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Titre :
Laval médical
Éditeur :
  • Québec :Faculté de médecine, Université Laval,1936-1971
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec
  • Successeur :
  • Vie médicale au Canada français
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Laval médical, 1943-04, Collections de BAnQ.

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[" No 4 AvriL 1943 Vor.8 LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Rédaction et Administration DE MÉDECINE FACULTÉ UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC CONSTIPATION Les trois Valdines peuvent être considérées comme l\u2019aide mécanique idéal.Ne créent pas d\u2019accoutumance.Absorbent 1 l\u2019eau et passent par l\u2019intestin comme une substance gélatineuse.Agissent par leur puissance d\u2019expansion et glissent facile- \u2018 ment dans le tube digestif auquel ils restaurent son mouvement physiologique.Granulés aromatisés.1 1 VALDINE.+.VALOR No 959 VALDINE.vaior Ne 253 AVEC CASCARA VALDINE By .vAior Ne 254 USINES CHIMIQUES DU CANADA, Inc.1338 est, rue Lagauchetière, - 87 Station C., Montréal. LAVAL MÉDICAL AVRIL 1943 N° 4 VOL.8 COMMUNICATIONS OSSIFICATION PLURICENTRIQUE par A.-R.POTVIN Chef de Service à l\u2019Hôtel-Dieu et R.LESSARD Assistant bénévole à l\u2019Hôtel-Dieu Ce que nous vous présentons aujourd\u2019hui n\u2019est qu\u2019un aperçu fragmentaire d\u2019une question beaucoup plus vaste, puisqu\u2019elle a trait à toute l\u2019ossification, à ses modalités normales et pathologiques, à ses lois et à ses anomalies.Aussi le titre de cette communication paraîtra trop extensif, car il débcrde largement les observations publiées.Cependant, les cas exposés ont leur place dans une vue d\u2019ensemble et devront, log1- quement, s\u2019intégrer dans une synthèse de tous les aspects de la question.Les observations et les radiographies présentées ne se rapportent u\u2019à la rotule et illustrent comment un vice d\u2019ossification peut entraîner q p une fragmentation permanente de ce sésamoïde ; la rotule, chacun le 2) 282 Lavar.MépricaL Avril 1943 Ng, Quelques types de rotules multipartites.sait, n\u2019est autre chose qu\u2019un volumineux sésamoide développé sur le trajet d\u2019un tendon.On désigne sous le nom de rotule bi-, tri- ou multipartite celle dont une embryogenèse troublée a empêché la fusion des noyaux primitifs d\u2019ossification.C\u2019est une affection qu\u2019on dit très rare ; la littérature radiologique n\u2019en rapporte que des cas 1solés et elle insiste toujours sur Avril 1943 Lavar MegbicaL - 283 l\u2019occurrence exceptionnelle de cette anomalie.Il semble donc que le hasard ait tenu à bien nous servir, puisque, en moins de deux ans, il nous a permis d\u2019observer une série de cinq cas typiques qui font l\u2019objet de cette communication.Mais la rareté ou l\u2019étrangeté d\u2019une lésion n\u2019est pas nécessairement un gage d\u2019intérêt ni un critère de son importance.Aussi bien, est-ce dans un but pratique que nous vous présentons ces observations et ces radiographies.Elles démontrent que la multipartition de la rotule exige un diagnostic différentiel prudent car elle peut facilement simuler une lésion traumatique : en fait, on l\u2019a quelquefois confondue avec une fracture.Une grande circonspection s\u2019imposera donc à l\u2019expert radiologiste ou médico-chirurgical quand 1l devra appuyer de son opinion et de son autorité un tel diagnostic.Il se gardera de charger à l\u2019Assurance ou à la Commission des accidents de travail ce qui doit être mis au compte d\u2019une anomalie congénitale ; mais, d\u2019autre part, sachant qu\u2019une rotule déjà multipartite peut fort bien se fracturer, 1l veillera à ce que son interprétation et son rapport soient équitables et même généreux pour l\u2019accidenté.Les radiographies que nous vous présentons illustrent bien l\u2019une et l\u2019autre de ces alternatives.(Les auteurs présentent les radiographies de cinq patients dont quatre accidentés et un «rhumatisant ».Chacun d\u2019eux avait une bi- ou multipartition des deux rotules ; dans chaque cas, la fragmentation siégeait dans la région supéro-externe.Tous ces accidentés avaient subi un traumatisme plus ou moins important du genou ; l\u2019un d\u2019eux présentait, en plus de la segmentation congénitale, un trait de fracture sur l\u2019un des segments.) Ces exemples de multipartition rotulienne ne sont qu\u2019un cas par- ticuljer et local d\u2019un processus anormal d\u2019ostéogenèse qui touche parfois d\u2019autres parties du squelette.Il existe souvent, à côté du foyer principal d\u2019ossification, des noyaux accessoires que leur fusion avec le premier fera disparaître ; par exception, comme dans les cas précités, ils en restent indépendants.Ainsi l\u2019olécrâne, homologue de la rotule, est quelquefois fragmenté ; ainsi encore, les scaphoïdes et cuboïdes accessoires si fréquents dans le tarse, les os surnuméraires du crâne (os 284 LLavar MEDicAL Avril 1943 wormiens, os épactal) etc., relèvent de la même embryogenèse plus ou moins troublée.Les opinions sont partagées quant à la pathogénie de cette affection.On a d\u2019abord incriminé une forme d\u2019ostéochondrite survenant durant la période de développement, par analogie avec ce qu\u2019on observe dans la maladie d\u2019Osgood-Schlatter (ostéochondrite du tubercule de Gerdy), dans la maladie de Legg-Calvé (à l\u2019extrémité inférieure du fémur), dans l\u2019apophysite du calcanéum et dans toutes les épiphysites dites de croissance.D\u2019aucuns n\u2019admettent plus cette explication car les signes radic- logiques d\u2019ostéochondrite ne se rencontrent pas dans la rotule bi- ou multipartite : le défaut de soudure des noyaux rotuliens serait plutôt la séquelle d\u2019une nécrose aseptique conditionnée par l\u2019insuffisance de leur nutrition.Certains croient qu\u2019il y a tout simplement un manque d\u2019union accidentel entre les centres d\u2019ossification.La fragmentation siège à peu près toujours dans la même région, i.e.dans la moitié supéro-externe.Cette anomalie congénitale se caractérise encore par sa bilatéralité presque constante.Il y a même lieu de soup- çonner une hérédité familiale.Ce sont là des considérations qu\u2019il serait intéressant de développer mais elles seraient mieux à leur place dans une revue d\u2019ensemble.Si paradoxal que cela paraisse, le squelette est un système on ne peut plus malléable et plastique, au sens embryologique, histologique et anatomo-pathologique.C\u2019est cette: grande variabilité qui explique ses nombreuses déformations et anomalies, héréditaires ou non, dont la terminologie multiple cache, au fond, une grande uniformité de pathogénie.Pour le moment, les observations que nous venons de présenter autorisent, croyons-nous, les conclusions suivantes : 1) Rareté toute relative des rotules bi- ou multipartites : Si les cas rapportés jusqu\u2019ici dans la littérature sont peu nombreux, ils le sont peut-être davantage dans la réalité.Ce sont surtout les traumatisés du genou qui nous fournissent ces observations.Celles que nous avons colligées en deux ans montrent bien que cette anomalie I > \u2019 : , n\u2019est pas, comme on l\u2019a prétendu, rarissime. 0) Avril 1943 Lavar MEpicaL 285 2) Localisation presque constante de l\u2019anomalie dans le quadrant supéro-externe : Sur toutes nos radiographies, et sur celles déjà publiées, les fragments sont situés dans le quadrant supéro-externe.I! serait intéressant de rattacher cette localisation aux lois de la morphogenèse ; les anatomistes pourraient, sans doute, nous éclairer sur l\u2019action de certains facteurs mécaniques qui jouent dans le développement et la configuration de la rotule, du tendon et de ses expansions aponévrotiques, comme ils agissent dans la morphogenèse des autres pièces squelettiques.3) Variabilité de la figuration radiologique : Tantôt on rencontre un noyau unique, tantôt plusieurs nodules ; l\u2019anomalie ne consiste parfois qu\u2019en un simple méplat (image d\u2019émargina- tion de Todd et McCally).On rencontre beaucoup plus rarement soit une fissure verticale de la rotule, soit une rotule en « U » avec un petit fragment entre les branches, ce que les Américains appellent a dougbnut patella, soit encore un noyau non soudé à la pointe.4) Coexistence possible de fracture et de fragmentation congénitale : C\u2019est là l\u2019aspect le plus pratique de la question, car il faut faire la part de l\u2019anomalie congénitale et de celle du traumatisme.II serait injuste, vis-à-vis l\u2019Assurance ou la Commission des accidents de travail, de rapporter au traumatisme ce qui n\u2019est qu\u2019une simple anomalie.D\u2019autre part, l\u2019accidenté qui a subi un traumatisme suffisant peut fort bien présenter, à la radiographie, une rotule dont la fragmentation est à la fois congénitale et acquise.BIBLIOGRAPHIE Dr Alban KoxLer.Rœntgénologie : limites de l\u2019image normale et débuts de l\u2019image pathologique.Pp.189-190.Anomalie exceptionnelle de la rotule, p.194.Dédoublement de la rotule et accident de travail, p.90.Bulletin de radiologie médicale de France, 1932. 286 Lavar.MÉDICAL Avril 1943 ADAMS, J.D., et LEONARD, R.D.Developmental Anomaly of Patella Frequently Diagnosed as Fracture.Surg., Gynec.& Obst., 41 : 601-604, (novembre) 1925.AscHNER, Berta.Typical Hereditary Syndrome; Dystrophy of Nails, Congenital Defect of Patella and Congenital Defect of Head of Radius, J.A.M.A., 102 : 2017-2020, (16 juin) 1934.GEorcE, À.W., et LEONARD, R.D.A Congenital Anomaly of the Patella.Am.J.Rentgenol., 13 : 271-272, (mars) 1925.GEORGE, R.Bilateral Bipartite Patelle.Brit.J.Surg., 22 : 555-560, (janvier) 1935.GiLEs, R.G.Congenital Anomaly of Patella.Texas State J.Med., 23 : 731-732, (mars) 1928.Gray, H.Anatomy of Human Body.Philadelphia, Lea ¢r Febiger, Ed.21, 1924, p.256.GreeLEY, P.W.Multiple Ossification Centers of Patella.Am.J.Surg., 18 : 456-459, (décembre) 1932.HirTon, J.Lectures on Rest and Pain.Toronto, G.Bell & Sons, 5° Éd., 1930, pp.446-448, Kinc, E.S.J.Localized Rarefying Conditions of Bones.Baltimore, Wm.Wood ¢7 Co., 1935, pp.245-249, Jones, H.C.et Heprick, D.W.Rœntgenology and Clinical Consideration.Radiology, 38 : pp.30-34, (janvier) 1942. LES PARASITOSES INTESTINALES par Henri MARCOUX Chef de Laboratoire à l\u2019Hôtel-Dieu Au cours des quatre dernières années, je me suis efforcé de signaler la présence de parasites intestinaux dans les matières fécales des malades hospitalisés à l\u2019Hôtel-Dieu et pour lesquels on demandait un examen coprologique en raison, la plupart du temps, de troubles gastro-intestinaux ou de signes généraux faisant penser à une helminthiase.Quatre cent cinquante-neuf malades ont eu un examen coprologique du premier mars 1939 au premier janvier 1943.Les parasites trouvés chez cent dix-neuf d\u2019entre eux me permettent de présenter une statistique qui n'a pas d\u2019autre prétention que d\u2019offrir un aspect absolument local de la question.II ne s\u2019agit, en effet, que d\u2019un certain nombre d\u2019une catégorie spéciale de malades fréquentant notre hôpital.C\u2019est avec cette réserve importante que Je vous fais part de mes constatations, et pour vous indiquer, aussi, que l\u2019analyse coprologique peut, dans certains cas, aider à soulager les malades qui se plaignent de troubles gastro- intestinaux.Les recherches parasitologiques ne doivent pas faire délaisser les analyses bactériologiques.Il est bien évident, d\u2019après les travaux du Dr Morin et de bien d\u2019autres, que les syndromes dysentériformes ont, très souvent, une origine microbienne bien établie et qui n\u2019est rendue 288 LavaL MÉDICAL Avril 1943 manifeste que par les ensemencements sur des milieux de culture sensibles et très ségrégatifs comme ceux que l\u2019on emploie depuis quelques années.L'association de la bactériologie et de la parasitologie fournit certainement la méthode idéale pour l\u2019étude des syndromes intestinaux.Je me suis surtout attaché à explorer le côté parasitologique de ces maladies.Voici un résumé des résultats que m\u2019ont fournis mes recherches microscopiques : Cas examinés.1112111101 1011000 459 Casparasités.119 Pourcentage d\u2019infestation.25.9 Nom du parasite Malades Pour-cent Spirilles.0 LL LL LL La LA LL 34 7.4 RHIzoPODESs : Entameba dysenterie.1 0.2 Entameeba coli.LL LL LL 45 9.8 Endolimax nana.2 0.4 Amibes dont le nom n\u2019a pas été déterminé.\u2026.2 0.4 FLAGELLÉS : Enteromonas bominis.1.122111 1 10 LL 2 0.4 Chilomastix mesntlt.LL LL LL LL LL 2 0.4 Trichomonas intestinalis.1 0.2 Giardia intestinalis.La LL 24 5.2 PLATHELMINTHES : Diphbyllobothrium latum.LL LL { 0.2 NEMATHELMINTHES : Ascaris lumbricotdes.LL 1 0.2 Enterobius vermicularis.111202211110 LL LL LL LL 2 0.4 BLASTOSPORÉS : Blastocystis bomints.ALL aa LL 35 7.6 Il est indiscutable que le fait de trouver des parasites animaux ou végétaux dans les matières fécales n\u2019indique pas, à coup sûr, l\u2019étiologie d\u2019une côlite.Les parasites, et ceux-là même qui ont une action pathogène admise de tout le monde, ne sont pas forcément responsables de tous les troubles et de toutes les lésions que l\u2019on observe dans un intestin qu\u2019ils Avril 1943 LavaL MEpicaL 289 habitent.Le Blastocystis hominis et UEntameeba coli, par exemple, n\u2019ont pas la réputation d\u2019être une cause directe d\u2019inflammation pour la muqueuse intestinale ; mais leur pullulation dans le tube digestif peut entretenir ou prolonger une irritation de la cellule intestinale relevant d\u2019un autre facteur étiologique.Ils sont, dit Goiffon, des « témoins » de la côlite.J\u2019ajouterai que, dans de nombreux cas, le Blastocystis et l\u2019Entamæba coli peuvent faire soupçonner l\u2019existence d\u2019autres parasites dont 1ls ne sont, si l\u2019on peut s\u2019exprimer ainsi, que les compagnons.On n\u2019aura, pour se convaincre de ce que je viens de dire, qu\u2019à lire les résumés d\u2019observations que je présente plus loin.D\u2019autres parasites, tels le Trichomonas intestinalis et le Chilomastix, ont une action très discutable, très discutée et, aussi, je le pense, très variable.Le moins qu\u2019ils peuvent faire, c\u2019est d\u2019entretenir la lésion intestinale.Il faut donc s\u2019efforcer d\u2019en débarrasser les gens si l\u2019on ne veut pas voir s\u2019installer des affections entériques chroniques.Un protozoaire pathogène dans au moins dix pour cent des cas (E.Brumpt) semble s°\u2019être installé dans presque tous les comtés de la province de Québec.Je veux parler du Giardia intestinalis.On s\u2019est longtemps demandé quel rôle il pouvait jouer dans l\u2019intestin.On sait qu\u2019il se transmet par les eaux et les mains souillées.Ce n\u2019est que depuis l\u2019introduction dans la thérapeutique de l\u2019atrabine que l\u2019on connaît assez bien les symptômes qui relèvent de la giardiose intestinale.Ces signes sont, d\u2019après Nutter, Rodaniche et Palmer, la diarrhée, la fatigue et l\u2019asthénie, les douleurs abdominales avec flatulence, l\u2019insomnie, les étourdissements, la nervosité et l\u2019amaigrissement.J\u2019ai retrouvé tous ces malaises chez nos malades.Quand on fait rechercher le Giardia dans les matières fécales il ne faut pas oublier qu\u2019il peut disparaître des matières pendant les phases négatives de son infestation (7 à 10 Jours) pour se réfugier dans les glandes intestinales ou la vésicule biliaire.Le Giardia intestinalis créant, où il s\u2019installe, de nombreux foyers de contamination, 1l importe de le dépister chez les malades et dans leur entourage.J\u2019al résumé, pour tous ceux que les parasitoses intéressent, les principaux points des observations de nos malades.Leur esprit critique pourra certainement y trouver matière à méditation. 290 Lavar.MÉDicaL Avril 1943 Nos .Parasites des dos- Résidence Motif de consultation dans les siers (comté) matières fécales 12153 Portneuf.Douleurs dans le bas-ventre,| Entamæba coli troubles digestifs: vomisse-| Blastocystis bominis.ments, inappétence.Constipation chronique.R.C.Entamæba coli.10401 Ville de Québec.| Douleurs abdominales, mœlena,| Entamæba coli.amaigrissement, diarrhée.Épi- thélioma du rectum.14522 Bellechasse.Vomissements, débâcles diar-| Entamæba coli.rhéiques, douleurs abdominales violentes.Recto-cblite purulente.15939 Arthabaska.Étourdissements, lassitude, di-| Entamæba coli.arrhée, depuis 6 ans.Une ap-| Blastocyctis bominis.pendicectomie n\u2019apporta aucun soulagement à ses malaises.Très nombreux Grardia intestinalis dans le liquide duodénal.13549 Lotbiniére.Douleurs abdominales, consti-| Entamæba coli.pation chronique, amaigrissement.D.G.Ville de Québec.Entamæba coli.14666 Kamouraska.| Asthénie, douleurs lombaires et| Entamæba coli.abdominales.L.F.Ville de Québec.| Constipation opiniâtre.Entamæba coli.14836 Montmagny.| Douleurs abdominales, vomisse-| Entamæba coli.ments, anorexie, diarrhée.19113 Ville de Québec.| Asthénie.Entamæba coli.Spirilles.5983 Stanstead.\u2026.Douleur abdominale, nervosité,| Entamæba coli.constipation.1647 Ville de Québec.| Constipation.Entamæba coli.21393 Abitibi.Constipation et diarrhée.Dou-| Entamæba coli.leurs dans la fosse iliaque droite.Troubles digestifs.G.I.Ville de Québec.| Enfant de 5 ans.Coliques.Entamæba coli.18552 Lotbinière.Gastralgie, vomissements, trou-| Entamæba coli.bles intestinaux. Avril 1943 Lavar MÉDICAL 291 Nos .Parasites des dos- Résidence Motif de consultation dans les sters (comte) matières fécales 21368 Rimouski.Troubles digestifs.Diarrhée et| Entamæba coli.constipation.Entéro-côlite muco-membraneuse.C.A.Ville de Lévis.| Troubles intestinaux.Entamæba coli.Ciardia intestinalis.23538 Portneuf.| Asthénie, paleur.Entamæba coli.Giardia intestinalis.19944 Portneuf.Prurit anal depuis 20 ans.Entameba coli.Giardia intestinalis.M.B.Ville de Québec.{ Diarrhée, douleur cacale.Entamæba coli.Spirilles.25013 Rivière-du-Loup.| Céphalée, prurit.Enterobius| Entameba colt.vermicularis.21531 Dorchester.Diarrhée, douleurs abdominales| Entamæba coli.Spirilles.20285 Bellechasse.Diarrhée depuis 8 ans.Entamæba coli.20519 Lotbiniére.\u2026.État grippal, amaigrissement,| Entamæba coli.asthénie.24632 Portneuf.Douleurs abdominales (ulcère| Entamæba coli.duodénal).19684 Portneuf.| Douleurs épigastriques, depuis| Entamæba ccli.20 ans.Nausées, vomissements.Ascaridiose.30265 l\u2019Islet.\u2026.Urticaire et prurit.Entamæba coli.M.S.D.| Ville de Québec.| Entérite.Entamæba coli.2344 Beauce.Vomissements, diarrhée.Entamæba coli.29403 Nouveau- Brunswick.| Prurigo chronique.Dyspepsie.Entamæba coli.Blastocystis bominis.Spirilles.27917 Bellechasse.Entamæba coli.42617 Mégantic.\u2026.Constipation, dyspepsie, Entameba coli.asthénie.Blastocystis bominis.43523 l\u2019Islet.Constipation opiniâtre.Entamæba coli.Spirilles. minales diffuses.Nausées et vomissements.Enterobius ver- micularis.292 LavaL MÉDICAL Avril 1943 Nos .Parasites des dos- Résidence Motif de consultation dans les siers (comté) matières fécales 8183 Portneuf.Diarrhée.Entamæba coli.40335 Portneuf.Douleurs abdominales persis-| Entamæba coli.tant après appendicectomie.38994 Beauce.Prurit anal.Troubles digestifs.| Entamæba coli.Blastocystis hominis.41831 Gaspé-nord.Blastocystis bominis.41252 Ville de Québec.| Diarrhée, depuis 3 mois.Blastocystis bominis.Spirilles.6823 Portneuf.Côlite.Blastocystis bominis.42019 Saguenay.Douleurs abdominales.Spirilles.D.J.Dorchester.Entamæba coli.52577 L'lslet.Troubles digestifs vagues.Entamæba coli.S.M.Ville de Québec.Entamæba coli.S.M.A.| Charlevoix.Troubles intestinaux.Entamæba coli.L.G.Beauce.Entamæba coli.Spirilles.10038 Montmorency.| Diarrhée.Douleurs abdomi-| Blastocystis bominis.nales.11915 Lotbinière.Douleurs intestinales, mucus| Blastocystis bominis.sur matiéres fécales, constipation.9501 L'lslet.Tenia.Blastocystis bominis.10462 Lotbiniére.Alternatives de constipation et| Blastocystis hominis.de diarrhée.Vomissements, céphalée.8279 Ville de Québec.| Entéro-côlite.Appendicite chro-| Blastocystis bominis.nique.F.M.Ville de Québec.Blastocystis bominzs.6610 Charlevoix.Pâleur et fatigue.Blastocystis hominis.10750 Dorchester.Douleurs abdominales.Crises|{ Blastocystis hominis.de diarrhée.13958 Mégantic.Constipation.Douleurs abdo-| Blastocystis bomimis.Entamæba coli.Spirilles. Avril 1943 LavAa\u2026 MÉpicaL 293 Nos .| Parasites des dos- Résidence Motif de consultation dans les siers (comté) matières fécales 17443 Québec.Troubles digestifs.Asthénie,| Blastocystis hominis.constipation.14881 Beauce.Douleurs dans le flanc gauche.| Blastocystis bominis.Vomissements, constipation| Trichomonas intestinalis.(méga-côlon).13340 Portneuf.Constipation.Colitc de fermen-| Blastocystis hominis.tation.M.B.S.Ville de Québec.| Entérite.Blastocystis hominis.Spirilles.17314 Bellechasse.Douleurs abdominales, alterna-| Blastocystis hominis.tives de constipation et de diarrhée, asthénie persistant malgré une appendicectomie.2229 Dorchester.Nausées, vomissements, nervo- Blastocystis hominis.sité, _ diarrhée, douleur épi-| Spirilles.gastrique.A.M.Ville de Québec.Blastocystis bominis.26131 Dorchester.Douleurs intestinales, diarrhée| Blastocystis bominis.profuse, fatigue.15071 Ville de Québec.Douleurs intestinales, nervo-| Blastocystis hominis.sité, asthénie.18546 Lotbiniére.Douleur au flanc droit.Aprés| Blastocystis bominis.appendicectomie pour appen-| Giardia instestinalis.cidite chronique, la douleur| Spirilles.reparut plus forte dans tout l\u2019abdomen.Anorexie.27372 New Hampshire.| Diarrhée, amaigrissement, mæ-| Blastocystis bominis.lena, douleurs abdominales (n¢oplasme du cecum).29402 Nouveau- Brunswick.] Dyspepsic.Blastocystis hominis.Spirilles.D.F.Ville de Québec.| Entérite.Blastocystis bominis.Spirilles.49224 Beauce.Douleurs intestinales et diarrhée| Blastocystis hominis.persistant après cholécystec-| Giardia intestinalis tomie pour lithiase biliaire.(forme végétative).11183 Ville de Québec.Blastocystis bominis. 294 LavaL MéDpicaL Avril 1943 Nos .Parasites des dos- Résidence Motif de consultation dans les siers (comté) matières fécales 12852 Ville de Québec|.Asthénie et diarrhée.Blastocystis bominis.: Giardia intestinalis (kystes et formes végétatives).J.F.Ville de Québec.Blastocystis bominis.Spirilles.A.C.Ville de Québec.| Prurit anal.Blastocystis bominis.11887 Rivière-du-Loup.| Diarrhée et douleurs abdomi-| Enterobius vermicularis.nales.30224 Montmorency.| Prurit rectal.Enterobius vermicularis.R.I Ville de Québec.| Bébé souffrant de troubles in-| Giardia intestinalis.testinaux.9820 L\u2019Islet.Diarrhée.Péritonite tubercu-| Giardia intestinalis.leuse.19491 Gaspé-Nord.| Troubles digestifs.Douleurs in-| Giardia intestinalis.\u2019 testinales.17986 Saguenay.Fortes douleurs abdominales.Guardia intestinalis.D.E.Ville de Québec.| Diarrhée, pâleur, fatigue.Giardia intestinalis.17913 Champlain.Asthénie, étourdissements, in-| Giardia intestinalis.appétence, nausées, vomissements.52850 Charlevoix.Alternatives de constipation et| Giardia intestinalis.de diarrhée, depuis 3 ans.Entamæba coli.Spirilles.18439 Témiscouata.| Asthénie, alternatives de consti-| Giardia intestinalis.pation et de diarrhée, coliques.15840 Champlain.Vives \"douleurs abdominales.| Giardia intestinalis.Nausées.18139 Ville de Québec.| Diarrhée, depuis 5 ans.Dou-| Giardia intestinalis.leurs abdominales, nervosité, dermatose.9713 Bellechasse.Douleur vésiculaire, vomisse-| G\u2018ardia intestinalis.ment.21735 Chicoutimi.Constipation et diarrhée.Dou-| Giardia intestinalis.leurs abdominales.Amaigrissement.22629 Ville de Québec.| Fatigue, inappétence, insomnie,| Giardia intestinalis.nervosité. Avril 1943 Lava\u2026 MÉDICAL 295 Nos _ Parasites des dos- Résidence Motif de consultation dans les siers (comté) matières fécales 21318 Frontenac.Alternatives dc constipation et| Giardia intestinalis.de diarrhée.Amaigrissement.| Spirilles.Mucus sur matières fécales.30108 Témiscouata\u2026.| Troubles digestifs, flatulence,| Giardia intestinalis.constipation.Persistance des troubles, malgré une appendicectomie.32418 Dorchester.Troubles digestifs et constipa-| Giardia intestinalis.tion, depuis 20 ans.8054 Ville de Québec.| Troubles digestifs.Giardia intestinalis.15350 Lotbinière.Diarrhée rebelle, depuis 20 ans.Spirilles.O.A.Ville de Québec.| Diarrhée.Spirilles.S.L.Ville de Québec.| Entéro-côlite.Spirilles.21729 Mégantic.\u2026.Fortes coliques suivies de vo-| Spirilles.missements et de débâcles diarrhéiques.21204 Montmorency.| Alternatives de diarrhée et de| Spirilles.constipation.23058 Bellechasse.Amaigrissement et diarrhée) Spirilles.(néoplasme du côlon).23232 L\u2019Islet.Diarrhée.Faiblesse générale| Spirilles.(péritonite tuberculeuse).19361 Kamouraska.| Asthénie.Troubles digestifs.| Spirilles.: Douleur vésiculaire.28132 Kamouraska.} Douleur épigastrique continue.| Spirilles.26853 Portneuf.Douleur au flanc droit.Cé-| Spirilles.phalée : insomnie (insuffisance hépatique).28584 Montmagny.| Troubles intestinaux, depuis 15| Spirilles.ans.Grande nervosité.R.J.M.Ville de Québec Diarrhée.Endolimax nana.4753 Beauce.Gastralgie.Alternatives de| Endolimax nana.constipation et de diarrhée.12883 Ville de Québec.| Diarrhée, amaigrissement.Chilomastix mesnili.21228 Ville de Québec.| Erythrodermie.Prurit anal.Enteromonas bominis. 296 LAvAL MÉDICAL Avril 1943 Nos - ; | Parasites des dos- Résidence Motif de consultation dans les siers (comté) matières fécales 20095 Portneuf.Diarrhée tenace, depuis 6 mois.| Ascaris lumbricoides.27658 Charlevoix.Diarrhée.'Amaigrissement.| Entamæba dysenteriæ.Mucus, pus, sang dans matières fécales.7390 LacSaint-Jean.| Diarrhée, étourdissements, poly-| Dipbyllobothrium phagie.latum.B.J.Charlevoix.Constipation.Spirilles.Montmagny.| Spirilles.A.C.Ville de Québec.| Pruritanal.Blastocystis bominis.Pour compléter mon exposé, j\u2019al réparti, suivant leur comté d\u2019origine dans la province de Québec, tous les porteurs de parasites intestinaux que J'ai trouvés parmi les malades de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Je ne veux pas laisser l\u2019impression d\u2019avoir fait une enquête parasi- tologique dans notre province, car je sais bien tout ce que ces chiffres ont d\u2019artificiel, vu le nombre limité de mes explorations.On y voit cependant que la Grardia intestinalis se voit fréquemment dans nos régions québécoises puisqu\u2019on le rencontre dans la ville de Québec et dans dix-sept comtés.La dysentérie amibienne est tout à fait exceptionnelle et, suivant l\u2019opmmion des hygiénistes, d\u2019importation étrangère.Enfin, le Trichomonas intestinalis et le Chilomastix mesnili ne se voient que rarement et dans peu d\u2019endroits. Avril 1943 LavaL MEDICAL 297 REPARTITION ET FREQUENCE DES PARASITES INTESTINAUX CHEZ NOS MALADES RESIDANT DANS LA PROVINCE DE QUEBEC Nombre de cas de Comtcs Piaf ion Parasites parasites Abitibi.1 1h 14.2 Entamæba coli Arthabaska.Î th 33.Entamæba coli.Blastocystis bominis Giardia intestinalis.Bagot.0 Beauce 6 21 18.1 Entamæba coli 4h Blastocystis hominis Spirilles oo Trichomonas intestinalis Endolimax nana Giardia intestinalis.Bellechasse.6 3f 42.8 Entamæba coli 3h Blastocystis hominis Spirilles 2, Giardia intestinalis.Berthier.\u2026.0 Bonaventure.1 1h 33.3 Entameba coh Blastocystis bominis Giardia intestinalis.Champlain.3 1f 75 Entameba colt 2h Giardia intestinalis.Charlevoix.5 3f 33.Entameeba coli 2h Blastocystis hominis Spirilles 4 Giardia intestinalis Entamæba dysenteriæ.Chicoutimi.1 1 f 20.Giardia intestinalis.Compton.0 Cobte-nord .0 Deux-Montagnes.0 Dorchester.22 6 3f 27.2 Entamæba col 3h Blastocystis hominis Spirilles 2, Giardia intestinalis.(3) 298 Lava\u2026.MÉDicAL Avril 1943 RÉPARTITION ET FRÉQUENCE DES PARASITES INTESTINAUX CHEZ NOS MALADES RÉSIDANT DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC \u2014 Suite Nombre de cas d Comtés Pinto on Parasites examinés parasités Frontenac.6 5f 1 1f 16.6 Spirilles 1h Giardia intestinalis.Gaspé-nord.7 2f 2 2h 28.5 Blastocystis bominis 5h Giardia intestinalis.Kamouraska.12 6f 4 3f 33.3 Entamæba coli 6h 1h Sprrilles Amibes inconnues.Lac Saint-Jean.9 8f 1 1f 11.1 Diphyllobotbrium 1h latum Lévis.9 6f 1 1h 11.1 Entamæba coli 3h Giardia intestinalis.Llslet.14 8f 6 4f 42.8 Entamæba coli 6h 2h Blastocystis bominis Spirilles Giardia intestinalis.Lotbiniére.19 12 f 8 8f 42.1 Entamæba coli 7h Blastocvstis bominis Spirilles Giardia intestinalis.Matane.9 5f 0 4h Matapédia.5 2 f 0 3h Mégantic.13 9f 4 2f 30.7 Entamæba coli 4h 2h Blastocystis bominis Spirilles Giardia intestinalis.Montmagny.14 11f 4 4f 28.5 Entamæba coli 3h Enterobius vermicularis Spirilles.Montmorency.} 14 6f 3 1f 21.4 Blastocystis bominis 8h 2h Spirilles.Nicolet.1 1h| O \u2018 Portneuf.\u2026.50 30f 12 5f 24.Entamæba coli 20 h 7h Blastocystis bominis Spirilles Ascaris lumbricoides Giardia intestinalis. Avril 1943 Lava\u2026 MÉDicaL 299 RÉPARTITION ET FRÉQUENCE DES PARASITES INTESTINAUX CHEZ NOS MALADES RÉSIDANT DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC \u2014 Suite Nombre de cas %, de Comtés l\u2019infestation Parasites examinés parasites Ville de Québec.| 111 70 f 29 19f 26.1 Entamæba coli 41 h 10 h Blastocystis hominis Spirilles Giardia intestinalis Enterobius vermicularis Endolimax nana Chilomastix mesmili Enteromonas bominas.Québec (comté).| 11 6f 1 1h 9.Blastocystis bomints 5h Spirilles.Richmond.1 1f 0 Rimouski.8 5f 1 1 f 12.5 Entamæba coli.3h Rivière-du-Loup .5 2f 2 if 40.Entamæba coli 3h 1 h Enterobius vermicularis.Saguenay.5 2f 2 2h 40.Spirilles 3h Giardia intestinalis.Saint-Maurice.3 tf 0 2h Stanstead.1 1f 1 1f Entamæba coli.Témiscamingue.3 2 f 0 1h Témiscouata.7 4 f 2 2h 28.5 Giardia intestinalis.3h Wolfe.2 2f 0 BIBLIOGRAPHIE BRUMPT, EF.Précis de parasitologie.Masson et Cie, Paris, 1936.Gorrron, R.Manuelde coprologie clinique.Masson et Cie, Paris, 1935.Paul B.NuTtTER, Enio C.RopaNicHE, Walter Lincoln PALMER.Giardia Lamblia infection in man.J.A.M.A., 116 : 15 ; 1631, 1941.LANGERON, M., et RonDEAU pu Noyer.Coprologie microscopique.Masson et Cie, Paris, 1930.Marcoux, Henri.Utilité de l\u2019examen coprologique dans le dépistage des parasitoses intestinales.Laval Médical, 6 : 374, 1941. CANCER SUR TATOUAGE ET CANCER SUR CICATRICE DE VACCINATION ANTIVARIOLIQUE par Carlton AUGER Assistant au Laboratoire de l\u2019Hôtel-Dieu Le rôle joué par l\u2019irritation chronique dans l\u2019origine du cancer n\u2019exige plus de preuve aujourd\u2019hui.Depuis que Neve, de l\u2019hôpital de Kashmir, a signalé le cancer du Kangri et qu\u2019on a décrit le cancer du Kairo, au Japon, la chaleur, à doses irritatives et répétées, est reconnue comme le point de départ de certains épithéliomas cutanés.Deux cancers professionnels, observés en Angleterre, le cancer scrotal des ramonneurs, que Percival Pott décrivit le premier, et le Mules-spinner\u2019s cancer, des travailleurs du coton du Lancashire, qui ont beaucoup contribué à la découverte des produits carcinogénétiques utilisés dans le cancer expérimental, sont également des tumeurs malignes, qui se développent à la suite d\u2019irritation chronique, le premier par la suie et le second par l\u2019huile de graissage.J'aimerais signaler deux observations de cancer cutané, qui ont pris naissance au niveau de foyers d\u2019irritation chronique et qui montrent un certain intérêt par la nature un peu spéciale de l\u2019agent irritatif en cause. Avril 1943 Lava.MépicaL 301 PREMIÈRE OBSERVATION : CANCER SUR TATOUAGE (Observation clinique du Dr Guy Fortier, de l\u2019Hôtel-Dieu de Gaspé.) Un homme de 33 ans vient consulter pour une tumeur de la face antérieure de l\u2019avant-bras gauche.Cette tumeur, qui s\u2019est développée dans les derniers mois, sans aucune douleur, forme une masse de 3 x 2 cm., sans limites précises, située immédiatement sous l\u2019épiderme et semblant se continuer assez loin en profondeur.Au niveau de son avant- bras le malade présente un large tatouage bleu-noir, qu\u2019il s\u2019était fait faire à l\u2019âge de 16 ans, soit 17 ans auparavant, et dont les limites dépassent largement celles de la tumeur.La tumeur est enlevée par excision large en tissu sain.Examen bisto-pathologique (I.-A.P., de Québec : n° 21736) : La lésion est constituée par un sarcome situé au niveau du derme et du tissu adipeux hypodermique.En surface, la masse néoplasique arrive au contact du derme superficiel et du corps papillaire.L\u2019épiderme est atrophique à cet endroit.En profondeur, la tumeur est lobulée sur les trois quarts de sa surface et relativement bien limitée ; mais, entre ces lobules, elle envahit activement le tissu adipeux.Sur les bords, elle dissocie le derme voisin qui est scléreux.Le néoplasme est constitué par des cellules vaguement arrondies ou plus ou moins allongées et à limites très floues.Le protoplasme de ces cellules est clair et très peu abondant.Elles contiennent des noyaux parfois ronds, mais souvent anfractueux et allongés et qui présentent un réseau chromatinien très fin avec seulement, 1ci et là, quelques blocs plus marqués.Ces éléments, qui présentent de nombreuses figures de mitoses, mais surtout de mitonécroses, ne prennent aucune disposition particulière ; enchevêtrés, formant des plages plus denses dans la région profonde de la tumeur, ils sont plus lâches dans la moitié superficielle, où 1ls entourent des canaux sudoripares, des muscles érecteurs des poils, des petits vaisseaux et des bandes scléreuses dermiques intactes.Ici et là, Il y a quelques petits foyers de nécrose. Lavar MÉDicaL Avril 1943 Il s\u2019agit donc d\u2019un réticulo-sarcome assez typique.Le cytoplasme des cellules dela moitié superficielle de la tumeur contient, cependant, des grains de pigment noir foncé.Ce pigment, qui est très probablement de l\u2019encre de chine, apparaît sous forme de points ou de sphères parfaitement arrondies, soit encore sous forme de particules anguleuses présentant un aspect cristallin.Le volume de ces grains est très variable ; la majorité sont très ténus, mais il en existe de plus gros d\u2019un diamètre de 2et3u.Le plus souvent isolés, ces grains sont groupés ici et là en amas.Le tissu dermique scléreux de chaque côté de la tumeur contient également des grains pigmentés morphologiquement comparables à ceux rencontrés dans les cellules tumorales.Il en existe des amas entre les larges bandes de collagène à ce niveau ; mais la plus grande quantité est incluse dans le cytoplasme des cellules réticulo-endothéliales péri- vasculaires et dans les histiocytes dermiques.Dans ces cellules, ces grains de pigment sont souvent agglomérés en paquets amorphes.Cette disposition un peu particulière du pigment au niveau du derme est bien celle rencontrée dans les tatouages.La présence de pigment dans plusieurs cellules tumorales permet de leur attribuer un pouvoir phagocytaire, qui est une propriété reconnue des cellules du système réticulo-endothélial.D\u2019un autre côté, l\u2019aspect un peu particulier de ces éléments réticulaires, qui constituent la tumeur, leur forme allongée et leur disposition enchevêtrée rappellent singulièrement celui des éléments histiocytaires dermiques, qui, dans le cas présent, dans le voisinage de la tumeur, contiennent également du pigment.Il semble donc s\u2019agir d\u2019un réticulo-histio-sarcome développé aux dépens du tissu réticulo-endothélial dermique à la suite d\u2019une irritation chronique par des grains de tatouage.Évolution : Le malade avait été opéré en 1938.Après l\u2019excision large de la tumeur, on ne fit aucun autre traitement.La guérison locale s\u2019est faite facilement.Nous avons appris tout dernièrement qu\u2019il se portait très bien, ne montrant ni récidive, ni métastase après quatre ans. Avril 1943 LAavaL MEDICAL | 303 \u2018Considérations : Les tatouages sont très fréquents, surtout dans certains nidieux.Les pigments les plus divers sont introduits dans ce but sous l\u2019épiderme.L\u2019encre de chine, le charbon, le noir d\u2019ivoire, le noir de fumée, là poudre à canon, le bleu de Prusse, et l\u2019azur de blanchisseuse servent à produire des couleurs variant du noir au bleu suivant la dilution employée et la profondeur à laquelle 1ls sont introduits.Ces particules pigmentées sont retrouvées, même après cinquante ans, dans le derme superficiel.L\u2019indigo, le carmin, le bleu de méthyléne, le vermillon, le cinabre, la brique pilée et la gomme goutte peuvent produire toute la gamme des couleurs bleue et rouge.Cependant, les tatouages qui en résultent sont généralement peu durables.Les tatouages donnent rarement naissance à des formations tumorales.La littérature médicale ne contient que des observations de tumeurs chéloïdiennes.Aussi la formation de chéloïdes sur des tatouages est peu fréquente, même chez des personnes qui présentent une certaine prédisposition au développement de ces tumeurs.Les nègres du Congo en sont un exemple (1 et 2).Ces noirs, qui développent facilement des chéloïdes immenses sur une petite cicatrice, portent impunément des tatouages très étendus.Le tatouage, même chez ces peuples, est rarement la cause du développement d\u2019une tumeur ; aussi, toutes celles qu\u2019on a décrit sont des chéloïdes.Müller (3) a rapporté un cas, dont 1l n\u2019avait pas retrouvé d\u2019exemple dans la littérature, de petites tumeurs chéloïdiennes multiples accompagnées d\u2019une réaction lymphocytaire survenues au niveau d\u2019un tatouage.Ces petites chéloïdes,d\u2019unaspectun peu particulier,seseraient développées autour de grains rouges de cinabre, tandis que les grains noirs du mème tatouage n\u2019auraient donné lieu à aucune réaction.Ce fait indique peut- être que le cinabre, en plus d\u2019être un simple irritant mécanique, serait doué d\u2019un certain pouvoir toxique.La tumeur développée à l\u2019endroit d\u2019un tatouage chez notre malade est, sans aucun doute, une tumeur maligne.Il est vrai qu\u2019il n\u2019a présenté ni récidive locale, ni métastase.Mais l\u2019aspect cytologique et le caractère infiltrant de la lésion en font un réticulo-histio-sarcome typique.Cette observation constitue un cas unique, dont nous n\u2019avons pas pu trouver d\u2019exemple dans la littérature médicale. 304 Lavar MépicaL Avril 1943 DEUXIÈME OBSERVATION : CANCER SUR CICATRICE DE VACCINATION ANTIVARIOLIQUE (Observation clinique du Service de chirurgie du Dr C.Vézina, Hôtel-Dieu de Québec.) Un cultivateur irlandais, de 64 ans, est admis à l\u2019Hôtel-Dieu, en Juin 1940, pour une hernie inguinale gauche étranglée et un hydrocèle du côté droit.À l\u2019examen physique, on découvre, en plus, une large ulcération de 3 x 4 cm.à la face externe de son bras gauche.Cette ulcération présente un fond mamelonné, rouge chair, et repose sur une base indurée.Les bords sont trés bourgeonnants.Ici et là, il y a des petites plaques de tissu nécrotique.L\u2019examen ne révéle aucune adénopathie décelable.Le malade raconte qu\u2019il y a au delà de 30 ans, lors d\u2019un passage à frontière américaine, il fut vacciné contre la variole.A l\u2019endroit de la vaccination, 1l se développa une petite plaie ulcéreuse, qui ne montra aucune tendance à guérir.Pendant 20 ans, sans qu\u2019il en fut beaucoup gêné, le malade présenta, à son bras gauche, une petite plaie suintante, qui, parfois, était recouverte passagèrement de quelques petites croûtes.Au cours des 7 ou 8 dernières années, cependant, cette ulcération s\u2019étendit progressivement en devenant légèrement prurigineuse.Depuis quelques mois elle est devenue sensible au toucher.Le malade accoutumé de vivre avec cette ulcération, ne s\u2019en est jamais inquiété au point de consulter un médécin.La lésion est enlevée chirurgicalement par excision large en tissu sain, en passant en profondeur sous l\u2019aponévrose de cet endroit.Une greffe totale (2 x 4 po.) est faite au niveau de la plaie chirurgicale et le patient est renvoyé chez lui.Examen bisto-pathologique (Lab.de l\u2019Hôtel-Dieu : n° 13561) : A l\u2019examen histologique, 1l s\u2019agit d\u2019un épithélioma pavimenteux stratifié, spino-cellulaire, ulcéré sur presque toute sa surface.En profondeur le néoplasme envahit le derme et le tissu cellulaire sous- cutané et vient affleurer ainsi les limites supérieures de la couche museulaire. Avril 1943 LavaL.MÉDicaL 305 Les cellules néoplasiques forment des travées et des lobules mal limités et unis par de nombreuses anastomoses.Au centre de ces travées, des groupes cellulaires à noyaux plus pauvres en chromatine perdent leurs nucléoles, s\u2019allongent, deviennent fusiformes et se nécrosent.Ailleurs, des cellules plus rondes et présentant des nucléoles foncées se kératinisent et forment des globes cornés typiques.Les mitoses sont peu nombreuses.La stroma-réaction est constituée par quelques lympho- et plasmocytes, mais surtout par un abondant tissu fibreux, qui devient, par places, scléreux.Évolution : Ce malade est revenu à l\u2019Hôtel-Dieu, en mai 1942, souffrant d\u2019une hernie ingumale droite.Son bras était parfaitement guéri.Il ne présentait ni récidive, ni métastase.Des renseignements, qu\u2019il a bien voulu \u2018nous faire parvenir en novembre 1942, donc plus de deux ans et demi après l\u2019ablation de la tumeur, nous laissent croire qu\u2019il se porte toujours aussi bien.Considérations : La littérature médicale, que nous avons assez longuement consultée, ne fait aucune mention d\u2019épithélioma développé à l\u2019endroit d\u2019une vaccination antivariolique.Les seules néoplasies indiquées sont de l\u2019ordre des tumeurs chéloïdes.Staut (4) prétend que 13% des chéloïdes rencontrées chez les nègres du Congo se développent sur une cicatrice de vaccination.Dans nos régions, la fréquence de séquelles vaccinales de cet ordre est sans aucun doute beaucoup moins élevée.Quel est le role joué par le virus vaccinal dans le cancer que nous venons de décrire ?Expérimentalement on a pu obtenir des lésions néoplasiques à l\u2019aide du virus vaccinal.Bosc (5) décrit un cancer malpignien à globes épidermiques de la cornée développé chez des animaux en expérience à la suite de l\u2019inoculation de vaccin ou de claveau dans le tissu cornéen.Aussi, le virus vacéinal reste très longtemps dans la peau vaccinée.Ce virus neuro-épidermotrope peut être retrouvé, en effet, dans les cellules épidermiques et dans les cellules nerveuses centrales des années après une vaccination.Le neuro-vaccin de Levaditi se retrouve expéri- 306 Lava\u2026 MÉDICAL Avril 1943 mentalement dans les tissus ectodermiques longtemps après une injection même untra-vemeuse.Les virus ont pour caractère de vivre en inclusions intra-cytoplasmiques, se multipliant d\u2019une façon auto-catalytique, et ne se propageant de cellule en cellule qu\u2019au moment de la mitose.Et la persistance ainsi d\u2019un virus intra-cellulaire est la condition essentielle pour la conservation d\u2019une immunité antivariolique.Alors, que ces cellules porteuses de virus actif, après de profondes modifications dues à des facteurs irritatifs externes répétés, trouvent, en elles-mêmes, l\u2019agent nécessaire pour déclencher le mécanisme d\u2019une multiplication néoplasique, est sans aucun doute une hypothèse que l\u2019on peut logiquement avancer.Cette idée cadre bien avec la théorie de Peyton Rous, qui voit l\u2019organisme hôte de nombreux virus dormants et spécifiques, qui, par exemple, lors d\u2019une maladie débilitante comme un méningococcie, donneront lieu à des lésions herpétiques, et, dans d\u2019autres circonstances, sous l\u2019action d\u2019une irritation chronique, etc., seront la cause d\u2019un néoplasme.Mais, d\u2019un autre côté, l'observation de notre malade constitue un cas unique, dont 1l ne semble pas exister d\u2019exemples dans la littérature médicale.Devant le nombre immense de sujets vaccinés, qui n\u2019ont présenté aucune transformation maligne de leurs cicatrices vaccinales, 1l est très difficile d\u2019admettre, dans ce cas unique, une relation étiologique directe entre le virus vaccinal et l\u2019épithélioma.Aussi la persistance d'une vaccination est un fait exceptionnel.La transformation épithéliomateuse de cette ulcération, dont l\u2019aspect macroscopique rappelait singulièrement celui de l\u2019ulcère de Marjolin des cicatrices de brûlure, est, très probablement, du même ordre que la cancérisation de nombreuses cicatrices ulcéreuses torpides, foyers reconnus d\u2019irritation chronique.RÉSUMÉ Nous avons rapporté deux observations de cancer cutané : un réticulo-histio-sarcome développé sur un tatouage et un épithélioma pavimenteux stratifié, spino-cellulaire, développé sur une cicatrice de vaccination antivariolique, deux exemples de tumeurs malignes, qui ont pris naissance au niveau de fovers d\u2019irritation chronique.La nature un Avril 1943 LavaL MEDICAL 307 peu particulière des agents irritatifs en cause nous a semblé justifier cette présentation.BIBLIOGRAPHIE 1.M.LESPINNE.Tatouage en relief et chéloides chez les négres du Congo.Bull.de la Soc.fran¢.de Dermat.et de Syphil., 38 : 924, 1931.2.J.LACASSAGNE et J.Rousset.Tatouage et chéloides.Bull.de la Soc.franç.de Dermat.et de Syphil., 38 : 919, 1931.3.O.MULLER.Uber einem Fall von Hautgeschwulstbildungen auf em Dboden einer Tatôwierung.Dermat.-Wochenschr., 106 : 470, 1938, rapporté dans Am.J.of Cancer, 32 : 470, 1938.4.M.STaur.Bull.de la Soc.franc.de Dermat.et de Syphil., 38 : 927, 1931.5.F.-J.Bosc.Caractères généraux des maladies à virus cancérigènes.Bull.du Cancer, 29 : 94, 1940. CONSIDÉRATIONS MÉDICALES SUR L\u2019ULCERE GASTRO-DUODENAL V par J.-B.JOBIN, J.-P.DUGAL et M.GUAY de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec Le temps qui nous est alloué ne nous permettant pas de faire un exposé théorique de l\u2019ulcère gastro-duodénal, nous nous contenterons d\u2019attirer votre attention sur certains points du traitement médical, sur les indications opératoires dans les cas d\u2019ulcére du duodénum, sur le traitement des hémorragies et, surtout, sur le diagncstic différentiel entre un ulcère de l'estomac et un cancer.Ces idées que nous allons exprimer s\u2019appuient sur l\u2019étude de 443 dossiers d\u2019ulcéreux et de 228 de cancéreux qui sont passés par l\u2019Hôtel- Dieu depuis 1932, mais elles s\u2019appuient également sur les nombreuses publications récentes américaines sur ce sujet et que nous devons, en grande partie, aux médecins de la Clinique Mayo.Ceux-ci, en effet, ont fait, récemment, une étude statistique portant sur tous les cas d\u2019ulcères gastro-duodénaux et de cancers de l\u2019estomac qui ont passé par leur clinique depuis 30 ans.L\u2019importance de ces travaux constitue une telle mise au point, qu\u2019il ne nous est pas permis de les ignorer.Depuis un demi-siècle, la maladie ulcéreuse a passé, alternativement, aux mains des médecins et des chirurgiens.Le début du xx\u201c siècle a.connu un engouement indéniable pour la chirurgie, mais, depuis quelques (1) Travail du Service de médecine de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec. Avril 1943 Lavar.MÉDICAL 309 années, l\u2019on assiste à une réaction qui risque d\u2019être tout aussi dommageable.Dans l\u2019état actuel de nos connaissances, s\u2019il faut considérer l\u2019ulcère duodénal comme une maladie qui réclame un traitement médical, sauf exception, il ne faut pas oublier que l\u2019ulcère de l\u2019estomac doit souvent être traité chirurgicalement.Cette distinction relève du fait que l\u2019ulcère duodénal n\u2019est Jamais cancéreux tandis que nous ne pouvons jamais affirmer que l\u2019ulcère de l\u2019estomac ne l\u2019est pas.TRAITEMENT MÉDICAL Tout ulicéreux qui arrive à l\u2019hôpital est soumis, après examens, à un traitement médical de routine qui consiste à le mettre au lit, au lait et à la médication alcaline et sédative ; un très grand nombre d\u2019entre eux reçoivent, en plus, une série de 21 piqûres de Larostidine.Pendant ces trois semaines le régime est augmenté et le repos diminué progressivement de sorte qu\u2019à la fin de sa cure, le malade est au régime complet et circule comme tout le monde.Pendant ce temps le sang a été recherché dans les selles à tous les deux jours.Ceux qui ont reçu de la Larostidine reçoivent instruction de s\u2019en faire administrer une nouvelle série un mois après leur retour à domicile.S'il s\u2019agit d\u2019un ulcère simple du duodénum, le malade est déchargé ; au contraire, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un ulcère de l'estomac, un contrôle rigoureux est établi par le rayvon-X et le gastroscope afin de s\u2019assurer que l\u2019ulcère est complètement guéri.Alors seulement le malade est déchargé.À sa sortie de l\u2019hôpital, le malade reçoit instruction de suivre scrupuleusement son régime et de continuer la médication alcaline, surtout au moment des récidives, car nous sommes convaincus qu\u2019une telle conduite est de nature à prévenir les crises ou, du moins, à les amoindrir.Les tracas : Je n\u2019ignore pas que l\u2019on a fait grand état du nombre considérable d\u2019ulcéreux que l\u2019on a trouvés parmi les militaires revenus d\u2019Angleterre.Et l\u2019on en a été porté à penser que la tension nerveuse qu\u2019ils avaient subie du fait des bombardements, était la cause de ces ulcères.C\u2019est conforme aux notions classiques.Mais je tiens à noter que la très grande majorité 310 LAavaL MÉDICAL Avril 1943 de nos ulcéreux sont des travailleurs des champs ou des bois qui sont loin de se tracasser, comme chacun le sait.De sorte que l\u2019on est en droit de se demander jusqu\u2019à quel point le facteur « tracas » joue dans l\u2019étiologie del\u2019ulcère ; 1l favorise l\u2019éclosion d\u2019une crise chez un ulcéreux en puissance, mais son défaut n\u2019empêche nullement une crise de se produire comme nous en avons eu la preuve chez nos malades.Lait évaporé : Le Dr H.Nadeau a publié, récemment, un article sur l\u2019emploi du lait évaporé chez les ulcéreux.Il concluait à son avantage tant comme aliment que comme antiacide.Nous ne l\u2019avons pas utilisé dans le régime ordinaire de nos malades, nous contentant d\u2019avoir recours au lait pasteurisé, additionné de crème, de sorte que nous n\u2019en avons pas une grande expérience.Mais je puis affirmer que, dans certains cas, alors que le lait ordinaire était mal toléré, nous avons utilisé du lait évaporé avec beaucoup de profit.Larostidine : On me permettra de m\u2019arrêter quelques instants sur la question de la Larostidine, car J\u2019y suis resté fidèle depuis quelques années.Ceci fournit du moins l\u2019avantage de parler de nos propres statistiques.En 1940, au Congrès des Trois-Rivières, je concluais que le traitement médical combiné à la Larostidine avait produit 74% de résultats éloignés excellents par opposition à 38% de résultats identiques obtenus par le même traitement sans la Larostidine.En décembre 1942, je n\u2019ai pas changé d\u2019opinion.Mais voici les faits : 96 ulcéreux du duodénum ont reçu de la Larostidine ; 10 d\u2019entre eux ont dû être opérés à cause d\u2019un échec du traitement médical.Les 86 autres ont vu leurs troubles disparaître presque complètement au point qu\u2019ils peuvent poursuivre une vie à peu près normale et s\u2019alimenter comme tout le monde ; quelques-uns, cependant, ont encore de courtes périodes douloureuses.De sorte que Je suis de plus en plus convaincu de l\u2019utilité de ce médicament au point qu\u2019il constitue actuellement une partie importante du traitement de routine que nous faisons subir à tout malade entrant à l\u2019hôpital avec un ulcère du duodénum. Avril 1943 , Lavar\u2026 MÉDicaL 311 Par ailleurs, sur 97 ulcéreux de l'estomac qui ont été traités à l\u2019Hôtel- Dieu depuis dix ans, 53 n\u2019ont reçu qu\u2019un traitement médical.De ces 53 malades, 22 ont reçu de la Larostidine en plus du traitement médical habituel.Deces 22 malades : 8 se déclarent guéris, soit 36% ; 10 autres ne sont qu\u2019améliorés, et 4 déclarent être dans le mème état.Des 31 malades qui n\u2019ont pas reçu de Larostidine, 3 seulement se déclarent guéris, soit 9.7% ; 16 sont améliorés, 11 n\u2019ont retiré aucun bienfait de leur traitement et 2 sont décédés depuis leur départ de l\u2019hôpital.Cette statistique est très limitée, car elle ne concerne que les ulcéreux de l\u2019estomac qui ont bien voulu répondre au questionnaire que nous leur avons adressé.Mais elle n\u2019en permet pas moins de conclure que la Larostidine, ajoutée au traitement médical habituel, améliore sensiblement les résultats éloignés de ce traitement.Au sujet de exploration radiologique, il v a deux points sur lesquels je tiens à attirer l\u2019attention.Le premier, et de beaucoup le plus 1m- portant, est celui qui consiste à faire un diagnostic différentiel entre un ulcère de l\u2019estomac et un cancer.Ce point sera traité dans un autre chapitre.Quant à l\u2019autre, il consiste à insister sur ce fait que les signes radiologiques d\u2019un ulcère de l\u2019estomac disparaîtront complètement avec la guérison de l\u2019ulcère Au contraire, au duodénuni, ces signes persisteront après la guérison de l\u2019ulcère parce que, à cet endroit, l\u2019ulcère ne peut guérir sans laisser une cicatrice rétractile qui produira, sur l\u2019image radto- graphique, des déformations persistantes.INDICATIONS CHIRURGICALES CHEZ LES ULCÉREUX DU DUODÉNUM Des 346 ulcéreux du duodénum que nous avons vus depuis Janvier 1932, 65 ont dû subir une intervention chirurgicale, ce qui fournit une proportion superposable à celle des auteurs américains qui estiment à 20% les ulcères duodénaux qui relèvent de la chirurgie.II faut d\u2019abord poser en principe qu\u2019un ulcéreux du duodénum ne doit pas être opéré à moins que son ulcère ne se complique, et plus un ulcéreux est jeune plus l\u2019on doit hésiter à l\u2019opérer.L\u2019ulcère du duodénum ne constitue pas en lui-même une indication opératoire ; bien plus, une opération faite pour un ulcére du duodénum non compliqué risque fort de conduire à un désastre.Une forte proportion des malades dont 312 Lavar.MÉDICAL Avril 1943 le Dr Frs Rov vous parlera tout à l\u2019heure.avaient déjà été opérés antérieurement sans succès.Chacun de nous peut citer des observations de malades opérés une première fois de gastro-entérostomie pour un ulcère du duodénum puis de dégastro, puis, enfin, de gastrectomie.Quelles sont donc les indications opératoires ?La première, et sans contredit la plus indiscutable, c\u2019est la perforation.De nos malades 39, soit 9%, ont été opérés de perforation.Il semble, au premier abord, que le diagnostic de cet accident soit facile.C\u2019est parfaitement vrai quand la perforation veut bien manifester sa présence par le drame abdominal classique, mais il n\u2019en est pas toujours ainsi.I! arrive parfois que la perforation se fasse à bas bruit et que son diagnostic ne manque pas d\u2019être difficile.Les meilleurs signes positifs de cet accident sont : la douleur fixe, forte, et apparaissant subitement ; la contracture, qui peut tarder à apparaître et être discrète mais qui, en réalité, ne manque pratiquement Jamais ; et, enfin, la bulle d'air sous-diaphragmatique, visible aux rayons-X et pathognomonique de la présence d\u2019air ou de gaz dans la cavité péritonéale.Parfois même la perforation peut se produire sans aucun signe révélateur.Voici deux exemples de perforation lente : La première a trait à un monsieur de 64 ans, presque cachectique, qui arrive à l\u2019hôpital en nous racontant une très longue histoire de troubles digestifs.Il ne fait aucune mention de crise ou de drame récents pouvant nous faire soupçonner l\u2019existence d\u2019une perforation.Et ce fut tout à fait une surprise de voir, sur la radiographie, à droite de l\u2019estomac et accolée à lui, une très large image hydro-aérique.L'intervention chirurgicale, pratiquée quelques jours plus tard, révéla qu\u2019il s'agissait d\u2019un abcès enkvsté dans la cavité péritonéale et communiquant avec l\u2019estomac par l\u2019orifice d\u2019un ulcère perforé.Cette perforation s\u2019était donc faite à bas bruit pendant que ce malade continuait de vaquer à ses occupations habituelles.L'autre observation est celle d\u2019un malade de 52 ans se plaignant de troubles digestifs anciens.En sortant du laboratoire de radiologie où l\u2019on venait de mettre en évidence un ulcère non perforé du duodénum, il est pris d\u2019une douleur insolite au creux épigastrique.Dans les 24 Avril 1943 LavaL MEbpicAL 313 heures qui suivirent, ce malade füt examiné à plusieurs reprises sans que l\u2019on put découvrir les signes d\u2019une perforation, et ce n\u2019est que 24 heures après le début de sa douleur que les signes de réaction péritonéale apparurent.I! fut opéré quelques heures plus tard et l\u2019on trouva un ulcère perforé dans l\u2019arrière cavité des épiploons.Cette perforation avait donc mis 24 heures à s\u2019extérioriser.La perforation lente est donc une réalité qu\u2019il faut savoir ne pas méconnaître, car la vie du malade dépend alors de la précocité du diagnostic.STÉNOSE La sténose constitue évidemment une autre raison d\u2019avoir recours à la chirurgie.Mais 1l faut distmguer : Premièrement, l\u2019on peut rencontrer, surtout dans les cas d\u2019ulcères qui siègent très près du pylore, des sténoses pyloriques qui céderont en quelques jours à un traitement médical aussi simple que celui que nous avons décrit tout à l\u2019heure.Aussi, faut-il éviter d\u2019intervenir d\u2019urgence chez un sténosé du pylore et faire un traitement médical d\u2019épreuve, se réservant d\u2019intervenir plus tard si celui-là échoue.En second lieu, il y a les sténoses qui ne cèdent pas facilement au traitement médical.Celles-là, évidemment, relèvent de la chirurgie ; 12 de nos malades ont été opérés pour sténose pylorique.Mais, avant de conduire le malade à la salle d\u2019opération, il ne faut pas omettre de corriger les désordres produits dans son organisme par la dénutrition consécutive à la sténose.Les auteurs américains insistent sur le fait que de tels malades sont en état de grande carence de protides, de sucre, de sel.d\u2019eau et, surtout, de vitamines B, C et G.Avant de les opérer, 1l faut donc combler les lacunes de l\u2019organisme en administrant au malade du sérum glucosé-salé, des vitamines et des protides animales en grande abondance.Au besoin même, 1l faudra faire précéder l\u2019opération principale d\u2019une jéjunostomie, afin d\u2019alimenter le malade par un tube.Le malade étant convenablement préparé, le chirurgient intervient.Mais, ici, il faut distinguer, une autre fois, entre sténose cicatricielle et sténose inflammatoire ou œdémateuse.Dans le cas de sténose cicatricielle, comme la sténose existe depuis longtemps, la muqueuse de l\u2019estomac s\u2019est atrophiée et sa sécré- (4) 314 Lava.MÉDpicAL Avril 1943 tion a considérablement diminué.Le chirurgien pourra alors se contenter de faire une simple gastro-entérostomie avec toutes les chances d\u2019obtenir un très bon résultat.Mais 1l en est tout autrement dans la sténose œdémateuse, alors que la muqueuse gastrique, n\u2019étant pas atrophiée, a conservé toutes ses sécrétions.Cette sténose inflammatoire s\u2019installe d'habitude plus rapidement que la sténose cicatricielle et elle s\u2019accompagne volontiers d\u2019un petit mouvement fébrile, d\u2019une légère hyper- leucocytose et d\u2019un taux élevé d\u2019HCL dans l\u2019estomac.Si le chirurgien fait alors une simple gastro-entérostomie, 1l risque fort d\u2019assister à une récidive de la maladie ulcéreuse sur la bouche de gastro-entérostomie ou ailleurs.I! semble actuellement admis par la plupart des chirurgiens, que l\u2019opération de choix consiste alors à faire une gastrectomie partielle qui, en modifiant profondément la physiologie de l\u2019estomac, c\u2019est-à-dire en réduisant la chlorhydrie, met le malade à l\u2019abri des récidives.Les statistiques récentes confirment cet énoncé.II existe une autre raison d\u2019intervenir chirurgicalement chez les ulcéreux du duodénum : c\u2019est l\u2019échec du traitement médical.Mais c\u2019est là une indication beaucoup plus difficile à poser, surtout si le sujet est jeune.Avant de s\u2019y résoudre, il faut que le sujet ait été bien observé et qu\u2019il ait suivi scrupuleusement son traitement médical pendant assez longtemps pour que l\u2019on sache qu\u2019il a vraiment échoué.Il faut, en plus, que ses troubles soient assez accentués et assez constants pour lui rendre la vie intenable ou pour l\u2019empêcher de gagner sa vie.Il ne s\u2019agit évidemment pas Ici de l\u2019individu qui a deux ou trois périodes de troubles digestifs par année, mais, bien au contraire, de cet autre qui, douze mois par année, ne peut manger sans souffrir, qui s\u2019alimente mal, maigrit et faiblit progressivement.II faut alors intervenir, cela ne fait pas de doute.Mais ces cas sont rares puisque dix de nos malades seulement ont été opérés pour cette raison.S1 l\u2019on intervient, 1l faut faire comme dans le cas précédent, et pour les mêmes raisons, une gastrectomie partielle et non pas une gastro- entérostomie.HÉMORRAGIES Que faut-il faire en face d\u2019un ulcéreux qui saigne ?Disposons immédiatement de la question des hémorragies occultes.Un ulcère simple de l'estomac ou du duodénum peut donner naissance à Avril 1943 LAavAL MÉDICAL 315 une hémorragie occulte, c\u2019est entendu ; mais, si elle dure cing à six semaines, il ne s\u2019agit sûrement pas d\u2019un ulcère simple mais d\u2019un cancer du tube digestif, et il faut, alors, intervenir chirurgicalement de toute nécessité quels que soient les signes qui plaident par ailleurs en faveur de la nature ulcéreuse de la maladie.Mais la question est beaucoup plus complexe quand il s\u2019agit d\u2019une hémorragie massive, et médecins et chirurgiens se disputent encore sur la question de savoir s\u2019il faut traiter médicalement ou chirurgicalement un ulcéreux qui saigne abondamment.Voyons ce qu\u2019on en dit.Il faut tout d\u2019abord établir en principe qu\u2019une hémorragie provenant de l\u2019estomac est cinq fois plus grave qu\u2019une hémorragie provenant du duodénum et que toute hémorragie est beaucoup plus grave après qu\u2019avant la cinquantaine.La plupart des auteurs semblent d\u2019accord sur ceci, qu\u2019une fois la période d\u2019hémorragie et d\u2019anémie aiguë passée, l\u2019on doive faire opérer un ulcéreux qui dépasse cinquante ans après sa première hémorragie grave du duodénum et, après la seconde hémorragie grave du duodénum, sil\u2019ulcéreux n\u2019a pasatteint la cinquantaine.Enfin, l\u2019intervention est à conseiller après toute hémorragie grave de l\u2019estomac quel que soit l\u2019âge du sujet.L\u2019on fait une distinction entre les plus et les moins de cinquante ans parce que ceux-là, à cause du vieillissement des vaisseaux et des organes hémopoiétiques, ont perdu leur facilité d\u2019arrêter l\u2019hémorragie et de réparer l\u2019anémie.Voilà ce qu\u2019il faut faire quand l\u2019hémorragie a cessé ; mais, en pleine hémorragie, quelle ligne de conduite faut-il tenir ?Une très large enquête, menée aux États-Unis à cette fin, a démontré : premièrement, que la mortalité ne dépasse pas 7% quand l\u2019ulcéreux, qui fait une hémorragie massive, est soumis à un traitement médical ; et, deuxièmement, que tout traitement chirurgical, fait dans ces conditions, comporte une mortalité qui dépasse largement 7%.De tous nos malades, quatre seulement ont été opérés en pleine hémorragie ; de ces quatre opérés, trois sont morts peu de temps après leur opération.II semble donc évident que l\u2019on doive traiter médicalement un ulcéreux qui fait une hémorragie massive.Cette règle ne souffre qu\u2019une exception, c\u2019est dans le cas précis suivant : sujet relativement Jeune, re- 316 LavAL MÉDICAL Avril 1943 connu à l\u2019avancé comme porteur d\u2019un ulcère de l\u2019estomac et dont le début de l\u2019hémorragie ne remonte pas à plus de 36 heures.On peut, alors, après avoir fait une transfusion, pratiquer une gastrectomie avec ablation de l\u2019ulcère qui saigne.Dans tous les autres cas, il faut procéder médicalement en assurant le repos physique par le repos complet au lit, la vessie de glace à l\u2019épigastre et'la diète absolue, et le repos psychique par la piqûre de morphine répétée aussi souvent que nécessaire pour faire disparaître l\u2019angoisse du malade.Puis, le malade reçoit du sérum glucosé-salé et des transfusions, proportionnellement à l\u2019abondance de son hémorragie, ce qui a pour avantage de prévenir le choc, de réhydrater le malade et de combattre l\u2019anémie.Nous avons dit que le malade devrait recevoir des transfusions, car nous ne tenons aucun compte de la crainte de ceux qui croient que les transfusions, en augmentant le débit circulatoire, peuvent mobiliser le caillot et provoquer une nouvelle hémorragie.Cela nous semble être une vue de l\u2019esprit qui n\u2019est, en aucune façon, confirmée par les faits.Pendant tout le temps que dure l\u2019hémorragie, 1l est sage, Je crois, de maintenir le sujet à la diète absolue.Je sais fort bien que tous les régimes, jusqu\u2019à celui de Meulengracht, ont été préconisés dans ce cas bien précis, mais les statistiques démontrent à l\u2019évidence que les meilleurs résultats sont obtenus par la diète absolue suivie du régime de Sippy ou, encore mieux, de l\u2019alimentation duodénale par le truchement d\u2019un tube.Cinq Jours après la fin de l\u2019hémorragie, le malade est soumis à un régime riche en protides, en fer et en vitammes afin qu\u2019il puisse réparer ses forces et se préparer convenablement à l\u2019opération s\u2019il doit la subir.Le pronostic dépend de l\u2019abondance de l\u2019hémorragie, de l\u2019âge du sujet et de la coïncidence d'une autre maladie, comme une perforation de l\u2019ulcère ou une hypertension artérielle.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL ENTRE UN ULCÈRE DE L\u2019ESTOMAC ET UN CANCER Et nous en arrivons à la partie principale de ce travail, celle qui .Co.Un , concerne les signes distinctifs de l\u2019ulcère et du cancer.Autant l\u2019esprit se préoccupe peu de la nature d\u2019un ulcère du duodénum parce qu\u2019il n\u2019est Jamais cancéreux, autant 1l se préoccupe beaucoup quand l\u2019ulcère siège Avril 1943 Lavar MÉDicaL 317 à l\u2019estomac car il nous est toujours impossible d\u2019affirmer qu\u2019il n\u2019est pas cancéreux.Le diagnostic de nature d\u2019une lésion de l\u2019estomac n\u2019a pas encore reçu de solution satisfaisante car ce qui paraît être un ulcère, peut bien être un cancer et, bien plus, ce qui est aujourd\u2019hui ulcère simple, peut être demain un ulcère cancérisé.Ce à quoi il faut s\u2019attacher, c\u2019est de dépister les signes prémonitoires du cancer et même de prévoir la transformation épithéliomateuse d\u2019un ulcère simple.Voyons donc quels sont les moyens que la clinique, le laboratoire, la radiologie et l\u2019endoscopie nous offrent pour atteindre ce but.Mais, disons-le immédiatement, il n\u2019y a aucun symptôme qui nous permette, à coup sûr, de distinguer un ulcère d\u2019un cancer de l\u2019estomac.L\u2019évolution clinique de la maladie peut-elle nous fournir des signes utiles?Il est classique de dire que l\u2019apparition de troubles digestifs tenaces chez un sujet qui n\u2019a aucun passé digestif, doit éveiller dans notre esprit l\u2019idée de cancer.Mais il est démontré, par les statistiques récentes, et nous en avons maintes fois trouvé la confirmation dans l\u2019étude de nos dossiers, que le long passé digestif d\u2019un sujet n\u2019exclut pas du tout l'idée de cancer ; c\u2019est ainsi que 33% des cancers ont une allure clinique qui fait penser à l\u2019ulcère.Par contre, nous avons noté, chez nos malades, un autre fait qui mérite d\u2019être mentionné et qui ne manque pas d\u2019être angoissant, c\u2019est ceci : chez un très grand nombre de cancéreux trouvés inopérables à l\u2019intervention chirurgicale, les premiers signes dont l\u2019observation fasse mention remontent à peine à six ou huit semaines.Cela peut s\u2019expliquer par le fait que le cancer a évolué sans donner naissance à aucun signe décelable à cause de sa localisation loin des orifices ou bien qu\u2019il a évolué avec une rapidité déconcertante.Ces deux faits d\u2019observation clinique, l\u2019évolution à allure d\u2019ulcère et l\u2019évolution très rapide, prouvent que l\u2019on ne peut pas se fier à l\u2019évolution de la maladie pour orienter le diagnostic, Un des moyens les plus fidèles dont dispose la clinique pour différencier un ulcère de l\u2019estomac d\u2019un cancer, c\u2019est, sans contredit, l\u2019épreuve du traitement médical.Il est classique de dire en effet que, dans les conditions d\u2019un traitement médical bien fait, si l\u2019on assiste à la 318 LavaL MEbicaL Avril 1943 disparition des signes cliniques, de la niche radiologique et du sang dans les selles, cela constitue une triade symptomatique de guérison et que l\u2019idée de cancer peut être éliminée.Eh bien, dans l\u2019état actuel de nos connaissances, c\u2019est là un signe auquel on ne peut pas se fier entièrement, car 1l est reconnu qu\u2019une forte proportion de cancéreux opérés avaient réagi favorablement à un traitement médical antérieur.Et ceci est d\u2019autant plus pernicieux que l\u2019amélioration trompeuse a fait perdre un temps précieux qui, très souvent, a rendu le cancer inopérable.L'âge du sujet est, lui aussi, très trompeur et l\u2019on doit considérer que toute lésion de l\u2019estomac peut être cancéreuse, quel que soit l\u2019âge du sujet.Nous avons, dans nos dossiers, l\u2019observation d\u2019un jeune homme de 27 ans que nous avons traité pour un ulcère de la petite courbure et qui est revenu neuf mois plus tard porteur d\u2019un cancer inopérable ; par ailleurs, nous connaissons des ulcéreux authentiques dont la maladie a débuté à cinquante ou soixante ans.D\u2019un autre côté, il est classique de dire que, si un ulcère de l\u2019estomac débute après la quarantaine, il doit être tenu pour suspect et que, s\u2019il débute après soixante ans, il doit être enlevé car 1l à toutes les chances d\u2019être cancéreux quel que soit son aspect radiologique.Si la clinique est impuissante à nous révéler la nature de la lésion stomacale, voyons un peu ce que peut nous fournir le laboratoire.Ici, deux examens peuvent nous fournir des renseignements utiles : le dosage de l\u2019acide chlorhydrique du liquide gastrique et la recherche du sang dans les selles.Évidemment, si l\u2019acide chlorhydrique libre est fortement diminué ou disparu du liquide gastrique, l\u2019idée de cancer s\u2019impose et nous conduit à la salle d\u2019opération ; mais, malheureusement, 1l n\u2019en est pas toujours ainsi ; en effet, un grand nombre de nos cancéreux avaient un taux d\u2019HCL normal et la statistique des Mayo nous apprend que 51% de leurs malades opérés de cancer avaient une chlorhydrie normale.Voilà donc un autre signe sur lequel nous avions pris l\u2019habitude de compter et qui est trompeur.Mais il n\u2019en est pas de même de la recherche du sang dans les selles qui, à notre avis, constitue l\u2019un des signes les plus précieux pour déceler la présence d\u2019un cancer de l\u2019estomac. Avril 1943 Lavar.MÉDicaL 319 Il est entendu qu\u2019un ulcère simple peut donner naissance à une hémorragie occulte.Mais si cette hémorragie persiste au delà de quatre à six semaines malgré l\u2019institution d\u2019un bon traitement médical, 1l faut abandonner l\u2019idée d\u2019ulcère simple pour croire à l\u2019existence d\u2019un cancer et se conduire en conséquence.A la lecture des observations de nos cancéreux, nous avons été frappés de la fréquence de ce signe.RaAyons-X La radiologie constitue un moyen d\u2019exploration tellement merveilleux que le clinicien a pris l\u2019habitude de se décharger sur elle du soin de faire un diagnostic ; et, neuf fois sur dix, 1l accepte celui du radiologiste sans discuter.Cela comporte des dangers, comme nous allons le voir.Il n\u2019est nullement dans mes intentions de jeter la pierre aux radiologistes car ces erreurs dont je vais parler se commettent dans tous les milieux, mais je tiens à signaler un danger réel qui conduit souvent à un désastre.Dans la très grande majorité des cas, le rayon-X permet de déceler la lésion, mais, quant à en déterminer la nature c\u2019est au delà de ses moyens.D\u2019abord, le rayon-X peut méconnaître une lésion vraiment existante.Nous avons, dans nos dossiers, quelques observations de malades opérés pour un cancer de l\u2019estomac et qui, quelques jours à peine auparavant, avaient subi un examen radiologique bien fait qui avait fourni un rapport complètement négatif.Par contre, le chirurgien pourra parfois enlever assez facilement un cancer que le radiologiste avait jugé mopérable.Mais, pour en revenir à notre sujet, voyons quels sont les signes que la radiologie peut nous fournir pour distinguer un ulcère d\u2019un cancer.Il faut malheureusement dire que ces signes sont très trompeurs.Évidemment, une niche bien dessinée fait penser à un ulcère simple, mais 1l faut savoir qu\u2019un ulcéro-cancer peut fournir la même image.Le cartonnage des bords de la niche, la perte de souplesse des parois au voisinage de la niche et les très grandes niches font penser au cancer, mais ces signes se rencontrent également dans les grands ulcères calleux.Le moyen le plus sûr, pour distinguer une niche ulcéreuse d\u2019une niche cancéreuse, consiste à répéter les examens radiologiques et, surtout, à 320 Avril 1943 LavaL MÉDICAL tirer de bons et de nombreux clichés.Ce n\u2019est que par l\u2019étude comparative des différentes radiographies qu\u2019on arrivera à se faire une opinion définitive quant à l\u2019évolution de la lésion.La localisation de la lésion a une valeur plus grande car les ulcères de la grande courbure, de la face postérieure et de la région antrale sont toujours suspects d\u2019être de nature néoplasique.Enfin, je tiens à dire un mot de la disparition de la niche.Il est admis qu\u2019une niche qui disparaît sous l\u2019influence d\u2019un traitement médical plaide fortement en faveur de la nature ulcèreuse de la lésion.Mais 1l faut encore, ici, faire une restriction, car il nous arrive de voir disparaître la niche alors qu\u2019il s\u2019agit en réalité d\u2019un cancer.La niche disparaît, alors, soit parce que le bourrelet œdémateux qui l\u2019entoufait a disparu, soit parce que le cratère a été comblé par des bourgeons épithéliomateux.Mais voici, pour terminer, un signe plus encourageant pour le climicien qui est aux prises avec un diagnostic difficile : si, malgré un traitement médical bien fait, la niche ne diminue pas de volume ou même augmente, cela constitue un signe de grande valeur en faveur de la nature néoplasique de l\u2019affection.GASTROSCOPIE Enfin, pour venir au secours de la clinique, du laboratoire et de la radiologie, nous avons le gastroscope qui permet de voir directement la lésion.L\u2019on pourrait croire que ce procédé permet de lever tous les doutes ; il n\u2019en est malheureusement pas ainsi, mais, tel qu\u2019il est, il constitue un moyen d\u2019exploration merveilleux qui s\u2019inscrit à l\u2019égal de la radiologie dans cette question du diagnostic différentiel entre un ulcère et un cancer de l\u2019estomac.Nous ne saurions trop insister sur l\u2019importance d\u2019avoir recours à ce procédé qui, en donnant une vue directe de la lésion, permet de contrôler les signes radiologiques.L\u2019un de nous a pratiqué, à date, 285 gastroscopies et si l\u2019on peut dire que, dans certains cas, cet examen a permis de voir des lésions qui avaient échappé à l\u2019exploration radiologique, dans d\u2019autres cas 1l n\u2019a pu voir ce que le rayon-X avait trouvé.Le plus souvent 1l permet de dépister des signes de néoplasie alors que l\u2019on pensait avoir affaire à un ulcère simple.Mais, avec son pouvoir d\u2019observer directement les lésions et les mouvements péristaltiques de l\u2019estomac, 1l constitue un adjuvant très Avril 1943 LavaL MEDICAL 321 précieux auquel le clinicien se doit d\u2019avoir recours surtout pour contrôler l\u2019évolution d\u2019un ulcère de l\u2019estomac soumis à l\u2019épreuve du traitement médical.En résumé, je crois qu\u2019il est permis de dire qu\u2019en fait de diagnostic entre un ulcère et un cancer de l\u2019estomac tous nos moyens d\u2019investigation : clinique, laboratoire, radiologie et gastroscopie, se sont avérés comme insuffisants ; aussi, ne faut-il pas hésiter à les contrôler les uns par les autres.Il faut souvent même attendre le rapport de l\u2019anatomo- pathologiste pour connaître la nature exacte de la lésion.Nous possédons quelques observations où le clinicien avait porté le diagnostic d\u2019ulcère, le radiologiste celui de cancer, le gastroscopiste celui d\u2019ulcère simple, le chirurgien, celui de cancer avec la pièce en main et, enfin, l\u2019anatomo-pathologiste, celui d'ulcère simple ; ou vice versa.Mais alors, que doit faire le clinicien aux prises avec un malade porteur d\u2019une lésion gastrique, si tous ses moyens d\u2019investigation sont insuffisants à lui fournir un diagnostic précis de nature ?Je crois qu\u2019il doit considérer comme susceptible d\u2019être un cancéreux tout sujet porteur d\u2019une lésion ulcéreuse de l\u2019estomac et qu\u2019il ne doit abandonner cette hypothèse que quand le clinicien, l\u2019homme de laboratoire et le gastroscopiste s\u2019accordent parfaitement pour déclarer que le traitement médical a fait disparaître tout signe suspect dans l\u2019espace d\u2019un mois.En d\u2019autres termes, il faut que les signes cliniques soient disparus, qu\u2019il n\u2019y ait plus de sang dans les selles et que la niche suspecte soit disparue, tant au gastroscope que sur la plaque radiographique, faute de quoi 1l doit conseiller à son malade de subir une gastrectomie.Car, ne l\u2019oublions pas, nous ne guérirons des cancéreux de l\u2019estomac qu\u2019en autant qu\u2019on permettra au chirurgien d\u2019intervenir alors que le cancer n\u2019est pas plus gros qu\u2019un ulcère simple, et, si l\u2019histologie révèle, après la gastrectomie, qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un ulcère et non d\u2019un cancer, on se consolera en pensant qu'on aura mis ce malade à l\u2019abri d\u2019une transformation néoplasique ou d\u2019une récidive de son ulcère, puisqu\u2019un ulcère ne récidive pas quand la moitié de l'estomac a été enlevée. CONSIDÉRATIONS SUR LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DES ULCÈRES GASTRO-DUODÉNAUX par François ROY Chef de Clinique chirurgicale à I\u2019 Hétel-Dieu Les ulcères gastro-duodénaux sont fréquents.Stewart, de Leeds, en Angleterre, en se basant sur les résultats de plus de 4,000 autopsies, croit qu\u2019environ 10% des individus ont souffert, au cours de leur vie, d\u2019ulcère gastrique ou duodénal.Sur 9,171 autopsies, Portis et Jaffé, aux États-Unis, l\u2019ont trouvé dans 5.2% des cas.Il est reconnu que la fréquence de l\u2019ulcère gastrique ou duodénal est plus grande en Europe qu\u2019en Amérique.D\u2019après Eusterman et Balfour, de la Clinique Mayo, l\u2019ulcère duodénal serait dix fois plus fréquent que l\u2019ulcère gastrique.L\u2019ulcère, et plus particulièrement l\u2019ulcère duodénal, est une maladie médicale tant que des complications graves ou des facteurs d\u2019ordre économique (perte de travail, frais d\u2019hospitalisation), n\u2019obligent le médecin a avoir recours a la chirurgie.Le chirurgien doit étre aussi radical dans son opération que le médecin doit être conservateur dans son traitement.Au début de la chirurgie gastrique, on a cru pouvoir guérir tous les ulcères gastro-duodénaux par des opérations conservatrices, telle : l\u2019excision de l\u2019ulcère, la pyloroplastie, la gastro-entérostomie.Les échecs Avril 1943 Lavar MÉDricAL 323 ont été grands, les récidives ulcéreuses et les ulcères gastro-jéjunaux fréquents.On a pu dire que la plupart des bons résultats alors obtenus l\u2019étaient chez des gens qui auraient guéri avec le simple traitement médical ou qui en auraient grandement bénéficié.À la suite de ces insuccès, les chirurgiens européens, surtout ceux de l\u2019Europe centrale, ont commencé, il y à plus de vingt ans, à pratiquer une gastrectomie partielle large, soit de la moitié et plus de l\u2019estomac.Les résultats obtenus furent très encourageants.Cette méthode avait pour but de diminuer, ou mieux, faire disparaître l\u2019acidité gastrique et de mettre ainsi le sujet à l\u2019abri de récidives ulcéreuses.La haute valeur de cette opération est aujourd\u2019hui reconnue de tous.Nous avons étudié les dossiers de 188 malades qui furent opérés à l\u2019Hôtel-Dieu, depuis dix ans, pour ulcère gastrique ou duodénal.Ila été pratiqué, sur ce nombre, 201 opérations diverses par une dizame de chirurgiens.Afin de connaître les résultats éloignés de ces opérations, nous avons envoyé, à chacun de ces malades, un questionnaire auquel 60% ont répondu d\u2019une manière très satisfaisante.De ce nombre, 57 ont été opérés pour ulcère gastrique ou duodénal perforé.9 sont morts, soit une mortalité opératoire de 15.79%.Ces résultats ne sont pas mauvais si on les compare à ceux publiés par certains hôpitaux.Dans une statistique du Massachusetts General Hospital, par exemple, on trouve une mortalité de 26.6, soit 44 morts sur 165 cas de perforation.Roscoe R.Graham a pu rapporter 89 cas d\u2019ulcère perforé avec cinq morts, soit une mortalité de 5.5%.D\u2019après l\u2019étude que nous avons faite des dossiers et de souvenirs personnels, nous croyons qu\u2019il est possible de sauver un plus grand nombre de vies en drainant mieux et plus fréquemment le bassin, en employant systématiquement l\u2019aspiration gastrique et en administrant au malade du sulfathiazol par voie intra-veineuse.En effet, un certain nombre de malades sont morts à la suite d\u2019abcès pelvien, de dilatation aiguë de l\u2019estomac ou de complications pulmonaires.Des malades qui ont survécu à leur perforation, 70% ont continué à souffrir de leur ulcère et un grand nombre ont dû être réopérés. I.324 | = # 17 7 / 41 ?/ (/ ., {1 Pr 3 cra\u201d \"= 205 5 Lin ly _.\" og.eo a [at J ® - qj { * > -_ oi.$e ary west weet 877 \u201ca, pe ESS, a to, \"=.\" nb.ve pes sweet - ~~ 5 «4 Ls dn ® _ ir.de gastro-entérost \u201cTe.oes\" æ : Pa ge + vs 21 - * ogo» A .el.v0 __ \u20ac pe - CL .LavarL MEbpicaL omie.Intubation jéjunale pour sténose post-opé , ver - ratoire de la bouche Avril 1943 Avril 1943 Lava\u2026.MÉDICAL 325 Quatre malades ont été opérés au cours d\u2019hémorragies massives : un a été sauvé par la simple excision d\u2019un ulcère gastrique ; les trois autres sont morts à la suite d\u2019opérations palliatives.On a pratiqué, chez deux, une gastro-entérostomie et, chez l\u2019autre, une résection gastrique en laissant l\u2019ulcère en place.Tous ces malades ont continué de mourir d\u2019hémorragie.La gastro-entérostomie, comme traitement de l\u2019ulcère gastrique ou duodénal dans les hémorragies massives, est un procédé qui nous semble à peu près inutile sinon nuisible dans la plupart des cas.Seule, la résection de l\u2019ulcère ou le contrôle absolu de l\u2019hémorragie par une ligature en masse des vaisseaux avoisinants de l\u2019ulcère peuvent sauver la vie du malade.Il ne faut pas oublier que l\u2019ulcère duodénal s\u2019accompagnant d\u2019hémorragies massives est, dans la plupart des cas, un ulcère perforé dans la tête du pancréas.Des vaisseaux importants sont ouverts.Une inflammation diffuse infiltrant tous les tissus rend très difficile la résection de cet ulcère.Il est admis, aujourd\u2019hui, par les médecins et chirurgiens d\u2019expérience, que les résultats du traitement médical sont bien supérieurs à ceux du traitement chirurgical dans les cas d\u2019hémorragies massives survenant chez des sujets jeunes, au-dessous de 45 ans.Dans ces cas, les artères sont encore souples et peuvent facilement se rétracter.Mais la mortalité monte considérablement avec l\u2019âge du malade.D\u2019après Allen, la mortalité par hémorragies massives serait d\u2019environ 5% chez les sujets au-dessous de 45 ans et d\u2019au moms 30% chez les personnes plus âgées.C\u2019est alors que la chirurgie reprend ses droits.Mais, encore, il ne faut pas que l\u2019intervention soit différée au point que le chirurgien tente de sauver la vie à un moribond.L'opération est indiquée et, dans ces cas, 1l faut faire une gastrectomie chez tout malade ayant survécu à une ou plusieurs hémorragies massives surtout s\u2019il a dépassé la cinquantaine.Walters rapporte une série de 227 malades qui ont subi une gastro- entérostomie à la Clinique Mayo pour ulcère duodénal s\u2019accompagnant d\u2019hémorragie.66, soit 23.8%, ont saigné subséquemment. 326 LavaL MEbicaL : vri 1943 ULCÈRE GASTRIQUE Cas Morts Mortalité Perforation.15 2 13.29, Gastro-entérostomie.10 0 0 Excision.c.covu.5 0 0 Gastrectomie.24 5 20% Excision et gastro-entérostomie .3 \u2014 \u2014 Gastro-entérostomie pour hémorra- gle massive.1 1 100% 58 RÉSULTATS ÉLOIGNÉS DANS L\u2019ULCÈRE GASTRIQUE OPÉRÉ Bons Satis- Mauvais faisants- Perforation.38% \u2014 62% Gastro-entérostomie.86% > 14% Excision.20% \u2014 80% Excision et gastro-entérostomie .66% \u2014 33.39, Gastrectomie.77% 15.4% 7.29, Gastro-entérostomie pour hémorra- gle MASSIVE.ovr.\u2014 \u2014 100% Des malades souffrant d\u2019ulcère gastrique que nous avons étudiés, cing ont subi une excision.Les résultats obtenus sont les suivants : un guéri, deux ayant encore des signes d\u2019ulcère et les deux autres ont dû avoir chacun une gastrectomie à cause de récidive ulcéreuse. Avril 1943 LAavAaL.MÉDICAL 327 Dans un cas que nous n\u2019avons pas fait entrer dans cette série, l\u2019examen histo-pathologique de la lésion excisée, que nous croyions être un ulcère, a montré qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un petit cancer ulcéré.Dans le cas de cancer, l\u2019excision est rarement assez large pour garantir contre les possibilités de récidives locales.La gastro-entérostomie nous a donné, dans l\u2019ulcère gastrique chez les personnes âgées, des résultats satisfaisants.Dix malades, dont six au-dessus de 50 ans, n\u2019ont eu qu\u2019une gastro-entérostomie.L'état de santé a pu être contrôlé chez sept d\u2019entre eux.Six ne présentent aucun symptôme gastrique, mais le septième nous laisse soupçonner l\u2019existence d\u2019un ulcère sur la bouche de gastro-entérostomie.Trois autres malades ont eu une excision et une gastro-entérostomie.Deux sont trés bien.Le troisième présente encore des signes d\u2019ulcère.La gastro-entérostomie, dans le traitement de l\u2019ulcère duodénal, a des indications assez délimitées.Elle donne d\u2019excellents résultats dans les cas de sténose pylorique chronique et chez les personnes qui ont dépassé la cinquantaine ne présentant pas d\u2019acidité gastrique élevée.Sur 69 opérés, l\u2019état de santé de 47 a pu être contrôlé.25, soit 53.23%, sont en excellente santé ; 7, soit 15%, sont améliorés ; 15, soit 32%, dans le même état, présentant des signes d\u2019ulcère au duodénum ou à la bouche de gastro-entérostomie.7 x Sur ce nombre, 7, soit 15%, ont dû être ré-opérés à cause d'ulcère gastro-jéjunal.Ces résultats sont assez concluants sur la valeur de la gastro- entérostomie dans le traitement de l\u2019ulcère duodénal.Il est bon de noter que 22 n\u2019ont pas répondu au questionnaire qui leur a été adressé.Il est plausible de croire qu\u2019ils se portent assez bien puisqu\u2019ils ne sont pas intéressés à faire connaître leur état de santé.Il est intéressant de signaler que, sur 13 malades au-dessus de 45 ans, 11 se portent très bien ; un est amélioré et le dernier dans le même état.Dans ce groupe, les résultats obtenus sont tout à fait satisfaisants.Nous obtenons une proportion de guérison dans près de 85% de ces cas. L[avar.MÉDICAL Avril 1943 ULCÈRE DUODÉNAL Cas Mortalité Perforation 36 19.4% Gastro-entérostomie.69 : 5.89, Gastrectomie 30 0 Gastrectomie pour hémorragie mas- 100% Gastro-entérostomie pour hémorragie massive 1 100% Pyloroplastie 0 RÉSULTATS OBTENUS DANS L\u2019ULCÈRE DUODÉNAL Satis- i Bons Mauvais faisants Perforation 27% 5% 68% Gastro-entérostomie au-dessus de 45 84.69 409, Exclusion pylorique et gastro-enté- rostomie Chez les malades au-dessous de 45 ans, les résultats de la gastro- entérostomie ont été plutôt mauvais.Sur 34 opérés, 14 sont sans troubles, 6 améliorés et 14 dans le même état dont 7 ré-opérés à cause d\u2019ulcère gastro-jéjunal.D\u2019après la plupart des auteurs l\u2019ulcère gastro-jéjunal, après gastro- entérostomie, se rencontrerait dans une proportion de 10 à 26%.Dans notre série, 7 sur 47, soit 159, ont été ré-opérés pour cette redoutable complication. Avril 1943 LavaL MEDICAL 329 Beaucoup d\u2019autres qui n\u2019ont pas été ré-opérés en ont souffert ou en souffrent encore.La gastro-entérostomie n\u2019est pas une opération qui comporte une mortalité élevée.Nous avons quatre morts pour 69 opérations, soit une mortalité d\u2019un peu plus que 5.8%.Tous les décès ont eu pour cause un mauvais fonctionnement ou un étranglement à travers le méso-côlon transverse de la bouche de gastro-entérostomie.Nous croyons que la gastro-entérostomie trans-méso-colique verticale donne de meilleurs résultats éloignés et expose moins aux complications immédiates.Dans les cas de sténoses gastro-jéjunales, le malade ne pourra être sauvé qu\u2019en pratiquant, à temps, une Jéjunostomie ou, encore mieux, en plaçant, dans le jéjunum, un tube qu\u2019on a fait passer de l\u2019estomac par la bouche de gastro-entérostomie.Sept malades présentant un ulcère de la face antérieure du duodénum ont eu une pyloroplastie.Nous n\u2019avons pu contrôler l\u2019état de santé que d\u2019un seul de ces opérés.Il à dû, un an après son opération, faire un séjour prolongé dans le Service de médecine de l\u2019Hôtel-Dieu à cause d\u2019une récidive d\u2019ulcère.La pyloroplastie est l\u2019opération qui a semblé donner à tous ceux qui l\u2019ont essayée les moins bons résultats.53 malades ont subi une gastrectomie partielle pour ulcère gastrique ou duodénal.Des 40 opérés qui ont pu être retracés, 34 peuvent être considérés comme guéris, 5 améliorés et un ayant fait un ulcére jéjunal qui à nécessité une gastrectomie secondaire.La plupart des cas que nous considérons comme guéris ne présentent aucun signe d\u2019ulcère et leur état général est tout à fait bon.Cependant, un certain nombre d\u2019entre eux présentent des malaises post-prandiaux se manifestant sous forme de plénitude gastrique et de transpiration.Ils n\u2019ont pu reprendre un poids normal et manquent de résistance au travail.Ces troubles peuvent, en grande partie, être corrigés en obligeant ces opérés à prendre plusieurs petits repas par jour.Nous considérons comme améliorés ceux qui sont obligés de surveiller leur alimentation et de diminuer leur activité.(5) 330 Lava.MÉDICAL Avril 1943 Ces résultats correspondent à peu près à ceux obtenus ailleurs pour les mêmes opérations.80 à 85% peuvent faire une vie normale ; 10 à 15% restent des débiles ; enfin, 2 à 3% présentent des récidives d\u2019ulcère nécessitant d\u2019autres traitements.Cinq malades sont morts à la suite de gastrectomie sub-totale, soit une mortalité opératoire de 9.4.C\u2019est une mortalité assez élevée, mais qui peut encore se comparer à celle de la plupart des hôpitaux où la chirurgie gastrique est faite par plusieurs opérateurs.Au Massachusetts General Hospital, par exemple, Allen publie une statistique de 151 résections gastriques avec 14 morts, soit une mortalité de 9,3%.Miller, de Montréal, Graham, de Toronto, et les chirurgiens de la Clinique Mayo ont pu publier des statistiques imposantes de gastrectomie pour ulcère avec une mortalité opératoire ne dépassant pas 2%.Nous croyons qu\u2019il n\u2019est pas présomptueux d\u2019espérer pouvoir obtenir, dans l\u2019avenir, des résultats opératoires tout aussi bons que ces opérateurs.Il est à noter que toutes les gastrectomies, soit 30, qui ont été faites pour ulcère duodénal, l\u2019ont été sans mortalité.Les cinq malades qui sont morts après gastrectomie avaient tous été opérés pour ulcère gastrique.BIBLIOGRAPHIE HorMan, C.Surg., Gyn.& Obst., 75 : 314, 1942.WALTERS, W.Ann.Surg., 114 : 481, 1941.Corp, R.Ann.Surg., 114 : 543, 1941.WALTERS, W.Surg., Gyn.& Obst., 71 : 75, 1940.WALTERS, W.\"Surg., Gyn.& Obst., 71 : 240, 1940.VALE, F.Am.J.Surg., 55 : 500, 1942.ALLEN, À.Arch.Surg., 44 : 501, 1942.Hay, A.W.C.M.À.J., 45 : 298, 1941.MirrEer, G.C.M.A.J., 44 : 570, 1941.JorpaN, S.J.A.M.A., 116 : 586, 1941.McCuLure, R.Surg., 8 : 575, 1940.ALLEN, A.Ann.Surg., 115 : 530, 1942. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L\u2019EMPLOI RATIONNEL DE L\u2019OPOTHÉRAPIE (Les hormones sexuelles) Il s\u2019est produit, dans le domaine de l\u2019opothérapie, un fait assez paradoxal : les moyens de thérapeutique se sont perfectionnés avant les moyens de diagnostic.Les grands syndromes endocriniens classiques, dont la physionomie clinique n\u2019échappe à personne, ne sont pas observés très fréquemment.Le plus souvent, le médecin est en face d\u2019un cas d\u2019insuffisance oud\u2019hyperfonc- tionnement glandulaireatténué, quandce n\u2019est pas de syndromes intriqués où l\u2019intervention pluri-glandulaire compliqueétrangement le diagnostic.\u2019étude clinique attentive de ces manifestations endocriniennes peut, dans la majorité des cas, fournir suffisamment d\u2019éléments de probabilité pour permettre un diagnostic et autoriser une thérapeutique glandulaire précise.Cependant, la confirmation scientifique du diagnostic repose sur une série d\u2019examens de laboratoire : dosages chimiques et biologiques, biopsies, etc.Or, ces examens de laboratoire sont, pour la plupart, laborieux, longs, coûteux.L'interprétation en est souvent délicate.Alors donc que la clinique, dans le domaine de l\u2019endocrinologie, est encore un peu hésitante, que les épreuves de laboratoire ne sont pas suffisamment popularisées ou peu accessibles, le médecin a en main des extraits glandulaires, des produits hormonaux d\u2019une puissance particulière.Le médecin possède une arme thérapeutique puissante pour lutter contre un mal souvent obscur.Aussi la tentation est-elle grande d\u2019employer ces produits glandulaires si raffinés pour corriger des troubles endocriniens dont le diagnostic est souvent posé de façon empirique. 332 LAavAL MÉpicar Avril 1943 Sans faire œuvre de pessimisme, nous voudrions rappeler les précautions à prendre dans l\u2019emploidesproduitshormonaux, lesdangersd\u2019unethé- rapeutique à base d\u2019extraits glandulaires dont l\u2019activité voisine la toxicité.Nous Iimiterons, pour le moment, nos considérations aux hormones sexuelles : hormones gonadotropiques hypophysaires et chorioniques, hormones sexuelles mâles et femelles.1° Hormones gonadotropiques : Les hormones gonadotropiques, soit d\u2019origine hypophysaire, soit extraites du sérum des jJuments gravides, agissent, particulièrement, comme facteurs de maturation folliculaire, chez la femme, et, comme stimulants de la spermatogenèse, chez l\u2019homme.Ces substances gonado- tropiques sont des agents hormonaux excessivement puissants dont on peut mal apprécier le degré d\u2019activité.Aussi, lorsqu\u2019on les administre à une femme, pour stimuler le développement et la maturation folliculaires, il faut agir avec une extrême prudence, car il est impossible d\u2019apprécier le degré de réceptivité du tissu ovarien à ces substances.Même avec des doses jugées prudentes, on a pu observer des accidents, chez des femmes particulièrement sensibles à l\u2019action de ces extraits.Des observations assez nombreuses ont été rapportées de patientes chez qui on nota, à la suite de l\u2019administration de substances gonadotropiques, une augmentation considérable du volume des ovaires, avec présence de grands follicules hémorragiques.On a même observé, dans certains cas, la rupture de ces follicules, avec épanchement sanguin dans la cavité abdominale.C\u2019est pourquoi, au cours d\u2019un traitement avec ces extraits, il faut suivre si attentivement les patientes.L\u2019apparition de douleurs abdominales, d\u2019hypertrophie ovarienne, de nausées, de vomissements, de fièvre ou de frissons, constitue un avertissement formel de suspendre le traitement ou d\u2019en diminuer l\u2019intensité.Chose assez paradoxale, un effet tout à fait contraire peut s\u2019observer au cours de l\u2019administration de ces substances gonadotropiques.Au lieu d\u2019obtenir un effet stimulant sur l\u2019ovaire, on peut provoquer une inhibr- tion, une suppression de la sécrétion de l\u2019hormone ovarienne.L\u2019administration des extraits gonadotropiques pituitaires à hautes doses rapprochées, leur absorption trop rapide, seraient responsables de cette inhibition de l\u2019effet des agents gonadotropiques. Avril 1943 LavarL MÉDICAL 333 Pour obvier à cet effet antagoniste possible, il est à conseiller d\u2019administrer les substances gonadotropiques à petites doses divisées.Certains auteurs ont pu éviter cette action inhibitrice en adjoignant, aux extraits gonadotropiques, du cuivre qui en retarde l\u2019absorption.Les substances gonadotropiques chorioniques extraites des urines des femmes enceintes causent beaucoup moins de dommages glandulaires de cette nature.L\u2019administration de toutes ces gonadotropines pituitaires, équines ou humaines, expose à d\u2019autres accidents qu\u2019on ne peut ignorer.Comme ces extraits contiennent des protéines étrangères, ils peuvent, provoquer des accidents anaphylactiques qui, sans être graves, n\u2019en sont pas moins impressionnants parfois.C\u2019est pourquoi, il est toujours recommandé de tâter la sensibilité du patient, de faire une épreuve cutanée, avant de commencer un traitement par les gonadotropines.Plusieurs auteurs ont déjà signalé l\u2019apparition de diabète à la suite de l\u2019admimnistration de substances gonadotropiques pituitaires ou chorio- niques.On a même pu constater des lésions pancréatiques consistant en atrophie des îlots de Langherans.Aussi, l\u2019avertissement est-il si formel de ne jamais instituer un traitement à base de substances gonado- tropiques pituitaires ou chorioniques, sans avoir, au préalable, dosé le sucre sanguin et examuné les urines pour y déceler la présence de sucre.Une glycémie élevée contre-indiquel\u2019emploide ces substances glandulaires.Lorsqu\u2019un traitement avec des extraits pituitaires est entrepris, il faut contrôler, de temps en temps, la glycémie et faire des examens d\u2019urines pour saisir, dès le début, un indice de diabète.Les mêmes précautions s\u2019appliquent à la pression artérielle qui doit être mesurée fréquemment, au cours du traitement, afin de reconnaître assez tôt une hypertension artérielle que peuvent provoquer ces substances gonadotropiques.2° Substances œstrogènes (Folliculine) : Les substances œstrogènes sont probablement les produits glandulaires qui ont été le plus employés.Jusqu\u2019à ces dernières années, les extraits ovariens étaient prescrits à des doses tellement faibles, presque homéopathiques et sous des formes tellement peu actives, qu\u2019on eut à enregistrer peu d\u2019accidents attribuables à leur emploi. 334 Lavar MÉDICAL Avril 1943 Les substances œstrogènes actuellement employées sont tellement puissantes, des auteurs ont conseillé de les employer à des doses tellement audacieuses, qu\u2019il n\u2019est peut-être pas inutile de redire les dangers auxquels expose leur emploi intempestif.Disons d\u2019abord qu\u2019on ne peut employer indifféremment aux mêmes doses les différentes formes de substances œstrogènes : œstrone, œstra- diol, B-œstradiol et D-P-œstradiol.L\u2019œstrone étant un produit de dégradation, d\u2019élimination, n\u2019a pas la même activité physiologique que l\u2019æstradiol, (véritable hormone folliculaire).Si on se rappelle que la durée de l\u2019action physiologique de 1 mgm.d\u2019œstrone est de 4 jours, celle de l\u2019a-œæstradiol de 8 jours, celle du benzoate d\u2019œstradiol de 14 jours et celle du Di-propionate d\u2019œstradiol de 42 jours, on comprend que, pour obtenir un effet identique, on doit employer les premières formes, telles que l\u2019œstrone, à des doses plus fortes ou plus rapprochées que les dernières.II n\u2019est peut-être pas superflu de rappeler que l\u2019action des substances œstrogènes s\u2019exerce sur l\u2019utérus, sur les organes sexuels accessoires et les caractères sexuels secondaires et non sur l\u2019ovaire.L\u2019effet de ces substances sur l\u2019ovaire n\u2019en est pas une de stimulation, mais plutôt de substitution.Aussi leur principale indication est-elle l\u2019insuffisance ou l\u2019absence de sécrétion de l\u2019hormone œstrogénique par l\u2019ovaire.Et, dans les cas où l\u2019hypo-ovarisme n\u2019est pas primitif mais est conditionné par une déficience hypophysaire, thyroïdienne ou surrénale, 1l est 1llusoire, sinon dangereux, d\u2019appliquer une: thérapeutique œstrogénique.Une notion souvent méconnue ou oubliée concernant l\u2019action des subsgances œstrogènes, c\u2019est qu\u2019à hautes doses elles inhibent temporairement la fonction gonadotropique du lobe antérieur de l\u2019hypophyse.Si on se rappelle ce principe essentiel en endocrinologie : qu\u2019on peut mhiber l\u2019action d\u2019une glande en administrant l\u2019hormone spécifique élaborée par cette glande, on comprend l\u2019action néfaste qu\u2019on peut exercer sur les ovaires en administrant des substances œstrogènes de façon intempestive.Une simple injection de.benzoate d\u2019œstradiol administrée à forte dose dans la première partie du cycle menstruel, peut complètement bouleverser le rythme menstruel.Des doses fortes ou répétées de substances œstrogènes administrées entreles6°et 10° jours du cycle menstruel Avril 1943 Lavar.MÉDICAL 335 peuvent produire une inhibition ovarienne, une atrésie des follicules de Graaf.La production d\u2019œstrogènes par les ovaires est alors suspendue.Comme l\u2019a démontré Zondek, un traitement intensif par les œstrogènes, continué pendant plusieurs semaines, peut amener une destruction complète de tous les follicules ovariens.La sensibilité à l\u2019action des œstrogènes varie d\u2019une femme à l\u2019autre.Une dose d\u2019œstrogènes qui sera indifférente pour une femme sera toxique pour uneautre.Aussi, la prudence recommande-t-elle de ne donner que des doses fractionnées, espacées, dans les premiers jours du cycle menstruel.Dans la deuxième partie du cycle menstruel, alors que l\u2019ovulation s\u2019est produite, la femme supporte beaucoup mieux, avec beaucoup moins'de risques, des fortes doses.Il demeure cependant qu\u2019on ne doit pas faire d\u2019abus de la folliculinothérapie à la période d\u2019activité génitale.La période de la ménopause a semblé offrir un champ large pour les tentatives audacieuses d\u2019œæstrogénothérapie.Or, il est inutile sinon dangereux d'employer la folliculinothérapre à hautes doses dans la période de la ménopause.II est inutile et dangereux de stimuler indue- ment un endomètre qui, physiologiquement, s\u2019achemine vers l\u2019atrophie ; de retarder, parfois en le compliquant, le processus physiologique du vieillissement qui fatalement va s\u2019opérer.Le but de la thérapeutique à la ménopause n\u2019est pas de remplacer complètement la sécrétion ovarienne déficitaire, mais d\u2019en atténuer les réactions.Le traitement est palliatif et non pas complètement substitutif.Alors qu'à la ménopause l\u2019organisme de la femme s\u2019oriente vers un équilibre glandulaire nouveau la thérapeutique œstrogénique doit s\u2019essayer a faciliter cette transition, mais non pas à en retarder l\u2019évolution.\u2018 L\u2019administration non judicieuse de substances cestrogénes à cette période peut provoquer des hémorragies utérines non négligeables et parfois causer l\u2019apparition d\u2019œdèmes dus à un déséquilibre dans le métabolisme de l\u2019eau et des électrolytes.La thérapeutique œstrogénique à la ménopause devrait être donc limitée à quelques mois, à des doses faibles et, autant que possible, prescrite sous une forme administrable par la bouche.L'administration des œstrogènes dans la vaginite gonococcique des fillettes et la vaginite sénile doit être aussi dirigée avec prudence.Les substances œstrogènes doivent être prescrites de préférence sous une 336 Lavar.MÉDicAL Avril 1943 forme applicable localement, à faibles doses et pendant peu de temps.La dose doit être simplement suffisante pour cornifier l\u2019épithélium vaginal et acidifier le milieu vaginal, mais pas trop forte pour provoquer des signes de puberté précoce chez la fillette ou des hémorragies utérines chez la femme ménopausée.La question du pouvoir cancérigène des œstrogènes chez la femme continue de troubler la quiétude de bien des chercheurs.Si le problème n\u2019est pas encore définitivement résolu, il n\u2019en demeure pas moins que c\u2019est une règle élémentaire de prudence que de ne pas administrer de substances œstrogènes à des femmes présentant un cancer ou des lésions pré-cancéreuses ou ayant une histoire familiale de cancer.La production de carcinome génital, de cancer du sein, comme d\u2019ailleurs de tout autre effet toxique, sera toujours évitée si \"administration d\u2019cestrogénes se fait à doses modérées et, surtout, s\u2019il y a des intervalles de repos entre ces doses.La découverte, il y a quelques années, d\u2019un produit synthétique, à activité œstrogénique, le stilbæstrol, a singulièrement enrichi l\u2019arsenal thérapeutique glandulaire.La grande activité cestrogénique du produit, son prix modique, son activité par voie buccale en ont popularisé l\u2019emploi d\u2019une façon qui ne manque peut-être pas d\u2019être inquiétante.Le fait qu\u2019on ait retenu, pendant longtemps, le produit avant d\u2019en permettre l\u2019utilisation, à cause de son action nocive probable sur la cellule hépatique ne doit cependant pas être oublié.Il ne faut pas non plus ignorer que l\u2019administration de ce produit provoque très fréquemment des accidents toxiques sous formes de nausées, vomissements, crampes intestinales, lassitude, diarrhée, éruptions papulleuses ou maculeuses, réactions psychiques, vertiges, presthésies, etc.L'administration du stilbœstrol par voie parentérale expose aux mêmes accidents.- Nous avons vu survenir une érythrodermie généralisée le troisième Jour de l\u2019administration de ce produit à la dose de 1 mgm.par jour.II semble que l\u2019administration du stilbœstrol dans des capsules gluténisées et de préférence le soir diminue la fréquence de ces accidents toxiques.Cependant, les personnes présentant une histoire de troubles digestifs antérieurs demeurent sujettes à l\u2019intolérance de ce produit.Lors de l\u2019emploi du stilbœstrol, c\u2019est une pratique prudente d\u2019administrer le produit à doses progressives pour apprécier la susceptibilité du patient.\u2014 (A suivre.) Antonio MARTEL. ANALYSES GIBBS, Frederic A., M.p.(Boston).Diagnostic and Pronostic Value of the Electroencephalogram.(Valeur diagnostique et pronostique de l\u2019électro-encéphalogramme.) The J.A.M.A, vol.118, n° 3, (17 jan.) 1942, page 216.L\u2019électro-encéphalographie a été l\u2019objet de nombreux travaux depuis les premières recherches de Berger, 11 y a une douzaine d\u2019années.La technique électro-encéphalographique consiste à enregistrer les ondes électriques produites par le cerveau humain.Ces ondes seraient analogues à celles produites par le cœur et qui s\u2019enregistrent sur l\u2019électrocardiogramme.Les ondes cérébrales seraient produites par un mécanisme électro-chimique plutôt que par un simple processus mécanique.A l\u2019état normal et au repos le cerveau produit de petites ondes électriques semblables à celles que produit le cœur en fibrillation.Le voltage des ondes cérébrales est d\u2019environ un centième de celles produites par le cœur.Les ondes recueillies sur l\u2019électro-encéphalogramme sont la résultante de la superposition d\u2019ondes de différents types prenant naissance dans divers centres cérébraux.Seules les ondes produites au voisinage de chaque électrode sont enregistrées sur l\u2019électro-encéphalogramme.L\u2019excitation cérébrale, en particulier l\u2019attention soutenue, donne naissance à des ondes rapides et de faibles amplitudes.Dans le sommeil profond les ondes sont plutôt lentes et de plus forte amplitude.Ces ondes varient d\u2019un sujet à un autre, elles sont d\u2019autant plus rapides que le sujet est plus âgé.Certaines maladies du cerveau entraînent des modifications des ondes cérébrales.Seules les lésions corticales situées immédiatement au-dessous des électrodes ont le pouvoir de modifier les ondes cérébrales.L\u2019électro-encéphalographie ne permet pas de localiser les lésions cérébrales profondes, ou encore les lésions du cervelet.Les lésions profondes ne 338 Lava\u2026 MÉDICAL Avril 1943 peuvent être décelées par cette méthode que si elles entrainent des troubles du cortex avoisinant Les blessures du cerveau produisent des ondes lentes, d\u2019autant plus lentes que les blessures sont plus graves.Les pertes de substance cérébrale n\u2019entraînent aucune modification des ondes électriques.Dans 90% des cas la méthode électro-encéphalographique permet de localiser à coup sûr les tumeurs cérébrales superficielles, de mème les lésions et les foyers infectieux superficiels.Cette méthode possède des avantages sur la ventroculographie en ce qu\u2019elle est parfaitement indolore et absolument sans danger.L\u2019électro-encéphalographie a donné d\u2019excellents résultats dans le diagnostic, la conduite du traitement et le pronostic de l\u2019épilepsie.Chez l\u2019épileptique les ondes cérébrales sont modifiées non seulement au moment des attaques, mais aussi dans l\u2019intervalle des crises.Cette méthode a été employée avec succès dans les maladies suivantes : narcolepsie (diagnostic) ; tumeur cérébrale (diagnostic et localisation) ; hématome sous-dural (diagnostic et localisation) ; traumatisme cérébral (diagnostic, localisation et pronostic) ; abcès cérébral (diagnostic et localisation) ; séquelles des méningites (pronostic ); encéphalites (diagnostic et pronostic) ; chorée -de Sydenham (pronostic des atteintes corticales) ; malad e de Schilder (diagnostic).L\u2019électro-encéphalographie n\u2019a donné, jusqu\u2019à date, aucun résultat satisfaisant dans le schizophrénie, la psychose maniaque dépressive, l\u2019idiotie, la migraine et les psychonévroses Des travaux en cours permettent d\u2019espérer un emploi beaucoup plus large de cette technique LA : LA déjà si précieuse.H.NADEAU.V.MENKIN.Biochemical Factors in Inflammation and Diabetes Mellitus.(Facteurs biochimiques dans inflammation : influence du diabéte sucré.) Arch.of Path., 34, 182-196, 1942.L\u2019infiltration cellulaire d\u2019un foyer inflammatoire est, au début, en grande partie polynucléaire ; elle devient, par la suite, macrophagique.Ceci est en rapport avec la concentration en ions Hdu foyer.A un pH 7.0, les polynucléaires prédominent, mais ils diminuent à mesure que le pH tourne du côté acide.A un pH 6.8, il ne persiste plus de polys intacts Avril 1943 Lavar MÉDICAL 339 et les macrophages dominent le tableau.Toutes les cellules inflammatoires montrent des signes de dégénérescence et de nécrose vers le pH 6.5 et il y a formation de pus.Cette acidose n\u2019explique pas la migration polynucléaire, qui est due à la formation de « leukotaxine » au niveau du foyer.Cette acidose locale est une conséquence de l\u2019épuisement dela réserve alcaline à la suite de l\u2019hyperglycolyse, en grande partie incomplète, avec formation de produits intermédiaires.Il s\u2019agit bien d\u2019une acidose locale par hyperproduction d\u2019acide lactique.L\u2019étude de foyers inflammatoires aigus provoqués chez des chiens dé- pancréatisés révèle une augmentation locale de la protéolyse et la formation pathologique d\u2019hydrates de carbone aux dépens de produits cata- boliques d\u2019origine protidique.Une quantité de ce dextrose à précurseurs non hydro-carbonés est déversée dans le sang et provoque de l\u2019hyperglycémie.L\u2019insuline rectifie cet état.Cette hyperglycogénie locale implique une augmentation et extension des lésions cellulaires initiales ; ce que l\u2019examen histologique de foyers inflammatoires chez des diabétiques corrobore bien.Carlton AUGER.John F.MENKE.Further Experiments of the Extraction of a Carcinogenic Factor from Human Cancerous Tissues.(Nouvelles expériences sur l\u2019extraction d\u2019un facteur cancérigène à partir de tissus humains cancéreux.) Cancer Res., 2 : 786, 1942.Il est possible que le tissu cancéreux humain contienne une substance cancérigène se rapprochant des composés synthétiques connus.Ces composés, d\u2019ailleurs, possèdent des relations chimiques étroites avec les stéroïdes normaux de l\u2019organisme humam.Toutes ces substances ont comme propriété commune d\u2019être solubles dans les solvants organiques des graisses.En se basant sur ces données, l\u2019auteur prépara des fractions lipidiques de tissus cancéreux et non cancéreux humains : une fraction totale après extractions successives à l\u2019acétone, à l\u2019éther éthylique, à l\u2019éther de 340 Lavar MéÉpicaL Avril 19+3 pétrole et à l\u2019alcool éthylique, une fraction non saponifiable à partir de la fraction précédente à l\u2019aide de la potasse alcoolique à 10%, une fraction digitonide, une fraction non digitonide et une non carbonyl.Toutes ces fractions furent injectées à des souris de la lignée C57 black avec les résultats suivants : 1° Les extraits totaux de trois cancers du sein sans tissu sain furent injectés à 36 souris : 7 sarcomes au point d\u2019injection ; 2° Les extraits totaux du tissu sain d\u2019un sein cancéreux furent Injectés à 33 souris : aucune tumeur ; 3° Les extraits totaux de deux seins complets présentant des lésions cancéreuses furent injectés à 18 souris : aucune tumeur ; 4° Les fractions non-saponifiables, digitonide, non digitonide et non carbonyl d\u2019extraits de seins complets cancéreux furent injectés a 70 souris : aucune tumeur ; 6° Les extraits totaux ou la fraction non-saponifiable de deux cancers du rectum furent injectés à 21 souris : aucune tumeur ; 7° Les extraits totaux d\u2019un ostéo-sarcome furent injectés à 12 souris : un sarcome au point d\u2019injection.8° Sur 280 souris (108 mâles et 172 femelles) injectées avec ces extraits, 38 femelles présentèrent une hyperplasie des glandes sébacées périanales et un prolapsus rectal consécutif.L\u2019auteur ne tire aucune conclusion.Carlton AUGER.Taylor C.WALKER.Use of Testosterone Propionate and Estro- genic Substance in Treatment of Essential Hypertension, Angina Pectoris and Peripheral Vascular Disease.(L\u2019emploi du propionate de testostérone et de substances œstrogéniques dans le traitement de l\u2019hypertension essentielle, de l\u2019angme de poitrine et des troubles vasculaires périphériques.) The Journal of Clinical Endocrinology, (sept.) 1942, vol.2, n° 9.82 patients, des deux sexes, souffrant d\u2019hypertension artérielle, d\u2019angine de poitrine ou d\u2019affections vasculaires périphériques furent Avril 1943 Lavar MEDICAL 341 traités par le propionate de testostérone ou des substances œstrogènes.Les femmes reçurent le traitement suivant : di-propionate d\u2019cestra- diol, à Ia dose de 0.2 mgm., quatre fois par semaine, pour les premières semaines, puis des doses graduellement décroissantes, pour une durée totale de trois à quatre mois.Les hommes furent traités par le pro- pionate de testostérone, recevant une dose totale de 350 mgms en trois MOIS.Le traitement fut appliqué uniquement à des patients non hospitalisés, fréquentant le dispensaire.Ceux qui avaient déjà fait des accidents cardiaques, qui avaient des signes de décompensation cardiaque ou qui avaient une autre affection organique ne furent pas soumis à un tel traitement.Effets sur l\u2019hypertension artérielle : 81% des patients souffrant d\u2019hypertension artérielle accusèrent une baisse de la tension artérielle sous l\u2019effet de cette thérapeutique hormonale.Les malades ayant une pression artérielle particulièrement haute retirèrent peu de bénéfice de ce traitement.Ce sont surtout ceux dont la pression était modérément élevée qui accusèrent les baisses tensionnelles les plus appréciables.L\u2019effet sur la pression artérielle était, en somme, inversement proportionnel au degré de l\u2019hypertension.Après cessation du traitement, la pression revenait à son chiffre initial dans plusieurs cas, quoique, chez quelques patients, la baisse de la tension artérielle se maintenait durant 5 à 6 mois.Effet sur la circulation cérébrale : Le traitement par les hormones sexuelles a semblé améliorer considérablement la circulation cérébrale chez des hypertendus.Des patients se plaignant de céphalée, de migraine avec nausées, vertiges, irritabilité, nervosité, insomnie et sensation de plénitude, de lourdeur céphalique furent soulagés de leurs troubles dans 75% des cas.Une augmentation de la capacité mentale, une plus grande facilité intellectuelle, une meilleure stabilité émotionnelle et une sensation particulière de bien-être qu\u2019accusèrent ces patients semblent traduire une amélioration de la circulation cérébrale. 342 Lava\u2026 MÉDICAL Avril 1943 Effet sur la circulation coronaire : Sur un groupe de douze patients présentant le syndrome caractéristique de l\u2019angine de poitrine, neuf furent manifestement améliorés par les hormones sexuelles.Les crises angineuses furent considérablement diminuées tant au point de vue de leur fréquence que de leur intensité.Les malades accusèrent une plus grande tolérance à l\u2019effort, une augmentation de force.Des patients sujets à de la dyspnée nocturne paroxystique furent également sensiblement améliorés par le propionate de testostérone.Il semble que l\u2019augmentation de la circulation coronarienne, en facilitant la fonction myocardique, soit responsable de l\u2019amélioration qu\u2019ont accusée les sujets souffrant d\u2019angine de poitrine.Effet sur la circulation périphérique : L'administration d\u2019hormone mâle ou femelle à des patients souffrant de troubles circulatoires périphériques tels que thrombo-angéite oblité- rante, artério-sclérose a amené une amélioration de la circulation, une atténuation des symptômes dans environ 60% des cas.Appréciation de cette thérapeutique : Quoiqu\u2019il soit difficile d\u2019apprécier la juste part qui doit revenir, dans ce genre de traitement, à l\u2019influence pharmacodynamique et à l\u2019effet psychothérapique, il semble cependant que les hormones sexuelles procurent une amélioration plus intense et plus prolongée que toute autre méthode de thérapeutique.S1 les hormones sexuelles semblent agir sur les phénomènes spasmodiques par une action vaso-dilatatrice évidente, 1l se peut que l\u2019amélioration des signes subjectifs qu\u2019éprouvent les malades soit due surtoutau rétablissement de l\u2019équilibre endocrinien que réalise l\u2019administration des hormones sexuelles.Antonio MARTEL. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Nouvelle Médication FORMULE lodoforme Menthol qroun da dinutile et des injections lodures Camphre Ampoule de 1 ce.muotes respiraioires (En solution huileuse de des faible acidité.) 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Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 "]
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