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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1939-03, Collections de BAnQ.

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[" VoL.4 No 3 Mars 1939 A LAVAL\" MEDICAL BULLETIN DE LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC Rédaction et Administration \"FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC TRASENTINE «ciBa\u201d (Chlorhydrate hydrosoluble de I'ester diéthylaminoéthylique de l'acide diphénilacétique).ANTISPASMODIQUE agissant aussi bien sur la fibre nerveuse comme l'atropine, que la musculature lisse, comme la papavérine.Tolérance parfaite.Utilisable par voie orale et parentérale.Supprime les spasmes de l'appareil gastro-intestinal, du sys- téme urogénital et des autres organes 3 musculature lisse.POSOLOGIE : Par voie orale : Avaler, sans les croquer, 1 à 2 dragées 2 à 3 fois par jour avec un liquide quelconque.Par vote parentérale : 1 3 2 ampoules par jour.PRESENTATION : Dragées en flacons de 20 et 100, et ampoules en boites de 5 et 20 à 0.075 grm.(1 dragée = 1 ampoule) Compagnie CIBA Limitée MONTRÉAL Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 LAVAL MÉDICAL VOL.4 N°3 MARS 1939 MÉMOIRES ORIGINAUX TAENIA INERME CHEZ UN ENFANT DE 5 ANS par Sylvio CARON Chef du Service Médical à la Clinique Roy-Rousseau J'ai cru qu'une observation sur le téniasis, de même qu'un résumé de son étiologie, de sa symptomatologie et de sa pathogénie pourraient vous être utiles.C'est une affection fréquente, ignorée de plusieurs praticiens, et autrefois négligée dans l'enseignement de la pathologie interne.Plusieurs parmi nous se sont évertués à apprendre la fièvre de Malte, le paludisme et la fièvre jaune au lieu de l'helminthiase, dans le but de passer un excellent examen.Plusieurs aussi ont dû se livrer à des études personnelles afin de pouvoir parler de la question un peu différemment de nos grand'mères qui ne connaissaient de la symptomatologie, que les grincements de dents, les cauchemars, les convulsions, le grattage du nez, le prurit anal et l'expulsion du ver par l'anus ou la bouche.Elles ne se doutaient pas, comme plusieurs médecins, de la symptomatologie de l'obstruction intestinale.te 98 LAVAL MÉDICAL On appelle helminthiase les maladies parasitaires d'origine vermineuse ; elles sont causées soit par des cestodes (vers plats), des trématodes (vers exotiques) ou des nématodes (vers cylindriques).Les trématodes sont les hôtes du foie, du poumon, de la vessie et ne se rencontrent qu'en dehors de nos climats.Les cestodes constituent un immense groupe (2000 espèces environ), qui, sans exception, sont tous parasites du tube digestif.Cinq ou six espèces sont à retenir, mais la seule qui intéresse mon observation est le Taenia Sagi- nata ou inerme.La larve du ténia inerme porte le nom de Cysricercus bovis et vit en quantité plus ou moins grande dans les amas graisseux de la viande du bœuf.Elle ne diffère guère de la larve du ténia armé qu\u2019en ce que son scolex est dépourvu de crochets ; c'est une vésicule oblongue mesurant de 4 à 8 millimètres de long et 3 millimètres de large.C'est par l'intermédiaire de la viande de bœuf consommée crue ou saignante que l'on contracte le ténia inerme, et cela d'autant plus facilement que le cysticerque du bœuf est très difficile à déceler, ce qui explique la fréquence de ce ténia chez l'homme.La larve, introduite dans le tube digestif, se comporte de la même manière que celle du ténia armé ; il se forme une série d'anneaux et au bout d'environ trois mois le ténia est complètement constitué ; il vit, comme le précédent, dans l'intestin grêle et s'y trouve en général isolé ; toutefois il peut y en avoir plusieurs.A première vue le ténia inerme ressemble au ténia armé.MORPHOLOGIE DES TENIAS Le ténia comprend : 1° Un scolex, organe de fixation possédant des ventouses ou crochets ; 2° un cou, partie rétrécie et non segmentée ; 3° un #rorc, formé d\u2019une série d'anneaux qui sont d'autant plus grands qu\u2019ils sont plus éloignés du scolex.Chaque anneau comprend un appareil génital mâle et un appareil génital femelle complets.La fécondation se produit dans chacun de ces anneaux après quoi les différents organes sexuels dégénèrent.Alors les derniers anneaux contenant.des œufs mûrs se détachent et tombent dans l\u2019intestin ou au dehors ; d'où la recherche des œufs dans les selles et la constatation LAVAL MÉDICAL 99 à l'œil nu des anneaux de ténia.Les œufs libérés par la dessication de l'anneau sont ingérés par un animal, le bœuf et le porc surtout, leur coque se dissout, l'embryon devenu libre pénètre dans la circulation sanguine de l\u2019animal et va se fixer dans les tissus de cet animal où il s'enkyste en formant une larve ou cysticerque.Si la viande de cet animal infecté est ingérée à l\u2019état de crudité par un homme, le cysticerque se fixe dans l'intestin et reproduit un ténia adulte.\u2018 Le cysticerque du ténia solium ou armé vit chez le porc.Le cysticerque du ténia saginata ou inerme vit chez le bœuf.Ce ténia est expulsé chez l'homme dans l'intervalle des selles : ce sont des anneaux.Les anneaux du ténia solium sont expulsés non plus isolément, mais par fragments de chaîne et uniquement lors de la défécation.PATHOGÉNIE Les diverses actions exercées par les ténias sur l'organisme humain sont d'importance très inégale ; l'action spoliatrice est insignifiante ; l'action traumatique n'existe pour ainsi dire pas, car on a reconnu que les crochets, chez les espèces qui en sont pourvues, ne jouent aucun rôle dans la fixation de l'animal, celle-ci étant assurée par les ventouses.Les ténias sont doués de mouvements assez rapides, surtout chez les individus présentant de la fièvre, ces mouvements étant accélérés par une élévation de la température, mais leur action irritative paraît bien minime.Par contre, l'action toxique de ces vers semble jouer un rôle prépondérant, particulièrement dans la genèse des troubles nerveux, qui apparaissent fréquemment au cours du téniasis.Un grand nombre de travaux ont été faits à ce sujet, mais les auteurs ne sont pas toujours d'accord sur l'existence de produits toxiques élaborés par ces cestodes.On a cependant remarqué que certains troubles d'origine vermineuse persistent plusieurs jours après l'expulsion du parasite, et il semble logique de les considérer comme le résultat d'une intoxication, les produits sécrétés par le ver demeurant dans l'organisme après son élimination.Enfin quelques médecins, entre autres Grancher et Ramond, puis Joyeux, pensent que les toxines des ténias sont douées d'un pouvoir bactéricide.Il existerait des substances toxiques qui occasionneraient des modifications sanguines et humorales.La preuve c'est l'éosinophilie : 40% pour 100 LAVAL MÉDICAL les ankylostomes ; 16% pour les ténias ; 18% pour les ascaris et 11% pour les oxyures.SYMPTOMATOLOGIE Quand le ténia se développe chez un individu sain et robuste, celui-ci ne présente généralement aucun trouble morbide et il ne s'aperçoit qu'il héberge le parasite que d\u2019une façon fortuite, lorsqu'il constate l'élimination des anneaux de ver.Par contre, chez les individus débiles ou nerveux et chez les enfants, les symptômes du téniasis sont nombreux et peuvent se diviser en deux groupes : les troubles digestifs et les troubles nerveux.Troubles digestifs : Ceux-ci se manifestent tout d'abord par des troubles de l'appétit : on constate parfois une boulimie qui persiste même après réplétion de l'estomac, d\u2019où cette croyance populaire qu'une faim insatiable est le signe de la présence du ver solitaire ; mais il n'en est pas toujours ainsi et l\u2019on observe souvent de l'anorexie.Fréquemment l'appétit est irrégulier et le malade éprouve de la répulsion pour certains aliments, pour la viande, par exemple, tandis qu'il a un désir immodéré de certains mets salés ou épicés.Les douleurs abdominales existent dans bien des cas, mais leur siège et leur intensité sont variables.Tantôt le malade éprouve simplement une sensation de poids au niveau du creux épigastrique, ou des douleurs vagues dans les flancs ou dans la région ombilicale, tantôt il se plaint de coliques violentes ou d'une douleur poignante très vive qui peut survenir, d\u2019après Monti, après ingestion de mets épicés ou acides et qui est calmée par l'absorption de lait ou d'aliments gras.Certains malades présentent du météorisme et ont la sensation d'une boule qui se déplace.Troubles gastriques : Ces troubles consistent en nausées, éructations, régurgitations matutinales, spasmes de l'estomac et vomissements, le plus souvent en rapport avec les crises de coliques.Ces vomissements, muqueux ou alimentaires, peuvent exceprionnellement être accompagnés du rejet par la bouche de fragments de chaîne ou du ver entier.Les digestions sont parfois pénibles, l'haleine fétide ; le hoquet et le pyrosis s'observent de temps à autre.Troubles intestinaux : Ils sont inconstants et se manifestent soit par de la constipation, soit par de la diarrhée, quelquefois par des alternatives de l'une les nouvel ha posait] HYPOSTRONTIUM N Hyposulfite de strontium a 20% Ampoules de 3 cc.e Bien toléré par le muscle e Bien toléré par la veine e Bien toléré par l'estomac DERMATOSES RÉCIDIVANTES ©.LITHIASES © ICTÈRES | INTOLÉRANCES * INTOXICATIONS + ANAPHYLAXIES | TROUBLES DE LA CALCIFICATION * BRÛLURES GRAVES ÉTATS SPASMODIQUES * CHOC OPÉRATOIRE intramusculaires sans douleur .par semaine intraveineuses sans choc ou chez les enfants, les pusillanimes:1 à 2 ampoules par jour au milieu des repas, dans un verre d'eau ou de lait Laboratoires Pasmaceutiques L-G.Lraude 22, rue de la Sorbonne, PARIS SOCIÉTÉ,D'EXPANSION,PHARMACEUTIQUE ME ENC EE EN NTE RA LIRA TE LL RA.EEL edited \u2014 XVII \u2014 Messieurs les médecins, la Laiterie \u201c LAVAL '\u2019 est la seule laiterie à Québec où vous pouvez obtenir le *Yoghourt®® Laiterie \u201cLA VAL\u201d enr?g pourvoyeurs de la \u2018\u2018 Goutte de lait \u2019 et de la Crèche St-Vincent-de-Paul.237, 4iéme Avenue, Limoilou Téléphone 4-3551 \u2014 XVIII \u2014 LAVAL MÉDICAL 101 et de l'autre.La diarrhée est parfois intense, accompagnée de coliques, avec selles promptes et impérieuses, fétides.Dans d'autres cas c\u2019est une constipation extrême, donnant l'aspect d\u2019une obstruction intestinale, surtout chez l'enfant.On parle aussi d'appendicites vermineuses, lorsqu'en réalité c'est une typhlo-colite parasitaire ou une appendicite chez un porteur de vers.Troubles hépatiques : Il est rare que les symptômes précédents s'accompagnent de troubles du côté du foie ; néanmoins, on a signalé des crises douloureuses, avec ictère intermittent, urines rares et colorées, nausées, frissons et vomissements, ensemble de symptômes rappelant ceux de la colique hépatique.D'autres fois on a constaté des épistaxis, de la tuméfaction splénique et hépatique avec circulation complémentaire, ascite et oedème des membres inférieurs, symptômes simulant une cirrhose au début.Troubles nerveux : « Toutes les fois, dit Legendre, dès 1850, qu'une personne, un homme surtout, éprouve des phénomènes nerveux insolites, tels que vertiges très prononcés, troubles variés de la vue, lipothymies, ou bien des accidents convulsifs offrant quelques caractères, soit de l'hystérie, soit de l'épilepsie, l'idée de l'existence possible du ténia doit venir à l'esprit du médecin.» Plus spéciaux sont les troubles ano-rectaux avec ténesme, signe de rectite, le prurit anal et vulvaire.A ces troubles gastro-intestinaux, simulant l'ulcère duodénal, s'ajoutent l'anorexie et surtout la boulimie, les coliques, la sialorrhée nocturne et la sensation de boule qui se déplace.Les répercussions à distance sont innombrables et c\u2019est ici surtout qu'une juste discrimination s'impose, car elles sont plus rares que le veut la croyance populaire.Ce sont : 1° les convulsions de l'enfance ; 2° les méningites de l'enfance ; 3° les troubles respiratoires, comme la toux, capricieuse et spasmodique ; puis 4° les troubles généraux : arrêt de croissance, retard de la puberté, quelquefois un état d'irritabilité générale, de l'insomnie, des grincements de dents pendant le sommeil, des troubles mentaux, (hypochondrie-mélancolie).DIAGNOSTIC Le diagnostic ne présente aucune difficulté et les malades s'aperçoivent généralement eux-mêmes qu'ils sont atteints de téniasis, en constatant le 102 LAVAL MÉDICAL rejet des anneaux du parasite, mais le médecin doit s'assurer par lui-même de l'exactitude des dires du malade et examiner les anneaux rendus.Cet examen lui permet en outre de faire un diagnostic différentiel entre les deux espèces de ténias, car nous savons que les anneaux du ténia armé sont expulsés par fragments de chaîne et au moment de la défécation, tandis que ceux du ténia 1nerme sortent isolément, par leurs propres mouvements de reptation et en dehors de la défécation : on les trouvera donc soit dans le caleçon, soit dans le lit du malade.L'examen du sang permet de constater une éosini- philie variant de 6 à 13% et pouvant atteindre, d'après Leichtenstein 34%.Les ténias peuvent vivre très longtemps dans l'intestin si aucun traitement n'est institué, er l'on a vu des malades expulser des anneaux pendant trente- cing ans.OBSERVATION Claude., âgé de 5 ans, souffre depuis deux ans de troubles digestifs épisodiques caractérisés par des coliques intestinales avec vomissements alimentaires abondants, par des accès de pyrosis et de hoquet, par des périodes de constipation (crottin de chèvre) suivies de selies diarrhéiques et fétides.A deux reprises il a présenté un syndrome d'obstruction intestinale ; la première fois avec fièvre, la seconde sans fièvre.C'est un enfant pâle, gai et vigoureux ayant perdu l'appétit depuis deux ans.A part une scarlatine fruste il n\u2019a présenté rien de particulier.Les seuls malaises accusés ont été des coliques intestinales accompagnées de nausées durant le jour et de vomissements alimentaires durant la nuit.A plusieurs reprises et toujours après les repas 1l accusait une douleur épigastrique vive qui l'obligeait à se courber, s'appuyant le ventre sur une chaise.A cinq reprises il s'est réveillé subitement la nuit, criant qu'il avait mal au ventre ; après avoir vomi, 1l reposait quelques minutes la figure et le corps brûlants, puis s'éveillait de nouveau en criant et vomissant.Il n'allait pas à la selle.Le lendemain, il se levait de bonne humeur, mangeait comme d'habitude, comme si rien de particulier ne s'était passé durant lanuit.Le soir, après une injection rectale d\u2019eau glycérinée il avait une selle abondante, dure et fétide.Le 16 décembre 1937, :l s'éveille encore subitement au milieu de la nuit ; c'était la 5e crise nocturne, mais contrairement aux autres, elle se prolonge.Après avoir vomi à 3 reprises, l'enfant continua à présenter des LAVAL MÉDICAL 103 nausées et des crises douloureuses dans son ventre, crises qu'il localisait à l\u2019ombilic.Le ventre était souple, l'enfant était affaissé avec une température de 101° et un pouls de 110.Vers 9 heures du matin un chirurgien est appelé et décide de l'envoyer à l'hôpital pour observation.Là, il fut examiné par un médecin dans le but d'éliminer une pneumopathie, élimination confirmée par une radiographie pulmonaire.L'enfant toujours affaissé continue de se plaindre de son ventre, et d'avoir des nausées.Le chirurgien le revoit et remarque que la douleur abdominale se localise vers le point de MacBurney.Il fait faire un examen du sang qui donne le résultat suivant : Globules rouges.11 121000 LL LL La aa 3,400,000.Globules blancs.LL 16,250.Hémoglobine.70%.Valeur globulaire.o.oo 1.0.Polynucléaires neutrophiles.91%.Lymphocytes.LL LL aa 4%.Grands mononucléaires.49.Fosinophiles.i.1%.La température à 5 heures du soir est de 103° et le pouls bat à 120.Considérant d\u2019une part l'anamnèse de quatre crises abdominales douloureuses à début brusque et à terminaison aussi brusque, accueillant d'autre part mes présomptions sur l'étiologie vermineuse, le chirurgien remit à plus tard l'intervention.Vers 9 heures le même soir, l'enfant cesse de souffrir, il tape sur son ventre sans éprouver de douleurs.Notre palpation n'en provoque pas.La température redevient normale de même que le pouls, le faciès de l'enfant est bon, enjoué, la crise est terminée.Le lendemain matin le chirurgien constate que l'enfant est guéri.Il le fait alimenter, et deux jours plus tard le malade quitte l'hôpital après avoir eu, comme suite d'un lavement, trois selles diarrhéiques et fétides.De décembre 37 à septembre 38, l'enfant a présenté trois coliques diurnes et plusieurs accès de prurit anal.Le ler septembre 1938, après un léger coryza, survient une crise nocturne semblable à celles qui ont précédé la crise de décembre, mais avec cette particularité que, durant 4 jours consécutifs, l'enfant eut un vomissement quotidien (vomissement bilieux précédé d'une douleur péri-ombilicale) 104 LAVAL MÉDICAL Il n\u2019a présenté ni température ni affaissement, son haleine était fétide de même que ses selles.Un examen de selles fut pratiqué mais celui-ci ne révéla la présence ni d'œufs ni de vers.Trois jours après cet examen la mère découvrit dans le caleçon de l'enfant un fragment de ver, et l'examen du laboratoire confirma l'existence d\u2019un ténia inerme.Une tentative d'expulsion avec des graines de citrouille fut infructueuse.Cette observation nous porte à faire les considérations suivantes : 1° La rareté du ténia chez les enfants de 3 à 5 ans.2° Sa fréquence probablement plus grande dans l'avenir i cause de la thérapeutique infantile actuelle avec des viandes crues.3° Les crises abdominales à début et à cessation brusques doivent faire penser à une étiologie plutôt mécanique qu'inflammatoire ou infectieuse.4° Le prurit anal chez les jeunes enfants qui présentent des coliques avec constipation et selles fétides doit attirer l'attention du clinicien sur l'helminthiase.5° Du séjour très long d'un ver dans un intestin avant l'expulsion d\u2019anneaux ou d'œufs.6° De la difficulté de poser un diagnostic certain sans l'examen attentif des selles, examen macroscopique et microscopique.Je parle toujours du taenia et non des oxyures puisque les œufs de ces vers sont déposés dans le rectum et sont expulsés facilement avec les fèces.Je ne parle pas non plus de l'ascoride puisqu'on trouve un moyen radiologique de déceler sa présence.7° Des meilleurs moyens thérapeutiques pour l'expulsion d'un ténia chez les enfants.TRAITEMENT Il consiste essentiellement à engourdir le ténia au moyen d'un vermifuge, puis à I'expulser au moyen d'un purgatif.Il est, de plus, indispensabie de prendre certaines précautions avant et après l'administration des médicaments.Nous indiquerons d'abord ces règles générales ; nous énumérerons ensuite les principaux ténifuges et les purgatifs auxquels il faut les associer.Avant l'administration du vermifuge que l\u2019on a choisi, on doit, la veille du jour consacré au traitement, supprimer au malade le repas du soir ou tout NEUROTROPHOL BYLA Tenique Nervin a base d\u2019acide nucléinique, d\u2019hormones orchitiques et de glycéro-phospharsinate disodique SURMENAGE \u2014 EPUISEMENT \u2014 NEURASTHENIE Le NEUROTROPHOL se révèle un efficace agent d\u2019équilibration du système génital NEURO-ENDOCRINIEN.SPLÉNARMONE BYLA Reconstituant général, à base d'hormones hépatique et splénique, d\u2019extrait de muqueuse gastrique et d\u2019extrait surrénal.ANÉMIES \u2014 CONVALESCENCE (AMPOULES et SIROP) LES ÉTABLISSEMENTS BYLA, - - PARIS Agents pour le Canada : VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL GELOGASTRI INE \u2014 LICARDY \u2014 AIR IN 1cuillerée à bouche avant chaque repos Ou Qu moment des crises UHI Uh 2 tablettes ovont choque repos OU Ou moment des crises LABORATOIRES LICARDY _ 38.B\"° Bourdon .NEUILLY-PARIS Agents pour le Canada : VINANT Cimitée - 533, Rue Bonsecours, MONTRÉAL Bas ALPHAMIN L\u2019Alphamin est préconisé comme supplément diététique au cours de la grossesse et de l'allaitement, pendant l'adolescence et la convalescence et pour les patients soumis à des régimes de restriction ou à des régimes pour obèses.Grande facilité d'emploi.Pour des raisons scientifiques, les vitamines lipo-solubles A, D et E sont présentées seules dans des capsules et dans un véhicule d\u2019huiles naturelles ; les vitamines lipo-solubies B et C et les sels minéraux sont renfermés dans des \u2018\u2018 comprilles \u201d\u2019.Chaque capsule contient : Vitamine A 10,000 unités internationales Vitamineb____________________________________.1,750 unités internationales Vitamine E\u2014!a quantité contenue dans deux onces et demie de blé entier Chaque \u2018\u2018 comprille\u201d\u2019 contient : Vitamine B1 (Thiamin Chloride) 200 unités internationales (0.67 milligr.) Vitamine C (acide ascorbique) 300 unités internationales (15 milligr.) Sulfate de fer dessécheé__________________ _____________: Phosphate bicalcique _______________________________ 115 grains (100 milligr.) ainsi que des traces de cuivre, de manganèse et d\u2019iode.POSOLOGIE : Supplément diététique \u2014 Une capsule et une \u2018\u2018comprille\u2019\u2019 par jour, prises de préférence avant le repas principal.AYERST, McKENNA @& HARRISON MONTREAL LIMITÉE Biologistes et Pharmaciens CANADA LAVAL MÉDICAL 105 au moins lui prescrire la diète lactée.Pour nettoyer l'intestin, on lui fait prendre un lavement avant le coucher.Le lendemain matin, 1l absorbe successivement l'antihelminthique et le purgatif, en gardant le lit, afin d'éviter les vertiges et les nausées qui se produisent quelquefois.Après l'administration du ténifuge et du purgatif, le malade doit aller à la garde-robe sur un vase plein d'eau tiède, afin que la masse du ver, soutenue par le liquide, n'exerce pas de tiraillement sur la partie amincie et frêle voisine du scolex, ce qui en amènerait la rupture.Si malgré ces précautions, le scolex reste dans l'intestin, on appliquera de nouveau la médication au bout de deux ou trois mois, temps nécessaire à la formation de nouveaux anneaux.Il existe un grand nombre de ténifuges ; les plus usités sont : l'extrait éthéré de fougère mâle, les graines de citrouille, l'écorce de racines de grenadier ou les sels de pelletiérine, alcaloïde du grenadier, et le thymol.La fougère mâle se donne aux adultes sous forme d'extrait éthéré associé ou non au calomel.Une formule très souvent employée est la suivante : Extrait éthéré de fougére mile.0 gr.50 Calomel.111111111111 LL LL LL LR 0 gr.05, pour une capsule n° 16.Prendre deux capsules toutes les dix minutes.Deux heures après avoir absorbé les deux dernières, on donne soit un cachet de scammonée de O gr.50 a 1 gramme, soit le mélange suivant : Eau de vie allemande.Siropdenerprun.pas 15 grammes.L'huile de ricin ne convient pas dans ce cas, car elle facilite l'absorption du principe actif de la fougère mâle, l'acide filicique.LI faut avoir grand soin lorsqu'on emploie l'extrait éthéré de fougère mâle de ne point dépasser la dose thérapeutique (6 à 8 grammes chez les adultes, 2 à 3 grammes chez les enfants) car, à dose plus élevée, ce vermifuge donne lieu à des accidents nerveux graves, parfois même mortels.Aussi, chez les enfants, convient-il d'employer, dans la majorité des cas, les graines de citrouille.Les graines de citrouille ou semences de courge sont moins efficaces, mais ont l'avantage d'être un médicament de tout repos et d'être bien acceptées par les enfants de la façon suivante : 106 LAVAL MÉDICAL Donner à l'enfant une cuillérée à dessert de sirop d\u2019éther et quelques minutes après, dans une tasse de lait sucré, de 30 à 45 grammes de semences de courge mondées.Une heure après, on lui fait prendre de 15 à 25 grammes d'huile de ricin.Si l'on emploie ce vermifuge pour les adultes, on l'administre de la même manière, mais on donne de 90 à 100 grammes de semence de courge.La pelletiérine peut se prescrire d\u2019après la formule suivante, empruntée à Brissemoret et Joanin : Sulfate de pelletiérine .1.1.2 1110010022 L Le .Ogr.25 Extrait de cachou.LL 1 gramme.Eau distillée.1111110000 LL LL a aa 15 grammes.Sirop d'écorce d'oranges améres.25 grammes.Une demi-heure aprés I'administration du ténicide, prendre 404 60 grammes d'huile de ricin.La pelletiérine ne doit être prescrite qu'aux adultes ; chez les enfants elle peut provoquer des phénomènes d'intoxication : céphalée, vertiges, syncope, vomissements, parfois mêmes des paralysies.BIBLIOGRAPHIE Émile SERGENT.Traité de Pathologie Médicale et de Thérapeutique appliquée.Infections parasitaires.14 : 32-35-36-38.A.Maloine & Fils, Éditeurs, Paris, 1921. A PROPOS D\u2019UN CAS DE MALADIE DE HODGKIN A FORME NERVEUSE par J.-B.JOBIN Chef de Service à l'Héôtel-Dieu et Carlton AUGER Médecin résidant à l'Héôtel-Dieu Nous avons l'honneur de présenter à cette société une observation de maladie de Hodgkin, intéressante à cause des accidents nerveux que l'on y rencontre.Il s'agit d'un malade choisi parmi la clientèle privée de l'un de nous.Au cours de l'évolution de la lymphogranulomatose maligne, les syndromes nerveux, sans être de grande fréquence, sont loin d'être exceptionnels.Vous savez, sans doute, que cette maladie, loin de se cantonner exclusivement au système ganglionnaire lymphatique, présente souvent des localisations viscérales.Évoluant aux dépens du système réticulo-endothélial, on la rencontre quasi à tous les organes.La substance nerveuse cependant en est un siège exceptionnel.La granulomatose encéphalique a été signalée par quelques auteurs.La granulomatose médullaire n'a guère été observée.Aux méninges et au tissu graisseux épidural, par contre, les lésions de lymphogranulomatose sont plus fréquentes.Les syndromes nerveux rencontrés au cours de cette maladie naissent quasi toujours d\u2019un mécanisme de compression et quasi jamais à la suite d'un foyer de maladie de Hodgkin développé dans le tissu nerveux lui-même. 108 LAVAL MÉDICAL Chez le hodgkinien, on rencontrera donc des compressions de troncs ou de plexus nerveux, occasionnant des névralgies cervicales, brachiales, crurales ou des sciatiques etc.Ce fait cependant est d'observation plutôt rare.Les compressions radiculaires pures se rencontrent aussi peu fréquemment.On a été porté à croire le contraire au début, en lisant plusieurs livres et périodiques médicaux.Mais on s'est vite aperçu que, parmi les observations citées, une surtout se trouvait souvent répetée, celle restée classique du malade d'Askanazy.Par ailleurs, les cas de compressions radiculo-médullaires sont beaucoup plus nombreux.On rencontre dans la littérature médicale de ces dernières années une soixantaine d'observations de ce genre.Le plus souvent, cette compression se manifeste par une paraplégie spasmodique ou flasque, survenant comme un épiphénomène terminal chez des malades souffrant de la maladie de Sternberg depuis au moins deux ou trois ans.Il est exceptionnel d\u2019ailleurs que la paraplégie précède les manifestations ganglionnaires de la maladie de Hodgkin.Pendant longtemps, le malade se plaint de douleurs sans que le médecin puisse dire si c'est le tronc ou la racine nerveuse qui est intéressé, jusqu\u2019à ce qu'apparaisse brusquement une paraplégie.L'apparition de cette paraplégie, à évolution rapide, éveillait jusqu'à ces temps derniers dans l'esprit du clinicien l\u2019idée d'un mal de Pott ou d'un cancer rachidien.Depuis les travaux récents relatant des compressions radiculo-médullaires au cours de la maladie de Hodgkin, le clinicien doit en plus penser i cette maladie devant une paraplégie qui s'installe brusquement.Les données anatomo-pathologiques ici sont fort intéressantes.La cavité rachidienne se laisse envahir de plusieurs manières.Le plus souvent, au niveau de foyers granulomateux ganglionnaires paravertébraux, naissent des néoformations qui par les trous de conjugaison, en coulée de plâtre, gagnent la lumière rachidienne.Ces néoformations dépassent quasi jamais la dure-mère, qui forme, dans la majorité des cas, une barrière infranchissable.Le tissu osseux vertébral peut être largement érodé.Mais généralement on rencontre peu de lésions osseuses.Parfois au lieu de cette propagation de proche en proche, on peut trouver de véritables métastases granulomateuses, toujours en deça de la dure-mère, dans l'espace épidural.Ces métastases cependant naissent tou jours à la même hauteur que des adénopathies paravertébrales déjà existantes.mm // POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE EX DE MARRONS D'INDE FRAIS STABILISE PRINCIPES ACTIFS LABORATOIRES DE LA PIPÉRAZINE MIDY, PARIS Agents 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C III et D IX, quand il s'agit d'une compression unique.Les compressions multiples chez un même sujet peuvent s'étendre du débur de la colonne cervicale jusqu'à la queue de cheval.Voilà les grandes lignes des connaissances actuelles sur les formes nerveuses de la Maladie de Hodgkin, si bien étudiées par MM.Froment, Croizat et Masson, de Lyon.Plus intéressante que ces données est l\u2019histoire de notre malade.Vers la fin de mai 1938, Monsieur L.B .vient consulter l'un de nous pour des douleurs aux lombes et aux membres inférieurs.Voici l\u2019histoire qu'il nous raconte.Ses troubles datent déjà de deux ans et demi.Au début, est apparue à la face antérieure de la cuisse droite, une sensation de peau morte, de peau épaissie.En palpant cet endroit, il sent difficilement le contact de sa main.Peu après, par intervalles peu espacés, des fourmillements et des picotements naissent au même endroit: Et tous ces malaises persistent tels quels pendant deux ans, n'empêchant pas le malade de vaquer à ses occupations habituelles, et enfin disparaissent au cours de l'hiver 1937-1938.Mais, avant cette date, c'est-à-dire depuis mai 1937, des crises de douleurs accablent le malade.Ces algies, qu'il redoute, naissent à la région lombo-sacrée et irradient dans les deux cuisses et les deux mollets.Survenant au début par périodes de un à deux jours, suivies par une ou deux semaines de bien-être, ces crises douloureuses, dans ces derniers temps, ont tendance à se rapprocher et à se prolonger.Depuis mars 1938, elles existent quasi sans rémission.Monsieur L.B.décrit ainsi ses douleurs : les premières crises ressemblaient à des points, à des crampes ; les dernières sont de véritables sensations de broiement, souvent presque intolérables. 110 LAVAL MÉDICAL La marche est devenue de plus en plus pénible.Au début, la faiblesse de ses jambes a exigé l'usage d'une canne.Dernièrement, les douleurs, réveillées par le moindre mouvement, le rendent quasi grabataire.Depuis avril dernier, un nouveau phénomène s'ajoute au syndrome.Tout effort : toux, miction, défécation, etc.éveille des douleurs qui le figent.Il ne connaît plus le repos et moins le sommeil.Un examen sommaire ne révélant rien de précis, le malade est admis à l'Hôtel-Dieu le 6 juin 1938 pour y subir un examen complet.À l'interrogatoire, on apprend peu de nouveau.Dans ses antécédents familiaux et collatéraux, on relève que son père est décédé à 76 ans, souffrant d'une hémiplégie ; sa mère à 84 ans est encore bien portante ; un frère, asthmatique, est mort à 20 ans d'une pneumopathie aiguë ; un autre frère est mort d'une hémorragie foudroyante survenue au cours d'un cancer de la gorge.Les autres membres de sa famille sont bien portants.Rien dans ses antécédents personnels nous aide à poser un diagnostic ; \u2018rougeole et coqueluche en bas âge, opéré pour fistule anale en 1909, fièvre typhoïde en 1918 et appendicectomie en 1922.\u201cNotre malade est marié en seconde noce.Il a eu cinq enfants de sa première femme.Une jeune fille est morte à 4 ans et demi d'une pneumo- pathie aiguë ; un fils à quatre mois de méningite suraiguë.Un phénomène tumoral, survenu au niveau du maxillaire chez une autre de ses filles, a présenté une évolution qui nous laisse bien perplexes.Dans l'espace de quelques mois seulement, en effet, on a vu apparaître une guérison totale et définitive.Ses autres enfants sont en santé.L'interrogatoire des différents systèmes ne révèle rien de pathologique.Il n'existe ni troubles génitaux, ni troubles sphinctériens vésicaux ou rectaux.On est en présence d'un homme de 50 ans, très amaigri, les yeux bistrés, le teint jaune sale.Ses conjonctives sont pâles.Les réflexes pupillaires sont normaux.L'exploration des nerfs crâniens ne nous laisse rien voir d\u2019anormal.Au moment de son entrée à l'hôpital, il n'existe aucune adénopathie qui puisse attirer plus spécialement notre attention.La percussion, la palpation et l'auscultation du cœur et des poumons restent négatives. Opothérapie Hématique SIROP de DESCHIENS OXYDASES Renferme irtactes les Substances Minimales du Sang Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et dec DÉCHÉANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas.à base de Lactocréosote soluble est une sauvegarde contre les COMPLICATIONS PULMONAIRES Echantillons et Littérature à MM.les Docteurs Laboratoires P.Famel, 16-22, rue des Orteaux, Paris-20° Distriuteurs au Canada : ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne \u2014 MONTRÉAL \u2014 XXIII \u2014 TRISILEX POUR FAVORISER UNE DIGESTION STOMACALE COMPLETE Le TRISILEX est un Trisilicate de Magnésie .P.préparé spécialement pour combattre l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac en favorisant une digestion stomacale complète.Maud a défini le Trisilicate de Magnésie comme étant un composé synthétique ayant pour formule H« Mg2 Siz G10 sous forme de cristallins de trés petites dimensions colloidales beaucoup plus petites en grosseur que celles du kaolin dans les variétés les plus raffinées que l\u2019on puisse obtenir.ACTION DE TRISILEX : Le Trisilex possède de fortes propriétés anta- cides et il agit de la manière suivante : Cette poudre en présence de l\u2019eau réagit avec le suc gastrique normal (qui correspond à l\u2019acide hydrochlorique n/20) et une réaction complexe se produit entre deux colloidaux hydratés et deux électrolytes ; à la température du corps il faut généralement 3 heures pour que le processus soit complet.La réaction se faisant in vitro d\u2019après l\u2019équation suivante : pag: Sis0sn 20 + 4HCI = 2MgCIz + 3CiO2 + L\u2019équilibre de 1'acidité peut étre calculé comme Péquivalent de la magnésie contenue dans le Trisilex, la moitié à peu près neutralisant rapidement le surplus d'acide gastrique tandis que l\u2019autre moitié occasionne une neutralisation secondaire et lente pendant les quelques heures qui suivent.Au point de vue chimique, c'est la lenteur de la réaction qui est importante, la durée de l\u2019action antacide est approximativement égale à l\u2019espace de temps requis pour la digestion gastrique.TOXICITE : Le Trisilex n\u2019est pas toxique et ne peut réduire l\u2019acidité du suc gastrique en dessous de son point normal, si une trop grande dose est donnée il est éliminé par l\u2019intestin.Le Trisilex étant insoluble, il ne peut augmenter la réserve d\u2019alcali du corps, même une forte dose, pendant un temps prolongé ne change pas l'acidité de l\u2019urine.INDICATIONS THERAPEUTIQUES Le Trisilex est recommandé pour le traitement des ulcères peptiques, l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac, les gaz d\u2019estomac, vomisrements chez les femmes enceintes, dyspepsie, ou autres cas de mauvaises digestions stomacales.MODE D\u2019EMPLOI: Une cuillerée à thé dans un demi verre d'eau après les repas.Répétez après 1 heure si nêces- saire.SILICRINE POUR FAVORISER UNE DIGESTION COMPLETE STOMACALE, PANCREATIQUE ET INTESTINALE La Poudre Silicrine est une combinaison de Trisilicate de Magnésie et des ferments Entero- kinase et Prosécrétine pour établir une digestion complète, stomacale, pancréatique et intestinale.Silicrine par sa formule, possède une supériorité d\u2019efficacité plus définie et plus radicale sur la poudre de Trisilicate de Magnésie seule, pour procurer une digestion totale.TRISILICATE DE MAGNÉSIE : Le Trisilicate de Magnésie est un composé synthétique ayant comme base la Magnésie et la Silice sous la forme de colloidal de dimensions très minimes et 15 fois plus actif pour le bleu méthylène in vitro que le kaolin colloidal le plus raffiné qu'il soit possible de trouver dans le commerce.FERMENTS ENTEROKINASE ET PROSECRÉTINE: Ces deux ferments sont transformés en secré- tine active par l\u2019action de l\u2019acide hydrochlo- rique de l\u2019estomac, leurs principales fonctions est de stimuler les glandes du Pancréas et de l'intestin pour accélérer leurs secrétions, afin de faciliter toutes digestions.ACTION : La Poudre Silicrine, grâce à sa composition, procure une digestion complète, la magnésie et la silice absorbent le surplus d'acide gastrique dans l\u2019estomac :; les ferments Enterokinase et Prosécrétine continuent d'aider -la digestion en activant la secrétion des glandes du Pancréas et de l'intestin.PROPRIETES MÉDECINALES : Ulcères peptiques, Insuffisance intestinale, Urticaire chronique, Troubles digestifs du diabète pancréatique.Dyspepsies pancréatiques Gaz d\u2019estomac, Hyperacidité, Vomissements chez les femmes enceintes et autres cas de déficience d\u2019une digestion complète.TOXICITÉ : Ta Poudre Silicrine est une combinaison non toxique et ne peut atténuer l\u2019acidité du suc gastrique en bas de fon point normal, si une trop grande dose est donnée, elle est évacuée par l\u2019intestin.La poudre Silicrine étant insoluble ne peut accroître la réserve d\u2019alcali du corps : même l'absorption d'une forte dose pendant une longue période ne fait pas varier l\u2019acidité de l'urine.MODE D'EMPLOI : Une cuillerée à thé dans !; verre d'eau après les repas.Répêétez après 1 heure si nécessaire.Préparés par CASGRAIN «& CHARBONNEAU Limitée MONTRÉAL \u2014 XXIV \u2014 LAVAL MÉDICAL 111 A l'abdomen, on trouve une rate, non palpable, mais percutable sur quatre travers de doigts.Le foie est légèrement hypertrophié, dépassant les fausses côtes d\u2019un travers de doigt.La colonne dorso-lombaire est souple dans les mouvements latéraux du tronc.À la flexion en avant, cependant, mais surtout en arrière, elle demeure plutôt rigide.La percussion des apophyses épineuses ne réveille aucune douleur.Il n'existe aucun point de Valeix positif, au tronc et aux membres inférieurs.On étudie alors plus particulièrement le système nerveux.La force musculaire est diminuée aux quatre membres.Le patient n\u2019esquisse que de légers mouvements avec ses membres inférieurs, et ceci au prix de fortes douleurs.Les réflexes ostéo-tendineux aux membres supérieurs sont normaux.Aux inférieurs, les réflexes rotuliens et péroniers-latéraux sont abolis des deux côtés; les achilléens existent à droite et à gauche, ainsi que les réflexes médio-plantaires.| Les réflexes cutanés-abdominaux sont abolis ; les réflexes crémastériens ne sont qu'ébauchés.La recherche du signe de Babinski nous donne une réponse en flexion des deux côtés.Le signe de Gordon et celui d'Oppenheim sont également négatifs.Il n'existe pas de clonus du pied ou de la rotule.L'exploration de la sensibilité au tact, à la douleur et à la chaleur, et de la sensibilité profonde et viscérale est tout à fait normale.Les épreuves de la statique et du cervelet, quoique difficilement obtenues, ne laissent deviner aucun phénomène pathologique.Devant ce syndrome de souffrance radiculaire de la région dorso-lom- baire, on demande une exploration radiologique et on pratique une ponction lombaire.Le radiologiste répond : colonne lombaire normale de face ct de profil ; sacrum et bassin, négatifs.Les résultats de la ponction lombaire se lisent ainsi : liquide xanthochromique ; pression à 20 cm.d'eau au manomètre de Claude, en position couchée ; la compression des jugulaires par la méthode de Queckenstead ne fait pas bouger le manomètre, mais la compression abdominale augmente considérablement la tension du liquide ; la cellule de Nageotte se chiffre à 7.6 ; il existe une hyperal- buminose à 5.0 grammes; et l'examen cytologique décèle quelques lymphocytes, de rares cellules endothéliales et des globules rouges. 112 LAVAL MÉDICAL En présence de cette dissociation albumino-cytologique importante, l'idée d'une compression médullaire s'impose.La colonne vertébrale s'étant révélée normale aux rayons X, nous avons dû éliminer les hypothèses de mal de Pott et de cancer rachidien.Pour expliquer cette compression médullaire, il ne nous restait donc plus que la possibilité d'une tumeur ' intra-médullaire ou pour le moins intra-rachidienne.Nous avons alors proposé au malade d'aller subir une exploration chirurgicale dans un centre spécialisé, ou s'il le préférait, de tenter, avant son départ, un traitement par la radiothérapie profonde.Le malade choisit la deuxième alternative et il reçoit, du 23 juin au 12 juillet, 1400 r de rayons hautement filtrés à la région lombaire, entre D IX et LII.Après six séances, l'état de la peau, qui a déjà été irradiée ailleurs antérieurement, nous commande de cesser le traitement.Mais les résultats sont déjà probants.Quatre-vingt pour cent des douleurs sont disparues.Le malade se déplace maintenant avec une assez grande facilité Son appétit est meilleur.Le sommeil est réapparu.Son poids augmente Une nouvelle ponction lombaire, pratiquée le ler août, ramène un liquide clair et limpide ; la manœuvre de Queckenstead se fait facilement ; l\u2019albu- minorachie est baissée à 0,60 grammes ; la cellule de Nageotte se chiffre maintenant à 1.4 ; et l'examen cytologique n'indique que de très rares lymphocytes et de très rares cellules endothéliales.La dissociation albu- mino-cytologique est donc disparue.Pendant le mois d'août, l\u2019état de notre malade continue de s'améliorer.Son poids, dans l'espace de quinze jours, saute de 131 à 138 livres.Mais vers le 8 de ce mois, apparaît un gonflement de la région parotidienne gauche, qui double de volume en quelques jours.Le 12, la palpation de cette région révèle, derrière la branche montante du maxillaire inférieur gauche, une masse de la grosseur d\u2019un œuf de poule, dure, non douloureuse, mal délimi- table, non adhérente à la peau mais plus adhérente aux plans profonds.A la région postéro-latérale du cou, on sent également trois ou quatre petits ganglions légèrement plus gros que des fèves, durs, non douloureux, mobiles, mais pris en masse.Un de ces ganglions est prélevé pour examen histo- pathologique et quelques jours plus tard, le rapport revient du laboratoire : lymphogranulomatose maligne un peu atypique.Ce diagnostic est confirmé d'ailleurs par le succès d'un nouveau traitement radiothérapique.Du 29 août au 12 septembre, Monsieur L.B. LAVAL MÉDICAL 113 reçoit, en six séances, 1000 r de rayons X à la région cervicale gauche et 400 r à la région sus-claviculaire du même côté.Le 11 septembre, la masse parotidienne a complètement fondu.A la région cervicale, on ne sent plus que deux petits ganglions de la grosseur d'un pois.À ce moment, nous avons en mains ce qu'il faut pour poser un diagnostic.Il s'agit d'une maladie de Hodgkin et la compression radiculo-médullaire relève très probablement de néoformations granulomateuses situées vers D XII et L I, néoformations ayant leur point de départ au niveau de ganglions para-vertébraux de même étage.On arecherché à ce moment l'existence de foyers ganglionnaires médiastinaux.Mais, à la radiographie, les médiastins inférieur et supérieur sont bien libres.Une formule sanguine, faite vers cette date, mérite d'être étudiée et discutée.En voici les détails: « Anémie hyperchrome à 2,320,000 ; leucopénie à 2,500 ; ni polynu- cléose, ni monocytose ; une lymphocytose à 56% ; et 2% d'éosinophiles.» Cette formule, un peu surprenante, est un autre point qui nous a poussés à faire cette communication.En effet, Paul Chevalier et J.Bernard, avec la plupart des auteurs tant français qu'étrangers, admettent, dans la lymphogranulomatose, une formule sanguine plutôt typique.Ces auteurs signalent qu'une polynucléose nette s\u2019accompagnant de monocytose et fréquemment d'éosinophilie, est un signe de grande valeur diagnostique dans la maladie de Hodgkin.La formule leucocytaire de notre malade est totalement différente.Il existe une lymphocytose, au lieu d'une poly- nucléose et d'une monocytose ; et les éosinophiles se chiffrent seulement à 2%.Ces auteurs indiquent également que l'on rencontre rarement une anémie au cours de cette maladie et qu'il existe dans la majorité des cas, une leucocytose nette.Notre malade a présenté une anémie moyenne et une leucopénie.Est-ce qu'une numération globulaire, faite à une date antérieure, se serait lue autrement.Nous l'ignorons.Est-ce que la radiothérapie, faite chez notre malade, serait venue perturber la formule sanguine.Nous l'ignorons également.Un fait reste certain cependant : si l'étude des éléments figurés du sang aide parfois le clinicien à poser un diagnostic de maladie de Hodgkin, 114 LAVAL MÉDICAL jamais cette étude peut l'amener à éliminer complètement l'hypothèse de cette maladie chez son malade.Malgré les stimulants de l'état général et le foie de veau pour lutter contre l\u2019anémie, l'amélioration, notée au début, chez notre malade, ne se fait plus sentir pendant le mois de septembre.Peu à peu, il se cachectise.Vers la fin d'octobre, Monsieur L.B .s\u2019alite définitivement.Les douleurs reprennent et des œdèmes apparaissent aux membres inférieurs.Notre patient est décédé le 7 novembre 1938.Depuis quelques jours, il ne souffrait plus.Aux membres inférieurs s'étaient installées une aréflexie complète et une impotence quasi totale.Une consultation chez Morgani n'est pas obtenue.Quelques points de cette observation méritent peut-être d'être soulignés.Nous avons vu évoluer une maladie de Hodgkin chez un homme de 50 ans.Et c'est surtout au début de l'âge adulte, entre 20 et 30 ans, que nous rencontrons cette maladie.Le syndrome nerveux datait déjà d'au delà de deux ans quand notre attention a été attirée vers un processus granulomateux.Ce fait est d'observation plutôt rare.Les manifestations nerveuses de la lymphogranulomatose maligne, en effet, surviennent généralement chez des sujets porteurs d'adénopathies multiples et reconnues comme hodgkiniens depuis deux ou trois ans au moins.La radiothérapie a amélioré sensiblement l\u2019état nerveux de notre malade et l\u2019a certainement prolongé.Mais après quelques mois la tumeur, devenue radiorésistante, a poursuivi quand même son évolution.Nous avons toutefois l'impression que ce traitement a épargné à notre malade les inconvénients d'une paraplégie.La mort est survenue, moins comme conséquence des accidents nerveux, qu'à la suite d'une cachexie granulomateuse.BIBLIOGRAPHIE Paul CHEVALIER et J.BERNARD.La maladie de Hodgkin.Masson et Cie, éditeurs. ou \u201c ROCHE \u201d opium total injectable titre constant TOLÉRANCE MAXIMA ampoules ou tabletttes hypodermiques 0.02 gm.(1/3 gr.) comprimés oraux 0.01 gm.(1/6 gr.) MEMENTO MEDICE | Toutes les affections pulmonaires bronchites, grippe SIROP \u201cROCHE\u201d au thiocol orexique, eupeptique e HOFFMANN-LA ROCHE LIMITEE Montréal \u2014 XXV \u2014 ANEMIES SECONDAIRES HAT | 5 EXTRAIT DE FOIE - FER - CUIVRE Chaque once fluide représente FOIE FRAIS .40 grammes FER 111111111010 LL LL 66 milligrammes CUIVRE .2.66 milligrammes L\u2019Elixir Cofron est un tonique rationnel et général du système, d\u2019une valeur exceptionnelle, car son action primordiale est de maintenir le sang en bon état, ce qui est le facteur essentiel de toute bonne nutrition.Il est indiqué dans tout état indéterminé dans lequel le nombre des globules rouges a diminué ou le pourcentage en hémoglobine a baissé.L\u2019Elixir Cofron hâtera la convalescence de toute maladie affaiblissante qui aurait causé de l\u2019anémie.Il convient comme médicament d\u2019ordre général quand un tonique ferrugineux est indiqué.Présenté en flacons de 12 onces.Echantillon et littérature détaillée sur demande.ELIXIR COFRON ABBOTT \u2014 XXVI \u2014 LAVAL MÉDICAL 115 MM.J.FROMENT, P.CROIZAT et R.Masson.Des compressions radiculo- médullaires dans la granulomatose maligne.Le Journal de Médecine de Lyon, S fév.1938.Cain, RACHET et Horowirz.Deux observations de paraplégie par localisation méningée au cours de la maladie de Hodgkin.Société Médicale des Hépitaux de Paris, déc.1929, p.1493.SCHAEFFER \u20act Horowirz.Les accidents nerveux dans la maladie de Stern- berg.Presse Médicale, 22 avril 1930, p.403. TECHNIQUES DE GASTROSTOMIE par Charles VÉZINA Chef de Service à I\" Hétel-Dieu et François ROY Assistant à l'Héôtel-Dieu Il est souvent nécessaire, dans les rétrécissements de l'œsophage, d'avoir recours à la gastrostomie.On a décrit un grand nombre de procédés qui donnent pour la plupart de mauvais résultats.La bouche n\u2019est pas étanche et le suc gastrique digère les tissus par contact.La peau s'irrite, s'ulcere et devient le siège de douleurs, de brûlures insupportables au malade.I arrive parfois, comme dans un cas que nous avons eu ici à l'Hôtel- Dieu, que la plaie opératoire, sous l'action du suc gastrique, se désunit, donnant ainsi issue aux viscères abdominaux et que le malade meurt de péritonite.Pour les trois dernières gastrostomies que j'ai cu l'occasion de faire dans le service du Dr Vézina, j'ai employé dans un cas le procédé de Stamm er dans les deux autres cas, celui de Witzel.Les résultats ont été très satis- LAVAL MÉDICAL 117 GASTROSTOMIE - Procédé de Stamm.Un tube est introduit dans l\u2019estomac et fixé par un point.Trois sutures en bourse sont passées concentriquement autour du tube.On commence à lier celle qui est la plus près du tube.Le fil représenté à l\u2019intérieur du tube remonte dans l\u2019oesophage et sort par le nez.Il sert au cathétérisme rétrograde dans les cas de rétrécissement cicatriciel.I] est placé dans le tube pour empêcher le suc gastrique de sortir de l'estomac en le suivant par capillarité. 118 LAVAL MÉDICAL faisants ; pas d'écoulement de suc gastrique le long de la sonde, et par conséquent pas d'irritation de la peau et de sensations pénibles pour le malade.Ces deux procédés ont de plus l'avantage de ne pas laisser de fistule gastrique une fois le tube enlevé.D'ordinaire tout se ferme dans les 24 heures.L'opération de Stamm est très simple et supérieure aux autres méthodes qui ont été préconisées.Par une ouverture pratiquée sur la face antérieure de l'estomac, entre la petite et la grande courbures, on introduit une sonde de Nélaton No 12 ou 13 qu'on fixe à la paroi gastrique.Trois bourses séro-musculaires d\u2019enfouissement suffisent à fermer hermétiquement l'estomac sur la sonde et à former ainsi un cône à projection stomacale agissant à la manière d'une PROCÉDÉ DE STAMM - Après que les sutures en bourse ont été liées.La section montre l'invagination en cône de la paroi stomacale. LAVAL MÉDICAL 119 valve.L'estomac est ensuite fixé au péritoine pariétal et la paroi abdominale fermée en laissant passer la sonde par une des extrémités de l\u2019incision.Le procédé de Witzel est employé quand l'estomac est petit et qu'il n'est pas possible de faire sur sa face antérieure un cône d'enfouissement comme dans celui de Stamm.Dans ce procédé la sonde, au lieu d'être enfouie par une série de bourses superposées, est couchée sur l'estomac et enfouie sur une longueur de 5 à 6 centimètres dans un pli de la paroi stomacale.Une incision en boutonnière faite à 4 ou 5 centimètres à gauche de la ligne médiane, sous le rebord costal, laisse passer le tube de gastrostomie, L'estomac est attiré et fixé à la paroi abdominale par deux catguts placés au point de sortie de la sonde, lesquels catguts sont noués en dehors de l'abdomen sur un bourdonnet de gaze.La sonde doit rester en place une dizaine de jours.Il se forme pendant ce temps un trajet fistuleux permettant sa réintroduction toutes les fois qu'il est nécessaire de la changer.Il arrive parfois qu'un peu de suc gastrique coule le long du tube et vienne irriter la peau.Dans ce cas, le tube est enlevé quelques heures tous les jours, jusqu'à ce que le trajet fistuleux se rétracte et devienne continent.D'ordinaire, il ne coule rien de l'estomac pendant que le tube est enlevé.PROCÉDÉ DE WITZEL.La sonde est enfouie dans un pli de la paroi stomacale par une série de points de suture.Les quatre fils placés au point de sortie de la sonde servent à attirer et à fixer l'estomac au péritoine pariétal au niveau de la contre-incision. LAVAL MÉDICAL 120 / | | |! bi À =] , pe \u2018dl Fil NN i | } i | i | ù wil Ii i Nz Le tube et les quatre fils ont été passés a travers la paroi abdominale.Les fils sont attirés et noués deux a deux sur un bourdonnet de gaze de maniére a bien fixer l\u2019estomac à la paroi abdominale.\u2014_ KYSTE DERMOIDE DU MÉSO-APPENDICE par Florian TREMPF.Chef de Clinique dans le Service chirurgical de l'Hôpital du Sr-Sacrement Le 29 septembre 1938, une fillette de 5 ans nous est adressée, parce qu'elle présente depuis deux jours des symptômes d\u2019appendicite sub-aiguë : douleur subjective et objective avec légère défense au point de MacBurney, deux vomissements, pas de température, mais un pouls de 116 au moment où nous la voyons ; ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l'enfant se plaint de douleurs abdominales, surtout péri-ombilicales.Le pouls ayant tendance à s'élever davantage, nous 1'opérons le jour même de son entrée et trouvons un appendice macroscopiquement normal ; avant même de faire cette constatation, notre attention avait été attirée par la présence, à la base du méso-appendice, d'une petite tumeur de la grosseur d'une noisette, de forme bien arrondie, presque dure de consistance, de coloration jaunâtre, mobile entre les deux feuillets du méso-appendice ; la petite masse est d'abord énucléée facilement, puis nous terminons par une appendicectomie.Les suites opératoires sont des plus simples et l'enfant quitte l'hôpital 7 jours après son entrée.En envoyant cette pièce au laboratoire, nous nous réjouissions d'avance d'avoir surpris un ganglion tuberculeux en voie de ramollissement, car telle était l'impression bien nette que nous avait donnée cette tumeur ; cependant, quelques jours après l'opération, le pathologiste, le docteur Morin, nous.causait un heureux désappointement en faisant rapport qu'il s'agissait d\u2019un kyste dermoïde, à contenu sébacé ; quant à l'appendice, il était histologique- ment normal.Si l'on tient compte du fait que le méso-appendice n'est en somme qu'une prolongation ou une dépendance du mésentère, on peut classer ce 122 LAVAL MÉDICAL kyste dermoïde parmi les kystes embryonnaires du mésentère, déjà très rares, et qui comprennent, comme on le sait, les kystes dermoïdes, les inclusions foetales et les tumeurs tératoïdes.Les kystes dermoïdes du mésentère se rencontrent surtout sur le trajet du canal omphalo-mésentérique ; la localisation de notre kyste dans le méso-appendice lui confère donc un degré de rareté de plus, de même qu'un intérêt particulier, à cause de la symptomatologie appendiculaire à laquelle il a donné lieu.On sait, en effet, que ces kystes se présentent soit sous une forme latente, alors qu'ils sont une découverte opératoire fortuite, soit sous une forme douloureuse simulant l'adénite mésentérique ou l'appendicite ; pourquoi cependant un aussi petit kyste, en l'absence de toute infection, peut-il provoquer, à un moment donné, assez de douleur et de réaction péritonéale pour faire croire à une appendicite et imposer une opération ?Nous ne saurions le dire.Comme structure histologique, remarquons que ces kystes dermoïdes du mésentère sont analogues à ceux du médiastin ; ils ont rarement un contenu complexe comprenant des poils, des débris cartilagineux, etc.; ils sont, au contraire, à contenu exclusivement sébacé, bien que leur paroi, tapissée d'un épithélium simple ou stratifié, puisse parfois être imprégnée de cholestérine.Quant à leur pathogénie, la seule théorie qu'on puisse invoquer pour expliquer leur développement est celle de l'inclusion épidermique, puisqu'ils ne peuvent entrer dans la classe des kystes par rétention.« Nous n'avons pas voulu laisser passer ce cas sans vous le signaler, d'abord à cause de son extrême rareté et de sa localisation au méso-appendice ; ensuite, afin d'apporter notre contribution au très petit nombre de cas de kystes der- moïdes du mésentère rapportés dans la littérature médicale. CLINIQUE LA DIPHTÉRIE (Leçon clinique) par Albert JOBIN Chargé de la Clinique des maladies contagieuses Je voudrais vous dire comment, du point de vue thérapeutique, il faut envisager les malades atteints de diphtérie.Car, de même qu'il y a fagots et fagots, il y a diphtérie et diphtérie.Nous venons justement de le constater en faisant la tournée des salles.Il y a des cas légers, comme la diphtérie nasale par exemple.Il yen a de gravité moyenne, comme l\u2019angine diphtérique commune.Enfin, il y en a de graves, comme les cas de diphtérie associée à la scarlatine.Il y a même des porteurs de germe tout simplement.En résumé, ce que nous venons de voir est une illustration parfaite de ce que vos professeurs vous disent à tous les jours, à savoir qu'il n'y a pas de maladies typiques mais des malades qu'il importe de bien classer.C\u2019est justement ce dont je voudrais vous convaincre dans cette clinique afin que, une fois rendus en pratique, vous puissiez soigner vos malades d\u2019une façon rationnelle. 124 LAVAL MÉDICAL C\u2019est vous dire qu'il n'y a pas de traitement « omnibus », mais un traitement individuel, dans lequel il vous faudra tenir compte de différents facteurs : I'dge, la forme clinique, 1'épidémie du voisinage, etc.Pour s'en bien persuader, il nous suffira de repasser ensemble chacun des cas que nous avons vus aujourd'hui.FORMES CLINIQUES A.\u2014 ANGINE DIPHTÉRIQUE COMMUNE Nous en avons vu plusieurs cas.C'est en effet la forme clinique la plus fréquente.Nous la rencontrons dans la proportion de 75 à 80%.Signes.En voici les signes constants : rougeur de l'isthme du gosier, membranes plus ou moins épaisses sur les amygdales, généralement blanchâtres, tantôt grisâtres, tantôt noirâtres, la présence constante de petits ganglions sous-maxillaires non douloureux et non adhérents aux tissus cellulaires, et surtout des troubles fonctionnels peu marqués.Arrêtons-nous un instant sur ce dernier point.En effet, cette maladie grave s'installe sournoisement, sans bruit, pas de céphalée, peu de température, pas de dysphagie.Retenez tout cela.C'est ce qui explique que les parents ne s'en inquiètent pas.Ils vivent dans une fausse sécurité, et temporisent.Un bon matin, on trouve que l\u2019état de l'enfant s'aggrave.On appelle au secours.Et le médecin constate qu'il est souvent trop tard.L'enfant est littéralement empoisonné par les toxines diphtériques.Conclusion.Défiez-vous d'un mal de gorge qui ne fait pas mal.La phrase pourrait être plus élégante mais elle ne dirait pas mieux la chose.En effet, tous les cas observés au cours de notre visite confirmaient cette règle.Les vrais diphtériques n'avaient pas de douleurs en avalant, tandis que les faux avaient de la dysphagie.Voici un autre aphorisme qui a presque autant de valeur : Défiez-vous d\u2019un mal de gorge qui sent mauvais.C'est de nature diphtérique quand ce n'est pas l\u2019angine de Vincent.L\u2019explication, la voici : Les toxines diphtériques mortifient les tissus, d\u2019où la gangrène et l'odeur fétide de l'haleine. LAVAL MÉDICAL 125 Souvenez-vous encore que le moindre suintement de sang, au cours d\u2019une angine membraneuse, décèle souvent la nature diphtérique de la maladie.Je vous donne ces formules d'avertissement comme autant d'idées directives qui vous aideront à résoudre les cas douteux.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Car n'allez pas croire que le diagnostic est toujours facile.Ce serait une erreur.Exemple : Des trois femmes adultes actuellement dans le service de la diphtérie, il n'y en a qu\u2019une seule qui ait cette maladie ; et c'est une des infirmières de la maison.Les deux autres, venues du dehors, ont une angine banale, avec de petites fausses membranes sur les amygdales.Je profite de cette occcasion pour vous dire ceci.Quand vous observerez un adulte souffrant d'une angine pseudo-membraneuse, pensez d'abord à toute autre maladie que la diphtérie.Cette dernière est rare à cet âge, car on est généralement immunisé.Maintenant, voyons les maladies qui peuvent nous donner le change à ce sujet.Car, je vous le répète, ce n'est pas toujours facile.Marfan a dit quelque part : « Toute angine pseudo-membraneuse qui ne fait pas sa preuve doit être @ prior: considérée comme relevant du bacille de Loeffler et soumise à la sérothérapie sans attendre le résultat de l'examen bactériologique.» Quelles sont donc ces angines psuedo-membraneuses qui doivent faire leur preuve ?4) Scarlatine.Il y a d'abord l'angine scarlatineuse.Vous rappelez-vous cette petite fille de trois ans, entrée d'urgence dans le département de la diphtérie ?Un peu d'attention eût suffi à la classer d'abord comme scarlatineuse.Pourquoi ?Parce que, au lieu d'avoir un visage plutôt pâle comme dans la diphtérie, elle avait les joues toutes rouges et le pourtour de la bouche tout blanc.C\u2019est un petit signe de grande valeur.Le lendemain, le tronc était couvert d'une belle éruption rouge en nappe, avec en plus un rapport négatif du 126 LAVAL MÉDICAL laboratoire, re Lœffler.Par ailleurs, il y avait alors à Québec une petite épidémie de scarlatine.Un conseil en passant.Quand vous verrez un petit malade pour la première fois, informez-vous de l'état sanitaire de la maisonnée.C'est un précieux renseignement.b) Angine des opérés de la gorge.I n\u2019y a rien qui ressemble plus à la diphtérie que la gorge d'un sujet à qui l\u2019on a enlevé les amygdales.Dans la semaine qui suit l'opération, la surface de section est toute recouverte de membranes grisâtres qui ressemblent à celles de la diphtérie.Mais ce n'en est pas.Rappelez-vous-le a l\u2019occasion.c) Angine de Vincent.Cette angine a quelques traits de ressemblance avec la diphtérie.C'est pourquoi Vincent l'appelait © Angine diphtéroïde ».Mais Bergeron la caractérise mieux en l'appelant « Angime ulcéro-membraneuse ».En effet, ce qui caractérise cette maladie c'est une ulcération recouverte d'une fausse membrane d'\u2019allure diphtéroïde.L'ulcère est ordinairement unilatéral, mais pas toujours.Il est profond, irrégulier, un peu induré et recouvert d\u2019une pulpe grisûâtre.L'haleine est fétide.Il y a un petit ganglion douloureux dans l'angle du maxillaire.L'examen des exsudats permet de déceler la présence des bacilles fusiformes et des spirilles.d) Les Angines cryptiques.Les angines cryptiques, lacunaires, a petits points blancs se rencontrent chez les personnes à grosses amygdales, et qui font des angines à répétition.Ce dernier trait nous permet de les différencier de 1'angine diphtérique.De plus, les réactions sont plus vives ; les troubles fonctionnels sont plus marqués.Bref, ces sujets semblent plus malades que les diphtériques.Aussi je préfère de beaucoup soigner un malade qui souffre de sa gorge que celui qui ne s'en plaint pas.Ça fait plus mal, mais on n'en meurt pas.e) Dans l'angine herpétique, Laquelle s'accompagne aussi de réactions vives, coexistent souvent des vésicules d\u2019herpès, soit sur les lèvres, au voisinage du nez, soit sur la muqueuse buccale.Cela règle alors la question. ÉCONGESTIF VEINEUX - SÉDATIF NERVIN Gouttes pour le traitement interne des VARICES\u2014PHLÉBITES HÉMORROÏDES \u2014 VAPEURS TROUBLES DE LA MÉNOPAUSE.FORMULE Marron d'Inde .0gr.26 Valériane .\u2026 .0gr.04 Hydrastis .\u2026.Ogr.l0 Anémone \u2026.\u2026.\u2026 \u2026 .Ogr.l0 Hamamélis = =~ 0gr.l6 Chlure de Magnésium.0 gr.03 Véhicule spécial q.s.1 cc.l cc.= 40 gouttes Contenance 30 cc.DOSE MOYENNE: 20 à 25 gouttes deux fois par jour aux repas, dans un peu d\u2019eau, sucrée à volonté.Interrompre le traitement 8 jours par mois.Lab\"®S L.LAURIN, 86 Bould de Port-Royal, PARIS, FRANCE Concessionnaires pour le Canada: ROUGIER FRERES 350, rue Le Moyne, Montréal BN CF 2 A STR J SR JRE FEV Ae | er 0 >2022029070007000750770008R >< DENSHSANKEENNENENENANENNNERRER sas Charles-A.Dorion Gérard Dorion POUR VOTRE RELIURE ADRESSEZ-VOUS C.-A.Dorion & Fils RELIEURS GRAVURE & IMPRESSION 42, rue GARNEAU, \u2014 QUEBEC Téléphone 2-1307 Spécialités : Reliures d\u2019art antique et moderne avec motifs appropriés au sujet du livre.Livres de bibliothèques.Articles en cuir.Revues, etc.RELIURE DE TOUS GENRES A DES PRIX TRÈS MODESTES.\u2014 XXVIIT \u2014 LAVAL MÉDICAL 127 B.\u2014 DIPHTÉRIE LÉGÈRE I.\u2014 Diphrérie nasale.Diphtérie nasale, voilà une forme clinique plus fréquente qu'on ne le croit.Nous l'avons constaté en faisant la visite des malades.Dans la majorité des cas, on l'observe soit chez le nourrisson, soit chez le jeune écolier.a) Nourrisson : Chez lui, il n'y a pas de réaction ni de température.Tout au plus, y a-t-il un peu de pâleur des téguments, et du retard dans la croissance.| Mais les signes locaux sont bien marqués.Un écoulement séro-sangui- nolent uni ou bilatéral, et surtout rebelle au traitement ordinaire.A cet ige, un tel écoulement est de nature soit diphtérique, soit syphilitique.Un examen bactériologique tranche la question.Méconnu, ce coryza s'éternise.Reconnu, ça se guérit rapidement.b) Chez le jeune écolier, l'état général n'est pas atteint.Il va en classe, comme si rien n'était.À part son nez morveux qui ne guérit pas, et à part le danger réel d'infecter ses camarades, tout va très bien.IL.\u2014 Dephtérie oculaire.C\u2019est une rareté, mais il faudra y penser chez un enfant dont le nez coule depuis longtemps.J'ai parmi mes fiches, l'observation d'une épidémie de 54 cas, tous originaires de coryza diphtérique.Ces enfants avaient les yeux rouges, quelque peu suintants ; et sur la muqueuse des paupières, supérieures principalement, une membrane mince.Reconnue, cette maladie guérit rapidement.Méconnue, la cornée s\u2019ulcère et se perfore.D'où l'importance de faire l'examen bactériologique dans les cas de coryza et de conjonctivite qui durent.III.\u2014 Chez les immunisés.On nous avait instruits, sur la parole de Ramon et de Debré en France, et de Park, de New-York, que chez les vaccinés les angines diphtériques 128 LAVAL MÉDICAL étaient légères.Il faut en revenir.L'épidémie grave qui a sévi à Québec en 1937-38 a apporté un démenti à cette affirmation rassurante de nos hygiénistes.Non seulement nous avons eu des cas de diphtérie grave chez nos vaccinés, mais méme des cas de mort, tant il est vrai de dire qu'il ne faut jurer de rien ; surtout en médecine il n'y a rien d'absolu.Est-ce à dire qu'on doive abandonner la vaccination ?Non.Ca serait une grosse erreur.Que cette méthode ne soit pas la perfection, soit.Mais, où est-elle la perfection ici-bas ?Et malgré ces échecs, qu'explique la sévérité de la diphtérie (1937-38 à Québec), la vaccination anti-diphtérique n'en reste pas moins une de nos meilleures médecines préventives.C.\u2014 FORMES GRAVES J'aurais aimé à vous faire voir de la diphtérie grave.Mais, heureusement pour les hospitalisés, il n'y en avait pas.Tout au plus, y a-t-il un convalescent qui a lutté pendant trois semaines contre une diphtérie et une scarlatine associées.Son état n\u2019est pas encore brillant comme vous avez pu le constater.Toutefois je profiterai de l\u2019occasion pour vous dire comment reconnaître les diphtéries malignes.Voici.Vous en aurez dans une des trois circonstances suivantes : 1 \u2014 Soit dans les angines diphtériques méconnues, négligées ; 2.\u2014 Soit dans l'association de deux maladies infectieuses : scarlatine on rougeole avec la diphtérie ; 3.\u2014 Soit enfin dans le vrai croup.1.\u2014 Diphrérie méconnue.Je vous l'ai déjà dit: l\u2019angine diphtérique évolue tout d'abord sans bruit, à pas feutrés, i.e.sans réactions qui appellent l'attention du côté de la gorge.Ce qui trompe l'entourage, en effet, c'est que l'enfant ne se plaint pas de sa gorge.Il faut aller voir pour le constater.Pendant ce temps-là, la maladie fait des progrès ; les membranes gagnent en étendue et en épaisseur, et les toxines diphtériques envahissent le torrent circulatoire.Quand le médecin est appelé, il est souvent trop tard.Que constate-t-il ?Il voit une gorge rouge, œdématiée.Des membranes épaisses, grises, noirâ- LAVAL MÉDICAL 129 tres, couvrent non seulement les amygdales mais envahissent la luette, le voile du plais, le pharynx, d'où le coryza.L'engorgement ganglionnaire est très prononcé.Ce qui donne au cou l'aspect proconsulaire.L'haleine est fétide.L'enfant est littéralement empoisonné par les toxines.Il est pâle, abattu, albuminurique.Il fait des hémorragies.Bref, l'enfant est très gravement malade.Les toxines se fixent sur le bulbe, les surrénales ou sur le myocarde.Le médecin lutte de son mieux.A certains moments, il croit l'emporter.Mais cette amélioration est trompeuse.La maladie est plus forte que lui.Des signes généraux et cardiaques viennent mectre un terme à cette lutte, et le sujet meurt.Voilà le résultat d'une diphtérie méconnue ou négligée.Il.\u2014 Association de maladies infectieuses.Quand la diphtérie s'associe avec la scarlatine ou la rougeole, c'est une maladie très grave.Le sujet en revient-il, ce n'est qu'après des semaines et des semaines de soins assidus.La longue durée de la maladie est en \u2018effet une de ses caractéristiques.L'enfant vient au bout de ses forces, et la convalescence est longue.Autre trait caractéristique, c'est l\u2019état de la gorge, je parle surtout de la diphtérie compliquée de scarlatine.Le pharynx est rempli d'exsudats sanieux, fétides, sans compter les membranes qui envahissent le voisinage.Dans ma longue carrière, c'est ce que j'ai vu de pire, sauf le croup.HI.\u2014 Croup ou diphtérie laryngée.De toutes les formes cliniques de la diphtérie, le croup est la plus maligne.La mortalité est de 50% à 60%.Heureusement le vrai croup est rare.Il compte à peu près 10% des cas de diphtérie.C\u2019est aussi une maladie traîtresse qui joue de mauvais tours.Et sa méconnaissance, entraîne des conséquences fatales.En passant, défiez-vous des porteurs de végétations adénoïdes.Ce sont des candidats facilement éligibles à cette maladie.De plus, on serait porté à croire que le croup fait suite aux angines graves.Non.Teln\u2019est paslecas.Il est secondaire aux formes cliniques légères.Le croup primitif n\u2019est pas admis par la plupart des auteurs. 130 LAVAL MÉDICAL Pour vous aider à trouver ce fil d'Ariane dans ce labyrinthe, vous vous rappellerez vos données classiques, à savoir qu'il y a dans l\u2019évolution de la diphtérie laryngée deux phases bien distinctes : une première phase dyspho- nique, et une deuxième dyspnéique.Observez-vous un enfant de 2 à 5 ans, qui, dès le début, a une toux rauque et le timbre de la voix un peu changé.Attention : c\u2019est le larynx qui est pris.Est-ce simplement catarrhal ou diphtérique ?C\u2019est le point à faire.Vite, regardez bien dans la gorge.Si vous trouvez des membranes sur les amygdales, pas de doute, c'est la diphtérie laryngée.Mais, si à première vue, vous ne trouvez pas de membranes, ça devient embarrassant.Votre devoir alors est d'examiner avec grand soin le pharynx et les fosses nasales.Si vous constatez une rhinite ou une pharyngite, c\u2019est très suspect.Afin d'éviter ces surprises, prenez la précaution d'injecter une bonne dose de sérum anti-diphtérique.Et attendez le résultat.Si, à votre visite suivante, votre sujet s'est notablement amélioré, vous êtes moralement certain que c'est simplement une laryngite catarrhale.Mais si, par contre, son état s'est aggravé, c'est de la diphtérie, et votre malade entre dans la phase dyspnéique.C'est qu'alors les membranes couvrent plus ou moins les cordes vocales.Et que constatez-vous alors ?Du tirage, du cornage, une toux rauque, la voix éteinte, avec de temps en temps des crises dramatiques de suffocation.Souvenez-vous que toux rauque et voix éteinte signent la nature diphtérique de la maladie.A suivre : le traitement. 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Am.Jour.of Roent.& Radium, 39 : 393, (mars) 1938.L'herpès, qui n'est qu'un incident pour les uns, est un véritable ennui pour les autres.A ces derniers, Hall consgille la radiothérapie.L'auteur rappelle au lecteur les nombreuses théories étiologiques de l'herpès et semble se rattacher à celle du virus filtrant.Le rapport contient aussi des notions d'anatomie pathologique et une énumération complète des symptômes de l\u2019herpès.Vu l'insuffisance des traitements chimiques, Hall et ses devanciers préconisent la roentgenthérapie.Quinze patients atteints d'herpès labial furent traités par les Rayons X ; quelques-uns avaient plusieurs lésions.Les lésions seules furent traitées, c\u2019est-à-dire qu'on ne s\u2019est pas préoccupé d'irradier les racines nerveuses.Les constantes ont été: 130 K.V., 5 mA, 30 cm.F.P., aucune filtration.Plus de la moitié des malades n'ont reçu qu'une seule dose de 375 «r».Les autres ont reçu des doses décroissantes allant jusqu'à 125 @ r », mais cette dernière quantité de rayonnement s'est montrée insuffisante.Par contre, une dose de 135 « r» filtrée par un millimètre d'aluminium aurait donné d'excellents résultats dans quatre cas.Plus le traitement est précoce, meilleurs sont les résultats.Il n'y a que sept observations rapportées où dans l'ensemble les résultats sont excellents.Léo-R.PayEur.René LERICHE et A.JUNG.\u2014Recherches chimiques et thérapeutiques sur la tétanie.La Presse Médicale, n° 46 : 897, (8 juin) 1938.Les auteurs, à l'occasion de 11 cas de tétanie, dont 8 de tétanie spontanée et 3 de tétanie parathyroprive, étudient le problème chimique er thérapeutique de la maladie. LAVAL MÉDICAL 133 La calcémie ne fut pas trouvée abaissée dans tous les cas et une calcémie normale fut même constatée pendant les crises.Le diagnostic de tétanie pourrait donc être porté même en présence d'une calcémie normale.De plus, il semblerait que l\u2019hypocalcémie soit la règle.Les recherches thérapeutiques furent nombreuses et variées.La calcithérapie fait cesser les crises mais elle peut être inefficace quel que soit le sel de calcium administré et la voie d'introduction.La transplantation d' « os purum » ne modifie ni la calcémie ni la calciurie, ni la gravité de la maladie, mais elle « abolit les crises de tétanie même dans des cas où l'injection de sels de calcium a été sans effet sur les crises ».La sympathectomie cervicale moyenne n'influence pas la calcémie ni la calciurie mais elle a généralement guéri les malades.Après de telles recherches les auteurs concluent que « la tétanie est un syndrome d'insuffisance parathyroïdienne avec manque d'utilisation des réserves calciques » et que le traitement de la tétanie chronique doit être chirurgical.De la Brocquerie FORTIER.Camille LIAN et P.FRUMUSAN.\u2014 Valeur séméiologique du dosage pondéral du fibrinogéne sanguin dans les affections hépato- biliaires.La Presse Médicale, n° 20 : 369, (9 mars) 1938.Des trois albumines que possède le plasma sanguin, sérine, globuline, fibrinogène, ce dernier seul est fabriqué sûrement et presque totalement par le foie.L'hépatectomie et l\u2019anastomose porto-sus-hépatique le font disparaître du sang.Son dosage par la technique de Sassier nécessite 15 c.c.de sang oxalaté recueilli à jeun.Chez le sujet normal la fibrinémie varie entre 4 et 5 grammes au litre.Les recherches de C.et F.ont porté exclusivement sur les affections hépato-biliaires.Voici ce qu'elles ont donné : Les affections qui entraînent une fibrinopénie habituelle sont les cirrhoses de quelque origine qu\u2019elles soient et les ictères du type catarrhal.Ces deux types de lésions comportent une atteinte de la cellule hépatique. LAVAL MÉDICAL La fibrinopénie peut tarder à apparaître, au delà de 15 jours parfois, mais elle apparaît.Les chiffres trouvés par C.et F.oscillaient entre 3.80 et 1.40.Par contre, les affections hépato-biliaires qui s'accompagnent d'une fibrinémie normale ou surélévée sont : les foies cardiaques (exception faite pour la cirrhose cardiaque), les néoplasmes du foie, les ictères par rétention et la spirochétose ictéro-hémorragique.Ces affections ne comportent pas d'atteinte cellulaire.Ou la cellule ne réagit d'aucune façon et la fibrinémie est normale, ou elle réagit par irritation secondaire et le fibrinogène monte dans le sang.L'hyperthermie peut faire varier la fibrinémie.Elle est la seule cause d'erreur dont il faille tenir compte d\u2019une façon absolue.Les résultats de la fibrinémie sont parallèles à ceux des autres épreuves echerchant la valeur des fonctions hépatiques : galactosurie provoquée, etc.Cette épreuve a surtout un intérêt diagnostique.Elle permet d'établir en face d'une affection hépato-biliaire l'existence d\u2019une lésion cellulaire (cirrhose, ictère catarrhal), ou extra-cellulaire (cancer, ictère par rétention).La courbe des dosages permet de constater l\u2019état actuel d'amélioration ou d'évolution de l'affection, mais ne permet en aucune façon d'établir un pronostic.Sylvio LeBroNp.Perk Lee DAVIS et W.-B.STEWART \u2014 De l\u2019emploi du sulfate de benzedrine dans la maladie de Parkinson d\u2019origine encépha- J.A.M.A, 110 : 23 ; 1890, 1938.litique.Les auteurs font une étude complète de soixante-quatorze cas de maladie de Parkinson d'origine encéphalitique.Après un examen neurologique complet de chaque cas, et une analyse détaillée des symptômes, ils administrent le sulfate de benzedrine à la dose de 40 ou 60 mg.selon que la pression artérielle est basse ou élevée.Comme la plupart des auteurs, ils ont obtenu une action nette et uni- forme sur les signes subjectifs v.g.diminution de la fatigabilité et de l'état de somnolence, amélioration dans la lucidité d'esprit, avec sensation de bien-être.Plusieurs furent capables d'assumer des responsabilités qu\u2019ils LAVAL MÉDICAL 135 x n'avaient pu prendre auparavant, d'autres purent commencer à s'alimenter seuls, l\u2019un d'eux qui était au lit depuis deux ans, put commencer à marcher.Les auteurs attachent plus d'importance aux signes objectifs, ce sont les crises oculogyres qui furent le plus influencées.Sur 33 qui présentaient ce signe, chez tous, les attaques furent diminuées dans la fréquence et la durée.Le tremblement et la contracture sont également améliorés dans un grand nombre de cas.Le sulfate de benzedrine par son pouvoir vaso-constricteur amène une élévation de la pression artérielle lorsqu'elle est basse, et fait paradoxal, 1l diminue cette même pression lorsqu'elle est élevée.Un meilleur rendement est obtenu si on associe au sulfate de benzedrine les médicaments de la série belladonée.L.PaTry.James McKENTY.\u2014 Acute cholecystitis.(Cholécystite aiguë.) The Can.Med.Ass.Journ., 38 : 3 ; 236, 1938.Le traitement médical de la cholécystite aiguë donne une mortalité d'environ 5% et est impuissant à calmer les crises douloureuses dans 25% des cas.De plus, les malades qui ont eu une première attaque sont toujours exposés à en faire de nouvelles.La mortalité opératoire des cas opérés précocement n\u2019est que de 2% et le temps d'hospitalisation et la morbidité sont de beaucoup diminués.Les symptômes généraux et la formule leucocytaire ne peuvent renseigner sur l'état pathologique de la vésicule biliaire.L'opération d'urgence semble être aussi importante dans la cholécystite aiguë que dans l\u2019appendicite aiguë.François Ror.Raymond LEIBOVICI.\u2014 Le tannage est le meilleur traitement des brûlures.Journal de Médecine de Paris, 58 : 9 ; 177, (3 mars) 1938.Leibovici traite depuis plusieurs années les brûlés par des pansements au tannin selon la méthode de Davidson.En 1934 il écrivait que cette 136 LAVAL MÉDICAL méthode avait transformé le traitement et le pronostic des brûlures.Son opinion fut, semble-t-il, difficilement acceptée dans les milieux hospitaliers français.Toutefois, depuis le congrès de l'association française de chirurgie en 1937, il est admis que l'application d'urgence d'un pansement gras est formellement contre-indiquée et que le tannage des brûlures doit être pratiqué aussitôt que possible, après une désinfection complète et minutieuse, par la teinture d'iode ou tout autre antiseptique efficace.Si un pansement gras a déjà été appliqué, le tannage est encore possible ; dans ce cas il faut d'abord dégraisser la plaie au savon et à l'éther.L'anesthésie générale est le plus souvent nécessaire.Il existe plusieurs variantes du tannage de la peau ; Leibovici conseille celle de Bettman : Avec un tampon de coton imbibé, on attouche une bonne fois les brûlures avec une solution fraîche d'acide tannique à 5 p.100 et on laisse sécher.Puis de la même manière, on touche avec une solution de nitrate d'argent à 10 p.100.La surface brûlée devient presque instantanément noire et est recouverte d'une croûte qui transforme la plaie suintante en une surface sèche, imperméable à toute exsudation plasmatique et à toute pénétration microbienne.« Ce qui demande de longues heures avec le tannage ordinaire est réalisé en quelques instants.» (Mourgue-Moline, Congrès Ass.Fr.de Chir.) Chez les grands brûlés, la méthode de Bettmann a l'avantage de soulager plus vite les douleurs, de les exposer moins au refroidissement, de donner une croûte plus mince, plus souple et plus vite tombée.En bref, on gagne vingt-quatre à trente-six heures sur le tannage classique.Il y a encore, le « tannage » au violet de gentiane 4 1 p.100, ou au mercuro-chrome à 2 p.100, simplement réalisé en deux jours par 3 à 4 badigeonnages quotidiens répétés.Le vert brillant en solution alcoolique à 1 p.100 est utilisé en U.R.S.S., de même que le permanganate à 5 p.100.Enfin, Leibovici souhaite qu'un fabricant français mette en circulation, comme il en existe ici, une gelée au tannin stable et antiseptique, préparation pratique et peu coûteuse.E.GAUMOND. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 "]
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