Laval médical, 1 octobre 1944, Octobre
[" VoL.9 No 8 OCTOBRE 1944 VAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC Direction FACULTE DE MEDECINE UNIVERSITE LAVAL QUEBEC Pal Datum Dis L\u2019injection intra-veineuse de SAL-IODUM VALOR est non seulement la « méthode idéale » d\u2019administrer les salicylates et les iodures; mais encore elle { UN semble étre la seule également bien tolérée par tous les sujets.Elle est le plus sir et le plus prompt moyen d'obtenir des résultats tangibles dans l\u2019administration de ces deux médicaments.L'injection de SAL-IODUM V ALOR est à la fois indolore | SPECIFIQUE et sans danger, les médicaments, étant introduits\u2019 instantanément dans le courant circulatoire, ne subissent pas lac- tion de sucs gastriques et de plus fortes doses sont tolérées; leur élimination est DU rapide et ne cause aucune irritation du filtre rénal.Il nous suffit de mettre sous les yeux du médecin les services que la médication intra-veineuse de SAL-IODUM V ALOR est appelée à rendre et d'en signaler les bienfaits si grands et si remarquables.C\u2019est au dire RHUMATISME d'un grand nombre de cliniciens distingués, la meilleure médication dans les cas de Rhumatisme aigu et chronique, dans la Goutte et toutes les formes d\u2019Arthritisme.Posologie: Une injection (20 c.c.) peut être donnée tous les deux jours, jusqu'a l'obtention des résultats désirés.\u2014 Echantillons sur demande.= - = SONS Lo , ze I .Th.ATE FE 2 Nie Ee PS Ta CT Nes == pig INC.HLL: DU CANADA J Nee LAVAL MEDICAL BER VOL.9 N°8 OCTOBRE 1944 COMMUNICATIONS LA GRANULIE FROIDE par Roland DESMEULES Directeur médical de Hôpital Laval et Philippe RICHARD Assistant en médecine à l'Hôpital Laval Empis, dans ses études sur la granulie, avait pressenti, dès 1865, les formes bénignes de la maladie.Hanot et Gilbert tracent, en 1867, le tableau clinique de la phtisie granuleuse apyrétique observée chez des sujets dont 1ls pratiquaient l\u2019autopsie pour une maladie intercurrente mortelle.Burnand et Sayé donnent la dénomination imagée de granulie froide à des lésions minimes, discrètes, apyrétiques, ou avec fièvre peu élevée, à potentiel évolutif restreint, extériorisé, radiographiquement, par un semis diffus de taches micro-nodulaires dans les deux plages pulmonaires.Ils publient leur mémoire en 1934.3 626 Lavar MÉDICAL Octobre 1944 Burnand et Saye, Rist et Hautefeuille, tracent, à l\u2019aide de trois autopsies, le protocole histologique de l\u2019entité clinique.Ils décrivent des lésions fibreuses, criant sous le scalpel, des lésions miliaires inter- stitielles et broncho-alvéolaires de type folliculaire ou exsudatif, d\u2019âge différent.La coexistence de lésions pleurales de type fibreux, cicatriciel est assez fréquente.Le fait essentiel est l\u2019existence de lésions micro-nodulaires polymorphes et disséminées dans les poumons.Léon Bernard remarque l\u2019évolution du syndrome vers l\u2019effacement radiographique et clinique, ou vers la transformation ulcéro-caséeuse ou ulcéro-fibreuse commune ou, encore, observe son absence de mutation pendant des mois et des années.I! considère le syndrome comme l\u2019une des formes initiales de la tuberculose pulmonaire chronique.Entre la granulie froide et la broncho-pneuronie tuberculeuse évoluant à bas bruit, 1l n\u2019existe, écrit-il, qu\u2019une question de dimensions de foyers et non de nature de lésions.Jacquerod considère la granulie froide comme une granulie chaude refroidie.Il avait été frappé par le fait que la plupart des observations publiées contenaient dans l\u2019anamnèse personnelle une phase aiguë à symptomatologie pseudo-grippale, un accident hémoptoïque, une période d\u2019imprégnation peu fébrile ; ces manifestations insolites rotivaient un cliché pulmonaire.Bezançon signale que les images micro-nodulaires de la granulie froide sont de dimensions plus considérables que celles de la granulie aiguë et qu\u2019elle sont réunies entre elles par un réticulum net auquel 1l donne le nom de tramite et que Sergent préfère nommer périlobulite.Le diagnostic de la granulie froide est essentieller ent radiogra phique, le film montrant de fines taches dissérr nées cars les cha r ps pulr onaires.Notons que l\u2019image granitée ou réticulée est loin d\u2019être pathognor onique de la tuberculose miliaire.Elle appartiert à une foule de pneur opathies hétéroclites.Les premiers stades de l\u2019exposition à plusieurs variétés de poussières industrielles, la généralisation pulronaire lymphogène ou hératogène d\u2019une tumeur raligne extra-pulronaire, les diffusiors bron- cho-alvéolaires post-hémoptoiques, les résidus alvéolaires lipiodolés d\u2019une exploration endo-bronchique, les stases sanguines passives pulroraires des phases asystoliques ou hyposystoliques cardiaques, les phases terminales régressives d\u2019un processus congestif, ou broncho-pneurronique Octobre 1944 Lava\u2026.MÉDICAL 627 grippal, les ilôts de sclérose péri-lobulaire ou péri-bronchique réalisent des images radiographiques superposables à celles de la granulie froide.Toute cette énumération justifie l\u2019enseignement qui limite les renseignements radiographiques à la topographie lésionnelle sans préjuger de la nature de ces lésions.II est incontestable que la granulie froide est d\u2019occurrence rare.Hautefeuille en a réuni douze cas dans sa thèse.Voici deux observations qui nous paraissent illustrer assez bien les caractères cliniques et radiographiques de la tuberculose miliaire à évolution lente.PREMIERE OBSERVATION Dossier 3061.\u2014 M.R., 21 ans, fait, au cours du stade régressif d\u2019une infection trauratique du genou droit, un épisode pleuro-pulmo- naire gauche prolongé et récidivant.En septembre 1937, 1l est porteur d\u2019une réaction pleurale bilatérale qui paraît avoir des rapports avec l\u2019affection respiratoire remontant au mois de novembre 1936.Le liquide pleural droit contient 71 grammes d\u2019albumine au litre.Il est franchement lymphocytaire.La culture sur milieu de Loewenstein donne des macro-colonies de bacilles de Koch.De 1937 a 1942, les images denses périphériques radiographiques s\u2019estompent progressivement et l\u2019état général s\u2019améliore.En octobre 1942, apparaissent des images réticulées et granitées, d\u2019abord localisées aux régions sous-cla viculaires, s\u2019étendant, en décembre, aux trois-quarts supérieurs des deux plages.Elles sont nettement augmentées en avril 1943.Ce semis micro-nodulaire se développe avec une perte totale de quatre livres, une fébricule qui ne dépasse jamais 99°.Le malade ne tousse pas et n\u2019expectore pas.Il refuse de se soumettre au tubage gastrique.La sédimentation est de 39 mm.Il meurt chez lui, en juin 1943, probablement à la suite de la transformation de ses lésions miliaires subaiguës en foyers broncho-pneumo- niques. 628 LAvAL MÉDICAL Octobre 1944 En résumé, 1l s\u2019agit d\u2019une congestion pleuro-pulronaire de nature tuberculeuse qui s\u2019est réactivée quelques années plus tard sous la forme d\u2019un essaimage miliaire progressif évoluant à bas bruit pendant quatre mois pour, finalement, aboutir à une extension progressive, mortelle, algué.Figure 1.\u2014 Première observation : Images micro-nodulaires visibles dans les deux plages pulmonaires.DEUXIÈME OBSERVATION Edwin V.est un Jeune homme de 18 ans qui, pendant un an, eut un contact avec un instituteur tuberculeux.Les antécédents personnels et familiaux sont indemnes de tuberculose.En août 1941, survient un gonflement douloureux à l\u2019épididyme gauche.Un abcès s\u2019ouvre à l\u2019extérieur trois mois après le début de l\u2019in- Octobre 1944 Lavar.MÉDICAL 629 flammation.L\u2019écouler ent de pus persiste un mois et disparaît pour réapparaître trois mois plus tard et durer environ une semaine.Un mois après l\u2019apparition de l\u2019épididymite, qui a évolué avec des caractères tuberculeux, de nouveaux syndromes font leur apparition: Figure 2.\u2014 Deuxième observation : Opacité dense à la région externe et inférieure de la plage pulmonaire droite.Petites ombres diffuses dans le reste des plages pulmonaires.le malade tousse, il devient fébrile et abattu.La ter pérature atteint 102° à 103° pendant quelques jours puis à 99° ou 100° et se maintient Ainsi durant un rois pour devenir ensuite norrèäle.L\u2019état infectieux s\u2019accompagne d'un syr ptêre qui attire l\u2019attentién : l\u2019oppression à un effort modéré. 630 LavaL MéEpicaL Octobre 1944 Une radiographie est prise environ 15 jours apres le début de la pous- see febrile.Le film est pris à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, dans le Service du Dr Henri Lapointe.D\u2019innombrables opacités micro-nodulaires siègent dans l\u2019ensemble des poumons.Il existe, à la base droite, des ombres Figure 3.\u2014 Deuxième observation : Nettoyage radiographique presque complet.Il ne reste que de petites opacités à la région sus- claviculaire gauche.assez homogènes qui peuvent faire penser à une atteinte pleurale ; on note, à la région externe et inférieure gauche, une image claire qui paraît être due à un petit pneumothorax spontané.C\u2019est après cette radiographie qu\u2019il est donné à l\u2019un de nous d\u2019examiner, avec le médecin traitant, le malade dont nous rapportons l\u2019observation.Nous maintenons le diagnos- Octobre 1941 LavAa\u2026.MÉDicaL 631 tic de granulie mais, à cause des symptômes généraux et fonctionnels atténués, nous réservons le pronostic, espérant que la maladie à évolution subaiguë pourra prendre une marche lente et chronique.L\u2019avenir justifie notre prudence optimiste et, à intervalles assez éloignés, nous sommes appelés à constater que le malade reprend du poids et des forces et que la température se maintient constamment normale.Il n\u2019y a que l\u2019oppression qui dura un an avant de disparaître.Une série de radiographies permet de noter la disparition lente mais graduelle des multiples opacités granités et réticulées.Un film, pris en juin 1943, donne une image pulmonaire presque normale.On ne voit que quelques opacités à l\u2019apex gauche.Le malade garde le repos complet pendant six mois, puis 1l fait une vie un peu active.II reprend un travail léger pendant l\u2019été 1943.Tout va bien jusqu\u2019au milieu de février dernier.La toux survient alors et elle s\u2019accompagne d\u2019un peu de fatigue mais pas de fièvre ni de baisse du poids.Une nouvelle radiographie est prise par l\u2019un de nous.Elle fait voir des opacités peu denses aux régions sus- et sous-claviculaires gauches.Nous portons le diagnostic de tuberculose commune, secondaire, à la tuberculose miliaire à évolution lente et chronique.CONCLUSIONS On enseigne, depuis longtemps, que la tuberculose est une maladie polymorphe.Ce polymorphisme anatomique et clinique est très souvent noté même dans les formes communes de l\u2019infection bacillaire.N\u2019est-il pas rare de constater une évolution tuberculeuse avec type uniquement caséeux ou exclusivement fibreux?On a cru pendant de nombreuses années que la tuberculose miliaire correspondait à une forme tuberculeuse aiguë, à caractères nets et tranchés.Tous les auteurs acceptent aujourd\u2019hui que la granulie peut revêtir des aspects évolutifs très variés.À côté des types suraigus et aigus, qui sont les plus fréquents, 1l y a place pour les tuberculoses miliaires subaiguës et chroniques.Il s\u2019agit alors de granulies à évolution torpide, d\u2019où l\u2019appellation de granulies froides proposée par Burnand et Sayé.Nous savons que l\u2019apparition de granulations tuberculeuses dans les poumons n\u2019est pas incompatible avec la persistance d\u2019un état général 632 LAvAL MÉDicaL Octobre 1944 satisfaisant nia vec la présence de signes physiques et fonctionnels discrets.La fièvre peut être absente ou intermittente et peu élevée.Les expectorations sont minimes ou même n\u2019existent pas.Elles sont non bacillaires ou pauci-bacillaires.La dyspnée est plus ou moins marquée.L\u2019auscultation ne révèle que de la rudesse respiratoire ou quelques râles fins ou sonores.En vérité, sans l\u2019aide de la radiographie, le diagnostic de tuberculose miliaire ne pourrait être porté.L\u2019évolution des granulies torpides peut se faire de trois façons.Parfois, il y a disparition complète du semis granulique.Ceci est surtout fréquent chez les enfants.En d\u2019autres cas, il y a transformation en tuberculose ulcéro-caséeuse ou fibreuse.Enfin, on peut assister à une terminaison fatale, par transformation de la forme lente en forme rapide ou, encore, par l\u2019apparition d\u2019une méningite tuberculeuse.Retenons que la guérison est loin d\u2019être la règle et que le diagnostic de tuberculose miliaire subaiguë ou chronique impose un pronostic très réservé.BIBLIOGRAPHIE Léon BFRNARD.La signification des tuberculoses miliaires dites granulies froides.Bull et Mém.de la Soc.méd.des Hôp.de Paris, 1934, n° 21, p.946.F.BEZANÇON.La notion de la granulie froide.Bull.et Mém.de la Soc.méd.des Hôp.de Paris, 1934, n° 21, p.953.R.BURNAND.Considérations sur la granulie froide.Bull.et Mém.de la Soc.méd.des Hôp.de Paris, 1934, n° 21, p.889.J.DELARUE.Granulies pulmonaires.R.DEsmeuLESs.Granulie aiguë et granulie froide.Bull méd.de Québec, 1933, p.275.' A.Giraup.La tuberculose à foyers micro-nodulaires disséminés.Le Monde médical, (février) 1932.Émile SERGENT, P.COTTENOT et G.PouUMFAU-DELiLLE.Les images radiographiques en mailles de filet.Bull.et Mém.de la Soc.méd.des Hôp.de Paris, 1934, n° 21, p.952. A PROPOS DES GRANULIES AIGUËS par Roland DESMEULES, Louis ROUSSEAU et Philippe RICHARD De l\u2019Hôprital Laval Tandis que Bayle limita l\u2019identité de la granulation au micro- nodule cicatriciel, fibreux et grisâtre, Laënnec l\u2019étendit aux lésions initiales, minimes et transparentes du processus tuberculeux Cort la con- glomération constituait le tubercule miliaire.Plusieurs tubercules constituaient l\u2019infiltration parenchymateuse qui aboutissait, finalement, à la caséification.Cette vue synthétique identifiait la granulation au processus caséeux par des étapes anatomiques successives.Virchow différencia, histologiquement, l\u2019édification folliculaire à topographie interstitielle de l\u2019exsudation alvéolaire, mais Villemin en démontra, expérimentalement, l\u2019identité de nature bactériologique.Empis, frappé par l\u2019évolution spéciale de la granulie, voulut séparer cette affection de la tuberculose.La découverte du bacille de Koch au sein des granulations intégra définitivement la tuberculose miliaire dans son cadre nosographique rationnel.Letulle et Bezançon ajoutèrent comme l\u2019un des substratum anatomiques des lésions miliaires des ilôts d\u2019alvéolite exsudative dépourvus de toute organisation folliculaire. 634 Lava\u2026 MÉDicaL Octobre 1944 ANATOMIE PATHOLOGIQUE Les nodules miliaires sont tantôt représentés par des tubercules groupés, tantôt par des granulations isolées en plein parenchyme sain: tantôt par des granulations grises, fibreuses et saillantes de la dimension d\u2019un grain de blé à un grain de mil.L\u2019aspect macroscopique de ces lésions ne permet pas de conclure à leur structure histologique car elles répondent soit au nodule exsudatif, soit au nodule folliculaire, soit au micro-nodule fibreux de Bayle.En effet, contrairement à l\u2019enseignement aujourd\u2019hui périmé, 1l n\u2019existe pas de lien entre la granulation et le follicule, entre le tubercule miliaire et l\u2019alvéolite.L'expérimentation démontre que l\u2019invasion aérienne ou sanguine pulmonaire par le bacille de Koch provoque une alvéolite qui évolue selon la qualité et la quantité des micro-organismes, selon les conditions im- Iques du terrain, e on l\u2019âge des lésions ver caséification, munolo s du terra t selon | des lés s la caséification vers l\u2019édification folliculaire ou vers la fibrose.Delarue considère ces différentes réponses tissulaires comme des étapes successives.II défend ainsi l\u2019unité des lésions tuberculeuses miliaires.Bezançon signale la prédominance des lésions alvéolaires au cours des autopsies.Courcoux, tout en se gardant de généraliser, vérifie, par des colorations électives au tissu conjonctif, que les injections intra-veineuses de bacilles tuberculeux provoquent, chez le cobaye sacrifié, dans les cinq à quinze jours qui suivent, des follicules tuberculeux interstitiels qui se propagent aux alvéoles.Sergent a même intéressé l\u2019anatomiste Rouvière à la démonstration expérimentale de la propagation lymphogène de la tuberculose miliaire.Cependant, entre la granulie terminale humaine et la granulie expérimentale de l\u2019animal consécutive à une infection moins virulente existent des réponses tissulaires différentes qui ne permettent pas de conclure de l\u2019une à l\u2019autre.La granulie terminale additionne aux apports par voie sanguine des embolies bronchiques consécutives aux lésions alvéolaires, réalisant ainsi des lésions de topographie différente et d\u2019un polymorphisme structural qui tiennent autant à l\u2019âge des réactions histologiques qu\u2019à leurs voies de propagation. Octobre 1944 Lavar MÉDicaL 635 ÉTUDE CLINIQUE Nous désirons souligner certains caractères généraux et spéciaux à 41 observations de granulies aiguës compilées à l\u2019Hôpital Laval de Québec.L'âge des malades s\u2019échelonne entre > et 49 ans avec une prédilection marquée pour la décade de 11 à 2C ans qui comprend 22 cas, soit plus de 5C9% des sujets.Tableau ! ] Age.5-10 11-20 21-30 31-40 41-50 Nombre de cas.\u2026.1 22 13 4 1 L\u2019affection sévit électivement à l\u2019adolescence et à la puberté, au moment où les conditions physiologiques et biologiques du développement statural et pondéral, à l\u2019époque où la synergie endocrinienne, encore mal assurée, rend les jeunes particulièrement vulnérables aux contaminations exogènes, par le contage scolaire ou par la mise en cohabitation du campagnard avec le citadin comme domestique ou comme manœuvre avec des tuberculeux occultes bacillaires.Si le jeune homme ou la jeune fille est déjà allergique, le foyer de primo-infection causé par une contamination massive infantile est susceptible de devenir le pivot d\u2019une réactivation au cours d\u2019un fléchissement de l\u2019allergie.Enfin, la granulie peut survenir au cours d\u2019un état anergique engendré par une maladie infectieuse aiguë sidérante.L'enquête n\u2019a pu déceler un contact dans la plupart des observations en limitant nos investigations au milieu familial.Des 15 contages notés, 5 seraient causés par le frère, 4 par la mère, 3 par le père, 2 par la sœur 1 par l\u2019épouse des malades. 636 Lavar Mépicar Octobre 1944 Les statistiques dénombrent 25 femmes et 16 hommes.La femme est plus exposée aux réactivations de ses foyers résiduels de primo-infection.De constitution physique plus fragile, elle est plus exposée aux états dépressifs et elle est soumise à des perturbations ovariennes et puerpérales qui modifient défavorablement l\u2019allergie tuberculinique.La proportion des citadins et des campagnards est sensiblement la même : soit 20 et 21.Les cliniciens français ont magistralement brossé le tableau clinique de la granulie aiguë.Nous nous contenterons de signaler les faits qui se sont éloignés de la symptomatologie traditionnelle.Si les phtisiologues ont attiré l\u2019attention sur l\u2019érythème noueux comme traduction d\u2019une primo-infection tuberculeuse, 1ls ne l\u2019ont pas envisagé comme la manifestation initiale d'un essaimage granulique mortel.G.G., 15 ans, fait un érythème noueux en décembre 1934 qui est suivi, en janvier 1935, d\u2019un épanchement pleural gauche.Pendant les 35 jours d\u2019hospitalisation, la température oscille entre 104° et 101° ; la pulsation se maintient à 140 et la respiration à 40.La radiographie pulmonaire extériorise un aspect tacheté en grisaille, sauf à la base gauche où siège une ombre dense.Les examens des expectorations, l\u2019inoculation \u2018au sang à 3 cobayes et 4 hémo-cultures sur milieu de Lœæwenstein n\u2019ont pu établir la nature bactériologique du processus.Cette observation démontre la gravité pronostique de certains érythèmes noueux et la difficulté de mettre en évidence le bacille tuberculeux dans le sang d\u2019un sujet où l\u2019on pouvait raisonnablement suspecter une septicémie bacillaire.La granulie peut exister sans signe clinique pulmonaire.J.B., 5 ans, est licenciée aprés une cure hospitaliére favorable, d'une durée de deux ans, pour des lésions du sommet droit authentifiées par la mise en évidence du bacille de Koch dans le liquide gastrique.Son père nous la confie à 9 ans.La radiographie pulmonaire est peu démonstrative rais la réaction tuberculinique est devenue négative et le liquide Octobre 1944 Lavar MÉDICAL 637 retiré de l\u2019estomac à jeun contient des bacilles de Koch.L\u2019enfant présente des troubles du caractère et un état fébrile avec accélération du pouls.Elle se cachectise et meurt d\u2019une méningite clinique dans l\u2019espace d\u2019un mois.L\u2019autopsie confirme l\u2019existence d\u2019une méningite de la base avec prédominance des foyers miliaires à la selle turcique et révèle la présence d\u2019une tuberculose folliculaire généralisée aux poumons, au foie et à la rate.Cette latence pulmonaire nous a fait rechercher si, au cours de manifestations pulmonaires miliaires, le liquide céphalo-rachidren ne donnerait pas de réponses cytologiques, chimiques et bactériologiques avant l\u2019extériorisation clinique.R.T., 16 ans, est au troisième mois d\u2019une granulie pleuro-pulmonaire lorsque nous pratiquons une ponction lombaire en l\u2019absence de tout signe méningé clinique.Le liquide contient +1 éléments dont 92% de lymphocytes, 6.99, de chlorures et 0.29, d\u2019albumine.L\u2019autopsie démontre l\u2019existence d\u2019une tuberculose miliaire généralisée et des lésions folliculaires dans la cortico-surrénale.Les expectorations sont généralement peu abondantes.Nous avons observé une vomique ante mortem a titre d\u2019épiphénomeéne.J.B., 11 ans, perd 15 livres dans le mois qui précéde son hospitalisation.La radiographie dessine un semis micro-nodulaire typique.Le liquide gastrique est bacillaire et l\u2019inoculation du sang déshémoglobinisé tuberculise le cobaye.La mort survient au cours d\u2019un essaimage pie- mérien.La veille du décès, la malade fait une vomique de quelques cent1- mètres cubes.Une nouvelle lecture du film pulmonaire permet de voir le dessin d\u2019un contour dense, arrondi, à la région hilaire droite.Nous croyons qu\u2019un ganglion caséeux ramolli s\u2019est vidé dans la bronche contiguë.Les signes pulmonaires sont survenus à la suite de localisations extra- puImonaires dans quatre cbservations.O.M., femme de 26 ans, hospitalisée du 5 au 25 août 1942 pour une tuberculose miliaire consécutive à un avortement survenu au quatrième mois de sa grossesse, présente, à l\u2019autopsie, un placard d\u2019endométrie, un 638 Lavar MÉDICAL Octobre 1944 épiploon épaissi et granuleux, adhérent à l\u2019intestin et à l\u2019utérus, un liquide péritonéal séro-purulent et bacillaire.L\u2019histologie signe une endométrite compliquée d\u2019une salpingo-ovarite tuberculeuse avec granulie généralisée.Les poumons présentent des réactions exsudatives alvéolaires et folliculaires interstitielles.Deux malades font une granulie à la suite d\u2019une épididymite tuberculeuse droite ou d\u2019une castration pour une localisation identique à gauche.Le dernier meurt de méningite avec une tuberculose caséeuse des surrénales.J.T., 30 ans, perd 58 livres de mars à novembre 1938.Elle est hospitalisée, à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement de Québec, pour des douleurs à la hanche gauche qui motivent une radiographie de l\u2019articulation coxo- fémorale.La pellicule révèle un flou articulaire.La coxalgie avait nettement précédé, dans l\u2019histoire clinique, une tuberculose miliaire pulmonaire a extériorisation radiographique et bactériologique.Le laryngologiste a porté le diagnostic de tuberculose aigué pharyngo- laryngée, à forme granulique, antérieurement à l\u2019extériorisation radio- graphique, à deux reprises.Nous avons observé 31 malades jusqu\u2019à leur mort.11 firent une méningite dont 9 bactériologiquement identifiées.Nous ne croyons pas à un tropisme du bacille à l\u2019égard des séreuses.En effet, quatre pie-mérites bacillaires furent corrélatives à des manifestations pleuro-pulmonaires de même nature, tandis que sept survinrent à la suite de granulies pulmonaires sans localisations radiographiques pleurales.ÉTUDE RADIOLOGIQUE Les malades furent hospitalisés deux fois au stade pré-radiologique.Les autres présentaient des opacités plus ou moins arrondies, un aspect finament tacheté des plages, des images micro-nodulaires en grains de plomb, un dessin polygonal en mailles de filet ou en grisaille, decrit par Sergent sous le terme de périlobulite et par Bezancon sous celui de tramate.Les images miliaires étaient tantôt pures, tantôt additionnées d\u2019opacités ou de vacuoles, d\u2019aréoles ou même de contours annulaires témoignant de lésions pulmonaires surajoutées ou préexistentes. Octobre 1944 Lavar MÉDICAL 639 Dans 21 observations, les images micro-nodulaires étaient exclusivement parenchymateuses.15 radiographies présentaient des opacités miliaires additionnées de foyers d\u2019ombre attribuables à des réactions pleurales dont l\u2019une intéressait la scissure azygos droite.5 sujets âgés de 22, 22, 28, 32 et 49 ans étaient manifestement porteurs de lésions de surinfection allant de la vacuole à la spélonque.- ETUDE BIOLOGIQUE Nous avons pu mettre en évidence le bacille tuberculeux dans les expectorations dans 2C cas, dans le liquide gastrique 7 fois.Il a fallu pousser à l\u2019inoculation au cobaye à deux reprises.5 malades étaient comateux et 2 ont refusé le tubage.Dans 7 cas, cette recherche a été infructueuse.La proportion élevée des réponses positives est en rapport avec l\u2019existence d\u2019une lésion ouverte de l\u2019appareil respiratoire.Des 14 hémo-cultures, les 7 pratiquées sur un milieu aussi sensible que celui de Lœæwenstein sont demeurées stériles.Une seule des 7 inoculations a réalisé une tuberculose type Villemin.Ces insuccès nous font abandonner ces recherches qu\u2019un article récent d\u2019Ernest Lowenstein nous incite à reprendre.Les lectures du taux de la sédimentation globulaire ont donné des chiffres d\u2019une telle variété que nous ne pouvons attribuer à cet examen, fait au cours d\u2019ure raladie aussi sidérante, une valeur dans l\u2019appréciation du degré d\u2019activité tuberculeuse.CONSTATATIONS A L\u2019AUTOPSIE (synthèse) Nous avons pratiqué 9 autopsies.Les poumons, le foie, la rate étaient le siège de granulations plus ou moins volumrineuses et d\u2019âge anatorique différent.Le processus miliaire respecta invariablement le myocarde et le pancréas.Les surrénales furent touchées dans trois cas, sous forre de lésions folliculaires, dans la zone corticale, sous forme d\u2019un loyer cascéeux à droite et d\u2019ure tuberculose caséeuse bi-latérale. 640 LAavAL MÉDicaL Octobre 1944 SOMMAIRE ET CONCLUSIONS Les techniques histologiques modernes démontrent que les granulies aiguës aboutissent, finalement, à la constitution d\u2019une broncho- alvéolite.La maladie frappe plus fréquemment la femme ; elle survient surtout de 11 à 20 ans.Elle a frappé autant le citadin que le campagnard dans notre statistique.Nous avons particulièrement observé une granulie consécutive à un érythème noueux, un essaimage miliaire avec latence pulmonaire, une vomique ante morten due à un évidement ganglionnaire, quelques formes pharyngo-laryngées au stade pré-radiologique, et 4 métastases pulmonaires de foyers osseux ou génito-urimaires.11 des 31 malades ont fait une méningite bacillaire terminale, 4 d\u2019entre eux étaient des pleuro-pulmonarres.Les radiographies pulmonaires extériorisent souvent des associations pleurales et parfois des images relevant de la surinfection tuberculeuse.La recherche systématique du bacille de Koch est la plupart du temps fructueuse, prouvant ainsi qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un processus ouvert.La sédimentation globulaire n\u2019est pas en rapport avec le degré d\u2019activité des lésions.Les autopsies ont révélé l\u2019intégrité du pancréas et du myocarde.BIBLIOGRAPHIE BEZANÇON et DELARUF.Remarques sur la structure et le mode de formation des nodules miliaires des poumons.Revue T.B., 1930, p.8C8.Courcoux.A propos de la granulie.Revue T.B., 1930, p.808.DELARUE.Les formes anatomo-cliniques des granulies pulmonaires (formes miliaires de la tuberculose des pourrons).Thèse 1930.BEZANÇON et BRAUN.Granulations tuberculeuses et tubercule miliaire.Revue T.B., 1928, p.429.LowENSTEIN, E.Rheumatic Disease and Tuberculosis.Am.Rev.of T.B., (jan.) 1944, vol.NLIX, n° 1. LA GRANULIE PHARYNGO-LARYNGÉE par G.-Léo COTÉ Chef de Service à l\u2019Hôpital Laral S'il est classique de répéter que la granulie est caractérisée, cliniquement, par de nombreuses manifestations de tuberculose généralisée, on ne doit pas ignorer, cependant, que, très souvent, certaines manifestations viscérales dominent à tel point le tableau clinique, qu\u2019elles justifient leur description sans que, anatomiquement, la granulie soit strictement localisée.C\u2019est ainsi que, à côté des formes pulmonaires classiques, on a décrit des formes péritonéales, des formes intestinales, des formes bucco- pharyngées.Ces manifestations viscérales, d\u2019apparence localisée, peuvent d\u2019emblée prendre une importance telle que les autres localisations pulmonaires passent inaperçues.Il semble y avoir ici souvent précisions de symptômes et non de lésions, ces dernières pouvant être assez discrètes pour passer inaperçues.Nous voudrions attirer l\u2019attention sur une de ces manifestations granuliques viscérales, la granulie pharyngo-laryngée, maladie décrite par Isambert, en 1876.La maladie d\u2019Isambert, ou granulie pharyngo- laryngée, est assez mal connue pour ne pas dire totalement ignorée.Bien qu\u2019elle ait été décrite la première fois par Isambert, il y a déjà près de (4) 642 Lavar MEbpicaL Octobre 1944 70 ans, 1l n\u2019en reste pas moins vrai que cette affection, malgré sa fréquence relative, a tendance à tomber dans l\u2019oubli le plus injustifiable, oubli favorisé en partie par l\u2019ignorance complète où l\u2019a tenue la littérature ancienne et moderne.De la ressusciter, nous croirons avoir fait œuvre utile, et apporter un complément presque nécessaire à l\u2019étude des granulies.Les deux observations personnelles suivantes permettront de tirer quelques conclusions pratiques.PREMIERE OBSERVATION V.O., domiciliée à Saint-Paul de Montmagny.Il n\u2019y rien à signaler dans ses antécédents personnels et familiaux, si ce n\u2019est une appendicectomie en juin 1942.Son père et sa mère vivent et sont en bonne santé, de même que 4 sœurs et 3 frères.| En décembre 1942, alors qu\u2019elle travaillait comme domestique dans une famille, elle commence à ressentir des troubles à la gorge.D\u2019abord de simples picotements et une sensation de brûlure, puis ces malaises vont rapidement en s\u2019aggravant au point que la déglutition devient bientôt difficile et même douloureuse.En même temps, apparaît un état de fatigue marquée et d\u2019amaigrissement progressif.Alarmée surtout par les troubles pharyngés, elle consulte son médecin qui diagnostique une amygdalite et prescrit la médication appropriée.Malgré cette thérapeutique suivie à la lettre, les troubles pharyngés augmentent, l\u2019amaigrissement devient de plus en plus apparent et est mis sur le compte de la dysphagie douloureuse.La persistance et l\u2019aggravation de ces troubles forcent alors la malade à consulter de nouveau.On conseille l\u2019hospitalisation et elle entre à l\u2019Enfant-Jésus, le 8 janvier 1943.Elle y sélourne trois semaines et, devant l\u2019absence d\u2019amélioration et l\u2019inefficacité du traitement, elle est dirigée vers l\u2019Hôpital Laval, où elle entre le 28 janvier 1943.On se trouve en présence d\u2019une malade très pâle, amaigrie, pesant 91 livres, présentant l\u2019aspect d\u2019une véritable cachexie.La température est à 102°, le pouls à 110, la respiration à 30.La sédimentation se chiffre à 53 mm.L'examen de l\u2019appareil respiratoire, pratiqué le jour même de l\u2019entrée de la malade, se montre négatif ; la palpation, la percussion et l\u2019ausculta- Octobre 1944 Lavar MÉDicaL 643 tion ne révèlent rien de particulier.Une radiographie, prise le 29 janvier, révèle à droite une opacité linéaire, transversale scissurale et, à gauche, - - e C .un amas de petites taches au niveau des 2° et 3\" espaces intercostaux.Le méme jour, elle est vue en oto-rhino-laryngologie : la malade présente une dysphagie douloureuse marquée, tant aux liquides qu\u2019aux aliments solides.Elle ne réussit à s\u2019alimenter qu\u2019après une anesthésie pharyngée faite avec une solution de cocaïne à 2%.- A l\u2019examen, on note une large ulcération superficielle et irrégulière, voisinant de fines granulations intéressant tout le palais mou, les piliers, les amygdales, et le vestibule laryngé : épiglotte, replis aryténo-épiglot- tiques, aryténoïdes.Devant l\u2019aspect et l\u2019évolution des lésions, le diagnostic de tuberculose miliaire aiguë du pharynx, ou maladie d\u2019Isambert, est porté.Un traitement est institué visant surtout à diminuer la dysphagie afin de permettre l\u2019alimentation, mais ce dernier se montre malheureusement inefficace.L\u2019ionisation laryngée à l\u2019iodure de potassium, si utile dans la tuberculose laryngée banale, et qui donne généralement de si excellents résultats, se montre ici sans effet.L\u2019injection neurolytique des nerfs laryngés supérieurs n\u2019arrive même pas à soulager la malade, chez .qui l\u2019ingestion même de liquides est impossible.Seule l\u2019anesthésie pharyngée, provoquée par une pulvérisation locale avec une solution de cocaïne à 3%, amène une sédation temporaire des douleurs et permet une legère alimentation.Une deuxième radiographie, tirée le 6 février, soit sept Jours après la première, est, cette fois, plus éloquente en montrant un (aspect finement tacheté et généralisé aux deux plages ».Dans les jours qui suivent, la malade est de plus en plus faible ; les douleurs à la gorge sont atroces ; aux pulvérisations à la cocaïne, 1l devient nécessaire d\u2019ajouter la morphine ; l\u2019asthénie est extrême, et la malade meurt, le 12 février, dans un état de véritable cachexie.Durant tout ce temps, exception faite du deuxième cliché radio- graphique, l\u2019exaren de l\u2019appareil respiratoire s\u2019est toujours montré négatif : rien à signaler aux trois modes d\u2019exploration clinique : palpation, percussion, auscultation. 644 Lavar MÉDICAL Octobre 1944 La recherche du bacille de Koch n\u2019a malheureusement pu être pratiquée, la malade, d\u2019une part, ne toussant pas, la dysphagie, d\u2019autre part, empêchant toute tentative de tubage gastrique.DEUXIEME OBSERVATION Mme E.A., âgée de 18 ans, mariée depuis six mois, entre à l\u2019Hôpital Laval, le 29 avril 1943.Le diagnostic de tuberculose ulcéro-caséeuse modérément avancée est porté.L\u2019état général de la malade est satisfaisant, son poids est de 105 livres.Elle est soumise au repos et à la cure hygiéno-diététique.Un examen des voies respiratoires supérieures, fait en septembre, montre un pharynx et un larynx absolument normaux.La malade, d\u2019ailleurs, n\u2019accuse aucun trouble fonctionnel de ce côté.En novembre, alors que l\u2019état général, jusque-là, s\u2019était maintenu bon, la malade commence à accuser de petites douleurs à la gorge ; elle se sent plus fatiguée, se met à perdre du poids, en même temps que sa température devient sub-fébrile.Un nouvel examen des voles respiratoires supérieures est pratiqué le 13 décembre 1943.Le rapport du laryngologiste se lit alors comme suit : « Fines granulations et ulcérations parserant les deux loges ar ygdaliennes et intéressant surtout les piliers postérieurs et également les deux amygdales.La paroi postérieure du pharynx, le vestibule laryngé sont intacts.Il s\u2019agit d\u2019une granulie pharyngo-laryngée ».A ce moment, la déglutition est difficile et Couloureuse, la malade se sent faible et fatiguée, elle perd rapidement du poids.Cans les jours qui suivent, on assiste progressiverent à l\u2019extersion des lésions vers le pharynx et le larynx ; et, vers la fin de décembre, le palais mou, les amygdales, la paroi postérieure du pharynx, le vestibule laryngé ne présentent plus qu\u2019ure vaste ulcération superficielle.La dysphagie est atroce, et n\u2019est calmée ni par l\u2019ionisation laryngée, ni par l\u2019alcoolisation du nerf laryngé supérieur.L\u2019alimertation buccale devient ir possible et on doit y suppléer par l\u2019adrrinistration de sérum en injection intraveineuse.La malade, de plus en plus asthénique, meurt le 21 janvier 1944 dans un état de cachexie cor plète,deux mois environ après le début de l\u2019atteinte laryngée. Octobre 1944 LavaL\u2026 MÉDICAL 645 Ces deux observations nous suggèrent les quelques réflexions suivantes : La granulie pharyngo-laryngée, ou maladie d\u2019Isambert, n\u2019est pas une rareté clinique.Outre qu\u2019elle constitue souvent la forme de tuberculose laryngée de l\u2019enfance, elle est apparue dans notre milieu, à Laval, comme manifestation locale au cours d\u2019une granulie généralement pleuro- pulmonaire, dans environ 10% des cas.Il s\u2019agit de ne pas la laisser passer inaperçue, et de ne pas la confondre avec une tuberculose laryngée banale, et encore moins avec une angine blanche.La tuberculose miliaire pharyngo-laryngée a une allure aiguë : ce n\u2019est pas une granulie froide.Elle frappe, généralement,tout d\u2019abord le pharynx buccal pour s\u2019étendre ensuite au larynx.Elle se distingue donc de la tuberculose laryngée banale, qui a une allure beaucoup plus torpide, et a une prédilection, comme l\u2019on sait, tout au moins au début, pour l\u2019espace glottique.Deux grands symptômes, cependant, nous ont paru dominer le tableau clinique de la maladie d\u2019Isambert.C\u2019est la dusphagie d\u2019emblée très marquée, rapidement atroce, empêchant toute alimentation, et peu soulagée par nos moyens actuels de thérapeutique ; et l\u2019asthénie avec l\u2019amaigrissement conduisant rapidement vers un état de cachexie complet.Rappelons que ce dernier symptôme, s\u2019il peut être lié à la dysphagie, accompagne ordinairement tout état granulique, et de tous les signes, est souvent le plus important.On connaît la difficulté du diagnostic tout au moins du début de la granulie, alors que les signes fonctionnels attirent rarement l\u2019attention, que la bacilloscopie est souvent négative, que les symptômes sthétacousti- ques sont extrêmement discrets, que l\u2019image radiographique pluri-micro- nodulaire ne suffit pas à elle seule à poser le diagnostic, cette image pouvant être réalisée par bien d\u2019autres processus histo-anatomiques : silicose, carcinose miliaire, séquelles de broncho-pneumonies banales.C\u2019est alors que la présence de lésions pharyngées et laryngées, précédant le stade pulmonaire radiologique et même clinique, nous permettra de poser un diagnostic qui sera bientôt confirmé par l\u2019apparition de l\u2019aspect granité caractéristique.C\u2019est ce qui est arrivé dans notre première observation, où rien ne faisait songer, tant au point clinique que radiologique, 646 Lava\u2026 MÉDICAL Octobre 1944 à la possibilité d\u2019une granulie avant qu\u2019un diagnostic de granulie pharyngo-laryngée n\u2019ait été posé par le laryngologiste.Pour une fois, le larynx aura eu la priorité sur le poumon, et le laryngologiste aura précédé le phtisiologue sur la voie du diagnostic.Cette petite victoire, plutôt rare, vaut bien la peine qu\u2019on peut se donner à connaître très bien cette affection.Quant à l\u2019étiologie \u2018de la tuberculose miliaire de la gorge, elle reconnaît les mêmes causes que la granulie en général.Nos deux observations montrent assez bien qu\u2019elle peut survenir à l\u2019occasion d\u2019un fléchissement de l\u2019immunité sous l\u2019influence d\u2019une cause anergisante, comme elle peut être la terminaison d\u2019une tuberculose pulmonaire plus ou moins lentement évolutive.Enfin, la granulie pharyngo-laryngée est une maladie aiguë à évolution fatale.Comme telle, elle n\u2019est justifiable d\u2019aucun des traitements actifs de la tuberculose laryngée ordinaire.Nos malades n\u2019ont, pour la plupart, aucunement bénéficié de la thérapeutique habituelle.Est-ce à dire, cependant, qu\u2019on doive les abandonner à leur triste sort sans rien faire?Non.Si la médication employée, où entre à volonté l\u2019oprum et ses dérivés, n\u2019est que palliative et temporaire, et n\u2019empêche en aucune façon l\u2019issue fatale, il faut, tout de même, les employer jusqu\u2019à la fin ; car, si elle est sans grande action sur la maladie elle-même, elle est néanmoins d\u2019un important secours sur l\u2019état moral du malade. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Octobre 1944 Lavar\u2026 MÉDICAL 659 15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.26.27.28.29.30.BorpeT.L\u2019immunité dans les maladies infectieuses.; ÉMILE-Weirr, P.Deux cas d\u2019adéno-lymphoidite avec lymphomono- cytose.Le sang, année 1938, tome x11, p.888.STurGiss.Infectious Mononucleosis.Arch.of Internal Medicine, vol.64, 1939, p.167.Isaacs.Infectious Mononucleosis.Arch.of Internal Medicine, vol.65, 1940, p.1292.GoLpHAMER.Infectious Mononucleosis.Arch.of Internal Medicine, vol.67, année 1941, p.1259.BETHELL, F.Infectious Mononucleosis.Arch.of Internal Medicine, vol.69, anée 1942, p.1051.MceKinzay.Infectious Mononucleosis.J.A.M.A., vol.105, tome 1, 1935, p.761.DownNEY.Infectious Mononucleosis.J.A.M.A., vol.105, tome 1, 1935, p.764.DavipsonN, I.Serologic Diagnosis of Infectious Mononucleosis.J.A.M.A, vol.108, tome 1, 1937, p.289.TEMPLETON, H.J.The Exanthem of Acute Mononucleosis.J.A.M.A vol.113, tome 1, 1939, p.1215.Sapusk, J.Temporaly Positive Kahn and Wassermann Reactions in Infectious Mononucleosis.J.A.M.A., vol.112, tome 11, 1939, p.1682.LANDES, R.Central Nervous System Manifestations of Infectious Mononucleosis.J.A.M.A., vol.116, tome 11, 1941, p.2482.Throat and Nose Manifestations of Blood Diseases.J.A.M.A., vol.120, 1942, p.1152.A Remarquable Epidemic of Infectious Mononucleosis.J.A.M.A, Vol.124, n° 3, 1944, p.164.WAGNER, W.Infectious Mononucleosis with Acute Thrombopenic Purpura.Canadian Medical Ass.Journal, (juillet) 1942, p.35.Davipsonn, I.Infectious Mononucleosis.Amer.Journal of Diseases of Children, vol.49, 1935, p.1222.KAUFMAN, R.False Positive Serologic Reaction for Syphilis in Infectious Mononucleosis.The Journal of Laboratory and Chnical Med., tome xxv1, 1940-1941, p.1439. 660 Lava\u2026 MÉDICAL Octobre 1944 31.Gaur, E.A.La valeur diagnostique de la coloration sufiantale dans la mononucléose infectieuse.Amer.Journal Med.Sc., (oct.) 1937, tome cxciv, n° 4, p.546.32.BERNSTEIN, A.Réaction Wassermann faussement positive dans la mononucléose infectieuse.Amer.Journal Med.Sc, (juillet) 1938, tome cxcvi, n° 1, p.79.33.IsraELs, C.G.Mononucléose infectieuse et leucémie monocytaire.British Med.Journal, (20 mars) 1937, p.601.34.Tipy, H.L.Fièvre ganglionnaire et mononucléose infectieuse.British Med.Journal, année 1921, n° 1, p.452 ; The Lancet, (28 juillet) 1934, et (4 août) 1934.Thèse de Mallarmé (introuvable).Myélograme de la mononucléose infectieuse (citée par H.Trémollien).35.PAUL, John, et BUNNELL, W.Presence of Heterophile Antibodies in Infectious Mononucleosis.Amer.Journal Med.Sc., 183.90, 1932.36.DownNEY et DavipsouN.Handbook of Hematology, 1938.37.Kracke.Diseases of Blood J.38.Lycnur.J.Lancet, 58-91, 1938.39.Murray, E.G.D.A Disease of Rabbits Characterised by a Large Mononucleos Leucocytosis, Caused by a Hitherto Undescribed Bacillus Bacterium Monocytogenes.The Journal of Pathology & Bacteriology, vol.XXIX, 1926. LABORATOIRE MÉTHODE SIMPLIFIÉE POUR LE DOSAGE RAPIDE DE L\u2019ALCOOL ÉTHYLIQUE DANS LE SANG AU MOYEN DU SPECTROPHOTOMETRE par R.GINGRAS et R.GAUDRY du Département de Biochimie de la Faculté de Médecine, Université Laval, Québec INTRODUCTION Les méthodes généralement employées pour le dosage de l'alcool éthylique dans le sang sont basées sur l\u2019oxydation de l\u2019alcool par le b1- chromate de potassium en présence d\u2019acide sulfurique.Elles sont dues surtout à Nicloux (1) et Widmark (2).Il s\u2019agit, soit d\u2019oxyder directement l\u2019alcool par le bichromate jusqu\u2019à ce celui-ci ne soit plus réduit et, dans ce cas, le point de virage est difficile à saisir ; soit d\u2019oxyder l\u2019alcool avec une quantité connue de bichromate et d\u2019en tirer l\u2019excès, ce qui nécessite l\u2019emploi de plusieurs solutions soigneusement standardisées.Pour rémédier à ces inconvénients, Gibson et Blotner (3) ont modifié la méthode de Nicloux et l\u2019ont appliquée au colorimètre photoélectrique ; on y mesure directement la concentration en alcool de la solution par la diminution d\u2019intensité de la coloration jaune du bichromate, et on peut alors lire au photomètre la quantité de bichromate en excès.PRINCIPE DE LA MÉTHODE Nous avons cru, en effectuant de nombreux dosages d\u2019alcool, pouvoir simplifier davantage la méthode photocolorimétrique en nous basant surle 100 90 K, Cr, O 80 No 60 TRANSMISSION 50 E 40 30 [ \\ 20 JO] I Cr, S0;)3 POURCENTAGE NN 7 |A 400 450 500 550 600 650 LONGUEUR D'ONDE EN MILLIMICRONS FIG 1.-SPECTRES D'ABSORPTION DE SOLUTIONS DECINORMALES DE BICHROMATE DE POTASSIUM (I ET DE SULFATE DE CHROME TRIVALENT (IT) (Reproduit de la Revue canadienne de Biologie, vol.3, n° 3, juillet 1944.) Octobre 1944 Lava\u2026 MÉDICAL 663 principe suivant : lorsque le bichromate sert d'agent oxydant en présence d\u2019acide sulfurique, il est lui-même réduit en sulfate de chrome vert.Si l\u2019on compare les spectres d\u2019absorption de bichromate de potassium et de sulfate de chrome (fig.1), on constate que le sulfate de chrome absorbe fortement la lumière d\u2019une longueur d\u2019onde de 600u tandis qu\u2019à cette même longueur d\u2019onde, le bichromate n\u2019absorbe pas de lumière et se comporte comme une substance incolore.On peut donc, en travaillant à cette longueur d\u2019onde, lire directement l\u2019accroissement d\u2019absorption de la lumière par le sulfate de chrome puisque cet accroissement dépend exclusivement de la quantité d\u2019alcool présent et pas du tout de la concentration de la solution du bichromate, pourvu que celui-ci soit en excès.Ceci nous permet même d\u2019éviter la solution titrée de bichromate parce que, entre certaines limites, sa concentration n\u2019influence pas la lecture du photomètre.MÉTHODE Réactifs : 1° solution aqueuse saturée d\u2019acide picrique ; 2° acide sulfurique 18 N (un volume d\u2019acide concentré dans un volume d\u2019eau distillée) ; 3° solution aqueuse de bichromate de potassium renfermant de 5 à 6 grammes au litre.Procédé : À 2 centimètres cubes de sang oxalaté, on ajoute 20 c.c.de la solution d\u2019acide picrique et on distille le mélange dans un appareil de Nicloux dont les joints sont en verre rodé.On recueille entre 9 à 10 c.c.de distillat dans un cylindre gradué muni d\u2019un bouchon de verre.On complète exactement à 10 c.c.avec de l\u2019eau distillée ; on applique le bouchon et on mélange bien en retournant plusieurs fois le cylindre.On pipette exactement 5 c.c.de cette solution dans une éprouvette pyrex munie d\u2019un bouchon de verre, on ajoute 10 c.c.de la solution de bichromate et 5 c.c.de la solution d\u2019acide sulfurique.On bouche parfaitement, on retourne plusieurs fois pour bien mélanger, puis on chauffe à 80°-85° C.pendant une heure.On refroidit et on verse dans une éprouvette standardisée du spectrophotomètre.On choisit la longueur d\u2019onde de 600u, on lit directement le pourcentage de [lumière transmise et l\u2019on se reporte.à la 664 LAvAaL MÉDICAL Octobre 1944 courbe préparée avec des quantités connues d\u2019alcool.Si on ne possède pas de spectrophotomètre, on peut utiliser un colorimètre photo-élec- trique, à condition de choisir un filtre orangé qui transmet un maximum de lumière entre 660 et 610u, et l\u2019on procède comme ci-haut décrit.100 sab ~~ S DNS POURCENTAGE DE TRANSMISSION 30 J ° ' 2 3 4 s 6 7 8 ® 10 uo 2 CENTIMETRES CUBES D'ALCOOL PAR LITRE DE SANG FIG.2 - COURBE DE.CALIBRAGE.RELATION ENTRE LA QUANTITE D'ALCOOL ET LA LECTURE DU SPECTROPHOTOMETRE A LA LONGUEUR D'ONDE DE 600 MILLIMICRONS (D CALIBRAGE Pour calibrer l\u2019appareil, on prépare une courbe au moyen de solutions alcooliques de concentrations connues, préparées en diluant de l\u2019alcool absolu avec de l\u2019eau distillée.Nous avons utilisé les quantités suivantes mesurées avec une microburette : 0.0, 0.1, 0.2, 0.4, 0.6, 0.8, 1.0 et 1.2 c.c.d\u2019une solution de 1% d\u2019alcool (1 c.c.d\u2019alcool absolu dilué exactement à (1) Reproduit de la Revue canadienne de Biologie, vol.3, n° 3, juillet 1944. Octobre 1944 LavaL MEDICAL 665 100 c.c.).Ces quantités correspondent respectivement à C.0, 1.0, 2.0, .4.0, 6.0,.c.c.d\u2019alcool par litre de sang, pour la quantité de sang utilisée (2 c.c.).Ces quantités d\u2019alcool ont été diluées à 5 c.c.avec de l\u2019eau distillée et traitées d\u2019après la méthode que nous venons de décrire.Nous obtenons alors la courbe de la figure 2 qui est conforme à la loi de Beer-Lambert.Discussion La méthode que nous préconisons n\u2019est pas d\u2019une extrême précision.Elle est destinée aux déterminations rapides dont les résultats ont un intérêt clinique ou médico-légal.Avec le spectrophotomètre Coleman Universal, modèle 11, il est possible de différencier des échantillons de sang dont la teneur en alcool diffère de 6.05 c.c.d\u2019alcool par litre de sang.Mais, en pratique, la précision obtenue est de l\u2019ordre de 0.1 c.c.d\u2019alcool par litre de sang, précision suffisante dans la plupart des cas.Elle présente un avantage additionnel: les traces d'alcool et d\u2019autres substances réductrices, qu\u2019on trouve normalement dans le sang, n\u2019influent aucunement sur les résultats obtenus, ainsi que le prouvent les quantités connues d\u2019alcool que nous avons ajoutées à 10 échantillons de sang et qui furent toutes retrouvées quantitativement dans les limites de l\u2019erreur expérimentale de la méthode.Nous sommes redevables a Mlle L.Blais de son aide technique.BIBLIOGRAPHIE 1.Nicroux.M.Bull Soc.chim.biol., 13, 857, 1931.Nicroux, M., LE BRETON, E., et DoNTCHEFF, A.Bull.Soc.chim.biol., 16, 1314, 1934.Wipmarx, E.M.P.Biochem.Z., 131, 471, 1922.GiBson, J.G., et BLOTNER, R.J.Biol.Chem., 126, 551, 1938.FRIEDEMANN, T.E., et KLass, R.J.Biol.Chem., 115, 47, 1936.WesTErrELD, W.W.,.SToTz, E., et BErc, R.L.J.Biol.Chem, 144, 658, 1942.VOS SW MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L'HYPERTENSION ARTÉRIELLE L\u2019hypertension artérielle est une maladie excessivement répandue et peut-être plus encore de nos jours que jamais ; cependant, on en connaît mal la cause véritable, et sa pathogénie est encore discutée.L\u2019hérédité, les auto-intoxications, les hétéro intoxications et les dysendocrinies sont les facteurs étiologiques habituels de l\u2019hypertension artérielle.Les Américains tentent actuellement d\u2019expliquer l\u2019hypertension soit par l\u2019insuffisance d\u2019une sécrétion endocrinienne d\u2019origine rénale, soit par une manifestation vaso-constrictive conditionnée par un déréglement du grand sympathique.L\u2019une et l\u2019autre de ces théories réclament le recul du temps pour être jugées définitivement.Mais que fait-on du facteur rénal dans l\u2019hypertension artérielle ?Autrefois, l\u2019on admettait, et c\u2019était aussi logique que simple : 11 n\u2019y avait pas d\u2019hypertension artérielle sans néphrite chronique.L\u2019on prétend, aujourd\u2019hui, que la néphrite est consécutive à l\u2019hypertension artérielle.Je n\u2019en suis pas convaincu et J'aime mieux me conduire comme si toute hypertention artérielle s\u2019accompagnait de néphrite chronique.D'ailleurs, ceux qui ont eu la curiosité de faire une biopsie du rein au cours de sympathectomies pour hypertension artérielle, dite essentielle, ont toujours trouvé des manifestations histologiques de néphrite chronique.À tout événement, voyons, en peu de mots, les formes cliniques que peut revêtir cette maladie.Il est d\u2019abord très difficile de connaître exactement où finit la pression artérielle normale et où commence l\u2019hypertension artérielle.Normale- Octobre 1944 Lavar MÉDICAL 667 ment, la pression artérielle varie dans des limites assez larges chez les sujets de type physique différent.C\u2019est ainsi que tel individu peut a voir, toute sa vie, une pression artérielle qui ne dépassera pas 100 ou 105 sans souffrir d\u2019aucun trouble vasculaire, et tel autre sera dans un état de santé parfaite avec une pression artérielle qui baissera rarement au-dessous de 140.Par ailleurs, pour juger du régime tensionnel d\u2019un individu, il faut enrégistrer sa pression artérielle à des heures différentes de la journée et retenir le chiffre le plus constant.On dit, dans les salons, que la pression artérielle normale est de 100 plus l\u2019âge du sujet.Ceci peut être considéré comme à peu près juste, mais 1l n\u2019en reste pas moins vrai qu\u2019une pression artérielle de 175 doit être considérée comme une hypertension artérielle, même chez un individu de 75 ans.Voilà pour la maxima qui représente la force de contraction du cœur, la tonicité du myocarde, sa valeur fonctionnelle.La minira correspond à la résistance périphérique.Elle doit être égale à la moitié de la maxima plus 15.Quand la minima s\u2019élève au-dessus de 90, il faut pratiquement considérer qu\u2019il existe un blocage périphérique, que ce blocage soit la conséquence d\u2019un vaso-spasme ou d\u2019une artério-sclérose en voie de se constituer.Ceci étant dit, on peut décrire quatre ou cing variétés d\u2019hypertension artérielle : l\u2019hypertension accidentelle chez les sujets norraux, l\u2019hypertension transitoire ou l\u2019hypertension oscillante, l\u2019hypertension artérielle permanente et la crise hypertensive.L\u2019hypertension accidentelle de la pression artérielle chez les sujets normaux : Certaines causes, comme la douleur et, en particulier, la douleur qui s\u2019accompagned\u2019un effort violent,entraînent,même chez les sujets normaux, une petite poussée hypertensive qui va durer letemps que durera sa cause.Ceci se produit à peu près habituellement chez tous les sujets, mais chez un candidat à l\u2019hypertension artérielle, cette poussée hypertensive sera plus accentuée et plus durable.L'élévation transitoire de la pression artérielle ou pression oscillante : Il s\u2019agit ici d\u2019une petite hypertension à 150 ou 175 sur 90 ou 100, qui apparaît par périodes plus ou moins longues, sous l\u2019influence de causes \u201c668 Lava\u2026 MÉDICAL Octobre 1944 banales qui n\u2019impressionneraient pas des sujets normaux.C\u2019est, en quelque sorte, la première manifestation d\u2019une hypertension artérielle maladie qui deviendra permanente plus tard.Cette petite poussée hypertensive apparait à l\u2019occasion d\u2019un surmenage physique ou intellectuel, d\u2019une émotion trop vive ou d\u2019un revers de fortune.Dans d\u2019autres cas, la poussée hypertensive apparaîtra sans cause évidente vers l\u2019âge de la cinquantaine ou au moment de la ménopause.Cette petite hypertension artérielle à 150 \u2014 160, qui devrait passer inaperçue, s\u2019accompagne, en réalité, de quelques troubles fonctionnels tels que : une certaine lassitude avec torpeur intellectuelle, une fatigabilité insolite, de la céphalée, de l\u2019irritabilité, des bouffées de chaleur, des bourdonnements d\u2019oreilles.A part ces petits troubles fonctionnels, l\u2019examen le plus attentif ne révèle aucun trouble important ni au cœur, ni aux reins, ni aux artères.L\u2019hypertension artérielle : Habituellement, cette petite poussée hypertensive disparaîtra après quelques jours ou quelques semaines pour faire place à une période d\u2019accalmie plus ou moins longue, mais un jour arrive où cette poussée hypertensive s\u2019attarde, puis s\u2019installe à demeure et le sujet verse ainsi petit a petit dans \u2019hypertension permanente.Il ne faut pas considérer comme une chose sans importance ces petites hypertensions artérielles que l\u2019on découvre parfois à l\u2019occasion d\u2019un examen pour une compagnie d\u2019assurance ou pour les forces armées chez - des sujets supposés normaux, car c\u2019est à cette époque que le traitement aura le plus de chances d\u2019être efficace et, d\u2019avoir reconnu une telle tendance à l\u2019hypertension artérielle, contribuera à prolonger considérablement la vie de ces hypertendus.L\u2019hypertension artérielle permanente : Cette hypertension artérielle, son nom l\u2019indique, est installée à demeure et durera jusqu\u2019à la fin de la vie du sujet qui en est atteint.Elle A ! x I : .sr peut être régulière ou entrecoupée de crises hypertensives, ou s\u2019élever progressivement jusqu\u2019à ce qu\u2019apparaisse un accident brutal ou, encore, > : A > , , 3° s\u2019abaisser en même temps qu\u2019apparaissent des signes d\u2019insuffisance cardiaque. Octobre 1944 LavaL MEbpicaL 669 Chez tout hypertendu, après avoir fait l\u2019examen de routine, il faut explorer les systèmes vasculaire, cardiaque et rénal, et faire l\u2019épreuve aux barbituriques.Pour explorer le système vasculaire, on palpe les artères, on mesure les oscillations, mais, surtout, l\u2019on doit procéder à un examen du fond d\u2019œil.C\u2019est, en effet, à cet endroit de l\u2019organisme que l\u2019on peut voir directement les vaisseaux et juger de l\u2019état des artères et de la rétine : s\u2019il y a de l\u2019artérite, des hémorragies ou des exsudats.Le cœur doit être soigneusement examiné par les moyens cliniques habituels et aussi par l\u2019électro-cardiogramme qui nous renseignera sur l\u2019état des coronaires et la valeur du myocarde.Le rein doit être exploré avec une attention au moins aussi grande, car, en dernière analyse, c\u2019est de l\u2019état du rein et du cœur que dépendra le pronostic.Chez tout hypertendu, et plus particulièrement chez les jeunes, il faut faire l\u2019épreuve des barbituriques qui consiste à donner quelques grains de phénobarbital et à observer si la pression artérielle chute dans les heures qui suivent.Si our, l\u2019on peut conclure que l\u2019élément spasmodique l\u2019emporte sur l\u2019artério-sclérose.L\u2019hypertension artérielle peut être stable et solitaire.Dans ce cas, on trouve une pression élevée mais tou- Jours égale à elle-même et c\u2019est parce que la pression ne varie pas que le sujet a peu ou pas de troubles fonctionnels ; quand elle variera, soit vers le haut soit vers le bas, les troubles apparaîtront.L'examen physique révèle à ce moment, à part l\u2019hypertension artérielle, une hypertrophie du ventricule gauche, un clangor aortique, une augmentation de l\u2019aire de matité cardiaque, un pouls plus ou moins dur, mais tous les autres symptômes font défaut : on ne trouve pas d\u2019albumine dans les urines, on ne trouve pas d\u2019altération dans le tracé électro- cardiographique, etc.Cette hypertension artérielle latente peut rester dans cet état pendant des années, permettant à l\u2019individu de poursuivre une vie à peu près normale et, parfois même, très active.A côté des hypertendus qui n\u2019ont aucun trouble fonctionnel, il y a les hypertendus avec insuffisance rénale chez lesquels on trouvera des petits signes de néphrite.C\u2019est ainsi que l\u2019albuminurie apparaîtra d\u2019abord à l\u2019occasion de la fatigue pour devenir rapidement permanente. 670 Lavar MÉDicaL Octobre 1944 L\u2019azotémie est encore à la normale, mais la constante d\u2019Ambard est élevée et la phénolsulfonephtaléine nettement diminuée.Les sujets ont quelques petits troubles fonctionnels comme, par exemple, une pollakyurie nocturne qui est d\u2019apparition récente et qui va en s\u2019accentuant.La pression minima a une tendance à s\u2019élever progressivement, mais la maxima reste à son taux initial, le cœur ne fléchit pas encore ; seulement, à l\u2019occasion d\u2019une fatigue, d\u2019une émotion ou d\u2019une maladie intercurrente, on observera une petite poussée hypertensive qui viendra se greffer sur le fond d\u2019hvper- tension artérielle permanente.Nous avons vu que l\u2019hypertension artérielle peut rester latente pendant des années, puis plus tard, s\u2019accompagner de petits signes d\u2019insuffisance rénale et, habituellement, alors, la pression artérielle s\u2019élève progressivement d\u2019année en année et conduit les sujets à des accidents que nous allons passer rapidement en revue.Parmi ceux-ci, la poussée hypertensive en est un qui comporte les plus grands dangers.En effet, à l\u2019occasion d\u2019une poussée aiguë ou sub- aiguë de néphrite, comme dans la néphrite gravidique, il se produit une poussée hypertensive à 200 ou 220 ou plus avec troubles cardiaques, rénaux et nerveux, caractéristiques de la crise d\u2019éclampsie et dont personne n\u2019ignore la gravité.Les accidents hémorragiques sont très fréquents et peuvent précéder, parfois de très loin, les grands accidents de la période terminale.C\u2019est ainsi qu\u2019on observera des ecchymoses sous-conjonctivales, des hémorragies rétiniennes, des hémorragies labyrinthiques, des hématuries, des hémoptysies, des hémorragies intestinales et des hémorragies des centres nerveux, avec les troubles qui les caractérisent.Dans d\u2019autres cas, il n\u2019y a pas hémorragie, mais ramollissement cérébral avec aphasie ou parésie transitoires, et cette déchéance terminale guette les artério-scléreux et les hypertendus.Les hypertendus accusent très souvent des troubles nerveux qui ne sont pas la conséquence d\u2019une hémorragie cérébrale ni même d\u2019un ramollissement, mais tout sir plement d\u2019un trouble de la circulation cérébrale avec insuffisance de la nutrition des centres nerveux.Ces troubles se manifestent par une fatigabilité anormale, une apathie, une aboulie avec pessimisme, de l\u2019irritabilité, etc. Octobre 1944 Lavar MÉpicaL 671 Après une période plus ou moins longue de tolérance, l\u2019hypertension artérielle entraînera fatalement des troubles au cœur, aux poumons et aux reins.Au tout début, ce sera une légère dyspnée à l\u2019effort que le malade tolèrera pendant assez longtemps, puis qui augmentera progressivement jusqu\u2019au Jour où elle se compliquera d\u2019une petite crise d\u2019angine de poitrine.Plus tard, il y a dyspnée de décubitus et, finalement, dans certains cas, des crises de pseudo-asthme cardiaque ou d\u2019œdème aigu du poumon.Les crises angineuses qui succèdent habituellement à la dyspnée d\u2019effort peuvent apparaître comme premier symptôme d\u2019une déficience du ventricule gauche.C\u2019est alors qu\u2019il y a le plus grand intérêt à découvrir la nature de ces troubles, car une thérapeutique bien appliquée peut transformer le pronostic chez ces sujets.A ce moment, on trouve peu de choses : la pression artérielle est restée élevée, la minima n\u2019a pas encore fléchi et les signes d\u2019insuffisance cardiaque ne se sont pas encore maniféstés, mais 1l existe parfois un bruit de galop ou une extra-systole d\u2019apparition récente dont il ne faut pas méconnaître toute la portée.Le bruit de galop a toujours une signification considérable et révèle non pas que le cœur est lésé mais bien plus qu\u2019il est en voie de fléchissement, que son insuffisance augmente tous les jours.Les extra-systoles d\u2019apparition récente ont la même signification.À cette période du début des accidents cardiaques, le rein commence à manifester son trouble et c\u2019est alors que l\u2019on verra apparaître soit une albuminurie à l\u2019occasion de la fatigue, soit une diminution du taux des urines, mais soit surtout une nycturie récente.Plus tard, le myocarde fléchissant, 1l lui sera ir possible de rraintenir la pression maxima a son taux initial et l\u2019on assistera à une chute progressive de la maxima, la minima restant à son niveau initial.Cette insuf£sance ventriculaire gauche s\u2019installe sournoiserent et elle constitue ce que M.Dauzelot a appelé «le cœur camouflé des hypertendus ».Ce syndrome est constitué par une insuffisance mitrale fonctionnelle, une pression maxima abaissée sur une minira restée haute, un cœur dont l\u2019aire de ratité est augmentée et, surtout, un signe presque constant, le galop, avec, parfois, un pouls alterné.Si l\u2019on fait un électrocardiogramme à ce moment, l\u2019on trouvera toujours un tracé profondément perturbé et révélant que le myocarde est profondément touché. 672 Lavar.MéÉDpicaL Octobre 1944 A un degré plus avancé, c\u2019est l\u2019asystolie totale qui s\u2019installe ou c\u2019est la grande néphrite chronique avec intoxication urémique.Ces hypertendus en état de décompensation cardiaque sont toujours exposés à une mort subite.ÉVOLUTION ET PRONOSTIC DE L\u2019HYPERTENSION ARTÉRIELLE L\u2019évolution est très variable ; la période de latence peut durer des années et des années, ne se manifester par aucun trouble fonctionnel et permettre une activité tout à fait normale.L\u2019hypertension artérielle est habituellement mieux tolérée chez la femme que chez l\u2019homme, mais 1l faut Ja surveiller avec soin au moment de la ménopause alors qu\u2019habituellement elle subit une poussée d\u2019élévation.Chez les petits hypertendus, traités judicieusement, on peut observer une régression, mais une reprise de la maladie est toujours possible.Habituellement, après la période de latence, la pression artérielle s\u2019élève d\u2019année en année pour aboutir aux accidents que nous venons de signaler.Le pronostic est donc excessivement difficile à établir en se basant uniquement sur le chiffre de la pression.Il faut se baser beaucoup plus sur les signes d\u2019altération du cœur et du rein que les examens cliniques'et de laboratoire nous auront fournis.Plus l\u2019hypertendu est jeune, plus l\u2019hypertension est grave.Plus la minima est élevée, plus la différentielle est basse, plus le pronostic est mauvais.Enfin, la dyspnée d\u2019effort, la pollakyurie nocturne, l\u2019angine de poitrine, le galop, l\u2019alternance du pouls, l\u2019altération du tracé électro- cardiographique, sont autant de symptômes qu\u2019on doit constamment rechercher a vant de formuler un pronostic.TRAITEMENT L\u2019élévation accidentelle de la pression artérielle chez les sujets normaux ne réclame aucun traitement particulier.C\u2019est dans les cas d\u2019hypertension artérielle transitoire, annonciatrice de l\u2019hypertension artérielle permanente, que le traitement aura plus de chances de produire des résultats heureux. Octobre 1944 LavaL MEbpicaL 673 Je sais que, même spontanérent, cette petite poussée hypertensive peut passer et disparaître, mr ais elle n\u2019en reste pas moins un signe d\u2019alarn e qui révèle la tendance hypertensive et précède l\u2019hypertension artérielle permanente et ses accidents.Le traiterrent alors, doit consister essentiellement en un régire ali- rentaire et en un régime de vie avec quelques prescriptions médicamenteuses.Cette maladie se manifeste en général chez des sujets jeunes et vigoureux qui abusent de la vie, qui brûlent en quelque sorte la chandelle par les deux bouts.Il faut leur recommander tout sir plerent de s\u2019ir- poser un train de vie raisonnable avec des heures régulières pour les repas et les repos.On doit leur permettre de poursuivre leurs activités professionnelles ou autres, mais en leur recommandant, d\u2019une façon claire, d\u2019éviter le surmenage et de se ménager un relax journalier et des repos complets périodiques.Il devront, de plus, éviter tout ce qui entraine une tension nerveuse trop grande comme les jeux d\u2019argent, l\u2019alcool et l\u2019excès de tabac.Quant à leur régime alimentaire, ce doit être un régime complet rais un régime peu toxique, constitué d\u2019une alimentation variée, con- portant beaucoup de légumes frais et de fruits crus, des viandes rouges ou blanches mais aucun aliment toxique ou faisandé.Que faut-il penser de l\u2019exercice physique chez ces gens ?Je crois qu\u2019il faut être très circonspect et ne pas bousculer les ha bi- tudes de ces individus.S\u20191l s\u2019agit d\u2019un sujet qui s\u2019est adonné aux sports depuis sa jeunesse, je veux bien qu\u2019on lui permette une certaine activité sportive, irais en lui faisant bien comprendre que le sport peut faciler ent devenir un surrenage qui s\u2019ajoutera aux autres surrenages.Et surtout s\u2019il a dépassé la trentaine, ou s\u2019il est au delà de la quarantaine, on devra le mettre en garde contre les dangers des efforts musculaires trop violents, non précédés d\u2019une préparation adéquate.Du point de vue médicamenteux, les vaso-dilatateurs et surtout les barbituriques sont sûrement ceux que l\u2019on utilise avec le plus de profit.[1 faut les donner à dose filée et pendant très longter ps.Si l\u2019hypertension commence à être mal supportée, il faudra tâcher d\u2019obtenir du malade qu\u2019il se soumette à un régime strictement lacto-végétarien.Mais 1c1i, il faut faire une distinction : S\u2019il s\u2019agit de sujets trop réfractaires au régime (6) 674 Lavar MÉDicaL Octobre 1944 lacto-végétarien, il faut faire un compromis et leur permettre une petite quantité de viande fraiche, de manière à ce qu\u2019ils puissent absorber les légurres que vous voulez leur faire prendre.Si, d\u2019un autre côté, le sujet est plus souple ou a de meilleures habitudes alimentaires, il acceptera facilement un régime qui, poursuivi pendant de longs mois et parfois même des années, produira un résultat tellement satisfaisant qu\u2019il fera oublier au sujet lui-même les ennuis d\u2019un tel régime.Si l\u2019hypertension commence à être mal tolérée, l'importance du repos augmente et 1l faudra à tout prix ménager des repos complets et répétés aussi souvent que le besoin s\u2019en fera sentir.A ce moment, le malade doit être prévenu du danger considérable qu\u2019il court chaque fois qu\u2019il fait un effort physique brusque et violent, car un tel effort l\u2019exposera à une crise d\u2019angine et même à la mort subite.Si l\u2019hypertension artérielle est permanente, il faut lui ir poser le même traitement.Lans certains milieux; l\u2019on a tenté des sections très étendues du grand sympathique lombaire : les résultats en sont pour le moins incertains et, peur le moment, 1l n\u2019est pas sage d\u2019avoir recours à ce traitement à moins d\u2019être dans un milieu très spécialisé.Les extraits rénaux ont également été utilisés avec profit, mais ils ne sont pas encore passés dars la pratique courante.Si les signes d\u2019insuffisance cardiaque font leur apparition, il faut imposer au ralade un repos complet et prolongé avec un régime de désintoxication, une médication vaso-dilatatrice et une cure tonicardiaque et rêre une petite saignée.S'il se produit une grande crise d\u2019hypertension artérielle, il faut faire une saignée et donner de la morphine et de l\u2019ouabaïne.Enfin, si le sujet fait de l\u2019angine de poitrine, 1l ne faut pas hésiter à le prévenir en lui recommandart, particulièrement, d\u2019éviter les efforts brusques.Par ailleurs, l\u2019angor se traite par toute la gamme des vasodilatateurs.Récemment, l\u2019ôn a préconisé le Cortunon, médicament qui a la prétention d\u2019être utile dans l\u2019angine de poitrine et l\u2019infarctus du myocarde et, qu\u2019à mon sens, 1l est sage d\u2019essa yer.L\u2019espace me manque pour parler des accidents hémorragiques qui fourniraient facileient, à eux seuls, la matière d\u2019un article complet.J.-B.JOBIN. ANALYSES Myasthenia Gravis and Thymus.(Myasthénie grave et thymus.) Lancet (éditorial), vol.11, n° xx111, (5 décembre) 1942, p.673.Le thymus fut ainsi baptisé par Galien à cause de sa ressemblance avec la fleur de thym.Galien croyait que cette glande n\u2019était placée dans le médiastin que pour protéger la veine cave.Les coroners contemporains en ont fait le bouc émissaire des morts survenues au cours d\u2019anesthésies.En réalité, cette glande est encore une énigme.La myasthénie grave est une autre inconnue aussi rebelle à expliquer qu\u2019à traiter.Mary Walker a réussi, cependant, à en atténuer temporairement les symptômes au moyen de la prostigmine.On a rapproché ces deux inconnus et on a remarqué que la myasthénie grave allait souvent de pair avec une tuméfaction thymique, apparente ou non, et que le fait d\u2019enlever la tumeur atténuait la maladie.Ballock, de Baltimore, a enlevé [e thymus chez 6 malades souffrant de myasthénie grave.Il a observé 3 améliorations considérables et un cas de mort.James Carson et Geoffrey Keynes, en Angleterre, ont opéré 12 cas bien définis de myasthénie grave qui, déjà, avaient bien répondu à la prostigmine.Tous présentaient une augmentation de volume du thymus, \u2018et deux avaient une tumeur non visible à la radiographie.Trois sont morts à la suite de l\u2019opération.Des 9 autres, trois guérirent et, au bout de neuf mois, on n\u2019avait pas encore eu à leur administrer de prostigmine ; quatre se sont améliorés considérablement et on put réduire les doses de prostigmine.Deux n\u2019ont présenté aucun changement.Carson affirme que l\u2019opération ne réussit bien que dans les cas récents.Ces résultats sont encourageants.Ils font croire que cette affection, dont les manifestations ressemblent tant à l\u2019intoxication par le curare, soit due à une nouvelle sécrétion du thymus hypertrophié, quoique, en réalité, 1l n\u2019y ait encore rien de bien précis.Les examens anatomo-pathologiques des thymus enlevés sont en cours.Dickson Wright et L.-A.-F.Laurent ont tenté la radiothérapie profonde sur le thymus de ces malades, le premier sans résultat, le deuxième, avec deux améliorations marquées.Par contre Piercy rapporte que les cas qu\u2019il à traités par cette méthode ont vu tous leurs malaises s\u2019exagérer.Sylvio LEBLoND. 676 Lava\u2026.MÉDICAL Octobre 1944 C.H.LAWRENCE et N.T.WERTHESSEN.Treatment of Acne with Orally Administered Estrogens.(Le traitement de l\u2019acné par administration de substances cestrogénes per os.) The Journal of Clinical Endocrinology, vol.2, n° 11, (nov.), 1942, p.636.[1 semble bien que l\u2019acné est causé par un déséquilibre entre les substances œstrogènes et androgènes.Lorsque le rapport entre les substances œstrogènes et les androgènes est en faveur d\u2019une forte augmentation de ces dernières, l\u2019action acnégénique des substances androgènes se manifeste.Il y a de nombreuses constatations en faveur de cette hypothèse.L\u2019acné n\u2019existe jamais chez le castré et très rarement chez l\u2019individu normal avant la puberté, c\u2019est-à-dire, en somme, dans les conditions où les substances œstrogènes et androgènes sont en très petites quantités dans l\u2019organisme.L\u2019acné apparaît particulièrement lors de la puberté alors que les sécrétions d\u2019hormones mâles et femelles augmentent beaucoup.L\u2019acné disparaît habituellement lorsque l\u2019individu approche de l\u2019âge adulte, alors que l\u2019équilibre s\u2019est établi entre les sécrétions de substances mâles et femelles chez un même individu.Comme corollaire, le grand nombre d\u2019anomalies du cycle menstruel (irrégularités) qui s\u2019observe chez les femmes présentant de l\u2019acné semblerait impliquer que l\u2019incapacité pour certains organismes d\u2019atteindre cet équilibre hormonal serait le facteur causal de l\u2019acné.La nature exacte de ce déséquilibre n\u2019est pas facile à mettre en évidence par des moyens biologiques.Cependant, la coexistence d\u2019acné et de tumeurs masculinisantes, la constatation d\u2019acné avec élimination de fortes quantités de substances androgènes, laissent facilement supposer que l\u2019excès d\u2019hormone mâle est le facteur déterminant de l\u2019acné.Il semble logique de conclure que l\u2019hormone mâle est acnégénique mais qu\u2019elle ne peut provoquer de l\u2019acné que chez les individus qui n\u2019ont pas la résistance normale contre ce pouvoir acnégénique.Ces individus manquent de la quantité suffisante de substances œstrogènes qui les - protègerait contre le pouvoir acnégénique de l\u2019hormone mâle.On sait que le taux des substances androgènes demeure presque constant durant tout le cycle menstruel, tandis que le taux des œstrogènes subit des fluctuations ; celui-ci baisse au moment des menstruations, temps où l\u2019on voit apparaître l\u2019acné ; 1l atteint son plus haut sommet au milieu du cycle menstruel qui est la période où disparaît habituellement l\u2019acné.Il se trouve donc à y avoir un excès relatif de l\u2019hormone mâle au moment des menstruations, ce qui est le facteur causal de l\u2019acné.L\u2019auteur, d\u2019après ces conclusions, a traité 14 femmes et 11 hommes, avec des substances œstrogènes pour tenter de rétablir l\u2019équilibre œstrogène-androgène.\u2018Toutes les femmes traitées ainsi pour l\u2019acné présentaient diverses modalités de troubles menstruels associés.Les garçons et les filles furent traités soit par le stilbestrol (1 mgm par jour en moyenne) soit par l\u2019æstradiol (0.15 mgm.par jour) par la bouche.Chez les garçons le traitement était continuel.Chez les filles, le traitement était suspendu 4 jours avant les menstruations. Octobre 1944 Lavar MÉDicaL 677 60% des malades furent complètement guéris en 2 à 6 mois.Les autres sont encore sous traitement.Aucun patient n\u2019accusa d\u2019échec complet par le traitement.Chez les femmes, les troubles menstruels s\u2019améliorèrent en même temps.Antonio MARTEL.R.A.VANDERLEHR et Lida J.USILTON.Syphilis Among Men of Draft Age in the United States: (La syphilis chez les hommes d\u2019Age militaire aux Etats-Unis.) J.A.M.A., vol.120, n° 17, (26 déc.) 1942, p.1369.Les chiffres fournis par les auteurs proviennent des rapports d\u2019examens cliniques et d\u2019examens sérologiques de 2,093,138 conscrits et volontaires, en date du 31 août 1941.- La statistique ne comprend pas les chiffres de l\u2019Idaho, du Kentucky, de l\u2019Orégon et du Vermont.De plus, cette étude, pour des raisons données par les auteurs, ne comprend que les hommes entre 21 et 35 ans, de race blanche ou noire et de résidence connue.Le taux de la syphilis, en se basant sur les résultats sérologiques positifs ou douteux parmi les conscrits examinés, est de 45.3 par mille, et de 47.7 pour la population mâle entière des Etats-Unis.Chez les conscrits de race noire, le nombre de syphilitiques est de 252.3 par mille et chez les conscrits de race blanche de 17.4 par mille.Le taux d\u2019incidence syphilitique chez tous les hommes des Etats- Unis, entre l\u2019âge de 21 à 35 ans est de 272 pour mille chez les Noirs et de 23.5 pour mille chez les Blancs.La syphilis a été trouvée dans 43.8 pour mille pour les conserits venant de la campagne et dans 46.1 pour mille des cas chez ceux habitant la ville.Pour toute la population mâle des Etats-Unis, comprise entre les âges de 21 à 35 ans, la syphilis a été rencontrée dans 49.4 pour mille chez les conscrits de la campagne et dans 46.5 pour mille chez ceux habitant la ville.Les chiffres les plus élevés se rencontrent parmi les populations habitant les états du sud-ouest et les chiffres les plus bas, dans les états de la Nouvelle-Angleterre, et les états de West North Central and Middle Atlantic.; Emile GAUMONP.Ignacio CHAVEZ wm.p., (Mexico, Mexique).Comparative Value of Digitalis and of Ouabain in the Treatment of Heart Value.(Valeur comparée de la digitale et de l\u2019ouabaine dans le traitement de l\u2019insuffisance cardiaque).Archives of Internal Medicine, vol.72, n° 2, (août) 1943, p.168.Dans les revues et dans les hôpitaux américains 1l est beaucoup question de digitale et très peu des strophantines; c\u2019est le contraire 678 LAVAL MÉDICAL Octobre 1944 en Europe et en Amérique du Sud ; de fait l\u2019ouabaïne mérite d\u2019être mieux connue.ACTION PHYSIOLOGIQUE COMPARÉE L'action physiologique de ces deux médicaments se ressemble sur certains points : 1ls agissent fondamentalement sur le cœur et que d\u2019une façon limitée sur les vaisseaux sanguins ; ils agissent partiellement par l\u2019intermédiaire du nerf pneumogastrique et modifient secondairement la circulation.Cependant, leur action n\u2019est pas identique sur tous les points : A) La digitale : 1° Diminue : a) l\u2019activité du sinus auriculaire, par action directe sur le sinus ou par l\u2019intermédiaire du vague, d\u2019où diminution du nombre des battements ; b) la conduction auriculo-ventriculaire, d\u2019où un certain degré de bloquage des impulsions descendant de l\u2019oreillette.2° Augmente : a) l\u2019irritabilrté de la fibre musculaire ; b) la contractilité ; c) la tonicité, d\u2019où diminution des dimensions du cœur dilaté.Dans l\u2019ensemble, le travail du cœur devient plus efficace, et la circulation coronarienne est meilleure.B) L\u2019ouabaïne ; 1° Diminue : l\u2019automatisme du sinus et la conduction auriculo- ventriculaire, mais à un degré moindre que la digitale.2° Augmente : la contractilité et la tonicité des fibres musculaires striées, à un degré plus marqué que la digitale, d\u2019où augmentation de l\u2019énergie de la systole et diminution des dimensions du cœur dilaté.L\u2019action de la digitale en est une de diminution des fonctions des fibres neuro-musculaires ; celle de l\u2019ouabaïne, une de stimulation du système excito-conducteur ; l\u2019effet des deux sur les artères et sur la pression artérielle est inconstante, et en général lorsque la pression a été abaissée au cours de l\u2019insuffisance, sous l\u2019influence du traitement par l\u2019un ou par l\u2019autre, elle revient au niveau où elle était antérieurement.La digitale et ses glucosides : Comme 1ls sont plutôt administrés par voie buccale, leur absorption favorise leur fixation ; leur action commence à se manifester au bout de une à deux heures, est assez marquée au bout de 24 heures, et atteint son maximum au bout de 48 à 72 heures, et lorsqu\u2019une cure est suspendue l\u2019effet se prolonge pour un temps variant de 6 à 10 jours.L\u2019ouabaine : Elle ne s\u2019accumule pas ; lorsqu\u2019on en cesse l\u2019administration, l\u2019effet disparaît au bout de 24 à 36 heures ; ce n'est qu'après une série de 6 à 10 injections que [\u2019effet peut se prolonger de 48 à 72 heures. Octobre 1944 LAvAL MÉDICAL 679 Il n\u2019y a pas d\u2019autres différences entre ces deux médicaments, 1ls ont la même action sur l\u2019insuffisance cardiaque, ils produisent les mêmes modifications du segment S-T et de l\u2019onde T, les signes d\u2019intoxication sont les mêmes.APPLICATIONS CLINIQUES ET SÉLECTION DE LEURS CHAMPS D'ACTION Ouabaïne : 1° Insuffisance cardiaque aiguë.2° Accidents aigus de l\u2019insuffisance cardiaque : accès de dyspnée nocturne, crise d\u2019œdème aigu du poumon chez des gens souffrant d\u2019insuffisance ventriculaire gauche.3° Dans des états intermédiaires, lorsqu\u2019on prévoit que la digitale n'agira pas assez rapidement.4° Insuffisance chronique ventriculaire gauche, avec ou sans manifestations congestives (il n'y a pas de fibrillation, la tachycardie est modérée, le cœur est élargi, il galope, le pouls est alternant, il y a chute de la pression artérielle).Ainsi dans l\u2019insuffisance coronarienne chronique, l\u2019hypertension permanente, la néphrite chronique, l'aortite syphilitique compliquée.5° Règle générale, l\u2019ouabaïne agit mieux lorsqu\u2019il n\u2019y à ni fibrillation, ni tachycardie marquée à corriger.Digitale : 1° Insuffisance cardiaque avec congestion, tachycardie marquée, et surtout fibrillation auriculaire.2° Rhumatisme cardiaque, et lésions valvulaires chroniques des Jeunes.3° Quand l\u2019insuffisance cardiaque, peu importe le type, est sous contrôle, et qu\u2019il faut un traitement d\u2019entretien prolongé.4° Traitement prolongé de la fibrillation auriculaire.MODE D\u2019ADMINISTRATION DE L\u2019OUABAINE La strophantine K serait plus dangereuse que la strophantine G (ouabaïne Arnaud) qui, dans 20 ans, n\u2019a pas causé de mort entre les mains de l\u2019auteur.La dose toxique est voisine de la dose utile.Dose maximum par jour : 4 mgm.Vaquez : 4 mgm.2 fois le premier jour, puis 14 mgm.aux 2 jours.\u2014 ou dose totale de 1 mgm.en 3 jours.Série de 6 à 10 injections.Après une série de ouabaine on peut passer à la digitale sans attendre ; après une série de digitale, il faut attendre une couple de jours avant de commencer une série de ouabaine.L\u2019auteur a traité un médecin pendant 215 ans à raison de 5 injections par semaine au moins.Guy DROUIN. 680 Lava\u2026.MÉDICAL ,( Octobre 1944 J.COLEMAN-SEAL, M.D., F.A.S.C.Myasthenia Laryngis.(Laryngite myasthénique.) Eve, Ear, Nose and Throat Monthly, (mai) 1943.La laryngite myasthénique est le nom donné par Jackson à un syndrome affectant le mécanisme de la phonation du larynx.Ce n\u2019est pas une maladie fatale comme la myasthénie grave.Les lésions macroscopiques ou microscopiques du larynx sont peu évidentes.Ce serait plutôt une condition physio-pathologique qu\u2019une maladie bien déterminée par des lésions anatomiques.La muqueuse de tout le larynx serait rouge et hypertrophiée.Les symptômes principaux seraient les suivants : enrouement, faiblesse de la voix, sensation de fatigue à la parole.Ces malades auraient la sensation d\u2019un spasme au niveau de leur gorge.Jackson prétend que cet état provient d\u2019un surmenage vocal chez le prédicateur, les chanteurs, les orateurs publics.Ce serait une fatigue, une faiblesse musculaire au niveau des muscles thyro-aryténoïdiens.L\u2019étiologie serait un abus excessif de la parole dans de mauvaises conditions, la tonalité de la voix en dehors du régistre normal, l\u2019abus excessif de l\u2019alcool et du tabac.En plus, ces malades s\u2019étouffent facilement, 1ls avalent de travers, comme disent nos gens.Dans la laryngite myasthé- nique, la fermeture des cordes vocales de la glotte se fait moins bien par suite de la faiblesse, de la fatigue du système musculaire du larynx.Alors ces gens se plaignent de s\u2019étouffer en buvant, ou encore, 1ls vous diront : « Ma voix est bonne le matin mais elle devient de plus en plus faible l\u2019après-midi et le soir.» En regardant les cordes vocales au laryngoscope, on s\u2019aperçoit qu\u2019elles sont plus rosées qu\u2019à l\u2019ordinaire et que, dans les mouvements de phonation, les cordes ne se rapprochent qu\u2019imparfaitement sans être le moins du monde paralysées ou même parésiées.Jackson dit : «la fermeture ne tient pas », l\u2019effort est impossible.On voit qu\u2019il y a une certaine analogie avec la myasthénie grave.C\u2019est ce qui a donné l\u2019idée à l\u2019auteur, bien observateur, d\u2019employer la prostigmine comme traitement de la laryngite myasthénique.II est possible que cette condition ne soit qu\u2019une forme atténuée ou, encore, localisée de la myasthénie grave.L'auteur présente l\u2019observation de 9 malades.Chaque cas a reçu un examen neurologique complet.Le traitement a consisté dans des injections intra-musculaires de prostig- mine (1 pour 2,000) 3 par semaine pour la 1\u2019 semaine, et 2 par semaine, les semaines suivantes.En plus, les patients ont pris des comprimés de 15 mg., 3 par jour.Chez quelques-uns, on a donné, en plus, de la vitamine « B».Il va sans dire que ces malades ont été examinés à tous [es autres points de vue, tel que coryza, végétations, rhinite, etc.Les observations de 7 malades sont très concluantes et quelquefois, dès la 1'° injection.Des guérisons persistent depuis plus d\u2019un an.Les malades ont reçu, pour la plupart, une douzaine d\u2019injections.Jean LACERTE. Octobre 1944 Lava\u2026.MÉDicaL 681 Major D.T.CHAMBERLIN.Gastric Analysis in an Army Hospital.(L'analyse du suc gastrique dans les hôpitaux militaires.) Editorial Gastroenterology, vol.1, n° 5, (mai) 1943.En temps de guerre, alors que le temps est précieux, Schindler sug- gere que, dans les hôpitaux militaires, l\u2019analyse du suc gastrique soit supprimée comme examen de routine.L'armée insiste sur la différenciation entre les maladies organiques et les affections psycho-neurotiques de l\u2019estomac.En aucune façon l\u2019analyse gastrique contribue au diagnostic différentiel.Les maladies organiques de l\u2019estomac ne sont mises en évidence que par les méthodes anatomiques de diagnostic et la « capacité gastrique ») du soldat ne peut être déterminée par l\u2019analyse gastrique.Il existe toutefois deux conditions pour lesquelles cette analyse a de la valeur : 1° le diagnostic différentiel entre un ulcère bénin ou malin étant impossible à faire par les moyens anatomiques, l\u2019existence d\u2019une anacidité parlera en faveur de la malignité de la lésion ; 2° une anémie pernicieuse ou macrocytaire idiopathique étant suspectée, la présence d\u2019acide chlorhydrique parle contre ces diagnostics.J.-Paul DuUGAL.Rudolph SCHINDLER.Gastric Analysis as Routine Military Procedure.(L\u2019analyse du suc gastrique dans la pratique militaire.) Editorial Gastroenterology, vol.1, n° 5, (mai) 1943.L'analyse du suc gastrique, I1solément, a peu de'valeur diagnostique, mais 1l existe certaines conditions où, avec l\u2019ensemble des autres procédés d\u2019examen, elle prend une grande valeur.Tous les médecins ont vu des patients guéris d\u2019un syndrome gastrique simulant l\u2019ulcère, par l\u2019administration de HCI, l\u2019analyse gastrique ayant révélé l\u2019achylie.Il en est de même pour certaines diarrhées inexpliquées.Chaque patient doit être traité de façon individuelle avec son propre problème.\u2018 J.-Paul Ducat.W.C.AHAREZ.What Value Has Gastric Analysis.(La valeur de l\u2019analyse du suc gastrique.) Editorial Gastroenterology, vol.1, n° 5, (mai) 1943.Des valeurs de 0 à 80 unités d\u2019HCI peuvent être trouvées chez des individus en parfaite santé et la présence d\u2019une achlorhydrie a peu de valeur puisque au moins 20% des individus apparemment normaux n\u2019ont pas d\u2019HCI libre dans leur estomac après 50 ans.Dans les troubles fonctionnels, le taux d\u2019acidité, s\u2019il est élevé, peut suggerer la présence d\u2019un ulcère.Le mucus en grande quantité peut suggérer la présence d\u2019une gastrite. 682 Lavar.MÉDicaL Octobre 1944 Dans le diagnostic entre l\u2019ulcère et le cancer, l\u2019analyse gastrique peut renforcer une opinion mais ne règle pas le problème.Si le rayon X montre un bulbe duodénal déformé, une acidité gastrique élevée suggère l\u2019activité de l\u2019ulcère et une acidité basse suggère la non existence ou la cicatrisation d\u2019un ulcère.L'analyse du suc gastrique, avant une intervention sur l\u2019estomac, ne peut renseigner sur le pronostic post-opératoire d\u2019après Vanzant.Toutefois, après l\u2019intervention, l\u2019absence d\u2019HCI semble empêcher la formation d\u2019un nouvel ulcère.La présence d\u2019HCI dans un estomac permet d\u2019éliminer le diagnostic de maladie d\u2019Addison.Le point troublant de la question est que les taux d\u2019acidité habituellement rencontrés sont compatibles avec le diagnostic d\u2019estomac normal ou atteint de gastrite, d\u2019ulcère, de cancer, ou encore, avec l\u2019existence d\u2019une cholécystite calculeuse.J.-Paul Ducaz.Sara M.JORDAN.The Usefulness of Gastric Analysis.(De l\u2019utilité de l\u2019analyse du suc gastrique.) \u201cEditorial Gastroenterology vol.1, n° 11, (nov.) 1943.Les conditions dans lesquelles l\u2019analyse gastrique nous est d\u2019un grand secours sont les suivantes : 1° L'ulcère duodénal ou gastro-Jéjunal ; pour déterminer la présence ou l\u2019acidité de la lésion ; 2° L'effet du traitement sur l\u2019ulcère duodénal ou gastro-jéjunal : si le taux élevé de l\u2019acidité persiste, la persistance ou la récidive de l\u2019ulcère est probable ; 3° Dans les cas de lésion suspecte de malignité.La combinaison de cette lésion avec une achlorhydrie augmente la suspicion.Dans l\u2019ulcère gastrique, un changement dans le sens de l\u2019achlorhydrie peut avoir une signification.J.-Paul DucaL.Leroy W.LATOWSKY.The Clinical Use of Sulfadiazine in Non- Specific Urinary Tract Infections.\u2014 A Study of 100 Cases.(L\u2019emploi de la sulfadiazine dans les infections non spécifiques du tractus urinaire.\u2014 Une étude de 100 cas.) Journal of Urology, vol.50, n° 5, (nov.) 1943.L\u2019auteur a fait une étude de 100 cas d\u2019infections urinaires non spécifiques ou il a employé la sulfadiazine.Tous ces malades ont subi les examens urologiques nécessaires pour découvrir une affection de l\u2019appareil urinaire.La sulfadiazine fut donnée à la dose de 1 à 6 grammes par Octobre 1944 LavaL MEbpicaL 683 jour en doses fractionnées.La plupart des patients ont eu de 2 à 4 grammes par jour, pour une période de 4 à 60 Jours.On doit continuer le traitement tant que les symptômes persistent et que l\u2019urine contient de l\u2019albumine, du pus et des microbes tout en traitant l\u2019affectiou urinaire.On doit maintenir la balance des liquides : 1l faut faire absorber au patient 3,000 c.c.de liquides ou plus par jour.Tous les échantillons d\u2019urine furent recueillis d\u2019une façon stérile.Après centrifugation le culot est examiné sur lame et cultivé sur milieu gélose au sang.Tous les milieux de culture contenaient 5 milligrammes pour 100 c.c.d\u2019acide p-aminobenzoïque pour neutraliser la sulfadiazine de l\u2019urine.Résultats : L\u2019auteur a divisé les résultats en + catégories : a) guérison complète, 1.e.disparition des symptômes : absence de pus, d\u2019albumine et de microbes dans les urines ; \u2018 b) disparition des symptômes, maïs culture positive des urines ; c) êchec ; d) ou on a dû discontinuer les traitements à cause de manifestations toxiques.Seuls les patients porteurs d\u2019infections urinaires associées à un cancer de la prostate ou de la vessie ou à un diverticule vésical n\u2019ont pas bien répondu au traitement.On a rencontré tous les microbes : dans 45 cas, un seul microbe était en cause et dans 55 cas il y avait association microbienne.L\u2019étude de ces 100 cas a révélé que la sulfadiazine était effective contre la plupart des microbes avec une efficacité moindre vis-à-vis du streptocoque viridans et, encore, dans 57% des cas, on a obtenu de bons résultats.La sulfadiazine s\u2019élimine par l\u2019urine complètement même lorsqu\u2019il y a atteinte rénale.Les réactions toxiques ont été rencontrées chez + malades : un cas léger de dermite, un cas léger de leucopénie, un cas de lèvre médicamenteuse et un cas de nausées graves : vomissement et diarrhée.Discussion : On doit faire un examen urologique pour découvrir une affection pathologique chez tout pyurique avant de [ui prescrire un sulfamidé et de traiter cette cause.On doit maintenir la balance des liquides ; donner 3,000 c.c.ou plus de liquide par jour.On doit maintenir un pH acide malgré que, suivant certains auteurs, ce pH acide favoriserait la formation de cristaux.Tout en maintenant un pH acide, l\u2019auteur n\u2019a pas découvert de cristaux de sulfadiazine chez ces 100 malades.Dans 74% des cas, on a obtenu des résultats excellents.Le sulfathiazol et le sulfadiazine ont une valeur thérapeutique équivalente en regard des infections urinaires non spécifiques.La toxicité moindre de la sulfadiazine en fait le médicament de choix contre les infections non spécifiques des voies urinaires et contre la blennorragie.Arthur BEDARD. 684 LavaL.MÉDICAL Octobre 1944 Gilbert GORDAN, m.p., Mayo H.SOLE Y, M.p., et Francis L.CHAMBERLAIN, M.D.(San Francisco).Electrocardiographic Features Associated with Hyperthyroidism.(Les anomalies élec- tro-cardiographiques qui sont associées à l\u2019hyperthyroïdie).Archives of Internal Medicine, vol.73, n° 2, (février) 1944, p.148.Sur 168 malades, 53% avaient des tracés électro-cardiographiques anormaux.Dans 140 de ces 168 cas, il n\u2019y avait pas d\u2019autre cause que l\u2019hyperthyroïdie pour expliquer les tracés anormaux, qui se trouvaient dans la proportion de 44%.De ces 140 malades, 62 se trouvaient dans le groupe d\u2019âge de 14 à 40 ans avec 36% de tracés anormaux ; et 78 dans le groupe d\u2019âge de 41 à 75 ans avec 63.5% de tracés anormaux.Dans 73% des cas 1l y avait goitre diffus toxique, et dans 27% goitre nodulaire toxique.79% étaient des femmes et 21% des hommes ; les tracés anormaux ont été rencontrés plus souvent chez l\u2019homme (70%).Le métabolisme basal était un peu plus élevé quand letracé électro-cardiographique était anormal.Les anomalies constatées ont été les suivantes : 1° La tachycardie sinusale, au'taux de 100 ou plus par minute, est l\u2019anomalie la plus commune, soit dans 601% des cas.2° L\u2019arythmie sinusale a été trouvée 4 fois.3° Des extra-systoles d\u2019origine ventriculaire dans 6 cas.4° Des extra-systoles d\u2019origine auriculaire dans 1 cas.5° La fibrillation auriculaire dans 14% des cas ; sous la forme chronique dans les 34 des cas, et sous la forme paroxystique dans le 14 des cas.Elle était plus fréquente dans les goitres nodulaires, 33.3%, que dans les goitres diffus, 10.33%.6° Un blocage partiel auriculo-ventriculaire dans 9 cas.Cette anomalie est une contre-indication à la digitaline.7° Les auteurs n\u2019ont pas observé de blocage complet.8° Il y avait des anomalies de l\u2019onde P dans 31% des cas: sous forme de crochetage des branches de cette onde dans 28% des cas, sous forme d\u2019élargissement de l\u2019onde dans 5% des cas.Les auteurs n\u2019ont pas observé d\u2019onde P de grande amplitude, comme l\u2019ont signalé d\u2019autres auteurs.9° Augmentation de la durée du groupe QRS dans 5 cas.10° Signes de prédominance ventriculaire gauche dans 7 cas.11° Léger dénivellement du segment S-T, mais pas en dehors des [limites normales.12° Anomalies de l\u2019onde T en DI, en DII, ou dans ces deux dérivations a la fois.En DI dans 19% des cas, en DII dans 18% des cas, et dans les deux dérivations dans 10% des cas.Les anomalies consistent dans une diminution marquée d\u2019amplitude ou dans un crochetage des branches.Il n\u2019y a pas de déformation typique de cette onde.Après traitement, les anomalies tendent à disparaître ; les anomalies de l\u2019onde T sont disparues dans 14 cas sur 17, et la fibrillation auriculaire dans 7 cas sur les 8 qui ont été réexaminés après l\u2019opération.Guy DROUIN. UROPRAZINE GOUTTE@RH JRE RTHRITISMESRSCIATIO YSTITES\u2014PYELITES> CALCOLEOL DRAGEES TROUBLES DE DÉMINÉRALISATION, | TRICALCINE POUDRE \u2014 COMPRIMES \u2014 CACHETS ETe D EQiALLAI EMENT, - SHAT LA PER DE2DESDENTITION ET DE Tas ANEMIE\u2014CONVALESCENCE ETC VEINOTROPE TROUBLE DU \"SYSTÈME MASCUL IN FÉMININ sn Reco \\ \u2014 PARICE ÉMORROÏDESW@WULCÈRES VARIQUEUX \u20ac POSTPHLÉBITIQUES TROUBLES | E 5 UESTROUBLES HEPATO-BILIAIRES.LS 2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL cum CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES PRIX A LA FACULTÉ DE MÉDECINE Prix Morrin : Première année.1\u201c.Patrick LAUGHREA 2e François CLOUTIER Marc PLAMONDON Deuxième année.1°'.Conrad Rousseau 2\u20ac.Guy LAFOND Troisième année.1°'.Jean-Marie VILLENEUVE Ze Claude BÉLAND \u2018 \\André MceN1coLL Quatrième année.1\u201c.Andrés-Vesalio Guzman 2e .Conrad ST-JEAN Prix Nadeau : Premiére année.François GAGNÉ Quatrième année.1°.Raymond JACQUES 2e.Andrés-Vesalio Guzman Prix Vézina : Quatrième année .1°\".Charles-Auguste LEVASSEUR 2e.Claude Dusk HUILE DE FOIE DE MORUE SULFANILAMIDE SULFATHIAZOLE Te Vitazole E.B.dients actifs incorporés dans un onguent doux pour le traitement de l'infection des blessures ouvertes.° ° Depuis Huile de foie de morue clo en 1934, démontra, pour la première fois au corps médical, la valeur de l\u2019huile de foie de morue dans le traitement des brûlures et des échaudures ce vieux remède a été soumis à des essais cliniques qui ont donné de bons résultats?L\u2019on a remarqué que l'huile de foie de morue stimulait définitivement la régénération granulaire et épithéliale.De plus, elle forme une pellicule douce et protectrice sur la blessure, ce qui élimine pour ainsi dire la douleur des pansements quotidiens.Le VITAZOLE E.B.S.est de l'huile de foie de morue incorporée dans un onguent et fortifiée pour contenir, dans chaque gramme, 1,000 unités internationales de vitamine À et 100 unités internationales de vitamine D \u2014 ces deux vitamines contribuant beaucoup au processus de régénération des surfaces traumatisées.L'action bactéricide marquée de l\u2019huile de S u [ fe AS foie de morue* est renforcée, dans le Vitazole E.B.S., par l\u2019effet bactéricide de deux drogues à base de soufre.Le sulfanilamide, étant rapidement soluble dans le sérum, agit vite ; le sulfathiazole, étant moins soluble, assure une action plus prolongée.Le Vilazole E.B.S.contient 4% de chacun, unissant l\u2019action sélective bien connue du sulfanilamide contre le streptocoque hémolytique à celle du sulfathiazole contre le staphylocoque.L\u2019on peut compter sur ces trois agents ensemble pour éliminer la flore bactérienne de n\u2019importe quelle blessure.Indications : Blessures, brûlures, ulcères, écorchures.RÉFÉRENC:S : 1 L'Hr, W.Zentralbl.J.Chir., 61 : 1686, 1934 ; Chir., 6 : 263, 1934.2 Une bibliographie étendue sera fournie, sur demande, aux personnes qui la désirent.3 LICHENSTE.N, M.Lancet, 2 : 1623, 1939, NELLIS, P., et THomas, G.Compt.rend.Soc.biol., 130 : 1074, 1939.TORONTO .viphamiomide - contains added te A \u2014 1000 lat us \u2014 100 fat.ws, we *\u2014Appl ly dire at ™ oron gnuse age dress! Composition du Vitazole E.B.S.: Huile de foie de morue.50% Sulfathiazole.4% Sulfanilamide .4% Onguent .429 Chaque gramme contient : Vitamine À 1,000 unités intern.Vitamine D 100 unités intern.LE VITAZOLE E.B, S.est présenté en tubes de 1 once pots de 4 onces et pots de 16 onces 26 \u2014 Laval Médical, Québec, octobre 1944 \u2014 Vol.9\u2014- No 8 686 Lavar MÉDicaL Octobre 1944 Prix Ciba : Troisième année.1¢.Guy TARDIF : 2e.Claude Dust Prix Lemieux : Premiére année.~.François GAGNÉ Prix Jobin : Premiére année.Francois GAGNE Prix de internat : Troisième année.Jean (GOSSELIN Médaille d\u2019argent : Quatrième année .Andrés-Vesalio GUZMAN LA GUERRE ET NOS JEUNES MÉDECINS La dernière graduation de médecins à Laval comptait cinquante- quatre nouveaux docteurs.Des quarante-cinq Canadiens éligibles au service militaire, trente-deux se sont enrôlés dans le Corps médical royal canadien, ce qui donne une moyenne de 71%.L'\u2019an dernier, à [a même rubrique, nous soulignions avec fierté le 58% d\u2019enrôlés de l\u2019avant-dernière promotion.Que dire maintenant devant la progression croissante et la très significative proportion de 71% ?Un relevé général de l\u2019effort de guerre à l\u2019Université Laval nous permet de noter avec fierté, entre autres, notre participation en hommes à cette guerre-ci : 702 élèves anciens et actuels de Laval ; 260 médecins.81 étudiants en médecine sont actuellement enrôlés dans l\u2019armée active sur un total éligible de 168, ce qui fait 50%. se SN SRY Si RN = SSSR Se = x ss ¥ 5 $ aE = SO A i 55 = = cs 3 = § $ le SH = « si > 7 A Sn Yi SE > 5, of s \u201d 77 ps 55 3 i % = ¥ ; 2 5 A a = Pas gs es wy Vd NEE ER a Rs 3 fi $ # EUSTHENYL 4 Ë en ; né 3 § Ee Sa Apr I EI DEY e 2 2» dette tr i IRR.À À SEARS a 1 vont 45 en ov ES 1\u20acTE Br EXBARSE ARMATÉUTIE 7: %: 8 a 3 Se = = \u201cx 8 RS = Fos LAS a\u201c S 5 >\" = 5 A 3 A = Sa BR 3 3 x 0s > \u20ac $ A = x = ; x = x à on RD i SE oo = = = x a ce se & 5 RR 3 $.RB SA RES a $ a oe Se AN À $ a 2 N % % + = sa RY = = = \u201d Ba ne B Se ea méthylarsinate de sodium \u2014 cola \u2014 vitam 3 hate acide de sodi Noix vo mi pho = es nucl ; ini ate de sodium- ein ce re lane de ge = = = ZE 4 a a A 20% i i 7 nN ap > 7 9x 43 2 SH 7 a a 7 7% a 2, 7 Zi i x 7 fis fis 7 4 TX 2 i 7 7 7 4 Le 7.sé \u201c7 \u20ac «a Æ I 22 i Z % # 2 2 ; # 4 x # % Tots % 22 vi 7 2.i, PE A 7 A a cz iz or 7 74 7 # eu ul Il er \u201cA a d an dle at an te 7 h repas i Bs i 7 æ LÉ A 2 5 Sa Zi 5 2% 2 bi 2 REE = a bs x.a = oi te = 4) z - a *, Re SE 9 £ a 680 QUEST RUE 2 HERBROOKE MONTREAL z.ph sy 2 oc\u201d % A 4 ba 2 Laval MéZical, Québec, octobre 1944 Vol.9\u2014 No 8 \u2014 27 SEDANTYL Propriétés thérapeutiques : Les gouttes de SEDANTYL à base de benzoate de benzyle et d\u2019orthoformiate d\u2019éthyle, sont l\u2019antispasmodique idéal des muscles lisses.Comparables, comme action, aux alcaloides de \"opium, elles n\u2019en ont pas les inconvénients et peuvent être ingérées à doses relativement élevées, sans occasionner aucune action toxique sur le système nerveux.Indications : Tous les spasmes des muscles lisses en général : Asthme vrai, Dyspnées nerveuses, Spasmes bronchiques, [Incontinence et Rétention d\u2019urine, Coliques des bébés, Spasmes du pylore, Toux rebelles, Hoquet persistant, Diarrhées douloureuses, Dvsménorrhées, Coliques utérines, Hypertension, Spasmes des vaisseaux sanguins, Vomissements de la grossesse et des nourrissons, Etc., etc.Remplace avec avantage: MORPHINE, OPIUM, CODEINE, comme Antispasmodique MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTREAL \u2014 CANADA.28 \u2014 Laval Médical, Québec, octobre 1944 \u2014 Vol.9- No 8 Octobre 1944 LAavAar MÉDicaL 687 Voici la liste des nouveaux docteurs en médecine enrôlés dans le Corps médical royal canadien : LISTE DES NOUVEAUX DOCTEURS EN MÉDECINE ENROLÉS DANS LE CORPS MÉDICAL ROYAL CANADIEN ALLEN, Marc BEAULIEU, Jean-Claude CARIGNAN, André CHABOT, Charles DampHOUSSE, Alban Dargis, Jean: D\u2019ENTREMONT, Philippe DupraT, Gérard Dupuis, Pierre Foucau.T, Wallace GAUDET, J.-Edouard GERVAIS, Rodolphe GILBERT, Chs-Antoine GossELIN, Frs-d\u2019Assise GourDEAU, Robert GROLEAU, Yves (Août 1944) HUBERT, Pierre IRWIN, George LABRECQUE, Emile LACHANCE, Jean-Willie LAROUCHE, Gérard LavaLLEE, Louis LEBLANC, Jean-Jacques LESAGE, Roger LEvesque, Jean-Marie MicHauDp, Jean-Thomas Napeau, Nidgar PINARD, Hervé SAULNIER, Georges SIMARD, Frs-Navier TREMBLAY, Joseph-Albert VARVERIKOS, Emmanuel.DÉFENSE CONTRE LES GAZ TOXIQUES Le département de la Défense nationale, à Ottawa, ayant décidé d\u2019établir, dans.chaque district, un centre permanent de défense contre les gaz, vient de nommer M.Roger Gaudry, D.sc., chargé du cours de chimie générale à la Faculté de médecine, aviseur senior pour la détection des gaz dans la région de Québec.Il y a deux ans, le Dr Gaudry, délégué par le département de biochimie, est allé à Montréal suivre des cours sur les gaz de guerre.Prochainement, il ira à Ottawa faire des études de perfectionnement sur le même sujet.(8) LavaLr MEbicaL Octobre 1944 RETOUR DU Dr GEORGES-ALBERT BERGERON Le Dr Georges-Albert Bergeron, assistant de M.le Pr Roméo Blanchet au département de physiologie de la Faculté de médecine, est de retour des Etats-Unis où 1l a suivi des cours de perfectionnement et fait des travaux en physiologie dans les laboratoires de M.le Pr Carl J.Wiggers, professeur et chef du département de physiologie à la Faculté de médecine de la Western Reserve University, Cleveland, Ohio.Il s\u2019est tout particulièrement intéressé à la question du choc traumatique en recherches en outre des cours réguliers où il a été à même de prendre un contact immédiat avec les méthodes américaines de l\u2019enseignement de la physiologie.\u2019 M.EDOUARD PAGE, Ph.D., nommé assistant du département de biochimie Le Dr Edouard Pagé, gradué de l\u2019Université Cornell, N.Y., vient d\u2019être choisi, par la Faculté de médecine, pour assister M.le Pr Rosaire Gingras au département de biochimie.Toute sa carrière est orientée vers les sciences de la physiologie et de la biochimie.Après l\u2019obtention du B.A., à l\u2019Université d\u2019Ottawa, 1l fait des études spéciales à l\u2019Ecole vétérinaire et agronomique d\u2019Oka.Trois années d\u2019études en biochimie à l\u2019Université Cornell, N.Y., lui permettent d\u2019obtenir brillamment son Ph.D.en 1940.Depuis lors, il se consacre à des travaux de physiologie de guerre en rapport avec l\u2019aviation, sous la direction du Pr Graham au Banting and Best Department of Medical Research, à l\u2019Université de Toronto.I! assistera désormais M.le Pr Gin- gras au département de biochimie.Pierre JoBIN. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 "]
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