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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1940-11, Collections de BAnQ.

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[" Voi.5 No 9 Novemsre 1940 TRE ~ he me AAA.W.-H arb tm hp ie.MEDICAL BULLETIN DE LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES Rédaction et Administration i} MÉDECINE QUÉBEC ONSTIPATION Valdine VALOR Peut être considéré comme l\u2019aide mécanique idéal.Ne crée pas d\u2019accoutumance.Absorbe l\u2019eau et passe par l\u2019intestin comme une substance gélatineuse.Agit par sa puissance d\u2019expansion et glisse facilement dans le tube digestif auquel il restore son mouvement physiologique.Granulés aromatisés.Dose : 1 à 2 cuillérées à thé après les repas.Avaler avec de l\u2019eau sans mastiquer.Sirop B Complexe VALOR Plusieurs cliniciens associent nombre de symptômes gastro- intestinaux à une déficience en B Complex ou en B1.Stepp résume ainsi ces symptômes : anorexie, perte d\u2019acidité gastrique, atonie de l\u2019estomac, constipation.# Dose : 2 cuillérées à thé par Jour.Agaraldine VALOR (Valdine et Vitamine By.) Dose : 1 à 2 cuillérées à thé après les repas.Avaler avec de l\u2019eau sans mastiquer.USINES CHIMIQUES DU CANADA INC.87 Station C - MONTRÉAL Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 LAVAL MÉDICAL VOL.5 N° 9 NOVEMBRE 1940 MÉMOIRES ORIGINAUX ASSOCIATION DE L\u2019INTERVENTION SUR LE PHRÉNIQUE AU PNEUMOTHORAX DANS LA TUBERCULOSE PULMONAIRE par Roland DESMEULES Directeur médical de l\u2019Hôpital Laval C\u2019est en 1921 que Frisch réalise pour la première fois l\u2019association de la phrénicectomie au pneumothorax au cours du traitement de la tuberculose pulmonaire.Bien des auteurs ont suivi cet exemple et de nombreuses communications ont été publiées donnant des indications diverses pour l\u2019usage de cette double thérapeutique.Bonniot et Foix dans le n° 2 des Archives médico-chirurgicales de l\u2019apparerl respiratoire de 1934, ont tracé les Iimites, qui nous paraissent raisonnables, des indications de l\u2019association de la phrénicectomie au pneumothorax : 1° on peut demander à la phrénicectomie de compléter l\u2019action insuffisante d\u2019un pneumothorax ; 2° on peut substituer la phrénicectomie à un pneumothorax dont l\u2019entretien devient impossible ou dangereux ; 3° on peut associer ce double traitement dans certaines lésions atteignant les deux poumons ; 4° Omodei-Zorini, au Congrès de tuberculose de Rome, en 1933, ajoute une autre indication : les « pneumothorax à corde ».Il s\u2019agit d\u2019un pneumothorax latéral, complet, (2) 390 LAVAL MÉDICAL Québec, novembre 1940 mais limité à ses deux extrémités par des adhérences au sommet et à la base.Souvent, en ce cas, le collapsus total est insuffisant et les crachats demeurent bacillifères.Omodei-Zorini explique ainsi l\u2019action de l\u2019intervention sur le phrénique : « Dans cette variété de pneumothorax, le poumon peut être comparé à une corde tendue au travers de la cavité pleurale ; les mouvements diaphragmatiques, en abaissant le diaphragme, exercent une constante traction sur cette corde, augmentant la tension et soumettant les lésions à un traumatisme constamment renouvelé.La phrénicectomie, éliminant les mouvements du diaphragme, distend cette corde, abolit le traumatisme respiratoire et met les lésions dans les conditions optima de cicatrisation.» Nous vous apportons le résumé de quatorze observations où nous avons associé la paralysie diaphragmatique au pneumothorax dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.Nous laissons de côté nos observations où l\u2019intervention sur le phrénique fut substituée au pneumothorax.Dans ces cas, il nous parait illogique de parler d\u2019association thérapeutique lorsqu\u2019il s\u2019agit tout simplement de substitution d\u2019un moyen de collapsus à un autre.Sept de nos malades eurent une association homolatérale, dans sept autres cas 1l y eut association des deux méthodes dans le traitement de lésions bilatérales.COLLAPSOTHÉRAPIE COMBINÉE UNILATÉRALE Première observation : Uldéric C.\u2014 Dossier R-463.Il s\u2019agit d\u2019un malade âgé de 29 ans qui, atteint de tuberculose ulcéro-caséeuse du lobe supérieur droit, fut traité par pneumothorax pendant six mois.II conservait des lésions imparfaitement collabées à cause d\u2019adhérences assez nombreuses.Nous n\u2019avions pas alors les possibilités de tenter une pleuroscopie, et une phrénicectomie fut faite.Il n\u2019y eut pas d\u2019amélioration du collapsus pulmonaire.Un épanchement liquide s\u2019installa.La tuberculose, après quelques accalmies, continua à évoluer et Ie malade mourut il y a deux mois.Deuxième observation : Yvonne D.\u2014 Dossier Q-419.Âgée de 30 ans.Entre à l\u2019hôpital pour tuberculose cavitaire et caséeuse occupant presque la moitié supérieure du poumon droit.Sur les conseils du professeur Sergent nous faisons subir à la malade une phrénicectomie.L\u2019ascension diaphragmatique est considérable et rapidement nous obtenons un hé 3 Pa 40 3 a, eu LS + ue ne Vy PS + » Sy De #1 SFr - NX 1 5 ts, ; sk i UN 3 LY re, ; x x + ; dd £4 A # si 2 Ne v2, LR ik x > i # ¥ \u20ac TRY Ps % » 3, 24 se a: + +} = WR fout +3 § * + 4 pp 5 Æ \"3% Jt *% BY 4 8 IA + y FF di, ve i 8 ae ak va Le 4 pi \u201cË * i ÿ à : Ra & k # £ tha ¥ A } & => wis of $ aN wd % x og i k sR hie dl) pd j sf 5 ¥ i ë , * WY wh Fe ï Es 3 § gr à à RE is pes è & i & oF À x = SE st Eu ; = kh pe x #4 A 8, $ $ x MONE À x ay } ve Sr nok a J SN #> at Sh 3 xe ¥ aN GR ne sul so Ÿ xa- 45 ne ang piste\u201d & ar CC h x P où tes (oh 5 un Ge extra\u201d \u201c gants tox que ely fH wie © Nest pERtÉ : J) i j {ROSE gave or aan pe \\ , + ify QIER e © i 5 pe ; LAR GH MOREY poit = nes © \\e su x $ HOWE nes: Xx.2 i\u2019 Ï x deur?gonde- Ne = 2 ce P pa\u201d © ul 3 = en?ute ol {33 (0 ef 104 { 3 tM Nov 8x ch i SES pVE- TS ALN p150H à q \u20ac ; * La 45 i ! 4 i v $ Fe $ Ë « a oo : * S 1 SBT nh ALS + Eee 4 \u201cÀ ot.a (EL 52 ye ç \u201d \"as, \u2018 ah À Ÿ - PET M # * Xe - ¥ Ra 3 f w À, ¥ we, 34 ig a 3 : Ÿ À = M 18 of * # pa We st at it : & 0 + + Ÿ (3 ~ aH x ay È X sip A + : i 17 Rss $ x YY 5.x if w * ; \u20ac + w *, 1 st.a 3 Le INC: SOCIÉTÉ D'EXPANSION PHARMACEUTIQ En L MONTREAL 917, RUE CHERRIER \\ Laval Médical, Québec, novembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 9 \u20149 Messieurs les médecins, la Laiterie \u201cLAVAL\u201d est la seule laiterie à Québec ou vous pouvez obtenir le \u2018\u201c Yoghourt \u201d Laiterie LAVAL enr\u2019g Pourvoyeurs de la * Goutte de lait \u201d et de la Crèche Saint-Vincent-de-Paul.237, 4e AVENUE, LIMOILOU.Téléphone : 4-3551 10 \u2014 Laval Médical, Québec, novembre 1940 \u2014 Vol.5 - No 9 Québec, novembre 1940 LAVAL MÉDICAL 391 collapsus marqué des lésions droites.Cependant, après une amélioration qui dure quelques mois, il y a reprise de l\u2019évolution tuberculeuse.Nous tentons un pneumothorax cui ne donne qu\u2019un décollement des parties inférieures.Ce pneumothorax est remplacé par une thoracoplastie qui est mal supportée et la patiente retourne chez elle pour y mourir.Troisième observation : Lionel L.\u2014 Dossier 3041.Est porteur d\u2019une infiltration tuberculeuse étendue, cavitaire, à gauche.Le pneumothorax met plus en évidence la caverne qui est vaste et superficielle.Cette cavité ne se rétracte pas sous la pression gazeuse malgré la section des adhérences.Nous associons une alcoolisation du phrénique, sans résultat.Le pneumothorax est abandonné et remplacé par une thoracoplastie totale qui arrête l\u2019évolution de la maladie.Quatrième observation : Rollande H.\u2014 Dossier 3232.Nous est envoyée par le docteur G.Tremblay, de Chicoutimi, parce que des adhérences pleurales empêchent le collapsus de nombreuses cavernes situées dans le poumon droit.Le docteur Paul Roger, à trois reprises, sectionne de nombreuses adhérences.Il y a amélioration notable du collapsus des cavités mais une spélonque demeure visible dans la partie moyenne du moignon pulmonaire.La paralysie du diaphragme est réalisée par une injection d\u2019alcool dans le nerf phrénique et l\u2019image annulaire disparait.Ceci coïncide avec une amélioration des signes fonctionnels et généraux.Cinquième observation : Donat L.- Dossier 3800.Agé de 15 ans, vient de la Gaspésie et a été soigné par le docteur Belles-Isles pour tuberculose ulcéro-caséeuse gauche.Notre confrère a installé un pneumothorax artificiel avec résultat partiel.Il existe toujours des bacilles tuberculeux dans de nombreux crachats, à cause de la persistance d\u2019une spélonque à la région moyenne et interne.Le docteur Belles-Isles nous envoie le patient afin de tenter un Jacobeus.Différentes radiographies montrent une grande caverne moyenne et postéro-interne mais 1l y a adhérence en nappe et la pleuroscopie nous paraît inutile.Une alcoolisation avec écrasement du phrénique est réalisée par le docteur P.Roger.Rapidement, il y a amélioration notable : l\u2019image annulaire, la toux, les expectorations, les bacilles tuberculeux disparaissent. 392 LAVAL MÉDICAL Québec, novembre 1940 Sixième observation : René K.\u2014 Dossier 2578.Agé de 13 ans, a une histoire assez semblable à la précédente.Cet enfant est atteint d\u2019une caverne tuberculeuse presque solitaire, à la région hilaire, péri-hilaire et postérieure, droite.De nombreux bacilles tuberculeux existent dans les crachats.Nous tentons un pneumothorax.Malgré un bon décolle- NS Fig.1.\u2014 VI°observation.Radiographie prise i I\u2019entrée du malade a I\u2019hépital.ment, la spélonque ne se comprime pas et continue d\u2019évoluer.Une phrénicectomie est suivie d\u2019un changement favorable, très rapide : en quelques semaines, la caverne disparaît ; la toux et les expectorations bacillaires s\u2019en vont.L\u2019enfant est encore sous traitement par pneumothorax mais il a repris ses classes et est cliniquement guéri de sa tuberculose cavitaire. Québec, novembre 1940 LAVAL MÉDICAL 393 Septième observation : Jean-Louis B.- Dossier 2899.Agé de 24 ans.Il s\u2019agit d\u2019un malade qui a fait une pleurésie séro-fibreuse gauche et une infiltration à la région moyenne droite.La pleurésie a guéri mais la tuberculose du poumon droit a évolué.Nous avons tenté un pneumothorax à droite.Le collapsus de la cavité située à la base a été insuffisant.Une alcoolisation du phrénique n\u2019a pas amélioré le collapsus \u2014 a \u2014 + 2e Ln PE Fig.2.\u2014 VI® observation.Nettoyage radiologique après pneumothorax artificiel associé a la phrénicectomie.pulmonaire.Des signes d\u2019infiltration tuberculeuse sont apparus 2a gauche et le malade était aggravé lorsqu\u2019il a quitté l\u2019hôpital.COLLAPSOTHÉRAPIE COMBINÉE, BILATÉRALE Huritième observation : Robert L.\u2014 Dossier 0-98.Est souffrant de lobite supérieure droite avec excavation moyenne.Nous tentons un 394 LAVAL MÉDICAL Québec, novembre 1940 pneumothorax qui est impossible à réaliser à cause d\u2019adhérences.Une phrénicectomie amène un collapsus assez marqué du lobe supérieur mais l\u2019intervention est suivie d\u2019un essaimage à la région moyenne gauche.Nous commençons un pneumothorax de ce côté et graduellement 1l y a nettoyage à gauche.En même temps, la rétraction s\u2019accentue au sommet droit et l\u2019évolution bilatérale est arrêtée au départ du malade de l\u2019hôpital.Nous savons qu\u2019il travaille depuis six ans et qu\u2019il n\u2019y a pas eu de reprise de la maladie.Neuvième observation : Hélène D.\u2014 Dossier P-440.Est traitée par pneumothorax gauche lorsqu\u2019elle fait une atteinte pulmonaire droite.Nous pouvons pendant quelques mois entretenir une double collapso- thérapie gazeuse mais nous devons remplacer le pneumothorax droit par une alcoolisation du phrénique.Le résultat est favorable et la malade se maintient bien jusqu\u2019en avril 1939 alors que survient une réactivation droite.Cette poussée bacillaire est facilement contrôlée par la cure d\u2019air et de repos.Dixième observation : Simonne D.\u2014 Dossier R-870.Il s\u2019agit d\u2019une patiente qui, atteinte de tuberculose bilatérale, ulcéro-fibreuse, fut traitée par pneumothorax artificiel, bilatéral.Les insufflations durent être abandonnées à droite à cause de symphyse pleurale.Elles furent remplacées par une phrénicectomie qui ne donna pas de résultats à cause de l\u2019étendue trop marquée des lésions.La double collapsothérapie ne réussit pas à arrêter l\u2019évolution de la maladie et la malade mourut de phtisie et d\u2019insuffisance cardiaque droite.Onzième observation : Julien P.\u2014 Dossier 3132.Vient à \"Hopital Laval pour tuberculose ulcéro-caséeuse siégeant aux régions sus et sous- claviculaires droites et gauches.Un pneumothorax fait à gauche donna un collapsus efficace mais 1l fut impossible d\u2019obtenir un décollement à droite.Une alcoolisation du phrénique eut un bon effet et la maladie était au repos lorsque le malade quitta le sanatorium.Douzième observation : Charles B.\u2014 Dossier 2316.Vient à l\u2019Hôpital Laval parce qu\u2019il souffre de tuberculose pulmonaire.Les lésions sont en partie cavitaires et elles occupent environ le tiers supérieur de chaque poumon.Un pneumothorax est installé à droite mais c\u2019est sans succès que nous tentons un collapsus gazeux à gauche.Une alcoolisation du Québec, novembre 1940 LAVAL MÉDICAL 395 phrénique est faite ; elle est sans effet sur la grande caverne supérieure gauche.Il n\u2019y a pas d\u2019amélioration du malade lorsqu\u2019il retourne chez lui.Treizième observation : Marguerite C.\u2014 Dossier R-308.Souffre de tuberculose diffuse à droite et d\u2019une infiltration marquée à la région moyenne gauche.La patiente est d\u2019abord traitée par un pneumothorax Fig.3.\u2014 XIV® observation.Radiographie prise avant la double collapsothérapie.bilatéral.Puis, une symphyse pleurale s\u2019installe à droite et nous oblige à abandonner les insufflations.Une phrénicectomie est substituée à droite et le pneumothorax gauche est continué.Ce double traitement est sans résultat et la maladie évolue vers la phtisie.Quatorzième observation : Mme J.-S.B.\u2014 Dossier 2890.Est dans un état de tuberculose avancée lorsqu\u2019elle entre à l\u2019Hôpital Laval.Il y a 396 LAVAL MÉDICAL Québec, novembre 1940 infiltration occupant le tiers supérieur gauche avec cavité sous-claviculaire et, en plus, Il existe une atteinte légère du lobe supérieur droit.Après amélioration de l\u2019état général nous commençons un pneumothorax à droite.Des adhérences pleurales nous empêchent de réussir à mettre de l\u2019air dans la cavité pleurale gauche.Une phrénicectomie est faite Fig.4.\u2014 XIV® observation.Amélioration très marquée après le pneumothorax droit et la phrénicectomie gauche.Les suites opératoires sont inquiétantes pendant les quelques jours qui suivent : la malade devient cyanosée et oppressée.Puis, tout s\u2019arrange : les forces reviennent, la toux et les expectorations disparaissent.De nouvelles radiographies montrent une transformation favorable des ombres droites et gauches.Il y a plus d\u2019un an que la malade présente des signes de tuberculose arrêtée. Québec, novembre 1940 LAVAL MÉDICAL CoNCLUSIONS Chez sept patients traités pour lésions unilatérales nous avons obtenu trois bons résultats et quatre mauvais.Chez sept autres malades porteurs d\u2019atteinte tuberculeuse pulmonaire bilatérale, la combinaison de l\u2019intervention sur le phrénique au pneumothorax nous a donné quatre bons résultats et trois mauvais.\u2018étude attentive de ces quatorze observations nous permet de dégager, à la suite de la majorité des auteurs, les facteurs suivants, favorables au succès de l\u2019association de la paralysie diaphragmatique au pneumothorax artificiel : 1° un état général assez résistant ; 2° l\u2019absence de complications extra-pulmonaires, excepté les localisations laryngées le plus souvent influencées favorablement par le collapsus pulmonaire ; 3° une conservation assez étendue de parenchyme pulmonaire sain, lorsqu\u2019il faut envisager la collapsothérapie bilatérale ; 4° un état satisfaisant du cœur et des vaisseaux ; 5° nous ajoutons que l\u2019intervention sur le phrénique agit mieux lorsque les lésions siégent à la région moyenne ou à la base, et surtout si les foyers sont limités, Jeunes et entourés de tissu pulmonaire sain.BIBLIOGRAPHIE F.R.Harper.Phrénicectomie combinée au pneumothorax artificiel au cours de la tuberculose pulmonaire.Revue de la Tuberculose, 1938, p.392.OMEDEI-ZORINI et E.BERTHET.Une nouvelle indication de l\u2019association de la phrénicectomie au pneumothorax au cours du traitement de la tuberculose pulmonaire.Revue de la Tuberculose, (juillet) 1935, p.824.OMEDEI-ZORINI.Sur les résultats éloignés de trente cas de phréni- cectomie associée au pneumothorax dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.Archives médico-chirurgicales de l\u2019appareil respiratoire, n° 6, 1935, p.441.G.Poix et R.ÉTIENNE.La phrénicectomie associée au pneumothorax thérapeutique \u2014 Ses indications.Presse Médicale, (novembre) 1936, p.1865.BoNNIOT et Foix.Archives médico-chirurgicales de l\u2019appareil respiratoire, n° 2, 1934, PNEUMECTOMIE CHEZ UN ENFANT DE CINQ ANS par Georges GRÉGOIRE Directeur du dispensaire antituberculeux de Québec À quel âge un enfant souffrant de suppuration broncho-pulmonaire chronique peut-il être confié au chirurgien en vue de subir une lobectomie ou une pneumectomie ?La littérature médicale n\u2019est pas riche d\u2019observations de ce genre.En général, quand 1l s\u2019agit d\u2019un très Jeune patient, le médecin redoute l\u2019intervention chirurgicale à cause du risque du choc opératoire et de la possibilité de déformations thoraciques accompagnées de scoliose plus ou moins prononcée.D'ailleurs, les statistiques ne mentionnent pas si les opérations ont été pratiquées chez des adultes ou chez des enfants.En octobre 1936, Monod et Bonniot relèvent 25 cas de pneumectomies totales.17 ont eu une issue fatale.Soit 62% d\u2019insuccès.En avril 1937, Burnett en signale 41 et le taux de mortalité est de 30 pour cent.La plus belle statistique est sans contredit celle de Tudor Edwards qui a pratiqué 22 pneumectomies chez des enfants et des adultes.Deux décès seulement sont survenus, résultat de complications cérébrales.Dans La Presse Médicale du 21 mai 1928, Marcel Bédard et Paul Santy rapportent l\u2019histoire d\u2019une fillette de 10 ans.Chez elle, la pneu- Opothérapie Hématique SIROP de DESCHIENS à l'Hémoglobine OXYDASES IRL Renferwe {utactes lcs Substances Minimales du Sang Médication rationnelle des SYNDROMES ANÉMIQUES et de: DÉCHÉANCES ORGANIQUES Tne cuillerée à potage à chaque repas.à base de Lactocréosote soluble est une sauvegarde contre les COMPLICATIONS PULMONAIRES Echantl/lons et Littérature à MM, les Docteurs Laboratoires P.Famel, 16-22, rue des Orteaux, Paris-20* ROUGIER FRERES, 350, rue LeMoyne, Montréal.Laval Médical, Québec, novembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 9 \u2014 11 SEPTAZINE p (Benzyl-amino-benzéne-sulfamide) ~ SOLUSEPTALZINE y phényl propylamino) - phényl-sulfamide-a-y-disulfonate de sodium POUR LA PREVENTION ET LE TRAITEMENT DES INFECTIONS A STREPTOCOQUES .PRÉSENTATION.SEPTAZINE SOLUSEPTAZINE Comprimés dosés à 0 gr.50 Solution à 6% Tube de 20 comprimés Ampoules de 5 et 10 c.c.Flacon de 100, 500 et 1,000 comprimés - Boîte de 5, 50 et 100 ampoules Laboratoires POULENC FRÈRES du Canada, Ltée 204, Place Youville, - Montréal.Laval Médical, Québec, novembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 9 Québec, novembre 1940 LAVAL MÉDICAL 399 mectomie a été pratiquée à la suite de bronchectasie abcédée.Les opérateurs signalent que c\u2019est leur première opération du genre chez un patient aussi jeune.Aux Etats-Unis, les cas de pneumectomie se rencontrent un peu plus fréquemment et des médecins comme Lienthall et Graham ne sont pas loin d\u2019admettre qu\u2019il est plus facile d\u2019enlever tout le poumon d\u2019un Jeune enfant, parce que cet âge supporte mieux le choc opératoire et que l\u2019espace ainsi créé est moins considérable que chez l\u2019adulte.Ces considérations me permettent de croire qu\u2019il y aurait intérêt, pour les membres de la Société de Phtisiologie, à connaître le cas suivant, observé chez un enfant de cinq ans.L'opération, une pneumectomie gauche, a été pratiquée, au cours de l\u2019année 1938, par M.le Dr McIntosh, notre hôte d\u2019honneur.André T.est amené au dispensaire antituberculeux de Québec Ie 21 octobre 1937.Il n\u2019a alors que quatre ans, étant né au mois d\u2019août 1933.Naissance absolument normale, raconte sa mère.André, comme tous les membres de sa famille, est en bonne santé.Les choses continuent ainsi jusqu\u2019à l\u2019âge de deux ans et demi.À ce moment, le bambin est à la campagne chez une tante, parfaitement saine elle aussi.Nous sommes en novembre 1935.Une bronchite aiguë fait son apparition.Cette bronchite au lieu de se terminer heureusement, se complique, au dire du médecin traitant, de broncho-pneumonte.Ici commence pour le petit malade une série de pérégrinations qui aboutira au Royal Victoria, de Montréal.La broncho-pneumonie, après avoir mis l\u2019enfant à deux doigts de la mort, finit par régresser mais en laissant après elle un état pire que celui créé par la maladie originelle.Durant le dernier mois de l\u2019année 1935, André tousse et crache abondamment du pus d\u2019odeur fétide.Il ne se passe pas de semaines qu\u2019il ne vomisse en quantité ce pus verdâtre et fétide.Au début, les parents ne s\u2019inquiétent pas trop.Un jour ou l\u2019autre, tout devrait s\u2019arranger.Ils ne consultent personne.Cependant, en février 1936, la condition générale de l\u2019enfant est telle que la mère demande son admission à l\u2019hôpital du Saint-Sacrement.Là, on constate des signes broncho-pulmonaires gauches et un état toxique des plus graves.André tousse, crache et vomit du pus en quantité qui 400 LAVAL MÉDICAL Québec, novembre 1940 atteint parfois 150 c.c.Ce pus contient une association de strepto- pneumo avec du bacille de Vincent mais jamais de bacille de Koch.Après avoir séjourné trois mois à Saint-Sacrement, le bambin, en mais 1936, est dirigé vers l\u2019Hôpital Laval.Il y demeurera jusqu\u2019en février 1937.À Laval, on fait le diagnostic d\u2019une bronchectasie abcédée.Fig.1.\u2014 Radiographie prise avant la pneumectomie.Les deux radiographies que voici m\u2019ont été remises par le Dr Desmeules.Je le remercie de cette délicate attention : elles donnent, toutes deux, plus de valeur à mon étude.Vous constaterez sur les plaques (fig.1) une accentuation des images hilaires et, au poumon gauche, une diminution de transparence et un aspect de spélonque au sommet sans déplacement de l\u2019image cardio-aortique. régulateur de la LATIO CIRE n ee u e \u2014- z \u2014F - Zz 7 ~ = == \u2014\u2014 ~~ == BD ns 0 He = IE A do se = CE) Le = os / = e < [Tv LY z z = & D> Ver A \u201c7 NS CO ~~} oh 4 p SN 1 [= L g $ Sx VARICES-PHLÉBITES-HÉMORROÏDES LabT®S L, LAURIN, 86 Bould de Port-Royal, PARIS, FRANCE Concessionnaires et Fabricants au Canada: ROUC I E R FRERES 350, rue Le Moyne Montréal Littérature et échantillon sur demande. 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à Laval, vaccin, novarsenobenzol, injections d\u2019hyposulfite de soude ; on a même employé le drainage postural ; à l\u2019Enfant-Jésus, une opération a été pratiquée \u2014 à mon avis, une costotomie, \u2014 suivie de cautérisation du lobe inférieur du poumon gauche.Malheureusement, rien de cela n\u2019a donné les résultats attendus.Que faire ?C\u2019est alors que je me souvins de la magistrale leçon donnée par le professeur Archibald, à Québec, en 1927, et publiée par les Archives médico-chirurgicales de l\u2019apparerl respiratoire, intitulée : Traitement chirurgical des suppurations pulmonaires.3) 402 LAVAL MÉDICAL Québec, novembre 1940 À cette leçon le professeur Archibald disait : « Avant de confier un malade au chirurgien, 1l est nécessaire de se demander ce que l\u2019on est en droit d\u2019attendre d\u2019un traitement purement médical.S1 l\u2019on se trouve en présence d\u2019une situation compromise par l\u2019extension ou l\u2019accentuation des lésions anatomiques, si le drainage par la toux et par la position inclinée laisse à désirer, si l\u2019histoire du malade révèle de nombreuses poussées aiguës récidivantés avec fièvre, tachycardie et diminution de poids et de forces, alors le malade est un candidat à l\u2019intervention chirurgicale.» Le professeur n\u2019ajoutait pas : « quelque soit son âge ».Je crois qu\u2019au- Jourd\u2019hui il pourrait le dire.Fort de ce principe, je dirigear André T.à l\u2019Hôprtal Royal Victoria, dans le service admirable du docteur McIntosh.Je n\u2019eus pas à le regretter par la suite, et mon malade encore moins.Après quelques mois de préparation, le docteur McIntosh procédait, en mars 1938, sous anesthésie rachidienne, à la résection du lobe inférieur du poumon gauche.L'amélioration fut tout de suite sensible.La toux et l\u2019expectoration diminuèrent considérablement.André put passer l\u2019été au camp de santé de Châteauguay.Cependant, la guérison complète n\u2019était pas encore obtenue.Le petit malade conservait un peu de toux et une expectoration assez importante.C\u2019est pourquoi le docteur McIntosh, qui entrevoyait la possibilité d\u2019une cure définitive, procédait, le ler octobre 1938, a la résection du lobe supérieur gauche.A partir de ce moment, la victoire fut assurée.En décembre 1938, l\u2019hôte d\u2019honneur de la Société de Phtisiologie m\u2019écrivait : « La convalescence est des plus satisfaisantes.Votre patient est maintenant très bien.La fistule thoracique s\u2019est fermée en moins de deux semaines.André T.n\u2019a ni toux ni expectoration ; il peut monter les escaliers sans dyspnée.» Quelques jours plus tard je recevais, de Hopital Royal Victoria, un rapport des constatations anatomiques sur les lobes enlevés : « Lobe inférieur sensiblement de volume normal ; atélectasie très ferme, rouge-noir, ressemblant à du tissu hépatique.Aucune alvéole pulmonaire n\u2019est reconnaissable.On y voit de nombreuses cavités, remplies de pus, quelques-unes ayant, un diamètre de 1 à 2 centimètres. PENTR-KAPS AMELIOREE FORMAT RÉDUIT \u2014 oo TENEUR EN VITAMINES PLUS ELEVEE Produit des Laboratoires de Recherches Abbott, les Penta-Kaps AMELIOREES fournissent cing vitamines importantes dans des concentrations considérablement augmentées.Chaque capsule contient; 10,000 unités internationales de vitamine À ; 1,000 unités internationales de vitamine D ; 200 unités internationales de vitamine By, ; 40 unités Sherman de vitamine G et 500 unités internationales de vitamine C.DÜ au perfectionnement des méthodes de fabrication, la grosseur des capsules Penta-Kaps a été diminuée de quarante pour cent.Il faut s'assurer, en prescrivant une préparation vitaminée, que votre patient reçoive un produit dont la \u2018teneur en vitamines a été définitivement établie et prouvée.C\u2019est pourquoi vous devez spécifier PENTA-KAPS AMÉLIORÉES ABBOTT sur toutes vos ordonnances de vitamines.Comme tous les produits vitaminés Abbott, les Penta-Kaps Améliorées sont standardisCes biologiquement, sous des conditions rigidement contrôlées.Vous êtes donc assuré qu\u2019elles vont fournir toutes les vitamines et dans les quantités mentionnées sur l\u2019étiquette.Les Penta-Kaps Améliorées sont présentées en boîtes de 25, 50, 100 et 250 capsules.Échantillons et littérature sur demande.LABORATOIRES ABBOTT Ltée - 20, chemin Bates, Montréal.oP ( CONCENTRE Laval Médical, Québec, novembre 1940 \u2014 Vol.5 - No 9° \u2014 15 0.sait que la thérapeutique par I'huile de foie de morue, instituée dés les premiers jours de l'automne, réduit notablement la fréquence des affections des voies respiratoires.Les «(Alphamettes), extrait concentré et standardisé d'huile de foie de morue dégraissée, présentent un mode efficace et commode pour cette thérapeutique.Chaque capsule molle contient 10,000 unités internationales de vitamine À et 1,750 unités internationales de vitamine D.AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE .Biologistes et Pharmaciens | MONTREAL CANADA AIDEZ À GAGNER LA GUERRE PRESCRIVEZ DES PRODUITS CANADIENS SERVEZ PAR VOTRE ÉPARGNE 16 \u2014 Laval Médical, Québec, novembre 1940 \u2014 Vol.5 \u2014 No 9 Québec, novembre 1940 LAVAL MÉDICAL 403 Ces cavités sont bien délimitées.II est impossible de dire si leur limite est constituée par un tissu granuleux ou par une membrane faisant suite a Pépithélium de la bronche (fig.3).« Lobe supérieur un peu plus mou que l\u2019inférieur.Il contient du tissu induré s\u2019apparentant au tissu hépatique.Ici et là, de petites cavités semblables à celles du lobe inférieur.» (Fig.4.) ddl TI | 2089 iid Fig.2.\u2014 Radiographie prise après la pneumectomie.Voilà, messieurs, une éclatante victoire.Si la chirurgie, pendant la grande guerre, a produit des résultats tout à fait inespérés, la chirurgie thoracique moderne, pratiquée par des maîtres spécialisés peut donner lieu à de véritables résurrections.Je suis heureux de vous montrer notre petit malade, maintenant parfaitement rétabli et âgé de six ans.Voici sa dernière radiographie, prise ce matin même (fig.2). 404 LAVAL MÉDICAL Québec, novembre 1940 De la présente étude se dégagent les conclusions suivantes : 1° Le jeune âge ne contre-indique pas une opération pour pneumectomie.2° Dans la grande majorité des cas, il est préférable que l\u2019intervention soit effectuée en deux temps.Fig.3.\u2014 Lobe inférieur gauche.3° Le traitement préparatoire a également son importance.Il faut obtenir un drainage des bronches par les moyens médicaux et physiques avant de tenter l\u2019opération, et attendre un état général aussi bon que possible.Pour remplir ces conditions, le sujet que nous avons-devant nous a dû pass r trois mois à l\u2019Hôpital Royal Victoria avant d\u2019être opéré. Québec, novembre 1940 LAVAL MÉDICAL 405 4° La question d\u2019anesthésie est primordiale.D'\u2019ordinaire, l\u2019anesthésie générale n\u2019est pas employée.II y a trop de danger d\u2019obstruer les bronches.5° Les soins post-opératoires sont aussi d\u2019une grande importance.D\u2019où la nécessité qu\u2019une telle intervention soit faite dans un milieu spécialisé sous la surveillance de médecins et d\u2019infirmières bien entraînés.Fig.4.\u2014 Lobe supérieur gauche.6° Enfin, une derniére conclusion d\u2019ordre social.Les malades ainsi opérés coûtent aux médecins, aux institutions et à l\u2019État beaucoup de travail, de sacrifices, d\u2019argent.Pendant son séjour au Royal Victoria, André T., grâce à la bienveillance et à la sollicitude du personnel, a développé son intelligence d\u2019une façon très appréciable.Il a même appris à parler correctement l\u2019anglais, à tel point que, de retour chez [1 , 406 LAVAL MÉDICAL Québec, novembre 1940 il n\u2019osait plus s\u2019exprimer en français.Naturellement, il a vite retrouvé les mots qui avaient bercé son enfance mais, maintenant, c\u2019est son anglais qu\u2019il oublie.Pourtant, comme une culture bilingue le servirait bien, lui surtout qui ne pourra Jamais s\u2019adapter à un métier rude.Mais il y a plus.Cet enfant, pour qui tant de sacrifices ont été faits, et je tiens compte de ceux qui lui ont été demandés en propre, retombe dans un milieu qui, au point de vue hygiénique, n\u2019est pas ce qui lui convient.Affaibli, il aurait besoin d\u2019une autre atmosphère comme d\u2019une éducation plus étendue.Tout en nous réjouissant d\u2019une s1 belle victoire médicale, souhaitons qu\u2019il se trouve, sur la route d\u2019André T., un Mécène qui se chargerait d\u2019orienter sa vie et de faire de cet enfant arraché si péniblement au tombeau, un citoyen utile, un citoyen heureux, OBSERVATIONS ET CONSIDÉRATIONS SUR UN CAS DE TUBERCULOSE \u201c!) par Gérard TREMBLAY Clinicien en tuberculose chargé du service de phtisiologie à l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi Le 2 mai 1939, un confrère me demande en consultation au domicile d\u2019une malade, qui, de retour d\u2019un hôpital où l\u2019on a porté le diagnostic de fièvre ondulante, est retombée dans un accès de fièvre.À cause d\u2019une toux légère, il désire s\u2019assurer que les poumons n\u2019offrent rien d\u2019anormal.La malade est âgée de 28 ans, fille de médecin, épouse de médecin.Les antécédents familiaux n\u2019offrent rien de particulier.Les antécédents personnels sont fournis avec plus de précision qu\u2019à l\u2019ordinaire, à cause du caractère médical du père et du maria) Jeune fille, vers l\u2019âge de 20 ans, elle a fait une néphropathie, étiquetée pyélonéphrite.b) Mariée le 28 septembre 1935.c) Premier accouchement le 28 septembre 1936 ; grossesse et accouchement normaux, avec toutes les précautions d\u2019aseptie et d\u2019anti- (1) Présenté à la Société de Phtisiologie, séance du 27 mai 1939. 408 LAVAL MÉDICAL Québec, novembre 1940 septie.Le 7\u201c jour après l\u2019accouchement, montée subite de la température à 104°, petits frissons, transpirations abondantes ; la température oscille entre 101° et 103° pendant une douzaine de jours.L\u2019odeur des lochies et la sensibilité du bas-ventre, font porter le diagnostic de métro- salpingite ; traitement adéquat ; tout rentre dans l\u2019ordre, grosso modo cependant, car la malade a perdu 12 livres, et d\u2019octobre 1936 à mars 1937, elle demeure asthénique.d) Le 4 mars 1937, la malade présente un érythème noueux caractéristique.Traitement ordinaire, et après trois semaines, tout rentre dans l\u2019ordre.La malade fait cependant une cure de repos assez sévère pendant deux mois : elle récupère son poids habituel et « malheureusement » se sent très bien, ce qui lui fait écourter son repos et reprendre ses occupations ordinaires.Malgré certains avantages dans les conditions de vie, la malade ressent de la fatigue ; après quelques semaines d\u2019observation, cette fatigue est attribuée à une grossesse au débute) En mars 1938, deuxième accouchement, dont l\u2019évolution est normale comme celle du premier.Le 14° Jour après l\u2019accouchement, 1l se produit une montée subite de la température à 106°, avec petits frissons, une transpiration abondante, et une asthénie profonde ; on force encore les sens et on porte le diagnostic de métro-salpingite : pendant une quinzaine ce jours, ces symptômes ont des rémissions et des exacerbations et disparaissent enfin, laissant la malade avec une perte de poids de 14 livres ; tout rentre dans l\u2019ordre comme la première fois, même du côté de l\u2019appareil génital.f) En juillet 1938, la malade ressent de fortes douleurs dorso- lombaires.Elle se traite elle-même avec de l\u2019aspirine ; n\u2019obtenant pas de soulagement, elle fait part de ses douleurs à son mari : celui-ci et son père la soignent sans succès pendant deux semaines ; on la transporte dans un hôpital.g) Elle est demeurée cinq semaines à l\u2019hôpital, en février 1939.Le médecin traitant de l\u2019hôpital demande la collaboration d\u2019un gynécologue, qui ne trouve rien de pathologique, mais une grossesse de trois mois ; la consultation d\u2019un orthopédiste n\u2019aboutit qu\u2019à la découverte d\u2019une légère scoliose.Il nous manque les éléments du diagnostic, mais de fait Québec, novembre 1940 LAVAL MÉDICAL 409 on posa celui de fièvre ondulante.La malade ne voulut pas demeurer à l\u2019hôpital, et malgré Iles conseils de son médecin, elle revient chez elle, avec encore une température de 100°, au début de mars 1939.h) Le 18 avril 1939, la température monte à 102°, la malade a un frisson, ressent des contractions utérines ; après quelques heures, un avortement à 4 mois se produit, sans incidents particuliers.La température persiste avec des oscillations de 100° à 102°, de la transpiration, de l\u2019asthénie profonde.Dans les derniers jours d\u2019avril la malade se met à tousser, très légèrement, mais le 2 mai on demande notre collaboration, parce que cette toux, quoique légère, persiste.La malade est demi-assise, dyspnéique, et paraît très fatiguée.Elle s\u2019efforce de sourire, mais elle a peine à dire bonjour ; ses paroles sont entrecoupées, sa voix est chuchotée.Sa chambre est de grandeur ordinaire, la fenêtre est ouverte, et cependant elle prétend manquer d\u2019air.Cette toux la « fatigue à un point qu\u2019on ne peut Imaginer ), « toute cette toux pour n\u2019émettre que quelques crachats », muco-purulents.Le pouls est filant, les ongles sont cyanosés, de même que les lèvres, les yeux sont inquiets, le facies est anxieux.L\u2019auscultation pulmonaire décèle des rales sous-crépitants fins, inspiratoires « en pluie », dans la base droite et la moitié inférieure du poumon gauche.La malade est fatiguée par examen et demande a se reposer.Nous en profitons pour monter l\u2019appareil à radiographie ; mais comme la pellicule ne peut être développée sur les lieux, les renseignements ne peuvent être obtenus immédiatement.Et cependant la discussion s\u2019engage immédiatement sur les hypothèses de diagnostic : d\u2019autant plus nombreuses qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019antécédents tuberculeux et que la tuberculose n\u2019a jamais été mise en cause.1) Nous éliminons d\u2019abord l\u2019existence d\u2019une affection cardiaque qui provoquerait de la dyspnée, de la cyanose, de la congestion pulmonaire passive : une telle affection se traduirait par une lésion cardiaque avec des signes physiques ; son évolution relaterait l\u2019histoire des œdèmes, de la dyspnée d\u2019effort, d\u2019une maladie causale plus ou moins éloignée.1° Nous éliminons d\u2019abord le diagnostic d\u2019une affection cardiaque.2° À cause de l\u2019étiologie, de l\u2019évolution, des symptômes généraux, nous éliminons une cause rénale, qui aurait pu déclencher un œdème 410 LAVAL MÉDICAL Québec, novembre 1940 aigu du poumon ; mais l\u2019expectoration mousseuse, saumonée, la brusquerie du début, ne sont pas du tout de l\u2019aspect clinique observé.3° Pas davantage, on ne peut garder à l\u2019esprit l\u2019hypothèse d\u2019une crise d\u2019asthme : son évolution tranchée en quelques heures, la polypnée plutôt que la dyspnée, les râles sonores, ne sont pas du tout les symptômes manifestés.| 4° Que penser d\u2019une complication broncho-pneumonique de la fièvre ondulante?La malade n\u2019a pas l\u2019âge, ni un organisme taré, débilité, comme le montre l\u2019histoire commune des catarrhes suffocants.Il faudrait que cette broncho-pneumonie relevât de la fièvre ondulante, car l\u2019histoire de la malade ne révèle pas l\u2019existence de l\u2019une des maladies causales ordinaires, la rougeole, la coqueluche, la diphtérie ; et même au point de vue génital, on ne peut affirmer aucune infection puerpérale certaine.Le 2 mai était le cinquième jour de la maladie, et l\u2019état général n\u2019avait pas cette altération, qu\u2019aurait donnée une bronchite capillaire à ce moment, si la mort n\u2019était déjà survenue.L'\u2019auscultation ne fait que commencer à donner des signes, et les bruits perçus ne sont pas ceux de tempête, mais fins, en jet de pluie, inspiratoires.5° Si dans histoire de la malade, on fait ressortir l\u2019incident de mars 1937, cet érythème noueux nous ramène à la question de la tuberculose.S'il s\u2019agit de tuberculose, c\u2019est à une forme aiguë qu\u2019il faut penser.Le caractère des signes stéstacoustiques, l\u2019absence d\u2019aspect typhique nous empêchent de tenir à l\u2019hypothèse du diagnostic d\u2019une pneumonie caséeuse, d\u2019une typho-bacillose.Il reste la granulie, cette pyrexie qui fournit une discordance entre les signes fonctionnels très marqués et les signes physiques plutôt discrets.La dyspnée, la cyanose, la température élevée, la tachycardie, l\u2019asthénie, la transpiration pendant le sommeil, la toux et l\u2019expectoration plutôt tardives, donnent à la maladie l\u2019aspect de la granulie.Des signes physiques peu marqués, très récents, fournissent une contre-preuve de la granulie.Dans les antécédents, l\u2019érythème noueux, datant de deux années, apporte une signification propre à la nature de la maladie.À part ces signes cliniques, quels sont ceux qu\u2019apportent la radiographie et le laboratoire?Quelques heures après cette discussion ty \u2014\u2026{ \u2014 \u2014 = x (RAINES DE SEMENCE Sans graines, il ne peut y avoir de semailles ; sans ovule, pas de fécondation.L'hormone gonadotrope du sérum de jument pleine a donné d'excellents résultats dans la stérilité.Hall administra cette hormone à 43 femmes stériles et 24 purent être fécondées ; parmi ces femmes, 2 étaient stériles depuis plus de 15 ans, les autres de 3 à 12 ans.Rubinstein décrit 12 cas où l'ovulation ne se produisait pas, et qui par conséquent étaient stériles.Après l'administration de l'hormone, l'ovulation se produisit chez 6 et 4 d'entre elles furent fécondées.L\u2019ANTERON DANS LA STERILITE L'ANTÉRON Schering est le facteur gonadotrope purifié du sérum de jument pleine.C'est la préparation la plus hautement purifiée à base de sérum de jument pleine, et par conséquent elle évite tout risque de réaction anaphylactique.Chaque lot est essayé sur des cobayes sensibilisés au sérum de cheval.L'ANTÉRON possède une activité très élevée, et il est titré avec grande précision en unités internationales.Sa (J 2 ° I.SCHERING CORPORATION LIMITED
de

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