Laval médical, 1 mai 1944, Mai
[" VoL.9 No 5 Mas 1944 LAVAL MEDICAL BULLETIN DE LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC | Direction FACULTE DE MEDECINE UNIVERSITE LAVAL QUEBEC ssWalo Ju FX XIX UE Ephédrine (chlorh) 1/6 gr.(0.0108 gm.) Calcium (lactate) 1/3 0.0216 ¢ Potassium (lod) 2) U8] rvatif oa Jo 4 1:1Q0.000 Sirop simple tyndallise ad.1 fl.dr.(3.6 cc) = ARS NN Il VvAl oR evere Voice Qos Aun Antnovessasss SM Vi-Mi Caps | VITAMINES MINÉRALES CAPSULES I (ZS CAPSULES LIBRE rr se ELEMENT de CROISSANCE et d\u2019EQUILIBRE VITAMINOTHERAPIE INTÉGRALE ASSOCIEE AUX MINERAUX DOSE : Deux capsules par jour \u2014 une verte et une blanche, est la dose moyenne pour adultes ou pour enfants.Pour effet plus rapide, deux capsules de chaque sorte peuvent être données aux adultes.PRÉSENTA TION : En boîte de 100 capsules.50 Vitamines (vertes), 50 Minérales (blanches).3 Littérature et échantillons sur demande.Anglo-French Drug Cie, ez Montréal.Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9\u2014 No 5 \u20141 | vi (1 SOULAGEMENT DE LA DOULEUR wi] DANS L'ARTHRITE par l'ONGUENT de Uyelh (ACETYL - BÉTA - CHLORURE DE MÉTHYLCHOLINE) SOULAGEMENT BIENFAISANT \u2014 Les arthritiques trouvent \u2018un soulagement bienfaisant de Ja douleur, lorsqu\u2019on leur prescrit l\u2019onguent A.B.M.C.de Wyeth.ACTION DURABLE \u2014 Une application d\u2019onguent A.B.M.C.suivie de chaleur, produit une action rubé- frante prolongée.L\u2019érythème dure plus de six heures.Pas d\u2019urticaire.EMPLOI FACILE \u2014 Afin d\u2019obtenir les meilleurs résultats, on étend une couche légère de l\u2019onguent sur la partie affectée et on applique de la chaleur durant vingt minutes.Une lampe ordinaire de 200 watts, avec réflecteur, placée à un ou deux pieds de la peau, fournit une source suffisante de chaleur.L\u2019Onguent A.B.M.C.de Wyeth est en vente dans toutes les pharmacies, en tubes d\u2019une once.t Archives of Physical Therapy, 21, (12 jan.) 1940.John Wyeth & Brother (Canada) Limited WALKERVILLE, ONTARIO 2\u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 - No 5 0) SOMMAIRE du N° 5 (Mai 1944) COMMUNICATIONS Marcel LANGLOIS : Etude comparée de I'influence de différents laits sur la courbe pondérale de 1,836 nouveau-nés.LL A LL LL ALL 285 R.LEMIEUX, Éd.MORIN et H.NADEAU : Infection méningée tuberculeuse et méningococcique.111121110000 295 Antonio MARTEL : Eunuchoidisme par cryptorchidie.0 LL LL LL LL 308 Louis ROUSSEAU et Maurice GIROUX : Maladie de Hodgkin a symptomatologie fruste.317 Jean-Paul DUGAL : Les gastrites chroniques.1101 LA A LL 325 Frangois ROY et Jacques TURCOT : A propos de trois cas de cardiospasme .1111111000 LLA aa aa aan 329 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Henri MARCOUX : Le diagnostic direct de quelques parasitoses intestinales., 334 Laval Médical, Québec, mai 1944 - Vol.9 - No 5 \u2018 \u20143 ACTION ANTISEPTIQUE x oa ARE EQ), ve hs pag WEDS iL Na DANS l\u2019inflammation aiguë de la vessie, de l\u2019urètre postérieur et de l'appareil génito-urinaire \u2014 lorsqu'il existe de la dou- prolongée sur l'APPAREIL URINAIRE Par la présence du santalol dans l\u2019urine, toute la muqueuse de la vessie et de l\u2019urètre postérieur se trouve continuelle- leur, du ténesme et de la pollakiurie \u2014 le principe actif de l\u2019essence de santal, le santalol, constitue un des meilleurs adjuvants médicaux par voie internement lavée par un liquide cicatrisant, modificateur et antiseptique.C\u2019est exactement ce qui lorsque vous utilisez ARHÉOL (Astier) Car l\u2019ARHÉOL (Astier) est le principe actif purifié de l\u2019essence de santal, ne contenant jamais moins de 98% de santalol.Il ne contient pas de substances thérapeuti- quement inertes mais irritantes, décelées dans l\u2019essence de santal ordinaire.Dans la période aiguë de la gonorrhée, l\u2019ARHÉOL (Astier) soulage la douleur, réduit l\u2019inflammation, atténue la gêne de l\u2019urètre postérieur et diminue la fréquence des mictions.Lorsqu\u2019il y a indication de traitement local, il agit comme adjuvant utile aux antiseptiques et aux astringents locaux.II peut être employé, avec avantage, dans la Cystite, le Catarrhe vésical, la Prostatite, l\u2019Urétrite postérieure.Dans la Pyélite, grâce à ses propriétés antiseptiques, l\u2019ARHÉOL (Astier) constitue une aide précieuse pour subjuguer l\u2019infection dans le rein et le bassinet.se passe Pour renseignements et échantillons, écrivez aux Dépositaires canadiens pour les produits des LABORATOIRES DU Dr P.ASTIER 350, rue Le Moyne, Montréal.Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 Lavar MEbicaL SOMMAIRE (Suite) ANALYSES Mortalité dans l\u2019empyème staphylococcique aigu chez les nourrissons et chez les enfants.1.111000 LL LL LL LL LL ee 342 Quelques essais cliniques de la riboflavine, de l'inositol et du panthoténate de calcium.343 La toxicité pour le foie de sept anesthésiques usuels.343 Manifestations épigastriques avec ou sans gastrite chez les alcooliques .344 L\u2019emploi local de l\u2019huile de foie de morue en urologie.345 La formation du globule rouge .Le A 346 Le Viacutan dans les brûlures.111121000000 LL LL LL 347 La vitesse de la circulation : étude des méthodes utilisées jusqu'ici et essai d\u2019un nouvel agent : 'aminophilline.AL Lee 347 CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES.ane 350 LORAVINE- Gauïtes pour le traitement | DÉCONGESTIF VEINEUX interne des : | SÉDATIF NERVIN e HÉMORROÏDES Véhicule spécial Q.S.1 c.c.Laval Médical, Quebec, mai 1944 - Vol.9 \u2014 No 5 > FORMULE M d'Inde.0.O0 gr.20 e PHLÉBITES pie EE Fa Hamamélis.0 gr.16 Valériane.0220000000000 .© VARI CE S Anémone a 0 or To Chlorure de magnésium.0 gr.03 ROUGIER FRÈRES 350, rue Le Moyne, Mantréal. nD \u2018JDAPIN ]PADT \u2014 9 0 ie NL oe A > EE .With Vitamin Bi is ; ; r och flud ounce contain 16 unis À Matheations -Anaemias: Nutritional 0 \u20188 tnfants and adults, idiopathic, hypo \u201c ! c chromic, anaemia of pregnanth het U chlorosis: amenorrhea: menorrhadic! i ~ Le Ferrochlor Liquide E.B.S., avec ou sans Vitamine B1, se vend en bouteilles d\u2019une livre, 80 onces et 1 gallon ; et les Comprimés Ferrochlor E.B.S., avec ou sans Vitamine B1, se vendent en flacons de 100, 500 et 1,000.* * * Quand vous prescrivez du Ferrochlor dans l'une ou l'autre des formes mentionnées ci-dessus, inscrivez toujours, aprés le mot Ferrochlor, les lettres « E.B.S.» quil'identifient \u2014 Ainsi \u2014- R Ferrochlor B1 E.B.S.Sig.\u2014 selon les instructions.1 POUR PRESCRIRE DU FERROCHLOR AVEC VITAMINE B; DANS L'ANEMIE SECONDAIRE Dans le Ferrochlor avec vitamine B1, le fer se trouve présent à l\u2019état ferreux facilement ab- sorbable plutôt que sous la forme ferrique biologiquement incompatible.Dans le Ferrochlor avec vitamine B1, l\u2019emploi d\u2019un sel ferreux soluble évite le besoin d\u2019employer, pour dissoudre le.fer, le précieux acide de l\u2019estomac achlorhydrique \u2014 trait caractéristique de beaucoup d\u2019anémies.Dans le Ferrochlor avec: vitamine B1, l\u2019on a réussi à dissimuler le goût désagréable du chlorure ferreux, éliminant ainsi l\u2019obstacle qu\u2019il y avait à ce que les patients aillent jusqu\u2019à la fin du traitement prescrit.Dans le Ferrochlor avec vitamine B1, l\u2019addition de chlorure de thiamine assure qu\u2019il n\u2019y aura aucun ralentissement dans l\u2019absorption du fer à cause de la faible tonicité des intestins.De plus, la tonicité musculaire en général est tellement améliorée que le patient se sent mieux \u2014 ce qui est très important pour le succès du traitement.THE E.B.SHUTTLEWORTH CHEMICAL CO.LIMITED RC LOUE ANRT A TEE Re 2 III DE CANADA Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 iI TH ite GH DE 0 Me 00 OU ag a Recommandé pour le traitement DES INFECTIONS BÉNIGNES venir toute identification de la DES VOIES RESPIRATOIRES formule par le malade.les comprimés ne portent, en creux, que la lettre F\u201d, , les comprimés nos.257.262 et 989 S U P E R | E U R E S ~ ACETOPHE COMPOSE (ET CODEINE) De récentes observations démontrent à l'évidence que le tiers des malades traités aux sulfonamides manifestent bientôt une sensibilité (relative à ces médicaments) susceptible d\u2019entraver notablement l'efficacité de leur emploi.C'est pourquoi l'on a conseillé de restreindre cette médication à certaines affections graves.Dans les indispositions bénignes, d'autre part, on continuera d'avoir recours aux comprimés d'Acetophen et au composé d'Acetophen.COMPOSÉ D'ACETOPHEN COMPRIMÉS NO.282 \u201cFront\u201d (et Codéine) Formule du comprimé 222\" et phosphate de codéine.!4 grain COMPRIMÉS NO.222 \"Sos!\" I} Acetophen.31/2 grains , Phénacétine.21/, grains COMPRIMES NO.292 \"§uost Citrate de caféine.1/2 grain Formule du comprimé \u2018222 Phosphate de codéins.14 grain et phosphate de codéine.Y; grain Ces comprimés, qui n'entraînent la formation d'aucune habitude nocive, sont fournis, sur ordonnance, en toute quantité que le médecin estime nécessaire à un traitement complet.INDICATIONS: fièvre ganglionnaire (adénolymphoïdite aiguë bénigne), grippe, rhumes ordinaires, lumbago, sciatique, maux de tête, dysménorrhée, douleurs traumatiques ou post-opératoires.DOSE: 1 comprimé avec de l\u2019eau, de 2 à 3 fois par jour, au besoin.( Fl) e : E pharmaceutiques de qualité depuis 1899 La marque canadienne de produits or Charles & Froost &Co.MONTREAL CANADA A QUALITE ET PRIX EGAUX OU MEILLEURS, PRESCRIVEZ LES PRODUITS CANADIEN TRAITEMENT DES ANOMALIES SEXUELLES CHEZ L'HOMME ET LA FEMME rchisferone TESTOSTERONE CANADIENNE Hormone provenant de l'extrait testiculaire La composition chimique de l'Orchistérone est exactement semblable à celle de l'hormone naturelle du testicule.Quoique, le plus souvent, on l'utilise contre les carences de testostérone, d'heureux résultats ont aussi été observés dans le traitement de certaines dysendocrinies chez la femme, lorsque l'objectif est uniquement l\u2019hypocrinie de l'hypophyse antérieure, sans les modifications concomitantes des organes sexuels.INDICATIONS: Chez l'homme Symptômes de la climatérique; myasthénie, impuissance, psychonévroses.Eunuchoïdisme.Nanisme.Hypertrophie bénigne de la prostate.Complexus symptomatique du castrat.Chez la femme Dysménorrhée du syndrome de la ménopause.Saignement utérin.Mastite chronique.Suppression de la lactation.Frigidité.Chez l'homme et la femme Angor pectoris.Périvascularite.Envoi gratuit et franco d\u2019une notice explicative sur le dosage.PRÉSENTATION COMPRIMÉS Ampoule no.517 \u201cFos S.C.T.no.420 \" 3 ; .42 Orchistérone de méthyle.10 ma.Propionate d'Orchistérone, 10 mg.Paquets (de dispensaire) de Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 cm* 15 et 100 comprimés.AMPOULES ; Ampoule no, 518 \u201cEros!\u201d Prop ampoule no.516 Jos mg.Propionate d'Orchistérone, 25 mo.Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 cm?Boîtes de 3 et 25 ampoules de 1 cm.3 LA MARQUE CANADIENNE DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES DE QUALITÉ DEPUIS 1899 Charles & Frost & Co.MONTREAL CANADA LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC CONDITIONS DE PUBLICATION : Laval Médical paraît tous les mois, sauf en juillet et août.II est l\u2019organe officiel de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec, et ne publie que les travaux originaux des membres de cette Société ou les communications faites devant d\u2019autres sociétés a la condition que ces études soient inédites et qu\u2019elles aient été résumées devant la Société médicale des Hôpitaux.MANUSCRITS : Il est essentiel que, dans.les manuscrits, le nom des auteurs cités, dans le texte comme dans la bibliographie, vienne en écriture moulée.COPIES : Les copies doivent être dactylographiées avec double espace.CLICHÉS : Pour fins de clichage, nos collaborateurs devront nous fournir des photographies noires sur papier glacé.Les dessins seront faits à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.ABONNEMENT : Le prix de l\u2019abonnement est de trois dollars par année.Les membres de la Société médicale des Hôpitaux univer- sitaires Jouissent du privilège d\u2019un abonnement de groupe dont les frais sont soldés par la Société.TIRÉS A PART : Ils seront fournis sur demande au prix de revient.Le nombre des exemplaires désiré devra être indique en tête de la copie.Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 CREME DERMIQUE Préparée selon les plus récentes données scientifiques, |a pommade DERMOPHYL présente une association parfaitement balancée de médicaments les plus efficaces et sous leur forme la plus active; associés à une base hydrophile spéciale, ils réalisent une crème dermique d'une efficacité remarquable.Commodilion Soufre colloïidal 1 eee ne are 3 grammes Résorcine.aan a re 3\" Peroxyde de zinc.1s Oxyde de titane.3\" Boume du Pérou.120 naar 3\u201c Excipient spécial.q.s.p.100 \u201c Indications Acnés - Eczémas secs et Chroniques - Parakératoses - Pityriasis - Sycosis - Psoriasis Made d'emploi En applications locales sur les parties affectées, Sat ee.Su eva CA J XX IER@FRERES 350, RUE LE SEE 2 EE 12\u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 La Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec Secrétariat: 36, rue Couillard, Québec.MEMBRES CORRESPONDANTS ÉTRANGERS M.le professeur A.ARLOING, de Lyon.M.le professeur A.CLERC, de Paris.M.le professeur A.LEMIERRE, de Paris.M.le docteur P.DEsFossEs, de Paris.M.le professeur René CRUCHET, de Bordeaux.BUREAU Président : M.le professeur S.CARON.Vice-président : M.le professeur Renaud LEMIEUX.Secrétaire général : M.le professeur Richard LEssARD.Trésorier : M.le docteur Marcel LANGLOIS.Membres : MM.les professeurs Lucien LarUE, Louis Rous- SEAU et Donat LAPOINTE.COMITÉ DE LECTURE MM.Émile Gaumonp, Maurice Giroux, Henri MArcoux, Honoré NADEAU, François Roy et Mathieu Samson.MEMBRES Tout le personnel médical de la Faculté de Médecine et des Hopi- taux universitaires.Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014- Vol.9 \u2014 No 5 \u2014 13 ll LE NOUVEAU LE VOICI COLITE HYPERCHLORHYDRIE r0S-ALUM ULCERES GASTRIQUE JEJUNAL ET DUODENAL NADEAU Il 14 \u2014 ENVOI DU PROSPECTUS SUR DEMANDE Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 Jy Je \u201cRÉGULATEUR DE LA je CIRCULATION VEINEUSE TROUBLES de la PUBERTÉ et dt la MÉNOPAUSE lily glen UB 2 à 6 comprimés par jour.MUN RE LABORATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canadas VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTREAL.GENOSCOPOLAMINE POLONOVSKI et NITZBERG.Composition : Bromhydrate de Génoscopolamine.Propriétés : Les mêmes que celles de la Scopolamine, sans en avoir les inconvénients.Sa toxicité est environ 200 fois plus faible que celle de la Scopolamine.Indications : Maladie de Parkinson, Paralysie agitante, Syndromes post-encépha- litiques.Posologie : De 2 à 6 granules, ou de 20 à 60 gouttes par jour, prises en deux à trois fois dans la journée, de préférence entre les repas.Commencer par la dose minimum, et augmenter progressivement pour s\u2019en tenir à la dose utile.L'injection sous-cutanée d'une ampoule de 1 mgr.donne des résultats plus rapides, mais n\u2019est pas souvent nécessaire.Présentation : Granules au 14 mgr., flacon de 60 granules.Gouttes, solution à 1.5 p.1,000, flacon de 20 c.c.Ampoules dosées 4 1 mgr., 10 amp.de 1 c.c.Laboratoires AMIDO Agents pour le Canada : VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 \u2014 15 SÉCURITÉ En chimiothérapie moderne, la question de la toxicité des drogues prend une importance toujours croissante, et l'absence de sérieux effets toxiques est l'un des avantages certains de Pyridium.Les doses thé : peutiques de Pyridium peuvent être administrées pour soulagement symptomatique avec une sûreté complète pendant toute la durée des cystites, prostatites, pyélonéphrites, et uréthrites.Littérature sur demande.PYRIDIUM > pre CI TT (Mono-hydrochlorure de phenylazo- 4 alpha-alpha-diamino-pyridine) RE MERCK & COMPANY LIMITED Inbricants-Chimistes y Une décade de service dans les infections MONTRÉAL \u2014 TORONTO.génito-urinaires 16 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9- No 5 SOLUTION CLIN SALICYLATE DE SOUDE Dosage : Solution \u2014 Chaque cuillerée à soupe contient 2 grammes de Salicylate de Soude pur.Propriétés : La Solution de Salicylate de Soude du Dr CLIN contient un excipient spécial sans alcalin, qui renforce la diffusibilité de l\u2019ion salicyle et sa fixation sur les tissus périarticulaires et myocardiques ; rend meilleure sa tolérance, tant gastrique que générale ; masque la saveur du salicylate et facilite son absorption rapide.Indications : Rhumatisme articulaire aigu et ses complications, Arthritisme, Sciatique.: Posologie : Chez l'adulte, 8 à 12 grammes par jour (et plus, pour certains auteurs, dans les cas graves).Chez l'enfant, O gr.50 par jour et par année d'âge, en doses fractionnées dans les 24 heures.(A partir de 12 ans, 9 grammes sont bien tolérés).Présentation : Solution, flacon de 300 c.c.Laboratoires CLIN, COMAR & Cie.Agents pour le Canada : VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL.VALERIANATE PIERLOT CALME LES MALADIES NERVEUSES \u2014 TRAITE LA NEURASTHENIE Composition : Valérianate d\u2019 Ammonium.Propriétés : Antispasmodique ; Stimulant diffusible et énergique, régulateur de l\u2019innervation.Indications : Excitabilité nerveuse, Insomnie, Migraines, Vapeurs, Toux nerveuse, Palpitations, Tremblement, Spasmes, Chorée, Convulsions, Attaques de nerfs, Hystérie, Névralgies, Sciatique, Régles douloureuses ou difficiles.Posologie : Une à deux cuillerées à thé dans un quart de verre d\u2019eau sucrée, matin et soir.Pour les enfants, moitié ou tiers d\u2019une cuillerée à thé.Présentation : Flacon de 120 c.c.Ag le Canada: LABORATOIRES H.RIVIER, viNANT Limicée, 200.vue Vallée, MONTRÉAL.Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9\u2014 No 5 \u2014 17 PECTINE DE POMMES ACTIVÉE PEXTOSE Pour le traitement des troubles gastro-intestinaux de l\u2019enfant et de l\u2019adulte : pr nm CH.ONIN KA SN DIARRHEE ss GASTRO-ENTERITE Pe XTO Farine à Prue © se, ee vit 5k 200 SA Avery, wry ar SER do oat Qs 5 Sie sche Como, ®, BOND ze; Granulé friable en flacons de 50 Stats Peston gy Si = 356 et 100 grammes.Na KERR SLY BT Sng, Littérature et Echantillons a MM.les Médecins.x LABORATOIRES DESBERGERS-BISMOL MONTREAL Cal ES Prog 18 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014- No 5 IL ELIXIR GABAIL V A LÉ RO - BRO M U R É Calme sans asthénier.DOSAGE : Une cuillerée à dessert ou à soupe dans un Euphorise sans narcotiser.peu d\u2019eau, trois fois par jour.Procure le sommeil normal sans stupéfier.EN FLACONS DE 190 c.c.nglo-French Drug Cie, 209 Est, rue Sainte-Catherine, Montréal.Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9\u2014 No 5 \u2014 19 2 UN COMPRIMÉ DANS UN 1/2 VERRE D'EAU Vos acronhayes, Vos dyspeptisnes, es petits hépatiques Seront heureux \u2026 3: Vows Loi puéseuve_ NORMOGASTRYL Médization alcalino-sédative des gastro-hépatiques fonctionnels Littérature et échantillons sur demande e Agents pour le Canada : LABORATOIRES JEAN OLIVE 200, rue Vallée, - Montréal.IODONE ROBIN combinaison organique et assimilable d\u2019iode et de peptone de viande \u2014\u2014 (cing gouttes de solution contiennent 0.01 pour cent d\u2019iode combinée avec la peptone trypsique procédé Robin) CEST en 1881 que Robin découvre les combinaisons métallo- | peptoniques et za étudie médicalement les résultats sur : - \u2018organisme.En 1885, Berthelot communique les résultats de ARTERIO-SCLEROSE cette découverte à I'fcadémic des Sciences.Le 26 mars 1907 \u2018Todone Robin fait l'objet d\u2019une communication spéciale à ARTHRITISME l\u2019Académie de Médecine.Depuis cette époque les Laboratoires ASTHME Maurice Robin ont été les seuls à connaître et constamment perfectionner la méthode et la fabrication des composés EMPHYSÈME peptones et iode.Les peptonates Robin ont pour base la peptone trypsique provenant de viande de bœuf; ils consti- LYMPHATISME tuent de véritables combinaisons organiques, forme éminemment propice à l'assimilation du corps actif fixé sur ce support, comme se rapprochant le mieux de celle sous laquelle il se lode, 4 gms - peptone Robin, 15 gms \u2014 .\u2019 : pour 100 gms \u2014 30 gouttes correspondent rencontre dans les humeurs et les tissus de l'organisme.comme effet thérapeutique à | gramme d'iodure de potassium \u2014 Dose: en général Laboratoires Maurice Robin, \u2014 13/15, rue de Poissy, Paris 20 à 30 gouttes par jour - flacon de 60 c.c.Agents au Canada : Laboratoires JEAN OLIVE, 209, rue Vallée, Montréal, Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9- No 5 see * Dès sa naissance tous les- soins RL TE TR MIRE A pe Pourquoi n'en.ETL N A EL LL votre Yd 4 = sr È Ba \\, # 0 À Fr #2 J + a LAITERIE 00 Prd T0 21130 _\u2014\u2014 TU ESUIZ \u2014 ; Hoy cd dun SN al T.335) DA Lt) Une surveillance constante des fermes, une wi\u2019 See CT NN * pasteurisation efficace, assurent a chaque ee 3 A] LA LAITERIE QUE VOUS POUVE J consommateur\u2019de lait A garantie RL \\ VISITER EN TOUT TEMPS ? L\u2019OEUVRE DES UNITÉS SANITAIRES 22 \u2014 FIN d\u2019assurer la prépondérance des naissances sur les décès et, par conséquent, de faire en sorte que la population continue d'augmenter et de se maintenir bien portante, le ministère de la santé et du bien-être social de la province de Québec s'efforce de répandre, dans tout notre territoire, les principales notions d'hygiène et de médecine préventive, de prémunir, contre les maladies contagieuses, adultes et enfants.Dans ce but, les bureaux de santé, connus sous le nom d'unités sanitaires, se livrent à une propagande intensive par des conférences d'hygiène générale, des cours aux jeunes filles, des leçons de secourisme, des représentations cinématographiques, des communiqués aux journaux et aux autres périodiques et la distribution d'une instructive littérature.Au cours de 1943, les visiteuses d\u2019hygiéne de nos 55 unités sanitaires se sont rendues dans 199,663 familles.Au cours de 1,956 cliniques antituberculeuses, nos spécialistes ont examinés 55,778 personnes durant la même période.Quant aux différentes maladies contagieuses, elles ont nécessité l'examen de 65,042 contacts et cas suspects.§ L'excellence des résultats obtenus dans la lutte contre la diphtérie se traduit par une diminution considérable.Au cours de 1943, les hygiénistes des différentes unités sanitaires ont effectué 47,367 immunisations complétées et 20,169 immunisations de rappel.Durant la même période, les vaccinations antivarioliques réussies ont atteint 20,369 et les vaccinations antityphoidiques, 11,401.L\u2019hygiéne de la première enfance a nécessité 7,334 cliniques de puériculture, au cours desquelles on a examiné 127,813 nourrissons (0 à | an) et 93,884 enfants d'âge préscolaire.Pendant ces 12 mois, les hygiénistes ont visité à domicile 125,637 nourrissons et 175,910 enfants d'âge préscolaire.Quant à l'hygiène de l\u2019âge scolaire, il appert que 230,281 enfants, habitant les circonscriptions desservies par des unités sanitaires, ont assisté à 8,413 conférences ; 108,172 ont subi l'examen physique et 26,414 l\u2019examen médical.LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DU BIEN-ÊTRE SOCIAL Docteur JEAN GRÉCOIRE, Honorable M.HENRI GROULX, SOUS-MINISTRE MINISTRE Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol, 9 \u2014 No 5 I Il serait difficile de déterminer combien de personnes qui ont appris à bien choisir les aliments protecteurs n\u2019en perdent pas au moins une proportion considérable des sels minéraux et des vitamines qu\u2019ils contiennent simplement à cause de méthodes défectueuses de les apprêter.Une chose, toutefois, est certaine: un grand nombre de personnes sont constamment en danger d\u2019hypovitaminose subclinique à cause d'une alimentation qui, pour une raison ou une autre, est mal équilibrée.Dans les cas où ils soupçonnent une avitaminose subaiguë, beaucoup de médecins, en plus de corriger l'alimentation, prescrivent des produits vitaminiques sérieux comme mesure de précaution supplémentaire.La confiance qu\u2019à le corps médical dans les Penta-Kaps Améliorées Abbott est attestée par la fréquence avec laquelle elles sont prescrites.Si vous ne l\u2019avez déjà fait, essayez les Penta-Kaps Améliorées Abbott.Vous pouvez être assuré de prescrire ainsi un complément vitaminique d\u2019activité constante sur lequel vous pouvez vous fier.Toutes les bonnes pharmacies les tiennent.Laboratoires Abbott Limitée, 20 Chemin Bates, Montréal, Canada.e © © © © © © © © © © © © © e + : A PENTA-KAPS o AMELIOREES e LA CROIX VICTORIA (V.C.) La Croix Victoria est la plus haute décoration britannique qui puisse être décernée à un marin, un soldat ou un aviateur, gradé ou non.Instituée en 1856 par la Reine Victoria, elle ne peut maintenant être obtenue que \u2018par l\u2019accomplissement, face à l\u2019ennemi, de quelqu\u2019acte signalé de courage ou de dévouement au pays.\u201d Elle a la préséance sur toutes les autres décorations.Jusqu\u2019au début de la présente guerre elle avait été décernée 1101 fois.Depuis 1920 les femmes sont éligibles, mais aucune ne l\u2019a encore obtenue.Cette décoration a la forme d\u2019une croix pattée, de 1!/, pouce de large, avec bords en relief.La face porte la couronne royale d\u2019Angleterre surmontée d\u2019un lion, et au-dessous l\u2019inscription \u201cFor Valour\u201d dans une banderolle.Au revers est gravée la date de l\u2019action qui l\u2019a méritée.La Croix est suspendue à une barrette portant un rameau de laurier, au revers de laquelle sont gravés le nom et le grade du décoré et le nom de son vaisseau, régiment ou escadrille.Le ruban, large de 1!/, pouce, était à l\u2019origine bleu pour la Marine et cramoisi claret pour l\u2019Armée; mais depuis la guerre de 1914-18 cette dernière couleur a été adoptée pour tous les services.Lorsque le ruban est porté sans la médaille, on porte sur le ruban une réplique miniature en bronze de la médaille, et une réplique additionnelle pour chaque barre décernée.(De 1856 à 1939, une barre n\u2019a été décernée qu\u2019à deux reprises.) Ceci fait partie d\u2019une série que les Laboratoires Abbott Limitée, de Montréal, publient en hommage au courage déployé pour la défense de la liberté.Des reproductions convenant pour l'encadrement seront envoyées sans frais aux médecins qui en feront la demande. LAVAL MÉDICAL VOL.9 N° 5 MAI 1944 COMMUNICATIONS ÉTUDE COMPARÉE DE L\u2019INFLUENCE DE DIFFÉRENTS LAITS SUR LA COURBE PONDÉRALE DE 1,836 NOUVEAU-NÉS par Marcel LANGLOIS Chef de pédiatrie à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement Parmi tous les moyens dont dispose le puériculteur pour apprécier le développement de l\u2019enfant, il n\u2019en existe pas qui soient aussi trompeur et aussi peu absolu que la courbe de poids.Son objectivité n\u2019est qu\u2019apparente, elle ne relève d\u2019aucun déterminisme et n\u2019a jamais constitué un critère intégral de la croissance.C\u2019est ce que nous a révélé, une fois de plus, l\u2019observation de la courbe pondérale de 1,836 nouveau-nés, du 1°\" janvier 1929 au 31 décembre 1941, pendant les quelques jours qui ont suivi leur naissance.Nous avons cru intéressant de rapporter ces constatations dans toute leur aridité objective.3) 286 Lavar MEDICAL Mai 1944 TaBLEaU Î Courbe ascendante du nombre des naissances œ © + a © « 0 0 bo œ oo Q + aN © 0 © 0 0 tQ 9 © 19 0 + \u2018 223 / 200 196 190 205 175 150 125 13! wo / es Il va sans dire que, durant cette période d\u2019observation, il est né à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement plus d\u2019enfants, soit : 3,201.Nous avons dû restreindre nos recherches à 1,836 parce que les autres ne sont pas restés suffisamment longtemps ou parce que, durant leur séjour, leur Mai 1944 Lava\u2026.MéÉpicaL 287 TasLEaU Il Répartition numérique de l\u2019emploi des différents laits 1,042___ 1,000_\u2014\u2014 900_\u2014 800\u2014 700\u2014 \u2014 625___ 600 500\u2014 400_\u2014 300\u2014 Lait maternel 200 100 Lait pasteurisé 92 \u2014 63_ 50 25 17\u2014 Lait en poudre 10_\u2014\u2014 Lait condensé Lait eva- poré 288 Lavar MÉDICAL Mai 1944 TapLEau III Pourcentage annuel de l\u2019allaitement maternel 1929-30- 31- 32- 33- 34- 35- 36- 37- 38- 39- 40- 41- 75 70 65 60 55 50 45 ol NV 30 \\ 25 20 NSN alimentation n\u2019a pas été unique.Les régimes alimentaires considérés ont été établis au caprice des médecins traitants, ce qui donne aux constatations une valeur pratique non discutable.Si, par ailleurs, notre étude n\u2019a porté que sur le lait maternel, le lait pasteurisé, le lait condensé sucré, le lait évaporé et les laits en poudre, \u201c c\u2019est encore pour satisfaire aux exigences de la vérité.Le partage des sexes s\u2019est fait comme suit : 935 garçons et 901 filles. Mai 1944 Lavar MEegbicaL 289 I.\u2014 ALLAITEMENT MATERNEL De toutes les alimentations, la premiére qui se présente par son importance numérique, biologique et eutrophique est, sans contredit, l\u2019alimentation maternelle exclusive.Sur 1,836 nouveau-nés, 1,042, soit 531 garçons et 511 filles, ont été nourris au sein.Pendant leur séjour des 12 premiers Jours, les garçons ont perdu 0.11 de livre et les filles 0.06 de livre.Ce résultat ne saurait nous surprendre et ne diminue en rien la supériorité incontestée de ce mode d\u2019alimentation.Il faut reconnaître que le seul mammifére qui n\u2019engraisse pas dès son premier contact avec le monde extérieur est le petit des humains.Sans qu\u2019on en connaisse la raison, ce fait, à lui seul, pourrait expliquer cette minuscule perte de poids puisqu\u2019elle se répartit sur mille enfants et plus.En y ajoutant un autre fait, celui de la période critique, appelée d\u2019adaptation, sur laquelle nôs observations ont porté, la perte de poids devient plus plausible encore.D'ailleurs, la qualité des résultats obtenus chez ces enfants, si l\u2019on considère leur développement dans son ensemble, compense amplement pour les fractions d\u2019once perdues.Ce décalage mathématique ne correspond en rien à un décalage biologique et si, vraiment, on veut comparer parallèlement deux mondes aussi différents, on doit, pour le moins, se servir d\u2019une échelle proportionnelle.Le lait des mammifères, en général, y compris celui de la vache, est destiné à des animaux dont la vie est plus courte que celle de l\u2019homme.Ce lait renferme donc des propriétés aptes à suppléer aux exigences d\u2019une vie courte, rapidement progressive.Le lait maternel, au contraire, spécifiquement élaboré pour l\u2019enfant, offre à celui-ci un aliment de longue stabilité et de progression plus lente.Nous voudrions aussi signaler que nous n\u2019avons pas limité notre choix à des mères-nourrices désignées d\u2019avance et préparées par un régime alimentaire pré-natal en fonction de l\u2019allaitement.En terminant ces quelques considérations sur l\u2019allaitement maternel, il convient d\u2019attirer particulièrement l\u2019attention sur la décroissance qu\u2019a subie cette alimentation pendant ces treize années.En 1929, 60% des mamans ont nourri leurs bébés alors qu\u2019en 1941 seulement 21% ont fait de même.Ces chiffres.sont assez éloquents par 290 Lavar MéÉDicaL Mai 1944 eux-mêmes, tout au moins pour ceux qui sont au courant des méfaits que causera la continuation sinon l\u2019accentuation d\u2019une semblable décroissance.LAIT MATERNEL Garçons ANNÉES 19\u2014 >29 130 31 ?32 33 34 ?35 ?36 ?37 38 °39 ?40 41 Nombre.32} 35] 42| 52] 36] 37| 34] 34| 47] 53j 35| 45} 46 Poids de naissance.| 250 259 306 395 282 273 250 255 352 405 265 338 351 Poids de sortie.224 265 305 393 280 269 256 255 356 411 266 342 296 Total des jours d\u2019hospitalisation .431 456 519 683 461 478 515 432 659 655 444 547 601 531 garçons, en 1234 jours, ont perdu 0.11 livre.Filles ANNÉES 19\u2014 \u201929 30 ?31 ?32 ?33 ?34 135 36 °37 °38 39 40 41 Nombre.25] 25| 34| 47| 531 39| 37| 46) 40} 46) 36, 39) 44 Poids de naissance.176 175 255 330 390 279 268 334 288 342 259 280 320 Poids de sortie.179 176 256 331 389 279 264 335 291 347 258 284 314 Total des jours d\u2019hospitalisation .320 327 444 589 691 498 457 588 523 594 448 489 512 511 filles, en 1214 jours, ont perdu 0.06 livre.I[.\u2014 ALLAITEMENT ARTIFICIEL a) Lait pasteurisé : Le groupe de nouveau-nés qui se place en second par son importance numérique est celui des nouveau-nés dont l\u2019alimentation exclusive a été le lait pasteurisé additionné d\u2019eau et de sucre.\u2014 | CF #; 2 .H we Mai 1944 Lavar MÉDicaL 291 Ce groupe compte 625 enfants soit, 315 garçons et 310 filles, ayant séjourné 18 Jours, en moyenne, à hôpital.La perte pondérale moyenne des garçons a été de 0.03 de livre et s\u2019oppose à un gain pondéral moyen de 0.05 de livre chez les fillettes.Ces constatations se rapprochent de beaucoup des prédécentes, tout au moins au point de vue pratique.Elles laissent entrevoir que les formules employées ont été satisfaisantes, puisque les résultats ont été identiques à ceux obtenus avec le lait humain.Il est vrai que l\u2019hospitalr- sation a été prolongée de 6 jours.LAIT PASTEURISÉ Garçons ANNÉES 19\u2014 \u201929 1°30 1°31 ?32 33 ?34 ?35 ?36 ?37 ?38 ?39 40 41 Nombre.6| 5| 13] 11| 15| 24| 27| 36| 23] 38| 45| 32| 40 Poids de naissance.| 40) 36| 97| 87) 118| 188] 208 270 170 296 344 255 305 Poids de sortie.41] 37| 96| 82| 112} 182} 197 269 184 300 349 250 304 Total des jours d\u2019hospitalisation .| 124] 96| 211 153 270 348 455 590 547 751 840 603 726 315 garçons, en 18 jours, ont perdu 0.03 livre.Filles ANNÉES 19\u2014 29 130 ?31 ?32 33 34 35 36 |?37 ?38 ?39 40 \u201941 Nombre.\u2026.10| 4) 10| 9) 28| 19| 27! 291 24| 41] 33] 35| 40 Poids de naissance.| 63] 30] 76] 65] 203 136 199 219 188 302 245 265 300 Poids de sortie.| 72| 30| 78] 67| 200 133 194 226 198 304 244 269 292 Total des jours d\u2019hospitalisation .| 146] 51 226 180 407 362 439 615 582 681 583 647 618 309 filles, en 18 jours, ont gagné 0.05 livre. 292 b) Laits en poudre : Lavar MÉDICAL Mai 1944 92 nouveau-nés, soit 46 garçons et 46 filles, se sont partagé une alimentation composée exclusivement des différents laits en poudre.Pendant 2134 jours d\u2019hospitalisation les garcons ont réalisé un gain de 0.4 de livre, ce qui n\u2019est pas suffisant pour un temps aussi long.La méme remarque s\u2019applique aux fillettes dont le gain pondéral moyen n\u2019a été que de 0.1 de livre pendant 1714 Jours d\u2019hospitalisation.LAIT EN POUDRE Garçons ANNÉES 19\u2014 \u201929 1°30 1°31 ?32 ?33 ?34 |?35 ?36 ?37 |?38 39 |?40 41 Nombre.\u2026.2 1 3 2 21 2 4 10| 13 7 Poids de naissance.14|11#| 26/18 16#| 14| 30| 77|100| 55 Poids de sortie.1416} 123] 24] 188 16%] 15] 30| 84/104| 63 Total des jours d\u2019hospitalisation .31| 13| 37| 38 41| 36| 55260 251 250 46 garçons, en 2134 Jours, ont gagné 0.4 livre.Filles ANNÉES 19\u2014 \u201929 30 31 32 ?33 °34 °35 ?36 \u201937 \u201938 39 40 41 Nombre.1 1 2 6| 11| 13) 12 Poids de naissance.78] 81) 14 42] 77| 98| 82 Poids de sortie.72 87|13u 46| 78| 96| 85 Total des jours d\u2019hospitalisation .13| 16| 25 162 185 195 206 46 filles, en 1714 jours, ont gagné 0.1 livre. Mai 1944 LavaL MeEbicaL 293 c) Lait condensé sucré : Comme il fallait s\u2019y attendre, l\u2019emploi du lait condensé sucré, si restreint qu\u2019il ait été, a donné un gain pondéral moyen de 0.2 livre, réparti entre 35 garçons pendant 2214 Jours, et un gain de 0.3 de livre, réparti entre 28 filles pendant 2014 Jours.LAIT CONDENSÉ Garçons ANNEES 19\u2014 °29 30 |°31 °32 33 34 35 ?36 °37 ?38 ?39 40 \u201941 Nombre.\u2026.1 3 1 2j 4] 4 2 31 4 3 3 5 Poids de naissance.72| 28] 6\"\u201c| 15] 29) 23|16'8| 191 26} 20] 22] 32 Poids de sortie.700 291744 18] 28 25] 10} 22| 30} 21} 23] 33 Total des jours d\u2019hospitalisation .16| 54| 24| 81| 60| 78| 73| 72{124| 57| 58] 90 35 garçons, en 2214 jours, ont gagné 0.2 livres.Filles ANNÉES 19\u2014 \u201929 1°30 {°31 32 |?33 ?34 |?35 ?36 ?37 38 ?39 40 41 Nombre.\u2026.31 1} 2] 1 11 2] 2} 2} 2j 2] 3] 3] 4 Poids de naissance.| 21| 65}124| 610 20] 139|11'2| 109} 1514] 148| 18| 17] 26 Poids de sortie.21] 555| 13641 51318 14| 12] 16| 14| 19| 18| 27 Total des jours d\u2019hospitalisation .| 50} 11| 30] 10| 71] 32] 84| 38| 29] 40| 56] 59| 64 28 filles, en 2015 jours, ont gagné 0.03 livre.d) Lait évaporé : Le petit nombre de nouveau-nés, soit 11 garçons et 6 filles, formant un total de 17 enfants, qui ont reçu le lait évaporé nous interdit d\u2019attacher quelqu\u2019importance que ce soit aux constatations suivantes que nous 294 Lavar MÉDicaL Mai 1944 devons quand même rapporter.11 garçons ont gagné, en 1814 Jours, '/11e de livre, alors que 6 filles, en 11 jours, n\u2019ont rien perdu ni rien gagné.LAIT ÉVAPORÉ Garçons ANNÉES 19\u2014 \"29 30 ?31 ?32 °33 34 35 36 ?37 |°38 ?39 40 41 Nombre.\u2026.4 3 4 Poids de naissance.33 24] 30 Poids de sortie.| 33 23] 32 Total des jours d\u2019hospitalisation .68 60| 77 11 garçons, en 1814 jours, ont gagné \u2018/11e de livre.Filles ANNÉES 19\u2014 >29 ?30 31 32 33 ?34 °35 ?36 ?37 |?38 39 40 ?41 Nombre.2 1 1] 2 Poids de naissance.1414 98 P| 12 Poids de sortie.1415 8u 8| 12 Total des jours d\u2019hospitalisation .20 11 14| 21 6 filles, en 11 jours \u2014, poids stationnaire.Notre statistique n\u2019a pas l\u2019ampleur que nous lui aurions souhaitée.Un gain pondéral de nos nouveau-nés ne nous a pas paru intimement lié au facteur alimentaire ; au contraire, il a été plutôt influencé par la durée du séjour.Autre fait singulier, elle démontre un emploi restreint des laits dits de l\u2019industrie.Sur 1,836 enfants, 172 seulement ont été soumis à l\u2019un quelconque de ces laits. INFECTION MÉNINGÉE TUBERCULEUSE ET MÉNINGOCOCCIQUE par R.LEMIEUX Chef du Service de médecine Éd.MORIN Chef de Laboratoire et H.NADEAU Assistant dans le Service de médecine Hôpital du Saint-Sacrement La pathogénie de la coexistence de certaines infections nous échappe très souvent et pose parfois un problème que seule une spéculation fragile peut résoudre.L'analyse des résultats obtenus par les examens bactériologiques et des constatations faites à la salle d\u2019autopsie, à la lumière des données cliniques, nous oblige souvent à redresser des diagnostics pour les compléter ou les modifier, qui nous paraissaient, de prime abord, fondés et solides. 296 Lavar MEbpicaL Mai 1944 L\u2019observation que nous avons 4 vous présenter ici, en est, à notre avis, un exemple assez frappant.Elle présente, en plus, le double intérét d\u2019avoir trait à un malade dont l\u2019histoire familiale tient de l\u2019hécatombe et dont l\u2019histoire personnelle est d\u2019une rareté clinique pleine d\u2019intérêt.Cette observation concerne un petit garçon que nous avons eu l\u2019occasion de traiter dans le Service de médecine et que l\u2019un de nous avait vu en ville au cours d\u2019une consultation, le jour même de son admission à lhôpital.Henri L.est âgé de 12 ans ; il est né et il à toujours vécu à Québec.Il a eu la rougeole, la coqueluche et la varicelle pendant les premières années de sa vie.Il a fréquenté régulièrement l\u2019école et il s\u2019est toujours montré un élève studieux.Cette consultation est motivée parce que l\u2019enfant se plaint, depuis 7 ou 8 jours, de céphalalgie et de fatigue générale et que ses parents redoutent un nouveau malheur et qu\u2019ils pressentent un dénouement fatal.Nous apprenons en effet, de la bouche de la mère, l\u2019histoire de la famille et celle des quatre enfants que la mort a emportés en quelques semaines seulement.Une petite fille, âgée de 9 ans, mourait le 18 mai 1943, de broncho- pneumonie tuberculeuse, après une quinzaine de jours de maladie apparente.L'examen bactériologique des crachats y avait révélé la présence de bacilles de Koch.Quinze jours ou trois semaines avant sa mort, cette petite fille Jouissait d\u2019une santé parfaite et elle n\u2019avait eu, antérieurement, que quelques-unes des maladies de l\u2019enfance.Un bébé de 15 mois mourait, en plein coma, le 18 juin 1943, après quelques jours de maladie seulement.Le médecin de famille affirme avoir porté le diagnostic d\u2019une méningite tuberculeuse à cause des signes aigus gastro-intestinaux, des convulsions, du coma, de la température et de l\u2019ensemble des symptômes rattachables aux états méningés.Vingt jours plus tard, le 8 juillet, mourait un petit garçon de 28 mois.Quelque huit jours auparavant, 1l avait été transporté dans un hôpital de cette ville pour y être observé et traité.Vers la fin de juin, l\u2019enfant présentait des vomissements, de la température, des convulsions, de la raideur de la nuque.Le jour même de son admission à l\u2019hôpital, 1l Mai 1944 LavaL MEDICAL 297 subissait une ponction lombaire ; l\u2019examen bactériologique mettait en évidence du bacille de Koch et la cytologie se composait uniquement de leucocytes par centaines.L\u2019enfant mourait dans sa famille, après six Jours d\u2019hospitalisation.Le lendemain, 9 juillet, une jeune fille de 14 ans mourait après avoir été malade pendant quelques Jours à peine.Nous apprenons que cette fillette, auparavant en excellente santé, avait été prise subitement d\u2019un état hyperthermique avec tachycardie, état cyanotique des téguments, agitation, délire, etc.Quelques heures avant de mourir, elle serait devenue particulièrement cyanosée.En aucun moment, elle n\u2019aurait toussé ; il ne semble pas, non plus, qu\u2019elle ait vomi ou qu\u2019elle ait eu de la raideur de la nuque.Il est difficile de mettre une étiquette sur l\u2019infection qui a entraîné la mort de cette petite fille ; cependant, comme nous le verrons à propos de l\u2019observation du malade qui nous intéresse particulièrement et qui fait le sujet de cette communication, nous sommes tentés, devant une infection d\u2019une telle virulence, et devant les signes évidents de l\u2019atteinte bulbaire des dernières heures, de soutenir l\u2019hypothèse d\u2019une infection méningo- coccique.Il s\u2019agit là un peu plus que d\u2019une simple spéculation.Quant au père de ces enfants, il a toujours été en parfaite santé ; 1l est robuste, il n\u2019a jamais perdu une heure de travail et 1l affirme n\u2019avoir Jamais toussé.Une radiographie pulmonaire, tirée en août 1943, révèle que ses poumons sont normaux.La mère a aussi une apparence vigoureuse.Elle a donné naissance à neuf enfants et elle affirme ne s\u2019être jamais alitée que pour faire ses couches.Elle n\u2019a jamais souffert de maladies pulmonaires et ses poumons sont radiologiquement indemnes.À part notre malade, les quatre enfants qui ont survécu à ce désastre familial sont aussi en bonne santé.Leur radiographie pulmonaire est négative et aucun ne présente d\u2019adénopathie perceptible.Le petit garçon qui fait le sujet de notre consultation est âgé de 12 ans.Jusque vers la mi-juillet 1943, 1l aurait été en bonne santé et 298 LavaL MÉDicaL Mai 1944 c\u2019est vers cette date qu\u2019il aurait perdu progressivement l\u2019appétit, qu\u2019il serait devenu un peu pâle, qu\u2019il se serait plaint d\u2019une fatigue générale continue et qu\u2019il aurait eu moins d\u2019entrain.Depuis 7 ou 8 jours, il vomit assez régulièrement, 1l a des maux de tête constants, il est agité la nuit et quitte souvent son lit pour se perdre dans les pièces voisines.Le médecin de famille est alors consulté ; il voit se dessiner ce qu\u2019il a déjà observé dans deux circonstances, en quelques semaines, et il demande que sa responsabilité soit partagée.Le petit malade qu\u2019on nous demande d\u2019examiner, repose dans une chambre que l\u2019on a obscurcie.Il est couché sur le côté droit, en chien de fusil.Son squelette est bien constitué ; l\u2019enfant est grand et bien développé.Il répond un peu difficilement aux questions qui lui sont posées.Sa température est de 101°, son pouls de 70 et sa respiration de 20.II n\u2019existe pas de cyanose des téguments.Les articulations des membres sont souples mais les muscles sont un peu tendus ; les mouvements paraissent douloureux, et la moindre pression au niveau des masses musculaires déclenche des réactions de défense.La nuque est raide, la tête est renversée en arrière et le signe de Kœrnig est caractéristique.Les réflexes achilléens sont vifs.Il n'y a pas de Babinski.Le dermographisme est accentué.Les poumons sont normaux à la percussion et à l\u2019auscultation.Le cœur est régulier et ses bruits sont nets.Les ganglions du cou sont de la grosseur de petits pois.La rate n\u2019est pas augmentée de volume.Cet enfant présente, en un mot, toute la symptomatologie d\u2019une méningite et cette méningite nous apparaît, en toute vraisemblance, d\u2019origine tuberculeuse.Cette hypothèse est d\u2019autant plus plausible que nous venons d\u2019apprendre l\u2019histoire de famille et que l\u2019éclosion des signes que nous constatons a été précédée d\u2019une période de réflexion assez longue, tout à fait semblable à celle que nous avons l\u2019habitude de voir se produire comme prodrome de la majorité des infections tuberculeuses aiguës ou sub-aiguës.Pour consolider notre diagnostic, nous conseillons toutefois une ponction lombaire à l\u2019hôpital et l\u2019enfant est admis le Jour même dans le Service de médecine. Mai 1944 Lavar MÉDICAL 299 Le liquide céphalo-rachidien est sous pression à 35 c.c.d\u2019eau ; mais, à notre grande surprise, il est légèrement trouble et 1l renferme 0.85 d\u2019albumine, du pus en quantité et de nombreux diplocoques qui poussent après 36 heures sur milieu de MacLeod.Malgré l\u2019évidence clinique d\u2019une infection tuberculeuse, il nous faut reviser notre diagnostic et infirmer un pronostic déjà envisagé comme fatal.Le liquide céphalo- rachidien n\u2019en est pas moins ensemencé sur milieu de Lœæwensteimn.Notre malade est immédiatement soumis à la médication devenue classique des sulfamidés ; il recevra, les jours suivants, par voie Intraveineuse, des doses de Solu-Dagenan à raison de 1 gramme par huit heures.Le lendemain, 10 août, 24 heures après le début du traitement, la température de notre malade se maintient à 101°, son pouls à 70.Ila des nausées, il est indifférent et paraît plus fatigué ; aucun des signes physiques n\u2019a régressé.Ce que nous commençons à considérer comme un échec thérapeutique nous étonne d\u2019autant plus que nous n\u2019avons pas oublié les effets merveilleusement rapides que nous avons toujours obtenus antérieurement dans le traitement des méningococcies par les sulfamidés.Les 12, 13 et 14 août, nous n\u2019en poursuivons pas moins le traitement, mais sans résultats appréciables : la température reste stable, le pouls s\u2019accélère et notre malade est toujours demi-comateux.Le 15 août, une nouvelle ponction lombaire est pratiquée.Elle ramène un liquide plus clair que celui que l\u2019on retirait au cours du premier prélèvement ; malgré la présence de pus et d\u2019une albuminorachie à 0.88, ce liquide ne renferme plus de méningocoques.Nous apprenons que l\u2019ensemencement fait le 10 août, sur milieu de Leewenstein, poussait abondamment.Notre thérapeutique avait incontestablement enrayé l\u2019infection méningococcique sans cependant influencer la méningite tuberculeuse qui devenait maintenant des plus évidentes, et qui donnait raison à demi au diagnostic premièrement établi.Nous cessons l\u2019administration des sulfamidés pour limiter notre thérapeutique au seul traitement symptomatique.Pendant la Journée du 17 août, l\u2019état de notre malade s\u2019aggrave rapidement ; l\u2019enfant devient franchement comateux et sa température monte rapidement pour atteindre 106° le jour de sa mort, soit le 18 août. 300 Lavar MEpicaL Mai 1944 AUTOPSIE Plèvres : Les deux feuillets pleuraux sont recouverts de granulations tuberculeuses.Aucun épanchement.Poumons : Congestion des deux lobes.On note, à la coupe, que le parenchyme est farci de petits foyers nodulaires de la taille d\u2019un grain de mil.Hhile : La région hilaire renferme des masses ganglionnaires, en grande partie caséifiées.Cœur : De couleur brun clair, mou, friable.Péritoine : La région sous-diaphragmatique est bourrée de follicules.Foie : De couleur brun jaunâtre, parsemé de follicules grisâtres.Rate : Péri- et endo-splénite tuberculeuse.Pancréas : Rien à signaler.Reins : Granulations tuberculeuses disséminées dans tout le parenchyme.Surrénales : Quelques follicules dans la corticale.Tube digestif : Rien à signaler.Conclusion : Granulie.HIsTOLOGIE Poumons : Droit : Le poumon est farci de follicules tuberculeux.Leur nombre est si considérable qu\u2019ils s\u2019entretouchent pour la plupart en laissant des petites plages d\u2019alvéoles indemnes.On en trouve quelques- uns qui, logés sous l\u2019épithélium de bronchioles, font hernie dans la lumière.L\u2019abondance et la distribution générale du processus tuberculeux indique, à n\u2019en pas douter, une infestation bacillaire par voile sanguine.Le processus semble évoluer depuis un certain temps (3 semaines ?), car on remarque une réaction fibro-plastique assez intense autour des follicules.Quelques-uns, même, semblent vouloir disparaître sous la poussée fibro-plastique.Gauche : Dans le poumon gauche, les lésions sont sensiblement superposables, mais le processus tuberculeux est moins étendu et les follicules moins agglomérés.Cœur et pancréas : Pas de coupes histologiques (omission).1 W ¥ Mai 1944 Lavar MéÉDpicar 301 Fore : Toute la glande hépatique est parsemée de follicules en grains de plomb.Rate : L\u2019imprégnation du tissu splénique par le processus tuberculeux est superposable à ce qu\u2019on a décrit dans le poumon.Reins : Les deux reins présentent des lésions également superposables.Surrénales : Quelques petits follicules disséminés dans la corticale.Ganglions : Les ganglions hilaires sont littéralement bourrés de follicules tuberculeux accolés les uns aux autres et dont le centre est rempli de caséum.Conclusion : Il s\u2019agit d\u2019une granulie classique, compliquée d\u2019une 1n- fection surajoutée à « diplocoque de Weichselbaum, type À ».BACTÉRIOLOGIE Dix jours plus tard, on a obtenu des cultures de bacille tuberculeux sur Loewenstein.Les colonies ont tous les caractères « macroscopiques » d\u2019une souche humaine (type rough).II s\u2019agissait donc d\u2019un enfant de 12 ans, décédé en cours d\u2019une septicémie tuberculeuse, de méningite bacillaire sur laquelle s\u2019étart greffée une méningococcie.L\u2019allure clinique de cette méningite avait correspondu à une piemérite tuberculeuse classique.Les recherches bactériologiques nous ont forcés cependant de reconnaître une infection mixte à méningocoques et à bacilles tuberculeux.La granulie n\u2019a été qu\u2019une découverte d\u2019autopsie ; son évolution a été masquée par une localisation tapageuse aux méninges.Le point de départ de cette généralisation tuberculeuse a certainement été un point de départ ganglionnaire médiastmal : l\u2019examen histologique nous apprend, en effet, que ces ganglions étaient tuberculeux et que cette tuberculose avait déjà évolué vers la caséification.Le problème se pose à savoir laquelle des deux infections, tuberculeuse ou méningococcique, s\u2019est développée à la faveur de l\u2019autre ; si la généralisation tuberculeuse et la localisation aux méninges du bacille (4) 302 Lavar MÉDICAL Mai 1944 tuberculeux ont été favorisées par une méningococcie à évolution torpide ou si la méningococcie n\u2019a été tout simplement qu\u2019un épiphénomène et qu\u2019une localisation terminale méningée d\u2019une méningococcie latente du nez ou de la gorge.L'origine de l\u2019infection tuberculeuse massive chez les enfants de cette famille est des plus obscures : le père et la mère sont indemnes de tuberculose et notre enquête n\u2019a pas réussi à dépister de tuberculose soit chez des parents soit chez des habitués de la maison.L\u2019origine humaine des bacilles infectants ne fait pas de doute sur les cultures microbiennes qui ont été faites par le Dr Morin.Quant à la provenance de l\u2019infection méningococcique, nous sommes bien près de croire qu\u2019il faut la chercher chez la petite sœur décédée quelque quinze jours plus tôt dans les circonstances que nous savons.C\u2019est là une affirmation que nous ne saurions cependant baser sur des preuves scientifiques, nous l\u2019avouons.Il est rare de rencontrer, au cours d\u2019une méningite, deux ou plusieurs facteurs microbiens infectants.Neal, en 1924, a fait un relevé de 1,535 cas de méningite pour ne trouver que 6 cas d\u2019infection mixte et, encore, s\u2019agissait-il là d\u2019infections dont les agents se répartissaient entre des méningocoques, des staphylocoques, des pneumocoques et certains éléments du groupe des coli.Dans la longue nomenclature de Neal, il n\u2019est nullement fait mention d\u2019une association d\u2019une de ces espèces microbiennes avec le bacille tuberculeux.L'association méningo- tuberculeuse est donc des plus exceptionnelles, comme en font foi les communications très peu nombreuses que nous avons pu relever dans les revues médicales depuis 1900, et c\u2019est à peine si nous avons pu en compiler une vingtaine.Après avoir lu quelques-unes de ces communications, nous avons pu constater que le tableau clinique enregistré au cours des infections méningées méningococco-tuberculeuses, est assez variable.Le plus souvent, on assiste à l\u2019évolution d\u2019une méningite bacillarre qui, malgré le méningocoque surajouté, ne cesse de se comporter comme une méningite tuberculeuse typique ; la réaction de l\u2019organisme vis-à-vis du diplocoque de Weichselbaum n\u2019est pas suffisamment forte pour influencer le tableau clinique.Dans d\u2019autres cas, le tableau ne change pas parce que l\u2019infec- Mai 1944 LavAa\u2026.MÉDICAL 303 tion méningococcique a été agonique et trop tardive ; seule la présence du microbe surajouté dans le liquide céphalo-rachidien, découverte par un examen bactériologique attentif pendant la vie ou sa mise en évidence à l\u2019autopsie, indique clairement l\u2019infection associée.Chez notre malade, et l\u2019examen bactériologique, et la nécropsie ont fourni des preuves 1n- discutables de la symbiose.Par ailleurs, après une période évolutive classique d\u2019une méningite tuberculeuse, certains auteurs ont vu se transformer la symptomatologie et le syndrome méningé prendre tous les caractères des méningites à méningocoques.Bruneau, Luthier et Armand-Delille citent un certain nombre de cas où ces deux infections, méningococcique et tuberculeuse, évoluant simultanément, n\u2019ont pas laissé différencier cliniquement quel signe 1l fallait rapporter ou à l\u2019une ou à l\u2019autre.Enfin, la méningite peut prendre, d\u2019emblée et jusqu\u2019à sa terminar- son, l\u2019allure aiguë de la méningococcie en laissant complètement 1gnorée l\u2019infection tuberculeuse.Le diagnostic ne saurait être alors établi que par l\u2019examen complet et minutieux du liquide céphalo-rachidien.Malheureusement, nos recherches, devant des résultats obtenus trop facilement en première instance, ne sont pas toujours poussées suffisamment loin ; il est parfaitement connu, d\u2019ailleurs, que l\u2019esprit médical se prête difficilement à accepter une étiologie double.Nous avons, nous-mêmes, été tentés de rejeter certaines conclusions que nous imposaient les recherches bactériologiques et leurs résultats.Discussion Ce drame morbide, dont on vient de nous tracer les grandes lignes, suscite, à notre sens, un vif intérêt, non pas tant pas sa rareté « casuistique », que pour les sérieuses réflexions qui en découlent.Tout d\u2019abord, nous devons reconnaître qu\u2019une méningite symbiotique à bacille tuberculeux et à méningocoque n\u2019est pas une chose courante.En effet, ce n\u2019est pas dans le génie ni de l\u2019un ni de l\u2019autre de ces microbes, d\u2019évoluer strictement en symbiose comme le fait existe, par exemple, pour les microbes des gangrènes ou ceux de l\u2019angine de Vincent. 304 Lavar MÉpicar Mai 1944 Bien au contraire, ils ont, dans l\u2019organisme, à quelques exceptions près, une Individualité rigoureusement spécifique tout aussi bien dans les caractères des lésions que dans les symptômes cliniques.Or, cette observation, avec une vingtaine d\u2019autres relevées dans la littérature, nous fournissent des faits et des arguments scientifiques irréfutables qui, une fois de plus, battent en brèche cette théorie longtemps défendue de l\u2019unicité lésionnelle.En effet, nous voyons, sur les méninges de notre malade, évoluer conjointement deux processus inflammatoires d\u2019étiologie distincte, et d\u2019une égale gravité.S1 l\u2019ensemble des constatations cliniques, cytologiques du liquide céphalo-rachidien, étiologiques et culturaux nous ont démontré une méningite symbiotique, il est regrettable que nous n\u2019ayons pu obtenir des coupes histologiques de la séreuse méningée pour étudier, dans une certaine mesure, les caractères des lésions et la part prise par chacun des microbes dans ce double processus pathologique.Il est probable, mais la preuve manque, que les choses se passent comme dans une pleurésie tuberculeuse infectée secondairement, soit par du streptocoque, soit par les autres microbes du pus.Cependant, il ne faut pas oublier que le diplocoque de Weichselbaum n\u2019a pas la même résistance que le streptocoque ou le staphylocoque.Pathogénie : Il est peut-être intéressant, en face de toutes les données de cette observation, de se demander comment a évolué ce double processus pathogénique?Nous en trouvons la clef dans les constatations de l\u2019autopsie.En effet, on relève, dans la région hilaire, une polyadénite tuberculeuse massive avec évolution, soit vers la caséification, soit vers la sclérose.On ne trouve, nulle part dans les poumons, de foyer primitif (chancre d\u2019inoculation décrit par Parrot-Kuss et Ghon).Les viscères, par ailleurs, sont bourrés de follicules tuberculeux, les uns très jeunes, les autres dans lesquels la réaction fibroblastique dénote une certaine ancienneté.C\u2019est en se basant sur ces deux données, la caséification et la sclérose péri-focale de certains foyers, qu\u2019il nous est permis de croire que le pro- Mai 1944 Lavar MÉDICAL 305 cessus tuberculeux n\u2019est pas le résultat d\u2019un état anergique, consécutif à l\u2019infection méningococcique mais, au contraire, qu\u2019il est bien antérieur à celle-ci.Ainsi, l\u2019infection à diplocoque, processus suraigu, est donc venue en dernier ressort se greffer sur une méninge dans laquelle évoluait depuis quelques jours une tuberculose miliaire.x En pensant à cette quintuple mortalité dans cette famille, dans l\u2019espace de quelques semaines, une troisième réflexion se présente à notre esprit.Comment ces enfants ont-ils été contaminés par le bacille de Koch et par le méningocoque?Une enquête aussi complète que possible a démontré que les parents et les amis de la famille, tous examinés, ne présentent aucune lésion tuberculeuse et qu\u2019il n\u2019y a eu aucun décès par méningite cérébro-spinale dans leur entourage.De plus, la maison n\u2019a Jamais été habitée par des tuberculeux.C\u2019est pourquoi, en présence de ces faits, il faut, de toute nécessité, se rattacher soit à une infection alimentaire, soit à un contage scolaire par des camarades, un instituteur, ou une institutrice bacillifère.Bien que la culture 1solée du liquide céphalo-rachidien du dernier enfant présente les caractères culturaux du bacille humain (des inoculations seront faites pour en contrôler le type), ce n\u2019est pas une raison pour éliminer catégoriquement l\u2019origine lactée.En effet, cette famille, jusqu\u2019au décès de ces enfants, consommait du lait non pasteurisé.L'hypothèse d\u2019une infection par la viande est difficile à soutenir puisque deux enfants, l\u2019un, de 15 mois, meurt de méningite tuberculeuse et l\u2019autre, de 28 mois, d\u2019une broncho-pneumonie tuberculeuse.Cependant, il ne faut pas oublier que, si l\u2019homme peut être infecté par le bacille bovin, ce dernier peut également être contaminé par un bacille du type humain.De plus, ce qui nous invite à penser a l\u2019infection alimentaire, c\u2019est la contamination par une dose massive, à un même moment et dans un terrain vierge.Dose infectante qui entraîne la mort de quatre enfants, à peu près dans le même temps.Ceci nous rappelle le drame de Leubeck.Par ailleurs, il faut également penser à une infection d\u2019origine scolaire \u2014 car trois de ces petits enfants, celui de 9 ans, de 12 ans et de 14 ans, ont fréquenté la même école dans le cours de l\u2019année.Si tel est le 306 Lavar.MÉDicaL Mai 1944 cas, ce sont eux qui auraient infecté les deux bébés.Or, ces trois enfants ont fait des tuberculoses aiguës, non ouvertes.Par conséquent, pour ce qui a trait à l\u2019infection tuberculeuse, je crois qu\u2019il est plausible de conclure à une infection d\u2019origine alimentaire.L'origine de l\u2019infection méningococcique est beaucoup plus difficile à préciser ; cependant, l\u2019un des enfants \u2014 la fillette de 14 ans \u2014 semble bien être morte d\u2019une méningite cérébro-spinale.Le petit de 12 ans, qui fait l\u2019objet de cette étude, aurait contracté le microbe dans son milieu.Conclusion : Pour terminer ces brèves réflexions, nous voudrions de nouveau attirer l\u2019attention de tous sur l\u2019importance d\u2019effectuer des examens complets chez tous nos malades sans exception.En effet, si, par hasard, nous nous étions contentés de conclure à une méningite à méningocoque après examen direct et culture de ce microbe, sans prendre le soin d\u2019ensemencer sur d\u2019autres milieux qui nous ont donné des bacilles tuberculeux, cette observation aurait été incomplète.Il est vrai que nous aurions pu nous rattraper à l\u2019autopsie, mais si celle-ci nous avait été refusée, personne n\u2019aurait pu accepter ni même penser à une infection mixte tuberculeuse et méningococcique.BIBLIOGRAPHIE 1° Méningites à méningocoque et à bacille de Koch : Michael SHUMANN.Meningococeus Meningitis Followed by Tuberculous Meningitis.Med.Journal & Record, vol.CXXXXVII, (4 jan.) 1933.Wladimir Mikurowski.Infection méningée mixte à bacilles de Weich- selbaum et a bacilles de Koch.Archives de Médecine des enfants, vol.34, 1931.R.DuPÉriÉ.Méningite aiguë à méningocoques et à bacilles de Koch.Archives de Médecine des enfants, vol.15, 1912.ARMAND-DELILLE et BERTHAUX.Méningite à méningocoques et à bacilles de Koch.Société de Pédiatrie de Paris, (16 mai) 1907.NETTE et DEBré.Méningite à méningocoques et à bacilles de Koch.LUTHIER.Méningite à méningocoques et à bacilles de Koch.Thèse de Paris, 1902-1903. Mai 1944 Lava\u2026 MÉDpicar 307 Lewxowicz.Méningite aiguë à méningocoques et à bacilles de Koch.Jeurb.für Kind, 1902, vol.LV, page 266.Y.-Ed.-Hawthorn BRUNEAU.Méningite à méningococcies et à bacilles de Koch.Marseille Médical, 1902; p.142.G.ParssEau et L.TixiEr.Méningite à méningocoques et à bacilles de Koch.Gaz.des Hôpitaux, 1909, p.979.Grysez, DOUMER et P.Tison.Méningite aiguë tuberculo-méningo- coccique au terme d\u2019un état infectieux d\u2019allure septicémique de longue durée.Presse Médicale, n° 57, 1934, p.1162.A.MARTINARI.Gio.Clin.Med., 21, 111-117 (10 fév.) 1940.Jack Fippes.Combined Form of Meningitis : Mixed Infection of the Meninges by Tubercle Bacillus and Meningoccus.Archives of Diseases of Children, 16, 1941, p.140.H.BARBIER.Soc.Méd.des Hôp.(18 avril) 1918.CLAUDE, SCHAUFFER et BERNARD.Soc.Méd.des Hôp., (25 octobre) 1919.ComBE.Société des Hôpitaux, 1911.2° Méningites d\u2019origine polymicrobienne : S.H.Asumum.Ohio State Medical Journal, 1933, 29-243.J.C.GAFFNEY.British Med.Journal, 1940, 1-346.A.S.GrirriTH.Tubercle, 1937, 18-193.E.J.HueneEkENs et A.V.T.Stoesser.Am.J.Dis.of Children, 1927, 33-779.M.Hynes.Lancet, 1940, 1-261.F.Huicurs.Lancet, 1937, 1-1256.D.Moritz.Achr.Kinderbeck., 1936, 109-21.D.Moritz.Arch.Hetil., 1937, 81-603.J.NEAL.Journ.Amer.Med.Ass., 1924, 82-1429.M.M.RaviTcH et J.A.WASHINGTON.Jour.Am.Med.Ass., 1937, 109-1122.| W.O.Rerp, Brit.Med.J., 1940, 1-802. EUNUCHOÏDISME PAR CRYPTORCHIDIE par Antonio MARTEL Assistant dans le Service de médecine de l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement La suppression des fonctions testiculaires produite par la castration avant la puberté entraîne fatalement un état dystrophique spécial appelé eunuchisme.Cet état d\u2019agénitalisme pré-pubère a été bien individualisé grâce à l\u2019étude des tristement célèbres eunuques : les eunuques indifférents, pudiques et fourbes des harems de Byzance, les sopranistes fameux et impuissants de la chapelle Sixtine, les castrats Skoptzy, victimes du fanatisme religieux de cette secte russe.Tous les eunuques présentent le même ensemble de modifications morphologiques consécutives à l\u2019absence des fonctions testiculaires : disproportions des mesures anthropométriques, absence des caractères sexuels secondaires, hypotrichose, stérilité et, habituellement, impuissance sexuelle., A côté de ce type pur, complet de déficit testiculaire qu\u2019est l\u2019eunu- chisme, 1l existe une forme atténuée qu\u2019on a convenu d\u2019appeler l\u2019eunu- choïdisme et dans laquelle la sécrétion testiculaire n\u2019est pas complètement absente, mais seulement déficiente, insuffisante.Faussement classé autrefois comme type d\u2019infantilisme, alors qu\u2019en réalité le terme infantilisme implique l\u2019idée d\u2019insuffisance génitale avec petitesse de la taille, l\u2019eunuchoïdisme a été définitivement baptisé comme tel et décrit par von Tadler et Gross, dans leur étude désormais classique sur la secte Spokec en Russie du sud.L'\u2019appellation synonyme qu\u2019on lui donne Mai 1944 Lavar MEDICAL 309 d\u2019hypogénitalisme pur indique bien que l\u2019insuffisance gonadique en est l\u2019élément primordial.Pour que se réalise, dans sa plénitude, le syndrome d\u2019eunuchoïdisme pur, il faut que le trouble de la fonction testiculaire et de l\u2019évolution génitale se soit manifesté avant la puberté.Les éléments du syndrome d\u2019eunuchoïdisme rappelleront alors singulièrement ceux que l\u2019on observe chez les castrats, portant tout spécialement sur la sphère génitale, les caractères sexuels et morphologiques.Le caractère essentiel, celui qui frappe davantage, est la disproportion entre les différents segments du squelette : les membres, surtout les membres inférieurs sont démesurément allongés, alors que la tête et le tronc sont restés petits.A cette macroskélie, se joint une imperfection ou absence de développement des organes génitaux et des caractères sexuels secondaires : c\u2019est-à- dire du pénis, du scrotum, de la prostate et du système pileux.Il y a très fréquemment cryptorchidie uni- ou bi-latérale.Le psychisme est le plus souvent puéril.La configuration du corps et la disposition de la graisse affectent une allure féminine.En somme, l\u2019eunuchoïdisme réalise un mélange étonnant d\u2019infantilisme, de féminisme et, aussi, de sénilisme.Un tel syndrome d\u2019hypogénitalisme mâle s\u2019observe habituellement comme conséquence d\u2019une cryptorchidie bilatérale ou d\u2019une orchite double traumatique ou toxi-infectieuse, avec atrophie testiculaire, chez un impubére.L\u2019atrophie ou la destruction des tubes séminiféres entraîne la disparition des fonctions spermatiques, causant la stérilité.L\u2019atteinte du tissu interstitiel du testicule, où s\u2019élabore normalement l\u2019hormone sexuelle masculine, entraîne une insuffisance androgénique, dite insuffisance diastématique, qui, selon son plus ou moins grand degré d\u2019intensité, empêche ou trouble le développement des organes génitaux et des caractères sexuels masculins.L\u2019eunuchoïdisme pur, tel que nous l\u2019avons défini, s\u2019observe habituellement vers l\u2019âge de 20 à 30 ans, alors que le défaut de maturité sexuelle et l\u2019excès de croissance des membres deviennent manifestes.La castration pratiquée chez un adulte, de même que la destruction des testicules par lésions infectieuses, après la puberté, ne peuvent réaliser, dans son ensemble, le véritable tableau de l\u2019eunuchoïdisme.Dans ces cas, on observe plutôt un syndrome d\u2019eunuchoïdisme dit réversif, constitué par la 310 Lavar.MÉDpicarL Mai 1944 régression des organes génitaux et des caractères sexuels masculins.Mais, la taille étant définitivement fixée dans ses proportions normales, on n\u2019observe pas, alors, cette dysharmonie morphologique, cette macro- skélie qui caractérise le véritable eunuchoïdisme installé avant la puberté.Pour mieux 1llustrer la physionomie clinique de l\u2019eunuchoïdisme typique, nous nous permettons de vous rapporter l\u2019observation d\u2019un patient, eunuchoïde par cryptorchidie, à qui nous venons de faire franchir \"étape de la puberté, à l\u2019âge de 46 ans.OBSERVATION O.B., 46 ans, nous est présenté en juillet 1943, par un médecin qu\u2019il avait consulté parce qu\u2019il se croyait atteint de tuberculose pulmonaire.L\u2019apparence générale du patient ne manque pas de frapper, dès le premier abord, par son étrangeté.Grand (il mesure 6 pieds), tout en jambes, maigre, ne pesant que 126 livres, la tête plutôt petite, il offre une physionomie corporelle dysharmonieuse qui lui mérite bien le qualificatif classique d\u2019échassier que l\u2019on a donné aux eunuques.Sa face glabre qui tend à donner à son facies quelque chose de puéril et de féminin, sa peau de couleur bronzée coupée de rides, du type sénile, donnent à son visage un aspect à la fois infantile et vieillot.Le système pileux en général est déficient ; au pubis, il affecte une disposition féminine.Le pénis est rudimentaire, infantile et présente un phimosis.Le scrotum est affaissé ; les testicules en sont absents ; on ne peut les percevoir même dans le canal inguinal.La prostate est à peine palpable.Questionné sur ses antécédents, le patient, plutôt timide, nous raconte, d\u2019une voix grêle et élevée, qu\u2019il n\u2019eut Jamais de maladies sérieuses dans son enfance.Il se rappelle avoir grandi très vite et avoir toujours été maigre.Dès l\u2019âge de 14 à 15 ans, 1l commence de sacrifier généreusement à l\u2019onanisme, pratique qu\u2019il conserve jusqu\u2019à l\u2019âge de 33 ans, alors qu\u2019il se maria.Sa microgénitosomie ne manqua pas d\u2019être un obstacle sérieux à la réalisation de ses légitimes désirs sexuels.II ne connut jamais une fructueuse copulation.Quoiqu'il ait pu se livrer aux travaux de la terre pendant plusieurs années, il sentit graduellement ses forces décliner et il dut abandonner tout travail physique il y a deux ans.Sa résistance au travail diminua Mar 1944 Lava\u2026 MÉDICAL 311 progressivement ; il était devenu d\u2019une frilosité telle qu\u2019elle l\u2019empêchait de travailler à l\u2019extérieur.Au moment où nous le voyons, au mois de juillet 1943, il tousse et expectore, sans présenter de signes pulmonaires, ni de fièvre.Il est anorexique, se plaint d\u2019une asthénie marquée.Son pouls est de 72 par minute.La pression artérielle est de 110/78.Il est alors soumis à une série d\u2019examens dont les principaux donnent les résultats suivants : urines normales ; métabolisme basal : \u2014 18% ; glycémie : 1.26%o.- Comme on devait s\u2019y attendre, l\u2019Âge osseux de ce patient n\u2019avait pas plus évolué que ses organes génitaux.En effet, la radiographie de ses poignets indique « un retard dans l\u2019ossification au niveau de la ligne diaphyso-épiphysaire des radius ».L\u2019ensemble des constatations cliniques et les résultats des examens de laboratoire imposaient évidemment le diagnostic d\u2019eunuchoidisme pur ; les éléments de ce syndrome y étaient au complet : hypogénita- lisme, défaut de développement des caractères sexuels secondaires, macro- skélie, féminilisme.L\u2019absence de toute lésion traumatique ou toxi- infectieuse des testicules pendant l\u2019enfance permettait d\u2019attribuer à la cryptorchidie abdominale bilatérale la responsabilité de la réalisation de ce syndrome d\u2019eunuchoidisme.II était logique de penser que des testicules en situation intra- abdominale depuis 46 ans, devaient être atrophiés, qu\u2019ils n\u2019avaient plus aucune valeur fonctionnelle et que, par conséquent, 1l était illusoire de tenter une thérapeutique de stimulation par des extraits gonado- tropiques hypophysaires ; le tissu testiculaire devait avoir perdu toute réceptivité biologique à l\u2019action d\u2019extraits pituitaires.Nous avons cependant soumis notre patient à un traitement combiné de stimulation par l\u2019hormone gonadotropique chorionique et de substitution par l\u2019hormone sexuelle mâle, comptant davantage sur l\u2019action de cette dernière.Il lui fut prescrit 250 unités internationales d\u2019hormone gonado- tropique chorionique et 25 mgms de propionate de testostérone M 3 fois par semaine, en injections intra-musculaires.(1) L\u2019hormone sexuelle mâle employée dans ce travail, nous fut généreusement fournie par la Compagnie Ciba, Limitée, grâce à son représentant, M.J.-M.Marsan, sous forme de propionate de testotérone (Perandren), et de Méthyltestostérone (Metan- dren pour voie buccale et linguets). 312 Lavar MéÉDpicarL Mai 1944 Dès les premiers quinze jours du traitement, le patient note une augmentation appréciable dans la fréquence des érections.Il connaît même une période pénible de priapisme.Il ressent en même temps une poussée congestive marquée au niveau du scrotum.Après un mois de traitement, son poids augmente de 9 livres.Il accuse une sensation nouvelle d\u2019euphorie, de bien-être inaccoutumée.La frilosité qu\u2019il ressentait auparavant, est remplacée par une sensation continuelle de chaleur.Les dimensions du pénis se sont sensiblement accrues.Le scrotum est augmenté de volume.Les deux testicules antérieurement imperceptibles sont à l\u2019anneau inguinal externe.Le patient se dit rajeuni, animé d\u2019une puissance sexuelle que couronnent de fructueuses copulations.Après le deuxième mois du traitement, malgré que le nombre des injections ait été diminué à deux par semaine, le même état de bien-être physique, sexuel et mental persiste.Le poids du patient a passé de 126 à 137 livres.Le testicule gauche est situé à la partie supérieure du scrotum ; le testicule droit est à l\u2019anneau inguinal externe.Le métabolisme basal s\u2019est amélioré de : \u2014 18% à \u201412%.Un électro-cardio- gramme fait à notre patient n\u2019indique aucune anomalie.Le Dr G.Drouin résume ainsi l\u2019étude du tracé : « Rythme régulier d\u2019origine sinusale au taux de 68 par minute ».Le troisième mois du traitement, on observe une légère poussée de poils à la lèvre supérieure.Les poils pubiens sont plus abondants.Les deux testicules sont dans le scrotum.Le pénis a perdu son aspect infantile ; le pseudo-phimosis n\u2019existe plus.La cessation du traitement pendant trois semaines entraîne une diminution de la puissance sexuelle.Le patient se plaint de faiblesse, de lassitude.Le traitement est repris, cette fois sous forme de comprimés de méthyltestostérone, à la dose de 20 mgms par jour.Ce traitement est poursuivi pendant deux mois.Depuis un mois, notre patient prend quotidiennement 2 linguets de 5 mgms de méthyltestostérone, qu\u2019il laisse fondre sous la langue.L\u2019une ou l\u2019autre forme d\u2019administration du méthyltestostérone, comprimés pour ingestions ou linguets, à la dose de Mai 1944 LAvAL MÉDICAL 313 20 mgms par jour, provoque la même amélioration physique, psychique et sexuelle que 25 mgms par semaine de propionate de testostérone en Injection.Actuellement, après sept mois de traitement opothérapique, l\u2019état du patient est le suivant : les organes génitaux externes ont doublé de volume, les poils ont subi une poussée appréciable au pubis ; au menton et à la lèvre supérieure, la pilosité, quoique faible, nécessite l\u2019emploi du rasoir à tous les quinze jours.Les testicules, évidemment petits, de la grosseur d\u2019une amande, sont situés dans la partie supérieure du scrotum ; la prostate a peu augmenté de volume.L'\u2019appétit et la puissance sexuelle sont sensiblement normaux.Les muscles sont, en général, plus fermes.Le poids, qui était de 126 livres est maintenant de 142 livres.La force physique et la résistance à la fatigue ont suffisamment augmenté pour que notre patient reprenne ses travaux de cultivateur.La pression artérielle se maintient a 128/74.Le métabolisme basal, qui était de \u2014 18% avant le traitement, est maintenant de \u20149%.La cholestérinémie est normale à 1.88%.La dyspnée, la toux, la frilosité ont complètement disparu.La timidité et le découragement ont fait place à l\u2019assurance et à l\u2019enthousiasme.Si la voix n\u2019a pas perdu sa haute tonalité, le visage a perdu de son aspect juvénile, a gagné en virilité.Maintenant que la cause de l\u2019eunuchoïdisme de notre patient, c\u2019est- à-dire la cryptorchidie, est corrigée, le traitement n\u2019en doit pas moins être continué.Le maintien de la puissance physique et sexuelle de cet eunuchoide, la permanence des caractères sexuels secondaires que nous lui avons rendus sont liés à la prolongation indéfinie de la thérapeutique à base de méthyltestostérone.La relation de ce cas d\u2019eunuchoïdisme par cryptorchidie ainsi que le résultat du traitement suggèrent quelques réflexions et commentaires que nous nous permettons de faire de façon sommaire.Il est superflu de redire que la cryptorchidie devrait toujours recevoir un traitement adéquat avant l\u2019âge de la puberté, afin de prévenir le 314 Lavar.MÉDicaL Mai 1944 développement d\u2019un syndrome d\u2019hypogénitalisme de l\u2019adulte qui laissera fatalement des tares physiques indélébiles.Le traitement tardif de l\u2019eunuchoïdisme fournit en général plus d\u2019échecs que de succès.D'autre part, l\u2019eunuchoïdisme n\u2019est pas un résultat inévitable de la cryptorchidie, même bilatérale.Les cryptorchides ne sont pas fatalement des eunuchoïdes.Des testicules non descendus, en situation intra- abdominale, peuvent conserver, pendant des années, un degré surprenant de valeur fonctionnelle.Si le tissu interstitiel testiculaire n\u2019est pas complètement atrophié, le développement des organes génitaux et des caractères sexuels secondaires peut se faire presque normalement.Mais la fécondité est habituellement compromise.Pour avoir sa valeur fonctionnelle, au point de vue spermatique, le testicule doit être dans les bourses où il peut atteindre la température relativement basse requise pour la spermatogenèse.Dans le cas qui nous intéresse, ne doutons pas que des testicules qui sont restés en situation intra-abdominale pendant 46 ans ont certainement perdu toute valeur au point de vue spermato- genèse et qu\u2019ils ne sont pas aptes à l\u2019acquérir, même lorsque le traitement les a amenés dans leur habitat normal.Il est intéressant de constater qu\u2019un eunuchoïde dont les deux testicules sont absents du scrotum peut cependant avoir l\u2019appétit et la puissance sexuels.Pendant longtemps, on a cru que l\u2019hormone mâle conditionnait seule l\u2019impulsion sexuelle.On sait maintenant que le libido et la puissance sexuelle sont aussi fonction de l\u2019anté-hypophyse et des centres psychiques.Cette manière de voir a regu sa confirmation par les études faites sur de nombreux sujets qui, après la castration, ont conservé l\u2019instinet et la puissance sexuels.Les statistiques de Langue, sur l\u2019observation de 300 soldats castrés pendant la guerre de 1914-1918, ne manquent pas d\u2019intérêt, en nous apprenant que, de ce nombre, 150 se sont mariés après la castration et connurent la puissance sexuelle et le libido, quoique de façon diminuée.Pour ce qui est de savoir auquel des deux extraits glandulaires, l\u2019hormone gonadotropique ou l\u2019hormone mâle, nous devons la descente testiculaire effectuée chez notre patient, 11 semble légitime de croire que le testostérone surtout en est responsable, puisque le tissu testiculaire devait être bien peu réceptif à l\u2019incitation gonadotropique.La médica- Mai 1944 Lavar MÉDICAL 315 tion substitutive par l\u2019hormone androgénique demeure assurément la base du traitement de l\u2019eunuchoïdisme comme de l\u2019eunuchisme.L\u2019action de l\u2019hormone mâle dans l\u2019hypogonadisme est maintenant bien établie.Elle provoque le développement des organes génitaux et l\u2019apparition des caractères sexuels secondaires.Elle procure une sensation bien définie d\u2019euphorie et de bien-être.Elle produit une sensation spéciale de chaleur en améliorant la circulation cutanée, grâce à son action dilatatrice sur les artères.Elle active le métabolisme général, élève le métabolisme de base, par action stimulatrice directe sur la glande thyroïde.Elle provoque une augmentation de poids en augmentant le volume et le tonus musculaires et surtout en favorisant la rétention d\u2019eau et de chlorure.L\u2019action de l\u2019hormone mâle sur la poussée des poils semble bien évidente.Cependant, son action sur la poussée de la barbe paraît peu prononcée et très lente.D\u2019aprés McCullagh, on ne pourrait obtenir de réponse satisfaisante dans ce sens à moins d\u2019employer des doses de 150 mgms par jour et ceci pendant au moins quatre mois.On doit se rappeler que l\u2019action des surrénales intervient également dans la poussée des poils.Or, les relations, dans ce domaine, entre les surrénales et les testicules sont certainement mal connues actuellement.En résumé, disons que l\u2019hormone mâle (le testostérone), s1 elle ne peut corriger tous les symptômes de l\u2019eunuchoïdisme, est capable de transformer considérablement l\u2019état mental, physique et génital de l\u2019eu- nuchoïde.Le traitement d\u2019attaque devrait toujours être à base de propionate de testostérone, en injections, qui demeure la forme la plus active et la plus précise de thérapeutique androgénique.Le traitement d\u2019entretien peut se faire avec le méthyltestostérone, en comprimés pour ingestion ou en linguets pour administration sub-linguale, à condition de donner, de cette manière, 4 ou 5 fois la dose que l\u2019on prescrirait en injection, soit, en moyenne, 10 mgms par jour.L'administration de méthyl- testostérone, sous forme de linguets, s\u2019avère particulièrement efficace ; elle est, à n\u2019en pas douter, la manière la plus facile et la plus économique de traiter l\u2019insuffisance testiculaire.L\u2019eunuchoïde est évidemment condamné à se traiter par l\u2019hormone mâle durant le reste de sa vie.II devra prendre son testostérone continuellement, comme le diabétique prend son insuline, comme l\u2019addison- 316 LavaL MEbpicaAL Mai 1944 nien prend son hormone cortico-surrénale (Eidelsberg).L\u2019eunuchoide sera habituellement infertile.Au point de vue social, comme au point de vue psychique, il est handicapé.Aussi, le but de la thérapeutique, dans l\u2019eunuchoïdisme, n\u2019est pas tant l\u2019accroissement des organes génitaux ni l\u2019exubérance des poils, mais bien, surtout, la stimulation de la vigueur physique et la production d\u2019un état psychique et émotionnel plus favorable qui permettent à l\u2019eunuchoïde de devenir un membre plus normal de la société.BIBLIOGRAPHIE \u2014 .Roberto F.EscamirLa et H.Lisser.Testosterone Therapy of Eunuchoids.II.Clinical Comparison of Parenteral Implantation and Oral Administration of Testosterone Compounds in Male Eunuchoidism.Journ.Clin.Endocr., vol.1, n° 8, (août) 1941.2.H.Lisskr, R.F.Escamirra et L.E.Curtis.Testosterone Therapy of Male Eunuchoids.III.Sublingual Administration of Testosterone Compounds.Journ.Clin.Endocr., vol.2, n° 6, (juin) 1942.3.H.Lisser et L.E.Curtis.Testosterone Therapy of Male Eu- nuchoids.IV.Results from Methyltestosterone Linguets.Journ.Chin.Endocr., vol.3, n° 7, (juillet) 1943.4.H.S.RuBinsTEIN.The Induction of Sexuel Maturity in the Genitally Hypoplastic Adult.J.A.M.A., 111, 1818, 1938.5.E.P.McCurLacH.Treatment of Testicular Deficiency with Testosterone Propionate.J.A.M.A., 112, 1037, 1939.6.Hans SELYE et S.FRIEDMAN.Action of Steroid Hormones on the Testes.Endocr., vol.28, (jan.) 1941, p.129.7.L.FEINIER et ROTHMAN.Study of a Male Castrate.J.A.M.A,, 113 : 2144, 1939.8.W.O.TuomesoN et N.J.HEckeL.Male Sex Hormone.Clinical Application.J.A.M.A., vol.113, n° 24, (9 déc.) 1939.9.Ch.S.Byron et Perry Kerzen.Male Hypogonadism.Journ.Chin.Endocr., (avril) 1941, vol.I, n° 4, p.359. MALADIE DE HODGKIN A SYMPTOMATOLOGIE FRUSTE par Louis ROUSSEAU et Maurice GIROUX de \u2019Hépital Laval La maladie de Hodgkin se présente généralement avec un cortége symptomatique qui permet d\u2019en faire le diagnostic assez facilement, du moins à un stage avancé de la maladie.Lorsque l\u2019atteinte ganglionnaire siège dans des endroits accessibles, l\u2019erreur ne peut être excusable, mais il n\u2019en est pas de même si les ganglions sont minimes, ont des localisations intra-bronchiques ou abdominales.Dans ces cas, la maladie pourra être longtemps 1gnorée jusqu\u2019à ce que ces ganglions aient atteint un volume suffisant pour réaliser une symptomatologie variable suivant leur topographie.Des altérations sanguines s\u2019observeraient au cours de la lymphogranulomatose ; on y rencontrerait une leucocytose modérée, de l\u2019éosinophilie, de la lÏymphopénie.Ces caractères sanguins sont très inconstants et les observations, de plus en plus nombreuses, tendent à démontrer qu\u2019on a peut-être donné une importance exagérée à la formule sanguine au cours de cette affection.La difficulté de diagnostic deviendra insurmontable lorsque cette maladie se présentera cliniquement sans hypertrophie ganglionnaire, (5) 318 Lavar MEeEbpicaL Mai 1944 sous le masque d\u2019un état septicémique.Il pourra être aussi ignoré Jorsqu\u2019un seul ganglion hypertrophié en imposera pour une affection de nature tuberculeuse.Les deux observations que nous présentons correspondent à des formes symptomatologiques obscures.Dans un cas, le diagnostic n\u2019a été fait qu\u2019après plusieurs mois d\u2019observation, l\u2019affection ayant été considérée comme tuberculeuse.Dans l\u2019autre, même après autopsie, Il nous était impossible de fournir un certificat attestant la cause de la mort et ce n\u2019est qu\u2019après examen histo-pathologique que fut fait le diagnostic de maladie de Hodgkin.PREMIÈRE OBSERVATION Notre première observation est instructive en ce sens qu\u2019elle montre que l\u2019on ne devrait jamais faire un diagnostic de tuberculose ganglionnaire sans avoir constaté des bacilles de Koch dans le pus ou sans examen des ganglions.Marie-Paule D., 18 ans, est admise à l\u2019Hôpital Laval, le 3 février 1938, envoyée par le Dispensaire antituberculeux où l\u2019on a fait le dia- nostic hypothétique de tuberculose ganglionnaire.En effet, on pouvait palper, à la région cervicale gauche, une tuméfaction de la grosseur d\u2019un œuf de poule.Cette tumeur était constituée par l\u2019agglomération de plusieurs ganglions.Cette réaction ganglionnaire était limitée à la région cervicale gauche, la droite n\u2019offrant pas de ganglions importants.Six mois auparavant, ses parents avaient remarqué une tuméfaction qui s\u2019accrut progressivement jusqu\u2019à son admission à l\u2019hôpital.Dans ses antécédents familiaux, on ne relève aucune affection tuberculeuse.Elle eut la scarlatine, 11 y a 3 ans.Coqueluche en bas âge.Amygdalectomie à 7 ans.Il y a 2 ans, elle aurait fait de la chorée.La cuti-réaction donna un résultat négatif.Il n\u2019existait aucun signe clinique ou radiologique de tuberculose pulmonaire.Quelques Jours après son admission, une ponction de cette masse ganglionnaire ramena un liquide sanguinolent qui resta stérile sur bouillon, gélose et Lœæwenstein.Une formule sanguine ne pouvait attirer tout particulièrement notre attention vers le diagnostic réel même si nous Mai 1944 LavaL\u2026 MÉpicaL 319 reconnaissions certaines variations de la formule au cours de la maladie de Hodgkin.Hémoglobine : 84%.Globules rouges: 4,072,000.Globules blancs : 8,142.Polynucléaires neutrophiles : 54.4%.P.basophiles : 0.69.P.éosinophiles : 19.Lymphocytes : 11.09.Nous ne trouvons pas, à ce stage, la leucocytose modérée ni l\u2019éosinophilie mais, par contre, il y a lymphopénie.Cette malade fut considérée à tort comme porteuse d\u2019une tuberculose ganglionnaire sans preuve bactériologique ou anatomo-patho- logique.Un mois après son admission, une nouvelle ponction fut tentée sans résultat.Au mois d\u2019août 1938, la masse ganglionnaire était beaucoup plus importante ; elle avait le volume d\u2019une orange.Le 4 novembre, devant une évolution un peu anormale de cette adénite bacillaire, nous avons considéré la possibilité d\u2019une affection à étiologie différente.Son état général était alors un peu déficient, son poids demeurait stationnaire.Jamais nous n\u2019avions constaté de fièvre.Une nouvelle formule sangume, comparée avec la première, donna alors des altérations plus conformes aux données classiques.Il y avait légère anémie, les globules rouges étaient au chiffre de 3,304,000.Les globules blancs étaient de 12,214, ce qui correspond à la leucocytose légère qu\u2019on aurait souvent observée dans la lymphogranulomatose.Les éosinophiles atteignaient le chiffre de 5% et les lymphocytes se maintenaient à 11%.On fit l\u2019ablation de deux ganglions volumineux pour étude histo-patho- logique.Le résultat de la biopsie révéla la présence de nombreuses cellules de Sternberg.Cette malade fut dirigée à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement où elle fut traitée par des irradiations.Sans avoir de précisions médicales sur l\u2019évolution de cette affection, nous savons, par ses compagnes d\u2019hôpital, qu\u2019elle est apparemment en bonne santé, cinq ans après le début de sa maladie de Hodgkin.En présentant cette observation, nous ne cherchons pas à excuser une erreur de diagnostic que nous avons corrigée 9 mois trop tard, mais nous voulons appuyer sur l\u2019importance de ne jamais faire un diagnostic de tuberculose ganglionnaire sans preuves bactériologiques.En second 320 Lavar MÉDicAL Mai 1944 lieu, nous voulons attirer l\u2019attention sur la valeur relative des altérations sanguines au cours de la maladie de Hodgkin.En effet, chez cette malade, la deuxième formule sanguine montrait une légère hyperleuco- cytose qui n\u2019existait tout de même pas à un premier examen.Parmi les facteurs qui nous ont éloignés du diagnostic, il y a la localisation élective de la réaction ganglionnaire, l\u2019absence d\u2019état fébrile et des symptômes communs de la maladie de Hodgkin tels que prurit, amaigrissement, atteinte de l\u2019état général.Nous avons été en présence d\u2019une symptomatologie fruste, mais il y avait possibilité de faire un diagnostic précoce.Heureusement, ce retard de diagnostic ne paraît pas avoir eu de conséquences fâcheuses.Cette malade entre dans le pourcentage peu élevé de maladie de Hodgkin permettant une survie prolongée.DEUXIÈME OBSERVATION Notre deuxième observation représente une forme assez rare de maladie de Hodgkin et nous n\u2019hésitons pas à affirmer que le diagnostic était impossible du vivant du malade.J.G., 54 ans, cultivateur, entre à l\u2019Hôpital Laval, le 5 mai 1941, présentant un état fébrile à 102°.Il accuse une grande lassitude mais aucune douleur particulière.Il ne tousse pas, ne crache pas, n\u2019est pas oppressé.II transpire abondamment.L'examen stéthacoustique de l\u2019appareil respiratoire révèle la présence de nombreux râles sous- crépitants aux deux bases pulmonaires.Nous attribuons ces signes à des troubles cardio-vasculaires.La radiographie pulmonaire montrait un sinus costo-diaphragmatique gauche bloqué, et une opacité linéaire à droite correspondant à une légère réaction de la scissure inférieure mais aucune ombre en foyer laissant suspecter l\u2019existence d\u2019une affection pulmonaire.Le cœur était rapide, mais on n\u2019y entendait aucun souffle orificiel.Le foie était un peu augmenté de volume et l\u2019on pouvait palper le bord inférieur de la rate.Aucun ganglion.En présence de cette toxi-infection grave, nous avons fait plusieurs investigations qui n\u2019ont pu nous renseigner sur l\u2019origine de ces troubles. Mai 1944 LavAL MÉDicAL 321 Il n\u2019y avait aucune infection urinaire, pas d\u2019albumine mais des traces de glucose dans les urines.L\u2019azotémie était de 0.50 ctgr.Une ponction lombaire permit de retirer un liquide clair demeurant stérile sur tous les milieux de culture, contenant 0.15% d\u2019albumine et 5 éléments par mm\u201d.Absence de bacilles de Koch.Les séro-diagnostics au typhique, au para A et B, furent négatifs.La formule sanguine donnait le résultat suivant : hémoglobine : 69% ; globules rouges : 3,452,000 ; globules blancs : 3,875 ; polynucléaires : 62% ; lymphocytes : 24% ; pas d\u2019éosinophiles.Le 18 mai, c\u2019est-à-dire 13 jours après son admission, ce malade mourait de cette toxi-infection indéterminée.Le début de cette affection remontait à la semaine précédant la Noël 1940, alors qu\u2019il présenta un état fébrile avec une douleur à l\u2019hémi- thorax gauche.Ces douleurs persistèrent trois semaines pour disparaître ensuite durant 15 jours.Cette accalmie fut passagère et la température élevée de même que la douleur réapparurent de nouveau et persistèrent durant trois autres semaines.On nota alors un amaigrissement de 40 livres.En mars 1941, il fit un stage à l\u2019Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré où une radiographie aurait montré une réaction pleurale gauche.1I retourne chez lui, à Saint-Iréné, où sa femme remarque la persistance de la frèvre.Il a des frissons quotidiens et l\u2019amaigrissement s\u2019accentue.Il n\u2019a Jamais eu de diarrhée.Il n\u2019y a pas de typhoïde ou de para- typhoide dans son village.Son troupeau est sain.Son médecin de famille, sans pouvoir préciser la nature de cette affection, a porté le diagnostic d\u2019infection à germe inconnu avec participation splénique.L'histoire de ce malade, le résultat de nos examens cliniques, radio- graphiques et bactériologiques furent insuffisants pour établir la cause de la mort.L\u2019autopsie, pratiquée le jour de sa mort, ne nous permit pas davantage de faire un diagnostic et ce n\u2019est qu\u2019après examen histo-pathologique que fut reconnue une maladie de Hodgkin.Protocole d\u2019autopsie : Examen externe : rien à signaler. 322 Lavar\u2026 MÉDICAL Mai 1944 Examen interne : Thorax : A l\u2019ouverture, on trouve environ 400 c.c.de liquide séro- hémorragique dans les deux plèvres.Aucune adhérence pleurale.Poumons : Les deux lobes inférieurs sont rougeÂtres, gorgés de sang ; le reste du parenchyme est parsemé de petits foyers très minimes de broncho-pneumonie.Anthracose marquée.Abdomen : Présence de liquide séro-hémorragique, environ 50 c.c.Foie : Gros, rougeÂtre, ferme à la coupe, pesant 2,190 grammes.La vésicule est volumineuse et remplie de bile noirâtre.Reins : Le droit : 240 grammes ; le gauche : 230 grammes ; ils sont gros, rougeâtres et se décapsulent facilement.Estomac : intestins, pancréas : normaux.Surrénales : 10 grammes.Rate : Pèse 1,640 grammes, est grosse, assez molle, à surface lisse.A la coupe, la pulpe rouge est parsemée de nodules blancs jaunâtres, à contours plutôt arrondis, parfois anguleux, donnant l\u2019aspect de rate porphyre.Ganglions : Très rares ganglions de la taille d\u2019une fève sur le mésentère.Hhistopathologie : Poumons : Bronchiolites purulentes avec destruction, ici et là, des parois bronchiques et envahissement des alvéoles voisines formant des foyers de broncho-pneumonie banale.Foie : Cirrhose péri-lobulaire modérée.Quelques nodules métasta- tiques de la tumeur splénique contenant d\u2019assez nombreuses cellules de Sternberg.| Rate : La rate est parsemée de foyers nodulaires, souvent centrés par une artère pénicillée, constituée par une trame de collagène entre les mailles duquel on remarque des leucocytes dont plusieurs sont éosinophiles, des plasmocytes et d\u2019assez nombreuses cellules de taille volumineuse à cytoplasma fortement coloré, à noyau unique mais lobé, bosselé, riche en chromatine, réalisant Ie type d\u2019une lymphogranulomatose ou maladie de Hodgkin. Mai 1944 Lavar MEbpicaL 323 Ganglions : Les ganglions sont petits, complétement envahis par le processus néoplasique.Reins : Stase sanguine.Myocarde : Normal.Diagnostic : Lymphogranulomatose de la rate, ayant envahi secondairement le foie.Cette dernière observation représente une localisation assez rare de la maladie de Hodgkin.En effet, la caractéristique de cette affection est l\u2019atteinte ganglionnaire, et une splénomeégalie 1solée accompagnant un syndrome infectieux en est une manifestation exceptionnelle.f Ici, à l\u2019Hôpital Laval, nous avons eu l\u2019occasion d\u2019étudier plusieurs cas de lymphogranulomatose, surtout parce que ces malades présentaient un syndrome rappelant l\u2019évolution des affections tuberculeuses.Ce sont surtout les formes médiastinales, ganglio-pulmonaires et pleurales que nous avons observées et, toujours, il s\u2019agissait de processus évolutifs sévères qui entraînèrent la mort dans quelques mois.Les réactions ganglionnaires sont, dans certains cas, très capricieuses, affectant les régions abdominales, médiastinales, cervicales, inguinales, etc.Les différentes localisations du lymphogranulomatome malm ont fait l\u2019objet de nombreuses publications.Sans avoir l\u2019intention de faire une étude bibliographique de la maladie de Hodgkin, citons quelques formes assez rares telles qu\u2019une péricardite hodgkinienne rapportée par Fabre et Pons, un cas de lymphogranulomatose primitive de l\u2019æsophage observé par J.Chiolero.Lutembacher a signalé, à la Société anatomique de Paris, des formes pulmonaires réalisant des blocs pneumoniques pouvant facilement se confondre avec d\u2019autres pneumopathies.Quant aux altérations de la formule sanguine, les observations contradictoires rapportées jJusqu\u2019ici nous montrent qu\u2019elles n\u2019ont qu\u2019une valeur relative.Aubertin rapporte une observation dans laquelle les polynucléaires éosinophiles atteignaient le chiffre de 48.5% et il en déduit que ce fort pourcentage de l\u2019éosinophilie est un facteur de mauvais pronostic.Dans notre deuxième observation, 1l n\u2019y avait pas d\u2019éosinophilie à la phase terminale de la maladie. 324 LavaL MeEbicaL Mai 1944 Nous retrouvons, dans la lymphogranulomatose, les caractères des grandes infections tels que température élevée, participation splénique et, aussi, des localisations à distance, propres à l\u2019évolution des tumeurs.Il y a cependant des évolutions qui sont afébriles, du moins à la période initiale, comme nous l\u2019avons constaté au cours de notre première observation.Les réactions thermiques élevées accompagnent en général les formes rapidement mortelles.L\u2019explication de la fièvre au cours de cette maladie est d\u2019autant plus obscure que nous n\u2019en connaissons pas l\u2019étiologie.Les résultats des études de Gordon, publiés en 1932, sans apporter des précisions sur la nature de la lymphogranulomatose, permettent des suppositions.Pour Gordon, 1l s\u2019agirait d\u2019une infection due à un virus.Ce virus serait représenté par de très petits corpuscules (elementary bodies) qui occupent une partie des ganglions lymphatiques surtout au début et au cours des poussées évolutives.Ce même auteur, avec une émulsion des ganglions injectée à la région occipitale du lapin, a réalisé des phénomènes d\u2019encéphalite.Van Rooyen croit que ces désordres sont plutôt le résultat d\u2019une neurotoxine.Quoiqu\u2019il en soit, les modalités cliniques en sont très nombreuses suivant les localisations et le mode évolutif.Les mêmes lésions histologiques correspondent à des évolutions prolongées durant des années ou à des formes rapidement mortelles.Depuis les deux dernières décades, peu de notions nouvelles ont été ajoutées à l\u2019étude de la maladie de Hodgkin et nous retrouvons, en 1924, dans les Annales d\u2019Anatomrie pathologique, une étude complète de cette affection par le Dr Louis Berger. LES GASTRITES CHRONIQUES par Jean-Paul DUGAL de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec Chez un patient qui souffre de l\u2019estomac, les seules maladies organiques habituellement envisagées sont le cancer et l\u2019ulcère.Ces deux affections étant éliminées, le malade entre automatiquement dans le groupe des dyspeptiques ; dyspepsie secondaire si le trouble stomacal est engendré par une lésion siégeant à distance, au niveau d\u2019un autre organe, vésicule, intestin, annexes, etc.; primitive, quand il s\u2019agit d\u2019une perturbation fonctionnelle purement locale, motrice, sécrétoire ou sensitive.La dyspepsie primitive n\u2019existe pas, croyons-nous, et les malades gratifiés de ce diagnostic, ou sont des individus chez qui l\u2019on n\u2019a pas su trouver l\u2019épine à distance, ou sont des patients porteurs d\u2019une lésion organique de l\u2019estomac, d\u2019une gastrite chronique.Cette expression, gastrite chronique, est d\u2019emploi courant mais l\u2019on s\u2019en sert à tort et à travers, soit pour offrir au « client » un diagnostic acceptable, soit pour cacher l\u2019incompréhension du problème médical présenté.Pourtant, cette affection est aujourd\u2019hui une entité clinique bien individualisée dont le diagnostic peut être posé sûrement. 326 LavAL MÉDicaL Mai 1944 L'étude des gastrites chroniques date à peine de dix ans.Schindler, en 1932, vulgarise l\u2019emploi du gastroscope et, par là, suscite de multiples recherches endoscopiques, cliniques et anatomo-pathologiques qui ont fait la somme de nos connaissances actuelles sur cette maladie.Dans ce court travail Je vous en rapporte un résumé.Le gastroscope permet d\u2019observer trois grands types de gastrite chronique : la gastrite superficielle, la gastrite hypertrophique et la gastrite atrophique.Pour chacun de ces types, l\u2019évolution et le pronostic sont bien différents.La gastrite superficielle est surtout caractérisée par un œdème de la muqueuse entraînant un changement de coloration et une exsudation abondante de mucus.C\u2019est un état pathologique qui peut guérir, mais le passage à l\u2019atrophie est à craindre.La gastrite hypertrophique est caractérisée par l\u2019hypertrophie des plis, la présence de formations anormales et l\u2019apparition d\u2019ulcérations de dimensions et de profondeur variables.C\u2019est une affection essentiellement chronique dont la guérison est rare.Dans la gastrite atrophique 1l existe une atrophie plus ou moins totale de la muqueuse.La régénération, quoique rare, est possible ; l\u2019apparition d\u2019un cancer est à craindre.Il n\u2019y a pas, malheureusement, de tableau clinique correspondant à chaque type de gastrite, et les symptômes habituels à toutes les affections stomacales peuvent se rencontrer : douleurs ou malaises de types divers, à siège et irradiation variables, d\u2019intensité inégale, à horaire varié, intermittents ou continus.Parfois les symptômes se groupent pour en arriver à simuler la présence d\u2019un ulcère.Dans la gastrite hypertrophique la douleur vraie existe souvent, 75% des cas.C\u2019est une douleur à type de brûlure, de torsion, qui est parfois assez vive ; elle est en rapport avec les repas dans la moitié des cas, très souvent soulagée par la prise d\u2019aliments ou de soda.Les vomissements sont fréquents de même que les hémorragies et les hématémèses.En résumé c\u2019est un tableau qui ressemble d\u2019assez près à l\u2019ulcère gastro- duodénal si on exclut la périodicité qui est absente dans la majorité des cas. Mai 1944 Lavar.MÉDICAL 327 La gastrite atrophique offre un tableau différent ; Il s\u2019agit plutôt de malaises (non de douleurs) précoces et les quatre symptômes généraux suivants sont considérés comme importants : faiblesse, fatigue, malaises, nervosité.En somme, c\u2019est plus une symptomatologie générale que locale.La diarrhée est assez fréquente.Comment établir le diagnostic de gastrite chronique ?1° Éléments de présomption : Dans les antécédents : l\u2019abus de l\u2019alcool et une hygiène alimentaire défectueuse : La longue durée des troubles digestifs et leur caractère de continuité ; Les douleurs constantes exagérées par les repas, l\u2019exercice et le travail ; Un examen physique complet qui élimine toutes les causes de dyspepsie secondaire ; Un rapport radiologique négatif.2° Élément inutile : \u2018étude des sécrétions gastriques n\u2019apporte aucune aide.II peut exister une gastrite avec un chimisme normal, en hyper ou en hypo.II est indiscutable que l\u2019achylie doit faire songer à l\u2019atrophie de la muqueuse gastrique, mais l\u2019atrophie peut exister sans achylie et l\u2019achylie sans atrophie.3° Élément de certitude : La gastroscopie est indispensable ; c\u2019est le seul moyen de poser un diagnostic sûr.\u2019étiologie des gastrites chroniques est un chapitre obscur.Certains faits sont bien connus toutefois.L\u2019importance de l\u2019alcool a été mise en évidence récemment, bien que soupçonnée depuis longtemps.Gray a gastroscopé 100 alcooliques invétérés et 1l à constaté des lésions de gastrite chronique chez 45% de ces individus.Les facteurs mécaniques sont à retenir, semble-t-il ; les aliments grossiers et mal préparés agissent en provoquant des réactions motrices et sécrétoires exagérées et, peut-être 328 Lavar.MéÉpicaL Mai 1944 aussi, en irritant la muqueuse (ancienne dyspepsie des bûâcherons).Les mfections chroniques, surtout des voies aériennes supérieures sont des facteurs importants.La gastrite chronique, type atrophique, peut être la conséquence d\u2019un processus inflammatoire mais, le plus souvent, il s\u2019agit d\u2019une dégénérescence primitive liée peut-être à une carence.De ces quelques notions sur un chapitre récent de la pathologie gastrique 1l faut retenir les faits suivants : La gastrite chronique est une maladie fréquente qui atteint surtout les individus mâles entre 20 et 60 ans.La gastrite hypertrophique est une maladie sérieuse, qui ne guérit Jamais complètement et cause souvent des hémorragies.Les individus qui en sont atteints souffrent souvent plus que les ulcéreux.La gastrite superficielle si elle n\u2019est pas traitée évolue vers l\u2019atrophie.Les malades atteints de gastrite atrophique souffrent peu.La régénération serait possible et le cancer à craindre.Traitement : Traitement causal : supprimer l\u2019alcool, corriger les erreurs alimentaires, et faire disparaître les foyers d\u2019infection.Diète : dans tous les cas il faut prescrire aux malades une diête molle et non irritante.Dans certains cas particuliers les restrictions doivent être plus sévères.Fournir un apport vitaminique adéquat.Médicaments : les lavages gastriques sont indiqués, surtout dans la gastrite hypertrophique ; on emploie le peroxyde d'hydrogène et une solution de collargol 4 deux pour cent.Dans l\u2019atrophie gastrique on doit prescrire de l\u2019acide chlorhydrique, du foie de veau en injection et du complexe vitaminique B.La gastrite hypertrophique se traite de la même façon que l\u2019ulcère quand il existe une hyperchlorhydrie. A PROPOS DE TROIS CAS DE CARDIOSPASME par François ROY et Jacques TURCOT de l\u2019Hôtel-Dieu Le cardiospasme est une affection dont on ignore encore complètement la cause.Un très grand nombre d\u2019hypothèses ont été émises sans qu\u2019aucune ne puisse en expliquer la pathogénie.Cette affection se caractérise par une dilatation plus ou moins grande de la partie inférieure ou de la totalité de \u2019cesophage.Il est à remarquer que le segment sous-diaphragmatique de l\u2019organe reste normal.La dilatation peut être fusiforme, en forme de carafe, ou même présenter un allongement considérable du conduit au point de lui donner l\u2019aspect d\u2019un sigmoïde.La musculature de la paroi œsophagienne est généralement hyper- plasiée.La muqueuse, au début, est ordinairement saine.A la dernière période, on y trouve parfois des lésions inflammatoires plus ou moins marquées.D\u2019après Plummer, on peut diviser l\u2019évolution de cette maladie en trois périodes : 1° de dysphagie, d\u2019abord intermittente puis continue ; 2° de dilatation avec régurgitations au repas ; 3° de dilatation avec vomissements tardifs d\u2019alrments non digérés et de sécrétions muqueuses parfois fétides. 330 Lava\u2026 MÉDicaL Mai 1944 L'évolution est généralement de plusieurs années.Pendant longtemps l\u2019appétit et l\u2019état général sont bons, mais tôt ou tard l\u2019alimentation devient impossible, les vomissements fréquents et le malade meurt de cachexie ou de tuberculose par dénutrition.La radiographie donne d\u2019ordinaire une image typique qui impose le diagnostic.L\u2019œsophagoscopie ne montre pas de lésion organique, excepté, parfois, une inflammation d\u2019intensité variable de la muqueuse.La plupart du temps, l\u2019instrument entre très facilement dans l\u2019estomac, ce qui prouve l\u2019absence de rétrécissement vrai.Les traitements les plus divers, à partir des antispasmodiques aux interventions les plus hardies, ont été tentés sans beaucoup de succès.Il ne fait plus de doute, aujourd\u2019hui, que la dilatation bien faite au moyen de ballons est le traitement de choix du cardiospasme.D\u2019abord préconisée par Russel, elle est mise au point par Plummer, Sippy, etc.Mærsch et Vinson obtiennent, avec ce procédé, des résultats excellents.En 1940, Mœrsch rapporte une série de plus de 1,200 cas de cardiospasme, traités à la Clinique Mayo, où 1l n\u2019a fallu intervenir chirurgicalement que sept fois.On se sert d\u2019un dilatateur constitué d\u2019un ballon de soie recouvert de caoutchouc.Une fois placé dans le cardia, on le distend par de l\u2019air ou de l\u2019eau dont on mesure la pression au moyen d\u2019un manomètre.Dans un œsophage ne présentant pas d\u2019inflammation, on peut, sans danger de rupture, exercer une pression correspondante à une colonne d\u2019eau de 23 pieds de hauteur.Dans beaucoup de cas, une seule dilatation suffit à amener la guérison du malade.On introduit le dilatateur en le faisant glisser sur un fil fortement tendu qu\u2019on a eu soin de faire avaler au malade 24 heures auparavant.Il est nécessaire que le fil dégluti soit fort et ait au moins quinze pieds de longueur afin qu\u2019il descende bas dans l\u2019intestin et qu\u2019on puisse bien le tendre lors de l\u2019introduction du dilatateur.Dans les cas où il y a rétention, il est important de faire un bon lavage de l\u2019æsophage avant d\u2019essayer la déglutition du fil.Quelques petits plombs de chasse fixés à son extrémité en facilitent considérablement la descente. Mai 1944 Lava\u2026.MéÉDpicaL 331 Il ne faut pas se servir du dilatateur pneumatique ou hydrostatique dans un œsophage inflammé.Dans ce cas, il est à conseiller de commencer à faire des dilatations avec des bougies qu\u2019on guide sur un fil de manière à faire disparaître peu à peu la rétention et, par suite, l\u2019inflammation.Quand le cardia permet le passage d\u2019une bougie n° 60 et que l\u2019inflammation a disparu, il n\u2019y a plus de danger d\u2019employer une pression élevée pour distendre le dilatateur.PREMIER CAS CLINIQUE A.M., 36 ans, entre à l\u2019Hôtel-Dieu le 17 mai 1941.Sa maladie remonte à cing ans, époque où 1l commence à souffrir, de façon intermittente, de hoquet et de douleurs rétro-sternales.Les douleurs apparaissent après le repas et peuvent souvent durer plus d\u2019une heure.Malgré la médication la plus diverse, les troubles augmentent, s\u2019accompagnant de dysphagie progressive, de régurgitation et, ensuite, de vomissements tardifs d\u2019aliments non digérés.Le malade a presque constamment de la douleur, des brûlements à son œsophage avec sensation de boule qui l\u2019obligent, pour pouvoir dormir la nuit, de se faire vomir avant de se coucher.Son poids passe de 175 à 135 livres.Cependant son état général reste bon.Vu antérieurement dans un autre hôpital, on essaie, sans succès, à fui faire des dilatations.La radiographie donne une image de cardio- spasme avec dilatation fusiforme de l\u2019æsophage.L\u2019cesophagoscopie montre une muqueuse saine.Une cardiotomie extra-muqueuse l\u2019améliore considérablement pour huit mois.Les vomissements, les régurgitations et la dysphagie disparaissent.Le malade reprend 15 livres de poids et se sent assez bien pour faire son travail.Mais les mêmes troubles réapparaissent peu à peu, quoique d\u2019une façon beaucoup moins marquée.Une radiographie, prise à la fin de décembre 1943, montre une dilatation de l\u2019æsophage aussi considérable qu\u2019au mois de mai 1941.On lui fait alors une dilatation du cardia avec l\u2019appareil de Plummer, sous une pression de 23 pieds d\u2019eau.Ses troubles disparaissent et son état général s\u2019améliore rapidement.Une radiographie, prise le 29 février 332 LAavAaL MÉDICAL Mai 1944 1944, montre un transit normal de la substance opaque à travers l\u2019æso- phage et le cardia, sans plus aucun signe de spasme ni de dilatation.DEUXIÈME CAS CLINIQUE H.L., 25 ans, fait, pendant quinze jours au début de septembre 1941, des troubles gastriques s\u2019accompagnant de vomissements.II revient bien et, deux semaines plus tard, il présente une affection pulmonaire avec fièvre élevée qui disparaît en l\u2019espace de trois semaines.On fait alors le diagnostic de pleuro-congestion.Après s\u2019être remis de cette dernière maladie, 11 commence à faire de la dysphagie, bientôt suivie de régurgitations et de vomissements.Une œsophagoscopie, pratiquée le 5 juin 1942, montre une muqueuse saine mais une paroi œsophagienne tendue par ce qu\u2019on croit être une compression circulaire externe.Des dilatations sont tentées, mais sans succès.Pendant ce temps le poids du malade passe de 138 à 87 livres.Son état général est grave.Le 29 juillet 1942, nous lui faisons une gastrostomie dans le but de l\u2019alimenter et dedilater plus tard, par voie rétrograde, le segment inférieur de son œsophage.Quinze jours après, nous commençons les dilatations et, aussitôt, le malade mange sans aucune difficulté, bien que ledilatateur employé ne soit pas aussi puissant que celui de Plummer.Le malade pèse maintenant 120 livres.Son état général est bon et il n\u2019a plus aucun trouble à la déglution.Une radiographie, prise le 1°\" mars 1944, montre un œsophage et un cardia tout à fait normaux.TROISIÈME CAS CLINIQUE Henri C., 40 ans, est admis à l\u2019Hôtel-Dieu, le 19 avril 1943, pour des troubles œsophagiens remontant à trois ans.Il a d\u2019abord commencé à éprouver des douleurs rétro-sternales assez vives immédiatement après les repas.Ensuite la déglutition est devenue difficile ; les régurgitations et les vomissements sont apparus, malgré les divers traitements employés.Son poids passe de 148 à 100 livres.Dans les derniers temps, le malade perd environ deux livres par semaine ; son état général est mauvais.| Mai 1944 Lava\u2026 MÉDICAL 333 Une radiographie montre une dilatation fusiforme assez marquée de son œsophage par cardiospasme.L\u2019æsophagoscopie laisse voir une muqueuse normale.Le 21 avril, on lui fait une gastrostomie type Witzel pour l\u2019alimenter et, aussi, dans le but de lui faire plus tard des dilatations de son cardia par voie rétrograde.Huit dilatations faites par la bouche de gastro-entérostomie amènent une amélioration sensible sans, toutefois, faire disparaître complètement la dysphagie.Une seule dilatation avec l\u2019appareil de Plummer sous une pression de 23 pieds d\u2019eau amène la cessation complète de tous ses troubles.Le malade prend rapidement 52 livres de poids et se sent en parfaite santé.Une radiographie, prise le 29 février 1944, montre un œsophage encore distendu, mais la substance opaque passe librement à travers le cardia.Nous croyons que les trois cas de cardiospasme que nous venons de rapporter présentent un intérêt thérapeutique tout à fait particulier.Ces trois malades après avoir, pendant longtemps, traîné une vie misérable, ont subi chacun une intervention chirurgicale qui aurait pu être évitée, sr nous avions eu des connaissances plus précises sur la technique et l\u2019efficacité de la dilatation par voie buccale.Le cardiospasme est une maladie plutôt rare.Peu de chirurgiens ont l\u2019occasion d\u2019en avoir beaucoup de cas au cours de leur carrière et, par conséquent, d\u2019en approfondir le traitement.Les descriptions des opérations les plus variées : cardiotomie extra-muqueuse, sympathec- tomie péri-cesophagienne, dilatation manuelle ou avec pince du cardia, œsophago-gastrostomie, qu\u2019on trouve dans les nombreuses publications de cas isolés de cardiospasme, prouvent combien cette question est encore très peu connue.Il est possible que les trois malades qui ont fait le sujet de cette communication présentent encore, dans l\u2019avenir, quelques troubles, mais nous espérons pouvoir, à peu de frais, les guérir ou, du moins, grandement les soulager par des dilatations.(6) MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES LE DIAGNOSTIC DIRECT DE QUELQUES PARASITOSES INTESTINALES Il est utile de rappeler que, dans un bon nombre de cas, il est très facile de faire le diagnostic macroscopique des parasites intestinaux de l\u2019homme.«En aucuns malades s\u2019en procréent grand nombre qu\u2019ils jettent par le siège, et sont menus comme filets ou poils, et tels sont volontiers de couleur blanche », écrivait Ambroise Paré dans ses commentaires sur les oxyures.Il suffit d\u2019examiner attentivement certains helminthes et, parfois, d\u2019étudier sommairement leur comportement pour savoir à quelle parasitose on a affaire.Souvent, l\u2019examen microscopique renseigne moins fidèlement que la recherche directe, à la loupe ou sur fond noir, des parasites dans les matières fécales, les vêtements, etc.Beaucoup des gros parasites qui habitent l\u2019intestin sont des parasites permanents.Ils doivent vivre aux dépens de l\u2019homme « depuis leur éclosion jusqu\u2019à leur état adulte ».Tels sont, en particulier, le tenia et l\u2019oxyure.Les symptômes communs aux diverses parasitoses du petit et du gros intestin sont dus aux habitudes alimentaires, aux sécrétions, au tropisme et aux migrations des parasites.D\u2019une façon générale, on peut dire que ces troubles sont directement reliés au métabolisme vital de Mai 1944 LavaL MEbpicaL 335 l\u2019agent infestant et aux réactions que sa présence provoque dans l\u2019organisme humain.C\u2019est ainsi que les vers, ayant besoin, pour leur propre croissance, des substances élaborées au cours de la digestion chez l\u2019homme, exercent une action spoliatrice.Cette spoliation n\u2019est pas toujours évidente, mais elle existe toujours.L\u2019action toxique est la conséquence du travail de la désassimilation et de la toxicité de certaines sécrétions parasitaires.Les toxines vermineuses sont très souvent des albuminoides.L\u2019anémie botrio- céphalique relève de ce facteur.Certains vers, à l\u2019état larvaire ou adulte, ont des éperons, des ventouses, des crochets qui blessent l\u2019épithélium intestinal.L\u2019histotropisme particulier à chacun d\u2019eux et qui les fait, par exemple, s\u2019infiltrer dans les acini glandulaires ou émigrer dans d\u2019autres organes produit des lésions épithéliales ou tissulaires souvent assez importantes.On comprend facilement que les parasites peuvent transporter un peu partout dans l\u2019organisme et même dans le sang des germes infectieux quand on réfléchit que, au cours de leurs randonnées, 1ls pénètrent par effraction dans les vaisseaux et les viscères.On voit souvent des parasites oblitérer la lumière appendiculaire, le cholédoque ou le canal de Wirsung.C\u2019est dire qu\u2019ils transforment en cavité close des organes qui, normalement, s\u2019ouvrent dans l\u2019intestin.La présence des parasites entraîne l\u2019établissement rapide ou lent de compressions qui modifient la circulation dans les vaisseaux sanguins ou lymphatiques et provoque la stagnation des sécrétions.On a déjà vu des Ascaris se ramasser en boules et provoquer des obstructions intestinales graves.Les troubles du péristaltisme, dont le plus apparent est la diarrhée, les entérites, les côlites, les appendicites que l\u2019on observe chez les porteurs de vers intestinaux sont trop connus pour qu\u2019il me soit nécessaire d\u2019insister sur leur fréquence.Ils traduisent des réactions défensives inflammatoires que tous les anatomo-pathologistes connaissent bien.J'ai cru bon, pour aider au dépistage rapide des parasitoses intestinales, de décrire brièvement les caractères anatomiques et certaines habitudes biologiques du tænia, du botriocéphale, de l\u2019ascaris et de l\u2019oxyure. 336 LAavAaL\u2026 MÉDicaL Mai 1944 Tænia solium (Linné, 1758) : Vivant, il résiste aux sucs digestifs qui le digèrent facilement quand Il est mort.Long habituellement de six à neuf pieds, il peut parfois atteindre 25 pieds.Sa tête, plus ou moins globuleuse, est armée de 25 à 50 crochets et de quatre ventouses : c\u2019est le tænia armé.Les anneaux du cou sont très étroits et très petits.Au fur et à mesure qu\u2019on s\u2019éloigne de la tête, les anneaux deviennent de plus en plus longs et, quand ils sont mûrs, ils ont une tendance à être deux fois plus longs que larges.Les pores génitaux sont alternes.L\u2019utérus a sept a dix branches latérales que l\u2019on peut facilement voir par l\u2019éclaircissement dans l\u2019acide acétique.Les œufs sont embryonnés, ronds, et ont, en moyenne, 30 à 55u de diamètre.Le Tænia solium vit ordinairement dans les premières parties du petit intestin.Les anneaux mûrs n\u2019ont aucun mouvement actif.Ils ne quittent jamais l\u2019intestin spontanément, mais ils sont passivement rejetés avec les matières fécales par groupes de cinq ou six.Cela explique qu\u2019on puisse héberger un Tænia solium pendant longtemps sans s\u2019en apercevoir.L\u2019hôte intermédiaire de ce ver est le porc.Dans la plupart des cas, il n\u2019y a qu\u2019un seul tænia dans l\u2019intestin des Individus souffrant de ladrerie.Ce n\u2019est cependant pas une règle absolue ; mais il est reconnu qu\u2019un premier ver crée un état d\u2019immunité.Lors de l\u2019infestation, les cysticerques mûrs sont ingérés par l\u2019homme.Les sucs digestifs mettent en liberté le scolex qui s\u2019agrippe à la muqueuse par ses crochets et ses ventouses.Les anneaux mûrs passent dans les matières fécales, deux ou trois mois après.On retrouve très rarement les œufs du tænia dans les matières fécales, parce que ce parasite n\u2019a nas d\u2019orifice de ponte.Tenia saginata (Geeze, 1782) : Tænia saginata, le plus fréquent dans nos parages, a une longueur de douze à trente-six pieds, Sa tête est piriforme et ne possède que quatre ventouses : c\u2019est le tænia inerme. Mai 1944 Lavar.MÉpicaL 337 EXPLICATION DES FIGURES I.1.Fragments de chaîne du Tænia saginata, d\u2019après Leuckart.2.Tête du Tænia saginata, d\u2019après Langeron et Rondeau du Noyer.3.Tête du Tænia solium, d\u2019après Langeron et Rondeau du Noyer.4.Embryophore de Tenia saginata.5.Embryophore de Tenia solium.II.1.Fragments de chaîne de Diphyllobotrium latum, d\u2019après Leuckart.2.Tête de Diphyllobotriuam latum.3.Œuf de Diphyllobotrium latum, d\u2019après Brumpt.II.1.Ascaris lumbricoides male, d\u2019aprés Brumpt.2.(Buf d\u2019 Ascaris lumbricoides ayant son enveloppe externe; œuf ayant perdu en partie sa membrane externe, d\u2019aprés Brumpt.3.(Euf embryonné d\u2019Ascaris lumbricoides, d\u2019aprés Brumpt.1V.1.Enterobius vermicularis femelle, d\u2019aprés Leuckart.2.Enterobius vermicularis, mâle d\u2019après Leuckart.3.(Euf d\u2019Enterobius vermicularis pourvu d\u2019un embryon gyriniforme, d\u2019après Brumpt.4.Embryon d\u2019Enterobius vermicularis éclosant dans l\u2019intestin grêle, d\u2019après Brumpt.5.Enterobius vermicularis, d\u2019après Heller. 338 Lavar.MÉDicaL Mai 1944 Les pores génitaux sont irrégulièrement alternes et on compte de quinze à trente ramifications utérines qui sont parfaitement visibles après éclaircissement dans l\u2019acide acétique.Les embryophores sont ovoïdes et mesurent 30 par +0u.Les anneaux mûrs, extrémement actifs, s\u2019isolent, quittent l\u2019intestin de leur propre mouvement, « en forçant le sphincter anal » (Brumpt).On les voit dans le lit ou dans les vêtements du malade.Il est donc impossible, pour peu qu\u2019on observe, d\u2019ignorer cet helminthe.T ænia saginata vit dans l\u2019intestin grêle.Il est généralement unique et tl confère une immunité spécifique qui disparaît quand le ver a été expulsé.Son hôte intermédiaire est le bœuf.Les œufs de Tænia saginata se voient rarement dans les matières fécales : « un examen négatif n\u2019indique donc pas l\u2019absence de ces helminthes » (Brumpt).Diphyllobothrium latum (Linné, 1758) : Le bothriocéphale est un gros parasite, gris-roussâtre, ayant 6 à 24 pieds de long et 3,000 à 4,000 anneaux.La tête possède deux ventouses appelées bothridies.L\u2019une est ventrale, l\u2019autre est dorsale.Les anneaux du bothriocéphale sont beaucoup plus larges que longs.A leur centre, l\u2019accumulation des œufs dans l\u2019utérus forme une tache noire à contours irréguliers.Les œufs sont ellipsoïdes, bruns, longs de 70u et larges de 45p.Au pôle supérieur de l\u2019œuf, on voit un opercule qui s\u2019ouvre facilement quand on fait une pression sur l\u2019œuf.L\u2019embryon ne se forme dans l\u2019œuf que plusieurs jours après qu\u2019il a été rejeté de l\u2019organisme.Comme ce parasite possède un orifice de ponte ou tocostome, les matières fécales contiennent une grande quantité d\u2019œufs qu\u2019il est facile de reconnaître à l\u2019examen microscopique.Le bothriocéphale vit dans le petit intestin.L\u2019homme est l\u2019hôte principal de ce parasite, les hôtes intermédiaires étant les crustacés et les poissons (brochet, perche, saumon, truite).La plupart du temps, on trouve plusieurs bothriocéphales chez un individu.Ce plathelminthe tient volontiers compagnie au Tænia sollum et au Tænia saginata. Mai 1944 Lavar.MÉDpicar 339 L\u2019homme s\u2019infeste en mangeant du poisson mal cuit ou du caviar.Pour rendre le poisson inoffensif, 1l suffit de le bien faire cuire en se rappelant que dix minutes d\u2019ébullition tuent les larves dans les viscères et les muscles.La bothriocéphalose se manifeste en clinique par des troubles du tube digestif, des troubles nerveux assez disparates et surtout de l\u2019anémie.Ascaris lumbricoides (Linné, 1758) : Ce nématode est parasite pendant toute son existence.II est très fréquent dans les régions à climat chaud ou humide.II vit dans l\u2019intestin grêle.On en trouve un nombre variable, 5 ou 6, en moyenne.Dans certains cas, l\u2019intestin en contient un très grand nombre.C\u2019est un ver blanc et raide.La femelle, qui a 20 à 25 cm.de long, est plus longue que le mâle qui mesure 15 à 17 cm.Ce parasite est l\u2019agent de l\u2019ascaridiose.Le traitement de cette infestation doit s\u2019inspirer de certaines notions, dont les principales peuvent se résumer ainsi : a) l\u2019homme a son espèce propre ; b) l\u2019ascaris pénètre dans l\u2019organisme quand l\u2019homme ingére des œufs embryonnés.C\u2019est dire que les géophages, les enfants qui jouent avec la terre et les travailleurs de la terre sont tout particulièrement exposés à la contamination.c) la propagation de l\u2019ascaridiose se fait à partir d\u2019un individu parasité « semant ses matiéres n\u2019importe ou » (Brumpt).Le manque d\u2019hygiène est donc un gros facteur d\u2019infestation.Les œufs trouvés dans les matières fécales ne contiennent pas d\u2019embryon : il n\u2019y a pas d\u2019auto-infestation.L\u2019embryon se développe dans l\u2019eau ou la terre humide en 30 à 40 jours, l\u2019été ; en plusieurs mois, quand il fait froid.Enterobius vermicularis (Linné, 1758) : L\u2019oxyure est un tout petit ver blanc très souvent recourbé en hameçon.Il a 5 à 12 mm.de long et la femelle est plus longue que le mâle.Dans le tube digestif, il se nourrit du contenu intestinal et, parfois, de sang. 340 Lavar MéDpicaL Mai 1944 Au moment de la ponte, les œufs sont embryonnés : il y a donc auto- infestation.Le ver adulte vit dans le gros intestin et, fréquemment, il pénètre dans l\u2019appendice vermiculaire.De très jeunes vers peuvent vivre dans l\u2019intestin grêle.Dans l\u2019intestin les oxyures sont toujours en grande quantité.Les femelles ne pondent pas dans l\u2019intestin de leur hôte ; elles vident leur utérus dans les matières fécales, en debors du milieu intestinal et la masse des œufs reste au niveau de la vulve.Voilà pourquoi l\u2019examen microscopique des fèces, dans l\u2019oxyurose, est si décevant.Un examen négatif ne signifie donc rien.On peut cependant trouver des œufs em- bryonnés dans le mucus rectal.Il faut se rappeler que cet œuf est détruit par l\u2019eau.Pour contracter l\u2019oxyurose, 1l faut absolument ingérer des œufs contenant un embryon.Comme les femelles gravides mordent presque continuellement la région anale, on s\u2019explique facilement et le prurit intense observé dans cette parasitose et l\u2019incessante réinfestation qui rend très difficile le traitement de cette maladie.L\u2019oxyurose se propage par manque d'hygiène.Les matières fécales déposées sur le sol renferment des œufs et des parasites adultes qui, transportés par les mouches ou les mains, vont souiller la viande, les légumes, les fruits.Pour la même raison, l\u2019oxyurose est très souvent une maladie familiale.Les principaux troubles de cette affection sont représentés par le prurit anal qui est périodique et l\u2019appendicite.Le prurit apparaît, le soir, à l\u2019heure du coucher.L\u2019anus est congestionné, rouge, parsemé de points rouges (morsures) et recouvert de mucus épais et sanguinolent contenant des parasites adultes et des œufs.On trouve très souvent Enterobius vermicularis dans l\u2019appendice.C\u2019est le ver qui cause le plus fréquemment l\u2019appendicite.Le diagnostic direct de cette parasitose peut rarement se faire par par [examen microscopique des selles.Je crois que l\u2019on doit, dans toute oxyurose, racler la région anale et périanale avec une tige munie d\u2019une boule de coton que l\u2019on envoie au laboratoire dans un tube à essai stérile bouché à l\u2019ouate.Au moyen de ce prélèvement direct, le coprologiste peut faire très aisément la recherche de l\u2019oxyure et de ses œufs.En second lieu, l\u2019examen doit porter sur les matières fécales, tel qu\u2019on a Mai 1944 Lavar MegbicaL 341 coutume de le faire ; et, quand c\u2019est possible, il est recommandable de faire l\u2019examen au microscope du mucus rectal.De cette façon, il est peu probable que bien des cas d\u2019oxyurose échappent à l\u2019investigation médicale.Le tableau qui accompagne cet article permettra de reconnaître facilement les parasites qui sont visibles macroscopiquement.Henri MARcCoUx. ANALYSES William E.LADD et Henry SWAN.Mortalité dans l\u2019empyème staphylococcique aigu chez les nourrissons et chez les enfants.Journal of Pediatrics, p.297 ; (sept.) 1943.Les auteurs ont pensé qu\u2019à l\u2019aurore de la pénicilline, il serait intéressant de faire une mise au point sur la statistique récente de l\u2019évolution clinique des empyèmes à staphyloccoques.Ils ont étudié la courbe de mortalité de 33 malades âgés de moins de 13 ans et atteints d\u2019un empyème staphylococcique aigu.Cette statistique s\u2019étend sur une période des 10 dernières années dans les différents hôpitaux d\u2019enfants.Ils divisent leurs cas en 2 groupes.Un premier groupe comprend l\u2019absence de complication, c\u2019est-à-dire l\u2019absence de tout autre foyer d\u2019infection et le 2° groupe est constitué par ceux qui présentaient un ou plusieurs autres foyers d'infection.Parmi ceux-ci, mentionnons 4 otites moyennes, 4 bronchiectasies, une laryngo- trachéo- bronchite, une ostéomyélite de la côte, une conjonctivite septique, une cellulite de la Jambe associée à de multiples foyers d\u2019ostéomyélite, à un genou septique et à une péricardite, Dans nombre de ces cas la bactériémie a été mise en évidence par l\u2019hémoculture.En comparant la mortalité des 2 groupes les auteurs ont établi : 1° que l\u2019empyème staphylococcique était, de beaucoup, le plus fréquent dans les premiers trois mois de la vie et en cours de la 1re année ; 2° que le taux de la mortalité dépendait surtout de l\u2019âge du patient et que la ligne de démarcation était très nette à partir de 4 mois d\u2019âge.En effet la mortalité est de 66.7% jusqu\u2019à 4 mois et de 4.8% de cet âge à 12 ans.Il est intéressant de signaler que la mortalité des cas non compliqués a été plus élevée soit 33.3% contre 16.6%.Les auteurs ne cherchent pas, dans cet article, à rattacher l\u2019indice de mortalité au genre de traitement suivi.Tous ces malades ont subi un drainage chirurgical accompagné d\u2019un traitement par des sulfamidés et par le sérum spécifique.Leurs constatations semblent avoir démontré, en plus, que non seulement les: réactions pathologiques sont différentes Mai 1944 Lavar MÉDICAL 343 chez le nouveau-né et chez l\u2019enfant plus vieux mais que même les immu- nisines augmentent proportionnellement à l\u2019âge à partir de 4 mois.Ils ont été portés à croire que la mortalité dans la première enfance était due beaucoup plus au processus pneumonique sous-jacent et, à cet égard, ils suggèrent que tout effort thérapeutique soit dirigé contre un tel processus.Marcel LANGLOIS.VORHAUS, GOMPERTZ, FEDER.Clinical Experiments with Riboflavin, Inositol and Calcium Pantothenate.(Quelques essais cliniques de la riboflavine, de l\u2019inositol et du panthoténate de calcium).Amer.Journ.Dig.Dis, vol.10, n° 2, (fév.) 1943.La riboflavine semble avoir une valeur thérapeutique dans le traitement des plaies de lit.Six cas sont rapportés ; eimq sont complètement guéris sans aucune autre thérapeutique ; ; le sixième mourut au septième Jour du traitement alors que la plaie était en voie de guérison.La dose thérapeutique donnée est de 5 mgms par jour par voie orale.L'amélioration commence quelques Jours après le début du traitement et la guérison survient entre 7 et 34 jours.Cette guérison n\u2019est pas due à une amélioration de l\u2019état général puisque deux patients sont morts quelque temps après de maladie cachectisante.[I semble y avoir une relation étroite entre les facteurs du complexe B et les tissus d\u2019origine ectodermique.La riboflavine et la pyridoxine ont une influence trés favorable sur l\u2019évolution des chéilites.Les auteurs rapportent deux guérisons, par l\u2019inositol, de deux éruptions généralisées prurigineuses avec épaississement et desquamation de la peau évoluant depuis plusieurs mois.Aucun effet de l\u2019inositol sur l\u2019alopécie.Le pantothénate de calcium semble avoir peu de valeur chez l\u2019humain comme facteur anticheveux gris quoique, occasionnellement, au cours de leurs expériences, les auteurs aient réussi à faire croître des cheveux noirs.J.-Paul Ducar.Lester M.MORRISON.A Study of Hepatic Toxicity with Seven Currently Used Anesthesics.(La toxicité pour le foie de sept anesthésiques usuels.) The Review of Gastroenterology, vol.10, n° 3, (mai-juin) 1943.Les effets toxiques sur le foie de différents anesthésiques sont étudiés par le taux de concentration des sels biliaires dans la bile de drainage et dans les urines.L'auteur considère que l\u2019étude journalière de la concentration des sels biliaires dans la bile de drainage est le meilleur test pourZl\u2019étude 344 Lava.MÉDICAL Mai 1944 fonctionnelle du foie.Dans l\u2019urine, l\u2019emploi de cette méthode a autant de valeur que les autres tests.Le foie normal concentre 1,800 millig.ou plus de sels biliaires par 100 c.c.de bile de drainage chirurgical ; le foie malade en concentre moins.Dans les urines Ie taux est de 50 à 400 millig.par 100 c.c.; dans les cas pathologiques le taux de concentration augmente.Voici l\u2019étude des différents groupes : Groupe À : Malades a foie normal ; anesthésie spinale.Dans les deux premiers Jours après l\u2019anesthésie 1l y a dépression du taux de concentration à 750 millig.Au septième jour il y a retour à la normale.Groupe B : Malades à foire pathologique (constaté lors de l\u2019intervention) ; anesthésie : anesthésie spinale.Le taux de concentration est de 480 millig.le lendemain de l\u2019intervention, et dix-sept jours sont nécessaires pour le retour à la normale.Groupe C: Malades à foie normal ; anesthésie : éther et cyclo- propane ou protoxyde d\u2019azote.Le taux de concentration baisse à 520 millig.et redevient normal après 7 Jours.Groupe D : Patients à foie pathologique ; anesthésie : éther et autre anesthésique.La concentration des sels biliaires baisse à 250 millig.et, après 11 Jours, atteint le niveau trouvé après l\u2019anesthésie rachidienne.Groupe E : Patients à foie normal : anesthésie : évipan.Les fonctions hépatiques demeurent apparemment normales.Groupe F : Patients à foie normal : anesthésie : avertine par voie rectale.Pendant les trois premiers jours après l\u2019intervention, il existe une dépression du fonctionnement hépathique.Groupe G : Patients anesthésiés par le cyclopropane : aucun signe de trouble hépatique.Chez des groupes analogues l\u2019auteur, par l\u2019étude de la concentration des sels biliaires dans l\u2019urine, arrive aux mêmes conclusions.Des femmes enceintes ayant reçu du chloroforme ont donné, pendant trois jours, des signes évidents d\u2019atteinte hépatique.En conclusion : Dans la chirurgie abdominale, l\u2019anesthésie rachidienne est considérablement moins toxique que l\u2019anesthésie par l\u2019éther.L\u2019évipan, le cyclopropane, le protoxyde d\u2019azote ne paraissent pas avoir d\u2019effets sur le foie.L\u2019avertine entraîne des troubles pour 24 heures.En obstétrique, le chloroforme cause des troubles toxiques d\u2019une durée de 24 heures.J.-Paul DUGAL.Seymour GRAY.Epigastric Symptoms in Alcoholics with and without Gastritis.(Manifestations épigastriques avec ou sans gastrite chez les alcooliques).Gastroenterology, vol.1,n° 2, p.221, (fév.) 1943.Cent alcooliques, choisis au hasard, sont examinés au gastroscope.Leur âge varie entre 24 et 66 ans, et ces buveurs absorbaient entre 1 et 6 chopines de breuvage alcoolique par jour depuis 3 à 52 ans. Mai 1944 Lavar MegbicaL 345 La muqueuse gastrique est trouvée normale chez 55 des 100 individus.Une gastrite superficielle d\u2019intensité variable est observée chez 22 patients, atrophique chez 13 et mixte chez 8.La forme hypertrophique n\u2019est constatée qu\u2019une seule fois.Symptômes cliniques : Nausées et vomissements ; ce symptôme matutinal existait chez la plupart de ces alcooliques, aussi bien chez ceux qui souffraient de gastrite que chez ceux qui en étaient exempts.Le second symptôme en importance était une sensation de malaise épigastrique et de distention abdominale, avec régurgitations.Ce symptôme survient immédiatement après les repas et est habituellement soulagé par l\u2019absorption de soda et surtout d\u2019alcool.Les autres symptômes observés étaient : syndrome ulcéreux atypique et typique et une profonde faiblesse.MW Des 55 patients ayant un estomac gastroscopiquement normal seulement quatre se plaignaient de malaises épigastriques et abdominaux.24 des 45 patients atteints de gastrite présentaient une symptomatologie définie.Il semble donc qu\u2019il y ait relation étroite entre la gastrite des alcooliques et les symptômes qu\u2019ils présentent.J.-Paul Ducar.REYNOLDS, L.R., et SCHULTE, J.T.The Local Use of Cod Liver Oil in the Genito-Urinary Tract.(L\u2019emploi local de l\u2019huile de foie de morue en urologie.) Journal of Urology, vol.49, n° 3, (mars) 1943.Les résultats expérimentaux et cliniques de l\u2019emploi local de l\u2019huile de foie de morue ont montré qu\u2019elle possédait les qualités suivantes : stérile, bactéricide, non irritante pour les tissus, protectrice de la granulation des tissus et des épithéliums, stimulatrice de l\u2019action leucocytaire, analgésique et lubrifiante.[Après avoir obtenu des succès chez trois malades présentant des résidus vésicaux infectés les auteurs ont employé ce traitement.Après lavages vésicaux à l\u2019acide borique, ils instillent dans la vessie une à deux onces d\u2019huile de foie de morue suivant le degré de l\u2019affection.Ils associent souvent, en plus, la chimiothérapie.Chez les rétentionnistes l\u2019huile demeurant dans la vessie continue son effet local.Les auteurs ont traité 25 cas de cystite aiguë par la chimiothérapie associée à des instillations de 1 once d\u2019huile de fore de morue.15 malades ont ressenti du soulagement avec une seule instillation, chez les 10 autres on a di faire de 2 à 4 instillations.5 cas de cystite chronique ont aussi bénéficié de ces instillations avec des récidives, mais celles-ci s\u2019espa- caient et duraient moins longtemps.Les auteurs ont aussi employé ces instillations après des traitements dans l\u2019urètre postérieur, (cautérisation du veru montanum, dilatation pour rétrécissements de la vessie, tumeur vésicale cystite incrustée), et elles ont toujours été d\u2019une aide efficace, en diminuant les douleurs et la pollakiurie. 346 Lavar MÉDICAL Mai 1944 Cependant, l\u2019huile de foie de morue instillée en trop grande quantité et trop fréquemment (3 ou 4 fois en 24 heures) peut donner des réactions locales : hyperémie et œdème tel que prouvé par la cystoscopie.Donc, aide efficace dans les affections inflammatoires des voies urinaires.Les auteurs conseillent de donner des doses de 2 onces, deux fois par semaine.Arthur BEDARD.Frederic DURAN-JORDA.La formation du globule rouge.Lancet, Vol.I, n° XVII, (24 avril) 1943.Le globule rouge n\u2019est pas le produit d\u2019une évolution albuvine mais plutôt une sécrétion cellulaire.On a prétendu que le normoblaste expulsait ou lysait son noyau pour donner naissance au globule rouge, mais personne n\u2019a jamais vu cette expulsion ou cette lyse.On s\u2019étonne de la rapidité avec laquelle le sang se reforme après une hémorragie comparativement avec les autres tissus.II existe une ressemblance frappante entre la morphologie cytologique du sang et celle du lait, entre leurs propriétés physiologiques, etc.Tous ces faits ont amené l\u2019auteur à croire que le globule rouge n\u2019était pas une cellule réelle.Il a étudié des coupes d\u2019embryon et a découvert que le globule rouge n\u2019était pas une cellule, mais un complexe dans une cellule.La cellule originelle, qu\u2019il appelle Ia stem cell, contient une grande quantité de protoplasme.On y trouve, perdu dans ce protoplasme, un noyau excentrique en forme de roue de charriot entouré d\u2019un mince halo de protoplasme.Dans la masse protoplasmique on trouve des corps sphéroïdaux ayant les mêmes forme et dimension que le globule rouge.Ailleurs, on voit cette même cellule stem cell divisée en deux parties : une faite de ces corps sphéroïdaux mis en liberté ; l\u2019autre du noyau en roue de charriot entouré d\u2019un mince halo de protoplasme.Des cellules semblables ont été mises en évidence dans la rate, les sinus veineux du foie, le thymus, la thyroïde, les glandes lymphatiques, et cela même au cours de processus pathologiques.L'auteur a conclu que ces cellules devraient se retrouver dans la moelle osseuse et que si on ne l\u2019avait pas fait avant, la technique en était responsable.Il a mis au point une technique nouvelle pour la cueillette et la coloration des produits de la moelle osseuse et a retrouvé la cellule embryonnaire ou stem cell.Les restes protoplasmiques de cette cellule donnent naissance aux plaquettes sanguines.Ces constatations ont amené l\u2019auteur à énoncer les conclusions suivantes : 1° Le globule rouge est le produit de la cellule plasmatique : stem cell ; comme cette cellule plasmatique existe dans tout l\u2019organisme on peut conclure que la formation du globule rouge n\u2019est pas dévolue à la seule moelle osseuse mais à tout l\u2019organisme ; 2° Le globule rouge constitue une sécrétion et n\u2019est formé qu\u2019au moment ou la cellule plasmatique se désagrège ; Mai 1944 Lavar MEbicaL 347 3° Au moment de la désagrégation le noyau entouré d\u2019un fin halo de protoplasme est éliminé et constitue une cellule nouvelle indépendante qu\u2019on peut assimiler au normoblaste ; 4° Le globule rouge n \u2019est, en somme, qu\u2019une gouttelette de substance colloïdale semblable à celle du globule gras du lait ; 5° Le lymphocyte ne constitue qu\u2019un degré dans le développement du normoblaste.Sylvio LEBLOND.Frank PICK et Donald BARTON.Le Viacutan dans les brûlures.Lancet, vol.II, n° XIV, p.408, (2 oct.) 1943.Les auteurs ont expérimenté et utilisé une nouvelle substance dans le traitement local des brûlures au Walsall General Hospital : le di- naphtyIméthane disulphonate d\u2019argent, qu\u2019ils appellent Viacutan.Cette substance possède, d\u2019après eux, toutes les qualités requises pour le topique idéal du traitement local des brûlures : 1° Il pénètre l\u2019épithélium de revêtement de la peau et coagule suffisamment les protéines pour empêcher toute déperdition liquide ; 2° Il fournit un coagulum résistant mais flexible ; 3° Il est bactéricide et son action s\u2019exerce non seulement sur les tissus brûlés mais aussi sur les tissus sous-jacents ; 4° II forme une solution aqueuse à faible tension superficielle qui lui permet de pénétrer dans tous les replis cutanés.Expérimentalement, le Viacutan a des effets tannants plus actifs que l\u2019acide tannique.Il pénètre plus rapidement que ce dernier et forme une couche protectrice moins résistante et plus flexible que le tanin.Ils ont traité plus de 80 patients qui ont guéri entre 8 et 12 jours.Le Viacutan est facile à appliquer, ne tache ni les mains ni la Imgerie et n\u2019est pas toxique.Sylvio LEBLOND.KOSTER, Harry, M.D., F.A.c.s., et SARNOFF, Stanley J., M.D., Brooklyn, N.Y.Circulation Time : À Review of Previous Methods and the Introduction of Aminophyllin as a New Agent.(La vitesse de la circulation : étude des méthodes utilisées jusqu\u2019ici et essai d\u2019un nouvel agent, l\u2019aminophilline.) The Journal of Laboratory and Clinical Medicine, vol.28, n° 7, p.812 ; (avril) 1943.Jusqu\u2019ici, pour mesurer la vitesse circulatoire, les méthodes suivantes ont été préconisées : 1° En 1827, Hering commence avec une méthode colorimétrique et mesure la vitesse circulatoire d\u2019une jugulaire à l\u2019autre à l\u2019aide d\u2019une injection intra-veineuse de bleu de Prusse (ferrocyanure de potassium). 348 Lava\u2026.MÉDICAL Mai 1944 2° En 1858, Vierordt tente de populariser l\u2019emploi de cette méthode et établit que la vitesse normale est de 23.1 secondes.3° En 1893, Stewart injecte du bleu de méthylène dont 1l étudie la vitesse par transillumination.4° En 1893, Stewart (puis Meldolesi en 1925 et Koch en 1928) injecte du sérum salé hypertonique dont il juge la présence avec un galvanomètre mis en contact avec des électrodes non polarisables placés sur le vaisseau.5° En 1922, Lœvenhart et ses collaborateurs Injectent du cyanure de sodium qui produit une gêne respiratoire au moment où Il atteint le sinus carotidien : la vitesse est de 9 à 21 secondes (moyenne 15.6 secondes) ; elle est de 27.7 secondes du pied à la carotide.6° En 1927, Blumgart et Yens proposent une méthode qui permet de mesurer aussi la vitesse de la petite circulation.Ils injectent dans une veine du coude du Radium-C dans une chambre obscure de Wilson modifiée et ils comptent le temps veine-cœur et le temps veine-artère (12 à 24 secondes, moyenne 18 secondes) ; la vitesse du circuit pulmonaire est de 5 à 17 secondes, moyenne 10.8 secondes.7° En 1929, Weiss, Robb et Blumgart injectent du phosphate d\u2019histamine qui produit de la rougeur de la face : le temps bras-face est de 24 secondes.Maus l\u2019injection est souvent suivie de dyspnée, asthme cardiaque et céphalée.8° Winternitz, Deutsch et Brull injectent ensuite du déhydrocholate de soude qui provoque un goût amer ; le temps bras-langue est de 10 à 16 secondes.9° En 1933, Fishberg, Hitzig et King injectent de la saccharine qui produit un goût sucré ; le temps bras-langue est de 9 à 16 secondes.10° En 1935, Teplov et Sor injectent de la lobélime et prennent, comme point de terminaison, le moment où est provoquée de la toux ; cette méthode s\u2019est montrée défectueuse dans 40% des cas.Piccione et Boyd préfèrent, avec cette méthode, employer comme point de repère final la production de chatouillement dans la gorge.11° En 1935, Hitzig injecte de l\u2019éther et le temps bras-poumon est de 4 à 9 secondes.12° En 1936, Goldberg injecte du gluconate de calcium qui produit de la chaleur à la langue ; le temps bras-langue est de 10 à 16 secondes ; moyenne : 12.4 secondes.13° En 1936, Spier, Wright et Saylor injectent une solution de sulfate de magnésie, gluconate de calcium, chlorure de sodium et sulfate de cuivre qui produit aussi une sensation de chaleur : le temps bras langue est de 14.6 secondes, le temps bras-mains de 26 secondes, le temps bras-pieds de 28 secondes.14° En 1935, Zwillinger et, en 1937, Neurath injectent du sulfate de magnésie qui produit une sensation de chaleur à la tête.15° En 1939, Gubner, Schnur et Crawford font inhaler du dioxyde de carbone qui produit une sensation de chaleur à la tête et une respiration accélérée et profonde ; le temps poumon-tête est de 5 à 10 secondes.16° En 1922, Koch injecte de la fluorescéine et le temps bras-bras est de 12 à 26 secondes. Mai 1944 Lava\u2026 MÉDicaL 349 17° Récemment, Fishbach, avec la fluorescéine, utilise l\u2019œil comme point terminal : dans une chambre noire, avec une lampe ultra-violette, on voit que la conjonctive inférieure devient d\u2019une fluorescence jaune brillante.En somme, la meilleure méthode pour la recherche de la vitesse circulatoire exige que : 1° la substance injectée ne soit pas toxique ; 2° à la dose de 1 c.c., au maximum, elle produise l\u2019effet marquant qui est le point terminant la mesure du temps ; 3° l\u2019effet marquant soit vif et net ; 4° cet effet marquant soit également objectif, de manière que la méthode soit utilisable chez l\u2019enfant, le comateux ou celui qui ne veut pas coopérer ; 5° l\u2019appareillage soit le plus simple possible.Sperling, Weisman et Papermaster, chez 92 patients (de 12 à 82 ans), après des opérations, ont injecté de l\u2019aminophylline intra-veineuse pour diminuer l\u2019atélectasie et la pneumonie ; ils ont enregistré que l'injection provoquait une accélération respiratoire, ce qui leur a fait penser que injection de ce produit pourrait servir & la mesure de la vitesse circulatoire.Technique : 1° malade couchée à plat sur le dos ; 2° injection dans une veine cubitale avec une aiguille n° 20 ; 3° trente secondes après que le tourniquet a été enlevé ; 4° la quantité de 1 c.c.d\u2019aminophylline (0.24 gm.: ampoules suggérées pour emploi intra-musculaire) ; 5° le point terminal est indiqué par une augmentation marquée de la profondeur de la respiration, ce qui est parfois précédé par un mouvement de déglutition, un changement d\u2019expression de la face, ou un crochetage du tracé expiratoire ; le premier changement noté doit être considéré comme le point terminal.Résultats : 1° Cette méthode est facile et sans danger ; 2° La vitesse est de 7.1 à 20.4 secondes (moyenne 12.4 secondes) ; 3° La quantité injectée est de 1 c.c.ce qui peut donc être fait rapidement ; 4° Parfois on remarque de la faiblesse, de la rougeur de la face ou de PI\u2019 hyperpnée qui ne durent | Jamais plus que pendant quelques minutes ; 5° Le point terminal peut être facilement objectivé avec l'appareil à métabolisme basal qui se trouve dans tous les hôpitaux.Guy DROUIN.(7) CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES NOUVELLES DE FRANCE Notre ami Pierre Charton, de Montréal, vient de recevoir des nouvelles du Pr Chiray.Avec sa bienveillante autorisation, nous sommes heureux de transmettre à nos confrères qui ont eu la bonne fortune de suivre l\u2019enseignement de ce maître, l\u2019expression littérale de son souvenir : « Heureux recevoir vos bonnes nouvelles.\u2014 Pense souvent à vous et aux amis de là-bas.\u2014 Craignons encore mauvais jours avant la bienheureuse paix.\u2014 Amitiés.»N \u2014 CHIRAY.L\u2019HEURE DE BIOLOGIE Sous les auspices de la Société de Biologie de Montréal, deux des nôtres se sont rendus prononcer la conférence de I\u2019Heure de Biologie, au cours du mois de mars.M.Roger Gaudry, D.sc., avait intitulé sa causerie : Les acides aminés et la vie.Il fut présenté aux auditeurs des jeudis biologiques, le 2 mars, par le Dr Albert Gagnon, professeur de biochimie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Le Jeudi suivant, 9 mars, le Dr L.-C.Simard, professeur agrégé d\u2019anatomie-pathologique à l\u2019Université de Montréal, présidait à la conférence de notre collègue, le professeur Louis Berger.Celui-ci exposa le problème de la sexualité dans ses rapports avec les cellules hétéro-sexuelles de l\u2019ovaire humain.Roméo BLANCHET.\"RELATIONS INTER-UNIVERSITAIRES Le Pr Pierre Jobin, titulaire de la chaire d\u2019anatomie theorique a la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval, fait actuellement un séjour Mai 1944 LAvAL MÉDICAL 351 de quelques mois à l\u2019Université Harvard, dans le département d\u2019anatomie du Pr Wislocki.Notre distingué collègue désire s\u2019enquérir sur place des facilités matérielles dont disposent les Services réputés de l\u2019Université de Boston, tant pour les fins d\u2019enseignement que de recherche.Il aura l\u2019avantage de prendre contact avec les maîtres qui illustrent cette institution et d\u2019apprécier les méthodes efficaces qui y sont appliquées dans l\u2019enseignement de la morphologie.Avant de rentrer, le Pr Jobin fera la tournée des universités de l\u2019est afin de faire une étude comparative des principes et des méthodes qui président à l\u2019organisation de leurs équipes d\u2019enseirgnement et de recherche.R.GINGRAS.ECOLES D\u2019INFIRMIERS Règlement adopté par le Conseil universitaire, le 8 mars 1944.Bur Pour répondre a des besoins toujours plus nombreux et aux appels réitérés du public, des communautés religieuses et des organisations hospitalières, 1l a paru à l\u2019Université Laval qu\u2019il était opportun de constituer des Ecoles d\u2019infirmiers, dont le but sera de former des sujets aptes à donner, avec plus de compétence, des soins aux malades.La formation théorique et pratique que recevront les infirmiers leur permettra d\u2019occuper des situations avantageuses soit comme employés dans les hôpitaux et dans les grandes compagnies, soit encore dans le public.Les infirmiers diplômés des communautés de Frères pourront rendre de grands services dans leurs communautés et dans les missions.SUJETS Ces Écoles seront ouvertes à deux groupes d\u2019étudiants, qui peuvent se diviser comme suit : A) Ceux qui, après avoir rempli certaines conditions préalables, suivront un curriculum complet d\u2019études, semblable à celui que suivent les infirmières dans les Ecoles affiliées à l\u2019Université.A ceux-là sera décerné un diplôme universitaire.B) Ceux qui, après avoir rempli certaines conditions préalables, seront soumis à un entraînement et à des études moins théoriques que pratiques et qui comporteront l'essentiel des connaissances nécessaires.Ils recevront un certificat universitaire.Pour ces deux groupes, les études devront être à la fois théoriques et pratiques. 352 Lava\u2026.MÉDICAL Mai 1944 CONDITIONS D\u2019ADMISSION A) D'\u2019ordre académique : 1° Pour le diplôme, les études jusqu\u2019à la 10\u201d année inclusivement, ou \u2018encore une équivalence ; 2° Pour le certificat, les études de 6° année, ou encore des résultats satisfaisants obtenus au cours d\u2019un examen d\u2019entrée, permettant de constater que les candidats sont capables de lire, d'écrire, de calculer et de comprendre les matières qui leur seront enseignées.B) D\u2019ordre moral : 1° Avoir bon caractère ; 2° Avoir bonne réputation ; 3° Produire des certificats d\u2019honnêteté et de moralité.C) D\u2019ordre social : Avoir occupé, avec honneur, des situations antérieures et n\u2019avoir pas été renvoyé de ces emplois pour des raisons de mauvaise conduite.D) D\u2019ordre physique : 1° N\u2019avoir pas moins de 19 ans et pas plus de 30 ans ; 2° Avoir une bonne santé.DURÉE DES ÉTUDES 1° Pour le diplôme : trois ans ; 2° Pour le certificat : un an et demr.LIEU DE L\u2019ENSEIGNEMENT Les hôpitaux dont les Écoles d\u2019infirmières sont actuellement affiliées à l\u2019Université Laval.DIRECTION La haute direction des Ecoles d\u2019infirmiers sera faite par les autorités universitaires.Quant à la surveillance de l\u2019enseignement théorique et pratique, elle sera laissée à la direction de chaque Ecole d\u2019infirmières des hôpitaux affiliés à l\u2019Université Laval.DATE D\u2019ADMISSION L'entrée se fera une fois par année : en mai, pour les candidats au diplôme ; en juillet, pour les candidats au certificat.CONDITIONS D'ÉTUDE ET DE TRAVAIL L'enseignement théorique et pratique, de même que le travail d\u2019hôpital se feront : UROPRAZINE GOUTTE\u2014RHUMATISME RARTHRITISME#SCIATIQU CYSTITES\u2014PYÉLITES_GRAVELLE URI CALCOLEOL DRAGÉES TRICALCI PTT IX POUDRE \u2014 COMPRIMÉS \u2014 CA ET@DESLSALLAIJEMENT QOURANT: LA PERIDDEeDE DENTITION Oe ANÉMIE\u2014CONVALESCENCE VEINOTROPE MASCULIN FÉMININ TROUBLE of: JE NEGLECT ARICES 'MORROÏDEs® POSTPHLÉBITIQUES ULCERES®VARIQUEUXg TROUBLES MASCULIN ET FÉMININ.PEPTALMINE PURE 2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL 7% LANEMIE SECONDAIRE SQUIB B ct, Ferrous Sul rage amin 8.HEBULON Il est généralement reconnu que, dans l\u2019anémie secondaire simple, sa correction ne requiert pas d\u2019autre hématinique que le fer.Dans plusieurs cas cependant, l\u2019anémie est accompagnée d\u2019autres signes de carence de nutrition.Celui que l\u2019on rencontre le plus communément est la déficience du Complexe Vitaminique B.Dans ces cas, les capsules Hebulon (Extrait de Foie, Sulfate Ferreux et Vitamine B; de Squibb) offrent non seulement une dose effective de sulfate ferreux desséché, mais fournissent en outre 50 unités U.S.P.de Vitamine B; et de l\u2019extrait de foie dérivé de 16 grammes de foie frais.Les capsules ainsi composées fournissent un moyen commode d\u2019administrer non seulement du fer, mais le facteur de vitamine B complexe et les substances de renforcissement de l\u2019hémoglobine contenues dans l\u2019extrait de foie, lesquels ont été démontrés fréquemment comme nécessaires dans les cas de carence de nutrition.Hebulon est offert en flacons de 100, 500 et 1,000 capsules.SULFATE FERREUX AVEC VITAMINE B; SQUIBB Les capsules de Sulfate Ferreux avec Vitamine B; de Squibb sont destinées a I\u2019administration orale dans la prophylaxie et le traitement de l\u2019anémie secondaire, surtout quand il est considéré comme désirable d\u2019y adjoindre la vitamine B;, comme dans la grossesse et la lactation chez le nourrisson et l\u2019enfant, chez les patients qui souffrent d\u2019anorexie associée à l\u2019absence de thiamine.Chaque capsule contient 3 grains (0.2 gramme) de sulfate ferreux desséché (environ 60 milligrammes de er) et 1 milligramme d\u2019hydrochlorure de thiamine pure crystallisée (333 unités U.S.P.de vitamine Bi).Les tablettes de Sulfate Ferreux desséché de Squibb sont destinées a la prophylaxie et au traitement de l\u2019anémie secondaire quand on n\u2019a besoin que de fer.Elles sont kératinisées et contiennent 3 grains de sulfate ferreux ou approximativement 60 milligrammes de fer.Le Sulfate Ferreux avec Vitamine B; de Squibb est offert en flacons de 100 et 1,000 capsules.SEA 3 26 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 - No 5 Mai 1944 Lavar MÉDICAL 353 a) pour les candidats au diplôme, avec les élèves infirmières actuelles et de la même manière que ces élèves ; b) pour les candidats au certificat, suivant un programme établi par l\u2019Université et exécuté sous la direction des autorités de l\u2019Ecole.CONDITIONS D'ORDRE ADMINISTRATIF La rémunération des étudiants infirmiers sera laissée à la discrétion des autorités hospitalières de chaque hôpital où se donnera l\u2019enseignement.Cette rémunération, cependant, ne devra pas être inférieure à celle que reçoivent, actuellement, les infirmières étudiantes.L'Université désire que les élèves infirmiers soient logés, nourris ou qu\u2019ils reçoivent un dédommagement monétaire équivalent.Elle désire, en plus, qu\u2019il ne soit pas permis aux élèves infirmiers de remplir les fonctions des infirmiers qui sont déjà employés dans les hôpitaux ou de les remplacer, d\u2019une façon permanente, dans leurs fonctions avant que ces infirmiers aient obtenu soit le diplôme, soit le certificat d\u2019infirmier.L'Université souhaite que les infirmiers déjà en fonction dans les hôpitaux, sanatoriums, asiles, etc, aient l\u2019avantage d\u2019entreprendre des études dans les Écoles d\u2019infirmiers, tout en conservant leur emploi actuel, avec les rémunérations qu\u2019il comporte.Ex AMENS Des examens théoriques et pratiques auront lieu : a) pour les élèves du groupe À, de la même façon et aux mêmes dates que pour les élèves infirmières de l\u2019Ecole ; b) pour les élèves du groupe B, à chaque trimestre, afin de permettre à la direction de l\u2019Ecole de se rendre compte des progrès et des aptitudes des élèves infirmiers.Ces examens s\u2019appelleront examens de l\u2019Ecole, et seront une condition d\u2019admissibilité aux examens universitaires, qui se passeront à la fin des études.PROGRAMME DES ÉTUDES Groupe À Les mêmes études théoriques et pratiques que les élèves infirmières.Cependant, les cours théoriques et les stages en gynécologie et en obstétrique seront remplacés par des cours théoriques et par des stages en Urologie, en Orthopédie et en Physiothérapie.Groupe B PREMIÈRE SECTION Matières de l\u2019Ecole 1° Cours de religion : Cours pratiques (3 leçons).2° Leçons d\u2019éthique professionnelle (1 leçon). 354 Lava\u2026 MÉDICAL Mai 1944 3° Éléments de psychologie : Quelques données pratiques (3 leçons).4° Éléments de physiothérapie : a) notions générales (1 leçon) ; b) hydrothérapie : message et mécanothérapie (3 leçons).5° Maladies de l\u2019æil, de l\u2019oreille et du nez : a) notions générales d\u2019hygiène des yeux, des oreilles, de la gorge ; b) quelques données générales sur les maladies de l\u2019œil (2 leçons).6° Maladies mentales, nerveuses et hygiène mentale : a) conduite à tenir au cours des ictus ; soins à donner aux hémiplégiques ; b) soins à donner aux malades souffrant de maladies infectieuses aiguës du système nerveux ; c) les actes et les réactions du psychopathe et des aliénés : rôle et conduite de l\u2019infirmier ; d) confusion mentale : soins à donner et conduite de l\u2019infirmier ; e) l\u2019épilepsie, l\u2019hystérie et les crises émotionnelles : soins à donner et conduite de l\u2019infirmier (5 leçons).7° Maladies vénériennes et dermatologie : a) blennorragie et ses complications ; b) conjonctivite et ophtalmie purulente ; c) chancre mou, tuberculose et épithélioma; d) syphilis : aperçu thérapeutique ; incidents et accidents de la thérapeutique ; e) notions élémentaires d'hygiène et de thérapeutique de la peau normale et pathologique ; parasitoses de la peau, gale, psoriasis, teigne, etc.(4 leçons).8° Éléments de pathologie générale : a) infection ; b) inflammation ; c) carences ; d) moyens généraux de lutter contre les infections (3 leçons).DEUXIÈME SECTION Matières universitaires 1° Anatomie : a) arthrologie ; b) système musculaire ; c) système digestif ; d) système circulaire ; e) système respiratoire ; f) système nerveux ; g) système génito-urinaire (5 leçons). ss SA 3 4 i EAN ER ie AMPOULES 2 ec Sul pau étre gE niection Dol 3 jours ent basé cule ent e mpou Inc.srON PHAR MACEUTIQUE rf EXPAN Car 205 SoclE { y ar.03 Sint «a de Sou le je Sow © pe Car 09?hot gar 4 ¥ el Mé hy hosp hate?ie car 29, ça ¥ paticqué Extras?tr peobnitiat e ; = (333 ul B) CE \u2018 de pour 2 Chlot on jue MONTRE oan Séruis + RRIER al Le pARSYE = pre ier ode SERIES Li, MF © ee rs edication des déchéances nutritives, des atonies cellulaires des dépressions nerveuses CUNE AMPOULE INTRAMUSCULAIRE TOUS LES DEUX JOURS, UN OU DEUX COMPRIMÉS TROIS FOIS PAR JOUR.7 : 7 HER KE 680 OUEST.R v ES MONTREAL sroo ia-\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014-\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9\u2014 No 5 \u2014 27 NOR pos\u201d u 6 10% pH\u201d putrÉ DOCTEUR, Prederivey à vos neweur NEO-SPASMYL Laboratoires \u201cNational\u201d Limitée Agents générau pour le Canada : MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTRÉAL, P.Q.28 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 - Vol.9 \u2014 No 5 Mai 1944 Lavar MeEbicaL 355 2° Physiologie : Données générales sur l\u2019ensemble des fonctions normales des organes (3 leçons).3° Chirurgie : a) asepsie ; antisepsie ; agents d'infection des plaies ; b) les appareils à stérilisation ; stérilisation des instruments et des fils ; stérilisation des matériaux de pansements ; stérilisation de l\u2019eau ; asepsie du chirurgien et de ses aides ; asepsie du malade ; asepsie de la salle d\u2019opération ; asepsie de la salle de pansements ; ; c) lois d\u2019un pansement ; pansement et la gaze stérile ; pansement d\u2019une plaie infectée ; pansements à l\u2019alcool ; pansements humides ; pansements des brûlures superficielles et profondes ; bandages ouatés et compressifs ; d) des plaies accidentelles, opératoires, aseptiques, infectées ; complications des plaies : suppuration, nécrose, gangrène ; e) hémorragies : variétés, causes ; chocs traumatiques ; f) ponctions exploratrices : définition, matériel opératoire, préparation du malade, préparation du matériel ; g) préparation du malade pour l\u2019opération ; complications postopératoires : nausées, vomissements ; préparation d\u2019une salle d\u2019opération en dehors de l\u2019hôpital : ; b) luxation : définition, traitement provisoire ; entorse : traitement d'urgence ; j) opérations abdominales : préparation nécessaire à l\u2019opération suivant les différentes régions ; k) opérations sur le rein et les voies urinaires et génitales ; préparation du malade, l\u2019appareil nécessaire et soins post-opératoires (6 leçons).4° Hygiène générale : a) principes généraux ; b) hygiène de l\u2019appareil respiratoire ; c) hygiène de la bouche, de l\u2019estomac et de l'intestin ; d) alimentation : besoins de l\u2019organisme, salubrité des aliments, sources de contamination des aliments, conservation des aliments ; e) lait : rôle du lait dans l\u2019alimentation ; altération du lait dans les méthodes de conservation ; f) maladies contagieuses : mode de transmission et sujets récepteurs ; contrôle des maladies contagieuses ; désinfection au cours de la maladie et à la phase terminale (3 leçons).5° Technique hospitalière : a) admission et réception du patient ; b) bain et toilette du malade ; c) lit ; d) dossier et observation ; e) symptômes cardinaux : température, pouls, etc.; f) symptômes cardinaux au point de vue physique et conditions locales des organes dans leur ensemble ; g) confort moral et physique des malades ; 356 Lava\u2026.MÉDICAL Mai 1944 bh) repas ; 1) traitements, lavements, sérums, suppositoires, cathétérismes, injections hypodermiques, sacs de glace, position des malades, etc.; ]) pansements aseptiques, antiseptiques, humides, etc.; 5 bandages : variétés, emploi ; l) médicaments : préparation et voie d'introduction ; m) ménage et entretien des lits, de la chambre, du linge, des cathéters, des sacs de glace, etc.; n) soins d\u2019urgence (5 leçons).6° Enseignement pratique des techniques hospitalières : a) comment préparer un malade pour anesthésie générale ; b) soins pré-opératoires pour une appendicectomie, les amputations, les goîtres, etc.; c) bains de pied, lavages vésicaux, sérums, oxygène, etc.; d) pansements, applications de diachylon, etc.; e) cystoscopie : préparation du malade ; f) transport des malades, désinfection \u2018des habits, des chambres, des ustensiles ; soins à donner après la mort ; g) sinapismes, ventouses, enveloppements locaux, généraux, chauds, froids, etc.; lavages d\u2019estomac : préparation du malade ; douches générales, chaudes ; conduite à tenir dans les hémorragies ; prélèvement des spécimens pour le laboratoire ; b) méthodes de transport des malades dans les salles d\u2019opération, manipulation des tables d\u2019opérations, etc.(5 leçons).7° Morale professionnelle : a) probité, secret professionnel, devoir des infirmiers envers les malades ; b) derniers sacrements ; besoins spirituels des malades ; c) conduite à tenir envers la famille du malade ; d) dignité morale, dignité professionnelle ; e) devoirs des infirmiers envers les autorités hospitalières ; envers les médecins ; envers les infirmières et envers la société.STAGES Médecine.1 mois Chirurgie.4 mois Pédiatrie .1 mois Salle d\u2019opération .Ce.2 mois ORLO.15 jours Urologie.3 mois Orthopédie et physiothérapie .LL.1 mois Dermatologie et maladies vénériennes.2 mois Veilles.3 MOIS TOTAL.17% mois. POUR CALMER LES DOULEURS POST-OPÉRATOIRES L'usage préventif de la solution de Prostigmine 1:2000 est un moyen commode et sûr d'éviter et de traiter le météorisme et la rétention urinaire post-opératoires.Il y a pénurie de personnel dans les hôpitaux.Donc tout ce qui permet d'éviter les soins supplémentaires nécessités par des troubles post-opératoires et tout ce qui facilite la convalescence de l\u2019opéré est important.Contre les ennuis de l\u2019atonie intestinale et de la rétention urinaire, injecter 14 ampoule de solution de Prostigmine 1:2000 toutes les 4 à 6 heures en commençant 24 heures avant l'opération et continuant pendant les deux ou trois jours suivants.HOFFMANN - LA ROCHE LIMITÉE, MONTRÉAL.Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 \u2014 29 ARTICHOBYL NEURINASE INOTYOL Agents pour le Canada: J.EDDE Ltée, New Birks Bldg., MONTREAL.La NEO-GASTRICINE extrait total de muqueuses fraiches d\u2019estomac de porcs et de veaux de lait, renferme tous les ferments gastriques naturels suractivés par un catalyseur métallique (Manganese) et additionnés de toniques amers : la Gentiane et le Condurango.e Son administration permet de rétablir le fonctionnement physiologique de l\u2019estomac.INSUFFISANCE GASTRIQUE \u2014 DIGESTIONS LENTES OU PÉNIBLES \u2014 ANOREXIE \u2014 GASTRITE ULCÈRES \u2014 HYPOPEPSIE HYPERCHLORHYDRIQUE Dr E.DUHOURCAU, DE CAUTERETS (HAUTES-PYRÉNÉES), FRANCE.Concessionnaires et Fabricants au Canada ROUGIER FRÈRES, 350, rue Le Moyne, - Montréal._\u2014 30 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 - Vol.9- No 5 Appareils de Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d'appareils en usage dans les laboratoires d'hôpitaux.La marchandise que nous offrons en vente est garantie contre toute défectuosité et les prix en sont des plus modiques.| ¢ MICROSCOPES + MICROTOMES ¢ LAMES ¢ LAMELLES + BALLONS ¢ BECHERS + VERRERIE GRADUEE, src.prc.Fisher Scientific Co., Limited 904-910 rue Saint-Jacques, MONTREAL, Qué.Laval Médical, Québec, mai 1944 - Vol.9- No 5 \u2014 31 Pour mieux contrôle» DILANTIN @ Dilantin Sodium, anticonvulsif actif presque sans cffet hypnotique, est maintenant considéré, à juste titre, comme le traitement de l\u2019épilepsie.C\u2019est le «médicament de choix » dans la plupart des cas.Dilantin* est spécialement recommandé lorsque les bromures et le phénobarbital n'ont peu ou pas d'effet sur les crises épileptiques.Les Kapseals Dilantin ont réellement ouvert une nouvelle voie dans la vie de plusieurs épileptiques .une vie plus normale et plus belle.crises moins nombreuses et moins violentes chez les uns, guérison complète chez d\u2019autres.Dilantin Sodium est présenté en \u2018\u201cKarseal\u2019 de 0 gm 03 (15 grain) et de 0 gm 1 (1 grain 1) Fouteilles de 100, £00 et 1,000.*Marque déposée, Prétons notre argent pour hâter la victoire.32 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 :BEMINAL: CTRL + Comprimés, Concentré ou Injectable, dans les carences graves .Composé, Liquide ou Granulés, dans les déficiences moins prononcées.Cette série de formes et de teneurs permet au médecin de traiter chaque patient souffrant de déficience en vitamine B selon son cas particulier.1.COMPRIMES 4.COMPOSE 2.CONCENTRE 5.LIQUIDE 3.INJECTABLE 6.GRANULES 237F AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE ° Biologistes et Pharmaciens .MONTREAL, CANADA Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9\u2014 No 5 | \u2014 33 lus laborieux v'un castor! Cette comparaison sans apprêt pourrait décrire la situation du médecin d'aujourd'hui.Avec le nombre croissant des visites à l'hôpital et à domicile, des heures de bureau et des travaux occasionnés par la guerre, sauver du temps est devenu un véritable problème.Plusieurs médecins constatèrent, en traitant des patientes souffrant de ménopause, que la \u2018\u2019Prémarine\u2019\u2019 et l'Emménine aidaient à résoudre ce problème.Ces oestrogènes de source naturelle constituent un traitement efficace, par voie buccale, de tous les cas de ménopause.~\u201d 9\u201d \u201c .z * Premarine oesttogènes conjugués chevalins\u2014pour le soulagement des troubles ménopausiques les plus graves.COMPRIMÉS (No 866)\u2014Bouteilles de 20 et 100 oestrogènes conjugués placentaires\u2014 pour le traite- \u201d~ » ° 9\u201d Ronee ment des symptômes moins prononcés de la ménopause et comme thérapeutique d\u2019entretien.COMPRIMES (No 701)\u2014Bouteilles de 42 LIQUIDE (No 927)\u2014 Bouteilles de 4 onces BIEN TOLEREES + SOLUBLES DANS L'EAU + PROCURENT UNE SENSATION D'EUPHC©:à Présentées avec l'approbation de l'Institut de Recherches d'Endocrinologie, Université McGill, dont le chef est le docteur J.B.Collip.265 » AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITEE Biologistes et Pharmaciens + Montréal, Canada LES PIONNIERS DU DOMAINE DES OESTRO GENES PAR VOIE BUCCALE 34 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 LE POISSON SUR LA GLACE La chair du poisson est tellement délicate qu\u2019elle est incapable de supporter l\u2019action de la chaleur.Si vous voulez conserver au poisson frais toute sa saveur et ses propriétés nutritives, vous devez le garder constamment sur la glace ou au froid.De plus, n'oubliez pas que, même s\u2019il est gardé sur la glace, le poisson frais ne peut se conserver frais indéfiniment.Il doit être consommé dans les huit jours qui suivent sa capture.Cette recommandation, que nous avons faite à plusieurs reprises, au cours des derniers mois, aux détaillants de poisson de notre province, s'adresse également aux consommateurs.PROVINCE DE QUÉBEC MINISTÈRE de 1a CHASSE et des PRCHERIES Hon.Valmore Bienvenue, C.R., ministre.(8) Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 3 Confiez-nous la Protection de votre épouse, de vos enfants et de votre propre vieillesse Médecins, pères de famille, vous éprouverez une grande satisfaction lorsque vous aurez pourvu, moyennant un montant d\u2019assurance-vie suffisant, à la protection des vôtres et de votre propre vieillesse.Les représentants des Prévoyants sauront vous prodiguer de bons conseils à ce sujet et ils sauront sauvegarder vos intérêts personnels.N\u2019oubliez jamais de consulter nos représentants lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019Assurance-Vie ou de Rentes Viagères.a Siege Social Succursale 56, St-Pierre * 180 est, Ste-Catherine Québec.DU CANADA Montréal.(Maison fondée en 1845) H.-Jules LEPINE, président et gérant SERVICE D'AMBULANCE JOUR et NUIT pour la ville et l\u2019extérieur 283, rue Saint-Vallier.38, rue Thurnbull, Québec.Téléphone: 2-6466 36 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 La DEBILINE #'es/ pas un \u201cC'est comme.\u201d puisque c'esl un nouveau médicament pan l'acide de- oaucholique qu'il contient.00 DEBILINE NADEAU 00 CHOLAGOGUE ET CHOLERETIQUE PAR COMPRIMÉ : POSOLOGIE : Ac.déoxycholique.0.10 gm.Un ou deux comp.deux ou trois fois Pancréatine .0.05 gm.par jour apres les repas.Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 \u2014 37 Dans toutes les manifestations pathologiques dues à la « PRESSION ARTÉRIELLE » excessive Employez les dragées HYPERTOSE L\u2019HYPOTENSIF PARFAIT Composés de médicaments reconnus d\u2019utilité courante dans tous les troubles causés par l\u2019hypertension artérielle et autres affections des artères.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT : Chlorure d'Acétylcholine 1/40 gr.Extrait de Cratégus Lf gr.Phénylbutylbarbiturique 14 gr.Extrait de Passiflore 1 gr.Iodobenzométhylformine 14 gr.Extrait d'Artichaut 13 gr.Silicate de Soudc La gr.Théobromine 1 gr.Mope p'EMPLOI : Une ou deux dragées avant les repas, suivant l\u2019avis du médecin.Peut être continué | assez longtemps sans intolérance dans les cas ordinaires.CAPSULES HÉMO-CALCIUM REMINÉRALISANT ET RECONSTITUANT S\u2019emploie partout où il faut régénérer fes globules rouges, ct augmenter le taux du Calcium dans le sang.Convient aux adultes affaiblis et aux enfants en croissance.CHAQUE CAPSULE CONTIENT : Gluconate de Calcium .2 grs.Vitamine A .2,500 U.I.Hémoglobine Soluble .\u2026.2 grs.Vitamine D.500 U.I.Cholestérol Irradié .000035 Littérature et échantillons sur demande.LABORATOIRES DESAUTELS Limitée, 1180, rue Benoit, Montréal.Représentant à Québec : PAUL LAMONDE, 474, RUE SAINT-JEAN \u2014 Tel.: 3-2717 38 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 P.L'HERAULT, prop.Téléphone : 4-3008 La VITRERIE MODERNE, Enr.Spécialités : Travaux sur Verre, Miroirs, Biseautage, Glaces polies, Écaillage, Vitrerie d'automobiles, lates, Verres simples et doubles, etc.etc.305, rue SAINT-FRANCOIS, - - QUEBEC.La Cie MARTINEAU ELECTRIQUE, Limitée TELEPHONES INTERNES AUTOMATIQUES LUMINAIRES pour hépitaux, écoles, salles d\u2019opération, laboratoires, etc.Consultez nos spécialistes.54, rue SAINT-JOSEPH, QUEBEC.- Tél.: 2-7065 GÉRALD MARTINEAU CLAVIGRAPHES 96, rue Saint-Pierre, - - Téléphone : 2-2890 L'ASSURANCE est votre meilleure protection .P.-A.BOUTIN ASSUREUR-UNDERWRITER 80, rue Saint-Pierre, - - - Québec.ASSURANCES DE TOUTES SORTES Téléphones : 2-3884 \u2014 2-6033 Encourageoms les nôtres .Compétence ! Service !! Satisfaction ! ! ! Téléphone : LA CIE OD RO LET 206, rue du Pont, 4-4641 FX.eo QUEBEC QUÉBEC.Mécaniciens, Fondeurs : acier, fonte, cuivre, aluminium - = Fabricants d'ascenseurs QUE CE SOIT POUR UN MEUBLES AMEUBLEMENT AU DE TOUS GENRES COMPLET OU UN SIMPLE FAITS SUR ORDRE - ° ° PETIT MEUBLE VENEZ ME VOIR 158, rue du Roi, -:- Québec.ET SOYEZ ASSURÉ D'AVOIR SASTISFACTION STYLE ANCIEN ou MODERNE ANTONIO SEVIGNY ENTREPRENEUR-GÉNÉRAL 31, des Remparts - - Téléphone : 3-2701 12 SUCCURSALES A QUÉBEC.H.des Rivières, Gérant général adjoint.LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE est à vos ordres pour toutes opérations de banque et de placements Actif, plus de $200,000,000 514 BUREAUX AUX CANADA Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 \u2014 39 (9) SOUTENEZ SON MORAL La femme d'âge moyen prend aujourd\u2019hui une part active à la vie économique du pays : la tranquillité d'esprit lui est nécessaire.Les heures de travail perdues à la maison ou à l'usine ne peuvent jamais être compensées.Il importe donc de s\u2019efforcer à maintenir le moral de la femme au plus haut degré possible, afin d'assurer une production ininterrompue.À la ménopause, l'incapacité de concevoir importe moins à la plupart des femmes que l\u2019indifférence à l\u2019égard des relations sexuelles.Le moral fléchit, et entraîne parfois l\u2019inaptitude au travail.L'observation clinique a démontré que le dipro- pionate d\u2019œstradiol, à égalité de poids, manifeste l\u2019effet le plus prolongé parmi les substances œstrogènes naturelles, produites synthétiquement.La DI-OVOCYLINE influence favorablement le psychisme : c\u2019est un fait, reconnu de la Profession médicale.Son emploi aide à relever le moral chez la femme à la ménopause.LITTÉRATURE SUR DEMANDE DI-OVOCYLINE Nom déposé @- 40 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 3 SI LES SERVICES D'UN OUVRIER EXPERT SONT NECESSAIRES L'ouvrier expert ne se borne pas à réparer une seule sorte de défectuosités.Tel est le cas de la LIPOIODINE : elle s'emploie aussi bien à des fins de diagnostic dans certaines affections pulmonaires, en solution à 60%, dans l'huile de sésame purifiée, que de thérapeutique sous forme de comprimés à 41% d'iode organique, dans l'asthme bronchique, la bronchite chronique, la syphilis tertiaire et le goitre.Le Corps médical apprécie hautement la LIPOIODINE (diiodobrassidate d\u2019éthyle Ciba) dans ces deux domaines En thérapeutique, la LIPOIODINE présente le grand avantage de maintenir le sujet sous l'influence latente de l\u2019iode.PRÉSENTATION Pour examens radiologiques : en flacon de 10 c.c.En thérapeutique : en tube de 20 et en flacon de 100 comprimés à 0.3 gm.LIPOIODINE Nom déposé Compagnie © 1 TB A Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 - No 5 See.MONTREAL \u2014 41 Préparation destinée à combattre el à cicatriser, par une épidermisation rapide : CREVASSES DES SEINS, GERÇURES DES MAINS, \\ ROUGEURS ET COUPU CROÛTES LAITEUSES, ECZÉMA DES NOURRISSONS.cOMPOSITION Résorcine.+111\" Acide borique.°° Sous-Gallate de Bismuth.- 0 gr.50 Baume du Pérou.\" Lano-Vaseline Lance xi SRE SM RZ © ve - a Q MODE p\u2019EMPLOI u 3 applications de Faire 2 O baume par 24 heures et ré couvrir de gaze stérilisée.\u2014 TUBE DE 20 GRAMMES DYSPNÉ-INHAL ) 4 3 Es prévient ei soulage RAPIDEMENT les crises ) \u2019ASTHME- DE RHUME DES FOINS, D'EMPHYSÈME- \u2014 Solution à 3.5% d'épinéphrine stabilisée bar un procédé spécial.\u2014 ulvérisateur de poche spê- : cial et peu encombrant en ren 4 l\u2019utilisation facile à tout MOment yspNÉ-INHAL s'emploie en ulvérisations et uniquement :1 apécial qui NE doit a vériser comme On peut répéter l'opération sans ient, jour et nuit, halations buccales Pour in seulement.R : | ougier Frères SIÈGE el CIA re L RES: Pa xf CE 80 7, 5 0, RUELL eM QYNE © R UE FORTUNEŸ\u201dPTE S MON y SG CHARLES 42 \u2014 Laval Médical f \u2019 Québec mai 19 In 44 \u2014_ Vol 9 N - .\u2014 No 5 \u2014.pes rs FER ASSIMILABLE CUIVRE ASSIMILABLE PHOSPHORE ASSIMILABLE CALCIUM ASSIMILABLE IODE ASSIMILABLE VITAMINE \u201ca\u201d VITAMINE \u201cBp\u201d VITAMINE \u201cCr VITAMINE \u201cp\u201d Casgrain & Charbonneau Ltée, présente Maltocrine EXCELLENT COMPLEMENT ALIMENTAIRE d\u2019un arôme et d\u2019un goût agréables.Apporte un supplément de SUBSTANCES CHIMIQUES ET BIOCHIMIQUES à une diète complète.Favorise la croissance et le développement normal des enfants.Est d\u2019un grand secours pour les futures mères et nourrices.Préparé sous le contrôle de: Charles Laurin, B.ÀÂ., B.Ph, Léopold Bergeron, B.A., B.Ph., Assistant bactériologiste.Pharmaciens-chimistes, Analystes, Biochimisles, Diplômés de l'Université de Montréal.[ASGRAIN & [HARBONNEAU SPÉCIALITÉ DU LABORATOIRE Laval Mécical, Québec, mai 1944 \u2014 Vel.9- No 5 \u2014 43 CHARLEs-À, DORION GérarD DorioN Pour votre reliure, adressez-vous à .C.-A.DORION & FILS RELIEURS-IMPRIMEURS 42, rue Garneau, Québec.- Tél.: 2-1307 - B.P.351 Spécialités: Reliure d'art antique et moderne avec motifs appropriés au sujet du livre.Livres de bibliothèques.Articles en cuir, Revues, etc.Reliure de tous genres à des prix très modestes.ALTHÉon TREMBLAY.A.G.1.C.\u2019 J.-ELzÉAR DION, Gérant.TREMBLAY & DION Blue Print, Photostat, Photo-Litho.Téléphone : 2-5024 274, boulevard Charest, Québec.BANQUE D'ÉPARGNE LA CAISSE D\u2019ÉCONOMIE DE NOTRE-DAME DE QUÉBEC .2 Fondée en 1848 2 Capital Serial Vorsé Charte fédérale (34 Vict, Chap.7) Fonds ovo 000° 12 Succursales à Québec \u2014 2 à Lévis Bureau Principal : No 21, rue SAINT-JEAN, QUÉBEC.J.B.MORIN, Enr.PLOMBIER, COUVREUR, ÉLECTRICIEN Installation d\u2019appareils de chauffage à l\u2019eau chaude et à la vapeur.14, rue Champlain, Québec.- - Téléphone : 2-5548 Messieurs les Médecins trouveront à nos établissements un assortiment très varié de @ Seringues et aiguilles hypodermiques @ Instruments de Chirurgie @ Articles de pansements @ Ampoules de toutes sortes @ Sérums et Vaccins @ Bandes hernières et @ Ceintures chirurgicales Téléphone : 2-5214 Rue SAINT-JEAN, QUÉBEC.44 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 pour obtenir des cholécystographies nettes On peut maintenant être plus sûr d\u2019un diagnostic juste de l\u2019état de la vésicule biliaire, grâce au PRIODAX, un nouvel agent opacifiant qui doit sa supériorité à sa forme et à sa composition.L\u2019Iode (51.5 pour cent), qui s\u2019y trouve en combinaison organique stable, donne des clichés nets, clairs, de densité uniforme, faciles à interpréter, par la méthode dite de dose unique.Il ne contient pas de phénolphtaléine ni aucun de ses dérivés, ce qui diminue le risque de diarrhée et la perte de milieu opacifiant qui s\u2019ensuit.L\u2019administration sous forme de comprimés et la nature chimique du produit en favorise la rétention.Les vomissements .si fréquents lorsqu\u2019on emploie des poudres d\u2019un goût désagréable .sont rares avec le PRIODAX.Mode d\u2019Emploi: Six comprimés, avalés entiers au cours d\u2019un repas léger et sans graisse, la veille au soir Radiographier 12 à 15 heures après.Le PRIODAX, acide B-(4-hydroxy-3, 5-diiodophényl)-@-phénylpropionique, se vend en fioles contenant chacune six comprimés.Boîtes de 1.5 et 25 fioles.POUR LA VICTOIRE ET L\u2019APRÈS-GUERRE ACHETEZ DES OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE 7 SCHERING eT LIMITED 137, RUE ST-PIERRE, MONTREA TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANNONCEURS Anglo-French Drug Co.LL AAA aan aa A aa ae 1, 19 Ayerst, McKenna & Harrison.LA a A a da ane 33, 34 Banque Canadienne Nationale.39 Boutin, P.-A.La LA A A LL A LA NA NL 39 Casgrain & Charbonneau, Ltée.LL A LL Ra 43 Ciba, Compagnie, Limitée.La 40, 41 Dorion, C.-A.LL LL 44 Drolet, Limitée, F.-X.NL LL LL LL LL ALL 39 Eddé, J., Limitée.LL LL LA LA AA A 30 Fisher Scientific Co., Ltd.J 31 Frosst, Charles E., & Co.LL A LL LL LL LA LL 9, 10 Herdt & Charton, Inc.LL AL Na ane 25 Hoffmann-La Roche, Limitée.LL LL LL LL a a 29 Horner, Frank W.111 1101 LL LL A A AL LA A LL Couv.III Laboratoires Poulenc Fréres du Canada.Couv.IV Laboratoires Abbott, Limitée.LL aa ae 23, 24 Laboratoires Desautels, Limitée.aa LL LL LL 38 Laboratoire Jean Olive.La au 4 dd A A A a a a a aa 20 Laboratoires DesBergers-Bismol.18 Laboratoire Nadeau, LImitée.i.14, 37 La Caisse d\u2019Economie.oo.AN A aan 44 Laiterie Laval, Enr.111010 0000 LL LL LA NL LA La a aa 21 Lépine, Germain, Limitée.1.111100 0100 A LL LL LA La Rae 36 Les Prévoyants du Canada.36 Livernois, J.-E., Limite.LL LL LL ALL LA LL LL 44 Martineau Électrique.122010 0011 A Aa A LA AA 39 Martineau, Gérald.ALL AA AL LL LL LA LL 39 Mead Johnson & Company of Canada, Limited.6 Merck & Co., Ltd.oo.LAN 16 Millet, Roux & Cie, Limitée.oi 28 Ministère de la Santé.1102000 LL LL Na Na 22 Ministére des Pécheries maritimes.AL LL ae 35 Morin, J.-B, Enr.a LL LR AA LA A Ad dd aa ee 44 Parke, Davis & CO.11120 10000 La A A a da AA NA dd A AA Rd a a ae 32 Rougier & Frères.1.2200 00001 AA A a Aa a da a a a a aa ae 4, 5, 12, 30, 42 Rousseau, E.-A.1201010000 0 LL A A NA a a da A A A a ae 39 Schering Corporation, Limited.ci.45 SEVIgNY, A.La A a de AAA A AAA a da A A A de 39 Société d\u2019Expansion Pharmaceutique.aa ae 27 Squibb, E.R., & Sons of Canada, Limited.26 The E.B.Shuttleworth Chemical Co., Ltd.8 Tremblay & Dion.ea La LA A A AAA AAA AA a aa + 44 Usines Chiniques du Canada.Couv.II Vinant, LIMItée.ooo L LL L A A N a A A aaaa 15, 17 Vitrerie Moderne, Ent.LA LR LA LA dd A da a VA A da a nan 39 Wyeth, John, & Brother.dada aa ALL La La aa 2 A NOS LECTEURS Ce bulletin est édité avec le généreux concours de ses annonceurs.Aidez donc ceux qui vous aident en prescrivant, de préférence à toutes les autres, les spécialités qui se rappellent régulièrement ici à votre bienveillante attention.46 \u2014 Laval Médical, Québec, mai 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 5 E D E CAS HITO .Age : 43.Profession : Président, La Sphère de Co-prospérité de la Grande Asie rientale, Inc.DIAGNOSTIC : Le patient semble souffrir de troubles mentaux cons sécutifs à une atteinte de rage.HISTOIRE ANTÉRIEURE : La maladie fut indirectement causée par l\u2019association du patient à La Sphère de Co-prospérité de la Grande Asie Orientale, Inc.On alloua au patient un territoire en Chine, Pendant qu'il était à Shanghai, en 1937, il fut mordu par un dragon enragé.IÏ ne s\u2019est pas encore complètement remis du choc ; l'hydrophobie et d'autres symptômes mentaux ne sont pas guéris.Le dragon, cependant, se porte bien.Les réactions mentales da malade prennent l'aspect de celles du delirium tremens et, à différentes reprises, il s'imagine être attaqué par des aigles (É.-U.) et des lions (Angl.).Le patient se méfie de tous ceux qui l'entourent.I! éprouve des sensations de danger, d\u2019appréhension.11 a conscience que ses associés en affaires lui ont fait faux-bond.Il a moins de goût pour les voyages craignant d\u2019être subitement assailli s\u2019il s'éloigne de chez lui.Les traversées en mer, croit-il, sont tout à fait néfastes, TRAITEMENT : À date, le malade a été traité d\u2019après ses symptômes.On essaie de le persuader de liquider ses affaires et de se retirer de La Sphère de Co-prospérité de la Grande Asie Orientale, Inc.Il doit se mettre à la retraite et vivre paisiblement; des purges fréquentes (Tojo) sont recommandées.Il doit cesser de prendre de l'huile, de la quinine, éviter le caoutchouc à l'égard duquel il éprouve une allergie.UL Meédication inoffensive dans les traitements prolongés ER NE\u201d er Urasal est un effervescent salin, de saveur agréable, Il ne peut pas produire d'effets cumulatifs.contenant de l\u2019Héxamine, de la Pipérazine et les Urasal est un dissolvant.sels de Lithium.Il aide donc efficacement à éliminer de l\u2019orga- L'innocuité d'Urasal est reconnue dans je traite- pisme les déchets et les toxines.ment prolongé des douleurs rhumatiemales et des Urasal est un antiseptique urinaire.infections bénignes des voies urinaires.L'Héxamine se décompose en aldéhyde formique.| Urasal est absolument inoffensif.qui est bactéricide.PRESCRIVEZ : Une cuillerée à dessert dans quatre onces d'eau, trois fois par jour.PRÉSENTATION : En bouteilles de 4 et de 10 onces.YUL QA (ed, 1 RTE TI 10) MONTREAL CANADA Présentation : TFHRDSS5 COMPRIMES ROSES: Contenants de 20, 100 et 500 comprimés.Suppositoires pour usage rectal, Boîtes de 10 suppositoires.: Messieurs les médecins sont priés de faire la demande d'échantillons.POUR UN SOMMEIL CALME ET PR FOND SUIVI D'UN RÉVEIL FACILE E EUPHORIQUE.Le Soneryl est un barbit rique à action douce, exempt d'effets secondal indésirables.Le sommeil est obtenu en moi de trente minutes et se prolonge paisiblemeny durant six à huit heures.so(ii)mg CHanminR & Dvaaz, Limitée, imprimeurs-lithographes, Québec, "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.