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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1969-09, Collections de BAnQ.

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[" ti pit it a DEPARTMENTAL LICRARY \u2018aculté de méd DEPAR | fer Jniversité Laval TUEAT 0 RATIOAR.HEALTH: AY WELFARE oo ractuatis en meaecine ! Juébec 1969 L-S$ à { Si | EX > 28; AY | nt, te 3 x i NF 1 i THIEL Sommaire en page 1 Dans ce numéro : Médecine clinique Médecine sociale Médecine expérimentale tine iy lls 4 Ie i HL | i 0 | lly : : ) i tite, He ih ii Hi inl an wii i ; y hi! in \\ 44 on ; i | ÿ Wi ih! i | À dh hl ite ely if ! | qe Cat hi ily ihe HT hh Hi uo; if bat iat hile 1 it a fit i yi i Ride hs ih ih ÿ ih hi i h >) is, | i i X 4 i i i he i i hr Aine QE i i i ir i i y; i | ih | un, ES i i (ih) i 3 : i , hit Ï i i ; ; du ; ; vu ; i : wih FNL : Lh hi Veau we i i i 3 RO NRE NR ss \u2014_ WW; NN ES \\ DAW A WN AN Pa | | ; / | 7 ) ) f f 7p À 0 M = F 0 \\ hi 2 W \\ ) } i = A A ; fi i N IN À 7 ; il a : wN =.3 \\ ) : N \\ i \\ ÿ | 7 3 \u201cN°?a \\ NR DR RN aN NN | N NN r = À 2 \\ | SNS § = a ; $ Ni \u2014 AMPOULES BUVABLES \u2014 DRAGEES \u2014 SIROP J | = | ; Ne NS N NX S | À ; = | lg y M _\u2014 7 fi | | | | | , Wo SR = Al \\) ES = In à = ç 4 Fr | Ly P WN \\ (A 9) gi \\ a J « \\ AW | SN 3 .WN AR , boul.Edouard-Laurin, MONTREAL 9, Qué A A \u201cif | [i p= EE.RETARDS INTELLECTUELS 1775 NK HTN q ç \\ \\ y \\ + D % fi : : ; , | \u2018 _ PREPARATION DES EXAMENS \u2019 | A ; : = \\ .\\ ASTHENIES PSYCHO-SOMATIQUES GLUTAMATE DE MAGNESIUM ET NUCLEINATE DE SODIUM | ; ; \u2018 .) \u2019 x M ; \\ .) \\ \\ .\\ N \\ \\ \\ , , , i \\ \\ Ù A i \\ L i : $ à - .2 \" J 0 9 = x .3 ¥ » .J ._ > WN N WN aS ALANA .0 GLUTAMAG Documentation et échantillons disponibles WELCKER & CIE LIMITEE 3 0 o0MMAai COMMUNICATIONS Mimi M.BELMONTE : QUELQUES PROPOS SUR LE DIABÈTE SUCRÉ Claude CATELLIER : LE DIAGNOSTIC DU DIABÈTE EN CLINIQUE ET AU LABORATOIRE P.ATANASIU et H TSIANG LA PATHOLOGIE DE LA RAGE .Luc DESCHENES et Jean COUTURE : UN CAS DE DUPLICATION DU RECTUM Maurice TREMBLAY, Réal DESRANLEAU, Nicolas DAOUD et Claude BELISLE : L'ULCERE GASTRO-DUODENAL CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS Abbé J.-P.SCHALLER: INVESTIGATIONS MEDICALES ET HIÉRARCHIE DES VALEURS MEDECINE SOCIALE Paul SAVARY : LE MÉDECIN, L'HOMME ET LA SOUFFRANCE .René CHAMPAGNE : LA MÉDECINE, L'HOMME ET LA SOUFFRANCE Jacques GAUDFEAU : ATTITUDE DU MÉDECIN FACE À L'HANDICAPÉ (SUITE DU SOMMAIRE EN PAGE 3) 607 612 618 628 636 644 647 649 RT Te NR Te TY 3 MANIFESTATIONS BRONCHIQUES SECONDAIRES AUX ALLERGIES 1 D M Comprimés - Capsules e © © Solution lodure de potassium \u2014 Dihydroxypropylthéophylline \u2014 Maléate de mépyramine La 3 ; I.D.M.- EXPECTORANT Dans les toux opiniatres des bronchites et des rhumes 2 rye Le COMPRIMÉ SOLUTION Documentation sur demande fi A CO UE \u201cDiovol a vraiment bon goût!\u201d HYDROXYDE D'ALUMINIUM/RYDROXYDE DÉ MAGNE SIUM/DIMETHYLPOLYSILOXANE | (si bon goût que Diovol est garanti sans réserve comme étant ~\u2014 | l\u2019antiacide qui a le meilleur goût, ou argent remis.Vos patients n\u2019ont rien à y perdre!) Renseignements complets sur demande.FRANK W.HORNER LIMITED, MONTREAL, CANADA Vi arériciu sites Sommaire (suite) Pierre BIGONESSE : RÉFLEXIONS EN FACE D'UN ENFANT INCURABLE .Lo.65 F Luc GOULET : 1 LE MÉDECIN, L'HOMME ET LA SOUFFRANCE .LL LL LL LL LS .6565 E MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Jacques LORRAIN : LA CONTRACEPTION INTRAVAGINALE .LL LL LL LL LL LL 1111.659 MÉDECINE EXPÉRIMENTALE Marc STANISLAWSKI : kb ASSOCIATION D'ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES AVEC L'HÉPATOME ET D'AUTRES LESIONS HÉPATIQUES CHEZ LE BAT .2.2222044424 Le A A LL LL 4 LL LA LL LA LL 11111 1 1.669 ANALYSES NOTE SUR LES EFFETS COMBINÉS DE L'EXERCICE ET DE LA RESPIRATION ALIMENTAIRE SUR L'ACTIVITÉ 4 ENZYMATIQUE DU PLASMA CHEZ LE RAT .Co Co.690 bi RECHERCHES SUR LES EFFETS DE L\u2019OXYGÈNE HYPERBARE SUR L'ACTIVITÉ ENZYMATIQUE .690 ) LES HÉMANGIOPÉRICYTOMES DU GRÊLE .Co PT) L'EPREUVE D\u2019ELIMINATION URINAIRE PROVOQUEE DE LA B.S.P.SON UTILISATION DANS LE DIAGNOSTIC DES ICTERES .0 LL 1120 i LL.Co i 691 PREPARATION DE LA FEMME A SES RÔLES ET FONCTIONS 2.111111 1111111111.go B LIVRES REÇUS .REVUE DES LIVRES NOUVELLES CONGRÈS NOUVELLES PHARMACEUTIQUES (B) D\u201d Présentation: comprimés \u2018Stelazine\u2019 à 1 mg et à 2 mg, en flacons de 100 et de 500.Posologie habituelle: 2 à 4 mg par jour.Principaux effets secondaires: les réactions indésirables, généralement fonction de la dose, peuvent comprendre de légères réactions cutanées, de la xérostomie, de l\u2019insomnie, de l\u2019asthénie, de la somnolence, des étourdissements et des symptômes myoneuraux (extrapyramidaux).La faiblesse musculaire, I'anorexie, les éruptions, la lactation et les troubles visuels peuvent aussi se manifester.Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 * - Les états anxieux cèdent rapidement avec STELAZINEF Les dyscrasies sanguines et l\u2019ictère ont été extrêmement rares.Employer avec circonspection chez les patients souffrant de troubles cardiovascu- laires.Contre-indications: états comateux ou dépressions graves dus aux dépresseurs du SNC.Ne pas prescrire dans les cas de dyscrasie sanguine avérée, de dépression de la moelle osseuse et d'atteinte hépatique préexistante.2h Smith Kline & French + Montréal 379 *Marque déposée au Canada de la trifluopérazine, SK&F ST: M19F RER ROGERS Yolum seplen 1268 es fife, I ys + aie ified stl Pi Ne fes que sed quf Volume 40 / numéro 7 septembre 1969 Directeur Rédacteur en chef Rédacteur-adjoint Secrétaire à la rédaction Adjoint au directeur Secrétaire admimistrative Agent de publicité Conditions de publication Manuscrits Bibliographies Copies Clichés Abonnement Microfilms Secrétariat ©) Revue canadienne de l'actualité en médecine et en biologie dali M.le professeur R.GinGras, Doyen de la Faculté de médecine.M.le professeur G.-A.BERGERON, Professeur de Physiologie pratique.M.M.M.Jean ARCAND.\u2014 e professeur J.-B.JoBIN, adjoint au Doyen.\u2014_ e doeteur Pierre Potvin, Professeur agrégé en Physiologie.Me J.BERGERON.M.J.-E.BEAUDIN, V.A.Laval médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.Revue canadienne de l'actualité en médecine et en biologie, le Laval médical accepte tous les travaux soumis qui lui sont recommandés par son comité de rédaction.11 est essentiel que, dans les manuserits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.Les manuscrits doivent être dactylographiés à double interligne.Les tableaux seront numérotés en chiffres romains et les figures en chiffres arabes.Les nombres en bas de dix s\u2019écrivent en lettres.Les fractions décimales s\u2019écrivent avec une virgule et une quantité inférieure à l\u2019unité appelle le singulier : 0,5 mg est injecté.Les abréviations d\u2019unités s\u2019écrivent sans point et ne prennent pas d\u2019s au pluriel.Les principales abréviations utilisées sont les suivantes: g, kg, mg, em, ml.Au symbole %, on préférera pour cent.Les renvois bibliographiques dans le texte se feront par le numéro correspondant de la bibliographie.La bibliographie doit être compilée par ordre alphabétique et agencée comme suit: nom et initiales des auteurs, titre intégral de l\u2019article, titre du périodique, tome ou volume, numéro de page et année.Par exemple : Metais, P., Sacrez, A., et Warter, J., Les iso-enzymes sériques de la lactico- déshydrogénase, Presse méd., 72 : 163, 1964.Dans les titres d'articles en anglais, on n\u2019emploiera pas de majuscules.Les abréviations de titres de périodiques seront celles utilisées dans Index Medicus Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront fournir des photographies à bons contrastes.Les dessins seront faits à l\u2019encre noire sur papier blane.Une légende explicative doit accompagner chacune des figures.Le prix de l\u2019abonnement est de quinze dollars par année au Canada et de vingt dollars à l\u2019étranger.Tous les anciens numéros du Laval médical sont maintenant microfilmés par University Microfilms, Inc., 313 North First Street, Ann Arbor, Michigan, 48107, et peuvent étre obtenus de cette institution pour une charge nominale.Faculté de médecine Université Laval Courrier de la deuxième classe Québec Enregistrement no 2158 418 / 656-2944 \u201c Une jeune mariée sereine\u2026 .qui doit sadapter & une nouvelle vie \u2018avec ses problèmes et ses exigences.Sil lui est prescrit comme anovulant.grâce à son régime posologique pratique, 3 semaines de médication, 1 semaine sans médication, lui apportera la protection et l'assurance dont elle a besoin dans sa nouvelle vie.C-Quens 100: 100 mcg de mestranol; 100 mcg de mestranol plus | 1,5 mg d\u2019acétate de chlormadinone, régime séquentiel.I Renseignements détaillés sur demande.NO LA COMPAGNIE ELI LILLY (CANADA) LIMITÉE - TORONTO, ONTARIO EHH sua GIR HH REET A ARE HO BUREAU DE DIRECTION M.le docteur Renaud LEMIEUX, président ; E M.le docteur Rosaire GINGRAS, vice-président ; Ë M.le docteur Georges-A.BERGERON, secrétaire.COMITÉ SCIENTIFIQUE M.le docteur Rosaire GiNaras, i doyen de la Faculté de médecine ; M.le docteur Jean-Marie LoOISELLE, président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval; M.le docteur Pierre JoBI1N, E directeur du Département d\u2019anatomie ; 5 M.le docteur André JACQUES, j directeur du Département d\u2019anesthésie ct de réanimation ; M.le docteur Louis BDERLINGUET, directeur du Département de biochimie; M.le docteur Wilfrid CARON.directeur du Département de chirurgie ; M.le docteur Jean-Luc BEAUDOIN, directeur du Département de médecine; = = I.le docteur Liéo GAUVREAU.i directeur du Département de mucrobiologie et i trésorier de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval; M.le docteur Charles-A.MARTIN, directeur du Département de psychiatrie ; M.le docteur René SIMARD, directeur du Département d\u2019obstétrique et gynécologie ; M.le docteur Carlton AUGER, directeur du Département de pathologie ; M.le docteur Donat LiAPOINTE, directeur du Département de pédiatrie ; M.le docteur Corneille Rapouco-THomas, directeur du Département de pharmacologie ; M.le docteur Claude FoRTIER, directeur du Département de physiologne ; M.le docteur Paul FUGÈRE, directeur du Département d\u2019oto-rhino-laryngologie et d\u2019ophtalmologie ; M.le docteur Louis LEVASSEUR, vice-président de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval; M.le docteur J.-Michel Guay.secrétaire général de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval; M.le docteur Georges-A.BERGERON, secrétaire correspondant de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Laval. Laval Médical il Bel Vol.40 \u2014 Sept.1969 28 ente fets secondaires) | A Serial 28 est un nouveau contraceptif oral sériel ; : à faible dose offrant d'importants avantages.Enfin comme Serial 28 se prend sous forme Tout d'abord, Serial 28 est un produit à dose de pilule, chaque jour, tous les jours, la con- vraiment faible.Nouveau, plus puissant, l'acé- tinuité réduit les risques d'oubli.ll y a 28 pilules, tate de mégestrol est un agent purement pro- 16 renferment de l'oestrogène léthinyl oestra- gestatif mis au point par British Drug Houses.Il diol), 5, une combinaison progestinogène \u2014 \u201cest administré par doses de 1 mg seulement, oestrogene.7 pilules sont inactives.Quand les suffisantes pour régulariser le cycle, mais trop 28 pilules ont été prises, on recommence, tout faibles pour causer des effets secondaires.simplement.En conséquence\u2014 et ceci est très important\u2014 Si vous désirez de plus amples informations Serial 28 est virtuellement exempt d'effets sur l'efficacité de Serial 28, nous nous ferons secondaires progestatifs.Il entraine rarement Un plaisir de vous les fournir.un gain de poids, une perte de libido ou une aménorrhée.1 THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LTD.MENBRE TORONTO CANADA { acer] HL Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 «Dy Serial 28 ANTICONCEPTIONNEL ORAL FORMULE: 16 comprimés rouges contenant chacun 0.1 mg d\u2019éthinyl oestra- diol.5 comprimés blancs contenant chacun 0.1 mg d'éthinyl oestradiol, 1.0 mg d'acétate de mégestrol.7 comprimés bleus contenant chacun du lactose.L'acélate de mégestrol correspond à l'acétate de 6-déhydromédroxy- progestérdne.INDICATIONS: Suppression ovulaire par voie buccale et régularisation du cycle menstruel.POSOLOGIE ET ADMINISTRATION: Serial 28 consiste en un régime de vingt- huit jours qui commence le cinquième jour si l'on tient compte que le début de la menstruation constitue le premier jour.|| s'agit de prendre quotidiennement un comprimé jusqu'à ce qu'il n\u2019y en ait plus dans la trousse.Il faut ensuite commencer une nouvelle série dès le lendernain, qu'il y ait ou non saignement vaginal.Si, au cours d'une cure, il se produit une hémorragie semblable à l'écoulement menstruel, on devrait mettre de côté cette trousse de comprimés et en entreprendre une nouvelle cinq jours plus tard.PRÉSENTATION: Trousse de 28 comprimés.CONTRE-INDICATIONS: Cas de cancer des organes génitaux et des seins; anomalie hépatique; antécédents de thrombophlébite, d'embolie, d'accident cardiovasculaire; présence de prolapsus; toutes lésions oculaires associées à une maladie neurovasculaire, comme la perte partielle ou complète de la vue, les défectuosités des champs visuels ou la diplopie; fermeture épiphysaire incomplète; lactation des mères qui allaitent; saignement vaginal non diagnostiqué, PRÉCAUTIONS: L'administration d'oestrogènes peut aggraver la prédisposition à la rétention hydrique démesurée.|| faut user de prudence auprès des patientes ayant des antécédents de maladie cardiaque ou rénale, d'asthme, d'épilepsie, de migraine ou d'hypertension.On doit suivre de près celles qui présentent des troubles endocriniens.ou métaboliques.L'accroissement des fibromes utérins peut se produire.Les patientes ayant une maladie métabolique des os nécessitent une observation attentive; il en est de mème des personnes mentalement déprimées.S'it y a soupçon de grossesse par suite de l'absence de deux menstruations, il faudrait cesser la cure jusqu'au diagnostic négatif.Durant la cure, il faut suivre de près les diabétiques.Un examen médical complet, comprenant le frottis de Papanicolaou et portant particulièrement sur les seins et les organes pelviens, est fortement recommandé.Les épreuves de la fonction hépatique ou endocrine exigent la cessation préalable du traitement.S'il se produit une hémorragie intercycle, il faut envisager la possibilité de causes non fonctionnelles, L'influence possible d'un traitement prolongé sur latonction pituitaire, ovarienne, surrénale, thyroïdienne, hépatique ou utérine fait encore l'objet d'études plus poussées.Il importe d'avertir le pathologiste lorsque les échantillons soumis proviennent de personnes utilisant Serial 28.AVERTISSEMENT: Il faudrait cesser la cure en attendant qu'un examen minutieux soit effectué s'il y a accès soudain de maux de tête, vertige, vue trouble ou migraine.Le médecin doit surveiller attentivement les tout premiers signes de thrombo- phlébite et d\u2019embolie pulmonaire.EFFETS SECONDAIRES: Nausée, vomissements, saignottement, hémorragie intercycle, aménorrhée, oedéme, chlo- asma, sensibilité des seins, variations de poids, maux de tête, ictère, suppression de la lactation, changements de dispositions, éruption cutanée \u2018allergique, état variqueux plus marqué, tension prémenstruelle, rondeur abdominale, acné.On a à l'occasion constaté les états suivants durant les cures d'anticonceptionnels oraux; lésions neuro-oculaires, thrombophlébite, embolie pulmonaire et vaginite à monilia.TOUS LES DÉTAILS SUR DEMANDE, LES CANADIENS FUMENT MOINS Monsieur John Munro a fait savoir récemment que la consommation canadienne de cigarettes, par habitant, a culminé en 1966 et a décru depuis.La consommation annuelle de cigarettes, par personne, cigarettes toutes faites ou roulées, pour les gens âgés de quinze aus et plus, est passée de 3961 en 1966 à 3 755 en 1968, soit une diminution de cinq pour cent.Monsieur Munro a souligné que les chiffres publiés ne se rapportent souvent qu'à la production et à la vente totale de cigarettes sans qu'il soit fait de rapprochement avec les changements intervenus dans la population.Les résultats publiés récemment intéressent aussi bien le nombre de Canadiens âgés de quinze ans et plus que la population dans son ensemble.Par conséquent, la tendance à la baisse, depuis 1966, est un indice plus révélateur de l'évolution de la consommation que le chiffre des ventes.Les résultats, chez les personnes âgées de quilize ans et plus, sont considérés comme les plus réalistes puisqu'ils se rapportent à un groupe d'âge dans lequel on rencontre la majorité des fumeurs.« Nous espérons que la tendance à la baisse va contimuer et qu'elle se reflétera dans la diminution des décès prématurés dus à des crises cardiaques, au cancer du poumon, à une bronchite chronique ou à de l'emphysème », a dit monsieur Munro.« Déjà, 11 y a de la vie depuis qu\u2019elles ont réduit leur consommation de cigarettes ou qu\u2019elles ont «essé de fumier, » Monsieur Munro attribue principalement cette baisse importante de la consommation à l'abandon de la cigarette par les hommes, qui ont tendance à fumer davantage que les femmes.Des études faites sur l'usage du tabac au Canada, études nienées à bien par le Bureau de la statistique pour le compte du ministère de la Santé, ont révélé que la proportion de fumeurs habituels, de quinze ans et plus, est passée de 54,6 pour cent en septembre 1965 à 51,7 pour cent en octobre 1968.La proportion de fumeuses habituelles de quinze ans et plus, qui était passée de 30,6 pour cent en août 1964 à 32,5 pour cent en octobre 1968, s\u2019est légèrement modifiée entre 1966 et 1968.Lies pourcentages de fumeurs réguliers parmi les personnes de quinze ans et plus ont été: Deux Hommes Femmes sexes Août 1964 .53,6% 30,6% 42,0% Septembre 1965 .54,6% 31,29% 42,8% Septembre 1966 .53,6% 321% 42,8% Novembre 1967 533% 32,2% 42,7% Octobre 1968 .51,7% 32,5% 42,0% = Propriétés: anti-émétique puissant - tranquillisant - antipsychotique.Indications: nausées et vomissements d'origines diverses; affections somatiques compliquées de \u2018stress\u2019; troubles émotifs et mentaux: affections psychiatriques graves.Posologie: ADULTES: Voie orale: - dose habituelle, 15 à 20 mg par jour; cas bénins ou à titre préventif, dose unique de 5 à 10 mg; cas graves, 50 à 150 mg par jour, en doses progressives.Voie rectale - 1 ou 2 suppositoires à 25 mg par jour.Voie parentérale - 5 à 10 mg en injection I.M.profonde.Répéter si nécessaire aux 3 ou 4 heures.En psychiatrie, la première dose peut aller jusqu'à 25 mg et il est parfois nécessaire de dépas- P ulenc ser 40 mg par jour.ENFANTS (2 à 12 ans): Voies orale et rectale, doses quotidiennes - de 20 à 29 livres: 2.5 à 5 mg, maximum 7.5 mg; de 30 à 39 livres: 5 à 7 mg, maximum 10 mg; de 40 à 85 livres: 7.5 à 10 mg, maximum 15 mg.Voie parentérale, réservée aux cas graves - 0.06 mg par livre |.M.Contre-indications: coma - dépression marquée due à l'administration de dépresseurs du SNC.Tolérance: excellente dans la majorité des cas.Aux doses recommandées, réactions secondaires peu fréquentes et bénignes.On peut rencontrer certains troubles excito- moteurs; ils sont transitoires et disparaissent généralement avec l'interruption du traitement.Précautions: en cas de vomissements, préciser l'étiologie avant de recourir au Stémétil car son action anti-émétique pourrait masquer les symptômes d'autres affections.Si des dépresseurs du SNC sont employés, tenir compte d'un effet additif possible.On n'a jamais signalé d'effets tératogènes mais l'employer avec prudence chez la femme enceinte.Surdosage: aucun antidote spécifique; traitement symptomatique.Les émétiques à action centrale n'auront pas d'effet à cause de l'action anti- émétique du Stémétil.En cas d'hypotension, traitement classique du choc; si nécessaire employer la noradrénaline.Traiter les symptômes extrapyramidaux au moyen d'antipar- kinsoniens.Présentations: comprimés 5, 10 et 25 mg; ampoules 2 mi, 10 mg; flacons multidoses 10 ml, 50 mg; liquide 5 mg et 15 mg par c.a thé (5 ml); suppositoires 5, 10 et 25 mg.Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 iui jd b dn Tay tn Py I Hil M, Lip ' Larat Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 ® ANTI-ÉMÉTIQUE TRANQUILLISANT ANTIPSYCHOTIQUE COMPRIMES \u2014 LIQUIDE | SUPPOSITOIRES \u2014 AMPOULES | FLACONS MULTIDOSES DEMANDEZ NOTRE BROCHURE pour renseignements détaillés sur: posologie, tolérance, effets secondaires, STÉMÉTIL, nom déposé ] 0 U | e n C LIMITEE de la prochlorpérazine 8580 ESPLANADE, MONTREAL 11 RS HER pare Laval Médical 12 Vol.40 \u2014 Sept.1969 PT edir Ih 4-8 HO® ne iy Ge \\e°.8.a oN \\ S (© NS cO 9° KN Ve ef got cO nN NA ot Hi Ww OS | ov\u2019 at eV Ge 8e ce ne ce a o® Jy er oot pee \u2019 as 20 vf G\\ es Ww a © cO es SV We a PAY oo \\ oN a ge [AS ao o\\ et geo\u201d ca : net 9° c© «et xet \\e2\u2019 oë av \u201d 29 os DA ee es > es are ec 409 aw es ge\u201d A es a 9 99 a 0° con oe ae \\ et 0° © ae vo 00! oN a ax ne né PA 05° Ad ae \\ eu qê 9% WW 8 0° oo ot I de ae seu?ot vet WS x 1e yoo go?es ae « 0?102 192 0% Ne\u201d \\2 past \\ Po yo oo ge+ A\\ SE a 0° 9° go < a A\\ 5 ax te we ot of 10 eve \\e es 16 AN ge EP © DOS DRE Lin Hey Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 es ° puarasvate} © Eréthisme cardiaque 58.5 mg._ Phénobarbital .41.5 mg.Dihydroquinidine \u2026 par- comprimé rainuré 1 comprimé, ! à 3 fois par jour, pris en entier ou en demi-comprimés espacés CONTRE:INDICATIONS: Celles de la quinidine ef du phénobarbital.Intolérance.Embolie.Bloc auriculo:ventribuleire.Insuffisance cardiaque congestive.Infections cardiaques aiguës, PRECAUTIONS of EFFETS SECONDAIRES : Ceux de la quinidine et du phénobarbital.Accoutumance.Sensibilité des vieillards, Hypotension grave.DOCUMENTATION DÉTAILLÉE SÛR DEMANDE PRÉSENTATIONS: Flacons de 20, 50, 100 et 500 comprimés rainurés (verts)., ROUGIER t plus important laboratoire pharmaceutique authentiquement canadien (Œ) Depuis au-delà d\u2019une génération et demie, près de 8 milliards de doses de Donnatal ont été prescrites pour le soulagement des troubles fonctionnels du tonus et de la motilité du tract gastrointestinal.Il est exceptionnel par son efficacité, sa sécurité, son économie, sa composition uniforme et sa posologie commode.Le Donnatal est toujours accepté et prescrit par plus de médecins que tout autre sédatif\u2014antispasmodique.Particuliérement utile en présence d\u2019anxiété et de tension qui peuvent accompagner, aggraver ou même causer le spasme du muscle lisse, Donnatal est indiqué pour le soulagement symptomatique du spasme viscéral récidivant, persistant ou chronique.Description sommaire des effets secondaires: vision embrouillée, sécheresse de la bouche, miction difficile, rougeur ou sécheresse de la peau, peuvent se produire à des posologies plus élevées, Laval Médicul Vol.40 \u2014 Sept.1969 ~~ mais rarement a la posologie recommandée.Administrer avec précaution dans les cas de glaucome naissant ou d\u2019obstruction du col de la vessie, Contre-indiqué dans le glaucome aigu, les maladies rénale ou hépatique avancées, ou l\u2019hypersensibilité à l\u2019un des composants.Pour informations complètes quant à la prescription, voir littérature sur ce produit ou le Compendium.Chaque comprimé, capsule ou Chaque Extentab® 5 cc.d\u2019élixir contient: (alcool \u201423%) contient: sulfate d\u2019hyoscyamine 0.1037 mg 0.3111 mg sulfate d\u2019atropine .0.0194 mg 0.0582 mg bromhydrate d\u2019hyoscine 0.0065 mg 0.0195 mg phénobarbital (14 gr) 16.2mg| (% gr.) 48.6 mg AHROB INS A.H.Robins Company of Canada, Ltd., Montréal, Québec qu de là come piqué [un Quelquefois, certaines choses se ressemblent.{ às\u2019 s y mé méprendre E er see rr ¢ fit Pen gl 5S ey | identiques PE qu) J eu le Eifre urMavantagekgarqué: - co dé posséder un noie ETES CA) élunelbon UE oti eur TC ,Ç NS endons pa=.de bales re melt Ck hs Tad oh Epic] NotrelSpecinlitcaeess le gx es ps UAE, que AE \"SPA 4 kAmpicine ciestun peu plUsy .4 yw n comm ne ale: j Exami lez Vy) Ces délidmp | sq coset, ETS Fa \u201cQuote Ml lgeihs \u2014 =) È à Par sétstravaux de recherchélét Son déalédiétailaqu RG 26] deven l\u2019u pl Cb oEegll AMPICINE ae Zire Pct: Ul og Bristol, Lio jouerg (te \u2018 rol {ny SYS Le CS: plus fe déve ppeill lente 139 z = antibiotiques.Vous a.y compter.serait Are mére patients gnon ablement CEE} wl danisilsteaveni{§an x A sil IER, ih zis SOIR] ifier BRISTOL BLS cr ories of Canada Limited § 9 en Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 Abbott présente un adjuvant thérapeutique majeur 05 re ree | m grégati 28 passer d leSXapi re LMD est le nom déposé par Abbott pour son soluté de dex- tran à faible poids moléculaire.Il permet au médecin de corriger l\u2019une des situations les plus urgentes dans l\u2019état de choc: rétablir un volume efficace de la circulation plasmatique.L'écoulement périphéral s\u2019améliore.Les globules sanguins emprisonnés se dégagent.La perfusion dans les organes vitaux s'opère plus librement.Le dans l'état de retour du sang vers le coeur s'accélère, d'où augmentation du débit cardiaque.Les conséquences du choc L'état de choc fait obstacle à la microcirculation, augmente la viscosité sanguine, provoque l'agglutination des hématies, peut entraîner l\u2019obstruction des vaisseaux capillaires et compromettre la perfusion tissulaire.L'objectif fondamental du traitement de l'appareil circulatoire dans les cas de choc consiste à rétablir l'écoulement sanguin, ce qui n\u2019est pas la même chose que corriger la tension artérielle.Le facteur impliqué n\u2019est pas l'hypotension mais plutôt un débit insuffisant à travers les organes vitaux.Le mouvement microcirculatoire doit être ramené à la normale.Comment le LMD rétablit l'écoulement Dans l'état de choc, le LMD entretient le mouvement microcircula- toire en augmentant tout d'abord la volhémie.Cette augmentation provient non seulement du volume de liquide perfusé directement, mais aussi de la brève attraction osmotique de liquide interstitiel dans le système vasculaire.Le LMD accroît encore l\u2019écoulement en diminuant la viscosité du sang.ll enrobe les hématies et les plaquettes, augmente la stabilité du sang en suspension, contribue au maintien de I'état électronégatif des charges de globules qui se repoussent mutuellement.MEMBRE NOUS ve À consulter y Koha I vous Menta fign al Bleyple Drocuer y y i tng, : i vis à dei, \"ap Non iy le 5; l Pes Luval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 LMD (DEXTRAN 40, ABBOTT) 17 accroît l'écoulement sanguin dans l\u2019état de choc d'origine hémorragique, cardiogénique ou septique Nous vous invitons à consulter votre représentant Abbott.Il vous fournira une documentation plus complète et verra à ce que votre hôpital puisse se procurer du LMD.Présentation Le LMD 10° p/v dans le dextrose 5°/o est présenté en flacons Abbo- Litre* de 500 mI (N° de liste 4505).Chaque 100 mi contient 10 g de dextran 40 et 5 g de dextrose.Le LMD 10% p/v dans le soluté salin à 0.9°/0 est présenté en flacons Abbo-Litre* de 500 ml (N° de liste 4511).Chaque 100 ml contient 10 g de dextran 40 et 0.9 g de chlorure de sodium.Contre-indications: Thrombopénie prononcée, hypofibrinémie, affections rénales accompagnées d'oligurie ou d'anurie, Avertissements: Etant donné que le LMD attire l'eau du secteur extra-vasculaire vers le réseau vasculaire, une étroite observation clinique est recommandée (de préférence au moyen de la tension veineuse du système central) afin d'éviter le surdosage qui pourrait entraîner une surcharge vasculaire, Les malades présentant une hydratation médiocre exigent des liquides supplémentaires; des évaluations de l\u2019osmolarité urinaire ou sérique indiqueront le mieux le degré de déshydratation.On a signalé des cas d\u2019insuffisance rénale, de formation de vacuoles dans les tubuies, et d'anomalies occasionnelles dans les fonctions rénale et hépatique.|| n'a pas été établi que le médicament soit sûr au début de la grossesse; il n'est donc pas conseillé pour les femmes en âge d'enfanter à moins que les avantages possibles l'emportent sur les risques latents.Précautions: Une posologie supérieure à 20 ml/kg par jour peut prolonger la durée du saignement et produire une déperdition sanguine plus forte.Réactions défavorables: Effets antigéniques caractérisés par les réactions suivantes: urticaire, oppression de la poitrine, respiration asthmatique, nausée et vomissements.L'administration parentérale d\u2019antihistamines, éphédrine ou PA Toy A épinéphrine, peut soulager les symptômes et signes d'une réaction défavorable de l'organisme pendant que l\u2019on procède au traitement du choc par d'autres méthodes, MD 10% wv [IE B LL EL STH 3 En flacon a capsule filetée rendant l'emploi facile.Laboratoires Abbott, Montréal Limitée +#MARQUE DÉPOSÉE demeure le \u201cDans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, l'acide acétylsalicylique médicament fondamental.\u201d l'acide acétylsalicylique de choix Selon M.Ford: \u201cDans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, les effets analgésiques et anti- inflammatoires de l'acide acétylsalicylique en font \u201cle médicament qui devrait servir de norme pour tout autre analgésique anti-inflammatoire\u201d.* \u201cUne posologie suffisante est essentielle\u201d poursuit- il, \u201cet la dose d'entretien minimale devrait être de 15 grains q.i.d.\u201d Cependant, avec la salicylothérapie ordinaire, des saignements gastro-intestinaux occultes se produisent \u201cdans une forte proportion des cas, bien que I\u2019hémorragie massive soit rare.\u201d \u201cLes symptomes et le saignement occulte dus a 'irritation gastrique peuvent étre empéchés ou minimisés avec \"usage d\u2019acide acétylsalicylique entéro- soluble ou tamponné au calcium.\u201d L\u2019ENTROPHEN est le seul comprimé d\u2019acide acétylsalicylique qui soit enrobé de l\u2019exceptionnel Polymère®-37*.La couche entéro-soluble est conçue afin de retarder la désintégration du comprimé jusqu\u2019à ce qu\u2019il ait franchi l'estomac, évitant ainsi irritation gastrique.*Breveté en 1959 Entrophen {COMPRIMES D'ACIDE ACÉTYLSALICYLIQUE ENTÉRO-SOLUBLES) Laval Médiecut Vol.40 - Sept.1969 ENTROPHEN à 10 gr ENTROPHEN à 5 gr POSOLOGIE- Chez les adultes, on estime que la dose ntinimuimn est de 10 ou 15 grains, quatre fois par jour.Un traitement intermittent est inefficace.EFFETS SECONDAIRES \u2014Bourdonnements d'oreille, nausées, vomissements et diarrhée.Les idiosyncrasies dues à l\u2019acide acétylsalicylique se manifestent habituellement sous forme de lésions cutanées.L'anaphylaxie est rare.PRESENTATION \u2014 Flacons de 100 et de 500.Documentation complète sur demande.BIBLIOGRAPHIE\u2014 1.Ford, D.K.: The Specific Therapy of Collagen Diseases.Canad.Fam.Physician, octobre 1968.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ C2 CimipE out Ce V8 SON FONDÉE AU CANADA EN 1890 fii i gt (Ann Cast la nou latemen de à la normale, Vned'atson danse flot sa est regi La quan Constituer ls Pas de tache 9 Amélioration lg reg lel du Fab lgsmeg CE Myoghbire I.Mp Laral Mddicul Vol.40 \u2014 Sept.1969 Il y a des cas où le fer per os n'est pas la solution.\u201d faits IMPORTANTS concernant Jectofer\u201d par voie intramusculaire e C\u2019est la nouvelle préparation ferreuse d'administration intramusculaire pour le traitement des états de déficience en fer qui doivent être rapidement ramenés à la normale.© Voie d'absorption, unique en son genre, à deux modes d'accès: absorption directe dans le flot sanguin et par l\u2019intermédiaire du système lymphatique.® || est rapidement intégré dans une nouvelle hémoglobine.® La quantité de fer requise pour élever les concentrations d\u2019hémoglobine et reconstituer les réserves de fer peut être convenablement calculée.® Pas de taches cutanées durables.© Amélioration clinique rapide\u2014 prompt retour des couleurs, gain pondéral, énergie et vitalité restaurées.Le Jectofer® pour administration intramusculaire fournit une restauration du fer total JECTOFER\u201d EN FIN DE GROSSESSE L'anémie hypochrome en fin de grossesse indique que les réserves de fer qui habituellement contiennent un tiers du fer total de l'organisme et protègent contre la déplétion d'hémoglobine, de myoglobine et de fer enzymatique, sont complètement épuisées.! faut fournir du fer rapidement disponible pour le développement du feotus et pour lutter contre la possibilité de l'hémorragie ou de l'infection, par l\u2019une des méthodes suivantes: Traitement Temps requis Considération clinique JECTOFER\u201d POST PARTUM Les preuves cliniques croissantes indiquent que la fatigue post partum, la dépression et la perte de l'appétit sont dues au fait que la grossesse entraine environ 750 mg du fer maternel.Jectofer pris quotidiennement pendant le séjour à l\u2019hôpital comble immédiatement le déficit en fer dû à la grossesse, prépare la mère pour la lactation et prévient toute déficience future enfer.Fer per os 12 mois Lent, Inefficace Traitement Temps requis Considération clinique Transfusion sanguine Hasardeux Fer per os 4 mois Lent, Inefficace Jectofer 1.M.3 semaines Rapide, Sir, Efficace Jectofer 1.M.6 jours Rapide, Sûr, Efficace *'\u201cLe nouveau fer d'emploi intramuseulaire, Jectofer, vainc les inconvénients inhérents au fer administré per os, et ses avantages sont nettement définis.Cela prend moins de temps pour obtenir la quantité correcte de fer aux endroits où il est le plus nécessaire \u2014 avec un minimum d'incommodité pour la patiente\u201d (Andersson N.S.E.Brit.Med.J., 10 nov.1962, p.1260).JEGTOFER (Sorbitol Ferreux) 19 Précautions: Jectofer ne se donne qu\u2019en injection intramusculaire.Si aucun effet n\u2018est obtenu après administration de la dose habituelle, il faudra suspecter une maladie associée et suspendre le traitement.Rien ne sert de donner en même temps du fer par la bouche.Contre-indications: Jectofer ne se donne que dans les anémies ferriprives.On ne doit pas le prescrire à ceux qui souffrent d'une insuffisance rénale aiguë, qui présentent une histoire ancienne ou récente d'infection du système génito- urinaire, d'une déficience en acide folique, d'hépatite aiguë et d\u2018hémochromatose.Renseignements détaillés fournis sur demande.A S T IR A DIVISION DES PRODUITS PRARMACEUTIQUES, MISSISSAUGA, ONTARIO MEMBRE ACFP | Lasix.| le nouveau standard en diuréticothérapie \u2018 à cause des avantages suivants u = a Efficacité Portée étendue .chez un grand nombre de malades.L'effet pharmacologique de Lasix varie sur toute l'étendue de sa vaste gamme posologique.Dans les cas bénins, Lasix est efficace à faibles doses .dans les cas graves, Lasix, grâce à sa grande réserve thérapeutique, exerce un effet beaucoup plus intense que celui des thiazides, effet directement proportionnel à la dose.Sans aucun doute, Lasix peut être utilisé avec la même efficacité dans les cas bénins! aussi bien que dans les cas graves rebelles aux thiazides.Lasix .précieux pour tous vos malades qui ont besoin d'un diurétique.1.Laragh, J.H.: The Clinical Use of Diuretics, Proc.3rd Int.Congr.Nephrol, Washington 1966, J.S.Handler (éd), Bâle: S.Karger, 1967, vol 1, pp 278-288.a =\u201c vy Sécu rite Une grande marge de sécurité proportionnelle à la dose .même dans les cas d'œdème réfractaire.L'intensité de son effet étant proportionnelle à la dose, on peut utiliser Lasix à faibles doses, dans les cas bénins, aussi bien qu'à fortes doses dans les cas rebelles.Lasix est bien toléré et ses effets secondaires sont peu fréquents, même aux doses élevées nécessaires dans les cas rebelles.De plus, le danger de l'hypokaliémie est moindre qu'avec les thiazides.Lasix .sûr pour tous vos malades qui ont besoin d'un diurétique.| .Commodité Action rapide .de courte durée.L'effet d\u2019une seule dose de Lasix débute en moins de trente à soixante minutes et atteint habituellement son maximum en moins de deux heures; la diurése se termine dans environ quatre à six heures.Libére les malades pour toute une journée de travail, une nuit de sommeil ininterrompue.Son effet prompt et intense permet de maitriser plus facilement la réaction.Lasix.commode pour tous vos malades qui ont besoin d'un diurétique.Lasix, diurétique complet pour usage courant dans la pratique quotidienne GET SIRET ES _ oy ae = fz oe Sor e\u2014 sé Z CE 1 3 { \u201cA EG = \u201cava / v 1: Pint, prt À 7 F à 7 A! J 7 ; AH] Gay LÉ By: i o Vii 7 TE = or A A f A ¢ 7 4\" ; 7 2 7 He 20 y à 3 Vy F ll CE Un \u201c2 # FE y A v Ÿ \"4 i # = 4/ 7, 2 : £73 - iIcacCite # 7 Eu Ÿ \u2018eff - ique y.7 Renseignements complets à la page suivante de Hoechst A A ét 7 7, 7 .emi : = 2 / - ur 7 d furos \u2018 4, 7 Wo S standard d Ni { £8 sa 7 7 \"% » Gé, ms -\u2014 \u2014 Fast» =\" \u2014\u2014\u20142 il.-\u2014 TS 20 JT > ; - \u201clt.x _\u2014 [= er \u2014 40020 prego ; = 02\" - 4 02e a wr 2 5 F vd + ~ 22e à ; \" = ; 3 ?\u2014ttuik= ~ MT \"ma cob.= wh i.+ ee k =\" &.= wate ¢ SSE are = emul Tm ha J AN 2 J - fo \u2014 -r \u2014\u2014 = > fe ' x.wr y - mw > sen « Frs es ver Ta mn > \u2018a « ma = + Yon, == = As J aug t= SS TO TI = TN le nouveau standard d'efficacité diurétique Composition: Chaque comprimé contient 40 mg de furosémide.Chaque ampoule contient 20 mg de furosémide en solution stérile {pH 9.2).Indications \u2014 oral: Oedème lié à l'insuffisance cardiaque, à la cirrhose du foie, à la néphrose et à la néphrite chronique ou autres états oedémateux.Hypertension faible ou modérée, et avec d\u2019autres hypotenseurs dans les cas sévères.Indications \u2014 parentéral: Oedéme pulmonaire aigu, oedème cérébral et les cas sévères des oedèmes indiqués ci-dessus, Administrer surtout aux malades hospitalisés ou externes.En cas d'urgence, lorsque administré ailleurs, suivre la posologie et observer de près le malade.Posologie \u2014 oral: Oedème \u2014 la dose initiale habituelle est de 1-2 comprimés {40-80 mg).Adapter selon la réaction.Si la divrèse ne s'est pas produite après 6 heures, augmenter les doses suivantes de 1 comprimé (40 mg) à toutes les 6 heures, au besoin.Ensuite, la dose efficace peut être répétée de 1-3 fois par jour.Ne pas dépasser 200 mg/jour.Adapter la dose d'entretien aux besoins de chaque malade.Un programme posologique intermittent de 2-4 jours consécutifs par semaine peut être utilisé.Pour des doses dépassant 120 mg/jour, on conseille des observations cliniques et biochimiques attentives.#yperrension \u2014 la dose habituelle est de 1-2 comprimés (40-80 mg) par jour.Adapter la posologie et ajuster celle des hypotenseurs concomitants.Posologie & administration \u2014 parentéral: La dose habituelle est de 1-2 ampoules (20-40 mg) en une seule injection (i.m.ou i.v.).Si [a diurèse n'est pas satisfaisante, augmenter la posologie de 20 mg à la fois à 2 heures d'intervalle, La dose maximum est de 100 mg/jour.Remplacer par la thérapie orale dès que possible, Jedéme pulmonaire argu \u2014 administrer immédiatement 2 ampoules (40 mg) lentement par voie intraveineuse.Faire suivre par 40 mg une heure à une heure et demie plus tard.Si nécessaire, une thérapie supplémentaire concomitante {e.g., morphine, digitale, oxygène) peut être effectuée.Contre-indications: Arrêt complet de la fonction rénale, En présence de coma hépatique et de déplétion électrolytique, n\u2018instaurer le traitement que lorsque l'état du malade a été amélioré ou corrigé.Ne pas administrer aux enfants faute d'expérience dans ce domaine.Avertissement: On a rapporté que les diurétiques sulfamidés diminuaiemt la capacité des artères à réagir aux amines hypertensives et augmentaient l\u2019effet de la tubocurarine.Donc, administrer avec prudence le curare ou ses dérivés pendant un traitement avec Lasix.Interrompre pendant 1 semaine avant toute chirurgie élective.Précautions: L'injection intraveineuse doit se faire lentement (1-2 minutes).L'apport en sodium ne doit pas être moins de 3 y/jour.Donner un supplément de potassium lorsque des doses élevées sont utilisées pour des périodes prolongées et ajouter un antagoniste de f'aldostérone dans la cirrhose avec ascite.Comme avec tout nouveau medicament, observer régulièrement pour déceler toute dyscrasie sanguine, dommage hépatique ou autres réactions idiosyncratiques.Les études sur la reproduction animale n\u2019ont pas révélé d'anomalies foetales provoquées par le médicament.Cependant, Lasix a été très peu employé dans la grossesse, l\u2019administrer durant cette période seulement lorsque essentiel.Effets secondaires: Comme avec tout diurétique puissant, la déplétion électrolytique peut survenir, surtout avec des doses élevées et un régime déchloruré, Symptômes de déplétion électrolytique: faiblesse, étourdissements, léthargie, crampes dans les jambes, anorexie, vomissements ou confusion mentale.Vérifier les électrolytes sériques, surtout le potassium, aux doses élevées, durant un traitement avec des glucosides de la digitale, des stéroïdes susceptibles de produire une déplétion potassique, ou lorsqu'il y a risque de coma hépatique, Un supplément potassique, une diminution de la dose, ou l'interruption du traitement peuvent être nécessaires.Chez les hypertendus recevant des agents ganglioplégiques, veratrum at hydralazine, guanéthidine ou méthyldopa, réduire la dose de ces médicaments dont l'effet hypotenseur est augmenté par Lasix.L'hyperuricémie asymptomatique peut survenir, rarement avec goutte.Des élévations passagères de l'urée sanguine sont possibles, en particulier durant l'insuffisance rénale.Lasix n\u2019a aucun effet prononcé sur le métabolisme des glucides.On conseille, toutefois de vérifier le glucose sanguin et urinaire chez les diabétiques.Une éruption cutanée, du prurit, des paresthésies, de l'hypotension orthostatique ou une intolérance gastro-intestinale peuvent survenir, On à rapporté un cas de thrombocytopénie.On n\u2019a pas observé la leucopénie, agranulocytose, anémie aplastique, photosensibilité, hépatotoxicité, ou pancréatite, Présentation: Comprimés à 40 mg (Code DLI), blancs, ronds, sécables, en flacons de H O E( H ST 50 et 500.Ampoules ambrées de 2 mi en boîtes de 5 et 50.Renseignements supplémentaires PHARMACEUTICALS sur demande.3400 O., RUE JEAN-TALON, MONTREAL 16 © 587/638 DIVISION DE HQECHST DU CANADA LIMITEE Roy.Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 HHL J EE ih) Haat ii is i (ata EE .\"fing \"UT rN ANA mont (hr po .i j Lu if | a A tn Ve 2 iC aul Se i JCal ehic dCe = = N iad N = $ sa SE S j [| as | IEEE LEE LL (ERREUR) ATO ï \" DE CA : BONE- ve AL PERITRATE I \u2014\u2014 ~ Pa $ N st ble] ours .in i Ë .| % 8 TQ > a Ll 20 $ = .SN A » Ne NR - a x a .x EFFICACE\u2014 ACTION DE COURTE DURÉE EFFICACE\u2014ACT ROL NGEE | to [ EE NENEN] = (NNN LN PRADA TO EEE EC i io SAC 5 SN = Ÿ a ES A = i \u20ac a.: Hi H vous = S fomes aN PI Ze is.Lo > : N » A à.à carbone.= = ture molécul air sb ® a ; H Oo CHI ol 7 ie Ni a une droit S » ey Se > enr rythrito Pe; te) a \\ is 1\u20ac Ne oronariel ach © S us & at ce Un .couramment e v cp 5 ini cerine lt .> Bien que là : on Su qu i 4 impor feme i ai i se aurte, on P , NS tation prolo sel co Ë = S (5) \\ MN longée) | = = N f Ur ass He vrection si Na = Ë Su 5 .= A nel-g SC sd i 4 Le i tench le sti et tit Fa = EN a = WN S È i ii à 3 br WR ho n traitement prophylactique beau A TH 4: A i Het NS.= us rassurant qué ceux.dont on dis- Hi = L e posant usgu maintenant re 5 Ne $ De plus, Peritrate SA ave phenobar- 3 se b i i A bital exerce de façon spécifique cet effe SS i} 4 i SY ik y = nt prolongé essentiel au bien 4 = = W A n zineu Ona démontré que ; 5 S oo = Ÿ XE - lai ratio olongée de Peritr = SE A ND S 5 = COM SITI OR: Chaque c om co 10 SE = fa tu esca ouches d \u2018eu renferme > minis rR ve cprudence_ = = > malades: souffrari ntre les a ca tétranitra de s pentaéé to e glaucome, Docu > > | 5 me.libération immédia Ou GC mentation détaillée four sur demand également d emontre elle a ji] RE 5 = =, Es 60 me à libération retardée), Pentrate SA ibliograph Hirshleifer 1: Angiolo en le taux de survie des porcs chi äveciphénobarbital renferme en plus 45 ot, 0 février 1958, pp.31- = A ont re A rovoque le r trecis ent del nae de phénobarbital, dont 30 he Es S codman et an, The P armacologi cal = 5, ry \u201cfermés dans.couche-retard as: = rapeutics, 3 iéditioi = 3 coronaire.Chez cet animal, comme che =, 9 740.umb;.aaray, A roi IN POSOLOGIE G applique ux deux lation, ol.omme la circulatio collatérale dan: .duits): comprimé ever \u20ac \u2018un com CN aN \u2014 S un NS myocarc est peu développée.* primé:12 heures plus tard = us aiderez EFFETS, SECONDAIRES: : Les réac Se = \\ = prescrivant Peritrat S varie N ER L co Nn ades ivre une vi du mal S A ts i 5 * secondaires sônt négligeables, mais des N x 2 i ho in i (it ir, nt a = età soulager leur an = i x Tri} a de tête passagers peuvent pariois su = = x ao ¥ i, a Ie DN S - 2 0 LE N S S 2 i oly i ir 7 Ce ne 5 s = \\ = N > Le i \\ 2 SN A NW 3 3 s s S Ÿ NS NW N N = 8 EEE CTI tés nn ss RS By pati wn ol Heid ii hud i Descript +: nt 4 fre = Tr æ © st =x CCIE vie at / ru qe en ylom ha sor cif] AMIRI - Fave Ene ave can (hy .> \u201cve Eu Xe Tea LT Te = sfr SEL ve SYD roi ête Ye} tre Tria) Th Rd Cea) = ou 2% n= ï .q | [LY oo irene air: uni: ee AVF ET ITI 4 mg rte! eI.+ WE Re e a ~~ + .Le can Frade: a8 Ty HT or sv \u20ac est re [ CESS : Te.peut varier y 3 iE \" megnos dé + ss FEET RO 1H foi aft ge Gels nll ng af 1e a7 ig 50] ir #\u2014 soda CGI ME H Au ss e la Pharmacologie Lu 7 nl aveil VE Ge ÿ ne va ou {ela En Ou LL ter TC raveiney ERC {Td A ui 2 3 wafir sie CUIR } =; = Seni ri Li lle tra J sedis: (afters EET sy LTT IE RB Te > i en: HE {CERT 0 LOA] (2H atic CA he No [YA e asug D a {i lla stria vascu- laris mower NS Lu dal ET i= SIT RE a i\" a = TR + Lio pe ste [I GIE cé i lo [LH GET del ie Ki 7 La Ne HEAL, LI LF Blan TW & histine ic y, git cliniques: = a [3.1 nce raies Hive ae 7 ok d'ûn 3 or ne] La avet iis AP en i ERR que avec | Le f° dés Sri rar nf reves oO SOX] i key ik LES (Era Yas 7 SE av 3 H IS ve ver LS DEAR fell Aly Cès, rt 5) ÿ fes rés CL Pan as 7 gouva fo Tl ED uli m glee ol 0 26 519 HA «an fa! Me war i Hi el CRETE a on ww lo fon ve js La [ai [RAL] [SER i 4 ls, AS vestibulag @ La > F6 titi Fe Ti wm Bond avokc st D, x = or => or: di 4 re i fii lak zs avec ie UC avorg SG ke aie ore.shite (Ea Bo i y li Ho ss ervée: _\u2014 y Toxic gie: A 0) Rill Zi st GE 040 fe /ka par voieRouel a at blanc ar voie intravei XL es mo /kg- [Las Dia LILY ; sl 1.3) i] SN rvésifgge ile lie VS mb) a DOSES pathalogig ve Ta ; sn E N = ii 5 3 @ od eve 5 vu = GEL cll i mors I atteigi kg a} WE Tete, 7 2 il 20 LRT: ar 25 y | A + aaa en ae Jee?fin FE évéleRouen Gd An sic] GIG 3 Contre.cations?init IE >0re Ey yan JEL en ad o ne exacet ation si mp æ Ay a aS ea) fir QC il i.aitlip (4 Aa AT > sr fls 23134 ili clos \u20ac a a SERGE ast et Al Le Wer ia EAT Wn» a i rm que (a atteints SET gl S es ces Je 8 \u2018 i\u201c CL To Tu J of: fe re avoir ED & Fares En ry ava i\"; Ath 9 Airy HRS, A Re Réaction: ndaires Bray oil iG + an lv Fe ouve; 26 ire 0% WT] NRT es i [i me divan Ho i Tgp Is ail oy i {xd ai idy @ ( am comprimés Rlalkyldÿ ; 3 \" {rary {ao t) 1942 mé Kubicek, A ou d iz _ tn the e de ab} in fi.Sh Où LR | | dues a afeédate] pu Ge : WKF or ey AT ret va sti ELT ly LIN RIT ate ir w\u201d Ie » UI43 13 UNIMED PHARMACEUTICALS LIMITED, MONTREAL [IS Sa | fists GHREMH BHI it pith A DEG UE HEH i Rit Agissant sur, le centre vigile.de,la substance réticuléé oe P : dbetsubee -Andbul Chaque capsule contient: Méthaqualone HÇL\u2026 300 mg.1 capsule le soir 15 minutes avant le coucher.eo induction au sommeil en 15 minutes Jualone oxtato également AQU.bo jme.© Dépourvu d'action au niveau bulbaire de canaules ot de comprimés dosds à © Aucun effet secondaire sérieux 150 MG.e Aucun effet indésirable au réveil.J.M.MARSAN & COMPAGNIE LIMITÉE MONTRÉAL CANADA Membre de l'Association des Fabricants du Québec de produits pharmaceutiques.PRES SECRET 26 Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 .freinez l\u2019impulsion aux excès alimentaires avec LES CAPSULES SPANSULE® ESKATROL\" Le tranquillisant contenu dans 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SNC.Employer avec précaution en présence d\u2019hypertension et de maladie coronarienne, L'emploi excessif des amphétamines par des sujets instables peut entraîner une dépendance psychologique.Effets secondaires: les réactions indésirables (principalement la nervosité et l\u2019insomnie) sont rares et, le cas échéant, légères et transitoires.Contre-indications: hyperexcitabilité, agitation anormale, anxiété, hyperthyroïdisme, allaitement.Ne pas administrer aux patients recevant des IMAO.Avant de prescrire, veuillez consulter la monographie SK&F correspondante figurant dans le Vademecum International, Renseignements complets sur demande.*Marque déposée au Canada fLa prochlorpérazine seule est présentée au Canada par Poulenc Limitée sous la marque déposée Stémétil.FRENCH e MONTRÉAL 9 EL-C82 QUE Hl és Di [he 2) 2,03 J VOLUME 40 QUELQUES PROPOS SUR LE DIABETE Chez l\u2019enfant diabétique, il existe une réelle déficience d\u2019insuline, partielle au début mais compléte après trois à cinq ans de la maladie.Le traitement dépend done entièrement de l\u2019insuline.Les hypo- elycémiants oraux ne sont pas à conseiller chez l\u2019enfant, même s\u2019ils agissent dans les premiers mois du diabète.Leur action est transitoire.Le tableau I fait le bilan des symptômes précoces chez l\u2019enfant diabétique.L\u2019évolution de la maladie est rapide, de sorte qu\u2019après deux ou trois semaines, les symptômes s\u2019aggravent et le petit patient entre en cétoacidose suivi de coma diabétique (tableau I).Le jeune âge, l\u2019infection et les vomissements accélèrent la marche des événements, de sorte que l\u2019évolution totale peut n\u2019être que de quelques jours dans certains cas.Le diagnostic est basé sur la présence d\u2019hyperglycémie importante et constante.La glucosurie et la cétonurie peuvent être présentes dans d\u2019autres maladies (tableau II).Ces affections ont en com- * Travail présenté lors de la deuxième journée annuelle du diabète, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec, le 11 octobre 1968.** Université McGill et Montreal Children's Hospital Research Institute.mn NUMERO 7 COMMUNICATIONS SUCRE CHEZ L\u2019ENFANT * Mimi M.BELMONTE, M.D., C.M., F.R.C.P.(C) * * mun un stress sérieux qui peut déclencher à la fois une légère hyperglycémie transitoire (effet de la TABLEAU I Évolution du diabète sucré chez l\u2019enfant Au début : polyurie, avec ou sans nycturie ou énurésie polydipsie perte de poids fatigue Évolution : déshydratation douleurs abdominales et vomissements haleine cétonique fièvre et suffusion tachypnée et respiration de Kussmaul prostration choc coma Tapeau II Diagnostic différentiel du coma diabétique SEPTEMBRE 1969 .Méningite ou encéphalite.Encéphalopathie due au plomb.Salicylisme.Abdomen aigu.Hypoglycémie.SU woo = 608 Mimi M.BELMONTE cortisone) qui se traduit en glucosurie et en même temps provoquer la cétonurie (effet de l\u2019épiné- phrine et de l\u2019inanition).En plus, le plomb et l\u2019aspirine provoquent dans l\u2019urine une réaction positive au Clinitest.Chez le très jeune bébé, il faut reconnaître le diabète transitoire sans cétonurie qui accompagne parfois les infections sérieuses, qui répond facilement à des doses minimes d\u2019insuline (deux à quatre unités Toronto) et qui a une durée très courte, généralement un jour ou deux, rarement quelques semaines ou quelques mois.Le traitement initial du petit diabétique dépend de son état à l\u2019arrivée.Le tableau III fait l\u2019énumération des bouleversements physiologiques possibles, tandis que le tableau IV donne le traitement approprié.Le tableau V donne en détail le dosage de l\u2019insuline.Celui-ci dépend, au début, du poids ou de l\u2019âge du patient et du degré d\u2019acidose et non pas du niveau du sucre dans le sang.Ce dernier indiquera le moment propice où devra commencer l\u2019introduetion du sucre dans le sérum.Pour éliminer la cétose, 11 faut pourvoir à l\u2019organisme sucre et insuline, Au début, lorsque la glycémie est élevée, il suffit d\u2019administrer de l\u2019insuline.Par la suite, lorsque celle-ci aura fait baisser le niveau du sucre dans le sang, il est nécessaire d\u2019ajouter du sucre au régime thérapeutique.Il serait dangereux d\u2019ad- TABLEAU IIT Bouleversements physiologiques au cours du diabète .Hyperglycémie.Cétose.Déshydratation.Pertes de Na, K, CI.Choc avec ou sans défaillance rénale.Infections fréquentes.UN a VE TaBLEAU IV Le traitement du comu diabétique .Hyperglycémie : insuline et glucose.Pertes de sel et d\u2019eau : solutés à base de Na, K, CI.Choc : solutés par voie intraveineuse et, selon les besoins, sang ou plasma, Lévophed ou Solucortef.- Infections : antibiotiques.had v + A ati a sans olan RARE EO hE Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 ministrer du sucre au début si la glycémie est au delà de 500 mg pour cent, parce que l\u2019on risquerait ainsi de produire une hyperosmolarité du TasLEAU V Le traitement du diabète de l\u2019enfant A.DuosE INITIALE D\u2019INSULINE : 1.Diabète d\u2019évolution récente, sans acidose : Années Unités d\u2019âge d'insuline Toronto 1 5 5 20 10 10 (% unité/kg) 15 30 2.Acidose modérée ou grave : 1 à 4 unités/kg.B.SECONDE DOSE D'INSULINE : La glycémie prise trois heures après la première dose guide la seconde dose d\u2019insuline : Unités Glycémie d'insuline Toronto identique ou plus élevée dose double de la dose initiale la moitié de la valeur initiale i) > 250 mg p.100 la moitié de la dose initiale attendre une heure puis commencer à administrer selon la glu- cosurie.ii) < 250 mg p.100 C.DOSAGE SUBSÉQUENT D\u2019INSULINE : Glycémie à 200 mg p.100 ou moins : i) administrer du glucose par voie intraveineuse ou par la bouche ; ii) donner de l'insuline Toronto aux quatre heures d\u2019après la glucosurie ; prévoir une dose additionnelle pour la cétonurie.Unités d'insuline Toronto ÂGE DE L'ENFANT GLUCOSURIE 1-5 ans 6-10 ans 11-15 ans 5 p.100 6 8 12-16 3 p.100 4 6 8-12 2 p.100 2 4 4-8 1 p.100 ou nég.0 0 04 Li val fod Tl AB ld 1% ! ij ba] gig in fit ll pe Thy _ 2 roams pt à Âge kil ifelse FI alk \\ Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 TaBLEAU VI Durée de l\u2019action des insulines DURÉE, EN HEURES TYPE D'INSULINE ; ; Durée Maximum Début totale Toronto (semi-lente) 2\u20144 15 6-8 NPH \u2014 lente 8-16 2 16-18 Globin 6-8 1 16-18 IPZ \u2014 U.lente 24 6- 8 36-72 sérum qui peut produire le coma.L\u2019état de choc est encore plus sérieux si les électrolytes aussi sont élevés dans le sérum.Le tableau VI donne la durée de l\u2019action des diverses insulines employées communément.Le contrôle ultime dépend de l\u2019ajustement du dosage de l\u2019une ou l\u2019autre des insulines à action prolongée en combinaison, si nécessaire, d\u2019une insuline à action courte, telle l\u2019insuline Toronto.La figure 1 donne la courbe journalière de la glycémie chez un individu qui recevrait une combinaison de NPH et d\u2019insuline Toronto.On voit aussi comment l\u2019examen des urines fait avant les repas dirige le dosage de l\u2019insuline.L\u2019analyse de huit heures a.m.guide le dosage de l\u2019insuline NPH tandis que celle du souper, le dosage de l\u2019insuline Toronto.Les réactions hypoglycémiques qui ont lieu entre huit heures a.met le souper sont dues à un excès d\u2019insuline Toronto (à moins qu\u2019elles ne soient dues à un excès em um mdi dam 6pm Bam C1 p17 NPH oe a A se date 8am midi Spm |coucher|reactions| insulin jan 10| bleu orange orange vert aucune 4 @ Figure 1 \u2014 Courbe journalière de la glycémie chez un patient qui reçoit de l\u2019insuline NPH et de l\u2019insuline Toronto (CZ 1) ; au bas de la figure, examens de l\u2019urine au Clinistest.QUELQUES PROPOS SUR LE DIABÈTE SUCRÉ 609 tian id isuusdai nit biti d\u2019exereice, & une réduction d\u2019alimentation ou a un choc émotif), tandis qu\u2019entre le souper et le déjeuner, elles sont dues à l\u2019insuline NPH.On peut construire des tableaux semblables pour toutes les combinaisons d\u2019insuline en suivant les actions dé- crites au tableau VI.Il est bon de se rappeler que gi la meilleure dose est la plus petite qui donne le pi résultat voulu.Des doses excessives causent une instabilité du diabète décrite il y a bien des années par Somogyi (3) et que l\u2019on a tendance à oublier.; La réhydratation du patient en coma diabétique est esquissée au tableau VII.Le choix du soluté indiqué dépend de la concentration des électrolytes dans le sérum du patient.Si celle-ci est diminuée ou normale, on peut administrer le soluté salin 0,9 pour cent seul ou en proportion des deux tiers avee un tiers de lactate 0,16 molaire jusqu\u2019à ce RE que la glycémie s\u2019abaisse a 250 mg pour cent, apres quoi on passe à un soluté hypo-osmolaire contenant du potassium et du glucose à cinq pour cent.Si la concentration des électrolytes dépasse la normale au début ou au cours du traitement, et que la gly- 5 cémie est au delà de 250 mg pour cent, on emploiera plutôt un soluté salin, 0,45 pour cent, pour éviter 8 d\u2019aggraver l\u2019hyperosmolarité.Le volume à administrer dépend du degré de déshydratation et des pertes courantes.Il faut done évaluer le débit horaire E des urines, par cathéterisme si nécessaire, afin d\u2019as- À surer une balance positive.Ce système permet aussi l\u2019analyse de l\u2019urine toutes les heures, une mesure nécessaire pour prévenir l\u2019hypoglyecémie.Une analyse négative nécessite l\u2019introduction immédiate de soluté glucosé, préférablement à dix pour cent, Tasrzau VII La réhydratation au cours du coma diabétique 1.Volume de liquides : 10 à 20 p.cent du poids, à administrer en 12 à 18 heures, dont la moitié dans les premières six heures.2.Choix des solutés : a) au début : soluté salin ou 2; de salin avec 15 de lactate 0,16 mol., 300 ml par heure, pour un quart de la réhydratation complète.b) après trois ou quatre heures : soluté hypo-osmo- laire, avec potassium et glucose à 5 p.100. Fender) 610 Mimi M.BELMONTE jusqu\u2019à ce que le sucre apparaisse de nouveau dans les urines, après quoi on passera à un soluté contenant cinq pour cent de sucre; c\u2019est aussi à ce moment qu\u2019il faut introduire le potassium, généralement en concentration de 30 mEq/L.L\u2019enfant diabétique dépend entiérement de 1'insuline administrée chaque jour pour le contrdle de son diabète.Après un an ou plus, son pancréas ne peut plus produire d\u2019insuline additionnelle lorsqu\u2019il mange an delà de sa diète.De même, l\u2019insuline administrée agira sur le sucre même s\u2019il passe un repas ou s\u2019il fait plus d\u2019exercices que d\u2019habitude.Il devra donc apprendre à se protéger contre l\u2019hypo et l\u2019hyperglycémie.S\u2019il accepte une diète régulière, son contrôle se maintiendra beaucoup plus facilement.Cette diète sera adaptée à son Âge, à sa taille et à ses habitudes de vie, ainsi qu\u2019à l\u2019exercice qu\u2019il fait normalement.Le tableau VIII donne l\u2019apport calorique moyen, et le tableau IX la proportion des différents aliments.En suivant un système d'échanges tel que donné dans le manuel « Préparation des repas pour les diabétiques au Canada », publié par l\u2019Association canadienne du diabète, il est possible d'offrir une diète très variée et tout à fait acceptable non seulement au patient mais à toute sa famille.On laissera à la discrétion du patient le soin de varier occasionnellement le contenu, en cas de surcroît d\u2019exercice ou de maladie.La figure 2 récapitule les facteurs qui affectent 1\u2019homéostasie du sucre.Le patient, ou ses parents s\u2019il est petit.doit les comprendre aussi bien que son médecin.TarLEeau VIII La diète calorique pour le diabète juvénile 1.D\u2019après le poids et l\u2019âge : de la naissance à 5 ans : 100 calories par kg de 5 à 10 ans 75 calories par kg de 11 à 15 ans 40 calories par kg 2.D\u2019après l\u2019âge : à un an : 1000 calories pour chaque année d\u2019age, ajouter 100 calories.valeurs limites à l\u2019adolescence : filles : 1600 à 2200 calories garçons : 2500 à 3 500 calories _; Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 Stress Glande Surrénale Cortisone ff ~\u20143p- Adrénaline Glycogène voscutaiN Hépatique (?via Glucagon) Na Y Alimentation GLYCEMIE A] a Réponse inadéquate TX ; ; A vide de Insuline Exercice Jeune Glucagon - Adrenaline Glycogene (Pylorospasme) Figure 2 \u2014 Ensemble des facteurs qui agissent sur l\u2019homéostasie du sucre dans l\u2019organisme.Qu'est-ce qu\u2019un petit patient diabétique bien contrôlé ?C\u2019est celui qui se sent vigoureux, qui a une activité normale pour son âge, et une croissance normale.Il à rarement de réactions hypo- glycémiques et sa glucosurie est légère, les analyses faites le matin et avant le souper sont négatives.La glycémie, deux heures après les repas, est de 250 mg pour cent ou moins et le débit journalier du sucre dans les urines, urine de 24 heures, est de 10 pour cent ou moins de l\u2019apport des hydrates TaBLEAU IX La composition de la diète pour le diabète juvénile 1.Départition de l\u2019apport calorique : PROPORTIONS Glucides Protéines Lipides Diète normale (lait) 50 15 35 d\u2019après Hartmann 35 15 50 d\u2019après Joslin 40 20 40 to - Caleul de la répartition d\u2019après Joslin : on obtient la quantité de glucides, en grammes, en divisant l\u2019apport calorique désiré par 10 : la quantité, en grammes, des protéines et des lipides correspond à la moitié de la quantité des glucides.exemple : un enfant de cing ans : à) apport calorique requis : 1 000 + 400 = 1400 calories ; b) glucides : 1 400/10 \u2014 140 grammes ; c) protéines : 14 des glucides : 70 grammes : d) lipides : 14 des glucidez : 70 grammes.3.Répartition des glucides dans les repas : 14, %, % goûters : 25 grammes de glucides. I Tho Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 de carbone dans la diète.L\u2019ajustement psychologique et social est aussi normal.Les buts du contrôle sont dirigés vers l\u2019accomplissement d\u2019une vie normale avec le moins de complications vasculaires possible pour l\u2019avenir.L\u2019acceptation d\u2019un régime de vie aussi réglé n\u2019est pas également acceptable à tous et il faut se conformer à la réalité.Toutefois, le médecin doit procurer à son patient et à sa famille toutes les informations (2 et 4) nécessaires à la compréhension du traitement et, par la suite, le support nécessaire à son accomplissement, Au début de la maladie, un stage dans un centre spécialisé à l\u2019enseignement du profane prépare la famille à une meilleure acceptation et à une compréhension plus sérieuse qu\u2019un médecin en pratique qui n\u2019a pas accès aux services qu\u2019une diététiste et une infirmière entraînée peuvent donner, Par la suite, un ou plusieurs stages dans des colonies de vacances pour enfants diabétiques! procurera le même enseignement à l\u2019enfant tout en lui donnant le contact très précieux de copains souffrant de la même maladie (1).Encouragés par 1.Camp pour Enfants diabétiques du Québec Inc, 2300, rue Tupper, ch.442, Montréal 198, Qué.QUELQUES PROPOS SUR LE DIABÈTE SUCRÉ 611 l\u2019exemple de moniteurs et monitrices diabétiques comme eux qui ont su progresser dans les études et prendre des positions responsables dans la vie, ils seront aussi motivés vers une existence indépendante.Trop souvent les diabétiques, découragés par des hospitalisations sans besoin, causées dans bien des cas par la mauvaise compréhension de leur diabète, perdent courage et cherchent l\u2019assistance sociale pour cause dite d'invalidité.Le médecin a le devoir de guider son patient diabétique vers une vie normale et productrice.BIBLIOGRAPHIE 1.BELMONTE, M.M.Camp pour enfants diabétiques : raisons d\u2019être pratiques et psychologiques, Union méd.92 : 1277, 1963.2.BELMONTE, M.M., Le diabète sucré chez l\u2019enfant : manuel pour parents et enfants, Ottawa, 1966 (2300, rue Tupper, ch.442, Montréal 108, Qué., $1.25).SomoaYyr, M., Hyperglycemic response to hypoglycemia in diabetic and healthy individuals, Proc.Soc.Eæp.Biol.Med.38 : 51, 1938.Survivre, Revue trimestrielle de l\u2019Association du diabète de la province de Québec, 934 est, rue Sainte- Catherine, Montréal.Le LE DIAGNOSTIC DU DIABÈTE EN CLINIQUE ET AU LABORATOIRE * D\u2019après Larousse, le diagnostic « s\u2019attache à reconnaître les maladies d\u2019après leurs symptômes ».Traditionnellement, c\u2019est ainsi qu\u2019on connaissait le diabète sucré: un syndrome aigu caractérisé surtout par de la polydypsie, de la polyphagie, de la polyurie et un amaigrissement important, rapide.Les progrès de nos connaissances endocrinologiques des vingt dernières années ne permettent plus de limiter ainsi notre optique du diabète sucré.À côté des manifestations classiques, il y en a d\u2019autres moins classiques, comme l\u2019hypoglycémie post- prandiale, d\u2019autres qui ne sont souvent que des indices de l\u2019hérédité diabétique, comme la naissance de gros bébés pesant plus de dix livres.Graduellement est apparue la notion du diabète latent dont le diagnostic est avant tout biochimique et celle du syndrome diabétique chronique où domine l\u2019évolution de la maladie vasculaire à la base des complications diabétiques et sans l\u2019influence nécessaire, dans son début ou son évolution, des manifestations classiques du syndrome diabétique aigu (9).I.LE DIAGNOSTIC CLINIQUE a.La triade classique du diabète : La triade classique: polydypsie, polyurie, poly- phagie, est le propre du diabète juvénile et ne révèle qu\u2019une minorité de diabétiques de l\u2019âge adulte.Des trois symptômes, la polyphagie est la moins constante ; la polyurie, quand elle n\u2019est pas avant * Travail présenté à la Deuxième journée annuelle du diabète, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec, le 11 octobre 1968.+ Professeur auxiliaire au Département de médecine de l\u2019Université Laval, de l'Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et du Centre hospitalier de l\u2019Université Laval, Québec, Claude CATELLIER Ÿ tout une pollakiurie, s\u2019en accompagne nécessairement.À cette triade, il faut associer, à cause de leur fréquence, un amaigrissement qui traduit le catabolisme en cours et des troubles visuels secondaires, le plus souvent à des vices de réfraction d\u2019une durée de quelques jours à quelques semaines.Chez l\u2019adulte, le syndrome diabétique aigu peut être épisodique et évoluer vers une amélioration naturelle qui retarde ainsi la consultation médicale et le diagnostic.Chez 1\u2019enfant, le tableau peut progresser de facon foudroyante en quelques jours ou semaines vers l\u2019acido-cétose et le coma.b.Autres manifestations du diabète: D\u2019autres symptômes suggèrent naturellement par leur présence la possibilité d\u2019un diabète sucré.Leur évolution est cependant moins aiguë, leur existence habituellement plus prolongée et leur fréquence moindre que celle de la triade traditionnelle.On pourrait les qualifier de manifestations moins classiques du diabète sucré.Les plus connues sont celles de la sphère génitale : énurésie chez l\u2019enfant ou l\u2019adolescent, prurit vaginal chez la femme, balano-posthite chez l\u2019homme.Les infections cutanées répétées ont la réputation d'annoncer le diabète.Cette constatation clinique doit être retenue mais n\u2019a pas d\u2019explication patho- génique connue actuellement.L'association diabète sucré et obésité chez l\u2019adulte n\u2019est pas nouvelle (6).Certains prétendent même qu\u2019un gain de poids inexpliqué précède souvent la décompensation d\u2019un état diabétique latent et méconnu jusque-là.C\u2019est une autre observation clinique valable mais sans la rigueur scientifique qu\u2019apporteraient à une meilleure compréhension du cire pl aul i] ir fn Lurual Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 phénomène des données précises et objectives.On ne peut manquer de mettre ici en parallèle le catabolisme important de la phase de début du diabète juvénile et l\u2019état d\u2019obésité également très fréquent du diabète adulte.L'identité du syndrome diabétique de l\u2019enfant et de l\u2019adulte devient alors l\u2019objet de doute et de discussions profitables mais interminables.Plus actuelle est la notion de l\u2019hypoglycémie post- prandiale qui, se situant dans une courbe hyper- glycémique normale ou à peine perturbée, serait le phénomène d\u2019un état diabétique au début de son évolution (8).Des données récentes sur l\u2019insuline plasmatique en fournissent une explication attrayante : cette phase « pré-diabétique » serait caractérisée par une insuline anormale dont les mécanismes régulateurs ne répondent plus aux lois habituelles.Une surcharge glucidique produit alors une sécrétion retardée mais exagérée d'insuline responsable d\u2019hypoglycémie tardive (4).Le phénomène est sûrement beaucoup plus complexe mais d\u2019un intérêt clinique certain à cause de sa fréquence insoupconnée.La constatation que les diabétiques reconnues même après soixante ans ont souvent une histoire obstétricale particulière a fourni un autre chapitre de la symptomatologie du diabète sucré: celui des indices de l\u2019hérédité diabétique.T1 est juste de mentionner ici les noms de pionniers comme Hoet.en Belgique, et Joslin, aux États-Unis, qui sont responsables de ces précieuses observations.Les accidents obstétricaux à répétition.avortements, hydramnios, éclampsie.sont le propre des diabétiques.On avancait autrefois la notion traditionnelle que la diabétique n\u2019enfante pas.Ces complications obstétricales avant ou après la découverte du diabète existent encore.mais la stérilité de la diabétique n\u2019est plus admise aujourd\u2019hui.L'association diabète et gros bébés offre plus d\u2019un aspect mystérieux.On reconnaît, même si on le comprend mal, que les diabétiques ont de gros bébés.Mais les explications deviennent ténues et aléatoires lorsqu\u2019on essaie de rattacher un gros bébé de 10 ou 12 livres à la naissance.10, 15 ou 25 ans avant l'apparition de tout syndrome diabétique LE DIAGNOSTIC DU DIABETE EN CLINIQUE ET AU LABORATOIRE 613 aigu où latent.Pourtant, l'affirmation de Joslin est encore vraie en 1969: toute mère d\u2019un enfant de 12 livres est ou doit devenir diabétique (3).Plus récent et d'une étude actuellement captivante est l\u2019indice fourni par l\u2019athéroselérose précoce.Les diabétiques reconnus voient leur maladie se compliquer d\u2019une athéroselérose précoce, foudroyante dans ses manifestations et égale dans les deux sexes.D'autre part.les sujets victimes d\u2019acei- dents vasculaires prématurés présentent souvent des anomalies de type diabétique dans leur tolérance aux hydrates de carbone (5).Ces changements transitoires aboutissent à un syndrome diabétique dans un poureentage non négligeable de sujets indemnes de symptômes diabétiques et avec une histoire familiale ne comportant pas de diabète.Pour peu qu\u2019on s\u2019y arrête, les intrications entre l'obésité.l\u2019athérosclérose, le diabète sucré et les maladies lipi- diques deviennent une source de confusion mais aussi de questions enrichissantes qui touchent de prés la pathogénie de ces quatre maladies métaboliques.Près d\u2019un demi-siècle après la découverte de 1'insuline.le plus grand drame est que nous n\u2019avons pas réussi à reconnaître toutes les présentations précoces du syndrome diabétique.Ce dernier peut exister de facon asymptomatique en apparence.pendant de nombreuses années, et aboutir à une catastrophe qui devient alors révélatrice d\u2019un diabète compliqué.L'évolution orageuse du diabète juvénile fournit une explication le plus souvent facile de la survenue de certaines complications vaseulaires caractéristiques.Il apparaît alors illogique qu\u2019un diabète latent avee une glycémie légèrement élevée puisse aboutir aux mêmes désastres.C\u2019est un argument reconnu et exploité par ceux qui veulent défendre la théorie que le diabète sucré est une maladie à deux facettes, l\u2019une métabolique.l\u2019autre vaseulaire.sans relation étroite nécessaire dans leur évolution.Il est certes regrettable de constater le nombre de diabétiques dont la maladie est reconnue à cause de la présence d\u2019un syndrome néphrotique, d\u2019une rétinopathie avancée, de gangrène aux membres inférieurs ou encore d\u2019impotence sexuelle (2). 614 Claude CATELLIER Plus chanceux sont ceux dont le diabète est découvert par hasard lors d\u2019un examen d'assurance, d\u2019emploi ou pour le service militaire.C\u2019est dans ce cadre qu\u2019il faut situer les campagnes de dépistage du diabète trop peu utilisées dans nos milieux mais dont le rôle est justement d\u2019apporter un diagnostic et un traitement aux victimes d\u2019un état diabétique méconnu à cause de son silence clinique.Il y a là un aspect prophylactique indéniable même si la véritable prophylaxie des complications diabétiques n\u2019est pas une notion acceptée ni acceptable dans toute la rigueur du terme en 1969.II.LE DIAGNOSTIC AU LABORATOIRE Il est probablement juste d\u2019affirmer que l\u2019importance du laboratoire pour le diagnostic du diabète sucré a eu une courbe ascendante, parallèle à celle qui caractérise l\u2019importance du diabète sucré latent en 1969.En présence de la triade traditionnelle de polydipsie, polyphagie et polyurie, la démonstration d\u2019une quantité significative de sucre dans les urines peut suffire à confirmer le diagnostic de diabète sucré.Il n\u2019en va pas de même pour le diabète latent dont la glycémie à jeun est habituellement normale ou encore pour le syndrome diabétique chronique annoncé par une complication vasculaire de la maladie.Il faut alors avoir recours à diverses épreuves de surcharge dont le but est justement de mettre en évidence, de façon dynamique, la diminution de la tolérance aux hydrates de carbone.I] faut signaler ici que la majorité des auteurs s\u2019entendent pour affirmer que le diagnostie de diabète sucré repose sur la démonstration d\u2019une hyper- glveémie anormale (11).La glycosurie n\u2019est pas un élément essentiel du diagnostic, principalement à cause de sa dépendance étroite du seuil rénal qui est lui-même variable et fréquemment élevé chez les obèses, les diabétiques porteurs de complications rénales, et probablement comme phénomène physiologique au delà de la cinquantaine (7).Nous repasserons donc successivement les diverses méthodes, anciennes ou récentes, qui ont la réputation de servir, à tort ou à raison, au diagnostic du diabète sucré, Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 u.La glycénrie à jeun: Ce dosage ne peut servir au diagnostic du diabète sucré, sauf à une période de décomposition qui s\u2019accompagne habituellement alors de symptômes.C\u2019est une caractéristique du diabète latent de présenter une glycémie normale à jeun et de ne se révéler qu\u2019en face d\u2019épreuves plus dynamiques.Une glycémie à jeun, même normale, n\u2019élimine done pas la possibilité d\u2019un diabète sucré et ceci d\u2019autant plus que le chiffre obtenu à jeun se rapproche de la limite supérieure de la normale.La fréquence d\u2019hyperglycémie provoquée anormale augmente, en effet, de façon statistique à mesure qu\u2019on s\u2019éloigne de la limite inférieure de la normale pour se rapprocher de la limite supérieure.b.La glycosurie à jeun: Encore moins que la glycémie à jeun, la recherche du sucre dans les urines sur un spécimen obtenu au réveil ne peut servir à un diagnostic précoce du diabète sucré.De toutes les méthodes mentionnées ici, c\u2019est probablement la plus faible.La présence d\u2019une forte quantité de sucre dans les urines à jeun est compatible avec une décompensation d\u2019un état diabétique ou encore peut orienter vers la possibilité d\u2019un diagnostic de diabète rénal (glycosurie rénale).c.La glycémie post-prandiale (deux heures après un repas) : Il s\u2019agit là d\u2019une bonne épreuve de dépistage parce qu\u2019elle à un élément dynamique qui manque aux deux premières.Elle traduit la réponse du sujet à une surcharge alimentaire, elle est facile d\u2019exécution et, lorsqu\u2019elle apporte un résultat normal, constitue une bonne épreuve d\u2019élimination.Idéalement, il serait souhaitable d\u2019y apporter une standardisation au moyen d\u2019un repas caleulé ou encore en se servant d\u2019une solution employée pour l\u2019hyperglycémie provoquée.Dans ce cas, on peut se demander s\u2019il ne serait pas préférable de procéder à une épreuve d\u2019hyperglycémie en bonne et due forme.Avec une technique de dosage du glucose sanguin donnant des chiffres normaux entre 65 et paid vit 1h pral i i ie, \u201c Moan iy IL» Laval Médicul Vol.40 \u2014 Sept.1969 110 mg p.100, on peut interpréter la glycémie post- prandiale selon les critères suivants : plus élevée que 140 mg p.100: diabète sucré très probable ; résultat douteux à compléter par une hyperglycémie provoquée ; entre 110 et 140 mg p.100: résultat strictement normal éliminant à toute fin pratique un diagnostic de diabète sucré.moins de 100 mg p.100 : Au cours des dernières années, la notion de diminution de la tolérance aux hydrates de carbone avec l\u2019âge à acquis une certaine autorité et l\u2019interprétation de là glycémie postprandiale devrait probablement en tenir compte.On considère alors qu\u2019à partir de l\u2019âge de 50 ans, la tolérance aux hydrates de carbone accuse une modification d\u2019environ 10 mg par décade d\u2019âge ou encore d\u2019un mg par année.Un résultat normal devient donc: entre 50 et 59 ans, 120 mg p.100; entre 60 et 69 ans, 130 mg p.100 ; entre 70 et 79 ans, 140 mg p.100; au dela de 80 ans, 150 mg p.100.d.La glycosurie post-prandiale (deux heures après un repas) : Comme la précédente, il s\u2019agit d\u2019une épreuve de dépistage utile, facile d\u2019exécution mais d\u2019une valeur limitée, à cause de sa dépendance du seuil rénal.Son utilité est probablement limitée à l\u2019enfance et à l\u2019adolescence alors que le seuil rénal n'apporte aucune entrave au dépistage de la moindre hyperglycémie qui s\u2019associe alors avec une glycosurie facilement décelable.C\u2019est un moyen auquel nous avons personnellement recours lorsque des parents diabétiques nous demandent de quelle façon ils peuvent surveiller l\u2019apparition éventuelle d\u2019un diabète chez leurs enfants.Il nous semble, en effet, psychologiquement discutable de soumettre ces jeunes enfants, surtout de moins de cing ans, asymptomatiques, a des épreuves sanguines.La recherche de la glycosurie post-prandiale devient alors un point de repère facile et valable.LE DIAGNOSTIC DU DIABETE EN CLINIQUE ET AU LABORATOIRE e.L\u2019hyperylycémie provoquée vrale: La mesure de la glycémie avant et après l\u2019ingestion de 100 mg de glucose, ou encore d\u2019une préparation commerciale équivalente, est l\u2019épreuve dvna- mique la plus courante pour le diagnostie du diabète sucré.Elle est également d\u2019une valeur éprouvée, facile d\u2019exécution, physiologique, parce qu\u2019elle emploie la voie orale, et relativement facile d\u2019interprétation.Il faut cependant reconnaître que d\u2019autres états que le diabète sucré peuvent modifier la courbe d\u2019hyperglycémie provoquée faite par voie orale.L'état de grossesse, la gastrectomie, certaines maladies endocriniennes, quelques maladies digestives ou hépatiques peuvent aboutir à des courbes anormales de type diabétique qu\u2019il faut savoir reconnaître.Ces diverses sources d'erreurs diminuent jusqu'à un certain point la spécificité de l\u2019hyperglycémie provoquée orale dans le diagnostic du diabète sucré (10).Au cours des années, de nombreux médicaments ont été reconnus capables d\u2019avoir une influence semblable et de fausser une courbe hyperglycémique.Signalons les diurétiques thiazides, les stéroïdes, les anovulants.Mais la plus grande cause d\u2019erreurs vient probablement d\u2019une mauvaise préparation du sujet lui- même.Depuis près de trente ans, nous savons qu\u2019un régime restrictif en hydrates de carbone peut faire apparaître une courbe anormale chez un sujet non diabétique mais également améliorer une courbe anormale chez un sujet reconnu antérieurement diabétique.À la suite de ces travaux, on a déterminé qu\u2019une préparation adéquate devait comporter un régime contenant environ 300 g d\u2019hydrates de carbone, environ trois jours avant l'épreuve.Des travaux subséquents ont permis de préciser que cette exigence était peut-être un peu sévère, mais que le minimum pour que l\u2019épreuve ait toute sa valeur se situait probablement dans une ingestion d\u2019au moins 150 g d\u2019hydrates de carbone, associée à une ingestion normale de protéines et de lipides pendant au moins trois jours avant une épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée.En employant la même méthode de dosage de la i A Bi BR A glycémie que mentionnée précédemment, on peut établir ainsi le critère diagnostique de l'épreuve d\u2019hyperglycémie orale (11): a jeun: 105 mg p.100 1 heure: 160-170 mg p.100 120 mg p.100 110 mg p.100 2 heures: 3 heures: Il ne faudrait cependant pas voir dans ces chiffres une rigueur trop mathématique.La glycémie de deux heures doit tenir compte de la tendance à l\u2019élévation qui survient après 50 ans; surtout, le diagnostic ne doit pas se faire sur un seul chiffre anormal dans la courbe.Une épreuve idéale devrait probablement se faire sur une période de quatre ou cinq heures pour évaluer le phénomène de l\u2019hypoglycémie réactionnelle dont la valeur diagnostique est maintenant reconnue et confirmée sur le plan clinique.Tl faut également savoir reconnaître l'importance d\u2019une épreuve douteuse, à la limite supérieure de la normale, ne permettant pas une interprétation catégorique.Ces résultats sont souvent le propre du diabète latent qu\u2019il faut savoir observer et pour lequel une répétition de l\u2019épreuve est plus importante qu\u2019une tentative de diagnostic irrévocable.f.L\u2019hyperglycémie provoquée intraveineuse : L'emploi de la voie intraveineuse pour la surcharge glueidique a donné lieu à diverses épreuves dont la valeur est bien établie mais la popularité plus fluctuante.La mise en évidence au cours des dix dernières années de l\u2019influence de divers facteurs du territoire splanchnique dans le métabolisme et la sécrétion de l\u2019insuline a probablement contribué à une nouvelle diminution de la popularité de l'épreuve de l\u2019hyperglycémie par voie intraveineuse.L'autre désavantage réside dans la rigueur technique qui doit présider à la réalisation de ce test.Il faut toutefois reconnaître que cette façon de procéder peut être indiquée de préférence à l\u2019épreuve orale dans certains états comme la grossesse, l\u2019hyperthyroïdie, ou après une gastreetomie alors que la voie digestive peut elle-même apporter des sources d'erreurs non négligeables (1).616 Claude CATELLIER Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Comme toute épreuve physiologique, l\u2019hyperglycémie par voie intraveineuse apporte une zone de résultats douteux dont l\u2019interprétation ne permet pas toujours une affirmation catégorique.Il ne faudrait surtout pas voir dans cette épreuve une étape supérieure à la voie orale parce que la plus grande spécificité ni de l\u2019une ni de l\u2019autre n\u2019a été démontrée de façon indiscutable.Le plus important est de signaler ici que cette épreuve n\u2019est pas une épreuve courante adaptée aux conditions de nos hôpitaux généraux et régionaux, à cause de la rigueur technique d\u2019exécution qu\u2019elle exige et du fait que la majorité des auteurs y voient encore une moins grande sensibilité que l\u2019épreuve orale.Il y a évidemment là de la place pour beaucoup de discussions.g.L\u2019hyperglycémie avec surcharge de cortisone: La prise de cortisone ou d\u2019un stéroïde au cours de la préparation pour une épreuve d\u2019hyperglycémie par voie orale ou intraveineuse rend cette dernière plus sensible dans le diagnostic ou le dépistage du diabéte sucré.Une conséquence de cette plus grande sensibilité est l\u2019apparition d\u2019un plus grand nombre de courbes faussement positives et de résultats plus variables chez un même sujet.Malgré la popularité de l\u2019épreuve chez certains auteurs, il faut reconnaître que sa valeur n\u2019a pas encore été établie comme épreuve de diagnostic du diabète sucré, à l\u2019excluston de celle mentionnée précédemment.Même dans les milieux spécialisés qui s\u2019en servent de facon plus courante, son utilité semble limitée aux sujets de moins de 40 ans.h.L\u2019épreuve au Tolbutamide intraveineux : C\u2019est peut-être à tort qu\u2019on a voulu prôner cette épreuve dans le diagnostic du diabète sucré.L'\u2019expérience acquise jusqu\u2019iei permet d'affirmer qu\u2019elle manque de sensibilité et donne lieu à un grand nombre de courbes faussement négatives.Les mécanismes physiologiques qu\u2019il met en jeu rendent le test au Tolbutamide utile dans l\u2019évaluation d\u2019un problème hypoglycémique.En présence d\u2019un adénome pancréatique fonctionnel, on peut espérer une chute pr vd brut Ie fs cite per qi Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 brutale et prolongée de la glyeémie qui viendra confirmer le diagnostic.i.Les dosages de l\u2019insuline plasmatique : De toutes les méthodes employées, seuls les dosages immunologiques semblent offrir pour l'avenir à la fois sensibilité et spécificité.Les difficultés techniques ne permettent pas de rendre ces épreuves plus populaires actuellement, mais leur place dans l\u2019avenir semble assurée.L'interprétation des résultats que les divers dosa- ges d\u2019insuline nous apportent demeure encore déli- cate, à cause des nombreux facteurs inconnus qui persistent sur la nature de l\u2019insuline plasmatique, son transport, les différences entre l\u2019insuline plas- matique et l\u2019insuline pancréatique.Il semble qu\u2019en 1969, la pathogénie du diabète plutôt que son diagnostic soit susceptible de bénéficier en premier lieu des connaissances acerues de l\u2019insulinémie (12).CONCLUSIONS Pour qu\u2019il soit juste, le diagnostic du diabète sucré ne doit pas être une épreuve mathématique basée sur des résultats de laboratoire, mais bien un véritable jugement clinique.Les principaux élé- ments de ce jugement ne sont pas ceux du moment présent lorsque le sujet vient consulter.Il se situe plutôt sur un plan horizontal, basé sur la nature héréditaire de la maladie, les renseignements de l\u2019histoire familiale et surtout les influences possibles chez l\u2019individu de ce diabète qui doit être latent mais présent et en évolution, depuis la conception jusqu\u2019au moment du diagnostic.Le médecin qui porte un diagnostic de diabète sucré le fait en un instant de l\u2019évolution d\u2019une maladie transmise de façon encore inconnue, subissant des influences raciales, alimentaires, géographiques, LE DIAGNOSTIC DU DIABÈÊTE EN CLINIQUE ET AU LABORATOIRE 617 endocriniennes et autres, se manifestant le plus souvent par des troubles métaboliques mais se termni- nant par des désordres vaseulaires particuliers et probablement irréversibles.La complexité de cette maladie dans le temps doit ineiter à la prudence.mais une prudence de bon aloi, sans abandon des responsabilités.BIBLIOGRAPHIE {.Aararvzio, D.S., Diagnosis : intravenous glucose tolerance tests, in Diabetes mellitus : diagnosis and treatment, édité par T.S.Danowski, Amer.Diabetic Assn., New York, 1964.2.BLLENBERG, M., Diabetic complications without manifest diabetes, J.Amer.Med.Assoc., 183 : 926-930, 1963.JosLiN, E.P., Roor, H.F., WHITE, P., et MARBLE, A,, Tre treatment of diabetes mellitus, Lea & Febiger, Philadelphie, 10° éd., 1959, p.94.4.Kipxis, D.M., Insulin secretion in diabetes mellitus, Ann.Intern.Med., 69 : 891-901, 1968.La 5.Kvo, P.T., Current metabolie-genetic interrelationship 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LA PATHOBIOLOGIE DE LA RAGE Les techniques de la virologie moderne ont eu une très grande influence sur la recherche fondamentale et la recherche appliquée du virion rabique.On a pu étudier ces dernières années la morphologie du virion (2.6.16, 31 et 40).son identification immunologique (7 et 22), le titrage par la méthode des plages (42) et par l'hémagglutination (21 et 29), On a aussi obtenu sa purification (5 et 44) qui a donné quelques informations sur la moléeule de l'acide nucléique (44).Des études épidémiologiques et écologiques nouvelles du virion sont en voie de développement (23).On envisage un nouveau traitement antirabique pour l\u2019homme.Plusieurs équipes et laboratoires ont contribué à ce remarquable avancement.On citera au fur et à mesure les auteurs et leurs travaux.PATIIOGÉNIE DE LA RAGE La rage est une encéphalomyélite due à un virion qui se trouve dans la nature.dans les glandes salivaires infectées (figures 1 et 2).La transmission à l'homme se fait par morsure de l'animal.On a constaté une recrudescence mondiale de la rage au cours des dernières années (24).Les mammifères sauvages, vivéridés et musceridés qui font probablement des formes inapparentes de rage seraient le réservoir naturel de la maladie (281.Le nombre de cas de rage parmi les animaux sauvages augmente, tandis que la quantité des animaux P.ATANASIU et H.TSIANG, Institut Pasteur, Paris.domestiques enragés est en baisse (43).Kantaro- vie (26) a réussi à isoler un virus rabique à partir du cerveau de renard blane en bonne santé.Pour Figure 1 \u2014 Rage des rues souche F : Premier passage, glandes salivaires de souris.Coupes obtenues au cryos- tat et colorées aux anticorps fluorescents.Présence de petites et grandes inclusions spécifiques et intracyto- plasmiques à l\u2019intérieur et dans le lumen glandulaire (cliché ATANASIU, P., et CHEVALLIER, G., 1969).Figure 2 \u2014 Antigène rabique des rues (corps de Negri), identifié spécifiquement par la technique d'immunofiuo- rescence (X 600 sur fond noir). Slag, =n Wi 3, It sage, 10% : de cpl faire Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 les deux Amériques, ce sont les chéiroptères que l\u2019on considère comme source d\u2019infection.Les espèces insectivores prédominent aux États-Unis, alors qu\u2019au Mexique et en Amérique du Sud vivent également différentes espèces de vampires (desmodus rotundus, diemus, diphylla) (17).Renato Da Silva (39) a pu isoler le virion rabique en dehors du cerveau et des glandes salivaires du vampire (espèce desmodus rotundus rotundus) à partir de la graisse interscapulaire, de la vessie, du testicule, du muscle, de la rate, du fœtus, de l'utérus, ete.Chez la chauve-souris tadarida brasilensis mexi cana, le virus à été retrouvé dans les voies respiratoires, les poumons et moins fréquemment dans les glandes salivaires.La maladie, on le sait maintenant, peut être transmise autrement que par morsure (voie aérienne) (9 et 15).La maladie inapparente des animaux sauvages (renard blanc) ou des animaux domestiques (chien) à pu être diagnostiquée grâce à l'isolement du virus et à la détection des anticorps neutralisants chez les animaux observés (3, 26 et 45).On sait maintenant que le virus rabique peut se cultiver pendant des mois sur le tissu pulmonaire humain ou le rein de hamster sans produire de eyto- lyse importante.En étudiant le rôle des différentes parties du nerf sciatique dans la transmission de la rage, Baer (11 et 12) à démontré que la section de l\u2019axone n\u2019empêche pas le développement de la maladie (Di Vesta et Zagari, 1889 (18).Par contre, la section et l\u2019enlèvement de la gaine périneurale diminuent la mortalité.Cette étude a été faite sur le rat avec deux types de virus: le virus fixe dont la période d\u2019ineu- bation varie entre quatre et sept jours, et le virus des rues dont la période d\u2019ineubation varie entre deux et trois semaines.Lorsqu\u2019on inocule le virus des rues localement, le pouvoir infectieux persiste au moins 24 heures.On ne peut ensuite le déceler dans aucun tissu pendant six jours; après quoi le virus, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une souche des rues ou d\u2019une souche de rage fixe, gagne la moelle lombaire, le système nerveux central et les glandes salivaires.LA PATHOBIOLOGIE DE LA RAGE 619 Le virus fixe se maintient dans l\u2019endroit d\u2019inoculation entre 48 et 72 heures, passe ensuite rapidement dans le nerf sciatique; au bout de dix heures ou plus, on ne peut plus prévenir la rage par névree- tomie.L'auteur, après différents types d\u2019opérations sur le nerf selatique, sépare le rôle de l\u2019axone de celui de là myéline et de la strueture périneurale dans la pathogénie du virus, insistant sur le rôle de la cellule de Sehwann du neuroléum et de l\u2019espace intraneural qui jouent probablement un rôle important dans l\u2019ascension du virus rabique (12).Pour Schneider, la pathogénie de la rage après inoculation périphérique d\u2019un virion des rues se divise en trois phases : 1.Le virus gagne le système nerveux central en cheminant le long du nerf plus que par la voie sanguine.2.La multiplication du virus devient évidente dans la moelle dorsale à travers le ganglion spinal correspondant.De là.le virus gagne tout le système nerveux central.3.Ensuite, pendant la période d\u2019incubation, le virus se disperse a partir du système nerveux central vers la périphérie et ce processus se fait par l\u2019intermédiaire de la cellule de Schwann.C\u2019est par cette vole que tous les organes périphériques sont contaminés.Plus le nerf est court, plus l'infection de l\u2019organe est rapide.Ceci est valable aussi bien pour la rage des rues que pour la rage fixe.En même temps que l\u2019æil, les glandes salivaires, la graisse jaune, les poumons, l\u2019intestin, les reins et les glandes surrénales sont souvent infectés ; le cœur.le foie, l\u2019utérus et les muscles périphériques également.Le pancréas, la rate, le thymus sont le moins régulièrement contaminés.Tous les organes, excepté trois, contiennent le virus dans leurs cellules nerveuses respectives.Les glandes salivaires, la graisse jaune et la cornée contiennent du virus non seulement dans leurs éléments nerveux mais aussi dans leur tissu propre.Le tissu des glandes salivaires est infecté par le virus des rues; le virus fixe reste seulement dans les fibres nerveuses de ce tissu (41).Il a été démontré que la souris pouvait guérir de la rage, c\u2019est-à-dire faire une rage abortive lorsqu\u2019on ov 620 P.ATANASIU et H.TSIANG lui inoculait certaines souches de virus et surtout si on employait la voie intrapéritonéale (13).La rage guérie (abortive) a également été obtenue expérimentalement chez le cobaye et le hamster.En culture de tissu, beaucoup de systèmes cellulaires (glandes salivaires, rein du hamster) peuvent être chroniquement infectés et éliminer du virus in vitro (8 et 19).LE VIRION RABIQUE Le virion rabique a été apercu au niveau de la corne d\u2019Ammon au moyen de coupes ultrafines (31 et 40).À partir des coupes de cultures de tissus infectées réalisées au eryostat et après coloration à l\u2019acide phosphotungstique, on à entrevu la structure du virus qui ressemble à celle du myxovirus (2, 6, 16 et 21).Grâce à la multiplication relativement rapide de différentes souches de virion rabique sur différents systèmes cellulaires, épendymome de la souris (4), rein de hamster (28) BHK 21 C13 (5) (voir figures 3 et 4), embryon de poulet (16), cellules diploi- des humaines (46), rein de pore (1), ete, il a été possible de situer le virion rabique dans le cytoplasme des cellules et d\u2019entrevoir sa structure morphologique sur coupes fines ou après purification partielle.Figure 3 \u2014 Rage fixe sur culture cellulaire BHK;; Cy; au huitième jour.On remarque une cytolyse partielle et une fluorescence spécifique intracytoplasmique dans la plupart des cellules, (cliché ATANASIU, P., LEPINE P., et DIGHE, P.(5).Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 Figure 4 \u2014 Souche de rage bovine (Salta) sur culture de cellules de glandes salivaires de jeunes lapins en culture au 12e jour.On remarque une cellule colorée par la méthode directe aux anticorps fluorescents.Le noyau est divisé mais pas le cytoplasme.Le cytoplasme et sa membrane périphérique montrent une grande richesse en antigène spécifique rabique (X 1 000) (cliché ATANASIU, P., et JUNEAU, C., Institut Pasteur).On a pu constater que le virion rabique se multiplie par bourgeonnement, soit à partir des membranes eytoplasmiques périphériques, soit à partir du réticulum endoplasmique, des citernes et des vésicules cytoplasmiques (figure 5) (10).Carer CE Figure 5 \u2014 Rage fixe, souche Pasteur, sur culture cellulaire (cellules BHK, C;;).Coupe fine obtenue au huitième jour après l'infection.Dans la région du cytoplasme.On voit la zone périphérique sans structure (matrice virale) ; A partir de la membrane cytoplasmique se détachent des virions.Leur forme le plus souvent est un obus, ou de forme allongée.Le diamètre varie entre 600 et 800 A, pour une longueur moyenne de 1200 A; la masse cytoplasmique sans structure correspond aux inclusions cytoplasmiques, colorée par la méthode de Mann ou a I'im- munofiuorescence comme coloration spécifique (X 120 000) (cliché ATANASIU, P., et SISMAN, J., Institut Pasteur). iio Sa Lg cullre de en cullure ar la mé Noyau est $2 mem: Se en an TANAGIU |, +l ek | Jatt Ti call jieme 2, On il): qi dé qu de 0 = ofl 5 off lie ( 110 ar Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 La multiplication du virion en cycle unique a montré une longue période d\u2019éclipse, 18 heures, suivie rapidement d\u2019une phase en plateau prolongée (17 et 33).Si on ajoute des polymères à charge ionique positive dans une culture de tissu infectée en cycle unique de multiplication, comme le diéthylamino- éthyl-dextram, on obtient un raccourcissement de la période d\u2019éclipse et les particules virulentes apparaissent dans le liquide surnageant, entre la 12¢ et la 15¢ heure.Le même phénomène est obtenu sur des cultures irradiées aux rayons ultraviolets avant l\u2019inoculation (25).La première purification du virus rabique a été réalisée à partir du liquide surnageant de cultures du virus sur cellules BHK 21 (5).Récemment, on a réalisé une purification plus poussée, toujours à partir de cultures du virus sur les mêmes cellules, mais où le sérum avait été remplacé par de l\u2019albumine bovine.On a précipité le virus à l\u2019aide de l\u2019acétate de zine et par passage sur colonne Sephadex G75.Le filtrat fut traité par la ribonucléase et la désoxyribonucléase ; après re- concentration par centrifugation, le virion est repassé sur un gradient de densité, de sucrose.Les clichés en microscopie électronique ont montré des virions complets et cinq pour cent de matériel cellulaire (44).La longueur moyenne du virion rabique est de 1300 À, et sa largeur de 1000 À.C\u2019est un virus RNA (28 et 30).L\u2019hélice monocaténaire a un diamètre interne de 100 A et un diamètre externe de 150 À : sur l\u2019hélice se disposent les unités de strue- ture protéinique égales en forme et en taille.La nucléocapside isolée à partir des virions, purifiés par le déoxycholate, est examinée en coloration négative.Le diamètre est de 160 À, la périodicité de 7,5 À et la longueur de 1 mu (22).En section transversale, la nucléocapside a 12 unités de structure.Chaque unité de structure accroche le filament ARN.L\u2019hélice est pelotonnée à l\u2019intérieur d\u2019une enveloppe de nature vraisemblablement lipidique.À la périphérie, sont disposées les projections dont la taille est de 80 à 100 A.L\u2019étude des corps de Negri par les techniques LA PATHOBIOLOGIE DE LA RAGE 621 histologiques, par l\u2019immunofluoreseence et la microscopie électronique en culture de tissu ou sur l\u2019animal, a montré que ces formations sont des foyers de multiplication intracytoplasmiques du virion rabique (7 et 34).Pour Matsumoto, ce qui distingue le virion rabique des autres virus de la même famille, des Rhab- dovirus, c\u2019est la matrice.Elle est responsable et toujours en relation avee la replication virale, tandis que pour les autres virus de la même famille on ne rencontre pas la méme structure.Les corps de Negri présents dans les neurones infectés par la rage des rues correspondent à la matrice; de même avee la souche fixe Flury-Hep.Matsumoto à montré également que le virus rabique est repliqué dans le eyto- plasme et que très peu de particules bourgeonnent à partir de la surface cellulaire.Ceci fait la différence entre le virus rabique et les autres virus de la même famille.Ceci ne se passe pas avec la souche HEP adaptée à la culture de fibroblastes de poulet où le bourgeonnement du virion prend naissance à la surface cellulaire.L'auteur pense que le site de multiplication du virus rabique est variable et qu\u2019il dépend de la cel- cellule hôte (32).Figure 6 \u2014 Rage fixe, souche Pasteur, sur culture de cellules BHK,; C,;.Présence des virions en section transversale, de forme allongée ou en obus.Ces virions sont identities par la ferritine conjuguée aux globulines qui se localisent spécifiquement autour de l\u2019enveloppe virale.(ATANASIU, P., ORTH, G., SISMAN, J., et BARREAU, C., Identification immunologique du virion rabique en cultures cellulaires par les anticorps spécifiques conjugués à la ferritine, C.R.Acad.Sci, Paris, 257 : 2204, 1963). = no LD Les virions et la matrice ont pu être identifiés 1m- munologiquement, en microscopie électronique, par le marquage à la ferritine de la globuline antirabique complexe opaque aux électrons (figure 6).Lise formes filamenteuses, allongées, ainsi que la forme ronde (section transversale) observées, représentent différents aspects des virions rabiques (7 et 22).Dans l\u2019étude de la replication, on a démontré que le virion est inhibé par des inhibiteurs DNA (5-fluoro-uracile (Fu) en action secondaire et la eytosine arabinoside (Ca) (14) ; le 5-bromodésoxy- uridine n'a pas d\u2019action (28), de même l\u2019actino- myeine D et la mitomyeine C.Comme inhibiteur du RNA.le 5-fluoro-uracile (Fu) a un effet primaire.P.ATANASIU et H.TSIANG Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 La replication de virus est inhibée également par un analogue des acides aminés, la S-phényl- sérine (36).L\u2019observation des virions du virus Sigma au microscope électronique a montré la similitude morphologique de ce virus de drosophile avee celui de la rage.Les deux virus présentent, de plus, des propriétés physicochimiques très voisines.Il à paru intéressant de voir, d\u2019une part, si le virus rabique pouvait se multiplier chez la drosophile, si une parenté sérolo- gique n\u2019existerait pas entre les deux virus, d'autre part.En six expériences indépendantes, consistant en des passages successifs sur la drosophile de diverses TaBLEAU 1 Morphologie et hémagglutination des virions se rapprochant du virus rabique : rabdovirus ou rabies-virus de vertébrés, d\u2019invertébrés et de plantes MORPHOLOGIE HEMAGGLUTINATION LIEU DE FORMATION MORPHOLOGIE EXTERNE DE LA BHK_ C._.S 281 \u201c18 DU VIRION NUCLEOCAPSIDE HEMATIES « OIE » VIRION Forme Quotient Projection Périodicité Diamètre Dimensions Titre pH de des unités P'hélice : |structurales : \u2014 externe largeur, \u2014 interne longueur, épaisseur Rage rond, 600 À 55 A membrane cellulaire allongé, 100 A + 150 À 30 A 1/64 5,8 réticulum filamenteux 3,000 100 A 25 A endoplasmique Sigma de rond, 700 A l\u2019Héritier + + \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 membrane cellulaire allongé 1,400 À V.cocal rond, 600 A membrane cellulaire allongé, 100 A + \u2014 \u2014 1/16 6,4 réticulum filamenteux 1,700 A endoplasmique Egtved rond, 600 A 500 A membrane cellulaire (VHS) allongé, + 55 A réticulum filamenteux 1,800 A 200 A 80 A \u2014 \u2014 endoplasmique [ N.J.rond, | 680 À 30 A 1/32 6,4 membrane cellulaire Vvsy 4 allongé, 100 A 45 A 500 A 30 À réticulum | Indiana filamenteux 1,750 A 170 A 90 A 1/64 5,8 endoplasmique Kern Canyon rond, 730 À allongé, 80 A 50 A \u2014 \u2014 1/128 6,2 membrane cellulaire filamenteux 1,320 A V.laitue rond, 680 A membrane cellulaire allongé, + 45 A \u2014 \u2014 \u2014 réticulum filamenteux 2,270 A endoplasmique pact! fd sut Al six [Rl J ltl Hégips RIM wily fi\" ET SE Fils SU all Laral Mdédical Vol.40 - Sept.1969 souches de virus rabique dérivées de la souche Pasteur, on a constaté que les mouches femelles de ces six lignées ont présenté les symptômes suivants: un raccourcissement de la durée de la vie et une diminution nette de la ponte.Il semble que l'agent responsable de ces effets soit un virus.En effet, le caractère est infectieux et les symptômes apparaissent si l'extrait est filtré sur des pores de 450 my.L'agent responsable a été appelé Rd (37).D'autre part, N.Plus (38) à réalisé des essais de séroneutralisation du virus Sigma, facile à doser.par des sérums antirabiques de titres élevés.Le mélange est maintenu deux heures à 20° C.: un mélange à volume égal de suspension Sigma dilué et de sérum antirabique légèrement dilué, et un mélange à volume égal de la même suspension avec du sérum normal du même lapin, légèrement dilué.Au cours des cinq essais réalisés en utilisant trois sérums antirabiques de lapin différents, le titre du premier mélange (sérum antirabique, virus Sigma) s\u2019est montré inférieur, de facon significative.au titre du deuxième mélange (sérum normal du même lapin).Le pouvoir d'hémagglutination de certaines espèces d\u2019hématies (oie) et à un pH déterminé 5,8 (9).la sensibilité à l'éther, la sensibilité à la température.le rapprochement morphologique entre ce virion et des virus comme celui de la stomatite vésieuleuse.du virus Sigma de l\u2019Héritier, du virus de l\u2019hémorragie de la truite (VHS).de virus de la laitue, ete, (tableau TI) font qu\u2019il trouvera facilement place dans la nouvelle classification de ce groupe, toute la famille ayant comme caractéristique morphologique une striation transversale.BIBLIOGRAPHIE !.ABFLSEVH, M.K., Propagation 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formation kystique en rapport étroit avee celui-ci.En effet, toutes ces anomalies sont comprises dans le terme général de duplication intestinale.Toutefois, 1l faut préciser qu'une duplication doit contenir une couche de muscle lisse recouverte d\u2019une muqueuse ayant les mêmes caractères que la partie du tube digestif d\u2019où elle à pris origine et être en rapport étroit ou communiquer avec ce segment.Il faut exclure le diverticule de Meckel, car c\u2019est une entité complètement différente ayant une origine distimete au point de vue embryologique.Le nombre relativement restreint de cas rapportés suggère que c\u2019est une anomalie peu commune, Les duplications surviennent le plus souvent au petit Intestin et elles sont extrêmement rares au niveau du rectum, Une revue de la littérature par Dohn et Povlsen en 1951 (2) leur a permis de retrouver 315 cas, dont 10 (3,2 pour cent) intéressaient le rectum.Au point de vue embryologique, l\u2019origine des duplications est encore mal expliquée; aucune des théories proposées actuellement ne permet d\u2019expliquer le développement de tous les cas (1).Le cas que nous rapportons est celui d\u2019un enfant qui présentait une duplication kystique du rectum dont les manifestations cliniques étaient très peu carae- téristiques.* Service de chirurgie, Hôpital du Saint-Sacrement, Québec.UN CAS DE DUPLICATION DU RECTUM Luc DESCHENES, F.R.C.S.(C) et Jean COUTURE, F.R.C.S.(C) * Observation : F.B., une fillette âgée d'un an, est admise à 1'hôpital le 26 juin 1957, présentant une obstruction intestinale et une rétention urinaire complète.Les radiographies simples de l'abdomen montrent qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une obstruction intestinale avec possibilité de volvulus du côlon droit.Une laparotomie est faite le lendemain de l\u2019admission, et au protocole opératoire on note: « L\u2019obstruction de la vessie et du côlon siège au niveau du rectosigmoïde où il y à un blocage complet.Une masse refoule le sigmoïde par en avant et semble originer de la région pré- sacrée.Il s\u2019agit d\u2019un abcès volumineux intéressant le mésosigmoïde.Après ouverture de l\u2019abcès, une masse inflammatoire ou néoplasique est palpée.Drainage de l\u2019abcès.» Les suites opératoires sont normales et l'enfant est libérée quelques jours plus tard.L'enfant est hospitalisée pour la deuxième fois, en février 1958, pour une tuméfaction de la fesse gauche apparue quelques jours auparavant.Dans le protocole opératoire, on note: « Il y a un volumineux abcès qui bombe dans la paroi postérieure du rectum et dans la fesse gauche.Ouverture de l\u2019espace pré-sacré et drainage de l\u2019abcès après avoir réséqué le coceyx.Le pus était de couleur chocolatée.» L'évolution postopératoire est normale avec guérison complète de la plaie périnéale.Au mois d\u2019août 1958, l\u2019enfant est hospitalisée de nouveau pour une récidive récente de la tuméfaction de la fesse gauche.Dans le protocole opératoire, on note : « L\u2019abcès semble originer de la région rétro- péritonéale au niveau de la paroi postérieure du rectosigmoide.Il y a plusieurs logettes de l\u2019abcès, 626 Luc DESCHÊNES et Jean COUTURE spécialement au niveau du périnée.Ouverture très large au niveau de la fesse gauche et de la région périnéale gauche.» Il y eut guérison de l\u2019abcès.L'enfant est hospitalisée trois ans plus tard avec un sinus péri-anal chronique apparu depuis quelques mois.Une fistulographie montre un trajet très irrégulier à multiples embranchements dont l\u2019extrémité interne se situe vis-à-vis la portion antéro- latérale de la troisième vertèbre sacrée.Dans le protocole opératoire, on note: « Le sinus se projette à environ un pouce et demi de l'ouverture de l'anus et se dirige vers la partie supérieure de la région sacro-coceygienne en avant du coceyx où il se termine à environ quatre pouces de son ouverture.Le tissu est très scléreux et 11 est impossible de connaître exactement l'origine du sinus, Une ablation large du sinus fut faite ».Il y eut guérison de la plaie pendant deux mois environ, puis l'écoulement purulent apparut de nouveau.L'enfant est hospitalisée le 23 septembre 1963.Elle est âgée de sept ans et présente un sinus per- pn pren TIE Figure 1 \u2014 Aspect du spécimen apras ablation et injection d\u2019une substance opaque dans l\u2019orifice du sinus.Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 sistant au niveau du périnée ; depuis quelques jours, une douleur intense est également survenue.La fistulographie montre un trajet fistuleux pénétrant obliquement dans la profondeur des tissus mous et se localisant au niveau d\u2019un lac situé à la région Figure 2 \u2014 Le spécimen après section ; aspect typique d\u2019une muqueuse intestinale.Figure 3 \u2014 Duplication kystigue du rectum a localisation présacrée, d\u2019après Gross, R.E.Surgery of infancy and childhood.Its principles and techniques, Philadelphie, W.B.Saunders Company, 1953 (publié avec l\u2019autorisation de l'éditeur).Figure I ard wen comple Jil liste ie lil I Da dis Jogion) Toys \u2014 le vi pique seh i ad apte allt Laval Mcdical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Figure 4 \u2014 Prélèvement comprenant toute l\u2019épaisseur de la paroi du kyste.À gauche, on reconnaît une muqueuse assez mince.Les reste de la photo montre une musculeuse complète (hémalun - éosine - safran, x 50).paramédiane droite dans le plan antérieur à la dernière vertèbre coccygienne.TM n\u2019y à aucune communication avec le rectum ou toute autre anse intestinale.Une cinquième intervention est alors proposée.Dans le protocole opératoire, on note : « Après avoir disséqué une partie de la fistule, nous constatons qu\u2019il v a une grosse masse kystique qui s\u2019est développée à la partie antérieure du sacrum et qui contient une quantité nnportante de pus et de matières solides.Le kyste est adhérent en partie au reetum et également à la partie antérieure du sacrum.Dissection de la fistule et ablation de la tumeur.» Les figures 1 et 2 montrent l\u2019aspect du spécimen.La figure 3 illustre bien la localisation de cette lésion dans le petit bassin.UN CAS DE DUPLICATION DU RECTUM 627 Le rapport histopathologique confirme qu\u2019il s'agit bien d'une duplication intestinale: les prélèvements faits au niveau de la formation sacculaire sont constitués par une paroi musculaire revêtue d'une muqueuse de type intestinal colique.T1 n'y a pas de revêtement séreux du côté externe.On retrouve des filets nerveux dans la couche musculaire (figure +).Cinq aus après l'opération, l'enfant était en bonne santé et n'avait présenté aucun problème depuis la dernière intervention chirurgicale, RÉSUMÉ Nous avons présenté un cas de duplication kystique du rectum qui s\u2019est manifesté au début par une masse infectée dans le petit bassin avant causé une obstruction intestinale.L'infection a persisté de facon intermittente jusqu\u2019à l\u2019exérèse complète de la duplication six ans après la première hospitalisation.BIBLIOGRAPHIE {.BREMER, J.L., Diverticula and duplications of intestinal tract, Arch.Path.38: 132, 1944.2.Doux.K., et PôvLsEN, O., Enterocystomas : report of six cases, Acta Chir.Scand.102: 21, 1951.J.Lewis, F.T., et THY~NG.F.W., Regular occurrence of intestinal diverticula in embryos of pig, rabbit and man, Amer.J.Anat., 7: 505, 1907.4.Mc Lerenie.N.G.B., Purves, J.K., et SAUNDERS, R.L.de C.H., Genesis of gastric and certain intestinal diverticula and enterogenous cysts, Surg.Gynec.Obstet.99: 135, 1954.dis duo Sek gla ad dad h f b i 2: rol sas ist tar L\u2019ULCÈRE GASTRO-DUODÉNAL CHEZ LES ENFANTS DE MOINS DE CINQ ANS * Maurice TREMBLAY 1, Réal DESRANLEAU 2, Nicolas DAOUD 2, INTRODUCTION Le problème de l\u2019ulcère peptique chez l\u2019enfant prend aujourd\u2019hui de plus en plus d'importance.Avec l\u2019aide de moyens modernes de diagnostic, sa fréquence a beaucoup augmenté ces dernières années, Vu les problèmes de santé qu\u2019il peut poser, il revêt pour l\u2019enfant, comme pour les parents, une importance primordiale, particulièrement en ce qui a trait à sa persistance ou à sa récidive à l\u2019Âge adulte (23).De la naissance à cinq ans, l\u2019ulcère peptique est encore plus rare; cependant, le relevé de cinq cas dans notre hôpital nous donne l\u2019occasion d\u2019étudier ce sujet.OBSERVATIONS Cas n° 1: J.M., 9 21 mois (9-3-68) Raison d\u2019entrée: Hématémèse et melæna.Antécédents: Adénoïdectomie.atrésie des voies lacrymales en 1967.Anémie : 7,7 d\u2019hémoglobine pour cent (2-4-67).Groupe sanguin, O, Rh positif.Pas de prise de médicaments.* Travail présenté le 17 octobre 1968 à la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval.1.Chef du Département de pédiatrie à l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi.2.Résident à l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi.3.Interne à l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi, et Claude BELISLE 3.Poids à la naissance: six livres; poids actuel: 2314 livres.Maladie actuelle: 8-3-68: Extraction dentaire (14 dents) suivie d\u2019hémorragie importante ; hématémèse, melæna, hématochézie et hématurie; bon appétit.Examens de laboratoire: 8-3-68 : Hémoglobine : 8,1 g pour cent; globules rouges : 3 200 000 par mmê.10-3-68 : Hémoglobine : 7,9 g pour cent; globules rouges : 3 570 000 par mm?15-3-68: Radiographie: uleus bulbaire possible (figure 1).19-3-68 : Examens des selles: présence de sang dans trois spécimens.Trartement : 1.Suspension globulaire de 250 emë, le 10-3-68.2.Traitement médical : diète, vitamines, antibiotiques et anti-acides.Évolution: 11 et 12-3-68: Hématémèse, melæna et hémato- chézie.21-3-68 : Hémoglobine: 14,5 g pour cent.13-8-68: Examen radiographique de contrôle: l\u2019uleus bulbaire semble un peu déplacé.11-10-68: Melæna et hématémèse: uleus encore actif (figure 2).Cas n° 2: C.B., 9 18 mois (9-7-68) Raison d\u2019entrée: Hématémèse.PT WE ww\" DAD?ELLE, qi Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 L'ULCÈRE GASTRO-DUODÉNAL 629 Antécédents: Hospitalisée pour anémie et allergie alimentaire (février 1967).Histoire familiale de diabète.Groupe sanguin : O, Rh négatif (dCe) ; Pas de prise de médicaments ; Poids à la naissance: sept livres; poids actuel: 2034 livres.Maladie actuelle : Hématémèse très importante de 300 em?de sang noir coagulé, avec perte de conseienee et diaphorèse ; tachycardie, tachypnée, melæna par la suite.Enfant: Très nerveuse, malgre et pâle, nauséeuse.Chute huit Jours auparavant.Examens de laboratoire : 9-7-68 : Hémoglobine : 9,5 g pour cent; globules rouges : 3 400 000 par mm3.12-7-68: Hémoglobine : 8,6 g pour cent; globules rouges : 3 400 000 par mmê°, 16-7-68 : Radiographie : uleus gastrique au corps de l\u2019estomac.Figure 1 \u2014 Première observation : aspect irrégulier des parois du bulbe duodénal avec image par addition, indice d\u2019un ulicus bulbaire associé à une duodénite, Figure 2 \u2014 Première observation, sept mois plus tard : image de niche ulcéreuse au bulbe duodénal ; la duodénite semble guérie.Examens des selles: présence de sang dans trois spécimens.Fer sérique diminué: 31 y pour cent.Evolution: Excellente ; selles noires jusqu\u2019au 23-7-68 (dues au Fertinic).23-7-68 : Hémoglobine : 10,4 g pour cent ; globules rouges: 4 000 000 par mmê.Traitement : Traitement médical : fer et Maalox.Examen de contrôle : Examen radiographique négatif.Cas n° 3: A.D.& 25 mois (5-12-67) Raison d\u2019entrée: Anémie grave.Antécédents: À l\u2019âge de huit mois: traumatisme crânien avec commotion cérébrale; anémie (9,9 ¢ d\u2019hémoglobine pour cent).Groupe sanguin: O, Rh négatif (dCe).Poids à la naissance: 71, livres; poids actuel ; 2714 livres. JAN \u2018\u201c Laval Médical 630 M.TREMBLAY, R.DESRANLEAU, N.DAOUD et C.BELISLE Vol.40 - Sept.1969 Maladic actuelle: ÿ-12-67 : Melæna, anorexie, œdème conjonetival.1-12-67: Chute avec blessure derrière l'oreille L'état s'améliore par la suite.y 3 ; ; gauche.| Traitement : 35-12-67 : Hématémèse abondante avec aliments à 1.Transfusion de sane fotal.300 en.le 5-12-67 : : ' > secs aly , la : deux reprises, et cela après la prise de a., - p \u2019 a ap ap 250 em°, le 6-12-67; 1 ins d\u2019acide acétylsalieylique.| .cmd grams act ° ace yisateyid Suspension globulaire, 300 cm?le 8-12-67; Abattu, pâle, asthénique.[ 9 Diète des uleéreux : T.A.: 100/60; fréquence cardiaque : 2, Diète des uleéreux ; 4 180/min.3.Bentylol et Maalox.i Sensibilité abdominale légère.Examen de contrôle : 2 Examens de laboratoire: Ulcère encore présent mais sans symptômes quel- i 5-12-67: Hémoglobine: 54 g pour cent; globules ques mois plus tard (figure 4).rouges: 2 200 000 par mm?6-12-67 : Hémoglobine : 6,7 g pour cent ; globules Cas n° 4: S.F., & 4 mois (18-8-61) rouges: 2 000 000 par mm°.Raison d\u2019entrée: Hématurie microscopique.pid Vomissements et melæna.| | 4 | 7-12-67: Hémoglobine: 10,7 g pour cent.À | 9-12-67: Hémoglobine: 15,1 g pour cent.Antécédonts: EE ' 13-12-67 : Radiographie : image suspecte.Né de mère pré-éclampsique après 745 mois de [ 21-12-67: Radiographie: uleus pylorique pré grossesse ; ictère de longue durée après la nais- bulbaire (figure 3).sance.Évolution: Hospitalisé le 6-5-61 pour ictère, insuffisance pon- 6-12-67: Melæna ; réaction transfusionnelle.dérale et anorexie.À Allergies : acide acétylsalicylique, lait et viandes.Figure 3 \u2014 Troisième observation : image par addition 4 entourée d'une zone de transparence de la région centrale Figure 4 \u2014 Troisième observation ; l\u2019œdème a disparu prébulbaire, indice d\u2019un ulcus pylorique en activité.mais l\u2019image de la niche ulcéreuse est toujours présente, .*dical .4 - .je VA 40 - Sept 1969 L'ULCÈRE GASTRO-DUODÉNAL 631 Poids à la naissance: 55, livres; poids netuel : Evolution: 4-9-61: Uleus duodénal prouvé radiologique- 1554 livres.ment, bi - Maladie actuelle: 18-9-61 : Sang dans les selles: examen négatif.fi \u2018 Vomissements depuis 15 jours et melæna depuis 15-9-61: Radiographie: examen négatif.E deux Jours.20-11-61 : On percoit un œdème des paupières et E | Agitation, pleurs et dyspnée.des membres.| : Atteinte oto-rhino-laryngologique légère; abdo- Présence de sang dans les selles.1 men douloureux.Hémoglobine : 8,3 pour cent; globules | | Urines tachantes ; foie palpé à un travers de doigt rouges : 3 800 000 par num*.| sous les côtes.9-10-63: Nouvelle hospitalisation pour selles noi- i res, anorexie, insomnie et constipation.Eramens de laboratoire: | | ; Sang dans les selles : examen positif.18-8-61: Hématurie et pyarie.| Radiographie : examen négatif.19-8-61 : Hémoglobine : 10,8 g pour cent; globules rouges: 4480000 par mm?®; globules blancs: 25 000 par mm?Selles : sang + + (trois spéciniens).6-9-61 : Hémoglobine : 10,8 g pour cent; globules Cas n° 5: J.F.& 13 mois (5-11-65) rouges: 4 600 000 par mm°.Traitement: Traitement médical, avec Bentylol et cortisone (en gouttes nasales).Raison d\u2019entrée: Sang moins abondant dans les selles.| ; ; ; .Epilepsie.23-8-61: Radiographie: lésion pylorique ou bul- DEEP ; Antécédents: i baire.1-9-61 : Radiographie : petit uléus probable avec Sécrétions abondantes à la naissance ; convulsions fréquentes des membres jusqu\u2019à quatre mois.image d'inflummation des anses duodé- Tuméfaction inguinale unique découverte à qua- nales en dents de scie (figure 5).tre mois.Otite purulente droite a six mois.Retard psychomoteur actuel.Poids à la naissance: 714 livres: poids actuel: 19 livres.Maladie actuelle : Le jour de l\u2019admission il présente des convulsions du membre supérieur droit.puis généralisées et d\u2019une durée de 30 minutes.On les arrête avec du Gardénal par vole intraveineuse ; la température demeure normale, Puis, on note de la sommnolence, de la pâleur et du myosis.L'examen oto-rhino-laryngologique montre une orme w.At congestion du tvmpan gauche; le tympan droit est dépoli.Lies muqueuses sont sèches.Figure 5 \u2014 Quatrième observation : petite image entourée Le rythme cardiaque est rapide et régulier d'une zone de transparence à la base du bulbe duodénal ; : 2 \u2019 les rebords du bulbe montrent un aspect de duodénite.L'enfant présente un hématome à la fesse gauche. Eramens de laboratoire: 8-11-65: Ponction lombaire : hyperglycorachie.Formule sanguine: globules blancs: 11300 par mm\u201d; globules rouges: 3 700 000 par mm*; hémoglobine : 9,7 g pour cent.15-11-65: Examen biochimique du sang: acidose compensée.Hémoglobine : 9,7 g pour cent; globules rouges : 3 900 000 ; globules blancs : 26 650 par mm?®; stabs: 25 pour cent.Radiographie pulmonaire: image de broncho-pneumonie.Évolution: 8-11-65: Épisode convulsif de quelques heures.10-11-65: Somnolence, anorexie; température: à 103° F.15-11-65: Apnée, mydriase, hypotonie et arrêt car- | | « diaque après prise de 10 me de Lar- | gactyl.Massage cardiaque, respiration Bird et matelas réchauffant.Mais deux heures après: mydriase gauche; hypotonie et aréflexie ; coma.17-11-65: Décès, | Traitement reeu: 2 Barbituriques, antibiotiques, lavements à l\u2019acide | acétylsalieylique, ete.Solucortef, 25 mg i.v., quel- | ques heures avant le décès.| Autopsie : «) Méningite suppurée (cocci gram positifs, colibacilles).œdème cérébral et hernie amygda- lienne.b) Atrophie corticale occipitale attribuable à un traumatisme ancien.«) Broncho-pneumonie.d) Uleération duodénale superficielle.ÉTIOLOGIE Plusieurs facteurs étiologiques ont été suggérés pour expliquer l\u2019uleus chez l\u2019enfant : 1.Maladies du système nerveux central et lésions cérébrales (2.8, 9, 10, 14, 16, 19, 21 et 24).632 M.TREMBLAY, R.DESRANLEAU, N.DAOUD et C.BELISLE Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Kg Traumatismes locaux ou généraux (1, 5, 6, 8, 10, 14, 16 et 21).3.Brûlures (uleère de Curling) (1, 9, 10 et 15).+, Infections sévères locales ou systémiques, telle la septicémie, qui serait la cause de 50 pour cent des ulcères peptiques aigus (1, 8, 16, 19, 21 et 24), 5.Malnutrition et maladies débilitantes: tels 1\u2019hydronéphrose et le diabète (14 et 22).6.Hérédité (5,9 et 16).7, Prématurité (14, 15 et 21).8.Déséquilibre hormonal maternel (8 et 21).9.Choe, anoxie, hypoxie et anémie (10 et 14).10.Allergies (8).11.Chirurgie (perforations postopératoires) (2, 10 et 12).12.Médicaments (acide acétylsalicylique, stéroides, ACTH 2) (1,9, 13, 14, 16 et 22).13.Facteurs psychiques ou psychiatriques, et stress (2, 5, 8, 9, 10, 14, 16, 19 et 21).14, Défectuosités physiologiques en rapport avec l\u2019estomae (1, 12, 19, 21 et 22).15.Défectuosités physiques de l\u2019estomac (12, 15 et 19).16.Intubation et pression positive, manœuvres intempestives au cours de l'accouchement (14 et 19).17.Obstruction intestinale distale (15 et 19).18.Néoplasies (2, 21 et 24).FRÉQUENCE DES ULCÈRES GASTRO-DUODÉNAUX Au cours de notre étude, nous avons relevé plusieurs faits intéressants à ce sujet : 1.Les ulcères gastro-duodénaux sont rares chez l\u2019enfant : 350 cas au monde jusqu\u2019en 1954 (9) ou 0,1 à 1,5 pour cent des enfants traités (14 et 23).2.Ils sont plus fréquents chez les mâles, dans une proportion de trois à deux (9 et 16).3.1ls sont localisés plus souvent au duodénum, au bulbe et au pylore qu\u2019à l\u2019estomae, dans la proportion de quatre à trois, allant jusqu\u2019à sept à un dans certaines séries (1, 5, 9, 14 et 16).6, ll Ig Ti leg] Su ; se Hig sli Laval .40 \u2014 Sept.1969 Vol = Médical La tendance familiale est rencontrée dans 24 à 30 pour cent des cas (9 et 14).Dans la plupart des séries étudiées, on note que la majorité des ulcères infantiles (de la naissance à 16 ans) se rencontrent en bas de deux ans, selon les uns (14), alors que, selon les autres, on n\u2019atteint jusqu\u2019à cet âge que le chiffre de 6 à 17 pour cent des cas (23).On rapporte qu\u2019il y a perforation dans 50 pour cent des cas entre l\u2019âge de 15 jours et un an.et dans seulement 33 pour cent des cas entre un et six ans (17).Quatre-vingts pour cent des ulcères peptiques sont traitables médicalement, alors que seulement 20 pour cent doivent l\u2019être chirurgicale- ment (22).Une série de 419 ulcères infantiles de la naissance à 16 ans venant de 29 hôpitaux rapporte une moyenne de 1,9 ulcères par an (18 et 23).Ici, nous avons une moyenne de 0,6 dans notre série de la naissance à cinq ans, ce qui coïncide assez bien, après calculs, avec cette série.Selon certaines études, 50 pour cent des ulcères duodénaux, commençant dans l\u2019enfance et traités médicalement seulement, peuvent persister ou récidiver dans l\u2019adolescence ou même à l\u2019âge adulte (14 et 23).PATHOGÉNIE Plusieurs hypothèses ont été émises à ce sujet.dont voici les principales et peut-être les plus plausibles : 1.Une activation de l\u2019hypothalamus par un phénomène inconnu agirait sur l\u2019axe hypophyso- surrénalien, entraînant une augmentation de la sécrétion d\u2019HCI et de pepsine gastrique, par exemple au cours des traumatismes cérébraux, de l\u2019anoxie, du stress (1, 19, 22 et 24).2.Des troubles physiques ou physiologiques de l\u2019estomac amèneraient une plus grande susceptibilité à former un ulcère ou même à le perforer, par exemple dans les déficiences museu- laires congénitales de l\u2019estomae (12, 15, 19 et 22).L'ULCÈRE GASTRO-DUODÉNAL 633 3.Un mécanisme d\u2019hypersécrétion physiologique de pepsine et de HCI : de très hautes concentrations de HCI ont été notées dans l\u2019estomac au cours des premières 48 à 72 heures de vie (8, 15 et 22).Un phénomène d'hémoconcentration amènerait une stase, une viscosité sanguine déclenchant une congestion de la muqueuse gastrique avec diminution concomitante d\u2019oxygène et augmentation de la susceptibilité à l\u2019action de l\u2019HCI et de la pepsine (hypothèse suggérée dans le choc et les brûlures) (1 et 12).Une hyperséerétion d\u2019histamine non inactivée par le foie, s\u2019ajoutant au choc ou a la toxémie, amènerait une hyperséerétion gastrique et un ulcère par manque relatif de substances tampons (1).L'histamine alors amènerait une contraction du muscle lisse avec occlusion partielle des artères de l\u2019estomac causant une ischémie locale, puis un ulcère (par exemple dans les traumatismes du foie) (6).ÉVOLUTION ET TRAITEMENT Le traitement est fonction de l\u2019évolution de l\u2019ulcère.Le traitement chirurgical est indiqué : «) S'il y a hémorragie massive avec signes de perforation (6 et 10): b) Si la succion nasogastrique ramène du sang rouge clair pour huit à 12 heures, avec héma- tochézie, et malgré un traitement médical (6, 10 et 22) ; c) S\u2019il v a réeidive d\u2019hémorragies massives après traitement médical (6 et 10); d) S'il survient une hémorragie assez importante pour provoquer une hypotension systémique (10); e) Enfin, si l\u2019état physique du patient permet l\u2019intervention (6).Sinon, il faut traiter l\u2019ulcère de façon conservatrice, c\u2019est-à-dire médicale ; tous les auteurs consultés sont d\u2019accord sur ce point. DISCUSSION Nous avons présenté, de notre hôpital, cinq cas d'ulcère gastrique ou duodénal chez des bébés dont l\u2019âge varie de quatre à 25 mois.Nous avons au moins deux cas qui semblent en relation avec un traumatisme violent (chute) quelques Jours auparavant.Un cas accompagne une méningite suppurée mortelle.Un cas fait suite à une extraction dentaire avec hémorragie importante.Enfin, un cas survient après des vomissements répétés durant quinze Jours, l\u2019enfant présentant une allergie alimentaire.Chez trois de nos cas, nous notons dans les antécédents un taux d\u2019hémoglobine inférieur à dix grammes pour cent, dans les 10 à 18 mois qui ont précédé.Chez deux autres cas, il y a des antécédents chargés, allant de la pré-éclampsie maternelle avec ictère prolongé du bébé chez l\u2019un, aux convulsions, otite purulente et retard psychomoteur chez l\u2019autre.Dans quatre cas sur cinq, nous avons noté des symptômes de vomissements sanguins avec melæna, tant macroscopique que microscopique.Dans tous les cas, nous avons noté en cours d\u2019hospitalisation une anémie importante, avec hémoglobine inférieure à 10 g pour cent; et allant jusqu\u2019à d.4 g dans un cas.Tous nos cas sont des enfants de parents entre 25 et 35 ans où les antécédents d'ulcères gastriques He sonf pas connus.Dans trois cas, les groupes sanguins furent faits: tous les trois étaient du groupe O, et deux étaient Rh négatifs (dCe).Aucun des patients n'eut les symptômes foudroyants de l'uleus perforé.Tous reçurent un traitement.sauf celui qui est mort de méningite.Trois d'entre eux durent être transfusés.Deux des quatre patients eurent des récidives.Cependant, chez aucun d'eux la chirurgie n\u2019a encore été Jugée nécessaire, Une hématurie microscopique ou Macroscopique à été signalée dans trois cas; et chez un seul l\u2019hémorragie gastro-intestinale fut assez importante pour parler d\u2019hématochézie.634 M.TREMBLAY, R.DESRANLEAU, N.DAOUD et C.BELISLE Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 On nota des douleurs abdominales moyennes avec agitation et pleurs dans trois cas.Deux des enfants reçurent des stéroïdes en cours d'hospitalisation : l\u2019un par voie intraveineuse quelques heures avant sa mort (observation n° 5), l\u2019autre sous forme de gouttes nasales (observation n° 4).Tous nos enfants, sauf un chez qui on a découvert un uleus duodénal à l\u2019autopsie, ont subi un examen radiographique.Le transit digestif a révélé chez deux d\u2019entre eux une image d\u2019uleus bulbaire ou prébulbaire, alors que chez un on a découvert un uleus au niveau du corps de l\u2019estomac.Chez un autre, enfin, l\u2019image radiologique s\u2019apparente davantage à une gastro-duodénite qu\u2019à un uleus bien visualisé, mais il peut s\u2019agir d\u2019un uleus masqué ou trop petit pour être vu à la radiographie (4 et 23).RÉSUMÉ Nous avons présenté cinq cas d\u2019ulcère gastro- duodénal admis et traités à l\u2019Hôtel-Dieu Saint- Vallier de Chicoutimi, et relevés sur une période de huit ans.L'histoire de cas, le laboratoire et la radiologie hous ont montré qu\u2019il s\u2019agissait bien d\u2019ulcères gas- friques ou duodénaux chez des enfants dont l\u2019âge variait entre quatre et 25 mois.La comparaison avec des séries venant d\u2019autres auteurs nous a permis de vérifier la validité de nos observations.REMERCIEMENTs Nous tenons à remercier les docteurs Jean Laro- chelle, Gervais Aubin et Jean-Charles Claveau, tous trois assistants au département de pédiatrie de l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de C'hicoutimi, de nous avoir permis d'utiliser les dossiers de quelques-uns de leurs malades pour la préparation de ce travail.BIBLIOGRAPHIE I.ABRAMSON, D.J, Curling\u2019s ulcer in childhood, Surgery.55 © 321-336, 1964.*.AICARDI, J., et BIENAYME, J., Les ulcérations digestives aigués survenant au cours des maladies du sys- teme nerveux chez l'enfant, Arch.Franç.Pédiat., 22 : 1041-1059, 1965.» Du ju 51 * A cour Hse gpl.Cu at [és Sie il tly ire il vers en Liz iE | Nil We inl [os Ui | ara jet sf Laval Vol.40 \u2014 Sept.1969 ~2 .GREEN, \u2019.KONRAD, Médical BERNARD, R., AUBRESPY, P., MAESTRAGGI, P., SANSOT, M., GAUTHIER, A., et Pixsarp, N., Hémorragie digestive avec anémie grave par ulcère du diverticule de Meckel, Arch.Franc.Pédiat., 18 : 955-959, 1961.Brayrox D., Gastro-intestinal bleeding of « unknown origin », Amer.J.Dis.Child., 107 : 288-292, 1964.CHENE, P., HuURrEz, A, et RANAIVO-ScHULTZ, M.F.L\u2019ulcère gastro-duodénal de l\u2019enfant, Guz.Méd.France.71 : 3471-3481, 1964.i.CHENOWETH, A.I., Stress ulcer in infants and children, Ann.Surg\u2026 161 : 977-984, 1965.CoCHIN, M., et PErGoLo, F., Les ulcères gastro-duodé- naux de la corticothérapie, Arch.Fr.Mal.App.Dig.55 : 1097-1106, 1966.Cons, B.D, et Wirmrr, S.T., Massive bleeding from duodenal ulcer in the newborn : gastric resection with survival, Surgery.53 : 806-808, 1964.Davouzr, M.R,, À propos d\u2019un cas d\u2019ulcère chez l\u2019enfant, Arch.Fr.Mal.App.Dig, 49 : 1730-1734, 1960.GILBFRT, J.W., et Morrow, A.G., Gastro-intestinal bleeding after cardio-vascular operations in children, Surgery.47 : 685-690, 1960.T.H., et HENDREN, W.H.Subtotal gas- trectomy for bleeding duodenal ulcer in childhood, New Engl.J.Méd.262 ; 118-122, 1960.R.M., Gastro-diiodenal hemorrhage and perforation following cardio-vascular surgery in children, Arch.Dis.Child., 38 : 158-160, 1963.Lines, D.R., Fatal peptic ulcer in a child after ACTH, Med.J.Australie.1.350-352, 1965.14.! 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INVESTIGATIONS MÉDICALES ET HIÉRARCHIE DES VALEURS Lorsqu\u2019en psychothérapie on cherche des classifications pour désigner les affections morbides de l'esprit, il est d\u2019usage de ranger tout ce qui a trait à l\u2019anxiété parmi les troubles de l\u2019humeur et de la conduite.On parle alors des états phobiques et hypocondriaques.Ces désordres peuvent aller jusqu\u2019à l'obsession : l\u2019hyperémotivité favorise une angoisse rendant la vie du malade extrêmement pesante.De tels états psychopathiques seront rangés en général parmi les névroses, car le sujet garde conscience de ce qui se passe, Il reconnaît ses dispositions comme morbides et il reste capable d'en faire la critique, ce qui n'est plus possible dans le cas de la psychose.Même si le patient continue de posséder la conscience de son affection nerveuse, il demeure souvent impuissant pour y échapper.Sa personnalité n\u2019est pas altérée et pourtant il prend son état morbide à cœur, de façon souvent excessive.Une névrose d\u2019angoisse est quelquefois sans objet propre.Ce qui crée l'enfer intérieur du sujet est qu\u2019il lui semble aussi bien savoir comment cette angoisse pure est arrivée et comment en sortir.Or, il se découvre incapable de mettre en pratique la solution qui paraît à sa portée.Les psychiatres savent qu'à ce moment- là une grande part de la souffrance du malade vient de cette détresse qu\u2019il ressent devant l\u2019inanité de ses efforts pour sortir de sa misère.On croit découvrir le chemin qui permettra de fuir le cauchemar, le salut qui fera sortir de cette géhenne et le remède qui semble à proximité, mais voilà qu\u2019on se heurte à une impossibilité radicale (3).Les tentatives envisagées pour établir le contact avec les êtres et les choses aboutissent à un échec.Ce dernier intensifie la maladie, car le sujet se sent affreusement seul.TI! n\u2019est même plus sensible à la Abbé J.P.SCHALLER, D.Th, Porrentruy, Suisse Joie et au malheur des autres.Il est coupé du prochain et s\u2019enferme dans son isolement.Ce n\u2019est pas ici égoïsme ou absence de charité : c\u2019est une tendance morbide qui pousse l'individu à ne penser qu\u2019à lui- même.Le malade déplore une pareille torture et ne demande qu\u2019à quitter ce cercle d\u2019épouvante où il se retrouve constamment.Or, il n\u2019est plus capable d\u2019écarter sa névrose et reste irrésolu devant les décisions a prendre.Il est condamné à lui-même et vit dans une peur qui le pourchasse sans relâche.C\u2019est la perte de l\u2019espérance dans le sens que saint Thomas donnait à ce mot lorsque l\u2019auteur assurait « qu\u2019on désespère parce qu'on redoute la difficulté relative au bien qui requiert notre espoir » (Somme théologique, 11/11, 45,2).Le malade est effondré devant cette difficulté qu\u2019il n\u2019a pas la foree de résoudre, même s\u2019il en a l\u2019intelligence.C\u2019est ainsi que le chemin est ouvert au désespoir.LA PASSION ET L'UNITÉ PSYCHOSOMATIQUE Cet état névrotique anxieux est à rattacher aux vieux traités des passions et singulièrement à celui de la crainte.Saint Thomas distingue cette dernière de la tristesse.Dans le cas de la crainte, il y a l\u2019appréhension d\u2019un mal menaçant et difficilement évitable.Ce mal est présent d\u2019une manière intentionnelle alors qu\u2019il est réellement là dès qu\u2019il s\u2019agit de la tristesse.Le mal qui motive la crainte affirme sa victoire sur un bien qu\u2019il détruit (ibidem, II/IT, 41,1).Avee perspicacité, saint Thomas remarque qu\u2019à un certain degré la crainte devient de l\u2019anxiété : c\u2019est lorsque les infortunes à venir nous acea- blent du fait de l\u2019incapacité où nous sommes de réagir, vu leur aspeet imprévisible.qu jan is Poss it qui i gris gloss 40 aie lee » cette PA es in qu M vapatle Fi he i ful isi teur él cuit fie à rene) treuil Slt ily ith sut le ei all fau ui] hg by Dees Tine table hay Vig ley i ¥ Bm, i, Sisse \u201clupe Is line qu'à lu 041 Ie vill spibl I fé 106?it véliehe (lé sant ass [fake Sum ads rés ind qu = at alll (TH ly LE pt qu ut] 1 are hn Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Poussant plus loin l\u2019analyse, saint Thomas observe qu\u2019il en est qui ont peur de la crainte elle-même, car ils redoutent de ne pouvoir lui échapper.C\u2019est alors que la volonté intervient pour refouler cette appréhension et contrôler la erainte.Tout le problème est de savoir jusqu\u2019où la volonté a barre sur cette passion qu'est la crainte.À ce moment-là, il est indéniable que la psychologie des profondeurs, ou même des procédés médicaux plus directs, soit capable de venir au secours de cette volonté.Enfin, saint Thomas relève combien les effets de la crainte peuvent se manifester dans l\u2019organisme, en fonction de cet élément matériel propre à toute passion et qui est la modification corporelle.L\u2019auteur énumère les conséquences de la crainte un peu comme on ferait l\u2019analyse de réactions organiques face à l\u2019émotion-choe.Il y a contraction et resserrement dans le corps, les bras, les mains; les genoux tremblent; les dents claquent, la voix n\u2019est plus assurée ; la soif se fait sentir; le ventre se relâche et 11 peut même se produire une émission séminale (ibidem, 44,3, ad 1-3).Tel était l\u2019apereu psyeho- somatique d\u2019un philosophe médiéval se penchant sur les effets débilitants de la peur! Le langage est vieillot et l\u2019explication semble un peu fruste.Il faut bien constater pourtant que la psychologie actuelle est en continuité avec le tableau brossé au XITI° siècle.Dès qu\u2019on aborde le Traité des passions de l\u2019âme que Descartes publia à Amsterdam en 1649, la continuité s'avère encore plus saisissante.On sait que le philosophe entendait par passions toutes «les perceptions, sentiments ou émotions » qu\u2019on rapporte spécialement à l\u2019âme en tant « qu\u2019elle est véritablement jointe à tout le corps ».Descartes insiste beaucoup sur les «esprit-animaux » dont le mouvement permet aux passions d\u2019être « causées, entretenues et fortifiées ».Ces esprits, « parties du sang très subtiles », sont des corps fort petits et qui se meuvent très vite.Leur cours dépend grandement des moindres mouvements de la glande dite pinéale \u2014 parce qu\u2019elle a la forme d\u2019une noix de pin \u2014 très petite, située dans le milieu de la substance cérébrale.Cette glande, à son tour, est tri- INVESTIGATIONS MÉDICALES ET HIÉRARCHIE DES VALEURS 637 butaire des moindres changements qui arrivent au cours des esprits.L\u2019endocrinologie ne saurait rester indifférente à l\u2019égard d\u2019une pareille doctrine annonçant étrangement l\u2019essor de la médecine à venir.Partant de tels principes, Descartes étudiera la crainte comme une passion qui « persuade a 1\u2019ame que ce qu\u2019elle désire n\u2019adviendra pas » et la peur comme «un trouble qui ôte à cette âme le pouvoir de résister aux maux qu\u2019elle pense être proches ».Ce « pouvoir de résister » est précisément cette force que les psychiatres tentent de redonner à un patient chez qui la crainte revêt un aspect pathologique.Pour obtenir ce résultat, il faut parfois découvrir le traumatisme initial oublié et faire revivre des souvenirs irrécupérables à l\u2019état de veille.La psychothérapie dite expressive cherche alors non pas à supprimer le conflit générateur du désordre mais à l\u2019exprimer.En ces matières, Descartes est un précurseur.L'auteur remarque « qu\u2019il y a telle liaison entre notre ame et notre corps que lorsque nous avons une fois Joint quelque action corporelle avee quelque pensée, l\u2019une des deux ne se présente point à nous par après, que l\u2019autre ne s\u2019v présente aussi; et ce ne sont pas toujours les mêmes actions qu\u2019on joint aux mêmes pensées » (5).Pour illustrer sa thèse, Descartes prend des exemples pratiques.Il parle des étranges aversions qui empêchent certains de «souffrir l\u2019odeur des roses ou la présence d\u2019un chat ou choses semblables ».Afin d\u2019expliquer cette antipathie, Descartes souligne que si cela arrive à d\u2019aucuns c\u2019est « qu\u2019au commencement de leur vie, ils ont été fort offensés par quelques pareils objets, ou bien qu\u2019ils ont compati au sentiment de leur mère qui en a été offensée étant grosse ».Car, ajoute l\u2019auteur, «il est certain qu\u2019il y à du rapport entre tous les mouvements de la mère, et ceux de l\u2019enfant qui est en son ventre, en sorte que ce qui est contraire à l\u2019un nuit à l\u2019autre ».La biologie n\u2019a fait, depuis lors, que mieux préciser ce qu\u2019avait pensé Descartes.À la lumière des effets psychosomatiques, Jean Rostand avoue n\u2019éprouver « plus aucune difficulté à admettre qu\u2019une grande frayeur, un choe moral, puisse, en provoquant chez la mère une brusque décharge d'hormones et, plus généralement, en altérant son chimisme humoral, perturber le développement de l\u2019embryon ou du fœtus » (9).Ainsi un embryon peut subir le contrecoup d'une grande frayeur et l\u2019état mental de la mère est capable d\u2019affecter plus ou moins durablement le psychisme du fœtus.La science ratifie ce que Descartes nommait « l\u2019offense » faite à une mère enceinte et atteignant l'enfant qu\u2019elle porte.Dans la genèse de cet enfant, Rostand souligne le rôle de la femme, plus important, plus fourni et plus complexe que celui de l\u2019homme.La maternité est une fonction extrêmement riche.Descartes le savait puisqu'il cherchait la cause de nos peurs, nos craintes et nos aversions Jusque dans le ventre de la mère.Le philosophe n'aurait pas été surpris d\u2019entendre Rostand affirmer que si un enfant naît avec des prédispositions à l\u2019anxiété c\u2019est «parce que sa mère aura mal accepté l\u2019état de grossesse, ou parce qu\u2019elle aura connu, durant cette période, des difficultés conjugales ou autres ».Dans ses analyses, Descartes va plus loin encore, au point qu\u2019on se croirait en psychologie clinique.Il traite des choes psychiques subis par l\u2019enfant et dont personne ne se doute : « L'odeur des roses peut avoir causé un grand mal de tête à un enfant lorsqu'il était encore au berceau: ou bien, un chat le peut avoir fort épouvanté sans que personne v ait pris garde, ni qu\u2019il en ait eu après aucune mémoire : bien que l'idée de l\u2019aversion qu'il avait alors pour Ces roses, ou pour ce chat, demeure imprimée en Son cerveau jusqu\u2019à la fin de sa vies.Avec pertinence Descartes observe que l'enfant, une fois grand, à perdu le souvenir de ce qui l\u2019avait fortement troublé.La psychanalyse relève l'importance de ces plaies qui furent causées au temps de l\u2019enfance et qui n'arrivent pas à se cicatriser.La narco-analvse permettra parfois à des traumatismes infantiles d'arriver à la mémoire, c\u2019est-à-dire de devenir assez conscients pour être pris en charge ensuite par le malade assisté du médecin.Descartes savait donc déjà que notre cerveau conserve de telles « impressions » qui nous marquent pour foute la vie et qui alourdissent l\u2019existence.L'exemple des roses et du chat, proposé par le philosophe, contient également toute la théorie des ré- 638 Abbé J.-P.SCHALLER Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 flexes conditionnés que développera Pavlov.L'\u2019aversion, dont parle Descartes, est une réponse donnée sous l'influence d\u2019un excitant nouveau superposé à l\u2019excitant primitif.Il se fait, par la suite, une subs- titfution.On sait que Bossuet a traité semblablement les « marques fixes et durables » qui s\u2019impriment dans le cerveau comme dans la cire.Il suffit ensuite que les endroits du cerveau soient agités là où «les marques des objets restent unprimées ».L'exemple apporté par Bossuet est précis: «Il ne faut pas s'étonner si un chat, frappé d\u2019un bâton au bruit d'un grelot qui v était attaché, est ému après par le grelot seul qui a fait son impression avee le bâton au même endroit du cerveau » (2 et 10).L'odeur des roses, la présence du chat ou le bruit (lu grelot sont autant de preuves qu'on n\u2019ignorait rien jadis de l'importance du passé dans un traumatisme psychique.L'étude des passions faite par les anciens révèle combien ces derniers savaient que les mouvements de notre sensibilité ne sont pas étrangers aux lois du mécanisme psychophysiologique qui fait partie de notre nature.A ceux dont le naturel les porte a la peur, Descartes proposait comme remède de se souvenir, « lorsqu\u2019on se sent le sang ainsi ému », que notre imagination est eapa- ble de tromper notre âme.Il faut done suspendre son jugement et se divertir.La passion aura le temps de s\u2019apaiser.Le philosophe est optimiste lorsqn\u2019il propose un tel remède «aisé à pratiquer ».Or, certains malades sont dans l'impossibilité de suspendre leur jugement.La passion prend alors un cours morbide et le médecin devra venir à l'aide de celui qui n\u2019est plus à même de contrôler sa sensibilité.LA NARCO-ANALYSE Parmi les moyens thérapeutiques modernes capables d'atténuer les effets d\u2019une passion en remédiant à la cause, il faut nommer, pour des cas partieu- liers, la narco-analyse.On connaît le procédé: des barbituriques, introduits lentement par vole veineuse, établissent le malade dans un état de somnolence artificielle, tout en le laissant capable de communiquer avee l\u2019extérieur.C\u2019est une méthode d\u2019exploration de l\u2019inconscient qui apporte des précisions ab] fuk) pins il fis whe qa rt tell Lol Tus $0 Et aie] el ph bs ie tél: à {ime lee, wll vileme fesse, parte th Vue] Id ath aly Mt un + lb uy nt à} rondes Hl Pris lye iggy Wel de 8 Ji fie 8 RUG 4 du large \u2018 ly Pré LT 8 Fm {i mien! Sep Ly wer, lle Te A ie if.ih.lpi \u2018 NT wil ses Files Laral Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 sur le passé du sujet.C\u2019est ainsi qu\u2019on obtient des détails intéressants sur la valeur affective des expériences vécues et la révélation de tensions et de conflits profonds qui échappent plus ou moins au malade lui-même.Le patient peut alors mieux vivre et exprimer des émotions et des images grâce à une libération d\u2019automatismes psychologiques et psychomoteurs.Comme le comportement social exerce des régulations sur l\u2019état affectif du malade, la narco-analyse permet à cette émotivité, grâce à un certain grossissement, d\u2019être plus libérée.Le repliement sur soi-même est détendu.Un enrichissement des rappels mnésiques est manifeste.Le contact établi avec le médecin est différent du dialogue clinique habituel: il faut cependant que le praticien possède d'avance une bonne connaissance du cas.Durant la séance, le médecin fera de précieuses découvertes, car i] sera éclairé par le langage émotionnel et non seulement verbal du patient, selon le mot du professeur J.Delay : « Autant que ce que dit le malade importe la façon dont il le dit: selon que le ton varie, la signification n\u2019est pas la même.» On assure que le sujet parle avec son corps et le médecin sera attentif à toutes ces expressions.La narco- analyse éclaire des points demeurés obscurs et permet un plus sûr pronostie.Ainsi pourra mieux s\u2019élaborer un plan thérapeutique progressif.Lorsque les médecins donnent les indications invitant à recourir à cette méthode, ils nomment de grandes manifestations émotionnelles et des crises centrées autour d\u2019un sentiment tel que peur ou colère, tristesse ou culpabilité.Ce langage rejoint de nouveau les vieux traités des passions, Tant le psychologue que le moraliste seront reconnaissants a la médecine d\u2019obtenir du patient de mieux comprendre sa peur et d\u2019en mieux saisir les causes.Le praticien est guidé par le malade qui indique, par cette extériorisation affective, l\u2019importanée particulière qui doit être attribuée à tel personnage de son entourage ou à telle situation vécue.Dans les dialogues précédents, entre le patient et son médecin, ces détails étaient restés dans le cadre de la banalité : or, l\u2019investigation narco-analytique révèle qu\u2019ils 3) INVESTIGATIONS MEDICALES ET HIERARCHIE DES VALEURS 639 dépassaient un plan de neutralité.« Le médecin est ainsi conduit a une analyse structurale de la personnalité du sujet, des composantes psycho-affectives de sa conduite, de 1'importance du processus morbide et des éventuelles possibilités d'amélioration ou de guérison » (1).Après les guerres, certaines névroses se sont souvent installées, tant chez le soldat que chez le civil, à la suite de traumatismes dont le sujet n'avait que vaguement conscience.En pareil cas, un défoulement devient nécessaire et est rendu possible grâce à une reviviseence d'un événement.On découvre alors l'influence du psychisme sur des rouages divers du corps.Il est connu, par exemple, que la vie émotive n\u2019est pas étrangère au fonctionnement bon ou mauvais du système digestif.Des troubles affectifs peuvent expliquer un désordre gastro-intestinal, ainsi que le montre un cas décrit par le docteur J.Delay (4 et 11).Il s'agissait d\u2019une jeune fille traitée pour une sténose de l\u2019œsophage d'étiologie inconnue.Les essais de dilatation avaient abouti à une uléération, sans modifier la sténose elle-même.La malade était apathique et peu expansive, La narco-analyse révéla un traumatisme affectif apparu durant la guerre.La malade vivait alors en Bretagne, chez une tante, avec ses frères.Au cours de la narcose, elle commença à parler: « Je voulais apporter des affaires à un frère qui était au maquis, mais on m'a dénoncée et les Allemands m\u2019ont mise en joue.» Interrogée sur la scène avec les ennemis, elle répondit: « C'était à midi, nous étions à table ; 11 y avait du bruit dans la cour.Ma tante me dit : surtout, continue de manger afin qu\u2019on ne croie pas que tu as peur.» La malade alors devint rouge, transpira et porta brutalement sa main à sa gorge comme si elle s\u2019étranglait, disant ne pouvoir plus rien avaler, Par la suite, les Allemands, en criant, avaient menacé de mettre le feu à la ferme et de fusiller la jeune fille parce qu\u2019elle était complice de son frère.C\u2019est cette émotion qui fut, au point de départ, de l\u2019æsophagospasme.Le médecin fit sentir a la malade le lien entre le symptôme et le choc.La patiente eut une erise convulsive mais, dès la fin de if ut ft i Bi RY ; 640 Abbé J.-P.SCHALLER la séance de narco-analyse, elle s\u2019alimenta normalement pour la première fois depuis quatorze mois.Depuis lors, elle est complètement guérie du point de vue clinique et radiologique.Delay relève que le geste de la patiente de porter brusquement la main à sa gorge au moment où elle évoquait son impossibilité de continuer son repas à l\u2019arrivée des Allemands était significatif.Le choc émotionnel avait empêché la jeune fille d\u2019avaler et conditionnait la dysphagie ultérieure, Le symbolisme était évident.« La réaction pathologique a un sens psychologique inconscient que seule l\u2019exploration psychologique de l\u2019inconseient peut révéler.» Un tel exemple illustre les conséquences possibles d'une émotion-choe.Les spécialistes diralent que la narco-analyse a permis la réintégration du souvenir traumatique à la conscience de veille.Il y a là une sorte de purgation émotionnelle redonnant le bien-être à une patiente à la suite de la détente qui a soulagé cette tension qui la faisait souffrir.UNE ÉCHELLE DES VALEURS Face à des cas aussi précis et favorables, on ne peut que se féliciter de voir la médecine permettre le retour d'un équilibre durable chez des êtres tourmentés.La morale applaudit devant des résultats si bénéfiques, tout en estimant de son devoir de fixer certaines limites dès qu\u2019une méthode est capable de pénétrer aussi intimement dans la vie privée d\u2019un individu.À plusieurs reprises, le pape Pie XII s\u2019est occupé de ce problème lorsqu'il s\u2019adressait aussi bien à des spécialistes de psychologie appliquée qu'à ceux d\u2019histopathologie du système nerveux.Les premiers, en 1958, avaient demandé l\u2019avis du Pape, car ces psychologues se posaient des cas de conscience sur la licéité de certaines techniques d\u2019investigation du psychisme.Pie XIT jugea d\u2019abord sage de rappeler ce qu\u2019il entendait par personnalité humaine, à savoir «l'unité psyehosomatique de l\u2019homme en tant que déterminée et gouvernée par l\u2019âme ».Une forme d\u2019intrusion dans cette personnalité est précisément la narco-analyse.Le Pape sait l\u2019utilité d\u2019un pro- Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 cédé qui favorise la révélation de contenus mentaux que le patient tient cachés inconsciemment.Mais les exigences scientifiques ne justifient pas toutes les techniques psychologiques, même pour une fin utile et à l\u2019aide d\u2019un praticien honnête et sérieux.Il y a, en effet, des normes transcendantes qui sont supérieures à la science dès qu\u2019elles atteignent le domaine moral, religieux ou social.Cet aspect majeur de la destinée des personnes a toujours été rappelé par l\u2019Église.Il est indispensable aujour- d\u2019hui d\u2019en faire état comme hier, même si ce n\u2019est pas du goût de certains esprits aveuglément contestataires.Comme première norme, dans l\u2019utilisation de techniques et de tests psychologiques, Pie XII établissait le respect de la justice et de la charité qui, toutes deux, protègent la dignité humaine.Une méthode d'investigation ne saurait ignorer une certaine équité à l\u2019égard de la personnalité du malade.Le Pape remarque ensuite que le contenu de mon psychisme appartient exclusivement à ma personne et reste connu d\u2019elle seule.Je suis libre d\u2019en exprimer consciemment une partie.Mais, il en est d\u2019autres que je jugerai peut-être sage de conserver secrètes « à tout prix et à l\u2019égard de n\u2019importe qui » (8).Je protège mon monde intérieur contre l\u2019indiscrétion d\u2019autrui ou je ne le révèle qu\u2019à un nombre très restreint de confidents.Je reconnaîtrai, en revanche, qu\u2019il existe chez moi un psychisme intime que je n\u2019arrive pas à déterminer clairement et même pas à soupconner.De toute manière, il sera indispensable que le sujet donne son consentement pour qu\u2019un autre pénètre ainsi dans son domaine intérieur.L'acquiescement du patient est nécessaire si l\u2019on veut éviter une agression aussi grave que si l\u2019on s\u2019appropriait les biens d\u2019autrui ou si l\u2019on attentait à son intégrité personnelle.Cet accord du malade ne sera pas extorqué ni violé par quelque tromperie basée sur l\u2019ignorance ou l\u2019erreur.Une troisième condition s'impose pour ne pas contrevenir à la justice.Un patient ne saurait dépasser les limites de sa compétence.Or l\u2019intervention du médecin ou du psychologue pourrait léser les droits d\u2019un tiers.En effet, durant l\u2019entretien, RU \u201cLf \\ gy = Mi = Votes \u201cle fy lily, Loups its Lr .1 ; ils livin Pe XI lane de.l'in Ms = Will il eral dls sin a qu Jel ul Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 une confidence faite au malade peut être révélée.Or certains états, certaines professions ou vocations sont liés au respect du secret professionnel.Un confesseur ou un praticien doit taire ce qui lui fut confié au nom même de sa mission.Plus simplement, il est inadmissible qu\u2019on nuise à la réputation d\u2019un individu ou d'une communauté en trahissant la confiance témoignée.On dira que les médecins et leurs assistants, ainsi que les psychologues, sont des personnes sûres qui se sentiront à leur tour liées par ce que les propos incontrôlés du malade auraient révélé, Lors du cinquième congrès de psychothérapie.en avril 1953, Pie XTI avait déjà rappelé qu\u2019il v a des secrets qui ne souffrent pas d\u2019être dévoilés: la confiance faite à un tiers, même discret et prudent, connaît d'étroites limites et est à exclure dans des cas comme celui qui relève du confessionnal.Les textes ponti- fieaux ont souvent rappelé qu\u2019un patient ne possède pas le droit de disposer de ses secrets à sa guise.Il ne s\u2019agit pas ié1 uniquement de la narco-analvse mais aussi de psychanalyse et de toute méthode pour explorer la vie intime du malade.Enfin, les papes ont souligné, inlassablement, les limites de l'intervention des pouvoirs publics en vue de l'intérêt général mais au détriment des droits de chaque individu, S\u2019adressant à des neurologues, en septembre 1952, Pie XII relevait la différence qui existe entre l\u2019organisme physique et la communauté sociale.Dans le premier cas, chaque membre est une partie intégrante destinée à s\u2019insérer dans l\u2019ensemble organique hors duquel il n\u2019a aueun sens et aucune finalité, Dans une communauté morale, en revanche, le tout n\u2019a qu\u2019une simple unité de finalité et d\u2019action.Dès lors, le chef de la communauté, l'autorité publique, ne peut disposer de l\u2019être physique de chacun de ses membres.Le Pape voulait ainsi rappeler la limite du pouvoir publie face à certaines interventions médicales qui seraient ordonnées aux médecins ou aux chercheurs.L'année suivante, Pie XII reprenait ce thème devant les membres du Congrès international de Droit pénal.L\u2019instruction judiciaire doit exclure la torture physique et psychique, ainsi que la nareo- sii scdigibici INVESTIGATIONS MEDICALES ET HIERARCHIE DES VALEURS 641 analyse, sinon un droit naturel de l'accusé, même coupable, serait ainsi lésé.En plus, cette méthode fait souvent aboutir à des résultats erronés.L'accusé, épuisé physiquement et moralement, est prêt à toutes les déclarations qu\u2019on voudra afin d'arrêter son tourment.Et Pie XII se réfère à un vieux texte du pape Nicolas I qui, en 866, proclamait qu\u2019un juge ne peut extorquer l\u2019aveu par les supplices.Cet aveu doit rester spontané et volontaire.Quelques jours plus tard, en octobre 19583, s\u2019adressant a des médecins militaires, Pie XII insistait encore sur le fait que le bien commun ne justifie pas toutes les décisions médicales.D\u2019une part, le médecin dépend des concessions faites par le malade et, d\u2019autre part, ce dernier est lié par les exigences de tout l\u2019organisme.Quant à l'intérêt de la communauté, il ne donne aucun droit à l'autorité publique de disposer de l'intégrité des organes du sujet: « L'homme n\u2019existe pas pour l\u2019État, mais l\u2019État pour l\u2019homme ».Tous ces documents, choisis parmi tant d\u2019autres, ont l\u2019avantage de faire clairement ressortir ce souci constant de l\u2019Église désireuse de prendre la défense de l\u2019individu, soit face aux techniques médicales qui dépassent les compétences du thérapeute, soit face à un pouvoir publie qui utilise les acquisitions de la psyehologie moderne sans regarder aux movens, pourvu que la fin trouve sa réalisation.En définitive, les papes dressent un plaidoyer en faveur de la liberté, Ce mot revient sans cesse dans les propos tenus sur l\u2019homme moderne.Paul VI l'explique en disant que cet homme est un être en état de croissance, de mouvement, de devenir, et qui a donc besoin de la liberté.Le libre arbitre fonde la dignité personnelle de l\u2019individu, constitue sa caractéristique spécifique et permet d\u2019établir sa ressemblance à Dieu.Le sujet s\u2019autodétermine «et nous appelons liberté le fait que l\u2019homme puisse agir sans contrainte intérieure ou extérieure exercée sur sa volonté » (7).Selon l\u2019attitude qu\u2019on prendra face au malade, la narco-analyse ou quelque autre méthode d'investigation psychiatrique sera ou bien une contrainte odieuse ou alors la source d\u2019une bienfaisante libération.fF: R h A I M 4 8 2 642 Abbé J.-P.SCHALLER LE RATTACHEMENT À AUTRUI Dans l\u2019état d\u2019anxiété qui tourmente le névrosé, une fonction qui se trouve gravement perturbée est celle de rattachement.L'homme souffre de se sentir, par sa pathologie, coupé de l\u2019univers.La littérature médicale actuelle traite constamment de l\u2019importance du lien interhumain et de la fonction relationnelle.C\u2019est que l\u2019homme, en effet, doit se sentir rattaché à tout ce qui l'entoure, soit par une tendance à valoriser et à accueillir, qui se nomme la sympathie, soit par un instinet de défense permettant une certaine vigilance face au danger, qui se nomme l'agressivité.Or la crainte et la peur, lorsqu\u2019elles ne sont plus de saines passions, perturbent ces modes de rattachement et empêchent le sujet de S\u2019épanouir.Au contraire, la passion, au sens équilibré du mot, trouve dans l\u2019environnement social un système régulateur.Ce dernier devient inefficace quand une maladie empêche tout dialogue construe- tif avec le voisin.Ce n\u2019est pas sans raison, dès lors, que les psychologues et les psychiatres recourent aujourd\u2019hui à un néologisme, le verbe sécuriser, pour désigner la mission de tous ceux qui s'efforcent de ramener la crainte.chez un individu, à de justes limites.Or toutes les cures qui souhaitent un défoulement affee- tif et une prise de conscience de l\u2019émotion oubliée cherchent précisément ce retour de l\u2019équilibre.TI est frappant d'entendre Descartes traiter déjà de la sécurité qu\u2019il nomme également l'assurance.C\u2019est l'état de celui qui est à la poursuite d\u2019un bien avec la conviction que ce bien interviendra.À ce moment- là, l'inquiétude est bannie de la recherche de l\u2019événement.Le désespoir est écarté puisque son triste privilège était de se représenter la chose désirée comme impossible.La psychologie cartésienne enseigne done une sécurité qui s\u2019obtient par l\u2019assurance qu\u2019on a de pouvoir réaliser ce qu\u2019on envisage raisonnablement.Un névrosé n\u2019est souvent plus eapa- ble de découvrir en lui cette confiance.Il importe de découvrir les sources de cette incapacité du malade à mettre en œuvre ce que lui dicte la raison.Pour obtenir cette sécurité, une abréaction s\u2019impose afin que le patient puisse extérioriser une inhi- Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 bition émotive plus ou moins enfouie dans son subconscient.Un comportement en apparence normal peut dissimuler ou camoufler le refoulement.Ce mécanisme n\u2019est pas toujours la conséquence exclusive d\u2019une émotion-choc.Il est dû parfois à une anxiété plus insidieuse parce qu\u2019elle est entretenue par des conflits prolongés.La nareco-analyse ou des médicaments psychotropes aident alors la conscience à parvenir à cette dissolution qui libère le sujet d\u2019un fardeau.Il n\u2019y à cependant pas que des réussites spectaculaires en ces matières.Un traitement de longue durée peut devenir nécessaire, afin d\u2019aller en profondeur, comme dans le cas des névroses caractérielles.Quoi qu\u2019il en soit du résultat d\u2019un traitement psychothérapeutique, avec appoint pharmacologique, il importe d\u2019apporter ensuite des compléments indispensables pour permettre au patient de maintenir sa guérison en fonction de sa situation globale.Les contacts avec l\u2019entourage auront ici une importance capitale, puisqu\u2019ils soutiennent 1\u2019harmonie des fone- tions de rattachement.Voilà pourquoi les médecins ésirent une réorganisation de l\u2019existence sociale du sujet après qu\u2019on ait tenté la restructuration de sa personnalité.CONCLUSION Pour les philosophes de 1\u2019Antiquité, la purgation des passions pouvait être assurée par la tragédie, comme l\u2019enseignait Aristote dans sa poétique.Le mot grec purgation est francisé dans l\u2019expression catharsis qu\u2019utilisent fréquemment les psychiatres.Il s\u2019agit d\u2019une réaction qui produit la libération d\u2019un résidu affectif ancien ou la liquidation d\u2019une situation conflictuelle refoulée.Cette méthode ca- thartique s\u2019est précisée à la fin du siècle dernier, car on commenca alors à chercher systématiquement des moyens aptes à rappeler à la conscience un souvenir oublié, On ne saurait cependant ignorer qu\u2019une telle purgation rejoint les plus vieilles méthodes de spiritualité.Si les médecins admirent les directives d\u2019un François de Sales, c\u2019est qu\u2019ils voient en lui un pré- eurseur de la psychothérapie.L\u2019évêque rappelle Li al vod softel pat I Pal ils [Allis (rl) mab un «ils | Mu] su lig] AL All.le Ble nl os le an STH \u201cpy itr sa I rique ls venir a, pe il cs lsu ex [a Ji rt Lavul Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 souvent que nous sommes englués dans le chagrin de par notre condition humaine : « L'esprit de l\u2019homme est toujours inquiet ; il est en de continuelles agitations en la recherche des biens humains et apparents, ce qui fait que, ne trouvant point de contentement en ceux qu\u2019il rencontre, il demeure plein de trouble » (6).Voilà ce qu\u2019un psychologue disait de l\u2019homme en 1621 et cet état n\u2019a guère changé.Francois de Sales raillait une trop grande austérité qui oublierait les nécessités de la nature : « Croyez-vous qu\u2019en cette vie vous puissiez avoir une quiétude si permanente qu\u2019elle ne doive pas recevoir de divertissement ?» Ce bon sens anime tous les conseils de l\u2019évêque.Il devait tranquilliser, par exemple, l\u2019épouse d\u2019un haut magistrat de l\u2019époque, madame Le Blanc de Mions, et il lui indiquait d\u2019Annecy, en avril 1617, comment apaiser l\u2019«incomparable promptitude » de son esprit «si actif et mouvant qu\u2019il ne se peut arrêter ».Il s\u2019agit donc d\u2019une femme nerveuse et agitée.En vue de calmer sa correspondante, François de Sales va lui proposer des avis très simples qui annoncent la psychologie du comportement: « Ceci se peut faire en cette sorte.Par exemple: vous avez besoin de manger, selon la misère de cette vie ; il faut que vous vous asseyiez tout bellement et que vous demeuriez assise jusqu\u2019à ce que vous avez honnêtement réfectionné votre corps.Vous voulez vous coucher ; dépouillez-vous tranquillement.Vous vous devez lever ; faites-le paisiblement, sans mouvement déréglé, sans crier et presser celles qui vous servent.Et qu\u2019en cela vous alliez trompant votre naturel et le réduisant petit à petit à la sainte médiocrité et modération ; car à celles qui ont le naturel mol et paresseux, nous disons: Hâtez-vous d'autant que le temps est cher; mais à vous, nous vous disons: Ne vous hâtez pas tant, d\u2019autant que la paix, la tranquillité, la douceur d\u2019esprit est précieuse, et que INVESTIGATIONS MÉDICALES ET HIÉRARCHIE DES VALEURS 643 le temps s'emploie plus utilement quand on l\u2019emploie paisiblement.» Les anciens moralistes, en conseillant de « réduire le naturel », n\u2019arrivaient à une telle conelusion qu\u2019après avoir réalisé, eux aussi, une investigation dans l\u2019âme d\u2019autrui.Pour cela, ces psychologues n\u2019avaient à leur disposition que le bon sens, l\u2019expérience et la perspicacité, mais ils savaient souvent parfaitement en user.Le psychiatre moderne cou- tinue cette œuvre en avant des moyens simplement plus efficaces à sa disposition.Aujourd'hui comme hier, les responsables se feront un devoir de soutenir l\u2019effort du prochain pour sortir de son agitation, tout en respectant les droits de l'autre et ce qu\u2019un vieux langage nommait sou château intérieur\u2026 BIBLIOGRAPHIE f.Brnoîr, J.C., Médicaments psychotropes et psychothérapie, in : Encyclopédie médico-chirurgicale, Psychiatrie, 5-1965, 37820, Al0, p.4.Bossuver, De la connaissance de Dieu et de soi-même, Firmin-Didot, Paris, 1881, p.105.3.De Grrerr, E., L\u2019enfer dans la condition humaine, in : Magie des extrêmes, Etudes carmélitaines, Desclée de Browwer.1952, pp.17-54.DrLay, J., La narco-analyse d\u2019une dysphagie, Presse méd.n° 26 : 380, (8 juin) 1946.5.DescarTES, Les passions de l\u2019âÂme, Bibliothèque des textes philosophiques, Vrin, Paris, 1966, p.161.in ~~ 6.FRANÇOIS DE SALES, Œuvres, édition d\u2019Annecy : Sermons, tome X, vol.4, (1898), p.78 et p.208, Correspondance, tome XVII, vol.7, (1911), p.369.Pavr vi, La liberté, audience du 5 février 1969, Documentation catholique, n° 1535, 66, p.207, 2 mars 1969.3.Pie x11, Documents pontificaux, Editions Saint-Augus- tin.Saint- Maurice, Suisse.-2 ÿ.RosTAND, J., La mère devant la biologie, Les Annules : n° 173, p.13, (mars) 1965.10.SCHALLER, J.P., Bossuet et la psychosomatique, Luval méd.\u2026.36 : 959-967, 1965.11.STERN, E., Les conflits de la vie, causes de maladies, Payot, Paris, 1965, p.128.EF É A MEDECINE SOCIALE LE MÉDECIN, L\u2019HOMME ET LA SOUFFRANCE * Contestation de la contestation : En pleine période de contestation de l\u2019ordre établi, des traditions, des faits, des droits, des habitudes, nous avons l\u2019impression que maintenant un groupe d\u2019étudiants deviennent contestataires de la contestation.La porte est à peine entrebaillée sur les possibilités immenses des ordinateurs : les examens de laboratoire.le poids du malade, son âge, ses dimensions, le malade lui-même deviennent peu à peu matière comestible propre à la digestion du cerveau élee- tronique.Ici, à la vraie Faculté des sciences humaines (la Faculté de médecine).dans l\u2019esprit du progrès, on pense parfois à supplanter le professeur par un robot.la télévision, et les étudiants se demandent s'ils ne sont pas mieux de se donner eux-mêmes leurs cours: on se fait des tours de passe-passe, raccour- cissaut le cours par la fin et le rallongeant par le début.Toutes ces choses doivent être repensées, sans doute.des sous-comités multiples doivent faire des rapports à des comités, les comités à des commissions et les commissions créeront des sous- commissions pour étudier ces rapports qui s\u2019empileront quelque part comme partout ailleurs.C\u2019est la mode.Partout l\u2019homme perd de plus en plus de terrain impereceptiblement.* Travail présenté à un Colloque sur la médecine, l\u2019homme et la souffrance, tenu à la Faculté de médecine, le 6 février 1969, et organisé par les étudiants de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Paul SAVARY, M.D,, Service d\u2019oto-rhino-laryngologie, Hôtel-Dieu de Québec.Il est heureux qu\u2019un groupe d\u2019étudiants tres important demande qu\u2019on parle de nouveau de l\u2019homme et de la souffrance dans la médecine.Ils contestent la contestation.Le malade à la consultation externe: Avant même d\u2019aller consulter un médecin, le patient y aura songé plusieurs fois, en aura parlé à ses voisins, à ses parents; il aura hésité quelques jours, quelques mois, souvent trop longtemps.Il se présentera enfin à l'hôpital, timide et inquiet.où il sera d\u2019abord recu par un agent de sécurité qui lui indiquera souvent qu\u2019il ne doit pas stationner là.ces places étant réservées aux administrateurs ou aux médecins.I] sera par la suite dirigé à la porte 140 (ou une autre) pour remplir des formules; de la a la porte 136, et une jeune fille lui don- uera la permission de s\u2019asseoir a la fin du bane.De dix minutes en dix minutes, le patient gagnera un cran sur le bane.Enfin, il sera transféré à une autre salle d\u2019attente et.après quelque temps, verra enfin son médecin qui sera entouré d'un ou deux résidents, parfois un interne, deux ou trois stagiaires, une infirmière, une ou deux étudiantes-infirmières, et souvent une étudiante technicienne en radiologie.Le dialogue-monologue durera quelques minutes, entrecoupé de coups de téléphone et de consultations de corridor.Le patient sera catapulté de nouveau à la porte 140 pour des prises de sang, ira à cette fin au sixième étage, redescendra à la porte 140 pour remonter en radiologie, Il sera sûrement malade lorsqu'il reverra son médecin quelque deux heures plus tard.Li I folie (rn LH quan pri» pale.| our Jit 1 {hot à Hauts dling firm sl Jit hb js fu, og pri Luval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Cabinet privé et plem-temps: Cette esquisse à peine caricaturée nous montre quand même l\u2019avantage du cabinet privé de consultation sur le plan du dialogue.L'ambiance est différente, le dialogue est plus long, l'assistance moins nombreuse et le médecin moins pressé.C\u2019est le dernier rempart du dialogue patient-médecin et le droit au cabinet privé en est un que nous ne devons jamais sacrifier, nous ne devons même pas le diseu- ter.Ce cabinet privé reste encore cette espèce de confessionnal où vous soignez un homme et non un organe.Ce n\u2019est pas une question de débit mais d\u2019humanité, et la Faculté de médecine peut faire facilement fausse route si elle enlève le droit au bureau privé aux médecins qu\u2019elle engage à plein- temps.Le bureau à l\u2019hôpital dans les locaux de la clinique externe équivaut à la clinique externe.La formule idéale est le bureau parahospitalier avec possibilité d'y amener les résidents.Le personnel paramédical y est important: il sera choisi par le médecin et congédié par le médecin.Par expérience personnelle, je peux affirmer que le dialogue n\u2019est pas entravé par la présence d\u2019un seul résident en cabinet privé.Diagnostic : Est-il nécessaire de dire le diagnostic au patient ?Celui-ei a-t-il l\u2019intelligence pour comprendre, ou ne demandera-t-il pas par la suite des consultations complémentaires à ses voisins ?Autant de questions à se poser avant de procéder au verdict.De toute facon, nous ne devons en aucun cas omettre d\u2019expliquer au minimum la maladie dont souffre le patient et sa gravité.Décision thérapeutique chirurgicale : Si une intervention chirurgicale s'impose, quatre questions doivent être posées : 1.A-t-on une voie d\u2019accès ?De plus en plus, les limites chirurgicales sur le plan technique sont repoussées et même les régions LE MÉDECIN, L'HOMME ET LA SOUFFRANCE 645 les plus profondes du visage peuvent être atteintes sans pratiquement laisser de séquelles.2.Peut-on enlever la lésion complètement ?Le médecin devra y répondre en tant que teeh- nicien, Ses qualités de formation générale, d\u2019habileté et d\u2019honnêteté entreront directement en ligne de compte.Si d\u2019emblée la tumeur est inextirpable, il n\u2019y à aucune excuse de mutiler inutilement.3.Le patient peut-il subir l\u2019intervention ?Le spécialiste devra ici être médecin et savoir globalement voir son malade.Si le nombre des cours et de stages optionnels continue à s\u2019élever à la Faculté, et par de là l\u2019absentéisme à des cours ou des stages très Importants, le spécialiste ne saura plus Jamais être médecin, l\u2019interniste n\u2019aura jamais appris ce qu\u2019est un vertige, un cholestéatome pouvant causer des méningites, des abcès du cerveau ; l\u2019ophtalmologiste ne saura jamais qu\u2019une névrite optique rétrobulbaire peut être due à une sinusite postérieure.L\u2019interniste apprendra trop tard que la toux chronique de bronchite est due à une sinusite.Attention aux fausses sécurités, au nom du progrès scientifique ! 4.Aura-t-on rendu service au malade ?Cette question très importante doit avoir une réponse chaque fois la plus objective possible.J\u2019ai eu l\u2019occasion de voir, il y a un peu plus d\u2019un an, dans un centre nord-américain un patient jeune, 43 ans, à qui on avait enlevé le maxillaire inférieur, la langue, la moitié du maxillaire supérieur, le larynx et une partie du cou.Il était décoré de lambeaux tubulés qu\u2019on se préparait à remonter pour figurer une silhouette de menton.Il m'avait été présenté comme un exploit chirurgical.Je lui ai demandé à voix basse : « Et si c\u2019était à recommencer ?» Ses yeux sont devenus humides et ce qui lui restait de tête a tourné un peu, faisant signe que non.Il est impensable aujourd\u2019hui, par exemple, d\u2019enlever une langue entièrement.Nous n\u2019avons pas le 646 Paul SAVARY droit d\u2019exciser un organe de fonction humaine quotidienne sans avoir de solution de rechange à présenter.J'avais compris, en voyant ce malade, que le médecin n\u2019avait pas à retarder la mort mais à prolonger la vie.Retour du patient à la maison ou refuge pour soins terminaux: L'intervention chirurgicale a bien ou mal réussi.Le cancéreux est en convalescence ou il récidive.De toute façon, nous libérons le patient de l'hôpital actif et nous créons une nouvelle charge à la famille.Nous allons inconsciemment et involontairement empoisonner la vie d\u2019un jeune couple qui devra prendre soin d'un vieux père ou d\u2019une vieille mère hémiplégique, incontinent ou trachéotomisé, a nourrir par gavage ou dont il faut nettoyer l\u2019anus artificiel.Il appartient à la société, par l\u2019intermédiaire du gouvernement, de prendre charge de ces patients Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 qui paralysent quotidiennement un grand nombre de lits d\u2019hôpitaux pour soins actifs.Les gouvernements qui ne construisent pas d\u2019hôpitaux pour soius préterminaux ou d\u2019hépitaux pour convalescents font preuve tour à tour d\u2019insouciance et d\u2019incurie.Les hopitaux de relais sont aussi importants que les hopi- taux pour soins actifs.Des sommes d argent importantes devraient être transférées à cette fin.CON CLUSION Dans toute cette jungle, ce remue-ménage, l\u2019accumulation des mémoires, la multiplicité des comités, les discussions, 11 faut faire en sorte que tous nous aldions les autorités de la Faculté à créer des méde- eins complets, non seulement des hommes de sciences mais de grands médecins qui sauront que parfois leur devoir est davantage de conduire lentement un patient à la mort que d\u2019essayer de le guérir alors qu\u2019il est incurable, car le médecin se doit de guérir parfois, de soulager souvent mais de toujours consoler.Lan D Lil Va Jill fel 3 Ji Tig wo lta en ier UF.Li, LNT L She Sale RUE Un écrivain déclarait naguère que sur cinquante opinions émises en public, trente-neuf étaient fausses et que ces trente-neuf émanaient de philosophes.Malgré ce bilan peu honorable, j'essaierai de dégager la position de la philosophie devant la souffrance et la mort.Souffrance et mort, ce sont là de vieilles compagnes, amies ou ennemies, pour le philosophe.Car depuis qu\u2019il y a des philosophes sur terre, ils n\u2019ont cessé de s\u2019interroger sur cette présence au cœur de l'existence humaine, de la souffrance et de la mort.Mieux vaut dire tout de suite que, sur ce point, comme sur bien d\u2019autres, les philosophes n\u2019affichent pas tous les mêmes idées, Aussi vous ferai-je voir d\u2019abord rapidement les principales positions tenues dans le passé et de nos jours par les philosophes, Finalement, Je donnerai une opinion plus personnelle sur le sujet en tant que philosophe.I1 y a d\u2019abord une position qui souligne la présence générale du mal dans l'univers où nous vivons.Non seulement chez l\u2019homme, mais aussi chez les animaux et dans la matière, 1] y a limites, usure, perturbations: il y a du mal.Souffrance et mort chez l\u2019homme sont l\u2019expression d\u2019un fait universel.À ce fait, il faut se résigner avec stoïeisme.D\u2019autres philosophes, se plaçant sur un terrain biologique, retiennent de la souffrance qu\u2019elle est wi signal avertisseur pour l\u2019organisme et ainsi un certain bienfait: pourvu, certes, qu\u2019on accepte le signal à temps.* Travail présenté à un Colloque sur la médecine, l\u2019homme et la souffrance, tenu à la Faculté de médecine, le 6 février 1969, et organisé par les étudiants de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.LA MÉDECINE, L\u2019HOMME ET LA SOUFFRANCE René CHAMPAGNE, S.J, Collège des Jésuites, Québec.Certains philosophes, fidèles à une tradition lointaine, accordent à la souffrance un rôle éducatif.Par la souffrance, l'homme découvre ses limites, devine ses erreurs ou les répare, et ainsi mûrit et devient sage.D\u2019autres philosophes, je pense ici à saint Augustin, a Hegel et a Teilhard de Chardin, intégreront la souffrance et la mort dans une vaste conception de l'histoire.C'est à travers les deuils de l'histoire.les échees, la souffrance et la mort que s'opère le progrès de l'espèce humaine.À côté de ces positions relativement sereines à l'égard du problème qui nous retient ce soir.nous rencontrons les positions escarpées, tourmentées, des philosophes de l\u2019absurde que furent certains grands ténors de l\u2019existentialisme contemporain, comme Sartre et Camus, positions que l\u2019on retrouve aussi chez certains hommes de science comme le biologiste Jean Rostand.La vie de l\u2019homme, condamné à souffrir et à mourir, apparaît comme un échee total.L'homme est une passion inutile.Né sans raison, il meurt sans raison (Sartre).La souffrance de l'enfant, inexplicable.trouble l\u2019homme adulte sans fin (Camus).L\u2018homme se bute à des murs derrière lesquels il n\u2019y à rien (Rostand).Pour Camus.demeure au moins un certain optimisme d\u2019une grande noblesse, L\u2019homme, sur cette scène dont la dernière toile est l\u2019absurdité, doit remplir sa tâche d\u2019homme.Voilà pour le tableau général.M\u2019inspirant de certains courants de la philosophie moderne, Je me tournerai maintenant vers des réflexions plus personnelles. 648 René CHAMPAGNE ll ne m'apparaît pas suffisant de constater la présence du mal dans l\u2019univers et d\u2019inviter l\u2019homme à la résignation devant ce fait, car l\u2019homme réclame davantage.La souffrance est souvent, certes, un signal avertisseur.Mais pourquoi donc faut-il que ce signal soit douloureux ?Quant au rôle éducatif de la souffrance, il n\u2019existe pas toujours, Il v à des souffrances qui abrutissent l\u2019homme au lieu de l\u2019éduquer.Les conceptions de l\u2019histoire qui voient dans la souffrance un instrument de progrès se situent à un niveau trop général pour satisfaire l\u2019individu concret aux prises avec la souffrance et la mort.Faut-il donc se mettre au rouet de l\u2019absurde comme les existentialistes contemporains ?Je ferai deux remarques : 1.L'homme doit juger de son existence dans l'ensemble.Celle-ci comporte souffrance et mort, mais elle comporte aussi des faits positifs, lesquels nous invitent à ne pas prendre la souffrance et la mort comme les seuls critères d\u2019évaluation de notre existence humaine.Laval Médicul Vol.40 \u2014 Sept.1969 2.Cea dit, la philosophie, comme telle, ne peut à mon avis apporter une réponse totale au problème de la souffrance et de la mort.La philosophie, le philosophe et tout homme qui réfléchit en philosophe sont amenés ici à un seuil de l\u2019intelligibilité.Dans l\u2019expérience lucide de la souffrance, de la mort des autres, de la prévision de la mienne, je suis amené à faire le choix entre deux options venant de ma liberté la plus personnelle: soit l\u2019option pour l\u2019absurdité ultime de la vie, soit l\u2019option pour l\u2019abandon, l\u2019ouverture en général au fond des choses, ou plus explicitement à une transcendance, laquelle pourra prendre différents visages, Il m\u2019apparaît done que l\u2019homme ne peut dévoiler de lui-même la signification, le secret de son existence marquée de souffrance et de mort.C\u2019est done l\u2019échec de la philosophie.Mais cet échec est positif, en cela qu\u2019il m\u2019invite et me pousse à chercher ailleurs le sens de l\u2019existence.Aussi la philosophie qu\u2019on a si souvent et si justement accusée de trop affirmer doit-elle se faire modeste et silencieuse sur le sujet de notre échange.Et c\u2019est pourquoi je me tais\u2026 NTI lim Fra i ATTITUDE DU MEDECIN FACE A L\u2019HANDICAPE * Lorsque l\u2019on m\u2019a invité à participer à votre journée sur la médecine, l\u2019homme et la souffrance, je vous avoue que j'ai été un peu surpris et inquiet.Je me suis demandé, en effet, quels pouvaient bien être vos objectifs et de quelle facon je pourrais vous apporter ma collaboration.Je me suis vite rendu compte que le problème de la souffrance et de la mort en est un que l\u2019on rencontre quotidiennement en pratique courante.Je m\u2019y suis donc arrêté pendant quelque temps et ce sont ces quelques réflexions personnelles que je veux vous livrer aujourd\u2019hui.Plus précisément, dans l\u2019optique de votre thème général, on m\u2019a demandé de vous entretenir de l'attitude du médecin face à l\u2019handicapé.Évidemment, il y a plusieurs catégories d\u2019handicapés.On peut facilement les classifier sous quatre dénominateurs communs: 1.L\u2019handicapé à l\u2019âge pédiatrique, tel le mal- formé congénital, le paralysé cérébral, le retardé mentalement, le diabétique juvénile, etc.; LD L\u2019handicapé à l\u2019âge adulte, tel le paralysé, l\u2019amputé, le malade chronique grabataire, ete.; 3.L\u2019handicapé spécial, tel le sourd, l\u2019aveugle, ete.: +.Enfin, l\u2019alcoolique qui, pour plusieurs raisons, fait classe à part.T] n\u2019y a évidemment pas de barrière étanche entre ves diverses catégories.L'on ne saurait envisager au cours de ces quelques minutes l\u2019attitude du médecin face à chacun de ces * Travail présenté à un Colloque sur la médecine, l\u2019homme et la souffrance, tenu à la Faculté de médecine, le 6 février 1969, et organisé par les étudiants de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, Jacques GAUDREAU, M.D,, Département de médecine, Université Laval, Québec.handicapés.Nous nous contenterons, pour les besoins de la discussion qui suivra, de deux ou trois exemples.Cependant, quel que soit l'exemple choisi, il est bon de retenir un prineipe général qui vaut pour tous les handicapés quant à l'attitude du médecin.Devant un handicapé, le médecin ne fait pas face à l'individu seul, pris isolément, mais aussi, et parfois davantage, à la famille de cet individu de même qu\u2019à la société dans laquelle il vit.Ceux-ci seront plus ou moins affectés selon le handicap en cause: par exemple.le défiguré souffrira beaucoup, de même que sa famille, mais la société en sera peu affectée.Par contre.le retardé mentalement souffrira peut-être peu lui-même.alors que sa famille et la société en seront possiblement très touchées.En somme, devant un handicapé, le médecin devrait se souvenir que très fréquemment c\u2019est la famille qui est le plus affectée ; dans notre attitude, nous devrions tenir compte autant de celle-ci que de l\u2019individu, sans oublier nos responsabilités envers la société.Au point de vue pratique, le premier exemple qui me vient à la mémoire et que je voudrais discuter avee vous est celui d\u2019un patient de 38 ans, ouvrier, père de huit enfants, et qui était atteint d\u2019un cancer de la vessie généralisé, surtout au système osseux.En ce qui regarde le patient lui-même, l'individu, (dans l\u2019optique des questions qui vous ont été posées aux ateliers de travail qui ont précédé cet exposé) faut-il lui dire la vérité ?Plusieurs études statistiques ont été faites à ce sujet et les résultats sont variés.Certains, sans nuance, vous diront qu\u2019il est préférable de dire au I pf li 8 690 Jacques GAUDREAU patient la vérité toute nue, D'autres croient qu'il vaut mieux s'abstenir de traumatiser le patient par quelque commentaire que ce soit à ce sujet.Pour ma part.je crois qu'il n'y a pas de règle fixe.qu'il existe certaines circonstances particulières dont il faut tenir compte et qu\u2019en général il faut respecter le plus possible la vérité tout en gardant chez le patient le maximum d'espoir.Personnellement.je dis le plus souvent au patient qui est atteint d'un cancer inopérable, comme c\u2019était le cas ici.que l'on a trouvé chez lui une tumeur.que l\u2019on ne peut lui dire s'il s\u2019agit d\u2019une tumeur bénigne ou maligne.mais qu\u2019il semble bien que ce soit bénin.Au cours de l\u2019évolution défavorable, je lui dis, par exemple.que peut-être quelques cellules tumorales se sont échappées mais que tout espoir n'est pas perdu avec la médication moderne; enfin.qu'il est peut-être préférable de mettre ordre à ses affaires au cas où une complication imprévisible survienne.Done.une vérité mitigée tout en conservant l\u2019espoir\u2026 Quant à la famille, quoi dire ! Que faire ?Il faut évidemment beaucoup de compassion mais aussi plus de fermeté en ce qui concerne la vérité.De plus, il faut s\u2019assurer personnellement qu'au décès, le conjoint (l'épouse dans notre exemple) soit mis au courant et aidé des ressources corhmunautaires existantes.Il y a très fréquemment beaucoup de négligence de notre part de ce côté-là.Pourtant.huit bouches d'enfants sont difficiles à nourrir lorsqu\u2019il n'y a plus de salaire assuré.\u2018 Et la société ?Le patient dont je vous parlais est demeuré à l'hôpital environ six mois avant son décès, Or.un lit d'hôpital coûte environ $48 par jour.ce qui veut dire environ $10 000 pour six mois.Il ne s'agit pas d'évaluer la souffrance en dollars.mais ne faudrait-il pas se hâter de développer des moyens d'atténuer le fardeau de la société, sans pour autant en imposer davantage à l\u2019individu.comme par un service des soins a domicile.moins dispendieux et qui.hélas.n\u2019existait pas à cet endroit ?Le deuxième exemple d\u2019handicapé que l'on rencontre fréquemment et dont je voudrais vous entretenir est l\u2019alcoolique.Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 Ce type d'handicapé forme vraiment une classe à part.En commencant par l\u2019individu lui-même, tout le monde en souffre.Et pour comble de malheur, probablement parce qu\u2019on le croit a priori responsable de son état, 11 est rejeté par tous et considéré comme le rebut de la société.Quelle doit être notre attitude devant ce genre d\u2019handicapé ?Au départ, Je crois que nous devons avoir une attitude compréhensive, non de complaisance, de même qu\u2019une attitude positive.Il ne s\u2019agit pas de traiter simplement médicalement le malade, mais 1l faut essayer de le convaincre de son piètre état et surtout de prendre avec lui les moyens d\u2019y remédier, ce qui implique des démarches personnelles de la part du médecin auprès des organismes intéressés ; c\u2019est ce qui fait défaut le plus souvent.A l\u2019occasion, vous aurez des conseils à donner à l\u2019épouse de l\u2019alcoolique au sujet de l\u2019éventualité d\u2019une séparation ou d\u2019un divorce.J\u2019aimerais que l\u2019on réserve pour la discussion ce point précis.Enfin.quelle doit être notre attitude devant le refus de la famille, avee raison souvent, de garder au foyer 1'individu en période d\u2019intoxication aiguë ?Le faire admettre dans un hôpital ?Vous constaterez qu\u2019en certains hôpitaux, il est très difficile.parfois impossible, d\u2019offrir ce genre de soins.Que reste-t-il ?L\u2019incarcération ?J'aimerais entendre vos commentaires avant de vous donner mon opinion à ce sujet.Je crois cependant que l\u2019attitude globale doit en être une de prévention et que le seul remède à ce brûlant problème est une éducation massive de la population sur 1\u2019alcool au méme titre que celle entreprise au sujet du tabac.Il resterait une foule d\u2019exemples à fournir concernant l\u2019attitude du médecin face à l\u2019handicapé : par exemple.doit-on suggérer (et quand ?) de placer un enfant mongol ou un paralysé cérébral dans une institution plutôt que de le garder dans le milieu familial ?Le temps ne nous permet pas de nous arrêter sur ce sujet.En somme.l\u2019attitude du médecin face à l\u2019handicapé doit être à la fois compréhensive et réaliste.et elle doit tenir compte de l\u2019individu.de la famille et de la société.Réf i \u201c \u201cliz 1 Fes Ne \u201cTall 1 a it 2 nly Qu lent lag Bly iy Fay ler RÉFLEXIONS EN FACE D\u2019UN ENFANT INCURABLE * Le soin d\u2019un enfant qui va bientôt mourir représente une tâche difficile et un défi pour le médecin.Il ne suffit pas seulement d\u2019aider ce petit malade mais encore faut-il que la famille accepte cet épisode tragique, sûrement le chagrin le plus profond pour un papa ou une maman.Ceci faisait récemment dire à un de nos confrères: « L'enfant aceuse la douleur, les parents souffrent.» Ils devront en effet Jouer un grand rôle devant l'épreuve qui les frappe, même s\u2019il leur apparaît impossible d\u2019admettre que les jours de l'un des leurs sont comptés.Le soin total, c\u2019est-à-dire celui qui englobe à la fois les composantes physiques et émotives de la maladie, celui qui concerne la famille autant que l\u2019enfant, peut se diviser en trois étapes, selon l\u2019évolution du processus morbide : discuter le diagnostic, établir une liaison de confiance entre le médecin et la famille pendant la maladie, et assurer une mort paisible.PREMIÈRE ÉTAPE: LA DISCUSSION DU DIAGNOSTIC 1.La première entrevue: La première entrevue est cruciale et le dévoilement du diagnostie constitue le pire de tous les instants.En effet, perdre un enfant emporté par une maladie incurable représente l\u2019épreuve parmi les * Travail présenté à un Colloque sur la médecine, l'homme et la souffrance, tenu a la Faculté de médecine, le 6 février 1969, et organisé par les étudiants de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Pierre BIGONESSE, M.D., F.R.C.P.(C), Service de pédiatrie, Hétel-Dieu de Québec.épreuves.Perdre un fils ou une fille accidentellement porte certes un coup terrible: il est également très douloureux de pleurer un bébé né avee une malformation congénitale fatale, même si le fait de ne vivre que quelques Jours allège le fardeau.Mais quand un petit être, attemt d\u2019une tumeur maligne ou de leucémie, est condamné, c'est atroce pour la famille, pour l\u2019entourage et même pour le personnel hospitalier.Au moment de la première entrevue, le médecin doit évidemment être certain du diagnostic et 11 doit faire en sorte que le père et la mère soient tous deux présents.Il se fera de plus un devoir de ehoisir adéquatement l\u2019endroit pour une telle conversation : i] préférera le calme d\u2019un bureau à l'abri de tout dérangement au bruit de la clinique externe parmi d'autres patients parfois indiserets.Il faut disposer du temps nécessaire pour donner toutes les explications et se rappeler que presque tout ce qui se dira sera soit répété à plusieurs reprises, soit oublié.Cependant, la relation s1 importante entre les parents et les médecins sera désormais établie.La plupart du temps, lorsque les parents sont convoqués pour une telle entrevue, ils suspectent eux- mêmes déjà une maladie sérieuse, telle une leucémie, et, vous ne faites que confirmer leurs craintes.Il faut lancer franchement le diagnostie, en discuter ouvertement le pronostic et peut-être également donner un certain espoir.Par exemple, dans un cas de leucémie, certains points peuvent être soulignés comme : 1) La survenue de longues périodes de rémission et de bonne santé, ear le fait qu\u2019un enfant fi 3 ] 652 Pierre BIGONESSE leucémique peut être bien surprend beaucoup de gens.2) La majorité des enfants avec une leucémie aiguë aujourd\u2019hui vont obtenir une rémission et, à ce moment, ils ne se discernent en rien des autres enfants.La maladie, quoique fatale, ne sera pas une suite inexorable de désastres.3) Les progrès faits dans le traitement et les immenses recherches effectuées sur la cause du cancer doivent être soulignés.Il faut se rappeler que la médecine est une science universelle et on doit mettre en valeur la possibilité de trouver un jour un remède quelconque.T1 suffit ensuite de décrire brièvement la maladie, en disant par exemple que la leucémie est une maladie qui affecte les globules blancs qui se multiplient trop rapidement, déplaçant ainsi d\u2019autres éléments hémoformateurs normaux et conduisant aux symptômes d\u2019anémie et d\u2019ecchymoses; la cause de cette croissance exagérée des globules blancs est inconnue et le traitement se fait le plus souvent avec des injections et des pilules.2.La contribution des parents au bien-être de l\u2019enfant : D'abord, i) ne faut pas gâter un tel petit malade mais plutôt le traiter normalement.Le bonheur est basé sur la sécurité et tout changement dans la relation parent-enfant va tendre à rendre ce dernier inquiet.Il faut suggérer aux parents de vivre dans le présent, au jour le jour, et de ne pas se tracasser pour le futur.Certains parents ont des idées étranges: célébrer Noël en juillet, par exemple, sous prétexte que leur enfant ne sera plus là à Noël.Cette politique est erronée d\u2019abord parce que le petit malade survivra peut-être jusqu\u2019à Noël et ensuite parece que tout enfant assez vieux pour raisonner se demandera pourquoi Noël tombe en juillet contrairement aux autres années où il arrive en décembre.Les enfants ne s\u2019en laissent pas conter si facilement ! Dans le même ordre d'idées, les parents ne doivent pas chercher à savoir si chaque anniversaire sera le dernier.Nous ignorons tous quand notre fin Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 derniére surgira et parfois un accident aura tot ravi un être en parfaite santé.Initialement, on révèle le diagnostic à la famille immédiate seulement, sans le révéler à l\u2019enfant lui-même ou à la parenté éloignée.On donne des explications suffisantes afin qu\u2019ils ne cherchent pas à se renseigner ailleurs et à trop lire sur la maladie, car l'information qui leur est disponible est soit passée date et décourageante, sans espoir, soit à point et trop optimiste, Il importe de mettre les parents en garde contre les charlatans et les guérisseurs.Les réactions des parents passent par les diverses phases suivantes : 1) La négation : « Non, docteur, ce n\u2019est pas possible, vous devez vous tromper.» 2) La paranoïa: « Pourquoi faut-il que cela arrive à notre enfant ?» 3) La révolte: « Je ne crois plus à rien.» 4) La substitution.5) Un nouvel espoir.Lies parents se posent des questions: 1) Pourquoi cela arrive-t-il ?2) Combien de temps lui reste-t-il à vivre ?3) L'enfant souffrira-t-il ?4) Pourra-t-il retourner en classe ?5) ŸY a-t-il une ombre d'espoir ?3.Quor dire à Ll\u2019enfant ?Cela dépend, il va sans dire, de l\u2019âge et de la compréhension du malade.Si l\u2019enfant est raisonnable, les mots anémie et sang fatigué sont des concepts qui peuvent être facilement employés.Il faut éviter le mot cancer et utiliser le terme tumeur qui n\u2019implique pas le même degré de frayeur et qui peut être défini comme une colleetion de cellules anormales semblable à un abcès.DEUXIÈME ÉTAPE: ÉTABLIR UNE RELATION ÉTROITE ENTRE LE PATIENT ET LA FAMILLE Il y a la confiance à gagner par divers moyens comme, par exemple, celui de permettre aux parents lls iin of el Ile, it fis Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 d\u2019accompagner l\u2019enfant aux rayons X, de voir l\u2019enfant seul de temps à autre, d\u2019éviter le plus possible les hospitalisations et, si elles deviennent nécessaires parce que certains traitements ne peuvent se faire à la maison, de les abréger au maximum.Des admissions courtes rassurent l\u2019enfant et lui signifient qu\u2019il peut prendre du mieux rapidement et retourner à la maison.Il faut, enfin, le laisser vivre une vie normale durant les rémissions.TROISIÈME ÉTAPE : L'APPROCHE DE LA MORT 1.Les moyens physiques: On doit utiliser les moyens physiques disponibles dont voici quelques exemples: 1) Le traitement d\u2019une surinfection par une anti- biothérapie appropriée.2) Le soulagement de la douleur en commençant par des médicaments comme l\u2019aspirine et en passant à une médication plus efficace, comme le Darvon, la codéïne, le Démérol, la Butazo- lidine, au fur et à mesure que la douleur s\u2019intensifie.Il existe aussi des cocktails, tels Lar- gactil, Démérol, Phénergan.Enfin, dans les cas extrêmes, des mesures neurochirurgicales comme la chordotomie peuvent rendre service, de même que l\u2019irradiation.3) La diminution de l\u2019anxiété et de la dépression avec des médicaments comme le méprobamate ou le phénobarbital.4) Le traitement de l\u2019insomnie par des barbituriques du genre Séconal.) Le traitement de l\u2019anorexie.) Le soulagement de la dyspnée par les moyens usuels, dont l\u2019oxygène.7) L'arrêt de toute hémorragie.8) La prévention de l\u2019ennui par une thérapie d\u2019oceupation et la télévision.2.Le support émotif : Il s\u2019agit surtout ici de rassurer.La maman de l\u2019enfant peut demeurer avec lui durant le jour si RÉFLEXIONS EN FACE D'UN ENFANT INCURABLE 653 l\u2019enfant est hospitalisé.Il ne faudra pas, cependant, qu\u2019elle lui mente pour s\u2019absenter : par exemple, prétendre qu\u2019elle va aller chercher une tasse de café et revenir tout de suite au lieu d\u2019avouer carrément qu\u2019elle quitte l'hôpital.3.Les questions posées par l\u2019enfant : Les petits malades doivent avoir l\u2019opportunité de voir leur médecin en tête à tête une fois de temps à autre.Cela leur procure beaucoup au point de vue confiance et encouragement.Aux questions diverses, s1 difficiles, soient-elles, on doit donner des réponses franches et sympathiques.À l\u2019interrogation cruelle « Docteur, vais-je mourir ?» répondre : « Oui, mais quand ?Nul ne sait quand il va mourir.» Enfin, si le malade a conscience qu\u2019il décline, on peut toujours concéder qu\u2019il est très malade.+.Les dernières heures: Aux dernières heures, on doit souligner aux parents que tout ce qui a été humainement possible pour leur enfant a été tenté et est encore fait.Il ne faut pas abandonner, mais éviter des dernières minutes héroïques.En phase terminale d\u2019une maladie incurable, la respiration artificielle et le massa- ve cardiaque n\u2019ont pas leur place.On demande aux parents de demeurer au chevet de l\u2019enfant jusqu\u2019à la fin et non pas d'attendre dans le corridor.Lorsque le décès s\u2019est produit, on laisse les parents se défouler ; par la suite, on doit être sympathique et, au besoin, rappeler les bons souvenirs que leur a prodigués cet enfant bien-aimé au cours de sa vie.Il n\u2019est également pas mauvais d'offrir une tasse de café et de témoigner tout son encouragement à la famille éplorée.5.L\u2019autopsie: On demande discrètement la permission de faire pratiquer l\u2019autopsie pour essayer de comprendre le plus possible la maladie fatale et peut-être trouver une réponse à la cause de la mort et au traitement.Qui sait, peut-être un autre enfant bénéficiera-t-il des informations ainsi obtenues ? Laval Médical Pierre BIGONESSE Vol.40 \u2014 Sept.1969 CONCLUSION Comme le disait Audrey Evans: « La mort, cette inconnue, est effrayante pour la plupart des gens; quand ils ont peur, vers qui se tournent-ils pour chercher de l\u2019aide ?Vers celui qui soigne.Etre celui qui soigne peut être une des expériences les plus enrichissantes dans la vie d\u2019un médecin.» BIBLIOGRAPHIE ABRAMS, R.D., Patient with cancer : his changing pattern of communication, New Engl.J.Med.274 : 317-322, 1966.2.Ayn, F.J., Jr, Hopeless case : medical and moral considerations, J.A.M.A., 181 : 1099-1102, 1962.BERGMAN, À.G., et ScauLrE, C.J.A, Care of child with cancer, Pediatrics, 40 : 492-546, Part 2, 1967.CAIN, À.C., Fasr, L, et Errckson, M.E., Children\u2019s disturbed reactions to death of sibling, Amer.J.Orthopsychiat.34 : 741-752, 1964.EVANS, À.E., If a child must die ., New Engl.J.Med.278 : 138-142, 1968.ji.FRIEDMAN, S.B., Management of fatal illness in children, Ambulatory pediatrics, édité par M.Green et R.J.Haggerty, W.B.Saunders Co., Toronto, 1968, pp.753-759.FRIEDMAN, S.B., CHODOFF, P., MAsoN, J.W., et HAm- BURG, D.A., Special article : behavioral observations on parents anticipating death of child, Pediatrics.32 : 610-625, 1963.\u2026 FURMAN, R., Death and the young child: some preliminary considerations, Psychoanal.Stud.Child.19 : 321-333, 1964.Geeex, M., Management of child with long-term, life- threatening illness : some principles of management, Pediatrics, 39 : 441-445, 1967.10.HamovircH, M.B., The parent and the fatally ill child, Delmar Publ.Co.Los Angeles, 1964.Harrison, S.I., DAVENPORT, C.W., et DcDEeRMOTT, J.F., Children\u2019s reactions to bereavement : adult confusions and misperceptions, Arch.Gen.Psy- chiat., 17 : 593-597, 1967.Howrur, D.A., Child dies, P.Pediat.Surg.1: 2-1, 1966.J.Ka~xor, A., KUTNER, B., et Gornox, N.B., Impact of infantile amaurotic familial idioey (Tay-Sachs disease) on family, Pediatrics, 29 : 37-45, 1962.Karox, M., et VERNICK, J., Approach to emotional support of fatally ill children, Clin.Pedial.7: 274-280, 1968.3.Koop, C.E., Ce que je dis aux parents dont l\u2019enfant va mourir, Sélection du Reader's Digest, (nov.) 1968.i.LINDEMANN, E., Symptomatology and management of acute grief, Amer.J.Psychiat.101 : 141-148, 1944.Morrissey, J.R., Death anxiety in children with fatal illness, in Crisis intervention, édité par E.Parod, Family Service Association of America, New York, 1965, pp.324-338.Morrissey, J.R., Note on interviews with children facing imminent death, Social Case Work, 44: 208, 1963.S1661xs, L.D., Mourning : critical survey of literature, Int.J.Psychoanal., 47 : 14-25, 1966.20, SoLNnTT, A.J., et GREEN, M, The pediatric management of the dying child.II.The child\u2019s reaction to fear of dying, in Modern perspectives in child development, édité par Solnit et S.A.Provence, International Universities Press, New York, 1963, pp.217- 228.SoLnrr, À.J., et GREEN, M., Psychological considerations in management of deaths in pediatric hospital services.I, Doctor and child\u2019s family, Pediatrics, 24 : 106-112, 1959.22.VERNICK, J., et KaroN, M., Who's afraid of death on leukemia ward ?Amer.J.Dis.Child.109 : 393- 397, 1965.bu Doel si dole sam cit lp du rat Al Tilt Diy le ¢ lp ils tle if LEH SUN tbe: LE MÉDECIN, L'HOMME ET LA SOUFFRANCE Étant le dernier à prendre la parole, j'utiliserai l'excellente définition de la souffrance qu\u2019a donnée monsieur le docteur Rénald Déry comme étant la douleur consciente.De ce fait, je puis me déclarer vraiment souffrant, d\u2019autant plus que je suis conscient que vous-mêmes êtes conscients d\u2019être assis depuis fort longtemps.Avant de procéder aux discussions, je vous livrerai très simplement trois réflexions : PREMIÈRE RÉFLEXION Face à la souffrance et à la mort, j'aimerais ce soir vous apporter le témoignage du pasteur, du ministre du culte, porte-parole des valeurs morales universelles; je ne dis pas catholiques à dessein, çar il est inexact de parler de morale catholique (abbé J.P.Schaller).Ainsi, le précepte « Tu ne tueras pas » vaut pour toutes les religions, même les incroyants.Done, mon exposé, encore une fois, s\u2019inscrit dans une conception plus élargie du traditionnel aumônier d'hôpital catholique; une conception, dis-je.plus œcuménique, rappelant les données d\u2019une morale plus évangélique et chrétienne.Done, d\u2019une morale très simple, d\u2019une morale très éloignée des immenses bouquins compliqués, sursaturés de lois canoniques que des bureaucrates ecclésiastiques ont structurées au cours de l\u2019histoire et dont on nous a bourré le crâne durant nos huma- * Travail présenté à un Colloque sur la médecine, l\u2019homme et la souffrance, tenu à la Faculté de médecine, le 6 février 1969, et organisé par les étudiants de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.(4) Luc GOULET,.S.V., aumônier, Hôtel-Dieu de Québec.nités (je dis bien humanités) classiques, au point d\u2019en être traumatisés ou de rester bloqués dans nos discussions sur des cas précis, par un manque notoire d'humanité, de compréhension, de compassion, étouffés en quelque sorte par une formation demeurant au beau fixe.À ce point que certains de nos pasteurs et de nos médecins apparaissent plus catholiques que le message évangélique lui-même.À titre d\u2019exemples : à) « Encore n'est-ce pas seulement chez le moraliste qu'on peut déceler de la connaissance confuse et de l'ignorance; on en trouve même dans l\u2019Église gardienne des mœurs.Ce n\u2019est qu'au cours du dix-neuvième sièele que l\u2019esela- vage fut condamné; il y a bien des préceptes de la loi naturelle qui n\u2019ont été déclarés tels que dans l'encyclique Pacem in terris.Naguère, les moralistes attitrés soutenaient, en se réclamant des pères de l\u2019Église, qu\u2019un acte conjugal posé entre des époux tous deux, voire l'un ou l\u2019autre seulement.stériles ne s\u2019accomplissait pas sans péché au moins véniel.Nous savons maintenant que cet enseignement n'émanait pas du Magistére comme tel, mais il reste que dans l\u2019intervalle il a faussé les consciences.Le fait est là, que nous devons admettre.À peine depuis quelques années, à vrai dire, le Magistère enseignait-il que les époux peuvent, en certaines conditions, borner délibérément leurs rapports aux périodes connues comme infécondes.N\u2019oublions pas qu\u2019avant Casti connubü des moralistes avaient déclaré immorale la méthode du rythme et que des consciences en ont été faussées »!.1.Revue « Perspectives », 19, n° 4: 883, juillet-août, 1964. 656 Luc GOULET b, L'Église ne fait que commencer à considérer le suicidé comme un malade méritant les égards dus à un membre du peuple de Dieu.c) Le droit à la liberté religieuse a été officiellement reconnu après moult discussions uniquement à partir de Vatican IT (1965).On pourrait se rappeler ici l\u2019Inquisition.la Saint- Barthélemy (23 août 1572).Face à la souffrance et à la mort, le Christ a eu une attitude de bonté, de miséricorde, de compréhension ; un souci constant d\u2019alléger la souffrance humaine, de la soulager par de nombreux gestes susceptibles de rendre jaloux nos meilleurs médecins, v.g.hémorragies, résurrections sans massage cardiaque, cécité, lèpre, fièvre, paraplégies totales ou partielles, surdité, mutisme, épilepsie, courbatures, hydropisie.ete.Un médecin de notre hôpital, très catholique, m\u2019a confié qu\u2019à chaque fois qu\u2019il prescrivait du sérum pour un mourant, il se rappelait le cri du Christ en croix : « J'ai soif ».Pour lui, le sérum n\u2019était pas pour prolonger la souffrance de son patient, mais dans le but de lui éviter une mort plus pénible par déshydratation.Done, selon le Christ, infini respect de la personne humaine.désir constant d'éliminer la souffrance physique et morale.DEUXIÈME RÉFLEXION Face à la souffrance et à la mort.le pasteur ne peut plus et ne doit plus se débattre seul.À mesure que l\u2019Église, spécialement par les reli- cieuses, disparaît du lieu physique de la souffrance humaine et morale, qui la remplacera, sinon les médecins et les paramédicaux.membres à part entière du peuple de Dieu.Toute l\u2019équipe hospitalière doit s\u2019y intéresser et cela en raison de l\u2019étatisation des hôpitaux, de leur déshumanisation croissante, des progrès énormes de la science médicale.Car, de ce fait, la plupart des hospitalisés viennent à l\u2019hôpital non pour mourir comme autrefois mais pour survivre, ce qui n\u2019exclut pas la souffrance.Le médecin de famille, qu\u2019on considérait jadis comme un genre de prêtre, serait-il disparu de notre société scientifique ?Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Le pasteur ne doit plus être ce membre à part, séparé de l\u2019équipe, dépassé, vieilli, distributeur d\u2019images et de médailles, gêneur, inquiétant plus que rassurant, en somme, l\u2019homme des derniers sacrements, sorte de messager de la mort qu'on demande juste au moment où tout semble perdu.Non, le pasteur se doit d\u2019être un membre vraiment intégré dans l\u2019équipe hospitalière, laquelle autant que lui sera soucieuse de sauvegarder les valeurs morales universelles; soucieuse de rappeler au patient le sens de la souffrance humaine, ses valeurs d\u2019éternité, ses effets bénéfiques même parfois.Le pasteur doit avoir une attitude d\u2019autant plus humaine que le médecin est d\u2019autant plus accaparé par ses tâches nouvelles.Au sein d\u2019une équipe médicale composée d\u2019hommes de science de plus en plus compétents, le pasteur sera, sans qu\u2019il le veuille, un rappel constant de l\u2019aspect humanitaire de la profession médicale.Il y a tout un monde entre parler de la souffrance, voir la souffrance, y compatir, la vivre en quelque sorte.C\u2019est ainsi qu'il y a également tout un monde entre les bureaucrates et les pasteurs, de même qu\u2019entre les théoriciens et les praticiens.TROISIÈME RÉFLEXION Face à la souffrance et à la mort, le pasteur comme le médecin ne doit jamais oublier le rapport indissoluble entre les droits et les devoirs.Face aux malades, le pasteur et le médecin doivent se rappeler qu\u2019étant à leur service, ils ont des devoirs à remplir et non des droits à exercer.C\u2019est le malade qui a des droits, c\u2019est nous qui avons des devoirs.À tel droit correspond tel devoir.Au droit de vivre correspond le devoir de faire vivre, Au droit de vivre par les moyens ordinaires correspond le devoir d\u2019user de moyens ordinaires.Au droit de survivre par des moyens extraordinaires, dans certains cas, correspond le devoir d\u2019user des moyens extraordinaires.Au droit de refuser des moyens extraordinaires, Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 même si pour nous ils sont devenus quasi tous ordinaires, correspond le devoir de respecter ce refus dans la mesure où il est lucide, v.g.amputation de jambe, anus artificiel, dialyse rénale.Ici, 11 y a beaucoup de relatif: circonstances de temps et de lieu, genre d\u2019hôpital, lucidité ou non du patient, coût très onéreux, ete.« Autre chose: causer la mort par un geste positif ; autre chose: la laisser intervenir en interrompant les tentatives qui n\u2019ont plus aucune chance de succès »*, «Le médecin qui interrompt une tentative de réanimation dans des cas désespérés ne tue pas.» « Ne faut-il pas savoir le moment venu, laisser la mort se produire (comme s\u2019exprimait un médecin qui n\u2019était pas défaitiste) et ne pas en avoir peur ?»?Autrement, on pourrait se demander si on ne veut pas lancer un défi à Dieu en voulant éviter une mort que lui-même a déterminée.Certes, il est très important pour le moräaliste de respecter la fidélité des médecins à leur mission qui est de réparer et sauvegarder la vie biologique des personnes.Au droit de refuser de rester handicapé pour la vie correspond le devoir de respecter ce refus, tout en sauvegardant l\u2019obligation qui demeure de tout faire pour éclairer le patient, dissiper ses craintes, faire disparaître ses préjugés, sans le forcer ni le contraindre.Ici se pose le problème de la capacité psychologique de la personne à évaluer ses droits.Ici également devrait être mise en valeur l\u2019importance de la psychiatrie, quoi qu\u2019en pensent certains, ear c\u2019est la discipline qui pourrait le mieux enrayer la déshumanisation de la médecine moderne.Au droit d\u2019avoir les secours religieux de sa religion, ou de les refuser, correspond le devoir de les accorder ou de ne pas les imposer: l\u2019onetion des malades, la communion, le sacrement de pénitence.N\u2019y a-t-il pas coercition, pour ne pas dire violence morale, dans certains cas au sein de nos hôpitaux catholiques ?En passant, l\u2019extrême-onction ne devrait plus être 1.Revue « Suint-Luc », n° 9, 418, nov.1967.2.Ibidem, n° 9, 421, nov.1967.LE MÉDECIN, L'HOMME ET LA SOUFFRANCE 65 7 l\u2019onetion extrême mais l\u2019onction des malades et non des morts.Ici, malheureusement, peu sont renseignés sur la nouvelle conception de ce sacrement des vivants qui, au lieu de traumatiser le malade, devrait l\u2019épanouir, au lieu de l\u2019angoisser, le soulager.On prépare même, semble-t-il, des textes appropriés pour l\u2019onction des malades spécialement destinés aux opérés et aux parturientes.Ce qui veut dire que toute notre conception de ce sacrement est à transformer (cf.Vatican IT).Dans le même domaine, au droit des Témoins de Jéhovah à leur religion se pose le problème des transfusions sanguines.Cependant, iei, il s\u2019agit d\u2019un problème non pas tellement moral que légal, car quelle que soit notre religion nous sommes tenus à sauvegarder notre vie par des moyens ordinaires.Or, la transfusion sanguine est certes de ce nombre.Le cas d\u2019un mineur s\u2019avère encore beaucoup plus complexe sur le plan légal.Au droit d\u2019avoir la vérité correspond le devoir de ne pas mentir sans qu\u2019il faille pour autant dire toute la vérité.«Je dialogue tellement avec mon patient qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019idée de me poser des questions auxquelles je ne voudrais pas répondre », disait un médecin de Québec.Dans certains cas, par charité, on doit dire la gravité de l\u2019état du malade pour lui permettre de régler certains problèmes importants de succession ou de mettre ordre à ses affaires.Enfin, au droit de refuser de servir uniquement d\u2019expérience, de cobaye, correspond le devoir d\u2019obtenir l\u2019assentiment soit du patient s\u2019il est conscient, soit de sa famille surtout si elle s\u2019y oppose.CONCLUSION Il importe énormément de distinguer entre : devoir, obligation et permission.Ainsi le bill Omnibus permettra probablement l\u2019avortement mais n\u2019obligera pas à le pratiquer.Bref, il y a beaucoup de relatif dans ces choses; chaque cas mérite attention, l\u2019expérience y est pour beaucoup et, somme toute, dans bien des situations on n\u2019a pas le temps de faire un théorème pour trouver la solution la meilleure.Bl fi IU Ii 658 Luc GOULET Reste enfin le problème des personnalités elles- mêmes.Comme chez les pasteurs, il y a chez les médecins ce qu\u2019on appelle des abstentionistes et des interventionistes.N'oublions jamais que l\u2019inter- ventionisme est beaucoup plus sécurisant, tandis que l'abstentionismes en certaines circonstances réclame plus de compétence et du sens des responsabilités : donner l\u2019absolution sous condition, l\u2019onction des malades sous condition, l\u2019indulgence plénière apostolique, sans oublier les aspersions d\u2019eau bénite à un mort de plusieurs heures, cela est beaucoup plus séeurisant que de s'abstenir.Pareillement, s\u2019abstenir d\u2019une salpingectomie dans un cas extrêmement complexe s'avère beaucoup plus sécurisant que de la pratiquer.Somme toute, le rôle du pasteur, son attitude face à la souffrance et à la mort pourront souvent apparaître à la médecine comme étant trop humains et même incompréhensibles pour un homme de science.N'oublions pas d\u2019ailleurs que la constatation du fait de la mort dans les cas particuliers n\u2019appartient pas à la compétence de l\u2019Église, puisque la réponse ne peut se déduire d\u2019aucun principe religieux et moral! L\u2019important c\u2019est que tous ensemble nous cheminions dans une grande sincérité vers le soulagement de la souffrance et la compréhension du mystère de la mort, APPENDICE À la demande des étudiants en médecine, J'aime- \u2018ais livrer à votre réflexion un extrait de la revue L\u2019Osservatore della domenica, en date du 26 janvier 1969, page 2, reproduit dans la revue « La documentation catholique », n° 1534, 16 février 1969, p.197.L\u2019OBLIGATION DE CONSERVER LA VIE Après avoir rappelé la traditionnelle distinetion entre moyens ordinaires et extruordinaires de conserver la vie, Monseigneur Ferdinando Lambrusehi- ni, ex-professeur de morale à l'université du Latran et actuel archevêque de Pérouse, explique que cette distinetion est « dépassée » pour de multiples raisons.Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Citant à deux reprises Pie XII, il poursuit en ces termes : « Venons-en à quelques précisions concrètes.Peuvent et doivent être considérés comme remèdes extraordinaires auxquels, en conscience, on n\u2019est pas obligé de recourir, même en vue de prolonger la vie, non seulement les transplantations d'organes \u2014 remède extrême plus que simplement extraordinaire dans l\u2019état actuel de la science \u2014 mais encore toutes les opérations qui comportent un risque grave ou, en tout état de cause, sont onéreuses de diverses façons.« Pour ce qui est des interventions moins risquées, il faut faire une autre distinetion.Si l\u2019intervention n\u2019est pas spécialement onéreuse et que l\u2019on en prévoit une heureuse issue qui permette de recouvrer une activité vraiment humaine, on peut, en tant que remède ordinaire, en faire une obligation de conscience pour les malades et parents responsables, sauf cas de répugnance invincible de caractère personnel.Par contre, si la prolongation de la vie est problématique ou laisse prévoir souffrances et difficultés, nécessite des soins coûteux et continuels, on peut la qualifier de remède extraordinaire qui n\u2019oblige pas la conseience des malades, parents et médecins.« On doit avoir cette distinetion présente à l\u2019esprit lorsqu'il s\u2019agit de savoir si l\u2019on doit ou non sauver la vie des prématurés au moyen de la couveuse artificielle.Un tel recours est obligatoire si l\u2019on prévoit que ces enfants pourront avoir une vie chrétienne, le recours à la couveuse artificielle qui prolongerait une vie de souffrance et de sacrifices.« En opposition avec l\u2019affirmation quelque peu simpliste suivant laquelle « mieux vaut exister difforme que ne pas exister du tout », nous préférons nous en tenir au principe que si l\u2019on ne doit rien faire pour abréger directement une vie humaine, on peut cependant omettre des soins exceptionnels pour prolonger la vie dans des conditions partieulière- ment pénibles.T1 ne s\u2019agit pas de civisme mais d\u2019un sain réalisme inspiré par la sagesse.Les comportements héroïques méritent toujours l\u2019admiration, mais on ne peut toujours les imposer.» 1.Revue « Saint-Luc », n° 9, 419, nov.1967.LA 0 Din il Jat Ji un ded lls San alls LA CONTRACEPTION INTRAVAGINALE Dans notre monde évolué d\u2019aujourd\u2019hui, quand on parle de contraception, on oublie ou encore on ne parle que trop brièvement de la contraception intravaginale.Il s\u2019agit d\u2019un mode contraceptif très ancien qui pourrait encore aujourd\u2019hui, dans certains cas, rendre de grands services.HISTORIQUE Faire l'historique de la contraception intra- vaginale, c\u2019est, en quelque sorte, faire l\u2019historique du condom, du pessaire féminin et des spermicides.Le premier document irréfutable d\u2019emploi de contraceptifs remonte à la préhistoire (2) vers 2 500 ans avant J.-C.Il s\u2019agit de l\u2019ancêtre du préservatif maseulin: à ce moment, l\u2019homme employait vraisemblablement comme protecteur des feuilles de plantes.Puis, il fallut attendre au XVI® siècle, alors que Fallopius (2), anatomiste italien, lui donne sa forme classique.À noter que Fallopius n\u2019avait aucune visée anticonceptionnelle et cherchait seulement à lutter contre la syphilis.En 1840.Charles Goodyear (4) apporte la modification la plus importante du préservatif maseulin.En effet, grâce à la vuleanisation du caoutchouc.la production du condom en série est maintenant possible.Vers 1500 avant J.-C.) l\u2019ancêtre du préservatif féminin fait son apparition: en Égypte (2), on prescrivait, avant le coït, l\u2019insertion intravaginale d'un mélange de miel et de fumier de crocodile.Dans d'autres pays, on employait des mélanges dif- * Gynécologue-obstétricien à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Jacques LORRAIN, F.R.C.S., F.A.C.S., F.A.C.0.G.* férents, par exemple un mélange de fumier d\u2019éléphant et de miel, ete.Inutile d\u2019ajouter que nous sommes ici également à la source du spermicide, car je suis persuadé qu'aucun spermatozoïde ne pouvait survivre à un tel mélange.Puis, modifié par les anciens Juifs au ITIe siècle, le pessaire devient une éponge.Au VI® siècle.Aetsius (2) en précise la forme cireulaire et concave.Plus tard, en 1880, Mensinga (2) apporte la transformatior.finale: il invente le diaphragme tel qu\u2019il existe aujourd'hui.Après avoir été utilisés vers l'an 1500 avant J.-C.de la façon que l\u2019on sait, il fallut attendre en 1855 pour voir apparaître la première publication par Kolliker (4) sur les spermicides.Le seul spermicide connu au début était la quinine.Je passe enfin sous silence la première description du «LU.D.» (intrauterine device) ou du stérilet par Ritehter en 1909, car ceci ne fait pas partie de la contraception intravaginale.I.LA CONTRACEPTION INTRAVAGINALE : MODES D APPLICATION ET PRINCIPES GENERAUX La contraception intravaginale peut s\u2019appliquer suivant plusieurs modes.1.Survant le mode mécanique simple: Il s\u2019agit ici des préservatifs féminins encore appelés obturateurs où pessaires.Ce sont le diaphragme et la cape cervicale, et des préservatifs masculins appelés également condoms.2.Suivant le mode chimique: Ce mode comprend les gelées vaginales, les crèmes, les ovules ou suppositoires vaginaux et enfin les tablettes ou aérosols moussants. 660 Jacques LORRAIN 3.Suivant le mode des contraceptifs intravagi- naux associés: Tci, il s\u2019agit tout simplement de l\u2019emploi d\u2019un des modes mécaniques simples simultanément avec un spermicide: diaphragme et spermicides, cape cervicale et spermicides, condom et spermicides, etc.4.Enfin, les préservatifs simples ou associés de spermicides peuvent se combiner avec les méthodes dites naturelles ou physiologiques.Celles-ci étant la méthode symptothermique et la méthode Ogino- Knaus, plusieurs combinaisons peuvent alors se faire : préservatifs féminins combinés à la méthode symptothermique, préservatifs féminins et spermicides combinés a la méthode symptothermique, ete.Il est essentiel pour les praticiens généraux, les gynécologues et les obstétriciens de connaître la contraception intravaginale.Si ce groupe de médecins l\u2019ignore, plusieurs couples en seront privés alors qu\u2019ils pourraient en bénéficier, car, suivant le doe- teur Stewart Taylor (5), la contraception intra- vaginale tient encore une place aujourd\u2019hui.La contraception intravaginale s\u2019applique de façon particulière lorsqu\u2019il y a besoin de contraception temporaire, lorsque la femme ne peut employer la pilule anovulante ou le stérilet, que ce soit pour motifs psychologiques, médicaux ou autres, et enfin lorsque, après réflexion, cette méthode est celle choisie par le couple.Afin de pouvoir assurer au couple le maximum d'efficacité, 11 faudra s\u2019appuyer sur des principes généraux.1° Il est nécessaire de faire un interrogatoire et examen physique, ainsi qu\u2019une cytologie vaginale exfoliatrice.Alors, on évitera d\u2019ordonner des contraceptifs à un couple stérile et toute maladie gynécologique importante pourra être adressée à un gynécologue aux fins de traitement.Tel sera le cas pour une néoplasie génitale, un cysto-rectocèle de grade IT ou III, un prolapsus utérin de grade II ou III, des fibromes utérins symptomatiques, ete.2° Il faut posséder les connaissances voulues pour prescrire le bon moyen et de facon correcte.3° Il faut respecter le choix du couple.1° On ne doit jamais supposer que la technique Médical Laval Vol.40 \u2014 Sept.1969 est connue, car on ne donne jamais assez de rensel- gnements à cet effet.5° Enfin, il faut bien rappeler aux personnes en cause que ces moyens intravaginaux ne sont peut- être pas aussi sûrs que la pilule ou la stérilisation chirurgicale, mais que pour un couple donné ils peuvent être efficaces à cent pour cent.II.ÉTUDE DÉTAILLÉE DES DIFFÉRENTS CONTRACEPTIFS INTRAVAGINAUX A.LES MOYENS MÉCANIQUES: 1.Données générales: Les moyens mécaniques, encore appelés préservatifs, sont le diaphragme, la cape cervicale et le condom.Ils empêchent, par obstacle physique, la rencontre du spermatozoïde et de l\u2019ovule.Le diaphragme est d\u2019abord suggéré dès qu\u2019il y indication de contraception intravaginale, car c\u2019est le moyen le plus accepté du couple.La cape cervicale est suggérée en deuxième lieu lorsque le diaphragme ne peut s\u2019appliquer.Enfin, le condom devient le premier choix : 7) si la femme ne peut pas employer d\u2019autre moyen anticonceptionnel.Ceci se rencontre, principalement, lorsque la patiente présente des contre-indications à l\u2019emploi de la pilule, ou encore qu\u2019elle ne peut apprendre les manipulations des pessaires ou, enfin, ne peut accepter le stérilet ; 4) si la sensibilité préputiale de l\u2019homme s\u2019accorde mal aux sécrétions vaginales de lu femme ; in) si l\u2019homme ou la femme sont atteints d\u2019une infection pouvant se contraeter lors des rapports sexuels, par exemple une prostatite chronique, une tuberculose génitale, ete.; iv) lorsque le mari souffre d\u2019éjaculation prématurée ; v) enfin, si telle est la volonté du couple.On peut rencontrer, assez fréquemment, des gens qui s\u2019opposent à ce mode de contraception pour des J mm STN Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 motifs religieux.Cependant, disons que la plupart du temps les motifs psychologiques priment, surtout en ce qui regarde l\u2019application du diaphragme: en effet, certaines personnes ne peuvent apprendre, ou accepter, les manipulations associées à l\u2019utilisation des différents préservatifs, Enfin, des raisons purement médicales rendent impossible la bonne application d\u2019un diaphragme : un eysto-rectocele de grade IT & III, un prolapsus utérin de grade IT à III.Il en va de même pour la cape cervicale lorsque le col utérin est trop court ou très lacéré.Finalement, il ne saurait être question de cape cervicale en présence d\u2019une cervicite aiguë, d\u2019une cervicite chronique importante, d\u2019une endométrite, d\u2019une salpingite, car alors il pourrait y avoir reflux de sécrétions purulentes dans les organes génitaux internes et dans l\u2019abdomen.Les moyens ci-haut mentionnés ne présentent aucun effet systémique organique.Enfin, un avantage particulier revient au condom : il peut s\u2019appliquer à n'importe quel moment et dans n\u2019importe quelle circonstance, sans recours préalable au médecin, et son mode d\u2019application est des plus simple et compris par n\u2019importe quel patient, quel que soit son degré d\u2019éducation.bo COMPOSITION, DESCRIPTION ET EMPLOI PARTICULIER DES MOYENS MÉCANIQUES : a) Diaphragme: Le diaphragme se compose d\u2019un centre hémisphérique souple et d\u2019un bord rigide (figure 1) formé soit d\u2019un ressort, soit de fils métalliques gainés de caoutehoue ou de matière plastique.Sa taille varie de 50 à 105 millimètres.Bow-bent Findlay) Matrisalus Dumas Coiled spring Figure 1 \u2014 Types de diaphrame, LA CONTRACEPTION INTRAVAGINALE 661 La forme cireulaire représente le type classique.Plusieurs modèles présentent cette forme.1.Le modèle standard ou coiîled spring est très souple (figure 2).Ce modèle, lorsque comprimé latéralement pour l'insertion vaginale, ne peut se recourber en forme de S comme la courbure du canal vaginal.Ce modèle s\u2019applique dans la majorité des cas.2.Les modèles particuliers sont tous des modèles très rigides : a) Le modèle arcing spring comme le Findlay (figure 1).Lorsque pressé latéralement pour l\u2019insertion vaginale (figure 3), 1l se recourbe encore plus fortement et passe facilement derrière un col utérin qui pointe fortement vers l\u2019arrière ou s\u2019il y a un certain degré de relâchement pelvien.b) Le modèle flat spring comme le Mensinga.Plus ferme que le coled spring, et contrairement au arcing spring, il ne peut prendre la forme d\u2019une demi-lune et se replie seulement sur un plan.L\u2019indication par excellence serait celle d\u2019une muqueuse vaginale très redondante.Nous venons de voir les pessaires a formes circulaires; il existe, cependant, la forme pessaire Smith Hodge renversée, comme le Duraflex ou le Matri- salus (figure 4).Ceux-ci sont souvent les seuls à tenir en place, si le relâchement pelvien est assez marqué.DNR insertion manuelle du diaphragme SA type COILED SPRING Figure 2 \u2014 Insertion manuelle du diaphrame type coiled spring. Employés avec délicatesse, leur durée devrait être d\u2019environ deux ans.b) La cape cervicale: Les capes cervicales (figure 5) peuvent être flexibles et faites de caoutchoue.Les plus employées de ce type sont la cape cervicale Procace et Dumas.Cependant, ces capes flexibles et souples sont plus HR Insertion manuelle du diaphragme type ARCING SPRING Figure 3 \u2014 Insertion manuelle du diaphrame type arcing spring.Diaphragme en place type MATRISALUS \u2014 Diaphrame en place, type Matrisalus.662 Jacques LORRAIN Vol.40 - Sept.1969 Laval Médical pin le Cape Hellew rim Vimule Figure 5 \u2014 Types de cape cerciale.difficiles à insérer et à enlever que les capes rigides.Les capes peuvent être également rigides; dans ce cas, elles sont presque toujours faites de plastique.L\u2019une et l\u2019autre sortes comprennent habituellement trois grandeurs différentes (grande, moyenne, petite).De toute manière, la cape doit être plus longue que le col, laissant, après mise en place, un espace libre pour la gelée et l\u2019évacuation des sécrétions cervicales physiologiques.Sa durée est de deux ans au moins.«) Le condom: Suivant la forme.1) Le préservatif court: Nous citerons ici que pour mémoire.les pr£- servatifs de couleurs voyantes ou agrémentés de saillies collées, de rugosités qui ne sont ni du domaine de lu régulation de la conception ou de lu prophylaxie des maladies et se rapportent plutôt à l\u2019érotologie.Nous éliminons aussi, d\u2019emblée, les préservatifs courts ou short condoms ou american tips ou préservatifs de gland qui ne recouvrent que celui-ci; leur usage est condamnable, car ils ne sont pas efficaces.Le préservatif long ou modèle classique : Certains sont en baudruche (gros intestin de mouton).Ici, la finesse est inversement proportionnelle au prix et ce prix est en moyenne dix fois plus élevé que celui des préservatifs en caoutchouc ou en latex.Ceux qui les emploient le font par snobisme.car le latex reproduit quasi totalement toutes ces qualités. Luval Vol.40 \u2014 Sept.1969 Médical D autres sont en caoutchouc ou, plus récerm- ment, en latex.Ils se présentent le plus souvent en boîte cartonnée où chacun d\u2019entre eux est enroulé comme un doigtier dans un sachet de papier hermétiquement clos.Une fois déroulé, c\u2019est un evlindre d'environ 180 à 200 mun de longueur sur 35 mm de diamètre.obturé à un bout et ouvert à l\u2019autre; cette ouverture est renforcée par un anneau d\u2019un millimètre d'épaisseur environ.ii) Les préservatifs à réservoir: applicateur, Introduction d'un diaphragme type COILED SPRING avec un Il s'agit du modèle classique auquel on y a ajouté une pochette au bout.Cette pochette serait destinée à recueillir le sperme, dans le but.dit-on, de prévenir les déchirures possibles lors de l\u2019éjaculation et d'empêcher le reflux du sperme hors du condom.Or.après investigation, il s\u2019est avéré que ce type de préservatif n\u2019est pas plus efficace que le modèle classique.Figure 6 \u2014 Introduction d\u2019un diaphrame type coiled spring avec un applicateur.LA CONTRACEPTION INTRAVAGINALE 663 2.Swirant la lubrification: Il v a des préservatifs lubrifiés et d'autres qui ne le sont pas.La lubrification représente, en pratique.ue diminution considérable de la gêne pour l'utilisateur mais n\u2019accroît pas la sécurité.Quelques gouttes de lubrifiant sont placées à l'intérieur du préservatif et à l'extérieur.Nous préconisons, ce qui est beaucoup plus efficace, l'emploi d'un préservatif masculin non lubrifié avec un peu de crème spermicide appliquée sur la verge avant insertion du condom et de crème spermicide intravaginale avant le coit.On recommande, pour efficacité maximum, un condom par rencontre sexuelle (non pas nécessairement un condom par coït).Cependant, chaque éondom pourra être lavé et utilisé plusieurs fois si, après chaque vérification, il s'avère toujours adéquat.Insertion d'un diaphragme avec l'aide du pouce Figure 7 \u2014 Insertion d\u2019un diaphrame avec l\u2019aide du pouce i ] 664 Jacques LORRAIN 3.TECHNIQUE D\u2019 UTILISATION ET PRESCRIPTION : On trouvera le détail des techniques d\u2019utilisation dans le volume Manual of Contraceptive Practice de Mary Calderone (1).a) Le diaphragme: Deux visites suffisent pour ce qui est de la prescription du diaphragme et l\u2019enseignement à la patiente que cela comporte.Enfin, ajoutons que l\u2019insertion du diaphragme (figures 6 et 7) doit se faire avant chaque relation sexuelle et que le pessaire doit demeurer en place au moins six à huit heures après une rencontre sexuelle.b) La cape cervicale: Tout comme pour le diaphragme, deux visites suffisent pour la prescription.À l\u2019encontre du diaphragme, cependant, la cape cervicale est mise en place (figure 8) à la fin d\u2019une menstruation et demeure en place jusqu\u2019au début de la menstruation suivante.CAPE CERVICALE EN PLACE Figure 8 \u2014 Cape cervicale en place.Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 ¢) Le condom: Sa technique d\u2019utilisation est la plus simple.Il ne faut pas oublier, cependant, quelques points essentiels : \u2014 Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019insuffler chaque condom avant de s\u2019en servir pour voir quelles en seraient les défectuosités.\u2014 Lors de l\u2019emploi du condom sans réservoir, 1l est préférable de laisser un demi-pouce au bout pour recevoir l\u2019éjaculat.Ceci diminue le danger de perforation du condom lors du coït.\u2014 Quel que soit le type de condom employé, ne pas laisser d\u2019air pénétrer au bout du condom.\u2014 Attention pour ne pas laisser le rebord du condom s\u2019accrocher au rebord du vagin lors du coît.\u2014 Après éjaculation, ne pas retarder le retrait, car il pourrait y avoir reflux le long du pénis flasque.\u2014 Au moment du retrait, l\u2019homme devrait tenir le rebord du condom, diminuant ainsi le danger d\u2019échapper le condom.\u2014 Enfin, un petit trou n\u2019est certes pas suffisant pour produire une grossesse puisqu\u2019en bas de 20 000 000 de spermatozoïdes la fertilité est très diminuée.4.EFFICACITÉ, CAUSES D'ERREURS ET ACCEPTABILITÉ DE LA CONTRACEPTION INTRAVAGINALE : Ces préservatifs (sauf pour le condom) s\u2019emploient habituellement avec des spermicides.L\u2019efficacité des préservatifs est la suivante: diaphragme seul, 30 pour cent de grossesse (Tietze et al., 1963) ; cape cervicale seule, 11 pour cent de grossesse (Dickinson, 1963) ; condom, 11 pour cent de grossesse (Tietze & Camble, 1963) ; condom, dix pour cent de grossesse (Lorrain) sur 30 couples.Evidemment, les causes d\u2019échecs sont nombreuses : quoi À rR quel ph deus! Jahn Lou jus pie Cp fil 1 gel parti Wen i» Lig i\" Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 une défectuosité du produit, un déplacement du diaphragme par pression trop forte du pénis, un débordement du sperme hors du condom ou derrière le diaphragme, etc.La méthode choisie, lorsqu\u2019il s\u2019agit de méthode intravaginale, est d\u2019abord le diaphragme, les spermicides seuls, puis vient le préservatif masculin et en dernier lieu, peu employée, la cape cervicale, celle-ci étant beaucoup plus employée en Europe.Cependant, le condom constitue, dans la population en général, la méthode d'occasion la plus utilisée.Il suffit, pour s\u2019en rendre compte, de voir l\u2019importance de la vente.Viennent ensuite le diaphragme, puis les spermicides et, enfin, la cape cervicale.5.LES EFFETS SECONDAIRES : Les effets secondaires surviennent dans dix à quinze pour cent des casa) Les préservatifs féminins: Les réactions secondaires les plus fréquentes sont la présence d\u2019une lourdeur abdominale basse lorsque la cape cervicale est trop serrée, de la dyspareunie lorsque le diaphragme est trop grand.Beaucoup plus rarement, on rencontrera une diminution de la jouissance à l\u2019acte sexuel.Enfin, des réactions psychologiques, telle que la frigidité partielle ou complète, sont du domaine du possible.b) Les préservatifs masculins: Les réactions d\u2019ordre psychologique, quoique rares, sont plus fréquentes chez l\u2019homme que chez la femme, pouvant varier d\u2019une simple diminution du désir de l\u2019acte sexuel jusqu\u2019à l\u2019impuissance totale.Il y à aussi une dyspareunie qui peut survenir, lue aux frottements du condom sec sur les parois vaginales.À noter que ceci disparaît toujours avec l\u2019emploi d\u2019un lubrifiant vagmal.Enfin, occasionnellement, sans l\u2019intervention de facteurs psychologiques, il y a légère diminution des perceptions tactiles voluptueuses au niveau de la verge et du vagin, LA CONTRACEPTION INTRAVAGINALE 665 B.LES MOYENS CHIMIQUES : 1.Données générales: Ce sont les gelées ou gels, les crèmes, les ovules et suppositoires, enfin tous les produits moussants, qu\u2019ils soient sous forme de tablette, crème ou aérosol.Ils agissent de deux façons: a) en formant une barrière, un film à la surface du col, empêchant ainsi l\u2019insémination directe du col pendant l\u2019éjaculation ; b) mais surtout en immobilisant et en tuant les spermatozoïdes avant qu\u2019ils n\u2019entrent dans le canal cervical.Pour une sécurité maximale, ces produits devraient être utilisés conjointement avec une méthode mécanique.Cependant, on doit se souvenir que pour des gens subfertiles et parfois au climatére, un moyen chimique seul pourrait être très efficace.Les contre-indications médicales se résument pratiquement aux réactions allergiques du mari ou de la femme, au produit employé.Quant aux contre- indications d\u2019ordre psychologique, elles consistent surtout en des craintes de toutes sortes.L'avantage prineipal des moyens chimiques réside surtout dans sa facilité d\u2019acceptation, sans trop d\u2019explication, par toutes les classes de la société.Le gros désavantage est, évidemment, d\u2019être moins efficace que les autres moyens.2.Composition: Un grand nombre de substances domestiques ordinaires ont été utilisées dans le passé comme spermicides: ce sont des solutions de sel et d\u2019eau, des savons, des détergents, du vinaigre, du jus de citron, de l\u2019huile d\u2019olive.Inutile d\u2019ajouter que les résultats ne furent pas très bons; de plus, les produits employés sont très souvent toxiques.Les différents types de spermicides que l\u2019on trouve sur le marché actuellement contiennent, en général, une ou plusieurs des substances spermicides suivantes: acide lactique, acide salicylique, héxyl- résorcinol, acide tartrique, sulfate de zine, alun nitré 666 Jacques LORRAIN et, plus récemment encore, composés de poly-oxy- éthylène (ce dernier est le plus employé aux États- Unis).Suivant leur présentation, le principe spermicide sera mélangé avec : i) du beurre de cacao, de la glycérine et de lu gélatine.et parfois du savon doux (gels, ovules ou suppositoires).i) du lactose et de 1'amidon, avec du bicarbonate de soude et de l\u2019acide tartrique moussants, dans le cas des tablettes moussantes.ii) de la glycérine, de la gomme ou de la cellulose pour donner la consistance appropriée dans les gelées et avec de l\u2019acide stéarique, amidon, ete, dans les crèmes.3.Prescription et utilisation: La prescription doit être précise, sinon la patiente recevra un produit qu\u2019elle ne désire pas.Pour ce qui est de l\u2019utilisation, 1! est important d'indiquer que l\u2019applicateur doit être rempli et introduit jusqu'au fond du vagin en pointant vers l'arrière, puis retiré d'un demi-pouce avant d\u2019éjecter le produit.De plus.si la relation sexuelle n'a pas lieu pendant l\u2019heure qui suit l\u2019applicatich, ou s\u2019il y a nouveau coït.une nouvelle application préalable est indiquée.Les douches vaginales ne sont pas contre- indiquées mais ne devraient pas se donner avant Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 six à huit heures après le coït, pour allouer tout le temps voulu à l\u2019inactivation des spermatozoïdes.1! faut se souvenir, enfin, que souvent le couple changera de produit une ou deux fois avant de trouver le produit qui lui convient.4.Efficacité, causes d\u2019erreurs et acceptabilité J des moyens chimiques: Suivant la plupart des cliniciens, 1l ne semble pas y avoir de différence, en général, dans l'efficacité de ces différents produits, et cette efficacité se situerait autour de 70 à 75 pour cent.Suivant Master et Johnson (3), il y aurait une différence reliée à la rapidité avec laquelle le produit employé se répand dans les voies génitales et sur l\u2019orifice externe du col utérin et à l\u2019uniformité ou non de sa dispersion (tableau I).Il semblerait done, suivant Master et Johnson, que les crèmes vaginales et les gelées moussantes seraient plus efficaces.D\u2019autres facteurs peuvent cependant contribuer à l'efficacité de ces produits: la subfertilité, puisque la fertilité est faible si le nombre des spermatozoïdes est inférieur à 20 000 000, ou encore l\u2019absence de sécrétions du col, même à la période préovulatoire.Dix à 11 pour cent des gens se présentant aux cliniques de planning familial utilisent cette méthode seule aux États-Unis.La grande majorité l'utilisent avec un moyen mécanique.TasLeav 1 Caructéristiques des moyens chimiques employés pour lu contraception intravaginale TEMPS DE DURÉE CONTAMINATION IRRITATION PropviTrs DISPERSION COL UTÉRIN , , A 0 , , © DISPERSION D\u2019EFFICACITÉ PÉRINÉALE PÉRINÉALE Crème uniforme couvert immédiat Plusieurs minime minime heures Gelée uniforme couvert immédiat Plusieurs minime minime moussante heures Tablettes irrégulière variable variable variable importante importante moussantes Suppositoires irrégulière variable variable variable importante importante OR i fy [LS Eu di Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 5.Les effets secondaires: 1) Les effets médicaux : Nous avons déjà parlé de l\u2019allergie de la femme ou de l\u2019homme au spermieide ; dans ce cas, il suffit souvent de changer de produit.La toxicité possible par réabsorption vaginale n\u2019a encore causé aucun trouble grave.Enfin, après recherches à l'appui, les spermicides n\u2019auraient aucun effet sur la capacité fertilisante ou sur le produit de la fécondation par un spermatozoïde touché partiellement, w) Les effets physiques sont l\u2019irritation et la contamination périnéale.11) Les effets psychologiques sont peu fréquents.C.LES CONTRACEPTIFS INTRAVAGINAUX ASSOCIÉS 1.Données générales : On associe un mode mécanique à un mode chimique: diaphragme et spermicide, cape cervicale et spermicide, éponge intravaginale et spermicide, condom et spermicide.2.Technique d\u2019utilisation: a) Diaphragme avec gelée ou crème de préférence: On place dans le dôme du diaphragme une cuiller à thé de crème vaginale, avant l\u2019insertion.D\u2019autres recommandent, en plus de ce qui a été énoncé ei-haut, après l\u2019insertion du diaphragme, l'application de crème spermicide dans le vagin.LA CONTRACEPTION INTRAVAGINALE 667 S'il y à nouveau coït en dedans de 16 heures, on peut laisser le diaphragme en place, mais on doit procéder à une nouvelle application de crème intra- vaginale et vérifier si l\u2019application du pessaire est toujours satisfaisante.b) Cape cervicale avec gelée ou crème de préférence : Avant l'insertion de la cape cervicale, on place une cuiller à thé de crème spermicide dans la cape.Il faut noter que dans la cape cervicale, la crème vaginale conserve une certaine activité spermatocide pour plus de sept jours.Enfin, d'autres recommandent, pour une sécurité maxima, d\u2019enlever et de réinsérer la cape cervicale chaque semaine, en plus de 1'emploi conjoint de la crème vaginale.Notons 1ci que l\u2019emploi excessif de crème vaginale pourrait nuire au maintien en place de la cape ou du diaphragme.¢) Condom et gelée ou crème de préférence: Tn peu de crème vaginale est placée sur le pénis avant de le recouvrir du condom, puis on fait une injection vaginale de crème.3.Efficacité: Ces méthodes sont théoriquement plus efficaces que chaque moyen employé individuellement.En pratique, certains cliniciens disent qu\u2019il n\u2019y a pas de différence valable entre ceei et l'emploi de moyen mécanique seul (tableau IT).TapLeav II Quelques stutistiques comparatives en ce qui reyarde le taux de yrossesse Tietze i, 30 p.cent diaphragme Lorrain ie.Dickinson.11 p.cent cape Lehfeldt .een ererrnre Tietze ne 11 p.cent condom Lorrain.cener ere rerrensencreees 10 p.cent (sur 20 couples) 17,5 p.cent diaphragme et spermicide 10 p.cent diaphragme et spermicide (3 cas sur 31) 7 p.cent cape et spermicide (aucune statistique condom et spermicide) 0 p.cent (aucun cas sur 25) 668 Jacques LORRAIN D.LA CONTRACEPTION INTRAVAGINALE COMBINÉE AVEC DES MÉTHODES DITES NATURELLES : Il s\u2019agit de combiner un moyen mécanique, associé ou non avee un moyen chimique, à la méthode Ogino-Knaus ou à la méthode sympothermique.L'efficacité serait encore plus grande que celle des autres méthodes et atteindrait presque 100 pour cent lorsqu'il s\u2019agit de la méthode symptothermique avec pessaire et spermicide.On ne possède toutefois aucune statistique à ce sujet.Cependant, dans ma clientèle privée, je suis régulièrement depuis trois ans neuf couples qui se répartissent comme suit : 4 cas: la méthode symptothermique avec condom et spermicides = 0 pour cent de grossesse; 3 cas: la méthode symptothermique avec diaphragme et crème spermicide = 0 pour cent de grossesse ; 2 cas: condom et méthode symptothermique = O0 pour cent de grossesse.CONCLUSION Dans la vie de tous les jours, le médecin est souvent bouseulé par le temps et tombe souvent dans la facilité en ce qui regarde l\u2019ordonnance des moyens anticonceptionnels.En terminant, n\u2019oublions pas que la littérature n\u2019a jamais rapporté des réactions graves à la suite de l\u2019emploi de ces moyens et que c\u2019est, sans aucun doute, dans cette direction que nous devrions orien- Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 ter nos recherches pour trouver le moyen entiére- ment efficace et inoffensif.RESUME Nous venons de passer en revue l\u2019histoire et l\u2019utilisation des moyens contraceptifs mtravaginaux courants.Nous croyons fermement qu\u2019ils tiennent une place au sein de la contraception et qu\u2019ils doivent être connus en détail.SUMMARY The author has reviewed the historical highlights of intravaginal contraception.The intravaginal contraception has been thoroughly studied and the author has stressed the important place that it holds even today.BIBLIOGRAPHIE 1.CALDERONE, M., Manual of contraceptive practice, Williams & Wilkins Co., Baltimore, 1964.2.FicH, B.E., et HueH, A., Contraception through the ages, Charles C.Thomas, édit., Springfield, Illinois, 1967.J.MasTER, W.H., Jonson, V., Human sexual response, Little, Brown and Company, Boston, 1966.~~ .PALMER, R., Collogue sur la contraception, Masson et Cie, édit, Paris, 1963.3.TAYLOR, S.E., Obstetrical & gynecological survey, 22 (n° 6) : 956, 1967.er ms EE 4350) pA fal Dip pel aha fonda ph ttes nr th Ih ing) L163 Ii Sn Tig lige its sin | the ul jé ASSOCIATION D\u2019ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES AVEC L\u2019HÉPATOME ET D\u2019AUTRES LESIONS HEPATIQUES CHEZ LE RAT * Etat actuel de la question INTRODUCTION Depuis les expériences de Carrel, en 1913, on sait que l\u2019embryon peut contenir des substances qui sont absentes chez l\u2019adulte.Les confirmations de ce fait fondamental ont été abondantes, et si on ne connaît pas la (les) fonction (s) biologique(s) de ces substances, on a pu, dans certains cas du moins, en définir la nature physico-chimique.C\u2019est Pedersen (52) qui, en 1944, a donné le nom de fétuine à une œ-globuline sérique présente dans le sérum du veau nouveau-né.Utilisant des métho- thodes immunochimiques, Lambotte et col.(42) et de Muralt et Roulet (20) ont décrit des constituants embryonnaires antigéniques chez l\u2019homme et le lapin.D\u2019après les données de Deutsch (21), confirmées par Fisher et col.(27), la fétuine du veau serait une globuline soluble dans l\u2019acide trichloroacétique à 5 pour cent à pH 3,5.Ce serait done une glycoprotéine.Elle aurait une constante de sédimentation de 7S et contiendrait de l\u2019hexose, de l\u2019hexosa- mine et de l\u2019acide sialique, d\u2019après Liebermann et Ove (46).C\u2019est seulement récemment que les expériences rigoureusement contrôlées d\u2019Abelev et Tsvetkov (4) ont permis d\u2019établir un lien entre les constituants embryonnaires et le processus néoplasique.En effet, l\u2019hépatome de souris expérimentalement induit par * Thèse soutenue le 17 novembre 1966 à la Faculté des sciences de l\u2019université de Paris, pour obtenir le titre de Docteur ès Sciences Naturelles.Marc STANISLAWSKI l\u2019orthoaminoazotoluène peut synthétiser (3) une globuline appelée oF (pour globuline fœtale) est présente dans le sérum embryonnaire et le liquide amniotique de la souris, Un phénomène identique a été observé dans l'hépatome du rat (34 et 60) et de l\u2019homme (59 et 65).À présent, des observations similaires parviennent de nombreux laboratoires où s'effectue la recherche sur le cancer.En premier lieu, on peut mentionner la constatation d\u2019altérations quantitatives et qualitatives d\u2019enzymes: Potter (55) et Pitot et Heidelberger (54) et leur groupe ont donné de nombreux exemples de disparition, parfois totale, ou d\u2019augmentation d\u2019enzymes dans les hépatomes transplantables du rat.Ils ont défini ces anomalies métaboliques par metabolic aberrations.Par ailleurs, les travaux de Scha- pira (56) sur les iso-aldolases dans l\u2019hépatome chez l\u2019homme et ceux de Goldman et col.(32), de Ger- hardt et col.(30) et de Stanislawski-Birenewajg et Loisillier (61) sur les déshydrogénases lactiques dans divers cancers chez l\u2019homme montrent qu\u2019une réversion vers des formes moléculaires typiquement embryonnaires peut avoir lieu dans ces cancers.Le tissu cancéreux permettrait une synthèse préférentielle de certaines formes moléculaires d\u2019enzymes au détriment d\u2019autres formes.Des altérations peuvent également se produire au niveau de constituants tissulaires dits organo- spécifiques.Les travaux de Gold et Freedman (31) montrent qu\u2019un constituant apparemment spécifique du cancer du côlon chez l\u2019homme est, en fait, présent dans les organes de la voie digestive du fœtus Fi ; Ë Ex = 670 Marc STANISLAWSKI de deux à six mois.En plus, ce constituant (carcino- embryonic antigen) est retrouvé dans d\u2019autres cancers humains, tous de la voie digestive.Ces résultats ont été confirmés par von Kleist (70).La cancérisation d'organes adultes différenciés provenant du même tissu-mère embryonnaire leur permet de synthétiser ce constituant fœtal.En outre, on peut trouver dans certains cancers de l'homme des constituants qui, à première vue, semblent spécifiques de la tumeur, mais que l\u2019on retrouve aussi dans des organes normaux autres que celui qui a été cancérisé (6, 23, 70 et 75).Ceci n'est d\u2019ailleurs pas surprenant, car on sait qu\u2019il y a une communauté antigénique entre organes normaux.Chez le rat, par exemple, Grabar et col.(34) et Stanislawski et col.(62) ont mis en évidence l\u2019identité d'un constituant du foie (E3) qui est aussi présent dans le poumon et le testicule.Un autre constituant du foie (E4) est présent dans le rein seulement.Le taux de ces constituants est plus faible dans ces organes que dans le foie.Les constituants E3 et E4 ont une activité estérasique et semblent être d'origine microsomiale.Deux autres antigènes, El et E2, sont, eux, spécifiques du foie (organo-spécifique).car ils sont absents dans une série d'autres organes.Des communautés du même ordre ont été rapportées pour d\u2019autres organes dans diverses espèces animales (9 et 12).En dernier lieu, on peut remarquer qu'un produit de sécrétion caractéristique d'un organe adulte peut être augmenté non seulement dans un cancer de cet organe, mais aussi dans des cancers d'organes qui ont une fonction physiologique différente du premier.C\u2019est ainsi que Loisillier (47) a montré que la lactotransferrine humaine (produit de sécrétion (le la glande mammaire normale) est augmentée par un facteur de dix dans un cancer de cet organe, mais aussi dans les cancers de l'estomac et du côlon.En fait, il est maintenant reconnu que la lacto- transferrine est un produit de sécrétion de toutes les glandes exocrines; mais elle y est présente en quantités minimes, sauf pour la glande mammaire.Dans le présent travail, il sera démontré que lors de la cancérisation hépatique chez le rat, des antigènes embryonnaires peuvent apparaître en grande Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 concentration dans le sérum sanguin et dans le tissu cancérisé.En plus, il sera démontré que certains de ces antigènes embryonnaires n\u2019apparaissent qu\u2019en conséquence d\u2019une lésion, cancéreuse ou non, anato- mopathologiquement bien déterminée.À première vue, la disparition ou l'augmentation de constituants normaux propres à l\u2019organe, l\u2019apparition de constituants normaux d\u2019autres organes dans certains cancers et la réapparition de constituants embrvonnaires dans le processus néoplasique paraît fortuit sinon insignifiant.Étant donné la complexité du problème que représente le processus néoplasique dans son ensemble, ces observations pourraient s\u2019ajouter à tant d\u2019autres déjà faites dans ce domaine de recherches, et done compliquer davantage une question qui l\u2019est déjà.S\u2019agit-il vraiment de phénomènes biologiques fortuits sans rapports directs avec le processus néoplasique ?Ces phénomènes peuvent-ils contribuer à notre compréhension de ce processus ?Nous ne pensons pas qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un phénomène fortuit.S\u2019il n\u2019est pas significatif en soi, dans le sens qu\u2019on ne peut le considérer comme étant le facteur ou un des facteurs responsables du déclenchement du processus néoplasique, nous pouvons néanmoins soutenir qu\u2019il contribue à notre compréhension de ce qu\u2019est l\u2019évolution néoplasique.En effet, le phénomène de l\u2019association d\u2019antigènes embryonnaires avec l\u2019hépatome peut entrer dans le contexte des travaux de Jacob et Monod et leurs collaborateurs dans le domaine de la génétique bactérienne et de la régulation métabolique.En plus, les interprétations que ces auteurs ont données à leurs résultats peuvent être appliquées aux résultats obtenus dans le présent travail.Ce groupe de chercheurs a montré que les activités anaboliques et cataboliques d\u2019une cellule vivante sont fortement influencées par des « mécanismes régulateurs ».Ces derniers peuvent être considérés comme étant intimement liés à l\u2019exercice d\u2019une fonetion spécifique de la cellule.La régulation peut s\u2019exprimer à deux niveaux: au niveau des enzymes et au niveau des gènes.Dans le premier cas, le phénomène d\u2019inhibition allostérique (19) réversible peut influencer la quantité d\u2019un enzyme disponible ] p gars ] quais A We as le yl Wl @p vit 10 Ae Tnt {mena io I rtetar J ti le en dl à Wille at H im et Hoquet Hi ls cart ae db Al, LEN» IR a Jal Tie) gy nl \u201cûrs ith \u201cthi Théo \u201cus Hig Ugg la lt, lu by iy fy \u201clent M1 \u201ckg in ile My ile all ph Sli \u201cMi Ae fl hs Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 pour une réaction catalytique à un temps donné.Dans le deuxième cas, des « répresseurs », macro- molécules synthétisées par un gène régulateur, sont capables dans des circonstances appropriées soit d'induire, soit de réprimer la synthèse d\u2019un enzyme par un gène structural.Un tel modèle nous montre que la synthèse biologique est le résultat d'interactions harmonieuses d\u2019un ensemble de petites molécules, macromoléeules et de constituants structurés, II est logiquement convevable qu\u2019une interruption de ce mécanisme harmonieux par l'action de facteurs endogènes où exogènes ait pour résultat une anomalie de synthèse.On peut envisager.comme l'ont d\u2019ailleurs fait Pitot et Heidelber- ger (54) et Gold et Freedman (31), que l'action d'un cancérigène (facteur exogène) serait de former un complexe chimique avee un répresseur et bloquer la fonetion répressive de celui-ci.L'inactivation permanente d'un répresseur peut « dérépri- mer » une voie de synthése et permettre ainsi la formation d'un constituant que le tissu était capable de synthétiser lors de son évolution embrvon- naire.Tenant compte qu\u2019à un stade du développement embryonnaire le fœtus se composait de trois tissus morphologiquement distinets; le mésoderme.l'endoderme et l\u2019eectoderme, on pourrait déjà à ce stade envisager une spécificité de synthèse pour chacun de ceux-ci.Ainsi seraient formés des constituants embryonnaires spécifiques (l\u2019antigène de Gold et Freedman et les globulines fœtales de la souris, du rat et de l\u2019homme) et provoquées les synthèses préférentielles de certaines formes moléculaires d\u2019'isoenzymes (LDH et aldolases).La syn- thése de constituants communs a un groupe d\u2019organes (qui éventuellement naitront de chacun de ces tissus) peut être induite à un stade ultérieur du développement embryonnaire.Il s\u2019agirait 1a de constituants qui peuvent déjà faire partie d\u2019un organe adulte différeneié, tels la lactotransferrine, l'antigène du côlon normal présent dans le cancer de l'estomac chez l\u2019homme et l\u2019antigène du poumon.du testicule et du rein présents dans le foie normal de rat.C\u2019est à différents stades du développement embryonnaire que des répressions plus ou moins 65) ANTIGENES EMBRYONNAIRES ET L\u2019HÉPATOME 671 ~ totales permettent à tel ou tel constituant d\u2019être exprimé ou uon, ou en partie seulement dans l'organe adulte plemement différencié, Ainsi pour des constituants embryonnaires spécifiques, la répression serait forcément totale tandis que la répression de constituants d'organes adultes, elle, se ferait sélectivement (quantitativement et qualitativement) et aboutirait aux rôles physiologiques qu\u2019auront à Jouer ces organes chez l'adulte.(Ou ne peut manquer d'observer que toute cellule dans un organisme adulte différencié possède la même information génétique potentielle; chaque cellule a.en effet.le méme nombre de chromosomes: 23 paires chez l'homme.par exemple.Or, il est évident qu\u2019un organe ou un tissu à une fonction spécifique que n'a pas tel autre.On est donc forcé d'assumer que des parties du génome potentiel entier sont constamment réprimées dans un organisme adulte.La naissance d'un organe adulte différencié aurait done été le résultat d'une série de différentiations qui, en définitive.ont été exprimées par des répressions des dérépressions spécifiques pour chaque organe.) Par exemple, la synthèse de la lactotransferrine serait très fortement réprimée dans les glandes exocrines du côlon et de l'estomac comparée à celle dans la glande mamnmaire; aussi la synthèse des antigènes E8 et E4 serait préférentielle dans le foie et plus importante que dans le poumon, le tes- tieule et le rein du rat.Par contre, la synthèse de l'antigène du côlon que l'on retrouve dans les cancers de l'estomac chez l'homme serait totalement réprimée dans l\u2019estomae normal.C'est ainsi qu\u2019au cours du développement néoplasique une dérépression sélective ou quantitative peut déclencher le processus de synthèse d'un constituant jusqu'alors réprimé.La conception de dérépression possède l\u2019avantage d\u2019expliquer aussi l\u2019apparition de constituants embryonnaires dans des affections bénignes d\u2019où ceux- ci peuvent disparaître une fois la phase aiguë de la lésion passée.Un seul exemple est connu (59).En effet, une dépression ne serait pas forcément de nature permanente.Cette dernière serait de rigueur seulement dans un processus néoplasique ; là, elle serait irréversible.Dans une lésion bénigne (par 672 Mare STANISLAWSKI exemple, une intoxication aiguë du foie par le tétrachlorure de carbone), par contre, la dépression serait réversible, du fait même de la réversibilité de la lésion.La dérépression céderait la place à la répression de rigueur dans l'organe sain et la synthèse de constituants embryonnaires cesserait.L'augmentation d\u2019un constituant normal dans un cas de cancer, tels les enzymes dans les hépatomes transplantables du rat (54) ou d\u2019une lipoprotéine- estérase (58) dans le cancer hépatique primaire du même animal (59) peut être expliquée par une dérépression additionnelle d\u2019une synthèse partiellement inhibée dans l\u2019organe normal.Par une série de moyens artificiels (thérapies hormonales, diètes, ete.), Pitot et Heidelberger n\u2019ont jamais pu induire dans des foies normaux de rat une synthèse d\u2019enzyme à un taux plus élevé que celui observé dans les hépatomes transplantés.Ceci revient à dire que dans certaines conditions d\u2019adaptation et sans le concours nécessaire d\u2019une lésion néoplasique, le foie normal possède néanmoins la capacité de produire plus d\u2019enzymes que lors de son métabolisme normal et équilibré, À l\u2019état normal done le potentiel total de synthèse est en partie réprimé et une dépression additionnelle et permanente (done néoplasique) permet la totale expression de celle-ci.Les quelques exemples d\u2019anomaliles antigéniques et enzymatiques associées au processus néoplasique que nous possédons jusqu\u2019à cette date sont peut- être trop peu nombreux pour justifier cette vue d'ensemble dans le contexte du modèle de répression- dérépression, Un plus grand nombre de données et des preuves directes de dérépressions dans des cancers peuvent être maintenant espérées.Néanmoins, cette vue d\u2019ensemble essaie de donner une explication à ces phénomènes, et elle offre en même temps une orientation théorique aux recherches futures.HISTORIQUE 1.Les antigènes embryonnaires : En étudiant le sérum de veau nouveau-né, Peder- sen (52) en 1944 a constaté la présence d\u2019un constituant ayant une constante de sédimentation de 3S Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 (poids moléculaire estimé à 50 000).Ce constituant est présent en grande quantité aux dépens des globulines 7S du sérum de l\u2019animal adulte.De ce fait, il a déduit que cette substance devait être présente à une concentration encore plus forte chez l\u2019embryon et il lui attribua le nom de fétuine (du latin fœtus).La fétuine disparaît du sérum de nouveau- né au cours de sa croissance.Il a démontré l\u2019existence d\u2019une substance similaire dans le sérum de cordon ombilical humain et dans le sérum de lapin nouveau-né.Cependant, il n\u2019a jamais recherché la présence de la fétuine dans l\u2019embryon lui-même.Depuis, d\u2019autres travaux ont confirmé l\u2019observation originale de Pedersen.Ces travaux, bien que parfois contradictoires et orientés différemment, ont pu fournir une meilleure connaissance de la nature de ce constituant dans différentes espèces animales.Bergmann et col.(13), employant les techniques de fixation du complément et de diffusion en gel, ont étudié une fétuine bovine qui constituait jusqu\u2019à 40 à 50 pour cent des protéines du sérum fœtal.La concentration de l\u2019antigène variaït entre 10,4 et 21,7 mg/ml entre le troisième et le neuvième mois de la gestation.Néanmoins, ce constituant a été retrouvé dans le sérum de l\u2019adulte à une concentration de 0,4 mg/ml.Cet antigène, d\u2019une constante de diffusion de Dao = 5,73, donne une réaction d\u2019identité immunochimique avec un constituant apparemment homologue du sérum fetal du mouton et de la chèvre.Aucune identité de ce type n\u2019a été observée avec les sérums fœtaux de l\u2019homme, du poulet, du pore et du rat.Les auteurs mentionnent, sans toutefois l\u2019expliquer, le fait que leur immuno- sérum spécifique antifétuine de veau donne aussi une réaction d'identité avec un constituant des sérums de chèvre et de mouton adultes.Plus récemment, l\u2019emploi de la technique immuno- électrophorétique a permis de mieux définir les constituants embryonnaires spécifiques.Lambotte et col.(42) ont mis en évidence un antigène de mobilité œ, dans le liquide amniotique de l\u2019homme et du lapin.Un des 25 échantillons de liquide amniotique humain testé a montré, outre l\u2019œ; -globuline, un constituant de mobilité œ de porn pris ipl i ip Jas se ja de Dell alilgl Lane pls Tig gf J fu fut 100 po 0 po Tate it in (le Ht ui Jusyu Bi Tag Ure in J lay 5 dy fil, Tes 7 li dati I, MAY Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 nature lipidique.Cette œ,-globuline humaine n\u2019est retrouvée dans le sérum embryonnaire que dans trois cas.L'âge des fœtus chez qui les liquides ont été prélevés n\u2019est pas indiqué par les auteurs.Chez le lapin, par contre, l\u2019œ-globuline est retrouvée dans tous les sérums embryonnaires testés.L'antigène disparaît du sérum embryonnaire au vingtième jour de gestation.De Muralt et Roulet (20) ont obtenu des résultats analogues avec le sérum embryonnaire humain.L'antigène d\u2019une mobilité du type œ-globuline n\u2019est plus décelable dans le sérum du fœtus après la vingtième semaine de gestation.Tatarinov (65) a confirmé ces résultats; cependant, il a pu détecter jusqu\u2019à 3,5 pour cent de l\u2019antigène dans le sérum du fœtus à la naissance (comparé à un taux de 100 pour cent chez un fœtus de 14 semaines et de 50 pour cent à 23 semaines).Tatarinov et col.(64) ont, en outre, prouvé l\u2019identité immunochimique de la fétuine de l\u2019homme et du chien, d\u2019une part, et de celle du veau et de la chèvre, d\u2019autre part.Chez le rat, un seul constituant embryonnaire a été mis en évidence comme chez les animaux cités jusqu\u2019à présent.Boffa et col.(14) ont décrit un antigène de nature macroglobulinique d\u2019après son comportement en ultracentrifugation, en électrophorèse sur gel d\u2019amidon et par filtration sur le Sephadex G 200.Sa mobilité électrophorétique est celle d\u2019une s-globuline.Le nom d\u2019aœs-M lui a été donné.Elle est décelable chez le rat nouveau-né jusqu\u2019au quinzième jour de vie, ainsi que dans le sérum de la ratte gestante et peut être induit chez le rat adulte par une hépatec- tomie partielle (15).Des résultats plus complets ont été fournis par Beaton et col.(11).Une « as-globuline lente » a été mise en évidence par électrophorèse sur gel d\u2019amidon.Chez le rat nouveau-né, l\u2019antigène disparaît au trente-cinquième jour de vie.Chez la ratte gestante, l\u2019antigène apparaît entre le dixième et le douzième jour de gestation ; ensuite, sa concentration augmente jusqu\u2019à la mise bas (au 22° jour) et disparaît une semaine après.Des données quan- ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES ET L'HÉPATOME 673 titatives n\u2019ont pas été fournies, et les auteurs n\u2019ont pas recherché l\u2019antigène dans le sérum embryonnaire.En dernier lieu, Wise et col.(73) ont décrit un constituant « post-albuminique » (d\u2019après éleetro- phorèse sur gel d\u2019amidon) dans le plasma fætal de l\u2019embryon de rat.Cette substance est absente du sérum de la ratte gestante.Dans un travail ultérieur, Wise et Oliver (74) ont montré que cette globuline est activement synthétisée par le foie embryonnaire maintenu en survie in vitro, et mm vivo après injection intra-utérine d\u2019acides aminés marqués au MC.Une lecture densitométrique d\u2019un électrophorégramme de plasma embryonnaire radioactif ainsi obtenu montre une bande de protéines de mobilité post-albuminique qui est aussi importante que la bande de l\u2019albumine.Il est donc évident que cette globuline constitue à elle seule une fraction majeure de l\u2019ensemble des protéines plasmatiques feetales.L\u2019antigéne embryonnaire de souris, ay, mis en évidence par Abelev et col.(3) donne une réaction d\u2019identité partielle avee un constituant analogue présent dans le sérum embryonnaire de rat.Il peut être induit par hépatectomie partielle chez le rat adulte.Sa synthèse in vitro a été étudiée à partir d\u2019une souche d\u2019hépatome ascitique (5).2.L'association d\u2019antigène embryonnaire avec le processus cancéreux : Fine et col.(26) ont mis en évidence une œ- globuline anormale dans le sérum et le liquide asei- tique de rats porteurs de l\u2019hépatome transplantable de Zajdela.Ils ont montré que cette globuline n\u2019existait pas dans le sérum de rat normal.Plus tard, Boffa et col.(14) ont prouvé l'identité im- munochimique complète de cet antigène avec l\u2019œ,-M du sérum de rat embryonnaire.Indépendamment, Beaton et col.(11) ont mis en évidence une œ-globuline lente, dans le sérum de rats porteurs d\u2019hépatomes greffés.L'identité de ce constituant avec celui qu\u2019ils ont mis en évidence dans le sérum du rat nouveau-né a été établie par 674 Marc STANISLAWSKI leurs mobilités identiques en gel d\u2019amidon, mais n\u2019a pas été prouvée immunochimiquement.Un travail plus poussé et plus complet a été fait par Abelev et col.(3 et 4).Étudiant plusieurs souches d'hépatomes transplantables de souris, ils ont montré que l'un de ceux-ci, l\u2019hépatome 22a, contenait un antigène qui était absent dans d'autres hépatomes.Plus tard (3).ils ont prouvé que cet antigène donnait une identité immunochimique totale avec un antigène normalement présent dans le sérum embryonnaire de la souris.On a appelé cet antigène ay.L\u2019œr est aussi présente dans des hépatomes chimiquement induits par l\u2019orthoamino- azotoluène, mais n\u2019est associée à ces hépatomes que dans la proportion de sept sur 29.On le retrouve aussi bien dans le sérum de souris porteuses d\u2019hépa- tomes que dans la tumeur elle-même.L'\u2019antigène semble être spécifiquement associé à une cancérisation du foie, car il n'est pas présent dans le sérum de souris porteuses d'autres tumeurs: carcinome ascitique d Ehrlich, sarcome de Crocker et plusieurs arlétés de sarcomes, leucoses et épithéliomas de la peau.La synthèse par l\u2019hépatome a été prouvée in vitro, Quand l'hépatome transplantable 22a est maintenu en culture de tissu, il perd son pouvoir de synthétiser l'A, et sa transplantabilité est diminuée (4).Dans les cas où la greffe prend, la capacité de synthèse de l'œr est restaurée.Néanmoins, on ne peut pas affirmer que la synthèse de l'œr par l'hépatome soit en relation avec sa transplantabilité ni avec sa « virulence » chez l'hôte.L'expérience suivante le démontre : l\u2019hépatome À -4 perd, comme l'hépatome 22a, simultanément son pouvoir de synthétiser l\u2019Œp in vitro et son pouvoir d\u2019être transplanté.Pourtant, l\u2019œy n\u2019est pas retrouvée chez l'hôte porteur de la greffe dans le cas où celle-ci prend.Néanmoins, Guelstein et Khramkova (36) ont remarqué que ce sont les hépatomes les plus malins qui synthétisent l\u2019a.Finalement chez l\u2019homme, Tatarinov (65) a obtenu des résultats analogues.Une a-globuline embryonnaire a été décelée dans le sérum de malades dans quatre cas d\u2019hépatocarcinomes (dont deux cas Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 post-cirrhoriques).Cet antigène n\u2019a pas été trouvé dans des cas de métastases hépatiques provenant de cancers d'autres organes (65).Les résultats préliminaires de Stanislawski-Birenewaje (59) confirment ces observations chez l\u2019homme : une œ-globuline fœtale a été retrouvée dans neuf sérums sur seize et dans quatre broyats d\u2019hépatome sur sept, provenant de malades atteints d\u2019hépatome.3.Essais de purification d\u2019antigènes embryonnaires : Les exemples cités dans la littérature sont peu nombreux.Abelev et Tsvetkov (4) ont réussi à isoler l\u2019œr de la souris par la méthode d\u2019immunofiltration électro- phorétique qui consiste à filtrer l\u2019antigène déjà partiellement purifié à travers une préparation eon- tenant des y-globulines-anticorps dirigées contre les impuretés présentes dans le mélange.L'\u2019antigène isolé est probablement pur, mais les auteurs n\u2019ont donné d\u2019information ni sur le rendement de cette technique, ni sur la nature physicochimique de l\u2019antigène, D\u2019autres auteurs ont pu donner une indication plus précise sur la nature de la fétuine bovine, bien qu\u2019aucune de leurs préparations ne puisse satisfaire aux critères rigoureux de pureté.Deutseh (21) a obtenu des préparations de fétui- ne à partir du sérum embryonnaire de veau.La fétuine était soluble dans l'acide trichloroacétique à 5 pour cent à pH 3,5; elle semble done être de nature glvcoprotéique.Cependant, la plus pure d'entre elles contenait encore de l\u2019albumine.Fisher et col.(27) ont confirmé la nature glycoprotéique de la fétuine de veau.La fétuine bovine isolée par Lieberman et Ove (46) était insoluble dans l\u2019eau et soluble dans des solutions salines.C\u2019était une glycoprotéine contenant des hexoses de l\u2019hexosamine et de l\u2019acide siali- que.Elle a une constante de sédimentation d\u2019environ 7S.La préparation n\u2019est pas pure, car elle donne deux bandes de protéines à 1\u2019électrophorése sur papier.vil 4 yl 1 sang vel ferme well d'ind hi \u201cjt tique Jit Jit sr (eux \"y ils | LE) Dy] lip Ji il thy lu J li ul Il Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 MATÉRIEL ET MÉTHODES Ï À.INDUCTION DES LESIONS HEPATIQUES : 1.Choix des animaux: Tous les rats employés pour les traitements de longue durée ont été des rats de souche Wistar en provenance de Hollande et maintenus en colonie fermée à l\u2019animalerie de l\u2019Institut de recherches scientifiques sur le cancer.Dans les expériences d\u2019induction de lésions hépatiques, ces rats sont distribués à raison de dix par cage ; les mâles sont séparés des femelles.2.Régimes alimentaires pour traitements de longue durée: Le régime servant à l\u2019induction de tumeurs hépatiques est une modification du régime recommandé par Miller et Miller (48).Le régime est préparé par les Usines d'aliments rationnels, à Villemoisson- sur-Orge (Seine), sous forme de bouchons de deux cm de diamètre.Ce régime est un régime semi-synthétique pauvre en protéines.Ce dernier fait favorise l\u2019induction des tumeurs hépatiques par le cancérigène.a) Avec le 3'méthyl 4-diméthylanvinoazobenzène (3'm DAB): Les cancérigènes azoïques sont des cancérigènes hépatiques par excellence et en particulier le 3'm DAB qui a été choisi dans le but de provoquer des hépatomes chez le rat.Son indice de cancérigénicité est de 10-12 (48).La méthode d\u2019induction est essentiellement celle décrite par Miller et Miller (48).Les rats sont sacrifiés au fur et à mesure de l\u2019apparition de tumeurs palpables.Parallèlement, et à la même date, d\u2019autres rats sont soumis à un régime témoin afin de servir de + Pour fins de publication, la section Matériel et méthodes a été abrégée.On voudra bien s\u2019adresser à l\u2019auteur pour tout renseignement complémentaire ou consulter l\u2019exemplaire de la thèse déposée à la bibliothèque de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES ET L'HÉPATOME 675 témoins aux rats cancérisés.Ces rats sont sacrifiés en même temps que les rats soumis au régime cancérigène, bY Avec le N-diméthylnitrosoamine (DMN) : Il n\u2019existe aucune donnée dans la littérature seien- tifique sur la cancérigénicité du DMN pour le foie de rat.bien que plusieurs travaux ont rapporté l'effet cancérigène du N-diéthylnitrosoamine.Le DMN a été choisi à cause de son coût relativement bas comparé aux cancérigènes azoïques et à son mode d'utilisation qui est simple et économique.Les rats sont âgés de trois mois au début de la période d\u2019induction.Ils sont nourris avec un régi me normal durant toute la période de cancérisation.Le DMN est administré par voie buccale en solution de 2,5 mg pour cent dans leur eau de boisson.Les rats sont abreuvés ad hbidum.Six semaines après le début de la cancérisation, le DMN est supprimé.ec) Avec les analogues non-cancérigènes : Afin de servir de témoins au cancérigène azoïque 3m DAB, le 2\u2019méthyl 4-diméthylaminoazobenzène [2m DAB: indice de cancérigénicité: 2-3 (48)] et le 4'méthyl 4-diméthylaminoazobenzéne [4m DAB: indice de cancérigénicité: < 1 (48)], deux analogues de très faible indice de cancérigénicité, analogues de très faible indice de cancérigénicité ont été employés.3.Traitements de courte durée: a) Le tétrachlorure de carbone (CCI): La technique employée est essentiellement celle décrite par Oberling et Rouiller (+48).b) Le sulfate de cadmium (SO,Cd): La technique employée est similaire à celle décrite par Lawford (44).«) Le N-diméthylnitrosoamine (DMN): Des rats Wistar des deux sexes, âgés de quatre mois et pesant 200 & sont employés.Le DMN est BY: g gi à a 676 Marc STANISLAWSKI administré par voie intrapéritonéale à raison de 25 mg de DMN par kg de rat, dissous dans un ml d\u2019une solution 0,15 M de NaCl.Les rats reçoivent le régime normal, et de l\u2019eau ad libidum durant toute la durée de l\u2019expérience.d) L\u2019hépatectomie partielle et la laparotomie: La technique est identique à celle décrite par Higgins et Anderson (39).B.PRÉLÈVEMENTS SÉRIQUES ET TISSULAIRES ; 1.Le sérum de rat normal (SRN) est obtenu par ponction des sinus oculaires sur des rats anesthésiés à l\u2019éther.Après coagulation à 22°C pendant trois heures, le sang est centrifugé dix minutes à 2 800 tours/minute.Le sérum est gardé à + 4° C.2.Le sérum de rat embryonnaire (SER) est obtenu par décapitation d\u2019embryons de rattes entre le 15° et 202 jour de gestation.Deux gouttes de sang environ sont obtenues par embryon.Le sérum est gardé à + 4°C.Chaque lot de sérum embryonnaire de rat est fait avec un mélange de sang d\u2019embryon provenant d\u2019au moins trois rattes gestantes (environ 18 embryons).3.Le liquide amniotique de rat est obtenu par ponction du sac vitellin d\u2019embryons de rattes entre le huitième et le quinzième jour de gestation.Le liquide amniotique est ensuite centrifugé dix minutes à 2800 tours/minute afin de sédimenter les quelques globules rouges provenant d\u2019une contamination par le sang maternel.Chaque lot de liquide amniotique est préparé à partir de 12 rattes gestantes (environ 70 embryons).4.Le tissu hépatique lésé a été prélevé sur les rats immédiatement après autopsie.L\u2019analyse im- munologique est toujours pratiquée sur du tissu frais.La partie lésée est soigneusement séparée du tissu sain environnant et coupée finement aux ciseaux.La pâte est soumise immédiatement après à une réaction d\u2019immunodiffusion pour détecter la présence d\u2019antigénes embryonnaires.Luval Médical Vol.40 - Sept.1969 C.DIAGNOSTIC ANATOMO-PATILOLOGIQUE DES LÉSIONS : Les techniques de préparation des tissus, de coloration des coupes et de diagnostic sont celles habituellement pratiquées dans les laboratoires d\u2019histologie : inclusion en paraffine après fixation par le liquide de Bouin et coloration par hématyline-éosine safran.\u201d D.PRÉPARATION DES IMMUNSÉRUMS: Tous les immunsérums sont préparés chez des lapins de race mixte pesant entre quatre à six kg.Les lapins n\u2019ont été saignés à blane qu\u2019en de rares cas.Habituellement, 60 ml de sang par lapin sont pris à la veine de l\u2019oreille.Le lapin peut fournir 60 ml de sang après chaque rappel.Les sérums sont répartis dans des ampoules de deux ml et congelés à 20° C.1.Immunsérums totaux: a) Immunsérum antisérum de rat normal (ASSEN): Six lapins sont immunisés selon le protocole suivant: chaque lapin reçoit dans la nuque une injee- tion sous-cutanée de 35 mg de protéines sériques émulsionnées dans un ml d\u2019adjuvant de Freund complet (Difco Laboratories).Le sérum de rat normal est un mélange d\u2019au moins dix sérums de rats males et femelles.Dix jours plus tard suit la première série de rappels par voie intraveineuse de deux, cinq et dix mg administrés en trois jours successifs.Une semaine plus tard suit la deuxième série de rappels par voie intraveineuse de 5, 10 et 20 me.Une semaine plus tard, un rappel de dix mg est effectué et une saignée d\u2019essai est faite six jours après ce rappel.Quand les immunsérums sont jugés satisfaisants (examinés individuellement après analyse immuno-électrophorétique) (voir plus loin), un autre rappel de dix mg est effectué et 60 ml de * Tous les diagnostics ont été effectués par le Dr F.Loisillier.NE alt Cha vill qui cine dan Din El itl {ne app \u201cTR don Ly lus il is il IIS i Lavul Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 sang par lapin sont prélevés au sixième jour après ce rappel.b) Immunsérum antisérum embryonnaire de rat (ASSER): Six lapins sont immunisés selon le protocole suivant.Chaque lapin reçoit dans la nuque une injection sous-cutanée de 25 me de sérum de rat embryonnaire émulsionné dans 0,5 ml d\u2019adjuvant de Freund complet.Le sérum embryonnaire est un mélange d\u2019au moins 30 sérums d\u2019embryons de rats.Deux mois plus tard, un rappel par voile intraveineuse de 12 mg de sérum embryonnaire est pratiqué.Une saignée d\u2019essai est faite six Jours après ce rappel.À ce stade de l\u2019inmunisation, les immun- sérums sont généralement satisfaisants.Un dernier rappel est fait et 60 ml de sang par lapin sont prélevés six jours apres ce rappel.¢) Immunsérum antiliquide ammiotique de rat (ASALA): Quatre lapins ont été immunisés.Chaque lapin recoit dans la nuque une injection sous-cutanée de trois mg de liquide amniotique émulsionné dans 0,5 ml d\u2019adjuvant de Freund complet.Le liquide amniotique provient d\u2019un mélange d\u2019au moins dix embryons.Deux mois plus tard, un rappel par voie intraveineuse d\u2019un mg de liquide amniotique est effectué.Après une saignée d\u2019essai six jours apres ce rappel, un autre rappel est effectué et 60 ml de sang sont prélevés par lapin six Jours après.d) Immunsérum antisérum de rat porteur d\u2019hépatome (ASA hép): Trois lapins sont immunisés selon le protocole d\u2019immunisation employé pour l\u2019obtention de l\u2019ASSER, mais la première injection sous-cutanée est de 40 mg de protéines sériques.Le sérum employé est un sérum de rat porteur d\u2019hépatome contenant l\u2019antigéne LA.ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES ET L\u2019'HÉPATOME 677 e) Immunsérums antihépatome de rat (ASAT): Trois lapins sont immunisés.Chaque lapin reçoit dans la nuque une injection sous-eutanée d\u2019un g de poudre de tumeur lyophilisée émulsionnée dans 0,5 ml d\u2019adjuvant de Freund complet.Un mois plus tard suit un rappel de 50 mg; deux rappels identiques sont faits à intervalle d\u2019un mois.Un mois après, 20 mg de poudre est administrée par voie intraveineuse et 60 ml de sang sont prélevés par lapin six jours plus tard.2.Immunsérums spécifiques: Les immunsérums spécifiques sont obtenus à partir des immunsérums totaux.Tous les épuisements sont faits dans un bain-marie à 37° C pendant deux heures.Les immunsérums épuisés sont centrifugés et le surnageant est gardé à + 5°C jusqu\u2019à son emploi.Tous les épuisements sont contrôlés par analyse immuno-électrophorétique et par double diffusion en gel d\u2019agarose (voir plus loin).a) Immunsérum antisérum de rat embryonnaire (ASSER ép): Deux ml d\u2019ASSER ont été épuisés par 0,3 ml de sérum de rat normal (mélange de sérums provenant d\u2019au moins dix rats adultes mâles et femelles).Le surnageant ne contient que des anticorps dirigés contre des antigènes embryonnaires: lipoprotéine- estérase, Œ»-elycoprotéine et antigène LA, le sérum de rat normal ayant précipité tous les anticorps vis-à-vis des antigènes sériques du rat adulte.Cet immunsérum est appelé ASSER ép.b) Immunsérum anti-œs-glycoprotéime (Anti-as-glyco) : Deux ml d\u2019ASSER ont été épuisés par 0,8 ml de sérum de rat normal et par 0,4 ml de liquide amniotique.Le surnageant ne contient que les anticorps anti-œs-glycoprotéine.Le sérum de rat normal précipite les anticorps vis-à-vis des antigènes du sérum de rat adulte; le liquide amniotique précipite les 678 Marc STANISLAWSKI pas l\u2019œs-glycoprotéine.Pour épuiser complètement l\u2019anticorps anti-lipoprotéine-estérase, 0,8 ml de sérum de rat normal sont nécessaires.L\u2019épuisement de la lipoprotéine-estérase ne se fait efficacement qu\u2019en grand excès d\u2019antigène.La lipoprotéine- estérase est présente dans le sérum de rat normal en concentration inférieure à celle du sérum embryonnaire de rat.L\u2019immunsérum est appelé anti- @s-glyco.¢) Immunsérum anti-LA (Anti- LA): Cet immunsérum spécifique peut être obtenu à partir de deux immunsérums différents, l\u2019ASSER et l'ASALA.Deux ml d\u2019ASSER ou d\u2019ASALA sont épuisés par 0.6 ml de sérum de rat normal et par 0,4 ml d\u2019un mélange de sérums provenant de cinq rats soit 24 heures après hépateetomie partielle, soit 48 heures après une injection intrapéritonéale de SO,Cd (un ml de SO,Cd par ke de rat mâle).Le surnageant ne contient que des anticorps anti-LA.Ce mélange précipite les anticorps vis-à-vis des constituants sériques de rat adulte et les anticorps anti- d»-elycoprotéine, étant donné que 1\u2019hépatectomie partielle ou l'administration intrapéritonéale du SO4Cd font apparaître l\u2019œs-glycoprotéine dans le sérum des rats traités.Dans les deux cas, l\u2019immun- sérum est appelé Anti-LA.E.TITRATION DES ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES: La titration des antigènes embryonnaires LA et @z-glycoprotéine est faite par la méthode de double diffusion en gel d'agarose (51).On fait une coloration soit pour les protéines par le noir amide (67), soit pour les lipoprotéines et les protéines par le Soudan noir et l\u2019Azocarmin (67).Une lecture du titre est alors faite.Le titre de 1'antigéne en question est exprimé en réciproque de la dernière dilution de l\u2019antigène donnant, avec l\u2019antisérum approprié, une ligne de précipitation visible.Les immunsérums employés pour les titrations sont toujours des immunsérums épuisés (ASSER ép.anticorps anti-LA, étant donné gu\u2019il ne contient Laval Mdédical Vol.40 \u2014 Sept.196Y Anti-La, Anti-&»).Ils ont été préparés en quantité suffisante afin de pouvoir servir dans une même série d'échantillons où la concentration relative des antigènes embryonnaires était à déterminer.Pour chaque série de titrations, le stock d\u2019immunsérum eu- ployé est le même.F.ÉLECTROPHORÈSE EN MILIEU GÉLIFIÉ : 1.Klectrophorèse simple: Le support de migration pour les électrophoréses a été le gel d\u2019agarose à 0,9 pour cent dans un tampon véronal 0,025 M, pH 8,2.Le dispositif et la technique utilisée ont été ceux de Grabar et Williams (35).Après la séparation électrophorétique, les plaques sont fixées dans une solution d\u2019alcool à 80 pour cent contenant 5 pour cent d\u2019acide acétique et 1 pour cent de chlorure mercurique (68).Les plaques sont ensuite séchées sous papier filtre.2.Analyse immuno-électrophorétique : Toutes les analyses immuno-électrophorétiques sont effectuées selon la méthode décrite par Grabar et Williams (35) et dans les mêmes conditions que pour l\u2019électrophorèse simple.3.Précipitations spécifiques en milieu gélifié : La méthode de double diffusion d\u2019Ouchterlony (91) est employée afin de comparer la parenté im- munologique des différents constituants antigéniques révélés.+ Mobilités électrophorétiques: Les mobilités électrophorétiques des constituants antigéniques sont calculées d\u2019après la technique décrite par Uriel (66).L\u2019orthonitroaniline est utilisée pour déterminer le point de mobilité zéro.5.Les colorations spécifiques: Les méthodes de coloration des protéines, des glycoprotéines, lipoprotéines, et la mise en évidence de l'activité estérasique ont été décrites par Uriel (67).Li pal vol, H- Los iis) | 1 § hal li ion) an Itty llr ell iy i Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 (es colorations sont employées afin d'identifier aussi bien les constituants séparés par élevtropho- rèse que les ares de précipitation formés par la réaction antigène-anticorps.G.TECHNIQUES DE PURIFICATION DE L\u2019ANTIGÈNE LA : 1.Précipitation du liquide ammniotique à l\u2019aide du sulfate d\u2019ammonium : Une purification partielle de l\u2019antigène LA est obtenue par double relargage du liquide amniotique avec du sulfate d\u2019ammonium, dialyse contre de l\u2019eau distillée et lyophilisation.La poudre appelée P 50-80 a été soumise ensuite à une électrophorèse préparative (voir plus loin) en vue d\u2019une purification plus poussée de l\u2019antigène LA.2.Électrophorèse préparative : Le support de migration est un gel d\u2019agarose et le dispositif est celui décrit par Grabar et Williams (35).3.Immunoabsorption: a) Préparation de l\u2019immunvabsortion: Cent a 165 ml d un immunsérum de lapin anti- sérum de rat normal sont précipités à deux reprises avec du sulfate d\u2019ammonium à 0,45 de saturation.Le deuxième précipité, enrichi en anticorps, est finalement redissous dans un tampon acétato-acide acétique 0,2 M, à pH 5,5.Une estimation des protéines est faite par la méthode du biuret et l\u2019on ajoute 0,8 ml de chloroformiate d\u2019éthyle par gramme de protéines.L'opération se fait à la température de laboratoire (20-30° C), en agitant continuellement la solution.Le pH qui a tendance à baisser après l'adjonction du ehloroformiate d\u2019éthyle est maintenu entre pH 6,5 à 7,5 par addition progressive de NaOH N.Un précipité laiteux se forme.La réaction de polymérisation des protéines (8) est jugée terminée lorsque le pH de la solution reste stable à pH 7.0-7,2.Le polymère insoluble est suspendu ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES ET L'HÉPATOME 679 dans 250 ml de NaCl 0,15 M contenant du tampon phosphate 0,01 M, pH 7.3 et centrifugé afin d'éliminer les protéines qui n'ont pas pris part à la polv- mérisation.L'opération de lavage est répétée six fois consécutives.Un contrôle immunoélectrophorétique (avec un immunsérum de boue antisérum de lapin) des protéines solubles présentes dans l'eau de lavage n'a montré qu'une ligne de précipitation qui correspond à une a&-globuline de lapin.Apparemment, toutes les y-globulines ont été polvmérisées.Le lavage est considéré satisfaisant lorsque l'extinction à 240 mp est inférieure à 0,01.b) L\u2019épuisement de liquide amniotique : Tn lot de 100 a 150 ml de liquide amniotique est précipité par du sulfate d ammonium & 0,8 de saturation, centrifugé, dialvsé contre de l'eau déminéralisée.distribué en lots de 25 ml (environ 75 mg de protéines) et lvophilisé, Un tel échantillon est appelé P80.Une saturation de 0,80 de sulfate d'ammonium permet de précipiter sélectivement toutes les protéines aux dépens des acides nucléiques (T7).Un test d'immuno-précipitation en tube capillaire permet de suivre le progrès de la purification lors des trois épuisements successifs.Le test est fait avec un immunsérum antisérum de rat pour détecter les antigènes du sérum du rat non encore épuisés, et par un immunsérum antisérum de rat embryonnaire épuisé par le sérum de rat normal pour détecter l\u2019antigène LA.L'échantillon Ilyophilisé est finalement soumis à une analvse immuno-électrophorétique afin de contrôler sa pureté.Les deux mêmes lots d\u2019immunoabsorbants ont été employés pour toutes les expériences de purification de l'antigène LA.Leur pouvoir immunoabsorbant n\u2019a apparemment pas été affecté lors des traitements à pH acides (glveine-HCI 0,1 M, pH 2,2) auquel ils ont été soumis lors de leurs multiples régénérations.H.DOSAGE DES PROTÉINES : Les protéines sont dosées par la réaction biuret, selon Gornall et col.(33).La courbe de référence est établie avec de l\u2019albumine sérique humaine, D Wf] 3 pi ii 650 Marc STANISLAWSKI RÉSULTATS À.LEs ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES DU RAT: 1.Le sérum embryonnaire du rat: L'analyse immunoélectrophorétique du sérum embryonnaire du rat avec son Immunsérum homologue, l\u2019ASSER ép., a révélé l\u2019existence de trois constituants antigéniques.L'antigène le plus rapide des trois, qui a été appelé antigène LA (mobilité relative: 0,92), a presque la même mobilité que l\u2019albumine sérique de rat.L'antigène de mobilité intermédiaire œs-glyeo- protéine (mobilité relative : 0,68) migre comme une »-globulime.La mobilité du troisième constituant antigénique, la lipoprotéine-estérase (mobilité relative: 0,65-0,73) varie d\u2019un échantillon de sérum embryonnaire à un autre.L\u2019antigéne se situe dans la majorité des cas en position »-B, (figures 1 et 2).Les lignes de précipitation des trois antigènes embryonnaires prennent typiquement la coloration des protéines, soit par le noir amide, soit par l\u2019azo- carmin.L\u2019œs-elvcoprotéine est le seul des trois antigènes qui prend la coloration pour les glycoprotéines.La lipoprotéine-estérase, par contre, possède une forte affinité pour le soudan noir.Cet antigène possède en plus des propriétés hydrolvtiques vis-à- lipemeotys avale SER tA \u2014 LY ZL + _ASSER6ép.2 RS SRN & ee 3 BN ASSRN- Figure 1 \u2014 Analyse immuno-électrophorétique du sérum embryonnaire de rat (SER), sept mg de protéines par ml et du sérum de rat normal (SRN), dix mg de protéines par mi.ASSER = immunsérum de lapin antisérum embryonnaire de rat; ASSER ép.= le même immunsérum mais épuisé par le sérum de rat normal ; LA = antigéne LA ; az-glyco.= a,-glycoprotéine ; lipo-est.= lipoprotéine-esté- rase.On constate I'épuisement complet de l\u2019ASSER ép.par le sérum de rat normal.Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 vis de l\u2019acétate de B-naphthyl (figure 3).Cet antigène a done des propriétés enzymatiques du type estérase carboxylique.Ce fait est à rapprocher avec l\u2019activité estérasique de la p-lipoprotéine du sérum de rat normal qui a des propriétés catalytiques analogues (38).Par la technique de titration, il est possible de déterminer les concentrations relatives des trois antigènes dans le sérum embryonnaire (tableau I).Figure 2 \u2014 Les antigènes embryonnaires décelés par double diffusion en gel d\u2019agarose.Le seul constituant dans le sérum de rat normal qui donne une réaction d\u2019identité avec le sérum de rat embryonnaire est la lipoprotéine-estérase.SRN 1:1 = sérum de rat normal, 60 mg de protéines par mi; SER 1:4 = sérum embryonnaire de rat, sept mg de protéines par ml; 35,36 - SRN = immunsérum de lapin anti- sérum de rat embryonnaire épuisé par le sérum de rat normal._ASSER \u20ace-__ = _ Tr Es SER , iy Figure 3 \u2014 Démonstration de l\u2019activité estérasique de la lfipoprotéine-estérase embryonnaire de rat.L'activité enzymatique sur l\u2019immunoélectrophorégramme a été révélée d\u2019après la technique décrite par Uriel (67) avec l\u2019acétate de B-naphtyle comme substrat.L\u2019antigène, indiquée par une flèche, montrait une coloration rose-violet intense.ASSER ép.= immunsérum de lapin antisérum embryonnaire de rat épuisé par le sérum de rat normal ; SER 1:4 = sérum embryonnaire de rat dilué au quart, environ sept mg de protéines par mi.J sn oll Ligopr \u2019] tig Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES ET L\u2019HÉPATOME 681 Tarukav 1 Estimation des untigènes embryonnaires duns certuins liquides Livlogiques du rat TITRE SERIQUE * Liquide Sérum Sérum de Sérum de rat amniotique embryonnaire rat normal après hépatectomie partielle ** Antigène LA .\u2026\u2026\u2026\u2026 oe 128 256 Absent Absent oc \u2014glycoprotéine Absente 64 Absente 32 Lipoprotéine-estérase .Traces 0,2 ml] *** 0,8 ml 0,8 ml I * Le titre exprime la dernière dilution de l\u2019antigène donnant encore une ligne de précipitation visible.** Sérum de rat adulte 24 heures après hépatectomie partielle.*** Exprime la quantité nécessaire pour épuiser l\u2019anticorps homologue.Il est à noter que la lipoprotéine-estérase est présente aussi dans le sérum de rat normal adulte mais 4 une concentration quatre fois inférieure (0,2 ml de sérum embryonnaire et 0,8 ml de sérum de rat normal adulte sont nécessaires pour épuiser l\u2019anticorps homologue de l\u2019ASSER, voir aussi tableau I).La concentration supérieure de l\u2019antigène dans le sérum embryonnaire semble justifier sa considération d\u2019antigène embryonnaire.2.Le liquide anmiotique: L\u2019électrophorèse simple du liquide amniotique à pH 8,6 ou 9,1 en agarose révèle une forte bande anodique qui est absente dans un échantillon de sérum de rat normal (figure 4).Une lecture den- sitométrique d'un électrophorégramme du liguide P Alb.wt «2 3 5 Alb.LA Sd.R Figure 4 \u2014 Electrophorése simple du sérum de rat normal (B), trois mg de protéines par ml.A pH 9,1 l'albumine sérique de rat se sépare des œ-globulines.Alb.= albumine; LA = antigène LA; Sid.= sidérophiline; P = P-lipoprotéi- ne; ai, a Bi, Bn y = région des globulines correspondantes ; R = réservoir de départ.amniotique indique que cette bande représente environ 55 pour cent des protéines.La mobilité de cette bande correspond à la mobilité de l\u2019antigène LA dans le sérum embryonnaire.L'analyse immuno-éleetrophorétique du liquide amniotique soit par l\u2019ASSER ép.ou l\u2019ASALA ép.(immunsérum antiliquide amniotique total épuisé par le sérum de rat normal adulte) confirme l\u2019existence d\u2019un antigène spécifique présent dans le liquide amniotique (figure 5).En réaction de double K2.glyco.Lipo-est.L.A v - SFR wr ASSER - SRN (po.esC.«2 glyco.ASSER - SRN Hep.p Leg.damn.(7 4 L.A \u2014 + Figure 5 \u2014 Analyse immuno-électrophorétique du sérum embryonnaire de rat (SER), sept mg de protéines par ml, du sérum de rat adulte 24 heures après hépatectomie partielle (Hép.p.), dix mg de protéines par mi, et du liquide amniotique de rat (Lig.amn.), 1,5 mg de protéines par ml.On peut signaler l\u2019absence de l\u2019antigène LA dans le sérum de rat après hépatectomie partielle et l\u2019absence de l\u2019a,glycoprotéine dans le liquide amniotique.ASSER-SRN = im- munsérum de lapin antisérum de rat embryonnaire épuisé par le sérum de rat normal.A i À fi Eu ; Laval Médical \u2018 Marc STANISLAWSKI Vol.40 - Sept.1969 TasLeatr Il Estimation des antigènes embryonnaires LA et o,\u2014glycoprotéine dans le serum de rates en gestation TITRE SÉRIQUE* NOMBRE DE RATS T Antigéne LA xy_2lycoprotéine Avant la mise bas : 19 18 9 7 A 24 RONDO OO Après la mise bas : Ltée 24 heures 48 heures 3 jours 4 à 6 jours Wes 1 if ul Hot * Le titre exprime la dernière dilution de l\u2019antigène donnant encore une ligne de précipitation visible.+ Le sérum de chaque rat a été titré individuellement.Ha ** Indique la variation du titre chez les huit rats testés.diffusion, selon la technique d'Ouchterlony (51), cet dE antigène montre une identité antigénique totale il avec l'antigène LA du sérum embryonnaire.En Co st \u2014 la plus de l'antigène LA.des traces de lipoprotéine- =4 estérase sont révélées dans certains lots de liquide anmiotique.L'existence de l'œ,-glycoprotéine n'a alt Jamais pu étre démontrée, Figure 6 \u2014 Analyse immuno-électrophorétique du sérum Les concentrations de l'antigène LA dans le liqui.d'une ratte au 20¢ jour de gesation, 60 mg de protéines de amniotique et dans le sédum embryonnaire sont Parme pratiquement identiques (tableau D.La concentration de ces antigénes a été détermi- = 4 née en fonction de l\u2019évolution de la vestation.Les 5.Les antigènes embryonnaires résultats sont résumés dans le tableau II.Il est à chez la ratte en gestation: noter que: _ L'analyse imnruno-électrophorétique du sérum de a) jusqu'au douzième jour avant ln mise bas, les la la ratte en gestation avec l'ASSER ép.révèle la sérums sont négatifs pour les deux antigènes : u présence de antigéne LA et de l'œs-glycoprotéine by le titre de l\u2019antigène LA est toujours plus bas A (figure 6).que celui de I\u2019ay-glyeoprotéine : = \u201cin l'antigène LA disparaît très rapidement du * Immunsérum spécifique pour les antigènes - - Z : Hy ; pécrilque antigenes embryon sérum.Sur six rattes examinées 24 heures Ya naires obtenu par épuisement de l\u2019immunsérum anti- sérum embryonnaire total avec le sérum de rat adulte.après la mise bas, l'antigène est absent dans ~ q : eal E yg Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 quatre d\u2019entre elles et est déja a un taux tres bas dans les deux autres.1 as-glyveo-protéine est encore décelable six jours apres; M) les titres des deux antigènes embryonnaires sont, en tout cas, nettement inférieurs à ceux trouvés dans le sérum embryonnaire et le liquide amniotique.La concentration de la lipoprotéine-estérase reste identique à celle du sérum de rat normal adulte.+ Les antigènes embryonnaues au cours de Ta croissance du rat nouveau-né: L analyse immuno-électrophorétique de sérums de rats nouveau-nés avee l'ASSER ép.révèle la présence des antigènes LA et œ:-elyeoprotéine.La concentration de ces antigènes a été déterminée en fonétion de la croissance des jeunes rats âgés de 24 heures.Le dosage de la lipoprotéine- estérase n\u2019a pas été fait.mais on peut estimer qu\u2019elle est augmentée par rapport au sérum de rat normal.Les résultats sont résumés dans le tableau III.Tl est À noter que: a) l\u2019antigène LA tend à disparaître de la cireulation entre le 21° et le IT° jour, et b) ce décalage peut s'expliquer par des différences en poids des rats.Ainsi, au 21° jour de vie, les trois rats qui ont un titre de huit pesaient 19 g en moyenne, tandis que ceux d\u2019une autre portée qui ont un titre de zéro pesaient 30 g en moyenne (voir aussi figure 7).Tl en est de même pour la titration a l\u2019âge de 27 jours.Les rats de cette ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES ET L'HÉPATOME 683 portée qui ont un titre de zéro pesaient 42 g et ceux qui ont un titre de deux pesaieut 31 g.Figure 7 \u2014 Titration d\u2019antigènes embryonnaires chez les rats nouveau-nés, La plaque a d'abord été colorée par le Soudan noir pour révéler la lipoprotéine-estérase (ligne de précipitation la plus extérieure par rapport au réservoir central) et ensuite par l\u2019azocarmin pour révéler les deux autres antigènes : l\u2019antigène LA (la ligne de précipitation la plus rapprochée du réservoir central) et l\u2019œ,-glycopro- téine qui est la ligne de précipitation intermédiaire.À remarquer le titre de huit de l\u2019antigène LA chez les rats qui pesaient 19 g en moyenne (a), et le titre de zéro chez ceux qui pesaient 31 g (b).À = immunsérum de lapin antisérum de rat embryonnaire épuisé par le sérum de rat normal; a = mélange de sérums provenant de trois rats âgés de 21 jours et pesant en moyenne 19 g; b = mélange de sérums provenant de quatre rats âgés de 21 jours et pesant en moyenne 31 g.TapukaU III Estimation des antigènes embryonnaires LA et œ,-Ylycoprotéine dans le sérum de rats nouveau-nés MOYENNE DES TITRES SÉRIQUES ÂGE DES RATS ; 24 à 48 h 4 j 8j 16 à 17 j 18 j 19 j 20 j 21 j 21 j 23 j| 27 j 27 j Antigène | LA Luc seecrsessrranes 128 128 128 64 32 32 8 8 0 2 0 2 œ-2lycoprotéine .\u2026 64 32 à 64 32 8 4 4 4 4 1 8 2 4 Nombre de rats .8 3 8 13 4 8 5 3 4 4 3 2 Nombre de portées.\u2026 2 1 2 4 1 2 1 1 1 1 1 1 Pa Laval Médical 684 Mare STANISLAWSKI Vol.40 \u2014 Sept.1969 L\u2019as-glycoprotéine est encore décelable au 27° jour rums, d'autre part, a été étudiée en plus grand à un titre, en moyenne, plus élevé que l\u2019antigène LA.détail dans une autre expérience.Cette dernière a La comparaison entre l\u2019âge (à partir du 15° jour été entreprise en vue de préciser si le titre de l\u2019anti- de vie) et le poids des jeunes rats, d\u2019une part, et gène LA dans le sérum de ces rats peut effective- le titre des antigènes embryonnaires dans leurs sé- ment être signifieativement influencé par leur poids TaBLEaU IV Estimation des antigènes embryonnaires LA et œy-glycoprotéine dans le sérum de rats nouveau-nés : comparaison du titre avec le poids des rats _ TITRE SÉRIQUE Ae DES Porns (en grammes) NOMBRE en jours , .DE RATS Antigène LA œ,-8lycoprotéine 15 64 8 19 (19 à 20) * 5 16 64 8 20,5 (20 à 23) 5 17 32 8 20 (23 à 25) 5 17 32 à 64 8 20 (16 à 21) 5 17 32 à 64 8 19 (17 à 21) 4 32 18 20 (19 à 22) 19 | 32 4 13 (12 a 13) 4 19 16 30 (30 à 30,5) 20 32 21,5 (20 à 23) 20 25 (24 à 27) 21 24 (18 à 21 8 4 | 27 (26 à 28) 5 22 16 4 25 (21 à 27) 5 23 4 4 22 (21 à 23) 4 23 2 4 33 (28 à 39) | 2 23 2 2 30 (26 à 34) 5 23 4 4 31 (29 à 33) 5 24 4 4 30 (29 à 30) 6 24 4 4 22 (21 à 22) 3 25 1 2 37 (36 à 37) 4 * Moyenne et valeurs extrêmes dans chaque groupe.Wu il in He ge L {ne ned lis Fi pit pis #1 all Me da dira] Pi son le: \u201cane hi.mils | Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 à un âge donné.Les résultats sont portés au tableau IV.Il est évident que la disparition des antigènes embryonnaires, et en particulier de l\u2019antigène LA, est proportionnelle à l\u2019âge de l'animal.Un exemple est la titration au 19 jour où, malgré un écart du simple au double dans le poids de quelques rats, les titres de l\u2019antigène LA sont pratiquement identiques (la différence d\u2019une dilution n\u2019est pas significative).Un autre exemple est le dosage au 19° et au 23° jour.lei, malgré un écart très faible dans les moyennes des poids des deux groupes, le titre de l\u2019antigène LA est de 16 à l\u2019âge de 19 jours et de 2 à 23 jours.Cependant, comme l\u2019indique l\u2019expérience précédente (voir tableau Ill), à âge égal le poids peut tout de même influencer le titre de l\u2019antigène LA.Ces expériences ne semblent pas se contredire mais, au contraire, se compléter.Le fait que le titre des antigènes embryonnaires dans les sérums de jeunes rats est nettement plus élevé que dans les sérums de rattes en gestation est un argument en faveur de l'hypothèse selon laquelle ces antigènes seraient synthétisés, du moins en grande partie, par l\u2019embryon.B.L'INDUCTION EXPÉRIMENTALE D'ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES CHEZ LE RAT ADULTE: Les antigènes embryonnaires LA et œ-glyco- protéine peuvent être induits expérimentalement chez le rat adulte: à) par des traitements de courte durée (24 heures à 15 jours) comme la laparotomie, l\u2019hépatectomie partielle et l\u2019administration intra- péritenéale du sulfate de cadmium, de tétrachlorure de carbone ou de N-diméthylnitrosoamine, et b) par ASSER ép.ASSRN Figure 8 \u2014 Analyse immuno-électrophorétique d\u2019un sérum de rat 24 heures après une hépatectomie partielle, 15 mg de protéines par mi.La flèche indique l\u2019œ-glycoprotéine qui n\u2019est révélée qu\u2019avec l\u2019ASSER ép.- ASSRN = immun- sérum de lapin antisérum de rat normal; ASSER ép.= im- munsérum de lapin antisérum de rat embryonnaire épuisé par le sérum de rat normal.ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES ET L'HÉPATOME 685 des traitements de plus longue durée (trois à dix mois) comme l'administration orale de cancérigènes chimiques, le 4-diméthylaminoazobenzéne, le 3'méthyl l\u2019Aflatox1- ne B, et le N-diméthvlnitrosoamine et des analogues {- diméthylaminoazobenzène, non cancérigènes, le d'méthyl 4diméthylaminoazo- benzène et le 2'méthy] 4-diméthvlaminoazobenzène.1.Traitement de courte durée: a) Hépatectomie partielle et laparotomir: 1) Fnumunochimie: L'analyse immunoéleetrophorétique de sérums de rats adultes (par l'ASSER ép.) qui ont subi soit l\u2019ablation du tiers ou des deux tiers de leur foie, soit une laparotomie, révèle la présence de l'az- elycoprotéine 24 heures après l'intervention chirurgicale (figures 5 et 8).L'antigène donne une identité immunochimique totale avec l'œs-glyeoprotéime Figure 9 \u2014 Identité de l\u2019æ,-glycoprotéine dans différents états physiologiques du rat.A-œ = antisérum spécifique anti-x-glycoprotéine; 1 = sérum de rat embryonnaire, sept mg de protéines par mi; 2 = sérum de rat 24 heures après hépatectomie partielle, 15 mg de protéines par ml; 3 = sérum de rat porteur d\u2019hépatome, 30 mg de protéines par ml; 4 = sérum d\u2019un rat mâle, 48 heures après une injection intrapéritonéale de SO, Cd (un mg/kg de rat), 30 mg de protéines par ml; 5 = sérum d\u2019un rat 24 heures après une injection intrapéritonéale de CC1, (0,1 ml par 200 g de rat), 60 mg de protéines par ml; 6 = sérum d\u2019un rat 24 heures aprés une injection intrapéritonéale de DMN (5 mg par 230 g de rat), 60 mg de protéines par ml. 686 Marc STANISLAWSKI du sérum embryonnaire de rat (figure 9).La concentration de la lipoprotéine-estérase ne varie pas par rapport au sérum de rat normal, L\u2019antigène LA n\u2019est pas induit; aucune trace de cet antigène n\u2019a pu être détectée même après avoir augmenté quatre fois la quantité de sérum réagissant avec l\u2019immun- sérum par double diffusion en gélose.Le tableau V donne les titres del\u2019œs-glycoprotéine dans un groupe de rats en fonction du temps après l'intervention chirurgicale, Il est à noter que: \u2014 L'antigène atteint sa concentration maximale dans le sérum, 24 heures après l\u2019hépatectomie partielle, et n\u2019est plus décelable au 15° jour.Les titres chez les mâles et les femelles sont pratiquement identiques ; \u2014 Le titre de l\u2019antigène suit une évolution analo- ue chez les rats avant subi une laparotomie, bien que le maximum soit légèrement inférieur (une ou Induction de l'œg-glycoprotéine embryonnaire chez les rats adultes après hépatectomie partielle et laparotomie * TaBLEaU V Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 deux dilutions) a celui atteint chez les rats hépa- tectomisés.Ici, les titres chez les femelles sont sensiblement inférieurs à ceux obtenus chez les mâles.11) Anatomopathologie: L\u2019examen anatomopathologique de quelques échantillons de foie prélevés 24 à 72 heures après l\u2019hépa- tectomie partielle montre de nombreuses mitoses de cellules parenchymateuses, Le foie des rats avant subi une laparotomie n\u2019a pas été examiné.b) Administration du tétrachlorure de carbone (CCI,): 1) Immunochimie : L\u2019analyse immuno-électrophorétique de sérums de rats adultes (par I\u2019ASSER ép.) qui ont recu une HÉPATECTOMIE PARTIELLE TITRE SÉRIQUE NOMBRE TOTAL DE RATS 16 dg 24 heures heures LAPAROTOMIE 24 heures (2) | 1 48 heures (2) 4 jours 8 jours 15 jours 3 1 + v Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre de 9 ; ceux sans parenthèse, le nombre de \u201d.Le rum de chaque rat a été titré individuellement.| \u2014 4 sé- vu gai ily a pis à dau pul li elle fre, ! pis révélé itt ira Lig fi i lit Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 i injection intrapéritonéale de tétrachlorure de carbone révèle la présence de l\u2019œs-glycoprotéine 24 heu- res après administration.L\u2019antigène montre une identité protéine du sérum embryonnaire de rat (figure 9).immunologique totale avec l\u2019œz-glyeo- La concentration de la lipoprotéine-estérase augmente sensiblement, mais elle varie d\u2019un rat à l\u2019autre.Elle n\u2019a pas été dosée.L\u2019antigène LA n\u2019est pas induit.Aucune trace de l\u2019antigène ne peut être révélée dans des conditions analogues À celles décrites dans le paragraphe précédent.Le tableau VI donne les titres de l\u2019œs-glyeo- protéine dans un groupe de rats ayant reçu une injection intrapéritonéale de CCI,.T1 est à noter que a) l\u2019antigène atteint sa concentration maximale 24 à 48 heures après administration du COL et disparaît ensuite du sérum, Il n\u2019y à pas de différence signifi- ANTIGÈNES EMBRYONNAIRES ET L\u2019HÉPATOME Induction de l\u2019xr-glycoprotéine embryonnuire chez le rat adulte après administration de tétrachlorure de carbone.0.1 ml dans 0,5 ml d'huile d'olive, en injection intrapéritonéale 687 cative en fonetion du sexe du rat, et b) le titre maximal de l\u2019antigène est nettement inférieur à celui obtenu chez des rats ayant subi une hépatectomie partielle : titre de quatre au bout de 48 heures, et de un après huit jours (comparer avee le tableau V).Les sérumis des témoins, cinq à, qui avaient reçu 0,5 ml d\u2019huile d'olive, ont été négatifs pour l\u2019a- elycoprotéine.Des titrations analogues ont été effectuées sur d\u2019autres variétés de la souche Wistar: Wistar CF, Wistar IC et Wistar WAG, avec des résultats comparables.11) Anatomopatholagie : Des échantillons de foie prélevés chez quelques rats 24 heures après administration du COl; montrent une nécrose hépatique massive.; Tapreau VI .TITRE SERIQUE DÉLAI APRÈS NOMBRE NOMBRE L\u2019 INJECTION DE d DE = | 0 | 1 | 2 | 4 | 8 | 16 | 32 E ; 24 heures (4)* | 3 | 1 (1) 1 5 5 ; 48 heures .1 (2) 4 (2) 1 (1) 6 5 E } 4 jours .1 5 \u2014 ; \u2018 8 jours | | 5 5 1 * Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre de % ; ceux sans parenthèse le nombre de à.Le sérum de chaque rat a été titré individuellement.; TapLmau VII Ë Induction de Taxglycopratéine embryonnaire chez le rat rat adulte après administration du A) N-diméthylnitrosoamine (DMN), 5 mg en injection intrapéritonéale * TITRE SÉRIQUE ; NOMBRE NOMBRE DE d DE 9 À 0 1 2 4 8 16 24 heures .5 (5)* 5 5 48 heures .5 (5) 5 5 k 5 jours 4 (3) 5 5 Ri 9 jours 1 (5) 5 5 5 * Les chiffres entre parenthèse indiquent le nombre de $ ; ceux sans parenthèse, le nombre de à.Le sérum de chaque rat a été titré individuellement.(6) Laval Médical 3 688 Mare STANISLAWSKI Vol.40 - Sept.1969 4 c) Administration du Avec les témoins, cinq & et quatre 9, 24 heures 4 N-diméthylnitrosoamine (DMN): après l\u2019administration de 0,5 ml de NaCl 0,15 M, les sérums ont été négatifs pour l\u2019a-glycoprotéine.i hime: .vis ps 1) Immunochim Des titrations analogues ont été faites sur des rats $ L'analyse immuno-électrophorétique de sérum de Wistar IC et CF avec des résultats comparables.A rats adultes (par l\u2019ASSER ép.) qui ont reçu une dé 5 injection intrapéritonéale de DMN révèle la pré- ii) Anatomopathologie : [4 4 sence de D\u2019as-glycoprotéine 48 heures apres admi- ; ; a Lo, i A \u2018 ie Ye b ; LL, Les échantillons de foie prélevés 24 et 48 heures Le À nistration.L\u2019antigéne donne une identité immuno- Co, .; a ; ; \u2026 .après l\u2019administration du DMN montrent une con- da A logique totale avec l\u2019œs-glycoprotéine embryonnaire ; oo 2, ; pi.; , .gestion vaseulaire importante associée à une nécrose il (figure 9).La concentration sérique de la lipo- oo pe ; ; Ce , de cellules hépatiques.F( | protéine-estérase est augmentée mais l'antigène n'a À as été dosé.L\u2019antivène LA n\u2019est pas décelable.CL .\\( + pe Te p de lœuel d) Administration du sulfate ; Le tableau VII résume les titrations de l\u2019æœz-glyco- .2 EE ol \u2018 7800 de cadmium (SO,Cd): E 3 protéine sérique faites dans un groupe de rats après 2 l\u2019administration du DMN.Il est à noter que dans i) Immunochimie: % 3 l\u2019ensemble l\u2019induction de l\u2019antigène est faible, le W À titre le plus élevé est donné par les femelles cinq L'analyse immuno-électrophorétique de sérums de Pr À jours après l\u2019administration.rats adultes (par l\u2019ASSER ép.) ayant reçu une I iH Ç i i TABLEAU VIII â bn : Induction de layglycoprotéine embryonnaire chez le rat adulte après administration intrapéritonéale à 2 de sulfate de cadmium (80,04), un myg/ky dans un ml de Nacl 0,15 M.ÿ À f 3 TITRE SERIQUE * NOMBRE | # Mâles TOTAL À 2 4 8 16 32 64 128 256 DE RATS 26 heures .ccoooooovennnn 5 5 48 heures .cccooeeenn.2 3 5 4 jours ue 5 5 8 jours eee 1 4 5 | 3 15 jours ooo, 5 5 | Femelles 26 heures .5 5 48 heures ue 4 1 5 4 jours cei.4 1 5 8 jours \u2026.\u2026.rues 4 1 5 * 3 = ss .+ a Tous : aus ; Le titre exprime la dernière dilution de l\u2019antigène donnant encore une ligne de précipitation visible.Le sérum de chaque rat a été titré individuellement. al Tin Larval Médicul Vol.40 \u2014 Sept.1969 VICHY CELESTINS Eau minérale alcaline naturelle diététique, légèrement thérapeutique.Le tonique minéral tout indiqué dans les soins post-opératoires.FOIE [] VOIES BILIAIRES [] VOIES DIGESTIVES [] ÉQUILIBRE DE LA NUTRITION [] Souvent recommandée par le corps médical Méfiez-vous des substitutions Prescrivez CELESTINS La seule véritable eau de Vichy vendue au Canada Importée directement de l\u2019établissement thermal de Vichy, France.SE _ a Importateurs : HERDT & CHARTON, Inc., 2245, rue Viau, Montréal. 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après 48 heures le titre chez les males se situe entre 64 à 128, tandis que chez les femelles il n\u2019est que de 4 à 8; b) que chez le mâle la concentration de l\u2019antigène atteint un maximum 48 heures après l'administration (trois mâles sur cinq titrent à 128).La concentration atteinte est supérieure en moyenne à celle obtenue par les autres méthodes d'induetion décrites par nous; ¢) que, bien que les titrations au dela du 15¢ jour n\u2019aient pas été effectuées, il est prévisible que la disparition de l\u2019antigène suit un cours analogue à celui constaté dans les autres expériences d'induction.(à sitivre) (8) ly gs J.R.BEATON et B.OYSTER.A note on the combined effects of exercise and food restriction on plasma enzyme activities in the rat.(Note sur les effets combinés de l\u2019exercice et de la restriction alimentaire sur l\u2019activité enzymatique du plasma chez le rat).Can, J.Physiol.Pharmacol., 47 : 396-398, (avril) 1969.Plusieurs travaux ont déjà laissé entendre que l'exercice occasionnel ou habituel autant chez l\u2019homme que chez l'animal entraîné ou non est susceptible de provoquer des modifications des enzymes dans le sang et dans les tissus, mais jusqu\u2019à présent, on est loin d\u2019obtenir l\u2019unanimité dans les résultats et les conclusions qu'on en tire.Les auteurs ont étudié l\u2019activité dans le plasma de la déshydrogénase malique et de la transaminase elutamique-pyruvique chez des rats que l\u2019on forçait à nager pendant une heure.Ces rats faisaient cet exercice pour la première fois ou avaient subi un entraînement préalable et ces groupes étaient également subdivisés entre des rats qui recevaient un régime normal ou des rats dont l'apport alimentaire était réduit de 50 pour cent.La restriction alimentaire en soi élève la déshydrogénase malique et réduit l'activité de la transaminase glutamique- pyruvique.Par ailleurs, la restriction alimentaire élève l'activité de la déshydrogénase malique autant chez les rats qui nagent pour la première fois que chez ceux qui ont été soumis à un entraînement préalable.Les effets de l'exercice sur l\u2019activité plasmatique de la déshydrogénase malique étaient plus importants chez les rats nourris librement et étaient plus importants qu'on aurait pu le calculer par la sommation des effets dus à l\u2019entraînement et à la restriction alimentaire.Par ailleurs, l\u2019activité plasmatique de la transaminase glutamique pyruvique ne fut pas modifiée par l\u2019exercice chez des rats nourris librement ni chez les animaux soumis à une restriction alimentaire.T1 semble done, par ces expériences et comme certains auteurs l\u2019ont déjà suggéré, que l\u2019activité plasmatique de la déshydrogénase malique pourrait être un critère biochimique valable de l'entraînement.G.-A.BERGERON, M.D.ANALYSES Nicole BEGIN-HEICK, P.HOCHSTEIN et Gale B.HILL.Investigations on the effects of hyper- baric oxygen on enzyme activity.(Recherches sur les effets de l\u2019oxygène hyperbare sur l\u2019activité enzymatique).Can.J.Physiol.Pharmacol., 47 : 100-402, (avril) 1969.Comme on a déjà démontré l\u2019inhibition de certains enzymes à la suite d\u2019une exposition à l'oxygène hyperbare.les auteurs, des départements de physiologie, de pharmacologie et de radiologie du Centre médical de Duke University, Durham, Caroline du Nord, ont recherché dans quelle mesure l\u2019inhibition de certains enzymes pourrait expliquer l'apparition de convulsions chez des animaux exposés à l\u2019oxygène hyperbare.En utilisant des souris soumises à l\u2019oxygène hyperbare jusqu'à ce qu\u2019elles soient atteintes de convulsions prolongées, les auteurs ont recherché les activités enzymatiques dans le cerveau et le foie.Les recherches ont surtout porté sur l\u2019activité de l\u2019alpha-kétoglutarate déshydrogénase, de la décar- boxylase pyruvique et de la décarboxylase glutamique.Les auteurs ont pu démontrer que l\u2019exposition à l'oxygène hyperbare tant in vivo qu\u2019in vitro n\u2019entraîne pas d\u2019inactivation permanente des enzymes du foie et du cerveau.Ils concluent, d\u2019après leurs travaux de recherche, que les convulsions qu\u2019on observe chez les animaux soumis à l\u2019oxygène hyper- bare ne sont pas associées à une activation irréversible de ces enzymes qui jouent un rôle important dans les métabolismes intermédiaires des hydrates de carbone.(4.-A.BERGERON, M.D.Cl.VEYSSIERE, A.SMADJA, P.VIVES, J.BAILLET.Les hémangiopéricytomes du gréle.Arch.fr.Mal.App.digest., 57 :801-808, 1965.Depuis la description initiale de l\u2019hémangiopéri- cytome par Stout et Murray, les publications concernant ces tumeurs se sont multipliées.Les localisations digestives restent très rares; parmi elles, l\u2019atteinte du grêle est exceptionnelle.À propos d\u2019un de ces cas, les auteurs analysent brièvement les six autres observations retrouvées dans la littérature.nl + ci oh # 5 PE 3 Laval Vol.40 \u2014 Sept.1969 Médical 29 \u2018\u2018Localiser I'infection EF Composition: L\u2019Osmopak est un pansement osmotique émollient, de couleur verte, composé de 58% de Sulfate de Magnésie, de 0.5% de Benzocaïne et de 125,008 de Vert Brillant, dans une base miscible à \u2018eau.Indications: L\u2019Osmopak est recommandé dans le traitement d\u2019inflammations ou d'infections locales purulentes des mains, des pieds, ou de tout autre tissu souscutané.Employé tel qu\u2019indiqué, il procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.Il est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite, en application au moyen de tampons.Cervicite et Vaginite: L'expérience a montré que le traîtement à l'OSMOPAK était particulièrement recom- = mandable pour les patientes enceintes ou très nerveuses et sensibles chez qui la cautérisation ou des mesures plus radicales sont contre-indiquées, 1-OSMOPAK esi efficace dans le traitement des cervicites banales.2 - Il est un adjuvant utile de la cautérisation du col.3-1l est d'emploi facile.4 - C\u2019est un mode de traitement peu coûteux, 5 - Il ne cause aucune géne & la patiente.6 - Il n\u2019entraîne aucune réaction douloureuse ou irritante.Présentation: Pots de 30, 115 et 577 grammes Format spécial pour les hôpitaux.Echantillon médical sur demande.0SMOPAK Fabriqué par Neisler Laboratories, Inc., Decatur, Illinois Représentant exclusif au Canada Herdt :Charton Inc.2245, rue Viau, Montréal, Qué.(9) \u201cHig Lavul Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Grace a son équipement moderne, a son équipe de directeurs et de techniciens compétents, i apt ANS d .Lid en sa nouvelle usine a 1.112 j A tna S I t u e \u20ac a u hE ZN {ul i Lin | @\u201d d'in ; , hsalr ; ipl It War] ai des produits pharmaceutiques de haute qualité à des prix très compétitifs: i titi Der] prise alg À x Ly RE A \u201c= ~ 5 on VOS PATIENTS BÉNÉFICIERONT DE VOS ORDONNANCES SI VOUS LEUR PRESCRIVEZ LES PRODUITS GENE DE FRANCA. li Luval Médical Vol, 40 \u2014 Sept.1969 L'observation rapportée est celle d'un homme de 60 ans, hospitalisé pour des troubles divestifs avec état subocclusif et vomissements.Après un épisode diarrhéique de quelques jours s\u2019installe un arrêt complet des matières et des gaz, accompagné de crises douloureuses évoquant le syndrome de Koenig.L'abdomen est le siège d\u2019un météorisme péri- ombilieal marqué et les radiographies sans préparation de l\u2019abdomen font poser le diagnostie d\u2019ocelu- sion du grêle.L'intervention chirurgicale révèle l'existence d'une invagination iléo-iléale siégeant a 50 cm de la valvule 1léo-eœæcale, Une résection intestinale doit être pratiquée ; l\u2019examen de la pièce opératoire montre que l\u2019invagination est en rapport avec une tumeur pédiculée, de la taille d\u2019une noix, Il n'existait aucune adénopathie mésentérique.L'examen histo- pathologique de la pièce conclut à un hémangiopé- rieytome.L\u2019hémangiopéricytome, que Stout et Murray ont rattaché a une prolifération des péricytes de Zim- mermann, est une tumeur vasculaire qui peut se présenter sous différentes formes (pseudoglomique.angiomateuse, mixte).Sur le plan clinique, ces néoformations ne se traduisent par aucune symptomatologie spécifique et il s\u2019agit toujours d\u2019une découverte histologique.Certains traits marquent le devenir de ces tumeurs : \u2014l\u2019évolution peut être très lente et s\u2019échelonner sur plusieurs années (jusqu\u2019à 38 ans) ; \u2014 les hémangiopérieytomes doivent être considérées comme de véritables tumeurs frontières.En effet, si lu majorité d\u2019entre elles sont bénignes, un certain nombre (30%) évolue vers la mall- enité.Il s\u2019agit soit de malignité locale avec réei- dives, soit de malignité générale avee survenue de métastases.L'extension se fait par vote hématogène et l\u2019in- tévrité ganglionnaire est presque constante.Le pronostic est difficile à préciser pour l\u2019histo- logiste.Seule la présence de cellules tumorales à l\u2019intérieur des cavités vasculaires a une valeur péjorative formelle.Le traitement chirurgical doit réaliser une exé- rèse complète; toutefois, le curage ganglionnaire systématique apparaît inutile du fait du caractère exceptionnel de l\u2019envahissement lymphatique.La radiothérapie peut être utile soit à titre complémentaire, soit comme traitement palliatif.Guy ALBOT, M.D.(10) ANALYSES 691 J.TOULET, J.LUNEL, J.ROUSSELET et G.ALBOT.L'épreuve d'élimination urinaire provoquée de la B.S.P.\u2014 Son utilisation dans le diagnostic des ictères.Actualités hépato- gastru-entérol., 5 : B11-B 38.1969, L'étude semi-logarithmique des deux pentes d\u2019épuration sanguine de la B.S.P., complétée par l\u2019utilisation du diagramme corrélatif K,-K», accroît considérablement les possibilités diagnostiques au cours des ictères,.La réalisation, simultanée ou isolée, d'une épreuve d'élimination urinaire affine encore ces possibilités dans les cas difficiles.Les auteurs décrivent lu technique de l'épreuve urinaire, en exposant les principaux résultats et détaillent l\u2019interprétation de treize observations typiques.Le plus souvent les résultats de l'épreuve urinaire confirment ceux de l'épreuve sanguine, quelle que soit l\u2019étiologie de l\u2019ictère.Mais il n\u2019est pas rare que le test urinaire précise avec netteté un diagnostic que l'épreuve sanguine laissait incertain ou rendait même parfois erroné, qu\u2019il s'agisse de certaines obstructions à évolution prolongée ou de certaines hépatites cholostatiformes ou cholostatiques pures, Bien entendu, quelques observations sont moins démonstratives et ne doivent pas être camouflées, mais elles semblent devoir rester assez exceptionnelles, Guy ALBOT, M.D.Simone CRAPUCHET.Préparation de la femme à ses rôles et fonctions.Courrier du Centre international de l\u2019enfance, 19 : 1-11, (jan.-fév.) 1969.Les problèmes d'éducation des enfants sont à l\u2019origine de beaucoup de difficultés familiales chez les jeunes femmes.Les mères sont-elles préparées à leurs roles?Tel fut le sujet d'une enquête menée à Lyon en 1963 par un groupe d'\u2019assistantes sociales au titre du recyclage professionnel.Trois échantillons furent prélevés: femmes, Jeunes filles et hommes (ces derniers prélevés parmi les ouvriers des usines de la périphérie de Lyon).De la comparaison des méthodes d'éducation entre les deux générations (femmes enquêtées et leurs mères), on peut conclure que la famille devrait repenser complètement ses méthodes d'éducation.La routine, l\u2019empirisme tiennent une place essentielle.Dans un monde qui se transforme rapidement et LR Laval Médical 692 ANALYSES Vol.40 - Sept.1969 qui est marqué par l'ascension des couches sociales jusque-là les moins favorisées, les femmes agissent et réagissent comme le faisaient leurs mères.Les tabous, les interdits concernant la physiologie féminine sont encore dominants.L'information biologique est absente pour plus des trois quarts d\u2019entre elles.Faute de ne point dissocier le sexuel du biologique et la philosophie de là science, les familles, en grand nombre, manquent à leurs rôles d'éducation et de préparation des filles à leur futur rôle de mère.G.-A.BERGERON.M.D. Hie) Ling i, ls cation pe Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 31 ~~ - - \u2014 I CHOLERETIQUE TOTAL - ANTIALLERGIQUE SOUFRE Régularise les fonctions hépato-biliaires Renforce la fonction antitoxique Dyshépaties - Cholécystopathies Hépatites - lctères Allergies digestives et médicamenteuses Hypercholestérolémie 3 à 6 granules par jour avant les repas Cures de 10 à 20 jours par mois Tube de 40 - 250 - 1000 granules Boîte de 25 ampoules injectables (i.m.) Distributeurs exclusifs au Canada : an \u20188 | H h fi i h Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 lors de la crise douloureuse.ALGOYERINE Analgésique - Anti-inflammatoire - Spasmolytique Phénylbutazone B.P.*Provérine LL 00 déni aer enr 100 ma.par comprimé *Provérine : Bis (Phényl-3-Propyl) Ethylamine Citrate \u2018\u2019Rougier\u2019\u2019 Spasmolytique - Musculotrope - Non-narcotique - Non-anticholinergique \u2018Trois fois plus puissant que la Papavérine, pour une toxicité trois fois moindre,\u201d , Lors de la crise douloureuse, l'action analgésique et anti-inflammatoire de la Phénylbutazone prolonge et renforce les propriétés spasmolytiques de la Provérine.INDICATIONS : DYSMENORRHEES, POSTPARTUM : Douleurs liées aux spasmes du tractus génital ORTHOPEDIE, RHUMATOLOGIE : Douleurs museulo-articulaires aiguës R 0 LU LG | = R STASES VEINEUSES : Phlébite superficielle (crise).Thrombose hémorroïdaire ADMINISTRATION : : DYSMÉNORRHÉE : 1 comprimé 3 fois par jour après le repas, 2 à 3 jours avant laboratoire pharmaceutique la date supposée de l\u2019apparition des règles; ou dès les premières douleurs .POSTPARTUM : 1 comprimé 3 ou 4 fois par jour, durant les 3 premiers jours authentiquement canadien RHUMATOLOGIE : Doses, contre-indications et précautions de la Phénylbutazone CONTRE-INDICATIONS : Ulcère gastro-duodénal.Oedème.Insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique.Leucopénie.Hypersensibilité connue aux médicaments.PRECAUTIONS ET EFFETS SECONDAIRES : Surveiller toute modification de la formule sanguine, déséquilibre électrolytique ou tout malaise gastro-intestinal (nausées, méléna), stomatite, fièvre, éruption cutanée.PRÉSENTATION : Flacons de 24 - 100-500 comprimés Le plus important DOCUMENTATION DETAILLEE SUR DEMANDE Horgho (ii Le yt press fi Vii, Hog! ral al ji hl Savoir nel i] Pai Bai i ls ii Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 33 {ing A \u201cI Iy i) ER S 3 Sa D nN T © Se - S Wi A) ss 7 >, = EWN = Q S .gr 3 S RQ S QO S .X S \\ A a a .S S NN A thie, \u20ac = D S s , > S NS \\ Ne a 0 Nx AN S % = WM by x \\ $ sd AN Ls NE N , ; = A s S a X .XD a N SE A) a SN ., A S S S , , , A a , \\ \\ \\ = 5 = NN S S S S , SO = a = S A N .N © S N $ tou.ss 2 oN O , - S DN ¢ NN v.Li S , N \\ S , 5 SN 8 A S A, i WW S \\ OH » A) Ë WW - Q a .> i: AO S a $ 8 Si A S se nN \\ S TN » , WN a NN Lo \u2026 S S = - \\ \\o v.N NN DB LL S Ne aN , S S RE I = S S N a AN « a > N S = NW EY s » A = QO fe S > N AN S N° NN A $ $ AN Re éd cam \u20ac ¢ SN i PE | \\ \\ a 0 S S Ni © ON 9 ti AN S S = AE N S pe & = | AN DN = NS A S o a nN NN \\ ~ QO - .2D \\ él : SS - , S S écurit 5 $ = .\u201c., a S 2 N \u20ac s \u201c| a a , A 5 orl = a ND A RD SS 5 \\ S N N I = , AN ss a & S se S S i S oF A 8 S - S S $ S $ NN S v S + WN AW A a A aN se > S WF - a N N 8 \u2026 S \\ S s S S NS A N a Gü DN S S - .D > , DO ., \u2026 N > S » S S s \\ Ne S S C , \\ S > - SN S \u2026 N NE i | A \\ S s S S S a AN A N » A NN = > .= A S tes site S S ° S = x S ss A , .\u2026.8 \\ S a D N\\ S \u2026 \\ BN A = \\ N s Al SS 5 S S s J AR NR NN WN S = ° a \\ NS > AN RX , A S AN a S = DQ S + S WN N , NN S , x .a S , S S .S A \\ .NN » | = s x = S » S x a , ° S S $ WN \\ \\ XS \\ s S a NN = Ü = - S S NN NO LO S NN S S S \\ .NT \\ \\ a S ON S , S = - ND .S \\ A > ÇG .S X ., © + S - Re .ES © S ., > S > oo a N NN .\\ = XS a 2D > s .Nn a N S 8 Oo $ a , Yen \\ « (G A NN S A , \\ _ Ç .D S \\ \\ NE \\ NH ; rent 7 L * ., A , A 2 > S 2D 2 ; S S ., NN N 2 , , $ > » © S NN - , ON S , ON S S a SO Brag = \\ , oN .N \\ .5 N = a s = , S À 4% A \\ NN N S .© , 2D a .» {3 Le \\ .S S \\ 3 \\ A A Br} S Su S 3 = > DN .ND S s SN WN » S DN $ > 2 8 a Ny \u2026 a = © A NN \u201c i \\ a OD » S Xs .S Lo \u2026.- S = .a NL NN = NL ON N A \\ sv\u201d S NN N \\ s Vv WN .\\ » W - = ui NN .nN & = © N © Oo S .8 OD AX = a « s A > NN NN S NN S 2 S S = SN .\\ \\ AN S , A \\ $ = A & .> S S « > A S il SN S > \\ A a NN S Ni .4 ; \u2026 s S , .S ° 3 it A A A a , S ON S d 5 th , S + S S \\ a DO A \\ i i a a N\\ NS S © = on .a A a Q S DD NN NN N \\ 0 A s , x, ey a J = = NS A S S ti A = S A , ., S NS A ie = N ON .© 3 \\ s$ NN a \u2026 A S S SN > = Q S .a > S S S NN ., x \\ dÜ , S = = S , WN S » > A \\ \\ NL 2 NN La \\ WN ON S \\ A NO sé > » Nn \\ & NN à \\ WN = ss AON A © = A NN LL SN \\ WN » ss .ss .s A $ .« S S A \\ ND \\ x A Ni S $ , NN \\ A S QA A SD SN S NN S = s S S S WW \" .& NY S A S A \\ S « > & \u2018 OO Ni OW $ NE a a a » S S S S AN a Ss S ON \u2026 S S OO aN = SN \\ \\) a Ww = S $ ~ N A N = o S = S S + OO S & AN A S S .> © © S N SN , aN \\ S .QA S a © $ , A S a S A N a \u2026 A S S \\ AN S = NN ; -., DN AN + S S a Hl RD \\ NN A \\ S = S A $ A ON NM NN \\ S = \\ S N S Nn D N WO S S » - ~ NN AW Q = S \\ OW S = 8 » We A s S «.S > N AN NS S $ S ON $ = S S .aN WV NN S S NY S AD « s Ni > ~ NN à a S aN = Oo S , , « OD S S S , NN a NN S \\ Ny N NX NN RS A à , \\ A N = « S sv s A .tio ©.2 ur.err.S AY 8 S ss S .s 9 N DO S A SS A A XN Ne en ë \u2026 ui A , ON S.+ a AN A ON 5 médicale S S = .S ss AN s S S A \\ NY & *Nom déposé :Pe to arh S i A 2 A s a S .A A S S A SN \\ A) S S S > > a Ww A.Ww S.S \u2026 nN O\\ s S SN a ON $ S ses S S ON AN A \u2026 sv , ON \\ \\ S ss a NS S S S S a N XX S aasorr S ON N \\ \\ S \\ , DN SO oi A 3 DN D \\ - Q S S > AY © $ NN A S DH N o $ Q NN N WN A A \\ S A NN) OD Jin SON = ABBOT = iv v NS REAL: TORO Wi NiPE co = VER E \u201cLABORATOI RES NS N : NS SN % An AN \\ N S &.i , © \\ NN O A .Ç S Xt N > ave À fe en S (13) ak SH Xl wih Morphologie évolutive des chordés.Paul Prior.Université de Montréal, Montréal.1969.Le système adrénergique et le choc circulatoire précoce des brû!és.Docteur C.Harvener.Édi- trons Arscia, S.A., Bruxelles.et Librairie Ma- loine, S.A.Paris.1969.Hypoglycémies.Diagnostic et traitement dans la pratique médicale.P.À.BAsTENIE, G.CopiNscHI et W.Mavaisse.Les Presses académiques européennes, Bruxelles, 1969.Savoir interpréter les examens complémentaires neuro-psychiatriques.Prof.H.Barux.Albert de Visscher, édit.et Librairie Maloïne, S.A.Paris, 1969.Les glucides.Pierre Loursor.Simcp éditions.Lvon, 1969.Les acides nucléiques.Pierre Lorrsor.Simep éditions.Livon, 1969.Essai de classification des dysplasies spondylo- épiphysaires.P.MAROTEAUX.Simep éditions.Lyon, 1969.Cours sur la biologie de la reproduction.Fascicule I.C.Grob et J.C.CzyBa.Simep éditions, Lyon.1969.Cours d\u2019histologie et embryologie.Tome I.J.C.CzyBa et C.Grrop.Simep éditions, Lyon.1969.Éléments de génétique médicale.J.-M.Roburr.Simep éditions, Lyon.1969.Applications d'ordinateurs en médecine.Contrôle de l\u2019activité médicale d\u2019un service hospitalier.A.BEssoN.Dunod éditeur, Paris, 1969.Petite encyclopédie médicale.Jean HAMBURGER.Éditions médicales Flammarion, Paris, 1969.Tables diététiques.Composition des aliments.J.TLANY-FEIGENBAUM.Masson & Cie, Paris, 1969.(12) LIVRES REÇUS Études sur le suicide.Le médecin et le psyeholo- gue devant le suicidant rescapé.A.GorCEIX et N.ZimBacca.Masson Cie, Paris, 1969.Kinésithérapie des déviations latérales du rachis.L.CHARRIÈRE et J.Roy.Masson \u20ac Cie.Paris.1969.Manuel de diagnostic neurologique à l'usage de l'étudiant et du praticien.2\" édition.Claude Gros.Masson d Cie, Paris.1969.Histopathologie de la peau.Walter F.Lever.Masson d Cie, Paris, 1969.L'anesthésie péridurale.A.L.VAN STEENBERGE.Masson & Cie.Paris, 1969.Les mycoses oculaires.J.François.Masson \u20ac Cie, Paris, 1969, Les sphinctérotomies anales dans le traitement des fissures et fistules.C:.RooL.Masson & Cic, Paris, 1969.Réactions allergiques aux substances chimiques de composition définie.P.Gervais.Masson d Cie, Paris, 1969.Physiologie des voies et des centres visuels.M.STERIADE.Masson & Cie.Paris, 1969.Les consulations journalières en pédiatrie.3° édition.Ph.SERINGE et B.PrarnFossé.Masson & Cie.Paris, 1969.Introduction à l\u2019hémodynamique chirurgicale, Félix E.Wears.Masson & Cie, Paris, 1969.Les consultations journalières d\u2018oto-rhino- laryngologie et de pathologie de la face et du cou.2° édition.M.AUBRry et M.Neveu.Masson d Cie, Paris, 1969.Manuel de géronto-psychiatrie.Christian MÜrLER.Masson & Cie, Paris, 1969. Laval Médical 694 LIVRES REÇUS Vol.40 \u2014 Sept.1969 Sémiologie médicale.Initiation à la médecine.3e édition.Maurice BariÉTy, Robert BONNIOT et Jean BArréTy.Masson & Cie, Paris, 1969.Les hépatites virales.André VArAY et Jacques BrrrHELOT.Masson & Cie, Paris, 1969.Nouvelle pratique chirurgicale illustrée.Fascicule II.Jean Quénu.Éditions Doin Deren & Cie, Paris, 1969.La tomographie en oto-rhino-laryngologie.P.ANDrÉ, P.Praroux et E.PoNceT.Librairie Arnette Éditeur, Paris, 1969.Des traitements à visée pressionnelle.Des troubles liquidiens vestibulaires.M.Granoux, Y.GuerriEr et H.MarmiN, Librairie Arnette Éditeur, Paris, 1969.Précis de neurologie.Paul DELMAS-MASSALET.Librairie Maloine, S.A., Paris, 1969. | ir HT H ee Preuves relatives à l\u2019existence des transmutations biologiques, échees, en biologie, à la loi de Lavoi- sler d'invariance de la matière, par C.Louis KERVRAN, membre actif de l\u2019Académie des Sciences de New York.Un volume 16 X 24 de 220 pages avec 24 figures: 19 f.Librairie Maloine 8.4., 27, rue de l\u2019École-de-médecine, Paris (VI®), 1968.Enfin, le livre tant attendu des scientifiques, professionnels ou amateurs, de tous ceux qui tiennent à rester au courant des développements de la science, surtout quand il s\u2019agit d\u2019un grand tournant de celle-ci.Trois ouvrages, se complétant, publiés aux Éditions de la Librairie Maloine, de 1962 à 1964 (avec des rééditions depuis) ont montré pas à pas le cheminement de la pensée de l\u2019auteur, qui à mûr1 son exposé à la lumière de recherches nouvelles.À ces trois ouvrages, qui étaient en quelque sorte les étapes d\u2019un essai, vient s\u2019en ajouter un quatrième qui constituera un document de base d\u2019une nouvelle science.Le lecteur trouvera ainsi, dans un seul volume, l\u2019ensemble des prineipales recherches qui prouvent qu\u2019il y a bien, au moins en biologie, dans certains phénomènes, mises en échee de la loi de Lavoisier d\u2019invariance de la matière (d\u2019où le sous- titre du livre).Y ont été groupées les preuves scientifiques dispersées dans les autres ouvrages de l\u2019auteur, tirés maintenant, au total, à plusieurs dizaines de milliers d\u2019exemplaires, et en outre de nombreuses expériences inédites, ou réalisées par d\u2019autres chercheurs, ce qui démontre que le phénomène de transmutation de certains éléments par voie biologique n\u2019est nullement une vue personnelle de l\u2019auteur, mais un fait largement admis et enseigné à tous les niveaux de notre enseignement officiel.Les preuves apportées montrent qu\u2019il n\u2019est pas toujours possible de retrouver dans ce qui vit, à la sortie, ce qui y est entré, qualitativement et quantitativement, qu\u2019il y a des augmentations et des diminutions d\u2019éléments, done des apparitions et disparitions.La loi de Lavoisier n\u2019est pas mise en doute en chimie de la matière morte, mais c\u2019est une foi dog- (14) REVUE DES LIVRES matique que de vouloir l'appliquer sans réserve à fout ce qui est vivant.La conclusion de cet ouvrage est qu'il ne s'ugit pus de « croire ou ne pas croire », ce qui n\u2019est pas scientifique, à des échecs à la loi de Lavoisier dans le Vivant, mais qu\u2019il faudrait prouver que tous les chercheurs dont les travaux sont exposés se sont trompés; qu'on démontre, pour chaque expérience.qu'elle est fausse: on ne peut réeuser les résultats sans contre-épreuve.Et c'est devant l'accumulation de preuves que cet ouvrage emporte la conviction de ceux qui lisent sans parti pris, à tête reposée, devant le sérieux.la variété des expériences, la personnalité de ceux qui les ont réalisées.Hypoglycémies.Diagnostie et traitement dans la pratique médicale, par P.A.BASTENIE, G.CO- PINSCHI et W.MALAISE, de la Clinique médicale, Hôpital Saint-Pierre, Université Libre de Bruxelles.Un volume 8 X 5,5 de 131 pages avec 12 figures et 5 tableaux.Presses académiques européennes, 98, chaussée de Charleroi, Bruxelles 6, et Librairie Maloine, S.A, 27.rue de l\u2019École- de-Médecine, Paris (VIe), 1969.L\u2019objet de cette publication est de vulgariser les connaissances essentielles d\u2019une pathologie qui est beaucoup moins rare qu\u2019on ne pourrait le penser au premier abord et que l\u2019on rencontre en particulier en neurologie, en psychiatrie, en endocrinologie, en diabétologie, en gastroentérologie et en néphrologie.L\u2019ouvrage est divisé en trois chapitres: 1) la sémiologie, commune aux divers syndromes étudiés ; 2) la régulation normale de la glycémie; 3) les méthodes utilisées pour préciser l\u2019étiologie.fonetion- nelle ou organique, de l\u2019hypoglycémie.Puis les auteurs dans les chapitres suivants traitent des différentes causes d\u2019hypoglycémie ot de leur traitement spécifique.Les auteurs ont réuni dans ce livre les données essentielles à la pratique journalière et les acquisitions les plus récentes de la physiopathologie.« Quelle que soit son étiologie, l\u2019hypoglycémie se caractérise par une symptomatologie double : signes de souffrance du tissu nerveux, signes résultant de la riposte adrénalinique.» bi 4 Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Preuves biolg sr | GER Si {2 ï il Paris Bul fs HET surtout ile Trot thus d dis Til sist Hg 1 étapes i sl Ie || Le wit Lan Tip ol ® i) Parions qu'il écrit Da n | | 0 n e comprimés de phénylindanedione BP l\u2018anticoagulant oral le plus prescrit Documentation complète sur demande lu | FROOUITS PAARMACLUIQUES OF QuALIE is I Chartes E.Frosst et | momTafaL CANARS \u201cse Font a Corso EN ee y | ; With al PE Sept puis Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 35 lf { i H lee ny A EL i eh Ë line ik Bi de ey j Ll J ere Ti a Bi ile fl le E SH 54 gh PITY i rap = il ® = ® # AI i Chlorhydrate de chlordiazépoxide Sulfachlorpyridazine | tension, agitation, anxiété antibactérien pg ; urinaire et systémique ru | J net disponible en 3 teneurs: | Medication par excellence* des infections à Ry : capsule bleue et jaune 5 mg.Proteus I capsule bleue et blanche 10 mg.I Yaste champ d'activité: Proteus, E.Coli, kl a capsule jaune et orange 25 mg.IH La posologie t.i.d.se traduit par commodité kg! et économie.5 Lis JV Efficace, tant par voie générale qu\u2019au niveau tT des voies urinaires.pie V Très faible degré d'inactivation (par acétyla- jE: EB tion) F Le | EE; ee fF *Drugs of choice 1966-67; Walter Modell M.D., Editor.1 3 ompagnie compagni tée e/m elliott/marion: hr, Montréal 377 Canada Bibliographie et échantillons sur demande.he (15) Les manifestations cliniques de l'hypoglycémie sont fonction de son degré et de sa vitesse d'installation.Si elle est éphémère.les troubles qu\u2019elle entraîne disparaissent rapidement: mais si elle dure.les troubles.surtout d'origine nerveuse.sont d'une particulière gravité.« L'apport alimentaire du glucose met en jeu la digestion.l'absorption intestinale et la mise en réserve hépatique.et son utilisation dépend de la riposte insulinique sous un contrôle métabolique.nerveux et hormonal.L'exagération de cette riposte est un premier mécanisme d'hypoglycémie.» Une atteinte de la cellule hépatique.une carence enzymatique congénitale.une anomalie de la régulation hormonale ou une perturbation de la vaseu- larisation du foie sont cause d'hypoglycémie.La captation du glucose par les tissus est fonction d'un transfert osmotique stimulé par l'insuline.Les muscles et la graisse.très sensibles à l'insuline.peuvent retenir trop de glucose et causer de l'hypoglycémie.Les sécrétions exagérées d'insuline résultant d'influences hormonales ou pharmacologiques.d'hyperplasie ou de tumeur des 1lots de Langerhans sont une autre cause d'hypoglyeémie.« Le diagnostic étiologique des divers syndromes d'hypoglycémie nécessite la mise en œuvre de procédés spécifiques d'exploration.» Si la présence de l'hiypoglycémie est facile à faire.la découverte de sa cause reste une chose difficile.« L'hypoglycémie est très fréquente au cours du traitement insulinique.Il est indispensable que le malade et son entourage en soient avertis de façon à la prévenir ou à la reconnaître à temps.Le traitement nécessite une intervention rapide et vigoureuse.» Le cerveau est particulièrement sensible à l'hypoglycémie et 11 peut en subir des dégâts irréversibles.Le traitement est évidemment le resucrage du malade et en vitesse par la bouche.s'il est conscient.et par voie intraveineuse s\u2019il est comateux.À noter qu'il faut parfois injecter par voie intraveineuse 30 à 50 grammes de glucose avant d\u2019obtenir le réveil.« L'hypoglycémie insulinique.quelquefois observée chez des diabétiques atteints d\u2019insuffisance rénale grave.est restée longtemps mystérieuse.Des recherches récentes permettent de l\u2019attribuer à une réduction du catabolisme rénal de l'insuline.« L'administration d\u2019antidiabétiques oraux représente un risque d\u2019hypoglycémie trop souvent méconnu.Le danger est d\u2019autant plus grand que l\u2019ac- 696 REVUE DES LIVRES Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 tion de la drogue peut se prolonger pendant plusieurs jours.« L'hypoglycémie résultant d une hyperséerétion d'insuline par une tumeur pancréatique, bénigne ou maligne, est souvent difficile à diagnostiquer.Le traitement.essentiellement chirurgical, s\u2019est enrichi de nouvelles possibilités médicamenteuses, dont la cortisone.le glucagon et le diazoxide.« L'insuffisance hypophysaire ou surrénale peut être responsable d'hypoglycémie par disparition des antagonistes de l'insuline.Le traitement de la crise doit associer au glucose la thérapeutique endoecri- nienne substitutive : maladie d\u2019 Addison, insuffisance hypophysaire, syndrome adrénogénital, syndrome de Cushipe.«Les hypoglyveémies de l'enfant sont souvent attribuables à une anomalie enzymatique congénitale.Leur identification permet la mise en œuvre d'un traitement diététique qui peut prévenir l\u2019apparition d\u2019une arriération mentale et, dans certains cas, une évolution fatale.« Les différentes affections hépatiques peuvent se compliquer d'hypoglyvecémie.En outre, chez des sujets dénutris, 1'intoxication éthylique, par son action délétère sur le métabolisme hépatique.peut entraîner un coma hvpoglycémique.« Les anomalies de l\u2019absorption intestinale du glucose.résultant d'un uleus duodénal ou d une gas- treetomie.s\u2019accompagnent souvent d'une riposte insulinique excessive, cause possible d\u2019hypoglycémie.« Les hypoglyvecémies dites fonctionnelles sont réputées très fréquentes.Elles sont souvent difficiles à différencier des troubles neurovégétatifs sans hy- poglyeémie.» I.TRAITEMENT DU COMA EN GENERAL 1.Glucose hypertonique à 50% intraveineux.\u2014 60 ml en injection rapide, à continuer jusqu'à reprise de la conscience, puis boissons sucrées.\u2014 Ce traitement est indiqué.quelle que soit l\u2019étiologie de l\u2019hypoglycémie.\u2014 Il n\u2019y a pas de contre-indication.Même si le diagnostic de l'hypoglycémie est erroné, l\u2019injection de glucose est inoffensive, sauf en cas de coma hyperosmolaire.\u2014 Si l\u2019on ne dispose pas de glucose hypertonique injectable, on peut pratiquer un lavement au glucose (le sucre est sans effet; ce mode d\u2019administration est surtout indiqué dans l\u2019hypoglycémie infantile. 36 Laraï Médical Vol.40 - Sept.1969 HEPAMIG QUELLES SONT LES MANIFESTATIONS CLINIQUES DE L\u2019HYPERCHOLERESE ?MECANISME SCHEMATIQUE les douleurs et les troubles digestifs des migraineux la « crise de foie » aigué de Paviot certaines diarrhées post-prandiales les « crises de foie » post-émotives les « embarras gastriques » après matières grasses certains troubles digestifs après intoxication alimentaire un stimulus une augmentation plus ou moins brutale du flux biliaire une hausse de pression dans les voies biliaires une série de réflexes inhibiteurs ou stimulateurs sur la sphère digestive une réaction colique aux sels biliaires HEPAMIG traite ces manifestations .Pourquoi ?Parce que HEPAMIG freine l\u2019hypercholérèse calme le spasme oddien diminue la tension biliaire ramène le calme et prévient les « crises de foie ».Essayez vous-même HEPAMIG, chef de file des drogues à action biliaire nuancée, chez vos migraineux, vos intolérants hépatiques, vos dyspeptiques biliaires.1 comprimé 2 à 3 fois par jour \u2014 6 comprimés en cas de crise.Nébulisat d\u2019aubier de tilleul physiologiquement titré .250 mg LYSTER CHEMICALS LIMITEE 1760 Cote Vertu Montréal 9, Qué.DOCUMENTATION ET ECHANTILLONS DISPONIBLES.1 el 10 ge fn sil Jr 1.Dial mi À gl p On, qq ère Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 2.Glucagon intramusculaire, sous-cutané ou intraveineux (1 mg).\u2014 Associé éventuellement au glucose intraveineux.\u2014 Indication majeure : coma insulinique.\u2014 Inactif et contre-indiqué dans l\u2019insuffisance hépatique, hypophysaire ou surrénale, l\u2019aleoolis- me, les traitements par sulfamidés hypoglycé- miants (dans ces cas, la cellule hépatique ne peut pas faire de la néoglucogenèse.3.Suceinate d\u2019hydrocortisone intraveineux (100 mg).\u2014 Associé au glucose intraveineux, \u2014 Indications: insuffisance surrénale ou hypophysaire, éventuellement sulfamidothérapie, hypoglycémie néonatale, insuffisance hépatique.Il.TRAITEMENT DE L\u2019HYPOGLYCÉMIE D'APRÈS SON ÉTIOLOGIB 1.Diabétiques traités par l'insuline ou les sulfa- midés, \u2014 Après le traitement de l'épisode aigu (glucose, glucagon : vide supra), ajustement de la thérapeutique du diabète; surveillance accrue, glycémies fréquentes (danger d\u2019aggravation brusque du diabète, l\u2019hypoglycémie étant diabé- togène).\u2014 Prévention du coma hypoglycémique : surveillance appropriée du traitement ; répartition des féculents en six repas; sucre ou glucose per os avant tout effort inhabituel ou en eas de malaise.2, Insulinomes bénins ou malins, hyperplasies pancréatiques.\u2014 Traitement de choix: exérèse chirurgicale de la tumeur.\u2014 Si elle est impraticable, diazoxide per os (220- 400 mg par jour) ; streptozotocine intraveineuse (encore expérimental).3.Tumeurs extrapancréatiques.\u2014 Seul traitement efficace : exérèse chirurgicale.\u2014 En cas d\u2019impossibilité : traitement symptomatique.4, Insuffisance hypophysaire ou surrénale.- Traitement substitutif de celle-ci: essentiellement acétate de cortisone (25 a H0 mg par jour; 50 à 75 mg par jour en cas de stress).5.Troubles enzymatiques congénitaux et formes idiopathiques.a) Hypoglycémie néonatale: perfusions intraveineuses de glucose à 10-15% (80 ml/kg par Jour) ; hydrocortisone (5 mg/kg par jour).(16) REVUE DES LIVRES 697 b) Hypoglycémie réactionnelle a la leucine : régime pauvre en leucine (voir tables spéciales ;) hydrates de carbone après les repas; éventuellement diazoxide (5-8 mg/kg par jour) ou glucagon-zine (2,5 à 5,0 mg/kg par jour).ce) Hypoglycémie de jeûne : boissons sucrées fréquentes (limitation des périodes de jeûne nocturne) ; en cas d\u2019échec, cortisone et, éventuellement, diazoxide ou glucagon-zine.M) Intolérance au fructose on au galactose : régime strict sans fructose ou galactose (voir tables spéciales).0) Glycogénoses: boissons sucrées fréquentes, de nianière à limiter à 4 heures les périodes de jeûne.6.Troubles hépatiques.a) Hépatites, cirrhoses : traitement de la maladie causale.Perfusions continues de glucose avec ou sans cortisone, h) Hépatomes: exérése chirurgicale.En cas d\u2019impossibilité, diazoxide per os (150 à 300 mg par jour).Éthylisme avec dénutrition.\u2014 Injection de glucose; glucagon contre-indiqué.\u2014 Correction éventuelle d\u2019endocrinopathies.8.Troubles fonctionnels digestifs.a) Dans l\u2019uleus duodénal : traitement médical de l\u2019ulcère : repos; repas fréquents, pauvres en glucides (éventuellement terminés par une boulette de beurre glacé) ; anticholinergiques.En cas d\u2019échec, pyloroplastie et vagotomie.b) Dans le dumping-syndrome tardif des gas- trectomisés; alitement postprandial; repas fréquents pauvres en glucides.En cas d\u2019échec, réintervention chirurgicale en vue du rétablissement de la continuité gastro-duodénale, 9.Troubles neurovégétatifs.\u2014 Psychothérapie, tranquillisants, repas fréquents.\u2014 Éventuellement, atropine.J.-B.JOBIN, M,D, Savoir interpréter les examens complémentaires neuropsychiatriques, par le professeur H.BA- RUK, membre de l\u2019Académie nationale de médecine.Collection Savoir interpréter sous la diree- tion du professeur, H.GounæLLE, de l\u2019Académie nationale de médecine.Un volume 4,5 X 6,5 de 73 pages avec neuË figures: 120 f.b.Albert De Visscher, édit, Bruxelles, et Librairie Maloine, S.A., 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VI).IEEE A Ae. 698 REVUE DES LIVRES À titre d\u2019introduction, l\u2019auteur pose les problèmes actuels de la psychiatrie qui relèvent des transformations thérapeutiques et sociales récentes.Les transformations thérapeutiques sont dues aux progrès énormes de la psychopharmacologie moderne.Les transformations sociales sont dues à l\u2019attitude différente que la société a prise à l\u2019égard des malades mentaux.Le caractère irrémédiable d\u2019une maladie mentale n\u2019est plus accepté; d\u2019où l\u2019obligation de ne pas isoler le malade d\u2019une façon excessive de la société et de son milieu familial et le rejet de la ségrégation de ces malades dans des asiles d\u2019aliénés Incurables.L'ancien hôpital psychiatrique a disparu ou du moins ne devrait plus exister.L\u2019aliéné est beaucoup plus souvent et plus rapidement remis en cireulation sous condition que la surveillance et le traitement soient continués après la sortie de l'hôpital sous le principe de la secteuri- sation.Par ailleurs, les services libres se sont multipliés tandis que les services internés ont diminué.Il ne faut cependant pas ignorer les accidents possibles avec les hallucinés, les agressifs ou les mélancoliques.L'importance du rôle du curateur augmente non seulement pour l\u2019entrée ou la sortie du malade de l'hôpital, mais aussi pour l\u2019administration de ses biens; on estime qu\u2019une réforme de l\u2019interdietion s\u2019impose.Il faut viser à obtenir qu\u2019en loi l\u2019incapacité mentale soit identifiée à l\u2019incapacité physique.L'organisation de l\u2019assistance aux malades mentaux comprend l\u2019internement en placement volontaire, y compris la méthode du « Day Hospital », l\u2019autoplacement, les services libres en hôpital psychiatrique et de plus en plus dans les hôpitaux généraux, ete.Tout cela réclame beaucoup plus de psychiatres et de paramédicaux spécialisés.Les services de gérontologie psychiatrique sont quasi inexistants, mais s'imposent de toute évidence.Pour les débiles mentaux, il faut éviter avec soin la ségrégation.Puis suivent des chapitres sur l\u2019interprétation des données cliniques, psychologiques, physiopatholo- giques, dont l\u2019électroencéphalographie, biologiques et enfin thérapeutiques et sociales.J.-B.JoBIN, M.D.Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 La tomographie en oto-rhino-laryngologie, par P.ANDRE, P.PIALOUX et E.PONCET.Un volume broché de 311 pages avec 342 figures: 80 f.Librairie Arnette Éditeur, Paris.Cet ouvrage, destiné aux oto-rhino-laryngologistes, apporte les renseignements pratiques concernant le choix des plans de coupe et des incidences en fone- tion de la région a examiner et des renseignements déjà obtenus par l\u2019examen clinique et radiogra- phique.Une riche iconographie, composée en grande partie de schémas, montre les aspects normaux et pathologiques les plus fréquents.Toutes les régions cervico-cranio-faciales peuvent être explorées par la tomographie.L'ouvrage se compose de deux parties : La première partie \u2014 rhino-laryngologique et cervico-faciale \u2014 est un rappel clair et concis de la technique, des incidences, des plans de coupe de la tomographie du pharyngo-larynx, du cavum, du massif facial, de l\u2019articulation temporo-maxillaire et de la trachée cervicale.Pour chaque région est faite une étude de l'anatomie tomographique normale et pathologique, illustrée par des schémas et quelques clichés.Une importante bibliographie apporte au lecteur des possibilités d\u2019information plus complètes.La deuxième partie concerne la tomographie du temporal.Celle-ci est une nouvelle venue dans l\u2019exploration du rocher et de la base du crâne ; elle impose une technique rigoureuse et un appareillage spécial.Un texte aussi concis que possible, appuyé sur de nombreux clichés et schémas explicatifs, objective la connaissance tomographique du temporal normal.Les applications pratiques de l\u2019investigation tomo- graphique sont étudiées et illustrées dans les aplasies de l\u2019oreille, les tumeurs et cholestéatomes de la pyramide pétreuse, les fractures parcellaires du rocher et l'otospongiose.Le système adrénergique et le choc circulatoire précoce des brûlés, par C.HARVENGT, chargé de recherches du F.N.R.S.Une monographie de la collection Médico-monographies d\u2019agrégés.Préface du professeur A.MoNSAINGEON (Paris).Un volume 6,5 X 9,5 de 221 pages avec 93 tableaux et 28 figures.Éditions Arscia, S.A., 60, rue de l\u2019Étuve, Bruxelles, et Librairie Maloine, S.A., 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VIE), 1968.ligt rl fe fn i hi ee sing L spé ap ps tent lien] Ll Dir Lt 0 ent Ti Ir the \"ent Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 Cette thèse d\u2019agrégation porte sur le choe cireu- latoire qui se produit rapidement après les brûlures graves et étendues.Ce choc est connu depuis longtemps avec son hémoconcentration immédiate due à une perte de plasma par vasodilation capillaire généralisée et avec son hypothermie.L'\u2019hémoconcentration est précoce mais éphémère (après deux jours, le sang est plus dilué qu\u2019avant la brûlure) ; elle n\u2019est done pas fonction de l\u2019ædème qui ne se forme que lentement.Entre la deuxième et la quatrième heure après la brûlure, le volume sanguin a diminué de 42 à 61 pour cent chez les animaux gravement brûlés; le débit circulatoire est extrêmement bas et la réserve alcaline abaissée.L\u2019hypothermie est proportionnelle au danger de mort.La cause de cet état de choc est recherchée depuis longtemps.On a démontré expérimentalement que ce ne peut être l\u2019histamine, mais l\u2019on retient l\u2019influence du système nerveux central sur la production de l\u2019hémoconcentration.Seul l\u2019extrait rétro- hypophysaire peut empêcher l'hémoconcentration de se produire et empêcher la détérioration de l\u2019état général.Les symptômes de ce choc, tant chez l\u2019animal expérimental que chez l\u2019homme, sont la dilatation capillaire généralisée, l\u2019hémoconcentration et la prostation nerveuse ; mais sa cause, son origine restent mystérieuses; ni l\u2019histamine ni le système ner- REVUE DES LIVRES 699 veux ne peuvent être retenus pour les seuls respon- Sables, pas plus que l\u2019augmentation brusque de la température; on a pensé à une toxine élaborée dans les tissus brûlés et qui causerait la vasodilatation, mais on n\u2019en a aucune preuve.Toutes les manifestations du choc suggèrent l\u2019idée d\u2019une réaction prolongée du sympathique.Une meilleure connaissance de l\u2019action des caté- cholamines, la découverte de nouveaux inhibiteurs des récepteurs adrénergiques commandent une nouvelle exploration pharmacodynamique : c\u2019est l\u2019objectif du présent travail qui porte sur la vérification des données antérieurement acquises sur l'étude de l\u2019hypovolémie et sur l\u2019étude de l\u2019inffuence du système adrénergique et de son analyse pharmacodynamique.Et l\u2019auteur affirme que ce choe est bien caractérisé: prostration nerveuse.diminution du volume circulatoire, hémoconcentration.hypothermie et acidose.Cet état est en rapport avec une stimulation intense et prolongée du système adrénergique.démontrée par la présence de quantités élevées de caté- cholamines dans les urines.À titre de conclusion générale, l\u2019auteur donne un résumé des constatations biochimiques qu\u2019il a faites en étudiant expérimentalement les brûlures graves étendues.J.-B.JOBIN, M.D.bl fi \"4 RE f i I ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL À l\u2019assemblée générale annuelle de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval qui se tenait à la Faculté de médecine le 29 mai dernier, le docteur Jean-Marie Loiselle a été élu président de la Société et le docteur Louis Levasseur, vice- président.Par ailleurs, les docteurs Léo Gauvreau, J.-Michel Guay et Georges-A.Bergeron ont été respectivement réélus trésorier, secrétaire et secrétaire- correspondant.PRIX DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE LAVAL À la réunion du 22 mai dernier, la Société médicale des hôpitaux universitaires de Laval a accordé ses prix annuels aux médecins résidents qui ont présenté les meilleurs travaux à cette séance spéciale.Le premier prix a été attribué au docteur Guy M1- chaud, médecin résident à l\u2019hôpital Saint-Francois- d'Assise, pour son travail intitulé: L\u2019électrocardiographie intracavitaire dans le diagnostic des arythmies obscures.Le deuxième prix a été gagné, ex æquo, par le docteur L-G., Cloutier, médecin résident à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement, pour son travail intitulé : L\u2019utilisation de l\u2019or radio-actif 198 dans les synovites récidirantes des genoux, et par le docteur Robert Cantin, médecin résident à l\u2019Hôtel-Dieu de Québee, pour son travail intitulé: Influence de la lymphographie sur la dissémimation des cellules cancéreuses chez le lapin.NOUVEAUX DIRECTEURS À L'ENSEIGNEMENT PARAMÉDICAL Le docteur Louis-Marie Babineau, professeur titulaire au département de biochimie, a été nommé directeur de la section de technologie médicale de l\u2019enseignement paramédical à l\u2019université Laval.Il succède au docteur Louis Berlinguet, qui occupait cette fonction depuis plusieurs années, Le docteur Denys Jobin, professeur au département de médecine, a été nommé directeur de la scetion de physiothérapie et d\u2019ergothérapie à l\u2019En- HERES OO sh OH NOUVELLES seignement paramédical de l\u2019université Laval, en remplacement du docteur Gustave Gingras, directeur de l\u2019Institut de réhabilitation de Montréal, qui occupait cette fonction depuis quatre ans.LE DOCTEUR LUPIEN ÉLU VICE-PRÉSIDENT Le docteur Paul-J.Lupien, professeur agrégé au département de biochimie de la Faculté de médecine, a été élu vice-président de la Société canadienne de nutrition qui tenait son congrès à Edmonton le 11 juin dernier.Le docteur Lupien à également été élu consultant canadien de la Kellogg Research Foundation.LE DOCTEUR BEAUDOIN À LA COMMISSION DES ÉTUDES Le docteur Jean Beaudoin, directeur du département de médecine de la Faculté de médecine, à été élu par l\u2019Assemblée des professeurs de la Faculté comme délégué de la Faculté à la Commission des études de l\u2019université Laval, Il remplace le docteur Louis Berlinguet, récemment nommé vice- président de l\u2019université du Québec.UN DOCTORAT AU DOCTEUR JACQUES TURCOT Le docteur Jacques Turcot, président du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, professeur titulaire et secrétaire du département de chirurgie de la Faculté, était récemment invité à Londres pour y recevoir un doctorat honorifique du Collège royal d\u2019Angleterre.MENTION D'HONNEUR AUX DOCTEURS POTVIN ET ROY-TARDIF Pour promouvoir les techniques audio-visuelles dans l\u2019enseignement, l\u2019Association médicale canadienne offrait pour la deuxième année la possibilité aux médecins, avec ou sans assistance technique professionnelle, de participer à un concours où seraient évaluées leurs réalisations dans ce domaine.Dans la catégorie des rubans magnétoscopiques, ly vi, 4 ge él, i Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.196Y 37 la société médicale des hôpitaux universitaires de laval Secrétariat : Faculté de médecine, Université Laval, Québec.MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le professeur Raoul KouriLsKY, de Paris.M.le professeur Albert JENTZER, de Genève.M.le professeur Henry L.Bockus, de Philadelphie.M, le professeur Alexander BRUNSCHWIG, de New-York.M.le professeur Charles H.Brsr, de Toronto.M.le professeur Jean MarcuE, de Paris.M.le professeur P.M.F.Bisior, de Londres.BUREAU Président : M.le docteur Jean-Marie Loiserur Vice-président : M.le docteur Louis LEVASSEUR Secrétaire général : M.le docteur J.-Michel GUAY.Assistant-secrétaire : M.le docteur R.-A.BOURQUE.Secrétaire correspondant: M.le professeur Georges-A.BERGFRON.Trésorier : M.le professeur Léo GAUVREAU.Membres : MM.le professeur René SIMARD et les docteurs Louis-Philippe ALLEN, FX.BRISSON, Claude Brosseau, André Laroivtr, Georges NorMAND et Guy SAUCTER, MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de médecine et des Hôpitaux universitaires.LAXATIF DOUX (sans accoutumance) | comprimés par jour ETHICA LIMITÉE 12250, Albert Hudon \u2014 MONTRÉAL 462, P.Q.Membre de l'Association des Fabricants du Québec des Produits Pharmaceutiques a A i VERS DE NOUVEAUX SERVICES SANITAIRES AUX INDIENS Une entreprise de consultation en matière de gestion, la Booz, Allen and Hamilton of Toronto Ltd, va entreprendre une importante étude destinée à connaître les besoins en services sanitaires des Indiens du Canada, annonçait récemment l\u2019honorable John Munro, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.Les conclusions de l\u2019étude permettront au Ministère de mettre au point les projets immédiats et futurs de services de santé pour les Indiens.«Il y a peu de temps encore, dit M.Munro, on ne s\u2019oceupait pratiquement que de guérir les mäa- lades.Nous accorderons désormais une importance croissante à la prophylaxie.L\u2019état général de la santé reflète l\u2019ensemble des conditions qui règnent dans la réserve, le logement, l'hygiène et le progrès socio-économique, par exemple.» La Booz, Allen and Hanmulton concentrera ses travaux sur les conditions sanitaires des régions indiennes isolées, dans le centre du Nord canadien.Elle étudiera les différents aspects de la distribution des soins, y compris l\u2019utilisation faite actuellement des ressources fournies par le Ministère, les transports et les communications, ainsi que le re- «rutement de médecins, d'infirmières et de dentistes nécessaires pour desservir ces régions isolées.L'entreprise aura également des contacts avec les différents organismes qui s\u2019occupent aetuelle- ment des services sanitaires, à savoir, les ministères fédéral et provinciaux de la Santé, les écoles de médecine, les associations professionnelles de médecins, les tribus indiennes et le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien.Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 \"SURMONTIL trimipramine Le Surmontil exerce une action à la fois antidépressive et anxio- lytique.Indications : dépressions de toutes natures.Posologie: VOIE ORALE \u2014 traitement ambulatoire: 50 à 75 mg par jour dans les dépressions mineureset 75 à 150 mg par jour dans les dépressions névrotiques.En milieu hospitalier: 200 à 300 mg par jour.La dose journalière, répartie en 2 ou 3 prises, sera atteinte progressivement : par exemple, commencer par 100 mg par jour chez les malades alités et 25 ou 50 mg chez les autres.Traitement d'entretien: quand un résultat satisfaisant aura été obtenu, réduire la dose au minimum possible ; elle peut être aussi faible que 12.5 mg 4 fois par jour.La VOIE |.M.est parfois employée au début de certains traitements : 50 à 100 mg par jour en 2 à 4 injections profondes, sous surveillance médicale ; l\u2019alitement est de rigueur pendant les premiers jours.Tolérance : satisfaisante dans la plupart des cas.Les effets secondaires sont rares et cèdent en général à une réduction de la dose.Ils peuvent être : fonctionnels \u2014 vertiges, instabilité dans la position debout, somnolence, sécheresse de la bouche, palpitations ; neurologiques \u2014 tremblement mixte (d'action et de repos), crises convulsives (très rares) : psychotiques \u2014 inversion de l'humeur, états confusionnels chez les malades de plus de 60 ans, manifestations anxieuses (rares).Précautions: les IMAO ne doivent pas être associés au Surmontil ; 15 jours doivent s'écouler entre l'emploi du Surmontil et l\u2019arrêt de l'IMAO.Dans les cas suivants : artériosclérose, hypertension, alcoolisme chronique,et en gériatrie, la voie |.M.est contre-indiquée et le traitement oral devra commencer par une dose faible, augmentée progressivement.La sûreté du Sur- montil chez la femme enceinte n\u2019a pas encore été établie.Traitement du surdosage : symptomatique (pas d'antidote spécifique) : lavage gastrique ou administration d'un émétique.En présence de collapsus par hypotension, allonger le malade ou lui mettre la téte en bas ; si nécessaire, administrer de la nor-adrénaline.Présentations: comprimésa12.5, 25 et 100 mg ; ampoules de 2 ml à 25 mg (12.5 mg par ml) I.M.Pulenc mire 8580 ESPLANADE, MONTREAL 353 iidbien nny Luval Médical os 39 Vol.40 \u2014 Sept.1969 So.= [ | ww | i pre = NES ¢ NX hel] + x A a, : 2 hs > al aif ; > Bb gi Sh A i Pa = \u2014 \u2014 >} a ES + Da R 2 LY J w Q % = 8 | & Bh x / » ay n + A, le iy id i 8 \u201cuy # Be «4% à «ff À ve, a a : a Le, a » 3 it } or | A ÿ re Ï 2140 |r \u201cwe G in neds © ser ik FEN weagh & 1 i) % \u20183 SR 2 os 3 a et a TURON-ARMELLE \u2014 MELANCOLIE\u201d \u2014 Médaille d'Argent 1965 \u2014 Arts, Sciences, Lettres antidépresseur NTIL \"SURM trimipramine 5 Pulenc rie Le 40 Laval Mdcédical Vol.40 - Sept.1969 l\u2019analgésique concluant LES COMPRIMES 292 Pour le soulagement efficace de la douleur modérée à intense, rien n'égale tout à fait les comprimés 292.Chaque comprimé contient: Acide acétylsalicylique .34 gr.(0.22 g) Phénacétine \u2026 24 gr.(0.16 g) Citrate de caféine \u2026\u2026\u2026 Y gr.(32mg) Phosphate de codéine \u2026\u2026 1/2 gr.(32 mg) Posologie \u2014 Un ou deux comprimés, deux ou trois fois par jour, au besoin.Contre-indications \u2014 Ulcération gastro-intestinale ou allergie aux ingrédients.De fortes doses absorbées pendant de longues périodes de temps peuvent entraîner une toxémie rénale ou des malaises gastro- intestinaux.Documentation compiète sur demande.© Narcotique: ordonnance permise par téléphone.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE KA Chartes \u20ac Fromst ot Cio ln\u201d MONTREAL CANADA MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 hou, 4 Jn \u2014~\u2014 Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 le docteur Pierre lotvin, professeur agrégé au département de physiologie, et le docteur Janine Roy- Tardif, professeur auxiliaire au département de médecine, recevaient, le 23 avril dernier, une mention honorifique pour le ruban magnétoscopique intitulé: Le muscle strié.La qualité de cette production a inecité la direction des relations extérieures de 1\u2019Association médicale canadienne à inviter les docteurs Potvin et Roy-Tardif à exposer leur ruban magnétoscopique au congrès annuel de l\u2019Association médicale canadienne qui à eu lieu à Toronto, du 10 au 14 juin dernier, LE PROFESSEUR CIER A LA FACULTE DE MEDECINE Dans le cadre des conférences interdépartementales de la Faculté, le département de physiologie présentait le 5 juin dernier le professeur J.-F.Cier, doyen de la Faculté de médecine de Lyon, qui avait intitulé sa conférence : Acquisitions récentes sur le rôle de la chémosensibilité sinucarotidienne dans la régulation respiratoire.Le professeur Cier, président de 1\u2019Association des physiologistes de langue francaise, membre du Conseil supérieur de l\u2019Éducation nationale de France, président de l\u2019I.S.E.R.M., a également participé au colloque sur la réforme universitaire en France et au Canada, qui s\u2019est tenu le vendredi 6 juin en la salle du Conseil de la Faculté de médecine de Laval.Une trentaine d\u2019invités, dont monsieur Claude Geoffrion et les autres membres du Comité de la réforme de l\u2019université Laval, participaient à ce colloque.CONFÉRENCE DU DOCTEUR LOUIS POIRIER Le docteur Louis Poirier, professeur de neuro logie expérimentale au département de physiologie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, a récemment été invité à communiquer dans divers centres européens les résultats de travaux seientifi- ques réalisés par l\u2019équipe de recherche du laboratoire de neuropsychiatrie expérimentale.Il a présenté des conférences à l\u2019Institut de neurophysiologie de l\u2019université d\u2019Oslo, au Département de pharmacologie de l\u2019université de Gôteborg et au Département d\u2019histologie de l\u2019Institut Karolinska de l\u2019université de Stockholm.Il a de plus participé, à titre de conférencier invité, à la «La semaine interdisciplinaire sur les neuroleptiques » tenue à Liège.À cette occasion, il a été nommé membre (18) NOUVELLES 701 (l'honneur de la Société royale de médecine mentale de Belgique dont le congrès du centenaire s\u2019est tenu à Bruxelles.STAGES CLINIQUES EN MÉDECINE GÉNÉRALE La Faculté de médecine.en collaboration avec deux hôpitaux régionaux, celui d\u2019Arthabaska et celui de La Tuque, expérimentera au cours de l\u2019été un projet-pilote de stages cliniques à option d\u2019nne durée de deux mois en médecine générale.L'objeetif de cette initiative est de sensibiliser l\u2019éfudiant qui envisage d\u2019exercer la médecine générale en milieu rural ou urbain et de le mettre en contact immédiat avee la médecine familiale au cours même de son année d'externat.Un programme de travail aussi strict que ceux qui sont établis dans les hôpitaux affiliés à la Faculté permettra à Claude Sara-Bournet et Raymond Pelletier de suivre le médeein auquel 1ls sont assignés non seulement dans le milieu hospitalier, mais aussi de participer avec lui aux soins d\u2019urgence, aux consultations journalières et aux visites à domicile.Si l\u2019essai se révèle aussi enrichissant que les autorités de la Faculté le prévoient, le Comité des études médicales fera les démarches nécessaires pour offrir l\u2019an prochain aux futurs externes un plus grand nombre de postes à option en médecine générale.ATELIER DE TRAVAIL EN CANCÉROLOGIE Vinget-cinq des plus éminents chercheurs dans le domaine du cancer se sont rencontrés à l\u2019université Laval, les 23 et 24 juin dernier, dans le cadre d\u2019une séance de travail portant sur une substance cancérigène.L'atelier de travail, convoqué par un comité canadien que présidait le docteur Alexander Meisels, professeur agrégé de pathologie et directeur du Centre de eytodiagnostic de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, a réuni des savants aussi prestigieux que le docteur Charles D.Huggins, prix Nobel de médecine en 1966, et le professeur Antoine- Marcellin-Bernard Lacassagne, du Collège de France.On retrouvait également à l\u2019Université Laval le docteur Thomas L.Dao, considéré à l\u2019heure actuelle comme la voix la plus autorisée dans les questions du sein, et le professeur Eric Boyland, un des plus grands spécialistes anglais de la recherche sur le cancer.Le comité d\u2019organisation de cet atelier de travail 702 NOUVELLES = formé de trois chercheurs canadiens, les professeurs John W.Jull (université de la Colombie britannique), Harry Jellinck (université Queen\u2019s) et Alexander Meisels (université Laval), avait invité tous ces chercheurs à une séance de travail qui portait sur un sujet très particulier : l\u2019étude en profondeur de la substance cancérigène la plus puissante actuellement connue : le diméthtylbenzanthracène, L'Institut national du cancer du Canada avait accepté de payer les frais de transport et de séjour des membres de cet atelier de travail, tandis que la Faculté de médecine de l\u2019université Laval agissait comme hôte de cette réunion.Le gouvernement du Québec a rendu possible la participation du professeur Lacassagne qui, à 86 ans, est toujours considéré comme un des grands noms dans la recherche sur le cancer.Le professeur Lacassagne appartient à la Fondation Curie et travaille actuellement au département des applications médicales de l\u2019Institut du radium de l\u2019université de Paris.Appelé à commenter les résultats des travaux entrepris au cours de ces deux journées, le docteur Charles Huggins, de l\u2019université de Chicago et prix Nobel de médecine, devait affirmer qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une séance très fructueuse sur l\u2019effet de cette substance cancérigène dans les tissus et exprimer l\u2019opinion que ee genre d\u2019atelier de travail intensif représente la voie qui offre le plus de chances pour résoudre le problème du cancer.SOCIÉTÉ INTERNATIONALE D'IMMUNOLOGIE Une Société internationale d\u2019immunologie a été fondée par les Sociétés nationales de l\u2019Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, de la Hollande, d\u2019Israël, de la Scandinavie, de la Suisse et de la Yougoslavie.Le docteur B.Cinader, de l\u2019université de Toronto, a été élu président de la Société internationale, le docteur H.G.Schwiek, de Behringwerke, Allemagne, secrétaire général, et le docteur N.Hilsehmann, de l\u2019Institut Max-Planck, Gottingen, Allemagne, trésorier.La Société internationale d\u2019immunologie à formé trois comités : le Comité de standardisation, présidé par le docteur M.Raynaud, de l\u2019Institut Pasteur, France; le Comité de nomenclature, présidé par le docteur Sheldon Dray, de l\u2019université le l'Illinois, Chicago, et le Comité pour les symposiums internationaux, présidé par le docteur B.À.Askonas, du Conseil de la recherche médicale, Londres, Angleterre.Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 LE DOCTEUR CLAUDE BERTRAND, PRESIDENT DU BUREAU MEDICAL DE NOTRE-DAME Le docteur Claude Bertrand, neurochirurgien, a été élu président de l\u2019exécutif du Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, succédant au docteur Jean- Louis Léger.En même temps que cette élection, le Bureau médical de Notre-Dame a été réorganisé.Le nouveau règlement de la loi concernant les hôpitaux prévoit que les charges administratives qui incombaient autrefois aux directeurs du Bureau soient diminuées.L\u2019exécutif du Bureau pourra ainsi se consacrer entièrement à l\u2019élaboration et à l\u2019application de la politique médicale de l\u2019hôpital.Le nouveau président du Bureau médical est âgé de 52 ans.Né à Sherbrooke, il à fait ses études au séminaire Saint-Charles-Borromée et à l\u2019université de Montréal.Admis à la pratique de la médecine en 1940, il a poursuivi de longues études en neurochirurgie.En 1952, il était nommé chef du service de neurochirurgie à l\u2019hôpital Notre-Dame.Président du Comité de la recherche médicale au même hôpital en 1965-66, il était élu l\u2019année suivante vice- président du Bureau médical, Membre de plusieurs associations de neurologie et de neurochirurgie, le docteur Bertrand a fait partie, en 1967, de l\u2019enquête du Conseil des recherches médicales, section chirurgie.Il est également attaché, à titre de consultant en neurochirurgie, à plusieurs institutions, dont l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, l\u2019hôpital Santa Cabrini et l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke.Récemment, le docteur Bertrand a eu la distine- tion d\u2019être élu Voyageur de la James IV Association of Surgeons, Inc., une institution dont le nombre des membres est limité à cent et qui, grâce à un fonds spécial, permet à des chirurgiens renommés d\u2019aller présenter personnellement leurs techniques et innovations chirurgicales à des groupes de chirurgiens d\u2019autres pays que le leur.Il a quitté le Canada pour un voyage de deux mois qui l\u2019amena en Irlande, en Angleterre, en Écosse, en Norvège, en Suède et au Danemark, dans une mission au bénéfice de l\u2019Association.Il se rendit ensuite en Allemagne et en France pour rentrer au Canada à la fin de juin.LE NOUVEAU RÉGIME DE SUBVENTIONS NATIONALES A L\u2019HYGIENE EST MAINTENANT EN VIGUEUR Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l\u2019honorable John Munro, a annoncé que la pat yo Josh ti Het DU NT sq lid rv) oe We ul Diag en.il] I ile, Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 législation autorisant le nouveau régime de subventions nationales à l\u2019hygiène était maintenant en vigueur.Monsieur Munro a déclaré: « Le but de ce nouveau régime de subventions nationales à l\u2019hygiène est de fournir un soutien financier direct aux projets d\u2019intérêt national.Ces projets peuvent être réalisés par n\u2019importe quel organisme, que ce soient les ministères provinciaux de la santé, les sociétés d\u2019hygiène provinciales ou nationales, les universités ou simplement les organismes bénévoles.» « L\u2019argent disponible est destiné à stimuler et à accélérer les activités relatives à l\u2019amélioration de l\u2019état de santé des Canadiens », à ajouté le ministre.Les propositions de création de ce nouveau régime de subventions nationales à l\u2019hygiène figuraient dans le dernier discours du Trône.Il précisait que le nouveau régime serait introduit progressivement, en même temps que l\u2019on supprimerait graduellement certaines parties du régime de subventions générales à l\u2019hygiène, sur une période de trois ans.Le nouveau régime viendra en aide à la recherche, à des études, à des expériences ou à des projets pilotes et programmes de formation d\u2019intérêt national, dans le but de produire ou de mettre en œuvre des services de santé améliorés.Le budget 1969-1970 accorde une somme de $1 062 000 au nouveau régime.Ce montant a été caleulé à raison de $0.05 par habitant.Les subventions viendront appuyer des projets approuvés, mais elles ne paieront pas nécessairement toutes leurs dépenses.Le soutien sera accordé à des projets à court terme ayant des buts précis plutôt qu\u2019à des programmes permanents.La période d\u2019aide maximum sera de trois ans, renouvelable chaque année.Les demandes de subventions en vertu de ce nouveau régime de subventions nationales seront étudiées par un comité, constitué principalement de professionnels appartenant au personnel du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.Le Conseil de la recherche médicale sera représenté au sein du comité.Le comité se réunira régulièrement pour étudier les nouvelles demandes.L\u2019approbation finale sera accordée par le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.LA LÉGISLATION SUR LES MÉDICAMENTS ET L\u2019INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE La législation sur les médicaments et l\u2019industrie pharmaceutique pose une série de problèmes de la NOUVELLES 703 plus grande portée et de la plus brûlante actualité pour notre époque.L\u2019usage des médicaments ne cesse d'augmenter: cela est dû non seulement aux possibilités thérapeutiques nouvelles mais encore à l'usage abusif de certains médicaments, comme on peut le constater dans toutes les nations hautement civilisées.La source de cet abus réside dans le changement d'attitude de l\u2019homme moderne par rapport à la maladie.Celle-ei n\u2019est plus, comme l\u2019exprime le professeur Bay de Düsseldorf, un défi du destin qu\u2019il s\u2019agit de vaincre personnellement, mais un « court-circuit » dans l\u2019écoulement de la vie qu\u2019il faut éliminer au plus vite, À cela s\u2019ajoute le fait que la société industrielle moderne requiert de chacun une capacité d'effort constante, ce qui implique l'élimination rapide de toute diminution du rendement.Ces tendances sont renforcées par une foi aveugle dans l\u2019industrie pharmaceutique qui, pour chaque « panne ».a toujours prête une aide rapide et, bien entendu, d\u2019une absolue innocuité.Tout ceci requiert des mesures légales, telles que le contrôle des médicaments sous prescription médicale, celui de la publicité, l\u2019obligation de déclarer les suites d\u2019un usage abusif, mais surtout une collaboration étroite et positive entre l\u2019État, la science, l\u2019industrie et les usagers.Promouvoir une telle collaboration, tel était l\u2019objectif d\u2019un symposium international tenu les 28 et 29 août 1969 à l\u2019Institut Gottlieb Duttweiler, Riischlikon.Zurich.Car, comme l\u2019a dit William Withering, «il est plus aisé de décrire une maladie qu\u2019un remède.La maladie a sa source dans la nature et tout observateur impartial, doué d\u2019un jugement sain, peut s\u2019en faire une idée exacte.Le remède, par contre, sera toujours soumis au caprice, aux inexactitudes et aux erreurs du genre humain ».L\u2019Institut a pu recourir, pour les exposés et les discussions en panel, à des personnalités jouissant dans leur sphère d\u2019activité d\u2019une réputation internationale.Il s\u2019agit d\u2019hommes de science, de médecins- chefs, de hauts fonctionnaires d'\u2019offices de contrôle de la santé publique et de représentants de l\u2019industrie pharmaceutique provenant des États-Unis, de Grande-Bretagne, de la République fédérale d'Allemagne, de Scandinavie et de Suisse.Il est clair que l\u2019industrie chimique suisse ne pouvait être absente de ce rassemblement.Les « Quatre Grands » de Bâle furent représentés par leurs directeurs: M.E.Junod, de Hoffmann- La Roche AG, le professeur H.Bloch.de Ciba, le professeur R.Ober- holzer, de J.R.Geigy AG, et le docteur À.Cerletti, de Sandoz AG. Les différents thèmes furent abordés par des représentants d\u2019instances officielles, de la science médicale, de l\u2019industrie, des médecins praticiens et des organisations de consommateurs.Le symposium était sous la présidence de M.H.Norden, de Londres, qui s\u2019est fait connaître par de nombreuses publications dans différents domaines.NOUVELLES DE L'HÔPITAL SAINT-JEAN-DE-DIEU À l'invitation du docteur Sarwer-Foner, chef du département de psychiatrie de l\u2019hôpital Reine- Élisabeth, le docteur Lucien Panaceio a prononcé une conférence à cette institution le 6 mai dernier.S\u2019adressant aux membres du Service de psychiatrie, il a discuté de «l\u2019expertise psychiatrique devant les tribunaux de juridiction eriminelle ».Le doeteur Robert-M.Duguay.directeur de 1\u2019enseignement, a représenté 1\u2019Hopital Saint-Jean-de- Dieu lors d'un colloque international sur «la formation du psychiatre » qui s\u2019est tenu les 19, 20 et 21 avril dernier, à Florence, Italie.Le colloque réunissait, à cette occasion, des représentants de l\u2019Italie, de la France et du Québec.Le texte soumis par le docteur Duguay portait sur « Le programme de formation en psychiatrie » à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu.Du 11 au 16 mai dernier.à eu lieu, à Liège, la Semaine interdisciplinaire des neuroleptiques.À cette occasion, le docteur Jean-Marc Bordeleau, surintendant de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu et codirecteur du Service de recherche, et le docteur Léon Tétreulat, codirecteur du Service de recherche, ont été invités à participer à une table ronde sur la méthodologie en recherche clinique.Leur contribution a porté sur « Le placebo et son utilité dans l\u2019évaluation des psychotropes et des neuroleptiques ».Lors de la séance académique inaugurale tenue à l\u2019occasion du centenaire de la Société royale de médecine mentale de Belgique.les docteurs Jean- Mare Bordeleau, surintendant de l\u2019hôpital Saint- Jean-de-Dieu, et le docteur Léon Tétreault, codirecteur du Service de recherche Georges Villeneuve de l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu, ont été nommés membres d\u2019honneur de cette société.Lors de la réunion annuelle de l\u2019American Psychiatric Association tenue en mai dernier, à Bal Harbour, Floride, le docteur Jean-Mare Bordeleau a été nommé « fellow » de cette association.704 NOUVELLES Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 XIIe CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION CANADIENNE DES SOCIÉTÉS DE BIOLOGIE Parmi les nombreuses communications présentées au XIT° congrès annuel de la Fédération canadienne des Sociétés de biologie nous relevons les travaux suivants : R.Charbonneau et André Roberge, département de biochimie, université Laval : Protective effects of arginine against comatose states; R.Tremblay, M.Normand et C.Fortier, laboratoire d\u2019endocrinologie, département de physiologie, université Laval: Relationship of the metabolic clearance rate of corticosterone to the infusion rate of this steroid im the rat; A.Parent et L-J.Poirier, laboratoire de neuropsychiatrie expérimentale, département de physiologie, Faculté de médecine, université Laval: Decreased concentration of striatal dopamine and serotonin following hypothalamic lesions; L.Larochelle, P.Bédard et L.-J.Poirier, laboratoire de neuropsychiatrie expérimentale, département de physiologie, université Laval: The rubro- olive-cerebello-rubral loop and postural tremor am the monkey ; E.Ramon-Moliner, département d\u2019anatomie, université de Sherbrooke: Short axon neurons in the cerebral cortex of monkey ; A.Collet, département d\u2019anatomie, université Laval: Electron microscopie study of the alveolar macrophages of the cat; C.Gardell, J.A.Blascheck, K.Kovacs et H.Selye, Institut de médecine et de chirurgie expérimentale, université de Montréal: Prevention by amiloride of myocardial necrosis in rats.A light and electron- macroscopic study ; R.Daigneault, G.Bellemare, A.Aubin et G.-H.Cousineau, laboratoire de biologie moléculaire, département de biologie, université de Montréal: Effect of various inhibitors on the activity of sea urchin ribonucleases; M.Filion, Y.Lamarre et J.-P.Cordeau, département de physiologie, université de Montréal: Unit activity of thalamic VL during sleep and waking ; L.Savoie, M.Krajny et H.Helye, Institut de médecine et de chirurgie expérimentales, université de Montréal: Prophylactic action of spironolactone wm digitoxin poisoning ; J.Leblane, A.Villemaire et J.Valliére, département de physiologie, université Laval: Simultaneous sensitization to metabolic and cardiovascular effects of noradrenaline ; Besoin de stéroide topique?Le voici! NE ta = li \"| Lg Ie tie, Hole i A SOU à Ses 1 : \\ = 3 : '3 3 LOTION MONTREAL (ana d Ef 3 = 0 © NOR Wel £ in À $ALE 3 < ; : 2 3 3 Cs en à squisy by EIT * 2 2 % : = MCRD ) he ¥ =, K : 3 3 stone t : æ 5 = o.t% 2 H A £5.Soria a Song ï MUAIEEAL, CANAD i i SQUIBB & Soxg § MONTREAL.CANADATR ] 3 i i NER TE atétonide de triamcinolone 3 0.1%.Squibb acétonido de triamcinofana A 0.025%.Squibb \u201c| serena: Kenalog et Kenalog-E a= SQUIBB {i} MONTREAL, CANADA Les risques accrus de surinfection due au Candidaalbicans à la suite de l'administration de tétracycline ont été maintes fois rapportés dans la littérature 123.Ceci inclut d'ailleurs, presque tous les antibiotiques, même les plus récentes découvertes telles que l\u2019ampicilline et la lincomycine.La dose prophylactique d\u2019amphotéricine B ajoutée au Resteclin combat énergiquement les organismes fongiques comme le Candida albicans et par conséquent protège le patient contre les infections qui peuvent être pénibles, telles que le muguet, la moniliase vaginale, la diarrhée due à une surcroissance moniliale et le prurit anal et vulvaire.Le Resteclin contient aussi un niveau important d'acide ascorbique qui compense la déperdition qui accompagne les états de stress tels qu'une infection active.Resteclin.antibiothérapie a large spectre.et protection sur trois niveaux.Références: 1.Fitzpatrick, J.J., et Topley, H.E.: Amer.J.Med.Sci.252:310 (sept.) 1966.2.Nierman, M.M.: Clin.Med.73:79 (mai) 1966 3.Seelig, M.S.: Amer.|.Med.40:887 (juin) 1966 Acide ascorbique Description: chaque capsule contient 250 mg de chlorhydrate de tétracycline, 250 mg d'acide ascorbique et 50 mg d\u2019amphotéricine B (Fungizone).Indications: le Resteclin combat les nombreuses infections banales dont celles de l'appareil respiratoire, digestif et génito-urinaire qui réagissent à la tétracycline.La vaste portée antimicrobienne du Resteclin le rend singulièrement utile pour le traitement des infections complexes.La monilia se multiplie chez de nombreux malades astreints aux antibiotiques à grand spectre.Certains types de cas sont notables par leur susceptibilité.On trouve parmi ceux-ci les gens âgés ou débilités; les malades qui prennent des antibiotiques en doses massives ou pendant un certain temps; les diabétiques, les nourrissons, les cas traités aux corticostéroïdes, les patients qui ont développé une moniliase à la suite d\u2019un traitement à grand spectre, les femmes particulièrement durant la grossesse.Cette catégorie de malades, les plus exposés aux complications de la moniliase, est désignée à la thérapie du Resteclin.Précautions: l'emploi de tout antibiotique à grand spectre exige la surveillance attentive du malade en cas d'infection secondaire due à des microbes réfractaires.Si la tétracycline Amphotéricine B fongicide est administrée pendant la phase de développement dentaire (c\u2019est-à-dire pendant le dernier trimestre de la grossesse, la période consécutive à la naissance et la première enfance) elle peut risquer de maculer les dents de taches jaune-gris-brun.Cet effet apparaît surtout au cours d'une cure prolongée bien qu\u2019on l'ait également noté lors de traitements courants de peu de durée.Effets secondaires: certains sujets peuvent être pris de nausée, vomissement et de diarrhée.: Posologie: la dose dépend de la teneur en tétracycline; elle est de 250 mg au minimum q-i.d.chez l'adulte.Chez l\u2019enfant, la dose doit correspondre d'habitude à 10-20 mg de tétracycline par livre corporelle et par jour, en prises fractionnées.La tétracycline par voie orale se prend une heure avant ou deux heures après les repas.La dose pédiatrique se donne au moins une heure avant l'allaitement ou le repas; ne pas administrer dans du lait ou tout autre mets contenant du calcium.Conditionnement: Capsules, flacons de 16 et 100.Sirop, (125 mg de tétracycline phosphatée et 25 mg d\u2019amphotéricine B par cuillère à thé de cinq cc) en bouteilles de60cc § et de 8 onces.Documentation complète sur demande Ce, Tétracycline à large spectre 24F-69 le si Ih if I he geri: 2 api: emi or se: el appara etde dar 2'eneur ed oreo\u2019; DEE Jes eps ins ue eps james: ebgr ! Nes deb Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 M.Normand et C.Fortier, laboratoire d\u2019endocrinologie, département de physiologie, Faculté de médecine, université Laval: Numerical versus analytical integration of hormonal disappearance data; M.Chrétien et C.Gilardeau, Institut de recherches cliniques de Montréal, département de médecine, université de Montréal: Études chimiques et physiologiques d\u2019hormones lipolytiques isolées d\u2019hypophyses de mouton et de porc; A.Beaudoin, S.Moorjani et A.Lemonde, département de biochimie, Faculté de médecine, université Laval: Separation of carboxylic acids and keto- acids by thin-layer chromatography ; J, Willemot, M.Lalanne et L.Berlinguet, département de biochimie, Faculté de médecine, université Laval : Reassessment of alkaline proteinases and the presence of xanthine oxidase in mouse muscle extracts; J.R.Decalonne et M.Brossard, département de biochimie, Faculté de médecine, université Laval : The effect of hydrocortisone on the amount of hepatic polysomes and on the incorporation of \"C leucine into these polysomes ; A Chagnon, C.Hudon et V.Fredette, Institut de microbiologie et d\u2019hygiène de l'université de Montréal : Inhibition de la croissance cellulaire, in vitro, par les spores de Clostridium M-55; A.K.Bal, F.Jubinville et G.-H.Cousineau, département des sciences biologiques, université de Montréal: Nuclear changes during merotie prophases of Arbacia punctulata primary oocytes as observed by electron microscopy and autoradio- graphy ; R.Gagnon, département d\u2019anatomie, université de Montréal: L\u2019ectopie pémienne expérimentale et l\u2019exstrophie vésicale ; G.Lamoureux, E.E.Delvin et P.Chabot, Institut de microbiologie et d\u2019hygiène, université de Montréal: Some physical and biological properties of a potent horse anti-mouse thymocyte serum ; E.E.Delvin, G.Lamoureux, A.-G.Borduas et G.Boulay, laboratoire d\u2019immunodiagnostie, Institut de microbiologie et d'hygiène de l\u2019université de Montréal : Purifivation of horse anti-mouse thymo- cyte serum; P.Robillard et E.F.Potworowski, laboratoire d\u2019immunodiagnostie, Institut de microbiologie et d'hygiène, université de Montréal : Use of mathematical decision rule in tissue typing; T.G.Simard et H.Ladd, département d\u2019anato- wie, université de Montréal: Fine neuromuscular controls from a single muscle in man; (19) NOUVELLES 705 G.Bellemare, R.Daigneault, À.Aubin et G.-H.Cousineau, laboratoire de biologie moléculaire, département de biologie, université de Montréal : RNA analysis of sea urchin unfertilized eggs; A.K.Bal, M, Sainte-Marie et G.-H.Cousineau, département des sciences biologiques, université de Montréal: Macromolecule syntheses and ulira- structure of root meristem cells under the influence of Actinomycin D ; O.Schanne et P.-P, Caille, département de biophysique, université de Sherbrooke: Electrical properties and ionic concentrations of rat liver cells; N, Begin-Heick, département de biochimie, Faculté de médecine, université Laval: Alcohol dehydro- genase activity in Astasia longe ; V.Fredette, C.Plante et A.Chagnon, Institut de microbiologie et d'hygiène de l\u2019université de Montréal: Disparition de tumeurs soldes d\u2019Ehrlich chez la souris blanche après injection de spores de Clostridium M55; P.Jean et C.De Serres, département d\u2019anatomie, université de Montréal: Advantage of aneuploidy in mixed tumor cell populations ; R.Ghys et E.F.Potworowski, Institut de microbiologie et d'hygiène de l\u2019université de Montréal : Dynamic study of the localization of normal and immune heterologous, 1°10 I-y-globulin in the rat; F.Jobin et F.Tremblay, département de biochimie, Faculté de médecine, université Laval: The inhibitory properties of anti-inflammatory agents, complement inhibitors and other compounds on platelet aggregation and on complement ; G.Pelletier, département de médecine, université Laval: The excretion of the natural antihistamine substance(s) after adrenalectomy in the rat.SECOND RAPPORT D'UNE ETUDE CANADIENNE SUR LA TENEUR DES CIGARETTES EN GOUDRON ET EN NICOTINE Le deuxième rapport gouvernemental sur la teneur des cigarettes canadiennes en goudron et en nicotine a été publié récemment par le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l\u2019honorable John Munro.Conduite à l\u2019université de Waterloo par le docteur W.F.Forbes, professeur de chimie et de statistique, et son adjoint en statistique, l\u2019étude porte sur 86 marques différentes de cigarettes vendues au cours du premier trimestre de 1969.Le ministre a annoncé que des exemplaires des tableaux sur la teneur des cigarettes en goudron et en nicotine seront mis à la disposition du publie. 706 NOUVELLES « Quand le premier rapport a été publié en novembre 1968, a-t-il expliqué, il a été nécessaire de commander un deuxième tirage important de notre communiqué de presse afin de répondre à la demande d\u2019exemplaires supplémentaires, Des organismes désiraient en obtenir pour leurs tableaux d'affichage, des particuliers en voulaient pour leur usage personnel.C\u2019est pourquoi nous avons voulu que les tableaux soient rapidement disponibles sous la forme commode de petites affiches au fur et à mesure de la publication des rapports.Il est possible que les marchands de tabac et les autres commerçants en cigarettes désirent les mettre en évidence à l\u2019intention de leurs clients et nous avons tenu compte de cette idée en choisissant des dimensions convenables.» Le ministre rappelle aux fumeurs canadiens qu\u2019ils ne doivent pas s\u2019inquiéter des différences de quelques milligrammes de teneur en goudron qui existent entre les diverses marques.« Ce qui importe, c\u2019est que certaines cigarettes ont un niveau passablement bas de teneur en goudron et en nicotine, que de nombreuses autres ont un niveau intermédiaire et d\u2019autres encore une teneur élevée.Les marques à forte teneur en nicotine et en goudron peuvent en contenir le double ou presque le triple des cigarettes des autres marques.Les mesures de teneur en goudron varient de 10 à 12 milligrammes pour d\u2019autres.Habituellement, ce qui n\u2019est pas toujours le cas, les niveaux de nicotine augmentent ou diminuent avec ceux du goudron.« C\u2019est avec circonspection qu\u2019il faut comparer ces résultats avec ceux obtenus au cours des analyses faites en 1968.Les changements peuvent avoir été le résultat d\u2019épreuves modifiées ou de méthodes de fabrication différentes des cigarettes.Quoi qu\u2019il en soit.la chose importante pour les consommateurs c\u2019est la possibilité de comparaison des résultats, au cours d\u2019une période d\u2019analyses, et le classement d'une marque par rapport aux autres.» Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Le ministre a déclaré que son ministère recommande aux Canadiens de ne pas fumer.Toutefois, dans le cas de ceux qui ne peuvent pas ou ne désirent pas cesser de fumer, il propose de réduire au minimum l\u2019inhalation des composantes de la fumée de cigarette.L\u2019une des possibilités consiste à diminuer l\u2019ingestion quotidienne du goudron et de la nicotine.« Nous recommandons aux fumeurs de ne pas s\u2019en rapporter à la marque de cigarette comme seul moyen de diminuer l\u2019inhalation dans les poumons des composants de la fumée de cigarette.En plus du goudron et de la nicotine, la fumée de la ciga- refte contient plusieurs autres gaz toxiques ou irritants.Les gaz qui se dégagent des cigarettes se composent d\u2019oxyde de carbone dans la mesure de quatre pour cent.Il n\u2019est pas possible de diminuer la quantité de ces gaz tout comme on peut diminuer les teneurs en goudron et en nicotine.Le fumeur peut toutefois aspirer en moins grande quantité les composants de la fumée de cigarette, que ce soient des gaz ou du goudron et de la nicotine, en avalant moins de fumée.Ceci peut se faire \u2014 eu attendant plus longtemps entre chaque cigarette, \u2014 en attendant plus longtemps entre chaque bouffée de cigarette, \u2014en n\u2019avalant pas la fumée, \u2014en ne gardant pas la cigarette dans sa bouche après chaque bouffée, \u2014 en écrasant de très longs mégots.Le goudron et la nicotine s'accumulent dans le tabac au fur ct à mesure que se grille une cigarette.Plus le mégot est court, plus la concentration de grou- dron et de nicotine dans la fumée est élevée.Le moyen le plus efficace est de ne pas fumer.» Monsieur Munro a déclaré que les prochains tableaux seraient publiés d'ici six mois.Ci-après la liste des présents tableaux : Teneur moyenne en goudron et en nicotine (en milligrammes) des cigarettes vendues au Canada au cours des quatre premiers mois de 1969 (AB) GOUDRON 3, NICOTINE 4, MARQUES 1, 2 en mg par en mg par cigarette cigarette Alpine King size, filtre, menthol 11e 21 13 Bastos 5 king size, filtre 23 11 Belmont king size, filtre 23 1.6 Belvédère ordinaire, filtre 17 11 Belvédère King size, filtre 23 1.5 iu il TL [ia len.ly Iie ill Laval Medical Vol.40 \u2014 Sept.1969 43 coronex- Maintenant disponible, une spécialité efficace dans le traitement de l\u2019angine de poitrine associée à l'insuffisance coronarienne.fluence psychique causée par l\u2019angine de poitrine.Mode d'action: Par voie sublinguale, le Coronex avorte ou prévient la crise aiguë d\u2019angine de poitrine.Ce comprimé jaunâtre pour usage sublingual renferme 5 mg.de dinitrate d'isosorbide.Son effet se produit après 2 à 5 minutes.Il assure une protection de quelque 4 heures en présence d'état de tension susceptible de provoquer des crises angineuses, Mode d\u2019emploi: Un comprimé sublingual À g.i.d.Présentation: Coronex 5 mg.\u2014 pour usage sublingual, Coronex 10 mg.\u2014 pour usage buccal.Indications: Coronex est un vasodilatateur coronarien dont l'effet est de longue durée.Coronex est indiqué dans lex traitement de l\u2019angine de poitrine associée à l'insuffisance coronarienne.Coronex diminue le nombre, la durée et l\u2019intensité des crises angineuses.La tolérance à l'exercice est Gi améliorée et le nombre des attaques | diminué; de plus, les besoins en nitroglycérine sont nettement réduits et même éliminés, Cette tolérance, étant améliorée par Coro- nex procure aux patients une sensation de bien-être et diminue également l\u2019in- M Posologie détaillée sur demande.elliott marion: e/m Montréal 377 Canada (20) Laval Médical Vol.40 Sept.1969 Les Applications Pédiatriques d\u2019Erythrocine dans les Cas d\u2019Infection Vous pouvez l\u2019administrer, sans avoir encore connu les résultats des épreuves de sensibilité, et vous pouvez escompter une action décisive dans 90 à 95% des cas Des études cliniques\u2018 chez 1240 sujets, enfants et adultes, ont porté sur l\u2019utilisation d'Erythrocine dans les infections bactériennes courantes.Tous les cas, sauf 52, furent traités avec succès\u2019 \u2014 ce qui représente un taux de guérison clinique de 95.7%.De plus, vous utilisez un antibiotique qui n\u2019a pas d\u2019effet toxique connu sur les dents, les os, le sang, ou les organes vitaux Après 13 ans d\u2019utilisation, on n\u2019a jamais rapporté de cas de toxicité organique .d\u2019effet indésirable sur les os ou surle sang.ou de pigmentation dentaire chez les enfants.1.Alberti, R.L., Infections in Office Patients, Clin.Med., 72:1965, déc.1965.Les résultats n\u2019ont pu être déterminés chez 20 patients qui ne se sont pas présentés pour un contrôle.il flo inf de th Jou fi i Luval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Indications L\u2019administration d\u2019Erythrocine est indiquée dans le traitement des infections à germes sensibles à l\u2019érythromycine, ce qui englobe la majorité des infections bactériennes courantes.Celles-ci sont causées principalement par des coccis gram-positifs.De plus, cet antibiotique est cliniquement efficace dans les infections causées par divers autres organismes pathogènes.Dans le traitement des infections d'origine streptococcique, une dose thérapeutique d'Erythrocine devrait être administrée pendant au moins dix jours afin de prévenir l'apparition de fièvre rhumatismale ou de glomérulo- néphrite.Contre-indications L\u2019administration d'Erythrocine est con- *Nom déposé tre-indiquée chez les sujets qui présentent une hypersensibilité établie à l\u2019érythromycine.Précautions et effets secondaires Les effets secondaires sont rares.On a parfois signalé l'apparition de malaises abdominaux, de nausée, voire de vomissements, mais Ces réactions ont généralement disparu après réduction de la posologie.Des réactions allergiques bénignes (telles que urticaire ou autres éruptions cutanées) peuvent se produire.Mais les réactions allergiques graves ont été très rares.Si de l'hypersensibilité devait se déclarer, arrêter le traitement.La croissance d'organismes résistants est rare, mais si cela devait se produire, cesser le traitement immédiatement, et appliquer la thérapie appropriée.Erythrocine* 45 Présentation: 3 formes pédiatriques très agréables au goût.Erythrocine, Croquable: Chaque comprimé rainuré représente l\u2019activité de 200 mg d\u2019érythromycine.Erythrocine, Granulés: Chaque c.à thé de 5 ml de suspension aromatisée à la cerise représente l\u2019activité de 200 mg d\u2019érythromycine.Flacons de 60 ml et de 100 ml.Erythrocine, Gouttes: Chaque c.à thé de 5 ml.représente l\u2019activité de 200 mg d'érythromycine.Flacon de 30 ml.Adultes: Comprimés Filmtabs de 100 mg et de 250 mg.Documentation médicale fournie sur demande.Stéarate d\u2019érythromycine/Ethyl succinate d\u2019érythromycine, 442v-88FR2 LABORATOIRES ABBDTT LIMITEE HALIFAX - MONTREAL - TORONTO - WINNIPEG - VANCOUVER 46 Economisez grâce aux \u2018Jumeaux véritables\u201d L'intérêt sur votre épargne sera plus grand et les frais sur vos chèques moins élevés grâce aux comptes couplés: Compte d'Epargne Véritable qui rapporte un bon taux d'intérêt et Compte de Chèques Véritable.La formule idéale de la EE Banque de Montréal La Première Banque au Canada Médical Laval Vol.40 \u2014 Sept.1969 a 1) B Céfracycline TÉTRACYCLINE TAMPONNÉE SUSPENSION et COMPRIMÉS Pour la mise en garde relative aux effets toxiques sur le foie et le pancréas, veuillez consulter votre Vademecum International.Documentation complète sur demande.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITE a Chantos \u20ac Fhosst ot Cie Sr MONTREAL CANADA MAISON FONDEE AU CANADA EN 1899 _ _J SERVICE TÉLÉPHONIQUE AUX PROFESSIONNELS ENR.1026, rue St-Jean, Québec 4, P.Q.Tél.522-6441 Ce service s\u2019adresse aux professionnels seulement.EN PLUS DE VOS MESSAGES, NOUS PRENDRONS VOS RENDEZ-VOUS Poste ouvert DIRECTEUR MEDICAL Un Directeur Médical est demandé immédiatement par l\u2019Hôpital d\u2019Youville de Sherbrooke.Le candidat doit avoir obtenu son doctorat en médecine, l\u2019autorisant à pratiquer la médecine dans la Province de Québec, et la préférence serait donnée à celui qui aurait fait des études en administration hospitalière.Les propositions d\u2019entrevue sont attendues avant le 1er novembre 1969.Prière d'adresser curriculum vitae et propositions d\u2019entrevue au: CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA CORPORATION DE L\u2019HOPITAL D'YOUVILLE DE SHERBROOKE 1036, Belvédère sud SHERBROOKE | | | | Lai vol 4 Ga Ga Ci Hi % * * * 4 +L Ea ee = = = | | Laval Mdédicul Vol.40 \u2014 Sept.1969 NOUVELLES 1 MARQUES 1.2 GOUDRON 3, en mg par NICOTINE 4, en mg par cigarette cigarette Benson and Hedges 5 ordinaire, filtre eee eee era eee 15 11 Benson and Hedges5 king size, filtre 23 1.6 Benson and Hedges5 king size, filtre, menthol 22.23 1.4 Benson and Hedges extra-long, filtre 26 1.5 Benson and Hedges extra-long, filtre, menthol einen 26 1.6 Black Cat ordinaire, sans filtre Lee eee ere een 24 1.4 Black Cat ordinaire, bout de liège La ee 24 1,4 Black Cat #7 king size, filtre ee eee eee ee es 22 1.4 British Consols ordinaire, sans filtre .Lier eee nee en .20 1.3 British Consols ordinaire, filtre 000 ee eee eee eee een 18 1.2 Buckingham ordinaire, sans filtre 0 ea ee nee en ee 21 1.0 Buckingham king size, sans filtre nn 27 1.3 Camel ordinaire, sans filtre \u2026 Lee nee ecran ere 22 1.2 Camel King size, filtre LL 2e eee eee ee area ee 22 1.1 Cameo king size, filtre, menthol 22 1.2 Cresterfield ordinaire, sans filtre eee neeere rie era encre 21 1.1 Cresterfield king size, sans filtre 00000 neaerrreres esse 25 1.2 Cresterfield king size, filtre 00e a ee 22 1.2 Cortina court, filtre LL eee aee eee eee eee eee ea a 15 0.8 Craven À ordinaire, filtre 0e a aa ae ee ra 11 0.7 Craven A king size, filtre ei cran 22 1.4 Craven M king size, filtre, menthol n nee enr e 17 1.1 Du Maurier ordinaire, filtre LL ee ee ee eee ane ane 16 1.0 Du Maurier king size, filtre 0e eeaeerer es creer eeerae rerere 22 1.3 Du Maurier king size, filtre, menthol 1 eee eee eee 24 1.4 Dunhill extra-long, filtre 2er nan eee nee eee 28 1.6 Embassy ordinaire, sans filtre .0 een eee eee een 23 1.3 Embassy ordinaire, filtre 19 11 Embassy king size, filtre 22 1.2 Embassy king size, filtre, menthol 0 eee eee een 24 1.8 Export ordinaire, sans filtre 0 Le eere rer racer ocre 25 1.4 Export À ordinaire, filtre nee eee ne 21 1.3 Export A king size, filtre 00 eee eee aere ee eee rien re 25 1.5 Galaxie 5 king size, filtre 22 1.4 Gauloise ordinaire, sans filtre 19 0.9 Gauloise ordinaire, filtre Lea ne 14 0.7 Gitanes ordinaire, sans filtre ee ae enr 17 0.9 Gitanes ordinaire, filtre era aaee er eee e 12 0.6 Goldcrest extra-long, filtre eee a eee ere 28 1.6 Kent king size, filtre eee eee eee eaee ee er ae ee 18 1,0 Kool king size, filtre, menthol 0e ei ere eee ere 18 0.9 Lucky Strike ordinaire, sans filtre nee nn nan 23 1.3 Lucky Strike king size, filtre Le ere ee ea rer enr ee 21 1.2 MacDonald Menthol ordinaire, filtre, menthol Lena nn nes 21 1.8 MacDonald Menthol king size, filtre, menthol LL.eee rennes 24 1.5 Mark Ten ordinaire, sans filtre \u2026.Lee eee rea eee ere 26 1.4 Mark Ten King size, sans filtre 00 eee ee erererraerenr ae crer re 27 1.5 Mark Ten ordinaire, filtre area aee ae eee area 21 1.2 Mark Ten king size, filtre er ereree eee ee ere aan 24 1.5 Mark Ten king size, filtre, menthol nn 26 1.6 (21) .Lavul Médical 708 NOUVELLES Vol.40 \u2014 Sept.1969 GOUDRON 3, NICOTINE 4, MARQUES 1, 2 en mg par en mg par cigarette cigarette Matinée ordinaire, filtre cesser ce eerrnrerenes een rene css eee 11 0.7 Matinée king size, filtre _.eeceracrrse cas aers arr c aa cenr encre cerner 16 0.8 Newport King size, filtre, menthol .cnsicerrrrer caca eere see 23 1.3 Noblesse king size, filtre 924 15 Pall Mall king size, sans filtre 26 1.1 Parliament King size, filtre Lee er een ere een ere eee 20 1.1 Peter Jackson King size, filtre eee reer rene er ere eeneeree rer er rrre ee 23 1.4 Peter Stuyvesant king size, filtre .eee ae eee a 22 1.4 Philip Morris ordinaire, sans filtre _.ncncereecesecsearresea casa seen 18 0.9 Players ordinaire, sans filtre une recreeeerreerer en rerrren es 23 1.2 Players Medium ordinaire, sans filtre ee anrs een eee 22 1.2 Players Cork ordinaire, bout de liège 00e ne een eee career 23 1.2 Players # 6 court, ILI 20 1.2 Players ordinaire, filtre \u2026.eee ere re errerrer rene ie ere 22 1.3 Players King size, filtre ee een creer rene ere ee era sea eee 23 1.4 Ransom king size, filtre 10 0.4 Richmond king size, filtre 10 0.6 Riggio king size, filtre 24 1.6 Rothmans king size, filtre ll 22 1.3 St.Moritz extra-long, filtre, menthol Le 27 1.6 Salem king size, filtre, menthol 110000 21 1.2 Sportsman ordinaire, sans filtre eee enr eee er ee 24 1.4 Sportsman 5 court, filtre =.eeeaeeecei ie ere ere eee ee ee 18 11 Sportsman king size, filtre eee en 22 1.3 Sweet Caporal ordinaire, sans filtre 11.Le eee serres dense re eee 24 1.3 True King size, filtre eee eee ei eee ee re 14 0.7 True Menthol king size, filtre, menthol es 13 0.7 Viceroy king size, filtre 20 1.0 Viscount king size, filtre 10 0.7 Viscount king size, filtre, menthol LL 11 0.7 Winston king size, filtre Le een ee 22 1.2 1.Format court, 68 mm ou moins ; format ordinaire, 69 à 75 mm ; format « King size », 80 à 85 mm ; format extra-long, 95 à 100 mm.2.On a fumé les cigarettes jusqu\u2019à une cible de 30 mm, excepté celles avec filtre de plus de 27 mm pour lesquelles on a adopté une cible 3 mm plus long.3.Goudron : ensemble des particules moins la nicotine (dans un état d\u2019humidité naturelle).4.Nicotine : ensemble des alcaloïdes signalés comme étant de la nicotine.5.Marque qui n\u2019a pas fait l\u2019objet d\u2019un échantillonnage national.À.Données présentées par le docteur W.F.Forbes, professeur de chimie et des statistiques, université de Waterloo, Waterloo (Ont.).B.Comme il faut tenir compte, à la lecture des résultats, des variations dans les méthodes d\u2019échantillonnage, les écarts, entre les cigarettes, de moins de 1 mg, dans le cas du goudron, et de moins d\u2019environ 0,1 mg, dans le cas de la nicotine, ne revêtent aucune importance.| 4 ww b i IY A maladie | uni | 1 1 Ih \u201c {1 i | | Yegiey 1 as Sos XVIe CONGRÈS NATIONAL DE LA TUBERCULOSE ET DES MALADIES RESPIRATOIRES Le XVT® congrès national de la tuberculose et des maladies respiratoires se tiendra à Bordeaux, du 2 au 5 avril 1970.Les sujets suivants sont à l\u2019ordre du jour : 1.Question biologique: Rôle pathogène chez l\u2019homme des mycobactéries atypiques et procédés actuels d\u2019identification, par les docteurs Ch.GENEZ-RIEUXx, À.TAcquEer, B.DEVULDER et J.DEBRUYNE.Do .Exigences actuelles de la lutte antituberculeuse en France: Coordination, dépistage, déclaration.«) Dépistage, par le docteur P.Oupeær.b) Coordination, déclaration, par les docteurs P.Freour, M.SERISE et P.CoUDRAY.3.Problèmes thérapeutiques d\u2019actualité: Action thérapeutique clinique des nouveaux antibiotiques; critères d'activité, par le docteur G.BROUET.4.Colloques sur la bronchite chronique.Participants: les docteurs Coupray, Gauy, ISRAEL- ASSELAIN, LAVAL, VOISINa) Nosologie et épidémiologie, Président: le docteur Gary.b) Prophylaxie et thérapeutique.Président: le docteur LAvAaL.Pour toute information, écrire au Secrétariat du Congrès, Laboratoire d\u2019hygiène, Faculté de médecine, Place de la Victoire, Bordeaux 33.L\u2019ALIMENTATION EN EAU \u2014 LA LUTTE CONTRE LA POLLUTION ET L'EXPLOITATION DES OCÉANS Les problèmes de l\u2019alimentation en eau et de la lutte contre la pollution prennent, malgré les efforts faits dans le monde entier, une importance et une gravité de plus en plus grandes.En France, en particulier, on doit s\u2019attendre à de nombreuses réalisations dans l\u2019aménagement des eaux, à la suite des dispositions prises en application de la loi sur l\u2019eau de décembre 1964.Ces réalisations vont signifier une augmentation de l\u2019activité des firmes intéressées au traitement, CONGRÈS au transport, à l\u2019utilisation de l\u2019eau, à son épuration une fois usée, à son rejet et aussi à sa réutilisation.Des techniques nouvelles vont venir renforcer l'arsenal de lutte contre la pollution et de régénération de l\u2019eau usée; pour celle-ci en particulier interviendront les techniques de dessalement de l\u2019eau de mer.Il est indispensable de faire, périodiquement, le point de ces réalisations, de ces progrès, de ces développements; aussi assistons-nous au déroulement incessant d\u2019un vaste programme de congrès, de colloques, d\u2019expositions par le monde.Les responsables de la politique de l\u2019eau, en France, ainsi que les divers organismes d\u2019études et de recherche, et les industries de l\u2019eau, joignent leurs efforts pour que notre pays prenne sa place ou soit représenté dans ces manifestations.I] manquait toutefois une occasion traditionnelle de faire se rencontrer, en France, les réalisateurs de travaux et d\u2019installations pour l\u2019eau et l\u2019assainissement du monde entier.Cette occasion est maintenant offerte par « L\u2019Homme et 1\u2019Bau »!, qui aura lien du 30 septembre au 10 octobre 1969 au Pare des Expositions de l\u2019Aéroport de Paris- Le Bourget.L'origine s\u2019en est trouvée, comme on sait, dans le stand organisé par le Secrétariat permanent pour l\u2019étude des problèmes de l\u2019eau, dans le cadre de l\u2019Exposition internationale « Europrotection > en 1967.La réussite de l\u2019Exposition « L'Homme et l\u2019Eau » de cette année est maintenant certaine: 70 sociétés exposantes sont inscrites a ce jour, occupant 3 500 mètres carrés, et cinq Journées techniques sont organisées, dont le programme se trouve dans le numéro spécial: Productions françaises et internationales, n° 66.Cette réussite est due aux efforts conjugués des responsables et des organismes membres du Conseil de l\u2019Association « L'Homme et l\u2019Eau », dont les avis et les conseils nous sont si précieux.Nous tenons à les remercier très sincèrement 1, 8, rue de la Michodière, Paris (2°), tél.073-94.66 et 742-4100. = Laval Médical i 710 CONGRÉS Vol.40 - Sept.1969 avant d'annoncer que la seconde manifestation aura Le Centre national pour l'Exploitation des océans à lieu en 1972, en alternance avee d\u2019autres expositions (CNEXO) et l\u2019Association scientifique et technique j internationales (en particulier Pro-Aqua).pour l\u2019Exploitation des océans (ASTE) y auront À En ce qui concerne l\u2019Exposition internationale leurs stands autour desquels seront groupés ceux de | | « L'Homme et l\u2019Eau 1969 » nous vous y donnons frmes de grand renom, françaises et étrangères.3 rendez-vous le 30 septembre prochain, en rappelant 1 qu\u2019elle comportera deux sections: René CoLas i l\u2019une sur les technique de l\u2019eau douce.Membre du Conseil supérieur 1 l\u2019autre sur l\u2019exploitation des océans.de l\u2019Hygiène publique \u2014_ = ue Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 DIELABID maîtrise la sécrétion gastrique, l\u2019'hypermotilité et les spasmes.Réduit la douleur.Soulage l\u2019anxiété et la tension nerveuse.Les malades se sentent mieux - durant la journée dorment toute la nuit d\u2019un profond sommeil *Marque déposée âu Canada (22) les symptômes nuit et jour sous contrôle avec un seul comprimé toutes les douze heures Action et indications \u2014 Un seul comprimé \u2018Stelabid' toutes les 12 heures peut assurer durant 24 heures une maîtrise des symptômes physiques et psychiques des troubles gastro-intestinaux \u2014 ulcére gastro-duodénal, hyperchlorhydrie, gastrite, duodénite, pylorisme, spasmes gastro-intestinaux, dystonie biliaire, cholélithiase chronique, colite mucomembraneuse, côlon irritable, diarrhée fonctionnelle, constipation spasmodique.Composition \u2014 Chaque comprimé \u2018'Stelabid\u2019 No 2 renferme 2 mg de Stelazine* (trifluopé- razine, SK&F) sous forme de bichlorhydrate et 5 mg de Darbid* (isopropamide, SK&F) sous forme d\u2019iodure.Chaque comprimé No 1 renferme 1 mg de \u2018Stelazine\u2019 et 5 mg de \u2018Darbid\u2019.Présentation \u2014 En flacons de 100 et de 500.Posologie \u2014 Un comprimé deux fois par jour.Les comprimés No 2 sont recommandés pour la plupart des malades.Contre-indications \u2014 Etats comateux, présence de glaucome, obstruction pylorique d'origine organique et hypertrophie de la prostate.Renseignements complets sur demande.RÉ smith Kline & French - Montréai 379, Qué.SB:M19F da ee Fidèle a une tradition de présence bien établie au Québec | = 100 | L\u2019implantation d\u2019un vaste ensemble de Po Hoffmann-La Roche fabrication de produits pharmaceutiques et mn chimiques fait suite a une étude qui s'est ot investit poursuivie avec le concours de multiples te disciplines.Au moins trente facteurs positifs, joi lia $14.5 millions dont celui de la tradition (cette société est oy établie a Montréal depuis 1931), on fait à Vaudreuil préférer Vaudreuil à tout autre \u201cist emplacement au pays.| a JE angi = la 0 À 2h0cte | mére | 3 fit 4 NN fur fea Jide \u201cmoin 15 S01 lst! I ests nom Hl neta, ' omy \u2018ain \u20ac pel d ITs: 1 De | JHE seupés | EUs 4 ach; mie ile hi img Cal gg A ice JU, thre a\" dim Rtg sen di Hay gy ari aux EU Ham a LE ad : A {lini De gauche a droite : MM.J.S.Fralich, président de Hoffmann - La Roche Ltée et M.C.Dressler, vice-président. la D LES à Sey Des Dos ty i ah 0 Les travaux de construction d'un complexe de $14.5 millions débutent incessamment.|! s'agit de la première phase d\u2019un aménagement qui pourrait entraîner des investissements de $70 millions dans un avenir prévisible.En annonçant la nouvelle, Monsieur J.S.Fralich, président de la compagnie Hoffmann- La Roche Limitée, a mis en lumière la politique de la société multi-nationale, axée sur la décentralisation.|l réitérait la confiance que cette société d\u2019origine suisse témoigne dans le Québec et dans son avenir, ainsi que la satisfaction qu\u2019inspire aux investisseurs, la stabilité économique et politique du Canada.La compagnie a acquis un terrain de 250 acres à Vaudreuil à peu de distance de la route Trans-Canadienne, près du lac des Deux-Montagnes.De cette superficie, 70 acres seront occupés par les installations prévues dans la première phase du projet global.Le parachèvement de la phase première est prévu pour le printemps de 1971.Un immeuble de 14 étages, haut de 200 pieds, abritera les services administratifs, ainsi que la cafétéria, des salles de récréation et des salles de cours.Un passage souterrain reliera cet immeuble à l\u2019usine et aux autres édifices qui forment l\u2019ensemble de l\u2019aménagement.La division des produits pharmaceutiques prendra place dans un pavillon de 6 étages ; il abritera des laboratoires, des locaux pour la production et le conditionnement des produits pharmaceutiques.La division des produits chimiques profitera de l\u2019occasion pour se doter de locaux plus vastes de façon à répondre à la croissance du marché et à la demande accrue des produits chimiques Roche.Cette division occupera un pavillon de cinq étages ; on y fera la synthèse des vitamines et de divers produits chimiques.Aperçu Projet : Complexe de $14.5 millions pour la production, la recherche et le développement de produits pharmaceutiques et chimiques.Emplacement : Vaudreuil, Québec.Attenant à la route Trans-Canadienne, direction ouest, sortie 10.Dates : Début des travaux en septembre 1969.Achèvement au printemps de 1971.Personnel : Le nombre des employés (actuellement 280) sera porté à environ 400.Architectes : Marshall et Merrett ; Stahl, Elliott et Mill, Montréal.L\u2019ensemble se complète d\u2019entrepôts de réception et d'expédition et d\u2019une centrale d'énergie.Des précautions extrêmes tendent à prévenir la pollution de l\u2019air et de l\u2019eau et les mêmes exigences tiendront dans le cas d\u2019autres établissements industriels qui occuperaient les secteurs voisins.L'aménagement paysager sera bien servi, comme en fait foi la maquette ci-contre, par la générosité des espaces qui y seront consacrés.L'édifice de l\u2019administration, le plus rapproché du boulevard d\u2019accès, en sera éloigné de 600 pieds.Le boulevard d\u2019accès sera dénommé boulevard Roche et conduira au nord de la propriété, vers un ensemble résidentiel prévu par le plan directeur de Vaudreuil.Quelques notes sur Roche Lorsque l'homme d\u2019affaires suisse Fritz Hoffmann fonda sur les rives du Rhin à Bâle une usine pharmaceutique, le 1er octobre 1898, il avait en vue la production de spécialités pharmaceutiques de haute qualité.Pour ce faire, il acheta alors une fabrique d\u2019encre et s\u2019attacha les services d\u2019un jeune chimiste, le docteur Emil Barell et de 23 employés.Obéissant à une coutume suisse, il joignit à son nom celui de son épouse, La Roche, et dénomma la firme F.Hoffman-La Roche & Cie.La jeune entreprise connait son premier succès avec le « Thiocol », un béchique mis au point en 1898 et toujours apprécié aujourd\u2019hui.Elle accède au rang d\u2019industrie pharmaceutique en 1904 avec la production du « Digalène ».Ce médicament contient toutes les substances actives de la feuille de la digitale pourprée, purifiées et standardisées.Pour la première fois, le corps médical peut utiliser ces principes actifs avec exactitude et obtenir ainsi un effet thérapeutique précis chez les cardiaques.À ces réussites s\u2019ajoute, cinq ans plus tard, celle du « Pantopon », premier médicament injectable entièrement à base d\u2019opium pour le soulagement des douleurs violentes.Roche - Canada Hoffmann-La Roche Limitée de Montréal a été fondée en 1931.La compagnie, après de modestes débuts dans un édifice du centre de Montréal, déménageait en 1957 dans une usine moderne située à St-Laurent, qui abrite des installations de production et des dispositifs de contrôle de qualité et de recherche analytique des plus au point.Recherche « Roche » est fière de compter parmi le groupe restreint de maisons pharmaceutiques qui se sont fait une place importante dans la recherche scientifique fondamentale, jusqu'alors l\u2019apanage des instituts, des cliniques et des laboratoires universitaires.Roche considère que ses responsabilités dépassent la préparation de médicaments de qualité et la diffusion de renseignements adéquats sur leur usage.Les responsabilités de la compagnie exigent sa participation active et continue dans les recherches biologiques, la pharmacologie expérimentale et clinique, la biochimie et la toxicologie, et l\u2019application de ses constatations à la solution de problèmes cliniques.Dossier des recherches de Roche Grâce à l'oeuvre de pionnier de Roche dans maints domaines médicaux, certaines spécialités jouissent d\u2019une réputation durable dans le monde médical.« Gantrisin » sulfisoxazol Durant des siécles, le trachome a été l\u2019une des affections oculaires les plus répandues et les plus mutilantes.L'Organisation Mondiale de la Santé estime que le nombre des victimes atteint 15 à 20% de la population du globe.Cette infection est non seulement douloureuse, mais elle force encore à l'incapacité ceux qu\u2019elle afflige.De plus, les trachomateux sont relégués à l'indigence, corollaire de leur cécité.Dans les contrées où le trachome sévit à l\u2019état endémique, le « Gantrisin » fournit au corps médical une arme éminemment efficace dont le large usage contribue pour une bonne part à endiguer les ravages de ce fléau.Dans les pays occidentaux, le sulfisoxazol est devenu l\u2019un des sulfamides les plus prescrits dans le traitement des infections des voies urinaires.De plus, administré sous forme d'injection, il a sauvé plusieurs vies menacées par la méningite méningococcique.« Prostigmin » néostigmine La « Prostigmin » est devenue un terme familier en pharmacologie et en médecine.Grâce à l\u2019activation de la musculaire lisse et à la stimulation du pneumogastrique, la « Prostigmin » fait disparaître l\u2019atonie intestinale postopératoire, jadis une complication fréquente et redoutée de la chirurgie abdominale.De plus, elle restaure la fonction musculaire après injection de curarisants au cours de l'anesthésie.Cette spécialité a fait la manchette lorsque le Dr Mary Walker découvrit, en 1935, son action spectaculaire en cas de myasthénie grave pseudo- paralytique.La faiblesse caractéristique de la musculature volontaire, propre a cette maladie, céde quasi instantanément a l'administration de la « Prostigmin » et l\u2019activité motrice est rétablie pour un certain temps.« Rimifon » isoniazid Au cours de l\u2019été 1950, un membre de l\u2019équipe de recherche Roche des Etats-Unis découvre la vertu thérapeutique contre les bacilles de la tuberculose, de la substance connue sous le nom d\u2019hydrazine de l\u2019acide isonicotinique.Cette constatation suscite aussitôt une série d\u2019expériences cliniques avec, comme aboutissement, l'introduction un an plus tard d'un nouveau tuberculostatique, le « Rimifon ».C\u2019est avec fierté que Roche s\u2019est vue décerner le prix Albert Lasker accordé par l\u2019Association américaine de la santé publique pour cette découverte.En dépit des nombreuses imitations sous forme orale, le « Rimifon » Roche demeure le seul médicament injectable qui vient à bout de la méningite tuberculeuse autrefois prélude de mort certaine.Médicaments d\u2019action psychotrope Avec la synthèse du premier agent inhibiteur de la mono- amine-oxidase en 1951, Roche abordait le domaine nouveau des médicaments psychotropes.Cette catégorie de médicaments où se rangent le « Marsilid » et le « Marplan » permettait enfin le traitement médicamenteux de la dépression psychique.Peu de temps après apparaissait le « Tarasan », un tranquillisant anti-psychotique.Puis un coup de maître était réalisé dans le domaine de la psychopharmacologie par l'introduction, en 1960, du « Librium », médicament qui agit d\u2019une façon spécifique sur l\u2019anxiété et la tension psychique, sans action sédative.En 1963, une autre contribution importante était apportée par l\u2019introduction du « Valium » Roche qui, en plus de ses propriétés psychotropes, était considéré comme un myorelaxant d\u2019une puissance inhabituelle.|! fait plaisir de constater son effet bénéfique sur les enfants affligés de paralysie célébrale et chez qui il diminue les mouvements athétosiques jusque-là incontrôlables en plus d\u2019influer favorablement sur le systéme émotif.fam fle fa ait 3 oun JTOsIMpoId jo soonop 30 sordnos ITOTTOrANp SoTjo \u2018soop[IMOUT jUOS sopjo pueny \u2018seguungivd jor -oJROT[9P JTOS Osronb.M] Maqnoo ap \u2018sopjar ATOS SorT \u2018Sa]sIyUap sop Jo STTIOpauT Sop TOI)RITNSTOS 3D SJortIqRE So] JO \u2018SO1JOJIO4 op SOI -JUS Sa] \u2018SOIOJIOTOI 30 SJTRINEYSAT $9] \u201csadgtuuodnod So] \u2018Sopr]PTT XNB SUIOS SOP (OIJOdS PJ \u2018SOTIOUTIQUT sa] step nead vf op odrAo jou ne nb Iste oTSANTY) Uo OGLSSOIG 9J JURAR STIR Sap o8LAR[ 3] nod JT -O]IRTIRA JUOUTTOTATOS SOSTIATITIOARS SOLLOTATOS SO] \u2018onbrrorSAq Juotto)rrjIRd aSrAR] tn ptorpour jouuostad 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utilisé par le foie pour produire les acides biliaires.Par simple échange d'ions, Questran lie les acides biliaires dans les voies digestives et empêche leur réabsorption.Pour compenser la perte en acides biliaires dans les matières fécales, le foie oxyde le cholestérol pour produire des acides biliaires en plus grande quantité.Le résultat se manifeste sous forme d\u2019un abaissement des taux de cholestérol sérique.Dans les restrictions qu\u2019impose une médication systémique Questran n\u2019agit que dans les limites du passage intestinal.11 n\u2019est pas absorbé.Par conséquent, Questran est un agent extrêmement efficace pour abaisser les taux de cholestérol, et diminuer les effets secondaires systémiques inhérents aux médications à action systémique.Questran convient particulièrement bien au traitement à long terme de patients atteints d\u2019hypercholestérotémie.Pour vous guider dans la prescription de Questran Posologie pour réduire le cholestérol: Habituellement, Questran est efficace administré à raison d\u2019une mesure, ou d\u2019une dose individuelle, 3 fois par jour, avant les repas.Au besoin, la dose peut être augmentée jusqu\u2019à concurrence de 3 mesures ou de 3 doses individuelles, 3 fois par jour.Pour familiariser le patient avec Questran et minimiser les troubles gastro-intestinaux, il est préférable de commencer le traitement à raison d\u2019une Mead QUEBEC *Marque déposée 27) seule dose par jour, puis de l\u2019augmenter après un jour ou deux pour atteindre finalement la dose efficace désirée.Contre-indications: Questran est contre-indiqué pour les patients atteints d\u2019obstruction biliaire totale.Précautions: Si le traitement avec Questran doit se prolonger, l\u2019administration quotidienne simultanée de vitamines liposolubles À et D, à raison de 3,000 unités U,S.P.et de 400 unités U.S.P.respectivement, s\u2019impose.Elles peuvent être prises sous forme miscible avec l\u2019eau (comme les gouttes Tri-Vi-Sol*) ou bien introduites dans l\u2019organisme par voie parentérale.Effets secondaires: Les effets secondaires les plus fréquemment rapportés sont d\u2019origine gastro- intestinale.La doléance la plus commune est la constipation à laquelle on remédie par les moyens habituels, Elle disparaît lorsque l\u2019organisme s\u2019est habitué à Questran.Présentation: Questran est disponible en boîtes de 252 g contenant en outre une mesure pratique.Une mesure rase, ou une dose individuelle représentent 4 g de cholestyramine anhydre.La documentation complète sur la prescription est disponible sur demande.Une brochure utile pour aider vos patients à comprendre les caractères du cholestérol.Vous pouvez obtenir une réduction par l\u2019intermédiaire de votre représentant Mead Johnson, ou en vous adressant directement à Mead Johnson Québec, 8400 Côte de Liesse, Montréal 9, P.Q.tBressler, R.J.Nowlin, and M.D.Bogdonoff: Treatment of Hypercholesterolemia and Hypertriglyceridemia by Anion Exchange Resin.Southern Med.J., 59: 1097-1103 (1966).L, Hil LTEE h i Ri ei Efficacité insurpassée contre les principales bactéries x en cause dans les infections hs étuité systémiques graves.dose recommandée par voie intramusculaire.3.4- La GARAMYCIN permet une action bactéricide contre les germes Gram-positif et Gram-négatit, et elle détruit rapidement un grand nombre de bactéries diverses.Son efficacité s'étend notamment aux germes rebelles à Gram-négatif: Proteus, Pseudomonas, E.coli, Aerobacter-Klebsiella, Salmonella et Shigella.3,5,6.Son action contre les bactéries Gram-positif, telles que des souche: de staphylocoques résistants à tous les autres antibiotiques, fait de la GARAMYCIN un médicament également très utile contre.certains germes Gram-positif déterminés 3,58.+ Pratiquement pas de résistance acquise.Parce que la GARAMYCIN attaque et détruit rapidement, $lapo 5 Mra Pour combattre les infections systémiques graves, tetles que la Fa pneumonie, la pleurite, l'empyème, la péritonite, la méningite, la n ey septicémie et Ja bactériémie néonatale, la GARAMYCIN injectable by agit rapidement contre les principales bactéries en cause.Des ig concentrations bactéricides sont rapidement atteintes dans le sérum, e généralement en l\u2019espace d'une heure après l'administration de la . Détruit rapidement les germes pathogènes sont vraisemblablement éliminés avant de pouvoir acquérir une résistance à cet antibiotique.Aucune résistance bactérienne significative ne s'est développée en usage clinique.45- Antibiothérapie à grande marge de sécurité \u2014 Si la posologie et les précautions recommandées sont observées, les effets secondaires sont rares, et ils se produisent moins fréquemment qu'avec les autres antibiotiques du même groupe.Posologie et mode d'emploi À.Infections des voies urinaires La posologie usuelle, efficace dans les infections des voies urinaires, est de 0.4 mg/kg deux ou trois fois par jour, pendant sept à dix jours.En vue d'accroître l\u2019activité antibactérienne, il peut être utile d'alcaliniser les urines.B.Infections systémiques Etant donné les particularités de la gentamicine en matière d'excrétion, le traitement d'infections systémiques demande une posologie de 0.8 mg/kg, trois fois par jour, à modifier selon les réactions du malade.Un traitement d'une durée de sept a dix jours permet généralement d'éliminer une infection à germes sensibles.C.Enfants Selon le lieu et la gravité de l'infection, la dose quotidienne totale est de 1.2 - 2.5 mg/kg, administrée en deux ou trois doses fractionnées pendant une période de sept à dix jours.D.Malades présentant une fonction rénale altérée Chez les malades présentant une insuffisance rénale ou soumis a une hémodialyse intermittente, la posologie doit être établie en fonction du degré d'altération rénale.Pour de plus amples renseignements, con- sufter la documentation sur le produit ou le représentant de Schering.Précautions La GARAMYCIN a provoqué une ototoxicité chez les animaux d'expérience.et chez l\u2019homme.Cette réaction qui se manifeste par une altération de ia fonction vestibulaire peut être complète, peut être irréversible et peut se produire à retardement.Une altération irréversible s\u2019est produite principalement chez des sujets souffrant d'urémie ou d'altération de la fonction rénale, et chez des malades précédernment traités à l'aide d'autres médicaments ototoxiques ou ayant été soumis à un traitement à doses plus élevées ou de plus longue durée que celui normalement recommandé.La GARAMYCIN ne doit être employée pour le nouveau-né que lorsque sa vie est en danger.La GARAMYCIN n'est pas recommandée en période de grossesse, sauf lorsque la vie de la maiade est en danger.Effets défavorables Une atteinte de la fonction vestibulaire a été signalée pour 2 a 5% de tous les malades traités, y compris les azotémiques.Cette proportion baisse a 1-3% pour les malades non azotémiques.les principaux germes: en cause.Une protéinurie transitoire et une élévation réversible du taux d'azote uréique ont été signalées dans 1-3% des cas.Aucune lésion rénale permanente imputable à la GARAMYCIN n\u2019a été signalée à ce jour.Des réactions de sensibilisation, telles qu'une éruption, n'ont été observées que dans très peu de cas.\u2019 Toxicité Chez l\u2019homme, le seul effet secondaire grave signalé à ce jour a été une altération de la fonction vestibulaire.Présentation Fiole à doses multiples de 2 mi contenant 40 mg/mi.La GARAMYCIN injectable est thermo-stable et n\u2019exige pas de réfrigération.Bibliographie 1.Jackson, G.G.: The Practitioner, 198:855, 1967.2.Rubenis, M.et coll.; Antimicrobial Agents and Chemotherapy, 1963, p.153.3.Black, J.et coll.: Antimicrobial Agents and Chemotherapy, 1963, p.138.4.Bulger, R.J.et coll.: Ann.Int.Med, 59:5, 593-604, novembre 1963.5.White, A.: Antimicrobial Agents and Chemotherapy, 1963, p.17.6.Weinstein, M.J.: Gentamicin, First © International Symposium, Paris, janvier 1967.pp.9-18.Schr Corporation Limited, Pointe Claire 730, P.Q: ui Jae tt tata sinters MERIAL Bi I Ar Mat MH LA HAM ep ir AO Laral Médical Vol.40 - Sept.1969 le cafard.les crises de larmes.le sommeil agité.peuvent traduire un état dépressif où serait tout indiqué l'emploi du \"TRIPTIL-10 {Chlorhydrate de protriptyline Frosst) un antidépressif plus utile La malade dit avoir des \u201ccrises de larmes tilité se dissipent.Lorsque le sommeil et ridicules\u201d, elle se plaint d'un manque d'am- l'appétit sont perturbés par les troubles émo- bition, ou de sentiments de futilité et de tifs liés à la dépression, le Triptil-10 les découragement.Si ces griefs traduisent une famene a l'état normal.dépression, voilà quelqu\u2018un qui pourrait Les effets du Triptil-10 sont rapides : d'ordi- bénéficier du Triptil-10.naire, noter d esprit, 5 fatigue et la léthargie as LL s'améliorent pendant les cinq premiers jours rêce 918 po valence de ce médicament, du traitement.Même dans les affections à malade léthargique retrouve rapidement dépressives de longue date, la réaction peut son entrain et son dynamisme habituels.se manifester en une semaine, accélérant L'humeur s'améliore et les sentiments d\u2018inu- ainsi la guérison.POUR AMÉLIORER L'HUMEUR ET L'ÉTAT D'ESPRIT af | du Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept, 1969 (28) TRIPTIL-10 Ed TRIPTIL-5 Indications: Le TRIPTIL enraie les symptômes suivants qui peuvent traduire une dépression: découragement, apathie, insomnie, anorexie, fatigue, léthargie, crises de larmes, sentiments d\u2019inutilité ou de futilité et méditations sombres.Le TRIPTIL est utile pour tous les genres et tous les stades dépressifs (voir prospectus).Posologie: La posologie quotidienne s'\u2019échelonne entre 15 mg à 60 mg selon la gravité du cas.Habituellement, la dose d'attaque est de 30 mg à 40 mg par jour, en doses fractionnées.Quand le malade réagit de facon satisfaisante, diminuer autant que possible pour un traitement d'entretien.Administrer aux personnes âgées et aux adolescents des doses moins élevées: 5 mg trois fois par jour pour débuter.Contre-indications, effets secondaires et mise en garde: Les effets secondaires les plus fréquents sont: agitation, surexcitation et nervosité, insomnie, faiblesse, étourdissements, fatigue, hyperhidrose ainsi qu\u2018hypotension orthostatique.Les effets secondaires que l'on a rapportés plus rarement sont: nausée, épigastralgie, goût désagréable dans la bouche, tremblements, dystonie, ataxie, paresthésie, somnolence et confusion.L'activité anticholinergique peut se manifester sous forme de pouls rapide, mydriase, sécheresse buccale, vision brouillée, rétention urinaire ou mictions retardées, constipation.Une réduction de la dose maîtrise habituellement ces effets.Des réactions allergiques sous forme de lésions cutanées, prurit, pétéchies et urticaire ont été rapportées.Étant donné que de la tachycardie a été observée, ce médicament doit être administré avec prudence à ceux qui ont des affections cardio-vasculaires.En présence d'anxiété et d\u2019agitation marquées, surtout chez les maniaco-dépressifs ou les schizophrènes, l\u2018on conseille d'administrer un tranquillisant.On doit surveiller les malades gravement déprimés car des tendances suicidaires peuvent demeurer pendant les premières semaines de la thérapie, à mesure que la dépression régresse et que l'activité croit.!! peut être nécessaire d'administrer un tranquillisant au malade ou de l\u2019hospitaliser et le traiter à l\u2019électrochoc.Le TRIPTIL est contre-indiqué chez les personnes atteintes de glaucome et prédisposées à la rétention urinaire.Son usage n\u2019est pas recommandé pendant la grossesse.Les antidépressifs tricycliques peuvent bloquer les effets hypotenseurs de la guanéthidine et ceux d'autres composés à effets semblables.Donc, le chlorhydrate de protriptyline ne doit pas être administré en même temps que ces agents.Présentation: TRIPTIL®-5: Comprimés laqués (couleur saumon) de chlorhydrate de protriptyline Frosst à 5 mg, marqués d\u2019un phi.TRIPTIL®-10: Comprimés laqués (blancs) de chlorhydrate de protriptyline Frosst a 10 mg, marqués d'un phi.Flacons de 100.Documentation compléte sur demande.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ Chantes &.Fnosst ot Cie ee MONTRÉAL CANADA MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 63 TELEPHONE 529-5741 W.BRUNET & CIE LIMITÉE PHARMACIE EN GROS Au service de la profession médicale 600 EST, BOULEVARD CHAREST, QUÉBEC 2, P.Q.H y a une succursale dans votre localité pour vous servir LA BANQUE D'\u2019ÉCONOMIE DE QUÉBEC (THE QUEBEC SAVINGS BANK) Siège social: 1161, rue Saint-Jean \u2014 Québec Téléphone : 529-4164 ÉMILIEN ROCHETTE & FILS TAPIS \u2014 LINOLÉUM \u2014 TEXTILES 550 est, rue Saint-Vallier Québec Téléphone : 522-2073 AUDART, inc.181, rue St-Vallier est Québec 2, P.Q.Photos, dessins.clichés, flans, électros, plaques lithographiques films, séparations couleurs.C.P.1933 Téléphone : 681-4119 MAINGUY, JARNUSZKIEWICZ & BOUTIN ARCHITECTES 1327, avenue Maguire, Québec 6, P.Q.Téléphone : 522-1235 PHARMACIE SOUCY 999, avenue Cartier, Québec.Téléphone : 525-4825 ADÉLARD LABERGE, Ltée ENTREPRENEUR 260, 5e Rue, Québec 3, P.Q. Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Voiciun rapport de bons résu PATIENT NUMBER: $ y PT.CURRENT (SALUTENSIN) PATIENT'S HIGHEST .BLOOD PRESSURE BLOOD PRESSURE AGE GROUP 0 (10 \u201c63 454 2 / 3 | DOSAGE (ABLES PEK DAY) DURATION IN YEARS EXPERIENCE.WITH 'SALUTENSIN IN (SALUTENSIN THERAPY) PATIENT STARTED ON LONG-TERM TREATMENT OF HYPERTENSION 114 AND OVER 121 AND OVER UNDER 39 55-44 © AND OVER We AND UNDER 200-248 2% AND OVER WEIGHT BEFORE SALUTENSIN STARTING MAINTENANCE cs H597428 #C HIAO ONY EL ¥IAD ONY 2 SAGILVIHI YIANN anv | JAIZVIHL INIdYIS IY INIdUISIE | BRISTOL Laval Médical Vol, 40 \u2014 Sept.1969 Conclusion: Avec un traitement à long terme de Salutensine, les effets antihypertensifs furent prolongés \u2026 sans tenir compte des taux initiaux ou de la durée de l\u2019hypertension, de l\u2019âge, du sexe ou poids du patient.Bristol Laboratories of Canada Limited, Candiac, P.Q.HE ptt sats MEMBRE ACFP 65 ./Intémoignage parmi 1294 cas oi latension artérielle a été abaissée et maintenue grà Salutensine Ces 1294 patients font tous partie de deux études séparées: Salutensine seule fut donnée dans le dosage recommandé; tension diastolique initiale de 90 ou plus; aucun autre hypotenseur utilisé; durée du traitement, un an ou plus.Les rapports individuels de ces deux études chez ces patients traités avec succès ne mentionnent pas dans quelle proportion la diète alimentaire ou la perte de poids a contribué au contrôle de la tension artérielle, et on ne peut généraliser sur ce fait.i Be I; i Li Pour votre prochain cas d\u2019hypertension essentielle, considérez les advantages d\u2019un traitement d\u2019attaque avec Salutensine Chaque comprimé contient: hydrofluméthiazide 50 mg./réserpine 0.125 mg./protovératrine À 0.2 mg.le seule médication qu\u2019il sera peut-être nécessaire d\u2019utiliser, INFORMATION THERAPEUTIQUE Description: Chaque comprimé de Salutensine contient: Hydrofluméthiazide (Saluron*) .50 mg.Réserpine .veri eee seance 0.125 mg.Protovératrine À 0002000000 e eue 0.2 mg.Chacun des ingrédients qui composent cette formule étant administré à des doses réduites, les risques d'effets secondaires, parfois constatés chez les malades recevant un seul de ces médicaments à doses maximales sont par le fait même minimisés.Indications: Hypertension essentielle.Troubles cardio-vasculaires hypertensifs, Résultats insuffisants obtenus avec des traitements à un seul hypotenseur.Posologie: La dose ordinaire pour adultes est de un comprimé deux fois par jour.La majorité des patients répondront bien à ce dosage.Dans les cas réfractaires, le médicin peut augmenter le dosage prudemment à 3 ou 4 comprimés par jour, en doses divisées, pourvu que les précautions nécessaires soient observées, Dès que le résultat désiré est obtenu, la posologie sera ajustée à la dose minimum efficace, selon chaque cas.On peut ajouter au traitement des agents adrénergiques ou de l\u2019hydralazine, mais il faut réduire les doses habituelles de ces derniers.Precautions: En général\u2014Salutensine doit être employée avec prudence chez les patients hypertensifs souffrant d\u2019insuffisance rénale.L\u2019emploi de Salu- tensine conjointement avec la digitale peut accroitre le risque d'intoxication, Si l\u2019on constate une irritabilité du myocarde, il faut réduire la dose de Salu- tensine ou cesser la médication sans tenir compte si le patient reçoit de la digitale, Si le malade doit subir une intervention chirurgicale sous anesthésie générale, le traitement de Salutensine doit être discontinué au moins deux semaines au préalable.En particulier, pour chacun des ingrédients de Salutensine\u2014 Hydrofluméthiazide: Un déséquilibre électrolytique et de l\u2019azotémie peuvent survenir chez certains patients.Ce médicament accroît d\u2019une façon sensible l\u2019élimination du chlore et du sodium\u2014et à un degré moindre celle du potassium et du bicarbonate.Une déperdition du potassium sérique est plus susceptible de se produire dans les cas de rétention liquidienne causée par une cirrhose hépatique ou à la suite de l\u2019administration de steroïdes.S\u2019il se produit une augmentation progressive des taux d'azote uré- ique (BUN, NPN, créatinine) on doit discontinuer le traitement.Des cas de purpura avec ou sans thrombocytopénie ont été notés.On peut constater aussi une élévation du taux d'acide urique.Parmi les effets secondaires mineurs qui peuvent apparaître, on note: faiblesse, fatigue, étourdissements, paresthésie, crampes musculaires, éruptions cutanées, douleurs épigastriques, vomissements, diarrhée et constipation.Certains patients recevant des traitements diurétiques de thiazides ont donné des signes de leucopénie, d\u2019hyperglycémie, de glycosurie et d\u2019hyper- uricémie.Réserpine: La réserpine doit être administrée avec précaution aux personnes déprimées; un dosage excessif peut aggraver cet état, On doit cesser la médication deux semaines avant le début d\u2019un traitement par électrochoc.La réserpine doit aussi être employée avec prudence chez les patients ayant des antécédents d'ulcères peptiques, On peut parfois observer de la diarrhée, de la congestion nasale et une sécheresse de la bouche.Protovératine A: Un dosage élevé peut entrainer des nausées et vomissements, de l\u2019arythmie cardiaque, de l\u2019hypotension excessive et de la prostration.On doit alors réduire le dosage, et si les symptômes persistent cesser le traitement, On peut aussi remarquer des signes de brouillage de la vue et de confusion mentale.Usage pendant la Grossesse: Le degré de sécurité de Salutensine en ce qui concerne son usage pendant les périodes de grossesse et de lactation n\u2019a pas encore été définitivement établi; alors, l'emploi de ce médicament chez les femmes enceintes ou cellos en âge de concevoir est indiqué seulement dans les cas où selon le jugement du médecin, ce traitement est jugé essentiel pour le bien-être de la patiente, Contre-Indications: Salutensine est contre-indiquée chez les patients qui ont des antécédents d\u2019hypersensibilité à l\u2019un ou l\u2019autre des ingrédients de sa formule.Cette médication ne doit pas être administrée aux malades atteints d\u2019anurie ou d\u2019oligurie.L usage de la réserpine est contre-indiqué dans les cas d\u2019ulcères peptiques, de colite ulcérative ou de dépression grave.Présentation: Flacons de 60 et 250 comprimés verts, sécables, \u201cMARQUE DEPOSEE ISTOL Bristol Laboratories of Canada Limited Candiac, P.Q, Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 ACTIVITÉ SANITAIRE D'URGENCE Une réunion de trois Jours, tenue récemment au Collège canadien des mesures d'urgence, à Arn- prier, Ontario, à porté principalement sur | activité sanitaire d'urgence en cas de sinistres et d'autres catastrophes à l\u2019échelle nationale.Le but de cette réunion était de discuter de la possibilité d'obtenir la participation des équipes et du personnel de l\u2019Association ambulaneière Saint- Jeall aux secours nécessités par des situations d'urgence, Les personnes suivantes ont pris part aux discussions: M.Tan Maclaren, chancelier de l'Ordre: le colonel J.-R.Roche, ¢.r., commissaire en chef; le docteur David Kubryk, chef intérimaire des Services de santé d'urgence au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social; et M.R.1, Rutherford, de l'Organisation canadienne des mesures d'urgence, En plus de l\u2019activité sanitaire d'urgence en cas de catastrophes à l\u2019échelle nationale, les partie pants à la réunion ont discuté de lu planification des services actuels de santé d\u2019urgence et de la planification civile d'urgence, ainsi que des mesures sommaires de sauvetage ct de premiers secours que peut offrir l\u2019Association ambulancière Saint-Jean.Les délégués provinciaux ont déclaré, à la réunion, qu\u2019ils étaient d'accord pour que des rencontres semblables alent lieu dans les provinces et que, partout ou 1\u2019Association ambulanciere Saint-Jean peut apporter son aide, celle-ci soit.intégrée aux plans concernant les services locaux de santé d'urgence, l'équipement faisant partie des réserves médicales en cas d'urgence nationale, préparé par les Services fédéraux de santé d\u2019urgence, sera mis à la disposition du personnel de l\u2019Association ambulancière Saint-Jean par l\u2019entremise des directeurs provineiaux des Services de santé d\u2019urgence.Cet équipement se présentera sous la forme de matériel destiné au rassemblement des blessés.Le même matériel pourra aussi, si cela est nécessaire, être utilisé en cas de sinistre local. Laval Médical Vol.40 - Sept.1969 \u2018NOBESINE \u2018NOBESINE-HY 2 sem.3 sem.Après 4 sem.(TABLEAU GRAPHIQUE DE PERTE DE POIDS) Poids Après Après Après initial 1 sem.MOYENNES Ne do patients Poids initial Perte de poids 1ére sem.40 180.5 178.6 1.9 2e sem.37 180 176.9 31 3e sem.-32 186.7 180.9 5.8 1 mois 15 177.1 169.7 7.4 ~ ESSAIS CLINIQUES SANS DIETE RESTRICTIVE PERTE DE POIDS SANS DIETE RESTRICTIVE WW 7% r= SO MEDICATION À ANTIOBÈSE A DÉSINTÉGRATION lere sem.Perte pendant la lère sem.1.9 lb par sem.2e sem.Perte pendant lo 2e sem.: 1.55 lb par sem.3e sem.Perte pendant la 3e sem.: 1.93 Ib par sem.de sem.Perte pendant lo de sem.: 1.85 Ib par sem.MOYENNE Moyenne de perte hebdomadaire: 1.8 lb.LABORATOIRE NADEAU LIMITÉE MONTRÉAL CANADA MEMBRE DE L'ASSOCIATION DES FABRICANTS DU QUÉBEC DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES (29) Ch J jl JK! i RB LA CAISSE D'AIDE À LA SANTÉ VIENT EN AIDE AU « ARTHRITIS CENTRE » DE COLOMBIE-BRITANNIQUE Le Arthritis Centre, fondé par la Division de Colombie britannique de la Société canadienne de l\u2019arthrite et du rhumatisme à Vancouver, recevra une subvention de $45 2583 de la Caisse d'aide à la santé du gouvernement fédéral.L\u2019approbation de l\u2019aide financière accordée en vertu des règlements de la Caisse a été annoncée par l'honorable Ron Basford, ministre de la Consommation et des Corporations, député de Vancouver- Centre, au nom de l'honorable John Munro, ministre de la Santé nationale et du Bien- étre social.L argent ainsi fourni par la Caisse servira à payer une partie des frais de construction et d \u2019équipement du Centre.Le nouveau bâtiment regroupera les services de traitement des arthritiques actuellement dispersés dans cinq endroits de Vancouver.Situé en face du Pavillon du centenaire de l'Hôpital général de Vancouver, le Centre pourra sans difficulté se servir des installations de radiographie, de chirurgie orthopédique et des laboratoires de l\u2019hôpital pour les soins aux arthritiques, En plus des services de traitement, le Centre disposera d\u2019installations d\u2019enseignement pour les étudiants en médecine ou profession paramédicale, les médecins diplômés et autre personnel sanitaire.Des études cliniques et de la recherche pure sur l\u2019arthrite, visant à déterminer la cause et à mettre au point un traitement, pourront être faites au Centre.Les plans du Pavillon du centenaire de l\u2019Hôpital général de Vancouver prévoient l'implantation d\u2019une unité soignant les arthritiques hospitalisés dans le cadre du futur Institut de réadaptation médicale, Cet établissement se trouve à proximité de la Faculté de médecine et du département de recherche de la section de l\u2019université de Colombie britannique installé à l\u2019Hôpital général de Vancouver, Lie personnel médical et paramédical formé au Arthritis Centre comprend les étudiants en médecine, les médecins diplômés, les infirmières étudiantes et diplômées, les infirmières auxiliaires, les thérapeutes apprenties et diplômées ainsi que les travailleurs et aides sociaux.etai eat pi ptite Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Un comprimé Hygroton 50mg avant le petit déjeuner assure le contrôle de la tension artérielle durant 24 heures Hygroton Geigy Guide thérapeutique concis Posologie Hypertension 50 mg par jour suffisent habituellement pour contrôler l'hypertension bénigne ou modérée.Si on le préfère, 100 mg tous les deux jours ou trois fois par semaine.Entretien: 50 mg par jour habituellement, ou la plus petite dose efficace possible.Oedème Cas graves: 100 à 200 mg par jour au début.Une fois le \u201cpoids sec\u201d atteint, une dose d'entretien de 100 mg tous les deux jours ou 50 mg par jour devrait être suffisante.Dans les cas moins graves, une posologie d'attaque de 50 à 100 mg par jour suffit souvent.Une dose d\u2019entretien de 50 mg par jour, ou 100 mg tous les deux jours ou trois fois par semaine, permet généralement de maintenir le patient à son poids sec.D) Réactions secondaires Rarement graves.Symptômes passagers tels que céphalée, nausées, faiblesse ou étourdissements.[J Précautions d\u2019emploi A moins d'indications contraires, permettre le sel en quantité raisonnable, mais considérer l'addition de suppléments de potassium sous forme alimentaire ou autre.Cirrhose, diabète, goutte.Cardiaques en cure digitalique.Possibilité d'hyperuricé- mie ou d'hyperglycémie.[J Contre-indications Insuffisance rénale aigué.OJ Présentation Chaque comprimé rainé, jaune, renferme 50 mg de chlorthalidone Geigy.Chaque comprimé rainé, blanc, renferme 100 mg de chlorthalidone Geigy.Renseignements complets sur demande.Produits Pharmaceutiques Geigy Geigy (Canada) Limitée Montréal 308, Qué.MEMBRE G-2158F-69 A \u2014 re tt = === Bu 0 Fi 7 Ter 2 2, Rr > 2 7 pez rer 2 ir as F1, Un # Ze CARE He 7 de # 7 pre 2 0 2 > oy Wiis wy ee GE > 5 go 7 or 7 TA i 5 2 i y 7 .7 i CE, 7 4 dE 7 Gi.i A; = 2 22 7 i vi 4 2 Foi 2 / RE RS 7.à 2 = Si # i 7.3 7 7 % Era 4 gi Vi 2 7 a BH igi % à \u2019 À 2 ë a .2 7 7 ee 7% A = 2 7 % ie i 8 .7: 22 i a Ge i ds #7 5 oh ip Gé y 2 i i \u201c@ 7 2 6 Le vB % i So i i 2 lity Wh 7 da HE ve q 7 ba 7 72 Ys: à 7 i = i 77 7% Bip i % % 2 Ge ii i 7 an ah de = Hg 0 y a % \u2014 i A a % à 2 2 0 7 0 on 7 + æ 2 i A 2 A a > 2m do 7 i 8 7 7 2 i / a 7: = ZA VE, A ©, # 74 7 ou 7 i 2 i 7 7 a.GE 9 2 7 GE 4 7 di nny 7 a 7 ov 2 % i, 7:0 sil : 52 2 a 7 7 2 % Gi GE Z i 4 = cl 78 # 2 1 0 2 we 7 de an i: 7\u201d de x 4 = 2 2 2 % ul Fast 2 = 4 \u2014 2 0 A i 7 7 7 2 2 ih x % 2 2 o# 52 D % 8 LP % 5 7 i 5 a 3 # 4 2 i.\u201c4 % i J 7 i 2 i = GET a Fa = \u201c 2: i À 2 Tons a 7 w A Bi x UE He 4 Ra SE % \u201c0 ig i i à 2 al ire Z 7 \u201c 3 i a xX i > OG 0 7 \u201cTi _ ya A 7: sé i de a er %, 4 4 A É #2 GE i; 57 in jh 3 #2 % SJ YU É 7 a ue Fay 2, o a A ue a i 7 vi i 7 4 4 Ps CE 7 SN % 7 2 2 AE 4 PV Ke ë 5 7 7 7 f.al 5 2 HE 2 4 2 Es 3 5 | Bs (it a A DA on 7 a 7 6 A # À BE 5% 4 2 7 Lot ud 7 if, de Z bind A CA Pi vi ia po > 3 \u201c = a os < oi messes a 2 ae in © i % ä LE hs 7 7 > 7 \u201c2 9 # 7 7 À 7 © , .7 i 7 5 % Gi A 7 © D 7 7 7 a g RN Ce = I.Fy ._ Ll i oo Ee Pr PEE CR RP 2 ARTE AEE) es __ i ., ow on REE =._ = ni rd: re ors.ts.a SE = or.pere CIEE RAE A ère Cr 2e 2; = = _ Ee E SE LL pour bien maîtriser les infections respiratoires bactériennes llosone possède une action selective contre les bactéries pathogènes qui causent la plupart des infections respiratoires courantes que vous rencontrez chaque jour.Son spectre antibac- térien comprend principalement les staphylocoques, les streptocoques et les pneumocoques.llosone agit peu contre les bactéries gram- négatives de la flore intestinale normale.Bien que l'utilisation des antibiotiques à large rayon puisse entraîner une perturbation de la flore intestinale et déclencher une diarrhée, Ilosone a peu d'action sur les bactéries utiles et cause peu de problèmes.Présenté sous 6 formes pratiques Ilosone en Pulvules 125 mg*, 250 mg* Ilosone en Suspension 125 mg* par cuillerée à thé (5 mi) Ilosone en Gouttes 5 mg* par goutte llosone Liquide 125 mg* par cuillerée à thé (5 ml) Ilosone en Pédipacs 125 mg* dans chaque Pédipac Illosone Croquable 125 mg* *Équivalent de base Posologie: Enfants de moins de 12,5 kg\u201410 mg par kg de poids corporel,toutes les six heures; adultes et enfants de plus de 25 kg\u2014 250 mg toutes les six heures.Dans les infections graves on peut doubler la dose, CONTRE-INDICATIONS ET EFFETS SECONDAIRES: llosone est contre-indiquë chez les malades ayant des antécédents de sensibilité à cet antibiotique et chez ceux qui souffrent de maladies ou de dysfonction hépatiques.Même si Hlosone est la forme d'érythromycine la plus active, la fréquence des effets secondaires est faible.De rares cas d\u2019idiosyncrasie médicamenteuse se manifestant par une dysfonction hépatique avec ou sans ictère cliniquement décelable, ont été signalés.Dans tous les cas signalés jusqu'à présent, les manifestations cliniques ont rapidement disparu sans laisser de séquelles apparentes.Des troubles gastro-intestinaux provoqués par une action de stimulation locale d'Iosone sur l'appareil alimentaire ont été observés chez un petit nombre de malades.Cependant, les préparations d'érythromycine ne font pas subir de modification sensible à la flore intestinale gram-négative normale.Bien que l\u2018administration d'érythromycine donne rarement lieu à des manifestations allergiques, on a signalé des cas isolés d\u2019urticaire, d'éruptions cutanées et exceptionnellement d\u2019anaphylaxie.Les médecins peuvent obtenir des renseignements supplémentaires sur demande.La Compagnie Eli Lilly (Canada) Limitée-Toronto- Canada Va fan Bien a0 flore ae we [| Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 71 Des laboratoires du Normogastryl ASADRINE le seul comprimé EFFERVESCENT d\u2019acide acétylsalicylique (A.S.A.) au dosage usuel de 5 grains avec 200 mg de vitamine C nouveau parce que .@ totalement soluble, tamponné, de pH 5,8 est bien toléré par la muqueuse gastrique, et donne une salicylémie plus rapide, plus prolongée ; @ les pyrexies, les infections, les antithermiques accroissent les besoins en acide ascorbique ; @ le seul ASA anti-infectieux (dose élevée de vitamine C), et n\u2019irritant pas l\u2019estomac comme les formules ordinaires ; @ donnant une action plus complète dans les : États grippaux ou infectieux \u2014 Céphalées \u2014 Douleurs articulaires et musculaires \u2014 Affections rhumatismales \u2014 Névralgies \u2014 Intolérances à l\u2019ASA.1 à 8 comprimés d\u2019ASADRINE par jour, dans 15 verre d\u2019eau.donnent une solution peu acide, gazeuse ct agréable.Acide acétylsalicylique .330 mg Vitamine C .200 mg Citrate de Sodium .2,65 gm dans un milieu tamponné.LABORATOIRES U.P.S.A.(NORMOGASTRYL), AGEN \u2014 FRANCE.CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LIMITÉE, MONTRÉAL.(31) Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 ry différence! Si vous ne l'avez pas encore essayé, goiitez toute | la savoureuse différence entre un yoghourt ordinai- | re et un yoghourt LAVAL préparé sous la surveillance de l'Institut Rosell d'Oka.| 875, 4e Avenue, Québec 3, P.Q.(418) 529-9021 3 Perret a LE.CNET DEMERS LIMITEE 2721, LT Tremblay, Sainte-Foy, Québec 10, P.Q.MEMBRE DE L'ASSOCIATION DES FABRICANTS DU QUEBEC DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES Laval Médical Vol.40 \u2014 Sept.1969 Achetez toujours vos FOURRURES des experts pour plus de satisfaction J.-0.NADEAU & FILS; Inc.600, cote d\u2019Abraham, Québec - Téléphone : 522-6429 Tél.: 522-3046 S.G.TILAK, B.Pharm.Directeur CONSEIL DE YOGA Moyen supplémentaire de traitement 9, rue Ste-Angèle Québec 4 CONTRIBUTION DE KOMO CONSTRUCTION LIMITÉE AMÉDÉE DEMERS, président 73 - ° ETAT LE Li Q er us gt » Solution tampon PRODUITS CHIMIQUES ARIA AUS \"Warfilone comprimés de warfarine sodique USP Snosst anticoagulant oral Comprimés à 2.5 mg (vert), 5 mg (orange), 7.5 mg (bleu), 10 mg (rouge); flacons de 100 comprimés Documentation complète sur demande.PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ a Chandos E.Frosst et Cie MONTREAL CANADA MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1898 LABORATOIRE EU A LR LT mplet t la liste des prix, | CT IE LU LU A EN 500 - 2ieme Ave., Ville St.Pierre, Montréal 32 ON (32) RSS EN PRIRENT CEE Ru HEH Osaki | Is Pourquoi SEUL le DBI-TD (chlorhydrate de IK fin phenformine) marque un progres notable, fist (her depuis les sulfonylurées, dans le mis A us sulfes traitement oral du diabète ugh fêtes > 2s We 2 di SRE sa\u201c fe al > Tous! 7.HE J DBI NT asi] pang ÊACESS ( pro À mal Js by lac ef % leg fe One dd Cone que dar as, 4 Con vo fy 4.lip = ny ee te a Pr ; &- % \u20ac 4 » ; Leon \u2014 af x 0) 7, LD Lk { hé » Dany deg leg I olucose O insuline SOIR IE 1 Seul le DBI-TD, en plus d\u2019abaisser le taux de glycémie, favorise la pénétration du sucre là où l\u2019organisme en a le plus besoin.dans le muscle.Chez le diabétique adulte, le taux de sucre est élevé, mais apparemment la quantité de glucose pénétrant dans le muscle ne semble pas suffisante.À l\u2019encontre des autres agents, le DBI-TD accroît surtout l\u2019utilisation du*glucose par le muscle strié, là où le sucre est nécessaire.& Seul le DBI-TD favorise vraiment une perte de poids chez le diabétique adulte souffrant d\u2019embonpoint.Tous les antidiabétiques oraux, à l\u2019exception de DBI-TD, augmentent la production d\u2019insuline, supprimant ainsi la lipolyse et accentuant la lipogénèse.C\u2019est pourquoi-le DBI-TD, en ne provoquant aucune sécrétion excessive d\u2019insuline, semble atténuer plutôt qu\u2019aggraver le problème de l\u2019obésité chez ceux qui ne réagissent pas au régime alimentaire seul.3 Seul le DBI-TD, parmi les antidia- bétiques oraux, aide à contrebalancer l\u2019action inefficace de l\u2019insuline chez le patient souffrant de diabète.On reconnaît de plus en plus que dans plusieurs cas de diabète chez les adultes souffrant d\u2019embonpoint, les concentrations d\u2019insuline dans le sang sont plus élevées que la normale, mais que cette insuline est incapable d'apporter une quantité suffisante de glucose au muscle.Contrairement aux autres agents oraux, le DBI-TD aide à équilibrer le diabète en favorisant de façon sélective l\u2019apport de glucose au muscle, sans augmenter les niveaux d\u2019insuline.4 Seul le DBI-TD, a cause de son action unique, diminue le risque d\u2019échecs secondaires et de réactions d\u2019hypoglycémie.Le DBI-TD est le seul médicament qui diminue la .glycémie sans provoquer une sécrétion d\u2019insuline pancréatique.Les échecs secondaires sont peu fréquents avec le DBI-TD et, lorsqu\u2019il est administré seul, on aura très peu de réactions d\u2019hypoglycémie.C\u2019est une approche plus physiologique que d'employer DBI-ID (chlorhydrate de phenformine) Capsules a désintégration prolongée, 50 mg Posologie: 1 capsule a 3 capsules par jour.Réactions secondaires: Les troubles gastro-intestinaux surviennent le plus souvent lors de l'administration de fortes posologies.Ils disparaîtront rapidement en réduisant la posologie ou en abandonnant temporairement la médication.Précautions: || arrive parfois qu'un diabétique insulino-dépendant présente de la cétose dite \u2018\u2019d'inanition\u2019\u2019 (acétonurie sans hyperglycémie), laquelle doit être distinguée de la cétose \u2018\u2018par défaut d'insuline\u2019.Cette dernière s'accompagne d'acidose et doit être traitée en conséquence.On a soulevé la question à savoir si le DBI pouvait contribuer à l'apparition de l'acidose lactique chez des malades souffrant d'insuffisance rénale et d'azotémie et aussi chez ceux qui présentent une hypotension grave, secondaire à un infarctus du myocarde ou de l'intestin.Le DBI ne devra pas être employé en présence d'azotémie importante.Toute lésion cardio-vasculaire susceptible d'entraîner une hypotension grave devrait imposer immédiatement l'abandon du DBI.Si une acidose lactique, d\u2019étiologie quelconque, devait se manifester, il faudrait recourir aux traitements énergiques appropriés pour corriger te collapsus circulatoire, l'hypoxie tissulaire et rétablir le pH.Contre-indications: Hépatopathie grave, néphropathie avec urémie et collapsus cardio-vasculaire.Le médicament n'est pas recommandé sans insuline dans les complications aiguës du diabète (acidose métabolique, coma, infections graves, gangrène, opération).Avertissement concernant la grossesse: Comme la majorité des diabétiques devenant enceintes sont jeunes, et parce que la tolérance au glucose est fréquemment affectée durant la grossesse, et ceci souvent jusqu'à l'acidocétose, il vaut mieux éviter l\u2019utilisation de tous les hypoglycémiants per os y compris le DB! et le DBI-TD.On ne dispose pas encore de renseignements quant aux effets de ces agents per os sur le foetus, et I'utilisation de ces produits pendant la grossesse peut être considérée comme étant encore au stage expérimental.Présentation: Capsules de 50 mg de DBI-TD (phen- formine HCI) à désagrégation réglée.Flacons de 30, 100 et 500.Comprimés de 25 mg de DBI (phenformine HCH).Flacons de 100 et 500.Références: (1) Schwartz, M.J., Mirsky, S., et Schaefer, L.E.: The Effect of Phenformin Hydrochloride on Serum Cholesterol and Triglyceride Level of the Stable Adult Diabetic.Metabolism \u201c15:808, 1966.(2) Smith, M., et Levine, R.: Med.Clin, North America 48/1387, 1964.(3) Seidensticker, J.F., et Hamwi, G.J.: Geriatrics 22:112, 1967.a LABORATOIRES ARLINGTON DIVISION USY PHARMACEUTICALS OF CANADA LTD.BOITE POSTALE 2220, ST-LAURENT, MONTREAL 379, QUE. 76 Laval Médicaiï Vol.40 \u2014 Sept.1969 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS A Anachemia Chemicals, Ltd.73 Arlington Laboratories, Div.U.S.Vitamin Corp.of Can.Lid.74, 75 Astra Chemicals Ltd.19 Audart, Inc.1222201000 0eL eee 63 B Banque d\u2019Economie .o.oo.63 Banque de Montréal .46 Bristol Laboratories Can.Ltd.15, 64, 65, 66 British Drug House (Can.) Ltd.8, 9 Brunet, W., & Cie Ltée .63 Cc Claire-Fontaine, Ltée .73 Compagnie Ciba Ltée .53, 54 Conseil de yoga .73 Corporation pharmaceutique Française, Ltée .12, 71 E Elliott-Marion Cie Ltée .35, 43 Ethica, Limitée .37 F Fenwal Laboratories .CL 52 Frosst & Co., Charles E.18, 34, 40, 46, 62, 63, 73 G Geigy Canada Ltd._ .68, 69 H Herdt & Charton, Inc.1111111000, 29, 31 Hoechst Pharmaceuticals .20, 21, 22 Hoffmann-La Roche, Limitée .48, 49, 50, Couv.IV Horner, Frank-W.Ltd.LL 2 J Jena Scientific Instruments Ltd.So.28 K Komo Construction, Ltée .78 L Laberge, Adélard, Ltée .63 Laboratoire Abbott, Ltée .16, 47, 33, 44, 45 Laboratoire Demers, Ltée (Le) .72 Laboratoires Franca Inc.30, 51 Laboratoire Mead Johnson .58, 59 Laboratoire Nadeau Ltée (Sagena) inc.67 Laboratoire Octo Ltée .57 Laiterie Laval Enr.oo 44e ae Le 72 Lilly, Eli & Co.Can.Ltd.6, 70 Lyster Chemicals Ltée .36 M Mainguy, Jarnuskiewicz & Boutin .63 Marsan, J.-M., & Cie Ltée .25 Morin, Paquet & ASS.28 N Nadeau & Fils, J.-O.a LL ae LL 73 P Pharmacie Soucy .LL LL 41 Poste ouvert .111121000012 LL LL LL 46 Poulenc, Ltée .10, 11, 38, 39 Parke, Davis & Co.of Can.Ltd.55 R Robins ,A.H.Co.of Can.Ltd.14 Rochette, Emilien & Fils Ltée .63 Rougier, Inc.1, 13, 32 Ss Sandoz Phamaceutical, Ltd.Couv.Ill Schering Corporation .60, 61 Service téléphonique aux Professionnels Enr.46 Smith, Kline & French .4, 26, 47 Squibb E.R.& Sons of Can.Lid.41, 42 U Unimed Pharmaceuticals Ltd.24 Vv Vichy France .27 Vinant Limitée .56 w Warner Chilcott Lab.Co.Ltd.23 Welcker & Cie, Ltée .Couv.I A NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.Aidez donc ceux qui vous aident en prescrivant, de préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement ici à votre bienveillante attention.La Ciz DE L'ECLAIREUR LTÉE, imprimeurs-lithographes, Beauceville.la \" EE mama L'accord semble unanime: la douleur est habituellement accompagnée de tension nerveuse.La tension se manifeste sur le terrain préparé par la douleur.Douleur et tension.Le Fiorinal-C combat ces deux aspects des phénomènes douloureux, non seulement en soulageant la douleur physique, mais en calmant la tension nerveuse qui intensifie la douleur.Le Fiorinal-C est un analgésique- sédatif puissant qui assure le soulagement que vous recherchez chez vos malades.Par sa dualité d\u2019action il soulage la douleur et calme la tension.FIORINAL-C 4 (Contenant % de grain de codéine) FIORINALG (Contenant % grain de codéine) COMPOSITION : Chaque capsule renferme 50 mg de Sandoptal (itobarbital).200 mg d'acide acétylsalicylique, 130 mg de phénacétine, 40 mg de caféine, 16 mg (% de grain) de phosphate de codéine ou 32 mg (% grain) de phosphate de codéine.POSOLOGIE: 1 ou 2 capsules dès les premiers signes de la douleur, suivies d'une capsule toutes les 3 à 4 heures en cas de besoin.PRÉSENTATION : Fiorinal-C % (capsules bleu clair et bleu foncé) \u2014 flacons de 25, de 100 et de 1000 capsules.Fiorinal-C % (capsules bleu et blanc) \u2014 flacons de 25, de 100, de 500 et de 1000 capsules.EFFETS SECONDAIRES: Occasionnellement étourdissements et somnolence.Renseignements complets surdemande.SANDOZ DORVAL, QUEBEC v = ane - SOULAGE (LCST na.Rr CALME LA TENSION os Pour la grande majorité des femmes, la ménopause survient naturellement.Transition inévitable, quoique souvent mal acceptée, d\u2019une phase de la vie à une autre.Pour certaines cependant, la ménopause survient cômme un choc brusque, inattendu.Ces jeunes femmes précipitées dans la ménopause par la chirurgie ne sont pas préparées a faire front aux graves répercussions émotionnelles et physiques d'un changement si soudain.Un traitement apte à restaurer l'équilibre émotionnel et hormonal est alors indispensable.Menrium noohs Menrium en brel: Le Menrium® associe l'effet anxiolytique éprouvé-du Librium® (chlordiazépoxyde) à des oestrogènes conjugués.Indications: symptômes émotionnels et neuro-végétatifs du syndrome de la ménopause.Contre-indications: cancer (la réserve vaut aussi lorsque ce diagnostic se retrouve dans l\u2019anamnèse), endométriose et processus prolifératifs intéressant le système génital; hépatopathie connue.Précautions: faire preuve de prudence dans toute situation nécessitant une parfaite acuité mentale ou des réflexes rapides.Administration concomitante d'autres agents psychotropes déconseillée.S'abstenir d'alcool durant le traitement.Observer les précautions habituelles chez les patientes avec atteinte hépatique ou rénale.Procéder à l'examen périodique de la formule sanguine et de la fonction hépatique lors de traitement prolongé.rétablit l'équiliore hormonal Advenant une hémorragie après traitement, procédes à une biopsie de l'endomètre afin d'écarter la possibilité d'un carcinome utérin.Réactions adverses: aucun effet secondaire sérieux n'a été rapporté.Le risque d'effets secondaires communs aux deux composants ne peut toutefois être exclu.Posologie: Présentation et posologie dépendent dés besoins de la patiente.Posologie recommandée: 1 dragée t.i.d.pendant 3 semaines et 7 jours de pause.Présentation: dragées 'Menrium' 5-2, \u2018Menrium\u2019 5-4, \u2018Menrium\u2019 10-4, flacons de 100, 500, 1000.®Marques déposées ED Informations détaillées sur demande Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal "]
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