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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Références

Laval médical, 1939-01, Collections de BAnQ.

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Fe 5; WB À + af, AE RE +, < Le 3 RN 0 3 3 RS 3 t oy * 3 CA ADULTES ENFANTS ° .+ oi > a 2 od, is pe D Ë > # af 9 Sn \u201c2 c 3 + a Ÿ + Jo, i EX 1 5 Es g J i Tien.£5 \u2014 12 goutt rd SR A ih SF = 4 M dans une tasse de lai Le re A, ni he Sa + Ex 0) ol 2 & » 15 \u2014240 gouttes.= TA a a 2 55 i {3 2 à 4 sucre , x .= = : 51 1 \u2018 = 5; 2 a es par anné de i À = SF > DE ; pe ST pe ñ 5 Li i RESPIRATOIRE «5 i ANTISEPTIQUE A 7 À 25 À prendre en 4 fois, loin des repas, A wi, Ë j 3 BY ST 3 H > 3 3 ix ga) e d'âge.cs = ere ix ft 5 Ta ce 2 Eh ~ iy a XV Sho 2 = Wr a Fa, 3 Ra HAL ss An, = au ds, o si 35 Zl 4h A 3 ST IT \u2014 a Ho ps ec +) 2 a x pS # CR exe TE.oe tea.Es 27 Sr he\" Fp oo +3 3 EX.5 Len = ho ze: = in 3 po Ps x te FO, #9 Ey A i ni pis 23 3 ré id al i \" NY æ Se au\u201d «æ a = = se, fie Fit Ho 5 Pris, mart =, = sd 5 = WE = pe 2 np 5, pu pe Z E = Sa AF EE 73 i ese i Fe 7% i ps >, Pi.= = 3 = Es = 2 = i > PR 3 i = 2 A 3 Sn % ca = £4 itt 2 i po he 2 2 E % i 5 fr = parenting.at 7 Ja fi es : WH, > \u2018 so A Bs à pa po ; ue 6 #, 23 Zin! 0 2 vi i i 2% % AY dés, i Wi ps Ps = iE = Loi or LE Î - i 3 i .% ¢ 5, # ors 2 À _ 1 en LA 7 Laiterie \u201cLAVAL?enr\u2019g pourvoyeurs de la \u2018\u2018 Goutte de lait \u2019 et de la Crèche St-Vincent-de-Paul.237, 4ième Avenue, Limoilou Téléphone 4-3551 \u2014 XVIII \u2014 C4 LAVAL MÉDICAL CAOUETTE, J., Caron, S., CouirLarD, Ed., DaGNEau, P.-C., DeMeErs, F.-X., DEsMEULESs, R., DesrocHErs, G., DE Sr-VrcTor, Jean, Drouin, Guy, DussaurT, N.-À,, Ducaz, J.-P., ForTIER, Emile, Fortier, De la Brog., Frenette, Olivier, GAGNON, Fabien, Garant, O., GARNEAU, Paul, GAUMOoND, E., G1GUERE, Alp., GINGRas, R., Giroux, M., GosseLIN, Jules, GrÉGOIRE, Georges, Huarp, J.-A., Hupon, Fernando, Josin, Albert, Josin, J.-B., Jos1N, Joachim, JoBin, Pierre, LACERTE, J., LANGLOIs, M., LaroiNTE, D., à l'Hôtel-Dieu.à la Clinique Roy-Rousseau.à la Faculté de Médecine.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital de la Miséricorde.à l'Hôpital Laval.à la Clinique Roy-Rousseau.à l'Hôpital de la Miséricorde.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôtel-Dieu.à la Faculté de Médecine.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital de la Miséricorde.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôtel-Dieu.à l\u2019'Hôtel-Dieu.à l'Hôtel-Dieu.à la Faculté de Médecine.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l'Hôpital du St-Sacrement.au Dispensaire Anti-Tuberculeux.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital de la Crèche. LAVAL MÉDICAL LAROCHELLE, Nap., LAROCHELLE, Paul, Larve, G.-H., LaruE, Lucien, LAVERGNE, N., Lecrerc, L.-P., LEBLOND, S., Lemieux, Renaud, Lessarp, Richard, Marcoux, Henri, MARTEL, Antonio, MayrAND, Robert, MILLER, J.-C., Morin, J.-Édouard, Napeau, H., ParncHaUD, C.-A., ParncHauD, Paul, PaqueT, Achille, PaqueT, Albert, PaqueT, Berchmans, PaTry, Laurent, PayEur, Léo, PrerrETIER, Alphonse, Perron, Edmour, PeTITCLERC, J.-L, PicuertE, Henri, Porvin, A.-R., Racing, Georges, ROGER, J.-Paul, Rousseau, Louis, Roy, F.-J., Roy, L.-P., Roy, Saluste, à l\u2019Hôtel-Dieu.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital Laval.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôtel-Dieu.à la Faculté de Médecine.à la Faculté de Médecine.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital St-Michel-Archange.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôtel-Dieu.à l'Hôpital du St-Sacrement.à l'Hôpital Laval.à l'Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l'Hôpital St-Michel-Archange.ALE: ARE LAY, MD Sle Sg\u2019 \u201cOù J ae) lel PE ley Vo yx MID): el \u201cANTI-URIQUE TYPE\u201d = CC KID?LABORATOIRES DE LA PIPERAZINE MIDY, PARIS Agents pour le Canada : vi VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL.2 à 4 cuillerées à café par jour.= © = ade) 4 '% NE NS : - IN 0d 4) 47 SHOVET RINE POMMADE NASALE SOLUTION POUR PU.LVERISATIONS CORYZA , ASTÈME, RHUME DES FOINS SÉDATION IMMÉDIATE Ng\u201d STOVOCAINE EPHEDRINE ~ A TU R EL L \u20ac DÉBOUCHE NEZ LABORATOIRES LICARDY.58.Boulevard Bourdon Neuilly s/Seine Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 533, Rue Bonsecours, MONTREAL \u2014 XIX \u2014 B PHARMACIE BRUNET Etablie en 1851 GROS et DETAIL Chimistes - Fabricants - Manufacturiers - Importateurs de produits pharmaceutiques, d'accessoires pour hôpitaux, laboratoires et bureaux de médecins.Agent : Agent : des appareils de stérilisation J pour bureaux de docteurs et 4 mason d'hépitaux.JETTER SCHEERER WILMOT CASTLE des snstruments de chirurgie de Corsets de maternité Supports Sacro-iliaque Bandes herniaires Supports abdominaux STERILISATION Efficace, Automatique, Economique pour MEDECINS et HOPITAUX Les Stérilisaterrs CASTLE vous &ssurent une sté.ilisation parfaite sans qu\u2019il vous soit nécessaire de les surveiller constamment.Installez un CASTLE \u2018Full Automatic'\u2019 entièrement automatique.11s ne sont jamais en bas du point bouillant.Ils niaintiendrontle degré de stérilisation sans qu\u2019il soit nécessaire de tourner aucune clef.Vous ne pouvez endommager le Stérilisateur par négligence.La bouilloire est en bronze coulé d'un seul morceau.WILMOT CASTLE COMPANY Rochester, N.Y.\u201cCASTLE?\u201d SERVICE SANS EGAL \u2014 OUTILLAGE LE PLUS MODERNE.W.BRUNET & CIE, LTEE PHARMACIENS 139-141, RUE ST-JOSEPH 70, RUE LALIBERTE Appel du soir TELEPHONE Dim.et fétes 2-2617 8141 3-2385 VE mo PL ones L'efficacité de la MEDICATION IODEE avec le danger d'IODISME réduit au minimum.L\u2019utilité de la thérapie iodée est bien reconnue quoique pendant longtemps ce fût un problème d\u2019obtenir des résultats sans iodisme.En général, la thérapie iodée est inséparable de l\u2019iodisme, mais en dehors de l\u2019idiosyncrasie, la sévérité des symptômes de l\u2019iodisme est en raison directe de la quantité d\u2019iode retenue dans le sang.Cette quantité, en retour, dépend de la quantité administrée.RIODINE (Astier) lode organique assimilable Dans la Riodine (Astier) qui est une solution huileuse à 66% d\u2019éther glycérique iodé de l\u2019acide ricinoléique renfermant environ 17% d\u2019iode, l\u2019iode ne subit aucune modification dans l\u2019estomac mais est émulsionné dans l\u2019intestin puis absorbé.En conséquence, il se fixe dans les cellules sous une forme soluble lipoïdique et demeure dans l\u2019organisme pendant longtemps, éliminant la nécessité de doses élevées fréquemment répétées d\u2019iode, cause d\u2019iodisme.La Riodine (Astier) se prescrit de préférence dans les cas où l\u2019on désire une action prolongée de petites quantités d\u2019iode, par exemple les affections cardio- rénales, l\u2019Artério-Sclérose, l\u2019Asthme, l\u2019Arthrite rhumatismale chronique, l\u2019Emphysème pulmonaire, la Bronchite chronique, la Syphilis latente, l\u2019Empoisonnement par le plomb, l\u2019Hypothyroïdisme, le Goitre simple et l\u2019Obésité.Pour renseignements et échantillons, écrivez aux Dépositaires canadiens pour les produits des LABORATOIRES DU Dr P.ASTIER 350, Rue Le Moyne, Montréal.36-48, Caledonia Road, Toronto, Ont.\u2014 XXI \u2014 APPAREILS DE LABORATOIRE © Verrerie, quincaillerie, papier à filtrer et tous autres articles en usage dans les laboratoires d\u2019hôpitaux.Assortiment complet de lames et lamelles à microscopie, de toutes dimensions.Demandez nos prix FISHER SCIENTIFIC CO., Limited 904-910 rue St-Jacques, Montréal, Qué.Une vieille maison canadienne-française so'licite le patronage de ses compatriotes.° MEUBLES DE TOUS GENRES * PIANOS, RADIOS, LAVEUSES © POELES, REFRIGERATEURS, Etc.C.ROBITAILLE, Enr.320.St-Joseph \u2014 Québec \u2014 XXII \u2014 LAVAL MÉDICAL Samson, Mathieu, à l'Hôpital St-Michel-Archange SiMArD, André, à l\u2019Hôtel-Dieu.Tremere, Florian, à l'Hôpital du St-Sacrement.THrBAUDEAU, Roland, à l'Hôpital du St-Sacrement.VAILLANCOURT, J., à l'Hôpital St-Michel-Archange à l'Hôtel-Dieu.VALLÉE, Arthur, VERREAULT, J.-E., à la Faculté de Médecine.VÉZINA, Charles, à l\u2019Hôtel-Dieu. MÉMOIRES ORIGINAUX TROIS OBSERVATIONS D\u2019ABCÈS PULMONAIRES par Roland DESMEULES Directeur médical à l'Hôpital Laval L'abcès pulmonaire est un des chapitres les plus intéressants de la pathologie médicale.Depuis quelques années, son étude a fait le sujet d\u2019un grand nombre de travaux de la part des médecins, chirurgiens, radiologistes et bactériologistes.Les observations d'abcès pulmonaires sont loin d\u2019être rares, mais elles offrent matière à tant de discussions au point de vue diagnostic et surtout thérapeutique, que raconter trois histoires de suppurations collectées des poumons présente un certain intérêt pratique.PREMIÈRE OBSERVATION F.P., dossier 3053, âgé de 40 ans, célibataire, n\u2019a rien d'important dans ses antécédents familiaux.Il présente, depuis plusieurs années, de l'éthylisme chronique, favorisé par son travail de commis de taverne.En 1935, il fut opéré pour polypose nasale. LIPIODOL LAFAY Huile d\u2019œillette iodée à 40 °/, O gr.540 d'iode par c.c.pour combattre : AS TH M E ARTERIOSCLEROSE LYMPHATISME RHUMATI SME ALGIES DIVERSES SCIATIQUE SYPHILIS AMPOULES, CAPSULES, POMMADE EMULSION, COMPRIMES Pour explorer : SYSTEME NERVEUX VOIES RESPIRATOIRES UTERUS ET TROMPES VOIES URINAIRES SINUS NASAUX VOIES LACRYMALES ABCES ET FISTULES VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours.MONTREAL Abcès froid exploré au \u2018\u2019LIPIODOL\u2018 Agents exclusifs pour le Canada: (Collection Sicard et Forestier) LABORATOIRES A.GUERBET & C* 22, Rue du Landy, 2?CARER: Ch EY e011) INJECTIONS CLIN STRYCHNO-PHOSPHARSINEES permettent la triple médication phosphorée arsenicale strychnique Formules I N° 596 IL N° 796 III.N° 740 IV N° 940 Cacodylate de Soude .0 gr.05 0 gr.05 0 gr.10 0 gr.25 Glycérophosphate de Soude .| 0 gr.10 0 gr.10 0 gr.20 0 gr.10 Sulfate de Strychnine .Ys mgr.0 gr.001 0 ge.001 |.0 gr.001 Amp.de 1 c.c.| Amp.de 1 c.c.| Amp.de 2 cc.| Amp.de 5 cc.LES GOUTTES CLIN STRYCHNO-PHOSPHARSINEES réalisent la même médication par voie digestive.NEURASTHÉNIE - DÉPRESSION NERVEUSE - CONVALESCENCE LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL \u2014 XXIII \u2014 AVIS LE SÉRUM ANTIPNEUMOCOCCIQUE DE LAPIN Dyarst est présenté maintenant en deux types (TYPE 1 et TYPE 2) Grâce à la collaboration du Professeur E.G.D.Murray du Laboratoire de Bactériologie et d'Immunité, Université Mc- Gill, nos laboratoires présentent le sérum antipneumococci- que de lapin pour le traitement de la pneumonie lobaire due au type 1 et au type 2.Ce sérum est préparé et standardisé selon les méthodes précisées au Rockefeller Institute for Medical Research.Chaque lot de sérum antipneumococcique, de lapin Ayerst est soumis à un essai clinique avant d\u2019être offert en vente.Le sérum antipneumococcique \\ No.406 PROCESSED AND TESTED Sugg | de lapin du type 1 ANTIPNEUMOCOCCUS, will 3 à est titré à 50,000 unités internationales dans chaque empaquetage.Le sérum M » antipneumococcique fat and Pharma\u201d de lapin du type 2 pers?est titré à 20,000 unités internationales dans chaque empaquetage.Prix et renseignements sur l'identification des types de pneumocoques et sur la posologie seront fournis à Messieurs les Médecins et aux hôpitaux, sur demande.AYERST, McKENNA & HARRISON, LIMITÉE ; Biologistes et Pharmaciens MONTREAL CANADA \u2014 XXIV \u2014 LAVAL MÉDICAL 7 Le 6 octobre 1937, le patient est pris subitement de frissons et de douleurs thoraciques droites.Il abandonne son travail et se met au repos à la maison.Pendant six jours, il demeure chez lui, fiévreux, présentant de la toux et des expectorations.Après ces quelques jours de repos, il retourne travailler mais continue à tousser et à cracher.Il perd du poids et des forces et décide d'entrer à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus.Après radiographie et examens cliniques, malgré l'absence de bacilles de Koch, on pense à la tuberculose pulmonaire et on conseille l'entrée à l'Hôpital Laval.A son arrivée dans mon service, vingt jours après le début de la maladie, le patient est pâle, fatigué, maigre.La température est de 101°, le pouls de 112, la tension artérielle de 110-70, la respiration de 24 à la minute.Il tousse souvent et rejette des crachats purulents, d'odeur fétide.La quantité des expectorations varie entre 120 et 150 c.c.par 24 heures.Les crachats ne contiennent pas de bacilles tuberculeux, mais on y trouve des streptocoques, des pneumocoques, des bacilles Gram positifs et négatifs et aussi des staphylocoques.La formule sanguine indique 84% d'hémoglobine, 3,768,000 globules rouges et 10,071 globules blancs.La sédimentation est de 110 mm.après une heure.Le Bordet-Wassermann et la réaction de Kahn sont négatifs.Les renseignements fournis par les examens pulmonaires sont intéressants : Matité franche aux régions sous-claviculaires et sus-épineuse droite ; souffle intense et pectoriloquie aphone sous la clavicule droite ; diminution de la respiration et râles sous-crépitants aux fosses sus et sous-épineuses du même côté.La radiographie permet de voir une belle image hydro-aérique, en plein lobe supérieur droit.La scissure supérieure droite est opacifiée dans sa moitié externe, et il existe des ombres plus ou moins denses au-dessus de l'opacité scissurale.Le diagnostic d'abcès pulmonaire aigu, fétide, s'impose.La pathogénie de l'abcès est difficile à préciser.Il semble probable qu'il s\u2019agit d'une infection descendante d'origine buccale, à cause de la présence de carie dentaire et de pyorrhée alvéolo-dentaire.Après quelques jours de repos, la température s'abaisse un peu mais le pouls demeure rapide ; les crachats restent purulents, fétides, abondants, 120 à 160 c.c.par 24 heures. 8 LAVAL MÉDICAL Le 8 novembre, le patient fait une poussée de température à 102°.Dès le lendemain une nouvelle radiographie est prise : elle montre une image hydro- aérique au-dessus de la scissure supérieure droite.Pendant 5 jours le malade prend du sulfonamide sans résultat.J'abandonne le traitement et prescris une thérapeutique par le benzoate de soude intra-veineux, 20 à 50 c.c.par jour d'une solution à 10%.En quelques jours, la température devient normale.Depuis le 15 novembre, il n'y a pas eu de reprise fébrile.La toux et les expectorations ont diminué graduellement et sont disparues à la fin de janvier.Il va sans dire que les signes stéthacoustiques et radiologiques se sont transformés.Dès le 17 novembre, le nettoyage commençait à apparaître.Actuellement, il existe quelques râles humides au sommet droit.La radic- graphie montre des petites opacités à la région sous-claviculaire interne et une bande scissurale supéro-externe.Les signes généraux ont également évolué favorablement : les forces sont revenues, le poids a augmenté de 30 livres.DEUXIÈME OBSERVATION Le 16 janvier 1937, M.G., dossier 2548, âgé de 24 ans, cultivateur et célibataire, entre dans mon service à l'Hôpital Laval.Il n'y a rien d'intéressant dans ses antécédents familiaux et personnels.Le 20 janvier 1936, le patient est opéré d'urgence pour appendicite aiguë, sous anesthésie générale.Trois jours plus tard 1l commence à tousser et à faire de la fièvre.Pendant sept semaines, la température varie entre 99° et 100°.Après quinze jours d'accalmie, les mêmes symptômes réapparaissent accompagnés d'expectorations purulentes, fétides; souvent surviennent de petites vomiques.Le médecin consulté conseille le repos.Il y a légère amélioration mais la toux et les crachats purulents continuent.En juillet 1936, un examen radiologique permet de constater un foyer pathologique à la base droite.Le médecin de famille porte un diagnostic d'abcès pulmonaire.Le patient subit quelques traitements symptômatiques sans résultats : la toux, les espectorations persistent.En raison de la longue durée des signes de suppuration le médecin traitant conseille l'entrée à l'Hôpital Laval.Lorsque le malade entre dans mon service, il y a un an que l'affection pulmonaire a commencé à évoluer.Le patient paraît amaigri, fatigué.Il n\u2019a pas de fièvre.Le pouls et le Cœur sont normaux et la tension artérielle est de 138-60.La sédimentation est de 23 après une heure.Le Bordet- _\u2014 tA XX) on 2% ESS Fig.4.obs.III.Radiographie prise avant la tho- Fig.5.obs.II.Radiographie prise après la thoracoplastie.racoplastie. \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 -_ Py 3 vom Po rl 7 XA 083 fe i = 7 % ; on Zi Ce ; | 4 5 Fig.1.obs.1.Radiographie montrant les deux Fig.2.obs.I.Radiographie montrant le nettoya- images hydro-aériques.ge radiologique presque complet. LAVAL MÉDICAL 9 Wassermann et la réaction de Kahn sont négatifs.La toux est fréquente.Les expectorations sont purulentes, fétides, et varient entre 150 et 300 c.c.par 24 heures.Elles ne contiennent pas de B.K.mais de nombreux microbes ordinaires et aussi des coccis Gram négatifs qui poussent sur Gélose Veillon.À la région sous-scapulaire droite, il y a de la matité franche, des râles humides et un souffle cavitaire.La respiration est diminuée à la région Fig.3.obs.II.Radiographie prise avant la lobectomie.Elle fait voir une opacité dense occupant le lobe inférieur droit.sous-mamelonnaire droite.La radiographie montre une ombre dense à la base droite, bordée, à sa région externe, par une limite d\u2019une grande netteté.Après injection intra-trachéale de lipiodol, il est facile de se rendre compte sur la radiographie, que le lipiodol n'a pas pénétré dans le foyer pathologique.L'ensemble des faits me permet de porter facilement le diagnostic d'abcès pulmonaire chronique fétide.Les examens cliniques et radiologiques 3 10 LAVAL MÉDICAL montrent qu'il est situé dans le lobe inférieur droit.Il me paraît indiqué de conseiller la lobectomie.L'intervention est faite en avril 1937, par le Professeur Archibald.Dans un premier temps, les lobes supérieurs sont fixés à la paroi par des adhérences pleurales, créées artificiellement.Le lobe supérieur atélectasié est enlevé huit jours plus tard.Les suites opératoires sont bonnes, excepté que survient un épanchement purulent d'environ 500 c.C.qu\u2019on ponctionne sans difficulté.Peu de temps après l'opération, les symptômes de suppuration pulmonaire disparaissent et une lettre que je viens de recevoir m'apprend que le patient est dans un excellent état de santé.TROISIÈME OBSERVATION Sam Z., dossier 2882, entre à l'Hôpital Laval le 22 juillet 1937.Il est d'origine russe, âgé de 50 ans et travaille le cuivre depuis plusieurs années.Il m\u2019est envoyé pour traitement spécial, par un clinicien en tuberculose qui a porté le diagnostic de suppuration pulmonaire chronique.Les antécédents familiaux ne renferment rien d'important.A 29 ans, le malade a une maladie fébrile qui dure deux semaines et s'accompagne de crachats sanglants.Depuis environ 15 ans, il tousse et crache fréquemment.Ces symptômes n'empêchent pas le travail.Durant l\u2019automne de 1935, les forces déclinent, le patient devient dyspnéique et abandonne le travail.En même temps, la toux et les expectorations augmentent.Une douleur thoracique gauche fait ensuite son apparition.En avril 1936, les symptômes s'aggravent brusquement : la douleur thoracique devient violente, la température s'élève, la toux devient sèche, épuisante, les expectorations cessent.L'état paraît inquiétant pendant quelques jours ; puis, il y a amélioration, à l'occasion de la reprise des expectorations.Le patient entre à l'Hôpital de Campbelton où il subit un traitement créosoté.Après quelques semaines de repos à l'hôpital, le malade retourne chez lui.Peu de temps après, 11 a une vomique abondante de pus fétide, suivie d'amélioration.L'état demeure à peu près le même pendant les mois qui suivent: si les crachats diminuent, 11 y a aggravation et, lorsque les vomiques surviennent, c\u2019est une reprise des forces et la chute de la fièvre.En octobre 1936, le malade entre dans le service de médecine de l'Hôtel-Dieu de Québec.Le diagnostic porté est celui d'abcès pulmonaire, chronique, fétide, siégeant à la région latérale et supérieure gauche.Une pneumotomie est tentée, à deux reprises, sans succès.Le LAVAL MÉDICAL 11 patient quitte l'Hôtel-Dieu le 30 décembre.Après son départ, la toux et les crachats fétides persistent.L'état général diminue.En présence de la persistance de tous ces symptômes, on conseille l'entrée à l'Hôpital Laval.Lorsque le patient entre dans mon service, le 22 juillet 1937, il est amaigri, fatigué, oppressé facilement.Les symptômes qui dominent sont la toux et les expectorations.Les crachats sont purulents, fétides par intervalles et abondants (leur quantité varie entre 300 et 500 c.c.par 24 heures).Ils ne contiennent pas de B.K.Ils sont riches en streptocoques, staphylocoques, trétagènes et pneumocoques.Des pneumo-bacilles poussent sur Gélose Veillon.Le cœur est un peu rapide.La tension artérielle est de 130-80.La température est normale, mais la sédimentation globulaire est de 92 après une heure.L'expansion de l\u2019hémi-thorax gauche est très diminuée.La matité est franche en arrière, du sommet à la base.Au même endroit, la respiration est affaiblie er on entend de nombreux râles sous-crépitants.Les signes sont moindres en avant et surtout accentués à la région sous-claviculaire gauche.Il existe quelques râles humides à la région moyenne et antérieure droite.La radiographie fait voir des ombres, du sommet à la base gauche, plus marquées aux régions moyenne et inférieure.Ce qui frappe le plus, c\u2019est une image plutôt claire, allongée dans le sens vertical, à contours denses, à la région sous-claviculaire externe gauche.La prise de nouvelles radiographies permet de se rendre compte qu'il s'agit d\u2019une image hydro-aérique.L'injection intra-trachéale de lipiodol démontre que l'huile iodée ne pénètre pas.dans la cavité ; elle dessine quelques images de bronches dilatées aux régions.moyenne et inférieure.L'ensemble de l'observation permet d'établir facilement le diagnostic : il s'agit d'abcès pulmonaire chronique avec sclérose pleuro-pulmonaire et bronchectasies secondaires.Quelle conduite tenir en pareil cas ?Puis-je espérer une amélioration du malade par la cure hygiéno-diététique ?Le malade est au repos, chez lui, à la campagne, depuis plusieurs mois et son état s'aggrave.Les traitements médicamenteux me paraissent ne pouvoir donner que de légères et courtes améliorations.Après réflexion, il me semble indiqué de penser à une thérapeutique chirurgicale.L'âge du malade, son oppression facile, 12 LAVAL MÉDICAL l'ancienneté et l'étendue des lésions sont-ils des contre-indications absolues pour une telle thérapeutique?Non, si on considère l'aggravation constante du patient et son acheminement certain vers la mort, si on laisse la maladie suivre son cours normal.Les seules chances sont du côté d'une intervention.Je choisis la thoracoplastie extra-pleurale et soumets mon idée au Dr Paul Roger qui l'accepte.Malgré l'emploi de drainage postural avant chaque intervention, c'est avec difficulté que le malade subit les trois temps opératoires.Les interventions doivent être éloignées les unes des autres, à cause de réactions broncho-congestives qui surviennent après chaque opération.I] en résulte que les actes chirurgicaux sont laborieux.La dernière intervention a lieu le 17 novembre 1937.La convalescence est lente, retardée par des poussées fébriles, de l'oppression, de la toux pénible et des expectorations abondantes.Mais, depuis le début de février, le malade s'améliore nettement : l'état général devient meilleur, la température se maintient normale, la toux et les expectorations diminuent nettement.La quantité des crachats varie entre 100 et 200 c.c.au lieu de 300 à 500 c.c.tel qu'avant l\u2019opération.La toux qui, souvent par sa fréquence, empêchait le malade de dormir est devenue facilement tolérée durant le jour et rare la nuit.Je dois ajouter que le patient a subi dans mon service des traitements par le benzoate de soude, le gaïacol intra-veineux et aussi par des autovaccins sans que je puisse attribuer l'amélioration à ces diverses thérapeutiques.En résumé, il s'agit, pour la première observation, de deux abcès pulmonaires aigus, fétides.Ces abcès traités médicalement se sont orientés vers un nettoyage radiologique presque complet avec disparition des symptômes fonctionnels et généraux.Quelques signes stéthacaustiques et radiologiques demeurent encore.Mais, l\u2019évolution me paraît avoir été assez favorable pour permettre d'espérer une guérison clinique.L'avenir me montrera si j'ai raison ou non de prononcer ces paroles optimistes.La surveillance médicale, il va sans dire, devra être étroite afin d'éviter une rechute si fréquente dans un grand nombre d\u2019observatidns.La deuxième observation est la plus consolante des trois.Il m'a été possible de conseiller le traitement le plus logique qui soit dans un pareil cas.La lobectomie a été faite par un des maîtres de la chirurgie thoracique.La guérison a été obtenue grâce au Professeur Archibald qui a pu réaliser la cure radicale de la suppuration, chronique, collectée dans un lobe pulmonaire.si ITTY DU SANG Opothérapie _ Hématique SIROP de DESCHIENS a l'Hémoglobine Renferme lctactes les Substances Mipimales du Sang Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et de: DÉCHÉANCES ORGANIQUES a ne cuillerée à potage à chaque repas.DESCHIENS, D' en Ph\u2018, 9, Rue Paul-Baudry, Paris (8), \u2014 Agents Généraux : ROUGIER Frères, 350, Rue Le Moyne, Montréal.Concessionnaires : ROUGIER FRÈRES, Montréal.\u2014 XXV \u2014 MEMENTO MEDICE | Toutes les affections pulmonaires bronchites, grippe SIROP \u201cROCHE\u201d au thiocol orexique, eupeptique © HOFFMANN-LA ROCHE LIMITEE Montréal LAROSTIDINE \u201cROCHE\u201d Solution authentique à 4% de monochlorhydrate d\u2019histidine \u201c Roche \u201d préparée pour les auteurs de cette thérapeutique moderne.Traitement indolore étio-pathologique le plus complet des ulcères gastro-duodénaux.Avantages de la Larostidine \u201c Roche \u201d @ Cessation rapide des douleurs.® Disparition des vomissements.@ Elargissement du régime.© Pas d'hospitalisation.@ Augmentation du poids.® Amélioration du psychisme et de la vitalité.HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE, MONTRÉAL 286 ouest, rue St-Paul Montréal.\u2014 XXVI \u2014 LAVAL MÉDICAL 13 Le troisième malade est celui qui prête le plus à discussion.Ai-je bien fait d'orienter ce patient vers une thoracoplastie ?J'étais en présence d'un abcès pulmonaire chronique, compliqué de sclérose pleuro-pulmonaire, diffuse, avec bronchectasies.Le malade paraissait voué à une mort plus ou moins éloignée.L'état général était peu satisfaisant.L'âge du patient était avancé.Déjà, des signes de défaillance cardio-vasculaire avaient fait leur apparition.Et cependant, après avoir tout pesé, le Dr Roger et moi avons décidé de tenter une thoracoplastie qui nous paraissait la seule intervention indiquée.Le patient a résisté difficilement aux trois temps opératoires.L\u2019intervalle entre les interventions, i cause de complications a été trop prolongé.Le collapsus aurait été plus marqué si l'opération avait été faite dans de bonnes conditions.Je n'oublie cependant pas que le bloc dense de sclérose pleuro-pulmonaire a été le facteur le plus important pour nuire au bon collapsus.Et malgré tout, le résultat partiel, favorable, obtenu, me justifie de croire que j'ai eu raison de conseiller la thoracoplastie.Nous pouvons espérer voir le patient s'améliorer encore.La rétraction pleuro-pulmonaire peut s'accentuer et diminuer les cavités suppurantes.L'état général s\u2019améliorera, je le crois, lorsque le malade sera retourné dans sa famille dont il a la profonde nostalgie si particulière aux gens de sa race slave.Je n\u2019espère pas en une guérison, mais en une amélioration, avec prolongation de vie.Les résultats obtenus et l'espérance que je formule sont les meilleurs arguments en faveur de la thoracoplastie subie par mon patient FROIS ABCÈS DU POUMON par Renaud LEMIEUX et J.-E.PERRON Chefs de Service à l'Hôpital du St-Sacrement Sylvio LEBLOND Chef de Clinique à l'Hôpital du St-Sacrement et Honoré NADEAU Assistant à l'Hôpital du Si-Sacrement L'abcès du poumon présente, depuis Laënnec, un intérêt qui ne se dément pas.La grosse majorité des abcédés du poumon pourrait retrouver son observation relatée dans un des nombreux périodiques médicaux qui se distribuent à travers le monde.Ici même, les Docteurs Arthur Rousseau, Nadeau et Drouin en ont présenté deux ; à l'Hôpital Laval, les Docteurs Louis Rousseau et Henri Marcoux en ont rapporté un autre.Chacune de ces observations a servi de prétexte à diverses considérations sur la maladie elle-même et sur son traitement.Cela prouve que l\u2019on n\u2019a pas dit encore le dernier mot sur cette affection si protéimorphe dans ses évolutions, ou encore que ce mot dernier ne doit pas être unique et uniforme.Voici trois nouvelles observations.Elles ne serviront pas à étayer des considérations générales.Nous vous les présentons toutes crues.Elles vous 1ntéresseront probablement comme elles nous ont intéressés nous- mêmes. LAVAL MÉDICAL 15 La première concerne un jeune homme de 29 ans, qui, le 12 août 1937, subit une amygdalectomie sous anesthésie générale, pour amygdalite chronique.Un mois après, soit le 10 septembre, il est pris de frissons, d'une douleur thoracique gauche qui gêne sa respiration, de dyspnée, de toux sèche fatigante, répétée, de fièvre (102°-103° F.).Au bout de trois jours la douleur a disparu, mais la dyspnée, la fièvre et la toux persistent.Il commence à cracher du pus fétide et huit jours après le début, il fait une vomique qui le calme et dégage un peu son thorax.La fièvre tombe et il se croit guéri.Mais une semaine après, elle reprend, pour disparaître encore au bout de S jours, après une autre vomique.I] fait ainsi quatre vomiques assez abondantes.Entre temps il expectore un pus fétide et abondant.Quinze jours environ avant son entrée à l'hôpital, il présente une lourdeur dans l\u2019hémithorax gauche ; le lendemain, 1l fait une hémoptysie qui le soulage.Les jours suivants, il crache du pus strié de sang.À ce moment son médecin nous l'adresse avec un diagnostic tout fait.Croyant d\u2019abord à un épanchement purulent de la plèvre, il a fait une ponction exploratrice qui a ramené quelques gouttes cueillies, non dans la plèvre, mais dans le poumon.Il a fait rechercher le B.K.dans l'expectoration et on en n\u2019a pas trouvé.Il n\u2019y avait que du bacille de Vincent et du pneumocoque.Le malade apporte avec lui la courbe de sa température prise régulièrement depuis le 13 septembre jusqu'au 20 octobre.Elle laisse voir une série d\u2019oscillations variables entrecoupées de rémissions dont la plus longue a atteint cing jours.« À son arrivée, il présente tout l'aspect des malades intoxiqués par une suppuration prolongée.Il est maigre (il a perdu 20 livres), le facies est allongé, et des yeux pâles aux conjonctives anémiées tranchent sur un teint gris et terreux.La température atteint 102° F.Il tousse et expectore abondamment des crachats nummulaires faits de pus verdâtre plutôt fluide.Il en émet des quantités qui dans les premiers jours se tiennent entre 450 et 950 c.c.par 24 heures.Les dix doigts des mains ont déjà l'aspect hippocratique.A l'examen du thorax on constate l'existence d'une dyspnée à 30 portant sur les deux hémithorax. 16 LAVAL MÉDICAL L'aire pulmonaire gauche en arrière offre une matité absolue à la percussion sur la moitié inférieure de la plage pulmonaire, avec une disparition des vibrations vocales à cet endroit, et à l\u2019auscultation un souffle tubo-pleural baigné dans une pluie de râles humides.Le cœur n'est pas refoulé et l'espace de Traube conserve sa sonorité habituelle.La radiographie, si utile dans l\u2019abcès du poumon, laisse voir (25 oct.1937) une masse opaque, à contours mal délimités, qui se localise à la partie basse de la plage gauche.La stéréoscopie permet d'affirmer la situation postérieure de cette opacité par rapport au cœur.Un traitement médical est institué.Le malade reçoit 40 c.c.de gaïacol intra-veineux, tous les 4 ou 5 jours, et il se soumet au drainage d'attitude intermittent.La maladie continue son évolution et ses mauvais effets sur l'état général.La pression artérielle tombe à 99/55 de 108/68 qu'elle était à l'entrée, les signes physiques ne bougent pas et l'examen radiographique (15 nov.1937) rapporte « un agrandissement de la masse opaque qui occupe tout le lobe inférieur gauche à l\u2019exception de quelques zones sus-diaphrag- matiques ».Le 16 novembre, il fait une hémoptysie.Une amélioration survient ensuite ; la toux diminue, l\u2019expectoration tombe à 200 c.c., il reprend un peu de poids.On peut espérer.Le 7 janvier un lipiodol intra-bronchique dessine des dilatations sacciformes au niveau de l'arbre inférieur bronchique gauche, mais pas de cavité spélonquaire, ni niveau liquide.Le 29 décembre, la maladie recommence.La fièvre s'élève, les expectorations atteignent 600 c.c.Le 3 janvier 1938, il fait un vomique de 300 c.c., contenant du pus et du sang.Le malade va mal : le cœur fatigue ; il a des douleurs dans le thorax, il vomit, mange peu, fait des quintes qui I'épuisent et il maigrit encore rapidement.On combine alors au gaïacol des injections intraveineuses quotidiennes de benzoate de soude.Cet état fébrile à grandes oscillations persiste encore au mois de mars quand le malade se décide à accepter l'intervention chirurgicale, destinée à le débarrasser de ce foyer purulent, qui lui avait été proposée depuis quelque temps déjà.Pendant que les pourparlers se poursuivent avec le Dr Archibald et l'Hôpital Royal Victoria, le malade organise sa guérison.La fièvre tombe, l'expectoration TRISILEX POUR FAVORISER UNE DIGESTION STOMACALE COMPLETE Le TRISILEX est un Trisilicate de Magnésie P.préparé spécialement pour combattre l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac en favorisant une digestion stomacale complète.Maud a défini le Trisilicate de Magnésie comme étant un composé synthétique ayant pour formule Hs Mg2z Siz O10 sous forme de cristallins de trés petites dimensions colloidales beaucoup plus petites en grosseur aque celles du kaolin dans les variétés les plus raffinées que l\u2019on puisse obtenir.ACTION DE TRISILEX : Le Trisilex possède de fortes propriétés anta- cides et il agit de la manière suivante : Cette poudre en présence de l\u2019eau réagit avec le suc gastrique normal (qui correspond à l\u2019acide hydrochlorique n/20) et une réaction complexe se produit entre deux colloidaux hydratés et deux électrolytes ; a la température du corps il faut généralement 3 heures pour que le processus soit complet.La réaction se faisant in vitro d'après l\u2019équation suivante : MgzSizOsnH20 + 4HCI = 2MgCI2 + 3CiO2 + nH20 L'équilibre de l\u2019acidité peut être calculé comme l\u2019équivalent de la magnésie contenue dans le Trisilex, la moitié à peu près neutralisant rapidement le surplus d'acide gastrique tandis que l\u2019autre moitié occasionne une neutralisation secondaire et lente pendant les quelques heures qui suivent.Au point de vue chimique, c'est la lenteur de la réaction qui est importante, la durée de l\u2019action antacide est approximativement égale à l\u2019espace de temps requis pour la digestion gastrique.TOXICITÉ : Le TFrisilex n\u2019est pas toxique et ne peut réduire l\u2019acidité du suc gastrique en dessous de son point normal.si une trop grande dose est donnée il est éliminé par l\u2019intestin.Le Trisilex étant insoluble, il ne peut augmenter la réserve d\u2019alcali du corps, même une forte dose, pendant un temps prolongé ne change pas l'acidité de l\u2019urine.INDICATIONS THERAPEUTIQUES : Le Trisilex est recommandé pour le traitement des ulcères peptiques, l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac, les gaz d\u2019estomac, vomissements chez les femmes enceintes, dyspepsie, ou autres cas de mauvaises digestions stomacales.MODE D'EMPLOI: Une cuillerée à thé dans un demi verre d\u2019eau après les repas.Répétez après 1 heure si nécessaire.SILICRINE POUR FAVORISER UNE DIGESTION COMPLETE STOMACALE, PANCREATIQUE ET INTESTINALE La Poudre Silicrine est une combinaison de Trisilicate de Magnésie et des ferments Entero- kinase et Prosécrétine pour établir une digestion complète, stomacale, pancréatique et intestinale.Silicrine par sa formule, possède une supériorité d\u2019efficacité plus définie et plus radicale sur la poudre de Trisilicate de Magnésie seule, pour procurer une digestion totale.TRISILICATE DE MAGNÉSIE : Le Trisilicate de Magnésie est un composé synthétique ayant comme base la Magnésie et la Silice sous la forme de colloidal de dimensions très minimes et 15 fois plus actif pour le bleu méthylène in vitro que le kaolin colloidal le plus raffiné qu\u2019il soit possible de trouver dans le commerce.FERMENTS ENTEROKINASE ET PROSECRÉTINE: Ces deux ferments sont transformés en secré- tine active par l\u2019action de l\u2019acide hydrochlo- rique de l\u2019estomac, leurs principales fonctions est de stimuler les glandes du Pancréas et de l\u2019intestin pour accélérer leurs secrétions, afin de faciliter toutes digestions.ACTION : La Poudre Silicrine, grâce à sa composition, procure une digestion complète, la magnésie et la silice absorbent le surplus d\u2019acide gastrique dans l'estomac ; les ferments Enterokinase et Prosécrétine continuent d\u2019aider la digestion en activant la secrétion des glandes du Pancréas et de l'intestin.PROPRIETES MEDECINALES : Ulcères peptiques, Insuffisance intestinale, Urticaire chronique, Troubles digestifs du diabète pancréatique.Dyspepsies pancréatiques, Gaz d\u2019estomac, Hyperacidité, omissements chez les femmes enceintes et autres cas de déficience d\u2019une digestion complète.TOXICITÉ : La Poudre Silicrine est une combinaison non toxique et ne peut atténuer l\u2019acidité du suc gastrique en bas de son point normal, si une trop grande dose est donnée, elle est évacuée par l\u2019intestin.La poudre Silicrine étant insoluble ne peut accroître la réserve d\u2019alcali du corps; même l\u2019absorption d\u2019une forte dose pendant une longue période ne fait pas varier l\u2019acidité de l\u2019urine.MODE D'EMPLOI : Une cuillerée à thé dans 14 verre d\u2019eau après les repas.Répétez après 1 heure si nécessaire.Préparés par CASGRAIN & CHARBONNEAU Limitée MONTRÉAL \u2014 XXVII \u2014 pl SOULAGE LA CONGESTION =~ COMBAT L'INFECTION La Métaphédrine \u201c99\u201d en solution huileuse fournit au médecin la préparation qui lui permet de prévenir et de soulager les complications résultant du rhume simple, de la rhinite hypertrophique, du coryza, et de toutes les infections du nez ou des sinus.La Métaphédrine est une combinaison d\u2019Ephédrine à 1% et de l\u2019antiseptique bien connu : Métaphène à la dilution de 1:2500e dans l\u2019huile minérale douce.L'originalité de la Métaphédrine réside dans l\u2019action combinée qui permet à la fois de soulager le malaise causé par la congestion des voies respiratoires et de limiter et d\u2019enrayer l\u2019infection.Echantillon et littérature sur demande.LABORATOIRES ABBOTT LTÉE, 388 St.Paul ouest, Montréal.METAPHEDRINE No 99 \u2014 XXVIII \u2014 LAVAL MÉDICAL 17 diminue ; 1 engraisse rapidement à mesure qu'il recouvre son appétit.La toux est moins fatigante ; le malade peut dormir; les signes physiques s'estompent et s'atténuent.Le 7 avril, il peut quitter le lit pour la première fois.Il ne crache plus que 50 c.c.par jour.Le 27 mai, il quitte l'hôpital.Il a engraissé de 50 livres dans le dernier mois et à l'examen physique de l'arbre respiratoire, on ne trouve plus qu'un léger voile à sa base pulmonaire gauche.Depuis le 20 mai il ne crache plus du tout.L'autre malade a une histoire plus dramatique.Il a 43 ans, tousse et crache depuis l'âge de 12 ans.Fait à signaler, il y a trois ans, en se curant les dents avec une aiguille, la pointe de celle-ci se cassa et se perdit dans le pharynx.II fit de violents efforts de toux pour la rejeter à l'extérieur mais inutilement.Inquiet durant quelques jours, il oublia bientôt cet incident.Sans raison apparente, vers le 15 octobre 1937, il est pris brusquement de point de côté droit, de frissons et de fièvre.Il tousse et dégage avec difficulté quelques crachats jaunâtres.Deux jours après tout est disparu, mais il ne s\u2019est pas écoulé une semaine que tous ces malaises réapparaissent.La douleur et la dyspnée sont plus intenses.La toux est pénible et l'expectoration se fait abondante.Son médecin l'amène à l'hôpital local, et tire une radiographie qui laisse croire à un épanchement pleural de la grande cavité.Il fait une ponction qui ne ramène rien.Il nous l'amène quatre jours après, une semaine après le malade précédent.Le malade est pâle, maigre, fatigué, dyspnéique.Il présente quelques vésicules d'herpès dans les plis naso-la- biaux.A l'examen de la cage thoracique on met en évidence une matité qui s'étend à tout l'hémithorax droit en arrière.À ce niveau, il y a une forte diminution du murmure vésiculaire.À la base on perçoit des crépitants aux deux temps.Son médecin émet l'opinion possible d'un abcès sous- cortical comme peuvent le faire penser les signes cliniques et la radiographie.Nous croyons aussi à l'abcès sous-cortical et pratiquons une nouvelle ponction exploratrice qui reste blanche.La costostomie effectuée le lendemain de son entrée à l'hôpital ne laisse pas couler de pus.Des ponctions sont faites dans le parenchyme pulmonaire pendant l'intervention.Elles ne ramènent rien.Le malade est très mal.La fièvre est élevée, 11 tousse sans cesse, crache abondamment.Il délire, est agité et le pouls file. 18 LAVAL MÉDICAL Le 2 novembre, on peut le transporter aux salles de radiographie et tirer une image pulmonaire.On y voit une plage droite occupée par des opacités de densité hépatique dont on ne peut délimiter les contours circulaires.Le 3 novembre, une radiographie tirée avec filtre absorbant permet « de délimiter très bien un ensemble de masses à contours arrondis dont une très grosse à surface de transparence variable ».(Dr Perron.) Ces masses bien délimitées font croire au Dr Perron à l'existence possible de noyaux néoplasiques.Ameuille et Lemoine ont rapporté l'observation d'un abcès du poumon masquant un cancer bronchique.Cependant l'examen anatomo-pathologique des crachats ne décèle pas de cellules néoplasiques mais du pus enchassé dans de la fibrine.Les agents microbiens trouvés ont été du pneumocoque en abondance négatif au Neufeld I, II et III, du bacille de Vincent et du stroptocoque.L'état du malade est toujours inquiétant.Il délire la nuit, la température oscille continuellment entre 100° et 104° F.Le 15 novembre, on constate aux rayons X une « opacité de densité hépatique qui efface le diaphragme et le rebord cardiaque, et va en se dégradant jusqu\u2019au sommet ».(Dr Perron.) Les douleurs thoraciques persistent.Le malade se plaint de douleurs précordiales et des signes nets de myocardite apparaissent.Des quintes de toux surviennent qui le font vomir ou se terminent par des vomiques attei- A gnant jusqu'à 300 c.c.de pus.Au 20 décembre, la partie supérieure de la plage pulmonaire radiogra- phique se nettoie, mais les signes physiques ont peu changé.Puis les symptômes s'amendent lentement.L'état général s'améliore.Il crache moins (150 c.c.), la fièvre a des oscillations moins marquées.Le nettoyage radiologique se poursuit laissant voir de mieux en mieux des opacités de la partie moyenne.Le 20 janvier, brusquement la température monte à 105° F.Il fait une nouvelle vomique.De nouveau, et pour quatre jours, il va mal.Mais tout s'arrange.La température persiste aux environs de 100° F.Un lipiodol intra-bronchique, fait le 2 mars, ne découvre rien de nouveau.Enfin, le 7 mars, la température atteint la normale.L'expectoration tombe à 50 c.c., le pouls est encore rapide cependant.Il reprend de l'appétit et du poids, ne tousse plus ni ne crache.Les signes physiques s'amendent, le murmure vésiculaire reparaît.Un examen radiologique, fait le 11 avril, OI LAVAL MÉDICAL 19 révèle un nettoyage considérable.Enfin, le 4 mai, il nous quitte dans un état tel qu'on peut le croire guéri.Dès le début, un traitement médical avait été institué, semblable à celui qu'a reçu le malade précédent, c'est-à-dire du gaïacol intra-veineux aux cinq jours.L'intolérance du malade nous l'a fait abandonner au bout de trois semaines.Il a requ pendant quelques jours du Prontosil sans succès.Nous avons repris le gaïacol un peu plus tard pendant un mois, puis du benzoate de soude intra-veineux pendant trois mois environ.Nous avions envisagé la possibilité d\u2019une intervention dans un milieu spécialisé, d\u2019une pneumotomie ou d\u2019une pneumectomie.Au début l\u2019état du malade ne permettait pas plus le transport que l'intervention.Puis ensuite, devant l'amélioration progressive du malade nous avons attendu et finalement 1l a guéri.Cette guérison se maintient.Nous avons revu le malade ces jours derniers.Il va bien, il ne reste plus aucun signe respiratoire et l'image radio- graphique s'est nettoyée à peu près complètement.La troisième malade, âgée de 21 ans, a une histoire plus brève, mais aussi digne d'intérêt.Huit jours avant son entrée à l'hôpital, elle a été prise brusquement d'un point de côté droit, de frissons, de céphalée frontale tenace.Pas de toux ni expectoration mais fièvre à 103° F.A son arrivée, le 23 septembre dernier, elle présente encore une douleur thoracique gênante, une température à 102° F, qui atteint 105° deux jours plus tard.Elle est affaissée, pâle, fatiguée.À l'examen du thorax, à ce moment-là, on ne trouve pas de matité, pas de modification des vibrations vocales, mais quelques râles humides dans la région paravertébrale moyenne.Rien dans l\u2019aisselle.Le lendemain, elle tousse et crache un peu.Ses crachats contiennent du bacille de Vincent et du penumocoque négatif au Neufeld I, II, III.Sur la radiographie, tirée deux jours plus tard, on voit une opacité arrondie dans la région para-hilaire droite, sans plus.Le 3 octobre, cette opacité est remplacée par une grande caverne avec un petit niveau liquide.À cette époque, la malade est très affaissée, la fièvre se maintient aux environs de 104° F.Les signes physiques sont plus nombreux.On trouve une submatité à la partie inférieure du poumon droit, avec une diminution du 20 LAVAL MÉDICAL murmure vésiculaire, une bouffée de râles humides et des frottements pleuraux.On entend un petit souffle lointain tubo-pleural, au centre de cette matité.L'expectoration augmente progressivement, atteint 175 c.c.en 24 heures, mais elle ne fait pas de vomique franche.Puis la température tombe le 5 octobre, descend en lysis jusqu'au 13 octobre où elle atteint la normale.Les signes fonctionnels s'atténuent, les expectorations se tarissent, la toux disparaît et la malade quitte l'hôpital en très bon état le 23 octobre.Elle a conservé des frottements pleuraux pendant quelques jours après la chute de la température mais à son départ il n\u2019en restait plus.Sur la radiographie du 21 octobre, il ne restait plus qu\u2019un empâtement de l\u2019image hilaire droite.Cette malade a reçu du vaccin polyvalent d\u2019abord, puis du benzoate de soude intra-veineux.Cette dernière observation pouvait plutôt faire penser à une pleurésie interlobaire enkystée qui s'est ouverte dans une bronche pour s'évacuer.Kourilsky prétend cependant que la plupart de ces abcès pleuraux sont plutôt des abcès pulmonaires para-scissuraux.Dieulafoy avait mis à la mode ces pleurésies interlobaires enkystées, mais Sergent et Kourilsky ont démontré par l'examen histo-pathologique des pièces que la plupart de ces abcès pleuraux étaient en réalité des abcès pulmonaires.Seule l'image radiographique permettra d'affirmer l'existence d'une pleurésie interlobaire enkystée.Donzelot et Iselin, après Sergent, ne portent ce diagnostic que quand l'image de l'abcès a deux bords réguliers, parfaitement nets.Ces bords sont formés par les deux feuillets pleuraux épaissis par la réaction inflammatoire.La situation profonde de ces pleurésies enkystées les assimile fortement tout de même aux abcès pulmonaires tant au point de vue clinique qu'au point de vue évolutif.Voici donc trois abcès du poumon, si on considère le dernier cas comme tel, qui ont guéri médicalement, si on peut dire.Les deux premiers se sont montrés très malins et très graves.Les malades ont failli en mourir.Ces deux abcès ont une origine connue.Le premier a succédé à une amygdalectomie, sous anesthésie générale.Le deuxième à l\u2019inhalation d'un corps étranger.Il est vrai que l'introduction dans les bronches d\u2019une moitié d'aiguille s\u2019est faite deux ans avant le développement de l'abcès, mais on sait que les corps métalliques peuvent demeurer longtemps dans l'organisme, sans provoquer de troubles graves. LAVAL MÉDICAL 21 L'examen des crachats dans les trois cas a révélé l'existence du bacille de Vincent, d'un pneumocoque et du streptocoque.Le streptocoque est l'agent principal des abcès du poumon, mais le pneumocoque le suit de près.Cependant, seule la ponction de la partie abcédée et l'agent microbien trouvé dans le pus qu'on en retire peuvent trancher l\u2019étiologie bactérienne de cet abcès.Cette solution n'est pas toujours facile, comme on peut le voir pour les deux premiers malades.Les deux premiers ont présenté dès le début, l\u2019un à gauche, l'autre à droite, des signes physiques qui pouvaient faire croire à l'existence d'un épanchement de la grande cavité ou, du moins, d\u2019un abcès sous-cortical.Tous les deux ont présenté des signes d'intoxication profonde mais le premier seul a développé des doigts hippocratiques complets.La radiographie nous a rendu de grands services dans la localisation et l'évolution de ces abcès, mais pas un des deux n'a offert l'image typique, classique de la cavité coupée en son milieu par un niveau liquide.La dernière malade seule, malgré l'évolution rapide de son affection s\u2019est faite classique au point de vue radiologique.L'affection de ces deux malades a encore évolué d'une façon semblable par une série de poussées, avec rémissions incomplètes, se terminant par des vomiques et parfois des hémoptysies.Tous deux ont amorcé leur guérison d'une façon identique au bout de cinq mois, lentement et progressivement, sans à-Coups.Faut-il attribuer cette guérison au traitement médicamenteux institué ?Nous voulons croire qu'il a contribué à favoriser la bonne évolution de l'affection.Les abcès du poumon constituent une maladie grave, qui comporte d'après Warner, une mortalité de 50%.Bezançon, Azoulay et Bernal ont , 4 été plus heureux puisque leur mortalité n'atteint que 26%.Ces auteurs admettent que la putridité de l'abcès n'influence en rien le pronostic, mais Lemierre et Sergent affirment que l'abcès putride est plus grave que l'abcès simple et que celui-ci guérit plus facilement par des moyens médicamenteux que l'abcès putride.Il est impossible d'affirmer que tel abcès guérira sans intervention chirurgicale, et que tel autre ne guérira pas sans cela.4 22 LAVAL MÉDICAL Seul l'abcès sous-cortical impose pratiquement l'intervention précoce, c'est-à-dire l'ouverture et le drainage.Les auteurs français, avec Sergent, interviennent par la pneumotomie ou la lobectomie quand après trois mois l\u2019abcès ne veut pas évoluer vers la guérison si l'état du malade le permet.Les auteurs américains sont plus rapides et certains interviennent au bout de six semaines.Chez nos deux malades, l'intervention a été prévue.Le mauvais état général du premier nous l'a fait remettre, l\u2019hésitation du second nous a forcé à retarder.Enfin tous deux ont amorcé leur guérison cinq mois après le début de leur affection et leur image radiologique s'était complètement éclaircie à leur départ.Le traitement que nous avons utilisé a consisté dans des injections intraveineuses de gaïacol aux cinq jours à raison de 40 c.c.d'une solution hydro- alcoolique iodurée de gaïacol à faible dose, combinées ou alternées avec des injections intra-veineuses aussi avec une solution de benzoate de soude à 20% à raison de 20 c.c.par jour.Le gaïacol a été utilisé et préconisé par Nammark et Martin du Bellevue Hospital de New-York.Le gaïacol fluidifie et favorise l'expectoration et le vidage rapide de la poche abcédée.Ces auteurs rapportent 20 cas qui ont répondu favorablement à ces injections et qui, d'après eux, ont évité l'intervention chirurgicale.Le benzoate de soude, qui s\u2019élimine par les poumons en désinfectant et en tarissant les sécrétions, a donné de bons résultats entre les mains de Goldkorn de Varsovie.La dose suffisante doit produire chez le malade une sensation de chaleur thoracique, des bouffées de chaleur à la tête et une odeur particulière dans les narines du malade.Elle varie entre 10 c.c.et 20 c.c.d'une solution aqueuse à 20%.Nous n\u2019avons pas constaté chez nos malades de changements brusques à l'institution de ces traitements, mais, nous pouvons croire qu'ils ont favorisé grandement l'évolution vers la guérison définitive de ces deux malades gravement atteints. LAVAL MÉDICAL 23 BIBLIOGRAPHI : Raoul Kourirsxy.Les abcès du poumon.These de Paris, 1927.W.-P.Warner.Lung Abscess.Canadian Medical Association Journal, 38 : 6 ; 544, 1938.Louis Rousseau et Henri Marcoux.Évolution d\u2019un abcès chronique du poumon.Bull.de la Soc.Méd.des Hôp.Univ.de Québec, N° 9, p.339, 1934.Arthur Rousseau, H.Napeau et G.Drouin.Deux cas d'abcès gangréneux du poumon d'origine embolique.Caractères évolutifs, indications thérapeutiques.Bull.de la Soc.Méd.des Hôp.Univ.de Québec, N° 8, p.246, 1933.E.SERGENT, Kourirsxy, Poumeau-Deuirre.(Paris).Quelques réflexions sur le mode de guérison des abcès du poumon.Archives médico-chirur- gicales de l'appareil respiratoire, 5 : 4 ; 312, 1930.Fernand Bezangon, Robert Azouray et Pierre BErnar.Les abcès du poumon médicalement curables.Bulletin de l'Académie de Médecine de Paris, 116 : 34 ; 330, (10 novembre) 1936.Donzeror et Isein.Pleurésies interlobaires et abcès du poumon.La Presse Médicale, N° 89 : 1625, 1931.L.Gorpkorn.Le traitement des abcès et des gangrènes du poumon par injections intraveineuses de benzoate de soude.La Presse Médicale, N° 102 : 2094, 1935.AMEUILLE et J.LEMOINE.Cancer bronchique masqué par un abcès du poumon.Bull.Sté.Méd.Paris.N° 27 : 1457, 1938.NAMMacKk et MArTIN.The treatment of lung abscess by means of guaiacol intravenously.À.M.J.À.109 : 331, 1937. PNEUMOPATHIE PUTRIDE AVEC DÉLIRE ÉVOLUTION FATALE MALGRÉ LA PNEUMOTOMIE par Sylvio CARON Chef du Service médical à la Clinique Roy-Rousseau Sur l'invitation du Dr Roland Desmeules, je vous lirai l'observation d'un malade qui est décédé brusquement à la Clinique Roy-Rousseau, après deux mois d\u2019hospitalisation pour une suppuration fétide du poumon.Je vous donnerai les raisons qui m'ont incliné à porter le diagnostic de gangrène pulmonaire, et je demanderai aux cliniciens de médecine interne de discuter ce diagnostic.J'ajouterai que le malade est demeuré dans notre milieu neuro- psychiâtrique à cause de son grand délire.\u2014 Le 21 octobre 1937, arrivait à la Clinique Roy-Rousseau, M.E.S., âgé de 32 ans, marié, père de plusieurs enfants en bonne santé, présentant une expectoration fétide avec délire.RENSEIGNEMENTS FOURNIS PAR L'EPOUSE.\u2014 Le mari faisait quotidiennement usage d'alcool depuis l'âge de 24 ans.Quelques onces d'alcool étaient nécessaires à chaque matin pour faire disparaître la pituite.En plus d'être un alcoolique chronique le patient était un tousseur et un fumeur ; l'expectoration était légère et d'un caractère imprécis.Les renseignements de l'épouse ne nous permettent pas d'affirmer une muco-purulence, même depuis deux ans.Car à cette époque, ayant contracté un rhume qui l'obligea à l'alitement, il fut dans la suite plus fort tousseur et porteur d'un point de côté (région thoracique droite, au niveau du mamelon).La consultation de plusieurs médecins apaise l'inquiétude du malade puisque tous portent le diagnostic d'insuffisance hépatique. LAVAL MÉDICAL 25 Durant l'hiver 1936, donc un an après la première grippe, il souffre, sans s'aliter cette fois, d'une rhino-pharyngite alors qu\u2019il était dans un camp de bûcherons.Cette année, c\u2019est-à-dire le 12 octobre 1937, alors qu'il préparait une grande vente au rabais dans son épicerie, il souffre de nouveau d'une rhino-pharyngite.Il ne s\u2019alite pas, mais fait usage plus abondant d'alcool.Le 17 du même mois, apparaissent des frissons, courbatures, malaises généraux.Comme ce jour est un dimanche, il demeure à la maison, sans garder le lit.Le lundi, il ne peut reprendre son travail et s\u2019alite.Le mardi soir, le 3me jour de la maladie, on remarque que son haleine est fétide, et durant la nuit apparaît un délire professionnel qui oblige le médecin traitant à le conduire à la Clinique Roy-Rousseau.Le 21 au matin, le malade est hospitalisé dans un état d'agitation extrême avec excitation intellectuelle, désorientation dans le temps, le lieu et l\u2019espace, fausses reconnaissances : un véritable syndrome confusionnel.Il tousse et crache : l'expectoration est assez abondante puisque durant une nuit il couvre le plancher de sa chambre de crachats fétides.La température est à 103°, le pouls à 120 ; on constate une matité assez mal limitée à la base du poumon droit ; l\u2019auscultation est difficile, le malade parle et bouge.: Sous l'influence du Sédol on remarque un murmure vésiculaire diminué dans la zone mate et des râles à grosses bulles après la toux.Le lendemain, nous entendons un souffle ; l'état général est mauvais, le teint plombé, les extrémités cyanosées, la langue sèche, la soif vive, l\u2019haleine fétide.Encore sous l'influence du Sédol, on procède à une radiographie pulmonaire : (Dr Mathieu Samson) : Radiographie prise en décubitus dorsal, le 21-10-37 : On constate au niveau du tiers inférieur du parenchyme pulmonaire droit, la présence d\u2019une image cavitaire en forme de cœur de cartes à jouer.L'examen des urines, le même jour, ainsi que l'examen des crachats donnent les renseignements suivants : Réaction acide.Densité 1035.Albumine : 1 gramme par litre.Sucre : néant.Examen microscopique : Cylindres granuleux, cellules rénales.Examen des crachats : Crachats purulents légèrement colorés par présence de sang, et d'odeur fétide.L'examen microscopique du produit pa- 26 LAVAL MÉDICAL thologique à l\u2019état frais ne permet pas de déceler de bactéries mobiles sous forme de bacilles ou de spirilles.La coloration de Gram permet de constater la grande abondance des microbes et leurs nombreuses variétés morphologiques.En plus des coccis et des microbes banaux saprophytes des voies respiratoires, on constate la présence de gros bacilles Gram positifs (ana- réobies).Les colorations ad hoc n'ont pas permis de déceler de spirochètes.La recherche du bacille de Koch est demeurée négative.Examen du sang, 26 octobre 1937 : Réaction de Bordet-Wassermann .négative (sérum chauffé et non chauffé).Azotémie.ee O gr.74 par litre.A part la médication symptomatique habituelle des états confusionnels avec agitation, consistant en enveloppements humides glacés, boissons chaudes, stimulants cardiaques, nous adoptons, pour la suppuration pulmonaire, la médication au Gaïacol par voie intra-veineuse.Cette médication fut adoptée au lieu de toute autre, parce que d'une part, le mauvais état général contre-indiquait les arsénicaux, et d'autre part, connaissant les dangers de l'alcool par voie intra-veineuse et son action spécifique discutée, nous avons préféré adopter une médication nouvelle pour nous, qui nous fut suggérée par un article « Le Gaïacol par voie intra-veineuse », paru dans The Journal of the American Médical Association, en juillet 1937.L'emploi du sérum anti-gangréneux n'a été fait que sur la recommandation du Dr Roger.Sachant que dans la gangrène pulmonaire on ne retrouve pas les agents bactériologiques de la gangrène gazeuse des membres, tels le bacillus perfringens et le vibrion septique, nous crûmes pouvoir nous dispenser de cette thérapeutique reconnue peu efficace.Le 25, donc quatre jours après l'admission, le malade étant plus calme, l\u2019auscultation nous fit entendre un bruit de clapet au tiers inférieur du poumon droit.Une nouvelle radiographie est prise.Radiographies prises le 13-11-37, en position verticale : L'image cavitaire est considérablement augmentée de volume ; l'on constate sur la radiographie de profil que l'image cavitaire située à la région postéro-infé- rieure de l\u2019hémithorax droit, présente un niveau liquide- L'expectoration et la fétidité de l'haleine augmentent malgré la médication intensive au Gaïacol.La dyspnée est intense parfois, les sueurs profuses et abondantes ; il n'existe pas de diarrhée, mais quelques vomisse- & base de Lactocreosote soluble calme la toux , facilite l'expectoration Echantillons et Littérature à MM.les Docteurs Laboratoire P.Famel, 16-22,rue des Orteaux, Paris-20e ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne \u2014 MONTRÉAL 1 ELIXIR DUCRO | ANTIANOREXIQUE eo EUPEPTIQUE LL ] = { ® soutient et augmente les forces du malade, stimule l\u2019énergie musculaire.© réveille l\u2019appétit, soutient l\u2019organisme, même à défaut de nourriture.® est d\u2019un goût agréable et d\u2019une tolérance parfaite.ASTHENIE ® ANOREXIE ® CONVALESCENCE ® GRIPPE e FAIBLESSE LANGUEUR PHYSIOLOGIQUE e ASTHENIE POST-GRIPPALE DURIEZ, successeur de DUCRO & Cie \u2014 Paris, 20, Place des Vosges Dépôt Général pour le Canada : ROUGIER FRÈRES \u2014 Montréal, P.Q.\u2014 XXIX \u2014 Véri aite la NEO.ent o AST CI Othéra Piqu Soit , lis \u2019 ectio Sastry J rch, ite dr, \u201d SOit us © Sestri Que, fonie ur Sestion der ne Que l'est chlo A Ore \u2019 ulce > d EPsie Pénible, eps Osec Sur les al !Sestj etio hlo nj nt sta italit ed Mens Grice $Sim | b/ âfonie d Ricy Ncipe nti.estomac ; 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elle est tapissée de membranes et de sécrétions grisâtres et contient un pus très fétide.Les jours suivant l'intervention un lavage quotidien de la plaie est fait au sérum physiologique avec introduction de sérum antigangréneux dans le drain.Plus tard, nous rempla çons le sérum antigangréneux par l'introduction de mèches imbibées dans une solution de trypaflavine.La suppuration par la plaie, devient plus abondante (pus verdâtre et fétide), la toux est moins quinteuse, l'expectoration est presque nulle, le malade est lucide.La température redevient normale le matin; le soir, elle atteint 100° F., (température rectale).Le 27, donc 9 jours après l'opération, et après amélioration très apparente, se produit une aggravation de l'état général : transpiration, délire, point de côté droit, dyspnée, polypnée, érythème, un peu de sang dans les crachats, toux quinteuse, température à 105° F., facies cyanosé, oedème des paupières, légère splénomégalie, pas d\u2019hématomégalie ni oedème des membres inférieurs.Le malade continue à présenter une température oscillant entre 100° et 103° F., à expectorer, à présenter des phases lucides et délirantes, à souiller abondamment son pansement de pus verdâtre et quelquefois de bouillon sale.Le 13 décembre, nouvelle radiographie et un nouvel examen de crachats : Radiographies prises le 13 déc.37, 24 jours après la pneumopathie (19-11-37).Infiltration non homôgène de la moitié inférieure du poumon droit ; pneumothorax localisé à sa partie inféro-externe ; petite image cavitaire à la partie supérieure de l\u2019infiltration. 28 LAVAL MÉDICAL Examen des crachats : Crachats contenant un peu de sang dans lesquels le bacille de Koch n'a pu être décelé.Le 27 décembre, les quintes de toux sont plus fréquentes, l\u2019expectoration est plus difficile, le pus souillant le pansement est grisâtre, avec filets de sang.Une nouvelle radiographie est pratiquée qui se lit comme suit : le processus a pris de l'extension, il atteint près des 2/3 du champ pulmonaire droit.Le 8 janvier, vers 10 heures du matin, soudainement le malade crie, se plaint, pâlit.Le sang coule abondamment par la plaie.ll meurt 15 minutes plus tard d'hémorragie pulmonaire.De cette histoire pouvons-nous porter le diagnostic de gangrène primitive du poumon ou d\u2019un abcès simple devenu fétide, à la suite d\u2019une rhinopharyngite aiguë ?Parmi les affections pulmonaires les plus communément exposées à la gangrène, 11 y a la gangrène embolique ou infarctus pulmonaire.Dans l'histoire de notre malade il n'y a rien qui puisse nous arrêter à cette éventualité et 1l ne peut pas non plus être question de la gangrène secondaire à la broncho-pneumonie.Les rensergnements fournis par l'épouse ne permettent pas d'affirmer la bronchectasie.D'après elle le mari toussait mais elle n'a pas constaté d'expectoration.Aurait-il même expectoré au cours de la toux, que ces deux seuls symptômes chez un alcoolique chronique, ne nous permettraient pas d'affirmer la dilatation des bronches.Les deux accidents rhinopharyngés suivis d\u2019une accentuation de la toux et d\u2019un point déchirant à la base du poumon droit, interprétés par les cliniciens comme insuffisance hépatique, n'étaient pas plus favorables à l'hypothèse d\u2019abcès simples du poumon.Le début brusque de la pneumopathie, l'apparition précoce de la fétidité de l\u2019haleine, de même que le caractère très fétide de l'expectoration et du pus drainé (odeur de charogne), accompagnés d\u2019un très mauvais état général : teint terreux, transpirations profuses, amaigrissement rapide, soif vive, présence de bouillon sale après la pneumotomie, la terminaison soudaine par hémorragie, nous font porter le diagnostic de gangrène pulmonaire primitive.En terminant, je remercie mes confrères C.-A.Painchaud et Mathieu Samson de leur collaboration : le premier, pour la suggestion du traitement au Gaïacol et pour la préparation d'une solution non irritante dont l'administration ne provoque aucune douleur ; le deuxième, pour sa patience à faire des radiographies bien réussies sur un sujet délirant, agité et puant. LAVAL MÉDICAL 29 En attirant mon attention sur le fait que le diagnostic de la gangrène pulmonaire et de l\u2019abcès du poumon ne relève que des signes cliniques ou des constatations anatomiques, il m'a fourni les renseignements suivants puisés dans un travail intitulé « Exploration de l'appareil respiratoire ».\u2014 Émile Sergent, F.Bordet, etc.Masson et Cie, Éditeurs.« Quelle que soit la période évolutive que l'on envisage, qu'il y aiteu ou non élimination bronchique avec formation de cavités intra-pulmonaires, l\u2019aspect radiologique ne peut à lui seul fournir le moindre élément distinctif entre ces deux grands groupes de pneumopathies (gangrènes et abcès).S'il renseigne très exatement sur l'étendue, le siège, le nombre des foyers de nécrose ou de suppuration, si souvent, mais non toujours, il permet avec ou sans l\u2019aide du lipiodol de préciser l'existence, la disposition et l'importance des pertes de substances l'adjonction de processus bronchectasiques, il est incapable d'aider à en déterminer la nature.Le diagnostic de gangrène ou d\u2019abcès relève uniquement des signes cliniques ou des constatations anatomiques.) RÉMISSION SPONTANÉE DES MOUVEMENTS KINÉTIQUES AU COURS DE L\u2019ÉVOLUTION D\u2019UNE CHORÉE GRAVE (Présentation de malade) par S.CARON Chef de Service à la Clinique Roy-Rousseau C.-A.PAINCHAUD Biologiste a l'Hôpital Sr-Michel-Archange Notre étonnement devant la suspension brusque d\u2019un état de mal choréique ou de chorée grave nous invite à vous raconter les circonstances dans lesquelles celle-ci s\u2019est produite, sans nous préoccuper de discuter les causes ou la cause de cette guérison soudaine.En même temps, nous vous rappellerons certaines notions classiques du syndrome.HIsTORIQUE La chorée aiguë, chorée de Sydenham, danse de St-Guy, décrite pour la première fois par Sydenham (1685) est une affection du système nerveux presque spéciale à l'enfance, caractérisée par des mouvements désordonnés, arythmiques, des membres et de la face.Pendant longtemps on ne lui a pas connu de substratum anatomique, on l\u2019a dénommée chorée essentielle et classée parmi les névroses : névrose d'évolution (Joffroy), névrose de croissance (Comby).G.Sée, en 1850, Roger, en 1862, et quelques années plus tard, Trousseau et Cadet de Gassicourt montrent les rapports de la chorée aiguë avec la maladie rhumatismale (47% des cas, G.Sée).(22% à 28% des cas, Ch.Leroux, Duchateau).= = LAVAL MÉDICAL 31 La chorée succède au rhumatisme ou le précède, ou alterne avec lui.Souvent les arthropathies sont légères ou font défaut, ces formes frustes du rhumatisme se traduisent par des cardiopathies.Au cours de ces dernières années les travaux de K.Wilson, de Ramsay- Hunt, signalent les rapports de la chorée avec l\u2019encéphalite, ils ont même mis en évidence le rôle des noyaux opto-striés dans la production des mouvements choréiques et apporté de grandes précisions sur les causes et la nature du syndrome.Les chorées ou le syndrome choréique dont les lésions anatomiques déterminantes principales, du type infectieux ou dégénératif, occupent la région opto-striée, le cervelet et l'écorce cérébrale, sont des états organiques que l'on observe à tout âge, et à l'occasion d'infections banales ou spécifiques, notamment le rhumatisme articulaire aigu, l'encéphalite.Dans quelques cas elle semble être une maladie primitive, autonome, due à un encéphalo-virus.Les auteurs qui ont étudié la question anatomique ont mis en évidence les résultats contradictoires fournis par les examens anatomo-pathologiques, alors que cliniquement l'affection présente une symptômatologie toujours identique.On est surpris de voir combien les constatations anatomiques diffèrent d'un cas à l\u2019autre.Cependant une notion paraît assez nettement établie dans ce chapitre encore à écrire de l'anatomie pathologique de la chorée de Sydenham, c'est l'importance des lésions de la région opto-striée ; on les trouve dans le segment postérieur du thalamus (BROADBENT) et surtout dans le néostriatum (Soucues, CLaupe et LHERMITE).Mais la topographie lésionnelle varie beaucoup suivant les cas : on a signalé l\u2019atteinte de la calotte protubérentielle, du noyau rouge, du corps de Lurs, (Economo, Fisuer).Les lésions du cervelet (cortex et noyaux dentelés) sont considérées comme fréquentes par LHERMITTE et PAGNIEZ.Enfin l'écorce cérébrale paraît être assez souvent intéressée (K.Wilson), parfois mêmes les lésions ne sont que corticales (cas de Bériel, de Lœderich).Si les modifications histologiques ne sont pas toujours constatables, l'écorce présente du moins une réflectivité anormale, qui est sous la dépendance de perturbations psychiques, humorales, endocriniennes ou qui estune conséquence de lésions éloignées des centres, mais en relations anatomiques ou physiologiques avec eux.(A.Thomas.) 32 LAVAL MÉDICAL D'une revue générale de la plupart des cas anatomo-cliniques qui ont été publiés, MM.Lhermitte et Pagniez concluent que les chorées aiguës se présentent à l'anatomiste sous une double forme, une forme inflammatoire et une forme dégénérative.Les auteurs concluent de cette revue générale que les chorées aiguës de l'enfant et de l'adolescent se divisent tout naturellement en deux groupes dont l'un est caractérisé par des lésions d'encéphalite plus ou moins diffuse et l'autre par des modifications vasculaires mécaniques, associées à des altérations généralement étendues et d'ordre dégénératif.TRAITEMENT Tout a été tenté depuis la psychothérapie, les arsénicaux, (Liqueur de Boudin et Liqueur de Fowler, Sulfarsénol) les sédatifs, (Gardénal réservé aux formes à grande agitation), le salicylate de soude, la malariathérapie, la pyrétothérapie, le sulfate de magnésie, la ponction lombaire, le nirvanol, les pratiques hygiéniques et l\u2019hydrothérapie, enveloppements froids.Sur l'action thérapeutique de la ponction lombaire dans la chorée de Sydenham, vous consulterez les Archives de Médecine des Enfants, mai 1935, page 275, par R.-A.Khersonsky.Cet article peut ainsi se résumer : L'hyperkinésie grave qui provoque un épuisement marqué du malade nécessite très fréquemment une intervention énergique, ne fut-elle que d'ordre symptômatique.La ponction lombaire, moyen symptômatique est susceptible de réaliser, dans nombre de cas, des succès vraisemblablement surprenants.Voici les données biliographiques divergeantes sur son action : 25 cas, il retire 8 à 10c.c.de L.C.R.Les 25 ont reçu traitement médicamenté avant et après \u2014 Salicylate \u2014 Fowler.12, notablement améliorés (dans les premiers 5 jours aprés ponction, pas plus tard, du 3e au Se jour).13 cas, effet nul.Dans quelques cas à mouvements très marqués, la ponction lombaire amena rapidement la disparition de l\u2019hyperkinésie.La quantité de liquide retiré ne paraît pas avoir d'influence.Il semble aussi que plus les phénomènes de méningisme sont intenses, meilleur est l'effet de la ponction lombaire.I Etats de dépression cardio-respiratoire.Intoxications.: DYNACORY (diéthylamide de l'acide pyridine-B-carbonique) 2 présentations a) pour la voie orale : Ampoules compte-gouttes de 15 cc.Flacons de 100 et 1000 gr.b) pour la voie sous-cutanée ou intramusculaire : Ampoules de 1,5 cc., et 5 cc.Boîtes de 3, 5 et 50 ampoules.Union Chimique Belge, S.A.Division Produits Pharmaceutiques \"\u2019Meurice\u2018\u2019 Représentant pour le Canada : G.GRAVET 431, rue de Malines, MONTRÉAL Tél.Plateau 7005 \u2014 Télégr.Biochim.\u2014 Montréal. CARENCES PARTIELLES ou TOTALES de L'OVAIRE DI-FOLLICULINE \u201c MEURICE \u201d (benzoate d'oestradiol) Dosage conforme aux directives de la Commission de Standardisation des médicaments biologiques, de la S.D.N.Ampoules injectables.Ampoules compte-gouttes.Dragées.Onguent (GYNONGUENT).Littératures et Tableau Posologique sur demande.Union Chimique Belge, S.A.Division Produits Pharmaceutiques \"Meurice\u201d\u2019 Représentant pour le Canada : G.GRAVET 431, rue de Malines, MONTREAL Tél.Plateau 7005 \u2014 Télégr.Biochim.\u2014 Montréal. LAVAL MÉDICAL 33 L'effet thérapeutique serait dû à une augmentation réflexe de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalitique, par l'intermédiaire du système nerveux végétatif, et par conséquent d\u2019une pénétration plus facile dans le système nerveux, d'anticorps et de salicylate.Sur les injections intra-musculaires de Sulfate de Magnésie, lisez la Presse médicale n° 12, 8 février 1936, pages 228-229 par Contreras (Marin Ramos).Sur la pyrétothérapie, Bulletin médical de Québec, page 253, année 1932.Traitement de la Chorée par la pyrétothérapie, par A.Jobin, Hotel-Dieu de Québec.Le tout indique clairement qu'il n'existe pas de médication spécifique à l'exception du salicylate de soude dans la Chorée rhumatismale, car d\u2019après L.Babonneix, (Bulletin de l'Académie de Médecine, T.CXV, n° 28, séance du 23 juillet 1936, pages 132-138), il existerait encore une chorée rhumatismale.OBSERVATION J.-Paul M.15 ans, est admis à l'Hôpital St-Michel-Archange le 26 janvier dernier, dans un état de grande agitation choréique avec hyperthermie et endocardite.Le lendemain (28 janv.) il est transféré à la Clinique Roy- Rousseau parce qu'il ne présente pas de troubles mentaux justifiant l'internement.A son arrivée ici, nous constatons chez l'enfant un véritable état de mal choréique : L'hyperkinésie est excessive, les secousses choréiques sont incessantes, généralisées mais plus Marquées aux membres supérieurs ; elles sont tellement intenses, que rapidement dans la suite, les points de pressions et de frottements se couvrent d'érythèmes très étendus, et à certains endroits d'ulcérations; les doigts, la bouche et les lèvres particulièrement lésés, cffrent l'aspect de plaies contuses saignantes.Les pupilles sont dilatées, le facies exprime la douleur, la parole est devenue très difficile, inintelligible, la déglutition très gênée.Au cours des jours suivants la fièvre se maintient à 102-103 F; les troubles moteurs ne subissent que de rares accalmies durant le peu de sommeil que peut obtenir le malade.Des troubles mentaux apparaissent qui aboutissent rapidement à la confusion mentale, avec onirisme et hallucinations visuelles.Les plaies des téguments sont infectées, la main droite est le siège d\u2019un phlegmon dont l'ouverture ne donne pas d'écoulement.J LAVAL MÉDICAL Les urines rares, sont albumineuses; enfin l'enfant amaigri, présente tout le cortège symptômatique d'un état général très touché, au cours d'une affection qui semble évoluer rapidement vers une issue fatale.Au salicylate de soude administré dès le début, nous avions substitué le sulfate de magnésie.Le 2 février, sous anesthésie générale au chlorure d'éthyle, une ponction lombaire est pratiquée.On retire un liquide clair, non hypertendu, contenant 9,6 éléments par mm/3, et O gr.33 d'albumine.Le surlendemain, le 4 février, nous constatons une rémission à peu près complète des mouvements choréiques, et la réduction globale des troubles psychiques.L'enfant est calme, éveillé et parfaitement lucide.Cependant un fait nouveau se produit.La température qui s'était maintenue jusque-là à 102-103, s'élève le même jour à 105 F.et l'examen des poumons nous permet de déceler un foyer d'infection.Le lendemain l'enfant tousse et expectore des crachats purulents, striés de sang dont l'examen n'offre rien de particulier.La fièvre élevée persiste ainsi encore durant trois jours pour s\u2019atténuer en lysis jusqu'aux environs de 101-102, où elle demeure depuis avec exacerbations, vraisemblablement en rapport avec les poussées d'infections secondaires multiples.L'état général s'est notablement amélioré.Les urines sont redevenues normales.L'appétit est très bon, et le sommeil suffisant.Les réflexes tendineux sont diminués d'intensité aux rotuliens, ébauche de nystagmus qui s\u2019épuise vite dans le regard extrême à gauche, les pupilles réagissent à la lumière et à l'accommodation, existence du réflexe consensuel ; pas de trouble de la convergence, raideur intermittente de la nuque et de la région lombaire, pas de douleur à la pression des masses musculaires mais arthralgie à l'occasion des mouvements de flexion et d'élévation des membres ; pas de troubles des sphincters, aucun mouvement au repos ni à l'occasion des émotions.L'auscultation du cœur permet de mettre en évidence une endocardite mitrale ; celle des poumons, une diminution d'amplitude respiratoire dans la partie moyenne du poumon droit, région postérieure.Le radiologiste nous donne la réponse suivante à la demande d'une radiographie pulmonaire : Légère accentuation de l'image hilaire gauche ; les dimensions de l'image cardiaque semblent augmentées. Fes es LAVAL MÉDICAL 35 Nous avons ouvert un abcès dans l\u2019aisselle droite contenant un pus à streptocoque, des pansements en recouvrent d\u2019autres siégeant aux coudes, aux genoux, au thorax, au cous-de-pied.De son côté, l'étude des antécédents nous offre quelques particularités intéressantes.On relève en effet, que notre patient aurait souffert de chorée aiguë voici trois ans, et que les mouvements ont persisté durant plusieurs semaines.Puis plus récemment, au cours de décembre 1937, est survenu un épisode infectieux avec douleurs dans les membres supérieurs, dans les jambes, et arthropathie du genou droit.À cette époque, l'enfant se sentait déjà très nerveux, et c\u2019est peu à peu que se sont installés les symptômes du syndrome choréique grave que nous venons de décrire sommairement.CONCLUSIONS Notre petit malade a présenté une chorée grave de Sydenham et une rémission complète des mouvements choréiques avec une thérapeutique usuelle non reconnue comme spécifique.Nous ne pouvons pas conclure que cette régression rapide soit l'expression d'un syndrome choréique encéphalitique puisque le petit malade n'est pas tombé dans la somnolence, n'a pas présenté de paralysies oculaires et de troubles mentaux.Loin de là, les troubles mentaux existant à la phase grave sont disparus avec les mouvements involontaires, car certains auteurs qui désirent conserver à la chorée de Sydenham une place à part dans la nosologie, se basant sur son évolution, ses complications viscérales, sa prédilection pour le jeune âge, donnent comme moyen de différenciation : Dans la chorée encéphalitique, la brièveté relative du syndrome d\u2019'agitation choréique, huit à dix jours en moyenne, sa cessation assez rapide et l'apparition de la somnolence, des paralysies oculaires, des troubles psychiques, des phénomènes parétiques des membres ou de la face, expressions de phénomènes mésencéphaliques, qui ne sont pas notés dans la maladie de Sydenham.Cette rémission ne peut pas être interprétée comme la période terminale d'une chorée aiguë grave puisqu'elle s'est maintenue depuis 10 jours.Certains classiques décrivent ainsi la période terminale d'une chorée aiguë grave : « A la période terminale, les mouvements choréiques cessent et des érythèmes infectieux apparaissent, du type miliaire, scarlatiniforme précédant de peu la mort.» 36 LAVAL MÉDICAL Nous croyons que la congestion pulmonaire de même que l'infection streptococcique cutanée auraient eu ici une part de l'influence curatrice comme le relate M.Bobonneix dans son livre sur les chorées, à la page 154.Le malade présente des poussées thermiques d'apparence septicémique.L'hémoculture n'ayant pas été pratiquée à cause de la difficulté de ponctionner une veine qui ne soit pas dans le voisinage d'un petit abcès cutané, nous ne pouvons l'affirmer.À part cette influence déjà signalée nous ne rejetons pas celle de la ponction lombaire pratiquée sous anesthésie générale au chlorure d'éthyle.Nous aimerions à vous rappeler le fait suivant afin d'illustrer la thérapeutique non spécifique de la chorée.Une malade atteinte de chorée grave avait épuisé l'arsenal thérapeutique, elle était mourante lorsque son médecin traitant décide de pratiquer une injection intra-rachidienne de sulfate de magnésie.Après un violent état de choc, les mouvements choréiques diminuent d'amplitude, pour disparaître dans quelques jours.L'année suivante, l'un de nous est aux prises avec une chorée aiguë récidivante, 3e accès chez une jeune fille de 18 ans.La thérapeutique instituée chez la malade du confrère est instituée chez la mienne, même échec.On veut tenter l'injection intra-rachidienne de sulfate de magnésie, mais la malade et la famille s\u2019y opposant, nous prescrivons la tranquillitéet l'abandon de tout traitement à l'exception du gardénal, toniques cardiaques, enveloppements humides froids.\u201c Quelques jours plus tard les mouvements choréiques étaient disparus, et la petite malade quittait la Clinique Roy-Rousseau, un mois plus tard, parfaitement guérie.BIBLIOGRAPHIE P.NopécourT.Précis de Médecine des enfants.Pages 900-902.L.RimBaup.Précis de Neurologie.Pages 69-73-74-79.Paul VAN GExUCHTEN.Un cas de chorée de Sydenham.Étude anatomique.Revue neurologique, 1, 1931, pages 490-491.R.-A.KHErsonsxy.Sur l'action thérapeutique de la Ponction lombaire dans la Chorée de Sydenham.Archives de Médecine des Enfants, mai 1935, page 275.BABONNEIX.Les chorées.Page 154. HÉMATÉMESE ET KYSTE DERMOIDE DU MÉDIASTIN par Renaud LEMIEUX et J.-E.PERRON Chefs de Service à l'Hépiral du St-Sacrement Honoré NADEAU: et G.DROUIN Assistants à l'Hôpital du St-Sacrement Bien que les kystes dermoïdes du médiastin ne soient pas d'une très grande fréquence, ils sont loin cependant d'être une rareté en clinique.Jusqu'à date, quelques centaines d'observations en ont été publiées, et la liste en est encore beaucoup plus longue si l\u2019on y ajoute les observations de kystes dermoïdes du poumon qui, d\u2019après la plupart des auteurs, ne sont autres que des kystes d'origine médiastinale ayant émigré dans l\u2019un des hémithorax, mais conservant toujours une connection quelconque avec le médiastin.Les kystes du médiastin ont une origine congénitale indiscutable, ils prennent presque toujours naissance dans le médiastin antérieur dont ils peuvent occuper les divers étages ; leur siège de prédilection est la loge thymique.Selon leurs diverses localisations on aura : les kystes cervico- rétrosternaux, les kystes rétrosternaux-médians, les kystes médiastinaux- thoraciques.Dans ces deux dernières variétés la poche kystique se développe généralement dans la direction de l'un des hémithorax et même, peut l'occuper tout entier.Ces formations kystiques peuvent rester inertes et ne donner aucun signe clinique pendant tout le cours de la vie ; ils ne sont alors découverts qu\u2019au hasard d'un examen radiologique du thorax, ou encore à l'autopsie.Dans d'autres cas, le kyste peut, à un moment donné, s\u2019accroître progressivement et traduire sa présence par des signes de compression ; il peut s'infecter et s'ouvrir dans la tranchée ou les bronches ; il peut aussi subir la dégénérescence cancéreuse. 38 LAVAL MÉDICAL Le kyste dermoïde du médiastin, en évolution active, se manifeste par des signes qui n\u2019ont rien de bien caractéristique ; ce sont des signes de compression qui sont communs à toutes les tumeurs médiastinales de quelque nature qu'elles soient.L'examen radiologique est toujours d'un grand secours pour le diagnostic ; il ne fait que révéler la présence d'une tumeur dans le médiastin, il est rare qu\u2019il puisse nous renseigner sûrement sur la nature exacte de cette tumeur.Le diagnostic ne devient évident que lorsque la poche kystique s\u2019est infectée et s'est ouverte dans la trachée ou les bronches : le rejet par l\u2019expectoration de poils et de boulettes de matière sébacée constitue un élément diagnostique de grande certitude.Nous avons eu l'occasion d'observer dernièrement dans le Service médical de l'Hôpital du St-Sacrement un cas de kyste dermoïde du médiastin ; cette observation nous ayant paru intéressante sur plus d'un point, nous avons pensé devoir la rapporter devant cette société.OBSERVATION Mme G.J., âgée de 54 ans, a été admise d'urgence à l'hôpital le 14 avril dernier à la suite d\u2019une hématémèse très abondante.Cet accident aigu était le premier en date qu\u2019ait présenté cette malade, mais il venait se greffer sur des troubles digestifs qui évoluaient déjà depuis longtemps, comme on va le voir par la suite de l'observation.En effet, cette malade nous raconte qu'elle souffre de sa digestion depuis près de 20 ans.Au début ces troubles digestifs étaient assez vagues, ils se traduisaient par des sensations de malaise gastrique avec gonflement épigastrique accompagné d'éructations violentes ; le tout survenant une demi heure à une heure après les repas.Quelques années plus tard, sur ces légers troubles digestifs viennent se greffer des vomissements alimentaires partiels, d'abondance moyenne, apparaissant sans effort et sans nausées une demi heure à une heure après les repas.La malade reconnaît facilement dans les matières vomies les aliments qu\u2019elle vient d'ingérer, mais elle ne peut cependant pas préciser leur degré de digestion.Ces vomissements ne sont jamais très acides, ils sont assez souvent teintés de jaune, ce qui indique qu'ils contiennent une certaine quantité de bile.Ces vomissements alimentaires surviennent très fréquemment, ils sont précédés de LAVAL MÉDICAL 39 picottements dans les régions mammaire et para-sternale gauches ; ils sont souvent accompagnés ou remplacés par des éructations violentes.Ces troubles digestifs évoluent pendant des années, d'une façon continue, sans jamais présenter de caractère cyclique.Pendant tout ce temps l\u2019état général de la malade se maintient assez bon, le poids se stabilise aux environs de la normale.Les antécédents de cette malade n'offrent rien de bien particulier.Elle fait partie d'une famille de 7 enfants, dont un frère mort à l\u2019âge de 7 ans, de la variole, quatre frères et sœurs morts en bas-âge, une sœur vivante, hypertendue.Son père, un éthylique avéré, est mort à l'âge de 33 ans d\u2019une cause inconnue de la malade, sa mère est morte à l'âge de 51 ans d'une affection hépatique avec ictère qui a évolué pendant deux ans.Menstruée a 12 ans, cycle cataménial régulier, règles d'abondance moyenne.Mariée à 25 ans, elle n'est jamais devenue enceinte.Ovariectomie double et hystérectomie pour fibrome utérin à 36 ans.Pneumapathie aiguë à l'âge de 39 ans.Il s'est agi tout probablement d'une pneumonie franche aiguë qui a évolué sans présenter aucun caractère insolite.Le 14 avril au matin, elle est réveillée par une douleur assez vive à la région épigastrique et rétrosternale ; elle se lève et, subitement, sans effort et sans nausées, elle vomit un flot de sang rouge (une chopine).Immédiatement après, elle se sent mal et présente des tendances à la lipthymuie.Le médecin qui se rend à son chevet la fait transporter en hâte à l'hôpital où elle est mise au repos complet avec application de glace sur la région épigastrique et injection d'un hémostatique.Quelques heures après son arrivée à l'hôpital, elle présente une pâleur subite et entre dans un véritable état syncopal avec respiration superficielle, accélération des battements cardiaques, pouls imperceptible ; en même temps elle passe une assez grande ouantité de sang noirâtre par son intestin (500 grams).On pratique immédiatement une transfusion sanguine de 400 c.c.qui a les plus heureux effets.Une numération globulaire effectuée quelque temps avant la transfusion donne les chiffres suivants : G.Rouges : 3,160,000 ; G.Blancs : 16,750 ; Hémoglobine : 65. 40 LAVAL MÉDICAL À part les signes d'une anémie aiguë : grande pâleur des téguments et des muqueuses, accélération des mouvements respiratoires et des battements cardiaques, cette malade ne présente aucun autre symptôme particulier.Le pouls bat régulièrement à 120 à la minute, la pression artérielle est de 130-75.Les bruits du cœur sont assez bien frappés, malgré la rapidité des battements, on n'y entend aucun bruit adventice.À l'examen des poumons la percussion forte met en évidence une aire de légère sub-matité, assez difficile à délimiter dans la région sous-axillaire gauche.Par contre, l\u2019auscultation, l'inspection, la palpation, ne révèlent rien de particulier.Le foie et la rate sont de volume normal.Il existe un léger gonflement à la région épigastrique, la pression forte à ce niveau détermine une douleur assez vague.Les muqueuses nasales et pharyngées sont très pâles, elles ne présentent cependant aucun signe d'hémorragie.L'examen du système nerveux reste négatif.Les urines sont normales.La glycémie est de 1 gr.32 au litre.La malade est mise au traitement des grandes hémorragies digestives.Dans les jours qui suivirent les hématémèses ne se répétèrent pas.Les forces revinrent assez rapidement et après quelques jours nous pouvions faire faire un examen radiologique du tube digestif dans le but de déterminer, si possible, la véritable cause de cette hématémèse.Le tube digestif : œsophage, estomac, duodénum, apparaît radiolo- giquement normal.Mais un coup d'œil porté sur le thorax permet d'apercevoir une masse arrondie qui fait partie de l'ombre cardio-aortique et se projette dans la plage gauche.Un examen radioscopique plus précis fait voir une masse accolée à la partie inférieure gauche de l\u2019image cardio-aortique, indépendante du diaphragme et du sinus, laissant voir des battements qui sont des battements transmis parce que l'opacité du cœur fait voir des battements de la pointe en dedans de la limite externe du foyer d'ombre déjà décrit.Il n'existe aucun refoulement de l'œsophage vers la droite, ce qui indique que la tumeur ne fait pas partie du médiastin.Une radiographie prise en O.A.D.confirme ce qui a été décrit en radioscopie. Ho se ae y Ji - J arse = Ho punt dec.4.arnernend * ss oN 3 \u201c 9 CR .5- 35 cd- +\" JE 1] / Nme de Figure 1 Figure 2 LAVAL MÉDICAL 41 Le transit œsophagien ne révèle aucune dilatation de l\u2019'œsophage au- dessus de la tumeur, ni aucun rétrécissement par compression.L'examen radiologique nous mettait donc en présence d\u2019une tumeur intra-thoracique occupant une petite partie du médiastin et se prolongeant dans l'hémithorax gauche.Il était assez difficile par ce seul moyen de préciser la nature exacte de cette tumeur.Cependant, à cause de la régularité et de la netteté des contours, de l'uniformité de l'opacité, nous pensons à la possibilité d'un kyste dermoïde du poumon et nous tentons, mais sans succès, de le ponctionner à l'aide d\u2019une aiguille assez longue.L'échec de la ponction est probablement dû au fait que la tumeur était située trop profondément pour être atteinte par l'aiguille, ou encore à ce que le contenu de cette tumeur était trop consistant pour pouvoir s'introduire facilement dans la lumière de l'aiguille.Au cours des deux mois qui suivirent son entrée à l'hôpital, la malade vit son état général s'améliorer graduellement : les vomissements alimentaires partiels se firent plus rares, elle put bientôt prendre une alimentation suffisante et variée.Un nouveau symptôme, la dysphagie, vint s'ajouter à ceux déjà existants.Cette dysphagie existait pour les liquides et pour les solides, elle paraissait plutôt liée à des spasmes de l'œsophage qu'à une compression véritable de cet organe.Comme l\u2019état général de notre malade s'améliorait progressivement et que, par ailleurs, les phénomènes dysphagiques semblaient s\u2019accentuer, nous dirigeons notre malade dans le service du Prof.Archibald, au Royal Victoria, Montréal, afin de faire pratiquer l'extirpation de cette tumeur thoracique.L'intervention eut lieu le 15 juin dernier ; voici le protocole opératoire qu\u2019on a eu l'obligeance de nous transmettre : Anesthésie rachidienne.Incision le long de la septième côte, à partir d'un travers de main de la colonne vertébrale et rejoignant la ligne axillaire antérieure.Résection sous-périostée de la majeure partie de la septième côte.Section de la sixième et de la huitième côte à l'angle antérieur de la plaie opératoire, afin de donner plus de jour sur la cavité thoracique.La plèvre est incisée à ce niveau et on trouve une tumeur de la grosseur d'un pamplemousse.Cette tumeur a contracté des adhérences avec les organes voisins sur au moins 50% de sa surface : paroi thoracique antérieure (gran- 42 LAVAL MÉDICAL deur d'une piastre en métal), région supérieure et latérale du péricarde, languette inférieure du lobe supérieur.La tumeur est ferme, de consistance uniforme, elle est recouverte sur ses parties latérales de plèvre pariétale qui semble bien provenir de la plèvre médiastinale.Les adhérences qui relient cette tumeur à la paroi thoracique et au péricarde sont \u2018défaites assez facilement, sans ouverture du péricarde.Les adhérences au lobe supérieur sont plus denses et plus résistantes et on doit enlever avec elles une petite portion de tissu pulmonaire ; cette plaie est refermée à l\u2019aide d'un catgut continu.L'hémostase étant complétée, on referme la plaie thoracique sans laisser de drain.L'examen macroscopique et histologique de la pièce montre bien qu'il s'agit d'un kyste dermoïde.La paroi de la poche ne montre aucun épithélium à caractère défini, cependant on a l'impression très nette que la lésion primitive était un kyste dermoïde d'origine médiastinale.Les suites opératoires se passent sans incident, et, 15 jours après l\u2019intervention, la malade revient dans notre service.Un nouvel examen radiologique montre que le poumon a pris une assez bonne amplitude.Il reste encore du liquide dans la moitié gauche du thorax.La plage gauche présente une opacité qui remonte de la base au niveau du pédicule cardiaque, opacité de densité uniforme à contour supérieur net.Une radiographie prise un mois et demi plus tard fait voir des modifications de l'image pulmonaire.On note une diminution d'opacité là où on relevait, à la partie moyenne, une plage uniforme.La voussure diaphragmatique est surélevée et on discerne des lignes adhérentielles.La malade continue de s'améliorer, les troubles digestifs ont de beaucoup diminué, la dysphagie est disparue.Elle se plaint de temps à autre de sensations de crampes et de brûlure à la région épigastrique, l'acidité totale du suc gastrique qui est de 2.44 pour 1,000, montre cependant l'absence d'hyperchlorhydrie.Quelques séances d'ionisation et de diathermie ont vite raison des quelques douleurs qu'elle ressent au niveau de sa plaie opératoire.Elle quitte l'hôpital le 24 septembre dernier pour aller parfaire sa convalescence dans une maison de santé à la campagne.Cette observation pose certains problèmes dont l'interprétation paraît assez ardue.Peut-on concevoir une relation quelconque entre les troubles LAVAL MÉDICAL 43 digestifs chroniques présentés par cette malade et la présence d'une tumeur dans son médiastin ?Les tumeurs du médiastin traduisent généralement leur existence par des signes de compression sur les organes de voisinage qu'elles rencontrent au cours de leur expansion.Chez notre malade ces signes font presque complètement défaut, exception faite pour la dysphagie qui a été plutôt légère.Mais l'examen radiologique a montré qu'il n'existait ni déviation, ni dilatation, ni rétrécissement par compression de l'œsophage.Ne peut-on interpréter ces troubles digestifs comme étant d'origine réflexe, secondaires à une irritation des filets du pneumogastrique intra-thoracique ?Ou bien s'agit-il tout simplement d'une dyspepsie neuro-motrice apparue chez une grande nerveuse comme l'était notre malade.La cause de l'hématémèse apparaît encore plus obscure ; ici trois hypothèses méritent d'être discutées.Une ulcération simple de l\u2019estomac (exul- ceratio simplex) a bien pu causer l\u2019hémorragie.« Cette lésion a une évolution silencieuse, son histoire clinique commence et finit avec l'hématémèse qui la révèle.Ce vomissement de sang rouge est très abondant, quelquefois foudroyant.Il survient brusquement, sans cause apparente, en pleine santé.I] ne s'accompagne d'aucun trouble digestif ».(Ls Ramond.) L'ulcération simple survient généralement chez des sujets jeunes (15 à 30 ans), les hémorragies abondantes se répètent à quelques heures d'intervalle et entraînent généralement la mort en quelques jours.Pour toutes ces raisons nous avons cru devoir écarter ce diagnostic chez notre malade.La possibilité d'un ulcère gastro-duodénal était à envisager, en raison des caractères de l'hémorragie et de l'existence de troubles digestifs antérieurs.Dans certains cas, une hématémèse abondante, même foudroyante, peut être le premier signe révélateur d'un ulcus en évolution.Dans d'autres Cas, l\u2019hémorragie peut être unique au cours de l'évolution d'un ulcère gastro- duodénal, par ailleurs nettement caractérisé.Chez notre malade, plusieurs faits ne militent pas en faveur du bien- fondé de cette hypothèse.Les troubles digestifs n\u2019ont jamais présenté de caractère cyclique que l\u2019on est habitué d'observer au cours de la maladie ulcéreuse ; on ne relève aucun signe d'hyperchlorhydrie, l'acidité totale du suc gastrique est tout à fait normale.De plus, l'examen radiologique a montré l'intégrité du tube digestif. 44 LAVAL MÉDICAL Reste l'hypothèse de la rupture de varices œsophagiennes développées à la faveur d'une compression.C'est cette dernière éventualité qui nous a paru la plus vraisemblable, malgré que l'examen radiologique ait montré l'absence de déviation, de dilatation et même de compression de l'œsophage.La dysphagie semble cependant traduire sinon une compression de l'œso- phage, du moins un certain degré d\u2019irritation de cet organe.L'œsophagoscopie, que nous n'avons pas voulu pratiquer, à cause des: dangers qu'elle peut présenter dans de tels cas, nous aurait peut-être permis de localiser le foyer hémorragique.BIBLIOGRAPHIE P.-J.Moir.Kystes dermoïdes et tératomes médiastinaux.The British Medical Journal, N° 3922, 7 mars 1936, pp.463-465.A.-J.BENGoLEA.Considérations sur un cas de kyste dermoïde du médiastin antérieur.Revista Medico-quirurgia de Pathologia Femenina.Tome IN, N° 4, octobre 1936, pp.497-520.Garrick RoBERTsoN et Dervan Brown.Kyste dermoïde du médiastin.The British Journal of Surgery, Vol.XVII, N° 66, octobre 1929, pp.197- 202.E.-V.SMrTH et Ralph-G.Mrris.Ablation d'un volumineux kyste dermoïde siégeant dans le médiastin antérieur.The journal of Thoracic Surgery, Vol.7, N° 3, février 1938, p.338.R.Cisneros.Considérations à propos d'un kyste dermoïde du médiastin antérieur à évolution thoracique droite.Bolezines y Trabajos de la Sociedad de Cirugia de Buenos Aires, 19, N° 11, 10 juillet 1935, pp.452-467.M.-O.LamBreT.Deux cas de kystes dermoïdes du médiastin.Ball.er Mém.de la Soc.Naionale de Chirurgie, Séance du 7 mai 1933, p.522.R.Lericue.Tumeur du médiastin postérieur diagnostiquée kyste dermoide.Ablation, mort rapide, examen histologique, lymphosarcomatose maligne.Lyon Chirurgical, Tome 34, 1937, p.168.E.SERGENT.Le diagnostic des kystes dermoïdes du médiastin.Archives médico-chirurgicales de l'appareil respiratoire, T7, N° 3, 1932, pp.233-239. fg] \"ÿ.RÉSULTATS OBTENUS CHEZ LES PARALYTIQUES GENE- RAUX TRAITÉS PAR LA MALARIATHÉRAPIE SEULE ET PAR LA MALARIATHÉRAPIE ASSOCIÉE A LA CHIMIOTHÉRAPIE par C.-H.LARUE Assistant à l'Hôpital Sr-Michel-Archange Depuis l'introduction à St-Michel-Archange de la malariathérapie en 1927, les résultats obtenus par ce mode de traitement vous furent communiqués à deux reprises.La première statistique publiée en 1929 par Messieurs les Drs DesRochers et Samson, comportait 10 paralytiques généraux traités avec les résultats suivants : une rémission complète (qui s'est maintenue de 1927 jusqu'à la mort par T.B.du patient, il y a environ un an) \u2014 trois améliorations et quatre décès.Une deuxième communication par Messieurs les Drs DesRochers et Brousseau, comprenait les impaludés de 1927 à la fin de 1931, c'est-à-dire 52 malades, ayant réagi au traitement dans des proportions à peu près identiques : 10% de rémissions complètes, 30% d'améliorations, et un taux de mortalité de beaucoup abaissé. 46 LAVAL MÉDICAL Jusqu'à 1933, nous avons traité la plupart de nos malades atteints de syphilis du système nerveux par la malariathérapie seule, tel que le préconisait l'initiateur de la méthode, Wagner von Jaurgg.Quelques-uns reçurent en plus, du novarsenobenzol, certains auteurs comme Gertsman en Allemagne, Dattner en Angleterre prétendant avoir ainsi de meilleurs résultats.Nous en reparlerons à la fin de cette communication.Entre temps apparaissent les arsenicaux pentavalents tels le Stovarsol de Fourneau, la Tryparsamide de l'Institut Rockfeller, qui appliqués au traitement des syphilis nerveuses, se montrent incontestablement supérieurs aux autres arsenicaux.Employés d'abord seuls dans le traitement de la paralysie générale des aliénés, ils semblent donner des résultats aussi favorables que ceux obtenus par la malariathérapie, quoique les rémissions paraissent de plus courte durée.Puis c\u2019est l'électropyrexie qui fait son apparition.Au moyen de la diathermie, des ondes courtes, on provoque artificiellement des accès de fièvre.Méthode que l'on croit d'abord sans danger, mais qui amène quelques accidents, la courbe thermique, une fois la séance suspendue, continuant à monter jusqu'à la mort du patient vers 108-109 degrés.Les résultats de cette dernière méthode semblent comparables à ceux de la fièvre paludéenne.Mais voici pour quelles raisons nous n'avons pas cru devoir adopter cette méthode que nous avons eu l'occasion de voir expérimenter une fois ici.C\u2019est que dans un Asile d'aliénés, les malades et surtout les P.G.sont parfois très excités et agités, et qu'il aurait été impossible dans bien des cas de poursuivre le traitement avec tout l\u2019appareillage nécessité par ce mode de traitement, sans compter le personnel plus nombreux et plus expérimenté que cela requiert, contrairement à la simple inoculation du plasmodium vivax suivie d\u2019une surveillance d'une vingtaine de jours.Nous nous en sommes donc tenu à la malariathérapie, mais en lui associant depuis 1933, l'usage des pentavalents.C'est, à l'heure actuelle, à cette méthode d'association du traitement par la fièvre et de la chimiothérapie que se rallient tous les auteurs.\u2014 De 1933 à 1936 environ la moitié de nos P.G.malarisés re çurent, en plus de leur malaria, 7 vs \\ Ë LAVAL MÉDICAL 47 du stovarsol.Les résultats comparés firent que, depuis un peu plus d'un an, tous reçoivent quelquefois avant, la plupart du temps après leur impaludation, une ou plusieurs séries de 20 injections de Stovarsol.Voici les résultats obtenus dans une centaine de cas, dont la moitié malarisée seulement, l'autre moitié traitée par l'impaludation associée à la Stovarsolthérapie, figurant aux tableaux suivants : TasLEAU 1 MALARIATHERAPIE SEULE Malades |Rémission| Malades Malades Non Année traités.compléte.{améliorés.| libérés.|améliorés.| Déces 1936 5 0 0 0 4 1 1935 2 0 0 0 2 0 1934 3 0 0 0 3 0 1933 8 0 3 2 4 1 1932 7 1 1 2 5 0.1931 13 1 3 1 9 0 1930 12 3 4 3 5 0 Total 50 5 11 8 32 2 % 10% 22% 16% 64% 4% 32% ont bénéficié du traitement. 48 LAVAL MÉDICAL TABLEAU 2 MALARIATHÉRAPIE ET CHIMIOTHÉRAPIE Malades Rémission Malades Malades Non Année traités.complète.|améliorés.| libérés.|améliorés.{ Décès 1937 19 3 6 8 8 2 1936 3 1 0 1 2 0 1935 10 3 5 7 2 0 1934 7 0 2 2 5 0 1933 5 0 1 0 4 0 Total 44 7 14 18 21 2 % 16% 32% 41% 48% 4% 489, ont bénéficié du traitement.Nous entrons dans « rémission complète », les patients qui sont apparemment guéris, et qui peuvent retourner à leurs occupations antérieures ; dans « amélioration », tous ceux qui bénéficient du traitement quanr à leur étit mental et peuvent pour la plupart retourner dans la société.Je dis quant à leur état mental, car du côté physique presque tous, même ceux classés, © non améliorés » voient leur état général se relever.Vous voyez donc d'après le tableau 1, que sur 50 malades 32% seulement ont bénéficié du traitement et 16% ont pu quitter l'Hôpital.\u2014 Sur les 44 malades du tableau 2,en ont bénéficié, 48% ; 41% ont pu quitter l'hôpital, ce qui devient un résultat appréciable quand on sait que ces aliénés, avant ces traitements speciaux, étaient tous voués à la mort à l'Asile, dans une moyenne de 2 à 3 ans après leur internement.L'association des pentavalents à l'impaludation nous a permis de tripler presque, le nombre des libérés (16%-41%). Chimiothérapie des affections bactériennes.ASTREPTINE (p.aminophénylsulfamide) Comprimés a 0,30 gr.Flacons de 20, 60 et 1000 comp.Ampoules de 1-3-5 cc (ASTREPTINE INTRAMUSCULAIRE) Boîtes de 6 et 50 ampoules.Onguent.Tubes de 30 grammes.Union Chimique Belge, S.A.Division Produits Pharmaceutiques \u2018\"Meurice\u2019\u2019 Représentant pour le Canada : G.GRAVET 431, rue de Malines, MONTREAL Tél.Plateau 7005 \u2014 Télégr.Biochim.\u2014 Montréal. CALCITHÉRAPIE \u201cMEURICE\u201d 1°) per os : CLUGOGHAUX (Gluconate calcique) Tablettes chocolatées : Boîtes de 30 et 120 Granules sucrés : Boîtes de 180 et 1000 grs.2°) voie intramusculaire ou intraveineuse : QUINOCALCY (calci-oxyquinoléine disulfonate sodique) Ampoules : 500 à 10 et 20% et 10cc à 10% Boîtes : 6 et 50 ampoutes.Union Chimique Belge, S.A.Division Produits Pharmaceutiques \u2018\u2019Meurice\u201d\u2019 Représentant pour le Canada : G.GRAVET 431, rue de Malines, MONTREAL Tél.Plateau 7005 \u2014 Télégr.Biochim.\u2014 Montréal. LAVAL MÉDICAL 49 Et que dire maintenant des résultats obtenus chez les syphilitiques suivis régulièrement, et qui, dès l'apparition de signes sérologiques dans le liquide céphalo-rachidien sont immédiatement traités avant même l\u2019apparition des troubles mentaux.C\u2019est ainsi que O'LEary (1) qui s'occupe en particulier du.traitement des syphilis nerveuses a la Clinique Mayo, aux États-Unis, publie des statistiques comportant 60% des rémissions complètes.Et il affirme que la chimiothérapie do:t toujours être associée aux traitements par la fièvre.Si nos résultats ne sont pas superposables aux siens, c'est que, et nous n\u2019insisterons jamais trop, les malades nous sont toujours amenés trop tard.En effet, i1 n'est pas rare de voir arriver à l'Asile des P.G.qui présentent des troubles mentaux depuis un à deux ans, et parmi ceux-là, 1l y en a qui sont encore sous traitement, mais traitement au Novarsenobenzol, qui se montre d'après ce que nous avons pu constater, et d'autres avec nous, tout à fait inopérant dans la syphilis du système nerveux, telles la paralysie générale et la neuro-syphilis.Avant 1933, plusieurs malades furent traités 1c1 par le novar associé à la malariathérapie.Les résultats furent tout à fait nuls quant au novar, contrairement à ceux qu'auraient obtenus les auteurs mentionnés au début de cette communication.Il est, d\u2019ailleurs, admis de plus en plus, partout, que les arsénicaux trivalents administrés aux patients atteints de syphilis nerveuse sont sans action.Au moins devrait-on leur substituer les composés bismuthiques et mercuriaux, qui auraient une certaine action d'après O'Leary, et encore mieux les arsenicaux pentavalents, si pour une raison quelconque le malade ne peut être dirigé sur un centre de malariathérapie, ou autre traitement du genre, telle l'électropyrexie.Et pour terminer, quelques mots de la ligne de conduite que nous avons maintenant adoptée à St-Michel Archange, en face de ces faits, dans le traitement de la syphilis nerveuse.Malariathérapie le plus tôt possible si l'état physique du patient est satisfaisant, c'est-à-dire, s'il ne présente pas de lésions organiques, en particulier, cardiaques, hépatiques et rénales, avancées.Si l'état général ne permet pas l'impaludation immédiate, nous faisons prendre une série de Stovarsol, (1) Paul-A.O'Leary \u2014 Non specific treatment of syphilis.J.Am.M.A., ler jan.1938. 50 LAVAL MÉDICAL ce qui permet au malade de subir ensuite, dans de meilleures conditions, \"inoculation.Après la malariathérapie, une ou plusieurs séries de Stovarsol.Lorsque le malade quitte l'hôpital nous lui conseillons de prendre de temps en temps une série de ce même médicament, en lui recommandant de surveiller les accidents oculaires possibles, quoique plutôt rares, car nous n'en avons pratiquement jamais observé ici. ANALYSES G.PAISSEAU, J.FERROIR et A.MONGEOT.\u2014 Un cas de lévulosurie chez l\u2019enfant.Étude d\u2019un trouble rare du métabolisme hydrocarboné.Arch.de Méd.des Enfants, 41 : 1 ; 5, 1938.Les auteurs signalent la rareté de la lévuloserie vraie ; ils ont pu relever 28 observations dans la littérature étrangère ; en France, une seule, celle de Lepine et Boulud (1904) mérite d'être retenue.Pour affirmer une lévulo- serie il faut : 1° Que le sucre réduit ait un pouvoir lévogyre; cependant l'arabinose, l'acide à oxybutyrique et les dérivés glycuroniques sont doués d\u2019un pouvoir analogue.2° Les dosages par réduction et polarisation doivent fournir des chiffres concordants.3° Il est de plus nécessaire d'obtenir l'osazone du lévulose et éliminer les pentoses par la fermentation.4° Enfin, en dernier lieu, les urines qui renferment du lévulose donnent en présence de résorcine et de SO,Ha, une coloration rouge spécifique (réaction de Sélivanoff).Les auteurs rapportent, dans leur mémoire, une observation type de lévulosurie.Tout un faisceau d'examens de laboratoire fournit une preuve solide et irréfutable de leur exposé.Il s\u2019agit d'un enfant de cinq (5) ans qui, depuis deux ans, présente des traces de sucre dans ses urines.À son arrivée, l'examen révèle que l\u2019état général est bon, mais le foie est gros et un peu sensible.Le malade élimine dans les 24 heures, 14 grammes de sucre.Malgré un régime approprié, dépourvu d\u2019hydrate de carbone sauf de fruits, les urines renferment toujours du sucre à raison de 2 à 8 grammes par 24 heures.Les réactions de Gerhardt et de Legal sont négatives.La glycémie est de 0.93 p.1000.À ce moment, un dosage de sucre au polarimètre indique une déviation à gauche.Tous les examens de laboratoire, y compris la formation d'osazone 52 LAVAL MÉDICAL cristallisée, ont permis l'identification du lévulose.La courbe lévulosurique provoquée, après absorption de 40 grammes de lévulose, démontre que l\u2019élimination atteint son maximum au cours de la deuxième heure, avec une concentration de 50 gr.18 au litre.L'épreuve d'une hyperglycémie après ingestion de 25 grammes de glucose fournit une glycémie normale et aucune trace de sucre dans les urines.Cette épreuve permettait d'éliminer le diabète rénal.Au contraire, en rétablissant une alimentation aux fruits, la lévulo- surie réapparait dans les urines tandis que la privation en supprime toute trace.Ces expériences établissaient d\u2019une façon certaine, une déficience de l'organisme à brûler le lévulose.+ * Les auteurs ont voulu se rendre compte de ce que donnait l'absorption d\u2019une quantité déterminée d\u2019autres sucres.Ainsi, en consommant 50 grammes de saccharose qui, par inversion donnent 25 grammes de lévulose, le petit malade a passé 3 gr.58 p.1000 de lévulose dans l'urine.Des chiffres sensiblement analogues ont été fournis avec la sorbite et le galactose.Dans leurs conclusions, les auteurs considèrent que ce trouble est en rapport avec une insuffisance hépatique et endocrinienne (hypophyse ?).Le facteur pancréatique est éliminé par suite de l\u2019insuccès de l'insuline.Le pronostic est considéré comme très bénin bien que le trouble semble permanent.De toutes les observations rencontrées dans la littérature, on ne constate jamais de transformation de lévulosurie en diabète.Le régime logique consiste à supprimer l'absorption de fruits.La lévu- losurie semble proportionnelle à l'absorption de ce sucre.J.-Édouard Morin.M.P.HILLEMAND.\u2014 Manifestations anales secondaires à l\u2019emploi du sous-nitrate de bismuth.Arch.des maladies de app.digestif et des maladies de la nutrition, 29 : 4 ; 395, (avril) 1938.Dans cette courte note nous voulons signaler un incident que nous avons observé chez trois de nos malades soumis à un traitement par le sous-nitrate de Bismuth et qui, croyons-nous n\u2019a pas encore été signalé. LAVAL MÉDICAL 53 Nos trois osbervations sont superposables: il s'agit de malades constipés chroniques, qui depuis des années prennent chaque mois pendant 20 jours une dose quotidienne de 15 à 20 grammes de sous-nitrate de bismuth.Ce n'est qu\u2019au bout de longs mois que les malades se sont plaints de lourdeur dans la région anale, accompagnée de ténesme et de prurit.Le sous-nitrate de bismuth arrêté, les phénomènes disparaissent aussitôt pour reprendre dès la reprise du médicament.Chez l\u2019un d\u2019entre eux la cure bis- muthique a été interrompue pendant plusieurs mois, elle a pu être reprise sans difficulté pendant 3 ou 4 mois, puis les manifestations anales sont réapparues.Il s'agit donc d'un simple incident, dont le gros inconvénient est d'interrompre au grand regret des malades le traitement prescrit.Comment peut- on expliquer ce phénomène ?La première pensée qui vient à l'esprit, est qu\u2019il s'agit d'une impureté du bismuth ou d'un défaut dans sa composition.Il n\u2019en est rien car nos malades ont successivement essayé le sous-nitrate de bismuth léger, le sous- nitrate de bismuth lourd, ils ont changé d'échantillons de bismuth sans aucun succès, les incidents se produisant aussi bien avec les bismuths achetés en vrac, qu'avec les bismuths spécialisés les plus purs.Par ailleurs, ce n\u2019est pas le radical bismuth qui se trouve en cause, car ils ont pu impunément remplacer le sous-nitrate de bismuth par du carbonate de bismuth.Pour notre part, nous croyons qu'il faut rapprocher cet incident au point de vue pathogénique de la céphalée bismuthique décrite par MM.BENSAUDE, Can et Oury, car nos trois malades présentent un terrain spécial : tous trois sont des obèses, l'un d'entre eux en plus, est un migraineux et un goutteux, et il est curieux de noter que chez ce dernier malade, spécifique ancien, nous n'avons jamais pu employer le bismuth injectable pour traiter sa syphilis, car chaque série de piqûres déclenchait aussitôt une crise de goutte.L'AUTEUR.A.SZENT-GYORGYI.\u2014 Les propriétés thérapeutiques des vitamines.La Presse Médicale, n° S1 : 995, (25 juin) 1938.Selon les idées qui régnaient jusqu\u2019à présent, l'absence de vitamine C.cause le scorbut ; il faut donc absorber de la vitamine C pour ne pas contrac- 54 LAVAL MEDICAL ter le scorbut et si nous n'avons pas contracté le scorbut, tout est en règle ! Selon moi, le scorbut n\u2019est pas le premier signe d'un manque de vitamine, mais un syndrome prémortel très tardif, et entre la santé parfaite et le scorbut, la frontière est extrêmement vague.Un manque partiel et minime de vitamine ne produisant aucune espèce de symptôme laissera l'organisme parfaitement sain en apparence ; l'insuffisance de vitamine ne se manifestera que si l'organisme a quelque tâche plus considérable que d'ordinaire à remplir.S'il est mal pourvu en vitamines, il sera incapable de venir à bout de la tâche plus difficile exigée de lui et le résultat de cette insuffisance pourra être ce que le médecin nomme pneumonie, néphrite, coqueluche ou de n'importe quel autre nom ; quand, dans ces maladies, nous avons donné de la vitamine et que de cette manière nous en avons influencé favorablement le cours, nous n'avons fait autre chose que nous acquitter d'une vieille dette envers la nature, que rendre à la nature ce qui est à la nature et lui fournir la possibilité de déployer dans une pleine mesure son œuvre de défense.On s\u2019apercevra que, dans la plupart des cas, l'organisme de l\u2019homme vivant de la vie des civilisés n'est pas dûment pourvu de vitamine et souffre d\u2019une avitaminose partielle.Cette avitaminose partielle et la diminution de la force de résistance dont elle s'accompagne peuvent ensuite se traduire par toutes sortes de maladies.La vitamine C semble appelée à de beaux résultats, surtout dans les maladies fébriles, étant donné que dans ces dernières le besoin de vitamine s'accroît dans l'organisme, de sorte que même avec une bonne alimentation il peut survenir une avitaminose relative.C\u2019est Ce qui m'\u2019inspire l'espoir que la pleine compréhension et l'emploi rationnel des vitamines pourront encore conduire à une diminution de la souffrance humaine.L'AUTEUR.George CRILE, Jr., et Lou E.ADAMS.\u2014 Anesthesia for Thyroidec- tomy.(L\u2019anesthésie dans la thyroidectomie.) American Journal of Surgery, 39 : 22, (Juillet) 1938.Pour bien exposer la difficulté du problème de l'anesthésie dans la chirurgie du goître avec hyperthyroïdie, C.et A.étudient les conditions que devrait remplir l\u2019anesthésie idéale pour ce genre de chirurgie, puis ils énumèrent les facteurs qui viennent rendre impossible l'application de ces con- LAVAL MÉDICAL 55 ditions ; d\u2019où ils en déduisent qu'aucun anesthésique actuellement disponible ne répond à ces desiderata.Après ce préambule suit la description de leur façon de résoudre le mieux possible ce problème.Une large part est d'abord faite à la préparation « morale » du patient ainsi qu\u2019à la médication préliminaire qui consiste exclusivement en de hautes doses de morphine, le plus souvent L4 grain ; on conseille en plus l'acclimatation du malade à l\u2019anesthésie, le secret sur l\u2019heure et le jour de l'opération et l'intervention au lit du malade ; cette dernière condition n\u2019est réalisable que dans une Clinique spécialement organisée pour cette chirurgie.C.et A.sont partisans de l\u2019anesthésie locale par infiltration (dont ils décrivent une technique) combinée ou non à un anesthésique général de base : avertin, protoxyde d'azote-oxygène, paraldéhyde ; ils s'étendent longuement sur les avantages, les inconvénients et le mode d'administration de la paraldéhyde par voie rectale, surtout lorsqu'on prévoit pouvoir se contenter d\u2019un anesthésique de base léger ; on a d'abord l'impression que c'est un plaidoyer en faveur de ce nouvel anesthésique, mais on est surpris dans les conclusions de constater que les auteurs lui préfèrent l'avertin.Pour eux, quelle que soit la combinaison anesthétique dont on se serve, ce qui importe surtout, c\u2019est d'avoir la coopération du patient tout le temps de l'opération ; on ne peut se permettre de supprimer ou d'obnubiler cette coopération que chez certains sujets vraiment incontrôlables, alors que le seul moyen est de recourir à une anesthésie suffisamment profonde au protoxyde d'azote-oxygène.Enfin, un dernier fait digne de mention et observé déjà par d\u2019autres a été confirmé par C.et A., à savoir que la susceptibilité aux médicaments des patients faisant de l'hyperthyroïdie varie avec le taux du métabolisme basal et que les patients ayant un taux élevé supportent de plus hautes doses de morphine et d'anesthésique de base que ceux qui ont un taux bas ou normal.Florian TREMPE.W.-O.THOMPSON & W.-].HECKEL.\u2014 Precocious sexual development from an anterior pituitary like principle.(Développement sexuel précoce obtenu par l'administration d\u2019un principe ressem- 56 LAVAL MÉDICAL blant à celui de l\u2019hypophyse antérieure.) /.A.M.À.110 : 22 ; 1813, (28 mai) 1938.Ces auteurs rapportent les effets des prolans sur la sphère génitale mâle, effets qu'ils constatèrent à la suite du traitement par la « follutein », de 33 patients pour ectopie testiculaire.Ils n'obtinrent une descente testiculaire que dans 23% des cas, mais par contre l'action de ce principe extrait de l'urine de femme enceinte ne se résume pas là.En effet il a une action marquée sur le développement des organes génitaux mâles, phénomènes ressemblant à ceux de la puberté, même chez des enfants de 4 à 6 ans.Les auteurs citent trois observations chez des enfants et voici ce qu'ils constatèrent au cours du traitement.Augmentation, progression de volume du pénis, du scrotum, de la prostate avec apparition de poils au pubis ainsi qu\u2019une modification du timbre de la voix qui devient plus grave, en un mot une apparence générale masculine de plus en plus marquée comme cela se passe à la puberté.Mais en contraste avec ces phénomènes, les testicules n'augmentent pratiquement pas de volume et s'ils sont influencés ce n\u2019est pratiquement que du côté des cellules interstitielles.Du côté squelette, apparemment pas de modifications pour le moment et il est à espérer que l'avenir ne viendra pas prouver le contraire.En conclusion, il faut être prudent dans l'usage de ces prolans et surtout savoir en arrêter l'administration à temps, avant que les modifications de l'organisme ne soient trop profondes.Geo.-H.LaRue. 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