Laval médical, 1 mars 1940, Mars
[" Vor.5 No 3 Mars 1940 EDEN./ ae y Je on À.\"ee LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Rédaction et Administration FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC \u2014VALOR\u2014 Rhumatisme, Arthritisme SAL-IODUM Ampoules intraveineuses 10 à 20 cc.Anesthésie locale ADRESYNCAINE Ampoules, tubes, bouteilles 2 oz.Débilité, anémie, dépression nerveuse STRYCHNO- ARSENICAL Ampoules intraveineuses 5 cc.Avitaminose B, névrite ÉLIXIR BEHUN 1,500 et 3,000 unités Rachitisme, anémie VITAVAL Granulé chocolaté Vitamines À.B.D.G.Asthme FEDR-ASM Sirop Éphédrine, Calcium, Potassium Anémie simple-convalescence SIROP DE FER CO.Fer, Cuivre, Calcium, Manganèse Anémie simple-convalescence SIROP DE FER A et D Sirop Fer Co.et Vitamines À et D LUsINes CHIMIQUES DU CANADA INc.\u2014 1338 Lagauchetière Est (87 Station C) Montréal. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 LAVAL MÉDICAL VOL.5 N° 3 MARS 1940 MÉMOIRES ORIGINAUX PARALYSIE DIAPHRAGMATIQUE (observation) par Jules GOSSELIN Électro-radiologiste à l\u2019Hôpital Laval La découverte radiologique d\u2019une surélévation diaphragmatique gauche sur des radiographies pulmonaires et des radiographies osseuses d\u2019une malade nous a incité à la recherche de la cause de cette constatation.Étions-nous en présence d\u2019une éventration, d\u2019une hernie ou simplement d\u2019un relâchement diaphragmatique gauche par paralysie ; les différents examens radioscopiques et radiographiques de cette région sous forme de transits digestifs et lavements barytés nous ont toujours fourni les mêmes conclusions, et ces jours derniers nous avons recommencé tous ces examens, afin d\u2019être sûr, avant de présenter cette observation, du diagnostic étiologique déjà posé.Laval Médical 2 102 LAVAL MÉDICAL OBSERVATION M.M., 45 ans, admise en mai 1936, à l\u2019Hôpital Laval, pour douleurs localisées à la XI® vertèbre dorsale ; dans les antécédents héréditaires : mère morte de tuberculose pulmonaire et une sœur morte de tuberculose intestinale.En 1934, alors qu\u2019elle exerçait ses fonctions d\u2019institutrice, elle se plaint de douleurs très aiguës à la région lombaire ; avec un repos mitigé tout rentre dans l\u2019ordre, et ce n\u2019est qu\u2019en mai 1935 que les crises réapparaissent ; la même cure est de nouveau instituée, avec même résultat passager ; dès décembre 1935, les douleurs s\u2019accentuent et l\u2019état de la malade, qui accuse une scoliose et une cyphose, exige son admission à l\u2019hôpital.À son entrée, l\u2019état général est bon, il n\u2019existe aucune contracture musculaire para-vertébrale et les réflexes sont quelque peu paresseux ; durant tout son séjour à l\u2019hôpital, nous n\u2019avons rien pu trouver ni par examen clinique, ni par examen radiographique d\u2019une atteinte tuberculeuse pulmonaire ; à différentes reprises, des radiographies pulmonaires et des examens de laboratoire ont négativé l\u2019existence d\u2019une tuberculose de cet appareil respiratoire.Durant l\u2019année 1938, l\u2019état osseux vertébral passe par différentes périodes d\u2019aggravation et d\u2019amélioration ; elle subit, pendant son séjour à l\u2019hôpital, une greffe osseuse vertébrale ; ce greffon se fracture dans sa partie moyenne et se répare dans les quelques semaines qui suivent ; sur les radiographies que je vous montre, vous aurez l\u2019occasion de déceler cette fracture du greffon osseux.En revisant l\u2019ensemble des radiographies prises durant tout son séjour hospitalier, nous avons choisi les plus intéressantes surtout celles qui ont été le résultat de nos derniers examens.La première radiographie pulmonaire prise en juillet 1936, quelques jours après son arrivée, fait voir une forte surélévation de l\u2019hémi- diaphragme gauche dessinée par une coupole bien uniforme surmontant une aérogastrie et une aérocolie exagérées ; l\u2019ombre cardio-aortique est un peu déplacée vers la droite, mais nous ne pouvons rien vérifier du fait que cette radiographie a dû être prise en position couchée, la station _ oo hd PA No Nd = sit œ pe £3 > A Se 4 5 x £ S & x Se - = & C.N hy DN > qe «4 yu mn i 5 yi de ps = i « onc entre 5 AU > se FE Es = A A pe ss Ed FF 03° B: ne am je .v i ss us kon sy 104 it ; { 5 ÿ 5 - 22 Xe § £6 la 9 + £in Js dext kons yl + NS EN P J % = \u201c> BDO v4 8 LO orange.writ # IC au dans un rl TPN Ri ion rm \"la g ent ava be i Ft of boire RC Su rR LE oh LCI us LL CIETEQD.EXPANSIO PHARMACEUTI QUEp| 917 RUE CHERRIER PAs LC IVEY TREAL °o \u2014 9 \u2014 Messieurs les médecins, la Laiterie \u201c LAVAL\u201d est la seule laiterie à Québec où vous pouvez obtenir le \u2018\u201c Yoghourt \u201d Laiterie LAVAL enr\u2019g Pourvoyeurs de la \u201c\u201c Goutte de lait\u2019 et de la Crèche Saint-Vincent-de-Paul.237, 4e AVENUE, LIMOILOU.Téléphone : 4-3551 \u2014 10 \u2014 \u2019 LAVAL MEDICAL 103 debout étant impossible ; la transparence pulmonaire quoique présentant une certaine accentuation du dessin broncho-vasculaire est uniforme et normale ; le sinus costo-diaphragmatique droit est mousse ; malgré l\u2019intensité pulmonaire utilisée pour la prise de cette radiographie nous soupçonnons le pincement articulaire entre D XII et L I.L'amélioration de la malade en février 1938, nous a permis de faire une comparaison radiographique pulmonaire en position couchée et en position verticale ; l\u2019état radiographique pulmonaire et la surélévation de l\u2019hémidiaphragme gauche donnent les mêmes constatations déjà énoncées sur la première radiographie ; la radiographie en position verticale quoique montrant un empâtement des images hilaires et une accentuation du dessin broncho-vasculaire nous fait voir une transparence pulmonaire uniforme et normale avec un sinus costo-diaphragmati- que droit plus aigu; la surélévation de l\u2019hémidiaphragme gauche est beaucoup moins prononcée en position verticale quoique donnant encore 5 centimètres d\u2019élévation au lieu de 8 centimètres en position couchée ; cette différence d\u2019élévation sur les deux radiographies est facile à comprendre par le fait que la prise radiographique n\u2019est pas faite dans les mêmes conditions, ni à la même distance.Des radiographies osseuses de la colonne dorso-lombaire choisies dans l\u2019ensemble et prises en juillet 1937, font bien voir le Pott osseux existant au niveau de D XII et L I.Des radiographies osseuses supplémentaires de la même région, prises en novembre 1937, font voir le greffon fracturé dans sa partie moyenne et soudé dans la suite.Ces jours derniers, des examens complets du tube digestif ont été faits et nous trouvons que tout l\u2019espace au-dessous de cette coupole diaphragmatique comprend un estomac qui se déplie à sa partie supérieure et un angle colique fortement surélevé avec quelques boucles.(V.cliché.) La discussion d\u2019une éventration ou d\u2019une hernie draphragmatique est écartée par ces faits démontrant bien la paralysie diaphragmatique à ce niveau ; à l\u2019examen radioscopique ce diaphragme est immobile et ne présente qu\u2019un très léger Kienboeck dans les très fortes inspirations ; ce léger déplacement n\u2019est dû qu\u2019à une forte inspiration refoulant les organes abdominaux par la droite sous cet hémidiaphragme gauche déjà relâché. 104 LAVAL MÉDICAL Il restait à trouver quelle pouvait être la cause de cette paralysie ; Lee.à _ aucune épine irritative de voisinage ne pouvait être décelée pouvant expliquer une irritation du phrénique à l\u2019exception du Pott osseux de voisinage qui avec l\u2019abcès usuel a dù fournir cette épine irritative ; nous ne retrouvons rien dans l\u2019histoire de la malade ni dans les différents examens pouvant nous donner une conclusion différente que celle que nous venons d\u2019énoncer.Paralysie diaphragmatique \u2014 Angle colique surélevé.Nous avons dans la mémoire que cette région est susceptible de plusieurs troubles nerveux ; nous avons eu l\u2019avantage d\u2019étudier plusieurs cas d\u2019æsophagospasmes et de rechercher l\u2019épine irritative possible qui pouvait même siéger à distance ; si une inflammation médiastinale ou fs i LAVAL MEDICAL 105 encore un abcès de la région peut nous donner un trouble nerveux de l\u2019æsophage, pourquoi ne pourrions-nous pas reconnaître dans l\u2019existence de ce Pott de voisinage et de son abcès la cause réelle de cette paralysie diaphragmatique.Chose remarquable, en revisant l\u2019interrogatoire de cette malade, elle nous avoue n\u2019avoir Jamais accusé de troubles digestifs importants malgré l\u2019aérogastrie et l\u2019aérocolie qui subsistent depuis plusieurs années.Nos conclusions qui ont été portées sur ce sujet il y a plusieurs mois restent identiques jusqu\u2019à ce jour et nous offrons cette observation à la discussion de nos confrères qui s\u2019occupent spécialement de l\u2019appareil respiratoire. CANCER DE L\u2019ESTOMAC ; DIAGNOSTIC PRÉCOCE par J.-B.JOBIN Chef du Service de Médecine à l\u2019Hôtel-Dieu et J.-P.DUGAL Assistant à l\u2019Hôtel-Dieu Il y a quelques années à peine le clinicien ne posait le diagnostic de cancer de l\u2019estomac que lorsqu\u2019une anorexie invincible, un amaigrissement marqué et des douleurs violentes se combinaient pour donner le tableau de la cachexie cancéreuse.Le radiologiste affirmait la présence d\u2019un néoplasme quand une tumeur énorme détruisant presque tout l\u2019organe donnait une image lacunaire de grande dimension.Plus heureux, le chirurgien, au cours d\u2019une laparatomie faite souvent dans un autre but, avait quelquefois l\u2019occasion de découvrir un cancer gastrique au début.On comprend très bien alors pourquoi le pourcentage de guérison était si Infrme et le taux de la mortalité opératoire s1 élevé.Faire le diagnostic de cancer gastrique était signer un arrêt de mort, sans aucun recours possible.De nos jours la situation a quelque peu changé.Le clinicien a appris à mieux dépister les premiers symptômes de la maladie et peut LAVAL MÉDICAL 107 orienter plus précocement son malade vers les rayons X.Le radiologiste expérimenté doit comprendre qu\u2019il est de son devoir de mettre en œuvre tous les moyens dont 1l dispose pour déceler les tout premiers signes de l'atteinte stomacale et le chirurgien a perfectionné à ce point sa technique qu\u2019il peut faire l\u2019exérèse de tumeurs gastriques volumineuses sans compter presque avec la mortalité opératoire.Aujourd\u2019hui le cancer gastrique doit cesser d\u2019être une affection incurable et bientôt, nous l\u2019espérons, pour cette maladie comme pour bien d\u2019autres, le médecin pourra atteindre le but qu\u2019il se propose : guérir.Mais, pour arriver à ce résultat 1l est de toute nécessité de poser un diagnostic précoce : c\u2019est là le point important, il faut frapper le mal à son début.Dans les lignes suivantes nous nous proposons de donner les signes primitifs du néoplasme gastrique et de démontrer l\u2019utilité et, à la fois, la nécessité d\u2019une collaboration médico-radio-chirurgicale étroite pour atteindre ce but.Quelques malades passés dans le Service de Médecine de l\u2019Hôtel-Dieu, en ces derniers mois, nous ont paru propres à la discussion de ces faits et nous ont suggéré ce travail.Symptomatologie clinique Tout d\u2019abord, il faut faire table rase des idées émises par les classiques il y a quelques années sur la symptomatologie du cancer gastrique.Aujourd\u2019hui attendre l\u2019amaigrissement du malade, les vomissements de sang noir, les douleurs gastriques continues et intolérables et l\u2019apparition du teint jaune paille pour poser un diagnostic est faire preuve d\u2019une incapacité criminelle.Ces symptômes sont ceux de la période terminale de la maladie ; ce sont les témoins d\u2019une époque où le chirurgien n\u2019est plus d\u2019aucun secours.Quels sont donc les premiers signes de la néoplasie débutante ?À vrai dire ils sont variables et différents selon les individus.W.C.MacCarty rapportant 128 cas de cancers relativement petits, de 2.5 cm.en diamètre ou moins, dans une série de 1,978 néoplasmes gastriques réséqués de 1918 à 1937 à Rochester, a constaté les symptômes survants à la première phase de la maladie : douleurs légères ou vives, faiblesse générale, sensation de fatigue, nausées, flatulence, vomissements, éructa- 108 LAVAL MÉDICAL tions, sensations de plénitude, indigestions, etc.Chez nos malades les signes étalent aussi très variés.Sans ordre d\u2019importance voici les symptômes principaux que nous croyons utile de discuter.L\u2019AGE DU MALADE Le néoplasme gastrique contrairement aux idées anciennes se développe autant chez les individus Jeunes que chez les vieux et le jeune âge du sujet ne doit pas faire rejeter l\u2019idée de cancer.Trois de nos malades étaient âgés respectivement de 35 ans, 31 ans et 30 ans, II est juste de dire toutefois que les troubles digestifs survenant chez une personne âgée sont plus suspects.LES ANTÉCÉDENTS Plusieurs auteurs, dont Konjetzny, considèrent que le cancer se développe sur des lésions préalables de la muqueuse gastrique, ulcère ou gastrite, et laissent ainsi supposer que le cancéreux a toujours un passé digestif.Ceci est en contradiction avec les idées classiques du cancer survenant souvent chez une personne sans antécédents digestifs.Nous croyons qu\u2019il faut tenir comme très suspects les troubles digestifs qui apparaissent pour la première fois chez une personne d\u2019Age mir, tout en retenant qu\u2019un passé chargé n\u2019exclut pas la possibilité d\u2019une néoplasre et que l\u2019ulcère peut aussi faire sa première apparition à un âge avancé, même à 70 ans et plus.L\u2019AGE DE LA MALADIE Il ne faut pas attendre des semaines et se baser sur l\u2019évolution de la maladie pour poser un diagnostic de cancer.La preuve de la nature bénigne ou maligne d\u2019une affection suspecte doit être faite hâtivement, car 1l y a des cancers gastriques à évolution rapide, et attendre est perdre un temps précieux.Trois de nos malades à leur arrivée à l\u2019hôpital se plaignaient de troubles gastriques datant de trois mois, deux mois et LAVAL MÉDICAL 109 un mois et demi, et pourtant leur maladie avait atteint un stade avancé.Il y a souvent une phase de latence assez longue entre le début réel et apparent de l\u2019affection, surtout quand la lésion siège loin des orifices ; chez ces trois malades l\u2019enquête la plus poussée ne nous a pas révélé de signes, même discrets avant le début apparent de la maladie.C\u2019est un handicap que malheureusement nous ne pouvons vaincre.LE CARACTÈRE DES DOULEURS Les douleurs n\u2019ont pas de caractères typiques dans le néoplasme gastrique.On peut rencontrer toutes les variétés possibles de malaises et de douleurs classées dans les types hypo ou hypersthéniques.Récemment nous avons vu un malade dont l\u2019aérophagie était à peu près le seul signe clinique d\u2019un cancer gastrique inopérable.Il est inutile d\u2019insister sur ces faits actuellement bien connus.L\u2019ÉVOLUTION DES DOULEURS Classiquement le cancer gastrique est une maladie qui évolue de façon continue, c\u2019est-à-dire qui ne laisse aucune période de répit aux souffrances du malade.Cette idée ne tient pas compte du fait suivant : il y a des cancers stomacaux qui laissent parfois des périodes de sédation assez prolongées ; nous voulons parler ici du cancer ulcériforme, et cette question des rapports entre l\u2019ulcère et le cancer est d\u2019importance primordiale.L\u2019ulcère cancérisé ou l\u2019ulcère transformé en cancer n\u2019est pas une rareté.Hayem avait autrefois soutenu cet avancé, mais Tripier et Bouchut de Lyon de même que des auteurs américains croient que l\u2019ulcère ne se transforme pas en cancer, les lésions observées étant plutôt des cancers qui évoluent pendant des années sous la forme d\u2019ulcère.Gutmann s\u2019est élevé contre cette façon de voir et croit pouvoir affirmer que 20% des ulcères qui De guérissent pas par le traitement médical sont des ulcères cancérisés ; l\u2019histopathologie le prouve.Il faut donc redouter chez le porteur d\u2019un ulcère stomacal la dégénérescence cancéreuse.Un ulcéreux dont le rythme évolutif des douleurs change doit 110 LAVAL MÉDICAL être tenu pour suspect.Une période douloureuse, première ou non, qui se prolonge plus que normalement, qui résiste au traitement médical est un avertissement sérieux (voir observation 4).Le rapprochement des périodes, ou leur réunion ne laissant plus de répit au malade sont des signes d\u2019alarme, de même que le changement dans la façon de souffrir.L\u2019ulcère d\u2019emblée sténosant est aussi à surveiller de très près (voir observation 2).L\u2019ulcère simple, ne l\u2019oublions pas, est une maladie qui évolue par poussées séparées par des intervalles de calme ; chacune de ces poussées est identique à la précédente et se reproduit après un intervalle de temps qui est toujours sensiblement le même pour un individu donné ; dans les périodes de repos le malade ne souffre pas.Tout changement dans ce rythme évolutif doit être tenu pour suspect.Le cancer ulcériforme est fréquent.Les malades qui en sont atteints se présentent cliniquement comme des ulcéreux banaux mais en réalité sont porteurs d\u2019un cancer qui évolue exactement comme un ulcère simple.Les périodes douloureuses sont typiques, les accalmies ou périodes de sédation sont les mêmes que dans l\u2019ulcère et rien ne permet dans cette histoire clinique de soupconner la malignité de la lésion.La radiologie peut seule dans ces cas faire le diagnostic comme nous le verrons plus loin.L\u2019AMAIGRISSEMENT La perte de poids peut dans certains cas avoir une valeur diagnostique considérable.Lorsque progressive et 1solée elle est déjà suspecte, elle le devient encore plus si elle s\u2019accompagne de troubles digestifs même légers.II faut savoir que l\u2019amaigrissement n\u2019est pas toujours progressif mais peut s\u2019arrêter pour un certain temps et même faire place à une reprise de poids parfois Imposante.L\u2019ANOREXIE La perte de l\u2019appétit a une valeur relative qui n\u2019est pas constante.Certains néoplasmes avec syndrome d\u2019hypersécrétion s\u2019accompagnent d\u2019une exagération de l\u2019appétit ou du phénomène de la faim douloureuse. Opothérapie Hématique SIROP de DESCHIENS a I'Hémoglobine OXYDASES VITALISÉ LUE Renferme \\ntactes les Substances Minimales du Sang Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et dew DECHEANCES ORGANIQUES Une cuillerée à potage à chaque repas.DESCHIENS, D' en Ph}, 9, Rue Paul-Baudry, Paris (8°).\u2014 Agents Généraux : ROUGIER Frères, 350, Rue Le Moyne, Montréal.à base de Lactocréosote soluble est une sauvegarde contre les COMPLICATIONS PULMONAIRES Echantillons et Littérature à MM, les Docteurs Laboratoires P.Famel, 16-22, rue des Orteaux, Paris-20° ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, - Montréal.\u2014 11 \u2014 APPAREILS DE LABORATOIRE Verrerie, quincaillerie, papier à filtrer et tous autres articles en usage dans les laboratoires d\u2019hôpitaux.e Assortiment complet de lames et lamelles à microscopie, de toutes dimensions.Demandez nos prix FISHER SCIENTIFIC CO., Limited 904-910, rue SAINT-JACQUES, Montréal, Qué.CHARLES-A.DoRrION GERARD Dorion POUR VOTRE RELIURE, ADRESSEZ-VOUS A C.-A.DORION & FILS RELIEURS - IMPRIMEURS 42, rue GARNEAU, - QUÉBEC.Téléphone : 2-1307 - Boîte postale 351 Spécialités : Reliure d'art antique et moderne avec motifs appropriés au sujet du livre.Livres de bibliothèques.Articles en cuir.Revues, etc.RELIURE DE TOUS GENRES A DES PRIX TRÈS MODESTES AIRE \u2014 12 \u2014 wn LAVAL MEDICAL 111 LE CHIMISME GASTRIQUE \u2018étude de la chlorhydrie n\u2019est pas d\u2019un secours valable.MacCarty dans sa série de petits cancers a constaté plus souvent une acidité haute que basse.Les différentes statistiques indiquent une achlorhydrie dans 50 à 70% des cancers gastriques ; ce sont évidemment des cancers avancés car la physiologie de la sécrétion gastrique explique mal le pourquoi d\u2019une achlorhydrie dans les cas de néoplasie au début.Quand un cancer est assez volumineux pour détruire la majorité des cellules bordantes élaboratrices d\u2019HCI situées dans le fundus et la grosse tubérosité, ou quand le processus destructeur atteint l\u2019antre et empêche la production de la substance excito-sécrétrice des glandes fundiques que Komaroff, collaborateur de Babkin, paraît avoir isolée récemment, on comprend très bien qu\u2019il en résulte une achlorhydrie, mais on conçoit mal qu\u2019une destruction partielle de l\u2019organe engendre un tel trouble.Quand le contexte clinique est obscur, le chimisme peut apporter quelque lumière.Une absence d\u2019acidité est à retenir mais un taux acide normal ou élevé n\u2019est d\u2019aucune valeur.Un sujet dont on connaît la chlorhydrie antérieure qui développe une achlorhydrie doit être tenu comme suspect de néoplasme.LES HÉMORRAGIES L\u2019hématémèse isolée peut être le premier symptôme d\u2019un cancer gastrique ; c\u2019est un fait qui n\u2019est pas rare.Les hémorragies occultes peuvent aussi bien provenir d\u2019un cancer que d\u2019un ulcère et c\u2019est leur répétition pendant plusieurs jours qui a un certain intérêt.Un ulcère simple ne saigne habituellement qu\u2019au moment de la poussée douloureuse, le traitement médical ayant tôt fait d'arrêter la perte sanguine.Quand une lésion gastrique continue a saigner malgré un traitement approprié elle devient très suspecte de malignité.Il y a toutefois des exceptions à cette règle ; c\u2019est la gastroscopie qui nous les a révélées.L\u2019ulcére simple, une fois la poussée terminée, n\u2019est pas toujours cicatrisé même si l\u2019image radiologique a disparu ; dans bien des cas la lésion est simplement mise à plat par affais- 112 LAVAL MÉDICAL sement de l\u2019æœdème péri-ulcéreux qui fait la niche et il peut s\u2019écouler pendant longtemps un léger suintement sanguin de cette perte de substance.I est dangereux d\u2019attendre la présence de sang occulte dans les selles pour porter un diagnostic de cancer.Les néoplasmes à forme végétante et à forme ulcéreuse saignent pratiquement toujours, mais les épithéliomas à forme infiltrante, qui au début respectent les couches superficielles de la muqueuse, ne laissent pas passer de sang dans la lumière du tube digestif.Canoli attache une grande importance à la présence répétée de sang en quantité un peu importante dans le suc gastrique histaminique.Selon lui un ulcère simple ne saigne jamais de la sorte.Voilà passés en revue les principaux éléments du tableau clinique de l\u2019épithélioma gastrique au début.Volontairement nous laissons de côté l\u2019anémie, la baisse de l\u2019état général et d\u2019autres symptômes.Pris isolément 1ls éveillent l\u2019attention, réunis ils forment un syndrome très suspect mais 1ls laissent souvent le clinicien indécis et peuvent même l\u2019induire en erreur.L'aide du radiologiste devient indispensable.Symptomatologie radiologique En parlant de radiologie et de cancer gastrique au début 1l ne faut pas s\u2019attendre a lire sur les films des images à caractères grossiers, crevant la vue.Ce sont évidemment des images discrètes, de dimension petite, des dessins qu\u2019il faut rechercher avec soin, qu\u2019il faut suivre et voir évoluer dans bien des cas.Le docteur R.A.Gutmann de Paris a fait des études très poussées depuis quelques années sur les signes radiologiques de début des néoplasmes ; il a décrit des aspects qu\u2019il considère comme typiques.Nous Jes citerons dans la description qui va suivre.Le cancer de l\u2019estomac se manifeste soit par une perte de substance, soit par une prolifération tumorale, soit par une infiltration, d\u2019où les trois aspects suivants : ~ x NES Ne régulateur de la LATIO CIRCL e ne u = \u2014- I = ~ = gt = A s = ~~ ie: ~ am i = _\u2014 M 7 ve ~~ CK) ZO): G = = CO) = c Zz > ORAVINÉ z ST SA bd Le Es CA U3 = GX =o) 7 ~~ LE RIS pr Es (Le A = ES ©) CS
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