Laval médical, 1 octobre 1939, Octobre
[" % Vor.4 No 8 OcCTOBRE 1939 LAVAL MEDICAL BULLETIN DE LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC Rédaction et Administration FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC PERANDICEN - Hormone orchitique de synthèse Propionate de testostérone « CIBA » Le mouvement .d\u2019intérêt considérable qui a été suscité par l\u2019introduction de cette préparation dans la thérapeutique hormonale, en a développé très vite le champ des indications.Le Perandren est indiqué dans : \u2018 ; - Les troubles du développement sexuel.- L'insuffisance tesficulaire.; Co Le prostatisme par hypertrophie avec formation d\u2019un adénome.Les affections chroniques par déficience endocrine.Les mastopathies et certains troubles menstruels.| À ks PRESENTATION ä Ampoules de 1.1.c.c.renfermant 5 mgrms de propionate de testostérone.boîtes de 3, 6 et 50 Ampoules de 1.1.c.c.renfermant 10 mgrms de propionate de testostérone.boites de 3, 6 et 50 Ampoules de 1.1.c.c.renfermant 25 mgrms de propionate de testostérone.boîtes de 3, 6 et 50 IMPORTANT : En raison de la demande toujours grandissante pour le Perandren, les prix de ce produit ont été réduits d\u2019à peu près 20% dès le ler janvier 1939.Compagnie CIBA Limitée, Montréal. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 LAVAL MÉDICAL VOL.4 N°8 OCTOBRE 1939 MEMOIRES ORIGINAUX PNEUMOPATHIE AIGUE ET LEUCEMIE AIGUE (Présentation de malade) par Renaud LEMIEUX Chef du Service de médecine à l'Hôpital du St-Sacrement et Guy DROUIN Assistant à l'Hôpital du Saint-Sacrement La leucémie aiguë est une affection qui n\u2019est pas très fréquente ; par suite de la brusquerie habituelle de son début, il n'est probablement pas moins rare d'avoir l'occasion, dans un milieu hospitalier, d'assister à l'éclosion des manifestations cliniques auxquelles elle donne lieu.C\u2019est ce que nous avons eu la fortune de pouvoir faire au cours de ces dernières semaines, et nous avons pensé qu'il serait peut-être intéressant de vous présenter ce soir le malade qui a été le sujet de cette observation.2 298 LAVAL MÉDICAL Le matin du 27 novembre dernier (1938), au cours de notre visite quotidienne, nous nous trouvons en présence de Monsieur A.R., âgé de 45 ans, qui vient d'être admis dans le service de médecine.Nous voyons qu'il est en position demi-assise et dyspnéique, que ses pommettes sont rouges ; nous remarquons qu'un crachoir a été placé sur sa table et le regard jeté instinctivement sur la fiche suspendue au pied de son lit nous apprend que la température est de 104°3F, que par minute les mouvements respiratoires se succèdent 40 fois et le pouls bat 100 fois.Cette brève inspection nous fait aussitôt prévoir que, comme il arrive souvent à cette période de l'année, nous aurons à traiter une affection aiguë des voies respiratoires.L'interrogatoire et l'examen physique confirment notre - présomption.Par le premier nous apprenons qu'outre la rougeole et la varicelle qu'il a contractées durant son enfance, et un phlegmon de l'aisselle gauche pour le traitement duquel il a séjourné une couple de mois dans le service de chirurgie de cet hôpital vers la fin de l\u2019année 1937, notre malade, qui n\u2019a jamais fait d'abus tabagiques, éthyliques ou médicamenteux, a toujours joui d\u2019une excellente santé.Journalier au pic et à la pelle, 1l a pu accomplir son travail sans éprouver de fatigue à un degré inaccoutumé jusqu'à il y a dix jours.Au cours de l'après-midi du 17 novembre 1l s\u2019est senti un peu frissonnant ; le soir, pour se réchauffer il a bu un peu d'alcool et a pris de l'aspirine.Le lendemain matin, mieux portant, il est retourné au travail qu\u2019il a dû abandonner bientôt par suite de la réapparition des frissons accompagnés cette fois de sensation de fatigue, de courbature et de douleurs thoraciques prédominant à gauche.De retour chez lui il se met au lit et se traite lui- même par les moyens habituellement employés dans les familles : diète légère, laxatifs, sinapismes, alcool, aspirine et sirop.Les signes fonctionnels se limitent à une dyspnée légère, de petits frissons répétés, des douleurs thoraciques bilatérales, une toux sèche qui devient bientôt grasse, modification qui coincide avec l'apparition d'une expectoration jaunâtre, parfois verdâtre, peu collante et pas très abondante.Ce n'est que le 26 novembre, que, se sentant plus fatigué et plus fiévreux, il s'inquiète et demande un médecin qui conseille son transport à l'hôpital.A son entrée, les signes physiques sont assez caractéristiques : l'inspection ne révèle rien de plus que ce que nous avons relaté au début ; à la palpation l'on sent que la transmission des vibrations vocales est diminuée LAVAL MÉDICAL 299 au tiers inférieur postéro-latéral des deux plages pulmonaires, zones qui sont submates à la percussion et où l'on entend de la diminution du murmure vésiculaire, une respiration soufflante, des râles sous-crépitants, et quelques frottements pleuraux.A part la tachycardie et un léger subictère des conjonctives, l'exploration des autres systèmes est négative ; notamment l'abdomen nous paraît souple sur toutes ses régions et le siège d'aucune masse anormale.L'analyse sommaire et l'examen microscopique de l'urine sont normaux.Une radiographie pulmonaire tirée le lendemain indique qu'à droite le S.C.D.est mousse et il y a un fort empâtement de l'image hilaire dans la région inférieure, qu'à gauche existent un foyer d'ombre à contours diffus dans la région moyenne latérale et des taches dans le S.C.D.Afin d'aider notre malade à lutter contre cette pneumopathie aiguë, nous prescrivons un expectorant, l'application de ventouses sèches, des stimulants cardiaques, une diète lacto-fruito-végétarienne, l'absorption de tisanes et boissons abondantes, et comme anti-infectieux général l'injection intramusculaire, les deux premiers jours, d\u2019une ampoule de S.U.P.36, produit chimiothérapique que nous employons presque systématiquement dans ces affections et qui nous donne des résultats très satisfaisants.Pendant trois jours la fièvre oscille entre 103 et 105 degrés, le pouls monte à 120, les signes pulmonaires demeurent les mêmes, la diurèse augmente.Mais alors apparaît un ictère d'intensité moyenne avec décoloration des selles et coloration foncée des urines ; nous pensons qu'il s\u2019agit d\u2019un ictère infectieux et une ampoule de 5 c.c.d'une solution d'urotropine à raison de 0.25 gm.par c.c.est injectée quotidiennement dans une veine.Au bout de trois jours cet incident est terminé et durant ce temps la température a chuté à la normale.L'amélioration indiquée par le degré de la température, la disparition des crépitations pleurales, des râles sous-crépitants et de la respiration soufflante malgré la persistance d'une légère submatité aux bases pulmonaires, la constatation d'un état général apparemment meilleur nous autorise, semble-t-il, à penser que notre malade entre définitivement en convalescence.Mais ce n'est qu'une fausse joie : après quelques jours la fièvre se rallume, oscille entre 99.3 et 101.2 et atteint même 103, la sensation de fatigue et la dyspnée reparaissent, sur une zone en bande à la partie moyenne postéro- latérale de l'hémithorax gauche l'auscultation permet d'entendre des frotte- 300 LAVAL MEDICAL ments pleuraux ; l'expectoration qui était presque tarie devient un peu plus abondante et prend les caractères des crachats muco-purulents dans lesquels il y a prédominance de pneumocoques, sans bacilles de Koch.Sur une nouvelle radiographie nous voyons qu'à la partie moyenne de la plage gauche existe une opacité linéaire correspondant à la scissure et que le reste des plages pulmonaires est normal.Le malade est alors de nouveau soumis au traitement qui avait été en partie abandonné, et de plus nous demandons à l'otologiste de venir le voir pour une otite externe droite qui débute.Les symptômes respiratoires, fonctionnels et physiques, disparaissent graduellement, le 13 décembre la température est revenue à la normale et s\u2019y maintient.Une seconde fois nous croyons que Monsieur À.R.qui, en somme, a fait une congestion pleuro-pulmonaire active, est sur le chemin de la guérison complète ; une autre surprise nous Était réservée.Après quelques jours d\u2019'apyrexie, frappés par la grande pâleur de notre patient, nous demandons au Dr Morin, le 17 décembre, de pratiquer un examen sanguin ; le même jour il nous communique le résultat suivant : Numération globulaire : Globulesrouges.2,200,000 Globules blancs.276,000 Hémoglobine (Sahl).54% Valeur globulaire.1.2 Formule leucocytaire : Polynucléaires neutrophiles.\u2026.Rares Lymphocytes.85% Lymphoblastes.Quelques Diagnostic hématologique : Leucémie lymphoide typique.Nous ne nous y attendions pas ; l'absence de phénomènes bucco- pharyngés avec aspect pseudo-scorbutique, de troubles hémorragiques, de déformation d\u2019une région cervicale ou sous-maxillaire a été cause que nous n'avons pas pensé à la leucémie aiguë ou à la leucémie lymphoïde ; nous ne croyions avoir affaire qu'à une anémie secondaire intense.Pourtant un examen somatique nous aurait permis de constater les signes physiques de la leucémie lymphoïde : bord inférieur de la rate abaissé à quatre travers de doigt sous les fausses côtes gauches, celui du foie à deux travers de doigt sous les fausses côtes droites, présence aux régions latéro & 3 ® lu E tsge a E m À 3 a :$ W » W RAN 37 i 2 x a) ss re oy Si po 2% APES = 3 teste 2 BBE on => SOCIÉTÉ D'EXPA RENE tons A es: ve 2 i AR 2 \u20ac i hE a = iF.2 7 57 iy Le 2 ss x 2 ed 28105 A >, 23 257 ANIL \\ Wu 2 Ft \u201cce 2 # 917 RUE CHERRIER a < * = v WE i a Xe etre se as moe 5 oe ret og Bis $ ap oN LP x; AEE ps ie Le = £ 2e a 5 i = As A ns 2 ce Bee vi RE at 5 A = Mc 2 i eS 3 = MONTRÉAL » : 2 FEY Ga Le o EY HARMACEUTIQUE > ok = gre ARE cs a, Sev g INC.LA : Messieurs les médecins, la Laiterie \u201cLAVAL\u201d est la seule laiterie a Québec ou vous pouvez obtenir le \u201c\u201cYoghourt\u201d\u2019 Laiterie \u201cLAVAL\u201d enr\u2019g pourvoyeurs de la \u201c Goutte de lait \u201d et de la Crèche St-Vincent-de-Paul.237, 4ième Avenue, Limoilou | Téléphone 4-3551 \u2014 18 \u2014 Tag LAVAL MEDICAL 301 multiples, disposées en chapelet, de consistance plutôt molle, indolores, non adhérentes ; la plus grosse d'entre elles siégeait à l'aisselle gauche et son volume était égal à celui d\u2019un noyau de pêche.Les téguments étaient d\u2019une \u2018grande pâleur, les muqueuses décolorées, le malade faible et anorexique, et son poids diminué d\u2019une vingtaine de livres.Les examens sanguins complémentaires nous ont fourni les résultats suivants : nombre des plaquettes sanguines augmenté à 450,000 ; signe du lacet positif ; temps de saignement normal : 614 min.; temps de coagulation normal : 414 min.; sédimentation des globules rouges accélérée : 20 mm.après 1 heure, 45 mm., après 2 hrs, 60 mm., après 3 hrs, 160 mm., après 24 hrs.; résistance globulaire à peu près normale : 4 p.1000 ; azotémie normale : 0,35 p.1000 ; cholestérinémie normale : 0.95 p.1000 ; uricémie normale : 0.035 p.1000 ; rétraction normale du caillot.L'étiologie de la leucémie aiguë est la même et tout aussi obscure que celle des leucémies chroniques.La syphilis ne semble pas avoir Été incriminée, d\u2019ailleurs les réactions de Wassermann et de Kahn sont négatives dans le sang de notre malade.Le rôle de la tuberculose a été mis en cause par certains auteurs : dans les antécédents familiaux de Monsieur À.R., nous relevons que son père et une de ses filles sont décédés à la suite de pleurésie chronique, mais nous avons vu qu'il a un passé pathologique indemne de toute affection bacillaire et que ses crachats ne contenaient pas de bacilles de Koch.Sternberg et Lesné ont observé quelques cas de leucémie aiguë peu de temps après une maladie contagieuse de l'enfance.Dans notre cas, le syndrome leucémique a suivi de si près la congestion pleuro-pulmonaire que nous ne croyons pas devoir établir entre les deux une relation de cause à effet : nous sommes plutôt d'avis que l'affection aiguë respiratoire a coïncidé avec la phase latente d\u2019une leucémie lymphoide qui sans elle n'aurait peut-être pas évolué d'une façon aiguë.Dès que nous avons connu les chiffres de l'hémogramme, le Dr Perron, à notre demande, a soumis notre patient à une série de traitements radio- thérapiques ; les séances ont eu lieu tous les quatre jours à des doses d'environ 500 R (Solomon) ; la rate, le foie, les muscles fessiers ont été successivement les champs d'irradiation.Après le quatrième traitement, la formule sanguine s\u2019est très améliorée : 302 LAVAL MÉDICAL Numération globulaire : Globules rouges.3,400,000 Globules blancs.122,000 Hémoglobine (Sahli).62% Valeur globulaire.0.9 Formule leucocytaire : Polynucléaires neutrophiles.14% Lymphocytes.86% Par contre, le volume de la rate, du foie et des ganglions lymphatiques n'a pas bougé, seul l\u2019état général semble meilleur.Aprés trois autres traitements, soit le 12 janvier, un nouvel examen du sang est fait : le nombre des globules rouges est diminué à 2,600,000 et celui des globules blancs à 5,250, le taux des polynucléaires neutrophiles est de 28%, celui des grands mononucléaires de 4% et celui des lymphocytes de 68%.Le Dr Perron est averti et suspend les traitements; contre l'anémie persistante nous prescrivons une injection quotidienne intramusculaire de foie de veau concentré et l'administration orale de protoxalate de fer.Malgré cette thérapeutique, huit jours plus tard, l'examen du sang indique que le nombre des globules rouges diminue, il est à 2,240,000 ; les globules blancs suivant l'exemple, ils sont comptés 3,750, le taux des polynucléaires baisse à 14% et celui des lymphocytes monte à 82%, il y a 2 lym- phoblastes et 3 monoblastes.Nous craignons que notre malade ne soit maintenant aux prises avec l'agranulocytose, d'autant plus que l'apparition de tuméfactions ganglionnaires de la région sous-maxillaire droite s\u2019accompagne de douleur à la gorge et de la présence à la base de l'amygdale droite d'une ulcération qui, cependant, n\u2019a pas les caractères de l'angine agranu- locytaire d'après le Dr Frenette.Notre malade reçoit alors à deux reprises 100 c.c .de sang placentaire citraté qui produit un bon effet sur les globules rouges tandis que l'arrêt de l'action leucolytique des rayons X permet aux globules blancs d'augmenter leur nombre.En effet, le 26 janvier les globules rouges n'ont pas continué de diminuer et les globules blancs sont 12,500, mais le taux des polynucléaires tombe à 4% et celui des lymphocytes atteint 89%, les mononucléaires complètent la formule leucocytaire.La formule qui a été comptée le 30 janvier nous rassure : Globules rouges.Ce 3,600,000 Globules blancs.LL LL LL a 33,750 Polynucléaires.a eee Aa 24% Lymphocytes.11212002 000 LL a aa aa ae 74% LAVAL MÉDICAL 303 Aujourd'hui le nombre des globules rouges est de 1,690,000, celui des globules blancs de 28,500, le taux d'hémoglobine de 26%, la valeur globulaire de 1.2 ; la formule leucocytaire est partagée entre les polynucléaires 10% et les lymphocytes 90%.Notre malade a un teint subictérique, ses muqueuses ne se sont pas recolorées, il nous dit se sentir un peu mieux, mais son poids n\u2019en fournit pas de preuve.Ce n'est que depuis la suppression des traitements radiothérapiques que les organes hématopoiétiques ont diminué de volume : le bord inférieur de la rate n'est plus qu\u2019à un travers de doigt sous les fausses côtes gauches, celui du foie est au niveau de la dernière fausse côte droite, quelques ganglions ne sont plus palpables, le volume des autres est considérablement diminué.A la région précordiale l'on entend un souffle systolique doux, dont le maximum d'intensité est à la région mésocar- diaque et qui ne se propage pas vers l'aisselle gauche ou les vaisseaux du cou (souffle anémique), le choc de la pointe du cœur est senti à l'endroit normal.Au point où nous en sommes, nous croyons préférable de limiter notre action thérapeutique vis-à-vis des globules rouges en continuant Jes transfusions, les injections de foie de veau et la médication ferrique ; étant donné la grande instabilité de l'état sanguin, nous n'osons pas nous attaquer de nouveau aux globules blancs.En vue d'obtenir une action leucolytique, les thérapeutes se sont adressés tour à tour aux agents physiques, chimiques, biologiques et bactériologiques.Les uns se sont montrés d'une efficacité douteuse et pour le moins très inconstante, les autres se sont révélés plus actifs, mais l'on s\u2019est vite rendu compte que leur emploi n'était pas exempt de tout danger.Le benzène et les rayons X sont actuellement les plus employés : le premier a l'avantage de pouvoir être administré par voie buccale et par conséquent prescrit dans les endroits éloignés des centres hospitaliers, le second demeure le plus connu et le plus expérimenté.Les deux peuvent conduire à l'agranulocytose, c'est pourquoi il ne faut pas manquer de suivre de près avec la formule sanguine le résultat de leur action.Il est impossible de prévoir avec quelle rapidité l'organisme réagira à ces traitements, la fcrmule sanguine ne nous renseigne que sur le nombre des éléments sanguins, en aucune façon sur leur principe vital.L'observation que nous avons cru intéressant de vous rapporter ce soir prouve une fois de plus qu'il faut être très prudent au cours du traitement des leucémies. 304 LAVAL MÉDICAL BIBLIOGRAPHIE M.AsseLsTINE.Acute monocytic and lymphatic leukaemia.Canadian Medical Journal, p.174, fév.1932.Charles AuBErTIN.La Médication leucolytique, in Trairé de thérapeutique médicale, Loeper.Masson & Cie, 1933.A.Crerc.Maladies du Sang.Nouveau traité de médecine.Masson, 1927.GOLDHAMER.Agranulocytosis.Archives of Internal Medicine, 59 : 1104, 1937.J.GuérarD et R.Lessarm.Laval Médical, 1 : 3 ; 92, 1936.KirkLAND.Acute lymphatic leukaemia.Canadian Medical Journal, p.1500, 1936.Sylvio LeBronp.Anémie avec hypoleucémie d'origine benzolique.Laval Médical, 2 : 1 ; 4, 1937.R.Leturre.Les agranulocytoses.La Presse Médicale, n° 51, p.1027, 1935.JULLIARD.Agranulocytose et leucémie à monocytes.Archives des Maladies du Cœur et des Vaisseaux, mai 1935.E.Morin, R.Lemieux, S.LEBLonD.Syndrôme leucémique au cours d'un lymphosarcôme du médiastin.Laval Médical, L : 1 ; 24, 1936.G.PaisseaU, J.FENOIs et J.GAUTHIER.Leucémie aiguë avec chlorome et agranulocytose.Bul.Soc.Méd.Hôp.Paris, n° 25, 1938.André Pricuer.Données nouvelles sur l'étiologie et le traitement de l\u2019agranulocytose.La Presse Médicale, n° S1, p.1027, 1935.O\u2019Brien.Roentgenotherapy in lymphatic leukaemia.Amer.Med.Jour.107 : 1 ; 2023, 1936.Paul Savy.Traité de thérapeutique clinique.Tome II, Masson, 1938.Wrir et BLocu.Maladies du Sang et des Organes hématopoiétiques.Bezangon, Pathologie Médicale.Il D.- Nod ES 1S] >.Ko nm ND je \u201cRÉGULATEUR DE LA EC es y OALORf MDN je CIRCULATION VEINEUSE \" TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE - LABORATOIRES MIDY, PARIS 2 à 6 comprimés par jour 2 5 RGEC = J = = (S) Agents pour le Canada : VINANT Limitée - 533, Rue Bonsecours - MONTREAL A M ] D A L ENTERITES AIGUES FERMENTATIONS AUTO-INTOXICATIONS poudre - cachets - comprimés - dragées.DIARRHEES » HYPEREXCITABILITE NERVEUSE S E D H 0 R M 0 N E INSOMNIE \u2014 ANXIETE dragées et suppositoires.Grands Syndromes d\u2019excitation Une a six dragées ou \u2014_ un a trois suppositoires par jour.EPILEPSIE \u2014 ENURESIE GENOSTHENIQUES =: CONVALESCENCE granules \u2014 gouttes \u2014 ampoules.Laboratoires AMIDO, A.Beaugonin, Pharmacien, PARIS Agents pour le Canada : VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTREAL. 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LAVAL MÉDICAL 307 L'histoire de la maladie n\u2019est pas celle du rhumatisme articulaire aigu passé à l'état chronique.De plus, il n\u2019y a rien d\u2019anormal au cœur et la fibrinémie est de 4.06 00.Radiographie montrant des opacités aux régions sus et sous-claviculaires droites et à la région sus-clavi- culaire gauche.II ne peut pas être question d'une origine diathésique ; ce n'est pas ainsi qu'évolue le rhumatisme goutteux et les recherches du laboratoire ont indiqué une uricémie de Ogr.045 °/0o- Ce qui arrête surtout l'esprit c'est la possibilité d'infections focales.Mais, les dents ne sont pas cariées ; il n'y a pas de pyorrhée alvéolo-dentaire et les radiographies des dents ne montrent pas d'images anormales.Il n\u2019y a rien à signaler à l'examen de la gorge, de l'abdomen et des reins.Je rappelle que c'est la crainte de la tuberculose pulmonaire qui conduisit le malade à l'Hôpital Laval.Il ne tousse pas, ne crache pas et n'a pas eu 308 LAVAL MÉDICAL d'hémoptysies.Mais, il a maigri de 35 livres environ depuis 3 ans et l'histoire de famille est riche en tuberculose.L'examen permet d'entendre une respiration saccadée à la région sous- claviculaire droite : il n'y a pas de souffle, de craquements, de modifications de la sonorité.La radiographie, ainsi qu'en bien d'autres cas, apporte son cortège impressionnant de renseignements.Elle montre que les doutes du patient étaient justifiés : les deux sommets sont voilés par des opacités diffuses.La recherche des bacilles de Koch dans le liquide gastrique est positive.Mon rhumatisant chronique est un tuberculeux pulmonaire.Existe-t-il un lien entre ces deux maladies ?Le rhumatisme est-il d'origine tuberculeuse ?Est-ce à l'occasion de rhumatisme non tuberculeux que la tuberculose s'est développée ?Toutes ces hypothèses me paraissent plausibles.Je sais bien que la tuberculose de mon malade est peu avancée et qu'elle n'a pas les caractères d'une bacillose qui aurait débuté 11 y a au moins sept ans avant le commencement des douleurs articulaires.Je sais aussi que le rhumatisme chronique fait souvent le lit à la tuberculose.Et, cependant, j'incline à croire que c'est l'infection bacillaire qui fut la cause première de l'affection rhumatismale.Vivant dans une famille de tuberculeux, le patient a sûrement fait assez tôt sa primo-infection.Porteur de foyers tuberculeux 1l a pu facilement déverser dans son organisme des microbes ou des toxines bacillaires causant ainsi le rhumatisme.Ce rhumatisme évoluant lentement chez un sujet tuberculisé, de faible résistance, a préparé le terrain au réveil de la tuberculose, à l'âge adulte.Le traitement que j'ai tenté a consisté alternativement en électrothérapie, en injections de sels de calcium, de sels d'or et en ingestion d'iode.Aucun de ces moyens thérapeutiques n'a donné de résultats intéressants.Seule, je le crois, l'évolution favorable de la tuberculose pourrait influencer le rhumatisme.Mais, après trois mois d'observation, j'ai l'impression que la tuberculose pulmonaire, malgré la cure hygiéno-diététique, se développa facilement chez un malade qui a un mauvais état général et dont les forces ont 4 été minées par une affection rhumatismale longue et douloureuse. Chimiothérapie des affections bactériennes ASTREPTINE 'MEURICE\u201d (SULFANILAMIDE) COMPRIMES \u2014 AMPOULES INJECTABLES (POUR LE MUSCLE ET LA VEINE) ONGUENT UNION CHIMIQUE BELGE S.A.REPRESENTANT POUR LE CANADA : DIVISION PRODUITS @ G.GRAVET, 431, RUE DE MALINES PHARMACEUTIQUES \"MEURICE\u201d MONTREAL.\u2014 TELEPH.PLATEAU 7005 ASTREPTINE Printed in Belgium POSE ra alll PERTE £3 TET trier AZ IR ¥_, + yrs hd ss Meurice (ACIDE DIETHYLAMIDE PYRIDINE g CARBONIQUE) STIMULANT CARDIO-RESPIRATOIRE EN AMPOULES INJECTABLES ET EN GOUTTE UNION CHIMIQUE BELGE S.A.REPRESENTANT POUR LE CANADA DIVISION PRODUITS eR G.GRAVET, 431, RUE DE MALINESY PHARMACEUTIQUES \u201dMEURICE\u201d MONTREAL.\u2014 TELEPH.PLATEAU 7005 LES OSTÉOPATHIES SYPHILITIQUES EN CLINIQUE INFANTILE par Donat LAPOINTE Chef de service à la Clinique infantile de la Crèche St-V incent de Paul Les lésions osseuses, pour être très fréquentes chez les nourrissons atteints de syphilis congénitale, sont loin de constituer toujours un ensemble symptômatique susceptible d'attirer l'attention du clinicien.Les deux observations qui vont suivre, en outre d'offrir des tableaux cliniques classiques de syphilis osseuse serviront à étayer quelques considérations d'ordre sérologique, diagnostique, physio-pathologique et thérapeutique.PREMIÈRE OBSERVATION Léontine est née au huitième mois de la grossesse, le 19 janvier 1939, au cours d'un accouchement normal.Le poids à la naissance est de 6 livres 2 onces.La mère âgée de 41 ans a été accouchée 2 jours après son arrivée à la Miséricorde.C\u2019est une femme mariée, mère de 14 enfants dont 8 légitimes et 6 illégitimes.Nous savons que le B.W.était positif 1l y a déjà plusieurs années.Aucun des enfants nous est connu excepté le dernier des illégitimes.La mère a-t-elle déjà été soumise à un traitement antisyphilitique ?Nous n'avons pu le savoir.Dès les premiers jours après la naissance, l'alimentation de cette enfant est difficile.Il s'ensuit que la croissance ne s'amorce pas facilement.3 310 LAVAL MÉDICAL Le 27 février, quarante jours après la naissance, on nous présente l'enfant parce que depuis 10 à 15 jours elle pleure beaucoup et semble souffrante.Les nuits sont mauvaises, le sommeil est souvent entrecoupé par des périodes de veille pendant lesquelles l'enfant ne cesse de se plaindre et de pleurer.De plus la garde-malade nous signale une impotence relative du membre supérieur droit.Nous nous trouvons en présence d'une enfant maigre dont la température est normale.Les membres supérieurs sont contracturés, et la moindre tentative de mobilisation provoque des cris très violents.A droite l'impotence est remarquable tandis qu'à gauche elle n'existe pratiquement pas.Deux jours plus tard nous notons que les zones du cartilage de conjugaison à l'extrémité distale des deux humérus sont gonflées.L'impotence des membres supérieurs est devenue presque complète.Les membres inférieurs, par contre, sont indemnes.A part une calvitie frontale très caractéristique constatée 15 jours après la naissance ainsi qu'un coryza sanguinolent bilatéral dont les sécrétions ne contiennent pas de bacille de Loeffler, l'examen somatique est silencieux, le B.W.est négatif.Un traitement d'attaque par le stovarsol fut mal toléré, nous avons dû revenir aux frictions mercurielles.Les cheveux repoussent et la calvitie frontale est maintenant complètement réparée.Quant au coryza, il s'est atténué graduellement et les sécrétions nasales sont complètement taries après un mois de traitement.DEUXIÈME OBSERVATION Camélia est née à huit mois, le 15 juillet 1938.Le poids à la naissance est de 6 livres 8 onces.La mère, âgée de 23 ans, atteinte d'arthrite gonococci- que du genou accouche 5 jours après son entrée à la Miséricorde.C'est son deuxième enfant illégitime.Les réactions sérologiques sont positives dans le sang de la mère.Nous ne connaissons pas la date de la contamination mais nous savons qu'elle n'a jamais fait soigner sa syphilis.Pendant les six premiers mois, la croissance de cette enfant s'est trouvée souvent entravée par des poussées infectieuses du côté des voies respiratoires et des troubles digestifs.La garde nous présente ce nourrisson à l'âge de 4 mois.Elle a remarqué que les doigts et les jambes sont gonflés. LAVAL MÉDICAL 311 Nous constatons que les os des jambes, des cuisses et des bras sont nettement augmentés de volume.Les doigts ont un aspect fusiforme.De plus il existe des fissures labiables et un coryza sanguinolent.L'examen bactériologique des sécrétions nasales décèle une flore microbienne banale qui ne contient pas de Loeffler.Il n'y a aucune lésion ni viscérale ni pariétale.Les examens sérologiques chez cette enfant sont positifs.Sur les images radiographiques nous voyons des modifications très poussées de la coque osseuse des os longs.Une gangue très épaisse constituée par des stratifications multiples recouvre la corticale de tous les os d'origine cartilagineuse.À l'extrémité supérieure de la diaphyse des deux tibias on remarque de larges zones de raréfaction osseuse.Le stovarsol est d'abord employé pendant 6 semaines consécutives.Nous continuons ensuite le traitement par des frictions mercurielles.Voilà donc deux enfants chez lesquelles les signes cliniques et les réactions sérologiques positives chez la mère font la preuve d'une syphilis héréditaire indiscutable.Il est à remarquer cependant que chez le premier enfant le B.W.est négatif tandis qu'il est positif chez le deuxième.A quoi cela tient-il ?Dans la première observation nous voyons que l'enfant est issue d'une mère dont la contamination par le spirochète remonte à plusieurs années.La mère a peut-être suivi irrégulièrement un traitement antisyphilitique mais nous n'en savons rien.Dans la deuxième observation la mère n'a pas eu de traitement.Elle est jeune et il y a bien des chances que la syphilis qu'elle a transmise à son deuxième enfant ait été contractée il n'y a pas très longtemps.Ce qui expliquerait la négativité du B.W.dans la première observation c'est que cette enfant a hérité d'une syphilis maternelle ancienne.Dans la deuxième observation le B.W.est revenu positif parce que l'enfant a subi, sans aucun doute une contamination plus massive d'un spirochète peut- être plus virulent du fait que la syphilis maternelle récente n'a pas été traitée.La plupart des enfants qui sont hospitalisés ici nous viennent de la Miséricorde où l'on reçoit les filles-mères au sixième mois de leur grossesse.Lorsqu'elles sont syphilitiques, elles reçoivent un traitement régulier jusqu'à la fin de leur gestation.Il s'ensuit que la contamination du fœtus qui se fait presque toujours par voie transplacentaire au cinquième mois de la vie intra-utérine est beaucoup moins importante.En fait les enfants des 312 LAVAL MÉDICAL mères ainsi traités pendant trois mois montrent presque toujours des réactions sérologiques négatives ; bien qu'un certain nombre d'entre eux peuvent présenter quand même des signes cliniques évidents de spécificité.Mais la plupart de ces hérédos à B.W.négatif extériorisent peu ou pas du tout leur syphilis.L'ostéochondrite est bien souvent plus camoufflée que celle que l'on retrouve dans la première observation.Un hérédo peu contaminé peut fort bien faire une ostéochondrite presque latente dont le seul symptôme sera une douleur traduite par des cris persistants, mais fort heureusement pour le clinicien, d'autres symptômes comme une anorexie tenace et quelques vomissements se surajoutent et éclairent le diagnostic.Chez notre deuxième malade, la périostite est remarquablement accentuée pour un nourrisson de cet âge.Au premier examen le simple palper était suffisant pour rendre compte de l'importance du gonflement des os longs.En général, à cet âge la périostite syphilitique peut être soupçonnée ; on peut la voir grâce à des clichés radiographiques, mais 1l est exceptionnel qu'on puisse la découvrir par la seule palpation.Dans les deux observations nous avons noté un coryza sanguinolent.C'est un signe qui, par sa fréquence doit retenir l'attention et orienter vers un diagnostic de syphilis lorsque l'on a éliminé la possibilité de la diphtérie nasale.Chez tout enfant âgé de quinze jours à deux mois, des cris anormaux par leur force et leur persistance doivent éveiller l'attention et si à ces cris perçants s'ajoutent des symptômes tels que des vomissements, de l\u2019anorexie et une hypotrophie tenace, il ne faut plus hésiter à faire un B.W.non pas à l\u2019enfant mais à la mère ou au père.Lorsque le coryza sanguinolent non diphtérique vient compléter le tableau clinique le B.W.devient beaucoup moins important.Un traitement d'épreuve par les frictions mercurielles s'impose et doit être mis en œuvre immédiatement.Chez un enfant de 5 à 8 mois si les moindres signes viscéraux ou pariétaux laissent soupçonner l\u2019hérédo-syphilis il faut faire un B.W.à la mère et prendre une radiographie des os longs afin de déceler une périostite qui ne manque presque jamais à cet âge chez tout nourrisson syphilitique.En clinique infantile, les lésions syphilitiques des os longs s'observent avec une particulière fréquence pour des raisons faciles à comprendre.La ii ok IQUEUR duor LAVILLE \u201cL\u2019ANTIGOUTTEUX\u201d Composition : À base de quinium, colocynthis et des principes actifs de convalleria maialis, gentiana, scilla, hermodactylus et fraxinus excelsior : vin médicamenteux concentré.Mode d\u2019Action : Facilite la dissolution et l'élimination des Tophi.Provoque une augmentation de l\u2019excrétion urique.Elle est essentiellement sédative de la douleur.f Crise Violente, 1 cuil.à café, 2 heures avant les repas ou 4 heures après.Posologie : 4 Crise Modérée, 1 cuil.à café le matin à jeun pendant 3 jours.| Dose Préventive, 4 cuil.à café le matin à jeun.La LIQUEUR du Dr LAVILLE se présente aussi en flacon de 150 pilules.SOLUTION de salicylate de Soude du Docteur CLIN Sel cristallisé blanc, d\u2019une pureté chimique absolue, assure l'efficacité du traitement salicylé, par voie buccale ou par voie veineuse, sans jamais produire \u2018\u2019 DE PHÉNOMÈNES D\u2018INTOLÉRANCE \u201d.Dosage rigoureux (2 gr.par cuillerée à soupe).RHUMATISME ARTHRITISME SCIATIQUE LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents pour le Canada : VINANT Ltée, 533, rue Bonsecours, MONTRÉAL.\u2014 21 \u2014 L'HORMONE GONADOTROPHIQUE DU CHORION \\\\A.P.L.\u201d\u2019 EST STANDARDISÉE MAINTENANT EN UNITÉS INTERNATIONALES L'A.P.L.est la préparation hormonale de choix parce que \u2014 (1) Sa teneur est stable \u2014 la méthode de titrage biologique suivie est exceptionnellement juste.Endocrinology, 22:583, mai 1938.(2) Son mérite thérapeutique est reconnu \u2014 de nombreuses observations cliniques ont prouvé sa valeur dans le traitement de la méno-métrorragie, de l'ectopie testiculaire et de l\u2019hypogénitalisme.(3) Les injections sont indolores \u2014 un point important dans le traitement des enfants et des conditions nécessitant des doses élevées.(4) Son coût est modique \u2014 le traitement n\u2019entraîne pas des déboursés onéreux au patient.\" A.P.L.\" No 488 \u2014 100 unités internationales au c.c.Présentation : Flacons de 10 c.c.AYERST, McKENNA & HARRISON Limitée Biologistes et Pharmaciens MONTREAL CANADA \u2014 929 LAVAL MÉDICAL 313 croissance très rapide des os d'origine cartilagineuse commande une activité physiologique très intense qui ne peut être assurée que par une vascularisation très riche.Ces conditions favorisent un apport si abondant de tréponèmes du côté de ces os que ceux-ci sont rapidement le siège de manifestations cliniques d'autant plus nettes et impressionnantes que l'infection sanguine est plus importante.Ici dans notre milieu, le traitement de la syphilis devient facile car tous les hérédos sont hospitalisés jusqu'à l'âge de 4 ans.Pas un seul n'est placé dans un milieu familial avant cet âge ; bien plus, lorsque certaines familles désirent absolument adopter un de ces sujets syphilitiques, elles sont mises au courant de la tare héréditaire.Dans la pratique privée, surtout dans les cas de*syphilis frustes, les difficultés de faire un traitement efficace et prolongé sont considérables ; il arrive malheureusement trop souvent que les parents se refusent à vouloir comprendre l'importance et la nécessité du traitement pour eux et pour leurs enfants.Dans de telles conditions dans l'intérêt des malades et de la société, le médecin doit prescrire le traitement le plus simple et s'efforcer de garder un contrôle aussi longtemps que possible.sur ces malades.Pour notre part nous employons, au début du traitement, le stovarsol que nous prescrivons comme suit : lère semaine 0.05 ctges 1 fois par jour.2ème semaine 0.05 ctges 2 fois par jour.3ème semaine 0.05 ctges 3 fois par jour.4ème semaine 0.05 ctges 4 fois par jour.Sème semaine 0.05 ctges 3 fois par jour.6ème semaine 0.05 ctges 4 fois par jour.Puis nous continuons en utilisant l'onguent napolitain en frictions : lère année 10 frictions par mois.2ème année 15 frictions à tous les deux mois.3ème année 15 frictions à tous les trois mois.4ème année 15 frictions à tous les quatre mois.Nous n'abandonnons le traitement que lorsque le B.W.est revenu négatif 2 fois et lorsqu'il n'existe plus de signes cliniques depuis au moins 2 ans. SODOKU par E.GAUMOND Chef de clinique à I\u2019 Hétel-Dien Le sodoku, comme son nom semble l'indiquer, serait une maladie exotique particulièrement fréquente en Chine et au Japon d'où nous vient son nom (japonais.so, rat ; doku, poison).Il n\u2019est pas rare toutefois de le rencontrer en Europe et même en Amérique.Ici même, au Canada, quelques cas ont été rapportés, particulièrement à Montréal, et, si nos renseignements sont exacts c'est le deuxième cas connu à Québec.Le sodoku ou fièvre par morsure de rat est dû à un spirochète découvert en 1915 par Futaki, Takaki, Taniguchi, Ottawara et Tamura.Ce spirochète dénommé par Dujarric de la Rivière Spirocheta Japonica se trouve chez l\u2019homme dans les lésions cutanées, dans les ganglions et dans le sang.C\u2019est un spirochète tantôt long 8 à 10 mu, tantôt court 2 à 5 mu, assez épais, portant deux à six tours de spire et mobile.Il présente une flagelle à chaque extrémité.Sur les frottis du chancre initial la recherche du spirochète est souvent infructueuse de même que dans les ganglions.Il y aurait plus de chance de le trouver dans le sang prélevé au moment des accès fébriles.La maladie chez l'homme se développe toujours à la suite d'une morsure accidentelle par les rats.Le spirocheta japonica paraît déterminer chez le rat, à l'état spontané, une véritable gingivite ce qui explique la contamination de l'homme par la morsure de l'animal. LAVAL MÉDICAL 315 Le diagnostic clinique est assez facile : chancre d'inoculation à l'endroit de la morsure, pyrexie particulière et très souvent éruption locale ou généralisée.Le pronostic est bon dans les formes légères mais dans la forme rénale avec albuminurie il serait grave.Cette néphrite conduirait à une terminaison fatale dans 10% des cas, au Japon.Le novarsénobenzol en est le médicament spécifique et son action est très rapide.Mme J.A.M., 51 ans, résidant à Québec, est admise dans le service de Dermatologie le ler avril 1937.I n\u2019y a rien de particulier à noter dans ses antécédents héréditaires et personnels, et voici ce que la malade nous raconte.Le 21 mars alors qu'elle dormait depuis quelque temps déjà, elle est brusquement réveillée par une sensation de pincement sur le bout du nez. 316 LAVAL MÉDICAL Elle aperçoit au même moment un rat sur son oreiller et constate qu'elle vient d'être mordue par le même rat.Le lendemain matin, Mme J.A.M, voit sur son nez l'empreinte des dents mais sans perte de substance appréciable.Du 21 au 28 les légères plaies à l'endroit de la morsure semblaient vouloir guérir rapidement sous l'effet de pansements humides au permanganate.Ce jour même du 28 la malade remarque que la plaie s'agrandit, se gonfle et constate une adénopathie sous-maxillaire.Elle éprouve en même temps certains malaises qui lui font croire à la grippe, se sentant fiévreuse et courbaturée.A son entrée à l'hôpital, le ler avril, on constate sur le côté droit et au bout du nez une plaque rouge foncé de la dimension d'un 25 sous environ.Cette plaque a une consistance dure, cartonnée et on peut voir en son centre deux petites croûtes distantes l'une de l'autre de un centimètre et demi, croûtes qui laissent croire que c'est à ces deux endroits que les dents du rat sont venues en contact avec la peau.On remarque en même temps un oedème de la région sous-maxillaire avec un ganglion dur mais non douloureux.L'oedème remonte jusqu'à la paupière supérieure droite.Aucune tache éruptive sur la peau.La fièvre qui a l'entrée est à 101 F est à 102.4 le soir.La malade se sent fatiguée, est somnolente et accuse de la céphalée.Un prélèvement est fait sous les deux croûtes de la plaque du nez, prélèvement d'une sérosité sanguinolente sans pus.L'examen de ce frottis au laboratoire ne révèle pas la présence du spirocheta japonica.Un pansement au sérum physiologique est appliqué sur le nez.Le 2 avril la température le matin est à 101 et le soir à 99 F.L'oedème est encore marqué, la malade est somnolente mais la céphalée est moindre.Les pansements au sérum sont continués.Un second prélèvement est fait en appuyant seulement deux lames sur une plaque de même dimension qu'au début et suintant encore de la sérosité et un peu de sang.Le résultat de cet examen est encore négatif de même qu'une recherche de spirochètes dans les urines.Les jours suivants la température se maintient sensiblement normale, l\u2019oedème disparait, la malade est plus éveillée et se sent mieux.La plaie du nez est en voie de cicatrisation, desquame, mais n'est pas complètement disparue alors que le 9 avril, dans la nuit, la malade fait un DANS L/INSUFFISANCE HORMONALE MASCULINE ORETON (Proprionate de testostérone) HYPERTROPHIE PROSTATIQUE BÉNIGNE.Les malades éprouvent un soulagement des symptômes accompagnés de mictions difficiles et de rétention, ainsi qu\u2019une amélioration remarquable de l\u2019état émotif et mental.VIEILLARDS.\u201c\u2018 Oreton \u201d\u2019 a prouvé son efficacité d\u2019action en fournissant une sensation de bien-être et un renouveau de vigueur.Les symptômes vaso-moteurs et mentaux tels que : nervosité, dyspnée, excitabilité, fatigabilité et mélancolie disparaissent généralement.Les mêmes résultats furent obtenus dans les cas de castration chirurgicale où l\u2019on rencontrait les mêmes troubles.IMPUISSANCE.L'\u2019impuissance chez les vieillards, aussi bien que chez les individus plus jeunes, est généralement améliorée par l\u2019emploi de l\u2019 \u2018\u201c Oreton \u201d\u2019.HYPOGONADISME.\u201c\u2018\u2018Oreton\u2019\u2019 a produit des effets objectifs et subjectifs remarquables chez des individus ayant dépassé l\u2019âge de la puberté.Le développement des organes génitaux, la croissance des poils au pubis et à la région axillaire ainsi que l\u2019augmentation du nombre et de la puissance des érections furent constatés.ORETON est le proprionate de testostérone cristallisé dans une solution d\u2019huile de sésame.1! se vend en ampoules de 1 c.c.contenant 5, 10 et 25 mg.par c.c.Usage externe L\u2019ONGUENT d'\u201cORETON-F\u201d s\u2019absorbe facilement par la peau.Il est utile pour la continuation de la thérapeutique après les injections d\u2019 \u2018\u2018 Ore- ton \u201d\u2019 lorsqu\u2019il est nécessaire de donner des doses modérées d\u2019hormone sexuelle masculine.Cet onguent se vend en tube de 50 grammes, chaque gramme contenant 2 mg.de testostérone cristallisée.ÉCRIVEZ-NOUS POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS.SCHERING (canapa) LIMITED BOITE POSTALE 358, PLACE D\u2019ARMES, MONTRÉAL, P.Q.\u2014 23 \u2014 SONERYL 7 ol 2 fi BANANA BOs Clr on ® ACTION HYPNOTIQUE DOUCE © RÉVEIL EUPHORIQUE Tubes de 20 comprimés à O gr.10 Boîtes de 10 suppositoires à O gr.20 GARDÉNAL EPILEPSIE SPASMES ARTÉRIELS ASTHME \u2014 VOMISSEMENTS URTICAIRE \u2014 COLITES \u2014 CHOREE CONVULSIONS de la PREMIERE ENFANCE PRÉSENTATION \u2014 Comprimés à O gr.10 (tubes de 20) a0gr.05 ( \u201c \u201c 30) à0gr.01( \u201c * 80) Gardénal Injectable \u2014 Boîtes de 5 amp.1 cc.Laboratoires POULENC FRÈRES du CANADA, Ltée 204, Place Youville - MONTREAL \u2014 24 \u2014 AM LAVAL MEDICAL 317 frisson, se sent fatiguée et le 10 au matin on constate que l'extrémité du nez est plus rouge, gonflée, oedématiée.On assiste alors à un phénomène que l\u2019on remarque pour la première fois, une éruption qui est constituée de taches rouge bleuté, à certains endroits, et, rouge vif à d\u2019autres, taches s'effaçant à la pression du doigt.Cette éruption maculeuse est nettement visible au pourtour de la croûte persistant sur la plaie du nez, sur la joue gauche près du sillon naso-génien, sur une bonne partie de la joue droite, dans la région sous-maxillaire droite et sur le côté droit du cou, jusqu'à la nuque.Aucun élément éruptif ailleurs.Dans le territoire où siège l\u2019éruption la peau est comme infiltrée et les taches rouges sont séparées les unes des autres par des intervalles de peau saine.En certains endroits surtout ces taches prennent l'aspect d'un réseau rouge dont les mailles seraient de couleur normale (blanche).Le ganglion pré-auriculaire droit est dur, douloureux et un ganglion sous-maxillaire du même côté est de même nature.La malade est somnolente, se plaint de céphalée, de douleurs dans la nuque, est courbaturée, se sent, comme elle dit, « grippée ».La fièvre est à 103.4 F.et le pouls à 130.La malade reçoit alors 0.15 de novarsénobenzol et le lendemain la température est normale et reste normale les jours suivants.Vingt-quatre heures après l'injection de 914, l'éruption est pratiquement disparue.La malade se sentant très bien quitte l'hôpital le 15 avril.Sur notre demande, elle se procure un thermomètre et pendant trois semaines, matin et soir, elle prend sa température.A aucun jour elle n'a constaté d'ascension thermique et revue à toutes les semaines pendant près de deux mois elle n'a éprouvé aucun des malaises qui l'avaient conduite à l'hôpital.La plaie du nez à demi cicatrisée à la sortie de la malade n\u2019est plus apparente après un mois.Le diagnostic porté a été celui de sodoku.S'agit-il bien de cette maladie ?Le laboratoire n'a pu mettre en évidence le spirocheta japonica ni dans les frottis ni dans les urines ; l'hémoculture n'a pas été faite et nous ne l'avons pas recherché dans les ganglions.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019on ne peut mettre en évidence les spiro- cheta japonica dans des cas bien confirmés par ailleurs de fièvre par morsure de rat.Plusieurs auteurs ont vu leurs recherches restées infructueuses même lorsque leurs malades ont présenté des accès fébriles en plus grand nombre que pour la patiente observée ici.La malade n'a fait en réalité 318 LAVAL MÉDICAL qu'une poussée fébrile que nous avons pu observer complètement ; apparemment c'était la troisième depuis le début de sa maladie, la première s'étant passée à la maison et la seconde, la journée même de l'entrée à l'hôpital.Nous croyions trouver des spirilles soit dans les urines soit dans les frottis et nous nous attendions à une autre poussée fébrile, ce qui n'est pas arrivé.Notre malade a certainement fait une forme très bénigne de sodoku ; l'examen des urines n'a pas montré trace d'albumine, la formule sanguine a été absolument normale et l'éruption a été des plus discrètes.Pour faire le diagnostic de sodoku, le premier point à établir selon Bezançon et Philibert, c'est la notion de la morsure par le rat.Le rat peut inoculer par sa morsure d'autres infections microbiennes : septicémies aiguës dues aux microbes banaux, le streptocoque en particulier.S'il y eut septicémie chez notre malade, il ne s'agit certainement pas d'une infection ni streptococcique ni staphylococcique.La morsure du rat peut encore causer la rage, le tétanos et la spirochétose ictéro-hémorragique.Il ne peut être question non plus d'une de ces maladies dans le cas qui fait le sujet de cette observation.L'observation clinique est suffisamment nette : morsure par un rat, épisodes fébriles bien définis, complexe dermatologique net et guérison rapide par un médicament spécifique, pour être en droit d'affirmer, sans aucun doute possible, que la maladie dont a souffert Mme J.A.M.est bien le sodoku, même si le laboratoire n'a pu mettre en évidence les spirochètes dans les produits qui lui ont été fournis pour examen.Il reste tout de même étonnant qu'une seule injection à 0.15 de 914 ait réussi à amener une guérison aussi rapide et définitive.L'explication en est peut-être dans le fait que notre patiente ayant présenté une forme très bénigne de la fièvre par morsure de rat, devait voir guérir spontanément sa maladie et que l'injection de novarsénobenzol n'a fait qu'empêcher un ou deux autres accès fébriles de se produire.BIBLIOGRAPHIE F.Brzancon, Marcel Lanné.Précis de Pathologie Médicale.Tome 2, 1926, p.180.Ch.Doprer, E.Sacquérée.Précis de Bactériologie.Tome 2, 1931, p.1045. ANESTHÉSIE INTRAVEINEUSE AU PENTOTHAL par Florian TREMPE Chef de Clinique dans le Service Chirurgical de l'Hôpital du Saint-Sacrement et Adrien PAQUET Anesthésiste à l'Hôpital du Saint-Sacrement Les injections intraveineuses d'un dérivé de l'acide barbiturique remontent à la révolution russe, en 1920, alors que les médecins, manquant d'anesthésiques volatils ou gazeux, 1injectèrent de l'Hédonal directement dans le courant sanguin.Ce fut le début d'une série de travaux qui apportèrent des possibilités nouvelles dans le domaine anesthésique.Après des tâtonnements nécessaires à son développement, l'anesthésie intraveineuse par des dérivés de l'acide barbiturique jouit actuellement de la faveur générale.Ce fut l'Hédonal, le Somnifène, le Numal, le Pernocton, l'Amytal qui, tour à tour, attirèrent l'attention des hommes de laboratoire, puis des chirurgiens.Avec de nouveaux perfectionnements vient 1'Evipal, donnant des résultats déjà surprenants.C\u2019est alors que commence, pour nous, la pratique de l'anesthésie intraveineuse.Nous avons utilisé l'Évipal, dès les débuts, à son apparition, alors même que ce médicament ne portait pas encore le nom d'Évipal, mais était connu seulement par son numéro de manufacture E334. 320 LAVAL MÉDICAL Notre première injection date du 26 février 1934, et depuis nous avons eu l'occasion de pratiquer un nombre important d'anesthésies à l'Evipal, et il nous a été donné de juger des grands avantages de l'anesthésie intraveineuse.Toutefois, l'Évipal ne nous paraissait pas être encore le médicament idéal pour ce genre d'anesthésie ; ses résultats étaient parfois très bons, mais nous avions trop souvent, si non des échecs anesthésiques complets, du moins des anesthésies imparfaites qui, en plusieurs circonstances, rendaient le travail de chirurgien pénible.Ces imperfections se présentaient sous forme de période d'excitation assez marquée qui empêchait la préparation du champ opératoire, avant l'anesthésie, et rendait ainsi l'usage de l'Évipal impossible comme complément d\u2019une anesthésie locale, pour un temps opératoire quelque peu douloureux.Puis c'était le tremblement et la trémulation musculaire qui duraient quelques instants, mais parfois s'étendaient à toute la durée de l'anesthésie.C'était encore soit le hoquet, la toux, les vomissements, soit encore, au réveil, une agitation marquée.Malgré tout, la technique de l'anesthésie intraveineuse nous paraissait trop séduisante et ses résultats trop encourageants pour ne pas croire à la possibilité de son application, et nous en étions à espérer de nouveaux perfectionnements quand est apparu le Pento- thal, qui, nous semble-t-il, est actuellement le médicament le mieux adapté aux anesthésies intraveineuses.Aussi le Pentothal s'est présenté à nous avec des possibilités de résultats meilleurs ; et alors nous avons mis ce médicament à l'épreuve, dès qu'il nous a été possible de nous en procurer.Il possède des avantages marqués sur l'Évipal : l'induction de l'anesthésie est plus rapide et plus douce, exempte de toute période d'excitation, le sommeil s'établit d'une façon plus calme que le sommeil physiologique ; nous ne constatons ni tremblement, ni trépidation musculaire, l'anesthésie est plus profonde, la résolution musculaire plus parfaite et le réveil est moins agité ; les doses anesthésiques sont moins fortes et l'élimination est plus rapide.En présence de ces nouveaux perfectionnements, nous avons abandonné l'Evipal pour nous occurer aussitôt du Pentothal.i a.G Ww 3 47 /
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