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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1940-06, Collections de BAnQ.

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d'en Chez Tepe Fog, sid; & phe d'une quarttité de noûrtitate \u2018Rôrresporidéñte.© Diètes arbitraires trop longtemps suivies.Littérature sur demande.USINES CHIMIQUES DU CANADA INC.1338 est, rue LAGAUCHETIERE (87 Station C) MONTREAL Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 LAVAL MÉDICAL VOL.5 N° 6 JUIN 1940 MÉMOIRES ORIGINAUX À PROPOS D\u2019UN CAS DE DISSOCIATION AURICULO-VENTRICULAIRE par Renaud LEMIEUX Chef du Service de Médecine à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement et Guy DROUIN Assistant à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement Le 24 mars 1939, Madame F.L., âgée de 72 ans, arrive à l\u2019hôpital en ambulance et est admise dans le service de médecine.Priée de raconter son histoire, elle apprend à l\u2019interne de garde que quelques mois plus tôt, inquiète de se sentir presque continuellement fatiguée, elle est allée consulter son médecin.Après l\u2019avoir examinée et n\u2019avoir rien observé d\u2019anormal 1l s\u2019est contenté de lui prescrire un | tonique.Vers le milieu du mois de mars, cette médication s\u2019étant mon- ! trée inefficace, elle a appelé un autre médecin qui a constaté que la pression artérielle maxima était de 220 millimètres et que le pouls n\u2019était | senti que 28 lois par minute.Il a ordonné le repos complet au lit, un | @) 246 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 hypotenseur et un tonicardiaque.À partir de cette date, le tableau clinique s\u2019est modifié : à la sensation de grande fatigue, seul symptôme des premiers mois, se sont ajoutées des pertes de connaissance de courte durée, se répétant plusieurs fois au cours des 24 heures, s\u2019accompagnant de cyanose de la face et des extrémités, mais non de crises convulsives.C\u2019est alors que survant le conseil de son médecin elle accepte d\u2019être transportée à l\u2019hôpital.Ses antécédents n\u2019apportent pas de renseignements positifs.Son père a vécu jusqu\u2019à 80 ans et sa mère a succombé à 61 ans à la suite d\u2019une affection pulmonaire aiguë.De ses frères et sœurs, trois vivent en bonne santé et neuf sont morts, aucun d\u2019affection évoquant l\u2019idée de contagion ou d\u2019herédité.Mariée à 38 ans, elle n\u2019est pas devenue enceinte et, il y a six ans, elle a perdu son mari qui avait contracté la pneumonie.Les antécédents personnels sont également négatifs ; notamment, elle n\u2019a pas été atteinte par les maladies contagieuses de l\u2019enfance, et elle n\u2019a jamais souffert de rhumatisme, soit sous forme aiguë, soit sous forme chronique.Nous voyons cette malade le lendemain de son admission ; le pouls qui, la veille, avait été compté 28 fois par minute, bat maintenant à 43.La pression artérielle est de 180/68 au manomètre à mercure.À l\u2019examen du cœur on note que la pointe est abaissée, on entend au foyer aortique un souffle systolique, peu rude, se propageant vers le cou et ne s\u2019accompagnant pas de frémissement cataire, on n\u2019entend pas de systoles en écho.Les pupilles réagissent bien à la lumière et à l\u2019accommodation, les réflexes tendineux sont normaux et l\u2019examen des autres systèmes est négatif.En milieu hospitalier, pour éclaircir le diagnostic d\u2019un pouls lent, il est indispensable de recourir à l\u2019électro-cardiographie, quoique certains signes.et épreuves cliniques permettent un diagnostic de grande probabilité.Il faut d\u2019abord s\u2019assurer que l\u2019on a affaire à un vrai pouls lent ; l\u2019existence d\u2019un rythme couplé, c\u2019est-à-dire formé d\u2019une contraction normale qui s\u2019accompagne d\u2019un battement artériel périphérique et d\u2019une extra-systole qui s\u2019entend à l\u2019auscultation du cœur, mais ne se perçoit pas à la palpation de l\u2019artère radiale, peut en effet en imposer pour une La Gonado-Stimuline.du lobe antérieur de I'hypophyse & une concentration trés élevée, est aujourd'hui & la disposition du médecin qui recherche une puissante activation des fonctions ovariennes ou testiculaires.Cette hormone gonadotrope de haute concentration est connue sous le nom de PREPHYSIN SPECIALE et se présente en flacons-ampoules de 5 cc.Chaque cc.contient 100 unités Fevold-Hysaw.La PREPHYSIN de concentration LC cliniquement depuis ry ans\" une EY vi 13 Le de 25 vs EE NE Elle\" se présente @ en flacons-ampoules de 5 ce.et Ç INLETS Bibliographie ay récente sur la ECRIVEZ POUR {RUJINVIZRF [Ze TIVYN le NE PREPH Y LE Ww NN; NIRA Agad.Med fis i.ha i ALL 7124 ti 938 .Withersp [ALCL EY Gynecology\" 1939.SOCIÉTÉ D'EXPANSION PHARMACEUTIQUE INC.Le 917, RUE CHERRIER - MONTREAL [ Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol, 5 - No 6 \u2014 9 Messieurs les médecins, la Laiterie \u201cLAVAL\u201d est la seule laiterie à Québec oùa vous pouvez obtenir le \u2018\u201c\u201c Yoghourt \u201d Laiterie LAVAL enr\u2019g Pourvoyeurs de la \u201c Goutte de lait \u201d et de la Crèche Saint-Vincent-de-Paul.237, 4e AVENUE, LIMOILOU.Téléphone : 4-3551 ER EE ) 10 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 6 Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 247 bradycardie, quand en réalité 1l ne s\u2019agit que d\u2019une bradysphygmie.Si ce rythme est dépistable cliniquement, c\u2019est le tracé électrique qui révèlera la variété de la contraction prématurée, ce qui n\u2019est pas sans valeur pronostique.Le faux pouls lent élimmné, on doit rechercher si la bradycardie est due à un ralentissement du fonctionnement sinusal ou à une dissociation auriculo-ventriculaire.La première est essentiellement d\u2019origine extra- cardiaque, consécutive à une exagération passagère ou permanente du tonus du pneumogastrique.Son taux, modéré, s\u2019abaisse rarement au- dessous de 50, ce qui explique qu\u2019entre deux contractions cardiaques l\u2019ischémie cérébrale n\u2019est pas assez prononcée pour produire des accidents nerveux.L\u2019injection d\u2019atropine ou l\u2019inhalation de nitrite d\u2019amyle qui paralysent le nerf en cause accéléreront le rythme.Sur l\u2019électrocardiogramme, on verra seulement que les groupes d\u2019ondes normales et normalement espacées sont plus distancés les uns des autres.La dissociation est caractérisée par l\u2019interruption partielle ou complète de la conduction entre oreilles et ventricules au niveau du faisceau de His.Le blocage partiel peut exister à différents degrés.Ainsi la conduction peut être simplement retardée ; ce qui se traduira sur l\u2019électro-cardiogramme par un allongement de l\u2019espace qui sépare l\u2019onde P, contemporaine de la contraction auriculaire, du groupe d\u2019ondes QRS, contemporain de la contraction ventriculaire ; cette forme ne connaît pas de manifestations cliniques.À un degré plus avancé, le retard de la conduction augmente progressivement jusqu\u2019à ce que manque une contraction ventriculaire, c\u2019est l\u2019intermittence, qui peut s\u2019accompagner d\u2019un étourdissement et se traduit cliniquement par une pause du pouls correspondant à l\u2019absence de bruits cardiaques.Le tracé électrique montrera un allonñngement progressif de l\u2019espace P-QRS jusqu\u2019à ce que fasse défaut un groupe QRST.Et l\u2019on arrive à la dissociation dite « auriculo-ventriculaire incomplète ».Elle signifie que les oreillettes répondent régulièrement aux incitations du nœud sinusal, tandis que les ventricules, sur deux ou trois influx nerveux ayant traversé les oreillettes, n\u2019en recevront qu\u2019un, et l\u2019on obtiendra les blocages partiels type 2/1 ou type 3/1.Ici encore 248 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 le rythme est assez modéré, à 40 environ ; l\u2019ischémie cérébrale consécutive au ralentissement des contractions ventriculaires est en général suffisante pour occasionner des étourdissements et des vertiges.L\u2019épreuve clinique à l\u2019atropine ou au nitrite d\u2019amyle accélérera encore le rythme, puisque chaque contraction du ventricule répond à une systole auriculaire.Mais un nouveau signe clinique, l\u2019observation du soulèvement de la jugulaire, aidera au diagnostic ; si l\u2019on se rappelle qu\u2019il occupe la présystole et est contemporain de la contraction de l\u2019oreillette droite, on comprend qu\u2019il se produira deux ou trois fois entre deux pulsations artérielles au lieu d\u2019une fois en cas de bradycardie totale.Le tracé électrique montrera que le groupe d\u2019ondes QRST ne se profile qu\u2019à la suite de chaque deuxième ou troisième onde P.La dissociation auriculo-ventriculaire est complète lorsque la conduction est totalement interrompue entre oreillettes et ventricules ; cette section se produit le plus souvent dans la partie haute du faisceau de His ; 1l s\u2019ensuit que les oreillettes continuent à battre régulièrement au taux ordinaire, sous la commande du nœud sinusal, et que les ventricules sont forcés de battre sous la commande de leur centre autonome qui fonctionne régulièrement, mais avec une particulière lenteur.Aussi dans ces cas, le rythme est-il rarement au-dessus de 30 par minute ; c\u2019est Ici que la circulation cérébrale est ralentie au point que se produisent de temps à autre des accidents nerveux graves, les crises épileptiformes.Les médicaments paralysent le vague seront sans effet sur le rythme ventriculaire indépendant.Les soulèvements jugulaires ne se produiront pas en nombre toujours égal entre deux pulsations artérielles, et ce n\u2019est que de temps en temps que l\u2019un d\u2019eux paraîtra occuper la présystole.En plus des battements cardiaques lents correspondant au pouls, l\u2019auscultation du cœur permettra d\u2019entendre des bruits plus sourds, inconstants et intermittents, que Huchard a appelées « systoles en écho » ; elles traduiraient le choc du sang lancé par l\u2019oreillette sur la paroi ventriculaire distendue et formant caisse de résonnance, d\u2019où la signification de galop du block qui leur a été attribuée par Gallavardin.Sur l\u2019électro-cardiogramme de cette forme de dissociation, qui constitue la maladie d\u2019Adams-Stokes, on voit des ondes P qui se succèdent régulièrement, plus fréquemment que les complexes ventriculaires, régulière- Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 249 ment espacés aussi entre eux ; mais ondes et complexes sont sans relation réciproque.Chez notre malade, un premier tracé a été enregistré le 26 mars 1939 ; il indiquait une dissociation auriculo-ventriculaire incomplète, type 2/1, le taux des ondes P étant de 86, soit exactement le double de celui des complexes ventriculaires.De plus on y voyait les signes électriques de prédominance ventriculaire gauche, fréquente dans les cas d\u2019hypertension artérielle.Au cours des trente dernières années, quelques cas de dissociation d\u2019origine congénitale ont été rapportés ; mais ces troubles de la conduction auriculo-ventriculaire sont la plupart du temps d\u2019origmne acquise et reconnaissent pour cause certaines maladies infectieuses, le rhumatisme articulaire aigu ou la syphilis ; ce serait eux qui produiraient les lésions capables d\u2019interrompre la continuité du faisceau de His.De toutes les maladies infectieuses, la diphtérie aurait été le plus fréquemment incriminée ; récemment en France, Zadoc-Kahn a bien étudié les troubles de la conduction chez les diphtéritiques ; s\u2019il a constaté que ces troubles sont surtout bénins et transitoires, il a vu que la dissociation entraîne presque toujours la mort rapidement.Dans la typhoide, la dissociation serait rare ; sur les 32 malades qui ont fait l\u2019objet de sa thèse, notre ami Lessard n\u2019a rencontré que deux cas de troubles de la conduction sous forme de simple retard.Le rhumatisme articulaire aigu serait responsable d\u2019un plus grand nombre de cas de dissociation, et heureusement pour ceux qui en sont atteints, la médication salicylée serait assez efficace ; plusieurs cas de guérison ont en effet été rapportés.Mais c\u2019est la syphilis qui semble devoir occuper la plus grande place dans l\u2019étiologie de la dissociation ; Vaquez la croyait même en cause dans près de la moitié des cas.La maladie d\u2019Adams-Stokes particulièrement est fréquemment d\u2019origine syphilitique et il semble que l\u2019on ait observé plus fréquemment encore l\u2019efficacité du traitement antispécifique.Dans notre cas, privé d\u2019une étiologie nette, nous avons institué dès le premier jour un traitement au cyanure de mercure ; bien que la réaction des Bordet-Wassermann se soit montrée négative dans le sang, les injections furent continuées.Après la septième injection, le pouls est monté brusquement à 80 pour se maintenir aux environs de ce taux 250 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1930 jusqu\u2019au Jour où la malade a quitté l\u2019hôpital.Sur un second tracé électro-cardiographique enregistré le 13 avril, les signes de dissociation étaient disparus, le taux était de 93 par minute, seuls persistaient les signes de prédominance gauche.D'ailleurs, depuis le changement de taux, Madame L.se sentait beaucoup mieux ; un peu faible, clle n\u2019éprouvait plus cette sensation de fatigue accablante et n\u2019était plus étourdie.Elle est retournée chez elle le 17 avril après avoir reçu quatorze injections de cyanure.Un second examen sérologique pratiqué quelques Jours plus tôt est revenu négatif.Il y a quelques Jours, son médecin qui l\u2019a suivie régulièrement, nous a dit que son pouls se maintenait toujours autour de 80 à la minute, ce qu\u2019il a constaté encore le 27 octobre.Il a été impossible de contrôler graphiquement cette guérison par suite du refus de cette cliente de se soumettre à un nouvel examen ; toutefois, nous considérons les signes cliniques assez probants pour permettre son admission.Il est à noter qu\u2019elle date de près de huit mois.Il y a environ deux ans, l\u2019un de nous a eu occasion d\u2019être appelé en consultation par le même médecin qui a dirigé à l\u2019hôpital la malade dont nous avons cru intéressant de vous rapporter l\u2019observation : un autre cas de pouls lent permanent, rattachable cette fois à une dissociation auriculo-ventriculaire complète, qui a cédé également à un traitement par le cyanure de mercure, malgré la négativité des réactions sérologiques pour la syphilis.La guérison de ce cas se maintient encore.Même si le cyanure ne réussit pas à supprimer l\u2019obstacle à la conduction intra-hisienne, il semble que son action possiblement favorable sur l\u2019évolution du syndrome n\u2019est pas négligeable.À ce propos, est classée dans nos dossiers une observation assez démonstrative.Elle concerne une femme, décédée dans le service au mois d\u2019octobre 1933, à l\u2019âge de 63 ans, et que nous avions pu observer pendant 351 Jours.Elle présentait un syndrome clinique typique d\u2019Adams-Stokes, confirmé par l\u2019électro-cardiographie.La réaction de Wassermann dans le sang s\u2019est montrée plusieurs fois négative.Durant l\u2019année qui a précédé sa mort, Madame G.G.a reçu dans les veines, par séries, 208 injections de un centigramme de cyanure de mercure, qui ont eu un effet remarquable sur la prévention des crises épileptiformes.La lumière des veines Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 251 de cette malade était d\u2019accès très difficile ; de temps à autre 1l devenait impossible de poursuivre les injections, et alors les crises convulsives se Ja : * I! , \u2019 : répétaient presque quotidiennement, pour s\u2019espacer d\u2019une semaine et .; © ., Lee même d\u2019une quinzaine de jours dès que l\u2019on réussissait à injecter une nouvelle série d\u2019ampoules.Dans ce cas, une autopsie a pu être pratiquée ; macroscopiquement, le Docteur Morin a diagnostiqué myocardite chronique, néphrite glomérulo-épithéliale chronique, athérôme aortique très étendu, et congestion cérébrale.Au niveau du cœur, le rapport histologique se lisait comme suit : « sur le myocarde, infiltration assez marquée du tissu musculaire par des fusées conjonctives ; à certains endroits, de gros faisceaux musculaires sont complètement transformés en tissu conjonctif, et quelquefois la fibre présente un aspect œdémateux.Dans l\u2019ensemble, ce tissu musculaire se colore mal, indice d\u2019un trouble dans la composition chimique du sarcoplasme.» Nous comprenons que le cyanure de mercure puisse agir sur des troubles de la conduction intra-cardiaque lorsque la spécificité est confirmée, mais nous ignorons son mode d\u2019action dans les cas où elle ne peut être prouvée et paraît même ne pas exister.Néanmoins, les quelques succès thérapeutiques qu\u2019il nous a fournis portent à conclure, qu\u2019en l\u2019absence d\u2019étiologie déterminée, 1l reste le médicament de choix à utiliser contre certains troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, spécialement les dissociations.BIBLIOGRAPHIE RaAmonp, L., et ViaLarD, S.Maladie de Stokes-Adams de nature rhumatismale.Bull.Soc.Méd.Hôp.Paris, 1935, tome I, p.160.Doumer, E.Guérison d\u2019un pouls lent permanent.Bull.Soc.Méd.Hôp.Paris, 1936, tome I.p.445.Monpon, M.H.Bradycardie par dissociation auriculo-ventriculaire complète.Retour à un rythme normal après traitement salicylé.Bull.Soc.Méd.Hôp.Paris, 1938, n° 28, p.1503.Ramonp, L.Maladie de Stokes-Adams de nature rhumatismale.La Presse Médicale, 1935, p.311. 252 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 CHEER.Combined effect of ephedrin and atropine on complete heart block.Amer.Med.Journal, 1933, vol.100, tome 2, p.1805.Y ATER.Congenital heart block.Amer.Med.Journal, 1933, vol.100, tome 2, p.1831.lleart block treatment.Amer.Med.Journal, 1933, vol.101, tome 2, p.1660.GILCHRIST, À.R.Action of atropine in complete heart block.Amer.Med.Journal, 1934, vol.102, tome I, p.650.NANTHANSON.Heart block, Adams-Stokes.Amer.Med.Journal, 1936, vol.106, tome I, p.314.Mares, L.M.Stokes-Adams syndrome following influenza.Amer.Med.Journal, 1936, vol.107, tome I, p.1000.GÉRAUDEL, E.Une conception nouvelle de la dissociation auriculo- ventriculaire : la double commande.La Presse Médicale, 1934, p.814.Savy, Paul.Traité de thérapeutique clinique.Masson, 1938.VaqQuez, H.Nouveau traité de médecine, tome XXIII, Baillière & Fils, 1928.PARDEE, H.E.Clinical aspects of the electro-cardiogram.Hæber, 1933.CLerc, A.Précis de Pathologie Médicale, tome IV, Masson, 1931.Lessarp, R.Le cœur dans la fièvre typhoïde.Lefrançois, Thèse de Paris, 1933.Lewis, Sir T.Diseases of the heart.MacMillan, 1936.CLERC, A.Les arythmies en clinique.Masson, 1925.Vaquez, H.Médicaments et médications cardiaques.Bailliére, 1925. LA VITESSE D'ÉCOULEMENT DANS LA TRANSFUSION par René CRUCHET Professeur à la Faculté de Médecine de Bordeaux On ne pourra nier la puissance occulte de la tradition.On dirait que l\u2019Ecole de Bordeaux est prédestinée à conserver l\u2019initiative de certaines questions.Sans oublier le physiologiste Magendie, ne à Bordeaux, et maître de Claude Bernard, qui fut un des premiers à utiliser la voie intraveineuse dans de très nombreuses expériences thérapeutiques, on peut dire que toutes les données modernes de la transfusion du sang et, d\u2019une façon générale, des injections des substances médicamenteuses intraveineuses, datent des travaux d\u2019Oré, de 1860 à 1876 : c\u2019est ce physiologiste bordelais qui a, avec des moyens insuffisants, posé la question sur son véritable terrain pratique.Il était en avance sur son temps, mais ce sont les procédés qui n\u2019étaient pas à la hauteur de ses conceptions.Presque à la même époque, un maître éminent, qui devait devenir le collaborateur de Jolyet et publier avec lui un Traité de physiologie, longtemps classique, Viault, professeur d\u2019histologie à la Faculté de Médecine de Bordeaux, passait sa thèse sur le sérum physiologique, dont il disait que sa valeur serait d\u2019autant plus active qu\u2019elle se rapprocherait davantage du sérum sanguin. 254 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 Le phystologiste Hédon, qui devait, avec Jeanbrau, en 1917, rénover la pratique de la transfusion par l\u2019emploi du citrate de soude, était aussi un ancien élève de la Faculté de Bordeaux et interne des hôpitaux de cette ville.Sans doute pour obéir à un atavisme inconscient, je fus attiré à mon tour, comme professeur de pathologie générale, par l\u2019intérêt passionnant de cette question qui me permit, de 1921 à 1926, avec la collaboration de MM.Ragot et Caussimon, de préciser certaines inconnues de ce problème, redevenu actuel.Et peut-être encore notre ami le professeur Canuyt, lui-même ancien interne des hôpitaux de Bordeaux, et assistant du professeur Moure, pensait-il à ses origines, quand il précisa si judicieusement, en 1937, certaines données concernant la transfusion et quand 1l créa à Strasbourg son Centre de transfusion, considéré comme un modèle.Mais il était réservé à nos plus jeunes collègues, le professeur Jeanneney et son élève Ringenbach, de pousser encore plus loin \u2018étude de ce sujet dans le gros Traité de transfusion sanguine, qu\u2019ils viennent de publier chez Masson.MM.Jeanneney et Ringenbach ont à diverses reprises dans leurs travaux sur la transfusion, notamment dans leur récent traité, attiré l\u2019attention sur l\u2019importance de la vitesse d\u2019écoulement (1) : 1ls ont bien voulu citer nos travaux à ce sujet faits en collaboration avec MM.Ragot et Caussimon.M.Jeanneney, dans un récent article de la Presse Médicale revient à nouveau sur\u2019 cette question, sur laquelle M.A.Grimberg fournissait aussi, en octobre dernier, de précieux renseignements (2).[.\u2014 LA VITESSE D\u2019ECOULEMENT DANS LES CONDITIONS PHYSIOLOGIQUES Bien que nos expériences soient relativement anciennes puisque les premières remontent à 1922 (3), elles n\u2019en ont que plus d\u2019intérêt puis- qu\u2019elles ont sub1 l\u2019épreuve du temps.Elles n\u2019ont fait d\u2019ailleurs que donner une précision scientifique à une constatation empirique connue des médecins et des chirurgiens depuis bien des années.Que se passe-t-il, en effet, quandgon veut pratiquer une banale injection intra-veineuse de sérum physiologique?Dès que l\u2019ampoule, METHODE DE ETHODE DE WH DE WHIPPLE HEpaTi DELSCHIE NS Extrait concentré hydrosoluble de foie de veau Forme ampoule-Forme sirop SYNDROMES REPRÉSENTANT .ROUGIER, 330.AUS LEMOINE MONTREAL (CAAA) ANÉMIQUES DESCHIENS.6.nut PAUL BAUDAY - PARIS (vin) f SIROP FAMEL & base de Lactocreosote soluble calme la toux facilite l'expectoration Echantillons et Littérature à MM, les Docteurs Laboratoire P.Famel, 16-22,rue des Orteaux, Paris-20e ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, - Montréal.Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5\u2014 No 6 La Marque d\u2019origine de la SULFAPYRIDINE © PNEUMOCOQUES ® GONOCOQUES © STREPTOCOQUES * MENINGOCOQUES & Les Laboratoires Poulenc Frères ont été les premiers à offrir sur le marché canadien la Sulfapyridine sous le nom déposé de \u201c DAGENAN \u201c Pour votre protection et celle de i = vos patients, exigez toujours le Sano © a produit d\u2019origine portant la marque = « DAGENAN».100 COMPRESSED TABLETS Esch 7 A grains DAGENAN M.A693 1 suiphenidyl-omin CSulforyriem 1 wink @milyl -ammrepynsiry 100 Toniola aach 175 Croams Les comprimés Dagenan sont fabriqués au Canada uniquement par les Laboratoires Poulenc Frères.Laboratoires POULENC FRÈRES du Canada, Ltée 204, Place Youville, - Montréal.12- Laval Médical, Québec, juin 1940 - Vol.5- No 6 Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 255 par l\u2019intermédiaire du tube en caoutchouc, est mise par une aiguille en rapport avec la veine, on s\u2019attend à voir le sérum être immédiatement absorbé.Or, 1l n\u2019en est rien.Le liquide au début ne coule pas.Que de médecins, perdant patience au bout de quelques minutes, élèvent plus haut l\u2019ampoule, pensent que l'aiguille est bouchée, la changent, ou ajustent en désespoir de cause une poire-soufflerie au-dessus de l\u2019ampoule pour faire pression sur le liquide ! Ceux qui sont plus patients, ou ont l\u2019expérience du phénomène, attendent deux, trois minutes et souvent davantage.À ce moment, on s'aperçoit que le sérum s\u2019écoule d\u2019abord très lentement, et à petit débit pendant huit, dix minutes, ou plus ; dans un second temps, la vitesse s'accroît ; puis dans un troisième, alors que l\u2019ampoule de 300 centimètres cubes par exemple était à moitié, toute la seconde moitié du sérum restant se vide en un clin d\u2019œil.Même avant l\u2019usage courant des injections de sérum physiologique dans les veines, la plupart des auteurs avaient conseillé d\u2019effectuer lentement ce passage de liquide ou de sang.Blundel en 1818, Brown Sequard en 1869, Lesser, Jacob Worm Muller, Heyfelder avaient insisté sur ce point.Mais c\u2019est surtout Oré, de 1860 à 1876, qui a étudié de plus près ce problème capital de la vitesse d\u2019écoulement.I! rapporte en particulier l\u2019observation d\u2019une femme hydropique de 39 ans, chez laquelle une injection d\u2019eau tiède fut pratiquée par Louis Lande en 1872.C\u2019est une véritable expérience physiologique.Le mode d'écoulement est d\u2019une extrême prudence.On fait un arrêt de 1 minute après le passage de 50 grs, et un arrêt de cinq minutes après le passage de 100 grs.On injecta ainsi 750 grs d\u2019eau sans incident.D\u2019après nos calculs approximatifs, la vitesse moyenne d\u2019écoulement était à peine supérieure à 10 cm?par minute.Dans un cas analogue, Oré fit une injection intra-veineuse d\u2019eau tiède à 35°, à raison de 700 grs en une heure et demie, sans aucun accident.La vitesse d\u2019écoulement avait été en moyenne de 7 cm\u2019 par minute.En réalité, ces chiffres moyens sont très approximatifs.II faut arriver à Jeanbrau qui, en 1923, indique une moyenne d\u2019écoulement de 20 em* à la minute, dans la transfusion interhumaine. | 256 LAVAL MEDICAL Québec, juin 1940 | 1+ Bien que ce¥chiffre se_rapproche]de Ja vérité expérimentale, nous avons montré qu\u2019il n\u2019était pas exact sous cette mesure arithmétique : car si la moyenne est sensiblement juste, elle varie avec les moments de l\u2019injection ou de la transfusion.Pour le mode le plus simple d\u2019injection avec du sérum physiologique, voici ce que donne l\u2019expérience.Il faut compter environ 45 minutes pour faire passer 500 cm\u201d de sérum dans une veine, du bras généralement.Cet écoulement se répartit de la façon suivante : 1° Dans les 30 premières minutes, le débit est très lent : c\u2019est à peine si l\u2019ampoule a diminué de 100 cm>, ce qui représente une moyenne de 5 em?par minute : c\u2019est ce que nous avons appelé la période A ou d'écoulement initial, qui n\u2019a rien de constant, car il se fait par à-coups.2° Dans les 15 minutes suivantes, le débit est plus régulier et plus 3, ce qui représente 10 cm?par rapide.L\u2019écoulement atteint 150 cm minute : c\u2019est la période B, ou des vitesses constantes.3° Enfin, dans la troisième période, les 250 cm° qui restent dans l\u2019ampoule sont absorbés en 10 minutes, soit à la vitesse moyenne de 25 em par minute : c\u2019est la période C ou d\u2019accélération, ou de vidage.Nous avons légèrement schématisé la courbe pour simplifier la démonstration : mais elle correspond à la réalité des faits.Prenons maintenant nos expériences de transfusion de sang de cheval citraté à des chiens.Les premières sont signalées dans la thèse de Ragot (4) : nous avons pu notamment transfuser sans le moindre accident 250 cm° de sang de cheval chez un chien de 6 kilos, et 400 cm\u201d de sang de cheval chez un chien de 15 kilos.La vitesse de transfusion fut au-dessous de 10 cm* de sang \u2014 chiffre de moyenne à la minute : mais nous pensons que ce chiffre est encore un peu trop fort, si nous nous en rapportons à la courbe du début dont nous avons repris l\u2019étude avec Caussimon.Nous arrivons, en effet, au même chiffre moyen, alors que nous avons dilué le sang avec du sérum.Voici du reste une de nos plus typiques expériences : transfusion à un chien de 13 kilos, après une saignée de 245 grammes, de 260 cm\u201d à parties égales de sang de cheval citraté et de sérum physiologique (5).#4 \\ SA AN OÙ Le) w\\ AN LXNNON NWN CX va AY WA \\\\ \\ N AS \\ À \\ À © % \\ WN IN g 0 NX N 7) | E 9 e Vi / \\ Q v V2 À R © NY 5 rie (NS LM © Q i ; § 7 AS 3 x > Va Montréal 0 ] ÿ va \\ s \\ % % \\3 J -HEMORROIDES = N ë S C2 \\ 5 WV» 9 R © / P E NS 1) om 3 AR \\ @ \"a I C i Ng (G f \u201c 79 \\ S(@ Concessionnaires et Fabricants au Canada \u201d J) 350, rue Le Moyne N 3G LabFeS L.LAURIN, 86 Boul de Port Royal, PARIS, FRANCE Littérature et échantillon sur demande 7 : J & G (J J J Y 2 y ILE | : régulateur de la CIRCULATION ! I / i | ; \\ VARICES-PHLEBITES ROUC y y i! .\\ 1 we 4 I PERANDREN (propionate de testostérone) « CIBA » HORMONE ORCHITIQUE DE SYNTHESE Le mouvement d'intérêt considérable qui a été suscité par l\u2019introduction de l'hormone mâle synthétique dans la thérapeutique hormonale, en a développé très vite le champ des indications.ques-unes de ces dernières : Chez l\u2019homme \u2014 troubles du développement sexuel, insuffisance testiculaire, hypertrophie de la prostate, affections chroniques par déficience endocrinienne.Chez la femme \u2014 mastopathies, fibromatose utérine, certains troubles menstruels.© PRÉSENTATION : x Ampoules de 1 c.c.à 5 mgrms,, boîtes de 3, 6 et 50 Ampoules de 1 c.c.à 10 ss boîtes de 3, 6 et 50 Ampoules de 1 c.c.à 25 * boltes de 3, 6 et 50 Pour applications cutanées le Perandren est également offert sous forme d\u2019onguent en tubes de 25 et 50 grms.Compagnie CIBA Limitée, Montréal.Voici quel- I 14 \u2014 \u2014 Lara! Médical, Québec, juin 194) \u2014 Vol, 53 \u2014 No 6 Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 257 L\u2019appareil de Jeanbrau est au niveau du plan du cœur, qui règle lui- même l\u2019écoulement sans aucune pression supplémentaire.On voit que la courbe de cette transfusion, qui a duré 28 minutes, se décompose en trois périodes : 1° La période A ou d\u2019écoulement initial durant laquelle la vitesse de transfusion a été de 56 cm° pour 13 minutes, soit une moyenne de 93 53 S cc oN Lo nol *+ x 217 REE 8 702 112 127 me © woo oo Dt 30 28 26 24 22 20 18 16 14 12 10 ON +4 G 122345678910 12 13 14 1516 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 78 Figure 1 4 em\u201d par minute : c\u2019est la période d'adaptation, ou période dangereuse \u2014 si l\u2019on veut forcer la vitesse ; 2° La période B, où les oscillations de débit se font à un niveau 3 par 12 minutes, soit 12 cm\u2019 par minute : c\u2019est plus élevé, soit 147 cm la période des vitesses constantes, ou période de remplissage ; 3° Enfin la période C, ou période d'accélération ou de vidage, qui permet dans les 3 dernières minutes un débit rapide et final de 61 em\u201d, soit une vitesse de 20 em* par minute (Fig.1).(3) 258 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 Nous retrouvons cette loi des débits dans toutes nos autres expériences de transfusion, quelles que soient les solutions employées.Voici la courbe provenant d\u2019un chien de 25 kilos auquel on a injecté, après qu\u2019on lui a soustrait 200 cm?de sang par saignée, 400 cm\u201d de sang de cheval non dilué, en 28 minutes, sans aucune pression (Fig.2).Dans les 12 premières minutes, 1l n\u2019est passé que 95 cm* de sang, soit une vitesse de 8 cm° par minute ; dans les 8 minutes suivantes 1l passe la même quantité de sang \u2014 ce qui donne une vitesse de 12 cm\u201d par minute.Et dans les 8 dernières minutes, la quantité de sang - a EE GE 8 #8 Ys u pd this sabiabbity 3 3 \"222A 3 80 70 60 50 40 30 20 10 0 2 4 6 8 10\u2019 12 14 16 18\u2019 20\u2019 22\u2019 24 26\u2019 28 mis | \u201c~\u2014 \u201cean A : B C ligure 2 3 3 transfusé atteint 210 cm\u201d, élevant ainsi la vitesse d\u2019écoulement à 26 cm par minute.Bien que le sang transfusé soit, ici, complet, et par conséquent d\u2019une fluidité moins grande que dans le cas précédent, 1l a passé plus vite \u2014 ce qui devrait être le contraire.En réalité, 1l faut tenir compte de la taille et du poids de l\u2019animal.Bien qu\u2019il n\u2019y ait pas de loi mathématique, il est certain que le poids du chien étant, dans cette seconde expérience, le double du poids du chien de la première, 1l faudrait, par comparaison, ramener approximativement la vitesse d\u2019écoulement à 1/3 environ en moins des chiffres indiqués, par rapport au premier (6). BRULURES DE TOUS DEGRES La Pommade au Picrate de Butésine fournit un traitement local complet et commode pour le soulagement des brûlures du premier degré couvrant une assez large surface ou pour celles du deuxième degré de dimensions plus restreintes.II répond au besoin d\u2019un traitement pour les brûlures qui ne sont pas assez graves pour nécessiter l\u2019emploi de la thérapeutique classique à l\u2019acide tannique, mais qui sont assez douloureuses pour exiger un soulagement.La Pommade s\u2019applique directement sur la surface brûlée ou blessée.Elle ne nécessite aucune préparation, mais est toujours prête pour l\u2019usage, ce qui est un très grand avantage pour les traitements d\u2019urgence.La Pommade au Prcrate de Butésine se vend en tubes de une once et de deux onces et en pots de une livre et de cinq livres.LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLONS ENVOYÉS SUR DEMANDE.Laboratoires ABBOTT LIMITÉE, 338 ouest, rue St-Paul, Montréal.POMMADE AU PICRATE DE BUTÉSINE Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 6 \u2014 15 7 a ¥.oe Dans la métrorragie et l'impuissance PAR CC.\u201cA.P.L.\u2019\u201d_- No 500 500 U.1.par c.c.Flacons de 5 et 10 c.c.\u201cA.P.L.\u201d - No 488 100 U.I.par c.c.Flacons de 10 c.c.| | No 500 = NE : .500 ee UNITÉS ; INTERNATIONALE haute teneur .grande pureté .usage économique .injections indolores Le corps médical constatera que I\u2019A.P.L.n° 500 est une préparation de la gonadotrophine du chorion d'une teneur élevée, standardisée biologi- quement et permettant un traitement économique ; a cause de sa grande pureté, les injections sont indolores.Ce produit possède beaucoup de mérite surtout dans les conditions comme la métrorragie et l\u2019impuissance lorsque, règle générale, de fortes doses sont nécessaires.L\u2019A.P.L.n° 488 (100 unités internationales par c.c.) est conseillée là où des doses moins élevées de la gonadotrophine du chorion sont indiquées, par exemple, dans le traitement du syndrome de Froelich, de l\u2019ectopie testiculaire, etc.Littérature sur demande.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE BIOLOGISTES ET PHARMACIENS MONTRÉAL CANADA 16 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5- No 6 Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 259 Prenons une solution de gomme arabique à raison de 90 grs pour 1,000 cm* de sérum physiologique.On insecte 200 cm?de cette solution à un chien de 24 kilos, après saignée de 200 em*.Voici la courbe obtenue (Fig.3) : On y distingue, comme dans les précédentes, une période en a et b où la vitesse d\u2019écoulement est faible, puisque la quantité de la solution 3 transfusée arrive à peine à 60 cm\u201d en 16 minutes, soit un peu moins de 4 cm° par minute ; et une période à partir de c où l\u2019on voit l\u2019écoulement atteindre la vitesse de 70 cm° en 4 minutes, et ensuite celle de 40 cm\u201d en 2 minutes, soit un débit de 30 'em* par minute (7).ow ©.o « 0 N 6 0 N © NN eT Lod 206 80 70 60 50 40 30 20 10 Cc 4 6 & 10 12 14 16 18 20 2 Figure 3 Si, au lieu de gomme arabique, on emploie une substance plus visqueuse encore, comme [\u2019huile de paraffine ou de vaseline, la courbe de débit est de méme ordre que dans les expériences précédentes, mais la vitesse d\u2019écoulement est encore plus réduite.Nous avons ainsi transfusé à un chien de 12 kilos, 16 cm° d'huile de paraffine, en 32 minutes.La moyenne d\u2019écoulement représente donc ici un demi cm?par minute : à cette vitesse, extrêmement ralentie par rapport aux faits qui précèdent, nous n\u2019avons observé aucun accident.L\u2019animal est demeuré parfaitement normal après l\u2019intervention (8).En se plaçant ainsi dans les conditions physiologiques, c\u2019est-à-dire en laissant le cœur absorber les substances liquides que l\u2019on met à sa 260 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 disposition par l'intermédiaire des veines, sans le soumettre à une pression forcée, on constate, en premier lieu, que l\u2019écoulement se fait plus ou moins lentement, suivant une courbe assez comparable à elle-même, mais qui passe par trois périodes successives.En deuxième lieu, cette lenteur d\u2019écoulement augmente selon la viscosité des substances injectées ou transfusées.Le sérum physiologique montre la moyenne de vitesse la plus accélérée.Après lui, vient le sang frais citraté mélangé aux deux tiers, puis à moitié, avec du sérum physiologique, dont la vitesse d\u2019écoulement est un peu moindre.Puis se suivent dans l\u2019ordre : le sang complet citraté, puis la solution gommeuse et enfin l\u2019huile de paraffine dont le débit est infiniment plus ralenti.Mais dans tous ces faits, la tolérance est parfaite : l\u2019organisme ne subit aucun dommage parce qu\u2019il n\u2019a pas été violenté.Ces considérations expérimentales, parce qu\u2019elles s\u2019appliquent aux transfusions ou injections de sang ou de substances hétérogènes, n\u2019ont peut-être pas retenu l\u2019attention autant qu\u2019elles le méritent.Il semble cependant que ces transfusions ou injections sont pratiquement des plus instructives, puisqu\u2019elles prouvent leur innocuité, contrairement à ce que l\u2019on peut supposer, quand elles sont faites dans les conditions physiologiques que nous avons indiquées.S1 l\u2019on pousse plus lom l\u2019analyse du problème, on s\u2019aperçoit que ni les globules rouges d\u2019espèces différentes, ni l\u2019agglutination, ni l\u2019hémolyse, ni l\u2019embolisation (notamment avec des débris cellulaires ou même des particules solides, de la terre d\u2019infusion, par exemple), en suspension dans du sérum physiologique, ni la précipitation, ni vraisemblablement la protéinisation et la floculation ne provoquent de réactions anormales \u2014 tout autant que la loir des débits est respectée (9).La pratique médicale purement empirique nous en offre des exemples nombreux : car la plupart des sérums (antipneumococcique, anti- méningococcique, antistreptococcique, antidiphtérique, antitétanique, antidysentérique, etc.), ainsi que l\u2019ionoïde d\u2019arsenic, le collargol, l\u2019or colloïdal, Ie collothiol, etc ., quand ils sont mis en présence de sang humain, provoquent l\u2019agglutination des hématies (10).Est-ce que ce phénomène physique a jamais empêché l\u2019utilisation de ces substances thérapeutiques en injections intra-veineuses ?Les résultats favorables, Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 261 obtenus dans beaucoup de cas, ne sont-1ls pas la preuve que cette agglutination ne Joue qu\u2019un rôle bien effacé dans les accidents qui arrivent quelquefois ?On sait également que les injections intra-vemneuses d\u2019huile camphrée sont parfaitement tolérées.Enfin, le professeur Eugène Saint-Jacques, de Montréal, a traité, avec succès, un grand nombre d\u2019infections aiguës par une suspension de carbone animal à 2 p.100, dans de l\u2019eau distillée : il a pu signaler 300 observations cliniques représentant environ 1,000 injections sans le moindre incident (11).Si donc on transfuse ou injecte dans les veines, en suivant la loi des débits, que nous avons établie, on n\u2019a pas d\u2019accident.C\u2019est évidemment le cas, en pratique courante, quand on utilise des substances médicamenteuses, vaccins, sérums ou suspensions, tels que nous venons de les signaler.On a cependant parlé de choc.En fait, si l\u2019on injecte lentement, selon les indications précédentes, on peut dire qu\u2019il est exceptionnel, et indépendant de la substance injectée, quelle qu\u2019elle soit.Ce choc, quand 1l existe, serait d\u2019origine nerveuse, comme nous l\u2019avons pensé avec Ragot (12), et mettrait en Jeu les réactions antagonistes du sympathique et du pneumogastrique.Nous croyons que c\u2019est là, en dernière analyse, qu\u2019il faut en revenir.L'adaptation de l\u2019organisme est la grande loi de défense.Surpris au niveau de ses veines, 1l lutte en rétrécissant le vaisseau et en cherchant à limiter l\u2019apport de surprise.Cette réaction est même parfois si intense et durable, qu\u2019on voit les veines de certains malades, surtout les traumatisés, «refuser la transfusion ») \u2014 comme le dit très Justement Jeanneney.N\u2019est-ce pas en cela, en somme, que réside essentiellement ce qu\u2019on appelle le choc de la transfusion ou de l\u2019injection intra-veineuse?Leplus ordinairement, ce choc ne se produit pas, parce que l\u2019organisme s\u2019adapte à cet apport de surprise en n\u2019acceptant l\u2019écoulement du liquide dans la veine qu\u2019avec une extrême lenteur ; mais qu\u2019il réagisse trop brutalement, et le choc se manifestera par ses signes habituels, sans qu\u2019on puisse lui donner une origine commune, que ce soit, selon les théories qui ont été successivement à la mode, l\u2019agglutination, l\u2019hémolyse, l\u2019embolie Ia floculation, etc .en attendant les nouvelles théories qui disparaitront bientôt à leur tour, pour être remplacées par d\u2019autres.En fait de 262 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 transfusion ou d\u2019injection intra-veineuse, Il semble que l\u2019organisme est disposé à tout accepter, si on sait le comprendre, et sion lui donne ce qu\u2019on lui destine pour son bien, selon les règles qu\u2019il a établies pour sa défense.Nous croyons donc que le choc, le véritable choc est très rare, depuis qu\u2019on a pris la précaution de respecter la loi des débits et de pratiquer la transfusion très lentement.Le plus souvent, dans les cas anciens, il ne s\u2019agissait pas de choc, ainsi qu\u2019il nous a été facile de le démontrer, et comme nous allons le rappeler.II.\u2014 LA VITESSE D\u2019ÉCOULEMENT TROP RAPIDE ET SES ACCIDENTS Dès qu\u2019on méconnaît, en effet, les principes essentiels d\u2019écoulement, tels que nous les avons établis, et surtout dès qu\u2019on accélère expérimentalement cette vitesse d\u2019injection ou de transfusion, les accidents surviennent et peuvent être provoqués à volonté.Avec le sérum physiologique d\u2019abord.Chez un chien de 8 kilos, nous injections 150 cm?de sérum physiologique, en cinq minutes, soit à une vitesse moyenne d\u2019emblée de 30 cm\u201d par minute.La respiration passe de 32 à 48 mouvements par minute, et Ie pouls de 112 à 180, en même temps qu\u2019apparaît un tremblement généralisé.Dès que le calme est revenu chez l\u2019animal, on fait une nouvelle injection de 330 cm?de sérum en 7 minutes, soit à une vitesse de 47 cm\u201d à la minute.Cris de l\u2019animal, secousses violentes de tous les membres, tremblement continu du train postérieur, frissons paroxystiques, rythme cardiaque pendulaire et très lent.La transfusion au chien, avec du sang citraté de cheval mélangé à parties égales avec du sérum physiologique, bien supporté à la vitesse que nous avons signalée plus haut, devient nocive dès qu\u2019elle atteint d\u2019emblée 30 em° à la minute, surtout dans les premières minutes ; mais les accidents se précipitent si on transfuse, comme nous l\u2019avons fait, 275 cm en deux minutes.Aussitôt la dyspnée est extrême, l\u2019arythmie accentuée avec tachycardie d\u2019abord, puis bradycardie.Crises de contracture.Plaintes violentes.Vomissements.Défécation et miction involontaires.Coma.Avec du sang pur, même citraté, transfusé du cheval au chien, 1l suffit d\u2019une moindre vitesse de transfusion : avec 40 em\u201d en deux minutes, Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 263 soit à la vitesse d\u2019écoulement de 20 cm° à la minute, l\u2019animal demeure sur le flanc.Dyspnée à 50.Battements du cœur Imperceptibles : pouls à 65-70.Apparition de Cheyne-Stokes.Evacuation d\u2019urine et de matières fécales sanglantes.Mort en quelques heures.La transfusion d\u2019une solution de gomme arabique, bien supportéc, nous l\u2019avons vu, à vitesse ralentie, entraîne des accidents mortels, à peu près dans les mêmes conditions de rapidité d\u2019écoulement que le sang x citraté transfusé à parties égales avec du sérum physiologique.Elle est un peu moins bien tolérée, puisque l\u2019injection sous pression de 260 cm?en trois minutes et demie, soit environ à la vitesse de 74 cm\u201d à la minute, est suivie de la mort de l\u2019animal, au bout de trois quarts d\u2019heure, avec des signes analogues aux précédents.Enfin, 1l suffit de transfuser 30 em?d\u2019huile de parafline en 8 minutes, \u2014 soit moins de 4 cm?par minute, alors qu\u2019à un demi centicube 1l la tolère aisément \u2014 à un chien de 2 kgs 500 pour provoquer sa mort, avec des signes identiques, en moins d\u2019un quart d\u2019heure.Ainsi que nous l\u2019avons montré, il ne s\u2019agit pas ici, de phénomènes de choc.Ces accidents peuvent être reproduits à volonté, et 1l est facile d\u2019en diminuer l\u2019intensité ou au contraire de l\u2019augmenter selon qu\u2019on active, ou non, la vitesse d\u2019écoulement vers le cœur droit.Pour mieux en faire la démonstration, nous avons filmé ces deux Cpisodes de la survie ou de la mort du chien, selon que la vitesse est lente ou trop rapide.Ce film a été projeté, pour la première fois, à Nottingham, au Congrès annuel de la British Medical Association, en juillet 1926 (13), où J'avais été invité par mon très honorable collègue et ami Sir Humphry Rolleston, de Cambridge, qui vient d\u2019être nommé tout récemment Docteur honoris causa, de l\u2019Université de Paris, après l\u2019avoir été de l\u2019Université de Bordeaux, le 3 juin 1924.L\u2019étude anatomopathologique montre le cœur droit dilaté de façon considérable, que la mort soit rapide ou à échéance de un ou deux jours.a) On constate : une dilatation aiguë qu\u2019on peut provoquer avec une simple injection de sérum physiologique, quand la masse du liquide entre brusquement dans les cavités droites, force les parois de l\u2019oreillette et bientôt du ventricule : c\u2019est l\u2019asystolie suraiguë ; 264 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 b) Dans les cas moins brutaux, on trouve de grosses lésions pulmonaires, des infarctus ; parfois un gros caillot organisé part de l\u2019origine de l\u2019artère pulmonaire et remonte jusqu\u2019à sa bifurcation.La dilatation du cœur droit est alors en partie secondaire, et consécutive à l\u2019obstruction du système artériel pulmonaire.Ces phénomènes se rencontrent surtout quand on a injecté des substances épaisses qui ne se mélangent pas au sang de l\u2019animal receveur, qu\u2019elles soient huile, lait ou sang.Il y a donc asystolie qui, selon les cas, peut être rapide ou plus ou moins retardée (14).CONCLUSIONS 1° L\u2019injection intra-veineuse de sérum physiologique, quand elle est laissée à elle-même, sans pression surajoutée, se fait en trois temps : a) un temps d\u2019adaptation ou de défense, pendant lequel Ie liquide s\u2019écoule peu ; b) un temps de débit plus facile, de vitesse constante ou de remplissage, durant lequel la vitesse est plus rapide et régulière ; c) un temps d\u2019accélération ou de vidage, dans lequel la vitesse d\u2019écoulement est souvent le double ou plus du double de celle du temps précédent.2° Ce débit, dont la courbe est sensiblement la même pour tous les liquides injectés ou transfusés dans les veines, présente des vitesses de plus en plus ralenties à mesure que leur densité augmente.3° Dès que les conditions physiologiques sont forcées, et si notamment, on veut trop accélérer, surtout au début de l\u2019injection ou de la transfusion, la vitesse d\u2019écoulement, on provoque des accidents, qui peuvent être passagers, ou entraîner la mort par dilatation aiguë du cœur.4° Une transfusion doit tenir compte de ces données générales pour se faire dans les meilleures conditions.On doit veiller, surtout au début, à ce que le débit soit presque du goutte à goutte.On pourra ensuite accélérer la vitesse d\u2019écoulement, mais avec prudence, et en sachant qu\u2019il n\u2019y a en réalité aucun avantage à cette rapidité.5° Quand cette loi des débits est respectée, 11 peut arriver néanmoins qu\u2019il y ait un choc : mais il est exceptionnel, ne paraît pas lié à la constitution du liquide injecté et obéit à des lois d\u2019inadaptation nerveuse qui n\u2019ont pas encore été clairement élucidées.BIBLIOGRAPHIE 1.G.JEANNENEY et G.RINGENBACH.Traité de la Transfusion sanguine.Masson et Cie éditeurs, 1940, p.319. Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 265 2.Vi 10.11.12.13.14.G.JEANNENEY et P.CASTANET.Choc transfusionnel et phénomènes de Forssman.Presse Médicale 7, (10 février) 1940, p.163.Voir aussi A.GrimBERG.La Transfusion continue goutte à goutte.Idem, (11 octobre) 1939, p.1399.René CrUCHET.La Transfusion du sang de l\u2019animal à l\u2019homme.Congrès du Royal Institute of public Health, Plymouth, (2 juin) 1922 ; et Lancet, (15 Juillet) 1922, p.140.Voir aussi Congrès de Médecine de Paris, (12 octobre) 1922.A.Racor.Recherches sur la Transfusion du sang de l\u2019animal à l\u2019homme et la pathogénie de ses réactions : étude du choc.Thèse de Bordeaux, (déc.) 1922.Voir aussi Paris-Médical, (27 jan.) 1923.René CrucHET et J.CAUSSIMON.Étude étiologique des accidents dans la transfusion de sang hétérogène : rôle mécanique de la vitesse de l\u2019injection.Journal de physiologie et de pathologie générale, (janvier) 1925, p.89.Voir même mémoire, p.86 : le rapport de la vitesse d\u2019écoulement avec le poids de l\u2019animal.R.CrucHET et J.CaussiMoN.Les accidents dans la transfusion de sang hétérogène.Leurs relations avec le choc.Idem, (décembre) 1926, p.765.Méme mémoire, p.766.R.CrucHET et J.CAUSSIMON.J.de Phys.et Path.générale, 2° et 3¢ mémoires, (avril) 1925 et (mars) 1926.Voir notre 2° mémoire avec CAUSSIMON, loc.cit., p.349.Eugène ST-JAcques.Un adjuvant précieux aux traitements des péritonites aiguës post-appendiculaires par le carbone intra-veineux.Journal de Médecine de Bordeaux, (20 juin) 1935, p.475.Voir thèse de Racor, loc.cit., pp.85 4 114.\u2014 René CrucHET.Transfusion of Blood from Animal to Man.94\u20ac Congrès de la British Medical Association, Nottingham, (22 juillet) 1926, et British Medical Journal, (27 novembre) 1926.Toutes ces recherches sont résumées dans notre petit volume René CrucHET, A.Racor et J.Caussimon : La Transfusion du sang de l\u2019animal à l\u2019homme.Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1928. ANATOMIE ROENTGÉNOLOGIQUE DU THORAX (1) La distribution bronchique par Carleton B.PEIRCE (2) et Bruce W.STOCKING (3) Les techniques thérapeutiques des maladies intra-thoraciques ont fait des progrès si rapides que l\u2019emploi d\u2019une terminologie spéciale pour les bronches est devenu indispensable.Cette terminologie doit être concise et répondre aux deux indications suivantes : s\u2019adapter à l\u2019anatomie et être utile aux bronchoscopistes, aux chirurgiens, aux cliniciens, et aux radiologistes qui examinent ou étudient un même cas.Pour cela, il faudrait faire une nomenclature graphique facile à comprendre et basée plutôt sur l\u2019anatomie fonctionnelle que sur l\u2019anatomie comparative.La grande variété de tissus que renferme le thorax, et la facilité avec laquelle les différentes régions pulmonaires se prêtent aux modifications pathologiques, occasionnent souvent des erreurs par superposition d\u2019une zone de tissu anormal et d\u2019une zone de tissu pulmonaire normal (1) Présenté à une conférence de l\u2019Association Nationale de la Tuberculose à Los Angeles, Californie, le 22 juin, 1938.Présenté à une conférence de la Société des Radiologistes Canadiens, à Québec le 8 janvier, 1940.(2) Royal Victoria Hospital, Montréal.(3) Foote Memorial Hospital, Jackson, Mich. UNE UNITE RAT DE 1 0 PROGYNON-B f rot DIX UNITE 4 & S ot petit INTERNATIONALES D'ŒSTRONE (Theeline) IR ampoule de MILLE Unités Rat de Progynon-B (hormone ovarienne folliculaire) produit le même effet œstrogène qu\u2019une ampoule de DIX MILLE Unités Internationales d\u2019œstrone (theeline).LE PROGYNON-B ET LE PROGYNON-DH II est généralement re- SONT DES PLUS ÉCONOMIQUES POUR LE connu que les œstradiols TRAITEMENT ŒSTROGÈNE.\u2014 Progynon-B (pour injections) et Progynon-DH (par voie buccale) \u2014 sont les hormones sexuelles féminines les plus actives dont on dispose, mais combien de médecins se rendent compte qu\u2019ils sont aussi, et de beaucoup, les plus économiques?Des travaux faisant autorité ont nettement prouvé qu\u2019UNE ampoule de 1,000 Unités Rat de Progynon-B produit le même effet œstrogène que DIX ampoules de 1,000 Unités Internationales d\u2019œstrone (theeline).Comme le prix d\u2019une ampoule de 1,000 Unités Rat de Progynon-B n\u2019est qu\u2019une fraction du prix de dix ampoules de 1,000 Unités Internationales d\u2019cestrone ou theeline, il est évident que le Progynon-B est beaucoup plus économique.Le fait qu\u2019une unité rat Allen-Doisy équivaut à dix unités internationales a été nettement établi par les travaux de Whitman, Wintersteiner et Schwenk (J.Biol.Chem., 118 : 789 (mai) 1937) à l\u2019Université Columbia de New-York.Ceci fut corroboré par les essais D\u2019Amour et D\u2019Amour (Endocrinology, 22 : 583 (mai) 1938) à l\u2019Université de Denver.INDICATIONS DU PROGYNON-B symptômes de la ménopause, vagi- ET DU PROGYNON-DH.nite sénile, prurit vulvaire, vaginite infantile, gonococcique, infantilisme génital; et l\u2019aménorrhée, la dysménorrhée et la stérilité dues à l\u2019hypoplasie utérine.POUR PLUS AMPLES INFORMATIONS ÉCRIRE AU SERVICE DES RECHERCHES MÉDICALES , SCHERING (CANADA) LIMITED BOÎTE POSTALE 358, PLACE D'ARMES, MONTRÉAL, P.Q.Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5- No 6 \u2014 17 TRISILICATE DE MAGNÉSIE: S | L | > R | N F Le Trisilicate de Magnésie est un composé synthétique ayant comme base la Magnésie et la Silice sous la forme de col- ° loïdal de dimensions très minimes et 15 O u I a V O Y 1 S \u20ac I u n e fois plus actif pour le bleu méthyléne in vilro que le kaolin colloidal le plus raffiné qu\u2019il soit possible de trouver dans le ol at digestion complète FERMENTS ENTÉROKINASE ET PROSECRETINE : STO MACA LE Ces deux ferments sont transformés en y sécrétine active par l'action de l'acide r hydrochlorique de l\u2019estomac ; leur principale fonction est de stimuler les glandes PA N C R E A T | 0 U E du pancréas et de l'intestin pour accélérer leurs sécrétions, afin de faciliter toutes gains et INTESTINALE ACTION : La Poudre Silicrine, grâce à sa composition, procure une digestion complète, la © magnésie et la silice absorbent le surplus d'acide gastrique dans l'estomac ; les ferments Entérokinase et Prosécrétine continuent d'aider la digestion en activant la sécrétion des glandes du pancréas et de La Poudre Silicrine est une combinaison de Trisilicate de l'intestin.Magnésie et des ferments Entérokinase et Prosécrétine PROPRIETES MEDICINALES: pour établir une digestion com- pléte, stomacale, pancréatique Ulcères peptiques, Insuffisance intesti- et intestinale.nale, Urticaire chronique, Troubles digestifs du diabète pancréatique, Dyspepsies at , ilicrine ar sa formule pancréatiques, Gaz d'estomac, Hyper- 5 » P \u2019 - .» - » - - » » acidité, Vomissements chez les femmes en- possède une supériorité d\u2019effica- ceintes et autres cas de déficience d'une cité plus définie et plus radicale digestion complète.sur la poudre de Trisilicate de Magnésie seule, pour procurer une digestion totale.TOXICITÉ : La Poudre Silicrine est une combinaison non toxique et ne peut atténuer l'acidité Mode d\u2019emploi : Une cuillerée à thé dans du suc gastrique en bas de son point lé verre d'eau après les repas.Répétez normal, si une trop grande dose est donnée après 1 heure si nécessaire.elle est évacuée par l'intestin.La poudre Silicrine étant insoluble ne peut accroître la réserve d\u2019alcali du corps ; même l\u2019ab- © sorption d'une forte dose pendant une longue période ne fait pas varier l'acidité de l'urine.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU Ltée 30 EST, rue SAINT-PAUL, MONTREAL 18 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5\u2014 No 6 Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 267 dont les densités se compensent.Le diagnostic de localisation d\u2019une lésion, la conduite thérapeutique à tenir à son endroit et la prévision même approximative de ses tendances envahissantes, ne seront envisagés avec succès, que si le clinicien et le radiologiste ont présente à l\u2019esprit, une image assez nette de la distribution des bronches et des vaisseaux qui les accompagnent.Il est rare que l\u2019on observe un changement notable dans la disposition lobaire habituelle du poumon comme dans la distribution bronchique qui en constitue la charpente.La variante la plus commune que l\u2019on observe est la localisation droite de la veine azygos qui crée ainsi un quatrième lobe du même côté.Une scissure pleurale occasionnelle, à la partie postéro-inférieure de la base pulmonaire droite ou gauche, peut donner l\u2019illusion de l\u2019existence d\u2019un lobe accessoire.Du côté gauche, la languette du lobe supérieur \u2014 laquelle comprend tout le tiers inférieur de ce lobe, et s\u2019étend de la partie antérieure de la troisième côte au diaphragme (zone pulmonaire beaucoup plus vaste que la lingula pulmonalis que décrivent les anatomistes classiques) \u2014 peut être séparée par une scissure accessoire, comme c\u2019est le cas pour son homologue, le lobe moyen droit.Mais la distribution bronchique et celle de l\u2019artère pulmonaire ne subissent de ce fait aucun changement notable.Ces lobes accessoires ne sont que de simples divisions accidentelles, qui, en fait, accentuent la constance de la distribution bronchique et celle de la constitution lobulaire du parenchyme pulmonaire, au lieu de les modifier.Les recherches de Aeby, Ewart, Huntingdon, Hasse, Cottenot, et autres, nous ont fourni de précieuses informations sur l\u2019anatomie comparative et la morphologie détaillée de la distribution bronchique.La récente monographie de Miller a éclairé nos connaissances sur la constitution fondamentale des poumons.Le radiologiste, aux prises avec la densité des ombres projetées par les affections pulmonaires, se perd dans la volumineuse terminologie classique, seul médium qui lui permette de traduire à ses collègues, ses impressions visuelles sur la distribution des vaisseaux pulmonaires et bronchiques en relation avec une lésion donnée.Les rapports qui existent entre la trachée, les grosses bronches et le système cardio-vasculaire, ont donné naissance aux appellations « épartériel » et « hypartériel ».Mais les qualificatifs « dorsal » ou 268 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 « ventral I, II, II, etc.», donnés à leurs ramifications n\u2019indiquent pas graphiquement les régions du tissu pulmonaire que chacune d\u2019elles alimentent.La symétrie relative dans la distribution des ramifications bronchiques secondaires nous incite à emplover une terminologie plus Ou moins analogue pour les deux poumons.Il est superflu de conserver le qualificatif « principal » ou «grosse ») pour désigner les bronches- souches.De même une bronche épartérielle gauche est une chose si rare, que le mot « hypartériel » n\u2019a que peu ou point de sens lorsqu\u2019il s\u2019applique au côté gauche.Par contre, la constance de la position « épartérielle » de la bronche du lobe supérieur droit, fait que l\u2019emploi du mot « hypartériel » pour désigner la position sous-artérielle de la bronche du lobe supérieur droit, serait le qualificatif le plus important.Excepté à l\u2019origine de la bronche droite supérieure, la distribution des bronches dans le plan transversal se fait plutôt dans trois directions que dans deux.D\u2019après la bronchographie, chaque groupe successif de bronches a virtuellement le même calibre.Ayant pratiquement la même origine sur la bronche mère, les bronches filles de même calibre, divergent vers les segments respectifs du parenchyme pulmonaire.Poumon DROIT Bien que dans une certaine mesure, on puisse considérer comme « bronche droite » (Stammbronchus) le segment qui s\u2019étend de l\u2019éperon trachéal jusqu\u2019a l\u2019origine de la bronche du lobe moyen, nous préférons ne considérer comme « bronche droite ») que le court segment allant de l\u2019éperon trachéal à l\u2019origine de la « bronche supérieure » ou épartérielle.Le segment qui s\u2019étend entre la bronche supérieure et la division tripartite qui s\u2019opère au niveau de l\u2019origine de la bronche du lobe moyen, devrait être désigné de préférence, par l\u2019expression « bronche intermédiaire » (Ewart, Twining).Cette division tripartite produit : 1) la «bronche moyenne» (lobe) ; 2) la «bronche dorsale» (alimentant le sommet du lobe inférieur) ; et 3) la « bronche inférieure » qui, pour pourvoir au reste du lobe inférieur, se divise en ramifications « ventrale basilaire », « médiane basilaire », et « dorsale basilaire », dont chacune se subdivise d\u2019une manière identique pour desservir des segments y D PRA LINE GOUTTE, RHUMATISME, SCIATIQUE : i ME AN nes AN oy! Kr JER AS By 5 + a 3 \"MA, a 0, * Nt ade 3 224% 535) Lh ï i A) 2 +, e LÉ dur pe.je \u201con \u201c) 2%, #* ; l 4 Nee * ; + 3 BY al EL, br 2, mm AMMES ¥ ks se >.UROPR ite AZINE 08 ; a we ch Da ÉLIMINE A * wa ge \u201cCio UR | Que | ! i} oF Bi Pipérazine ou \\ #.fio > mij, \u201colloida| Gouts meth Lithi,, Ci \"ad Ylenet 7 i YM m fremine > Pillars, the 1 tiède #8la *ciatique 0; a} Par four da 1% Dre LAB op Te un demi arse 2 8 | Paris, + Franc ARTO, > Ey x27 Are McGin Coy mx £ Montréal C N C Fe ed SRI rae own CON DU S 0 : ® i COLLOIDA IIE XAT URIQUE UROPRAZINE GRANULÉ EFFERVESCENT O PIPÉRAZINE HEXAMETHYLENETETRAMINE SOUFRE COLLOIDAL FORMIATE DE LITHINE O INDICATIONS : RHUMATISME GOUTTE SCIATIQUE LABORATOIRES SPARTOL 34, rue Godot de Mauroy - PARIS, France Représentants exclusifs pour le Canada et les Etats-Unis: HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue McGill College = MONTREAL 20 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5 - No 6 Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 269 constants du lobe inférieur.La «ramification para-vertébrale inférieure» peut être une branche secondaire de la ramification dorsale basilaire, ou peut dériver, comme quatrième branche, de la bronche inférieure.La bronche «supérieure » et la «bronche moyenne ») donnent naissance à des divisions tripartites analogues.La « bronche supérieure » se divise communément en ramifications « apicale », « dorsale », et « ventrale » ; la « bronche moyenne », en ramifications « medio- axillaire », « ventrale inférieure », et « ventro-médiane » ou « para- cardiaque ».POUMON GAUCHE Il n\u2019y a aucune raison pour considérer comme « bronche gauche » (Stammbronchus), tout segment s\u2019étendant au delà de sa division en deux ramifications, dont l\u2019une pourvoit au lobe supérieur, et l\u2019autre au lobe inférieur.Ceci est particulièrement vrai, si l\u2019on considère la portion lingulaire du lobe supérieur gauche comme l\u2019analogue du lobe moyen droit.Le calibre de la « bronche supérieure » gauche équivaut ordinairement à celui de la « bronche inférieure ».Il n\u2019y a normalement aucune partie de l\u2019arbre bronchique gauche qui correspond à la bronche intermédiaire du poumon droit.,( La bronche inférieure gauche s\u2019éloigne de la « bronche dorsale » au sommet du lobe inférieur, et se divise alors presque aussitôt, comme celle du côté droit, en ramifications dorsale basilaire, médiane basilaire et ventrale basilaire.La bronche de la région « para-vertébrale inférieure gauche » constitue généralement le premier rameau de la ramification dorsale basilaire.La bronche supérieure gauche, au point où elle croise le bord gauche de la bifurcation de l\u2019artère pulmonaire, s\u2019incurve légèrement vers la tête, et se divise presque immédiatement en deux troncs : un « tronc supérieur » (Twining a suggéré le terme « bronche apico-pectorale ») duquel surgissent des « ramifications dorsale, apicale et ventrale » comme du côté droit, et un «tronc descendant » ventro-latéral appelé « bronche lingulaire », qui dessert cette partie du lobe supérieur délimitée antérieurement par la troisième côte, médialement par la plèvre péricardiaque, et latéralement, par la scissure interlobaire ; cette portion inclut conséquemment la lingula pulmonalis.(4) 270 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 Cette bronche lingulaire se divise en trois ramifications qui ressemblent beaucoup à celles de la bronche moyenne du poumon droit, à savoir : « medio-axillaire », « ventrale inférieure », ou latérale, et « para-cardiaque ».Jusqu\u2019ici, nous n\u2019avons rencontré qu\u2019un seul cas ou la bronche lingulaire ne parvenait pas de la bronche supérieure.Nous croyons que nous devrions reconnaître comme entité de première importance dans le système pulmonaire, ce tiers inférieur du lobe supérieur gauche, qui présente parfois une scissure pleurale partielle, mais rarement une origine indépendante de sa bronche.On l\u2019observe communément comme entité séparée du reste de lobe supérieur, laquelle entité, est souvent touchée par les lésions du lobe inférieur.Au surplus, la partie du lobe supérieur gauche desservie par le tronc supérieur, est souvent atteinte par la maladie sans que la langue le soit.Ce comportement pathologique des parties du lobe supérieur, peut être considéré comme un indice de relation étroite entre le fonctionnement normal et l\u2019anatomie de ces parties.Semblable relation se rencontre souvent dans les modifications pathologiques produites par la bronchectasie et la pneumonie dans les lobes moyen et inférieur droits.On a pu relever dans les études de Hudson et Jarre croyons-nous, des modifications fonctionnelles de la respiration normale du «lobe lingulaire », comparables à celles du lobe moyen droit.Ces modifications toutefois, ne furent pas interprétées par les auteurs dans leur exposé sur les angles de divergence des bronches inférieures.La superposition normale de plusieurs lobes pulmonaires dans l\u2019axe antéro-postérieur, produit une mosaïque bronchique complexe, sur le roentgénogramme pris de face.Il arrive souvent que les clichés stéréoscopiques de l\u2019arbre bronchique et des champs pulmonaires, pris de face et de profil, ne donnent pas le degré de visibilité que l\u2019on obtient en position oblique.Pour la bronchographie, nous avons trouvé que les clichés stéréoscopiques pris en position oblique, sont souvent préférables aux clichés usuels de face et de profil, ainsi que nous l\u2019avons démontré dans une autre publication.Le cliché en position oblique antérieure droite, donne le maximum de visibilité pour la région postérieure du poumon droit.Dans la Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 271 bronchoscopie, on peut apercevoir ainsi l\u2019arbre bronchique gauche beaucoup plus distinctement.La projection du lobe supérieur droit y occupe la plus grande partie de la moitié diagonale supérieure du thorax recouvrant la trachée et les gros vaisseaux jJusqu\u2019au-dessous du niveau de l\u2019éperon trachéal.Le lobe moyen recouvre la moitié droite de l\u2019ombre cardiaque correspondant à l\u2019oreillette droite.La partie postéro-latérale du poumon gauche est recouverte par le médiastin, les gros vaisseaux et le cœur ; cependant, le segment antéro-latéral, surtout la lingula est bien visible.Ce que l\u2019on aperçoit le mieux sur ce plan, sont les sinus costo-diaphragmatiques postéro-latéral droit et antéro- latéral gauche.Dans cette position, l\u2019ombre de la trachée se dirige vers Ie bas, légèrement vers la droite de la ligne médiane, pour se diviser au niveau de la cinquième ou sixième vertèbre dorsale.On y voit normalement l\u2019empreinte de l\u2019aorte.La bronche gauche se dirige vers le bas, l\u2019avant et la gauche en croisant l\u2019artère pulmonaire gauche à sa partie postéro- inférieure pour se diviser vis-à-vis du bord gauche de la bifurcation de l\u2019artère pulmonaire, en bronches gauches supérieure et inférieure.En position frontale, la bronche gauche et ses principales ramifications se divisent et cheminent d\u2019une manière prédominante, dans un espace étroit, près de l\u2019axe sagittal.Mais la position oblique fait voir ces bronches dans un plan perpendiculaire au faisceau de rayons X, qui donne une visibilité beaucoup plus grande de tout l\u2019arbre bronchique gauche.Sous cette incidence, la partie la plus large de l\u2019ombre cardio- vasculaire est produite par la superposition des oreillettes droite et gauche du cœur, du côté droit, et la superposition des ventricules, du côté gauche.La partie supérieure de la masse cardiaque gauche est une projection de profil, de l\u2019artère pulmonaire.L\u2019artère pulmonaire droite (cachée par l\u2019aorte descendante dans la position frontale) et les veines pulmonaires droites, peuvent être rendues visibles.L\u2019aorte ascendante recouvrira l\u2019aorte descendante, et la partie horizontale de la crosse sera communément dans le champ optique.L\u2019artére carotide primitive gauche ainsi que l\u2019artère sous-clavière gauche avec ses branches, sont projetées à gauche de l\u2019ombre de la trachée ; l\u2019ombre de la veine cave 272 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 supérieure recouvre alors celle de la trachée, mais elle ne peut être vue facilement, à cause du peu de différence de densité entre les deux.La « projection oblique antérieure gauche » fournit le maximum de visibilité du champ pulmonaire gauche et de l\u2019arbre bronchique droit.Le lobe supérieur gauche est projeté à droite de la ligne médiane et son ombre se superpose à celle de la crosse aortique des grands vaisseaux de la trachée et des grosses bronches.La portion lingulaire recouvre le cône pulmonaire, (oreillette et auricule gauches), le ventricule droit et, dans une certaine mesure, le sommet du ventricule gauche.C\u2019est sous cette incidence que les sinus costo-diaphragmatiques antéro-latéral droit et postéral-latéral gauche se voient le mieux.Sur la radiographie prise en position oblique antérieure gauche, la trachée occupe la ligne médiane, passant dans la bifurcation formée du côté droit par le tronc artériel brachio-céphalique et la veine supérieure ; et du côté gauche, par l\u2019artère carotide et les artères sous-clavières.La bifurcation de la trachée, passant ainsi en arrière et à droite de la partie horizontale de la crosse aortique, est plus visible.La bronche gauche recouvre un peu la droite, immédiatement au-dessous de l\u2019éperon trachéal.L\u2019arbre bronchique droit se voit très bien sous cette incidence pour les mêmes raisons que l\u2019arbre bronchique gauche se voit bien sous l\u2019incidence oblique antérieure droite.Tel qu\u2019indiqué maintes fois dans la littérature depuis l\u2019avènement de la roentgénologie, la projection oblique antérieure gauche est la position de choix pour étudier le ventricule droit, les cavités gauches du cœur et la crosse aortique.Dans cette position, la cloison inter- ventriculaire est superposée à la cloison interauriculaire.Les branches artérielles qui naissent de la crosse aortique sont le plus séparées.L\u2019artère pulmonaire gauche et ses ramifications sont le plus visibles.Du point de vue technique, nous croyons avec le docteur Gosselin que l\u2019étude bronchographique d\u2019un poumon entier, lors d\u2019un premier examen, et du poumon contra-latéral, lors d\u2019un second examen, est préférable à l\u2019injection d\u2019une partie de l\u2019un des poumons seulement ou des deux poumons à la fois.En résumé, nous soumettons une terminologie des bronches que nous croyons être plus utile que l\u2019ancienne nomenclature, avec laquelle nous établissons un parallèle. POUR L\u2019ENFANT : REDOXON Vitamine C cristallisée préparée par \u201cROCHE\u201d AUGMENTE LA RÉSISTANCE AUX MALADIES INFECTIEUSES + Comprimés + Ampoules ¢ Substance SIROP \u201cROCHE\u201d au Thiocol ÉLÉMENT ESSENTIEL DE LA THÉRAPEUTIQUE DES VOIES RESPIRATOIRES + Les enfants l\u2019aiment 4 = Sa Ji IE 7 Ils ont LA raison + SZ / Flacon de 175 c.c.=~ © 1 - |= Mh HOFFMANN - LA ROCHE Limitée, Montréal.Laval Médical, Québec, juin 1940 - Vol.5- No 6 .\u2014 21 Appareils de Laboratoire Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d'appareils en usage dans les laboratoires d\u2019hôpitaux.La marchandise que nous offrons en vente est garantie contre toute défectuosité et les prix en sont des plus modiques.+ MICROSCOPES + MICROTOMES + LAMES + LAMELLES + BALLONS =\u2014 ¢ BECHERS + VERRERIE GRADUÉE, Etc.Erc.| Fisher Scientific Co, Limited 904-910 rue Saint-Jacques, MONTRÉAL, Qué.Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5- No 6 QUELQUES MANIFESTATIONS PARTICULIÈRES DE LA FIÈVRE ONDULANTE par Renaud LEMIEUX Chef du service de Médecine a l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement et Sylvio LEBLOND Chef de Clinique à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement Les manifestations viscérales de la fièvre ondulante sont bien connues pour un grand nombre.Il en existe cependant qui sont peu fréquentes et qui peuvent présenter des difficultés diagnostiques particulières.La fièvre ondulante originelle peut passer inaperçue, si elle ne s\u2019est pas manifestée d\u2019une façon précise sous sa forme septicémique habituelle, à moins que quelques-uns de ses signes propres ne donnent à la localisation viscérale un aspect bâtard qui mène au séro-diagnostic et au diagnostic précis.Il nous a été donné d\u2019observer dans le service de médecine de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, quelques exemples de ces formes atypiques de la mélitococcie et nous voulons vous en faire part.Une jeune fille de 21 ans, venant des Cantons de l\u2019Est, nous est adressée par son médecin.Elle se plaint d\u2019une douleur persistante dans l\u2019hypocondre droit, au niveau de la région hépathique, irradiant dans l\u2019épaule droite.Cette douleur est apparue insidieusement en janvier dernier, et ne l\u2019a pas quittée depuis ; douleur sourde, persistante que la 274 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 palpation ne peut arriver à mettre en évidence, douleur continue avec paroxysmes siégeant au gril costal correspondant aux 9° et 10\u20ac côtes droites antérieures.Une petite toux sèche accompagnait cette douleur et l\u2019exagérait particulièrement quand la malade passait du décubitus dorsal à la position assise.Elle se mit à maigrir et à pâlir.Son métier de fille de chambre, qu\u2019elle accomplissait habituellement sans fatigue devint une corvée fatigante, et le soir elle n\u2019en pouvait plus.Elle présentait des petits frissons et des bouffées de chaleur à la tête.Elle avait de temps à autre des céphalées rebelles ou bien encore des vertiges et des bourdonnements d\u2019oreille.Les marche et les escaliers l\u2019essoufflaient.Le soir ses pieds gonflaient.Les urines étaient foncées et peu abondantes.À son arrivée, le 27 juillet dernier, son état est assez inquiétant.Elle est très amaigrie.Son teint est blafard, mais ses muqueuses sont bien colorées.La formule sanguine est à 4,280,000 globules rouges et 76% d\u2019hémoglobine.On y trouve une leucocytose à 12,750 avec une polynucléose à 83%.La fièvre est peu élevée et ne dépasse pas 99 degrés les premiers jours, mais bientôt elle atteint, d\u2019une façon irrégulière, 101 et 102 degrés le soir, avec des rémissions matutinales, qui le plus souvent, sont aux environ de 98 degrés.Cette douleur à l\u2019épaule et à l\u2019hypocondre, qui la torture et l\u2019inquiète, l\u2019empêche souvent de dormir.Il est impossible de mettre en évidence le moindre point douloureux tant du côté de la vésicule que du côté des côtes ou des articulations chondro-sternales.À l\u2019auscultation pulmonaire on constate une diminution notable du murmure vésiculaire à la base droite en arrière.Pas de râle, pas de gargouillements.Il n\u2019existe pas de matité distincte de la matité hépathique.Une radiographie faite le 10 août 1939, révèle « l\u2019existence d\u2019une opacité anormale, arrondie, qui se projette au-dessus de la voûte diaphragmatique droite, dans la région du sinus cardio- diaphragmatique, avec exagération du plexus vasculaire dans les régions circonvoisines » (Dr Perron).La cholécystographie faite quelques jours auparavant avait été négative. Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 275 Ce tableau clinique, cette longue évolution, cet habitus infectieux, cette fièvre du type hectique, cette lésion pulmonaire pouvaient faire croire à une tuberculose pulmonaire évoluant avec un minimum de signes physiques ou à un abcès du poumon.La bacilloscopie restait cependant toujours négative.Cet abcès n\u2019était plus banal qui prenait tant de temps à mûrir et qui faisait tant souffrir.C\u2019est à cause de cette douleur intense, de la température oscillante, de la forte atteinte de l\u2019état général et de quelques transpirations nocturnes que l\u2019on s\u2019oriente vers la fièvre ondulante.Le séro-diagnostic fait à cette époque revient positif au bacille d\u2019Eberth.Nous cherchons une fièvre ondulante et nous trouvons une fièvre typhoïde.La maladie continue d\u2019évoluer quand, après quelques hésitations aux environs de cent degrés, la température tombe brusquement à la normale, le 17 août, et s\u2019y maintient jusqu\u2019au 23 août, puis elle reprend de plus belle et oscille de nouveau entre 99 degrés le matin et 102 degrés le soir.Le 31 août, elle revient de nouveau à la normale.Pendant tout ce temps la douleur persiste et l\u2019état général s\u2019améliore peu.Le ler septembre, la malade commence à cracher.A ce moment, aux signes physiques déjà perçus à son arrivée du côté thoracique, s\u2019ajoutent quelques râles bronchiques.La malade crache tous les jours un pus non fétide en quantités variables qui ne dépassent pas 125 c.c.Un nouveau séro-diagnostic est fait.Il est négatif pour l\u2019Eberth et les para « À » et « B », mais positif au mélitensis.Les signes physiques pulmonaires deviennent plus évidents.On perçoit une matité à la base droite sur une largeur de deux ou trois travers de doigt, une forte diminution du murmure vésiculaire à cet endroit et quelques râles humides.Une radiographie tirée le 12 septembre montre que « l\u2019opacité à droite s\u2019est accentuée au point d\u2019effacer la voussure diaphragmatique : cette opacité occupe le tiers inférieur de la plage droite et se termine par un contour à concavité supérieure dégradée » (Dr Perron).Le radiologiste suggère l\u2019existence d\u2019un épanchement probable.Le 14 septembre, une intra-dermo-réaction à la mélitine est fortement positive 24 heures après.Le séro positif au mélitensis avait été fait le 5 septembre. 276 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 À partir du 20 septembre, la malade va mieux : plus de fièvre, plus d\u2019expectoration, plus de douleur.L'état général se reprend; elle mange mieux et prend du poids.Le 25 septembre, les signes pulmonaires sont presque disparus et à la radiographie on voit un nettoyage presque complet au niveau de la plage droite.Un autre séro-diagnostic fait Ie 18 septembre, restait négatif à quoi que ce soit.Un autre malade, un homme de 55 ans, présente comme seuls symptômes une douleur à la hanche droite et de la sudation.Cette douleur a débuté 15 jours avant son entrée à l\u2019hôpital.Elle persiste jour et nuit, s\u2019exagère chaque jour, s\u2019irradie aux lombes et à la cuisse et gêne la marche.N\u2019en pouvant plus, il recourt à son médecin qui nous l\u2019adresse.Cette douleur est intense, l\u2019empêche de dormir.Elle ne correspond pas à aucune lésion osseuse comme en fait foi une radiographie de la hanche.Au niveau du grand trochanter, il y a de la rougeur et du gonflement.On croit à un abcès en formation.Cependant le malade ne fait pas de fièvre bien qu\u2019il se plaigne d\u2019une transpiration abondante depuis quelques jours.Le séro-diagnostic est fortement positif à l\u2019antigène abortus.Le vaccin au mélitensis fait tout rentrer dans l\u2019ordre en quelques jours.Cette observation se rapproche de celle rapportée à une séance de cette Société par le Dr J.-B.Jobin.La malade du Dr Jobin présentait, elle, une douleur vertébrale.Un autre malade, âgé de 43 ans, souffre d\u2019un ulcère du pylore depuis dix ans.Tous les trois ou quatre mois, il fait une crise ulcéreuse qui dure deux ou trois semaines.Jamais il n\u2019a vomi, jamais il n\u2019a fait d\u2019hémorragie.Cependant, un mois avant son entrée à l\u2019hôpital, une nouvelle crise survient et il est tout étonné de se sentir plus atteint dans son état général qu\u2019au cours des crises antérieures.Il maigrit davantage, transpire et fait de la fièvre.Ses selles prennent une coloration noire.Le 16 juillet, il est plus mal.La température monte à 103 degrés.Il est courbaturé et brusquement, 1l a mal au cœur et vomit une bonne LA PECTINE DE POMMES PEXTOSE (100 grammes) équivaut, approximativement, en substance active à 2 livres 1/5 de poudre de pommes desséchées ou 20 livres de pommes fraîches.Un flacon de Dose: 1 cuillerée à thé 14 heure avant les repas et le soir au coucher.Le LABORATOIRE du BISMOL 66 A 9» Pextose \u201d EN THÉRAPEUTIQUE POUR LE TRAITEMENT DES TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX Préparé en vue d'utiliser les propriétés thérapeutiques de la pectine de pommes pour le traitement des troubles gastro- intestinaux, « PEXTOSE » est le produit adéquat de la thérapie par la pectine tout particulièrement dans les cas d\u2019ulcéres peptiques avec ou sans hématémeése.« PEXTOSE » est une nouvelle présentation de la pectine de pommes préparé par un procédé spécial (activé) afin d\u2019empêcher la formation de masses gélatineuses inertes en présence d\u2019eau, de lait ou du chyme stomacal.Les vitamines À, B1 et D sont associées au produit.« PEXTOSE » est présenté sous forme de granulé non- effervescent.Échantillons et littérature à MM.les Médecins seulement.(La Compagnie Pharmaceutique DesBergers ) MONTRÉAL.REPRÉSENTANTS : Pour les É.-U.: Geo.J.Wallau Inc, New-York.Afrigue-Sud : Wm.J.Fowlie, Johannesburg.Jamaïque : R.À.McKenzie & Co., Kingston.Chine : Jardine Matteson & Co., Ltd., Hong-Kong.Indes : G.Loucatos, Bombay et Calcutta.Cuba : Vda.de Jardy y Hno., Havane.Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 6 \u2014 23 OPOTHÉRAPIE SÉRIQUE DÉCHÉANCES ORGANIQUES CONVALESCENCES, ANÉMIES.SÉRUM HÉMOPOIÉTIQUE FRAIS de CHEVAL (Swou) Agent de Régenération Hématique, de Leucepetese et de Phagocytose 9 à 4 euffierées à potage par Jour ROUCIER.350 rue Le Mogue, Montreal, Canada.Lir\u201d, Écoeaut\u201d : IODE PHYSIOLOGIQUE remplace IODE et IODURES soluble assimilable dans toutes leurs applications sans iodisme 20 gouttes d\u2019IODALOSE agissent comme | gr.d\u2019iodure alcalin v Doses moyennes : 5 à 20 gouttes pour les enfants; 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et de fait, le sérodiagnostic est positif au mélitensis.Dès les premières injections du vaccin à la mélitine, la température tombeet les ulcérations de la bouchedisparaissent.C\u2019étaitle 1er avril 1938.Depuis, le malade n\u2019a pas fait d\u2019autres poussées et 1l boit du lait pasteurisé.Voici donc quatre sujets qui ont manifesté ou évolué leur fièvre ondulante chacun d\u2019une façon un peu spéciale.Une première malade a localisé un abcès du poumon qui a pris des mois à mûrir.Un deuxième 278 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 a présenté tous les caractères d\u2019une arthrite de la hanche avec gonflement, moins les signes radiologiques cependant.Tout tourne court avec le traitement.Un autre, porteur d\u2019un ulcère pylorique depuis 10 ans, fait, à l\u2019occasion de sa fièvre ondulante, des hémorragies.Un dernier enfin, évolue sa maladie sous forme d\u2019une affection ulcéreuse de la bouche et du pharynx qui ne cède qu\u2019au traitement de la maladie elle-même.Les atteintes viscérales de la mélitococcie sont assez fréquentes et les systèmes les plus touchés, d\u2019après René Puig qui en a présenté une belle étude à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris en 1935, sont l\u2019appareil nerveux et l\u2019appareil respiratoire.On ne compte plus les : méningo-encéphalites et les méningo-névrites qu\u2019elle a produites.L'appareil respiratoire réagit surtout par des congestions, des broncho-pneumonies ou des suppurations pleurales.On a trouvé du bacillus abortus dans les expectorations ou le pus de ces malades.Peu d\u2019abcès du poumon sont signalés.Chez notre malade, il n\u2019a pas été possible de mettre en évidence de micrococcus melitensis dans l\u2019expectoration.Il existait du pneumocoque, du streptocoque et du catharralis.Mais on sait, comme le dit Kourilsky dans sa thèse, qu\u2019on ne peut attribuer à un agent spécifique l\u2019origine d\u2019un abcès pulmonaire que si on a cueilli le pus qu\u2019il contient directement dans la poche abcédée, rarement dans le pus de la vomique.Les manifestations articulaires de la mélitococcie sont tellement fréquentes qu\u2019elles constituent à elles seules un bon élément de diagnostic chez un fébricitant.Mais ce sont alors de vagues douleurs rhumatoïdes que n\u2019exagèrent ni les mouvements passifs, ni les mouvements actifs.Elles peuvent cependant aller jusqu\u2019à l\u2019arthrite avec gonflement et donner le change à une infection d\u2019ordre local.Ce sont alors les grosses articulations qui sont prises : genou, hanche, cou-de-pied.La localisation à la hanche peut prendre une allure torpide, surtout si le diagnostic étiologique est longtemps différé, et laisser croire à une coxalgie.Gillot, Rist et Cantaloube ont observé quelques cas de ces arthrites tenaces de la hanche.C\u2019est à cette forme qu\u2019on a attribué le nom de pseudo-coxalgie méditerranéenne.La hanche de notre malade, avec son gonflement pré-trochantérien, pouvait faire croire à une arthrite aiguë avec ostéite du grand trochanter. Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 279 À la radiographie cependant, on ne trouvait pas trace d\u2019ostéite et la guérison s\u2019est faite rapidement.Le foie est un des organes les plus souvent touchés au cours de la fièvre ondulante.Cette atteinte peut être légère, mais elle peut parfois être assez grave pour créer une hépatite mortelle.Cette atteinte du foie engendre, comme le disent Olmer, Audier et Gascard, un tropisme capillaire particulier.Ceux-ci deviennent\u2019 plus fragiles et des hémorragies faciles surviennent.Faut-il attribuer à cet origine hépatique les hémorragies qu\u2019a présentées notre ulcéreux?C\u2019est possible.Depuis dix ans, 1l faisait trois ou quatre crises par année, et jamais il n\u2019avait saigné.A l\u2019occasion d\u2019une fièvre ondulante évolutive, 1l fait deux hémorragies au cours d\u2019une même crise.On peut cependant objecter si l\u2019on veut que des ulcéreux ont fait des hémorragies au bout de dix ou douze ans d\u2019évolution, sans qu\u2019il y ait pour les expliquer de fièvre ondulante.On pourrait répondre que les conditions créées par la fièvre ondulante au niveau du foie peuvent être engendrées, identiques, mais par des causes différentes auxquelles l\u2019évolution de la maladie ulcéreuse elle-même peut ne pas être étrangère.II faut admettre tout de même qu\u2019il y a eu étrange coïncidence.Sacquépée signale que la gastralgie qui existe dans la fièvre ondulante peut s'accompagner parfois d\u2019hématémèse.Les affections bucco- pharyngées sont signalées par certains auteurs.Gillot et Sarrouy, dans leur rapport au Congrès des Brucelloses tenu à Oran en 1939, rapportent l\u2019existence d\u2019une escarre bucco- pharyngée.Ils insistent surtout sur l\u2019escarre du bord inférieur de la mâchoire, laquelle peut aller jusqu\u2019à ulcérer la paroi de l\u2019artère faciale et exiger une ligature de la carotide externe.Peu d\u2019auteurs ont rapporté des lésions buccales du type ulcéreux.Notre dernier malade a erré lui-même et a fait errer ses médecins pendant un mois en n\u2019insistant que sur ses troubles de la bouche jusqu\u2019au jour où le dernier laryngologiste consulté a cru que ces ulcérations de la bouche n\u2019étaient que la manifestation banale d\u2019une affection générale et a demandé des recherches dans ce sens. 280 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 Nous avons cru que ces quatre observations vous intéresseraient comme elles nous ont intéressés.Tous ces malades ont souffert de la même maladie avec des mani- {estations dissemblables qui ont, pendant quelque temps, donné lc change à des étiologies diverses.Mais leur évolution bâtarde et quelques symptômes précis, parfois un seul, ont suffi pour orienter vers la recherche du micrococcus melitensis dans le sang de ces malades et sa trouvaille a donné la clef du problème.Cette affection est en train de prendre une expansion et une importance considérables dans notre pays.Si l\u2019on n\u2019y pense pas, elle nous échappera trop souvent, comme elle doit déjà le faire dans maints cas trop rapidement vus ou observés.Baltzar, de Saskatoon, rapportait, en 1937, 57 cas de brucelloses observés en Saskatchewan et classés jusqu\u2019au jour où l\u2019on mit en évidence le micrococcus melitensis dans le sang de ces malades sous les vocables les plus divers : neuropathie, débilité, arthritisme, artério-sclérose, gastrite, cholécystite, maladie de Parkinson, syphilis, diabète et tuberculose.BIBLIOGRAPHIE SacquéPÉE.La fièvre ondulante.Nouveau traité de Médecine.Roger, Widal et Tessier.Fasc.111, p.432.BALTZAR, D.M.Experience with 57 brucellosis infections in Saskatchewan.Canadian Medical Association Journal, 1937.GiLror et SARrROUY.Complications médicales des brucelloses humaines.Extrait du rapport du Congrès des Brucelloses tenu à Oran en 1939.Archives Internationales des Brucelloses, juin 1939.Puig, René.A propos de la fièvre de Malte : les atteintes viscérales, le traitement.Bull.Soc.Médicale des Hôpitaux de Paris, 1935, tome 2, page 1406.OLMER, AUDIER et GascARD.À propos des complications hémorragiques de la mélitococcie.Bull.Soc.Médicale Hôpitaux de Paris, 1937, tome 2, page 1069.GouNELLE et WARTER : Mélitococcie pleuro-pulmonaire.Bull.Soc.Médicale des Hôpitaux de Paris, 1935, tome 2, page 1192. MORT PAR NÉPHRITE AU COURS D\u2019UN ACCÈS DE PSYCHASTHÉNIE AIGUË par Sylvio CARON Chef du Service médical à la Clinique Roy-Rousseau Vos connaissances de la psychiâtrie devenant plus claires et plus précises d'années en années m\u2019engagent a vous relater l\u2019histoire suivante avec l\u2019assurance d\u2019un bénéfice bien médical.Permettez-moi de vous rappeler en résumé certaines notions de psychiâtrie dans le but de bien comprendre la signification donnée au terme « psychasthénie aiguë ».La psychasthénie est un état mental constitutionel caractérisé par les éléments suivants : sentiments de crainte, de peur, d\u2019incertitude, d\u2019indécision et de scrupule, sentiments reconnus absurdes par le sujet.Cette constitution mentale se révèle soit dans l\u2019enfance ou l\u2019adolescence.Les psychasthéniques sont alors des craintifs, des peureux, des phobiques, des incertains, des indécis, des méticuleux, des scrupuleux et des anxieux.Cette psychasthénie constitutionelle s\u2019exagère à l\u2019occasion de causes diverses, morales, intellectuelles, toxiques et infectieuses et engendre la psychasthénie aiguë, c\u2019est-à-dire des sentiments plus accentués de peur, de crainte et de scrupule accompagnés d\u2019angoisse.Ces malades (5) 282 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 deviennent donc des tourmentés et quelquefois des stuporeux, leur activité devient désordonnée.Ces phases ont le plus souvent une évolution cyclique, elles cèdent donc après quelques mois : c\u2019est la rémission.Contrairement à cette description, ma malade meurt par néphrite avec double parotidite.Cette terminaison est si peu fréquente que J'ai cru bon de vous la relater, non pas dans le but d\u2019alarmer vos malades mais de les surveiller médicalement lorsque l\u2019angoisse devient très prononcée.Nous voyons beaucoup de malades psychasthéniques dans leurs phases aiguës; par contre, le médecin praticien et le.confesseur.en voient autant que nous, mais dans des phases sans angoisse.HISTOIRE Mme L.G.est âgée de 28 ans, née de parents psychopathes, d\u2019une mère émotive et d\u2019un père cyclothymique.Dès l\u2019âge de 10 ans, à l\u2019occasion de sa première communion, sa constitution psychasthénique devint apparente.Elle fit une phase de scrupules de plusieurs mois.À 18 ans elle présente une seconde phase ; dans la suite, et d\u2019une façon intermittente, des accès de crainte morbide, absurde et de scrupules.De constitution délicate, elle présente une scarlatine dans le jeune Age, sans que le médecin traitant, excellent professeur de la Faculté de Médecine, signalât une complication rénale ou cardiqaue.À l\u2019âge de 19 ans, elle subit un curettage utérin pour corriger une dysménorrhée utérine.Elle se maria à 22 ans, eut trois enfants ; le dernier est âgé de 10 mois.Les grossesses et les suites de couches ont été normales.La période de temps entre les grossesses était pénible pour la malade qui se sentait fatiguée et douloureuse.Quelques semaines après le dernier accouchement elle.commence une série de courses chez trois médecins, les consultant pour légère métrorragie et fatigabilité ; puis apparaissent ses vieilles idées de scrupule et ses courses au confesseur, courses à des heures indues comme celles au jour levant ou à la nuit tombante.Quelques jours avant l\u2019hospitalisation elle dévoile ses craintes à son mari ; elle a peur de crever les yeux de ses enfants en faisant leur toilette, Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 283 de perforer leur tympan en nettoyant le conduit auditif externe avec une tige montée ; elle a peur de se suicider (obsession, impulsion au suicide) : elle s\u2019arrachait difficilement d\u2019une ruelle la conduisant à la rivière Saint-Charles.En face de ce tableau douloureux elle demande à venir consulter à la Clinique Roy-Rousseau, elle a peur de devenir folle.Je l\u2019hospitalise à cause de son insomnie totale, de son anorexie, de ses angoisses qui déclanchent chez elle des obsessions, des impulsions, des fugues, des désertions.La première nuit passée à la Clinique fut excellente, la malade était heureuse d\u2019avoir bien dormi, de se sentir moins obsédée.La nuit suivante elle déclanche un raptus anxieux, elle veut se confesser, se sauver du département pour monter chez l\u2019Aumônier, elle s\u2019agite et fait tellement d\u2019instances qu\u2019elle doit recevoir une injection de Sédol.Ce fut, après quelques heures de lutte, un état de stupeur profonde : elle était 1m- mobile dans son lit comme une mourante, ne proférant aucune parole, refusant de boire et de manger.Les examens pratiqués le lendemain de son admission donnent les renseignements suivants : la pression artérielle est de 140 \u2014 100, l\u2019auscultation du cœur ne révèle ni arythmie ni souffle, rien n\u2019est à noter dans l\u2019examen du système nerveux ; les urines recueillies par cathétérisme ne décèlent ni sucre ni albumine.Le 8 septembre, à l\u2019entrée, pas de température, mais le lendemain soir de la crise d\u2019angoisse, donc le 10 septembre, la température rectale est de 102 degrés, puis de 104 degrés le 11.Le 18 du mois, le 10° jour de son admission, nous remarquons un gonflement douloureux, rouge et chaud dans la loge parotidienne droite.La malade, qui avait refusé souvent de manger et de boire depuis 4 jours, présentait une stomatite.L\u2019examen des urines fait à ce moment Indique une albuminurie de 5 grammes, cylindrurie, hématies, cellules rénales, absence d\u2019hémoglobinurie et de microbes.Dans le sang recueilli le 12, le Bordet-Wassermann est négatif, l\u2019azotémie est de 0 gr.62 par litre.La malade reçoit une médication anti-infectieuse « la Septicémine » par voie intra-veineuse et du sérum glucosé et physiologique sous la peau dans le but de lutter contre la déshydratation. 284 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 La parotidite existante d\u2019abord à droite depuis le 18 septembre, régresse non totalement sous le sac de glace et nous voyons apparaître quelques heures avant la mort un gonflement similaire à gauche.La patiente meurt le 24 septembre après 16 jours d\u2019hospitalisation par néphrite hyperazotémique.I] ne viendra à l\u2019esprit de personne que les produits toxiques, endo- toxiques liés aux phénomènes d\u2019angoisse et de jeûne aient créé la néphrite; mais beaucoup conviendront que ces produits ont, avec le concours de facteurs inconnus, réveillé une néphrite préexistente, probablement celle de la scarlatine.Il ne viendra à l\u2019esprit de personne que la parotidite double et à balancier était une parotidite ourlienne.L\u2019âge de la malade, l\u2019absence d\u2019une telle maladie infectieuse dans l\u2019entourage, l\u2019évolution longue des troubles mentaux, 5 mois avant l\u2019apparition de la parotidite, les caractères du gonflement parotidien, la régression non totale du gonflement sous le sac de glace éliminent la méningite et la méningo- encéphalite ourlienne.Permettez-moi de vous lire un résumé, fait par P.-E.Morhardt, paru dans la Presse Médicale du 15 février 1939.Sa lecture convaincra ceux d\u2019entre vous qui oseraient croire que ma malade a présenté une méningo-encéphalite ourlienne et non une parotidite au cours d\u2019une stomatite.E.GLANZMANN.Complication nerveuse de la parotidite épidémique.« Divers auteurs ont eu l\u2019occasion d'observer des affections du système nerveux au cours de l'infection ourlienne.On constate, par exemple, l\u2019apparition brusque d\u2019une méningite avec pléiocytose du liquide céphalo-rachidien (90 pour 100 de lymphocytes ou davantage) dans la famille d\u2019un enfant atteint d\u2019oreillons.Ces symptômes qui disparaissent rapidement peuvent s\u2019observer soit en même temps, soit jusqu\u2019à 3 semaines après le cas d\u2019oreillons.« Une autre forme est constituée par la méningo-encéphalite ourlienne prodromique.Une forme para-infectieuse dans laquelle les réactions méningées surviennent en même temps que la tuméfaction des parotides, a été également constatée ; elle est caractérisée simplement Vacances Une vacance, c'est souvent le divorce avec vos habitudes régulières de vie.Vous buvez une eau nouvelle, vous changez votre diète: Le résultat est parfois l'apparition d'une diarrhée.7 Prendre deux DIARRHEE Baomasme d'eau\u201d au at dite d d'une ; \u2018une traitement a raison d'u ° _ | continuer le mast oad el uillerée 9 table (ao ; e ides.5 solide elles étant redeventes | ce à 5 les 8 rescrire unê Huile on pourra P a avec Kaoma ; table de rois fois par Jour K A O M A G M A Magma d\u2019Alumine et de Kaolin de Wyeth est une forme activée de kaolin.Kaomagma, à cause de sa fluidité, du kaolin et de l'hydroxyde d\u2019alumine colloidale qu'il contient\u2014 @ Recouvre et protège la muqueuse irritée, en agissant comme un doux astringent.© Précipite et coagule les suspensions bactériennes.® Adsorbe et neutralise les substances toxiques et irritantes contenues dans l'intestin.Kaomagma Simple et Kaomagma avec Huile Minérale sont présentes en bouteilles de 12 oz.P.S.Nous vous souhaitons une vacance agréable, sans nécessité de recourir à Kaomagma\u2014Toutefois, apportez le\u2014On ne sait jamais, il pourrait être utile.John Wyeth & Brother (Canada) Ltd.[| AL WALKERVILLE, ONT.= © * ann Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 6 \u2014 27 NEUROPHYL B TONIQUE NERVIN, SÉDATIF, ANTINEVRITIQUE Facteur d\u2019équilibre fonctionnel du système nerveux sympathique + FORMULE Vitamine By.LL LL LL 500 unités intern.Aubépine, Passiflore, Valériane.111111111100 0 00 45 grs.2.9 Méthylarsinate de Sodium.1/16 grs.0.004 Glycérophosphate de Calcrum.8 grs.0.518 Glycérophosphate de Sodium.16 grs.1.03 Glycérophosphate de Manganése.1 gr.0.065 Glycérophosphate de Quinine.| 14 gr.0.033 Diastases protéolytiques.q.s.q.s.Véhicule non alcoolique.ad 1 once 30 gr.+ DOSE Une à deux cuillerées à thé, trois ou quatre fois par jour.LABORATOIRE NADEAU Limitée 28 \u2014 Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5\u2014 No 6 1] Québec, juin 1940 LAVAL MEDICAL 285 par des maux de téte, de la bradycardie et des altérations du liquide céphalo-rachidien.Il existe enfin une forme latente.« Mais les plus intéressantes sont, d\u2019abord, les méningites qui apparaissent au moment où la température tombe et où le gonflement des parotides commence a s\u2019atténuer.Les symptômes durent rarement 8 jours.Le liquide céphalo-rachidien est clair, rarement trouble ; la lymphocytose est considérable.; « La méningo-encéphalite est un peu plus rare ; elle survient entre le 8° et le 10\u20ac Jour après le début de la maladie, c\u2019est-à-dire à peu près au même fnoment que l\u2019encéphalite de la varicelle ou de la vaccination.Glanzmann a eu l\u2019occasion d\u2019observer ainsi une fillette de 13 ans qui, une vingtaine de Jours après le début d\u2019une parotidite, présenta des symptômes méningés, de la diplopie, une papille de stase et de la paralysie du nerf moteur oculaire externe, ete.Dans un autre cas, 1l s\u2019agit d\u2019un garçon de 8 ans, qui, 14 jours après la parotidite, présenta brusquement à l\u2019école une parotidite gauche sans aphasie ».- Vous conviendrez sans doute que l\u2019évolution des troubles mentaux, l\u2019absence de signe clinique de méningite et de méningo-encéphalite ne nous permettent pas de classer cette histoire dans le chapitre des com- \u201c plications nerveuses de la parotidite épidémique. CONSIDÉRATIONS SUR LE TRAITEMENT DES FISTULES INTESTINALES par François ROY Assistant à l\u2019Hôtel-Dieu « Le traitement des fistules intestinales, nous dit Dixon, est un des problèmes les plus difficiles de la chirurgie abdominale.» Malheureusement c\u2019est une complication assez fréquente, très ennuyeuse pour le malade et le chirurgien, et qui donne souvent une mortalité élevée.Les fistules intestinales peuvent être d\u2019origines diverses : 1° Traumatiques : Balles, coup de couteau, contusions profondes, etc.; 2° Pathologiques : Cancer, tuberculose, actinomycose, entérite seg- mentaire ; 3° Post-opératoires : à la suite d\u2019appendicectomie, d\u2019hystérectomie, de hernies étranglées, etc.; 4° Thérapeutiques : entérostomie, appendicostomie, etc.Les fistules d\u2019origines cancéreuse, tuberculeuse, actinomycosique, de même que celles qui se produisent à la suite d\u2019entérite segmentaire Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 287 doivent être d\u2019abord traitées par la dérivation, c\u2019est-à-dire par entéro- anastomose ou par exclusion uni ou bilatérale.Il serait inutile et dangereux de vouloir fermer ces fistules en intervenant directement sur le foyer pathologique.Par exemple, dans une tuberculose cæcale ou un cancer du cæcum fistulisés le traitement de choix est l\u2019exclusion bilatérale.Elle supprime le passage des matières fécales sur le foyer malade et laisse la région au repos.Ce procédé permet souvent l\u2019extirpation ultérieure de la lésion.Il consiste à sectionner l\u2019intestin au-dessus et au-dessous de la lésion et à en rétablir la continuité par une anastomose.II serait dangereux de fermer les deux extrémités du segment exclus et de le laisser dans l\u2019abdomen.II faut dans ce cas aboucher à la peau une et quelquefois les deux extrémités de la partie excluse.Les fistules stercorales post-opératoires sont les plus fréquentes et aussi les plus graves.Elles siègent d'ordinaire au cæèum ou sur le petit intestin.Si elles sont petites et laissent échapper peu de liquide, elles sont plus ennuyeuses que graves et se ferment habituellement seules.Il arrive parfois qu\u2019elles sont étendues et laissent passer tout le contenu intestinal, amenant ainsi une excoriation marquée de la peau, une dés- hydration et une dénutrition rapides du malade.Dans ces cas, la mortalité est élevée surtout chez l\u2019enfant et le vieillard, si l\u2019on n\u2019institue pas un traitement d\u2019urgence efficace.Ces malades meurent parce que l\u2019absorption n\u2019est pas suffisante pour subvenir au besoin de l\u2019organisme.Comme le dit Rardin, «la dénutrition est un des problèmes que le chirurgien rencontre le plus fréquemment en pratique.Son existence est plus grande qu\u2019on ne le croit habituellement et ses conséquences d\u2019ordinaire revêtent un caractère grave.« Quoique le volume du sang circulant dépende d\u2019abord de l\u2019apport et de la nature des électrolytes et de l\u2019eau dont peut disposer l\u2019organisme, d\u2019autres substances, principalement les protéines plasmatiques, jouent un rôle important dans le maintien de l\u2019équilibre aqueux entre les liquides intra-cellulaires et le sang circulant.« Quand la concentration des protéines plasmatiques baisse en bas d\u2019environ 7 grs 50 par 100 c.c.de sang, les liquides circulants commencent à laisser les vaisseaux.Il se produit d\u2019abord un œdème latent qui devient 288 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 bientôt évident quand la concentration plasmatique approche 5 grs 50 par 100 c.c.de sang.« Chez les malades en état de dénutrition, l\u2019emploi exagéré de chlorure de sodium augmente davantage l\u2019ædème, car l\u2019usage de grandes quantités de sérum salé chez les patients en état d\u2019hypoprotéinémie exagère le développement des œdèmes.« Le rôle des protéines plasmatiques, dont les propriétés osmotiques contribuent dans une grande mesure à maintenir l\u2019état d\u2019équilibre entre le sang et les liquides extra-vasculaires, est d\u2019une importance considérable dans le traitement des différentes affections que les chirurgiens sont appelés à soigner.« II est de toute évidence que l\u2019œdème n\u2019affecte pas seulement le tissu cellulaire sous-cutané, mais aussi les tissus des différents organes.« Les malades en état d\u2019hypoprotéinémie sont, croyons-nous, plus aptes à faire des complications pulmonaires graves.Ils ont fréquemment des signes de légère congestion pulmonaire, spécialement quand 1ls ont reçu de grandes quantités de sérum salé à la suite d\u2019interventions chirurgicales.» Malheureusement la pathogénie de ces complications est souvent méconnue et l\u2019on se contente d\u2019un traitement symptomatique qui reste toujours inopérant.Un malade porteur d\u2019une fistule stercorale haute laissant passer tout le contenu intestinal, est un malade qui dépérit rapidement et qui fait en même temps de l\u2019hypoprotéinémie.Son état ne tarde pas à devenir inquiétant, s\u2019il n\u2019est pas traité convenablement.Il! faut d\u2019abord établir un régime sans résidu, riche en protéines et en hydrates de carbone, donner une quantité suffisante de sérum salé et glucosé pour prévenir la déshydration, mais ne Jamais administrer plus de chlorure de sodium que l\u2019organisme ne peut en utiliser et les reins en éliminer, et faire des transfusions si c\u2019est nécessaire pour combattre l\u2019hypoprotéi- némie.On empêchera l\u2019excoriation de la peau en aspirant au moyen d\u2019un petit cathéter tout le liquide qui remonte par la fistule dont le pourtour aura été protégé par une pâte de zinc très épaisse. o = Could Place SHAKE WELT BEFORE USING Sous-salycilate de Bismuth.Ceti.4 grains Ferments digestifs.1020 000 a anne Paca a ee ane + 1 grain Trisilicate, carbonate et hydroxyde de magnésium.75 grains DILAXOL a une réaction alcaline et, contrairement aux alcalis forts, ne provoque pas de sécrétion hyperacide ; quoiqu\u2019il puisse neutraliser plusieurs fois son volume de l\u2019excès d\u2019acidité dans l\u2019estomac.Cette propriété remarquable du DILAXOL est intimement liée à l\u2019effet tampon du sang.DILAXOL neutralise l\u2019acide libre et ne pertube pas les fonctions normales ; il ne détermine pas non plus d\u2019alcalose.Ses indications : La Dyspepsie, la Duodénite, la Flatulence, l\u2019Hyperacidité, les Vomissements de la Grossesse et les autres troubles gastro-intestinaux.Revêtement protecteur agréable au goût.Présenté aussi en poudre.Échantillon sur demande.THE E.B.SHUTTLEWORTH CHEMICAL CO.LIMITED TORONTO LJ MANUFACTURING CHEMISTS ee CANADA STOCKS CARRIED AT WINNIPEG, MAN.\u2014CAMPBELL HYMAN LTD.VANCOUVER, B.C.\u2014J).P.SOUTHCOTT & CO.LTD.INDIQUEZ EB.S.SUR VOS ORDONNANCES a Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 6 \u2014 29 ex I FUNCTIONAL par ICKSON, M.Dt DISORDERS \u20ac OF THE FOOT REX.DIVELEY, x».« Functional Disorders of the Foot ) indique avec clarté le traitement approprié des troubles fonctionnels du pied chez vos patients.Les auteurs admettent que la grande majorité des troubles du pied peuvent être corrigés par le port d\u2019une chaussure judicieusement choisie et ils en décrivent l\u2019utilisation, dans les plus menus détails, au cours des diverses étapes de la cure.La statique et la dynamique du pied \u2014 facteurs qui détermiment son équilibre ou son déséquilibre \u2014 sont mis en évidence pour éclairer le traitement rationnel des troubles considérés.Le déséquilibre du pied, à tous les âges, sa prophylaxie, son traitement médical et chirurgical sont aussi développés au complet.Un chapitre traite également des troubles bénins et obscurs du pied avec indications thérapeutiques adéquates.« Functional Disorders of the Foot) est un livre d\u2019intérêt fondamental pour quiconque s\u2019intéresse à l\u2019orthopédie du pied.c\u2019est véritablement un livre de tout premier ordre.296 pages 202 illustrations $5.00 Les critiques disent : «La première étude complète sur le sujet .excellent ouvrage.» Irish Journal of Medical Science.«.recommandé comme l'ouvrage le plus pratique qui ait jamais été publié sur le pied.» Southern Medical Journal.« Toute la question du pied est présentée avec clarté et concision.» Journal of the A.M.A.Ce livre est imprimé en anglais seulement.J.B.LIPPINCOTT COMPANY Philadelphia London Montréal Laval Médical, Québec, juin 1940 \u2014 Vol.5- No 6 Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 289 Il arrive parfois que l\u2019état de l\u2019abdomen ne permet pas d\u2019intervenir directement sur le foyer pathologique pour fermer la fistule et que l\u2019état du malade s\u2019altère rapidement.Dans ce cas, on doit faire une dérivation en anastomosant l\u2019intestin au-dessous et au-dessus de la lésion ou en réintroduisant dans l\u2019intestin le liquide qui s\u2019écoule par la fistule au moyen d\u2019une sonde qu\u2019on a placée au-dessous du foyer pathologique.Ces procédés permettent d\u2019attendre et d'intervenir dans de meilleures conditions.J\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019opérer plusieurs cas de fistules stercorales sans aucune mortalité.Trois de ces cas présentaient une fistule largement ouverte de l\u2019iléon avec écoulement à peu près complet du liquide intestinal.L\u2019état général s\u2019altérait rapidement et la dénutrition était déjà marquée.Ces patients ont très bien supporté l'intervention et peu de temps après sortaient de l\u2019hôpital guéris.Je crois sincèrement leur avoir sauvé la vie en intervenant avant qu\u2019il ne soit trop tard.Tous les chirurgiens ayant de l\u2019expérience dans la chirurgie abdominale sont d\u2019accord sur la nécessité d'établir un traitement énergique dans tous les cas de fistules stercorales où la vie du malade est menacée par dénutrition progressive.Robert Elman et Weiner ont préconisé l\u2019alimentation intra-veineuse au moyen des amino-acides chez les malades ne pouvant pas s\u2019alimenter et en état de dénutrition.Dans des expériences de laboratoire, on a pu ainsi nourrir des rats en pleine période de croissance sans aucune autre alimentation.Ces auteurs ont traité huit patients avec des amino-acides intraveineux, sans constater de réactions toxiques ou fébriles.Les observations expérimentales et cliniques démontrent que les amino-acides sont rapidement utilisés, comme le prouve l\u2019équilibre uréique, l\u2019augmentation des protéines du sang et la disparition des œdèmes de dénutrition.Malheureusement les amino-acides qui peuvent servir à l\u2019alimentation parentérale sont encore d\u2019un coût très élevé.Il faut espérer que l\u2019on trouvera des moyens de fabrication moins dispendieux, ce qui permettra d\u2019employer couramment ces produits dans le traitement des malades qui ne peuvent pas s\u2019alimenter. ANALYSES P.DUBOST et P.DUREL.Pathogénie de la cyanose observée au cours de la chimiothérapie antibactérienne par les dérivés organiques du soufre.Annales de Médecine, 46 ; 1 : 56, (juin) 1939.Le manuscrit de ce travail est parvenu à la rédaction des Annales de Médecine le 13 décembre 1938.C\u2019est un fait bien connu que dès qu\u2019on emploie des doses un peu importantes ou un peu prolongées des antibactériens utilisés en thérapeutique depuis 1935 on peut observer des cyanoses.La pathogénie de cette cyanose, incident parfois impressionnant, mais Jamais grave, n\u2019est pas encore parfaitement élucidée.| La cyanose peut apparaître à titre d\u2019incident au cours du traitement par la plupart des dérivés organiques du soufre récemment introduits en thérapeutique.Cliniquement son aspect est banal et on la rencontre surtout chez les sujets à circulation défectueuse.C\u2019est un phénomène de fréquence variant dans des proportions de 2% à 60%, selon les auteurs considérés.Plus fréquente avec certains produits sulfamidés (1399), elle est aussi très variable selon la posologie utilisée et suivant certaines susceptibilités individuelles.La cyanose cesse dès que le médicament est supprimé, mais les auteurs ont noté qu\u2019ils ont pu continuer le traitement sans que la cyanose augmente et même la voir diminuer alors qu\u2019il y avait augmentation des doses.Il y a donc, d\u2019après eux, des facteurs étiologiques qui échappent encore à nos connaissances, mais de toute manière, cet incident est pratiquement sans gravité.La première hypothèse pathogénique qui ait été invoquée fut celle de la cyanose due à la méthémoglobinémie ou à la sulfhémoglobinémie.Les auteurs admettant que le phénomène est de même nature et a la Québec, juin 1940 LAVAL MÉDICAL 291 même valeur pathogénique, qu\u2019il s\u2019agisse de la méthémoglobinémie ou de la sulfhémoglobinémie, n\u2019étudieront dans leur travail que la première.Colebrook et Purdie sur 58 cas de cyanose observés par eux ont constaté 8 fois qu\u2019il n\u2019y avait ni méthémoglobinémie ni sulfhémoglobi- némie.Marshall et Walzl de leur côté, concluent de l\u2019étude de 7 cas de cyanose que la méthémoglobinémie comme cause de la cyanose et de la couleur foncée du sang peut étre éliminée pour les 5 premiers malades et elle n\u2019est probablement pas la seule cause à retenir dans les deux autres cas.Dubost et Durel convaincus toutefois que les arguments d\u2019ordre théorique expliquant la cyanose par la méthémoglobinémie étaient de grosse valeur ont, semble-t-il, réussi à démontrer à l\u2019aide d\u2019une technique qui leur est particulière, la véracité de l\u2019hypothèse première.D\u2019après eux, les auteurs qui ont recherché la méthémoglobinémie chez les malades cyanosés ne possédaient pas d\u2019appareil assez sensible et en plus le sang était examiné trop tard après la saignée.Après l\u2019étude de plusieurs cas de cyanose due aux sulfamidés et avec l\u2019appareillage de Dubost qui permet de déceler jusqu\u2019à 5% de méthémoglobine alors que les autres appareils ont une sensibilité qui ne dépasse pas 25%, ils concluent que la cyanose observée au cours des traitements par les organo- soufrés est bien due à la méthémoglobinémie puisqu\u2019ils ont trouvé ce pigment constamment en faisant l\u2019examen aussitôt après le prélèvement et à l\u2019aide d\u2019une méthode sensible.E.GAUMOND.M.O.LAMBERT.Traitement de la ptose gastrique.Mémoires de l\u2019Académie de Chirurgie, 65 ; 2 : 68, 1930.O.Lambert remet sur le tapis la question si controversée du traitement chirurgical de la ptose gastrique ; il avoue cependant que la gastro- pexie ne s\u2019adresse pas à la cause, puisque la ptose gastrique est sous la dépendance d\u2019un ensemble de troubles neuro-végétatifs, devant relever surtout d\u2019une thérapeutique médicale.Cependant, en face de l\u2019impuissance de cette dernière, pourquoi, par la gastropexie, ne pas au moins corriger les troubles que la ptose 292 LAVAL MÉDICAL Québec, juin 1940 gastrique constituée engendre : pertubations du remplissage et de l\u2019E&vacuation (décelées radiologiquement) ; tractions exercées par l\u2019estomac ptosé sur les nerfs, les ligaments, le cholédoque et le Wirsung (constatables à l\u2019opération) ?Pour O.Lambert, la déformation constante est l\u2019allongement de l\u2019estomac ; cette déformation, si l\u2019on sait l\u2019interprêter radiologiquement, prend deux aspects différents : 1° ptose avec deux points d\u2019attache à l\u2019entrée et à la sortie, donnant à l\u2019organe deux portions verticales parallèles : une gauche, qui est presque tout l\u2019estomac étiré en sablier, mais dont la grosse tubérosité reste en contact avec le diaphragme ; une droite, formée par l\u2019antre, le pylore et le bulbe allongés ; le trouble 1ci est que la sortie est « au plafond » ; 2° ptose sans points d\u2019attache et sans portion verticale droite, parce que le pylore et le duodénum sont aussi ptosés ; Ici, la sortie est « à la cave » et 1l y a des tractions exercées sur le petit épiploon et son contenu.Des clichés radiographiques bien démonstratifs illustrent ces deux déformations extrémes.Le traitement chirurgical vise donc à restituer à l\u2019estomac une forme et un fonctionnement se rapprochant de la normale, en relevant le bas- fond stomacal ; pour ce faire on fait porter le procédé opératoire soit sur la petite courbure (Perthes), soit sur la grande courbure (Miraillé, Coffey).L\u2019auteur condamne catégoriquement les procédés agissant sur la petite courbure et montre les inconvénients de ceux employés jusqu\u2019ici pour agir sur la grande courbure : tout ceci pour démontrer les avantages d\u2019un procédé personnel, dans lequel 1l utilise une bandelette de 2 centimètres de largeur taillée dans l\u2019aponévrose du grand droit gauche et qui, restant attachée en haut, est introduite dans l\u2019abdomen en traversant un espace intercostal pour ensuite être enfermée dans un tunnel sous- séreux le long de la grande courbure et être enfin suturée par sa terminaison au ligament rond du foie.Il a ainsi opéré 200 ptosés de l\u2019estomac avec 40% de guérisons, 50% d\u2019améliorations et 10% d\u2019échecs ; 1l ajoute que, en style américain, son pourcentage de guérisons vaut 100% et son pourcentage d\u2019améliorations 70 à 90% ; nous ne comprenons pas très bien ce que l\u2019auteur entend par là.i Florian TREMPE. 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