Laval médical, 1 janvier 1941, Janvier
[" EE: WY Gp WPI en \u2014\u2014 =» \u2014\u2014 le = Ar = Face ce Ps à SÉSTH [y ta re {LD XT = 7 Ey BEE = Per pap PA ce THR Bit EH A Sr 1 13 H 4 rg rh EEE LT EIRE TEE [R$ è \u2014 dé Ape Fons péter RES aay GPP -y -N EC (GACAYw; A &7 oS >, VEN Je == sp i \u2014__ LC \u2014 \u2014 \\l | Jin i i 5 AN \u2014 \u2014 \u2014\u2014 = = \u2014 \u2014 v> > AAA ARENA ES >.at = WL fm > ON J =~ Li i PANE W Ne és No Qu Lu > y =) 1684 \u2014 Lg Hl 1914 777 pm \\ 4 UT Am li | | | ul | | | | I ill === = = == = he Ce = i Fees \u2014 = == \u2014 + 3 = == - = == J ÿ Ce pr +) inf & BIBLIOTHEQVE SAINT= SVLPICE som NA 0 #4 de\" de\" de | 5 Lf L-39 5 ony \u201d 49 rw te Voi.6 No 1 JANVIER 1941 ra cat LAVAL Tu MEDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HORITALR UNIVERSITAIRES DE = QUEBEC et ese Rédaction et Administration FACULTE DE MEDECINE UNIVERSITE LAVAL QUEBEC CONSTIPATION VALDINE VALOR ween Peut être considéré comme l\u2019aide mécanique idéal.Ne crée pas d'accoutumance.Absorde l'eau et passe par l'intestin comme une substance gélatineuse.Agit par sa puissance d'expansion et glisse facilement dans le tube digestif auquel il restore son mouvéihént : huzsiol Higgs : {adios ot + arbmatisés:\u201d USINES CHIMIQUES DU CANADA INC.87 Station C - MONTREAL LAVAL MÉDICAL VOL.6 N° 1 JANVIER 1941 COMPOSITION du BUREAU de DIRECTION PRÉSIDENT M.le docteur Chs Vézina Doyen de la Faculté de Médecine SECRÉTAIRE M.le docteur Roméo Blanchet Sous-Secrétaire de la Faculté de Médecine TRESORIER M.le docteur R.Gingras Bibliothécaire de la Faculté de Médecine MEMBRES M.le docteur A.-R.Potvin Secrétaire de la Faculté de Médecine M.le docteur J.-Édouard Morin Professeur de Bactériologie RÉDACTION et ADMINISTRATION M.le docteur Roméo BLANCHET, Rédacteur M.le docteur R.GiNGRAs, Administrateur M.le docteur J.-Édouard MORIN, Administrateur adjoint 265609 2 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC 1941 MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS Ses z EE .le Professeur F.ARLOING, de Lyon.le Professeur À.CLERC, de Paris.le Professeur A.LEMIERRE, de Paris.le Professeur E.SERGENT, de Paris.le Docteur P.DEsrossEs, de Paris.le Professeur René CRUCHET, de Bordeaux.COMPOSITION DU BUREAU Président : M.J.-E.PERRON.Vice-Président : M.Jos.CAOUETTE.Secrétaire général: M.R.DESMEULES.Trésorier : M.G.DESROCHERS.Membres : MM.A.-R.PoTvin, Chs VÉZINA et S.CARON.LISTE DES MEMBRES MM.AUGER, Carlton, AUGER, Gustave, BÉDARD, Arthur, BERGER, Louis, - BLaNcHET, Roméo, BoucHARD, Jean, BourGAULT, Norbert, à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à la Faculté de Médecine.à la Faculté de Médecine.à l\u2019Hôtel-Dieu.à Hôpital du Saint-Sacrement. Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL CAOUETTE, Jos.CARON, Sylvio, Côté, G.-LÉo, CourLLARD, Ed, DÉCHÈNE, Euclide, DEsMEuLESs, R., DESROCHERS, G., DE ST-VicTor, Jean, Drouin, Guy, Ducal, J.-Paul, DussAULT, N.-A.ForTIER, Émile, ForTIER, De la Brog., FRENETTE, Olivier, GAGNON, Fabien, GARANT, Oscar, GARNEAU, Paul, Gaumonp, Emile, GIGUÈRE, Alp., GINGRAs, R., Grroux, Maurice, GossELIN, Jules, GRÉGOIRE, Geo., GRÉGOIRE, Jean, Huarp, J.-Arthur, Hupon, Fernando, JoBiN, Albert, Jobin, J.-B., JoBIN, Joachim, JoBIN, Pierre, fo l\u2019Hôtel-Dieu.la Clinique Roy-Rousseau.l\u2019Hôpital Laval.la Faculté de Médecine.pe pp fo l\u2019Hôpital de la Crèche.l\u2019Hôpital Laval.la Clinique Roy-Rousseau.l\u2019Hôpital de la Miséricorde.l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.© oe foe pp »- Qo a la Faculté de Médecine.a l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôprtal de la Miséricorde.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à la Faculté de Médecine.à l\u2019Hôpital Laval.à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.A au Dispensaire Anti-Tuberculeux.à la Faculté de Médecine.à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu. LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 LACERTE, Jean, LAncLois, M., Lapointe, D., LAROCHELLE, Nap., LAROCHELLE, Paul, LarUE, G.-H., LarUE, Lucien, LAVERGNE, N., Lecrerc, L.-P., LEBLonD, Sylvio, Lemieux, J.-M, Lemieux, Renaud, LessarDp, Richard, M Arcoux, Henri, MARTEL, Antonio, MayranD, Robert, MILLER, J.-Chs, Morin, J.-Edouard, NaADEaU, Honoré, ParncHAUD, C.-A., PaincHauD, Paul, PAQUET, Achille, PAQUET, Adrien, Paquet, Albert, Paquet, Berchmans, PaTry, Laurent, PayEur, Léo, PELLETIER, Alphonse, PERRON, Edmour, PeTITCLERC, J.-L., PICHETTE, Henri, PoTvIN, A.-R., à l\u2019Hôtel-Dieu.à l'Hôpital du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôpital de la Crèche.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange.à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange.à l'Hôpital Saint-Michel-Archange.à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.à l'Hôpital du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôprtal du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.à l'Hôpital du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l'Hôpital du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôprtal Saint-Michel-Archange.à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.x à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.a Hopital Saint-Michel-Archange.à l\u2019Hôtel-Dieu.à la Faculté de Médecine.x à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.à la Faculté de Médecine.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l'Hôpital Saint-Michel-Archange.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange.à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôtel-Dieu. Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL RACINE, Georges, Ricuarp, Philippe, ROGER, J.-Paul, Rousseau, Louis, Roy, F.-J., Roy, L.-P., Roy, Saluste, SAMsoN, Mathieu, SIMARD, André, SIMARD, René, THIBAUDEAU, Roland, TREMPE, Florian, V AILLANCOURT, J., VERREAULT, J.-E., VÉZINA, Charles, à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôpital Laval.à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôpital Laval.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange.à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange.à l\u2019Hôtel-Dieu.à l\u2019Hôpital de la Miséricorde.a \"Hopital du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement.à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange.à la Faculté de Médecine.à l\u2019Hôtel-Dieu. MÉMOIRES ORIGINAUX LA LIPIODO-BRONCHOGRAPHIE par Jules GOSSELIN Chef du Laboratoire d\u2019électro-radiologie de Hôpital Laval Durant ces trois dernières années, nous avons éprouvé dans notre service les différentes techniques bronchographiques récemment préconisées.Celle à laquelle nous nous sommes arrêté, nous a donné, contrairement aux autres, des résultats beaucoup plus satisfaisants, tant par leur constance que par leur précision.Dans ce travail, d\u2019ordre documentaire, nous nous limiterons à l\u2019étude d\u2019un aspect particulier \u2014 aspect technique \u2014 de la bronchographie, en omettant délibérément une revue générale de la question.On n\u2019insistera pas non plus sur la nécessité de ces examens, car ils constituent le seul moyen pratique de saisir la structure normale ou pathologique de l\u2019arbre bronchique et des processus cavitaires communicants.Le milieu hospitalier où nous avons l\u2019opportunité de travailler, \u2014 un Sanatorium de 500 lits (1), \u2014 offre un champ d'action très propice aux études bronchographiques.La sélection des malades en vue de l\u2019examen est faite de façon judicieuse ; et, dans l\u2019immense majorité des cas, nous pouvons confirmer radiologiquement les signes cliniques.(1) Hôpital Laval. Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 7 Au tout début, nous avons opéré par bronchographie sus-glottique, l\u2019introduction du lipiodol, après anesthésie du voile du palais et du pharynx, étant faite au moyen d\u2019une canule courbe adaptée sur une seringue.Cette technique était toujours délicate du fait qu\u2019elle exigeait d\u2019une part, une grande docilité chez le sujet, et d\u2019autre part, chez le radiologiste, la discipline du laryngologiste.Quoiqu\u2019il en soit, par cette méthode, nous avons obtenu des résultats inconstants.En deuxième lieu, nous avons appliqué la technique par voie trans- glottique ou intra-trachéale, utilisant une seringue spéciale montée d\u2019une canule beaucoup plus longue qui permettait l\u2019introduction du lipiodol dans la trachée même.Cette technique présentait les mêmes difficultés que la précédente avec, en plus, la nécessité absolue d\u2019une anesthésie profonde du voile du palais pour éviter les risques opératoires ou les insuccès.Les deux techniques antérieurement éprouvées, étant pratiquement inutilisables, nous ne pouvions en poursuivre l\u2019application.Aussi avons- nous tenté la bronchographie sous-glottique ou trans-cutanée.L\u2019injection était réalisée en ponctionnant la membrane crico-thyroïdienne au moyen d\u2019une aiguille courbe sur laquelle on fixait une seringue.Le radiologiste devait se doubler d\u2019un chirurgien pour obtenir des résultats satisfaisants.En réussissant cette injection, nous obtenions des succès mérités.Une difficulté préalable devait être vaincue, celle de faire accepter au malade un examen ressemblant beaucoup plus à un acte opératoire chirurgical qu\u2019à un examen radiologique régulier.Cette technique qui nécessitait une instrumentation spéciale, est maintenant désuète.Des échecs nombreux et des lésions anatomiques fréquents ont contraint à abandonner un tel procédé d\u2019exploration.Personnellement, nous avons constaté plusieurs fois, des œdèmes sous-cutanés\u2019 post-opératoires et des infections du trajet de la ponction.Puis, nous avons réclamé le concours du laryngologiste.L\u2019aspiration des liquides bronchiques avant l\u2019injection lipiodolée fait de la bronchoscopie la technique idéale, réalisable toutefois qu\u2019en collaboration avec le spécialiste.Nous avons donc opté pour la bronchographie trans-nasale, technique anodine, d\u2019application relativement facile et accessible à tout 8 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 radiologiste.C\u2019est par ce procédé décrit dans plusieurs revues étrangères, que nous avons obtenu les meilleurs résultats.TECHNIQUE Le lipiodol est introduit au moyen d\u2019un petit spéculum auriculaire appliqué dans la narine la plus perméable.Certains ont préconisé l\u2019emploi d\u2019une seringue.Après quelques essais, nous sommes revenu au spéculum, de manipulation plus facile.À l\u2019extrémité de cet entonnoir, on adapte un tube de caoutchouc d\u2019environ deux centimètres de longueur, pour éviter toute irritation de la muqueuse nasale par le contact de l\u2019iode.Pour réaliser l\u2019anesthésie, puis l\u2019introduction du lipiodol, le sujet peut être assis ou couché, incliné à droite ou à gauche, selon la région à examiner.Ces différentes positions nous permettent d\u2019obtenir l\u2019opacification bronchique désirée.L\u2019anesthésie est produite en laissant écouler par le spéculum, 15 c.c.de la solution suivante, soit 5 c.c.à toutes les cing minutes : Chlorhydrate de cocaine.1 gramme Sulfate de potasse.0 gr.30 Acide phénique.0 gr.10 Adrénaline 3 1/1000.5 grammes Eau de laurier-cerise.20 6 Eau distillée.95 \u201c Afin d\u2019éviter le réflexe de fermeture de la glotte à l\u2019occasion de la déglutition, une manœuvre inhibitrice est effectuée, qui consiste en une traction continue de la langue.A cette occasion, I\u2019cesophage s\u2019obstrue et le larynx reste béant, aucun mouvement de déglutition n\u2019étant alors possible.Dix minutes après le début de l\u2019anesthésie, celle-ci est assez prononcée pour permettre de relâcher sensiblement la traction de la langue qui, cependant, doit être maintenue légèrement au moment où on verse le Irpiodol.Celui-ci est admmistré cing minutes après les trois temps de l\u2019anesthésie.Le sujet doit coopérer en s\u2019abstenant de tousser.Toute l\u2019instrumentation radiologique sera au point afin de tirer rapidement les clichés avant que ne se produise l\u2019expectoration massive habr- Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 9 tuelle du lipiodol.Il est opportun de pousser l\u2019intensité pour obtenir un meilleur contraste des images bronchiques.Notre expérience personnelle nous autorise à insister sur le fait que le lipiodol doit être administré à la température corporelle.Si on Ie porte à une température plus élevée, ce produit provoque chez le sujet des sensations désagréables et des réactions gênantes.La stase bronchique constitue parfois un obstacle à l\u2019examen, ou tout au moins en accroît-elle les difficultés.Il nous est arrivé, dans de telles conditions, d\u2019obtenir des résultats insuffisants.Une observation plus attentive de nos malades nous a permis de constater que certains faisaient des vomiques ou des crises d\u2019expectorations abondantes de façon cyclique assez régulière.Chez ces patients, les examens ont pu être repris avec succès après la vomique ou après l\u2019expectoration journalière.La pusillanimité de certains malades a dû parfois nous faire ajourner un examen en cours ; mais dans tous les cas, instruit par l\u2019expérience de l\u2019innocuité du procédé d\u2019exploration, la patient s\u2019est volontiers soumis à une nouvelle bronchographie.Parmi les nombreux avantages que comporte cette technique, nous signalons la facilité avec laquelle elle peut être appliquée à tous les Ages.Dans le service de Pédiatrie de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, nous avons pu l\u2019éprouver chez des enfants de cinq ans, et les résultats ont été très intéressants.Les contre-indications générales restent toujours les mêmes, quelle que soit la technique mise en œuvre : les tuberculoses évolutives avec fièvre, le mauvais état général du malade, les hémoptysies récentes, l\u2019idiosyncrasie à l\u2019iode.Dans certains milieux, on redoute fort les accidents d\u2019iodisme ; nous ne croyons pas que la possibilité de telles intoxications doive nous rendre trop circonspect.En fait, nous n\u2019avons Jamais rien observé, au cours de nos explorations, qui justifie cette crainte.Depuis trois ans, nous avons eu l\u2019avantage d\u2019effectuer plus de cent examens bronchographiques par voie trans-nasale.Il serait présomptueux de vouloir vous présenter dans ce travail succinct tous les documents radiographiques que nous avons recueilli Nous nous 10 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 sommes limité à quelques clichés qui illustrent, semble-t-il, de façon très démonstrative la valeur de cette technique.CONCLUSIONS En résumé, dans l\u2019état actuel de la technique bronchographique, l\u2019introduction du lipiodol par la voie trans-nasale nous paraît être le procédé d\u2019exploration le plus pratique.1° La technique ne comporte aucune manipulation délicate ou laborieuse : elle peut être exécutée sans le concours du laryngologiste ou du chirurgien ; 2° Ce procédé évite les mutilations au patient, et supprime les dangers immédiats ou lointains de l\u2019acte chirurgical ; 3° C\u2019est enfin la technique qui donne les résultats les plus constants et les meilleurs.PREMIÈRE OBSERVATION M.À.L.(2457), 33 ans.Admis à l\u2019hôpital le 12 novembre 1936, pour toux, expectorations fétides et hémoptysies fréquentes.Un frère a déjà fait un séjour au Sanatorium.Ce malade est enclin à faire des grippes.Nous n\u2019observons toutefois aucune variation de la température durant son séjour à l\u2019hôpital.La faiblesse générale et les expectorations fétides font penser cliniquement à une dilatation des bronches ou à un abcès du poumon.Recherche négative du bacille de Koch.Cependant le malade affirme avoir eu autrefois des hémoptysies fréquentes.Une lipiodo- bronchographie (fig.1) faite le 23 novembre 1936, en position couché, vue la faiblesse du malade, nous montre un arbre bronchique droit normal.Nous trouvons à gauche une image annulaire au niveau du hile.Cette image annulaire est disparue lors du départ du malade, départ qui s\u2019effectue dans de bonnes conditions, car le patient ne crache plus et son état général est meilleur. \"PRE ae a RR sat se 2% f i A &s \"ee Ws, Av Sas & 2) Figg + 2 + o A Xo o # \u2018 * ha : \u20ac \u201cSe Po > #3 # x ca ; 1 * «+ = FX 4 Le \u201d » 3, w0 So Yo \u201c Jax A & 4 tor 1 A Ry À My 8 À PREMIÈRE OBSERVATION À oF GMI Voy ay zu wy étre BE + \u201c4% 2 3 Hoa $ vs Re + * *% ® Le i KE 4 UE - 776, es + ASE we of, w® * + og *e ee oy $i DEUXIEME OBSERVATION \u201ca s # a \u201cA CS A.Se A ro Es.5 - Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 11 DEUXIÈME OBSERVATION Mlle C.P.(2384), 19 ans.* Admise à l\u2019hôpital le 3 octobre 1936.Sa mère est morte d\u2019une pneumopathie à l\u2019âge de 29 ans.Recherche négative du bacille de Koch, et légères poussées de température durant son séjour à l\u2019hôpital.La malade a des expectorations fréquentes et abondantes.Sur ces notions, une lipiodo-bronchographie (fig.2) est faite le 12 octobre 1936 ; la radiographie en position verticale nous montre des arbres bronchiques presque complètement injectés avec de trés légéres dilatations cylindriques aux deux bases. 12 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 TROISIÈME OBSERVATION M.L.J.(2912), 21 ans.Entre à l\u2019hôpital le 11 août 1937.On relève dans son histoire une pleurésie à l\u2019âge de dix ans et depuis, des bronchites et des grippes fréquentes.Il y a quelques mois, à la suite de frissons et de douleurs thoraciques, 1l se mit à tousser et à cracher ; les expectorations restent abondantes et fétides; température normale durant tout son séjour à l\u2019hôpital ; recherche négative du bacille de Koch.Une radiographie pulmonaire, prise Ie 11 août 1937, ne décèle qu\u2019une accentuation des images hilaires.Une lipiodo-bronchographie (fig.3) est faite le 17 août 1937 ; une radiographie prise en position verticale avec grille de Lysholm démontre l\u2019existence de légères dilatations cylindriques dans les deux arbres bronchiques inférieurs. He N cote % ad res 7.# > Bee ; = 5 : rl Le 29 0 HX 1% A ç A x Là ¥ 4 = wat TROISIEME OBSERVATION I~ Pia\u201d Hi, vm, \u201cRL VAS = AR By iF \u2014 em aN 2s ON vo, N % - Rg aN 23 32 Fi Ê - >, ke - Et Pw QUATRIEME OBSERVATION 3 A 5, wa au a a, ris AN AW > À / \u201cy * 34 £7 / 4 ean i Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 13 QUATRIÈME OBSERVATION M.E.F.(3293), 30 ans.Admis à l\u2019hôpital le 16 avril 1938.Antécédents familiaux : le père est mort à 47 ans de congestion pulmonaire.Antécédents personnels : le malade a contracté une pneumonie il y a 4 ans ; depuis cette pneumonie, le malade expectore beaucoup et réduit son activité par suite de son état général misérable ; cet état s\u2019accompagne de points de côté intenses.Depuis ce temps, les expectorations ont subi des accentuations et des rémissions.Nous retrouvons dans les examens de laboratoire : une formule sanguine normale, un Bordet-Wassermann négatif et des recherches négatives du bacille de Koch ; aucune modification de température durant son séjour à l\u2019hôpital.Une radiographie pulmonaire prise à son entrée le 18 avril 1938, signale une accentuation des images hilaires avec un foyer d\u2019ombre accolé à l\u2019image hilaire droite.Une lipiodo-bronchographie (fig.4), effectuée le 22 avril 1938, laisse voir des dilatations cylindriques de l\u2019arbre bronchique inférieur gauche. 14 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 CINQUIÈME OBSERVATION M.A.H.(1385), 31 ans.Entre à l\u2019hôpital Ie 26 novembre 1934, pour expectorations purulentes et non fétides ; nous ne relevons rien de particulier dans les antécédents familieux et personnels ; l\u2019état général est bon et l\u2019appétit est conservé.La recherche du bacille de Koch est négative pour les différents examens ; aucune variation de température durant son séjour à l\u2019hôptial.Une radiographie antérieure démontre des opacités diffuses au niveau des arbres bronchiques inférieurs.Une lipiodo-bronchographie (fig.5) est faite le 6 décembre 1934 et nous décéle des dilatations sacciformes de toute la partie inférieure gauche de l\u2019arbre bronchique ; le reste des deux plages, en présentant une accentuation du dessin broncho- vasculaire, indique des franges opaques diffuses au niveau de la partie moyenne gauche. af pr a son ~ * : 2 ge æ Nii i wr « + A> ¥ de X LA b re Ê > + \u2019 dustiaue->\" er y CINQUIÈME OBSERVATION ws Wa pe 4 - = % # o_o 7 f, ?ad *% 2 - an Noi » Su wf we?i La À ; = + * fo Ji SIXIÈME OBSERVATION Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 15 SIXIÈME OBSERVATION M.P.C.(2878), 21 ans.Entre à l\u2019hôpital pour toux et expectorations ; nous relevons dans ses antécédents personnels qu\u2019à l\u2019âge de 5 ans, le patient a souffert d\u2019un abcès dans la région sous-malléolaire, d\u2019étiologie bacillaire probable.Le malade présente cliniquement des lésions tuberculeuses du poumon droit et l\u2019inoculation au cobaye est positive.Durant tout son séjour à l\u2019hôpital le malade a des expectorations fréquentes et fétides.Une lipiodo-bronchographie (fig.6), faite le 28 juillet 1937, indique de fortes dilatations sacciformes sur l\u2019arbre bronchique inférieur gauche. 16 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 SEPTIÈME OBSERVATION Mme E.P.(1774), 27 ans, Entre à l\u2019hôpital Ie 28 août 1935 pour toux et expectorations.Antécédents familiaux : mère morte il y a 4 ans d\u2019une affection pulmonaire et un frère mort à 24 ans de tuberculose.La maladie débute au mois de février 1931 et nous assistons à une tuberculose gauche évolutive jusqu\u2019à son terme fatal ; la température varie avec les poussées tuberculeuses et les recherches du bacille de Koch sont toujours positives.Les radiographies pulmonaires prises à différentes périodes montrent toujours le même aspect : aspect tacheté généralisé de la plage gauche avec attraction de la trachée, de l\u2019image cardio-aortique et de l\u2019hémi- diaphragme.Une lipiodo-bronchographie (fig.7) est effectuée le 3 septembre 1935 et, en plus des lésions tuberculeuses, on retrouve dans le même poumon gauche, des dilatätions bronchiques inférieures, au dénouement d\u2019une tuberculose à évolution rapide. J = 77779 on ay.# $ #k \u201c4 » + «> \u201c3 - .»\u201d \u2014* * ge.- wit ; DOUZIEME OBSERVATION À + Fe \u20183% : ss ema \u201cOE a re A Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 21 DOUZIÈME OBSERVATION M.M.G., 26 ans, revient à l\u2019hôpital pour faiblesse générale ; deux mois auparavant Il aurait eu une pneumonie gauche.Rien de particulier dans les antécédents personnels et familraux ; lors d\u2019un premier séjour à l\u2019hôpital en 1929, 1l présentait des signes pulmonaires au sommet droit ; il a 19 ans lors de cette première admission.Il raconte « avoir avalé » un fragment d\u2019os dans son jeune âge?Une radiographie pulmonaire, faite le 16 avril 1931, signale une légère diminution de transparence du sommet droit.Une lipiodo-bronchographie (fig.12) effectuée le 24 mars 1936, montre la réplétion d\u2019une cavité supérieure droite en connexion avec la trachée ; malgré les différents mouvements du malade, cette cavité ne se vide pas ; malgré l\u2019apparence radiographique d\u2019un évidement dans l\u2019œsophage, nous n\u2019avons pu obtenir aucun remplissage lors d\u2019un transit cesophagien subséquent radiologiquement normal.S'agit-il d'un kyste ? SUPPURATIONS ET HYPERGLYCÉMIE CHEZ LE NOURRISSON par Marcel LANGLOIS Chef du Service de pédiatrie à l'Hôpital du Saint-Sacrement et Roland THIBAUDEAU Assistant à Hôpital du Saint-Sacrement Le sang des enfants diabétiques, ont écrit de tous temps les pédiâtres, et particulièrement les diabétologues, est singulièrement favorable au développement des micro-organismes pathogènes.Depuis un an, nous avons eu l\u2019occasion, à deux reprises, de vérifier cette assertion.Notre premier malade, Clément A., jumeau, entre à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement, à l\u2019âge de 3 mois, pour une plaie de la grandeur d\u2019un 50 sous, anfractueuse, suppurante et atone de la face dorsale du pied droit.Cette ulcération, à odeur putride, qui a résisté jusqu\u2019icl aux traitements usuels intrigue fortement le médecin qui nous l\u2019envoie.Celui-ci nous raconte avoir constaté à la naissance la présence d\u2019un Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 23 angiome banal qui, 114 mois plus tard, s\u2019est ulcéré puis, secondairement, infecté pour donner naissance petit à petit à l\u2019ulcération importante que nous voyons aujourd\u2019hui.Cette lésion ainsi caractérisée chez un enfant présentant, par ailleurs, des troubles digestifs constants (anorexie, vomissements) une hypotrophie pondérale assez considérable (ne pèse que 7% livres, alors que son frère jumeau en pèse 10) et un mauvais état général, éveille chez nous l\u2019hypothèse d\u2019ulcération diabétique ou para-diabétique, et nous engage à pratiquer, dès le second jour de son entrée, les examens requis.Conformément à notre attente, une première glycémie à jeun donne le chiffre de 1.74% grm.; une autre pratiquée le lendemain, avec le chiffre de 1.64% 0, confirme l\u2019existence d\u2019un trouble glyco-régulateur.La glycosurie, par contre, est nulle ; ceci s\u2019explique, sans doute, par le fait que la glycémie n\u2019est pas suffisamment élevée pour permettre la présence de glycosurie.Car, ne l\u2019oublions pas, le seuil rénal du glycose oscille entre 1.60 et 1.80 grm., ce qui veut dire que normalement le glycose ne passe dans les urines que lorsque la glycémie attemt les chiffres variant de 1.60 à 1.809,,.Le Bordet-Wassermann est négatif.Sans plus tarder, avant même de pousser plus loin notre diagnostic, nous prescrivons l\u2019insuline à des doses quotidiennes variant de 4 à 6 unités, nous guidant, il va sans dire, sur les glycémies pratiquées chaque matin.Les résultats ne tardent pas à apparaître ; dès les premiers jours, l\u2019anorexie disparait, l\u2019enfant cesse de vomir, reprend du poids, la peau et les muqueuses se recolorent et surtout, ce qui est intéressant.l\u2019ulcère se cicatrise petit à petit à tel point que l\u2019avant-pied compromis est complètement guéri deux mois après le début du traitement.L\u2019enfant quitte l\u2019hôpital 314 mois après son admission, ayant repris près de deux livres.Grâce à la bienveillante collaboration du médecin traitant, un de nos confrères de l\u2019hôpital, nous avons pu pratiquer quelques examens chez l\u2019autre jumeau ainsi que chez la mère.Les glycémies à jeun ont été chez celui-là de 1.60% grm.et chez celle-ci de 1.32%, chiffres un peu élevés comme vous pouvez le constater.La glycosurie chez l\u2019un et l\u2019autre a toujours été nulle, ce qui ne surprend pas, avec des chiffres de 1.32 et 1.60. 24 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 Autre point intéressant : la grand\u2019mère paternelle serait décédée de diabète.Voilà donc des renseignements qui nous semblent dignes d\u2019être notés et qui méritent de retenir un instant notre attention.Évidemment, la bonne santé apparente de la mère et de son autre enfant, l\u2019absence de tout symptôme diabétique si ce n\u2019est l\u2019hyperglycémie et surtout l\u2019impossibilité de pratiquer une réaction d\u2019hyperglycémie provoquée, nous empêchent, pour l\u2019instant du moins, de soutenir l\u2019hypothèse d\u2019un diabète vrai, mais nous nous sommes demandés si toutefois nous n\u2019étions pas en présence d\u2019un de ces para-diabètes ou peut-être de pré-diabètes ou encore de diabètes latents occultes ou innocents susceptibles un Jour ou l\u2019autre de se transformer en diabète vrai.Quant à notre petit malade, nous verrons tout à l\u2019heure ce qu\u2019il faut en penser.Notre deuxième malade, Alberta M., 2 ans, encore dans le Service, nous est arrivée le 12 juin dernier, de l\u2019Hôpital Laval, où elle n\u2019a séjourné qu\u2019une semaine.Son histoire est la suivante : Il y a 6 mois, les parents nous racontent qu\u2019elle aurait fait ce que l\u2019on croit être un orgelet et possiblement aussi une infection otitique puisque quelque temps après son entrée dans un hôpital de cette ville, on lui aurait fait subir une double mastoïdectomie.C\u2019est à peu près les seuls renseignements que nous ayons pu recueillir si ce n\u2019est qu\u2019après un séjour de près de 6 mois dans cet hôpital, l\u2019enfant a été dirigée vers l\u2019Hôpital Laval, avec le diagnostic d\u2019ostéo-arthrite T.B.du coude droit.C\u2019est probablement parce que le diagnostic n\u2019a pu être confirmé et surtout peut-être parce que l\u2019état de l\u2019enfant requérait les soins spéciaux d\u2019un service de pédiatrie qu\u2019on nous l\u2019a envoyée.Quoiqu'il en soit, à son arrivée, l\u2019enfant présente un aspect des plus misérables: hypotrophie staturo-pondérale importante, lésions d\u2019ecthyma térébrant et gangréneux du cuir chevelu et de la nuque laissant dégager une odeur nauséabonde ; suppuration persistante des régions mastoïdiennes avec écoulement purulent abondant des oreilles, coryza purulent, kérato- conjonctivite bilatérale, polyadénopathie, sans oublier l\u2019ostéo-arthrite du coude droit. Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 25 La température est de 104°F.La cuti-réaction est positive.Bordet-Wassermann négatif.Du côté pulmonaire, cardiaque, rénal, etc., rien à signaler.Lésions discrètes de rachitisme.En présence de ces suppurations multiples cutanées, muqueuses et osseuses à évolution chronique liées 4 une polyadénopathie importante chez une enfant par ailleurs rachitique et ayant le faciés scrofulo-lympha- tique typique (lèvre de tapir) nous portons le diagnostic évident de scrofule.Le traitement consiste donc en alimentation large et substantielle, huile de foie de morue, huile éthérée, etc, etc., et soins locaux, (pommade vitaminée) associée tantôt à un vaccin polyvalent de l\u2019ordre du Propydon, tantôt à un sulfamidé quelconque.Devant l\u2019insuccès de cette thérapeutique, nous décidons le 24 juin, soit 12 jours après son admission à l\u2019hôpital de rechercher la glycosurie ec la glycémie, espérant trouver peut-être là la solution du problème et demandons en même temps au Dr Gaumond, dermatologiste de l\u2019hôpital, de venir voir notre petite malade.La glycosurie est nulle, mais par contre, une glycémie de 1.68% o gr.nous oriente vers un trouble glyco-régulateur dont 1l n\u2019est pas utile pour le moment, croyons-nous, de préciser la cause et l\u2019importance, vu la nécessité urgente d\u2019enrayer l\u2019infection.Nous commençons donc l\u2019insuline à la dose quotidienne de 3 à 10 unités et dès la fin de la première semaine, nous en constatons les bons effets.Depuis, cette thérapeutique, s\u2019associant sans doute au traitement de notre confrère dermatologiste, n\u2019a cessé d\u2019améliorer notre sujet.L'état général s\u2019est considérablement transformé ; les lésions d\u2019ecthyma sont complètement guéries, les suppurations auriculaires, mastoïdiennes et nasales diminuées, bref l\u2019enfant n\u2019est plus la même.Seule l\u2019ostéo-arthrite n\u2019a subi aucun changement.Le Dr Roger qui a vu l\u2019enfant plusieurs fois depuis son entrée et qui croit lui aussi à l\u2019étiologie T.B.de l\u2019affection a préféré attendre que l\u2019état général soit un peu meilleur avant de faire quoi que ce soit.Peut-être pourra-t-il faire maintenant quelque chose pour améliorer cette petite malade ? 26 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 Une réaction d\u2019hyperglycémie provoquée faite il y a environ 3 semaines nous a donné les chiffres suivants : Glycémie à jeun : 8.00 heures .2.049%, gr.8.05 \u201c | ingestion de glucose 9.00 \u201c .2.159, 10.00 \u201c .2.00%, 11.00 \u201c .1.64% Voici donc des chiffres nettement pathologiques qui confirment bien l\u2019existence d\u2019un trouble de la glyco-régulation.De quel ordre sont les troubles observés chez nos 2 malades et quel en est importance?Tout d\u2019abord s\u2019agit-il ici d\u2019un diabète vrai?Si l\u2019Insulmne a joué chez eux un rôle extrêmement utile en permettant la guérison de ces suppurations, ce n\u2019est pas là une preuve suffisante pour admettre l\u2019existence d\u2019un diabète.S\u2019Inscrivent à l\u2019encontre de cette hypothèse l\u2019absence d\u2019acétone avec une hyperglycémie plus ou moins élevée, la rapidité d\u2019amélioration, la petitesse des doses d\u2019Insuline employées.Tout au plus peut-on admettre la possibilité d\u2019un diabète excessivement bénin dont les seules manifestations cliniques importantes seraient l\u2019hyperglycémie et les suppurations.Seule l\u2019hyperglycémie provoquée aurait pu nous aider à trancher la question, mais malheureusement, elle n\u2019a pas été pratiquée chez notre premier malade, tandis qu\u2019elle ne s\u2019est montrée significative chez notre seconde enfant.Nous nous sommes donc cru justifiables de faire entrer, pour le moment du moins, nos petits malades dans le groupe des para-diabétiques.Ces états pathologiques situés sur la frontière du diabète ne doivent pas être ignorés puisqu\u2019ils peuvent à tout moment évoluer vers la guérison ou vers l\u2019aggravation, selon le traitement appliqué.Ils sont difficiles à distinguer du diabète parce que souvent 1ls ne sont, comme le dit si bien Marcel Labbé, que des termes de passage parfois transitoires entre l\u2019état de santé et le diabète.Ils se rencontrent notamment au cours d\u2019un Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 27 certain nombre d\u2019états ou de maladies comme la suralimentation prolongée, l\u2019obésité, l\u2019hypertension artérielle, la maladie de Basedow, l\u2019acromégalie et le gigantisme, certaines manifestations nerveuses, certaines infections et enfin au cours de certaines affections hépatiques.De toutes ces causes, pour des raisons qu\u2019il est superflu d\u2019énumérer, seules les deux dernières ont retenu notre attention.En effet, une suppuration considérable et prolongée par son retentissement sur le foie aurait pu engendrer un trouble de la glyco-régulation qui se serait manifesté par l\u2019hyperglycémie retrouvée chez nos deux sujets.La cellule hépatique serait alors devenue incapable de fixer le glycogène d\u2019où passage et accumulation de ce dernier dans le sang.Et si c\u2019est le cas, est-on en face d\u2019un état para-diabétique d\u2019origine hépatique seulement transitoire comme on le voit souvent, ou verra-t-on cet état, en somme bénin, se transformer plus tard en véritable diabète?Nous l\u2019ignorons absolument.Un fait certain, c\u2019est qu\u2019actuellement nos deux petits malades dont l\u2019un, nous assure-t-on a cessé son insuline, ne présentent aucunement le moindre symptôme qui puisse nous alarmer et nous faire craindre un début de diabète.Car, ne l\u2019oublions pas, chez le nourrisson, le plus léger diabète ne tarde pas à s\u2019aggraver et à se manifester par la présence d\u2019acétone et de corps acétoniques dans l\u2019urine.Ces états para-diabétiques se rencontrent assez fréquemment et 1l faut les bien connaître, savoir les différencier du diabète vrai.La simple observation clinique ne suffit pas à les dépister ; 1l faut employer l\u2019épreuve de l\u2019hyperglycémie provoquée.Et c\u2019est ainsi que, connaissant les voies qui mènent au diabète, écrit encore Marcel Labbé, ce qu\u2019on pourrait appeler les faubourgs de la maladie, il est aisé de ne pas s\u2019y engager, et si l\u2019on est déjà aux abords de la maladie, d\u2019en fermer l\u2019accès par une hygiène et une thérapeutique appropriées.Les deux malades dont nous venons de présenter les observations nous fournissent l\u2019occasion d\u2019insister sur la fréquence relative des états para-diabétiques associés aux suppurations prolongées, sur la nécessité de pratiquer chez eux les réactions de glycémie et d\u2019hyperglycémie provoquée, enfin de souligner les succès remarquables que nous donne l\u2019insulinothérapie dans ces cas. 28 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 BIBLIOGRAPHIE Encyclopédie médico-chirurgicale.Volumes : Maladies de la nutrition et Pédiatrie : diabète.Traité de Médecine des Enfants.Tome 1, page 249.Marcel LaBBÉ.Leçons cliniques sur le diabète.P.-A.CARRIÉ.Le diabète sucré.MOURIQUAND et CHARLEUX.Diabète infantile.E.P.Josuin.The treatment of Diabetes Mellitus.Journées médicales de Paris, 1937.Les régulations hormonales en Biologie clinique et thérapeutique.RATHERY.Leçons sur le diabète sucré.Concours Médical, 28/4/37.Le diabète des tout petits.The diabetic child.Am.J.of Dis.of Ch, (fév.) 1940.Diabetes Mellitus mn one of identical twins.Am.J.of Dis.of Ch., (fév.) 1940.Formes cliniques et traitement du diabète infantile.Centre Médical, (oct.) 1930. UNE GASTRECTOMIE TOTALE par Florian TREMPE Chef du Service de chirurgie de I Hopital du Saint-Sacrement Les cas publiés de gastrectomies totales, avec résultats heureux, sont encore assez peu nombreux pour qu\u2019il vaille la peine d\u2019y apporter notre humble contribution.Nous tenons d\u2019abord à attirer l\u2019attention sur le fait que plusieurs gastrectomies étiquetées totales l\u2019ont été à tort.Pour qu\u2019une gastrectomie soit dite totale, il faut qu\u2019elle comprenne l\u2019ablation de tout l\u2019organe avec ses deux orifices, pylore et cardia, le rétablissement de la continuité du tube digestif se faisant par l\u2019abouchement de \u2019cesophage abdominal au jéjunum.C\u2019est parce qu\u2019elle répond à ces exigences que nous avons pu intituler la nôtre : gastrectomie totale.Nous en fournirons d\u2019ailleurs plus loin la preuve radiologique, qui vaut encore mieux, dans l\u2019espèce, que la vue d\u2019une pièce anatomo- pathologique rétractée et recroquevillée par la fixation.En plus de l\u2019intérêt d\u2019être celle d\u2019un gastrectomisé totalement, l\u2019observation de notre malade comporte d\u2019autres points intéressants qui seront soulignés en passant.Omettons volontairement les détails de son histoire pour n\u2019envi= sager que les grandes lignes.C\u2019est un homme de 56 ans, de type maigre et sec, qui, du 20 avril au 8 mai 1940, fait un premier séjour dans le Service de médecine ; là, on 30 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 apprend qu\u2019il a des troubles digestifs depuis 20 ans, sous forme de malaises épigastriques mal précisés, mails périodiques ; deux mois avant son entrée à l\u2019hôpital, il fait une hématémèse abondante unique avec melæna ; il n\u2019a pas maigri, conserve un bon appétit ; cependant, il est devenu très asthénique.Chez un malade de 56 ans présentant une vieille histoire digestive couronnée d\u2019une hématémèse, Ie premier doute qui vient à l\u2019esprit est celui d\u2019un vieil ulcus cancérisé ; on était donc en droit d\u2019attendre des renseignements de l\u2019examen radiologique ; il n\u2019en fut rien et cet examen se montra négatif, pour la simple raison que la lésion était située trop haut sur la petite courbure, au-dessus du remplissage baryté habituel.Dans un cas comme celui-ci, nous nous demandons et nous le demandons surtout aux radiologistes, ce que donnerait l\u2019examen fait en position de Trendelenburg.La gastroscopie a été plus heureuse, si l\u2019on en juge par le rapport fourni par le Dr J.-P.Dugal, le 7 mai et qui se lit comme suit .«sur le versant antérieur de la petite courbure, on voit une zone où la muqueuse semble ulcérée en cratère à fond bourgeonnant et d\u2019où bave un filet de sang ; gastroscopiquement, il s\u2019agit d\u2019un néoplasme.» Nous tenons à remercier le Dr Dugal pour sa bienveillante collaboration.C\u2019est sur ces constatations endoscopiques, concordant en somme avec la clinique, que l\u2019intervention chirurgicale fut proposée au malade qui refusa d\u2019abord et quitta l\u2019hôpital le 8 mai, pour revenir le 23 mai ; il est alors immédiatement dirigé sur le Service de chirurgie pour intervention.Après la préparation d\u2019usage, l\u2019opération est faite le 28 mai 1940 ; anesthésie à l\u2019éther par le Dr Adrien Paquet ; l\u2019assistant est le Dr J.-M.Lemieux.Les constatations opératoires sont les suivantes : tumeur volumineuse que nous croyons être un cancer, prenant toute la petite courbure, adhérente au pancréas et remontant vers le cardia le plus loin que l\u2019on peut explorer.Au premier abord, la lésion semble donc inaccessible, mais lorsqu\u2019on a un peu d\u2019expérience de la chirurgie gastrique, on finit par se rendre Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 31 compte que, si l\u2019estomac est mobilisé par la ligature précoce et haute de l\u2019artère coronaire stomachique, plusieurs lésions stomacales ne sont pas aussi inaccessibles qu\u2019on le croyait dans les débuts ; l\u2019impression d\u2019inaccessibilité de la lésion est souvent due aussi à son adhérence au rene .smn pg fee pee dj Ve, 2) Ws » -Satrionint 4.7.2 ame to, Radiographie après gastrectomie totale.pancréas, ce qui cesse d\u2019être une difficulté, lorsque l\u2019estomac a été par ailleurs bien mobilisé.Nous parvenons donc à dégager la tumeur, mais nous réalisons que la gastrectomie totale s\u2019impose, si nous voulons vraiment dépasser les limites de la lésion et rendre réellement service au malade ; c\u2019est en effet le cas type où il faut faire complètement ou rien du tout. 32 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 Il est vrai que la tâche nous est un peu facilitée par le fait que nous avons affaire à un œsophage abdominal suffisamment long pour rendre le temps de l\u2019anastomose œsophago-jéjunale pas trop laborieux.L\u2019opération n\u2019a pas pris plus de temps qu\u2019une gastrectomie sub- totale ordinaire, c\u2019est-à-dire une heure et 25 minutes.Les suites opératoires sont aussi simples que celles d\u2019une gastro- entérostomie : une semaine après, le malade commence déjà à se nourrir d\u2019aliments semi-solides.Il se plaint d\u2019avoir parfois mauvais goût dans la bouche : rien de surprenant à cela, car 1l est en communication directe, sans sphincter ni siphon, avec.l\u2019égout.Il se lève le 11° jour et serait prêt à sortir de l\u2019hôpital le 15° jour, mais nous le gardons encore une dizaine de Jours pour le soumettre à un transit digestif de contrôle, car nous tenions à avoir ce cliché radio- graphique, preuve indiscutable qu\u2019une gastrectomie totale a été faite et que le malade vit encore 25 Jours après l\u2019opération.Il est même encore en vie six mois après, puisque nous avons récemment reçu une lettre du patient, dans laquelle 1l se disait bien, se plaignant seulement de ne pouvoir avaler d\u2019aliments trop solides.Il est regrettable que ce patient demeure à 450 milles d\u2019ici et qu\u2019il soit indigent, sans quoi nous aurions eu grand plaisir à vous le présenter en personne.Nous avons cependant l\u2019intention d\u2019aviser son médecin que, si ce malade ne présente pas de signes de récidive ou de cachexie d\u2019ici peu, il ferait mieux de le renvoyer pour nouveau contrôle radiologique ; après quoi, il sera peut-être indiqué, sous œsophagoscopie, de faire des dilatations prudentes de son anastomose œsophago-jéjunale, pour en empêcher le rétrécissement cicatriciel et permettre au malade l\u2019ingestion d\u2019aliments plus solides.En résumé, un ulcéro-cancer volumineux, siégeant haut sur la petite courbure, est passé inaperçu à l\u2019examen radiologique, quand, par contre, il a été vu par la gastroscopie ; le malade qui en était le porteur a pu, de ce fait, bénéficier d\u2019une exploration chirurgicale, où 1l y avait indication de risquer le tout pour le tout ; le malade vit encore six mois après une gastrectomie totale. COMMENTAIRES AU SUJET D\u2019UN CAS DE TUMEUR DU CERVELET par Sylvio CARON, neuro-psychiiatre et Mathieu SAMSON, radiologiste a la Clinique Roy-Rousseau Nous avons pensé vous intéresser en vous faisant part de notre surprise lors de l\u2019autopsie du défunt À.B.Le 28 juillet 1940, arrive, mal couché sur le siège arrière d\u2019une automobile, le malade qui est le sujet de cette présentation.La course avait été de 250 milles.Le malade avait l\u2019aspect d\u2019un agonisant, il était hémiplégié, (hémiplégie droite avec ptosis de la paupière supérieure gauche et déviation conjuguée de la tête et des yeux vers la gauche) pouls rapide, arythmique, toussant, ne pouvant ni rejeter, ni avaler l\u2019abondante sécrétion salivaire qui encombrait son arrière-gorge.Sa femme l\u2019accompagne ; elle nous fait l\u2019histoire suivante et nous remet en même temps la lettre de son médecin traitant.RENSEIGNEMENTS À L'ENTRÉE Antécédents : Familiaux : Rien à signaler.Personnels : Typhoïde en bas âge ainsi que rougeole et diphtérie, Marié à 25 ans ; sept enfants vivants.Journalier ; éthylisme marqué lors de son célibat.(4) 34 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 Maladie actuelle : Début 1l y a un mois par une céphalée frontale intense que la prise d\u2019aspirine ne parvenait pas à calmer.Étourdissements au point qu\u2019il gambadait, avait de la difficulté à se tenir debout.Quelque temps après, un jour ou deux, apparurent des vomissements survenant sans raison ; vomissements sans effort aussi bien des liquides que des aliments solides.À cela s\u2019ajoutait un hoquet persistant.Son appétit est conservé.Toux opiniâtre avec expectorations Jaunâtres et noirâtres qui est apparue depuis quelques jours.Il ne présente aucun trouble mental.Ses mains et ses pieds sont froids.Il a maigri depuis un mois.Lettre du médecin traitant : Ce patient m\u2019est arrivé 1l y a 15 jours avec une démarche ébrieuse, se plaignant d\u2019étourdissements.Ces troubles d\u2019équilibre n\u2019ont fait qu\u2019augmenter et depuis une semaine 1l ne garde\u2018rien (vomissements sans effort, en Jet).Le Bordet-Wassermann est négatif dans le sang.Rien de spécial ne fut trouvé dans le liquide céphalo-rachidren (examen du liquide C.R.à Montréal), pas de température du tout.J\u2019ai pensé qu\u2019il pouvait s\u2019agir de tumeur cérébrale.Le lendemain de l\u2019admission je fais mon examen avec l\u2019aide de l\u2019interne du service, et celui-ci nous permet de déceler le syndrome hémiplégique décrit plus haut.Le malade présentant un véritable ptyalisme (la salive qui inondait sa bouche le faisait tousser et l\u2019étouffait) nous ne pouvions retirer aucun renseignement tant sa parole était mal articulée et sa compréhension ralentie.Nous pratiquons alors une ponction lombaire en position couchée : Pression 12 \u2014 après soustraction de 4 c.c.\u2014 0.Queckenstedt, 40.Albumine : 0 gr.37 par litre ; Cytologie : 8.5 lymph.par mm/3 ; Benjoin colloidal : impossible par présence d\u2019hématies ; Bordet-Wassermann : .+.Le jour suivant le malade, qui a continué de tousser fortement et de s\u2019étouffer, présente un emphysème sous-cutané du thorax et de la portion droite du cou.Il meurt quelques heures plus tard. Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 35 AUTOPSIE À l\u2019autopsie nous croyions trouver à cause du syndrome de Weber (associé à des troubles circulatoires, respiratoires et secrétoires) un ramollissement pédonculo-protubérentiel.Loin de là, le protocole de l\u2019autopsie se lit comme suit : « Bouffissure du visage ; emphysème sous-cutané au niveau de la face antérieure du cou et de l\u2019hémithorax droit.« Cœur : Hypertrophie et dilatation modérée du myocarde surtout marquée au niveau du ventricule gauche.« Votes respiratoires supérieures : Renferment une sérosité spumeuse.« Poumons : Bulles d\u2019emphysème sous-pleural ; petites taches ec- chymotiques face postérieure des poumons ; hypostase, broncho- pneumonie hypostatique.« Foie : Stase.« Cerveau : Sur une coupe horizontale des hémisphères cérébraux (coupe 41 de Dejerine) on trouve dans le pied de la couronne rayonnante en dehors du noyau caudé un petit foyer kystique (dimensions : diamètre antéro-postérieur 1.5 cm.; diamètre latéral 0.5).« Cervelet : On trouve dans l\u2019hémisphère cérébelleux droit une tumeur, sans capsule, mal limitée siégeant dans la substance blanche.Cette tumeur n\u2019est visible qu\u2019après la section du cervelet, elle ne fait qu\u2019envahir la périphérie interne de la couche corticale.La tumeur est molle, de couleur gris-rosé, à centre ramolli et désagrégé.» L\u2019examen microscopique révèle des formes cellulaires des plus variables.Le type de cellule prédominant est constitué par des cellules à noyau fusiforme, à corps cytoplasmique peu développé.À côté de ces cellules on trouve des éléments plus volumineux de forme et de dimension des plus variables, riches en protoplasme et pourvus de noyaux souvent multiples.Tumeur richement vascularisée.La plus grande partie de la tumeur est nécrotique ; l\u2019on trouve quelques pseudo-rosettes de dégénérescences 1.e.des petits foyers de nécrose autour desquels des cellules se sont tassées et se sont disposées d\u2019une façon radiaire.Cette tumeur est un glioblastome encore appelé spongioblastome multiforme. 36 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 On constate de plus une congestion assez marquée des vaisseaux protubérentiels.Quels commentaires pourrions-nous vous faire?1° Cette tumeur du cervelet, ,hémisphère droit est d\u2019après le diagnostic histologique, un spongioblastome multiforme, tumeur gliale des plus malignes que l\u2019on connaisse.Elle se rencontre à tout âge, plus particulièrement à l\u2019âge moyen, siégeant de préférence au niveau des hémisphères cérébraux, n\u2019est pas énucléable, puisqu\u2019elle est sans capsule et mal délimitée, elle est radiosensible.Souvenez-vous des notions classiques de la radiosensibilité des tumeurs cérébrales : « Dans la série des tissus normaux, le tissu nerveux se classe comme l\u2019un des moins sensibles à l\u2019action des radiations.D\u2019une manière générale les néoplasmes dérivés du tissu nerveux conservent vis-à-vis des rayons ce caractère de faible sensibilité relative par rapport aux néoplasmes émanés des autres tissus de l\u2019organisme, si bien que, pendant longtemps, on a cru le gliome réfractaire aux rayons.Mais cette sensibilité, particulièrement faible dans les tumeurs à type histologique différencié, croît en raison inverse de la différenciation.Médullo- blastomes et spongioblastomes sont les types les plus sensibles.» La durée moyenne de la survie passerait, d\u2019après Cushing, grâce à la radiothérapie post-opératoire, de quinze mois à trente-quatre mois en moyenne dans les tumeurs du type médulloblastome, jet de douze à dix-neuf mois dans celles du type spongroblastome.2° Il est très peu étonnant de constater un foyer de ramollissement dans le pied de la couronne rayonnante sans mention d\u2019aucun signe de parésie antérieurement aux accidents ataxiques.L'enseignement classique nous a appris que la première et troisième portion du centre ovale peuvent être lésées sans que la lésion détermine des troubles du côté de la motilité.3° Malgré les nombreux et les spécifiques symptômes du syndrome cérébelleux que vous connaissez « ataxie kynétique et statique, la dys- métrie, la passivité, les réflexes tendineux pendulaires, les positions de la tête et les rétro et latéro pulsions », tous les auteurs s\u2019accordent sur la difficulté de poser un diagnostic de tumeur du cervelet. Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 37 Voici ce que dit André Thomas sur ce sujet : « II est peu d\u2019affections dont la symptomatologie soit aussi variée et aussi déconcertante.À l\u2019instar de la plupart des autres centres nerveux, le cervelet est doué d\u2019une tolérance très grande et prolongée vis-a-vis des néoplasmes qui les refoulent, les déforment, les compriment; par contre le développement de ces tumeurs s\u2019effectue dans une loge relativement étroite et peu extensible, Iimitée en avant, en arrière, sur les côtés par la paroi osseuse, en haut par la tente du cervelet résistante : il en résulte que, si les parties qui entrent en contact direct avec la tumeur s\u2019adaptent pendant une période plus ou moins longue au remaniement qu\u2019elle leur fait subir, les parties les plus éloignées éprouvent davantage et souvent plus tôt les effets de la compression massive, d\u2019autant plus qu\u2019elles ne jouissent pas toutes, comme le cervelet, du privilège d\u2019être suppléées par d\u2019autres centres.« Les symptômes cérébelleux proprement dits peuvent dans ces conditions faire défaut, tandis que les symptômes dus à la compression, au tiraillement exercé sur les organes du voisinage et sur les nerfs, à l\u2019ædème, l\u2019hypertension du liquide céphalo-rachidien occupent le premier plan.Il n\u2019est pas surprenant qu\u2019on ait décrit des cas de tumeur du cervelet, sans symptômes cérébelleux ou ne s\u2019exprimant cliniquement que par des symptômes non cérébelleux.En outre, l\u2019hypertension du liquide céphalo-rachidien, l\u2019œdème peuvent contribuer à dérégler Ie fonctionnement du cervelet ainsi que de beaucoup d\u2019autres organes, l\u2019appareil labyrinthique en particulier, et comme ces deux facteurs se retrouvent à propos de toutes les tumeurs cérébrales, quelqu\u2019en soit le siège, la titubation, les grands désordres del\u2019équilibre n\u2019appartiennent pas spécialement aux tumeurs du cervelet et lorsqu\u2019ils apparaissent au cours de l\u2019évolution d\u2019une tumeur cérébelleuse, 1ls ne sont pas forcément liés à une action directe de la tumeur sur le cervelet.» Le médecin qui nous avait adressé ce malade avait signalé que ce dernier l\u2019avait consulté pour des troubles de l\u2019équilibre, de la céphalée et des vomissements du type cérébral, ces symptômes lui avaient fait porter le diagnostic de tumeur cérébrale alors qu\u2019ils auraient pu être l\u2019expression d\u2019une hypertension intra-crânienne par tumeur ou sans tumeur. 38 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 Or, en l\u2019examinant nous notons une hémiplégie du type pédonculo- protubérantiel, des troubles respiratoires et circulatoires avec un liquide céphalo-rachidien de composition anormale, mais non sous pression.En élimmant alors l\u2019hypertension intra-crânienne, nous avons éliminé la tumeur pour nous rattacher à l\u2019hypothèse d\u2019accidents vasculaires, pédonculo-protubérantiels, à cause principalement de la multiplicité des symptômes dénotant une atteinte large de ces régions.L\u2019autopsie a infirmé notre diagnostic : aux régions pédonculo- protubérantielles Il n\u2019existait qu\u2019une congestion assez marquée des vaisseaux, pas de ramollissement.Elle a permis, à notre grande surprise, de trouver une tumeur du cervelet, hémisphère droit.Il faut donc conclure que l\u2019hémiplêgie droite avec ptosis de la paupière supérieure gauche, de même que les troubles respiratoires et circulatoires aient été des signes révélateurs d\u2019une compression due à la présence de la tumeur du cervelet et non des signes cérébraux dus à une décompensation cardiaque, c\u2019est-à- dire, Insuffisance cardiaque, asystolie pour quelques-uns.Si les troubles neurologiques relatés à l\u2019arrivée du malade et les jours suivants eussent été d\u2019origine cardio-vasculaire nous aurions certes constaté des signes anatomo-pathologiques de ramollissement ; car de l\u2019arrivée du malade à son autopsie, trois jours s\u2019étaient écoulés, temps suffisamment long pour l\u2019installation d\u2019un état de ramollissement.Cette tumeur du cervelet se manifestait par des symptômes à distance le jour où nous avons examiné notre malade, mais elle avait manifesté des symptômes propres au cervelet le jour où le malade était allé consulter son médecin.Nous signalons de nouveau cette preuve que pour le diagnostic clinique d\u2019une tumeur cérébrale les premiers symptômes neurologiques ont une importance capitale pour le diagnostic de localisation, et que l\u2019on doit attacher beaucoup d\u2019importance à l\u2019histoire chronologique d\u2019un patient souffrant du système nerveux.BIBLIOGRAPHIE RocEr, VIDAL et TEISSIER.Nouveau Traité de Médecine.(Pathologie du cerveau et du cervelet).Vol.19, p.886.ZIMMERN et CxavaNy.Diagnostic et thérapeutique électro-radio- logiques des maladies du système nerveux.Édition 1930, p.281. \u201c UN CAS DE GRANULOMATOSE LIPOÏDIQUE DES OS AVEC SYNDROME ATTÉNUÉ DE SCHÜLLER-CHRISTIAN par L.-P.ROY et J.BOUCHARD Assistants à l\u2019Hôtel-Dieu La xanthomatose osseuse est une des maladies qui peuvent prêter à confusion avec la maladie de Recklinghausen.« La première observation précise de la maladie a été publié par Schiiller en 1915 et, quelques années plu tard, en 1919, Christian fit paraître une monographie grâce à laquelle la connaissance de ce système clinique se généralisa.» La maladie de Schüller-Christian est caractérisée par : 1° De multiples images arrondies dans les os du crâne ; 2° De l\u2019exophtalmie souvent bilatérale ; 3° Du diabète insipide ; 4° Souvent par des troubles de l\u2019hypophyse qui amènent entre autres manifestations de l\u2019infantilisme.La malade qui fait l\u2019objet de cette communication est une Jeune fille de 15 ans, demeurant à Québec, qui est venue consulter l\u2019un de nous au début de juillet 1939, pour une douleur à la face interne du genou gauche.Ses antécédents familiaux sont assez chargés ; son père a subi une gastro-entérostomie il y a 12 ans ; sa mère, cardiaque, a été \u2018opérée plusieurs fois.Elle a eu 12 frères et sœurs : cinq sont décédés, dont 40 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 quatre en bas Âge, une sœur serait morte de T.B.rénale à 31 ans.Cinq membres de la famille ont été opérés pour appendicite.Dans les antécédents personnels de la malade, il faut noter, outre les maladies de l\u2019enfance : coqueluche, oreillons, une scarlatine plutôt bénigne, à l\u2019âge de 2 ans.Elle a été opérée à 7 ans pour appendicite.Depuis deux ans, névralgies'faciales fréquentes avec un abcès dentaire l\u2019an dernier.Menstruée à l\u2019âge de 12 ans, les règles ont toujours été normales dans leur apparition, leur durée et leur quantité depuis lors.Lorsqu'elle se présente à nous, la jeune fille raconte qu\u2019elle a commencé à souffrir de son genou gauche durant l\u2019année 1937, à la suite de longues marches, de courses ou dans la position à genoux.Jamais de douleur la nuit ou au repos, ni au moment des règles.Cette douleur finit par devenir plus tenace, plus lancinante, après une fatigue quelconque.Jamais la malade n\u2019a constaté quoi que ce soit au niveau du genou, si ce n\u2019est des craquements parfois.Pas de boiterie ni fièvre.Au début de juin 1939, elle fait une chute en bicyclette et tombe sur le genou gauche.Immédiatement elle accuse une douleur assez vive à la face interne ; le genou gonfle, devient chaud.Le médecin est appelé et 1l conseille le repos, un pansement compressif et de la glace.Nous la voyons trois semaines plus tard.À l\u2019inspection, nous constatons alors un genou légèrement gonflé, à sa face interne surtout, et un peu rouge, accompagné d\u2019une atrophie très marquée de la cuisse et de la jambe.À la palpation, le genou est chaud ; on perçoit un choc rotulien, la synoviale est sensiblement normale.Douleur légère à l\u2019interligne articulaire Interne et sur la face postéro-interne du condyle.Pas de ganglions Inguinaux, ni de mouvements anormaux.La flexion extrème est douloureuse, de même que l\u2019extension qui ne dépasse pas 165 degrés.L\u2019hydarthrose légère, la localisation douloureuse, nous font penser à une simple entorse du genou ou à une lésion méniscale.L\u2019atrophie du quadriceps, qui est toujours très précoce il est vrai, nous frappe cependant.L\u2019existence de douleurs vagues, Intermittentes depuis 1234 ans, d\u2019un abcès dentaire traité un an auparavant, donnent aussi à penser à l\u2019abcès osseux métastatique, c\u2019est-à-dire à l\u2019abcès de Brodie. Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 41 Une radiographie est faite et Ie rapport se lit comme suit : « ostéo- périostite à la partie supérieure et postérieure du condyle interne.L'image ressemble à la cavité décrite sous le nom d\u2019abcès de Brodie.» Nous conseillons aux parents de la Jeune fille de la faire opérer.Elle retarde à cause de mauvaises dents et rentre à l\u2019Hôtel-Dieu le 23 septembre dernier.Flle pèse alors 110 livres, son état général est excellent et l\u2019examen physique ne révèle rien d\u2019anormal.Le cœur et les poumons ne présentent rien de particulier.La pression artérielle est de 132/85.L\u2019examen des urines est normal.Le Bordet-Wassermann est négatif.La malade est opérée le 25 septembre.Par une incision verticale sur le condyle interne, nous allons curetter une cavité oblongue d\u2019environ 1.5 centimétre de longueur et d\u2019un centimètre de profondeur, dans laquelle on trouve un tissu osseux scléreux et, au fond, une substance jaunâtre.Malheureusement ce n\u2019est qu\u2019à ce moment de l\u2019intervention, que nous avons songé à faire examiner par l\u2019anatomo-pathologiste le tissu lésé.La cavité est comblée par du tissu musculaire pédiculé, la guérison se fait dans les délais normaux.La malade laisse l\u2019hôpital le 5 octobre.La plaie est guérie mais le genou reste douloureux.Voici, à notre grande surprise, le rapport du Dr Berger : « La majeure partie des petits fragments sont constitués par du tissu collagène lamellaire dense qui présente sur un endroit un début de transformation osseuse.Une seule petite râclure contient quelques travées de tissu chondroide en voie d\u2019ossification, au contact desquelles il y a de très rares myéloplaxes et des plages de cellules fusiformes qui semblent correspondre à du tissu médullaire.« Une partie de ces cellules fusiformes se tuméfient et se chargent de fines gouttelettes graisseuses et prennent ainsi l\u2019aspect typique de lipo- phages ou de cellules xanthomateuses.Quelques-unes contiennent des granulations grossières d\u2019hémosidérine.Un diagnostic précis est presque impossible en raison de l\u2019exiguité des fragments et de leur dissociation, mais on peut affirmer qu\u2019il n\u2019y a aucune trace d\u2019abeés.L\u2019aspect décrit correspond plutôt à un état de xanthomatose de la moelle osseuse.» Nous demandons à revoir la malade pour compléter les examens.La stéréoradiographie du crâne montre : 42 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 1° Une large perte de substance au niveau de la région postéro- latérale du rocher droit ; 2° Un épaississement de la partie postéro-supérieure droite de la volite, avec perte de substance intéressant la table externe et méme le diploé.La cholestérinémie est de 1.57% gramme, ce qui est normal.Il nous a été tout à fait impossible, par refus de la malade, de faire faire la recherche des phosphatases, de la calcémie, de la glycémie pour bien éliminer le Recklinghausen ainsi que le diabéte insipide qui se rencontre souvent dans la maladie de Schiiller-Christian.La recherche des albumoses de Bruce-Jones a été négative.L\u2019examen complet des urines n\u2019a rien révélé.Notre malade ne présente donc pas tous les symptômes classiques de la maladie de Schüller-Christian : pas de diabète insipide, du moins cliniquement ; pas d\u2019exophtalmie, pas d\u2019infantilisme, mais simplement des lésions crâniennes et squelettiques.Le granulome lIipoïdique des os se caractérise par la prolifération dans le squelette d\u2019un tissu granulomateux parsemé d\u2019ilots de cellules remplies d\u2019esters de la cholestérine.Il a son siège d\u2019élection dans les os du crâne et c\u2019est alors qu\u2019apparaît la triade symptomatique mentionnée plus haut.Mais de temps en temps, on rencontre des malades porteurs de granulomes lipoïdiques des os longs sans localisation cranéo-hypo- physaire.Alors le diagnostic le pius souvent posé est celui de maladie de Recklinghausen ou ostéite fibreuse généralisée.Cette erreur sera évitée si l\u2019on se souvient que dans les granulomes lipoïdiques des os : 1° Les lésions n\u2019envahissent Jamais tout le squelette ; 2° Les caractères biochimiques de la maladie de Recklinghausen font défaut de même que les fortes douleurs osseuses.Pas d\u2019hypercalcémie, ni d\u2019élévation du taux des phosphatases dans le sang.C\u2019est l\u2019anatomie-pathologique, les rayons X et le laboratoire qui posent le diagnostic.Tel est bien le cas de notre jeune fille.Le pronostic est souvent grave.D\u2019après Sosman, sur les 45 cas décrits en 1932, un tiers sont morts.Cependant 1l est certain que la Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 43 guérison est possible étant donné que les lésions osseuses peuvent disparaître spontanément.Les irradiations aux rayons X ont paru parfois favoriser la guérison de même que le radium.D\u2019aprés Sosman encore, de nouvelles lésions peuvent apparaître dans le voisinage 1m- médiat de la région irradiée.Enfin ce pourrait être l\u2019amorce d\u2019une maladie de Paget dans un âge avancé.La xanthomatose osseuse, ou mieux, la granulomatose lipoïdique des os, étant au point de vue histo-pathologique une hyperplasie graisseuse du système réticulo-endothélial, se rencontrera par suite dans l\u2019organisme humain là où se trouve le tissu réticulo-endothélial, en particulier au niveau des os membraneux, de la moelle osseuse et de certains viscères.La radiographie jouera donc un rôle considérable dans le dépistage de cette maladie, dont le diagnostic précis sera confirmé conjointement par l\u2019histo-pathologie et la radiologie.La granulomatose lipoïdique des os prend le nom xanthomatose lorsqu\u2019elle se manifeste sur le squelette, sans qu\u2019il y ait participation cranio-hypophysaire.Mais on parle de syndrome de Christian-Schüller, si le crâne est intéressé et s\u2019il y a, par suite, une réaction intéressant le crâne et l\u2019hypophyse, se manifestant cliniquement, comme nous l\u2019avons signalé plus haut, par l\u2019exophtalmie et le diabète insipide.L\u2019aspect radiographique de l\u2019os atteint de granulomatose lipoïdique n\u2019est pas précisément caractéristique de la maladie, mais peut simplement et doit nous y faire penser, ne permettant qu\u2019un diagnostic hypothétique et non un diagnostic positif et indiscutable.D\u2019une façon générale, nous apercevons du côté de la médullaire de l\u2019os une image lacunaire, ayant tendance à s\u2019agrandir vers l\u2019extérieur, par ostéolyse progressive du cortex.Si la lésion n\u2019intéresse que les os du squelette sans participation crânienne, si elle est unique et si son évolution est lente et insidieuse, 1l pourra s\u2019établir à son pourtour une réaction de fibrose et le radiologiste ne pourra faire plus que d\u2019émettre les hypothèses suivantes : granulo- 44 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 matose lipoïdique, fibromatose osseuse localisée ou ostéomyélite chronique localisée du type Brodie.Si par ailleurs la lésion est multiple, l\u2019image radiologique pourra prendre l\u2019aspect kystique et même polykystique à certains endroits, et il faudra alors penser à deux maladies : la granulo- matose osseuse et la fibromatose généralisée.Mais la fibromatose généralisée, ou maladie osseuse de Recklinghausen pourra être éliminée, si la radiographie montre, par ailleurs, que le cortex des os longs est normal en dehors du siège de la lésion.Si en plus de lésions situées sur un ou plusieurs os du reste du squelette, le crâne présente des images lacunaires, le diagnostic devient facile.Le radiologiste a alors le droit d\u2019être plus affirmatif et d\u2019émettre la probabilité de la maladie de Christian-Schüller.Au niveau de la voûte cranienne, la multiplicité des images lacunaires nous donnera souvent le crâne ayant l\u2019aspect dit « d\u2019une carte géographique».La base du crâne, les rochers, les orbites, les ailes du sphénoïde peuvent aussi être intéressés et présenter des plages d\u2019ostéolyse.Voilà à peu près les caractéristiques de cette maladie osseuse du point de vue radiographique.Rappelons en:terminant que c\u2019est une maladie grave, dont le pronostic est sombre.Il n\u2019existe pas de thérapeutique efficace.Les succès que l\u2019on a pu attribuer dans cette maladie à la roentgenthérapie sont plutôt imputables, à notre avis, à une rémission spontanée et temporaire du processus pathologique au niveau de la lésion traitée.Malheureusement nous n\u2019avons pas eu l\u2019occasion de traiter par l\u2019irradiation la malade dont nous avons rapporté l\u2019observation, mais peut-être cette abstention nous permettra-t-elle de confirmer notre opinion qu\u2019il n\u2019existe pas encore de thérapeutique effiéace dans cette maladie.BIBLIOGRAPHIE Prof.I.Snapper.Maladies osseuses.Peter KErLEY.Recent Advances in Radiology.BraiLsrorp.Radiology of Bones. ANALYSES VILLARET, Maurice, JUSTIN-BESANCON, L., RUBENS-DUVAL, Alain, et BARBIER, P.Les troubles du métabolisme glu- cidique au cours des azotémies.(La fonction antitoxique du foie dans l\u2019urémie expérimentale).Annales de Médecine, 45 : 3 ; 161, 1939.Les études expérimentales et cliniques ont démontré, depuis quelques années, qu\u2019il existait des troubles du métabolisme glucidique au cours des azotémies.Les notions acquises peuvent se résumer ainsi : 1° Hyperglycémie au début de l\u2019urémie, retour progressif à normale, puis fléchissement assez rapide de la glycémie qui tombe assez souvent au-dessous du taux normal ; 2° Le sucre protéidique qui « représente la forme circulante des réserves protéido-glucidiques tissulaires » s\u2019élève constamment au cours \u2018 de l\u2019urémie.Cette élévation est surtout considérable à la période terminale de l\u2019urémie, alors que la glycémie est basse.Ces variations de la glycémie libre et de la glycémie protéidique coincident avec une diminution rapide et très marquée de toutes les réserves glucidiques.L\u2019hyperglycémie initiale de l\u2019urémie s\u2019explique par ce fait que, au début, l\u2019intoxication azotée provoque une hypertrophie et une congestion du foie relevant d\u2019une suractivité fonctionnelle de la glande.Plus les réserves glucidiques sont abondantes, plus l\u2019hvperglycémie sera durable.À la longue, l\u2019intoxication azotée détermine une dégénérescence du foie.L\u2019insuffisance hépatique s\u2019installe peu à peu ; et, le foie ne pou- 46 LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 vant plus assurer la resynthèse du glycogène et du glucose, les réserves glycogéniques s\u2019épuisent et la glycémie libre s\u2019abaisse.On peut donc dire que les troubles de la glycémie observés au cours de l\u2019urémie sont en rapport avec la suractivité de la fonction antitoxique du foie.L\u2019élévation de la glycémie protéidique est provoquée par l\u2019exagération du processus protéidolytique et la mobilisation consécutive des réserves protéido-glucidiques des tissus.Le sucre protéidique s\u2019accumule constamment dans le sang.C\u2019est dans les néphrites chroniques que ces troubles de la glycémie ont surtout été observés.On note généralement une byperglycémie libre très modérée (1 gr.209%, à 1 gr.60% 0) sans glucosurie et une hyperglycémie protéidique variable (de 1 gr.20%, a 2 grs et plus).Dans les néphrites aigués et certaines hépato-néphrites, on voit une élévation rapide et importante de la glycémie libre et de la glycémie protéidique avec retour au taux normal lorsque l\u2019azotémie redevient normale.Cette hyperglycémie s\u2019observe aussi au cours de l\u2019hypertension artérielle et de la néphrose lipoïdique.Dans les azotémies extra-rénales (choc traumatique, maladie postopératoire, brûlures étendues) on a constaté les mêmes troubles des lucides.i 8 Henri MArcoux.René-Maurice TECON (Lausanne).Les hyperbilirubinémies héréditaires : la Cholémie familiale et l\u2019ictère hémolytique.Archives des Maladies de l\u2019Appareil Digestif et des Maladies de la Nutrition, tome 28, n° 6, (juin) 1938, page 567.Dans la première partie de son article l\u2019auteur passe en revue les conceptions des divers auteurs sur la question : les uns, unicistes, ne font pas de distinction nette entre la cholémie familiale et l\u2019ictère hémolytique, il s\u2019agit d\u2019un vaste syndrome où 1l existe des groupes et des espèces entre lesquelles 11 n\u2019y a que des variations symptomatologiques ; les autres, d\u2019opinion hésitante, restent dans l\u2019incertitude de savoir si Québec, janvier 1941 LAVAL MÉDICAL 47 les deux groupes d\u2019exemples cliniques peuvent être considérés comme des variétés quantitatives d\u2019un seul et même état pathologique ou bien s\u2019il s\u2019agit de deux états essentiellement différents ; enfin, les derniers, les dualistes, établissent une distinction nette entre l\u2019ictère hémolytique héréditaire et la cholémie familiale.Cette dernière opinion est adoptée par l\u2019auteur.Les modalités thermiques, les variations du volume du fore et de la rate, les réactions cutanées, la composition des urines, l\u2019analyse des selles, l\u2019étude du sérum sanguin, de la fragilité globulaire, le taux de la cholestérinémie, les caractères hématologiques, les examens anatomo-pathologiques, etc., ne semblent pas fournir de données suff- santes pour établir nettement le diagnostic différentiel.L\u2019évolution de la maladie, les renseignements familiaux, les antécédents personnels ont beaucoup plus d\u2019importance.Ces deux maladies ayant un caractère familial, on doit trouver chez les ascendants et des descendants une maladie de même type ; c\u2019est sur ce point qu\u2019est basé le diagnostic différentiel.Le pronostic n\u2019est pas le même dans les deux affections : assez favorable chez le cholémique familial qui n\u2019aura pas à craindre les déglobulisations brutales ; il est plus réservé chez l\u2019ictérique hémolytique qui est exposé aux crises de cholélithiases et à l\u2019anémie grave entraînant une déchéance profonde de l\u2019organisme.Chez le cholémique familial le thérapeutique se réduira à l\u2019édiction d\u2019un régime diététique approprié et à l\u2019administration de cholagogues et des cholérétiques laxatifs.Chez l\u2019ictérique hémolytique les préparations de foie, de fer, d\u2019arsénic sont à peu près dénuées d\u2019efficacité ; jusqu\u2019à date, seule la splénectomie a pu donner certamns effets.Peut-être la radiothérapie sera-t-elle aussi efficace et moins dangereuse, ainsi qu\u2019en témoignent quelques résultats ?Honoré NADEAU.A.GRIMBERG.La Transfusion continue, goutte à goutte.Presse Médicale : 76, (11 octobre), 1939, p.1399.La transfusion continue, goutte à goutte, est une opération par laquelle on introduit dans le courant sanguin du malade une masse considérable de sang (plus de 6 litres) avec une lenteur extrême (100 c.c.à l\u2019heure). LAVAL MÉDICAL Québec, janvier 1941 Le but de la transfusion continue est de relever le taux de l\u2019hémoglobine au voisinage de la normale chez le malade anémié.Les transfusions de 500 c.c.telles que pratiquées actuellement sont totalement insuffisantes ; elles n\u2019élèvent le taux d\u2019hémoglobine que de 9 à 10 pour 100.Le sang représente 1/11 du poids du corps.Ainsi un sujet pesant 66 kg., ayant donc 6 litres de sang, si son hémoglobine est à 25%, la transfusion devra comporter 4 litres 5 de sang et devra être faite en 45 heures.Pour un bébé de 3,500 kg., 45 c.c.de sang équivalent à une transfusion de 1 litre chez un adulte.Pour certains auteurs la transfusion lente s\u2019applique seulement au traitement de l\u2019anémie de quelque nature qu\u2019elle soit.L\u2019application de cette méthode aux patients présentant un taux d\u2019hémoglobine normal pourrait être dangereuse.D\u2019autres l\u2019ont employée avec succès chez de grands brûlés polyglobuliques.Cette technique offre une sécurité absolue et peut être employée avec avantage chez les malades présentant des réactions post-transfusionnelles.La cueillette et la conservation du sang sont les mêmes que dans la transfusion ordinaire.Le débit de la transfusion goutte à goutte doit être d\u2019environ 100 c.c.à l\u2019heure.Au cours de la transfusion le sang doit être maintenu à une température voisine de celle du corps ; 1l doit être agité continuellement afin de maintenir la suspension des globules (envoi au fond du récipient de bulles d\u2019oxygène qui ont l\u2019avantage d\u2019oxygéner le sang avant son injection) ; de plus, 1l doit être filtré (toile métallique) pour retenir les caillots qui auraient pu se former au cours de la cueillette.Comme anticoagulants on peut employer soit le sérum H.T., soit le citrate de soude (3%), soit l\u2019héparine.Cette dernière substance se montre supérieure au citrate de soude ; elle provoque de la polynucléose et conserve l\u2019alexine rapidement détruite par le citrate de soude ; de plus, elle peut être injectée en assez grande quantité sans aucun inconvénient.En terminant les auteurs insistent sur les effets merveilleux de la transfusion goutte à goutte, spécialement chez les malades déficients.Honoré NADEAU. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 "]
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