Laval médical, 1 octobre 1940, Octobre
[" Yor.5 No 8 OcToBRE 1940 = rn LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Rédaction et Administration FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC CONSTIPATION Valdine VALOR Peut être considéré comme l\u2019aide mécanique idéal.Ne crée pas d\u2019accoutumance.Absorbe l\u2019eau et passe par l\u2019intestin comme une substance gélatineuse.Agit par sa puissance d\u2019expansion et glisse facilement dans le tube digestif auquel 1l restore son mouvement physiologique.Granulés aromatisés.Dose : 1 à 2 cuillérées à thé après les repas.Avaler avec de l\u2019eau sans mastiquer.Sirop B Complexe VALOR Plusieurs cliniciens associent nombre de symptômes gastro- intestinaux à une déficience en B Complex ou en Bj.Stepp résume ainsi ces symptômes : anorexie, perte d\u2019acidité gastrique, atonie de l\u2019estomac, constipation.Dose : 2 cuillérées à thé par jour.Agaraldine VALOR (Valdme et Vitamine By.) Dose : 1 à 2 cuillérées à thé après les repas.Avaler avec de l\u2019eau sans mastiquer.USINES CHIMIQUES DU CANADA INC.87 Station C - MONTRÉAL Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 LAVAL MÉDICAL VOL.5 N°8 OCTOBRE 1940 MÉMOIRES ORIGINAUX CONSIDÉRATIONS SUR LA BRONCHO-PNEUMONIE INFANTILE EN MILIEU HOSPITALIER (1930-1940) par Marcel LANGLOIS Chef de Clinique à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement et Roland THIBAUDEAU Assistant à Hopital du Saint-Sacrement Avons-nous, depuis dix ans, réalisé des progrès sensibles dans le domaine de la broncho-pneumonie infantile?Notre thérapeutique s\u2019est-elle améliorée dans sa conception et son application ?La difficulté de répondre péremptoirement à ces questions ne saurait nous empêcher de vous faire part des considérations que nous ont inspirées 385 observations de broncho-pneumonie infantile recueillies dans le Service de Pédiatrie, du ler janvier 1930 au ler janvier 1940.Établissons tout de suite la définition de la broncho-pneumonie telle que nous l\u2019avons toujours comprise au cours de ces années.Nous n\u2019avons accepté comme tels que les cas où nous avons constaté un envahissement du parenchyme pulmonaire consécutif à une infection des @) 342 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 voies aériennes sus-jacentes.C\u2019est la conception anatomique qu\u2019en ont la plupart des auteurs.Du point de vue clinique, nous avons conservé les formes dites broncho-pneumonie toxique, physique et fonctionnelle, selon la prédominance du syndrome concomittant.La souplesse nécessaire de ce cadre nous a autorisés peut-être à y incorporer de très rares cas de congestion pulmonaire simple.Nos observations se situent dans ces limites.Il ne nous paraît pas superflu de mentionner que le diagnostic a toujours été posé ou contrôlé par le même clinicien, assurant ainsi une uniformité de conception largement compensatrice d\u2019erreurs 1solées.Les quelques tableaux qui suivent ont été rendus aussi objectifs que possible et pourraient à la rigueur se passer de commentaires.Nous voudrions cependant, en souligner les points saillants.TABLEAU À.\u2014 Ce tableau illustre la fluctuation annuelle du nombre de malades hospitalisés pour broncho-pneumonie, en même temps que NOMBRE DE CAS Taux ANNEES DE MORTS DE LA BRONCHO-PNEUMONIE MORTALITE % 1930 16 14 87.) 1931 11 1 63.1 1932 19 13 68.4 1935 29 117 18.6 1934 42 22 )2.3 193) 41 19 46.4 1936 46 23 J0.0 1937 66 23 38.0 1938 11 28 4.0, 0 1959 44 14 31.8 TOTAL - 385 182 [MOYENNE Z AT2 La Gonado-Stimuline du lobe antérieur de l'hypophyse à une concentration très élevée, est aujourd'hui A la disposition du médecin qui recherche\u2019 He puissante activation des A NEO ET Cette hormone gonadotrope de haute concentration est connue sous le nom de PREPHYSIN SPECIALE et se présente en flacons-ampoules de 5 cc.Chaque cc, contient 100 unités Fevold-Hysaw.La Cause, CLT re tion SL ng Ch inique- Ar) depuis an quatre, Ll : | NL Bibliographie Ig poser gonadotrope +1 fv OE \u201cous Lo en flacons-ampoules TN I UR TR Le ECRIVEZ POUR AVA AMPLES INFORMATIONS PREPHYSIN: Te 16 ol (LTT 1) 2.Ei Rh.LC HTS 038, 3.Withersp8on, Pathological Gynecology\u201d 917, RUE CHERRIER - MONTRÉAL Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 8 \u2014 9 Messieurs les médecins, la Laiterie \u201cLAVAL\u201d est la seule laiterie à Québec ou vous pouvez obtenir le \u201c\u201c Yoghourt \u201d Laiterie LAVAL enr\u2019g Pourvoyeurs de la * Goutte de lait \u201d et de la Crèche Saint-Vincent-de-Paul.237, 4e AVENUE, LIMOILOU.Téléphone : 4-3551 = 10 \u2014 Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 8 Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 343 celle de la mortalité.Celle-ci présente une courbe nettement descendante ; de 87.55% à 31.8%, sur cette période des dix dernières années.Nous aurons l\u2019occasion de revenir plus loin sur ce que nous croyons être les facteurs de cette baisse appréciable.TABLEAU B ANNEES ii a on ét LA HAE 55 100.84.6 1931 81.5 9 1932 91.0 50.0 1933 875 52.6 1934 75.0 46.4 1935 83.3 36.0 1936 63.2 44.0 1937 33.0 41.8 1938 3.7 28.4 1939 39.1 25.0 Sur [es tableaux B et Bq, figure en opposition, l\u2019incidence de mortalité chez les moins de 6 mois et chez les plus de 6 mois.Les statistiques de tous les auteurs sont en ce point conformes aux nôtres.Quoique le taux de mortalité soit plus élevé chez les moins de 6 mois, durant la même période, il a baissé suivant une courbe sensiblement parallèle à celle des plus de 6 mois.La thérapeutique appliquée à l\u2019un et l\u2019autre cas fut chronologiquement identique.Il faut donc se rendre à 344 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 | der is TABLEAU B-1 % 100 | 90 {La 80 ja je] ja @ 10 or 60 7 30 \\ 40 lg || I 30 lo © 20 os 10 0 ANNEES19 30 (31 |32 [33 (34 (35 (36 (370 |38 39 @ Chez les plus de 6 mois.& Chez les moins de 6 mois.l\u2019évidence, et une fois de plus, concéder aux plus de 6 mois un meilleur pronostic.Cette issue favorable serait due à une meilleure résistance, elle-même conditionnée par une infinité de facteurs qu\u2019il serait superflu d\u2019énumérer.Nous avons divisé le tableau C en trois périodes distinctes, correspondant à l\u2019emploi systématique d\u2019une thérapeutique différente.La première période, qui s\u2019étend de 1930 à 1934 inclusivement, correspond à l\u2019emploi exclusif d\u2019un traitement symptomatique.Une place de choix fut réservée aux enveloppements humides, aux stimulants cardiaques, à l\u2019oxygène, même sous la tente ; un effort de traitement Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 345 TaBLeau C Taux de la mortalité comparativement a la thérapeutique employée.Je 100 90 80 70 60 30 40 30 20 10 0 ITHERAPEU- TRAITEMENTS TIQUE SYMPTOMATIQUES PROPIDON DAGENAN ness TOO [31 [32133 [34 133136 37138139 | N.B.\u2014 À remarquer que l\u2019année 1939 a été subdivisée en deux périodes de 6 mois, vu l\u2019emploi tardif du Dagenan.spécifique a été tenté avec différents stock-vaccins auxquels ont \\été parfois ajoutés des agents anti-infectieux et de choc.Séduits par I\u2019a- barssement de la mortalité de 1930 à 1931, nous avons cru y voir le bien- fondé de nos traitements.I! n\u2019en fallait pas plus pour que nous les adoptions systématiquement pendant les années qui suivirent.La deuxième période, comme on peut le constater, comprend les années 1935-36-37-38 et les six premiers mois de 1939.On se rappelle sans doute que ces années faisaient suite au Congrès de l\u2019Association des 346 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord à Québec.À cette occasion, le Professeur Lereboullet pria l\u2019un de nous de lire une communication concernant l\u2019emploi du propidon dans les broncho- pneumonies.A partir de ce jour, nous employâmes ce stock-vaccin polyvalent, & une dose quotidienne variant entre 45 et 3 c.c.En 1937, 1938 et les 6 premiers mois de 1939, pour des raisons d\u2019ordre strictement matériel, nous nous sommes servis d\u2019un vaccin de même type, et à résultat équivalent, mais fabriqué au laboratoire de bactériologie de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.Nos résultats se sont encore améliorés.Au début de ce traitement la mortalité était de 52.3%, alors qu\u2019en 1937, elle s\u2019est inscrite à un chiffre aussi bas que 38%, sans toutefois dépasser 50%.La troisième période, malheureusement trop courte, n\u2019intéresse que les 6 derniers mois de 1939.C\u2019est à cette date que fut employée, à l\u2019exclusion de tout autre traitement, la chimiothérapie par le Dagenan.La mortalité a touché un minimum Jusqu\u2019alors inconnu, 15%, pendant que pour les 6 premiers mois de la même année, elle était encore à 31.8%.Nous avons employé des doses variant de 0.10 à 0.20 grammes par kilo et par jour, selon la gravité de l\u2019infection, Nos résultats pont peut-étre pas la valeur concluante que nous souhaiterions, mais nous \u2018les croyons suffisants pour nous autoriser à continuer le même traitement, Cette baisse de la mortalité de 87.5% à 31.8% en ces dix dernières années est suffisamment éloquente par elle-même.L'influence de la thérapeutique employée est apparue nettement avec le propidon et surtout le Dagenan.Le concours d\u2019autres facteurs, moins saisissable qu\u2019il soit, n\u2019en existe pas moins.Citons entre autres, une amélioration de l\u2019hygiène générale et alimentaire, une conception thérapeutique meilleure des facteurs étiologiques de broncho-pneumonie et une prophylaxie en milieu hospitalier mieux comprise.À notre sens, il est une impression qui se dégage de ces dix années d\u2019observation : c\u2019est que la diminution de la mortalité infantile par broncho-pneumonie n\u2019est pas exclusivement œuvre de traitement, mais aussi œuvre d'hygiène. SYNDROME HÉMORRAGIQUE DU NOUVEAU-NÉ par Euclide DÉCHÊNE Chef de Clinique à la Crèche Saint-Vincent-de-Paul (1) OBSERVATION Enfant B.B., du sexe masculin, âgé de sept jours, admis à l\u2019hôpital le 4 janvier 1940.Raison d\u2019entrée : Deux attaques de cyanose durant les 3 derniers Jours.Antécédents : Héréditaires : Pas de T.B.Bordet-Wassermann négatif.Pas d\u2019hémophilie.La mère n\u2019a Jamais eu de fausse couche.C\u2019est son premier enfant.Personnels : L\u2019enfant est né après une application de forceps à la vulve chez une parturiente en travail depuis 10 heures.À la naissance, l\u2019enfant pesait 5 livres 11 onces et semblait parfaitement normal.Il a crié.Maladie actuelle : Tout allait bien lorsque trois Jours avant son admission à l\u2019hôpital la garde-malade nota que l\u2019enfant était devenu bleu dans l\u2019avant-midi.Le médecin de famille fut appelé et examina l\u2019enfant.Il ne découvrit \u201c (1) Avec la bienveillante permission du Dr Allan Brown, médecin-en-chef du Département de Pédiatrie de l\u2019Université de Toronto et du Hospital for Sick Children, de Toronto. 348 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 rien et conseilla l\u2019hospitalisation du bébé.Dès son arrivée à l\u2019hôpital l\u2019enfant fait une crise de cyanose qui dure une dizaine de minutes.Examen physique : Enfant bien développé et de bonne apparence.Yeux, oreilles, nez, gorge : négatifs.Poumons : négatifs.Système cardio-vasculaire : ni souffle, ni hypertrophie cardiaque.Les bruits sont bien frappés et réguliers.Abdomen : mou.Le foie déborde les fausses côtes droites de 1 travers de doigt sur la verticale mamelonnaire.La rate n\u2019est pas palpable de même qu\u2019aucune autre tumeur.Système génito-urinaire et osseux : négatifs.Fontanelle antérieure 2% x 2% cm.Elle ne bombe point.Peau : cyanose modérée lors des crises.Pas de rash.Le moignon ombilical est propre et sec.Système nerveux : réflexes normaux en autant qu\u2019on peut l\u2019affrrmer a cet Age.L\u2019enfant n\u2019est pas somnolent ni comateux.Examens de laboratoire : Globules rouges.5,200,000 Globules blanes.10,400 Hémoglobme.125% Poly.a a 70% Lymph.30% Calcémie.107 milligrammes Phosphatémie.56 milligrammes au litre Alimentation : L\u2019enfant fut mis a la formule suivante : Laitdevache.7 onces Eau.coo i 13 \u201c Sirop de blé d\u2019Inde.1 c.às.(Sig.: 214 onces toutes les 3 heures.7 fois) I! fallut le gaver.Sa température varia entre 98°4 et 97°4.Les selles furent bonnes.Pas de vomissement.En résumé : On peut dire que c\u2019est un bébé de 7 jours, bien développé, qui a présenté entre le 4° et le 7° Jour deux attaques de cyanose. Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 349 SI nous passons en revue les causes de cyanose chez le nouveau-né à la naissance, nous y trouverons au moins cinq grands facteurs : le travail, la délivrance chez la mère, le traumatisme obstétrical, les anomalies congénitales, les infections, les troubles du métabolisme calcique.De tous ces facteurs, quels sont donc ceux qui pourraient n\u2019offrir de la cyanose que le 4° jour après la naissance ?car l\u2019enfant dont Je viens de vous présenter l\u2019histoire n\u2019avait rien présenté d\u2019anormal jusqu\u2019au matin du 4° jour, et encore, sa cyanose ne s\u2019est révélée que par des crises intermittentes dans les Jours qui suivirent.On peut songer : 1° Hémorragie cérébrale qui peut se manifester que quelques jours après naissance ; 2° Atélectasie ; 3° Hypertrophie du thymus ; 4° Broncho-pneumonie de déglutition ; 5° Septicémie du nouveau-né ; 6° Tétanie du nouveau-né ; 7° Syphilis.Je ne m\u2019attarderai point à réfuter chacune de ces possibilités.D'ailleurs, si vous avez bien lu l\u2019observation, vous conviendrez avec moi qu\u2019aucun de ces diagnostics ne cadre exactement avec la symptomatologie clinique.Et pour finir l\u2019observation : l\u2019enfant mourut 30 heures après son entrée à l\u2019hôpital.Laissez-moi vous résumer le rapport du pathologiste.Tous les organes sont négatifs sauf les poumons, les reins, le cerveau.Poumons : Droit : 47 grms.Gauche : 40 grms.Les deux poumons présentent à peu près la même apparence.Les surfaces pleurales sont lisses, luisantes, de couleur rougeÂâtre, tachetées d\u2019un piqueté rouge foncé.Les poumons sont dilatés.À la partie postérieure de chaque poumon on note de gros foyers hémorragiques de la grandeur d\u2019une piastre métallique.Il y a des hémorragies intra-alvéolaires.Les bronches et les artères pulmonaires sont normales.Les ganglions péri-bronchiques sont de dimension normale. 350 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 Reins : Droit : 14 grms.Gauche : 17 grms.Les deux reins offrent sensiblement le même aspect sauf que les modifications sont plus prononcées dans le rein droit.Les capsules s\u2019enlèvent facilement.La surface de section laisse voir la ligne de démarcation entre la couche périphérique et la couche centrale.Mais dans cette dernière, et ceci pour les deux reins, on note des foyers hémorragiques de la dimension d\u2019une grosse prune, plus marqués à droite.Les calices et les bassinets sont normaux, la vessie aussi.Celle-ci contenait quelques c.c.d\u2019un liquide brun ne semblant point être du sang.Cerveau : Sous la tente du cervelet, on note, non pas du sang pur, mais un liquide teinté de sang ; on note également une petite hémorragie entre les feuillets de la tente du cervelet.Le diagnostic anotomo-pathologique fut celui de maladie hémorragique du nouveau-né.C\u2019est le bæmorragic disease of the new-born des auteurs américains et anglais.Le Dr Capon, de Londres, a beaucoup étudié la question et il a publié d\u2019importants travaux sur le sujet.La maladie hémorragique du nouveau-né ou mieux le syndrome hémorragique du nouveau-né, (car le terme maladie, comme le fait remarquer Jahier, implique une unité étiologique, ce qui est loin d\u2019être le cas présent), est un terme qui cache notre ignorance.Pour éviter toute ambiguïté, 1l est bien entendu que le syndrome hémorragique, tel qu\u2019envisagé ici, ne concerne que les hémorragies d\u2019origine médicale.Je n\u2019ai point l\u2019intention de vous présenter ce soir une synthèse, une vue d\u2019ensemble.Je prie ceux que la question peut intéresser tout spécialement de se reporter aux thèses de Dusser (1890), Laqueux (1909), Salavert (1925).Je veux tout simplement attirer votre attention sur certains points particuliers.La connaissance du syndrome en question n\u2019est pas sans importance, car du diagnostic découlent des sanctions thérapeutiques urgentes, courageuses et prolongées, car, vous le savez comme moi, la moindre hémorragie, ne fut-ce que quelques onces, revêt, METHODE DE DE WHIPPLE a Extrait concentré hydrosoluble de foie de veau Forme ampoule-Forme sirop É M DESCHIENS.e.UE PAUL BAUGAY - PARIS viii REPRÉSENTANT ROUGIER, 596.AUT LEMOINE wONTRRAL (CARABAY à base de Lactocréosote soluble est une sauvegarde contre les COMPLICATIONS PULMONAIRES Echantillons et Littérature 8 MM.les Docteurs Laboratoires P.Famel, 16-22, rue des Orteaux, Paris-20° ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, - Montréal.Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5\u2014 No 8 \u2014 11 ?.WN | ff.\u201d La marque d'Origine de fu Oulfapytidine * PNEUMOCOCCIES * GONOCOCCIES * MÉNINGOCOCCIES Les Laboratoires Poulenc Frères furent les premiers a offrir aux médecins canadiens la SULFA- PYRIDINE sous le nom déposé de DAGENAN \" L\u2019accueil spontané et les résultats cliniques qui ont suivi l\u2019avènement de ce médicament ont prouvé d\u2019une .façon non équivoque la supériorité \"(6 cua thérapeutique et la qualité de secoue WISH swn-aard | ; .ERES dur fabrication de ce produit.ULENC FR u COMPRESSED TABLETS Each 7 4 qreins DAGENAN Se ilyl.omvnre, opyrestnd Tonieln aach 1% Crmms ny frie, MM.les médecins en spécifiant DAGENAN sur leurs ordonnances seront toujours assurés de prescrire un produit d\u2019une grande pureté et d\u2019une posologie précise.PRÉSENTATION : Tube de 20 comprimés et Flacon de 100 comprimés.Laboratoires POULENC FRÈRES du Canada, Ltée 204, Place Youville, - Montréal.12 \u2014 Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5\u2014 No 8 Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 351 chez le nouveau-né, un caractère de haute gravité.Les hémorragies médicales chez le nouveau-né se voient de plus en plus fréquemment ; J\u2019en ai observé pour ma part au moins une dizaine de cas depuis trois mois.C\u2019est dire que ce n\u2019est point une rareté.Ce syndrome se caractérise par l\u2019apparition subite, brusque, d\u2019hémorragies spontanées, externes ou internes (celles-ci beaucoup plus difficiles à diagnostiquer) dans une ou plusieurs parties du corps.Les hémorragies apparaissent le plus souvent dans le tube gastro-intestinal, sous forme de selles sanglantes (melæna), sous forme d\u2019hématémèses.Viennent ensuite par ordre de fréquence : les hémorragies méningées ; ombilicales ; celles au niveau du tissu cellulaire ; celles des organes profonds : surrénaliennes, hépatiques ; des séreuses (péricardiques, péritonéales, pleurales) ; prérétiniennes.Celles de la peau et de la muqueuse nasale sont très rares.Quant à la quantité, elle est très variable, allant du léger suintement à la grande hémorragie.L\u2019hémorragie apparaît le plus souvent au 3° jour de la vie.La fréquence d'apparition va en décroissant jusqu\u2019au 12° jour, après quoi, d\u2019après la plupart des auteurs, on ne la rencontrerait plus.II faut que l\u2019hémorragie apparaisse avant le 7° Jour, sinon 1l faut envisager un tout autre diagnostic : soit syphilis, soit septicémie, soit autre chose.Et ce qu\u2019il y a d\u2019intéressant, c\u2019est que le syndrome se voit aussi bien chez les filles que chez les garçons.Ce qui nous éloigne de l\u2019hémophilie rencontrée chez les garçons, et de l\u2019hémogénie rencontrée chez les filles.Ajoutons que l\u2019âge et la santé de la mère ne semblent Jouer aucun rôle.Il est intéressant de noter que ce syndrome se rencontre chez l\u2019enfant de la primipare dans la proportion d\u2019environ 50%, et généralement, chez des enfants à terme et bien développés contrairement à ce qu\u2019on serait porté à croire.Symptômes : Comment se présentera le syndrome hémorragique du nouveau-né ?Pourquoi nous amènera-t-on le bébé?Pour une hématémèse, un melæna, une hématurie, une épistaxis, des ecchymoses ; pour des convulsions, de la cyanose (comme ce fut le cas de notre observation).Bref, la symptomatologie est en rapport avec la localisation de l\u2019hémorragie. 352 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 Évolution : Si on n\u2019intervient point rapidement, la mort est rapide, et il n\u2019est pas rare que le diagnostic se fasse à l\u2019autopsie.Si on s\u2019en tient au témoignage des auteurs, entre autres de Lequeux, de la clinique obstétricale de Lyon, le microscope nous donne les renseignements suivants : l\u2019examen des divers organes du fœtus mort d\u2019hémorragies montre des lésions de différente nature et 1l les montre dans divers endroits du corps, en général dans tous les parenchymes tels que foie, rate, pancréas, poumons, reins, surrénales, signature indiscutable d\u2019un processus général cause de l\u2019hémorragie.Les uns décrivent des foyers hémorragiques disséminés Ici et là dans tous les viscères, des suffusions sanguines plus ou moins étendues au niveau du tractus digestif, des ulcérations même, parfois au niveau de l\u2019estomac, du duodénum ; d\u2019autres décrivent des foyers inflammatoires, des altérations de la cellule noble du foie.On décrit encore des traces histologiques d\u2019un processus inflammatoire ancien, c\u2019est-à-dire sclérose arrivant dans certains cas à réaliser au niveau du foie les différents types de cirrhoses.D\u2019autres pathologistes ne signalent aucune lésion digne de mention.On peut dire que l\u2019histologie ne nous permet point de placer une étiquette étiologique bien définie sur le syndrome.Au contraire, le laboratoire nous renseignera du vivant de l\u2019enfant, ce qui est plus intéressant et pour l\u2019enfant et pour le médecin.Dans le syndrome hémorragique du nouveau-né, le temps de coagulation et le temps de saignement sont généralement allongés, bien qu\u2019ils puissent parfois être normaux.Remarquons que ces deux temps sont normalement allongés dans la 1° semaine de la vie : 7 minutes, c\u2019est la normale.Dès la 2° semaine ils tombent à une moyenne de 5 minutes.C\u2019est dire que dans la 1° semaine on ne tiendra compte que de 10-12 minutes en montant, et dans la 2° semaine, 8-10 minutes en montant.Le signe du lacet n\u2019est pas rare chez le nouveau-né normal.Chez l\u2019hémorragique, on le trouverait une fois sur deux.Les plaquettes sanguines sont diminuées, pas toujours en proportion des manifestations cliniques.La rétractilité du caillot est fortement diminué.Il y a parfois hémolyse importante.Si vous remarquez, nous nous éloignons toujours de l\u2019hémophilie et de l\u2019hémogénie.Dans l\u2019hémophilie, la coagulation est normale, uu régulateur de la LATIO CIR mn eu e < =z \u201ca AC Ps z= c = gt sd ~~ > Ve = == ~~ ~~ = Cr M ® = ~~ 5 _ Le CO) or rd ) == UT Ve CA z ~ » 22 NS Ol 3 Db 4 SN Va [5 CZ ~~ 3 g br\u201d 55 Xp Es RES TS LES ~~ ©) ey CE a : \u201c[ a = Q, = = Cy _\u2014\u2014 = 4 a ae > CCC V/ BL pe = [i y SQ Sy AY (© NS Se (OF F0 7 2 \u20ac a 5 NS 0 4 > 1 VARICES-PHLÉBITES-HÉMORROÏDES LabF\u20acS L.LAURIN, 86 Boul\u201c de Port-Royal, PARIS, FRANCE Concessionnaires et Fabricants au Canado: ROUCG I ER FRERES 350, rue Le Moyne Montréal Littérature et échantillon sur demande. Bactériothérapiz locale, préventive et PAR LE (Pommade-vaccin à base de Propidon) Cultures vieillies de Streptocoques, Staphylocoques et de B.Pyocyaniques.l'infection e PRÉVIENT la suppuration e ACTIVE la défense locale INDICATIONS : Toutes les lésions OFFERT EN externes infectées TUBE DE ou susceptibles de 30 GRAMMES le devenir.res POULENC FRÈRES du Canada, Ltée 204, Place Youville - - - Montréal Laval Médical, Quêbec, octobre 1940 \u2014 Vel.5 \u2014 No 8 Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 353 et le temps de saignement est allongé.Dans le syndrome hémorragique, le temps de coagulation est allongé, le temps de saignement aussi ; c\u2019est pourquoi certains auteurs définissent le syndrome une hémophilo- hémogénie.Pathogénie : « L\u2019étude du mécanisme par lequel se constituent les lésions hémorragiques du nouveau-né découle des faits déjà énoncés.Nous venons de voir les lésions inflammatoires, les altérations vasculaires portant sur le système artériel, veineux, capillaire ; nous avons vu la dyscrasie sanguine qui augmente le temps de saignement et de coagulation.Point n\u2019est besoin de faire intervenir dans la pathogénie des accidents l\u2019influence du système nerveux central pertubé par des foyers primitifs agissant secondairement sur la circulation viscérale, comme le voulait Gaume.Il soutenait cette opinion parce que le plus souvent, presque toujours, il retrouvait, à Pautopsie des enfants qui avaient succombé a des hémorragies digestives, des lésions hémorragiques au niveau du cerveau.» (Ja- hier.) D\u2019accord avec Voron et Pigeaud, nous ne voulons voir dans cette coexistence autre chose que la signature de la tare qui a frappé à la fois et le cerveau et les autres organes.En conclusion, nous pouvons dire que le syndrome hémorragique du nouveau-né relève, soit de lésions vasculaires qui rendent plus fragiles les vaisseaux, soit d\u2019altérations sanguines qui rendent dangereuses certaines hémorragies.Étiologie : Quant à l\u2019étiologie du syndrome, plusieurs hypothèses furent mises de l\u2019avant, à l\u2019exclusion, bien entendu, des cas ou le traumatisme peut être incriminé.La prématurité, l\u2019asphyxie, les Intoxications de la grossesse, les infections locales, les avitammoses, l\u2019hémophilie ont chacune leurs partisans.Jahier a écrit tout un mémoire pour prouver que la syphilis était à l\u2019origine du syndrome.Pour ma part, de tous les cas que j'ai vus, très peu avaient un Bordet-Wassermann positif.Dès 1932, Moore et Brodie ont prétendu que le manque de vitamine B amenait une déficience dans la formation de la prothrombine.Aujour- d\u2019hui, on rattache cette déficience à la vitamine K.(3) 354 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 Diagnostic : Est-ce à dire que tout enfant qui saigne souffre du syndrome hémorragique tel que déjà défini?Non, le diagnostic ne sera possible qu\u2019après élimination de causes telles que hémophilie, asphyxie, traumatisme, déglutition de sang, septicémie, syphilis.L\u2019hémorragie doit apparaître dans les 7 premiers jours de la vie.Ici, attention, car si l\u2019hémorragie est interne, le début en est assez difficile à préciser.Ceci ne veut point dire qu\u2019il est impossible de rencontrer des hémorragies de toute autre cause dans cette période de temps.Ce qui tranchera la question, c\u2019est l\u2019allongement et du temps de coagulation et de saignement.Je crois qu\u2019il y aurait intérêt à pratiquer systématiquement, comme examen de routine, au moins quand la symptomatologie clinique le fait soupçonner, ces deux examens qui sont des plus simples, car J\u2019ai l\u2019impression que plusieurs de ces cas passent inaperçus.L\u2019examen d\u2019urine révèle souvent la présence de sang dans les urines.Dans l\u2019observation que je vous ai rapportée il fut impossible d\u2019en recueillir, ce qui aurait certainement orienté le diagnostic.Traitement : Le traitement actuel consiste dans l\u2019hémothérapie (je laisse de côté toutes les thérapeutiques antérieures : gélatine ou autre).Il s\u2019agit d\u2019opérer le plus tôt possible une transfusion de sang citraté complet et groupé (du même groupe que l\u2019enfant de préférence) à la dose de 10-15 c.c.par livre de poids dans l\u2019hémorragie grave.Il faudra dénuder la veine ; le sinus longitudinal supérieur est utilisable mais Il est dangereux et peu recommandable.Si l\u2019hémorragie est moins sévère, les voies musculaire et sous-cutanée sont d\u2019abord plus faciles.On injecte 20 c.c.d\u2019abord, et 10 c.c.toutes les 2-3 heures.Dans ce cas, il n\u2019est point besoin de grouper le sang.On associe depuis quelque temps à l\u2019hémo- thérapie la vitamine K qui, semble-t-il, favoriserait la formation de la prothrombine.L\u2019enfant doit être tenu à la chaleur et au repos absolu.Quant à l\u2019alimentation, il ne faut pas cesser l\u2019alimentation par voie buccale plus de 3 heures, car vous savez tous qu\u2019un estomac affamé se contracte et favorise la production d\u2019hémorragies.L\u2019enfant est nourri toutes les 2 heures au lait maternel, extrait par expression manuelle.Si on n\u2019a point de lait de femme, on se sert d\u2019une solution glucosée à 10%. PENTA-KAPS AMELIORÉE FORMAT RÉDUIT \u2014 oo TENEUR EN VITAMINES PLUS ÉLEVÉE Produit des Laboratoires de Recherches Abbott, les Penta-Kaps AMÉLIORÉES fournissent cinq vitamines importantes dans des concentrations considérablement augmentées.Chaque capsule contient ; 10,000 unités internationales de vitamine À ; 1,000 unités internationales de vitamine D ; 200 unités internationales de vitamine By ; 40 unités Sherman de vitamine G et 500 unités internationales de vitamine C.Dû au perfectionnement des méthodes de fabrication, la grosseur des capsules Penta-Kaps a été diminuée de quarante pour cent.Il faut s\u2019assurer, en prescrivant une préparation vitaminée, que votre patient reçoive un produit dont la teneur en vitamines a été définitivement établie et prouvée.C\u2019est pourquoi vous devez spécifier PENTA-KAPS AMÉLIORÉES ABBOTT sur toutes vos ordonnances de vitamines.Comme tous les produits vitaminés Abbott, les Penta-Kaps Améliorées sont standardisées biologiquement, sous des conditions rigidement contrôlées.Vous êtes donc assuré qu\u2019elles vont fournir toutes les vitamines et dans les quantités mentionnées sur l\u2019étiquette.Les Penta-Kaps Améliorées sont présentées en boîtes de 25, 50, 100 et 250 capsules.Échantillons et littérature sur demande.LABORATOIRES ABBOTT Ltée - 20, chemin Bates, Montréal.Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 8 \u2014 15 Malzré la hausse du coût de fabrication et la difficulté à obtenir de l\u2019huile de foie de morue, circonstances imputables à la guerre, la qualité supérieure de l\u2019Huile de Foie de Morue 10-D Ayerst est toujours la même.Plus riche en vitamine D .titrée biologique- ment et standardisée .saveur agréable.~ AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE h | yo Riologistes et Pharmaciens | MONTREAL CANADA AIDEZ A GAGNER LA GUERRE PRESCRIVEZ DES PRODUITS CANADIENS SERVEZ PAR VOTRE EPARGNE 16 \u2014 Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 8 Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 355 Les hémostatiques seront d\u2019un précieux secours associés toujours au traitement précédent.Le succès du traitement dépend de la rapidité de l\u2019intervention médicale.Et pour intervenir efficacement, il faut faire un diagnostic précocement.C\u2019est pourquoi, je le répète, j\u2019appuie sur l\u2019établissement systématique des temps de coagulation et de saignement chez l\u2019enfant qui offre des signes d\u2019hémorragie externe ou des symptômes cliniques pouvant faire croire à une hémorragie interne.Voilà où en sont nos connaissances actuelles sur ce syndrome.Des recherches se poursuivent en Angleterre et ailleurs, car vous devinez comme moi toute l\u2019importance de ce syndrome au point de vue médico- légal.Nul doute que l\u2019avenir nous apportera des notions plus précises sur l\u2019étiologie, ce qui nous permettra d\u2019intervenir plus efficacement.C\u2019est également parce que le sujet nécessite de nouvelles recherches que nous ne pouvons mieux faire qu\u2019étiqueter ce tableau clinique du nom de « syndrome hémorragique du nouveau-né ».BIBLIOGRAPHIE Hort et McInTtosH.Hemorrhage of the new-born.Pp.81-87.BRENNEMANN.Practice of pediatrics.Vol.3, chap.15, p.16.Caron.Hemorrhagic disease of the new-born.The Lancet, n° 232, 1937, p.431.D.V.Crark et A.D.Kerry.Hemorrhagic disease of the new-born.Medical Journal, University of Toronto, vol.2, n° 6 (avril) 1925.H.Janier.Le syndrome hémorragique du nouveau-né.BROWN et TisparL.Common procedures in the practice of pediatrics.P.267.Hæmorrhagic disease of the new-born.Journal of Pediatrics, 1938, vol.12, p.17 ; vol.14, p.333.The role of vitamin K in the etiology, prevention and treatment of haemorrhage in the new-born.Journal of Pediatrics, 1939, p.802.Arthur M.Grossman.Vitamin K for the pediatrician with special reference to physiologic hypothrombinemia of new-born infants and to hemorrhagic disease of the new-born.Journal of Pediatrics, vol.16, p.239, 1939. À PROPOS DE 270 CANCERS DE L\u2019ESTOMAC par François ROY Assistant en chirurgie à l\u2019Hôtel-Dieu De tous les cancers, celui de l\u2019estomac est le plus fréquent.Sur 27,511 autopsies de malades morts de cancer, Häberlein trouve le néoplasme à l\u2019estomac dans 41.5% des cas.D\u2019après les statistiques publiées en 1937 par la Metropolitan Life Insurance, sur 160,000 individus qui meurent annuellement de cancer aux États-Unis 50,000, soit 31%, sont victimes d\u2019un cancer gastrique.Nous savons tous aujourd\u2019hui que le cancer gastrique est une maladie essentiellement chirurgicale.Malheureusement 75% des malades viennent consulter le chirurgien quand l\u2019extirpation de la tumeur n\u2019est plus possible.Nous voyons les patients trop tard pour de multiples raisons.La principale tient à la nature même de la maladie.Le cancer de l\u2019estomac évolue de façon insidieuse.Il dépasse souvent la paroi gastrique sans même donner de signes cliniques.Le patient est à blâmer quand, souffrant de troubles digestifs s\u2019accompagnant surtout d\u2019amaigrissement, il néglige de consulter son médecin.Il arrive que celui-ci soit responsable ; si, sans être assuré de son diagnostic, il traite à la légère ce qu\u2019il croit être une dyspepsie chronique.De 1930 à 1940, il est passé à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec 270 patients porteurs d\u2019un cancer de l\u2019estomac.L\u2019âge varie entre 26 et 84 ans, ce Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 357 qui prouve qu\u2019il ne faut pas rejeter le diagnostic de cancer parce que le malade est peu âgé.FRÉQUENCE DU CANCER DE L\u2019ESTOMAC D\u2019APRÈS L\u2019AGE Hôtel-Dieu ÂGE NOMBRE ÂGE NOMBRE 25à30ans.1 55460 ans.53 30435ans .4 60 a 65 ans.38 35440 ans .5 65470 ans.32 40 445 ans .16 70 à 75 ans.27 45 à 50 ans .20 75à 80 ans.8 50 à 55 ans .36 80 à 85 ans.2 Le cancer de l\u2019estomac se rencontre beaucoup plus souvent chez l\u2019homme que chez la femme.proportion a été d\u2019environ six contre un.Dans les cas que nous avons étudiés, la FRÉQUENCE DU CANCER DE L\u2019ESTOMAC D\u2019APRÈS LE SEXE Hommes.LL LL LL Femmes.1.111111 11 LL LL LL LL LL LL LL 233 cas, soit 86% 37 cc ce 14% 270 \u201c De ces 270 cas de néoplasmes gastriques diagnostiqués à l\u2019Hôtel- Dieu, vingt-sept seulement, soit 10%, ont bénéficié d\u2019une gastrectomie.Les 243 autres, soit 90%, avaient des cancers inopérables ou ont refusé l\u2019intervention.La mortalité des cas gastrectomisés a été de 40%. 358 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 CANCER DE L\u2019ESTOMAC Hôtel-Dieu de Québec \u2014 De 1930 à 1940 Cas MorTs MORTALITÉ Gastrectomies.27 11 40% Gastro-entérostomies.11 4 37% Explorations.50 7 9% Malades non opérés.182 Total.270 Dans l\u2019ensemble, notre mortalité opératoire par gastrectomie est plutôt élevée.Mais les résultats obtenus chez les opérés de l\u2019an dernier peuvent être comparés avec ceux des meilleures statistiques.À la Clinique Mayo la mortalité opératoire par gastrectomie dans les cas de cancer gastrique est en moyenne de 13 à 13.97.CANCER DE L\u2019ESTOMAC Statistique de la Clinique Mayo \u2014 1906-1931 Cas MorTs MORTALITÉ Gastrectomies.2,112 295 13.99, Gastro-entérostomies.833 96 11.59, Explorations.1,848 64 3.59, Total.4,793 Balfour est d\u2019avis que la mortalité par gastrectomie partielle dans le cancer devrait être inférieure à 10 pour cent.II est arrivé à n\u2019avoir que 10 morts, (soit 5 pour cent), sur une série de 200 cas qu\u2019il a opérés. Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 359 Quels résultats peut-on attendre de la gastrectomie dans le cancer de l\u2019estomac?Le peu de cas opérés à l\u2019Hôtel-Dieu et le recul insuffisant du temps ne nous permettent pas de présenter de statistiques.Mais les résultats obtenus à la Clinique Mayo, au Massachusetts General Hospital et ailleurs montrent les bons services que rend la chirurgie dans le cancer gastrique.D\u2019après les mêmes statistiques publiées par Balfour, on a obtenu à la Clinique Mayo une survie de cinq ans et plus chez 48 pour cent des malades ne présentant pas d\u2019envahissement ganglionnaire lors de l\u2019inter- © So © Oo s + ® oo60°0 YU Hd Oo O n Oo © i ff > k | L 13 | 5 ! >|.oO o.0 = z 9 o 3 0 3, Survivors offer Operatton per CET A o o | i L i 1 1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Years after operation o Fig.1.\u2014 Graphique emprunté à une statistique de la Clinique Mayo.vention et chez 18 pour cent de ceux dont les ganglions étaient déja envahis.Parsons et Welch, de Boston, publient aussi des résultats fort encourageants.Dans les cancers gastriques mobiles et sans métastases, 62 pour cent de leurs malades, ayant subi une gastrectomie, sont encore vivants après cinq ans.Puisque la résection gastrique pratiquée précocement donne une survie prolongée dans un très grand nombre de cas et souvent une guérison définitive, il faut autant que possible, opérer tout malade porteur d\u2019un cancer de l\u2019estomac. LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 CARCINOMA STOMACH - RESECTIONS - M GH - IS27-t933 MOBILE, NO METASTASES (24 GASES} + MOBILE, WITH .(27 * 3} ==.ADHERENT tu )y \u2014\u2014 * ° YEars POST-OP | oo rt Fig.2.\u2014 Graphique d\u2019une statistique de Parsons et Welch, de Boston.Malheureusement plus de 30 pour cent des malades souffrant de cancer de l\u2019estomac qui sont passés à l\u2019Hôtel-Dieu ont refusé l\u2019intervention.Ils ont refusé de se laisser opérer pour deux raisons : d\u2019abord parce qu\u2019ils étaient convaincus qu\u2019un cancer de l\u2019estomac mène fatalement À la mort et en second lieu parce qu\u2019ils redoutaient l\u2019opération.Si nous voulons faire accepter au public l\u2019intervention, 1l faut d\u2019abord le convaincre que le cancer gastrique peut être guéri par la chirurgie, quand il est pris à temps, et que la mortalité opératoire n\u2019est pas très élevée quand l\u2019opération est pratiquée par un chirurgien averti.Les succès obtenus en chirurgie gastrique ne sont pas dus seulement à une meilleure technique opératoire, mais aussi à une connaissance plus grande des soins pré et post-opératoires.Le cancer gastrique amène d\u2019ordinaire des troubles profonds dans l\u2019organisme.«Les plus importants, d\u2019après George T.Pack, sont la déshydratation, la dénutrition, l\u2019anémie, la dilatation et la rétention gastrique à la suite de sténose pylorique.» Il faut réhydrater les malades en leur donnant des liquides par toutes les voies possibles, mais plus spécialement par la bouche quand on le peut.On fait alors boire aux malades de grandes quantités de liquides Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 361 sous forme d\u2019orangeade, de citronade ou de jus de raisin contenant beaucoup de sucre afin d\u2019augmenter en même temps la réserve du foie en glycogène.Le seul moyen de combattre rapidement et efficacement l\u2019anémie est d\u2019avoir recours aux transfusions de sang.Il est désirable que l\u2019hémoglobine du sang soit au-dessus de 60 pour cent avant l\u2019opération.Les cas de sténoses pyloriques avec rétention et dilatation stomacales s\u2019accompagnent toujours de troubles acido-basiques qui se manifestent par une élévation de la réserve alcaline et une baisse des chlorures du sang.Le siphonage continu de l\u2019estomac au moyen du tube de Wagen- steen ou d\u2019Abbott en plus de débarrasser l\u2019estomac de son contenu fait DOUBLE BARRELLED CASTRO-ENTEROSTOMY TUBE ABBOTT-RAWSON | PILLING -PHILA.A \u201c® ASPIRATION \u2014p 0 a STERLING \u20144 P-8i48 Sectional View Shows Small | umen (A) and Large Lumen (B).Fig.3.\u2014 Tube d\u2019Abbott-Rawson a double lumiére.souvent disparaitre \u2019cedéme ou le spasme pylorique et permet ainsi au malade de s\u2019alimenter.L\u2019administration parentérale de sérum salé et glucosé physiologique rétablit l\u2019équilibre acido-basique en même temps que s\u2019opèrent la réhydratation et la rechloruration du malade.Il faut se garder de donner au malade plus de chlorure de sodium qu\u2019en requiert le bon fonctionnement de l\u2019organisme, autrement on s\u2019expose à provoquer des œdèmes au détriment du patient.Fantus qui a étudié le traitement pré-opératoire de 2,000 malades du Cook County Hospital est d\u2019avis qu\u2019il ne faut pas opérer un patient à moins qu\u2019il passe 1,500 c.c.d\u2019urine et de 5 à 10 grammes de chlorure de sodium dans les 24 heures qui précèdent l\u2019opération.Il a constaté qu\u2019une 362 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 élimination excessivement basse ou élevée en chlorure de sodium s\u2019accompagnait d\u2019une grande mortalité.Il est important que les patients en état de dénutrition et présentant de l\u2019hypoprotéinémie soient alimentés le plus tôt possible après l\u2019opération.Stengel et Ravdin ont préconisé l\u2019alimentation oro-jujénale au moyen d\u2019un tube d\u2019Abbott-Rawson à double lumière.Fig.4.\u2014 Le tube Abbott-Rawson en place.Une partie du tube est introduit au moment de l\u2019intervention sur une longueur de 30 cm.dans le jéjunum et l\u2019autre partie, perforée latéralement sur une longueur d\u2019environ 20 cm., est placée dans l\u2019estomac et sert à aspirer les liquides de stase.Ce tube permet de commencer à nourrir le malade 5 à 6 heures après l\u2019intervention. LE CHOC OPÉRATOIRE EST MAINTENANT EVITABLE par la Routine au CORTATE Perla et ses collègues ont démontré que, grace au traitement de routine préopératoire au CORTATE, on peut éviter le choc opératoire.Ce progres essentiel avait été prévu physiologiquement et expérimentalement par Swingle et ses collaborateurs, Zwemer, Sweet, Rowntree, Lucas, Wyman, Harrop et Weinstein, et Loeb et Atchley.Le traitement de ROUTINE AU CORTATE dans la préparation préopératoire représente un progrès de première importance dans le domaine de la chirurgie.Même chez des patients débiles subissant des interventions très étendues, la préparation préopératoire au CORTATE eut pour résultats.«aucune trace de choc .tension artérielle maintenue ou augmentée .le cours de la convalescence est excellent.» Lorsqu'on employa la ROUTINE AU CORTATE après l'opération.«l'épuisement et la toxémie postopératoires furent nettement diminués, il n'y eut aucune complica- cation et, d\u2019après les chirurgiens, le rétablissement des patients sembla s'effectuer plus rapidement qu'avant l'adoption de cette technique » (1).La ROUTINE AU CORTATE est devenue un facteur essentiel comme préventif du choc, de même que pour le traitement des asthénies occasionnées par les maladies ou les états épuisants.(1) Psrca, D, FrermaN, D.G., Sanpserc, M., et GreeNBERG, S.S., Proc.Soc, Exper.Biol.& Med, 43 : 397 (fév.) 1940.SCHERING CORPORATION LIMITED Analyse et Synthèse BOÎTE POSTALE 358, PLACE D\u2019ARMES, MONTRÉAL Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 8 \u2014 17 TRISILICATE DE MAGNÉSIE: S | | | b A | N E Le Trisilicate de Magnésie est un composé synthétique ayant comme base la Magnésie et la Silice sous la forme de colloidal de dimensions trés minimes et 15 fois plus actif pour le bleu méthylène in vitro que le kaolin colloidal le plus raffiné qu'il soit possible de trouver dans le e * a Frere.digestion complète FERMENTS ENTÉROKINASE ET PROSECRETINE : S T 0 M A C A L E ?y du pancréas et de l'intestin pour accélérer PA N C R E A T 0 U E leurs sécrétions, afin de faciliter toutes fi et INTESTINALE ACTION : La Poudre Silicrine, grâce à sa composi- e tion, procure une digestion complète, la magnésie et la silice absorbent le surplus d'acide gastrique dans l'estomac ; les ferments Entérokinase et Prosécrétine con- Pour favoriser une Ces deux ferments sont transformés en sécrétine active par l\u2019action de l'acide hydrochlorique de l'estomac ; leur principale fonction est de stimuler les glandes La Poudre Silicrine est une tinuent d'aider la digestion en activant la sécrétion des glandes du pancréas et de I'intestin.PROPRIETES MEDICINALES: Ulcères peptiques, Insuffisance intestinale, Urticaire chronique, Troubles digestifs du diabète pancréatique, Dyspepsies pancréatiques, Gaz d'estomac, Hyperacidité, Vomissements chez les femmes enceintes et autres cas de déficience d\u2019une digestion complète.TO XICITÉ : La Poudre Silicrine est une combinaison non toxique et ne peut atténuer l'acidité du suc gastrique en bas de son point normal, si une trop grande dose est donnée elle est Évacuée par l'intestin.La poudre Silicrine étant insoluble ne peut accroître la réserve d\u2019alcali du corps ; même l\u2019absorption d\u2019une forte dose pendant une longue période ne fait pas varier l'acidité de l'urine.combinaison de Trisilicate de Magnésie et des ferments Entérokinase et Prosécrétine pour établir une digestion com- pléte, stomacale, pancréatique et intestinale.Silicrine, par sa formule, possède une supériorité d\u2019efficacité plus définie et plus radicale sur la poudre de Trisilicate de Magnésie seule, pour procurer une digestion totale.Mode d\u2019emploi : Une cuillerée à thé dans 14 verre d'eau après les repas.Répétez après 1 heure si nécessaire.Préparé par CASGRAIN & CHARBONNEAU Ltée 30 EST, rue SAINT-PAUL, MONTREAL Laval Médical, Quebec, octobre 1940 \u2014 Vol.5- No 8 Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 363 BIBLIOGRAPHIE ALLIsoN, P.R.Continuous intravenous infusion.Brit.J.Surg., 24 : 137, 1936.Barrour, D.C.Fundamental principles in surgery of the stomach and duodenum ; report of four hundred cases.Surg., Gyn.and Obst., 42 : 167, 1926.CouLERr, F.À., et MAppocx, W.G.Dehydration attendant on surgical operations.J.A.M.A., 99 : 875, 1932.CoLLER, F.A.Dehydration.Surg., Gyn.and Obst., 63 : 249, 1936.Curring, R.A.Preoperative and postoperative care of gastric cases.Am.J.Surg., 14 : 573, 1931.FanTus, B.Fluid postoperatively.A statistical study.J.À.M.À, 107 : 14 ; 1936.HorsLEY, J.S.Partial gastrectomy.Surg., Gyn.and Obst., 44 : 214, 1927.Mappocx, W.G., et CorLer, F.A.Water balance in surgery.J.A.M.A., 108 : 1, 1937.Orr, T.G.Preoperative and postoperative treatment of gastric disease.Am.J.Surg., 29 : 26, 1935.Pack, George T., et SCHARNAGEL, Isabel M.The preoperative and postoperative care of patients with gastric cancer.Am.J.Surg., 45 : 435 ; 1939.LATIMER, Earl O.Water balance.Am.J.Surg., 46 : 223 ; 1939.STENGEL, A., et Ravpin, I.S.Maintenance of nutrition in surgical patients, with a description of the oro-jejunal method.Surg., 6 : 511, 1939.Barrour, D.C.Factors significance in the prognosis of cancer of the stomach.Ann.Surg., 105 : 733 ; 1937.Postgraduate surgery by Rodney Maincor.New growths of the Stomach.1: 416.Metropolitan Life Insurance.Science Press.237, 1937.Coll.P.Mayo Clinic.P.80, 1931.Parsons, Langdon, et WeLcH, Claude E.Curability of carcinoma of the stomach.Surg, 6: 327; 1939.STENGEL, Alfred, et RAvpiN, I.S.Maintenance of nutrition in surgical patients.Surg., 6 : 511 ; 1939. MÉNINGITE A BLASTOMYCÈS (Torula Gilchristi) par Honoré NADEAU Assistant à Hopital du Saint-Sacrement Les affections cutanées à blastomycès sont loin d\u2019être des raretés en clinique.De nombreux cas ont déjà été publiés dans la littérature médicale, en particulier dans la littérature canadienne et américaine, depuis la description de Gilchrist et Stokes qui, les premiers, isolèrent l\u2019élement causal, une levure, à laquelle 1ls donnèrent le nom de « torula » (Torula Gilchristi).Dans la majorité des cas rapportés l\u2019affection se localise exclusivement à la peau et aux muqueuses et se manifeste par des lésions torpides présentant, au point de vue clinique, une grande analogie avec les lésions syphilitiques ou tuberculeuses, avec lesquelles la confusion est toujours possible.À côté des formes cutanées, les plus fréquentes, 1l existe des formes I I sf * I I r .I généralisées, osseuses, pulmonaires, cérébrales et méningées.Ces formes sont beaucoup plus rares, en particulier les formes cérébrales et méningées dont quelques cas seulement ont été rapportés dans la littérature médicale.Le nombre restreint des cas publiés s\u2019explique par le fait que ces formes offrent souvent des difficultés diagnostiques trés grandes a cause de leur parfaite ressemblance avec certaines affections plus cou- URODRMDLINE GOUTTE, RHUMATISME, SCIATIQUE 25 ES Ee La + 3 8 To ea 5 4 vi 5 rx Pt cu A x ; = tu % A A best X », X ev «x + i sS 4 pe À \u201cte % 3 liven \u201cge.4 LE oo./ + N- Boy Trap, Be ; * CRA M.; f { => 2e oo 4 UROPR #5 AZINE è fat FES ÉLIMINE A / a\u201d Ar ACip, Urio Ur 3 8 5 *$ P Pérerine Sed ou » 5 ® colle wi » Ormi idal « / Coy, mer h thine \"ad Yiene qs Vas 2411 Umatism Temin, Na a ig fclatiqee i tied sl Ni Lag g PA\u201d four g, 1 Ray Ne up à $451 $2 H Hepp Pari, fe \u20ac Franc vi y+ A y p 02 Avy Magy; Coit, a Montréai \u20ac nd N Cc Cos Nh = me a DIE CON DU S 0 E ® \u20ac 1] COLLO ELIMIN ULI: UROPRAZINE GRANULE EFFERVESCENT O PIPÉRAZINE HEXAMETHYLENETETRAMINE SOUFRE COLLOIDAL FORMIATE DE LITHINE O INDICATIONS : RHUMATISME GOUTTE SCIATIQUE LABORATOIRES SPARTOL 34, rue Godot de Mauroy - PARIS, France Représentants exclusifs pour le Canada et les Etats-Unis: HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue McGill College = MONTREAL 20 \u2014 Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5\u2014 No & Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 365 rantes des mêmes organes, telles la syphilis et surtout la tuberculose avec lesquelles elles sont souvent confondues.L\u2019observation qui va suivre a trait à une forme méningée et pulmonaire dont le diagnostic a pu être fait assez précocement par l\u2019examen et la culture du liquide céphalo- rachidien.M.Z.L., âgé de 26 ans, célibataire, concierge dans une banque, est hospitalisé dans le service médical le 10 mars dernier pour un syndrome méningé bien caractérisé.D\u2019après les renseignements que nous en obtenons, il n\u2019existe rien de particulier dans ses antécédents familiaux.II fait partie d\u2019un famille de 14 membres, dont le père est vivant et actuellement en parfaite santé.Sa mère est morte à 58 ans, asystolique.Trois de ses frères sont vivants et en bonne santé.Deux frères et six sœurs sont morts en bas-âge de cause Inconnue du malade.Pendant son enfance, vers l\u2019âge de 2 ou 3 ans, 1l aurait présenté des accès convulsifs, assez fréquents, pendant une période de 2 à 3 mois ; ces crises disparaissent dans la suite.A 13 ans il contracte une diphtérie laryngée de gravité moyenne qui guérit sans laisser de trace.En 1929, il est hospitalisé une première fois à la suite d\u2019accès convulsifs, apparus à deux reprises à deux Jours d\u2019intervalle.Ces accès prennent un aspect épileptiforme à caractère Jacksonnien.Ils débutent alternativement par le membre supérieur droit et le membre supérieur gauche, pour se généraliser ensuite.Ils s\u2019accompagnent d\u2019une perte complète de connaissance, ils sont suivis d\u2019une sensation de grande lassitude, de céphalée intense, de nausées et de vomissements.L\u2019examen clinique met alors en évidence destroubles respiratoires des voies aériennes supérieures, apparemment dus à une obstruction nasale par déviation de la cloison, avec amygdalite et adénoïdite chronique.On ne constate rien de pathologique au niveau des autres organes.Les troubles respiratoires disparus, après traitement, les crises convulsives ont cessé pour ne plus réapparaître.Ce malade vit et travaille dans un milieu où les mesures élémentaires d'hygiène semblent assez bien observées.Il a de bonnes habitudes alimentaires.Il ne fait pas abus de tabac, ni d\u2019alcool.Il ne semble pas avoir été exposé à la contagion tuberculeuse, et 1l n\u2019y a aucune raison de (4) 366 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 suspecter chez lui l\u2019existence d\u2019une syphilis acquise ou héréditaire (Bordet-Wassermann et Kahn négatifs).Les premiers signes de sa maladie actuelle se sont manifestés le 5 mars dernier.Le matin, au réveil, 1l se sent fatigué, se plaint d\u2019une céphalée assez vive, localisée à la région frontale et sus-orbitaire.En même temps 1l a une sensation de constriction, de barre douloureuse à la région épigastrique, sans irradiation aucune.Ces divers malaises ne s\u2019accompagnent pas de nausées ni de vomissements.Cependant l\u2019inap- pétence est très grande, l\u2019appétit, toujours bon auparavant, étant à peu près nul.Dans les Jours qui suivent, la céphalée augmente d\u2019intensité, s\u2019accompagne de photophobie, tandis que les douleurs épigastriques rétrocèdent quelque peu.Le malade consulte à ce moment ; on lui prescrit le repos au lit et une diète assez sévère.Comme son état ne cesse de s\u2019aggraver et que ses forces diminuent rapidement, le malade est amené à l\u2019hôpital.À son arrivée, il se plaint de violents maux de tête, d\u2019une douleur sourde à la région épigastrique ; 1l tousse quelque peu, mais n\u2019expectore pas.Le malade est amaigri, émacié (1l aurait perdu une vingtaine de livres de son poids en 2 ou 3 semaines) ; il a un teint terreux, grisâtre.La température rectale est à 103°F, Ie pouls bat à 96 à la minute.À l\u2019examen physique l\u2019attention est immédiatement attirée vers le système respiratoire et le système nerveux.La muqueuse buccale, la langue, les amygdales, la muqueuse pharyngée sont recouvertes d\u2019un semis de points blancs grisâtres, en grains de semoule.Certains grains sont agglomérés et forment de petits placards de la grandeur d\u2019un dix sous, d\u2019un blanc grisâtre.Entre les grains et les plaques la muqueuse apparaît normale.L\u2019haleine du malade n\u2019émet aucune odeur spéciale.On ne constate aucune adénite sous-maxillaire ou cervicale.Aux poumons on relève quelques signes, assez discrets cependant, d\u2019une congestion pulmonaire active, peu intense, à la région moyenne de l\u2019hémithorax droit ; ce qui est d\u2019ailleurs confirmé par l\u2019examen radiologique qui donne l\u2019image suivante : la partie moyenne de la plage droite montre un voile en éventail avec opacité plus dense accolée au hile droit. Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 367 L'examen du système nerveux devait donner des renseignements beaucoup plus importants.Il existe une raideur de la nuque assez marquée, avec signe de Kernig et une raie méningitique des plus nettes.La sensibilité est partout normale.Les réflexes pupillaires sont normaux.Les pupilles sont d\u2019égale grandeur, non déformées.Les réflexes ostéo- tendineux aux membres supérieurs, les réflexes cutanés abdominaux, crémastériens, rotuliens, plantaires, le réflexe achilléen gauche sont présents et réagissent plus vivement qu\u2019à la normale.Le réflexe achilléen droit est disparu.On ne constate pas de clonus, ni de trépidation épileptoïde.Il n\u2019y a pas de signe de Babinski, ni de signe de Romberg.L'examen des autres organes ne révèle rien de pathologique.Lors de son arrivée à l\u2019hôpital le malade ne présentait aucune lésion visible des téguments, sauf les éléments retrouvés sur la muqueuse buccale.Une semaine plus tard apparurent des éléments éruptifs sur la peau de la face et des régions cervicales.Ces éléments se présentent sous forme de papules, de nodules de 8 à 10 millimètres de diamètre, d\u2019aspect verruqueux, de teinte rougeâtre, peu douloureux.Après quelques Jours apparaît au sommet de ces nodules une vésicule purulente qui s\u2019ombilique en son centre, crève et laisse s\u2019écouler un liquide sanieux, crémeux, de coloration jaunâtre.Ce liquide se dessèche et forme des croûtes brunâtres qui recouvrent le sommet du nodule.Les éléments cutanés sont au nombre d\u2019une trentaine à la face et au cou.En présence des symptômes méningés une ponction lombaire est pratiquée qui donne issue 4 un liquide clair, sous tension normale (14) ; il n\u2019existe aucun signe de blocage des espaces sous-arachnoïdiens.Le liquide C.R.examiné présente les anomalies suivantes : Albumine : 0.30% ; Chlorure : 7.02% ; Cytologie quantitative : lymphocytes en prédominance, quelques polynucléaires ; globules rouges, 326 éléments par mm.c.; Cytologie qualitative : lymphocytes en prédominance, quelques polynucléaires ; globules rouges assez nombreux ; Bactériologie : recherche négative des bacilles de Koch à l\u2019examen direct et après culture sur milieu de Lowenstein.Huit Jours plus tard une nouvelle ponction lombaire est pratiquée, alors que les divers symptômes présentés par le malade s\u2019étaient grande- 368 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 ment amendés.Le liquide C.R.renferme encore 84 éléments par mm.c.représentés par des lymphocytes, des mononucléaires et de rares polynucléaires.Mais cette fois, l\u2019examen direct du liquide C.R.révèle la présence d\u2019éléments arrondis ou ovalaires, de 8 à 12 mus de diamètre, avec membrane et capsule épaisses.La culture sur milieu de pommes de terre et de carottes donne des colonies crémeuses, blanchâtres, puis brunâtres.L\u2019examen microscopique montre que ces colonies sont constituées d\u2019éléments arrondis, nettement levuriformes, présentant des caractères morphologiques et tinctoriaux qui les font identifier avec la torula de Gilchrist.En aucun cas on ne retrouve la production de filaments mycéliens.Les mêmes éléments sont retrouvés en grand nombre dans le liquide C.R.prélevé lors d\u2019une autre ponction pratiquée le 27 mars dernier.Ces éléments prélevés sur les cultures se sont montrés nettement pathogènes pour les animaux de laboratoire.Chez des souris sacrifiées 60, 80 et 120 heures après l\u2019inoculation on retrouve des lésions péritonéales très visibles avec épanchement crémeux, blanchâtre dans la cavité.Le liquide d\u2019épanchement péritonéal renferme une culture pure d\u2019éléments levuriformes.La rate, le foie de ces animaux sont farcis de nodules renfermant une grande quantité d\u2019éléments tels que retrouvés précédemment dans le liquide C.R.qui a servi aux cultures.Des examens de laboratoire sont en cours dans le but d\u2019établir l\u2019identité de ces éléments levuriformes et les ranger à leur place dans la classification botanique.L\u2019examen microscopique d\u2019un nodule prélevé par biopsie à la peau de la face montre que ce dernier renferme en quantité les mêmes éléments levuriformes qui peuvent être regardés comme la cause de ces lésions.Il nous a été jusqu\u2019ici impossible d\u2019en déceler dans les crachats, les urines et le sang, soit par examen direct, soit après culture sur différents milieux.Les frottis de sécrétion de la bouche et de la gorge permettent de mettre en évidence la présence d\u2019un grand nombre d\u2019éléments mycéliens ayant les caractères de I'endomycés ou oidium albicans.D\u2019ailleurs, l\u2019enduit blanchâtre recouvrant la langue et la muqueuse buccale avait tous les caractères cliniques du muguet tel qu\u2019on le rencontre habituellement.Il s\u2019agit là d\u2019une affection tout autre qui est apparue à la faveur d\u2019un état général déficient. POUR L\u2019 ENFANT: REDOXON Vitamine C cristallisée préparée par \u2018\u2018ROCHE\u201d AUGMENTE LA RÉSISTANCE AUX MALADIES INFECTIEUSES + Comprimés % Ampoules ¢ Substance SIROP \u201cROCHE\u201d au Thiocol ÉLÉMENT ESSENTIEL DE LA THÉRAPEUTIQUE DES VOIES RESPIRATOIRES + Les enfants raison + Flacon de 175 c.c.HOFFMANN - LA ROCHE Limitée, Montréal.Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5\u2014 No 8 \u2014 21 | Appareils de Laboratoire Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d'appareils en usage dans les laboratoires d\u2019hôpitaux.La marchandise que nous offrons en vente est garantie contre toute défectuosité et les prix en sont des plus modiques.+ MICROSCOPES + MICROTOMES + LAMES + LAMELLES + BALLONS + BÉCHERS + VERRERIE GRADUÉE, Etc.ETC.| Fisher Scientific Co, Limited 904-910 rue Saint-Jacques, MONTRÉAL, Qué.Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5 - No 8 Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 369 Dès son entrée à l\u2019hôpital, le malade, à cause de son état infectieux et des quelques signes pulmonaires, a reçu d\u2019assez fortes doses de sulfa- midés (Dagenan).Ce traitement s\u2019est vite montré dénué de toute efficacité et a du être cessé après quelques jours.Après la découverte des éléments levuriformes dans le Irquide C.R.on institua un traitement à l\u2019iodure de potasse, à larges doses.Cette médication semble avoir donné jusqu\u2019ici d\u2019assez bons résultats chez notre malade, puisque les symptômes présentés par le malade à son arrivée sont en passe de disparaître.La température, qui oscillait entre 100 et 103°F., est revenue à la normale depuis quelques jours.Les plages pulmonaires se sont nettoyées.Les signes nerveux : raideur de la nuque, signe de Kernig, raie méningitique, etc., sont tous disparus.La bouche s\u2019est nettoyée de son enduit blanchâtre.Le malade a repris des forces et du poids, son appétit est bon, sa digestion se fait bien.Une amélioration notable s\u2019est aussi fait sentir du côté des lésions de la peau ; les nodules les plus anciens se dessèchent et tendent à disparaître, les éclosions nouvelles se font plus rares.L\u2019avenir nous dira s\u2019il s\u2019agit IA d\u2019une simple rémission passagère, comme 1l est habituel d\u2019en observer au cours de l\u2019évolution de cette maladie ; ou bien s\u2019il s\u2019agit d\u2019une amélioration progressive devant aboutir, à plus ou moms longue échéance, à la guérison complète et définitive.Cette observation nous a semblé présenter un double intérêt.Tout d\u2019abord un intérêt diagnostique.En effet, les formes cérébrales et méningées sont des raretés en clinique, tout au plus une douzaine de cas ont-ils été rapportés dans la littérature médicale, en particulier la littérature canadienne et américaine, la plus riche sur ce sujet ; tandis que les formes cutanées sont de beaucoup plus fréquentes et mieux connues aujourd\u2019hui.Le diagnostic de ces formes est rendu difficile du fait qu\u2019elles présentent presque toujours une analogie symptomatique frappante avec les atteintes syphilitiques et surtout tuberculeuses de même localisation, avec lesquelles elles sont souvent confondues.Il n\u2019y a pas de doute que de nombreux cas passent fréquemment inaperçus à cause, précisément, de leur peu d\u2019individualité clinique.Si l\u2019on connaît bien les diverses formes cliniques que peut revêtir cette maladie, et que l\u2019on a la notion de son état d\u2019endémicité dans les régions tempérées, donc 370 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 x dans nos régions, il y aura toujours lieu de penser à cette éventualité et de pratiquer les recherches appropriées dans les cas d\u2019infections profondes, pulmonaires, cérébrales ou méningées qui n\u2019auront pas fait leurs preuves étiologiques.Elle comporte en plus un intérêt thérapeutique assez grand, puisque la médication iodurée, la seule préconisée encore à l\u2019heure actuelle et, la seule qui semble douée de quelque efficacité, n\u2019a de chance de donner quelques bons résultats qu\u2019à la condition d\u2019être instituée précocement, dès le début de la maladie.BIBLIOGRAPHIE E.BrumeTr.Précis de parasitologie.J.DARIER.Précis de dermatologie, p.846.Encyclopédie Médico-Chirurgicale.Feuillet : 12,026, p.1.W.E.ROBERTSON et autres.Torulosis involving the human cerebrum.A.M.A.J., 113 : 6, 482, 1939.E.Gaumonp.Blastomycose généralisée mortelle.Bull.Sté méd.de Québec, 1933, p.322.L.J.SoLway et autres.A case of disseminated blastomycosis.Can.Med.Jour., (oct.) 1939, p.331.Pauline BeErReGorF-Girrow.The importance of early diagnosis in mycotic diseases with special reference to blastomycosis.Can.Med.Jour., (fev.) 1936, p.152.M.GirLIEs.A case of blastomycosis.Can.Med.Jour.(août) 1933, p.183. ACROMÉGALIE ET HIRSUTISME (Caractère familial du syndrome) par Renaud LEMIEUX Chef du Service de Médecine à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement et Antonio MARTEL Assistant à l'Hôpital du Saint-Sacrement L'association chez un même individu de signes d\u2019acromégalie et d\u2019hirsutisme réalise un syndrome pluriglandulaire qui ne manque pas d\u2019être curieux.Et, lorsqu\u2019un tel syndrome se voit, en même temps, chez plusieurs membres d\u2019une même famille, le caractère familial de cette dysendocrinie, plus encore que son expression clinique, mérite, semble-t-il, de retenir notre attention.Ayant eu récemment l\u2019avantage d\u2019observer, dans la famille de M.C.L., une telle curiosité endocrinologique, nous voudrions vous présenter l\u2019observation de deux de ses membres, et tenter une explication physio- pathologique du syndrome familial qu\u2019ils présentent.M.L.est un Jeune garçon âgé de 11 ans.Lorsque, en décembre 1939, nous le voyons pour la première fois dans une des salles du Service 372 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 de Médecine, nous sommes tout d\u2019abord frappés par sa taille qui est plutôt celle d\u2019un enfant de 7 ou 8 ans.Cette taille réduite cadre étrangement avec l\u2019expression sévère, virile du visage.À nos premières questions, qui essaient d\u2019être bienveillantes, M.répond de façon réticente, gardant un air soupçonneux, fermé.L\u2019examen plus détaillé de ce \u2018 Fig.1.\u2014 M.L.« petit homme » nous permet de faire les constatations suivantes : La tête est augmentée de volume en général.Le crâne est allongé dans le sens antéro-postérieur, tandis que la face est allongée dans le sens vertical.Le front est bas, les arcades sourcilières saillantes.Le nez est nettement augmenté de volume, épaté.Les lèvres sont grosses, lippues.La lèvre supérieure est éversée en dehors laissant voir une fertinic ( Phospho - gluconate Ferreux ) Héematinique nouveau PERMETTANT UNE UTILISATION MAXIMUM DU FER @ Un composé chimique défini de fer, stable à EUR 0 l'état ferreux.COEFFICIENT FE RTINIC .D\u2019AUGMENTATION DE xs Lefer constitue 12% L\u2019HÉMOGLOBINE Phosphogluconale Ferreux de la molécule et est 106 3 ges.A ?combiné au phos- !° Une cio cris aves un phore et à l'acide 14 veu domi Ur heute avant .yl eos gluconique.PGC 2 TORE du BISMOL R i LE LABORATOIRE DESMAGERS?.| @ Des essais cli- 8.Ed niques ont dé- IAC # 8 B montré que le fer, Conditionné en flacons de sous cette forme, 6 90 \u201cCapils\u201d\u2019.Dose : 2 \u201cCapils\u201d 14 heure avant prendunetoutenou- , les repas.velle valeur comme > .2 hématinique.i , .Cy ; 4 8 12 6 2 @ Voir expérimentation biologique et résultats JOURS cliniques résumés en brochures à l'intention I Pre Pertinie (Phospho - gluconate .2] I.P.G.+C.Fertinic avec Vitamine C; de la profession médicale.I.A.C.=Citrate de Fer Ammoniacal ; B.=Carbonate Ferreux (Blaud).Le LABORATOIRE du BISMOL (La Cie Pharmaceutique Des Bergers) 388 ouest, rue Saint-Paul, - -:- - Montréal.Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5 - No 8 \u2014 23 ELIXIR MARTIN-MAZADE PREPARATION STABLE D\u2019IODURE DE CAFEINE CRISTALLISEE Cette association synergique d\u2019Iode et de Caféine \u2014 sous forme d\u2019Iodocaféine \u2014 offre l\u2019avantage de réunir en un seul médicament l\u2019action des iodures alcalins et de la Caféine, sans provoquer de troubles digestifs.REMPLACE AVANTAGEUSEMENT L\u2019IODURE DE POTASSIUM ASTHME - EMPHYSÈME - OPPRESSIONS BRONCHITE CHRONIQUE - ARTÉRIO-SCLÉROSE Produit de prescription strictement médicale.\u2014 Nouveau prix très réduit.P.SUIFFET, Pharmacien, SAINT-RAPHAEL, FRANCE.Pour littérature et échantillons s\u2019adresser à : ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.ST ANNO-SUFROL COMPRIMÉS DÉPURATIFS SOUFRÉS ANTI-STAPHYLOCOCCIQUES Pour le Traitement Efficace de la Furonculose et des Affections à Staphylocoques.FORMULE : Soufre Electro négatif.1 gr.10 Ext.de Bardane Stabilisé.Etawn et Oxyde d\u2019Etain.0 gr.50 Ext.Spléenique.Hyposulfite de Magnésium .0 gr.50 Excip.Q.S.pour 100 comp.INDICATIONS : Anthrax - Phlegmons - Panaris - Abcès tubéreux - Acné - Folliculites Pyodermites - Sycosis - Septicémies à Staphylocoques, etc.Présentation strictement professionnelle en étuis de 40 comprimés et en flacons de 500.LABORATOIRES CROSNIER, Montreuil - PARIS Dépositaires pour le Canada : ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, Montréal.24 \u2014 Laval Médical, Québec, octobre 1940 \u2014 Vol.5- No 8 Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 373 arcade dentaire supérieure proéminente, où les dents sont espacées.La langue est également hypertrophiée, très large.En palpant la tête, en plus de constater que les crêtes osseuses font saillie, on note que les cheveux sont très fournis, épais, secs, qu\u2019ils manquent de souplesse.Ils se continuent sur le front qu\u2019ils couvrent presque en totalité.Ce développement insolite de la pilosité, pour un enfant de 11 ans, se note sur Fig.2.\u2014 M.L.tout le corps.Très marquée sur les parties latérales de la face, sur la lèvre supérieure et le menton, l\u2019hypertrichose est manifeste sur tous les membres, l\u2019abdomen et le dos.Peu abondants au pubis, les poils font défaut aux aisselles.Les différents segments de membres sont de longueur et de grosseur normales.Seules, les mains présentent un aspect particulier.Elles 374 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 sont un peu larges, courtaudes, sans augmentation particulière des parties molles.Les doigts sont courts, mais de volume normal.Les ongles sont striés longitudinalement et aplatis.On ne note pas cet aspect aux pieds.Aucune anomalie du côté des articulations, ni de la colonne vertébrale.Le cou est plutôt court ; le thorax large et évasé.Sur tout le corps, la peau, de coloration normale, est dure, sèche, rugueuse, sans infiltration.Les organes génitaux externes sont pratiquement normaux, si ce n\u2019est les testicules dont le volume semble un peu réduit.Au point de vue intellectuel, son développement semble celui d\u2019un enfant de son âge.Il répond à nos questions avec un léger bégalement et d\u2019une voix rude et grave qui ne manque pas d'ajouter à la sévérité de sa tête d\u2019hirsute.L\u2019examen des systèmes digestif, circulatoire, pulmonaire s\u2019est montré négatif.La pression artérielle est de 90 sur 48.Interrogeant la mère de M.L.sur la date d\u2019apparition de cette exubérance pilaire, nous apprenons qu\u2019elle était déjà manifeste dès sa naissance.Sa mère nous apprend en plus que, vers l\u2019âge de 5 ans, il aurait fait 3 ou 4 crises épileptiformes qui ne se sont pas répétées depuis.En 1938, puis en 1939, 11 fit à l\u2019Hôpital Laval un séjour de quelques semaines pour une affection pulmonaire que des examens répétés n\u2019ont Jamais pu rattacher à la tuberculose.Les examens de laboratoire que nous avons fait subir à notre patient ont donné des résultats qui se lisent sommairement comme suit : Métabolisme basal.plus 22% Calcémie.0.106% Cholestérinémie.1.87%, Glycémie.RAR AAA 0.84% 0 Formule sanguine : Globules rouges.4,192,000 Globules blancs.6,000 Hémoglobine.75% Valeur globulamre.0.90 Réactions de Wassermann et Kahn : négatives dans le sang.Urines normales. Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 375 À la radiographie la selle turcique s\u2019est montrée de dimensions réduites.Le fond d\u2019œil et Ie champ visuel sont normaux.L'observation de ce jeune garçon de 11 ans, chez qui le diagnostic d\u2019acromégalie fruste avec hirsutisme n\u2019est pas douteux, s\u2019est doublé d\u2019un intérêt nouveau lorsque nous avons appris que d\u2019autres membres de sa famille présentaient des anomalies presque identiques.Lors d\u2019une rencontre qui nous a permis de faire connaissance avec tous les membres de cette famille, nous avons appris de la mère qui est heureusement indemne de toute affection endocrinienne, que de ses douze enfants vivants, neuf étaient normalement constitués, sans stigmates d\u2019acromégalie, ni d\u2019hirsutisme.Nous avons noté, en passant, que le père, ouvrier robuste, avait une tête, une figure où se retrouvent les principaux éléments qui font la constitution acromégalique.Chez lui, cependant, la pilosité n\u2019a rien d\u2019anormal.La fille aînée est une scoliotique d\u2019apparence chétive, qui n\u2019a aucun trouble du développement pileux ni des divers appareils endocriniens.Deux autres filles de la famille retiennent l\u2019attention.Gil, âgée de 17 ans, ajoute à son habitus d\u2019acromégale, l\u2019attribut d\u2019être une femme à barbe.En plus de présenter des séquelles d\u2019une paralysie infantile survenue à l\u2019âge de 3 ans, elle est d\u2019un psychisme assez puéril qui l\u2019a obligée à faire un stage de six ans à la Jemmerais.Elle souffrirait de troubles menstruels dont il est impossible de connaître la nature ; en effet, son peu de docilité joint à une gêne qui accentue son bégaiement nous empêche de compléter notre examen.Ger., âgée de 16 ans, est plus docile, elle accepte même de faire un séjour de quelques jours a \"Hopital pour se soumettre à notre examen.Nous faisons chez elle les mémes constatations d\u2019acromégalie que chez son frère et sa sœur, c\u2019est-à-dire, à la figure et aux mains.Sa taille et son poids sont cependant sensiblement normaux.Son développement intellectuel, son comportement affectif sont également normaux.Les goûts, les manières n\u2019ont rien de masculin.Seule, sa voix a une certaine gravité qu\u2019atténue heureusement une gêne assez légitime.La pilosité est d\u2019une exubérance surprenante sur tout le corps, et particulièrement aux avant-bras et aux jambes.Au pubis, les poils ont une distribution masculine qui les fait remonter jusqu\u2019à l\u2019ombilic de chaque côté de Ia 376 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 ligne abdominale.À ce niveau, on ne note pas de vergetures.Les cheveux sont noirs, fournis, très épais, et 1ls se continuent sur le front où Ils vont se confondre avec les sourcils.Une barbe fournie entoure en collier le visage ; les poils occupent la moitié postérieure des joues, le menton, la lèvre supérieure, réalisant, en somme, la topographie d\u2019une Fig.3.\u2014 Ger.barbe masculine.Bien que cette hypertrichose date de sa toute première enfance, la pilosité de la face a subi une légère poussée lorsque sont apparues les menstruations à l\u2019âge de 14 ans.Depuis cet âge, les menstruations ont suvi, dans leur cycle, des variations faites surtout d\u2019aménorrhée transitoire et de courte durée. Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 377 Après avoir constaté que les seins de notre patiente étaient normalement développés, nous avons demandé au docteur Fabien Gagnon de lui faire subir un examen gynécologique qui a fourni les renseignements suivants : « Les organes génitaux externes ne sont pas hypertrophiés.Le vagin est assez bien développé.Le col utérin est petit, en flexion marquée sur un corps utérin petit, infantile.L\u2019ovaire droit est légèrement augmenté de volume, kystique, peu douloureux.Le clitoris est de dimensions normales.» À la radiographie, la selle turcique s\u2019est montrée normale.Les champs visuels et le fond d\u2019ceil sont normaux.Métabolisme basal.11% puis 19% Cholestérinémie.2.56% Calcémie.0.120%, Azotémie.0.35% Glycémie.variable de 1.74% à 1.24%o Bordet-Wassermann et Kahn normaux dans le sang.Urines normales.Formule sanguine : Globules rouges.4,550,000 Globules blancs.7,000 Hémoglobine.959%, Valeur globulaire.1 Pression artérielle.122/76 En somme, un jeune gar¢on de 11 ans et deux de ses sceurs présentent un syndrome endocrinien polymorphe dont l\u2019analyse justifie, semble-t-il, l\u2019appellation d\u2019acromégalie fruste avec hirsutisme.Chez l\u2019un et l\u2019autre que nous avons pu examiner, manquent, il est vrai, certains éléments constitutifs de l\u2019acromégalie vraie telle que l\u2019a décrite Pierre Marie, c\u2019est-à-dire le syndrome tumoral hypophysaire que nient chez nos patients et la radiographie de la selle turcique et l\u2019examen du fond d\u2019œil.Manquent également la déformation de la colonne vertébrale et du tronc, (5) 378 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 les troubles génitaux tels que macrogénitosomie et aménorrhée chez la femme habituellement associés dans ce syndrome.Mais la conformation de la tête et des mains, l\u2019accentuation manifeste des traits du visage, chez quatre membres de cette famille, réalisent un habitus assez frappant pour qu\u2019on puisse le rattacher à une origine hypophysaire.D\u2019autant plus qu\u2019il est de règle lorsqu\u2019un tel syndrome revêt un caractère familial d\u2019en voir les éléments atténués, pour constituer, en somme une sorte de transition entre l\u2019acromégalie vraie et ce que l\u2019on a convenu d\u2019appeler le tempérament hyperpituitaire.L\u2019hirsutisme que présentent nos deux patients ainsi qu\u2019une de leur sœur pose un problème physio-pathologique dont la solution ne manque pas de difficultés.Devant un cas féminin d\u2019hypertrichose, c\u2019est évidemment à l\u2019intervention possible des capsules surrénales qu\u2019il faut d\u2019abord penser, en se rappelant le rôle décisif que peuvent aussi Jouer, dans la genèse de tels troubles, le lobe antérieur de l\u2019hypophyse ou les ovaires.Effectivement, au cours de l\u2019évolution de certaines tumeurs surrénales, le plus souvent cancéreuses, (arrhénoblastomes), on peut voir se développer un syndrome d\u2019hirsutisme auquel on a donné le nom de virilisme surrénal ou virilisme pilaire.Ce virilisme surrénal que décrivit Apert en 1910, se caractérise tout particulièrement par l\u2019apparition subite d\u2019un hirsutisme qui s\u2019accompagne d\u2019aménorrhée, d\u2019atrophie des seins, d\u2019hypertrophie du clitoris, et transformation masculine de la voix.L\u2019évolution de ce syndrome se fait habituellement vers la mort en quelques mois, si l\u2019on ne fait pas l\u2019extirpation chirurgicale de la tumeur.L\u2019hirsutisme que l\u2019on rencontre dans les cas de tumeur du lobe antérieur de l\u2019hypophyse fait partie du syndrome décrit par Cushing et a pour substratum un adénome basophile.L\u2019obésité souvent douloureuse, des troubles ostéoporotiques, les troubles génitaux sous forme d\u2019aménorrhée, les vergetures adbominales, la polyglobulie, l\u2019hypertension Jointes aux modifications de la selle turcique en sont les éléments principaux.Certaines tumeurs ovariennes, d\u2019origine lutéinique, peuvent enfin conditionner l\u2019apparition de l\u2019hirsutisme qui, dans ces cas, s'accompagne d\u2019aménorrhée et d\u2019hypertrophie du clitoris. Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 379 En somme, la cause la plus habituelle des syndromes d\u2019hirsutisme, à savoir la tumeur maligne des capsules surrénales, pas plus que la tumeur maligne de l\u2019hypophyse ou de l\u2019ovaire, ne peut être invoquée chez nos patients, les éléments primordiaux de ces tumeurs endocriniennes faisant, chez eux, complètement défaut.D'ailleurs, la surprenante identité des troubles du développement pileux chez ce garçon et ses deux sœurs, ainsi que la grande lenteur d\u2019évolution sont des arguments formels contre cette hypothèse.L\u2019explication de cet hirsutisme par la présence d\u2019une tumeur bénigne ne rend pas compte non plus du caractère familial de l\u2019affection.L'hypothèse d\u2019une hyperplasie simple, non tumorale, de l\u2019hypophyse ou de la surrénale, pourrait avec plus de Justesse être envisagée, Mais 1l nous semble que c\u2019est le rôle direct des A glandes sexuelles qui mérite surtout d\u2019être invoqué.Depuis les travaux de Berger, on sait qu\u2019il existe dans tout ovaire normal des éléments hétéro-sexuels, les « androhormones », qui composeraient ce que l\u2019on a appelé la glande du hile de l\u2019ovaire et qui seraient formés de cellules que l\u2019on peut assimiler entièrement aux cellules inter- sticielles du testicule.Des éléments identiques se retrouveraient également dans la cortico-surrénale.Si la glande génitale est déficiente, ces rudiments d\u2019organes peuvent sécréter et mettre en circulation dans l\u2019organisme féminin des substances viriligènes capables de favoriser l\u2019apparition de l\u2019hirsutisme.Le caractère familial de l\u2019hirsutisme observé chez Ger.et sa sœur nous incline à penser que leur père, acromégale, leur a transmis un tempérament hyperpituitaire suffisant pour agir comme facteur excitant vis-à-vis de ces éléments glandulaires à potentiel masculin.Une disposition chromosomiale particulière, transmise par l\u2019hérédité, ayant favorisé un tel complexe d\u2019intersexualité fruste où l\u2019hirsutisme s\u2019accommode de la permanence des caractères sexuels féminins.Les cas de transmission héréditaire de l\u2019anomalie pilaire sont extrêmement rares dans la littérature médicale et il y manque toujours l\u2019argument anatomo-pathologique qui puisse confirmer les hypothèses pathogéniques émises dans chaque cas.La seule observation identique que nous avons pu relever est celle de Flandin et Bernard concernant une jeune fille, sa mère et sa grand\u2019mère qui toutes trois présentérent un 380 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 hirsutisme marqué.Les explications pathogéniques qu\u2019en donnèrent les auteurs n\u2019ont malheureusement Jamais pu être contrôlées.L\u2019hirsutisme qui survient chez l\u2019homme ne relève pas de facteurs pathogéniques aussi compliqués.Le virilisme pilaire masculin, ainsi qu\u2019on l\u2019a appelé, survenant avant l\u2019âge de la puberté, comme dans l\u2019observation de Marcel L., fait de ses sujets des « hypervirils » avec stigmates de masculinité précoce.L\u2019hyperfonctionnement orchitique, surtout lorsque existe un facteur hyperpituitaire si évident dans notre cas, fait de ces enfants des jeunes Hercules à barbe, petits hommes précoces qui ont de fortes chances de voir, après la puberté, leur hyper- trichose se changer en une calvitie prématurée.La complexité des facteurs qui interviennent dans le déterminisme d\u2019un tel syndrome familial d\u2019acromégalie avec hirsutisme rend donc pratiquement impossible un traitement pathogénique.Excepté les cas où il relève de la présence d\u2019une tumeur hypophysaire, ovarienne ou sur- rénalienne, l\u2019hirsutisme, surtout lorsque s\u2019y ajoute un caractère familial, paraît être au-dessus de nos ressources thérapeutiques.À cause du facteur hyperpituitaire assez évident, nous avons soumis Ger.L.à quelques traitements radrothérapiques de la région hypophysaire, avec l\u2019espoir peu enthousiaste, 1l faut bien l\u2019avouer, de freiner l\u2019hyperactivité de cette glande et d\u2019enrayer l\u2019évolution d\u2019un syndrome acromégalique qui pourrait tendre, avec les années, à se compléter.Mais nous espérons plus de l\u2019emploi de la folliculine à hautes doses, pour faire diminuer la pilosité excessive que présente notre patiente.L\u2019inondation de l\u2019organisme des femmes hirsutes avec des hormones œstrogènes particulièrement efficaces, afin de neutraliser l\u2019action des hormones androgéniques, semble être une ligne de conduite logique.Nous l\u2019avons adoptée avec d\u2019autant plus d\u2019assurance que récemment Kirklin et Wilder, de la Clinique Mayo, ont employé la folliculine dans l\u2019acromégalie, avec des succès tels que semble bien justifiée une telle conduite thérapeutique chez notre patiente où l\u2019hirsutisme est combiné à l\u2019acromégalie.Cette thérapeutique œstrogénique a été instituée, chez Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 381 Ger.L., depuis trop peu de temps, pour qu\u2019il nous soit permis d\u2019en apprécier actuellement l\u2019efficacité.Quant à son jeune frère, nous ne l\u2019avons soumis à aucun traitement.Nous croyons que chez lui, lorsque viendra l\u2019âge de la puberté, l\u2019orientation que prendront les caractères sexuels secondaires dictera la ligne de conduite thérapeutique.L\u2019hirsutisme, le virilisme pilaire, toutes les modalités de l\u2019intersexualité, surtout lorsque s\u2019y ajoute un caractère familial, héréditaire, renferment donc encore trop d\u2019inconnus pour qu\u2019il soit possible de leur opposer une thérapeutique uniforme.Les travaux, les expérimentations actuellement conduits dans ce domaine, font espérer qu\u2019avec une connaissance plus approfondie des interdépendances glandulaires, comme de la nature et des propriétés des diverses hormones, nous pourrons bientôt avancer dans l\u2019interprétation physio-pathologique de telles perturbations et leur apporter la correction thérapeutique.BIBLIOGRAPHIE C.FLANDIN, S.NACHT et J.BERNARD.FHirsutisme et troubles mentaux chez une fille et une petite-fille d\u2019hirsutes.Bull.Soc.Méd.Hôp.de Paris, p.976, vol.2, 1934.P.SouLrÉ et Royer de VÉrICOURT.Syndrome acromégalique avec hirsutisme.Bull.Soc.Méd.Hôp.de Paris, p.638, vol.1, 1938.Louis RAMOND.Virilisme pilaire.La Presse Médicale, p.821, n° 50, 1929.A.Cosacesco.Virilisme ovarien.La Presse Médicale, p.1264, 1931.H.BERGSTRAND.Tumeur de 'ovaire et hirsutisme.Gynécol.et Obst., p.92, tome 32, 1935.M.HiTzAnipÉs.Virilisme et tumeur de l\u2019ovaire.Bull.Sté Gynécol.et Obst., p.33, 1938.E.Novak et J.H.Long.Ovarian tumors associated with secondary sex changes.J.A.M.A., vol.101, t.1, p.1057, 1933.A.KoLopny.Suprarenal virilism In a woman.J.A.M.A., vol.102, t.1, p.925, 1934. ANALYSES F.COSTE, M.GAUCHER, M.MORIN, C.GUIOT.Sulfamido- thérapie dans les affections rhumatismales.Ann.de Médecine, 46 ; 2 : 128, (juillet) 1939.Les auteurs aprés avoir étudié la bibliographie tant européenne qu\u2019américaine sur la question, ont l\u2019impression que les succès thérapeutiques sont fréquents dans le rhumatisme gonococcique au début, mais moms marqués dans d\u2019autres rhumatismes infectieux : aussi la sulfamido- thérapie donne des échecs habituels dans le rhumatisme articulaire aigu, et dans les polyarthrites chroniques évolutives.Le système articulaire doit se placer dans les territoires chimio- résistants, quoique la synoviale soit très perméable à toute substance diffusible en circulation sanguine.En plus, les formes chroniques de rhumatisme infectieux sont essentiellement plus résistantes que les formes aiguës récentes.Ces raisons demandent une posologie plus élevée, laquelle est souvent incompatible avec l\u2019intolérance habituelle de ces malades.D'autre part, l\u2019activité des sulfamidés dépendant de leur concentration dans le sang ou les liquides pathologiques, les auteurs ont expérimenté les traitements locaux, par injections intra-articulaires du produit chimique, tout en maintenant une concentration sanguine assez élevée par ingestion de divers sulfamidés.L'association du traitement par voies orale et intra-articulaire a pour but d\u2019empécher la jointure de se vider par diffusion du médicament injecté. Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 383 Dans le rbumatisme gonococcique, la dose injectée est de 0.50 à 1 gramme de 693 en 5 à 10 fois survant la tolérance du patient, avec de bons résultats dans les formes aiguës et même chroniques.Dans les spondylarthrites, les résultats sont très encourageants.Dans les polybydarthroses, on a obtenu de bons résultats avec des injections fractionnées de 6 à 17 grs intra-articulaires de sulfapyridine.Dans les polyarthrites chroniques évolutives, les accidents sont fréquents, et les formes torpides sont moins influençables que les formes aiguës, évolutives.Enfin, les auteurs soulignent l\u2019activité nette de la sulfanilamide dans les polyarthrites psoriasiques.De tous les cas étudiés, on peut déduire que la sulfamidothérapie régionale doit être employée d\u2019emblée dans une arthrite isolée, et même que la présence de dépôts sulfamidés a une action heureuse sur les algies de toutes sortes.M.Giroux.S.WEINHOUSE et E.F.HIRSCH.Chemistry of Artherosclerosis.(La chimie de l\u2019artériosclérose.) Arch.of Pathology, 29 : 31, 1940.Le but de ce travail a été d\u2019étudier les variations que présentent les constituants lipidiques et le calcium dans l\u2019intima et la média aortique, en rapport avec l\u2019âge et les différents degrés d\u2019artériosclérose.De nombreux dosages ont révélé qu\u2019il survient une accumulation de lipides dans la média de l\u2019aorte directement en rapport avec l\u2019âge et sans corrélation avec les lésions rencontrées dans intima.Le cholestérol surtout est augmenté et plus particulièrement sous sa forme combinée.Le calcium offre les mêmes variations selon Age et sans aucune relation causale avec l\u2019état d\u2019artériosclérose ou non de l\u2019intima.Dans l\u2019intima sans lésion, on trouve plus de lipides et moins de calcium que dans la média correspondante.D'un autre côté, suivant les degrés de plus en plus marqués d\u2019artériosclérose, les quantités de cholestérol libre et combiné vont en augmentant dans la couche interne de l\u2019aorte ; ceci jusqu\u2019à la formation de la bouillie athéromateuse.À ce moment, le taux de cholestérol combiné diminue.La proportion de phospho-lipides éther-insolubles et de calcium augmente 384 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 également en raison du degré d\u2019athéromatose, tandis que les phospholipides éther-solubles, les galactosides et les acides gras baissent.Ces auteurs ont comparé les chiffres donnés pour les différents constituants lipidiques du plasma sanguin suivant l\u2019âge de l\u2019individu, avec les résultats de leurs dosages dans l\u2019intima aortique.Comme ces chiffres sont du même ordre, 1ls en concluent que les dépôts lipidiques au niveau de l\u2019intima sont la conséquence d\u2019une infiltration non sélective et d\u2019une précipitation.Le contraire serait vrai pour la couche moyenne de l\u2019aorte, où les graisses seraient plutôt d\u2019origine cellulaire.Ceci est très intéressant en ce qui concerne le cholestérol et explique bien les lésions provoquées au niveau de l\u2019aorte du lapin d\u2019expérience que l\u2019on gave de cholestérol.Chez l\u2019homme, le problème est certes plus complexe, car la plaque athéromateuse, quoique riche en cholestérol, contient bien d\u2019autres variétés de lipides.Carlton AUGER W.Ford CONNELL, Grant M.JOHNSTON et Eldon M.BOYD.On expectorant action of Resyl and other Guaiacols.(Recherches sur l\u2019action expectorante du Résyl et d\u2019autres composés guaialcolés.) The Canadian Medical Association Journal, 42 : 3 ; 220, 1940.On ne connaît encore pratiquement rien de la production normale, de la composition, du contrôle ou des fonctions des sécrétions liquides dans le système respiratoire.Après une rapide revue des méthodes utilisées Jusqu\u2019ici pour l\u2019étude des sécrétions pulmonaires et des objections que présentent ces méthodes, les auteurs en décrivent une nouvelle, permettant de suivre pas à pas l\u2019action expectorante de certaines substances sur les diverses parties du système respiratoire.Elle consiste à tuer rapidement un animal à un intervalle donné après lui avoir administré la substance à étudier, à disséquer aussitôt ses poumons, et à déterminer le contenu en eau des différentes parties, soit : la trachée, la partie du poumon formée presque seulement de tissu bronchique, et la partie formée surtout de tissu alvéolaire.Les expériences furent faites sur des rats blancs, et le pouvoir expectorant des substances suivantes fut étudié : le guaiacol, le guaiacolate de glycérol (Résyl-Ciba), le carbonate de guaiacol et le guaiacolsulfonate de potassium. Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 385 Les résultats de laboratoire montrent que le gualacol et le guaracolate de glycérol ont le même effet sur le contenu en eau du poumon.Une injection péritonéale de l\u2019un ou de l\u2019autre à des rats blancs à la dose de 0.066 à 6.6 mg.par kilo, en solution saline à 0.2% ou moins, produit un accroissement immédiat du contenu en eau du poumon pendant les premières heures qui suivent l\u2019injection.Cet accroissement se maintient plus ou moins pendant 3 jours, et tout est redevenu normal le 4\u20ac jour.Le carbonate de guaiacol, qui est insoluble dans l\u2019eau, mais qui présente l\u2019avantage d\u2019être insipide, injecté en solution dans l\u2019huile d\u2019olive, possède le même pouvoir expectorant que le guaiacol et le guaiacolate de glycérol.Par contre, la gualacolsulfonate de potassium est totalement inactif.Les résultats cliniques sont remarquables : le guaiacolate de glycérol fut administré par la bouche, 4 fois par jour, et à raison de 0.1 gr.dissous dans de l\u2019eau édulcorée, à 20 patients souffrant de toux associée à une bronchite aiguë, bronchite et asthme, et fibrose pulmonaire chronique, et à 12 patients souffrant de tuberculose pulmonaire chronique.Le médicament n\u2019a montré aucun effet secondaire ennuyeux.Bien que quelques patients n\u2019aient pas ressenti d\u2019amélioration notable, la plupart ont rapporté que leur expectoration était plus facile et plus libre, et que leur toux irritante avait grandement diminué.Chez plusieurs patients tuberculeux, l\u2019amélioration due à la dose ci-haut mentionnée n\u2019a duré qu\u2019une semaine Les recherches se poursuivent présentement avec des doses accrues.Roger GAUDRY André PATOIR et Edmond WATEL.Pronostic de la pleurésie tuberculeuse avec épanchement au cours de la seconde partie de l\u2019âge adulte (35 à 60 ans).Annales de Médecine, 45 ; 5 : 380, (mar) 1939.Patoir et Watel envisagent entre la limite des modifications post- pubérales, à 25 ans et l\u2019entrée dans la sénilité, à 60 ans, la période s\u2019étendant entre 35 et 60 ans.Courcoux avait étudié le pronostic immédiat, en cours de maladie, de la pleuro-tuberculose séro-fibrineuse à la deuxième partie de l\u2019âge adulte. 386 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 En 1935, Ch.et E.Kudeiski, au Centre de Triage de l\u2019Hôpital Cochin conclut qu\u2019à 45 ans, 50% des pleurétiques font de la tuberculose pulmonaire et qu\u2019à 55 ans, ce pourcentage atteint 100%.Le délai d\u2019apparition des signes pulmonaires est souvent précoce (18 sur 66 dans la première année, 32 sur 66 dans les trois premières années).La précocité conditionne mieux que tout autre signe la gravité du pronostic.Sur 5,000 tuberculeux répartis dans divers services, Patoir et Watel choisissent ceux qui, au-dessus de 35 ans, ont fait une pleurésie séro- fibrineuse ou hémorragique d\u2019évolution aiguë primitive superposable à la pleurésie de primo-infection de l\u2019enfant ou de l\u2019adulte jeune.Deux éventualités se présentent : ou bien la pleurésie traduit Ie réveil brutal d\u2019une infection qui paraissait éteinte ; ou bien elle est Ie témoin d\u2019une primo-infection tardive dans son apparition.Le pronostic immédiat de la pleurésie tuberculeuse dans les deux cas est d\u2019autant plus sévére que le malade approche la cinquantaine.De 35 à 50 ans, le pronostic est bon ou relativement bon.À partir de 50 ans, les accidents cardiaques peuvent se produire.À cet âge, la pleurésie est grave et la toxi-infection tuberculeuse ajoute ses effets à ceux de la complication mécanique.Le pronostic à distance est autrement sévère.La tuberculose qui évolue ultérieurement est aussi grave chez un sujet de 40 ans que de 55 ans.La majorité des malades font une tuberculose grave rarement aiguë, plus souvent chronique de type ulcéro-caséeux, à issue fatale, avec ou sans intervalle entre les signes généraux de la pleurésie et ceux de l\u2019atternte parenchymateuse.Ameuille estime que dans la cinquantaine, la pleurésie tuberculeuse égale en gravité la pleurésie cancéreuse.La bilatéralité des lésions prédomine nettement.Leurs caractères d\u2019activité bilatérale est un obstacle insurmontable dans la majorité des cas à l\u2019institution d\u2019une thérapeutique active par pneumothorax ou thoracoplastie.L\u2019influence pronostique de l\u2019âge tient aux conditions sociales et au terrain.L'\u2019adulte retourne trop vite au travail, à la maison, et à ses habitudes.Les troubles circulatoires, les toxi-infections, telles l\u2019al- Québec, octobre 1940 LAVAL MÉDICAL 387 coolisme et la syphilis, la fatigue, la diabète traduisent la déficience du terrain.Le médecin appelé à donner son avis mettra la famille en garde, pour les enfants, refusera un certificat d\u2019assurance favorable et une autorisation à un mariage.Il serait possible de modifier ce pronostic par une hospitalisation plus prolongée et par un traitement méticuleux de la convalescence.Philippe RICHARD.L.S.COHEN, S.LEVINE (Philadelphia).Roentgen Treatment of Lobar Pneumonia.(La roentgenthérapie dans la pneumonie lobaire.) A.J.of Roentgenology, 42 : 411-417 (sept.) 1939.W.R.SCOTT (Niagara Falls).X-Ray Therapy in the Treatment of Acute Pneumonia.(Le traitement de la pneumonie aigué par les rayons X.) Roentgenology, 33 : 331-349, (sept.) 1939.Ces deux travaux originaux paraissant le même mois dans deux revues Importantes méritent une étude comparative.Les premiers auteurs (Cohen et Levine), résumant la question, donnent des aperçus déjà connus : la roentgenthérapie n\u2019a pas de pouvoir bactéricide, n\u2019empêche pas les complications usuelles, l\u2019empyème, l\u2019épanchement pleural ou l\u2019otite moyenne, mais accélère l\u2019autolyse en libérant des lymphocytes une lysine dissolvante ; elle stimule l\u2019hyper- hémie et intensifie la circulation lymphatique ; tous ces effets accélèrent d\u2019une manière favorable la pneumonie.Des petites doses quotidiennes sont employées au lit du malade ou à la salle de traitements où cependant les dosages et l\u2019intensité sont plus faciles à réaliser.Ces traitements doivent être abandonnés dès Ie début d\u2019un état favorable.La roentgenthérapie semble dans certains cas, augmenter les signes évolutifs mais avec une résorption plus rapide ; les malades traités de cette manière avant le 4° jour de l\u2019évolution pneumonique n\u2019ont Jamais souffert de complications. 388 LAVAL MÉDICAL Québec, octobre 1940 Les doses quotidiennes employées furent de 50 à 100 unités R à 80 kv.au lit du malade et de 200 à 275 R à 100 ou 200 kv.à la salle de traitements.D\u2019après le tableau synoptique fourni, la roentgenthérapie qui a diminué de 50%, la mortalité chez les adultes n\u2019a donné chez les enfants aucune diminution de la mortalité mais en a diminué les complications.Le taux de mortalité de cette maladie étant tellement élevé, 1l n\u2019y a aucune contre-indication d\u2019employer avec tous les traitements séro- thérapiques cette nouvelle thérapeutique qui, avec le temps, s\u2019établira d\u2019une manière certaine par ses résultats probants.Le deuxième auteur (Scott) nous indique la valeur d\u2019information des travaux de Powell (Texas) sur ce sujet.La roentgenthérapie des infections a donné jusqu\u2019à ce jour des résultats importants et il est inadmissible de négliger la possibilité des mêmes effets dans le traitement de la pneumonie.L\u2019action des traitements reste une hypothèse mais 1l est prouvé qu\u2019une amélioration fait suite à une destruction des leucocytes au moyen de la roentgenthérapie par la libération des anti-corps et des substances proctives dont 1ls sont formés.Les tableaux synoptiques présentés comportent un plus grand nombre de malades soumis à ce traitement.Le dosage des traitements et les résultats sont les mêmes que ceux obtenus par Cohen et Levine.Par la chute rapide de la fièvre, la diminution des complications et du taux de mortalité, l\u2019absence de contre-indications, la possibilité d\u2019association avec les autres traitements et la réduction des journées d\u2019hospitalisation, l\u2019auteur détermine dans ces conclusions l\u2019innocurté et les effets de ce nouveau mode de traitements qui peut être appliqué maintenant dans la majorité des hôpitaux.J.GOSSELIN. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 "]
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