Laval médical, 1 octobre 1971, Octobre
[" CULAR dit -38 \u2014\u2014 aval médical Revue canadienne de l\u2019actualité médicale et biologique Sommaire en page 3 Dans ce numéro : Les moyens de diagnostic au Québec Communications Enseignement médical permanent i )) TN i fe pe : \u2018 > ven 2099 ( if at Cc EE TR TE PE PPS PP EPP EIRE EE PE EEE ETE RO Tie A Pour les infections que vous traitez chaque jour ou peut-être \u2026 seulement une fois par semaine EVIETo NS EC anale ~ i Tove so he : Vegplilinye us Sommaire Thérapeutique.Documentation médicale à la disposition des médecins et pharmaciens sur demande Capsules Tetrex/Tetrex bIdCAPS Composition Chaque capsule contient phosphate complexe de tétracycline équivalant à chlorhydrate da télracycline.100 mg.250 mg.ou 500 mg.Indications Tetrex es! bactériostatique contre les palhogènes courants Gram-positils et Gram-négatifs.Ceux-ci comprennent (es streptocoques alpha- e1 béla-hémolytiques.gonocoques.plusieurs souches de staphylocoques pneumocoques, méningocoques, Haemophilus in- fluenzae, Klebsiella poeumoniae, certains Closiridia.Shigetla, Aerobacter aerogenes.el quelques souches de Salmonella.Posologie Adultes \u2014 la dose ordinaire est de 1 GM par jour en 4 doses fractionnées de 250 mg.chacune.ou 500 mg deux lms par jour.Des doses plus fortes peuvent être données dans les infections graves ou prolongées.Urétrie gonococcique aigué: 500 mg.3 fois par jour pour un traitement d'une journée.Les malades de sexe lémi- nin peuvent nécessiter une 1hérapie de plus longue durée.Acné pustuleuse: 250 mg.4 fois par jour.ou 500 mg.2 fois par jour au début du traitement.La posologie sera diminuée aussitôt que l'infection sera contrôlée.Bronchite chronique: 250 mg.4 fois par jour, ou 500 mg.2 fois par jour.Des doses plus fortes peuveni être nécessaires dans les crises aiguës.Posologie Enfanis \u2014 la dose quotidienne moyenne est de 25 mg.par Kg.(2.2 Ibs.) de poids corporel, Les doses seront fractionnées @t administrées à des intervalles de & heures.Dans la plupart des infections, le traitement doit être continué pendant 24 à 48 heures après la disparilon des sympiômes et de la fièvre.Dans les infections streptococciques bêta-hémolytiques aigues et certaines infections staphylococciques, le traitement doit se poursuivre pendant au moins 10 jours Les formes orales de télracycline doivent s'administrer au moins une heure avant ou deux heures après les repas Précautions L'emploi d'antibioliques peut parlois donner lieu à une prolifération de germes non sensibles.En cas de sutinfection au cours du traitement, on doit appliquer les mesures appropriées.La tétra- cychne peul formes un composé calcique sur les lissus ostéogénes sans qu'il en résulte de conséquences graves, tel qu'observé jusqu'à ce jour chez les humains.Cependant, l'usage de ta tétracycline pendanl fa période de dentition (dernier trimesire de la grossesse, période néonatale et premiére anfance) peut cause: une coloration (jaune-gris-brun) des dents.Cel eflet survienl le plus souvent au cours des traitements prolongés, mais a été aussi noté pendant les traitements de courte durée.Mise en Garde En présence d'allératon rénale, même les doses usuelles.par voie orale ou intramusculaire, risquent de donner leu à une accumulation excessive dans l'organisme, accumulation qui peut devenir toxique pour le foie.Des doses plus faibles que les doses usuelles sont donc indiquées dans ces cas, et s1 le traitement est prolongé, on conseille d'effectuer des déferminations sériques en tétracycline.Effets Secondaires Glossite, stomatite, nausées, diarrhée, flatulence, proctile, vaginite, dermalile ef réactions allergiques peuvent se manifesier.Contre-Indications Sujets hypersensibles à la tétracyctine Tetrex-APC \u2014 Capsules Composition Chaque capsule contient phosphate complexe de létracycline équivalant à chlorhydrate de tétracycline.125 mg.; acide acétylsalicytique, 150 mg.: phénacêtine, 120 mg.; caféine, 30 mg.et cilrale de phénylioloxamine (Bristamine), 25 mg.Indications Traitement des infections bactériennes des voies respiratoires supérieures causées par des organismes sensibles à la tétracycline, lorsqu'il est avantageux d'obtenir un soulagement concomitant des symptômes qui y son! associés, tels que: fièvre, malaise et congestion des membranes muqueuses respiratoires.Contre-Indications Sujets ayant des antécédents d'hypersensibilité à l'un ou l'autre des ingrédients de cette formule.Précautions Mêmes observations que pour Tetrex.Certains sujets peuvent éprouver de la somnolenca due aux effets de l'antihistamine; ils devront être avertis d\u2019être prudents ou de s'abstenir de conduire une voiture ou d'accomplir un travail de précision.Effets Secondaires Mémes observations que pout Tetrex.Posologie Adultes \u2014 Dose initiale 2 capsules, puis 1 ou 2 capsules 3 à 4 fois par jour, en doses également réparties.Enfants \u2014 6 à 12 ans \u2014 la moitié de la dose pour adulles.Consulter les instructions de la posologie pour Tatrex.Tetrex-F \u2014 Capsules Composition Chaque capsule contient phosphate complexe de tétracychine équivalant à chlorhydrate de tétracychine.250 mg.et nystatine, 250,000 unités.Indications Traitement des infections bactériennes des voies respiratoires.gaslro-inlesbinales et génito-urinaires, en particulier lorsqu'une surinfection moniale risque de compliquer l'antibiothérapie.Contre-indications Sujets ayant des antécédents d'hypersensibilité à l'un ou l'autre des ingréd:ents de cella formule.Mise en Garde Mêmes observations que pour Teirex.Précau- tlons Bien que cette combinaison minimise le risque de prolifération moniliale, une surinlection causée par d'autres organismes non sensibles est toujours possible au cours des traitements de télracycline.Dans de tels cas, on doit appliquer les mesures appropriées.Effets Secondaires Mèmes observations que pour Tetrex, Pgsologie Basée d'après le contenu en tétracycline.Adultes \u2014 la dose ordinaire esi de 1 Gm.par jour en 4 doses divisées de 250 mg.chacune.Les infections graves nécessitent des doses plus tories.Urélrite gonococcique argue: 500 mg.3 fois par jour pour un traitement d'une journée.Les malades du sexe féminin peuvenl nécessiler une \\hérapie de plus longue durée.Acné pusiuleuse: 250 mg.4 fois par jour, ou 500 mg.2 fois par jour au début du traitement.La posologie sera diminuée aussitôt que f'inlection sera controiée Bronchife chronique: 250 mg.4 fois par jour, ou 500 mg.2 fois par jour.Des doses plus fortes peuvent être néces- sarwes dans les crises aiguës.Posologie Enfants \u2014 la posologie habituelle est de 25 mg.par Kg.(22 Ibs.) de poids corporel, par jour en 4 doses divisées, sans excéder la dose recommandée pour les adultes.Consulter les instructions de fa posologie pour Tetrex Azotrex \u2014 Capsules Composition Chaque capsule contient phosphate complexe de 1éiracychine équivalant à chlorhydrate de tétracyclhne.125 mg: sullaméihizol, 250 mg.et chlorhydrate de phénazo- pyridine, 50 mg.Indications Comme (railement d'aftaque dans la cystite, l'urétrite, la pyélonéphrite, l'urétérite et Ja prostatite causées par des infections bactériennes.Pour continuer le traitement.l'agent approprié sera élabli d'après tes résullals des analyses de laboratoire.Contre-Indications Sujets ayant des antécédents de réactions à l\u2019un ou l'autre des ingrédients de cetle formule; nourrissons nés avant terme, nouveau-nés, femmes enceintes sur le poini d'accoucher; ou patients souffrant de gloméruloné- phrite chronique.d'urémie, d'hépatite aiguë d'insuf- lisance rénale ou hépatique, ou dans la pyélite grave de la grossesse.Précautions et Elfels Secondaires Mêmes observations s'appliquant à Teirex et aux sutfamides.Les patienis devront être avertis que la teinture \u2018\u201c\u2019azo\u201d contenue dans les capsules confère à l'urine une teinie rouge-orangé.On doit s'assurer de Maintenir un débit urinaire adéquat et administrer suffisamment de liquide.Posologie Adultes \u2014 1 ou 2 capsules 4 fois pas jour.Les «nfechions urinaires graves ou rebelles peuvent nécessiler des doses plus fortes.Enfants \u2014 en proportion.Dans les cas argus et sans complications, le trailement devra être poursuivi aussi longtemps que les cultures ne seront pas sigriles, ie.7 à 14 jours.La médication doit être administrée 1 heure avant ou 2 heures après les repas.Le calcium, en particulier, gêne l'absorplion de la tétracycline BRISTOL BRISTOL = J 1 a besoin C\u2019est le repas et non le Diabinèse qui est le stimulateur direct de la libération d'insuline.La libération d\u2019insuline, facilitée par le Diabinèse, se produit seulement après les repas, lorsque le taux de glucose augmente activant le mécanisme des cellules bêta.Le Diabinèse est une aide qui rend le métabolisme des hydrates de carbone plus normal.Chez les diabétiques à jeun, comme l\u2019a démontré Goodner!, 500 mg de Diabinèse ne provoquent pas une libération d'insuline, De plus, comme la sécrétion d\u2019insuline est plus normale et qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019accumulation du médicament, le risque d\u2019hypogly- DIABINESE avec un régime approprié = tavorisent 2) une réponse \u2019\\insulinique plus pres de la normale.cémie est très faible avec le Diabinèse.Le Diabinèse Chlorpropamide de nourriture POSOLOGIE: Dose initiale habituelle: 100 à 250 mg par jour.Maximum de 500 mg par jour.Dose d'entretien: 100 à 500 mg par jour, selon la réponse du patient.On doit tenir compte des précautions et contre-indications applicables à un traitement avec les sulfonylurées.Un épisode hypoglycémique impose des observations plus prolongées à cause de la demi-vie de 36 heures.Consulter la monographie du produit ou le Compendium pour les renseignements complets sur les effets secondaires et l'administration.PRÉSENTATION: Comprimés blancs à 250 mg, ovales et sécables, en flacons de 100 et 500.Comprimés jaune pâle à 100 mg, ovales et sécables, en flacons de 100.qd DIVISION PHARMACEUTIQUE £0 PLACE CRÉMAZIE.MONTREAL QUEBEC *Marque déposée\u2014 Usage autorisé JChu, P.C., Conway, M.J., Krouse, H.A.et Goodner, C.J.Ann.Intern.Med.68:757, avril 1968.ui RE pit 6 t Ce le i Bt Gé pe 51 25 .2 7 J 7 5 as nt hh fi, \u2018 u si d J Tou ours tres eff Icace | pour stopper | © s diarrhées.LU Resilac est mai bu) ntenant plus facile d\u2019el TETE LS ouveau tubule 4 Re: sable scellé sous azote.LT Un Ë 53 ositio ug = le fe ob 0 lyo ES P 5 eric 0 Æ 4; Ge PR AS contre-indica ns T 70 co 2 07 CUné.SA ; 7 atio i els) 2 47 = A i de + (RS actobeëliff a 7 2 came | oop! 1 rean 5 Camas sante arf portail sn \\ es Leger 998 resilac fr Fae 4 apotas [= oe > 8 Fubules 2 bi RE \u201c LE i # Hor ç 7 His a Te, \u201c eh % a 7 7 ug et Es 7 vas Ë ° ay Pa WL a 2 2 i 7 Pa Wk 5 7 > i 2 Hoy 2 ig Se 5 Gé vi css 7 v Ge 4 50) a 70) 2 i : 4 7 = 7 7 4 2 2 2 À ag 77 > Ge i 7 i li 7 SS nN by p 2 4 i Z 7 in A \u201cRu 2, a / 5 A 2 s UE % \u201cal M of).À Oy 4 7 4 y 7 7 JAS vins.a 7 q LES MOYENS DE DIAGNOSTIC AU QUÉBEC Jean-Marie LOISELLE : CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L'EMPLOI DES MOYENS DE DIAGNOSTIC AU QUÉBEC .Marc BOUCHARD : EMPLOI ABUSIF OU JUDICIEUX DES MOYENS DE DIAGNOSTIC AU QUEBEC.LE POINT DE VUE DU BIOCHIMISTE André POTVIN : EMPLOI ABUSIF OU JUDICIEUX DES MOYENS DE DIAGNOSTIC AU QUÉBEC.LE POINT DE VUE DU MH CROBIOLOGISTE Roger GAREAU : EMPLOI ABUSIF OU JUDICIEUX DES MOYENS DE DIAGNOSTIC AU QUÉBEC.LE POINT DE VUE DU PATHOLOGISTE COMMUNICATIONS Yves ROULEAU et Robert-B.LANDRY : LA CRISE ÉMOTIONNELLE AIGUË EN PRATIQUE COURANTE : DÉPISTAGE ET DIAGNOSTIC .Y.CACHIN : LES MODALITÉS DE L'EXTENSION TUMORALE DANS LES ÉPITHÉLIOMAS DU LARYNX P.HUGUENARD : LA NOTION DE PROTECTION EN ANESTHÉSIOLOGIE I.C.GEDDES : LOCAL ANAESTHETICS .M.HANQUET : L'ORGANISATION DU CENTRE DE RÉANIMATION DE LA CLINIQUE CHIRURGICALE DE L'UNIVERSITÉ DE LIÈGE ENSEIGNEMENT MÉDICAL PERMANENT Jacques DUFOUR : L'ENTREVUE PSYCHIATRIQUE .Guy POMERLEAU : LA RELATION MÉDECIN-MALADE : LA PSYCHOTHÉRAPIE (suite du sommaire à la page 5) Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 (B) 739 746 752 754 759 768 774 787 794 807 809 Chez certains écoliers, les résultats scolaires Temps perdu médiocres peuvent être attribués plus souvent à l'échec de l'antibiothérapie qu'à l'aptitude de ne revient plus .l'enfant.Une pharyngite streptococcique récidivante peut être la cause de ce temps perdu\u2026 mais Ja pharyngite, Lors d\u2019une étude récente, les échecs de la péni- | elle, revient! cilline et de I'érythromycine se sont soldés par des récidives cliniques et l'apparition d\u2019un état de porteur de germes chez 15 à 20% des enfants observés.' y 7% Cependant, il ressort des expériences cliniques ! FL.MY de cing chercheurs que l'emploi du Dalacin C_ Ëur da dans les infections G-hémolytiques s'est tra- Y A > duit, non seulement par une réaction initiale | P aussi rapide que celle obtenue avec la pénicil- = line, mais encore par un taux de récidives | n\u2019atteignant que 3%.2 En prescrivant le Dalacin C, vous pouvez WR : DER éliminer non seulement SET \\ \u2019 « 1, l'infection et ses récidives, mais aussi le problème scolaire.1.Breese, B.B., etal.(1966).Amer.J Dis.Child., 777:128 2.Dossiers de la recherche médicale.La Compagnie Upjohn.moins de récidives post-thérapeutiques avec le DalacinC a e promptes concentrations sériques bactéricides e réaction clinique initiale rapide e suppression constante de l\u2019infection = e faible fréquence de réactions * | | de sensibilité % Informations et posologie, ?à la page 40 e tolérance extrêmement bonne fy ini par état ants 08s ne tale iol ives vez ment ies, aie.1 Upjohn glion LIVRES REÇUS .REVUE DES LIVRES NOUVELLES ALLOCUTION : LA RECHERCHE (Dr Jean FRAPPIER) LE COMITÉ D'ÉTUDE DES TERMES DE MEDECINE (Dr Jacques BOULAY) CONGRES NOUVELLES PHARMACEUTIQUES NOUVEAUX PROD UITS PHARMACEUTIQUES (suite) 813 814 820 832 835 837 839 841 Cultures A ° GC: ¢V 1° es So we Ne et oo\u201d oo?! 3eP ne ae et es nec co p 9% 10 or 18 2% ae 9° Si ta iW ge px ax ce 0° oO ae @®° oO en ae\" bt °° oat @ \\e® eo?\u2019 ce os ot os a+) ax LO >, you oN ow > ce ' ce a ot eu es co® ae\u201d \\2 vet x de 9 O° ) one\u2019 02 a © oo ae 65.se ça SG \\ (od we «© 100\u201d 089\" oe ae es cO vof où «8° ae Wwe \\(Z out yoê © ç oo0 qu ae où \\ as 18 al 40° s2 os wo (8° yo \\ 2 ça et Ne\u2019 21° Où Se A a ©! oc a SUCCÈS he les des les 5 jous letiors gai 3 MOUS, 5.Dans ues ine user 5, selon clinique et modé- adhe jour 8 5 js.dose de 14 doses Is pesant posdlogié qe Jen si fen je parer felon nb, [Use [Ee ple.jlo ur les it pére gill de ps 0088 fs PE pis idan\u201d foil 8° AST ous: régicaref al fm qu HE ove 8 a 68 a 5 ; nL renforc .| de organi pouvoir de défense sme contre les agressions cz > ; 1d.M.M ARSAN & COMPAGNIE LIMITEE MONTREAL, CANADA embre de l\u2019Associati ociation i des Fabricants du Québec de produit: uits pharmaceuti ques.; Laval médi dica Vol.42 - Oct.1971 27 E | L\u2019ADOLESCENT SI VOUS NE TRAITEZ DAS | Y®ERRA! Le 1 pot | | loger fi a; De d bine Ag bl = fir digg Te ln Lo USA i \u2014 » ti , LL A: , \\ , it L\u2019acné juvénile n\u2019est pas un problème banal pour l\u2019adolescent.En la die traitant lui-même il aggrave souvent la pathologie en traumatisant la peau, sn, obstruant les pores et provoquant ainsi une infection secondaire.ly Simplifiez le problème de l\u2019acné, pour l\u2019adolescent ainsi que pour vous- on même, en incluant la Lotion contre l\u2019acné Neo-Medrol dans votre hig programme de soins pour l\u2019acné.la ho ; > =n =i) AN i I À ; À | \u201ch, cl FIGU-) \" \u2019 bap HN s'étend facilement et uniformément Mode d'emploi: Appliquer une couche mince sur les pl ; .se parties atteintes, une ou deux fois par jour.La plupart 0 fournissant ainsi le maximum de protection des malades trouvent suffisante une seule application Hi f N bic té lesfill tl n quotidienne.Thay naccep ee pariesth ese es garço 8 Présentation: Flacons de plastique compressibles de 30 Moy car elle est invisible, Une fois appliquée et de 60 ml.Hl u ; 2 .~ ye Avertissement: Ne pas employer en présence d\u2019infec- ip pratique et economique, meme lorsqu il tions dues à des organismes, pour lesquelles un traite- ss faut couvrir des surfaces étendues ment spécifique n\u2019est pas disponible.Eviter tout contact \u2018Tan avec les yeux.Une documentation détaillée est envoyée i oF Chaque ml renferme 2.5 mg (0.25%) d'acétate de Medro1 SUF demande.ti) (méthylprednisolone), 2.5 mg (0.25%) de sulfate de NéO- ns marques DÉPOSÉES MEDROL, NEO MEDROL CF 58% « ie mycine (correspondant à 1.75 mg de néomycine base), = Vo 50 mg (5.0%) de soufre (à l'état de soufre colloidal) et Ly 100mg(10.0% ) d'aluminium (complexe de chlorhydroxyde).LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/DON MILLS, ONTARIO Laval médical VOLUME 42 NUMÉRO 8 OCTOBRE 1971 CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L\u2019EMPLOI DES MOYENS DE DIAGNOSTIC AU QUÉBEC * INTRODUCTION Le droit à la santé qu\u2019a l\u2019être humain confère à son médecin le devoir de tout mettre en œuvre pour la lui conserver, la lui rendre et la lui prolonger si possible au-delà des limites établies par les analyses démographiques.De ces trois contextes de travail, celui de la médecine préventive, de la médecine curative et de la médecine gérontologique, c\u2019est dans le contexte de la médecine curative que le médecin est appelé à faire la plus grande utilisation des moyens de diagnostie.Mais jusqu\u2019où peut-il étendre l\u2019usage de ces moyens sans craindre d\u2019exagérer ?Il peut et doit utiliser les moyens de diagnostic sans craindre d\u2019exagérer lorsque, après avoir épuisé toutes les ressources de sa clinique, il se voit contraint de préciser davantage son diagnostic, de suivre étroitement l\u2019évolution de la maladie et l\u2019effet de sa thérapeutique, de prévenir les complications ou d'évaluer avec une plus grande certitude la nature de son pronostic.Autrement, il abuse.Il abuse aussi lorsque, fort des influences exercées sur la validité des résultats par les variations de la physiologie ou des facteurs extrinsèques de toute nature, il refuse de s\u2019attarder aux problèmes, préférant plutôt faire répéter l\u2019examen sous le simple prétexte de contrôler.T1 abuse lorsqu\u2019il fait fi du caractère interdépendant de certaines épreuves et de celui, non moins important, de leurs indications précises en regard du diagnostic A poser.Enfin, il abuse lorsque, sous prétexte de * Travail présenté à un Symposium sur l\u2019emploi abusif ou judicieux des moyens de diagnostic au Québec, tenu à Montréal, le 2 décembre 1970, lors du XL° Congrès de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada.1.Chef du Service de biochimie, Hôtel-Dieu de Québec.a) Jean-Marie LOISELLE \u2018 mieux circonserire les faits par l'épuisement complet des moyens, il prescrit des examens en très grand nombre sans se soucier de leur degré de spécificité et de sensibilité.Plus il abuse, plus il force la production au niveau des services de diagnostic.Mais s\u2019il est vrai de dire que l'abus conduit à une production augmentée, toute production augmentée n\u2019est pas nécessairement le reflet d'un abus.Et même bien tenue, une analyse de la production ne nous permet pas de qualifier d\u2019abusif ou de judicieux l\u2019usage que le clinicien fait des services de diagnostic.Au niveau des services de diagnostie, la production est à l\u2019échelle de la demande.Son analyse n\u2019est done qu\u2019un moyen de mieux évaluer une tendance et d\u2019apprécier l\u2019ordre de grandeur des demandes qu\u2019elle représente.Aussi nous limiterons-nous à établir des comparaisons entre la production au Québec et en Ontario par rapport à la production moyenne du Canada, puis, tenterons-nous d\u2019expliquer le jeu de certaines influences sur la demande vraisemblablement plus grande des examens dans le Québec.PRODUCTION COMPARÉE ENTRE LE QUÉBEC, L\u2019ONTARIO ET L'ENSEMBLE DU CANADA Renseignements statistiques Les chiffres qui ont fait la base de notre étude ont été fournis par le Bureau fédéral de la statistique.Les bases statistiques diffèrent dans les provinces maritimes.Nous avons donc exclu de la moyenne canadienne les chiffres qui ont été fournis par la Province de Terre-Neuve, l\u2019Île-du-Prince-Édouard le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. 740 Jean-Marie LOISELLE Afin d\u2019uniformiser nos éléments de comparaison, nous avons limité notre étude aux hôpitaux qui constituent le plus fort contingent des hôpitaux du Canada, soit les hôpitaux de 200 à 500 lits.Nous avons aussi limité notre étude aux hôpitaux généraux À caractère public seulement, puisque ce sont les hôpitaux de cette catégorie qui utilisent le plus largement les moyens de diagnostic.De plus, ce sont les hôpitaux de cette catégorie également qui représentent le plus grand nombre des répondants dans les relevés du Bureau fédéral de la statistique.Unités de comparaison Pour éliminer les différences quant à l\u2019utilisation des services, il nous a paru nécessaire de ramener le tout sur une base standardisée.Aussi avons-nous ramené à la journée d\u2019hospitalisation et à l\u2019heure rémunérée le nombre d\u2019unités techniques représentant le volume de travail fourni par les laboratoires de diagnostic.Nous sommes conscients que la journée d\u2019hospitalisation, utilisée comme unité de production, n\u2019a pas une précision à toute épreuve parce qu\u2019elle ne peut pas relier avec certitude les problèmes du diagnostic aux moyens diagnostiques utilisés dans la recherche des solutions.Mais il faut convenir qu\u2019il ne se trouve auçun système plus valable de rechange.Nous sommes aussi conscients que le choix de cette unité de base peut compromettre la qualité de notre étude si la clinique et les laboratoires de soutien ont une qualité qui diffère d\u2019une province à l\u2019autre de façon importante.En ce qui concerne l\u2019heure rémunérée comme unité de rendement, il ne fait aucun doute qu\u2019elle constitue un indicateur valable.Le nombre d\u2019heures rémunérées reflètent à juste titre l\u2019importance du personnel employé dans les divers services.Certains employés étant à plein temps, d\u2019autres à temps partiel, il reste difficile d\u2019utiliser les nombres absolus d\u2019employés.D'ailleurs les avantages sociaux, tels que congés, maladies, vacances et autres compris dans le nombre d\u2019heures rémunérées, sont sensiblement les mêmes par tout le Canada.Ils s\u2019évaluent tant au Québec que dans l\u2019Ontario à environ cinq pour cent.Période couverte par l\u2019étude Enfin, nous avons étendu notre étude sur la période allant de 1961 à 1968, parce que cette période est d\u2019une part totalement couverte par le régime de 1\u2019Assurance-hospitalisation au Québec et d\u2019autre Laval médical Vol, 42 ~ Oct.1971 part essentiellement dépourvue de l\u2019influence créée par l'implantation dans les services de diagnostic des équipements automatiques a trés grand volume de production comme il s\u2019en trouve maintenant par tout le Canada.Résultats L'ensemble des hôpitaux (200 à 500 lits) qui ont fait l\u2019objet de notre étude groupe 39 pour cent des lits en Ontario et 40 pour cent des lits au Québec.Les résultats de cette compilation sont résumés à la figure 1.Ils démontrent clairement que la production au Québec dépasse celle de l\u2019Ontario de même que la production moyenne du Canada pour toutes les années allant de 1961 à 1968, date limite à laquelle nous avons convenu d\u2019arrêter notre étude.Par contre, le séjour moyen en Ontario est supérieur au séjour moyen au Québec.Il est dans le premier cas de 10,8 contre 10,3 dans le second cas.Cependant, cette différence en faveur du Québec est trop peu considérable pour pouvoir ramener à elle seule la production par malade dans le Québec au niveau de celle qui existe en Ontario.On peut done conclure qu\u2019au Québec la moyenne de production, par jour d\u2019hospitalisation comme par malade traité, est supérieure à la production moyenne de l\u2019Ontario dans une proportion fort importante.T] est intéressant de noter que la similitude est frappante entre la production de l\u2019Ontario et la production moyenne au Canada.Ceci nous permet de comprendre pourquoi la Commission Castonguay- Nepveu, dans son étude sur les coûts d\u2019hospitalisation au Québec, a choisi l\u2019Ontario comme base 9 CANADA PRODUCTION hopitaux 200 a 500 lits 4 sere PQUIBEC Larne sa CANADA 2e .or\u2019 \" .* 5 \u2018 4° ontanio J \u2019 \u201d Sets = .(unites/jour d\u2019hospitalisation) \\ 1 1961 | 1962 | 1963 1964 \u2018 1965 \u2018 1966 \u2018 1967 ' 1968 Figure 1 \u2014 Comparaison à la moyenne canadienne des productions du Québec et de l\u2019Ontario.Jarl TA bd Hise nd i pil gv ' fh \u201cqu © hs 7 duré.§il {lisp mud ihe di rh fe d' OIE my Hl Bal Tue lie bis i li Ht dy We là lig {lengy l Poy yy \u201cire ri p# Laval médical Vol, 42 \u2014 Oct.1971 de référence.Dans son étude dont les détails paraissent à l\u2019annexe I de son rapport, la Commission conclut, pour 1966, que chaque journée d\u2019hospitalisation se traduit par une utilisation des services de laboratoire qui, exprimée en unités techniques, correspond à 40 pour cent de plus qu\u2019en Ontario.Elle attribue en partie au nombre plus grand des examens de diagnostic le coût plus élevé des soins au Québec.Si la production, exprimée en unités par jour d\u2019hospitalisation ou par malade traité, est plus grande dans le Québec, le rendement, qui lui peut être exprimé en unités par heures rémunérées, est aussi plus grand.En effet, comme le démontrent les résultats qui paraissent à la figure 2, la quantité d\u2019heures fournies par le personnel technique pour chacun des examens (unités par heures rémunérées) est plus faible au Québec qu\u2019en Ontario.Elle est aussi plus faible au Québec que la moyenne au Canada.Selon toute évidence, ceci témoigne d\u2019une plus grande intensité d\u2019utilisation des laboratoires au Québec.FACTEURS D'INFLUENCE POSSIBLEMENT EN CAUSE AU QUÉBEC Renseignements statistiques Les chiffres nous ont été fournis par le Ministère de la santé du Québec.Ils ne contiennent pas de données en regard de l\u2019année 1966.T1 semble que la grève des employés d\u2019hôpitaux qui eut lieu au cours de cette année soit la raison de ce manquement.Soixante-neuf pour cent des hôpitaux de la province de Québec ont fourni au Ministère des données complètes quant à leurs activités de laboratoire.1 CANADA RENDEMENT hopitaux 200 a 500 lits Cie.Lessee PQUEBEC sees crise aecreren est 7 CANADA .- - - ps (unites /heures rémunérees) R I 1961 1962 ' 1963 © 1964 = 1965 1966 ' 1967 \u2018 1968 Figure 2 \u2014 Comparaison a la moyenne canadienne des rendements du Québec et de l\u2019Ontario.L'EMPLOI DES MOYENS DE DIAGNOSTIC AU QUÉBEC 741 Dans la compilation statistique du Ministère de la santé, les hôpitaux de la province sont divisés en trois catégories: celle des hôpitaux universitaires, celle des hôpitaux non universitaires et celle des hôpitaux chroniques.Nous avons délibérément mis de côté les données fournies par les hôpitaux chroniques (33 hôpitaux identifiés comme tels en 1968).Les hôpitaux de la province de Québec sont aussi divisés en quatre groupes selon la taille qu\u2019ils représentent.Dans notre étude, nous avons retenu deux des quatre groupes, celui des hôpitaux de 200 à 300 lits et celui des hôpitaux de 300 à 500 lits.Enfin, au cours des années allant de 1961 à 1968, certains hôpitaux dans le Québec sont passés d\u2019une catégorie à une autre, tandis que d'autres sont passés d\u2019un groupe à un autre à l\u2019intérieur d\u2019une même catégorie.Tl a fallu tenir compte de ces incidences de transfert au cours de notre étude.Unités de comparaison et période d'étude Les unités de comparaison et la période au cours de laquelle s\u2019étend notre étude sont ici les mêmes que celles qui ont servi dans la première partie du travail.Résultats Les facteurs dont il nous semble possible d\u2019évaluer l\u2019influence sur l\u2019utilisation plus grande des moyens de diagnostic dans le Québec sont le caractère différent des formations professionnelles, le statut universitaire ou non des hôpitaux, la taille plus ou moins grande des hôpitaux et, enfin, les limites géographiques de leurs activités.LE CARACTÈRE DES FORMATIONS PROFESSIONNELLES Nous n'avons pu démontrer aucune différence quant à l'intensité d\u2019utilisation des laboratoires parmi les hôpitaux anglophones et francophones d\u2019un échantillonnage judicieusement sélectionné et par ailleurs comparable sur le plan de la taille, de la catégorie et de la région d\u2019influence.Dans le Québec, quel que soit le caractère, anglais, anglo-saxon, américain, français ou canadien- français de sa formation, le médecin nous paraît utiliser les moyens de diagnostic au même degré d'intensité et il est probable que ce facteur soit aussi négligeable quand il s\u2019agit d\u2019expliquer les différences entre le Québec et le reste du pays. LE STATUT UNIVERSITAIRE OU NON DES HÔPITAUX Dans son analyse comparative des coûts d\u2019hospitalisation entre le Québec et l\u2019Ontario, l\u2019annexe I du rapport Castonguay-Nepveu attribue non seulement à l\u2019utilisation plus grande des moyens de diagnostic, mais aussi à une charge plus lourde d\u2019enseignement dans les hôpitaux, le fait d\u2019un coût d\u2019hospitalisation plus élevé au Québec.Il nous est donc paru nécessaire de vérifier l\u2019influence des services d\u2019enseignement sur l\u2019utilisation des moyens de diagnostic et de tenter une estimation raisonnable du poids de ce facteur sur les différences de production entre le Québec et l\u2019Ontario.Globalement, nous avons pu démontrer que les hôpitaux d\u2019enseignement sont les plus forts consommateurs des moyens de diagnostic.En effet, les résultats de notre étude qui paraissent à la figure 3 démontrent qu\u2019au niveau du Québec il y a une hausse très nette de la production, exprimée en unités par jour d\u2019hospitalisation, en faveur des hôpitaux d\u2019enseignement.Un argument qui tend à supporter, quoique indirectement, l\u2019influence de l\u2019enseignement sur l\u2019utilisation des moyens de diagnostic est le passage au cours de la période allant de 1961 à 1968 d\u2019un certain nombre d\u2019hôpitaux de la catégorie des hôpitaux non universitaires à la catégorie des hôpitaux universitaires.Ce transfert d\u2019une catégorie à l\u2019autre pour certains hôpitaux de la province de Québec augmente nécessairement le nombre de PRODUCTION Len (P.QUEBEC) + (unites/jour d\u2019hospitalisation) a ; \\ LY AY N \u201c% \u201c \\ | Re * 4 Le \u2014 HOPIAUX NOR GHIVERSCAIRES - - 0077 0, Li .1 Ÿ L 7 7 7 7 1961 1962 ' 1963 1964 1965 1966 \u2018 1967 ' 1968 Figure 3 \u2014 Comparaison à la moyenne provinciale des productions au niveau des hôpitaux universitaires et non universitaires.Jean-Marie LOISELLE Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 lits d\u2019enseignement et, il va sans dire, une utilisation proportionnellement plus grande des moyens de diagnostic a ces niveaux.La courbe de progression du nombre de lits au Québec parait a la figure 4.Cette progression faite tantôt aux dépens des hôpitaux non universitaires, tantôt aux dépens des hôpitaux universitaires nous paraît surtout assurée par le changement de statut de certains hôpitaux non universitaires, phénomène qui est particulièrement évident au cours de l\u2019année 1964, Un autre argument, aussi de valeur indirecte, nous paraissant propre à démontrer l\u2019influence des services d\u2019enseignement sur l\u2019utilisation accrue des moyens de diagnostic est l\u2019effet paradoxal et imprévisible d\u2019impaets créés par des événements sociaux sur la production des hôpitaux universitaires.Les impacts dont le poids a pu être évalué au cours de la période de 1961 à 1968 sont ceux exercés par la grève des employés d\u2019hôpitaux en 1966, la grève des radiologistes en 1967, de même que par l\u2019instauration des mesures sociales dont la gratuité des examens de laboratoire aux assistés sociaux en 1966 et la gratuité des examens de laboratoire étendue à tous les patients de la clinique externe en 1967.L'effet de ces impacts a été évalué par l\u2019étude des courbes de distribution faites à partir des patients traités au Québee au cours de la période couverte par notre analyse.Les résultats de cette étude paraissent à la figure 5.Les deux courbes faites l\u2019une (A) à partir du 29 Nombre de lits au Quebec à pd pr + Le © 27 et E A Lei 6 5 26 NOMBRE TOTAL, a» Let @ Le\u201d Let\u201d 2 ° \u2014_ 15 5 25 SAS on UNIVERSITAIRES s = # 2 24 Pat J 14 = 4 = + _\u2014 ® TT 13 2 .12 a rd > ee .~ I not ue 3 84 vaso oo ee .a .° te w REE RIN wo ce 5 6 = ê en.el 4 .Pr ._.L 2 .- cs 3 .i \u2014\u2014\u2014\u20143% 1961 1962 1963 1964 © 1965 © 1956 1067 1968 Figure 2 \u2014 Nombre d\u2019unités techniques produites par les spécimens chirurgicaux et médicaux à Pexclusion de la cytopathologie.@ LE POINT DE VUE DU PATHOLOGISTE =1 Montréal, le nombre annuel de biopsies-congélations varie très peu d\u2019une année à l\u2019autre: de 200 à 300 pour les années 1961 à 1968 (figure 3).Plus les pathologistes sont nombreux au laboratoire, moins le chirurgien hésite à demander une biopsie- congélation.L\u2019inconvénient majeur des biopsies- congélations est d\u2019allonger le temps opératoire de dix à quinze minutes, parfois vingt minutes quand le diagnostie histologique est difficile.Pathologie médicale Les autopsies représentent un certain pourcentage du nombre de décès.Ce pourcentage varie suivant les hôpitaux.À l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, il est d\u2019environ 50 pour cent.Le nombre d\u2019autopsies se situe entre 200 et 300 par année (figure 3) pour les années 1961 à 1968, et produit de 30 252 unités techniques en 1961 à 70 818 unités techniques en 1968.Le nombre d'unités techniques dépend en partie du nombre d\u2019autopsies et en partie du nombre de prélèvements par autopsie, et ce dernier dépend de l'intérêt ou de l\u2019insécurité du résident et/ou du pathologiste en charge.Macroscopie Le nombre d\u2019examens macroseopiques a diminué de 400 depuis 1963 jusqu\u2019à 1967 (figure 3), pour augmenter de 100 en 1968, ce qui donne un volume d\u2019unités techniques qui varie d\u2019un minimum de 1 592 à un maximum de 3 732.Lies hôpitaux pédia- triques ont beaucoup plus de spécimens macroscopiques : anvgedales, adénoïdes, prépuce.L\u2019Hôtel-Dieu 18 EXAMENS MACROSCOPIQUES * BIOPSIES - - CONGELATIONS +-» 161 AUTOPSIES +-\u2014\u2014 Ce 144 \u2014- nN Nombre de cas (nx 107} e © ga 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 Figure 3 \u2014 Complément de la figure 1 : Stabilité relative du nombre d\u2019autopsies, de biopsies-congélations et d\u2019examens macroscopiques à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal. Roger GAREAU étant un hôpital d\u2019adultes, cela explique en partie le petit nombre de spécimens macroscopiques qu\u2019on y examine.L'intérêt scientifique de certains chirurgiens qui exigent un examen microscopique sur des spécimens requérant d'habitude un examen macroscopique peut aussi contribuer à diminuer le nombre de ces examens.Cytopathologie La eytopathologie procède à l\u2019examen d\u2019un matériel d\u2019analyse très divers: frottis cervico-vaginaux, liquides d\u2019épanchements pleuraux et abdominaux, expectorations, sécrétions bronchiques prélevées par lavage, urines, liquide gastrique et autres spécimens moins fréquemment prélevés, tels que liquide céphalo-rachidien, grattages de lésions et ponctions de sinus et d\u2019articulations.La cytopathologie s\u2019adresse a deux catégories de malades.La première comprend les malades hospitalisés qui sont soupçonnés de cancer.Suivant les cas, le matériel soumis à son examen sont des épanchements pleuraux, du liquide d\u2019ascite, des urines, des expectorations ou des prélèvements cervico- vaginaux.L'autre catégorie est constituée de malades indemnes de symptômes gynécologiques, hospitalisées ou non, examinées en vue du dépistage du cancer utérin.Le nombre de ces examens de dépistage tend à augmenter quelque peu à l\u2019Hôtel- Dieu, moins toutefois que ceux qui proviennent des hôpitaux de l\u2019extérieur desservis par son laboratoire de pathologie.Pour les patientes hospitalisées à l\u2019Hôtel-Dieu ou traitées à sa clinique externe, le nombre d\u2019examens est assez stable: environ 3 000 par année chez les patientes hospitalisées depuis 1964 jusqu\u2019à 1968 (figure 4) et entre 1 513 et 1 970 chez les patientes de clinique externe pour la même période.L\u2019Hôtel-Dieu n\u2019en est pas encore arrivé à l\u2019ère de la salle de prélèvements cervico-vaginaux, pourvue d\u2019un personnel attitré, d\u2019une organisation complète et semi-autonome, où l\u2019on pourrait systématiquement diriger les malades pour le prélèvement (et obtenir le diagnostic cytologique après un délai fixe et connu d\u2019avance).C\u2019est la condition d\u2019un bon système de dépistage, qui doit se poursuivre sans inconvénients pour le médecin et pour la patiente.Par contre, le nombre de spécimens provenant des bureaux de médeeins ou d\u2019hôpitaux de l\u2019extérieur est passé de 2807 en 1964 à 7 508 en 1967, soit 267 pour cent d\u2019augmentation.Cette augmentation concorde avee l\u2019arrivée d\u2019un nouveau pathologiste spécialisé en eytopathologie.Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 Cytologie urinaire C\u2019est en 1964 que l\u2019on compte le plus grand nombre d\u2019examens de cytologie urinaire (figure 5).Il n\u2019y a là aucune raison évidente comme le serait la réticence du service d\u2019urologie à les requérir, du service de cytologie a les faire.Un nouvel urologue s\u2019est ajouté au personnel en 1966.Cet urologue était spécialisé en recherche, ce qui explique la remontée plutôt faible de la courbe de la cytologie urinaire en 1968.Le prélèvement des urines relève TOTAL * HOPITAL » CLINIQUE EXTERNE SERVICE A DISTANCE »- Nombre de cas (Nx103) 1961 \u2018 1962 \u2018 1963 \u2018 1964 \u2018 1965 1966 1967 1968 Figure 4 \u2014 Augmentation du nombre de spécimens de cytopathologie vaginale paralièle à l'augmentation marquée des spécimens prélevés dans les bureaux de médecins et les hôpitaux de l\u2019extérieur desservis par les pathologistes de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.EPANCHEMENTS EXPECTORATIONS + SECRETIONS BRONCHIQUES += -+ CYTOLOGIE GASTRIQUE + Nombre de cas {N x 10?) 1961 4962 1963 © 1964 1965 1966 \u20181967 1968 Figure 5 \u2014 Stabilité relative du nombre de spécimens de cytologie des épanchements, des sécrétions bronchiques, des urines, et de liquide gastrique et augmentation marquée des spécimens d\u2019expectorations.Si val va £ lu qé bors rn sé Loe Le dep al pur ed\u2019 Lol Ma NE Ej qi Li jit gen | i \u2018hd Tif _ 1 Wo él mt 13 \u2018 wl -4=% Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 du personnel des départements qui l\u2019apporte au laboratoire de pathologie, ce qui suppose une synchronisation parfaite entre les départements concernés et le laboratoire.Expectorations Le nombre d'analyses d\u2019expectorations a subi une progression ascendante de 120 en 1961 à 2 067 en 1968 (figure 5), soit une augmentation de 1 722 pour cent.Cette progression s\u2019explique par l'arrivée d\u2019un pneumologue en 1960 et d\u2019un autre pneumologue en 1966.La courbe ascendante chute de 139 cas en 1965 mais reprend son ascension dès l'arrivée du second pneumologue.Epanchements, sécrétions bronchiques et cytologie gastrique La courbe de cytologie des épanchements pleuraux et péritonéaux (de 159 à 224 avec une moyenne de 184 cas), des sécrétions bronchiques (de 16 à 103 cas avec une moyenne de 72 cas) et de eyto- logie gastrique (de 12 & 97 cas avec une moyenne de 60 cas) est remarquablement stable (figure 5).Ces chiffres sont relativement bas et ont très peu d\u2019influence sur le volume total de la cytologie.DISCUSSION A.FACTEURS D\u2019AUGMENTATION DU NOMBRE DES EXAMENS 1° Rôle du pathologiste Sauf exception, le nombre d'examens en pathologie ne dépend pas du pathologiste.Il peut arriver toutefois que l\u2019arrivée d'un pathologiste pourvu d\u2019une spécialisation suscite une demande accrue du service.Ainsi un grand hôpital de Montréal qui faisait examiner ses spécimens de cytogénétique dans un autre hôpital s\u2019est doté d\u2019un eytogénéti- cien.La cytogénétique de cet hôpital a alors été rapatriée et le nombre des spécimens de pathologie de cet hôpital en a été augmenté d'autant.La même chose peut se produire pour la microscopie électronique.2° Importance du département de chirurgie L'activité du département de chirurgie ne dépend pas nécessairement de la taille de l\u2019hôpital.Lies grands hôpitaux psychiatriques, par exemple, ont relativement peu de spécimens anatomo- LE POINT DE VUE DU PATHOLOGISTE 757 pathologiques, car leur clientéle souffre le plus souvent d affections non chirurgicales.Dans les hôpitaux où existent des départements d'obstétrique et de pédiatrie, le nombre des lits de chirurgie par rapport au nombre total de lits de l\u2019hôpital est réduit d'autant.3° Genre de chwurgie pratiquée Ce facteur devient important dans les hôpitaux où l\u2019on fait de la grande chirurgie, car les opérés doivent alors être hospitalisés plus longtemps.D\u2019un autre côté, une chirurgie moins compliquée ne nécessite que trois ou quatre jours d'hospitalisation.Le roulement des malades est plus rapide et, par conséquent, plus de malades sont hospitalisés durant l\u2019année et plus de spécimens sont examinés, 4° Durée moyenne d\u2019hospitalisation Si on peut réduire la moyenne d'hospitalisation de deux ou trois jours, le renouvellement des malades sera d'autant plus rapide.C\u2019est ici qu\u2019intervient l'idée des hôpitaux de convalescence ou les opérés pourraient aller parfaire leur guérison et laisser la place à de futurs opérés dans le service de chirurgie.5° Spécialités prédominantes Certaines spécialités, comme la gérontologie, procurent plus d\u2019autopsies.D\u2019autres fournissent beaucoup de spécimens chirurgicaux.La gastro- entérologie (biopsies du rectum et du recto- sigmoïde), la gynécologie (curetages de l'endomèêtre et biopsies du col), 1'urologie (biopsies à l'aiguille de la prostate, biopsies trans-urétrales de vessie ou de prostate), l\u2019hématologie (biopsies de moelle osseuse et biopsies ganglionnaires), la dermatologie (biopsies de peau) fournissent beaucoup de spécimens chirurgicaux.Par ailleurs, la traumatologie en fournit moins.6° Apport des cliniques externes Certaines cliniques externes sont très développées et fournissent un nombre relativement élevé de spécimens.7° Apport des hôpitaux de l\u2019extérieur Cet apport est en général relativement limité et doit le rester.Il doit être proportionné à la grosseur de l'hôpital prineipal.A mesure qu\u2019un hôpital de l\u2019extérieur donne de l\u2019extension à ses activités chirurgicales, il en résulte un plus grand 758 Roger GAREAU Laval mdcdical nombre de spécimens anatomo-pathologiques.Aussi a-t-il tendance à s\u2019attacher un pathologiste, s\u2019assurant ainsi un service sur place de préférence au service à distance.8° Présence de résidents Les résidents en pathologie ont tendance à multiplier les prélèvements lors d\u2019une autopsie ou de l\u2019étude d\u2019une pièce chirurgicale.Cette pratique augmente le nombre des unités techniques.Les résidents en chirurgie profitent du service de biopsies- congélations qui leur est offert par le département de pathologie dans le but d'affiner leur critère.B.FACTEURS DE LIMITATION DES EXAMENS Pour le patient, les principales causes de limitation du nombre des spécimens sont les difficultés et les inconvénients des prélèvements.Il faut faire une intervention abdominale majeure pour prélever un utérus.L\u2019autopsie est parfois difficile à obtenir et, de toute facon, ne peut se répéter.Il est toujours possible de répéter une biopsie chirurgicale ou une ponction-biopsie, mais ces interventions présentent quand même des inconvénients majeurs.Le prélèvement des expectorations est plus facile.Le prélèvement d\u2019urines également.Quant au prélèvement cervico-vaginal, il présente certains inconvénients, mais surtout au point de vue du local, de l\u2019installation, de l\u2019instrumentation et du personnel.L\u2019enseignement en pathologie se fait à partir du matériel déjà prélevé.Rarement il commande le prélèvement, sauf pour certaines autopsies qui deviennent extrêmement désirables pour compléter un dossier bien commencé du vivant du patient.Pour le personnel, les urines et les épanchements sont encombrants à cause de leur volume.Pour le médecin, plus l\u2019intervention personnelle du médecin est nécessaire et plus cette intervention se prolonge, plus les chances de diminuer le nombre des spécimens sont grandes.Par contre, s\u2019il est possible de commander plusieurs analyses différentes sur un même spécimen, il est probable qu\u2019au Vol.42 \u2014 Oct.1971 bout de peu de temps toutes ces analyses seront demandées, surtout si le patient n\u2019en souffre pas pécuniairement.CONCLUSION À l\u2019Hôtel-Dieu, de 1961 à 1968, le nombre de certains examens n\u2019a pas varié de facon significative.Ce sont les autopsies, les biopsies-congélations peropératoires, les spécimens chirurgicaux des eli- niques externes et des hôpitaux de l\u2019extérieur desservis à distance, la cytologie des sécrétions bronchiques, du liquide gastrique et des épanchements.Certains examens sont en hausse par suite de la gratuité de l\u2019assurance-hospitalisation : certains spécimens chirurgicaux mineurs et les différentes cyto- iogies sont de ce nombre.Certains examens ont subi une hausse nettement au-dessus des prévisions.Ce sont la cytologie cervico-vaginale de dépistage pour les hôpitaux de l'extérieur desservis par le laboratoire de pathologie de l\u2019Hôtel-Dieu.Cela fait partie de la médecine préventive vers laquelle la médecine moderne s\u2019oriente.La même explication vaut pour la cytopathologie des expectorations des patients de l\u2019Hôtel-Dieu.Quant au dépistage, il est très difficile d\u2019établir la démareation entre l\u2019usage et l\u2019abus des examens.RÉSUMÉ Dans un hôpital universitaire de Montréal, de 1961 à 1968, malgré une diminution de 745 à 650 lits en 1965, il s\u2019est fait une augmentation progressive du nombre d\u2019unités en pathologie chirurgicale (sauf en macroscopie), en pathologie médicale et en cytopathologie de dépistage : cervico-vaginale et expectorations.On peut présumer que les mêmes variations ont été observées dans le milieu universitaire anglophone et dans les autres hôpitaux universitaires du Québec.En plus des demandes accrues de la part de l\u2019enseignement et du dépistage, le principal facteur en cause serait un plus grand souci d'efficacité de la part des médecins.Ceci semble se confirmer par une diminution évidente de la durée d\u2019hospitalisation.Ie I) Hi Dit Ji ll lif (if lei ny, I 0 Hg % ; \u201cily \u201ciy it ie} Ir lon Pas de fer inns dl de us de il ns vale pl pet es ~ Je teur (de ; par il LA CRISE EMOTIONNELLE AIGUE EN PRATIQUE COURANTE : DEPISTAGE ET DIAGNOSTIC * Le but de cet exposé théorique est de montrer une méthodologie dans la solution d\u2019une crise émotionnelle aiguë.La crise peut être définie comme une situation intolérable qui menace de devenir un désastre ou une calamité si une démarche psychologique organisée n\u2019a pas lieu immédiatement.Unñe crise peut conduire à la régression ou à la désorganisation totale.Le premier tableau nous situe et nous indique la différence qu\u2019il peut y avoir entre la psychanalyse, la psychothérapie à court terme et l\u2019intervention au moment de la crise.Ce dont nous parlons ici se situe tout à fait à la droite du tableau: l\u2019intervention an moment de la crise.Pour maintenir son équilibre, l\u2019individu doit sans cesse tenter de résoudre des problèmes.Une crise peut être précipitée si la stratégie habituelle de solution d\u2019un problème est inefficace ou encore si la difficulté du problème est plus grande que d\u2019habitude.À ce moment, si une solution de rechange ne peut être trouvée, ou si la solution du problème demande plus de temps et d énergie que d\u2019habitude, un déséquilibre surgit, avec augmentation de la tension et association de sentiments d\u2019anxiété, de peur, de culpabilité, de honte ou d\u2019impuissance.I.LA SOLUTION DU PROBLÈME EN CAS DE CRISE La solution du problème nécessite qu\u2019une suite logique de raisonnement soit appliquée à une situation.Le processus de solution du problème suit un ordre structuré et logique d\u2019étapes, chacune dépendant de la précédente (tableau II).* Travail présenté lors de la journée du praticien à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement, le 27 mars 1971, avec la collaboration et discussion des docteurs Jean-Yves Gosselin et Lambert Tremblay.1.Département de médecine, section psychiatrie, H6- pital du Saint-Sacrement, Québec.Yves ROULEAU et Robert-B.LANDRY ! 1.L'ÉVALUATION DU SUJET L'évaluation commence quand l'individu demande de l\u2019aide et est vu par le thérapeute.L'évaluation du sujet doit avoir pour objeetif de trouver l\u2019événement qui a précipité la crise et de préciser les facteurs qui empêchent la solution des problèmes.La situation doit être définie clairement : « Qu'est-ce que j'ai besoin de savoir?Qu\u2019est- ce qui doit être fait?» Il importe de savoir : 7) Ce qui est arrivé dans la situation immédiate.1) Quel à été le comportement de l\u2019individu dans les situations antérieures.tn) Quel est le degré d\u2019anxiété, de dépression, ete.(Ce n\u2019est pas le temps d\u2019explorer le passé du malade).Quatre points méritent d\u2019être retenus.Premier point : L\u2019événement précipitant « Pourquoi venez-vous demander de l\u2019aide au- jourd\u2019hui?Qu'est-il arrivé pour que vous veniez aujourd\u2019hui?Qu'est-il arrivé de différent dans votre vie?Quand cela est-il arrivé?» Dans une crise, l\u2019événement précipitant peut être survenu dix ou quinze jours auparavant.Ce peut être: menace de séparation ou de divorce, découverte de l'\u2019adultère de l\u2019autre, perte d\u2019un ami ou d\u2019une amie, perte d\u2019un emploi ou de prestige, grossesse, ete.Deuxième point: La perception de l\u2019événement par le sujet Qu'est-ce que l\u2019événement signifie pour le sujet?Comment cela affecte-t-il son avenir?Voit-il l\u2019événement d\u2019une manière réaliste?En déforme-t-il le sens ?Le malade a-t-il des soutiens disponibles?Quelle personne de son entourage peut l\u2019aider?Avee qui 760 Yves ROULEAU et Robert-B.LANDRY Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 TABLEAU l Divers modes d'intervention psychologique thérapeutique PSYCHOTHÉRAPIE À INTERVENTION DURANT PSYCHANALYSE COURT TERME LA CRISE Buts du Restructuration de Suppression des Résolution de la crise traitement la personnalité symptômes spécifiques immédiate Centralisation 1) Passé génétique 1) Passé génétique dans 1) Présent génétique du traitement Activité du thérapeute 2) Libération de l'inconscient 1) Explorative 2) Observation passive 3) Non directive 2) 1) 2) 3) sa relation à la situation présente Refoulement de l\u2019inconscient et répression des pulsions Répressive Observation participante Indirecte 2) Retour au niveau de fonctionnement antérieur à la crise 1) Répressive 2) Participation active 3) Directe Indications Personnalité névrotique Crise émotionnelle Perte soudaine de aiguë et désorganisations l'ajustement à une sévères situation vitale Durée du traitement Indéfinie Une à 20 séances Une à 6 séances vit-il?En qui a-t-il confiance ?Veut-il voir un La question doit être directe et spécifique: A-t-il membre de sa famille?Troisième point: La réaction habituelle du sujet Quelle est la réaction habituelle du sujet devant un problème insoluble?Cela lui est-il déjà arrivé auparavant?Quelle est sa facon habituelle de réduire sa tension, sa dépression, son anxiété?Le malade a-t-il utilisé ces méthodes dans le cas présent?Pourquoi ne les a-t-il pas utilisées?S°il les a utilisées, pourquoi n\u2019ont-elles pas eu de succès ?Quatrième point : Les menaces de suicide ou d\u2019homicide Il est important de trouver s\u2019il y à menaces de suicide ou d\u2019homicide.TaBLEAU IT La solution du probléme en cas de crise .Evaluation de individu et de son probléme.Le plan de l\u2019intervention thérapeutique.L'intervention thérapeutique.La résolution de la crise.OT WN = .Un plan anticipé.le désir de se tuer ou d\u2019en tuer un autre?Quand?Comment ?Il faut évaluer le sérieux de la menace.Est-ce seulement une idée?A-t-11 choisi une méthode ?Si le désir est sérieux, il faut décider de l\u2019hospitalisation.2.LE PLAN DE L'INTERVENTION THÉRAPEUTIQUE Après l'identification du facteur précipitant et des facteurs influençant son état de déséquilibre, le thérapeute trace la méthode d\u2019intervention.Il faut déterminer à quel degré la crise a désorganisé la vie de l\u2019individu.Travaille-t-il?Va-t-il à l\u2019école?Ces activités sont-elles touchées?S\u2019oceupe- t-il de sa famille?A quel degré son déséquilibre affecte-t-il les autres dans sa vie?Comment sa femme, ou mari, ami, camarade, famille, ressentent-ils son probléme ?Qu\u2019est-ce qu\u2019ils pensent qu\u2019il devrait faire?Sont- ils inquiets?Il faut faire la collecte de faits et d\u2019événements passés qui ont une relation avee la situation présente.Pourquoi le problème existe-t-il?(Ceci exige des connaissances théoriques.) ita] il eur il Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 3.L'INTERVENTION THÉRAPEUTIQUE Une action est décidée, avec l\u2019espoir que si une action planifiée est prise, le résultat attendu arrivera, Le thérapeute définit le problème d\u2019après les informations données et le renvoie au malade.Cela clarifie le problème et encourage la concentration sur la solution immédiate.Le thérapeute explore les solutions possibles pour réduire les symptômes produits par la crise ; 11 peut donner des directives spécifiques.Ceci permet au sujet de quitter la première séance avec des direeti- ves positives et d\u2019essayer des solutions de rechange.À la deuxième séance, le malade et le thérapeute évaluent les résultats.Si aucune des solutions n\u2019est efficace, ils travaillent pour en trouver une autre.Il faut aider le sujet à atteindre une compréhension intellectuelle de sa crise ; ou l\u2019aider à explorer ou ventiler ses sentiments; ou l\u2019aider à trouver des mécanismes d\u2019ajustement plus efficaces; ou utiliser LA CRISE ÉMOTIONNELLE AIGUË EN PRATIQUE COURANTE 761 d\u2019autres personnes comme soutien émotionnel; ou établir des buts réalistes pour le futur.4.LE PLAN ANTICIPÉ On doit faire une évaluation pour déterminer si l\u2019action proposée a produit les résultats attendus.Le sujet a-t-il retrouvé son équilibre de fonetion- nement?S\u2019il ne l\u2019a pas fait, le processus est repris.IT.FACTEURS D\u2019ÉQUILIBRE Le tableau III donne d\u2019une façon schématique les facteurs d\u2019équilibre qui interviennent, par leur présence ou leur absence, au moment d\u2019un événement stressant.Observation Pour illustrer ces facteurs d\u2019équilibre nous prenons ici l\u2019observation suivante: deux étudiantes, TarcnEau III Les facteurs d\u2019équilibre (1) Organisme humain Événement stressant \u2014 État d\u2019équilibre \u2014 Événement stressant État de déséquilibre Besoin senti de restaurer l\u2019équilibre J Facteurs d'équilibre présents ç Perception réaliste de l\u2019événement + Support de situation adéquat + Mécanismes d\u2019ajustement adéquats RÉSULTAT J Solution du problème ç Équilibre rétabli J PAS DE CRISE J Un ou plusieurs facteurs d\u2019équilibre absents Perception déformée de l\u2019événement et / ou ç Pas de support de situation adéquat et / ou J Pas de mécanismes d\u2019ajustement adéquats RESULTAT ç Problème non résolu J Déséquilibre continu ç CRISE 162 Yves ROULEAU et Robert-B.LANDRY Suzanne et Marie, échouent l\u2019examen final du collège.Suzanne ne présente pas de crise, Marie fait une crise; on se demande pourquoi une réaction différente apparaît pour un même événement.1) La perception de l\u2019évênement Si l\u2019événement est perçu de facon réaliste, la relation entre l\u2019événement et les sentiments de stress est reconnue et la solution du problème peut être orientée adéquatement vers une réduction de la tension.Si la perception de l\u2019événement est déformée, la relation n\u2019est pas reconnue; aussi les tentatives de solution sont inefficaces.Suzanne voit son échec comme le résultat de sa paresse et d\u2019un manque de concentration, elle décide que cela n\u2019arrivera plus.Marie, de son côté, pense que son échec fait d\u2019elle une faillite; elle se sent menacée et croit qu\u2019elle ne graduera jamais.2) Le support de situation L'homme est social et dépendant des autres de son entourage, qui lui fournissent les appréciations réfléchies de ses propres valeurs intrinsèques et extrinsèques.En établissant ses schèmes de vie, certaines appréciations sont plus significatives pour lui que d\u2019autres, parce qu\u2019elles tendent à renforcer la perception qu\u2019il a de lui-même.Les relations de dépendance se font avee ceux qui donnent de la sécurité.La perte, la menace de perte ou les sentiments d'insuffisance dans une relation de soutien peuvent laisser l\u2019individu dans une position vulnérable ; aussi s\u2019il fait face à une situation stressante, le manque de support de situation peut conduire à un état de déséquilibre et à une crise.Les supports de situation signifient les personnes disponibles dans l\u2019entourage dont on peut dépendre pour aider à résoudre le problème.Suzanne parle de son problème à sa compagne, elle pleure même sur son épaule; elle téléphone chez elle pour se faire rassurer par sa famille ; elle a trouvé un support durant cet événement.Marie n\u2019en parle pas à sa compagne ; elle n\u2019a pas d\u2019amis intimes en qui elle a confiance et, craignant la réaction de sa famille.elle ne téléphone pas; elle n'a personne vers qui se tourner; elle se sent écrasée et seule.3) Les mécanismes d'ajustement Différents mécanismes sont utilisés de façon plus ou moins consciente.Les uns essaient de verba- Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 liser, d\u2019autres pleurent, d'autres blasphèment ou frappent un objet, ferment les portes avec violence, etc.; d\u2019autres se querellent avec leurs amis, d\u2019autres se retirent temporairement.Suzanne cause avec sa compagne, elle diminue sa tension.Marie se retire, elle n\u2019a pas de mécanisme d\u2019ajustement ; ceci amène une crise (tableau IV).III.LES CRISES DE SITUATION Les crises de situation surviennent lorsque des événements stressants menacent l'intégrité biologique, psychologique ou sociale d\u2019une personne.Il s\u2019ensuit un certain degré de déséquilibre, avec possibilité de crise si des facteurs d'équilibre manquent.Si les besoins instinctuels et le sens de l\u2019intégrité sont menacés, il en résulte de l'anxiété; dans le cas de perte ou de déprivation, 11 en résulte de la dépression.Les crises de situation surviennent de façon diverse : prématurité, changement de rôle et de statut, expérience de drogues, maladie physique, divorce ou séparation, mort ou processus d\u2019affliction.À titre d\u2019exemple de crise de situation, nous décrivons la mort et le processus d\u2019affliction (grief).La mort et le processus d\u2019affliction (grief) La mort d\u2019un être aimé entraîne l\u2019expression active d\u2019un sentiment anormal (omission, exagération dans le temps ou l\u2019intensité).À la suite d\u2019un deuil, la réaction se fait entre trois phases.PHASE 1: CHOC ET DENEGATION Des symptômes somatiques surviennent durant vingt minutes à une heure: serrement de la gorge, étouffement, besoin d\u2019air, creux dans l\u2019abdomen, perte du tonus musculaire.Surviennent aussi un léger sentiment de non- réalité, un éloignement émotionnel des autres et une préoccupation intense pour l'image de la personne décédée.T] apparaît aussi une forte préoccupation de culpabilité, avec la recherche de manquement envers la personne décédée, une auto-accusation de négligence et une exagération des omissions mineures.PHASE 2: LA CRISE DE CONSCIENCE Survient une désorganisation de la personnalité, avec douleur et désespoir à cause de la recherche val Ti I! an fl Te \u2018ma fl AS - he A Su \u201ceut lé ni lf, lan res sin irk fre at iff med lle tle Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 persistante et insatiable de l\u2019objet perdu, accompagnée de pleurs, sentiment d\u2019impuissance et 1den- tification possible avec la personne décédée, PHASE 3: LA RÉSOLUTION DE LA PERTE Une réorganisation s\u2019opère, avec émancipation de l'image de l\u2019objet perdu; de nouvelles relations d'objet se font.Le deuil est complètement liquidé lorsqu\u2019un sujet peut se souvenir complètement et de facon réaliste des plaisirs et des désappointements de la relation perdue.S1 toutes les réactions sont refoulées, le comportement devient bizarre, rempli de rêves.La réaction peut être à retardement ou être excessive.La réaction d\u2019affiiction peut prendre la forme de dépression agitée, tension, agitation, insomnie, sen- LA CRISE ÉMOTIONNELLE AIGUË EN PRATIQUE COURANTE 763 timent de nullité, auto-accusation, besoin de punition, suicide.Observation clinique Tl s\u2019agit du cas d\u2019un veuf retraité et qui est menacé d\u2019une seconde perte avant d\u2019avoir terminé la réaction d\u2019affliction à la suite de la mort récente de sa femme.Il est dirigé par son médecin à cause de dépression et d\u2019anxiété.Les symptômes sont : perte d\u2019appétit, incapacité de se concentrer, état d\u2019agitation, insomnie et perte d\u2019énergie.Le début se situe à un mois, à la suite du décès de sa femme; il n\u2019y a pas d\u2019idée de suicide.À la première entrevue, il est incapable de déterminer aucun élément spécifique ayant contribué à ses symptômes.D\u2019après lui, la mort de l\u2019épouse était un événement attendu et 1l se sentait bien préparé pour une vie future sans elle.Il considère TaBLEAU IV Mécunisme de solution d\u2019un problème ou de production d\u2019une crise Deux étudiantes : Suzanne et Marie État d\u2019équilibre &\u2014_ Échec d\u2019examen État de déséquilibre : anxiété et dépression Besoin de réduire l'anxiété et la dépression J SUZANNE Percoit l\u2019échec comme dû à sa négligence + Support de ses compagnes et de sa famille + En parle avec sa famille et son ami RÉSULTAT J Décision d\u2019étudier plus fort pour l\u2019examen J Anxiété et dépression réduites J PAS DE CRISE ç MARIE Perçoit l\u2019échec comme signe de faillite personnelle et ç Aucun support n\u2019est demandé à la famille ou aux amis et ç Pas de communication avec sa famille ou ses amis RÉSULTAT v Aucune décision de prise, incapacité de fonctionner v Anxiété et dépression augmentées ç CRISE 764 Yves ROULEAU et Robert-B.LANDRY Laval médical son attitude avant la mort comme réaliste et croit avoir véeu une affliction normale après la mort de l\u2019épouse.Retraité à 65 ans, le malade a passé son temps à s\u2019oceuper de sa femme, une demi-invalide avec affection coronarienne.Il a peu de vie sociale, il n\u2019a pas d\u2019amis.Il a un fils marié demeurant dans le voisinage : le fils et sa femme ont des relations étroites avec le père et la mère.Le fils et sa femme lui offrent de vivre avee lui, dans sa maison.Cela lui plaît et deux semaines auparavant ils s\u2019installent; à ce moment, le malade a ressenti une diminution marquée de l\u2019afflie- tion à la mort de sa femme.Mais, il y à une semaine, le fils à reçu l\u2019offre d\u2019un meilleur emploi dans une autre ville.Le patient raconte qu\u2019il s\u2019est senti fier de son fils et qu\u2019il lui a suggéré d'accepter.Cependant, la nuit même, 1l est soudainement éveillé par un état nauséeux, il est tendu, anxieux et déprimé ; les symptômes augmentent de facon progressive avee une insomnie presque rebelle.1) Évaluation du sujet et de son problème I] semble qu\u2019il avait passé les deux premières phases du deuil; il était dans la dernière phase : l\u2019émancipation de l\u2019image de l\u2019objet perdu et la formation de nouvelles relations d\u2019objet.À ce moment, avant la résolution totale de 1\u2019affliction, il est soudainement menacé par la perte d\u2019un objet très investi, son fils.2) Plan de l'intervention Thérapeutique Monsieur X avait perdu ses contacts sociaux, son épouse, son fils, sa belle-fille qui étaient son soutien de situation.Il existait chez lui une ambi- valance non reconnue vis-à-vis l\u2019emploi offert à son fils.Il avait alors intellectualisé un plan pour vivre seul en appartement; il ne peut repeupler son monde social, ee qui amène beaucoup d\u2019anxiété.Dans le passé, il s\u2019ajustait au stress en s\u2019oceu- pant de sa femme et, dans le travail de sa maison, il diseutait des problèmes avec son fils.Actuellement, il ne peut diseuter ses sentiments avec son fils, de peur qu\u2019il refuse son emploi pour rester avec lui.3) Interventions Le but est d\u2019aider monsieur X à acquérir une compréhension intellectuelle de sa crise afin de re- Vol.42 \u2014 Oct.1971 connaître la relation entre la menace de perte de son fils et ses malaises actuels.Dans les jours suivants, il devint possible pour le malade de voir la crise actuelle et ses symptômes en relation avec la mort de sa femme et le départ du fils.C\u2019était un individu dépendant de sa femme; même durant sa maladie, elle le contrôlait de son lit.Vis-à-vis de son fils et de sa belle-fille, il demeurait aussi dépendant quant aux décisions.TI dit avoir souvent pensé à toutes les choses qu\u2019il aurait pu faire à sa retraite si sa femme n\u2019avait pas été malade, mais il déplaçait vite ses sentiments dans une sympathie accrue envers elle (forte ambivalence).Après sa mort, il n\u2019était plus capable de s\u2019adapter aux changements.La crise fut prévenue par l\u2019installation du fils à la maison.La menace subite de la perte du fils a précipité la crise; des sentiments non reconnus de dépendance sont alors apparus.À la troisième entrevue, monsieur X était capable de reconnaître ses sentiments ambivalents et de les relier à ses propres besoins de dépendance.I! réalisa l\u2019écart existant entre ce qu\u2019il pensait que les autres exigeaient de lui et ce qu\u2019il pouvait actuellement accomplir seul.Ceci lui permit de rétablir la communication avec son fils et d\u2019obtenir son soutien pour faire des plans plus réalistes.4) Plan anticipé L\u2019exploration des sentiments de monsieur X reliée à sa perte et au deuil subséquent lui a permis une compréhension intellectuelle du processus de résolution du deuil.La reconnaissance de ses symptômes comme partie du processus a aidé à réduire son anxiété, à mieux percevoir la réalité de la situation et à utiliser ses mécanismes d\u2019ajustement (tableau V).T1 réalisa qu\u2019il se soustrayait au soutien disponible parce qu\u2019il croyait que son rôle était d\u2019être une personne indépendante.Il fut capable d\u2019accepter que ceci n\u2019était pas vrai.Après trois semaines, le fils prit la décision d\u2019accepter l\u2019emploi.Un foyer où il était tout à la fois dépendant et indépendant (« Aller et sortir comme je veux») fut trouvé, le soutien fut donné par les nouveaux contacts.IV.LES CRISES DE MATURATION À côté des crises situationnelles nous avons rencontré aussi des crises de maturation qui sont échelonnées suivant les périodes de la vie: enfance et Til Sill [ 0 vid is (em Luval médical Vol.42 - Oct.1971 LA CRISE ÉMOTIONNELLE AIGUË EN PRATIQUE COURANTE \u2014 jo | de petite enfance, période préscolaire, pré-puberté, chambre a coucher, il est descendu à la porte d\u2019en- adolescence, jeune adulte, âge adulte, adulte avancé, trée; 1a, il y avait trois hommes qui voulaient lui È var Âge avancé, faire ouvrir la porte, et cela au nom de la Loi.Le : ne malade nous dit qu\u2019il était dans un état de frayeur E at Observation clinique intense, qui lui rappelait que deux fois dans le passé i \" Raison d\u2019entrée des robineux avaient tenté de forcer sa porte, ce ie qui l'avait conduit à poser de nouvelles serrures à ei Le malade nous est dirigé pour des troubles psy- aux deux portes de la maison.Il ne voulait pas = q chosomatiques incontrôlables survenus à la suite ouvrir.Les hommes disaient qu\u2019ils étaient de la : i des événements d octobre 1970 : troubles gastro- Police provinciale mais lui ne voyait pas leur auto E il intestinaux sous forme de boule, sensation de plé- qu\u2019il nous décrit par la couleur et le clignotant i a nitude abdominale décrite par le malade avec force classique sur le toit.Pendant qu\u2019il parlementait, i a gestes.l\u2019épouse téléphonait à la Sûreté municipale.Enfin, EF bte Maladie actuelle un des trois hommes s\u2019est montré à la fenêtre; il : ont \u201c était en uniforme de policier.Pendant tout ce | me C\u2019est un homme de 43 ans, qui se présente avec temps, le malade crovait que c\u2019était des membres | is son épouse et prend immédiatement la parole.du FLQ; comme ces hommes voulaient tout démo- Ë dis L'\u2019épouse, qui se contrôle très bien, ne dit mot.Le lir, dit-il, il les à laissés entrer et, une fois entrés, i malade raconte que le 16 octobre, aux petites heu- les policiers ont dit qu\u2019ils cherchaient un mon- { a, res du matin, toute la maisonnée fut réveillée su- sieur X soupçonné d\u2019être membre du FLQ.Le ma- 5 pi bitement par un vacarme épouvantable.De sa lade les a invités à visiter la maison bien qu\u2019ils ï hee.avi TABLEAU V it Mécanisme de production ou de résolution d\u2019une crise (1) jt de hte Perte de l'épouse anxiété, dépression ç Besoin de réduire ; l\u2019anxiété et la dépression i Facteurs d\u2019équilibre présents Perception réaliste de l'événement + Soutien de situation adéquat + Mécanismes d\u2019ajustement adéquats RÉSULTAT J Solution du probléme ç Équilibre rétabli ç AUCUNE CRISE pi put ai 0 État d\u2019équilibre ; État de déséquilibre : Menace de perte du fils \u2014 À J i Un ou plusieurs facteurs d\u2019équilibre présents J Ne voit aucune relation entre les deux pertes et J Incapacités de communiquer ses craintes au fils et ç Inexpérience à prendre une décision indépendante RÉSULTAT ç Augmentation de l\u2019anxiété et la dépression J Anxiété à un niveau intolérable Peur de perte de contrôle ç CRISE ane fl T66 Yves ROULEAU et Robert-B.LANDRY Laval médical 1 eussent pas de mandat de perquisition.A la suite de cette perquisition, faite sans aucun doute sur une mauvaise information, le malade à commencé à se sentir surveillé et à penser qu\u2019il pouvait être enlevé par le FLQ et que des événements terribles allaient se produire dans le Québec.Les voisins avaient des drôles de comportements, la Police municipale arrêtait devant sa porte.Enfin, il ne pouvait se chasser de l\u2019esprit l\u2019image nocturne des trois hommes menacants.Les nerfs à bout, il dit qu\u2019il est allé à la Sûreté pour vérifier tout cela ; le capitaine les à bien reçus, lui et son épouse, il leur a donné des explications qui devaient être suffisantes mais qui ne l\u2019ont pas empêché d\u2019être soupçou- neux.Puis l\u2019épouse nous dit: « Enfin, Je vais pouvoir parler.» Elle raconte qu\u2019elle a toujours été inquiète.Son père était voyageur et toujours absent.Quand elle s\u2019est mariée, elle s\u2019est dit: «Je vais prendre un homme et j\u2019ai la moitié d\u2019un homme.» Après les événements d\u2019octobre, son mari, en arrivant à la maison, regardait immédiatement par la fenêtre.« J'avais l\u2019habitude de me moquer de lui : Tu vas user tous mes tapis et mes rideaux.Mais moi, la nuit, je me réveille quatre à cinq fois; je revois toujours ces visages d\u2019hommes au pied de l\u2019escalier, puis parfois je pense : s\u2019ils avaient amené mon garcon Réjean ou mon mari.C\u2019est moi qui ai décidé pour les démarches à la Sûreté.Nous sommes aussi allés à la messe prier afin que tout aille niieux dans le monde.Nous avons pensé déménager; si on déménageait peut-être que mon mari pourrait s\u2019occuper, étant un homme extrêmement méticuleux et propre.Il ne peut facilement endurer la maison, qui est vieille et dont l\u2019extérieur est continuellement éclaboussé par les autobus.De plus, les gens qui habitent maintenant notre quartier sont des barbus.» L'\u2019épouse nous dit que son mari a perdu sa mère quand il n\u2019avait que deux ans, qu\u2019il a été adopté d\u2019une façon temporaire par son oncle, qu'il a vécu dans la maison dont ils ont finalement hérité l'automne dernier.Le malade à travaillé presque toute sa vie pour son oncle jusqu'à un jour, il v à sept ans, où son oncle lui à dit brusquement : « J\u2019abandonne les affaires, trouve-toi un emploi.» Désappointé et déprimé, quelque temps après le malade s\u2019est marié et a trouvé un travail dans un secteur qui a été par la suite nationalisé et sous la tutelle du Ministère.T1 est alors devenu employé temporaire puis occasionnel du Gouvernement provineial; chaque mois ou à peu près, il recevait une lettre du ministre qui le confirmait Vol.42 \u2014 Oct.1971 dans son travail.Depuis ces événements, il n\u2019en a pas reçu ; 11 est devenu très inquiet, d'autant plus que son ancien directeur essayait, dit-il, de lui prendre son poste par des intrigues politiques; l\u2019épouse ajoute qu\u2019ils sont des gens bien, des gens estimés, des gens de religion, et qu\u2019elle ne comprend pas pourquoi tous ces événements leur tombent sur la tête.Examen mental À l'observation il s\u2019agit d\u2019un homme de 43 ans, grand mince, très anxieux, qui nous dit que, depuis qu\u2019il a subi une perquisition sans motif en automne dernier, il est devenu soupconneux et perplexe.Il s\u2019interroge sur l\u2019activité des gens dans la rue, il est porté à surveiller tout ce qui se passe par la fenêtre et finalement tente d\u2019établir des relations entre les personnes et les incidents anodins.Sans sécurité au travail, personne ne peut l\u2019aider, l\u2019oncle malade et le père sans signification pour lui.T1 se prend l\u2019abdomen à deux mains, nous dit qu\u2019il y a des bosses ou une boule là-dedans et que c\u2019est là le problème.Le lendemain, il s\u2019est présenté, tou- Jours accompagné de l'épouse; il se dit incapable de travailler: « Je vais perdre mon emploi, je suis fini, je n\u2019en peux plus.» TABLEAU VI Explication psycho-dynamique du cas présenté EXISTENCE : J FRUSTRATION : ces personnes ne peuvent répondre à ses demandes exagérées.basée sur une dépendance indue de gens importants.ç HOSTILITÉ, RAGE : manifestées par son mode de vie sans ressources, sans individualité.J MORT des personnes nécessaires à son existence : mort du Ministre, maladie de l\u2019oncle, mort de la mère.ç IDENTIFICATION à ces personnes : le patient fait face à un changement de vie.Au lieu de faire sa vie, il tente de préserver ou d\u2019atteindre la dépendance perdue.Pour cela il s\u2019identifie aux personnes mortes et il subit leurs malheurs.pire fold Parien FACT i Rel Fl la hfs son + de 3 Coms «+ Cons Ir dei rh jou Sans nile [le ily a ol pl p31 Wo g pie 515 Vol.42 \u2014 Oct.1971 Explication \u20ac Laval médical LA CRISE ÉMOTIONNELLE AIGUË EN PRATIQUE COURANTE THT TABLEAU VII le la crise ç i Patient menacé de perdre son EMPLOI Déséqu J l\u2019anxiété dépres PERCEPTION RÉALISTE DE LA SITUATION : a) Relation de culpabilité entre son insécurité et la perte de protecteurs b)Est-il menacé de perdre son emploi ?SUPPORT ADÉQUAT épouse, amis, père, médecin ç MÉCANISMES DE DÉFENSE ADÉQUATS a) Activités ouvertes au monde extérieur b) Conscience de ses capacités ¢) Conscience de sa dépendance, prières d) Activités physiques, hobby, ete.ç PROBLÈME RÉSOLU Équilibre ilibre \u20ac Mort du Ministre, abandon de l\u2019oncle Anxiété et dépression abandon du père et mort de la mère.FACTEURS D\u2019ÉQUILIBRE PRÉSENTS Nécessité de réduire_5 FACTEURS D\u2019ÉQUILIBRE ABSENTS et la sion DISTORSION DE LA RÉALITÉ v.¢g.: Police, F.L.Q., contre lui J SUPPORT INADÉQUAT a) Phobies de l\u2019épouse b) Absence de l\u2019oncle, père, amis.J MÉCANISMES DE DÉFENSE INADÉQUATS a) Microcosme paranoide des époux v.ÿ.: Vérification à la Sûreté, prières, déménagement.Problème non résolu Déséquilibre persistant ç CRISE Les défenses paranoïdes tombent.Apparitions de plaintes somatiques et d\u2019un syndrome dépressif : humeur triste et incapacité de travailler, d\u2019aimer, désespoir.Psychodynamique Le tableau VI montre la psychodynamique de ces Cas.Appliqués à cette observation, on retrouve au tableau VII les facteurs d\u2019équilibre qui interviennent, par leur présence ou leur absence, dans la résolution du problème ou la production d\u2019une crise.BIBLIOGRAPHIE 1.D.C.AGUILERA, J.M., MEssSICK, et M.S.FARRELL, Crisis Intervention : theory and methodology, C.V.Mos- by Company, 1970.9.The Psychiatric Emergency, The Joint Information Service of the American Psychiatric Association and the National Association for Mental Health, \u2018Washington, D.C., 1966. LES MODALITÉS DE L\u2019EXTENSION TUMORALE DANS LES EPITHELIOMAS DU LARYNX * Cette étude porte sur l\u2019examen histo-pathologique systématique de 691 pièces opératoires de laryngectomie totale ou partielle.Il s\u2019agit de malades traités à l\u2019Institut Gustave-Roussy (Villejuif) de 1960 à 1970, L'analyse a été conduite sur la base d\u2019un protocole précisant deux types de critères, les uns histologiques, les autres anatomo-cliniques.Chaque cas a fait l\u2019objet d\u2019un examen en commun, réunissant, au cours de séances hebdomadaires, chirurgiens ORL, radiologistes et histo-pathologistes.Les données cliniques, endoscopiques, radiologiques et celles de l\u2019examen microscopique ont été systématiquement confrontées par l\u2019équipe de chirurgie cervico- faciale et ORL (Y.Cachin) et celle d\u2019histopatho- logie (R.Gérard-Marchant et C.Micheau).Deux remarques initiales : 1.Nous entendons par épithéliomas du larynx les tumeurs développées dans l\u2019endolarynx avec ses trois étages (vestibule, glotte, sous-glotte).Les cancers de la margelle du larynx (replis ary- épiglottiques, arvténoïdes et carrefours pharyngo- laryngés) ne sont pas inclus dans cette étude.2.Une part importante des cancers du larynx opérés avaient subi une irradiation antérieure, soit qu\u2019il y ait eu radiothérapie pré-opératoire, soit qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une intervention de rattrapage après échec des radiations.Les conclusions que l\u2019on peut en tirer concernent les modes d\u2019action de la radiothérapie et les modalités de la récidive ; l\u2019étude n'en est pas encore terminée.J'en dirai quelques mots à la fin de cet exposé, mais mon sujet est, aujourd\u2019hui, d\u2019apporter quelques éléments sur les modalités de l\u2019extension néoplasique dans des larynx indemnes de toute radiothérapie antérieure.* Conférence prononcée à l'hôpital Saint-François- d\u2019Assise, le 8 juin 1971.1.Chef du Service de chirurgie cervico-faciale et ORL à l\u2019Institut Gustave-Roussy, Villejuif, Paris ; professeur au Collège de médecine des hôpitaux de Paris.Y.CACHIN' A.TECHNIQUE DE L'EXAMEN HISTO-PATHOLOGIQUE 1.DESCRIPTION MACROSCOPIQUE Les pièces opératoires sont adressées au laboratoire avant toute exploration en salle d\u2019opération.Le larynx est ouvert avec une pince coupante par une section sagittale postérieure paramédiane.Dans les rares cas de cancers postérieurs, cette section est latérale, ou même antérieure.Les caractères de la lésion (type, forme, dimensions, structures intéressées) et du reste des structures laryngées (cedéme, déformation, leucoplasies, télangiectasies, aspeets cicatriciels) sont notés étage par étage.La profondeur des cavités ventriculaires est mesurée au stylet; il est admis que l\u2019on parle de laryngocèle si cette profondeur dépasse 15 mm.On établit un schéma de la pièce opératoire sur lequel on note les prélèvements qui sont numérotés.Un ou plusieurs clichés photographiques sont effectués.Dans certains cas, une radiographie de la pièce opératoire (à rayons mous) permet d'\u2019extérioriser des lésions cartilagineuses que décèle mal la radiographie à vivo.En fait, nous n\u2019en pratiquons plus guère, car les constatations histo-pathologiques se suffisent à elles-mêmes.2.ETUDE MICROSCOPIQUE Le traitement d\u2019une pièce opératoire laryngée pose de nombreux problèmes, car il s\u2019agit d\u2019un organe hétérogène, tant au niveau de sa muqueuse (malpighienne ou eylindrique) que de ses cartilages souvent ossifiés.D\u2019autre part, une étude architecturale et topographique satisfaisante n\u2019est possible que sur des grandes coupes microscopiques intéressant la totalité de la hauteur de l\u2019organe.\u201cns aps la \"ie Pom \u201cpes dites et au ii i il, pole ni \u201cIt Ji \u201chi n ti \"de § \u2018en Vide st Fat, hs de Ng L Ja lig x gy ; hug * me 1 % \u2019 ky al lye Er Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 it) Vers la sous-glotte, la diffusion se faisant, ou bien en surface sur la muqueuse et de proche en proche, ou bien en profondeur, par voie sous- muqueuse, si bien que l\u2019extension tumorale atteint souvent la sous-glotte alors que l\u2019examen clinique donne l\u2019impression d\u2019une tumeur encore limitée à la corde; it) Latéralement, l\u2019épithélioma trouve souvent un chemin facile dans l\u2019entrebâillement des cartilages thyroïde et cricoïde fermé seulement par la membrane crico-thyroïdienne.Cependant, il envahit parfois directement le cartilage cricoïde.Une fois la membrane crico-thyroïdienne franchie, la tumeur gagne le plan musculaire et la peau.C\u2019est par cette voie qu\u2019elle peut envahir le corps thyroïde, chose assez rare (à peine cinq pour cent des cas).Cet envahissement se fait très rarement de facon directe, en raison de la grande résistance de la capsule, en général « par lymphangite cancéreuse régionale se traduisant par un véritable moulage tumoral des capillaires périvésiculaires » (R.Gérard-Marchant et C.Micheau).Enfin, signalons que l\u2019envahissement vers le haut par colonisation du ventricule est une éventualité beaucoup plus rare.3.LES CANCERS DE LA SOUS-GLOTTE Ils sont beaucoup plus rares: un pour cent du total des cancers du larynx observés à l\u2019Institut Gustave-Roussy.Leur histoire naturelle est très semblable à celle des cancers de la trachée cervicale.Leur extension, de beaucoup la plus fréquente, se fait d\u2019ailleurs en direction de la trachée et souvent par propagation sous-muqueuse.Ceci explique la fréquence des récidives basses après exérèse d\u2019un cancer sous-glottique et la nécessité dans ces cas de sectionner la trachée aussi bas que possible.Cependant, l\u2019extension périphérique au cartilage cricoïde n\u2019est pas exceptionnelle.Les tissus mous précricoïdiens et latéro-ericoïdiens peuvent être envahis, soit par voie transericoïdienne après destruction d\u2019une partie du chaton, soit par voie sous-cricoïdienne.Dans ces cas, la glande thyroïde peut être colonisée, très rarement au niveau de l\u2019isthme, en général au niveau des lobes latéraux.L'extension se fait très rarement vers le haut et ne franchit guère l\u2019obstacle des cordes vocales.Si bien que, devant une tumeur glotto-sous-glottique, on peut presque affirmer que le point de départ en a été la glotte.(3) LES MODALITÉS DE L'EXTENSION TUMORALE 771 C.FACTEURS D EXTENSION DES CANCERS DU LARYNX De cette étude topographique, il ressort que « dans la grande majorité des cas, la diffusion tumorale loco-régionale revêt un caractère purement mécanique » (R.Gérard-Marchant et C.Micheau) et s\u2019explique, sur le plan anatomique, par l\u2019existence de certains points de faiblesse.Citons parmi eux : \u2014 le ligament thyro-épiglottique, facilement rompu et source d\u2019envahissement de la loge hyo-thyro- épiglottique ; \u2014 la membrane crico-thyroïdienne, point de passage des cancers de la glotte et de la sous-glotte vers les tissus périlaryngés ; \u2014 le prolongement diverticulaire du ventricule.Les obstacles à l\u2019envahissement tumoral sont surtout les cartilages laryngés, d\u2019autant plus que le cartilage n\u2019est pas encore ossifié.Le ligament hyo- épiglottique constitue aussi, de façon inattendue, une barrière solide à l\u2019extension tumorale, que la tumeur tente de gagner du haut vers le bas ou du bas vers le haut.Ainsi s\u2019expliquent, par l\u2019agencement de ces points de force et de faiblesse, les modalités d\u2019extension propres à chaque localisation tumorale.Ce caractère mécanique n\u2019explique cependant pas tout, car il faut tenir compte d\u2019autres possibilités.La première, c\u2019est la relative fréquence de l\u2019envahissement par fusée tumorale le long des trones nerveux.Les épithéliomas laryngés ont une tendance à l\u2019envahissement électif des gaines lymphatiques entourant les rameaux nerveux, Cet aspect est classique pour les cylindromes mais est moins connu pour les épithéliomas épidermoïdes.En pleine masse tumorale, ceci peut ne pas être évident, mais à distance ou dans les tissus sains du voisinage, il n\u2019est pas rare de le constater.Dans le pharyngo-larynx où les axes vasculo- nerveux sont verticaux, la propagation tumorale le long des gaines périnerveuses peut expliquer l\u2019extension tumorale d\u2019un étage à l\u2019autre.Ainsi, quelquefois, sur une coupe faite par précaution très à distance des limites de l\u2019épithélioma, a-t-on la surprise de trouver une coulée tumorale le long d\u2019un filet nerveux.Cette constatation se fait le plus souvent au niveau de l\u2019espace celluleux, le long du ericoïde et de la trachée.La deuxième, c\u2019est la relative fréquence d\u2019embolies néoplasiques dans les vaisseaux lymphatiques. ~1 -~1 Lo La constatation des embolies néoplasiques ne traduit pas toujours une lymphophilie particulièrement accusée de 1\u2019épithélioma, notamment lorsque ces aspects sont notés au sein même de la tumeur.Par contre, constatées à distance du foyer tumoral et notamment dans le chorion sous-muqueux, elles paraissent avoir plus de signification.Lorsqu\u2019elles sont très abondantes, elles correspondent à une véritable lymphangite carcinomateuse: dans ce cas, les orgaues voisins et surtout la thyroïde sont intéressés.De même les ganglions cerviceaux sont envahis des deux côtés dans une très forte proportion et les voies lymphatiques encombrées de nombreux embols néoplasiques.Ces deux constatations rendent compte (à côté d'autres peut-être) de l\u2019existence de foyers tumoraux nodulaires situés à distance d\u2019une tumeur apparemment bien limitée et du mécanisme de certaines récidives après traitement.Enfin l\u2019embolie par voie lymphatique explique l'apparition de métastases à l\u2019intérieur même des cartilages ossifiés.D.QUELQUES POINTS PARTICULIERS 1.Un type anatomo-clinique particulier : les cancers développés sur laryngocèle L'association cancer et laryngocèle pose de nombreux problèmes quant à leurs rapports réeipro- ques, Le rôle du cancer dans la genèse d\u2019une laryngo- cèle est bien connu.Dans un travail antérieur nous avons étudié, d\u2019une part la profondeur moyenne des ventricules, d\u2019autre part le pourcentage des laryngocèles en comparant deux groupes de pièces opératoires de laryngectomies.Le fait le plus marquant a été la constatation de 34 grandes laryngo- céles sur 202 laryngectomies pour cancers endo- laryngés (soit 16 pour cent) et de deux seulement sur 162 pharyngo-laryngectomies pour cancers du sinus piriforme, ce qui marque bien la liaison entre cancer du larynx et laryngocèle, du fait vraisemblablement de phénomènes purement mécaniques.Par contre, le rôle d'une laryngocèle dans la genèse d\u2019un cancer est plus discuté.L'absence de toute notion sur la fréquence des laryngocèles ne permet aucune comparaison statistique de morbidité.Nous avons cependant isolé une forme anatomo- elinique particulière où l\u2019association d\u2019un épithé- lioma du larynx et d\u2019une laryngocèle se traduit par des caractères macroscopiques et microseopi- Y.CACHIN Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 ques particuliers (trois à quatre pour cent du total des laryngectomies étudiées, 20 pour cent du total des pièces opératoires qui comportent l\u2019association cancer et laryngocèle).Macroscopiquement la tumeur, qui intéresse la face laryngée de l\u2019épiglotte, est toujours médiane et symétrique.Elle est entourée d\u2019un bourrelet de muqueuse éversée ; elle est bourgeonnante en périphérie où existent des plis et sillons à disposition centripète orientés vers une cavité centrale nécro- tique, Microscopiquement, c\u2019est une tumeur de volume important, envahissant cartilages et loge hyo-thyro- épiglottique.La masse tumorale est creusée de nombreuses fentes radiées ou arborescentes bordées en certains points d\u2019un épithélium eylindrique cilié de type respiratoire, en d\u2019autres de tissu tumoral.Les coupes sériées montrent que ces fentes et cavités communiquent avec le ventricule.Tl est impossible de savoir si le cancer est né de la muqueuse d\u2019une laryngocèle préexistante ou s\u2019il s\u2019agit d\u2019une tumeur ventriculaire dont l\u2019extension a bénéficié du point de faiblesse constitué par elle.En tout cas, chaque fois que nous avons noté l\u2019aspect macroscopique décrit ei-dessus, l\u2019examen microscopique a toujours montré l\u2019existence d\u2019une laryngocèle.2.Un type particulier de carcinome: la Eératose villeuse maligne T1 s\u2019agit d\u2019une tumeur très particulière aux voies aéro-digestives supérieures, surtout observée dans la cavité buccale, mais parfois au nivean du larynx.Ses caractères sont les suivants : \u2014 aspect macroscopique particulier: tumeur blanche et verruqueuse, très exophytique ; \u2014 évolution en deux périodes: la première, qui s'étale parfois sur des années, est marquée par l\u2019extension très lente d\u2019une kératose des cordes vocales ; la deuxième est marquée par un changement de rythme et se fait rapidement ; \u2014 l'extension en surface, sous forme d\u2019une kératose verruqueuse n\u2019envahissant guère les plans profonds mais s\u2019étalant peu à peu sur l\u2019ensemble des structures laryngées ; \u2014 l\u2019aspeet microscopique de kératinisation flor:- de au sein de laquelle l\u2019évolution épithéliomateuse reste parfois très limitée ; \u2014 l\u2019absence presque constante d\u2019adénopathies ; \u2014la grande chimiosensibilité (méthotrexate, bléomycine).ln Li ls el La 5 il eat vie tel aude] ie, las - {uf Ady bn ie { \u2014hké \u201ca my loi\u201d - i li ri nme ai ins i Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 I] est important de connaître ce carcinome, car il est possible de l'opérer avec de très bons résultats (75 pour cent de survies à trois ans) en se contentant d'une laryngectomie partielle atypique dénommée éviscération endolaryngée.3.La récidive cancéreuse après radiothérapie L'association des lésions néoplasiques et des séquelles de la radiothérapie rend beaucoup plus difficile l'interprétation des coupes.Les séquelles tissulaires des radiations n'ont au- eun caractère spécifique et rien ne permet de les distinguer des remaniements inflammatoires et surtout de la sclérose qui accompagnent le développement de la tumeur et l'infeetion qui lui est souvent associée.Ces séquelles peuvent grouper : \u2014 l\u2019æœdème qui prédomine au niveau de la margelle du larynx et des bandes ventriculaires ; \u2014 la sclérose, parfois intense et rétractile, avec ankvlose articulaire ; \u2014 la kératose de la muqueuse, parfois antérieure au cancer, parfois secondaire et réactionnelle à l'inflammation et au traitement; LES MODALITES DE L\u2019EXTENSION TUMORALE = \u20141 us \u2014 les remaniements cartilagineux : périchondrite, chondrite (avec abcès ou séquelles), métaplasie osseuse.Les modifications anatomiques du laryux et l'inégalité de répartition de la selérose expliquent le caractère atvpique de la réinfestation cancéreuse lors d\u2019une récidive après radiothérapie.Deux exemples : a) Les récidives des épithéliomas de la face laryngée de l'épiglotte ne se manifestent souvent que sous forme d'éléments isolés, effilochés dans la sclérose, parfois difficiles à distinguer des fibres musculaires striées dégénératives; d'où un développement tumoral très inégal, par places, sans aucune systématisation topographique.b) La discordance est fréquente entre l'extériorisation muqueuse assez limitée (par exemple, au niveau d'une bande ventrieulaire) et l\u2019envahissement massif des plans profonds.Au maximum la muqueuse laryngée peut être totalement cicatrisée (et 1'épithélisation d\u2019allure normale) alors que le mur pharyngo-larvngé est partiellement ou totalement envahi.Ces modalités particulières font l'objet d'une étude actuellement en cours. LA NOTION DE PROTECTION EN ANESTHÉSIOLOGIE * Protéger l\u2019organisme c\u2019est le mettre à l\u2019abri des agressions en les interceptant ou en s\u2019opposant à leur progression.Mais la protection ne mérite son nom que si elle anticipe sur l\u2019agression.La réanimation procède pour une part de la protection : elle commence, en tout cas, par la prévention de l\u2019aggravation.L\u2019anesthésiste-réanimateur doit être en avance d\u2019une situation ou d\u2019une éventualité.Cette attitude d\u2019esprit exige des moyens d\u2019information rapides, continus, complets.Elle fait appel à des théories pathogéniques, soumises au triple contrôle du raisonnement, de la critique expérimentale et d\u2019un grand nombre de faits.I.PHYSIOPATHOLOGIE DE L\u2019AGRESSION L\u2019évolution du syndrome réactionnel peut aboutir à un état de choc.Donc la prévention de ce syndrome s\u2019identifie avec celle du choc.Celui-ci est, pour une grande part, la conséquence de la réaction à l\u2019agression.L'\u2019agression est l\u2019action d\u2019une énergie mécanique, thermique, chimique, radiante, qui provoque dans l\u2019organisme vivant des perturbations caractérisées par la perte des valeurs physiologiques habituelles.Nous n\u2019envisagerons que les agressions aiguës en nous intéressant surtout aux thérapeutiques patho- géniques, s\u2019adressant done aux mécanismes déclenchés par l\u2019agression.Or, celle-ci provoque deux types différents de phénomènes: des phénomènes lésionnels par son action locale directe et des phénomènes réactionnels locaux et généralisés.La distinction entre lésion et réaction est fondamentale.De toute façon, l\u2019étude de la physiopathologie du choc ne commence qu\u2019après traitement de la lésion.* Résumé du Rapport présenté au XIXc Congrès français d\u2019anesthésie-réanimation, Lyon, 1969.7 Chef du Service d\u2019anesthésie-réanimation, Centre hospitalier universitaire Henri-Mondor, 94, Créteil, Paris.P.HUGUENARD + A.L\u2019ANOXIE La conséquence ultime des agressions sévères est le blocage irréversible des processus métaboliques, donc l\u2019impossibilité pour la cellule d\u2019utiliser l\u2019oxygène.Pour la protéger, l\u2019apport d\u2019oxygène est indispensable mais non suffisant ; il faut encore retrouver une microcireulation perméable et des processus oxydatifs capables d'utiliser l\u2019oxygène.L\u2019anoxie va avee des troubles du métabolisme des ions H*.Celui-ci passe par plusieurs étapes : 1.L'hydrogène, sous forme moléculaire, est absorbé avec les substrats alimentaires, stocké puis mobilisé et transporté aux cellules selon leurs besoins.2.Il y est arraché aux substrats, puis ionisé.L'énergie de son électron est mise en réserve dans les composés phosphorés.L\u2019électron est accepté par l\u2019oxygène.Activé, celui-ci s\u2019unit au proton pour faire H:0, puis au CO» pour donner CO;H.3.La ventilation du CO» contrôle la réaction CO» + H40 5 CO,H- + H* La diminution de la masse sanguine cireulante est un facteur direct d\u2019anoxie et de perturbation dans le transport de l\u2019hydrogène.Par la réaction qu\u2019elle déclenche, elle est facteur indirect des mêmes troubles.B.LES CATÉCHOLAMINES Ces phénomènes sont liés à la libération de caté- cholamines.Le rôle d\u2019une activation du système sympatho- adrénergique dans le syndrome post-agressif est connu depuis longtemps.Elle est sous la dépendance de l\u2019hypothalamus, par l\u2019intermédiaire de la formation réticulée du tronc cérébral.La stimulation des chemorécepteurs et des baro- récepteurs par l\u2019hypoxie et l\u2019hypotension met ce système en jeu.La synthèse de la noradrénaline à partir de la fared 8 pay ipl it 1 ut J Les Tong iva Line it § ey \u201cin de isto ila Ma] bs pa iy fi Fag fav ns la ET la es, \u201cdig tg \u201cle I, fig \u201con \u2018acide \u201cren - Fi, yg Yip Hg fant ali) iti) Jin P ute pl gi dep je at pd i kb Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 phénylalanine et de la tyrosine se fait dans le protoplasme jusqu\u2019au stade dopamine.Elle est achevée dans des granules où la noradrénaline est associée à l\u2019ATP et dont l\u2019imperméabilité membra- naire dépend notamment des groupes SH.La libération des catécholamines hors de ces granules est sous la dépendance des effets nicotiniques de l\u2019acétylcholine, d\u2019où l'intérêt des nicotinolyti- ques comme protecteurs.La CPZ et surtout l\u2019hy- dergine empêchent la sortie de la noradrénaline hors des granules, tout en favorisant sa synthèse (contrairement à la réserpine).Voyons quelques faits expérimentaux : à la suite d\u2019une agression sévère, le largage des catécholami- nes à des conséquences vasomotrices et métaboliques.1.Effets hémodynamiques Les effets hémodynamiques sont dominés par l\u2019effondrement des débits sus-hépatiques et rénaux et la vasoconstriction des téguments.L\u2019incarcération d\u2019une partie de la masse circu- lante survient dans le système splanchnique avec un encombrement de la microcireulation : constrie- tion des artérioles et des veinules, ouverture des anastomoses artério-veineuses, agrégation artériolo- capillaire puis veinulaire.Mais la pathologie capillaire ne peut être séparée des perturbations métaboliques qu\u2019elle entraîne et qui la conditionnent.L\u2019anoxie mésentérique lèse la paroi intestinale et favorise le passage de polysaccharides bactériens dans la circulation (d\u2019on l'intérét de la stérilisation intestinale).Les lésions peuvent être nécrosantes et hémorragiques.L\u2019anoxie hépatique d\u2019origine vasomotrice va avec une baisse du pouvoir détoxifiant, de l\u2019ammoniaque en particulier, et un défaut d\u2019utilisation de l\u2019acide lactique.Or, ce dernier est en excès lors de l\u2019anoxie.Il y a en outre une corrélation précise entre le taux de lactacidémie et l\u2019apparition d\u2019agrégats et ceux-ci aggravent l\u2019anoxie.2.Effets métaboliques Les troubles métaboliques de l\u2019hypercatéchola- minémie sont dominés par l\u2019hyperacidémie.Celle-ci est faite surtout d\u2019un excès d\u2019acide lae- tique.Mais lors de l\u2019évolution vers la mort, le taux d\u2019acide lactique diminue à nouveau.L\u2019hyperglycémie adrénalinique baisse à la phase terminale.LA NOTION DE PROTECTION EN ANESTHÉSIOLOGIE 775 L\u2019hyperkaliémie, conséquence de la dépolarisa- tion cellulaire, constante au cours du choc, est aggravée par la vasoconstriction rénale et ne cesse de s\u2019élever jusqu\u2019à la mort.La PCO; artérielle baisse régulièrement par acidose métabolique et aussi hyperventilation.La PCO» veineuse s\u2019élève pour diminuer irréversiblement ensuite jusqu\u2019à l\u2019exitus.Le pH artériel suit la PCO.Le pH veineux baisse déjà quand la PCO» s'élève au début, par chute des bicarbonates.La correction de l\u2019acidose extracellulaire ne modifie pas cette évolution.La consommation d\u2019O» diminue.Les cholinesté- rases, transaminases, phosphatases acides augmentent, ainsi que les acides gras libres, l\u2019urée, l\u2019ammoniaque.D\u2019autres faits encore viennent éclairer la pathogénie métabolique du syndrome post-agressif.La perfusion de lactate ne suffit pas à donner une hyperlactacidémie durable, le lactate disparaissant rapidement de la circulation.En revanche, une simple perfusion d\u2019adrénaline reproduit tous les phénomènes post-agressifs: l\u2019hyperlactacidémie entre autres (moins marquée si l\u2019animal est protégé par un alphalytique, le 933 F) et l\u2019hypoconsommation d\u2019O», chez l\u2019animal entier, moins marquée sous 933 F.3.Réactions tissularres Le mécanisme d\u2019action métabolique des catécho- lamines est connu depuis dix ans.Favorisant la synthèse du 375\u201d AMP, elles activent la lipase, la phosphorylase et la phosphofrue- tokinase; ces deux dernières stimulent la glyco- génolyse, mais les résultats de cette activité varient avec les tissus.Parmi ceux-ci, on peut distinguer des structures À et B qui peuvent être associées: couple neurone - névroglie, et myocarde-tissu de condue- tion.Les déchets des premières (acide lactique) peuvent d\u2019ailleurs être utilisés comme substrats par les secondes.Les conséquences de l\u2019hyperlactacidémie provoquée par l'effet métabolique des catécholamines, entretenue par leurs effets vasoconstricteurs excluant le foie et le rein, sont différents suivant la structure considérée.Sur les structures À, l\u2019excès d\u2019acide lactique inversant la réaction pyruvique > lactique, inhibant 776 la LDH, empêchant l\u2019oxydation du NADHz, bloque la glycolyse.La synthèse d\u2019ATP est interdite.L\u2019exerétion du Na également.Les membranes sont dépolarisées; d\u2019où adhésivité plaquettaire, stade initial des microthromboses intravaseulaires.La CPZ s\u2019oppose à l\u2019agrégation plaquettaire.L\u2019agrégation intéresse les autres éléments figurés, Elle donne un aspect granuleux au courant artériolo-capillaire.C\u2019est l\u2019agrégation des hématies.Il va avee une accélération de la vitesse de sédimentation.Le blocage de la glycolyse avec rétention sodée, au niveau de la névroglie (structure A) explique l\u2019apparition de l\u2019ædème cérébral.Enfin les inhibiteurs de la glycolyse inhibent aussi le système réticulo-endothélial et la phagoey- tose; l\u2019hyperlactacidémie est capable de diminuer l\u2019index phagoeytaire.Sur les structures B (oxydatives), dans un premier temps l'activation des processus oxydatifs par l\u2019adrénaline aboutit à une formation endocellulaire accrue d\u2019H:Os, qui doit être incriminée dans la peroxydation des membranes lipido-protéiques et par conséquent leur perméabilisation.D'ailleurs, l\u2019HzO4 peut être fourni aussi, ainsi que du NHz, par l\u2019amino-oxydation de l\u2019adrénaline.De toute façon, la lyse membranaire adrénali- nique intéresse notamment les lysosomes.Ceux-ci libérent leurs enzymes protéolytiques, responsables en particulier des lésions intestinales, dont certaines sont dosables comme les phosphatases acides, la B-glyeuronidase.Malheureusement, ni les antioxydants protecteurs membranaires (corticoïdes, vitamine E, ubiquino- ne) ni les anti-enzymes ne modifient l\u2019évolution vers l\u2019irréversibilité.Dans un second temps les processus oxydatifs sont empêchés.Le phénomène est aggravé par la baisse de la PCOz tissulaire à la suite de l\u2019hyperventilation, En effet, une carboxylation est nécessaire pour passer du pyruvique (en C3) au malique ou à l\u2019oxalo-acétique (en C4).L\u2019hypocapnie est facteur d'hvperlactacidémie par inhibition des processus oxydatifs ; il y a d'ailleurs aussi réduction de l\u2019hématose par effets de shunts alvéolo-capillaires.Mais l\u2019hypercapnie est également cause d\u2019élévation de l\u2019acide lactique par l\u2019intermédiaire d\u2019un largage de catécholamines.Pour réduire l\u2019excès de lactate, il faudrait donc P.HUGUENARD Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 non seulement ventiler avec un certain pourcentage de COs, mais encore utiliser un œ-adrénolytique et aussi bloquer la réaction CO; + H,0 \u2014 CO3H> par l\u2019acétazolamide pour augmenter le CO» tissulaire.C.EFFETS GÉNÉRAUX DES LÉSIONS LOCALES Enfin, nous devons distinguer les conséquences générales des lésions locales et les conséquences localisées de la réaction générale.Les effets généraux des lésions locales sont notamment hydriques et électrolytiques.Ils se manifestent, à distance, par un blocage du transport vési- eulaire actif (normalement dépendant de la glycolyse dont nous avons vu qu\u2019elle était inhibée avec l\u2019élévation du taux de lactate), avec gonflement œdémateux des cellules endothéliales, et apparition de failles intercellulaires, d\u2019où hyperperméabilité vasculaire, fuite plasmatique, hypovolémie.Le gonflement cellulaire œdémateux va avee une rétention sodée et une fuite potassique.Le tissu conjonetif joue un rôle important dans ces réactions générales.L'introduction de charges positives étrangères y provoquent l\u2019explosion des mastocytes avec libération d\u2019histamine, de 5HT et d\u2019héparine.Celle-ci, chargée négativement, se combine aux charges positives.L\u2019histamine et la 5HT décomplexées d'avec l\u2019héparine peuvent exercer leurs effets artériolo- capillaires.Des œs-globulines (kallidinogène, bradykinogè- ne) sous l\u2019action d\u2019une enzyme fibrinolytique (kal- likréine) donnent naissance à des polypeptides (kallidine, bradykinine) vasodilatateurs et facteurs de rupture des mastocytes.Les catécholamines, libératrices de ces polypeptides, provoquent done la dégranulation des mas- tocytes.Les effets locaux de la réaction générale sont done de type inflammatoire.Ils ont une évolution oscillante.Une phase initiale oxydante (formation d\u2019H,O., hyperperméabi- 1ité, phagocytose, envahissement du conjonetif par des charges positives, rupture des lysosomes) est suivie d'une phase réduetrice dominée par les gluco- corticoïdes réducteurs (groupes SH) qui rétablit l\u2019imperméabilité sélective des membranes.Les corticoïdes deviennent oxydés et induisent une nouvelle phase oxydante avec activation de la voie des pentoses, synthèses, cicatrisation, reconstruction, Let val 4 qu Di fi Jre ut Li sp sal it) vel comme thay Lis fie fp Les rare, (itty lire fl Jortan fata nls Ur \u2018rat Spt Tiny Was \u201chel ls, il Iii Un \u201ces bay \u2018age \u201cly Ori, Fi i ih lly, Hi i pe dans ON hn lag J ri li 5 ids a el mis ds Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 D.LA DOULEUR Les phénomènes conjonctifs que nous venons d'énumérer, avec la libération de la sérotonine, de l\u2019histamine, des kinines, sont probablement à l\u2019origine de l\u2019excitation des récepteurs de la douleur.D'ailleurs, des drogues à action périphérique, comme les salieylés, dépriment les mécanismes douloureux à leur origine et les anesthésiques locaux sont de puissants imperméabilisants membranaires.L'influx douloureux est propagé vers les centres, soit par les voies générales de la sensibilité (lem- niscales), larges, myélinisées, à conduction rapide, soit par les fibres C (extralemniscales), fines, non myélinisées, à conduction lente, avec de nombreuses connexions, notamment dans le centre médian du thalamus ou système diffus de Jasper.Les premières seraient impliquées dans la douleur épicritique immédiate, à conscience claire, sans participation affective.Les secondes, dans la douleur protopathique.grave, secondaire, persistante, fortement teintée d'affectivité et sans doute expression d'une mémoire douloureuse.Le système multisynaptique en cause serait constitué par le cireuit de Papez, comportant le système limbique, l\u2019hippocampe, l\u2019hypothalamus et utilisant la sérotonine et la noradrénaline.Or la réaction à l'agression est dominée par l'activation intense et prolongée du système adréno- sympathique et les fibres préganglionnaires de ce système viennent de neurones en rapport par des relais multiples avec la formation réticulaire mésen- céphalique, elle-même en liaison avee l'hvpothala- mus, qui est inclus dans des connexions du système limbique.Done la réaction neuroendocrinienne à l\u2019agression est la conséquence de la diffusion hors de la voie lemniscale des stimulations d'origine périphérique.Pharmacologiquement, la conscience de la douleur, dépendant de la voile lemniscale, peut être dissociée de la réaction neuroendocrinienne.Par ailleurs, les drogues dites neuroplégiques qui diminuent la réactivité de la formation réticulaire, de l'hypothalamus et du système limbique, sans supprimer la conscience immédiate de la douleur, dépriment l'attention que le sujet y porte.la réaction affective qu'elle déclenche, la mémoire qu'il en aura, de même que les réactions végétatives périphériques qui l\u2019accompagnent.LA NOTION DE PROTECTION EN ANESTHÉSIOLOGIE \u2014 Les neuroplégiques réalisent également une protection locale par leurs propriétés stabilisantes des membranes cellulaires et endocellulaires.Notons pour finir ce chapitre qu'il n'existe pas pour le moment d'analgésique central pur: tous les morphinomimétiques dépriment l'affectivité, l'attention, la mémoire de la douleur, Au total leur efficacité protectrice est le résultat de leur action sur cette part de l'analgésie qui correspond à l'inhibition des systèmes multisvnaptiques en réseau.Or cette inhibition définit la neuroplégie.De sorte que si certains analgésiques utilisés seuls sont protecteurs, c\u2019est dans la mesure où, à certaine dose, ils sont neuroplégiques.E.LES SIGNES CLINIQUES ET BIOLOGIQUES L'examen clinique d'un sujet sowmis a une agression doit permettre notamment de vérifier 1 efficacité de la protection, Or celle-ci a pour effet, entre autres, de maintenir un régime microcireulatoire efficace au inveau des téguments et du rein.L'examen du lit unguéal, la mesure des températures centrale et périphérique (qui tendent à s'égaler), le contrôle continu de la diurèse sont donc des examens essentiels.La pression artérielle (légèrement abaissée), la fréquence du pouls (ralentie), la pression veineuse (normalisée), la ventilation-minute (diminuée) doivent aussi être enregistrées fréquemment.L'E.C.G.apporte un complément d'information avec des signes en rapport avee l\u2019élévation du quotient Ki Ke.Le rhéotome électronique mettrait en évidence une hyperexeitabilité, surtout musculaire.Les investigations biologiques seront choisies d\u2019après ce que l'on sait de la physiopathologie de l'agression.Elles chercheront à mettre en évidence : \u2014 L'incarcération de la masse sanguine (mesure du volume circulant, vitesse de sédimentation).\u2014 Les effets métaboliques des catécholamines (exeès de lactate.PCO» artérielle et veineuse, pH, glycémie, kaliémie) et, notamment, leur action cata- bolisante (urée.ammoniémie.acides gras libres).le blocage des processus oxydatifs (consommation d'O»).\u2014 Les troubles de l'hémostase (fibrinogénémie, taux des plaquettes, produits de dégradation du fibrinogène). Sn 778 P.HUGUENARD Laval médical \u2014 L'hyperperméabilité membranaire (transami- nases, cholinestérases, phosphatases acides, B-glveu- ronidase, ete.).La télésurveillance électronique devrait un jour pouvoir explorer les perfusions périphériques et les PCO, en continu, par exemple.II.LA PROTECTION MÉDICAMENTEUSE À.LES PROMAZINES 1.Effets pharmacologiques Les effets métaboliques sont l'orientation du glucose-6-phosphate vers la voie oxydative directe et le stockage d\u2019ATP, d\u2019où l\u2019acceumulation d'énergie potentielle, facilitation de l'anabolisme, réduction de la production de lactate et accumulation de charges électronégatives.Les effets cellulaires des promazines dépendent naturellement des effets métaboliques : hyperpolari- sation membranaire avee hyperkalievtie et relaxation au niveau des structures B, riches en mitochondries (artérioles et sphineters précapillaires du foie, du rein, du mésentère), enfin protection des membranes lysosomales.Les effets microcireulatoires dépendent des effets cellulaires : dilatation artériolo-capillaire, fermeture des shunts artériolo-veinulaires (discuté) et désin- carcération des agrégats.Les effets hémodynamiques des promazines sont une conséquence de la vasodilatation : hypotension et meilleure perfusion tissulaire si la volémie est normale, d\u2019où réchauffement des téguments et aug- meutation de la filtration glomérulaire.Dans ce cas, les promazines «se conduisent comme » des a-bloquants.En outre, elles sont tachveardisantes comme les B-mimétiques.Leurs effets sur le sang sont: l'hypokaliémie liée à l'hyperkaliertie et à l\u2019augmentation de la diurèse.une diminution de l\u2019hyperacidémie par consommation de lactate, une limitation de l\u2019éosinopénie, de la leucocytose, de l'aminoacidémie post-agressive.une diminution du taux des FFA plasmatiques.L'hyperglycémie adrénalinique est peu changée.l'hypercoagulabilité postopératoire est limitée et l'agrégation plaquettaire empéchée.Au système nerveux central, les promazines inhibent la transmission de la voie lemniscale à la substance réticulaire.peut-être en bloquant les récepteurs œ (c\u2019est-à-dire en surpolarisant les strue- tures B) de la substance réticulaire activatrice Vol.42 \u2014 Oct.1971 ascendante, et.dépriment directement le système thalamique diffus, comme les morphinomimétiques, Donc, elles agissent en même temps comme la dibenamine sur le mésencéphale adrénergique (vigilance instinctive) et de façon moindre, comme des morphinomimétiques sur le cireuit hypothala- molimbique (vigilance affective).Sur le système nerveux autonome, les promazines peuvent être considérées comme des sympatholyti- ques puissants, légèrement vagolvtiques.Elles sont aussi fortement antihistaminiques.Dans l\u2019ensemble, chez l'homme, toutes ces propriétés des promazines produisent: une « indifférence » envers le monde extérieur (diminution à la fois de la vigilance affective et de la vigilance instinctive), un certain degré d\u2019analgésie, des effets antiémétisants marqués, le réchauffement des téguments, une diminution de la température centrale, une hypotension posturale, et une tachyeardie plus ou moins marquée.Les promazines renforcent les effets des barbituriques, des morphinomimétiques et des curarimi- métiques antidépolarisants.2.Présentation, posologie cf mode d\u2019administration Les promazines qui sont actuellement les plus utilisées sont : la chlorpromazine (Largactil, 1951), l'acépromazine (Plégicil, 1956), la lévoméproma- zine (Nozman, 1958), l'alimémazine (Théralène, 1959), le chlorprotixéne (Taractan.1959), le pro- thipendyl (Dominal, 1960) et la périmétazine {Leptryl).Comme drogues protectrices les promazines sont administrées préférentiellement par voie veineuse.en doses fractionnées d'environ 0,5 à 2 mg/kg par jour.Elles doivent être associées à un remplissage vas- eulaire correct.à un apport de glucose hypertonique avec insuline (pour maintenir la formation de glucose-6-phosphate) et du potassium (pour compenser l'hvpokaliémie), et à une ventilation efficace (normoxie, normocapnie).Elles peuvent être combinées à d'autres drogues pour former des «cocktails Ivtiques » : 1951: mélange M, \u2014 chlorpromazine 0,05 g (1 mg/kg) \u2014 prométhazine 0,05 g \u2014 péthidine 0,10 g \u2014 H.O q.s.p.10 ml ml après ml ou en perfusion Leg om log a, lis is pus ah.ou ème, pr 7e sill gli 4 Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 1957: mélange M3 \u2014 acépromazine 0,02 g (0,5 mg/kg) \u2014 prométhazine 0,05 g \u2014 péthidine 0,10 g \u2014 H.O0 q.s.p.10 ml ml apres ml 1958: « PX » \u2014 acépromazine 0,02 g (0,5 mg/kg) \u2014 xylocaine 0,40 g \u2014 glucose a 30 p.cent 250 ml goutte à goutte 1959: Taractan-Palfium (avec ventilation mécanique) \u2014 chlorprotixène 0,015 ou 0,030 g \u2014 dextromoramide 0,005 g \u2014 H:0 q.s.p.5 ou 10 ml ml après ml 1962: Plegidol \u2014 acépromazine 0,02 g \u2014 péthidine 0,10 g \u2014 H.O q.s.p.10 ml ml aprés ml 3.Surdosage et antagonistes Le surdosage donne un coma vigile calme avec hypothermie et hypotension.L\u2019antagoniste spécifique métabolique est le Ca**, a cause de son activité ATPasique.Dans les collapsus extrêmes, l\u2019isoprotérénol reste efficace.À l\u2019inverse, l\u2019excès de tachycardie sous promazine peut être contrôlé prudemment par un B-bloquant (propranolol).B.L\u2019HYDERGINE Dans la pharmacopée protectrice un autre médicament doit avoir une place de choix : l\u2019hydergine (association de dihydrocornine, cristine et kryp- tine).Il s\u2019agit d\u2019un a-bloquant surtout « potentiel », done plutôt préventif, non tranquillisant, très peu hypothermisant, presque pas toxique et de posologie large.Au total, peu actif par rapport aux pro- mazines.Pourtant, les effets cardiovaseulaires de l\u2019hyder- gine, et surtout microcireulatoires, sont très intéressants : ouverture des capillaires, désincarcération des agrégats (et à ce titre, effet antithrombotique) bradycardie, hypotension très modeste.Ils vont avec le fait que l\u2019hydergine est encore plus puissante que les phénothiazines pour empêcher la libération de la noradrénaline de ses suspensions granulaires.Mais ce fait même explique aussi que l\u2019action de l\u2019hydergine est essentiellement préventive (« potentielle » disait Rothlin) plutôt a-bloquante qu'æœ-lytique.LA NOTION DE PROTECTION EN ANESTHÉSIOLOGIE 779 C.LES BUTYROPHENONES Les butyrophénones (halopéridol, fluanisone, benpéridol et de préférence, pour le moment, dro- péridol), plus maniables que les phénothiazines, semblent conférer une protection neurovégétative moindre, surtout assez paradoxalement, lorsqu'elles sont associées à un morphinomimétique.Leur point d\u2019impaet est réticulaire par l\u2019intermédiaire du noyau caudé.La protection membra- naire est moins nette qu'avec la CPZ, puisque l\u2019ha- lopéridol n'empêche pas la fuite de la B-glycuroni- dase hors des lysosomes, ni ne s\u2019oppose a 1'élévation des SGPT, de la G-6-P-déshydrogenase, de la LDH, à la rentrée cellulaire de Na, à la baisse du glycogène hépatique.Quoi qu\u2019il en soit, la sédation psychomotrice est majeure, ainsi que l\u2019action antiémétisante.Les effets cardiorespiratoires sont peu importants.Il existe quelques effets secondaires : sialorrhée, minéralisation, akinétohvpertonie.D.LES B-BLOQUANTS Les B-bloquants sont représentés actuellement, en pratique, seulement par le propranolol.Il a des effets hénodynamiques puissants (bradycardie, baisse du débit cardiaque) et des effets secondaires parfois gênants, comme la bronchoconstric- tion, qui en rendent l\u2019emploi délicat, malgré l\u2019existence d\u2019un bon antagoniste S-stimulant (1\u2019iso- protérénol).Son rôle protecteur est discutable lorsqu\u2019il est utilisé seul, puisque, par exemple, il aggrave plutôt l\u2019hépatoeytotoxicité du CCI,.En général, il favorise d\u2019ailleurs la vasoconstriction.Ses indications restent done limitées: l\u2019une quasi obligatoire (phéochromoeytome), une fréquente (hyperthyroïdie), quelques-unes utiles (divers troubles du rythme).La seule logique serait son association à un œ-bloquant pour réaliser une protection totale.Elle reste discutée à cause de ses effets dé- presseurs cardiovaseulaires.E.LES ANALGESIQUES CENTRAUX ET LOCAUX Les analgésiques centraux, nous l'avons vu, font en quelque sorte double emploi avec les neuroplégiques, puisqu\u2019ils sont protecteurs dans la mesure où ils dépriment non seulement la vigilance affective mais aussi, à dose suffisante, la vigilance diffuse, comme les neuroplégiques, encore que les effets mierocireulatoires des morphinomimétiques utilisés seuls à posologie forte ne soient manifestement pas favorables.Toutefois, l'usage de morphinomimétiques associés aux a-bloquants est justifié par des raisons pratiques: renforcement de la sédation sans exagération de la dépression cardiovasculaire, adaptation facile aux respirateurs, meilleure tolérance au tube trachéal.Mais, en toute logique, l\u2019inhibition réticulaire centrale des neuroplégiques devrait être complétée favorablement plutôt par une inhibition périphérique.Les anesthésiques locaux sont de puissants im- perméabilisants membranaires.Ils diminuent la dépolarisation membranaire, la libération par le mastocyte d\u2019histamine et de 5-HT, la rupture des lysosomes, 1\u2019activation des kinines.Certains neuroplégiques, notons-le, ont aussi cette activité locale.Les salicylés et apparentés agissent dans le même sens, mais, même pour les nouveaux sels associés de noramidopyrine, avec une puissance insuffisante.IIT.LES MOYENS BIOENERGETIQUES Les moyens bioénergétiques de protection doivent obligatoirement compléter les moyens médicamenteux.Ces moyens ont pour but de limiter ou de corriger les effets métaboliques de l\u2019agression, schématiquement done de réactiver la glycolyse (plutôt que, notons-le en passant, de tamponner l\u2019hyper- acidémie extracellulaire).I] est done nécessaire d'apporter les éléments de la glvcolyse, c\u2019est-à-dire avant tout des glucides (glucose hypertonique, glucose-6-phosphate) et de l'insuline, peut-être aussi de l\u2019ATP et du magnésium (c\u2019est au moins logique).Mais si le glucose-insuline est nécessaire, il n\u2019est pas suffisant au stade d\u2019irréversibilité du choe, ni pour réactiver la glycolyse anaérobie cérébrale ; les résultats favorables observés chez l\u2019homme avec le glucose-insuline dans des cas d\u2019anoxie cérébrale sont sans doute liés à son action bénéfique sur la dvnamique cardiovasculaire.Parmi les vitamines citons : a) La thiamine, ne serait-ce qu'à cause de sa partie thiazolique, pour ses propriétés narcotiques, anticomitiales (hémineurine), et surtout son ester phosphorique, la cocarboxylase, pour son rôle dans la décarboxylation de l\u2019acide pyruvique ; P.HUGUENARD Luval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 b) La pyridoxine, pour son intervention dans les transaminations ; ¢) La nicotinamide, comme coenzyme de NAD et NADP; d) L\u2019acide ascorbique, pour sa participation aux oxydoréductions et à la synthèse de la tyrosine ; e) L\u2019a-tocophérol comme antioxydant.L'héparine fait partie de la pharmacopée protee- trice non seulement pour ses effets anticoagulants, mais aussi parce qu\u2019elle favorise les phosphoryla- tions oxydatives du mvocarde, qu\u2019elle participe à la constitution de la lipoprotéine lipase et que, d\u2019une façon générale, elle réalise un apport de charges électronégatives.Quant aux corticoïdes, ils ont leur rôle protecteur à jouer en tant que réducteurs, done imper- méabilisants des membranes, en particulier lyso- somales.Leurs effets œ-lytiques à hautes doses n\u2019ont pas été prouvés.Leur action inotrope positive vérifiée au laboratoire est inconstante en clinique.Leurs effets secondaires, notamment ulcérigènes, ne sont pas négligeables.De toute façon, de réducteurs ils deviennent vite oxydés, donc oxydants et inversent leurs effets membranaires favorables.IV.LES MOYENS PIIYSIQUES Les moyens physiques de protection ne doivent pas être négligés.Le principal est la ventilation artificielle.Son rôle post-agressif est quadruple : 1.Normaliser les gaz du sang.Le rétablissement d\u2019une PO» alvéolaire normale n\u2019est pas suffisant si des troubles mierocirculatoires réalisent des effets shunts et si l\u2019oxygène ne parvient pas aux mitochondries.Mais, naturellement, il importe avant tout de fournir l'oxygène par la ventilation.lie contrôle de la PCO; est essentiel puisqu'il importe d'éviter l'hypercapnie génératrice d\u2019hyper- catécholamiiémie, et l'hypocapnie, facteur d'hyper- lactacidémie par diminution des carboxylations.2.Participer au contrôle de l\u2019équilibre acido- basique.3.Assurer un régime de pressions endothoraeci- ques favorisant le retour veineux et le débit cardiaque.Au total done rétablir normoxie, normo- capnie, normobarie.4, Réaliser une économie énergétique en réduisant les efforts musculaires imposés par la ventilation spontanée.D\u2019autres moyens physiques permettent de réduire les dépenses énergétiques, soit par la limitation des échanges thermiques en maintenant l\u2019organisme tilly] Ni i \u201cli gj li §f lt Sue Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 dans une ambiance à sa température, soit en abaissant au contraire la température centrale par réfrigération.Un moven physique encore se fixe pour but de mobiliser la microcireulation : c\u2019est le remplissage avec de l'albumine ou un dextran de bas poids moléculaire.Le mode d'action reste discuté: hémo- dilution, hypoviscosité, apport de charges négatives.réduction de la vitesse de sédimentation, en rétablissant l'équilibre plasma-globules au niveau des interfaces.Tous ces movens de protection sont utilisables quels que soient les circonstances, le terrain ou l'agent agressif.avec naturellement des nuances que nous allons envisager rapidement.V, LA PROTECTION SELON LE TERRAIN A.Chez la femme enceinte Chez la femme enceinte.la prévention et le traitement du choe obstétrical répondent aux règles du déchoquage physiopathogénique : remplissage et mobilisation de la cireulation, œ-bloquants, substrats énergétiques, normoventilation.L'usage des œ-bloquants comme l'hydergine fait aussi la prophylaxie des états thrombotiques et des états thrombohémorragiques.La protection du fœtus in utero est surtout basée sur le rétablissement d'une circulation placentaire normale.L'hydergine et le DBPM jouent là aussi un rôle essentiel.B.Chez le vieillard Chez le vieillard.la sénescence est caractérisée par la diminution des réserves, un équilibre instable.les difficultés d'adaptation à une situation nouvelle, le passage rapide à l'irréversibilité.Si le débit cérébral est diminué et inadaptable.la sensibilité à la douleur en régression.les réactions diffuses à la douleur sont intactes.La selérose diminue les facultés d'adaptation cardiovasculaire.Le ralentissement circulatoire favorise l'agrégation globulaire.Les réserves ventilatoires sont réduites et le sujet agé est en état d'hypoxie chronique.Quant aux glandes endocrines, il faut retenir que malgré une involution assez générale, le taux de catécholamines après agression est aussi élevé que chez l'adulte.Le rein, le foie.sièges de sclérose, sont plus sensibles à l'ischémie.LA NOTION DE PROTECTION EN ANESTHÉSIOLOGIE -\u2014! uy \u2014 En somme.la réaction adrénergique à l'agression est sensiblement là même que chez l'adulte mais les réserves moindres, l'insuffisance ventila- toire, cardiaque.hépato-rénale plus vite apparue: l'hyperlactacidémie et l'agrégation plus rapides.plus étendues, plus graves.Parmi les movens de protection.les produits hautement énergétiques jouent le premier rôle pour corriger le manque de réserves.avec les produits antiagrégatifs et la ventilation.a quelques restrictions pres concernant les difficultés de réglage qui augmentent avec la réduction de la compliance et le traumatisme provoqué par le tube trachéal.Les movens médicamenteux sont licites à condition d'éviter les chutes tensionnelles.de respecter la volémie.la ventilation.et de choisir la drogue la plus réversible.la moins toxique et.dans ce cadre.avant l'action antichoc la plus puissante.L'hyder- gine.là encore, répond assez bien à ces conditions.VI.LA PROTECTION SELON LES ORGANES ATTEINTS Par ailleurs.la protection peut revétir un aspect différent suivaut l'organe ou l'appareil principalement atteint.Nous avons envisagé successivement le cerveau.le système cardiovasculaire et le sangle poumon.le tube digestif et le foie.À.LE CERVEAU Le cerveau.du point de vue hémodynamique.est l'organe le mieux protégé naturellement au cours d'une agression.Sa consommation d'oxygène n'est pas sensiblement diminuée au cours du choe.Sa consommation de glucose n'est réduite qu'aux stades terminaux.À ces stades son contenu en ATP est très abaissé.L'acétyleholine centrale (avec chute des cholines- térases) augmente.la glutamine diminue.Expérimentalement l'anoxie pure.sans hypercapnie, est plus nocive que l'anoxie hypercapnique En cas d'asphyxie aiguë, les catécholamines assurent en effet.pour un temps.l'approvisionnement du neurone en lactate et en glucose.par l\u2019hyper- glveémie.et l'hypercapuie augmente l'irrigation cérébrale.C'est avee la prolongation de la surproduction de lactate que l'œdème est entretenu.À ce stade les promazines n'assurent pas une protection cérébrale directe suffisante.Leurs effets favorables sont liés à l'atténuation des perturbations générales d'origine adrénergique.De même. Î 1 = D Ke in vitro, le glucose n\u2019influence pas la glycolyse anaérobique cérébrale.Les effets favorables du glucose hypertonique dans la protection contre l\u2019anoxie cérébrale expérimentale et clinique sont probablement dus pour une part à son action sur la dynamique cardiovasculaire, car le maintien de celle-ci est évidemment sinon suffisant, du moins indispensable pour la protection cérébrale.Notons à ce propos, qu\u2019outre le maintien du débit cardiaque, le contrôle de la volémie est nécessaire, mais que la stabilité de la pression artérielle ne saurait être obtenue par une vasoconstriction, facteur d\u2019anoxie hépatique.En réalité, nous venons de le voir, pour protéger ou réanimer directement la fonction cérébrale après anoxie, le problème essentiel est de rétablir une glyeolyse efficace en oxydant NADH».L\u2019hyperammoniémie est aussi facteur de souffrance neuronale.Elle induit la formation de glutamate à partir d\u2019a-cétoglutarate, intermédiaire du eyele de Krebs.La baisse du taux de cet acide amènerait donc une sous-alimentation du cyele, compensée par une fourniture de malate, à partir du pyruvate et au prix de l\u2019oxydation du NADH.Le déficit en forme réduite de NAD cérébral serait à l\u2019origine des troubles neurologiques.Les réducteurs retardent d\u2019ailleurs l\u2019évolution du coma hépatique.En tout cas, la protection comporte le contrôle des sources intestinales de NH; et le maintien de la perfusion hépatique.L\u2019hyperlactacidémie gliale avec blocage de la gly- colvse aboutit à un défaut d\u2019extrusion sodée hors de la cellule et par conséquent à l\u2019envahissement aqueux de l\u2019espace intracellulaire.Expérimentalement, cet œdème peut être provoqué par une injection massive de lactate, une injection d\u2019adrénaline, une anoxie ou une libération de catécholamines (éther, nicotine, CO.).Le phospho-énol-pyruvate est capable de rétablir une sortie de sodium hors des astrocytes.Certains anesthésiques (penthiobarbital, gamma- OH) sont hypolactacidémiants.Les oxvdants du NADH., les réducteurs du NADP (glucocorticoi- des) sont antiœdèmes, d\u2019une façon générale, tout en favorisant l'orientation vers la voie des pentoses.Comme les troubles microcirculatoires participent à l\u2019ædème qui les aggrave, les antiagrégatifs font également partie de la protection cérébrale.Le cerveau est non seulement victime de l\u2019agression, mais il intervient dans la genèse du syndrome réactionnel.D'ailleurs, la diffusion de la voie cen- P.HUGUENARD Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 tripète au niveau de lu formation réticulée fait qu\u2019il n\u2019y a pas d'\u2019aire cérébrale indifférente à l\u2019agression périphérique et ces aires font relais entre la voie centripète et les voies centrifuges.L\u2019hypothalamus intervient sur le fonctionnement hypophysaire.La pars distalis de l\u2019adénohypophyse joue un rôle important dans la réponse à l\u2019agression.La sécrétion d\u2019ACTH est suscitée plus par vole nerveuse que par voie humorale.Ainsi les pro- mazines qui auralent un effet direct stimulant sur l\u2019adénohypophyse, en réalité inhibent la sécrétion d\u2019ACTH par dépression hypothalamique.C\u2019est également l\u2019excitation de l\u2019hypothalamus qui déclenche la sécrétion d\u2019ocytocine et d\u2019ADH par le lobe postérieur ; l\u2019oligurie post-agressive n\u2019est pas liée à la libération d\u2019adrénaline, mais à celle de l\u2019ADH.Le système limbique joue un rôle dans la tonalité affective et la mémorisation du phénomène douloureux.Or, il n\u2019est pas déprimé par la CPZ ni par l\u2019halopéridol, alors qu\u2019il l\u2019est par le diazépam, entre autres, dont l\u2019usage en association se justifie donc ainsi.Le cortex enfin participe à l\u2019entretien de la réaction à l\u2019agression.Le sommeil médicamenteux est par conséquent protecteur en principe, à condition d\u2019être le résultat d\u2019une surpolarisation astrocytaire avec inhibition de la transmission synaptique, donc d\u2019être un sommeil réparateur (ce qui élimine les anesthésiques dépolarisants, éther et halogènes).Notons que la surpolarisation névroglique s\u2019accompagne d\u2019une extrusion accrue de Na* et que celui-ci, excitant neuronal, va induire la phase paradoxale du sommeil.Le gamma-OH peut donner à certaines doses un tel sommeil paradoxal.B.LE CŒUR La protection cardiovaseulaire à pour but de maintenir une hémodynamique efficace, c\u2019est-à-dire assurer au niveau de tous les tissus un apport correct de substrats et d\u2019oxvgène et une élimination suffisante des déchets.Le témoin d\u2019une protection cardiovasculaire valable n\u2019est done pas seulement le maintien d'une pression artérielle normale, mais aussi d\u2019un débit cardiaque et, mieux encore, de débits régionaux suffisants.Toutefois, la notion de débit doit être toujours comparée aux besoins tissulaires, c\u2019est-à-dire au niveau métabolique de l\u2019organisme. ne Ji I a, ale ns Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 En pratique, la protection cardiovasculaire consiste donc : à supprimer les réflexes nociceptifs vasoconstricteurs et tachycardisants, à favoriser le débit cardiaque par l\u2019apport énergétique tout en réduisant les besoins tissulaires par les sédatifs, à éviter les drogues trop dépressives du myocarde comme le penthiobarbital et l\u2019halothane, à maintenir la masse circulante, a éviter les ventilations artificielles à fréquence rapide et en pression positive, ainsi que les hyperventilations hypocapniantes.C.LE SANG Nous venons d\u2019envisager rapidement la protee- tion du contenant.Les effets de l\u2019agression sur le contenu sont multiples et complexes.Nous avons cité ceux qui intéressent le sang dans la mierocireu- lation : déficit en charges électronégatives endothéliales et érythrocytaires, disparition de l'effet sigma, margination et diapédèse des leucocytes, ruptures de leurs lysosomes, adhésion puis lyse des thrombocytes, agglomération des érythroeytes et sludge, baisse du rapport albumine/fibrmogène, etc.Les troubles de la coagulation en sont l\u2019aboutissement.Mais le chapitre des troubles post-agressifs de l\u2019hémostase est dominé par le problème, de connaissance assez récente, du syndrome thrombo- hémorragique par coagulations intravaseulaires disséminées.En effet, l\u2019hypercoagulabilité dont nous venons d\u2019esquisser la genèse mène à l\u2019incoagulabilité.Le syndrome évolue schématiquement en trois phases : 1.L\u2019hypercoagulabilité fugace, souvent inaperçue, avec la formation de thromboses microcireula- toires.Elle s\u2019accompagne de thrombopénie.2.Microcaillots constitués avec consommation des facteurs de coagulation, thrombopénie constante et hypocoagulabilité.3.Protéolyse réactionnelle avec disparition du fibrinogène.L'héparine est la seule thérapeutique capable d\u2019interrompre brutalement l\u2019extension des micro- thromboses, ce qui aboutit à l\u2019arrêt de la protéolyse.Le fibrinogène peut être dangereux et ne doit être prescrit qu\u2019après l\u2019héparine.Le sang frais est le produit de remplacement idéal.Les antiplasmines ne devraient également être utilisées qu\u2019après l\u2019héparine.LA NOTION DE PROTECTION EN ANESTHÉSIOLOGIE T8È D.LE Poumon La protection du poumon, comme pour tous les autres organes, à pour but notamment d\u2019assurer une perfusion microcireulatoire efficace.La protee- tion pulmonaire réclame done l'\u2019atténuation des phénomènes adrénergiques, responsables d\u2019une augmentation des résistances cireulatoires avec effets shunts et troubles de diffusion et.aussi un régime de pressions endothoraciques ne gênant pas l\u2019écoulement du sang veineux.Le traitement du choe participe donc au maintien d\u2019un rapport ventilation /perfusion correct, lequel est.indispensable pour l\u2019effieacité du traitement.La encore, les a-lvtiques, les B-mimétiques inotropes positifs et aussi les doses pharmacologiques de cortisol avee leurs effets antiedémateux pulmonaires et bronchodilatateurs sont à la base du traitement.Nous avons dit déjà leurs inconvénients.L\u2019éventuelle fragilisation des alvéoles et du système capillaire par une explosion ou des toxiques rend le remplissage vasculaire dangereux, avec risque de noyade, et justifie encore davantage l\u2019ouverture concomitante de la microcireulation périphérique par les a-lytiques.Mais, naturellement, la protection du système respiratoire n\u2019est pas seulement microcireulatoire.Elle impose aussi la protection de l\u2019arbre trachéo- bronchique et la protection alvéolaire.Chez le tra- chéotomisé et l\u2019intubé, la protection trachéobronehi- que a pour objet de remplacer les fonctions du nez : réchauffement, humidification, décontamination des gaz inspirés.Les solutions techniques existent (nez artificiel, humidificateurs, instillations, aérosols), mais aucune n\u2019est parfaite dans toutes les circonstances et certaines ne respectent pas la formation du sur- factant déjà perturbée par les effets cellulaires de l\u2019agression, même indirectement.La protection alvéolaire fait appel aux mêmes moyens.Elle s\u2019efforce de prévenir notamment les blocs alvéolocapillaires.La kinésithérapie joue pour cela un rôle considérable.Le respect de l\u2019efficacité du surfaetant est tellement important et pose un problème si complexe qu'il devrait faire l\u2019objet d\u2019un exposé à part, mais nos connaissances sont encore trop peu avancées sur ce sujet.E.LE TUBE DIGESTIF Les hémorragies dites de stress ou neurogénes dominent la pathologie digestive post-agressive it pi 784 P.HUGUENARD illustrée aussi par la dilatation gastro-duodénale aiguë et l'iléus paralytique.1.Étiologie Ces hémorragies digestives peuvent être consécutives à une agression centrale: neuro-chirurgie, traumatismes cranio-cérébraux surtout; mais aussi atteintes diverses du système nerveux central: hémorragie cérébrale ou méningée, ramollissement cérébral, abcès du cerveau, méningites aiguës purulentes, tuberculeuses, méningococeies fulminantes, traumatismes médullaires, affections médullaires hautes à virus, poliomvélite, polyradiculonévrites, grippe hypertoxique, toxi-infection du nourrisson, intoxications endogènes ou exogènes, tétanos généralisé.Ou bien, elles surviennent après une agression périphérique avant une répereussion centrale : chirurgie générale, génito-urinaire, colique, biliaire, thoracopulmonaire, cardiovasculaire, chirurgie a visée neuro-végétative, chirurgie infantile, insuffisance respiratoire aiguë ou chronique, insuffisance rénale évoluée, allergies, brûlures, gelures.2.Chinique On distingue : 1) le vomito negro, isolé ou compris dans un « orage neuro-végétatif » ; #4) l\u2019hématémèse rouge, quelquefois tardive et concomitante d\u2019une amélioration de l\u2019état neurologique chez le traumatisé crânien ; #1) le melæna, Le diagnostic différentiel doit être fait avee des saignements d\u2019origine traumatique: traumatisme crânien, maxillo-facial, rupture de varices œsopha- giennes ou érosion des muqueuses par une sonde gastrique (sondage pourtant précieux pour le dépistage des hémorragies oceultes), intubation trachéale difficile, ete.3.Anatomie pathologique Lies lésions nerveuses centrales comportent une dégénérescence neuronale corticale ou sous-corticale, une atteinte des noyaux gris centraux, du trone cérébral, de la moelle enfin, accompagnées d\u2019un œdème cérébral périlésionnel ou généralisé.Les lésions digestives sont gastro-duodénales surtout, parfois aussi au niveau du cardia et de l\u2019æso- phage; taches purpuriques, micro-uleérations ou ulcère véritable, unique ou multiple, desquama- Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 tion de la muqueuse, hémorragies sous-muqueuses, « gastro-malacie ».4.Physiopathologie Les hémorragies digestives neurogènes sont la manifestation locale d\u2019un stress consécutif à une agression directe du système nerveux central ou à une agression périphérique de répercussion centrale et peuvent être considérées comme le reflet transposé à la clinique du syndrome expérimental d\u2019irritation aigué de Reilly.Le fonctionnement de l\u2019hypothalamus semble nécessaire à leur production, et l\u2019hyperactivité hy- pothalamique projetée sur des efférences neuro- végétatives, adrénergiques surtout, mais également cholinergiques, se traduit par des perturbations vasomotrices intenses au niveau de la muqueuse et de la paroi gastro-duodénale.L\u2019hypersécrétion du suc gastrique et l\u2019augmentation de son acidité et de son activité peptique ne sont qu\u2019un épiphénomène favorisant mais non déterminant.5.Prévention L'emploi de diverses substances antiréflexes peut être envisagé: neuroplégiques type phénothiazine ou chlorprotixéne, neuroleptiques type butyrophé- nones, associés ou non à des analgésiques centraux, des ganglioplégiques, des anesthésiques locaux, type lidocaïne, en perfusion, des adrénolytiques- sympatholytiques, type hydergine, des anticholiner- giques.Cette thérapeutique antiréflexe peut être établie à l\u2019échelon chirurgical selon les principes de l\u2019association de Crile, avec : infiltration des mésos et blocage des troncs nerveux par la procaïne, méthodes d\u2019anesthésie générale conférant, grâce à l\u2019emploi des drogues antiréflexes citées, une protection neuro- végétative, hibernation artificielle, avee hypothermie généralisée modérée.Parallèlement doivent être assurés correctement les équilibres cireulatoire, ventilatoire, hydro- électrolytique et acido-basique.Au stade d\u2019hémorragie confirmée, la thérapeutique symptomatique (transfusion sanguine, médications corrélatives, de la transfusion sanguine massive en particulier, opportunité \u2014 discutée \u2014 de l\u2019utilisation d\u2019antifibrinolytiques et d\u2019hémostatiques, lutte contre l\u2019hyperammoniémie) s\u2019allie à des Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 mesures qui ne constituent en fait qu\u2019un prolongement des moyens prophylactiques antérieurs: neu- roplégie sous ses formes diverses, hibernation artificielle avec hypothermie, infiltration splanchnique, infiltration novocaïnique préfrontale, tandis que sont discutés l\u2019opportunité, les modalités et les résultats de la réfrigération gastrique, et les indications d\u2019un traitement chirurgical.F.LE FOIE Si l\u2019anoxie, l\u2019ischémie, l\u2019intoxication ou un virus provoquent une lyse de l\u2019hépatocyte, celle-ci se traduit par la libération dans le sang de matériaux cellulaires, donc d\u2019enzymes.Elle traduit des lésions biochimiques dont l\u2019aboutissement est la nécrose.L\u2019atteinte du lysosome est indiquée par la libération d\u2019hydrolases B-elucuronidase, d\u2019où perméabilité membranaire augmentée, rentrée sodée, gonflement des mitochondries qui va avee une fuite de transaminase-GP et de cytochrome-oxydase.L\u2019atteinte du ribosome et du réticulum est traduite par l\u2019apparition de gluthation-réductase.Le glycogène s\u2019effondre en quelques heures.Les formes oxydées NAD, NADP, s\u2019abaissent très vite, d\u2019où blocage métabolique et aggravation de la fra- gilisation des lysosomes.Plus tard commence l\u2019accumulation des trigly- cérides, puis l\u2019amorce d\u2019un processus de réparation, dont témoigne l\u2019activité de la G-6-P-déshydrogénase, qui signe l'orientation vers la voie des pentoses.La plupart des atteintes hépatiques sont en relation avec l\u2019effet œ des catécholamines.L'utilisation de B-bloqueurs avec prédominance œ est done nocive, si ce n\u2019est qu\u2019ils atténuent la libération des acides gras, en inhibant l\u2019effet B des catécholamines sur la lipase.En revanche, les œ-bloqueurs ont un rôle protecteur favorable.La phentolamine, l\u2019hydergine diminuent la libération d\u2019enzymes par le lysosome et la mitochondrie.La CPZ protège seulement le lyso- some.Son effet s\u2019étend à la mitochondrie s\u2019il est associé à une hypothermie.L'halopérido]l n\u2019exerce aucune protection, ni lysosomale, ni mitochon- driale.L'hydrocortisone limite l'atteinte lysosomale et s\u2019oppose à la libération de SGPT et de LDH.Nous devons envisager maintenant comment s'appliquent les notions précédentes pour deux agressions courantes prises comme exemples: l\u2019intoxication et l\u2019infection.Le traumatisme, l\u2019hémorragie posent à l\u2019anes- LA NOTION DE PROTECTION EN ANESTHÉSIOLOGIE 785 thésiste un problème trop banal pour qu\u2019il soit utile d\u2019en parler ici.VIT.PROTECTION SELON L\u2019AGENT AGRESSIF 1.L\u2019agression toxique Les effets de l\u2019agression toxique ne se comprennent bien qu\u2019à la lumière de l\u2019ultrastructure et des métabolismes cellulaires.11 faut souligner le rôle capital joué par la mitochondrie qui assure respiration et production d\u2019énergie, la nécessité d'un apport suffisant de substrats (parmi lesquels l'oxygène) et la structure unitaire de la membrane qui contrôle les échanges.Compte tenu des variations d\u2019un tissu à un autre (en particulier quant au nombre des mitochondries qui conditionne la sensibilité de la cellule à l\u2019anoxie), la réponse à l\u2019agression toxique est assez univoque.Quel que soit le toxique et son mode d\u2019action, l'agression provoque une perturbation métabolique cellulaire qui se traduit à différents niveaux d'organisation en fonction des movens d\u2019investigation, Cependant, l\u2019unité du fonctionnement cellulaire dont le commun dénominateur est la production d\u2019ATP fait que l\u2019agression toxique a la même traduction que toute autre agression.La protection utilisera done les mêmes moyens aspécifiques auxquels doivent s\u2019ajouter les traitements spécifiques évacuateurs et épurateurs du toxique.2.Les toxines bactériennes L'agression par les toxines bactériennes et le choc toxi-infectieux qu\u2019elle provoque demeurent des affections graves.Les circonstances d'apparition et le tableau clinique sont connus.L'\u2019étiologie aussi, mais nous rappellerons que les causes se sont multipliées avec : le large emploi des antibiotiques antigram + (qui favorise le développement des germes gram \u2014), les portes d\u2019entrée plus nombreuses avec les cathétérismes que nécessite la réanimation, le fait que des malades survivent plus longtemps mais en état précaire et dénutris.Le mécanisme du choe endotoxémique est relativement bien élucidé: la phagocytose s\u2019exerce sur la cellule bactérienne, dont la membrane est de faible épaisseur et libère l\u2019endotoxine.Celle-ci agresse directement les lysosomes qui larguent leurs hydrolases. 786 Mais l\u2019endotoxine se conduit également comme un agent sympathomimétique ou, en tout cas, stimule le système adrénergique, d\u2019où libération de catécholamines et vasoconstriction.Celle-ci s\u2019exerce notamment dans le territoire mésentérique, d\u2019où ischémie de la sous-muqueuse intestinale, passage de produits toxiques dans la circulation et lésions ulcéro-nécrotiques du niveau du foie, on assiste au gonflement du réticulum et à la rupture des lysosomes.On l\u2019observe également au niveau du rein, avec le gonflement des cellules épithéliales, un dépôt de fibrine dans les capillaires glomérulaires et des né- eroses corticales.À cela s\u2019ajoutent des exsudats inflammatoires pulmonaires, baisse du débit systolique, hyper puis hypocoagulabilité, inhibition du système réticulo- endothélial.La protection au stade d\u2019endotoxinémie doit faire par conséquent la prévention des effets des catécho- P.HUGUENARD Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 lamines : par la dibénamine, les dérivés de la phé- nothiazine et ceux de l\u2019ergot, d\u2019une part, avec l\u2019isoprotérénol, d\u2019autre part.La protection consiste aussi à stimuler les réactions de défense et à prévenir l\u2019action de l\u2019endotoxine sur des réactions.Pour cela, il convient de favoriser la phagocytose par l\u2019apport de substrats, en réactivant la glycolyse, en orientant le métabolisme vers la voie des pentoses, en stimulant le système réticulo-endothélial par la production d\u2019anticorps spécifiques.L'\u2019anti- biothérapie bactéricide intensive participe probablement à cette stimulation par la formation de properdine.Aussi en protégeant la membrane lyso- somale par les corticoïdes et en assurant le traitement local des foyers infectieux.Enfin, la protection comporte évidemment le traitement du choc, en particulier à visées microcireu- latoires, la prophylaxie de l\u2019atteinte rénale et la cure des troubles de la coagulation par l\u2019héparine. ynovules CHÉLATION TENSIO-ACTIVITÉ ANTISEPSIE TRICHOMONACIDE Glycolylarsaniiate de diiodohydroxyquinoiéine 100 mg.Laurylsulfate d\u2019ammonium \u2026\u2026\u2026\u2026 20 mg.Acide éthylenediamine tétraacétique 10mg.Par ovule 1 ou 2 ovules par jour.Durée et mode de traitement selon l'avis du médecin.FORMAT PRATIQUE DE 10 OVULES DOCUMENTATION SUR DEMANDE ROUGIER Laval médical Vol.42 \u2014- Det.1971 (4) 29 i Se a ~~ 2 i: : x a Pa we » .; 7 2 3% 5 Revues, SFR TES vues es Wigs * us > # La sé Se swe * + à à # gE $ hat, 30 oo ~~ * vu d'a > bi 7 +* 4 NG \u2018 : # # va etes % = TS Ca, e,\"Y t! 3 a+ 4 ae i & #5 % a + ù 5 nN ® LEY 3 A a FA \u201cry YP Veg ny ve : Ki Me - Ca ® 5 < EK » > we TT ve | t : : « .25% % ext } * id 2 E, â > * KS { ge > * \u2018tug \u2019 e 3% B-\" # > se y + » 7 *R + Ÿ ES \u201c5% * ow baw ® ¢ : + : ; Ad : +, ; = %% x\u201d a : Jui ; .LU ay 3.: ; ty y* ; * * NS a \u201d \u2019 ; : er ¢ 2 v, 8.¥ 5 test Sa °° \u2018| A li [I se \"a.Bs Kay êr En oy, in flam ind tol cl : ; fie 4.\u201d lay se \u2019 if SU Si raitémen Uggéré:: eo % i JES I 5 f > 0% N oe % Bi Um ; + Aig & fp ; : f¢ fom a * ®, ++ w' 10%e LR) .s fl : : 8 ve # k : 9 > : *Marque déppsée -ou VW wet 9 @®» hy «® Cee \u2018 CRIE | : > Pag dace Sr (cdncŸatratiortréduite de 5 © taméih one ous Se me de 9 shépéoifiduoment in iqué PRdr appli net 1 bug t GELE ro, w >» Mos | | vec pansémeptogclusif poër un 7 a * ent d\u2019 greta.ainsi que Our recqu'rir à i res 05m À (O0) Frs » ee.lésions ête ar > dues.ll présente aussi à, ® 0s forme gig valérate NF).+ \u2018or 23 : >» vantage dun {faitement plus économiglie.oo È tions: Lestpréparätions, taPigue S To A ÿ POM et contfe- indications: Lès péépara- AE Ë STORERM- so#ft\u2018indiqué RO IRE | #qlls-CELESTOD M-V et CELESTGDERM-V/2 oN à dé toutes les dermatoSes allergiques gt we doivènt pas être employées en Présence de > f rgatoires répondant ala 2 théragie, » jüberculose, dë la peau, de varicétle, d\u2019herpès J.= 1 que psoriasis, eczéma atgp Foro ; \u2018Simplex et dè vaccings Éviter toute application 3 : a 1, tile, eczéma nummulaire, ei i wh ot ¥edans les yeux ou g¥region\u201d péri- Peu ro Les @* E .a\" ire, qeuro- dermiatife, inbrrig® dermatitq\u2019 > cogticostéroides étant absorbés ner 3 2 $ Pre SE dermatite *séborrhéifiue, degnatite, percutanée, À ne faut pas Écarter, dans te cas, © oO 4 atrice, derrñatite solaire, dermatite des + d'un traitement occtusif Rrslangé, la possifaifité ww 5 #,dyshidrose, lupus érythémateux dipeoide.de réactions métabgliues généralisgeB> = La la dermatite Mlergique ou de eontact, > Posologie?ABpliquer uhe légère couche deux 0° , © 7° S Ë ESTODERN-V es \u2018&xéellent 9 du trois fois par jour sur la.région affectée.B® ers : ! gement symptomatidye, rye, wl ® , 0° à! , ¥ © = n° 3 ' \u2018de près\u201d amples rensoignemogis, s \u2018agres£er Sschering Corporation Limited, a « 3 tthe et ® = IE e Claire 730, P.Q.ou consulter le Compëndium des produits et spécialités phétmaceutiquess ak Sgr dent +?.* = s ; I * e?, 2 .8 # 8 & 5 3 3e \u2018s #.» 28 # ?+ 2 & re LO ll Wa NE) NI Pour soulager la douleur moyenne à grave, (cardiaques, pulmonaires).L'apparition des techniques actuelles d\u2019anesthésie a profondément modifié cette situation.Non seulement des interventions dites impossibles ont été tentées avec succès mais des patients réputés inopérables jusqu\u2019alors ont été traités chirurgicalement avec une morbidité et une mortalité très raisonnables.Il est indiseutable que de nouveaux anesthésiques et de nouvelles drogues complémentaires de l\u2019anesthésie (les curares par exemple) ont été introduits, qui ont apporté une grosse amélioration au procédé en lui-même.Néanmoins, c\u2019est surtout la transformation de l\u2019esprit dans lequel doit se donner l\u2019anesthésie et les soins qui lui sont associés qui ont surtout changé la face des choses. \u2014 pr Thromboses | ams CAE A, E ed A 2 4 5 Lo CN oi BR 1s Jl S IQ IRC.[il] ir Attaquez et maintenez J une anticoagulothérapie Ww précise avec des comprimes 3 oe à 1mg ou à 4 Mo.fil pe Il [ie | I | for 4e y Sintrom® (nicoumalone) ot Renseignements complets sur demande Produits Pharmaceutiques Geigy Montreal 308, Qué.G elgy ER I lds sanitaiidigion Faire | I 2 IC ll | 0 ll spl i lA Yo Imi Sm Tse Bir Et JE, sé Se ives I GEE: In HE ills Sh Tang ili Jing A pd Aang \u201cIran $F ST Jing n° step \u201cRG 0g om Bi Hy Tay Hep Hs Angy ig lig ing \u2018 ing dyn fey \\\u2019 Uy Hg y sh su ; em bly ily \u201caux img ly iis 0 gg +4 #4 + Yon 4 gi ty) lL) f F - A.34 pe Dalmane | Agent hypnogène unique qui, d'aprés les oo mesures électro-objectives, garde et protège le sommeil naturel Depuis plus de vingt ans la recherche scientifique explore les phénomènes du sommeil et ses dérèglements et nombreux sont les médicaments mis au point afin de venir à bout de l\u2019insomnie.L'objectif a toujours été l'induction sûre d\u2019un sommeil aussi près que possible du sommeil naturel.Les laboratoires Roche ont maintenant mis au point un agent hypnotique, le Dalmane®, né d'expériences pharmacologiques poussées et d'épreuves cliniques rigoureuses, et qui, d'après les mesures électro- objectives, s\u2019est révélé efficace dans tous les types d'insomnie || étudiés.Le caractère unique du \u2018Dalmane' réside dans le fait que le sommeil qu'il induit est parfaitement naturel et sans aucun danger et qu'il ne présente aucune parenté avec les hypnotiques connus, barbituriques ou autres.Dans le but d'évaluer ses actions spécifiquement hypnogènes, le \u2018Dalmane' a été soumis à des analyses de laboratoire rigoureuses avec appréciation électro-objective.Ces techniques ont établi que les effets du \u2018Dalmane' dépassent ceux qu'on est en droit d'aitendre d'un bon hypnotique: endormissement plus rapide, moins de réveils nocturnes et prolongation de la durée du sommeil.En outre, on a pu constater que le \u2018Dalmane\u2019 ne force pas le sommeil mais l'induit en douceur; fait également ;| d'importance, l'activité onirique (sommeil avec mouvements oculaires rapides) est respectée, Mais la qualité fondamentale, la sécurité, est l'un des principaux atouts du \u2018Dalmane* qu\u2019il doit à sa parenté chimique avec le Librium* et le Valium** Roche.Lors des premières études cliniques détaillées!, le 'Dalmane* fut administré dans un schéma de 53 expériences à double insu à permutation croisée, conduites chez 2010 patients afin d'évaluer ses effets [sur le sommeil normal, I'insomnie, les fréquents réveils nocturnes et les [réveils précoces.Après compilation des données de toutes les études, la préférence accordée au \u2018Dalmane' en regard du placebo fut statistiquement significative.Par exemple, durant la première nuit d'essai, la préférence donnée au \u2018Dalmane' fut de 79% en moyenne avec une réduction du temps d'endormissement de 12 minutes.La durée du sommeil fut augmentée de 1.2 heures.La conclusion qui se dégage de cette étude est que le \u2018Dalmane* est un hypno-inducteur efficace, qui permet un sommeil naturel et qui est nettement préféré des patients.La grande sécurité du \u2018Dalmane' ressort du nombre réduit d'effets secondaires qui sont d\u2019ailleurs plutôt des manifestations de l'activité pharmacologique auxquelles on doit s'attendre après la prise d'un agent hypnotique actif.L'exactitude des expériences fut corroborée par les tracés électro- encéphalographiques et électro-oculographiques, enregistrés chez les patients.Chez quelques patients on a procédé à des enregistrements nocturnes continus pendant 510 minutes et d\u2019une longueur totale de 1500 pieds, permettant aux expérimentateurs de suivre de seconde en seconde l\u2019activité du cerveau et du corps depuis la prise du \u2018Dalmane' jusqu'au réveil.Des travaux cliniques approfondis, effectués dans des conditions variées ont confirmé les conclusions du laboratoire et il y a tout lieu de croire que le \u2018Dalmane' de par son effet favorable sur l'installation, la durée et la qualité du sommeil occupera une place de tout premier plan parmi les hypnogénes du moment.- Données en dossiers, Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal.Marque déposée du flurazépam Roche Marque déposée du chlordiazépoxyde Roche Marque déposée du diazépam Roche TTS = Laval médical Vol.42 - Oct.1971 Dalmane en bref: Indications Insomnies de tout genre, caractérisées par l'endormissement difficile, de fréquents réveils nocturnes et/ou des réveils précoces.Le 'Dalmane' peut être administré sans aucun inconvénient pendant une brève période ou comme traitement intermittent à des patients souffrant d'insomnie récurrente ou menant une vie déréglée; cependant, son innocuité et son efficacité lors de traitement prolongé n'ont pas encore été établies.Contre-indications Sensibilité connue au médicament.Faute de données cliniques, il est aussi déconseillé chez les personnes de moins de 15 ans.Mise en garde L'innocuité du \u2018Dalmane\u2019 chez les femmes enceintes ou pouvant le devenir n\u2019a pas encore été établie ; on devra alors mesurer les effets bénéfiques de ce médicament contre les dangers possibles pour la mère et l'enfant.Précautions Personnes âgées: il est recommandé de limiter la dose d\u2019attaque à 15 mg chez les personnes âgées et débiles afin d'éviter de l'hypersédation, des étourdissements et/ou de l'ataxie.Troubles émotifs: observer les précautions habituelles chez les patients fortement déprimés ou en phase de dépression latente, Des mesures de protection s'imposent chez les malades présentant des tendances suicidaires.Potentialisation de l'action médicamenteuse: il faudra agir avec une extrême prudence lors de l'administration simultanée d'autres hypnotiques ou agents ayant un effet dépresseur sur le SNC, étant donné que leur action pharmacologique peut potentialiser celle du \u2018Dalmane\u2019.Les patients doivent s'abstenir de consommer des boissons alcooliques ou de prendre d'autres agents dépresseurs du SNC, lors d'un traitement au '\u2018Dalmane\u2019.Assuétude physique et psychologique: bien que le \u2018Dalmane\u2019 ne semble pas conduire & une dépendance physique ou psychologique aux doses recommandées, on ignore encore son pouvoir d'assuétude.Le \u2018Dalmane\u2018 comme tout autre agent hypnogène doit être administré prudemment aux personnes prédisposées à l'accoutumance ou portées à accroître la posologie d'elles-mêmes.Mesures générales ; On devra mettre en garde les patients de redoubler de vigilance dans toute situation exigeant une parfaite acuité mentale ou des réflexes rapides, immédiatement après la prise du médicament.Si le 'Dalmane\u2019 est administré pour une période prolongée, il convieni de contrôler régulièrement la formule sanguine et les fonctions rénale et hépatique.Les précautions habituelles s'imposent chez les patients souffrant d\u2019insuffisance rénale ou hépatique.Effets secondaires Etourdissements, somnolence, sensations ébrieuses et ataxie.Ces réactions sont tout spécialement courantes chez les personnes âgées et débiles (voir mise en garde).On a aussi signalé des cas d'hypersédation, de léthargie et de désorientation qui sont probablement imputables à une intolérance ou un surdosage.Quelques cas isolés de céphalées, brûlures et dérangements d'estomac, nausées, vomissements, constipation, diarrhée, douleurs gastro-intestinales, nervosité, appréhension, irritabilité, faiblesse, palpitations, douleurs sternales et malaises génito- urinaires ont été relevés.À noter toutefois que lors d'études contrôlées ces effets se produisirent tout aussi souvent, voire plus souvent avec le placebo qu'après la prise du médicament.Ont aussi été signatés à l\u2019occasion: sueurs, bouffées de chaleur, troubles de la convergence, vision brouillée, évanouissements, hypotension, dyspnée, prurit, exanthème, sécheresse buccale, goût amer, sialorrhée, anorexie, euphorie, dépression, parler inarticulé, confusion, agitation, hallucinations, taux élevés de SGOT.de SGPT.de bilirubines totale et directe et de phospha- tase alcaline.Des réactions paradoxales telles que: énervement, stimulation et hyperactivité se sont manifestées de façon sporadique.Posologie et administration ; A Afin d'obtenir les effets bénéfiques optimaux, il importe d'établir une posologie individuelle.La posologie normale pour adultes est de 30 mg au coucher.Chez les personnes âgées et débiles, on recommande une dose d'aitaque de 15 mg jusqu'à l'établissement de la dose efficace.Présentation oo 'Dalmane\u2019 15: capsules à 15 mg (orange et ivoire), 100 et 1000.\u2018Datmane\u2019 30: capsules a 30 mg (rouge et ivoire), 100 et 1000.Monographie détaillée sur demande Hoffmann-La Roche Limitée, Montréal, P.Q. Perte de mémoire?Confusion?\u201c1 Claudication intermittente?Ces symptômes laissent prévoir une insuffisance vascula\u2019 Vous pouvez la soulager avec VASODILAN (isoxsuprine HCI) Vasodilan augmente par la vasodilatation la circulation cérébrale et périphérique du sang.Chez les patients atteints de maladie cérébro-vascu- laire, traités avec Vasodilan, on a constaté \u2018\u2018une amélioration marquée dans l'attitude, les habitudes de manger, l'apparénce personnelle, la vivacité, le vertige et la paralysie et la diminution du mal de téte .\"\"1 Des expériences cliniques étendues ont démontré que Vasodilan est efficace pour augmenter la circulation périphérique du sang et ne provoque aucun effet secondaire embarrassant.! POSOLOGIE: 20 mg t.i.d.ou g.i.d.pendant au moins 21 jours.Le dosage subséquent peut être réglé selon le cas.Utilisez la même posologie pour soulager les symptômes associés aux maladies vasculaires périphériques et cérébrales.FORMULE: Chaque comprimé blanc contient 10 mg et chaque comprimé bleu contient 20 mg de chlorhydrate d'isoxsuprine.EFFETS SECONDAIRES: Aucun effet secondaire significatif n\u2019a été constaté avec les doses orales recommandées.Des palpitations passagères et des étourdissements sont parfois constatés, mais peuvent être contrôlés par une réduction de la dose, si nécessaire.CONTRE-INDICATIONS: Vasodilan ne devra pas être administré immédiatement après un accouchement ou en présence de saignement artériel.PRÉCAUTIONS: En présence de tachycardie ou d'hypotension pré-existante, les injections de Vasodilan doivent être administrées avec plus de soin et le patient doit être surveillé de près.L'administration intraveineuse n\u2019est pas à recommander puisque l'incidence d'effets secondaires est augmentée.PRÉSENTATION: Comprimés de 20 mg, 50 et 250; comprimés de 10 mg, 100 et 500.Des renseignements complémentaires sont disponibles sur demande.Références: 1\u2014Clarkson, |.S.and LePere, D.M.: CLINICAL EXPERIENCE WITH ISOXSUPRINE, Angiology, 11: 190-192 (Juin 1960).Mead [ims 2 DU QUEBEC 5850 COTE DE LIESSE _ MONTRÉAL 307, QUÉBEC es Division de Bristol-Myers Canada Limited bac *Marque Déposée\u2014Détenteur Autorisé fd.ee lip \u201c Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 En effet, jusque-là l\u2019anesthésie était absolument empirique et en cours d\u2019anesthésie personne n°\u2019effectuait le moindre contrôle, ni respiratoire, ni cardiorespiratoire, ni métabolique, des patients anesthésiés.L\u2019anesthésie était non seulement inconfortable, mais elle était extrêmement dangereuse.À partir du moment où des médecins se sont intéressés au problème, de nombreux paramètres comme la pression artérielle, la fréquence cardiaque, le volume de la ventilation, le degré d\u2019oxygénation des patients anesthésiés ont été contrôlés à intervalles réguliers chez tous les opérés.On s\u2019aperçut ainsi que si de nombreuses perturbations apparaissaient, il était aussi possible de les pallier par des moyens parfois simples comme la mise en place d\u2019un tube trachéal pour éviter l\u2019obstruction des voies respiratoires supérieures, ou parfois beaucoup plus complexes comme la mise en application de respirateurs mécaniques en cas d\u2019insuffisance respiratoire, ce qui est fréquent.Cette nouvelle attitude conduisit rapidement à la situation assez paradoxale de constater que les malades sous anesthésie, et surtout sous la surveillance constante du médecin anesthésiste, étaient dans de bien meilleures conditions pendant l\u2019opération qu\u2019après celle-ci, au moment où, replacés dans leur lit, ils étaient abandonnés à leur propre système d'autorégulation, pour ne pas dire abandonnés à leur propre sort.De là, pour certains cas particulièrement graves, une tendance de plus en plus marquée à continuer dans la phase postopératoire une surveillance identique à celle de la période peropératoire et à poursuivre les thérapeutiques utilisées pendant l\u2019opération, Tel type d\u2019intervention chirurgicale qui s\u2019avérait grevée d\u2019une mortalité excessive en raison du «choe postopératoire » devenait réalisable dès l'instant où l'état cireulatoire était compensé pendant 48 ou 72 heures.Tel patient qui s\u2019avérait inopérable, en raison de son état pulmonaire déficient, était parfaitement opérable si son insuffisance ventilatoire était compensée pendant trois ou quatre Jours par une assistance respiratoire mécanique.La poursuite des techniques de contrôle et des traitements utilisés en anesthésie, pendant une phase postopératoire prolongée, avait fait naître la réanimation chirurgicale.Devant pareille situation, dans nombre d\u2019hôpitaux, on se servit, qui d\u2019une salle d\u2019opération, qui d\u2019une salle d\u2019anesthésie, pour traiter ces patients pendant plusieurs heures, voire pendant plusieurs jours.Seuls, en effet, ces locaux bénéficiaient de en L'ORGANISATION DU CENTRE DE RÉANIMATION 795 l\u2019équipement et du personnel ayant l'entraînement nécessaire pour administrer ce type de soins auxquels les locaux d\u2019hospitalisation traditionnelle ne sont pas adaptés.Bientôt cependant, devant l\u2019engorgement que cette situation nouvelle engendra dans les salles d\u2019opération et dans les salles d'anesthésie, une nouvelle formule devint indispensable et l'on créa les permanent care units, les intensive care units, les high care units, les centres de réanimation, les centres de soins intensifs.Ce sont des locaux d'hospitalisation transitoire, intermédiaires entre une salle d\u2019opération et une salle de séjour, où non seulement l\u2019équipement est adapté aux nécessités mais où le personnel, suffisamment qualifié, dispense des soins d'une façon permanente, sans l'interruption nocturne des services d\u2019hospitalisation traditionnelle.Devant l\u2019amélioration spectaculaire apportée ainsi aux opérés, il devint rapidement flagrant qu\u2019un progrès superposable pouvait être donné aux soins des blessés.Ce ne furent done plus seulement les patients au sortir des salles d\u2019opération qui bénéficièrent des soins de réanimation mais bien tous les grands blessés qui étaient directement amenés dans ces services spécialisés.Ultérieurement et très vite, du reste, ce ne furent plus seulement les patients chirurgicaux qui durent recevoir des soins de réanimation mais d\u2019autres malades comme les tétanos, les intoxiqués, les insuffisants respiratoires.Une nouvelle voie était ouverte à la thérapeutique, la réanimation sous sa forme actuelle était née et les anesthésistes avaient joué dans sa création un rôle que personne ne peut nier.Les moyens de contrôle, le monitoring, utilisés aujourd'hui en réanimation, sont ceux que les anesthésistes ont mis au point en salle d'opération ; les techniques employées pour le traitement des insuffisances respiratoires, des défaillances cardio-cireulatoires, sont celles que les anesthésistes ont pratiquées depuis des années au cours de leur travail en salle d\u2019opération.À.DISPOSITIONS ARCHITECTURALES D\u2019UN CENTRE DE RÉANIMATION Le problème ainsi posé, la question de la disposition architecturale d\u2019une unité de réanimation vient immédiatement à l\u2019esprit avec deux de ses incidences: la distribution des locaux et leur implantation dans l\u2019établissement hospitalier.p fi Bi T96 M.HANQUET La distribution des locaux fait encore à l\u2019heure actuelle l\u2019objet d\u2019études diverses et la plupart des plans, très séduisants, répondent tous au même impératif: assurer la surveillance la plus efficace, en réduisant le plus possible le personnel.Il existe des unités où les patients sont groupés dans une vaste salle où les lits sont séparés par des cloisons légères ; il existe aussi des unités cireulal- res, dont la première fut celle de l\u2019hôpital méthodiste de la Mayo Clinic; il existe enfin des unités constituées de chambres séparées, groupées autour d\u2019une loge de surveillance.À l\u2019hôpital universitaire de Liège, nous avons dû nous contenter d\u2019une solution beaucoup plus modeste (figure 1).Pour différentes raisons administratives, il ne nous était pas possible de construire un nouveau bâtiment et nous avons été obligés d\u2019utiliser les locaux dont nous disposions pour y organiser notre Centre de réanimation.Une vaste salle commune, identique à celles de certains vieux hôpitaux, a été transformée et aménagée en une unité de douze lits de réanimation.À titre documentaire, l\u2019Hôpital universitaire de Liège comptes 800 lits et le service de chirurgie dans lequel se trouve le Centre, 200 lits.Les douze lits de réanimation ont été répartis en huit isolements et une petite salle de quatre lits.Les huit isolements sont répartis en deux groupes REANIMATION BLOC OPERATOIRE RESERVE AN 12 RESERVE BUREAUX ANESTHESIE Figure 1 \u2014 Le Centre de réanimation de la Clinique chirurgicale de l\u2019Université de Liège.Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 de quatre, de part et d\u2019autre d\u2019un couloir qui se termine par la petite salle commune de quatre lits.Les isolements ont la particularité d\u2019être séparés les uns des autres par des cloisons rétractiles, de telle sorte qu\u2019en cas de nécessité deux isolements voisins peuvent être réunis en un vaste local où trouveront place les respirateurs, les appareils à hypothermie, certains appareils électroniques de contrôle ou de thérapeutique.C\u2019est une disposition très efficace qui permet non seulement de jouir de la surface nécessaire quand le besoin s\u2019en fait sentir, mais qui permet aussi, par les demi-ouvertures des cloisons, de constituer extemporanément de petites unités de surveillance autonomes de deux lits, par exemple, au moment où les patients qui s\u2019y trouvent n\u2019exigent plus la présence d\u2019une infirmière personnelle.C\u2019est un système qui nous a rendu les plus grands services, dont nous sommes très heureux de pouvoir disposer, bien qu\u2019il ne soit pas à l\u2019abri de toute critique.En effet ces cloisons, bien que suffisamment épaisses pour tamiser les bruits venant des chambres voisines, ne sont pas absolument étanches et laissent un risque d\u2019infection croisée qui n\u2019est pas négligeable, dans un service où des patients atteints d\u2019affections diverses sont hospitalisés.Pour reprendre une expression utilisée par certains auteurs français, nous avons quatre lits « chauds » et huit lits « tièdes ».La réception des urgences venant de l\u2019extérieur se fait, pour des raisons de facilité, dans la salle de quatre lits, où il est plus aisé de manipuler les brancards des ambulances et où se trouvent placés les chariots de réanimation d\u2019extrême urgence dont nous reparlerons plus loin.Dès que les patients passent au stade des soins intensifs, leur lit est roulé dans un isolement au fur et à mesure des disponibilités.En ce qui concerne les opérés, ils sont placés d\u2019emblée dans les isolements, le transport de la salle d\u2019opération à la salle de réanimation se faisant directement à l\u2019aide du lit qu\u2019ils occuperont, pour éviter tout transbordement inutile.Autre ehose est l\u2019implantation du centre de réanimation dans l\u2019établissement hospitalier.Autrement dit, quelles sont les relations que le centre de réanimation doit avoir avee le service de réception des urgences et avec le bloc opératoire ?Dans notre esprit, la solution dépend de l\u2019architecture générale de l\u2019hôpital et de l\u2019organisation des différents services.L'idéal consisterait, bien entendu, à implanter une unité de réanimation In fal oh Laval médical Vol.42 - Oct.1971 globale, à égale distance des services de chirurgie et de médecine interne.Souvent, surtout dans les hôpitaux pavillonnaires, la chose n\u2019est pas possible et dans ce cas il faut se résoudre à créer deux unités: une pour le service de chirurgie, l\u2019autre pour le service de médecine.C\u2019est ce qui nous est arrivé.Au début nous ne disposions que d'une seule unité de réanimation et elle était située au service de chirurgie.Progressivement néanmoins, les aspirations des uns (les internistes), la surcharge des autres (les anesthésistes) ont provoqué la création d\u2019une deuxième unité de réanimation au service de médecine; elle est surtout destinée aux traitements des urgences cardiaques et confiée aux cardiologues.Dans la mesure où cette question est résolue, le problème se pose alors de savoir où il faut placer le centre de réanimation chirurgicale, par rapport au point de triage des urgences d\u2019une part et par rapport aux salles d\u2019opération d'autre part.Tei les opinions divergent assez largement.Tout le monde semble bien d\u2019accord pour ne pas implanter le centre de réanimation dans le bloc opératoire.Le centre de réanimation est le siège d\u2019un va-et- vient extrêmement intense, il doit être relié au circuit d\u2019arrivée des médicaments, mais il doit être aussi relié au circuit cuisine et au circuit visiteurs : certains malades traités au centre de réanimation mangent, aussi paradoxale que la chose puisse paraître; de plus, l\u2019accès des parents des hospitalisés doit y être possible.Tous ces mouvements sont incompatibles avec l\u2019activité et la stérilité des salles d'opération, et l\u2019implantation d\u2019un centre de réanimation dans le bloc opératoire est un non- sens qui est presque réfuté partout à l'heure actuelle.Par contre, le centre de réanimation doit pouvoir jouer le rôle de salle de réveil pour certains cas particuliers et, de ce fait, il ne doit pas être trop éloigné des salles d'opération.À notre avis, le choix de la situation à réserver au centre de réanimation doit être en fonction de la clientèle probable de ce dernier.Si l\u2019hôpital reçoit très peu ou pas de traumatisés urgents (il existe des hôpitaux très spécialisés qui ne reçoivent pratiquement jamais de traumatisés urgents), il est évident que le centre de réanimation doit être le plus voisin possible du bloc opératoire.Dans le cas inverse, il ne doit cependant pas être immédiatement voisin du «système porte » et il doit alors se trouver à égale distance tant du point de réception des urgences que des salles d\u2019opéra- L'ORGANISATION DU CENTRE DE RÉANIMATION TOT tion, ne serait-ce que pour permettre aux réanima- teurs de passer rapidement d\u2019un secteur à un autre.Ceci est particulièrement valable pour les hôpitaux de moyenne importance où il est difficile ment possible de disposer d'une équipe de réanima- teurs pour le quartier opératoire et d'un autre groupe de réanimateurs pour le ceutre de réanimation.Ce cas est le nôtre à l'Hôpital universitaire de Liège où nous traitons un nombre assez égal d\u2019opérés et d'urgences extérieures et où les exigences de rendement exigent que les mêmes équipes médicales s\u2019occupent à la fois du centre de réanimation et des salles d\u2019opération.Notre Centre de réanimation est done placé dans l'aile d\u2019hospitalisation du bâtiment de chirurgie ; il se trouve au même étage que les salles d'opération dont il est séparé par un couloir d\u2019une vingtaine de mètres; il est en communication directe avee le service « porte » par un ascenseur joignant directement le point de réception des urgences.L\u2019arrivée des ambulances transportant les blessés graves nous est signalée par radiotéléphonie, au fur et à mesure de la progression du véhicule dans les rues de la ville, et il nous est ainsi possible de tenir libre la voie d\u2019accès au centre de réanimation et de connaître le type de blessé qui nous est adressé.Cette solution n'en est qu\u2019une parmi d\u2019autres et, à titre d'exemple, je citerai le système qui est prévu pour le nouvel hôpital universitaire qui va être construit.Là, sous l'influence des programmateurs principalement, existera un service de réanimation qui sera tout proche du «service porte» dont l\u2019usage sera presque exclusivement réservé a la réception des urgences graves, tant médicales que chirurgicales.Dans chacun des étages d\u2019hospitalisation, médicale, chirurgicale et neurochirurgicale, existera un service de soins intensifs qui assurera la poursuite du traitement commencé au service de réanimation.Dans ce cas, les soins urgents et les soins intensifs doivent-il être assurés par une même équipe ?Les soins urgents doivent-ils être assurés par une équipe de réanimateurs spécialement préparés en vue de l'urgence, les anesthésistes par exemple, et les soins intensifs doivent-ils être poursuivis par d\u2019autres équipes d\u2019internistes, de chirurgiens, de neurochirurgiens, selon le type de patients?C\u2019est là une question sur laquelle nous aurons l\u2019occasion de revenir plus loin mais qui pourrait ouvrir un débat très animé entre les différentes disciplines en cause.Bien qu\u2019anesthésiste moi-même, 798 et après l\u2019expérience acquise au cours de neuf années d'activité, je m\u2019interroge sur la meilleure solution à adopter et j'avoue qu\u2019il m'est difficile de prendre position sur ce point, car je reconnais qu\u2019il soulève plusieurs problèmes.B.ÉQUIPEMENT D\u2019UN CENTRE DE RÉANIMATION Le centre de réanimation aménagé du point de vue architectural, quel doit en être l\u2019équipement?Cet équipement doit satisfaire à deux exigences : la première est du type que j\u2019appellerais hospitalier, la seconde du type technique ou instrumental.1.L\u2019équipement hospitalier: Les lits utilisés dans un centre de réanimation Jouent un rôle très important et ils doivent répondre à un certain nombre d\u2019exigences: ils doivent être roulants, bien entendu ; ils doivent être pourvus de mécanismes permettant de les placer dans toutes les positions requises par un état d\u2019urgence : position de Trendelenbourg, position de Fowler; leur manipulation doit pouvoir être exercée au moyen de manivelles qui ne demandent aucune collaboration du patient et un minimum d\u2019effort pour le personnel ; ils doivent pouvoir disposer d\u2019un système de traction pour les membres en cas de fracture; ils doivent pouvoir être garnis de galeries évitant la chute d\u2019un patient agité; le niveau auquel les patients y sont installés doit être tel que la tête de lit ne gêne pas les manœuvres d\u2019endoscopie souvent nécessaires.Nous avons équipé notre service de lits Simmons qui répondent à un certain nombre de ces exigences, mais nous avons dû y apporter nous-mêmes quelques adaptations, car à l\u2019époque il n\u2019existait aucun lit qui satisfaisait entièrement nos désirs.Il existe actuellement dans le commerce des lits spécialement conçus pour la réanimation et quiconque étudie l\u2019équipement d\u2019une unité de réanimation doit se pencher attentivement sur ce problème, car la vie des malades peut dépendre d\u2019une question apparemment aussi banale.Chaque chambre doit en outre comprendre: une source d\u2019oxygène, une source d'air comprimé, un système d'aspiration et un point lumineux de grande intensité fixé sur un bras extensible.Ces différents appareils doivent être solidaires du mur, de façon à pouvoir en disposer instantanément à tout moment et en toutes circonstances ; nous avons absolument proserit les aspirateurs mo- M.HANQUET Laval médical Vol.42 \u2014- Oct.1971 biles qui ne se trouvent jamais à l\u2019endroit voulu, de même que les lampes roulantes où les cordelières donnent systématiquement des signes de défaillance au moment le plus inopportun.De même nous avons exigé et obtenu que chaque point d\u2019aspiration et chaque point de distribution d\u2019oxygène soient complètement équipés, dans chaque chambre et à chaque lit; il serait en effet absolument illusoire, dans pareil service, de disposer de douze prises d'oxygène et de quatre débimètres seulement, à installer extemporanément selon les nécessités ; il en va de même pour les appareils d\u2019aspiration qui sont prêts en permanence avee leur sonde d'aspiration placée.Nous avons attribué une telle importance à ce système d'aspiration que nous disposons d\u2019un équipement entièrement dédoublé, la panne du premier entraînant automatiquement la mise en route du second.Les sources de courant électrique doivent étre nombreuses et d\u2019une puissance suffisante ; nous avons ainsi pu obtenir dix prises de courant par lit et nous considérons que ce nombre est absolument nécessaire pour éviter l\u2019emploi de cordelières qui vont chercher, chez le voisin, le courant électrique nécessaire au fonctionnement des nombreux appareils qui sont employés.Un groupe électrogène est, bien entendu, indispensable.Nous utilisons largement l\u2019air comprimé; c\u2019est une source d\u2019énergie très commode dont les applications sont nombreuses pour certains respirateurs, pour les humidificateurs, les distributeurs d\u2019aérosols.Aucun autre meuble, hormis la petite table servant à fixer nos feuilles de contrôle, n\u2019encombre la pièce ; il n\u2019aurait aucune utilité et gênerait les mouvements du personnel.2.Le matériel technique: Vient alors le problème du matériel technique.Ce matériel comporte l\u2019équipement pour soins urgents et l\u2019équipement pour soins intensifs.L'équipement pour soins urgents exige une préparation minutieuse et un inventaire extrêmement fréquent ; plus que tout autre il doit être disponible à tout moment, sans la moindre défaillance et sans le moindre défaut.Cet équipement pour soins urgents comporte tout ce qui est nécessaire pour compenser une insuffisance respiratoire ou une insuffisance cardio- cireulatoire. Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 T1 existe probablement différentes façons de répartir ce matériel mais, en ce qui nous concerne, nous avons utilisé la solution suivante: nous avons réparti les soins urgents en trois groupes: la réanimation respiratoire, la réanimation cireulatoire et la réanimation cardiaque.Ceci décidé, nous avons réuni sur trois chariots extrêmement mobiles tout ce qui était indispensable à chacun de ces groupes de réanimation.Sur le chariot respiratoire se trouve tout ce qui peut être nécessaire pour faire respirer un patient en détresse respiratoire: laryngoscope, tubes trachéaux divers, canules, ouvre-bouche, pince de Ma- gill, ainsi qu\u2019un respirateur Ambu.Nous préférons, pour l'urgence extrême, ce petit respirateur manuel à des respirateurs portatifs automatiques dont la bonbonne est toujours vide au moment le plus inopportun.Nous avons toujours eu, grâce à cet Ambu, le temps nécessaire à préparer l\u2019un de nos respirateurs.Engstroem et nous n\u2019avons jamais eu qu\u2019à nous féliciter d\u2019avoir agi ainsi.Si, pour la réanimation d\u2019urgence, il faut tout ce qui peut être utile dans le temps le plus court, il ne faut pas, par contre verser dans l\u2019excès inverse et accumuler un matériel trop complexe qui est finalement une cause de confusion.Pour la réanimation cireulatoire, nous avons sur un deuxième chariot tout ce qui est nécessaire pour une perfusion intraveineuse rapide.À côté d\u2019une boîte à dénudation se trouvent les substituts de plasma, les trousses adéquates, les aiguilles, les seringues, de même que les médicaments les plus courants : corticoïdes, calcium, isopropylnoradréna- line ; le tout est absolument standardisé.Pour la réanimation cardiaque, nous avons enfin sur un troisième chariot un défibrillateur externe- interne dont les électrodes sont toujours prêtes.De même nous disposons d\u2019un stimulateur électro- systolique, un pacemuker artificiel, pouvant fone- tionner soit par voie externe, soit par voie interne.La stimulation du myocarde par voie externe, que ce soit par électrodes placées sur la peau ou que ce soit par électrodes implantées dans la musculature du thorax, ne nous a pas apporté des résultats très encourageants ; l\u2019intensité et le voltage du courant nécessaire à provoquer une stimulation du myocarde doit en effet vaincre la résistance du thorax qui est élevée ; ce courant provoque alors des réactions parfois très douloureuses et entraîne une contraction particulièrement gênante des muscles de la paroi thoracique.Dans ces conditions, il faut alors pratiquer une curarisation du patient, associée à L'ORGANISATION DU CENTRE DE RÉANIMATION 799 une anesthésie générale légère mais, même dans ces conditions, la réponse du myocarde n\u2019est pas toujours favorable.La meilleure solution consiste soit à introduire une sonde de Chardak par voie endo- veineuse sous contrôle endoscopique, soit, ce qui est beaucoup mieux et beaucoup plus rapide, introduire une sonde de stimulation flottante qui est suffisamment souple pour se laisser entraîner par le courant veineux et qui se glisse dans le ventricule droit.Enfin, pour le massage cardiaque externe, nous utilisons une pompe manuelle très simple dont l\u2019efficacité est très grande et qui nous a déjà rendu de très grands services, Un appareil de mesure du débit cardiaque est, bien entendu, nécessaire.À côté de ce matériel d'urgence se situe alors toute une longue liste d'instruments et d\u2019appareils nécessaires aux soins intensifs.I] serait fastidieux de les énumérer ; les respirateurs y occupent, bien entendu, une place prépondérante : ils y voisinent avec les matelas à hypothermie, les tentes à humidification, ete.Nous avons choisi comme respirateur les appareils d\u2019Engstroem que nous continuons à préférer à tous autres, autant pour leur solidité que pour la courbe respiratoire qu\u2019ils fournissent; nous avons ainsi pour nos douze lits sept respirateurs Engstroem qui totalisent pour neuf années d\u2019activité près de 200 000 heures de fonctionnement.Néanmoins, pour les cas de nécessité, nous avons en plus trois petits respirateurs Celog qui sont des appareils respiratoires à volume constant et qui, sans avoir les qualités des respirateurs Engstroem, peuvent assurer un contrôle respiratoire très satisfaisant pendant plusieurs heures.Un point qui doit être souligné quant à tout ce matériel est son caractère d\u2019absolue indépendance vis-à-vis du matériel, tant du bloc opératoire que des autres salles d\u2019hospitalisation.Le centre de réanimation doit posséder son matériel propre, il doit fonctionner de façon absolument autonome, 1l ne doit avoir recours à aucun autre service, et cette condition nous paraît essentielle à la mission qu\u2019il doit remplir.Même s\u2019il exige un investissement financier important, celui-ci n\u2019est certainement pas perdu au vu des résultats obtenus.Vient alors le problème d\u2019un équipement qui a fait couler beaucoup d\u2019encre et qui est loin d\u2019avoir trouvé sa solution : la télésurveillance électronique, le monitoring.Dans l\u2019esprit de plusieurs, une unité de réanimation ne vaut qu\u2019en fonction du monitoring qu\u2019elle 800 M.HANQUET possède et ce momitoring doit être autant que possible centralisé dans une chambre de contrôle général qui doit ressembler, si faire se peut, à celle que la presse nous montre chaque jour à l\u2019occasion du lancement de chaque fusée d\u2019astronautique.Au départ, nous avons été comme beaucoup d\u2019autres séduits par ces systèmes qui mesurent automatiquement le pouls, la température, la pression artérielle, la pression veineuse et autres paramètres.Nous espérions qu\u2019ils nous économiseraient du temps, de même qu\u2019ils nous permettraient d\u2019effectuer un nombre plus grand de mesures horaires.La réalité fut assez différente car, après avoir essayé les systèmes de moniioring les plus divers, nous dûmes constater que plusieurs de ces appareils qui sont très stables pendant la durée moyenne d\u2019une opération chirurgicale donnent des signes de lassitude quand ils doivent fonctionner douze, vingt- quatre, quarante-huit heures, ou même plus, de façon continue et les résultats obtenus deviennent alors absolument fantaisistes.Les alarmes, par exemple, fonctionnent souvent à tout propos et malheureusement aussi hors de propos, désorganisant en un temps très court un service qui avait parfaitement fonctionné jusque là.Pour ce qui est des appareils de mesure de la pression artérielle, par gonflage itératif de la manchette brachiale, ils exigent une immobilité complète du patient, faute de quoi les chiffres obtenus sont entachés de graves erreurs.Or les patients hospitalisés en réanimation sont rarement immobiles, qu\u2019ils soient conscients ou non.De ce fait, nous ne pouvons que faire nôtre le texte d\u2019une cireulaire publiée en 1965 par le Ministère français de la santé publique et qui dit textuellement: « L'existence de postes de monitoring est souhaitable sans être indispensable.Dans l\u2019état actuel des connaissances et des techniques, ces installations requièrent d\u2019une part une surveillance étroite en vue de détecter une défaillance éventuelle et d\u2019autre part un entretien par des mécaniciens électroniciens.» Enfin, les paramètres enregistrables par ces appareils de télésurveillance électronique ne constituent qu\u2019une petite partie des observations qui nous sont indispensables et ne dispensent pas d\u2019une surveillance humaine permanente et rigoureuse.Dans l\u2019état actuel des choses, seuls les thermomètres et les cardiotachymètres électriques associés aux électrocardioscopes nous semblent utilisables mais dans l\u2019avenir, même si nous pouvons disposer d\u2019autres instruments, comme les appareils de pression artérielle par exemple, nous serons toujours Laval médicai Vol, 42 \u2014 Oct.1971 opposé au poste de contrôle central, car nous croyons que pour un centre de réanimation, seuls des appareils ou des groupes d\u2019appareils placés au lit de chaque patient sont utilisables.Le nombre et le type des mesures que nous avons à effectuer sont en effet trop grands et trop variés pour que nous puissions les remplacer par un seul contrôle mécanisé.Notre surveillance électronique ne fournira jamais qu\u2019une partie des renseignements que nous jugeons indispensables et, dans ce cas, c\u2019est au lit même du malade et non pas à distance que ces renseignements devront être fournis.J\u2019ai déjà souvent discuté ce problème de télésurveillance électronique et mes conclusions m'ont parfois fait apparaître comme un conservateur attardé, hostile à toute modernisation des pratiques hospitalières traditionnelles.Croyez bien qu\u2019il n\u2019en est rien, mais j'ai une conception particulière en ce qui concerne le monitoring.ll ne m'intéresse pas d\u2019avoir à ma disposition des appareils qui sonnent et qui s\u2019allument, pour le simple plaisir de remplacer l'intervention humaine par des instruments, si perfectionnés soient-ils.Ce que j\u2019exige du monitoring c\u2019est une aide réellement efficace qui n\u2019entraîne aucune perturbation, qui accélère et facilite réellement le travail et cela, à l\u2019une ou l\u2019autre exception près, aucun appareil n\u2019est encore parvenu à le faire.Dans notre Centre de réanimation nous avons équipé chaque lit d\u2019un thermomètre, d\u2019un cardio- tachymètre et d\u2019un électrocardioscope, mais ces appareils ne constituent qu\u2019une aide accessoire au contrôle humain que nous exigeons de notre personnel infirmier.Et, à ce titre, il est peut-être intéressant de signaler comment s\u2019effectue le contrôle des malades qui sont hospitalisés dans notre Centre de réanimation.a) Pendant les quatre premiers jours: Sont mesurés toutes les heures : le pouls, la température, la pression artérielle, la pression veineuse, la diurèse, la cadence des perfusions et transfusions, les pertes par les drainages, le volume respiratoire fourni par le respirateur mécanique.Sont mesurés deux à trois fois par jour: 1'urée, l\u2019hémoglobine, les protéines sériques, les électrolytes (sodium, potassium, chlore, calcium), 1\u2019équilibre acido-basique.Est mesurée une fois par jour: l\u2019élimination urinaire du sodium, du potassium, du chlore et de l\u2019urée, ait bf If dr lt Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 b) A partir du cinquième jour: Toutes les mesures sont effectuées toutes les trois heures et les constantes chimiques du sang sont dosées une fois par jour.c) Cus particuliers: Pour des cas particuliers, comme les traumatisés crâniens, sont de plus notés toutes les heures: l\u2019état de conscience, le diamètre pupillaire, l\u2019apparition éventuelle de convulsions.Pour les diabétiques: la glycémie, la glycosurie et l\u2019élimination des corps cétoniques sont recherchées toutes les trois heures.Tous les résultats sont consignés sur des fiches dont certaines sont journalières et d\u2019autres hebdomadaires.Sur une première fiche sont consignées les mesures de pouls, température, pression veineuse, pression artérielle.Sur une deuxième fiche sont consignées la diure- se horaire, la cadence des perfusions et transfusions, les pertes par les drainages.Ces derniéres mesures sont totalisées au fur et à mesure de leur relevé, de façon à n\u2019avoir jamais à prendre en considération que le dernier chiffre, sans avoir à refaire pour chaque patient et pour chaque mesure un fastidieux calcul.Sur une troisième fiche se trouvent résumés les différents éléments constitutifs de l\u2019équilibre hydrique.Sur une quatrième fiche, enfin, sont consignés les différents résultats d\u2019examens de laboratoire.Ces quatre fiches, dont deux sont journalières, l\u2019autre hebdomadaire et la dernière mensuelle, sont fixées sur la tablette supérieure d\u2019un chariot qui se trouve placé au pied de chaque lit.3.Le laboratoire: Avant d\u2019en finir avec ce chapitre des contrôles, je voudrais ajouter un mot sur le laboratoire.De nombreux auteurs préconisent l\u2019incorporation dans le service de réanimation d\u2019un petit laboratoire indépendant, destiné à fournir rapidement quelques analyses parmi les plus courantes.C\u2019est évidemment là un problème qui est soumis aux contingences locales, mais c\u2019est une façon de voir que nous ne partageons pas.Ou bien le laboratoire inclus dans l\u2019unité de réanimation est suffisant pour faire face à toutes les demandes d\u2019examen qui lui sont adressées et il exige l\u2019immobilisation d\u2019un personnel considéra- L'ORGANISATION DU CENTRE DE RÉANIMATION 801 ble, impossible à amortir, de même que la disposition permanente de techniciens hautement qualifiés qui risquent de perdre beaucoup de temps; ou bien le laboratoire inclus dans l\u2019unité ne répond pas à ces critères et il est incapable de satisfaire les exigences que requiert le type de patients d\u2019un centre de réanimation.Pour ces différentes raisons, nous avons adopté une politique différente et nous avons passé des accords avec le laboratoire central d\u2019analyses médicales de l'hôpital, qui dispose d\u2019un service de garde permanent, et qui nous permet d'obtenir à tout moment, dans les délais très courts et par priorité, les examens les plus particuliers, en utilisant le matériel le plus adéquat.Cette solution plus économique nous garantit les résultats les meilleurs.Pour répondre à l\u2019objection très réelle de l\u2019éloignement du laboratoire central d\u2019analyses, nous utilisons un système de téléscripteur qui nous permet d'obtenir les résultats des différents examens dans les délais les plus brefs.C.LE PERSONNEL Nous en arrivons ainsi à un chapitre extrêmement important et presque capital pour un centre de réanimation, celui du personnel : personnel infirmier et personnel médical.Nous avons basé l\u2019ossature principale de notre Centre de réanimation sur l\u2019importance numérique et sur la compétence de notre personnel infirmier.Nous considérons que l\u2019efficacité de pareille unité est essentiellement fonction de l\u2019organisation et du rendement de travail de ce personnel soignant, travail particulièrement lourd, physiquement et moralement.De nombreux chiffres ont été avancés à ce sujet dans la littérature récente qu\u2019il nous est presque impossible de confirmer ou d\u2019infirmer; la seule donnée que nous puissions apporter est celle du nombre de personnes nécessaires au fonctionnement de notre propre unité.Nous disposons d\u2019une équipe de 34 infirmières soignantes dans notre Centre de réanimation.Ce chiffre se répartit de la façon suivante: une infirmière-chef qui est une religieuse, 13 infirmières diplômées et 20 gardes-malades diplômées.L'équipe est répartie en groupes de travail d\u2019environ huit personnes qui assurent la permanence des soins aux douze patients du centre, tant les vingt-quatre heures d\u2019une journée que les dimanches et jours de fête. 802 M.HANQUET La sélection et l\u2019entraînement de ce personnel constituent un travail extrêmement préoceupant pour celui qui a la responsabilité de l\u2019organisation de pareille unité.Objectivement c\u2019est surtout au cours de la première année que gît la difficulté majeure, car alors la formation de tout le personnel est à réaliser en même temps.Aucun des agents ne connaît exactement ce qui va lui être demandé, il ignore presque tout des appareils qu\u2019il va avoir à manipuler, il ne sait pas construire un graphique ni dresser un bilan et il a peu d\u2019expérience personnelle des grands chocs et des malades en détresse respiratoire dont il va avoir la responsabilité.Il faut donc patiemment apprendre, reprendre et corriger, parfois dans les plus petits détails, les gestes à exécuter.Il faut souvent encourager et savoir supporter et faire supporter des échecs, car dans une pareille unité la mortalité est forcément plus élevée que partout ailleurs.De ce fait survient parfois une période de dépression collective qui s\u2019empare de tout le personnel.Pour soulager la rigueur du travail imposé à ces Infirmières, nous avons pensé un moment établir un roulement entre les infirmières de réanimation et les infirmières de salle, de telle sorte qu\u2019après une période de travail lourd aurait pu succéder une période de travail plus léger.Nous avons dû renoncer à ce système pour différentes raisons : d\u2019une part, il exigeait la mise au courant d\u2019un très grand nombre de personnes et l\u2019utilisation d\u2019infirmières moins bien entraînées et, d\u2019autre part, la période de travail en dehors de l\u2019unité faisait perdre une partie de l\u2019entraînement acquis, parfois au prix de beaucoup d'efforts.En pratique donc, nos infirmières travaillant au Centre de réanimation constituent un groupe particulier d\u2019infirmières spécialistes, pour lesquelles la rotation n\u2019existe pas.Est-ce dire que nous n\u2019avons à subir aucun mouvement de personnel?Certainement pas.Plusieurs infirmières ou gardes-malades ne peuvent en effet supporter le régime qui leur est imposé et elles nous quittent pour un travail moins lourd ; néanmoins, après neuf ans nous employons encore 30 pour cent de notre effectif initial.Vient alors le problème crucial de l\u2019équipe médicale.Chacun semble bien d\u2019accord pour reconnaître que les médecins appelés à donner des soins dans une pareille unité doivent appartenir à différentes disciplines, tant médicales que chirurgicales, mais Laval médical Vol, 42 \u2014 Oct.1971 personne ne semble d\u2019accord, tout au moins dans les pays de langue française, sur la discipline à laquelle doit appartenir le directeur du centre de réanimation.Pour les internistes c\u2019est un interniste, pour les chirurgiens c\u2019est un chirurgien, pour les anesthésistes c\u2019est un anesthésiste.En Suède, le problème à été résolu par des dispositions légales et seuls les anesthésistes peuvent être directeurs d\u2019unité de réanimation.Bien qu\u2019anesthésiste nous-même, il nous est difficile de prendre position dans ce qui est devenu un différend, car nous croyons qu\u2019outre le problème de discipline de base interviennent d\u2019autres facteurs qu\u2019il est impossible de codifier et nous avons été très séduits par ce que disait à ce sujet l\u2019anesthésiste Peter Safar au cours du Workshop on intensive care unit tenu au Walter Reed Army Institute of Research à Washington en 1964.Parlant non pas du directeur mais du coordonnateur de ces unités, c\u2019est un terme sur lequel nous aurons l\u2019occasion de revenir, il disait: « Bien que dans la plupart des hôpitaux ce rôle soit tenu avec le plus de compétence par l\u2019anesthésiste, ce mandat doit être confié à celui qui manifeste le plus d\u2019intérêt, a le plus de qualification et consacre le plus de temps à ce service, compte non tenu de la spécialisation académique à laquelle il appartient.» À notre avis, la solution est contenue dans cette sage déclaration ; Je connais des hôpitaux où l\u2019anesthésiste est tellement harcelé par le travail de salle d\u2019opération qu\u2019il lui est impossible de s\u2019ocecuper aussi de la réanimation; je connais, par contre, d\u2019autres services où la qualification de l\u2019anesthésiste est insuffisante pour ce travail; je connais enfin d\u2019autres services où tant le chirurgien que l\u2019interniste ont d\u2019autres préoceupations que la réanimation ; ils sont, je n\u2019hésite pas à la dire, incompétents pour diriger pareil service.Mais il s\u2019agit là de contingences locales qu\u2019il est difficile de codifier et que seul le conseil médical de l\u2019hôpital peut trancher.Et le texte du Ministère francais de la santé publique relatif à l\u2019organisation des unités de réanimation me paraît extrêmement pertinent, qui déclare : « Je précise que les services d\u2019urgence devront être placés sous l\u2019autorité d\u2019un chef de service responsable.Celui-ci pourra être un chirurgien, un médecin, un anesthésiste-réanimateur.Je souligne que le chef de service désigné devra exercer une direction et une surveillance directes, effectives et quotidiennes du service.Les fonctions plein Se ny, # aoa Sa ar SN NN aera se 3 HR a | a 1 q s iE 3 I VICHY CELESTINS A ns ; Eau minérale alcaline naturelle AW & i 6 ie ii I; & It IS S ES il NCE fl Méfiez-vous des substitutions Prescrivez CELESTINS = Ji La seule véritable eau de JUS rR Pinces posent trs Ie Vichy vendue au Canada val i y fat importée directement SS de l\u2019établissement DAC REALE ALCALINE HATO 1 \\ thermal de Vichy, NS ANCE : REN TE-DEUX ON + SUERNA lis 7 France.(là À VICH ua $ =, nN: S il oe \\ \\ 4 165 | .SN I 5 Ç.WN per « - S ire \u2026 NL N S = S , je ls Q que S W A ed 3 S Ÿ (ol ait à il N \\ pelt a a OR le A = Cd he NS qu I RS EA RS CNN a WN N RE sl à à NS qu = £7 proéf \u2014 fol ps Laval medical Vol.42 - Oct.1971 37 (8) Tandéaril* Geigy Traitement symptomatique des entorses SUBVENTION FÉDÉRALE À contusions \u2019 : RIAL DE TERRE-NEUVE , _ lensions L'UNIVERSITE MEMO lésions musculaires luxations Le Ministère de la santé nationale et du bien-être fractures social vient d\u2019approuver l\u2019oetroi d\u2019une subvention de $1 350 000 à l\u2019université Memorial de Terre- Neuve, à même les fonds de la Caisse d'aide à la Posologie médical santé.Ce montant défraiera en partie le coût des Dose d'attaque: 400 à 600 mg (4 à 6 études de planification et d\u2019aménagement, vue de dragées) par jour, répartie en plu- la création d\u2019un nouvel hôpital général à Terre- sieurs prises, durant 2 à 3 jours.Neuve et de l\u2019École de médecine de l\u2019université Dose d'entretien: la plus petite do- ! Memorial à Saint-Jean.se efficace possible, soit, habituel- A lement100a300mg (1a 3dragées), Les installations permanentes du centre médical mais pas plus de 400 mg (4 dra- et du nouvel hôpital pourront accueillir 262 étu- gées), par jour, en plusieurs prises.1 diants du niveau universitaire et 95 candidats a Traitement chirurgical | des études postuniversitaires.Les étudiants utili- 400 à 600 mg (4 à 6 dragées) a i nt les salles de cours, les laboratoires, la biblio- repartir en plusieurs prises, durant Sen 0 .2 les 24 heures qui précèdent l\u2019opé- | thèque et les salles d\u2019étude qui sont situés dans des ration: 300 à 400 mg (3 ou 4 dra- ! édifices temporaires.gées) par jour, en plusieurs prises, Un total de $1,991,025 a déjà été versé au Centre Ponte à partir du moment OU IA et à ses installations connexes, au titre de la Caisse médication orale est permise.\u2018 d\u2019aide à la santé.Réactions secondaires Les réactions graves sont rares.Il peut parfois se produire des trou- | bles gastriques (réduits au mini- i mum par la prise de Tandéaril avec SUBVENTION FEDERALE A UN du lait, ou aux repas), une rétention CENTRE HOSPITALIER DE modérée de sodium et d'eau, ou de LA SASKATCHEWAN légères éruptions cutanées.Précautions d\u2019emploi Faire des numérations globulaires Le Ministère de la santé nationale et du bien-être complètes avant le traitement et à social vient d\u2019autoriser l\u2019octroi d\u2019une subvention intervalles réguliers par la suite.Le de $7 875 027 à même les fonds de la Caisse d\u2019aide malade doit signaler immédiate- à la santé, afin de permettre la construction du ment: accès de fièvre, mal de gorge, lésions buccales, méléna, ganglions douloureux.Contre-indications Le Centre est affilié à l\u2019Université de Saskat- Allergie médicamenteuse, ulcère chewan et sera le principal établissement - d\u2019ensei- gastrique, diverticulite ou dyscra- : sie sanguine.Atteinte cardio-vascu- gnement et de recherche de la partie sud de la laire, hépatique ou rénale grave, ou Centre hospitalier du sud de la Saskatchewan à Régina (Saskatchewan).province, pour les professions médicales et para- hypertension.Oedème clinique.médicales, I] sera également le pivot d\u2019un pro- Présentation gramme coordonné de soins complets qui sera assu- Tandéaril: (monohydrate de la 1- ré aux résidents du sud de la Saskatchewan.phényl-2-(p-hydroxyphényl)-3, 5- dioxo-4-n-butylpyrazolidine); dra- La construction du Centre devrait être terminée gées brun clair, à 100 mo.en septembre 1972.Le nombre d\u2019étudiants en médecine qui pourront s\u2019inscrire chaque année sera Renseignements complets porté à T5 d\u2019ici 1975, grâce aux installations d\u2019en- sur demande.seignement et de recherche supplémentaires dont disposera le Centre.Produits Pharmaceutiques Geigy Montréal 308, Qué.G-2155F-69 û 38 Laval médical Vol.42 - Oct.1971 Nn) Lo S SS s 0 ot \\ a , , AN © Q S RD Wh A > Se = À .sn N WN .= NN NN , 2 .2 oe NL .S .a NN = © AN N \\\\ « a AN = L \u20ac N Ni ss N = % je MN WN \\ NS S, Ÿ = WW = = NS N AN a à La aN « , , , S SE A WW .ê NS \u201c $ NH = ee Re \\ ~~ S green 4 r \u2014 ™ re WN rT YN .NS AN aN S 5 EN NS nu me Ne BN pte pu tng EN nu Bu) ss = p ¢ S La N WN i Nd ES mont + se se NE NS nf = 2D © 2 ri .S 0D NN ° , Nn ; S ~ x = = 3 S S S ee ï NN NN N Sa = NN SD NN SS TE 9 xX He N > N [I kt g S .Nn A SA NE A & = S oN = 5 SN a Se = à SS No ex SX NS Re nN = a S MEN AN: A - iN a = A OX 8 WN NX 2 DN EN al .= a Le \u2014 = = 3 accélère le retour de M on la fonction normale diminue la douleur et le gonflement gh 39 GEIGY gic! ; (ri Dalacin C Indications: Le Dalacin C est indiqué pour traiter les infections causées par des microbes qui sont sensibles à son action, notamment les streptocoques, les pneumocoques et les staphylocoques.Avec cet antibiotique, comme avec tous les autres, il faut étudier la sensibilité in vitro.Posologie et mode d'administration - Adultes: Infections bénignes et modérément graves: 150 mg (une capsule) toutes les six heures.Infections graves: 300 mg (deux capsules) ou plus, toutes les six heures.Entanis (âgés de plus d'un mois): Infections courantes: 5 mg/ Ib./jour, à répartir en trois ou quatre doses égales./nfections graves: 8 ma/ Ib./jour ou plus, si l'état clinique l\u2019exige, à répartir en trois ou quatre doses égales.Les aliments n'altérant que très peu l'absorption du Dalacin C, le médicament peut donc être pris avec les repas.Note: En présence d'infections à streptocoque 8-hémolytique, poursuivre le traitement pendant au moins 10 jours, afin de réduire le risque d'apparition subséquente de fièvre rhumatismale ou de glomérulonéphrite.Précautions: Tolérance généralement bonne.Réactions secondaires inhérentes à l\u2019antibiothérapie soit, malaises abdominaux, selles molles ou diarrhée, nausées et vomissements.Quelques cas de neutropénie (leucopénie) temporaire ou d'anomalies des épreuves de la fonction hépatique ont été signalés.De légères réactions d'hypersensibilité (éruption cutanée et urticaire) ont été notées en de rares Cas.Employer avec prudence chez les personnes ayant des antécédents d'asthme ou d'autres allergies.Comme avec tout autre antibiotique, il importe de procéder périodiquement à des épreuves de la fonction hépatique et à des hémogrammes, durant des cures prolongées.Ne pas administrer le Dalacin C aux nouveau-nés ni aux malades ayant déjà eu des réactions de sensibilité à la lincomycine.La sécurité du médicament au cours de la grossesse n'a pas été établie.Présentation Adultes \u2014 Capsules à 150 mg.Chaque capsule renferme ie chlorhydrate hydraté de clindamycine correspondant à 150 mg de clindamycine base.Disponibles en flacons de 16 et de 100.Enfants \u2014 Capsules pédiatriques à 75 mg.Chaque capsule renferme le chlorhydrate hydraté de clindamycine correspondant à 75 mg de clindamycine base.Disponibles en flacons de 16 et de 100.Une documentation détaillée est envoyée sur demande.Upjohn 7° MARQUE DÉPOSÉE: DE DALACIR CF 61452 LES à LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/ DON MILLS.ONTARIO 41° CONGRES de l'Association des Médecins de langue française du Canada 13 au 16 octobre 1971 Chateau Frontenac, Québec \u2014 SÉANCE INAUGURALE, le mercredi 13 octobre 1971, à 20h.Tous sont invités.ASSEMBLÉE ANNUELLE DE TOUS LES MEMBRES le vendredi, 15 octobre 1971 à 16 h 30.Présentation du prix des expositions scientifiques Rapport du président sur les activités de l\u2019année Rapport financier Élection du Conseil général Période de discussion PROGRAMME SCIENTIFIQUE ET SOCIAL DU CONGRES : Six symposiums Quarante communications libres Quarante-deux « Entretiens du petit déjeuner » Expositions scientifiques Expositions techniques et pharmaceutiques Service d'électrocardiographie Clinique de beauté pour les dames Déjeuners \u2014 Dégustations \u2014 Dîner Gala de clôture Laval médical Vol.42 - Oct.1971 (i th ol i Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 temps sont, bien entendu, pour un tel chef de service très hautement désirables et la présence de praticiens plein temps, dans un établissement, doit conférer à ceux-ci une priorité pour l'affectation du service en cause».Ce sont ces contingences qui ont conduit le Ministère de la santé publique suédois à choisir l\u2019anesthésiste comme directeur des services de réanimation.L\u2019anesthésiste est en général à plein temps, il n\u2019a pas d\u2019autres lits que eeux du service de réanimation qui lui sont confiés ; il est done seul capable d\u2019effectuer une surveillance directe, effective et quotidienne du service.Néanmoins, il s\u2019agit là d\u2019un problème local qui ne peut être résolu que par les praticiens qui auront à faire appel au service de réanimation.Plus que dans tout autre, il y a là un problème hautement psychologique, un problème de confiance, et si par exemple la direction du service de réanimation était confiée à un praticien qui ne réunirait pas tous les suffrages, son fonctionnement serait voué à l\u2019échec: peu de malades seraient envoyés à ce service de réanimation.Au Centre de réanimation chirurgical de l\u2019hôpital de Bavière, à l\u2019université de Liège, le rôle de coordonnateur a été confié au professeur d\u2019anesthésiologie ; c\u2019est lui qui organise le travail, surveille l\u2019évolution de tous les malades placés sous sa responsabilité et assure la standardisation de tous les procédés et traitements mis en œuvre.De cette façon, la synchronisation de tous les gestes diagnostiques et thérapeutiques est assurée par une seule personne qui vit en permanence dans l\u2019unité mais, ce qui est très important, le malade hospitalisé au centre de réanimation n\u2019est nullement soustrait à l\u2019équipe qui en a demandé l\u2019hospitalisation.Au contraire, les différents membres de cette équipe sont invités à suivre et à diseuter le traitement de leur patient de la façon la plus étroite possible.La seule chose qui leur est imposée est de ne pas donner d\u2019instructions directes au personnel soignant et de toujours transmettre leurs instructions par l\u2019intermédiaire du coordonnateur qui est ainsi au courant de tout ce qui se passe et qui peut discuter chaque point particulier du traitement.Ce système peut paraître exagérément compliqué, il ne l\u2019est cependant pas dans la réalité mais il exige du coordonnateur un travail considérable et des heures de prestation très longues.Du point de vue pratique, trois tours de salle systématiques sont effectués par jour : le matin tôt, avant la mise en route du programme opératoire, (9) L'ORGANISATION DU CENTRE DE RÉANIMATION 803 à midi et à 17 heures.À ces trois tours de salle s\u2019ajoutent les nombreuses visites exigées par tel ou tel patient grave, de même que les discussions avec les membres des autres disciplines qui ont demandé l\u2019hospitalisation de leur patient.Certains de ceux- ci viennent très régulièrement, d\u2019autres nous font totalement confiance et n\u2019apparaissent jamais si nous-même ne les mandons pas.C\u2019est évidemment un gros sureroît de travail qui s\u2019ajoute aux prestations de salles d\u2019opération.D.MALADES HOSPITALISÉS AU CENTRE DE RÉANIMATION Les patients exigeant des soins intensifs varient d\u2019une institution hospitalière à l\u2019autre.C\u2019est pourquoi nous avons eru opportun de limiter notre exposé à l\u2019étude de la statistique du Centre de réanimation de la Clinique chirurgicale de l\u2019Hôpital universitaire de Liège.Du 1°\" janvier 1962 au 1°\" janvier 1970, 6 296 patients ont été hospitalisés; les durées d\u2019hospitalisation ont varié de quelques heures à 65 Jours avec une moyenne par patient de quatre jours environ.Ces chiffres donnent une occupation journalière permanente se situant entre sept et huit lits pour une unité de douze lits.L\u2019occupation des lits d\u2019une unité de soins intensifs est en effet très variable; elle est fonction non pas du nombre de patients de l\u2019hôpital mais de la gravité des cas qui y sont traités et c\u2019est là un caractère imprévisible quand on hospitalise au centre de réanimation non seulement des malades graves mais également des opérés et des urgences traumatiques.Le tableau I montre la répartition globale des cas hospitalisés pendant une période de huit ans.Parmi les 6 296 patients figurent : \u2014 2 241 blessés qui ne sont, bien entendu, pas tous les blessés reçus à la garde mais uniquement ceux TABLEAU 1 Patients hospitalisés au Centre de réunimation de l\u2019Hôpital universitaire de Liège du 1\u2018 janvier 1962 au 31 décembre 1969 Blessés Opérés Cas divers \u2026 RE WN jit Rr 804 M.HANQUET Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 TApLEAU II Patients hospitalisés annuellement au Centre de réanimation de l'Hôpital universitaire de Liège depuis 1692 jusqu\u2019à 1969 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Blessés 163 305 331 298 310 296 296 242 Opérés 214 407 470 390 400 408 540 511 Divers .94 126 81 101 38 92 59 124 Toran.471 838 882 789 748 796 895 877 gui ont exigé des soins de réanimation, en raison de 1\u2019état de détresse cardio-circulatoire ou respiratoire dans lequel ils se trouvaient; \u2014 3 340 opérés; \u2014 715 cas divers.Dans ce relevé, le nombre des opérés est dominant: il représente plus de 50 pour cent des patients hospitalisés au Centre de réanimation et, comme le montre le tableau IT, s: la proportion annuelle des différents groupes varie d\u2019année en année, cette variation est relativement faible avee un chiffre annuel d\u2019environ 800 patients, à l\u2019exception de la première année (1962) où il n\u2019était que de 471 patients.L'examen de ce tableau II reflète assez bien l\u2019activité du Centre de réanimation de la Clinique chirurgicale.L'examen du tableau II! montre le détail des traumatismes majeurs encourus par les blessés, chez lesquels les lésions cranio-célébrales dominent; parmi les 1 003 traumatisés cranio-cérébraux, une assistance respiratoire fut nécessaire chez 301 d\u2019entre eux, soit dans 30 pour cent des cas.TapLEAU III Blessés hospitalisés du 1° janvier 1962 au 31 décembre 1969 Crâne et cerveau 0e enr ec enr 1003 Membres =.nee ria rer rer a re er aerer rene rene 528 Thorax LL eee cena en naar ee eee 292 Abdomen eee acer re ee eea rer re eee nee 151 Bassin ee aéré area eee res are 132 Colonne vertébrale .73 Divers (blessés par arme à feu, ete.) \u2026\u2026\u2026\u2026.62 ToTAL 2 241 Les opérés, soit 3 340 patients, représentent 55,60 pour cent du chiffre global d\u2019hospitalisés; le tableau IV en donne la répartition.Comme pour les blessés, ce ne sont, bien entendu, pas tous les opérés de la Clinique chirurgicale (qui totalise plus de 32 000 interventions pour la période étudiée) mais uniquement ceux qui nécessitaient des soins de réanimation.Parmi ceux-ci, 547 ont nécessité une assistance respiratoire artificielle, notamment 366 cas de chirurgie abdominale, mais il faut noter que la région liégeoise, région minière, comporte un assez grand nombre d\u2019anthracosilicotiques qui explique ce chiffre élevé.Dans le tableau V sont groupés 715 cas divers parmi lesquels figurent 196 brûlés et 145 intoxiqués.Les accidents cardiaques, au nombre de 134, sont des patients amenés en arrêt cardiaque qui ont nécessité un massage cardiaque, avec ou sans défibrillation, et pour lesquels une récupération totale a pu être obtenue chez quatorze d\u2019entre eux; tous ces derniers sont des patients qui avaient déjà subi TaBLeAU IV Opérés hospitalisés du 1°\" janvier 1962 au 31 décembre 1969 Abdomen (cavité péritonéale, rétropéritoine, A0TEe LL.) cases eee cannes eee 1523 COUT eee 447 Poumons Lie eee eee rene era asser ra cernes 522 Membres (os, tissus mous, vaisseaux) .\u2026\u2026\u2026\u2026 286 Cou (goître) ue eeeers casa ene ecran cena enee 313 Médiastin (œsophage, aorte) 164 Cerveau ee en ere 64 Colonne vertébrale cer ierren secs rerancne 21 4 07 V0 PES EEE 3 340 fil = f B fir lg fy Leg Hy fry cal 191 M Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 un massage cardiaque au cours de leur transport en ambulance ou qui avaient fait leur arrêt cardiaque au moment de leur arrivée à l'hôpital.Les autres, arrivés trop tardivement, n\u2019ont pas survéeu ou ont récupéré des battements cardiaques spontanés mais sont restés décérébrés.Les pulmonaires chroniques en décompensation sont soit des anthra- cosilicotiques, des emphysémateux ou des asthmatiques en crise grave qui ont nécessité une assistance respiratoire artificielle prolongée.Les tétanos sont au nombre de 34 et 30 d\u2019entre eux ont été guéris.Les cas divers, pendus, noyés, électrocutés, ont eu des fortunes diverses.Le tableau VI donne le détail des soins de réanimation : 1366 patients ont dû recevoir une assistance respiratoire artificielle prolongée au respirateur Engstroem ; ils représentent plus de 21 pour cent des patients hospitalisés au Centre de réanimation.Seuls 320 patients ont été trachéotomisés, car nous utilisons très largement l\u2019intubation oro ou naso-trachéale prolongée.Le nombre de massages cardiaques externes est de 239; ce chiffre est plus élevé que celui des accidents cardiaques repris au tableau V; cette différence est due au fait que TaBLEAU V Cas divers hospitalisés du I janvier 1962 au 31 décembre 1969 Bralés 196 Intoxications diverses (CO, barbituriques) \u2026\u2026 145 Accidents cardiaques nine 134 Pulmonaires chroniques en décompensation \u2026 52 Tétanos eee ee rien ee ire ra 34 Divers (pendus, noyés, électrocutés) 154 TOTAL 715 TasLEAU VI Soins de réanimation, du 1°\u201d janvier 1962 au 31 décembre 1969 Ventilation artificielle prolongée (respirateur Engstroem) eee ae 1366 Trachéotomies S 320 oo 239 Entrainement électrosystoliques (pacemaker) 107 Défibrillations externes 00000 55 Hypothermies générales 149 Oxygénothérapie hyperbare 100 Reins artificiels : 85 \u2014 blessés \u2014 brûlés 3 \u2014 opérés 19 L\u2019ORGANISATION DU CENTRE DE RÉANIMATION 805 TaBLEAU VII Patients traités sous respirateur d\u2019Engstroem, du 1° janvier 1962 au 31 décembre 1969 BLESSES : 621 Thorax .194 Crâne _ 301 Grands chocs 126 Opérés : 547 Abdomen 366 69 60 52 CAS DIVERS : 198 Intoxications 79 Pulmonaires chroniques 52 Tétanos 17 Épileptiques 7 Arrêts cardiaques 43 certains traumatisés ayant nécessité un massage cardiaque externe sont repris au tableau III alors que les 134 cas signalés au tableau V se rapportent uniquement à des patients venant de l\u2019extérieur en arrêt cardiaque.Le nombre de patients soumis à l\u2019oxygénothérapie hyperbare est de 100 alors que notre statistique globale est de 430, mais tous les patients soumis à l\u2019oxygénothérapie hyperbare ne sont pas nécessairement hospitalisés au Centre de réanimation.Le tableau VIT montre la répartition des patients qui ont exigé une assistance respiratoire artificielle ; tous ont été traités au respirateur Engstroem.On note, parmi les 621 blessés, 194 traumatisés du thorax qui sont des cas de volet thoracique mobile, pour lesquels aucun traitement chirurgical n\u2019est institué, à l\u2019exception de la ventilation artificielle prolongée.Cent vingt-six grands malades en état de choc ont été ventilés artificiellement, car nous croyons que dans le choc il est souvent nécessaire d'associer la respiration par pression positive alternative à l\u2019oxygénothérapie simple.CONCLUSIONS Les unités de réanimation constituent à l\u2019heure actuelle une nécessité qui répond au nombre croissant d\u2019accidents de la route très graves, à la complexité toujours plus grande des opérations chirurgicales et à l\u2019application plus récente de la réanimation à des cas jadis jugés inopérables. 806 Ces unités, nécessairement polyvalentes et qui sont le résultat de la mise en commun de techniques propres à différentes disciplines, ont largement bénéficié de l\u2019application des procédés de réanimation développés au cours de ces dernières années par l\u2019anesthésiologie.L\u2019anesthésiologiste y a sa place et il occupe, du reste, la fonction de coordonnateur dans nombre d\u2019entre elles.M.HANQUET Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 Ces unités de soins intensifs constituent une charge financière importante qui aggrave la gestion des hôpitaux, mais elles ont largement contribué à sauver la vie de nombreux patients auxquels les services d\u2019hospitalisation classique n\u2019auraient pas permis de donner les soins requis.Elles sont un résultat tangible de l\u2019adaptation des techniques hospitalières aux plus récents progrès de la médecine.IL Feat lt pu ht ae \u201cii, | pe Pa min \u201ceu \u201cif iin mi dem Da np we tid hy Hu neg un CE ==, te gy me) du lin aly ity lr yy ligt.bmi L\u2019ENTREVUE PSYCHIATRIQUE Essentiellement, l\u2019entrevue psychiatrique est la rencontre de deux personnes, l\u2019une volontairement disponible et professionnellement éclairée sur les différentes variables du comportement humain, l\u2019autre idéalement recherchant son aide, sans contrainte, dans la solution de problèmes de relation intrapersonnelle et interpersonnelle.Pour son évaluation clinique du comportement humain motivé, actuel et rapporté, le professionnel dispose en entrevue de deux sources d\u2019information de modalité différente mais de portée complémentaire, soit l\u2019observation et la communication (1).Ainsi, en fournissant accès aux comportements intérieur et extérieur de la personne, l\u2019entrevue psychiatrique permet la reconnaissance et l\u2019appréciation des phénomènes d\u2019ordre psychique, l\u2019élaboration d\u2019hypothèses dites psychodynamiques sur l\u2019interrelation et la contribution relative de facteurs variés dans la genèse des désordres d\u2019adaptation psychologique et, partant, la programmation d\u2019une entreprise psychothérapeutique spécifiquement indiquée.En science, l\u2019homme s\u2019ingénie à mesurer la matière pour la mieux maîtriser ; en entrevue psychiatrique, par contre, il cherche à comprendre un semblable différent, irréductiblement matière et esprit, mesurable sous un aspeet et non mesurable sous l\u2019autre, afin d\u2019obtenir son importante, indispensable collaboration (1).Des conditions mêmes de cette expérience existentielle découlent, entre autres, les corollaires suivants, à savoir que: 1.Les qualités, dispositions, attitudes et gestes, réactions des personnes impliquées ainsi que les facteurs circonstanciels de l\u2019entrevue influent sur la rencontre.2.Il existe des conduites idéales du côté du professionnel, des motivations et potentiels divers suivant le patient, enfin des conditions plus ou moins favorables à une entrevue.Enseignement médical permanent Jacques DUFOUR, Chef du département d\u2019épileptologie, Hôtel-Dieu du Sacré-Coeur de Jésus, Québec.3.La relation interpersonnelle, objet-cible d'investigation et de traitement, est nécessairement un outil d'investigation et un véhicule de traitement.4.Il est des phénomènes humains par nature, hermétiques à la mesure, atteignables que par la seule intuition, pré-requis à toute rencontre authentique et, par conséquent, déterminants dans l\u2019appréhension du mesurable.5.Chaque entrevue est une expérience nouvelle, un autre véeu partagé, une aventure humaine inef- facable, non répétable, rapportable cependant, utilisable immédiatement ou subséquemment, avec coefficient thérapeutique variable mais toujours présent.6.Les besoins, potentiels et limites de la personne qui consulte, plutôt que l\u2019irraisonnable fidélité à un système de référence, déterminent le mode et le degré de participation du professionnel.Approchons-nous à l'instant de cette mystérieuse, merveilleuse situation où l\u2019homme « rencontre » l\u2019homme; observons, regardons, écoutons.Soyons plutôt nous-même ce professionnel.Quel rôle doit- il jouer?Comment doit-il le jouer?Avant tout, il lui faut être humain, accessible, attentif, compréhensif, éclairé et éclairant, conscient de lui- même comme de l\u2019autre, en meilleur contrôle personnel possible, libéré vis-à-vis de lui-même et de l\u2019autre pour pouvoir mieux le saisir et moins l\u2019utiliser.Il n\u2019est pas derrière ou en face de l\u2019autre personne, il est avec elle.Son rôle est de féconder cette rencontre pour qu\u2019elle devienne authentique, pour qu\u2019elle devienne illuminante, pour qu\u2019elle devienne « communion ».Que dit le patient, que ne peut-il dire, que voudrait- il dire?Que ressent-il?Qu'est-ce qui a contribué et contribue encore au fait qu\u2019il perçoit, ressent, réagit comme il l\u2019a fait et comme il le fait encore aujourd\u2019hui?Évidemment, à mesure que se déroulent le passé et le présent du patient, que ce dernier parle, se RS Bi 8! Jat Ba! 808 Jacques DUFOUR tait, bouge, s\u2019arrête, le professionnel lui aussi à des échos, lui aussi pense; tantôt 1l intervient, tantôt il se retire, toujours suivant le mode et le besoin de l'instant.Tous deux vivent, palpitent, partagent un moment de leur existence dans une relation adroitement dessinée et soutenue de professionnelle intimité, relation engendrant la confiance, permettant au « caché » de se découvrir et au « découvert » de se présenter plus clairement, moins déguisé, relation entraînant un respect réciproque, permettant au malade d\u2019accepter d\u2019être aidé tout en entretenant un désir d\u2019autonomie, autonomie compatible à une existence avec d\u2019autres, autonomie profitable à soi et à l\u2019autre, idéal légitime, mais pas toujours accessible, de tout traitement en psychiatrie.Fort et riche de ses connaissances de la psycho- dynamique, de la psychopathologie et surtout de son expérience personnelle de 1\u2019humain, respectant jalousement le malade pour ne pas le sacrifier a ses propres théories et systémes chéris, le professionnel s\u2019efforcera de reconnaître et de peser les faits, les agencera, édifiera des hypothèses causales réalistement utilisables, hypothèses vérifiables, renouvelables.En effet, ayant observé, écouté le malade, le professionnel a pu se faire une idée, sur la participation relative au problème, de facteurs tels que l\u2019hérédité, les influences interpersonnelles, Luval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 l'intégrité organique, les déviations perceptuelles et réactionnelles du sujet.Si un traitement lui semble souhaitable, le professionnel saura le présenter au malade de façon réalisable, avec but et plan bien définis, dans un contexte de mutuelle responsabilité; si un traitement, au contraire, lui semble non justifié ou encore nuisible, le professionnel veillera prudemment à sauvegarder chez le malade son espoir dans la vie et son sentiment de valeur personnelle, même s\u2019il ne lui accorde pas l\u2019aide recherchée.Dans certains cas plus difficiles et plus complexes, le professionnel n\u2019hésitera pas à recourir aux disciplines connexes et aux examens de laboratoire appropriés.Parce que son objet est spécifiquement l\u2019humain, l\u2019entrevue psychiatrique tient à la fois de l\u2019art et de la science sans cependant pouvoir s\u2019y réduire.Elle à ses maladroits et ses virtuoses, ses superficiels et ses rigoureux, ses tièdes et ses fanatiques.L'homme ne devient réellement lui-même qu\u2019une fois libéré de lui-même.L\u2019entrevue psychiatrique visant ultimement à cette libération ne peut idéalement y parvenir sans être dirigée par un homme libre.BIBLIOGRAPHIE 1.Boss, M., Psychoanalysis and daseinanalysis, Basic Books, New York, 1963.2.Rabo, S., Psychoanalysis of behavior.Grune and Strat- ton, New York, 1956.un Tnt m ré le pr à ps {gil iy fil ti de i \u201cren re pr itl, \u201cand ll vy yl iy A Bie ly pi Hy \u201cty \u201ceh Sal Te] Mif Ug ie ei * le lag \u201cee | L yg 1 fe Iy Île I ie de fir Ka, mt oy fly.ergy ii bg, IS yg.ifs 4 Ul i | defan-F St Sle Éamtiq Me que Sat | pet ide in ho 4 } | LA RELATION MÉDECIN-MALADE : LA PSYCHOTHÉRAPIE Toute la pratique de la médecine se fait à travers une relation qui s\u2019établit entre le médecin et son malade.Cette relation évolue selon la personnalité des personnes impliquées.Généralement le malade est passif ; il est examiné, diagnostiqué et traité : il reçoit.Le médecin est perçu comme un personnage magique, omniscient.Ce mode de relation satisfait certains besoins, tels les besoins de dépendance ou de régression.Parfois cette relation est tellement satisfaisante pour un malade qu\u2019elle l\u2019amène à rechercher avidement la consultation médicale.Qui n\u2019a pas connu de ces individus qui vont de médecin en médecin ou de clinique externe en clinique externe faire renouveler leur panoplie médicamenteuse.Mais si ce mode de relation est tant recherché, c\u2019est qu\u2019il satisfait des besoins dont on pourrait retrouver l\u2019origine dans l'histoire de chacun.Ils ont trouvé eux-mêmes leur traitement et, au delà des médicaments, c\u2019est ce type de relation vécue qui, même si elle n\u2019est pas verbalisée, les soutient, leur permet de se maintenir à un certain niveau d\u2019adaptation.La psychothérapie La pratique de la médecine devient psychothérapie lorsque cette pratique est centrée sur le développement d\u2019une relation et l\u2019étude de cette relation.La psychothérapie peut être définie comme l\u2019ensemble des moyens psychologiques par lesquels nous agissons sur le psychisme du malade dans le but de l\u2019aider à prendre conscience de ses conflits affectifs ou, au contraire, à mieux refouler ces mêmes conflits (1).Types de psychothérapie 11 existe plusieurs classifications des psychothérapies.Certaines utilisent comme base la durée du traitement : psychothérapies à court terme, moyen terme, long terme.Il est plus avantageux de les 1.Psychiatre, Service de psychiatrie, Centre hospitalier de l\u2019université Laval, Québec.Guy POMERLEAU, M.D.! décrire selon le mode d'action recherchée.C'est ainsi que les psychothérapies peuvent être divisées en deux formes: les psychothérapies d\u2019insight et les psychothérapies de soutien.1.LA PSYCHOTHÉRAPIE D\u2019INSIGHT La psychothérapie d'insight vise à amener à la conscience et à analyser les conflits refoulés, conflits qui ont provoqué les symptômes pour lesquels le malade consulte.Les symptômes représentent ici un essal pour résoudre le conflit et le maintenir inconscient.ll est le résultat d\u2019une défense contre l'anxiété engendrée par ce conflit.Le malade se présente avec ses symptômes, anxiété, crainte, peur, sentiments de tristesse: expressions symptomatiques et souvent somatiques de situations conflictuelles.Il s'adresse au médecin en termes de douleurs, de souffrances, de troubles physiques.La première démarche du médecin après avoir éliminé les troubles d\u2019ordre organique est de décoder ce langage et de le traduire en termes de conflits.Dans la psychothérapie d\u2019insaght, l'outil diagnostique et thérapeutique du médecin est l\u2019étude de la relation que le malade établit avec lui.En terme technique, on parle de transfert.Il s'agit d\u2019un véritable déplacement sur le médecin des sentiments et des conflits véeus avec les personnages importants qui ont jalonné l\u2019histoire du malade.C\u2019est l\u2019étude systématique de ces sentiments en tant que revéeus qui permettront le travail thérapeutique.Le médecin deviendra un objet de tendresse, de protection, de crainte ou de haine, selon les tendances propres à chacun.Ces sentiments font partie de façon inconsciente de la vie de tous les jours du malade.En établissant une relation intensive avec son médecin, il revivra ces sentiments qui ont jusqu\u2019à maintenant été retenus en raison des dangers qu\u2019ils représentent pour l\u2019individu et l'anxiété qu\u2019ils provoquent.L'analyse de cette relation, c\u2019est tout le travail thérapeutique de la psychothérapie d\u2019insight. 810 Guy POMERLEAU Implications de la psychothérapie d\u2019insight Du côté technique, il faut envisager des séances régulières de 45 minutes d\u2019une à trois fois par semaine.Il s\u2019agit généralement de traitements d\u2019assez longue durée pouvant évoluer entre six mois, un an et même trois ans.On demande au malade une attitude active qui consiste à se raconter sans chercher à cacher quoi que ce soit et à exprimer librement ce qui lui vient à l\u2019esprit.a) Pour le malade Chez le malade, en plus des sentiments transférentiels décrits plus haut, il faut s\u2019attendre à des résistances; ce sont là des moyens que le malade élabore pour contrer le travail thérapeutique.Elles s\u2019expriment en dépit de la bonne motivation consciente au traitement.Car même si le malade cherche à se débarrasser de ses symptômes, il n\u2019en demeure pas moins que ces symptômes le protègent contre l\u2019éveil de ses conflits et de l\u2019anxiété.De plus, la maladie elle-même entraîne certains bénéfices et certaines satisfactions.Une autre source de résistance est la crainte du changement et de l\u2019abandon des modes d\u2019adaptation antérieurs (2).L\u2019indication de cette forme de psychothérapie ne se pose pas nécessairement en fonction d\u2019un diagnostic.Ce qu\u2019il faut évaluer c\u2019est l\u2019individu qui cherche une aide.Quelle est sa motivation ?Est-il capable de tolérer les frustrations inhérentes à la situation thérapeutique: passivité du thérapeute, attitude neutre plutôt que de soutien?Est- il capable de verbaliser assez facilement et a-t-il certaines capacités d\u2019introspection?Les bénéfices secondaires de sa maladie sont-ils trop importants?Il serait inutile d\u2019entreprendre un traitement à long terme si la maladie en a entraîné de trop grands : c\u2019est le cas d\u2019un pensionné en fonetion des troubles qu\u2019il présente.Le malade doit avoir certal- nes satisfactions dans la vie en dépit de sa maladie, qu\u2019elles soient familiales, sociales ou professionnelles.Si le bilan est trop négatif, il faut alors s\u2019abstenir.Tout ceci signifie que la psychothérapie d\u2019insight ne s\u2019adresse pas à tous les malades mais plutôt à une minorité parmi ceux qui consultent pour des problèmes psychiatriques.Peuvent être traités par cette méthode, si l\u2019évaluation du sujet le permet, toutes les formes de névrose, les dépressions, les difficultés et les inhibitions interpersonnelles.Certains sujets psychosomatiques ou prépsychotiques en bénéficient.Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 b) Pour le thérapeute Du côté du thérapeute, la psychothérapie d\u2019insight a aussi ses exigences.Elle implique une attitude apparemment passive du médecin, une neutralité, une position d\u2019écoute.Le médecin demande à son malade de se raconter, de dire ce qui lui vient à l\u2019esprit sans chercher à en filtrer le contenu.Au cours du développement de ce type de relation, le médecin en viendra lui aussi a éprouver des sentiments face à son client.En face d\u2019un être qui peut vivre aussi intensément, le médecin se trouve confronté avec ses propres réactions.Aux attitudes spécifiques du malade correspondent des contre- attitudes spécifiques au thérapeute.Il peut répondre par une attitude surproteetrice, hostile ou de rejet plus ou moins camouflé.Le médecin doit pouvoir analyser ses sentiments de façon à ce qu\u2019ils ne viennent pas contaminer la relation.Pour ces raisons, la psychothérapie d\u2019insight implique un travail long et intensif.Elle exige une grande disponibilité de la part du médecin et aussi une formation clinique.On ne peut s\u2019y aventurer sans une certaine forme de supervision.Dans certains milieux, des groupes de médecins généralistes se réunissent régulièrement avec un thérapeute expérimenté afin de discuter de cas pris à long terme.Il s\u2019agirait sûrement là d\u2019une formule heureuse pour notre milieu.Les principaux dangers de la psychothérapie d\u2019insight sont: la possibilité d\u2019exacerbation des symptômes et de régression face à l\u2019anxiété soulevée au cours de la thérapie.Les passages à l\u2019acte tels que la tentative de suicide sont aussi des façons pour le malade de se défendre contre le travail thérapeutique.Finalement, la thérapie peut devenir interminable en raison de la personnalité du sujet et de ses besoins névrotiques trop facilement comblés par la situation thérapeutique.Entre cette forme de psychothérapie et la thérapie de soutien dont nous parlerons maintenant, il existe tout un éventail.I] ne faudra pas voir, entre ces deux formes, de cloison étanche mais plutôt deux pôles entre lesquels oscille toute psychothérapie (2).9.La psychothérapie de soutien Alors que la psychothérapie d\u2019insight cherche, à travers la relation thérapeutique, à découvrir les conflits en analysant et en démasquant les défenses cu ! ify ly ie Ee gr Wg den; D li is Meng, ! Wit, 10s gy Il dite q 1% fy Lt attiud ls a Delt sé Se ay elie di sa gi ner AU ét qe Péri» thera qui à be.ill lr: sloflémy.hit i aide We LE 3 des fae » Je rar > peut dé ult! p faciles pl Ja if at Ini ps var ee 16 que pa | Laval médical Vol.42 - Oct.1971 re \u2014_\u2014 CHOLÉRÉTIQUE + HYPOCHOLESTÉROLÉMIANT SOTTARTEY (10) Mobilise les graisses de surcharge Augmente la tolérance humorale aux lipides.Hépatite - Stéatoses - Cirrhoses Athérosclérose - Hypercholestérolémie Obésité - Diabète : Diathèse rhumatismale ADULTES : 6 à 12 dragées par jour ENFANTS : 1 à 6 dragées par jour Cures de 15 jours par mois Boîte de 60 - 360 - 1000 Dragées Distributeurs exclusifs au Canada : ST Inc! \u2014 \u2014 \u2014 SUBVENTION FÉDÉRALE À L\u2019HÔPITAL GÉNÉRAL CHALEUR Le gouvernement fédéral vient d'accorder une subvention de $201 691 à l\u2019Hôpital général Chaleur, à Bathurst, N.-B, dans le cadre du programme de la Caisse d\u2019aide à la santé.Cette subvention défraiera en partie les coûts de construction et d\u2019achat d\u2019un nouvel équipement, en vue de l\u2019agrandissement de l\u2019hôpital.Des locaux plus vastes faciliteront la formation du personnel paramédical, tels les techniciens de laboratoire, les techniciens en radiologie, les infirmières, les étudiantes-infirmières et les aides-infirmières.SUBVENTION FÉDÉRALE POUR LA JEUNESSE ERRANTE Le gouvernement vient d\u2019octroyer un montant de $37 767 au Service de santé de Vancouver, dans le cadre de son programme de subventions fédérales à l'hygiène.Les argents serviront à financer un service de soins complets pour les jeunes nomades de passage dans cette ville.L\u2019honorable Ron Basford, ministre de la Consommation et des Corporations et député de Vancouver- Centre, a annoncé la nouvelle au nom de l\u2019honorable John Munro, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.Le projet nécessitera la présence d\u2019un médecin et de trois travailleurs sanitaires qui dirigeront un centre de soins préventifs et de traitement pour les jeunes nomades de passage dans la région de NEO-SYNALAR Indications Néo-Synalar est recommandé dans le traitement des maladies de la peau compliquées par des infections bactériennes.Posologie Appliquer une petite quantité sur la lésion 2 ou 3 fois par jour.Contre-indications Lésions tuberculeuses ou fongiques et la plupart des lésions virales de la peau (y compris herpès simplex, vaccine et varicelle) \u2014 chez les personnes qui présentent une hypersensibilité à l\u2019un des composants.Ne pas utiliser pour les yeux.Précautions Dans le cas d\u2019une idiosyncrasie ou autres réactions indésirables, discontinuer le traitement avec cet agent et prendre des mesures appropriées.Les stéroïdes topiques ne doivent pas être utilisés largement chez les femmes enceintes soit en grande quantité, soit pour des périodes de temps prolongées.Si l'infection locale se prolonge, ou en présence d\u2019infection systémique, il faut envisager un traitement systémique approprié.L\u2019emploi prolongé de Néo- Synalar peut provoquer une prolifération d'organismes non-sensibles.Disponibilité Néo-Synalar contient 0.025% d\u2019acétonide de fluocino- lone (Synalar) avec 0.35% de néomycine (base).Une crème évanescente, lavable à l\u2019eau.Tubes de 15 et 45 g.SYNAFORM Indications Synaform est indiqué dans le traitement des maladies de la peau compliquées par des infections bactériennes et/ou fongiques.Posologie Appliquer une petite quantité sur la lésion 2 ou 3 fois par jour.Contre-indications Lésions tuberculeuses et la plupart des lésions virales de la peau (y compris herpès simplex, vaccine et varicelle) \u2014 chez les personnes qui présentent une hypersensibilité à l\u2019un des composants.Ne pas utiliser pour les yeux.Précautions Dans le cas d\u2019une idiosyncrasie ou autres réactions indésirables, discontinuer le traitement avec cet agent et prendre des mesures appropriées.Les stéroïdes topiques ne-doivent pas être utilisés largement chez les femmes enceintes soit en grande quantité, soit pour des périodes de temps prolongées.Disponibilité Régulier Synaform contient 0.025% d\u2019acétonide de fluocino- lone (Synalar) avec 3.0% d\u2019iodochlorhy- droxyquin.Tubes de 15 et 45 g.Doux Synaform contient 0.01% d\u2019acétonide de fluocino- lone (Synalar) avec 3.0% d\u2019iodochlorhy- droxyquin.Tubes de 20 et 60 g.Crème Synaform est principalement utile pour les lésions humides ou suintantes.Onguent Synaform est spécialement utile pour les lésions sèches.\u2014 \u2014vt> \u2014 Vancouver.4 Syntex Lid., 8255 Mountain Sights Ave., a Montreal 308, Que.| Laval médical 42 Vol.42 - Oct.1971 i b ; A Néo-Synalar et Synaform contiennent \u2018ingrédient vital que tous autres corticostéroïdes n\u2019ont pas- acétonide de fluocinolone (Synalar).nn DR Synaform Néo-Synalar (acétonide de fluocinolone (acétonide de fluocinolone vec iodochlorhydroxyquin) avec sulfate de néomycine) antifongique anti-infectieux hnti-inflammatoire anti-inflammatoire antiprurigineux antiprurigineux i 5 f ree ; = SR % =e NG \u201c Se om 4 = R Rid! Ay we hit = a Bt be N = = i = Het iN BN i = S, N RX = Q oN S S, Se 3 SN | E QF N $ Ny = .$ = « oN IN > = SN $ ; = AN 0 = % a | KE Q RD .© Wh = 3 WX = S + 0 XX S 8 S 5 %, ND AN RD = N + $ » « i i 2 ; a S mes N 505 i N\\ 3 s =, 8 3 Re SS CRE TN aa À $ AR Ln .= DN = 5 $ on.iH = S SS « Mu S NOR à Ÿ XN NX WN ha N WL Se We Se Wk 3 X WN > .= Se NS S NN SN = + RN SR NN SN QO = = $ % \u201c> Bd H WN = & + S aN MN S SX os a) 3 ss © < = + A sy $ $, ® ès = A X ¥ S = 5) Qu N NN 5 © + À a s \\ QA à .Q a = \\ sa + S = = NN Q Nek Sag § = S 3 0 , A = = & a \u2014 N 8 Ga = WN N « So è $ = S ® = » WW ¥ W ve Wu = N 2 \u2026 S = = , A ! 4 So a aN = $ & pe \\ Nn R: è RQ f RS S AN 0 = = Ro x N = 7 = s S oa NN NW A WR \\ = MN = , = 0 i = «y QA 2) \u20ac Se 3 N a oo NN = \u201cSe \u201c+ de NN = Ny S i N AN ANN CRIN : S ES = S on AR SN A # ! EX Cn = N an NH AD 2 N = a t NS N S « SX Sh Ny I Hi A 2) Na I = H & H A S $ W À 3 i GN EA i 4 WN NS = S | N 5} S & Fa \\.fl + i \u20ac ae % 5 a $ , «, AR pi id = i > = - $ S S = > © N 3 S $ S $ 0) & = S \u201cNg J Ww p= Qo - N 0 S + fi = = SX À © i vo.S ; x 3 « = Sa RH .> ON { $ oN NS S S \\ WN - je: = 4 A DN X = S « + © a a WN 0 \u20ac 3 ss + RN .S RD Na QO Ÿ S = , San iit = nN .= % S S xX , Sy a = SENS VE, = Ny A NI = i N » .= WX , HE Le > a S AN N NN S, S 3 S = = KG = = SE O S, = $ S se WX s NS WN \u2026 » A SRE SN NS N S S x AN = WB S NN = NS = S $, SNS S \\ x .SSH.S ss \u20ac SS S OX NX DN N = XN « N « CR NN S « S S % 2 SOUS : © Sa : RN çs s S .= « QE S fic = SN § NS 2 R SN = A i 2 | itd 2 $, 5 x SON S, N 9 7 Se SS Ve N gril Eo GR N 3 = SX 2 i N ZA X WN x Se A se se oN N a , i UK Ses oN a ; = N Se 5; « = DNS, IRR ie (REN a Bi A Hormonothérapie © rationnelle Ampoules buvables e Sirop aromatisé Composition: Extraits totaux de sang de Présentation: Ampoules buvables: boites taureau, de sang de génisse et de sang de de 12 et de 24.veau, titrés en fer hémoglobinique.Sirop aromatisé: flacons de 150 et de 300 cc.Extrait de foie de veau titré en vitamine B 12 native.Extrait spécial de levure de bière.Extrait de cuticules de céréales.Herdt :Charton Inc.2245, rue Viau, Montréal, P.Q. ee es es Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 contre ces conflits, la psychothérapie de soutien a pour but de renforcer les défenses déjà existantes ou d'y substituer de nouvelles défenses.Un véritable soutien thérapeutique dépasse la simple tape sur l'épaule ou les quelques mots d\u2019encouragement qui peuvent être distribués au hasard de la pratique médicale.Elle se base sur une compréhension des causes et des conflits sous-jacents aux symptômes, sur la compréhension de la personnalité du malade et de ses modes habituels d\u2019adaptation.C\u2019est à partir de cette connaissance plus ou moins intuitive du malade que le médecin pourra élaborer un véritable plan thérapeutique.Cependant ici, au lieu de chercher à amener à la conscience ce qui est refoulé, on tentera d\u2019aider ce refoulement.La relation avec le médecin constitue en elle-même un certain soutien moral et, comme nous l\u2019avons vu déjà, satisfait certains besoins de dépendance qui sont toujours présents chez celui qui se sent limité par sa souffrance.Le simple fait d\u2019une relation continue, concrétisée dans des entretiens à intervalle plus ou moins régulier, peut apporter un soulagement symptomatique.La verbalisation des problèmes conscients et des difficultés interpersonnelles constitue un excellent mode de ventilation et parfois une bonne soupape.L'attitude empa- thique et les conseils que le médecin donnera, s\u2019ils sont judicieux et prennent en considération la personnalité du malade, amèneront des soulagements valables.C\u2019est pourquoi il est important de connaître la personnalité et les besoins de base de chaque sujet.Chez l\u2019agressif, il faudra permettre la verbalisation de cette agressivité sans y opposer une contre-agressivité.Ce sera sûrement une soupape à la trop haute tension.Chez l\u2019obsessionnel, rigide, les explications scientifiques sur sa maladie renforceront les mécanismes d\u2019intelleetualisation.Chez celui qui ne peut se permettre d\u2019exprimer ses besoins de dépendance, la médication, le repos temporaire, l\u2019hospitalisation en période de crise ou des vacances prescrites dans un moment de plus grande difficulté seront acceptables parce que dictés par le médecin.Cette psychothérapie nécessite de la part du médecin une participation plus active que dans la forme décrite plus haut, activité qui se base sur sa compréhension de la personnalité du malade.C\u2019est ce qui permettra au sujet de se sentir compris et ce qui renforcera son lien au thérapeute.Les indications de cette forme de thérapie sont beaucoup plus vastes que pour la forme précédente.Elle s\u2019adresse à la majorité des individus dont les (12) LA RELATION MÉDECIN-MALADE : LA PSYCHOTHÉRAPIE 811 plaintes trouvent leur origine dans des troubles affectifs, que ce soit des plaintes d\u2019ordre psychosomatique, d'ordre névrotique ou psychotique.Le problème doit se poser ainsi: cette personne béné- ficierait-elle mieux d\u2019une psychothérapie d\u2019insight ou d\u2019une psychothérapie de soutien?Nous avons vu les indications de la psychothérapie d\u2019insight qui sont assez restrictives.En plus de l\u2019évaluation psychologique, il faut tenir compte des facteurs de la réalité, tels que le temps disponible tant du côté du médecin que du côté du malade, de la distance, qui ne permet pas toujours des entretiens aussi fréquents que l'exige la thérapie d\u2019insight.Au point de vue technique, il faut prévoir des entretiens de 30 à 45 minutes dont la fréquence peut varier d\u2019une fois par semaine à une fois par mois.En période de crise, 11 peut être utile d'avoir des entretiens de quelques minutes chaque jour.Le recours à une médication psychotrope permet de renforcer le lien entre le médecin et son malade, et de le continuer symbolignement en dehors de la situation d\u2019entretien.Quelques conseils pratiques Comnie nous l\u2019avons vu, quelle que soit la forme de psychothérapie, elle demande une grande disponibilité de la part du médecin.Ceci peut être plus facilement assuré si les conditions de travail le permettent.Un des moyens pour favoriser cette disponibilité est de grouper les cas de psvchothéra- pie en bloc de demi-journées, soit le soir on dans la journée.Que les malades soient vus pour des périodes de 30 ou de 45 minutes, il importe qu\u2019ils sachent que cette période de temps leur est réservée.Il est préférable que les rendez-vous soient fixés aux mêmes heures et aux mêmes jours.Le bureau du médecin doit être agréable, tranquille et offrir une bonne insonorisation.Il faut éviter les interruptions en cours d'entretien.Comme nous l'avons vu, la médication psycho- trope peut être assez facilement utilisée en psyeho- thérapie de soutien.Elle renforce la relation et l\u2019établit sur un mode plus actif de la part du médecin.Dans la psychothérapie d\u2019insigh!, elle doit être évitée, à moins que les symptômes soient trop importants, et à ce moment elle ne doit être utilisée que pour des courtes périodes.Lorsqu'on adresse un malade à un psychothérapeute, 11 faut expliquer brièvement au malade ce à quoi il peut s\u2019attendre et le faire verbaliser sur les inquiétudes qu\u2019il peut avoir à ce sujet. 812 La psychothérapie peut être un outil très utile en médecine pour celui qui veut bien développer ses qualités de thérapeute.Apprendre à être disponible, c\u2019est apprendre à écouter et à comprendre ce qui se passe chez l\u2019autre.La pratique médicale nous place continuellement dans le monde des émotions et elle est un excellent lieu d\u2019apprentissage, en autant qu\u2019on se permette d\u2019écouter et qu\u2019on Guy POMERLEAU Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 essaie de comprendre ce qui se passe derrière les mots.BIBLIOGRAPHIE 1.VASQUEZ, J., Notions de psychothérapie, Un.méd.Canada, 99 : 100, 1971.2.DEwALp, P.A., Psychotherapy ; Blackwell, Oxford, 1964, a dynamic approach, 1, ih, Organisation nerveuse et sensorielle de l'homme.Jean Tusques.Librairie Maloine, S.A., Paris, 1971.Mémento de pédiatrie pratique.A.HENNEQUET.Librairie Maloine, S.A., Paris, 1971.Tumeurs de l\u2019œil et des annexes oculaires.G.Orrrer.Masson & Cre, Paris, 1971.Manuel de l\u2019aide en chirurgie.Paul Orson.Masson & Cre, Paris, 1971.La fracture du col du fémur chez l'enfant et l'adolescent.Alexandre Borrzy.Masson & Cie, Paris, 1971.Le système nerveux périphérique.Guy LAZORTHES.Masson & Cie, Paris, 1971.Manuel et atlas du fond d'œil normal et pathologique.Hans-Walther LARSEN, Masson & Cie, Paris, 1971.Oncologie chirurgicale.Frédéric SAFGESSER et Jacques PETTAVEL.Masson & Cie, Paris, 1971.Technologie masso-kinésithérapique.Jean-Loup Daisre.Musson & Cie, Paris, 1971.Traitement physique des rhumatismes.J.ARLET et J.More.Masson & Cie, Paris, 1971.Livres reçus Pathologie chirurgicale.À.SicArn.Masson & Cie, Paris, 1971.Virus et Uvéites.A.C.MARTENET.Doin, Paris, 1971.Feuillets de chirurgie ostéo-articulaire à l\u2019usage des kinésithérapeutes et des auxiliaires médicaux.P.L.FAGNIEZ et B.Tourno.Librairie Maloine, S.À., Paris, 1971.Dictionnaire d'oto-rhino-laryngologie en cinq langues.Jean DELAMARE et Jean STERNE.Librairie Maloine, 8.A., Paris, 1971.Aromathérapie.Jean Varner.Librairie Malone, S.4., Paris, 1971.Traitement des maladies par les légumes, les fruits et les céréales.Jean VALNET.Librairie Maloine, S.A., Paris, 1971.Homéopathie, notre salut.Max Brensamin.Li brairie Maloine, S.A., Paris, 1971.L'organothérapie diluée et dynamisée.Claude BERGERET et Max TeTau.Librairie Maloine, S.A., Paris, 1971.Utilisation thérapeutique des oligo-éléments.Henry Picarp.Librairie Maloine, S.A., Paris, 1971. Principes de physiologic gastrointestinale, par G.B.JERZY GLASS, traduit de l\u2019américain par J.Brrès.Dans la collection Méthodes.Un volume in-8 de 244 pages avec 92 figures: 30 f.Éditions Hermann, Paris, 1970.L'ouvrage tire son origine d\u2019une série de leçons données aux étudiants du New York Medical College.L\u2019auteur est directeur du Laboratoire de recherches de gastroentérologie à cette institution.L'édition originale américaine est parue en 1968.Les principales divisions du livre ont pour titre: 1.Mécanismes réglant l\u2019absorption des aliments.II.Digestion dans la cavité orale.TITI.Déglutition.IV.Transport œæsophagien.V.Physiologie de l\u2019estomac.VI.Sécrétion pancréatique.VIT.Sécrétion biliaire.VIII.Physiologie de l'intestin grêle.IX.Physiologie du côlon.X.Defécation.La présentation est nette, bien illustrée ; l\u2019addition de tableaux récapitulatifs ajoute à la clarté des exposés.L\u2019ouvrage contient à la fin un Catalogue des fonctions hépatiques qui regroupe en quelques pages des notions qui sont d\u2019ordinaire dispersées dans les ouvrages de physiologie.Chaque chapitre comporte une bibliographie.On pourrait reprocher à celle-ci de dater légèrement, ce qui s\u2019explique en partie par le fait que la publication française survient deux ans après la parution de l\u2019édition américaine.L'ouvrage est à la portée des étudiants de premier cycle qui apprennent la physiologie gastro- intestinale.Par ses applications cliniques, il est aussi d\u2019intérêt pour les externes, les internes ou les praticiens qui veulent revoir les aspects fondamentaux du fonctionnement de l\u2019appareil digestif.On doit se réjouir du fait qu\u2019apparaissent sur le marché du livre français des traductions ou des adaptations d\u2019ouvrages de qualité provenant des États-Unis.Pierre PoTviN, M.DL'enfant dans la famille, par E.James ANTHONY, Washington University Sehool of Medicine, St.Louis, Missouri, et Cyrille KOUPERNIK, Paris.Un volume broché 16 < 24 de 448 pages avec 6 figures et 28 tableaux: 88 f£.Masson et Cie, Paris.Revue des livres Cet ouvrage, premier à paraître d\u2019une série de recueils annuels, réunit les travaux présentés lors du VII* Congrès de l\u2019Association internationale de psychiatrie infantile et des professions associées, qui était centré sur le thème de «l\u2019Enfant dans la famille ».L'évolution de la psychiatrie infantile s\u2019est faite de la nosologie vers la psychodynamique freudienne.Cependant, des objections très sérieuses ont été faites à l\u2019application stricte de la psychanalyse à l\u2019enfant, notamment en raison du fait que l\u2019enfant est un être dépendant de son milieu.C\u2019est en raison de ce fait que, de plus en plus, on tend aujourd\u2019hui vers une psychiatrie communautaire qui serait susceptible de prendre en charge l\u2019ensemble de la situation familiale.L'originalité de cet ouvrage réside précisément dans la multiplicité des angles d\u2019attaque.Il est composé de chapitres dont certains ont été rédigés par des psychanalystes, d\u2019autres par des psyechia- tres « classiques », voire par des épidémiologistes, d\u2019autres par des psychologues, d\u2019autres enfin par des anthropologues.Les psychanalystes (S.Lebovici, Th.Lidz, S.Mi- nuchin) ne se contentent pas de reprendre les thèmes essentiels de la conception psychanalytique de la formation de la personnalité; ils essaient de montrer comment l\u2019enfant se fait au contact de la famille, à quel point sa maladie peut n\u2019étre qu\u2019une réponse à une situation générale qu\u2019il convient d\u2019aborder.La pathologie est étudiée sous maints aspects.La carence affective est réenvisagée; 1l en est de même de certaines impropriétés caractérisant l\u2019élevage précoce, Certains auteurs (S.Chess) croient en l'existence d\u2019un tempérament inné, un autre (M.Rutter) étudie en quoi la femme est le sexe fort; l\u2019impact de la maladie mentale des parents sur l\u2019enfant est l\u2019objet d\u2019une passionnante étude; J.Bowlby et C.M.Parkes envisagent les effets du deuil; enfin, le chômage est également mis sur la sellette (CI.Veil).Une troisième partie comporte notamment des études relatives aux troubles alimentaires, dont une étude classique de Hilde Bruch, la réplique de K.Tolstrup, les thèses de M.S.Palazzoli, enfin une étude du pica par F.K.Millican et R.S.Lourie.Rel ès SL fut | lig: ar Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 Enfin, la dernière partie est transeulturelle et, après une introduction lucide et brillante du professeur G.Condominas, directeur d\u2019études à l'École pratique des hautes études, méne le lecteur de l'Afrique noire.en Inde, puis en Turquie, de là au Soudan, pour finir enfin dans les isolats norvégiens.Un livre divers et stimulant que tout un chacun lira avee plaisir et fruit.Relations synaptiques et non synaptiques entre les éléments nerveux, par P.LAGET, professeur a la Faculté des sciences de Paris.Dans la collection « Struetures et fonctions du système nerveux », volume 2.Un volume 13,5 X 21 de 168 pages avec 72 figures: 28 f.Masson ct Cic.Paris.Ce deuxième volume de la collection « Struetu- res et fonctions du système nerveux » traite des relations svnaptiques et non synaptiques entre les éléments nerveux.Il s'adresse aux étudiants en sciences biologiques, psychophrsiologiques et médicales.Il a été écrit dans le même esprit que le précédent, s'efforçant en particulier de faire une large part aux nombreux travaux récents, ceci dans un domaine où les progrès sont particulièrement rapides.Une place relativement importante a été donnée à la morphologie et à la physiologie svnaptique chez les invertébrés, car on trouve parmi eux des préparations offrant des possibilités d'expérimentation et d'interprétation exceptionnelles, qui, bien souvent, sont ultérieurement retrouvées chez les vertébrés et en particulier les mammifères.Un chapitre est également consacré aux svnapses exei- tatrices et inhibitrices à fonctionnement électrique.Celles-ci, après avoir été considérées comme une curiosité naturelle, s'avèrent aujourd'hui un système de transmission d'une grande généralité.En ce qui concerne plus particulièrement les syvnapses inhibitrices, l'accent a été mis sur les problèmes toujours débattus des mécanismes pré- synaptiques et des intermédiaires chimiques.Les relations non svnaptiques sont envisagées prinei- palement sous l'angle des effets de champ créés par l'activité des éléments nerveux eux-mêmes ainsi que celui de la possible intervention des cellules névrogliques.Le premier chapitre de l'ouvrage est consacré à l'étude morphologique et à l'ultrastrueture des REVUE DES LIVRES 815 divers tvpes de svnapses.Le second traite de la plaque motrice considérée surtout comme un modèle de certaines propriétés communes à ce type de jonction et aux svnapses nerveuses proprement dites.Le troisième chapitre montre dans quelle mesure les données de la physiologie générale des réflexes permet de dégager déjà certaines des propriétés fonctionnelles des svnapses, propriétés précisées et complétées très largement par les signes électrophwsiologiques de leur activité, tant excitatrice qu'inhibitrice.considérés dans les chapitres 4 et 6.Le chapitre 5 étudie les mécanismes de production du potentiel d'action par le soma du neurone et les propriétés particulières des dendrites.Le chapitre 7 est consacré aux svnapses à fonetion- nement électrique.c'est-à-dire ne mettant pas en œuvre d'intermédiaire chimique.Le volume se clôt sur un chapitre exposant quelques-uns des prinei- paux aspeets des relations non synaptiques, soit entre les éléments nerveux.soit entre ceux-ci et les cellules névrogliques.La méthode de Kabat.Facilitation neuromuscu- laire par la proprioception, par E.VIEL, avec une préface du professeur Francois Isca.Un volume broché 16 X 24 de 116 pages avec 40 figures et six tableaux : ?4 f.Masson et Cie, Paris.La collection des « Monographies de l'École de cadres de kinésithérapie de Bois-Larris» a pour but de créer une série de manuels traitant de sujets encore peu connus, mais qui font partie aujour- d'hui du programme d'enseignement de la kinésithérapie.À eux seuls, ces fascicules ne peuvent prétendre remplacer des conférences et travaux pratiques; ils ont pour but de servir de canevas d'enseignement et, plus tard, de référence.La présentation adoptée doit les rendre aisément utilisables.Au début de chaque volume.une table des matières détaillée met en valeur les différentes sections de l'ouvrage.Le report aux paragraphes est facilité par le système de numérotation.Dans certains cas, il sera fait usage des méthodes d'\u2019enseignement programmé: de futurs manuels offriront au lecteur un choix de décisions à prendre avant de poursuivre, corrigeant immédiatement l'erreur ou renforçant la réponse correcte à l'aide d'arguments théoriques.La collection débute par un manuel traitant de la rééducation neuromuseulaire proprioceptive, et plus particulièrement de la méthode de Kabat.we = 816 REVUE DES LIVRES Les méthodes de rééducation neuromuseulaire prennent une place de plus en plus importante dans la rééducation des grands handicapés physiques (hémiplégies, seléroses en plaques, traumatismes crâniens, paraplégies traumatiques et assimilées).I] est donc temps que soit porté remède à l\u2019indigence du nombre de publications en francais sur ce sujet.L\u2019auteur a étudié sur place, aux Etats-Unis, certaines des méthodes les plus connues.A 1\u2019issue de neuf mois d\u2019études théoriques et pratiques de la méthode de Kabat, il a recu le diplôme décerné par le « Kaiser Rehabilitation Institute » de Vallejo, en Californie.Afin de mieux comprendre la « pensée » des créateurs des méthodes de facilitation, 1l à ensuite suivi, à l\u2019Université de Californie du Sud (Los Angeles) les cours de Miss Rood sur l\u2019utilisation des phénomènes de physiologie neuromuscu- laire en rééducation.Plus tard, une suite de visites dans différents centres de traitement lui ont permis de se faire une idée des tendances diverses qui se sont fait jour sur le continent nord-américain.Le point de départ des auteurs qui traitent de facilitation neuromusculaire est toujours très semblable : il s\u2019agit d\u2019une application directe des données de la neurophysiologie moderne.C\u2019est à Kabat que revient le mérite de s\u2019être adjoint Levine, homme de laboratoire, et deux kinésithérapeutes, Knott et Voss, créant ainsi une équipe capable d'interpréter, pour la pratique courante, les notions de neurophysiologie connues, mais jusque-là restées lettre morte.Reposant sur des données théoriques largement répandues, la rééducation neuromuseulaire a donc l\u2019avantage de permettre au rééducateur de puiser dans ses connaissances et de travailler intelligemment, en toute connaissance de cause.Une fois acquise l\u2019habileté manuelle nécessaire, le rééducateur pourra «inventer» de nouvelles solutions thérapeutiques en se basant sur sa connaissance de la neurophysiologie; celle-ci cesse d\u2019être un bagage «mort », emmagasiné dans un casier séparé, pour devenir partie intégrante de la pratique journalière.L'ouvrage a été préparé de manière à fournir aux étudiants, aux kinésithérapeutes et aux spécialistes de la médecine de rééducation un texte de référence dont l\u2019indexation serrée doit permettre une utilisation facile.Ce volume ne peut prétendre enseigner toute la rééducation neuromuseulaire; il a pour but de la Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 démystifier, en mettant en évidence les prineipes et en les expliquant de manière aussi simple que possible.La psychothérapie et son image de l\u2019homme, par Viktor E.FRANKL.Une traduction de Joseph FEISTHAUER.Un volume de 168 pages : 15,95 f£.Les Éditions Resma, 17-19, rue de Baby- lone, Paris (VITE).Dans les pays de langue allemande, anglaise ou américaine, et même jusqu\u2019au Japon, le nom de Frankl est cité à côté de ceux de Freud, Adler et Jung.Son œuvre atteint des tirages impressionnants tandis que des instituts spécialisés poursuivent les recherches sur la méthode nouvelle qu\u2019il introduit en psychothérapie: la logothérapie.En France, on connaît son journal: Un psychiatre déporté témoigne, et quelques études commencent à s\u2019intéresser à sa méthode et à sa pensée.Le premier essai de Frankl fut publié dès 1924 et, fait paradoxal, à l\u2019instigation de Freud lui- même.La pratique médicale conduit cependant le nouveau professeur viennois à reconsidérer les implications philosophiques, anthropologiques, voire religieuses, qui interviennent, qu\u2019on le veuille ou non, dans les méthodes et les conceptions psychanalytiques.Il attire, avec beaucoup d'énergie, l\u2019attention sur les risques et limites qu\u2019entraînent ces « préjugés » qui s\u2019opposent à la reconnaissance de l\u2019humain dans sa totalité.Profitant de l\u2019acquis des grands maîtres en même temps que de sa propre critique des faits et des théories, Frankl ouvre à la psychothérapie des voies nouvelles.À côté des principes de plaisir et de réalité, au delà de la tendance à se faire valoir, le clinicien repère que tout homme porte en soi une volonté de sens: 1l ne suffit pas de devenir heureux, 1l faut avoir une raison de l\u2019être.On ne saurait comprendre et aider les hommes en réduisant leurs problèmes et leurs maladies à des perturbations pulsionnelles et en tentant d\u2019équilibrer ou de libérer ces pulsions.S\u2019il existe un inconscient dans l\u2019ordre de la libido, de l\u2019infériorité, de la puissance ou de la sécurité par exemple, il existe aussi un inconscient spirituel qui demeure jusqu\u2019au plus profond de la souffrance ou de la maladie.Cette reconsidération de la psychologie permet d\u2019approcher de manière plus efficace les détresses de notre temps.Celles-ci comportent, pour une large part, une frustration plus profonde que celle i re val Je gl it i fi iN JUG Jp \u201cne Ye gg voire Lanlà- Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 retenue d\u2019ordinaire: c\u2019est de cette frustration existentielle, de ce vide de sens que Frankl décrit les multiples manifestations chez les malades et dans le contexte de la nouvelle civilisation technique.Ainsi, en se gardant de toute extrapolation facile, le elinicien nous aide, en définitive, à mieux comprendre notre destin et notre époque en même temps qu\u2019il plaide pour une réhumanisation de la psychothérapie.L'univers de la sexualité, par René NICOLI, professeur à la Faculté de médecine de Marseille {parasitologie) et biologiste des hôpitaux (para- sitologie, bactériologie, virologie).Un volume de 236 pages: 29 f.Les Éditions Resma, 17-19, rue de Babylone, Paris (VII°).Par la couleur des papiers choisis, on distingue aussitôt les grandes divisions de cet ouvrage, prodigieux effort de synthèse scientifique, d\u2019information médicale et de réflexion éthique.Une première partie, relativement brève, donne lieu à l\u2019étude biologique du phénomène sexuel allant des algues rouges à l\u2019amour humain.De loin la plus développée, la seconde partie présente la sexualité humaine dans ses caractéristiques vitales et psychologiques sans exclure les formes dites « déviantes » et ouvrant sur le problème d\u2019une éthique.Enfin uue troisième partie, d\u2019une cinquantaine de pages, offre des documents d\u2019un grand intérêt et notamment les résultats d'une enquête sur la vie sexuelle dans une grande cité moderne : Marseille.Le lecteur peut done, à son choix, réserver son attention d\u2019abord à la seule sexualité humaine, ou se limiter à l\u2019utilisation dun index clairement organisé pour s\u2019informer au sujet de telle ou telle question particulière ; il peut décider ainsi de suivre la ligne proprement évolutive de cette vaste vue d'ensemble, de l\u2019étape biologique à l\u2019étape humaine et jusqu\u2019à l\u2019étape morale.De toute manière, un tel parcours ne pouvait avoir pour guide qu\u2019un biologiste à la fois médecin et penseur.Car dans l\u2019infinie diversité de ses manifestations, la sexualité constitue un des grands aspects de la vie dont il vaut la peine de suivre l'émergence à partir de ses plus lointaines origines.Quant à la sexualité humaine, elle représente un lemaine où les phénomènes biologiques, psychiques et sociologiques se trouvent indissociablement confondus.Ce même domaine a pour caractéristique une REVUE DES LIVRES 817 constante proximité de la pathologie: il est des maladies physiques et psychiques qui manifestent une part essentielle de la dynamique sexuelle, Dès lors, sur ce terrain accidenté, la compétence du médecin demeure irremplacable.Cependant, comme tels la science biologique aussi bien que le savoir médical restent insuffisants si l\u2019on veut comprendre ce qu'est la sexualité pour l\u2019homme et ce qu\u2019elle peut devenir dans une existence.Quels que soient les risques, une recherche d'ordre éthique et spirituel doit donc être tentée.Le professeur Nicoli y attache la plus haute importance sans jamais cependant la séparer de l\u2019expérience biologique et médicale ; ceci en pleine fidélité à l\u2019esprit de Teilhard de Chardin auquel ce jeune et éminent chercheur se montre profondément attaché.Voies donc un ouvrage qui n\u2019est en rien comparable aux tentatives d\u2019« initiation sexuelle » maintenant si répandues.L'univers de la sexualité, le professeur Nicoli nous apprend en effet doublement à le connaître : comme celui auquel l'homme appartient, être vivant parmi les vivants \u2014 comme celui qu'il porte en lui tel un devoir-être, perturbateur et prometteur.Exposés annuels de biochimie médicale.Colloque sur les glycoprotéines, par P.BOULANGER, professeur à la Faculté de médecine et de pharmacie de Lille, M.F.JAYLE, professeur à la Faculté de médecine de Paris, et J.ROCHE, professeur au Collège de France.Un volume broché 16 X 24,5 de 244 pages avec 63 figures et 81 tableaux: 89 £.Masson et Cie, Paris.L'étude des glycoprotéines a pris une grande importance en biochimie et en médecine.À très peu d\u2019exceptions près, toutes les protéines extra- cellulaires sont des glycoprotéines: certaines hormones comme la thyroglobuline, de nombreuses protéines sériques comme l\u2019haptoglobine, l\u2019oroso- mucoïde et les immunoglobulines, les protéines du tissu conjonctif comme le collagène et les glycoprotéines de structure, le glycocalix entourant les membranes cellulaires sont autant d\u2019exemples connus non seulement par les spécialistes mais aussi par tous les médecins et biologistes qui cherchent à approfondir leurs connaissances.Les travaux des dernières années ont révélé l'importance du rôle de ces glycoprotéines dans de nombreux mécanismes physiologiques et pathologiques. i 5 4 a 818 REVUE DES LIVRES Il suffit de mentionner les antigènes de greffe de nature glycolipoprotidique et les problèmes de transplantation, la régulation de la morphogenèse et toute sa pathologie, les maladies dites par auto- immunisation où l\u2019antigène est souvent de nature glveoprotidigue, ainsi que le syndrome d\u2019hyper- glycoprotéinémie qui accompagne tout phénomène inflammatoire.La biologie et la pathologie de toutes ces affections exigent la connaissance, au niveau moléculaire, des mécanismes qui règlent la synthèse normale de ces glycoprotéines, Sont traités dans ce volume des Exposés la biosynthèse des glycoprotéines par les cellules en culture (Got, Louisot), la biosynthèse de la thyroglobuline (Bouchilloux et collaborateurs), la biosynthèse des glycoprotéines sériques dans le foie (Simkin) et en particulier celle de l\u2019haptoglobine dont le réle dans un grand nombre de syndromes biologiques relève d'un mécanisme qui est maintenant en grande partie élucidé.Javle, Degrelle, Engler analysent au niveau du sérum et des hépa- tocytes la régulation de la synthèse des protéines sériques dans les états inflammatoires.Bazin et Delaunay les analysent au niveau tissulaire, dans les foyers inflammatoires à évolution lente ou rapide.Sont étudiés aussi: la biosynthèse de l\u2019acide hyaluronique dans le streptoccoque À (Stoolmiller, Dorfman), ainsi que le contrôle de la biosynthèse des mucopolysaccharides acides à travers la réeu- lation de la synthèse des nucléotides-sucres (Phelps et collaborateurs).Le mécanisme d'action de certaines drogues, comme l'aspirine, sur la synthèse des glycoprotéines (mucines) dans les muqueuses (cellules épithéliales) est analvsé par Kent.Enfin, le rôle des glycoprotéines dans la morpho- genése du tissu conjonctif en général est analysé par L.et B.Robert, tandis que E.et M.Moczar traitent de ces problèmes et de ces mécanismes à travers la phylogenèse et la morphogenèse de la cornée, tissu conjonctif hautement spécialisé.L\u2019exposé expérimental et conceptuel très complet et la bibliographie exhaustive recommandent ce livre non seulement aux spécialistes des glycoprotéines et du tissu conjonctif, mais aussi à tous les biologistes et médecins qui veulent se tenir au courant du développement rapide d'une branche de la biochimie dont l\u2019impact médical et biologique n\u2019a cessé d'augmenter au cours de ces dernières années, Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 Les consultations journalières en cardiologie, par Claude MACREZ, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris et médecin des hôpitaux de Paris.Deuxième édition revue et mise à jour.Dans la collection « Les consultations journalières».Un volume cartonné 17 < 21,5 de 144 pages avec 25 figures: 26 f.Masson et Cie, Paris.Les progrès qui font l\u2019actualité de la cardiologie moderne sont subordonnés au perfectionnement des méthodes d'exploration, mises en œuvre dans les centres spécialisés.Ils conduisent à une cardiologie de haute école qui met à profit la science et l\u2019expérience des techniciens.Les maladies du cœur ne sont pas pour autant détachées de la médecine, et c\u2019est sous leur aspect proprement médical qu\u2019elles paraîtront à travers les consultations journalières qui sont présentées dans cet ouvrage.Les exposés d\u2019allure didactique, pour la séméiologie en particulier, n\u2019y ont point place.Les rubriques conventionnelles du diagnos- tie, du pronostie et du traitement sont ramenées aux questions concrètes et pratique: Que faut-il en penser?Que faut-il en dire?Que faut-il en faire?Et ces questions sont examinées à propos des diverses éventualités qui peuvent être à l\u2019origine de la consultation cardiologique: tantôt c\u2019est la suite d\u2019un dépistage d\u2019auscultation, de mesure tension- nelle, de radioscopie, d\u2019électrocardiographie.Ailleurs c\u2019est à propos de troubles fonctionnels cardiaques ou réputés tels, ou bien pour des urgences (le terme de consultation est pris dans son sens le plus large, s\u2019étendant aux «visites»), ou a propos d\u2019état infectieux.Il y a encore les consultations de surveillance régulière chez les cardiaques en «longue maladie ».Ainsi sont atteints la plupart des grands sujets de cardiologie, et s\u2019ils sont abordés en ordre dispersé, un index analytique détaillé permet aisément au lecteur de se repérer.Toute consultation cardiologique se déroule schématiquement en trois actes: la prise de contact clinique, riche des données de l\u2019interrogatoire ; les examens complémentaires comprenant les données de l\u2019électrocardiogramme et, éventuellement, de l\u2019hémodynamique; enfin, les conclusions pronostiques et thérapeutiques.Il est bien entendu que les consultations journa- litres ne peuvent prétendre à fournir, en matière de cardiologie, les solutions décisives qui appartiennent souvent aux centres spécialisés et, de plus en plus, aux équipes chirurgicales.Elles doivent le i asp Bi ur] fir iy täul ét huge ph fio ude Hon Jee] ip Jit Dar ie fol sar \u201cque i tr Py yr \u201cHy, ita Ir par {lH ir, als.AI, og Ha \u201cIa hr it pe a Iti i point ise {lies Hla ile.fiir.deh te Wii Ai ll à msl TI i lt il - dé Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 au moins en prévoir l\u2019orientation et surveiller les suites, En préface, dans cette seconde édition revue et mise à jour, est évoqué le climat particulier de la consultation cardiologique.Créativité et sciences humaines, par L.ASTRUC.Un volume 15 X 22 de 420 pages: 48 f.Librairie Maloine, S.A., 27, rue de l\u2019École-de-Médeeine, Paris (VI°), 1970.Cet ouvrage remet en cause un bon nombre de notions classiques et s\u2019adresse aux psychologues, aux philosophes et aux psychiatres.En un premier temps, l\u2019auteur dégage une strue- ture psychique spécifique.Chez certains sujets, le désir n\u2019est pas orienté vers la conquête de l\u2019objet mais vers la jouissance de ce qui est acquis.Il en résulte une attitude défensive plutôt qu\u2019agressive, une certaine passivité favorable à l'intégration prolongée des perceptions, un surmenage anxieux plutôt qu\u2019une assimilation au groupe, un besoin de tout construire par soi-même au lieu de se mi- métiser.Les théories psychosomatiques sur l\u2019adaptation et les recherches actuelles sur le rôle des perceptions, sur les fonctions créatrices et sur l\u2019imagerie mentale trouvent tout naturellement leur justification dans ce cadre.Par ailleurs, la créativité n'apparaît plus comme une aptitude intellectuelle commune qu\u2019il suffit de développer mais comme une production mentale de signification très différente selon la structure psychique.En isolant plusieurs variétés de personnalité créatrice, l\u2019auteur ouvre la voie à une sélection positive des futurs inventeurs.Nul doute qu\u2019un important débouché ne soit promis à cette orientation, Indépendamment d'autres retombées fort intéressantes, une telle divergence de la psyché met l\u2019accent sur des mécanismes psychiatriques nouveaux ou mal individualisés.Certaines formes d'angoisse, de troubles psychosomatiques, d\u2019alcoolisme, d\u2019anomalies sexuelles, de dépression sont REVUE DES LIVRES 819 rapportées au surmenage de la pensée et à son mode expérientiel, an besoin de passivité ou aux propriétés imageantes.L'auteur pose aussi le problème d\u2019altérations plus graves.Il voit dans la privation d'expériences et dans le colloque d\u2019un enfant passif avec un milieu exigeant, parce qu\u2019actif, la cause d'une usure du moi beaucoup plus radicale que celle qui peut découler des conflits du désir.On sort enfin des conceptions figées.C\u2019est donc à une réflexion hardie et à une contestation réaliste que le lecteur est convié.En marge du laboratoire.Propos d'un biologiste, par G.DASTUGUE.Un volume broché 15 x 23,5 de 360 pages: 48 f.Librairie Maloine, S.A., 27, rue de l\u2019École-de-Médecine, Paris (VIE).Quel est l\u2019universitaire, plus ou moins chevronné, biologiste des hôpitaux par surcroît, qui n'ait eu l'occasion au cours de sa carrière d\u2019organiser un congrès, de présider quelque société savante, de participer à la vie culturelle de sa province et d'accumuler ainsi, en dehors de l'enseignement dévolu à ses élèves et des recherches poursuivies dans son service, une série de communications élaborées en marge du laboratoire et dont la publication est susceptible d\u2019être présentée un jour sous le qualificatif de « Propos d\u2019un biologiste ».Ainsi en est-il de cet ouvrage au cours duquel l\u2019auteur, professeur à la Faculté de médecine de Clermont-Ferrand, a groupé à l'intention de ses anciens élèves mais éventuellement aussi pour d\u2019autres lecteurs, outre une série d'allocutions de circonstances d\u2019ordre « académique » et de souvenirs de congrès, une partie consacrée aux « Choses vues par les physiologistes », qu\u2019il s'agisse des Eaux minérales, du Temps, des Vipères, des Restrictions alimentaires, de la Qualité ou des Masses.un exposé assez dense relatif a 1 Origine de la vie et a sa synthése éventuelle; des chapitres d ordre historique sur l\u2019anatomiste Breschet, le physiologiste Billard, l\u2019enseignement médical à Clermont et ses Maîtres, l'ouvrage se terminant par trois entretiens avec des étudiants. Nouvelles DOCTORAT D'HONNEUR AU DOCTEUR GUSTAVE GINGRAS Le docteur Gustave Gingras, directeur exécutif de l\u2019Institut de réhabilitation de Montréal et président du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec, recevait un doctorat honorifique en droit de l\u2019université de Western Ontario à London, Ontario, en juin dernier.Les activités internationales du docteur Gingras ont particulièrement été soulignées lors de la présentation de son doctorat.Il y a quelques années, le docteur Gingras recevait le même honneur de l\u2019université Sir George Williams de Montréal et l\u2019an dernier de l\u2019université de Winnipeg.NOMINATION DE PROFESSEURS TITULAIRES À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L\u2019UNIVERSITÉ LAVAL À sa séance ordinaire du 11 mai 1971, le Conseil de l\u2019Université a nommé deux professeurs titulaires, ad eumdem, à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval: monsieur Andrzej Jus et madame Anna Karolina Jus.Né en Pologne, le docteur Andrze;j Jus obtenaît son diplôme de médecin en 1939 à l\u2019université Jan Kazimierz Lwow et un doctorat en médecine avec thèse de l\u2019université de Wroclaw, Breslau, en 1946.Après des études en psychiatrie dans des universités polonaises et à l\u2019université de Paris, le docteur Jus était nommé professeur agrégé à l\u2019université de Varsovie, puis professeur titulaire à l\u2019université de Lodz.En 1960, il devenait titulaire et directeur de la chaire de psychiatrie à la Faculté de médecine de Varsovie.Le professeur Jus a écrit plusieurs livres et manuels et est l\u2019auteur de quelque 150 communications scientifiques portant prineipa- lement sur des travaux de recherche en psychopharmacologie, neurophysiologie clinique, électro- encéphalographie, de méme que sur le sommeil, les altérations de la mémoire, ete.Le nouveau professeur titulaire est attaché au service de recherches de l\u2019hôpital Saint-Michel-Archange et membre du département de psychiatrie de la Faculté de médecine.Née en Pologne, madame Karolina A.Jus a obtenu son diplôme de médecin de l\u2019université de Wroclaw, Breslau, puis un doctorat en médecine avec thèse de la même université en 1951.Après des études de spécialisation en psychiatrie dans les universités de Pologne et à l\u2019université de Paris, le docteur Jus devenait directeur du laboratoire d\u2019électroencéphalographie du département de neurologie de l\u2019université de Lodz, en 1953, puis chef du laboratoire d\u2019encéphalographie et de neurophysiologie clinique au département de psychiatrie de l\u2019université de Varsow.Elle était promue professeur agrégé en 1956 et professeur titulaire en 1967, Le professeur Karolina Jus est l\u2019auteur de plusieurs livres sur la psychiatrie et l\u2019électro- encéphalographie et a signé plus de cent communications portant principalement sur des travaux de recherche en électrophysiologie du sujet normal et du malade psychiatrique, de même que sur le sommeil, les perturbations de la mémoire et l\u2019influence des médicaments sur l\u2019électroencéphalogramme d\u2019une population de malades psychiatriques.Le professeur Jus est attaché au service de recherches de l\u2019hôpital Saint-Michel-Archange et membre du département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.NOUVEAUX PROFESSEURS AGRÉGÉS À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITE LAVAL A sa séance ordinaire du 11 mai 1971, le Conseil de l\u2019université Laval a nommé les docteurs John A.Awad, Jacques Côté, Maurice Coulombe, Louis Fournier, Nicole B.Heick, Anne Kitsikis, Fernand Moisan, Guy Pelletier, Ernest Rioux et Paul-Emile Roy professeurs agrégés.Après des études de médecine à l\u2019université du Caire et un début de formation chirurgicale en Égypte, le docteur Awad a poursuivi des études en chirurgie générale puis en chirurgie thoracique et cardiovaseulaire aux États-Unis.En 1962, il devenait membre du service de chirurgie thoracique et cardiovaseulaire de l'hôpital Laval, et depuis 1968 il est membre du service de chirurgie au Centre hospitalier de l\u2019université Laval.Lie docteur Awad a été nommé professeur agrégé au département de chirurgie de la Faculté de médecine.Le docteur Jacques Côté a fait ses études médicales à l\u2019université Laval puis s\u2019est spécialisé en chirurgie à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec Luval médical Vol.42 - Oct.1971 et à la Clinique Mavo.En 1963, il était nommé assistant universitaire à l'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et professeur adjoint en 1967.Le nouveau professeur agrégé est directeur du département de ehi- rurgie de l'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et membre du département de chirurgie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval.Après des études de médecine à l'université Laval, le docteur Maurice Coulombe s\u2019est spécialisé en psyehiatrie à l'hôpital de l'Enfant-Jésus et à l'université de Paris.Chef du service de psvebia- trie à l'hôpital de l'Enfant-Jésus, le docteur Coulombe est également membre actif à l\u2019hôpital de l'Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur-de-Jésus.Le nouveau professeur agrégé est membre du département de psyehiatrie de la Faculté de médecine de l'université Laval.Le docteur Louis Fournier a fait ses études en médecine à la Faculté de médecine de l\u2019université Laval et s\u2019est spécialisé en anesthésie à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec.Il devenait membre associé du Collège roval des médecins et chirurgiens du Canada en 1967.Le docteur Fournier est membre du service d'anesthésie-réanimation du Centre hospita- ler de l'université Laval.Le nouveau professeur agrégé est membre du département d'anesthésie de la Faculté de médecine.Madame Nicole Bégin-Heick, après un baccalauréat en sciences domestiques à l'université Laval, à préparé une maîtrise en sciences (nutrition et biochimie) à l'université Cornell et un Ph D.en biochimie à l\u2019université MeGill.Professeur adjoint au département de biochimie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval depuis 1967, le docteur Bégin-Heick poursuit ses travaux de recherche et contribue à l\u2019enseignement au département de biochimie de la Faculté.Diplômée de psychologie à l'Institut de psychologie de la Sorbonne, le docteur Anne Mary Kitsi- kis obtenait un baccalauréat ès sciences en biologie de l'université de Genève, puis un diplôme d\u2019études approfondies en neurophysiologie à la Faculté des sciences de Paris et un doctorat de troisième evele en neurophysiologie à la même faculté.Le docteur Kitsikis est l\u2019auteur de plusieurs communications scientifiques et poursuit ses activités de recherche et d'enseignement au département d'anatomie de la Faculté de médecine.Le docteur Fernand Moisan a fait ses études en médecine à la Faculté de médecine de l'université Laval, puis s\u2019est spécialisé en pneumologie à l\u2019hôpital Laval et au Trudeau School of Tuberculosis NOUVELLES 821 de Saranak Lake, New York.Assistant à l'hôpital Laval à titre hospitalier dès 1953, le docteur Moisan était chargé d'enseignement à l'hôpital Laval en 1956, puis devenait coordonnateur du service de pneumologie de l'hôpital Laval en 1965.En 1967, il était nommé directeur médical adjoint de l'hôpital Laval.Auteur de nombreuses publications principalement en pneumologie, le docteur Moisan a été nommé professeur agrégé au département de médecine de la Faculté de médecine.Après des études en médecine à l\u2019université Laval, le docteur Guv Pelletier à poursuivi des études en médecine expérimentale à l'université MeGill de 1961 à 1964 et obtenait un Ph.D.en cette discipline.Professeur adjoint depuis 1966.le doe- teur Pelletier est actuellement membre associé au département des laboratoires de l'hôpital du Saint- Sacrement de Québec.Te docteur Pelletier a été nommé professeur agrégé au département de médecine de la Faculté de médecine.Après des études en médecine à l'université Laval, le docteur Ernest Rioux s'est spécialisé en médecine interne à l'hôpital St.Marv's de Montréal puis à l'hôpital du Saint-Sacrement à Québec.T] a poursuivi des études en hématologie au Car- deza Foundation de Philadelphie et en physiologie au Jefferson Medical College.Le docteur Rioux, membre du service d'hématologie de l'hôpital de l'Enfant-Jésus, a été chargé d'enseignement en 1966.lie nouveau professeur agrégé est rattaché au département de médecine de la Faculté de médecine.Docteur en médecine de l'université Laval, le docteur Paul-Émile Roy à poursuivi des études en pathologie & Québec et 4 Boston.Le docteur Roy est devenu membre à plein temps du département de médecine en 1968 alors qu'il était engagé comme pathologiste au Centre de recherche de l'hôpital Laval.Le nouveau professeur agrégé est rattaché au département de médecine de la Faculté de médecine, NOUVELLE PROMOTION DE MÉDECINS Cent vinet et un nouveaux médecins ont réussi leurs examens du doctorat en médecine et recevront officiellement leur diplôme de l'université Laval à la collation des diplômes de novembre prochain.Le Laval médical est heureux de publier la liste de ces nouveaux promus.MM.Antoine Albert, Pierre Allard, André Ar- cand, Normand Ayotte, Pierre Beaudry, André 829 NOUVELLES Bédard, Gérald Bélanger, Luc Bélanger, Charles Bellavance, Gérald Bergeron, Marc-André Berge- ron, Pierre Bergeron, Mlle Nicole Bernier, MM.Conrad Blais, Mario Blais, René Blais, Pierre Blouin, Pierre Boisvert, Jacques Bouchard, Jean- Marie Bouchard, Maurice Boudreault, Pascal Bou- dreault, Mlle Denise Boutin, MM.Denys Breton, Daniel Brochu, Mlle Lise Brulotte, MM.Vincent Caron, Jean-Noél Casaubon, André Castonguay, Jean-Nil Chabot, Pierre Charest, Yvon Cormier, Raymond Coulombe, Jean-Pierre Deschénes, Gilles Desroches, Marc Dionne, Mile Nicole Drapeau, MM.Bruno Dumas, Michel Dupont, Bernard Duval, Jean-Guy Émond, Jean-Yves Fontaine, Gilbert Fontaine, Gilbert Fournier, Benoît Fréchette, Michel Fréchette, Mme Danielle Gagnon-Blais, MM.Pierre Gallagher, Michel Gauvreau, Michel Genest, Claude Gervais, Benoît Gingras, Benoît Girard, Richard Goulet, Mauril Guimont, Berthold Harvey, Jacques Hébert, Claude Hudon, Luc Labrecque, Jacques Laforge, Dominique Lamontagne, Yves Landry, Denis Langevin, Jean-Pierre Lanteigne, Gilles Lapointe, Jean-Roch Lapointe, Léandre Larochelle, Léon Larouche, Jean-Paul M.Leblane, Jean-Paul R.Leblanc, René Leclerc, Robert Lefaivre, Nil Le- francois, Mlle Lise Lemay, MM.Martin Lemay, Michel Lemelin, Lindsay LeMoine, Marquis Lessard, Pierre Lessard, Jean-Marie Létourneau, Robert Ma- guire, Gratien Martin, Michel Masson, Richard Mayette, Jean-Thomas Michaud, Gilles Morais, Jean Moreau, Jean-Pierre Morency, Michel Morissette, Mme Lise Nadeau-Bhérer, MM.Michel Nadeau, Georges Ouellet, Jean-Yves Ouellet, André Parent, Jean-Guy Parent, Pierre Parenteau, Mlle Claire Perreault, M.Jean-Mare Picard, Mlle Jeanne Pi- chette, MM.René-Paul Picotte, Robert Piuze, Jean Potvin, Benoît-L.Poulin, Fernand Poulin, Claude Pouliot, Denis Pouliot, René Pouliot, Claude Ra- doux, Louis-Serge Rheault, Georges Rivard, Jean- François Roberge, Jean Robert, Michel-O.Rouleau, Daniel Rousseau, André Roy, Roger Roy, Mme Camille Savard-Robert, MM.Fernand Simard, Raymond Tousignant, Jean Tremblay, Richard Turcot, Pierre Verreault, Mlle Huguette Vigeant.FACULTE DE MEDECINE \u2014 PRIX SPECIAUX Prix du Gouvernement français Monsieur André Parent (4° année) Prix de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada Monsieur André Arcand (4e année) Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 Prix de la Fondation Morrin Monsieur Jean-Louis Boucher (3° année) Prix de la Fondation Lemieux-Dagneau Monsieur Jean Bouillon (2e année) Prix de la Fondation Poulenc, Limitée Monsieur Fernand Poulin (4° année) Prix Horner Monsieur Luc Bélanger (4° année) Prix Bristol Monsieur Jean-Louis Boucher (3\u20ac année) Bourse Charles E.Frosst & Cie Monsieur Denis Marois (3° année) Prix Crba Monsieur Pierre Paré (3° année) Prix de la Fondation Poliquin 1°\" prix (ex æquo: Monsieur Luce Bélanger (4° année) Monsieur Jean-Roch Lapointe (4° année) 2¢ prix: Monsieur René Pouliot (4¢ année) LE DOCTEUR GUIOT INVITE A L'UNIVERSITE LAVAL Grâce à une généreuse subvention du Conseil des Arts du Canada, le Département des sciences neurologiques de l'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et les Laboratoires de neurobiologie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval ont l\u2019honneur d\u2019accueillir le docteur Gérard Guiot, éminent neurochirurgien français, à titre de professeur invité.Durant son stage de quelques semaines à Laval, le docteur Guiot collabore de facon très étroite aux activités scientifiques des deux centres ci-dessus mentionnés qui ont l\u2019avantage de profiter de son expérience exceptionnelle dans le domaine de la neurochirurgie appliquée au traitement des troubles moteurs chez l\u2019homme.TROIS NOUVEAUX PATHOLOGISTES À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L\u2019UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Le département de pathologie, dont le docteur Roger-A.Côté est le directeur, s\u2019est enrichi de trois nouveaux professeurs.Ce sont messieurs Aly Fahmy, à titre de professeur titulaire, Pablo Enriquez, professeur agrégé, et Boris Datnow, professeur adjoint.Le docteur Fahmy est natif du Caire, Égypte, où 1l obtint son doctorat en médecine en 1949 et son Ph.D.en médecine, option pathologie, de l\u2019université Emory, Atlanta, Georgie, puis à l\u2019université a pe Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 Vanderbilt, Nashville, Tennessee.Il détient un certificat en pathologie clinique et en anatomie pathologique de l\u2019American Board of Pathology.Il est membre honoraire de l'Association égyptienne d\u2019orthopédie et membre du comité de rédaction du Journal égyptien d\u2019orthopédie.Le docteur Fahmy a une longue carrière de recherche en pathologie osseuse et en microscopie électronique avec une quarantaine de publications à son actif.Le docteur Enriquez vit le jour a la Havane, (C'uba, ou il commenca ses études.En 1959, il obtint son doctorat de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Madrid, puis continua ses études aux États-Unis en anatomie pathologique et en pathologie clinique à la Clinique Mavo, Rochester, Minn.Le docteur Enriquez est détenteur d'un certifieat en pathologie clinique et anatomie pathologique de l\u2019American Board of Pathology et est déjà l\u2019auteur d\u2019une quinzaine de publications et présentations médicales.Le docteur Datnow est originaire de Johannesburg, Afrique du Sud, où il fit la majeure partie de ses études pour obtenir son B.Se.en physiologie et biochimie en 1958 et son M.B., B.Ch.de l'université Witwatersrand en 1962.Après quelques années d'enseignement en physiologie, 1] obtint une bourse pour poursuivre des études avancées à l\u2019intérieur de l\u2019Académie nationale des sciences aux États-Unis.À la suite de ces deux années de recherche en pathologie dans un Centre aérospatial, il débuta ses études en pathologie clinique et en anatomie pathologique à la Clinique Mayo où il obtint son certificat de l\u2019American Board of Pathology en 1970.Le docteur Datnow est intéressé à la pathologie chirurgicale et il est présentement responsable du service hospitalier du département de pathologie, LE DOCTEUR R.A.CHAPMAN DEVIENT CONSEILLER SPÉCIAL DU FÉDÉRAL EN MATIÈRE DE SANTÉ Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l'honorable John Munro, a annoncé la nomination de M.R.À.Chapman au poste de conseiller spécial auprès du sous-ministre fédéral de la Santé, le docteur Maurice LeClair.Monsieur Chapman, âgé de 58 ans, est actuellement sous-ministre adjoint à la Direction générale des aliments et drogues, et occupe son nouveau poste depuis le 1°\" septembre 1971.Le nouveau NOUVELLES 827 titulaire est, entre autres, représentant du Ministère aux congrès scientifiques canadiens et internationaux et assure la liaison entre le Ministère et d\u2019autres organismes gouvernementaux œuvrant dans des domaines connexes.En outre, monsieur Chapman continuera de représenter le Ministère à la Commission des Nations-Unies sur les stupéfiants.Monsieur Chapman était chef de la Direction générale des aliments et drogues du Ministère depuis 1965.Il est entré au service de la Direction générale en 1948 dans la section de la chimie alimentaire et, de 1955 à 1957, il a travaillé au service de l\u2019Organisation mondiale de la santé à titre d\u2019expert en additifs alimentaires.Monsieur Chapman a fait partie de la délégation canadienne dans de nombreuses conférences internationales sur les normes des aliments et drogues.En 1971, le docteur Chapman recevait un doctorat ès selences de l'Université de Guelph à titre de «scientifique de réputation internationale grace à ses recherches sur la composition et la chimie des aliments, en tant que directeur d'un service qui s\u2019est mérité un prestige international dans les sciences, pour son esprit de svnthèse face à des problèmes de contrôle et pour ses avis judicieux ».En 1969, l\u2019Institut de technologie alimentaire lui décernait le prix Willian J.Eva « pour le prestige qu'il avait acquis au C'anada dans le domaine des aliments, par le biais de ses recherches savantes et de ses qualités d'administrateur ».Le docteur Chapman recevait en 1959 le prix international de l\u2019Institut de technologie alimentaire pour sa contribution à l'accroissement des échanges internationaux dans le domaine des aliments.NOMINATIONS DE HAUTS FONCTIONNAIRES DU BIEN-ÊTRE SOCIAL, À OTTAWA Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l\u2019honorable John Munro, à annoncé la nomination de quatre sous-ministres adjoints, dont un adjoint principal.C\u2019est le prélude d\u2019un certain nombre de changements dans l\u2019organisation du seec- teur Bien-être social au ministère.M.Jean-Baptiste Bergevin devient sous-ministre adjoint principal; M.J-A.Blais est nommé sous- ministre adjoint à la Sécurité sociale; M.J.E.Osborne devient sous-ministre adjoint à la recherche, à la planification et à l\u2019évaluation du Bien- être social ; M.R.B.Splane est nommé sous-ministre adjoint aux Allocations sociales et services. 824 Né à Québec, monsieur Bergevin a obtenu une maîtrise en économique de l'université Laval en 1946.Depuis 1969, il occupait le poste de sous- ministre adjoint aux Affaires indiennes et esquimaudes du Ministère des affaires indiennes et du Nord canadien.Fort de sa vaste expérience comme fonctionnaire fédéral, monsieur Bergevin fit partie de la Commission de l\u2019aide technique des Nations-Unies où 1l participa à l\u2019établissement d\u2019un système de comptes nationaux, ainsi qu\u2019à la préparation d\u2019un plan d\u2019expansion économique pour la Tunisie.Il occupa également divers postes au sein du gouvernement provincial à Québec, notamment ceux de directeur du Bureau de la statistique du Québec, de directeur du Bureau des recherches économiques, de sous- ministre adjoint de l\u2019Industrie et du Commerce, de sous-ministre adjoint de l\u2019Agriculture et de la Colonisation et chargé de l\u2019application de la Loi sur la remise en valeur de l\u2019aménagement des terres agricoles.Monsieur Blais était jusqu\u2019à aujourd\u2019hui diree- teur général de la Sécurité sociale.Né à Québec, il fit ses études à l\u2019Académie commerciale.Membre de la Marine canadienne, il servit au Canada et outre-mer pendant la deuxième guerre mondiale.C\u2019est avec le grade de commandant qu\u2019il prit sa retraite en 1946 et, par la suite, il entrait au Ministère de la santé nationale et du bien-être social comme directeur adjoint des allocations familiales.Natif de Hamilton, Ont, monsieur Osborne était directeur de la Recherche et de la Statistique au moment de sa nomination.En 1951, il est entré au service du Ministère en qualité d\u2019économiste.Auparavant, il faisait partie du Collège de Waterloo et de l\u2019université MeMaster.Avant de devenir directeur de la Recherche et de la Statistique, monsieur Osborne était conseiller ministériel en administration hospitalière au niveau de l\u2019Assurance médicale.Il a travaillé au sein de plusieurs organismes nationaux et internationaux et a participé à l\u2019élaboration du Régime de pensions du Canada.Monsieur Splane est natif de Calgary et était directeur général de l\u2019Assistance sociale lors de sa nomination.Ancien pilote de l\u2019A.R.C,., il est diplômé de l\u2019université MeMaster et a fait sa thèse en histoire moderne et en service social à l\u2019Université de Toronto et à l\u2019École d\u2019économie de Londres.Monsieur Splane est entré au service du Ministère en 1952, à titre d\u2019économiste, et devint plus tard chef de cabinet du sous-ministre fédéral du Bien- être social et directeur de l\u2019Assistance-chômage.NOUVELLES Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 TROISIÈME CONFÉRENCE ANNUELLE DE L'UNIVERSITE McGILL La troisième conférence annuelle de l\u2019Université McGill portant sur « les Sciences sociales et la médecine au Canada » avait lieu les 4 et 5 juin, à la résidence Bishop Mountain Hall de l\u2019Université McGill, 3935 rue University.La première réunion était consacrée à l'étude des sujets suivants: L'orientation et la dimension de l'innovation : regards sur le rapport de la Commission Castonguay-Nepveu; Le Centre communautaire et ses responsabilités : problèmes et ressources.Le docteur Jean Rochon, conseiller spécial auprès de la Commission Castonguay-Nepveu, et le docteur J.R.D.Bayne, professeur de médecine à l\u2019université McMaster, Hamilton, Ont., étaient au nombre des conférenciers invités.Le professeur Joseph W.Lella, du département de sociologie de McGill, l\u2019un des organisateurs de cette conférence, décrivait en ces mots les buts de cette rencontre: « Nous espérons exposer à grands traits le programme innovateur proposé par la Commission Castonguay-Nepveu et attirer l\u2019attention sur des expériences déjà en cours qui ont permis de découvrir des problèmes spéciaux et qui tentent de les régler ».Le soir, il y avait une table-ronde à laquelle participaient des professeurs des universités de Montréal, de la Colombie britannique et de McGill.Ils discutèrent des problèmes que doivent affronter les diplômés en sciences sociales à leur sortie de l\u2019université lorsqu\u2019ils doivent s\u2019adapter à de nouveaux milieux de travail, Le samedi, les participants ont discuté de la formation professionnelle des sociologues et des médecins et des mesures à prendre afin qu\u2019ils puissent être mieux préparés à servir la communauté.Des étudiants en médecine, des résidents et des diplômés ont pris une part active aux discussions.JOURNÉES D\u2019ÉTUDES EN OBSTETRIQUE-GYNECOLOGIE (1971-1972) Dans le cadre de son programme de spécialisation en obstétrique-gynécologie, le Département d\u2019obstétrique-gynécologie de la Faculté de médecine de l\u2019université de Montréal organise des journées d\u2019étude en obstétrique et gynécologie, auxquelles il invite les obstétriciens-gynécologues et les omnipraticiens.Ces journées se tiennent à l\u2019auditorium fl lig | Nl ! al I Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 Rousselot, de l\u2019hôpital Notre-Dame, de 14 heures à 18 heures, PROGRAMME 17 sept.1971 : Principes de cancérologie gynécologique (1'° partie).Responsable: le docteur Pierre Audet-Lapointe.1°\" oet.1971: Les infections durant la grossesse.Responsable: le docteur Gilles Amireault.22 oct.1971: Les infections durant le travail et le post-partum.Responsable: le docteur Gilles Amireault.9 nov.1971: Maladies vénériennes en obstétrique- gynécologie.Responsable : le docteur Jacques Desrosiers.19 nov.1971: Fonction endocrine des ovaires (Ire partie).Responsable: le docteur Jacques Van Campenhout.3 déc.1971: L\u2019immunologie en obstétrique-gynéco- logie.Responsable : le docteur Jean-Paul Déry.17 déc.1971: L\u2019avortement, Responsable: le docteur Lise Fortier.21 janv.1972: Les problèmes de périnatalogic.Responsable : le docteur Bernard Leduc.4 fév.1972: Les problèmes de prématurité.Responsable: le docteur Bernard Leduc.18 fév.1972: Principes de cancérologie gynécologique (2° partie).Responsable : le docteur Pierre Audet-Lapointe.3 mars 1972: La stérilisation.Responsable : le doe- teur Lise Fortier.24 mars 1972: Microbiologie en obstétrique-gynéco- logie.Responsable: le docteur Jacques Desro- siers.T avril 1972: Fonction endocrine des ovaires (2° partie).Responsable: le docteur Jacques Van Campenhonut.21 avril 1972: La pharmacologie en obstétrique- gynécologie.Responsable : le docteur Jean-Paul Dery.5 mai 1972: Le diabète et la grossesse (1'\u20ac partie).Responsable: le docteur Gilles Bernier.19 mai 1972: Le diabète et la grossesse (2° partie).Responsable : le docteur Gilles Bernier.2 juin 1972: Journée des résidents et de la recherche.Responsables: les docteur Robert Pichet et Jean-Marie Moutquin.NOUVELLES aw Lo Qu LES COLLOQUES SUR LA DROGUE AMÉLIORENT LE POTENTIEL DES SOINS Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l\u2019honorable John Munro, a déclaré récemment qu\u2019une augmentation importante du nombre de scientifiques canadiens en mesure d'identifier et d\u2019analyser les drogues utilisées à des fins illicites est le résultat d\u2019un colloque sur l'analvse des drogues illicites tenu à Ottawa.Le ministre a ajouté: « Les résultats de ces journées d\u2019étude qui se sont terminées récemment, les premières d\u2019une série patronnée et dirigée par la Direction générale des aliments et drogues, ont été hautement satisfaisants.Ils offriront une main- d\u2019œuvre complémentaire et une méthodologie plus uniforme pour mener à bien la diversité des examens indispensables à l'identification précise de stupé- flants et de drogues d\u2019usage restreint, comme la marijuana et le LSD, en plus d'aider les spécialistes qui s\u2019intéressent au traitement des personnes qui abusent des drogues.« Les participants à la réunion, et ceux qui assisteront aux prochains colloques, recoivent actuellement des renseignements nouveaux et des instrue- tions sur les dernières techniques relatives aux méthodes d'analyse et d'identification des drogues.« Cette action fait partie du programme visant à fournir aux médecins canadiens une documentation exacte sur l'analvse des drogues, en ce qui concerne les soins qu\u2019ils apportent aux malades éprouvant des difficultés dues à l'usage de drogues à des fins non médicales.» Le premier colloque sur ce sujet avait fait l'objet d\u2019une annonce du Ministère fédéral de la santé, à la fin d'avril, et a attiré une vingtaine de personnes venues du Québec, de l\u2019Ontario, du Nouveau- Brunswick et de l\u2019Alberta.On envisage la tenue d\u2019une seconde réunion vers la fin du mois de juillet avec la participation de représentants des provinces de l\u2019Ontario, de la Colombie birtannique, du Manitoba, du Québec, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.On projette la tenue d\u2019une troisième réunion vers la fin de l\u2019été ou à l\u2019automne.Les participants aux colloques d\u2019une semaine sont des représentants d\u2019universités, d\u2019hôpitaux, de services gouvernementaux et du secteur privé.Le programme du colloque comprend un exposé détaillé par le personnel de la Direction générale des aliments et drogues, sur les drogues et leur utilisation A des fins non médicales, ainsi que des recommandations sur les méthodes d\u2019analyse les plus 826 NOUVELLES récentes.Les participants formeront de petits groupes et analyseront une variété de drogues, y compris des échantillons de drogues clandestines.Un manuel traitant des plus récentes méthodes d\u2019analyse des drogues utilisées de façon illicite a été préparé à l\u2019intention des participants aux colloques.Il porte sur quelque 65 drogues les plus couramment utilisées à des fins illicites.Ce résumé de méthodes d\u2019analyses doit être publié et sera mis à la disposition des personnes habilitées à analyser les drogues.Le manuel sera mis à jour, si cela est nécessaire, et selon l\u2019évolution des techniques d\u2019examens.Ces journées d\u2019étude figurent dans le cadre du programme fédéral sur l\u2019usage des drogues à des fins non médicales.En vertu des changements à la Loi des aliments et drogues et à la Loi sur les stupéfiants annoncés par le ministre de la Santé nationale, monsieur Munro, en février, un médecin peut recevoir un échantillon de drogue ou de stupéfiants à usage restreint ou contrôlé, d\u2019un partieu- lier qu\u2019il soigne, et confier cet échantillon pour analyse à un scientifique autorisé à posséder une drogue à cette fin.Le ministre a souligné que les personnes qualifiées qui désirent recevoir l\u2019autorisation d'analyser de telles drogues devront en faire la demande à la Direction générale des aliments et drogues.La Direction générale continuera d\u2019analyser, pour le compte des médecins, les drogues d\u2019usage illicite sur la base d\u2019un service d\u2019urgence.PROJET DE RECHERCHE SUR LA MARIJUANA Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l\u2019honorable John Munro, à annoncé l\u2019oetroi d\u2019un montant de $177 765 pour des projets de recherche sur l\u2019usage des drogues à des fins non médicales.Les quatre projets portent sur 1\u2019étude des effets de la marijuana sur les animaux de laboratoire et les humains; ils seront exécutés par des scientifiques du Québec, du Manitoba et de l\u2019Alberta.Les subventions fédérales se répartissent de la facon suivante : Le docteur Gaston Côté, de l\u2019Institut de cardiologie de l\u2019université Laval à Québec, recevra $49 700 pour étudier, sur une période de deux ans, les effets du canabis sativa sur le système cardio- vaseulaire, les reins et le foie des cobayes et de l\u2019homme.Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 Le docteur Simone Radouco-Thomas, du département de pharmacologie de la Faculté de médecine de l\u2019université Laval à Québec, recevra $23 300 pour étudier les effets du tétrahydrocannabimol sur certaines parties du cerveau et des structures intracellulaires des rats.Des chimistes de l\u2019université du Manitoba recevront $101 765 pour mettre au point, sur une période de deux ans, des techniques précises d\u2019analyse chimique qui permettront de découvrir les petites quantités de marijuana et leurs éléments chimiques, ainsi que leurs métabolites dans les drogues illicites, les tissus et les liquides organiques.Le docteur Mohan Singh, du département d\u2019éducation physique de l\u2019université de l\u2019Alberta à Edmonton, recevra $3 000 pour une étude afférente aux effets de la marijuana sur la performance des athlètes et au stress que cette drogue produit sur le cœur, la pression artérielle et la respiration pendant les exercices.Ces subventions fédérales ont été recommandées par le Comité conjoint sur l\u2019usage des drogues à des fins non médicales, composé de représentants du Ministère de la santé nationale et du bien-être social et du Conseil des recherches médicales.Le minsitre de la Santé nationale a déjà approuvé un total de $195 250 pour des subventions afférentes à la recherche sur l\u2019usage des drogues à des fins non médicales.SÉMINAIRE SUR L\u2019ÉVALUATION DES SOINS DE SANTÉ À L\u2019UNIVERSITÉ McMASTER On porte une attention toujours croissante, à travers le Canada, à l\u2019amélioration de la disponibilité, de l'efficacité et du rendement des soins de santé.Le Ministère de la santé nationale et du bien-être social, le Conseil de recherche médicale et d\u2019autres organismes nationaux et provinciaux encouragent les programmes pratiques innovateurs dans l\u2019organisation et la distribution des soins de santé.Cette évolution rencontre certaines difficultés dues à la rareté de personnel compétent dans l\u2019évaluation des programmes de soins de santé.Quoique les programmes en évaluation des soins de santé, au niveau du degré et du Fellowship, prennent une certaine ampleur, leur répereussion ne se fera pas sentir avant plusieurs années.De plus, la durée et le milieu où se donnent ces programmes d\u2019éducation formelle les rendent inaccessibles à beaucoup sit Cds i fi puis Quit silt got ona pe Jui Ë Jiu Lge Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 de professionnels, d\u2019administrateurs et autres personnes constamment aux prises avec les tâches quotidiennes et l\u2019évaluation des programmes de soins de santé.\u2018Dans un effort pour combler ce fossé, avec le support de la subvention nationale de santé, un groupe d\u2019estimateurs des soins de santé a conçu une série de documentaires éducationnels écrits et audio-visuels comprenant une étude sur la santé et les besoins de soins de santé, une évaluation de la qualité des soins de santé, des outils et des techniques d\u2019évaluation, incluant les méthodes de recherches économiques et opérationnelles, les diverses stratégies d'évaluation et des suggestions sur l\u2019organisation et le financement d\u2019un projet d\u2019évaluation.Ce matériel éducationnel, produit dans les deux langues officielles du Canada, servira à travers le pays lors d\u2019une série de séminaires sur l\u2019évaluation des soins de santé.Le premier se tiendra au cours de la semaine du 14 au 19 novembre, au nouveau Centre des sciences de la santé à l\u2019université Me- Master de Hamilton, Ont.Ces séminaires seront sous la direction de professionnels de la santé, d\u2019administrateurs et autres personnes intéressées à l\u2019évaluation des soins de santé.Les postulants devront soumettre un plan d\u2019évaluation des soins de santé qui servira à orienter leurs activités au cours d\u2019un programme éducationnel intensif d\u2019une semaine, programme qui inclura l\u2019accès constant à un domaine de sources de connaissances, à des sessions individuelles sous surveillance d\u2019instructeur, à des discussions de groupes et des séminaires, à des consultations avec des experts en évaluation des soins de santé.On prévoit que la plupart des participants auront développé un plan détaillé d\u2019évaluation à la fin de ce séminaire, et que dans plusieurs cas il sera possible de poursuivre la relation instructeur- étudiant sur une base à long terme.Tous les renseignements ainsi que les demandes de formule d\u2019inscription au séminaire sur l\u2019évaluation des soins de santé qui se tiendra à l\u2019université MeMaster, du 14 au 19 novembre, peuvent être obtenus en écrivant à madame Marjorie Baskin, coordonnatrice du séminaire, Section d\u2019épidémiologie clinique et de biostatistique, Université Me- Master, Hamilton, Ont.Des bourses d\u2019étude et des fonds spéeiaux pour frais de déplacement sont disponibles et les postulants qui ne seront pas choisis pour le séminaire de 13) NOUVELLES 827 novembre seront automatiquement éligibles au prochain séminaire qui se tiendra environ six mois plus tard.David L.SACKETT Directeur du projet et hôte PROGRAMME DE SOINS INFANTILES EN ONTARIO L'Ontario et le gouvernement fédéral injecteront conjointement une somme de #51 588 dans un nouveau projet de recherche conçu dans le but d\u2019étudier deux approches différentes, mais parallèles, du développement de là « première enfance », avec de meilleurs soins diurnes.Avee des objectifs comparables à ceux des programmes de head start, les responsables du projet tenteront de perfectionner des movens qui rendraient le « milieu de l\u2019enfant » plus stimulant et qui, par conséquent, accéléreraient son développement.L annonce de cette subvention a été faite par le ministre ontarien des Services sociaux et familiaux, l\u2019honorable Thomas Wells, et le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, l\u2019honorable John Munro.L\u2019Ontario versera un montant de $14 739 et le solde, soit $36 849, sera comblé par le Ministère de la santé nationale.Le projet sera sous la responsabilité du gouvernement provincial.Les différents programmes intégrés au projet de recherche utiliseront un certain nombre de techniques communes, mais dans des contextes différents.Ces programmes seront dirigés par le docteur William Fowler, de l'Ontario Institute for Studies in Education à Toronto, et le docteur Thomas Ryan, du département de psychologie de l\u2019Université Car- leton à Ottawa.L'expérience de ces deux psychologues fournira une aide précieuse au projet de recherche.L\u2019infrastructure des deux programmes reposera sur des méthodes de soins diurnes, conçues pour stimuler le développement intellectuel de l\u2019enfant à partir d\u2019un Âge aussi précoce que six mois.Lors de travaux qu\u2019il a dirigés au Canada et aux États- Unis, le docteur Fowler a découvert que ce genre de programme permettait d\u2019accélérer le développement général des enfants défavorisés sur le plan culturel.Le docteur Fowler travaillera avec les enfants d\u2019un centre municipal de soins diurnes.Le docteur Ryan se chargera d\u2019envoyer des spécialistes au domicile des enfants, pour enseigner aux mères les nouvelles méthodes de développement.Éventuellement, ces mères seront elles-mêmes formées pour 828 NOUVELLES transmettre cet enseignement à d\u2019autres femmes.Ce projet s\u2019étendra sur un maximum de cinq années et on prévoit qu\u2019il facilitera l\u2019adaptation d\u2019une entrée précoce à l\u2019école.T1 servira aussi de base à l\u2019extension des services publics de soins diurnes.ADAPTATION DES HÔPITAUX AU RYTHME DES TEMPS MODERNES * Le centre des soins de santé de la communauté, au cours de ces dernières années, s\u2019est déplacé rapidement, du cabinet des médecins ou du domicile des malades à l\u2019hôpital de la communauté.Les médecins qui acceptent de faire des visites à domicile sont si rares, de nos jours, qu\u2019ils sont devenus un des sujets favoris des comédiens et des producteurs de spectacles.De nos jours, le médecin compte sur les équipements et les aménagements modernes de l\u2019hôpital pour l\u2019aider à établir ses diagnosties et à traiter ses malades.Parallèlement à cette mutation vers un système plus vaste et plus complexe, le public est maintenant beaucoup plus conscient de la valeur remarquable de cette institution qui travaille sans relâche 365 jours par an.Le citoyen a des droits acquis sur son hôpital.En tant que contribuable, il participe au paiement des soins médicaux et infirmiers qui le protègent non seulement lui, mais sa famille, ses amis, et combien d\u2019autres dans la communauté.Les personnes ignorant les progrès que fait l\u2019hôpital en ce monde moderne \u2014 ou, pire, qui sont simplement indifférents \u2014 malheureusement, sont encore légion.La Journée des Hôpitaux du Canada, le 12 mai, pourrait être une excellente occasion de montrer les réalisations considérables des hôpitaux et les pas de géant qu\u2019ils ont fait en l\u2019espace de quelques années, Ceux qui restent indifférents à ces problèmes \u2014 et ce sont ces gens-là que les hôpitaux veulent surtout toucher \u2014 seront sans doute stupéfaits des progrès colossaux que font actuellement les centres de santé de la communauté.Tout cela explique pourquoi le docteur n\u2019exerce plus chez lui.Aujourd\u2019hui, les hôpitaux commencent à considérer le malade en tant que « per- * Document préparé par l\u2019Association des Hôpitaux du Canada, à l\u2019occasion de la Journée des Hôpitaux du Canada, qui avait lieu le 12 mai dernier.Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 sonne » et ne traitent pas uniquement ses problèmes physiques.Ils ne se bornent plus à « soigner », ils se sont développés de telle sorte qu\u2019ils peuvent prévenir et même enrayer les maladies avant qu\u2019elles ne se déclarent.Des hôpitaux modernes ont instauré des cliniques satellites dans leur communauté.D'autre part, il y à une demande de plus en plus forte d\u2019unités mobiles semblables aux camions ambulants pour les tests de tuberculose, bien connus de nos jours.Les cliniques médicales ambulantes pourraient assurer toutes sortes d\u2019examens médicaux et même des services d\u2019analyse sociologique.Quelques hôpitaux ont des services de planning familial, des services d\u2019examens diabétiques, développent des thérapeutiques destinées aux personnes atteintes de troubles de la parole, ont institué des cliniques pour les tuberculeux, des cliniques de traitement des maladies vénériennes et même des maternités.D\u2019autres offrent des soins dentaires, des services pédiatriques, des services de soins aux personnes âgées, des traitements pour combattre l\u2019alcoolisme ou l'usage de la drogue.C\u2019est à la suite du récent symposium de l\u2019Association des Hôpitaux du Canada sur l\u2019usage de la drogue que de futurs «refuges » et des maisons d\u2019hébergement pourront être créés près de l'hôpital ou dans l\u2019hôpital même.Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, monsieur John Munro, a reconnu l\u2019existence du problème que constitue l\u2019usage de la drogue au Canada et a accordé une subvention à l\u2019A.H.C.pour tenir ce symposium.Les hôpitaux commencent à mettre en pratique les plus récentes techniques industrielles en utilisant de nouveaux systèmes d\u2019organisation et de développement, pour ce qui est des aménagements et des services.C\u2019est le système d\u2019ensemble qui les intéresse maintenant, plutôt qu\u2019un grand nombre de petits systèmes.Le monitoring et l\u2019examen des malades, au moyen d\u2019ordinateurs et de tout un équipement électronique, sont devenus maintenant réalité.L'hôpital Notre-Dame de Montréal peut assurer les services de lecture des électro-cardiogrammes à des zones éloignées de la ville, au moyen du téléphone et de l\u2019ordinateur.Le Symposium national de 1970, sur les applications de l\u2019informatique dans le domaine de la santé, mit à jour les incroyables possibilités offertes par les ordinateurs en ce qui concerne les services préventifs et curatifs à la communauté.Il est très Li th, fig Jel Te Dre Del MD.it By iy i Ml te lig hse my ly) ira] wi ail pour Le de h sis ii pelle sente je al HE sue il a I pl il bre a li «tr Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 possible qu\u2019à brève échéance, un réseau national d\u2019ordinateurs soit instauré, capable de fournir des indications ou renseignements médicaux en quelques minutes ou secondes, par téléphone, à un ordinateur central situé n\u2019importe où au Canada ; information capitale en cas d\u2019urgence.Actuellement, nous voyons aussi les hôpitaux utiliser des méthodes audio-visuelles pour le monitoring des malades, la formation en cours d\u2019emploi, et les programmes d\u2019éducation continue offerts au personnel de service, aux médecins et même aux malades.Quelques hôpitaux ont parfois leur propre chaîne de télévision locale et organisent des émissions sur certains soins spéciaux et sur l\u2019hygiène.Malgré toutes ces techniques d\u2019avant-garde, l\u2019hôpital compte encore sur la conmunauté du point de vue humain.Les gens ne sont pas des ordinateurs, mais un grand nombre d\u2019entre eux dans les villes et les municipalités à travers le Canada sont prêts à aider leur hôpital et parfois même se joi- guent à l\u2019équipe de santé en tant que bénévoles ou membres du conseil d\u2019administration.L'hôpital encourage toujours ces actions et, en échange, assure à la communauté de meilleurs services de santé.Nous avons vu pourquoi le médecin a abandonné ses consultations dans son cabinet ou à domicile.L'hôpital a une importance vitale pour lui, qu\u2019il ne peut certes pas ignorer.L\u2019ORDINATEUR ET LE TRAITEMENT DU CANCER Les médecins de l\u2019hôpital Maisonneuve, à Montréal, utilisent un ordinateur dans le traitement des tissus cancéreux.Cet hôpital abrite l\u2019un des centres de radiothérapie les plus avancés du Canada et possède un service de médecine nucléaire ultramoderne.C\u2019est le premier, dans les pays occidentaux, à mettre sur pied un système de radiothérapie programmé, le RAD-8, en collaboration avec Digital Equipment of Canada Ltd.En plus d'améliorer la qualité des soins, le RAD-8 réduit d\u2019environ 90 pour cent le temps nécessaire à l\u2019établissement des programmes de radiothérapie.Selon le docteur Roger Mathieu, physicien en chef de l'hôpital, grâce au RAD-8, il suffi de quinze minutes pour établir un programme complexe de traitement par radiation.Auparavant, on mettait plusieurs heures pour faire ce même travail avec une règle à caleul ou une caleulatrice.NOUVELLES 829 De plus, le résultat obtenu avee le RAD-8 est beaucoup plus précis, Réduction des risques Le traitement d\u2019une tumeur par radiation est extrêmement délicat, étant donné la difficulté qu\u2019il y à de placer la souree de radiation de façon à concentrer au maximum l'énergie sur la tumeur, sans endommager les tissus périphériques.Ainsi, il est très difficile de traiter un cancer de la gorge sans atteindre la moelle épinière.Un tel traitement nécessite des caleuls de préparation très complexes.Lie svstème RAD-8 utilise un ordinateur PDP-8, un écran de visualisation ressemblant à un tube cathodique de télévision.une mémoire de grande capacité et une imprimante.Le RAD-8 est conçu pour supprimer les caleuls fastidieux, trop longs et peu précis de la méthode classique ; c\u2019est l'ordinateur PDP-8 qui s\u2019en charge.Le radiothérapeute ainsi libéré de cette tâche routinière peut reporter toute son attention pour les particularités du eas qu\u2019il examine.Rapidité d\u2019établissement des programmes Le docteur Mathieu ajoute que l\u2019efficacité du traitement des lésions cancéreuses aux ravous X ou aux ravons gamma dépend de la rapidité avec laquelle on peut établir un nouveau programme.Cette possibilité, que seul peut offrir un ordinateur, permet d\u2019établir pour chaque malade un programme adapté à ses besoins particuliers.Si, au cours du traitement, il s'aperçoit qu'il faut faire des modifications, le médecin peut rapidement et à son gré reconcentrer les rayons, les supprimer ou les remplacer grâce à l\u2019écran de visualisation ; de même, il lui est possible en quelques secondes d\u2019atténuer l'intensité respective des rayons.Une fois le programme établi, le RAD-8 sort sur imprimante les paramètres nécessaires pour régler l\u2019appareil de radiothérapie, AECL Theraton 80, que possède l'hôpital.Le RAD-8 fournit également un tracé grandeur nature de la silhouette du corps avec, en surimpression, le positionnement des rayons et l\u2019emplacement des points iso-énergé- tiques.Un des principaux avantages du système RAD-8 est que les médecins eux-mêmes peuvent l\u2019utiliser sans avoir reçu une formation spéciale en informatique.Selon le docteur Mathieu, n'importe qui ERROR LEC 830 NOUVELLES peut facilement s\u2019en servir.11 lui suffit d\u2019apprendre à manier quelques commandes.« C\u2019est aussi simple qu\u2019écrire à la machine ».T1 est de plus possible de dialoguer avec la machine en anglais comme en français.L\u2019opérateur, le médecin ou le technicien, donne ses instructions par l\u2019intermédiaire de l\u2019imprimante, tout en surveillant sur l\u2019écran de visualisation le programme de traitement qu\u2019il peut modifier en quelques seconde, selon la nature et l\u2019emplacement de la tumeur.Avec une certaine habitude, il est possible d\u2019établir des programmes de plus en plus complexes et de traiter les tumeurs avec des rayonnements dont l\u2019application, de plus en plus précise, évite de léser les tissus environnants.Le RAD-8, poursuit le docteur Mathieu, est pour le spécialiste un outil extraordinaire.Il lui fournit des réponses complètes en quelques minutes et effectue, au rythme de 300 000 additions à la seconde, des caleuls qui, autrement, demanderaient un ou deux jours.Les médecins, qui précédemment dépendaient des techniciens, peuvent maintenant, s\u2019ils le veulent, établir les programmes eux-mêmes.Les docteurs René Robillard, chef du Service de radiothérapie et de médecine nucléaire de l\u2019hôpital, et Paul Madore, dont la radiothérapie est l\u2019une des spécialisations principales, se servent tous deux du RAD-8 pour traiter les tumeurs cancéreuses de leurs malades.Le docteur Mathieu a fait remarquer que le RAD-8 de l'hôpital Maisonneuve, étant unique dans la région de Montréal, servait également à la formation des radiothérapeutes résidents d\u2019autres hôpitaux.Cinq internes de Montréal reçoivent actuellement une telle formation.L'appareil est également utilisé par des physiciens pour d\u2019autres hôpitaux, notamment l\u2019hôpital général de Montréal, l\u2019hôpital Notre-Dame et l\u2019Hôtel-Dieu.Le docteur Mathieu dirige chaque lundi des séances de formation pour le personnel de l\u2019hôp1- tal Maisonneuve et d\u2019autres hôpitaux.Perspectives Le docteur Mathieu est convaineu que cet équipement est promis à une utilisation intensive au cours des prochaines années.Le champ d\u2019application de la médecine nucléaire double tous les deux ou trois ans, et le nombre de malades tous les Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 six ans.C\u2019est pourquoi il serait impossible et prohibitif de continuer à faire les caleuls manuellement.En plus de ses fonctions à l'hôpital Maisonneuve, le docteur Mathieu est professeur de radiologie théorique à l\u2019Université de Montréal.Il ne doute pas que l\u2019application de l\u2019informatique à ce domaine ouvrira de nouveaux horizons aux étudiants.Utilisations diverses Le RAD-8 de l\u2019hôpital Maisonneuve est également utilisé à diverses autres tâches, par le Service de médecine nucléaire et divers autres services de l\u2019hôpital.Par exemple, en médecine nucléaire, les malades reçoivent des médicaments chargés de radio-isotopes dont les radiations renseignent le médecin sur les fonctions physiologiques des malades.L'établissement de ces traitements et l\u2019enregistrement des résultats sont largement facilités par l\u2019utilisation du système RAD-8.L'activité du cobalt, utilisé en radiothérapie, diminue régulièrement au cours des cinq années qui suivent son utilisation.Ces modifications nécessitent une revision continuelle des programmes de traitement, si l\u2019on veut que les résultats des essais effectués soient justes.De tels caleuls sont ordinairement très longs, mais l\u2019ordinateur les effectue presque instantanément.Conversation homme-machine En vue de démontrer les possibilités « linguistiques > du RAD-8, le docteur Mathieu lui demanda, en français, de caleuler le volume normal de sang d\u2019après la surface de l\u2019épiderne, en se servant de la formule de Du Bois.I] communiqua à l\u2019ordinateur le poids du patient : 145 livres.L'ordinateur : « Quelle est, en pieds et en pouces, la taille du patient ?» Docteur Mathieu : «5 pieds, 9 pouces ».L'ordinateur : « La surface de l\u2019épiderme est de 1,80 mètre carré ».L\u2019ordinateur : « Le malade est-il du sexe féminin ou masculin ?» Le docteur Mathieu (pour s\u2019amuser) : « Ha ie el Hig if Ml si Bi a \"Th ème asix | oulage hypertension | 8 \u201c ifaçon sûre I , {le traitement de I'hypertension légére fodérée, la sécurité est un facteur pri- % Jial.Chez la plupart des hypertendus, on i mate un certain degré d'insuffisance ré- # En diminuant le débit sanguin rénal et 4% de filtration glomérulaire, les thiazides aVent l'insuffisance rénale.2 Contraire- à faux thiazides, Lasix réduit la résistance in Aaire rénale et améliore ainsi le fonc- ment du rein au lieu de l'altérer.?De 'asix rétablit l'équilibre électrolytique de 15 @notable et les pertes de potassium qu'il à ne sont toujours plus faibles qu'avec les , Mdes.À cause de ces avantages spécifi- td surtout précieux dans le cas de traite- it prolongés, Lasix est le diurétique de it Mpour traiter l'hypertension.es (façon efficace e traitement de l'hypertension légère odérée, des preuves cliniques ont dé- fé que Lasix est nettement aussi efficace l æs thiazides.À l'encontre des thiazides, iest efficace même chez les malades dont fiction rénale est altérée.s En présence Wertension grave, Lasix peut efficacement associé a d'autres hypotenseurs.Parce #abaisse la tension artérielle de façon lamment efficace et sûre, Lasix est le dique de choix pour le traitement initial traitement d\u2018entretien de l'hypertension.i au A if i | facon prévisible le traitement de l'hypertension légère ibdérée, Lasix a fait preuve d\u2019une activité DCE\" ; ensive prévisible et soutenue.La baisse A tension artérielle causée par Lasix dure 04 24 heuresS assurant une maîtrise fme et constante de l'hypertension, } au cours de traitements prolongés, prévisible qu'il produit permet de dé- er aisément un régime posologique fa- Hsuivre.Lasix exerce une activité sûre et ante- dans le traitement à longue éché- - \u2018 .\u2019 >de l'hypertension.Lasix, l\u2019'hypotenseur | ] ; i , » BEL LT dn hte J qu\u2019on emploie au début rody, M.J., et Williamson, H.E.: Clin.Res., 13:424, 1965, shabir, » As Ne A0.(ic Cat ad a, ie .- - et durant tout le traitement 46 Lasix\u2019 soulage l'hypertension Composition: Chaque comprimé contient 40 mg de furosémide.Indications: Hypertension légère ou modérée, et avec d\u2019autres hypotenseurs dans les cas sévères.Oedème lié à l'insuffisance cardiaque, à la cirrhose du foie, à la néphrose et à la néphrite chronique, ainsi que tout autre état oedémateux, e.g., la tension prémenstruelle.Contre-indications: Arrêt complet de la fonction rénale, En présence de coma hépatique et de déplétion électrolytique, n'instaurer te traitement que lorsque l'état du malade a été amélioré ou corrigé.Ne pas administrer aux enfants, faute d'expérience dans ce domaine.Hypersensibilité.Avertissements: On a rapporté que les diurétiques sulfamidés diminuaïent la capacité des artères à réagir aux amines hypertensives et augmentaient l'effet de la tubocurarine.Donc, administrer avec prudence le curare ou ses dérivés pendant un traitement avec Lasix.Interrompre une semaine avant toute chirurgie élective.Précautions: L'apport en sodium ne doit pas être moins de 3 g/jour.Donner un supplément de potassium lorsque des doses élevées sont utilisées pour des périodes prolongées.Porter une attention particulière aux niveaux potassiques avec des glucosides de la digitale, des stéroïdes susceptibles de produire une déplétion potassique ou lorsqu'il y a risque de coma hépatique.Un supplément de potassium, une diminution de la dose ou linterruption du traitement peuvent être necessaires.Ajouter un antagoniste de l'aldostérone dans la cirrhose avec ascite.Comme avec tout nouveau médicament, observer attentivement pour déceler toute dyscrasie sanguine, dommage hépatique ou autres réactions idiosyncrasiques.Grossesse : Les études de la reproduction animale n'ont pas révélé d'anomalies foetales provoquées par le médicament.Cependant, Lasix a été très peu employé dans la grossesse ; comme tout nouveau médicament, l\u2018administrer durant cette période seulement lorsque essentiel.Vérifier le glucose sanguin et urinaire car on a observé des diminutions de la tolérance aux glucides.Vérifier la calcémie car on a rapporté de rares cas de tétanie.L'administration de Lasix et de doses élevées de salicylates peut provoquer une toxicité aux salicylates à des doses inférieures.Réactions secondaires: Comme avec tout diurétique efficace, la déplétion électrolytique peut survenir, surtout avec des doses élevées et un régime hyposodé.Symptômes de déplétion électrolytique : faiblesse, étourdissements, léthargie, crampes dans les jambes, anorexie, vomissements oU confusion mentale.Vérifier les électrolytes sériques, surtout le potassium, aux doses élevées.Chez les hypertendus recevant des agents hypotenseurs, réduire la dose car Lasix augmente leur effet hypotenseur.L'hyperuricémie asymptomatique peut survenir, tarement avec goutte.Des élévations passagères de l\u2019urée sanguine sont possibles surtout durant l'insuffisance rénale.Pourront aussi survenir: dermatite, prurit, paresthésie, vision brouillée, hypotension orthostatique, nausées, vomissements, diarrhée.On a observé de l'anémie, leucopénie, et thrombocytopénie (avec purpura) et de rares cas d\u2019agranulocytose.Pourront aussi survenir: faiblesse, lassitude, étourdissements, crampes musculaires, soif, transpiration accrue, spasme de la vessie et symptômes de pollakiurie.Surdosage: Symptômes : Déshydratation et dé- plétion électrolytique.Traitement: Discontinuer la médication et rétablir l\u2019équilibre hydrique et électrolytique.Posologie\u2014hypertension: La dose habituelle est de 40 à 80 mg (1 à 2 comprimés) par jour.Adapter la posologie et ajuster celle des hypotenseurs concomitants.Poso- logie\u2014oedème: La dose initiale habituelle de Lasix est de 40 à 80 mg (1 à 2 comprimés).Adapter selon la réaction.Si la diurèse ne s\u2019est pas produite après 6 heures augmenter les doses suivantes de 1 comprimé (40 mg), à toutes les 6 heures, au besoin.Ensuite, la dose efficace peut être répétée de 1 à 3 fois par jour.Ne pas dépasser 200 mg/jour.Adapter la dose d'entretien aux besoins de chaque malade.Un programme poso- logique intermittent de 2 à 4 jours consécutifs par semaine peut être utilisé.Pour des doses dépassant 120 mg/jour, on conseille des observations cliniques et biochimiques.Présentation: Comprimés (Code DLI) à 40 mg, jaunes, ronds, sécables, en flacons de 50 et 500.Renseignements complets sur demande.> HOECHST PHARMACEUTICALS 4045 BOUL.CÔTE VERTU MONTREAL, 383 DIVISION DE HOECHST DU CANADA LIMITÉE 755/710/H Reg Hoechst TM COÛT ET USAGE DES MÉDICAMENTS D\u2019ORDONNANCE Le gouvernement fédéral vient d\u2019octroyer une somme de $4 000 à l\u2019École d\u2019hygiène de l\u2019Université de Toronto, dans le cadre de son programme de subventions fédérales à l'hygiène.La subvention permettra à l\u2019École d'hygiène de mener une enquête sur le coût et l\u2019usage des médicaments d\u2019ordonnance.On choisira au hasard un échantillonnage de patients inserits au service de médecine familiale de l\u2019Hôpital général de Toronto.Les renseignements seront fondés sur l'utilisation des médicaments d\u2019ordonnance au cours de chaque période de maladie.Les résultats de l\u2019enquête fourniront des renseignements qui pourraient être utiles dans les caleuls actuariels, en vue d'inclure les médicaments d\u2019ordonnancée dans les programmes de soins médicaux.ÉTUDE SUR LES CENTRES DE TRAITEMENT POUR ENFANTS HANDICAPÉS Le gouvernement fédéral a accordé une subvention à l\u2019hygiène de $10 056 à l\u2019Université de la Colombie britannique pour financer une étude sur les centres de traitement diurnes pour enfants handicapés chroniques.Cette étude fournira des renseignements qui permettront d\u2019évaluer les services de réadaptation dont la Colombie britannique a besoin pour ses enfants handicapés.Les conclusions de cette étude seront aussi utilisées pour trouver des moyens efficaces et économiques de traiter ces enfants.Laval médical Vol.42 - Oct.1971 \u20ac SES ss vs.\" Siig ON S RR N fr 7 L/ ins Sg & i 7 \u201c4, & = , 7, 2 es I ZZ = GRAF; MAT: = ) « Ql * = | A â .ss 12 i le > H Sh Ne F I Il] Ie Lu Un IF El, île D { + $ I.Sis Le trai ement © tout temps.I \u2014 = DIGITALINE NATIVELLE = IRA LA DIGITOXINE! Vell Ampoules lh Comprimés dosés à 0.1 mg et 0.2 mg [ Gouttes Sur Lan per i flou se i pu AM WELCKER ET CIE LIMITÉE ges! Montréal.yi sinements sur demande.+ Ee FTI SENN RE UNE COLLABORATION DONT NOUS SOMMES FIERS.RE AA AN a ER Ne FR A titre d'entreprise vraiment québécoise, les Laboratoires Ayerst, qui œuvrent constamment pour l'excellence dans le domaine de la santé, subventionnent depuis cinq ans la publication des travaux du Comité d'étude des termes de médecine du Québec et en assurent la distribution aux médecins, aux pharmaciens, aux techniciens de la santé, aux hôpitaux universitaires et à tous ceux qui en ont fait la demande.PAST AYERST 1971 o 46 ans d'existence o Actif de $21 000 000 o 15 batisses occupant 18 acres a Saint-Laurent banlieue de Montréal o 1 ferme de 100 acres a Sainte-Justine © 942 employés dont 296 affectés a la recherche et 67 avec doctorat dans diverses disciplines L'intérê LE LU © Service médical comprenant 6 médecins ih intérét pour ces publications est encore trés vif et les o 40 spécialités pharmaceutiques, fabriquées à notre ! demandes nous parviennent de tous les horizons de la usine de Saint-Laurent 4} francophonie ainsi que de nombreux pays du monde.o Exportation dans 68 pays - bag Nous vous présentons donc aujourd\u2019hui une édition © Bibliothèque, filmathèque, magnétothèque Ta refondue des glossaires du Comité.ma Nous sommes fiers de collaborer à l'essor culturel et économique du Québec.48 A erst LABORATOIRES AYERST division de y Ayerst, Mckenna & Harrison, Limitée *déposé Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 a Lak société, LE COMITÉ D'ÉTUDE DES TERMES DE MÉDECINE Le Comité d\u2019étude des termes de médecine est né d\u2019un besoin qui existe depuis toujours dans le domaine de la santé au Québec, mais que, chose curieuse, personne n\u2019avait ressenti avant 1962.On savait que la langue des médecins, comme celle de beaucoup de professions ou de métiers, était mauvaise, mais nul n\u2019avait envie par paresse sans doute et aussi peut-être à cause d\u2019un désir mal placé d'indépendance linguistique, d\u2019essayer de redresser la situation et d\u2019aligner le francais médical d\u2019ici sur le francais international.Toutefois, vers 1960, des changements importants devaient se produire dans la conscience québécoise, et beaucoup des nôtres se rendirent compte tout à coup que les règles du jeu de notre survivance ne pouvaient plus être les mêmes qu\u2019autrefois.Nous avions survéeu jusque là parce que nous nous étions repliés sur nous-mêmes, mais les transformations de notre l\u2019urbanisation surtout, nous mettaient désormais à la merci du colosse anglo-saxon.Notre seul espoir de conserver notre langue, c\u2019est-à-dire le fondement même de notre identité, c\u2019était done de nous tourner vers les autres pays francophones du monde, en particulier vers la France.Mais, pour que le dialogue fût possible, il nous fallait de toute nécessité posséder un instrument de communication qui nous permit de nous faire comprendre.C\u2019est un peu avec ces préoceupations en arrière- plan que le docteur Georges Desrosiers, maintenant direeteur médical de l\u2019hôpital Maisonneuve et secrétaire de l\u2019Association des médecins de langue fran- caise du Canada, fonda le Comité d\u2019étude des termes de médecine en 1962.Le but du docteur Desrosiers, dès le départ, était de restaurer la langue et la pensée médicales françaises dans le milieu médical et hospitalier québécois.Pour cela, il fallait agir sur plusieurs plans à la fois : il fallait accroître les relations entre les médecins du Québec et ceux de la France et des autres pays francophones, il fallait favoriser la diffusion des ouvrages et des périodiques français, mais il fallait surtout redresser la langue.Peu à peu, il se constitua une première équipe de travail qui se mit à l\u2019étude de la terminologie des structures médico- (15) hospitalières du Québec.Le Comité commença à préparer des fiches et à les publier dans des périodiques médicaux.En 1964, l\u2019équipe agissante au sem du Comité étant devenue plus forte, nous sollicitions de l\u2019État une reconnaissance officielle et obtenions des lettres patentes nous constituant en société sans but lucratif.Nous étions de plus agréés par l\u2019Office de la langue française du Québec, qui nous a fourni depuis les services de ses spécialistes et avec lequel nous avons toujours entretenu des relations très fructueuses.Vers la fin de 1965, les Laboratoires Ayerst, par l\u2019intermédiaire de leur publicitaire à l\u2019époque, M.Yves Bourassa, nous offraient de financer la publication de nos ouvrages et d\u2019en assurer la diffusion.Notre entente avec les Laboratoires Ayerst a été extrêmement féconde : en 1966, paraissait le premier fascicule du Glossaire des termes médico- hospitaliers, puis, l\u2019année suivante, les Vocabulaires des assurances sociales et des assemblées délibérantes ; en 1968, un deuxième fascieule du Glossaire des termes médico-hospitaliers voyait le jour, puis, en 1969, était lancé un Vocabulaire pharmaceutique ; enfin, en 1970, les Laboratoires Ayerst nous accordaient une dernière faveur en acceptant de faire une nouvelle impression des travaux déjà publiés et de réunir ceux-ci sous une même couverture.Grâce aux Laboratoires Ayerst, nous avons pu présenter nos travaux au public dans une toilette exceptionnelle : papier de bonne qualité, typographie soignée, couverture en couleur, reliure.Le Comité d\u2019étude des termes de médecine regrette évidemment que les Laboratoires Ayerst aient mis fin, l\u2019année dernière, à leur collaboration à nos travaux.Nous désirons néanmoins rendre ici hommage à cette maison qui, entre 1966 et 1970, a consacré $65 000 à la cause du français médical au Québec.Dans notre travail, nous appliquons systématiquement la norme linguistique proposée par l\u2019Office de la langue française.Que nous ayons à dénommer en français un monde découpé à l\u2019anglo- saxonne ne va pas sans nous causer parfois des difficultés.Mais l\u2019expérience nous a montré qu\u2019il 836 n\u2019y a rien, dans cet univers qu\u2019est la médecine, qui ne puisse se désigner en français.Même si notre action en est une avant tout d\u2019étude, nous nous sommes rendu compte, dès les premiers mois de notre existence, que nous ne pouvions pas nous contenter de préparer et de publier nos travaux.I] nous fallait aussi descendre dans la rue, pour ainsi dire, et nous battre.Il n\u2019y a pas lieu de faire ici le récit de nos interventions auprès des gouvernements, des organismes de règle- mentation professionnelle, des universités, des journaux.Nous sommes maintenant connus et ceux qui, au sein des professions de la santé, jargonnent sciemment le font aujourd\u2019hui avec mauvaise conscience.Mais nous ne nous sommes pas contentés de faire des remarques et d\u2019adresser des reproches, nous avons été disponibles : nous avons corrigé des textes qui nous paraissent avoir une certaine importance et être destinés à créer l\u2019usage ; nous avons même fait des traductions.Notre Comité est aujourd\u2019hui consulté par de nombreux organismes.Nous répondons aux demandes dans toute la mesure de nos moyens, car nous croyons qu\u2019il ne suffit pas, pour sauver le français au Québec, de se LE COMITÉ D'ÉTUDES DES TERMES DE MÉDECINE Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 prononcer ex cathedra sur des questions de linguistique, mais qu\u2019il faut être prêts à agir chaque fois que l\u2019occasion se présente.De quoi sera fait l\u2019avenir ?Nous l'ignorons.Quant à nous, nous avons sur le métier la matière d\u2019un troisième et d\u2019un quatrième fascicules du Glossaire des termes médico-hospitaliers.Nous avons d\u2019autre part, depuis quatre ans, amassé une documentation très importante sur tous les aspects de la vie médicale et hospitalière : il reste à dépouiller cette documentation.Nous ne pouvons le faire nous-mêmes pour le moment, car le Comité est formé de membres bénévoles et son budget de fonctionnement ne dépasse pas $1 000 par année.Bien sûr, le destin du français médical au Québec n\u2019est pas différent de celui de la langue française en général sur le continent américain.Mais, de toute manière, c\u2019est nous qui le ferons ce destin : il dépend de notre volonté et de notre action que ceux qui nous suivrons puissent encore en l\u2019an 2000 lire Claude Bernard et Jacques Monod dans le texte et non en traduction.Jacques BouLAY de (in £0 hs) près Li lib ry ke i) a Yon Coke I, CONGRES ANNUEL DE L'ACFAS Le XXXIX* Congrès annuel de l\u2019ACFAS aura lieu à l\u2019université de Sherbrooke, les jeudi, vendredi et samedi, 14, 15 et 16 octobre 1971.L'activité des sections et la présentation des communications prendront cette année une importance particulière, Le colloque annuel, traditionnellement tenu dans le cadre du Congrès a eu lieu cette année en mai, ce qui libérera une période correspondante pour le travail des sections, dont le nombre a été porté à 44 pour le prochain congrès.Les vendredi et samedi, 15 et 16 octobre, les communications seront présentées dans les différentes sections ; des projections continues de films scientifiques auront lieu au cours des journées du Congrès ; un programme sera organisé pour les épouses des congressistes.Le samedi soir, à l\u2019occasion du banquet annuel, les médailles et les bourses de l\u2019ACFAS seront présentées aux lauréats.Le programme général du Congrès sera disponible au début d'octobre.Ce programme comprendra les résamés et l\u2019heure de présentation de toutes les communications, de même qu\u2019une deseription complète des réunions et activités du Congrès, Pour tout renseignement additionnel s\u2019adresser au Secrétariat général de l\u2019ACFAS, C.P.6060, Montréal 101, Québec.CONGRÈS DE L'AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS Le LVII® Congrès clinique annuel de l\u2019American College of Surgeons aura lieu à Atlantie City, du 18 au 22 octobre 1971.On prévoit une inscription de quelque 14 000 participants, y compris de 9 000 à 10 000 médecins de quelque 40 pays.En raison de la rapidité des changements dans la médecine moderne, les chirurgiens acceptent généralement d\u2019être des étudiants perpétuels.Ils sont conscients que leur responsabilité envers leur formation n\u2019est jamais terminée et à la réunion d\u2019Atlantie City ils auront l\u2019occasion d\u2019entendre plus de 1800 conférences, rapports, démonstrations, toutes activités se proposant de maintenir le chirurgien à la fine pointe des nouveautés dans le domaine de la chirurgie.Congrès Le forum sur les problèmes de chirurgie fondamentale, qui se préoceupe exclusivement de la recherche originale dans le domaine de la chirurgie.présentera 263 rapports de projets de recherche en cours.Parmi les autres activités du Congrès mentionnons : Dix-sept cours de spécialisation à l'intention des jeunes chirurgiens préparés par des professeurs de grande expérience ; > Plus de 45 groupes de discussion sur des sujets d\u2019actualité dans le domaine de la chirurgie et des spécialités chirurgicales ; > Plus de 50 films démontrant les développements chirurgicaux aux États-Unis, au Canada et au Mexique ; Une revue des nouveautés en chirurgie ; , Une télédiffusion en eircuit fermé d\u2019opérations en cours à l\u2019hôpital universitaire Thomas Jefferson, à Philadelphie ; \u2019 Environ 450 exhibits scientifiques et industriels : , Des sessions spéciales consacrées au cancer, aux traumatismes et à l'enseignement aux étudiants en médecine ; Une session générale sur la responsabilité professionnelle ; Une session générale sur le programme d\u2019auto- éducation en chirurgie qui a été préparée par le Collège pour ses membres et autres médecins qualifiés pour apprécier l\u2019étendue de leurs connaissances fondamentales et cliniques.VIe CONGRÈS INTERNATIONAL DE MÉDECINE PHYSIQUE Le VI¢ Congres international de médecine physique aura lieu à Barcelone du 2 au 6 juillet 1972.Ce congrès international a lieu à tous les quatre ans et groupe des représentants d\u2019un grand nombre de pays intéressés dans les aspects scientifique et technologique de la réadaptation.Après les congrès internationaux de médecine physique qui eurent lieu à Londres, en 1952, à Copenhague, en 1956, à Washington, en 1960, à Paris, en 1964, et à Montréal, en 1968, Barcelone a été choisie pour le siège de ce VI° Congrès international. 838 La ville de Barcelone est bien connue pour ses ressources dans l\u2019organisation des réunions internationales.Le Palais des congrès aussi connu sous le nom de Palais des nations est un édifice moderne pourvu des meilleurs équipements techniques.Comme dans les autres congrès, une exposition spécialisée présentera tous les nouveaux développements dans les appareils utilisés pour le dia- CONGRÈS Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 gnostie et le traitement en réadaptation.On s\u2019attend à une inscription d\u2019environ 2 000 participants ce qui assure la présence d\u2019un grand nombre de spécialistes dans les divers sujets qui seront traités au cours du congrès.Pour tout renseignement additionnel s'adresser au Secrétariat du congrès, Ravella 4, Barcelone, Espagne.v | > iI I 0) il Congrès, voyages, tourisme NOTRE PÉRIPLE AUTOUR DU MONDE En mars 1970, grâce à l'initiative d\u2019un médecin québécois et sous sa direction, un groupe de médecins, leurs épouses et quelques amis s'envolaient pour le Japon, « par le chemin | des écoliers », pour un voyage d\u2019un mois autour du monde.Notre groupe se composait de médecins de l'Abitibi, de Montréal, du Lac St-Jean, de la Matapédia, de Québec et des alentours.Après une brève escale à Bruxelles, nous reprenons l'air pour la Turquie, avec arrêts à La Corne d'Or, Istanbul \u2014 wy ed Jacques et Madeleine TREMBLAY Budapest et a Bucarest.A Istanbul, nous sommes accueillis par un représentant de Sabena, qui dés le lendemain de notre arrivée, nous offrait un cocktail dans les salons de l'hôtel.Un guide parlant français nous prit en charge à l\u2019aéroport ; là commençait un voyage qui nous fit visiter plusieurs pays de civilisations et de cultures différentes, et surtout de niveaux de vie différents.Ce fut un enrichissement et un émerveillement sans cesse renouvelés.Laval médical, octobre 1971 (16) 49 Palais Topkapi, Istanbul Construite sur sept collines, comme Rome et Lisbonne, Istamboul présente une topographie assez complexe.Au nord, le quartier de Beyoglu groupe les hôtels, les magasins, les restaurants, les grandes avenues, tout un ensemble moderne ; au sud et à l'ouest, c\u2019est le vieux quartier, la ville où se trouvent rassemblés la plupart des musées, mosquées, bazars et bons restaurants locaux.Istanbul et Beuoglu sont séparés par un embranchement Le grand bazar, Istanbul 3 i 8 à 50 du Bosphore, la célèbre Corne d'Or, qu'enjambent les ponts Galata et Atatürk ; à l\u2019est, c\u2019est la partie asiatique d'Istanbul et au sud, la mer de Marmara et plus loin, la Mer Noire.Nous ne sommes pas seulement dans le plus fabuleux caravansérail de l\u2019Europe, mais aussi, dans une véritable ville-musée.Dans la vieille ville, nous avons visité un des plus beaux palais de I\u2019ex-Constantinople, le Topkapi Sarayi, qui présente un ensemble unique de jardins et de residences et qui, en fait, constituait le sérail des sultans.Puis avant d\u2019aller au Grand Bazar où il y a 4 500 échoppes, nous avons pu acheter de magnifiques « tapis de prière », authentiques tapis de Turquie, que plusieurs arborent dans leur maison au Québec ; peut-être cela les aide-t-il à faire leurs prières.On a appelé Istanbul la ville des mosquées : 425 ! Nous n'avons visité que les plus importantes.Tout d\u2019abord, Ste-Sophie, magnifique église byzantine construite en 432 par Justinien, puis en 1453 transformée en mosquée par les Turcs et en 1935 en musée : Congrès, voyages.tourisme ie fu?file fina nas à pau iis femal el Nous ps À ipa Je fies Boao ied Brsph ies à sol 4 0e \u2014 Bi toute proche la somptueuse Mosquée bleue, toute ornée de dorures et de tuiles bleues, rivalise de splendeur avec la mosquée de Soliman le Magnifique.Dans chaque mosquée, nous avons dû ôter nos souliers ; dans quelques-unes on nous prêtait des babouches, dans d\u2019autres, il fallait circuler nu-bas, sur de magnifiques tapis ; mais que les planchers étaient froids ! Nous avons fait ensuite une merveilleuse croisière sur le Bosphore, qui nous conduisit jusqu\u2019à la Mer Noire, là où l\u2019U.R.S.S.commence.Il y a quelques années, lors d\u2019un précédent voyage en Turquie, on pouvait remarquer des filets de protection fermant l\u2019entrée du Bosphore ; il n'y en a plus.Nous avons fait halte dans un magnifique restaurant sur le Bosphore, où après avoir savouré un « arak », qui ressemble au « pastis » méditerranéen et à l\u2019« ouzo » libanais, nous avons dégusté un repas alliant savamment les plats internationaux avec la cuisine turque, pleine de petits plats et de.surprises.Nous aurions bien prolongé notre séjour à Istanbul, ville pleine des mystères de l'Orient, tout en étant si près de l\u2019Europe : c\u2019est d\u2019ailleurs la seule ville au monde à cheval sur deux continents, l\u2019Europe et l'Asie.Mais l'Inde mystérieuse nous attendait.Notre premier arrêt fut la Nouvelle-Delhi, après de brèves escales à Beyrouth et à Téhéran.À l\u2019aéroport, on nous accueillit aux petites heures du matin avec des colliers de fleurs et on nous amena au plus bel hôtel de la ville, l\u2019Oberoi Intercontinental.ll est difficile de décrire le luxe de cet hôtel, avec ses quatre salles à manger, son immense « lobby » où circulaient de ravissantes Indiennes en sari soyeux qui leur donne une démarche royale.À la porte, un immense Indien enturbanné et vêtu somptueusement accueille les visiteurs.Ici, nous sommes en plein été, il y a des fleurs partout et lorsque nous visitons la Nouvelle-Delhi, on peut admirer les pelouses bien entretenues, les fontaines scintillantes, les policiers dirigeant la circulation, en culotte courte et turban.CALENDRIER DES CONGRÈS DES SCIENCES MÉDICALES Date / 1971 Lieu Congrès Bureau du congrès 13-16 octobre Québec 41e congrès annuel de l\u2019Ass.des Association des médecins de (Canada) médecins de langue française.langue française du Canada, 5064, avenue du Parc, Montréal 152, (Canada).17-25 octobre Tokyo & 7e congrès mondial sur la fertilité et Kanehara Medical Book Publishing Kyoto la stérilité.Company, 31-14, Yushima 2-chome, (Japon) Bunkyo-Ku, Tokyo Ill, (Japon).18-21 octobre Marseille 8e congrès européen d'allergie et 109 Dr J.Aubert, Hôpital Sainte-Margue- (13) journées nationales françaises d\u2019aller- rite, 13-Marseille-9.(France).gologie.18-21 octobre Madrid 6e congrès international de la Fédé- Escuela Nacional de Sanidad, (Espagne) ration internationale d'hygiène, de mé- Facultad de Medicina, Pabellon no 1, decine préventive et de médecine so- Ciudad Universitaria, Madrid-3 ciale.(Espagne).18-22 octobre Atlantic City 57e congrès clinique annuel du Collège Dr Edwin W.Gerrish, American (N.J.- U.S.A.) américain des chirurgiens.College Surgeons, 55 East Erie Street, Chicago, Ill.60611 (U.S.A.).24-29 octobre Tel Aviv 19e congrès international de médecine Dr |.Glazer, El AI Lignes aériennes (Israël) aéronautique et spatiale.d'Israël, Aéroport de Lod (Israël).25-27 octobre New York Conférence intersciences sur les agents R.W.Saber, American Society for (U.S.A.) microbiens et la chimiothérapie.Microbiology, 1913 Ith Street, Washington (DC) 20006 (U.S.A).12-14 novembre Nantes (44) 4e festival international du cinéma mé- Laboratoire d\u2019anatomie, Faculté de dical.Médecine, Nantes, (France).24-26 novembre Hong-Kong 24e réunion annuelle de la Fédération Dr C.L.Wong, P.O.Box 1534, mondiaie pour la santé mentale.Hong-Kong.28 nov.- 4 déc.Mexico 5e congrès mondial de psychiatrie.Dario Urdapilleta, Apartado postal (Mexique) 20-123/24, Mexico D.F.Laval médical, octobre 1971 51 La Mosquée bleue Quel contraste avec la vieille ville, poussiéreuse, grouillante de monde, avec ses vaches sacrées circulant paisiblement au milieu des rues, insouciantes des autos et des piétons.Delhi, la capitale de la république indienne, est constituée par deux agglomérations distinctes, l\u2019ancienne Delhi, fondée par le cinquième empereur mongol Shah Jahan, et la Nouvelle- Delhi, dont la construction débuta en 1931.La vieille ville est dominée par le Fort Rouge, datant de 1639, témoin muet de la gloire de l\u2019ancienne dynastie mongole.L'enceinte de ce fort abrite plusieurs monuments, dont la Mosquée de la Perle.Lui faisant face au-delà d\u2019une belle pelouse, se dresse la Jama Masjid, une des plus belles mosquées du monde et un des plus beaux édifices de l'Inde.Nouvelle-Delhi, le siège du gouvernement est une « ville-jardin », d'inspiration européenne.Entre l\u2019ancienne et la nouvelle cité, un jardin entoure le Samadhi de Rajhat, mémorial élevé à l'endroit où fut incinéré le corps du Mahatma Gandhi, en 1948, et dont les cendres furent éparpillées aux quatre vents.Un petit avion nolisé nous conduisit à Agra, où nous avons longuement visité le Taj Mahal, ce symbole splendide de l\u2019amour d\u2019un rajah pour son épouse.|| fut construit en 1639 par Shah Jahan, le méme qui batit le Fort Rouge.On a dit du Taj qu\u2019il était un rêve de marbre, 52 conçu par les titans et achevé par des orfèvres.C\u2019est en effet un des rares monuments qui aient su allier la majesté de proportions grandiose à la grâce et à l\u2019élégance qui sont d\u2019ordinaire I'apanage d'oeuvres plus petites.Au coeur du mausolée, des écrans de marbre si finement travaillés qu\u2019ils forment une véritable dentelle de pierre, filtrent la lumière qui tombe sur les tombeaux de l'empereur et de son épouse, unis dans la mort.Le Taj Mahal est une symphonie de marbre, un pur cri d'amour lancé vers le ciel.Nous avons pu y retourner le même soir pour l'admirer sous le clair de lune, ce qui était féérique.De retour à Agra, on nous gratifia dans la soirée d\u2019une séance de magie telle que nous en sommes tous restés ébahis ! D'Agra, un autre petit avion nous rendit à Bénarès, la ville-sainte.Circuler dans ses rues est quelque chose de fantomatique : voir ces centaines de pauvres vêtus de haillons jadis blancs, n'ayant que la peau et les os, nous regarder passer dans des ruelles étroites et sales, sans dire un mot, nous offrant parfois une marchandise de camelote.Rien n\u2019est plus hallucinant, si ce n'est traverser les rues de Calcutta, très tôt le matin pour nous rendre à l\u2019aéroport, et voir ces milliers de pauvres dormant sur les trottoirs, enveloppés dans des draps ou couvertures, recherchant la Congrès, voyages, tourisme q digi hig rièvres, 1] nm sont elfes, marore veritable i re 2 Ta] un ut ons pu er 008 Do ell dune nimes endi rs SE8 que Pans les 05 Fol gas | esl (Jas EE 5 rendre aes ars is it chaleur émanant des maisons.|! faut vraiment le voir pour le croire.Nous nous sommes promenés sur le Gange sacré, où les gens se baignent, se lavent, les animaux aussi, et où l\u2019on jette les cendres des corps alignés sur les marches et qui attendent leur tour pour être brûlés ! Et bien, malgré tout cela, l\u2019eau du Gange nous parut claire et non polluée, quelque paradoxal que cela puisse paraître.La ville de Bénarès est fort pittoresque, avec ses temples, dont le Temple d\u2019Or et le Temple des Singes, ses monastéres et ses innombrables sanctuaires qui s\u2019etagent sur la rive gauche du fleuve.Mais le spectacle le plus fascinant est celui de la foule mouvante et sans cesse renouvelée qui se presse sur les larges escaliers conduisant aux eaux sacrées.Le pélerinage à Bénarès est une obligation pour les Hindous, Le sari Les médecins du Québec devant le Taj Mahal 04 oy Ng \u201cEN, Laval médical, octobre 1971 ji ! & By ] k pi La baignade des éléphants dans la Mahaveli-Ganga qui doivent I'accomplir au moins une fois dans leur vie.Mais Bénarès est aussi la ville des saris, des brocarts et des cuivres et nos bagages se sont alourdis de saris et de somptueuses pièces d\u2019étoffe, ainsi que d\u2019objets en ivoire.Nous avons aussi bénéficié de l\u2019inévitable spectacle de charmeurs de serpents.De Bénarès, nous sommes allés à Sarnath, lieu de pélerinage bouddhiste.C'est là où Bouddha reçut « l'IHumination » et prononça son premier sermon, il y a 2 500 ans.De Calcutta, le voyage se poursuit vers la Thaïlande, avec escale à Rangoon, en Birmanie.Après la pauvreté de l'Inde, Bangkok apparut avec ses hôtels de luxe, son Université et ses temples-joyaux, comme une oasis de prospérité.Thaïlande veut dire « pays de la liberté » et Bangkok, sa capital, « ville des Anges ».Toutes ces appellations suggestives (Pays du sourire, Venise de l'Asie) donnent un avant-boût du charme et de la sérénité que dégage cet ancien pays « libre », car il n'a jamais été colonisé ; « souriant », car le caractère heureux de ses habitants et leur amabilité foncière sont devenus légendaires.La ville est bâtie sur les berges du Nénam.Elle n\u2019est pas une ville ancienne : il y a 200 ans à peine, elle n\u2019était qu\u2019un petit village de pêcheurs, construit sur les rives marécageuses du fleuve.Et pourtant on trouve dans cette capitale, où se mêlent sans se heurter bâtiments modernes et sanctuaires au pignon retroussé, quelques-uns des plus beaux 54 exemples de l\u2019architectures religieuse thaïlandaise.La ville ne compte pas moins de 300 temples.Nous visiterons les plus importants, ce qui nous permettra de voir l'essentiel et nous initiera en même temps au symbolisme de la religion bouddhique.Au cœur de Bangkok est le Grand Palais, où résidait jadis la cour de l'ancien royaume de Siam.En passant, le pays a repris le nom de Thaïlande en 1959.La dynastie qui règne toujours sur le pays a comme roi actuel Rama IX Pomiphong.Le Grand Palais est en réalité une ville dans la ville ; entourée de murailles elle couvre plus de cent hectares.C\u2019est dans son enceinte \u2014 dans la Chapelle Royale \u2014 qu'est conservé le superbe Bouddha d'\u2019émeraude, l\u2019objet de culte le plus vénéré de toute la Thaïlande.La statue, haute de 61 cm est sculptée dans un seul morceau de jaspe translucide.Elle est placée sur un haut piédestal décoré de feuilles d\u2019or et, trois fois l'an, le roi vient en personne changer les vêtements du Bouddha qui possède trois manteaux différents, brodés d\u2019or et de pierreries.Dans le Grand Palais on peut constater trois architectures, la cambodgienne, l\u2019indienne et la thaïlandaise.Bangkok, ville sur l\u2019eau, est sillonnée par tout un réseau de canaux animés de l\u2019incessant va-et-vient des bateaux, des péniches et des sampans.Une grande partie des activités des habitants se déroule encore sur l\u2019eau.Ainsi la capitale n\u2019a pas adopté les supermarchés à l'américaine, mais elle préfère s\u2019en tenir aux marchés flottants, pleins de vie et de couleur.Bangkok Congrès, voyages, tourisme Ey ur ® tly, Se yy Orang Mle] g Moog: À Page ang IS le fer li vie Clie fy, 8n réal Miz C81 ty jas ~ 3 Ri li de Coal ge 5 Un ha 008 fg Je les trois | de peut Dodge née par linçesses es el des tés ds uns | MAICHE tenir aux a Couey Danseuse de l\u2019ancien Siam Nous avons effectué une balade entre ces marchés flottants ; nous avons vu les sampans, chargés à ras bord de fruits exotiques, de légumes fraichement cueillis, de viande ou de poisson, qui sont accostés par les embarcations des clientes.Des canaux s'élève le bruit joyeux des exclamations et des marchandages artistement menés, auxquels nous n'avons rien compris mais dont on on pouvait constater le résultat, à voir les mines réjouies de ceux qui avaient fait une bonne affaire ! Tout proche du Grand Palais, le Vat Po, le plus grand monastère de Bangkok abrite une autre représentation célèbre de Bouddha ; le Bouddha couché.Longue de 46 m haute de 15, recouverte de feuilles d'or, la statue représente le Sage au moment de son passage de la vie terrestre dans le Nirvâna.Ses pieds ne sont pas seulement remarquables par leurs dimensions (5m sur 3), ils sont aussi dotés d'orteils qui ont tous la même longueur, 4) Parc Samuel Holland tandis que la plante est ornée de nacre et montre les 108 signes qui caractérisent le vrai Bouddha.!! y a beaucoup d'autres richesses dans ce temple, mais cette statue est la plus spectaculaire.Le Temple de Marbre, entièrement construit en marbre de Carrare d\u2019une blancheur éclatante est surmonté d\u2019un magnifique toit étagé recouvert de tuiles dorées étincelant au soleil.Ce temple est un exemple admirable de l'architecture moderne, qui a réussi à combiner la tradition thaï avec les matériaux et les méthodes de construction récentes.Mais le temple le plus célèbre, dont la silhouette reflétée par le fleuve caractérise le mieux Bangkok, reste le Vat Arun ou Monastère de l'Aube.|| est dominé par cinq tours au sommet arrondi, quatre petites et une, centrale, haute de 67 mètres.Du haut d'une terrasse, on peut admirer les décorations de fragments de porcelaine multicolore, d\u2019ur: effet artistique nou.Mais à Bangkok, nous n'avons pas fait que visiter des temples et des palais.Nous sommes allés un après-midi voir des éléphants travailler.C\u2019était vraiment spectaculaire de voir ces énormes bêtes soulever d'immenses billots et aller les transporter plus loin.Quelques-uns parmi nous purent méme se promener sur leur dos, ce qui leur donnait un air de supériorité sur les autres, juchés qu\u2019ils étaient au 2e étage ! Puis nous avons pu admirer les merveilleuses soteries du pays dont plusieurs firent ample provision.Mais avant cela, on nous amena en un endroit où nous avons vu le ver à soie, sur ses feuilles Ne Première cité-parc au Québec Appartements, Bureaux, Boutiques., Situé au coin de 4 Chemin Ste-Foy et avenue Holland où vous \u201cvivrez davantage\u201d Bolduc et Associés Inc.(Promoteurs-constructeurs) 350 Chemin Ste-Foy, Suite 1808, Québec (6e) P.Q.Laval médical, octobre 1971 | | Lo de mûrier, faire son travail et peu à peu nourriture étrange, parfumée et pas mauvaise nous présenter un fil de soie d'une finesse du tout.Et nous, allongés sur des coussins, inouïe et finalement devenir, par le travail des nous dégustions cette nourriture exotique, Ë artisans, une belle pièce de tissu.tout en regardant évoluer sur la scène, de ; Nous n'avons pas pu quitter la capitale de jolies danseuses et leurs compagnons, vêtus | la Thailande sans nous offrir un spectacle de somptueux costumes de velours et de F de danses classiques.On nous servit un repas soie, brodés d'or, d'argent et de pierreries.Un à la manière du pays : sur de petites tables beau spectacle pour terminer un séjour | 3 basses, il y avait une multitude de petits plats enchanteur, car dès le lendemain, nous nous i ; en belle porcelaine bleue qui contenaient une envolions vers Hong-Kong.\u201d {lon Parade orientale en - ila § ; iri 3 11 3 MEd 4 os] \u201che 3 4 ! iil ! tit ä Tor | is 4 \"ARR A XI 3 AN + lie j ith 3 J j = i I 3 Br # Ri 2 Ui ol 4 i, ig iy hie : bu \u201cdy 4 à suivre, i ; Hong Kong ny et Japon in \u201cJs Li i Cy Ly 56 Congrès, voyages, tourisme .} il on gi ét pune NOMINATION DE M.PARKER AUX LABORATOIRES BAXTER Les Laboratoires Baxter Inc.de Morton Grove, Illinois, ont le plaisir d\u2019annoncer la nomination de M.Sam T.Parker, Jr., président de la division Hyland, au poste de chief executive officer de cette division.M.Parker, a l'emploi de Baxter depuis vingt- deux ans, avait occupé la vice-présidence des divisions Baxter, Travenol, Fenwal et Flint, et exercé la fonction d\u2019officier de liaison attaché a la division de l\u2019American Instrument Company, avant d\u2019accéder à la présidence de Hyland, en 1970.C\u2019est un vétéran de l\u2019armée américaine, un diplômé de l\u2019Université Union, de Jackson, Tennessee, qui fit des études de spécialisation à l\u2019Université de Tennessee et à l\u2019Université Northwestern.M.Parker, sa femme et ses quatre enfants habitent Santa Ana, en Californie.La division Hyland de Baxter a son siège à Costa Mesa, en Californie, et jouit d\u2019une grande réputation comme fabricant de réactifs, de tests de contrôle et d\u2019élimination pour les laboratoires cliniques, de réactifs pour les transplantations, d\u2019instruments de laboratoire et de fractions thérapeutiques du sang.DIRECTEUR DE LA RECHERCHE MÉDICALE CHEZ MERCK FROSST Le docteur A.J.Moriarity a été nommé directeur de la recherche médicale des Laboratoires Merck Frosst, à Montréal.Originaire de Windsor, Ontario, le docteur Moriarity a obtenu son doctorat en médecin de l\u2019université Western Ontario.Par la suite, il a poursuivi des études en médecine interne, en pathologie et en bactériologie dans des hôpitaux de London, Ottawa et Vancouver.Après plusieurs années de pratique privée, le docteur Moriarity est entré à la Compagnie Upjohn.Depuis 1960, il a oceupé le poste de Directeur de la recherche et du développement chez Smith, Kline and French.De par ses nouvelles fonctions, le docteur Moria- rity aura la responsabilité de toute la recherche an Nouvelles pharmaceutiques clinique et des activités médicales au Canada pour Charles E.Frosst et Merck Sharp & Dohme.Le docteur Moriarity est membre de l\u2019Association médicale canadienne, du Collège des médecins et chirurgiens du Québec et du Ontario College of Physicians and Surgeons.11 est également membre du Comité consultatif de recherche du Laboratoire régional de l\u2019Atlantique, Conseil national de recherche, UN NOUVEAU DIRECTEUR MÉDICAL CHEZ FROSST M.James E.Frosst, président de Charles E.Frosst & Cie, Montréal, annonce la nomination du docteur J.Eric Curtis conme Directeur médical de la compagnie.Le docteur Curtis est originaire de Windsor, Ontario, et diplômé de l\u2019université Queen\u2019s.Ayant choisi de se spécialiser en anesthésiologie il a obtenu son diplôme canadien dans ce domaine.Pendant douze ans, il a exercé sa profession au Queensway General Hospital à Toronto.Ces trois dernières années, il était directeur adjoint de la recherche médicale & Merck Sharp & Dohme Canada Limitée.Le docteur Curtis est membre de l\u2019Association médicale canadienne, de la Ontario Medical Association et de la Société canadienne d\u2019anesthésie.NOMINATION D'UN DIRECTEUR DU MARKETING AU LABORATOIRE PENTAGONE LTÉE Le Conseil d\u2019administration du Laboratoire Pentagone Ltée, annonce la nomination de monsieur Robert Lafrenière au poste nouvellement créé de directeur du marketing.Monsieur Lafrenière possède une expérience de plus de quatorze années dans l\u2019industrie pharmaceutique.Il a occupé différents postes au sein du marketing, de la publicité et des ventes pour des corporations internationales.Ses nouvelles fonctions consistent à mettre au point et à contrôler la stratégie commerciale ainsi que la direction des services commerciaux.Cette nomination refiète le dynamisme et l\u2019essor constant du Laboratoire Pentagone Ltée au Canada. 840 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES NOMINATION DE M.LEMAY AUX LABORATOIRES BAXTER Les Laboratoires Baxter Inc, annonce la nomination de monsieur William E.LeMay comme président de la division Dayton Flexible Products.Au service de la compagnie depuis dix ans, monsieur LeMay était antérieurement gérant de la recherche et du développement.Il détient un bacca- Laval médical Vol.42 \u2014 Oct.1971 lauréat en sciences du collège Otterbein et une maîtrise en sciences de l\u2019université du Colorado.Marié, et père de deux filles, monsieur LeMay réside à Dayton en Ohio.Les Laboratoires Baxter Inc., manufacturent et mettent sur le marché mondial un grand nombre de produits pour l'hôpital et les autres services de santé.\u201cuit \u201cjt [be zh Ur Ji \u201cai bag lt ls ily Bay it i iy LE Nouveaux produits pharmaceutiques L\u2019ANTIGÈNE AUSTRALIA DANS LE DIAGNOSTIC DE L\u2019HEPATITE La division Hyland des laboratoires Baxter vient de mettre sur le marché un nécessaire pour l\u2019identification de l\u2019antigène Australia dans le dépistage de l\u2019hépatite.La mise en marché s\u2019est effectuée dès que la maison Hyland en a obtenu l\u2019autorisation de la Division of Biologics Standards of National Institutes of Health.Le nécessaire est commercialisé sous le nom de Austigent™ Counterelectro- phoresis System, Le test qui peut s\u2019effectuer en 30 minutes, a été particulièrement préparé pour les banques de sang et les laboratoires hospitaliers qui désirent déceler l\u2019antigène Australia chez les donneurs de sang.Bien que les techniques actuelles ne permettent de déceler que 25 pour cent des porteurs du virus hépatique, la plupart des autorités s\u2019accordent pour affirmer que le dépistage de ce groupe peut avoir un effet dramatique sur le contrôle de l\u2019hépatite post-transfusionnelle.Le nécessaire Austigen de Hyland comprend tous les réactifs et l\u2019appareillage nécessaires pour effectuer 240 tests.On peut également se procurer un appareil spécialement prévu pour fournir l\u2019ampé- rage nécessaire aux tests contre-électrophorétiques pour l\u2019antigène australien de même que les autres tests électrophorétiques.Le test antigène, selon la maison Hyland, s\u2019effectue plus rapidement que les autres nécessaires commercialement disponibles.Les résultats sont obtenus en trente minutes et un seul technicien peut effectuer plusieurs tests en parallèle et analyser le sang de plusieurs centaines de donneurs dans une seule journée.La division Hyland des laboratoires Baxter, située à Costa Mesa, en Californie, se spécialise dans la production des réactifs, des tests de contrôle et de dépistage pour les laboratoires cliniques, des réactifs pour la transplantation, des instruments de laboratoire et les fractions thérapeutiques du sang.SMITH KLINE & FRENCH LANCE ORNADE LIQUIDE Smith Kline & French Canada Ltd annonce le lancement de « Ornade» liquide, autre forme pharmaceutique d\u2019une de ses spécialités bien connues, les capsules « Ornade Spansule ».« Ornade » liquide est une préparation de couleur vert pâle, à saveur de limette, indiquée pour le soulagement symptomatique des rhumes, de la fièvre des foins et de la sinusite.« Ornade » liquide est particulièrement conçu pour les enfants et n\u2019est pas présenté sous forme «retard ».Il est offert en flacons de 4 oz liq.Les praticiens et les pharmaciens peuvent se procurer la monographie sur demande chez Smith Kline & French Canada Ltd, 300, boulevard Lau- rentien, Montréal 379, Québec.NOUVEL APPAREIL POUR FACILITER L\u2019INJECTION D'INSULINE Un nouvel appareil, format de poche, est probablement l\u2019un des meilleurs avènements depuis la découverte de l\u2019insuline il y a cinquante ans.Inventé par l\u2019épouse d\u2019un diabétique canadien, l\u2019appareil permet au diabétique de se faire lui- même son injection facilement et sans douleur.L\u2019appareil, dit le Ditek Mound Forming Clamp a l\u2019avantage de permettre au diabétique de s\u2019injecter lui-même son insuline dans la plupart des régions du corps.Pour les milliers de diabétiques qui doivent prendre un injection d\u2019insuline quotidienne, ce nouvel appareil est très important.Si la même région du corps est employée trop fréquemment, I'irritation de la peau rend les injections impossibles ou tres douloureuses.1,\u2019 Association canadienne pour le diabéte recommande normalement six régions pour l\u2019injection : les jambes, les bras et les côtés droit et gauche de l\u2019abdomen.Mais un grand nombre de diabétiques ne peuvent se faire leur injection dans les bras et n\u2019utilisent leurs jambes que de façon très restreinte.L\u2019appareil agit pour le diabétique comme une troisième main.C\u2019est un simple dispositif métallique élastique qui s\u2019adapte autour du bras ou de la jambe, soulève un repli de la peau et le maintient pendant la durée de l\u2019injection.Il s\u2019adapte à la plupart des personnes.L\u2019appareil a subi avec succès de nombreux tests cliniques dans des hôpitaux de Toronto, d\u2019Edmonton et de Winnipeg et a reçu des commentaires 842 NOUVEAUX PRODUITS PHARMACEUTIQUES Laval médical favorables des dirigeants de l\u2019Association canadienne pour le diabète.On peut se le procurer pour moins de dix dollars du manufacturier, Ditek Corporation Ltd, une filiale de Professional & Engineered Patents Ltd, Vol.42 \u2014 Oct.1971 une compagnie formée il y a deux ans pour apporter au marché les découvertes des inventeurs.Les diabétiques pourront également se procurer l\u2019appareil par l'intermédiaire des cliniques hospitalières. ling) 1 hor.(ine pi ttiaibly DICTIONNAIRES WEBSTER Édition 1970, format de bibliothèque, entièrement neuf, encore dans sa boîte.Prix régulier $45.00.| (EN VENTE POUR $15.00) Déduire 10% pour une commande de six ou plus SUPPOSitoi action rapide; COMMANDER A : cu 2259 NORTH AMERICAN LIQUIDATORS LAXATIF 58 \u2014 158 2nd Ave.N,, Dept.Q - 409 Saskatoon, Saskatchewan.eno 0 Pour commandes sur livraison faire un dépôt .Lr roc.de $1.00 par volume.Le solde et les frais d'ex- efficacité prévisible pédition sont payables sur livraison.Si vous urnes A ; ; \\ um ur ob} Se sat Ti 2 n'êtes pas satisfait, vous serez complètement Pourobtenir de phis amples | remboursé à condition de retourner l\u2019envoi dans 3 renseignements, veuillez nous les dix jours.Cette offre n'est pas pour la re- crite ou consulter le Compendium vente, chaque livre est estampillé à cet effet.Du Li bu PALcoio dole pl yh hw in h \u201c| ; | qi TE, te ; Eo Tie Tw | >.2 noi 5 Cu CE \u2018eu 7 | i ; | fi | hy | i 77 _ I no \"| 5 rk daltons 1! Bangue Canadienn ;Ù | la banque qui a le souci de Satisfaire sa clientèle Laval médical Vol.42 - Oct.1971 57 (18) Le Mellaril\u2014l'agent unique à double action.En combattant à la fois l'anxiété et la dépression, le Mellaril peut redresser cette image.L\u2019anxiété et la dépression ne se manifestent que rarement de façon isolée.) Les antidépresseurs qui ne combattent que la dépression ne sont donc pas suffisants, pas plus d\u2019ailleurs que les tranquillisants ordinaires qui font disparaître l\u2019anxiété mais non la dépression.Pour traiter l'anxiété accompagnée de dépression, le Mellaril est unique.|! possède des propriétés antidépres- sives et anxiolytiques.Il est donc efficace pour traiter à la fois l'anxiété et la dépression qui l'accompagne.() Autre précieux avantage du Mellaril sa rapidité d'action.Le Mellaril exerce une double activité, agit rapidement et ne renferme qu\u2019une seule substance.Il se révèle le médicament de choix dans l'anxiété/dépression.Les symptômes mixtes d\u2019anxiété et de dépression sont rarement bien définis, mais ils constituent nettement une indication du Mellaril-25.58 déforme l'image de son univers COMPOSITION: Chaque dragée de Mellaril-25 renferme 25 mg de chlorh drate de thioridazine.EFFETS SECONDAIRES: Sécheresse de la bouche, somnolence, obstru tion nasale, hypotension orthostatique et inhibition de l'éjaculation : manifestent parfois.On a rapporté de rares réactions telles que: éruptioi cutanées, confusion nocturne, galactorrhée et aménorrhée.On a obser chez quelques malades une dépression de l'onde T et un allongement « l'intervalle Q-T, tous deux réversibles.De très rares cas de leucopéni d'agranulocytose, de photo-sensibilisation et de convulsions épileptifc mes se sont manifestés au cours de traitements prolongé.On n'a signa aucun cas d'ictère.Des manifestations pseudo-parkinsonniennes et d troubles extra-pyramidaux peuvent survenir, mais ils sont bénins et pt fréquents.CONTRE-INDICATIONS: Le Mellaril, comme les autres phénothiazine est contre-indiqué dans les états de dépression grave ou les états com teux de toute origine.PRÉSENTATION: Dragées \u2014 25 mg, flacons de 100, de 500 et de 1000; mg, flacons de 100 et de 1000.Suspension \u2014 flacons de 8 oz; 1 c.atl (5 ml) renferme 10 mg de Mellaril.POSOLOGIE: 25 mg trois fois par jour.Renseignements complets, sur demande.(1) Cohen, S.: Western Medicine, 5:359, Nov, 1964.(2) Hollister, L.E.and Overall J.E.: Psychosomatics, Sept.-Oct.1965.(3) Prasad, L.and Townley, M.C.: Current Therapeutic Research, Vol.11, No.6, juin 1969.\\ aeiaril-25 pour le malade anxieux /déprimé SANDOZ DORVAL, QUEBEC Lural médical Vol.42 \u2014- Oet.1971 ange: noleits pull fest im pr (il Ji Des laboratoires du Normogadryl un nouveau produit ASADRINE le seul comprimé EFFERVESCENT d'acide acétylsalicylique (A.S.A.) avec 200 mg de vitamine C nouveau, parce que: @ totalement soluble, tamponné, de pH 5,8 est bien toléré par la muqueuse gastrique, et donne une sa- licylémie plus rapide, plus élevée, plus prolongée ; les pyrexies, les infections, les antithermiques accroissent les besoins en acide ascorbique ; le seul ASA anti-infectieux (dose élevée de Vitamine C), et n\u2019irritant pas l\u2019estomac comme les formules ordinaires ; donnant une action plus complète dans les : États grippaux ou infectieux \u2014 Céphalées \u2014 Douleurs articulaires et musculaires \u2014 Affections rhumatismales \u2014 Névralgies \u2014 Intolérances a I\u2019ASA.1 à & comprimés d'ASADRINE par jour, dans L5 verre d\u2019eau, donnent une solution peu acide, gazeuse et agréable.dans un milieu tamponné.LABORATOIRE U.P.S.A.(NORHOGASTRYL), AGEN - FRANCE.CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LIMITÉE, MONTRÉAL.Laval médical Vol.42 - Oct.1971 REAM ve Ritts ti kt i $ = SCHERI = .f 3 a \u20ac ; à i = 7 Goer he ma = 7 se ws Ny S .Gi = a Ê P ce > 2 a 2 2 .Va oo 5 .7 .i: SE .eit = a ; When pe i ve Sar i #1 I Ta 2 et FE 5 + : se \"a i i \u201c 5 a a 2 ss ; 5 = 2 = Si a « Lr Sr i 2e i a i i 7 2 SE \u201c .GE \u2018 À Be a 2.Sa 0 > ; Se ; ii i a % .7 = GS 4 ALISONE procur (= 0) X 2 ; i= ui perme B eV abl i y's 2 disparait 4 pp ste on it a a i sn je Se DN El fds i 5 Sa Ou ui ité ou HU?orc si = ve i ntp atique flaco » lig Ww ! | nny % sible de 30 : RÉ LE ps i) le il (slt lh iy sii iki jf jie! [URN J LR Laval Vol.42 ~ Oct.1971 Valisone, lotion pour le cuir chevelu Description: La lotion VALISONE pour le cuir chevelu renferme 1.0 mg/g (0.1%) de bétaméthasone (sous forme de valérate N.F.) dans une base d'alcool et d'eau.Indications: La lotion VALISONE est particulièrement indiquée dans le traitement des dermatoses affectant le cuir chevelu, mais peut aussi traiter les dermatoses répondant à la corticothérapie, tels: eczéma atopique, eczéma infantile, eczéma nummulaire, prurit anal et vulvaire, dermatite de contact, dermatite séborrhéique, neurodermatite, dermatite exfo- liatrice, dermatite solaire, dermatite de stase et psoriasis.Le psoriasis réfractaire peut être traité effectivement avec la lotion VALISONE, en utilisant la méthode hydratante avec pansements occlusifs.Dans le traitement des dermatoses allergiques ou de contact, la lotion VALISONE pour le cuir chevelu procure un excellent soulagement symptomatique.Posologie: Appliquer une légère couche de lotion VALISONE deux à trois fois par jour, sur la région affectée.Précautions et contre-indications: Les préparations au valérate de bétaméthasone sont contre- indiquées en présence de tuberculose de la peau, de varicelle, d'herpès simplex et de vaccine.Eviter toute application dans les yeux ou dans la région péri-oculaire.Les corticostéroides étant absorbés par voie percutanée, il ne faut pas écarter la possibilité de troubles du métabolisme, en cas de traitement occlusif prolongé.Pour de plus amples renseignements au sujet du valérate de bétaméthasone, s'adresser à Schering Corporation Limited, Pointe Claire 730, Québec (ou consulter le Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques, 1971, rubrique Celestoderm*-V).médical UN CENTRE SANITAIRE POUR UNE RÉSERVE INDIENNE DE L\u2019ALBERTA Le gouvernement du Canada versera une contribution de $114 500 pour la construction d\u2019un Centre sanitaire de $125 000 dans la Réserve indienne de Stoney, à Morley en Alberta.Le Centre remplacera la clinique actuelle qui est administrée par la Direction générale des services médicaux du Ministère de la santé nationale et du bien-être social.La Faculté de médecine de l\u2019Université de Calgary fournira des médecins et des consultants au centre et collaborera avec le personnel des Services médicaux dans le cadre des programmes d\u2019hygiène publique et d\u2019éducation sanitaire offerts à une population de 1545 Indiens et à environ cent autres personnes.Le Centre sanitaire sera le premier du genre, dans l\u2019ouest du Canada, à être administré par un conseil d\u2019hygiène dont la majorité des membres seront des représentants des bandes indiennes.Les autres membres du conseil viendront de l\u2019Université de Calgary et de la Direction générale des services médicaux du Ministère de la santé nationale et du bien-être social.L'\u2019octroi est accordé dans le cadre du programme de soins de la Direction générale des services médicaux à l\u2019intention des populations indigènes du Canada.En plus de dispenser des soins et d'appliquer des programmes d\u2019éducation, le Centre formera et utilisera les indigénes en qualité de travailleurs sanitaires.Le Centre servira de modéle aux autres collectivités rurales d\u2019Indiens et de non-Indiens. L\u2019ÉTUDE D\u2019UN SERVICE DE SOINS DIURNES POUR OPÉRÉS Le gouvernement fédéral vient d\u2019accorder un montant de $16 908 à l\u2019Université de la Colombie britannique, dans le cadre de son programme de subventions fédérales à l\u2019hygiène.Grâce à cette subvention, l\u2019ÜUni- versité de la Colombie britannique étudiera l\u2019opportunité d\u2019établir un service de soins diurnes pour opérés.Cette étude évaluera le coût d\u2019exploitation d\u2019un tel service pour des enfants qui ont subi des blessures ou une opération mineure et qui doivent être sous surveillance médicale.Ce coût sera ensuite comparé à celui des services fournis aux patients hospitalisés, selon la formule actuelle.62 2\u2018Keflex\u2026ÿ monchydrate de cephalexine RENSEIGNEMENTS DÉTAILLÉS Le Keflex (monohydrate de céphalexine, Lilly) est un antibiotique semi-synthétique dérivé de la céphalo- sporine pour administration orale.De par sa formule chimique, c\u2019est le monohydrate de l\u2019acide 7-[D-a- amino- « -phénylacétamido ]-3-méthyl-3-cephem-4-car- boxylique.ACTION Microbiologie \u2014 Les épreuves effectuées in vitro ont démontré que les céphalosporines exercent leur activité bactéricide en inhibant la synthèse des parois cellulaires.Le Keflex est actif in vitro contre les micro-organismes suivants: Streptocoques béta-hémolytiques et autres (plusieurs souches d\u2019entérocoques, par ex., Streptococcus faecalis, sont résistantes) Staphylocoques, y compris les staphylocoques coagulase+, coagulase \u2014 et les souches productrices de pénicillinase (quelques souches de staphylocoques résistent à la céphalexine) Diplococcus pneumoniae Escherichia coli Proteus mirabilis Klebsiella pneumoniae Plusieurs souches d\u2019Hemopbilus influenzae Le Keflex n\u2019est pas actif contre la plupart des souches de Proteus morganii ou de Proteus vulgaris.Il n\u2019exerce aucune action contre les diverses espèces de Pseudomonas.Le Keflex résiste à la destruction par la pénicillinase mais il est sensible à la B-lactamase produite par certains bacilles Gram négatifs.Pharmacologie bumaine \u2014 Le Keflex est rapidement absorbé après administration orale.Après la prise de 250 mg et de 500 mg, la moyenne des sommets sériques atteints était respectivement d\u2019environ 9 mcg/ml et 18 mcg/ml au bout d\u2019une heure.Six heures après l\u2019administration, il y avait encore des taux mesurables d\u2019antibiotique.Plus de 90% du médicament s\u2019élimine dans l\u2019urine sous forme non modifiée dans les huit heures.Les concentrations urinaires maximales sont d\u2019environ 1000 mcg/ml pendant cette période qui suit la prise de 250 mg.INDICATIONS Le Keflex est indiqué dans le traitement des infections des voies respiratoires, de l\u2019appareil génito-urinaire, de la peau et des tissus mous, lorsque l\u2019infection est causée par des germes sensibles.CONTRE-INDICATIONS Le Keflex est contre- -indiqué chez les malades dont l\u2019allergie au groupe des céphalosporines est connue.AVERTISSEMENT Chez les malades pénicillino-sensibles, les dérivés de la céphalosporine C ne doivent s\u2019employer qu\u2019avec beaucoup de prudence.Il existe des preuves cliniques et des données de laboratoire démontrant l'existence d\u2019une allergie croisée partielle entre les pénicillines et les céphalosporines.Des cas de malades qui ont présenté des réactions graves aux deux médicaments (y compris la mort par anaphylaxie après l\u2019administration parentérale) ont été signalés.Tout comme pour les pénicillines orales, il y a trés peu de risques que des réactions immédiates et graves surviennent après l'administration du Keflex, céphalosporine orale.Tout malade qui a déjà souffert d\u2019une allergie quelconque, particulièrement aux médicaments, ne doit prendre des antibiotiques qu\u2019avec précaution et seulement lorsqu\u2019ils sont absolument nécessaires.Aucune exception ne doit être faite pour le Keflex.PRECAUTIONS Comme pour tout nouveau médicament, il faut suivre les malades avec soin de façon à dépister tout effet secondaire ou toute manifestation inhabituelle d\u2019idiosyncrasie médicamenteuse, S\u2019il se produit une réaction allergique, le Keflex doit être discontinué et le malade traité avec les agents habituels (par ex, épinéphrine, antihistaminiques, amines vaso-pressives ou corticostérofdes).L\u2019emploi prolongé du Keflex entraîne une pullulation de germes non sensibles.Une observation étroite du malade s'impose donc.Si une surinfection survient pendant le traitement, il faut prendre les mesures voulues.Commelesautres agents antibactériens puissants qui s'éliminent par le rein, le Keflex doit s\u2019administrer avec prudence en présence d\u2019altération de la fonction rénale.En pareil cas, on doit garder le malade en observation clinique étroite et pratiquer des analyses de laboratoire, car la dose sûre peut être moins élevée que la dose habituellement préconisée.Si l\u2019on doit administrer du Keflex pour un traitement prolongé, des analyses hématologiques de contrôle et des épreuves fonctionnelles du rein et du foie doivent être effectuées régulièrement.L'innocuité de ce médicament chez les femmes enceintes n\u2019a pas été établie.Les interventions chirurgicales indiquées, par exemple l\u2019incision et le drainage des abcès, doivent être pratiquées de concert avec l\u2019antibiothérapie.Le Keflex peut donner une fausse réaction positive dans la détermination de la glycosurie effectuée avec les solutions de Benedict ou de Fehling ou avec les comprimés Clinitest mais non avec Tes-Tape (papier pour l\u2019é épreuve glycosurique, Lilly).REACTIONS ADVERSES Troubles gastro-intestinaux \u2014 L\u2019effect contraire le plus fréquent est la diarrhée.Chez ia plupart des malades, elle n\u2019a pas été assez grave pour justifier la cessation du traitement.II s\u2019est également produit des nausées et des vomissements et des cas de dyspepsie et de douleur abdominale ont été signalés.Hypersensibilité \u2014 II est survenu des allergies (sous forme d\u2019éruptions et d\u2019 \u2018urticaire).Ces réactions ont habituellement disparu à l'arrêt du traitement.Les autres réactions observées étaient un prurit génital et anal, une moniliase génitale, une vaginite et des pertes vaginales, des étourdissements, de la fatigue et une céphalalgie.On a signalé des cas d'éosinophilie; environ 13% des malades ont manifesté une augmentation supérieure à 4%.Une leucopénie et une neutropénie ont été constatées chez quelques malades.SYMPTOMES ET TRAITEMENT DU SURDOSAGE On ne dispose d'aucun renseignement sur le traitement du surdosage de Keflex.Il n\u2019existe pas d\u2019antidote spécifique.ADMINISTRATION ET POSOLOGIE Le Keflex s\u2019administre par voie orale.La posologie pour adultes est de 1 g à 4 g par jour à prendre en doses fractionnées.La dose habituelle pour adultes est de 250 mg toutes les six heures.Dans les infections plus graves ou dans celles qui sont causées par des germes moins sensibles, il peut être nécessaire de donner des doses plus fortes.Si les doses quotidiennes de Keflex nécessaires sont supérieures à 4 g, il faut envisager l\u2019administration parentérale de céphalo- sporine aux doses appropriées.La dose quotidienne recommandée pour les enfants est de 251 50 mg/kg divisés en quatre prises.Poids de l'enfant Suspension de Keflex (125 mg/5 mi) Ya 1 c.a thé quatre fois 10 kg (22 1b) par jour 20 kg (44 1b) 1 à 2 c.à thé quatre fois par jour 40 kg (88 Ib) 2 à 4 c.à thé quatre fois par jour Dans les infections graves, la dose peut être doublée.Dans le traitement des infections 2 streptocoques, on doit administrer une dose thérapeutique de Keflex pendant au moins dix jours.FORMES POSOLOGIQUES Les Pulvules de Keflex, équivalant chacune a 250 mg de céphalexine (NO 402), sont présentées en flacons de 50.Identi-code H69.La suspension orale de Keflex (M-201), dosée a 125 mg dé céphalexine par cuillerée à thé de 5 ml, est présentée en flacons de 100 ml et a le goût de la gomme à claquer.Identi-code W21.LA COMPAGNIE ELI LILLY (CANADA) LIMITÉE + TORONTO, ONTARIO Ley Laval médical Vol.42 - Oct.1971 iY (ENTE bin ie ET ih {fe Hn Fg Hin Ast \u201cau Sa \u201conde Way Ol \u201clh Ton Hie Als \"Mig Pigg \u201cHig \u201clg \u201con a Hy A Ji hy. POUR LES ADULTES LE Reflex \u2014 monohydrate de céphalexine | MAINTENANT, POUR LES ENFANTS fy, 0 i tht =| LA SUSPENSION ORALE DE ati TE pui ei & .~ ~ § pe LA POSOLOGIE pop de l'a dose quotidienne recommandé fst fai les enfants est de 25 à 50 gy bt our 1 ot poditt mg/kg divisés en quatre prises.pi Poids de Suspension de Keflex ww 12 5 m g J 5 m | .l'entant {125 mg / 5m} ie kg (221b)f % à 1 c.à thé Certes ¥ quatre fois par jour I tie I = = 3 kg {44 Ib} 1 à 2 c.à thé off ES SES ITI | oss cio mil [Résultats déterminés par des investigateurs cliniques quatre fois par jour ot Total Dans les infections graves, | otal de Pourcentage Iagse peut être doublée.a Total de résultats de résultats lo set traités |, satisfaisants.| satisfaisar a when Infections des voies AA = y À lespiratoires ABSENCE REMARQUABLE DE \u201c Ÿÿ dues au streptocoque e REACTIONS ADVERSES EN PEDIATRIE will DEta-hémolytique, a i pt I ; , Nombre de fois sil H.influenzae et au - Nombre d'effects| à le traitement @ Ppneumocoque.4 secondaires A hoy cE Pharyngite, amygdalite, L chez 1,260 cas are M bronchite, pneumonie | _ | yr : mill Infectionsdelapeau | 7 TT aactions Sas ro- «nfl et des tissus mous | esti hk dues au Niarrh oe Jun staphylocoquet | ausées et if Furoncles, cellulite, vomissements vs: lYmphangite, abcès Douleur [ ps sous-cutanés, abdominale w+ pyodermite et | Stomatite |__\u2026} infections des plaies | Anorexie quale ; = - a re Allergiques ¢quil: productrices de pénicillinase ES Eruptions cutanées a Infections des voies Urticaire edème oll dues a Esch.coli, angioneurotique a Pr.mirabilis et a Fièvre Pre espèces de Autres ebsiella.i Infections aigués\u2014 44 43 98% Prurit génital ou i i élonéphri didose 0 wut) cystite et pyélonéphrite candid #4 Infections chroniques \u2014 11 10 91% Etourdissements 0 ,« Jl Cystite et pyéloriéphrite Céphalée 0 Efficacité antibiotique confirmée et peu de réactions allergiques et gastro-intestinales Bi LA COMPAGNIE EL! LILLY (CANADA) LIMITÉE - TORONTO, ONTARIO rey pi A ils Laval médical Vol.42 - Oct.1971 21) la seule tetracycline | XL SH re pour.les malades ! souffrant ei] insuffisance rénale rR CL, =.Pel d'accumulation Ÿd d ŸCliN y lb ORCC dE TT de tro patientes no w oH patients %Souffrg dynos : JA, | EI ration rate de la demi-vif GUAT, (Ep Y Qh JI Tet BAISE sats ax a ue be RE 13 lymê ven PERL 7 \u2014 W Sh \u2014 dc, 4 OnMais \u201cne air co re med EN t pourrai aie, ut E es pâtients Soir: ARCA rd SELL VIBRAMYCIN - SIGNE DE SÉCURITI NEE = a DIVISION ner\" ce QUES AeTETe à 425 Évan MAIRE TE sand A a CH A : Cbs ë - Talal 6 aise + TR TRE ' Co ol oy i DETAR a ois.EL he J 113 : 4 Bux LA PS: ë - era ce pa Ne vi br ramyci ne se e prend Lal] ey de la nourri halt Fr: B Le \\ \u201cEE EN de doses unitaires PLUIE Le à Ni n
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.