Laval médical, 1 février 1971, Février
[" 4 ÿ ; gilts PER -38 E Hi ir 4 i \"Laval méd ical od Revue canadienne de l'actualité médicale et biologique fh th i iy Sommaire en page 3 Dans ce numéro : Communications i ir a fr Enseignement médical permanent Congrès des psychiatres jte du Québec (suite et fin) 0 Bi h 0 i il, by it ot i hls i {i il i 8 i I i Hi i i; ehh {fy he > Td I FA 4 ! : La : Jean 4 = à \u2026Ôes niveaux sanguins désirez | | .all bas prix quelle désire Tetrex bid CAPS controle les bactéries sensi- blesavecuntraitementb.i.d.pratique et plus économique que toutes les autres \u201cformes posologiques pratiques\u201d de tétracyclines.INFORMATION THÉRAPEUTIQUE: Renseignements additionnels sur demande./ndications: Infections des voies respiratoires, gastro-intestinales et génito- -Urinaires, infections cutanées et des tissus mous causées par des organismes sensibles à la tétracycline.Contre-indications: Sujets hypersensibles à la tétracycline, Mise en Garde: S\u2019il existe une déficience rénale, des signes d\u2019hépa- totoxicité et une accumulation systémique peuvent se manifester.Dans de tels cas, des doses plus faibles doivent être utilisées.La tétracycline peut causer une coloration des dents et de l\u2019hypoplasie affectant l\u2019émail pendant les périodes de dentition (dernier trimestre de la grossesse, période néonatale et première enfance).Précautions: Une superin- détrexbidCAI > (phosphate complexe de tétracycline) fection causée par des organismes mycosiques ou bactériens es aussi possible.Effets Secondaires: Glossite, stomatite, nausées, diar rhée, flatulence, proctite, vaginite, dermatite et autres réaction allergiques.Dose Ordinaire pour Adultes: 1 Gm.par jour en dose divisées de 500 mg.Les infections graves et chroniques peuven nécessiter des doses plus élevées.Dans les infections streptococ ciques beta-hémolytiques, le traitement doit se prolonger pendan au moins 10 jours.La posologie s\u2019administre une heure avant ol deux heures après les repas Présentation: Tetrex bid CAPS (phosphate complex: 500 mg., flacons de 8 et 50 *Marque déposée iNom déposé pour une marqu de capsules, droit d\u2019usage/Bristc Laboratories of Canada de tétracycline) capsules de | Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 Toutes les formes posologiques de tétracycline sont disponibles des Laboratoires Bristol \u2014 Capsules de 250 mg.Tetrex Chaque capsule\u2014pour administration q.i.d.\u2014contient phosphate complexe de tétracycline équivalent à tétracycline HCI 250 mg.Flacons de 16, 100 et 500.La marque de tétracycline prescrite le plus fréquemment au Canada\u2026 meilleure qualité | au plus bas prix i Capsules de Tetrex-APC Pour les infections bactériennes qui accompagnent \u201cla grippe\u201d Chaque capsule contient: Tetrex (phosphate complexe de tétracycline) équivalent à |) tétracycline HCI 125 mg.\u2014acide acétylsalicylique 150 mg.\u2014phénacétine 120 mg.\u2014caféine 30 mg.| \u2014citrate de phényltoloxamine (Bristamine) 25 mg.Flacons de 12, 100 et 500.La combinaison antibiotique/analgésique/antihistaminique la plus économique pour vos prescriptions Capsules de Tetrex-F\" Pour les infections moniliales qui peuvent compliquer le traitement antibiotique Chaque capsule contient: Tetrex (phosphate complexe de tétracycline) équivalent à tétracycline HCI 250 mg.et 250,000 unités de nystatine.Flacons de 16 et 100.Prophylaxie antifongique\u2014complément intégral d\u2019un traitement de tétracycline Sirops de Tetrex Sirop de Tetrex*\u2014Chaque cuillerée à thé (5 ml.) contient l\u2019équivalent de 125 mg.de tétracycline HCI, tamponné à l\u2019hexamétaphosphate sodique dans une base stable à saveur agréable.Cette préparation permet une absorption plus rapide et plus complète que les anciennes formules de tétracycline.Bouteilles de 60 ml.et 16 oz.Gouttes Pédiatriques de Tetrex*\u2014Chaque ml.de Gouttes Pédiatriques de Tetrex contient l\u2019équivalent de 100 mg.de tétracycline HCI, avec de l\u2019hexamétaphosphate sodique comme substance-tampon, dans un sirop délicatement aromatisé à l\u2019essence de cerise, Bouteilles de 10 ml.avec compte-gouttes calibré.Tetrex*-la tétracycline au symbole d\u2019excellence\u2014Bristol BRISTOL LABORATORIES OF CANADA Division of BTI Products Ltd, Candiac, P.Q.(A) *Marque déposée 1x464/720 RE EEE - 0 M 5 lk a = = = 2 = .« ri Td = lt à qu Come = I PA \u2014 __ ee ma hia a a STIR \"so A oe 2 7 7e 5 Br J 5 Ho os HH a = A 2 : #, se 2 = 3 gor he : is A mx me : VE sb, i, 4 i an Ju A 5 te 7 vi qty on 57 i 2 Hy ot, : #4 8 i; er 7 g # i pe = o 1 64 A ; Jt 0s # a oe ici kK: Wh we Q 5 = 5% ls ; 2 ©) vn = = de fu Ÿ 4 = pe, 4.$ $ 8.7 és?| HE + | ri ol, a 0 i ie fs: qe HL * a i 5 ë # + REISER Fo 2 Wr id i vi vi ah Le © iy Wy, i 9 ¢ Eo) x i 4, %, BE GE ui 5 45 ÿ Ve is Wr hs 0 +4 i 7 i 7 pi ja Qi 4 7 J 4 i i os i 20 fk - ae na os F5 re = rt ds 220 = z = = ois A a = es TOT OI TEE qi = = = = A EE om TA cac LTE = pu aE ST = Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 Sommaire COMMUNICATIONS Raymond GIGUÈRE, B.BOUCHE.Claude BELANGER et Michel DROLET : « CLUSTER HEADACHE » ET THROMBOSE DE LA CAROTIDE INTERNE .Co i 119 André McCLISH, Michel MALAPLATE et Christiane ALSAC : DIAZEPAM (VALIUM) EN ANESTHESIE-REANIMATION .124 Maurice CAOUETTE et Youssef AINMELK : L'HÉMORRAGIE DE LA POSTMÉNOPAUSE : ÉTUDE DE 213 CAS Co .129 Luc BÉLANGER et Maurice BÉLANGER : ANALYSES SPECTRALE ET ÉLECTROPHORÉTIQUE DES HÉMOGLOBINES HUMAINES NORMALES ET PATHOLOGIQUES : REVUE SOMMAIRE .- - i 2120 Co Co 135 Yves LEBŒUF : LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET LA PRATIQUE MÉDICALE DANS LES HÔPITAUX .Co 148 ENSEIGNEMENT MEDICAL PERMANENT Marcel GILBERT : LA QUINIDINE EN CARDIOLOGIE Lo Co 2.4 .Co .156 Denys JOBIN : COMMENT SE GARDER EN FORME OU AMÉLIORER SA CONDITION PHYSIQUE .Co .160 SIXIÈME CONGRÈS ANNUEL DE L'ASSOCIATION DES PSYCHIATRES DU QUÉBEC (SUITE ET FIN) S.J.SHAMSIE, Janet E.CLARK and E.J.LAZARUS : RELATIONSHIPS BETWEEN SOCIO-ECONOMIC STATUS AND ATTITUDES OF PARENTS OF JUVENILE OFFENDERS .Ce .222222.- 183 (SUITE DU SOMMAIRE À LA PAGE 5) ASTHME - EMPHYSEME Dihydroxypropyltheophylline / ROUGIER VOIR LE CPS ET LE VADEMECUM POUR DES INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES (Alphachymotrypsine) cristallisée, dialysée et lyophylisée Thérapeutique enzymatique anti-inflammatoire Hâte les processus physiologiques de résorption des oedèmes et hématomes.CONTRE-INDICATIONS: Eviter l'emploi de la pommade sur les plaies cutanées, eczémas, dermatoses allergiques ou infectées, ou au voisinage des yeux; l\u2019injection est contre-indiquée dans toutes les ankyloses spontanées ou chirurgicales, les gros fracas articulaires ayant laissé un déséquilibre osseux, arthrite aiguë ou subaiguë à pyogène en cours et en décours.MISE EN GARDE: L'alphachymotrypsine étant une protéine étrangère, elle peut donc sensibiliser un patient, surtout lorsqu'elle est injectée de façon périodique.Il y a lieu alors de vérifier la susceptibilité individuelle lors de traitements itératifs ou lorsque le malade a déjà présenté des accidents de sensibilisation médicamenteuse.Il est alors préférable de n\u2019entreprendre le traitement que sous couvert d\u2019antihistaminiques.Il convient de disposer, pour un emploi éventuel, d'épinéphrine ou de corticostéroïdes en cas d\u2019une réaction anaphylactique.Une irritation locale se manifestant une sensation de prurit ou, dans dey cas exceptionnels, par une ulcératig de la muqueuse, a déjà été observée lors de l'emploi de I\u2019Alphachymotryp: par la voie sublinguale.De plus, on ; déjà signalé la possibilité d\u2019oedème local et de douleur après les injectio intramusculaires, intra et péri- articulaires du médicament.PRESENTATION: INJECTABLE: Bot de 5 flacons (25 u.C.Hb) Voie intramusculaire (25 a 50 u.C.Hb par jour)|§ COMPRIMES: 20 comprimés (25 u.C.Hb) Voie sublinguale (5 à 8 comprimés par jour).POMMADE: Tube de 20 g.(300 u.C.Hb) Voie percutanée (3 à 4 applications quotidiennes).Renseignements complets disponibl sur demande.laboratoires anglo-french Montréal Agent exclusif des Laboratoires Choay\u2014France Québec MEMBRE ~~ os fig LA FUNOTIO td CONTAIB ley ASPECTS HERE UNTOLÉ pa FRÉQUE Loue VUE | Hg Cbg LT Wiigy Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 Sommaire (suite) J.-M.ALBERT, DJ.PALAIC, L.TETREAULT, J.-C.PANISSET, G.DHAITI et J.DESATY : EFFETS DE LA THIOPROPERAZINE SUR L'EXCRETION URINAIRE ET LA CONCENTRATION DANS LE LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN DE L'ACIDE 5-HYDROXYINDOLEACÉTIQUE CHEZ LE SCHIZOPHRENE CHRONIQUE Cee David J.LEWIS : THE FATE OF THE PSYCHIATRIC RESIDENT: WHAT BECOMES OF THE FOREIGN MEDICAL GRADUATE ?H.F.MULLER, B.GRAD and V.A.KRAL : FUNCTIONAL PATTERNS IN GERIATRICS André NOBERT et Paul LEFEBVRE : CONTRIBUTION PSYCHIATRIQUE À L'ÉTUDE DE LA DIALYSE RÉNALE PÉRIODIQUE Jean-Yves ROY, R.COLARD et Léon TÉTREAULT : ASPECTS PSYCHOLOGIQUES DE L'ÉNURÉSIE : ENQUÊTE CHEZ 36 JEUNES SOURDS-MUETS ANALYSES HERNIE HIATALE ET THROMBO-EMBOLIE PULMONAIRE L\u2019INTOLÉRANCE DIGESTIVE AUX FARINES CÉRÉALIÈRES CHEZ L'ADULTE ET SA PRÉVENTION PAR UN PROCÉDÉ NOUVEAU DE PRÉDIGESTION DE LA FARINE FRÉQUENCE D'APPARITION DES FŒTOPROTÉINES DANS LE SÉRUM DE MALADES ATTEINTS D'HÉPA- TOPATHIES DIVERSES LEIOMYOMES DE L'ŒSOPHAGE.(À propos de trois cas) .REVUE DES LIVRES NOUVELLES CONGRÈS .NOUVELLES PHARMACEUTIQUES NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES Pour tous les demain et lendemains.le traitement préféré dans la polyarthrite rhumatoide: l'Entrophen (COMPRIMÉS ENTÉRO-SOLUBLES \u201cC'est uniquement en cas d'échec ou d'effets toxiques de l'acide acétylsalicylique que l\u2019on recourt à d'autres substances\u201d, déclare Hart.! Cependant, dans la salicylothérapie ordinaire, à long terme et à doses élevées, l'irritation gastrique peut interrompre le traitement.Afin de contourner cette difficulté, la maison Frosst a conçu l'ENTROPHEN, de l\u2019acide acétylsalicylique enrobé de l\u2019'exceptionnel Polymère-37*, autre mise au point de ses laboratoires de recherche.Ainsi, l'ENTROPHEN ne se désintègre qu'après avoir franchi l'estomac.Beaver?constate: \u201cla valeur des préparations entéro-solubles repose entièrement sur une mise au point pharmaceutique réussie\u201d.Depuis nombre d'années, la maison Frosst accumule l\u2019expérience avec l'ENTROPHEN et le vérifie sans cesse afin de s'assurer qu'il soit, effectivement, \u2018réussi\u2019.\u2018ACIDE ACÉTYLSALICYLIQUE) POSOLOGIE \u2014 Chez les adultes, on estime que la dose minimum est de 10 grains, quatre fois par jour.Un traitement intermittent est inefficace.EFFETS SECONDAIRES \u2014 Bourdonnements d'oreille, nausées, vomissements et diarrhée.Les idiosyncrasies dues à l'acide acétylsalicylique se manifestent habituellement sous forme de lésions cutanées.L\u2019anaphylaxie est rare.Flacons de 100 et de 500.Comprimés à 10 grains ou à 5 grains.Documentation complète sur demande.Bibliographie \u2014 1.Hart, F.D.: Control of Pain in the Rheumatic Disorders.Brit.Med.J.3:635- 640, le 14 septembre 1968.2.Beaver, W.: Mild Analgesics in the Treatment of Pain.Mod.Treatm.5:1094-1119, page F 1099, novembre 1968.*Breveté en 1959.MAISON FONDEE AU CANADA EN 1597 CHARLES E.FROSST ET CIE KIRKLAND (MONTREAL) QUEBEC Youme Fame Date CLUSTE TE be Chr DAZE ANIM POSTHE ÛF2 LB SECT FN 406 ni ME co (Fi HED) [eng Vire Why les M TO Fig Volume 42, number 2 February, 1971 Laval médical Contents ORIGINALS AND PAPERS Raymond GIGUÈRE, B.BOUCHE, Claude BÉLANGER et Michel DROLET : CLUSTER HEADACHE AND THROMBOSIS OF THE INTERNAL CAROTID (french) .119 André McCLISH, Michel MALAPLATE and Christiane ALSAC : DIAZEPAM (VALIUM) IN ANAESTHESIA AND REANIMATION (french) .124 Maurice CAOUETTE and Youssef AINMELK : POSTMENOPAUSAL HEMORRHAGE.A STUDY OF 213 CASES (french) .129 Luc BELANGER and Maurice BELANGER : SPECTRAL AND ELECTROPHORETIC ANALYSIS OF NORMAL AND PATHOLOGIC HUMAN HE- MOGLOBINS.A BRIEF REVIEW (french) 135 Yves LEBŒUF : THE COLLEGE OF PHYSICIANS AND SURGEONS OF THE PROVINCE OF QUEBEC AND THE MEDICAL PRACTICE IN THE HOSPITALS (french) 10111114 Le LL LL LL 148 CONTINUING MEDICAL EDUCATION Marcel GILBERT : QUINIDINE IN CARDIOLOGY (french) .156 Denys JOBIN : HOW TO KEEP OR IMPROVE ONE\u2019S PHYSICAL FITNESS (french) .160 ABSTRACTS BOOK REVIEW CONGRESS PHARMACEUTICAL NEWS NEW PRODUCTS (C) SIXTH ANNUAL CONVENTION OF THE QUEBEC PSYCHIATRIC ASSOCIATION (CONTINUATION AND END) S.J.SHAMSIE, Janet E.CLARK and E.J.LAZARUS : RELATIONSHIPS BETWEEN SOCIO - ECONOMIC STATUS AND ATTITUDES OF PARENTS OF JUVENILE OFFENDERS J.-M.ALBERT, Dj.PALAIC, L.TÉTREAULT, J.-C.PANISSET G.DHAITI and J.DESATY : EFFECTS OF THIOPROPERAZINE ON URINARY EXCRETION AND SPINAL FLUID AND THE CONCENTRATION OF 5-HYDROXYINDOLACE- TIC ACID ON CHRONIC SCHIZOPHRENIACS (french) David J.LEWIS : THE FATE OF THE PSYCHIATRIC RESIDENT : WHAT BECOMES OF THE FOREIGN MEDICAL GRADUATE ?H.F.MULLER, B.GRAD and V.A.KRAL : FUNCTIONAL PATTERNS IN GERIATRICS André NOBERT and Paul LEFEBVRE : PSYCHIATRIC CONTRIBUTION TO THE STUDY OF THE PERIODIC RENAL DIALYSIS (french) Jean-Yves ROY, R.COLARD and Léon TETREAULT : PSYCHOLOGIC ASPECTS OF ENURESIS : A SURVEY ON 36 YOUNG DEAF-MUTES (french) 163 167 172 180 185 193 Fn cas dulcere gastro-duodénal a SN AL + Ll i antiacide à action rapide offrant les OIOPNEES antispasmodioues e Bentylo Kolantyl simplifie un problème de médication complexe en offrant un traitement complet de l'uicère gas- tro-duodénal avec un seul médicament.mente Antispasmodique: Bentylol (chlorhydrate de dicyclomine) soulage efficacement le spasme gastrointestinal et les douleurs qui I'accompagnent.e Antiacide: La proportion équilibrée d'antiacide assure une neutralisation rapide et continue de I'hyperacidité et procure au patient I'absence de symptômes.e Emollient: La méthylcellulose forme un revêtement protecteur adoucissant sur la muqueuse gastrique.Prescrivez Kolantyl soit sous forme de gel, soit sous forme de pastilles pratiques.COMPOSITION 5 cc de gel Kolantyl contiennent: Chlorhydrate de dicyclomine (Bentylol).\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026niseiesss 2.5 mg Hydroxyde d\u2019aluminium.150.0 mg Hydroxyde de magnésium.150.0 mg Méthylcellulose.oooocovenii 50.0 mg Chaque pastille de Kolanty! contient: Chlorhydrate de dicyclomine (Bentylol).\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026u 25 mg Hydroxyde d'aluminium.180.0 mg (sous forme de gel d'hydroxyde d'aluminium déshydraté) Hydroxyde de magnésium.170.0 mg Méthylcellulose.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026 50.0 mg REACTIONS ADVERSES Des réactions adverses ont rarement été attribuées au Kolantyl.Chez les personnes prédisposées, le Bentylol (chlorhydrate de dicy- clomine) qui entre dans la composition de ce médicament peut causer des effets comme ceux de l'atropine: aptyalisme, vue brouillée, rétention urinaire ou constipation.Parmi les divers rapports reçus, on note: nausées et vo-) missements, malaises abdominaux, stomatite, : éruptions et étourdissement.POSOLOGIE ET ADMINISTRATION Ulcère gastro-duodénal Gel ou pastilles Kolantyl: 3 ou 4 c.à thé OU 3 OÙ 4 pastilles toutes les trois heures, selon le besoin pour obtenir du soulagement.Hyperacidité gastrique Gel ou pastilles Kolantyl: 1 à 4 c.à thé ou 1 à 4 pastilles toutes les trois heures, selon le besoin pour obtenir du soulagement.Marques déposées: Bentylol, Kolantyl The Wm.S.Merrell Company Division of Richardson-Merrell (Canada) Ltd.Weston, Ontario Rit rite à | Saint \u20ac Shik 30 Agent | 0-158F | as co a breu \u20ac « Da 5 ques ri pk ul Président : Directeur : Rédacteur en chef: ecrétaire à la rédaction : Adjoint au directeur : ecrétaire administrative : Agent de publicité : Secrétariat : Laval médical Revue canadienne de l\u2019actualité médicale et biologique Administration et rédaction Docteur Renaud Lemieux Docteur R.Gingras Docteur G.-A.Bergeron Docteur Pierre Potvin M.Jean Arcand Mle J.Bergeron Beaudin Publicité Inc.Comité d\u2019orientation et de planification Docteur Jean-Marie Lemieux, président Monsieur Jean Arcand Docteur Georges-A.Bergeron Docteur Jean-Paul Dechéne Docteur Jean Delage Docteur Jacqueline Demers-Larue Docteur Raynald Déry Docteur Paul Fugère Docteur Jean-Baptiste Jobin Docteur Pierre Jobin Docteur Fernand Labrie Docteur Yves Marquis Docteur Corneille Radouco-Thomas Docteur Alain Rousseau Docteur Pierre Potvin, secrétaire Faculté de médecine Université Laval Québec 418 / 656-2944 Enregistrement no 2158 Courier de la deuxième classe Port de retour garanti Lä pénictiline déméure le trait pil JS Chôix de ERE ix) WEENIE ions de 0ies\u2019 \u2018Tes iratoires, Joly) efficacité ne Side sôn prix! PE ploi { SEK 4 un Tr ala péniotlline.V est moins onéreux.j 7 ga 0 i A Z Pour traiter une infection des voies respiratoires, lorsque indiqué, utilisez d'abord NADOPEN-V-\u2014l'antibiotique éprouvé ! et à Un coût raisonnable.*Coût évalué compte tenue du Whe prix-moyen d'un traitement de 4 capsules à 250 mg ou comprimés à 300 mg, ! | pendant 4 jours.| Présenté en flacons de 16 et 100 comprimés.Aussi disponible en flacons de 60 et 100 ml à 125 mg/5ml.NADOPEN-V Renseignements thérapeutiques sur demande.Laboratoire NADEAU Limitée, Montréal Laval Médical Voi.42 - Fév, 1971 COMITÉ M.le professeur Rosaire GINGRAS, président ; SCIENTIFIQUE M.le professeur Jean-Luc BEAUDOIN, doyen de la Faculté de médecine ; | au M.le professeur Louis POIRIER, QUES directeur du Département d\u2019anatomie ; M.le professeur André JACQUES, directeur du Département d\u2019anesthésie et de réanimation ; M.le professeur Louis-Marie BABINEAU, directeur du Département de biochimie ; M.le professeur Wilfrid CARON, directeur du Département de chirurgie ; M.le professeur Léo GAUVREAU, directeur du Département de microbiologie ; M.le professeur Charles-A.MARTIN, directeur du Département de psychiatrie ; | | M.le professeur René SIMARD, directeur du Département d'obstétrique et gynécologie ; ' M.le professeur Donat LAPOINTE, ; directeur du Département de pédiatrie ; M.le professeur Corneille RADOUCO-THOMAS, directeur du Département de pharmacologie ; M.le professeur Claude FORTIER, directeur du Département de physiologie ; M.le professeur Paul FUGÈRE, directeur du Département d\u2019oto-rhino-laryngologie et d\u2019ophtalmologie ; M.le professeur adjoint Luc AUDET, directeur du Département de radiologie ; M.le professeur agrégé Alain ROUSSEAU, directeur de la section d\u2019ophtalmologie.\u2018 Li | CORRESPONDANTS le professeur Raoul KOURILSKY, de Paris.ETRANGERS le professeur Albert JENTZER, de Genève.ps .le professeur Henry L.BOCKUS, de Philadelphie.le professeur Alexandre BRUNSCHWIG, de New-York.le professeur Charles H.BEST, de Toronto.le professeur Jean MARCHE, de Paris.le professeur P.M.F.BISHOP, de Londres.| pi | nr | ZEZEIZEZ (D) hydrosar - fort eee ee, nt orne, le médicament du déficit circulatoire cérébrale et périphérique INDICATION: dans le cas des atteintes vasculaires cérébrales dans leurs formes majeures séquelles d'hémiplégie aide à la récupération prévention des rechûtes d'accidents cérébraux senescence cérébrale dans leurs manifestations mineures (souvent dès la cinquantaine).« Vertiges « troubles de la mémoire e troubles du sommeil POSOLOGIE: \u2018Un comprimé 2 à 3 fois par jour, % heure avant les repas.Après 2 mois de traitement, lorsque les résultats les plus complets ont été obtenus, HYDROSARPAN FORT peut être prescrit sur un mode discontinu, soit une semaine sur deux.PRÉCAUTIONS: Ne devrait pas être employé avec les gan- glioplégiques ni les phénothiazides et ses dérivés chez le patient ambulant, parce que l\u2018association des 2 médications, quoique rarement, pourrait causer un choc orthostatique.En présence d\u2019une prédisposition à l\u2018excitation psychomotrice, la posologie ne devrait pas dépasser 10 mg.par jour.PRÉSENTATION: No.799 en flacons de 50 et 500.LABORATOIRES [RANG Montréal Canada.Membre : AFQPP\u2014ACFP Renseignements thérapeutiques fournis sur demande.Licence SERVIER.aril an| heute 8 gals FORT F ne SUI des gs ls F1 au le pr 1s qu fron\u201d Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 Conditions de publication Manuscrits Bibliographies Clichés Abonnement Microfilms INSTRUCTIONS AUX COLLABORATEURS Le Laval médical paraît tous les mois sauf en juillet et août.Revue canadienne de l'actualité médicale et biologique, le Laval médical publie des articles éditoriaux, des travaux originaux et des revues générales sur recommandation de son comité de rédaction.Les manuscrits doivent être dactylographiés à double interligne.Dans la mesure du possible, les travaux originaux doivent comprendre les divisions suivantes : introduction, matériel et techniques, résultats, discussion, résumé et bibliographie.Les tableaux doivent être numérotés en chiffres romains et les figures en chiffres arabes.Figures et tableaux doivent être accompagnés d\u2019une légende courte et précise.Les nombres en bas de dix s\u2019écrivent en lettres.Les fractions décimales s\u2019écrivent avec une virgule et une quantité inférieure à l'unité appelle le singulier : 05 mg est injecté.Les abréviations d\u2019unités s'écrivent sans point et ne prennent pas d\u2019s au pluriel.Voici les principales abréviations utilisées : kg, g, mg, ug, cm, mm, |, ml.Au symbole %, on préférera pour cent ou p.100.Dans le texte les citations sont numérotées et renvoient aux numéros de la bibliographie.La bibliographie doit être présentée par ordre alphabétique et les références disposées comme suit : nom et initiales des auteurs, titre intégral de l\u2019article, titre du périodique, tome et volume, numéro de page et année.Par exemple : METAIS, P., SACREZ, A., et WARTER, J.Les iso-enzymes sériques de la lactico-déshydrogénase, Presse méd., 72 : 163, 1964.Dans les titres d'articles en anglais, on n'emploie pas de majuscules.Les abréviations de titres de périodiques sont celles qu\u2019utilise l\u2019Index Medicus.Pour fins de clichage, nos collaborateurs doivent fournir des photographies bien contrastées.Les dessins doivent étre faits a I\u2019encre noire sur papier blanc.Le prix de l'abonnement est de quinze dollars par année au Canada et de vingt dollars à l\u2019étranger.Tous les anciens numéros du Laval médical sont maintenant microfilmés par University Microfilms, Inc., 313 North First Street, Ann Arbor, Michigan, 48107, et peuvent étre obtenus de cette institution pour une charge nominale. a LL i a See Feels El Son eT NE empaquétage a A Tate eV roi a AY 8] ilitent la prise LT Se SCription \u20ac ®rinase 3} © \u2018Orindse 1 i i V Lp 7 Vi _ ere ny 7 ANTIDIABETIC ma \u2018 SERA ë § ANTIDIABETIQUE bid fe a\u201d Za en + 4 % ; H fi Q v.50 TABLETS Tolbutamide tablets v.s.P 7 pp if 50 COMPRIMÉS ri on #4 Ph os \u20ac PILE Siren iar & GE GIZ Liss = = RE LE PREMIER OECHST LA MAG UT! ECHER I ny ==) ® Marque déposée de tolbutamide Hoechst in.E JEAN CLAN Tel] EAL [= [Nee vi Renseignements sur demande 776/740 ) TH DIVISION DE HOECHST, ANAD LIMITEE MEMBRE (x) die UN est de plus en plus apprécié en MÉDECINE GÉNÉRALE pour combattre l\u2019hostilité, l'agressivité, l\u2019impulsivité A chez les déséquilibrés psychiques, les névrosés, les vieillards Ee \u201cdifficiles\u2019\u2019, les jeunes inadaptés, les alcooligues, les épileptiques \u2014 après un traumatisme émotionnel \u2014 au cours des périodes psycho-sexuelles critiques chez la femme.péricyazine présentations: capsules à 5 et 10 mg dose initiale usuelle: 5 mg le midi, 10 mg le soir; malades âgés: 5 mg par jour contre-indications: collapsus circulatoire, coma précautions: prudence chez les malades âgés, en présence de glaucome ou d'hypertrophie de la prostate; réduire de moitié les doses des dépresseurs du SNC si utilisés en association effets secondaires: au début du traitement, somnolence, réactions du SNA, troubles psychomoteurs possibles, mais transitoires; possibilité des effets secondaires propres aux phénothiazines surdosage: pas d'antidote spécifique; lavage gastrique ou administration d'un émétique, traitement symptomatique renseignements détaillés sur demande Votre diagnostic révèle une bronchite M NN) .Vous jugez à propos de prescrire un antibiotique, mais lequel?Sachant d\u2019une part que le germe causal est probablement Haemophilus influenzae, un staphylocoque, un streptoéoque ou un pneumocoque, et désirant d\u2019autre part un médicament à l\u2019action rapide qui provoque peu d'effets secondaires, le choix s'impose à vous: Érythrocine dont le spectre couvre les voies respiratoires.Le spectre d\u2019Érythrocine s\u2019étend aux germes le plus souvent responsables des infections bronchiques.L\u2019Érythrocine agit rapidement et 19 ans d\u2019usage témoignent de sa sécurité.De plus, présentée sous diverses formes, elle convient à tous les malades comme à tous les besoins, Présentation: Filmtab' de 250 mg, formules injectables, et, spécialement pour enfants, suspension à saveur de cerise, gouttes, comprimés Filmtab de 100 mg, comprimés croquables de 200 mg (sécables) et nouvelle forme posologique: Érythrocine liquide, 125 mg par c.à thé.\u201cErythrocine érythromycine, Abbott dont le spectre couvre les voies respiratoires tFilmtab \u2014 comprimés filmo-scellés, Abbott ABSOYT : \u201cRésumé monographique a la page suivante.*Marque déposée 3 Jordi fo. Laval Vol.42 - Fév.1971 Médical Erythrocine (ERYTHROMYCINE, ABBOTT) monographie Indications Indiqué principalement dans les infections dues aux cocci Gram positifs: staphylocoques {la plupart des souches), pneumocoques et streptocoques (y compris les entérocoques).Agit aussi contre d'autres germes pathogènes tels que Corynebac- terium, Haemophilus, Clostridium, Neisseria, Tre- ponema pathdum, les virus causani le trachome et la lymphogranulomatose inguinale ainsi que la pneumonie atypique primaire due au Myco- plasma pneumoniae (agent d'Eaton).Déterminer autant que possible la sensibilité du germe pathogène.Dans le traitement des infections streptococciques, administrer des doses thérapeutiques pendant au moins dix jours afin de prévenir la fièvre rhumatismaie et la glomérulo-néphrite.L'antibiothérapie n'exclut pas le recours à des mesures locales ou à la chirurgie lorsqu'elles sont indiquées.Contre-indications Hypersensibilité reconnue à l'érythromycine.L'administration intramusculaire est aussi contre- indiquée en présence d'hypersensibilité aux agents d'anesthésie locale du genre des \u2018'caînes\u2019\u2019.Précautions, effets secondaires Les légers malaises abdominaux, crampes, nausées ou vomissements qui peuvent se produire cèdent généralement à une diminution de la dose.Des réactions allergiques bénignes, telles que l'urticaire et autres éruptions cutanées, peuvent apparaître.Les réactions allergiques sérieuses sont extrêmement rares; dans ces cas, recourir aux contre-mesures appropriées, e.g.\u2026 épiné- phrine , stéroïdes, etc., et interrompre la médication.fl faut tenir compte de l'éventualité, rare à vrai dire, d'une proliféialion de germes non sensibles; si elle se produit, cesser la médication et procéder au traitement approprié.L'administration intraveineuse peul entrainer un malaise veineux local, généralement léger.Réserver la préparation pour voie i.m.à l'injection intramusceulaire profonde seulement; en limiter l'emploi cliez les enfants à petite musculature.Administration et posologie |.VOIE ORALE: pour les adultes atteints J'infections relativement légères dues à des germes sensibles, 1 g par jour: dans les infections sérieuses ou causées par des germes Moins sensibles, 2 g par jour; infections exceptionnellement graves, 4 g ou plus par jour.La posologie quotidienne chez les enfants est de 15 à 25 mg/Ib/jour selon la gravité de l'infection, en doses fractionnées administrées à intervalles de 4 à 6 heures.Poursuivre le traitement au moins 48 Heures après la disparition des symptômes et la défervescence.Dans les infections foudroyantes ou constituant une menace à la vie, il est préférable d'administrer l'érythromycine sous forme parentérale.it.VOIE PARENTÉRALE: l'administration intraveineuse peut être continue ou intermittente (à intervalles de 6 à 8 heures), à raison de 1 à 4 g par jour chez les adultes; chez les enfants, de 15 à 25 mg/!b/jour selon la gravité de l'infection.La dose recommandée par voie intramusculaire est de 100 mg (2 ml) pour les adultes, de 50 mg (1 ml) pour les enfants pesant 30 Ib ou plus et de 1.4 à 1.8 mg/lb chez les enfants plus petits.Les injections se donnent ordinairement à intervalles de 6 à 8 heures mais elles peuvent être données toutes les 4 à 6 heures dans les inlec- tions graves MENIBRE \u2014 \u201cMarque déposée J09A71F (F) Offre d'emploi Psychiatre, de préférence bilingue, demandé pour travail immédiat dans le cadre d'un programme d'hygiène mentale communautaire.Poste disponible pour travail avec adultes dans un hôpital et dans un centre de consultation externe dans un milieu composé d'une forte population francophone.Rémunération négociable sur une base salariale à plein temps ou à temps partiel.Pour renseignements additionnels, s.v.p., communiquer avec : Dr J.A.Ward Directeur des Services Psychiatriques, Sudbury Algoma Sanatorium, C.P.40, Sudbury, Onfario.Téléphoner : 705-675-8351 Cepora Dans les cas d\u2019infections post-opératoires n\u2019attendez pas au dernier moment pour recommander l\u2019antibiotique Ceporan \u2014 en faibles doses recommandées il | est efficace, sûr et économique | pour le traitement de la plupart des infections ordinaires.! \u201cll peut s'agir du médicament de premier choix dans les infections post-opéra sérieuses qui peuvent être occasionnées par les organismes gram-positifs et gf négatifs .1 9 Ceporan, le premier antibiotique à la céphalosporine au Canada\u2014tue rapidemen large gamme d'organismes gram-positifs et gram-négatifs.I! est bien toléré par les pa allergiques à la pénicillline\u2014son absence d'effets toxiques est remarquable.Son inje ne produit pour ainsi dire aucune douleur.Un des antibiotiques les plus sûrs.Son a extrêmement efficace permet des résultats cliniques rapides.: (céphaloridi TGunton R.W.\u2018A Current Evaluation of Newer Antibiotics\u201d Canadian Family Physi P.23, Mai 1968.j Gamme d'activité Le Ceporan est bactéricide.Une concentration in vitro de 1 #g/ml ou moins détruit la plupart des sig des bactéries gram-positives suivantes: Staphylococcus aureus, Streptococcus pyogenes, Diplococcus pneumoniaebl tococcus viridans, Corynebacterium diphtheriae.A une concentration in vitro de 8 wh/ml ou moins, le Ceporantf aussi la plupart des souches des bactéries gram-négatives suivantes: E Coli, Proteus mirabilis, Klebsiella spp.Haemid influenzae, Neisseria gonorrhoea, Neisseria catarrhalis.Le Ceporan est particulièrement indiqué lorsque la pénicilline ne peut pas être utilisée, soit parce que l'on sait, ; l'on suppose, que le patient y est sensibilisé ou que l'organisme est résistant à la pénicitline, ou que l'infection d'être une infection mixte.Administration Le Ceporan peut être administré par injection ou instillation intraveineuse.L'injection intramuseul sous-cutanée profonde est la plus souvent utilisée, et le produit n'occasionne pas de douleur, même après usage X De larges doses ont été administrées par instillation intraveineuse sans causer de phlebite; une injection intravéy d'une solution concentrée n'est pas recommandée.Après l'injection intraveineuse, des niveaux maximums de sér: atteints en 30 minutes environ et de bons niveaux de sérum sont maintenus pendant 6 à 8 heures.Dosage Le dosage du Ceporan est facilement calculé selon le poids du corps.Un tableau à cet effet, est inclus dans l' lage.Les infections de sévérité modérée dues aux organismes gram-positifs réagissent à 20 mg/kg/jour.Les infd dues a des organismes gram-négatifs, et les infections mixtes réagissent habituellement à 40 mg/kg/jour.Des d / \u201c2 À atteignant jusqu'à 100 mg/kg/jour ont éte utilisés par les chercheurs cliniques pour les infections sévères d\u2019étiologie| nue, dans la septicémie, l'endocardite bactérienne subaigue, les infections post-opératoires, la péritonite et l'ostéoi Il n'est probablement pas recommandé d'excéder 6 à 7 grammes par jour chez l'adulte.L'expérience clinique av dosages élevés est limitée, et les patients devront être surveillés pour déceler la présence d'effets secondaires.i Précautions et Contre-indications Cephaloridine ne devrait pas être administrée à des femmes enceintes à moi le médecin ne juge qu\u2019elle soit essentielle a la santé de la malade.Chez les patients ayant une mauvaise fonction rénale, le dosage peut avoir besoin d'être ajusté selon le taux d'exci Ja fonction rénale et les niveaux de céphaloridine devront être surveillés.k Le Ceporan est inactif contre les protozoaires, les helminthes et les fongus, y compris les Candida albicans.Bie Proteus mirabilis, la plus commune des espèces de Proteus, soit sensible au Ceporan, l\u2019antibiotique n\u2019est géné ai pas actif contre les autres espèces de Proteus.Le Pseudomonas pyocyanea et le Brucella abortus sont aussi inseÿl} au Ceporan, et celui-ci a seulement une faible activité contre le Mycobacterium tuberculosis.Des souches de Strepto A faecalis et d'Aerobacter aerogenes varient en sensibilité.En général, les organismes qui développent une resistai | autres antibiotiques conservent leur sensibitité au Ceporan: le Ceporan est donc habituellement actif contre les s£ coques pénicillino-résistants.| Effets Secondaires et Toxicité Avec un dosage journalier de 6 grammes de Ceporan, des cylindres peuvent api accompagnés très rarement d'une présence de protgines dans l'urine et sans déranger la fonction rénale.Ces ef réversibles avec la cessation de la thérapie.On a rapporté des dérangements de la fonction rénale associés à un élevé, ou chez les patients souffrant déjà d'un fonctionnement difficile des reins.Des éruptions se sont produites durant le traitement, mais le médicament est habituellement bien toléré par les @ hypersensibles à la pénicilline.Il n\u2019y eut que de rares mentions de neutropénie et d'agranulocytoses passagères ainsi élévation temporaire dans le S.G.0.T.Des comptages de routine de leucocytes et des comptages de plaquettes sq seillés, Etant donné que quelques patients ont montré une durée accrue de prothrombine, des études de coad peuvent aussi être désirables, Présentation Le Ceporan est fourni en fioles contenant 250 mg, 500 mg, et 1 gramme de céphaloridine en boîtes di RÉFÉRENCES (1) Florey, Sir H.W.(1955), Antibiotic products of a versatile fungus.Ann.intern.Med., 43, 480.{2) Apicella, M.A.§ R.L., et Saslaw, S.(1966).Cephaloridine in the treatment of bacterial infections.Amer.J.Med.Sci., 1966, 251, 266 ( J.(1966).A clinical trial of cephaloridine, Canad.Med.Ass.J., 1956, 94, 1343.(4) Landes, R.R., McCormick, B.H., § R.H., et Melnick, i., (1967).Cephaloridine: a new broad spectrum antibiotic, J.Urol., 1967, 97, 147.(5) Postgraduate Journal\u2014Supplemen Volume 43, AoGt 1967.les mains de I'expérience GLAXO-ALLENBUR UNE COMPAGNIE GLAXO CANADA LIM Pour plus de renseignements et références, éd GLAXO-ALLENBURYS, 370 PLACE ROY MONTREAL 125, P.Q.+ 1 DORCHESTER A TORONTO 550, ONTARIO pra il 4 mila coques anf Gecko patient anti festa Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 Pourquoi arroser toute la rue alors qu\u2019une seule maiso est en feu?A lec: lé far: N'est-il pas préférable d'éteindre efficace- Les comprimés buccaux de pénicilline G PGA ment ce feu et de laisser le voisinage intact.ont, en outre, deux autres avantages.Ils sont ll en est de même dans les cas d'infections enduits d\u2019une pellicule qui masque leur goût a imputables aux streptocoques, pneumo- et les rend faciles à avaler.Et ils ne coûtent pas i coques et staphylocoques.La pénicilline G, chers à l'achat.Pour les enfants, il y a P.G.Atric l'antibiotique à spectre plus étroit, est l'agent liquide aromatisé ou le P.G.Atric Forte.de choix*.De plus, la pénicilline G évite aux Prescrivez la pénicilline G PGA dans les cas patients les effets secondaires communs aux d'infections streptococciques, pneumococciques antibiotiques à large spectre: la toxicité, la ei staphylococciques pour vous attaquer à la résistance bactérienne et la surinfection.source du mal sans toucher au voisinage.Pénicilline G Ammonique P.G.A.0.25 g (250 mg) P.G.A.0.5 g (500 mg) (444 250 ui.) (888,500 u.i.) 3 à 4 comprimés par jour 2 comprimés par jour THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LTD.TORONTO CANADA Contre-indication: Ne pas administrer aux malades ayant des antécédents de sensibilité à la pénicilline.Détails supplémentaires sur demande.\"GUNTON, Ramsay, Cardiac Drugs and Antibiotics, Ontario Med.Rev., 34:227, 1967.MEMBRE pm, (G) aie: Litres HITE De | We vo Je \\e® \\2 \\e> se Que (a a (© 91 53 C oe of oO XX It a Fe st ou eV GC eat\u201d b Nos ne «es we de me et XV Ne Ne et es e Nad co 00° es ve We \\© O (0 9° ve où ges be go?\" RSM a aes «ae of oe en et a oo «ot 2%\u201d e\\O we WO à oC oY ov?ce ras ® o cn pes ov QO\" va?\\2 es wet RU o* res 0° o® \\ > vet 1 0° \u201cPeo one es: 3° e S\\N act co\u201d Wit eve 0 0° a ® Ré got Qs 98° ae 9 GW $2 ae set vos ee ao àe ae on as 1\\° (oo?80° oo 182 ot es 1 © Nes 9° ant de °° ve çao® got Ve \\2 où sé | a 10 PSN LIBERATION i DU SPASME N° BILIAIRE oy nor | | RÉGULATEUR DE LA CHOLERESE Ê fo a ny Echantillons et documentation disponibles sur demande.Pent \u2018 LYSTER CHEMICALS LIMITÉE \u2014 1750 Côte Vertu, Montréal 381, Qué.Wh, hg, \"Red h R Laval Médical Vol, 42 - Fév.1971 or ¥ I srenforce le pouvoir de défense ide l\u2019organisme contre les agressions es comprimés Adenex, aromatisés à l\u2019orange, sont très agréables au goût, t peuvent être croqués, avalés ou dissous dans la bouche.IJ.M.MARSAN & COMPAGNIE LIMITEE MONTREAL, CANADA Membre de l\u2019Association des Fabricants du Québec de produits pharmaceutiques.| (BR) \u2018RB IN peut avoir des besoins beaucoup plus considérables en acide ascorbique; .ilest alors recommandé d\u2019absorber «cu | davantage de cette vitamine, surtout = lorsque le froid est l\u2019agent d\u2019agression.! | Les besoins en vitamines du groupe B à ! , = peuvent aussi se trouver fortement 9e accrus, car ils sont reliés au cycle 4 À a métabolique des calories.Or, un Eo È Te homme qui accomplit un travail, méme EN > Tr.; modérément dur, par temps froid, peut 3 a dépenser quotidiennement 4,000 à 5,000 Ys - = = calories et même davantage.\u201d tn - n°4 > Cependant, dans un régime alimentaire tite 8 | > D - - = moyen, une absorption non optimale de fia i.\u2019 ROE \u201c a thiamine est probablement assez fré- bh.pe | ee - quente.® Au cours des dernières années, 4 : \"en get, les médecins ont progressivement ; 3 +.pris Conscience de l\u2019existence possible À d\u2019une carente légère, mais assez I 3 généralisée en vitarttine B,.\u201d\u2019Lorsque > +, ( 0 4 l\u2019agression du froid provogue une défi-~ _ \" ue 3 cience de vitamines hydrosolubles, pengez # iy | À aux bienfaits que peut procurer =, \" 7 Surbex*-500.= Ms 12 de Qu 1 x al 3 Dope À Mita 4 the \"A - - .- -~ - =\u201c - \u2018 Ii â Composé vitaminique B à dose thérapeutique avec 500 mg de vitamine C us Références: ie 1.Conn, H.F., éd., Current Therapy 1969, la ny) W.B.Saunders Co., Philadelphie, 1969, p.405.Ii, I 2.Pollack, H, et S.L.Halpern, I hy Therapeutic Nutrition, NAS-NRC ty Publication 234, 1952, p.7.cu Ç 3.Drill, V.A., éd., Pharmacology in Wig | Medicine, 2e éd., McGraw-Hill Book Co., nay N.Y., 1958, p.886.tag 4.Goodman, L.S., et A.Gilman, a MEMBRE The Pharmacological Basis of f Therapeutics, 3¢ éd., The Macmillan {'assorr eng Co., N.Y., 1965, p.1655.*Marque déposée VOLUME 42 NUMÉRO 2 FÉVRIER 1971 Communications « CLUSTER HEADACHE » ET THROMBOSE DE LA CAROTIDE INTERNE Raymond GIGUERE, M.D., F.R.C.P.(C), B.BOUCHE, M.D., Claude BELANGER, M.D, F.R.C.P.(C) et Michel DROLET, M.D., F.R.C.P.(C) Nous avons pu observer le cas d\u2019un malade présentant un syndrome typique de céphalalgie histaminique de Horton.Ce syndrome évoluait depuis dix ans lorsqu\u2019il s\u2019est compliqué d\u2019une thrombose de la carotide interne gauche.1.RAPPEL CLINIQUE ET PHYSIOPATHOLOGIQUE De nombreux noms désignent le syndrome : Pasteur Vallery Radot et Blamoutier proposent dès 1925 le nom de vasodilatation hémicéphalique.D\u2019autres auteurs ont proposé les noms d\u2019érythro- prosopalgie (Bing), d\u2019érythromélalgie céphalique, de sympathalgie crânio-faciale, mais c\u2019est Horton en 1939 qui, en précisant les traits cliniques et en proposant une pathogénie, à franchi une étape 1m- portante et a donné à ce syndrome le nom de céphalalgie histaminique.Par la suite, les auteurs américains ont adopté le terme de cluster headache, nom imagé qui met bien en relief le caractère évolutif de ces céphalées « en grappe » ou « en chapelet ».La maladie est bien connue cliniquement (1, 2, 7, 10, 18, 21 et 27).Elle atteint plus fréquemment les hommes, surtout entre 20 et 40 ans, sans antécédents migraineux.Il s\u2019agit de crises douloureuses unilatérales intermittentes survenant surtout durant la nuit, de siège variable mais fréquemment temporo-orbitaire.Au cours de l'accès, la douleur est d\u2019emblée intense, violente, permanente, avec des recrudescences parfois intolérables.Après un temps 1) Service de neurologie, Département des Sciences neurologiques, Hôpital de l'Enfant-Jésus.variable, de quelques minutes à deux heures, la douleur diminue et cède de manière assez brusque.Des manifestations neurovégétatives, vasomotrices et sécrétoires accompagnent l'accès douloureux : congestion de l\u2019hémiface correspondante et des muqueuses (narines et conjonctives), hyperséerétion lacrymale, rhinorrhée, sensation d\u2019obstruction nasale.Parfois les branches de la carotide externe et en particulier l\u2019artère temporale sont le siège d\u2019hy- perpulsatilité.Enfin, l\u2019accès peut s\u2019accompagner d\u2019un syndrome de Claude Bernard-Horner transitoire.La crise peut survenir spontanément; parfois, il y a un facteur déclenchant comme l\u2019ingestion d\u2019aléool.L'évolution périodique « en chapelet » est très particulière.Les crises surviennent tous les jours, souvent plusieurs fois par jour aux mêmes heures.Entre les accès, l\u2019examen clinique est normal.La constance de ses traits cliniques et cette curieuse évolution ont fait que ce syndrome a été très bien individualisé au cours de ces vingt dernières années.Par contre, au point de vue physiopathologique, de nombreuses incertitudes persistent.Grâce aux travaux expérimentaux, on sait que cette douleur résulte d\u2019une vasodilatation artérielle se produisant essentiellement dans le territoire de la carotide externe, mais le mécanisme de cette vasodilatation douloureuse reste inconnu.On pense qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une perturbation métabolique locale entraînant mes mn.tr\u201d DA es aR Ls ZG ENA Bo lt siz, Raymond GIGUERE, B.BOUCHE, Claude BELANGER et Michel DROLET Laval Médical la libération d\u2019une substance de nature encore inconnue du groupe des kinines, Le rôle de l\u2019histamine proposée par Horton n\u2019est plus admis actuellement et le rôle d\u2019autres substances, bradykinine, neurokinine et sérotonine, reste à l\u2019étude.Pour d\u2019autres auteurs, la vasodilatation serait due à la mise en jeu du parasympathique céphalique dont les fibres sont annexées à plusieurs nerfs crâniens (moteur oculaire commun, facial, intermédiaire de Wrisberg et glosso-pharyngien).Il est probable qu\u2019intervient un facteur constitutionnel génétique.De plus, il paraît exister une structure psychologique particulière commune aux malades atteints de céphalalgie de Horton et aux migraineux et le traitement laissera une place à la psychothérapie.JI.OBSERVATION CLINIQUE Depuis dix ans, le malade, R.C., 42 ans, boucher, est suivi pour des céphalées orbito-fronto-pariétales droites dont les caractères cliniques et l\u2019évolution témoignent d\u2019un syndrome typique de céphalalgie histaminique de Horton.Ces céphalées rétro- orbitaires et pariétales droites surviennent par accès brusques durant une heure à une heure et demie.Elles sont toujours localisées à l\u2019hémicrâne droit.Flles s\u2019accompagnent toujours de rougeur à l\u2019œil droit, de congestion nasale, de larmoiement au niveau de l\u2019œil droit et souvent d\u2019un état nauséeux ainsi que de coliques abdominales.Ces crises cépha- lalgiques surviennent surtout la nuit et préférablement à certaines saisons, automne et printemps.La prise d\u2019alcool et les conflits semblent accroître et même parfois déclencher les épisodes.Le malade ne prend aucun médicament pour calmer ces crises.Dix jours avant son admission, il a présenté quotidiennement plusieurs crises très intenses ; il venait de perdre son beau-père.L\u2019avant-dernière crise a encore été plus intense et plus longue que les autres, deux heures environ, et a obligé le sujet à s\u2019aliter.Le matin du 4 novembre 1968, le patient a un accès de céphalalgie mais il va quand même à son travail.Vers deux heures de l'après-midi, trouvé étendu, inconscient, il est hospitalisé d\u2019urgence.x À son entrée à l\u2019hôpital, l\u2019examen neurologique montre un patient confus, désorienté.On constate une hémiparésie gauche, une parésie faciale centrale gauche, une hémihypoesthésie gauche, des réflexes ostéo-tendineux trop vifs et un signe de Babinski de ce côté.Le fond d\u2019œil est normal et le champ visuel complet.Vol.42 \u2014 Fév.1971 Quatre jours après son arrivée, l\u2019état du malade s\u2019améliore rapidement quant à la conscience qui redevient normale mais persistent cependant tous les autres signes ; seule la force musculaire du membre supérieur gauche s\u2019améliore un peu.À noter au cours de l\u2019hospitalisation un épisode oligurique passager attribué par le consultant aux vomissements, à un apport liquidien diminué et aux perfusions de Dextran (Rhéomacrodex).La diurèse revint à la normale au bout de quelques jours.Le malade quitte l\u2019hôpital le 21 novembre 1968, envoyé au Centre de réadaptation.Au cours de l\u2019hospitalisation, divers examens de laboratoire ont été pratiqués: à l\u2019entrée, la formule sanguine est normale ainsi que les urines; la glycémie est à 130 mg pour cent; le liquide céphalo- rachidien est clair, les protéines totales sont à 30,5 mg pour cent, le glucose à 90 mg pour cent, les chlorures à 702 mg pour cent, et la eytologie normale.Le 15 novembre 1968, un nouvel examen du liquide céphalo-rachidien s\u2019avère encore normal, sauf pour les protéines totales à 50 mg pour cent.Des radiographies du crâne sont normales et l\u2019artériographie pereutanée carotidienne bilatérale est normale.L'\u2019électroencéphalogramme, à l'entrée, montre des anomalies lentes circonserites à la région frontale postérieure et temporale droite, dépourvues de caractère irritatif.À la sortie, il n \"y a qu\u2019une minime altération de l\u2019activité cérébrale à la région fronto- temporale droite, indiquant une nette amélioration par rapport au tracé précédent.Le gammaencéphalogramme (Te?) réveéle une zone d\u2019hyperfixation dans la périphérie de 1\u2019hémisphère cérébral droit.À la sortie de l\u2019hôpital, l\u2019état clinique du malade est en fait peu amélioré.Moins de trois semaines après, il est réadmis d'urgence pour une perte de conscience brutale.Dans l\u2019intervalle, il n\u2019a pas présenté de céphalée.À l\u2019arrivée, l\u2019homme est inconseient, sa respiration bruyante mais régulière.Il a des mouvements intermittents spontanés des membres supérieur et inférieur gauches ; les membres droits sont immobiles et hypertoniques.Il n\u2019y a pas de raideur de la nuque, les yeux sont déviés vers la gauche et présentent un nystagmus horizontal lent.Les pupilles sont symétriques et réagissent bien à la lumière.Le fond d\u2019œil est normal.Les réflexes ostéotendineux poet! Ye jd alt 8 spe : Dua a hais ili toy ae] gui le ull Ds yinfeter.win.L Au cour ents À fine 9 ATH pe it Ii pon mou, 7 gran nis] Le gi protéines hort horus ; La radio I let tres d'a \u2018ls di: Lat ings iy bea fonte roy tend v {mong situetires thr fg i Lig $i Magy Sie Mai Hil pig, Ing, de dm, de RO Mey lig uch tay {iy Plage fey Heyy like ty Wi | ty Alin cal 19 ads Bu me qu AUD Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 sont plus vifs à gauche qu\u2019à droite et il y a un signe de Babinski à gauche.Durant les deux premiers jours, le malade présente de nombreuses crises convulsives, certaines localisées au seul hémicorps gauche, d\u2019autres débutant là et se généralisant secondairement.L\u2019évolution n\u2019est pas favorable ; un tableau de quadriplégie spasmodique prédominant à gauche avec myosis bilatéral et « mutisme akinétique » complet s\u2019installe.Des escarres apparaissent et commencent à s\u2019infecter.L'état du patient nécessite une trachéostomie.Le malade décède le 31 mars 1969.Au cours de son deuxième séjour hospitalier, les examens de laboratoire suivants ont été pratiqués : formule sanguine normale a part une leucocytose à 14 100 par mm?avec 69 pour cent de neutrophiles et 17 pour cent de lymphocytes, examen d\u2019urine normal, vitesse de sédimentation à 25 mm/h, ionogramme normal, osmolarité sanguine a 276 miliosmol/ke, glycémie a 158 mg pour cent.Le liquide céphalo-rachidien est clair, avec des protéines totales à 31 mg pour cent et patron électro- phorétique normal; le glucose est à 90 mg et les chlorures à 708 mg pour cent.La radiographie pulmonaire est normale.L'électroencéphalogramme montre des signes discrets d\u2019altération diffuse avec des anomalies frontales droites un peu plus marquées.L\u2019autopsie de ce malade a été pratiquée.Les organes intracrâniens pèsent en tout 1 275 g.Les hémisphères cérébraux sont symétriques.À gauche, tout le cortex de la partie inférieure du lobe frontal, celui de l\u2019insula et des premières circonvolutions temporales est à peu près disparu, de même que les structures sous-jacentes à l\u2019état semi-liquide, de coloration jaunâtre ou légèrement verdâtre.Les tissus qui persistent sont extrêmement friables.La lésion s\u2019étend en profondeur et intéresse tout le putamen et le globus pallidus.Le thalamus persiste, mais il est un peu plus mince que normalement et il présente du côté externe et inférieur une fente longitudinale d\u2019environ 15 mm de hauteur sur 5 mm de diamètre.Cette lésion mesure au total 4,5 em de profondeur, 4 em de hauteur et 7,5 em de longueur.Les prélèvements histologiques montrent d\u2019abondants débris nécrotiques entremêlés à de larges plages occupées par d\u2019abondantes cellules granulo- graisseuses associées à un peu de tissu glial très lâche comprenant de nombreux petits vaisseaux sanguins.Le tissu cérébral voisin est dissocié par de la gliose accompagnée d\u2019astrocytes assez nom- « CLUSTER HEADACHE » ET THROMBOSE DE LA CAROTIDE INTERNE 121 breux dont le cytoplasme est abondant et fortement éosinophile.L\u2019ensemble de l\u2019image correspond à un foyer étendu de ramollissement cérébral relativement récent.À l'hémisphère droit, on observe une lésion du même ordre mais moins étendue et beaucoup plus superficielle, localisée à la région frontale postérieure.Ce dernier foyer mesure 9 em de hauteur, 4,5 em de longueur et 2 em d\u2019épaisseur.Cette lésion intéresse surtout le cortex qui est extrêmement aminei, jaunâtre et mollasse, Elle s\u2019étend aussi un peu dans la substance blanche sous-jacente.L'examen des vaisseaux montre que la carotide interne gauche est distendue et oblitérée par un thrombus qui, à l\u2019examen histologique, montre un début d\u2019organisation.La paroi carotidienne elle- même, dans le segment accessible à l\u2019examen, montre une zone d\u2019épaississement fibreux sous-intimal modéré accompagnée de quelques calcifications et de quelques rares lipophages.Ceci s\u2019accompagne de modification modérée de la limitante élastique interne qui est dédoublée ou interrompue dans quelques zones.Ces altérations sont compatibles avee de l\u2019artériosclérose.L\u2019adventice est par ailleurs un peu œdématiée et irrégulièrement infiltrée par un petit nombre de cellules inflammatoires chroniques.De nombreux prélèvements cérébraux ont été examinés; les artères n\u2019y montrent que quelques petites zones d\u2019épaississement fibreux inti- mal et leur lumière demeure largement perméable.L\u2019autopsie a également mis en évidence un in- faretus du myocarde ancien, antéro-apical mesurant environ deux em de diamètre et cliniquement inaperçu.Il y a quelques placards d\u2019athérome sur les coronaires, mais elles sont perméables.On découvre également une lithiase rénale droite et vésicale discrète.III.pISCUSSION Voici donc l\u2019observation clinique et les constatations anatomo-pathologiques d\u2019un homme de 42 ans ayant présenté une association assez curieuse d\u2019une céphalée histaminique de Horton, évoluant depuis dix ans, suivie d\u2019une thrombose de la carotide interne.C\u2019est une notion bien connue qu\u2019une céphalée unilatérale sus-orbitaire du même côté précède souvent la thrombose de la carotide interne.Sur une série de 56 patients, Proudfit (22) a noté la céphalée treize fois comme étant le symptôme initial, et sur ces treize malades, onze fois c\u2019était le seul et unique signe précédant la thrombose.Il peut même arriver que cette céphalée précède de plusieurs jours l\u2019acei- dent.Dans le cas de notre malade, il s\u2019agissait d\u2019une céphalée histaminique typique et elle a précédé de dix ans l\u2019accident.D\u2019une part nous n'avons pas trouvé dans la littérature de cas de thrombose de la carotide précédé d\u2019une céphalée histaminique typique, d'autre part ce long intervalle rend l\u2019hypothèse bien peu probable.L\u2019ergotamine est le principal traitement des crises de cluster headache.L\u2019intoxication par ce produit, parfois avee des doses minimes, vu la sensibilité particuliére de certains sujets, se manifeste par un spasme artériel intense entrainant une insuffisance circulatoire souvent suivie de thrombose.Bertho et col.(3) rapportent le cas d\u2019une patiente ayant présenté une brusque obstruction bilatérale et symétrique des artères humérales.Cette hypothèse, là encore, est à éliminer car notre malade ne prenait en principe aucun médicament pour calmer ses crises.À propos de ces formes curieuses de cluster headache, Safer (26) décrit le cas d\u2019un jeune homme de 26 ans présentant une céphalée de Horton typique rebelle à tout traitement.Seule l\u2019intervention exploratrice a permis de découvrir des anomalies de la circulation carotidienne du même côté.Le diamètre de la carotide interne était augmenté.Le cluster headache a disparu totalement après ligature de la carotide interne.Cette observation veut montrer la relation entre la céphalée histaminique et un trouble de la cireulation caroti- dienne.L\u2019athérosclérose, avec toutes les modifications qu\u2019elle entraîne au niveau de l\u2019artère, pourrait peut-être favoriser des phénomènes semblables.Cependant, il est fort possible qu\u2019il n\u2019y ait aucune relation et que cette association athérosclérose- céphalée histaminique soit purement fortuite.Il est bien connu que les crises de migraines classiques peuvent s\u2019accompagner de troubles neurologiques.On présume que le spasme artériel est le responsable de ces troubles.Il s\u2019agit le plus souvent de scotome (4), parfois de troubles sensitifs à type de paresthésies brachio-facio-linguales, de dysarthrie et plus rarement de troubles moteurs.Ceux-ci décrits la première fois par Charcot peuvent réaliser une monoparésie à prédominance brachiale ou une hémiplégie du même côté ou alternée (6, 11, 25 et 28).Certains auteurs rejettent ces formes hémiplégiques et parlent d\u2019aceidents vaseulaires banaux sans rapport avec la erise.Cependant, Whitty, en Raymond GIGUÈRE, B.BOUCHE, Claude BELANGER et Michel DROLET Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 1953, a rapporté 54 cas d\u2019hémiplégie typiquement migraineuse.Parfois ces troubles moteurs sont associés à des troubles cérébelleux (19).Le fait que ces déficits neurologiques soient durables est controversé, mais il est sûr qu\u2019il existe des déficits durables, voire définitifs à type hémiplégique ou oculaire (amaurose).CONCIUSION Cette observation de coexistence d\u2019un cluster headache typique suivi d\u2019une thrombose de la carotide interne chez un malade précocement athérosclé- reux est à ajouter au chapitre des observations eu- rieuses de céphalée histaminique de Horton.La physiopathologie de cette maladie est encore inconnue.On ne peut pas tirer de conclusions ni établir d\u2019hypothéses.Peut-étre s\u2019agit-il d\u2019une coincidence; cependant, l\u2019association suggère une relation de cause à effet.RÉSUMÉ Les auteurs rapportent l\u2019observation d\u2019un malade de 42 ans, précocement athéroscléreux, ayant présenté une céphalée histaminique de Horton pendant dix ans avant que ne survienne une thrombose de la carotide interne.À ce sujet, il est fait un rappel des signes et symptômes bien connus du cluster headache et des différentes hypothèses phy- siopathologiques.L'association d\u2019athérosclérose et de cluster headache peut suggérer une relation de cause à effet.BIBLIOGRAPHIE 1.Barra, J.1, et WALTON, J.M, Periodic migrainous neuralgia, Brit.Med.J., 5377 : 219-221, 1964.2.BERGOUIGNAN, M., Les céphalées vasculaires, Revue du Praticien, 18 :6 23-633, 1968.J.BERrHo, E., RATTE, J., JEAN, J.de D., et GAGNON, J.-C, Ergotisme iatrogénique : À propos d\u2019un cas, Un.Med.Canada, 98 : 773-775, 1969.4.BICKERSTAFF, E.R., Ophtalmoplegic migraine, Rev.neurol., (Paris), 110 : 582, 1964.5.Boupin, G., PépIN, B., BARBIZET, J., et MASSON, S., Migraines et perturbations électroencéphalographi- ques, Rev.neurol., (Paris), 105 : 208, 1961.6.BransHAw, P., et Parsons, M., Hemiplegic migraine, a clinical study, Quart.J.Med., 34 : 65-85, 1965.7.CAMBIER, J., et Masson, M., Les algies dites vaseu- laires de la face, Revue du Praticien, 16 : 1275-1283, 1966.ES jot fi Pal fe » BpEs.mie fi.fu.Fox, Tis 11, Ears a sit |; Fri ir oI js, Hons Ye 1) List ga E i.Last Ju 1 Mags fi, NUE, tire Mi NUE, cn Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 8.10.11.18.Da Lessio, D.J., Use of hetrazan in cluster headache, Headache, 9 : 124-125, 1969.Eprs, À.D, et Darry, D, E.E.G.studies in complex migraine, Electroenceph.Clin.Neurophysiol., 23 : 86, 1967.Fox, W.B., Eponyms : Horton\u2019s syndrome, J.Amer.Inst.Homeop., 60 : 171, 1967.EprroriaL, Hemiplegic migraine, Lancet, 1: 896-897, 24 avril 1965.FRIEDMAN, À.P., Atypical facial pain, Headache, 9 : 27-30, 1960.HorNABROOK, R.E., Migrainous neuralgia, New Zeal.Med.J., 63 : 774-779, 1964.LESSE, S., Variations in the autonomic faciocephalal- gia syndrome in men and women, Headache.3 : 102-106, 1963.Lovsuin, L.L., Clinical caprices of histaminic ce- phalalgia, Headache, 1: T, 1961.MagsH, D.O., Treatment of neuralgias, Mod.Treatm., 5 : 1272-1277, 1968.Nick, J., Cassification étiologique et fréquence relative des céphalées.À propos de 2350 cas, Presse Méd.76 : 359-362, 1968.Nick, J., Sur quelques problèmes soulevés par les céphalées, Revue du Praticien, 18 : 645-656, 1968.19.\u201c2 « © = .ROSENBRATY, ?6.SAFFR, L.A.Cluster headache : « CLUSTER HEADACHE » ET THROMBOSE DE LA CAROTIDE INTERNE 123 Oxrs, M, ARAKI, S., et Ktrorwa, Y., Familial oceur- rence of migraine with a hemiplegic syndrome and cerebellar manifestations, Neurology (Minneap.), 17 : 813-817, 1967.PFARCE, J.M.S., et FosTrEr, J.B., An investigation of complicated migraine, Neurology, (Minneap.), 15 : 333, 1965.21.PERREAULT, Les céphalées vasomotrices rebelles, Les entretiens de Bichat, 186-188, 1966.2.ProvpriT, W.L., A common symptom in thrombosis of the internal carotid artery, Quart., 27 : 25, 1960.Cleveland Clin.3.PULLEN, F.W., Unilateral headache, J.Florida Med.Ass.55: 513-516, 1968.Rosen, J.A., Cyclic facial pain, Postyr.Med., 45 : 148-152, 1969.H.E., Familial hemiplegic migraine, Neurology (Minneap.), 10: 164, 1960.Case report of a variant type, Ohio State Med.J., 58 : 917, 1962.Scumipr, R.P., Editorial comment.Unilateral headache, J.Florida Med.Ass., 55: 516-517, 1968.SmisHIno, R.M., Headache, vomiting and hemiplegia, New Physician, 13 : 137-143, 1964. DIAZÉPAM (VALIUM) EN ANESTHÉSIE-RÉANIMATION André McCLISH, M.D., F.R.C.P.(C) * * Michel MALAPLATE, M.D: 1.HISTORIQUE: Le diazépam est un psycholeptique nouveau, de la famille de la benzodiazépine (figure 1), qui comprend en outre deux autres tranquillisants, le chlor- diazépoxide (Librium) et l\u2019oxazépam (Serax), et un hypnotique, le nitrazépam (Mogadon).Synthétisé par Sternbach et Reeder en 1961, étudié par Randall et ses collaborateurs sur les plans pharmacologique et clinique, il fut introduit en anesthésie par Vega (1962) comme agent de prémédication, par Campam (1964) comme adjuvant de l\u2019ataralgésie, par Huguenard (1964) comme complément de l\u2019anesthésie locale et régionale, par MeClish (1966 et 1968) (2 et 3) comme agent d\u2019induction d\u2019une anesthésie inhalatoire à l\u2019halothane et comme agent de tranquillité et d\u2019amnésie en salle de soins intensifs postopératoires.La voie intraveineuse a été utilisée pour la première fois par Farb en 1963.2.PROPRIÉTÉS PHYSICO-CHIMIQUES : Cliniquement et pharmacologiquement voisin du chlordiazépoxide, le diazépam se présente sous forme d\u2019un composé incolore, cristallin, insoluble dans l\u2019eau, au poids moléculaire de 284,74.Sa formule chimique est la suivante: 7-chloro-1, 3-dihydro- 1-méthyl-5-phényl-2H-1, 4-benzodiazépine 2-one.La solution injectable, surtout utilisée en anesthésie, est un liquide jaune citrin, visqueux, dont le pH est de 6,8 à 20° C.Elle est présentée en ampoules de 2 ml, de couleur ambre, dosées à 5 mg 1.Professeur agrégé au Département d\u2019anesthésie- réanimation, Faculté de médecine, université Laval.2.Responsable de la Section d\u2019anesthésie-réanimation et de circulation extracorporelle à l\u2019Institut de cardiologie de Québec.3.Résident, 3° année, dans le Service d\u2019anesthésie- réanimation de l\u2019Hôpital Laval.et Christiane ALSAC, M.D.3 Institut de Cardiologie, Hôpital Laval, Québec.par ml et comprenant 40 pour cent de propylène glycol, 10 pour cent d'alcool éthylique, 5 pour cent de benzoate de sodium et d\u2019acide benzoique comme tampons et 1,5 pour cent d\u2019aleool benzylique comme stabilisant.Mélangé à de l\u2019eau distillée, du soluté physiologique ou du soluté glucosé à 5 pour cent, le diazépam injectable forme un précipité ; ceci ne semble pas modifier les propriétés du produit, cependant le fabricant recommande de ne l\u2019associer ni aux diluants usuels, ni à d\u2019autres drogues.3.PHARMACODYNAMIE: a) Action sur le système nerveux : Le mode d\u2019action exact des benzodiazépines est mal connu, mais des études électrophysiologiques chez l\u2019animal ont suggéré une action dépressive sur: 1° Le système limbique (centre du comportement et des émotions), ce qui explique son action tranquillisante (sédation, hypnose, indifférence, anxiolyse, amnésie) ; 2° Les neurones intercalaires de la moelle épinière, expliquant ses effets spasmolytique et hypotonisant sur les muscles squelettiques.Chez l\u2019homme, le diazépam serait beaucoup plus gran NH\u2014CH, \u201c\u2014N\u2014¢C \u201ch\u2014N=C., CT re He! Et cl [à CsHs 0 CsHs 0 Diazepam (Valium) Chlordiazepoxide (Librium) 0 N J NH\u2014C \u2014C_ _ __,,7C\u20140H L \u20ac \u201cCH, ON > | CsH5 CsHs Oxazepam (Serax) Nitrazepam {Mogadon) Figure 1 \u2014 Formule chimique développée des dérivés de la benzodiazépine.ped fl 4 piss] prêt grate me A sartont ti Jp dies pre {ain is coude auton (he Tey sl Ji uotable tarde air tnétin bien eo 6 pt Ath th Ie dem del ig File Cacher fire ¢ ol Inf Jusqu' d La, li ase Leg by Dix; D ID; is Laval Médical Vol, 42 \u2014 Fév.1971 puissant que le chlordiazépoxide quant à ses propriétés anxiolytiques, myorelaxantes et anticonvul- sivantes.À doses suffisantes (20 à 30 mg), il possède une action hypnotique et amnésique remarquable, surtout manifeste lors de l\u2019utilisation par voie parentérale; il n\u2019exerce pas d'action indésirable sur la respiration et la cireulation.Potentialisateur des dépresseurs de système nerveux central, il est dépourvu de propriétés analgésiques et antiémétiques.Contrairement aux phénothiazines, il ne provoque pas de réaction extrapyramidale.Enfin, il n\u2019engendre pas de déséquilibre du système nerveux autonome.b) Action sur le système cardiovaseulaire : Chez l\u2019homme, la fonction cardiovaseulaire reste remarquablement stable avee le diazépam.Utilisé seul par voie parentérale, il n\u2019exerce aucun effet notable sur la tension artérielle, le pouls et l\u2019électrocardiogramme.I! aurait même certaines propriétés antiarythmiques.Il ne provoque pas de vasoconstriction périphérique, la peau restant chaude, sèche, bien colorée et les veines dilatées.c) Action sur le système respiratoire: Administré seul, le diazépam a peu ou pas de retentissement sur la fonction respiratoire, comme le démontre l\u2019analyse des gaz du sang.De plus, il ne bloque pas la réponse respiratoire au gaz carbonique.Cliniquement, une légère dépression respiratoire a parfois été notée chez des malades âgés, cachectiques ou porteurs d\u2019une affection respiratoire chronique (emphysème).Cette dépression est habituellement de courte durée, ne va jamais jusqu\u2019à l\u2019apnée et ne nécessite aucun traitement.d) La barrière placentaire: Le diazépam traverse rapidement la barrière placentaire.À la dose de 20 à 30 mg, il n\u2019a pas d'effet indésirable chez la mère ou l\u2019enfant.4.MODES D\u2019ADMINISTRATION ET DESTINÉE DANS L'ORGANISME : Le diazépam est bien absorbé au niveau du tube digestif.Après administration orale, son action apparaît en moins d\u2019une heure et se prolonge trois à quatre heures en moyenne.Il est détoxifié par le foie (déméthylation, hydroxylation, conjugaison) et ses produits de dégradation sont éliminés par le rein et l\u2019intestin.DIAZÉPAM (VALIUM) EN ANESTHÉSIE-RÉANIMATION 125 L\u2019oxazépam serait considéré comme un métabolite du diazépam.L'\u2019injection intraveineuse de diazépam s\u2019accompagne d\u2019une sensation de brûlure transitoire dont le malade ne garde habituellement aueun souvenir.Une thrombose veineuse non douloureuse et sans conséquence a parfois été observée; l\u2019utilisation d\u2019une veine de gros calibre permet de parer à cet incident, qui est attribuable, semble-t-il, aux propriétés physico-chimiques de la solution injectable.Par voie veineuse, le diazépam exerce son action en moins de trois minutes et l\u2019effet maximal dure vinet à trente minutes.5.TOLÉRANCE ET TOXICITÉ : La marge de sécurité du diazépam est très grande.À doses thérapeutiques, il a peu ou pas de retentissement sur la fonction hépatique.D\u2019après notre expérience clinique, il ne fut notée aucune aggravation de troubles hépatiques déjà existants.Rares sont les nausées et les vomissements.Aucun cas d\u2019ictère ne lui fut imputable.Le diazépam doit être administré avee prudence chez les femmes enceintes au cours du premier trimestre de la grossesse, chez les sujets porteurs d\u2019une atteinte hépatique ou rénale ainsi que chez ceux qui souffrent d\u2019une affeetion respiratoire chronique (emphysème).La somnolence et l\u2019ataraxie sont les effets secondaires les plus fréquemment observés après injection de diazépam.Parmi les contre-indications, 11 faut mentionner la myasthénie grave, le glaucome et 1\u2019hypersensibilité médicamenteuse.6.PRÉSENTATION : Le diazépam est présenté sous forme de comprimés dosés à 2, 5 et 10 mg on d\u2019ampoules de 2 ml contenant 10 me.UTILISATION DU DIAZÉPAM EN ANESTHÉSIE-RÉANIMATION Le diazépam par ses caractéristiques propres (tranquillisant, hypnotique, amnésique, hypotoni- sant musculaire, anticonvulsivant) s\u2019est vite imposé comme une drogue utile et précieuse en anesthésie- réanimation, Il a le grand avantage d\u2019exercer son 126 action sur le système nerveux, sans causer de dépression cardiorespiratoire, de déséquilibre neuro- végétatif et de perturbation des fonctions hépatique et rénale ; ceci en fait une drogue de premier choix chez les mauvais risques opératoires.1.ANESTIIESIE GENERALE ET DIAZÉPAM : Remarqué pour ses propriétés tranquillisantes, hypnotiques et amuésiques, le diazépam a été sue- cessivement utilisé en anesthésie comme agent, de prémédication, d\u2019induction et de déconnexion psychique en salle de soins intensifs postopératoires.a) Prémédication (figure 2): Chez le sujet non souffrant, la prémédication a surtout pour but de calmer l\u2019angoisse et de favoriser l\u2019induction douce d\u2019une anesthésie inhalatoire, sans dépression des fonctions vitales ni perturbation de la réflexivité neurovégétative.Les effets anxiolytique et amnésique du diazépam en font un agent de prémédication de premier ordre.Il est prescrit de préférence seul, à la dose de 0,4 à 0,5 mg/kg administrée par voie orale la veille et par voie intramuseulaire le matin de l\u2019intervention, une heure avant l\u2019induction.L'association à un vagolytique est superflue.Cette posologie devra être réduite chez le sujet âgé, cachectique, choqué ou emphysémateux.Le malade, ainsi préparé, arrive en salle d\u2019opé- \u2018ation rarement somnolent, mais calme, détendu, confiant et amnésique.Il admet avoir passé une nuit de sommeil réparateur et dépourvu de cauchemars.Figure 2 \u2014 Caricature illustrant - l\u2019action du diazépam comme agent de prémédication.André McCLISH, Michel MALAPLATE et Christiane ALSAC Luval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 ES ge L J = > ¢ ir , > Tr ig » = T4 ( | =~] + [- \u2014] a é qd e Figure 3 \u2014 Caricature illustrant l\u2019action du diazépam comme agent d\u2019induction.L\u2019induction au masque chez l\u2019enfant n\u2019engendre pas de réaction hostile.b) Induction (figure 3) : Le diazépam obéit au concept moderne d\u2019un agent d\u2019induction qui, par définition, doit abolir rapidement la conscience et permettre ainsi le passage sans heurt à une anesthésie par voie inhalatoire.Administré en une seule injection par voie intraveineuse à la dose de 0,3 à 0,5 mg/kg, il produit un sommeil rapide, calme et léger, sans déclencher de phénomènes réflexes indésirables (toux, spasme laryngé, hoquet, etc.) ni provoquer d\u2019hypotension artérielle, de troubles du rythme, de dépression respiratoire évidente ou de stimulation vagale.L\u2019abo- Hition de la conscience survient généralement eu moins de trois minutes.Même si le malade reste capable de réagir à un stimulus douloureux, il n\u2019en garde aucun souvenir.Le diazépam étant dénué d'actions analgésique et curarisante, l\u2019induetion avec cette drogue doit être complétée par l\u2019adjonction d\u2019anesthésique, d'analgésique et de myorésolutif.Malgré ses qualités hypotonisantes et anticonvul- sivantes, le diazépam n\u2019a pas d\u2019action au niveau de la plaque myoneurale : il à été démontré en clinique qu'il ne potentialisait pas les myorésolutifs.D'autre part, employé seul, il ne permet pas de pratiquer une intubation endotrachéale sans danger, parce qu\u2019il ne relâche pas suffisamment les muscles du cou et du maxillaire inférieur et qu\u2019il n\u2019abolit pas la réflexivité du pharynx, du larynx et de la trachée.1 tendaix wis f GF Lan pit Lr mug Da ment à HEL brits aia fe.Jos aif | Die med sens bronchi qe da led néliet Lei Dent p ist 3 Quatre dhl Nit Wipe Ley Fie 1 Comme ; lea] A 18am s>1lre cu abolr le pas ini.«IT rail ler piste TS Jan ve ih jeni 4 je rer a hese le fit hedge: ath el i ou dk sally «de pri ; gang, pus g'atalit | Sl Ih Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 ¢) Déconnexion psychique postopératoure en salle de soins intensifs (figure 4): En salle de soins intensifs, les grands opérés ont tendance à faire des réactions émotionnelles, parce qu\u2019ils font preuve de tension nerveuse et d\u2019anxiété.C\u2019est ainsi qu\u2019interprétées à travers leur prisme d'angoisse, les différentes mesures mises en œuvre pour les traiter sont considérées comme des indices d'aggravation de leur état clinique et même de mort imminente.D'autres facteurs générateurs d'angoisse concourent aussi à leur déclenchement: l\u2019atmosphère stressante de la salle de soins intensifs (appareils, bruits variés, attitude et réflexions du personnel, agitation lors d\u2019une réanimation cardio-respiratoire, ete.), le manque de sommeil engendré par les douleurs de l'intervention et les exigences des soins et enfin l\u2019emploi, lorsque indiqué, de la ventilation mécanique par intubation prolongée ou trachéotomie (difficultés à communiquer avec l'entourage, sensation de suffocation lors des aspirations trachéo- bronehiques, possibilité d\u2019une défectuosité mécanique du respirateur, ete.).Le diazépam, utilisé alors en supplément de la médication analgésique habituelle, est un agent de tranquillité, d\u2019indifférence et d\u2019amnésie extrêmement précieux en salle de soins intensifs.Administré à la dose de 2,5 à 5D mg par voie intraveineuse, quatre à six fois par jour, il a des avantages indiscutables.Sous diazépam, l\u2019opéré légèrement somnolent se montre calme, détendu, coopérant et indifférent à l'entourage.Les soins et les traitements peuvent Mo 5 Ç N ©, ® + of = + Figure 4 \u2014 Caricature illustrant l\u2019action du diazépam çomme agent de déconnexion psychique et d\u2019amnésie en salle de soins intemsifs.DIAZÉPAM (VALIUM) EN ANESTHÉSIE-RÉANIMATION être exécutés sans retard et saus difficulté.L'intubation prolongée avee ventilation mécanique, en plus du fait qu\u2019elle est remarquablement bien tolérée pendant 48 à 72 heures, devient une entreprise simple.L\u2019insomnie ne pose plus aucun problème.Le diazépam permet également de prévenir les réactions émotionnelles susceptibles de compromettre le succès de l\u2019intervention.En améliorant le comportement psychique de l\u2019opéré, il favorise les relations malade-infirmières et malade-médecins.Par suréroît, le diazépam intraveineux rend l\u2019opéré amnésique, si bien qu\u2019il ne se souvient que rarement de son séjour en salle de soins intensifs, ce qui l\u2019empêche de décrire cette dernière aux futurs opérés comme une chambre de torture.Chez le malade en respiration spontanée, le diazé- pam administré daus l'intervalle des calmants ne provoque pas de dépression respiratoire.2.ANESTHÉSIE LOCO-REGIONALE ET DIAZÉPAM : Les sujets qui doivent subir une anesthésie locale ou régionale pour extraction dentaire, accouchement, examen endoscopique, investigation cardio- rasculaire, intervention chirurgicale, ete, font généralement preuve d\u2019anxiété et de tension nerveuse, ce qui les rend non coopérants.Le diazépam rend ici de précieux services comme agent de prémédication ou comme complément de l\u2019anesthésie locale ou régionale.En calmant l\u2019anxiété de ces sujets, il les rend dociles et coopérants.En leur procurant de l\u2019amnésie, il leur fait oublier l\u2019aspeet désagréable du traitement ou de l'examen qu'ils viennent de subir.3.RÉANIMATION ET DIAZÉPAM : Par son action hypotonisante et anticonvulsi- vante le diazépam joue le rôle d\u2019adjuvant dans le traitement de certains états spasmodiques ou convulsifs.Il arrivera à l\u2019anesthésiste-réanimateur de l\u2019utiliser parfois, dans le traitement du tétanos pour calmer l'angoisse du malade soumis à une ventilation mécanique, dans les convulsions de l\u2019éclampsie ou dans l\u2019agitation alcoolique.RÉSUMÉ Le diazépam est un tranquillisant nouveau, dérivé de la benzodiazépine.Il possède des propriétés i} ih it A iH ot de Ta .M tranquillisantes, hypnotiques, amnésiques, Lypoto- nisantes et anticonvulsivantes.Il exerce ses effets sur le système nerveux, sans déprimer les fonctions vitales ni déséquilibrer le système nerveux autonome, De là sont tirées ses multiples indications : d'une part, en anesthésie-réanimation, comme agent de prémédication, d\u2019induction et de déconnexion psychique postopératoire et comme complément de l\u2019anesthésie locale et régionale, et d\u2019autre part, comme drogue d\u2019appoint dans le traitement du tétanos, des états spasmodiques et convulsifs.Le diazépam oceupe done une place de pre- André McCLISH, Michel MALAPLATE et Christiane ALSAC Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 mier choix dans l'arsenal médicamenteux de l\u2019anes- thésiste-réanimateur.BIBLIOGRAPHIE 1.Kwicur, P.F., et Brreess, C.G., Diazepam in andes- thesia, Bristol, John Wright & Sons Ltd., 1968.2.McCrisH, A., Diazepam as an intravenous induction agent for general anaesthesia, Canad.Anaesth.Soc.J., 13 : 561, 1966.J.McCLISH, A., ANDREW, D., et TErrgavrr, L., Intravenous diazepam for psychiatric reactions following open-heart surgery, Canced.Anaesth.Soc.J., 15: 63-79, 1968.LEH Jel rene ral {ite ve lees Jeti Lint ape pls ap 3} étlet En vhs avaient (eme #3 ! iy Hi Les Digi} NG fh they I, Ut Yigg en leat Patte ~~ yy > iti He le Lis ol My lig, induct Linogty.Line 08 follow.J L\u2019HÉMORRAGIE DE LA POSTMÉNOPAUSE : ÉTUDE DE 213 CAS I.INTRODUCTION L\u2019étude de 1I\u2019hémorragie de la postménopause présente un intérêt particulier puisque la première cause à éliminer est le cancer de l\u2019endomètre.Cette étude a été faite sur 213 cas d\u2019hémorragie de la postménopause pris dans les archives médicales de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, durant une période de cing ans (1963-1967).On considère comme hémorragie de la postmé- nopause toute hémorragie qui apparaît un an et plus après la ménopause (derniére menstruation) (2).D'autre part, on a éliminé tous les cas qui étaient référés pour traitement en radiothérapie.En plus, on a éliminé les dossiers des malades qui avalent été castrées chirurgicalement ou radiologi- quement, Après l\u2019emploi de ces critères, on a gardé 213 cas d\u2019hémorragie de la postménopause.L\u2019âge moyen de lu ménopause : L'âge moyen des malades au moment de leur hospitalisation était de 60,9 ans variant entre 45 et 86 ans.On a trouvé que l\u2019âge moyen de la ménopause chez ces 213 femmes était de 49,6 ans, de 38 à 59 ans, tandis que l\u2019âge de la ménopause chez les TABLEAU 1 Le diagnostic histopathologique des 28 cas où on avait employé des œstrogènes NOMBRE DE CAS POURCENTAGE Adénocarcinome 2 7,0 Hyperplasie de l'endomètre .11 38,9 Aucune lésion démontrée 15 53,9 TOTAL cei, 28 99,8 Maurice CAQUETTE et Youssef AINMELK, Hétel-Dieu de Québec.patientes qui avaient un cancer du corps utérin était de 49,5 ans.Selon Kottmeier (1) l\u2019âge moyen de la ménopause chez l\u2019ensemble des Suédoises est de 48,7 ans et l\u2019âge moyen de la ménopause chez les femmes ayant fait un cancer du corps utérin est de 51,6 ans, D\u2019après Kottmeier et d\u2019autres auteurs, il semble done que la ménopause ait tendance à être plus tardive chez les femmes qui font un cancer du corps de l\u2019utérus que chez l\u2019ensemble de la population féminine, mais dans notre travail nous n\u2019avons pu confirmer cette observation.L\u2019intervalle entre la ménopause et l\u2019hémorragie de la postménopause : Tel que mentionné au début, nous avons retenu comme hémorragie de la postménopause toute hémorragie survenant un an et plus après la ménopause et on a pris comme date d\u2019apparition, le premier saignement aprés la ménopause.Cet intervalle est en moyenne de 10 ans et 8 mois, et varie entre 13 mois et 37 ans.II.RELATION ENTRE L HORMONOTHERAPIE ET L\u2019HÉMORRAGIE Le problème de l\u2019effet cancérigène des œstro- gènes a été discuté par plusieurs auteurs, dont Novak (4).De plus, on sait qu\u2019il peut y avoir des pertes sanguines après le retrait des œstrogènes.Nous avons cherché s\u2019il y avait un effet de l\u2019hormonothérapie sur l\u2019hémorragie ou sur le cancer du corps utérin, Sur les 2183 cas étudiés, les æœstro- gènes avaient été employés dans 28 cas seulement et dans les 185 autres cas, il n\u2019était pas mentionné au dossier si les malades avaient reçu des œstro- gènes ou non.Pour ces 28 cas, où on avait employé des œstro- gènes, le diagnostic histopathologique final est indiqué au tableau I. 130 Des œstrogènes avaient été employés dans deux cas d\u2019adénocarcinome seulement, c\u2019est-à-dire dans cinq pour cent de tous les cas du cancer du corps utérin (40 cas), ce qui ne permet pas d'établir une relation entre les œstrogènes et l\u2019adénocarcinome ou le cancer du corps utérin.II].TES MOYENS DE DIAGNOSTIC ET LE DIAGNOSTIC PATHOLOGIQUE FINAL Les moyens de diagnostie dans cette étude comprenaient l\u2019histoire clinique, l\u2019examen physique et evuécologique, la cytologie, le curetage, les biopsies ; dans quelques cas l\u2019hystérectomie a été faite d'emblée, mais après une cytologie négative ou dans les cas de prolapsus utérin (tableau II).L\u2019examen eytologique (Papanicolaou) a été fait dans 192 cas, c\u2019est-à-dire dans 90,1 pour cent des cas, et dans les 21 cas qui restent le curetage ou la biopsie du col a été employé comme moyen de diagnostic.Le curetage a été employé dans 168 cas, c\u2019est-à-dire dans 78,8 pour cent des cas; cette intervention devrait être pratiquée dans tous les cas, même si la eytologie est négative (2).Le diagnostic final était basé sur le résultat de l'examen histopathologique (tableau III).Il y a neuf cas de lésions ovariennes qui ne sont pas comprises dans ce tableau, parce qu\u2019elles étaient mentionnées comme lésions secondaires, accompagnant une lésion utérine ou cervicale.On trouve que 29,9 pour cent des cas d\u2019hémorragie de la postménopause étaient dus à des causes malignes (corps et col utérin et vagin).E.Novak (3), mentionne dans un travail fait à l'hôpital John Hopkins entre les années 1936 et 1944, que sur 514 patientes 53 pour cent de tous les cas d\u2019hémorragie de la postménopause étaient dus à des causes malignes.Il compare ces données avec un travail semblable dans le même hôpital entre les années 1946 et 1952; sur 574 cas, seulement 16 pour cent de tous les cas étaient dus à des causes TaBerLav II Les moyens de diagnostic dans cette étude Curetage Biopsie du col Curetage et biopsie du col 11 13 Polypectomie du col 111 \u2026 8 Curetage et polypectomie du col 8 Conisation du col ~~ 1 Hystérectomie abdominale 22 - 20 Hystérectomie vaginale 10 5 Maurice CAOUETTE et Youssef AINMELK Luval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 malignes.Novak attribue cette diminution à la publicité contre le cancer qui incite la femme à consulter son gynécologue tout de suite pour une hémorragie quelconque.Dans notre étude, les cas de malignité sont plus élevés que dans l\u2019étude mentionnée par Novak.IV.LES LÉSIONS DU COL UTÉRIN 1.Fréquence: Les lésions cervicales formaient 25,8 pour cent de tous les cas, dont 15 pour cent des lésions bénignes (32 cas) (tableau IV) et 10,8 pour cent des lésions malignes (23 cas) (tableau V).La lésion cervicale bénigne la plus fréquente est le polype du col, tandis que la lésion maligne est l\u2019épithélioma du col de stade III et IV (stade eli- nique).On note qu\u2019un cas d\u2019épithélioma an situ était accompagné d\u2019adénocarcinome de l\u2019endomètre et des ovaires.TABLEAU III Le diagnostic histopathologique chez 213 malades avec hémorragie de la postménopause Nomse POURCENTAGE DE CAS Aucune lésion démontrée 59 27,7 Corps (lésion bénigne) \u2026 57 26,7 Corps (lésion maligne) \u2026 40 18,7 Col (lésion bénigne) \u2026\u2026 32 15,0 Col (lésion maligne) \u2026\u2026 23 10,8 Vagin (lésion maligne) \u2026 1 0,46 Vulve (lésion bénigne) ulcération .1 0,46 TOTAL Lier eceere ner 213 99,82 TABLEAU IV Les lésions cervicales dénignes LESIONS NOMBRE DE CAS Polype du col 26 Cervicite chronique 3 Ulcération cervicale 120 3 TOTAL era ere a eee 32 nil « pri wd oo fgitiélio épi fhe DE Épihélio Adénocar 3 dal i, Poe Von SU VI Me: p IT.| ca tent fi ds es I a! si El Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 TaBLEAU V Les lésions cervicales malignes LÉSIONS NOMBRE DE CAS Épithélioma situ Épithélioma de stade I Épithélioma de stade II Épithélioma de stade III Épithélioma de stade IV \u2026.Adénocarcinome de l\u2019endocol os Wa bed mY OT TOTAL 23 2.Relation entre le diagnostic cytologique et le cancer du col: Pour la cytologie, nous avons utilisé la classification suivante : N 1: Aucune altération morphologique cellulaire.N II: Altérations cellulaires de type inflammatoire, associées habituellement à des infections, des inflammations, des érosions, des trichomonas, etc.Altérations cellulaires bénignes, mais plus avancées que celles de classe II; hyperplasies, hyperactivités basales, dysplasies, métaplasies, dyskarioses, etc.Les mêmes altérations que N IIT, mais sans qu\u2019on puisse affirmer leur bénignité.Altérations cellulaires encore plus profondes qui ne sont cependant pas encore suffisantes pour affirmer la présence d\u2019un cancer.: Altérations cellulaires de type malin, indice par exemple, d\u2019un cancer intraépithélial ou d\u2019un cancer associé à la nécrose, : Diagnostic de certitude de cancer envahissant.NII: SIT: S IV: L'examen cytologique a été fait dans 21 cas sur 23 de cancer du col, mais les deux cas où la feuille de cytologie ne figurait pas au dossier, il y avait eu une biopsie du col avec un diagnostic clinique de cancer du col stade II et IIT.La eytologie était positive dans un grand pourcentage des cas (tableau VI).Il faut mentionner que dans le cas où la cytologie était NII, on a trouvé cliniquement un cancer du col, stade II, confirmé par l\u2019histopathologie comme cancer envahissant.En plus, dans les deux cas ou la cytologie était N III, il y avait un cancer du col, stade clinique IIl et stade I.Dans trois cas sur 21, la eytologie était done L\u2019HÉMORRAGIE DE LA POSTMÉNOPAUSE : ÉTUDE DE 213 CAS 131 négative, tandis que l\u2019histopathologie confirmait la clinique et la présence d\u2019envahissement, ce qui donne un faux résultat négatif de la cytologie dans 14 3 pour cent des cas.V.LES LESIONS DU CORPS UTÉRIN ET DE L\u2019ENDOMÈTRE Le nombre des lésions utérines était de 97 dont 57 cas bénins (26,7 pour cent) et 40 cas malins (18,7 pour cent), pour un total de 45,4 pour cent de tous les cas d\u2019hémorragie.Lies lésions bénignes comprennent l'hyperplasie de l\u2019endomètre, les polypes de l\u2019endomètre et d\u2019autres lésions (tableau VII).Les lésions malignes comprennent le cancer du corps utérin ou de l\u2019endomètre.Puisque ce dernier est la première lésion qu\u2019on doit chercher et éliminer dans toute hémorragie de la postménopause, on a tenté d\u2019étudier ce cancer en relation avec: le diagnostie histopathologique, la parité, la cytologie, la triade: obésité, hypertension artérielle, diabète, ho = + © TABLEAU VI Le diuynostic cytologique dans le cas de cancer du col DIAGNOSTIC CYTOLOGIQUE NOMBRE DE CAS WO WYN ToTAL 23 Tanreau VII Les lésions bénignes du corps utérin et de l'endomètre LÉSIONS NOMBRE DE CAS Hyperplasie de l\u2019endomètre .\u2026.\u2026\u2026.\u2026 34 Polype de l\u2019endomètre 14 Léiomyome oc 5 Adénomyose oe 4 TOTAL TEE 57 teres, fifteen il Sheng rt ei irs ii.Hi ze 2% 132 5.les autres lésions utérines (fibrome, hyperplasie, polype).1.Le diagnostic final: Le diagnostic final a été établi d\u2019après le rapport histopathologique: sur les 40 cas, il y avait 32 cas d\u2019adénocarcinome de 1\u2019endométre, c\u2019est-a- dire 80 pour cent de tous les cas du cancer du corps utérin, tandis que les huit autres cas, c\u2019est-à-dire 20 pour cent, étaient de diagnostic différent, dont un cas de cancer métastatique d\u2019origine digestive (tableau VIII).2.La relation entre le cancer du corps utérin et la matermité: Parmi les 40 cas du cancer du corps utérin et de l\u2019endomètre, il y avait 24 femmes qui avaient eu des enfants et 16 qui n\u2019en avaient pas eu (3 religieuses, 9 célibataires et 4 femmes mariées) ; 40 pour cent n\u2019avaient done eu aucune grossesse et 60 pour cent avaient eu une ou plusieurs grossesses (de 1 a 19).Corscaden (2) rapporte un taux de 38,2 pour cent pour les nulligestes, ce qui concorde avec notre étude.De tout cela, il semble donc que le cancer du corps utérin est fréquent chez les nulligestes.En étudiant les dossiers des multipares qui avaient un cancer du corps utérin, on a constaté que la plupart de ces femmes avaient plus de cinq maternités, ce qui nous permet de dire que le cancer du corps utérin est plus fréquent chez les grandes multipares que chez les femmes qui ont eu quatre maternités ou moins.TaBLEaUu VIII Le diagnostic histopathologique dans les 40 cas du cancer du corps utérin et de l\u2019endomètre Maurice CAOUETTE et Youssef AINMELK Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 3.L\u2019examen cytologique ct le cancer du corps utérin: Dans les 40 cas de cancer du corps utérin, l\u2019examen cytologique avait été fait dans 34 cas.De ceux-ci, il y avait 11 cas où la eytologie était négative, soit 32,3 pour cent des cas où l\u2019examen cytologique a été fait (tableau IX).Dans les 11 cas négatifs, il y avait 10 résultats NII dont 8 cas pour lesquels le diagnostie histo- pathologique était celui d\u2019adénocarcinome de 1\u2019endomètre, un cas d\u2019épithélioma in situ de l\u2019endomètre et un cas de métastase d\u2019origine digestive.Dans le onzième cas où la cytologie était N ITI, le diagnostic était celui d\u2019adénocarcinome de l\u2019endo- metre.Si on compare les faux résultats négatifs de lu eytologie dans le canéer du corps utérin, 32,3 pour vent des examens, avec les faux résultats négatifs du cancer du col, 14,3 pour cent des examens, on peut dire que la cytologie vaginale ne peut pas être employée comme moyen de dépistage du cancer du corps utérin, au contraire du cancer du col où la eytologie est le premier moyen qu\u2019on utilise pour le dépistage.À cause de ces faux résultats négatifs dans un tiers des cas, on peut dire qu\u2019on doit toujours faire un curetage biopsique qui donne un résultat positif dans la presque totalité des cas, même si la eytologie est négative.4.Le cancer du corps utérin et la triade: obésité, hypertension artérielle et diabète: Certains auteurs mentionnent que les femmes qui ont un cancer du corps utérin ou de l\u2019endomètre sont en général obèses, se plaignant d\u2019hypertension artérielle et parfois de diabète sucré (2).LESIONS Nomi POURCENTAGE TauLEau IX Le diagnostic cytologique dans les 40 cas de cancer Adénocarcinome de l\u2019en- du corps utérin domètre 200 32 80 Autres 0 8 20 DIAGNOSTIC CYTOLOGIQUE NOMBRE DE CAS Épithéliosarcome .\u2026 1 Carcinosarcome \u2026\u2026 2 10 Léiomyosarcome \u2026\u2026 1 1 Adénocanthome [EST 1 1 KEpithélioma in situ 7 de l\u2019endomètre .2 4 Métastase utérine .\u2026 1 11 (d\u2019origine digestive) 6 TOTAL LL 40 100 TOTAL eee rire eee 40 far fod het pt gd pr Su frour Tape Ft Pa Bu à tance ds yi ten is.nôtre vent tros Sn si ly (n fi fly ery fo Misi lg LL fl bh fe lig lg, his liste Ail 3 pour bully I, set por di als ils lt iF Si i Nh vl Laval Médical Vol.42 \u2014- Fév.1971 On a utilisé comme critère qu\u2019une femme est obèse si elle pèse 150 livres et plus et qu\u2019elle fait de l\u2019hypertension artérielle si la pression maxima est de 150 mm Hg et plus et la pression minima dépasse 90 mm He.Sur les 40 cas du cancer du corps utérin, on a trouvé 23 cas d\u2019obésité, soit 57,5 pour cent.Garnet rapporte que plus que la moitié des malades souffrant de cancer du corps utérin sont obèses.Pour l\u2019hypertension artérielle, elle était trouvée dans 31 cas, soit 77,5 pour cent des cas.Quant au diabète sucré, il était trouvé dans 13 cas soit 32,5 pour cent; le diagnostic avait été posé soit par les signes cliniques soit par un test d\u2019hyperglycémie provoquée.Dans ces 13 cas de diabète, les malades étaient en même temps obèses et souffraient d\u2019hypertension artérielle.La triade était donc présente dans 32,5 pour cent des cas soit le tiers des malades.5.Le cancer du corps utérin et les autres lésions utérines: En se basant sur le rapport histopathologique, on a étudié les lésions qui peuvent accompagner le cancer du corps utérin.Le léiomyome était présent dans 13 cas, soit 32,5 pour cent des cas.L\u2019adéno- myose était présente dans deux cas soit cinq pour cent des cas.Le polype endocervical était présent dans la même proportion.L\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre a été trouvée dans un seul cas, soit 2,5 pour cent des cas.Le polype de l\u2019endomètre n\u2019a été trouvé dans aucun cas.VI, L\u2019HYPERPLASIE DE L\u2019ENDOMÈTRE Sur 213 cas étudiés, on a relevé 34 cas d\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre selon le rapport histopatho- logique, soit dans 15,9 pour cent de tous les cas.On a considéré l\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre comme une lésion utérine bénigne en elle-même ; elle représente 56,1 pour cent de toutes les lésions utérines bénignes (tableau VIT).On à étudié les relations possibles entre l\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre, l\u2019hormonothérapie, la cytologie vaginale et la valeur œstrogénique.1.L\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre et l\u2019hormonothérapie : On dit que l\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre peut être due à une action continue des œstrogènes sur l\u2019endomètre.Ces œstrogènes peuvent être exogènes ou endogènes.L\u2019HÉMORRAGIE DE LA POSTMÉNOPAUSE : ÉTUDE DE 213 CAS 133 Chez les 34 cas d\u2019hyperplasie, des œstrogènes avaient été employés dans 11 cas, soit dans 323 pour cent des cas d\u2019hyperplasie, ce qui nous laisse, comme d\u2019autres, avec l\u2019impression que les œstro- gènes peuvent être en cause dans l\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre.2.L\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre, la cytologic et la valeur æstrogénique : Parmi les 34 cas d\u2019hyperplasie, l\u2019examen evtolo- gique avait été fait seulement dans 25 cas.On a trouvé cing cas ou la cytologie était NI et 19 cas la cytologie était NII; dans un seul cas la eytologie était SIV (tableau X).Ainsi la cytologie était négative dans 24 cas sur 25, soit dans 96 pour cent des cas.En même temps, nique faite dans 15 on a étudié la valeur œstrogé- cas seulement.Notre laboratoire de eytologie considère une valeur œstrogénique normale dans la postménopause entre 0 et 60.On à trouvé un état d\u2019hypercestrogénisme dans 13 cas et deux cas de valeur œstrogénique normale.L'hyperœstrogénisme varie entre 65 et 90, tandis que les deux cas normaux étaient 44 et 55.On peut dire de nouveau qu\u2019il y a vraiment une relation entre les œstrogènes endogènes ou exogènes et l\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre.VII.LES LÉSIONS OVARIENNES ASSOCIÉES Parmi les 213 cas étudiés, 11 y avait neuf cas de maladies ovariennes qui étaient secondaires ou associées à la lésion causale de l\u2019hémorragie de la postménopause (tableau XI).Ces kystes étaient associés à l\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre, au létomyome, à l\u2019adénomyose, à l\u2019adénocarcinome de l\u2019endomètre et au polvpe de l\u2019en- docol.TABLEAU X Le diagnostic cytologique dans les cus d'hyperplasie de l\u2019endomètre DIAGNOSTIC CYTOLOGIQUE NOMBRE DE CAS 5 N II 19 S IV \u2026 \u2026 1 Examen non pratiqué .9 34 134 Maurice CAOUETTE et Youssef AINMELK TABLEAU XI Lésions ovariennes associées aux hémorragies de la postménopause LÉSIONS NOMBRE DE CAS Kyste mucineux .1 Kyste foiliculaire .1 Kyste 2 Kyste 2 Kyste 3 TOTAL 9 RESUME Une étude de 1\u2019hémorragie de la postménopause a été faite sur 213 cas en considérant que cette hémorragie a eu lieu au moins un an après l\u2019arrêt total des menstruations.Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 Les auteurs étudient la relation entre l\u2019hormonothérapie d\u2019une part et d\u2019autre part l\u2019hémorragie, l\u2019adénocareinome et l\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre.On évalue l\u2019utilité de la cytologie vaginale dans le cancer du col, du corps utérin et de l\u2019endomètre.Les auteurs constatent que le curetage biopsique est le meilleur moyen de diagnostic; il doit être employé dans tous les cas d\u2019hémorragie apres la ménopanse.BIBLIOGRAPHIE {.Caovrrre, M., Cancer de l\u2019endomètre ou du corps utérin, Laval Méd., 35 : 633-646, 1964.CORSCADEN, J.A., Gynecologic cancer, 3° éd., Williams & Wilkins, 1962.Novak, E., Postmenopausal bleeding, Clin.Obstet.Gynec.7 : 464, 1964.4.Novak, E.R., et Woonrtrr, J.D., Gynecologic and obstetric pathology, 6° éd., Saunders, Philadelphie, 1967.& Tv MAL HUMA J, ti al fal | bly ame si protèe phsriqu diline ls chy sits help chant I; Hi ths anf Dia {ny Jel sq SH ti finde: tilly lint [ide Uta tela, stb de I, fey tiny i là di li J hi, 1 la il Lay, fn ~~ 1 fy ug Hy # Pry Vie His le Wigs, Fé Ii) lly Lorrage lini, il I iy, ie lit ips iis; RUT Filiams tet, pie 1 fadelphie.| ANALYSES SPECTRALE ET ELECTROPHORETIQUE DES HEMOGLOBINES HUMAINES NORMALES ET PATHOLOGIQUES : REVUE SOMMAIRE L'hémoglobine (Hb) est ce pigment respiratoire auquel le globule rouge doit sa coloration.La molécule, qui constitue 98 pour cent des protéines solubles de l\u2019hématie, doit son avidité pour l\u2019oxygène à une structure bien particulière, qui réunit une protéine incolore, la globine et un groupement porphyrique coloré contenant du fer, l\u2019hème.L\u2019hémoglobine est done une protéine conjuguée du groupe des chromoprotéines.De par sa nature même, la synthèse de cette hétéroprotéine est sous contrôle génétique et il peut arriver que des mutations touchant la globine entraînent des anomalies héréditaires qui peuvent rester latentes ou donner lieu à des anémies hémolytiques plus ou moins graves.D'autre part, peuvent survenir des conditions d\u2019intoxication au cours desquelles la chromoprotéine perd sa propriété vitale de transporteur d\u2019oxygène sans toutefois subir de modification structurale profonde ; l\u2019exemple classique d\u2019une telle mtoxication est l\u2019empoisonnement au monoxyde de carbone avec formation de carboxyhémoglobine.L'identification de ces hémoglobines modifiées, mutantes ou non, présente done un intérêt clinique certain.Comme les hémoglobines mutantes peuvent subir des modifications dans leurs propriétés migratrices, nous les avons étudiées par une méthode électrophorétique.Et puisque, d\u2019autre part, l\u2019apparition de pigments anormanx d\u2019intoxication donne lieu à des modifications spectrales, nous avons utilisé les méthodes speetrophotométriques pour les identifier.À.RAPPEL BIOCHIMIQUE 1.La structure de l\u2019hémoglobine: La molécule d\u2019hémoglobine est constituée de quatre parties comprenant chacune une chaîne poly- * Étudiant en médecine et stagiaire au laboratoire de biochimie, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi.** Professeur agrégé et chef du laboratoire de biochimie, Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi.2) Luc BELANGER * et Maurice BELANGER ** peptidique et une molécule d'hème.L\u2019hème est formé d\u2019un groupement tétrapyrrolique, la proto- lent (figure 1).Cet atome de fer est lié aux quatre atomes d\u2019azote pyrrolique de la protoporphyrine et à un groupement azoté de l\u2019histidine, maillon de la chaîne polypeptidique de la globine; en outre, par sa sixième valence de coordinence, le fer est relié à un autre résidu histidine par l'intermédiaire soit d\u2019une molécule d\u2019oxygéne dans l'oxyhémoglobine, soit d\u2019une molécule d\u2019eau, dans l\u2019hémoglobine réduite.La substitution, par les chaînes carbonées, des huit atomes d'hydrogène situés aux angles des quatre noyaux pyrroles qui, unis par des ponts méthéni- ques, constitue le groupement porphine, donne naissance aux porphyrines.La porphyrine de !\u2019hème, la protoporphyrine 9, type III, est le tétramé- thyl 1, 3, 5, 8 divinyl 2, 4 dipropanoïque 6, 7 por- phine (figure 1).Les quatre chaînes polypeptidiques de la molécule d\u2019hémoglobine sont réunies entre elles par des ponts CH9 chaîne CH3 CH vinyle [2 DV , H CH, 8 4 \u2014 ¢ 3 pdt 1/0 TE N= chien COOH- CH; CH, \" (vinyl3) (propanoique) |l\u2014 \u2014 6 5 CS Cy (propanoique) CH, COOH Figure 1 \u2014 Structure de l\u2019hème : une protoporphyrine 9 type HI, avec un atome de fer.aaa = ares 136 ioniques et d\u2019hydrogène et constituent la globine, partie protéique de l\u2019hémoglobine ; l\u2019absence de pont bisulfite dans la molécule facilite sa dénaturation.Ces quatre chaînes sont semblables deux à deux: l\u2019hémoglobine A, (figure 2) par exemple est constituée de deux chaînes «x et de deux chaînes B (œsBs) ; l\u2019hémoglobine As, de deux chaînes & et de deux chaînes & (282).Il existerait jusqu\u2019à cinq types de chaîne polypeptidique (œ, B, à, y, \u20ac), toutes différentes l\u2019une de l\u2019autre par la séquence de leurs acides aminés.La stabilité de la molécule d\u2019hémoglobine semble reposer sur l\u2019interrelation entre les chaînes œ et les autres types de chaînes; en effet, des tétramères du même polypeptide, 84 (Hb-H) ou y, (Hb-Bart\u2019s), se comportent comme des molécules très instables et facilement oxydables.D'autre part, le remplacement d\u2019un seul acide aminé sur une chaîne polypep- tidique conduit à la formation d\u2019une hémoglobine anormale mutante et peut être responsable d\u2019une anémie hémolytique grave.La spécificité d\u2019une hémoglobine tient uniquement à des différences dans les chaînes de la globine, l\u2019hème étant toujours identique.La molécule d\u2019hémoglobine comporte donc quatre chaînes polypeptidiques et en surface quatre molécules d\u2019hème, chacune formée d\u2019un groupement porphyrique auquel s\u2019unit un atome de fer, chaque atome de fer pouvant accaparer une molécule d\u2019oxygène (figure 2).L\u2019hémoglobine adulte À comporte deux chaînes œ et deux chaînes 8 qui comprennent respectivement 141 et 146 acides aminés, ce qui donne à la protéine, en incluant les quatre groupes prosthétiques d\u2019hème, un poids moléculaire d\u2019environ 64 458.chaîne 3 noyau) imidszole de l'histidine N (HEME) N NH NA Fe=-0 ~ NH (146 os) GLOBINE ; Zz x = histidine N\\ chaîne chaîne (141 a.6.) (HEME) Figure 2 \u2014 Structure de l\u2019hémoglobine A.Luc BÉLANGER et Maurice BÉLANGER Laval Médical Vol, 42 \u2014 Fév.1971 2.La synthèse de l\u2019hémoglobine : La synthèse de l\u2019hémoglobine se fait surtout dans la moelle osseuse, quoique d\u2019autres tissus peuvent également en fabriquer.C\u2019est le globule rouge en voie de maturation, et seulement celui-ci, qui se charge de la synthétiser et de maintenir sa concentration, entièrement intraglobulaire, autour de 14 à 16 grammes pour 109 m1 de sang ; en fait, l\u2019érythrocyte adulte n\u2019a plus Je pouvoir de produire l'hémoglobine.La synthèse de la globine s\u2019opère dans les ribosomes et celle de l\u2019hème dans les mitochondries.Le mécanisme intime de la synthèse des chaînes poly- peptidiques pourrait être le suivant: soit directement, soit par l\u2019intermédiaire d\u2019un gène répresseur, un gène régulateur tient sous son contrôle un gène opérateur; ce dernier déclenche la synthèse protéique, car il commande le gène chromosomal ou gène structural au niveau duquel est formé le mRNA qui porte au ribosome son information et qui dirige immédiatement la synthèse de la chaîne polypeptidique (3, 14, 16 et 18).Dès lors, si l\u2019activité du répresseur est trop forte, la synthèse de telle ou telle chaîne sous sa dépendance devient considérablement réduite ; c\u2019est ce qui se produit au cours de la thalassémie.La condensation d\u2019une molécule de glycine avec une molécule d\u2019acide succinique par l\u2019action d\u2019une catalase, la ALA-synthétase, conduit à la formation de molécules à-aminolévulinates qui, unies deux à deux, produisent le porphobilinogène ; la condensation de quatre molécules de porphobilinogène donne naissance au groupement porphine qui, substitué, aboutit au noyau porphyrine.Le fer provient soit de l\u2019hémosidérine ou de la ferritine qui constituent ses formes de réserve, soit du fer libéré par l\u2019hémolyse.Livré au réticulocyte à partir de la sidérophiline, le fer est amené aux mitochondries où il est incorporé dans la molécule porphyrinique.Cette réaction a lieu spontanément mais se fait beaucoup plus facilement en présence d\u2019héme-synthétase.Le contenu en fer de l\u2019hémoglobine est de 0,3466 pour cent.3.Le catabolisme de l\u2019hémoglobine: Au moins cinq grammes d\u2019hémoglobine sont mé- tabolisés chaque jour.La destruetion de l\u2019hématie se fait dans le système réticulo-endothélial, dans les cellules de Kuppfer du foie et dans les cellules réticulaires de la rate et de la moelle osseuse.Dans une première étape, qui s\u2019opère in situ, l\u2019hémoglobine est transformée en bilirubine; après pend wi mir pel ou sil ute i Dn | hie I .Ÿ ze | fir qu | gil] a bis an fat pa {ls Sur del l'as | prob dn tis bo fines | Fiue : | tq EINE lédieng pal Il dys vey M2 pm Ii folly.lel; am | AT.| Pi | o lin.ls La 1 2 aly rte 3 vou | In se | \u201cpu Jf wil w ne ef iil dl : Ne ins ¢ lone al 1 H 1, so ! hive ALA lie neue présent lee Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 avoir été oxydée en verdo-hémoglobine, la molécule perd son atome de fer, qui retourne au pool de l\u2019organisme, puis sa globine dont les acides aminés sont réutilisés ; la biliverdine ainsi formé est rapidement réduite en bilirubine.Dans une seconde étape, la bilirubine liée à l\u2019albumine plasmatique est transportée au foie où elle se conjugue à l\u2019acide glycuronique avant de passer par les voies biliaires puis dans l\u2019intestin ; une ré- duetion y amène la formation d\u2019urobilinogène, de mésobilirubinogène et de stercobilinogène, produits qui oxydés en urobiline et stercobiline sont réabsorbés en partie et reconduits au foie; l\u2019excrétion se fait par les urines et surtout par les fèces.4.Les hémoglobines humaines normales: Sur les chromosomes des hématies, quatre paires de loci contrôlent la synthèse de la globine (3 et 26).Ces loci, désignés par les lettres grecques œ, 6, à et y, produisent les quatre unités polypeptidiques correspondantes, toutes différentes, qui, combinées en pal res homologues, sont à l\u2019origine des trois hémoglobines humaines normales principales (figures 3, 4 sd Figure 3 \u2014 L\u2019électrophorése du sang humain montre de gauche a droite, I'hémoglobine A et A, et deux an- hydrases carboniques (CA, et CA;).aw REGISTER NUMBER HLOO/S'ATION TT I Ti I i PIE ib] TATE Te mn | ï ES np mn LL ih mi Ll ERA HR | I mn TE ne IOC DE EE EL Ee AI se ET TR HUE I IL [RI il SE, il Figure 4 \u2014 Nécessité de clarifier les membranes d\u2019acétate de cellulose avant l\u2019intégration.A droite, tracé avant clarification ; à gauche, tracé après clarification.ANALYSES DES HÉMOGLOBINES HUMAINES 137 et 5): les hémoglobines À (œaBz), As (282) et F (œxys) (26 et 30).Il existerait une cinquième chaîne polypeptidique (e) donnant naissance à deux hémoglobines embryonnaires : les hémoglobines Gower,, (e,) et Gower, (a; \u20ac).L\u2019hémoglobine A constitue 97 pour cent des hémoglobines adultes normales; l\u2019hémoglobine A», environ 2,5 pour cent; quant à l\u2019hémoglobine F, certains auteurs considèrent que si son taux dépasse 0,8 pour cent du total, il est le plus souvent signe de désordre hématologique.L\u2019hémoglobine F est propre au fœtus et au nouveau-né (figures 5 et 6) normalement elle disparaît quelques mois après la naissance ; elle a conme propriété chimique caractéristique de résister aux alcalis (figure 7).Figure 5 \u2014 Les hémoglobines A, F, S et C ont des mobilités électrophorétiques différentes qui permettent de les séparer facilement.En haut: hémoglobine fœtale ; en bas : hémoglobines A, S et C.L\u2019hémoglobine F migre juste un peu avant l\u2019hémoglobine A.= 0 9 Figure 6 \u2014 Le sang du cordon contient de Yhémoglobine fœtale.À : sang adulte normal ; B: sang fœtal à terme.UNICAM SP.800 M di 3 Sauriitsurst absorbance à \"588 Figure 7 \u2014 Mise en évidence de la nature alcali-résis- tante de l\u2019hémoglobine fœtale.a: Hb-F + NaOH 0,1 N; b: Hb-A + NaOH 0,1 N.ll y a altération du pic gamma et disparition des pics alpha et bêta de la solution d\u2019Hb-A, alors que n\u2019est pas modifiée sensiblement la courbe spectrale de la solution d\u2019Hb-F.ei td 138 L\u2019hémoglobine A» présente un intérêt diagnostique certain puisqu\u2019elle est augmentée d\u2019une façon significative au cours de la thalassémie mineure (cf.figures 10, 11 et 12), dans certains cas d\u2019anémie pernicieuse et dans 1\u2019hétérozygotisme HbA-Zurich.Par contre, elle est diminuée dans les anémies ferri- prives et dans 1\u2019éventualité d\u2019une persistance héréditaire d\u2019hémoglobine F.On a encore démontré la présence d\u2019au moins cinq autres composés mineurs dans le sang adulte normal; l\u2019hémoglobine Az (figure 3) serait un assemblage hétérogène de molécules d\u2019hémoglobine vieillie.Enfin, la mobilité électrophorétique des hémoglobines vers l\u2019anode se fait dans l\u2019ordre décroissant suivant: As Ay, F et A» (figures 8 et 9).B.MATÉRIEL ET MÉTHODES (5, 7, 9 et 10) 1, Séparation des hémoglobines sur acétate de cellulose: a) Préparation de Uhémolysat: Nous avons d\u2019abord préparé un hémolysat à partir de sang oxalaté.Après centrifugation, les globules rouges sont lavés trois fois avec une solution physiologique saline et mis en présence d\u2019eau distillée.L\u2019hémolysat est congelé, puis ramené à la température du laboratoire et agité vigoureusement avec du chloroforme (environ 0,4 ml de CHCIs pour chaque ml de cellules).Après centrifugation, la couche chloroformique est finalement filtrée sur papier Whatman n° 44, préalablement humidifié.HIb.Figure 8 \u2014 Migration électrophorétique d\u2019un sérum très hémolysé.L\u2019hémoglobine migre en région B.AJF|S{/C/ DIE|G L (3 Lib|Lib ! 2 Az K H I Figure 9 \u2014 Mobilité électrophorétique de quelques hémoglobines humaines séparées par électrophorése sur papier a pH 8,6.Luc BELANGER et Maurice BELANGER Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 b) Fractionnement électrophorétique : L\u2019électrophorèse est conduite avec le système Gelman sur acétate de cellulose (figure 4) dans le tampon Tris-EDTA-borate de pH 8,8, 4 400 volts, pendant 75 minutes.La coloration au Ponceau S permet de visualiser les hémoglobines et deux anhydrases carboniques.L'intégration des bandes a été effectuée à l\u2019analv- trol Beckman et au Densicord.2.Spectrophotométrie: Les courbes spectrales des différentes hémoglobines normales et anormales ont été tracées au spectro- photomètre Unicam SP.800.C.LES HÉMOGLOBINOPATHIES (1, 2, 14,17 et 21 On a détecté, ces dernières années, des dizaines d\u2019hémoglobines anormales (tableau I) qu\u2019on a identifiées par des lettres (À à S), par des noms de pays, de villes, etc.Lorsqu\u2019il existe plusieurs types d\u2019une même hémoglobine on les distingue le plus souvent par le nom de la région géographique où on les à identifiés (Hb Jraitimore, JKorat, Jrambam).Lorsque c\u2019est possible, on indique les types de chaînes et leur nombre (HbA = of B84; HbF = af 5) de même que la chaîne aberrante (Hb Gaccn of B$*°*).Enfin, si l\u2019anomalie est connue, on note le numéro du peptide modifié ou le numéro ou le nom de l\u2019acide aminé substitué (Hb Zurich = ad B, 63 Arg.) Dans la plupart des cas, l\u2019apparition d\u2019une hémoglobine anormale dépend d\u2019une mutation sur une chaîne polypeptidique.Une modification d\u2019un seul acide aminé sur une chaîne peut provoquer un trouble clinique sérieux.Chez l\u2019adulte, en effet, à moins que la majeure partie de l\u2019hémoglobine ne soit du type À, la strue- ture cellulaire est difficilement sauvegardée et il v a souvent apparition de cellules en cibles qui, parce qu\u2019elles ont une période de survie raccourcie, peuvent donner naissance à des désordres hémolytiques plus ou moins sévères.D'ailleurs, le contenu en hémoglobine est, dans ces cas, très réduit et l\u2019hémoglobine anormale est souvent instable.Une telle situation peut se rencontrer chez l\u2019individu homozy- gote pour une hémoglobine anormale (C, D, E), chez l\u2019individu double hétérozygote pour deux hémoglobines anormales (S + C, D ou E) ou chez l\u2019individu portant à la fois la tare thalassémique et geil 1 ai-f Ea E pin.au flat } (a wild bi Hareue I we ï dea let {at lh Le hé pl we 4 bins le uti panies nhgign {Tie te thalas JE camp Son: in Thal \u2018eux de] Vous \u2018noi = | Himoglg lower, \u2018 one, \u20ac Fal Adult ( Ha Vérins thy Seattle Bol, Via, ! À Pat Tai Aer LI Miro \u201cBiv J = We + dans Hv italy Will, Lal.neigh i pet tra ier | plug Issue lu Clin de chi F=a}y a= pe, Qu 0 nee : Torich = Fe SU Wi Adm sil So tk Rr i [i str fee ol A ule.PF pat il © i Tew Tat allen pp eus hé y Le eit \u2018 Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 un gène producteur d\u2019une hémoglobine anormale.Enfin, il existe d\u2019autres types d\u2019hémoglobines anormales constituées de quatre chaînes polypeptidiques identiques et normales (Bas, Ys)- Chez l\u2019hétérozygote, l'hémoglobinose reste latente, mais chez l\u2019homozvgote, dépendant du type d\u2019hémoglobine, elle peut prendre une forme anémique.Heureusement, plusieurs types d\u2019hémoglobine mutante n\u2019induisent aucune manifestation clinique chez l\u2019hétérozygote comme chez l\u2019homozygote : telles sont les hémoglobines G, J, K, I, N, O.Les hémoglobinopathies qui s\u2019accompagnent de splénomégalie sont dues le plus souvent à la présence d\u2019hémoglobine C ou E ou dérivent d\u2019hémo- globinoses associées, c\u2019est-à-dire de double hétérozy- gotisme (F et C, F et E, F et S).Les hémoglobino- pathies sont rares au Canada, mais dans d\u2019autres parties du globe, elles constituent une entité pathologique courante.Ainsi, dans certaines régions d'Italie, 10 à 20 pour cent de la population souffre de thalassémie mineure ; certains territoires d\u2019Afrique comptent jusqu\u2019à 46 pour cent d\u2019hétérozygotes Hb-S ou 28 pour cent d\u2019hétérozygotes Hb-C; enfin, en Thaïlande, 13,6 pour cent des individus sont porteurs de la tare Hb-E.TaBLEAU Î Nomenclature et classification sommaire des hémoglobines normules et anormales (1, 13, 16 et 18) Hémoglobines normales : Gower, embryonnaire Gower, embryonnaire Fœtale (Hb F) Adulte (Hb A) Hb A.Variantes À : C, D, E, G, I, J, K, L, M, N, O, P, Q, S.Seattle, Hope, Hopkins, Norfolk, Zurich, St.Mary's, Koln, Stanleyville-1, Stanleyville-2, Lepore, Beillinson.Variante À.: ; B., Flatbush, Sphakia Variante F : Alexandra, Gegina, \"Roma, \"Texas, \"Warren Hémoglobines sans chaîne @ : Hb H (81), Hb S (S,), Hb Bart\u2019s (yr), Hb Gower.(e,) Hb Augusta, (81) Hb Augusta, (89) Tétramères a : Hb & Hb & ANALYSES DES HEMOGLOBINES HUMAINES 139 1.La thalassémie : On classe sous le terme thalassémie tout un groupe d\u2019anémies héréditaires, transmises selon le mode dominant et ayant en commun plusieurs caractéristiques hématologiques (18, 20 et 21).La thalassémie est due fondamentalement à l\u2019incapacité du globule rouge à fabriquer de l\u2019hémoglobine A.Cette inhibition de la synthèse de l\u2019hémoglobine adulte normale est spécifique et n\u2019empêche pas la production d'hémoglobines anormales ; ainsi l'hémoglobine S, très voisine de l\u2019hémoglobine A, continue chez les doubles hétérozyvgotes a étre fabriquée alors que s\u2019arréte la synthese de 1\u2019hémoglobine À,.La mutation thalassémique semble concerner le gène répresseur.Normalement, à la naissance est stoppée la syuthèse de ce gène très actif durant la vie fœtale ; chez le thalassémique, au contraire, la synthèse du répresseur, normal ou anormal, pourrait continuer au dela de 1\u2019enfance.Comme les chaînes œ et B sont sous contrôle gé- nique différent, la mutation peut affecter l\u2019une ou l\u2019autre chaîne, provoquant, selon les cas, une alpha- ou une bêta-thalassémie.La forme bêta est la plus fréquente et comme la chaîne bêta réprimée n\u2019est plus présente qu\u2019en faible quantité, l\u2019excès de chaîne alpha se combine avec des chaînes gamma et delta provoquant l\u2019élévation typique des hémoglobines F et As (figures 10, 11 et 12).Il est done possible de rencontrer quatre formes de thalassémie : les formes alpha et bêta, mineures et majeures, selon que le sujet est hétérozvgote ou homozygote.tot ot Ca, ; 4 Figure 10 \u2014 Electrophorése des hémoglobines chez un patient de 50 ans porteur de la tare thalassémique.Il y a élimination des F et A, dans le sang du patient.© Figure 11 \u2014 Thalassémie mineure.Cette application jumelée démontre l\u2019élévation des fractions À, et AG, dans le sang d\u2019un patient porteur de la tare thalassémique (fractionnement du haut).En bas: sang normal. 140 Luc BÉLANGER et Maurice BÉLANGER CHART NO 7520 Chants) Figure 12 \u2014 A gauche, tracé normal : Hb-A, 98 p.100, Hb-A;, 2 p, 100.A droile ; thalassémie : Hb-A, 92 p.100, Hb-A,, 8 p.100.a) L\u2019alpha-thalassémie majeure: Cette forme est incompatible avee la vie.Chez le fœtus, on a démontré que l\u2019hémoglobine prinei- pale de ce type de thalassémie est l\u2019hémoglobine Bart\u2019s (y4).On a aussi reconnu la présence de faibles quantités d\u2019hémoglobine F, A et H (By).b) L'alpha-thalasséniie mineure: Cette affection n\u2019entraîne aucun trouble.Le sang du nouveau-né recèle de l\u2019hémoglobine Barts, mais chez l\u2019adulte, il n\u2019y a pas d\u2019anormalité dans la synthèse de l'hémoglobine, ce qui semble impliquer qu\u2019un des gènes responsables de la production d\u2019une des chaînes & est capable à lui seul d\u2019induire la synthèse des deux chaînes œ.¢) La bêta-thalassémie majeure: C\u2019est l\u2019anémie de Cooley, tare globulaire répandue autour du bassin de la Méditerranée orientale et centrale et caractérisée par une splénomégalie importante, des poussées fébriles et des décaleifi- cations osseuses.Lies enfants atteints de cette affection ont un aspect mongoloïde, souffrent d\u2019un retard de croissance et meurent fréquemment vers l\u2019âge de 12 ans.L'image hématologique est typique et grave : hypochromie, anisocytose, poïkilocytose, présence d\u2019érythroblastes, réticulocytose, hématies en cibles (target cells), à contenu en hémoglobine très variable (le taux d\u2019hémoglobine dépasse rarement sept g pour cent).La moelle osseuse est hyper- plasique et l\u2019anémie est évidemment hémolytique.Comme il n\u2019y a que la synthèse des chaînes B qui soit bloquée, seule est affectée l\u2019Hb A,, et, conséquemment, le taux d\u2019Hb F s\u2019élève jusqu\u2019à constituer 15 à 90 pour cent du total; l\u2019hémoglobine A.atteint, elle aussi, des valeurs de 20 à 80 pour cent du total.Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 d) La bêta-thalassémie mineure (figures 7 et 8): Cette forme est certes la plus fréquente, puis- qu\u2019en certaines régions d\u2019Italie plus de 10 pour cent des gens en souffrent.Généralement, elle n\u2019occasionne pas de troubles manifestes et son évolution est bénigne.L'image hématologique se situe entre celle de la bêta-thalassémie majeure et la normale.Le taux d\u2019Hb F est augmenté de deux à cinq pour cent et celui de l\u2019Hb A» de un à neuf pour cent du total.Il arrive que ne soit pas acerue la quantité d\u2019Hb A»: dans ces cas, on pense que le trouble toucherait d\u2019abord la chaîne S et secondairement la chaîne B.D'autre part, la distinction entre béta- thalassémie mineure et bêta-thalassémie majeure peut être plus difficile à faire dans le cas où le sujet est porteur d\u2019un gène de haute concentration en Hb F (high F gene), qui peut exister en association avec le gène de la bêta-thalassémie (et aussi de l\u2019Hb, S, C).La présence d\u2019Hb F après l\u2019enfance est signe d'anémie sauf daus ce cas où, chez l\u2019enfant porteur de ce gène d\u2019Hb F élevée, le gène contrôleur n\u2019a pas réussi à effectuer la déviation de production des loci des chaînes gamma vers les loci des chaînes bêta et delta, de sorte que le sujet non seulement possède les trois gènes B, S, Y, mais, qui plus est, produit de préférence les chaînes gamma, d\u2019où élévation d\u2019Hb F (œyz), dans ce cas sans anémie, On l\u2019a mentionné plus haut, l\u2019inhibition de la synthèse de l\u2019hémoglobine A est spécifique et n\u2019empêche pas la synthèse d\u2019hémoglobines anormales, C'est ainsi que des porteurs de la tare thalassé- mique peuvent être également porteurs du gène déclenchant la synthèse d\u2019une hémoglobine mutante (S, C, E, G) : ce sont les thalassémies associées.Ainsi, l\u2019anémie microcytaire drépanocytaire de Silvestroni-Bianco (ou thalassémie minime) associe les tares (hétérozygotisme double) thalassémique et drépanocytaire (HB S).2.L'anémuie à hématies falciformes (sickle cell anemia): L\u2019hémoglobine S (figures 5 et 13) est à peu près propre aux noirs.Elle diffère de l\u2019hémoglobine À par le remplacement d'un résidu acide glutamique de la chaîne bêta par un résidu valine au niveau du peptide 4 par la technique dite de « l\u2019empreinte digitale » (digestion trypsique de la molécule puis séparation par électrophorèse et chromatographie).Désoxygénée, ce type d\u2019hémoglobine a para fob \u201cus PEU ge Li biné > Par let que] pe dans ten de Pa fie.Proch let Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 une solubilité très réduite dans les solutions salées ; et sous de basses tensions en oxygène, le globule rouge prend une forme en faucille (drépanocyte).L\u2019individu homozygote a un taux dhémoglo- bine S variant de 70 à 100 pour cent du taux total.Le reste de son hémoglobine est du type fetal.Il développe un syndrome anémique grave avee crises hémolvtiques lorsque la moelle s'épuise, au moment d'infections par exemple, douleurs abdominales, hépatosplénomégalie, signes cardiaques, arthralgies, thromboses, ulcères des jambes (l\u2019hémoglobine S réduite favorise l\u2019agglutination des globules rouges), manifestations neurologiques, etc.L'individu hétérozygote n\u2019a que le trait drépa- nocytaire (morphologie anormale des érythroeytes sous certaines conditions) sans anémie; l\u2019hémoglobine est de 22 à 44 pour cent du type S et de 54 à 78 pour cent du tvpe A.La concentration en hémoglobine n\u2019est pas assez forte pour amener, in vivo, l'apparition de globules en croissant.Par contre, chez l'individu hétérozygote, et pour le trait drépanoeytaire et pour la tare thalassémi- que.il se développe ume anémie hémolytique grave, superposable à celle qu'entraîne la drépanocytose ; dans ces cas, l'image hématologique pourra par exemple dévoiler à la fois des hématies faleiformes et des hématies en cible.Par son caractère héréditaire, l'ictère hémolv- tique congénital (sphéroeytose héréditaire) se rapproche de la thalassémie et de l'anémie à hématies faleiformes.3.L'hémoglobine C: L'hémoglobine C (figures 5 et 13) est comme l'hémoglobine S, reçue selon le mode autosomal récessif ou intermédiaire.Dans l\u2019hémoglobine C, c'est le résidu Ivsine qui à remplacé un résidu acide glutamique.Ce type d\u2019hémoglobine, qui se rencontre également chez les Noirs, provoque, in vitro, la formation de cristaux à l\u2019intérieur des cellules.Chez l'homozvgote CC, 20 à 100 pour cent des hématies sont en cibles et 97 à 100 pour cent de l\u2019hémoglobine est du tvpe C.Cependant, la maladie n'est pas grave, ne se manifestant souvent que par Figure 13 \u2014 Séparation des hémogiobines S et C pathologiques.ANALYSES DES HÉMOGLOBINES HUMAINES une légère jaunisse et de vagues malaises abdom1- 141 naux.Chez l\u2019hétérozvgote AC, 25 à 40 pour cent de l\u2019hémoglobine est de tvpe C; les manifestations cliniques sont très rares.Chez l'hétérozvgote SC (SC disease), le trouble est plus sérieux.Mais, contrairement à l\u2019individu souffrant de drépanocytose (SS) chez lequel l\u2019élément anémique peut être aussi important que l'élément infaretoïde, l'hétérozvgote SC présente souvent une anémie légère et une tendance partieu- lièrement forte aux thromboses et aux infarcisse- ments.Trente-sept à 67 pour cent de l'hémoglobine est de type C et 30 à 60 pour cent de type S.+4 Les hémoglobines D et E: Ces deux types d'hémoglobine.même chez les homozygotes, ne causent rien de plus qu\u2019une faible anémie qui fait penser à une thalassémie mineure.L'image hématologique est assez sévère toutefois, recelant de nombreuses hématies en cible; on peut faire la distinction entre la thalassémie et cette anomalie par l\u2019absence de polvehromasie et de poiki- locytose.Tl existe un hétérozygotisme SD, une forme atténuée de l\u2019anémie à hématies faleiformes et un hé- térozvgotisme EF asymptomatique où 55 à 85 pour cent de l'hémoglobine est de type F et 15 à 45 pour cent de type E.L'hémoglobine E vient d'une modification du peptide 26; elle se rencontre en Thaïlande, au Cevlan, en Indonésie et en Malaisie, alors que l\u2019hémoglobine D est le plus fréquemment rencontrée chez les Noirs et chez les Arabes.5.L\u2019hémoglobine H: L'hémoglobine H est une des hémoglobines à migration rapide (H.I, J, K, N et quelques autres).Sa présence implique l'existence d\u2019une autre anomalie génétique de la formation de l\u2019hémoglobine.Elle ne s'observe à peu près que chez les individus hétérozygotes pour le gène thalassémique.On pense que ce dernier potentialiserait l'apparition d'hémoglobine H.On a aussi démontré qu\u2019elle pouvait être associée à l'hémoglobine Bart\u2019s ou Q.L'hémoglobine H se reconnaît par une épreuve simple qui permet de mettre en évidence des corps d'inclusion dans le globule rouge.Ces granules résultent de la dénaturation facile de l\u2019hémoglobine à l'intérieur du globule.Comme 1'hémoglobine Bart's (y;), l'hémoglobine H est un tétramére du méme polypeptide (Bs) 142 Luc BÉLANGER et Maurice BELANGER Lavul Médical et, par le fait même, elle est instable et a tendance à s\u2019oxyder en méthémoglobine.L\u2019hémozygote est sujet à une légère anémie permanente (Hb, 10 g pour cent environ).L\u2019hémoglobine est de type \u2018y+ chez le jeune enfant et Bs (H) chez l'enfant plus vieux et chez l\u2019adulte.L\u2019image hématologique et le taux d\u2019hémoglobine font songer à une bêta-thalassémie mineure.On rencontre ce tvpe d\u2019hémoglobine en Chine, en Grère, en Italie et dans le Sud-Est asiatique.6.L'hémoglobine M : T! existe plusieurs variétés de ce type d\u2019hémoglobine (Milwaukee, Saskatoon, Boston) classées sous la lettre M parce que toutes existent sous la forme méthémoglobine, induisent une méthémoglo- binémie (héréditaire) et ont une bande d'absorption anormale à 600 mu.Parce que la méthémoglobine est impropre au transport normal de l\u2019oxygène, l'homozygotisme est évidemment incompatible avec la vie.On peut distinguer les mutants hétérozygotes de lu chaîne alpha de ceux de la chaîne bêta par le fait que les premiers sont cyanosés dés leur naissance alors que les mutants bêta ne le sont qu\u2019après deux ou trois mois, au moment du remplacement de l\u2019hémoglobine type F (sys) par le tvpe À (daBz) où les chaînes bêta sont anormales.T.Autres hémoglobines anormales: À côté des hémoglobines qui induisent des désordres hémolytiques (Hb Zurich, Seattle, St.Mary\u2019s, ete.), 1] existe plusieurs autres hémoglobines mutantes, sans anomalies hématologiques connues.Telles sont les hémoglobines G, I et J (Noirs d\u2019 Amérique), K (Algérie), L (Inde), N (Guinée, Portugal), P (Texas), Q, etc.D.LES PIGMENTS DÉRIVÉS DE L'HÉMOGLOBINE NORMALE (4, 6, 8, 12, 24 et 28) La propriété caractéristique et vitale de 1\u2019hémoglobine est de s'unir de facon réversible a |'oxvgéne moléculaire.C\u2019est 4 peu pres entiérement d\u2019elle que dépend la capacité de transport de l'oxygène dans le sang.Le degré de combinaison Hb-O,, c'est-à-dire la quantité d'oxvhémoglobine formée, dépend de la tension en oxygène; la dissociation de l'oxyhémoglobine est facilitée entre autre par la concentration en CO; (effet Bohr).Vol.42 \u2014 Fév.1971 L'analyse spectrale permet de distinguer trois bandes d\u2019absorption (œ, B et y) de l\u2019oxyhémoglobine a 578, 542 et 415 mp (figure 14).L\u2019hémoglobine réduite, par contre, ne présente qu\u2019une seule bande, la bande de Stokes, dont le maximum d\u2019absorption est situé a 559 mu (figure 15).Si on expose une solution d\u2019oxyhémoglobine à un agent réducteur comme l\u2019hydrosulfite de sodium, la couleur rouge vif (sang artériel) tourne au rouge foncé (sang veineux) et le spectre s\u2019en trouve profondément modifié.Les deux pics (figure 15) d\u2019absorption alpha (578 mu) et bêta (542 my) de l\u2019oxyhémoglobine sont remplacés dans le spectre de l\u2019hé- nioglobine réduite par un pic alpha unique visible Figure 14 \u2014 Courbe spectrale de l\u2019oxyhémoglobine.Les bandes d\u2019absorption maximales œ, B et y sont situées respectivement à 578, 542 et 415 mu.8 à 8 ê8 505 575 645 715 Figure 15 \u2014 a: hémoglobine réduite (hydrosulfite de sodium) ; b: oxyhémoglobine.Les pics « (578 mu) et 8 (542 mu) de l\u2019oxyhémoglobine sont remplacés dans le spectre de l\u2019'hémoglobine réduite par un pic a unique a 559 mu.DIURIJ I UUSUE AI su a der sll.Het {dad Jn Jo i.gies OF pent de fo or pit ef BIL.| Ina a li we af poe Ti LAC i be Me N est Ji V5 pour Lemp \u201chn DT il partie lis | disci Li I La Wi Mig lg let y SU ar tions i us Lip ry ty ie lin tg M Pie Hé y tay epg, hi; Iy hy, | diy) ve apte, ver iis {lg hé lf soy hh i Tien, IL rare We Phi Tl |o gn.ai Toll (chine, Le shies res\u201d -R = = = Laval Médical Vol.42 \u2014- Fév.1971 à 559 mp.Puisque le fer reste à l'état bivalent, on devrait utiliser le terme désoxvgéné plutôt que réduit.Il est facile, in vitro, à l'aide d'agents chimiques, d\u2019induire la formation de pigments hémoglobiniques anormaux amenant des modifications du spectre.In vivo, il n\u2019est pas rare que sous l\u2019action de drogues ou de produits d\u2019inhalation toxiques se forment de ces pigments, qui peuvent entraver la fone- tion normale de l\u2019hémoglobine.L'analyse spectrale devient alors un moyen efficace et rapide de mettre en évidence la présence de tels composés dans le sang.1.La carbo.cyhémoglobinc: Le monoxyde de carbone n'a pas d'action toxique en lui-même.Cependant, puisque l'hémoglobine a une affinité 210 fois plus grande pour le CO que pour l'oxygène, il est prévisible qu\u2019en présence de ce gaz se trouve immédiatement réduite la quantité d hémoglobine disponible pour le transport de l\u2019oxv- gène.Si la concentration en monoxyde de carbone n\u2019est pas supérieure à un pour mille (c\u2019est-à-dire 0,5 pour cent par rapport à l'oxygène), le coefficient d\u2019empoisonnement reste au-dessous de 50 pour cent et la vie est possible puisque le ravitaillement en oxygène peut être suffisant.Par contre, à une concentration de 2,5 pour mille, le coefficient limite de partage a déjà dépassé le taux mortel.La combinaison CO-Hb est toutefois réversible et peut être dissociée conformément à la loi de masse, si on utilise une tension suffisante d'oxygène, Le CO peut aussi se fixer sur le eytochrome oxydase, nécessaire au fonctionnement de la chaîne respiratoire mitochondriale.Toutefois, contrairement aux poisons eyanhydriques chez lesquels prime l\u2019effet sur le ferment de Warburg, l\u2019action du CO sur cet enzyme ne se fait sentir qu'à des concentrations très élevées, causant bien avant l\u2019asphvyxie du sujet.La présence de CO dans le sung n\u2019est pas toujours accidentelle.Lies gros fumeurs, par exemple, ont toujours une assez forte concentration sanguine de monoxyde de carbone.De plus, certaines déviations métaboliques, comme la maladie de Vaquez, peuvent induire la formation endogène de earboxy- hémoglobine.Le spectre de la carboxyhémoglobine est presque identique à celui de l'oxyhémoglobine (figure 16).Cependant, l\u2019axe alpha de cette dernière est situé à 577 mp environ alors que celui de la carboxyhémio- globine est à 570 mp.Ainsi, dans un mélange des ANALYSES DES HÉMOGLOBINES HUMAINES 143 deux types d'hémoglobine, l'axe de la bande oceupe dans la courbe une position intermédiaire qui permet de caléuler la proportion des deux pigments avec une précision de l\u2019ordre de 10 pour cent.L'oxyhémoglobine et la carboxyvhémoglobine sont affectées de la même facon par les oxydants.Par contre, les réducteurs demeurent sans effet sur la carboxyvhémoglobine (figure 17).2, La méthémoglobine: Lorsqu'on traite du sang avee certains produits oxydants comme l'ozone, le ferrieyanure de potassium, les nitrites, ete, le fer de l'hémoglobine passe de l\u2019état ferreux à l'état ferrique.Lie nouveau composé ainsi formé est la méthémoglobine, pigment brun dont le pie d'absorption caractéristique en solution acide se situe à 630 mp environ (figures 18 et 19).La méthémoglobine est un véritable indicateur : sa courbe d'absorption varie avee le pH du milieu.La méthémoglobine neutre ou acide à des pics à 630.3 3 souetjjusuess 8 #8 Figure 16 \u2014 a: oxyhémoglobine ; b : carboxyhémoglo- bine.8 3 BIUEIHIUSUELZ 8 545 755 100 Figure 17 \u2014 a : oxyhémoglobine non exposée au Na,S20, ; b : carboxyhémoglobine exposée au Na;S,0, ; C: oxyhe- moglobine exposée au Na,S,0,.SE AR Sama aa cs ae ee = a me Se TERE 23 =x = Ses = 144 376, 540 et 500 mu, et la méthémoglobine alcaline à 576, 540, 600 et 490-500 mp (figure 18).La méthémoglobine réagit fortement avec les éva- nures, les nitrites et les fluorures (figure 19).La cyanméthémoglobine (figures 20 et 21) qu\u2019on obtient facilement par passage d\u2019acide eyanhydr1i- que sur une solution de méthémoglobine et la fluor- imnéthémoglobine (figure 19) ont des spectres carae- téristiques.Il en est de même de la nitrosohémoglobine (figure 22) que l\u2019on peut produire en faisant agir un nitrite sur une solution d'oxyhémoglobine ; contrairement au ferricyanure, qui donne de la méthémoglobine seulement, le nitrite de sodium par exemple, en l'absence de réducteurs, donne un mélange de méthémoglobine et de nitrisohémoglobine.20m B a 3 405 » 3 608 80 10 TR 100 Figure 18 \u2014 Addition de ferricyanure de potassium à une solution d\u2019hémoglobine purifiée.à : solution obtenue, Mise en présence de HCI 5 p.100 ; b : solution mise en présence de NaOH 1, 1 N ; c : solution non modifiée.8 à due wsuesd 8 so 750 100 Figure 19 \u2014 à : méthémoglobine ; b : fluorméthémoglobi- ne.La courbe spectrale de cette dernière a été obtenue après addition de fluorure de potassium à la solution de méthémoglobine.La fluorméthémoglobine a un pic d\u2019absorption caractéristique à 606 mu.Luc BÉLANGER et Maurice BÉLANGER Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 700 Figure 20 \u2014 a: oxyhémoglobine ; b: cyanméthémoglo- bine.Les pics « et 8 de Poxyhémoglobine sont remplacés par un pic œ unique à 540 mu.Le pic y est déplacé vers la droite d\u2019environ 3 mu.Figure 21 \u2014 a: oxygémoglobine ; b : cyanméthémoglo- bine.Avec des concentrations plus fortes, mise en évidence du remplacement des pics œ et 8 de l\u2019oxyhémoglobine par un pic unique à 540 mu dans le spectre de la cyanméthéhoglobine.720 Figure 22 \u2014 a : nitrosohémoglobine ; b : oxyhémoglobine.La nitrosohémoglobine donne deux bandes dans le vert à 570 et 580 my.La courbe spectrale est semblable à celle de Poxyhémoglobine mais les deux pics et la dépression qui les sépare sont moins prononcés.fatal wld Ir oo ed di [ta ide I ign pr apt pani salt sis l'aide rap hime par an er sulite La matin stay ce par de one | à me tle Dan He rth Wet la Wy due d'une Mig lf [ene ue Le py Til Hl | ing tinh) lag { iy mi \u2018de yméhémogle mise en ét onhémegle spacre de 4 \\ = = == Laval Médical Vol, 42 \u2014 Fév.1971 Les hématies normales contiennent environ un pour cent de méthémoglobines.Elles sont protégées de ce pigment, entre autres, par une méthémo- elobine réductase qui s\u2019oppose à la tendance de l'atome de fer de l\u2019hémoglobine réduite à s'auto- oxvder en fer trivalent.Il y à méthémoglobinémie lorsque le taux du pigment s'élève dans le sang.Le diagnostic se fait par l'analvse spectrale qui révèle une bande d'\u2019absorption caractéristique à 630 mp, bande qui disparaît le plus souvent après réduction par l\u2019hydro- sulfite.Le dosage du pigment s'effectue de plusieurs facons: à l'aide d'une solution étalon: à l'aide du rapport des densités optiques déterminées respectivement à 576 et 590 mp (3,84 pour l'oxyhémoglobine et 1,26 pour la méthémoglobine) ; enfin, par la détermination de la capacité de saturation en oxygène avant et après réduction par 1\u2019hydro- sulfite.La méthémoglobinémie peut être due à une formation excessive du pigment (méthémoglobinémie symptomatique), à une déficience des systèmes réducteurs intraglobulaires (dans ce cas, le traitement par des agents réducteurs, comme 1 acide ascorbique ou le bleu de méthylène, pourrait être efficace) ou à une anomalie de la globine (hémoglobine M) où celle-ci peut atteindre 45 pour cent du taux total.Daus cette dernière éventualité, le traitement au bleu de méthylène est inutile puisque le groupe prosthétique de l\u2019hémoglobine M est irréversiblement ferrique.La méthémoglobine symptomatique ou acquise qu\u2019on distingue de la méthémoglobine congénitale due à la présence de l\u2019hémoglobine M est le résultat dune intoxication professionnelle (aniline, dinitro- phénols, nitrobenzéne, nitrite de sodium et surtout sulfamidés).La prilocaine est un anesthésique également reconnu comme une substance pouvant induire facilement la production de méthémoglobine.Le pronostic est bénin : 11 suffit de soustraire l\u2019individu à l'action du toxique.Puisque la méthémoglobine est incapable de fixer de façon réversible l'oxygène en quantité excessive, elle entraîne des troubles asphyxiques; la evanose apparaît lorsque la méthémoglobine atteint 12,3 pour cent du taux d'hémoglobine totale.D'ailleurs, l\u2019anoxémie s\u2019accroît du fait que l'oxyhémoglobine restante ne peut céder facilement son oxygène (22 et 27).3.L\u2019hématine: L'hématine (hème) peut se retrouver dans le sérum de patients souffrant, par exemple, d\u2019anémie ANALYSES DES HÉMOGLOBINES HUMAINES 145 pernicieuse.In vitro.on obtient l'hématine par l'action d'acides forts.Dans une solution d'acide chlorhydrique 0,1N, les bandes spectrales apparaissent à 662, 555.526 et 360-390 mp dans l'acide acétique concentré, à 630 et 510 mu et dans une solution de soude 0,1N, à 610 my (figures 18a et 23).+.La sulfhémoglobine: La sulfhémoglobine est un pigment vert dont le pie d'absorption caractéristique est à 620 mp (figure 24) et qui se forme lorsqu'on expose une solution d\u2019hémoglobine au sulfure d'hydrogène.Sa présence dans le sang résulte d\u2019une intoxication à l'hv- drogène sulfuré, à l'aniline ou aux sulfamidés.Sho 610 680 750 Figure 23 \u2014 Hématine alcaline (a: + NaOH) et hématine acide (b: + HCI).En solution chlorhydrique, l\u2019hématine présente un pic à 662 mu.510 580 650 720 Figure 24 \u2014 Courbe spectrale d\u2019un mélange d\u2019oxyhémoglobine et de sulthémoglobine.Le pic a 620 mu est caractéristique de la sulfhémoglobine. if im 1H 146 Luc BÉLANGER et Maurice BELANGER L'aniline et ses dérivés sensibiliseraient l\u2019hémoglobine à l\u2019hydrogène sulfuré d'origine intestinale.La sulfhémoglobine occasionne des accidents analogues à ceux provoqués par la méthémoglobine : la cvanose apparaît si le taux du pigment atteint 4,4 g pour 100 ml de sang (cyanose dite «bleu de plomb »).Dans certains cas, la sulfhémoglobine semble secondaire à des troubles intestinaux qui pourraient provoquer la réabsorption de l\u2019hydrogène sulfuré, formé en quantité anormale dans l'intestin.La sulfhémoglobine est très résistante aux agents chimiques.L\u2019hydrosulfite par exemple est saus effet sur son spectre; il peut même intensifier l\u2019absorption a 620 my alors qu\u2019il fait disparaître complètement le pic caractéristique de la méthémoglobine.Le peroxyde d\u2019hydrogène à 3 pour cent fait disparaître les bandes d\u2019absorption des deux pigments.RÉSUMÉ ET CONCLUSION Nous avons passé en revue quelques hémoglobines anormales et nous avons exposé une méthode de fractionnement des hémoglobines par éleetrophorèse sur acétate de cellulose; cette méthode simple et rapide nous a permis d\u2019étudier les différents types d\u2019hémoglobine et quelques cas de thalassémie mineure.Nous avons montré enfin, grâce au spectrophoto- mètres Unicam SP.800, les bandes d\u2019absorption caractéristique des divers pigment hémoglobiniques.Nous croyons que l\u2019analyse électrophorétique et spectrale de l\u2019hémoglobine pourrait rendre d\u2019excellents services à certaines catégories de malades si cet examen était prescrit davantage.BIBLIOGRAPHIE {.ABEL, H.R., BravLey, T.B., et RANNEY, H.M, Pa- thophysiology of the hemoglobinopathies, Clin.Obstet.Gynec.12 : 15, 1969.ARAEYO, J.T.be, Hemoglobin types and hemoglo- binopathies.Review.Rev.Hosy.Clin.Fac.Med.&.Paolo.22, suppl.: 267, 1967.>\u201c .BEALE, D, et LEHMANN, H., Abnormal hemoglobins and the genetic code, Nature, 207 : 259, 1965.~~ .BEEUKMANS, J.M., Determination of the carboxyhe- moglobin saturation of blood by spectrophotometric analysis, Brit.J.Industr.Med., 24 : 71, 1967.J.BENaRrv, H., Gaïnos, A., et Tissier, M., Hémoglobine et pigments apparentés, Masson, Paris, 1949.~2 8.10.11.18.19.iv On = in ot 6.Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 BovANsKY, O., Methemoglobinemia and methemoglo- bin producing compounds, Pharmacol.Rev.3: 144, 1951.Brière, R.O., Gorias, T., et Barsakrs, J.G., Rapid qualitative and quantitative hemoglobin fraction- ation, Amer.J.Clin.Path., 44 : 695, 1965.CAMERON, B.F., Spectrophotometry of hemoglobin : a criticism, J.Lab.Clin.Med, 72 : 680, 1968.CHERNOFF, A.I, et Horrvo, B.F., Laboratory approach to diagnosis of hemoglobin abnormalities, Clin.Obstet.Gynec., 12: 76, 1969.CLERC, M., et BERTRAND, E., L\u2019électrophorése sur acétate de cellulose dans le dépistage des hémo- globinoses à Abidjan, Sem.Hôp.Paris, 44 ; 505, 1968.CONSEILLER, Ch, CLAUvEL, M., et ScHwarrz, K., Mesure spectrophotométrique de la saturation oxy- hémoglobinée sur micro-échantillons, Anesth.Analg.(Paris).24 : 647, 1967.Cumming, R.L., Drug induced sulphaemoglobinaemia and heinz body anaemia in pregnancy with involvement of the fetus, Scot.Med.J., 12: 320, 1967.- GAJDOS, A, et Gasnos-TôrôK, M, Porphyrines et porphyries, Masson, Paris, 1969.HrLLEr, P., Hemoglobinopathic dysfunction of the red cell, Amer.J.Med., 41: 799, 1966.5 Huemns, E.R., et BELLINGHAM, A.J., Diseases of function and stability of haemoglobin, Brit.J.Haemat., 17 : 1, 1969.INGRAM, V.M., Hemoglobins and its abnormalities, C.C.Thomas, Snringfield, 1961.Jo~xxis, J.H., The hemoglobinopathies, Advunces Pediat.14 : 91, 1966.LEHMANN, H,, et HuNTsMmaN, R.G., Man's haemoglo- bins, J.B.Lippincott Co., Philadelphia, 1966.Lenaaxy, H., et CarrenL, R.W., Variations in the structure of human haemoglobin with particular reference to the unstable haemoglobins, Brit.Med.Bull, 25 : 14, 1969.20, LEIIMANN, H., Thalassemia, Acta Haemat.(Busel), 36 : 256, 1966.LEHMANN, H., Hemoglobinopathies : abnormal he- moglobins and thalassemias, Israel J.Med.Sci, 4 : 478, 1968.- MazzE, R.I, Methemoglobin concentrations following intravenous regional anesthesia, Anest.Analy.(Cleveland).47 : 122, 1968.MoruvrsKy, A.G., et STAMATOYANNOPOULOs, G., Drugs, anesthesia and abnorma! hemoglobins, Ann.N.Y.Acad.Sci.151 : 807, 1968.NrcHoL, À, W., Spectrophotometric determination of mixtures of sulphhemoglobin and methemoglobin in blood, Clin.Chim.Acta., 22 : 157, 1968.- PORTER, F.S., et THURMAN, W.G., Studies of sickle cell disease, Amer.J.Dis.Child, 106 : 35, 1963. 015 ap.ir + bing.i =i, Re lon oxy- ve binaemie wih in 1: 3 TO oo fo the particular per Tel, jn of JohiD ame of site M, ui Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 2, 6.SCHWARTZ, E., SmrTH, D., et NaTHAN, D.G., Loci of human haemoglobin genes, Lancet, 2 : 1422, 1967.SPOEREL, W.E., ADAMSON, D.H., et EBERHARD, R.S,, The significance of methemoglobinemia induced by prilocaine (Citanest), Canad.Ancesth.Soc.J.14 : 1, 1967.SrANtvLovic, D, Drug \u2014 induced methemoglobinemia and sulfhemoglobinemia, Med.Pregl.19: 389, 1966.ANALYSES DES HÉMOGLOBINES HUMAINES 147 .Suwa, F., Nitrosohemoglobinemia in nitrite poisoning, Acta Biol.Med.German.19 : 1003, 1967.WEATHERALL, D.J., The control of hemoglobin synthesis, Proc.Roy.Soc.Med., 60: 1037, 1967, .WEATHERALL, D.J., Control mechanisms in human hemoglobin synthesis, Ann.Rev.Med, 19: 217, 1968.32.WINTROBE, M.M, Clinical hematology.(6° édition), Lea et Febiger, Philadelphia, 1967.Es a LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET LA PRATIQUE MÉDICALE DANS LES HÔPITAUX * Yves LEBOEUF, M.D., M.A.H.Service de l'exercice de la médecine.Collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec.Le sujet choisi pour cette conférence ne saurait être traité de façon satisfaisante, tant pour celui qui vous parle que pour chacun d\u2019entre vous, sans que l\u2019on procède à l\u2019étude de quatre points différents.Dans un premier temps, nous verrons rapidement ensemble les textes de lois sur lesquels le Collège des médecins appuie son action face à la pratique médicale dans les hôpitaux.Dans un deuxième temps, je me sens obligé de vous brosser rapidement un tableau des structures en place au Collège des médecins, d'autant plus que ces structures'ont nettement évolué dans les deux dernières années.Tout ceci nous permettra d\u2019arriver à la troisième partie de mon exposé, celle qui vous résumera les activités du Collège des médecins depuis plus de deux ans, face à la pratique médicale dans les hôpitaux.Enfin, et c\u2019est peut-être là le but premier de cette conférence, but auquel on ne pouvait arriver avant d\u2019avoir procédé aux autres étapes, je tenteral dans la quatrième partie de vous résumer le programme d\u2019action que le Collège vient à peine d\u2019entreprendre et entend mener en relation avec la pratique médicale dans les hôpitaux.1.LA REVUE DES TEXTES DE LOIS Je ne voudrais sûrement pas donner l\u2019impression de mettre en doute votre connaissance des divers textes de lois qui définissent le rôle et les pouvoirs du Collège des médecins dans le contrôle de la pratique médicale.Cependant, ce court rappel me permettra d\u2019y ajouter certains commentaires et d'enchaîner logiquement vers l\u2019exposé qui suivra.Vous connaissez tous l\u2019existence de la Loi médicale de la Province de Québec, qui régit cette corporation connue sous le nom de « Collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec ».Cette loi remonte à plus de cent ans et n\u2019a été, * Conférence donnée à la Société des gradués en administration hospitalière, le 13 mai 1970.depuis lors, qu\u2019amendée partiellement et à de rares occasions.Cependant, 11 vous est aussi connu que le dernier amendement que le Législateur a apporté à cette loi, amendement qui remonte à 1962, est justement celui qui donne au Collège un pouvoir d\u2019enquête fort étendu.À ceux qui l\u2019auraient oublié, Je tiens à rappeler que, si le Législateur a alors accepté d\u2019amender la Loi médicale du Québec, ce fut à la suite du rapport d\u2019une Commission d\u2019enquête présidée par le Juge Chabot et tenue sur les événements bien connus ayant pris place à l'hôpital Jean-Talon.Dans son rapport d\u2019enquête, le Juge Chabot avait en effet souligné au Législateur l\u2019absence de tout pouvoir d\u2019enquête de la part du Collège des médecins et le vide que cette absence créait dans le contrôle auquel le publie avait droit dans la distribution des soins médicaux, tant dans les hôpitaux qu\u2019en dehors de ceux-ci.Pour une fois, le Législateur a donné suite à une recommandation d\u2019une Commission royale d\u2019enquéte et il m\u2019a paru intéressant de le rappeler ici.Le texte de cet amendement apporté à la Loi médicale, amendement qui en fait est devenu l\u2019article 61 de cette loi, mérite d\u2019être lu en entier : «En tout temps, le Comité exécutif du Bureau provincial de médecine a le droit de tenir une enquête sur toute matière ayant trait à la déontologie médicale, la discipline de ses membres, ou l'honneur et la dignité de la profession.« Aux fins de cette enquête, le Comité délègue un membre du Collège qui a le droit d\u2019obtenir de tout médecin, hôpital ou patient tous les renseignements qu\u2019il juge utiles, sans qu'aucun d\u2019eux ne puisse invoquer le secret professionnel.« S\u2019il y a refus de répondre ou d\u2019exhiber un doeu- ment touchant l\u2019enquête, le Collège peut obtenir, sur requête dûment signifiée à l'intéressé, une ordonnance de la Cour supérieure, équivalant à une ordonnance de mépris de Cour.» .RE J; al eR qu que ; pie ut vo pel Jet fire £1 a fae Hoses le le 14,19 pal SITE esl ot Lai] Hie: En ta provincial ite ir ude ilk digg Cele fice i Jeu de as que | » diffe ls pi Me [deg \u2018our de lk Mpuléto EL (ily Vig \u201cprend Epub Hs Ÿ Dé d'y bi, Ji any Wire + Piggy j ii lg Pil ; h hig Degg iy tle al, te hi ur LN An Secin, she, Ii?Br ar \u201cbl, silos À bee | ad | «sûr ls api | le Je ar lib du Cal je cll cit dans dans ls qe fi panda 3 Jill A Lil Ile ap Ft Rt + buat et ali au [ne | dés pl ul ie i fol At UI?ie op hr @ we à ant ju | | Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 Il faut bien avouer qu\u2019à la suite de ce texte fort généreux du Législateur, il à fallu quelque temps pour que le Collège des médecins en réalise toute la portée.En effet, les interprétations données à ce texte ont varié énormément, si bien qu\u2019au début, en à pensé ne pouvoir se servir de ces pouvoirs d\u2019enquête que lorsqu\u2019une plainte en bonne et due forme était logée au Collège et qu\u2019il y avait lieu d\u2019en faire l\u2019étude complète.Cette façon de voir les choses décrit assez bien le rôle que le Collège à joué dans le contrôle de l'acte médical dans les années 1964, 1965 et 1966.Cependant, d\u2019aucuns pensaient, et votre humble serviteur en était, que cette interprétation de l\u2019article 61 était faussement limitative.Le Législateur n\u2019avait-il pas dit au premier paragraphe de cet article : « En tout temps, le Comité exécutif du Bureau provincial de médecine a le droit de tenir une enquête sur toute matière avant trait à la déontologie médicale, la discipline de ses membres ou l'honneur et la dignité de la profession ».Cette interprétation non limitative de l\u2019article 61, qui en augmentait énormément la portée, a fait son chemin depuis et semble maintenant si évidente à tous que l\u2019on a peine à croire qu\u2019on l'ait interprété si différemment au début.Il faut dire cependant que les règlements adoptés en vertu de la Loi des hôpitaux et les discussions qui ont précédé l\u2019adoption de ces règlements ont aidé tout le monde à comprendre que le Législateur avait effectivement voulu donner des pouvoirs d\u2019enquête très larges au Collège des médecins par cet article de loi, et que la population était en état de s\u2019attendre à ce que le Collège utilise ces pouvoirs pour la protéger.D'ailleurs, l\u2019histoire des dernières années a fait comprendre à ceux qui en doutaient que lorsque le public était sensibilisé à une possibilité de problèmes d'ordre médical dans un hôpital, il était porté d\u2019emblée à blâmer le Collège des médecins de n\u2019être pas intervenu.Ceci me semble un exemple frappant de ce que le bon sens populaire peut comprendre au rôle d\u2019un organisme qui est là pour le protéger.J\u2019ai mentionné plus haut que les discussions préalables à l\u2019adoption des règlements de la lLoi des hôpitaux et le texte officiel de ces dits règlements avaient aussi aidé tout le monde à comprendre le rôle que le Législateur entendait voir jouer au Collège En effet, et c\u2019est là le deuxième texte de loi sur lequel je veux insister, les règlements adoptés en vertu des artieles 20 et 21 de la Loi des LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET LA PRATIQUE MÉDICALE 149 hôpitaux font comprendre par trois de leurs articles toute l\u2019importance du rôle que le Législateur entend voir jouer au Collège des médecins dans le contrôle de la pratique médicale hospitalière.Ces trois articles sont les suivants : 1° En premier lieu, l\u2019article 76, paragraphe (k), soit l\u2019article où l\u2019on décrit les fonctions du Bureau médical.On y lit ceci: « les devoirs et responsabilités du Bureau médical sont, entre autres: si le Conseil d administration, ou à son défaut, le Ministre l'autorise, transmettre au Collège annuellement, ou sur demande, un rapport en vue de lui permettre d'évaluer la qualité du travail professionnel d\u2019un ou des membres du Bureau médical et de s'assurer que le public reçoit des soins médicaux appropriés.» 2° En deuxième lieu, l'article 142 qui se lit comme suit : «tout médecin non spécialisé, qui doit agir à Ja place d\u2019un spécialiste, doit: a) avoir un entraînement minimum reconnu et approuvé par le Collège ; b) être recommandé à ce poste par le Comité exé- eutif; c) être accepté par le Conseil d\u2019administration.» 3° Enfin, le troisième est l'article 172, soit le dernier article du chapitre traitant de la discipline à l\u2019intérieur d\u2019un hôpital : « Le Conseil d'administration accepte, modifie ou rejette la recommandation du Comité exécutif et communique ensuite sa décision à l'intimé, au Comité exécutif et à l\u2019Association professionnelle concernée, » À la Inmière de ces trois textes, on comprend toute la portée du rôle que le Législateur entend voir jouer au Collège des médecins dans le contrôle de la pratique médicale à l\u2019intérieur des hôpitaux.Bien plus que préciser l\u2019article 61 de la Loi médicale, ces textes donnent une portée que même les plus audacieux d'entre nous n \u2018avaient osé envisager.En effet, selon l'article 76 (k), le Collège des médecins doit «s'assurer que le publie reçoit des soins médicaux appropriés ».Sachant que les soins médicaux, à l\u2019ère où nous vivons, sont devenus des soins donnés par une équipe, on réalise que par le biais des rèelements de la Loi des hôpitaux, le Collège hérite d'une responsabilité de contrôle, non seulement sur ses membres mais aussi sur la qualité des soins fournis par l\u2019équipe médico-hospitalière.De plus, l\u2019artiele 142 laisse entendre clairement que les privilèges accordés aux médecins ne détenant pas un certificat de spécialiste de la Province de 150 Québec dans une discipline donnée et voulant poser des gestes relevant en principe de cette discipline, doivent être étudiés et approuvés par le Collège des médecins.C\u2019est là, il nous semble, aller beaucoup plus loin que l\u2019article 61 de la Loi médicale pouvait même laisser entrevoir.Enfin, l\u2019article 172 nous apparaît avoir voulu corriger une situation qui n\u2019était pas loin de friser le ridicule.Avant cet article, un médecin pouvait être suspendu, pour incompétence ou mauvaise pratique, par un hôpital donné et le Collège des médecins n\u2019en être jamais informé.De sorte que ce médecin pouvait très bien déménager à l\u2019autre bout de la province et continuer à agir de la même manière sans que quiconque n\u2019y trouve à redire.Vous conviendrez avee moi qu\u2019avec ces règlements adoptés en vertu de la Loi des hôpitaux, ceux qui avaient opté en faveur d\u2019une interprétation large de l\u2019article 61 de la Loi médicale ont réalisé qu\u2019ils avaient raison.Si cette courte revue de textes de lois et de leurs interrelations a été faite, c\u2019est qu\u2019elle n'a pas été sans modifier profondément toute l\u2019organisation actuelle du Collège des médecins, et c\u2019est cette organisation que nous essaierons de résumer dans les minutes qui vont suivre.II.L'ORGANISATION DU COLLÈGE DES MÉDECINS « Le Collège est une corporation professionnelle créée par le gouvernement de la province.Étant primordialement un organisme de bien commun, sa principale préoccupation est la qualité des soins médicaux.Ses fonetions comportent la surveillance du choix des candidats à l\u2019étude de la médecine et de la qualité de leurs études, l\u2019octroi du droit d'exercer la médecine, la discipline de ses membres et le contrôle de l\u2019exercice de la médecine dans le Québec.» Cette phrase est extraite du mémoire soumis par le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec à la Commission d'enquête sur la santé et le bien-être social en avril 1967.Déjà, dans cette phrase, on s\u2019aperçoit que le rôle du Collège dans le contrôle de l\u2019exercice de la médecine prenait corps.En effet, si l'on regarde la structure administrative et les divers comités en fonction au Collège des médecins avant 1967, on réalise aisément que les trois fonctions que l\u2019on considérait importantes étaient les suivantes et correspondaient chacune à l\u2019existence d\u2019un service administratif à l\u2019intérieur du Collège : le Service des études médicales, le Ser- Yves LEBOEUF Laval Médical Vol.42 \u2014- Fév.1971 vice de la pratique illégale de la médecine et un Service dit de conciliation qui, de fait, étudiait les plaintes reçues et tentait de les régler le mieux possible.À la suite du changement de philosophie dont j'ai parlé longuement antérieurement, il faut faire ici un court historique des changements de strue- tures.En novembre 1967, lors d\u2019une assemblée spéciale du Bureau provincial de médecine (le Conseil d\u2019administration du College), il fut déeidé de créer un nouveau comité au sein du Collège, qui s\u2019appellerait Comité de surveillance de l\u2019acte médical et qui, depuis lors, est devenu le Comité de l\u2019exercice de la médecine.En parallèle avec cette création d\u2019un nouveau comité de gouverneurs et pour répondre à une fonction bien définie, on déci- daiït à la même réunion de créer un nouveau service administratif dans les structures du Collège, qui devait porter au début le nom de Service de surveillance de l\u2019acte médical, et qui, depuis lors, est devenu le Service de l\u2019exercice de la médecine que j'ai le plaisir de diriger.Ce Service de l\u2019exercice de la médecine a pris effectivement corps en mars 1968 et, depuis lors, se sont joints à moi pour m'aider à réaliser le travail qui m'était confié, trois médecins que vous connaissez tous fort bien et que d\u2019aueuns auraient souhaité nous voir laisser là où 1ls étaient.Ce sont, dans l\u2019ordre de leur arrivée au Collège comme médecins à temps plein, les docteurs Pierre Saint- Georges, auparavant directeur médical à l\u2019hôpital Jean-Talon, le docteur Claude Mereure, pédiatre, et qui était directeur des services de soins à domicile à l\u2019hôpital Sainte-Justine, et finalement le docteur Francois Laramée, autrefois directeur médical à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Tous quatre nous avons pu, depuis ces deux dernières années, structurer les activités de ce nouveau service au Collège et nous reviendrons sur un court résumé de ces activités dans la troisième partie de mon exposé.Cependant, avant d\u2019arriver là, je crois intéressant aussi de signaler que sur l\u2019organigramme officiel approuvé tout récemment par le Bureau provincial de médecine, lors de son assemblée régulière d'avril 1970, il a été décidé de créer un nouveau service administratif qui s\u2019oceupera plus particulièrement de la distribution des effectifs médicaux dans la province de Québec et des relations à établir avee tous les groupes de paramédicaux, de telle sorte que si l\u2019on compare cet organigramme actuellement en force au Collège avec la strueture en place dans les années antérieures, on réalise que ns ll le Je as qi l'ail ar I Nits te de @ wiles AER, ¢ | is dg esters BI vent de Call Depuis rie lin Les Thies 1 touts DEN i Duce Ts \"2 plu lag Hits Lu, fh \u2018de oui Hire lot Biri ms Jy Mofigiy Tig les ei it LE i Hi, fe Jy 4 egy Re, i ila, lin fs By gy, fl { ON ont fire Strat le Li.ie a] lip ite ele is 7 D dit STI: © qu le sur IN, Ip à ps js lon, Je toi je vtr mie (nl, mène n > Nii hii FA 3 dik pede ie jis vil wer +f JOR ee ere Bure Je er pe D on 1 wl pt fi d i jf so | pile i Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 la création tant du Service de l\u2019exercice de la médecine que de ce nouveau Service de distribution des soins a conduit le Collège à orienter ses énergies prioritaires dans un secteur qui, avant l\u2019addition de l\u2019article 61 de la Loi médicale, n\u2019était même pas envisagé.TIT.1.ES ACTIVITES DU COLLEGE DANS LES DEUX DERNIÈRES ANNÉES EN RELATION AVEC LA PRATIQUE MÉDICALE DANS LES HÔPITAUX Nous voici maintenant rendus à la troisième partie de cet exposé, celle devant traiter des activités réalisées par le Collège dans les deux dernières années, en relation avec la pratique médicale dans les hôpitaux.Nous n\u2019avons pas, croyons-nous, à insister sur le fait que les activités qui seront décrites ne représentent qu\u2019une partie des activités qui relèvent du Service de l\u2019exercice de la médecine du Collège.Depuis mars 1968, nous avons eu l\u2019occasion de visiter, sans programme pré-établi mais à l\u2019occasion de plaintes particulières concernant un ou plusieurs médecins, près de 40 hôpitaux de la province.Ces visites nous ont mis en contact avec des hôpitaux de toutes sortes : privés et publics, petits et grands, en Abitibi comme en Gaspésie, à Montréal comme à Québec.En plus des quatre médecins membres à temps plein du Service de l\u2019exercice de la médecine, plusieurs autres médecins, en fait près d\u2019une centaine, ont, à une étape ou l\u2019autre d\u2019une de ces enquêtes, eu à participer et à collaborer avee les délégués du Collège pour évaluer la pratique médicale qu\u2019il nous était donné de constater.Je tiens ici à rendre un hommage particulier à ces médecins de toutes les spécialités qui ont accepté de participer à ce travail d\u2019envergure que le Collège à entrepris.Je tiens surtout à noter, à l'honneur de la profession dont je suis fier, que depuis deux ans, tous les médecins à qui nous avons demandé une participation quelconque dans une de nos enquêtes ont accepté de remplir le rôle qu\u2019on leur confiait.Le simple fait de n\u2019essuyer aucun refus dans l\u2019organisation de ces visites nous a semblé une preuve que la grande majorité des médecins étaient non seulement conseients de la nécessité d\u2019un contrôle par le Collège des médecins mais étaient prêts à y collaborer dans toute la mesure du possible.Lors de ces nombreuses visites dans les hôpitaux, nous avons eu l\u2019occasion de rencontrer à chaque endroit plusieurs médecins et plusieurs membres (3) LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET LA PRATIQUE MÉDICALE 151 de l\u2019équipe administrative.En effet, dans la majorité de ces hôpitaux, il nous a été possible de rencontrer tantôt tout le Bureau médical, tantôt seulement 1\u2019Exécutif de ce bureau médical, presque toujours son président et le directeur médical, et le plus souvent le directeur général, la directrice des soins infirmiers et l\u2019archiviste.Point n\u2019est nécessaire de dire que ces rencontres nous ont fourni des informations de toutes sortes qui, s'accumulant les unes aux autres, nous ont permis de dégager de cet ensemble de visites des lignes de force qui animent maintenant l\u2019action que nous avons entreprise.Je pense important aussi de noter que dans chacune de ces visites dans près de 40 hôpitaux, nous revisions attentivement une movenne de 300 à 400 dossiers médicaux par hôpital, allant même jusqu\u2019à plus de 2 000 pour certains d\u2019entre eux.Encore ici cette analyse, dans des milieux si différents, de dossiers médicaux en nombre aussi imposant ne pouvait pas ne pas nous conduire à connaître les lignes de force qui devaient inspirer notre action.Enfin, dans chacun de ces hôpitaux, nous avons pris connaissance attentivement des règlements régissant le bureau médical et les divers départements et services, des procès-verbaux de tous les comités reliés au contrôle de l'acte médical.Nous pensons orgueilleusement aujourd'hui pouvoir prétendre être les seuls à avoir eu la chance d'entrer en contact aussi direct avec de tels documents dans un éventail d\u2019hôpitaux aussi complet.Vous vous imaginez bien qu'à la suite de tant de visites, chacune apportant son bagage d\u2019informations propres, il nous fallait tôt ou tard prendre un moment d'arrêt pour diseuter, autour d\u2019une table, des problèmes qui semblaient être prioritaires à l\u2019échelle de la Province et des solutions qu\u2019il apparaissait nécessaire d'envisager.Ce travail de méditation et de réflexion a été fait dans les mois de décembre et janvier derniers.C\u2019est d\u2019ailleurs le fruit de ce travail de réflexion qui me permettra de vous résumer dans la quatrième partie de cet exposé le programme d'action du Collège pour l'avenir face à la pratique médicale dans les hôpitaux.Cependant, avant d\u2019en arriver là et pour vous donner une idée des conclusions d\u2019ensemble qu\u2019il nous était possible de tirer de notre expérience véeue durant ces deux dernières années, je n\u2019ai rien trouvé de mieux que de reprendre un extrait du discours que prononçait, devant l'assemblée générale du Collège des médecins, le président du Collège, le docteur Gustave Gingras, à la fin de l\u2019année 1969 : 152 « Lie nombre d\u2019enquétes faites jusqu\u2019à maintenant n\u2019est peut-être pas suffisant pour nous permettre de porter un jugement définitif sur la valeur de la médecine hospitalière pratiquée dans la province.Il nous permet cependant d'affirmer que cette qualité est supérieure dans les milieux hospitaliers où existe un excellent auto-contrôle et qu\u2019elle risque d\u2019être inférieure dans les milieux où ce contrôle est déficient ou non existant.« À la suite de la visite des représentants du Collège, les résultats positifs obtenus dans certains milieux hospitaliers attestent cependant de la bonne foi des médecins et de la possibilité de maintenir une bonne médecine, quel que soit le milieu où elle se pratique.« Dans les hôpitaux où l\u2019auto-contrôle est moins sévère, quelques médecins semblent ignorer les limites de leur compétence et s\u2019aventurent à poser des actes médicaux dont les risques de complications sont plus grands que les chances de succès.Dans ces cas, il nous est apparu que l'intérêt personnel du médecin primait et le Collège fait tout en son pouvoir pour faire disparaître cet état de choses.«11 est évident qu\u2019un petit hôpital peut difficilement mettre sur pied une organisation matérielle équivalente à celle d\u2019une grande institution et que bon nombre de petits établissements n\u2019ont pas été institués pour permettre une pratique de grande envergure de la médecine ou de la chirurgie.« Chacun sait que dans quelques régions de la province existe une insuffisance des effectifs médicaux, particulièrement dans certaines spécialités.Nous citons, par exemple, le manque d\u2019anesthésistes qui limite les chirurgiens dans leurs activités et cause de sérieuses inquiétudes aux autorités, tant médicales qu\u2019administratives, des hôpitaux des régions éloignées.Si la pénurie d\u2019anesthésistes dans ces régions lointaines est un problème majeur auquel il faut remédier, il appartient au Collège, en collaboration avee les anesthésistes et le Ministère de la santé, de corriger cette situation.« En résumé, si nous obligeons un certain nombre de médecins à prendre conscience de leurs responsabilités, si les médecins se limitent dans la pratique de leur art au genre de pratique pour laquelle ils ont été formés et qu\u2019ils limitent également leurs actes médicaux selon les disponibilités matérielles de l\u2019hôpital ou du milieu où ils exercent et si, en outre, nous pallions à cette insuffisance d\u2019effectifs médicaux, la qualité de la médecine dans certaines régions sera grandement améliorée.Sans aucun doute, il est préférable dans certains cas de Yves LEBOEUF Laval Médical Vol.42 \u2014- Fév.1971 transférer un malade dans un centre mieux équipé que de l\u2019opérer ou de le traiter sur place; le médecin concerné, loin de faire montre d\u2019incompétence, bien au contraire, met en lumière son aptitude à pouvoir juger sainement d\u2019une situation.» IV.LE PROGRAMME D\u2019ACTION DU COLLEGE POUR L\u2019AVENIR Après avoir examiné ensemble les textes de lois sur lesquels le Collège se base pour agir, après vous avoir sommairement résumé la structure du Collège des médecins et les activités des deux dernières années en relation avee la pratique médicale dans les hôpitaux, nous en sommes maintenant à la dernière partie de cet exposé.Pour éviter d\u2019abuser de votre patience, je me limiterai à parler des quatre points suivants: 1.la publication d\u2019un Livre blanc sur le contrôle de l\u2019exercice de la médecine dans les hôpitaux ; 2.la décision de procéder à un programme de visites périodiques dans tous les hôpitaux de la province ; 3.les gestes posés face aux problèmes de la distribution des effectifs médicaux ; 4.enfin, un mot sur l\u2019enseignement médical continu.1.La publication d\u2019un Livre blanc sur le contrôle de l\u2019exercice de la médecine en milieu hospitalier: Le docteur Jules Gosselin, gouverneur au Collège des médecins et président à ce titre du Comité de l\u2019exercice de la médecine, résumait comme suit, en novembre 1969, les priorités d\u2019action qu\u2019entendaient suivre le Comité et le Service de l\u2019exercice de la médecine : « Dans les milieux hospitaliers, les efforts doivent être orientés vers une meilleure tenue des dossiers et un fonctionnement plus efficace des comités chargés d\u2019assurer un sain contrôle de la pratique médicale dans toutes les disciplines.Dans l\u2019ensemble, l\u2019éducation des médecins, quant à la manière d\u2019améliorer l\u2019auto-contrôle de la profession et quant à la responsabilité d\u2019y participer, apparaît un objectif majeur à poursuivre à court et à long terme.» C\u2019est en réponse à cet objectif prioritaire fixé par le président du Comité qu\u2019a été soumis pour approbation en avril dernier, lors d\u2019une assemblée régulière du Bureau provincial de médecine, un Livre blane traitant du contrôle de l\u2019exercice de la médecine en milieu hospitalier.Ce Livre blanc a été adopté à l\u2019unanimité et est actuellement sous fast p i Tl i de apr fs 40 a Jy Jil être sfe pour at, Ën de égal kh Li dag d Hane des Au tin et ur dis actes En plus, nédecins aile de: Pret de 0s \u201caux dt it leur mbm Île ré & médee \u201cne i Hh oi fists bir com ihre q ai th gy afer 3 Dur tous fee lt Dif Way Me fy Vij ily A el do Lilly Ln lig), dy, à ly Pris la [{ t Chg lg la de his VO Lol IN le das b der Ie #4 pian: mme de rl die cu lag ull ai nite i pie sili cent agate + dire 5 fit pis cr L$ él Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 presse pour fins de diffusion à travers la province *.Sans vouloir entrer dans les détails quant au contenu de ce document, vous pourrez tous d\u2019ailleurs en prendre connaissance dans un avenir rapproché, disons qu\u2019il contient un exposé sur la philosophie avec laquelle le contrôle de la pratique médicale doit être envisagé dans les hôpitaux et sur la nécessité pour chaque médecin d'y participer honnêtement.En plus d\u2019un tel exposé insistant sur chaeun des mécanismes de contrôle prévu par les règlements de la Loi des hôpitaux et sur les interrelations entre chacun d'eux, on pourra retrouver dans ce Livre blanc des normes de rédaction des dossiers médicaux et surtout des conseils concrets quant à la composition et au fonctionnement du Comité d\u2019appréciation des actes médicaux pour tous les genres d\u2019hôpitaux.En plus, et ce à la demande expresse de nombreux médecins et directeurs médicaux, il nous a semblé utile de joindre, en annexe à ce Livre blanc, un projet de structure autour duquel il serait possible à tous les chefs de départements ou services médicaux d\u2019établir les règlements, règles et procédures de leur département ou service.Nous croyons, humblement cette fois, que le contenu de ce Livre blanc répondra à un besoin pressant et que tous les médecins qui, dans tous les hôpitaux de la province, passent actuellement des heures nombreuses en comités pour fins de revision du travail clinique effectué à l'hôpital y trouveront matière à modifier leur conception de ce travail sans ajouter au nombre d\u2019heures qu\u2019ils doivent y consacrer, Nous croyons sincèrement que cette nouvelle conception du contrôle de la pratique médicale en milieu hospitalier atteindra un but positif et qu\u2019elle deviendra pour tous ceux qui auront l\u2019avantage d\u2019y participer activement un mécanisme éducatif qui, à lui seul, serait suffisant pour motiver chaque médecin Enfin, en dernier commentaire sur ce Livre blanc, nous avons tenté de faire réaliser à tous les médecins que le Comité d\u2019appréciation des actes médicaux n'avait de sens que s\u2019il était relié à l\u2019enseignement médical continu, ce dernier devant être programmé à la lumière des besoins perçus dans le milieu par le Comité d\u2019appréciation des actes médicaux.C\u2019est d'ailleurs à cause de cette conception orientée vers l'éducation continue du contrôle de la pratique médicale que nous aurons à reparler tantôt de la décision du Collège des médecins de se pencher de façon prioritaire sur ce problème de l\u2019enseignement médical continu.* Chaque médecin a récemment reçu une copie de ce livre blanc.LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET LA PRATIQUE MÉDICALE 153 2.Un programme de visites périodiques dans tous les hôpitaux de la province: Fort de l\u2019expérience vécue depuis deux ans et se basant sur les principes contenus dans ce Livre blane, le Collège des médecins a décidé tout récemment de procéder à un programme de visites périodiques dans tous les hôpitaux de la province et Je crois utile, pour bien faire comprendre le but recherché par ces visites, de vous communiquer intégralement le texte d\u2019une résolution adoptée par le Bureau provincial de médecine et demandant la mise en marche d'un tel programme.Le texte qui suit est donc un extrait conforme du procès verbal de la réunion tenue en janvier dernier par le Bureau provincial de médecine et se lit comme suit : « VU la Loi médicale et la Loi et les règlements des hôpitaux ; VU le rôle fondamental du Collège à l'égard de la qualité des soins dispensés par ses membres ; VU ses devoirs à l'égard de la santé publique; ATTENDU que ce rôle et ces devoirs seraient inadéquatement remplis par le seul exercice du pouvoir disciplinaire du Collège et qu\u2019ils se conçoivent d\u2019abord dans une optique positive de collaboration, de prévention et d'assistance ; ATTENDU que l'exercice de la médecine se fait de plus en plus à l\u2019intérieur des hôpitaux ou en liaison avee eux; Il est dûment proposé et appuyé: a) que la qualité de la médecine pratiquée dans les hôpitaux de la province soit évaluée périodiquement, et qu'à cette fin des visites y soient faites, que des contacts soient pris avec les autorités de ceux-ci, avec leur personnel, tant médical que non médical, et que les enquêtes appropriées soient effectuées, le tout en vertu des dispositions de l'article 61 de la Loi médicale ; b) que l'Exécutif du Collège soit chargé de l\u2019organisation de ces évaluations.» Le Comité exécutif du Collège a donné suite à cette décision du Bureau provincial de médecine et a demandé aux membres du Service de l'exercice de la médecine de procéder à une première série de visites avant l\u2019été 1970.Cette série est actuellement en marche et, au moment où je vous parle, les docteurs Saint-Georges et Mercure sont sur la Côte-Nord et y visitent deux hôpitaux.Cette première série de visites qui se terminera en juillet devrait nous permettre de prendre contact avec la 154 majorité des hôpitaux de la Côte-Nord, du Lac- Saint-Jean et de l\u2019Abitibi.Une deuxième série de visites est prévue pour septembre et octobre et couvrira d\u2019autres régions de la province.À titre d\u2019information, et d\u2019ailleurs nous n\u2019avons rien à cacher, nous pouvons vous informer de la modalité avec laquelle ces visites sont effectuées.Dans chacun de ces hôpitaux, nous rencontrons le directeur général et le directeur médical, le président du Bureau médical et son exécutif.Nous y revisons tous les procès-verbaux des comités en relation avec la pratique médicale et tous les registres et statistiques pouvant nous faire connaître l\u2019éventail des actes médicaux qui s\u2019y pratiquent.Nous en profitons également pour reviser de nombreux dossiers médicaux et rencontrer, s\u2019il est possible, la directrice des soins infirmiers et l\u2019archiviste.À la suite de cette visite, un rapport est remis au Comité de l\u2019exercice de la médecine qui discute des recommandations à faire à l\u2019hôpital concerné pour fins d'amélioration de la pratique médicale.De facon systématique, ces recommandations sont transmises au Bureau médical de l\u2019hôpital et, dans la majorité des cas, nous espérons pouvoir rencontrer, avant l\u2019envoi définitif de ces recommandations, soit le Bureau médical lorsque le nombre de ses membres n\u2019est pas trop élevé, soit l\u2019Exécutif du Bureau médical dans les autres cas pour explications supplémentaires sur ces reeommandations.Le Collège croit sincèrement que ces visites dans tous les milieux hospitaliers de la province seront enrichissantes pour tous et que le résultat ne saurait être qu\u2019une amélioration dans la qualité des soins reçus par la population.3.La distribution des effectifs médicaux en relation avec les normes d\u2019une saine pratique médicale: À cause de nos nombreuses visites dans la province, et à cause des nombreuses rencontres que nous avons eu le plaisir d\u2019avoir avec des médecins de toutes les régions, il nous a été donné de réaliser que dans plus d\u2019un endroit la cause principale des problèmes reliés à la pratique médicale d\u2019un milieu provenait d\u2019un manque d'effectifs médicaux.En particulier, comme l\u2019a noté le président du Collège dans son discours annuel, la pénurie des anesthésistes en milieux éloignés a inquiété et inquiète le Collège.Pour trouver des solutions à ce problème, une étude d\u2019envergure a été entreprise depuis quelques mois sur la répartition des médecins qui pratiquent l\u2019anesthésie dans les hôpitaux de la province.Cette étude est actuellement en cours et des Yves LEBOEUF Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 mécanismes positifs de correction de cette situation pourront être communiqués sous peu.Bien conscient que le personnel actuel du Collège ne pouvait avoir toutes les compétences et que, d\u2019ailleurs, les autres activités qu\u2019on leur demandait les occupaient déjà à temps plein, il a été décidé en avril dernier, comme je l\u2019ai mentionné antérieurement, de créer un nouveau service à l\u2019intérieur du Collège pour se pencher de façon méthodique et systématique sur ce problème de la distribution des effectifs médicaux.En effet, il apparaît inutile de tenter de décrire des normes de pratique médicale si ces normes ne sont pas applicables dans plusieurs endroits par manque de personnel qualifié disponible.Tl est donc à espérer que d\u2019ieci peu le Comité et le Service de l\u2019exercice de la médecine, dans la recherche et l\u2019étude des normes reliées à la pratique de la médecine, pourront s\u2019appuyer sur des données qu\u2019un Service de distribution des effectifs médicaux pourra lui offrir et que le résultat combiné de toutes ces énergies se solde par des solutions concrètes à l\u2019avantage de tous.4, L\u2019enseignement médical continu: Enfin, et c\u2019est le dernier commentaire que je me permets de faire vu la longueur de mon exposé, un mot sur l\u2019enseignement médical continu.Si le Collège a réalisé tout récemment la nécessité de se pencher de façon prioritaire sur la coordination des efforts isolés actuellement faits dans le domaine de l\u2019enseignement médical continu, c\u2019est à la suite des nombreux rapports de visites dans les divers milieux de la province.Il a semblé tout à fait logique qu\u2019un enseignement médical contimu soit adapté aux besoins du milieu qui le reçoit.Or, seul le Collège des médecins est placé pour dorénavant connaître à fond les besoins de chaque milieu et peut ainsi communiquer ces besoins aux responsables de la distribution de cet enseignement médical continu.Il s\u2019agissait là de réaliser la nécessité d\u2019une coordination entre des besoins et des solutions.Le docteur Eugène Robillard, anciennement doyen de la Faculté de médecine à l\u2019université de Montréal, est d\u2019ailleurs employé à temps plein au Collège depuis janvier 1970 et se penche actuellement sur ce problème de l\u2019enseignement médical continu.Nous croyons sincèrement que d\u2019iei peu, des mécanismes de liaison concrets pourront être établis entre le Collège et les divers organismes œuvrant dans l\u2019enseignement médical continu pour que les résultats souhaités par tous dans ce domaine soient les meilleurs.vil i 10 xl HT ili Led teh Qn [afi \u201cfeu cn Min pl 1 prtqu vaudra I.lf tenter ¥ ds Is 8 ile, vu tosher- de lonnées dieux i de «of pl ju sé, nm pst adi liv ¥ Leal dans ls ill lil ap, i jot I pli ç resp eut y hes Ni de aie pi ju ¢ pu a peut pas al dl OF | His fas Laval Médical Vol.42 \u2014- Fév.1971 CONCLUSIONS Avant de terminer, permettez-moi de prendre à mon compte un dernier extrait d\u2019une conférence que le président du Collège, le docteur Gustave Gingras, prononçait tout récemment devant des administrateurs d\u2019hôpitaux.Le docteur Gingras déclarait ceci, et je veux en faire la conclusion de mon exposé : « Que ce soit au niveau du Collège, des conseils d\u2019administration, des directeurs généraux, des directeurs médicaux, des bureaux médicaux, ou même du Ministère de la santé, nous croyons que le principal impact qui pourrait se faire sentir sur la pratique médicale au cours des prochaines années viendrait prineipalement : LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET LA PRATIQUE MÉDICALE 155 1° de la prise de conscience du rôle de chacun ; 2° de l'application complète des règlements adoptés en vertu de la Loi des hôpitaux ; 3° de la collaboration entre le Ministère de la santé, le Collège et les hôpitaux ; 4° de l\u2019acceptation par le Ministère de la santé de cesser de construire des hôpitaux sans une étude approfondie de la question, sans planification ou pour les seules fins de la politique ; 5° de l\u2019établissement d\u2019une classification des hôpitaux qui permettrait au Ministère, en collaboration avec le Collège, de déterminer pour chaque catégorie d\u2019hôpitaux des privilèges selon leur organisation matérielle et leurs effectifs.» Enseignement médical permanent LA QUINIDINE EN CARDIOLOGIE La quinidine, isomètre dextrogyre de la quinine, fut introduite en thérapeutique par Frey eu 1918.Elle est un des nombreux alcaloïdes naturels de l\u2019écorce de quinquina, originaire du Pérou.Ce produit est actif sous sa forme naturelle non modifiée.La quinidine, par ses propriétés électrophysiolo- giques variées, est considérée comme un prototype dans le traitement des arythmies.Bien que le choc électrique externe l\u2019ait concurrencée dans certaines de ses indications, elle n\u2019en demeure pas moins une médication de choix dans la prévention de certaines arythmies.I.PROPRIÉTÉS BIOLOGIQUES ET ÉLECTROCARDIOGRA- PHIQUES (1, 6 et 12): Au niveau cellulaire, l\u2019effet quinidinique par altération de la perméabilité de la membrane entrave la pénétration intracellulaire du sodium lors de la dépolarisation.De plus, la quinidine diminue la sortie potassique extracellulaire en phase terminale de repolarisation et crée ainsi un gain intracellulaire de potassium, a) Effets cardiaques: L'enregistrement des potentiels monophasiques à l\u2019aide d\u2019une microélectrode intracellulaire a permis de préciser ces propriétés électrophysiologi- ques.Sous l'influence de la quinidine, on note au niveau de la cellule automatique et conductrice et au niveau de la cellule non spécialisée : 1) un ralentissement de la phase rapide de dépolarisation ; ii) un allongement de la repolarisation et iii) au niveau de la cellule spécialisée, automatique, un aplatissement de la courbe de dépolarisation diastolique spontanée (figure 1).Il en résulte: premièrement, un ralentissement de la conduction intra-aurieulaire, auriculo-ventri- culaire et intraventriculaire manifesté électrique- Marcel GILBERT Institut de cardiologie, Hôpital Laval, Québec.ment par un ralentissement de la fréquence auriculaire, un prolongement de l\u2019intervalle PR et un élargissement du complexe QRS; deuxièmement, une augmentation de la durée de la période réfractaire effective traduite par un intervalle QT allongé ; enfin, une dépression des centres automatiques ectopiques ou de la commande initiale.À faible dose, la quinidine agit principalement sur le processus de la repolarisation alors qu\u2019à forte dose, elle altère de façon importante les phé- nomenes de dépolarisation.Les signes précoces de modifications de l\u2019onde T et du segment ST précéderont les signes plus tardifs tels l\u2019élargissement de l\u2019onde P, l\u2019augmentation de l\u2019intervalle PR, le ralentissement auriculaire et l\u2019élargissement significatif du complexe QRS (25 pour cent).Myocarde ventriculaire 100 +\u2014 oO 8 ees MILLIVOLTS 100 \u2014 Figure 1 \u2014 Effets de la quinidine sur les propriétés électriques de la membrane cellulaire du myocarde ventriculaire et du tissu spécialisé.a: ralentissement de la dépolarisation ; b: allongement de la repolarisation ; C: maintien du potentiel de repos.Hf La « ari Tite Et \u201chi inde AR nde la] \u2018et fy b lt ile sel fier i: ire Enf isa) bf lig uen] ming i» ir} IS I Wi Li il vy li (ation \u2018port els ay RH lie U gf ing lh ls ig } ly li, Li Py BERT Jog, beg, BA ly 1g, lo.ill: figs lent s qu 5 li Totes nt ST eis reall Aie cents Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 Au niveau de la fibre contractile, la quinidine cause un effet inotrope négatif lors de l\u2019emploi d\u2019une dose élevée.b) Effet vagolytique: La quinidine exerce un effet anticholinergique sur l\u2019oreillette et le nœud auriculo-ventriculaire.Toute manœuvre de stimulation vagale par les récepteurs sino-carotidiens et cardio-aortiques est inhibée, de sorte que ces manœuvres, lors de tentative de réduction d\u2019une tachyeardie supra-ventrieu- laire, doivent être entreprises avant l\u2019administration de quinidine.La période réfractaire directement accrue sous l'effet quinidinique s\u2019accroît indirectement avec l\u2019inhibition vagale au niveau de l'oreillette avec, de plus, une amélioration de la conduction auri- eulo-ventriculaire; ceci explique l\u2019effet paradoxal rencontré lors d\u2019une tentative de réduction d\u2019un flutter sans employer de digitale au préalable alors que la réponse ventriculaire s\u2019accélère et que la fréquence des ondes F auriculaires diminue.Enfin, la quinidine peut accélérer la fréquence sinusale à faible dose.ec) Effet vasculaire: La quinidine déprimerait directement les fibres musculaires lisses des vaisseaux et causerait une diminution des résistances artérielles périphériques (8).L\u2019hypotension créée expérimentalement chez l\u2019animal est parfois réfractaire aux vasopres- seurs usuels et nécessite l\u2019emploi d\u2019angiotensine.II.MÉTABOLISME (3) : L'absorption complète au tractus gastro-intestinal varie selon les différents sels de la quinidine : sulfate, gluconate, polygalacturonate.La concentration hépatique est de vingt à trente fois plus importante que la concentration plasmatique; le muscle cardiaque et le cerveau en contiennent une quantité intermédiaire.La quinidinémie atteint son maximum entre la deuxième et la quatrième heure, Hydrolysée au foie en métabolites peu actifs, la quinidine est excrétée au rein, parfois non transformée (10 à 40 pour cent), selon une courbe exponentielle de sorte que 60, 50 et 25 pour cent de la valeur maximale persistent après six, huit et douze heures.L\u2019épuration de ce produit est inversement proportionnelle au pH urinaire et est diminuée lors d\u2019insuffisance cardiaque.L effet cumulatif est variable pour une même posologie, selon qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une quinidinisa- LA QUINIDINE EN CARDIOLOGIE 157 tion rapide, ze.1 co.aux 2 heures; ou lente, 1 co.aux 6 heures; il s\u2019épuise à la sixième dose dans le premier cas ou vers la troisième journée dans le second cas.Le niveau thérapeutique systématique recherché est d\u2019environ 4 mg/litre.ITI.EMPLOI CLINIQUE (2, 3, 6 et 12): a) Présentation : 1.Voie orale: Les comprimés sont équivalents à environ 200 me de quinidine base.Action brève: sulfate; action prolongée : polygalacturonate, gluconate.2.Vote intramuseulaire: Cette voie est peu employée à cause de la possibilité de toxicité; la quinidine se donne alors sous la forme de gluconate.La dose recommandée est de 200 à 400 mg a toutes les 4 heures pour trois doses.3.Voie intraveineuse: La voie intravemeuse est plus indiquée.b) Posologie: 1.Dose d\u2019entretien ct préventive: Quatre comprimés ou 8 comprimés de 200 me par 24 heures.La dose maximale suggérée est de 1,6 gramme.Pour maintenir une concentration stable, Kay (6) suggère l\u2019emploi d\u2019un ou deux comprimés de sulfate de quinidine à toutes les 4 heures le jour et deux comprimés de gluconate de quinidine le soir au coucher, 2.Dose thérapeutique: Compte tenu des dangers inhérents à l\u2019emploi de la quinidine à haute dose et les inconvénients encourus, une méthode prudente est suggérée.La quinidine, à une dose de 200 mg, est donnée quatre fois par jour pour cing jours lors d\u2019une première tentative.En cas d\u2019échec, on augmente respectivement à 400 et à 600 mg quatre fois par jour, à des intervalles de cinq jours.S\u2019il y a insuccès, le médicament est cessé.Selon cette posologie, la quinidine atteint sa valeur maximale vers la cinquième journée pour une dose donnée.Avec une dose supérieure à 3 g par jour, nous constatons souvent des effets toxiques.Toute dose excédant 2 g par jour nécessite une observation clinique et élecirocardiographique rigoureuse en milieu hospitalier.= Hs pH hr el tt thin.th i ji 158 Quelle que soit la méthode employée, tout traitement à la quinidine doit être précédé d\u2019une dose test de 100 mg pour éliminer les réactions allergiques.3.Indications: Les principales indications de la quinidine sont (4, 5, 6 et 7) : i) le traitement préventif de la fibrillation auriculaire et du flutter et parfois des tachycardies ectopiques, auriculaire et ventrieu- laire ; ii) le traitement et prévention de l\u2019extrasysto- logie ventriculaire et auriculaire; iii) le traitement secondaire des accès de tachycardie supra-ventriculaire.Actuellement, le choe électrique est le mode de traitement le plus efficace pour la réduction de la fibrillation auriculaire.On emploie encore la qui- nidine dans les 24 heures qui précèdent la cardio- version selon une dose totale de 1 gramme ou 1,2 gramme; les comprimés se donnent aux 4 heures ou aux 6 heures.Selon Lown (7), cette méthode diminuerait les arythmies apres la cardioversion de même que les récidives prochaines et éloignées.Chez les sujets présentant des arythmies supra- ventriculaires, un essai quinidinique de trois doses de sulfate de quinidine (200 & 400 mg) données a des intervalles de deux ou trois heures conduira à une réduction chimique de la crise dans certains Aussi faut-il préciser que lors d\u2019un accès supra-ventrieulaire, les manœuvres vagales, les médications hypertensives et la digitale s\u2019il y a lieu, doivent d\u2019abord être utilisées.Cas.IV.comrricamioNs (3, 9, 10 et 11): 1.Les réactions allergiques: fièvre, réaction ur- ticarienne, détresse respiratoire, purpura throm- bocytopénique.Ces réactions sont souvent indépendantes de la dose.2.Les troubles digestifs : nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhée.3.Le quinquinisme: étourdissements, vertiges, bourdonnements d'oreille, surdité, vision trouble, diplopie, céphalées, convulsions.4.La cardiotoxicité: élargissement du complexe QRS à 25 pour cent de la largeur initiale (0,14 sec.), apparition d\u2019un bloc de branche ou d\u2019un bloe auriculo-ventriculaire, arrêt sinusal, extrasystoles ventriculaires nouvelles, tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire.Le traitement Marcel GILBERT Luval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 doit alors être arrêté.On administre parfois du lactate de soude en solution molaire ou du THAM.5.La syncope : secondaire à une fibrillation ventriculaire ou à un arrêt ventriculaire; rarement secondaire à une dépression respiratoire.6.L\u2019hypotension : surtout lors de médication intraveineuse, Elle nécessite l\u2019emploi de vasopres- seurs.V.CONTRE-INDICATIONS : L\u2019hypersensibilité (allergie) et le bloc aurieulo- ventrieulaire complet sont des contre-indications formelles.Il faut être très prudent dans les cas suivants: bloc aurieulo-ventrieulaire incomplet, bloe de branche, intoxication digitalique, hyperkaliémie, hypotension, insuffisance cardiaque, endocardite, fièvre rhumatismale.L\u2019incidence de la syncope sous quinidine en présence d\u2019un gros cœur insuffisant est significative, CONCLUSION La quinidine est un médicament qui diminue l\u2019excitabilité et déprime l\u2019automatisme et la conduction de la fibre myocardique spécialisée.Par ces propriétés, elle est efficace dans le traitement de la plupart des arythmies.Cependant, elle déprime la fibre myocardique contractile et la fibre museulaire vaseulaire; elle est done aussi une médication dangereuse de sorte qu'\u2019actuellement son emploi est quelque peu limité à la prévention de certaines arythmies; les cas de syncope & la quini- dine rapportés dans la littérature ne doivent pas étre ignorés lors de son usage.REMERCIEMENTS L'auteur remercie Me M.P.Lord, bibliothécaire à l\u2019Hôpital Laval, pour sa collaboration à la préparation de ce travail.BIBLIOGRAPHIE 1.Conn, H.L., Jr, et LucH1, J.L., Some cellular and metabolic considerations relating to the action of quinidine as a prototype anti-arrhythmic agent, Amer.J.Med., 37 : 685, 1964.2.GOLDBERG, W.M., et CHAKRABARTI, S.G., The relationship of dosage schedule to the blood level of quinidine, using all available quinidine preparations, Canad.Med.Ass.J., 91 : 991-996, 1964.col has 4 HE Jira) i) wily ay I ve).\u201cligt il) IES Til FUN Sllls IS: b bra | Tp Pie AI line \u201c5 Pol sn] teed! sl de it lr } ni M pelt Sil fink lle ol ult a | ion ot #0 4 rl a | 4 ps?À \u201cit x Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 3.GoobMAN, L.S., et GILMAN, À, The pharmacological basis of therupeutics, 8° éd., Macmillan, New York, 1965, pp.701-710.4.Haur, J.I, et Davin, R.W., Factors affecting cardio- version of atrial arrhythmias with special reference to quinidine, Brit.Heart J., 30 : 84, 1968.HarTEL, G., et col., Value of quinidine in maintenance of sinus rhythm after electric conversion of atrial fibrillation, Brit.Heart.J., 32 : 57, 1970.6.Kay, C.F., Quinidine \u2014 A re-evaluation, Med.Clin.N.Amer., 50 : 1221-1230, 1966.7.Lowx, B., Electrical reversion of cardiac arrhythm- ias, Brit.Heart J.29 : 469, 1967.S.NAKANO, J., et McCroy, R.B., Jr, Effect of quinidine on cardiovascular dynamics, Arch.Int.Pharm- acodyn., 168 : 400-416, 1967. Le FEAT IAT Te su wig 1 hua ah fe ah dei it Jen] Ui pret gue lpr The is Juve à ber of tt pel Île af + Ticker an Miley tee f hoi ae at the Uti tap ¢ per si a by rer Peu, Unes Mate se] Where Me Dr its Unde ly fin d Ur li VR mg- lis fre: AS og AES ihe ne sll de IS 1 uf | venous jt work.sys an od [Ti juju 1.pierce fi, Loch HE ji Sixième congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec (suite et tin) RELATIONSHIPS BETWEEN SOCIO-ECONOMIC STATUS AND ATTITUDES OF PARENTS OF JUVENILE OFFENDERS * The subject of juvenile delinquency has been investigated from a variety of perspectives.There is an abundance of material in the literature dealing with the social and economic factors associated with delinquent behaviour, categorization systems for juvenile delinquents, and scales which attempt to predict whether or not a child will become a delinquent, using factors and variables from his life experience and family background.The issues of psychiatric assessment and the Juvenile court processes have been dealt with in a number of articles.Unwin describes the funetions that psychiatrists can play in juvenile courts: those of evaluator, therapist, educator, research worker and co-ordinator.In an article entitled: Adolescent in Juvenile Court, Shamsie emphasized the need for proper evaluation for each adolescent who is appearing before the court.He also mentions that the juvenile court system is especially more discriminatory against members of the lower socioeconomic classes.An adolescent coming from an upper social class may be able to avoid the appearance before the court, while an adolescent from the lower socio-economic class more often than not ends up in a correctional institution, with an indeterminate sentence.Since the present facilities come nowhere close to providing either adequate assessment programmes or effective treatment facilities it is understandable why people in higher socioeconomic brackets try to avoid a court appearance for their child, when they can afford to seek help through private sources which will deal with the * Paper presented at the VIth Annual Convention of the Quebec Psychiatrie Association, Montreal, April 16, 17 and 18, 1970.1.Director, Children\u2019s and Adolescent Services, Douglas Hospital, Montreal, Assistant Professor, Department of Psychiatry, McGill University.2.Douglas Hospital, Montreal.S.J.SHAMSIE, M.D.,! Janet E.CLARK, B.A.;2 and E.J.LAZARUS, P.S.W.adolescent in light of the specific problems he is presenting.For people in lower income brackets there is no other choice.Although there are many articles written on the juvenile courts and on de- linqueney there has been very little research on the attitudes of familles toward the processes their child is subjected to when he has to appear before juvenile court.The present investigation was undertaken to validate certain clinical observations which were made while working at The Child and Family Clinie attached to the Juvenile Court in Montreal.The clinic provides psychiatric assessment and interim treatment to the cases referred by the Juvenile Court.Part of the psychiatric assessment process for each juvenile was an interview with the parents.Over a period of time it became apparent that there was a range of attitudes expressed by the parents towards the child, towards the offence committed and towards the court.1t appeared that this difference in attitudes varied with educational, income and occupational levels of the parents.It therefore seemed worthwhile to test the clinical observation of the existence of a relationship between socio-economie status of the parents and their attitudes towards the child, the court, and towards the kind of help the child had received.A preliminary study was done to test these observations by sending questionnaires to a random sample of parents.The present study was undertaken after the initial questionnaire was revised.This time the questionnaire was administered to each family referred by the court during the assessment interview at the elinic.METHOD A questionnaire was the prime tool of data collection.It consisted of two main parts.Part I had al ite Ha ue ; ii: i 164 S.J.SHAMSIE, Janet E.CLARK and E.J.LAZARUS questions designed to obtain information regarding the socio-economic level of the family.It asked the ineome, occupation and education of each parent.These were used as our independent variables.Part IT had questions designed to obtain information regarding the problems of the child, the manner in which he was referred to the court, and the attitudes and feelings of the parents towards the child\u2019s problems, toward the court assuming custody of their child, in addition to whether or not the child has bad professional help prior to court referral, if so what kind, and lastly, who referred the child to the court.These questions are referred to in our paper as dependent variables.Our measures for socio-economic status (SES) were taken from those used by Hollingshead and Redlich in their study Social class and mental illness.However our classification method had to be a limited one in comparison with theirs, since our questionnaires were completed during an interview situation and we could not objectively measure such things as residential address, type of dwelling, ete.Our study used three main independent variables: education, income, and occupation.We adopted the same categorization scheme for each of these variables as was used by Hollingshead and Redlich.We divided our population into three groups, high, medium and low for each of the independent variables.In addition we used each of these three independent variables as a separate measure rather than combining them into an index.We did this for two main reasons.Firstly, devising such a measure presupposes that one had a body of information about the characteristics of the population one is generalizing to, and the time limit on our study did not permit this.In addition, we felt that each of these SES variables might be measuring different dimensions and that it might prove more interesting to mateh them separately against the various dependent variables.The questionnaires were administered to all families who were referred to the clinie from January 1966 through December 1967.It must be mentioned that there are two types of cases which are referred to the court : delinquency cases and protection cases.Our study was concerned only with those cases brought to court under the Juvenile Delinquent Act.Our sample was chosen by taking the chronological list of delinquency cases for this time period and selecting every third case.We originally had a sample of 110 cases, which was later reduced to Laval Médical Vol.42 \u2014- Fév.1971 106 because four were lacking adequate information.The data were tabulated by running bi-variate frequency and percentage distribution for each of the variable combinations.For each of the tables we ran chi-square as the statistical test of significance and Tau B as a test for measure of association.PRESENTATION OF FINDINGS The first question was: \u2018 Did your child receive any professional help prior to appearing before the court?\u201d The alternatives were yes or no.We expected that children from higher status families would more often have received professional help than children from lower status families.Our expectations were upheld for each of the independent variables: father\u2019s income, occupation and education.That is, as we move from the high to the low status categories the percentage of children who received professional help prior to appearing be- tore the court decreased and the percentage who did not receive any professional help increased.The next question asked: \u201cWhat kind of professional help did your child receive?\u2019\u201d The alternatives for this question were: a) Private psychiatrist; b) Social worker in a social agency; c) Someone from a psychiatric clinic in a hospital ; d) Other professional help.We expected that those cases referred by a private psychiatrist and/or by someone from a psychiatrie clinic would come mainly from the middle and upper status groups, and that cases referred by a social worker in an agency would come mainly from the low status group.The findings for this question were varied.First, only three cases out of the total (106) were referred by a private psychiatrist.The largest number of cases were referred by someone from a psychiatrie clinie, and for all the socio-economic variables, these cases were concentrated in the middle and upper categories.Less than 10 per cent of the cases were referred by someone in a social ageney, and these cases were concentrated in the low socio-economic categories.The third question asked: \u2018\u2018Who decided that your child be referred to the court?\u2019\u2019 The alternatives were: il W TRL ; Mal Ji Pair ; Sal iS pia i à 0 far hgh, 1 ier Sp fie el she ea Welle mat 0 rt,\u201d JIS ¢ als #7 ir the ilk expe Jen.4 Hat the \u201ctage flegri ih Île s \u201ctease ry i Ty 9 Wer Sify | Fini Ver w Py hi ther Te) Hi Tie fi ny ï he fh of bls i gg.VENIR litre we.Ne cames 1 help 1 ex peudent i sien Tie ven ID rng fe.li le pr br à tlt ere aon, DIO ht y ace din fe i pr cul J ll il the il al al 4 fhe lé Laval Médical Vol.42 \u2014- Fév.1971 a) Mother or father ; b) Private psychiatrist ; ¢) Social worker in a social agency; d) Someone from a psychiatric clinic in a hospital; e) Police; f) Other.Comparing all of the socio-economie categories (high, medium, low) with the above possibilities, over 80 per cent were referred by the police.Therefore we did not feel there were enough cases for the other categories to make meaningful comparisons.We then asked the following question : \u2018\u201cDid you want your child placed under the custody oË the court?\u2019 Yes or mo.We expected that the frequency of no\u2019s would be higher for the upper status groups, and the frequency of yes\u2019s higher for the lower status groups.Our findings upheld our expectations.Comparing father\u2019s income, occupation, and education with this question, we found that the high status categories showed a lower percentage of yes responses than did the low status categories.That is, as we moved from high to low in the status categories the number of yes\u2019s increased and the number of no\u2019s decreased.Our next attitudes question asked: \u2018\u201cHow did vou feel about your child being made a ward of the court?\u2019\u2019 The possible alternatives were as follows: a) We felt the court was taking away our job as parents.It made us feel we were inadequate to deal with our child.b) We felt a sense of relief because we could not cope with the problem any longer.We needed someone else to help us with our problems.¢) We felt sorry for the child, and felt that detention was a bad influence.We expected that category a would be mainly an upper status response, category b mainly a lower status response, and category ¢ would not discriminate among status groups.Our expectations were generally upheld when we compared the responses with the educational level of the father, but there were no observable trends for any of the other status categories.The last attitude question asked : \u2018 What did you think about the problems your child was showing?\u201d The given alternatives were : a) We felt that it was really nothing very serious and it would not happen again.We did not really feel that it required any special kind of treatment.ATTITUDES OF PARENTS OF JUVENILE OFFENDERS 165 b) We were at a loss and did not know how to react to the problem.c) We felt that our child was having problems which required psychiatric or some other professional kind of help.d) We felt that our child was being bad and willful and in need of some kind of discipline.Our expectations for this question were that à and \u20ac would be mainly middle and upper status responses, and d would be mainly a lower status response.We felt that b was a logical possibility but were not sure of how it would compare with the socio-economic variables.For categories a and b there was a random distribution, and therefore no consistency with the socio-economic variables.The third alternative had a higher percentage of responses in the high socio-economic categories for father\u2019s occupation and income.However there seemed to be no difference between categories when we looked at father's education.For category d the findings are the reverse of those found above, That is, people who chose this alternative were concentrated in the low categories for father\u2019s occupation and income.Again there was a random distribution when we looked at father\u2019s education.DISCUSSION OF FINDINGS Unfortunately none of our findings reached a level of statistical significance, so we can only discuss our results on the basis of observable trends in the data which seem to indicate that certain relationships are present.Parents\u2019 perception of whether or not their child needs help, what kind of help their child may need, and what knowledge they have with respect to locating this help depend on the kinds of social and economic factors that impinge on them, such as their income, occupation and educational background.Just to review our findings: the trends indicated that children from upper status families had more often received professional help prior to their appearance before the court; children from high status families had more often received professional help from a psychiatrie clinie that had lower status children; and upper status families more often felt that their child\u2019s problem required psychiatrie or some other sort of professional help than did lower status families.These findings are consistent with our present knowledge of society in general.That is, professional services, especially those related to psychiatry are seen as an avenue of help for the middle Ei 166 and upper status groups, mainly because they are more familiar with and more accepting of psychiatric services as a whole.In comparison, social agencies usually seek people out either because the people are having problems, or because of legal intervention.Again this is supported by our data.Although there was only a small percentage of cases from the lower status groups whose child had had professional help prior to being referred to the court, the majority of these cases had received their help from a social agency as opposed to the other possibilities.In addition to the above generalizations we see that upper status families less often wanted their child placed under the custody of the court than did lower status families.For lower status people, the court may be the only alternative that they can utilize for relief from problems they are having with their children.Whereas for upper status people, both because of the additional resources they have available as well as more knowledge, have many more alternatives open to them.We suspect that if our study had been done under more controlled conditions the trends that we did find in our data might have proved significant.The questionnaires were administered over a long period of time and not always by the same person at the clinic.For some forms there were a large number of \u2018\u2018no answers\u201d and \u2018\u2018non- applicables\u2019\u2019.Another limitation was that the forms were administered during an interview situation when both parents were present.However for most questions, with the exception of income, education and occupation, only one answer was required for each question.Therefore it is not possible to determine whether the attitudes expressed were the result of discussion between the parents or if the response depended on the dominant parent\u2019s attitude.CONCLUSION We feel that the trends which emerged from the analysis of our data seem to indicate that there S.J.SHAMSIE, Janet E.CLARK and E.J.LAZARUS Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 are relationships between socio-economic status and attitudes of parents toward the child, the referral agent and the juvenile court.Despite the fact that the results were not statistically significant, we feel that this area certainly requires further investigation.If such relationships could be reliably established they would most likely be a resource to people working in this field with respect to the approaches they use in dealing with families having a wide range of socio-economic backgrounds.REFERENCES 1.First Annual Report, 1966, Child and Family Clinic, Douglas Hospital, Montreal.2.CLOWARD, R.À.and OxuvIn, L.E., Delinquency and Opportunity, The Free Press of Glencoe, New York, 1960.3.COHEN, À.K., Delinquent Boys : The culture of the gang, The Free Press of Glencoe, New York, 1955.4.GLUECK, S., and Grueck, E., Unraveling juvenile deliquency, Harvard Univ.Press, Cambridge, 1950.a.GLUECK, S., and GLUECK, KE.Predicting deliquency and crime, Harvard Univ.Press, Cambridge, 1967.i.HoLLINGSHEAD, À.B., and REbLICH, F.C., Social class and mental illness, John Wiley and Sons, New York, 1958.\u201c2 .JENKINS, R.L., The varieties of adolescent\u2019s behavioral problems and family dynamics.In Adolescent psychiatry, S.J.Shamsie, ed., Schering Corp.Ltd., Montreal, 1967.8.ROBINSON, S.M., Juvenile delinquency : its nature and control, Holt, Rinehart and Winston, Inc.New York, 1960.9.SHAMSIE, S.J., Adolescent in Juvenile Court.In Adolescent psychiatry, S.J.Shamsie, ed., Scher- ing Corp.Ltd., Montreal, 1967.10.SHaAnsir, S.J.and HrrscovrrcH, S., Parents of juvenile offenders, Paper presented at the Fifth International Criminological Congress, Montreal, 1965.11.Unwin, J.R., The role of the psychiatric consultant in the juvenile court.In Juvenile offender : « psychiatric problem, Canadian Mental Health Assoc, Montreal, 1965.if ef de ; de Varie Yip Vienne ta ÿ Holy, Tags F hr, Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 5 BAN 5e NS 3 \\ ) SS oa $ AR > A = ani] | elo) g thy : a, we ther 1.4 lily 8 TEs ; \"te 5.4 sharing W 3 Le ACNÉ - DERMATOSES S < es Vo | : iif | $ snb 185 > 3 ) jvcenile 9 à wi |! ; 2 .3 Jeliguency .ifge, 195.: ins J! , Sos, SF = 3 D SQ PE $ pu bebe + $ Alleys! , Ÿ corp, Ltd ; $ np.Lid.\\ È | ae \\ on.Int | S | \\ D 76000 die lle NEN Synergie vitamino-thyroidienne et sédation «l EBKERABEC COMPOSE HIE | A wi.J Vitamine A 50,000 U.I.EN s M p L E a | Vitamine B, 10 mg.: ; Vitamine C 350 mg.K E R A B E C : Extrait thyroidien (0.2% D.N.C.) 5 mg.| Maléate de mépyremine 35 mg.) dans ! È par copsule Maléate de Mépyramine ou de l'Extrait CONTRE-INDICATION : Hyperthyroïdie de thyroïde est contre-indiquée.Flacon de 100 capsules (brun et orangé) Flacon de 50.capsules (gris et joune) Vitamino-théropie: intensive \u2018A, B, ef C les cos où l'administration du DOSE : Ÿ capsule 3 fois par jour n° EFFETS SECONDAIRES : Intolérance à l\u2018un des constituants R 0 U G | E R Le plus important laboratoire pharmaceutique DOCUMENTATION ET BLOCS DE FEUILLES D'INSTRUCTIONS SUR DEMANDE authentiquement canadien 7 Vi (4) item: \u201cChaque préparation contraceptive orale posséde ses caractéristiques propres d'activité oestrogénique et progestative, d'après le type et la quantité de steroides qu'elle contient (re item: Dans un tableau intitulé \u201cactivité clinique des contraceptifs oraux\u201d* paru dans le numéro de Décembre 1970 du Bulletin R_ publié par la Direction des ER Aliments et Drogues, 50 mcg de Mestranol | et 1mg de Noréthindrone représentent l'association la plus faible présentement disponible.1) Dickey, R.P.et Dorr, C.H.Obstet.& Gynec.33: 282, 1969 2) Dickey, R.P.et Dorr, C.H.Obstet.& Gynec.33: 283, 1969 Cc NorinyH [snp ule Mestranol 50 mcg [DOUIICWHKE #5.ap JES iene mætiwité mel lative \u2014\u2014\u2014 | SYNTEX Ltd, Montréal 308, Québec Informations thérapeutiques (résumé) a la page suivante I | fy Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 Noriny I1 INFORMATIONS THERAPEUTIQUES (RESUME) INDICATION Contrôle de la conception.POSOLOGIE NORINYL-1 (21)\u2014Cycle initial: Débuter le premier cycle de traitement le jour 5 du cycle menstruel (le jour 1 étant celui ~~ de l\u2019apparition des règles) en prenant un comprimé blanc par jour pendant 21 jours consécutifs, aucun comprimé ne sera pris pendant les 7 jours suivants.Cycles suivants: Le deuxième cycle de j traitement et les suivants commencent i aprés une interruption de 7 jours sans comprimé que l\u2019écoulement sanguin soit terminé ou non.Chaque cycle de traite- lf | ment consiste en 21 jours avec médication suivis d\u2019un intervalle de 7 jours sans médication.NORINYL-1 (28) \u2014Débuter le premier cycle de traitement le jour 5 du cycle menstruel (le jour 1 étant celui de l\u2019ap- as parition des régles) en prenant un com- | primé blanc par jour pendant 21 jours, suivi d'un comprimé orange par jour pen- am dant 7 jours, accomplissant ainsi un cycle | de 28 jours de médication.Le jour suivant (jour 29), commencer un autre cycle tf | de 28 jours de médication, et ainsi de i suite pour tous les cycles subséquents.Prendre un comprimé tous les jours sans se préoccuper de l'apparition, de la continuation ou de la fin des règles.| | CONTRE-INDICATIONS \u2018 Saignement vaginal non-diagnostiqué ; carcinome du sein ou des voies génitales; antécédent cérébrovasculaire; présence d\u2019exophtalmie ou de migraine; thrombo- phlébite ou phénoménes associés; pathologie ou trouble hépatique fonctionnel évident; lésion oculaire associée à une maladie neurovasculaire telle que la perte partielle ou totale de la vue, anomalies du champ visuel ou diplopie; soudure épiphysaire incomplète; pendant l\u2019allai- J tement; soupçon de grossesse.PRÉCAUTIONS ET AVERTISSEMENTS ( Avant de prescrire NORINYL-1, un examen physique complet sera effectué en portant une attention spéciale aux seins et aux organes pelviens: Les fibromes utérins existant peuvent augmenter de volume.Les agents progestatifs étant responsables d\u2019une faible rétention hydrique, | il faut observer de près toutes conditions m pouvant être affectées par ce facteur tel- he les qu'\u2019épilepsie, migraine, asthme, trou- > | bles cardiaques ou rénaux.Les patientes ayant souffert de dépression psychique | seront observées attentivement et le traitement interrompu si la dépression per- ; | siste ou se manifeste de nouveau d'une a façon marquée.En présence de saigne- i ment intermenstruel, examiner la possi- : bilité de troubles fonctionnels.Chez toute | patiente qui n\u2019a pas eu ses règles pendant deux cycles consécutifs, écarter toute | possibilité de grossesse ou autre cause.Informations thérapeutiques complètes sur demande.SYNTEX Syntex Ltd, Montréal 308, Québec (5) BOURSES D\u2019ATHLETISME A DES ETUDIANTS DOUES Le ministre de la Santé nationale et du Bien-étre social, 1\u2019honorable John Munro, annonce qu\u2019une bourse de $1 000 sera versée a vingt étudiants canadiens qui se sont distingués tant au niveau des études universitaires qu\u2019a celui de la compétition sportive.Ces bourses de formation permettront aux réei- piendaires de poursuivre parallèlement études supérieures et carrière sportive.Cette assistance financière est renouvelable pour une période n\u2019excédant pas quatre ans, à condition toutefois que le candidat poursuive à la fois ses études postsecondaires, un programme d'entraînement intensif et le calendrier des diverses épreuves sportives.Il va de soi qu\u2019en acceptant cet appui financier, les récipiendaires s\u2019engagent à respecter leur titre d\u2019«athlète amateur ».Plus tôt cette année, trente-sept athlètes canadiens recevaient chacun une bourse de $2 000 pour leurs succès sportifs sur la scène nationale et internationale.Parmi les vingt récipiendaires, nous relevons les noms de Claude Boudreau Shédiac; Jean-Marc Angrignon, Ottawa; André Claude, Vaudreuil; Michel Roy, Montréal, et Pierre Dion, Québec. un tour de force .-.Ou plutôt deux tours de force.Revi- talose C 1000 apporte un soulagement rapide dans les cas d'asthénie et de psy- chasthénie.Présentation pratique en tubes jumelés.LABORATOIRES Renseignements thérapeutiques fournis sur Montréal Canada.demande.Membre AFQPP\u2014ACEP FORMULE: Premier tube: Cortico-surrénale .1,33 ¢ Glande orchitique .3 9 Substance grise .3 9 Excipient aromatisé.q.s.p.5ml Deuxième tube: Vitamine C .1000 mg Excipient glycériné q.s.p.5 ml Posologie adulte: Un à deux tubes jumelés par jour.Posologie enfant: Un tube jumelé à tous les deux jours.Présentation : Boîtes de douze tubes jumelés de 5+5 mi.Remboursé S.S.P.cl.13.FRETS LA CON il La déco de ste ie di dut servi Hanes His les p ant sent ne biel ini Hat is frets, du métab phen I Henig fant Fe wide LE Mase iy I It Demetirai fei os êltr Wig ly lis visu ln Sont Satisiqu, lie 3, Diag, Buy | il! EFFETS DE LA THIOPROPÉRAZINE SUR L\u2019EXCRÉTION URINAIRE ET LA CONCENTRATION DANS LE LIQUIDE CEPHALO-RACHIDIEN DE L\u2019ACIDE 5 - HYDROXYINDOLEACETIQUE CHEZ LE SCHIZOPHRÈNE CHRONIQUE * J.-M.ALBERT\u2018, Dj.PALAIC?, L.TÉTREAULT?, J.-C.PANISSET ?, La découverte de la sérotonine (5-HT), au niveau du système nerveux central, et l\u2019antagonisme spécifique du LSD sur son activité pharmacologique ont servi de base à l\u2019hypothèse de Gaddum et Hameed (8) concernant le rôle de la sérotonine dans les processus mentaux.Wooley et Shaw (12) ont soutenu que la schizophrénie était associée à une absence de 5-HT au niveau des récepteurs séro- toninergiques du cerveau.Même si ces hypothèses étaient basées sur des données expérimentales restreintes, elles entraînèrent de nombreuses études du métabolisme de la sérotonine chez le sehizo- phrène (10).Depuis, 1l est devenu évident que la sérotonine n\u2019est pas un facteur causal unique expliquant l\u2019étiologie de la schizophrénie, bien que des modifications du métabolisme des indoles aient été observées de façon répétée chez le schizophrène en phase aiguë (5).À la recherche d\u2019un paramètre biochimique qui permettrait d'évaluer les indications et de mesurer l'efficacité de la thérapie aux neuroleptiques, nous avons entrepris une étude des effets de la thio- propérazine sur la symptomatologie clinique et sur le métabolisme de la sérotonine chez le schizophrène.Les résultats obtenus démontrent que l\u2019amélioration symptomatique s\u2019accompagne d\u2019une diminntion statistiquement significative du taux urinaire de l\u2019acide 5-hydroxyindoleacétique (5-HIAA) chez le schizophrène chronique.MÉTHODES Pour la réalisation de cette étude, 26 malades, de * Travail présenté au VIe Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, tenu à Montréal les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Institut de recherches psychiatriques de Joliette, Hôpital Saint-Charles, Joliette, Québec.2.Département de pharmacologie, Université de Montréal, Montréal, Québec.(6) G.DHAITI!, et J.DESATY ?sexe féminin, hospitalisées pour schizophrénie chronique depuis plus de cinq ans et âgées de moins de 35 ans, ont été choisies.Lies sujets de l\u2019expérience furent traités dans la même salle et soumis à une diète contrôlée, Les malades ne devaient présenter aucune maladie organique et devaient avoir un tracé électroencéphalographique normal.Ne pouvaient être acceptées dans l'expérience les malades avant reçu de la thiopropérazine dans les soixante Jours précédant l'expérience.La période de traitement à la thiopropérazine fut précédée d'une phase de sevrage, d\u2019une durée de trente jours, au cours de laquelle les sujets de l'expérience ne reçurent aucune médication.À la fin de cette période d\u2019épuration médicamenteuse, 11 fut pratiqué pour chacune des malades : 1) une évaluation psychiatrique selon l\u2019IMPS (Inpatient multidimensional psychiatric scale) (9) ; 2) une évaluation de la symptomatologie extra- pyramidale selon l\u2019échelle BEP (Bilan extrapyra- midal) (3); 3) une collection des urines de 24 heures pour le dosage de l\u2019acide 5-hydroxyindoleacétique ; 4) une ponction lombaire pour détermination de la concentration de l\u2019acide 5-hydroxvindoleacétique dans le liquide céphalo-rachidien.Toutes ces mesures furent répétées au 12° jour et au 15° jour de l\u2019expérience, à l\u2019exception des dosages de l\u2019acide 5-hydroxyindoleacétique dans le liquide céphalo-rachidien qui ne le furent qu\u2019au 15° jour.La thiopropérazine fut administrée selon un schéma posologique prédéterminé : 5 mg le premier jour avec progression de la dose de 5 mg à tous les deux jours jusqu\u2019au 12° jour, les malades recevant par la suite 30 mg par jour.Durant toute la durée de l\u2019expérience, aucune autre médication ne devait être administrée.Cependant, si un des sujets de se ERC EES 168 l\u2019expérience devait présenter des troubles extra- pyramidaux intenses, un antiparkinsonien de type anticholinergique, la procyclidine, à la dose de 500 mg, par voie intramuseulaire, pouvait être prescrit par le psychiatre, sauf aux 11° et 12° jours ainsi qu\u2019aux 14° et 15° jours.Par contre, si, aux 11°, 12e, 14° et 15° jours de l\u2019expérience, devaient survenir des dystonies et des dyskinésies, on pouvait utiliser du méprobamate, à la dose de 800 mg, comme relaxant musculaire.T1 est à noter immédiatement que ni l\u2019antiparkinsonien, ni le relaxant museulaire ne furent administrés au cours de l\u2019expérience.Le dosage de l\u2019acide 5-hydroxyindoleacétique fut fait selon la méthode de Contractor (6) se servant de colonnes au Sephadex, et la concentration de 5-HIAA dans le liquide céphalo-rachidien fut mesurée selon la technique décrite par Asheroft et Sharman (1).RÉSULTATS L'exerétion urinaire de l\u2019acide 5-hydroxyindole- acétique (5-HIAA), au cours de l\u2019expérience, est 1500 + 5 -H[AA URINAIRE (pg/mg de créatinine) JOURS Figure 1 \u2014 Excrétion urinaire de l\u2019acide 5-hydroxyindo- leacétique au cours de l\u2019expérience.ALBERT, PALAIC, TÉTREAULT, PANISSET, DHAITI et DESATY Laval Médical Vol.42 \u2014- Fév.1971 illustrée à la figure 1.La thiopropérazine, administrée pendant les douze premiers jours du traitement, diminue de façon significative (p < 0,001) le taux de 5-HIAA urinaire.Au 15° jour, le taux de 5-HIAA dans les urines demeure inférieur au taux du Jour 0, mais est légèrement supérieur à celui du 12° jour.La symptomatologie schizophrénique évaluée à l\u2019IMPS diminue, une différence significative (p < 0,10) existante entre la cote symptomatique au jour 0 et au jour 15.La symptomatologic extrapyramidale, mesurée selon l\u2019échelle BEP, s\u2019aggrave de façon progressive tout au cours de l\u2019expérience (p < 0,001).Les corrélations ont été recherchées entre le taux urinaire de 5-HIAA et, d\u2019une part, l\u2019intensité symptomatique mesurée à l\u2019IMPS et, d'autre part, la symptomatologie extrapyramidale appréciée par le BEP ; ces résultats sont présentés aux figures 2 et 3 ainsi qu\u2019au tableau I.Aucune corrélation n\u2019a été retrouvée entre les effets extrapyramidaux et l\u2019excrétion urinaire de 5-HIAA.Par contre, une corrélation significative et positive entre le 5-HIAA urinaire et la symptomatologie schizophrénique, telle que mesurée par l\u2019IMPS, a été retrouvée.Ainsi, les malades présentant une cote symptomatique élevée excrètent une quantité plus grande de 5-HTA À que les malades ayant une cote inférieure.Cette corrélation a été retrouvée au jour 0, au 3000 8 3 o Y.=1,022.7+47 X 8 1000 F 8 5 - HIAA URINAIRE (9 /mg de créatinine } 0 L 1 1 L 1 50 100 150 200 250 IMPS Figure 2 \u2014 Corrélation entre l\u2019excrétion urinaire d\u2019acide 5-hydroxyindoleacétique et l\u2019intensité des symptômes selon la cote du IMPS.| | o mao os snore oo 9 Q Fque 3 td Shy de HN l'rétti i li = // Linie Bldg, i ! pg | Ir.iting Fag I.iy.ln try, mala L5 .Lo res ferroviaires, son travail et sa dialvse avec grande d\u2019errer trop longuement sans briser lui-même son LL , \u2026 Ct .oo le .cn 1.minutie pour faire concider le mieux possible ces : identification avec un objet qui ne peut ni se trom- © .5 iN ment le per ni faillir trois facteurs.Mais lui, qui s\u2019inquiète de tout, ae ee à ; ; Lee , qui s\u2019interroge longuement pour savoir comment il ue D\u2019autres centres ont rapporté les infections fré- .; .a Là \\ pourrait se débarrasser de bandits qui le tiendraient ire, 1 quentes des canules artérioveineuses, des problèmes ps ., à te 4 A cs | captif à la pointe d\u2019une mitrailleuse, ne semble pas soll de coagulation et méme d\u2019accidents du shunt.Ce a: .; ; ,! J Le os .s\u2019être imaginé des situations possibles en regard de jou, su shunt artérioveineux, en matière plastique, seul ., ; .Lu Lo.Le .son traitement, comme la panne d\u2019un hémodialy- Bist témoin extérieur et visible du traitement, se porte , - : ; , seur, la rupture d\u2019une canalisation ou le retard de file sur l\u2019avant-bras du malade.Il est protégé par des .24 \\ Ç; 2, son train.Encore une fois, ici, on peut penser que dies pur gouttières ou des pansements.Gombos a décrit plu- LL.a ; ; .- .la négation massive des malades empêche un méca- pink Wb sieurs de ces accidents dont celui d\u2019un malade qui, ., ., .\\ .nisme de défense habituel de fonctionner pour ce qe de dans son sommeil, s\u2019est exsanguiné après avoir ., .ee aaa., qui a trait au véeu des dialyses.réussi à défaire son pansement et arraché les ca- sus nules (3).Les réponses à la première partie du question- qe de Dans la présente étude, puisque les malades sont naire (tableau I), réponses que nous espérions venir ait porteurs d'une fistule artérioveineuse sous-cutanée de l'imaginaire, se sont révélées très courtes et au niveau du poignet, permettant ainsi d\u2019éliminer très peu explicites.Les malades se bornaient à ces témoins extérieurs et encombrants, aucune com- répondre : plication sérieuse à résonance psychiatrique n\u2019a été Je Davai à l'E AIRE» 2 « ais è (po.\u201cARE observée.« Je l\u2019avais vu à xpo.» Pour l'instant, nous avons l\u2019impression que les « Mon médecin me l'avait tout dit.» qu il z zo : » = » .We IL ve écarts de régime, s\u2019ils ne sont que fugaces, reflètent « Une chose qui pouvait faire peur.» mi surtout une agressivité tournée vers l\u2019extérieur, une , .8 .Ce v © ot > « Comme tout le monde.» rébellion temporaire contre le monstre mécanique 0 .; .uit ; ; 1 \u20ac ( \u2018tai ne pro- all ou contre les thérapeutes.Par contre, des bris de « Un appareil qu\u2019on portait comme une pro J al régime fréquents sont un signe certain de troubles these.» Ji hl sychiatriques dépressifs qui exigent une rapide « Je ne savais rien, » il Sl correction.is A .os i ect Il en a été de même de la vie onirique des malades.1 JED ; a ., m1 i Les rêves, chez presque tous, sont oubliés ou décla- la IV.LA VIE PHANTASMATIQUE pel La vie phantasmatique des malades nous semble rés inexistants.Le personnel infirmier n\u2019aurait constaté qu\u2019une seule fois des signes extérieurs de Sl en très pauvre, ll est possible qu\u2019en continuant 1\u2019étude, réves chez un malade qui marmonnait durant son IN i | Mt 190 André NOBERT et Paul LEFEBVRE sommeil ou s'\u2019agitait dans son lit pendant les lon- eues périodes de somnolence que permet le traitement.Deux malades ont rapporté des rêves avant trait a la machine dialysante.Dans le premier cas, il s\u2019agit d\u2019un homme; la machine s\u2019animait et essayait de l\u2019engouffrer par l\u2019ouverture supérieure donnant accès au filtre.Ce rêve était raconté sur un ton rieur et la narration s\u2019est terminée par le commentaire suivant: « C\u2019est complètement fou, un rêve pareil.» Dans le deuxième cas, celui d\u2019une célibataire, les conduits de plastique qui la relient à la machine l\u2019encerclaient et la chatouillaient.Durant cette période de dialvse, la malade était allée assister au mariage du garçon qu\u2019elle aurait aimé épouser.Dans une entrevue subséquente, elle ne se souvenait plus de ce rêve, ni même de l\u2019avoir rapporté! Il serait très profitable qu\u2019une étude portant sur les rêves avec la machine puisse être entreprise, même si notre courte expérience semble montrer que ceux-ci sont rarement rapportés par le malade.Leur contenu agressif et sexuel pourrait mettre en lumière, par ce biais onirique, des relations objectales insoupconnées du malade et favoriser, par la même occasion, une verbalisation souhaitable de certains problèmes.De plus, cela pourrait apporter une contribution théorique intéressante sur la sexualisation d\u2019une machine à notre époque d\u2019automatisation croissante.Pour le moment, les malades nous semblent, du point de vue phantasmatique, présenter des analogies avec le profil des psychosomatiques, décrites par David et D\u2019'Musan.Il semble y avoir, chez plusieurs de ces malades, un phénomène d\u2019allure carentielle et non simplement défensive, par une sorte de pétrification de la vie affective.V.L\u2019INSOMNIE Sehreiner a parlé de l'insomnie paradoxale aux barbituriques chez les malades souffrant d\u2019urémie (12).La dialyse ne semble pas corriger l\u2019insomnie qui est habituelle chez eux et les barbituriques donnent l'impression de ne pas agir avec toute l'efficacité que l\u2019on attendrait d\u2019eux.On a essayé ici de dégager les caractéristiques de cette insomnie chez cinq malades du groupe.La façon dont ils nous ont parlé de cette insomnie à paru révélatrice, car elle était semblable chez tous les cing.Ils donnent, en effet, à croire de ne pas Luval Medical Vol.42 \u2014 Fév.1971 vouloir le sommeil à tout prix, comme c\u2019est si souvent le cas des autres insomniaques.Cela ressemble plus à une pénible constatation qu\u2019à une plaintive demande.Cette insomnie est vide, déserte, habitée d'aucun phantasme et d\u2019aucune préoceupation.Elle est décrite par les patients comme une sorte d\u2019état où rien ne se passe, selon eux.Tous disent que sur le matin, ils finissent par s\u2019endormir.Ce genre d\u2019insomnie n\u2019est pas constant mais aurait tendance à survenir après une séance de dialyse.Cela porterait à penser à une mort symbolique plutôt qu'à une longue vigile entreprise pour ne pas être surpris par elle dans le sommeil.Il serait intéressant de pouvoir étudier les données éleetro- encéphalographiques de cette insomnie.Pour le moment, le problème reste ouvert à toutes les hypothèses, même s'il est très tentant d\u2019assimiler cette insomnie à une mort par anticipation punitive ou libératrice.VI.LA GREFFE RÉNALE La crainte de la mort devient quand même apparente dans les réponses données à la troisième question du tableau 1: Que pensez-vous de la greffe rénale ?Un seul malade veut se faire greffer et encore cela est envisagé par lui comme un jeu de quitte ou double.Les autres offrent soit un refus catégorique: « À d\u2019autres de l\u2019essayer », «1 would never accept a transplant », « La science en a beaucoup à apprendre », soit un refus plus nuancé: « Si mon médecin me la garantit entièrement », « Quand je serai plus courageuse ».T1 faut souligner que ces réponses furent faites durant la longue période où les greffes cardiaques faisaient la manchette enthousiaste des journaux.Contrairement aux groupes étudiés par Villard (15) et Kemph (7), notamment, il n\u2019y a pas dans notre groupe de candidats imminents à la greffe.L\u2019ad- Jonction de tels malades, qui sera très prochaine, pourra peut-être amener des changements dans leurs opinions.Ce présent refus de la greffe rénale, par le groupe.montre bien, pensons-nous, leur désir de vivre malgré les handicaps du traitement comme s\u2019ils préféraient encore la sécurité toute mécanique de la machine aux jeux hasardeux de la transplantation.Nous ne pensons pas que ce consensus général des malades puisse avoir été le fruit d\u2019une contamination par l\u2019opinion d\u2019une personnalité dominante du soi Fld ml iy fs gs] \u20ac An il Jo ul intl js Ya gr el aire PIN iso pid mene Home Ila rl) dés mé \u201cri, sen mph d'autr tique (8 Ving ] leet; pe fay ae) dike | - dieu] 1971 91.tiny ln ile.fens tli ilies l'as putin i | ineffe Pe tio nel | never ue) 3] Hl ld i tile gis as ill Cl?Lak Luval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 groupe.Les heures et les jours de traitement différents ne permettent pas d\u2019échange d'opinion.De plus, les malades dialysés ensemble ne parlent, pour ainsi dire, pas entre eux, la communication restant au minimum.Ils ressemblent aux patients étudiés par Johnson et Wagoner (6) ; une fois le traitement terminé, ils s\u2019empressent de quitter l'hôpital, rendant inutiles les chambres que l\u2019on gardait à leur disposition.Ils s\u2019ignorent ou feignent de s\u2019ignorer.Mais la possibilité de contamination pourrait venir théoriquement du personnel traitant.Kaplan de Nour (2) a décrit un processus interréactionnel entre les membres de l\u2019équipe médicale qui pourrait avoir des répercussions chez les malades.Unie transmission plus ou moins consciente des opinions que possèdent les infirmières et les médecins aurait pu amener cette quasi-unanimité.Cet aspect du problème n\u2019a pas été étudié.LA SÉLECTION DES CANDIDATS À LA DIALYSE VIT.11 a été assez général qu\u2019au début de tous les programmes de dialyse on ait procédé à l'admission des malades sur la base du : premier arrivé, premier servi, pourvu que les critères purement médicaux fussent favorables (3).Mais on s\u2019est vite rendu compte partout qu\u2019il fallait également considérer d\u2019autres facteurs de dimension sociale et psychiatrique.C\u2019est surtout le groupe de Seattle qui, le premier, s\u2019est préoccupé de l\u2019aspect psychiatrique du problème et à proposé des critères de sélection (11).L'accent est mis, d\u2019un commun accord, sur une réhabl- litation du malade lui permettant d\u2019accéder au marché du travail (8, 10 et 11).Les facteurs considérés comme favorables sont: de la 1) une intelligence plutôt au-dessus moyenne, 2) une aptitude à discuter de problèmes affectifs, 3) une tendance réactionnelle orientée vers la dépression plutôt que vers la somatisation, 4) l'attitude positive du conjoint ou de 1\u2019entourage à accepter une plus grande dépendance du malade.Sand (11) rapporte qu'avec de tels guides, elle est capable de prédire, avec une assez grande justesse, l\u2019adaptation du malade à son mode de vie et à sa réintégration au travail.Nous avons tenu compte de ces prérequis dans L\u2019ÉTUDE DE LA DIALYSE RÉNALE PÉRIODIQUE 191 nos évaluations et les avons trouvés réalistes.On à de plus l\u2019impression, pour notre part, qu\u2019un sujet porté à une passivité manifeste est un meilleur candidat que celui qui cache sa passivité derrière une façade hyperactive.La sélection des malades pose également un problème éthique.La tendance actuelle est de porter les candidatures à un comité non médical en majorité, pour décider du sort du malade d\u2019après les évaluations médico-psyehiatriques.Ce procédé n'a pas été employé cependant à l'hôpital Notre-Dame, quoique les néphrologues v songent sérieusement.Cette procédure semble naître d\u2019un profond besoin de diluer la responsabilité individuelle devant un droit de vie ou de mort sur les malades, Plusieurs personnes, par contre, dont Abrams (1), s mterrogent sur ce probleme et semblent vouloir adopter les positions de Kolff qui voudrait que les comités « .should be formed not to exclude certain patients for treatment, but established possibilities for more treatment » (8).Ménie s1 nous n\u2019acceptons pas, il va de soi, son opinion sur les effets nuisibles que causeralent, selon lui, les évaluations psychiatriques, nous pensons, après une année de participation, qu\u2019il a raison de vouloir ouvrir plus grandes les portes des unités de dialvse.CONCLUSION Les quelques problèmes que nous avons essayé de toucher révèlent la profondeur de l'angoisse humaine devant l'existence.Peu de situations reproduisent cette naissance continue qu'évoque l\u2019hé- modialvse.S\u2019il est possible par toutes sortes de mécanismes défensifs de se limiter aux seuls aspects techniques du problème, on ne peut repousser indéfiniment les autres questions qui surgissent du plus profond de nous-mêmes.Ce travail poursuivi pendant une année nous a fait comprendre que derrière tous ces appareils scientifiques, entourant et parfois nous cachant le malade, il y a tout au fond notre propre sentiment d\u2019impuissance que l\u2019on cherche à nier inconseiem- ment.Une sorte d'alliance thérapeutique s\u2019établit entre notre impuissance et celle du patient.Et avec la connivence de la machine, on finit par arriver sinon à de l\u2019optimisme, du moins à un « pessimisme surmonté » (H.de Lubac). SA in \u2014 ~2 André NOBERT et Paul LEFEBVRE Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 BIBLIOGRAPHIE .ABRAMS, H.S., The psychiatrist, the treatment of chronic renal failure and the prolongation of life, Amer.J.Psychiat., 124 : (avril) 1968.DE Nour, KAPLAN, A, et C/ACKES, J.W., Emotional problems and reaction of the medical team in a chronic hemodialysis unit, Lancet, 7576 : 987, (9 nov.), 1968.Gomsos, E.À, LEE, T.H., HArroNn, M.R.et Cuwm- MINGS, J.W., One year\u2019s experience with an intermittent dialysis program, Ann.Intern.Med., 61: 462, 1964.Hampers, C.L., et MeggriL, J.P., Hemodialysis in the home \u2014 13 months\u2019 experience, Ann.Intern.Med., 64 : 276, 1966.Hrestrom, R.M., Murray, J.S., PENDRAS, J.P., BUR- NEL, J.M., et SCRIBNER, B.H., Two years\u2019 experience with periodic hemodialysis in treatment of chronic uremia, Trans.Amer.Soc.Artif.Intern.Organs, 8: 266, 1962.i.JOHNSON, R.D., WAGONER, R.D., Hunt, J.C., MUELLER, G.J., et HALLENBECK, G.A, Long-term intermittent hemodialysis for chronic renal failure, Mayo Clin.Proc.41 : 78, 1966.- KempH, J.P, Renal failure, artificial kidney and kidney transplant, Amer.J.Psychiat., 122 : 1271, 1966.Kourr, W.J., Letters and comments, Ann.Intern.Med, 61 : 359, 1964, 9.10.11.16.Prxpras, J.P., et Erickson, R.V., Hemodialysis : a successful therapy of chronic uremia, Ann.Intern.Med., 64 : 293, 1966.REeran, J.W,, et Lewis, H.Y., Repeated dialysis of indigent patients for chronic renal failure, Ann.Intern.Med., 64 : 284, 1966.SAND, P., LEVINGSTON, G., et WrIeHT, R.G., Psychological assessment of candidates for an hemodialysis program, Ann.Intern.Med, 64 : 602, 1966.SCHREINER, G.E., et MAHER, J.F., Uremia : biochemistry, pathogenesis and treatment, C.C.Thomas, Springfield, IlI., 1961.3.SHaMBAUGH, P.W.Hampers, C.L., Bairey, G.L, SNYDER, D., et MERRILL, J.P., Hemodialysis in the home.Emotional impact on the spouse, Trans.Amer.Soc.Artif.Intern.Organs, 13 : 41, 1967.Tsarras, Th.T., Transplantation and hemodialysis, JAMA.198 : 307, 1966.VILLARD, H, P., Consultations psychiatriques dans un service de dialyse et de greffe rénale, Un.Méd.Canada, 98 : 233, 1969.WricHärT, R.G., SAND, P., et LIVINGSTON, G., Psychological stress during hemodialysis for chronic renal failure, Ann.Intern, Med, 64 : 284, 1966.Editorial : On borrowed time, J.A.M.A., 195 : 1146, 1966.; défi PE FAQ La Hee 1 dng dl a A Teh il §¢ 1h % foams nal depro fente ln | fide \u201ceux Un; és fr ti lé Seite Ton) ven HUE Milly les gf ity Srcholg diarsig Hitt yo hog, iL, nthe Ly, dn 3, als 115 1p Mél 8 well ASPECTS PSYCHOLOGIQUES DE L\u2019ÉNURÉSIE : ENQUÊTE CHEZ 36 JEUNES SOURDS-MUETS * INTRODUCTION L'enfant énurétique pose à la psychiatrie un problème qui paraît, encore à ce jour, insoluble (1, 15, 29, 33 et 35).L'\u2019énurésie s\u2019intègre à tant d\u2019entités cliniques diverses qu\u2019on en saisit mal la spécificité (1); cependant, elle prend tant d\u2019envergure en sol qu\u2019on est tenté de lui prêter un symbolisme et une dynamique propres, voire d\u2019en faire une maladie à part entière.Sa fréquence, de 5 à 20 pour cent selon les populations étudiées (1, 4, 15, 16, 18, 28 et 33), s\u2019accroît dans les milieux les moins favorisés (16) et chez les enfants de travailleurs manuels (4), alors qu\u2019elle décroît dans les familles de professionnels ou chez les agriculteurs (4).L\u2019influence des sexes parait très discutable et fluctue selon les auteurs et les populations étudiées.Les fils de professionnels seraient plus touchés que leurs sœurs (4).On a recherché des liens entre certains symptô- nies fréquemment observés chez l\u2019enfant et l\u2019énurésie.Michaels et Goodman (25) ont établi que l\u2019énurésie se retrouvait moins souvent isolée qu\u2019associée au « suçage de pouce », à l\u2019onyehophagie, aux troubles du langage et aux sautes d\u2019humeurs.Hall- gren (16), dans une étude détaillée portant sur 2 000 enfants, a noté que la proportion d\u2019enfants- problèmes atteignait 41 pour cent chez les énuréti- ques et 26 pour cent chez leurs frères et sœurs.Il définit l\u2019enfant-problème comme celui dont les traits, névrotiques ou caractériels, constituent des diffieul- * Travail présenté au VIe Congrès annuel de l\u2019Association des psychiatres du Québec, à Montréal, les 16, 17 et 18 avril 1970.1.Résident à l\u2019hôpital St-Jean-de-Dieu.2.Psychologue à l'Institut des sourds de Charlesbourg, Québec.3.Professeur agrégé, Faculté de médecine, Université de Montréal, codirecteur, Unité de Recherche Georges- Villeneuve, Hôpital St-Jean-de-Dieu.Jean-Yves ROY, M.D.,! R.COLARD, B.E.D., L.Ps.,?et Léon TÉTREAULT, M.D., M.Sc., F.C.P.Q3 tés pour l\u2019entourage ou pour lui-même.Il ajoute que la combinaison énurésie diurne - énurésie noec- turne se retrouve chez des enfants sensiblement plus malades que les énurétiques nocturnes.Boyd (5) rapporte que 53 pour cent des énurétiques qu\u2019il a étudiés présentaient de l\u2019immaturité, de l'anxiété et de la timidité.Michaels (26) remarque que le groupe d\u2019enfants le plus touché est celui des délinquants juvéniles et constate (27) que l\u2019amélioration des traits délinquants est contemporaine à la disparition de l\u2019énurésie.Ces constatations de Michaels ne s'appliquent toutefois qu\u2019aux enfants dont l\u2019énurésie persiste après l\u2019âge de dix ans.Lapouse et Monk (22 et 23), puis Tapia et col.(34) ne retrouvent, pour leur part, aucune association statistique entre l\u2019énurésie et d\u2019autres symptômes émotionnels de l\u2019enfant.On peut cependant reprocher à ces auteurs de compter comme énurétique celui qui mouille son lit aussi peu qu\u2019une fois par mois.Certains, dont Bakwin (1), Barbour et col.(2), Bloomfield et Douglas (4), ont tendance à réduire l\u2019énurésie à un sunple trouble du développement.MeKendry et col.(24) parlent d\u2019un développement psycho-moteur ralenti de l\u2019énurétique.Muellner (28) décrit l\u2019énurésie comme le résultat d\u2019un apprentissage défectueux de la propreté, à l\u2019encontre de Stella Chess qui nie, à l\u2019apprentissage un rôle spécifique dans l'induction des symp- tomes (7).On a également étudié la relation entre le sommeil et l\u2019énurésie.Dittman et Blinn (8) situalent la venue de 1\u2019énurésie a n\u2019importe quelle phase du sommeil.Duché et col.(10 et 21), étudiant des sujets dont le tracé électroencéphalographique est normal à l\u2019état de veille, cireonserivent l\u2019énurésie à une phase Ib, c\u2019est-à-dire une sous-phase du sommeil paradoxal.Par contre, en Amérique, Brough- ton (6), puis Fisher et col.(12) nous assurent qu\u2019il Ÿ .be vù, 4 Ahh his he fH pm 7 194 s'agit d'un phénomène de phase IV, c'est-à-dire de sommeil très profond ; Boyd (5), Pierce et col.(29 et 30) situent l'événement énurétique dans cette phase IV qui suit de très près la première phase de REM.Bindelglas et col.(3), en décrivant la famille de l'énurétique, y situent une mère dominatrice, un père faible, complice inconscient de l\u2019énurésie de son enfant, et enfin un enfant moins aimé que les autres par la mère.Les psychanalystes ont, face à l\u2019énurésie, une position suffisamment claire.Freud (13), en 1905, dans l'analyse du cas de Dora, suggère que l\u2019énurésie est un équivalent masturbatoire.Fenichel (11) reprend cette théorie de l\u2019érotisme urétral.Mélanie Klein (19), à la faveur de l\u2019analyse de Trüde, une enfant de trois ans, en fait un symptôme polyvalent où s\u2019exprimeraient à la fois l'agressivité contre les parents et la culpabilité de nature œdipienne.Duché (9) l\u2019appelle une manifestation ectopique de la génitalité, alors que Hallgren (16) remarque que les énurétiques se masturbent sensiblement plus souvent que les témoins.Devant cette multiplicité de faits et d'hypothèses, nous avons voulu, de pair avec une étude psycho- pharmacologique déjà rapportée (31), conduire une etude psychopathologique chez 36 jeunes garcons sourds-muets de 7 à 17 ans, en pension dans une maison spécialisée et dont 26 étaient énurétiques.MÉTHODES Les 26 sujets qui seront par la suite appelés énurétiques ne présentaient aucune maladie urinaire décelable par les techniques habituelles et mouillaient leur lit au moins deux fois par semaine.Quant aux dix témoins, ils ont été choisis au hasard dans le registre des élèves de l'institution.Il importe de préciser que la présente enquête a été menée parallèlement à une étude sur les effets de l'imipramine dans l\u2019énurésie et que, à cause de cette dernière, 14 des 26 énurétiques recevaient, au moment du travail, 25 mg d\u2019imipramine une demi-heure avant le coucher, que six autres recevaient le placebo correspondant et que les six derniers énurétiques servaient de témoins non traités à l'expérience pharmacologique.En cherchant à confirmer ou infirmer la présence de troubles concomitants de la personnalité chez les énurétiques, on s\u2019est servi de trois instruments distincts, soit une batterie de tests psychométriques, Jean-Yves ROY, R.COLARD et Léon TÉTREAULT Luval Médical Vol.42 - Fév.1971 un ensemble de tests projectifs et une évaluation sommaire du milieu familial, les limites imposées a cette étude par la surdi-mutité des sujets restreignant le choix a des épreuves non verbales, rendant ainsi indispensable l\u2019utilisation de plusieurs tests plutôt qu\u2019un seul.Le choix s\u2019est porté sur quatre tests psychométriques, soit le Goodenough, 1\u2019épreuve multi-mentale, les matrices progressives de Raven et le W.I1.8.C.Chacun des sujets a été soumis à au moins deux de ces épreuves, en fonction de son âge et de l\u2019impression clinique du psychologue (R.C.).Pour les fins de l\u2019enquête, le meilleur quotient intellectuel a été retenu comme le quotient intellectuel réel de l\u2019élève.L'évaluation de la personnalité des sujets a été faite au moyen du Machover, du dessin de l'arbre de Koch et du H.T.P., tous les enfants étant soumis à chacun des trois tests.A partir des dessins, on a évalué, en les cotant de O à 5, les douze traits suivants: 1) sentiment de culpabilité, 2) anxiété, 3) sentiment d\u2019insécurité, 4) sentiment de rejet, 5) sentiment d\u2019abandon, 6) sentiment d\u2019infériorité, 7) sentiment de dépendance, 8) hostilité manifeste, 9) manque de contrôle pulsionnel, 10) manque de souplesse adaptive, 11) préoccupations sexuelles, et 12) irréalisme.Ces cotes demeurent une appréciation subjective du psychologue qui, par contre, ignorait le diagnostie des sujets.Les données ont été regroupées, les sept premières en un indice de dépression et les cinq dernières en un indice de mésadaptation.Ces indices arbitraires tendent à cerner deux concepts centraux : le premier étant l\u2019image d\u2019un enfant qui se sent mal aimé, et, de ce fait, déprimé, et le second correspond à l\u2019image de l\u2019enfant au Moi faible qui ne sait comment assimiler la réalité ambiante d\u2019une part, ni comment intégrer le monde de ses pulsions d\u2019autre part et qui, de ce fait, présente des difficultés d\u2019adaptation.L'enquêteuse sociale, en respectant une technique à simple insu, rapporta de sa visite aux 36 familles trois cotes d\u2019évaluation sommaire déjà exposées (31), soit la scolarité des parents, leur revenu et leur degré d\u2019union.RÉSULTATS 1.La description des sujets: L'âge moyen des 26 énurétiques est de 11,4 ans et celui des 10 témoins de 11,1 ans.Les énurétiques vivent en institution depuis 3,7 ans et les témoins Alt ft ut Vel // ity) 1.1) itigy Dies IT) ending à te iit Elle, ANNIE, je re SE aus le pales et porn soute Yes près PA biais pre aimé [à lu ON T J vill re J jal lie 3 fi gap il wre ; 114 al ete Ru | i Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 depuis 3,8 ans.Pour les deux groupes, le quotient intellectuel moyen est de 87,1.Les témoins et les énurétiques forment donc deux groupes comparables quant à leur âge, à la durée de leur séjour en institution et à leur quotient intellectuel (tableau T).9 L'indice de mésadaptatron: Par les épreuves projectives, douze caractéristiques des sujets furent recherchées et cotées de 0 à 5.La somme des cotes de cinq de celles-ci fut utilisée comme indice de mésadaptation (tableau Il).La comparaison des groupes fut faite par test de t de Student pour chacune des caractéristiques et pour l\u2019indice.On ne retrouve pas de différence significative entre les énurétiques et les témoins lorsqu\u2019on considère leur hostilité manifeste, leur manque de contrôle et leur difficulté d\u2019adaptation.\u2019ar contre, les énurétiques ont une cote de fantasme sexuel et une cote d\u2019irréalisme significativement plus élevées que les témoins (p < 0,1 et p< 0,05).L'indice global moyen de mésadaptation des énuré- tiques est de 10,34 alors qu\u2019il est de 5,9 pour les ASPECTS PSYCHOLOGIQUES DE L\u2019ÉNURÉSIE 195 témoins.Cette différence est statistiquement significative à un seuil de probabilité de 0,001, 3.L'indice de dépression : Considérant de façon séparée les sept autres caractéristiques des tests projectifs (anxiété, insécurité, dépendance, sentiment de culpabilité, de rejet, de manque d'affection et d\u2019infériorité), on ne décèle aucune différence statistique entre les deux groupes (tableau III).Ces sept cotes cependant groupées en un indice globa! de dépression permettent de retrouver une différence importante entre les énurétiques et les témoins.L'indice de dépression des énurétiques est de 12,38 et celui des témoins de 8,4: cette différence est significative à un seuil de probabilité de 0,02.4 L\u2019enquête sociale: L'enquête familiale n\u2019a révélé aucune différence appréciable statistiquement entre les cotes d\u2019évaluation pour le revenu des parents d\u2019énurétiques TABLEAU I Description des sujets : critères d'uppariement ÉNURÉTIQUES TÉMOINS t Pp Age 11,40 11,1 0,02 ns.Années de présence .0.09 en institution 3,72 3,8 Re ns.I Quotient 7 0.003 ns intellectuel 87,08 87,1 RS we TABLEAU II L'indice de mésadaptation ÉNURÉTIQUES TÉMOINS t p Hostilité ouverte 1,77 1,7 0,10 n.s.Manque de contrôle 2,58 1,5 1,59 ns.Difficultés d\u2019adaptation 2,92 1,9 1,58 ns.Fantasmes sexuels 1,15 0,2 1,77 \" \u201cax } e staphy = WE 2s = 3 ph = te, int observ ée 58 = Hilde La?J + Dip Ya 3% Vabopé Ge ET \\ Hiri A iy 6; i es Bigg 5 (i tua, A my jy a ify 4 HE ha poy Ey i fly lading i ap £ \u2018 Un ff Hg Je , 0 sg | | ky thoy I.BRE Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 un traitement de PROSTAPHLINE (OXACILLINE SODIQUE) Les règles d\u2019hygiène et d\u2019asepsie sont strictement suivies.mais malgré tout certains patients développent une plaie infectée\u2014ordinairement causée par le staphylo.Dès que les tests bactériologiques confirment que le germe sensible est le staphylo producteur de pénicillinase, un traitement de Prostaphline est tout indiqué.D\u2019après une étude chez un groupe de 83 cas post-opératoires atteints de plaies infectées cau- ;}| sées par le staphylo producteur de pénicillinase et traités à la Prostaphline, la réponse clinique / fut \u2018bonne\u2019 chez 68 patents.\u2018\u201cUne guérison ra- pide est habituellement survenue à la suite des mesures appropriées de drainage de l\u2019abcès pratiquées au cours de traitement d\u2019oxacilline.ft | Parmi les 15 cas qui n\u2019ont pas donné de bons ré- | sultats, 10 patients présentaient des corps étran- \\ gers persistants dans la plaie.\u201d\u2019t Si l\u2019on désire obtenir rapidement des niveaux #wF sanguins bactéricides élevés, il est recommandé *M d\u2019utiliser Prostaphline en Injection.Ce médicament est aussi disponible sous formes orales, très lcommodes pour le patient en traitement ambulatoire, ou dès que la forme parentérale n\u2019est plus requise.Comme dans le cas des pénicillines, une d réaction allergique peut se manifester.Futenburg, A.M., et Greenberg, H.L.: JAMA 187 :281 (25 janv.) 47 Mais si le staphylo producteur de pénicillinase entre dans la lutte et détruit tous vos efforts est indiqué pour toutes les souches sensibles Indications: Les principales indications de la Prostaphline couvrent les infections causées par les staphylocoques producteurs de pénicillinase.Si un traitement antibiotique est considéré nécessaire dans les infections potentiellement graves avant que le résultat des cultures et des tests de sensibilité ne soit connu, l\u2019oxacilline sodique peut être donnée pour commencer le traitement chez ces patients où l\u2019on soupçonne la présence du staphylocoque producteur de pénicillinase.Dans les infections mortelles graves, les préparations orales de pénicillines résistantes à la pénicillinase ne sont pas indiquées pour un traitement d\u2019attaque.Contre-Indications : Antécédents de réactions allergiques aux pénicillines ou céphalosporines.Précautions: Des réactions allergiques typiques de la pénicilline peuvent apparaître, particulièrement chez les patients hypersensibles.Le degré de sécurité en ce qui concerne l\u2019usage de ce médicament pendant la grossesse et chez les nourrissons nés avant terme n\u2019a pas encore été défini.Les expériences cliniques étant limitées, utiliser avec prudence et évaluer les fonctions organiques fréquemment chez les nouveau-nés, Une surinfection bactérienne ou mycosique est toujours possible.Un examen intermittent des fonctions rénales et du système hématopoiétique et hépatique est nécessaire au cours des traitements à long terme.Effets Secondaires: Eruptions cutanees, prurit, urticaire, éosinophilie, nausées, vomissements, diarrhée, fièvre et anaphylaxie occasionnelle.Quelques rares cas de fonction anormale hépatocellu- laire reversible ont été notés.De légères élévations de la TOGS ont été observées.Des signes de thrombophlébite sont apparus occasionnellement et on nota deux cas de leucopénie au cours de l\u2019administration intraveineuse.Des troubles transitoires de la fonction rénale (hématurie, albuminurie et urémie) sont apparus chez certains nouveau-nés et nourrissons avec un dosage élevé, Cette catégorie de patients doit être observée avec soin afin de déceler ces signes au cours du traitement.Posologie Ordinaire\u2014Voie Orale: Adultes\u2014250-500 mg.aux 4 ou 6 heures.Enfants\u201450 mg./ Kg.de poids par jour, en 4 doses également divisées.Le traitement doit se poursuivre pendant au moins 5 jours.Administrer à jeun pour obtenir le maximum d\u2019absorption.Voie Parentérale: Adultes\u2014250 à 500 mg.aux 4 ou 6 heures.En- fants\u201450 mg./ Kg.de poids par jour, en 4 doses également divisées.Présentation: Capsules\u2014250 mg.flacons de 48 et 250.500 mg.flacons de 24 et 100.Injection\u2014fioles de 250 mg., 500 mg.et 1.5 Gm.poudre sèche, pour usage 1.M.et LV.Solution Orale\u2014250 mg./ 5 ml.bouteilles de 60 ml.poudre sèche.BRISTOL BRISTOL LABORATORIES OF CANADA Ç Candiac, PQ.MEMBRE Les deux sont jetables.Mais il en coûte beaucoup plus, en main-d'oeuvre et en équipement, pour liquider les flacons de verre.D'autre part, les récipients de plastique VIAFLEX se jettent directement dans la corbeille à papiers.Les récipients VIAFLEX sont également plus légers et plus faciles à manipuler.Leur emmagasinage 6405 Northam Drive, Malton, Ontario MW LES LABORATORIES BAXTER DU CANADA Vs fl DIVISION DES LABORATOIRES TRAVENOL, INC 1A ex tai dE Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 requiert 30% moins d'espace que celui des flacons Une infirmière peut aisément transporter plusieurs unités.Les installations et les changements sont plus faciles et plus rapides.Le VIAFLEX constitue le premier et le seul récipient de plastique pour solutés intraveineux S'installe facilement.S'enlève facilement.*MarGue Jé: osée Nall \u201cfi ls, | el 1j HU \u201cpe hip \u201cTE in in bi _] iby le Vel | sit Vind lit lu sant a] RITE Ir dé Moe Ire IE lite | ti iy lity tiny Ag Cistry Thay { Un + Dre} His te i I My Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 services spécialisés suivants : à l\u2019hôpital de l\u2019En- fant-Jésus : les sciences neurologiques ; à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec : la néphrologie et la cancérologie ; à l'hôpital Laval : la cardiologie et la pneumologie ; à l'hôpital Saint-François-d\u2019Assise : 1\u2019obstétrique et la gynécologie ; à l'hôpital du Saint- Sacrement : l\u2019hématologie et la evtologie ; au Centre hospitalier de l\u2019université Laval: 1\u2019endocrinologie, la pédiatrie, la génétique humaine, le Centre de recherche des maladies lipidiques et le Centre des maladies de la rétine et de la banque d \u2018veux ; \u2014 l'aménagement des cliniques dentaires prévues dans les hôpitaux d\u2019enseignement par la see- tion de chirurgie dentaire ; \u2014 l'aménagement, aux fins d'enseignement, d'un espace de 80 000 pieds carrés dans les différents hôpitaux d'enseignement (réaménagements et constructions nouvelles) ; \u2014 l\u2019affectation d\u2019un espace additionnel de 67 906 pieds carrés à la recherche clinique dans les hôpitaux d\u2019enseignement ; \u2014 l\u2019affectation des ressources essentielles au développement de l\u2019Institut de cardiologie.Le plan accepté par le Conseil indique également que le projet du complexe des sciences de la santé comprenant l\u2019agrandissement du Pavillon Vandry et l'érection d\u2019un hôpital physiquement intégré pour satisfaire aux besoins des sciences de la santé, demeure l\u2019objectif principal de l\u2019université Laval.Un complexe hospitalier universitaire Les objectifs soumis dans le rapport Bonneau, en mars 1970, trouvent aujourd\u2019hui dans le projet de développement, une extension nouvelle.À ce moment, le Comité Bonneau recommandait la construction d\u2019un hôpital universitaire physiquement intégré à la Faculté de médecine et soulignait que si cette construetion s\u2019avérait impossible, l\u2019on complète la construction du Centre hospitalier de l\u2019université Laval par 1\u2019addition de quelque deux cents (200) lits et l\u2019éreetion du ou des pavillons nécessaires pour les départements en sciences fondamentales et les écoles des sciences de la santé.Aujourd\u2019hui, tout en réitérant son appui à la construction d\u2019un hôpital universitaire intégré, le plan de développement propose l\u2019établissement d\u2019un complexe hospitalier universitaire.Ce complexe hospitalier universitaire devient une réalité plus large que le CHUL et n\u2019est pas conçu comme une entité géographique définie.Le complexe est le résultat d\u2019un regroupement de différentes équi- (14) NOUVELLES 211 pes et de différentes institutions qui participent de facon importante aux activités d'enseignement et de recherche.II eomprendrait donc la Faculté de médeciue, le ou les hôpitaux du Centre hospitalier de l'université Laval et d\u2019autres milieux hospitaliers, lesquels seraient affiliés de façon particulière à l'université et seraient aussi reliés entre eux dans le but d\u2019assurer un développement cohérent et une utilisation \u2018ationnelle des ressources disponibles.C'est ce qui explique les recommandations que fait le Comité, d\u2019appuyer les projets de cliniques externes des hôpitaux Laval, de l\u2019Enfant-Jésus, du Saint-Sacrement et de l'Hôtel-Dieu de Québec.C\u2019est ce qui explique également la volonté de l\u2019université Laval de favoriser le développement des services spécialisés que certains hôpitaux ont mis sur pied depuis quelques années.En somme Le but final, c\u2019est d'avoir sur la Cité universitaire un hôpital et un centre d'enseignement et de recherche intégrés; on souhaite que ca se fasse non pas au détriment des autres institutions, mais de concert avec les autres hôpitaux pour qu'on puisse ensemble bâtis, à la fois, dans les hôpitaux et à la Cité universitaire.un grand système des sciences de la santé.(Au fil des événements) LE DOCTEUR PAUL FUGÈRE À L\u2019UNIVERSITÉ DE TORONTO Le docteur Paul Fugère, directeur du département d\u2019otorhinolaryngologie et d\u2019ophtalmologie de la Faculté de médecine et directeur du département d\u2019otorhinolaryngologie au Centre hospitalier de l'université Laval, a été invité a titre de Visiting professor, au cours de la semaine du 23 au 28 novembre dernier.Les cours donnés par le docteur Fugère s\u2019adres- salent aux résidents en O.R.L.à la Faculté de médecine.De plus, il a été invité à prononcer une conférence à l\u2019Académie de médecine de l\u2019université de Toronto.LE DOCTEUR ROBERT GOURDEAU EN STAGE D\u2019OBSERVATION A LYON Le docteur Robert Gourdeau, directeur du département de pédiatrie et président de l\u2019exécutif du Bureau médical du Centre hospitalier de l\u2019université Laval, a effectué un stage d\u2019observation de ce SEEN 212 NOUVELLES deux semaines à l'hôpital Debrousse de Lyon, à l'invitation du professeur Jeune.Au cours de ce stage, le docteur Gourdeau a rempli les fonctions de consultant dans les services des professeurs Jeune.Bethenod, Larbre, François Monnet et Gil- let.De plus, il fut invité à prononcer deux conférences magistrales, l'une sur l'amniocentèse et l'autre sur le néphroblastome dans les hôpitaux Debrousse et Édouard-Herriot.T1 profita aussi de son séjour en France pour assister au Congrès curopéen de cancérologie pédiatrique.LE DOCTEUR CLAUDE LABERGE À LA CONFÉRENCE SUR LES MALADIES GÉNÉTIQUES Le docteur Claude Laberge, président du Comité de la recherche médicale au CHUL, a participé, du 2 au 5 décembre dernier, à la Conférence scientifique sur les maladies génétiques tenue a Warren- ton, Virginie (USA).Cette conférence, la plus haute autorité dans ce domaine sur le continent.réunit les responsables de la recherche médicale sous les auspices de l'Institut national de la Santé (USA).ainsi que des Fondations américaines engagées dans la lutte contre la fibrose kystique.les maladies génétiques et neuromuseulaires.L'ampleur du problème occasionné par les maladies génétiques, ou héréditaires, découle du fait qu\u2019environ 25 pour cent des lits dans les hôpitaux et les institutions hospitalières, qui sont réservés aux handicapés dans le monde entier.sont occupés par des malades souffrant de maladies génétiques.D'après les observateurs compétents, cette proportion ne fera qu\u2019augmenter graduellement tout en réclamant une tranche de plus en plus considérable des budgets consacrés à la santé.Cette constatation et la prospective qui s'en dégage font ressortir l'importance de cette Conférence.qui a pour but d'établir l\u2019envergure du problème humain que posent les maladies génétiques aux responsables de la santé, en rapport avec la contribution présente et future des services de santé.et des moyens actuels permettant le diagnostic de ces affections et l'administration des problèmes médicaux qui en résultent.Les travaux de la conférence envisagent aussi l'évaluation présente et future des moyens susceptibles de résoudre ces problèmes par les techniques de recherche biologique et l\u2019application de mesures préventives, palliatives et correctives.De plus, les chercheurs ont étudié le contrôle et l\u2019application Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 des ressources de la nouvelle technologie génétique et se sont attachés à évaluer l'application pratique d'un système permettant de déceler, au début de leur évolution, les fluctuations des taux des mutations humaines.Enfin, la conférence se propose de faire connaître l\u2019envergure du problème et l\u2019ensemble des mesures susceptibles d\u2019y remédier afin de favoriser la formation d'un programme coordonné de recherches médicales engagé spécifiquement dans le domaine des maladies génétiques.LE DOCTEUR JACQUES-E.RIOUX CONFERENCIER A L'UNIVERSITE WESTERN Le docteur Jacques-E.Rioux, chef du service de gynécologie au Centre hospitalier de l'université Laval, était le conférencier d'honneur à l\u2019occasion de la Journée d\u2019études organisée par le département d'obstétrique et de gynécologie de l'université Western Ontario à London, le 2 décembre dernier.Le docteur Rioux a traité de l\u2019importance de la laparoscopie dans investigation du couple infer- hle.La veille 11 était invité à discuter de problèmes touchant sa discipline avec les résidents du département d'obstétrique et de gynécologie de la même université.COLLOQUE SUR LE RÔLE DU DIPLÔMÉ D'UNIVERSITÉ Le diplômé d'université doit transmettre l\u2019image de son alma mater dans son milieu social.Il doit contribuer à faire connaître le milieu universitaire.son évolution, ses problèmes et la mission que remplit l'université dans la société moderne.Tel fut l'aspect le plus marquant des conclusions du colloque qui réunissait les Anciens de l\u2019université Laval au Pavillon De Koninck, le 1°\" octobre dernier.sous la présidence du docteur Fernand Hould.Présenté par son président comme un effort collectif de réflexion, le colloque donna aux Anciens l'occasion d'exprimer leurs opinions sur le financement, la planification, la gestion académique, l\u2019élaboration des programmes et la vie étudiante à l'université.Ils exprimèrent l\u2019avis que l\u2019expérience des diplômés acquise sur le marché du travail pourrait servir utilement l\u2019université dans l\u2019élaboration des programmes actuels.Cette participation extérieure pourrait se traduire sous forme d\u2019information, de consultation et d\u2019animation, mais surtout grâce aux échanges favorisés par l\u2019éducation permanente.Wo RE \u201cHR des qi 5 ad \"2e wl Dil iA fh, VIE tly dique Ii All ie Sa, EU Pop, Te i ait Kn arte.hile ier ily iff ns il se iE Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 M.ROBERT TANGUAY AU CONGRÈS DE BIOLOGIE CELLULAIRE M.Robert Tanguay, biochimiste au Centre de génétique humaine du Centre hospitalier de 1\u2019université Laval, à participé à la 10° réunion annuelle de la Société américaine de biologie cellulaire à San Diégo, Californie, du 19 au 21 novembre dernier.M.Tanguay s\u2019est intéressé à la structure de l'ADN dans les chromosomes et de l\u2019ADN mito- chondrial et plus spécialement aux bridations sur des préparations eytologiques.JOURNÉE D\u2019ÉTUDES EN AUDIOLOGIE CLINIQUE AU CENTRE HOSPITALIER DE L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL Au delà de cent vingt médecins otorhinolaryn- gologistes, audiologistes, audio-prothésistes, infirmières, acousticiens, techniciens en audiologie et médecins se sont réunis au Centre hospitalier de l\u2019université Laval, le 20 novembre dernier, sous la présidence du docteur Paul Fugère, chef du Service d\u2019O.R.L.au Centre hospitalier, afin de participer a une journée d\u2019études en audiologie clinique, organisée par le Service d\u2019O.R.L.du Centre hospitalier.Une douzaine de travaux scientifiques et de démonstrations cliniques ainsi que deux films v furent présentés par des physiciens, des médecins, des prothésistes, des orthophonistes et des audiologistes, parmi lesquels on remarquait M.Jean-Marie Aran, physicien chargé de recherches à l\u2019Institut national de la Santé et de la Recherche médicale de France (Bordeaux).De plus, une exposition scientifique offrait aux participants l\u2019éventail de l\u2019équipement récent relatif aux instruments cliniques dans ce domaine, de même que les appareils nouveaux destinés à soulager l\u2019épreuve des personnes atteintes de surdité.Objectifs de la journée d\u2019études La journée d\u2019études organisée par messieurs Guy Lescouflair, chef de clinique andiologique au CHUL, et Michel Roulin, du Centre d\u2019audiologie-phonologie du CHUL, avait pour objet de créer des échanges de vues entre les audiologistes, les otologistes, les audio-prothésistes et les acousticiens rattachés aux principales cliniques du Québec; de stimuler la recherche en audiologie et de faire connaître l\u2019organisation et l\u2019équipement du service d\u2019otorhino- laryngologie du Centre hospitalier de l\u2019université Laval, dont l'activité se situe à la fine pointe du NOUVELLES 213 progrès en services cliniques et en recherches, au Québec, dans ce domaine.Le docteur Paul Fugère Dans son allocution de bienvenue et dans la conférence qu\u2019il prononca sur la philosophie de la communication qui doit animer tous les membres de l\u2019équipe O.R.L, le directeur du Service de l'O.R.L, au CHUL souligna la collaboration essentielle des représentants de toutes les disciplines qui participaient activement au programme de la Journée d'études.Le docteur Fugère fit ressortir l\u2019importance d'établir des communications efficaces entre toutes les disciplines de l\u2019équipe.Le travail d\u2019équipe repose à la fois sur le respeet mutuel et la compétence de ses membres, animés par un dialogue franc, honnête et ouvert et la poursuite d\u2019un idéal commun.La participation de chacun est essentielle à la réussite du groupe.Le rendement de l'équipe résulte de la compétence, et sur ce point, il ne peut exister de compromis.Si, d'une part, l'otolarvugologiste, en vertu de sa formation professionnelle, a la responsabilité de juger le problème médical du patient, il s\u2019en acquittera d\u2019autant mieux qu\u2019il sera asssité de collaborateurs compétents, avec lesquels il discutera de la relation possible entre une pathologie donnée et une évaluation audiologique.En revanche, chaque membre de l'équipe devra partager le même idéal.celui de la recherche de la perfection, et le même dynamisme motivés par l\u2019efficacité de son rôle spécifique au sein de l\u2019équipe.M.Jean-Marie Aran Monsieur Aran, physicien chargé de recherche à l'INSERM de Bordeaux, s\u2019intéresse depuis plusieurs années aux problèmes de l\u2019électrophysiologie de l'audition.Il a présenté une démonstration d'\u2019électro-cochléographie diffusée, par le truchement de la télévision en circuit fermé.Cette épreuve diagnostique, mise au point à la Faculté de médecine de Bordeaux (France), observe la réponse du nerf auditif, par la mesure du potentiel d\u2019action nerveux, à l'aide d\u2019électrodes placées en des endroits stratégiques de l'oreille, sans intervention chirurgicale.La réponse obtenue reflète le fone- tionnement spécifique de l'oreille observée.À l\u2019opposé de l'électro-encéphalo-audiométrie, cette méthode découle de l\u2019étude du système nerveux propre à l'audition et non du système nerveux central. 214 M.Guy Lescouflair M.Guy Lescouflair, chef audiologiste au CHUL, présenta trois nouvelles méthodes d\u2019application courante au CHTUL : l'utilisation de l\u2019audiomètre automatique pour les examens de routine; un nouvel assourdisseur à faible retentissement mis au point par le Service d\u2019audiologie du CHUL et l\u2019audio- métrie vocale à l\u2019aide de cassettes préenregistrées.Autres travaux présentés M.Lue Legault, chef de la clinique audiologique à l'hôpital de Chicoutimi, traita de l\u2019informatique appliquée à l\u2019audiologie.M.P.-H.Bergeron, audioprothésiste de la Maison Maïco, exposa les caractéristiques d'un amplificateur permettant la mesure, l'analyse, l'interprétation et la correction des courbes d audition.M.Y.Philion, audiologiste au CHUL, définit l'expertise de l\u2019appareillage prothésique par l\u2019au- diométrie automatique en champ libre, afin de vérifier l'amélioration de l\u2019audition par une prothèse auditive.Le docteur Majella Caux, du service de l'O.R.L.au CHUL, présenta trois cas cliniques du syndrome de Van Der Hoeve, une manifestation de l'osteogenis imperfecta caractérisée par la fragilité osseuse, la teinte bleue des sclérotiques et la surdité progressive.M.M.Lessard, audiologiste au CHUL, exposa par une méthode objective le moyen de déterminer l'hvpersonie et le niveau confortable d'audition.M.Michel Roulin, du Centre d\u2019audio- phonologie du CHUL, expliqua les difficultés d\u2019intégration et d'apprentissage d\u2019une langue seconde, au regard des travaux de recherche effectués sur les échecs observés parmi les fonctionnaires fédéraux de langue anglaise qui étudient le français.Le docteur Stanislas Czernie, du service d\u2019O.R.L.du CHUL, définit, au moyen de plusieurs exemples cliniques appropriés, l\u2019importance de la communication entre les otologistes et les audiologistes.MY.Carrier traita des couleurs des sons dans la vie courante, en se basant sur une étude effectuée au CHUL, permettant la création de bruits synthétiques dont le spectre fréquentiel est représentatif des bruits de la vie courante.Ces bruits reçoivent des noms de couleurs en établissant une correspondance entre les longueurs d\u2019ondes lumineuses des couleurs choisies et les longueurs d\u2019ondes acoustiques obtenues par ces bruits.Mademoiselle Josette Lefrançois, qui poursuit des études supérieures en orthophonie et en audiologie à l\u2019université Northwestern à Chicago, fit l\u2019exposé d\u2019un travail de re- NOUVELLES Laval Médical Vol.42 \u2014- Fév.1971 cherche sur les zones fréquentielles perçues par les sourds adultes affectés de surdité neuro-sensorielle.Films présentés Deux films scientifiques furent présentés au programme.« Le vertige », un film du docteur H.Barber, de l\u2019université de Toronto, réalisé en français par le service d\u2019O.R.L.du CHUL et exposant une technique d\u2019évaluation clinique du vertige, permettant de mettre en évidence la majorité des symp- tomes présentés par les vertigineux et d\u2019en arriver à établir un diagnostic vraisemblable et raisonnable.« La tympano-impédancemétrie telle que réalisable avec l'appareil Madsen », réalisé par le docteur P.W.Alberti, de l\u2019université de Toronto, dont la version française a été réalisée au service d'audio- phonologie du CHUL.Le film expose une méthode de mesure électro-acoustique à caractère objectif qui permet d'obtenir facilement et rapidement un éventail d'informations nouvelles.L'exposition scientifique Le matériel d\u2019exposition présentait aux participants un ensemble d\u2019équipement clinique nouveau dont un assourdisseur à faible retentissement mis au point au CHUL; des plaques d\u2019étalonnage pour audiomètre automatique, des cassettophones et enregistrements de tests vocaux aussi réalisés au CHUL; un petit haut-parleur diffuseur et des écouteurs non occlusifs.Parmi les appareils destinés à soulager les sourds, mentionnons un commutateur électronique qui se déclenche sous l'influence des sons: un réveille- matin qui active une lampe ou un vibrateur de lit : des appareils permettant au sourd d'écouter la télévision sans déranger son entourage, ou encore en utilisant sa prothèse; un amplificateur facilement adaptable à l\u2019appareil téléphonique; un amplificateur de poche permettant au sourd de communiquer au téléphone au moven d\u2019un vumètre, en utilisant un code ou le morse.(M.Pierre DE LÉAN, Au fil des Événements) JOURNÉE MORAWITZ SUR LA COAGULATION AU CENTRE HOSPITALIER DE L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL Environ soixante-dix technologistes de laboratoire (le toutes les régions de la province se sont réunis au CHUL, le 27 novembre dernier, pour étudier la méthodologie appliquée spécifiquement à l\u2019étude de l\u2019hémostase de la coagulation et la fibrinolyse | Ve fé my sus ll pl Pe > Bl ra J {i Jud srl.ae ft de dT fours Fi, \u2026 8 ] Fe Br Saw Tiel 80 désénéres i Lig Jens Mat wll Li és ei tong i hip wine sti fills, Le réal ita tiie, Tigi A ry IA a |G, i Jy | gel Tat ] par vel \u201cI iy Tf Tide Hilt de hg à yg ig lin UN Lane |, ly fl thy lig \"| is J VAT te, rs UT, Ba.RES I ye TER Slip arriva) lish, [ib hit ont adi hile hi NF El ir | at Luval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 dans les laboratoires d'hématologie.Huit travaux majeurs furent présentés par des technologistes.M.Gérald Prémont, de l'hôpital Saint-Ambroise de Loretteville, traita du dosage immunologique du plasminogène et des plaques d\u2019Astrup; Mlle Lu- cette Blanchet, de l'Hôtel-Dieu de Québec, du dosage du plasminogène par méthode fibrinolytique ; Mlle Andrée Laurent, de l'hôpital Maisonneuve à Montréal, des produits de dégradation du fibrinogène et de la fibrine; M.Réjean Chabot, du CHUL, du temps de thrombine et ses applications ; madame Louis Vu, de l\u2019hôpital du Saint-Sacrement de Québec, des plaquettes sanguines (adhésivité); Mlle Renée Brunelle, de l'hôpital général de Verdun, Montréal, du contrôle de l\u2019héparinothérapie; M.Michel Sirois, du CHUL, de l'étude d\u2019un cas de dégénérescence hépatique chez un nouveau-né et des micro-prélèvements en coagulation ; le docteur Jean Matte, du CHUL, de l'automatisation en coagulation.La présentation des travaux, sous la présidence de M.Michel Sirois, fut suivie d\u2019une période de questions au cours de laquelle M.John d\u2019Angello, de l'hôpital Maisonneuve de Montréal, agit comme modérateur.Le docteur Jean Matte répondit aux questions d\u2019ordre clinique posées par les partiei- pants.La réalisation de cette journée d\u2019étude est due à l'initiative d\u2019un groupe de technologistes de labo- \u2018atoire, avec la collaboration du Service d\u2019hématologie du CHUL.Les organisateurs voulurent aussi rendre hommage à Paul Morawitz, un chercheur russe prestigieux, prix Nobel de la médecine en 1905, décédé en 1936, dont les travaux constituent la pierre angulaire de la théorie moderne de la coagulation.Tant par la valeur des travaux présentés que par celle des échanges de vue des technologistes, cette journée a contribué à perfectionner les techniques de laboratoire et à démontrer la nécessité d'établir régulièrement des cours et des échanges entre des représentants des laboratoires d\u2019hématologie du Québee.De plus, cette initiative donnera vraisemblablement naissance à des projets analogues dans les autres disciplines rattachées à l'hématologie.L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE QUÉBEC LANCE UN THÉSAURUS CARDIOVASCULAIRE L'accroissement marqué des connaissances médicales résultant de la recherche apporte, chaque jour, NOUVELLES 215 une masse considérable de renseignements et d\u2019observations cliniques, que l'efficacité des moyens de communication rend aussitôt disponibles.Les chercheurs, les cliniciens, les professeurs des secteurs pré-cliniques et cliniques ainsi que les administrateurs engagés dans les disciplines complexes du domaine médical doivent faire appel aux ressources de la technologie pour résoudre efficacement le pro- bléme de la surcharge des renseignements dont ils disposent.Lancement du thésaurus Pour répondre à ce besoin, dans le domaine spécifique des sciences de la circulation, fut lancé, le 29 octobre dernier, le thésaurus cardiovaseulaire, le premier du genre dans le domaine des sciences médicales, réalisé à l'université Laval.Coneu par l'Institut de cardiologie de Québec.en collaboration avec le Centre de documentation de l\u2019université Laval, cette compilation de 635 pages, publiée en anglais et en francais, est maintenant à la disposition des chercheurs, des cliniciens, des enseignants et des administrateurs, afin de faciliter le repérage de l'information et de la documentation dans le domaine de la cardiologie.Le lancement, présidé par le docteur Jean Gratton, cardiologue, président de la Fondation du Québec des maladies du cœur, réunissait, au Cercle universitaire, Son Excellence le Consul général de France, monsieur Pierre de Menthon.monsieur Larkin Kerwin, vice-recteur de l\u2019université Laval, monsieur François Neel, conseiller culturel au Consulat général de France.le docteur P.À.Costin, du Conseil des recherches médicales du Canada, le docteur Yves Morin, directeur de l'Institut de cardiologie de Québec.le docteur Tacques Boulay, vice-président du Conseil international de la langue française, monsieur Marcel Cliche, de l\u2019Institut de cardiologie, monsieur André Gamache, assistant- directeur du Centre de documentation de l\u2019université Laval, ainsi que plusieurs médecins représentant la Faculté de médecine et les hôpitaux de Québec et de la région.Avantages Après l'accueil du président, le docteur Jean Gratton, et au cours de la séance d'information qui suivit, le docteur Yves Morin rendit hommage à la Fondation du Québee des maladies du cœur dont la subvention a permis la réalisation du thésaurus cardiovaseulaire.Il souligna que le CNRS et 216 NOUVELLES l'INSERM l\u2019adoptaient officiellement pour la France.Monsieur André Gamache exposa brièvement le système, appuyant sur son efficacité et la rapidité avee laquelle il fournit les renseignements désirés au moyen des termes codifiés sur microfilm.Aux Etats-Unis, ajouta-t-il, 45 pour cent des systèmes utilisent les thésaurus pour le stockage pratique de l'information de cette nature.Le docteur Jacques Boulay fit ressortir l'avantage pour la terminologie médicale de posséder maintenant, en cardiologie, un vocabulaire codifié et normalisé permettant d\u2019exprimer, dans notre langue, le monde scientifique contemporain.Son Excellence monsieur Pierre de Menthon exprima la satisfaction qu\u2019il éprouvait à voir le CNRS et l\u2019INSERM utiliser le thésaurus réalisé à Québec, témoignant de la coopération, sur le plan scientifique et technique, entre le Québec et la France, et de l'intérêt que cette œuvre représente pour la langue française.Caractéristiques Le thésaurus cardiovaseulaire est dû à l'initiative du docteur Yves Morin, directeur de l\u2019Institut de cardiologie de Québee, assisté de monsieur Marcel Cliche, du même institut.T1 a été réalisé après trois années de travail intense consacré au dépouillement de 2000 documents dont le repérage peut s\u2019effectuer rapidement au moyen de mots-clé ou descripteurs, classés par ordre alphabétique.Les auteurs ont tenté d\u2019uniformiser les descripteurs et ceux que l\u2019on retrouve dans l\u2019Index Médicus, Circulation Research, l\u2019Excerpta Medica, American Journal of Physiology, ete.Le thésaurus rend également possible l\u2019utilisation simultanée du système en français et en anglais, puisque chaque «unité d\u2019information »>, même synonyme, se réfère à une cote numérique similaire.De plus, le système permet de modifier facilement, à intervalles réguliers, l\u2019ordre et le contenu des mots-clé.Utilisation par l\u2019ordinateur Chaque descripteur individuel possède un code numérique permettant de retracer instantanément le document désiré dans un ordinateur à faible puissance ou dans certains systèmes à base optique relativement peu coûteux.Ce système efficace et rapide basé sur une liste non répétitive de cotes numériques choisies au hasard, mise au point par monsieur Maurice Normand, informaticien, permet, par le truchement de microfilms de 100 pieds de longueur sur lesquels les termes sont codifiés, de Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 faire apparaître sur un écran le document désiré et d\u2019en tirer immédiatement et automatiquement, au besoin, une photocopie parfaitement lisible dont le format est sensiblement le même que le document original confié au microfilm.Chaque microfilm comporte de 250 à 300 fiches de recherche, équivalant à 3 000 pages-documents complets.De son côté, le thésaurus comprend 625 pages et groupe 5 000 descripteurs portant chacun un code numérique.L'\u2019appareil peut aussi repérer plusieurs éléments d'une même question reliés par un rapport logique.Le maniement de l\u2019appareil est fort simple et le consultant peut s\u2019en servir lui-même après quelques minutes d'instruction.Monsieur André Gamache, assistant- directeur du Centre de documentation, ajoute que l\u2019Institut de cardiologie peut consulter le Centre par téléphone en ne fournissant que le ou les codes numériques correspondant aux descripteurs du thésaurus pour lesquels ses membres désirent des renseignements.1] en est de même des autres hôpitaux qui pourront éventuellement être reliés au Centre quand plusieurs autres disciplines médicales disposeront de thésaurus semblables.Le MEDLAR et le SDI Monsieur Gamache souligne aussi l\u2019existence de deux autres systèmes de documentation que le Centre met au service des hôpitaux et de la profession médicale: le système MEDLAR et le système SDI (Selective Dissemination of Information).Le MEDLAR, un système de repérage automatique de l\u2019information par ordinateur, facilite la recherche rétrospective et la réalisation d\u2019un profil d'intérêt sur un sujet donné, au moyen de tous les documents concernés publiés de 1962 à 1970.En revanche, le SDI signale toute la documentation courante, au fur et à mesure de sa publication, dans toutes les sphères de la recherche scientifique.Toutes les demandes concernant le MEDLAR et le SDI reçues au Centre de documentation sont transmises immédiatement à la Bibliothèque scientifique nationale à Ottawa, qui obtient les renseignements par ordinateur et fournit tous les doeu- ments désirés : imprimés, références, auteurs, périodiques, ete, y compris la date de publication et la page de l\u2019imprimé.(Pierre DE LÉAN, Au fil des Événements) yi ppt ORME aécoLod Li pui gob pl fut cou Pr al dé sys, Ho fe et I adel ee lf sa [lid adres danées item a prélorie A lie a ws HIE Tals i cles von trie cle elie Lwin limite bias = lis \u201cdk dre à Sh (a à de lt ily lat g) Quy tals là h Un {srg biti \u201cmn \u201cram \u201cly li, i Jo lis lin fly AU Ul Ying) Ii, Laval Médical Vol, 42 \u2014 Fév.1971 JOURNEE CLINIQUE EN ENDOCRINOLOGIE GYNECOLOGIQUE AU JEWISH GENERAL HOSPITAL, MONTREAL La septième journée clinique aunuelle présentée le 28 octobre au Jewish General Hospital de Montréal fut consacrée aux problèmes d\u2019endocrinologie eynécologique.Le haut niveau scientifique de la réunion découlait de la valeur des conférenciers invités, tous éminents dans cette sphère de la médecine et leur réputation avait attiré un nombre considérable d\u2019auditeurs.On ne peut que regretter que cette activité des gynécologues de Montréal soit restée saus répercussion à Québec.LipserT (Bethesda) parlant de métabolisme des androgènes chez la femme apporta des nouvelles données sur le dosage de la dihydrotestostérone, sa relation avec la testostérone et avec les précurseurs (préhormones) de cette dernière.La testostérone est liée à la même protéine que l\u2019estradiol et les valeurs de la capacité liante du plasma sont en moyenne quatre fois plus grandes chez les femmes traitées par les estrogènes que chez les femmes normales non traitées.La testostérone plasmatique est élevée chez les femmes souffrant d\u2019hirsutisme idiopathique et encore plus élevée chez celles souffrant d\u2019ovaires polykystiques.L'\u2019étendue existant entre les limites inférieures et supérieures des hormones dosées diminue la valeur diagnostique de ces dosages.La synthèse des androgènes (de la testostérone et de la l\u2019androstendione surtout) survenant au niveau de l\u2019ovaire comme précurseurs de l\u2019estrone et de estradiol présente un intérêt particulier.On a démontré que les cellules folliculaires isolées in vitro métabolisent le cholestérol en le transformant en estrone et estradiol, tandis que les cellules du stroma ovarien produisent comme substances finales l\u2019androstendione, le déshydro-épiandrostérone, la 17-hydroxyprogestérone et seulement.des traces d\u2019estrone et d\u2019estradiol.Gorp (de la Northwestern University of Chicago) présenta une revue des données récentes concernant la pathologie et le diagnostic de 1\u2019hirsutisme et du virilisme avec ses propres résultats de traitement.Le diagnostic chez 116 malades fut basé sur le dosage de la testostérone plasmatique, des 17-cétostéroïdes urinaires et des fractions de ces dernières respectivement.Le prégnanétriolone fut également dosé lorsqu'il y avait suspicion d\u2019un syndrome adréno-génital.Comme traitement, Gorp utilisa des corticostéroïdes (surtout la dexamétha- sone) et des estrogènes.NOUVELLES 217 VANDE WiELLE (de la Columbia University) parla de nouvelles méthodes de déclenchement de l\u2019ovulation.Tous les états d\u2019anovulation chez lesquels les gonadotrophines ne sont pas augmentées présentent une indication de traitement aux gonadotrophines.Le problème de l'hyperstimulation responsable des multigravidités fut discuté et illustré de nombreuses démonstrations.Il existe une relation directe entre le taux de l\u2019estriol urinaire et l\u2019effet hvperstimulant des gonadotrophines administrées.MorisHima (de la Columbia University) exposa de façon magistrale la configuration du chromosome sexuel et la formation du phénotype dans le syndrome de dysgénésie gonadique.SALHANICK (de Harvard University) présenta les résultats des études portant sur les femmes utilisant des contraceptifs oraux.Les altérations du métabolisme glucidique sont en relation directe avec la durée de l'usage des contraceptifs et 11 survient une augmentation de la transcortine directement proportionnelle à la durée de l\u2019administration et à la teneur en l\u2019ethynil-estradiol.L'auteur souligna toutes les difficultés que présentent les comparaisons des résultats de recherches épidémiologiques entre des groupes différents de femmes utilisant des contraceptifs oraux.La dernière communication, celle de FREINKEL, touchait le problème des modifications du métabolisme intermédiaire des glucides pendant la grossesse.L'auteur comparaît les différents paramètres du métabolisme glucidique d\u2019une part chez les femmes enceintes et, d'autre part, chez les accouchées.Les valeurs déterminées comportaient la glycémie, les acides lipidiques et l'insuline plasmatique.Des changements similaires chez le rat furent mis en évidence.Le problème de la fonction de l\u2019hormone placentaire lactogène (HPL) fut aussi discuté.Slavo HONTELA Département d\u2019obstétrique et de gynécologie Faculté de médecine Université Laval COLLOQUE SUR LES SUBVENTIONS FÉDÉRALES À L\u2019HYGIÈNE Les autorités fédérales en matière de santé et d\u2019éducation ont rencontré, à Ottawa, les représentants provinciaux et ont discuté du nouveau mandat du Programme de subventions fédérales à l\u2019hygiène.a i se ge re = Hs CE Re 218 NOUVELLES Au début de la discussion, le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l\u2019honorable John Munro, a souligné que les subventions fédérales fournissent des fonds à quelque quatre-vingt-sept projets de recherche, conçus dans le but d\u2019améliorer les soins dispensés aux Canadiens.Le Programme existe depuis deux ans et le budget pour l\u2019année 1970-1971 est de $2 100 000.Le docteur Maurice LeClair, sous-ministre fédéral de la Santé, a passé en revue les objectifs généraux du Programme et a déclaré que « le Programme de subventions fédérales à l'hygiène s\u2019intéresse à la recherche et aux projets-pilotes, ainsi qu\u2019à la formation du personnel, Ceci sous-entend une bonne méthodologie et une bonne évaluation des résultats.Si tous les niveaux de gouvernement, les universités et les associations bénévoles formaient équipe, le Canada pourrait bien devenir une autorité mondiale dans ce domaine ».Les attributions du Programme comprennent l\u2019aide financière à la recherche opérationnelle, pour une meilleure utilisation de la main-d\u2019œuvre, une meilleure administration et coordination des systèmes de distribution des services sanitaires, ainsi que pour le recrutement, la formation et le perfee- tionnement du personnel scientifique.On a décrit les divers types de projets qui relèvent du Programme de subventions fédérales à l'hygiène et on a établi la relation qui existe entre ces projets et les subventions actuelles, telles que les subventions octroyées au Conseil des recherches médicales et à la recherche en hygiène publique.Parmi les conférenciers, notons le docteur G.Malcolm Brown, d\u2019Ottawa, président du Conseil des recherches médicales; le professeur Jean-Yves Ri- vard, du Département de l\u2019administration de la santé à l\u2019université de Montréal; le docteur David L.Sackett, professeur au département d\u2019épidémiologie et de biostatistique cliniques à l\u2019université MeMaster ; le docteur Aurèle Beaulnes, récemment nommé coordonnateur de l\u2019activité du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social pour tout ce qui se rapporte à l\u2019utilisation non médicale des drogues et ancien professeur au département de pharmacologie et de thérapeutique de l\u2019université McGill; le docteur Peter Rudermann, professeur d'administration sanitaire à l\u2019École d'hygiène de l\u2019université de Toronto ; et le docteur J-A.Dupont, directeur adjoint à la Direction des subventions fédérales à l'hygiène au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.Le président de l\u2019as- Laval Médical Vol.42 \u2014 Fév.1971 semblée était le docteur John R.Evans, doyen de la Faculté de médecine de l\u2019université MeMaster.Les associations sanitaires représentées comprenaient 1\u2019Association médicale canadienne, 1\u2019Association dentaire canadienne, 1\u2019 Association des hôpitaux du Canada et l\u2019Association des infirmières canadiennes.Des établissements d \u2018enseignement sanitaire et les principales écoles de sciences infirmières étaient également représentés.Le Comité de révision de la subvention nationale à la santé se compose des membres suivants : Docteur John R.Evans (président), doyen, Faculté de médecine, Université McMaster, Hamilton (Ontario) ; Docteur David L.Sackett, professeur, Faculté de médecine, Université McMaster, Hamilton (Ontario) ; Monsieur Thomas Boudreau, Faculté de médecine, Université de Sherbrooke, Sherbrooke (Québec) ; Docteur D.O.Anderson, professeur, Centre des sciences sanitaires, Faculté de médecine, Université de Colombie britannique, Vancouver 8 (C.B.) ; Docteur J.M.Last, professeur de médecine communautaire, département d\u2019épidémiologie et de médecine communautaire, Faculté de médecine, Université d'Ottawa, Ottawa 2 (Ontario) ; Monsieur Jean-Yves Rivard, professeur, département de l\u2019administration de la santé, Université de Montréal, Montréal (Québec) ; Docteur Rocke Robertson, conseiller spécial, Conseil des sciences du Canada, 150, rue Kent, Ottawa (Ontario) ; Monsieur J.E.Osborne, directeur, Direction de la recherche et de la statistique, Edifice polyvalent, Pare Tunney, Ottawa (Ontario) ; Mademoiselle P.Poole, conseillère en soins infirmiers, Direction de l\u2019assurance-hospitalisation et des services de diagnostic, Immeuble Brooke Clax- ton, Pare Tunney, Ottawa (Ontario) ; Docteur R.A.Armstrong, directeur général adjoint, Direction générale de l\u2019assurance-maladie et de l\u2019aide à la santé, Immeuble Brooke Claxton, Pare Tunney, Ottawa (Ontario) ; Docteur J.-A.Dupont (secrétaire), directeur adjoint, Direction des subventions fédérales à l\u2019hygiène, Immeuble Brooke Claxton, Pare Tunney, Ottawa (Ontario) ; Docteur J.D.Wallace, secrétaire général, Association médicale canadienne, 1867, promenade Alta Vista, Ottawa 8 (Ontario) ; ét ea i i ai 1) fie fii ify te ei, it i i ft i & i fir ni i Maitre he io faa th 3 Jif i i « ih i i ol 2 pri ih al fii ith hi | he i th, ; le fh ir 0 1 ) th, fli ter itl th, le 5 ë Ass, fo in i 5 ih ; ; hip.i i! I fu ith ro ui ts x i i ik If.| Un M : il 3 ip i i i i i i i la ; ' | ; si ie fr Mi} ne ite i (he file hi i fi ë de tr i | a hi On li if iit, fl Hei Hi il i hil I, i Fr ol (i 1 hi \" mee de = i ii j = ae == 5 == EE ile ih it 2 (i Ges i uh it Présentation iil) fn i i I il i iy ih cu lel ' d'un dg NDle if Be du lie tits ee i LA ili hi it ii bit i re hi 0 raffig\u20ac i lls oats fi) is oh lily! iti [lr oh 4 i i es i il ir | i ii HH} 4 pH Ln tii Ze dt, D fi i \u201cil {hy tine ; HN fifi \u2018 ; ; ré if ! | : : | | | | i ! | ; i ih i i ; dn i 3 i ili: In te i) al i 8 i hile 1 Hi fi hie us bi ik! Hr it i! it i UC hh i hi 0 Hi ; i nl > it gere Li i HI it Ci in oy i mt i ih u 1 b: ; | i : ; (i ; fit ir hii ie ns i in hit Lo Il | i : ; ' ; i | A | Ca, bil, a i \\ 7 ili dr ik! i Bl eh, 3 = » d i i : 3 : i : 5 \u2014_\u2014 ph | Ww je iA] Lex M Pn rs RT a i oN a Gui Premier raffinement Deuxième raffinement | # Le stéroïde Fluocinonide i CH2-OC-CHz | Les caractéristiques exceptionnelles du fluocinonide comme stéroide topique proviennent de sa structure chimique raffinée.L\u2019excipient FAPG N \u201cjan N {sl ain : HE : same \u201csis J Afin d'assurer une efficacité optimu du fluocinonide, Syntex a créé un excipient raffiné à caractère unique l\u2019'excipient FAPG.BY: Eas Ese et Libération plus rapide du stéroide rapport aux excipients habituels de crèmes et onguents S'emploie à la fois pour les lésions sèches ou suintantes, qu\u2019elles soier aiguës, subaiguës ou chroniques > Activité anti-inflammatoire accrue > Significativement supérieur aux stéroïdes topiques présentement disponibles, démontré par le test de vasoconstriction et à l\u2019huile de croton > Activité certaine à la surface de la peau > Solubilité accrue dans les lipides Ce stéroïde raffiné, créé par Syntex, est maintenant disponible au Canada sous la forme d\u2019une nouvelle préparation stéroïde topique Lidex.Aucun agent de conservation sensibilisant (ex.: parabènes, dérivés mercuriels, phénols) Aucun irritant (ex.: agents de suspension, détergents) Ne s'hydrolyse pas, ne se détériore : pas, ne devient pas rance et ne favoi rise pas la croissance bactérienne E ou fongique | Cet excipient raffiné est uniquement disponible dans la nouvelle prépara¢ tion stéroïde topique Lidex. Double raffinement ii Dans la plupart des stéroïdes topiques\u2014 crème ou onguent- l'activité stéroïde est emprisonnée dans les cristaux ce qui réduit sa bio-disponibilité.Les cristaux pouvant être in- olubles ou lentement solubles, le stéroide peut ne pas ètre libéré assez rapidement u suffisamment pour donner les résultats optima.Opt 1 ei Affinité parfaite du stéroïde i et de l\u2019excipient Jans Lidex, le stéroïde est EP NUE \u2014 iéjà en solution\u2014il n'y a pas rit Je stéroïde sous forme de est jristaux.or su 6s 58 is Avec Lidex, le stéroide est libéré rapidement et complètement assurant ainsi une sir action thérapeutique immé- 6 b diate.ei 1 Photomicrographie montrant une suspension typique où l'activité stéroïde est emprisonnée dans les cristaux.i 2 Photomicrographie de Lidex montrant le stéroide en solution.Cliniquement supérieur Lidex (fluocinonide 0.05°/o) s'est montré supérieur aux crèmes de 17-valérate de bétaméthasone (0.1°/0) et d'hydrocortisone (0.5%).Pourcentage des endroits montrant une réponse excellente lors de 14 jours d\u2019études cliniques comparatives Dermite atopique 77% Dermite de contact 79% Dermite eczémateuse Psoriasis 76% Dermite 0 séborrhéique 78% a 72% B Lidex \u2014 Fluocinonide 0.05% dans I'excipient FAPG B® Crème de 17-valérate de bétaméthasone 0.1% [J Créme d'hydrocortisone 0.5% Renseignements thérapeutiques Description: Lidex (fluocinonide 0.05%) est un agent anti-inflammatoire, anti-prurigineux et vasoconstricteur, à usage topique pour le traitement des dermatoses répondant aux corticostéroides.Lidex contient du fluocinonide (21-acétate de 6a, 9a-difluoro- 118, 16a, 17a, 21-tétrahydroxy- prégna-1, 4-diène-3, 20-dione-16, 17-acétonide) dans un excipient spécialement formulé pour une libération optimale de l'ingrédient actif.Dans cette formule, l\u2019ingrédient actif est totalement en solution et cette préparation ne contient pas de lanoline, de parabènes ou de composés phénoliques.Indications: Lidex (fluocinonide 0.05%) est destiné a une utilisation topique, dans le traitement des dermatoses aigués ou chroniques répondant aux corticosté- roides comme le psoriasis, la dermatite atopique, la dermite séborrhéique, la dermite de contact, la dermite eczémateuse, le lichen pian, la neurodermite, le psoriasis intertrigineux, l'eczéma nummulaire, la dermite exfoliative, le prurit anal et vulvaire, le lichen simplex chronique, l'intertrigo, la chirurgie postanale, l\u2019otite externe et la dermite de stase.Contre-indications: Les cortico- stéroïdes topiques sont contre- indiqués en présence de lésions tuberculeuses ou fongiques cutanées et dans la plupart des lésions virales cutanées (comprenant herpes simplex, vaccine, varicelle).Ce médicament est contre-indiqué chez les individus présentant des antécédents d'hypersensibilité à ses composants.Ne pas utiliser pour les yeux.Précautions: Bien que les effets secondaires soient peu fréquents avec les corticostéroïdes topiques, comme avec tout médicament, quelques rares patients peuvent, dans certains cas, éprouver des réactions indésirables.S'il se produit des réactions de sensibilité ou des idiosyncrasies, il faut interrompre le traitement avec cet agent et prendre des mesures appropriées.En présence d'infection, l\u2019utilisation d'un agent antifongique ou anti- bactérien est recommandée.Si une réponse favorable ne se manifeste pas promptement, cesser l'emploi de la crème à base de corticostéroïde jusqu'à ce que l'infection soit adéquatement contrôlée.|| est recommandé de ne pas utiliser Lidex sous pansement occlusif car son efficacité et son innocuité sous occlusion n'ont pas encore été établies.Lors du traitement de grandes régions, il peut se produire un accroissement de l'absorption systémique et les précautions d\u2019usage sont préconisées.Bien que les corticostéroïdes topiques n'ont pas fait l'objet de rapport concernant un effet adverse sur la grossesse, la sécurité de leur utilisation chez les femmes enceintes n'a pas été établie de façon définitive.Par conséquent, ils ne doivent pas être utilisés largement chez les femmes enceintes, soit en grande quantité, soit pour des périodes de temps prolongées.Les patients doivent être prévenus d\u2019avertir les médecins qu\u2019ils consulteront par la suite du traitement aux cortico- stéroïdes subi antérieurement.Les facteurs de causalité doivent être supprimés autant que possible.Il est recommandé de prendre en considération une rotation des applications et un traitement intermittent.Effets nocifs: Les effets secondaires sont extrêmement rares et consistent principalement en brûlures locales, irritation et démangeaisons.Dans ces cas, ne pas ignorer la possibilité de sensibilisation.L'utilisation prolongée et sans discernement des corticostéroïdes topiques, particulièrement lors de leur emploi sous occlusion, peut résulter, par absorption cutanée, en une Un nouveau stéroide topique | a double raffinement atrophie de la peau, une hyper- trichose et une suppression sur- rénalienne; il est concevable que des phénomènes semblables pourraient se produire lors d\u2019un traitement prolongé ou d\u2019un emploi excessif de Lidex.Des cataractes subcapsulaires postérieures ont été rapportées à la suite de l'administration systémique de corticostéroïdes.Posologie: Lidex (fluocinonide 0.05°/o) - Une petite quantité doit être appliquée sur la zone affectée, deux à quatre fois par jour, au besoin.Faire pénétrer la crème en massant doucement, jusqu'à absorption complète.Présentation: Lidex (fluocinonide 0.05%/o) - Tubes pliables de 15 g et 45 g.loted oi JF | Tun Jl ddl 4) Bibliographie 1 McKenzie, A.W.et Stoughty§ B.Method for Comparing Pg taneous Absorption of Sterijg Arch.Derm.86, 608-610, 194 2 Documentation, Syntex Ltd.| 3 Lerner, L.J., et coll.Compe of Anti-Granuloma, Thymok J and Gluco-corticoid Activiti Anti-Inflammatory Steroids.0 Ex.Biol.Med.116, 385-388, { 4 McKenzie, A.W.Percutane Absorption of Steroids.Arc Derm.86, 611-614, 1962.5 Stoughton, R.Vasoconstric| Activity and Percutaneous / sorption of Gluco-corticoid:§ Arch.Derm.107, 531-537, 14 6 Place, V.A, et coll.Precis} Evaluation of Topically App} Corticosteroid Potency.Arc Derm.707, 531-537, 1970.7 Scholtz, J.R.et Nelson, D.| Some Quantitative Factors Topical Corticosteroid Ther Clin.Pharmacol.Ther., 6, 4¢] 509, 1965.8 March, C., et coll.Adrenal F; tion After Topical Steroid TH apy.Clin.Pharmacol.Ther.| 43-49, 1965.9 Scoggins, R.B.et Kliman, Ej Percutaneous Absorption of} ticosteroids.New Eng.J.Mi 273, 831-840, 1965.iC AL (are, ur di hosp Yon [fil diplim If fille (anti Uta {Ap sut ling ea ret sua [ete Fi dis \u201ceq fie Da li gy Mig ly ln Bit RK Lidex 15g, R Lidex 45g \"OjLBIQUE ainespdwal e) § 10piag \u201cpI X81UAS puBwWap ins sjuduiBouapy \u201coludoIpAY 1 23Q3N0 \"(BI UOW 63.1 G4 A Crème *Lidex Fluocinonide 0.05% SYNTEX by Syntex Ltd.Montréal, Québec hid db EE Laval Médical Vol.42 - Fév.1971 Docteur Jean Rochon, département de médecine sociale préventive, Faculté de médecine, Université Laval, Québec (Québec).Toutes les demandes relatives aux subventions fédérales à l'hygiène doivent être adressées au docteur J-A.Dupont.secrétaire du Comité de révision.M.CLAUDE GRAVEL, DIRECTEUR DES SERVICES AUXILIAIRES ET DU GÉNIE AU CENTRE HOSPITALIER DE L'UNIVERSITE LAVAL Monsieur Jean-Yves Légaré, directeur général du CHU'L, annonce la nomination de monsieur Claude travel, B.Sc.A.Ing., M.E.1.C., en qualité de directeur des services auxiliaires et du génie au Centre hospitalier de l'université Laval.Monsieur Gravel fit ses études universitaires à l'École polytechnique de Montréal ou il recut son diplôme de génie mécanique en 1965.Il fut au service de la Quebec North Shore Paper comme ingénieur de conception et rattaché au Chantier Outardes 4 du complexe Manicouagan- Outardes où il fut successivement responsable de l'équipement, du matériel roulant et, par la suite.surintendant des installations spéciales et des ateliers d'Outardes 3.En septembre 1967, il fut chargé de cours de mathématiques au CEGEP de Chicou- timi et il fut professeur à l\u2019École de génie.L'année suivante, il devint directeur du Service de l\u2019équipement à la Commission scolaire régionale Lapointe.En décembre 1969, il fut nommé directeur du Service du génie du CHUL avant d'être promu au poste qu\u2019il oceupe présentement.Dans ses nouvelles fonctions, monsieur Gravel aura la responsabilité du fonctionnement et de l\u2019entretien de l'installation matérielle.de l'entretien ménager, de la sécurité et des communications, de l'imprimerie, des messageries, de la lingerie, des brancardiers, du transport et de la construction.REPRÉSENTANTS PROVINCIAUX AU COMITÉ DU COÛT DES SOINS Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l'honorable John Munro, a annoncé la nomination de représentants provinciaux qui coordonneront la mise en application des recommandations des groupes d'experts sur la réduction du coût des soins au Canada.Les coordonnateurs qui travailleront de concert (15) NOUVELLES 219 avec le Comité national de direction du coût des soins sont : Québec M.J.-P.Marcoux Sous-ministre adjoint et directeur général Service d'assurance-hospitalisation Nouveau-Brunswick M.D.J.Junk Directeur de la recherche Ministère de la Santé et du Bien-être social Nouvelle-Écosse Docteur +.Graham Shnms Directeur Commission de l'assurance-hospitalisation Île-du-Prince-Édouard Docteur Burton Howatt Sous-ministre adjoint de la Santé Terre-Neuve Docteur D.Shedden Médecin conseiller Division de 1'assurance-hospitalisation Ministére de la Santé Manitoba M.Frank A.Ball Directeur Service des finances Commission des hôpitaux du Manitoba Saskatchewan M.Sid Smith Agent prineipal de planification Direction de la recherche et de la planification Ministère de la Santé publique Colombie britannique M.W.J.Lvle Sous-ministre adjoint de l'Assurance- hospitalisation Service de l'assurance-hospitalisation de la Colombie britannique Ministère des Services de santé et de |'Assurance- hospitalisation Les représentants de l'Ontario et de l\u2019Alberta seront nommés dès que ces provinces auront soumis des candidatures.Le ministre de la Santé nationale a en outre annoncé la nomination de M.Ian Rogers, directeur de la Commission des soins médicaux de la Saskatchewan, au poste de délégué des Prairies, au sein du Comité national de direction sur le coût des soins. 220 NOUVELLES Laval Médical Le Comité national de direction, qui comprend des représentants des gouvernements fédéral et provinciaux, s\u2019est réuni régulièrement pour étudier les propositions formulées par les groupes d\u2019experts dans le Rapport sur le coût des soins au Canada.Le Comité s\u2019est aussi mis en communication avec les autorités compétentes et les représentants d'associations dans le secteur de la Santé.On prépare actuellement un rapport sur les travaux en cours, POSSIBILITÉ D\u2019UN CENTRE NATIONAL D'ENSEIGNEMENT AUDIO-VISUEL POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l\u2019honorable John Munro, a annoncé qu\u2019une étude sera faite sur la possibilité de créer un centre national d\u2019enseignement audio-visuel pour le personnel des diverses professions de la santé.Monsieur Munro a déclaré ce qui suit: « Cette étude, qui est sous la responsabilité du docteur Rae Laurenson de l\u2019université d\u2019Alberta, montre bien l'intérêt que mon ministère et d'autres organismes portent aux techniques de l\u2019enseignement audiovisuel dans le secteur de la santé et le souci que nous avons de fournir une main-d\u2019œuvre qui soit la mieux formée possible.» À la demande du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, le docteur Laurenson, diree- teur de l'enseignement audio-visuel au Centre des sciences sanitaires de l\u2019université d\u2019Alberta, fera l'étude prévue et soumettra un rapport.Le docteur Laurenson analysera les techniques déjà existantes et le système de distribution; il soumettra ensuite un rapport sur les techniques audio-visuelles utilisées dans l\u2019enseignement des sciences sanitaires au Canada.À cet effet, l\u2019homme de science visitera, entre autres, les centres audiovisuels du Canada et des États-Unis.Son mandat Vol.42 - Fév.1971 lui permet de formuler des recommandations quant à l'amélioration des techniques, la prévision des besoins, l'information sur les techniques audiovisuelles disponibles dans les autres pays et la désignation des organismes susceptibles de pouvoir répondre aux besoins.Le rapport suggérera également divers procédés aux fins d'application des recommandations.Depuis près de trois ans, le docteur Laurenson dirige l\u2019enseignement audio-visuel à lu Faculté de médecine de l\u2019université d\u2019Alberta.Ses nombreux travaux lui ont valu des récompenses dans le cadre du programme d\u2019aide accordée à l\u2019enseignement audio-visuel par l'Association médicale canadienne.L'étude de l\u2019enseignement audio-visuel est placée sous l\u2019égide de la Direction de la caisse d\u2019aide à la santé du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.L'Association médicale canadienne et l'Association des facultés de médecine du C'a- nada collaborent également à l\u2019établissement d'un programme national d\u2019enseignement audio-visuel.COURS DESTINÉS AUX DIABÉTIQUES ET AUX MEMBRES DE LEUR FAMILLE Une série de cours destinés aux diabétiques sous traitement au Centre hospitalier de l'université Laval et aux membres de leur famille a débuté le 9 novembre dernier.Ces cours sont donnés par le docteur Claude Catellier, diabétologue, mesdemoiselles Edith Côté et Jacqueline Roberge, infirmières, et Ginette Bélanger, diététicienne.Les cours, qui se sont prolongés jusqu\u2019à la fin de décembre, au rythme de un par quinze jours, avaient pour but de donner des notions fondamentales touchant le traitement du diabète tel que l'emploi de l'insuline, les caractéristiques du régime, la prévention de complications, ete.L'équipe responsable de ces cours au CHUL se propose de les offrir aux diabétiques de 1\u2019extérieur au printemps de 1971.Css ipl \u201ca \u201cfévrier | ST vint d d'au oui du Dieu I Nl gir | tof de [Iai aur hi ile sO nes | pid Bes ito bptato ll, 1 ath hut des \u201ceditat tls AN) [hip Tigers de Lisi TAT fy Yili ily \u201cdd part du J ings a Cig, LL \"Lu tig ir, fi | p te dy M ome de ç Lu t Ju ui if ij \u2018af Fé fy Milly in ls ad, \u2018Hh Jase | Peu ol is l'en ie de My lly let fen, JL lei fh lise ut a ie, A, Il rt (pe t ll SYMPOSIUM SUR LES DROGUES ET LA RESPONSABILITÉ DE L\u2019HÔPITAL Un Symposium national sur la responsabilité de l'hôpital à l\u2019endroit des usagers des drogues aura lieu à Montréal, à l'hôtel Reine-Elisabeth, du 3 au 5 février 1971.On attend quelque 300 participants à ce symposium organisé sous le patronage de l\u2019Association des hôpitaux du Canada et tenu avee l\u2019aide d'un octroi du ministère de la Santé nationale et du Bien-être.Le Symposium fera l'étude des problèmes encourus par l'hôpital dans le traitement de l\u2019intoxication et de la dépendance aux drogues.Il s\u2019agit essentiellement d\u2019un projet éducationnel pour l'hôpital et le personnel des sciences de la santé sur les problèmes découlant de l\u2019emploi des drogues.T1 devrait aider les hôpitaux à mettre sur pied des programmes efficaces pour le traitement à court et à long terme, de même que pour la réadaptation de ces malades à l'hôpital et dans le milieu, Le Symposium portera principalement sur la réception, l\u2019évaluation, le traitement, la contribution des agences sociales et des programmes de réadaptation.On insistera particulièrement sur les nombreuses relations qui doivent s\u2019établir entre la communauté et ses individus, de même qu'entre l'hôpital et les agences sociales qui s\u2019occupent des usagers des drogues.Les cinq principaux objectifs du Symposium seront centrés sur l\u2019établissement de programmes réalistes et pratiques susceptibles d\u2019être organisés en milieu hospitalier, à savoir: a) Le développement d\u2019attitudes positives de la part du personnel hospitalier travaillant avec les habitués des drogues; b) l'établissement de normes de personnel et d'équipement pour la réception, l'évaluation et le traitement d'urgence des intoxiqués ; «) L'établissement de schémas pour le traitement à long terme et la réadaptation : d) La participation et la promotion de 1 éducation et de l'information aux travailleurs volontaires du milieu par le film, les publications et la tenue de séminaires ; ¢) L\u2019encouragement continu et la stimulation de programmes provinciaux et régionaux analogues à celui de ce Symposium national.Congrès Le programme du Symposium comprend une séance d'orientation, des colloques, des discussions en groupes, des sessions plénières et la préparation de résolutions pour l\u2019organisation d\u2019un programme au niveau hospitalier, Parmi les sujets qui seront discutés mentionnons les adultes et la drogue, les jeunes et la drogue.les problèmes du traitement, le rôle du médecin, la situation au Canada, le traitement d'urgence, le traitement continu et la réadaptation, le soutien par la communauté, l'information du publie, les problèmes hospitaliers typiques, les problèmes eu- courus dans le traitement par les médicaments, et une session finale qui adoptera des résolutions et des programmes susceptibles d'être utilisés pour le traitement des usagers des drogues.Des conférenciers viendront de toutes les parties de l'Amérique du Nord et du Canada.Les conférenciers contribueront également aux groupes de discussions qui seront tenus pendant les trois jours du symposium.Il y aura quelque vingt à trente groupes de discussions, organisés et ces groupes se réuniront chaque jour au cours du symposium.Le Symposium s'adresse particulièrement aux médecins, aux Infirmières, au personnel paramédical, aux administrateurs hospitaliers, de même qu'aux professionnels des sciences connexes et au personnel des organismes couvernementaux intéressés.REUNION REGIONALE DE L\u2019AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS A MONTREAL l'American College of Surgeons tiendra une réunion régionale à Montréal, au Reine-Elisabeth, du 5 au 7 avril 1971.Le docteur Lloyd D.Maclean, professeur de chirurgie à l'université McGill, préside le comité qui a choisi plus de cent chirurgiens réputés pour présenter des cliniques pratiques, des communiea- tions scientifiques, des films médicaux, des symposiums et des groupes de discussions en chirurgie générale, en chirurgie plastique et en chirurgie de la main, en chirurgie pédiatrique, cardiovasculaire et thoracique.De plus, au dernier jour du congrès, on a prévu une session conjointe pour l\u2019urologie et la gynécologie. Lo LD LD Parmi les sujets traités au congrès, mentionnons les tumeurs malignes de l\u2019enfance, l\u2019arthrite rhu- matoide de la main, la revascularisation du myocarde, l\u2019amputé du membre inférieur, l\u2019état actuel de la transplantation, l\u2019uleère de stress, l\u2019angiographie et la scintographie diagnostiques, le cancer du côlon et du rectum, la chirurgie et l\u2019obèse, la fertilité et l\u2019infertilité.Parmi les membres canadiens du Collège améri- caln qui collaborent avec le président du Comité d'organisation, mentionnons les docteurs Jacques Bruneau, Fraser N.Gurd, Marcel-J.Rheault et Israël Shragoviteh, de Montréal; James E.Me- Arthur, de Noranda, et Jacques Turcot, de Québec.Les spécialités chirurgicales sont représentées par les docteurs Robert Kinch, en obstétrique-gynécolo- gle; Joseph G.Stratford, en chirurgie neurologique; Sidney Lerman, en chirurgie ophtalmique ; Richard L.Cruess, en chirurgie orthopédique ; Pierre P.Collin, en chirurgie pédiatrique; Martin A.Entin, en chirurgie plastique ; Harry S.Morton, en proctologie; Darrell D.Munro, en chirurgie thoracique, et Jean Charbonneau, en chirurgie urolo- gique, tous de Montréal.On obtiendra des formules de réservation pour l'hôtel en écrivant à monsieur T.E.MeGinnis, American College of Surgeons, 55 Fast Erie Street, Chicago, Illinois 60611.Les associés du Collège s'inscrivent sans frais, de même que les candidats, les résidents et les internes qui présentent des lettres signées par le chef de leur service de chirurgie ou un administrateur de leur hôpital.Les autres participants paient un droit d\u2019inseription de $15.XXVe CONGRES INTERNATIONAL DES SCIENCES PHYSIOLOGIQUES L'Union internationale des sciences physiologiques tiendra le XXVe Congrès international des sciences physiologiques à Munich, République fédérale d'Allemagne, du 25 au 31 juillet 1971.Depuis le premier congrès, en 1889, ce congrès international a eu lieu à presque tous les trois ans et la dernière réunion en Allemagne avait eu lieu à Heidelberg en 1909.C\u2019est la Société de physiologie d\u2019Allemagne qui recevra, à cette occasion, les physiologistes de toutes les parties du monde.Le congrès aura lieu au terrain d\u2019exposition de Munich (Messegelande) Theresienhoehe 15.La première raison d\u2019être d\u2019un congrès international est l\u2019échange des connaissances entre ses CONGRÈS Laval Médical Vol.42 \u2014- Fév.1971 participants.C\u2019est dans cet esprit de communication internationale que ce congrès de sciences physiologiques sera tenu.À cette fin, tous les participants sont fortement invités à adopter un style et un niveau de communication qui s\u2019adressent à des scientifiques intéressés en physiologie générale.Pour la même raison, on recommande que les présentations et les discussions d\u2019un caractère plus spécialisé soient réservées pour les symposiums satellites.Le XXVe Congres international est patronné par le gouvernement de la République fédérale allemande de l\u2019ouest, le gouvernement de l\u2019État de la Bavière et la ville de Munich.Le congrès comportera 20 symposiums d\u2019une durée de trois heures chacun qui auront lieu à raison de deux chaque matin et deux chaque après- midi.À chaque symposium, on invitera quatre conférenciers à diseuter du sujet proposé selon divers points de vue.L'\u2019auditoire sera invité à participer aux discussions.Parmi les sujets proposés mentionnons : Les nouveautés dans le transport épithélial ; Les bases cellulaires de la réponse immunologique ; La transformation de l\u2019énergie dans le muscle squelettique ; La libération des substances de transmission neurale ; Les mécanismes d\u2019inhibition du système nerveux central ; La physiologie du colliculus supérieur et du prétectum des mammifères ; L'activité neuronale du cerveau antérieur de l\u2019homme et du primate ; Le cortex frontal et le comportement : Les mécanismes neuronaux des réflexes conditionnés et de l\u2019habitude:; Les aspects photochimiques des récepteurs de la vision ; La neurophysiologie de l'audition ; La sensibilité cutanée ; Lie métabolisme du cœur et sa contractilité ; Les échanges transeapillaires dans la circulation périphérique ; La régulation de la respiration et de l\u2019équilibre acidobasique ; La régulation du transport tubulaire : L\u2019absorption et la sécrétion intestinales ; Les releasing factors ; L'Am Claude était « Iongter di rg (may miére | jie, ang croire Brésil heey eC fla pes là présen fées fiches, afi de can qui vi dé ces Ces ci autres Dlaineg De Lim Tendre Wan.de Bug monte Su de ls Col Les Com Condi le nor Hse I Ch lig Pa.fh Can Boy dang Av aug Ye Dry ta In lien Jl.Partis.Se \u201cIE lin i ps lin, le ioe | «ll \u201cat Le i ip flame sel à par Ips ip: sil MII fil ir?L\u2019Amérique du Sud Claudel prétendait, raconte-t-on, que le Brésil était « un pays d\u2019avenir et qu\u2019il le resterait longtemps ».Un Brésilien à qui ce mot était cité répondit en riant qu\u2019il espérait que le carnaval resterait, longtemps encore, la première industrie du pays.« OÙ serait la joie de vivre, ajouta-t-il, si les loisirs venaient à manquer ?Nous disons, nous, \u2014 et c\u2019est à croire que Claudel nous avait entendu \u2014 que le Brésil est un pays de demain mais que demain, heureusement, est jour férié ! » Le Carnaval de Rio est une facette brillante de la joie de vivre sud-américaine.Ce n\u2019est pas la seule qu'offre ce continent-archipel qui présente une physionomie des plus diversifiées ; on y trouve de grandes et belles villes, riches, industrieuses, dirigées par une aristocratie de la fortune et ces villes sont entourées de campagnes plus ou moins mises en valeur qui vivent dans leur dépendance.Chacune de ces « îles de civilisation », chacune de ces cités entourée d\u2019un pays, est séparée des autres par des montagnes vertigineuses, des plaines démesurées, des forêts impénétrables.De Lima, gagner La Paz est un exploit, et se rendre à Rio à peu près impossible autrement qu\u2019en avion ; au tournant du siècle, le voyage de Buenos Aires à Santiago exigeait qu\u2019on monte une expédition.Sur deux océans, entre deux cultures, la Colombie Les quatre doigts d'une main généreuse Comme une main qui s'ouvre, trois grandes cordillères nées des Andes se déploient vers le nord.La cordillère centrale est la plus élevée : Quindio, 18 000 pieds.La cordillère del Choco s\u2019abaisse sur le Pacifique.C\u2019est sur la troisième cordillère, la cordillère del Sam- paz, plus longue et plus large, que s\u2019est instailée la capitale du pays, Bogota, Santa Fe de Bogota, dans une verte et fertile vallée, la Savana, qui fut sans doute un lac de montagne.Au-dessus de la côte atlantique, basse et accueillante, une quatrième cordillère, la Sierra Nevada de Santa Marta, élève à près de 19 700 pieds ses deux pics, Colon et Bolivar, le Découvreur et le Libérateur.La main est faite de quatre doigts ; le pouce manque.(16) Congrès, voyages, Barranquilla et Carthagène, sur l\u2019Atlantique, sont de grands et bons ports.Ceux de la côte Pacifique, rectiligne et bordée de palétuviers, paraissent en revanche fort peu hospitaliers.À l\u2019est du pays, commence la grande plaine parcourue par les tributaires de l\u2019Oréno- que et de l\u2019'Amazone : ce sont les llanos, puis la selva primitive, De belles rivières coulent entre les sierras, ménageant de fertiles vallées.La Magdalena, navigable sur plus de 800 milles jusqu\u2019au pied de Bogota, unit le nord et le sud de la Colombie.Le sol recèle les plus belles émeraudes du monde mais aussi du pétrole et surtout du fer et du charbon.La création, avec l'aide de la France, du complexe sidérurgique de Paz tourisme st hil) Ist ei 54 del Rio a montré aux Colombiens que leur pays pouvait fortifier son indépendance en s\u2019industrialisant.Quant au pétrole, dont l'exploitation est en partie nationalisée, il figure après le café dans la liste des exportations colombiennes.En Colombie, les Espagnols n\u2019ont pas trouvé I'El Dorado.|| se tenait plus au sud.Mais le pays est merveilleusement doué par la nature ; ses richesses sont immenses et variées et son sous-sol et ses terres fertiles peuvent assurer son indépendance et sa grandeur ; sa mise en valeur commence et des résultats encourageants sont apparus déjà.Le Venezuela et l\u2019Équateur Deux pays se détachent de la « Grande Colombie » après la mort de Bolivar : le Venezuela, terre des premiers libérateurs, et La Moneda, palais présidentiel du Chill Laval Médical, février 1971 l'Equateur, vieille contrée indienne incorporée au XVe siècle à l'Empire Inca et où le dernier des Grands Empereurs, Huayna Capac, choisit de fixer sa capitale avant de commettre la faute de partager ses domaines entre ses deux fils.Aujourd'hui, le Venezuela est essentiellement la terre du pétrole où règnent les Grandes Compagnies nord-américaines, cependant que l'Equateur prolonge des luttes politiques qui rappellent le XIX< siècle ou, peut-être, la Révolution mexicaine.Immensité du Venezuela C'est Amerigo Vespucci qui, à la suite de Colomb, longea cette côte qui regarde le nord, pénétra dans une large baie, aperçut des huttes sur pilotis et, en souvenir de Venise, sa ville natale, baptisa l\u2019endroit Venezuela.É de our gran soin for TORUS bf Une of § Rue d Laval Médical, février 1971 Le pays est vaste (560 000 milles carrés) et varié.Les Andes vénézuéliennes, qui culminent à plus de 16 000 pieds du Pic Bolivar, sont creusées de larges vallées luxuriantes où s\u2019installèrent toute une série de villes qui devinrent assez vite prospères à l\u2019époque de la colonisation.Un autre ensemble montagneux, près de la côte, ne s'élève guère au-dessus de 8 000 pieds et Caracas, la capitale, s'étend dans une de ses vallées, à proximité de la mer mais à 3 000 pieds d'altitude.A l'est, le haut plateau des Guyanes, surmonté de lourdes montagnes, s'étend sur quelque soixante mille milles carrés.Le sud du pays, enfin, forme les llanos de l'Orénoque, plaine herbeuse où paissent les bêtes à cornes.En Équateur\u2026 Une côte basse, humide, tropicale, que prolonge une plaine assez étroite et, tout aussitôt, la sierra où se dressent les plus puissants volcans de l'Amérique : le Chimborazo, le Cayambe, le Cotopaxi ; la ville principale de l'Equateur, Guayaquil, se trouve sur la cote, au fond d'un golfe bien calme ; la capitale, Quito, située dans le ciel à 9 350 pieds d\u2019altitude, connaît chaque jour toutes les saisons de l\u2019année.Il y a bien, au-delà, une plaine amazonienne, mais le Pérou, au terme de querelles incessantes et d'une guerre qui commença en même temps que la deuxième guerre mondiale, a contraint l\u2019'Equateur (traité de Rio, janvier 1942) à lui céder ses droits amazoniens et, sur la côte, la zone pétrolière de Tumbez.Les mauvaises langues disent que cette guerre n'a tué personne, ou presque \u2014 10 morts et 40 blessés, assure-t-on \u2014 mais elle a 55 IEEE L | El Rancho de Rosas 56 humilié et amputé l\u2019Equateur et fait de deux voisins, deux ennemis.Un pays, trois visages au moins Le Pérou, un des plus vastes et certainement le plus riche des Etats du Pacifique, occupe la section centrale du monde des Andes et une large part de la cuvette amazonienne.L'ensemble couvre 815 000 milles carrés et abrite une population d\u2019environ 13 millions de personnes.La côte est désertique mais son climat est humide et frais.Lima, à 10 degrés seulement de l\u2019Equateur, connaît des températures moyennes de 85 à 115 degrés.Le crachin l'enveloppe la moitié de l\u2019année.De place en place, ce désert de sable gris ou de pierres est traversé par des rivières descendues des Andes et dont les vallées constituent, depuis les temps pré-incaïques, des oasis cultivées et peuplées.C\u2019est le pays du coton, mais aussi du riz et de la canne à sucre, au nord, et de la vigne, au sud.Vers le nord, sur des terres arrachées pour la meilleure part à l\u2019Equateur, s\u2019étendent des champs pétrolifères.Au XIX\u201c siècle et au début du XX°, des bancs de guano avaient fait la fortune de cette contrée ; on ne les exploite plus, mais la fortune est revenue aujourd\u2019hui grâce aux usines de farine de poisson qui sont la richesse du Pérou moderne.Les débouchés américains et européens sont immenses et les rendements considérables : la nouvelle industrie connaît une progression fulgurante.En 1963, le nombre de tonnes pêchées \u2014 corvina, lenguado et une sorte de gros anchois, l\u2019anchoveta \u2014 dépasse le total des prises japonaises et le pays voit naître Une nouvelle génération de milliardaires.Une fois de plus, la technique se superpose au milieu sans le transformer, et l\u2019audace s'impose à l\u2019histoire dont elle n\u2019infléchit pas le cours.Rien n\u2019est changé.Le Pérou, comme bien d\u2019autres nations d'Amérique latine, est au bout de son passé.Est-il au seuil de son avenir ?Et quel sera cet avenir ?La Bolivie En termes savants, la Bolivie se présentait elle-même aux touristes, il y a quelques années, Comme une « synthèse topographique du monde ».Et elle disait vrai.L\u2019Altiplano, ce Pamir de l'Amérique, long de près d\u2019un millier de kilomètres \u2014 et se prolongeant encore au Pérou \u2014, large d\u2019une bonne centaine, est une sorte de désert gris et jaunâtre, la Puna, écrasé de tristesse sous un ciel d\u2019acier bleu, glacial quand la nuit tombe ou que l'ombre d\u2019un mur de pierre pèse sur vos épaules.Quelques vagues ondulations, des touffes de résineux et, frileusement groupées, des malsonnettes grises ou bleuâtres au pignon Congrès, voyages, tourisme surmonté d\u2019une croix de bois, sont les seuls accidents de cette étendue monotone et déserte.Il arrive qu\u2019un coin de terre soit remué et que des pommes de terre parviennent à y pousser.On découvre aussi, parfois, un troupeau de moutons.Nous sommes à 13 875 pieds d'altitude et le bois le plus sec n\u2019arrive à s\u2019enflammer qu\u2019arrosé de pétrole.Le mal des montagnes, le soroche, alourdit nos tempes et le coeur bat dans la poitrine.Deux cordillères nous accompagnent.A l\u2019ouest, c\u2019est une suite d\u2019énormes volcans ; à l'est, c\u2019est une série de pics déchiquetés, Tres Cruces, Los Frailes, Chichas.Les sommets dépassent 19500 pieds ; à l\u2019heure du soir, l'énorme face enneigée de I'lllampu s'ensanglante, révélant, avant de se glacer sous la lumière bleuâtre des étoiles, tout un monde inconnu, terrifiant et désespéré.Au-dessus de La Paz, l\u2019INlimani, géant crémeux, énorme et souriant, semble veiller avec sagesse .\u2026.Nous ne connaissons guère de spectacle plus saisissant que celui de l\u2019arrivée, par la voie des airs, dans cette capitale du monde indien.On dit qu\u2019il pleut parfois, l'été, sur l\u2019Altiplano ; entendez que des orages de grêle se précipitent avec violence et battent le tambour sur la terre désolée.Aucun cours d\u2019eau ne gagne l\u2019Océan ; l\u2019Altiplano se suffit ; ses rivières limpides et glaciales et ses ruisseaux plus minces que des serpents se tordent sur eux- mêmes avant de se perdre dans la nappe d'azur et de métal du lac Titicaca (5 000 milles carrés).Le sol s'élève encore à l\u2019approche des Cordillères ; la puna devient la « puna brava » ; I'Indien est toujours là, derrière ses lamas aux oreilles attentives, et l\u2019on peut, ici, chasser la gracieuse vigogne.À l\u2019est, du côté du Brésil, le Paraguay est un plateau couvert d\u2019acajous et de bambous.Sur les parties hautes, des clairières qui se prêteraient aux cultures tropicales attendent d'être peuplées.Cette « selva » reste à peu près impénétrable et constitue, pour le pays, une réserve de territoire.Au centre, le « Campo » est une région de savanes généreuses qui rappellent la pampa argentine.Des forêts-galeries accompagnent le fleuve Paraguay et ses affluents.L'élevage est facile, la culture aussi : il suffit de défricher.Les deux tiers de la population du pays vivent ici et c\u2019est dans le campo que se trouvent les villes principales, Villa Rica, Conception, Encarnacion et, surtout, Asuncion, la capitale.Asuncion compte près de 250 000 habitants : assise sur la terrasse formée par une boucle du Paraguay, joliment fleurie et toujours fraîchement repeinte, c\u2019est une ville blanche et verte qui ne manque pas de séduction ; comme souvent en Amérique latine, aucune cité du pays ne peut se comparer à la capitale : 75% des médecins du Paraguay vivent à Asuncion ! a Mi hl 0 Laval Médical, février 1971 Commencez votre tournée européenne a Paris.L'Opéra de Paris Le vo! Europe 870 d'Air Canada s'y rend tous les jours.Le vol Europe 870, c'est la clef d\u2019un bon voyage.On y mange bien.On s\u2019y repose bien.On y est servi en grand voyageur.Et Paris, c'est la porte ouverte vers toute l'Europe.Vers l'Europe de votre choix.Nous avons des voyages organisés, des termes de paiement qui s\u2019adaptent à votre budget.Et nos tarifs n\u2019ont jamais été aussi tentants.Demandez tous les renseignements à un agent de voyage.Et venez faire une tournée en Europe avec nous.Nous vous y emmènerons n\u2019importe quel jour de la semaine.AIR CANADA Notre affaire, c'est tout le monde.i Pt, a i hi 2 (Iv SEA és SES 58 Un pays plus sage que sa géographie Le Chili mesure 2 700 milles du nord au sud et 125 milles de largeur moyenne : une « folle géographie » comme dit Benjamin Subercaseaux.Les champs de ski des Andes sont à une heure et demie de voiture des villes de la côte, et le dome altier de l\u2019'Aconcaqua est aussi familier aux gens de Santiago que la Tour Eiffel a ceux de Saint-Cloud ou de Montmartre.Folle, la terre chilienne l\u2019est aussi par ses humeurs ; le Chili est la terre des volcans, et la beauté de I'Osorno est celle du Fouji Yama ; au Chili, la terre tremble : on enregistre dix, quinze, vingt secousses par an dans la capitale, et le dernier grand séisme, après avoir détruit Concepcion, Osorno et surtout Valdivia, a modifié le tracé de toute la côte du Sud.Le Chili s'allonge au bout du monde.Adossé à la formidable Cordillère des Andes, le plus haut des murs, il regarde l'Océan le plus profond et le plus large.On cherche en vain l'exotisme, et le touriste américain reste sur sa faim de mœurs et d'objets « typiques ».Autour de Santiago, c\u2019est le Vaucluse, le Bordelais ou la Catalogne.Un peu plus au nord, c\u2019est l\u2019Andalousie ; le Jura et les Alpes suisses, mais plus arrosés, se retrouvent dans la région d\u2019Osorno, et l\u2019on atteint au-delà une sorte de Norvège de l'extrême sud aux maisons de bois peint.Mais nous sommes en Amérique.Dans le wagon de chemin de fer, il arrive souvent qu'on entende parler allemand, serbo- croate, et même italien et français.Beaucoup d'immigrants récents pratiquent le bilinguisme.Mais ne vous y trompez pas ; malgré ce paysage « européen >» et ces langages familiers, le Chilien est un Sud-Américain fier et entreprenant qui a oublié l\u2019Europe et ses prudences de grand-mère ! Congrès, voyages, tourisme Un pays moderne, l\u2019Argentine Ce qui caractérise l'Argentine, dit un manuel de géographie, c\u2019est « la gentillesse, l'absence de tragique, la curiosité et la tolérance ».Certes, l'Argentin est accueillant, généreux et souvent chevaleresque.Est-il vraiment tolérant ?Ses voisins lui reprochent volontiers d\u2019avoir très bonne opinion de lui-même et de son pays, et de ne jamais hésiter à chanter sa propre gloire.L'Argentin est facilement patriote jusqu\u2019au chauvinisme.Ses haines et ses passions sont des plus vigoureuses, ses emportements d\u2019une extraordinaire violence .Les auteurs de manuel ne prennent pas toujours le temps de voyager.L\u2019'Argentine a été longtemps le pays le plus puissant, le plus uni, le plus entreprenant et le plus moderne de l'Amérique du Sud.Pour l'étranger, et pour certains Argentins aussi, la République argentine, c\u2019est Buenos Aires, « la capitale », la plus grande ville d'Amérique latine, géométriquement disposée sur un sol plat et prolongée par d\u2019admirables jardins et des banlieues souvent somptueuses qui dominent les eaux limoneuses et couleur de sang de l'immense Rio ; une ville affairée, commerçante et remarquablement élégante où les boutiques, par leur raffinement discret, rappellent Rome, Milan ou Paris ; une métropole intellectuelle qui édite les journaux les plus écoutés du continent, imprime de grands écrivains, lit et se rend au théâtre.Le Porteno du peuple vante volontiers la longueur \u2014 1834 milles \u2014 de l\u2019avenue Rivadavia, la commodité du grand boulevard circulaire que fit bâtir Peron et les profondeurs vertes du Tigre, mais il sait bien que Buenos Aires est quelque chose de plus : une ville attachante, diverse, qui ne ressemble qu\u2019à elle-même et fait partie, cependant, de cette couronne de cités prestigieuses qui sont la parure de l\u2019univers civilisé.AMÉRIQUE DU SUD - Voyage de 22 jours Départ de Montréal - les 6-20 février; le 13 mars; fe 3 avril ; le 1¢r mai; le 26 juin; le 24 juillet; le 14 août ; les 2-16 octobre; et le 13 novembre 1971.Voyage de luxe, incluant les hôtels, repas à la carte, les visites et les pourboires.Prix: $1,568 (fonds américains) par personne.ROBERT BERGERON ic Visitant la Colombie, l\u2019Equateur, le Pérou, le Chili, l\u2019Argentine et le Brésil.Votre agent de voyages 7725, St-Denis, Montréal, Tél.514 273-3301 Programmes d'itinéraire de 31 jours disponibles.PL J ell quil 5,53 00 gral 8 ull ag 2000 pl A nom 4 peur cUroque oa.la West de [Ar Au nord tomelle êfe dar Rosas) alantagé iéra, $ igs nelle Le géan 2 Br 00 -\u2014 ip, SMe Nig) 0g Laval Médical, février 1971 La meilleure pampa Oui, I'Uruguay est petit, 120 000 milles carrés, et sa population ne dépasse pas trois millions d'habitants ; mais toute la superficie du pays est utilisable : pas de montagnes, des ondulations qui ne s'élèvent jamais au-dessus de 2 000 pieds, un climat marin tempéré, de belles et nombreuses rivières qui fertilisent le sol et peuvent fournir du courant électrique.L\u2019Uruguay est un beau morceau de la meilleure pampa ! « La République orientale de I'Uruguay » \u2014 tel est le nom officiel du pays \u2014 est séparée de I'Argentine, a l'ouest, par le Rio Uruguay.Au nord, sa frontière avec le Brésil est conventionnelle.C'est une situation qui aurait pu être dangereuse (et qui l\u2019a été à l\u2019époque de Rosas), mais dont l\u2019Uruguay a su tirer quelques avantages et du prestige ; ce Luxembourg est libérai, sage et accueille généreusement les réfugiés politiques ; c\u2019est pourquoi certains I'appellent aussi la Suisse du continent.Le géant sud-américain Le Brésil est un géant ; sa superficie, 5 000 000 de milles carrés, n\u2019est dépassée que La côte tropicale par celles de l'U.R.S.S., de la Chine et du Canada.Sa population \u2014 près de 80 millions d'habitants \u2014 représente plus du tiers de la population totale de l'Amérique latine.Sa langue, le portugais, suffirait à lui donner, dans le Nouveau Monde, une puissante originalité.Deux plateaux anciens, celui des Guyanes au nord-est, celui du Matto Grosso au sud, sont séparés par l'éponge énorme de l\u2019Amazone.Le fleuve le plus abondant du monde \u2014 son debit est cing fois plus important que celui du Mississipi \u2014 est si large et si profond que les paquebots, qui généralement s'arrêtent à Belem, pourraient remonter sans difficulté jusqu'à Manaos, à 1 200 milles de l\u2019Océan.Les « lanchas » à moteur naviguent sur le chevelu des affluents et des sous-affluents de l\u2019'Amazone.Avec l\u2019avion, c'est le seul moyen de communication dans cet « enfer vert ».A l\u2019est, et parallèle à la côte, le Rio Sao Francisco est une voie d\u2019eau intérieure de près de 1 900 milles et qui n\u2019a jamais cessé d\u2019être utilisée.Capitale du Brésil depuis 1763 et récemment détrônée par Brasilia, Rio, « la cité merveilleuse », n\u2019a pas été arrêtée dans son expansion.VACANCES
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.