Laval médical, 1 décembre 1944, Décembre
[" VoL.9 No 10 DÉCEMBRE 1944 LAVAL MÉDICAL BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Direction FACULTÉ DE MÉDECINE UNIVERSITÉ LAVAL QUÉBEC SOUFFRENT KRickes 7 Pauvres D'AVITAMINOSE Un régime carencé en riboflavine chez les animaux d'expérience amène un arrêt de croissance, des signes prématurés de vieillesse.L'administration de riboflavine ramène l\u2019état normal et disparition des lésions.(Day, P.L., et Darby, W.J., J.Biol., Chem., 123, 28- 29, mai 1938.) Il est hors de doute que nombre d'individus, surtout chez les pauvres, ne consomment pas assez d'aliments contenant une teneur suffisante en vitamines À el G pour assurer un état de nutrition essentiel au bien-être et à la résistance aux infections.(Sherman, H.C., Lanford, C.S., J.A.M.As 111 ; 1278-1280, 16 avril 1938.) a LE J LAVAL MÉDICAL VOL.9 N° 10 DÉCEMBRE 1944 COMMUNICATIONS CONSIDÉRATIONS SUR LE PROBLÈME DES BRUCELLOSES A SAINT-MICHEL-ARCHANGE par Chs-Auguste PAINCHAUD Biologiste à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange Quand, en 1939, nous avons commencé d\u2019effectuer, en série, le sérodiagnostic de la brucellose humaine chez les patients de l\u2019Hôpital Saint- Michel-Archange, il y avait quelques années déjà que la brucellose animale \u2014 révélée par l\u2019existence d\u2019agglutinines spécifiques dans le sérum de vaches atteintes d\u2019avortement épizootique \u2014 sévissait à l\u2019état endémique parmi! le troupeau de bovins de l\u2019Hôpital Saint-Michel- Archange, comme elle avait d\u2019ailleurs été observée dans bon nombre de troupeaux un peu partout à travers le pays.En même temps, la brucellose humaine avait pris droit de cité au Canada, et l\u2019on ne compte plus, aujourd\u2019hui, les cas d\u2019une maladie signalée au pays, pour la première fois, il y a une quinzaine d\u2019années 3) 754 Lava\u2026 MÉDicaL Décembre 1944 à peine.On pourrait même ajouter qu\u2019elle est devenue récemment d\u2019une actualité cuisante dans notre propre district.Maladie commune à l\u2019homme et aux animaux, cette infection intéresse à la fois les hygiénistes, les médecins et les vétérinaires.On sait, en effet, que la brucellose humaine est presque exclusivement d\u2019origine animale, et, qu\u2019en notre pays, la vache doit être à l\u2019origine de la plupart des cas qui ont été observés.Cependant, l\u2019on sait aussi que d\u2019autres races animales, telles la brebis, la chèvre, et même le porc, sont, en d\u2019autres lieux, des agents prévalents de dissémination de la brucellose humaine.Les microbes qui causent l\u2019avortement contagieux (principale manifestation de brucellose chez l\u2019animal) sont respectivement : la souche bovine (brucella abortus), la souche caprine (brucella melitensis), la souche porcine (brucella suis).La maladie de la vache est aussi connue sous le nom de maladie de Bang, et celle du porc, sous le nom de maladie de Traum.La contamination de l\u2019homme procède surtout des contacts avec les animaux infectés ou leurs produits, les interventions lors de l\u2019avortement étant particulièrement dangereuses.Quant à la contamination par le lait et ses sous-produits consommés crus, elle n\u2019est plus à démontrer, et répond au mode habituel de transmission de la brucellose aux populations urbaines.Ces faits étant établis, nous ne croyons pas inutile, avant d\u2019entrer dans le vif du sujet, d\u2019expliquer l\u2019emploi du terme de brucellose humaine au lieu de celui de fièvre ondulante couramment employé.Le terme de brucellose, qui fait état de la notion étiologique sans préjuger d\u2019ailleurs de l\u2019agent en cause : brucella abortus, brucella melitensis, ou brucella suis, convient mieux que la dénomination de fièvre ondulante qui n\u2019est basée que sur un symptôme de la maladie, certes important, mais qui est loin d\u2019être constant.Car 1l est fréquent d\u2019observer des infections à brucella, sans la moindre ondulation thermique, de même qu\u2019on peut observer des fièvres à caractère ondulant ne reconnaissant pour agent pathogène aucun germe du type brucella.La présente note a pour objet de faire connaître les résultats de l\u2019expérimentation effectuée à- Saint-Michel-Archange avec le séro- Décembre 1944 : Lavar MÉDpicaL 755 diagnostic de l\u2019infection brucellique chez les patients et les bovins, de préciser la valeur de ce procédé de diagnostic au cours des brucelloses bovines et humaines et, enfin, d\u2019apprécier les résultats et la valeur d\u2019une tentative de chimiothérapie par les sulfamidés, de l\u2019avortement épizootique dans l\u2019exploitation de bovins de Saint-Michel-Archange.Dans le but de donner à cet exposé le plus de clarté possible, nous vous présenterons les résultats de notre travail dans l\u2019ordre chronologique qui a présidé à son exécution.Comme nous l\u2019avons énoncé au début, quand, en 1939, nous avons commencé de nous occuper de la question de la brucellose humaine à Saint-Michel-Archange, la brucellose animale sévissait depuis quelques années dans l\u2019exploitation de bovins de l\u2019hôpital.Les tableaux (I et IT) qui suivent indiquent assez clairement, pour les années mentionnées, le nombre d\u2019animaux infectés, \u2014 infection révélée par le séro-diagnostic de Wright \u2014, le pourcentage des avortements de chaque année, et les cas de rétention des membranes observés pour les mêmes périodes.TABLEAU I Séro-diagnostics de brucellose \u2014 troupeau de bovins de l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange.ANNÉE D'ANIMAUX DE poss DE NÉGATIFS 1932.76 38 38 1934.96 38 46 1935.98 26 72 1936.95 28 67 1938.95 26 69 1939.113 16 97 1940.96 24 72 1941.96 21 75 1942.94 20 74 1943.102 15 87 756 LavaL.MÉDicaL Décembre 1944 TABLEAU II Tableau indiquant le pourcentage d\u2019avortements et le nombre de cas de rétention des membranes en regard du nombre d\u2019animaux atteints de brucellose.NOMBRE ANNÉE NOMBRE NOMBRE No\" DE CAS DE D'ANIMAUX , RETENTION POSITIFS D\u2019A VORTEMENTS | DES MEMBRANES 1939.113 16 13 18 1940.96 24 9 19 1041.96 21 0 10 1042.94 .20 0 8 1043.102 15 0 0 Ainsi qu\u2019on le voit, l\u2019infection des bovins constituait, par son importance, un véritable fléau pour l\u2019élevage, par suite surtout de la suppression des produits et des pertes de lait, en même temps qu\u2019un danger constant de contagion humaine pour les ouvriers de la vacherie et les consommateurs du lait de l\u2019exploitation, les patients de l\u2019Hôpital Saint- Michel-Archange.Néanmoins, jusqu\u2019à 1939, nous n\u2019avions eu connaissance que de deux cas de brucellose, survenus simultanément chez deux patientes de l\u2019hôpital au cours de 1938, et rapportés à cette Société par le Dr L.Larue.Ces deux patientes développèrent une fièvre ondulante assez typique.Quand la maladie s\u2019est déclarée, elles donnaient leurs services comme ouvrières de la ferme et, pour cette raison, l\u2019on peut présumer qu\u2019elles furent victimes de la contagion directe.Depuis, aucune autre forme clinique de brucellose n\u2019a été observée dans notre milieu, fait sans doute attribuable au faible pouvoir pathogène de brucella abortus pour l\u2019homme.Restaient cependant à considérer les formes bénignes, cliniquement inapparentes de la maladie humaine, dont le diagnostic relève uniquement du laboratoire.| À ce point de vue, l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange offrait un champ d'investigation précieux, par le nombre des hospitalisés consommant un même lait provenant d\u2019une même source infectée.C\u2019est ainsi qu\u2019au cours de 1939, nous avons commencé à pratiquer en série le diagnostic de l\u2019infection brucellique chez les patients de Décembre 1944 Lavar MéÉpicaL 757 l\u2019hôpital.Nous l\u2019avons effectué chez près de deux mille d\u2019entre eux dont 1,620 étaient hospitalisés depuis une année au moins.Seuls les résultats des séro-diagnostics de ce dernier groupe ont été retenus 1ci, parce qu\u2019ils concernent un groupe d\u2019individus qui ont consommé du lait de source infectée durant une assez longue période.Pour les techniciens que la chose peut intéresser, nous indiquons ci-dessous la marche suivie pour ces examens.TE CHNIQUE DU SÉRO-DIAGNOSTIC Nous avons utilisé constamment, pour la recherche de l\u2019agglutination, la suspension standardisée de brucella abortus du commerce, délivrée par la maison Lederle, sous le nom de Abortion Test Antigen.Avec cet antigène, nous avons utilisé, pour un temps, le procédé d\u2019agglutination macroscopique en tubes, superposable au procédé employé pour le séro-diagnostic de Widal.Dans la suite, nous n\u2019avons utilisé que le procédé rapide d\u2019agglutination de Huddleson, qui est beaucoup plus simple et tout aussi précis.Il nous a fourni d\u2019excellents résultats pour les différents produits que nous avons eus à éprouver : sérums humains, sérums animaux (de vaches et de cobayes), laits.Tous les séro-diagnostics ont été faits avec des sérums non chauffés, dans les 24 à 36 heures qui ont suivi les prélèvements.La même technique a ête utilisée avec les sérums humains et animaux.Pour les laits, nous avons procédé comme suit : a 10 c.c.de lait, placés dans un tube à essai, nous ajoutons quelques gouttes de présure du commerce et 1 c.c.de tétrachlorure de carbone.Le mélange est assuré par une agitation vigoureuse.Après une heure d\u2019étuve environ, le lactosérum est recueilli et éclairci par centrifugation.Pour le reste de la réaction, on opère de la même façon qu\u2019avec un sérum sanguin.RÉSULTATS DES SÉRO-DIAGNOSTICS DE LA BRUCELLOSE PRATIQUÉS CHEZ LES PATIENTS DE L\u2019HopirAaL SAINT-MICHEL-ARCHANGE Au cours de l\u2019année 1939, nous avons effectué 1,620 séro-diagnostics dont les résultats figurent au tableau III. 758 Lavar.MÉDICAL TABLEAU III Décembre 1944 Résultats des séro-diagnostics (brucellose) obtenus sur un total de 1,620 patients bospitalisés depuis au moins une année, à l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange.(Sont inscrits seulement les résultats de ceux qui ont fourni un taux d\u2019agglutination quelconque.) ANNÉE DATE TAUX REFAITS PATIENTS D\u2019ADMISSION DU D\u2019AGGLUTIN A- 3 NOVEMBRE A L\u2019HOPITAL SÉRO-DIAGN.TION 1944 B,L.\u2026.\u2026 1931 1939 1:300 LL 1112 G,E.1938 1939 1: 250 1: 100 C,R.1938 1939 1: 250 nég D., Alp.1934 1939 1: 200 nég.I,LbB.(*).1938 1939 1: 150 1: 150 M., Par.(*) 1938 1939 1:120 nég G,L.\u2026.\u2026 1936 1939 1:80 JL LL LL LL N., G.1938 1939 1:60 |.N,E.1935 1939 1:60 |.G., J.1931 1939 1:50 |.G,L.1918 1939 1:50 |.B,G.1925 1939 1:40 |.1111 0 M,G.1938 1939 1:40 nég E,M.1938 1939 1:40 |.110 B.,J.1914 1939 1:40 |.R., G.1935 1939 1:40 JL 120 D,J.1934 1939 1:20 |.111120 O,G.1932 1939 1:20 |.T,H.1929 1939 1:30 nég D,E.1936 1939 1:30 |.D,A.1937 1939 1:10 |.V.,C.\u2026.1931 1939 1:10 |.C,A.1932 1939 1:10 |.110020 B,C.\u2026.\u2026 1937 1939 1:10 nég.E,G.1935 1939 1:10 |.(*) Deux patientes ayant développé la maladie en 1938.Nous y avons noté tous les taux d\u2019agglutination trouvés, méme les plus faibles.On compte vingt-cinq patients dont les sérums possédaient des propriétés agglutinantes.De ce nombre, on doit déduire deux cas qui se rapportent aux deux malades qui ont présenté une forme clinique de - Décembre 1944 LAavAL MÉDICAL 759 brucellose.Il reste donc vingt-trois patients que nous avons classés comme suit : un groupe de neuf qui ont présenté un taux d\u2019agglutination ne dépassant pas le 1:30¢, et qui doivent être considérés comme exempts de l\u2019infection dont 1l s\u2019agit ; un deuxième groupe de sept dont les taux d\u2019agglutination commandent un classement douteux ; et, enfin, un autre groupe de sept dont les taux d\u2019agglutination intercalés entre le 1:60¢ et le 1:300° furent révélateurs de brucelloses qui ne se sont pas manifestées cliniquement.\u2018 Tels furent les résultats de nos recherches sur les formes inapparentes de brucellose humaine à Saint-Michel-Archange au cours de l\u2019année 1939.Pour le nombre d\u2019individus étudiés, les cas observés ne représentent qu\u2019un faible pourcentage \u2014 moins de 0.5% des patients éprouvés par le séro-diagnostic \u2014.Toutefois, Ils n\u2019en témoignent pas moins de l\u2019existence de ces formes asymptomatiques qui seraient beaucoup plus fréquentes que les formes aiguës fébriles, dans la variété de brucellose due a brucella abortus bovis.Cette notion théorique sortie des laboratoires vaut d\u2019étre retenue par le médecin, puisqu\u2019elle explique bien les silences de l\u2019infection brucel- lique qui a souvent, d\u2019emblée, l\u2019allure d\u2019une infection chronique.C\u2019est ainsi que, chez deux patients dont les noms figurent au tableau que nous venons d\u2019étudier, nous avons pu constater, après 5 ans, un taux d\u2019agglutination encore significatif d\u2019infection.Malgré tous ces faits, l\u2019expérience conduite nous permettait de constater que la brucellose humaine, dans l\u2019agglomération de l\u2019Hôpital, n\u2019offrait aucun caractère de gravité particulière, et que, du point de vue pratique, l\u2019application d\u2019une seule mesure prophylactique \u2014 la consommation d\u2019un lait rendu inoffensif \u2014 serait suffisante.- Contrairement à la question de la brucellose humaine, la question de la brucellose animale à Saint-Michel-Archange, nous était apparue comme un problème beaucoup plus sérieux.En effet, abstraction faite de ses rapports avec la brucellose humaine dont 1l vient d\u2019être question, et considérée pour elle-même, cette infection, qui, on le sait, sévissait dans notre troupeau depuis plusieurs années, était, encore en 1939, une cause de pertes matérielles considérables, pour trois raisons principales : les pertes de lait, la stérilité, et, surtout, 760 Lavar.MÉpicaL Décembre 1944 la suppression des produits de gestation.En effet, ainsi que l\u2019indique le tableau II, le nombre des bêtes trouvées malades était encore assez élevé en 1939, où l\u2019on voit que l\u2019avortement se produisit chez 13% des animaux en gestation.Ainsi l\u2019infection brucellique animale continuait de se manifester dans les accidents les plus coûteux pour un élevage, et cela malgré les efforts qui avaient été accomplis jusque-là pour l\u2019assainissement du troupeau, par l\u2019utilisation des moyens de traitements et de prophylaxie prescrits,etl\u2019observancesoutenuedesrègles d\u2019hygiènepréconisées jusque-là.Toutefois, il y eut quelque progrès, mais tellement lent, dans la diminution du nombre des avortements des bovidés qui se reproduisaient chaque année, que l\u2019on était disposé à tenter l\u2019essai de tout produit nouveau dont on pouvait espérer des résultats plus tangibles.La notion des heureux résultats obtenus en clinique humaine avec les dérivés sulfamidés fit tomber notre choix sur cette chimiothérapie que nous avons d\u2019abord suggérée à titre d\u2019essai dans le traitement de la mammite des bovidés.Cette suggestion était accompagnée des instructions nécessaires concernant la posologie, le mode d\u2019administration de la sulfanilamide que nous avions établis en tenant compte du poids de l\u2019animal, de sa façon de s\u2019alimenter, et des facilités procurées au personnel de la ferme.II était bien entendu, par ailleurs, que le lait de tout animal recevant la chimiothérapie sulfamidée ne devait pas être livré à la consommation.On sait que la mammite des bovidés est une infection à streptocoque, et c\u2019est à cause de l\u2019action connue de la sulfanilamide contre cet agent infectieux que nous l\u2019avons d\u2019abord prescrite contre la mammite de la vache.Les résultats obtenus ont été, dans l\u2019opinion du chef du personnel de la ferme, de diminuer la gravité et la durée des poussées de mammite.Les résultats n\u2019ont pu être appréciés scientifiquement et nous n\u2019insistons pas sur ce sujet.Nous ajoutons seulement qu\u2019elle est encore utilisée pour nos bovins parce que rien de mieux, semble-t-il, n\u2019a été préconisé depuis que nous avons commencé de l\u2019employer dans cette variété d\u2019infection en 1940.L\u2019année suivante, nous avons étendu cette chimiothérapie aux infections brucelliques, nombreuses dans l\u2019exploitation de Saint-Michel- Archange. Décembre 1944 Lavar MÉDpicaL ; 761 La façon de procéder dans cette deuxième tentative de chimiothérapie a été toute différente de celle qui concernait la mammite.Chez la vache infectée de brucellose, la maladie se manifeste par deux signes, dont l\u2019un, clinique, l\u2019avortement qui n\u2019est pas obligatoire, puisque toutes les vaches infectées n\u2019avortent pas, et l\u2019autre, signe plus constant, d\u2019ordre biologique, mis en évidence par les épreuves de laboratoire, et tout particulièrement par le procédé, à la fois commode et précis, de la séro-agglutination.Nous avons tenté de tenir compte de ces notions en établissant le mode d\u2019administration de la sulfanilamide dans la brucellose bovine, et voici quelle façon de procéder nous avons cru bon de suggérer : 1° Seules les vaches présentant une séro-agglutination positive dans le sang étaient susceptibles d\u2019être traitées ; 2° Le traitement serait appliqué à toute vache en gestation, qu\u2019il y ait eu ou non avortement au cours des années précédentes ; 3° A moins d\u2019indications spéciales le traitement serait donné durant deux périodes de quinze Jours au cours des deux derniers mois de la gestation.4° Enfin, le produit serait donné deux fois par jour, à des doses fixes, sauf si on se rendait compte de poussées infectieuses.Dans ce cas, on augmenterait la fréquence des doses à administrer.Telle est, en résumé, la ligne de conduite qui a été suivie, depuis 1941, dans l\u2019application du traitement de la brucellose par les sulfamidés.Dans l\u2019appréciation des résultats obtenus qui figurent au tableau I, la propriété anti-abortive nous a servi de critérium de base pour juger de l\u2019efficacité du traitement ; c\u2019est pourquoi nous avons placé, en regard du nombre des animaux infectés (séro-diagnostic positif : sang), le pourcentage des avortements qui se sont produits depuis 1939.Comme on le constate à l\u2019analyse du tableau indiqué, les résultats obtenus, considérés sous cet angle, furent très heureux.On y voit en effet, que, depuis l\u2019emploi de la médication sulfamidée, en 1941, pas un seul avortement n\u2019est survenu, en incluant même les résultats des neuf mois écoulés de la présente année. 762 Lava\u2026 MÉDICAL Décembre 1944 Pour ce qui a trait aux cas de non-délivrance, ou de rétention des membranes, qui relèvent aussi très souvent de la mème infection, les résultats de la médication sulfamidée furent également bons, mais beaucoup plus lents à se manifester.Ainsi que le tableau l\u2019indique, ce n\u2019est qu\u2019en 1943, que le nombre des cas de rétention des membranes atteignit le chiffre de zéro.Toutefois, malgré la disparition des accidents principaux de l\u2019infection brucellique chez nos bovins, un certain nombre d\u2019animaux continuaient de présenter un séro-diagnostic d\u2019infection, je dirai même que toutes les bêtes du troupeau, encore vivantes, qui avaient antérieurement une séro-agglutination positive, n\u2019ont vu en rien baisser le taux de leurs agglutinines au cours de la médication sulfamidée.Pour cette raison, l\u2019on pouvait logiquement se demander si, chez nos animaux traités, le séro-diagnostic encore trouvé positif malgré la disparition des avortements, représentait réellement une réaction d\u2019infection, ou s\u2019il n\u2019était pas devenu une réaction d\u2019immunité.Et, dans ce dernier cas, nous aurions pu parler de guérison chez les animaux traités par les sulfamidés.Avec l\u2019idée de mettre à jour des faits qui nous permettraient de connaître la vérité, nous avons d\u2019abord décidé d\u2019éprouver tous les animaux par le séro-diagnostic, à la fois dans leur sang, et dans leur produit, le lait, et, dans une deuxième expérience, de procéder à l\u2019inoculation au cobaye des laits de toutes les vaches trouvées positives dans le sang.Ainsi les résultats obtenus par la première expérience permettraient de vérifier la valeur de la séro-réaction comme test d\u2019infection, tandis que ceux de la deuxième expérience nous rendraient compte du pouvoir infectant des laits inoculés.Tous les séro-diagnostics du sang et du lait furent effectués selon la technique déjà indiquée.Toutefois, avec cette particularité, que, pour le lait, l\u2019épreuve du séro-diagnostic doit être conduite avec le produit provenant de chaque quart de pis.Et ceci, en raison du fait des discordances dans les résultats de l\u2019épreuve, qui peuvent aller du négatif au positif avec des analyses séparées.Nous avons alors procédé à l\u2019exécution des épreuves simultanément dans le sang et dans le lait, de toutes les vaches de l\u2019exploitation. Décembre 1944 Lavar.MÉDICAL 763 Dans une deuxième expérience, nous avons inoculé le lait de chaque vache ayant fourni une réaction positive dans le sang, que cette réaction d'infection se doublât ou non d\u2019une réaction également positive dans le lait.Nos cobayes d\u2019expérience appartenaient à un groupe d\u2019animaux indemnes de brucellose.Nous leur avons injecté, dans la cavité péritonéale, la crème provenant d\u2019environ 15 c.c.de lait.Pourquoi la crème?Parce que l\u2019expérience a montré que, dans un lait contaminé par les germes du groupe brucella, c\u2019est dans ce produit que vont se collecter presque tous les germes du lait.Les animaux inoculés ont été sacrifiés six semaines plus tard.Les résultats de ces différentes expériences figurent au tableau qui sut : TABLEAU IV Tableau indiquant les résultats des séro-diagnostics dans le sang et le lait des vaches malades, avec les résultats de l\u2019inoculation des cobayes.Ceux-ci ont êté sacrifiés six semaines après inoculation des laits de vaches donnant une séro- -agglutination positive.Ne DLAGNOSTI CS DIAGNOSIS SANG Cosaves BOVIN SANG L arr AUTOPSIES 98 ++ (a) nég.nég.nég.178 +++ 2) +++ (b) nég.nég.179 +++ 4) +++ 1: 1,000 + lésions 211 +++ 1) +++ 1:2,000 + lésions 213 + nég.nég.nég.230 +++ nég.nég.nég.130 ++ nég.nég.nég.138 ++ 1) + nég.nég.157 + 4) + nég.nég.162 +++ 4) ++ nég.nég.173 +++ 4) +++ 1: 1,500 + lésions 176 +++ 2) ++ nég.nég.202 + neg.nég.nég.215 + nég.nég.nég.a) + : indique un taux d\u2019agglutination de 1: 50 ; ++ : indique un taux d\u2019agglutination de 1: 100 ; +++ : indique un taux d\u2019agglutination au delà de 1: 100.b) Les chiffres 2, 4, 1, etc., qui précèdent les résultats des séro-diagnostics dans le lait, indiquent le nombre de quarts de pis qui ont fourni des laits à résultats positifs. 764 LavarL MEDICAL Décembre 1944 On peut les résumer ainsi : 1° Le séro-diagnostic dans le sang des animaux a donné 1+ résultats positifs.2° Le séro-diagnostic du lait des mêmes animaux a donné 8 résultats positifs.3° Tout séro-diagnostic trouvé positif dans le lait, le fut également dans le sang.4° Le lait de tout animal donnant une réaction positive dans le sang a été inoculé, soit 14 échantillons ; en même temps, nous avons inoculé le lait provenant du mélange de tous les laits du troupeau ; et, comme témoins, les laits de deux vaches saines.5° Chez trois des cobayes inoculés et sacrifiés après six semaines, nous avons observé des lésions macroscopiques et microscopiques de brucellose.Les autres inoculés ont été trouvés indemnes.6° En plus des lésions de brucellose, nous avons constate dans le sang des animaux infectés expérimentalement, la présence d\u2019agglutinines spécifiques à un taux très élevé, preuve que les lésions observées rele- valent bien de l\u2019infection brucellique.Les lésions histo-pathologiques des cobayes infectés expérimentalement par le lait se résument comme suit (Dr M.Samson) : N° 179 : Lésions inflammatoires au niveau des épididymes, des ganglions lombaires, des reins, des poumons et de la rate.Foyers inflammatoires dont les éléments sont représentés par des cellules épithélioïdes et lymphoïdes.A l\u2019autopsie de cet animal, la rate avait été trouvée très hypertrophiée (volumeX 10) avec tuméfaction modérée des ganglions de la chaîne lombaire.N° 173 : Dans ce cas, la rate est encore hypertrophiée (volumeX 4) et présente des cellules épithélioïdes ; on note, de plus, dans le muscle cremastérien, un foyer inflammatoire à cellules épithélioïdes, dont le centre nécrotique renferme des éléments leucocytaires.On trouve également, au niveau des poumons, des foyers inflammatoires multiples.N° 211 : Ici encore : rate grosse, présentant, à l\u2019examen histologique, les mêmes lésions déjà signalées.L\u2019épididyme, dans ce cas, est aussi touché. Décembre 1944 Lavar MÉDpicaL 765 Dans les trois cas, les lésions rencontrées au niveau du foie ont été très discrètes.Ajoutons que les lésions de la brucellose expérimentale du cobaye sont bien connues pour leur caractère de ressemblance parfois frappante avec des lésions tuberculeuses, tant par leur localisation que par les caractères du processus inflammatoire.Aussi, les lésions que nous avons observées dans les cas précités avaient aussi ce caractère de ressemblance.De ces expériences, nous croyons pouvoir tirer les conclusions suivantes qui serviront de réponse aux questions que nous nous étions posées.Le séro-diagnostic trouvé positif chez les animaux infectés de brucellose, et ayant cessé d\u2019avorter sous l\u2019influence de la médication sulfamidée, ne peut être considéré comme une réaction d\u2019immunité.Il demeure, au contraire, une réaction d\u2019infection qui peut être reconnue par la brucellose expérimentale du cobaye.En second lieu, les sulfamidés administrés selon le mode que nous avons préconisé n\u2019ont pas guéri de leur infection les animaux traités, puisque nous avons trouvé, dans trois cas sur huit, que leur produit, le lait, contenant encore des brucella capables d\u2019infecter le cobaye.Néanmoins, leur action anti-abortive, qui nous a paru franche au cours de notre expérimentation, vaut la peine d\u2019être considérée parce que, du point de vue économique, elle demeure précieuse, et que, du point de vue de l'infection brucellique elle-même, elle supprime la grande cause de dissémination de la maladie dans les troupeaux et, partant aussi, les dangers de contagion pour l\u2019homme.Avant de terminer, nous ne croyons pas inutile d\u2019ajouter quelques remarques sur certains points de notre travail.Au cours de nos expériences nous avons utilisé un procédé de diagnostic biologique qui nous a donné d\u2019excellents résultats.Nous ne saurions insister, en effet, sur la valeur de la séro-agglutination de Wright, pratiquée selon la technique rapide de Huddleson.Effectuée avec un bon antigène, cette réaction donne des résultats constants en matière de 766 Lavar MÉDICAL Décembre 1944 brucellose humaine et animale.Notre expérience confirme celle de nombreux auteurs sur sa valeur.A notre avis, le séro-diagnostic par la méthode rapide de Huddleson, est le procédé le plus simple et certainement un des plus sirs pour le diagnostic de toutes les formes de brucellose, aussi bien les formes cliniques, aiguës et chroniques, que les formes latentes et inapparentes.Un deuxième point, celui de la brucellose expérimentale doit être souligné.Nous l\u2019avons utilisé pour résoudre la question de l\u2019excrétion de brucella dans le lait de nos bovidés.Du point de vue pratique, ce procédé d\u2019inoculation pourrait être employé avec profit pour apprécier le pouvoir infectant de laits suspects au cours d\u2019enquêtes épidémiologiques.Sur la question du traitement de la brucellose animale par les sulfa- midés, nous n\u2019avons pas trouvé beaucoup de littérature, et nous avons l\u2019impression qu\u2019ils ne furent pas utilisés chez les bovins, du moins sur une vaste échelle.Dans le livre de Huddleson : Brucellosis in Man and Animals, qui contient une bibliographie considérable, deux articles, seulement, se rapportent à la question, dont on semble conclure que les résultats demeurent discutables.Mais 1l semble aussi que l\u2019on ait considéré, pour l\u2019appréciation des résultats, plutôt la stérilisation des animaux, que la disparition de l\u2019avortement sur laquelle nous nous sommes basé pour juger de l\u2019efficacité de la médication sulfamidée.Nous croyons que nos résultats sont assez probants pour que nous puissions préconiser une nouvelle expérimentation \u2014 aussi large que possible -\u2014 de notre méthode, en vue d\u2019en déterminer la valeur exacte et.le cas échéant, d\u2019en assurer la mise au point.Nous savons que la préservation des animaux sains demeure le problème essentiel à résoudre.Du jour où cet objet sera rempli, la maladie disparaitra chez les animaux et, par suite, chez l\u2019homme.Mais, d\u2019ici à ce que l\u2019on ait trouvé ce moyen de prévention, 1l sera toujours permis d\u2019essayer de traiter les animaux pour empêcher que ne se dissémine l\u2019infection et pour essayer de diminuer les pertes matérielles que cause cette infection chez l\u2019animal. Décembre 1944 Lavar.MÉDICAL 767 Messieurs, en: vous exposant les résultats de notre expérimentation sur la question des brucelloses dans notre milieu, nous avons considéré le problème dans son ensemble, à la fois chez l\u2019homme et chez l\u2019animal.Nous n\u2019avons pas craint d\u2019insister sur la question de la brucellose animale devant une Société de médecine, parce que la brucellose humaine est exclusivement d\u2019origine animale, et que, de ce fait, elle doit intéresser autant les médecins et les hygiénistes que les vétérinaires.En terminant, permettez-moi de remercier très vivement les autorités religieuses, propriétaires du cheptel qui a servi à notre expérimentation, et tout particulièrement M.Ludger Blouin, chef du Service de la ferme, dont la collaboration me fut indispensable pour accomplir ce travail.Je dois les mêmes remerciements à notre technicienne, la Rév.Sœur Marguerite du Saint-Sacrement pour son assistance précieuse.Pour la bibliographie, nous référons le lecteur au livre de I.Forest Huddleson, Brucellosis in Man and Animals, qui contient près de cinq cents titres de publications sur la question des brucelloses. QUELQUES CONSIDÉRATIONS CLINIQUES AU SUJET D\u2019UN GLIOME CÉRÉBRAL par Sylvio CARON Surintendant médical à la Clinique Roy-Rousseau L histoire suivante illustre clairement que certains signes, à la portée de tout clinicien, permettent de faire le diagnostic entre une tumeur cérébrale et un ramollissement cérébral.Le 21 janvier 1944, un hôpital de la ville de Québec nous adressait un homme âgé de 38 ans, porteur d\u2019une hémiplégie gauche non proportionnelle.Ce malade avait été admis la veille au dit hôpital ; 1l s\u2019y était rendu sur ses pieds.Il était venu consulter pour une parésie du bras gauche et de l\u2019astéréognosie à la main gauche.Le lendemain de son admission, il était inconscient ; la paralysie avait atteint légèrement la face et la jambe gauches ; le bras était totalement impotent.Il présentait donc une hémiplégie non proportionnelle ; les réflexes tendneux étaient moins vifs du côté hémiplégié.La famille nous fit l\u2019histoire suivante : Le patient, que nous connaissions personnellement, était un alcoolique qui n\u2019avait jamais présenté d'alcoolisme aigu ou sur-aigu, qui avait joui d\u2019une excellente santé.Trois mois avant l\u2019accident paralytique, 1l se plaignait assez fréquemment d\u2019un mal de tête localisé dans la région temporo-pariétale droite.Vers Noël 1943, 1l aurait remarqué qu\u2019il distinguait difficilement avec sa main gauche les objets qu\u2019il avait dans ses poches ; de plus, son bras gauche lui paraissait plus lourd ; il avait une certaine difficulté à se vêtir. Décembre 1944 Lava\u2026 MÉDICAL 769 Au début de janvier, aucun changement dans son état \u2014 même céphalée \u2014 même astéréognosie \u2014 même parésie à la main gauche ; il décida donc de venir consulter à Québec.C\u2019est le lendemain de sa consultation qu\u2019il paralysa.A l\u2019admission à la Clinique Roy-Rousseau, le patient était 1n- conscient ; il présentait une hémiplégie gauche non proportionnelle \u2014 le bras gauche étant plus atteint que la jambe \u2014 très légère déviation de la face vers la droite \u2014 température rectale de 100°F.Nous portâmes le diagnostic de ramollissement cérébral à cause de l\u2019évolution lente et progressive de la paralysie, précédée de signe de claudication intermut- tente cérébrale, à cause de l\u2019âge du patient, de ses antécédents alcool1- ques et d\u2019abus alimentaires.Les jours suivants, le malade présenta des phases de lucidité, de conscience absolue et des phases de somnolence profonde.Les phases d\u2019inconscience coïncidaient avec une aggravation de la paralysie du bras gauche ; les phases de lucidité coïncidaient avec une régression partielle de l\u2019hémiplégie.La température se maintenait toujours à 100°F.; la respiration n\u2019avait aucun rythme pathologique.Cette présentation mobile, variable, avec aggravation et amélioration de la paralysie que nous pourrions appeler « phase en accordéon » nous fit rejeter le diagnostic de ramollissement pour celui de «tumeur cérébrale ».Nous pratiquâmes alors une ponction lombaire en position couchée qui nous donna un liquide céphalo-rachidien légèrement sous tension à 0.35 au manomètre de Claude ; une albuminorachie de 0.75 ; une cytologie de 0.2 lymphocyte et un Bordet-Wassermann négatif.La tension artérielle était de 103/80.L\u2019azotémie était de 0.60 gr.Le signe de Babinski était toujours présent et bilatéral.La diminution des réflexes était du côté hémiplégié, côté gauche.Convaincus de existence d\u2019une tumeur cérébrale, nous confiâmes le patient au Dr Jean Sirois, de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Le malade fut trépané et le diagnostic fut confirmé.Une étude anatomo-pathologique de la tumeur énuclée, faite par M.le professeur Louis Berger révéla qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un glioblastome a centre nécrotique.Le malade décéda 48 heures plus tard de broncho-pneumonie.(4) 770 Lavar MegpicaL Décembre 1944 De cette observation, il faut retirer les renseignements suivants : Je vous rappellerai d\u2019abord que le ramollissement cérébral peut avoir un début brusque avec ictus apoplectique, caractérisé par une perte de conscience accompagnée d\u2019une hémiplégie proportionnelle ou non proportionnelle ; alterne ou directe.Cet état d\u2019inconscience dans les cas favorables dure 12, 24, 36 et même 48 heures.II disparait tout en laissant persister l\u2019hémiplégie qui, de flasque, passera, quelques semaines plus tard, à la phase spasmodique.Le ramollissement peut avoir aussi un début lent précédé par des signes de la claudication intermittente cérébrale.L\u2019hémiplégie, dans ces cas, apparaît la plupart du temps sans ictus, sans perte de conscience.Si un état d\u2019inconscience apparaît dans les jours qui suivent l\u2019installation de la paralysie, 1l doit être accompagné d\u2019une aggravation de la dite paralysie, d\u2019une élévation de la température, d\u2019un état comateux ; puis la mort survient.Cette perte de conscience, cette apparition d\u2019un coma survenant quelques heures après le début d\u2019une paralysie et étant accompagnée d\u2019une aggravation de la paralysie qui, de non proportionnelle, devient proportionnelle, est le signe révélateur, la confirmation que le foyer de ramollissement s\u2019étend en longueur ou en profondeur et que le pronostic est grave.Dans le ramollissement cérébral, les phases conscientes et inconscientes n\u2019alternent pas ; la paralysie est stable.Lorsque le patient perd conscience, soit qu\u2019il la recouvre graduellement sans assister à aucun changement dans les signes cliniques hémiplégiques, soit qu\u2019il tombe dans un coma plus profond avec des signes d\u2019aggravation de l\u2019hémiplégie.Ces alternances se rencontrent dans les tumeurs gliomateuses du cerveau.Nous l\u2019avons constaté et confirmé plusieurs fois ici à la Clinique Roy-Rousseau.Ces phases d\u2019inconscience et de sub-conscience, accompagnées d\u2019aggravation et d\u2019amélioration de l\u2019hémiplégie, correspondraient, à notre avis, à des phénomènes de congestion et d\u2019œdème transitoire existant autour du foyer de dégénérescence du gliome.Souvenez-vous de ce signe clmique qui vous rendra autant de services qu\u2019il m\u2019en a rendu. ÉLECTRO-CHOC ET CRANIOPATHIES par Charles-A.MARTIN Assistant à la Clinique Roy-Rousseau L\u2019électro-choc, à cause de son maniement plus facile, à cause de la complaisance des maladts à son endroit, à cause de la valeur égale de son activité thérapeutique, a définitivement et absolument remplacé le métrazol dans notre Service comme agent convulsivant.Plusieurs communications, publiées ici-même, vous ont déjà renseignés sur les indications et contre-indications générales de la thérapeutique convulsivante.Flles sont exactement les mêmes pour l\u2019électrochoc que pour la métrazolthérapie, avec cette différence que, dans les cas où la convulsion est contre-indiquée, l\u2019électricité permet de provoquer facilement un simple « petit mal » qui, bien que moins actif, n\u2019est pas dépourvu d\u2019efficacité.Parce que les électrodes de l\u2019appareil électrique sont appliquées sur les tempes, notre attention est nécessairement attirée sur le crâne du malade et certains cas se présentent, où des anomalies de la boîte crânienne nous posent un problème nouveau, au sujet de l\u2019indication du traitement.Doit-on refuser'\u2018à un malade, porteur d\u2019une lésion crânienne, les bénéfices d\u2019un traitement, par ailleurs indiqué, précisément parce qu\u2019il est nécessaire d\u2019appliquer le courant électrique au niveau de son crâne malade ? D , es opacités réduites Nouvelles d\u2019étendue changement de nature d\u2019étendue cavités des cavités existantes dans les exsudative et nouveaux infiltrats radiographies 6 2 1 6 15 En résumé, 73% des radiographies indiquent des images stationnaires ou plus étendues après l\u2019emploi de la diasone qu\u2019avant le début de la thérapeutique expérimentale.Tous nos malades étaient bacillaires avant l\u2019essai de la diasone.Tous sont demeurés bacillaires après le traitement.CONCLUSIONS 1° Nous avons constaté que la diasone, à la dose d\u2019un gramme par jour, a donné, au début du traitement de 96% de nos\u2018 malades, une baisse assez marquée des globules rouges et de l\u2019hémoglobine.Jamais nous n\u2019avons observé d\u2019anémie grave et irréparable.Nous attribuons ce fait au contrôle du sang par des examens de laboratoire faits à intervalles rapprochés.Ce contrôle nous a permis de diminuer ou de cesser les doses de diasone lors d\u2019anémie rendue à un point inquiétant.2° La diasone s\u2019est montrée inefficace chez 30 tuberculeux pulmonaires choisis et observés avec une rigueur telle qu\u2019elle semble nous permettre de porter un jugement assez difficile à renverser.BIBLIOGRAPHIE 1.A.CALMETTE.L\u2019infection bacillaire et la tuberculose, p.720.2.Rist et ARMEUILLE.La pneumonie tuberculeuse, Paris médical, (7 janvier) 1922. Décembre 1944 Lava\u2026 MÉDICAL 787 3.Airison et Myers.The Treatment of Pulmonary Tuberculosis with Sulfapyridine.Am.Rev.of Tuberculosis, vol.113, (28 oct.) 1939.2.ZUCKER, PINNER et HyMmAN.Chemotherapy of Tuberculosis.Am.Review of Tuberculosis, (sept.) 1942.5.Hinsuaw, PFENETZE et FELDMAN.Treatment of Tuberculosis with Promin.Am.Rev.of Tuberculosis, (janv.) 1943.6.DANcEY, ScumipT et WiLkie.Promin in Pulmonary Tuberculosis.Am.Rev.of Tuberculosis, (juin) 1944.PETTER, PRENZLOW.Treatment of Tuberculosis with Diasone.Am.Rev.of Tuberculosis, (avril) 1944.1 TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE EXPERIMENTALE DU COBAYE PAR LA « DIASONE » 1° Primo-infection ; 2° Réinfection par Maurice GIROUX Chef des laboratoires à l\u2019Hôpital Laval Les sulfamidés, qui se sont montrés si efficaces contre plusieurs infections à pyogènes ordinaires, ont attiré l\u2019attention des chercheurs en tuberculose, et déjà, depuis quelques années, plusieurs travaux expérimentaux ont été rapportés sur ce sujet.Des produits chimiques nouveaux de la même série, ont alimenté ces recherches, dans l\u2019espoir tenace d\u2019obtenir un sulfamidé ayant une action inhibitrice contre le bacille de Koch, tout en ayant une toxicité moindre vis-à-vis des animaux qui doivent ingérer, pendant de longs mois, le médicament.Ces travaux ont porté tout d\u2019abord sur la sulfanilamide, puis la sulfapyridine, le sulfathiazole, le promin et, enfin, sur un nouveau produit, la !diasone.- Décembre 1944 Lavar MÉDicaL 789 Voici, le plus brièvement possible, dans l\u2019ordre chronologique, les expériences in vitro, puis in vivo de l\u2019action des divers sulfamidés sur le bacille de Koch.Action bactériostatique « in vitro » : En 1938, Courmont, Morel et Périer, puis Rist, Bloch et Hamon constatent l\u2019action réellement inhibitrice des sulfamidés alors connus sur le bacille de Koch.En 1939, nous avons constaté qu\u2019avec 50 mgrms de sulfonamide pour 100 c.c.de milieu de Sauton, la culture est ralentie, tandis qu\u2019avec 100 mgrms pour cent, elle est complètement inhibée.En 1940, R.Follis jr, rapporte une étude de l\u2019action in vitro de la sulfapyridine sur le même bacille de Koch cultivé en milieu de Proskauer- Beck à la dose de 50 mgrms pour 100.En 1941, H.C.Whitehead publie une expérience complète sur l\u2019action favorable in vitro des sulfanilamide, sulfapyridine et sulfathiazole.En 1942, H.C.Ballon et A.Guernon constatent que la sulfa- pyridine au '/1.000¢ en milieu de Steenken-Smith, et le sulfathiazole au '/10,000¢ inhibe toute culture.Enfin, récemment, Smith conclut à une action inhibitrice de la diasone sur le bacille de Koch à la dose minime de 5 à 10 mgrms p.cent.Comme 1l est évident, les divers sulfamidés, ont tous, à un taux variable, une action bactériostatique assez marquée sur le développement in vitro du bacille de Koch.Action bactériostatique « in vivo » : \u2018A.R.Rich et R.H.Follis, aux États-Unis, semblent être les premiers, en 1938, à avoir expérimenté dans ce sens, et avec de bons résultats, en employant un para-amino-benzène sulfamide.G.A.Buttle et H.J.Parish, en Angleterre, puis H.C.Ballon et A.Guernon, confirment les résultats obtenus par les auteurs précédents.Cependant J.A.Kolmer, G.W.Raiziss et A.M.Rule n\u2019obtiennent pas autant de succès, probablement parce que leur méthode d\u2019administration du sulfamidé, ne maintenait pas un taux assez élevé du produit chimique dans le sang du cobaye. 790 \u2018 Lavar MEpicaL Décembre 1944 En 1939, Birkhaug obtient une inhibition marquée de la tuberculose du cobaye avec un sulfanilamide.En février 1940, nous avons obtenu, sur une tuberculose de primo- infection du cobaye, des résultats identiques à ceux des auteurs prédé- dents avec un sulfanomide, mais une inhibition beaucoup plus rapide et complète avec la sulfapyridine.En juin 1940, W.H.Feldman et H.C.Hinshaw emploient la sulfa- pyridine avec des résultats identiques aux nôtres.Cependant, A.G.Karlson et W.H.Feldman, traitant une tuberculose aviaire du lapin avec la sulfapyridine, échouent dans cette tentative.En 1941, W.H.Feldman, A.C.Hinshaw et L.H.Moses, puis W.H.Feldman, Mann et H.C.Hinshaw obtiennent un succès remarquable avec le promin.En 1942, nous avons rapporté les résultats obtenus sur la tuberculose pulmonaire de réinfection du cobaye traitée, et par le sulfathiazole avec une action quelconque, et surtout par la sulfapyridine laquelle s\u2019est montrée le produit le plus actif dans une telle forme de tuberculose de l\u2019animal.Dans le même temps, H.C.Ballon et A.Guernon obtinrent une bonne inhibition avec le sulfathiazole sur une forme de tuberculose de primo-infection.Enfin, en 1943, F.F.T.Callomon inhibe en partie une tubercuose du cobaye avec la diasone.L'action bactériostatique des sulfamidés sur la tuberculose de l\u2019animal est indiscutable, et l\u2019action inhibitrice plus ou moins nette varie, et avec le sulfamidé employé, et également avec la forme de tuberculose conférée à l\u2019animal.Le but de cette communication est de rapporter des résultats que nous avons obtenus en traitant le cobaye tuberculisé, par la diasone.La diasone est un nouveau sulfamidé synthétisé en 1938 par G.W.Raiziss, des Dermatological Research Laboratories (Abbott Laboratories) et, simultanément, par Bauer et Rosenthal, du U.S.Public Health Service.C\u2019est un dérivé formaldéhyde sulfoxylate disodique de la diamino- diphénylsulfone. Décembre 1944 Lavar MÉDICAL 791 La diasone est un sulfamidé dont l\u2019avantage sur ses prédécesseurs consiste en une toxicité moindre que celle des produits de même série, et pour l\u2019animal, et également pour l\u2019homme, ce qui permet de prolonger le traitement, et ceci avec des doses assez élevées, du moins chez le cobaye.Nous avons choisi 36 cobayes, devant être divisés en deux séries, 18 devant servir à réaliser et traiter une tuberculose de primo-infection, et les 18 autres devant servir à traiter un type de tuberculose pulmonaire de réinfection du cobaye, un temps limité de quatre (4) mois étant fixé pour la durée de l\u2019expérience.Voici donc, en deux chapitres distincts, la marche de l\u2019expérience, et les résultats obtenus : A) PRIMO-INFECTION Les 18 cobayes sont inoculés dans la cuisse gauche avec un (1) c.c.d\u2019une dilution d\u2019une souche humaine de bacille de Koch (souche La .provenant d\u2019une méningite bacillaire) à virulence connue par épreuve chez le cobaye et le lapin ; un c.c.contenant \u2018/10\u20ac de milligramme de bacilles.Ces animaux furent auparavant examinés et pesés, le poids moyen étant de 486 grammes.Ces cobaves furent divisés en trois groupes de 6 animaux chacun, 6 devant servir comme témoins, 6 (groupe I) devant être traités au moment de l\u2019inoculation et 6 (groupe Il) devant être traités quinze jours après cette inoculation.Nous voulions ainsi nous rendre compte de l\u2019action bactériostatique de la diasone dès l\u2019envahissement de l\u2019organisme par le bacille de Koch, et également de son action sur des lésions déja constituées.Le traitement a toujours consisté en l\u2019ingestion à la pipette, dans du sirop simple, de 300 milligrammes par jour de la diasone, en deux doses séparées de 150 milligrammes chacune : soit une dose le matin, et l\u2019autre à la fin de l\u2019après-midr.Nous employons cette méthode qui nous permet de contrôler la quantité exacte du produit ingéré journellement, quoique la méthode » 792 Lavar MÉDICAL Décembre 1944 consistant à mêler le produit chimique à la ration de l\u2019animal apporte une ingestion plus régulière, mais moins exacte comme quantité ingérée.Les animaux ont été sacrifiés, l\u2019expérience devant durer 4 mois, à 15 jours, 1 mois, 114 mois, 2 mois, 3 mois et 4 mois après l\u2019inoculation.Chaque animal fut soigneusement autopsié, les organes examinés histologiquement pour juger des lésions dues à une toxicité possible du produit ingéré pendant longtemps, et les rate et foie fixés au Jores pour montage ultérieur.Résultats obtenus : Voici les résultats obtenus en groupant toujours les trois cobayes sacrifiés, de chaque groupe, soit témoins, groupe I, groupe II, après le laps de temps fixé.Après 15 jours : Cobaye 674.\u2014 Témoin : poids : 337 grammes ; ganglions inguinaux et lombaires de la taille d\u2019un haricot ; foie et rate macroscopique- ment normaux, mais l\u2019histologie révèle la présence de quelques follicules tuberculeux.Cobaye 661.\u2014 Groupe I : poids : 445 grammes ; ganglions lombaires et inguinaux de la taille d\u2019un grain de riz ; rate et foie indemnes macroscopiquement, de toute lésion tuberculeuse.Après 1 mois : Cobaye 672.\u2014 Témoin : poids : 454 grammes ; gros ganglions lombaires et inguinaux ; la rate et le foie sont farcis de granulations ; le poumon est indemne.Cobaye 662.\u2014 Groupe 1 : poids : 490 grammes ; petit ganglion inguinal, aucun lombaire ; foie et rate sans lésions.Cobaye 671.\u2014 Groupe II: poids: 428 grammes ; ganglions lombaires et inguinaux de la taille d\u2019un haricot ; rares granulations tuberculeuses dans la rate et le foie.Après 114 mots : Cobaye 677.\u2014 Témoin : poids : 312 grammes ; très gros ganglions ingumaux et lombaires ; rate, foie et poumons farcis de lésions tuberculeuses, formant le type de Villemin. Décembre 1944 Lava\u2026 MÉDICAL 793 Cobaye 664.\u2014 Groupe I : poids : 505 grammes ; ganglions 1n- guinaux et lombaires de la taille d\u2019un pois ; autres organes normaux.Cobaye 670.\u2014 Groupe II : poids : 400 grammes ; ganglions de la taille d\u2019un haricot ; rien aux organes.Après 2 mois : Cobaye 675.\u2014 Témoin : poids : 477 grammes ; petit abcès inguinal caséeux au point d\u2019inoculation, et gros ganglions inguinaux et lombaires ; rate, foie et poumons farcis de nodules caséeux : tuberculose de Villemin.| Cobaye 660.\u2014 Groupe | : poids : 545 grammes ; petits ganglions lombaires et inguinaux en grains de riz ; quelques granulations sur la rate, mais rien aux autres organes.Cobaye 669.\u2014 Groupe II : poids : 500 grammes ; petits ganglions, et abcès inguinal gauche ; rate et foie présentent quelques granulations, de même que les poumons.Après 3 mois : Cobaye 679.\u2014 Témoin : poids : 329 grammes ; animal petit, cachectique, avec masse caséeuse à l\u2019aine gauche, et nodules caséeux dans tous les organes.Tuberculose de Villemin.Cobaye 663.\u2014 Groupe I : poids : 740 grammes ; tout petits ganglions inguinaux et lombaires : la rate, le foie et les poumons sont normaux.Cobaye 666.\u2014 Groupe II : poids : 580 grammes ; placard caséeux gauche, et petits ganglions ; rate normale, foie rugueux, mais sans lésion.Après 4 mois : Cobaye 676.\u2014 Témoin : poids : 500 grammes ; énormes ganglions caséeux bilatéraux ; rate, foie et poumons caséeux.Tuberculose de Villemin avancée.Cobaye 659.\u2014 Groupe I : poids : 750 grammes ; petits ganglions avec caséum : rien aux autres organes.Cobaye 667.\u2014 Groupe II : poids : 622 grammes ; petits ganglions inguinaux : autres organes normaux. TaBLEAU I.\u2014 PrIMO-INFECTION GROUPE 1 _ _ COBAYES TRAITÉS 15 JOURS TÉMOINS COBAYES TRAITÉS AU MOMENT APRÈS L'INOCULATION DE L'INOCULATION |.ÉSIUNS TUBERCULEUSES LÉSIONS TUBERCULEUSES LÉSIONS TUBERCULEUSKs MACROSCOPIQUES \u2018 MACROSCOPIQES MACROSCOPIQUES Date No Poids \u2014- - \u2014 - \u2014 No Poids |[\u2014-\u2014 No | Poids |- \u2014-\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014 pee ce Gan- .Pou- Gan- .Pou- Gan- .Pou- glions Rate Foie mons glions Rate| Foie mons glions Rate Foie mons 15 PS PS a jours 674 337 ++ + + 661 455 + \u2014 \u2014 \u2014 \u2018; __ \u2014_ i bee 0 en 2 mois 672 454 +++ +++ ++ \u2014 662 490 + \u2014 - \u2014 671 428) ++ +| + - UT I oo Ne qe me foo mois 677 312 ++++ ++++ +++ ++ 664 505 ++ - 670 400 ++ \u2014|\u2014 3 \u2014\u2014 oe ee _\u2014 |e _ - .mois 675 477 ++++ ++ ++ [+++] HHH 660 545 ++ + 669 500 ++ + + + = i le _ on mois 679 39 +4++4+ ++++ |++++| 44H44 663 740 + \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 666 580 +++ \u2014 + Se mois 676 500 ++ ++ +4+4++ [++ ++] +++ + 659 750 ++ \u2014 \u2014 \u2014 667 622 ++ \u2014 \u2014 - + = Léger: ++ = Modéré : +++ = Extensif: ++++ = Marqué.TVOICAIN TVAVT] to] 21GW259G Décembre 1944 Lavar MÉDicaL 795 Si, après avoir analysé chaque animal de cette série, nous en faisons une synthèse réalisée dans le tableau I, nous constatons chez les témoins une tuberculose évoluant rapidement vers la caséification de tous les organes, vers le type de Villemin, avec chute rapide du poids.Au contraire, chez les animaux du groupe I, nous constatons une inhibition très marquée de l\u2019envahissement de l\u2019organisme inoculé 4 mois même auparavant par le bacille de Koch, mais traités immédiatement par la diasone : les organes ne présentent pratiquement pas de lésions comparativement aux témoins.Quant aux cobayes du groupe II, ayant reçu la diasone seulement 15 Jours après l\u2019inoculation, le bacille a eu le temps d\u2019envahir la rate et le foie, mais semble y avoir été arrété dans son évolution.Il est donc permis de conclure de cette première partie de l\u2019expérience, que la diasone exerce une action inhibitrice très marquée sur le développement du bacille de Koch in vivo du moins dans les formes aiguës, exsudatives de la tuberculose de primo-infection du cobave.B) RÉINFECTION La forme d'évolution de la tuberculose du cobaye, que nous avons réalisée et traitée dans la première série, ne ressemble qu\u2019aux formes aiguës de la tuberculose humaine, et ne nous donne aucun renseignement sur l\u2019action du produit chimique vis-à-vis d\u2019une tuberculose pulmonaire de réinfection exogène de l\u2019animal, type ressemblant autant que possible à la tuberculose pulmonaire commune rencontrée chez l\u2019homme.Pour l\u2019obtention de telles formes de tuberculose de l\u2019animal, il n\u2019y a, comme le dit Paraf, qu\u2019à placer le cobaye dans des conditions identiques vis-à-vis de l\u2019infection bacillaire.+ - .- ., .\\ - ; .Voici la technique suivie pour réaliser ce que nous voulions obtenir : Dix-huit (18) cobayes d\u2019un poids moyen de 608 grammes, reçoivent en injection sous-cutanée, un (1) milligramme de B.C.G., dans le but d\u2019obtenir une primo-infection avec des bacilles vivants, mais à virulence peu marquée, s\u2019arrêtant au point inoculé et à la chaîne ganglionnaire voisine. 796 Lavar MéÉDicaL Décembre 1944 | Yrnouns Groupe A Groupe B Fig.1.\u2014 Photographies des poumons de réinfection du cobaye.(Voir tableau I) Un mois après une telle inoculation, ayant donné aux cobayes de petits ganglions ingumaux durs, roulant sous le doigt, une intra-dermo- réaction à la tuberculine, effectuée sur la face externe de la cuisse droite au préalable épilée, s\u2019est révélée positive chez tous les animaux. Décembre 1944 Lavar MÉDICAL 797 Ce mmoiste Cia oupL A 65¢ Fig.2.\u2014 Suite de la série des photographies des poumons.(Voir tableau II) De plus, l\u2019examen bactériologique sur coupe d\u2019un ganglion inguinal d\u2019un de ces cobayes mort accidentellement a montré la présence de bacilles de Calmette et Guérin.Tous nos animaux de cette série furent radiographiés au point de vue pulmonaire, afin de contrôler une lésion pulmonaire spontanée tou- Date 15 jours 1 mois 114 mois 2 mois 3 mois 4 mois TABLEAU Il.\u2014 REINFECTION No 657 696 Poids 600 300 470 450 TEMOINS LESIONS TUBERCULEUSES MACROSCOPIQUES Poumons ++ +++ +++ +++ ++ Ganglions GROUPE À COBAYES TRAITÉS 15 JOURS AVANT L'INOCULATION APRÈS L'INOCULATION GROUPE B COBAYES TRAITÉS 15 JOURS LÉSIONS TUBERCULEUSES LÉSIONS TUBERCULEUSES MACROSCOPIQUES MACROSCOPIQUES No Poids | \u2014\u2014\u2014|\u2014\u2014 No Poids Pou- .Gan- Pou- .Gan- mons Rate| Foie glions mons Rate| Foie glions 680 765 ++ \u2014 \u2014 \u2014 681 740 ++ + ++ + 690 785 +d + \u2014 + + 683 660 ++ \u2014 + + 689 540 + \u2018© + + ++ ++ 648 57271 ++++ - = O 58 580 ++ - - + 692 580 ++ ++ + ++ +++ 00 72 600 ++ © - + 693 665 + ot \u2014 \u2014 + O + = Léger ; ++ = Modéré ; +++ = Extensif; ++++ = Marqué : + + ++ = Avec caverne.O TVOICAJV IVAVT] Ft61 21qW299G Décembre 1944 LAavAL MÉDICAL 799 jours possible, et l\u2019extension du B.C.G., et une deuxième radiographie prise au moment de la mort.Un mois après la tubercutinisation par le B.C.G., les 17 cobayes, sous anesthésie générale par une injection intra-péritonéale d\u2019un c.c.d\u2019une solution d\u2019hydrate de chloral et morphine, reçoivent, directement dans la trachée, les plans superficiels étant dénudés, '/10\u20ac de milligramme d\u2019une souche humaine et virulente de bacille de Koch (souche La .employée dans la première partie de l\u2019expérience).Nos cobayes furent divisés en trois groupes : Six (6) devant servir de témoins, six (6) groupe A ayant été traités par la diasone quinze jours avant l\u2019inoculation intra-trachéale, et cinq (5), groupe B, devant être traités quinze jours après cette même inoculation.Le traitement a toujours consisté en une dose journalière de 300 mgrms de diasone, en deux portions de 150 mgrms chacune, données en ingestion.Les animaux furent sacrifiés aux mêmes intervalles de temps que précédemment.Nous vous présentons, au tableau II, les constatations faites à l\u2019autopsie de chaque cobaye, les poumons étant fixés au Jores pour montage, et les autres organes fixés au Bouin pour examen microscopique habituel.La première partie du tableau II nous permet de suivre, chez les témoins, l\u2019évolution normale de la tuberculose pulmonaire du cobaye dans les conditions d\u2019expérience décrites plus haut.La deuxième section, comprenant les cobayes traités par la diasone 15 jours avant l\u2019inoculation intra-trachéale, montre que ce produit chimique retarde l\u2019envahissement du poumon, de même que des autres organes.La troisième partie concernant les animaux traités 15 Jours après l\u2019inoculation intra-trachéale, alors que les lésions étaient déjà établies, montre à l\u2019évidence que la diasone, même à doses assez fortes, n\u2019a que peu d\u2019action sur de telles lésions tuberculeuses : c\u2019est même dans ce groupe que nous avons le plus de formes ulcéro-caséeuses.Cependant, on remarque un retard dans l\u2019atteinte des autres organes, soit le foie, la rate et les ganglions. 800 LavaL.MÉDICAL Décembre 1944 CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES La première série de l\u2019expérience démontre que la diasone possède une action réellement inhibitrice sur le développement de la primo- infection tuberculeuse du cobaye, action d\u2019autant plus marquée qu\u2019elle est administrée au début de l\u2019imfection bacillaire.Il s\u2019agit donc d\u2019un effet portant sur la pullulation du bacille lui- même, et sur les formes folliculaires, aiguës, exsudatives de la tuberculose.La deuxième série semble indiquer que la diasone est sans action appréciable sur des lésions de réinfection exogène pulmonaire déjà établies, formées, quoique ce produit chimique ingéré tout au début de Pinfection localise les foyers tuberculeux, lesquels évoluent vers la caséification, et même l\u2019ulcération.Ceci ne surprend qu\u2019à demi, si on se souvient que, d\u2019après Calmette, «les foyers tuberculeux sont isolés du reste de l\u2019organisme ».Cependant, 1ci comme dans la primo-infection, la diasone a une action inhibitrice marquée sur l\u2019envahissement des autres organes par le processus tuberculeux.Drasonhémie et diasonurie : Nous avons effectué chez tous les cobayes traités, des dosages de la diasone, tant dans le sang, que dans les urines, avec les chiffres moyens suivants : diasonbémie : 3.0 mgrms ; diasonurie : 81.0 mgrms p.cent.Ces cobayes prenant régulièrement 300 mgrms par Jour avaient ingéré, le matin même, 150 mgrms de diasone et les dosages furent tou- Jours effectués environ deux heures après.Ces chiffres correspondent à ceux trouvés par Smith, soit 1.8 mgrm p.cent après une ingestion isolée de 150 mgrms de diasone.Toxicité : La toxicité de la diasone pour le cobaye semble peu marquée, car tous les animaux ont parfaitement toléré, pendant jusqu\u2019à 4 mois, une ingestion de 300 mgrms par jour. Décembre 1944 Lavar.MÉDicaL 801 Comme les signes subjectifs de toxicité sont inappréciables chez l\u2019animal, nous nous sommes basé sur les vomissements, refus de prendre [a ration chimique et alimentaire, et, surtout, sur l\u2019examen histologique des organes, en particulier, le foie, la rate et le rein.Cet examen ne nous a révélé aucun signe de dégénérescence du foie, ni aucun dépôt de cristaux dans les tubes rénaux.Cependant, la rate présente toujours une stase sanguine marquée, et une hyperplasie du tissu réticulo-endothélial.De même, l\u2019examen des glandes génitales ne nous a jamais montré de destruction de la lignée spermatogénétique, comme l\u2019a décrit C.Maderna, avec d\u2019autres sulfamidés.RESUME 1° La diasone, dérivé formaldéhyde sulfoxylate disodique de la diamino-diphénylsulfone a une action inhibitrice marquée sur les formes aiguës de la primo-infection du cobaye ; 2° Cette action est beaucoup moins marquée sur les formes caséeuses de la tuberculose pulmonaire de réinfection du cobaye.; 3° Enfin, la toxicité de ce produit chimique est pratiquement nulle sur l\u2019organisme de l\u2019animal.Nous tenons à remercier la Rév.Sr Saint-Pierre de Rome, technicienne diplômée, pour sa dévouée collaboration au cours de ce travail.Nous remercions également les Laboratoires Abbott, Limitée, qui nous ont gracieusement fourni la diasone.BIBLIOGRAPHIE I.Barron, H.C,, et GUERNON, A.The Effect of Sulfathiazole and Allied Compounds on Human Bacilli in vitro.Am.Rev.of T.B., 45, 212-216, (fév.) 1942, (6) 802 Lavar MÉDICAL Décembre 1944 2.Barron, H.C., GUERNON, À., et SIMON, À.Sulfathiazole in Experimental Tuberculosis of the Guinea-Pig.Am.Rev.of T.B., 45, 217-228, (fév.) 1942.| 3.BirkHAUG, K.Treatment of Experimental Tuberculosis with Sulfo- namide.Brit.M.J., 5, 2 : 54-57 (juillet) 1939.4.BurTLE, G.A.H., et Parisn, H.J.Treatment of Tuberculosis in Guinea-Pig with Sulphanilamide.Brit.M.J., 2 : 776, 1938.CaLLomoN, F.F.T.New Derivatives of Diaminodiphénylsulfone.Am.Rev.of T.B., n° 1, p.97, (janv.) 1943.6.COURMONT, More.et PÉrier.C.R.Soc.Biol, 129, 30 : 663, 1938.7.CorpER, H.S., Conn, M.L., et Bower, U.Sulfanilamide in Tuberculosis.Am.Rev.of T.B., (oct.) 1939, p.452, 470, 1943.8.FELDMAN, W.H., et Hinsuaw, H.D.Sulphapyridine in Experimental Tuberculosis.Am.Rev.of Tuberculosis, 41 : 623-750, (juin) 1940.9.FELDMAN, W.H., Franck, C., et HinsHaw, H.C.Promin in experimental Tuberculosis.Am.Rev.of T.B., vol.46, n°2, p.187, (août) 1942.10.FELDMAN, W.H., HinsHaw, H.C., et Moses, E.H.The Effects of Promin on Experimental Tuberculosis.Proc.Staff Meet.Mayo Chn., 15 : 695-699 (oct.) 1940.11.Foruis, R., jr.Sulfanilamide, Acetylsulfanilamide and Sulfapyridine.Vi Their Effect on Tuberculosis Hominis in vitro.Am.Rev.of Tuberculosis, 41 : 117, 1940.| 12.Giroux, M.L\u2019action des sulfamidés sur la tuberculose expérimentale du cobaye.Laval Médical, 5 : 69, 1940.13.Giroux, M.L'action des sulfamidés sur la tuberculose expérimentale du cobaye.\u2014 Note complémentaire.Laval Médical, vol.5, p.311, (sept.) 1940.14.Giroux, M.Traitement de la tuberculose de réinfection du cobaye par la sulfapyridine et le sulfathiazole.Laval Médical, vol.7, p.473, 1942.15.KoLMER, J.A., Raiz1ss, G.W., et RuLE, À.M.Sulfanilamide and Derivatives in the Treatment of Experimental Tuberculosis of Guinea-Pigs.Proc.Soc.Exper.Biol.& Med., 39 : 581, 1938. Décembre 1944 Lavar.MÉDicaL 803 16.Karison, A.G., et FELDMAN, W.H.Sulfapyridine in Avian Tuber- 18.19.20.21.culosis.Am.Rev.of Tuberculosis, vol.XLII, n° 1, p.446, (juillet) 1940.MADERNA, C.Préparations sulfamidées et spermatogenèse.Rina- scenza Minerva, tome 16, n° 11, p.367, (juin) 1939.Parar, J.La tuberculose du cobaye.Masson et Cre, éditeurs, 1934.Rich, A.R., et Fours, R.H.The Inhibitory Effect of Sulfanilamide on Development of Experimental Tuberculosis in Guinea-Pig.Bull.Jobns Hopkins Hosp., 62 : 67, 1938.Risr, N., BLocx, F., et Hamon, V.C.R.Soc.Biol, 129 ; 30 : 663, 1938.WhiTEHEAD, H.C.Comparative Action of Sulfanilamide, Sulfa- pyridine, Sulfathiazole and Acetylsalicilic Acide on Growth of the Tubercle bacilli in vitro.The Journ.of Thoracic Surg., p.572, 1941. RECUEIL DE FAITS \\ ABCES DU CERVELET par Carlton AUGER Assistant à l\u2019Institut d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Université Laval et aux laboratoires de l\u2019Hôtel-Dieu La présence d\u2019un processus inflammatoire purulent important à évolution aiguë ou subaiguë se manifeste d\u2019une façon assez constante par de la température, une élévation du pouls et des modifications sanguines : leucocytose et polynucléose.Ces symptômes, cependant, font parfois défaut et certains malades peuvent mourir à la suite d\u2019une inflammation purulente sans jamais présenter aucun de ces signes.Ce fait est d\u2019observation assez fréquente en neurologie.De nombreux abcès du cerveau et du cervelet, en effet, évoluent sans ces grands signes de l\u2019inflammation : élévation de la température, accélération cardiaque et leucocytose.OBSERVATION (Malade du Service d\u2019oto-rhino-larungologie du Dr Paul Painchaud) Une jeune fille de 21 ans est décédée, le 1°\" février 1944, à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec, après un séjour de quinze jours à l\u2019hôpital.A son entrée, le 17 janvier, elle était très émaciée, affaissée et somnolente et poussait Décembre 1944 Lavar MÉDICAL 805 des cris perçants par intervalles.Ces cris étaient causés par des fortes exacerbations d\u2019une douleur occipitale tenace qui aurait débuté à la fin de novembre et avait persisté sans arrêt, mais en s\u2019accroissant constamment depuis deux mois.Son pouls oscillait entre 60 et 80 pulsations à la minute et sa température buccale était de 98.3°F.L\u2019examen physique révéla une contracture du sterno-cléido- mastoïdien, un empâtement douloureux de la pointe mastoïdienne et une otorrhée moyenne du côté droit.Le tympan de ce côté était totalement détruit, ainsi que les osselets, et la caisse était remplie par une masse cholestéotomateuse.Du côté oculaire, 11 y avait un léger myosis, mais ni nystagmus, ni stase papillaire et les réflexes pupillaires étaient normaux.L'examen neurologique général était complètement négatif.Une ponction lombaire, faite le lendemain de son entrée à l\u2019hôpital, permit de retirer un liquide eau-de-roche avec 0 g.18 %o d\u2019albumine et 4.5 éléments par mm3, dont la très grande majorité était des lymphocytes.Ce liquide se montra stérile après ensemencement sur plusieurs milieux de culture.À cette date, la malade fut soumise à une mastoïdectomie.Les groupements cellulaires de la pointe mastoïdienne et de la région périantrale étaient infiltrés d\u2019un séro-pus modérément hémorragique.Du 18 janvier jusqu\u2019à son décès, le 1°\" février, la malade a toujours présenté le même syndrome : une céphalalgie occipitale continuelle avec de fortes exacerbations qui lui faisaient pousser des cris aigus, et un état de demi-lucidité.Elle fit de l\u2019incontinence urinaire et eut quelques rares vomissements, mais n\u2019a pas présenté la moindre constipation.La température buccale a oscillé entre 98 et 99.1°F.et son pouls entre 80 et 95 pulsations à la minute.Une nouvelle ponction lombaire, faite le dernier jour de janvier, ramena un liquide céphalo-rachidien eau-de-roche, qui contenait 0 g.23%0 de chlorures et 9.6 éléments par mm3, tous des lymphocytes.Un examen hématologique, fait en même temps, se montra tout à fait normal : globules blancs, 8,071 par mm3 ; polynucléaires neutrophiles, 71% ; basophiles, 2% ; éosinophiles, 1% ; lymphocytes 19% et monocytes 7%.La formule d\u2019Arneth modifiée se lisait ainsi : 16-34-41- 9-0. 806 Lavar MÉDICAL Décembre 1944 Autopsie (H-D, n° 541 \u2014 extraits du protocole) : À l\u2019incision de la dure-mère, :l s\u2019écoule un liquide céphalo-rachidien incolore et limpide.L\u2019encéphale est sensiblement normal, sauf pour la présence d\u2019une dilatation modérée des ventricules latéraux et moyen, ainsi que de l\u2019aqueduc de Sylvius, qui contiennent du liquide céphalo-rachidien sous tension.Le lobe gauche du cervelet est normal, mais 1l est fortement comprimé par le lobe droit, dont Ie volume est augmenté d\u2019au moins le tiers.Ce Courbe de la température.dernier contient un abcès en bisac, constitué par deux cavités, chacune du volume d\u2019un Jaune d\u2019œuf, en communication l\u2019une avec l\u2019autre par un court trajet fistuleux.Ces cavités présentent des bords très nécrot1- ques et sont remplies par un pus verdâtre à odeur fétide, qui contient une culture pure de staphylocoque doré.L\u2019une est située à la région antéro-externe du lobe et est en communication avec la cavité méningée.A cet endroit, il existe une méningite purulente localisée par des adhérences inflammatoires et le segment mastoïdien ainsi que le segment jugulaire du sinus latéral droit qui passent à ce niveau, présentent une thrombo- phlébite purulente.La deuxième cavité purulente est située a la région Décembre 1944 LAvAL MÉDICAL 807 postérieure et inféro-interne du cervelet droit et n\u2019est séparée de la lumière méningée que par une mince membrane, qui est sur le point de se rupturer.Cette observation nous a donc permis de signaler le fait qu\u2019un processus purulent même mortel peut évoluer sans température, accélération du pouls ou leucocytose.Ceci est le cas pour beaucoup d\u2019abcès du cerveau et du cervelet.Ces abcès, aussi, ne donnent souvent aucun signe neurologique de localisation et les symptômes méningés mêmes sont extrêmement émoussés ; ils consistent, comme dans le cas que nous venons de citer, exclusivement dans une très légère augmentation des éléments cellulaires du liquide céphalo-rachidien, manifestation d\u2019une simple irritation méningée. ANALYSES L.E.GLYNN et H.P.HIMSWORTH.Massive acute necrosis of the liver : its significance and experimental production.(La nécrose massive du foie : production expérimentale et interprétation.) The J.of Path.and Bact., 56 : 297, 1944.Il est possible de produire une nécrose massive du foie chez le rat au moyen d\u2019un régime carencé en protéines.Les auteurs décrivent des lésions hépatiques chez le rat, qui sont tout à fait superposables à l\u2019atrophie Jaune aiguë, à l\u2019atrophie rouge sub-aiguë ou à l\u2019hyperplasie nodulaire post-nécrotique rencontrées chez l\u2019homme.Ces lésions surviennent après cinquante Jours ou plus, si l\u2019animal est tenu à un régime, dont l\u2019apport en hydrates de carbone, en lipides et en vitamines est normal, mais dont la teneur en protéines est très pauvre.Une addition de caséine au régime, à raison de 8% du poids du régime, protège les animaux contre ces lésions et un acide aminé, la méthionine, semble être avant tout l\u2019agent protecteur.La caséine contient cet acide aminé en quantité modérée.Les lésions nécrotiques du foie obtenues ainsi chez le rat avec un régime protéino-déficient présentent deux caractères distinctifs : elles ne se constituent pas dans quelques heures, mais après un délai plus ou moins long et, deuxièmement, les foyers nécrotiques ne présentent aucune disposition systématique, périportale, périveineuse ou autre, mais, par contre, intéressent le parenchyme hépatique d\u2019une façon très irrégulière.Ceci est très différent de la nécrose hépatique d\u2019origine toxique, que l\u2019on peut provoquer expérimentalement chez le rat par le chloroforme, le tétrachlorure de carbone, le phosphore ou par des toxines bactériennes, etc.Dans ces derniers cas, les lésions nécrotiques se forment en.quelques heures et présentent une systématisation nette.Selon les auteurs, 1l faudrait distinguer entre la nécrose hépatique aiguë immédiate, qui est d\u2019origine toxique extra-hépatique, et la nécrose hépatique aiguë retardée d\u2019origine nutritive, résultat d\u2019un processus, dont le point de départ serait dans la cellule hépatique elle-même.Carlton AUGER. Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Rétablit le cycle du sommeil N Indiqué dans le traitement de l\u2019insomnie, particulièrement dans les cas - » a.Pa où le surmenage ou d\u2019autres facteurs tendent à interrompre le cycle régulier du sommeil.Upnos comporte des avantages; ne dérange aucunement les fonctions digestives.Il est très soluble et il s\u2019élimine dans l\u2019espace de quelques heures.Upnos se vend en solution et en comprimés de 3 grs.LABORATOIRES DESBERGERS- BISMO 388 ouest, rue Saint-Paul, Montréal.[aX RAH 0 (M 3 0 J LAY M 4 s CH VITAMINE » B- ION IUK Laval Médical, Québec, décembre 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 10 FERTINIC ax» Phosphogluconale Ferreux 3 gre.è 1 BISMOL LE VB ns MONTREAL TANADA \u2014 Ne cause pas de constipation ou de troubles 16 gastriques.\u2014 Présenté en flacons de 90 capils (15 jours de traitement à 6 capils par jour).12 * FERTINIC est une marque déposée.*s Le PHOSPHO GLUCONATE FERREUX est un nouveau sel 8 de fer dont les procédés de fabrication sont protégés par des brevets aux États-Unis et au Canada.6 4 L\u2019anémie secondaire étant toujours accompagnée de déphos- phatisation de l\u2019organisme, il faut fournir à celui-ci du phosphore en même temps que du fer.FERTINIC\u201d PHOSPHO gluconate FERREUX * * (3 grs par Capil \u2014 0.18 grm.) Assure par son contenu de phosphore et son état ferreux stable une augmentation rapide et durable de l\u2019hémoglobine.Voir les résultats des expériences cliniques complètes en comparaison avec les autres produits ferreux.FERTINIC 4 8 12 6 20 % d'augmentation moyenne de l'hémoglobine en 21 jours.LABORATOIRES DESBERGERS-BISMOL 388 ouest, rue Saint-Paul, 28 \u2014 MONTREAL.Laval Médical, Québec, décembre 1944 \u2014 Vol.9\u2014 No 10 Décembre 1944 Lavar MéÉpicaL 809 Epidemiology of Gonorrhea and the Navy.(Étude épidémiologique de la blennorragie dans la marine.) Commentaires de la rédaction du J.A.M.A, vol.120, n° 12, p.996, (21 nov.) 1942.TRADUCTION Si on eut rapporté 8,569 cas de diphtérie ou d\u2019une autre maladie d\u2019allure épidémique parmi les 149,688 membres de la marine des États- Unis, en 1939, ceci aurait eu pour le moins une répercussion nationale.Ce chiffre est pourtant celui rapporté actuellement, pour la blennorragie, par Stephenson et Lang, du corps médical de la marine, et cela, sans avoir causé aucun émoi.Depuis 30 ans, ajoutent-ils, la blennorragie a toujours été la première ou la seconde cause de maladie dans la marine.Pour comprendre toute l\u2019importance de la blennorragie chez les marins, Lang a résumé, dernièrement, le bilan gonococcique de la marine pour ces 10 dernières années.Parmi quelques-unes des constatations faites, Lang a trouvé que le taux « brut » de blennorragiques pour toute la marine, était de 60.61 par 1,000 ; le taux moyen, pour les 10 ans, étant de 37.92 et de 79.8 par mille pour ceux qui sont stationnaires au port ou qui naviguent.Le nombre des blennorragiques est considérable dans certaines unités ou détachements : 148.41 par mille pour la flotte asiatique, 104.76 pour celle de la mer des Caraïbes, et 142.13 par mille pour celle voguant dans les eaux européennes.L'histoire du contrôle des maladies vénériennes dans la marine est faite d\u2019une série de mesures qui ont été plus ou moins heureuses.Le programme actuel est fait de celles de ces mesures qui se sont montrées les plus utiles.La politique de contrôle des maladies vénériennes par des mesures disciplinaires sévères a été abandonnée, car elle ne répondait pas au but proposé.Actuellement, tous les officiers médicaux de la marine sont tenus : 1° d\u2019instruire tout le personnel de la nature et des dangers des maladies vénériennes ; 2° de pourvoir à la prophylaxie de ces maladies ; 3° de donner un traitement prompt et adéquat à tous ceux qui en souffrent.Stephenson et Lang concluent en disant qu\u2019un des principaux points épidémiologiques est la coopération avec toutes les organisations qui peuvent s\u2019occuper de la prostitution.Aujourd\u2019hui plus que jamais, disent-ils, il existe un besoin urgent de promouvoir un vigoureux mouvement d\u2019hygiène sociale à travers toute la population.Le personnel armé des États-Unis s\u2019augmentant à une vitesse considérable et dans des proportions astronomiques, l\u2019importance d\u2019une 810 Lavar MéÉpicaL Décembre 1944 lutte vaillante et constante contre la blennorragie, parmi la population civile, est de première importance.NOTE : Cet article du J.A.M.A.met en lumière la pressante question de la lutte antivénérienne, si importante, surtout en temps de guerre.\u2018 Ce qui se passe aux États-Unis se passe aussi chez nous et, ce qui est vrai pour la blennorragie l\u2019est aussi pour la syphilis, avec les conséquences graves que l\u2019on reconnaît à cette dernière maladie.Dans un article publié dans le même numéro du même journal, Aselmeyer (1), affirme que les médecins américains, tant civils que militaires, ont découvert 200,CC00 hommes souffrant de syphilis parmi ceux appelés à faire leur service militaire.Ceci se passe de commentaires ! E.GAUMOND.Arthur L.BLOOMFIELD, M.p., Lowell A.RANTZ, M.D, et William M.M.KIRBY, M.pb.(San Francisco).The Clinical Use of Penicillin.(L\u2019emploi de la pénicilline en clinique.) The J.A.M.A., vol.124, n° 10, (mars) 1944, p.627.Les auteurs rapportent les résultats qu\u2019ils ont obtenus de l\u2019emploi de la pénicilline administrée en injections continues par voie hypodermique et intra-veineuse.La pénicilline est employée sous forme de sel sodique ; poudre blanche ou jaunâtre, très soluble dans l\u2019eau, dans les solutions salées ou glucosées, pouvant donner des concentrations de 10,000 unités et plus par c.c.La pénicillime est très hygroscopique ; la chaleur et les milieux acides diminuent son efficacité.La composition exacte dela pénicilline n\u2019est pas encore bien connue.Le produit original contenait de 40 à 50 unités par mgm.Le produit actuel, plus purifié, renferme de 700 à 1,000 unités par mgm.La pénicilline exerce une action bactéricide directe ; certaines préparations ont un très haut pouvoir bactéricide, puisqu\u2019elles sont encore actives à des dilutions de l\u2019ordre de !/100,000.000°- L\u2019élimination de la pénicilline se fait très rapidement ; les injections doivent donc être assez rapprochées.La méthode habituelle d\u2019administration de la pénicilline consiste à diviser la dose des 24 heures en huit parties égales, et à faire les injections toutes les trois heures, le jour et la nuit.L\u2019injection intra-veineuse est suivie d\u2019une élévation rapide du taux de la pénicilline du sang ; on peut retrouver 1 à 2 unités Florey par c.c.de sang après l\u2019injection de 20,000 unités.Cette concentration s\u2019abaisse très rapidement et on ne retrouve que des traces de pénicilline dans le (1) A.J.ASELMEYER.Civilian Measures for the Control of Venereal Diseases in World-War II.J.A.M.A, vol.120, n° 12, p.880, (21 nov.) 1942, Décembre 1944 Lava\u2026.MÉDICAL 811 sang une heure après l\u2019injection.Après l\u2019injection intra-musculaire le taux de pénicilline du sang s\u2019élève moins rapidement, atteint un degré moins élevé, mais ce taux se maintient plus longtemps.Les injections répétées, discontinues, ont l\u2019inconvénient de provoquer des élévations subites du taux de pénicilline du sang, suivies d\u2019un abaissement rapide et disparition presque complète de la pénicilline du sang dans l\u2019intervalle des injections, ce qui nuirait à l\u2019efficacité du traitement.De plus, les injections intra-musculaires répétées ne manquent pas de provoquer de l\u2019irritation locale.L\u2019injection hypodermique n\u2019offre pas ces inconvénients, elle est simple à pratiquer, elle peut être surveillée par la garde- malade ou l\u2019interne.Le malade la supporte généralement bien, elle lui évite les piqûres répétées, elle ne nécessite pas l\u2019immobilisation d\u2019un segment de membre lorsque le malade dort, comme l\u2019exige l\u2019injection intra-veineuse continue.Il semble bien que la pénicilline, administrée par voie hypodermique en injection continue, demeure plus longtemps dans l\u2019organisme et y exerce ses bons effets, bien que la concentration sanguine soit moins élevée qu\u2019à la suite de l\u2019injection intra-veineuse.L\u2019injection intra-veineuse continue reste la méthode de choix dans les septicémies.La posologie de la pénicilline est encore tout à fait arbitraire.La Commission de la pénicilline propose comme doses moyennes des doses de 15,000 unités répétées aux trois heures, soit une dose totale d\u2019environ 100,000 unités par 24 heures.Les auteurs ont administré de 50,000 à 400,000 unités par Jour, suivant les malades à traiter.Les doses les plus élevées ont été employées dans les staphylococcies graves.Certaines gonococcies aiguës ou sub-aiguës ont été guéries en 2 jours par des doses de 50,000 à 200,000 unités, administrées par différentes voies.Dans certaines staphylococcémies graves, à point de départ osseux, il est parfois difficile d\u2019affirmer la guérison complète ; les micro-organismes disparaissent parfois quelques jours après la cessation du traitement.La pénicilline s\u2019est montrée très efficace contre les pneumocoques, les streptocoques hémolytiques, les gonocoques, le méningocoque et \u2018les staphylocoques.Certains streptocoques non-hémolytiques se sont montrés légèrement sensibles à la pénicilline ; le streptocoque riridans n\u2019est aucunement influencé ; de même le groupe des bacilles typhiques.Dans la syphilis primaire, le tréponème disparaît rapidement des lésions en 6 à 15 heures ; les lésions guérissent en 10 à 15 jours.Les résultats éloignés du traitement de la syphilis par la pénicilline ne sont pas encore connus.Infections à gonocoques : La pénicilline est surtout utile dans les cas qui ont résisté aux sulfa- midés.Des cas d\u2019uréthrites, de prostatite, d\u2019épidydimite, évoluant depuis plus de 2 mois, ont été guéris en 24 heures avec des doses de 60,000 à 100,000 unités administrées par voie hypodermique continue, par voie intra-musculaire ou intra-veineuse.Infections à streptocoques : Le streptocoque hémolytique est moins sensible à la pénicilline que le gonocoque, 1l est moins résistant que le staphylocoque.Le streptocoque viridans de l\u2019endocardite est peu touché par la pénicilline. 812 Lava\u2026 MÉDicaL Décembre 1944 Infections à staphylocoques : Le staphylocoque est sensible à la pénicilline.Dans les infections graves, le traitement doit être prolongé pendant des semaines pour en arriver à la guérison.Les foyers récents, siégeant dans des tissus bien vascularisés sont plus facilement contrôlés que les foyers profonds, torpides, encapsulés, siégeant dans des tissus compacts, résistants, comme le tissu osseux.Il semble que les micro-organismes des foyers torpides deviennent, à la longue, résistants à la pénicilline, lorsque le traitement se prolonge.Dans les infections à staphylocoques, les doses employées doivent être plus élevées que celles administrées au cours des gonococcies.Dans les cas sévères, des doses journalières de 300,000 à 400,000 unités sont parfois nécessaires pendant la phase aiguë, ces doses peuvent être réduites à 150,000 ou 200,000 unités par 24 heures jusqu\u2019à la guérison complète du malade.Syphilis : L\u2019administration de la pénicilline fait disparaitre rapidement les tréponèmes des lésions superfrcielles ; dans les condylomes on ne retrouve plus les tréponèmes après 12 à 24 heures.Les injections de pénicilline au cours d\u2019une roséole ont été suivies d\u2019un érythème généralisé qui dura plusieurs heures, puis érythème et roséole disparurent rapidement.Les résultats obtenus de l\u2019emploi de la pénicilline dans la syphilis récente sont comparables à ceux obtenus par l\u2019emploi de fortes doses d\u2019arsphénamide.Une observation prolongée des syphilitiques traités par la pénicilline, des réactions sérologiques répétées, permettront seules de tirer des conclusions certaines sur l\u2019efficacité de ce nouveau traitement.Honoré NADEaLU.J.M.ASKEY.Addisonian Pernicious Anemia Without Achlo- rhydria : Does it Exist ?(L\u2019anémie pernicieuse d\u2019Addison sans achlorhydrie existe-t-elle?) Gastroenterology, vol.2, n° 1, (janvier) 1944.Une anémie hyperchrome macrocytaire, une glossite, une dégé- nérescense sub-aiguë de la moelle épinière et une achlorhydrie avec une amélioration clinique et hématologique consécutive à l\u2019administration de foie sont les symptômes objectifs qui font porter le diagnostic d\u2019anémie pernicieuse d\u2019Addison.Ce syndrome est causé par la perte du principe intrinsèque gastrique de Castle qui entraîne secondairement une perte du ou des principes spécifiques hépatiques.Quand le syndrome est complet le diagnostic est acceptable tel quel, mais quand le signe le plus constant, l\u2019anacidité, fait défaut, le diagnostic demande à être prouvé.Pour prouver scientifiquement l'existence d\u2019une anémie pernicieuse d\u2019Addison la constatation dela triade suivante est nécessaire : anacidité histamino-résistante, perte du facteur intrinsèque de Castle, et diminu- Décembre 1944 Lava\u2026.MÉDICAL 813 tion du principe hépatique spécifique.D\u2019abord la diminution du principe gastrique doit être d\u2019origine 1diopathique et non pas causée par une des affections suivantes : grossesse, néoplasme gastrique, sprue, rétrécissement intestinal, avitaminose et gastrectomie totale ; il faut ajouter aussi la cirrhose, l\u2019hypothyroïdie marquée, la pellagre et les déficiences alimentaires accentuées.Si l\u2019un quelconque de ces états existe le diagnostic d\u2019anémie d\u2019Addison doit être exclu.Il est pratiquement impossible de prouver la réduction du facteur stomacal et du principe hépatique.La réponse thérapeutique à l\u2019administration des extraits de foie habituellement employés ne peut apporter un argument décisif.En effet, ces extraits de foie ne contiennent pas seulement le principe spécifique anti-anémie pernicieuse mais aussi des facteurs qui améliorent l\u2019anémie macrocytaire d\u2019origine alimentaire.La fraction Dakin West extraite du foie semble avoir une action spécifique contre l\u2019anémie pernicieuse et son administration peut servir à prouver l\u2019existence d\u2019une anémie pernicieuse vraie.La réponse à l\u2019administration de ventriculine semble être une épreuve thérapeutique plus précise.En effet, son action serait plus spécifique que celle du foie.Un essai biologique pratiqué avec le foire même de l\u2019individu après sa mort est l\u2019épreuve démonstrative par excellence.Dans la littérature, il y a plusieurs cas rapportés d\u2019anémie pernicieuse sans achlorhydrie mais aucun ne satisfait aux critères exigés par l\u2019auteur.II conclut donc que dans l\u2019état actuel des choses le diagnostic d\u2019anémie pernicieuse d\u2019Addison ne devrait pas être accepté s\u2019il n\u2019existe pas une achlorhydrie.Jean-Paul Ducat.Lieutenant (jg) A.H.SLEPYAN, mc-v (S), v.s.n.r.Traitement rapide de la gale.J.A.M.A., vol.124, n° 16, (15 avril) 1944, pp.1127-28.L\u2019auteur, pratiquant à la base d\u2019entraînement naval des Grands Lacs et au Dispensaire du Camp Melntire, rapporte ses recherches d\u2019un traitement qui, tout en étant d\u2019application facile, mortel pour le sarcopte et non irritant pour la peau, permettrait de réduire au minimum la perte d\u2019un temps précieux pour l\u2019effort de guerre.Après avoir traité 115 pâtients par l\u2019ancienne routine de l\u2019armée américaine (benzoate de benzyle, alcool isopropylique et savon à parties égales), il a toujours remarqué que ce procédé, tout en guérissant la maladie, laissait une dermite et un prurit assez intenses.Il eut alors l\u2019idée d\u2019une médication moins irritante et proposa la formule suivante : benzoate de benzyle (250), à verser sur du Duponol C (mélange de 4 sulfates alcooliques : 20.), le tout additionné d\u2019une solution aqueuse à 2.5% de bentonite (q.s.1,000).Avec cette substance, employée à la même fréquence que l\u2019ancien procédé (trois applications à quatre heures d\u2019intervalle), il a soigné 814 Lavar MÉDicaL Décembre 1944 55 malades qui ont guéri, mais qui ont tout de même éprouvé une sécheresse de la peau assez marquée pour nécessiter l\u2019emploi d\u2019émollients pour pouvoir dormir.C\u2019est alors qu\u2019il en vint à la technique permettant de se débarrasser de la gale en cinq heures : après un bain, le malade recevait une application du nouveau mélange, se séchait et en recevait une autre au bout de cing minutes.Mis au [it avec assez de couvertures pour ne pas avoir froid, quatre heures plus tard, après une douche, il pouvait retourner à ses occupations.Les inconvénients rapportés sur les autres procédés furent réduits au minimum, l\u2019efficacité du traitement demeurant identique.Les recherches du sarcopte dans les résidus de l\u2019ancienne maladie sont toujours demeurées négatives.De même, l\u2019apparition de nouvelles vésicules fut démontrée d\u2019origine dégénérative graisseuse, mais non parasitaire.Enfin, deux patients infestés en même temps de pediculi pubi en furent débarrassés et l\u2019observation microscopique a montré que le mélange employé était instantanément funeste à ces indésirables.Emile GAUMOND.Robert C.BATTERMAN, M.D., Arthur C.DEGRAFF, M.D, et James E.McCORMACK, M.p.(New-York).The Effectiveness and Safety of Mercupurin Administered Orally in the Treatment of Congestive Heart Failure.(De l\u2019efficacité et de la sûreté de l\u2019emploi des comprimés de mercupurin administrés par la bouche dans le traitement de l\u2019insuffisance cardiaque).The Journal of the American Medical Association, vol.124, n° 18, (avril) 1944, p.1243.1° Les auteurs ont fait l\u2019essai des tablettes de mercupurin, administrées par la bouche, chez 32 malades hospitalisés et sur 12 malades ambulants.2° Les tablettés de mercupurin (Campbell Products, Inc.) contiennent 100 mgms de poudre, dont 30 mgms de mercure et 27 mgms de théophylline ; les ampoules du même produit contiennent 135 mgms de mercupurin par c.c.3° L\u2019adjonction de théophylline au mercure augmente son effet diurétique et diminue sa toxicité.4° Il est préférable d\u2019associer au mercupurin une préparation de digitale et du chlorure d\u2019ammonium à la dose de 1 gm.3 fois par jour.5° Les auteurs ont mesuré l\u2019effet diurétique en notant le poids du malade plutôt que la quantité des urines des 24 heures.6° Le médicament est peu toxique ; 1l n\u2019y a pas eu de signes d\u2019irritation rénale (albuminurie ou cylindrurie) ; parfois les malades ont Décembre 1944 Lava\u2026 MÉDicaL 815 présenté de légers signes gastro-intestinaux (anorexie, nausées, vomissements, diarrhée)./° La voie intra-veineuse est à choisir quand il s\u2019agit d\u2019insuffisance cardiaque grave ou il faut une diurése rapide qui, lorsqu\u2019 elle est obtenue, peut entraîner deux ordres d\u2019inconvénients : de l\u2019hypochlorémie ou une intoxication plus facile à la digitale.8° Lorsque la disparition des œdèmes n\u2019est pas urgente, il est préférable d\u2019employer la voie buccale.9° Dans ce cas la dose à établir est la suivante : a) Lorsque le malade est hospitalisé, donner un matin une dose unique de 5 tablettes, ce qui provoque une diurèse modérément rapide ; b) Lorsque le malade est ambulant, ou lorsqu\u2019on désire une augmentation graduée de la diurèse, donner 3 tablettes par jour (une tablette à 4 heures d\u2019 intervalle) : on peut répéter cette dose pendant 4 jours consécutifs au maximum ; si cette dose est insuffisante, on peut donner 2 tablettes à chaque dose ; c) Quand 1l s\u2019agit d'insuffisance cardiaque grave, 1l faut ajouter l\u2019emploi des injections intra-veineuses ; on donne une in- Jection qui provoque une diurèse abondante, et lorsque les œdèmes reparaissent, on prescrit une cure de tablettes par la bouche ; d) Il ne faut pas donner de dose quotidienne d\u2019entretien ; e) Les injections intra-veineuses doivent être espacées d\u2019une semaine ; les séries de tablettes doivent être espacées d\u2019au moins 4 jours.Guy DROUIN.Capt.J.F.A.McMANUS, r.c.A.M.c.The Newer Background for the Study of Kidney Disease.(Un nouvel aspect de l\u2019étude des maladies du rein.) Can.Med.Ass.Journ., (déc.) 1942, vol.47, n° 12, pp.572-587.La maladie de Bright implique une notion qui, par définition, correspond à une lésion rénale bilatérale non suppurée ou, en d\u2019autres termes, à une néphrite glomérulaire, doit être étendue aux pyélites et aux pyélo- néphrites, deux syndromes qui commencent par des lésions suppurées mais qui aboutissent à des lésions fibreuses du glomérule n\u2019ayant aucune trace d'infection.En effet, les maladies rénales peuvent se résumer à la glomérulonéphrite ; leur étiologie est variée, mais leur facteur commun est une lésion du rein et une réaction de guérison du tissu rénal.Cette réaction de guérison se manifeste par de la sclérose qui s\u2019étend aux vaisseaux et, en conséquence, produit l\u2019ischémie, ce qui, d\u2019après les expériences de Goldblatt, peut fort bien être la cause de l\u2019hypertension artérielle.(7) 816 LAVAL MÉDICAL Décembre 1944 Goormaghtigh a décrit des « cellules afribrillaires » situées sous l\u2019endartère ; leur hyperplasie, décrite par Weiss et Parker, se rencontre 1° dans les cas de pyélonéphrite compliquée d\u2019hypertension ; et, 2° dans la néphrosclérose maligne de l\u2019hypertension essentielle.La même prolifération de cellules afribrillaires ou granuleuses a été souvent constatée au même endroit, i.e.l\u2019endartère de la portion juxta- glomérulaire surtout dans les cas de néphrite glomérulaire.Il y a, dans ces relations de cause à effet, un beau programme de recherches ; quelles sont les déficiences ou les intoxications causales de l\u2019hypertension artérielle?Cette maladie paraît avoir actuellement une origine surtout rénale et peut être en rapport avec l\u2019hyperplasie de ce type de cellules.Pierre JOBIN.Albert KEY.Les sulfamidés dans le traitement de l\u2019ostéomyélite chronique.The Journal of Bone and Joint Surgerv, (janv.) 1944, vol.XXVI, n° 1, pp.62-71.Le traitement des infections osseuses par les sulfamidés fut plutôt \u201cdésappointant au début car le sulfanilamide et la sulfapyridine avaient peu d\u2019action sur le staphylocoque mais, depuis le sulfathiazole et la sulfa- diazine, il y a eu un changement, ces médicaments pouvant être maintenus dans le sang à une concentration importante sans danger.Cependant, dans l\u2019ostéomyélite chronique, où il y a cavités infectées, les bactéries sont moins accessibles que dans le sang, par là moins vulnérables aux sulfamidés ; de plus, leur action est inhibée par les peptones provenant de la destruction des tissus.Enfin, à basse concentration, le sulfathiazole ne tue pas le microbe, mais l\u2019empêche seulement de se développer.D\u2019un autre côté, nous savons que dans l\u2019ostéomyélite aiguë, le sulfathiazole agit non seulement sur la septicémie mais même localement.Des auteurs croient même qu\u2019il sufht ; Key, qu\u2019il est seulement un bon adjuvant, \u2018qu\u2019il faut immobiliser et drainer.Dans l\u2019ostéomyélite \u2018chronique, les sulfamidés seuls ne peuvent guérir, ne pouvant atteindre toutes les cavités infectées ; 1l faut enlever l\u2019os nécrosé et recouvrir l\u2019os restant de parties molles qui aideront à l\u2019apport sanguin.Le traitement d\u2019Orr vise à ce but en remplissant la cavité de gazes vaselinées.Elle est laissée ouverte et guérit par granulation: L'auteur, depuis plusieurs années, avait adopté une fermeture partielle trouvant que la cicatrice était meilleure.En 1941, Dickson, Dively et Kiem rapportent 24 cas d\u2019ostéomyélite chronique traités par l\u2019excision des tissus mous et osseux infectés, puis saupoudrés avec du sulfathiazole et immobilisés dans un plâtre après fermeture de la plaie avec 82% du guérison.Key a expérimenté cette méthode depuis 1940 sur 101 cas d\u2019ostéomyélite chronique.Il a plutôt curetté les parties molles, il n\u2019a pas cherché Décembre 1944 LLAvaL MÉDICAL 817 à enlever tout l\u2019os.Il a appliqué une poudre de sulfathiazole et a referme en un surjet, puis un plâtre après pansement compressif.Toujours du sulfathiazole était donné un ou deux jours avant l\u2019opération à raison de 3 grms par 24 heures en moyenne et continué une semaine après l\u2019intervention.Il y a eu de légers incidents, même onze amputations secondaires, toutes chez des adultes.La méthode de Dickson l\u2019emporte-t-elle sur celle d\u2019Orr?Key le croit çar, dans 40% des cas, si l\u2019opération est bien faite, il y aura guérison par première intention.Chez l\u2019adulte, environ 15% devront être amputés et guériront très bien, 10% feront une poussée qui guérira par drainage et sulfathiazole.Dans les 35% qui restent, les plaies guériront en quelques semaines.Que donnera la pénicilline dans les 10% qui ne veulent pas guérir ?Donc, en résumé, Key conclut : «1l est probable que la plupart des cas qui sont guéris par le procédé de Dickson le seraient par celui de Orr après un certain temps ; cependant, le premier procédé n\u2019est pas dangereux et permet d\u2019avoir une plaie de meilleure qualité.Dans les poussées aiguës, drainage du foyer et sulfathiazole localement et par la bouche, l\u2019opération plus radicale étant faite plus tard si nécessaire ».Ls-Ph.Rov.J.MOORE.Delayed reduction of fractures.(La réduction dil- férée des fractures.) The Journal of Bone and Joint Surgery, (Janv.) 1944, vol.XXIV, n° 1, pp.151-177 avec 45 figures.Depuis le 15 janvier 1935, l\u2019auteur a cessé de faire immédiatement la réduction des fractures à moins de conditions spéciales telles que les fractures ouvertes, les blessures nerveuses, les lésions vasculaires, les lésions internes.Voici la conduite que Moore a adoptée : 1° Examen minutieux de l\u2019accidenté à son arrivée à l\u2019hôpital pour s\u2019assurer de lésions internes, vasculaires, nerveuses ou autres.2° Immobilisation plâtrée immédiate des os longs fracturés dans un plâtre prenant les articulations sus- et sous-jacentes.3° Radiographie quand le département de radiographie peut la faire.4° Réduction à un jour fixé : 4 à 11 Jours après l\u2019accident.Le patient reste quelques heures à l\u2019hôpital ou y est admis selon le genre de fracture.Le matin même de la réduction, un cylindre de plâtre est enlevé-au niveau du foyer de fracture des os longs.Si une traction doit être maintenue, l\u2019auteur, avec une broche, enlève chacun des fragments qu\u2019il incorpore dans le plâtre ensuite.Les autres fractures sont réduites et immobilisées par les procédés considérés comme de règle aujourd\u2019hui.La réduction se fait bien, tout en exigeant plus de: force ; ; les réductions sanglantes sont rares. 818 LavaL\u2026 MEDICAL Décembre 1944 Les contre-indications d\u2019une réduction retardée sont : 1° Les fractures ouvertes : tes l\u2019hémostase, l\u2019immobilisation plâtrée, le traitement du choc avec débridement minutieux de la plaie sont de règle, à moins d\u2019une lésion crânienne ou de blessures internes ou d\u2019un choc excessivement prononcé.L'auteur a dû ainsi retarder 45 cas de fractures ouvertes sans aucun préjudice.2° Les fractures avec lésions vasculaires ou nerveuses sont immobilisées de suite, dans le plâtre de préférence.3° Les luxations sont réduites immédiatement ; cependant les fractures, luxations du cou-de-pied, du coude, de l\u2019épaule ont été retardées.L'auteur rapporte dans son travail l\u2019expérience de 7,009 fractures.Sur ce nombre, 1,401 fractures ont exigé une simple immobilisation et 5,608 ont dû être réduites sous anesthésie générale au protoxyde et à l\u2019oxygène ou au pentothal dont 56 par voie sanglante.Sur ce nombre, 4,936 cas de fractures simples et 45 cas de fractures ouvertes ont été réduits de 4 à 11 jours après l\u2019accident ; la réduction est plus difficile qu\u2019immédiatement après l\u2019accident, mais moins que si elle est faite 24, 35, 48 heures après.L\u2019immobilisation plâtrée immédiate diminue le gonflement.L'auteur a comparé les résultats finals de la réduction immédiate et de la réduction retardée ; 1ls sont sensiblement les mêmes.Les complications n\u2019ont pas été plus nombreuses au point de vue sensitif ou moteur.Il y a eu huit retards de consolidation au tibia et 5 durent être opérés.Sur 75 fractures du col du fémur, 11 n\u2019ont pas consolidé.D\u2019une façon générale, les patients ne se plaignent pas du retard dans la réduction de leur fracture ; presque toujours la douleur cesse dès que la fracture est immobilisée.L\u2019auteur termine en résumant son article et en ajoutant que c\u2019est une excellente maniére de montrer des fractures aux étudiants que de retarder ainsi la réduction.Dans la discussion qui a suivi la présentation de ce travail, Smith, Peterson, Speed, Key et d\u2019autres se sont dits émerveillés des résultats de Moore mais ils ont eu soin d\u2019ajouter que ce pourrait être un procédé dangereux à prôner.La plupart semble vouloir réduire le plus tôt possible.Ls-Ph.Roy.[an SKOTTOWE.Méthodes courantes de traitement en médecine psychologique.Lancet, n° XI du vol.1, 1944, (11 mars) 1944 Bur Le but de la médecine .psychologique, c\u2019est la réhabilitation de individu.Il importe donc que le diagnostic de l\u2019affection névrotique soit bien établi dès le début.Il comporte un détail complet des facteurs constitutionnels, somatiques, psychologiques et sociaux du sujet. Décembre 1944 LAvAL MÉDICAL 819 L'ENTREVUE PSYCHIATRIQUE L\u2019entrevue entre le psychiatre et le malade doit comporter un examen minutieux en tenant compte des facteurs ci-haut mentionnés.Cette entrevue peut durer parfois une heure.Une fois le diagnostic pose, il faut mettre le malade au courant de son état et le convaincre, autant que faire se peut, que ses craintes ne sont pas justifiées.Il faut éviter les investigations de laboratoire ou autre, à moins d\u2019indication contraire, et donner à croire au patient dès le début, que sa maladie est facile à étiqueter et qu\u2019elle ne demande pas à être recherchée au moyen d\u2019examens répétés, nombreux et dispendieux.Le psychiatre doit créer, chez son malade, l\u2019impression qu\u2019il s\u2019occupe de lui et qu\u2019il ne le laisse pas tomber sous prétexte qu\u2019il ne présente que des « troubles fonctionnels ».CONDUITE A TENIR 80% des névrosés ne doivent pas être hospitalisés.Seuls les schizo- phréniques, les grands mélancoliques, les confus, les hallucinés devront l\u2019être ou, encore, ceux dont le milieu ambiant constitue la cause même de leur psychose, ou ceux qui ont besoin d\u2019un traitement spécial : narcose ou autre.TRAITEMENT EXTERNE 1° Il faut que le patient, la famille et l\u2019employeur soient bien convaincus de la nécessité du traitement ; 2° Etablir la journée du malade ; ses heures de travail, ses loisirs, ses fréquentations ; 3° Etablir son hygiène de vie, son régime alimentaire, traiter les petites atteintes organiques : dents, sinus, etc.; 4° Calmer l\u2019anxiété au moyen de : tr.d\u2019opium : 12 à 15 gtts ; ext.lig.de Coscova : 7 & 10 gouttes, dans l\u2019eau chloroformée, trois ou quatre fois par jour ; pas de bromures ni barbituriques.5° Répéter les entrevues psychiatriques, les faire courtes, directes et pratiques ; 6° Utiliser les services d\u2019une visiteuse ou d\u2019un visiteur.Ce traitement donne environ 609, de résultats.METHODES SPECIALES 1° Narcose continue : Elle est indiquée dans les états délirants à condition que les reins et l\u2019appareil respiratoire soient en bonne condition.On utilise le barbitone dont on neutralise la toxicité par l\u2019insuline, le glucose et les liquides en abondance.On la continue pendant 12 à 14 jours.Elle repose l\u2019esprit et le malade en sort un autre lui-même. 820 LAvAa\u2026.MÉDICAL Décembre 1944 2° Narvo- analyse : ; Elle sert à calmer la tension musculaire ou les signes extérieurs de l\u2019hystérie.Elle sert encore à mettre en évidence et à faire ressortir certains aspects du subconscient que le malade ne voudra pas dire en d\u2019autres temps.On se sert de l\u2019amytalsodium en injection intra-veineuse.3° Choc : Les crises hypoglycémiques (42 à 60) les crises con vulsives au liptazol ou à l\u2019électricité (10 à 15) convulsions ont sûrement donné des résultats mais n\u2019ont jamais guéri un schizophrénique, bien que le traitement de choix actuel de cette affection soit la Crise hypoglycémique.Ces traitements sont en réalité empiriques bien qu\u2019on croit qu\u2019ils aient une action sur les fonctions endocrino-hypothalamiques.4° Leucotomie pré-frontale : Cette opération faite par un spécialiste en la matière, a donné des résultats dans des cas chroniques qui avaient résisté à tout traitement Elle consiste à aller sectionner la substance entre le centre frontal et les ganglions de la base.Elle coupe les communications entre les centres inactifs et les centres des perceptions.5° Psychothérapie : Dans un hôpital, cette psychothérapie peut se faire en groupe.Les névrosés atteints d\u2019affections identiques sont mis au courant de leur état et des moyens d\u2019en sortir.6° Thérapie occupationnelle : Non seulement au point de vue travaux manuels, mais aussi au point de vue réhabilitation du travail.Sylvio LEBLOND. CHRONIQUE, VARIÉTÉS ET NOUVELLES NÉCROLOGIE Mgr Aimé Labrie, P.D., vice-recteur et secrétaire général de l\u2019Université Laval vient d\u2019être foudroyé par un mal subit, le 21 novembre dernier, à la Salle des Promotions, au moment où il tenait la présidence d\u2019honneur à la séance solennelle du 25\u201c anniversaire du Cercle Laënnec des étudiants en médecine.Il quitte en pleine activité un poste où, par ses profondes qualités de cœur et d\u2019esprit, 1l donnait l\u2019exemple du devoir journellement accompli avec un grand esprit chrétien.Né le 10 octobre 1891, à Saint-Charles de Bellechasse, il fit ses études au Petit Séminaire de Québec (B.A., 1914) puis au Grand Séminaire (licence en philosophie, 1915).Ordonné prêtre en 1918, 1l enseigna les langues durant deux ans avant d\u2019aller parfaire ses études à l\u2019Institut catholique de Paris et à la Sorbonne (licence-ès-lettres 1922).Il occupa la chaire de Rhétorique pendant douze ans au Séminaire de Québec, après quoi il devint préfet des études (1934 à 1938).Depuis cette dernière date, 1l fut élu secrétaire général de l\u2019Université Laval en 1938, vice-recteur en 1943 en même temps que son Université le faisait doyen de la Faculté des Lettres et que Rome l\u2019honorait du titre de Prélat domestique.Le Laval Médical offre à l\u2019Université Laval, au Séminaire de Québec et à la famille éprouvée l\u2019expression de ses plus sincères condoléances.LE Dr DE LA BROQUERIE FORTIER A LA FACULTÉ DES SCIENCES SOCIALES Monseigneur Cyrille Gagnon, P.A., V.G., C.M.G., vient de nommer M.le Dr de la Broquerie Fortier professeur à la Faculté des sciences sociales et chargé du cours de puériculture.Après ses études au Séminaire de Québec et à la Faculté de médecine, promotion 1932, le Dr Fortier est allé en France se spécialiser en pédiatrie 822 LavAL MÉDICAL Décembre 1944 et, tout particulièrement, en puériculture.Sous le direction du Pr Riba- deau-Dumas, de Paris, Il a acquis une expérience précieuse qu\u2019il a été à même d\u2019appliquer à Québec dans l\u2019exercice quotidien en clientèle ainsi que dans les deux services de pédiatrie de l\u2019Hôtel-Dieu et de l\u2019Enfant-Jésus._ De plus, le Dr Fortier vient d\u2019être nommé membre du Conseil de l\u2019École du service social.Sa compétence de médecin et de pédiâtre spécialisé en puériculture fait de sa nomination un choix des plus judicieux.Le Laval Médical est heureux d\u2019offrir ses félicitations au Dr de la Broquerie Fortier et ses meilleurs vœux à la première École née au sein de la Faculté des sciences sociales.| LE SERVICE DE SANTÉ DES ÉTUDIANTS DE LAVAL M.le Dr Jean-Paul Dugal, médecin-directeur Sur proposition de la Faculté de médecine, le Conseil universitaire vient de modifier le fonctionnement du Service de santé des étudiants de Laval et d\u2019étendre ses privilèges aux élèves de toutes les facultés, saufs deux de la théologie qui ont déjà un médecin consultant.En 1942, la Faculté de médecine a organisé un bureau de santé pour ses propres élèves.L\u2019année suivante, la Faculté des sciences a demandé que ses élèves de première année bénéficient des mêmes avantages.L'organisme a si bien fonctionné que, de partout on a demandé sa généralisation.C\u2019est ainsi que les étudiants réguliers de toutes les facultés de Laval, saufs ceux de théologie, bénéficieront des avantages du Service de santé et que le Dr Jean-Paul Dugal, professeur agrégé à la Faculté de médecine et assistant dans le Service de médecine de l\u2019Hôtel-Dieu, a accepté le poste de directeur médical de la Santé des étudiants.Il aura la haute direction et la responsabilité, non seulement de l\u2019examen général fait à l\u2019admission des élèves, mais aussi de toute éventualité dans le diagnostic et le traitement pendant la durée des études universitaires.Ce Service, qui couvre tout, sauf le cas d\u2019hospitalisation, aura son centre de consultation au cabinet même du Dr Dugal, 571, rue Saint-Jean.Le choix du consultant est des plus heureux et la formule centralisatrice des plus efficaces.NOTA.\u2014 Dans le numéro de janvier 1944 du Laval Médical, nous avons publié, à la même rubrique, des notes relatives au fonctionnement du Service de Santé.Remarquons, cependant, que M.le Dr Emile Gaumond a remplacé M.le Dr Charles Vezina et que M.le Dr Pierre Jobin a succédé à M.le Dr Roméo Blanchet au bureau de direction.EXAMENS PRIMAIRES AU COLLÈGE ROYAL Au cours du mois d\u2019octobre dernier, le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada a fait passer les examens d\u2019admission annuels.Aux épreuves primaires, la Faculté de médecine de Québec a vu réussir Décembre 1944 LAvAL MÉDICAL 823 dix de ses élèves ; c\u2019est le nombre le plus imposant de candidats qui aient Jamais réussi en notre milieu.En voici les noms : MM.Jean-Louis Bonenfant, Louis-Philippe Charbonneau, Jean-Paul Fortier, Gérard Dion, Joseph Kagan, Pierre-Guy Lafond, Lionel Lemieux, Laurent Potvin, Conrad Rousseau et Noël Scherrer.Après l\u2019examen, M.le Pr Edmour Perron, vice-président du Collège royal, a félicité ces élèves, en soulignant toute la valeur du titre d\u2019associé du Collège royal, titre qu\u2019ils recevront dans quelques années après avoir subi l\u2019examen final.MÉDECINS DÉMOBILISÉS La Faculté de médecine de Laval, à le demande de l\u2019Association des facultés de médecine du Canada, et avec l\u2019approbation du Conseil universitaire, accepte d'organiser des cours de perfectionnement à l\u2019usage des médecins licenciés des armées canadiennes.L'enseignement sera à la fois théorique et pratique et le nombre d\u2019inscrits limité aux possibilités cliniques.C\u2019est ainsi que l\u2019on recevra : en chirurgie, douze médecins ; en médecine, huit ; en radiologie, quatre ; en obstétrique et gynécologie, quatre ; en phtisiol ogie, deux ; en anesthésie, quatre ; en oto-rhinologie, quatre ; en ophtalmologie, quatre ; et, en dermatologie, deux.Ce qui fait un total de quarante-quatre médecins.Le début de ces cours de perfectionnement est fixé à janvier 1945 et les candidats seront acceptés selon leurs recommandations.JURYS DU CONCOURS DE L\u2019AGRÉGATION A la séance du 19 octobre dernier, le Conseil de la Faculté a formé les jurys pour le prochain concours de l\u2019agrégation.En médecine : ; MM.les professeurs Emile Fortier (président), Jean-Baptiste Jobin, Renaud Lemieux, Louis-Napoléon Larochelle, Sylvio Leblond et Richard Lessard (suppléant).En chirurgie : MM.les professeurs Charles Vézina (président), Jean-Louis Petit- clerc, Florian Trempe, Jean-Paul Roger, Nérée Lavergne et François Roy (suppléant).En pédiatrie : MM.les professeurs Donat Lapointe (président), Marcel Langlois, Roland Desmeules, Lucien Larue, Emile Gaumond et Oscar Garant (suppléant).En ophtalmologie : MM.les professeurs Henri Pichette (président), Paul Painchaud, Olivier Frenette, Jean Lacerte, Sylvio Caron et Honoré Nadeau (suppléant).(8) 824 LavaL MEbicaL Décembre 1944 En chimie organique : MM.les professeurs Rosaire Gingras (président), Roméo Blanchet, Rosario Potvin, Henri Marcoux, Édouard Morin et Charles-Auguste Painchaud (suppléant).Pierre JoBIN.PPIX « CASGRAIN & CHARBONNEAU » Ce prix est mis au concours chaque année par la Maison Casgrain & Charbonneau, Limitée.Il est offert à la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval pour un travail original se rapportant à la médecine.RÈGLEMENTS DU CONCOURS 1° Le prix est de $500.00 lorsque le travail primé est d\u2019une valeur scientifique toute particulière.Si, de l\u2019avis du jury, le travail est d\u2019un intérêt moindre, un montant de $250.00 pourra être accordé.Enfin, le prix ne sera pas attribué s1 les travaux soumis ne sont pas jugés suffisamment méritoires.2° Ces travaux devront présenter un intérêt médical ou paramédical.3° Les travaux présentés doivent être originaux, récents et de nature expérimentale, constituant une découverte scientifique d\u2019ordre médical : progrès notables dans la technique chirurgicale ; traitements nouveaux ; isolement de produits ou préparation de combinaisons chimiques ayant des effets biologiques ou des propriétés pharmaco-dynamiques encore inconnus, etc.Ne pourront être acceptés les simples relevés statistiques ou les revues bibliographiques ou encore les études de cas cliniques.4° Les membres du personnel de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval ainsi que les étudiants de la même faculté peuvent s\u2019inscrire au concours.5° L\u2019œuvre commune de deux ou plusieurs auteurs est admise au même titre que l\u2019œuvre d\u2019un seul auteur.6° On s\u2019inserit au concours chez le Secrétaire de la Faculté de médecine ; et, lors de son inscription, le candidat doit produire : son curriculum vitæ ; la bibliographie des travaux qu\u2019il a publiés.7° Les travaux soumis au concours doivent être déposés en cinq exemplaires au Secrétariat de la Faculté, entre le 1°\" et le 15 avril.8° Le jury se compose du doyen, du secrétaire, du secrétaire adjoint de la Faculté de médecine et de trois autres membres choisis par le Conseil de la Faculté pour leur compétence particulière à juger les travaux soumis.9° Le résultat du concours sera publié lors de la collation des diplômes, en même temps que le prix sera remis au gagnant.10° Les décisions du jury sont fmales et sans appel.Le Secrétariat de la Faculté de médecine. TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS AucEr, C., 397, 725, 804.BÉDARD, À., 98.BERGER, L., 129.CAOUETTE, J., 65, 711.Caron, S., 217, 227, 490, 768.Coré, G.-L., 641.DÉécHêne, E., 381, 565.DesMEULES, R., 30, 80, 493, 625, 633, 780.DEsroCHERS, G., 486.Dvaau, J.-P, 325.ForLey, A.-R., 562.ForTIER, DE LA B., 589.FRENETTE, O., 708.GauprY, R., 412, 660.GAUMOND, E., 249.GINGRas, R., 660.Giroux, M., 205, 317, 732, 780, 788.GRANDBOIS, J., 689.GREGOIRE, J., 544.Guror, H., 420.HALLÉ, J., 708.Hupon, F., 171, 242.JoBIN, J.-B., 535, 666.Keuy, H.G., 647.LANGLOIS, M., 285, 481.LAPOINTE, D., 364, 495.L'AROCHELLE, J.-L, 413.LAROCHELLE, N., 157.LARUE, G.-H, 24.TABLE ANALYTIQUE ET Abcès du cervelet .804 Abcès pulmonaires.(Contribution Alétude des\u2014).30 Alcool éthylique (Méthode simplifiée pour le dosage rapide de l\u2019\u2014 LARUE, L., 223.LAVERGNE, N., 529.Lavoie, J., 98, 716.LEBLOND, 8, 515.Lemieux, J.-M, 70, 522.LEMIEUX, R., 142, 295.LEssarD, R., 47, 501, 535.Less arp, Ros., 103.LETARTE, F., 388.M Arcoux, H., 334.M ARTEL, À., 111, 308.MARTIN, C.-ÂÀ., 227, 771.MILLER, J.-C., 357.Morin, J.-E., 295, 647.NADEAU, H., 180, 295.PArNCHAUD, Chs-A., 753.PAQUET, B., 499.PELLETIER, À.,24.Porvin, A.-R., 477.Ricuarp, P., 30, 80, 625, 633, 780.Roger, J.-P., 70, 522.Rousseau, L., 30, 80, 317, 507, 633, 780.Roy, F., 329.Roy, L.-P., 92.SAMSON, C.-A., 515.SAMSON, E., 392, 716.SAMsoN, M., 17.SIMARD, R., 369.Tl'OURANGE AU, l'.-J., 548.TREMPE, F., 9, 522.\u2018lurcor, J., 329.ALPHABÉTIQUE DES TRAVAUX dans le sang au moyen du spectro- .photométre.).Aluminium.(La santé du travailleur dans l\u2019industrie de l\u2019extraction del\u2014).Lan Amygdalite aiguë et manifestations rhumatismale chez le jeune enfant.388 660 548 826 Anémies.(La transfusion sanguine dansles\u2014).Anémies (Les\u2014 : pathologie et hématologie.Essai de classification).Anémies (Les\u2014 : symptomatologie.) Anémies chroniques.(Le traitement des\u2014).Anesthésie générale.(L\u2019emploi du curare comme adjuvant de I'\u2014) .Auto-mutilations chez des malades de l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archan- ge et de la Clinique Roy-Rousseau B Bassinet.(Epithélioma du\u2014).Bovin (Identification de 108 souches tuberculeuses de types humain et\u2014 a Hopital Laval.) .Bronchiectasies (Considérations sur quelques\u2014 du sommet.).Brucelloses (Considérations sur le problème des\u2014 à Saint-Michel-Ar- change) .Brûlures.\u201c(Le traitement des\u2014).C Cancer du côlon droit.(Récidive opérée d\u2019un\u2014).Cardiospasme.(A propos de trois casde\u2014).Cervelet.(Abeésdu\u2014).Chancrelle.Infection à bacille de Duecrey.Clinique Roy-Rousseau.(La\u2014).Côlon droit.(Récidive opérée d\u2019un cancer du\u2014) .Craniopathies.(Electro-choc et\u2014) Créche Saint -Vincent -de - Paul.(Les hopitaux de la Miséricorde et de la\u2014) Cryptorchidie.par\u2014) Curare (L\u2019emploi du\u2014 comme adjuvant de l\u2019anesthésie générale.).Cutanées (Tumeurs\u2014 pigmentées non næviques.) Cyanose du nouveau-né (La\u2014 et du nourrisson.).\u2026.\u2026.\u2026.20202000000 D Dentition.(Les accidents de la\u2014) Dermites (Les\u2014 en clientéle.) Diététique infantile.(De l\u2019emploi des différents laits en\u2014).Dosage rapide (Méthode simplifiée pour le\u2014 de l\u2019alcool éthylique dans le sang au moyen du spectrophoto- mètre.) Doyens.Lava\u2026.MÉDICAL 171 129 142 157 242 223 529 205 507 .753 .413 329 804 515 490 771 495 308 242 397 565 364 249 589 Ducrey (Infection à bacille de\u2014) Décembre 1944 (Chancrelle) .515 Diasone (La\u2014 \u2018dans la tuberculose pulmonaire) .780 Diasone (Traitement de la tuberculose expérimentale du cobaye par la\u2014) 111111 La aa 788 Dysménorrhée.(La sympathecto- mie pré-sacrée dans la\u2014).716 Dysménorrhée fonctionnelle.(Traitement de la\u2014).111 E Electro-choc et crâniopathies.771 Enfant.(Amygdalite aiguë et manifestations rhumatismales chez lejeune\u2014).388 Enfant.(Contribution à l\u2019étude de la pleurésie staphylococcique chez _ l'\u2014 des six premiers mois.).381 Epithélioma du bassinet.529 Eunuchoïdisme par cryptorchidie.308 F Face (Les furoncles de la\u2014 : leur pronostic et traitement.).689 Faculté de médecine (Quelques notes historiques sur la\u2014 de l\u2019Université Laval.) .453 Fibrillation auriculaire (Trois observations de\u2014 et de goitre toxique.Guérison aprés thyroidectomie.).535 Fibrome et grossesse.369 Furoncles de la face (Les\u2014 : leur pronostic et traitement.).689 G Gastrites chroniques.(Les\u2014).325 Gliome cérébral.(Quelques considérations cliniques au sujet d\u2019un\u2014) 768 Gliome de la moelle cervicale haute.217 Goitre toxique (Trois observations de fibrillation auriculaire et de\u2014.Guérison aprés thyroidectomie.).535 Granulie froide.(La\u2014).625 Granulie pharyngo-laryngée.(La\u2014) 641 Granulies aigués.(A propos des\u2014) 633 Grossesse.(Fibrome et\u2014).369 Grossesse (Un cas d\u2019utérus double avec\u2014 simultanée dans chacune des cavités utérines).711 H Hématologie.(Les anémies : pathogénie et\u2014.Essai de classification).129 Hépatiques.(Le régime des\u2014).181 Historiques (Quelques notes\u2014 sur la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval).453 Décembre 1944 Hodgkin.(Quelques résultats obtenus par la radiothérapie dans les leucémies, dans les lymphosarcomes et dans la maladie de\u2014).103 Hodgkin (Maladie de\u2014 à symptomatologie fruste.}.317 Hôpital Civique.(L'\u2014).499 Hôpital de la Miséricorde.(L\u2019\u2014) 495 Hôpital du Saint-Sacrement.(L\u2014) La 481 Hôpital Laval.(L'\u2014).493 Hôpital Saint-Michel-Archange.(L'\u2014).11011101 Lan 486 Hôtel-Dieu de Québec.(L\u2019\u2014).477 Hypertension artérielle.(L\u2019\u2014).686 I Intestinale.(Étude radiologique de la tuberculose\u2014).17 Intestinales.(Le diagnostic direct de quelques parasitoses\u2014).334 K Krukenberg.(Tumeur de\u2014).725 Kyste dermoide sublingual.708 L Laits (Etude comparée de influence de différents\u2014 sur la courbe pondérale de 1,836 nouveau-nés.).285 Laits (De l'emploi des différents\u2014 en diététique infantile.) .589 Leucémies (Quelques résultats obtenus par la radiothérapie dans les\u2014, lymphosarcomes et dans la maladie de Hodgkin.) .103 Lymphosarcomes (Quelques résultats obtenus par la radiothérapie dans les leucémies, dans la maladie de Hodgkin.).103 M Mélanomatose neuro-cutanée.24 Méningée (Infection\u2014 tuberculeuse et méningoccique.).295 Méningococcique.(Infection méningée tuberculeuse et\u2014).295 Moelle cervicale haute.(Gliome de la\u2014).11111 11111120 217 Mononucléose infectieuse.(La\u2014) 647 N Nécrologie : Le* professeur Siméon Grondin.65 Nourrisson.(La cyanose du nouveau-né et du\u2014).565 LavaL MEbicaL 827 Nouveau-né (La cyanose du\u2014 et du nourrisson.).111110100000 565 Nouveau-nés.(Étude comparée de l\u2019influence de différents laits sur la courbe pondérale de 1,836\u2014).285 O Ostémyélite aiguë.(A propos du traitement de \u2014).92 P Paralysie générale.(Le facteur individuel dans la\u2014).227 Parasitoses intestinales.(Le diagnostic direct de quelques-\u2014).334 Pénicilline.(A propos de\u2014).732 Péritonite primitive à pneumoco- QUES.«oe 392 Perversions instinctives.(Psychopathies constitutionnelles et\u2014) .357 Pharyngo-laryngée.(La granu- lie\u2014) Ce .641 Phénylalanine.\u201c(Note sur une nouvelle synthèse de la\u2014).412 Phrénique (Les interventions sur le \u2014 dans tuberculose pulmonaire.) 80 Pleurésie staphylococcique (Contribution à l\u2019étude de la\u2014chez l\u2019enfant des six premiers mois.) .381 Pleurésies purulentes.(Etude sur une série de cas de\u2014).\u2026.522 Pleurésies purulentes chroniques.(Traitement des\u2014).70 Pneumocoques.(Péritonite primitive \u2014) .392 Province de Québec (L\u2019évolution de la santé publique dans la\u2014 de 1900 al1944.).LL 544 Psychopathies constitutionnelles et perversions instinctives.357 Pulmonaire.(Les interventions sur le phrénique dans la tuberculose\u2014) 80 Pulmonaires.(Contribution à l\u2019étude des abcès\u2014).1.112211, 30 R Radiologique (Etude\u2014 de la tuberculose intestinale.).17 Radiothérapie (Quelques résultats obtenus par la\u2014 dans les leucémies, dans les lymphosarcomes et dans la maladie de Hodgkin.) .103 Régime (Le\u2014 des hépatiques.).181 Rhumatismales (Amygdalite aiguë et manifestations\u2014 chez le jeune enfant.) .388 Lava\u2026 MEDICAL S Santé publique (L'évolution de la\u2014 dans la province de Québec de 1900 4 1944.) .544 Société médicale des hopitaux universitaires de Québec.(La\u2014).501 Spectrophotomètre.(Méthode simplifiée pour le dosage rapide de l\u2019alcool éthylique dans lc\u2019 sang au moyen du\u2014) Staphylococcique (Contribution à l\u2019étude de la pleurésie\u2014 chez l\u2019enfant des six premiers mois.).381 Sublingual.(Kyste dermoide\u2014).708 Sulfamidés.(Quand et comment employer les\u2014) 47 Sympathectomie pré-sacrée (La\u2014 dans la dysménorrhée.).716 T (Trois observa- fibrillation auriculaire goitre toxique.Guérison Thyroïdectomie.tions de et de Transfusion sanguine (La\u2014 dans les anémies.) 171 Travailleur (La santé du\u2014 dans l\u2019industrie de l\u2019extraction de l\u2019aluminium.).548 Décembre 1944 Tuberculeuse (Infection \u2014 et méningococcique.).Tuberculeuses de types humain et bovin (Identific ation de 108 sou- ches\u2014 à l\u2019 Hôpital Laval.) Tuberculine.(L'épreuve à la -).Tuberculose expérimentale du co- bave (Traitement de la= par In diasonc) Tuberculose intestinale.radiologique de la-\u2014) Tuberculose pulmonaire.(La dia- sone dans la\u2014) Tuberculose pulmonaire.(Les interventions sur le phrénique dans la\u2014) Tumeurs cutanées pigmentées non næviques Tumeur de Krukenberg méningée U Uretère surnuméraire avec abouchement anormal Utérus double (Un cas d'\u2014 avec grossesse simultanée dans chacune des cavités utérines.) .Vv Vitamines.(Quelques aspects du problème des\u2014) Nouvelle Médication FORMULE lodoforme Menthol rou da dinutile el des injections lodures Camphre Ampoule de 1 cc.(En solution huileuse de des AOed reipiraloires faible acidité.) Documentation complète et échantillon sur demande FEPRESENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, INC.\u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\" 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL, MONTREAL Laval Médical, Québec, décembre 1944 \u2014 Vol.9\u2014 No 10 - 29 see \u2018 HR Testy \u2018 © .4 pe: Fi = 2108 > sia \u201c as as woe : then PRES 238 ins vow Cy CPA pe re - 1e tes Gus e-B .EC ne 8 : - ryt teur : x + Mairie Me 0 À = ft pol Sahn Ter EAN ss CT Henk Stan La sécrétion de mucus sert au moins a deux choses : à protéger les tissus, et à excréter les déchets provenant de l\u2019infection des membranes muqueuses.Dans le traitement de la bronchite, nous pouvons aider la Nature à faire la deuxième en administrant des drogues expectorantes qui augmentent le fluide des voies respiratoires.Ces drogues expectorantes gardent le mucus clair et fluide pour que les cils trachéaux puissent le faire glisser vers la gorge, d\u2019où la toux et l\u2019expectoration le font finalement sortir.L\u2019on obtient ainsi deux choses : premièrement, l\u2019excrétion naturelle ; deuxièmement, l\u2019accumulation de mucus dans les poumons, qui est toujours une menace de pneumonie, est évitée.SCILEXOL With Herein .B.S.Mais il est quelquefois important que le patient obtienne du repos, surtout lorsqu\u2019il y a des périodes fatigantes de toux pendant la nuit.Il faut alors un sédatif pour diminuer temporairement les quintes de toux.Pour aider a accomplir cela dans le traitement de la bronchite, la E.B.Shuttleworth Chemical Company offre deux préparations: Scilexol (simple et avec sédatif) et Bronexol.se Ou to \u201c50 fred druchis Stud very four nosrs unit yalieved An Efficiert Ex; xpectarant.Respiratory Sedative and Anodyne.Stimulating Expectorant Keep in a Cool Place Le Scilexol est également fourni e avec les sédatifs suivants* au CIlexo choix : I.Teinture d'O- Bronexol pium Cam- E.B.S.phrée .80 goultes par once E.B.S.2.Chlorhydrale de Chaque once liquide contient : Chaque once liquide contient : gy: - Carbonate d'Ammonium .Bgrs phine (Dio ! nine) .14 gr.par once Chlorure d\u2019 Ammonium.16 grs Chlorure d\u2019 Ammonium .16 grs 2, Prunus Serotina.6grs 3.Héroine.14 gr.par once Senega.8 gis Chloroforme.2 gouttes ] Menthol.TT 14 gr, Acide Hydrocyanique, 4.Codéine .1 gr.par once Chioroforme.2 goultes Did.B.P.tt Le .hiza.S$.5 d ee 1 4 goulles Avis : L'addition de Teinture d'O- Ghyeprr Hea 23 : irop e Scille.90 goutles pium Camphrée augmente remar- C0 cé Sirop de Tolu.120 goulles quablement l'action expectorante DOSE : Une ou deux drachmes.du Scilexol.DOSE : Une ou deux drachmes * Une commande de narcotique est liquides, toutes les quatre heures.requise.toutes les trois heures.\u2014 Indiqué dans les cas où les voies respiratoires sont resserrées par suite d\u2019une bronchite récente.Sur vos ordonnances, spécifiez \u2018\u2018 E.B.S.L CO.ala] | CANADA 30 \u2014 Laval Médical, Québec, décembre 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 10 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES A Acétylarsan (L'emploi de l\u2019\u2014 dans le traitement de la syphilis congénitale chez 'enfant.).Achlorbydrie (L\u2019anémie pernicieuse d\u2019Addison sans\u2014 existe-t-elle ?).Acide ascorbique (Effet diurétique de l\u2019\u2014 : rapport préliminaire sur son emploi dans l\u2019insuffisance cardiaque.) Acné (Le traitement de l\u2019\u2014 par l\u2019administration de substances œstro- gènes per os.) Alcooliques.(Manifestations épigastriques avec ou sans gastrite chez es\u2014) Aménorrbée (L\u2019\u2014 et les conditions de guerre.).0000000 202200 Aminophilline.(La vitesse de la circulation : étude des méthodes utilisées jusqu\u2019ici et essai d\u2019un nouvel agent : l'\u2014).1.121010 0 01002 Anémie (L\u2019\u2014 pernicieuse d\u2019Addison sans achlorhydrie existe-t-elle ?).Anesthésiques usuels.(La toxicité pour le foie de sept\u2014).Artbrite de articulation acromio-cla- viculaire.Artbrites bormonales.(Les\u2014).Articulations.(Traumatisme des os etdes\u2014).Arvtbmie cardiaque.(La quinidine par voie intra-vasculaire dans l\u2019\u2014) Atrophbie de Sudeck.(Ostéoporose post-traumatique :\u2014) B Blennorragie (Étude épidémiologique de la\u2014 dans la marine) Blessures.(La propamidine et les\u2014) Blessures (Les\u2014 dans la guerre moderne).Brûlures.(Le Viacutan dans les\u2014).Brûlures.(L'usage de la novocaine ar voie intra-veineuse pour le sou- agement dans les\u2014).Cc Cancer du sein.(La radiothérapie Carcinome.(Gastrite chronique si- mulantle\u2014).620 812 742 676 344 622 347 812 343 614 740 121 61 273 809 59 270 347 613 Cardiaque.(La quinidine par voie intra-vasculaire dans l\u2019arythmie\u2014) Cardiaque.(Valeur comparée de la digitale et de l\u2019ouabaïne dans le traitement de l\u2019insuffisance\u2014).Carence (Les troubles de\u2014- dans l\u2019étiologie de la ménorrhagie, de la mastite kystique et de la tension prémenstruelle ; leur traitement par le complexe B.).Céphalée (Un nouveau type de\u2014 : la céphalée histaminique de Hor- TON).oe 111111111011 0 Lee Cheveux gris.(Vitamines et\u2014).\u2026.Choc.(Théorie et thérapie du\u2014).Circulation (La vitesse de la\u2014 : étude des méthodes utilisées jusqu'ici et essai d\u2019un nouvel agent : l\u2019amino- philline.).Cirrbose porte.(Considérations physiologiques dans le traitement de B=).1111111 LL aa a a 1e Coma diabétique.(Le\u2014).Consolidation (Quatre-vingt-dix pour cent des retards de\u2014 et des pseudarthroses peuvent être évités.).Cou-de-pied.(Symposium sur les traumatismes du\u2014).\u2026\u2026.Crâniens.(Principes élémentaires du traitement des traumatismes\u2014).Crétinisme expérimental du rat, provoqué par l\u2019administration de throura- CL.LL LL A ea Dermatoses.(Essai d\u2019interprétation de l\u2019éosinophilie tissulaire dans di- verses\u2014).1222202 100 Le Dermite aux sulfamidés.Désoxycorticostérone (Valeur de l\u2019acé- tatede\u2014dansle traitement des troubles vasculaires périphériques.).Diabétique.(Le coma\u2014) Dicoumarol (Résultats cliniques de l\u2019emploi du\u2014 chez 18 malades.).Digitale (Valeur comparée de la\u2014 et de l\u2019ouabaine dans le traitement de P'insuffisance cardiaque.).Diurétique (Effet\u2014 de l\u2019acide ascor- bique : rapport préliminaire sur son emploi dans l\u2019insuffisance cardiaque.) 61 677 428 57 742 425 283 124 280 276 58 746 463 612 60 124 619 677 330 E Eclampsie.(Maladie des vaisseaux consécutive à l\u2019intoxication gravi- _ dique.Prééclampsie et\u2014).\u2026 Electro-cardiographiques (Les anoma- lies\u2014 qui sont associées à l\u2019hyper- _thyroidie.).0.Electrolytes (Les modifications du plasma, des protéines et des\u2014 dans l\u2019obstruction intestinale expérimentale).Empyème stapbylococcique aigu (Mortalité dans l\u2019\u2014 chez les nourrissons et chez les enfants.).Endocardite bactérienne subaigué.(L'usage combiné de la pénicilline et de l\u2019héparine dans le traitement del\u2019\u2014).Enfants.(Mortalité dans l\u2019empyème staphylococcique aigu chez les nour- _ rissons et chez les\u2014).\u2026.Eosinophilie tissulaire (Essai d\u2019interprétation de l\u2019\u2014 dans diverses _dermatoses.).Epidémiologique (Étude\u2014 de la blen- _ norragie dans la marine) Epigastriques (Manifestations\u2014 avec ou sans gastrite chez les alcooliques) F Facteur « Rb » et fausses couches répétées.Fausses couches (Facteur « Rh » et\u2014 répétées.).i.Foie (La nécrose massive du\u2014 : production expérimentale et interprétation).1221210200 0000 Fractures.(La réduction différée des\u2014-) Gale (Traitement de la\u2014 en temps de guerre.).202010210200 000000 Gale (Traitement rapide de la\u2014).Gastrite chronique simulant le carci- NOME.11212 12111 LL La Globule rouge.(La formation du\u2014).Goitre exophtalmique.(Action du thiouracil sur la thyroide au cours Gonococciques (Affections\u2014 résistantes aux sulfamidés, traitées par la pénicilline.).Grossesse.(Etude sur la nutrition durantla\u2014).Guerre (Les plaies de\u2014 traitées a la pénicilline.).Guerre moderne.(Les blessures dans A) ie LL LL Le LL Lava\u2026 MÉDicaL 427 634 189 342 436 342 436 809 344 741 741 808 817 616 813 120 346 749 623 192 H Héparine (L'usage combiné de la pénicilline et de l\u2019\u2014- dans le traitement de l\u2019endocardite bactérienne subai- vel œstrogène synthétique : P\u2014) .Hormonales.(Les arthrites\u2014).Huile de foie de morue (L\u2019emploi local de I'\u2014 en urologie.) .Hyperthyroïdie.(Les anomalies élec- tro-cardiographiques qui sont asso- cicesal\u2014).Hypertbyroidie.(Thiouracil, nouvel agent thérapeutique de l\u2019\u2014-) Hypertbyroïdisme (L\u2019emploi du thiou- racil dans l\u2019\u2014.Hypopbyse.(Effets de l\u2019administration prolongée et intermittente du sulfonamide sur le métabolisme de base, la thyroïde et +).Inositol (Quelques essais cliniques de la riboflavine, de l\u2019\u2014- et du pantho- ténate de calctum.).Insuffisance cardiaque.(De l\u2019efficacité et de la sûret( de l\u2019emploi des comprimés de mercupurin administrés par la bouche, dans le traitement de Insuffisance cardiaque.(Valeur comparée de la digitale et de l\u2019ouabaïne dans le traitement de I'\u2014).Intestinale.(Le mécanisme du « shock » dans [a strangulation\u2014) Intestinale (Les modifications du plasma, des protéines et des électrolytes dans l\u2019obstruction\u2014- expérimentale.).121111100000 00 Intoxication gravidique (Maladie des vaisseaux, consécutive à l\u2019\u2014 : pre- éclampsie et éclampsie.).\u2026.L Laryngite myastbénique.M Mastite kystique (Les troubles de carence dans l\u2019étiologie de la ménor- rhagie, de la\u2014 et de la tension pre- menstruelle ; leur traitement par le complexe B.).Ménorrbagie (Les troubles de carence dans l\u2019étiologie de la\u2014, de la mastite kystique et de la tension prémenstruelle ; leur traitement par le complexe B.).Revue générale).7 Décembre 1944 .436 612 740 345 684 746 343 189 427 680 428 428 T2 xs ES HE Th = w = 5 i lt 5 53 2, si oF Se > 3 tI % i 5 GA oo a oo 2 3 o Eos : = «b EUSTHENYL = = = > oD à the Weir eI We ap Teste \u201cSEE te gets ie vs 5 = 3.! ÈS es 3 S + à SR y RR a Se > > bérété.VEXPAHSE HARRIES + = > S So = S s ss ss «3 += = Se ses 5, s ES A = or 0 = = = si x = 3 + 23 WH _ se > > - = 3 SR SN = ne 2 = Si SE = = = 2 A: Rs = » = ss = > = RE od ss x vi ine Bi méthylarsinate de sodium \u2014 cola \u2014 \u2019 ES ay %.> x RS st se A $ NS DN m noix vo \u20ac = \u2018phosphate acide de sodiu miqu + +.RN = Hu I einat e sodiu te in re e de gentian 23 oi = = NS 5 = 5 = Sa NR 35 2, 3% AN = £57 7; a en Ze: 2% 4 7 0\u201d 7 i ce Z 5% : = SES 9\u201d 7 27 77 IR 3 NR 5 5 2 4 NT a J 3 a 2 2 va \u201c2 3% 5 I ot) 5; 2 a 2 2 Ed A 7 a ER RJ GI 8 mar 7 ea 2 ZE TE #7 % 7 5e 4 CE x i 42 55 >> VE ; Sn © à cur lier é un u: avant 8 ra 7, pay 7 ; ee œ a ; p 23 @ PE A Li 7 7 ve J i 5 se \u201ci; WO 8 i se A 9 R43 ond PEN P J i pi) > ni | 11 ! / , & A i = x 680 OU EST UE SHERSB ROOK BE.ONT i, JR i 5 5 a 3 p 20, Le 05 2, 2 pr 7 pe Ga 2 \u2014 3! Laval Médical, Québec, décembre 1944 Vol.9 No 10 i 3 4 MN 5 hs i I NEU-SPASMYL Le NEO-SPASMYL agit comme tonique du système nerveux central, dont il modère l\u2019excitabilité.Dans la journée, il prédispose au calme les malades surexcités, anxieux.La nuit, il les aide à obtenir un sommeil naturel et réparateur.Il n\u2019occasionne pas de mauvais réveil ni de prostration le lendemain.Laboratoires \u201cNational Limitée Agents généraux au Canada : MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTRÉAL, P.Q.Laval Médical, Québec, décembre 1944 \u2014 Vol.9 \u2014 No 10 Nott to | Décembre 1944 Mercupurin (De l\u2019efficacité et de la sûreté de l\u2019emploi des comprimés de\u2014 administrés par la bouche dans le traitement de l\u2019insuffisance cardia- LL AAA AR LR a ane 814 nistration prolongée \u2018et intermittente du sulfonamide sur le\u2014, la thyroide et \u2019hypophyse.).Métabolisme protidique (L\u2019hypopro- téinémie\u2014Les rapports cliniques de la protéinémie et du\u2014 avec la thérapeutique, particulièrement avec les interventions chirurgicales.) 615 Morue (L\u2019emploi local de l\u2019huile de 748 foie de\u2014 en urologie.).345 Myastbénie grave et thymus.675 vasthénique.(Laryngite\u2014).680 N Nécrose (La\u2014 massive du foie : production expérimentale et interprétation).121 1111111120 808 Nourrissons (Mortalité dans l\u2019empyème staphylococcique aigu chez [es\u2014 et chez les enfants.).342 Novocaine (L\u2019usage de la\u2014 par voie intra-veineuse pour le soulagement Lavar MÉDICAL dans les brûlures.).613 Nutrition (Étude sur la\u2014 durant la grossesse.).02002000000 000 623 oO Obstruction intestinale expérimentale.(Les modifications du plasma, des protéines et des électrolytes dans 2 Te) LL a 189 Œstrogène synthétique (Étude clinique d\u2019un nouvel\u2014 : l\u2019Hexestrol.).612 Œstrogènes (Le traitement de l\u2019acné par l\u2019administration de substan- Ces\u2014 Per 0S.) .ooo 676 Opérés.(Étude des protéines plasmatiques chez les\u2014) .190 Os (Traumatisme des\u2014 et des articulations.).121 Ostéomyélite chronique.(Les sulfa- midés dans le traitement de l\u2019\u2014).816 Ostéoporose post-traumatique : atrophie de Sudeck.273 Ouabaïne (Valeur comparée de la digitale et de l\u2019\u2014 dans le traitement de \u2019insuffisance cardiaque,).677 P Pain du commerce (Commentaires sur le\u2014 quant à sa richesse en vitamine , ee 622 831 Panthoténate de calcium.(Quelques essais cliniques de la riboflavine, de inositol et du\u2014).Papillomatose de la vessie.(Conception nouvelle sur l\u2019étiologie et le traitement de la\u2014).\u2026.Pénicilline (L\u2019emploi de la\u2014 en clinique).2210110 110000 Pénicilline.(Les plaies de guerre traitées a la\u2014).Pénicilline (L\u2019usage combiné de la\u2014 et de l\u2019héparine dans le traitement de l\u2019endocardite bactérienne subai- guë) 1111122 Lana Lena Pénicilline (La thérapeutique par la\u2014.100 observations cliniques.) Pénicilline.(Affections gonococci- ques résistantes aux sulfamidés traitéesparla\u2014).Plaies de guerre (Les\u2014 traitées à la pénicilline.).Plasma (Les modifications du\u2014, des protéines et des électrolytes dans l\u2019obstruction intestinale expérimentale).aan Plasmatiques (Étude des protéines\u2014 chezlesopérés.).Propamidine (La\u2014 et les blessures.).Prostatectomie transurétrale.(Causes et traitement des symptômes consécutifsa la\u2014).Protéinémie (L\u2019hypoprotéinémie.Les rapports cliniques de la\u2014 et du métabolisme protidique avec la thérapeutique, particuliérement avec les interventions chirurgicales.).Protéines (Les modifications du plasma, des\u2014 et des électrolytes dans Pobstruction intestinale expérimentale).Protéines plasmatiques (Etude des\u2014 chez lesopérés.).Pseudartbroses (Quatre-vingt-dix pour cent des retards de consolidation et des\u2014 peuvent être évités.).Psychologique.(Méthodes courantes de traitement en médecine\u2014) .818 343 617 810 192 436 743 749 192 189 190 59 429 615 189 190 280 Q Quinidine (La\u2014 par voie intra-vascu- laire dans l\u2019arythmie cardiaque.).61 R Radiothérapie du cancer du sein.Réduction différée (La\u2014 des fractu- TES).te Rein.(Un nouvel aspect de l\u2019étude des maladies du\u2014) 832 Riboflavine (Quelques essais cliniques de la\u2014, de l\u2019inositol et du pantho- ténate de calcium.).343 Russie soviétique.(La mission chirurgicale anglo-canadienne en\u2014).431 S Sein.(La radiothérapie du cancer du\u2014).LL 613 Shock (Le mécanisme du\u2014 dans la strangulation intestinale.).\u2026.189 Stapbylococcique (Mortalité dans l\u2019em- pyène\u2014 aigu chez les nourrissons et chez les enfants.).342 Strangulation intestinale.(Le mécanisme du « shock » dans la\u2014).189 Suc gastrique (L'analyse du\u2014 dans les hôpitaux militaires.).681 Suc gastrique (L'analyse du\u2014 dans la pratique militaire.) .681 Suc gastrique.(La valeur de l\u2019ana- lysedu\u2014).681 Suc gastrique.(De l\u2019utilité de l\u2019ana- se, du\u2014).682 Sulfa dianine (L\u2019emploi de la\u2014 dans les infections non spécifiques du tractus urinaire.).\u2026.682 Sulfamidés.(Dermite aux\u2014).\u2026.621 Sulfamidés (Les\u2014 dans le traitement e l\u2019ostéomyélite chronique).816 Sulfonamide (Effets de l\u2019administration prolongée et intermittente du\u2014 sur le métabolisme de base, la thyroïde et l\u2019hypophyse.).\u2026.748 Syphilis (La\u2014 chez les hommes d\u2019âge militaire aux États-Unis.).\u2026.677 Syphilis congénitale (L\u2019emploi de l\u2019acé- tylarsan dans le traitement de la\u2014 chez \u2019enfant.).620 T Thiouracil, nouvel agent thérapeutique de l\u2019hyperthyroïdie.\u2026 746 Thiouracil.(Crétinisme expérimental du rat, provoqué par l\u2019adminis- trationde\u2014).746 Thiouracil (Action du\u2014 sur la thyroi- de au cours du goitre exophtalmi- QUE).oe LL 747 e eee & .see eo Oo se 03° ce» es .ee.» e + Qe) .e .es + ® 0 veo * à Lavar.MÉDICAL Thiouracil (L\u2019emploi du\u2014 dans l\u2019hy- perthyroïdisme.Thymus.(Myasthénic grave et\u2014) .Thyroïde (Action du thiouracil sur la\u2014 au cours du goitre exophtalmique.) Thyroïde (Effets de l\u2019administration prolongée et intermittente du sulfo- namide sur le métabolisme de base, la\u2014 et \u2019hypophyse.).Toxicité (La\u2014 pour le foie de sept anesthésiques usuels.).Traumatique (Ostéoporose post\u2014 : atrophie de Sudeck.Traumatisme des os et des articula- Traumatismes crâniens.(Principes élémentaires du traitement des\u2014).Traumatismes (Symposium sur les\u2014 du cou-de-pied.).Troubles vasculaires (Valeur de l\u2019acétate de désoxycorticostérone dans le traitement des\u2014 périphériques.) U Ulcère gastro-jéjunal (L'effet immunisant du facteur anti-ulcéreux de l\u2019urme normale de l\u2019homme sur l\u2019\u2014 expérimental.).Urinaire.(L\u2019emploi de la sulfadia- zine dans les infections non spécifiques du tractus\u2014) .Urine normale (L\u2019effet immunisant du facteur anti-ulcéreux de l\u2019\u2014 de l\u2019homme sur l\u2019ulcère gastro-jéjunal expérimental.).Urologie.(L\u2019emploi local de l\u2019huile de foie de morue en\u2014) Vv Vasculaires (Valeur de l\u2019acétate de désoxycorticostérone dans le traitement des troubles\u2014 périphériques, ) Vessie.(Conception nouvelle sur l\u2019è- tiologie et le traitement de la papil- lomatose de la\u2014).Viacutan (Le\u2014 dans les briilures.).Vitamine B.(Commentaires sur le pain du commerce quant à sa ri- chesseen\u2014).Vitamines et cheveux gris.ee a * e 808 2t* « * * eg #8.« *À.e ses 5 ne « * a .® a \u2019 °° cos *vo» 0 ° .0% * .e., O° .® \"on ® soe * .eee ton» ° .te ose Décembre 1944 Revue générale.) 747 ~ pen TN 675 747 748 343 273 121 58 276 O0 739 682 739 345 REET as rennes SE CE us ti IT gill LES | EES ATELIERS DE RELIORE MARCEL SEAUDOIN A a Soy Wa oy LE] A fe, is ze Si Lod ad Lacy = Ho de GE > ri Ca EAN A Ci: AAR Le SALLE Sih bb x y B 5 M CR Err tf Gé REE Lt Lt Ate LAL EE data st ti RRA NES A TTR IPE FETT te - in b "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.