 1968, Se consacre a la recherche sur la procréation dirigée Laval Médical Vol.40 \u2014- Fév.1969 , de plus en plus, comme contraceptif oral Avec ORTHO-NOVUM 1/80 l'incidence d'effets secondaires tels que taches, saignements, nausées et fluctuations de poids est encore moindre.Le contraceptif ORTHO-NOVUM 1/80 s'est révélé virtuellement efficace à 100%.L\u2019accroissement rapide de son utilisation n'a plus de quoi surprendre.La plupart des femmes qui commencent à prendre ORTHO-NOVUM 1/80 ne veulent plus changer.ORTHO-NOVUM 1/80 est disponible en distributeur DIALPAK de 21 jours.1/80 ORTHO PHARMACEUTICAL (CANADA) LTD.Faces bay Laval Médical Vol.40 \u2014- Fév.1969 \u2014 fief ge ois pif lien pal nie lis dise TE ts FER = 7 es (11) Ortho-Novum | / 80 tem noréthindroneemestranol COMPOSITION: L'ORTHO -NOVUM se compose de noréthindrone (17 alpha- éthinyl-17-hydroxy-4-oesiren-3-one) et de mestranol (éther d'éthinyl-oestradiol- méthyl-3).Chaque comprimé d'ORTHO- NOVUM 1/80 renferme 1 mg de noréthin- drone pour 0.08 de mestranol, EXPERIENCES GLINIQUES: Jusqu'à ce jour, les recherches cliniques sur ORTHO-NOVUM 1/80 ont porté sur 1759 patientes, soit un total de plus de 10,569 cycles menstruels.L'une des conséquences du nouveau dosage de la formule des comprimés ORTHO-NOVUM 1/80 est qu'ils sont très bien tolérés: 3,6% seulement des patientes ayant fait l'objet d\u2019études cliniques ont abandonné l'usage du produit pour des causes reliées au traitement.ORTHO-NOVUM 1/80 s'est révélé virtuellement efficace à 100\", DOSAGE ET PRISES: Pour le premier cycle, et celui-ci seulement, prendre un comprimé par jour, 21 jours de suite, à partir du 5e jour de la période menstruelle.À la fin de la série des comprimés d\u2019ORTHO-NOVUM 1/80, cesser les prises pendant une semaine.Ensuite, se borner à prendre une série de comprimés avec arrêt d'une semaine à la fin de chaque série.On commencera toujours une nouvelle série de comprimés le même jour de la semaine.Que les menstruations se produisent, se terminent, ou non, reprendre le traitement.Si un saignement plus ou moins intense se manifeste pendant les prises, continuer celles-ci normalement.I] n'est pas nécessaire de doubler le dosage.DURÉE DU TRAITEMENT: Tant que le médecin le jugera à propos.PRÉCAUTIONS ET CONTRE-INDICATIONS: Etant donné qu\u2019il pourrait exister une relation de cause à effet entre l'utilisation des composés progestine- oestrogène et l\u2019apparition de thrombo- phlébite, les médecins doivent faire preuve de circonspection en prescrivant les comprimés ORTHO-NOVUM 1/80 aux patientes atteintes d'une maladie thrombo-embolique, ou ayant des antécédents de thrombo-phlébite.Les patientes ayant des antécédents de fibromes, épilepsie, migraines, asthme ou dépression nerveuse devront faire l'objet d'observations soigneuses, L'examen préalable au traitement devra inclure le test de Papanicolaou.On évitera de prescrire les comprimés d'ORTHO-NOVUM 1/80 en cas de tumeurs malignes du sein ou des voies génitales, d'insuffisances ou d\u2019affections hépatiques graves.En présence de troubles cardiaques ou rénaux qu'une certaine rétention des liquides risquerait d\u2019aggraver, Pendant la période d'allaitement.PRÉSENTATION: Les comprimés d\u2019ORTHO-NOVUM 1/80 sont présentés en distributeur DIALPAK* bilingue de 21 comprimés et en flacon de 500.Renseignements détaillés sur demande.*Marque déposée, ORTHU FhARMACEUTICAL (CANADA) LTD.Don Mills, Ontario 33 éfracycline TÉTRACYCLINE TAMPONNÉE SUSPENSION et COMPRIMÉS Pour la mise en garde relative aux effets toxiques sur le foie et le pancréas, veuillez consulter votre Vademecum International.Documentation complète sur demande.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE > MONTREAL CANADA MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 \\ Téléphone : 522-2073 C.P.1933 AUDART, Inc.181, rue St-Vallier est Québec 2, P.Q.Phot s.dessins.clichés, flans, électros, plaques lithographiques 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côte Vertu, Montréal-9, Québec.RES EEE RE RON Line tiqu ln del Dales Cl rile lil À [is i tre jouet prime void} thy wl là Ju wtf Ths ul sls Li tache fe vi vou pont Un Lu br dl \u201cUK fut [ [1 in fry l'n fl bit Qué Va De fag ly { Lucie ARVY.La thyroïde et le métabolisme calcique.J.Physiol., 60 : 405-448, 1968.Même si le rôle de la thyroïde dans le métabolisme de l\u2019iode et la synthèse des hormones thyroïdiennes iodées a pratiquement éclipsé tous les autres rôles, il n\u2019en reste pas moins que l'implication de la thyroïde dans le métabolisme calcique n\u2019est pas une notion nouvelle.C\u2019est ainsi que les sels de calcium et les phosphates abondent dans la glande thyroïde normale ; tout appauvrissement du régime alimentaire en calcium et en phosphore tend à modifier le fonctionnement thyroïdien et la thyroïdectomie supprime un important centre de métabolisme pour ces composés.Il n\u2019est donc pas surprenant que les anti- thyroïdiens et la thyroïdectomie influencent le tissu conjonctif, le collagène, le cartilage, l\u2019os, la ponte, la lactation, ete., puisque dans toute la série des vertébrés, depuis les écailles des poissons jusqu\u2019aux tissus des mammifères, les hormones thyroïdiennes influencent le métabolisme des glycoprotéines, des sels de calcium et des phosphates.La connaissance de ces corrélations permet de rattacher à leur juste cause les retards et les anomalies de la caleification, de l\u2019ossification, de la denture (chez tous les vertébrés) et des bois (chez certains ruminants), comme certaines des insuffisances de la ponte (chez les oiseaux) et de la lactation (chez les mammifères).La thyroxine, dans les nombreux cas cliniques et les rares essais expérimentaux où elle a été utilisée, à normalisé certaines dysmorphogenèses chondro- osseuses de cause indéterminée, ou provoquées par la thyroidectomie, ou par les antithyroidiens.Une analyse méthodique de l\u2019effet de divers métabolites résultant des biosynthèses thyroïdiennes lodées (monoiodotyrosine, diiodotyrosine, triiodo- thyronine, ete.) ou non iodée (thyrocaleitonine) sur l\u2019embryogenèse des cartilages et leur enrichissement en sels calcaires est très souhaitable.Une analyse histo-enzymologique semble particulièrement indiquée puisque nous ne savons pas même comment varient les activités phosphatasiques (glycérophos- phatasiques alealine et acide, adénosine-triphospha- tasique, etc.) des tissus chondro-osseux, des bois, de l\u2019oviducte ou de la mamelle après thyroïdectomie, (12) qe in jte ANALYSES après blocage du fonetionnement thyroïdien, ou après hormonothérapie substitutive.Le conditionnement de certaines insuffisances de la ponte, ou de la lactation, pourrait très probablement être trouvé dans l\u2019analyse des aliments et des sécrétions thyroïdiennes et sans doute plus heureusement influencées par la suppression de quelques antithyroïdiens présents dans la ration, par l\u2019adm1- nistration d\u2019hormone thyréotrope, ou d\u2019iode, plutôt que dans \u2019administration des doses astronomiques de vitamine D, ou par la compression des canaux galactophores.G.-A.BERGERON, M.DL.K.DAHL, K.D.KNUDSEN, M.HEINE et G.LEITH.Hypertension and stress (Hypertension et stress).Nature, 219 : 735, (août) 1968.La plupart des chercheurs admettent que le sujet hypertendu a une réaction de vasoconstriction hyperactive au stress, Que la répétition de cette réaction conduise à une élévation permanente de la pression artérielle est discutable.Des rats génétiquement portés à développer une hypertension artérielle expérimentale (par l\u2019ingestion accrue de NaCl, par compression unilatérale de l\u2019artère rénale, par l\u2019administration de cortico- stérone ou par régénération surrénalienne) ont fait l\u2019objet de quatre expériences, dans le but de provoquer l'hypertension ou d\u2019aggraver l\u2019hvpertension déjà présente, en se servant de formes variées de stress psychologiques chroniques.1.Trois groupes d\u2019animaux ont reçu un régime contenant 0,4, 4 et 8 pour cent de NaCl.Ils ont reçu des chocs électriques administrés au hasard, à travers une cage à plancher d\u2019acier.Pour les animaux des groupes recevant 0,4 et 4 pour cent de NaCl, la pression artérielle a atteint un plateau après six et quatre mois respectivement.Les rats soumis au régime hypersalé ont développé une hypertension fulgurante qui a obligé à suspendre l\u2019expérience après six semaines.Aucune différence significative n\u2019a été notée entre l\u2019hypertension provoquée chez des animaux soumis au stress et celle de leurs témoins correspondants.2.Des rats ont été conditionnés à un signal lumineux ou sonore précédant le choc électrique, pour 208 ANALYSES ensuite donner au hasard ces trois stimulus à une fréquence de 100 par jour.On a offert aux animaux un régime contenant quatre pour cent de NaCl.Aprés six mois d observation, 1\u2019hypertension de ces animaux ne différait pas de celle du groupe témoin.Il est à noter que la pression artérielle a augmenté au même taux dans les deux cas.3.Des animaux hypertendus ont été répartis en deux groupes: un groupe témoin et un autre traité tel que décrit précédemment.Un régime pauvre en sel a été donné pendant cinq mois afin d\u2019analyser l\u2019état d\u2019hypertension.La pression chez les rats soumis au stress est restée élevée par rapport aux animaux témoins.4 Dans la dernière expérience, le stress a été remplacé par une forte réduction du libre déplacement des animaux.Des régimes avec 0,4 et 4 pour cent de sel ont été utilisés pendant cinq mois.La pression a été plus basse chez les animaux soumis au stress, mais la différence n\u2019était significative que pour les animaux recevant un régime pauvre en sel.Les poids de ces groupes étaient significativement plus bas que ceux des témoins.Ces résultats vont à l'encontre du concept populaire qui considère le stress comme le facteur primordial et commun dans la genèse de l'hypertension chronique.Alfonso DELGADO, M.D.À.BEL, R.LEVRAT, J.NESMOZ et M.GIRARD.L'ulcère gastrique expérimental par la sérotonine chez le rat et sa prévention.Rrn.Intern.Hépatologic, 17 : 65-18, 1967.La production d'ulcères de la partie glandulaire de l\u2019estomac du rat est réalisée assez simplement et régulièrement par deux injections sous-cutanées (le sérotonine (5-hydroxytryptamine) à la dose de 15 mg/kg chaque fois, 20 heures et 6 heures avant le sacrifice de l'animal.L'aspect macroscopique des lésions ulcéreuses rappelle celui que l\u2019on observe avec d\u2019autres protocoles expérimentaux : contrainte où injection de réserpine.Des phénomènes vasomoteurs accompagnent habituellement les ulcérations, qui se présentent histolo- giquement comme des zones de nécrose superficielle de caractère ischémique.KLaval Médical Vol.40 - Fév.1969 Les auteurs, dans le parallèle qu'ils établissent avec l\u2019ulcère postréserpinique montrent que la cicatrisation spontanée des lésions se fait rapidement.Elle est totale en neuf jours.Certaines médications, en particulier des drogues antisérotonines ou antihistaminiques, telles que mé- thysergide, dimétotiazine, protègent l\u2019animal contre le pouvoir ulcérogène de la sérotonine.Par contre, la néphrectomie bilatérale et la vago- tomie n\u2019ont pas eu d'effet protecteur, tandis que la surrénalectomie bilatérale aggravait de façon extrêmement importante le pouvoir toxique général et gastrique de la sérotonine.Ces faits suggèrent qu\u2019un contrôle neuro-hormonal s\u2019exerce vis-à-vis du pouvoir ulcérigène de la sérotonine.Guy A1BOT, M.DG.ROSSELIN, R.ASSAN, P.FREYCHET, J.DOLAIS et G.TCHOBROUTSKY.Insuline, glucagon et hormone somatotrope plasmatiques dans cinq cas de tumeurs extrapancréatiques hypoglycémiantes.Presse méd., 75 : 1045-1051, 1967.Chez cinq sujets atteints d\u2019hypoglycémie organique par tumeurs extrapancréatiques (trois tumeurs mésenchymateuses, deux cancers du foie, dont l\u2019un secondaire), le dosage radio-immunologique de l\u2019in- sulinémie a montré des valeurs basses en présence d'une glycémie basse.Les taux plasmatiques de l'hormone somatotrope et du glucagon sont le plus souvent normaux ou abaissés, en dépit de l\u2019hypoglyeémie grave ; fait que les auteurs avaient déjà constaté pour les hypoglycémies chroniques en rapport avec des adénomes langerhansiens.Dans un cas traité par le diazoxide, les auteurs ont observé l\u2019apparition d\u2019une courbe d\u2019hyperglycémie par vole buccale de type diabétique et la suppression de la sécrétion d'insuline pendant l\u2019épreuve.La revue de la littérature associée à l\u2019article porte plus particulièrement sur les résultats de dosages d\u2019insuline préalablement obtenus dans des cas analogues, sur les différentes hypothèses pathogéniques, et les récentes substances utilisées dans les traite- tements de ces hypoglycémies graves.Tuy ALBOT, M.D. La mie ec LTS x 6 ad ga CRESTS pe ST axe = = CRRA EE re CSS Co Re p | wh \\ NS AT Foes a SESE an Et EA Sk 4 i + > os EEE = ce ES es dirt RES 2 Gi = = cn Zo Ero LL i + hn x Ÿ * à = TE = SE = TESTE ZEEE EE SRE HE ce CE =z ET FE TER 2 ÿ \u2018 A A Ÿ i EE = 22 = oe no EEE esi oe i Er Cn ès TT Ep = ee es ras Ec po Pr Soa = a er = D 7 x a - mo my 7 7 7 7 7 7 A % 7, 2 7 \u201c7 7 7 7 7 5 A 7 7 He i K .50 i 7 sx 7 A 1 2 0 2 0 7 7 / % 0 2 / M 7 7 7 UE i .67 0 7 7 Œ 3 7 0 5) : Y.%, 7% 7) 0 7._ 7 7 7 6 7 E 0 0 GE 2 7 _, 7 .75 Hs i 4 7 7 ; , _ 7 2 5) D 2 - % 0 7 he 2 GE 7 7 7 2 20 0 4 _ i 7 A 7 0 0 47 7 , 2 0 7 7) 7 5 3 _ % 7 A 7 0 D 2 7 7 2 i .7 7 pi 2 = 7 7%: 7.0 0 7 2 3 0 7 I 7 7 7 7 7 I 7 7 7 % 0 4 7 4 , 0 4 8 UE .7 A JE 7 7 5 % %.D 7 0 U A % 7 = 7 7 7 2 0 2 = 2 ë | 7 © 7 7 % I 0 7 ;., 7) 2 7 A 0 0 W 0 7 7 7, CE 7 %, 7, Si .7 x 4 vo 4 7 7 ë .0 7 9 U 7 r A 0 UN 0 7 7 = 7) 7 | vy 7 7 7 7) 4 4 2 2 a / 7) 2 À % 7.7 7% I, H 4 A 4 > dé 2 JE 7 7% 7) A A 25 / 7 5 % 2 7 7 ; 0 | 2 7 7 2 7 CE 7 AY 7 Z J i 7, 7 É ' 0) 7 _ 7 7 7 GE 7 ) 7 7 7 7 Ze rir 7 7 % 7 2 % 7 _ i 7 7 7 7 7, _ 7 7 7 7 4 3 n A 7 7 7 7 77 0 7 8 Tn a 7 ë , 2 7 2 i | 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7 7 7 A .\u2018 D 7 7 ABBOTT 3) 7 2 WU 7 7 5 7 7, 7 % Laval Vol.40 \u2014 | on 7 J 5 GE GE 7 7 7 A > _ 0 7 ._ La ii LE Whi iit iid 2 i vi di 2 ls Yi Lin Livin iis iS n = = = = = = 1] lis \", les ues il A (Ir = =, I = = = £. + FR ai A Ai 3 ; > Re an pi À WT 8 Rs 3 Laval Medical Vol.40 \u2014 Fév.1969 36 Tech à gr A ; j Fa a = oo 5 .x Ji = se 2 Wi a 2 sa Se J.ad 2 i 2 = il ne So Zi hsp = à 5 4 = = = M in = a = Si > = il si] % su 7 i i 2 a 5 .Æ E i 7 i A Jill 4 o 2 i a 2 J 27 or i a in fs 7 i 5 2 Ji # 2 & # i) a sr Es = = L i.7 il = 27 F2 i ee gE 4 ie Ie - >, i 2e 2e us 5 @ / i % We a 5 i a i Se , te.Gv Ss oe = 5 > i i Sa 7.sas a 2 | un 45 a i F 2 Lu oo i i i La Ge 2 2 oh 2 .5 A Parions qu'il écrit Da n 0 n e\u2019 [+ comprimés de phénylindanedione BP i | l\u2019anticoagulant oral le plus prescrit [a Documentation complète sur demande dl PADOUIES FARMACEUTIQUES DE QUALIIE e uowradat EFnooot ot Cle [y aasiom FOMDÉE AU CANADA £4 008 CS le] Qu Ji | Us lt KEK pr = SE (Ro 8 à Technique de l'enregistrement électroencéphalo- graphique, par M.L.HECTOR.Une préface du professeur H.Frscmaonp, Un volume 22 X 27 de 206 pages avec 18 figures et 86 planches: 75 f.Masson et Compagnie, Paris, La méthode d'examen électroencéphalographique est aujourd\u2019hui pratiquée dans des laboratoires, tant hospitaliers que privés, chaque jour plus nombreux.Son succès est dû à la totale innocuité du procédé, à son caractère ambulatoire, à son apparente simplicité et aux informations précieuses qu\u2019elle fournit dans l\u2019exploration de l\u2019épilepsie, des tumeurs intracrâniennes et des traumatismes de la tête.Mais les utilisateurs de la méthode s\u2019apercoivent rapidement que sa simplicité n\u2019est que théorique, car ce mode d'investigation n\u2019est valable que si l'enregistrement est pratiqué par un personnel très qualifié.Les techniciens chargés de ces examens doivent non seulement connaître les notions de base, mais aussi savoir adapter leur conduite : \u2014 selon l\u2019état et le comportement du malade examiné: on n\u2019enregistre pas de la même façon un adulte et un nourrisson, un grand traumatisé du crâne et un enfant suspect de Petit Mal ; \u2014 selon l\u2019aspeet du tracé: l\u2019expérience technique permet de discerner tous les aspects physiologiques et pathologiques et de les mettre en valeur.Ils doivent également savoir reconnaître et se mettre à l\u2019abri des parasites et artéfacts qui peuvent perturber l\u2019examen, et revêtir les aspects les plus trompeurs.Il leur faut aussi entretenir un appareillage délicat et, au besoin, effectuer un petit dépannage.L'\u2019auteur a voulu, dans cet ouvrage, résultant de 15 ans d\u2019expérience privée et hospitalière, aider à l\u2019acquisition de cette somme de connaissances indispensables au technicien, connaissances sans lesquelles l\u2019interprétation du médecin se trouve mise en défaut.Les données théoriques, électrophysiolog1- ques, médicales ou diagnostiques ont été écartées, pour n\u2019en garder que les incidences pratiques indispensables à celui qui manipule le malade et l\u2019enregistrement.À côté des techniques essentielles de l\u2019enregistrement E.E.G., communes à tous les laboratoires, on pourra y trouver les solutions aux pro- (14) IRERRAAN) iy ly at v Lh, REVUE DES LIVRES blèmes quotidiens, ainsi que les « bonnes idées » et « petites recettes » glanées auprès d\u2019un personnel expérimenté.Embryologie.Travaux pratiques et enseignement dirigé.Fascicule III, par M.AUROUX, chef de travaux pratiques, et P.HAEGEL, assistant.Un volume 21 X 27 de 146 pages avec 260 figures en noir et en couleurs: 38 f.Masson et Compagnie, Paris.Le troisième fascieule des Travaux pratiques et Enseignement dirigé d\u2019embryologie est consacré au développement du systènie nerveux, des organes des sens et des glandes endocrines.Comme les deux premiers, il comporte une très abondante illustration.Il présente cependant quelques particularités inhérentes à la nature des sujets abordés.La complexité du système nerveux rend souvent son étude difficile chez l'adulte.Par contre, l\u2019étude de son développement permet d'analyser les grands principes structuraux qui président à sa morpho- genèse et de les faire comprendre.Quelques données scientifiques de base, partant des organisations nerveuses les plus simples, éelairent les organisations les plus complexes comme celles de l\u2019homme.Des faits d'anatomie et d\u2019embryologie comparées précèdent done l'étude des structures nerveuses essentielles, Lorsque celles-ci ont été mises en place, une brève étude physiologique achève de leur donner une signification.Les organes des sens et les glandes endocrimes sont traités dans le même esprit, car, avec le système nerveux, ces structures forment un ensemble fonctionnel.La conception de ce troisième fascicule ménage une plus grande place au texte.L\u2019explication de certains principes ou de certains phénomènes compliqués nécessite en effet que le texte vienne, ici, au secours du schéma.Chaque chapitre se termine par une étude des principales malformations rencontrées chez l'homme.Les données de l\u2019embryologie normale et expérimentale aident le lecteur à comprendre cette pathologie qui constitue elle-même une illustration particulière des grandes étapes du développement. i # Sr 210 REVUE DES LIVRES La chimie au laboratoire médical, par K.LAU- BER.Traduit de l\u2019allemand par le docteur Jean Mrcnop.Un volume in-8 de 338 pages avec 102 figures: 72 f.Editions Doin Deren & Cie, 8, Place de l\u2019Odéon.Paris VI°, 1968.L'analyse chimique du matériel biologique : sang, urine, liquide céphalo-rachidien, ete, à pris, ces toutes dernières années, un très grand développement.Il n\u2019est pas possible de travailler dans un laboratoire de chimie médicale sans de sérieuses connaissances en chimie et biochimie.Le livre de K.Lauber s'adresse avant tout aux laborantines stagiaires ou diplômées, mais aussi aux médecins qui s'aident du laboratoire pour étayer leur diagnostic et qui doivent rafraîchir leurs con- Naissances.La première partie du livre, consacrée à la chimie générale et inorganique, traite des lois essentielles de la chimie, des propriétés des éléments les plus importants et contient un grand nombre de renseignements pratiques.La deuxième partie, consacrée à la chimie organique, laisse délibérément de côté tout ce qui ne contribue pas à la compréhension de la biochimie, de telle sorte que, sans effort, le lecteur y trouve ce qui lui est directement utile.Certains chapitres, par contre, particulièrement ceux ayant trait aux protéines, aux enzymes, aux hormones, à l'hémoglobine, à ses dérivés et métabolites et aux acides nucléiques sont suffisamment complets pour donner une idée nette des questions.Une partie importante de l'ouvrage est consacrée aux principes qui régissent les méthodes modernes d'analyse, telles la photométrie de flamme et d\u2019absorption, la néphélométrie, la fluorimétrie, les divers procédés de chromatographie et d\u2019électrophorèse.Le livre contient également des séries de questions et de réponses permettant au lecteur de vérifier son savoir.Nul doute que le livre de K.Lauber ne réponde à un besoin et trouvera de nombreux lecteurs parmi ceux qui, à quelque titre que ce soit, doivent donner ou interpréter des résultats analytiques.Chimie clinique, théorique et pratique, par R.RICHTERICH, de l'Institut de chimie médicale et clinique infantile de l\u2019université de Berne.Version française par le professeur A.F'ARINE, docteur ès sciences, Genève.Un volume in-8 de Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 480 pages avec 74 figures, dont une en couleurs hors-texte: 88f.Éditions Doin Deren & Cie, 8, Place de l\u2019Odéon, Paris VI°.1967.Une collaboration entre les diverses branches de la chimie clinique et les médecins est la condition nécessaire pour le succès d\u2019un diagnostic médical.Les déterminations chimiques jouent, en effet, un rôle de plus en plus important en chimie clinique.Cette dernière discipline est devenue indispensable aussi bien pour la recherche que pour les besoins de la pratique.Dans cet ouvrage, les méthodes les plus importantes et qui ont toutes été éprouvées y sont déeri- tes.Elles sont exposées de telle facon que leur emploi conduit à un résultat sûr.Elles sont effectivement utilisables.TTn des avantages de ce livre réside dans le fait que l\u2019on décrit la préparation de tous les réactifs, des solutions nécessaires aux ana- lyvses selon une méthode déterminée, de telle sorte qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire d'avoir recours à d\u2019autres ouvrages, ce qui simplifie grandement le travail et évite une perte de temps.Dans la première partie, l\u2019auteur traite des généralités de la chimie clinique, des unités de mesures, des valeurs normales, de la sûreté des méthodes utilisées, de la prise de sang et de l\u2019urine.Un chapitre spécial est consacré à la statistique ; l\u2019appréeiation des méthodes de laboratoire, la détermination des valeurs normales, l'interprétation des résultats au laboratoire et au chevet du malade supposent la connaissance de quelques notions de statistique.En présence d\u2019un grand nombre de données, la statistique facilite la découverte de lois qui ne découlent pas directement des chiffres.Un grand nombre de données homogènes peuvent être caractérisées de façon sûre et précise au moyen de notions de statistique.Dans la seconde partie, l\u2019auteur décrit les diverses méthodes de détermination, telles que les méthodes de séparation, la photométrie, la détermination des enzymes, ete.La troisième partie traite des recherches sur le métabolisme de l\u2019eau et des électrolytes, des oligo- éléments et en particulier du métabolisme du fer, du métabolisme énergétique, des glucides, de l\u2019azote, des lipides.Dans la quatrième partie, enfin, l\u2019auteur traite des déterminations spécifiques d\u2019organes.L\u2019appendice a trait à l\u2019utilisation des solutions standard ou de contrôle avec des indications précises score Laval Médical Vol.40 \u2014 F'év.1969 quant à l\u2019emploi pour telle ou telle méthode, de facon que le chef de laboratoire de chimie clinique peut choisir celle d\u2019entre elles qui convient le mieux au but recherché sans avoir lui-même à procéder à des essais demandant un temps précieux.Les emballages pour tests sont également mentionnés avec l'indication de l'emploi pour une méthode bien déterminée, Cet ouvrage rendra de précieux services à l\u2019étudiant, au médecin, aux chefs de laboratoire de chimie elinique, aux laboratoires scientifiques.Sa conception a visé essentiellement le but pratique.Optique médicale pratique, par Henri SARAUX, professeur agrégé, ophtalmologiste des hôpitaux de Paris, Françoise ROUSSELIE et Gabriel COSCAS, chefs de clinique à la Faculté de médecine, assistants des hôpitaux de Paris.Préface du professeur OFFRET.Un volume in-8 de 416 pages avec 301 figures et 12 figures en couleurs hors-texte: 96F.Éditions Doin Deren & Cie.8.Place de l\u2019Odéon.Paris VI°.1968.La prescription de verres de lunettes est un acte courant de la pratique ophtalmologique.La littérature française ne comportait pas d\u2019ouvrage récent traitant des problèmes de l'optique médicale.C'est pour répondre à cette lacune qu'a été rédigé « L'Optique médicale pratique ».Ce livre essaie de répondre à une double exigence : ne pas négliger les bases théoriques de la réfraction, tout en restant accessible au plus grand nombre ; c\u2019est ce à quoi tend la première partie.De chercher également à apporter au lecteur ayant déjà une connaissance des problèmes d\u2019optique des notions modernes sur ces maladies de l'œil que sont les vices de réfraction.Le médecin y trouvera des éléments sur la pratique de la lunetterie, Une dernière partie traite des problèmes de l'éclairage.Les varices des membres inférieurs, par Glauco BASSI.Avant-propos du professeur Edmondo MALAN et préface du docteur Raymond TouRNaY.Un volume grand in-8 de 624 pages avec 200 figures, cartonné : 165 f.Éditions Doin Deren & Cie.8, Place de l\u2019Odéon.Paris VI*.1967.REVUE DES LIVRES 211 Ce livre est l\u2019édition française, refondue et augmentée, du volume Le varici degli arti inferior: publié en italien en 1962, avec préface du docteur E.Malan.par les Éditions Minerva Medica de Turin.Le wvarici degli arti infertort était une sorte de traité encyclopédique sur les affections variqueuses, une svuthèse extrêmement vaste et approfondie des connaissances phlébologiques anciennes et modernes, exposée suivant un plan systématique et homogène.appuyée sur une documentation bibliographique très riche et minutieuse, illustrée par de nombreux dessins originaux et écrite dans un style clair et éoneis.C'était le fruit d'une revue d'ensemble de la littérature mondiale.que l'auteur avait filtrée, d'une part.à travers sa formation phlébologique d'école française et, d'autre part, à travers son expérience personnelle.qui est des plus importante.L'ouvrage suscita un grand intérêt en Italie et surtout à l'étranger.On a pu écrire que par son architecture il apportait à la phlébologie le texte pédagogique qui lui manquait; que par l'analyse détaillée des bases anatomiques et physiopathologi- ques des affections variqueuses il donnait.pour la première fois, un fondement scientifique précis aux acquisitions de la phlébologie pratique: que par l'énorme quantité de notions citées, 11 constituait une véritable «mine » de renseignements de tous genres; et que par son importance.à la fois doetri- nale et pratique.il était destiné à devenir un « outil de travail » indispensable non seulement pour les angélologues, mais aussi pour tous les médecins.pour peu qu'ils s'occupent de maladies vemeuses périphériques.Ces caractéristiques et ces mérites de l'ouvrage se retrouvent améliorés dans l\u2019édition française.Aussi bien, ce n'est pas d\u2019une simple traduction du texte italien qu\u2019il s'agit: celui-ci a été profondément remanié du fait que l\u2019auteur, amené à le mettre à jour jusqu\u2019à la fin de 1966.s\u2019est vu obligé de le revoir en entier, ll en résulte que le texte s'est considérablement accru, que de nombreux chapitres et sous-chapitres ont été complètement refondus, que quelques dizaines de figures nouvelles ont été ajoutées et que le nombre des auteurs cités a largement dépassé le millier.La valeur de ce livre, en tant qu'ouvrage de documentation théorique.se trouve ainsi accentuée.Sa valeur pratique n\u2019est pas pour autant diminuée, car les chapitres consacrés à la clinique et à la thérapeutique sont proportionnellement augmentés, Dans Ri: 8 hy 212 REVUE DES LIVRES ces derniers chapitres se manifeste également une étroite dépendance doctrinale vis-à-vis des conceptions actuelles de la phlébologie européenne, qui est en train de s\u2019éloigner passablement dse conceptions américaines.L'ouvrage repose sur le concept de l'unicité fondamentale des syndromes variqueux.Il aborde leur étude, étape par étape, en trois parties.La première partie est consacrée aux « veines des membres inférieurs ».Elle comporte trois chapitres: anatomie, physiologie et pathologie générale.La structure des veines, leur topographie, les mécanismes hémocinétiques, la circulation veineuse, la pression veineuse et les caractères généraux de la pathologie des collecteurs et du secteur histo- angéique y sont examinés d\u2019une facon très détaillée, dans un contexte cohérent qui forme une sorte d\u2019introduction à l\u2019étude de la pathologie variqueuse.La deuxième partie de l'ouvrage traite des « varl- ces» en général.Elle éclaire dans tous ses aspects la pathologie de base commune à l\u2019ensemble des différents syndromes variqueux.Cette partie est constituée de cinq chapitres: généralités, étiopathogénie, physiopathologie, symptomatologie et thérapeutique.Elle débute par quelques propos sur la terminologie, les classifications et la fréquence des affections variqueuses.Puis, elle passe en revue tous les facteurs étiopathogéniques possibles, leurs actions et leurs combinaisons, Ensuite, elle aborde l\u2019étude de la physiopathologie variqueuse, qu\u2019elle analyse aussi bien du point de vue des altérations veineuses que de celui des modifications artérielles, lymphatiques, cardiagues et sanguines.Le quatrième chapitre expose les buts poursuivis et les moyens utilisés (cliniques, radiologiques et autres) pour l\u2019étude du sujet variqueux d\u2019une part et du membre variqueux d\u2019autre part.Un gros chapitre est consacré enfin à la thérapeutique : il développe, dans une description très étendue, l\u2019exposé des différentes méthodes conservatrices, (seléro- sante et chirurgicale) et aboutit à une analyse approfondie des critères à suivre pour un choix rationnel des combinaisons thérapeutiques.La troisième partie du livre est consacrée aux « syndromes variqueux ».Elle reprend l\u2019étude de la pathologie variqueuse générale pour l'appliquer.suivant le schéma adopté dans la deuxième partie.à chacune des différentes formes nosologiques de varices.Ce procédé permet à l\u2019auteur de mettre en évidence tous les éléments que caractérise chaque syndrome variqueux et qui conditionne leur trai- Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 tement.Cette partie se compose de quatre chapitres: varices essentielles, varices de la grossesse, syndromes post-phlébitiques et varices par angé- iodysplasies.Chacune des trois parties du livre est précédée d\u2019un aperçu historique.Chaque chapitre est suivi d'une bibliographie portant sur le sujet traité.Les figures sont au nombre de 200.Deux index alphabétiques, l\u2019un des auteurs et l\u2019autre des matières, terminent le livre.En résumé, pour le praticien désireux d'\u2019approfondir ses connaissances, comme pour le spécialiste, cette œuvre de longue haleine se présente comme la « somme » de toutes les connaissances actuelles sur la question.Evolutionary trends in fossil and recent hominids, édité par G.DEZSO et J NEMESKERI.Volume 9 de la série des symposiums biologiques hongrois.Les études sont publiées en anglais, en français, en allemand et en russe.Un volume de 145 pages, de 17 X 24 cm.Prix approximatif : $8.40.Publishing House of the Hungarian Academy of Sciences, Budapest, 1968.Ce symposium préparé par le Département de biologie de l\u2019Académie des sciences de Hongrie a eu lieu du 10 au 12 octobre 1967.Il traitait de l\u2019évolution des hominidés.Les communications des participants venant de huit pays différents ont fait la revue de la paléontologie, de l\u2019anthropologie, de la génétique humaine et de l'archéologie.Ce symposium apporte une contribution particulière puisqu'il tient compte des dernières données en relations avec l\u2019homo palaeohungaricus de Vertesszollos dont la découverte a apporté une contribution réelle à divers aspects des théories de l\u2019évolution.SOMMAIRE Tôrd, 1.Opening address.PRIVETEAU, J., Quelques aspects de l'évolution des Primu- tes non humains.KrErzo1I, M., Gerschichte der Primaten und der Hominisation OLIVIER, G., Réflexions sur l\u2019évolution des hominides fossiles.THOMA, A., Le caractére aromorphotique de l\u2019évolution humaine à lu lumière des nouveaux fossiles.VÉRTES, L., Evolutionary trends in pleistocene hominids.BuUNAK, V.V., Sur l\u2019évolution de lu forme du crâne hu- Main, jar vob Jive trs Feit! a le Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 REVUE DES LIVRES 213 OLIVIER, G., L\u2019évolution séeuluire des populations sub- MaLAN, M.Population genetical investigations in Hun- fossiles et récentes.gary.0 Vv.Vv, proviomes de la yenèse raciale et etl- Lineyne, I, A comparative electroforetic examination of nologique en anthropologie soviétique (en russe).recent and fossil human bone proteins.FFREMBACH, D, L'évolution des ruces au mésolithique.UrrricH, H., Die Bedeutung der Ahnlinchkeits-Verwand- schaftsanalyse jür die Erforschung von Entwick- lungstrends in ur-und frühgeschichtlichen Bevôlke- Scuwiperzky, I, Trends in der Rassenevolution des Menschen.Tôru, T., Problèmes de lu genèse raciale et de l\u2019ethno- genèse des trouvailles du dassin moyen du Danube.LIPTAK, P., On the evolutionary systematics of Homini- EiBkN, 0.G., Growth and development from the point of due.view of evolutionary trends.rungen. LE DOCTEUR J.-A.CHABOT (1906-1969) Notre confrère et ami était né aux États-Unis, à Berlin, dans le New Hampshire, en 1906.Il faut croire que les parents optèrent pour un retour définitif au Canada, puisqu'on retrouve le Jeune Chabot aux études primaires au collège du Sacré-Cœur.à Sherbrooke, d\u2019où il vint ensuite à Québec pour ses études secondaires.ll fut done élève, et brillant élève, du séminaire de Québec, où il obtint son diplôme de bachelier ès arts en 1927.Attiré vers la médecine, il s\u2019inserivit à Laval, où il obtenait son doctorat en 1932.1] décide de se lancer immédiatement en pratique générale et alla s'établir à Saint-Sébastien, dans le comté de Frontenac, on il se dévoua pendant cinq ans au service d\u2019une population rurale.bien sympathique mais victime, elle aussi, des effets d\u2019une crise éconumique dont le monde entier n'arriverait à sortir qu'avec la seconde guerre mondiale.Animé, par ailleurs.d'un esprit qui le poussait à poursuivre des études avancées 1] devint boursier Rockefeller, en hygiene, en 1938, et l\u2019université de Toronto.où il étudia, lui décerna un diplôme en hygiène publique en 1940, L'année suivante, 11 devint fellow en hygiène publique.Entre-temps, après quelques mois de travaux pratiques en hygiène industrielle aux États-Unis, le gouvernement de la province le chargeait d\u2019organiser une Unité sanitaire dans le comté de Frontenac.Le Ministère de la santé le permuta ensuite à la direction des Tnités sanitaires de Roberval et de Chicoutimi.En 1942, l'Aluminum Company of Canada le chargeait d'organiser un service de santé pour la ville d'Arvida, alors ville fermée, et lui confiait le Service d'hygiène industrielle dans ses usines d\u2019Ar- vida et de Shipshaw.Toujours très actif, il est en même temps médecin hygiéniste pour les Commissions scolaires, catholique et protestante, d'Arvida, et 11 préside le Comité local de défense contre la tuberculose et.en plus, il est médecin de la Société du bien-être.NECROLOGIES Les deux organismes médicaux chargés de la reconnaissance officielle des spécialités, soit le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, l\u2019élevaient au rang de spécialiste en hygiène publique, simultanément en 1945.Dix ans plus tard, l\u2019Hôtel-Dieu Notre-Dame-de- l'Assomption, à Jonquière, reconnaissant ses talents administratifs, lui offrit le poste de directeur médical, et, comme le docteur Chabot portait un intérêt particulier aux milieux hospitaliers, il accepta la responsabilité de cette charge jusqu\u2019en 1962.Pendant cette période, en 1960, il devenait diplômé en organisation médicale.Et, en 1962, il vint à Québec occuper la charge de directeur médical de l\u2019hôpital Saint-François- d\u2019Assise, poste qu\u2019il occupa jusqu\u2019à sa mort, le 4 Janvier 1969.C'est pendant cette période, relativement courte, que nous avons pu vraiment apprécier le docteur Chabot comme un homme doué d\u2019une capacité de travail remarquable, d'une intégrité à toute épreuve et d'une ténacité qui le faisait.la plupart du temps, prévaloir son point de vue.Doué également d'un esprit de synthèse qui lui permettait de juger l\u2019ensemble des problèmes avec lesquels toute organisation hospitalière est confrontée, 11 pouvait traiter, au profit de son institution et de ses confrères.Pendant ces sept années, combien de fois l\u2019avons- nous vu s\u2019inquiéter de tous et pour tous! Nous ne pouvons oublier les réunions, les centaines de réunions devrais-je dire, où ses conseils judicieux et sa grande expérience fucilitaient des solutions qui, pour ne pas toujours plaire à tous, étaient empreintes de justice et d\u2019honnêteté.La construction, à l\u2019hôpital Saint -François- Assise, d'un nouveau pavillon, sur les plans duquel il a passé un nombre incalculable d heures, aura débuté en même temps que la maladie qui l\u2019a emporté.C'est dire que les ambitions du docteur Chabot seront restées, dans ce domaine, au niveau des espoirs enthousiastes dont il caressait ce projet.Nous savons cependant qu'il aurait su mettre au Laral Médical Vol.40 - Fév.1969 service de notre nouvel hôpital la force et les talents que la Providence lui avait prêtés.À madame Chabot et à son fils notre témoignage très sincère de sympathie.Roland CavcHoN, MD.LE DOCTEUR JEAN SAUCIER, M.D., F.R.C.P.(C) Le docteur Jean Saucier.neuro-psvehiatre de Montréal, est décédé le 30 décembre dernier à l'Hôtel-Dieu de Montréal.Né à Montréal.le 7 juin 1899.d'Oectavie Turcotte et de Joseph Saucier.baryton bien connu, le docteur Saucier avait étudié chez les Jésuites, au collège Sainte-Marie.où il avait obtenu son baccalauréat ès arts.ll poursuivit ses études à l'université de Montréal: après un stage au Worcester State Hospital, il occupa un poste comme médecin-résident en psychiatrie à l'hôpital Saint-Michel-Archange de Québec (1924-1925) où il travailla dans le service du professeur Albert Brousseau.Boursier du gouvernement du Québec, il alla en 1925 se perfectionner à Paris pendant trois ans où il bénéficia de l'enseignement des professeurs Souques, Alajouanine.Babinski.Logre et de Clérambault.études couronnées par le doctorat de la Faculté de Paris.De retour au Canada.il entrait dès 1929 à l'hôpital Notre-Dame et au sanatorium Prévost.institution à laquelle il devait rester attaché jusqu'à la fin de sa vie.En 1937.11 assumait la direction du ser- NECROLOGIES 215 vice de neurologie de l'hôpital Sainte-Justine, Il était nommé, en 1947.chef du service de neurologie de l'Hôtel-Dieu de Montréal.L'année suivante, il devenait professeur titulaire de neurologie à l'université de Montréal, de même qu'associé du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.En 1948, il accédait à la présidence de l'Association médicale canadienne (division du Québec).II occupa également tour à tour la présidence de la Canadian neurological Society et de l'Association canadienne de psychiatrie.Le docteur Saucier.en plus de ses activités médicales, a exercé une action socio-eulturelle au service de la langue francaise et de la musique.Président du Cercle universitaire de Montréal.il fut l'un des fondateurs de la Société Pro Musica du (Canada.dont il était secrétaire honoraire.et 1l assuma la présidence de l'Alliance française de Montréal.H laisse son épouse, née Françoise Prince.sœur de madame René Adam et de mademoiselle Jeanne Prince, de Québec ; ses fils: Pierre.journaliste.et Jean-Louis, psychanalyste, ainsi que leurs épouses.Mireille Décarie et Elaine Bertrand: ses filles: Hélène et Marie.épouses du docteur Charles Dumas et du docteur Robert Duguay.tous deux psvehia- tres ; ainsi que quatorze petits-enfants.Les funérailles ont été célébrées en l'église Saint- Germain d'Outremont.le 3 janvier.et l'inhumation à eu lieu au cimetière de Vaudreuil.René ADAM.ptre Er.Be SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL Séance du jeudi 23 janvier 1969 à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Applications récentes de la médecine nucléaire 1.Henry N.WAGNER, professeur de radiologie et sciences radiologiques et professeur agrégé de médecine à Johns Hopkins University, Étude de la circulation et de l\u2019embolie pulmonaire ; 2.Leonard RosENTHALL, directeur de la division de Médecine nucléaire au Montreal General Hospital, Scintigraphie cérébrale et étude dynamique de la circulation cérébrale.LE DOCTEUR FUGÈRE NOMMÉ DIRECTEUR DE DÉPARTEMENT Le docteur Paul Fugère, professeur agrégé à la Faculté de médecine.oto-rhino-laryngologiste à l'Hôtel-Dieu de Québec et directeur du Centre de l\u2019ouïe et de la parole de Québec, a été nommé directeur du département d'\u2019oto-rhino-larvngologie et d'ophtalmologie de la Faculté de médecine.Après des études en médecine à l\u2019université Laval, le docteur Fugère a poursuivi des études de spécialisation à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, au New York Eye and Ear Infirmary de New York et dans le service du docteur Julius Lempert à l\u2019Endaural Hospital.Le docteur Fugère est membre (fellow) de l\u2019American Association of Oto-rhino-laryngology et détient un certificat de spécialisation en oto-rhino- laryngologie du Collège des médecins et chirurgiens de la provinee de Québec.Le docteur Fugère est membre de nombreuses sociétés savantes et à publié plusieurs travaux qui portent principalement sur le traitement chirurgical de l\u2019otoselérose et la fénestration.NOMINATION DE DEUX PSYCHIATRES DE QUÉBEC À D'IMPORTANTES FONCTIONS Le docteur Jules Lambert, qui exercait les fone- tions de surintendant médical de l\u2019hôpital Saint- Michel-Archange à Québec, a été nommé adjoint au NOUVELLES docteur Dominique Bédard, directeur général des Services psychiatriques du Ministère de la santé.Le docteur Louis Roy, de Québee, a, par ailleurs été désigné au poste de surintendant médical de l\u2019hôpital Saint-Michel-Archange.Le docteur Lambert occupait, au cours des six dernières années, les fonctions de directeur clinique puis celles de surintendant médical à l'hôpital Saint- Michel-Archange et il est également professeur auxiliaire à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Il devient donc le collaborateur immédiat du doec- teur Dominique Bédard à la direction des Services psychiatriques du Ministère de la santé.Quant au docteur Louis Roy, psychiatre, il remplacera le docteur Lambert à la direction médicale de l'hôpital Saint-Michel-Archange ; il faisait partie du personnel médical de cet hôpital tout en prêtant sa collaboration à temps partiel au Ministère de la santé depuis 1968, a titre d\u2019adjoint au docteur Bédard.ASSOCIES ET CERTIFIES DU COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada a récemment publié la liste des candidats heureux à la dernière session d'examens tenue en automne dernier, tant pour le titre d\u2019associé que pour le certificat de spécialistes.Parmi les nouveaux associés (fellows) du Collège royal, nous relevons les noms suivants : En médecine interne, les docteurs Richard Clermont (Montréal, 1961), Suzanne DesRosiers (Montréal, 1963), Louis Dufresne (Montréal, 1963).Bernard Hazel (Montréal, 1961), Claude Rouleau (Montréal, 1963) et Bernard Rousseau (Montréal, 1964).En médecine (anesthésie), les docteurs Jacques- René Boucher (Laval, 1957) et Roger-A.Meloche (Montréal, 1960).En médecine (dermatologie), les docteurs John Théodore Arsenault (Laval, 1960), Michel Drouin (Laval, 1964) et Claude Girard (Montréal, 1964).En médecine (neurologie), le docteur Michel Drolet (Laval, 1963).En médecine (pédiatrie), les docteurs Creseent Chouinard (Laval, 1964), Robert Collu (Paris, Laral Médical Vol, 40 - Fév.1969 & ar IH cosulfa® Bprotensin® il protensin cosulfa chlorhydrate de chlordiazépoxide Sulfachlorpyridazine tension, agitation, anxiété antibactérien urinaire et systémique disponible en 3 teneurs: disponible en teneur de 0.5 g.capsule bleue et jaune 5 mg.capsule bleue et blanche 10 mg.capsule jaune et orange 25 ma.i.elliott marion sve bibliographie et échantillons sur demande, Montréal Canada (15) fr! Laval Médical vile 38 Vol.40 \u2014 Fév.1969 UN CENTRE D\u2019EDUCATION PHYSIQUE A L'UNIVERSITE LAVAL L\u2019université Laval présentait récemment la maquette du Centre d\u2019éducation physique qui sera érigé à la Cité universitaire au cours de l\u2019année.Le nouveau Centre comprendra les locaux nécessaires au département d\u2019éducation physique pour les fins d'enseignement et de recherche, mais il sera aussi un centre sportif capable de répondre aux besoins des étudiants de l\u2019université en ce qui concerne les sports individuels et collectifs.Salle d\u2019athlétisme : Une des parties les plus imposantes du Centre est, sans contredit, la salle d\u2019athlétisme qui comporte des aménagements intérieurs de piste et pelouse.D'une surface de 360 pieds par 165 pieds (hauteur libre d'environ 36 pieds), elle sera assez vaste pour le soccer et le football.À l\u2019intérieur de la piste, trois courts de tennis pourront être utilisés tandis qu autour de cette piste, des fosses (saut à la perche.triple saut, ete.) seront placées en permanence.Piscine: Lu piscine (50 mètres) pourvue de huit corridors sera conforme en tous points aux normes imposées par la F.I.N.A.; il y aura deux tremplins de trois mètres et trois plateformes (5 mètres, 715 mètres et 10 mètres).Le gymnase: D'une superficie de 240\" X 105\u201d, le gymnase permettra la mise en place de trois jeux de ballon-panier aux dimensions réglementaires.La compétition interuniversitaire sera mieux servie par l'installation d\u2019un jeu de ballon-panier sur un plan longitudinal.L'espace prévu suffira à l\u2019installation de neuf jeux de ballon-volant, douze courts de badminton et trois jeux de handball européen.Autres installations: De nombreuses installations complètent ce centre sportif : salle de créativité (expression corporelle), palestre de 60° X 907, courts de handball et de squatseh, salles de tir et d'escrime, salle de combat de 45\u201d X 60\" et salle de conditionnement physique (mise en forme, appareils de mus- «ulation, ete.).En somme, un instrument de première qualité qui servira utilement au développement des sports dans la région de Québec.PLARGACTIL chlorpromazine Le Largactil est un neuroleptique doué de propriétés sédatives, anti- émétiques et potentialisatrices.Son emploi dans le monde entier chez plus de 50 millions de malades en psychiatrie, médecine générale, obstétrique et chirurgie a largement confirmé sa valeur et la diversité de ses indications.Avant de le prescrire, prière de consulter la monographie de notre carte-index.En voici un bref résumé.Posologie: essentiellement individuelle.Contre-indications : coma dû aux barbituriques ou à l'alcool.Précautions: une potentialisation des dépresseurs du S.N.C.est possible (réduire la dose de ces derniers s'ils sont employés conjointement).Ne pas oublier la possibilité de somnolence dans le cas de malades conduisant une voiture, etc.Réactions secondaires: somnolence, sécheresse de la bouche, congestion nasale, constipation, aménorrhée, myosis, légère élévation de la température, augmentation de poids; effets hypotenseurs parfois graves à l'administration I.M.; inversion possible des effets de I'épi- néphrine; réactions dermatologi- ques ; symptômes pseudo-parkinso- niens, à doses élevées ; galactorrhée et engorgement des seins (à doses élevées) ; moins fréquemment, ictère par rétention.Rarement: mydriase, agranulocytose, pigmentations cutanées ; dépôts lenticulaires et cornéens (après traitement prolongé à fortes doses).Présentations : gamme étendue de formes pharmaceutiques pour faciliter la posologie individuelle : comprimés: 10, 25, 50 et 100 mg: dragées: 200 mg; ampoules: 2 ml à 50mg et 5 ml à 25 mg ; flacons multidoses: 10 mi a 250 mg; gouttes: 40 mg par ml; liquide: 25 et 100 mg par 5 ml; suppositoires: 25 et 100 mg; capsules \u2018Spansule\u2019 *: 30, 75,150 et 300 mg.\u201cmarque déposée Smith Kline & French Inter- American Corporation pour les capsules à désagrégation prolongée.BP uienc LIMITÉE 8580 Esplanade, Montréal 11 Hit {ith fi by Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 39 ith tie hh hg ; ji ¢ : ; ÿ engen dra une | hi ie, ce comprim A fe f ir HA MI An fi ' tht i | j ; Le LARGACTIL able Rh clenc ha une vert e temps ih 952, de « \\\\ arrive amst ih hr découvert en 1 ne ubstances hy! \u201cve volutio nen te de cer taines 5 e fut la me decine autre, que isage de cale ment le v a change ra de s antibiotiques GACTIL, \\famides, nothiazine Xe le cas des S \\a phe te \\e traitement h, celui des dérivés ajeurs.re Bat des tran quillisants affections psychotiques a bre tout ih! nt rand 0 de base d'un 9 uel est \u20ac ir fii.et I\u2019 étalon u lisant I nouve au franqut : : f escrivez / j e vous pr Chaque fois I\u201c es recherches - l'étendue d rrière VOUS le sO! n judicieux ous avez de «| à Sa déco t la compe hi ul ont abou inte it asa mise au P la qualité au 1 qui à présidé re hniq ue qui asst produit fini.zr galé as encore © t copie.ih I Abondammen Poulenc es og «17 SORA SR MN ARERR ALi LRN dat bral A EAA Sa Ras RHR RE Laval Médical ; 40 Vol, 40 - Fév.1969 Va it Mo Bi Teil Ta 3 ans d'études universitaires 5 gratuites : pour chacun de vos | enfants de moins ; de neuf ans 1 Une seule condition: épargner leurs allocations 1 \\ familiales pour couvrir les frais de la 1ère année p d'études universitaires.La Fondation Universitas | paiera les 3 autres années.Remplissez simplement la formule ci-dessous, postez-la et vous recevrez la visite d'un conseiller de la Fondation Universitas qui vous expliquera tous les détails des divers plans que vous offre cette organisation sans \u2018 but lucratif, qui s'est déjà engagée à aider plus de dix mille enfants.we Cela ne vous oblige en rien.Mais vous aurez ainsi accompli le premier pas | pour garantir le meilleur avenir a vos enfants.L'inscription d'un enfant à la Fondation Universitas ne codte rien.I IN EN EES EEN EEN BEE ANN BEN BEE BEN BEE BEE BEN RS BNE NEE AEN EEN EEN BEE I bo FONDATION UNIVERSITAS, if! 2480, chemin Ste-Foy, Case Postale 182, Québec 10.| J'aimerais recevoir de plus amples informations au sujet i \\ de la Fondation Universitas.| | ONDATION Nom: UNIVERSITAS Adresse: Ville: | Nombre d'enfants âgés de moins de 9 ans : Tél.Bureau.Résidence: _____ J Ii | A | Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 1963), Roger Lachance (Laval, 1963).Gilles Paré (Laval, 1964) et François Szots (Laval.1964).En médecine (psychiatrie).le docteur Raymond Lambert (Montréal, 1964).En médecine (radiologie diagnostique), les doe- teurs Guy Lavoie (Laval, 1958).André Lisbona (Montréal, 1964) et Alexis-Antoine Pagacz (Montréal, 1964).En médecine (anatomie pathologique).le docteur Jean-Paul Bachand (Laval, 1963).En chirurgie, les docteurs Edouard Bastien (Montréal, 1964).Pierre Choquette (Montréal.1964), Pierre Daloze (Louvain.1961).Guy Legros (Montréal, 1963).Michel Léveillée (Montréal.1963) et Bernard Richer (Montréal, 1964).En chirurgie (obstétrique et gynécologie).les docteurs Gilles Amireault (Montréal.1963).Jean- Maurice Chicoine (Montréal.1963).Julien Lord (Laval, 1963).Jean-Guy Pelletier (Ottawa.1962) et Antonin Rochette (Laval, 1963).En chirurgie (ophtalmologie), les docteurs Mareel Amyot (Montréal.1958) et Gilles Bernier (Montréal, 1964).En chirurgie (orthopédie), les docteurs Jean- Maurice Aubin (Ottawa.1962).Morris Duhaime (Montréal, 1961).Guy Fournier (Laval, 1963).Mare Goulet (Montréal, 1962) et Vietor-Marcel Parisien (Ottawa, 1962).En chirurgie (oto-rhino-laryngologie).les doe- teur Yves Morissette (Montréal.1963) et Yvon-Paul Morrissette (Laval, 1959).En chirurgie (urologie), les docteurs Jean Massé (Laval.1963) et Roland Rhéaume (Montréal.1964).Parmi les candidats heureux aux examens pour le certificat de spécialisation.nous relevons les noms suivants : En anesthésie, les docteurs Romuald Audet (Laval, 1960), Francois-Reynald-Marcel D Amours (Laval, 1960), Gaétan Dubé (Laval, 1957).Pierre- Robert Martin (Montréal.1963) et Michel Rouillard (Laval, 1960).En dermatologie.les docteurs Pierre Laplante (Montréal, 1963).Adrien Pronovost (Laval.1948) et Pierre Ricard (Montréal, 1964).En médecine interne, les docteurs Suzanne Des- rosiers (Montréal, 1964).Alain Farley (Ottawa.1961).Guy Roberge (Laval, 1963) et Bernard Rousseau (Montréal, 1964).En nucrobiologie.le docteur Jean Robert (Montréal, 1963).418) NOUVELLES En pédiatrie, les doeteurs Louis-Etienne Bernard (Laval, 1964).Monica Joan Collins (Ottawa, 1963).Pierre Gauthier (Montréal.1964), Mare Gervais (Montréal, 1964).Roger Lachance (Laval, 1963).Roland-André Lafontaine (Laval, 1964).Pierre Longtin (Montréal, 1964).Jean-Claude Mainville (Montréal.1964).et Serge-Bourgault Martel (Laval.1960).En pathologie.le docteur Joseph-Eusèbe-René Bazinet (Ottawa.1963).En médecine physique et réhabilitation.le docteur Jean-Pierre Brière (Laval.1955).En psychiatrie.les docteurs Arthur Amyot (Montréal, 1964).Jean Caron (Montréal.1963).Paul- Antoine Casavant (Montréal, 1954), Louis Chaloult (Laval, 1960).René Charbonneau (Montréal, 1958).Roger-A.Dufresne (Montréal.1955).Jean-François Filotto (Montréal.1964).Laurent Gratton (Montréal.1952).Pierre Hélie (Montréal.1964).Jean- Gervais Lapierre (Montréal, 1964).(lande-Eugéne Ménard (Laval.1964).Claude Mordret (Laval.1963), Raymond Morissette (Laval, 1963).Paul Renauld Pagé (Montréal.1964).Pierre-André Roberge (Laval, 1963).Pierre-O.Roy (Laval.1964).Lambert Tremblay (Laval.1964).et Jean Vali- quette (Montréal.1964).En radiologie diagnostique, les docteurs Joseph- Marc-André Asselin (Laval.1964).Raymond Ber- geron (Laval, 1960).René Carrier (Laval.1957).Jean-Louis Coulombe (Laval.1964).Jacques De- mers (Laval, 1964).Louis-Joseph Doré (Montréal.1961).Raynald Drouin (Laval.1962).Michel- Bernard Gagnon (Laval 1964).Gabriel Gervais (Montréal.1956) et Philippe Pétrin (Montréal.1961).En chirurgie générale, les docteurs Yvon Benoît (Montréal.1964).Denis Bourbeau (Montréal, 1959).Gaétan Deshaies (Laval.1961).Max Laurent (Lausanne.1960) et André Savoie (Laval.1961).En obstétrique et gynécologie.les docteurs Raymond Amyot (Montréal.1963).Jean-Paul Déry (Montréal.1963) et Pierre-Emile Gagné (Laval, 1963).En ophtalmologie.les docteurs Antoine Barry (Laval.1960).René Dagenais (Montréal, 1964).Ide Dubé (Laval.1962).Montcalm Grenier (France.1955).Pierre-Gilles Julien (Montréal.1964) et Joseph-Conrad Bernardin Tanguay (Laval, 1954).En oto-rhino-laryngologie, les docteurs Michel Blanchette (Montréal, 1963), Michel Guay (Laval, 218 NOUVELLES 1964), Paul-André Masson (Laval, 1964) et Louis- Joseph-Laurent Renault (Laval, 1962).En chirurgie plastique, le docteur Jacques Papillon (Laval, 1961).En wrologie, les docteurs Guy Bédard (Laval, 1962), Gabriel Gosselin (Laval, 1963) et Fernand Rivard (Laval, 1961).ÉLECTIONS AU CONSEIL DES MÉDECINS À L'HÔPITAL SAINT-FRANÇOIS-D\u2019ASSISE À la suite des élections annuelles, le docteur Clément Jean a été élu président du Conseil des médecins de l'hôpital Saint-Francois-d Assise pour l\u2019année 1969.Le docteur Jacques Boulanger et le docteur Robert Carrier ont été élus respectivement vice-président et secrétaire-trésorier.Les directeurs du Conseil des médecins seront les docteurs Louis Levasseur, Robert Potvin, Maurice Royer et Raymond Ruelland.ELECTIONS A L'HOPITAL ST-JEAN-DE-DIEU Lors des élections qui ont eu lieu récemment au Bureau médical de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu, le docteur Raymond Legault a été réélu président, tandis que le docteur Roland-C.Brisebois était nommé vice-président.Le poste de secrétaire-archiviste a été confié au docteur Robert Charette, et celui de secrétaire-trésorier au docteur Gilles Desrosiers.LE DOCTEUR KOECHLIN À L'HÔPITAL ST-JEAN-DE-DIEU Lors de son passage à l'hôpital Saint-Jean-de- Dieu, le 15 janvier 1969, le docteur P.Roechlin, médecin-directeur de l\u2019hôpital Charcot, Val d\u2019Oise, France, a prononcé une conférence sur L\u2019organisation de la psychothérapie institutionnelle aux membres du Bureau médieal.Le docteur Koechlin était accompagné de madame Koechlin, chef d\u2019un des services médicaux de la même institution.Celle-ci a prononcé à l\u2019intention (les infirmières une conférence sur Le rôle et la formation continue du personnel dans l\u2019équipe thérapeutique, BOURSE SMITH, KLINE & FRENCH A UNE ETUDIANTE EN MEDECINE DE LAVAL , .LL N L'Association des universités et collèges du Canada vient d\u2019annoncer l\u2019attribution d\u2019une bourse Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 pour stage d\u2019études à l\u2019étranger à une étudiante en médecine de l\u2019université Laval.Cette bourse, offerte par la compagnie pharmaceutique Smith, Kline & French aux étudiants de langue française des facultés de médecine du Canada, a été accordée à mademoiselle Rolande Mi- chaud, étudiante de troisième année à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Mademoiselle Michaud avait soumis sa candidature pour un stage d\u2019étude en médecine tropicale, dans un hôpital de la brousse de l\u2019Amazone, soit l'hôpital « Amazonico Albert Schweitzer », à Yarina Cocha, Pérou.La bourse accordée permet la réalisation complète de ce projet ; elle couvre tous les frais de voyage et de séjour pour une période de 12 semaines.Ce stage pourra débuter dès la fin de mai.C\u2019est la première fois, à la Faculté de médecine de l'université Laval, qu\u2019une candidate féminine se voit attribuer la bourse Smith, Kline & French, PRIX DE L\u2019ASSOCIATION CANADIENNE POUR LA SANTE MENTALE Le prix 1969 du Fonds de recherche de 1'Association canadienne pour la santé mentale a été présenté au docteur Robert D.Hare, un psychologue de Vancouver, par monsieur J.F.O'Sullivan, président du Conseil d'administration de l'Association nationale.Les travaux de recherches du docteur Hare portent sur les processus d\u2019apprentissage du psychopathe, l\u2019individu ehroniquement antisocial qui ne montre aucun remords pour ses actions.La plupart des sujets du docteur Hare purgent actuellement des peines au pénitencier, mais il prévoit élargir son champ d'action par l\u2019étude d'adolescents et d\u2019enfants avec l\u2019objeetif ultime de pouvoir prédire et prévenir un comportement antisocial.Le docteur Hare a déjà reçu des octrois de recherches du Conseil national de la recherche et, récemment, un oetroi de ce même conseil pour lui permettre de poursuivre des études en Angleterre et en Suède.Grâce au prix de l\u2019Association canadienne pour la santé mentale, qui s\u2019élève à $25 000, le docteur Hare projette d\u2019établir des travaux de recherches à long terme, dont l\u2019un prévoit l\u2019acquisition d\u2019une roulotte complètement équipée pour pouvoir effectuer des tests psychologiques sur le champ.Ce prix de l\u2019Association canadienne pour la santé mentale est octroyé annuellement depuis 1960.ul sil Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 ÉTUDES SUR LE COÛT DES SERVICES SANITAIRES AU CANADA Le ministre fédéral de la Santé, au nom du secrétariat du Comité fédéral-provincial sur le coût des services sanitaires, a récemment annoncé les noms des présidents des sept groupes qui étudieront le coût des services sanitaires au Canada.« La rapidité avec laquelle le secrétariat a défini les divers domaines à examiner et a formé les groupes d'étude démontre l\u2019importance et le caractère prioritaire qui ont été donnés à l\u2019analvse du coût des soins sanitaires », a dit M.Munro.Trois aspects doivent faire l\u2019objet des analyses des groupes d'étude.Le comité recevra, pour étude, des rapports sur le coût des services hospitaliers.médicaux et sanitaires.Quatre groupes analyseront les facteurs qui inter- vieunent dans la fourniture des services et des soins hospitaliers.Les présidents des quatre groupes d'étude auxquels ce domaine a été confié sont : Lits et installations: Monsieur J.-W.Marvavr.Directeur, Divison de l'inspection et de la consultation hospitalières, Service de l\u2019assurance-hospitalisation de la Colombie britannique.Victoria.C.-B.Utilisation: Docteur F.J.Loné, Pathologiste en chef, Hôpital général de Port-Arthur.Port-Arthur, Ont.et Docteur Roger DUFrEss Professeur de _sociologie médicale, Faculté de médecine.Université de Sherbrooke, Sherbrooke.Qué.> Efficacité opérationnelle: Monsieur Peter SWERHONE, Directeur, Hôpital général de Winnipeg.Winnipeg, Man.Salaires et traitements: Monsieur Paul PLEAU, Directeur général, Hôpital Saint-Sacrement, Québec, Qué.NOUVELLES Lt bi Es et Docteur J.D.WALLACE, Directeur.Hôpital général de Toronto, Toronto, Ont.On s'attend que les groupes d'étude qui analyseront les divers facteurs du coût des services hospitaliers étudieront certains sujets comme l'approche généralisée des systèmes, la durée de l'hospitalisation, l'évolution possible des cadres actuels de l\u2019organisation, ainsi que l'influence des salaires sur la fourniture des services hospitaliers.Deux groupes d'étude s'occuperont de questions portant sur les soins médicaux.Les présidents de ces groupes seront : Prix des soins médicaux: Docteur W.Huardine LE RicuE, Professeur et directeur du Service d'épidémiologie et de biométrie.Ecole d'hygiène, Université de Toronto, Toronto, Ont.Docteur J.H.MALONEY.Clinique Charlotte, Charlottetown, Ile-du-Prinee-Edonard.Les sujets particuliers que devront examiner ces groupes comprennent: le cabinet de groupe et la pratique isolée, le rôle des auxiliaires et des professions paramédicales, ainsi que la répartition des médecins.Le président du groupe d'étude sur l'hygiène publique sera le docteur K.I.G.Benson, du Bureau of Local Health Service, Department of Health Service and Hospital Insurance, à Victoria, C.-B.En plus du choix des présidents des différents groupes d'étude, le secrétariat a apporté aussi son atfention à la formation des groupes eux-mêmes.Il a, dans ce but.établi des contaets avec des organismes, ainsi qu'avec des personnalités engagées dans le domaine de la santé pour qu'ils participent à l\u2019activité des différents groupes d'étude.Les présidents auront aussi la possibilité de désigner des membres individuels de ces groupes.Quand les travaux des groupes d\u2019étude seront terminés, le secrétariat en transmettra les rapports au Comité fédéral-provineial.On s\u2019attend que les groupes d'étude utilisent prineipalement les renseignements et les données connus pour présenter leurs Kl: 220 NOUVELLES propositions et suggérer des directives et des normes d'action direete.Grâce à ces rapports, le Comité permanent pourra conseiller les ministres de la Santé sur les moyens et sur les méthodes propres à maintenir à un niveau raisonnable le coût d\u2019exploitation des services sanitaires sans que la qualité des services offerts puisse en souffrir.Le Comité fédéral-provincial chargé d'étudier la hausse du coût des services sanitaires au Canada a été créé à la suite d\u2019une résolution adoptée à la conférence fédérale-provineiale des ministres de la Santé tenue à Ottawa en novembre dernier.Les noms des membres fédéraux et provinciaux de ce comité restent à communiquer.Le secrétariat du Comité sera chargé de l\u2019intégration et de la coordination des activités des groupes d étude, de la centralisation des moyens et de la documentation, ainsi que de la liaison à assurer entre les groupes d\u2019étude et le comité permanent.Le secrétariat, composé de représentants fédéraux et provinciaux, sera dirigé par M.G.B.Rosenfeld, conseiller du ministére fédéral de la Santé en administration hospitalière.POTERIE DANGEREUSE Au cours d'examens récents faits aux laboratoires de la Direction générale des aliments et drogues à Ottawa, des quantités dangereuses de plomb ont été extraites de la glaise d'une certaine poterie japonaise importée, Deux marques de commerce canadiennes et populaires de poterie glaisée ont subi des examens similaires: 1ls ont indiqué une filtration beaucoup plus lente et révélé des quantités de plomb de beaucoup inférieures.La poterie Japonaise est une vaisselle très glaisée.de couleur verte, comme le houx, et décorée de bouquets de baies rouges.Chaque pièce examinée porte la marque ESD Japan Hand Painted, en lettres noires au-dessous et une étiquette collante amovible intitulée: An Enterprise Exclusive, Toronto, Canada.«Le plomb dans la glaise de cette poterie peut se dissoudre dans les liquides ou autres aliments et causer l'empoisonnement », dit le directeur des aliments et drogues, le docteur R.A.Chapman.« Cette filtration est accélérée si des aliments acides sont utilisés comme les jus de fruits citronnés, les liqueurs douces et les cornichons.Les aliments servis dans ces pièces de poterie pendant plusieurs mois Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 ou mis en réserve dans ces pièces pendant quelque temps peuvent produire une forte concentration de plomb dans le sang et l'urine, surtout chez les enfants ou les personnes dont le poids est faible.» Le docteur Chapman recommande que cette vaisselle glaisée ne soit pas utilisée pour ranger les aliments, surtout les aliments acides, même dans un congélateur, en raison du danger d'empoisonnement par le plomb, résultant du phénomène de la filtration.Le docteur Chapman tient à souligner que la poterie en question ne doit pas être confondue avec la porcelaine.SUBVENTION DE LA CAISSE D'AIDE À LA SANTÉ À UN HÔPITAL UNIVERSITAIRE DE L\u2019ONTARIO Le gouvernement fédéral a approuvé l'octroi d\u2019une subvention de $516 944 de la Caisse d\u2019aide a la santé en faveur de l\u2019hôpital Sunnybrook, à Toronto.L'annonce de cette approbation a été faite par l\u2019honorable Donald S.Macdonald, président du Conseil privé et député du comté de Rosedale, au nom du ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, M.John Munro.La subvention de la Caisse aidera à payer les dépenses de rénovations entreprises à l\u2019aile « À » de l'hôpital.Tes travaux permettront l\u2019amélioration des installations des services et en même temps l\u2019aménagement d'installations du personnel enseignant et de celui de la recherche.Les améliorations prévues comprendront là transformation de salles de malades en cliniques réservées à la chirurgie et à la médecine, ainsi que l\u2019agrandissement du service aux malades externes aux fins de recherche et d\u2019enseignement.L'aménagement de l\u2019espace permettra aussi d\u2019augmenter le personnel médical jusqu\u2019à plus de 200 personnes.L'hôpital Sunnybrook est classé parmi les hôpitaux universitaires et relève de l\u2019Université de Toronto pour le programme d'enseignement.La rénovation de l\u2019immeuble devrait être terminée avant le mois de juin 1969.MICRORÉÉDITION D'OUVRAGES ANCIENS Le Conseil d\u2019administration de l\u2019Association des universités partiellement ou entièrement de langue française, sur le rapport de sa Commission de 1'information et de la documentation considérant qu\u2019il y a une tâche importante et urgente à accomplir vd à i Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 dans le domaine de la microréédition jusqu'ici couvert par les seuls éditeurs privés, a décidé d'entreprendre dans les mois à venir, en collaboration avec le Centre national de la recherche scientifique à Paris, la réédition d\u2019ouvrages fondamentaux et de collections de textes de base : livres rares et anciens usuels disponibles en quantité insuffisante pour être consultés en bibliothèque.Ce sont des considérations d\u2019ordre technique et de prix de revient qui ont conduit à l\u2019Aupelf à choisir ce support moderne et économique qui a déjà permis la publication de plusieurs ouvrages autant dans le domaine des lettres, de l\u2019histoire et du droit que dans celui des sciences et de la médecine.Les ouvrages énumérés ci-après sont déjà en édition miniaturisée et peuvent être obtenus auprès de: Micro- réédition d'ouvrages anciens, Service Aupelf-micro- fiches, 173, boulevard Saint-Germain, 75, Paris VIE, HISTOIRE DES LETTRES CoMmTE, Auguste, Lettres d\u2019Auguste Comte à John Stuart Mill, 1841-1846, Paris, Leroux, 1877.HISTOIRE DE FRANCE BouraArIC, Edgard, La France sous Philippe le Bel.Etude avec les institutions politiques et administratives du Moyen-Age ., Paris, H.Plon, 1861, In-8°, VIII - 467 p.HoTMAN.François, La Gaule française de François Hot- man ., nouvellement traduite du latin en français par S.Goulart.Edition 1re.Cologne, par H.Bertul- phe, 1574.In-8°, VX \u2014 216 p.Jarcrot, Jean-Baptiste Michel Renou de Chevigné dit, Recherches critiques, historiques et topographiques sur la ville de Paris depuis ses commencements, NOUVELLES 221 connus jusqu\u2019à présent, Paris, Lottin-aîné, 1775.In-8° fig, plans T.I.la Cité, St-Jacques de la Boucherie, Ste-Opportune, Le Louvre, Le Palais Royal.HISTOIRE DU DROIT SAVARY, Jacques, Le parfait négociant ou Instruction générale pour ce qui regarde le commerce de toutes sortes de marchandises tant en France que dans les pays étrangers .\u2026 Paris, 1675.In-8°, 334 p.BETDANT, Charles, Le droit individuel et l\u2019état.Introduction a l\u2019état du droit, Paris, 4.Rousseau, 1891, 289 p.LAFERRIÈRE, Edouard, Traité de la juridiction administrative et des recours contentieux.2\" éd.- Paris, Ber- yer-Levreuult.1895.In-8°, 2 vol.HISTOIRE DES SCIENCES Bl'rroNx.Oeuvres complètes.Paris, imp.royale, 1774-1778.T IV Histoire naturelle de l\u2019homme.MAINDRON, Ernest, L\u2019Académie des sciences, Histoire de l\u2019Académie, Fondatioin de l\u2019Institut national, Paris, Alcan, 1888.VI \u2014 344 p.fig.pl.HISTOIRE DE LA MÉDECINE Lrrrré, Emile, Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie et des sciences qui s\u2019y rapportent.21° éd, Baillière, 1908.748 p.PrrvirPE, Adrien, Histoire des apothicaires chez les principaux peuples du monde, Paris, Dir.de publicita médicale, 1853.\u2014 VIII \u2014 452 p.PuiLrPPE, À., Histoire de la saignée et des révolutions qu\u2019elle a subies depuis les temps les plus reculés jusqu\u2019à nos jours ., Vitry, F.U.Bitsch, 1855.DAREMBERG, C., Histoire des sciences médicales comprenant l\u2019anatomie, la physiologie, la médecine, la chirurgie et les doctrines de pathologie générale, Paris.Baillière, 1870.\u2014 2 vol. \u201cA Ri ALLOCUTIONS LA DIMENSION PHILOSOPHIQUE DE LA MEDECINE * Depuis le début de ce siècle, la science a fait des progrès qui nous jettent dans l\u2019émerveillement.Des vaisseaux spatiaux se posent sur la lune, notre vie quotidienne a été transformée par des appareils électroniques de toutes sortes et l\u2019énergie nucléaire, après nous avoir terrifiés, nous permet maintenant d\u2019entrevoir des réalisations qui nous laissent rêveurs.La vieille médecine d\u2019Eseulape, elle aussi, a été entraînée dans cette course vertigineuse; le microscope électronique scrute la vie cellulaire, on greffe des cœurs, et des maladies autrefois incurables s\u2019éclairent maintenant d\u2019un espoir.Devant ces réalisations spectaculaires prestigieuses et dans un monde où l\u2019évidence scientifique semble être le seul critère de vérité, parler de philosophie même à l\u2019état dimensionnel peut paraître désuet et presque une invitation à faire un tour de calèche à travers des vestiges du passé.Pourtant, si brillante que soit notre époque sur le plan scientifique, elle n\u2019a pas apporté à l\u2019homme ce dont il avait le plus besoin, et connaître la nature du sol lunaire n\u2019est certainement pas son besoin le plus pressant.La sagesse n\u2019a pas augmenté proportionnellement et l'abondance de toute sorte n\u2019a pas étanché sa soif et sa faim la plus profonde.Au contraire, ce souffle scientifique qui exige pour tout l\u2019évidence et la preuve concrète a été un assaut formidable sur les savoirs de l\u2019esprit et a tendance à emporter les vérités accumulées au cours des siècles par les grands penseurs.I s\u2019ensuit que l\u2019homme est maintenant menacé de rester complètement dénudé devant ces grands problèmes de la métaphysique.De plus, en assimilant les faits humains à ceux de la matière.et en ne voyant dans l\u2019homme qu\u2019un paquet de mécanismes simplement plus complexes, la science d\u2019aujourd\u2019hui tend à le déshumaniser.à lui enlever sa responsabilité et sa liberté.Mais sous ce style nouveau, l\u2019homme n\u2019a pas changé.* Allocution présidentielle prononcée par le docteur Jean-Marie Lemieux, vice-doyen de la Faculté de médecine de l'Université Laval, à la réunion annuelle de la Société de Chirurgie de Québec, le 20 avril 1968.Les mêmes sentiments 1\u2019agitent et les mêmes désirs de paix et de bonheur le hantent.Et si utile que soit la science, elle ne peut satisfaire complètement toutes ses aspirations.La science ne nous montre que des phénomènes enchaînés les uns à la suite des autres sans commencement ni fin déterminés, impassibles par rapport à l\u2019homme.Elle n\u2019est qu\u2019une représentation segmentaire des choses, représentation féconde en déductions pratiques mais silencieuse quant à la nature de la matière et de l\u2019énergie dont elle étudie les effets et les lois.Elle ne peut expliquer à l\u2019homme ni son origine, ni sa fin, sa méthode scientifique ne pouvant servir à l\u2019analyse de ces grandes questions.Mais ces questions, aujourd\u2019hui comme hier, l\u2019homme ne peut pas ne pas se les poser, parce qu\u2019elles ont des implications vitales sur son action, son espérance et son bonheur.Et peut-il vraiment diriger sa vie en se contentant d\u2019une vision scientifique du monde qui le laisse angoissé et perdu devant le cosmos, peut- il chercher à s\u2019élever au-dessus de sa nature s\u2019il n'a aucune valeur transcendante pour justifier ses efforts, et peut-il aimer la vie s\u2019il croit qu\u2019elle n\u2019a aucun sens, aucun but, aucune signification ?Lorsque la maladie arrive, tous ces problèmes prennent une acuité accrue, même parfois lui sont intimement liés.Le médecin non plus ne peut alors voir l\u2019homme uniquement avec des yeux scientifiques.Et s\u2019il n\u2019existe pas de véritable médecine sans une compréhension complète de l\u2019homme malade, le médecin doit l\u2019étudier dans sa totalité, aussi bien dans son fonctionnement organique que dans son fonctionnement psychologique.Il doit aussi l\u2019étudier dans sa continuité, en tenant compte de son hérédité, de son passé, 1'étudier aussi dans son contexte familial et social.Enfin, il ne peut s\u2019arrêter aux limites connues de la science, et il doit faire place à cette partie immatérielle et sacrée de la vie.C\u2019est pour cette raison qu'une partie du domaine de la médecine se situe en dehors de la science et qu'elle est à la fois un art scientifique et mystique. Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 Il existe dans les réalités de la médecine une rencontre entre le monde de la matière et le monde de l\u2019esprit qui l\u2019empêchera toujours d\u2019être assimilée aux autres sciences.Il n\u2019est pas nécessaire d'avoir fouillé longtemps les volumes et d\u2019avoir vu beaucoup de malades pour savoir que ce plan mystérieux de la médecine est aussi plus vaste que celui qu\u2019éclaire la science.Leriche a écrit: « Dès que l\u2019on veut comprendre pourquoi les choses sont comme elles sont, dès que l\u2019on cherche à saisir les ressorts secrets de la maladie, les livres ne nous donnent que des explications superficielles.» Et lorsqu\u2019on voit tant de malades chez qui tous les procédés de la médecine moderne sont impuissants à démontrer des signes de lésion organique et qui pourtant continuent de souffrir réellement, on doit admettre que dans beaucoup de maladies l\u2019arrière-plan est immatériel et qu\u2019il serait vain de toujours chercher à tout expliquer par des causes physiques, métaboliques, microbiennes ou autres du même ordre.La crainte, l\u2019insécurité, la frustration sont capables tout aussi bien que celles-ci de causer la maladie ou de l\u2019initier.Ces émotions de haut voltage, lorsqu\u2019elles sont continues, maintiennent des processus neuro-endocriniens de stress qui, petit à petit, se substituent à la physiologie normale et finissent par provoquer des maladies organiques réelles, Ces maladies dites existentielles prennent de plus en plus d\u2019importance et ne cessent de s\u2019accroître malgré les progrès de la seience médicale.La guérison a également ses mystères et elle est en partie hors d\u2019une compréhension scientifique complète.Il v a bien une composante organique de la maladie qui relève de mesures chirurgicales et médicales, mais ce serait une vue bien simpliste de la guérison que de l\u2019imaginer comme la victoire du médecin sur la maladie, le malade assistant passivement à un combat dont il est le champ de bataille.La guérison est un processus actif où le malade est l\u2019acteur principal et où le médecin ne fait qu\u2019aider quand il ne nuit pas; des forces latentes en sont la base principale.L'observation nous montre aussi que ces forces ne sont pas uniquement mobilisées et renforcées par les moyens physiques, chimiques et biologiques dont dispose le médecin.Elles peuvent aussi l\u2019être par les qualités psyeholo- giques du malade et par la personnalité du médecin ; son prestige, sa suggestion et sa sympathie que lids ALLOCUTION 223 traduisent son regard et sa parole, et ces aufres moyens, ne sont pas négligeables.Cette conception traditionnelle de la médecine où le médecin détenait à la fois un rôle scientifique et un rôle presque spirituel semble, de nos jours, menacée d\u2019être emportée comme beaucoup d\u2019autres valeurs humaines dans ce courant destructeur qui ne respecte que ce qui a une formule chimique ou mathématique.Aussi, sans vouloir influencer le cours de l'histoire, et modestement, nous avons eru qu'il serait peut-être opportun de rappeler dans cette alloeu- tion traditionnelle du président l\u2019importance qu\u2019il y a de garder à la médecine sa dimension philosophique des temps anciens, tout en faisant une large place à tout ce progrès qui la transforme merveilleusement.La médecine scientifique a produit et continue de produire, tant sur le plan doctrinal que sur le plan pratique, des résultats qui abaissent sans cesse la mortalité et la morbidité.Loin de nous l'idée de vouloir établir une distinetion discriminatoire entre celle-ci et la médecine traditionnelle ou de procéder à des comparaisons comme si l\u2019une était meilleure ou si les deux étaient incompatibles.Un grand médecin doit être un grand savant et un médecin savant doit rester un médecin humain.Les grandes figures de l\u2019histoire.compte tenu de l\u2019époque, ont été l\u2019un et l\u2019autre.Mais cette évolution scientifique, en axant la pratique médicale sur l'hôpital, le travail d\u2019équipe, la sur-spécialisation et la recherche.peut entraîner une déshumanisation et une dépersonnalisation de la médecine et effacer ses traits humanitaires.Et, s1 merveilleuse que soit cette médecine qui réanime in extremus, qui greffe et corrige les mal formations, elle ne pourra jamais empêcher le malade de réclamer «son médecin », c\u2019est-à-dire l\u2019homme capable de faire « pour lui » la synthèse de toute cette science médicale, et capable tout à la fois de le guérir, de le soulager et de le consoler.Il y a des traits folkloriques du bon « médeein des pauvres » qui doivent disparaître et l\u2019humanisme ne saurait justifier l'ignorance qui tue.Mais nous croyons, pour donner au médecin sa pleine valeur, qu\u2019il faut, en plus de connaissances médicales nécessaires, un certain degré de formation philosophique.Le médecin qui n'aurait eu comme préparation à sa Carrière qu\u2019un enseignement scientifique ne verrait le plus souvent qu\u2019un côté de la maladie et 224 ALLOCUTION ses efforts pour aider son patient dans sa lutte resteraient bien limités.La philosophie nous est utile pour comprendre et aider le malade ; elle nous sert aussi pour cheminer dans les voies souvent difficiles du diagnostic et du traitement.Si la médecine était une science exacte dans le sens strict du mot, son exercice serait presque uniquement technique et le concept du jugement médical n\u2019aurait pas sa place.Malheureusement, il n\u2019en est pas ainsi et le médecin doit souvent prendre de graves décisions alors que la science l\u2019a laissé bien loin en arrière.À ce moment, il n\u2019a plus comme guide que la justesse de son raisonnement qui lui sert de boussole et son sens de la responsabilité qui lui fait écarter tout ce qui pourrait être nocif à son patient.Cette formation intellectuelle et morale l\u2019étudiant doit l\u2019acquérir tout autant que les connaissances médicales, et ces connaissances seules n\u2019enseignent pas la responsabilité.Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 Nous sommes les dépositaires d\u2019une médecine qui, traditionnellement, a toujours été à la mesure de l\u2019homme et, tout en profitant des acquisitions de la science, sachons lui garder ce caractère.Nous devons aussi, dans un monde où tout est remis en question, lutter pour conserver certaines valeurs philosophiques que nous savons, par notre expérience médicale, si nécessaires au bon équilibre physique et mental de l\u2019homme.Paracelse disait: « le médecin qui est aussi un philosophe est semblable aux dieux.> Comme philosophe, on se doit de refuser cette démesure de rhétorique, mais il reste que cette dimension philosophique de la médecine donne au médecin qui la possède une grandeur qui, lorsqu'il y Joint le don de lui-même, comme un Albert Schweitzer, fait de lui l\u2019un des plus grands bienfaiteurs de l\u2019humanité.Jean-Marie LEmiEUx, M.D,, Président de la Société de chirurgie de Québec N INSTITUTION L\u2019INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE QUEBEC Les maladies cardio-vaseulaires causent des ravages considérables chez les hommes et peut-être d'une façon plus marquée dans les pays évolués comme le nôtre où la vie trépidante des grandes agglomérations urbaines, une grande longévité qui favorise le développement des maladies dégénératives, la suralimentation, l'abus du tabac mal compensé par l'usage largement répandu des alcools.le manque d'exercice physique et de vie en plein air.la charge de plus en plus lourde des impôts constituent autant de facteurs de stress que l'on croit générateurs de maladies cardio-vaseulaires.Le monde médical.depuis longtemps en alerte.a mis en œuvre tous ses moyens pour rechercher les causes de ces maladies et s\u2019efforcer de les prévenir et les guérir.Incorporé en vertu de la troisième partie de la Loi des Compagnies par les autorités de l\u2019Hôpital Laval, en 1957.l'Institut de cardiologie de Québec a développé progressivement tous les services essentiels à promouvoir le soin des malades, l'enseignement et la recherche en matière de maladies eardio- vasculaires, à telle enseigne qu'en 1966.étant devenu un centre régional reconnu.les autorités de la Faculté de médecine de Laval ont cru de leur devoir et de leur intérêt de l'intégrer à leur programme d'enseignement de la cardiologie à tous les degrés.La visite que nous avons faite récemment de cet institut nous a fourni la preuve de son importance.Les sociologues bien pensants parlent beaucoup de socialisation de la médecine et nous sommes d'accord avec eux: mais ceux qui ont présidé à la fondation et à l'organisation de cet institut rendent à l'heure actuelle de tels services à la société.que nous avons cru de notre devoir de publier cet article qui n'a d'autre but que de faire savoir et aux médecins et au public tous les services qu'on peut en attendre.Nous parlerons du soin des malades.de l'enseignement et de la recherche.Le soin des malades: L'Institut comporte 86 lits tous occupés par des cardiaques, et dont 12 à 15 sont des vardiaques qui viennent d'être opérés.Son personnel médical est formé en partie de 15 médecins à temps complet.dont sept eardiolo- certifiés, quatre pédiatre.uu anesthésiste et un radiologiste.L Institut a aussi son propre service social qui.gues chirurgiens.un eu 1967.a procédé à 1 440 entrevues, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de l'hôpital.au profit de 293 de leurs malades.Matériellement parlant.11 est doté d'un service complet d'électro-veeto-phonocardiographie et d'un service de cathétérisme cardiaque avec poste radiologique et communication télévisée avee les consultants.En 1967.on a exécuté 250 cathétérismes cardiaques et procédé à 288 angiocardiographies.La complexité des appareils modernes pour la surveillance et le soin de ces malades est telle que non seulement 11 y a un technicien en électronique à temps complet, mais que l'on a aussi ouvert un poste pour un ingénieur en électronique dont la vollaboration contribuera largement à faciliter le travail du personnel médical.à sauver beaucoup de temps, mais aussi et surtout à élargir le cadre des ressources du Centre.L'Institut dispose d'une unité coronarienne pour le traitement intensif des infaretus du myocarde.Tout malade atteint d'un infaretus récent est hospitalisé dans cette unité.Dès son arrivée.on met en permanence sur son thorax quatre électrodes qui permettent de suivre sur écran lumineux le tracé électrocardiographique et d'en faire un enregistrement intervalles et surtout si le tracé révèle un changement dans l'état du malade.La quatrième électrode sert à brancher au besoin un pacemakcr dit électrostimulateur selon les puristes.graphique à certains Chaque unité est sous la surveillance d\u2019une infirmière spécialisée dans le soin des coronariens.Les médecins du service ont rédigé des instructions thérapeutiques qui visent à couvrir toutes les éventualités; en cas d\u2019urgence, l\u2019infirmière peut les exécuter de sa propre autorité, quitte à faire ultérieurement endosser sa décision par le médecin de service.11 va de soi que l\u2019infirmière appelle d\u2019urgence un médecin quand l\u2019état du malade inspire des inquiétudes, mais l\u2019organisation matérielle et fonctionnelle de ces unités, la haute compétence du personnel médical, l\u2019entraînement des infirmières et l\u2019autorisation qu'elles ont d\u2019agir de leur propre chef en cas d'urgence ont déjà permis de réduire.dans ces cas, le taux de mortalité d\u2019au moins 20 pour cent.Transmission à distance de tracés électrocardiographiques L'Institut, avec la collaboration de la Compagnie de téléphone Bell du Canada et de ses ingénieurs en électronique, a organisé un service de transmission instantanée par téléphone de tracés électro- cardiographiques pris dans un hôpital éloigné qui ne dispose pas des services d\u2019un cardiologue certifié.Ce service fonctionne 24 heures par jour.À un signal donné, une technicienne, spécifiquement entraînée à ce travail, est avertie qu\u2019on va lui transmettre un tracé; elle branche alors un téléphone spécial et elle voit s\u2019inscrire sous ses yeux le tracé qui est pris à des milles, peut-être des centaines de milles de distance, Dans le cours normal des choses, ve tracé est analysé par un des cardiologues de l\u2019Institut et l\u2019inferprétation en est communiquée dans les 24 heures au médecin traitant.Mais, étant donné son entraînement, cette technicienne peut reconnaître les cas graves et urgents.Elle appelle alors un médecin du service qui, dans les quelques minutes qui suivent, peut téléphoner au médecin traitant et procéder à une consultation qui aboutira au traitement sur place ou au transport d'urgence.par hélicoptère au besoin, du malade dans l\u2019unité coronarienne de l\u2019Institut.Voilà une illustration frappante de ce qu\u2019une collaboration intelligente et non Jalouse entre médecins traitants, médecins spécialistes, entreprise privée et ingénieurs en électronique peut faire en matière de services à la société.En 1967, l'Institut a reçu 1320 tracés ainsi transmis.À titre expérimental.on à transmis par téléphone de l'hôpital Laval à l'Île d\u2019Orléans et de là, par INSTITUTION Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 radio, à Saint-Joseph d\u2019Alma, puis de cette dernière place, par téléphone, à l\u2019Hôpital Laval, un tracé qui, à son retour, était parfaitement identique à l\u2019original.À titre de curiosité, ou peut signaler que, étant donné l\u2019habitude que l\u2019on a de prendre des tracés électrocardiographiques chez tous les malades qui passent par l\u2019Institut, l\u2019on a pu déceler un in- faretus du myocarde chez un bébé de 10 mois, dont la cause n\u2019était évidemment pas le stress causé par des problèmes d\u2019impôt, mais une malformation congénitale.Le laboratoire d\u2019hémodynamie de l\u2019Institut Joue un rôle dont on peut juger de l'importance par le tableau 1.Ces statistiques ne donnent cependant pas une image exacte de l\u2019augmentation des examens faits au laboratoire d\u2019hémodynamie.En effet, depuis trois ans, les techniques sont beaucoup plus poussées et les données recueillies beaucoup plus complètes, comportant des études pharmacodynamiques et de multiples contrôles pour chacun des malades étudiés, Les risques de ces examens sont également beaucoup plus grands maintenant, à cause de l\u2019âge des patients étudiés et du genre de malades étudiés (v.g.bas âge, 65 cas, cardiopathie très sévère, coro- narographie chez les angineux et les infarcisés du myocarde).Ainsi, dans les douze derniers mois.il n\u2019y a eu aucune mortalité et aucun incident sérieux, Il y eut au total, depuis 1957, trois mortalités au cours ou à la suite d\u2019une investigation hémodynamique chez des malades comportant de très TABLEAU 1 Examens au laboratoire d\u2019hémodynamie de l\u2019Institut de cardiologie de Québec CATHÉ- CATHÉ- ANNÉE TERISMES TERISMES ANGIOGRAPHIES TOTAUX CARDIAQUES CARDIAQUES DROITS GAUCHES 1957 5 \u2014 \u2014 5 1958 73 \u2014 \u2014 73 1959 104 \u2014 \u2014 104 1960 117 \u2014 46 163 1961 127 9 52 188 1962 95 15 25 135 1963 98 27 31 156 1964 171 27 98 296 1965 160 32 113 305 1966 161 44 115 325 1967 160 90 159 409 TOTAUX 1271 244 639 2154 Jud i va op qu il (1 [abo el Jil ple had vite fia Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 grands risques et une seule complication avec séquelle importante ; cela se compare avantageusement aux meilleures statistiques publiées.L'enseignement : L'Institut, affilié à la Faculté de médecine, collabore d\u2019une façon très étroite à l\u2019enseignement médical à tous ses paliers.En propédeutique, à l\u2019aide d\u2019un stéthoscope électronique à canaux multiples et grâce à des enregistrements préalables sur bandes magnétoscopiques, le professeur peut faire entendre simultanément a tout un groupe d\u2019étudiants les bruits normaux et anormaux du cœur.Les 80 malades du service fournissent à l\u2019étudiant qui débute un éventail complet de toutes les maladies cardio-vaseulaires.L\u2019enseignement télévisé n\u2019en est plus à l\u2019état de projet.c\u2019est déjà une réalisation qui contribuera largement, à compter de maintenant, à la formation des futurs médecins et au recyclage des anciens.Encore là, on voit que l\u2019Institut et done la Faculté, en formant des médecins et en contribuant constamment à améliorer leur qualité, contribue au mieux-être de la société.L'Institut contribue à la formation de cardiologues en ayant constamment à l\u2019entraînement des résidents qui, l\u2019an prochain, seront au nombre de six.Et enfin.il participe à l\u2019enseignement médical permanent non seulement en organisant chaque année, avec les autres départements de l\u2019Hôpital Laval, les journées du praticien, mais aussi et surtout en ouvrant ses portes à tout praticien ou spé- claliste qui veut y faire un stage plus ou moins prolongé de recyclage.L'Institut a son propre service de biochimie qui, à part de répondre aux exigences normales d'un hôpital général, s\u2019est spécialisé en physiopathologie cardio-respiratoire, ce qui lui permet d\u2019effectuer tous les tests nécessaires à une évaluation parfaite des fonctions respiratoires et cardio-vaseulaires, et l'on peut facilement entrevoir par ces quelques mots toute l\u2019importance du rôle qu\u2019il joue au moment de l'examen d\u2019un cardiaque, au moment de l'évaluation des indications opératoires, et surtout au cours de l\u2019opération, importance qui mériterait beaucoup plus que ces quelques mots.L'Institut a également sa propre section chirurgicale avec trois chirurgiens à temps complet.et un anesthésiste également à temps complet.En 1967, 119 cardiaques ont été opérés.Ces interventions furent possibles grâce à la qualité de l'équipe de chirurgiens et d\u2019anesthésistes, grace a INSTITUTION la collaboration du service de biochimie et de l'Institut, grâce à un cœur artificiel perfectionné par le docteur McClish et dont on prévoit encore des améliorations spectaculaires.Ces opérations sur le cœur deviennent chaque année plus faciles, la mortalité opératoire baisse en proportion et les cardiaques connaissent de nouvelles raisons d'espérer, La liste suivante donne une idée de la nature et de la variété de ces interventions : 1.Commissurotomies, dont une tricuspidienne, une avec exérèse d\u2019une tumeur intraaurieu- laire et une autre tricuspidienne avee remplacement de la valvule mitrale, une aortique et une pulmonaire 2.Remplacements valvulaires: 22 3.Pacemaker: 16 4.Revascularisation: 5 5.Canal artériel: 6 6.Cure de tamponnade: 1 7.Coarctation de l'aorte : 5 8.Opération de Blalock : 4 9, Communication interauriculaire : T 10.Communication interventriculaire : 3 11.Sténose aortique sous-valvulaire: 1 12.Sternotomie exploratrice: 4 Recherche scientifique: La recherche constitue une des activités fondamentales de l\u2019Institut qui dispose à cette fin d\u2019un pavillon spécial, et d\u2019une équipe d'au moins neuf chercheurs à temps complet.Ces recherches portent essentiellement sur toute maladie ou tout phénomène qui peut affecter l\u2019appareil cardio-vaseulaire.Les travaux présentement en cours portent sur l\u2019étude des causes de rejet des organes transplantés ou greffés, sur les effets nocifs de l\u2019aleool et du cobalt sur le myocarde, et sur les altérations du sang dans les cœurs artificiels.Cette simple énumération, forcément incomplète.permet de réaliser toute l'importance et toute lu portée de ces travaux de recherche.TI suffit de penser aux cas de transplantation cardiaque dont la presse nous a si largement entretenus récemment pour comprendre que si l\u2019on arrivait à contrôler à coup sûr les phénomènes de rejet.les transplantations de cœurs et aussi d\u2019autres organes deviendraient choses de routine, sinon faciles.Les effets de l\u2019aléool comme sensibilisateur du myocarde aux agents pathogènes peuvent permettre une prévention des plus utiles, i tL Li Enfin, les travaux qui sont faits présentement sur le cœur artificiel permettent d\u2019entrevoir que l'on pourra.dans un avenir relativement proche, opérer sur un cœur à ciel ouvert non plus seulement pendant 3 ou 4 heures, comme présentement, mais pendant 24 ou 48 heures et peut-être plus.C'ette description forcément résumée des travaux de recherche que l\u2019on poursuit à l'Institut.comme d'ailleurs dans d'autres laboratoires de nos hôpitaux et de nos écoles de médecine, démontre cependant de toute évidence que la portée sociale de cette recherche médicale est considérable.C\u2019est en effet à Laval que les travaux de recherche en cardiologie ont le plus progressé depuis deux ans comparativement aux autres centres de recherche du Canada.Grâce à elle.des milliers de vies peuvent être sauvées, des impotents peuvent retrouver une activité productive.l'absentéisme au travail peut être réduit et le profit économique qui en découle.et qui est incaleulable.sera sûrement a l'avantage non seulement des individus concernés.mais aussi de toute la société, Il en découle donc que les argents consentis à la recherche ne doivent pas étre considérés comme des dépenses d'opération.mais comme des investissements au profit de la société.Le diplômé de 1925 que je suis sort d'une telle visite ébloui et même consterné par les progrès que la science médicale a réalisés depuis qu'il a ouvert les veux à la médecine.Il ne peut s'empêcher de coustater que ces nouvelles connaissances ont permis de réaliser des performances thérapeutiques autrefois inimaginables.Tl entrevoit ce qu\u2019un ecal- culateur électronique pourra demain réaliser au profit de la recherche, et même du diagnostie, il lui fait aussi réaliser que les machines électroniques sont aujourd'hui d'usage courant dans la surveillance et le traitement des malades et que leur emploi est d'une utilité incontestable.mais il ne peut que s'inquiéter à la pensée que la machine peut reléguer dans l'ombre le caractère humain que la médecine doit quand même conserver.Je reconnais qu'il faut aux jeunes médecins d\u2019aujour- 228 INSTITUTION Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 d'hui un bagage scientifique imposant ; je reconnais que la médecine a fait des miracles au profit du malade, mais je formule le vœu que ce médecin savant reste aussi un médecin humain qui saura mettre à contribution ses connaissances scientifiques au profit de la commisération qu\u2019il doit avoir pour cet être humain inquiet parce que malade, et qui vient demander au médecin le service de sa science mais aussi le réconfort de sa charité.Un tel institut correspond aux désirs du ministère de la Santé qui, daus ses projets de planification des services de santé, désire, pour certaines spécialités, favoriser le développement de centres superspécialisés où la conjoncture des possibilités matérielles et humaines permet de réaliser des pointes d'excellence qui seraient impossibles si les mêmes forces étaient dispersées dans plusieurs mu- lieux hospitaliers.Notre institut a été réalisé grâce à l'initiative du docteur Yves Morin, qui en est le directeur, et avec l\u2019assentiment et la collaboration de tous les cardiologues de la région de Québec et méme celle du docteur Paul David, directeur de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal, qui, après avoir étudié sur place pendant quatre jours le projet de Québec.pouvait écrire, en janvier 1967 : « Les conditions de développement de l\u2019Institut sont en ce moment extrêmement favorables.Nous avons été impressionné par l\u2019opinion unanime qu\u2019un seul centre de cardiologie devrait.à Québec.faire du cathétérisme cardiaque et de la chirurgie cardiaque.Cette considération est capitale et permet, sans aucun doute possible.à l'Institut de cardiologie de se développer dans la région de Québec.» En avril 1968, on peut affirmer que les vœux du docteur David ont été réalisés, car l\u2019Institut est maintenant en état de mettre au service de la société des ressources cliniques complètes, des soins d\u2019une qualité exceptionnelle.des services éducationnels complets et le fruit de ses travaux de recherche.J.-B.JoBIN, M.D.F.R.C.P.(¢) ill pli Ie pe wh lic RL in ac COURS DE PERFECTIONNEMENT COURS DE PERFECTIONNEMENT EN CANCEROLOGIE L'enseignement médical permanent à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval organise un cours de perfectionnement en cancérologie qui aura lieu les 27, 28 et 29 mars prochain à la Faculté de médecine de l'université Laval.Ce cours de perfectionnement à l'intention des spécialistes est organisé sous la direction des départements de chirurgie et de pathologie.Le programme comporte l'étude du cancer bronchique, du cancer des tissus mous, du cancer de l'urothélium, du cancer du sein et du cancer de la bouche et de l'oropharynx.Parmi les invités d'honneur au symposium, mentionnons les professeurs Ferdinand Cabanne, doyen de la Faculté de médecine de Dijon, Jean Charbou- neau, chef du département d\u2019urologie de l\u2019université de Montréal, Gilbert H.Fletcher, directeur du département de radiothérapie de l'université du Texas, Ernest Greenberg, Memorial Hospital for Caneer and allied Diseases, New York, A.J.Phillips.Institut national du cancer, Toronto, et Edward Tabah, Service de chirurgie, hôpital Royal Victoria de Montréal.L\u2019admission est limitée, Les frais d'inscription sont de trente dollars et comprennent le lunch.On est prié de s\u2019inscrire d'avance.Le chèque doit être fait à l\u2019ordre de l\u2019université Laval et adressé au docteur Pierre Jobin, adjoint au doyen, enseignement médical permanent, Faculté de médecine, université Laval, Québec (10°), P.Q.MISE À JOUR EN CARDIOLOGIE Le service d\u2019enseignement médical permanent de la Faculté de médecine de l\u2019université de Montréal organise un cours de perfectionnement à l\u2019Institut de cardiologie de Montréal du 14 au 18 avril 1969.Le professeur Roger Froment, professeur titulaire de cardiologie à la Faculté de médecine de Lyon et directeur de l'Hôpital cardiologique de Lyon, France, participera activement à ce cours de perfectionnement à titre de professeur invité.Le programme comprend de l'enseignement dans les services tous les matins, de 9 heures à 11h 30, et une conférence du professeur Froment à midi.Le programme de l'après-midi comprend des exposés sur de nombreux sujets d'intérêt en cardiologie et à 16 heures un forum qui portera, le lundi, sur les moyens d'investigation en cardiologie, le mardi sur la chirurgie cardiaque et des vaisseaux périphériques, le mercredi sur la médication chez le voronarien, et le Jeudi sur la médication dans l'insuffisance cardiaque et au cours des arythmies.Les frais d'inscription sont de $50.Pour tous renseignements additionnels et pour inscriptions s'adresser au Directeur de l'enseignement post- universitaire, Faculté de médecine de l'Université de Montréal, Casier postal 6128, Montréal! 250.MÉDECINE NUCLÉAIRE \u2014 APPLICATION PRATIQUE DES DÉCOUVERTES RÉCENTES L'enseignement médical postuniversitaire de l'université de Montréal annonce un cours de perfectionnement sur la part de la médecine nucléaire en pratique médicale, qui aura lieu à l'université de Montréal, du 28 au 30 avril prochain, et sur les applications pratiques des découvertes récentes, qui sera tenu à l'Institut de recherches cliniques de Montréal les 19 et 20 mai prochain.Les internes, les médecins résidents et les étudiants inscrits à une maîtrise ou un doctorat seront admis gratuitement à ces cours de perfeetionnement.Pour tous renseignements additionnels, communiquer avee le Directeur de l\u2019enseignement post- universitaire, Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, Casier postal 6128, Montréal 101.RSR CONGRÈS | 3 XIIIe CONGRES DE L\u2019ASSOCIATION DES 2.Les xantho-granulomatoses juvéniles; À DERMATOLOGISTES ET SYPHILIGRAPHES 3.Les antipaludéens en dermatologie.| DE LANGUE FRANÇAISE I ~ Pr \u201c+40 + .tan Le XIII© conerès de l\u2019Association des dermatolo- DB.Acquisitions récentes \u2014 mise au point: ' 2 | 5 .laps , -ancaise 4117 .iy gistes et syphiligraphes de langue francaise aura 1.Thésaurismoses macromoléeulaires exogènes ; , lieu à Turin les 7, 8 et 9 juin 1969 et comportera 9 .mn 2.Acrobératose paranéoplasique ; A nN .savait AA Lu N : 8 ia le même programme que co qui avait été prévu 3.Acanthome à cellules claires ; A r ngrès r 1 1968 par fore ajeure.PE So, i pot e congrès remis 968 par Force ae 4.Phagédénisme avec dysglobulinémie : mh ; > programme scientifique \u20ac a les sujets = 4 1: : \\ 4 Le programme scientifique comportera les sujets 5.Séro-diagnostie de la lèpre.' i suivants : vil ; i , A ; Qu \\ Nuict 10 Pour tous renseignements, s'adresser au secréta- A, Sujets principaux: .| Lo 0 .ol Jets p Pp riat du Congres: Clinica Dermatologica del 1'Uni- 1.Les mucines.La mucinose folliculaire ; versita, Via Cherasco 23, Torino.§ fu fy 3 fil, # [ fi I NOUVELLES PHARMACEUTIQUES HISTORIQUE DE LA CONTRACEPTION Depuis plusieurs années, Ortho Pharmaceutical (Canada) Ltée a rassemblé plusieurs documents retraçant l'historique de la contraception et cette collection unique a récemment fait l\u2019objet d'une première exposition à l\u2019Académie de médecine de Toronto.À cette occasion, le docteur Charles-H, Talbot, membre de la section de recherche du Well- come Historical Museum de Londres, a fait une conférence sur L\u2019avortement au Moyen Âge.Parmi les nombreux documents de la collection, il convient de signaler une copie du papyrus d Ebers, un document égyptien, remontant à 1 500 ans avant Jésus- Christ et qui contient l\u2019une des plus anciennes références à la contraception.Le docteur Frank A.Philbrook, direeteur de la Recherche clinique d Ortho Pharmaceutical ((Canada} Ltée.invite les membres du corps médical ef pharmaceutique à apporter leur contribution aux documents déjà réunis.LE LMD, DEXTRAN À FAIBLE POIDS MOLÉCULAIRE (DEXTRAN 40, ABBOTT) Les Laboratoires Abbott sont heureux d'annoncer la mise sur le marché du LMD (dextran 40, Abbott) sous forme de deux solutions intraveineuses: LMD 10 pour cent p/v dans le dextrose à cinq pour cent et LMD 10 pour p/v dans le soluté salin 0,9 pour cent.Ce nouveau produit Abbott est un adjuvant commode et efficace pour rétablir l'écoulement sanguin.Le LMD (dextran 40, Abbott) se révélera fort utile aux fins suivantes : 1.Augmenter le volume plasmatique et accroître la microcireulation dans l\u2019état de ehoe ; 2.Remédier aux modifications de la circulation artérielle ou veineuse ; 3.Amorcer la pompe oxygénante.Les directeurs de la maison Abbott ont déclaré que les deux solutions LMD constituent une addition appréciable à l\u2019importante série de solutions intra- velneuses Abbott.Ils ont ajouté que le LMD est présenté en flacons Abbo-Litre d\u2019emploi compatible avec les ensembles pour administration intraveineuse fabriqués par Abbott.Une monographie du LMD sera envoyée sur demande, NOUVEAU TUBE ASPIRATEUR UNISERVICE Un tube aspirateur uniservice, fabriqué de plastique clair et résistant (polystyrène), stérile, emballé individuellement, est présenté au maréhé canadien par David & Geck.Les tubes aspirateurs sont employés en bronchoscopie pour le lavage des cellules et pour recueillir les matières purulentes.Emballé stérile dans une enveloppe spéciale, le nouveau tube Lukens est fourni avec un bouchon et un tube de latex, prêt pour un usage immédiat.Le tube devient inutilisable lorsqu'on le passe à t'autoclave.Ce nouveau nécessaire épargne un temps pré- cleux aux infirmières en éliminant la restérilisation et la préparation des tubes.Le mode d'emploi est impriné et illustré sur l'enveloppe spéciale.et des espaces sont prévus pour inscrire le nom du patient, le numéro de sa chambre et le nom du médecin traitant.Les tubes aspirateurs Davis & Geek sont disponibles en deux grandeurs: 31,7 (B.5ce) et 611,7 (20 ee).THÉRAPEUTIQUE ANTIBACTÉRIENNE OPHTALMIQUE Schering Corporation Limited, de Pointe-Claire, Québec, vient de mettre un produit ophtalmique qui marque un pas important dans l'avancement de la thérapeutique ophtalmique antibactérienne.le Gara- myein ophtalmique.Le sulfate de gentamieine est l'ingrédient actif de ce nouveau produit, C'est un bactéricide pour la plupart des germes pathogènes courants, y compris les staphylocoques pénicillino-résistants, ainsi que les pseudomonas et les protéus (Antimicrobial Agents & Chemotherapy, pp.138-147, 1963).11 est indiqué pour le traitement des infections bactériennes superficielles de l\u2019œil et pour la prévention d\u2019infection oculaire dans les cas où une blessure rend l\u2019œil ou les surfaces adjacentes vulnérables.Ce nouveau produit ophtalmique de Schering est AEH vie RY 239 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES Vol.40 - disponible en solution ou en onguent a 0,3 pour cent.(haque em?de la solution ou gramme de l\u2019onguent contient cinq mg de sulfate de gentamicine, soit l'équivalent de trois mg de gentamicine-base.La solution ophtalmique de Garamyecin est prête à être employée et elle demeure stable pendant deux ans.Le nouveau flacon compte-gouttes en plastique élimine les risques de renversement et diminue ceux de contamination.L'onguent est disponible en tube de 1 d'once muni d\u2019un applicateur.On recommande son emploi dans les cas où une lubrification ou une médication soutenue est désirable.Aucune réaction de sensibilité à la Garamyein ophtalmique n'a été signalée et les cas d'irritation Laval Médical - Fév.1969 sont rares, selon le docteur Arnold S.Breakey, de New York (Eye, Ear, Nose & Throat Monthly, déc.1967).R.M.Magnuson et T.Suie (J.A.M.A., 6 fév.1967) confirment 1\u2019efficacité de Garamyein ophtalmi- gue comme spectre antibactérien idéal.Sous forme de solution ou d\u2019onguent, il a permis de traiter avec succès des infections bactériennes de l\u2019œil dans 115 cas sur 131, soit dans 88 pour cent des cas.Ces infections comprenaient des conjonctivites, généralement éliminées en un à trois Jours, et des blépharites, guéries en moins d\u2019une semaine.L'inflammation des glandes de Méibomius et la douleur sont disparues en l'espace d'un a quatre jours. bo sith tricks it fl Hi Al Laval Médical Vol.40- Fév.1969 41 ee ist i SET ih ® & & 66 © 0 © oo 5 0 0 oO e © À e + À e © oo © \u201c i a e © + > e oo À .J 1 | Ii : .ee ©%e NS = N $ WF .© © 0 0 0° 0 0 0 ® © © ¢ oo 0% ee \u2014 je e © eo # e © »# ro > Çâû ® © © ee.L AN S SEC né ee © o .9 * + .° e eo + KR .| ° À jot .\u2019.\" .\\ e + a \u2019 .* pi \\ 4 e À | wie e À ROUGIER 8.\" a .° e # .Le plus important ; .Ne +2 , e Oo À NN » » e © laboratoire pharmaceutique ; Ne e © » + .e authentiquement canadien a > .rs A a = NL \\ BN , pes PS .e .: ; NE 2° RER ER ET me DN : KERABEC >.° , SF ii.îÜ \u2026 te Bcomposé\u2014 si nt ple | NN e © NN .NH .® Jet e + à .e + = 0 +» e © e w% e 8e 1 y ; .e \u2014+ ÿ e » e e © »e A NN .e À e © © eo 60 3 .a ee e ©» ; h ® .ht.® °° i e s e 6% + e +» »e , - e e © o e e © eo Ni Na e © » e eo oo oo .S ® © ° ® oo 0 oo 0 oo oo * +» hi .e ee.O° ° 0 9 i e e © © : : 5 : : : oo e ©e e © » RE § » ® e © eo À e e eo À oo & Qu .e ©e À oe © 0 8 8 ee ® 6 0 BY > , : .e e à e © À eo.00 S S a Ny Le.ee e + © e © 6 ee0e00606008 e © À A i nt Ni NN 2 Se Ny = .® 5 00 00 06008 0 0 00 oe 0000 0800 : Se A 5 e +.+.® 0 0 5 @ 060 090 90 0 0 ee 0 060 008 0 0 > S 0e» .Gi» ee 2 2s, e e e \u2014+ 2 Hl : +» + \u2014 + S .oO 9 8 9 80 0 00 0 8 0 0 08 0b ee.© 000 0 6 0 8 8 00 bi ARE +.AN .\\ .® © ea ® © 6 09 06066 06 00 00 0 00 2 0 0 908 6 00 00 00 00 Q ha NN SE 88 e e eo À ® © 00 00 8 60 000 08 0 0 \\ ; Ë a.ah, i .¢ e + e 9 S ii ¢ a IR e À th! + 0.\" \u20ac = e © À 0.MN e © = A , .iN > e + Sa SRN - > , .\\® ®.> .e © À a > > $ .* © À * * Oo ° e e © fH 4 .© # e +» 0 .o e eo © à \u2018Documentation sur demande sn ils nu 4 valet 19) ve di bh ii jib Hy Dh Mi BY thi Th 42 Du nouveau! DES COMPRIMÉS Propoxyphène simple à 65 mg ANALGÉSIQUES NON NARCOTIQUES LES COMPRIMÉS B ® EB ® Propoxyphène composé à 65 mg L\u2019avènement des nouveaux comprimés 642 permet au médecin de choisir à présent entre un analgésique à propoxy- phène simple ou composé, tous deux fabriqués par la maison Frosst.Les comprimés 642 sont laqués et de petite taille et, par conséquent, n\u2019ont aucun goût et sont faciles à absorber.Ils sont utiles soit pour remplacer les analgésiques courants dans le traitement de la douleur légère à modérée, soit quand il est préférable d'utiliser un analgésique à ingrédient unique.Les comprimés 692, dans lesquels les effets analgésiques du propoxyphène s\u2019allient à la combinaison si connue d'\u2019acide acétylsalicylique, de phénacétine et de caféine, produisent une analgésie plus puissante, ainsi que des effets antipyrétiques et anti-inflammatoires.EFFETS SECONDAIRES \u2014 On a observé quelquefois des nausées, de la somnolence et des étourdissements chez les malades sur pied.On a également remarqué des éruptions cutanées, des prurits et des malaises gastro-intestinaux y compris de la constipation.Le propoxyphène présente peu de danger d'assuétude, même si quelques cas furent signalés.CONTRE-INDICATIONS \u2014 Une sensibilisation au médicament peut parfois se produire.Le cas échéant, cesser le traitement.L'administration concomitante de préparations de propoxyphène et d'orphénadrine n\u2019est pas recommandée.De fortes doses de tout composé renfermant de l'acide acétylsalicylique ou de la phénacé- tine, absorbées pendant de longues périodes de temps, peuvent entraîner une néphrotoxicité, On doit être très prudent en traitant des malades atteints d'affections rénales chroniques.L'acide acétylsalicylique peut causer l\u2019irritation gastrique et, à l'occasion, des saignements occultes.COMPRIMÉS 642 Le comprimé jaune, laqué et sécable renferme: Chlorhydrate de propoxyphéne USP .65 mg POSOLOGIE \u2014 Un comprimé, trois ou quatre fois par jour.COMPRIMES 692 Le comprimé rose, laqué renferme: Chlorhydrate de propoxyphène USP \u2026 65 mg Acide acétylsalicylique 225 mg Phénacétine 160 mg Caféine 32 mg POSOLOGIE \u2014 Un comprimé, trois ou quatre fois par jour.Documentation complète sur demande.Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 AVIS SYMPOSIUM SUR LES ACQUISITIONS RÉCENTES EN CHIRURGIE CARDIAQUE Les 12, 13 et 14 juin 1969 à L\u2019INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL patronné par THE AMERICAN COLLEGE OF CARDIOLOGY Parmi les conférenciers invités à ce Symposium médico- chirurgical, mentionnons : les docteurs P.Allen (Vancouver), R.O.Brandenburg (Clinique Mayo, Rochester), M.T.Brodeur (Portland, Oregon), G.L.Hallman (Houston, Texas), R.O.Heimbecker (Toronto, Ontario), A.Kantrowitz (New York), J.Keith (Toronto, Ontario), G.Rastelli (Clinique Mayo, Rochester) R.Van Praagh (Boston, Mass.)., Pour tout renseignement additionnel s'adresser à : Mr.William D.Nelligan Executive Director American College of Cardiology 9650 Rockville Pike Bethesda, Md.20014 (Les conférences sont présentées en anglais)._ a re ie a ire So on x Ama ESP oy aga = i AE = pi D gere A Me) Qe ( 4 OQ 14 N N D & M Ce % AQ) QO 5 © a \\ J) Uh pe J ~O OB X A y À Q & ® by A ~ ; AN = ©; A N z æÆ WJ nn 7 UNE METHODE EFFICACE ET PRATIQUE, RR hi sa == ata Te AVANTAGEUSE POUR VOUS ET POUR VOS PATIENTES == Eee Mestranol et acétate de chlormadinoe, 14 +7 méthode séquentielle LE DERNIER ANOVULANT ACTIF PAR VOIE ORALE MIS AU POINT C-QUENS 100 est une nouvelle combinaison d\u2019hormones présentes en faibles quantités et administrées selon le déroulement naturel du cycle menstruel.Les 14 premiers comprimés jaunes contiennent un oestrogéne seul (mestranol, 100 mcg).en quantité bien suffisante pour inhiber I'ovulation.Les 7 derniers comprimés roses renferment du mestranol et un progestogéne (acétate de chlormadinone, 1,5 mg) dont le rôle est de provoquer l'apparition de la phase sécrétoire normale de l\u2018endomètre.C-QUENS 100 est donc un produit anovulant dont l'emploi présente peu de problèmes thérapeutiques: il est d'une efficacité remarquable tout en ayant un taux d'effets secondaires plus faible que les autres produits du même genre.Votre patiente sera plus heureuse parce qu'elle se sentira mieux.C-QUENS 100 offre les avantages inhérents au traitement en 21 jours, c\u2019est-à-dire la simplicité et la commodité.La présentation simple et la posologie facile à observer réduisent les risques, pour la patiente, d'oublier de prendre ses comprimés.sam DiM LUN MAR MER JEU VEN SAM DIM mirent > A= > tT \u2014 Votre patiente trouvera PZT SU LAS) EHQUENS 700 Elle n'a qu'à régler la bande mobile de façon à placer le jour où elle doit commencer le traitement vis-à-vis du premier comprimé.Puis, 5 6 0 AS OS 200 q è y - | NE elle doit: 22 23 24 25 26 27 TAKE NO TABLETS THIS WEEK NE PRENEZ AUCUN COMPRIME CETTE SEMAINE 1 .Commencer le premier paquet le be jour.pes \u2014\u2014\u2014\u2014 = crea era 08e OZ sm SE \u2018 SA = 2 « Prendre un comprimé A par jour pendant 21 jours.SE = 3 Attendre sept jours, puis entamer un nouveau paquet.LE CALENDRIER QUI PENSE POUR LA PATIENTE [oi but i huis Laval Médical Vol.40 \u2014- Fév.1969 Description: Chaque paquet de C-quens 100 contient 14 comprimés jaunes renfermant un destrogène (mestranol, 100 meg) et 7 comprimés roses renfermant l'oestrogène (mestranol, 100 mcg} et un agent progestatif (acétate de chlormadinone, 1,5 mg).Indication: C-quens 100 est recommandé comme anovulant actif par voie orale, Contre-indications: 1.Malades souffrant de thrombo-phlébite ou ayant des antécédents personnels de thrombo-phlébite ou d\u2019embolie pulmonaire, 2, Dysfonction ou maladies hépatiques.3.Malades présentant une néoplasie maligne connue ou soupconnée du sein ou des organes génitaux.4, Hémorragie vaginale non diagnostiquée.5.Mères qui allaitent leur bébé, car des quantités décelables des ingrédients actifs des anovu- fants oraux ont été trouvées dans le lait des mères prenant ces médicaments.6.Jeunes femmes chez qui la fermeture de I'épiphyse de croissance est incomplète et chez qui l\u2019on prévoit un traitement prolongé.7.Antécédents d'accident cérébro-vasculaire ou la présence d'exophtalmie ou de migraine.8.Toute lésion oculaire accompagnée de maladies vasculaires telles que perte partielle ou totale de la vision, défauts du champs visuel ou diplopie.Avertissements: 1.Cesser la médication en attendant l'examen s\u2019il y a perte soudaine partieHle ou complète de la vision ou s\u2019il se produit soudainement une exophtalmie, diplopie ou migraine.Discontinuer la médication si l'examen révèle une papillite ou une lésion vasculaire rétinienne.2.Vu que la sûreté de C-quens 100 durant la grossesse n'a pas été démontrée, avant de continuer la médication on doit élimine la possibilité d'une grossesse chez une femme qui aurait remarqué l'absence de deux menstruations consécutives.Considérer la possibilité d'une grossesse dès la première absence de menstruation si les instructions n\u2019ont pas été observées, Précautions: 1.Lors de l'examen précédant le traitement, il faut accorder Une attention spéciale aux seins et aux organes génitaux et effectuer un frottis de Papanicolaou.2.Les épreuves fonctionnelles des glandes endocrines et du foie peuvent être influencées par le traitement avec C-quens 100.I! est donc recommandé de répéter ces examens et épreuves 2 mois après la cessation de la médication si les résultats étaient anormaux chez la femme prenant cet anovulant oral.3.Les fibromes existant déjà peuvent grossir sous l'influence des préparations vestrogène-progestatif.4, Parce que les anovulants oraux sont susceptibles de causer une certaine rétention liquidienne, les femmes souffrant d'épilepsie, de migraine, d'asthme, de dysfonction hépatique ou cardiaque peuvent être affectées et requièrent d'être observées avec soin, 5.Dans les cas de saignements intermenstruels et dans tous les cas de pertes sanguines vaginales irrégulières, des causes non organiques doivent être soupçonnées.Des examens de diagnostic adéquats sont indiqués dans les cas de perte sanguine vaginale d'origine inconnue.6.Les femmes ayant des antécédents de dépression psychique doivent être soumises à une observation suivie et on doit discontinuer la médication si ta dépression se présente de nouveau à l'état grave.7.Des études plus poussées sont encore nécessaires pour déterminer toute l'influence possible de l'emploi profongé de C-quens 100 sur l'activité de l\u2018hypophyse, de l'ovaire, dès surrénales et sur la fonction hépatique.8.Observer les malades diabétiques avec soin au cours de la thérapie avec C-quens 100, car une diminution de la tolérance au glucose a été notée chez un faible pourcentage de patientes.Le mécanisme d'action de cette baisse n'est pas encore connu.9.Les médecins doivent être attentifs aux premières manifestations de thrombo-phlébite et d'embolie pulmonaire, car de tels cas se présentent à l'occasion chez les patientes prenant des anovulanis oraux: 10.L'âge n\u2019est pas un facteur limitatif absolu bien que la thérapie avec C-quens 100 puisse masquer le début de la ménopause.11, Les anatomo-pathologistes doivent être avisés de l'emploi de C-quens 100 lorsque des biopsies utérines ou vaginales leur sont soumises pour examens, Données cliniques: Pharmacologie et physiologie humaines: Le mestranot exerce chez les humains le même effet vestrogénique que chez les animaux qui ont servi aux expériences.En inhibant la libération des gonadotrophines hypophysaires, #1 empêche la maturation du follicule et supprime l'ovulation grâce à une réaction hormonale prévisible.L'action progestative du chlormadinone s\u2018observe sur l'endomètre.Aucun effet vestrogénique, androgénique, glucocorticoide ou minéralocorticoïde important n\u2019a été noté aux doses administrées.Le traitement séquentiel à base d'uestrogène et de progestatif tend à simuler le cycle hormonal naturel et à donner un endomètre qui se rapproche de celui du cycte spontané.Efficacité: Au cours d\u2019études cliniques portant sur 6.422 femmes traitées avec C-quens 100 durant 58.481 cycles, C-quens 100 s'est avéré un anovulant oral très efficace.Le taux de grossesses est de 0,554 par 100 années-femme lorsque l\u2019on inclut dans les caleuls toutes les grossesses déclarées, soit vingt-sept Lorsque l'on exefut les treize patientes qui ont admis avoir fait erreur dans la posologie, le taux de grossesses est de 0,287 par 100 années-femme.Le nombre de patientes et le nombre de cycles sont présentés dans le tableau suivant: Nombre de cycles traités 6 12 18 24 [ Nombre de patientes 4.155 2.144 689 2 Changement de poids: La moyenne de changement de poids pendant l'administration de C-quens 100 été un gain de D, 17 kg (0,37 livre), une prise de poids négligeable du point de vue clinique.Presque les deux tiers des femmes ne subirent pas de changement de poids dépassant 5,5 livres, CHANGEMENT DE POIDS DURANT LE TRAITEMENT EXPRIMÉ EN POURCENTAGE DE FEMMES AYANT SUBI UN CHANGEMENT ; 7.6 kg 2,63 2,5 kg Limites des ou plus 7,5 kg ou moins changements = 5 de poids 16,7 livres 5.7 416.5 5.5 livres ou plus livres ou moins Gain 2.9% 16,3% 64,3% Perte 2.4% 14,2% % (20) 45 Fertilité post-thérapeutique: Selon les données, il semble que la fertilité post-thérapeutique ne soit pas affectée, Aucune étude sous contrôle n\u2019a été faite sur la fréquence des grossesses après la cessation de la thérapie avec C-quens 100.Toutefois, chez les 6.422 femmes mentionnées ci-haut, quatorze devinrent enceintes peu de temps après la cessation de la médication, Effets secondaires: Les effets secondaires déclarés sont relativement rares et bénins, les nausées étant les plus fréquents.Les symptômes suivants furent rares au cours du traitement avec C-quens 190 et la comparaison de leur fréquence avant et pendant le traitement laisse croire qu'ils ne sont pas causés par le médicament: tension prémenstruelle, gonflement abdominal, douleur abdominale, céphalée, acné et enflure des chevilles.La fréquence des thrombo-phlébites chez [es femmes prenant C-quens 100 ne semble pas plus élevée que celle qui est prévue chez [es femmes du même âge.Au cours des expériences, une embolie pulmonaire se produisit chez une femme; une hémorragie sous-arachnoïde, chez Une autre.La fréquence des saignements légers (1%] et des saignements intermenstruels (4,8%) est basse.On a observé de l'aménorrhée dans 4,5% des cycles.On souligne le fait que l'on a compté un cas \u2018\u201cd'aménorrhée\u2019\u2019 lorsque l\u2019hémorragie de privation ne s\u2019est pas produite dans les sept jours suivant [absorption du dernier comprimé.Dans les cas où un tel retard se produit, souvent l'hémorragie survient quelques jours après que la patiente a commencé un nouveau paquet de C-quens 100.Cette hémorragie est classée comme \u2018\u2019saignement intermenstruel\u201d\u201d dans la formule de rapport préparée pour les études cliniques faites avec C-quens 100.Dans de tels cas, la succession \u2018\u2019d\u2019aménorrhée\u2019\u2019 et de \u2018\u2019saignement intermenstruel'\u201d est donc, en réalité, une prolongation de l'intervalle qui existe entre le moment où cesse la médication et celui où commence l'hémorragie de privation.Au cours d'études prolongées de laboratoires, on n'observa aucun tableau pathologique parti- eulier.Une élévation légère du PBI sanguin fut observée chez un petit nombre de patientes.Cette élévation était prévue car les vestrogènes augmentent la concentration sanguine de la fraction protidique qui transporte fa thyroxine.Aucune patiente ne présenta de signes d'hyper- thyroïdisme.Le taux d'hémoglobine, le nombre des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes, étaient sensiblement les mêmes.La fonction hépatique, rénale ou surrénalienne, ou le métabolisme du calcium et du phosphore ne furent pas perturbés.Administration et posologie: C-quens 100 doit être pris strictement selon le mode d'emploi indiqué.Sur l'embalfage de C-quens 100 se trouvent des espaces libres permettant à ta patiente d'inscrire des notes qui l'aideront à respecter l'ordre chronologique voulu dans l'absorption du médicament.Les instructions données à la patiente sont les suivantes: 1.Avant de commencer le premier paguet de comprimés, compter le premier jour de la menstruation comme Jour 1.Puis, prendre le premier comprimé jaune le Jour 5, que la menstruation soit finie ou non.Pour ne pas oublier, inscrire dans l'espace prévu à cet effet le jour de la semaine où l\u2019on prend le premier comprimé.2.Régler la bande mobile de façon à ce que le jour de la semaine où l'on prend le premier comprimé apparaisse dans le cercle au-dessus du comprimé (No 1 sur la carte).Maintenant, déchirer le funy des pointillés les bouts de la bande mobile qui dépassent.I est alors possible de vérifier d'un seul coup d\u2018oeil si l\u2019on prend le comprimé le jour voulu.3.Prendre un comprimé par jour: d'abord les 14 comprimés jaunes, puis les 7 comprimés roses jusqu'à ce que tous les 21 comprimés soient pris.4.Auendre sept jours.Le huitième jour [!e mème jour de la semaine où l'on a commencé le premier paquet), prendre le premier comprimé d'un nouveau paquet.Le faire, que la menstruation soit survenue ou non, !l y a une seule raison pour ne pas commencer un nouveau paquet le huitième jour.Si la menstruation survient le premier ou le deuxtème jour après l'absorption du dernier comprimé rose ou pendant qu'on prend les comprimés roses, compter le premier jour de la mensiruation comme Jour Ÿ et commencer un nouveau paquet le Jour 5.(Détruire tous les comprimés roses qui restent.) Avec ce genre de produit, la plupart des femmes commenceront un nouveau paquet le même jour de la semaine où elles ont commencé leur premier paquet.Dans quelques cas, la menstruation peut survenir au moment où l\u2019on prend les comprimés jaunes ou il peut se produire une légère perte brunêtre au moment où l'on prend les comprimés jaunes ou roses.Dans ces cas, continuer à prendre les comprimés dans l\u2019ordre indiqué.Si l'on a oublié de prendre un comprimé, prendre le comprimé oublié dès qu'on s\u2019aperçoit de l\u2019erreur, même s°il faut pour cela prendre deux comprimés le même jour, puis continuer comme d'habitude avec les comprimés qui restent, Si on a oublié plusieurs comprimés ou si on n'a pas commencé à prendre les comprimés le jour indiqué, if est recommandé d\u2019utiliser, en plus de C-quens 100, une autre forme de protection pendant le restant du cycle.Consulter son médecin si aucune menstruation ne survient pendant deux cycles menstruels consécutifs.Pour s'assurer une efficacité maximale, il faut suivre les instructions rigoureusement.L'ovu lation peut survenir si on omel de prendre un comprimé n'importe quel jour au début du cycle et les risques de conception augmentent progressivement avec chaque manquement aux instructions données.La période la plus critique se situe entre le Je et le 12e jour, A tire de précaution spéciale contre la possibilité d'une ovulation prématurée au cours du premier cycle du traitement, il est recommandé aux patientes d'employer une méthode contraceptive supplémentaire approuvée pendant les sept premiers jours de l'administration de C-quens 100 et cela, pour ce cycle seulement.La même précaution est conseillée au moment où l\u2018on reprend l'emploi de C-quens 10U après une interruption d'un mois ou plus, Présentation: M-147, C-quens 100, renferme quatorze comprimés jaunes dosés à 100 meg de mestranol, /dent/-code: 176, et sept comprimés roses dosés chacun à 100 mcg de mestrano! et 1,5 my d'acétate de chlormadinone, /ent/-code: 177.Boîtes de B paquets.Les comprimés, placés individuellement sous une bulle de plastique hermétique, sont offerts dans un emballage conçu spécialement pour faciliter l'observance du mode d'emploi indiqué, LA COMPAGNIE ELI LILLY (CANADA) LTÉE e TORONTO, ONT. Depuis au-delà d\u2019une génération et demie, près de 8 milliards de doses de Donnatal ont été prescrites pour le soulagement des troubles fonctionnels du tonus et de la motilité du tract gastrointestinal.Il est exceptionnel par son efficacité, sa sécurité, son économie, sa composition uniforrne et sa posologie commode.Le Donnatal est toujours accepté et prescrit par plus de médecins que tout autre sédati/\u2014 antispasmodique.Particulièrement utile en présence d\u2019anxiété et de tension qui peuvent accompagner, aggraver ou même causer le spasme du muscle lisse, Donnatal est indiqué pour le soulagement symptomatique du spasme viscéral récidivant, persistant ou chronique.Description sommaire des effets secondaires: vision embrouillée, sécheresse de la bouche, miction difficile, rougeur ou sécheresse de la peau, peuvent se produire à des posologies plus élevées, =) A.H.Robins Company of Canada, Ltd, Montréal, Québec Laval Médical Vol.40 - Fév.1969 Se ) mais rarement à la posologie recommandée.Administrer avec précaution dans les cas de glaucome naissant ou d\u2019obstruction du col de la vessie.Contre-indiqué dans le glaucome aigu, les maladies rénale ou hépatique avancées, ou l\u2019hypersensibilité à l\u2019un des composants.Pour informations complètes quant à la prescription, voir littérature sur ce produit ou le Compendium.Chaque comprimé, capsule ou 5 cc.d\u2019élixir contient: (alcool \u201423%) contient: sulfate d\u2019hyoscyamine .0.1037 mg .0.3111 mg sulfate d\u2019atropine .0.0194 mg .0.0582 mg bromhydrate d\u2019hyoscine .0.0065 mg - - 0.0195 mg phénobarbital (4 gr) 16.2mg| (3% gr.) 48.6 mg AH-ROBIN S Chaque Extentab® 1e 1 mme ay m0, wpa AN Le jm ) Membre de l'Association des Fabricants du Québec de Produits Pharmaceutiques a 3 LE CAA is iit Sl à sina tb drill Bien que jeune encore \u2014 elle fut fondée en 1950 \u2014 la maison OCTO, par son ÉQUIPE D'UNIVERSITAIRES: docteurs en médecine, ÿn pharmacologie, maîtres ès sciences biologiques et micro-biologiques, licenciés et bacheliers en chimie et en pharmacie, possède taudace qu\u2019exigent la recherche, l'invention et la création; par son ÉQUIPE À LA COMMERCIALISATION ET PAR SES VISITEURS HEDICAUX, l'imagination, le dynamisme et l'enthousiasme nécessaires à une expansion rapide.Dans la recherche, OCTO joue un rôle bien modeste, il est vrai, mais pratiquement unique en son genre au Canada.En effet, depuis l'acquisition de NORDIC BIOCHEMICALS h ÉIMITED, une des seules maisons canadiennes à extraire, purifier, lyophiliser les cortico-gonado-thyréostimulines du porc, du mouton et du boeuf, et l'hormone de croissance des hypophyses humaines, le domaine hypophysaire est devenu le sien au Canada.SA RECHERCHE SCIENTIFIQUE s'intensifie dans des domaines très délimités, À LA FINE POINTE DE LA THÉRAPEUTIQUE.OCTO fabrique toutes fes formes pharmaceutiques: SOLIDE: comprimé, dragée, granulé, suppositoire, onguent; LIQUIDE: sirop, élixir, suspension; INJECTABLE: diologique et autres.LABORATOIRE OCTO LIMITÉE, 2775 MONTÉE SAINT-AUBIN, CHOMEDEY, VILLE DE LAVAL, QUÉBEC, TÉL.: 331-9220 qi 48 Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 ye TTT Diminution des dépôts tophacés\u2026 Preuve visible de l'efficacité de Le \u2018Zyloprim\u2019 posséde une action unique, en ce sens qu'il inhibe I'enzyme xanthine oxydase et prévient ainsi la formation d'acide urique à partir de la xanthine et de l'hypoxanthine.Grâce à ce médicament, les concentrations urinaire et sérique enurate peuvent être abaissées et maintenues dans les limites normales aussi longtemps qu'on le désire.POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION Traitement de la Goutte La dose de \u2018Zyloprim\u2019, marque d\u2019Allopurinol, varie selon la gravité de Ja maladie.La moyenne est de 200 à 300 mg.par jour pour les patients atteints de goutte bénigne, et de 400 à 600 mo.par jour pour ceux souffrant de goutte tophacée grave.Dès que l'on a établi la dose d\u2019allopurinol requise pour provoquer le taux voulu d'uricémie, on devrait la continuer jusqu'à ce qu'une variation de ce taux en exige le réajustement.EFFETS SECONDAIRES A doses thérapeutiques, \u2018Zyloprim\u2019 est un médicament de faible toxicité pour l'homme.On a parfois rapporté de la diarrhée, des douleurs abdominales intermittentes, des éruptions cutanées et une fièvre légère.On a observé, dans deux cas, des symptômes évoquant une idiosyncrasie au médicament: fièvre, frissons, leucopénie, éruption cutanée, prurit, nausées et vomissements.On a noté de l'hépatomégalie et de l'ictère chez deux malades dont l\u2019un présentait du purpura et une éruption cutanée; on a décelé, dans plusieurs cas, des niveaux anormaux passagers d'enzymes hépatiques.Ces modifications sont revenues à la MARQUE DÉPOSÉE normale, après arrêt de toute médication, et leur signification n\u2019est pas encore nettement établie.PRÉCAUTIONS ET CONTRE-INDICATIONS \u2018Zyloprim\u2019, tout comme les autres agents uricosuriques et anti-inflammatoires, peut précipiter les attaques aiguës de goutte au début du traitement de nouveaux malades, et ces attaques peuvent persister, même après une baisse des niveaux d'acide urique dans le plasma.Comme on l'a déjà dit, I'administration prophylactique de colchicine est recommandable, en particulier pour les nouveaux malades et pour ceux chez qui le taux d\u2019attaque était élevé.Au cours d'un traitement qui associe \u2018Purinethol\u2018 (marque de mercaptopurine) et \u2018Zyloprim\u2019, il faut diminuer la dose de \u2018Purinethol\u2019 jusqu\u2019à environ 25 pour cent de la dose habituelle.On a rapporté que \u2018Zyloprim\u2019 potentialise les effets de \u2018Purinethol\u2019.Quelques expériences non confirmées sur les animaux portent a croire que l'allopurinol pourrait augmenter l'accumulation de fer dans le foie, effet dont l'importance n\u2019est pas encore connue chez l'homme.Jusqu'à ce qu'on ait effectué des études plus approfondies, \u2018Zyloprim\u2019 n\u2019est pas recommandé pour les femmes au cours de leurs années de fécondité.Une documentation détaillée et des références sur le Zyloprim\u2019 sont envoyées sur demande.PRÉSENTATION © \u2018Zyloprim\u2019 (marque d'allopurinol) est présenté en flacons de 100 et de 500 comprimés blancs, sécables, de 100 mg.chacun.MEMBRE BURROUGHS WELLCOME & CO.(CANADA) LTD.Li il val Laval Médical 49 Vol.40 - Fév.1969 5| VOTRE MALADE PEUT SE CACHER DERRIERE UN PIQUET.ANABOLIQUE POUR FAIRE ENGRAISSER , METABOLIN E, association de Méthandrosténo- lone, acides aminés, complexe B et vitamine C, constitue un anabolique puissant possédant une activité masculi- nisante minima.METABOLINE, formule tout indiquée pour stimuler l\u2019appétit, contrebalancer les troubles métaboliques de la corticothérapie, traiter l'ostéoporose et les déficiences organiques.Présenté en flacons de 60 dragées.DESBERGERS LIMITÉE © MEMBRE DE L'ASSOCIATION DES FABRICANTS DU QUEBEC DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES ® (24) a palin asap Maa iiinh ia aos vol ania ticaallaa riidiontsa bh ba Rie LGN EL A A MR EHR LT RR pL A LE HR HR RPE RAR SHA ETE Laval Médical 50 Vol.40 \u2014- Fév.1969 Si vous ne l'avez pas encore essayé, goûtez toute la savoureuse différence entre un yoghourt ordinaire et un yoghourt LAVAL préparé sous la surveillance de l'Institut Rosell d'Oka.875, 4e Avenue, Québec 3, P.Q.(418) 529-9021 LE DOMAINE DES VOIES RESPIRATOIRES LEsLABORATOIRE DEMERS,\u201d LIMITEE 2721, rue Tremblay, CY ah Sainte-Foy, Québec 10, P.Q.MEMBRE DE L'ASSOCIATION DES FABRICANTS DU QUEBEC DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES LE SUPPOSITOIRE GUN iG PO Laval Médical 51 Vol.40 - Fév.1969 ULMO-BAILLY | TONIQU RESPIRATOIRE Gaïacol | Acide phosphorique A Codéine E onvales YAB-Spécialités A.BAILLY Fas , 19, RUE DU ROCHER - PARIS VINANT Ltée., 8355, Boul.St-Laurent, MONTRÉAL LA PAIX DU COEUR q SEDO - CARENA l\u2019antalgique cardiaque associant L'AMINOPHYLLINE neuro-dystonies cardiaques LE PHENOBARBITAL algies des cardiaques LA PAPAVERINE spasmes vasculaires Dragées: 2 à 6 par jour © LABORATOIRES DELAGRANGE \u2014 PARIS AGENTS EXCLUSIFS POUR LE CANADA : VINANT LTEE, 8355 Bd SAINT-LAURENT, MONTREAL 11 ete EE vas, Laval Médical 52 Vol.40 - Fév.1969 ASADRINE vitaminée C UPSA effervescente glycocolle 0,100 g acide acétyl salicylique 0,330 g oses | IS! |e es acide ascorbique (Vitamine C) 0,200 g excipient q.s.pour un comprimé effervescent de 3,500 g (en solution pH 58) seule presentation ve es os normale enfant CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANGAISE LIMITEE \u2014 MONTRÉAL, QUÉ. Laval Médical - Vol.40 - Fév.1969 53 CONTRIBUTION DE @ £3 1 ® ariiione comprimés de warfarine sodique KOMO USP Jnosst CONSTRUCTION anticoagulant LIMITÉE oral Comprimés à 2.5 mg (vert), 5 mg (orange), 7.5 mg (bleu), 10 mg (rouge); flacons de 100 comprimés Documentation complète sur demande.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE AN Chartes E.Frosst ot Cie oy MONTREAL CANADA 0 MAISON FONDEE AU CANADA EN 1899 AMÉDÉE DEMERS président © S/ PUR .SI BON.ET SAIN POUR TOUS Achetez toujours vos FOURRURES des experts pour plus de satistaction J.-O.NADEAU & FILS, Inc.600, cote d\u2019Abraham, Québec.Téléphone : 522-6429 Téléphone : 683-2795 J.-ELzEar DION, président JuLES RICHARD, vice-président OSCAR DORVAL, B.sc.A.TREMBLAY & DION, Inc.INGENIEUR CONSEIL PHOTO-LITHOGRAPHIE 2136, ch.Ste-Foy, suite 302 Québec 10, P.Q.Téléphone : 522-6427 725, côte d'Abraham, Québec (25) | all isd Pourquoi SEUL le DBI-TD (chlorhydrate de fon qu fs bes phenformine) marque un progres notable, | (fehl mais Appa depuis les sulfonylurées, dans le ns 1 : eS traitement oral du diabète du eos pices i Hl ih in | Jn ie © me pal i adulte in 3 | ~ Tous ls Le co # jer DLE jis i i 5 ans la OUI i 55 Ass J rob NS k PAS y à i su pass + Ha a ds lei Pact A A | ss y lbp One de dia tong) a ar i | ign AR À Cong i gps 5 ve re à % 4 æ lig 4.ing IN Gi a ay wr, a ca ex, % 4 : i § ; ui jf PS eu Le] die _ Van ; Ur lig [] glucose insuline PP TE OE SR CRE ET BE LT 5 PRES 6 i 1 Seul le DBI-TD, en plus d\u2019abaisser le taux de glycémie, favorise la pénétration du sucre là où l\u2019organisme en a le plus besoin.dans le muscle.Chez le diabétique adulte, le taux de sucre est élevé, mais apparemment la quantité de glucose pénétrant dans le muscle ne semble pas suffisante.À l\u2019encontre des autres agents, le DBI-TD accroît surtout l\u2019utilisation du glucose par le muscle strié, là où le sucre est nécessaire.Seul le DBI-TD favorise vraiment une perte de poids chez le diabétique adulte souffrant d\u2019embonpoint.Tous les antidiabétiques oraux, à \"exception de DBI-TD, augmentent la production d\u2019insuline, supprimant ainsi la lipolyse et accentuant la lipogénèse.C\u2019est pourquoi le DBI-TD, en ne provoquant aucune sécrétion excessive d\u2019insuline, semble atténuer plutôt qu\u2019aggraver le problème de l\u2019obésité chez ceux qui ne réagissent pas au régime alimentaire seul.3 Seul le DBI-TD, parmi les antidia- bétiques oraux, aide à contrebalancer l\u2019action inefficace de l\u2019insuline chez le patient souffrant de diabète.On reconnaît de plus en plus que dans plusieurs cas de diabète chez les adultes souffrant d\u2019embonpoint, les concentrations d\u2019insuline dans le sang sont plus élevées - que la normale, mais que cette insuline est incapable d\u2019apporter une quantité suffisante de glucose au muscle.Contrairement aux autres agents oraux, le DBI-TD aide à équilibrer le diabète en favorisant de façon sélective l'apport de glucose au muscle, sans augmenter les niveaux d\u2019insuline.À Seul le DBI-TD, à cause de son action unique, diminue le risque d\u2019échecs secondaires et de réactions d\u2019hypoglycémie.Le DBI-TD est le seul médicament qui diminue la .glycémie sans provoquer une sécrétion d\u2019insuline pancréatique.Les échecs secondaires sont peu fréquents avec le DBI-TD et, lorsqu\u2019il est administré seul, on aura très peu de réactions d\u2019hypoglycémie.C\u2019est une approche plus physiologique que d'employer DBI-TD (chlorhydrate de phenformine) Capsules à désintégration prolongée, 50 mg Posologie: 1 capsule à 3 capsules par jour.Réactions secondaires: Les troubles gastro-intestinaux surviennent le plus souvent lors de I'administration de fortes posologies.Ils disparaitront rapidement en réduisant la posologie ou en abandonnant temporairement la médication.Précautions: || arrive parfois qu'un diabétique insulino-dépendant présente de la cétose dite \u2018\u2018d'inanition\u2019\u201d\u2019 (acétonurie sans hyperglycémie), laquelle doit être distinguée de la cétose \u2018\u2018par défaut d'insuline\u2019.Cette dernière s\u2019accompagne d'acidose et doit être traitée en conséquence.On a soulevé la question à savoir si le DBI pouvait contribuer à l'apparition de l'acidose lactique chez des malades souffrant d'insuffisance rénale et d'azotémie et aussi chez ceux qui présentent une hypotension grave, secondaire à un infarctus du myocarde ou de l'intestin.Le DBI ne devra pas être employé en présence d'azotémie importante.Toute lésion cardio-vasculaire susceptible d'entraîner une hypotension grave devrait imposer immédiatement l'abandon du DBI.Si une acidose lactique, d'étiologie quelconque, devait se manifester, il faudrait recourir aux traitements énergiques appropriés pour corriger le collapsus circulatoire, l\u2019hypoxie tissulaire et rétablir le pH.Contre-indications: Hépatopathie grave, néphropathie avec urémie et collapsus cardio-vasculaire.Le médicament n'est pas recommandé sans insuline dans les complications aiguës du diabète (acidose métabolique, coma, infections graves, gangrène, opération).Avertissement concernant la grossesse: Comme la majorité des diabétiques devenant enceintes sont jeunes, et parce que la tolérance au glucose est fréquemment affectée durant la grossesse, et ceci souvent jusqu'à l\u2019acidocétose, il vaut mieux éviter l'utilisation de tous les hypoglycémiants per os y compris le DB! et le DB/-TD.On ne dispose pas encore de renseignements quant aux effets de ces agents per os sur le foetus, et l'utilisation de ces produits pendant la grossesse peut être considérée comme étant encore au stage expérimental.Présentation: Capsules de 50 mg de DBI-TD (phen- formine HCI) à désagrégation réglée.Flacons de 30, \u201c100 et 500.Comprimés de 25 mg de DBI (phenformine HC).Flacons de 100 et 500.Références: (1) Schwartz, M.J., Mirsky, S., et Schaefer, L.E.: The Effect of Phenformin Hydrochloride on Serum Cholesterol and Triglyceride Level of the Stable Adult Diabetic.Metabolism 15:808, 1966.(2) Smith, M., et Levine, R.: Med.Clin, North America 48: 1387, 1964, (3) Seidensticker, J.F.et Hamwi, G.J.: Geriatrics 22: 112, 1967.KY + LABORATOIRES ARLINGTON DIVISION USV PHARMACEUTICALS OF CANADA LTO.BOITE POSTALE 2220, ST-LAURENT, MONTREAL 379.QUE 56 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS A Anachemia Chemicals, Ltd.Arlington Laboratories, Div.U.S.Vitamin Corp.of Can.Ltd.54, Audart, Inc.\u2026 Co British Drug Houses (Can.) Ltd.Brunet, W., & Cie Ltée .Burroughs Wellcome Co.Can.Ltd.Cc Claire-Fontaine, Ltée .Clément & Clément, Inc.Compagnie Ciba Ltée .LL.Corporation pharmaceutique Française, Liée .22, D Desbergers Ltée (Sogena Inc.) .LL Dorval, Oscar .E Elliott-Marion Cie Ltée .Ethica, Limitée .1201410 .F Fondation Universitas .FE LL LE Frosst & Co., Charles E.8, 16, 17, 33, 36, 42, G Geigy Pharmaceuticals, Lid.H Herdt & Charton, Inc._.29, Hoffman-LaRoché, Ltée .Couv Horner, Frank-W.Ltd.1 Institut de cardiologie .J Jardins Pont de Québec, Inc.K Komo Construction, Ltée .21 17 48 53 33 19 52 49 53 37 40 53 30 31 IV 42 17 Laberge, Adélard, Ltée Laboratoires Abbott, Ltée .\u2026.Laboratoire Demers, Ltée (Le) .Laboratoire Octo Ltée .Laiterie Laval Enr.Lilly, Eli & Co.Can.Ltd.Livernois, J.-E.Ltée .Lyster Chemicals Ltée .Mainguy, Jarnuskiewicz & Boutin .Marsan, J.-M, & Cie Ltée .\u2026.Morin, Paquet & Ass.N Nadeau & Fils, J-O.0 Ortho Pharmaceutical Can.Lid.P Parke Davis & Co.Ltd.Pharmacie Soucy .Poulenc, Ltée .R Robins, A.-H.Co.of Can.Ltd.Rougier, Inc._ .S Sandoz Pharmaceutical, Lid.Smith, Kline & French .Tremblay & Dion, Inc.Unimed Pharmaceuticals Ltd.Upjohn Company of Canada .Vichy France Vinant Limitée .Warner Chilcott Lab.Co.Ltd.Welker & Cie, Ltée Laval Médical Vol.40 \u2014 Fév.1969 .12, 13, 35 LL 50 LL 47 Lan 50 LL.6, 43, 44, 45 LL Le 28 LL 34 Lee .33 Ce 25 Ce 28 LL LL Le 53 LL LL eee 32, 33 Lee 14 Ce 33 .10, 11, 38, 39 Ce 46 .1, 15, 41 LL LL 0 Couv.IH LL 4, 26 LL .58 ces 20 .23, 24 Ce Le 27 LL .\u2026.51 À NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.Aidez donc ceux qui vous aident en pres- vant, de préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement Ici à votre bienveillante attention.Cond TE , Ë (mali La Cie DE L'ECLAIREUR LTÉz, imprimeurs-lithographes, Beauceville.md.8 om { MPOSITION: chaque dragée de Mellaril- contient 25 mg de chlorhydrate de thio- ine.tCAUTIONS: Occasionnellement, il peut |i araitre de fa sécheresse de la bouche, la somnolence, de l\u2018obstruction nasale, | l'hypotension orthostatique et de l'inhi- on de l\u2019éjaculation.Des éruptions cuta- | $,de la confusion nocturne, de la ga- torrhée, de l'aménorrhée sont rarement È portées.Comme les autres phénothia- 25, le Mellaril est contre-indiqué dans états de dépression grave ou états co- heu de toute origine.De la leucopénie, \u2018agranulocytose, de la photosensibili- lion et des crises épileptoïdes ont été portées, au cours de traitements pro- gés, mais sont extrêmement rares.Aucun de jaunisse n\u2019a été rapporté.Des mani- ations pseudo-parkinsoniennes et des \\ptômes extra-pyramidaux peuvent se £ ifester, mais ils sont rares et modérés.sseignements détaillés, sur demande., SENTATION: DRAGÉES: dragées dosées 5 mg, flacons de 100, de 500 et de 100.SUSPENSION \u2014flacons de 8 onces, tuillerée a thé {5 ml) contient 10 mg de Marl.Bien agiter avant emploi.i Il HIRT 25m TUE | par jour Teprésente un tré quels sont les malades dans ce groupe qui peuvent bénéficier d'un (raîtement au Mellaril 25 mg (rois fois par jour?Ceux-ci Prenons un groupe de dix malades présentant des troubles émotionnels.Chez certains, ces troubles sont légers, chez d'autres, graves.Sur ces dix, cing ou six ne présentent que des symptômes légers.Un, exigera peut-être un traitement psychiatrique.Le groupe du milieu est constitué de cas difficiles à traiter.Dans ce groupe, les symptômes ont atteint une telle intensité que les sédatifs et les relaxants musculaires ne peuvent plus intervenir de façon efficace.ement Spécilique Chez les malades qui souffrent d'angoisse excessive, en raison de ems ne: \u2018vsile INSOL:uiC troubles psychosomatiques Iinquietde Del-sosuéllE Re eu ds = SES i Les moments d'anxiété i [1 quise \u201cIn let.prolongent Les situations stressantes et anxieuses font partie intégrante -de l'existence quotidienne.Elles sont inévitables et même indispensables en ce sens qu'elles servent souvent de stimulant nécessaire au déroulement d'une vie normale.Mais pour la masse d\u2019individus qui ne parviennent pas à s'adapter au stress, ces stiuations si elles se prolongent, deviennent à la longue insupportables et aboutissent malheureusement trop souvent à un état grave de tension émotionnelle et son cortège de répercussions somatiques.Pour aider ces patients à rester calmes au sein d'un environnement inéluctable, à réagir normalement au stress, le \u2018Valium\u2019 Roche s'est avéré efficace et sûr.SE Valium Roche en bref: Indications: Valium® Roche aide à contrôler la tension émotionnelle, les symptômes tensionnels tels que troubles du sommeil et fatigue névrotique, l'anxiété avec symptômes de dépression concomitante.maladies psychosomatiques, céphalées tensionnelles, douleur et spasmes dans les troubles musculaires d'origine centrale ou périphérique.Contre-indications: Myasthénie grave.Précautions: S'abstenir de boissons alcooliques durant le traitement.Faire preuve de prudence dans toute situation exigeant une parfaite acuité mentale ou des réflexes rapides tant que la posologie d'entretien n'est pas établie.Procéder à l'examen périodique de la formule sanguine et de la fonction hépatique lors d'emploi prolongé.Roche s'en tient au principe établi de ne pas prescrire de médicament au cours des 3 premiers mois de la grossesse, sauf en cas d'absolue nécessité.Posologie: Adultes \u2014 troubles émotionnels légers à modérés: 2-5 mg t.i.d.; cas graves et aigus: jusqu\u2019à 60 mg/jour en doses fractionnées.Patients âgés et débiles: 2 mg.b.i.d.Présentation: Comprimés à 2 mg, 5 mg et 10 mg.Informations détaillées sur demande.@Marque déposée du diazépam Roche Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal Détente psychique et somatique par le Valium Roche "]
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