Laval médical, 1 janvier 1971, Janvier
[" = @ NOC WJ » Sommaire en page 3 = > ve on d : WU v Revue canadienne de I c de » À w HC OO Be Dans ce numéro actualité SN AN SIN a a = J SA DC LJ) CJ 00 NS AIT, a S NS 74 0 = \u201c 7% / LU QC O O > 7 7 7 (pd Lo 7 \\\\ { 4 7) / DOO TL (XX = 7 7 NING | aval mé 3 EN ESS Py 1 Li) WN = = 1 C AM » y D 0 v = \u20ac D Les) Sixième congrès de l\u2019 al J > Yul Zz D J médicale et biologique des psychiatres du Québec a Quebec Psychiatric Association Sixth Annual Convention of the Association OC ; cal Hs i: i it: i es niveaux sanguins élevés % quevous Ne Sak £ LIBERATION / DU | SPASME BILIAIRE Ba i ii Fo = RÉGULATEUR DEL CHC Emm É À ES them Echantillons et documentation disponibles sur demande.LYSTER CHEMICALS LIMITEE \u2014 1750 Cote Vertu, Montréal 381, Qué.; Hass 8} SN = as = tr & Mid adr = my i _ CU PE 7 7 7 _ 7 7 72 7 7 7 (H) .__ .7 7 7 a ee 7 2 wr 7 7 7 7 0 7 7 7 7 7 = 7 7 FR 7 7 a % 7 7, 7 _ 7) 00 7 A 7 7 _ 7 7) 0 \u2018 7) 7 D _ _ 2 A 2 An 2 7 7 _ 7 A 7 7 77) 7 0 77 70 4 2 | 7 70 7 7 2 7 = 0 A D 7 0 TE 7 0 0 7 _ 7 2) 2 A 0 2 7) 7) 2 70 0 Ou 0 A 7 4 i | A A 2 GA CU 2 0 0 7 7 0 _ 2 7 7 7 0 2 2 7 ; 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photographie: une courtoisie de KLM Roniaco! Supraspan en bref: Indications: Troubles circulatoires fonctionnels et organiques et soulagement des symptômes et séquelles des troubles circulatoires périphériques.Posologie: 1 - 2 dragées, deux fois par jour (matin et soir).Présentation: Dragées à 150 mg, 100 et 500.Informations détaillées sur demande.®@Marque déposée de l'alcool nicotinique Roche *Marque déposée Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal (I) Pour assurer une circulation périphérique continue lil invite Wi hs i nt Roniacol Supraspan\u2019 vasodilatateur d\u2019action prolongée _ 1) = a = = p= a CD ee =e =a + a § ;= oe by sF f ; # =, Hi \u2014Ë 174 @ 2 ¥ AN 4 ; * Fol ) ua o 3 of (d \" WF paie meen ar SE Pd \u20ac.ce vf 24 & wh YR 8 ait æ > Now 4 RR I 2?|) +P i 2 a adcatti , > ca Prises ñ S Sos A » @ a J x HE.Hud reer 78 Wo, 4 oa i ES 4 ee + 3 + rss hé dès vu mdr di se Be ad.a a I RR pas Err a pee fa CE xs = ge RE = x => Ce Tae gs rx Laval Médical x Vol.42 \u2014 Jan.1971 | - pont-elles carencées en œstrogéènes?r 4).*Marque déposée Une carence en œstrogènes endogènes peut être chez la post-ménopausée une cause fondamentale de dégénérescence émotive et physique dont les symptômes sont : irrégularité cataméniale, bouffées de chaleur, irritabilité, dépression, nervosité, céphalées, dorsalgie, ostéoporose, athérosciérose, modifications atrophiques de la peau et des muscles, vaginite sénile, prurit et kraurosis vulvaire.Les manifestations de la dégénérescence ne sont pas inévitables ; elles peuvent être écartées ou du moins, minimisées.PRÉMARINE* le complexe œstrogène naturel complet produit un effet métabolique, protecteur ; cette action anabolique s'exerce sur la plupart des systèmes, organes et tissus féminins.De plus, PRÉMARINE confère une sensation de bien-être qui est d\u2019une importance \u2018vitale au cours de cette période d'instabilité émotive exigeant une adaptation psychologique.\u201cSi nous considérons le nombre de modifications débilitantes qui surviennent par suite de la carence en œstrogènes il semblerait logique de traiter toutes les femmes .les œstrogènes sont aussi nécessaires au bien-être physique qu'une alimentation équilibrée.\u201d PREMARINE Les substances cestrogénes conjuguées naturelles.LES LABORATOIRES AYERST division de Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée Montréal Québec Produits pharmaceutiques mis au point par la recherche médicale \u2014Une bibliographie importante et les données essentielles concernant cette spécialité sont fournies sur demande.POSOLOGIE Symptômes ménopausiques graves \u2014 1.25 mg par jour.A défaut de résultat satisfaisant après trois à quatre jours, majorer la dose à 2.5 ou à 3.75 mg par jour.Symptômes ménopausiques bénins ou modérés \u2014 1.25 mg par jour.Dans certains cas, il suffira de 0.625 ou même de 0.3 mg par jour.Le conditionnement de 4 plaquettes-calendrier (Prem- Paks) de PRÉMARINE dosée à 1.25 mg ou à 0.625 mg facilite la cure cyclique.Vaginite sénile, prurit et kraurosis vulvaires \u2014 1.25 à 3.75 mg par jour ou davantage selon la réaction tissulaire.MISE EN GARDE: Afin d'éviter la stimulation ininterrompue des seins et de l'utérus on recommande l'administration de la \u201cPrémarine\u201d\u2019 en cures cycliques (3 semaines de traitement avec pause intermédiaire d\u2019une semaine \u2014 une hémorragie de sevrage est susceptible de survenir au Cours de la période d'abstention).CONTRE-INDICATIONS En présence de tumeurs cancéreuses ou chez les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer. 3 Ba ; 2 jal vol.B où on WC 3 We 18° Ss 10 se 10 \\e°\u201d oÔ> ça à (© QO 100 V8?\" of ae of ex We 0 ot XX Ww Ww» o* 02 Ce os oo es ® © x et ee of ae QV er Nad ov ve Je Wo 0 oC 0 0° ae es NS X\\ ge exe 91 a ae\u2019 Ne a ON © Co gas Ra ae e\u201c a cO get Xe et 06 es: 0° os » ae ans ass x NX as os oY ot + (° a ox es oY oC es os ae ot \\e ev ae 3 q ou ae | RA! ae vet qe * Ae rent No ol Ne À as (8° © role 0 oe ae or © of (cP CN Ge 18 IX 40° (0 ef oo çop® ce ae ae out \\ ef\u201d Ao qu Les cor Ne\u201d 9 ae ex ve 0° OÙ sé i Delve A © \\ O° \\ 29° cet pa ao A\\ 1G = 9ê 50% a not où Ne?No al oe oe eo \\e es 19 AS a I me de p inp bony, 5 Pr [RARER Laval Médical 27 Vol.42 \u2014 Jan.1971 x RR io a ve ihe ile \u2018 te se Se renforce le pouvoir de défense de l\u2019organisme contre les agressions Les comprimés Adenex, aromatisés à l\u2019orange, sont très agréables au goût, fet peuvent être croqués, avalés ou dissous dans la bouche.lJ.M.MARSAN & COMPAGNIE LIMITEE | MONTRÉAL, CANADA Membre de l\u2019Association des Fabricants du Québec de produits pharmaceutiques.(K) Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 édicament éprouvé.écurité! Confiance! \" a Prog | Henry à Gérard ; Charle i $s jl.A 1 i Psi 4 Chain : Gérar 2 a ly let 1 > Tui ji.| Lauren Maice $ EE 1 | Documentation médicale envoyée sur demande.3 \u201ca i *Nom déposé: Pentobarbital Sodique Sec Bee | À Ci ABBOTT i wine j LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE HALIFAX - MONTREAL - TORONTO - WINNIPEG - VANCOUVER j RET Lately. ét ily bg jy VER SIXIEME CONGRES ANNUEL DE L\u2019ASSOCIATION DES PSYCHIATRES DU QUEBEC SIXTH ANNUAL CONVENTION OF THE QUEBEC PSYCHIATRIC ASSOCIATION COMITES \u2014 COMMITTEES Comité d\u2019organisation \u2014 Convention Committee Robert A.CLEGHORN, M.D., président d\u2019honneur \u2014 Honorary Chairman Donald P.HARRIS, M.D., président \u2014 Chairman June R.CUMBERLAND, M.D., trésorière \u2014 Treasurer Robert BUIES, M.D., secrétaire \u2014 Secretary Programme scientifique \u2014 Scientific program Invité \u2014 Guest Henry B.DUROST, M.D.Keith YONGE, M.D., président de l\u2019Association des psy- Gérard BEAUDOIN, M.D.chiatres du Canada \u2014 President of the Canadian Psy- Charles H.CAHN, M.D.chiatric Association S.Jalal SHAMSIE, M.D.Comité des dames Ladies\u2019 Committee Présidents des séances scientifiques Chairmen of Scientific Sessions Mrs.Robert A.CLEGHORN Mrs.Donald P.HARRIS Gérard BEAUDOIN, M.D.Mme Jean N.FORTIN Robert A.CLEGHORN, M.D.Travis E.Y, MD.ravis DANGEY, Publicité et accueil Laurent HOUDE, M.D.Publicity and hospitality Marcel LEMIEUX, M.D.Alastair W.MacLEOD, M.D.Jean L.LAPOINTE, M.D.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION \u2014 BOARD OF DIRECTORS Président : Jean-Yves GOSSELIN, M.D.Vice-président : Jean-Baptiste BOULANGER, M.D.Secrétaire : Robert DUGUAY, M.D.Trésorier : Guy LEMIEUX, M.D.Conseillers : Gérald J.SARWER-FONER, M.D.Normand PLANTE, M.D.John D.HACKETT, M.D.Henry B.DUROST, M.D.Antoine LEPAGE, M.D.Secrétaire de direction Secrétariat \u2014 Secretariate Executive Secretary 3875 rue Saint-Urbain \u2014 Suite 513 Céline POUDRETTE Montréal 131° \u2014 Tél.514 \u2014 845-3259 514 \u2014 845-3250 a IT COMITÉS Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 REMERCIEMENTS \u2014 ACKNOWLEDGEMENTS L'Association des psychiatres du Québec exprime sa reconnaissance envers les organismes suivants qui ont grandement contribué au succès du congrès : The Quebec Psychiatric Association gratefully acknowledges the generous contribution of the following organizations who collaborated to the success of the meeting : \u2014 L'hôpital Saint-Jean-de-Dieu et le Service de recherches Georges-Villeneuve \u2014 La maison Hoffmann-La Roche Limitée \u2014 La Brasserie Dow du Québec Limitee \u2014 La compagnie Smith-Corona Marchant \u2014 Poulenc Limitée \u2014 Laboratoire Pentagone Limitée \u2014 Elliott-Marion Compagnie Limitée \u2014 E.R.Squibb & Sons Limited \u2014 La compagnie Pfizer Limitée \u2014 Sandoz Pharmaceuticals \u2014 A.H.Robins Company of Canada Limited \u2014 Smith Kline & French \u2014 John Wyeth & Brother (Canada) Limited \u2014 Schering Corporation Limited \u2014 McNeil Laboratories (Canada) Limited \u2014 Mowatt & Moore Limited \u2014 Charles E.Frosst & Co.\u2014 Geigy (Canada) Limitée \u2014 Eli Lilly & Co.(Canada) Limited \u2014 Merck Sharp & Dohme of Canada Limited \u2014 Somabec Limitée (diffuseur canadien des éditeurs français de médecine) \u2014 La direction de l'hôtel Sonesta JOUET Lam ehintri alee puisiue dés Lan Same\" revu de cet à fi tf nm Ee ¢ an Au elisa lial vel, ply i ui Dens Selly fn Hole ite anil | Dsyehi Shen I fis Tan Ji VOLUME 42 La présente revue de l\u2019évolution des soins psychiatriques à l'hôpital Saint-Charles ne se prétend aucunement une réalisation exclusive au Québec puisque d\u2019autres centres régionaux, comme l\u2019hôpital des Laurentides ou l\u2019hôpital Sainte-Anne de Bale- Saint-Paul ont connu une évolution semblable.Un recul de dix aus nous permet maintenant de retracer à travers cette expérience les facteurs éloignés et immédiats qui ont présidé à son initiation, de même qu\u2019aux moments qui ont tissé la trame de son développement.Au Québec, on est habituellement très fier de ses réalisations, au point de les croire uniques sinon géniales.Ou ce sentiment sert à masquer l\u2019inefficacité, ou, projeté de façon idéale, 11 sert de tremplin à un dépassement inattendu des possibilités du milieu.Ainsi, pendant des années, nous fâmes persuadés de l\u2019excellence de notre système d\u2019enseignement « unique au monde », et cette conviction se transforme en un rien de temps en un modèle qui dans sa réalisation absorbe la majeure partie des énergies de la population.On retrouve ve modèle dans l\u2019évolution des soins de santé mentale.Vers 1953-1958, les psychiatres étaient suffi- sanumment nombreux pour répondre aux besoins selon les maîtres de l\u2019époque et presque du jour au lendemain nous nous glorifions de solutions avant- gardistes en ce domaine.* Travail présenté au VI° Congrès de l\u2019Association des psychiatres du Québec, à Montréal, les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Professeur agrégé et directeur du Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke.Laval médical JOLIETTE : DIX ANS D\u2019EVOLUTION PSYCHIATRIQUE * NUMÉRO 1 JANVIER 1971 Pierre-G.MARTEL, C.S.P.Q., C.R.C.P! En 1962, « nos fous crialent au secours » et une commission royale d'enquête était formée pour étudier l'administration des soms, qui aboutit en un très court délai à une révolution dans l'organisation de ces mêmes soins.Pourtant, depuis près d'une décennie, Maxwell Jones préconisait la communauté thérapeutique et l'Hôpital St.Lawrence de l\u2019État de New York avait ouvert ses portes à ses aliénés dans un mouvement de libération.Notre évolution s\u2019est done insérée à l'intérieur d'un mouvement de libération des malades mentaux déjà amorcé ailleurs et son originalité est due plus à une tentative de systématisation à l'étendue du territoire québécois qu\u2019à la copie dans quelques régions d'expériences isolées réalisées ailleurs, que ce soit au Colorado ou en Nouvelle-Écosse.Le rapport Bédard, initiateur de la révolution psychiatrique, est done l\u2019écho québécois du « Au secours » que les fous criaient ailleurs au monde.Cette situation lamentable des malades psychiatriques avait certainement été perçue par les diplômés en médecine des années 1953-1957, puisqu\u2019en dépit de 1\u2019absence presque totale d\u2019enseignement en psychiatrie pendant leur cours, ils constituent cinq ans après la presque totalité des psychiatres et encore 25 à 30 pour cent des effectifs actuels.C\u2019est dire que déjà se préparait à cette époque le mouvement qui allait être déclenché en 1962.Ces facteurs plus spécifiques à la psychiatrie dans sa révolution n\u2019éliminent pas les autres plus généraux et ayant affecté au même titre d\u2019autres secteurs de la vie publique.Si le premier demi- siècle a connu principalement la valorisation de Pierre-G l\u2019individu, depuis la guerre nous découvrons la dimension sociale, celle qui précisément préside à la troisième révolution de la psychiatrie ou l\u2019ère de la psychiatrie sociale.La relation dyadique, si elle n\u2019est pas dépassée, débouche sur le patient dans son milieu, le perméabilise à l\u2019action de ce milieu en même temps qu'il l\u2019aide à mieux confondre son action avec celle du milieu extérieur.Elle vise à accroître les échanges osmotiques entre l\u2019individu et la société, La psychiatrie sociale ne consiste donc pas en une organisation des soins, comme certains le croient, mais À une inclusion dans sa compréhension traditionnelle d\u2019une dimension de la personne acquise à la source des sciences humaines.L'expérience de psychiatrie sociale et communautaire de l\u2019hôpital Saint-Charles se situe done dans ce contexte.Il était impensable d'utiliser ce centre psychiatrique à des fins communautaires sans y apporter une modification profonde au niveau du personnel, des patients, de la population et même des structures physiques.On avait jeté là une improvisation de service psychiatrique qui ne répondait aucunement aux besoins des patients, déroutait les employés sans préparation comme travailleurs de la santé et intriguait la population retrouvant dans son sein, du jour au lendemain, cet énorme corps étranger sans relation avec elle.Les patients ne savaient ce qui se passait à l\u2019extérieur, la population se tenait à l\u2019écart avee un mélange de peur et de curiosité, et cette société isolée, encapsulée, vivait au rythme traditionnel et médiéval des asiles de toujours.1.La période du mixage: L\u2019on ne pouvait envisager de permettre aux patients d\u2019affronter le milieu extérieur sans une préparation les rendant moins insolites à ses yeux, pas plus que les visiteurs ne pouvaient se sentir confortables à l'hôpital sans une modification de ce style de vie.C\u2019est en visant à rendre la vie à l\u2019hôpital la plus semblable possible à celle du foyer qu\u2019on pouvait satisfaire aux exigences communes inconscientes et du patient et du visiteur.De là la nécessité de décloisonner les relations étroitement contrôlées des patients entre eux, des hommes et des femmes, des employés féminins et maseulins, des divers paliers hiérarchiques et de faciliter l\u2019accès aux autres parties de l\u2019hôpital, puis vers l\u2019extérieur.Il a été ainsi possible d\u2019installer une atmosphère de chaleur, de camaraderie, de détente ponctuée de temps à autre par un comportement .MARTEL Laval Médical Vol, 42 \u2014 Jan.1971 erratique de patient heureux de faire l'apprentissage de sa liberté.L'hôpital devenait plus acoueil- lant, moins austère et rébarbatif pour le visiteur, le parent et même les curieux qui l\u2019accompagnaient.Avec ces échanges s\u2019évanouissait le mythe pour le patient, de l\u2019hôpital-tombeau, et pour le visiteur, du musée-insolite-dangereux.Cette humanisation du milieu s\u2019est réalisée par divers moyens pratiques: salle de traitement mixte, intégration des sexes au niveau des étages, liberté des patients à l\u2019intérieur et vers la ville, activités diverses pour les deux sexes, casse-crolite pour les patients, regroupement des patients selon les capacités d\u2019entrer en relation entre eux et selon l\u2019état mental.Ce mixage s\u2019est fait beaucoup plus rapidement qu\u2019on aurait pu le croire et avee le minimum de résistance de la part de tous.9, La période d\u2019envahissement réciproque: La société et l\u2019hôpital avaient décelé, au cours des échanges, le besoin qu\u2019ils avaient l\u2019un de l\u2019autre.Plus et mieux traité est le patient, plus il retrouve sa dignité, et avec elle l\u2019espoir de mener une vie normale.Parallèlement, plus l\u2019individu de la communauté a besoin de traitement, plus il fait appel au centre psychiatrique qui lui est devenu familier.Ces échanges faits au début sous le couvert d\u2019une reconnaissance brève se sont acerus et prolongés.Tous les patients capables de mener une vie normale à l\u2019extérieur sont partis pour céder leur place à un nombre égal de gens venus se faire traiter.Cette nouvelle clientèle a forcé l\u2019hôpital à présenter des services individualisés, personnels et comparables à ceux des hôpitaux généraux.Les nouveaux patients ont en quelque sorte transformé leur grande salle pour hommes ou pour femmes en chambres semi-privées et privées, accessibles aux patients des deux sexes.Ces besoins ne se sont pas fait sentir uniquement pour les installations physiques.Les soins ont dû se diversifier, se spécialiser en fonction de la recherche, des âges, des catégories de pathologie, d\u2019où la création de services de recherche, de réhabilitation pour alcooliques, de psychiatrie infantile.Cette période a vu la structure physique traditionnelle de l\u2019hôpital se modifier considérablement pour s\u2019adapter à une approche personnalisée et spécialisée des soins.Les modules très étendus pour des foules ont été divisés en cellules plus petites, à la dimension des petits groupes.Si tin \u201cdin Jy Dre, 5 acone], Vey Mueient Poi Jo ie, Wiig 5 ry.alin dy tient à NS Pour ls, sim mal Le eut qu'n résister J US y de l'an- ns ire Jee 18 itn db li I i di 1 even Ie A ars ¢f jener UD?our céder ss fille Yili ae qu, [5 d'arme nin il i phil! ga ale 1 per pe vil aplegelt Jie 1 Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 3.La période de implantation: Les communications étaient dorénavant établies dans les deux sens, mais la santé mentale était demeurée l\u2019apanage de l'hôpital.La communauté n\u2019y jouait qu\u2019un rôle négatif, passif, de collaborateur.L'image des soins s\u2019était certes améliorée en passant de la psychiatrie asilaire a celle de la psychiatrie hospitaliére active, mais le temps était venu de compromettre les bénéficiaires des soins, de les faire participer, de les associer a cette expérience.Ce n\u2019est qu\u2019en prolongeant ce contact jusque dans le milieu qu\u2019il est possible de le faire.L'hôpital a rejoint ce milieu en allant y vivre régulièrement à chaque semaine, en établissant des rencontres avec les responsables civils, laïes, scolaires, administratifs, sanitaires de ce milieu et avec les familles directement aux prises avec des problèmes de santé mentale.Cette continuité assurée par la même équipe responsable d\u2019un milieu donné était la réponse à la nécessité d\u2019établir une Haison avec la communauté.11 s\u2019effectue une répartition opérationnelle des tâches au sein de l\u2019équipe selon les compétences, les aptitudes, les intérêts, indépendamment du statut professionnel.CONSIDÉRATIONS Une telle transformation ne peut s\u2019opérer sans difficultés, sans résistances, mais elle semble la solution aux problèmes de santé mentale.En rétrospective, on constate que la disproportion entre la charge clinique et l\u2019équipe soignante a retardé l\u2019ouverture sur la troisième phase.Il eut été de beaucoup préférable d\u2019élargir graduellement la région desservie en fonetion des effectifs disponibles et de leur recrutement.Il fallait régionaliser le plus rapidement possible, mais cette hâte a failli compromettre tout le programme.Il existait une balance négative entre la communauté et l\u2019hôpital qui a retranché dans celui-ci l\u2019équipe prête à en sortir.C\u2019est à plusieurs niveaux que se sont fait sentir les résistances contre cette approche tant à l\u2019intérieur qu\u2019à l\u2019extérieur.Il faut d\u2019abord lutter, comme médecins, contre une approche de traitement beaucoup plus hospitalière qu\u2019externe.L\u2019harmonie JOLIETTE : DIX ANS D\u2019EVOLUTION PSYCHIATRIQUE 3 à l\u2019intérieur de l\u2019équipe doit être réalisée surtout en regard du manque d\u2019expérience concernant l\u2019approche multidisciplinaire.L\u2019infirmière et l\u2019infirmier, à cet égard, à cause de leur participation à l\u2019acte médical, partagent avec les médecins des problèmes semblables.À cause de leur courte tradition comme travailleurs de la santé, les psychologues et les travailleurs sociaux, les thérapeutes d\u2019activité sont plus réceptifs a une approche nouvelle.L'administration de l\u2019hôpital doit coopérer entièrement pour assurer le succès du programme.Les profanes, à cet égard, ont probablement moins de préjugés pour la santé mentale et offrent moins de résistance que la profession médicale à tous les niveaux.On se doit de déplorer que pour satisfaire à des tracasseries imposées par les corporations professionnelles « soucieuses de protéger les intérêts de leurs membres », on soit privé d\u2019une main- d\u2019œuvre étrangère qualifiée et disponible, alors que le recrutement se fait aussi péniblement.Heureusement, la réception faite par la communauté, moins sophistiquée, plus sensible à ses besoins qu\u2019à des artifices, est réconfortante et efface les difficultés rencontrées.La pratique psychiatrique plus diversifiée évite au psychiatre l\u2019écueil de la psychiatrie asilaire et de son effet dépersonnifiant et déshumanisant.Car, en définitive, les effets désastreux de cette pratique aliénaient aussi bien les patients que leurs thérapeutes.La duplication du travail est enrayée et tel s'est occupé d\u2019un patient qui le reverra par la suite.Cette consistance offerte par la continuité des soins rencontre les besoins d\u2019une approche unique, toujours pareille à elle-même, sûrement moins ambiguë pour le patient.Une fois atteint le stade de la prévention primaire, se pose le problème de la définition du cas psychiatrique.Nous sommes au seuil de cette étape subséquente qui ne pourra être franchie que grâce aux études et recherches effectuées dans des secteurs où se pratique une psychiatrie sociale et communautaire.Il sera intéressant alors de pouvoir comparer les expériences entre les milieux urbains et ruraux, riches ou défavorisés.À ces limites, la psychiatre frappe à la porte de la sociologie. LA COHORTE DES HOSPITALISATIONS 1969 À L\u2019HÔPITAL SAINT-JEAN-DE-DIEU * INTRODUCTION L\u2019épidémiologie, a-t-on dit, est la discipline fondamentale de la médecine préventive.À notre époque, la pratique psychiatrique peut se conceptualiser globalement selon un modèle de prévention primaire, secondaire et tertiaire.Il est devenu courant de parler en termes d\u2019études de besoins, d\u2019utilisation des ressources, de mécanismes de distribution des soins et d'accès à la consommation médicale.Bientôt l\u2019assurance-maladie et l\u2019inévitable socialisation plus ou moins marquée de la médecine qui s\u2019ensuivra mettront encore davantage l'accent sur une rationalisation plus poussée de nos efforts communs.C\u2019est dans cette perspective que s\u2019inserit ce travail.Cette enquête épidémiologique, portant sur les admissions de l\u2019année 1969 à Saint-Jean-de-Dieu, avait pour but de mettre en relief le rôle de cet hôpital dans la région du Montréal métropolitain.T1 ne s\u2019agit donc pas d\u2019une enquête portant sur l\u2019incidence ou la prévalence des maladies mentales dans cette région ; la première aurait nécessité le concours des départements de psychiatrie d\u2019hôpitaux généraux et la seconde est sans doute utopique quand on pense aux moyens dont elle supposerait la mise en wuvre.On sait que la région du Montréal métropolitain est divisée en une douzaine de secteurs psychiatriques inégalement équipés au point de vue des services de santé mentale.Nous avons voulu décrire l\u2019origine géographique de l\u2019ensemble des patients hospitalisés à l'hôpital Saint-Jean-de- Dieu en 1969, suivant les secteurs psychiatriques * Travail présenté par le Service de psychiatrie communautaire de l\u2019Est au VI® Congrès de l'Association des psychiatres de Québec tenue à Montréal les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Nous exprimons nos remerciements à M.Maurice Tremblay, du Centre d\u2019évaluation de l\u2019hôpital St-Jean- de-Dieu, qui a bien voulu se charger de cette partie du travail.P, LAPOINTE, M.D., P.VILLENEUVE, sociologue, et J.FILOTTO, M.D.de la région métropolitaine et arriver ainsi a déterminer le taux d\u2019hospitalisations par mille a Saint- Jean-de-Dieu.Cette enquéte présente un intérét particulier pour la planification à long terme des services de psychiatrie adulte de langue française du Montréal métropolitain ; elle pose en termes d'\u2019épidémiologie et de santé publique la question de l'articulation des départements de psychiatrie d'hôpitaux généraux et de l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu.Nous pensons que, dans une perspective de planification, une enquête épidémiologique est absolument primordiale et nous fait découvrir les grandes zones de pathologie et les régions défavorisées au point de vue des services psychiatriques.Ceci fait, il est permis d\u2019esquisser un plan d'ensemble des services à donner dans les années à venir.Évidemment, notre recherche n\u2019est qu\u2019un premier et humble jalon dans ce domaine et nous souhaitons qu\u2019elle soit suivie d'un grand nombre de recherches de plus grande envergure.MÉTHODOLOGIE On a recensé les 2257 patients qui sont passés par le Centre d\u2019évaluation et qui, par la suite, ont été hospitalisés à Saint-Jean-de-Dieu.Pour chacun des patients, on inserivait le nom, l\u2019âge, le sexe, l\u2019origine géographique selon le secteur psychiatrique, la salle où ils étaient hospitalisés, ainsi que le nom du médecin qui avait signé le certificat médical.Comme ces données n\u2019étaient pas codifiées, nous n\u2019avons retenu que quelques variables, soit l\u2019âge, le sexe, l'origine par secteur psychiatrique et le nombre d'admissions à Saint-Jean-de-Dieu.Le travail de l'inscription des patients avait été confié à une seule et méme personne\u2019.Dans une deuxième étape, nous avons comparé ces groupes de malades avec les populations des sulted bo ul al til oo] a) ue El 0 wilt wi Ii id op vil NE À T0, Un ul \u201cellie leis Hontré ple LME Mo il don, Ut Prior fs de ngs rs spike il.| le alow Jet À de nl i ie piel i Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 différents secteurs psychiatriques dans le but d\u2019obtenir un taux par mille pour chacun de ces secteurs.11 s'agissait de préciser pour chacun des secteurs ce que nous avons appelé la population-cible, c\u2019est- à-dire la population canadienne-française de 15 à G4 ans.Ainsi un des sous-secteurs pour le grand secteur Saint-Jean-de-Dieu était celui d\u2019Hochelaga : la population totale estimée pour 1969 s\u2019élève à T9 200 ; le pourcentage d\u2019origine ethnique française en 1961 était de 89,5; le groupe de 15 à 64 ans était de 64 pour cent en 1966.Il s\u2019agissait, pour obtenir la population-cible, de multiplier 79 200 par 89,5 pour cent puis par 64 pour cent, ce qui donnait une population-vible de 49 365.On faisait la même démarche pour les autres sous-secteurs et on additionnait la population-cible de chacun des sous- secteurs, ce qui nous donnait par exemple pour le secteur Saint-Jean-de-Dieu une population-cible de 147 060 personnes sur une population totale évaluée à 300 000 pour 1969.Nous n\u2019avons utilisé que la population canadienne-française puisqu\u2019elle représente la très grande majorité des malades de Saint- Jean-de-Dieu.Nous avons éprouvé quelques difficultés à déterminer cette population-cible puisque les chiffres des derniers recensements de 1961 et 1966 sont sujets à caution et qu\u2019il nous fallait reconstituer toutes ces populations à partir des recensements, ce qui impliquait des caleuls relativement longs.Nous mentionnons ces faits pour illustrer les difficultés rencontrées dans le processus d'estimation des populations pour l\u2019année 1969.Voiei comment nous avons procédé.Il s'agissait, à partir de la définition géographique exacte de chacun des secteurs psychiatriques, de voir les secteurs de recensement compris dans ces secteurs psychiatriques et ensuite d\u2019entreprendre les caleuls.Pour obtenir le pourcentage de la population compris entre 15 et 64 ans, on utilisait les données du recensement 1966; pour obtenir le pourcentage des Canadiens français compris dans chacun des secteurs psvehiatriques, on a utilisé les données de 1961 pour la population de la ville de Montréal; pour les secteurs compris à l\u2019intérieur des municipalités autres que Montréal, on a généralement eu le pourcentage des Canadiens français pour l'année 1968 ou 1969.Précisons qu\u2019en général les pourcentages de Canadiens français qui varient le plus sont situés surtout en dehors des limites de la ville de Montréal.À notre avis, ces légers facteurs d'erreur ont peu influencé les ordres de grandeur et les taux par mille que nous avons obtenus, Mentionnons enfin que pour plusieurs secteurs nous HOSPITALISATIONS 1969 À SAINT-JEAN-DE-DIEU 5 SECTEURS PSYCHIATRIQUES ET TAUX™ D'HOSPITALISATION A ST-JEAN-DE-DIEU A / ~~ RS ELISABETH #TAUX PAR MILLE RN VERDUN A OS 12 Figure 1 \u2014 Secteurs psychiatriques et taux d\u2019hospitalisations par mille à St-Jean-de-Dieu.avons pu obtenir la population totale et le pourcentage de Canadiens français pour 1969 auprès des municipalités.RÉSULTATS 1.Description de la région : La figure 1 montre la répartition géographique des différents secteurs psychiatriques du Montréal métropolitain: du côté ouest de l'Île on voit les secteurs Lakeshore et Verdun, ensuite en direction du nord-est on voit le secteur Reine-Elizabeth; en direction du centre de la ville on voit le secteur de l'Hôtel-Dieu et également adjacent le secteur Notre- Dame et le secteur Saint-Lue, secteur qui comprend les parties de la ville les plus défavorisées et un fort taux de Canadiens francais, comme on le verra un peu plus loin.Les nombres inscrits à l'intérieur de chacun des secteurs indiquent les taux par mille que nous avons trouvés; nous v reviendrons un peu plus loin lorsque nous détaillerons les résultats de la recherche.Un peu plus à l\u2019est on voit le secteur Maisonneuve, et à l'autre bout de l\u2019île le secteur Saint-Jean-de-Dieu.Mentionnons que la population totale du secteur Saint-Jean-de- Dieu est d\u2019environ 300 000 et que la population- éible comprend 147 060 personnes.Du côté nord adjacent à Rivière-des-Prairies, exactement au nord de Maisonneuve, on distingue le secteur de Fleury ; un peu plus à l'ouest et comprenant Ville de Laval se situe le secteur de Prévost dont la population- cible comprend environ 180 352 personnes.La zone hachurée non définie comprend Ville Mont-Royal, Côte-des-Neiges et Villeray.La population-cible totale de ce secteur est d\u2019environ 119 000 personnes. 6 P.LAPOINTE, P.VILLENEUVE et J.FILOTTO 9.Nombre d\u2019hospitalisations à Saint-Jean-de-Diew en 1969: Les hospitalisations totales s\u2019élèvent à 2 257 personnes ; de ce nombre, 51,4 pour cent sont des hommes et 48,6 pour cent sont des femmes.On note que 45,4 pour cent en sont à leur première admission et que 54,6 pour cent en sont à leur deuxième admission ou plus.Sur les 2 257 patients recensés, 9143 étaient de nationalité canadienne-française, soit 95 pour cent des hospitalisations.3.Pourcentage d\u2019hospitalisations par secteurs psychiatriques: Le tableau I montre le pourcentage de patients hospitalisés à Saint-Jean-de-Dieu par secteur psychiatrique.Notons d\u2019abord le fait que 85,4 pour cent de toutes les admissions proviennent du Montréal métropolitain, et que seulement 10,4 pour cent proviennent du secteur provincial de l\u2019hôpital, c\u2019est- à-dire des comtés provinciaux encore desservis par TaBLEAU 1 Provenance des patients hospitalisés à St-Jean-de-Dieu, par secteurs psychiatriques (n \u2014 2 257) St-Jean-de-Dieu (Montréal) 24,2% St-Jean-de-Dieu (Provincial) .10,4% St-Luc rr raser Non-défini 000000000000 Maisonneuve \u2026 Notre-Dame Charles-Lemoyne coo nn 6,0% Verdun 5,9% Prévost 5,7% Fleury 45% Hôtel-Dieu nice eee rer eea sara encre nee 1,9% Lakeshore coe ee eee 1,9% Reine-Élisabeth ee 1,4% AULTES ae ene s 4,2% Saint-Jean-de-Dieu.Ceci confirme la « montréali- sation » progressive de l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu, résultat heureux, sans doute dû à la politique de régionalisation des Services psychiatriques.Le secteur Saint-Lue fournit à lui seul un grand nombre de patients, soit 10,1 pour cent, ce qui donne en chiffres bruts plus de 200 hospitalisations.Ce see- teur est un des plus défavorisés de l\u2019île de Montréal et comprend un fort taux de Canadiens français à statut socio-économique très bas et qui ne bénéficient pas de services psychiatriques dans leur secteur.Le secteur Villeray, Côte-des-Neiges et Ville Mont- Laval Médical Vol.42 - Jan.1971 Royal fournit également un fort contingent des hospitalisations, soit 9,1 pour cent; la partie Ville- ray a récemment été réattribuée aux équipes des quatre secteurs psychiatriques environnants.Les secteurs des hôpitaux Maisonneuve, Notre-Dame, Charles-Lemoyne, Verdun, Prévost et Fleury four- uissent un nombre de patients relativement égal.Les secteurs des hôpitaux Hôtel-Dieu, Lakeshore et Reine-Elizabeth fournissent un nombre de patients plus limité, ce qui est dû en partie au fait que leurs populations-cibles sont relativement faibles; la population-cible canadienne-francaise de l\u2019hôpital Lakeshore comprend environ 9 000 personnes seulement ; celle de l\u2019Hôtel-Dieu s\u2019élève à 30 800 personnes et celle du Reine-Elizabeth à 20 000 personnes.Dans notre étude, 4,2 pour cent des patients provenaient des autres régions de la province sous la responsabilité des hôpitaux psychiatriques, ou encore de l'extérieur de la province.4, Taux d\u2019hospitalisations à Saint-Jcan-de-Dieu par 1000 de population-cible : La figure 1 montre que le taux d\u2019hospitalisations à Saint-Jean-de-Dieu par 1000 de population-cible est très variable, allant de 0,66 à 4,21 par 1000 de population-cible.L'Institut Albert-Prévost obtient le plus faible taux, soit 0,66 pour une population- cible de 180 352 personnes; l\u2019hôpital Fleury, avec une population-cible de 80 000, donne un taux de 1,07 ; l\u2019hôpital de Verdun, avec une population-cible de 94 560, donne un taux de 1,12; l\u2019Hôtel-Dieu, avec 30 800 personnes, donne un taux de 1,2; 1\u2019ho- pital Reine-Elizabeth, avec une population-cible de 20 000, donne un taux de 1,29; l\u2019hôpital Maison- neuve, avec une population-cible de 96 000, donne un taux de 1,41; le secteur Mont-Royal, Côte-des- Neige a un taux de 1,43; le secteur Villeray, 1,46.Les autres taux sont assez élevés: l\u2019hôpital Notre- Dame, avec une population-cible de 64 000, donue un taux de 2,2; le secteur Saint-Luc, avec 54 200 de population-cible, donne un taux de 3,75; l\u2019hôp1- tal Lakeshore, avec une population-cible de 9 005, donne un taux de 4,21.Notons que le taux moyen pour les secteurs d'hôpitaux généraux où il y a des équipes à l\u2019œuvre, ainsi que pour l\u2019Institut Albert- Prévost, est de 1,2.Enfin, le secteur Saint-J ean-de- Dieu, où cet hôpital joue un rôle de deuxième ligne et de première ligne étant donné l\u2019absence d\u2019hôpital général dans le secteur, a une population-cible de 147 060 et un taux de 3,2.Pour des raisons techniques, le taux de l'hôpital Charles-Lemoyne n\u2019a pu être caleulé.Li 0 fi Jeli mg pou gt lle Et an: fil.2 hii NID in | 0 er pre | HIN | ps À 1m de enr litte Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 DISCUSSION Deux points méritent d'être commentés.1.Réadmissions et premières admissions: Le taux important de réadmissions (55 pour cent) est plus grand que celui des premières admissions (45 pour cent).Ceci est explicable : a) Par le fait que les malades adressés à Saint- Jean-de-Dieu le sont souvent pour des traitements à long terme.Ces malades présentent, pour un bon nombre, des troubles psychiatriques chroniques ou ont tendance à faire des rechutes rapprochées dans le temps.b) Par le fait que l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu n'avait pas réussi jusqu'à dernièrement a s\u2019entendre avee les hôpitaux généraux pour une politique de post-ecure plus rationnelle: les malades une fois dirigés par l'hôpital général sont gardés en postcure à Saint-Jean-de-Dieu, ce qui augmente en fiè- che le nombre de malades à suivre avec les inconvénients que cela entraîne.Les malades ne pouvant être suivis de près, il est inévitable que le taux de réadmissions soit important.¢) Par le fait que la tendance est de retourner rapidement à Saint-Jean-de-Dieu tout malade qui y a déjà été hospitalisé sans souvent essayer de le traiter dans le secteur.d) Par le fait que la police dirige souvent à Naint-Jean-de-Dieu les malades qui ont déjà été hospitalisés au lieu de les diriger dans leur secteur.9.Le taux d'hospitalisations à Saint-Jean-de-Dieu: 11 est naturel que le taux d hospitalisations soit élevé pour le secteur dont l'hôpital est directement responsable et qui comprend une partie de l'Île de Montréal située à l\u2019est et un certain nombre de comtés provinciaux, Ceci représente 35 pour cent des admissions, Une source importante semble située dans deux régions de Montréal caractérisées par la pauvreté des services psychiatriques de secteur.En effet, les deux secteurs de Villerav, Côte-des-Neiges et de Saint-Luc admettent ensemble 19 pour cent des patients de Saint-Jean-de-Dieu.Il apparaît clairement que l\u2019absence de services dans certains sec- HOSPITALISATIONS 1969 À SAINT-JEAN-DE-DIEU 7 teurs psychiatriques augniente beaucoup le nombre de malades dirigés à Saint-Jean-de-Dieu.Il est encore plus intéressant d'analyser le taux d'hospitalisations par mille de population.Un taux par mille élevé peut indiquer plusieurs choses : a) Une forte incidence et prévalence de maladie mentale grave dans une population donnée.L'état des malades est tel qu'il requiert souvent des ressources thérapeutiques à long terme, un placement institutionnel à cause des déficiences graves du malade et du milieu social.b) Une absence d'organisation psychiatrique dans le secteur.¢) Une insuffisance d'organisation psychiatrique.la demande étant nettement au-dessus de la capacité de répondre; l'hôpital psychiatrique se voit alors confier le trop-plein de ce secteur.d) L'incapacité pour un hôpital de secteur de répondre à la demande de traitement ou d\u2019hospitalisation pour le groupe francophone vivant dans son secteur, le seul débouché étant alors l'hôpital psychiatrique francophone.CONCLUSION En 1939, Faris et Dunham (1) ont trouvé à Chicago des taux élevés d'hospitalisations pour psychose dans les quartiers des villes où les indices de mobilité résidentielle étaient élevés et où les indices de niveau socio-économique étaient bas.En 1958, Hollingshead et Redlich (2) ont montré à New Haven une corrélation très significative entre la condition sociale d'une part et la prévalence et la gravité des troubles mentaux d'autre part.Jusqu'à quel point ces données se vérifient-elles dans notre milieu, et si oui, comment ces données devraient-elles influencer la planification à long terme des services psychiatriques?Notre enquête soulève plus de questions qu\u2019elle n\u2019apporte de réponses.Elle nous amène à suggérer la mise en œuvre d\u2019une enquête beaucoup plus vaste et exhaustive dans la région de Montréal.BIBLIOGRAPHIE 1.Faris, R.E.L., et DUNHAM, H.W., Mental disorders in urban areas, University of Chicago Press, 1939.2.HoLLINGSHEAD, A.B., et RepLicH, F.C.Social class and mental illness, John Wiley and Sons Inc., 1958. , L\u2019ADAPTATION AU MILIEU CONTRÔLÉ * « By now the German concentration camps belong to the past.We cannot be equally certain that the ideu of changing personality to meet the needs of the state is equally a thing of the past.That is why my discussion centers on the concentration camps us a means of changing personality to produce subjects more useful to the state.» B.BETTELHEIM The Informed Heart (1) L'adaptation, tant physique que psychologique, à de nouvelles situations est une condition primordiale à la survie.La théorie psychodynamique de Rado, adaptional psychodynamics, interprète d\u2019ailleurs la psychopathologie en terme de mécanismes d\u2019adaptation défectueux (4 et 8).La nature et l\u2019intensité du stress peuvent varier et aller jusqu\u2019à atteindre les limites de la capacité d\u2019adaptation humaine, l\u2019expérience des camps de concentration pouvant servir de modèle à des conditions de stress approchant l\u2019extrême limite de la capacité d\u2019adaptation humaine.Si on fait exception de la brutalité, de la torture et des privations physiques, la similitude des situations dans le cheminement du prisonnier dans le camp de concentration et dans celui du malade dans l'hôpital psychiatrique nous à amené à tenter témérairement de dresser un parallèle entre les mécanismes opérant dans l\u2019adaptation à l\u2019univers concentrationnaire et ceux mis en jeu dans l\u2019adaptation à l\u2019hôpital psychiatrique, lequel a fait l\u2019objet de plusieurs études, entre autres par Barton et par Goffman (2 et 6).Nous ne voulons certes pas cepen- * Travail présenté au VIs Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Montréal, les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Chef de la Division de Recherches, Hopital St-Michel- Archange, Québec 5, Québec, Canada.Professeur adjoint, Département de psychiatrie et chargé d\u2019enseignement, Département de pharmacologie, Faculté de Médecine, Québec, Canada.2.Psychiatre, Assistante en recherches, Division de Recherches, Hopital St-Michel-Archange, Québec.A.VILLENEUVE' et K.DOGAN ?dant impliquer que 1\u2019hdpital psychiatrique traditionnel ressemble & un camp de concentration.T.L\u2019'UNIVERS CONCENTRATION NAIRE Bettelheim (1) a décrit les principaux stades d\u2019adaptation aux camps de concentration, ainsi que les mécanismes de défense mis en jeu.Il a distingué trois stades.Le premier stade était centré sur le choe initial, le voyage au camp et les premières expériences du prisonnier.Le second stade comprenait l\u2019adaptation & la vie du camp dans un processus modifiant à la fois la personnalité du prisonnier et sa vision de la vie.Au cours des stades subséquents, un changement s\u2019opérait insidieusement pour aboutir au stade final d\u2019adaptation complète à la vie du camp.Ce stade se caractérisait, entre autres, par un changement total d\u2019attitude envers les S.S., de même qu\u2019envers leur système de valeur et leur mode de vie, aboutissant à une acceptation du système et à une résignation totale.Pour sa part Frankl (5) a différencié trois stades d'adaptation, en relation avec les camps de concentration.Le premier stade, comme pour Bettelheim, était caractérisé par le choc de l'emprisonnement.Une apathie relative avec une sorte de mort affective constituait la caractéristique du second stade qui débutait après quelques jours et couvrait toute l\u2019adaptation à la vie du camp.Le troisième stade se situait à la libération, où survenait une sorte de syndrome de dépersonnalisation.La prise de conscience de la liberté était difficile, la capacité de se sentir heureux était presque perdue et clevait être réapprise lentement.Des modifications pathologiques durables de la personnalité ont résulté de cette expérience inhumaine et un syndrome persistant, appelé svndrome des camps de concentration, à été décrit (3 et 7).Nous vous limiterons ici à examiner brièvement la période entourant l'incarcération et la phase subséquente d\u2019adaptation. 00040: vides AN que diane rk prt pre Jes aller ¥ Pet.il hl Ji vie di te, pil SNL ri leur [a hy Nil A ri pol (hui pane jose que Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 1.L\u2019emprisonnement (1 et 5): Après son arrestation, conduit au camp et dépouillé de ses effets personnels, de même que de ses pièces d'identité, le prisonnier devenait un être anonvme porteur d'un numéro tatoué.Le choc initial de la séparation de la famille et des amis, ainsi que de la privation de ses droits civils et de l\u2019incarcération d'abord dans une prison locale, puis l\u2019initiation au camp de concentration en cours de route constituaient la première torture, et pour beaucoup, la pire de celles auxquelles ils seraient soumis.La sévérité de ce choe, distinet de celui dû aux brutalités, était ressentie différemment selon les individus, variant notamment selon la classe soeio- économique et leur expérience antérieure de la prison pour des activités soit politiques, soit eri- minelles.2.L'adaptation à l'univers concentrahonnanre (1 et 5) : En outre de la brutalité, l'autonomie personnelle était détruite par l\u2019obligation pour les prisonniers d'adopter un comportement psychologiquement infantile, d\u2019abandonner leur individualité pour se fondre en une masse amorphe et enfin par la disparition de la capacité de décider pour soi, donc de la possibilité de prévoir le futur et de s'y préparer.Le facteur le plus déprimant était que le prisonnier ne connaissait pas la durée de son en- prisonnement qui devenait ainsi illimitée.Il était done impossible de prévoir comment et quand cette forme d'existence se terminerait.l'incertitude absolue, tant de la survie que de la durée de l'emprisonnement, constituait une barrière à l\u2019érection de défenses adéquates.Éventuellement, la dissociation de la personnalité, entre celui à qui des choses survenaient et le pri- sonpier qui observait avee détachement, disparaissait.Une attitude de résignation, de dépendance.de soumission et de passivité la remplacait.L\u2019apathie, l'émoussement des émotions et le sentiment de ne plus se préoceuper de rien étaient des mécanismes de défense nécessaires au cours de cette période.Au moyen de cette insensibilité qui le rendait relativement peu sensible aux coups, le prisonnier s\u2019entourait d'une carapace protectrice.La faim et le manque de sommeil contribuaïlent à la création de cette apathie, de même qu\u2019à celle de l'irritabilité.La sorte de personne que le prisonnier devenait résultait de sa décision intérieure et non des influences du camp seulement.Dans cer- L\u2019ADAPTATION AU MILIEU CONTRÔLÉ 9 tains cas, tout espoir, toute vie intérieure ayant été abandonnés, des prisonniers abdiquaient avec fatalisme, devenant des automates (Muselmänner).Renonçant à être des personnes, ils devenalent des objets, se comportant comme s'ils ne pensaient plus, ne ressentalent plus rien, ne pouvaient plus agir ou réagir, mus seulement par des stimuli extérieurs.Finalement, ils mouraient.Si, pour la survie, il était nécessaire de regarder et d\u2019observer ce qui se déroulait dans le camp, il fallait prétendre ne pas le faire.Une des pires erreurs était de regarder les mauvais traitements infligés à un autre prisonnier ou de s\u2019en apercevoir Une règle impérieuse était aussi d'éviter l'attention et de se fondre anonymement dans la masse.Enfin, au cours de cette période, les prisonniers s'adonnaient beaucoup a une réverie dont le contenu se rapportait à leurs désirs.Ce contenu devenait cependant de moins en moins spécifique et concret avec la prolongation de l'emprisonnement.En ral- son du manque de vivres, les fantasmes de nourriture occupalent une partie importante de la vie mentale.Quant aux désirs sexuels, probablement a cause de la malnutrition, ils étaient généralement absents et peu de perversion sexuelle était rencontrée.II.LE MONDE DE L'HÔPITAL PSYCHIATRIQUE Dans l'hôpital psyehiatrique traditionnel, 1l est aussi possible d'observer plusieurs stades dans le cheminement du malade.On pourrait en effet distinguer le stade de l\u2019internement, le stade de l'adaptation au milieu hospitalier, lequel sera suivi d\u2019une mise en congé et d'une libération définitive après un séjour plus ou moins prolongé, et le stade d'adaptation à un séjour permanent.Nous nous bornerons cependant à décrire le stade de l\u2019internement et l'adaptation subséquente à la vie hospitalière, Le parallèle dressé entre l'adaptation au camp de concentration et à l'hôpital psychiatrique doit faire abstraction de nos conceptions médicales concernant ce tvpe d'institution et se référer au véeu existentiel du malade, lequel ne correspond pas névessairement au nôtre, 1.L'internement: Une certaine similarité existe entre les modalités d'emprisonnement dans les camps de concentration et celles de l\u2019internement à l'hôpital psyvehiatrique.Notamment chez le schizophrène et le maniaque, la réalité qui existe est celle qu\u2019il ressent, celle de sa 10 A.VILLENEUVE et K.DOGAN vie intérieure, et non la nôtre.À l\u2019occasion d\u2019un accès schizophrénique ou maniaque rendant le malade difficilement tolérable et contrôlable par son entourage, un médecin signe un certificat d\u2019internement.Dans de nombreux cas, à la demande de la famille, sans avertissement au malade, la police se saisit de ce dernier et au cours d\u2019un trajet pouvant durer plusieurs heures le conduit vers une destination peut-être inconnue pour lui ou identifiée comme étant l'hôpital psychiatrique.À son arrivée, il doit répondre aux questions d\u2019un médecin, puis il est emmené par des surveillants, à travers des corridors parfois assez labyrinthiques, jusqu\u2019à un département où débute un processus de nivellement social et individuel.Dépouillé de ses vêtements et de ses effets personnels, il commence à jouer le rôle d\u2019un malade portant un numéro de dossier.T1 doit alors commencer à surmonter le choc de l\u2019internement et s\u2019adapter à son nouveau milieu fermé.9.L\u2019adaptation à la vie hospitahère : Dans ce nouveau milieu hospitalier où son séjour est au départ d\u2019une durée indéterminée pour lui, le malade, privé de sa liberté individuelle, a, du moins au début de son hospitalisation, perdu complètement l\u2019initiative de son destin.Dans ce nouveau monde, la structure sociale est grandement modifiée.Placé sur le même pied que les autres malades, quel que soit leur niveau éducationnel et socio-économique, il se rend compte que les personnages importants sont maintenant les surveillants, les infirmiers ou les infirmières et au haut de la hiérarchie le médecin psychiatre aux pouvoirs quasi illimités quant À son traitement et à son orientation future.Il est alors psychologiquement placé dans une situation de dépendance et d\u2019infantilisme.La prise de conscience de la maladie, de ce nivellement social et de cet état d\u2019impuissance s\u2019accompagne parfois chez certains malades de phénomènes dépressifs.Le malade doit alors s'adapter à une routine quotidienne où pratiquement tout est décidé pour lui, depuis le lever jusqu\u2019au coucher.II doit se soumettre à la thérapeutique instituée pour lui.À cet égard, malgré la nécessité de l\u2019électroplexie, certains malades perçoivent, même après l\u2019accalmie de leurs symptômes, cette thérapeutique comme une torture qu\u2019ils ont dû subir.À la suite d\u2019entretiens répétés avec le personnel médical ou autre, plusieurs malades apprennent à jouer le jeu, à taire la présence de certains symptômes, d\u2019idées délirantes et Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 même d\u2019hallucinations, sachant qu\u2019ainsi leur médication ne sera pas augmentée ou leur séjour prolongé.Le malade peut aussi se rendre compte qu\u2019il vaut mieux se comporter en « bon patient », c\u2019est- à-dire se soumettre sans rechigner aux exigences du milieu hospitalier et ne pas attirer l\u2019attention, que d\u2019être un « mauvais patient » avec les conséquences qui y sont attachées.Cette attitude de soumission et d\u2019effacement est encore plus importante chez les malades ehroniques dont le séjour est pratiquement à perpétuité.L\u2019apathie, l\u2019émoussement affectif, la passivité, la dépendance, la soumission ont été mentionnés en relation avec l\u2019adaptation à la vie des camps de concentration.Ces phénomènes rappellent beaucoup l'attitude de nombreux malades chroniques.Si l\u2019on considère certains symptômes de schizophrénie, tels l\u2019émoussement affectif, l\u2019apragmatisme, l\u2019athymormie et l\u2019autisme, il est à se demander si le séjour prolongé en milieu psychiatrique n\u2019accentue pas la psychopathologie de cet ordre qui existe déjà.Chez une forte proportion de malades hospitalisés depuis assez longtemps, on peut noter une absence ou une diminution marquée des désirs sexuels, pour des raisons psychopathologiques ou médicamenteuses.Enfin, chez beaucoup de malades, on retrouve une préoceupation pouvant devenir assez intense au sujet de la nourriture et du sommeil.Cependant, on ne peut attribuer cette préoccupation à la privation.CONCLUSION Notre but était d\u2019examiner brièvement, d'un point de vue théorique, les phénomènes d\u2019adaptation du malade à l\u2019hôpital psychiatrique, en regard des phénomènes de l\u2019adaptation du prisonnier aux camps de concentration, l'existence dans ces deux milieux se ressemblant surtout par le caractère totalitaire du système et la durée indéterminée du séjour.Il est évident que les conditions de stress prévalant dans les camps de concentration ne peuvent se superposer aux conditions de vie du malade dans l\u2019hôpital psychiatrique.Même si dans ce dernier cas l'individu est mentalement malade, le facteur important est la façon dont il perçoit et vit cette expérience et s\u2019y adapte.Il est enfin certain que le personnel travaillant dans l'hôpital psychiatrique lui aussi passe diverses phases d\u2019adaptation dans son intégration à ce milieu.quel wd Vétion Jan.ef, Mr py.equi; et ie Al, Jy dy 6) aps de It bean.tiques phe.| Alin, ander si Wa de qui Dis) ir LI I ques ol malades devenir {in he pre Jo ste ® peur plat lr ue.it 7 fn 6 fight] {di Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 RESUME L'adaptation, tant physique que psychologique, à de nouvelles situations est une condition primordiale à la survie.L'expérience des camps de concentration peut servir de modèle à des conditions de stress approchant l\u2019extrême limite de la capacité d\u2019adaptation humaine.Si on fait exception de la brutalité, de la torture et des privations physiques, la similitude des situations dans le cheminement du prisonnier dans le camp de concentration et de celui du malade dans l'hôpital psychiatrique nous a amené à tenter de dresser un parallèle entre l\u2019adaptation psychologique à l'univers concentrationnaire et l\u2019adaptation à l\u2019hôpital psychiatrique.Les phases de l\u2019adaptation à l\u2019univers concentrationnaire ont été décrites par Bettelheim et Frank], de même que les mécanismes psychologiques impliqués dans les modifications de la personnalité au cours de cette adaptation.Les auteurs examinent, d\u2019un point de vue théorique, l\u2019impact de l\u2019hospitalisation dans l\u2019hôpital psychiatrique et l\u2019adaptation subséquente à ce milieu.ABSTRACT The ability for physical and psychological adaptation to new situations is a primordial condition for survival.The experience of the concentration camps can be used as a paradigm for stress conditions reaching the extreme limits of human capacity for adaptation.Except for brutality, torture and physical privations, the similarity of situations in the life of prisoners in concentration camps and that L\u2019ADAPTATION AU MILIEU CONTRÔLÉ 11 of patients in mental hospitals had led us to try te compare the psychological adaptation to the concentration camp and the adaptation to the mental hospital.The various phases of adaptation to the concentration camps milieu have been described by Bettelheim and Frank], as well as the psychological mechanisms involved in the modifications of the personality during that period.The authors examine from a theoretical viewpoint the impaet of the hospitalization in the mental hospital and the subsequent adaptation to that milieu.BIBLIOGRAPHIE 1.Brerrecuerm, B., The informed heurt, The Free Press of Glencoe, New York, 1960.2.BArToN, R., Institutional neurosis, John Wright and Sons Ltd, Bristol, 2e éd, 1966., .CHoporr, P., The german concentration camp as a psychological stress, Arch.Gen.Psychiat., 22 : 78- 87, 1970.4.DAVILMAN, H., Sandor Rado.In : Comprehensive textbook of psychiatry, Freedman, A.M.and Kaplan, H.I, éd.Williams and Wilkins Co., Baltimore, 1967, 355-362.5.Frankr, V.E., Man's search for meaning, Washington Square Press, Inc, New York, 1963.Cu 6.GorrMAN, E., Asylums, Aldine Publishing Co., Chicago, 1962.GRAUER, H., Psychodynamics of the survivor syndrome, Canad.Psychiat.Ass.J., 14: 617-622, 1969.8.Rano, S., Adaptional psychodynamics : a hasic science.In : Psychoanalysis of behavior, Rado, S., Grune and Stratton, New York et Londres, 1956, vol.I, pp.332-346.~2 THE THERAPEUTIC COMMUNITY \u2014 WHOM ARE WE TREATING ?* Much, in recent years, has been written about the Therapeutic Community sinee its introduction into practice by Maxwell Jones (4), and as a result there has accrued a sizeable amount of literature ranging from the practical application of such a method of treatment, the lauding of this new technique as the answer to the problems of institutionalization, to confusion as to classification and therapeutic strategy; that is, whether one is talking about habit training (5), social rehabilitation (6), industrial rehabilitation (7), or small groups (3).I would like, as a point of departure, fo focus upon the psychopathology of the staff in such a setting, for it is in such a working milieu that one is more likely to be confronted with this than in, for example, a psychiatric ward run on conventional lines, whether in a general hospital or in an institution.Having had some experience of being involved in two settings where Jones\u2019 principles have been applied and also in units where patient management has not followed any par- tieular dictum, 1 have been struck by the effects of staff psychopathology (individual or collective) upon the community in the former situations.This is not to say that staff psychopathology is not present in the latter setting; however, the effects are less dramatic or all encompassing.It is understandable that the effects would be pronounced in the therapeutic community because of the level of staff-patient interaction that is required.Involvement is of the essence and thus we are obliged to give up our role-types: the psychiatrist, the psychologist, the nurse and the social worker act more as human beings in the presence of our patients.* Paper presented at the VI\u2018\" Annual Convention of the Quebec Psychiatric Association, Montreal, April 16, 17 and 18, 1970.1.Lecturer, Department of Psychiatry, McGill University, McGill Clinic in Forensic Psychiatry, Montreal.C.C.J.ANGLIKER, M.B.(Belfast), DPM (McGill) ! To be the psychiatrist, ete., in this setting is being defensive, thus we must run our community along democratic lines.But, is this practical and real- istie?I think not.Mention has been made regarding Jones\u2019 strategy to involve both patients and staff in a kind of permanent, floating group analysis (2).Again, is this practical or even ethical?At times we have little say in the choice of our staff and we are thus left to our devices as to how to make do with what we have and hope for the best that everything will turn out well for the patient.Who, therefore, is the patient?Zeitlyn (8) ended his paper on: The Therapeutic Community \u2014 Fact or Fantasy, by stating, \u201cWe may have to choose between the thorough assessment of patients and the equally time-consuming meetings on which the therapeutic community depends.To do both may be impossible\u2019, and in my opinion T would agree that to do both is impossible.Many a long hour has been spent in meetings discussing staff problems arising out of working in such a setting.The problems range from staff- patient difficulties, intra-staff difficulties, and individual staff members\u2019 problems.With the former two examples this is to be expected; however, the latter, in my opinion, appear more frequently and are time-consuming.It should be added, however, that in such a setting the staff-patient involvement and inter-staff relations are more intense as compared with other types of freatment programmes and, therefore, any psychopathology present the staff will become more apparent.The psychopathology thus observed has been: acting-out of their own neurotic problems, passive-aggressive behaviour, over-involvement or under-involvement with the patient population, and an inability to perform, in any consistent manner, duties that are required of them in a responsible fashion, taking into consideration their experience and professional status.It is important that difficulties occurring Wey! see 17 thug ud tel sles bind of ail, We hive | a hs 11 Wl hing wil jail jg.To bi Usine pr dns posse, Leet pie Le qu lit pal il ie it [remet jltr 1 flat Ai?tube sion ring Laral Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 in the staff's personal lives should not be projected on to their work.This aberrant behaviour, individual or collective, is quickly picked up by the patients giving rise to considerable anxiety and resultant acting-out on their part.More meetings are, therefore, required to deal with this problem and so we gradually drift further and further away from the main issue, the treatment of the individual who came to us for help, that is, the official patient.Many of us are not in a position to hand-piek our staff and, as the philosophy of the Therapeutic Community is generally applied to an institutional setting, it is well known that certain types of persons are more attracted to a large institution as compared with those who work in General Hospital psychiatric units.Institutionalization of the staff becomes an occupational hazard, for to them this setting represents security and resultant dependency; there is little incentive for competition ; the pace is slower, change is met with resistance and stagnation slowly sets in.To apply a new technique such as Jones\u2019, we are, therefore, required to convert a sluggish meandering stream into a babbling, dynamic brook, and this is expected to be carried on concurrently with patient treatment.Not only do we have to contend with a regular patient turnover, there is also a higher rate of staff changes or staff morbidity which affeets the total milieu and hence one of the basie prineiples in psychiatric treatment, namely consistency, is very difficult to apply.On the other hand in the prison setting the turnover is reversed, the offender leaves whereas the prison staff remain and they may become more institutionalized than the inmates, the result being additional psychopathology to that already described.In their paper The Watcher and the Watched Cormier and Williams (1) described the situation where the officers are seen as persecutors representing the authority of the prison and of society at large, while the prisoners see themselves as the persecuted.In the course of a protracted struggle the roles interchange and it becomes hard to differentiate between them as both claim they are the vietims and the others the persecuted.Paranoid thinking ensues.1t is interesting to note that the inmate is more consciously aware of this state than is the officer who is not aware of his own suspicions, distrust and fear.Therefore, it becomes essential that they THE THERAPEUTIC COMMUNITY - WHOM ARE WE TREATING ?13 are helped to overcome this state through becoming aware of their own feelings.It is easier to criticize than it is to offer constructive ideas whereby one can combat a very difficult problem.Possible means of correction are as follows: adequate staff selection and a probationary working period, the allocation of an experienced person to handle and work through problems that the staff are experiencing which, in turn, would alleviate the load of other clinicians working with the patients, and finally, adequate supervision (on the tutor system) and on-going training of all staff personnal involved in the Therapeutic Community.SUMMARY I have tried to expose a problem, not often mentioned, that is encountered in a Therapeutic Community whereby the psychopathology of the staff both individually or collectively, may have untoward effects in a community on account of the nature of patient-staff involvement that is required.The question of who is the patient results in confusion, anxiety and acting-out with the result that interminablv lengthy meetings are required which are in excess of the already innumerable meetings that are held daily, with little or no resolution of the official patients\u2019 problems.Thus, before we blindly follow the piper who is luring us to commence Therapentic Communities evervwhere, let us take a hard, long and critical look, at the notes of the music, lest we lead ourselves into something for which we did not bargain.REFERENCES 1.Cormier, B.M, and Wrrriams, P.J, The watcher and the watched : a study on deprivation of liberty, (unpublished paper).2.Crmmixe, E., Therapeutic community and Milieu therapy strategies can be distinguished, Inf.J.Psychiat.7 : 204-208, 1969.J.FAIRWEATHER, G.W., (Ed), Social psychology in treating mental \u2018illness : an experimental approach.Wiley, New York, 1964.4.Jones, M, The Therapeutic Community.Basic Books, New York, 1953.5.MARTIN, M., A practical treatment programme for a mental hospital back ward, Amer.J.Psychiat., 56 : 10, 1950.i.SANDERS, R., Social rehabilitation of the chronic mental patient, Third Interim Report of NI.M.H., Project Grant No.OM-126, 1961. 14 C.C.J.ANGLIKER Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 7.Wine, J., BExxerr, D.H.,, and DENHAM, J., The in- 8.Zrryiyn, B.B., The Therapeutic Community \u2014 Fact dustrial rehabilitation of long stay schizophrenic or Fantasy ?, Brit.J.Psychiat., 113, (No.503), patients, Medical Research Council Memorandum, 1083-1086, 1967 ; Reprinted in Int.J.Psychiat., No.42, HM.S.0., London, 1964.7, (No.4), 195-200, 1969.pe vente fiw hd th ful i [i i Th ud [ite IS \u201cje Ml li li fy iy i) BEHAVIOUR AND AGEING : OFFENDERS AGED 40 AND OVER * } B.M.CORMIER, M.D., R.BOYER, Ph.D., G.MORF, M.D., M.KENNEDY, P.S.W., P.BOULANGER, P.S.W., C.BARRIGA, M.D., and J.CVEJIC, M.D.INTRODUCTION In a previous paper we have deseribed the changes that take place in the process of ageing.\u2018We are accustomed to think in terms of the classic division of the early formative years, of adolescence, and of old age.A great gap exists in our knowledge of what happens between adolescence and old age, that is, in maturity.These are precisely the years during which man is most creative, fulfills most of his ambitions, assures the continuity of life, or fails badly in his individual and social aspirations and expectations.This gap is now more and more filled by the many studies published within the last decade on the process of ageing as a whole.One of our conclusions was that beyond the classic division, we must conceive of ageing as a constant succession of transitory periods; that in maturity there are as many if not more transitory periods than are found in the early formative years and adolescence (1).In the many new responsibilities and crises encountered in maturity, one fact is outstanding in connection with delinquent and criminal behaviour.We know that in the period of late adolescence and earlv maturity (from age 18 to 25), there is a sharp increase in criminal behaviour, that soon after age 25 (the age at which it is generally acknowledged that men achieve biological maturity) this rapid rise begins to show a slow downward trend which is increasingly marked in the 30\u2019s and very pronounced after the age of 40.This phenomenon is well illustrated in the following tables and statistics.During the calendar years 1967-1968-1969, there were 2 934 male admissions to St.Vineent de Paul * Paper presented at the VIth Annual Convention of the Quebec Psychiatrie Association, Montreal, April 16, 17 and 18, 1970.1 This paper is part of a research project carried out by the McGill Clinic in Forensic Psychiatry.(2) Penitentiary.Of these, 305 (10.4 per cent) were 40 years old or over.For the purpose of this study, these 305 inmates were broken down as follows: 118 (38.5 per cent) had a criminal record prior to age 20, and 187 (61.4 per cent) were first sentenced after reaching age 20.Of these, 49 (16.1 per cent) were first convicted between age 20 and 24; 63 (20.6 per cent) were first convicted between age 25 and 39; and 68 (22.3 per cent) were first convicted after age 40 (Table I).For various reasons, such as immediate transfer to another penitentiary after admission to St.Vincent de Paul, or return to prison while waiting for an appeal decision, ete., seven subjects could not be included in the research.In this preliminary report we will deal with the offenders aged 40 and over who were admitted to penitentiary in the Province of Quebec during the calendar years 1967 and 1968 and whose criminal record started after age 20, a total of 129 cases.{These are the offenders isolated in the rectangle in Table I).Legal onset is defined as the age at first convie- tion.Clinical onset is à term used to designate a history of delinquency or criminality prior to legal onset.In this preliminary paper on offenders aged 40 and over, we will deseribe the group of 129 offenders as a whole.A subsequent paper will isolate and deseribe clinical syndromes, individual and social problems encountered in this particular group of offenders; it will also deal with the special problems of treatment for this group.A.FAMILY BACKGROUND With few exceptions, the offenders seem to have come from working class homes.The quality of the homes was evaluated according to the early formative years (from birth to age 6), and the years from latency to puberty (7 to 14).Judgment HIND, | i tbe Halen Beit is Sh B.M.CORMIER and al.Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 Tape I Age of first conviction of offenders age 40 and over according to year of admission to the penitentiary YEAR UNDER 20 20-24 25-39 40 + TOTAL 1967 43 17 22 22 104 1968 42 16 25 27 110 1969 32 16 16 | 19 84 Total 118 49 63 | 68 298 on the family background was assessed on the basis of information obtained from the subjects only.It should be understood that the distance between present age and childhood can bring important distortions to memory and judgment.Our criterion of an adequate home is one where both parents were present, and which, as far as could be assessed, contributed to proper socialisation of the children.An inadequate home is also one where both parents were present, but where, due to alcoholism, promiscuity, marital conflict and other problems, there was disruption, sufficient to impede and interfere with the proper socialisation of the children.A broken home is one where there was dislocation because one or both parents was absent from the home for more than a year as a result of death, divorce, separation, desertion, or hospitalisation.Nearly two-thirds of the subjects were brought up in adequate homes during the early formative years (Table II).Slightly under two-thirds of the homes were adequate during latency and early adolescence (Table III).The age of onset appears to be independent of the quality of the home environment, as measured by these rather broad criteria which do not allow us to take account of such important dimensions as the quality of relationship between parents and children.These subjects come mainly from the low socioeconomic stratum, but if we look at their economic status now that they have all reached age 40 there is a marked difference between those who were first involved in criminality between ages 20 to 24, 95 to 39 or after age 40.Generally speaking, the trend is as follows: those who start early remain in the low socio-economic stratum and among those TABLE II Home environment (0-6) of offenders age 40 and over, according to legal onset AGE N/K N/A ADEQUATE INADEQUATE BROKEN TOTAL 20-24 0 0 25 (75%) 4 (12%) 4 (12%) 33 25-39 5 (11%) 1 ( 2%) 28 (60%) 6 (13%) 7 (14%) 47 40 + 5 (10%) 1 ( 2%) 32 (65%) 5 (10%) 6 (12%) 49 Total 10 ( 7%) 2 ( 2%) 85 (66%) 15 (11%) 17 (13%) 129 TaApLE III Home environment (7-14) of offenders age 40 and over according to legal onset AGE N/K N/A ADEQUATE INADEQUATE BROKEN TOTAL 20-24 0 0 24 (72%) 4 (12%) 5 (15%) 33 25-39 3 (6%) 1 (2%) 26 (55%) 4 ( 9%) 13 (28%) 47 40 + 2 (4%) 1 (2%) 29 (59%) 7 (14%) 10 (20%) 49 Total 5 (4%) 2 (2%) 79 (61%) 15 (11%) 28 (22%) 129 vi far gun fud than gt thos Le cenl (ir orl dap Li, \u201cln [gy hey tight up Jormatie 1 où the ud ef apn home on broad er It of such liconship low si denn 2 1) there wri Nol I remall ing fe Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 BEHAVIOUR AND AGEING : who start between 25 and 39, there is a tendency for some to improve their status despite their delinquent problems; in first offenders after age 40, we find people who have reached an average or better than average economic standard.In this latter group are found the white collar criminals, and those who became involved in criminality while engaged in their profession.B.EDUCATION Note is made of the fact that there was no compulsory sehool attendance in the Province of Quebec during the period when most of the subjects were of school age, and this was during the period cf the depression.Forty-six per cent of our subjects did not even complete grade school; 39 per cent completed grade school but stopped between Grades 7 and 11; 12 per cent achieved Grade 12 or higher.The balance of 3 per cent could not be assessed (Table IV).The educational record and early drop-out cannot be judged by themselves as causative factors to criminality.In the lower economie brackets where most of the offenders fall, many children have left school early, especially in the past, not by reason of delinquency, but to go to work and help the family, as well as a lack of interest in higher educa- OFFENDERS AGED 40 AND OVER 17 tion.Each case must be treated on its own merits and reasons for the drop-out taken into account.Rather than success or failure at school, or early or late drop-out, what is generally more significant for the prediction of a eriminal career is the presence of gross maladjustment, truancy and delinquency severe enough to the point that it prevents remaining in school and may even require placement.As none of these subjects was seriously involved in delinquency prior to age 20, we may conclude that with better school attendance and achievement of higher grades they might have been better equipped on the labour market, so that if there is a relationship between school achievement and delinquency, it is only an indirect one.C.CIVIL STATUS In the group of first offenders after age 40, we find that 73 per cent have married, whereas in the group whose legal onset was at age 25 to 39, the percentage is 55, and this drops to 42 for those who started between ages 20 and 24.The older group in general have shown the capacity to marry and take responsibility for bringing up a family (Table V).A stable marriage (not necessarily synonymous with an harmonious one) indicates that a person can establish a relationship, and more often than TasLe IV Education of offenders aye 40 and over, according to legal onset AGE N/K 0-6 7-11 12 + 20-24 - 17 (51%) 12 (36%) 4 (12%) 25-39 2 (4%) 23 (48%) 18 (38%) 4 ( 9%) 40 2 (4%) 19 (39%) 20 (41%) 8 (16%) Total 4 (3%) 59 (46%) 50 (39%) 16 (12%) TABLE V Civil status of offenders age 40 and over, according to legul onset COMMON AGE N/K SINGLE MARRIED SEPARATED \u2018WIDOWED LAW 20-24 - 16 (48%) 8 (24%) 6 (18%) - 3 (9%) 25-39 - 12 (26%) 11 (23%) 11 (23%) 4 (9%) 9 (19%) 40 + 1 (2%) 10 (20%) 25 (51%) 10 (20%) 1 (2%) 2 ( 4%) Total 1 (1%) 38 (29%) 44 (34%) 27 (21%) 5 (4%) 14 (11%) 18 B.M.CORMIER and al.not take on the task of breadwinner and raising a family.However, we know that there are many marital breakdowns and it is within the group where criminality started between ages 25 and 39 that we find the greatest amount of marital breakdown, very often coinciding with the onset of criminality.D.WORK RECORD The work record is not merely a measurement of number and type of jobs, years of employment, wages, etc.Work is an adult function, implying a certain stability, a capacity to take responsibility for oneself and others as well as the ability to establish difficult and sometimes complex relationships with employers, unions, fellow workers, ete.Though early drop-out from school in this particular group is not in itself of great importance in function of their criminality, the presence or absence of a good work record has a significant relationship with the onset of criminality (Table VI).Seventy-five per cent of the group with legal onset over age 40 had work records which could be de- seribed as good, whereas only 34 per cent of the group aged 25 to 39 had good work records, and only 24 per cent of the 20 to 24 age group.Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 E.TYPE OF OFFENCE (Generally speaking, there is a trend that offences with violence are committed by younger offenders, but this is not so in the group under study, where we find a high percentage of crime against person.We are, however, dealing with a very special group of offenders who have in common the fact that they are now aged 40 and over and have been convicted of an offence after that age.This important finding will need to be studied seriously in function of its implications for prognosis, treatment, and reintegration into society.If we take the present offences for these men who are now 40 and over (Table VII), we see that offences against property [including fraud (Table VIT)] account for 66 per cent in those who started between 20 and 24, 53 in those who started between 25 and 39, and 31 per cent in those who committed their first offence after age 40, whereas crimes against person, including sexual cffences and homicide, account for 27 per cent in the 20 to 24 group, 44 per cent in the group between 25 and 39, and 52 per cent in the 40 + group.Two outstanding types of crime against the person by men with a first criminal offence after age 40 are homicide committed in a specific relationship TasLE VI Work record of offenders age 40 and over, according to legal onset AGE N/L Goop UNSTABLE Poor TOTAL 20-24 = 8 (24%) 10 (30%) 15 (45%) 33 25-39 1 16 (34%) 23 (49%) 7 (15%) 47 40 + - 37 (75%) 10 (20%) 2 ( 4%) 49 Total 1 (1%) 61 (47%) 43 (33%) 24 (18%) 129 TasLE VII Type of present offence of offenders age 40 and over, according to legal onset AGE PROPERTY FRAUD PERSON SEX HOMICIDE OTHER TOTAL 20-24 13 (39%) 9 (27%) 4 (12%) 3 (9%) 2 ( 6%) 2 ( 6%) 33 25-39 14 (30%) 11 (23%) 6 (13%) 13 (27%) 2 ( 4%) 1 ( 2%) 47 40 + 4 ( 8%) 11 (23%) 4 ( 8%) 17 (34%) 5 (10%) 8 (16%) 49 Total 31 (24%) 31 (24%) 14 (11%) 33 (26%) 9 (7%) 11 ( 8%) 129 Li pal I p-Ja ahd jung I ri I su Amour ore fom cunbtedly 3 ie sie es af ol property.] ond of dees, \u20ac sesyal of and ne 7 were four For he thèse offer vietion fo thèse men an: sexual off These igh Iss, Fou mp poly TSE ee alter rege BAY til: thy ehiphiliy phous th of el 50 Île leg \u201cI thy hip 1 Me dry eg % da By fi.Tig Wim vita] {ide Len io 1 I ee the: | Table Ii Sat site I he die El) au vel Fete - Eup.: pin ged] ii Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 (such as marriage) and sexual offences committed during the libidinal crisis of middle age or later.F.CRIMES AGAINST PERSON, SEXUAL OFFENCES AND HOMICIDES 1.Sexual offenders: Among the 129 cases studied, 33 (25.6 per cent) were found guilty of a sexual offence.This is undoubtedly an important percentage.Out of these 33, nine had a mixed record, defined here as the commission of a sexual offence or offences with other types of criminal behaviour such as crimes against property, public order, or person.Eight had a long record of petty offences (vagrancy, loitering, traffic cffences, drunkenness, etc.) along with the first One had a serious criminal record There sexual offence.and one was sentenced for the first time.were fourteen cases of incest.For the purpose of this study, we will divide these offenders according to the age on first con- vietion for sexual offence (Table VIII).One of these men was found guilty of a sexual offence at age 20 to 24; eight were found guilty of their first sexual offence when they were between 25 and 39.These eight cases are divided as follows: three of incest, four of homosexual paedophilia or hebephilia, one polymorphous sexual deviant.Twenty-four cases were found guilty of their first sexual offence after reaching age 40, as follows: eleven cases of incest, seven of heterosexual paedophilia or hebe- philia; three cases of homosexual paedophilia or hebephilia ; two cases of proxenitism, and one polv- morphous sexual deviant.Out of these 33 cases, six could be considered as sexual deviants whose history started long prior to the legal discovery.For the others, our impression is that the sexual offences coincide with a crisis in their life.This is especially well exemplified TABLE Serwal offenders now aged 40 and BEHAVIOUR AND AGEING : OFFENDERS AGED 40 AND OVER 19 by the fact that we find fourteen cases of incest, te.42.4 per cent of this group.To be noticed that most of the other cases also involve sexual practices either with young boys or girls.These cases also correspond to a critical period in the life span as shown by the fact that deviant sexuality appears suddenly at a late age.2 Homicides: During the calendar years 1967 and 1968, 71 inmates of the total inmate population were admitted for homicide committed in the Province of Quebec.Of these, nine (12.7 per cent) were 40 years and over when the homicide was committed.As regards civil status, seven of these inmates were married, of whom five were separated.As to their criminal history, four had no previous record; two had a record of misdemeanours, and three had an appreciable criminal record.Three of the nine had a history of mental illness, and in five cases there was a history of heavy drinking.The most important finding, however, is that for eight of the nine cases, the victim was a specific vietim, by which we mean that there was a personal relationship between the offender and the vietim, and the conflictual nature of this relationship was a determining factor in the homicide.Four of the victims were wives (legal or common-law); one was a brother; three were friends.None of these homicides resulted from the commission of another crime.In the ninth case, the vietim was a stranger whose death occurred as an outcome of the commission of another crime.G.CRIMINOLOGICAL CLASSIFICATION Generally speaking, the earlier one is flxated in repetitive delinquency, the greater are the chances that this pattern will persist.When we look at the 129 offenders now aged 40 or more and look back VIII over, according to type of offence AGE AT FIRST HETEROSEXUAL HOMOSEXUAL SEXUAL OFFENCE INCEST OFFENCE OFFENCE PROXENETISM TOTAL 20-24 - 1 \u2014 - 25-39 3 1* 4 - 40 + 11 8* 3 2 Total 14 10 7 2 * 1 polymorphous deviant 20 B.M.CORMIER and al.at their previous legal record, or its absence, this becomes evident.To define our terms, a late offender is one whose delinquent behaviour is confined to a single episode.An episodic offender is a recidivist whose life is characterized, apart from two or more short delinquent episodes, by law-abiding behaviour.À late delinquent is a multi-recidivist whose social adjustment is governed by delinquent values.It could be anticipated that the proportion of late delinquents decreases as the age at legal onset inereases (Table IX).Seventy-three per cent of those who became delinquent between the ages of 20 and 24 are now late delinquents after age 40.The proportion of late delinquents falls to 47 per cent among those with a legal onset between the ages of 25 and 39.As for the group of offenders with a legal onset at age 40 or over, late delinquents number only six per cent.Episodic offenders are represented in proportions of 27, 53 and 16 per cent in the groups with legal onset between 20 and 24, 25 and 39, and 40 +, respectively.Late offenders are found only in the group with a legal onset at age 40 or later, and comprise 78 per cent of this group.(The exclusion of late offenders from the first two groups is, of course, inherent to a study of offenders aged 40 or over.) Incidental offences, recidivism and multi- recidivism have no direct relationship with the severity of an offence.Fortunately, the greatest number of recidivists fall within the group of erimes against property.As has been shown in this group under study, we find a high percentage of erimes against person.Among these, homicide, the severest of all, was proportionately found most frequently among incidental offenders starting after age 40.Penologically speaking, we must find ways of dealing with the fact that very severe offences committed by incidental offenders of mature or even old age carry a better prognosis than repeated offen- Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 ces against property committed by younger offenders.This is illustrated not only by the serious offences against the person committed by men not involved in criminality before the age of 40, but also by cases of embezzlement committed after age 40 by men who appropriated for themselves in a short period of time a sum of money far greater than the amount a habitual offender may have taken during a long criminal career.Such a finding illustrates that the sentencing judge should be a social clinician who, like a doctor, has to take into account that the acute severity of an offence may bear a good prognosis where a chronic repetitive delinquent act against property has a poor prognosis.From these observations we must conclude that the rendering of a sentence is primarily a judicial funetion but at the same time is also a social and clinical problem.CONCLUSIONS We have studied 129 offenders whose present age is 40 and over.In other studies of a similar nature, a distinction has seldom been made between offenders aged 40 and over, who have no previous eriminal record and those of the same age with a previous, sometimes lengthy, history of criminality.There are differences between first offenders after age 40 and recidivists or multi-recidivists of the same age, and this is shown particularly in the types of offences and criminality and in their social values and personalities.Notwithstanding these differences, however, there is the common denominator of age.It has been fairly well established that most persistent offenders cease their criminal activities by age 40, and one cannot but wonder why this particular group has persisted in criminality beyond that age when the majority have usually abated.In the case of the first offenders after age 40, one can ask why, after -so many years of a law-abiding life, they lle TaBLE IX Criminological classification of offenders age }0 and over according to age of legal onset of criminality _ EpisopIc L i AGE LATE OFFENDER OFFENDER ATE DELINQUENT TOTAL 20-24 N/A 9 24 33 25-39 N/A 25 22 47 40 + 38 8 3 49 Total 38 42 49 129 M dj baw fy tend.Serious Den not 1 by dat this \u2018orale dv he nie lite, ak ing LC mar Sets or pre.nes | marl : | san lt ie ! nature 1 offal: ori] ES.There page) me azn of offn- lie and a, ere pis been : offal: 4), ud at 7 whe Jo gi TI \\ Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 break the laws they have previously observed and why social controls which were hitherto operative have failed in the decade of the 40's.Apart from their age, both groups, whether recidivists or first offenders, belong to a small segment as eriminality after age 40 shows a significant decrease.Granted that the recidivists generally have a more guarded prognosis, it is our feeling that for all offenders in that age group the prognosis is generally favourable.There is, however, a BEHAVIOUR AND AGEING : OFFENDERS AGED 40 AND OVER great difference between what can be done for the first offenders, for the recidivists, and for the multi- recidivists.In the third part of this project, we will study the dynamics, prognosis and treatment of the offender after age 40.BIBLIOGRAPHIE 1.Cormirr, B.M., et col.,, Behaviour and ageing paper presented at the Annual Meeting of the Canadian Psychiatric Association, Toronto, 1969.vi Jets, i PSYCHIATRIC SERVICES IN PENAL INSTITUTIONS.Part II.A DETAILED SURVEY OF PATIENTS HOSPITALISED ON A GIVEN DAY * B.M.CORMIER, M.D., S.SIMONS, M.D., C.BARRIGA, M.D, In a previous paper (1), we gave a general overview of the psychiatric services provided by the psychiatric hospital of St.Vincent de Paul Penitentiary, which serves all the federal penal institutions in the Quebec region.We also outlined the philosophy by which we were guided in providing these services and furnished over-all statistics of the number of patients treated, hospitalized as well as out-patients.We are at present engaged in reviewing all cases admitted to our hospital in the course of one administrative year, running from April 15t, 1969 to March 31st, 1970.In a future project we expect to carry out a similar review of all out-patients seen in the course of one year.In the course of the administrative year 1969- 1970 a total of 183 inmates were hospitalized for mental illness, of which 113 were admitted once, 53 admitted twice, and 17 admitted three times or more, a total of over 270 admissions.The hospitalization rate over the last year was 9.4 per cent of the total penal population in the Quebec region : 1,956 inmates detained in maximum, medium and minimum security institutions.This figure gives an idea of the high incidence of mental illness serious enough to require hospitalization in this population.In order to present a preliminary report, this paper will give a study of all patients hospitalized on one particular day, to wit, March 11\u2018, 1970, a day that was chosen for convenience.The psychiatrie hospital looks after long-term as well as short- term patients and only a few of the former were * Paper presented at the VIth Annual Convention of the Quebec Psychiatric Association, Montreal, April 16, 17 and 18, 1970.+ The views expressed in this paper are those of the authors, and are not necessarily those held by the Canadian Penitentiary Service.G.MERSEREAU, M.D., and G.MORF, M.D.transferred to hospitals outside the penal system.Therefore, this particular sample of all patients hospitalized on one particular day will be weighted in favour of long-term cases.1.GENERAL DESCRIPTION OF OUR SAMPLE AND DIAGNOSTIC BREAKDOWN On the day of the census, there was a total of 50 hospitalized patients, ten of whom were working.We will first give a general diagnostic breakdown of our cases (Table I).This diagnostic breakdown is according to main diagnosis and in many cases subsidiary diagnoses were made, e.g.in only one case was a diagnosis of mental retardation made \u2014 actually a borderline I.Q.of 70 \u2014 but this case was classified under neurosis since this was the main problem.Of the 26 cases diagnosed as schizophrenia, one was a deteriorated schizophrenic, with a very long TABLE I Breakdown of the 50 patients.according to diagnosis DIAGNOSIS NUMBER % Schizophrenic psychosis 26 52 Reactive psychosis .2 4 Neurosis .coon 16 32 Personality disorder _.4 8 Chronic alcoholism (with organic brain damage) 2 4 Total.50 100 vis il il iit Hl JI uy GA Hp LAN INE, Pats Weigle util ut Var, oublier \u201c0 dh frguise gus line {| under ai, lone Ae Lavul Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 course of 17 years.None of the other 25 cases of schizophrenia was deteriorated, although most of them showed a tendency towards a more prolonged course, if not chronicity.The diagnosis of schizophrenia was made according to Bleuler\u2019s criteria.No diagnosis of schizophrenia was made in those cases of psychosis that were acute, judged to be transient, and where a complete recovery was anticipated.Of the two cases diagnosed as reactive psychosis, one had a documented history of similar previous episodes with complete recovery.In the other case, à previous episode or episodes was suspected but could not be confirmed due to the acute confusional state of the patient.The two cases diagnosed as chronic alcoholism with organie brain syndrome were both elderly, had a long history of aleohol abuse and showed memory defects and intellectual impairment.Both, however, showed superimposed neurotic sympto- matology in the form of depression and anxiety.The four cases diagnosed as character disorder were all referred because of disciplinary problems, but two of fhese had superimposed neurotic symptoms, viz.anxiety and depression.Only exceptionally is a case hospitalized solely because of a personality disorder.Obviously, most members of the inmate population show personality disorder, but as a rule only when this personality disorder de- compensates or is transformed into a psychotic or neurotic disorder are they accepted for hospital treatment.Character disorders are generally treated on an out-patient basis.In this paper, we will confine ourselves to à comparative study of the two largest diagnostie groups, uamely, the non-deteriorated cases of schizophrenia, 25 in all, and the cases diagnosed as neurotics, 16 in all.These two diagnostic categories, accounting together for 82 per cent of our total sample, are Jarge enough to allow meaningful calculations.II.COMPARISON BETWEEN THE GROUP OF SCHIZOPHRENICS AND NEUROTICS 1.AGE DISTRIBUTION : The age range for the schizophrenics was 20 to 42, the mean age 29 and the median age 28.For the neurotics, the range was from 19 to 48, mean age 31, and median age 29.5, an age distribution pattern quite similar in both groups (Table II).PSYCHIATRIC SERVICES IN PENAL INSTITUTIONS 23 TABLE Il Mean age, median age, and age range, according to diagnosis DIAGNOSIS MEAN AGE |MEDIAN AGE| ÂGE RANGE Schizophrenia 29 28 20-42 Neurosis .31 29.5 19-48 2.FAMILY BACKGROUND: a) Socio-economic class: The vast majority of the subjects in each group came from working class families.In both groups, approximately one-half came from families with poor socio-economic functioning.b) Marital disruption in the families of origin: We looked at the families of origin in terms of marital disruption prior to the age of 16 of the subject.We took into account all possible kinds of disruption, be it bv death of one or both parents, illness, separation, divorce, desertion, ete.We found quite similar rates of marital disruption in both groups: 48 per cent for the schizophrenics and 44 per cent for the neurotics, which must be considered extremely high.c) Mulhidelinquency : By multidelinquency we mean a history of de- linqueney in one or more brothers of the subject, provided always that there are one or more brothers available, and that they have reached the age at which delinquency can become apparent.By this definition, we find a rate of multidelinquency in the group of schizophrenies of 30 per cent, and in the neurotics of 38 per cent, rates which are in the same range and which must be considered quite high, suggesting a considerable degree of disorganization, both social as well as mental.In other words, these families show both multidelinquent as well as multipathological features.3.PERSONAL BACKGROUND : a) Education: In the group of schizophrenics, 68 per cent had only elementary education or less.In the group of neurotics, it was 60 per cent.These rates are similar for both groups, suggesting a low educational level (Table III).stl faints ii ih ia Hah 24 B.M.CORMIER, 8S.SIMONS, C.BARRIGA, G.MERSEREAU, G.MORF Laval Médical Vol.42 \u2014- Jan.1971 TapLE III Level of education accordiny to diagnosis DIAGNOSIS Nor KNOWN ELEMENTARY SECONDARY TOTAL Schizophrenia.- 17 (68%) 8 (32%) 25 Neurosis.1 9 (60%) 6 (40%) 16 Total cer eerse cernes 1 26 (65%) 14 (35%) 41 b) Acquisition of a skilled trade: Only 12 per cent of the schizophrenies have acquired a skilled trade, whereas the rate for the neuroties is 31 per cent, the latter, therefore, showing a somewhat better achievement, though still low (Table IV).e) Work record: Of the 25 schizophrenies, 17 had a poor, very irregular, or non-existent work record, a percentage of 68.The percentage for the neurotics was 44, so that here again, the neurotics have a somewhat better record, though still not impressive.Acquisition of a skilled trade and work record tells us something about adult functioning and it would seem that the neurotics were relatively less impaired in these areas than the schizophrenics.4, MARITAL STATUS: At the time of admission, 19 of the 25 schizo- phrenies, 76 per cent, were single.In the group of neurotics, the percentage was 69, again not significantly different.Only one of the combined total had a legal marital status which was still intact at the time of admission.Both groups show a poor capacity to establish or maintain a marital relationship.5.CRIMINOLOGICAL BACKGROUND : a) Criminological diagnosis : For the purpose of criminological diagnosis, we TaBLE IV Special training (skilled trade), according to diagnosis DIAGNOSIS SKILLED NOT SKILLED ToTAL Schizophrenia 3 (12%) 22 (88%) 25 Neurosis 5 (31%) 11 (69%) 16 Total .8 (19%) 33 (81%) 41 divided both groups into persistent delinquents, on the one hand, and episodic and incidental offenders, on the other.By persistent delinquent we mean one who, from the time of onset either in youth or in maturity, has shown no significant periods of law-abiding adjustment; by an episodic offender, we mean one who has committed two or more offences, but who has shown a law-abiding adjustment in between his offences; the term incidental offender is self-explanatory.In the group of schizophrenics, 16 out of 25 proved to be persistent delinquents, which is a percentage of 64, the remainder being six incidental and three episodic offenders.In the group of neurotics, 13 out of 16 were persistent delinquents, a percentage of 81, there being two episodic offenders and one incidental.In both groups, therefore, persistent offenders formed a great majority.We will comment later on the important relationship between persistent eriminality and mental illness.b) Crimes of violence: We then determined the presence of violent crime in their over-all pattern of criminality (Table V).The results can be summarized as follows: In the first offenders of both groups, the presence of violence is actually 100 per cent.As regards the repeatérs, there was at least one violent offence in the career of 74 per cent of the schizophrenic cases as against 73 per cent of the neurotics, figures which are very similar for both diagnostic groups, indicating a predominance of violence in both groups.In the vast majority of these cases, the violence occurred only in the last offence.A typical pattern was, therefore, one of a series of non-violent offences culminating in a last, violent offence, in other words, a progressive record.This pattern was present in 63 per cent of the group of schizophrenics, and 60 per cent of the group of neuroties.arcanes Lu val Shi Fi Ji Total \u201cti ç Sel RE Shi A Tig jo 11% d Ii.0) ers, Men hor os of bile, off ment oer lent nos FR: fu nel js ile hee I + goss jor Toi] ll 5, fhe quil at D aitern chi pits Luval Médical Vol, 42 \u2014 Jan.1971 e) Present offence: A breakdown of the present offences (Table VI) will show that most of the subjects were indeed convicted of a serious offence against the person (including homicide, assault and robbery), 76 per cent among the schizophrenics, and 75 per cent among the neuroties.PSYCHIATRIC SERVICES IN PENAL INSTITUTIONS 25 6.PSYCHIATRIC HISTORY : a) Prior to present incarceration: We find a previous history of psychiatric treatment, inside and/or outside the penal system more often in the schizophrenic cases than the neurotic ones, namely, 52 per cent in the former and 25 per cent in the latter (Table VII).TaBLE V Crimes of violence in first offenders and repeaters, according to diagnosis PREVIOUS BOTH PREVIOUS PRESENT DIAGNOSIS NONE OFFENCE AND PRESENT OFFENCE TOTAL ONLY OFFENCES ONLY Schizophrenics È First offender .| - n/a n/a 6 (100%) 6 Repeater .5 (26%) 1 (5%) 1 (5%) 12 ( 63%) 19 Neurotics First offender - n/a n/a 1 (100%) 1 Repeater ner 4 (27%) \u2014 2 (13%) 9 ( 60%) 15 Total is 9 (22%) 1 (2%) 3 (7%) 28 ( 68%) 41 TaBLE VI Type of present offence, according to diagnosis DIAGNOSIS MURDER RAPE ASSAULT ROBBERY ARSON NON-VIOLENT TOTAL Schizophrenia .3 (12%) 1 (2%) 2 (8%) 12 (48%) 1 (4%) 6 (24%) 25 Neurosis Lucerne 8 (19%) - 3 (19%) 6 (37%) - 4 (25%) 16 Total Lecce rer re cer ecrans 6 1 5 18 1 10 41 TasLe VII Previous psychiatric treatment inside or outside the penal system, according to diagnosis INSIDE OUTSIDE B DIAGNOSIS No HISTORY ONLY ONLY OTH TOTAL Schizophrenia 12 (48%) 6 (24%) 2 ( 8%) 5 (20%) 25 Neurosis ec neccrrrerseunet 12 (75%) 1 ( 6%) 2 (18%) 1 ( 6%) 16 Total LL ee errer cr ersere serrer 24 (59%) 7 (17%) 4 (10%) 6 (14%) 41 Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 26 B.M.CORMIER, S.SIMONS, C.BARRIGA, G.MERSEREAU, G.MORF TABLE VIII Outward or self-directed aggression at time of admission, according to diagnosis DIAGNOSIS NO AGGRESSION INWARD OUTWARD Bore ToTAL Schizophrenia er neeers 13 (52%) 5 (20%) 7 (28%) - 25 - Neurosis.10 (63%) 4 (25%) 2 (13%) 2 (18%) 16 ' Total ons rrreerree 23 (56%) 9 (22%) 7 (17%) 2 (5%) 41 ; b) Symptomatology at the time of admission : Considering the predominance of violence in the eriminal careers of these subjects, we tried to assess the presence of aggressive symptomatology, whether directed outwardly against persons (assaults) or the environment (cell breakage), or self- directed aggression, such as auto-mutilation and suicidal attempts.This symptomatology was assessed for the time of admission, although it is quite frequent before and even after admission and reflects a propensity to act out under the influence of a mental disorder, as well as a reaction to the milieu (Table VIII).The schizophrenics have a rate of outwardly directed aggression of 28 per cent, as opposed to self- directed aggression of 20 per cent.In the case of the neurotics, these rates are 13 per cent versus 38 per cent.The schizophrenics, therefore, have relatively more outwardly-directed aggressive symptoms, whereas in the neurotics the reverse holds true.The other most commonly encountered symptoms were anxiety, depression, and paranoia (Table IX).The schizophrenics showed anxiety symptoms in 48 per cent of the cases, and depressive symptoms in 76 per cent of the cases.In the neuroties these percentages were respectively 69 and 89.Paranoid symptoms, on the other hand, were present in 52 per cent of the schizophrenics but only in 25 per cent of the neurotics.Tape IX Other symptomatology at time of admission, according to diagnosis ANXIETY DFEPRESSIVE, PARANOID DIAGNOSIS SYMPTOMS SYMPTOMS SYMPTOMS Schizophrenia .48% 76% 52% Neurosis.69% 89% 25% ¢) Source of referral: In terms of institutions, 60 per cent of the schizo- phrenies were referred from maximum security institutions, the remainder from minimum and medium security institutions.The percentage of neuroties coming from the maximum security institution was 50.In terms of the service which referred the patients, in the schizophrenics group, there was one self-referral, eight professional referrals, 2.0.28 per cent, and the rest were referred by administrative services.In the neurotic group, on the other hand, there were two self-referrals; seven came from professional sources, by which we mean medical officers, psychiatrists and psychologists, 47 per cent, the remainder being referred by the administrative services.The neurotics appeared to be more adept at gaining access to professional help.d) Duration of hospitalization: Our present assessment deals with long-term cases, those hospitalized for a term of 90 days or more.Sixteen of the 25 schizophrenies were in hospital 90 days or longer, and of these 16, no fewer than eight had a hospitalization duration of one year or over.Nine of the 16 neurotics had a hospitalization of 90 days or more, but only one of these was hospitalized for more than one vear (Table X).In terms of readmission during the preceding eleven months, the picture is a little different.Readmission rate was 24 per cent for the schizo- phrenies, but 50 per cent for the neurotics.DISCUSSION In comparing the schizophrenic and neurotic patients hospitalized in the penal system, we find that they do not differ in age distribution, family background, education and marital status, nor in eri- minological type and crime pattern.The background of both these groups appears to have been Il \u2026u vi Who an Jj) |e shi Sy and Wigs if I Li pee lé YY mak, Le vali ou de k: seven We ell Ales 1b the pre mal help pel M des fi yor hl que ir ppt these p3 perle {ioe 5 hi pote ful il jt 5 ça ie ik i te Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 PSYCHIATRIC SERVICES IN PENAL INSTITUTIONS z = TABLE X Comparison of schizophrenics and neurotics hospitalised 90 days or over DURATION OF HOSPITALISATION DIAGNOSIS TOTAL 90-180 pays 180 DAYS-1 YEAR 1 YEAR AND OVER Schizophrenia 000000 2 (13%) 6 (38%) 8 (50%) 16 Neurosis 00 3 (38%) 4 (50%) 1 (13%) 8 unusually unfavourable and pathogenic.Given this background, it is perhaps not surprising to find severe individual, social and psychological disorganization.One point we wish to stress is that a disorder may at one time express itself in behavioural symptoms, and at a later point in time in symptoms in the spheres of affect and thought.Indeed, over a certain period of time, these symptoms may be interchangeable.Internal changes as well as external factors determine such a change-over.As an external factor, the penal miliew acting on an already abnormal personality is important in contributing to such a change by blocking many of the usual modes of acting out.Hence, it is inside the prison that we commonly see either the first outbreak of a manifest mental disorder, or the aggravation or relapse of a pre-existing one.The malin, however, does not in itself create the disturbance, and only exceptionally can we nowadays regard a mental disorder in prison as an artifact of the malien.The close association we find between violent aggression against the person and a subsequent emergence of serious mental illness has been observed generally in the literature.Such violent aggression is higher in our group than in the penal population as a whole.Again, though a pattern of non-violent erime culminating in a violent offence is not rare in persistent delinquents, it is by no means the rule, and the majority persists in nonviolent erime.Violent aggression, therefore, often seems to mark a point of transition between a delinquent process and a different pathological process, namely, mental illness.It is a commonplace that delinquents have a weak ego.By this, we mean that they caunot handle instinctual drives, aggressive as well as sexual, in more or less normal and socially acceptable ways.They are constantly threatened by the emergence of persecutory and depressive anxieties and the delinquent typically tolerates such anxieties very poorly.Nor for the longest time does he appear capable of forming adequate defences.Displacement and projection onto society as a whole occurs, and persecutory feelings are rationalised by perceiving society as hostile.The punishment they provoke merely confirms the sense of persecution and by this projective mechanism, the depressive constellation at the core can be held in abevance.Part of the aggressive drive energy finds discharge more or less directly in delinquent acts.Such a discharge may afford pleasure, but to a considerable extent it is a secondary mode of discharge with the aim of saving anxiety, in other words a defence mechanism, This self-fulfilling and constantly reinforced mode of behaviour may remain stable for a long time.Resort in the end to more naked, that is violent, aggression against the person suggests increasing difficulty in warding off an ever more threatening breakthrough of depressive and persecutory anxieties.While incarcerated, resort to violent and diffuse acting-out is not entirely abandoned but paranoid anxiety, often reaching overwhelming proportions, emerges and if the ego has little resistance, psy- chotie breakdown may occur; alternatively or concurrently, reintrojection with depressive states may oceur.Violence, heretofore expressed in action, now occurs in fantasy and in dreams, often barely disguised, and is finally elaborated in psychotic delusion.Where manifest paranoia occurs, it is most commonly persecutory, less often grandiose, We find that most often the object choice is by identification, that is, other inmates become the persecutors representing with little displacement the bad internal object.Conversely, the inmate who has escaped psychotic or neurotic breakdown will continue to choose guards and the administration as the persecutors.If the mental illness is characterized by a depressive disorder, the aggression cannot always be us: ss ce ee , rin ts ge Rt\" ns i és Le 28 B.M.CORMIER, S.SIMONS, C.BARRIGA, G.MERSEREAU, G.MORF Laval Médical successfully bound and it will spill over in direct aggression against the self.Auto-mutilation, suicidal attempts and achieved suicide represent a failure of the depressive mechanisms.CONCLUSIONS In this paper dealing mainly with more chronic patients, we were concerned with diagnosis and symptomatology, and how an unfavourable background and the delinquent process proceeded to a disabling mental disorder.The next step will be Vol.42 \u2014 Jan.1971 a study of all the patients hospitalized during the year 1969-1970, including the many cases of a more acute and transient neurotic or psychotic breakdown, and to demonstrate a different aspect of a mental illness during a criminal career, namely its reintegrative function.BIBLIOGRAPHIE 1.Cormier, B.-M., Morr, G., and MERSEREAU, G., Psychiatric services in penal institutions, Laval méd., 40 : 939, 1969.THe OF Flag} \u201clig Me, ME Jag, F gg i \u201c6 By Lan ws, THERAPEUTIC PSYCHODRAMA : A SYNTHESIS OF PRINCIPLES OF THEATRE AND TREATMENT * Conservative professional reaction to the theatre has for too long prevented psychotherapists from availing themselves of psychodrama techniques.Consequently patients have been deprived of procedures which are sometimes more comprehensive and more appropriate than those in conventional practice.The theatre, it is often argued, is unreal, disposed to histrionics, and has as its prime objective the entertainment of the audience.From the analytic developmental perspective, it is said to encourage regression, since ontogenetically action precedes verbalization.If prejudices might be suspended, professional isolationist attitudes laid aside, and if the theatre is regarded with an unjaundiced eye, within it may be found valid parallels to psychopathology and psychotherapy.Wolberg (25) offers a rather comprehensive definition of psychotherapy.In essence it states that treatment is based upon the establishment oË adequate communication which has as its goal the removal, modification or retardation of symptoms and the promotion of personality development.Regardless of therapeutic philosophy the fundamental dynamics of change seem to involve uncovering and reeducation.Uncovering necessitates exposition as well as abreaction and/or insight.Reeducation is a consequence of counseling, active therapist intervention and rehearsal.Several therapeutic approaches ean be incorporated into a comprehensive format of therapy which will link psychological treatment with cornerstones of the theatre.The existentialist viewpoint contributes the notion that man knows himself only in his relations with other men and he constantly lives in fear of * Paper presented at the VIt\" Annual Convention of the Quebec Psychiatric Association, Montreal, April 16, 17 and 18, 1970.1.Montreal General Hospital.Allen A.SURKIS, Ph.D.! separation and isolation.Guilt develops when one does not act, for it is through action that one is creative and self-fulfilling.Existential therapists aim to have their patients accept the freedom and responsability for acting, through honest human encounter (11).Behaviour modification therapists encourage patients to assume a quasi-therapist role through the sharing of direction and handling the various techniques.The behaviour therapist\u2019s goal is to alter behaviour with or without insight.He employs conerete criteria for evaluating change (27).The client-centered orientation provides an atmosphere in which the patient can discover bis personal means of expression.In contradistinction to the social environment, the minimal threat of the therapeutic alliance permits the patient to experience that which was previously blocked, and sensitizes him to the subtleties of communication (7).Basing themselves upon years of extensive research, Truax and Carkhuff (24) have arrived at a number of facilitative conditions which transcend, but are operative across, diverse theories and techniques.Empathy, the first condition, implies being able to feel oneself into the experience of the other and to communicate the resulting understanding adequately through verbal and non-verbal behaviour.Positive regard, the second factor has to do with warmth, respect, and acceptance of the patient.It is communicated through the therapist\u2019s effort to understand, his commitment to the patient, and his own spontaneity (21).Self-congruence is the foundation upon which the therapeutic relationship is developed.Self- congruence, or genuineness, refers to the degree to which a therapist is both honest with himself and his patient.The fourth condition, concreteness, involves the direct and complete expression of specific feelings 30 and experiences by both patient and therapist, regardless of the emotional content (8).Accepting the above stance regarding psychotherapy, the next step is to acknowledge that therapy will oceur within a group setting as well as in the one-to-one situation.Foulkes and Anthony (12) value the group as a type of laboratory which enables the therapist to view the operation of internal dynamics through behaviour instead of report.Renata Adler (1) called the therapeutic group \u201c\u2018perfect theatre\u2019.Like the dyadic situation, if embodies more as well as less than real life: less, because the circumstances are contrived and behaviour is not subject to practical consequences as it is outside the special therapeutic setting: more, because free from threat one can be more honest, more intense, and more spontaneous.Spontaneity is the sine qua non of theatre and therapy.Tt is associated with freedom from the fear of others \u2014 trust; with the ability to discard unproductive and unrewarding behaviour patterns \u2014 deconserving; with an ability to explore and assume many roles.Released from binding earlv memories, undigested theories, and other persons\u2019 techniques, the actor (the patient) attempting to arrive at his own solutions through thought and creative action, gains fresh understanding of those around him and learns how to survive (23).Spontaneity and creativity are probably inseparable, except in the abstract; spontaneity being a means, and creativity an end.Bobula (4) describes the two salient characteristics of spontaneity as: the manner in which an event is experienced, and the content of the experience.For Moreno (19) spontaneity\u2019s two prime qualities are novelty and adequacy.In operational terms it is the ability to respond with some degree of adequacy to a new situation or with some degree of novelty to an old situation.John Martin (17) made a strong case for creative action.He wrote: \u201c* Education has made a fetish of intellectualism and has placed no value on the resources of the body.But the intellect as an independent agency is without value.Unless it is given material to work with it is powerless, for it can of itself establish no contacts with the outside world.It is dependent upon the sensory and motor equipment to put before it the problems of the individual in relation to his environment.Otherwise, it must deal with abstraction or with the rehashing of past testimony.\u2019 Allen A.SURKIS Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 Both play and phantasy are avenues for the expression of spontaneity-creativity.Both are often discouraged in adults as regressive activities which inhibit realistic behaviour.What is all too often neglected is that they can also facilitate higher levels of feeling as well as lead to optimal, rather than merely adequate, behaviour.Regarding phantasy, the American author Ray Bradbury has said, \u2018\u2018The ability to phantasize is the ability to survive.Take that away and the whole damn race goes down the drain.\u201d He also has said that \u2018\u2019the purpose of art 1s to release every tension we have.If we need to cry; let us cry.If we need to laugh ; let us laugh.If we need to throw up; let us throw up.Being sick is a means of getting well ; that\u2019s what sickness is for\u2019 (14).The artist readily acknowledges that the creative act has as one of its purposes, the achievement of a therapeutic effect.Play is a most relevant form of creative action.The capacity for play, like the capacity for work, 1s necessary for successful living (17).It requires imagination, concentration, visualization, self-criticism, persistence in the face of frustration, as well as dexterity (16).For Erikson (10) there is both recreation and self-cure in the activity of play.Play involves doing something of one\u2019s own choice without hope or fear of consequences.The play of children is a form of the ability to cope with experience by creating model situations, and the ability to master reality by experiment and planning.From his vantage point, he sees the play of the adult as a reality in which he builds his hopes and redeems his failures through the reconstruction of model situations.The adult anticipates the future, in play, through sharing and correcting the past.It was said that play involves doing something.Seldon (22) notes that the word drama means something done, in contrast to mere narrative.To do something implies action.Action implies change.(Change implies movement; the essence of movement being the pursuit of adjustment.Bentley (3) considers that the inward action of drama derives from the pursuit of psychological adjustment.The drama presents the things men do to each other.It puts before the audience with intensity and openness struggles between men who seek to redefine their relationship, who seek internal and interpersonal adjustments.The life-blood of the drama is the encounter.In daily life most men experience few encounters, for they are exhausting poil ple adie out il til ji bevel Trage Philip grates 410 CO tige prior ui.| ue F geo dat His he th makes BA pinning gi sh Dust For hi fils an Benth «ts b Perhaps SAS tk di 1m] Hu à lichen; a for The Jsrchod Marti Watt \u201cad sk af gy Ng} Ih he tie bt Fir itp Willy ent Vig big I Freud le gy Muy ley Teg Jay ve Mi, ig of.on; 10 of i High Lb lt k Its © and 4.Hu i grin a, i ! oth | gd i; UT} AE a TE | Welt ne | ile | weit fn | ; I tion, | fri wil od volves i hoe oe br 10 Jie! Fr fi di a sales I ied ne D ii ein Ji el ili, I Lg il foi a ; EUR pes pi gi spi ik quil ui jui le pis 0 just Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 and inconvenient.But living onstage oceurs without inhibition or apology.Drama provides the emotional freedom, intensity, and continuity which is beyond the limitations of everyday existence (3).Tragedy is a particular form of drama.Sir Philip Sidney wrote that \u201c\u2018Tragedy openeth the greatest wounds and sheweth forth the ulcers that are covered with tissue\u2019 (3), In traditional Greek tragedy the attitude is overwhelmingly pessimistic, without any trace of hope for the perfectibility of man.Freud's basic philosophy was tragic in nature.For him life consisted of a continuous struggle to maintain an adjustment between potentially destructive internal impulses and external forces.His theories postulate that through abreactive catharsis and a profound understanding of what makes him weak, man is enabled to survive (5 and 13).Arthur Miller rejects the pessimistic underpinnings of traditional tragedy.The modern tragic situation is conceived of as something to be illustrated and shared in order to be corrected.For him it is a condition in which personality unfolds and man realizes his creative potential (6).Bentley proposes that professional scholars and critics be asked why they attend movies and plays.Perhaps professionals are different, but Seldon suggests that most audiences attend because they seek diversion, emotional stimulation, and illumination \u2014 interpretations.These needs seem to spring from a still more basic desire, the desire for a quickening sense of living.Patients come to therapy for precisely the same reasons.The meeting ground for therapy and theatre is psychodrama.Psychodrama is essentially a body of action techniques, skills and processes.Dramatization develops in utilizing these techniques and skills for the purpose of exposing, exploring and correcting personal, interpersonal and social issues.Many of the techniques employed originated in the theatre.Many have originated within the framework of psychodrama and have been adopted by the theatre.For Moreno the first problem of therapy is spontaneity, just as for Spolin (23) it is the first problem of the theatre.Moreno accepts the existential view of the origin of anxiety and the tragic element in human life.In his philosophy he is much closer to Arthur Miller than he is to Freud.As in the theatre, the focus of therapy is the encounter; a creative act involving total reei- procity, physical as well as psychic contact at the I to I level, in the here and now (18).3) THERAPEUTIC PSYCHODRAMA 31 Moreno conceives of role playing as a rehearsal for life, as preparation to meet both expected and unexpected situations.In this, he is closely aligned with Erikson.Moreno, like Freud, values catharsis.However, for Moreno, what is achieved is a catharsis by integration resulting from spontaneous group interaction rather than catharsis by abreaction in isolation.The intensity of psychodrama is not only the concomitant of freedom, spontaneity and action.It results because the patient, the protagonist, is at once the playwright: the visionary who conveys an experience with all its truths, and at the same time he is the actor: the interpreter and executor of the experience, The therapist, too, assumes a multiplicity of roles.He is simultaneously the director, the analyst, and the most sensitive member of the audience.As director he actualizes Victor Hugo\u2019s concept of the drama: a mirror which focuses, collects and condenses life (20).This comes close to an operational definition of Moreno\u2019s concept of surplus reality (19).It requires spontaneity and creativity for the therapist-director to guide the drama, interpret intentions and actions, and lend support when needed.As in the theatre, he casts and recasts parts, maintains appropriate proportions, elicits, subdues and accents.He must empathize himself into the protagonists needs (18) and mould him in order to secure the most valid presentation (9).As chief representative of the audience (the group) he must be sensitive to the effect which he and the protagonist create.Nicoll (20) and Moreno (18) are in accord, that when the audience is caught up by a presentation, it becomes a unit.The members of the group identify with the protagonist and perceive their own role behaviour with greater clarity.Through identification they become emotionally stimulated and may experience a catharsis of their own.Nicoll points out that the drama is appreciated emotionally.Both theatre and therapy are not only concerned with emotional susceptibility, but also with emotional alertness.The drama which is an experience shared by the audience and the actors must be meaningful for both (23).Drama and therapy are both confessional forms, sharing a sense of tragedy.Each strives for an intense subjective experiencing of life; honest, direct and complete communication, an encounter. Both are at the same time exhausting and refreshing for the participants and the audience.Under conditions of acceptance and genuineness, actors and patients share in the direction of their experiences which often lead to understanding, catharsis and personal growth.In drama and therapy spontaneity is the life-line.Therapeutic psychodrama encompasses it all as no other therapeutic mode does.A number of ideas and principles have been drawn together to illustrate that theatre and treatment are not alien to each other, but that indeed they can collaborate productively.To conclude with the introduction: therapy is perfect theatre.REFERENCES 1.AprEr, R., The Thursday group, The New Yorker, April 15, 1967.2.ARIETI, S., Creativity and its cultivation : Relation to psychopathology and mental health, in Silvana Ariert (editor), American handbook of psychiatry, Vol.III, Basic Books, New York, 1959, ch.44.3.BenTLEY, E., The life of the drama, Antheneum, New York, 1967.4.BoBULA, J.A.The theatre of spontaneous man, Group psychotherapy, 22 : 47-64, 1969.Brrr, A.A, The basic writings of Sigmund Freud, A.A.BriLL (editor), Random House, New York, 1938.6.BRUSTEIN, R., The third theatre, Knopf, New York, 1969.7.CARKHUFF, R.R., and BeRENsoON, B.G., Beyond counseling and therapy, Holt, Rinehart and Winston, New York, 1967.8.CarkHUFF, R.R., and Truax, C.B., Concreteness or specificity of expression, in R.R.CARKHUFF (editor), The counselor's contribution to facilite- tive processes, Parkinson, Urbana, Ill, 1967, ch.6.9.Downs, H., Appraising a play, Herbert Jenkins, London, 1955.10.EricksoN, KE.H., Childhood and society, Norton, New York, 1950.Sr 171.12.14.15.16.18.19.oe oe © Cu 24.26.Allen A.SURKIS Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 Forp, D.H., and UrBAN, H.B., Systems of psychotherapy : à comparative study, Wiley, New York, 1967, chapter 12.FouLkEes, S.H., and ANTHONY, BE.J., Group psychotherapy : the psychoanalytic approach, Penguin, Baltimore, 1965.FreUD, S., Beyond the pleasure principle, Hogarth and the Institute of Psychoanalysis, London, 1924, (a).HARRINGTON Harr, M., The phantasymakers, Psychology today, 1: (No.11) 28, 1968.KALINOWSKY, L.B., Convulsive shock treatment, in Silvano ARrieri (editor), American handbook of psychiatry, Vol, 11, Basic Books, New York, 1959, pp.1534-1535.LINN, L., Hospital psychiatry, in Silvano ARIETI (editor), American handbook of psychiatry, Vol.II, Basic Books, New York, 1959, p.1833.MARTIN, J., American dancing, Dodge, New York, 1936, p.122.MogrENO, J.L., Philosophy of the Third Psychiatric Revolution with special emphasis on group psychotherapy and psychodrama, in Frieda FROMM- RrEICHMANN and J.L.Moreno (editors), Progress in psychotherapy 1956, Grune and Stratton, New York, 1956.MorENo, J.L., Psychodrama, in Silvano ARIETT (editor), American handbook of psychiatry, Vol.11, Basic Book, New York, ch.68a.NrcorL, A., The theatre and dramatic theory, Har- rap, Toronto, 1965.RausH, H., and Borpin, E.S., Warmth in Personality development and in psychotherapy, Psychiatry, 20 : 351-363, 1957.SELnoN, S., The Stage in action, Southern Illinois University Press, Carbondale, Ill, 1967.3.SpoLiN, V., Improvisation for the theatre, Northwestern University Press, Evaston, Ill., 1968.TruAX, C.B., and CARKHUFF, R.R., Toward effective counseling and psychotherapy, Aldine, Chicago, 1967.5.WoLBERG, L.R., The technique of psychotherapy, ond ed., Grune and Stratton, New York, 1967.WOLPE, J., SLATER, A., and RENyYA, L., The conditioning therapies, Holt, Rinehart and Winston, New York, 1964.ps bn fac lz lite iit TH heh Mie qu fly itd ai fll Avant Hill ll, là sis hur has Fh te filly in, He Me tl Hi fist vil lag 0 yeh Ser yg phe À.Pag I, Hogan dan, 194 By EIEN, hundbonk 4 5 York, 14, lary dam vehiotra, Vol 3.2 New York | vd Psychiatrie 00 group Pag Tied Faown- J | | | ors! Progen | ï | Station.Nev | Vian AE sythintry, Vol hor, Har [8 pi» Personal sx, Poychit à ern Ming JE peat.Sane I.48 Tontrd péri dine.Chao ethers ors 1 The adil: 4 ital.Xer PSYCHIATRIE HONGROISE ET PSYCHIATRIE QUÉBÉCOISE * INTRODUCTION En raison des nombreuses variables impliquées (facteurs culturels, socio-économiques, ethniques, religieux, ete.), la psychiatrie est, parmi les disciplines médicales, celle où l\u2019on rencontre généralement le plus de difficultés à effectuer des comparaisons entre pays.Cependant, si on compare la psychiatrie franco-québécoise et la psychiatrie hon- eroise, les similarités apparaissent plus nombreuses que les différences.Les buts thérapeutiques sont évidemment identiques: la guérison ou le soulagement des états névrotiques et psychotiques, des traits anormaux de la personnalité, des tendances pathologiques, de même que le renforcement de traits avantageux de la personnalité, par exemple la tolérance au stress et à la frustration, le contrôle de soi, l\u2019adaptation sociale.Les problèmes psycholo- viques et les réactions psychiatriques entraînés par la migration de la population rurale vers les centres urbains industriels se ressemblent aussi : réactions psychotiques aiguës, réactions paranoïdes, réactions de conversion et maladies psychosomatiques.Certaines difficultés sont également similaires, entre autres, le manque de personnel psychiatrique, de facilités de réhabilitation, de lits gériatriques et la présence de préjugés défavorables envers les anciens malades mentaux.I.L\u2019ORIENTATION PSYCHIATRIQUE Les différences s'avèrent ici moins marquées qu'entre les Etats-Unis et certains pays d\u2019Europe * Travail présenté au VI® Congrès de l'Association des psychiatres du Québec, à Montréal, les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Chef du Service de psychiatrie, Central State Institute, Budapest, et Membre du corps professoral, Université Médicale, Budapest, Hongrie.Chercheur invité, Division de Recherches, Hôpital Saint-Michel-Ar- change, Québec 5, Québec, Canada.2 Chef de la Division de recherches, Hôpital Saint- Michel-Archange, Québec 5, Québec, Canada.Professeur adjoint, Département de psychiatrie et chargé d\u2019enseignement, Département de pharmacologie, Faculté de médecine, Université Laval, Québec, Canada.Z.BOSZORMENYI! et A.VILLENEUVE ?centrale, la situation d\u2019abondance de la société américaine en étant probablement responsable en partie dans ce dernier cas.La psychiatrie franco- québécoise, tout en recevant une partie de son inspiration des écoles françaises, intègre harmonieusement et avec succès les conceptions américaines.Certaines différences constatées paraissent reliées à une formation psychiatrique et à des écoles de pensée psychiatrique différentes.Dans les universités hongroises, les chaires de psychiatrie intègrent l\u2019enseignement de la neurologie.Quant à la psychiatrie hongroise, tout en conservant un certain éclectisme, elle subit encore l\u2019influence germanique et, en raison des doctrines matérialistes marxistes, possède une orientation organique prononcée.Dans le domaine de la recherche, l\u2019orientation morphologique est prédominante et la recherche nosologique est surtout orientée vers l\u2019histopathologie, quoique maintenant elle fait appel aux connaissances et aux techniques biochimiques.Les essais psychopharmacologiques sont du même type que ceux du Québec, où les aspects méthodologiques et statistiques sont cependant beaucoup plus développés.Certains psychiatres hongrois explorent en profondeur les expériences subjectives du malade pour en saisir l\u2019aspeet phénoménologique, ce qui rappelle des tendances récentes de l\u2019école lyonnaise et certains efforts de l\u2019école allemande.La psychose n\u2019est pas seulement un processus, mais une expérience vécue par le malade et la compréhension de ce vécu sert à planifier une psychothérapie rationnelle.Dans les hôpitaux psychiatriques de l\u2019Europe centrale, comme ici, la psychothérapie est, en majeure partie, de type suppor- tif.La psychopharmacothérapie constitue aussi en Hongrie une méthode de traitement largement utilisée, mais elle n\u2019est pas perçue par le malade, par exemple le névrotique, comme une forme inférieure de thérapie.En effet, l\u2019industrie pharmaceutique hongroise jouit d\u2019un très grand prestige en Europe et la plupart des malades s\u2019attendent à reeevoir SET des médicaments.De plus, les affections somatiques possédant un lustre social supérieur à celui des troubles psychiatriques, les médicaments apportent une dimension somatique à ces derniers.Quant aux tendances psychiatriques communautaires et aux efforts de réhabilitation, les préoccupations sont du même ordre qu\u2019en Amérique.On met l'accent sur l'application du système de porte ouverte et un réseau de cliniques externes est en voie d\u2019organisation, de même que des cliniques de jour et des ateliers protégés.II.LA PSYCHOPATHOLOGIE En vue d\u2019établir certains paralléles entre le Qué- bee et la Hongrie, les psychoses puerpérales et la mélancolie d\u2019involution, deux entités psychiatriques assez bien caractérisées et possédant à peu près la même signification nosologique dans les deux pays, ont été étudiées.Ainsi les possibilités de divergences diagnostiques ont été amoindries.Les comparaisons établies reposent sur une étude de dossiers de malades d\u2019une institution psychiatrique québécoise, l'hôpital Saint-Michel-Archange, et résultent de l\u2019examen préliminaire des données recueillies.En raison de la sélection du matériel étudié, le taux de morbidité n\u2019a pas fait l\u2019objet de considérations.Les comparaisons effectuées ne peuvent évidemment aboutir à des généralisations et s\u2019appliquent seulement aux populations de malades étudiés dans les deux pays.1.Les psychoses puerpérales: Le diagnostic de psychose puerpérale semble au Québec, aussi bien qu\u2019en Hongrie, un diagnostie commode mettant l\u2019accent sur le fait que le syndrome observé se manifeste après l'accouchement ou au cours de la période de lactation, même si l\u2019on est en présence d\u2019un tableau clinique assez caractéristique d\u2019une réaction psychotique schizophréni- que ou autre.Dans les deux pays, peut-être en vue de protéger la malade des préjugés défavorables de la société, ce diagnostic est posé même s\u2019il est probable que la réaction psychotique représente plutôt un premier accès de schizophrénie ou de psychose maniaco-dépressive.Depuis peu, l\u2019Ameriean Psychiatric Association a inclus ce diagnostic dans sa nomenclature (DSM-IT, 1968), en précisant qu\u2019il doit être porté seulement quand tous les autres diagnostics possibles ont été exclus.Un peu plus de 200 dossiers de malades québécoises, la grande majorité d\u2019entre elles ayant été Z.BOSZORMENYI et A.VILLENEUVE Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 hospitalisées entre 1953 et 1966 (193 cas), ont done été étudiés et comparés a ceux de 150 patientes hongroises portant le méme diagnostic.Chez les Hongroises, dans la plupart des cas, la psychose puerpérale est survenue lors du premier accouchement, alors que chez les Québécoises francophones ceci constituait l\u2019exception.En effet, dans la plupart des cas, le premier accès psychotique est apparu seulement après le cinquième ou le sixième accouchement, parfois même après le dixième.Il semblerait donc que le stress de la première grossesse et du premier accouchement est mieux toléré par les Québécoises.L'\u2019attitude québécoise francophone qui considérait la maternité comme un devoir, de même que le grand nombre traditionnel d\u2019enfants, peuvent peut-être expliquer cette différence.Avec la généralisation du contrôle des naissances et en raison des changements survenus au sein de la société québécoise au cours des dernières années, entre autres dans les conceptions religieuses et sexuelles, il est probable que ce tableau ne reflète plus la situation actuelle.Si l\u2019on se base sur la description de la maladie, les Québécoises paraissaient présenter à l\u2019admission une symptomatologie psychotique plus sévère, ce qui pourrait laisser supposer que le milieu canadien-français ait été plus tolérant à l\u2019endroit des légères modifications patho- thologiques du comportement au cours de grossesses antérieures.2.Lu mélancolie d\u2019involution : Syndrome clinique bien isolé dans les nosographies francaise et hongroise, cette entité diagnostique, comme la psychose puerpérale, est d\u2019apparition récente dans la nomenclature américaine, de même que le diagnostic d\u2019état paranoïde d\u2019involution ou paraphrénie d\u2019involution (DMS-II, 1968).Ces troubles psychotiques y étaient auparavant classifiés comme réactions psychotiques d\u2019involution, de type dépressif ou de type paranoïde.Afin de confronter le syndrome d\u2019involution tel que diagnostiqué en Hongrie et dans la population de malades québécois étudiée, le profil général dégagé d\u2019une centaine de dossiers de patients québécois francophones fut comparé à celui obtenu à partir d\u2019une centaine de malades hongrois.Dans la mélancolie d\u2019involution, on rencontre une concordance très grande en ce qui concerne les facteurs déclenchants et la symptomatologie.Pour la plupart des individus, l\u2019expérience d\u2019un déclin somatique constitue une expérience pénible accompagnée de sentiments négatifs.Au cours de cette tp Hy lg I Un ny ily fl lip Y fin bag; \u201cut done patient, Che Js Pérehon- couche.ipl hgh lue, J] fr ot IS olèré 2 franco devo, el Jo [france sss 1 sin de 5 A, ss À pe rofète ua de pie pa sl 8) ite phe ps pul IPSN Jd aes 7 d'appie jie Jol , 1068 pra dele alt ji al | ga jnts qi are à es prié k a.Pour y Juli lk a oi el Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 période de vulnérabilité et de précarité, les pertes de différents ordres et les changements de milieu sont mal tolérés.L\u2019isolement progressif et la solitude ont pratiquement la même signification ici qu\u2019en Hongrie.L\u2019abaissement du statut socio- économique, de même que la diminution de l\u2019importance du rôle joué, provoquent les mêmes malaises et les mêmes modifications de l\u2019humeur.L\u2019adaptation aux changements, la réévaluation et l\u2019acceptation de ses capacités plus limitées deviennent une tâche presque insurmontable.À cet égard, au Québec, la religion semble aider certains malades.Des différences existent cependant dans l\u2019application du diagnostie.Alors que dans la population étudiée au Québec on rencontre le diagnostic de psychose d\u2019involution mixte, si des éléments paranoïdes sont aussi présents, en Hongrie, selon la symptomatologie dominante, on porte le diagnostic de mélancolie d\u2019involution ou de psychose paranoïde d\u2019involution.Alors que les psychiatres hongrois considèrent que l\u2019âge de 65 ou 70 ans constitue l\u2019âge limite pour poser ce diagnostic, on rencontre parfois ici quelques malades âgés de 80 ans portant ce diagnostic.Enfin, en Hongrie, ce diagnostic est toujours limité aux individus sans antécédents antérieurs d\u2019allure maniaco-dépressive ou dépressive.CONCLUSION Cette étude psychopathologique comparative a permis de dresser un parallèle entre les entités cliniques, psychoses puerpérales et mélancolie d\u2019involution, au Québec et en Hongrie.L'origine eultu- relle des deux populations étudiées était la même : judéo-chrétienne et européenne.Aun Québec, dans les deux entités diagnostiques, probablement en raison de l'influence religieuse, le contenu mystique des délires est beaucoup plus élevé qu\u2019en Hongrie, notamment dans les psychoses puerpérales avec état confuso-onirique marqué.Au point de vue thérapeutique, dans les deux syndromes, au Québec comme en Hongrie, on utilise le même type de médicaments psychotropes et l\u2019électroplexie.RÉSUMÉ Parmi les disciplines médicales, en raison des nombreuses variables impliquées (différence des structures culturelles, socio-économiques, ethniques, religieuses, ete.), la psychiatrie est probablement celle où l\u2019on rencontre le plus de difficultés à effectuer des comparaisons entre pays.RE RER AIRE srs RR PSYCHIATRIE HONGROISE ET PSYCHIATRIE QUEBECOISE 35 Cependant, si l'on compare la psychiatrie franco- québécoise et la psychiatrie hongroise, les similarités sont plus nombreuses que les différences.Les buts thérapeutiques poursuivis sont évidemment identiques et certains problèmes sont assez semblables: manque de personnel psychiatrique, manque de facilités de réhabilitation, manque de lits gériatriques, préjugés de la société envers les anciens malades mentaux.Certaines différences constatées au Québec apparaissent reliées à une formation et à des écoles psychiatriques différentes.La psychiatrie hongroise subit encore l'influence germanique et, en raison des doctrines matérialistes marxistes, possède une orientation organique prononcée, tout en conservant un certain éclectisme.Les essais psychopharmacologiques ressemblent à ceux effectués au Québee, où cependant les aspects méthodologique et statistique sont beaucoup plus développés.En Hongrie, dans les hôpitaux psyehia- triques, la psychothérapie est surtout de type sup- portif.Quant aux tendances psychiatriques communautaires et aux efforts de réhabilitation, les préoccupations s\u2019orientent dans la même direction qu\u2019en Amérique.En vue d\u2019établir un parallèle entre la psychopathologie rencontrée au Québec et celle observée en Hongrie, les psychoses puerpérales et la mélancolie d\u2019involution, deux entités psychiatriques assez bien caractérisées et possédant à peu près la même signification nosologique dans les deux pays, ont été comparées.Dans leur ensemble, ces deux entités cliniques sont assez semblables dans les deux pays, sauf pour le moment du début du premier accès psychotique daus la psychose puerpérale.Au Québec, dans ces deux maladies, probablement en raison de l'influence religieuse, le contenu mystique des délires est beaucoup plus élevé qu\u2019en Hongrie, notamment dans les psychoses puerpérales avec état confuso-onirique marqué.Au point de vue thérapeutique, dans les deux syndromes, au Québec comme en Hongrie, on utilise le même type de médicament psychotrope et 1'électroplexie.SUMMARY In medicine, due to the numerous variables involved (differences in the cultural, socio-economic, ethnic, religious structures, etc.), psychiatry is possibly the field where it is most difficult to establish comparisons between countries.However, if French Canadian psychiatry is compared to Hungarian psychiatry, more similarities 36 Z.BOSZORMENYI than differences are observed.The therapeutic goals pursued are evidently identical and some problems also similar: lack of rehabilitation facilities, lack of geriatric beds, prejudices of the society against former mental patients.Some of the differences noted in French Canadian psychiatry appears related to the differences in training and in psychiatric schools.Hungarian psychiatry still feels the germanic influence and has, due to the marxist materialist doctrines, a pronounced organic orientation, yet maintains a certain eclecticism.Clinical psychopharmacology trials are similar to those conducted in Quebec where however the methodological and statistical aspeets are more developed.In Hungary, in mental hospitals, psychotherapy is mostly of the supportive type.Psychiatric trends towards community psychiatry and rehabilitation efforts are now oriented in the same direction as in America.In order to establish some parallel between Quebec and Hungary, post-partum psychosis and in- volutional melancholy, two psychiatric entities very Laval Médical Vol.42 \u2014- Jan.1971 et A.VILLENEUVE well characterized and having approximately the same nosological signification in these two countries have been compared.Our psychopathological comparative study reveals that these two diseases resemble much in both countries, except for the time of onset of the first psychotic episode in postpartum psychosis.However, in Quebec, probably due to the religious influence, the mystical content of delusions is much more frequent than in Hungary, notably in the post-partum psychosis with marked confusion.In these two illnesses, in Quebec as in Hungary, the same type of psychotropic drugs and electroshock are used.BIBLIOGRAPHIE 1.BOszOrRMENYI, Z., The combined application of psychotherapy and pharmacotherapy in Hungary, in Psychiatry : East and West, MASSERMAN, J.H., ed., Grune and Stratton, New York and London, 1968, pp.84-88.#.MASSERMAN, J.H., (éd.), Psychiatry : East and West, Grune and Stratton, New York and London, 1968.THE THE mop fer ave solders states of PON.Wegian © others, ! les been {i coneen ie prog of power This of many ub \u201cmplons is oi \u2018asie chra \u201cnly ol dated whieh ori Wilda phi ley if live tn Til rs dei about ET Teg Pil in iy {iy lita ih ig oy \u201csi I i iy bing > Pg le fy.\u201cMl gy < Sens \u201cTor Py i Pi.thal: tr Hu Si QU 0 1s THE SURVIVOR SYNDROME : THEORETICAL AND THERAPEUTIC DILEMMAS * Group responses to chronic stress or acute disaster have been reported in studies of the \u2018\u2018shellshoek\u2019\u2019 soldiers of World War I, and \u2018\u2018combat fatigue\u2019 states of World War I1, Hiroshima survivors (12), P.O.W.survivors of Hong Kong (2 and 10), Norwegian concentration camp survivors (18), and others.However, the term \u2018\u2018survivor syndrome\u201d has been particularly applied by Niederland (15) to concentration camp survivors of the Nazi genocide programs against Jews during Hitler\u2019s reign of power in Europe.THE SURVIVOR SYNDROME This clinical syndrome has been described in many publications from all parts of the world.The symptoms and findings are presented with monotonous uniformity.The clinical state includes a pervasive chronic depression, chronic anxiety and personality changes.The depressive component is associated with insomnia, recurrent nightmares which revive traumatic experiences, fatigue, social withdrawal and reduced energy output.Additional complaints include apathy, irritability, a marked depletion of interests, exhaustion.Reduced sexual drive is a common feature.Chronic anxiety is invariably present.This is manifested by a sense of dread about the future, startle reactions and an over-reactive intolerance to normal excitements.Phobias are common, especially as a response to soldiers, dogs, uniformed men, or other stimuli connected with the persecution.There is usually a marked neurovegetative lability.This produces excessive perspiration, dermographism, vasomotor instability with irritable tachycardia and fluctuations in blood pressure.Psychosomatic dysfunctions * Paper presented at the VIth Annual Convention of the Quebec Psychiatric Association, Montreal, April 16, 17 and 18, 1970.1.Senior Psychiatrist, Montreal General Hospital.M.STRAKER, M.D., F.A.P.A.! refleet depressive and anxiety components.Stomach and bowel disorders are especially frequent, while headaches, muscle and joint symptoms reflect the chronic high tension state.The personality changes indicate deficits of ego function.The relationship to external reality is disturbed, and intrapsychic changes are reflected by function distortions at many levels.A reduced responsiveness to incoming stimuli is one expression of the isolation and blunting of affect.This has been described as an effect of \u201c\u2018psychological closure\u2019 (13).The predominant affect includes mistrust, a total ineapaeity for pleasure and joy, uncertainty about personal controls and motives, and survivor guilt.The latter represents a pathological expression of mourning.This includes special factors, such as identification with the aggressor, hatred of the dead, feelings of abandonment, and desertion of the dead by those who survived.The persistant mourning expresses the enormous residue of masochism within the survivors.Organic features are variable.In some survivors, this is clinically absent or minimal.In others, one finds concreteness, memory impairment, deficient coordinations and reduced energy.In the latter group, demonstrable findings may inelude abnormal E.E.G.records, and organic deficits on a psychological test battery.Cortical atrophy is suspected in such patients.These extensive disorders reflect the overwhelming severity of the persecution traumata.The traumata of persecution: The persecution environment included an overwhelming host of noxious factors, chronic and unrelenting in the genocidal purpose.Its victims suffered loss of all human rights, political, civil, personal.Families were fragmented and vast numbers were immediately massacred at the edge of towns and thrown into mass graves.All who for reasons of health or age were not fed into the slave labor 38 stream, were killed by direct liquidation, gas chambers, or through starvation and disease.The hostile destructive camp environments included torture, terror, beatings, unprotected exposure to the cold, inattention to basic human needs for privacy and cleanliness.Warnes (21) has pointed out that the overload of punitive cues and oral deprivation, together with the total lack of narcissistic supplies and the repression of rage, leads to regression and identity diffusion.The helplessness provokes automatic anxiety.The defences include denial, psychic numbing, depersonalization, identification with the aggressor and subsequent guilt.The surrender of individual autonomy permits dilution of personal responsibility, with regression to primitive sadomasochistic levels (21).The persecution traumata lasted for years, and consistently pursued the genocidal goal with fanatic and sadistic brutality.The survivors of this experience constitute a group which is unique for study.The lack of comparable data poses problems for developing an understanding of the sequelae of such events.The theory for traumatic neurosis does not adequately apply to the existing clinical findings, nor does it provide useful direction in formulating effective treatment methods for these patients.Late effects of persecution trauma: The late effects arising from the persecution trauma have been widely reported.Morbidity appeared after a symptom free \u2018bridge interval\u2019\u2019 of varied duration.Meerloo (14) described the depression, anxiety and chronic personality deformities.He found masochism, dependency, regressive adaptation, robotization of emotional life and survival guilt.Grobin (7) called attention to the high incidence of somatic dysfunctions and the chronic mourning syndromes.Inevitable damage subsequent to such stresses has been confirmed by a number of studies.Kral (10) described a group of Hong Kong P.O.W.survivors twenty years after the event.He reported: \u2018\u2018The accumulation of severe stresses endured, led to significant impairment in various areas of nervous and psychological functioning.\u201d Oswald (16) studied a group of concentration camp survivors, and reported that even those who were apparently well adjusted showed a tremendous residual post-traumatic depression, anxiety and hostility.The most severe late effects were found in survivors who had experienced persecution during their adolescent years.The disruption of matura- M.STRAKER Luval Médicul Vol.42 \u2014 Jan.1971 tional processes resulted in severe ego disturbances.Trossman (20) reported special searring of adolescents whose parents survived the death camps, indicating that the Nazi persecution suffering has embraced the next generation.Krystal and Nieder- land (11) have pointed out that \u2018\u2018survivors form abnormal families and communities\u2019.Psychodynamic dilemmas: Investigators have attempted to reconstruct the stages of psychological reaction to the persecution traumata by utilizing psychoanalytic theory constructs.Pathological mourning is placed as a central issue, being chronie, unrelenting, and incapable of full repair.Chronic depression is the major clinical disorder.This arises out of the traumatic loss of family members who were \u2018\u2018 liquidated\u2019, and from the loss of life conditions and object relations which had provided necessary narcissistic supplies.Incomplete repression of enormous hostility has further sustained pathological defences.Warnes (21) attempted to reconcile the observed survivor changes into the theoretical framework of the traumatic neurosis.Grauer (6) theorized that the refractory chronicity of the disorder indicated permanent ego damage.He speculated that the multiple insults had produced ego exhaustion, also that the persistent and overwhelming guilt indicated a permanent shift in ego-superego boundaries.These changes were described to reflect a permanent deformity which made restitution of function extremely difficult.Koranyi (9) has written an excellent review.His personal experience is unique, since he is a persecution survivor, a treating psychiatrist for a large number of survivors, and he has also re-experienced multiple persecution traumata in his personal analysis.He declared that \u2018\u2018no encompassing theoretical explanation concerning this syndrome exists\u2019.Denial and sublimation appeared as early defensive responses, followed by projection, isolation, identification with the enemy, then progressive regression, and, from there, marasmus and death.In the survivor, the regression is sustained as a defence against the emergence of full mourning, which is too painful to endure.Regression served as a needed defence during the acute stress, and persisted also at the late stage.\u2018Energies are turned towards attempting to cope with the past reverberating stimuli, and towards avoiding present stimuli.\u201d Psychoanalytic theories relevant to depression place the genesis in infancy, while the later clinical expression revives the intrapsychic conflicts of the ETT ii) il an ty ni ae ill si lg bre ae uf Hot M Li h a) ih ity iy li, ify EU Mai ills fe.I, It 1 fi Neder.5 10m It | clin I Iv iy de gaat 2 maire atk dal réätions supplies, lite Tos Warne Slsivor the trate i the re tel per- the mul alo that diated 2 is, Thee | yma | ion of LU ae, Hi pl ii le parue coop i tte oe y défie co, Men psi al fe reris nscidhce L'existence posSible \"une carent légère: Mais assezm., généralisée en vitarttine B B, ™orsque , l\u2019agression du froid provoque une défisime.cu cience de vitamines hydrosoltiblés;peggez \u2018wr aux bienfaits que peut procurer ing, Surbex*-500.+ + e rw + a A en 4 Références: 1.Conn, H.F., éd., Current Therapy 1969, W.B.Saunders Co., Philadelphie, 1969, p.405.2.Pollack, H., et S.L.Halpern, Therapeutic Nutrition, NAS-NRC Publication 234, 1952, p.7.À Drill, V.A., éd., Pharmacology in Medicine, 2e éd, McGraw-Hill Book Co., N.Y.1958, p.886.- - - 4.Goodman, L.S., et A.Gilman, A The Pharmacological Basis of - a Therapeutics, 3e éd., The Macmillan (nor: { Co., N.Y, 1965, p.1655.- *Marque déposée ~ | Dyazide Chaque comprimé renferme 50 mg de Dyrenium\u201d* (triamtérène SK&F) et 25 mg d'hydrochlorothiazide.élimine l\u2019eau dans les cas d\u2019oedème cardiaque potassium évite la déperdition potassique qu\u2019entraînent la plupart des diurétiques économie se vend pratiquement au même prix que les thiazides seules Posologie: La posologie d'attaque de \u2018Dyazide' est d'un comprimé deux fois par jour après les repas.Cela permet une élimination régulière qui ne cause au malade aucune incommodité.(L'effet de \u2018Dyazide\u2019 commence à se faire sentir dans les deux heures qui suivent l'ingestion.La durée d\u2019action est de 10 à 12 heures.) Une fois l\u2019oedème maîtrisé, le patient peut être soumis à un traitement d'entretien d\u2019un comprimé par jour ou d\u2019un comprimé tous les deux jours.Contre-indications:Dysergie rénale progressive (y compris un accroissement de l'oligurie et de l'azotémie) ou augmentation de la dysergie hépatique; hypersensibilité au médicament; forte kaliémie avant la cure.Attention: Les patients doivent être observés régulièrement par suite de l'occurrence possible de dyscrasie sanguine, d'atteinte hépatique ou d\u2019autres réactions idiosyncrasiques.Le bilan de l\u2019azote uréi- que (BUN) et la détermination de la kaliémie doivent être périodiquement effectués.Observer de très près les cirrhotiques aigus pour déceler les premiers signes de coma.Procéder régulièrement à la détermination de la kaliémie.On ne doit pas administrer de sels potassiques conjointement avec \u2018Dyazide\u2019, à moins que les patients n\u2019accusent de l'hypokaliémie ou que l'apport de potassium ne soit nettement défectueux.Comme son composant \u2018Dyrenium\u2019 conserve le potassium, \u2018Dyazide\u2019 peut occasionnellement, provoquer de l'hyperkaliémie, surtout chez les malades âgés ou les sujets accusant une atteinte rénale.Si l'hyperkaliémie se manifeste, cesser d'administrer \u2018Dyazide\u2019 et lui substituer une thiazide seule.Le médecin ne prescrira ce médicament chez les femmes enceintes que s\u2019il le considère essentiel a la santé de la malade.Précautions à prendres La détermination périodique des électrolytes du sérum doit être effectuée.Une rétention d'azote réversible peut être observée.Ajuster la posologie des antihypertenseurs administrés conjointement.L'hyperglycémie et la glycosurie peuvent se produire en terrain diabétique.Il est possible que l\u2019hyperuricémie et la goutte se manifestent.En cas d'hypokaliémie, une sensibilité accrue à l'égard de la digitaline peut se présenter, précipitant I'intoxication digitalique.Les patients sur le point de subir une intervention chirurgicale doivent étre observés avec attention.Effets indésirables: Les effets secondaires, généralement bénins, comprennent les crampes musculaires, la faiblesse, les étourdissements, la céphalée et la xérostomie, le purpura, les éruptions et autres dermopathies, les nausées et les vomissements et autres troubles gastro-intestinaux.On sait que les thiazides causent des paresthésies, de l'ictère, de la pancréatite et de la xanthopsie.Présentation: En flacons de 100 et de 500 comprimés.Renseignements complets sur demande.(un bon diurétique ne doit pas entraîner de déperdition potassique) SIS &F Smith Kline & French Canada Ltd., Montréal 379 *Marque déposée au Canada DZ:m11F tid 2 à i: il Laval Médical 32 Vol.42 \u2014 Jan.1971 mb H | us 21 = se ses 2 RE ee My 25 dae 0 4 EE .OTT rs Se = Ger SAIN ss 2: 5 £28 Gi i © a » iS = 2 1 ; : fi He qi {i | £ = 2 NN fo - 0 (8 4 \\ à Ci | à Se fu i il i = nd 5 Pol ot oa Py = réal = SR i on es i oh i lat orme 5 ; rela LS la Re oh SE sd = 2 se + ; a oil 2 a > he = id sè #4 a a3 i Sa Fo: Se © | Sk Be a SAI | À és À 5 5a, Te Si 4 es RE fh fi J 7, 2 5 5 5 > .Bi = pal sé = 5, > se a % {ih # 22) = i à afl os gr Pr 5 § N py: Ee ml Se 7 or ES lan H 7 an sx 2 = = pr & i 23 4 de Co .3% 5 io Sa = kl a © oo se 30) \u201c25 are, Fin, ol ar 55 es = 3e nu, SEE = SE, pe te AS ow i Ex 5 wi oreo x 2 e CS & = i i Eu Le cr .\u201cSu ce Pa ln dt Ÿ + 2 pe 3 fi iH 2 >.ki 2 \u20ac = 5 Gk 2 i) Hl, Ss i i N SS = i Bi ] A kl y 7 A i a ès, = = & oe a ives i = 4 \u201c 2 5 Ë 65 ce ow 55 br = a & = A 1 2) 8 i ES se .% = | 7 2 6 2 Po A + .5 RG = ES i 5 Wy ! ti i sa Cr = 5 i 4 [LY ik pe RE fi 2% 2 ue x Ë Es 2 = Li 7 i io Be 5.Se 0 = I ili 2 2 3 3% ¢ RÉ 5 URS sd 2 $x y = = oh la | & ce a 7 5 = = % .se i ef à ars i Ë oo x bes 5 vo = Ë \u2018asthénies .2 iy a a 2 se a7 08 | i f  5 pr 3 os 2 in cr < 2.= = i 5 2 Hi) gérontologies 2 in 2 ! i 5 v _psychasthénies ; 2 22 Tr ë @ i 5 i - 2 5 ea form u le: : 2 E, second tube mier tube a Re 2 3% es Si Vitamine \u20ac 1000mg.i i 2 25 à 4artico-surrénale db i 19.33 Le i i os 5 Six Glande.or 30.ÿ 2 & 7 4 Li 1 i Substanc a 3g: posologie adulte: 4 = 2 ur 5mi & gl 1 JUMO-TUBE | i i 2 ar jour: = a i ii r sentation Eo \u201c 2 ; 4 S i x re A ol di a se \u20ac se ites.de 12 JUMO 5 iy a 3 = i de 545m posotogie entant: EF CH GEL 7 7; és MO-TUBE à t a oh 7 AI TE = A SG 5 2 ss 5 CR ux Jo I arm Ce in 2 7 a Sr = 2 Si bi GE i GE a oo vo x TE 2 a wy i ce ii! 2 ie 7 i = Bit di it 0 an 2 LEE y in 2 Gi i 2 ae .i oy Lagcraîcine $.2 bts 2 Sita i sh gs 0 ja RATE i 7 Sin, ger ag ay Fs sm i Sa 2 4 ve a 2ma MEM F = A x vi 7: & 7 Eo 2 FRAN 7 2 LAHONAIORIER se 2 24 J LL.Ll, EPO 5 \"UR va AA wth Le Us qusberits Api: A 5 UM 20m sc 2 Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 c) Les services à la communauté: Le maintien dans la communauté de malades qui, avant la sectorisation, étaient hospitalisés a rendu nécessaire la diffusion d'information au publie, des rencontres avec les associations régionales, de même que la mise en branle d'organismes de prévention primaire et tertiaire.La tendance au vieillissement de cette population, le manque de loisirs organisés et le pourcentage élevé des 40 ans et plus dans la clientèle de la consultation externe, soit 47,5 pour cent, ont démontré la nécessité urgente d'organiser des activités qui répondraient aux besoins de ce groupe d\u2019dge.Un Club de l\u2019âge d\u2019or a été fondé et comptait déjà, à la fin de 1969, 76 membres.L'instauration d\u2019organisme de réadaptation au travail s\u2019est aussi révélée d'une extrême importance.La méfiance suscitée dans la population par les préjugés à l'endroit du malade mental (23), le taux de chômage élevé parmi les travailleurs éventuels de la zone Bayonne rendaient davantage difficile la réinsertion des handicapés mentaux dans le milieu du travail.De plus, la politique de l'équipe de réduire le nombre et la durée des hospitalisations, de favoriser la participation active et directe de la communauté aux soins du malade et à sa réadaptation dans son milileu naturel, ne pouvait qu'aggraver le problème aux veux des autorités et des agences locales et exigeait la création, à brève échéance, d\u2019une corporation! pour l'instauration d'ateliers de travail conçus spécialement pour handicapés mentaux (11, 16, 21 et 22).Cette corporation formée de responsables des principaux organismes et associations de la région était créée en août 1969 et a pris des dispositions pour qu'au début de juin 1971, des ateliers-industries engagent les handicapés physiques et mentaux des deux sexes de toute la région.Le secteur de population plus jeune, enfants et adolescents, a également fait l'objet des préoceupa- tions des membres de l\u2019équipe.Les plans élaborés au début ont pu passer à la phase de réalisation par la reprise des contacts avee les directeurs d'\u2019écoles et les professeurs, et par l\u2019établissement d\u2019un service de consultation aux écoles (24).Une enquête visant à étudier les différences de perceptions et d\u2019opinions, quant au dépistage des élèves- problèmes par les professeurs et par les parents, est en cours.La première partie de cette enquête, 4.Société de réadaptation au travail pour handicapés physiques et mentaux (S.O.R.T.).(6) PSYCHIATRIE COMMUNAUTAIRE DANS UN COMTE RURAL 47 celle effectuée auprès des professeurs de trois écoles primaires, totalisant 1123 élèves fréquentant des classes normales, a révélé que 80 cas, soit 7,2 pour cent, auraient besoin d une consultation spécialisée.d) L\u2019évolution des fonctions des membres de l\u2019équipe: Pendant les six premiers mois, les psychiatres ont dû assumer l'entière responsabilité des soins directs aux malades, les autres professionnels se limitant à des tâches complémentaires et partielles relatives au traitement.Plus tard, des changements dans la composition de l'équipe, occasionnés par des départs, l\u2019expérience acquise dans l'approche communautaire et la prise de conscience croissante des motivations de chacun, ont donné lieu à une nouvelle répartition des tâches basée sur un choix personnel répondant aux intérêts et aux affinités particulières de chaque membre de l'équipe.Sur le plan des soins directs aux malades, tout en gardant la notion de prise en charge par l'équipe entière, chaque membre est devenu thérapeute principal pour un certain nombre de cas.Après chaque nouvelle évaluation, une discussion en équipe détermine en même temps le plan de traitement et le professionnel qui en assumera la responsabilité principale.De plus, chaque membre de l\u2019équipe s\u2019est particulièrement intéressé à certains types de malades et à des champs d'activités spécifiques.Ainsi la conseillère sociale s'est surtout occupée des patients âgés de +5 ans et plus et a été l'instigatrice de la création du Club de l\u2019âge d'or par la communanté.Les deux infirmières ont développé le service de soins à domicile et prennent en charge l\u2019évolution de schizophrènes chroniques qui, avant la sectorisation, effectuaient des séjours fréquents et longs à l'hôpital (1).L'une d'elles assure spontanément la coordination des cliniques, alors que l'autre a contribué à stimuler la création dans le comté de la Société de réadaptation au travail.Le psychologue a manifesté de l'intérêt à évaluer les besoins de la population scolaire et à établir une consultation indirecte auprès des professeurs (5 et 24).Il a été responsable de l\u2019enquête en cours auprès des parents et des professeurs.Cette nouvelle répartition des tâches, tout en permettant au psychiatre de consacrer plus de temps à ses malades et aux tâches administratives, être disponible pour des consultations auprès des médecins de famille, des agences sociales, des membres de son équipe, et poser la Solution à tous les problèmes, de quelque nature qu\u2019ils soient.Seules des tentatives soutenues prévention.Enfin, malgré la compréhension retrouvée auprès des autorités administrative et médicale .| 48 Jean HILLEL et Robert LADOUCEUR Laval Medica ! ue} d\u2019assumer les tâches d\u2019évaluation continue et de de démystification et une attitude faite de simpli- ie recherche sur le milieu, a conduit les autres mem- cité, de diplomatie et de respect d\u2019autrui ont permis we § bres de l\u2019équipe à une plus grande assurance et à de vainere l\u2019ambivalence des groupes et d'aboutir, ef un sentiment réel d\u2019être partenaires et collabora- souvent après de longues périodes de gestation, aux Lu / teurs plutdt que subalternes.Pour les malades eux- réalisations rapportées plus haut (13).coton \u2018 mêmes, il en est résulté des entrevues plus Éréquen- Un autre problème est constitué par la présence coute # tes et un traitement plus intensif.de certaines divergences d\u2019intérêts et de vues qui séparent le psychiatre communautaire de ses con- IV.COMMENTAIRES ET CRITIQUES frères omnipraticiens.Leur nombre insuffisant pour _ les besoins de la population à desservir leur enlève Bw Malgré la satisfaction manifestée par les malades a possibilité de trouver le temps de bénéficier de la fate et leurs parents pour la qualité améliorée des ser- consultation indirecte qui leur permettrait davan- pou À vices qui leur sont offerts, malgré les réalisations tage de garder ou de reprendre en charge leurs él lf obtenues grice a la participation active des auto- patients présentant des diffieultés d\u2019ordre émotion- ail rités, agences et associations locales aux différentes a] De plus, le régime particulier fait actuellement asia activités de prévention primaire et tertiaire, malgré 3 la psychiatrie dans la province de Québec (gra- it l\u2019acceptation plus ou moins latente de l\u2019équipe par tuité des soins et des médicaments psychotropes) vol l\u2019ensemble de la communauté, des commentaires pourrait faire apparaître le psychiatre salarié, aux tré eu doivent être rapportés sur des attitudes diverses yeux du médecin de famille, comme un rival dan- mt suseitées par cette expérience et quelques eritiques gereux qui se sert de l\u2019appât de la gratuité pour cours ét doivent être formulées.lui enlever ses malades et son gagne-pain.mobi recherche a) Les problèmes dans la communauté: b) Les problèmes internes: dell Des malades ont manifesté leur déception d\u2019être Les difficultés rencontrées par les membres de LL traités par des non-psychiatres.D\u2019autres ont criti- l\u2019équipe dans la confrontation avee les objectifs à qué le fait que la clinique externe soit située en atteindre leur ont révélé, de façon douloureuse, les plein centre de la ville de Bayonne.Certains ont Jacunes de leur formation et la nécessité pour eux be considéré des visites effectuées chez eux comme une d\u2019acquérir « des connaissances dans des domaines | Ce violation de domicile et une intrusion dans leur vie aussi divers que l\u2019administration, les relations pu- we privée.A l\u2019opposé, plusieurs se complaisent dans bliques, la dynamique de groupe, l\u2019économie médi- o i une dépendance totale à l\u2019endroit des membres de cale, la médecine légale, ete, pour ne rien dire de ee i l\u2019équipe, s\u2019attendant à les voir non seulement régler l'anthropologie et de la sociologie » (13).L\u2019en- Tila i leur handicap mental, mais encore intervenir dans gouement manifesté par les membres de l\u2019équipe (ea 4 la solution de leurs maladies physiques et de leurs communautaire pour le travail accompli et la pro- wi i difficultés financières.portion énorme de temps qu\u2019ils passent dans la fp te 2 La méme tendance, méfiance ou trop grande dé- communauté prive le personnel infirmier du service | Jin pendance, a été observée dans les relations avec la Interne, de même que les malades hospitalisés, de i i communauté prise dans son ensemble.Tantôt, le la présence et du support des autres professionnels gl psychiatre, ou l\u2019équipe psychiatrique, est perçu Il s ensuit chez les infirmiers et infirmières du Ser- puit d' comme un individu qui voit des malades mentaux vice interne un sentiment de frustration manifesté Pete partout et son entrée dans la communauté présumée Par un desir d\u2019abandonner les postes actuels pour hy saine, après sa longue période d\u2019aliénation avec ses aller travailler dans la communauté.malades dans «ces monuments élevés à la gloire Un danger plus grave, auquel l\u2019équipe est obligée de la chronicité.appelés hôpitaux psychiatri- de veiller constamment, est celui de négliger les ques » (26), est appréhendée avec suspicion et in- malades hospitalisés par le fait que l'accent est 1 Sigs terprétée comme le «retour des fous dans la com- porté sur la prévention de l\u2019hospitalisation et sur fi munauté des normaux ».Tantôt, il est reçu avec le traitement en externe.Ce danger s\u2019accentue dans \u201cA effusion, comme «le Messie qui possède la Vérité les périodes où les membres de l\u2019équipe participent L, suprême », et la communauté s\u2019attend a le voir pro- dans la communauté a la création d\u2019organismes de ; ol ig toy, Ying.Rly |! spf I Peng.il li, Pst, Tligy it SES 2.UIE It i if I dy re Jeu anol I Plo he a es are a val der I pric ir ety! gine ils Pi je él à ie [dt l\u2019équipe tla pre as I itr Tis de sine user life le ml ' lige jor I Tal IL die sign re de | trite lel Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 de l'hôpital qui ont voulu la sectorisation, il demeure que l\u2019absence d\u2019une politique uniforme à travers le Québec retarde la réalisation de certains projets et nécessite parfois de nombreuses justifications avant que certaines priorités ne soient reconnues et satisfaites.CONCLUSION En conclusion, l\u2019instauration d\u2019un service de psychiatrie communautaire dans le secteur Bayonne permet d\u2019affirmer que le contact continu et plus étroit entre traitants et communauté de traités a conduit à une connaissance plus juste des besoins.La stimulation des ressources a actualisé les potentialités de ce milieu, apparemment dépourvu, et tend à faire tomber des préjugés qui creusalent un fossé entre le malade désigné et le reste de la communauté.Des recherches socio-psychiatriques en cours étudieront l\u2019impact de la psychiatrie communautaire dans le comté de Bayonne et tendront à rechercher les représentations que les gens se font de la maladie mentale, des malades mentaux et des services offerts (8).REMERCIEMENTS Les auteurs expriment leur reconnaissance au docteur Jean-Marie Albert, directeur du Département de recherche, à monsieur Michel Boulard, directeur du Service de psychologie, et à monsieur Michael Draper, sociologue, qui ont participé à mettre au monde la psychiatrie communautaire au comté de Bayonne et y ont fait avec elle les premiers pas.Ils tiennent à souligner que l\u2019évolution et les réalisations rapportées dans cette étude n\u2019auraient pas été possibles sans la précieuse collaboration et l\u2019esprit d\u2019équipe qu\u2019ont manifestés madame Marie Frenette, c.s., madame Lina Gravel, 1.1.p., mademoiselle Pauline Bédard, 1.1, et madame C.Bonin, sec.BIBLIOGRAPHIE 1.ABraMS, A., Nurses supervise family care, Hosp.Community Psychiat., 19 : 154, 1968, 2.ALBERT, J.-M., HiLLEL, J., MARTEL, P., et TETREAULT, L., À propos de l\u2019évacuation d\u2019un hôpital psychiatrique, Inform.Psychiat., 44 © 695, 1968.3.BELLACK, L., Handbook of community psychiatry and Community mental health.Grune and Strat- ton, New York, 1964, pp.1-11.PSYCHIATRIE COMMUNAUTAIRE DANS UN COMTE RURAL 49 .Boyrrs, P,D., et Warprop, G.S., Development of a community-oriented program in a large state hospital of limited resources, Amer J.Psychiat.124 : suppl.29-32, oct.1967.5.Bower, E.M., et SHr.rHANER, T.A., School charae- teristics of male adolescents who later became schizophrenic, Amer J.Psychiat., 30 : 712, 1960.DanieLs, D.N., The community mental health center in the rural area : is the present model appropriate ?Amer.J.Psychiat., 124 : suppl.32-37, oct.1967.DANIELS, R.S., Community psychiatry \u2014 A new profession, a 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Montréal, community mental health program, Arch Gen | avril 1970.Psychiat.20 : 448, 1969.| 21.MeLgmov, D.B., GRossSMAN, A.V., et PEIRUNEK, V.P., 26.WERNER, M., Out-patient therapy and community puroof Industrial rehabilitation of psychiatric patients in confrontation, Fourteenth Annual Conference of | i open industry and in special workshops, Social the Veterans Administration, Houston, Texas, IFA Psychiatry, 5: 16, 1970.mars-avril 1969, Veterans Administration, 1B 10- | | | 3.Prrsic, N., BETLHEIM, S., BLAZEVIC, D, Bucan, M.BrcK-DvorzAK, M, CrvrninI, E., et RADOSEVIC, Z., 28 Attitude of the milieu towards the mentally ill, Brit.J.Soc.Psychiat., 2 : 134, 1968.No i déprteme Sond dues i { pan 1 {bili i i pur hols 11 i blige nde nie dire ë andy § sain fy big d'a daté i He wy if Ty ar \"él \u201cMil Sud ig TH Wl TT Tig Hin gy af li à ; Big \u201clg \u201c2 : Hoi 1 ; fie \u201c Ris, iy Lt à ru % nou - 1eon, Tey \u201cin pe \u201c1.Terely rinciles ani f i ER ERGY RAPPORT DE L\u2019ANNEE 1969 DE L\u2019ÉQUIPE ITINÉRANTE DE PSYCHIATRIE INFANTILE DU NORD-OUEST QUÉBECOIS * Gilbert PINARD, M.D.', André BLANCHET, M.D.;, Marthe BEAUSOLEIL, L.Ps;, INTRODUCTION Quelles sont les circonstances de la constitution de l\u2019équipe volante du Département de psychiatrie infantile de l'hôpital Sainte-Justine?Depuis un certain nombre d\u2019années, la clinique externe de ee département recevait des malades de la région du Nord-Ouest québécois.À la consultation des rapports annuels de 1967 et de 1968, on constate que ces hospitalisations représentent respectivement 12 et 15,8 pour cent des cas hospitalisés soit, en nombres absolus, 11 cas en 1967 et 13 en 1968 pour des durées moyennes d\u2019hospitalisation de 26 jours.De plus, la clinique de consultation dessert plusieurs malades de cette région, hospitalisés dans les divers services de l'hôpital.Avec la sectorisation de la clinique externe, qui prit place à l\u2019été 1968, la région du Nord-Ouest québécois fut attribuée comme région dite provisoire à l\u2019équipe du secteur nord de la clinique de Sainte-Justine.Dès l\u2019automne 1968, devant le nombre de cas, la diffieulté et le coût des transports, et l\u2019incapacité de maintenir une action thérapeutique soutenue après évaluation, on constitua une équipe composée d'un psychiatre, un résident en psychiatrie, une travailleuse sociale et une psychologue qui allaient se rendre deux jours par mois dans la région du Nord-Ouest.Ceci, d\u2019ailleurs, allait dans l\u2019esprit d\u2019une recommandation du rapport Houde publié en 1966 sur les besoins de la psychiatrie infantile * Travail présenté au VIe Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, à Montréal, les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Résident en psychiatrie, Service de recherche Geor- ges-Villeneuve, Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, Montréal.2.Hôpital Rivière-des-Prairies, Montréal.3.Hôpital Sainte-Justine, Montréal.4.Hôpital Sainte-Justine, Montréal.5.Résident en psychiatrie, Hôpital Montréal.Sainte-Justine, Colette BOUCHARD, T.S.P.4, et Claude LEBLANC, M.D.dans la province de Québec (2).La région à desservir, selon le recensement de 1966, a une population globale de 174 000 habitants dont 89 000 de moins de 18 ans (4).TI existe cinq pôles importants, chacun équipé d\u2019un hôpital général; Rouyn- Noranda avec un bassin de population de 60 000, et les quatre autres: Amos, LaSarre, Val d'Or et Ville- Marie avec des populations, ineluant les villages environnants, de 25 000 à 35 000 habitants.L\u2019équipe ainsi constituée a passé en moyenne de trois à cinq heures par mois dans chacune des régions susmentionnées, sauf celle de Ville-Marie que l\u2019on com- menca à desservir en février 1970.De plus, un deuxième résident vint se joindre à l\u2019équipe en septembre 1969.Une infirmière psychiatrique et une secrétaire assurent la permanence de l\u2019équipe entre les visites.Quelle orientation voulions-nous donner à notre travail?Nous avions établi comme principe, selon la pratique établie dans certains centres américains (1 et 3) que nous ferions de la consultation auprès des groupes qui s\u2019occupent de la santé mentale et que nous ne verrions nous-mêmes que très rarement des malades.Dans ces derniers cas, nos évaluations seraient faites en présence de ceux qui nous les avaient dirigés pour fin d\u2019enseignement.Nous avions identifié comme sources de direction cinq corps professionnels importants: les médecins, le Service social, le Service scolaire, les Unités sanitaires et la Cour du bien-être social.Après la consultation, la prise en charge devait être assumée par ces personnes-ressources.Nous avons institué une enquête afin de décrire notre population de patients et ceux qui les ont dirigés à nos cliniques.De plus, on a voulu préciser la démarche diagnostique et thérapeutique ainsi que l\u2019évolution, afin de modifier, dans un deuxième temps s\u2019il y avait lieu, les modalités de travail de l\u2019équipe. 52 Gilbert PINARD et al.Laval Médical 2 Vol.42 \u2014 Jan.1971 TABLEAU I Répartition des 102 cas étudiés selon le secteur d\u2019origine SECTEUR D\u2019ORIGINE ; POURCENTAGE Rouyn- TOTAL ET ECART-TYPE La Sarre Amos Noranda Val d'Or J 14 20 15 14 63 61,76 + 4,81 Sexe | IQ 2 7 14 16 39 38,24 + 4,81 | Total 16 27 29 30 102 100 POURCENTAGE 15,69 26,47 28,43 29,41 ET ÉCART-TYPE + 3,60 + 4,37 + 4,47 + 4,51 ce ee MÉTHODES RÉSULTATS Cette enquête était non probabiliste, transversale et exhaustive auprès de tous les sujets inscrits aux cliniques de psychiatrie infantile pendant les six premiers mois d\u2019activité de l\u2019équipe.Cette enquête fut complétée cinq mois après la consultation afin d\u2019évaluer l\u2019évolution.Les renseignements ont été recueillis à l\u2019aide d\u2019un questionnaire imprimé sur cartes a perforations marginales de type McBee.Le questionnaire établit l\u2019identité du sujet, son sexe, son Age, sa scolarité, son lieu d\u2019origine, son rang dans la fratrie, son origine ethnique, sa religion, et décrit le foyer et la condition maritale des parents.De plus, l\u2019occupation, le salaire et la stabilité d\u2019emploi des deux parents sont investigués ainsi que leur scolarité respective et leurs antécédents psychiatriques.Finalement, on y précise le mode de consultation effectuée, la personne qui avait dirigé le malade, la démarche thérapeutique et l\u2019évolution du cas.La carte questionnaire incluait toutes les réponses prévisibles.La secrétaire de chaque clinique, après instrue- tion par le psychiatre, a répondu avec l\u2019aide de celui qui avait adressé le malade, ou de celle des parents de l\u2019enfant, aux questions qui avaient trait aux renseignements socio-économiques.Le même médecin dans tous les cas a colligé les données psychiatriques.L'évaluation de l\u2019évolution a été faite par ce même médecin cinq mois après la consultation en requestionnant la personne qui avait dirigé le cas, le malade ou les parents.Le pourcentage et l\u2019écart-type, ce dernier afin d'établir la dispersion, ont été effectués sur ces différentes données.La clinique de psychiatrie infantile du Nord- Ouest a reçu 102 inscriptions, soit 63 garçons et 39 filles, pendant la période de l\u2019enquête.De ce nombre, 16 sujets étaient du secteur de LaSarre, 27 de celui d\u2019Amos, 29 de Rouyn-Noranda et 30 de Val d\u2019Or (tableau I).L\u2019âge moyen des garçons était de 10,05 ans et celui des filles de 11,69 ans.La distribution des âges des sujets était différente selon leur sexe ; les filles n'étaient pas représentées entre les âges de deux à cinq ans mais étaient plus nombreuses entre 14 et 17 ans.L\u2019effectif des garcons, par contre, était TasLEavU II Répartition des dges des 102 enfants étudiés NOMBRE DE CAS ÂGE Jd 2 0- 2 ans 0 0 2- 5 ans 7 0 5- 8 ans .9 7 8-11 ans.20 9 11-14 ans.11 7 14-17 ans.14 13 17-20 ans.2 3 Total 120.63 39 Moyenne d'âge ! et écart-type .\u2026\u2026\u2026 10,05 + 4,07 11,69 + 3,82 ji nj Jarl Fais i dts fs dis UD past plies Jage 11 fing?Fels | Mit Serie Emig \u2014 Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 plus important entre l\u2019âge de huit à onze ans (tableau IT).Tous les sujets étaient d\u2019origine ethnique canadienne-française, à l\u2019exception de cinq Indiens ou métis dont la langue était mdigène, et deux Canadiens anglais, Cinquante-neuf patients résidaient dans une ville, treïze dans un village et trente à la campagne (tableau III).Les tableaux IV et V nous indiquent où vivait l\u2019enfant et dans quelle condition PSYCHIATRIE INFANTILE DU NORD-OUEST QUÉBECOIS 53 familiale au moment de l\u2019enquête.Dans deux cas les parents n\u2019ont pas pu être retracés, Plus de la moitié des pères étaient ouvriers non spécialisés et 77 avaient un emploi au moment de l\u2019enquête.Le salaire moyen se situait aux environs de 4 000 dollars.Onze mères travaillaient, dont six à plein temps, leur salaire se situant entre 2 500 et 4 000 dollars.Vingt-cinq foyers étaient assistés so- clalement.Les parents étaient de niveaux seolaires Taprkau III Lieu de résidence des enfants étudiés -\u2014\u2014 LIEU DE RÉSIDENCE NOMBRE POURCENTAGE ÉCART-TYPE / Ville (plus de 2 500 habitants) 112 59 57,84 4,89 / Village (1 000 & 2 500 habitants) .13 | 12,75 3,30 20 Campagne (moins de 1 000 habitants) .\u2026 30 | 29,41 4,51 dé Mme, ! _ ans fl Total Lee nee eee eee ee eee 102 100 \u2014 ie Dees TapLEau IV 116 is - Foyers des enfants in de tse: bd FOYER DE L'ENFANT NOMBRE POURCENTAGE ÉCART-TYPE ais ; se Familial ie ie eee ee nee eee 63 61,77 4,81 ses PT ' _.Paternel ee 2 1,96 1,87 none Maternel oc.5 4,90 2,14 Adoptif ere erer eee eee a 5 4,90 2,14 Nourricier nee nee 17 16,67 3,69 Institutionnel 000 Lee 10 9,80 2,94 wie 0 Total 20 en 102 100 TaBLEAU V 7 Condition familiale au moment de l\u2019enquête CONDITION FAMILIALE NOMBRE POURCENTAGE ÉCART-TYPE Normale ee rene eee e eee 79 77,45 4,14 Séparation légale 1100 nen een 6 5,88 2,33 Séparation de fait 1000000000 11 10,79 3,07 Divorce ren eee eee a eee 0 0 0 _ Concubinage 2 1,96 1,37 7 Célibat Loan ee 2 1,96 1,37 # Inconnue eee na 2 1,96 1,37 Total aa iranien ee ee 102 100 54 Gilbert PINARD et al.comparables et dans près de 60 pour cent des cas avaient complété sept années ou moins d\u2019études.Il y avait 23 sujets avec antécédents psychiatriques dans la famille immédiate.Dans onze cas, il y avait eu séjour dans un hôpital psychiatrique par un membre de la famille.Les tableaux VI et VII font état du type et du succès de la scolarité de l'enfant.Le Service social à adressé 30 malades ; les méde- cing de la région, 28; le Service scolaire, 21; 1'Uni- Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 té sanitaire, 12, et la Cour du bien-être social, 5.Lies spécialistes médicaux, en général des ueurolo- gues montréalais, nous avaient dirigé trois cas et les trois autres familles avalent consulté d\u2019emblée ou sous les conseils d\u2019un autre organisme (tableau VIIT).Vingt-deux patients avaient été hospitalisés dans un service psychiatrique auparavant et douze autres avaient déjà consulté en psychiatrie sans être, toutefois, hospitalisés.Tapnzau VI Scolurité de l\u2019enfant SCOLARITÉ DE L\u2019ENFANT NOMBRE POURCENTAGE ÉCART-TYPE Classe régulière 51 50 4,95 Classe spéciale 29 28,43 4,47 Classe maternelle ; 3 2,94 1,67 Absence de scolarité nn 13 12,75 3,80 Age préscolaire 6 5,88 2,33 Total eee ee ee rene eee eee eee 102 100 TABLEAU VII Succès scoluires des enfants SCOLARITÉ DE L\u2019ENFANT NOMBRE POURCENTAGE ÉCART-TYPE Aucun échec \u2026 47 46,08 4,94 Un seul échec 22 21,57 4,07 Deux échecs 11 10,78 3,07 Trois échecs 7 6,87 2,50 Quatre échecs 4 3,92 1,92 Cinq échecs een e arrnens 2 1,96 1,37 Pas de réponse 2 9 8,82 2,81 Total 0 eee rene a ee ee 102 100 TABLEAU VIII Organismes qui ont dirigé les malades SOURCE DE LA DIRECTION NOMBRE POURCENTAGE ÉCART-TYPE Service social nn nnenn annee 30 29,41 4,51 Médecin de famille .inner 28 27,45 4,42 Service scolaire ner 21 20,59 4,00 Service de santé inner rene 12 11,77 3,19 Cour de bien-être social 5 4,90 2,14 Spécialiste 3 2,94 1,67 Autre 3 2,94 1,67 Total ee eee er ee 102 100 ge! Je wild hte ie: { Fr Ji RC il.D dl sl Ja de pit du mo lie 0 al fn spi yard) Bask its: Al \u2014 \"th \u201citty \u201cky \u201cHe Le = 55h \u201cwalk D ue \u201chate ig; < Ven DI yg q I fe spe I It it fi Usa ily / Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 L'équipe a discuté 30 cas avec les personnes qui les avait dirigés et a vu 72 malades en entrevue diagnostique (tableau IX).Pour 23 sujets le psychiatre ou le résident a été le seul membre de l\u2019équipe à l\u2019entrevue.À vingt reprises, cette rencontre à été précédée ou suivie d\u2019un entretien avec la psychologue ; dans 12 cas, le psychiatre ou le résident a été accompagné de la travailleuse sociale.À trois occasions, la psychologue a été seule à voir le malade ; ceci s\u2019est produit une fois pour la travailleuse sociale.Dans treize circonstances, l\u2019équipe était au complet lors de l\u2019entrevue (tableau X).Les dia- gnosties posés sont présentés au tableau XI.La consultation a donné lieu à diverses recommandations.On retrouve au tableau XII le détail du nombre de cas pris en charge par chaque organisme de la région.II est à noter que sept enfants sont demeurés sous la responsabilité de leur famille sans prise en charge par aucune agence.Il y eut pour 44 malades prescription de psychotropes.Pour 39 cas le traitement préconisé fut non médicamenteux; en général, 11 a pris la forme d\u2019entrevues soit PSYCHIATRIE INFANTILE DU NORD-OUEST QUÉBECOIS Qt CN par une conseillère sociale ou un orienteur de la région.Quatorze demandes de placement en institution et neuf en foyer furent recommandées.L'\u2019hospitalisation fut suggérée & cing reprises.Onze autres solutions, telles que manipulation du milieu familial, classe maternelle ou autres, ont suivi la consultation (tableau XIII).Deux ou plusieurs recommandations pouvant étre faites pour un méme malade, il n\u2019y eut pas de pourcentage fait pour ces données.Si l\u2019équipe avait travaillé dans des conditions idéales, avec toutes les modalités de traitement disponibles, les recommandations auraient été différentes.Une médication aurait été prescrite et le malade aurait été suivi par un psychiatre dans 42 cas.Une psychothérapie individuelle aurait été préconisée pour 29 patients.Une classe spéciale aurait été une solution pour 28 autres enfants.Dix- neuf familles auraient été suivies en thérapie fa- millale mais 16 malades auraient été placés en ins- institution spécialisée, L\u2019hospitalisation en milieu psychiatrique pour enfants ou adolescents aurait \u201c été offerte à huit sujets.Treize autres solutions TABLEAU IX Nature de la consultation NATURE DE LA CONSULTATION NOMBRE POURCENTAGE ÉCART-TYPE Discussion du cas nine een 30 29,41 4,51 Entrevue avec le malade nee 72 70,59 4,51 Total LL eee eee ere ee ee ee 102 100 TABLEAU X Membres de l\u2019équipe ayant dirigé l\u2019entrevue MEMBRES DE L\u2019ÉQUIPE NOMBRE POURCENTAGE ÉCART-TYPE Le psychiatre ou le résident seul 23 31,94 5,49 Le psychiatre ou le résident et la psychologue oe 20 27,78 5,28 L'équipe entière 00e caen 13 18,05 4,53 Le psychiatre ou le résident et la travailleuse sociale 000 eee 12 16,67 4,39 La psychologue seule Lans vence 3 4,17 2,35 La travailleuse sociale seule _ .1 1,39 1,38 Total eee ere ea a eee eee 72 100 56 Gilbert PINARD et al.Laval Médical Vol.42 - Jan.1971 Gus TABLEAU XI i il Diagnostics posés chez les 102 enfants il | Ja DIAGNOSTIC NOMBRE TOTAL POURCENTAGE ÉCART-TYPE 5 ai Débilité mentale 21 Pme 24 23,53 4,20 Mongolisme 3 anxiété 2 Trouble dépression 8 3 roubles epress 18 17,65 3,77 névrotiques hystérie 5 ; phobie 3 à l\u2019enfance 4 Tr oubles à l\u2019adolescence 5 13 12,75 3,30 Le d'adaptation à un traumatisme 4 Tralet Phage Troubl rimmaturité 7 | roubles | ; cent affective J ; 5 7 o \\ cognitif 1 12 11,76 3,19 oil éveloppement [autres 4 vi Troubles liés ; .oo à la [névrotique 6 11 10,79 3.07 transgression (antisociale 5 prépsychotiques 2 , - Troubles {psyehotiques 6 8 7,85 2,66 Hyperactivité f agressif 2 x \u2014 de type instable 4 6 5.88 2.32 Troubles organiques spécifiques 5 5 4,90 2,14 Paru istehi Perversion 1 1 0,98 0,98 Pscholh Tie y Diagnostic différé 3 3 2,94 1,67 br \u201cithoth Total 102 102 100 Pine \u2014\u2014 Hosp TABLEAU XII Ie Nombre de cas pris en charge par les organismes de la région HE PRISE EN CHARGE NOMBRE - POURCENTAGE ÉCART-TYPE Service social _ nn 24 23,53 4,20 Médecin de famille 16 15,69 3,60 Service scolaire nn 14 13,73 3,41 Classe spéciale .en 10 9,81 2,94 Infirmière psychiatrique locale .8 7,84 2,66 ~\u2014 Service de probation _ 7 6,86 2,50 Ay Infirmiére du service de santé 4 3,92 1,92 te Membre de l\u2019équipe 12 11,76 3,19 big Autres ee 7 6,86 2,50 tone ~~ Total Le 102 100 ve ! ÿ Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 idéales auraient été possibles par exemple, psychopédagogie ou orthophonie.Dans deux cas la conduite à tenir aurait été à déterminer (tableau XIV).La troisième phase de l\u2019enquête était d'évaluer l'évolution des cas.Cinq mois après notre inter- TABLEAU XIII Recommandations faites à la suite des consultations RECOMMANDATIONS NOMBRE Pharmacothérapie cire 44 Traitement non médicamentaux .\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 39 Placement en institution 2000.14 Placement en foyer nec 9 Hospitalisation 00e cerner 5 Autres ere en eee as eee a eee 11 TaBLEAU X1V Recommandations idéales établies uprès les consultations RECOMMANDATIONS IDÉALES NOMBRE Pharmacothérapie par un psychiatre ou résident 100000.42 Psychothérapie individuelle 29 Classe spéciale 28 Psychothérapie familiale 19 Placement en institution spécialisée .\u2026 16 Hospitalisation psychiatrique .8 Indéterminées een 2 Autres LA Lee ee eee eee eee 13 PSYCHIATRIE INFANTILE DU NORD-OUEST QUÉBECOIS Ct -~1 vention, 60 évolutions furent considérées favorables, 27 sans changement, 11 défavorables et quatre malades n\u2019ont pu être retracés (tableau XV).Dans 21 cas, le traitement fut abandonné par le sujet, les parents ou la personne qui avait dirigé le cas.DISCUSSION Étant donné qu'un des buts principaux de notre enquête était d\u2019évaluer le mode d\u2019opération de l\u2019équipe, c\u2019est-à-dire les sources de référence, la démarche diagnostique et l\u2019évolution, nous négligerons de commenter les différentes données socio- économiques que la description des sujets a révélées, Des 102 sujets référés à nos cliniques seulement, trois enfants le furent par leur propre famille.Ceci peut s\u2019expliquer par la nouveauté de notre service dans la région et notre approche axée sur les ressources communautaires, Par ailleurs, la répartition des cas dirigés selon les diverses agences, avec lesquelles nous avions établi des liens lors de notre première visite, ne révèle rien d\u2019inattendu.Les chiffres nous démontrent cependant l\u2019importance du rôle de l'Unité sanitaire dans le dépistage de cas (12 cas).Ceci semble différent du milieu urbain actuel où nous n\u2019avons que très rarement des contacts avec cette agence.Son action dans le Nord- Ouest québécois se situe surtout au niveau scolaire primaire en ce qui a trait au dépistage psychiatrique.Malgré notre intention initiale de faire surtout de la consultation, nous avons évalué directement 72 des 102 malades.La consultation auprès de ceux qui nous avaient adressé des malades n\u2019a eu lieu que dans 30 cas.De plus, de ces 30 cas nous avons relevé que 15 d\u2019entre eux avaient eu un diagnostic antérieur, le plus souvent à Sainte-Justine, ou que le diagnostic avait été différé, On doit préciser TABLEAU XV Évolution des cas selon l'évaluation faite cinq mois plus tard ÉVOLUTION APRÈS CINQ MOIS NOMBRE POURCENTAGE ÉCART-TYPE Favorable ire eee een es een rares 60 58,83 4,87 Sans changement 0000 ns orne 27 26,47 4,37 Défavorable 11 10,78 3,07 Inconnue ee ee er era a rer ee nee 4 3,92 1,92 Total 102 100 58 Gilbert PINARD et al.cependant que dans plusieurs cas où nous avons dû finalement voir l\u2019enfant, nous avions procédé à une consultation au préalable afin de cerner le problème.T1 demeure que malgré l\u2019aide de cette consultation, la démarche diagnostique a nécessité une entrevue.Ces constatations peuvent être expliquées soit par la difficulté imhérente de cette technique ou par son inefficacité.L'équipe au complet, c\u2019est-à-dire la psychologue, la travailleuse sociale et le psychiatre, n\u2019a vu que 13 cas.Douze autres sujets ont été évalués et traités par le psychiatre et la travailleuse sociale ensemble.Mais dans près de 40 pour cent des cas, une seule personne, le plus souvent le psychiatre, a évalué et traité le malade.Cette constatation nous amène à poser plusieurs questions.Quelle est l\u2019efficacité du travail d\u2019équipe?N\u2019y a-t-il pas beaucoup de perte de temps dans les communications nécessaires quand un cas est vu séparément par plusieurs membres de l\u2019équipe?Quels peuvent être les éléments de la solution à ce problème?Une première possibilité serait de considérer tous les membres de l\u2019équipe multidiseiplinaire comme un Mental Health Worker sans rôle spécifique, qui évalue et traite les cas seul et exceptionnellement demande à un collègue plus spécialisé dans un domaine particulier (psychologue, travailleuse sociale ou psychiatre) de l\u2019aide s\u2019il l\u2019a jugée nécessaire.Une deuxième possibilité serait de défaire l\u2019équipe multidisciplinaire, d'orienter la travailleuse sociale vers la communauté où elle pourra demander le psychiatre au besoin, de retourner la psychologue au diagnostic et au milieu scolaire, bref de redonner au psychiatre son rôle de clinicien.Il pourra ainsi accomplir adéquatement cette tâche, étant enfin libéré de l\u2019animation et de l'administration d\u2019une équipe de plus en plus alourdie au fur et à mesure qu\u2019elle s\u2019approprie des rôles dans la communauté.Les membres de l\u2019équipe ont établi comme recommandation idéale une thérapeutique médicamenteuse pour 42 cas.Ce nombre nous semble élevé et diffère de la pratique à laquelle nous étions habitués.Il pourrait être dû à la nature des cas, à l\u2019orientation des médecins de l\u2019équipe ou à la démarche itinérante de l\u2019équipe.Les besoins de la région en spécialistes sont soulignés par des recommandations idéales de psychothérapies individuelles dans 29 cas et de thérapies familiales dans 19 autres.Malgré notre action souvent limitée, il est à noter qu\u2019après cinq mois d'évolution, 60 pour cent des Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 cas out une évolution favorable.Ce taux peut être clarifié en partie en définissant ce qui fut considéré comme évolution favorable.Par exemple, une adaptation satisfaisante en institution par un caractériel à été considérée comme favorable.Dans 11 pour cent des cas l\u2019évolution fut considérée comme mauvaise et ce pourcentage était constitué en majorité par des psychotiques.Des 102 cas vus ou auprès desquels nous avons fait une consultation, 82 ont été ou sont maintenant suivis par des personnes-ressources de la région (médecins, psychologues, travailleurs sociaux, conseillers en orientation) sur place, dans le Nord- Ouest québécois.Les avantages économiques et opérationnels d\u2019une telle démarche nous semblent évidents et de plus stimulants pour le milieu.Ce nombre exclut les cas suivis par l\u2019infirmière psychiatrique qui est considérée comme un membre de l\u2019équipe.CONCLUSION À la lumière de ces faits et étant fidèles à notre dernier objectif qui était de modifier le mode d\u2019opération de notre équipe s\u2019il y avait lieu, nous devons faire état des quelques tendances nouvelles vers lesquelles nous nous orientons.De plus en plus, le médecin sera le premier évaluateur pour l\u2019équipe, après avoir consulté les différents organismes concernés dans un cas, Il continuera cependant de laisser la prise en charge à ces agences locales.Les autres membres: travailleur social, psycho- éducateur et psychologue, auront un double rôle ; premièrement, celui de consultant auprès du psychiatre, et deuxièmement celui, selon la compétence particulière, de consultant, superviseur et enseignant auprès des différents groupes qui s\u2019occupent de la sunté mentale dans la région du Nord- Ouest québécois.REMERCIEMENTS Nous voulons exprimer nos sincères remerciements à toute l\u2019équipe du Service de recherche Georges-Villeneuve de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu et en particulier au docteur Léon Tétreault, son codirecteur, pour leur assistance dans la préparation de ce travail.Nous désirons également remercier mademoiselle Turpin, mesdames Bélanger et Mercier, secrétaires des hôpitaux du Nord-Ouest québécois, pour leur aide dans le questionnaire des malades. Li Jen 165 i sig IF lp, itr] Po in Ay ge Né poy + sh inten à ré 1, i).| Sal: Suns à \u201cible lim, 1 bre pur bes sa Tulle Je dipé js ris [ls res pins l'équipe ms Cl dant fale pari ble qi: dt pré | vip war qu sit In À ot att ger all ln pri ES ite ar Laval Médical PSYCHIATRIE INFANTILE DU NORD-OUEST QUÉBECOIS Vol.42 \u2014 Jan.1971 BIBLIOGRAPHIE !.CAPLAN, G., Types of mental health consultation, 3.Hume, P., Search light in community psychiatry, Amer.J.Orthopsychiat.33 : 470-481, 1963.Community Mental Health Journal, 1: 102-112, 1965.2.Houpg, L., Drrace, J., LAPOINTE, J.-L, LAZURE, D.Rapport du comité d\u2019étude sur les besoins en psy- 4.Recensement du Canada, 1961-1966.Bureau fédéral de chiatrie infantile dans la province de Québec, juill.la statistique.Bulletin 1 : 28 juillet 1964.Roger 1966.Duhamel, Imprimeur de la Reine. PROJET PILOTE DE TRAVAIL DE COLLABORATION ENTRE LE SERVICE DE POLICE DE LA VILLE DE MONTRÉAL (POSTE 15) ET L\u2019HÔPITAL JEWISH GENERAL * Bernadette LAROCHE, M.S.S.', John J.SIGAL, Ph.D\u2019, et Henry KRAVITZ, M.DS Le Service de psychiatrie de l'hôpital Jewish General est depuis longtemps conscient du fait qu\u2019il v a, dans la communauté qui l\u2019entoure, un grand nombre de personnes en détresse qui ne se prévalent pas des services que l'hôpital ou les autres agences communautaires peuvent leur offrir.Le travail clinique permet quotidiennement de constater que nombre de malades auraient pu être aidés avec plus d'efficacité s\u2019ils s\u2019étalent présentés plus tôt; que le malade qui se présente n\u2019est souvent pas le plus malade de la famille ou de son entourage immédiat.La consultation dans les écoles du secteur révèle un besoin de soins préventifs pour nombre de jeunes et de parents qui ne viennent pas jusqu\u2019à nous.Tout un ensemble de raisons peuvent expliquer pourquoi une partie de la population en détresse reste à l\u2019écart des services mis sur pied pour leur venir en aide: signalons le désenchantement, l\u2019'amertume, la peur, la honte devant la faillite, le sentiment d\u2019impuissance en face des difficultés à surmonter ou la chronicité de certaines situations de misère.L\u2019ignorance des ressources existantes ou des moyens de parvenir à ces ressources est souvent à la base de cet écart.Le public a besoin d\u2019éducation et d\u2019information pratiques.Les services qui se consacrent à la santé mentale doivent trouver les moyens d'aller vers cette partie de la population en détresse, lui indiquant ainsi une volonté de l\u2019aider et une compréhension de ses * Travail présenté au VIe Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Montréal les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Consultante en santé mentale, Service de psychiatrie, Hôpital Jewish General.2.Directeur du Service de recherches, Institut de psychiatrie communautaire et familiale, Service de psychiatrie, Hôpital Jewish General ; professeur agrégé, Département de psychiatrie, Université McGill.3.Psychiatre-en-chef, Service de psychiatrie, Hôpital Jewish General ; professeur agrégé, Département de psychiatrie, Université McGill.difficultés en dehors de l'aspect légal ou moral de ses problèmes.Le Service de psychiatrie de l'hôpital Jewish General, dans l\u2019élaboration d\u2019une politique ou d'une ligne d'action préventive, reconnaît la valeur de certains organismes existants et est désireux de travailler en collaboration avec eux.Entre autres, soulignons que 1\u2019hépital a depuis toujours bénéficié de la collaboration des policiers du secteur.Il lui à done paru normal que, désirant accroître son champ d\u2019action dans le domaine de la santé mentale et de la psychiatrie communautaire, son Service de psychiatrie établisse une base de collaboration avec le dit corps policier.En effet, la police touche de très près les populations en détresse : elle est disponible vingt-quatre heures par jour ; elle recoit constamment des appels à l\u2019aide et y répond à la fois par le truchement du téléphone ou par une visite à domicile.Dans un système social bien intégré, le rôle de la police est, par définition et par la loi, explicitement celui de protecteur de la société et de gardien de la loi.Mais l\u2019expérience prouve que les services rendus par les forces policières débordent largement leur mandat initial.Citons brièvement quelques références: dans la ville de Syracuse, une étude faite par Cumming, Cumming et Edell (4) démontre que plus de la moitié des appels reçus quotidiennement par la police ont trait à des demandes d\u2019aide concernant à la fois des problèmes d\u2019ordre personnel ou interpersonnel.Lorsque le policier arrive sur les lieux, l\u2019information indique qu\u2019il dirige les plaignants vers quelqu\u2019un qui pourra vraisemblablement les aider ou qu\u2019il essaie de les aider lui-même.Pour ce faire, il écoute, témoigne de la sympathie, donne certains renseignements pratiques ou donne des directives avec autorité.11 peut encore, suivant le cas, séparer ou mettre il) ele ds ill si i > AE ile gly TS il J ii ! \u201cns, iS HAN oF lisa ] x \u201ca dy \u201chy \u201cMe i Kagel \u201cNoa Boi \u201cTt il \u201clr ily nl ut ¢ + Bar, ry, ig { ge d i la Te i D Im: et, is | Jesish ie lene | ts, silk néfise de [ura jp let {0 ile Jes DUEL tual aye elt I p rik pple 5 let gr pi large ait nr ape, II?il | gh 1 Ju ble le l ie gi pi gui i le fé pint uf It pelt Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 d\u2019accord les protagonistes d une querelle.Ces activités sont liées au côté latent de son rôle.Les poli- clers en général ont peu d'entraînement pour ce genre de service et pourtant ceci constitue la moitié de leur tâche, En fait, Bard et Bercovitz (1) de même qu Epstein (5), allant plus loin, estiment que 80 a 90 pour cent des activités du policier sont étrangères au contrôle du crime et au respect de la loi.Quant à sa participation daus le domaine de l'intervention auprès des malades mentaux, Liber- man (9), dans une recherche effectuée à Baltimore, révèle que 50 pour cent des malades mentaux admis dans les hôpitaux de l\u2019État de ce district, ou leur famille, ont eu d'abord recours à la police, comme ressource communautaire, avant leur hospitalisation.D'après un échantillonnage, 94 pour cent de ces malades se défendent de considérer leur état comme « maladie mentale », tandis que 29 pour cent seulement de l\u2019échantillonnage de malades mentaux admis par l'intervention de médecins et de psychiatres opposent le même refus.Ceci peut indiquer que les patients qui viennent en contact avee la police sont, en général, sensiblement plus récalei- trants, qu\u2019ils se refusent à admettre le besoin d\u2019aide professionnelle et sont moins prêts à utiliser les ressources communautaires disponibles.Assister la police dans l\u2019exercice de cette partie de ses fonctions qui a trait aux problèmes personnels et interpersonnels des personnes en détresse peut donc représenter une aide considérable à la police et à la population.D'autres praticiens en sciences humaines qui se sont intéressés à ce domaine, et qui ont travaillé avec la police, ont adopté différentes méthodes afin de mieux assister et préparer le policier à son rôle latent d\u2019aide et de support dans la communauté.Rappelons seulement trois expériences.À Boston, sous les auspices de Boston University\u2019s Law- Medicine Institute, Lipsett et Steinbruner (10) décrivent une expérience dans laquelle deux groupes de policiers et de résidents d\u2019un ghetto noir se sont rencontrés de facon hebdomadaire, pendant plusieurs niois, afin de promouvoir une meilleure céon- naissance et compréhension conduisant à un changement d'attitude.À New York, sous la direction de Bard et Bercovitz (1), dans un effort pour prévenir le crime issu de crises familiales, le Psychological Center of the City College a donné à un groupe de policiers un cours réparti sur une période de deux ans.Ce cours visait à l\u2019information théorique et pratique dans le domaine de l'intervention PROJET PILOTE DE TRAVAIL DE COLLABORATION 61 dans les cas de crises familiales.Shellow (13) rapporte que dans un comté de Maryland, l'Institut national de la santé mentale a organisé une semaine d\u2019information et de discussion afin de préparer un groupe de 45 policiers qui devaient être de faction lors d\u2019une marche sur Washington.Les résultats semblent indiquer que cette expérience a augmenté la confiance en soi des policiers et la compréhension qui leur a permis une plus grande neutralité lors des démonstrations.Ces deux dernières expériences ont nécessité la participation d'un assez grand nombre de personnes.Ces différentes approches visent à élargir et à approfondir la conception que les policiers ont de leur fonction et à améliorer, quand il se doit, leur technique de travail.Elles s'adressent plutôt à des groupes.On v donne un enseignement théorique en même temps qu'on y supervise le travail pratique des policiers désignés.L'approche décrite ci-après a ceci de différent qu\u2019elle engage un service hospitalier, qu\u2019elle comporte une concentration d'effort sur le cas particulier dont les problèmes sont portés à l'attention de la police.Ce cas est alors l\u2019objet des soins du policier et de la consultante jusqu\u2019à ce qu\u2019une solution plus ou moins heureuse ait été atteinte.PREMIÈRE ÉTAPE DE LA COLLABORATION Les autorités du Service de psychiatrie et du Poste de police n° 15, lors d'une rencontre en mai 1969, ont établi les bases d'une collaboration plus active entre les deux services.Il a été entendu qu\u2019un membre du personnel du Service serait à la disposition des policiers du poste, section de l'Aide à la jeunesse, et servirait de liaison entre le poste et l\u2019hôpital et que la clinique psychiatrique externe l\u2019assisterait le cas échéant.Le poste n° 15 dessert une partie du territoire confié à l'hôpital Jewish General depuis la sectorisation des services psychiatriques.Il a été également entendu qu\u2019un travail de recherche serait fait lorsqu'une période assez longue de collaboration et d'observation aura permis de déceler les besoins les plus cruciaux et les points particuliers où une action commune a le plus de chance de porter des fruits.Description de la zone de travail: Lee poste de police n° 15 est situé dans un secteur hétérogène, une sorte d\u2019ilot ceinturé par trois zones 62 Bernadette LAROCHE.John J.SIGAL et Henry KRAVITZ particulièrement privilégiées.En 1968, d\u2019apres les données statistiques de la Police de Montréal, on v compte 92 867 habitants répartis comme suit : de 0 a 7 ans = 11911 personnes de 7 à 17 ans = 9560 ?de 17 ans et plus = 71396 francophones = 23391 > anglophones = 15953 TV autres = 53323 (Les statistiques démographiques de 1969 ne sont pas encore publiées.) La population de ce secteur n\u2019est pas trés jeune, en ce sens que 23 pour cent seulement est de moins de 17 ans.Le taux de délinquence juvénile y est de 3,14 par 1000 de population, ce qui est relativement peu élevé, la moyenne étant de 5,68 pour toute la ville de Montréal.Les catholiques représentent entre 34 et 50 pour cent de la population.La proportion d\u2019immigrants est très élevée, La population est de plus en plus dense à mesure que l\u2019on s\u2019éloigne de la colline et que l\u2019on se dirige vers le nord, là où l\u2019on trouve les quartiers à bas loyer (représentant de 25 à 30 pour cent des loyers de tout le secteur) et les plus bas revenus familiaux, là où habite la petite classe moyenne.Une forte partie de la population de ce secteur, plus particulièrement aux alentours de l\u2019université de Montréal et près de la colline, correspond à la classe moyenne supérieure.Le niveau social de ce secteur est hété- rogéne.D\u2019aprés les données du recensement de 1961, les revenus familiaux étaient de $4 500 a $7 000 dans la partie nord du secteur, et de $7 000 et plus dans la partie sud (8).CADRE Le corps policier du Poste de police n° 15 se compose de 101 constables, onze sergents, quatre lieutenants, un capitaine et un inspecteur.Parmi eux se trouve le personnel de la section de l\u2019Aide à la jeunesse : deux sergents et six constables.Cette section a été formée en avril 1969.On y effectue principalement à 1\u2019égard des jeunes un travail de prévention et d\u2019enquéte.Les constables sont en tenue de ville; ils utilisent des véhicules non identifiés, à l\u2019exception du policier éducateur.Ce dernier visite toutes les écoles du district et donne une causerie à l\u2019aide de diapositives dans chacune des classes.Son but est de conseiller et de guider les jeunes qui risquent de commettre des infractions, d\u2019expliquer la fonction du policier dans la société et de promouvoir une meilleure relation entre le Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 policier et les jeunes.Il va de soi que l\u2019une des conditions d'efficacité de l\u2019action des policiers de cette section repose sur une connaissance approfondie du district où ils doivent exercer leur action, et ce à tous les points de vue : sociaux, économiques, ressources communautaires, composition de la population.Au poste n° 15, par exemple, les policiers sont frappés par le nombre de familles séparées dans le secteur; par l\u2019absence de la mère au domicile à l'heure du midi, absence révélée en partie par le nombre d\u2019enfants qui portent au cou la clé de la maison, par le manque ou l'insuffisance de centres récréatifs organisés et surveillés (ces renseignements ne sont pas basés sur une recherche systématique mais sont le produit de l\u2019observation ).Dans l\u2019exercice de leurs fonctions, les policiers sont à même de constater la pauvreté et l\u2019absence de certains services communautaires aptes à seconder cu à compléter leur action.Il est indispensable qu\u2019ils se chargent de faire part aux autorités compétentes à la fois des lacunes et des besoins du secteur.lei l\u2019on peut voir la nécessité d\u2019échange et même de confrontation entre les divers organismes responsables de la santé mentale.Il est du ressort de la consultante en santé mentale de promouvoir ces échanges.PROCESSUS DE CONSULTATION EN SANTÉ MENTALE Depuis octobre 1969, la consultante en santé mentale consacre approximativement treize heures par semaine a cette section, que ce soit au poste, en visites à domicile avec les constables ou à l\u2019hôpital.Son travail a pour objet: 1.d\u2019augmenter la connaissance et l\u2019habileté des policiers par la démonstration de techniques d\u2019entrevues familiales ; 2.de familiariser le policier avec certains fae- teurs pathologiques dans le milieu ou la famille ; 3.-de contribuer au développement de sa connaissance des ressources communautaires et de lui faciliter l\u2019utilisation de ces ressources ; 4.d\u2019accroître chez le policier le sentiment de sa dignité professionnelle en faisant ressortir l\u2019importance de son réle et sa valeur irremplaçable dans certaines circonstances.Ayant accepté ce mandat auprès des corps policiers, l\u2019Hôpital a jugé bon que sa consultante s\u2019installe sur place.À son arrivée au poste, ses fonctions étant fort impréeises, la consultante s\u2019est proposé d\u2019observer afin d\u2019apprendre à connaître le service lu de lien de prob.Ur ation, Ml, , h Pope * Dolce Sats i dog = pare fl a ofp recherche wlio, leer sant ibuce de i sande dispensable its i eins du d'échange os organe les du | le de pr ple D heures Pr 70 he 11 piel able ds piques d'a ots Be vy ll ol pee | de fu à copie Ë ir [i oho dus si gai gates i foe pr tre Qu Luval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 33 Y CELESTINS Eau minérale alcaline naturelle VIC Méfiez-vous des substitutions Prescrivez CELESTINS La seule véritable eau de Vichy vendue au Canada Importée directement de l\u2019établissement thermal de Vichy, France.me SS NU HIEERALE ALGALINE HAT SNCE : TRENTE-DEUX ONCE ERE qe ERS a ATEN ~~.SE Montréal.(7) 353: = NES .la d\u2019Indéral*.{meee a = Indéral est ie premier inhibiteur des récepteurs béta-adrénergiques introduit en médecine clinique.Il représente une méthode thérapeutique de conception nouvelle contre l\u2019angine de poitrine, l\u2019arythmie, la sténose musculaire du ventricule gauche et les phéochromo- cytomes.plus nouvelle substance efficace en prophylaxie et en thérapeutique de l\u2019angine de poitrine est le chlorhydrate de propranolol\u2014connu sous le nom ' et pec | ll bu PA CR fd dal ot 3 of ip durant a = = = NE gent im Bplacede i diol 4 aging Ringe iat iets oR Rein J lat \u201creversés Sont Ua I Poca 861d ls De nombreux auteurs, notamment Hamer et Sowton, Birkett et Chamberlain, Conn et Bruce et Mizgala et coll.ont tous démontré qu'Indéral administré par voie intraveineuse ou par voie orale diminue la: fréquence et la gravité des crises angineuses.Chez les sujets soumis à l'épreuve d'effort au tapis roulant ou à l'ergocy-} ont Hae! os AYERST i volé ge Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée inl l Montréal Québec dim ; Fabrication canadienne selon 568 ang accord avec les alé Bibliographie et données essentielles ACFP go fournies sur demande.A ES VA | omplications ont été moindres que ii es angineuses et leurs besoins en de I'angine de poitrine.A Pilycérine et augmenter leur toléran- ; ray l\u2019activité physique.De plus, leur 1 AC LUI était stabilisé et généralement sans Je le CrOIS, A | 4h tension artérielle soit modifiée.Or, en effet.S Alors Indéral est une thérapeutique de valeur! Mais oui! Indéral augmente la tolérance au travail et au jeu, réduit les besoins en nitroglycérine et diminue la fréquence et la gravité des crises Mdéral a aussi augmenté la capacité angineuses.Ifijet à l\u2019effort, son pouls étant plus que durant les sessions d'exercice | ins.glus, de nombreux essais à double Gont démontré qu\u2019Indéral administré fment dans les t d\u2019 lo- de'anit A A Loropriée a phy des résultats sta.Donc, il S ag it d un p r og res uement importants en comparaison Important dans la fes placebos.De nombreux malades thérapeutique au long cours fu décroitre la fréquence de leurs tla plupart des cas, ces effets ont renversés lorsque les malades ent des placebos.Blioration a été proportionnelle aux 5 qui ont varié de 40 mg à 400 mg our en prises orales fractionnées.es et elles ont répondu aux mesures peutiques ordinaires.LES LABORATOIRES | MEMBRE FRIAL CHEMICAL INDUSTRIES Limited éposée M-2522/4/70F 36 Inderal POSOLOGIE ET ADMINISTRATION VOIE ORALE Angine de poitrine Au début, 20 mg trois ou quatre fois par jour avant les repas et au coucher.Par la suite, augmenter graduellement au cours d'une semaine jusqu'à 40 à 60 mg trois ou quatre fois par jour.On a administré dans certains cas des doses atteignant 320 à 400 mg sans danger et avec de bons résultats en présence d'angine résistante mais il n'est pas généralement nécessaire d'administrer des prises de cette importance.Arythmies 10 à 30 mg trois ou quatre fois par jour avant les repas et au coucher.Sténose musculaire du ventricule gauche 20 à 40 mg trois ou quatre fois par jour avant les repas et au coucher.Phéochromocytome Avant l\u2018opération \u2014 60 mg par jour, fractionnés, pendant les trois jours précédant l\u2018intervention en administration concomitante avec un blogueur des récepteurs alpha.Tumeurs malignes \u2014 30 mg par jour, fractionnés.VOIE INTRAVEINEUSE Arythmies | 1 à 3 mg a raison d'1 mg (1 ml) a la minute, Une deuxiéme dose d\u2019égale importance peut être administrée après deux minutes au besoin.N.B.La dose ordinaire de 1 à 3 mg doit être administrée sous contrôle électrocardiographi- que continu, si possible.Le débit ne doit pas dépasser 1 mg {1 ml) a la minute.On doit allouer un intervalle convenable pour permettre l'arrivée du médicament au siège d'action en présence de circulation lente.Dès qu'on perçoit une modification du débit ou du rythme cardiaque, on doit interrompre l'administration d'INDERAL jusqu'à ce que le plein effet ait été observé.Au besoin, on peut administrer la seconde prise après un intervalle de deux minutes mais il ne faut pas en donner davantage avant qu\u2019il ait été établi clairement que l'effet thérapeutique n'a pas été atteint et qu'aucun effet nocif, particulièrement de bradycardie ou d'insuffisance soit survenu.Dans la thérapeutique des arythmies, il est rarement nécessaire de donner par voie intraveineuse des doses supérieures à 10 mg.En cas de bradycardie, administrer 0.5 à 1.0 mg d'atropine par voie intraveineuse.CONTRE-INDICATIONS 1.Asthme bronchique.2.Rhinite allergique (au cours de la saison pollinique).3.Bradycardie sinusale (et le bloc cardiaque du second ou du troisième degré).À l'occasion, l'administration d'INDERAL a causé de la bradycardie sinusale due à une activité non opposée du vague.Cet effet a été corrigé par l'administration d'atropine.4.Choc cardiogénique.5.Défaillance du ventricule droit (secondaire à l'hypertension pulmonaire).6.Asystolie.L'asystolie peut être aggravée par l'administration d'INDERAL.Bien que la correction d'une arythmie puisse diminuer l\u2018insuffisance cardiaque et I'INDERAL intraveineux a été utilisé avec succès dans ces cas, on doit administrer préalablement de la di- itale associée à de faibles doses d\u2019INDERAL.n répète la manoeuvre seulement en cas d'indication précise et sous contrôle électrocardio- graphique continu.Il est important de noter que l\u2019action inotrope positive des glycosides digita- liques n\u2018est pas abolie par I'INDERAL.Des sujets sans antécédents de défaillance cardiaque ont manifesté ce symptôme ou d\u2019autres y ont été précipités consécutivement à une cure à l'INDERAL.Dans ces cas, la conduite à tenir dépend de la réponse du sujet.Si la réponse n\u2019est pas satisfaisante, on interrompt l'INDERAL immédiatement; si la réponse est bonne, le sujet doit être digitalisé et suivi de près.Si la défaillance persiste, supprimer l'INDERAL.Le nombre de cas où surviennent ces difficultés sont rares relativement au nombre de sujets traités.7.Anesthésie au chloroforme.N.B.\u2014 Les mises en garde et réactions inattendues sont consignées dans la brochure scientifique concernant le produit.PRESENTATION N° 3461, en flacons de 100 comprimés sécables de couleur beige dosés à 10 mg de pro- pranolol.N° 3464, en flacons de 100 comprimés sécables de couleur verte dosés à 40 mg de propranolol.N© 3265, en ampoules d\u20191 ml renfermant 1 mg de propranolol, conditionnées en cartons de 10.Laval Médical Vol.42 - Jan.1971 LES LABORATOIRES AYERST division de Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée Montréal Québec MEMBRE ACFP \u201cMarque déposée SUBVENTION FÉDÉRALE POUR UN PROJET À WINNIPEG Une subvention fédérale de $24 135 vient d\u2019être octroyée au Winnipeg Council of Self Help Group pour financer un projet de progrès social.Le ministre des Approvisionnements et Services, M.James Richardson, a annoncé la nouvelle au nom de l\u2019honorable John Munro, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.Le Self Help Council est chargé de coordonner les programmes, les moyens et les activités de onze organismes groupant des citoyens de Winnipeg.Il doit mettre sur pied des services de renseignements et de consultation juridique, lancer des projets d\u2019auto-assistance, créer et perfectionner des services de santé, de bien-être social, d\u2019emploi et de logement.Cette subvention est accordée dans le cadre du Programme de subventions fédérales au bien-être.SUBVENTION FÉDÉRALE À L\u2019UNIVERSITÉ QUEEN Le gouvernement fédéral vient d\u2019octroyer une somme de $7 642 à l\u2019École des sciences infirmières de l\u2019Université Queen, dans le cadre du Programme des subventions à l\u2019hygiène.L\u2019honorable E.J.Benson, ministre des Finances et député de Kingston et des Îles, a annoncé la nouvelle, au nom du ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l\u2019honorable John Munro.Cette subvention financera en partie une étude dont le but est d\u2019évaluer et d'améliorer les aptitudes et le rendement professionnel des infirmières pédiatriques.quad qd?sous J hi ip oli sh jui Sire i Jee Liss vai de a ga pa its es ie sir fir di sil plier | ts 1p lin Iii i leche ils la I ie ard ik pr le fe) Eh vie Ms] i hy i Age els oli fy lg \u2019 Hie \u201cARH gy Moi tly fig UN la \u201che iii d A i yg I, iy Li wig un bry | Le Ti; lg i hu de Supe sander = de ane rape, | LAE les projet a.serv 00 = qudre du pe.pie a Prograll- Func | ue le tone i Jo fe I ak pit yal 8 à _ fie À Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 sous ses différents aspects et d\u2019être disponible, Elle partage avec les policiers de la section de l\u2019Aide à la jeunesse la seule pièce, plutôt exiguêë, mise à leur disposition.Ceci facilite grandement les échanges et lui permet de se familiariser plus rapidement avec le système.En un sens, elle s'intègre plus vite.Au début, la consultante, de facon générale, attend d'être invitée à participer aux activités des policiers: autrement, elle risque de soulever à certains moments l\u2019impatience des policiers devant certaines de ses suggestions ou de ses prises de position résultant de son ignorance des rouages (2).Il est bien connu que la consultation en santé mentale ne se fait pas sans soulever des résistances à l\u2019intérieur du système dans lequel elle se donne.Cette résistance s\u2019est manifestée par une diminution temporaire de demandes de service que la consultante a considérée comme une phase difficile mais normale du développement de travail de collaboration.La consultante doit respecter le fait que le système policier à sa discipline et ses exigences.Les policiers ne lui permettent pas d\u2019oublier ces facteurs et lui rappellent souvent qu\u2019ils ne sont ni psychiatres ni travailleurs sociaux.Le choix des cas visités reste entre les mains des officiers en charge de la section.La consultante utilise l\u2019approche familiale telle que partiquée à l'hôpital Jewish General et dé- erite par Epstein (6, 7 et 12), Rakoff et Sigal (12).Cette technique est le travail sur l\u2019entité familiale.Elle vise d\u2019abord à la compréhension et, par la suite, s\u2019il y à lieu, à la modification du comportement des membres de la famille, en utilisant ce qui est révélé par les échanges en cours, durant l\u2019entrevue où tous les membres de la famille sont présents et se trouvent dans une situation d\u2019interaction les uns avec les autres.De cette facon, le policier et la consultante se trouvent rapidement et effectivement plongés au centre même du problème et commencent sur place le processus d'aide, les propositions pouvant être acceptées ou rejetées par la famille.Ceci rend l\u2019intervention globale et, nous l\u2019espérons, effieace.Cette approche permet une prise de conscience plus rapide et plus complète de la situation, replace l'adolescent ou l\u2019enfant appréhendé dans son milieu dynamique et permet un échange plus positif avec le policier.La consultante fait toutes les évaluations et toutes les démarches avec le policier qui est pleinement responsable du cas jusqu\u2019à l\u2019énoncé d\u2019une solution finale.Les modalités de l\u2019aide à apporter ainsi que le choix de l\u2019agenee communautaire qui assumera 8) PROJET PILOTE DE TRAVAIL DE COLLABORATION 63 le traitement seront done du ressort commun du policier et de la consultante.Le policier prend les rendez-vous, demande a tous les membres de la famille d\u2019être présents et se conforme aux exigences de la famille quant à l'heure et au jour.La famille est libre, en général, d'accepter cette visite ou non.Depuis le début du travail de collaboration, un cas seulement s\u2019est vu imposer une évaluation familiale.Tous les cas visités auraient pu être « classés », aux termes de la loi, car après les constatations d'usage et une première visite d\u2019enquête par les policiers de la section, il n\u2019y avait pas offeuse ou preuve ou matière à intervention légale.L\u2019exemple suivant illustre ce qui précède.Une adolescente de 12 ans fait une fugue.Sa mère appelle la police, qui se rend sur les lieux.Le lendemain, un nouvel appel téléphonique: sa fille est revenue.La consultante a déjà discuté avec les policiers le sens ou les raisons possibles des fugues chez les adolescents.Dans ce cas précis, les policiers se sont inquiétés de l'attitude fermée de cette adolescente et de son air effrayé.L'entrevue familiale révèle que cette enfant refuse d'aller à l'école où elle est dans une classe spéciale; qu\u2019elle est terrifiée par l'homme qui vit avee sa mère depuis quelques années, que cet homme boit, qu\u2019il a fait une crise cardiaque et est sans travail; que la mère est déprimée et souffre d\u2019un début de maladie de Parkinson ; que la famille est supportée financièrement par les services du Bien-être social; que la fillette a été hospitalisée quelques mois auparavant pour une investigation de douleurs abdominales ; que les résultats étant négatifs, le psychiatre consulté après examens a parlé de dépression profonde et de privation et l'a référée à une clinique psychiatrique pour enfants, où elle ne s\u2019est jamais présentée.Dans ce cas, et avec la permission des parents, le policier et la consultante ont visité le curé de la paroisse qui a exprimé son intention d'aider; le Principal de l\u2019école qui a présenté la fillette et son frère comme des enfants isolés, craintifs, préoccupés et souvent absents.Ces enfants ont été alors recommandés à l'attention du Principal et de l'infirmière de l'école.À la suite donc de cette information plus complète obtenue dans ce cas assez pitoyable, des mesures ont été prises, par le policier et la consultante, pour assurer la prise en charge régulière de cette jeune fille et de sa famille.Jusqu\u2019à maintenant, 16 familles ont été évaluées au cours d\u2019une ou plusieurs visites à domicile.Des 64 Bernadette LAROCHE, John J.SIGAL et Henry KRAVITZ contacts ont été faits dans neuf agences communautaires et six hôpitaux, certaines familles requérant les services de plus d\u2019une agence.Lors de la visite ou de l\u2019appel téléphonique complémentaire, quatre des familles n\u2019avaient pas suivi les recommandations qui consistaient à se présenter à un service d\u2019aide psychiatrique ou social.Dans le premier de ces cas, la demande faite à la police avait comme but exprimé la punition d\u2019un fils de 15 ans.La mère, très déprimée à la suite d\u2019une hystérectomie, refuse de recourir aux soins psychiatriques.Elle déplace le problème, blâme le fils qu\u2019elle rend responsable de toutes les difficultés de la faniille.Elle développe une attitude soupçonneuse et négative contre les médecins et les hôpitaux et nous accuse de soulever son fils contre elle.Dans le deuxième cas, un adolescent délinquent à fortes tendances antisociales refuse les services offerts, que ce soit d\u2019une agence familiale ou d\u2019une clinique externe; ceci, de toute façon, n\u2019aurait été qu\u2019un palliatif: son comportement nécessitant, à notre avis, un séjour prolongé dans un centre thérapeutique spécialisé.Dans un troisième cas, les parents n\u2019ont qu\u2019un but: le retour à la maison de leur fille de 17 ans qui a quitté le domicile paternel.Ils refusent de voir la tristesse profonde et l\u2019anxiété marquée de cette jeune fille.Ils ne se présentent pas à la travailleuse sociale qui a accepté de les recevoir.Le quatrième cas est celui de parents qui ont réussi jusque-là à cacher les graves problèmes de la famille, qui ne ressentent que de la honte en face du délit sexuel de leur fils de 15 ans et qui s\u2019ingénient à rationaliser son comportement et à nous assurer de leur habileté à prendre les choses en main.Comme complément à l\u2019action qu\u2019elle exerce déjà auprès du corps policier, la consultante a été invitée à participer à trois colloques policiers-parents.Cette description des activités de la consultante n\u2019inclut pas les échanges d\u2019idées qui s\u2019effectuent au cours des heures passées au poste de police, échanges qui amènent souvent une modification d\u2019attitudes chez les policiers et chez la consultante.Cette description ne permet également pas d\u2019apprécier les informations pratiques données dans un nombre de cas où la consultante n\u2019intervient pas en personne.Un stimulant précieux nous a été fourni lorsque les autorités policières des services de l\u2019Aide à la Jeunesse de la police de Montréal ont demandé à notre hôpital d\u2019instaurer un service identique à celui présentement en cours au poste n° 15 dans Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 d\u2019autres secteurs.Mais il est bien entendu que la sagesse et la prudence nous imposent d\u2019approfondir la présente expérience par des recherches ultérieures afin de bien mesurer son efficacité avant de l\u2019étendre ou de la recommander à d\u2019autres seec- teurs.Des projets de recherche sont présentement à l\u2019étude.Fait important à souligner, les autorités policières sont déjà éveillées à la nécessité de la formation plus complète de leurs membres.Toutefois, à notre connaissance, en ce qui a trait à l\u2019enseignement, il est à noter que le policier ne reçoit aucun entraînement théorique ou pratique sur les dynamismes de la famille et sur le travail avec la famille.Cela serait pourtant de la plus haute importance, étant donné le rôle que Joue le policier dans la communauté.En ce sens, l\u2019approche familiale utilisée par la consultante semble particulièrement appropriée.CONCLUSIONS On s\u2019est borné à présenter de facon descriptive l\u2019expérience de collaboration entre la police et l\u2019Hôpital Jewish General, car, d\u2019une part, l\u2019on n\u2019a pas encore le recul voulu et, d\u2019autre part, la recherche fait encore défaut pour permettre de porter un jugement de valeur sur la qualité et l'efficacité de notre intervention.La consultante s\u2019est efforcée d\u2019appliquer les concepts de la consultation en santé mentale, à savoir : faire en sorte que le service rendu soit global, que le dédoublement d\u2019énergie ou d'activité soit évité, que la main-d\u2019œuvre disponible soit utilisée au maximum, que, par le truchement de l\u2019activité partagée, le policier en arrive à faire face par lui-même aux situations problèmes et à mobiliser les services qui peuvent l\u2019assister dans l\u2019accomplissement de sa tâche (3).Il est à signaler que la consultante a choisi, comme premier outil de travail, une technique qui lui est très familière : l\u2019évaluation familiale.Il va sans dire que d\u2019autres méthodes auraient pu être employées et devraient l\u2019être à l\u2019avenir.Prenons par exemple le travail de groupe, entre policiers et adolescents.L'emploi de cette méthode qui a été suggérée par la consultante aux policiers n\u2019a pas semblé éveiller l\u2019intérêt des policiers et la suggestion est restée lettre morte.En outre, un fort pourcentage des cas ont été référés en psychiatrie : le souci d\u2019objectivité et l\u2019honnêteté professionnelle nous amènent à nous poser certaines questions : pal val Fd si Et RE il owe \u201cis d i i | | ele pose [iL II\u2019 Jit | ue pu (mg Len ll cle tr «is bbl ih Ai, idl fit hi ita) Bray, lr, ge, | Lip T'chéreh, IE Dey 3.gy S ANtonité, Sté eh Le Tongs.ial.§ \"Ut Te [le sr Jy lave | haute hu | Je palier ole fa artivaliè descriptive je et | Hie in DA ps | recherche porter Un yicgulé de or ls i 5 nil: lil qu sit er ile 4 ejrité pt pee Js servit nl i ih Juigle qu ja 15 pt pl ih » Pre pis qua ji yi Ji ges fat ou rie | inl ins: Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 Est-il possible que le travail à l\u2019intérieur d\u2019un système où la psychiatrie est à l'honneur ait influencé la consultante dans ses recommandations ?Est-il également possible que l\u2019aide psychiatrique ait été le traitement de choix ?Un fait est certain lorsqu\u2019il s\u2019agit de support ou de confrontation : la tentation est très forte de s'assurer en tout premier lieu la collaboration d\u2019organismes familiers ou bienveillants, Ne faut-il pas éviter que cette tentation devienne un écueil et empêche la consultante de faire aussi appel à des organismes moins connus ou explorés ?Un mot reste à dire sur les cas qui n\u2019ont pas suivi les recommandations; la consultante estime qu\u2019une équipe thérapeutique allant à domicile et disponible en période de crise aurait pu être alors d\u2019un grand secours (14).Le nombre croissant de demandes faites par les policiers de la section et en général l\u2019attitude des familles visitées semblent indiquer que le service de consultation tel qu\u2019il agit en ce moment est déjà valable.BIBLIOGRAPHIE I.Barn, M, et BrrkoviTz, B., Training police as specialists in family crisis intervention : À community psychology action program.Community Mental Health J.3, 1967.Aussi: Report OLEA Number 157, United States Department of Justice, National Institute of Law Enforcement and Criminal Justice, Washington, D.C.20530.2.BROCKBANK, R., Aspects of mental health consultation, Arch.Psychiat.18 © 267-275, 1968.PROJET PILOTE DE TRAVAIL DE COLLABORATION ~2 10.13.CAPLAN, G., Type of mental .NEWMAN, .WOODBURY, GS health consultation, Amer.J.Orthopsychiat., 33 : 470-481, 1963.- CUMMING, E., Cummine, 1, et Eprrn, L., Policeman as philosopher, guide and friend, (Mental Health Research Unit, Syracuse, New York), Social Problems, 12 : 275-286, 1965.- Ersrrix, C., Intergroup relations for police officers, 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LES 150 PREMIERS CAS DU SERVICE DE PSYCHIATRIE COMMUNAUTAIRE DE L'EST * A.ROLE ET DEVELOPPEMENT DU SERVICE Au cours de l\u2019année 1969, une structure de soins nouvelle s\u2019est créée à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu.C\u2019est à partir de la sectorisation générale du territoire du Montréal métropolitain que s\u2019est développé le Service de psychiatrie communautaire de l\u2019Est.En effet, l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu, qui jusqu'alors avait un rôle de centre de deuxième ligne, par rapport aux différents départements de psychiatrie d\u2019hôpitaux généraux du Montréal métropolitain, s\u2019est vu confier la tâche de prendre en charge de façon globale, au point de vue psychiatrique, une population importante de l\u2019est de l\u2019île de Montréal.Ou procéda d'abord à des études de besoins et de ressources en rapport avec notre secteur, ainsi qu\u2019à une enquête épidémiologique prospective qui s\u2019est poursuivie durant toute l\u2019année 1969 en collaboration avee le docteur Jean Filotto et l\u2019équipe du Centre d\u2019évaluation de l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu.Ce n\u2019est plus nouveau aujourd\u2019hui de dire que la politique de secteur est considérée comme la pierre angulaire de toute réforme de l\u2019appareil de soins psychiatriques.Les notions de psychiatrie de secteur, de psychiatrie sociale ou de psychiatrie communautaire ont déjà fait leur chemin chez nous depuis quelques années.Par la régionalisation des services psychiatriques, l'application de ces notions a été réalisée à peu près partout au Québec, mais la diffieulté d\u2019application en est beaucoup plus grande dans les grands centres urbains.C\u2019est dans cette perspective que s\u2019inserit l\u2019effort de notre service pour tenter de répondre aux besoins de la * Travail présenté au VIe Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, à Montréal, les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Directeur, Service de psychiatrie communautaire de l\u2019Est, Montréal-Gamelin, Québec, Canada.2.Psychiatre, même adresse.3.Sociologue, même adresse.P.LAPOINTE,! M.MESSIER, et P.VILLENEUVE *.population de notre secteur dans une optique de santé publique.Cette communication tentera done d\u2019exposer les jalons de notre démarche au point de vue recherches, planification et développement.Au cours des six derniers mois de 1969, une équipe de dix personnes: trois psychiatres, un travailleur social professionnel, un sociologue, trois infirmières psychiatriques et deux secrétaires, s\u2019est constituée et s\u2019est donné comme objectif premier d'élaborer une politique de soins à domicile pour des patients du secteur.Dans un deuxième temps, on a procédé graduellement à récupérer toute la demande de soins externes en provenance de notre secteur.Deux cent vingt et un dossiers furent ouverts au cours des sept premiers mois de fonction- nement.La figure 1 illustre cette évolution très 220- L'ILLET AULT SEPT ary Nov DEC ANY FEY.MARS RIS EN CHARGE TOTAL CUS LACIF NOUVELLES INSCRIPTIONS) eo Va : tom TLFS (TOTAL cu TIF DES TA Pi ACTIFS À LA FIX DE CHAQUE vire , 14 - 1.fin UV 204 Figure 1 \u2014 Total cumulatif des cas étudiés durant les sept premiers mois d\u2019activité du Service de psychiatrie communautaire de l\u2019Est.pl 0 ji | NE | J Ji Al dé i vit de vd igh pil {jouer \u201calle, Baur il \u201cfs ils ih li fre de] hp ie \"Ah 1 li py itm} pg la Wii Ba vi iia hg ie Tem NEUVES Me de \u2018er done int II 19.me Lu | vik, Tis | i Deli jele pour mue TA.y cite de le vent oi + ioe Ll Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 rapide de la demande de soins; nous n\u2019avions pourtant fait aucune publicité quant à l'existence du Service, craignant d\u2019être inondés au départ par une demande de soins trop forte.Le tableau L montre que 65 pour cent des 254 premiers malades nous ont été adressés, au cours de la période de juillet 1969 à mars 1970, via l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu, soit de la Clinique externe, du Centre d\u2019évaluation ou du Centre d\u2019observation ; 34 pour cent ont été dirigés directement de la communauté par d\u2019autres hôpitaux, des agences sociales, des omnipraticiens, ou encore par auto-direction des patients eux- mêmes.Pour chacun des cas, l\u2019équipe décide si des soins à domicile ou des soins à la clinique externe sont plus indiqués.L'approche est souvent familiale et nous cherchons à définir des objectifs de traitement à court ou moyen terme.Certains patients sont référés au Centre de jour de l'hôpital Saint-Jean- de-Dieu et continuent d\u2019y être suivis par des membres de notre équipe selon un modèle de continuité de la prise en charge.Sur les 221 patients pris en charge au cours des sept premiers mois de fonctionnement, seulement cinq durent être hospitalisés en cours de traitement.B.CARACTÉRISTIQUES DE LA POPULATION DU SECTEUR La population du secteur en 1969 est estimée à environ 301 450 personnes.De ce nombre, on compte 81 pour cent de gens d'origine ethnique fran- caise (Canadiens français) ; le secteur comprend les municipalités de Pointe-aux-Trembles, Montréal- Est, Ville d\u2019Anjou, Saint-Léonard, ainsi que les unités administratives de Rivière-des-Prairies, Mer- LES 150 PREMIERS CAS DU SERVICE DE PSYCHIATRIE 67 cier et Hochelaga de la ville de Montréal.Il s\u2019agit d\u2019une population dont les caractéristiques sont très variables tant au point de vue démographique qu\u2019au point de vue de statut socio-économique.C\u2019est là justement un des phénomènes qui va différencier la psychiatrie en milieu urbain, surtout à Montréal, d'avec la psychiatrie en milieu rural ou en milieu semi-urbain.Strictement au niveau de l'évaluation des populations, le fait qu\u2019il y ait deux groupes ethniques principaux, le fait qu'il y ait plusieurs structures administratives à l\u2019intérieur d\u2019un même secteur posent certains problèmes dans le domaine de la recherche, dans le domaine du traitement ; le fait que la population de l\u2019ensemble du secteur soit hétérogène amène une cohorte de patients avec des problèmes souvent très différents.1.Secteur psychiatrique de l\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu: La figure 2 montre le secteur géographique de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu et ses sous-secteurs.SECTEUR PSYCHIATRIQUE HOPITAL ST-JEAN-DE-DIEU or, 0 >, \u201ca ST.MICHE, + + o, Po -RUE SÉLANGER -BLVD ROSEMONT ;\" Bivo -RUE SHERBROOKE- PIE-IX HOCHELAGA 79,200 MONTREAL- Est POPULATION TOTALE = 301,452 | ESTIME POUR 147,060 | 1565 POINTES ALG THE MALL POPULATION CIBLE = FLEUVE ST-LAURENT Figure 2 \u2014 Le secteur psychiatrique de l\u2019hôpital Saint- Jean-de-Dieu.TABLEAU Î Source de direction des 254 premiers cas du Service de psychiatrie communautaire de l'Est (de juillet 1969 à mars 1970) j js ue ; pt CAS PROVENANT DE L'HÔPITAL SAINT-JEAN-DE-DIEU CAS PROVENANT DU SECTEUR ta ovation d'observation noie en Médecins Auto-direction Autres 48 103 16 9 38 17 19 4 19% 40% 6% 3% 15% 7% 8% 1% ere gs - _ \u2014 _ y 65% 34% hi Bn oh Tue ii q 68 P.LAPOINTE, M.MESSIER et P.VILLENEUVE La population totale en 1969 a été évaluée à 301 452; notons qu'en 1966 elle était d\u2019environ 265 000; la population-cible, c\u2019est-à-dire la population de Canadiens français de 15 à 64 ans, a été estimée à 147 060 personnes en 1969.On donne sur cette carte la population des huit sous-secteurs.Chacune de ces zones est relativement homogène au point de vue socio-économique.Les limites de l'ensemble du secteur sont: en direction du nord, la Rivière-des-Prairies; du côté sud-est, le fleuve Saint-Laurent; du côté ouest.les limites de Montréal-Nord et Saint-Michel, puis par le boulevard Lacordaire et la rue Sherbrooke, le secteur inclut le quartier Hochelaga limité à l\u2019ouest par la vole du Pacifique-Canadien.Les sous-secteurs où il y a eu la plus grande augmentation démographique sont Saint-Léonard et Ville d\u2019Anjou.Par exemple, de 1961 à 1966 la population de Saint-Léonard a été multipliée par 5, passant de 4800 personnes à 25000 personnes.Dans le même laps de temps, la population de Ville d'Anjou est passée de 9 000 personnes à 22 000 personnes.Ville Saint-Léonard et Ville d\u2019Anjou sont deux villes-dortoirs qui ont connu une forte augmentation démographique.Pour le secteur Hoche- laga, la population a eu tendance à diminuer dans les dernières années.En 1966, elle était de 80 000 environ.Cette légère diminution est d'abord due au fait que la population est assez stable ; d\u2019autre part, il y a eu certains réaménagements urbains, démolitions, ete.C'est également dans Hochelaga qu\u2019on retrouve la densité de population la plus forte.Dans le cas de Ville d'Anjou.Saint-Léonard, Montréal-Est et Pointe-aux-Trembles, on a obtenu les populations réelles de 1969 à partir de recensements qu\u2019avaient fait ces municipalités.Pour les autres zones, on a augmenté ou diminué la population de 1966 proportionnellement aux augmentations qui étaient données pour certains secteurs de la ville de Montréal par le Service de santé.Le secteur compris entre Mercier-Ouest et Saint- Léonard, secteur dont la population est de 14 592, sera désigné comme Montréal-5.2.La population d\u2019origine française par sous-secteur : Le tableau II donne le pourcentage de la population d\u2019origine ethnique française pour chacun des sous-secteurs.Nous avons pour Saint-Léonard Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 65 pour cent en 1969.La zone Montréal-3 comprend 69,7 pour cent, Ville d'Anjou 75 pour cent.Montréal-Est, Pointe-aux-Trembles 80 pour cent.Mercier-Ouest 81 pour cent, Mercier-Est, 83 pour cent, Hochelaga 89 pour cent, Rivière-des-Prairies 94 pour cent.On peut noter que plus les secteurs ont un niveau socio-économique bas plus le nombre de Canadiens français v est élevé.En fait, les quartiers Hochelaga et Rivière-des-Prairies sont les deux secteurs les plus défavorisés et la proportion d'origine ethnique française est très forte ; à l\u2019autre bout de l'échelle les villes qui ont un niveau socio- économique plus élevé ont également un pourcentage de Canadiens français plus faible.Notons en passant qu\u2019en 1966 il v avait à Saint-Léonard 85 pour cent de gens d'origine ethnique francaise, alors qu\u2019en 1969 il v en a 65 pour cent.Au cours des sept premiers mois de fonctionnement, nous avons constaté que pour les secteurs dont le statut socio-économique est plus élevé et où le pourcentage de Canadiens français est plus faible, la consultation au Service de psychiatrie communautaire de l\u2019Est a été moins forte.3 Le pourcentage du groupe d\u2019âge 0-14 ans par sous-secteur: Le tableau IIT montre le pourcentage des gens de 0 à 14 ans par sous-secteur.Le groupe de 0 à 14 ans donne une assez bonne idée du tvpe de population à laquelle on a affaire.Ce pourcentage varie pour Mercier-Ouest de 28,6 pour cent jusqu\u2019à 44,3 pour cent pour Rivière-des-Prairies.La marge est donc très considérable et dépend évidemment des structures des populations de chacun de ces sous-secteurs.On peut noter pour les trois premières zones en haut un pourcentage relativement TABLEAU IT Proportion de la population d\u2019origine ethnique française.par sous-secteur (1961 ou 1969) St-Léonard (1969) 65,0% Montréal-5 (1961) 69,7% Ville D\u2019Anjou (1969) .1120 \u2026 75,0% Montréal-Est, Pointe-aux-Trembles (1969) 80,5% Mercier-Ouest (1961) 1 81,0% Mercier-Est (1961) 83,0% Hochelaga (1961) 89,0% Rivière-des-Prairies (1961) 94,0% Ï i ei The lle {al re pip Dass | le por ar FMS Ÿ qe vire Das des gro pri ter He Te 20 nomi wlige 30 pour PE [les Wn de ï ln Ju got \u201c+ qu expliquer salty Dit bing Lim; wl) in if \u201ci ls oe pop; M ira b fa In \u201cJeu fr ne ve, Wu cu à pour Pri.> TES gy, fi, là 3 Sont] réparti Hn fll Sil.Jeep.Nits oy \"Léonard TUE: SHEE ve ot ls Faible gui depopu | fd ill qu [a mar idees me \\ pie Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 faible du groupe d\u2019âge O0 à 14 ans: pour Mercier- Ouest 28,6 pour cent, Hochelaga 29,5 pour cent, Montréal-5, 29,9 pour cent.Ceci indique que la population dans ces trois secteurs est assez vieille.Dans le cas d\u2019Hochelaga nous avons constaté que la population est vieille et assez stable; il semble s'agir d\u2019une population où peu de jeunes couples avec des jeunes enfants immigrent, ce qui laisse croire que les jeunes couples ont tendance à aller vivre ailleurs, probablement plus en banlieue.Dans le cas de la zone Montréal-5, le pourcentage des groupes d\u2019âge 0-14 ans est très faible mais probablement pour des raisons différentes du secteur Hochelaga; d\u2019abord la zone Montréal-5 est une zone plus favorisée au point de vue socio- économique ; d\u2019autre part, c\u2019est la zone où le pourcentage de familles sans enfants est le plus grand ; 30 pour cent des familles n\u2019ont pas d\u2019enfants, fait assez exceptionnel par rapport aux autres zones.T1 est intéressant de noter par ailleurs que dans le cas de Ville d'Anjou où le taux de consultations en clinique externe est assez élevé, le pourcentage du groupe d\u2019age 0-14 ans est très élevé également, ce qui suggère que les charges familiales peuvent expliquer en partie le fait que beaucoup de femmes consultent.Dans le cas de Rivière-des-Prairies, il y a combinaison à la fois d\u2019un pourcentage du groupe d\u2019âge O0 à 14 ans très élevé avec un revenu socio- économique très bas, ce qui nous fait penser que d'un côté les charges familiales sont très lourdes et qu\u2019évidemment les difficultés financières familiales et autres sont également très lourdes; on a là une population homogène et particulièrement défavorisée.En fait, on peut retenir du tableau III qu\u2019au TABLEAU III Pourcentage du groupe d\u2019âye 0-14 uns, par sous-secteur (1961) Mercier-Ouest Hochelaga Montréal-5 LES 150 PREMIERS CAS DU SERVICE DE PSYCHIATRIE 69 plan du groupe d\u2019âge 0-14 ans, il y a à peu près deux types de population : les populations vieilles sont Mercier-Ouest, Hochelaga, Montréal-5, et les populations plus jeunes comprennent Montréal- Est, Ville d\u2019Anjou, Saint-Léonard et Rivière-des- Prairies; Mercier-Est est à peu près dans une situation intermédiaire.4.Le revenu famihal: Pour illustrer le secteur Saint-Jean-de-Dieu nous avons choisi une autre variable, à savoir celle du revenu familial : le revenu familial est défini comme le revenu de l\u2019ensemble des personnes d\u2019une même famille.Nous avons établi une coupure arbitraire, c'est-à-dire que nous avons choisi le pourcentage des familles ayant un revenu familial supérieur à $5 000 (il s\u2019agit de l'année 1961).Nous pouvons penser cependant que les différences relatives entre les différents secteurs ont pu se maintenir ou à peu près depuis cette date.Signalons que le Conseil d'orientation économique du Canada avait délimité le seuil de pauvreté à $4 000 pour le revenu familial en 1966.En 1961, le secteur où le revenu familial était le plus élevé comprenait Saint- Léonard, Ville d\u2019Anjou et la zone de Montréal-5 : 35 pour cent des familles avaient un revenu familial supérieur à $5 000 à Saint-Léonard, 64 pour cent à Ville d\u2019Aujou, et 56 pour cent dans la zone Montréal-5 (figure 3).On peut tracer un cercle qui délimite bien cette zone relativement homogène.Le revenu seul est un indice assez faible du niveau socio-économique; cependant, il v a généralement une corrélation positive entre le revenu, le niveau d instruction, l\u2019emploi et souvent le lieu de résidence.Toutes ces variables sont intimement liées Figure 3 \u2014 Pourcentage des familles dont le revenu familial était supérieur a $5000 en 1961, selon les sous- secteurs.He, iit! ri re Ea fi pi nl i\u201d nt is ie te 70 P.LAPOINTE, M.MESSIER et P.VILLENEUVE Luval Médical les unes aux autres.Pour le secteur Saint-Jean- de-Dieu, on a constaté par exemple une concordance entre les secteurs où la moyenne des revenus était la plus élevée avec les secteurs où l\u2019oceupation était également la plus élevée.Cette carte montre clairement que Rivière-des-Prairies et Hochelaga sont les plus défavorisés au point de vue du revenu familial.Mercier-Ouest, Mercier-Est, Pointe-aux- Trembles et Montréal-Est se situent à peu près dans une position intermédiaire.C.QUELQUES CARACTÉRISTIQUES DES MALADES DU SERVICE DE PSYCHIATRIE COMMUNAUTAIRE DE L'EST 1.L\u2019âge et le sexe des malades du Service de psycmatrie communautaire de l\u2019Est: Pour les 219 premiers cas, en date du 5 mars 1970, au point de vue diagnostie, environ 20 pour cent des malades présentaient un tableau psychotique, environ 60 pour cent un tableau névrotique variable, et environ 20 pour cent des problèmes de type caractériel.La figure 4 montre la proportion des malades du Service par Âge et par sexe, en date du 5 mars 1970.Nous avons divisé ce groupe de 219 malades en trois groupes d\u2019âge particulièrement significatifs, soit les moins de 20 ans, les 20 à 40 ans, et les 40 à 60 ans.On voit immédiatement que le groupe des malades de 20 à 40 ans est en grande majorité, comprenant 62,9 pour cent de tous les malades.La colonne des femmes de 20 a 40 ans est particuliére- ment impressionnante : 47,5 pour cent de tous les malades sont des femmes compris entre 20 et 40 ans.Chez les moins de 20 ans et chez les 40 à 60, la dis- Yo 70 I = = Hommes 629% 60 = NN Femmes 50 | B Tow NS 40 \\ 30 | S S 24.6% 12.3% \\ A lo |- S NS =» S S [= \\ 20 ANS 20-40 ANS 40-60 ANS Figure 4 \u2014 Répartition des malades du SPCE, selon l\u2019âge et le sexe (219 cas).Vol.42 \u2014 Jan.1971 proportion entre les hommes et les femmes est plutôt légère.Ce graphique nous indique, en fait, où se situe la charge actuelle majeure de pathologie, et aussi de consultation, soit particulièrement chez les femmes de 20 à 40 ans.2.Les malades de 20 à 40 ans selon Les sous-secteurs: En constatant que les malades de 20 à 40 ans formaient le groupe le plus important, nous nous sommes demandé s\u2019il ne serait pas intéressant de comparer la distribution des malades de 20 à 40 ans avec ce groupe d\u2019âge dans la population.Les groupes d\u2019âge de 20 à 40 ans furent établis par sous- secteur et comparés avec le pourcentage des patients de 20 à 40 ans par sexe (tableau IV).On peut faire trois grandes constatations: en général, les hommes sont sous-représentés et les femmes sont surreprésentées, sauf dans les secteurs de Ville Saint-Léonard et de Mercier-Ouest; dans ces deux sous-secteurs les hommes et les femmes sont également sous-représentés.1l semble y avoir une concordance entre les secteurs défavorisés et le fait que les femmes soient surreprésentées de facon marquée; par exemple, à Rivière-des-Prairies tous les patients sont compris entre 20 et 40 ans et 77,7 pour cent sont des femmes; on peut signaler cependant que Ville d\u2019Anjou n\u2019est pas un secteur défavorisé, mais que les charges familiales sont très fortes à cause du nombre de jeunes enfants qui est très élevé.Pourquoi les femmes de Ville Saint- Léonard sont-elles sous-représentées alors que dans Ville d\u2019Anjou elles sont représentées de façon exagérée?Après seulement six mois d'opération il est diffieile de tenter une explication pertinente: il y à peut-être certains sous-secteurs où les gens sont plus informés de l\u2019existence du Service de psychiatrie communantaire de l\u2019Est.Le phénomène le plus aberrant est peut-être celui de Mercier-Ouest où on constate que le groupe d\u2019age 20 à 40 ans par rapport à la population totale est très fort ; Mercier- Ouest comprend done une population plutôt vieille, 86,3 pour cent des gens de la population-cible ont entre 20 et 40 ans.D'autre part, les patients de 20 à 40 ans dans Mercier-Ouest ne sont pas très nombreux et ne comprennent que 39,1 pour cent des patients de ce secteur.Dans Mercier-Ouest, où le pourcentage de la population de 20 à 40 ans est très fort, il y a un fort taux d\u2019hospitalisation de même qu\u2019un fort taux de consultations au Service de psychiatrie communautaire de l\u2019Est.\u201cil br tps rl gil Yr : Ti | pr gl Hy \"réel Le Pa NE File d + Bi Tom J Her \u2018Han ty \u201cMe \u2018de re \u201cally fils Togs will [IRF Levan.Iles soit de Vik NNO wil gale Alle ule site Salli os ql ge fae » api let ate 17 «app ppd ae i ap pt: Jor Js viel côte qu punt de at pis fi pur cout al His jolis gp re pl qu i; | Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 LES 150 PREMIERS CAS DU 3.Comparaison entre la population-cible, le pourcentage d\u2019hospitalisathions à Saint-Jean-de-Dieu, et le pourcentage de consultations au S.P.CÆE : a) Comparaison entre le pourcentage de lu population-cible ct le pourcentage des patients du S.P.C.E.: Sont représentés de facon disproportionnée à notre Service les secteurs d\u2019Hochelaga et de Mercier- Ouest (figure 5).La population de Mercier-Ouest est celle qui proportionnellement consulte le plus par rapport aux autres secteurs.La population de Montréal-5 est celle qui a le moins consulté.b) Comparaison entre le pourcentage de la population-cible et le pourcentage des malades hospitalisés on 1969 à Saint-Jean-de-Dieu : On constate que les malades hospitalisés sont sur- représentés dans les secteurs d'Hochelaga, Mercier- Est, Pointe-aux-Trembles et de Mercier-Ouest (figure 5).Ils sont sous-représentés dans le cas de Ville d'Anjou, de Saint-Léonard, et légèrement pour Rivière-des-Prairies.c) Comparaison globale pour les hospitalisations et la consultation au S.P.C.E.: SERVICE DE PSYCHIATRIE 1) Les secteurs défavorisés: Hochclaga et tivrère-des-Prairtes : Dans le cas d\u2019Hochelaga, il y a une légère sur- représentation à la fois des hospitalisations et de la consultation au S.P.C.E.Par contre, dans Rivière- des-Prairies, ni la consultation ni les hospitalisations ne sont surreprésentées, ce qui nous fait penser que le niveau socio-économique bas n\u2019amène pas infailliblement un taux de consultation ou un taux d\u2019hospitalisation très fort.COMPARAISON PAR SOUS-SECTEUR ENTRE: Le®5de la pop.cible un Le % des hospitalisations N Le % des patients du SPCE [Il 30- 2£ = \u2019 20 - 15 = = = 10- = = 5 0 Hocheloga Mercierest PAT VilledAnjou St-Léanard Mercier- Rivière des Mfi-5 Mtl-est Quest Prairies Figure 5 \u2014 Le pourcentage de la population-cible, des hospitalisations a Saint-Jean-de-Dieu et des consultations au SPCE, selon les sous-secteurs.TaBLEAU IV Compuraison par sous-secteur entre la population de 20 à 40 ans et les malades de 20 à 40 ans POURCENTAGE DE LA POPULATION |COMPRIS ENTRE 20 ET 40 ANs|, LL ue COMPRIS ENTRE 20 rr 40 ANS AYANT DE 20 À 40 ANS NDICE DE REPRESENTATION Hommes Femmes Hommes Femmes Riviere-des-Prairies .27 22,6 22,2 77,7 H F + Ville D\u2019Anjou 29,8 31.8 13 60 H \u2014 F + Hochelaga cc.23,4 22,6 15.5 57 H \u2014 F = Mercier-Est crea 25 25,5 20 46,6 H \u2014 F + Montréal-5 000000 ee cree 35,6 28,8 0 50 H \u2014 F + Ville St-Léonard 32,7 26,5 23 23 H \u2014 F _\u2014_ Mercier-Ouest unes 43,4 42,9 7,7 31,4 H \u2014 Pointe-aux-Trembles, F Montréal-Est cnrs 22,1 26,6 0 81,8 H \u2014 F + A Ri 1 Hi H 72 P.LAPOINTE, M.MESSIER et P.VILLENEUVE 11) Secteurs à muwcau socio-économique élevé: Ville d\u2019Anjou, Saint-Léonard, Montréal-5: Dans le cas de Montréal-5, le tableau est très clair : taux d'hospitalisation et taux de consultation en psychiatrie communautaire très faible.Le même phénomène, mais un peu moins prononcé, se reproduit dans Saint-Léonard.Par contre, duns le cas de Ville d\u2019Anjou on constate un taux d'hospitalisation faible et un taux de consultation proportionnel à la population.iii) Les autres secteurs: Mercier-Est, Pointe-aux- Trembles, Montréal-Est et Mercier-Ouest: Dans le cas de Mercier-Est, on constate une disproportion entre le nombre d'hospitalisations et le nombre de consultants en psychiatrie communautaire.Mercier-Est est situé à proximité de l'hôp1- tal, de même que Mercier-Ouest.Dans Mercier- Ouest on constate un phénomène totalement diffé- rent : on à la population qui globalement fournit la charge de maladie la plus forte proportionnellement à la population.On serait tenté de se demander si la proximité de l'hôpital, dans le cas de Mercier- Ouest, n'influe pas sur le taux d\u2019hospitalisations et de consultations en psychiatrie communautaire.Mais c\u2019est absolument l'inverse qui s\u2019est produit pour Mercier-Est, qui est situé aussi près de 1\u2019hôpital Saint-Jean-de-Dieu et notre Service, et qui présente des caractéristiques socio-économiques semblables.D.CONCLUSION Les résultats présentés sont évidemment préliminaires, notre Service ayant moins d\u2019un an d\u2019existence.Nous avons pensé cependant qu\u2019il y avait intérêt à exposer les premiers jalons du développement parcouru et les questions que nous nous posons pour l\u2019avenir, Une politique communautaire de dépistage, de prévention et de distribution des soins est-elle réalisable en milieu urbain hétérogène et différencié?Plusieurs en doutent.Nous croyons que le défi mérite d\u2019être relevé.Nous crovons de plus qu\u2019une législation d\u2019assurance- maladie bien appliquée aura tendance à favoriser Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 l'approche communautaire.Cela nécessitera, bien sûr, une allocation et une utilisation plus rationnelle des ressources, ainsi que des études de plus en plus raffinées sur le milieu, les sous-cultures, la mobilité résidentielle, l\u2019accès aux services, ete.L'objectif de notre équipe est de développer un service intégré avec prise en charge aux niveaux interne et externe selon un modèle de continuité de soins.Cela nous amènera à diviser notre secteur en quatre ou cinq sous-secteurs de prise en charge, comprenant des populations d\u2019environ 70000 a 80000 habitants, ce qui correspond aux normes généralement reconnues (1 et 3).Déjà des plans sont à l\u2019étude pour développer notre Service à la fois vers l'hôpital par l\u2019addition de salles d'admission mixtes, et vers le milieu par implantation des équipes dans des centres psycho-sociaux, suivant le principe de la « double polarité hospitalière et extrahospitalière au niveau du centre de santé mentale » (1).Cela correspond d\u2019ailleurs aux priorités déjà établies pour le développement de la région psychiatrique du Montréal métropolitain (4) et pour le rôle de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu en particulier (2).Seule une approche socio-psychiatrique rationnelle et planifiée nous permettra de conceptualiser les multiples facettes de la réalité sociale à laquelle rous appartenons, et ainsi de pouvoir offrir ure réponse plus adéquate à ceux qui sont désignés, à tort ou à raison, du nom de malades.BIBLIOGRAPHIE !.Avvisio, M, La réorganisation de l\u2019assistance psychiatrique et des organismes de soins, Livre blanc de la psychiatrie française, t.1 : 77-91, 1965.in .BorpELrav, J.-M, Hôpital psychiatrique traditionnel et assistance psychiatrique moderne, Laval méd., 41 : 751-760, 1970.+.GLasscorrr, R.M, SANDERS, D.S., FORSTENZER, H.M, et Foury, A.R, The Community mental health center.Joint Information Service, Washington, D.C., 1964.Lorrir, G., La régionalisation dans la province de Québec et la sectorisation de la région du Montréal métropolitain, L'Information psychiatrique, 45 : 387-392, 1969.a EiPER [Et wer et Cent A trés} join LE as 1 [Rhett lit hsp Ifo = ne nan ily li AF J 2 i in dt ie pl Pi die hie liv ify Iie, iy I ily EN i 1] i ing y EC) \u2018apr BE \u201cà den is tly.© de nl his, Es Popper Se Je de 1) à diriger hers ins d'ep.i 101s as, lérlppe ar l'add on |b mi fins des ie de iter TC i établis chhirique Jo ile de M LR wptuaivr À halle ofr se Ji die BF Livre ble 1 155, adtioael pl fe a, BA itil jelfh vashing-ons sie i Vo rique, & EXPÉRIENCE PILOTE POUR L\u2019ENFANCE INADAPTÉE EN GASPÉSIE * lie travail que nous avons le plaisir de vous présenter cet après-midi traite de l\u2019organisation et de l\u2019orientation des services pour l'enfance inadaptée en Gaspésie, Nous voudrions préciser de quelle façon nous prévoyons installer ces services, en conformité avec la politique du gouvernement québé- cols telle que définie dans le livre blanc de mars 1969 et tenant compte des caractéristiques partieu- lières de la région du Bas Saint-laurent et de la Gaspésie.Cette orientation des services à l'enfance inadaptée s'inscrit dans le programme général de psychiatrie infantile qui a été planifié pour l\u2019ensemble du territoire.La Gaspésie étant une région vaste où la population est très dispersée et, de plus, une région éloignée des grands centres urbains, il nous faut prévoir des moyens autres que ceux utilisés dans ces grands centres.Actuellement, trois secteurs de notre région disposent de services de psv- chiatrie adulte organisés, et se partagent le territoire de facon à rejoindre la plus grande partie de la.population: le secteur Rimouski-Mont-Joli dessert la partie ouest du terrvitoire, le secteur Sainte- Anne-des-Monts la partie médiane, et le secteur Gaspé la partie est.lies équipes de ces trois secteurs sont en mesure d'offrir les services de base en psychiatrie infantile, principalement pour le dépistage, l\u2019établissement d'un premier diagnostic et certaines mesures de traitement et de rééducation.Cependant, pour des services plus spécialisés, 11 nous faut compter sur la collaboration des centres de l'extérieur; ainsi, trois équipes de psychiatrie infantile viennent nous visiter mensuellement pour nous permettre d'offrir un éventail plus complet de services à l\u2019enfance.Quant au domaine plus particulier de l\u2019enfance inadaptée, domaine qui déborde les cadres de la * Travail présenté au VI° Congrès de l\u2019Association des psychiatres du Québec, à Montréal, les 16, 17 et 18 avril 1970.C.-E.MARIN, psychiatre Michel DORVAL, sociologue et Maria NAASSANA, psychologue psychiatrie, il nous faut prévoir des movens d\u2019intervention différents.l\u2019our élaborer les modalités que nous entendons suivre dans la planification de tels services, nous nous affarderons sur une expérience qui se réalise actuellement dans le secteur Sainte-Anne-des-Monts, expérience sur laquelle nous voudrions nous baser pour organiser, au niveau régional, les services à l'enfance inadaptée.Cette expérience pilote à la particularité d'être une expérience de type communautaire, basée sur une e¢ohabitation et une participation active des frois principaux ministéres impliqués dans un programme pour l'enfance inadaptée: les Ministères de l'éducation, de la famille et du bien-être social et de la santé.Cette nouvelle orientation basée sur les interventions concertées des différents ministères dans le cadre d'un projet conjoint, tout en répondant aux exigences des principes de régionalisation et de sectorisation, nous apparaît non seulement adéquate mais essentielle pour les régions rurales et éloignées des grands centres comme la Gaspésie et le Bas Saint-Laurent.I.SITUATION DU PROBLÈME DE L'ENFANCE IN ADAPTÉE L'inadaptation chez l'enfant et chez l'adolescent pose à la société un problème d'une ampleur considérable et engage a une prise de conscience des responsabilités de la communauté et de l'État.L'origine multifactorielle des diverses inadaptations rencontrées chez l\u2019enfant nous permet de soupcçon- ner l\u2019étendue de ce problème qui touche une proportion relativement importante des jeunes de O à 18 ans.Qu'il s\u2019agisse de facteurs somatiques, tels les troubles sensoriels, les insuffisances fonctionnelles ou de facteurs psyehosomatiques; qu'il s\u2019agisse encore de facteurs pédagogiques et scolaires ou de Eee Es India 74 C.-E.MARIN, Michel DORVAL et Maria NAASSANA conditions familiales et socio-économiques défavorables, l'enfant inadapté doit pouvoir compter sur les ressources du milieu pour réaliser une adaptation à la vie et au monde extérieur dans lequel il devra évoluer.On ne peut discuter le droit qu\u2019ont ces enfants à une éducation spécialisée orientée en fonction de leurs besoins et de leurs capacités virtuelles de réalisation.Trop longtemps, les efforts de la société se sont limités à placer ces enfants dans des institutions qui sont souvent apparues comme des nii- lieux d'isolement et d'hébergement, résultat d\u2019une attitude du public face aux caractères d\u2019exception que présentent ces enfants par rapport à la normalité.L'orientation uctuelle est heureusement plus rationnelle et plus positive.Elle vise à un dépistage et à une intervention aussi précoce que possible auprès de l\u2019inadapté, à une action thérapeutique diversifiée, par des techniques multidiseiplinaires nombreuses, et à une information du publie qui favorise la prévention et l\u2019intervention rapide.IT.HISTORIQUE DU PROJET Une prise de conseienée du problème de l'enfance inadaptée par certains membres de la communauté à amorcé la réalisation du projet conjoint de Sainte- Anne-des-Monts.C\u2019est d\u2019ailleurs eet intérêt manifesté par un groupe de citoyens qui avait, antérieu- remenut, été à l'origine de l'ouverture du centre OPTAT pour le traitement des alcooliques.Ces membres de la communauté, en collaboration avec les organismes tels que le Service social, le Ministère de l'éducation et l\u2019équipe psychiatrique locale, ont formé un comité qui s'est donné pour mandat d\u2019étudier le problème de l\u2019inadaptation chez 1'enfant, afin d\u2019élaborer des mesures d'intervention répondant aux besoins de la population du secteur.Certaines circonstances particulières, telles que la disponibilité d\u2019un bâtiment moderne et très adéquat qui était déjà en partie le Ministère de l\u2019éducation, combiné à l'intérêt porté au projet par la Direction générale de la psychiatrie et de l'hygiène mentale, ont permis de concrétiser ce projet cou- Joint de façon relativement rapide.La politique générale du Pavillon de la Montagne, nom donné au projet dont il est question ici, a été définie par un comité formé des représentants des trois ministères concernés, et nous devons souligner ici l\u2019excellente collaboration apportée par chacun d\u2019entre eux.Cette collaboration est d\u2019autant plus Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 néeessaire que, dans une région éloignée comme la nôtre, les ressources humaines qualifiées des ditffé- rents ministères sont limitées.Le regroupement de ces forces nous apparaissait done comme indispeu- sable à la réalisation d\u2019un tel projet.Quant au financement, c\u2019est le Ministère de la santé qui fournit le budget d'opération de ce centre.Les difficultés à ce niveau ont été grandement réduites lorsque le Pavillon de la Montagne, via le Centre médico-social, à été reconnu comme institution d'assistance publique, ceci en vertu d\u2019un arrêté en conseil du 21 janvier 1970.111.OBJECTIFS DU PROJET Nous voudrions maintenant préciser l'optique selon laquelle çe projet a été conçu et en définir les objectifs.Face à l'inexistence d'interventions adéquates devant le problème que pose la présence d'enfants inadaptés dans notre région, notre premier objectif est d'offrir à ces enfants des services qu\u2019ils n\u2019ont pas, services qui doivent être aussi diversifiés que possible.Le Pavillon de la Montagne doit donc être un centre de réadaptation pour les enfants inadaptés d'un secteur bien précis comptant une population de 20000 habitants et, par conséquent, être un centre polyvalent offrant des services aux différentes catégories d\u2019inadaptés, évitant ainsi le ballottage de l'enfant entre les divers ministères.Les mesures d'intervention doivent viser à favoriser l'épanouissement des capacités particulières de chaque enfant, gardant comme objectif une adaptation non pas de dépendance à son milieu familial et social, mais une adaptation de participation et de productivité.Nous ne voulons done pas faire de ce projet un centre d'hébergement mais plutôt un centre de transition orienté vers un traitement actif de l\u2019inadaptation.Dans cette optique, nous voudrions ne pas nous limiter a la formule traditionnelle de traitement en milieu interne mais utiliser aussi les services externes, tels que centre de jour, centre de nuit ou internat de semaine.T1 ne faut pas oublier l'importance que peut avoir pour l'enfant les relations affectives avec un milieu familial normal, de même que les contacts fréquents avee un environnement social dans lequel il doit tenter de s\u2019intégrer.C\u2019est pourquoi l\u2019internat ne doit être utilisé que dans des circonstances particulières, notamment lorsque le milieu familial est inexistant ou encore inadéquat.Et dans ce cas, le milieu d\u2019internat, qui gl jie fo id 0 ail li sil sel an wali li pid Het Al lL Fg pes de all ois J most ae Hl ils Jf \u201cdk \u201cnd sib | ie wai dy \u201cad CIN] dp \u201ctilly \u201ckey Fin Mit {i iy, \u201cHg ill Lan \u201clig | u le i 3 ÿ lh it tity fy I ie fy bi lif ee de 1e spy, Abe de | lees py, il ligt, vi | ee isi.Kian STTRItONS ol rise I.ue pre +l ies Al due té 0 ps Jondaptés i poplin gli, être 0 x dir Je hallotège wl EE pute objet = mil 5 re or itl ul pede lk Jp ali plus D Ji fe de lé si | pot pie oublier | ft elt | sur, de vire ar de lé 1 ie y et Tu a qu qu sprl Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 doit être limité dans le temps, doit tendre à se rapprocher le plus possible du milieu familial normal, en favorisant des contacts très étroits entre les enfants et les membres du personnel et en permettant la création d'unités physiques pour des groupes restreints d\u2019enfants avec un personnel spécifiquement lié à ces unités.Nous croyons qu\u2019un milieu affectif adéquat est essentiel pour que l'enfant puisse réaliser l\u2019apprentissage et l'épanouissement qu'il n'a pu atteindre jusqu'ici et pour qu'il puisse produire en fonction de ses capacités personnelles.11 nous faut souliguer ici que le personnel employé à ces fins est constitué de personnes non spé- clalisées, qui ont été sélectionnées en fonétion de leurs qualités humaines personnelles; ces gens doivent, avant tout, être capables de spontanéité et d'engagement dans leurs relätions avee l\u2019enfant.Ce personnel est cependant supervisé et formé sur place par uue équipe de gens spécialisés, lesquels doivent être en contact étroit et permanent avec tous les membres du personnel.Nous voudrions ainsi savoir si le Pavillon peut atteindre son objee- tif avec un personnel ainsi composé: un ergotléra- peute, une infirmière ayant son baccalauréat en soins Infirmiers, un éducateur physique, un directeur administratif qualifié, les services de consultation du pédiatre, du psychologue, du psychiatre, assisté du Service social par un travail à la famille et de l'éducation.Ce centre fonetionnerait avec un ratio personnel/patient de 1/1,5.IV.CLIENTÈLE ET SERVICES OFFERTS Avant défini l'objectif du projet qui est de prendre en charge l'enfance inadaptée d\u2019un secteur bien défini, 11 faut préciser qu\u2019il n\u2019est pas possible, dès le départ, d'offrir des services complets à toutes les catégories d\u2019inadaptés.Actuellement, nos efforts se concentrent sur les besoins de la catégorie des déficients mentaux, qui représente l'effectif le plus important parmi les enfants souffrant d\u2019inadaptation.Ces enfants déficients sur le plan intellectuel peuvent être classifiés en trois groupes: les déficients entraînables, les semi-éducables et les éducables.Le groupe des déficients éducables comprend des enfants qui peuvent dans certains cas atteindre un niveau scolaire de quatrième ou cinquième année, Ils sont capables d\u2019une adaptation sociale modérée et peuvent atteindre un degré satisfaisant d\u2019autonomie par des occupations qui ne requièrent pas une pensée abstraite.Ces enfants peuvent pro- EXPÉRIENCE PILOTE POUR L'ENFANCE INADAPTÉE = \u2018 fiter d'un enseignement élémentaire, dispensé par les classes spéciales du Ministère de l\u2019éducation.Les déficients entraînables et les déficients semi- éducables sont généralement incapables d'assimiler un enseignement de type scolaire.Le plus souvent.ils peuvent réaliser l'apprentissage des soius personnels et atteindre une adaptation sociale à la maison et au voisinage, et un -ertain degré d'utilité économique par un travail au foyer ou en atelier protégé.Les déficients les plus profonds sont souvent totalement dépendants et demandent des soins physiques relativement importants.Avant une faible capacité de répondre à l\u2019environnement, ils ne peuvent généralement profiter des diverses techniques de réadaptation et.partant.requièrent un service d'hébergement.Ce service est offert afin de permettre à la famille soit de se reposer.soit de normaliser les rapports mère-enfant.Les interventions auprès de l'enfant doivent être orientées en fonction de ses besoins et viser les principaux buts suivants: apprentissage des soins physiques personnels, perfectionnement de la commu- hication verbale et non verbale, épanouissement de la personnalité, normalisation du comportement.ete.Ces objectifs pourront être atteints par l'utilisation d'activités thérapeutiques diversifiées, tels que les ateliers d'artisanat, de couture.de bois, d'art culinaire, les loisirs, les sports, l'expression corporelle et toutes les techniques spécialisées de rééducation : psyehomotricité, ergothérapie.orthophonie, ete.Nous avons, pour les adultes en fovers affiliés et les plus vieux des enfants, acheté une ferme attenant au Pavillon afin de les v occuper.Ce travail auprès de l'enfant doit s'articuler avec une Intervention auprès de la famille et c\u2019est là qu\u2019intervient le rôle très important du Service social.Ce dernier devra motiver la famille à s\u2019eu- gager dans la réadaptation de l'enfant en lui faisant prendre conscience de son rôle et de ses responsabilités.Il devra faire l'évaluation sociale de la famille qui souvent est un facteur important de l'inadaptation de l\u2019enfant.Sa collaboration l\u2019amènera à participer à l\u2019intervention thérapeutique auprès de l'enfant et éventuellement à préparer le retour de ce dernier dans sa famille, favorisant ainsi son adaptation sociale.V.RECHERCHE Cette description des objectifs du Pavillon de la Montagne et des moyens prévus pour parvenir à leur réalisation met en lumière l\u2019importanee que T6 C.-E.MARIN, Michel DORVAL et Maria NAASSANA nous devons accorder à une collaboration étroite et à une participation active des diverses personnes impliquées dans ce projet conjoint.La distribution Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 région qu\u2019elle ne l\u2019est ailleurs ; ceci est possiblement relié au fait que depuis plusieurs années, les conditions socio-économiques qui prévalent dans la région des tâches de chacun doit être clairement définie du Bas Saint-Laurent et de la Gaspésie ont entraîné | Ç et doit, en même temps, conserver une certaine sou- des migrations importantes de la population vers IST plesse de façon à ce qu\u2019elle puisse être modifiée les grands centres urbains.Ces migrations touchè- LENF au besoin.rent généralement les éléments jeunes et dyna- ' Étant donné l'aspect expérimental du projet, il miques de la population, laissant dans Ja région, J .15 » «rovons-nous, surtout dans des secteurs éloignés et est apparu nécessaire d\u2019v greffer un processus de 32 ; ~ ) Lo : .A eee .marginaux, une population comportant des éléments recherche visant à vérifier l\u2019effieacité des interven- CT.4 A 1 2 | .; Lu LL .plus fragiles, susceptibles d\u2019être plus facilement tions posées et à apprécier la valeur de l\u2019orientation affectés.En plus des problèmes de neurologie et qu'on à voulu donner à ce centre.Cette recherche de débilité héréditaire, nous trouvons beaucoup de Dra d'ordre socio-psychiatrique vise à inventorier les pseudo débilité socio-culturelle et des inadaptations ll besoins de la population infantile gui souffre d\u2019ina- d'ordre psychologique.iol captation dans FRO PA, Cette recherche doit viser, en outre, à évaluer le vu i ; rendement de la cohabitation de trois ministères l'école adéquatement à ces besoins.dans un seul projet et à élaborer les formules les Dons) Cette démarche est d'autant plus miportante que plus aptes en vue d\u2019établir de nouveaux centres Ae la proportion des enfants présentant des troubles pour 1'enfance inadaptée dans le territoire de la récin \u20ac d'adaptation nous semble plus élevée dans notre Gaspésie et du Bas Saint-Laurent.sue Ae Paris wilt i | dy | iy [ LR ' Ho das dû bg ai li Rig iy; ig j tésmm LA \u201cSle Hen LG La Ur | & \" ; [te | : Toy 2 Flin gy | 3 [ta | fo ete BR Sig I iif.* don, k vdi, À ils, .° Hel igs: À Ig gp de HIRI clit - MI rates lès ieee | bite il I ; INSTITUT ALBERT-PRÉVOST : DÉPARTEMENT DE L'ENFANCE ET DE L\u2019ADOLESCENCE * Devant l'intérêt grandissant de la psychiatrie communautaire, cette présentation a pour but principal de démontrer un aspect de la psychiatrie communautaire qui consiste dans la consultation dans l\u2019école.Le travail a été fait à la Régionale des Deux-Montagnes.Après avoir fait un bref tour d'horizon de la région en tenant compte des ressources sociales, familiales et économiques, nous nous attarderons aux étapes qui ont abouti à la philosophie du projet.Par la suite, nous dégagerons le rôle du psychiatre consultant dans l\u2019école.ÀÂ.LES ÉTAPES QUI ONT ABOUTI AU PROJET 1.Ressources communautaires ct description de la Régionale: La Régionale des Deux-Montagnes comprend 14 000 élèves au primaire, entre 6 et 14 ans, et 650 élèves dits « exceptionnels ».Nous définirons plus loin ce que le personnel de l\u2019école entend par élèves exceptionnels.La Régionale dessert une population de 120 000 habitants.Des 36 écoles de la Régionale (33 écoles françaises et trois écoles anglaises) nous nous sommes surtout attardés à l\u2019école Saint-Pierre située à Oka, une école pour enfance exceptionnelle.L'école est située à 25 milles de la Clinique de l'Institut Albert-Prévost et à 85 milles de l'hôpital de L\u2019Annonciation, L'école Saint-Pierre existe depuis 1967.Au début, elle comprenait 160 élèves du primaire (6 à 14 ans) qui ne pouvaient s\u2019intégrer dans une classe ordinaire et qui ne fonctionnaient pas, à cause de * Travail présenté au VIe Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, à Montréal, les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Résident IV au Département de l\u2019enfance et de l'adolescence de l\u2019Institut Albert-Prévost.2.Psychiatre, directeur du Service externe de la CIi- nique de l\u2019enfance et de l\u2019adolescence de l\u2019Institut Albert- Prévost.Jacques ST-HILAIRE et Athéna ALEXANDRIS ?retard pédagogique, de lenteur intellectuelle, de troubles d'apprentissage ou de perturbations affee- tives.Les enfants étaient groupés sans distinction en 14 groupes de 12.Sur les 14 professeurs, il n\u2019y avait qu'un seul professeur spécialisé.En septembre 1969, un nouveau regroupement des élèves fut entrepris et déjà le personnel forma une classe de recvelage (12 élèves) qui sera intégrée au cours régulier en septembre 1970.En plus, deux classes de caractériels, quatre classes pour troubles d'apprentissage et trois classes pour déficients modérés ont été formées.En somme, l'école Saint-Pierre comprend 14 professeurs dont deux sont spécialisés, un directeur de l'école.un professeur d'art plastique.un professeur d'art dramatique, un professeur d'éducation phv- sique et un professeur de menuiserie.La plupart des gens de la région sont économiquement faibles ou pauvres, sauf pour la région d Oka (cultivateurs riches), pour la région de Sainte- Thérèse et celle de Saint-Eustache.Trente pour cent de la population demeurent en milieu rural et 20 pour cent sont des assistés sociaux.Sur le plan des loisirs organisés, il y a un seul centre culturel, qui comprend piscine et teunis, à Sainte-Thérèse.Les ressources communautaires sont relativement pauvres.Eu plus, il n'existe dans la région aucun service psychiatrique pour enfants et adolescents: l'école doit donc demander les services de la Clinique de l'Institut Albert-Prévost pour ce qui est des enfants.Les adultes peuvent, de leur côté, consulter une clinique externe à Saint-Eustache et une autre à Saint-Jérôme qui relève de l'hôpital de L'Annonciation.2.La participation de la Chnique de l\u2019Institut Albert-Prévost : En septembre dernier (1969), l\u2019équipe de Service personnel aux étudiants de la Commission scolaire de la Régionale des Deux-Montagnes nous a demandé notre collaboration pour trouver des solutions à leurs multiples difficultés face aux « élèves- problèmes ».Après quelques rencontres hebdomadaires entre notre équipe (équipe multidisciplinaire, à savoir : psychiatrie, psychologie, service social, psychomotricité et orthophonie) et l\u2019équipe de la Régionale (service de psychologie, service social et médical), nous nous sommes entendus sur la modalité de collaboration, sur le type des services et sur les procédures à suivre.Le service demandé se situait au niveau du diagnostic et surtout sur le plan du traitement.L'équipe de la Régionale nous présentait le cas- problème pour discussion.Le professeur de l\u2019élève participait à la réunion ainsi que l\u2019infirmière de l\u2019école.L'\u2019orthophoniste et la rééducatrice en psychomotricité de la Clinique participaient à la discussion selon les besoins.Le service scolaire définissait l\u2019élève-problème comme étant celui qui présentait des troubles de comportement (hyperactivité motrice, vandalisme, turbulence, cris, sacres) et des difficultés d\u2019apprentissage ou les deux à la fois, accompagnés ou non de déficience mentale.Après une période de travail de deux mois avec le personnel de l\u2019école (psychologue, travailleur social, principal et éducateur), nous avons remarqué les faits suivants : En premier leu, nous avons constaté que les cas présentés étaient bien évalués sur le plan psyeho- logique et médical (examen physique et neurologique fait par le pédiatre) tandis que l'évaluation familiale était soit absente, soit incomplète.Le professeur évitait de se prononcer sur le cas de son élève et surtout sur le plan du traitement.En second lieu, nous avons constaté que tous les cas dirigés provenaient de l\u2019école Saint-Pierre (enfance inadaptée) et en grande partie d\u2019un groupe mal structuré de quinze caractériels.Les deux éducateurs (psychopédagogues) étaient menacés par les parents qui les considéraient incompétents (les parents appelaient l\u2019école Saint-Pierre « l\u2019école des fous ») et aussi par la direction de l\u2019enfance inadaptée qui voulait les congédier s\u2019ils ne pouvaient contrôler les élèves (qui cassaient les vitres, couralent dans les corridors, se battaient).Il est évident que, devant une telle hostilité des parents envers le personnel enseignant et celui du Service social, l\u2019évaluation socio-familiale devenait très pénible.Nous nous sommes rapidement rendus compte que Jacques ST-HILAIRE et Athéna ALEXANDRIS Médical Laval Vol.42 \u2014 Jan.1971 le nombre des cas-problèmes qui nécessaient de l\u2019aide dépassait la disponibilité de notre service.C\u2019est ainsi que cent enfants de type psychotique et prépsychotique présentant des troubles d\u2019apprentissage ont été dirigés à notre attention.La majorité des cas présentés demandait des soins intensifs soit en Centre de jour ou en Service interne, services qui n\u2019existent pas à notre clinique actuellement.En troisième heu, nous nous sommes aperçus que tous les cas-problèmes provenaient de familles à problèmes multiples (désunion, aleoolisme, finance, vol) et que nous ne pouvions travailler à ce niveau à cause de l\u2019absence de collaboration de la part de la famille.En quatrième lieu, la difficulté majeure demeurait celle du transport des élèves à la Clinique, pour les élèves qui devaient suivre une thérapie intensive.En effet, les familles ne pouvaient pas conduire les enfants à la Clinique soit par manque de voiture, soit par manque de collaboration de la famille.Souvent le psychologue devait lui-même conduire l\u2019élève à la Clinique.Done, aucun traitement adéquat ne pouvait s\u2019amorcer et le travail auprès des familles ne pouvait se faire.Devant ces difficultés, nous nous sommes done réunis, école et clinique, dans le but de discuter d\u2019un mode d\u2019approche adéquat qui pourrait satisfaire les besoins de la population des élèves- problèmes et surtout empêcher la désintégration de l\u2019école (menaces du directeur de renvoyer élèves et professeurs).L'évaluation des familles nous a confirmé l\u2019hostilité des parents envers le personnel de l\u2019école.La visite de l\u2019école a montré que les locaux étaient inappropriés pour le groupe des caractériels quant aux meubles, au matériel de classe (inexistant) et à la propreté qui laissait souvent à désirer.Les élèves eux-mêmes étaient des garçons agressifs qui présentaient un retard pédagogique, un seuil de frustration très bas, un manque de persévérance dans les travaux et un manque de concentration.D'autre part, les éducateurs des caractériels étaient incapables de tenir les enfants dans la classe et les laissaient circuler à volonté afin d\u2019éviter des passages à l'acte.Au niveau du personnel de l\u2019école, il régnait une atmosphère de méfiance, de crainte, qui ne permettait pas au personnel de l\u2019école de fonctionner comme un groupe intégré.Nous avons conclu qu\u2019une approche globale de l\u2019élève s\u2019imposait.s Vi pol #f fhe hi SUPPOS Mules HATO Fix der tits fy Uh ORM fey gy Sade 0 Rey ba \u2026.CR Ces Ei gg i eng ty Wiss, Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 sing 4 De serie ie pm A jog len, lee, ge.IF ify, SE TE NOTES que fam kfm Ge leg Bp i.1e demez i.pu Di ni LAS cil Ian ik on de Ti-ni cou tai | naval | DEN | e dig! writ + bs dlrs mimi] SUPPOSITOIRES Le NOUVEAU SIROP ser étre \u2014 Lui pour la toux Adultes \u2014 enfants \u2014 bébés ew ews we wate VN fe Le INDICATIONS : Médication de choix pour le traitement des états fébriles, de la INDICATIONS : Sirop béchique agréable au goût pour soulager les symptômes Sle, L.grippe, des refroidissements saisonniers, des laryngites, des trachéites, des bron- accompagnant les affections de l'appareil respiratoire supérieur tels que la bronchite, Co chites, du status postopératoire, des pneumonies et des broncho-pneumonies, en la laryngite, la pharyngite, le coryza, l'asthme, la rhinite allergique, l\u2019influenza, Iv pal tant gqu'adjuvant des traitements par les antibiotiques et les bactériostatiques.la sinusite et le rhume des foins, tes qu FORMULE : Adultes enfants bébés Avantages : décongestionne la muqueuse nasale sans produire d'excitation céré- nm Acétylsalicylate de Ca.0.40 gm 0.200 gm 0.050 gm a ; ; Dih Ithéonhylli brale; soulage les symptômes allergiques sans entrainer de somnolence; JA, Le ! ydroxypropy Ë éophylline .0.15 gm 0.100gm 0.015 gm diminue le réflexe tussigène sans entraîner les effets secondaires de la codéine : is gi Sulfate de Quinine.0.05 gm 0.030 gm = constipation, accoutumance, etc.; N i », \u2018 oo Racine d'aconitpulv.0.02 gm 0.005gm 0.001 gm favorise l\u2019expectoration soutenue en fluidifiant fe mucus.sel] Galacol oii LL LL 0.05gm 0.030gm 0.0029m \u201cprérante Eucalyptol .A 0.05 gm 0.030 gm 0.020 gm FORMULE : Chaque cuillerée à thé (5cc) contient : ; Camphosulfonate de Na.\u2026.0.05 gm 0.020gm 0.010 gm LEE OS appa.; pri Excipient spécial q.s.Phényléphrine HCI., .5mg , Diphénylpyraline HCY._ Lo .Ce 1mg INDEX THERAPEUTIQUE : De par la synergie entre ses composants, le Bron- Dextrométhorphan HBr 5m cho-Grippol est doué des propriétés les plus efficaces comme antipyrétique, Fome P ; CS PS g comme antiseptique des voies respiratoires, comme eupnéisant et comme cardio- Citrate de Sodium : ce - 180mg protecteur.Gaiacolate de Glycéryl._ .25 mg Seuls distributeurs au Canada api LE ; para ones pi .2245, rue VIAU \u2014 MONTRÉAL, P.Q.5 ga Échantillon et documentation envoyés sur demande.sa 38 ATI RX CUTIE Su | \u2018Et depuis 18 ans, Paul Parent Laval Médical FINI TRNAS ) Eux CUES (TTR en dépendai 4 travaille au Québec,veillant à ce que ces médicaments soient là où ils serontle plus utile.\u201d Le médicament est toujours la où vous en avez besoin et au moment où vous en avez besoin, parce que Paul Parent et d'autres représentants Lilly comme lui étaient là avant même que vous n'ayez eu besoin d'eux et que la maison Lilly est présente depuis quatre générations, oeuvrant de son mieux, découvrant, fabriquant et distribuant des médicaments comme si la vie des gens en dépendait.Et bien souvent la vie des gens en dépend LA COMPAGNIE ELI LILLY (CANADA) LIMITEE - TORONTO : ONTARIO Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 soulagement de la sinusite, de la rhinite, du coryza et du rhume des foins\u2014 avec une absence remarquable de réactions secondaires Chaque tabule renferme : Adultes: 1 tabule deux fois par jour.Tannate de Phényléphrine .25.0 mg.Enfants : De 12 ans et plus, 1 tabule Tannate de Prophenpyridamine.37.5 mg.par jour.De 6 à 11 ans \u2014 Xe tabule deux Tannate de Mépyramine.37.5 mg.fois par jour.La dose peut être augmentée ou diminuée, selon l\u2019avis du médecin.Sinusite, rhinite, coryza, rhume des foins, .et une variété d\u2019affections allergiques ou associées, Flacons de 30 et 500 tabules.Procure 10 3 12 heures de soulagement avec une seule dose orale.Dégage les voies respiratoires Soulage les maux de tétes sinusaux.Enraye le larmoiement et le picotement des yeux et du nez.Arrête l\u2019écoulement nasal.Doit être employé sur le conseil du médecin seulement.Echantillon envoyé aux médecins sur demande.Préparé par Mallinckrodt MALLINCKRODT CHEMICAL WORKS, ST.LOUIS, MO., U.S.A.Pharmaceuticals Représentants exclusifs au Canada Herdt :Charton Inc.2245 RUE VIAU + MONTRÉAL, P.Q.*Marque déposée au Canada toute la journée.toute la nuit (10) otre y 2) D12 rt! Ji il Jan DIQUE C1 SIT aqués Tous QUE [a sl SES O'auJoil2Igg1=m0=m 70 mia 0])) lé titution du matéri el or Is nl et po oi nes jae Tesi oqg NERD fates RÉSENTATI n hipa! de T1girte ample (e[EJeletatto)tee else peus red que SOUS il flap ole ©.\u2014 dat done == laboratoires angl o-french y \u201ceu Québeg ] Gani] 1 ii alle ! gf Qs \u2014\u2014 pln sok On ET AE Tora a) a -wels | Vo Li gr L'école J Hemp HIE IA tise, d rma, la tir L'équiy le vies 1 1 gp lat k hie d À aura bia dlls de ne à HI, pt al thy Ni i æ ily iy I It 0 \u2014 ay Jit à Ju Totr Uni iy ÛÜne Ug ly | ( Laval Médical Vol, 42 \u2014 Jan.1971 À la suite de cette investigation, nous avons discuté l\u2019élaboration d\u2019un projet qui pourrait embrasser les problèmes ci-haut mentionnés, en espérant que ce projet répondrait aux besoins.Il était évident que, devant la variété des problèmes et surtout devant le sérieux de la maladie que présentaient la plupart des élèves-problèmes, l'aspect rééducation et l\u2019aspect thérapeutique dans le sens large du mot nous préoceupaient.Nous avons donc pensé à réunir sous un même toit professeurs, rééducateurs et thérapeutes qui auraient pour seul but de permettre à l\u2019enfant de progresser.L'objectif du projet était donc double: d\u2019une part, adapter les méthodes pédagogiques et, d'autre part, offrir un milieu plus favorable pour les enfants inaptes à demeurer en milieu scolaire.B.LE PROJET D'UNE ÉCOLE POUR ÉHÈVES-PROBLÈMES 1 Le regroupement: L'école aura une population de 100 élèves, soit 11 groupes de 9 enfants.li\u2019élève sera choisi parmi ceux présentant des troubles affectifs, d\u2019apprentissage, du comportement, à quotient intellectuel normal.2.La réorganisation physique de l\u2019école : L'équipe de l\u2019école a consulté des experts dans les services identiques à Montréal pour nous informer en ce qui concerne les locaux, le matériel adéquat et le groupement des élèves.La structure physique du Centre sera réorganisée.Chaque groupe aura sa classe avec salle de séjour.De nombreux bureaux seront aménagés pour le personnel et des salles de thérapie seront équipées de matériel moderne, à savoir: télévision en cireuit fermé, miroir, ete.3.Le choix du personnel spécialisé : Nous avons done déterminé le nombre et la spécialisation du personnel : a) 11 professeurs spécialisés ; b) 11 rééducateurs institutionnels, psychopéda- gogues ; c) en plus, un psychiatre à plein temps, un psychologue à plein temps, une orthophoniste à plein temps, une rééducatrice en psychomotricité, trois travailleurs sociaux, deux infirmières psychiatriques et un pédiatre consultant; d) un coordonnateur qui intégrera le travail au niveau de chaque discipline.INSTITUT ALBERT-PRÉVOST 79 lie projet offrira done un milieu thérapeutique et pédagogique plus favorable qu\u2019antérieurement.L\u2019enfant sera soumis à des activités pédagogiques contrôlées par les professeurs dont le travail est centré sur une pédagogie très individualisée tenant compte des capacités présentes du sujet.Ce travail pédagogique durera cinq heures par jour.L'enfant demeure en contact avec les éducateurs lorsqu'il est libéré de la classe et l'éducateur aura pour rôle de développer la socialisation de l\u2019enfant dans des activités appropriées, à savoir: repas, activités de contrôle, activités de loisirs.Ainsi l'enfant passera dix heures au Centre : cinq heures de classe, quatre heures de loisirs organisés et une heure pour les repas.Quant au traitement de l'enfant, il sera soit individuel ou en groupe et la thérapie devra s\u2019insérer dans la journée de l'enfant au Centre.Les parents auront un rôle actif au Centre et devront collaborer au traitement ; l'approche familiale sera importante et une équipe bien orientée facilitera cette collaboration.L'équipe de l\u2019école travaille activement à la réalisation d un tel projet qui aura pour nom: École centre de jour.(!.LE ROLE DU PSYCHIATRE CONSULTANT À L\u2019ÉCOLE Nous croyons que son rôle se précise souvent an cours même de ses contacts avec l\u2019école.Lorsque l\u2019équipe de Service personnel aux étudiants nous avait approché, nous n'avions, à l\u2019époque, aucune idée de notre rôle dans ce tra rail conjoint, En premier lieu, nous avons offert notre service tel que demandé par l\u2019équipe, à savoir : le Service consultatif pour le diagnostie et la planification du traitement.Nous n'avions pris, au début, aucune initiative personnelle, nous n'avions fait aucune proposition sur le problème de l'école bien que nous constations de nombreuses difficultés.Nous pensons qu\u2019il est très important de connaître le personnel de l\u2019école, la population scolaire, les autorités administratives, les ressources de la Régionale, et surtout qu'il est de prime importance de bien étudier le type de relation entre les membres du personnel de l\u2019école.En second lieu, lorsque la relation entre les deux équipes est bien établie sur le plan confiance et compétence et après une bonne compréhension de l\u2019école, le psychiatre consultant peut se permettre var ii fii Lah ti 80 Jacques ST-HILAIRE et de faire des propositions concrètes qui peuvent aboutir à un progrès.À ce moment-là, nous pensons que le personnel de l\u2019école est prêt à accepter nos idées, à discuter avec nous sans se sentir menacé ou dévalorisé.Durant tout ce travail, le psychiatre est demeuré consultant, et non organisateur, en donnant au personnel de l\u2019école la chance d\u2019évaluer et de s\u2019adapter à notre facon de penser.Ce travail n\u2019est pas facile, parce que l\u2019équipe de l\u2019école force le psychiatre à prendre un rôle actif et souvent à prendre la responsabilité des problèmes de l\u2019école.Le principal travail du psychiatre n\u2019est pas de juger le travail fait par l\u2019équipe, mais il doit tenter de le valoriser et surtout de permettre au personnel de l\u2019école de pouvoir discuter de leurs problèmes, de communiquer entre eux, Nous avons remarqué qu\u2019il ne faut pas vouloir révolutionner l\u2019équipe de l\u2019école et servir aux fins des individus pour prouver que le système est mauvais.Pendant quatre mois de notre travail, nous avons expliqué ce phénomène et le travail a porté presque uniquement à restrueturer l\u2019équipe de l\u2019école, à valoriser cette équipe et à lui permettre de travailler plus à l\u2019aise avec les élèves, Laval Médical Athéna ALEX ANDRIS Vol.42 \u2014- Jan.1971 CONCLUSION Nous croyons que si le psychiatre garde son rôle de consultant dans le travail communautaire, par exemple à l\u2019école, 11 a plus de chance d\u2019améliorer les relations de conflit du personnel de l\u2019école, de diminuer l\u2019angoisse, de valoriser le personnel et enfin d\u2019offrir le rendement maximal de sa compétence : réussir la réintégration du personnel et offrir les meilleurs soins pour les éleves-problémes, 11 découle de cette expérience communautaire que lorsqu une école demande de l\u2019aide à une clinique psychiatrique, nous devons répondre à la demande comme à une urgence.Il apparaît évident que lorsque l\u2019école a demandé notre collaboration, elle était en état de crise grave.Le problème majeur ne se situait pas au niveau du diagnostic et du traitement des élèves tel que demandé au début, mais 1l existait surtout au niveau du personnel.La preuve de cette conclusion est évidente si nous considérons qu\u2019il y a un an nous avions offert nos services et que la même équipe n\u2019avait pas donné suite à cette offre.| JE NON Dans Tlie I de je Th Hate Je ne | tn il pode HE wl Jar ie \u201cis JA dfférnt Tes dil) a nf fan Sannab rats ugh, hsm fl qi a ph ( lps Ii ie gs lime dings ft qi if aly Hing js iin Mig h fai, À lis > ! Thy ny | \u201cSen k Ugg] F \u201cCa de k ft \u201c4 ve 4 Que \u2018ts toy Fai, Vie, wily [fel à IN| + Rl An) elit af li Uae (fr ie lan lei: i rie ore dire yf oie J ive vilente ¢ Tons oer awl pi ASPECTS PSYCHODYNAMIQUES DE L\u2019USAGE NON MÉDICAL DES DROGUES À L\u2019ADOLESCENCE * Dans les quelques commentaires que je feral ici Je me limiterai à l\u2019étude de l'intérêt considérable des jeunes pour l\u2019usage des drogues hallucinogènes, phénomène social contemporain dont est témoin notre culture occidentale.Je ne me pencheral pas dès lors sur d\u2019autres problèmes connexes mais foncièrement différents, comme l\u2019aléoolisme, les toxicomanies, le coecaïs- me (1) et même l'usage des dérivés du cannabis par une fraction importante des populations de certains pavs d'Afrique du Nord.Lie problème est différent ici parce que nous avons affaire à des pratiques récentes qui se rencontrent spécifiquement chez la jeunesse et la mettent, en un certain sens, en conflit avec les couches plus âgées de la société.Ces pratiques concernent l'usage des dérivés du cannabis (marijuana, haschisch), du LSD et des solvants chimiques («colle »: toluène, acétone, naphta, benzène, tétrachlorure de carbone).C\u2019est la signification psychologique de ce phénomène social qui retiendra mon attention ici.Tl n\u2019est pas non plus question de conduire une étude statistique.Il est pris comme acquis que le phénomène à déjà pris une extension telle pour constituer un problème digne d'attention.Afin de bien aborder ce phénomène, il est important de comprendre certaines caractéristiques de l'adolescence, cette phase qui peut d'ailleurs se continuer jusqu\u2019à l\u2019âge mûr pour certains individus, caractéristiques qui sont directement liées à ce phénomène.En fait, ce qui nous inquiète dans le phénomène de l'usage des drogues chez nos jeunes ce sont les * Travail présenté au VIe Congrès annuel de l'Association des psychiatres du Québec, tenu à Montréal, les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Le cocaïsme est la mastication de la feuille de coca, se distinguant nettement du cocaïnisme, ou consommation de la cocaïne extraite de la feuille.Le cocaïsme est une pratique très étendue chez certaines populations des Andes et touche les enfants à la suite des adultes.Robert BUIES dangers auxquels ils exposent leur santé physique et mentale et même, à l\u2019extrême, leur vie.En effet, ils le font avec désinvolture, avec mépris pour leur santé et même de façon provocante.C'est cette gratuité quasi universelle vis-à-vis de la mort qui, en somme, devient lu question de fond et qui peut servir de point de départ pour la compréhension du phénomène dans toute son extension et ses multiples variétés.Pourquoi mettre sa vie en danger?Voila le poiut capital.C'est essentiel.Parce qu\u2019il faut mettre sa vie en danger pour vivre pleinement, au-dessus de l'angoisse.Les jeunes se révoltent contre les adultes qui refusent ce défi.Pour eux, les adultes sont liés par l'angoisse de la survie, ils n\u2019ont plus la liberté.Pour être au-dessus de la mort et en être plus fort il faut accepter de s\u2019y mesurer en corps à corps.Tout en vainquant la mort l\u2019individu retrouve le sentiment de toute-puissance qu'il avait goûté dans ses périodes préœdipiennes.Ce sentiment de toute-puissance lui sert done à se cacher son angoisse réelle, ce que jJ'appellerais angoisse de transition.Cette angoisse provient du sentiment de sa faiblesse d\u2019individu à peine sorti de l\u2019enfance et encore dépourvu de moyens éprouvés devant les rôles que la réalité extrafamiliale et son développement anatomique et physiologique lui présentent.Cette angoisse est au fond très grande et appelle de nombreux mécanismes de défense.La dénégation et les attitudes contrephobiques sont parmi les plus importantes, Le jeune doit faire face au danger de mort pour se prouver qu\u2019il n\u2019a pas peur et qu\u2019il est assez fort pour obtenir sa liberté.Lorsqu'un adulte veut lui enlever ces moyens de confrontation (c\u2019est- à-dire d\u2019agir de façon contrephobique), il rencontre ses vives objections, son défi, sinon son mépris.L\u2019adulte qui, en général, n\u2019a plus les mêmes angoisses vu que sa séparation des parents et son rôle social sont choses établies, ressent au contraire une 0 if n | id HY i, fun Hi sti hitb ue 89 Robert BUIES saine et rationnelle réticence à s\u2019exposer à la mort.(Ce sont les jeunes soldats qui courent à la mort.The old ones never die, they just fade away.) De reconnaître ceci et d\u2019attendre paisiblement serait pour l\u2019adolescent une sorte d\u2019aveu d\u2019impuissance avec danger de perception de l\u2019angoisse.Ceci est trop pénible pour beaucoup d\u2019entre eux.Ils se jettent à la face de la mort.L\u2019adulte leur apparaît comme un vaineu, «un croulant s, quelqu\u2019un qui n\u2019ose protéger sa liberté même au risque de la mort.Cette attitude téméraire devant la vie s\u2019affiche de façons très variées.Que l\u2019on regarde, au cours de l\u2019histoire, la gratuité du geste des jeunes prêts à s\u2019engager dans des voyages périlleux, prêts à faire la guerre.C\u2019est parce qu\u2019il v a danger de mort qu'ils sont enthousiastes à partir, à s\u2019enrôler.Ce n\u2019est pas tellement le désir de tuer que celui de s\u2019exposer à la mort et vaincre.Naturellement, la recherche du nouveau et de l\u2019insolite joue un rôle important.Mais c\u2019est la même chose à un moindre degré.Ce qui est inconnu est mystérieux et inquiétant.Celui qui affronte l\u2019inconnu veut justement sentir qu\u2019il n\u2019est plus limité par la peur, surtout qu\u2019il n\u2019est plus en besoin d\u2019être protégé par ses parents.Celui qui veut être protégé par les parents n\u2019accepte pas l\u2019inconnu ni le combat.En somme, être protégé par les parents c\u2019est être protégé contre la mort qui de fait, pour le jeune enfant, résulterait sûrement de leur abandon.Faire face à la mort, volontairement, gratuitement, c\u2019est donc clamer bien haut qu\u2019on n\u2019est plus l\u2019enfant de jadis et qu\u2019on récuse la protection et la direction parentale.Pour l\u2019adolescent c\u2019est plus qu\u2019une preuve adressée à lui-même, c\u2019est une preuve adressée aux adultes, aux parents, en qui 1l sent un refus d\u2019acceptation, conscient ou inconscient, que lui aussi est adulte.Ses manières provocatrices, voire arrogantes, veulent donner le change.1! force la preuve.Non seulement n\u2019a-t-il pas besoin de protection, il est même plus fort, plus audacieux que l\u2019adulte.Ne se sent-on pas meilleur que celui qu\u2019on méprise.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019adulte qui n\u2019a pas intégré la tranquille assurance de son identité virile et de sa capacité à l\u2019indépendance qui se sent le plus vivement attaqué et humilié par ces provocations.Et cette réaction est recherchée et secrètement prisée par les jeunes parce qu\u2019ils perçoivent alors que cette sensibilité jalouse trahit justement l\u2019incertitude inconsciente de cet adulte à l\u2019égard de sa propre puissance et le ravale ultimement à leur niveau.La vérité reste que l\u2019adolescent se sent encore fragile et désemparé, à peine sorti de l\u2019œuf.Il affi- Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 che impudiquement une grande assurance parce qu\u2019il a besoin de nier son effroi devant sa liberté et sa nouvelle solitude, Le retour du refoulé se manifeste dans le besoin impérieux de se retrouver avee ses semblables.Les adolescents forment alors toutes sortes de groupes, à partir des bandes de quartier jusqu'aux associations de hippies.Plus ils sont nombreux, plus ils éprouvent une sécurité collective.On les voit de toutes les manifestations, de toutes les contestations.Ils s\u2019assemblent à tout prétexte: protestations politiques, festivals de musique (Woodstock), sit-ins, love-ins, sexe en commun et.plus particulièrement pour le sujet qui nous pré- ocenupe, consommation de drogues hallucinogènes.Un autre aspect psychologique du problème doit être mentionné.Cette confrontation avee la mort ne donne pas qu\u2019un sentiment d'indépendance et de toute-puissance, elle procure aussi une euphorie: le thrill.Ce dernier sentiment s\u2019apparente au plaisir du jeu et du sport.Lors de ces activités, des situations artificielles d\u2019angoisse sont créées : danger d\u2019être abandonné (pick a boo) suivi d\u2019angoisse, puis rassurance et satisfaction ; danger d\u2019être mis en position d\u2019infériorité (sports de compétition) d\u2019où angoisse de rejet, effort et victoire.Il v a revécu des situations d\u2019anxiété de l\u2019enfance : danger de dépendance (jouer à la mère, au père) ; danger de mutilation (jouer au dentiste), renversement des rôles ou identification à l\u2019agresseur, mastering, et plaisir dans le contrôle.Cette sorte de plaisir est donc intimement lié à l'angoisse.Il naît d\u2019une part du sentiment de l'angoisse et de l\u2019autre de la neutralisation de l\u2019angoisse.Bien sûr, si le danger devient tel que l'individu se sent menacé de mort réelle le plaisir disparaît, il n\u2019y a plus de jeu, il ne reste que l\u2019angoisse.Voilà pourquoi ceux qui n\u2019ont pas à se prouver capables d'indépendance ou ceux pour qui le moindre danger veut dire une mort certaine ne prennent pas de risques.Ils assurent leur sécurité.Ceci se vérifie à mesure que l\u2019on s\u2019approche de la vieillesse, i.e.de la mort vraie.L'absence de risque veut done dire l\u2019absence d'angoisse et par voie de conséquence l\u2019absence de thrill.Lies vieux et les protégés ont peut-être le plaisir de ne pas avoir peur, mais ils n\u2019ont pas le thrill.Et le thrill c\u2019est le contraire de la monotonie, le contraire de l\u2019ennui.L\u2019ennui, voilà le danger qui guette l\u2019être humain protégé, soustrait aux situations angoissantes vraies ou prétendues comme dans le jeu.Puisque les jeunes n\u2019aspirent pas immédiatement à la sécurité qui, pour eux, signifie l\u2019assujettissement aux parents, ils ne Végj \u201cJv lip Tar ler: iy ver 7 in tir Ear: ik ir llr de tige I prête.US: My is [i= 2b, le i chu} meuf ean ph | ine.i on: ir } | pti «058 io: | ge | enn suring.© phir & ait du ne indie {spn se, Vill r sap pire die ent pis d Ww vari WE it de fue de pére près ont 5 pis IS a de ui, vil ae \" prête qu pi qi pour pu 5% Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 THÉOPHYLLINE ÉTHANOATE DE PIPÉRAZINE PERMET UNE THÉRAPEUTIQUE À DOSES UTIiLES_POUR: Existe en dragées, sirop, suppositoires, ampoules |M.et IV.à INJ ECTION INDOLORE Elle ne donne PAS DE NAUSÉES par la voie orale WELCKER 65 tiMTÉS MONTREAL, QUE. snomnvixdo EY wonveve (AP GARAMYCIN (gentamicine à 0.3%) .Le plus nouveau des produits ophtalmiques de Schering pour le traitement des infections ordinaires et rebelles de l'oel: La GARAMYCIN (gentamicine) possède un spectre antibactérien idéal pour le traitement des infections oculaires et marque un net progrès en ophtalmothérapie.Elle est bactéricide contre un grand nombre de bactéries Gram-positifi Gram-négatif dont les staphylocoques pénicillino-résistants, ainsi que les Pseudomonas et le Proteus! Il y a eu absence virtuelle de réaction de sensibilisation à la GARAMYCIN et les cas d\u2019irritation locale ont été rares.La GARAMYCIN ophtalmique se présente sous deux formes: solution et onguent.La solution ophtalmique GARAMY# est prête à l'emploi et reste stable pendant deux ans.SULAMYD SODIQUE (sultacétamide sodique à 10% ou 30%) Pour la prévention et le traitement des infections oculaires.Action bactériostatique rapide, avec sécurité thérapeuti établie, sans risques de sensibilisation ni d'irritation locales.CELESTONE-S (bétaméthasone à 0.1% et sulfacétamide sodique à 10%) En cas d'allergie, d\u2019inflammation et d'infection coexistantes.Traitement à l\u2019aide d\u2019une association corticostéroïde/sulfam Une solution colloïdale formant une pellicule tenace, mais claire comme du cristal, qui résiste aux sécrétions lacryma METIMYD (acétate de prednisolone à 0.5% et sulfacétamide sodique à 10%) Pour combattre simultanément l'infection, l'inflammation et l\u2019allergie.Cette suspension ophtalmique associe l'acétate prednisolone, pour obtenir une action stéroïdique intensive, au Sulamyd sodique, pour constituer une thérapie antiba: rienne à vaste champ d'action.L'onguent avec néomycine contient la même concentration de prednisolone et de st cétamide sodique que la suspension, avec en plus 5 mg/g (0.5%) de néomycine. (13) GARAMYCIN* (gentamicine à 0.3%) Indications: Traitement des infections superficielles de la conjonctive, de la cornée, des paupières, des conduits lacrymaux et de la peau dans la région péri-oculaire.Précautions: L'emploi d\u2019antibiotiques topiques permet parfois une surcroissance de micro- organismes insensibles, tels que les champignons.En pareil cas, la médication sera interrompue et un traitement approprié institué.Présentation: Solution ophtalmique GARAMYCIN (0.3%), flacons compte- gouttes de plastique contenant 5 ml (la solution ophtalmiqgue GARAMYCIN est titrée a 5 mg/ml de sulphate de gentamicine \u2014 l'équivalent de 3 mg de gentamicine basique).Onguent ophtalmique GARAMYCIN (0.3%) en tubes applicateurs de % d'once (l'onguent ophtalmique GARAMYCIN est titré à 5 mg/g de sulfate de gentamicine \u2014 l'équivalent de 3 mg de gentamicine basique).SULAMYD* SODIQUE (sulfacétamide sodique) Indications: Le Sulamyd sodique (sul- facétamide sodique) est indiqué pour le traitement prophylactique d'excoriations de la cornée, de lacérations ou de brûlures, à la suite d'extraction de corps étrangers, et pour le traitement des principales infections aiguës et chroniques de l'oeil et de l'orbite oculaire, y compris la conjonctivite, le trachome, la blépharite, la blépharo-conjonctivite, l'ulcère cornéen, la dacryocystite et les orgelets.Présentation: Solution ophtaimique Sulamyd sodique à 30%, en flacons compte-gouttes de plastique contenant 15 ml.Solution ophtalmique Sulamyd sodique à 10% avec méthylcellulose, en flacons compte-gouttes de plastique contenant 15 ml.Onguent ophtatmique Sulamyd sodique a 10%, en tubes de % d'once.CELESTONE*-S (bétaméthasone à 0.1% et sulfacétamide sodique à 10%) Indications: Prévention et traitement local des affections oculaires superficielles, de nature inflammatoire, allergique et/ou infectieuse, lorsque ces états sont iusticiables d'une cortico- sulfamidothérapie.Contre-Indications: Herpès simplex de la cornée et autres états mentionnés dans le prospectus qui accompagne le produit.Précautions: L'emploi prolongé d'une corticothérapie topique peut provoquer, chez certains sujets, une augmentation de la pression intra-oculaire et, en présence d'affections causant un amincissement de la cornée, des cas de perforation ont été signalés.Présentation: Gouttes ophtalmiques colloidales CELESTONE-S, en flacons compte-gouttes de 2.5 ml et de 5 ml.METIMYD* (acetate de prednisolone a 0.5% et sulfacétamide sodique a 10%) Indications: La suspension ophtalmique METIMYD est indiquée dans les maladies inflammatoires et allergiques de la paupière et Ju segment antérieur de l'oeil.L'onguent ophtalmique METIMYD avec néomycine est indiqué à titre prophylactique et pour le traitement local des maladies oculaires caractérisées par de l'inflammation, de l\u2019oedème, de l'allergie, ou une infection superficielle causée par des germes sensibles au traitement à la sulfacétamide avec néomycine.Bien que primordialement conçues pour usage ophtalmologique, ces deux préparations peuvent également être employées dans les oreilles et le nez.Contre-indications et précautions: Mêmes que celles indiquées pour CELESTONE-S.Présentation: Suspension ophtalmique METIMYD, en flacons compte-gouttes de plastique contenant 5 mi.Onguent ophtalmique METIMYD avec néomycine, en tubes de Ys d'once.Bibliographie: 1.Black, J., Calesnick, B., William, D.and Weinstein, M.J.: Pharmacology of gentamicin a new broad-spectrum antibiotic, Antimicrobial Agents and Chemotherapy 1963, pp.138-147.Pour de plus amples renseignements, s'adresser à Schering Corporation Limited, Pointe Claire 730, P.Q.ou consulter le Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques.*Marque déposée RÉSIDENCE EN ORTHOPÉDIE La section d\u2019orthopédie du département de chirurgie de l\u2019Université de Montréal et ses hôpitaux affiliés offrent un programme intégré de quatre ans permettant d'obtenir les qualifications requises en chirurgie orthopédique aux examens de la Province de Québec ou au Collège Royal.Les internes devront faire leur demande avant le 15 décembre au Secrétariat de Chirurgie : Docteur Denis Desjardins, Hôpital Sainte-Justine, Montréal.Les résidents ayant terminé une année de chirurgie générale peuvent faire leur demande maintenant pour le 1er juillet 1971.Pour information, s'adresser à : Docteur Edgar Lépine, 1150 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal 176, P.Q., Téléphone : 527-1241 REGISTRE CANADIEN DES ENFANTS NÉS DE MÈRES TRAITÉES AU LITHIUM Un Registre canadien des enfants nés de mères traitées au lithium qui fonctionnera en coopération avec le Scandinavian Register of Lithium Babies du docteur M.Schou (Psychopharmacol- ogy Research Unit, Aarhus University, 8240 Risskov, Denmark) vient d\u2019être créé.Les médecins canadiens sont priés d\u2019y signaler tous les cas d\u2019enfants conçus et/ou nés au cours du traitement de la mère avec le lithium.À la réception de la notification, le Registre canadien fera parvenir au médecin concerné une fiche qu\u2019il aura l\u2019obligeance de remplir et de retourner à : Registre canadien des enfants nés de mères traitées au lithium, a/s Docteur A.Villeneuve, Division de recherches, Hôpital Saint-Michel-Archange, Québec 5, Québec, Canada. 44 Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 © natise @ ine Sédatif général et cardiaque EFFICACITE MARQUEE \u2014 SECURITE D\u2019EMPLOI En pratique quotidienne contre \u2014 ANXIETE, ANGOISSE \u2014 PALPITATIONS \u2014 EXTRASYSTOLES \u2014 ERETHISME CARDIAQUE \u2014 PRECORDIALGIES \u2014 CRAMPES MUSCULAIRES NOCTURNES \u2014 INSOMNIES Comprimés à 100 mg de phényléthylbarbiturate de quinidine.LABORATOIRES NATIVELLE WELCKER & CIE LIMITEE 1775, boulevard Edouard-Laurin, Montréal-9, Qué.eine gl Ei qi Bey 10 iw er fs re Jin di e) .02 p< .02 Parents set limits 2.69 P< (s>¢) 2.71 < (s>c) Parents do not set limits ns.ns.10 p .20 10 ©) .-05 p < 05 Parents set high standards 2.44 P< (s > ©) 2.59 (s > ce) Parents set low standards n.s ns * Blank spaces indicate no t-test performed because differences were clearly not significant.** 5 \u2014 Subjects.\u20ac = Controls (siblings). 106 J.J.SIGAL, L.CHAGOYA, C.VILLENEUVE, J.MAYEROVITCH All of the items selected from the Fels and the MacFarlane pool were recorded so that they could be easily understood by parents and teachers, and so that they could be rated on a three-point scale.Face validity was established by asking eight judges to sort the items under one of the following headings: Child shows healthy independence in relation to the parents, Child shows excessive dependence in relation to the parents, Child tests limits, Child does not test limits, Child curbs aggression, Child shows good coping behavior, Child has a low level of performance.For each heading we kept only the items on which five or more judges agreed.For the items on which four judges agreed, a second rating was undertaken after discussion among the judges, and items on which at least five judges agreed were added to the pool obtained previously.Schaefer\u2019s scale was used in its original form.Three judges were asked to sort the items and put them under one or more of the following headings: Parents foster independence, Parents do not foster independence, Parents set limits, Parents do not set limits, Parents control aggression of the child, Parents do not control aggression of the child.Parents set high standards for the child, Parents set low standards for the child.We kept only the items on which the three judges agreed.For the items on which only two judges agreed, a second rating was undertaken after discussion among the judges, and the items on which the three judges then agreed were added to the pool already obtained previously.No items were found to describe Child does not test limits, and Parents do not control aggression.Since some of the families in our sample were French speaking, all items were translated.In order to ensure the accuracy and simplicity of the translation, non-professional French-Canadian personnel reviewed and corrected it.* * Our thanks to Miss Mariette Rose for her co-opera- tion in this part of the work.Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 RESULTS All comparisons in the text that follows were made using a two-tailed t-test for differences.Parental perception of children\u2019s behavior: We obtained a score for each of the three factors that Quay and Peferson found in various factor analyses of their scale, namely, Factor I: Conduct problem, Factor II: Personality problem.and Factor 111: Inadequacy-Immaturity.On Factor I, the parents tended to give subjects a higher score than they gave to controls (t = 1.3, 0.10 < p < 0.20).This was a trend in the prediet- ed direction.On the other factors, the scores of the subjects and the controls did not differ.In our own groupings of the Quay-Peterson, Fels-MacFarlane items, we obtained no significant difference between the ratings the parents gave to subjects and to controls in the areas of Healthy independence, Excessive dependence, Testing of limits, Curbing of aggression, No curbing of aggression, and Good coping behavior.However, subjects tended to be seen as achieving a lower level than controls in overall performance (t = 1.21, 0.20 < p < 0.30) (Low level of performance, was a scale that included all the Quay-Peterson items plus Fear of new stunts or activities).Children\u2019s perception of parental behavior: On Schaefer\u2019s Factor I (Acceptance versus Rejection) and Factor III (Lax control versus Firm control) there was no significant difference between the subjects\u2019 and the siblings\u2019 rating of parental behavior.On Schaefer\u2019s Factor IT (Psychological Control) subjects rated both father and mother higher than did the siblings (.02 < p < .05).The categories in Factor II on which there were significant differences between the subjects\u2019 and the siblings\u2019 rating of the parents were: Control through guilt (for mother only), Hostile control, Inconsistent discipline (for mother only) and Instilling persistent anxiety (Table I); all of these differences were on the same direction as the differences for the factor, that is, subjects rating parents higher than did the siblings.In our groupings of Schaefer\u2019s items, subjects rated parents significantly higher than did the siblings, on the following: Parents do not foster independence, Parents set limits, and Parents set TRI RI DH DIRT fi Jie 14 Jl, ali id the i ant.dl {en il are É subie à fing Lo if val Lili Jove uf nib pi ph à lower found\u201c robbs of nur by His ot nfierveil Wine als thy ad shh dor, | en sud we tar Wel hide liv prive] { Wifi | drantr Te ne lw lige INS Ue hyp \u201cti, J \u201cTH I NM \"fy eu MT hl il tet he Pig ig try, je I lif Yigg la, i WY ies LG hrs li fs [Ung ily, Tie me © ly i, Preis.signifier pels of Hal Tite mg wa Homers io liv me Cm For Pen sis Ire ais FI ilk tr \"NE JL jgher cg \u201cant die: jo HL alt = up de pures es US 5 dur \u20ac jet i 3 ale , di qu in rs Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 high standards.ln the area of coutrol of aggression, subjects tended to rate parents higher than did the siblings.In the area of fostering independence, siblings tended to give fathers a higher rating than did the subjects.No significant differences were found between the answers of siblings and subjects about parents not setting limits and setting low standards.Table II indicates the level of significance for each of the differences.DISCUSSION Consistent with our hypothesis concerning the level of performance of children who have suffered in the past from a severe illness, parents rated their post-nephrotic children as having the tendency to a lower level of overall performance.We also found a trend for the subjects to have more conduct problems than their siblings; this is in the direction of our hypotheses about the child not controlling his own aggression and testing limits.A clinically observed tendency on the part of the parents to minimize behavior problems in their children sue- gests that the real differences between subjects and siblings may in fact be greater than the ratings show.In any case, if the trend is a reliable one, then such differences will become significant when we enlarge the samples slightly.We had not made predictions about the wav the children themselves would perceive parental behavior.The results of the Schaefer Inventory proved quite illuminating.The children who recovered from nephrotic syndrome perceived, significantly more than their siblings, an attitude in the parents that included Control through guilt.Hostile control, lustilling persistent anxiety and Inconsistent discipline.In the last of these.Tn- consistent discipline, their observations confirmed the hypothesis concerning the parental inability to set.limits.It is interesting to note that there was no difference in the way subjects and siblings perceived the firmness of control used by their parents (Fac- trol).The difference appeared only in the more subtle areas of psychological control, This suggests that the previously ill child is likely responding to a specific set of parental attitudes, even if, overtly, he is freated with the same degree of luxity or firmness as his sibling.This perception of the subject may stem from the time of his illness, when in fact he was treated differently.Or it mav sug- (16) LATER PSYCHOLOGICAL CONSEQUENCES OF NEAR-FATAL ILLNESS 107 gest that a ¢hild\u2019s response to over-anxious parents is to see them as controlling in a hostile way.The excessive concern of the parents may lead to the child feeling deprived of an appropriate degree of autonomy; this would arouse anger in him, which he would then project.Alternately, the high score we found in parental hostile control may also reflect the perception of a true hostile parental response to the hyperactivity of the child.Compared to the siblings, subjects perceived the parents as not fostering independence, confirming one of our hypotheses on the behaviour of the parents of the previously ill child.We expected that this not fostering independence would be related to the fact that the parents do not set limits, and have low expectations for the subject.The subject perceived matters in the opposite way : he more than his sibling, reported that his parents set limits, have higher standards for him, and he also tended to find that parents were controlling his aggression more and fostering his independence less.It seems that the subjects feel, more than their siblings, that parents exert a greater overall restriction and make higher demands on them.That the subjects, more than their siblings, report that thelr parents are inconsistent in their discipline of them (Table I) may reflect a greater fluctuation in parental attempts to control the subjects.Our data leave no doubt that there is something going on between parents and subject that is experienced by both as different, probably as disagreeable.When parents report that a child is more of a behaviour problem than his sibling, and the child reports more often than does his sibling that he feels his parents control through guilt, use hostile control and instill persistent anxiety then there are Likely to be problems in the relationship.The data cannot tell us whether the parents or the children have perceived the behavior of the other aceurately \u2014 whether the parents do in fact expect more of the formerly ill child than they do of his sibling, or the subject, not used to having his parents set limits for him, control him or have high expectations of him when he was ill, is now overly sensitive to things which his sibling takes for granted.Clinical observations by ourselves and others, however, suggest that the problem can be directly traceable to the parents\u2019 continuing concern over the survival of the formerly ill child.It is possible that the corticosteroids commonly used in the treatment of nephrosis, rather than CRETE Es sers SE 108 J.J.SIGAL, L.CHAGOYA, C.VILLENEUVE, J.MAYEROVITCH parental preoccupation, set this parent-child interaction into motion.In order to determine which of these explanations is the more valid, we are currently studying families in which one child suffered acute croup in the past.CONCLUSIONS In this preliminary report, the following parts of the hypothesis are confirmed: When a child has been severely ill between the ages of two and five years, later on the parents will: a) Fail to foster independence, b) Attempt to control the child by guilt, hostile control, and instilling persistent anxiety, and ¢) Be inconsistent in their discipline of the child.The child who has been physically ill, when compared with a sibling, will have an overall tendency to have more conduct problems and a lower overall level of performance.Parental preoccupation is postulated to be the underlying cause of the difficulties in the parent- child relationship; it should be considered among the relevant factors in the etiology of conduct problems.Sr ~2 10.Luvul Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 REFERENCES Crain, H.J., Sussman, M.B., and WEIL, W.B,, Jr, Family interaction, diabetes and sibling relationships, Int.J.Soc.Psychiat., 12 : 35, 1966.ELLENBERGER, H., SAUCIER, J.F., and WITTKOWER, E.D., Phases types de l\u2019adaptation familiale à la maladie physique prolongée d\u2019un enfant, Canad.Psychiat.Assoc.J., 9 : 322, 1964.FreUn, A, and DANN, S., An experiment in group upbringing, Psychonal.Stud.Child., 6 : 127, 1951, .GREEN, M., and SoLNIT, A., Reactions to the threatened loss of a child.A vulnerable child syndrome.Pediatric management of the dying child.Part III, Paediatrics, 34 : 58, 1964.HoLLINESHEAD, À.B., and REpLIcH, F.C., Social class and mental illness, New York, Wiley, 1958.MACFARLANE, J.W., Studies in child guidance.I.Methodology of data collection and organization, Monog.Soc.Res.Child Develop., 3: No.6, Serial No.19, 1938.PrrersoxN, D., Behavior 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d\u2019un sarcome pédieulé de la vésicule biliaire découvert à l\u2019autopsie d\u2019un ancien tubereuleux décédé d\u2019une insuffisance respiratoire.Le sujet était un homme de 72 ans qui présentait plusieurs localisations tumorales: une volumineuse tumeur de l\u2019épiploon gastro-splénique (12 em de diamètre), une tumeur rétropéritonéale au pôle inférieur du rein droit, une tumeur pleuro-pulmonaire de l'apex du poumon droit, une tumeur de la surrénale droite, manifestement métastatique, et une tumeur de la vésicule biliaire.Cette dernière tumeur était d\u2019aspect très particulier, pédiculée a l\u2019intérieur de la lumière vésiculaire et infiltrée de pigments qui lui donnaient l\u2019aspect d\u2019un caleul muriforme ayant à peu près la taille d\u2019une noix.Le sujet avait en outre un careinome prostatique.L'examen histologique montra que toutes les localisations tumorales, hormis le carcinome prostatique, étaient constituées par un tissu sarcomateux fait de volumineuses cellules éosinophiles fusiformes.Le premier diagnostic discuté fut celui de dissémination d\u2019un mélanome malin cutané méconnu : les métastases des mélanomes sont en effet les plus fréquentes des tumeurs pédiculées de la vésicule biliaire.Les colorations de la mélanine ont été négatives et c\u2019est finalement le diagnostic de léiom yo- sarcome qui a été retenu.L'examen du pédicule de la tumeur vésiculaire a mis en évidence une zone de transition entre la musculeuse de l\u2019organe et le tissu tumoral, ce qui permet de conclure qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un lélomyosarcome primitif de la vésicule et non d\u2019un léjomyosarcome primitif du péritoine ou de la région rétropéritonéale.À l\u2019occasion de cette observation ont été revus les cas de la littérature, dont la plupart avaient été colligés par Zaffagnini en 1952.Plusieurs faits ressortent de cette étude : \u2014 Les lélomyosarcomes représentent environ 10 pour cent des cas de sarcomes vésiculaires, eux- mêmes très rares puisqu\u2019il n\u2019y a que 70 cas connus Analyses depuis le cas princeps de Landsteiner, publié en 1904.\u2014 Ces tumeurs s\u2019observent chez des sujets âgés, et dans trois cas sur quatre chez des femmes.\u2014 La latence clinique observée dans le cas rapporté constitue une exception : dans la totalité des autres cas rapportés la tumeur a eu une expression clinique.Selon les cas, les signes sont : une tumeur sous-hépatique palpable, un ictére, des douleurs de l\u2019hypochondre droit ou même un syndrome de cho- lécvstite aiguë.\u2014 Les métastases observées dans le cas rapporté sont parmi les plus rares; par contre, la présence de métastases hépatiques, absentes dans cette observation, est habituelle.Guy ALBOT, M.DG.MOLAS, F.POTET, G.MIGNON et J.BARGE.L'angiographie du pancréas normal et pathologique.Étude anatomique sur pièces opératoires et nécropsiques.Ann anat, path., 14: 275- 294, 1969.L'artériographie de 70 pancréas isolés, recueillis lors d\u2019interventions chirurgicales ou de nécropsies, permet, en superposant les aspects radiographiques et histologiques, d\u2019étudier la vaseularisation intra- parenchymateuse normale et pathologique, et de préciser le substratum anatomique des modifications artérielles et artériolaires.La vaseularisation pancréatique normale comporte un réseau dense, de diamètre régulièrement décroissant, avec de nombreuses divisions ; les branches sont légèrement sinueuses, disposées entre les lobules auxquels elles donnent de fins rameaux.Un fort pourcentage de pancréas, histologique- ment normaux, présente une légère raréfaction des artères, sans autre modification du dessin artériel ; il existe dans ces cas des altérations vasculaires histologiques de type sénile.Le pancréas involutif et le pancréas cirrhotique, siège d\u2019une cirrhose « grillagée », présentent des aspects artériographiques similaires, mais avec une raréfaction accusée des branches les plus fines et l\u2019apparition de quelques petits rameaux légèrement sinueux au niveau des foyers de sclérose.aan .i ; i Sn hi bs 4 ; 110 ANALYSES L'angiographie des pancréatites chroniques est marquée par une désorientation relative des artères, une raréfaction du nombre de leurs collatérales, qui naissent en formant avec le tronc des angles très ouverts, une diminution globale et irrégulière de leur diamètre et l'apparition des artérioles spiralées ; ces lésions témoignent des remaniements inflammatoires et des phénomènes de régénération du parenchyme ainsi que d\u2019altérations vasculaires propres.Dans les pancréatites d'amont les lésions vaseu- laires sont de même type mais moins accusées; le dessin artériel souligne les dilatations des canaux excréteurs.L\u2019hémochromatose se marque par une augmentation de la densité artérielle et d\u2019éventuelles anomalies dues au processus de pancréatite chronique parfois associé.Les tumeurs malignes primitives font disparaître le réseau parenchymateux et déterminent une an- giogenèse réalisant de fins vaisseaux de diamètre constant, pauvres en collatérales, anastomotiques, non hiérarehisés ; les plus grosses artères englobées dans le tissu néoplasique sont plicaturées, anguleuses, écrasées.Dans les métastases, l\u2019angiogenèse tumorale est moins abondante, mais le réseau artériel est repoussé par la tumeur qui se trouve ainsi visualisée par les déformations des artères.Guy ALBOT, M,D.J.ROUSSEAU, J.CUZIN, P.DEBERTRAND, G.MATHIEU et J.FENTON.La cobalt- thérapie dans le cancer du rectum.Arch.fr.Mal.app.dig.\u2026 58: 49-66, 1969.Le traitement du cancer du rectum est avant tout chirurgical, mais près de la moitié des cas examinés pour la première fois sont inopérables et la moitié des cas opérés récidivent.Les cancers rectaux sont habituellement des épi- théliomas glandulaires cylindriques; leur radio- sensibilité est moindre que celle des épithéliomas épidermoïdes, mais elle n\u2019est pas négligeable.Ainsi la radiothérapie et, particulièrement, la cobalt-thérapie peuvent être utilisées, soit isolément, soit en association avee la chirurgie.La radiothérapie exclusive des cas non opérables a souvent de bons effets immédiats sur les symptômes et le volume tumoral, mais le temps moven de survie n\u2019est que faiblement allongé.Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 L\u2019irradiation des révidives locales est généralement décevante.La radiothérapie postopératoire ne peut encore être jugée d\u2019après les quelques travaux publiés.J\u2019est la radiothérapie préopératoire qui paraît la plus intéressante, car elle n\u2019entrave pas l\u2019acte chirurgical et elle semble améliorer d'une facon sensible le pronostie, surtout quand il existe un euvahissement ganglionnaire.Guy ALBOT, M.D.D.RIGNAULT, D.MOINE, J.TERQUEM et F.FLABEAU.Essai de dépistage des sujets prédisposés au « dumping syndrome » par un test pré-opératoire simple.Presse méd., 77: 1939-1940, 1969.l\u2019armi les perturbations de la physiologie digestive qu\u2019entruîne la cure opératoire des ulcères gastro-duodénaux, l\u2019une des plus génantes est certainement le dumping syndrome.S'il est heureusement rare dans sa forme majeure, il faut bien reconnaître que, sous un aspect incomplet, mais néanmoins très désagréable, il grève beaucoup plus fréquemment les suites opératoires.Or, il est possible, par un test pré-opératoire simple, une injection sous-cutanée de 0,5 mg d\u2019apomorphine, de prévoir quels sont les sujets prédisposés a cette complication.I.\u2019absence de réaction a cette injection indique une tolérance digestive excluant un dumping sévère.Au contraire, une réaction positive, surtout majeure, va de pair avec un dumping invalidant.Dès lors, il paraît judicieux de tester les futurs opérés et de tenir compte des résultats dans le choix thérapeutique.Guy ALBOT, M.b.(.DEBRAY, J.LEYMARIOS, R.JOUVE et A.GRALL.Diverticule interne du duodénum.Arch.fr.Mal.app.dig., 57 : 593-611, 1968.Le diverticule interne du duodénum, ou diverticule intraluminal du duodénum, est une formation anatomique en sac, située entièrement à l\u2019intérieur de la lumière du duodénum, communiquant avec cette lumière par un orificie situé à la partie supérieure du divertieule, et dont la paroi est revêtue \u2014 mn Ii \u201cln tog EY Sia à poru 47 ne dis > Us ve me nag file 5 0 péri edi prés ation ise re, Ur ir i » [UE dans [VE pdgnu Ih Ai mil de mt à ie sur piel Congrès, voyages, tourisme Sans dire que personne jusqu\u2019à présent n'allait dans les îles françaises des Caraïbes, il faut bien reconnaître que les statistiques concernant le tourisme aux Antilles françaises faisaient apparaître d'importantes différences qui jouaient à leur détriment.Question de mode, dira-t-on! Ceci n\u2019est pas sûr et reste encore à prouver.ll est vrai que peu de temps nous sépare encore de l'époque où il était de bon ton de passer ses vacances d'hiver en Floride ou à la Barbade.En ce sens, il était exact qu\u2019un facteur de mode entrait en ligne de compte.Mais, comme toujours, la mode, ici, suivait des chemins qui n\u2019étaient pas forcément commandés par des impératifs d'ambiance, de service ou de pittoresque: les impératifs économiques étaient évidemment prioritaires.am 1\u201d Vu sous cet angle, il était normal que la \u201cmode touristique soit déterminée par les sites et les régions où étaient localisés les plus forts investissements.Il n\u2019est que justice, d'ailleurs, de reconnaître que ces investissements n'avaient pas été effectués au hasard, ni sans de sérieuses études de rentabilité: ils correspondaient à une volonté de mise en valeur de régions qui étaient réputées devoir plaire à la majorité des touristes nord-américains.En tant que tel, le touriste québecois n'avait pas le choix! S'il voulait trouver le confort et le service hôtelier auxquels il était habitué, il devait aller chercher le soleil et la détente soit sur les côtes du sud des Etats-Unis (Floride ou Californie), soit dans les îles anglo-saxonnes de la mer Caraïbe. 46 Là encore, le touriste canadien-français était contraint de ratifier des choix que d'autres avaient effectués pour lui.Et encore, en écrivant cela nous sommes en-dessous de la vérité: les choix n'avaient même pas été établis en fonction de sa mentalité et de ses goûts propres; tis l'avaient été en fonction des goûts et de la mentalité des touristes des Etats-Unis! Lui, devait payer tribut au dynamisme, à l\u2019ingéniosité et à la puissance du capitalisme anglo-saxon.Mais il importe qu'on ne se méprenne pas sur la portée de ce que nous écrivons: cela n\u2019enlève rien au charme, à la beauté, au confort, au soleil et à ce qui reste d'exotisme de la Floride, par exemple, ou de la Barba- de! Congrès, voyages, tourisme Une double découverte change tout Or, depuis quelques années, nous assistons à une double découverte qui est susceptible de modifier profondément les habitudes touristiques québecoises: d\u2019une part la découverte, par les responsables des Antilles françaises du potentiel touristique qu\u2019elles représentent aux yeux des canadiens-francais; et, d'autre part, la découverte par les québecois d\u2019une zone touristique presqu'ignorée et à laquelle pourtant bien des liens historiques les rattachent.C\u2019est dans ce contexte qu'il convient de situer, pour le bien comprendre, \\e mouvement de masse qui a conduit l\u2018\u2019hiver dernier plusieurs centaines de touristes québecois vers les Antilles françaises.La Martinique MER CAR La / AA Le 4 5 Des bateaux de péche glissent doucement autour d'une chaine d\u2019ilots qui ressembl'ent aux pics verdoyants d\u2019une montagne ensevelie sous la mer.La Martinique, c'est tout le charme de la France sous le ciel des Tropiques .le pays natal de l'Impératrice Jo- séphine, un pays peuplé de gens nonchalants et gentils qui s'amusent d\u2019un rien.OCÉAN ATLANTIQUE jai We A « PTT R \u2014\u2014\u2014\u2014 gin tt He 4 on hs me Laval Médical, janvier 1971 47 | ic dt, 2 5 for Tous ps 2 sper img: du A 7 A ar mi | il Calg Hi.Vy OR ie « ler A 4 i LE et ge AN >.fy: fe Ta d' 3P 4 > ie M RS Qu: Ur SN if i £ : de 1 2 i | - + py Moro 4 | sage pige & Se S05 ; Sy be.s, NE pots L- Ji S nw fa ES se $ fr # a a ae fk i i Ÿ A y = se Ae ; Hose New Ne : = i iit : | NA sw >< NS i mE | N es \\ .: i i F A it ; ET wi ÿ | | i ; pue WN S SN I aN oN \\ A \\ © \u2014_ i ol \u2026 a S i\" > ~ \u2014 - a Si a a a a S ce es a .N ihe 4 A = 5 ; CN, SO SN, | ra aN N SN Neos 23 se LS oN TR $ Ÿ = N 8 AL SN S n° WN Sy fig 3D = DN » 2 NL NN NS ih QA N\\ S WR | = fh { S Y NN WH se N fil he NN 3 HN S § N a ses = = Ne ft Hc i .a W ne on i \u201c mn en TO N I N va $ S$ N Re > A Ng A - NS S ht NS a ih 2 i S N Br le NJ NN - S \u20ac ith N = a i 3 S SR SX = od a Lis WR Na \\ \\) .j hs RN | .3 = = 3 WN \\\\ ES \u201cXK = = S pe \\ M» | soir H 4 | I ' HY iA it hf Bi il i 48 À quelques heures d'avion de Québec ou de Montréal c'est surtout la découverte de cette nouvelle Riviera de l'Amérique du Nord: les Antilles.Pays de vieille civilisation où la douceur de vivre est portée au niveau le plus haut, un principe sinon une loi.L'accueil s'en ressent qui n\u2019a rien d\u2019apprêté ou de forcé.L'hospitalité va de soi et force en retour la courtoisie.Ajoutez à cela une gastronomie qui semble être un heureux mariage des traditions créoles et françaises et vous avez déjà bien des atouts dans votre jeu pour passer d\u2019admirables vacances.Le pays lui-même, qu'il s'appelle Guadeloupe, Martinique, Marie-Galante, les Saintes ou Saint-Barthélémy (les connaisseurs disent Saint-Barth.) est merveilleux de reliefs, de couleurs et de climat.|| a su garder un cachet pittoresque que bien d\u2019autres ont perdu.La gentillesse Congrès, voyages, tourisme des habitants est proverbiale, mais elle semble redoubler vis-à-vis des canadiens-français qui jouissent ici d\u2019une excellente réputation.À vous d\u2019en profiter cet hiver.Sur l\u2019immensité bleue de la mer des Caraibes, les Antilles surgissent de l'onde comme des buissons de verdure et de fleurs.Les collines roulent vers la mer aux plages frangées de palmiers où les voyageurs fortunés se dorent au soleil ou nagent paresseusement dans les eaux tièdes d\u2019un lagon tropical.Des coutumes pittoresques, qui ont leur origine dans l'histoire mouvementée de ces premières terres du Nouveau Monde, se sont transformées sous l'influence adoucissante des Tropiques en une agréable manière de vivre qui trouve son expression propre dans chacune de ces îles.La Guadeloupe / J 4 > Marie-Galante \u2018 En forme de papillon et tout aussi capricieuse.Les Indiens Caraïbes l'appelaient \u201cKarukera\u201d, l'ile aux belles eaux.Une population gaie et avenante et une joie de vivre bien française en font l\u2019île la plus agréable et la plus vivante des Antilles Une escale dont vous garderez longtemps le souvenir ! x \u20ac À idee NII _\u2014 fi ; x \u2014 \u20ac | I hil 1 i Fils, Hanoy til pg \u201cif J ng Hite Len, \"ingly Hk vi | Wy \u201cau ri iv} Una ig, i, Son gy à ME aux Mins $ esa PME des dug.IE ao.CE vire te rg Médical, janvier 1971 Cet hiver, changez votre rythme de vie! Laissez cocktails et premières, galas et conférences, laissez tout cela et partez.Partez à la recherche du soleil perdu .Fascinant et envoûtant, vous le trouverez aux Îles Calypso: les Bahamas, les Bermudes, la Jamaïque, Antigua, la Barbade, la Trinité et Tobago.Air Canada est la seule com- :pagnie aérienne qui, de Montréal, .vous offre jusqu\u2019à 21 vols par ;semaine vers les vacances.|Donc, quel que soit le jour, nos oiseaux migrateurs.usqu'à 21 fois par semaine, ils volent de Montréal aux Îles Calypso.il y a au moins un vol Air Canada permettant l'évasion vers les Caraïbes.Une fois sur place, si l'envie vous prend de visiter les Îles françaises, la Martinique et la Guadeloupe, il vous sera facile de le faire par ligne aérienne correspondante.Cet hiver, allez vous \u201cremplumer\u201d au soleil des Îles Calypso.Pour plus de renseignements au sujet de la formule \u201cPartez maintenant \u2014 payez plus tard\u201d, voyez votre agent de voyage ou appelez Air Canada.De Montréal, tarif \u2018Excursion 21 jours\u201d, aller-retour, classe économique: LA GUADELOUPE* $224 LA MARTINIQUE* $251 LES BAHAMAS $169 LA JAMAIQUE $222 ANTIGUA $224 LA BARBADE $261 LA TRINITÉ ET TOBAGO $282 *par ligne aérienne correspondante ® AIR CANADA Notre affaire, c'est tout le monde.it fy ely bin si: {HR i i! 4 1H il RU es arash Halas 50 A l'accent typiquement Britannique de la Barbade, succède le patois chantant de la Guadeloupe.D'îles en îles, les costumes changent.et la musique évolue du Calypso à la Béguine.Les moeurs attachantes du passé persistent encore en Guadeloupe et se retrouvent en Martinique où les dames portent encore de majestueuses robes inspirées de modes de l'Empire.Dans chacune de ces îles, vous pourrez, selon votre tempérament, passer des vacances reposantes ou pleines d'activité, car il y a beaucoup à faire et à voir: explorer les profondeurs ombragées des forêts ou les impressionnants cratères des volcans; aller dans un cabaret à la mode pour voir les danseurs de Limbo ou regarder les valseurs au \u2018\u2019Bal Doudou\".Dîner, sous les étoiles, de mets exotiques et de délicieux fruits tropicaux.Chaque île a son caractère propre et ses attraits particuliers.lci, un morceau de la vieille Albion.là, un petit coin de la \u2018\u2019Doulce France\u201d.Congrès, voyages, tourisme La Martinique Connue autrefois sous le nom de «l\u2019Ile des Fleurs» la Martinique est aussi verdoyante, tropicale et charmante que sa soeur la Guadeloupe, avec en plus une douceur qui lui est propre.Elle est la plus grande des Iles Sous-le-Vent.Ses habitants sont les plus gais, les plus libres et les plus beaux des Caraïbes.Le rhum coule à flots, et le Carnaval se prépare pendant deux mois avant d'exploser au Mardi Gras.Au nord de la Martinique se trouve le Mont Pelé, le volcan rendu tristement célèbre par la destruction en 1902 de la Ville de Saint-Pierre.Tout au sud de l\u2019île, face à Ste-Lucie, se trouve la petite ville de Ste Anne.Là, sur une péninsule bordée de la plus belle plage de l\u2019île, on retrouve \u2018\u2019Buccaneer\u2019s Creek\u2019\u2019 ainsi baptisé en souvenir des fameux pirates français, Jean Lafitte et Belain d'Esnambue.VACANCES < L + L Un Loge lg PREMÈR DE M Len ify mel lig dp ng \u201cra à ko 9 in ln Lig; lan Ji \"lig Ji 0 rye liv, il p.de ag A les i Hl fy, By.de vont adapté | lid, lu {le | Pro prendhi ie, ar Bah ie, MA 5 ll 1 Jen ome Ÿ ] I Re ali 1 du le LE DOCTEUR BEAUDOIN NOMME DOYEN DE LA FACULTE DE MEDECINE Le docteur Jean-L.Beaudoin a été nommé doyen de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Il remplace à ce poste le docteur Rosaire Gingras.Natif de Trois-Rivières, le docteur Beaudoin a fait ses études secondaires au Séminaire de Trois- Rivières et ses études universitaires à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Titulaire d\u2019un doctorat en médecine (1951) et d\u2019une licence du Conseil médical du Canada, le nouveau doyen est membre associé du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada (1957) et détient des certificats de spécialisation en médecine interne (1957) et en cardiologie (1958) du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Le docteur Beaudoin a fait des études de spécialisation en médecine interne à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, au Graduate School of Medicine de Philadelphie, et en cardiologie dans le Service du professeur Lenègre, à Paris.Il enseigne à l\u2019université Laval depuis 1958 et en 1963, il était l\u2019un des trois premiers professeurs de la Faculté à accepter un poste de plein temps géographique en clinique (Hôtel-Dieu de Québec).En 1967, le docteur Beaudoin était nommé directeur du département de médecine.Le nouveau doyen est âgé de 43 ans.PREMIÈRE COLLATION DES GRADES À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L\u2019UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE La première collation des grades à la Faculté de médecine de l\u2019université de Sherbrooke avait lieu le samedi 24 octobre dans l\u2019amphithéâtre du Centre hospitalier universitaire.À cette occasion, l\u2019université de Sherbrooke a décerné un diplôme en médecine (M.D.) aux vingt- six premiers diplômés de sa Faculté de médecine.À la même collation des grades, l\u2019université de Sherbrooke décernait deux doctorats en biophysique et trois maîtrises en biochimie.À l\u2019occasion de cette première collation des grades, des doctorats d\u2019honneur furent conférés à trois éminentes personnalités du monde médical qui se sont signalées respectivement sur le plan international, sur le plan national et sur le plan régional.Ce sont: Nouvelles le docteur Christian DeDuve, médecin et scienti- figue, de Rockefeller University de New York, le docteur Maurice LeClair, ex-doyen de la Faculté de médecine de l\u2019université de Sherbrooke = et sous-ministre de la Santé à Ottawa, et le docteur Thomas James Quintin, spécialiste en médecine interne de Sherbrooke et membre de l\u2019équipe fondatrice de la Faculté.NOUVELLE PROMOTION DE MÉDECINS À L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL Cent vingt-trois nouveaux médecins ont réussi les examens du doctorat en médecine et reçu leur diplôme de l\u2019université Laval.Le Laval médical est heureux de publier la liste de ces nouveaux promus.MM.Paul Asselin, Gilles Bastille, Pierre Beau- det, a.d, Florent Beaudry, a.g.d., O'Donnell Bé- dard, Guy Belley, Jean Bennett, Michel Blackburn, Pierre Blanchet, a.d., Fernand Blondeau, Denis Blouin, Camil Boily, Pierre Boissinot, Pierre Bol- due, a.d., Claude-A.Bouchard, Claude-R.Bou- chard, ad, Jean-Claude Bouchard, Jean-Simon Bouchard, a.d., Michel Boucher, a.d., Serge Boucher, a.d., André Bouillon, a.d., Claude Boulanger, Carl Brochet, a.d., Pierre Brochu, Claude Brous- seau, a.d., Jude Carrier, a.d., Simon Carrier, Jean- Laval Chartier, Mme Andrée Chopard-Vinet, a.d., MM.Jacques Cloutier, Jean Cloutier, Jacques-A.Corbin, a.d., Mlle Nicole Cossette, MM.Bernard Couillard, Gilles Couture, Pierre Denault, Louis Desjardins, a.d., Daniel Drolet, Louis-Jacques Dubé, a.d., Claude Dufour, a.g.d., Pierre Dupont, André Dupré, Mme Louise Ferland-Guay, MM.André Fleury, Michel Fortier, Jean-Paul Fortin, Pierre Fréchette, Guy Frenette, a.d., Mlle Denyse Gagné, MM.Michel Gagné, a.d., André-F.Gagnon, a.d., Serge Gagnon, Louis Gamache, Robert Garceau, Yvon Garneau, a.g.d., Rémi Gauthier, Claude Gélinas, a.g.d., Mme Claire Gendron- Roy, a.d., MM.Marcel Germain, a.d., Jean-Francois Girard, Renaud Gosselin, a.d., Claude Grenier, a.d., Hugues Guay, Michel Guillemette, Pierre Huot, a.d., Jean Imbeault, a.d., Gilles Julien, a.d., Serge Ju- tras, a.d., Jean Labbé, a.d., Jean Laberge, François Lachance, a.d., Alfred Lacroix, Yvon Lacroix, Michel Langlois, Mlle Paule Lavigne, a.d., MM.Pierre fr {ih fin 116 Lavoie, a.d., Jean-Marc Lépine, Mare Letellier, Mare Létourneau, Denis Levesque, Pierre Martin, John-F.Mathieu, a.d., Gilbert Matte, Mlle Kathleen Meagher, M.Denis Métivier, Mlle Rolande Michaud, a.d., MM.Louis Morin, Mare Morin, Paul- O.Nadeau, a.d., Alain Naud, a.d., Réjean Paradis, Gilles Paré, Bernard Parent, a.d., Gilles Patry, Raymond Pelletier, André Pineau, a.d., Robert Plante, Claude Poirier, a.d., Gilles Potvin, Yves Quenneville, a.d., Jacques Ringuet, a.d, Denis Rochette, Gervais Rouillard, a.d., Claude Rouleau, Simon Rousseau, Ivan Roy, Pierre Roy, a.d., Denys Saint-Pierre, a.d., Pierre Santerre, Claude Sarra- Bournet, a.d., Daniel Sirois, a.d., Denis Talbot, Yvon-M.Tardif, Jean Thellen, Michel-P.Tousi- gnant, a.d., Gérald Tremblay, a.d, Guy Tremblay, a.d., Jean-Guy Tremblay, Marcel-P.Tremblay, Yves Tremblay, a.d., Pierre Vallée, Michel Vallè- res, a.d., Michel Vézina, a.d.SYMPOSIUM SUR LES STAGES D'ÉTÉ EN RECHERCHE À LA FACULTÉ DE MÉDECINE Un symposium sur les stages d\u2019été en recherche a été tenu au Centre hospitalier de l\u2019université Laval le mercredi 11 novembre, à 2h 30 de l\u2019après- midi, sous la présidence de monsieur Louis Robert, étudiant en médecine.Le doyen de la Faculté, le docteur Rosaire Gingras, a officiellement ouvert le symposium et insisté sur l\u2019importance que prennent les travaux de recherche dans la formation des étudiants en médecine et l\u2019excellent esprit de collaboration d\u2019un grand nombre de professeurs de la Faculté qui a rendu possible ce programme spécial.Quatorze étudiants y ont présenté douze communications sur des travaux de recherche qu\u2019ils ont effectués dans les divers départements de la Faculté de médecine et dans les hôpitaux d\u2019enseignement au cours de l\u2019été dernier.Ces travaux ont été choisis parmi les rapports de 77 étudiants qui avaient obtenu des bourses de diverses sources, dont le ministère de la Santé de la province de Québec, le Conseil des recherches médicales du Canada, des subventions accordées aux différents chercheurs de la Faculté et diverses autres sources.Ces étudiants ont effectué leurs travaux dans les départements en sciences fondamentales dont dix- neuf en biochimie, neuf en physiologie, huit en biomédecine, quatre en anesthésie, deux en microbiologie, deux en pharmacologie, et dans les départements cliniques dont onze en médecine, cinq en NOUVELLES Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 psychiatrie, quatre en chirurgie, un en anesthésie, un en obstétrique et gynécologie, un en ophtalmologie et un en pédiatrie.Parmi les hôpitaux d\u2019enseignement concernés mentionnons le Centre hospitalier de l\u2019université Laval, l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, l\u2019hôpital du Saint-Sacrement, l\u2019hôpital Laval, l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, l'hôpital Saint-François- d\u2019Assise et l'hôpital Saint-Michel-Archange.De plus, trois étudiants ont fait un stage à l\u2019Hôtel- Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi et trois à l\u2019hôpital Saint-Joseph de Trois-Rivières.Le symposium sur les stages d\u2019été a été organisé par le docteur Guy Pelletier, qui agissait comme coordonnateur avee la collaboration de messieurs Pierre Beauchemin, Jean Bouillon, Guy Frenette et Lesly Germain, étudiants en médecine.Un jury, sous la présidence du docteur André Collet et formé des docteurs John A.Awad, Louis Belleau, Claude Laberge, Fernand Labrie, André Lemonde, André Nadeau, Andrée Roberge et Yves Warren, à été chargé d\u2019apprécier les travaux présentés et de désigner les gagnants des mentions décernées à cette occasion.La première mention a été méritée par messieurs Louis Béland et Pierre Lévesque pour leur travail intitulé: Le thymus dans l\u2019immunrité chez le lapin.Influence du thymus sur la réponse proliférative des lymphocytes du lapin en présence de phyto- hémagglutinine et de sérum anti-immunoglobulines.Les deuxième, troisième et quatrième mentions ont été respectivement attribuées à monsieur André De Léan : Dosage, purification et stimulation par le TRF de l\u2019adényl cyclase dans l\u2019adénohypophyse ; monsieur Jean Bouillon : Perfusion in vitro de reins rénogénéiques, et mademoiselle Marie Gauthier: Stimulation de la synthèse protéique dans l\u2019adéno- hypophyse de rat par l\u2019adénosine 3°5° \u2014 monophos- phate cyclique (AMP cyclique).À l\u2019issue du symposium, le docteur Yves Morin, président du Conseil de la recherche médicale du Québec, a prononcé une conférence sur « Le rôle de l'étudiant dans la promotion de la recherche biomédicale à Laval ».LE DOCTEUR AURÈLE BEAULNESS, NOMMÉ À UN NOUVEAU POSTE AUX ALIMENTS ET DROGUES Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, monsieur John Munro, a annoncé la nomination du docteur Aurèle Beaulnes comme coordonnateur des activités ministérielles résultant des | Ye Ln we\u201d hn : pop kh (ont isi fi li itt Jefe il Tp an Ji net {0 paie de Js Jol ila fit JLT Le doët il oll études de Ji lnivest pr de d'usird I Par, Li et a1 depen tique à En plus all du Lonel Final § fi fr tre du Ÿ dear Ff \u201cke lie ge) Te sii si Lt dig don qu VUE ais \u201clay Ting by Fy lig, hii bre | ie Adify WP, di; Lan Ugg \u201clag Ji Me.kz ny Ie fi ?Qué, aval! Frag.hi rd tome leer Fra Ir A id, Ln.b, du it Tre au qr- IEDs (IESE I 1a ons ni it Ji ph fh ue Fa, aigle «Non lb Li Ti seleltl i Gus ind i int ond a ng, I.Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 propositions contenues dans le Rapport provisoire de la Commission d\u2019enquête sur l\u2019usage des drogues à des fins non médicales.En faisant cette annonce, monsieur Munro a dit que cette nomination est le résultat de son désir de confier à un dirigeant responsable la direction et l\u2019application des programmes, ce qui permettra au Ministère d\u2019assumer aussi rapidement et efficacement que possible ses responsabilités dans le domaine des drogues, de leur usage et de leur abus.La nomination offrira aussi un point de rencontre à la discussion et à la consultation avec les autres ministères et organismes intéressés.Le docteur Beaulnes a fait ses études secondaires au collège Mont-Saint-Louis, à Montréal, et ses études de médecine à l\u2019université de Montréal.T1 a effectué des travaux de perfectionnement à l\u2019Université de Montréal, à l\u2019université Washington de Saint-Louis (Missouri), à l'université d'Oxford, en Grande-Bretagne, et à l\u2019université de Paris.Le docteur Beaulnes est actuellement professeur au département de pharmacologie et de thérapeutique à l\u2019université MeGill de Montréal.En plus de ses fonctions d\u2019enseignant, il est aussi agent scientifique et membre d\u2019un comité associé du Conseil de recherches médicales; président du Conseil d'administration de la Canadian Foundation for the Advancement of Therapeutics; membre du Conseil d\u2019administration de la Fondation du cœur du Québec et conseiller scientifique de la Fondation Joseph C.Edwards.Il est aussi conseiller en formation médicale à l'Organisation mondiale de la Santé et membre du Comité de la politique scientifique de la Fédération canadienne des sociétés de biologie.Enfin, il est membre de dix- sept sociétés scientifiques et professionnelles.Le docteur Beaulnes est l\u2019auteur ou le coauteur de plus de cent publications traitant des effets de la drogue sur les systèmes cardio-vasceulaire et nerveux ainsi que de l\u2019enseignement de la médecine et de la recherche en général.Parmi ses précédentes activités, citons: boursier de la Fondation Markle (1957-1962) en science médicale; directeur du département de pharmacologie à l\u2019université de Montréal (1959-1966) ; directeur de la division des sciences fondamentales à l\u2019université de Sherbrooke (1966-1967) ; rédacteur en chef adjoint du Canadian Journal of Physiology and Pharmacology (1966-1970) ; rédacteur en chef adjoint de la «Revue canadienne de biologie » (1962-1969) ; président de la Société de pharma- NOUVELLES 117% cologie du Canada (1968-1969) ; professeur invité à l\u2019université d\u2019Ottawa et à l\u2019université MeMaster ; conseiller au Conseil de la recherche médicale du Québec (1969); délégué du Canada à diverses réunions et conférences scientifiques internationales.Le docteur Beaulnes parle couramment l'anglais et le français.Il est né à Montréal en 1928.Il est marié et père de trois enfants.Sa nomination est entrée en vigueur depuis le 1°\" novembre.REPRÉSENTANT DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITE LAVAL AU CONSEIL DE RECHERCHES MEDICALES Plusieurs professeurs de la Faculté participent activement aux travaux du Conseil de recherches médicales du Canada.Les docteurs Claude Fortier et Yves Morin sont membres du grand Conseil et le docteur Yves Morin est également membre du Comité exécutif.Parmi les membres de la Faculté participant aux travaux des divers comités mentionnons le docteur Yves Morin, au Comité cœur et poumon; le docteur Louis Poirier, au Comité des sciences neurologiques; le docteur Jacques Le- blane, au Comité de physiologie et de pharmacologie; le docteur Claude Fortier, au Comité de sélection des associés ; les docteurs Guy Pelletier et Guy Saucier, au Comité de sélection des fellows, et le docteur Fernand Labrie, au Comité de sélection des étudiants.LE DOCTEUR CLAUDE GAUTHIER-BENOIT AU DEPARTEMENT DE CHIRURGIE Le docteur Claude Gauthier-Benoit, Maitre de conférences, agrégé à la Faculté de médecine de Lille et chirurgien des hôpitaux du même lieu, a été l'hôte du département de chirurgie de la Faculté du 22 octobre au 7 novembre dernier.Il a prononcé des conférences dans les hôpitaux d\u2019enseignement de la Faculté.Ces rencontres comprenaient des échanges avec les membres des services de chirurgie, ainsi que des études de malades avec les étudiants, les internes et les résidents.Le docteur Gauthier-Benoît a ainsi visité l\u2019hôpital du Saint-Sacrement, l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, l\u2019hôpital Laval, l\u2019Hôtel- Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi, le Centre hospitalier de l\u2019université Laval et [\u2019hdpital Saint- François-d\u2019Assise. 118 NOUVELLES De plus, l\u2019éminent chirurgien a prononcé une conférence sur les traumatismes du foie à l\u2019ocea- sion de la réunion de la Société de chirurgie de Québee, au Cercle universitaire, le 23 octobre dernier.SUBVENTION DE RECHERCHES MÉDICALES Le Conseil de recherches médicales annonce d\u2019Ottawa l\u2019octroi d\u2019une subvention de développement au montant de $200 000 à l\u2019université Laval.Les laboratoires de neurobiologie, dirigés par le docteur Louis Poirier, directeur du département d\u2019anatomie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval, sont les bénéficiaires de cette subvention destinée principalement à la mise sur pied d\u2019unités de microscopie électronique, d\u2019électrophysiologie et de neurochimie, sous la responsabilité respective des docteurs Yvi LeBeux, Anne Kitsikis et Andrée Roberge.La subvention comporte aussi un octroi de fonctionnement attribué au docteur Kitsikis en vue de l\u2019étude électrophysiologique des centres nerveux qui sous-tendent l\u2019activité psychomotrice.De plus, cette même subvention de recherche prévoit des traitements de trois jeunes chercheurs pour une période de deux ans et quelques mois à compter de l\u2019été 1971.Les trois bénéficiaires sont les docteurs Paul Bédard, spécialisé en neuropharmaco- logie, André Parent, spécialisé en anatomie comparée du système nerveux, et Andrée Roberge, spécialisée en neurochimie.Cette subvention de développement s\u2019ajoute à une subvention de recherche régulière de plus de $130 000 octroyée par le Conseil de recherches médicales pour les trois prochaines années aux mêmes laboratoires, ainsi qu\u2019à cinq bourses postdoctorales de perfectionnement représentant un montant de plus de $40 000, dont une bourse du Centenaire de $10 000 attribuée au docteur L.Larochelle.Ces cing jeunes chercheurs s\u2019intégreront à l\u2019équipe de recherche interdisciplinaire des laboratoires de neurobiologie dont l\u2019intérêt principal est axé sur la physiopathologie des troubles moteurs et psychomoteurs.Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 SUBVENTIONS DE LA FONDATION JOSEPH C.EDWARDS L'Institut de cardiologie de Québec a reçu une subvention de $17 000 de la Fondation Joseph C.Edwards.Cette subvention est destinée au laboratoire de pathologie expérimentale dirigé par le docteur Paul-Émile Roy et au laboratoire de métabolisme dirigé par le docteur Laimonis Gailis.Par ailleurs, une autre subvention de $2,750 a été accordée par la même Fondation au docteur François Jobin à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement.BROCHURE SUR L\u2019ERYTHROBLASTOME FCETALE Une brochure intitulée « Notions pratiques sur l\u2019érythroblastose fœtale » a été publiée sous la direction du docteur Jacques Lorrain, secrétaire scientifique de la Société d\u2019obstétrique et de gynécologie de langue française du Canada, et sous les auspices de Mead Johnson du Québec.La brochure est la reproduction, avec quelques modifications, de l\u2019exposition scientifique présentée au congrès des médecins de langue française du Canada, à Québec, en octobre 1969, par le Comité d\u2019érythroblastose fœtale de l'hôpital du Sacré- Cœur de Montréal.Sous la présidence du docteur Jacques Lorrain, le Comité est formé des docteurs Raymond Guévin, Pierre Harel, André Bachand et René Paquin (Ph.D.), hématologistes; du docteur Alexandre McNeil, obstétricien ; des docteurs H.-P.Bazinet et André L\u2019Archevêque, pédiatres ; et des docteurs André Meunier, Raymond Bergeron et Jean Vézina, radiologistes.L\u2019illustration est l\u2019œuvre de mademoiselle Micheline Favreau et de madame Maryse Forest.Comme le signale dans la préface le docteur Bérard, professeur titulaire en obstétrique et gynécologie à l\u2019université de Montréal, les auteurs ont clairement exposé la physiopathologie du problème complexe de l\u2019issimmu- nisation fœto-maternelle et énoncé la conduite à tenir tant pour le praticien que pour le spécialiste.La brochure est distribuée gratuitement.On peut l\u2019obtenir en en faisant la demande au docteur Lorrain ou à la Compagnie Mead Johnson du Québec, 5850 Côte-de-Liesse, Montréal 307.RIDE Mee Sa elt q À jar vd.g- lier ele sente tie Coie Sit due ete ali, du de ines tre.A Gk due sjalive Cu per Juetelt will i Laval Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 LAXATIF DOUX (sans accoutumance) comprimés par jour ETHICA LIMIT EE 12250, Albert Hudon \u2014 MONTRÉAL 462, P.Q.Membre de l'Association des Fabricants du Québec des Produits Pharmaceutiques Anoli Cages G Aanoeutés OC Perception et administration par ordinateur \u2014 NOS FRAIS DE COLLECTION SONT PAYÉS SUR MONTANTS COLLECTÉS SEULEMENT.\u2014 NOS FRAIS D'ADMINISTRATION SONT BASÉS SUR LE NOMBRE D\u2019ENTREES SEULEMENT.\u2014 AUSSI INCLUS VOS RAPPORTS D\u2019IMPÔTS.\u2014 TÉL.QUÉBEC (418) 651-6455.3400, Quatre-Bourgeois, Suite 5, Ste-Foy, Québec (19) Ja ie aT ui Ÿ Lo sub \u2014 een \u2014 = = Rae a a Ji 4 de 2 7 4 ei > 2 5 Z 7 # a 7 i i 2 7 A 23 « 7 Fk i wi Ji 7 ge 7 ZE 5 Zz % Z % & 7 (2° GE # = Ses 7 2 5 A 5 VY HL 7 ir ye Td Gi Zh i pe pss 7 2 i i = 2 2 7 pr % i 55 \u201ci 7 Le for a 2 7 i i 4 agile) i i Le i se\u201d Ge 7 ds ncn a 7 Ly \u201cx 7 7 2 i Fe i © 7 7 Zor 5 Si + 2 or vi od 74 de 7 à = 7 SE 7 Ll hig, © 2 di 7, 5% \u201c se fo i Ge 7 > % 2 i 2 7 p 2 \u201c 7 Gi 5 i 7 gy aon a 2 ) .A i % 7 4 2 2 Sh ft \u201cwalt ig i Oe 7 0 2 7 a tige 0 Gi ol a = i i ; 2 5 4e 7 A E 7 7 PA 2 2 7 2 2 a DS 2 / É a a E 7e i # 7 22 0; >.7 i 2000 gi i 7 ; = es 3 7 5 7, VE 7 .ce 7 7 7 7 i 5 2 6, > sh de 5 45 * 2 25 Re .7 ov a Fo \u201c 7 RE i # a WN \u201ci Su is fe i = 122 2 % Hy ui @ AL rE 7 \u201d Li \u201c% 2 i iy 7 3 fe i ë z # 2 2 nn 2 de or Go x Wy 2.5 pe > a Es > 2 2.\u201chg > i .7 A 3 B = 3 Ë 2 re Pa 7 a on cy + Dg oy \u2026 ie 3 i a So Z .% 5 a = 3 ÿ a 2 ÿ > DR + .; eo 5 oe Gr 2% 2 Sh 4 x .= eo id ES se > as a né ° 3 | a ar 5 © + a © Bl 4 0 4 7; 2 = À s = Ge 2 t 2 = i > 2) i Ge a 2 Synal a : = \u2014 = Québer 5 i = 7 72 oo + ry eo itement efficace 5 \u201cpms Synalar Synaform N conçus unIiquemen pour le tra des troubles.cutanés Syntex Etd; Mentréal 308, 4 # 2 < 2 # = 2.oy 4 2 S ve \u20ac Cas ny = = z = PROC a a RR Ea et Hp ror se 0 As Gis oe Es EX aN ie - pa PETAL re PEER 5 os RR Ta ELAR oy ph > Er oy ER Ane X PE A pt ca ee es > 2 La = Sr + Eo x Fisk; = oe rr iy pasa RAI, Se a IE Frey CERT a Gripe = = ar 5 br 2 ERE eas 2 ih HR ro = Ry SE 27 = = RES = RSR Bo = 2 RE A =e 7 ARE ré a pren EST FRE = re > TRES RES £7 TEE re = TEE ES = Médical Vol.42 \u2014 Jan.1971 Synaform Synalar Néo-Synalar Résumé des informations thérapeutiques Synalar (acétonide de fluoci- nolone) Crèmes 0.01% et0.025%, et Solution Synalar 0.01% Action: Les stéroïdes topiques sont efficaces principalement à cause de leurs actions anti-inflammatoire, antiprurigineuse ei vasoconstructrices.En comparaison avec les autres corticostéroïdes utilisés to- piquement comme traitement adjuvant, Synalar s'est montré aussi efficace que tous les autres, et, dans bien des cas, efficace ou les autres donnérent une réponse thérapeutique inadéquate.Contre-indications: Les corticostéroides sont contre-indiqués dans les cas de vaccine et de varicelle et chez les patients ayant des antécédents d'hypersensitivité à n'importe quel des composants.Précautions: Si une irritation se produit, cesser la médication et instituer un traitement approprié.En présence d'infection, l'emploi d'un agent antifongique ou anti- bactérien approprié est recommandé.Si une réponse favorable ne se produit pas rapidement, cesser le Synalar jusqu'à ce que l'infection soit adéquatement con- trôtée.La possibilité d'absorption systémique doii être envisagée lorsque la technique d'occlusion est utilisée ou lorsque des régions étendues sont traitées.Les précautions d'usage sont préconisées.Certains plastiques utilisés en occlusion sont inflammables; prendre les mesures habiiuelles.Lorsque ces films plastiques sont utilisés chez les enfants, ou à leur portée, prendre les précautions nécessaires afin d'éviter les risques d'asphyxie accidentelle.Bien que les corticostéroïdes topiques n'ont pas fait l\u2019'objei de rapport concernant un effet adverse sur la grossesse, la sécurité de leur utilisation chez les femmes enceintes n'a pas été établie de façon définitive.Par conséquent, ils ne doivent pas être utilisés largement chez les femmes enceintes soit en grande quantité, soit pour des périodes de temps prolongées.Ne pas utiliser pour les yeux.La solution peut accroître la sécheresse, la desquamation ou la démangeaison propres à certaines lésions sèches.L\u2019application sur les régions exposées ou crevassées, régions génitales ou périanales, peut provoquer une sensation de brûlure ou de pigûre.Si cette sensation persiste et que la dermite ne s'améliore pas, cesser la médication.Effets nocifs: Les effets nocifs suivants ont été remarqués avec les corticosté- roïdes: brûlements, démangeaisons et irritation, sécheresse, foiliculite, hypertri- chose, éruption acnéiformes et hypopig- mentation.Les effets nocifs suivants peuvent se produire plus fréquemment avec la technique d'occlusion: macération de la peau, infection secondaire, atrophie de la peau, stries et miliaire.Disponibilité: Doux 0.01%: Synalar Crème/Onguent et Synaform Crème/Onguent 20, 60 grammes; Synalar Solution 20, 60 mls.Régulier 0.025%: Synalar Crème/Onguent, Synaform Créme/Onguent et Néo-Synalar Crème 5, 15, 45 grammes; Synalar Bi-Otic 5 mis.Syntex Lid, Montréal 308, Québec (20) SUBVENTION FEDERALE POUR L\u2019ÉTUDE D\u2019UN PROGRAMME D\u2019ÉVALUATION DES SOINS Le ministre de la Santé nationale et du Bien- être social, l\u2019honorable John Munro, a annoncé l\u2019octroi d\u2019une subvention de $14 350 à la Faculté de médecine de l\u2019Université MeMaster, à Hamilton (Ont.).Ce montant permettra l\u2019étude d\u2019un programme d\u2019évaluation des soins au Canada.Ce programme propose, entre autres, la tenue d\u2019une conférence réunissant les spécialistes de la recherche en soins sanitaires qui prépareraient un manuel d\u2019évaluation et autres documents connexes.Des séminaires seront ensuite organisés d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada, à l\u2019intention des personnes qui participent à l\u2019évaluation des soins.Ceci inclut les médecins, le personnel des hôpitaux, les ministères de la Santé et des représentants des universités.Le docteur David L.Sackett, directeur du Département d\u2019épidémiologie clinique et de biostatis- tique à l\u2019Université MeMaster, dirigera ce projet. - Laval Médical 56 Vol.42 \u2014 Jan.1971 [ATT Des laboratoires du Normogasbul un nouveau produit ASADRINE le seul comprimé EFFERVESCENT d'acide acétylsalicylique (A.S.À.) avec 200 mg de vitamine C nouveau, parce que: @ totalement soluble, tamponné, de pH 5,8 est bien toléré par la muqueuse gastrique, et donne une sa- licylémie plus rapide, plus élevée, plus prolongée ; © les pyrexies, les infections, les antithermiques accroissent les besoins en acide ascorbique ; ® le seul ASA anti-infectieux (dose élevée de Vitamine C), et n\u2019irritant pas l\u2019estomac comme les formules ordinaires ; @ donnant une action plus complète dans les : Etats grippaux ou infectieux \u2014 Céphalées \u2014 Douleurs articulaires et musculaires \u2014 Affections rhumatismales \u2014 Névralgies \u2014 Intolérances à PASA.! à & comprimés d'ASADRINE par jour, dans 15 verre d'eau, donnent une solution peu acide, gazeuse et agréable.Acide acétylsalicylique.100220200 0e een c ee san anne 330 mg Vitamine C.L.LLL LL LL LL a aa ea a aa de aa aa a a ea ea anne» 200 mg Citrate de Sodium.2202224a LL L aa Lana anne 2,65 gm dans un milieu tamponné.LABORATOIRE U.P.S.A.(NORMOGASTRYL), AGEN - FRANCE.CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LIMITÉE, MONTREAL. | Laval Médical 5.Vol.42 - Jan.1971 DEMO:CINEOL suppositoires am.AA An \u2014 _ LE SUPPOSITOIRE LE PLUS ACTIF DANS LE DOMAINE DES MU RESPIRATOIRES ae \u2014 \u2014\u2014\u2014 et MEMBRE LE L'ASSOCIATION DES FABRICANTS DU QUÉBEC DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES Ir hummm.RK | Le nouveau yoghourt nature Laval fait de lait entièrement écremé répond à toutes les diètes.Son contenant de 5 oz.renferme 75 calories et rapporte une valeur alimen- | taire inestimable au tube digestif.Le yoghourt nature est aussi, facile à digérer et se mange sans faim.Accompagné = de fruits, confitures, gelée ou sirop, il ne saurait déplaire à LAITERIE LAVAL LTÉE personne et tous en retireront les effets spécifiques bien 875, GENE AVE; 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Laboratoire Pentagone Ltée .2 Air Canada .oo.49 Ue Anachemia Chemicals, Ltd.53 Laiterie Laval Enr .57 Angers, Arnold & Associates Limited .53 Lilly, Eli & Go.Can.Lid.TN 38 Ascenseurs Alpin-Otis Cie Ltée .: Lyster Chemicals Ltée .20 Audart, Inc.444 ea aa ea LL 22 58 Mainguy, Jarnuszkiewicz & Boutin .Banque d'Economie .58 Marsan, J.-M, & Cie Ltee .27 BDH Pharmaceuticals .18, 19 Medilab Inc.ALL LL 58 i Bergeron, Robert, Inc.1.51 Merrell, William, S.Co.8 i Bristol Laboratories .Couv.II, 1 Brunet, W.& Cie Ltée .Nadeau & Fils, J-O.A Canadian Import Québec .53 p ii Claire-Fontaine Ltée .58 i Corporation Pharmaceutique Française, Ltée .26, 56 Pfizer Company Lid.10 Pharmacie Soucy .LL.58 Poulenc, Ltée .aa Dorval Oscar .iii a aa a 2e i 1 Ethica, Limitée .o 53 Résidence en orthopédie .43 i Rochette, Emilien & Fils Ltée .58 i F Rougier, Inc.3, 29, Couv.lll 7 Fisons Canada Ltd.21, 22 et recto enveloppe d'adressage Frosst & Co., Charles E.6 s Sandoz Pharmaceuticals Ltd.Herdt & Charton.Inc.37, 33 Schering Corporation .42, 43 EE Hoechst Pharmaceuticals .14 Smith, Kline & French .31 4 Hoffmann-La Roche, Limitee .23 Couv.IV Société Hôtelière Guadeloupe-Canada .50 i K Syntex Canada Ltée .54, 55 # Komo Construction Ltée .A Vichy France .c.ooiiiiiiiiiie on.i Laberge, Adslard, Ltée .w J Laboratoires Abbott, Ltée .16, 17, 28, 30 Laboratoire Anglo-French Cie Ltée .Welcker & Cie, Ltée A NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.Aidez donc ceux qui vous aident en prescrivant, de préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement ici à votre bienveillante attention.(=e LA CIE DE L\u2019EcLAIREUR LTEE, imprimeurs-lithographes, Beauceville. a = = = = = Z ë = 2 - PA i 2 _ pe a 5 .2 7 x = a a 27 x Wai .ae A \\ ç 5 = 2 x oo | < 7 i = = É.A i Ne 2 \u201c 5 7 5 i a Ns s .NG .4 7 a 5 2 i 2e 5 Re ., Ja RÉ 7 2 Gi = .ces Ze LE i 5 .se s.2 É; 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